,note sur la transcription3 ,les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,l'or?ographe d'orig9e a t cons]ve et n'a pas t h>monise4 ,la ,doctr9e de l',islam ,,du ,m,,me ,,auteur ,les ,mcaniques de ,hron d',alex&rie1 dit4 et trad4 ,p>is1 ,impr4 ,nat4--#b;e d4 avec traduction allem&e p> le ,dr ,,nix avec la collaboration de ,m4 ,,c>ra ,,de ,,vaux1 collection ,teubn]1 #aijj4 ,les ,pneumatiques de ,philon de ,byzance1 dit4 et trad4 ,collection des ,notices et ,extraits de l',acadmie des ,inscriptions et ,belles-lettres1 #aijb4 ,cet ouvrage et le prcd5t sont c\ronns p> la ,socit des ,etudes grecques4 ,le ,mahomtisme4 ,p>is1 ,*ampion4 ,avic5ne4 ,p>is1 ,alcan1 #aijj2 honor d'une s\scription du ,m9i/re de l',in/ruction publique4 ,gazali4 ,p>is1 ,alcan1 #aijb2 c\ronn p> l',acadmie franaise4 ,l',abrg des ,m]veilles1 trait de folklore traduit de l'arabe1 publi p> la ,socit philologique4 ,p>is1 ,kl9cksieck4 ,notions relatives la philosophie des sci5ces4 ,p>is1 *ez ,h]mann1 #ahif4 ,etrusca4 ,p>is1 ,kl9cksieck1 #aijd-aijh4 ,petites religions d',amrique4 ,p>is1 ,bl\d1 #c;e dit4 ,leibniz4 ,p>is1 ,bl\d1 #c;e dit4 ,newton4 ,p>is1 ,bl\d1 #b;e dit4 ,galile4 ,p>is1 ,bl\d1 #b;e dit4 ,,tudes ,,sur ,l',,hi/oire ,,des ,,religions #c ,la ,doctr9e de l',islam ,,p> ,le ,,b>on ,,c>ra ,,de ,,vaux ,logo ,,p>is ,gabriel ,,beau*esne ,cie1 diteurs ,,anci5ne ,,librairie ,,delhomme ,,briguet #aag1 ,rue de ,r5nes1 #aag #aiji ,t\s droits rs]vs ,d,p,t ,a ,,lyon3 #c1 ,av5ue de l',ar*ev* ,,avant-,,propos ,cet ouvrage e/ consacr l'islamisme or?odoxe4 ,n\s esprons qu'il s]a utile au lecteur2 c'e/ uniquem5t son int5tion que n\s l'avons fait2 c> p\r n\s1 ayant dj beauc\p crit sur l'islamisme1 n\s avons eu t\t le loisir d'exprim] sur ce sujet les ides qui p\vai5t n\s tre *res ou qui n\s tai5t p]sonnelles4 ,n\s croyions n'avoir plus ri5 en dire4 ,cep5dant c]ta9s lecteurs ont p>u *]*] autre *ose encore1 quelque *ose qu'ils ne tr\vai5t ni dans nos propres ouvrages1 ni dans ceux de nos devanci]s et de nos confrres2 et n\s avons t5t de rpondre leur dsir4 ,ce que *]*ai5t ces lecteurs tait app>emm5t une description de la religion musulmane or?odoxe1 assez complte1 sans m9utie t\tefois1 rdige dans un esprit philosophique1 accompagne de quelques comp>aisons avec les autres religions et d'ap]u sur l'volution de l'islam4 ,p\r ce qui e/ de la philosophie1 n\s avons sans d\te bi5 trait notre sujet dans un esprit philosophique1 comme n\s avons c\tume de le faire1 et n\s en avons tudi avec un so9 spcial les aspects psy*ologiques4 ,mais n\s ne n\s sommes pas occup dans ce livre de philosophie te*nique2 et cela p>ce que n\s ne croyons pas que l'islam or?odoxe soit une religion philosophique et raisonneuse2 c'e/ une religion intuitive1 =t simple et t\te de foi2 cette simplicit e/ mme1 notre avis1 le seul c>actre p> lequel cette religion1 d'ailleurs primitive et un peu b>b>e1 soit capable d'ex]c] sur nos esprits une lgre sduction4 ,il importe de savoir que la philosophie1 dans le monde musulman1 n'e/ pas le fait de l'or?odoxie3 c'e/ l'uvre des coles et des sectes2 les docteurs or?odoxes ne s'en sont occups qu'autant qu'il tait ncessaire p\r combattre l'hrsie2 la philosophie n'a *ez eux qu'un rle df5sif et p\r a9si dire ngatif3 elle s]t rep\ss] l'erreur1 non tablir la vrit2 celle-ci e/ c5se p]ue directem5t p> l'intuition de la foi4 ,de la lutte philosophique des docteurs contre les sectes1 n\s avons assez p>l dans nos ouvrages antrieurs2 n\s n'en rep>l]ons pas dans celui-ci1 et n\s n\s born]ons rpt] une fois de plus que1 p\r l'islam1 la vie de l'esprit n'e/ pas dans le dogme3 elle e/ dans l'hrsie4 ,quant l'volution de l'islam1 au contraire1 n\s en avons t =t proccup2 mais n\s avons r5contr l une grave difficult1 consi/ant en ce que le plus gr& *angem5t surv5u dans cette religion e/ son *angem5t actuel4 ,c'e/ en ce mom5t-ci mme que l'islam volue2 il *ange d'un j\r l'autre s\s nos yeux1 et telle ligne crite hi]1 qui tait encore vraie alors1 peut n'avoir plus auj\rd'hui qu'une vrit hi/orique4 ,aucune m?ode ne p]mettait d'expliqu] d'une faon didactique une volution en tra9 de se faire et dont le t]me demeure inc]ta94 ,n\s en avons dit ce qui n\s a sembl le plus sr2 n\s avons gr\p quelques faits propres df9ir le c>actre de ce gr& m\vem5t1 et n\s avons t* de ne =mul] que des jugem5ts assez gnraux p\r qu'ils ai5t *ance de re/] vrais p5dant un temps suffisamm5t long4 ,d'ailleurs1 en t\t l'ouvrage1 notre int5tion a t de ne donn] du sujet que ce qu'il conti5t d'ess5tiel1 ce qui en e/ le plus connu1 ou ce qui devrait l'tre4 ,les ides1 exemples1 jugem5ts ou analogies1 que n\s avons *oisis1 sont ceux qui devrai5t tre enseigns1 selon n\s1 si l'hi/oire des religions figurait au programme de l'enseignem5t secondaire2 mais t\t en ayant conu1 p\r le fond1 ce livre comme un ouvrage classique1 n\s avons fait notre possible p\r qu'il ne ft pas dp\rvu1 dans la =me1 de cette lgance et de ces agrm5ts auxquels ti5t1 et avec ju/e raison1 le gr& public4 ,bon ,c4 ,,de ,,vaux4 ,n4 ,b4--,les photographies qui illu/r5t ce volume sont de ,m4 ,l\is de ,crvecur1 l'exception de celle qui reprs5te l'intrieur de la mosque v]te de ,br\sse1 laquelle e/ de ,m4 le docteur ,piot4 ,l'inscription place en frontispice e/ une imitation2 elle porte la premire phrase de l'acte de foi musulman3 l ilah ill ellah4 ,,*apitre ,,premi] ,l',,unit ,,div9e ,,et ,,les ,,rites ,,de ,,la ,,pri,,re ,l'acte de foi musulman2--orig9e d',allah2--le prt5du mono?isme des ,smites2--influ5ce du ds]t et de la montagne sur la p5se religieuse2--intuition et preuves de ,dieu4 ,les c9q prires quotidi5nes2--l'appel la prire--les ablutions2--la kiblah2--rites de la prire2--la prire sol5nelle et le prne du v5dr$i2--prires spciales div]s cas4 ,i ,l',,unit ,,div9e ,l'acte de foi de l'islam e/3 ,il n'y a de ,dieu qu',allah2 ,mahomet e/ le ,prophte d',allah4--,l ilh ill'llah2 ,mohamm$ res\l ,allah4 ,ces deux p>oles sont celles que les ,musulmans appell5t les deux tmoignages4 ,on voit qu'elles m>qu5t d\blem5t la croyance en l'unit div9e3 la premire en affirmant un seul ,dieu2 la seconde en rejetant implicitem5t t\t sy/me soit d'manation1 soit d'inc>nation p> lequel on v\drait expliqu] comm5t la div9it se rvle l'homme1 et en n'exprimant que le pur prophtisme4 ,ces ides app>aiss5t de prime abord judaques4 ,le *ri/ianisme sans d\te pr(esse aussi l'unit div9e2 mais on sait comm5t il rappro*e ,dieu de l'homme p> l',inc>nation1 et quelles consqu5ces il tire de ce my/re1 considr comme un effet de l'am\r de ,dieu l'g>d de sa crature1 ,mahomet e/ rebelle ce dogme2 il refuse d'admettre dans le ,trs-,haut la gnration1 mme my/rieuse1 l'inc>nation1 mme p> am\r4 ,il s'arrte la conception du ,dieu unique1 rvl aux prophtes p> l'int]mdiaire des anges2 l'inc>nation1 qu'il ne compr5d pas1 e/ taxe p> lui de poly?isme3 ,infidle e/ celui qui dit3 ,dieu1 c'e/ le ,messie fils de ,m>ie444 ,quiconque associe ,dieu d'autres ,dieux1 ,allah lui int]dira l'entre du p>adis et sa demeure s]a le feu444 ,infidle e/ celui qui dit3 ,dieu e/ un troisime de la ,tr9it1 c> il n'y a po9t de ,dieu1 si ce n'e/ le ,dieu unique4 7,coran1 ,v1 #gf-gg47 ,cet ,allah *oisi p\r ,dieu unique1 qui e/-ce prcism5t8 ,on aurait pu croire que c'e/ un des nombreux dieux du poly?isme arabe primitif1 tir d'entre ses pairs1 et lev au rang de ,dieu suprme4 ,il n'en e/ ri5 p\rtant4 ,c'tait bi5 c]ta9em5t le ,dieu des ,juifs et des ,*rti5s1 que v\lait reconnatre ,mahomet2 plus exactem5t encore1 c'tait le ,dieu des ,judo-,*rti5s3 ,allah tait le nom donn ,dieu p> les sectes judo-*rti5nes4 ,il exi/ait de telles sectes sur les conf9s de l',arabie2 elles avai5t de l'influ5ce et des adhr5ts dans la pn9sule mme4 ,mahomet les connaissait mieux que les ,juifs et les ,*rti5s4 ,l'une de ces sectes se recomm&ait surt\t d',abraham2 c'e/ ce que fit aussi ,mahomet1 qui prt5dit n'avoir d'autre int5tion que de re/aur] la religion de ce patri>*e4 ,le dogme de l'unit div9e eut un gr& succs p>mi les ,arabes2 il produisit une impression pr(onde sur l'esprit de l'islam4 ,le mono?isme musulman a une simplicit saisissante2 c'e/ une conception un peu dure et s*e1 mais d'une indniable gr&eur4 99 99 99 99 99 ,des criva9s ont mis des considrations intressantes sur le mono?isme smitique en gnral1 plus p>ticulirem5t applicables au mono?isme arabe4 ,r5an voyait dans la croyance au ,dieu unique le rsultat de dispositions naturelles des races smitiques4 ,on se rappelle ce passage bi5 connu1 mais bi5 conte/able o1 au db de son ,hi/oire des ,langues ,smitiques1 il essaie de df9ir le c>actre des ,smites4 ,il faudrait en discut] presque *aque phrase1 et ne ret5ir peut-tre de *acune que la moiti de l'ide4 ,ces analyses psy*ologiques portant sur l'me ou le c>actre des peuples en gnral1 sont =t dang]euses4 ,l'auteur p\rrait s\v5t dire le contraire de ce qu'il dit2 et l'hi/oire ne le peut pas seulem5t1 mais quelquefois le fait4 ,cep5dant ce trait du mono?isme e/ bi5 dev5u fondam5tal dans le c>actre d'une p>tie au mo9s de la race smitique2 et ceci d'ailleurs e/ en con=mit avec notre tradition religieuse1 du mo9s en ce qui conc]ne la bran*e hbraque4 ,la ,bible enseigne qu',isral e/ peuple lu1 p>ce qu'il a la connaissance du ,dieu un4 ,le ,coran reconnat cette lection3 ,o enfants d',isral6 ,s\v5ez-v\s des bi5faits dont je v\s ai combls2 s\v5ez-v\s que je v\s ai levs au-dessus de t\s les huma9s4 7,coran1 ,,ii1 #dd47 ,r5an traduit lection p> disposition naturelle2 il n'y a pas l de contradiction absolue1 c> ,dieu a d dispos] d'abord le peuple qu'il v\lait lire4--,c'e/ p> excell5ce1 dit ,r5an p>lant des ,smites1 le peuple de ,dieu444 ,la consci5ce smitique e/ claire1 mais peu t5due2 elle compr5d m]veilleusem5t l'unit1 elle ne sait pas atte9dre la multiplicit4 ,le mono?isme en rsume et en explique t\s les c>actres4--,c'e/ la gloire de la race smitique d'avoir atte9t1 ds ses premi]s j\rs1 la notion de la div9it que t\s les autres peuples devai5t adopt] son exemple et sur la foi de sa prdication444 ,on n'inv5te pas le mono?isme2444 on peut affirm] que ceux-ci 7les ,smites7 n'euss5t jamais conquis le dogme de l'unit div9e1 s'ils ne l'avai5t tr\v dans les in/9cts les plus imprieux de leur esprit et de leur cur#a4 #a ,hi/oire gnrale et sy/me comp> des langues smitiques4 #c;e d41 #ahfc1 p4 #e4 ,ce ne sont l que des demi-vrits4 ,les ,smites n'ont pas t\j\rs manife/ un beso9 bi5 imprieux de mono?isme1 tmo9 leur conduite aut\r du veau d'or1 la colre de ,mose1 la lutte des prophtes contre le paganisme t\j\rs r5aissant du peuple2 tmo9 aussi la my?ologie t\ffue1 ple9e de mon/res des ,assyri5s2 my?ologie emprunte1 il e/ vrai1 des peuples d'une autre race1 mais que des ,smites ont accepte p\rtant3 tmo9 encore les petits pan?ons des ,phnici5s1 des ,c>?ag9ois1 des ,nabatens1 des ,?am\dens1 des ,himy>ites1 et des anci5s ,arabes eux-mmes4 ,non1 les peuples smites n'tai5t pas1 en tant que peuples1 antipa?iques au poly?isme2 tant s'en faut4 ,mais c'e/ bi5 *ez eux que naquir5t les pr9cipaux reprs5tants du mono?isme1 et surt\t les deux qui demeurr5t les plus gr&s aux yeux de l'islam3 ,abraham et ,mose3 ,abraham qui tira la race lue du paganisme de la ,*alde1 ,mose qui la tira du paganisme de l',egypte4 ,ce sont deux gr&es figures dans le ,coran1 ce fur5t p\r ,mahomet deux gr&s modles4 ,mose t]rass p> ,dieu devant le buisson ard5t1 l'a frapp4 ,plus t>d1 ,mose rep>at dans les *ants du my/ique p]san ,r\mi#b2 il y e/ le prophte qui conoit l'unit et la puissance div9es1 dont l'me e/ inc5die p> cette conception1 qui en e/ la fois cras et surhumanis4 ,mahomet et ,r\mi joign5t ici ,buon>otti2 le gnie biblique se rinc>ne en t\s les trois4 #b ,djll ed-,dn ,r\mi1 fondateur de l'ordre des ,mevlvis ou ,d]vi*es t\rneurs1 l'un des plus gr&s potes de l',ori5t1 auteur du ,me?nvi1 mort ,koniah en #fgb de l'hgire 7#abgc74 99 99 99 99 99 ,on a spcul aussi sur le rle et l'effet de la nature1 du paysage1 dans la =mation des concepts religieux4 ,il peut y avoir du vrai dans ces obs]vations2 quelle "p de vrit au ju/e8 ,je ne saurais le dire4 ,c'e/ encore ,r5an qui a crit3 ,le ds]t e/ mono?i/e2 sublime dans son imm5se uni=mit1 il rvla t\t d'abord l'homme l'ide de l'inf9i#c4 #c ,langues smitiques1 p4 #f4 ,cette fois1 ,r5an e/ mo9s isol que dans la ?se prcd5te4 ,nombreux sont les passages cont5ant la mme ide1 qu'on r5contre dans la littrature univ]selle4 ,on en p\rrait tir] beauc\p d'un seul auteur1 un gr& intuitif qui a bi5 compris l',ori5t1 ,lam>t9e4 ,ec\tons cette sorte d'hymne qu'il intitule le ,ds]t#d3 ,l'espace ouvre l'esprit l'immatriel444 ,ah6 c'e/ que le ds]t e/ vide des cits2 ,c'e/ qu'en voguant au l>ge1 au gr des solitudes1 ,on y respire un air vi]ge des multitudes6 ,c'e/ que l'esprit y plane indp5dant du lieu2 ,c'e/ que l'homme e/ plus homme et ,dieu mme plus ,dieu4 #d ,v4 la f9 du ,voyage en ,ori5t4 ,comme ,mahomet retir sur le mont ,hira1 le pote a l'impression que le ds]t lui p>le et lui enseigne la religion ess5tielle4 ,a9si dans son sil5ce et dans sa solitude1 ,le ds]t me p>lait mieux que la multitude4 ,et de la solitude du ds]t1 il passe1 comme fit le prophte1 la solitude de ,dieu3 ,o ds]t6 gr& vide o l'*o vi5t du ciel6 ,p>le l'esprit huma91 cet imm5se ,isral6 ,puiss-je444 f]mant l'oreille t\s v]bes huma9s1 ,dans ce morne ds]t conv]s] face face ,avec l't]nit1 la puissance et l'espace3 ,trois prophtes muets1 sil5ces ple9s de foi1 ,qui ne sont pas tes noms1 ,seigneur1 mais qui sont toi1 ,evid5ces d'esprit qui p>le sans p>oles1 ,qui ne te taill5t pas dans le bloc des idoles1 ,mais qui font luire au fond de nos obscurits ,ta sub/ance elle-mme en trois vives cl>ts444 ,et puiss-je1 semblable l'homme ple9 d'audace ,qui p>las devant toi1 mais qui tu fis grce#e1 ,de ton ombre c\v]t comme de mon l9ceul1 ,m\rir seul au ds]t sur la foi du gr& seul6 #e ,mose4 ,il faut p\rtant reconnatre que la posie arabe ne vrifie pas cette influ5ce l>gissante du ds]t sur la p5se4 ,la posie arabe e/ au contraire t\te faite de f9esses1 de trs m5us dtails1 de descriptions qui suppos5t une obs]vation extrmem5t att5tive2 ce n'e/ pas ,dieu que le pote y voit2 ce sont des traces de pas1 des m>ques de pluie1 des flaques d'eau1 des ondulations produites p> le v5t1 presque des gra9s de sable4 ,d'ailleurs1 si l'on admet un peu cette influ5ce de la nature1 il faut r5dre sa "p d'inspiration la montagne1 plus sugge/ive encore que le ds]t de hautes p5ses religieuses4 ,et ici n\s r5controns un fait bi5 connu dans l'hi/oire des religions3 le culte des hauts-lieux1 ou1 si l'on veut1 la t5dance des p]sonnages mditatifs mont] sur les hauts lieux4 ,en insi/ant sur cette obs]vation n\s v]rions rep>atre encore ,mose1 le ,mose du ,s9a et celui du ,nbo2 et cette fois c'e/ ,vigny qui n\s dirait#f3 ,le soleil prolongeait sur la cime des t5tes ,ces obliques rayons1 ces flammes clatantes1 ,ces l>ges traces d'or qu'il laisse dans les airs1 ,lorsqu'en un lit de sable il se c\*e aux ds]ts4 ,la p\rpre et l'or semblai5t revtir la campagne4 ,du /rile ,nbo gravissant la montagne1 ,mose1 homme de ,dieu1 s'arrte1 et1 sans orgueil1 ,sur le va/e horizon promne un long c\p d'il4 #f ,mose1 db4 ,et1 avec mo9s d'hsitation que le ,coran1 le pote n\s montr]ait ,mose et ,dieu se p>lant l'un l'autre4 ,et1 deb\t devant ,dieu1 ,mose ayant pris place1 ,dans le nuage obscur lui p>lait face face4 ,l'art du paysage n'tait pas dvelopp l'poque de ,mahomet1 comme il l'e/ dans notre littrature du sicle d]ni]4 ,le ,prophte arabe ne p\vait pas crire comme un ,lam>t9e ou un ,vigny4 ,mais1 quoiqu'il les ait imp>faitem5t r5dus1 ce sont bi5 ces s5tim5ts et ces spectacles qui ont hant son me et subjugu son imag9ation2 c'e/ bi5 la mme s5sation presque immdiate de l'unit div9e1 qu'il a pr\ve2 et la gr&e autorit qui dom9e son uvre1 l'exemple qui le guidait1 le =tifiait1 excitait son mulation1 c'tait la figure maje/ueuse1 puissante1 extraord9aire1 du lgislateur hbreu4 ,plus t>d1 lorsque cet in/ant d'bl\issem5t fut pass1 aprs avoir connu ,dieu dans cette sorte de vision directe1 ,mahomet essaya de se le pr\v] lui-mme1 et de le pr\v] ses adeptes4 ,il gr\pa quelques preuves imites de celles de la ,bible2 la ?ologie musulmane1 aprs lui1 en tablit de n\velles empruntes la philosophie grecque1 au pripattisme1 au noplatonisme1 et elle les dveloppa avec t\te la subtilit et la complexit de l'argum5tation scola/ique#g4 ,mais qu& mme1 au fond1 p\r l'esprit de l'islam1 p\r l'me du vrai ,musulman1 il n'y a pas de preuve de ,dieu2 il n'y en a qu'une vid5ce immdiate4 ,dieu se voit dans son unit2 il se s5t1 il se t\*e presque2 et la preuve e/ faite dans le mme in/ant o le s5tim5t s'exprime1 p> ces simples p>oles1 tmoignage de c]titude et de foi3 ,il n'y a de ,dieu que ,dieu4 #g ,v4 notre ,avic5ne1 ,?odice du ,coran et ?orie de l'tre ncessaire dans l'cole des philosophes4 ,,ii ,,les ,,rites ,,de ,,la ,,pri,,re ,ce ,dieu1 a9si s5ti et affirm p> l'islam1 e/ honor p> des prires4 ,il y en a c9q p> j\r4 ,cela semble beauc\p2 mais c'e/ t\t le culte islamique4 ,cette religion n'a ri5 qui corresponde la messe *rti5ne2 elle connat le sacrifice1 mais en un s5s grossi]1 comme n\s le v]rons l'article du pl]9age1 et qui n'a po9t de rapport avec l'ide de la messe4 ,ces c9q prires de l'islam ont un air mona/ique2 elles rappell5t les heures canoniques du *ri/ianisme4 ,il n'e/ pas ncessaire1 en effet1 d'avoir rec\rs aux lg5des1 p\r se r5dre compte que ce prcepte drive d'influ5ces mona/iques *rti5nes4 ,l'islam a eu consci5ce de cet emprunt1 comme on le voit p> des lg5des et p> quelques faits peu prs hi/oriques4 ,si ce prcepte tait bi5 obs]v1 l'ensemble du monde musulman ressembl]ait un gr& c\v5t4 ,or cette similitude exi/e bi5 un peu4 ,la vie mona/ique e/ orig9airem5t ori5tale2 et la vie ori5tale1 o la mditation1 la religion1 le rve ont tant de place1 e/ assez pro*e de la vie mona/ique4 ,*ez n\s dom9e l'action1 qui p>fois dgnre en agitation2 l',ori5t e/ plutt le pays du calme1 de la srnit1 de la rsignation2 on s]ait t5t de dire1 en pr5ant ces t]mes en mauvaise "p1 qu'il e/ celui de la p>esse4 ,mais ce jugem5t s]ait inju/e4 ,mieux vaut reconnatre que1 les ,ori5taux et n\s1 n\s avons des conceptions diffr5tes de la vie4 ,les c9q prires islamiques1 appeles en arabe ou en turc salt ou namz1 sont3 celle de l'aube1 qui se dit depuis le po9t du j\r jusqu'au lev] du soleil2 celle du midi2 celle de l'aprs-midi1 que l'on rcite v]s quatre heures2 celle du soir1 v]s le c\*] du soleil2 et celle de la nuit1 que l'on peut dire depuis l'in/ant de la complte obscurit jusqu' l'aurore4 ,la prire du midi des v5dr$i se fait dans les mosques ca?drales1 avec une sol5nit p>ticulire4 ,voil en quoi consi/e t\t le culte de l'islam1 hormis le pl]9age4 99 99 99 99 99 ,les prires sont annonces p> les muezz9 du haut des m9>ets4 ,ce rite a une inconte/able posie4 ,le *antre fait l5tem5t le t\r du m9>et1 dans la gal]ie extrieure situe v]s son sommet2 les ma9s ouv]tes de *aque ct de la figure1 un doigt b\*ant l'oreille1 il *ante les p>oles de l',ezn#h et les envoie t\s les po9ts de l'horizon2 son *ant haut1 nasill>d et modul l5tem5t1 porte trs lo92 d'une mosque l'autre les muezz9s sembl5t se rpondre2 leurs voix mles produis5t comme un b\rdonnem5t qui passe sur les villes1 ou s't5d dans les campagnes4 #h ,c'e/--dire l'appel4 ,les m9>ets eux-mmes sont un trs joli motif ar*itectural2 ces sveltes ph>es blancs1 surmonts d'ord9aire d'un cne de plomb et d'un croissant d'or1 se m>i5t et s'oppos5t aux fl*es sombres des cyprs4 ,les arti/es musulmans1 qui sont des dcorateurs trs f9s1 donn5t t\s leurs so9s au pr(il des m9>ets et aux gal]ies sculptes qui les c\ronn5t2 on cite comme des *efs-d'uvre en ce g5re les m9>ets de ,koniah et celui de la mosque des ,t\lonides au ,caire4 ,le nombre de ces sortes de fl*es v>ie selon l'importance des difices4 ,les mosques de villages et les petites mosques de qu>ti] dans les villes n'en ont qu'une2 les mosques importantes en ont deux ou quatre4 ,p> exception l',ahmdieh de ,con/ant9ople en a six4 ,voici les p>oles de l'appel la prire3 ,dieu e/ le plus gr&6 7#d fois74 ,j'atte/e qu'il n'y a de ,dieu qu',allah 7#b fois74 ,j'atte/e que ,mahomet e/ le prophte d',allah 7#b fois74 ,v5ez la prire 7#b fois72 v5ez au salut 7#b fois74 ,et ,dieu e/ le plus gr&6 ,il n'y a de ,dieu qu',allah6 99 99 99 99 99 ,la prire musulmane e/ prcde d'ablutions4 ,elle doit en effet tre faite en tat de puret4 ,l'ide de puret et d'impuret lgale e/ ici ce qu'elle e/ dans le judasme3 une ide trs physique4 ,les docteurs expliqu5t bi5 que cette puret physique doit tre accompagne de celle du cur2 nanmo9s tant donne la faon dont la loi insi/e sur le prcepte de la purification et en prcise les dtails1 il e/ impossible de considr] cette pratique comme un simple symbole4 ,n\s voyons dans le *ri/ianisme que l'ide de puret s'e/ faite t\te morale3 quelques rites pe9e subsi/5t p\r l'exprim]3 l'usage de l'eau bnite2 les ablutions dans les crmonies de la messe4 ,le judasme n'e/ pas d'ailleurs la seule religion de laquelle on peut1 s\s ce rapport1 rappro*] l'islamisme4 ,la secte sabenne dite secte des ,m&ens ou des ,*rti5s de ,sa9t-,jean1 donne aux ablutions une importance primordiale2 l'on sait quelle e/ aussi *ez c]ta9s asctes h9d\s la frqu5ce de cette pratique1 quelle v]tu sacram5telle ont dans l'h9d\sme la visite des fleuves ou l'imm]sion dans les lacs sacrs4 ,ce rite un peu primitif des ablutions e/ encore1 dans les pays musulmans1 un lm5t de posie1 un prtexte dcoration4 ,dans aucune autre rgion les fonta9es ne sont plus *>mantes4 ,l'islam les multiplie1 les orne de colonnettes1 de r9ceaux et de p>oles sculptes2 leurs f5tres p> o quelquefois e/ di/ribue l'eau1 sont grilles et dores2 les toits plombs se c\rb5t avec grce et se prolong5t en auv5ts4 ,les c\rs de mosque ont leurs bass9s1 p>fois ombrags de vieux platanes1 dc\ps dans les dalles de m>bre1 et rec\v]ts de toits lg]s que support5t de m9ces colonnes4 ,aut\r de ces bass9s les fidles pass5t le temps pr5dre le caf ou gr5] leurs *apelets2 des tudiants ou de pieux d]vi*es vont gravem5t leurs c\rs ou leurs dvotions2 quelques-uns font les lavages rituels2 le long des murs de la c\r1 des scribes ou des m>*&s se livr5t leur m5u comm]ce2 et1 l'heure fixe p> la loi1 le muezz9 fait d'en haut rsonn]1 dans cette exi/5ce monotone et un peu rveuse1 l'appel priodique de ,dieu4 ,il y a1 dans l'islam1 deux espces d'ablution appeles ghosl et wodh\4 ,la premire e/ la plus complte4 ,c'e/ celle que le prophte in/ituait p> ces mots3 ,o v\s qui croyez6 qu& v\s v\s disposez la prire1 lavez vos visages et vos ma9s jusqu'aux c\des1 et lavez-v\s la tte1 et les pi$s jusqu'aux *evilles4 7,c4 ,v1 #h47 ,le rite1 rgl p> les ?ologi5s1 se dcompose a9si3 ,on se lave le visage du front jusqu' la gorge1 en faisant arriv] l'eau jusque d]rire les oreilles2 on trempe la ma9 dans l'eau1 et on la porte sur la tte1 puis la b>be2 on se lave alors les ma9s et les bras jusqu'au c\de1 enf9 les pi$s jusqu' la *eville4 ,lorsque l'eau manque1 p> exemple dans le ds]t1 le fidle peut se s]vir de sable3 ,si v\s ne tr\vez pas d'eau1 dit ,mahomet1 frottez-v\s le visage et les ma9s avec du sable f9 et pur4 7,c4 ,,iv1 #df1 ,v1 #i47 ,la puret doit s't5dre aux habits et aux tapis4 ,il ne faut pas qu'il y ait de s\illures sur les habits que l'on porte en priant1 ni sur les tapis o l'on se pro/]ne4 ,de l1 l'usage bi5 connu d't] ses s\li]s lorsqu'on entre la mosque1 ou au contraire de mettre des bab\*es4 ,cet usage a un c>actre religieux depuis une haute antiquit4 ,dans la ,bible1 ,dieu dit ,mose lorsqu'il lui app>at dans le buisson ard5t3 ,n'appro*e pas2 te tes s\li]s4 ,le ,coran reproduit ce passage 7,,xx1 #ab74 ,les ,ori5taux t5t aussi leurs s\li]s p> politesse2 cette pratique a p\r b d'entret5ir la propret des tapis qui sont le pr9cipal ornem5t des demeures ori5tales1 et sur lesquels1 jadis1 on s'asseyait4 ,auj\rd'hui1 dans la p>tie de la socit musulmane o pntr5t les murs mod]nes1 on n'te plus ses s\li]s2 on met en sortant1 des soques qui protg5t les bott9es1 et ce sont ces soques que l'on te lorsqu'on fait des visites4 ,illu/ration3 ,i4--,br\sse3 ,mosque dans la campagne4 ,p\r tre plus srs de la puret des tapis s]vant la prire1 les ,mahomtans ont des tapis spciaux1 de petite dim5sion1 que l'on appelle s$jdeh1 c'e/--dire1 p\r la pro/]nation4 ,on les t5d1 qu& on prie1 dans les app>tem5ts et mme dehors4 ,n\s connaissons bi5 ces petits tapis1 que n\s tr\vons aism5t dans nos gr&s magas9s2 mais n\s n'en faisons pas t\j\rs le pieux usage auxquels ils tai5t de/9s4 ,ils port5t ord9airem5t quelques symboles brods3 une lampe et un texte du ,coran4 99 99 99 99 99 ,le ,musulman1 p\r pri]1 doit se t\rn] v]s ,la ,mecque4 ,la ville sa9te e/ sa kiblah1 c'e/--dire sa direction4 ,cette ide qu'une c]ta9e direction doit tre *oisie p\r la prire e/ anci5ne en ,ori5t4 ,elle a du rapport avec le culte des lieux sa9ts1 et plus encore avec le culte solaire2 il tait naturel p\r les peuples primitifs qui adorai5t le soleil1 de se t\rn] v]s le levant4 ,on sait que la pratique1 s9on le prcepte de l'ori5tation1 exi/e aussi dans le *ri/ianisme2 la plup>t de nos glises remontant au moy5 ge ont le *ur t\rn dans la direction de ,jrusalem4 ,le prcepte de la kiblah e/ important aux yeux des ,musulmans2 ,mahomet y a insi/3 ,n\s t'avons vu1 dit ,allah1 t\rn] ton visage de t\s les cts du ciel2 n\s v\lons que tu te t\rnes dornavant v]s une rgion dans laquelle tu te complairas4 ,t\rne-le donc v]s la plage de l'oratoire sacr#i4 ,en quelque lieu que v\s soyez1 t\rnez-v\s v]s cette plage#aj4 7,c4 ,,ii1 #aci47 #i ,le sanctuaire de ,la ,mecque4 #aj ,v4 les v]sets #ach-ade4 ,la re*]*e de la direction de la ,mecque e/ un petit problme cosmographique qui a t conci5cieusem5t tudi p> les savants de l'islam et p> ses docteurs4 ,dans les mosques1 le mihrb qui e/ le panneau devant lequel se place l'imam prsidant la prire1 m>que la direction de ,la ,mecque4 ,ce mihrab e/ dcor de quelques symboles qui sont les mmes que ceux qu'on place sur les tapis de prire4 ,on y crit la p>ole du ,coran3 ,t\tes les fois que ,za*>ie allait visit] ,m>ie dans son mihrb 7,c4 ,,iii1 #cb7aa2 on y met aussi un petit plan de la ,mecque4 #aa ,v4 ci-aprs1 *apitre ,,iv4 ,dans les mosques qui sont d'anci5nes glises *rti5nes dsaffectes1 le fond de l'abside ne se tr\ve pas dirig v]s la ville sa9te de l'islam2 le mihrb e/ alors plac en dehors de l'axe de l'difice1 et t\s les tapis de la mosque1 a9si que les rangs des ,musulmans qui pri5t1 se tr\v5t disposs obliquem5t p> rapport aux gr&es lignes de l'glise2 il rsulte de l un effet assez biz>re1 a9si qu'on peut le con/at] qu& on visite ,sa9te-,sophie2 mais cette dissymtrie rappelle aux ,musulmans que le monum5t o ils pri5t e/ une dp\ille du *ri/ianisme4 99 99 99 99 99 ,quant la prire elle-mme1 elle e/ assez c\rte dans la loi de l'islam4 ,elle se compose d'invocations brves1 de quelques v]sets du ,coran1 de gnuflexions ou rikah4 ,les attitudes du corps y sont exactem5t dt]m9es4 ,les ,musulmans peuv5t pri] seuls ou p> gr\pes1 au lieu o ils se tr\v5t1 p\rvu qu'il soit dc5t1 ou dans la mosque4 ,lorsqu'ils pri5t en gr\pes1 ils se rang5t2 devant eux se ti5t un prsid5t1 imam4 ,ce n'e/ pas prcism5t un prtre1 c> il n'y en a pas dans l'islam2 c'e/ quelque p]sonnage recomm&able ou le *ef de la mosque4 ,le v5dr$i1 la prire se fait s\s la prsid5ce du sultan1 *ef ou imam de t\t l'islam1 ou de son dlgu1 nib4 ,la prire du v5dr$i midi e/ sol5nelle dans les cits2 elle se fait dans les mosques djmi 7ca?drales72 elle e/ obligatoire en tant que prire publique4 ,les p]sonnes qui ont visit ,con/ant9ople ont p\r la plup>t assi/ la crmonie du ,slamlik1 qui consi/e en ce que le sultan se r5d le v5dr$i une mosque vois9e de son palais1 au milieu d'un gr& dploiem5t de tr\pe4 ,a cette prire sol5nelle1 on fait le prne1 la khotbah2 elle a une importance politique trs gr&e1 c>1 dans la seconde p>tie de la khotbah1 on prie p\r le *ef politique reconnu4 ,une rvolution e/ faite ou consacre p> le *angem5t du nom cit dans la khotbah4 ,la premire p>tie de ce prne e/ t\te ?ologique2 on y p>le de ,dieu1 de son unit1 de ses qualits1 du prophte et de ses premi]s successeurs4 ,le docteur *>g de ce disc\rs monte dans le m9b>1 la *aire1 qui e/ en =me d'escali]1 et qui e/ peu prs le seul meuble de la mosque4 ,p5dant le temps de cette prire sol5nelle du v5dr$i1 les ,musulmans doiv5t *m]4 ,voici quelles sont les attitudes et les p>oles de la prire mahomtane4 ,le fidle se ti5t d'abord deb\t1 les ma9s leves de *aque ct de la figure1 les doigts entr'ouv]ts1 le p\ce plac sur le lobe infrieur de l'oreille2 dans cette situation1 il rcite le tekbr1 c'e/--dire l'invocation qui exalte la gr&eur du ,trs-,haut3 ,dieu e/ le plus gr&2 ,dieu e/ le plus gr&4 ,il n'y a de ,dieu qu',allah4 ,dieu e/ le plus gr&2 ,dieu e/ le plus gr&2 et gloire ,dieu6 ,le ,musulman laisse retomb] ses ma9s devant lui2 il place la ma9 droite sur la gau*e1 et il rcite quelques v]sets du ,coran1 p>mi lesquels la ftihah4 ,la ftihah ou l'ouvrante e/ la s\rate 7le *apitre7 p> laquelle s'ouvre le ,coran2 elle e/ aussi populaire *ez les ,musulmans que le pat] *ez les ,*rti5s4 ,le texte en e/ =t c\rt3 ,gloire ,dieu1 seigneur des mondes6 le clm5t1 le misricordieux2 matre du j\r du jugem5t4 ,c'e/ toi que n\s s]vons1 et c'e/ toi que n\s dem&ons sec\rs4 ,conduis-n\s dans le s5ti] droit1 le s5ti] de ceux qui tu es favorable1 contre qui tu n'es pas irrit et qui ne s'g>5t pas4 ,aprs cette rcitation1 le fidle fait une incl9aison pr(onde1 en plaant les ma9s sur les g5\x1 les doigts ouv]ts2 il se r$resse l5tem5t1 t\t en rcitant des invocations brves4 ,puis il fait une pro/]nation complte2 ce mom5t1 le nez et le front doiv5t t\*] la t]re4 ,dans cette position1 il rcite de n\veau le tekbr4 ,on se r$resse alors du haut du corps2 et l'on re/e assis sur les talons1 les ma9s allonges sur les cuisses4 ,cette position1 assez seyante avec les anci5s co/umes ori5taux1 a t reprs5te dans un beau tableau de ,grme4 ,on y re/e peu de temps1 et l'on fait une seconde pro/]nation1 aprs laquelle on se relve en s'aidant des ma9s places sur les g5\x4 ,l'ensemble de ces m\vem5ts con/itue ce qu'on appelle un rikah4 ,t\te la prire se compose de plusieurs rikah2 le nombre en v>ie selon les heures canoniques4 ,a la f9 de l'oraison1 le ,musulman1 assis sur ses talons1 rcite les deux p>oles de la pr(ession de foi3 ,il n'y a de ,dieu qu',allah2 ,mahomet e/ son prophte2 et il t]m9e1 d'aprs une trs gracieuse ide qui e/ compatible avec la tradition *rti5ne1 en adressant un salut droite et gau*e aux deux anges g>di5s qu'il suppose placs ses cts4 ,voil la prire ess5tielle et normale du ,mahomtan4 ,il y a1 dans le rituel de l'islam1 d'autres =mes de prires qui convi5n5t des cas spciaux4 ,n\s dirons quelques mots dans la suite de celles que l'on rcite dans les ftes et au pl]9age1 de celles aussi qui ont rapport la mort et aux funrailles4 ,quelques prires sont p>ticulires aux femmes4 ,*ez les religieux1 *aque confrrie a des invocations qui lui sont propres4 ,il y a aussi des oraisons p\r les cas de disette d'eau et p\r les clipses4 ,la plus intressante de ces prires spciales1 e/ celle que rcit5t les soldats au mom5t du combat4 ,elle e/ rgle p> le ,coran2 on l'appelle en arabe salt-el-khauf1 ce que l'on traduit assez mal p> prire de la cra9te2 il vaut mieux ent5dre prire du dang]2 c> elle e/ rcite p> des hommes qui sont dj braves1 et qu'elle e/ de/9e r5dre plus c\rageux encore4 ,le passage dans lequel ,mahomet comm&e et rgle la prire la gu]re e/ assez beau 7,coran1 ,,iv1 #ajb-ajd73 ,lorsque tu s]as au milieu de tes tr\pes et que tu f]as accomplir la prire1 qu'une p>tie des hommes pr5ne les armes et prie2 qu& ceux-ci auront fait les gnuflexions1 qu'ils se retir5t1 et que d'autres qui n'auront pas encore pri1 leur succd5t4 ,qu'ils pr5n5t leurs srets et soi5t s\s les armes444 ,la prire t]m9e1 p5sez t\j\rs ,dieu1 deb\t1 assis ou c\*s4 ,aussitt que v\s v\s voyez en sret1 accomplissez la prire4 ,cette noble pratique de l'oraison sur le *amp de bataille1 qui honore l'islam et rappelle la communion des *evali]s dans nos *ansons de ge/es1 a t retrace p> beauc\p d'arti/es et d'hi/ori5s4 ,l'hi/oire f\rnit quelques exemples rem>quables de *efs d'arme musulmans1 qui1 prs d'engag] le combat1 ne se sont pas cont5ts des oraisons rituelles1 mais ont eux-mmes appel le sec\rs du ,dieu des armes p> des invocations spontanes et loqu5tes4 ,a9si fit ,amurat1 lorsqu'il r5contra dans la pla9e de ,kossovo1 les =ces de ,laz>e1 ,kral ou roi de ,s]vie1 qui m5aai5t l'empire des ,turcs 7#achi74 ,gr& ,dieu1 dit-il1--selon ce que rapport5t les hi/ori5s1--auteur et cons]vateur de l'univ]s1 l'appui des humbles et le s\ti5 des faibles1 assi/ez-n\s dans cette importante r5contre4 ,ne p]mettez pas l'opprobre de mon nom1 l'avilissem5t de votre s]viteur4 ,ne s\ffrez pas que les drapeaux musulmans tomb5t au p\voir des infidles3 que votre sa9te grce soit notre guide et notre b\cli]3 protgez-n\s1 df5dez-n\s1 assi/ez-n\s4 ,gr& ,dieu6 je v\s en conjure p> t\t ce qu'il y a de plus sa9t et de plus sacr1 p> la spl5deur de votre prophte1 p> la gloire de l'islamisme444 ,soyez le df5seur du peuple musulman2 arrtez le bras de nos ennemis2 m\ssez leurs armes2 t]rassez leurs gnraux et leurs soldats3 oubliez nos p*s1 nos crimes1 nos iniquits p\r ne faire att5tion qu' nos l>mes et nos gmissem5ts4 ,ne p]mettez pas1 ,dieu des armes1 la dfaite des ,musulmans1 la ru9e des combattants de votre sa9te religion444 ,ne s\ffrez pas que les ,etats musulmans soi5t f\ls aux pi$s des infidles444 ,si une victime v\s e/ ncessaire1 frappez ma p]sonne1 tran*ez le fil de mes j\rs1 et que mon sang soit un sacrifice agrable p\r le salut du peuple musulman#ab444 #ab ,v4 ,d',,ohsson1 ,,ii1 #bei4 ,amurat1 va9queur dans la bataille1 fut assass9 p> le hros s]be ,milo*4 ,une telle prire e/ =t belle2 elle e/ pr(ondm5t religieuse4 ,elle pr\ve combi5 e/ =te l'empre9te laisse sur l'esprit de l'islam p> les religions plus anci5nes et surt\t p> le *ri/ianisme4 ,en rtablissant dans cette oraison le mot *rti5 au lieu du mot musulman1 elle p>atrait conv5able et mme belle dans la b\*e de n'importe quel hros df5seur de la ,croix4 ,,*apitre ,,ii ,,la ,,vie ,,future ,le dogme de la ,rsurrection2--le jugem5t d]ni]2--les preuves de l'immortalit de l'me2--la non-t]nit des pe9es2--comm5t ,dieu s]a vu dans l'autre monde2--funrailles musulmanes2--deuil modr2--l'int]rogatoire dans la tombe2--le *tim5t du tombeau4--,descriptions de l'autre monde2--la nuit de l'asc5sion de ,mahomet2--l'enf] conu comme mon/re2--les c]cles de l'enf]2--le pont2--l'arf2--le p>adis4 ,i ,,la ,,vie ,,future ,n\s avons dit avec quelle =ce ,mahomet a cru en ,dieu2 il n'a pas eu une mo9dre foi dans la vie future4 ,en cela on p\rrait p5s] d'abord qu'il s'e/ inspir surt\t du *ri/ianisme2 c> la proccupation de la vie future e/1 au mo9s en app>5ce1 assez faible dans la ,bible4 ,cep5dant cette croyance pr5d *ez lui un t\r assez p>ticuli] qui la ramne du ct biblique4 ,en effet1 ce qu'il enseigne n'e/ pas p>-dessus t\t la survivance de l'me1 la dure illimite du moi immatriel2 au contraire1 sa conception de la vie future a un aspect trs matriali/e2 elle ne se sp>e pas de l'ide de la rsurrection de la *air2 elle semble lui avoir t f\rnie surt\t p> ,ez*iel#ac4 #ac ,v4 ,,ez,,*iel1 *apitre ,,xxxvii4 ,la rsurrection1 voil1 aprs l'unit div9e1 son dogme favori1 celui qu'il pr*e sans cesse1 p\r lequel il ne se lasse pas de combattre1 auquel il consacre ses lans les plus oratoires1 ses exhortations les plus vhm5tes1 et t\t ce qu'il peut tr\v] d'images clatantes ou t]ribles4 ,cette faon de pos] la "q de la vie future e/ intressante au po9t de vue de la psy*ologie hi/orique4 ,elle porte se dem&] quel tait l'tat d'esprit des paens d'alors4 ,probablem5t ils croyai5t la survivance1 aprs la mort1 de quelque d\ble1 de quelque ombre4 ,on peut du mo9s l'induire de ce que l'on sait des autres peuples paens1 et de quelques lg5des4 ,t\t l'heure n\s p>l]ons du *tim5t du tombeau2 c'e/ une croyance d'app>5ce anci5ne qui suppose que le mort e/ encore un peu vivant dans sa tombe ou aux al5t\rs4 ,mais ,mahomet ddaigne cette immortalit du paganisme1 incomplte et ple2 il va t\t de suite1 comme p> intuition1 l'immortalit ple9e1 claire1 lum9euse1 absolue1 celle dont sont d\s l'me et le corps ensemble1 et qui suppose la p]si/ance1 ou plutt la recon/itution complte1 au d]ni] j\r1 de la p]sonnalit4 ,or c'e/ ce dogme qui *oquait ses contempora9s1 et c'e/ lui que1 de t\te son ardeur1 il df5d3 ,ils ont quelque connaissance de la vie future1 dit-il2 mais ils en d\t5t1 ou plutt ils sont aveugles cet g>d4--,les incrdules dis5t3 ,qu& n\s et nos pres devi5drons p\ssire1 e/-il possible qu'on n\s en fasse sortir vivants8--,on n\s le promettait dj a9si qu' nos pres2 mais ce ne sont que des hi/oires des anci5s4 7,c4 ,,xxvii1 #fh-gj47 ,en rponse ces attaques1 ,mahomet s'atta*e df5dre le dogme de la rsurrection comme possibilit2 il ne le pr\ve pas4 ,ces gr&es croyances fondam5tales1 l'unit div9e1 la rsurrection1 la rtribution1 ont t\j\rs l'air vid5tes p\r lui4 ,il ne les dmontre pas2 il les voit4 ,c'e/ un intuitif et un conva9cu4 ,en somme1 voici1 dans le cas prs5t1 son argum5t3 ,p\rquoi ne pas croire8 ,dieu a fait de plus gr&s miracles2 il v\s a crs2 il peut v\s ressuscit]4 ,et volonti]s il a rec\rs une comp>aison qui drive du ,n\veau ,te/am5t3 celle du corps avec le gra9 mis en t]re et qui g]me4 ,tu z vu nagure la t]re dess*e2 mais que n\s y fassions desc5dre de l'eau1 la voil qui s'branle1 se gonfle1 et fait g]m] t\te espce de vgtaux luxuriants4 7,c4 ,,xxii1 #e47 ,p\r reprs5t] la puissance de ,dieu en tant qu'elle e/ capable de ressuscit] les morts1 le prophte arabe se s]t d'une rm9isc5ce biblique2 il rapporte des v>iantes de la vision d',ez*iel1 dans lesquelles ,abraham e/ quelquefois sub/itu ,ez*iel4 ,dans un rcit 7,c4 ,,ii1 #bfb71 ,abraham c\pe des oiseaux en morceaux1 puis rappelle des quatre co9s du ciel leurs membres disp]ss4 ,dans un autre 7,c4 ,,ii1 #bdd71 des hommes avai5t fui leur pays1 c\pables de quelque faute2 c'tai5t1 selon les comm5tateurs1 des ,juifs qui v\lai5t *app] au s]vice militaire4 ,dieu les fait m\rir p> punition2 puis il leur p>donne1 et p]met qu'ils soi5t ressuscits p> ,ez*iel4 ,prs de ces rcits1 se tr\ve la lg5de bi5 connue des sept dormants1 qui fut rp&ue *ez les ,juifs1 les ,musulmans et les ,*rti5s4 ,sept jeunes hommes ayant fui la p]scution de ,dioclti51 s'tai5t arrts dans une cav]ne4 ,ils y avai5t dormi #bdj ans2 au b\t de ce laps de temps1 ils s'tai5t rveills1 a9si que leurs *i5s4 ,cette lg5de e/ dans le ,coran1 o elle s]t d'illu/ration au dogme de la rsurrection4 99 99 99 99 99 ,la croyance la rsurrection ne va pas seule2 elle entrane la croyance au jugem5t1 un jugem5t gnral1 univ]sel1 d]ni]4 ,ce jugem5t-l fut t\j\rs prs5t l'esprit de ,mahomet4 ,il fut peu occup du jugem5t p>ticuli]1 qui n'entre dans l'islam que p> dduction ou la faveur de quelques lg5des4 ,mais le tableau tragique du jugem5t univ]sel e/ t\j\rs devant ses yeux2 il le trace ma9tes reprises1 avec une ri*esse relative de dtails et avec t\te la =ce dont il e/ capable4 ,ce n'e/ sans d\te pas du ,mi*el-,ange2 mais ces pe9tures laiss5t dans la mmoire plusieurs belles images3 ,le j\r o les hommes s]ont disp]ss comme des papillons1 o les montagnes vol]ont comme des flocons de la9e te9te444 7,c4 ,,ci1 #c1 #d47 ,un cri t]rible de l'ange les saisit et n\s les r5dmes semblables des dbris r\ls p>le torr5t#ad444 7,c4 ,,xxiii1 #dc47 #ad ,cette d]nire comp>aison se rapporte d'anci5s peuples que ,dieu dtruisit p\r leur impit4 ,la rsurrection1 telle qu'elle e/ prs5te p> le ,coran1 e/ un spectacle1 somme t\te1 assez matriel1 puisque les corps y pr5n5t "p1 et que ,mahomet n'a pas eu l'esprit assez dlicat p\r subtilis] la matire1 comme le fait le *ri/ianisme4 ,le p>adis et l'enf] qui suiv5t la gr&e scne du jugem5t1 sont aussi =t grossi]s4 ,n\s les dcrirons t\t l'heure en n\s s]vant de docum5ts autres que le ,coran4 ,malgr la longue rsi/ance oppose p> les ,arabes ces dogmes ess5tiels de l'islamisme1 opposition dont le ,coran et la tradition font foi1 l'ide de la rsurrection et du jugem5t a f9i p> impressionn] =tem5t les auditeurs de ,mahomet4 ,elle e/ encore bi5 prs5te l'esprit des peuples musulmans1 et elle agit en cas de gu]re4 ,le soldat musulman voit la flicit (f]te du p>adis d',allah1 et ses blessures glorifies1 trans=mes en autant de s\rces de j\issance4 ,a cette conception1 les psy*ologues peuv5t comp>] le rve plus d\x du gu]ri] japonais1 de/91 s'il succombe1 se confondre dans les objets de la nature1 fleurs1 ruisseaux ou cascades1 et p>ticip] leur div9it4 ,les faits t5d5t pr\v] que ces deux conceptions sont aptes donn] un gal appui au c\rage4 ,la ?ologie et la philosophie de l'islam ont repris la "q de la vie future d'une faon qui e/ plus en rapport avec nos habitudes d'esprit2 elles l'ont traite dans les =mes d'une sa9e scola/ique1 une poque o la scola/ique occid5tale n'tait pas encore ne4 ,dans ce sy/me de philosophie ?ologique de l'islam1 on pr\ve d'abord la spiritualit de l'me2 puis1 de ce que l'me e/ spirituelle1 on conclut qu'elle ne meurt pas avec le corps4 ,c'e/ le procd d',avic5ne4 ,ce philosophe a plusieurs preuves de la spiritualit de l'me#ae4 ,elles consi/5t en ce que l'me se saisit elle mme comme ag5t1 comme =ce et sub/ance rp&ue dans le corps2 en ce que la =ce intellectuelle saisit sans organe ou1 en d'autres t]mes1 que l'esprit compr5d p> son ess5ce4 ,la =mule la plus saillante qui p>at dans ces dmon/rations1 e/ que le lieu des intelligibles ne peut pas tre un corps4 ,il suit de l que l'me1 lieu des ides1 e/ spirituelle1 sub/ance simple1 et n'a pas la puissance de prir4 #ae ,v4 notre ,avic5ne1 psy*ologie4 ,avic5ne a eu d'ailleurs une conception leve et f9e de la faon dont l'me atte9t sa f94 ,durant la vie1 la p]fection n'exi/e p\r elle qu'en puissance4 ,a la mort1 l'me atte9t cette p]fection en acte1 en mme temps que le plaisir1 plus lev que les plaisirs s5suels1 qu'on appelle la flicit4 ,ceci vaut p\r les mes bonnes4 ,quant aux mes mauvaises1 au contraire1 elles g>d5t la mort leurs p5*ants p\r les *oses corporelles1 leurs gts matriels1 et1 ne p\vant plus les satisfaire1 elles s\ffr5t horriblem5t4 ,cep5dant ces belles doctr9es app>ti5n5t la philosophie2 elles sont un peu loignes du ,coran et de la foi t\te simple4 ,gazali1 qui e/ le plus gr& reprs5tant de la ?ologie or?odoxe de l'islam1 a critiqu les preuves d',avic5ne#af1 comme le f]ai5t les coles mod]nes avances1 et il e/ rev5u1 en df9itive1 p\r fond] la foi en la vie future1 l'intuition my/ique4 #af ,v4 notre ,gazali1 lutte des ?ologi5s contre l'cole des philosophes4 99 99 99 99 99 ,deux que/ions se pos5t dans la ?ologie de l'islam1 comme dans celle du *ri/ianisme1 propos de la vie future4 ,l'une e/ celle de l't]nit des pe9es1 l'autre celle de la vision batifique de ,dieu4 ,la "q de l't]nit des pe9es ou rcomp5ses de l'au-del1 e/ demeure un peu indcise1 p\r les ?ologi5s musulmans4 ,un gr& docteur or?odoxe1 prcurseur de ,gazali1 ,a*>i#ag1 a admis la ngative3 les pe9es1 selon lui1 ne s]ont pas t]nelles4 ,le ,coran e/1 sur ce po9t1 hsitant4 ,voici un v]set en faveur de l't]nit3 ,ceux p\r qui la balance s]a lgre1 sont ceux qui se s]ont p]dus eux-mmes dans la gh5ne1 et y demeur]ont t\j\rs4 7,khlid\n1 ,c4 ,,xxiii1 #aje47 ,mais1 d'autre "p1 on lit3 ,les rpr\vs s]ont prcipits dans le feu444 ,ils y demeur]ont tant que dur]ont les cieux et la t]re1 mo9s que ,dieu ne le veuille autrem5t4 ,les bi5heureux s]ont dans le ,p>adis2 ils y sj\rn]ont tant que dur]ont les cieux et la t]re1 sauf si ton seigneur veut aj\t] quelque bi5fait qui ne saurait discont9u]4 7,c4 ,,xi1 #ajh-aaj47 #ag ,a*>i vcut de #bfj #cbd de l'hgire1 enseigna ,bagdad4 ,c'e/ le s5tim5t de la non-t]nit des pe9es qui a prvalu dans l'islam4 ,cette religion admet que les prires1 fondations et uvres pies s\lag5t les morts1 mme dans l'enf]4 ,le ,prophte avait d'abord int]dit la prire p\r les morts1 ensuite il la recomm&a4 99 99 99 99 99 ,dieu s]a vu p> les lus2 tel e/ l'enseignem5t or?odoxe4 ,cette op9ion e/ celle d',a*>i4 ,gazali admet aussi la vision batifique1 en se fondant sur ce passage du ,coran3 ,les visages s]ont en ce j\r brillants et ils reg>d]ont v]s leur ,seigneur4 7,,lxxv1 #bb1 #bc47 ,selon ce docteur1 ,dieu s]a vu sans manire d'tre et sans =me2 sa vision s]a une sorte de connaissance plus claire et plus p>faite que la sci5ce ord9aire4 ,des philosophes motazlites#ah1 introduisant dans cette "q ?ologique une ide no-platonici5ne1 ont mis l'op9ion que les lus v]rai5t non pas ,dieu1 mais la premire intellig5ce sortie de lui1 celle qu'on nomme l'intellect ag5t4 #ah ,sorte de rationali/es musulmans4 ,il e/ difficile de croire que ,mahomet lui-mme ait vraim5t admis qu'il tait possible de voir ,dieu4 ,il p>at avoir imag9 ,dieu1 selon l'anci5ne manire ori5tale1 comme un mon>que voil4 ,dieu n'app>at pas dans les descriptions coraniques du p>adis2 ,no1 d'aprs le ,coran1 ne le voit pas2 ,abraham ne voit que les anges4 ,dieu int]pelle ,adam aprs le p*1 mais ne se montre pas4 ,et ,mose qui avait dem& le voir1 reut du ,seigneur cette rponse3 ,tu ne me v]ras pas2 reg>de plutt la montagne2 si elle re/e immobile sa place1 tu me v]ras4 ,mais avant que ,mose ait pu contempl] cette espce de reflet de la div9it sur la montagne1 celle-ci avait t rduite en p\dre p> la manife/ation de ,dieu4 7,c4 ,,vii1 #aci47 ,on peut donc croire que c'e/ l'influ5ce des my/iques qui a fait prvaloir dans l'islam l'op9ion que ,dieu s]a vu4 ,l'op9ion contraire p>at avoir dom9 l'orig9e4 99 99 99 99 99 ,les funrailles musulmanes se font avec une gr&e rapidit2 l'islam ne s'appesantit pas1 comme le *ri/ianisme1 sur l'horreur de la mort conue comme *tim5t1 et il condamne l'excs de la d\leur et des regrets4 ,le ,prophte avait dit1 selon une tradition3 ,htez-v\s2 si le mort e/ lu1 qu'il j\isse de la batitude2 s'il e/ damn1 d*>gez-v\s-en au plus vite4 ,cette p>ole e/ un peu brusque2 mais elle exprime un c]ta9 dda9 de la mort qui e/ en h>monie avec le fatalisme habituel des peuples ori5taux4 ,le corps du croyant mort e/ lav1 d'aprs une c\tume probablem5t emprunte aux ,juifs2 il e/ enseveli dans plusieurs t(fes1 selon des rites bi5 df9is4 ,les hi/ori5s donn5t les dtails de l'ensevelissem5t de ,mahomet et d'autres gr&s p]sonnages de l'islam4 ,a9si envelopp1 le corps e/ mis trs vite dans le c]cueil4 ,le c]cueil e/ lui-mme ent\r d't(fes b>ioles1 et emport comme en hte4 ,il n'entre pas dans la mosque1 sauf dans le rite *afite4 ,on le pose quelques in/ants devant la mosque1 sur une place publique1 et l'on rcite dessus quelques brves prires4 ,on l'emporte alors au cimetire1 et on le dpose dans la fosse1 le visage du mort t\rn v]s la ,mecque4 ,d',ohsson traduit a9si qu'il suit la prire des funrailles4 ,on rem>qu]a combi5 cette invocation e/ pntre d'influ5ces *rti5nes3 ,di/+uez ce mort p> la grce du repos et de la tranquillit1 p> la grce de votre misricorde et de votre satisfaction div9e4 ,o mon ,dieu6 aj\tez sa bont s'il e/ du nombre des bons1 et p>donnez sa m*ancet s'il e/ du nombre des m*ants4 ,accordez-lui paix1 salut1 accs et demeure auprs de votre trne t]nel2 sauvez-le des t\rm5ts de la tombe et des feux de l't]nit2 accordez-lui le sj\r du p>adis en la compagnie des mes bi5heureuses444 ,faites-lui misricorde1 le plus misricordieux des tres misricordieux4 ,mahomet avait condamn le deuil trop long et ses expressions outres4 ,le fidle ne devait pas d*ir] ses habits1 se frapp] le visage1 arra*] ses *eveux4 ,il ne devait pas y avoir aux funrailles de pleureuses ou de vocratrices1 comme c'tait la c\tume dans l'anci5 ge paen#ai4 ,on ne devait pas lev] sur les tombes de gr&s monum5ts2 mais dans beauc\p de cas1 cette df5se n'a pas t obs]ve4 ,p>-dessus t\t1 on ne devait pas r5dre de culte aux morts4 ,cette d]nire prohibition tait trs importante1 c> le culte des morts tait un usage *] aux paens1 et dont le ma9ti5 et nui la puret du mono?isme musulman4 ,malgr les ef=ts du ,prophte1 cet usage ne fut jamais t\t fait aboli dans l'islam1 et il y e/ encore en vigueur dans le culte des ,santons4 #ai ,v4 ,,goldzih]1 ,muhamm$anis*e ,/udi54 ,la conception mahomtane de la mort s'e/ exprime dans l'aspect et la disposition des cimetires qui sont simples1 mais =t beaux4 ,ils sont t5dus aut\r des villes dans les sites les plus maje/ueux1 et jusqu' nos j\rs ils n'ont pas t gns dans leur dveloppem5t p> une civilisation encore primitive qui laisse tant de t]res l'tat vague4 ,les pi]res tombales sont dresses s\s de vieux cyprs2 le cimetire =me une prom5ade publique que p]sonne n'entreti5t2 on n'arra*e po9t les tombes2 les pi]res p5*5t peu peu p> l'effet de la vtu/1 ou p\sses l5tem5t en dess\s p> les rac9es des arbres4 ,la /le1 ou pi]re deb\t1 e/ un anci5 symbole de vie et de rgnration4 ,il a t connu et compris p> les anci5s peuples de l',egypte1 de l',asie ,m9eure1 de l',etrurie4 ,les ,turcs l'ont cons]v sans en savoir le s5s2 ils trac5t sur la /le des noms1 une date1 de brves invocations ,dieu1 dsign1 p\r exprim] qu'il e/ au-dessus de la mort1 p> les pi?tes de l',et]nel1 le ,subsi/ant4 ,s\v5t les lettres de ces inscriptions sont dores2 le fond en e/ v]t ou noir2 l'ent\r sont sculpts de jolis encadrem5ts1 =ms de r9ceaux m9ces et lg]s4 ,les pi]res tombales des hommes sont quelquefois surmontes d'un turban2 celles des femmes1 d'une corbeille de fleurs4 ,selon la doctr9e musulmane1 le mort dpos dans la tombe1 y e/ int]rog p> deux anges1 ,m\nk> et ,nakr1 sur le c>actre desquels on sait peu de *oses4 ,a cet int]rogatoire se rduit dans l'islam le jugem5t p>ticuli]4 ,un autre ange j\e un rle dans le trpas du croyant3 c'e/ ,izrl1 l'ange de la mort1 qui se meut sans cesse aut\r du monde avec la vitesse de l'clair1 et saisit l'me de ceux dont l'heure e/ arrive4 ,une croyance assez s+ulire de l'islam1 survivance de l'anci5 paganisme1 attribue au mort une espce de vie dans la tombe4 ,le tombeau e/ un *tim5t affreux p\r le m*ant2 celui-ci y t\ffe1 ress]r p> les p>ois du c]cueil1 suffoqu p> la puanteur1 t\rm5t en outre p> le remords de ses crimes4 ,p\r l'homme bon1 au contraire1 le tombeau p>at s'l>gir2 il s'emplit d'hale9es embaumes1 et il devi5t comme un ve/ibule du p>adis#bj4 #bj ,v4 nos ,fragm5ts d'es*atologie musulmane4 ,l'islam a ret5u ces croyances1 cause de ses dispositions matriali/es qui lui font donn] beauc\p d'importance au corps4 ,il fallait d'ailleurs occup] l'int]valle de temps entre la mort et le jugem5t1 et p]mettre au dfunt d'att5dre la rsurrection quelque "p4 ,,ii ,,repr,,s5tations ,,de ,l',,autre ,,monde ,le savant ,kasimirski dit3 ,les descriptions que le ,coran donne de l'autre monde sont confuses et contradictoires4 ,il n\s semble plutt que l'autre monde e/ bti1 d'aprs le ,coran1 sur un plan un peu troit1 et que la con/ruction en e/ un peu pauvre4 ,les conceptions des ,musulmans sur l'autre vie se sont dveloppes et enri*ies au c\rs des ges1 de ,mahomet ,gazali1 ,soy\ti et ,ibrahim ,hakki#ba4 ,il y a dans l'es*atologie musulmane le mme progrs que l'on con/ate dans l'es*atologie *rti5ne1 lorsqu'on passe du purgatoire de ,sa9t-,br&an la con/ruction gigantesque et h>monieusem5t ordonne de ,dante4 #ba ,v4 nos ,fragm5ts d'es*atologie musulmane4 ,congrs sci5tifique int]national des ,ca?oliques1 ,bruxelles1 #ahid4 ,la ?ologie musulmane n\s enseigne que ,mahomet1 indp5damm5t de la connaissance qu'il a pu avoir sur ce sujet des traditions des div]s peuples1 a eu une vision1 laquelle il e/ fait allusion dans le ,coran1 et qui e/ amplem5t raconte p> les traditioni/es4 ,il a t enlev sur la jum5t ,borq1 jum5t tte de femme dont le nom signifie l'clair1 m5 au ,s9a1 transport ,jrusalem1 et de l ravi au ciel jusque devant le trne de ,dieu4 ,c'e/ la nuit de l'asc5sion1 lelet-el-mirdj1 qui e/ re/e clbre dans les lg5des de l'islam2 *ante p> le pote ,frd-ed-,dn ,attr#bb1 elle e/ dev5ue un motif favori p\r les dcorateurs et les m9iaturi/es p]sans#bc4 ,les docteurs pos5t p\r ,mahomet la "q que se posa sa9t ,paul en p>lant de lui-mme3 fut-il ravi avec son corps ou sans son corps8 ,on a ret5u ce propos une rflexion nave d',ay*ah1 la jeune femme du ,prophte1 qui dcl>a que ,mahomet ne la quitta pas cette nuit-l4 ,malgr ce tmoignage1 l'op9ion la plus or?odoxe e/ que le ,prophte fut enlev avec son corps4 ,il vit des espaces de feu1 des anges r5v]sant dans l'!r des corbeilles ou des cassollettes ple9es de flammes2 il se prom5a dans des j>d9s o des tr\pes gracieuses de ,h\ris cueillai5t des fleurs4 ,guid p> l'ar*ange ,gabriel1 il appro*a du trne de ,dieu2 mais il ne rapporta gure de ce ravissem5t qu'un fragm5t d'une p>ole emprunte au *ri/ianisme3 ,l'il de l'homme n'a po9t vu2 l'oreille de l'homme n'a po9t ent5du444 #bb ,frd-ed-,dn ,attr1 gr& pote p]san1 gr& my/ique et morali/e di/+u1 auteur du ,mantiq ut-tar1 m\rut c5t5aire en #fbh de l'hgire 7#abcj74 #bc ,v4 p> exemple une m9iature du ,mirdj-,nmeh 7traduction de ,,pavet ,,de ,,c\rteille71 reproduite dans le ,magas9 pittoresque1 #ahgf1 p4 #cfd2 une autre dans le mme ,magas91 #ahhd1 p4 #d4 ,n\s avons mieux que ce rcit comme docum5ts sur l'au-del3 n\s avons1 dans la littrature musulmane jusqu' des plans du p>adis et de l'enf]1 jusqu' des programmes trs dtaills du jugem5t d]ni]4 ,assez biz>re e/ au db la conception que l'islam se fait de l'enf]3 ,am5ez l'enf]1 comm&e ,dieu1 dans le ,coran 7,,lxxxix1 #bc1 #bd72 les anges =m5t les rangs et on avance la gh5ne4 ,kasimirski comp>e cet enf] transportable une locomotive4 ,le rappro*em5t prte rire1 et il e/ ais d'en tr\v] un meilleur3 l'enf] a9si conu ne peut tre qu'une espce de bte mon/rueuse1 dont la gueule ouv]te et enflamme a l'app>5ce d'un imm5se *audron4 ,les vieux arti/es ont reprs5t de cette manire le purgatoire de ,sa9t-,br&an4 ,mahomet dit en un autre endroit3 ,l'enf] crv]a de fureur4 ,evidemm5t il l'imag9e comme un mon/re anim4 ,gazali comm5te dans son ouvrage ,la ,p]le prcieuse#bd1 ces textes assez laconiques du ,coran4 ,sa description e/ =t curieuse4 #bd ,la ,p]le prcieuse de ,ghazl1 dition et traduction de ,luci5 ,,gauti]1 #ahgh1 p4 #ef4 ,on e/ au jugem5t d]ni]4 ,ensuite1 dit le comm5tateur1 ,dieu comm&e d'am5] l'enf]4 ,aussitt celui-ci comm5ce trembl] et cra9dre et dit aux anges que ,dieu envoie v]s lui3 ,savez-v\s si ,dieu a cr l'humanit af9 de me punir p> ce moy58--,non1 lui rpond5t les anges1 ,dieu n\s a envoys v]s toi seulem5t p\r que tu le v5ges de celles de ses cratures qui se sont rvoltes contre lui4 ,et les anges amn5t l'enf]4 ,celui-ci m>*e sur quatre pi$s qui sont lis *acun p> soixante-dix mille anneaux2 t\t le f] que conti5t la t]re ne suffirait pas =g] l'un de ces anneaux2 sur *acun d'eux se tr\v5t soixante-dix mille dmons1 dont un seul aurait la =ce de mettre en pices les montagnes4 ,l'enf]1 en avanant1 produit un b\rdonnem5t1 un gmissem5t1 un rlem5t2 des t9celles et de la fume s'en lanc5t1 et l'horizon e/ envahi de tnbres4 ,au mom5t o la gh5ne n'e/ plus sp>e des hommes que p> une di/ance de mille ans1 elle *appe aux ma9s des dmons1 et elle se prcipite sur la f\le des hommes rassembls au lieu du jugem5t1 en produisant un bruit effroyable4 ,gazali dcrit la t]reur des huma9s1 puis explique plus spcialem5t quelques p>oles coraniques3 ,tu v]ras t\s les peuples accr\pis2 *aque peuple s]a appel v]s son livre#be444 ,qu& l'enf] les ap]cevra de lo91 ils l'ent5dront mugir de colre et p\ss] des gmissem5ts4 ,allah dit encore3 ,peu s'en faut que l'enf] ne crve de fureur1 c'e/--dire qu'il ne se f5de cause de la viol5ce de sa colre4 #be ,sur les ,livres1 v4 ci-aprs au *apitre du fatalisme4 ,cep5dant l'envoy de ,dieu1 ,mahomet1 p>at p> l'ordre du ,trs-,haut2 il saisit l'enf] p> la bride et lui dit3 ,ret\rne1 recule1 jusqu' ce que les tr\pes d'hommes qui te sont de/9es vi5n5t toi444 ,alors on entrane l'enf]1 et on le place la gau*e du trne4 ,plus t>d1 cet enf] animal cde la place l'enf] ar*itectural1 prs5tant des divisions clairem5t traces4 ,celui-ci e/ le futur enf] dantesque4 ,il app>at dj dans le ,coran1 qui en plusieurs passages p>le de ses portes1 et spcifie mme qu'elles sont au nombre de sept 7,,xxxi1 #ga2 ,,xv1 #dc1 #dd74 ,les c]cles inf]naux sont indiqus ds l'antiquit1 qui les reprs5te p> des fleuves4 ,dans l'islam1 ils sont1 comme *ez ,dante1 les tages successifs d'un va/e entonnoir4 ,il y a sept de ces tages4 ,l'enf] e/ situ s\s le monde1 s\s le socle du monde2 cette ide se rapporte aux conceptions cosmographiques qui ont prcd la connaissance de la sphricit de la t]re4 ,la gh5ne s'ouvre au-dess\s du taureau et du poisson qui support5t la t]re1 et qui correspond5t au ,bhmot et au ,lvia?an bibliques4 ,au-dessus d'elle1 jete sur t\te son t5due1 se tr\ve une *ausse1 un pont troit comme une pe que doiv5t fran*ir les mes4 ,celles des ju/es russiss5t le trav]s]1 celles des impies tomb5t dans le g\ffre4 ,milton a fait figur] dans son ,p>adis p]du ce pont qui a tonn ,voltaire#bf3 ,il 7,satan7 triomphe de t\t2 mais1 prodige trange6 ,qu& l'homme fut tomb sur les pas de l'ar*ange1 ,la ,rvolte et son fils1 d'un art audacieux1 ,susp5dir5t un pont qui1 du g\ffre odieux ,jusques au n\veau monde embrassa t\t l'espace3 ,dieu v\lut que l',abme endurt cette audace4 ,p> lui la t]re encore communique aux enf]s2 ,p> lui1 favoris dans ses desse9s p]v]s444 ,le noir dmon p\rsuit son t]nel voyage444 #bf ,milton1 livre ,,ii1 traduction de l'abb ,,delille4 ,victor ,hugo a aussi connu cette tradition islamique1 et l'a m5tionne dans sa pice3 ,la ,d\leur du ,pa*a#bg3 ,les imams444 ,lui font-ils voir en rve1 aux bornes de la t]re1 ,l'ange ,azral deb\t sur le pont de l'enf]8 #bg ,v4 ,les ,ori5tales4 ,les tages de l'enf] musulman desc5d5t en se rtrcissant2 ils sont1 mesure qu'ils desc5d5t1 affects de plus gr&s c\pables1 et les supplices qui y sont infligs sont de plus en plus rig\reux4 ,n\s tr\vons dans quelques auteurs la description de ces supplices4 ,cette conception1 qui e/ celle de ,dante1 e/ pe9e amorce dans le ,coran4 ,il faudrait y comp>] aussi celle des enf]s b\ddhiques4 ,au fond de la gh5ne e/ un arbre appel zakk\m1 une *audire de poix b\illante et puante1 et un puits qui atte9t le fond de t\t4 ,l'arbre porte comme fleurs des ttes de dmons4 ,son nom e/ celui d'un arbre petit feuillage1 am] et de mauvaise odeur1 qui crot dans les campagnes d',arabie4 ,victor ,hugo a connu cette plante2 mais il s'e/ tromp en l'appelant siddjn2 siddjn e/ le nom d'un livre#bh3 ,dieu te g>de un c>can de f] ,s\s l'arbre de segj9 *>g d'mes impies4 #bh ,v4 ,les ,ori5tales1 ,le ,d]vi*e4 ,v4 ,hugo tait r5seign sur les traditions musulmanes p> un ori5tali/e du nom de ,f\9et4 ,le purgatoire e/ imp>faitem5t indiqu dans la ?ologie musulmane4 ,le *tim5t du tombeau p\rrait en t5ir lieu2 mais le rapport de cette pe9e avec celles du purgatoire e/ bi5 loign4 ,dans les descriptions du jugem5t d]ni]1 le ,coran fait m5tion d'une espce de mur ou plutt de coll9e1 qui sp>e les individus c]ta9em5t lus de ceux qui sont c]ta9em5t rpr\vs2 sur ce mur se ti5n5t des g5s dont la situation e/ int]mdiaire1 et qui reg>d5t de "p et d'autre1 hsitants4 ,a la f9 la misricorde l'emporte1 et ,dieu les fait entr] dans le p>adis4 ,on retr\ve bi5 ici l'ide de temps1 qui e/ trs explicite dans la notion du purgatoire *rti53 les hommes trs v]tueux se prcipit5t v]s le p>adis2 les mo9s p>faits hsit5t1 att5d5t4 ,le passage du pont s]t aussi exprim] cette att5te3 les mes des bons le fran*iss5t en un temps plus ou mo9s long1 selon leurs mrites2 quelques-unes le trav]s5t en mille ans4 ,mais l'ide de purification de l'me e/ ici faiblem5t indique2 et le purgatoire ne ti5t pas beauc\p prs autant de place dans cette cosmographie religieuse de l'islam que dans celle de ,dante2 il n'a pas dans cette religion l'importance qu'il a aux reg>ds de la pit *rti5ne4 ,on appelle1 en arabe1 arf1 cette espce de coll9e ou d'int]valle int]mdiaire entre le p>adis et l'enf]4 ,p\r c]ta9s comm5tateurs musulmans1 le sj\r de l'arf e/ rs]v aux dm5ts et aux enfants morts en bas ge2 il se confondrait donc1 selon ces docteurs1 avec nos limbes4 ,le p>adis musulman a une mauvaise rputation4 ,il e/ inconte/able qu'il se prs5te dans le ,coran s\s une app>5ce assez l\rdem5t matriali/e4 ,mahomet en dcrit les j>d9s brillants1 les eaux claires1 les fruits succul5ts1 les pavillons somptueux1 les j\issances s5suelles4 ,les h\ris sont bi5 de lui4 ,le p>adis de l'islam e/ ess5tiellem5t un j>d91 un d\ble j>d9 en un c]ta9 passage du ,coran4 ,le ,coran y place div]s accessoires3 les livres o sont crites les actions des hommes1 le kalam1 ou la plume qui s]t les inscrire1 le lotus de la limite1 des in/rum5ts qui s]v5t au jugem5t1 la trompette1 la balance1 et un prototype t]nel du sanctuaire de la ,mecque1 que l'on appelle la maison frqu5te4 ,illu/ration3 ,,ii4--,intrieur de la ,mosque v]te1 ,br\sse4 ,dans un sy/me plus dvelopp1 le p>adis e/ conu comme une va/e pyramide huit tages1 place au-dessus du monde1 au-dessus des cieux a/ronomiques o t\rne le soleil et o se succd5t le j\r et la nuit1 supporte p> des espces de m]s ayant des noms ab/raits1 et que l'on peut se figur] comme d'imm5ses c\*es de nuages4 ,on rem>qu]a que ce sy/me donne un tage de plus au p>adis qu' l'enf]2 cette 9galit e/ de/9e exprim] la croyance islamique au plus gr& nombre des lus4 ,les tages du ,p>adis1 comme ses portes et ses murs dans l',apocalypse1 sont =ms de sub/ances de plus en plus prcieuses3 le rubis1 l'm]aude1 la topaze1 l'arg5t1 l'or r\ge1 la p]le4 ,au sommet1 e/ le lotus de la limite1 selon l'expression coranique1 ou arbre de la batitude1 arbre t\bah1 dont les rameaux retomb5t sur le j>d9 p>adisiaque et l'ombrag5t t\t enti]4 ,cet arbre a t connu de ,victor ,hugo2 dans la pice intitule ,l',enfant grec1 le pote dem&e l'enfant de ,*io3 ,regrette-tu ce lys444 ,ou le fruit du tuba1 de cet arbre si gr& ,qu'un *eval au galop met1 t\j\rs en c\rant1 ,c5t ans sortir de son ombre4 ,au-dessus de t\t cela1 au-dessus des cieux a/ronomiques1 des p>adis et des d51 en dehors du monde de la cration1 presque au del de l't5due1 e/ le monde de la ,t\te-,puissance div9e4 ,c'e/ l que ,dieu sige sur son trne4 ,ce trne e/ d\ble2 il se compose du sige proprem5t dit1 k\rsi1 et du pavillon1 ar*4 ,dieu1 dit le ,coran1 y e/ aff]mi2 il e/ le ,seigneur du gr& trne 7,,ix1 #acj74 ,le sige et le pavillon sont ports p> des anges1 appels les porteurs du trne4 ,on reconnat l des conceptions bibliques4 ,dieu sige1 selon la ,bible2 il e/ assis sur les ,*rub9s2 ou encore le monde e/ son trne4 ,cette reprs5tation du monde comme sige de la ,t\te-,puissance div9e a t un des ob/acles qu'a r5contrs la ?orie de la rotation de la t]re1 au temps de ,cop]nic et de ,galile4 ,devant le trne1 se ti5n5t des anges1 de trs gr&s d'abord1 puis une multitude innombrable d'esprits de mo9dre importance1 dont les ailes ca*5t t\t le pavillon o sige la ,maje/ div9e4 ,ces lgions d'anges sont comme autant de voiles vivants sp>s les uns des autres p> d'normes espaces4 ,les int]valles qui sp>5t ces esprits suprieurs ont reu une =me philosophique dans le sy/me dit de l'illum9ation4 ,ce sont eux qui peu peu absorb5t la lumire1 lorsque1 mane du pr9cipe premi]1 elle desc5d1 degr p> degr1 dans le monde de la cration4 ,on retr\ve aussi les mmes ides dveloppes et sy/matises1 dans la ,kabbale et en p>ticuli] dans la doctr9e des ,sphiro? du ,zoh>4 ,au fond1 et malgr quelques images d'un ca*et t\t ori5tal1 les reprs5tations musulmanes de l'autre monde ne sont pas trs loignes de celles qui ont eu c\rs dans le moy5 ge *rti54 ,dieu1 il e/ vrai1 selon la c\tume des pot5tats ori5taux1 s'y drobe davantage aux reg>ds1 et la p]sonne du ,*ri/ inc>n n'y prside pas aux ftes des lus4 ,mais1 p\r le re/e et dans l'ensemble1 ces conceptions ont une assez gr&e analogie avec celles des lg5daires ou des arti/es d',occid5t4 ,,*apitre ,,iii ,,le ,,fatalisme ,deux espces de fatalisme4--,le fatalisme moral2--la "q ne se pose pas t\t--fait de mme que dans le *ri/ianisme2--passages du ,coran qui p>aiss5t exprim] le fatalisme2--cette int]prtation rejete p> les ?ologi5s4 ,le fatalisme physique dans l'antiquit et dans l'islam4 ,on admet gnralem5t que le fatalisme e/ un des c>actres de la religion musulmane1 et la disposition au fatalisme un des traits ess5tiels de la psy*ologie des peuples ori5taux4 ,il y a en effet deux aspects s\s lesquels on peut envisag] le fatalisme3 on peut le considr] comme une disposition psy*ologique1 ou comme une ?se dogmatique4 ,on peut y voir une croyance in/9ctive selon laquelle l'homme dp5d troitem5t de c]ta9es puissances suprieures telles que le has>d1 le de/91 ou bi5 une op9ion de ?ologie philosophique1 d'aprs laquelle la "p de ,dieu s]ait si gr&e dans les actes huma9s que la lib]t de l'homme en s]ait presque anantie4 ,en d'autres t]mes il e/ possible d'tudi] le fatalisme dans sa d\ble application soit la vie physique1 soit la vie morale4 ,cette division1 qui correspond la division classique du mal en mal physique et en mal moral1 e/ commode p\r trait] la "q4 ,n\s p>l]ons d'abord du fatalisme moral4 ,cette p>tie du sujet e/ un peu philosophique et ardue2 mais elle e/ bi5 importante1 et assez intressante c]tes p\r mrit] un lg] ef=t d'att5tion4 ,l'analyse de l'ide du fatalisme physique s]a plus aise1 et n\s n'aurons pas de pe9e l'illu/r] au moy5 d'exemples concrets4 ,af9 de r5dre au lecteur cette tude plus facile suivre1 n\s indiquons t\t de suite les conclusions que n\s croyons devoir adopt]3 ,il n'e/ pas vraim5t exact que la doctr9e de l'islam or?odoxe enseigne le fatalisme moral2 mais il e/ vrai que les peuples musulmans se laiss5t volonti]s all] au fatalisme physique4 ,i ,,le ,,fatalisme ,,moral ,le problme pos p> ce titre e/ le fameux problme de la lib]t ou du libre arbitre4 ,comm5t concili] la t\te-puissance de ,dieu avec la lib]t huma9e8 ,dans les actes de l'homme1 mme dans ses p5ses1 quelle e/ la "p de ,dieu1 quelle e/ la "p de la crature8 ,comm5t donn] le p\voir l'un sans l't] l'autre4 ,et cette "q a un corollaire presque aussi clbre qu'elle-mme3 ,dieu n'tant pas seulem5t t\t-puissant dans l'islam comme dans le *ri/ianisme1 mais aussi omnisci5t1 et voyant dans l'av5ir1 comm5t concili] cette presci5ce avec la lib]t des actes huma9s8 ,t\s ces problmes exi/5t dans les deux religions1 ils y dc\l5t des mmes donnes communes3 un ,dieu t\t-puissant1 un homme qui1 p\r avoir une vie morale1 doit d'abord tre libre4 ,cette analogie a t s\v5t rem>que4 ,on a dit#bi en p>lant des docteurs musulmans qui se sont atta*s ce sujet3 l'islam a eu ses ,bans1 ses ,mol9a1 ses ,su>ez4 #bi ,cte ,h4 ,,de ,,ca/ries1 ,l',islam1 impressions et tudes1 #ahif1 *apitre sur le fatalisme4 ,il ne faut p\rtant pas trop se ht]1 ni p\ss] trop avant la comp>aison4 ,une importante di/9ction ne t>de pas en effet p>atre3 ,le problme du libre arbitre1 dans la ?ologie ca?olique1 e/ s\d la doctr9e de la grce4 ,il n'y a p\r l'homme nul bi51 nulle ju/ification sans le sec\rs de ,dieu2 mais ce sec\rs1 comm5t agit-il8 ,c'e/ l le gr& sujet qui a t trait aux premi]s temps du *ri/ianisme p> sa9t ,augu/91 et qui a donn lieu des controv]ses pr(ondes deux poques sol5nelles de l'hi/oire de l',eglise3 au temps de la ,r=me et celui de ,jansnisme4 ,mais1 dans l'islam1 il n'y a pas de grce4 ,cette notion y e/ t\t au plus indirectem5t ap]ue2 elle app>at dans c]ta9s cas p> dduction2 elle n'e/ pas pose a priori =tem5t1 clairem5t1 dogmatiquem5t1 comme dans le *ri/ianisme4 ,il n'y a pas de dogme musulman enseignant que l'homme e/ n en dehors d'un tat de bont2 le s\v5ir du p* orig9el n'e/ voqu que dans de r>es lg5des#cj4 ,l'ide de rdemption ne se r5contre pas4 ,l'islam1 de t\tes ces doctr9es1 ne cons]ve que la di/9ction du bi5 et du mal1 avec l'affirmation des pe9es ou des rcomp5ses qui y sont atta*es2 en sorte que la "q du libre arbitre se pose l d'une faon bi5 plus fru/e1 bi5 plus grossire que dans le *ri/ianisme4 ,n\s avons t\j\rs l'impression d'un milieu intellectuel plus b>b>e1 plus rude1 mo9s f91 et1 au po9t de vue spcialem5t religieux1 plus brusque et mo9s t5dre que celui o a clos l'ide *rti5ne4 #cj ,v4 plus lo91 *apitre ,,iv1 lg5de sur la naissance de la ,vi]ge4 ,en somme1 p\r l'islam1 la difficult se prs5te a9si3 ,on ne s'occupe pas t\t d'abord du c>actre moral de l'acte2 on ne p5se qu' sa possibilit1 et l'on se dit3 ,dieu e/ t\t-puissant2 il dcrte t\t1 donc aussi t\s nos actes2 alors quelle e/ notre lib]t8 ,la =me coranique de cette "q s]ait3 ,dieu e/ crateur1 lgislateur1 matre t\t-puissant1 s\v]a9 absolu de t\tes *oses2 que peut faire ou dcid] l'homme en dehors de lui8 ,la =me scola/ique e/3 ,dieu e/ ag5t de t\t2 comm5t l'homme peut-il tre aussi1 et p\r a9si dire en sus1 ag5t de ses propres actes8 ,on compr5d que1 dans un tel problme1 p\r peu que l'on insi/e sur l'omnipot5ce de ,dieu--et le ,coran et l'islam y insi/5t1--p\r peu que dans le disc\rs on donne la prpondrance cette ide1--et dans le ,coran elle e/ prpondrante1--on a l'air d'oubli]1 d'affaiblir1 d'cras]1 presque de ni] la lib]t huma9e1 et l'on semble enseign] le fatalisme4 ,c'e/ bi5 un peu l'effet que produit le ,coran premire vue4 ,c'e/ ce qui fait que l'on a sur l'islam des jugem5ts comme celui-ci1 que =mule ,lam>t9e#ca3 ,la population turque e/ sa9e1 bonne et morale2 sa religion n'e/ ni aussi sup]/itieuse ni aussi exclusive qu'on n\s la pe9t2 mais sa rsignation passive1 mais l'abus de sa foi dans le rgne s5sible de la ,provid5ce1 tue les facults de l'homme en remettant t\t ,dieu4 ,ce n'e/ pas ,dieu qui agit aux yeux de l'homme qui se *>ge d'agir dans sa propre cause2 ,dieu e/ seulem5t spectateur et juge de l'action huma9e3 le mahomtisme a pris le rle div92 il s'e/ con/itu spectateur et juge de l'action div9e2 il croise les bras l'homme et l'homme prit volontairem5t dans cette inaction4 #ca ,voyage en ,ori5t1 d4 de #ahfb1 ,,ii1 p4 #afj4 ,cep5dant s]rons la "q de plus prs4 ,rem>quons que la lib]t huma9e ne peut pas pratiquem5t tre nie1 que cette ngation e/ *ez les philosophes une espce de gageure1 qu'un p5seur tel que ,sp9oza1 reprs5tant le fatalisme dans notre civilisation1 a p\rtant admis une morale1 donc la possibilit d'un ef=t huma91 que1 de la "p d'un lgislateur et d'un homme d'action comme ,mahomet1 cette ngation et t un non-s5s1 qu'il ne se s5tait pas lui-mme la m]ci de =ces suprieures1 qu'il ne p5sait pas comm&] des automates1 qu'il tait bi5 homme au s5s complet du mot1 homme actif1 entrepr5ant1 n]gique1 ard5t444 donc libre444 et l-dessus exam9ons les textes3 n\s v]rons que les jugem5ts sur le fatalisme doctr9al de l'islam sont en gnral exagrs4 99 99 99 99 99 ,il e/ "q dans le ,coran de plusieurs livres o sont inscrits les mrites et les dmrites des hommes1 c'e/--dire leurs actes1 et qui doiv5t s]vir au jugem5t4 ,l'un de ces livres e/ appel ,illi\n3 ,la li/e des ju/es e/ dans l',illi\n4 7,c4 ,,lxxxiii1 #ah47 ,un autre e/ appel ,siddjn3 ,la li/e des prv>icateurs e/ dans le ,siddjn4 7,c4 ,,lxxxiii1 #g47 ,mais il n'e/ pas clairem5t indiqu p> le texte que ces livres sont t]nels2 les actions peuv5t y tre inscrites au fur et mesure qu'elles se produis5t4 ,l'islam cep5dant croit leur t]nit4 ,le comm5tateur ,zamakh*>i dit que le livre ,illi\n fut prs5t1 l'orig9e des temps1 aux anges qui l'honorr5t4 ,il y a en outre des livres affects *aque individu3 ,au j\r de la rsurrection1 on fait prs5t] aux lus leurs livres dans la ma9 droite2 on les apporte aux rpr\vs d]rire le dos 7,c4 ,,lxxxiv1 #g1 #aj2 ,,xvii1 #gc2 ,,xviii1 #dg74 ,mais1 d'aprs le texte1 ce p\rrait n'tre que des comptes tablis aprs c\p4 ,un livre plus gnral relatif l'ensemble du monde semble tre dsign plus nettem5t p> le contexte comme tant t]nel3 ,il n'y aura pas de cit1 dit ,allah1 que n\s ne *tiions d'un *tim5t t]rible2 c'e/ crit dans le livre4 7,c4 ,,xvii1 #fj47 ,la mme ide e/ exprime dans un autre v]set3 ,il n'y a aucun tre dans les cieux et sur la t]re1 qu'il soit plus petit ou plus gr& qu'un atome1 qui ne soit indiqu dans un livre dmon/ratif#cb4 7,c4 ,,xxxiv1 #c47 #cb ,dmon/ratif2 on traduit quelquefois vid5t2 mais ce n'e/ pas t\t--fait exact4 ,l'inscription dans le livre1 dit ,zamakh*>i1 e/ comme un c>tem5t du rideau qui ca*e le my/re de la volont div9e4 ,t\t ce qui sort du my/re e/ inscrit sur la tablette4 7,kac*f1 ,,ii1 p4 #aaej47 ,on admet que ce livre e/ t]nel2 ce n'e/ pas expressm5t affirm dans le texte2 c'e/ plutt une int]prtation traditionnelle2 elle e/ d'ailleurs en h>monie avec le dogme d'aprs lequel le ,coran lui-mme e/ la p>ole t]nelle de ,dieu1 et1 comme tel1 incr4 ,ces livres my/rieux ne pr\v5t donc pas d'une manire dcisive que le ,coran enseigne le fatalisme moral4 ,mais voici d'autres p>oles plus tr\blantes2 c'e/ ,dieu qui e/ c5s p>l]3 ,si n\s avions v\lu1 n\s aurions donn t\te me la direction de son *em92 mais ma p>ole immuable a t celle-ci3 ,je remplirai la gh5ne d'hommes et de gnies ensemble4 7,c4 ,,xxxii1 #ac47 ,n\s avons cr p\r la gh5ne un gr& nombre de gnies et d'hommes qui ont des curs avec lesquels ils ne compr5n5t ri51 qui ont des yeux avec lesquels ils ne voi5t ri51 qui ont des oreilles avec lesquelles ils n'ent5d5t ri5#cc4 ,tels sont les hommes qui ne prt5t aucune att5tion nos signes4 7,c4 ,,vii1 #agh47 #cc ,rm9isc5ce des psaumes ,,cxiii1 #e1 et ,,cxxxiv1 #ag4 ,dieu aff]mira les croyants1444 il g>]a les m*ants 7,c4 ,,xiv1 #cb74 ,et ces textes s'aj\te cette p>ole s\v5t rpte1 qui con/itue un argum5t =t grave3 ,dieu g>e qui il veut2 il dirige qui il veut 7,c4 ,,xxxv1 #i et ailleurs74 ,c]tes de telles p>oles p>aiss5t bi5 exprim] la croyance la prde/9ation1 la volont qu'a ,dieu de sauv] ou de damn]4 ,mais qu'on y reg>de encore1 et que l'on n'oublie pas que ,mahomet tait un lyrique1 un orateur1 qu'il *]*ait impressionn] son auditoire1 et que1 p\r y p>v5ir1 il s'appesantissait sur l'expression et exagrait l'effet1 on se r5dra compte alors que ces affirmations signifi5t seulem5t3 ,les m*ants1 je les laiss]ai s'g>]1 et ils s'g>]ont de plus en plus2 les bons1 je les dirig]ai1 et ils devi5dront meilleurs encore2 ce progrs dans le mal ou dans le bi5 s]a seulem5t la consqu5ce de la premire faute ou des premi]s mrites2 mais cette faute premire1 ou ce premi] acte de s\mission1 re/e libre1 et n'a ri5 de fatal4 ,la plus gr&e prop5sion au mal e/ un comm5cem5t de *tim5t p\r le m*ant2 la plus gr&e disposition au bi51 un comm5cem5t de rcomp5se p\r le bon2 celui-ci devi5t aism5t meilleur1 et celui-l aism5t pire4 ,les textes du ,coran1 si n]giques soi5t-ils1 ne veul5t pas1 croyons-n\s1 dire autre *ose que cela4 ,n'a-t-on pas d'ailleurs des phrases analogues dans la ,bible8 ,le psalmi/e p>le des idoles#cd qui ont des b\*es1 mais ne p>l5t pas1 des oreilles1 mais n'ent5d5t pas4 ,ce sont l des images de l'endurcissem5t du cur *ez le m*ant1 de l'aveuglem5t produit p> le p*3 ,s\rds1 muets et aveugles1 dit le ,coran1 ils ne peuv5t plus rev5ir sur leurs pas4 7,,ii1 #cg47 ,ils ne peuv5t plus1 voil l'expression ju/e2 ,dieu ne veut plus tait l'expression inexacte et outre4 #cd ,mahomet applique aux impies ce que la ,bible dit des idoles4 99 99 99 99 99 ,dans la ?ologie musulmane1 au c\rs des sicles1 les docteurs les plus autoriss ont p>faitem5t admis le libre arbitre4 ,seulem5t eux aussi1 ils ont beauc\p insi/ sur la puissance de ,dieu1 sur sa sci5ce et sur sa presci5ce1 en sorte que quelquefois le rle de l'homme a pu p>atre amo9dri4 ,c'e/ ce qui se produit dans c]ta9es pages de ,gazali3 ,comm5t1 dit ce docteur1 imag9] des m\vem5ts qui *app5t la puissance de ,dieu8 ,l'araigne filant sa toile1 l'abeille faisant son miel1 e/ mue p> ,dieu2 plus =te raison l'homme l'e/-il aussi3 ,dieu v\s a cr et t\t ce que v\s faites1 a affirm ,allah 7,c4 ,,xxxvii1 #id74 ,mais1 aj\te ,gazali1 et avec lui la ?ologie musulmane or?odoxe1 si ,dieu cre l'acte1 il laisse la dcision l'homme4 ,l'homme *oisit2 ,dieu cre la ralisation de ce *oix2 il e/ l'auteur premi] du m\vem5t2 mais le mrite et le dmrite re/5t bi5 l'homme#ce4 #ce ,v4 notre ,gazali1 p4 #ajc4 ,la mme doctr9e se tr\ve *ez ,a*>i1 qui1 p\r emp*] que le *oix de l'homme ne tr\ble la prvision div9e1 propose en outre une sorte de sy/me d'h>monie prtablie4 ,la ?ologie de l'islam enseigne que la lib]t disp>at dans l'autre monde2 c'e/ la consqu5ce de l'impossibilit o sont les lus de prfr] le mal au bi54 ,la preuve vulgaire de la lib]t huma9e1 p> le s5tim5t que l'on en a1 a t surt\t employe *ez les musulmans p> les rationali/es2 on la tr\ve dans les crits des ,motazlites4 ,cette preuve n'a pas aux yeux des ?ologi5s la mme importance que celle qui dc\le du s5tim5t moral4 ,elle a p\rtant t admise aussi dans l'islam or?odoxe4 ,je ne sais au re/e si les ?ologi5s arabes ont jamais expressm5t enseign que la preuve de la lib]t rside dans le s5tim5t qu'a l'homme de la possibilit de la vie morale2 mais cette doctr9e e/ implicitem5t cont5ue dans la plup>t de leurs crits4 ,,ii ,,le ,,fatalisme ,,physique ,la seconde op9ion gnralem5t reue1 dans la "q qui n\s occupe1 e/ que la disposition au fatalisme e/ frqu5te *ez les peuples ori5taux4 ,a celle-ci on ne peut qu'adhr]2 sa ju/esse e/ inconte/able4 ,mais p\r analys] cette disposition psy*ologique1 ce c>actre de l'me ori5tale1 p\r le comp>]1 le rapport] quelque *ose1 il faut remont] trs lo92 bi5 au del du *ri/ianisme1 jusqu'au paganisme classique1 mme jusqu'aux orig9es du paganisme4 ,l n\s r5controns la notion de de/91 de sort1 de ncessit1 de fatalit1 et n\s voyons qu'elle e/1 ce mom5t de l'hi/oire huma9e1 plus =te1 plus imprieuse1 plus enveloppante1 plus tragique qu'elle ne le fut jamais aux poques po/rieures1 mme *ez les peuples de l'islam4 ,une hi/oire du s5tim5t du fatalisme dans l'antiquit grco-lat9e s]ait plus abondante et plus complexe que *ez les nations musulmanes4 ,on sait d'ailleurs que ce s5tim5t1 blmable sans d\te en morale1 a produit en littrature quelques-uns des plus beaux morceaux que possde l'humanit4 ,les ,grecs ont t\j\rs t un peu des ,ori5taux1 et les ,ori5taux de l'poque mod]ne ne sont pas sans ressemblance avec les premi]s ,grecs4 ,il y a entre ces peuples des rapports secrets et pr(onds que la rgul>isation classique emp*e t\t d'abord d'ap]cevoir1 mais qui sont faciles dc\vrir qu& on tudie plus librem5t4 ,ces peuples ont d'ailleurs vcu peu prs dans les mmes contres2 ils ont respir presque la mme atmosphre2 on ne doit donc pas s'tonn] du rappro*em5t que n\s faisons en ce mom5t4 ,dans un ouvrage antrieur1 n\s avons dj t am5 comp>] la de/9e des ,atrides grecs celle des ,alides musulmans#cf2 des deux cts n\s avons vu une longue srie de drames et de crimes afflig] une famille illu/re et malheureuse4 ,n\s ne revi5drons pas sur cet exemple qui d'ailleurs app>ti5t l'islamisme *iite1 non l'islamisme or?odoxe4 #cf ,v4 notre ,mahomtisme1 hi/oire des fils d',ali4 ,a l'orig9e de la littrature grecque1 n\s tr\vons dans ,hsiode une df9ition du de/92 c'e/ lui que le pote grec c>actrise s\s le nom de ,zeus4 ,on voit dans ce passage comm5t e/ exalte la =ce du dieu1 et combi5 l'homme e/ peu de *ose devant cette =ce4 ,il y a l l'expression d'un s5tim5t qui a beauc\p de rapport avec celui du fatalisme islamique3 ,muses#cg4441 dites1 en l\ant votre pre ,zeus1 comm5t les hommes mortels sont inconnus ou clbres1 irrpro*ables ou c\v]ts d'opprobre1 p> la volont du gr& ,zeus4 ,en effet il lve et r5v]se aism5t2 il abaisse l'homme puissant et il =tifie le faible2 il *tie le mauvais et il humilie le sup]be4 ,zeus qui tonne dans les hauteurs et qui habite les demeures suprieures4 #cg ,db des ,travaux et des ,j\rs1 traduction ,,leconte ,,de ,,lisle4 ,n\s tr\vons dans ,orphe une autre df9ition du de/94 ,ici le de/9 e/ quelque *ose de plus aveugle1 de plus my/rieux1 que dans le passage prcd5t4 ,c'e/ vraim5t une =ce inconnue2 c'e/ autre *ose que ,dieu1 c> la notion de ,dieu e/ mo9s obscure et plus p]sonnelle2 ou1 si l'on veut1 ce n'e/ plus t\t--fait ,dieu4 ,il faut rem>qu] que le peuple1 qui n'e/ pas ?ologi51 s5t quelquefois a9si3 il a une ide du de/9 qui n'e/ pas id5tique celle qu'il a de ,dieu4 ,il ne croit pas t\j\rs que le de/9 soit une =ce intellig5te2 surt\t il ne la croit pas t\j\rs bonne3 444 ,la ,ncessit#ch sait seule ce que rs]ve la vie1 et aucun autre des immortels qui sont sur le fate neigeux de l',olympos ne le sait1 si ce n'e/ ,zeus4 ,la ,ncessit et l'esprit de ,zeus sav5t seuls t\t ce qui n\s arriv]a444 #ch ,orphe1 ,,lvi1 p>fum des ,moires1 traduction ,,leconte ,,de ,,lisle4 ,v5ez1 illu/res1 ari5nes1 invisibles1 inexorables1444 disp5satrices univ]selles1 deses rapaces1 ncessairem5t infliges aux mortels6 ,dans la lg5de d'dipe1 la conception du de/9 e/ la plus effrayante qui se puisse imag9]3 un homme e/ condamn p> la fatalit commettre des crimes2 il le sait2 il fait t\t ce qu'il peut p\r les vit]2 et il les commet p> la =ce du de/91 mais inconsciemm5t2 aprs quoi il e/ trait comme responsable6 ,jamais aucun ,musulman n'aurait t jusque l4 ,cet exemple pr\ve que le s5tim5t du fatalisme a p]du de sa =ce en passant du monde antique l'islam2 le s5tim5t de la responsabilit s'e/ au contraire dgag1 affirm1 prcis1 grce au travail des philosophes et celui du *ri/ianisme4 ,un =t beau morceau littraire o l'on voit1 dans l'antiquit classique1 le s5tim5t du fatalisme rduit de raisonnables limites et analogue ce qu'il peut tre *ez de bons ,musulmans1 c'e/ le rcit de la mort de ,cs> dans ,plut>que#ci4 #ci ,hommes illu/res1 ,cs>4 ,ds le db l'auteur fait app>atre le de/94 ,a pe9e a-t-il dit3 la vritable cause de sa mort v9t du dsir qu'il eut de se faire dcl>] roi1 qu'il aj\te3 ses amis1 ceux qui v\lai5t le port] au trne1 se s]vai5t d'une prdiction1 savoir que les ,p>!s ne s]ai5t battus que p> un roi2 ses ennemis *]*ai5t un prsage inv]se dans le nom de ,brutus3 un anci5 ,brutus avait1 au db de l'hi/oire de ,rome1 *ass les ,t>qu9s1 rois4 ,cs> press5tait le dang]2 mais1 dit l'hi/ori5 philosophe1 il e/ bi5 plus facile de prvoir sa de/9e que de l'vit]2 et1 l-dessus1 il accumule les prsages3 feux dans le ciel1 bruits nocturnes1 oiseaux g>s au =um1 hommes de feu qui se batt5t dans l'air2 un valet fait jaillir de sa ma9 une flamme sans en tre brl2--ce prodige e/ un de ceux que les ,arabes attribu5t ,mahomet2--une victime e/ tr\ve sans cur2 la femme de ,cs> a des songes2 elle voit le p9acle de son palais se rompre2--c'e/ un songe analogue qui annonce en ,p]se la *ute des ,sassanides1 au mom5t de l'app>ition de l'islam4 ,un dev9 a signal ,cs> le j\r des ides de m>s comme mauvais4 ,cs> e/ dispos t5ir compte de cet av]tissem5t2 il veut envoy] ,anto9e au ,snat sa place1 p\r faire remettre l'assemble un autre j\r4 ,mais arrive un des conjurs1 qui raille les augures2 ,cs> se croit oblig de se r5dre au ,snat4 ,t&is qu'il y va1 des billets qu'on *]*e lui remettre p\r l'av]tir des dang]s qu'il c\rt ne lui p>vi5n5t pas4 ,un seul lui p>vi5t2 et il le g>de en ma91 sans tr\v] le temps de le lire4 ,t\tes ces circon/ances1 dit ,plut>que1 peuv5t avoir t l'effet du has>d2 mais on n'en saurait dire autant de celle-ci3 que le snat tait assembl dans un lieu o se tr\vait la /atue de ,pompe3 n'e/-ce pas une preuve que t\te cette entreprise tait conduite p> un dieu1--,pompe lui-mme ou son gnie1--qui avait m>qu cet difice p\r tre le lieu de l'excution8444 ,et peu aprs1 ,cs>1 p]c de v+t-trois c\ps de poign>d1 v5ait tomb] au pi$ de la /atue1 qui fut clab\sse de son sang4 99 99 99 99 99 ,voil le fatalisme tel que l'a connu l'antiquit4 ,c'e/ c]ta9em5t une conception pr(onde et in/9ctive du peuple1 qui admet dans la vie des plus humbles l'action obscure du de/92 mais cette conception s'amplifie et pr5d une gr&eur tragique1 lorsqu'elle s'applique la vie des hommes puissants et des hros4 ,prp>e p> le peuple1 elle e/ exprime p> les potes1 et elle semble tre p>fois consacre p> les philosophes4 ,que tr\vons-n\s ma9t5ant dans l'islam8 99 99 99 99 99 ,n\s voyons bi5 dans la ?ologie musulmane quelques p>oles ou images qui sembl5t exprim] le fatalisme physique2 ce sont p\r la plup>t les mmes que celles qui se rapport5t au fatalisme moral4 ,n\s ent5dons p>l] du dcret de ,dieu1 le kad>1 de son p\voir et de sa presci5ce1 qui ne s'appliqu5t pas seulem5t aux actes de notre vie morale1 mais aussi aux accid5ts de notre vie physique2 n\s voyons m5tionn] la tablette g>de o sont inscrits les dcrets div9s1 les de/9es de *acun 7,c4 ,,lxxxv1 #bb74 ,c'e/ cette tablette1 et les livres dont n\s avons p>l1 qui ont donn lieu l'expression populaire3 ,c'tait crit1 mekt\b4--,t\t cela prte bi5 l'int]prtation fatali/e4 ,cep5dant cette int]prtation1 pas plus p\r cette sorte de fatalisme que p\r le fatalisme moral1 n'e/ admise p> les docteurs4 ,outre les docteurs1 le bon s5s lui e/ contraire4 ,le bon s5s1 la sagesse populaire e/ un antidote contre les excs du fatalisme4 ,le khalife ,om>1 dans la circon/ance que voici#dj1 a bi5 exprim quel e/1 dans la "q1 le s5tim5t du vulgaire3 ,il m>*ait contre la ,syrie1 n'tant encore que gnral2 la pe/e clate dans cette contre2 il recule4 ,quelqu'un lui dit alors3 ,v\s fuyez les arrts du de/94 ,le futur khalife rpliqua p> ce mot attribu au prophte3 ,celui qui e/ dans le feu doit se rsign] la volont de ,dieu2 mais celui qui n'y e/ pas encore ne doit pas s'y jet]4 #dj ,! ,caliphate2 its rise1 decl9e & fall1 p4 #afc4 ,il faut rem>qu] aussi que ,mahomet se dcl>e dans le ,coran contre les pratiques sup]/itieuses lies aux croyances fatali/es4 ,il rpr\ve la sorcell]ie2 il met en g>de les fidles contre les sorcires qui s\ffl5t sur les nuds#da2 il condamne les re*]*es a/rologiques et mme l'usage des talismans4 #da ,les nuds j\ai5t un rle dans la magie des anci5s peuples2 c'tait soit les nuds1 ou b\rgeons1 des baguettes1 soit ceux des cordes4 ,sur ce d]ni] po9t1 sa prohibition n'a pas eu une =ce suffisante contre les habitudes populaires4 ,c> non seulem5t les ,musulmans font un usage con/ant de talismans p\r eux1 leurs btes et leurs bi5s1 mais ils les compos5t avec les p>oles mmes du ,coran qui les proscrit4 ,les ?ologi5s ont1 sur ce po9t1 cd au peuple2 ils prp>5t des amulettes et tudi5t un peu la magie blan*e4 ,un moy5 de consult] le sort e/ aussi tir du ,coran4 ,il consi/e ouvrir le livre au has>d1 et reg>d] sur quelle p>ole on tombe2 on int]prte cette p>ole selon les proccupations dont on e/ agit4 ,une telle pratique e/ connue anci5nem5t dans le *ri/ianisme1 o d'ailleurs elle n'e/ pas appr\ve2 on y consulte de cette faon les ,evangiles4 ,on r5contre des exemples hi/oriques de cet usage *ez les peuples des deux religions4 ,mr[ig1 le fils de ,*ilpric1 p\rsuivi p> la ha9e de ,frdgonde et agit de press5tim5ts fune/es1 ouvrit1 aprs avoir jen trois j\rs1 le ,livre des ,rois1 le ,psauti] et l',evangile#db4 #db ,aug4 ,,?i]ry1 ,rcits des temps mrov+i5s1 #ahef1 ,,ii1 p4 #da4 ,avant le conseil qui prcda la bataille de ,kossovo1 le jeune ,bajazet avait de mme ouv]t le ,coran2 ses yeux tombr5t sur ce v]set3 ,o prophte1 combats les infidles6 ,il p>la alors avec en?\siasme en faveur de l'attaque1 et son avis prvalut4 99 99 99 99 99 ,la meilleure =me qu'ait prise dans l'islam le s5tim5t du fatalisme1 e/ celle de la rsignation4 ,l l'ide musulmane rejo9t l'ide *rti5ne et l'influ5ce du *ri/ianisme e/ visible3 ,si ,dieu e/ t\t-puissant1 si ri5 n'arrive sans son ordre ou sans sa p]mission1 s\mettons-n\s ses dcrets2 c'e/ la consqu5ce la plus sage1 et cette consqu5ce e/ *rti5ne4 ,s'il n'y a po9t de ,fes ni de ,p>ques1 ni de ,moires1 ni de puissances tnbreuses et mauvaises prsidant nos de/9s1 croyons que t\t vi5t de ,dieu qui e/ bon1 donc que les maux app>5ts sont au fond et de quelque manire des bi5s1 et rsignons-n\s4 ,telle e/ la ?orie1 t\te *rti5ne1 qu'ont dveloppe les philosophes et les docteurs de l'islam4 ,elle e/ incomplte cep5dant au po9t de vue du *ri/ianisme4 ,l'islam laisse de ct les my/res de t5dresse et d'humilit2 l'ide de l'union des s\ffrances huma9es avec celles d'un ,dieu inc>n n'y p>at pas1 non plus que l'ide de l'expiation4 ,l'homme ne se juge pas en pr9cipe p*eur1 abject et vil1 dans l'islam comme dans le *ri/ianisme2 l'islamisme n'a donc pas de ?orie complte de la valeur et de l'utilit du mal physique4 ,mais cette rsignation t\te pure et de c>actre un peu philosophique dont se cont5te cette religion produit dj de beaux effets2 elle se manife/e p> de belles p>oles1 et elle e/ tmoigne p> de gr&s et gnreux exemples2 en voici deux ou trois4 ,les hi/ori5s rapport5t cette invocation de ,tam]lan3 qu& ce pr9ce1 au comble de la prosprit1 vi5t de clbr] dans les pla9es de ,sam>c&e les ftes magnifiques du m>iage de ses fils 7#adjd71 il se retire dans sa t5te1 s'humilie devant ,dieu1 et son me exhale des s5tim5ts d'ab&on la ,provid5ce qui le r5d5t vraim5t digne du titre de ,salomon des /eppes que lui donne ,lam>t9e#dc3 ,de mon nant tu m'z cr1 de ma bassesse tu m'z lev4441 de ma petitesse d'orig9e1 tu m'z fait le plus puissant des dom9ateurs du monde4 ,je ti5s de toi seul la victoire dans tant de batailles et la conqute de tant de royaumes444 ,je connais que je ne suis que p\ssire et que1 si tu m'ab&onnes un seul in/ant1 t\te ma gloire se *ang]a en humiliation et t\te ma puissance en nant4 #dc ,hi/oire de ,turquie1 ,,ii1 p4 #adh2 d4 de #ahfb4 99 99 99 99 99 ,le khalife el-,mam\n1 le clbre promoteur des tudes sci5tifiques et philosophiques *ez les musulmans 7,i,xe s471 m\rut dans des circon/ances o l'on voit la fois un exemple de sup]/ition1 de fatalisme et de rsignation4 ,cet vnem5t e/ =t bi5 racont p> l'hi/ori5 ,maoudi#dd3 ,le khalife rev5ait d'une campagne victorieuse contre les ,byzant9s4 ,il campe un j\r prs de la s\rce trs fra*e et trs limpide d'une rivire4 ,il fait dispos] p\r lui-mme un pavillon de plan*es et de feuillage t\t au bord de la s\rce4 ,un gros poisson t\rnait au fond1 brillant comme un l+ot d'arg5t4 ,mam\n le fait pr5dre2 l'animal pris *appe1 retombe dans l'eau avec =ce1 et l'eau trs froide clab\sse et trempe la khalife4 ,v]s le soir1 celui-ci e/ saisi d'un viol5t frisson1 suivi d'un van\issem5t4 ,lorsqu'il revi5t lui1 il dem&e le nom de la rivire2 on lui rpond qu'elle s'appelle ,pod5d\n1 c'e/--dire t5ds tes pi$s2 il int]roge sur le nom de la localit2 elle s'appelle ,rakkah4 ,or on lui avait prdit qu'il m\rrait ,rakkah2 c'e/ p\rquoi il avait t\j\rs vit de se r5dre dans la ville bi5 connue qui porte ce nom2 ma9t5ant il tait arriv sans le savoir dans un village ignor1 dsign p> le mme vocable4 ,il ne d\te plus ds lors que son heure ne soit v5ue4 ,il se fait port] hors de sa t5te p\r voir son camp une d]nire fois2 il contemple les t5tes bi5 dresses1 les tr\pes ranges1 les lignes brillantes des lumires4 ,puis on le ramne sa c\*e1 et bi5tt la fivre l'emporte1 t&is qu'il rpte cette prire3 ,o toi dont le rgne ne f9it pas1 pr5ds en piti celui dont le rgne va f9ir4 #dd ,les ,prairies d'or1 d4 et trad4 p> ,,b>bi] ,,de ,,meyn>d1 et ,,pavet ,,de ,,c\rteille1 ,,vii1 #if4 99 99 99 99 99 ,le plus clbre exemple qu'(fre l'hi/oire musulmane des vicissitudes de la =tune e/ celui des ,b>mkides#de4 ,ce sont les vizirs du fameux et lg5daire ,hr\n-al-,ra*d2 c'e/ eux qu'e/ due la spl5deur de son rgne4 ,le m>iage de l'un d'eux1 ,djaf>1 avec une sur du khalife1 am5a leur disgrce4 #de ,v4 ,les ,prairies d'or1 ,,vi1 p4 #chf1 et suiv4 ,l'hi/oire des ,b>mcides a f\rni nagure le sujet d'une tragdie ,npomucne ,lem]ci]4 ,hr\n tait cruel4 ,au j\r qu'il avait fix p\r l'excution de son anci5 favori1 il lui envoie quelqu'un avec cet ordre3 ,revi5s avec sa tte4 ,djaf>1 en ent5dant cette s5t5ce1 rpond d'abord3 ,le khalife e/ habitu plaisant] avec moi2 il a v\lu plaisant] cette fois encore4--,je ne l'ai jamais vu plus srieux1 rplique l'envoy4--,ret\rne v]s lui1 insi/e ,djaf>1 dis-lui que tu z obi1 et il en aura du regret4 ,mais comme le b\rreau cra9t de se prs5t] devant le pr9ce sans la tte qui doit tmoign] de son obissance1 ,je vais t'accompagn]1 lui dit ,djaf>1 je me plac]ai d]rire le rideau1 et j'c\t]ai comme il te rpondra4 ,t\s deux vont ensemble au palais4 ,a pe9e l'envoy a-t-il p>u devant ,hr\n1 que celui-ci lui dem&e3 ,o e/ la tte8 ,djaf> ent5d la "q1 tire son m\*oir1 se b&e lui-mme les yeux1 et t5d le c\ l'excuteur4 ,a la suite de ce meurtre1 ,yahya1 le vieux pre du mort1 et d'autres p]sonnes de sa famille fur5t jets en prison4 ,les potes musulmans ont fait sur ce sujet des lgies nombreuses3 ,o toi que la =tune a sduit1 la =tune ple9e de vicissitudes et de ruses1 r$\te les assauts qu'elle prp>e contre toi1 sois en g>de contre ses piges4 ,si tu ignores combi5 elle e/ capricieuse1 reg>de le cadavre qui p5d au gibet du pont4 ,c'e/ une leon t]rible2 mets-la pr(it444 pr5ds les j\rs heureux qui te sont accords1 et ab&onne-toi au c\rant de la de/9e4 ,ils semblai5t t5ir au sol aussi solidem5t que les rac9es du palmi]1 et ils en ont t arra*s comme une h]be potagre4 ,les v]s suivants sont du khalife ,r*d lui-mme3 ,les dda9s de la =tune sont proportionns aux honneurs qu'elle avait d'abord accords4 ,lorsque la f\rmi dploie ses ailes p\r s'envol]1 sa f9 e/ pro*a9e4 ,et ceux-ci sont du vieux ,fadl3 ,c'e/ v]s ,dieu que1 dans notre in=tune1 s'lv5t nos supplications1 c> le remde nos d\leurs et nos afflictions e/ dans ses ma9s4 99 99 99 99 99 ,le nom de l'islam signifie ab&on ,dieu1 rsignation4 ,n\s v5ons de r5contr] dans l'hi/oire et dans le peuple ce s5tim5t trs *rti52 n\s le retr\v]ons encore *ez les my/iques4 ,,*apitre ,,iv ,l',,aumone4--,l,,g5des ,,musulmanes ,,sur ,j,,sus ,,et ,,m>ie ,le prcepte de l'aumne2 sa signification religieuse et politique4--,la dme4--,df5se du prt intrt4--,l'hospitalit4--uvres d'hospitalisation4 ,jsus et ,m>ie dans le ,coran et les comm5taires4--,l'annonciation2--miracles de ,jsus2--sa passion nie2--respect des ,musulmans p\r l',evangile4 ,i ,l',,aumone ,l'aumne e/ une des gr&es lois de l'islam2 c'e/ une loi aussi importante que celle de la prire4 ,gazali crit#df3 ,dieu a fait de l'aumne un des fondem5ts de l'islam1 et encore3 la religion de l'islam se manife/e p> c9q tmoignages3 l'affirmation qu'il n'y a de ,dieu qu',allah1 que ,mahomet e/ son s]viteur et son prophte1 l'assiduit la prire et la pratique de l'aumne4 #df ,,gazali1 ,la rnovation des sci5ces religieuses 7,ihy71 dition arabe1 t4 ,i1 p4 #aej4 ,cette loi peut tre envisage de deux manires3 c> elle a une d\ble porte1 dans l'ordre moral et dans l'ordre politique4 ,au po9t de vue moral elle suppose et t5d dvelopp] les v]tus de bont1 de gnrosit2 elle provoque les uvres de bi5faisance1 et elle habitue le croyant v5ir en aide son pro*a94 ,elle s'l>git en outre et se trans=me en my/ique1 o n\s voyons la v]tu de l'aumne se confondre avec l'esprit de dta*em5t des bi5s de ce monde4 ,ces v]tus et ces s5tim5ts sont d'orig9e pr9cipalem5t *rti5ne4 ,dans l'ordre politique1 l'aumne1 aux premi]s temps de l'islam1 a p\r b de subv5ir aux ncessits de la gu]re sa9te2 elle s]t aussi pay] ce qui e/ d en p>ticuli] au prophte et ses successeurs1 indemnis] les p]sonnes pauvres qui r5d5t des s]vices publics1 et p\rvoir aux *>ges gnrales de la communaut4 ,en raison de ces div]s emplois1 l'aumne devi5t lgale1 et elle se confond avec l'impt4 ,en ce s5s1 elle e/ une loi1 et son orig9e e/ judaque4 ,l'aumne considre comme v]tu a inspir ,mahomet d'assez belles p>oles2 ce sont les plus dlicates que l'on tr\ve dans le ,coran2 il y a l div]ses recomm&ations sur la manire de donn]1 qui sont t\t fait con=mes l'esprit *rti54 ,o croyants6 ne r5dez po9t va9es vos aumnes p> les repro*es et les mauvais procds1 comme agit celui qui fait des l>gesses p> o/5tation1 qui ne croit po9t en ,dieu et au d]ni] j\r4 7,c4 ,,ii1 #bff47 ,o croyants6 faites l'aumne des meilleures *oses que v\s avez acquises1 des fruits que n\s avons fait sortir p\r v\s de la t]re4 ,ne di/ribuez pas en l>gesses la p>tie la plus vile de vos bi5s4 7,c4 ,,ii1 #bfi47 ,quelle que soit l'aumne que v\s f]ez1444 ,dieu la connatra444 ,faites-v\s l'aumne au gr& j\r1 c'e/ l\able2 la faites-v\s secrtem5t1 cela v\s pr(it]a encore davantage4 7,c4 ,,ii1 #bgc47 ,la rcomp5se promise celui qui donne a9si de bon cur1 avec loyaut1 discrtion et dlicatesse1 e/ trs gr&e1 comme elle l'e/ dans le *ri/ianisme4 ,mahomet ne dit pas expressm5t que ,dieu r5dra le bi5fait au c5tuple2 mais son ide e/ peu prs celle-l1 quoiqu'elle soit nonce plus faiblem5t3 ,dieu1 dit-il1 v\s r5dra au d\ble ce que v\s aurez donn p\r lui1 et il aj\t]a encore quelque autre rcomp5se4 ,illu/ration3 ,,iii4--,le cimetire de ,scut>i4 ,combi5 doit-on donn]8 ,le pr9cipe e/ de donn] la dme4 ,c'e/ la rgle judaque4 ,abraham ayant va9cu quatre rois qui avai5t attaqu ,lot1 son neveu1 r5contra ,mel*isdek1 le roi-prtre1 reut sa bndiction1 et lui (frit en *ange la dme de son but9 7,g5se1 ,,xiv74 ,jacob1 aprs avoir eu le songe de l'*elle1 dans lequel ,dieu lui avait promis la t]re p\r sa race1 rpondit ,dieu aprs son rveil3 ,de t\t ce que tu me donn]as1 je t'(frirai la dme4 ,et l'on voit encore dans la ,bible div]ses dmes rgles p> la loi mosaque4 ,c'e/ donc cet anci5 pr9cipe qui a subsi/ dans l'islam4 ,mais il faut obs]v] qu'on n'e/ pas t\j\rs t5u pay] la dme2 il y a de nombreux cas o l'on ne doit que le qu>t de la dme4 ,en ralit le prcepte de la dme s'applique aux rev5us1 ceux que p\vai5t connatre des peuples de civilisation trs primitive1 c'e/--dire aux fruits et l'accru des tr\peaux2 mais p\r les capitaux ou les valeurs qui y sont assimils1 on n'e/ t5u qu'au qu>t de la dme4 ,les docteurs de l'islam rglem5t5t m9utieusem5t l'application de la loi la vie pa/orale4 ,l'aumne e/ due sur les tr\peaux de *ameaux1 de bufs et de m\tons4 ,p\r les *ameaux1 ri5 n'e/ d tant qu'on en possde mo9s de c9q2 lorsqu'on en a ce nombre1 on doit un jeune m\ton dans sa deuxime anne2 p\r dix *ameaux1 on doit deux brebis2 p\r qu9ze *ameaux1 trois2 p\r v+t *ameaux1 quatre4 ,a p>tir de v+t-c9q *ameaux1 on paye en animaux de cette espce3 on donne p\r ce *iffre une jeune *amelle dans sa deuxime anne1 ou un jeune mle dans sa troisime anne1 et a9si en augm5tant d'une faon s5siblem5t proportionnelle4 ,au-dessus de #acj ttes1 on doit une *amelle de trois ans1 p\r *aque gr\pe de c9quante individus1 ou une de deux ans p\r *aque gr\pe de qu>ante4 ,les tr\peaux de bufs sont imposs selon un procd analogue4 ,on doit l'aumne p>tir de tr5te bufs4 ,p\r *aque gr\pe de qu>ante1 on donne alors une va*e de deux ans1 ou p\r *aque gr\pe de tr5te un veau d'un an4 ,sur les brebis1 l'aumne e/ due p>tir de qu>ante ttes2 ce *iffre on en paye une4 ,les *evaux sont imposs lorsque l'on en possde c9q2 le *eval que l'on se rs]ve p\r son usage p]sonnel ne comptant pas4 ,le pr9cipe de la dme s'applique d'une faon immdiate au produit des plantations1 lorsque ce produit a une valeur alim5taire1 c'e/--dire lorsqu'il consi/e en fruits comme celui des palmi]s4 ,il faut que ce produit atteigne #hjj mann#dg1 p\r que la dme soit due2 on paie alors #hj mann4 ,l'aumne1 due p\r les dattes et p\r les rais9s secs1 ne l'e/ pas p\r le coton ni p\r les lgumes4 #dg ,le mann vaut deux ratl2 le ratl 7mta?se du grec litra7 vaut #b4eff grammes4 ,l'impt sur l'arg5t en espce e/ obligatoire p>tir de #bjj dra*mes au titre de la ,mecque2 on doit alors le qu>t de la dme1 soit c9q dra*mes4 ,cette proportion s'applique1 quelle que soit la somme possde4 ,il en e/ de mme p\r les ornem5ts et bij\x1 bracelets1 colli]s1 vases1 c\pes1 ram5s leur valeur en espces4 ,de mme les m>*&ises en gnral sont taxes au qu>t de la dme1 d'aprs leur valeur e/ime en arg5t4 ,lorsqu'on tr\ve un trsor1 on en donne une fois p\r t\te comme aumne la c9quime p>tie4 ,en ce qui conc]n5t les m9es1 les m9es d'or et d'arg5t sont seules s\mises au prcepte3 on doit le qu>t de la dme1 aprs broyage du m9]ai et sp>ation du mtal4 ,il n'tait pas inutile de rapport] ces exemples prcis#dh2 ils c>actris5t assez bi5 une civilisation1 et ils donn5t lieu deux rem>ques importantes3 ,on voit d'abord que cette lgislation mnage beauc\p les petites =tunes4 ,l'aumne lgale n'e/ due que p\r une quantit de bi5s assez leve4 ,une proprit de quatre *evaux ou de v+t-neuf bufs n'e/ pas greve2 ces *iffres reprs5t5t p\rtant dj un avoir apprciable4 #dh ,ce qui prcde e/ rdig d'aprs le trait de ,,gazali1 ,ihy1 livre de l'aumne2 on peut comp>] les tableaux donns p> ,d',,ohsson1 ,tableau1 ,code religieux1 ,,ii1 p4 #djc et suiv4 ,l'autre rem>que e/ que le pr9cipe trs net qui prside ces rglem5tations e/ celui de la proportionnalit2 celle-ci n'e/ pas t\j\rs absolum5t rig\reuse1 cause des conditions de la pratique2 dans cette situation conomique trs primitive o l'impt se paye en animaux1 on ne peut pas divis] les valeurs comme on le fait avec la monnaie4 ,mais t\tes les fois que l'on s'c>te de la proportionnalit ari?mtique1 on s'en c>te dans le s5s de la rgression1 non dans celui de la progression4 ,la loi e/ plutt en de qu'au del de la rgle ari?mtique2 et cela1 quelle que soit la gr&eur de la =tune4 ,c'e/ donc1 aux yeux des ?ologi5s musulmans1 le pr9cipe de la proportionnalit simple qui e/ ju/e en matire d'impt2 il en tait de mme aux yeux des ?ologi5s *rti5s du moy5 ge1 notamm5t de ,su>ez#di4 #di ,cte ,,domet ,,de ,,vorges1 ,l'impt et les ?ologi5s1 une bro*ure1 ,p>is1 ,bl\d1 #ahii4 ,ces docteurs n'aurai5t pas admis une loi de progression gomtrique2 ils n'aurai5t pas cons5ti ce que l'on aj\tt l'impt simplem5t proportionnel une sorte de poids de/9 faire fl*ir la ri*esse mesure qu'elle t5d mont]1 et capable d'entrav] son dveloppem5t4 ,on ne tr\ve *ez eux aucun pr9cipe oppos la gr&e ri*esse4 ,il n'y a pas de procd sy/matique de limitation des =tunes dans la doctr9e de l'islam4 ,mais1 il faut l'aj\t]1 ce qui ne se tr\ve pas dans la ?orie peut se dc\vrir dans la pratique2 l'homme e/ p>t\t le mme2 et1 dans t\tes les contres1 on voit les ri*esses veill] l'envie1 soit des dmocraties1 soit des despotes4 ,de l1 en ,ori5t1 ces brusques disgrces qui atteign5t frquemm5t les hommes qui ont su accumul] de gr&s bi5s2 elles s'expliqu5t trop s\v5t p> les confiscations qui les suiv5t4 99 99 99 99 99 ,l'aumne1 disons-n\s1 a t1 dans l'islam1 la =me primitive de l'impt4 ,tant que la communaut musulmane e/ re/e assez petite1 l'aumne1 accrue du but9 de gu]re1 suffisait ses beso9s gnraux4 ,ce n'tait pas t\t--fait un impt proprem5t dit2 mais c'tait une obligation morale assez =te1 et l'on voit p> c]ta9s textes que beauc\p d',arabes la confondai5t avec une contribution3 ,il en e/1 dit ,allah1 p>mi les ,arabes du ds]t1 qui reg>d5t l'aumne comme une contribution2 ils guett5t les vicissitudes du sort votre g>d 7,coran1 ,,ix1 #bh72 ces d]ni]s mots signifi5t que cette sorte d'impts leur p>aissai5t l\rds et qu'ils allai5t jusqu' s\hait] la dfaite du prophte p\r en tre d*>gs4 ,d'aprs la tradition1 le prcepte de la dme aumnire fut tabli p> ,mahomet un peu aprs la kiblah et le jene du ,ramadan4 ,le produit de cette dme n'allait pas aux pauvres seuls2 ,mahomet s'en s]vait p\r faire des prs5ts c]ta9s ,arabes qu'il v\lait attir] l',islam1 et p\r pay] un peu ceux qui combattai5t dans le s5ti] de ,dieu4 ,il y avait d'ailleurs quelquefois des pla9tes sur la faon dont ces fonds tai5t di/ribus3 ,il en e/ p>mi eux qui te calomni5t t\*ant la di/ribution des aumnes4 ,si on leur en donne1 ils sont cont5ts2 si on les leur refuse1 ils s'irrit5t4 7,c4 ,,ix1 #eh47 ,dans la premire priode de l'islam1 les ,arabes ne fur5t pas propritaires des t]res qu'ils conqurai5t4 ,qu& la ,p]se fut prise s\s le khalife ,om>1 la t]re fut laisse aux ma9s des cultivateurs2 le g\v]nem5t de l'islam ma9t9t l'impt fonci] qui exi/ait aup>avant1 le kh>dj1 et qui avait t organis p> ,ano*irwn le ,ju/e4 ,le mme sy/me fut appliqu l',egypte4 ,les khalifes df5dir5t d'abord aux ,arabes conqurants d'y dev5ir propritaires2 les anci5s habitants cont9ur5t de cultiv] le sol et d'y pay] l'impt4 ,lorsque ces premires prohibitions fur5t leves1 et que les ,musulmans comm5cr5t possd] des t]res dans les pays de conqute1 on sub/itua p\r eux la dme o*r l'anci5 impt fonci]2 celui-ci re/a en vigueur p\r les indignes non-croyants2 en outre les non-,musulmans fur5t assujettis1 ds l'orig9e de l'islam1 une capitation1 djizieh4 ,a l'poque mod]ne1 ces diffr5ces entre croyants et non-croyants ont comm5c s'effac]4 ,le pr9cipe de l'galit de l'impt1 bi5 que contraire l'esprit et la tradition de l'islam1 a t proclam dans la lgislation ottomane4 99 99 99 99 99 ,quelques considrations intressantes sont faire propos du prt intrt4 ,ce prt e/ appel l'usure2 le mot d'usure dsignait au moy5 ge1 tant en ,ori5t qu'en ,occid5t1 l'intrt de l'arg5t1 d'une faon gnrale1 et non pas seulem5t l'intrt excessif4 ,les docteurs du moy5 ge ont eu beauc\p de pe9e compr5dre que l'arg5t pt lgitimem5t port] intrt2 il p>aissait tre une matire in]te2 on ne le voyait pas produire comme les t]res1 les arbres1 les v]g]s1 les tr\peaux4 ,la notion d'un capital qui travaille et s'augm5te n'tait pas habituelle alors comme elle l'e/ dev5ue dans l'ge mod]ne4 ,le ,coran df5d c]ta9em5t le prt intrt4 ,il y avait des ,arabes qui le pratiquai5t en disant3 il e/ lgitime comme la v5te4 ,mahomet1 qui avait sans d\te l'intellig5ce mo9s ouv]te aux que/ions conomiques1 leur rpond3 ,dieu p]met la v5te2 mais il df5d l'usure 7,c4 ,,ii1 #bgf74 ,le prophte recomm&e d'ab&onn] ce qui re/e au-dessus du capital1 aprs que l'emprunteur s'en e/ s]vi1 en donnant cette mauvaise raison3 votre capital n'e/ pas endommag 7,,ii1 #bgh74 ,il invoque ce sujet des argum5ts d'ordre my/ique2 il annonce que le capital qu'on *]*e augm5t] p> l'intrt dprira p> l'effet de la maldiction div9e2 au contraire l'aumne donne p\r ,dieu d\bl]a les =tunes4 ,ces prohibitions tmoignai5t d'un gr& s5tim5t de loyaut1 mais d'une ignorance non mo9s gr&e des affaires4 ,les ?ologi5s de l'islam1 plus intellig5ts que son prophte1 ont fe9t de ne pas les ap]cevoir1 et ont int]prt le ,coran d'une faon assez l>ge1 relativem5t leur poque4 ,gazali1 reprs5tant la gnralit des docteurs1 admet c]ta9es sortes de prts intrt1 et s'occupe seulem5t de fix] les conditions dans lesquelles ils sont licites4 ,il proscrit la plup>t des oprations longues et compliques2 mais il admet les socits =mes en vue d'a*ats et de v5tes presque immdiats1 avec p>ticipation au bnfice2 il cons5t ce que le prteur dem&e un ti]s ou un qu>t du bnfice1 mais non pas le bnfice en sus d'un *iffre fixe4 ,le s5tim5t qu'il a de ce qui e/ licite ou non en affaires n'e/ pas t\j\rs trs ais saisir p\r n\s4 ,auj\rd'hui encore1 les ,musulmans pieux se s5t5t gns p> leur loi dans l'emploi de leur =tune4 ,on disait d]nirem5t que les indignes d',egypte se refusai5t employ] les sommes ?saurises p> eux selon les m?odes europennes1 et l'on annonait qu'une banque devait tre fonde p\r leur p]mettre de faire fructifi] leurs fonds con=mm5t aux rgles de l'islam4 ,,ii ,l',,hospitalit ,l'hospitalit a t une v]tu =t rp&ue dans les anci5nes civilisations o la vie tait plus l>ge1 la =tune plus indt]m9e que dans les socits mieux polices4 ,on ne comptait pas alors au-dessus d'un c]ta9 *iffre2 le nombre des btes que l'on possdait tait mille1 c'e/--dire un gr& nombre quelconque1 et leur reproduction tait rapide2 c'tait peu de *ose que d'en sacrifi] quelques-unes en l'honneur d'un hte1 dont la v5ue apportait une div]sion la monotonie de la vie pa/orale4 ,la tradition d'hospitalit cons]ve p> les ,arabes e/ surt\t celle de la ,bible2 l'exemple classique en e/ l'pisode d',abraham recevant les anges4 ,mahomet a connu ce rcit1 et il le rapporte1 mais selon son habitude en le dfigurant un peu3 ,nos envoys allr5t v]s ,abraham1 porteurs d'une heureuse n\velle4 ,ils lui dir5t3 ,paix6--,paix6 rpondit-il1 et il ne fut pas longtemps apport] un veau rti4 7,c4 ,,xi1 #gb47 ,il e/ bi5 *>mant ce passage de la ,bible1 et il exprime l'un des plus jolis aspects de la vie des ,bd\9s3 ,abraham tant assis1 durant la *aleur du j\r1 l'entre de sa t5te1 voici que trois p]sonnes se prs5t5t quelque di/ance de lui4 ,c'tait trois anges4 ,comme le patri>*e tait trs hospitali]1 il va au-devant d'eux1 il les salue avec un pr(ond respect et les invite se repos]4 ,il les mne sa t5te1 leur lave les pi$s2 puis il dit ,s>a de prp>] trois pa9s cuits s\s la c5dre4 ,lui-mme1 il c\rt ses tr\peaux1 pr5d un jeune veau =t gras et =t t5dre1 et le fait cuire p\r ses htes4 ,c'e/ ce mom5t que les anges lui font la promesse de la naissance d',isaac4 ,il faut rem>qu] ce dtail trs ori5tal1 presque musulman3 ,s>a n'tait pas avec ,abraham lorsqu'il recevait ses htes2 elle tait dans sa t5te p>ticulire2 cette expression doit tre un peu inexacte1 et l'on doit ent5dre probablem5t qu'elle tait dans une p>tie sp>e1 au fond de la t5te1 hors de la vue des anges2 mais elle p\vait ent5dre la conv]sation1 et elle rit qu& les anges dir5t qu'elle allait avoir un fils4 ,l'hospitalit n'e/ pas dans l'islam une obligation /ricte comme l'aumne2 c'e/ seulem5t une c\tume =t l\e et trs bi5 obs]ve4 ,c'e/ une des =mes que peut pr5dre l'aumne1 lorsqu'elle e/ (f]te des voyageurs peu =tuns4 ,l'ide de voyageur va s\v5t avec celle de pauvre dans l'esprit des ,musulmans3 le voyage e/ ord9airem5t leurs yeux un travail pnible1 et on ne l'entrepr5d que lorsqu'on y e/ contra9t p> la ncessit4 ,mahomet dit3 ,r5ds tes pro*es ce qui leur e/ d1 a9si qu'au pauvre et au voyageur1 et ne sois po9t prodigue4 7,c4 ,,xvii1 #bh47 ,de nos j\rs1 l'hospitalit e/ bi5 pratique dans les villages musulmans4 ,des localits trs pauvres ont des maisons o sont logs les passants2 ceux-ci1 s'ils sont un peu di/+us1 reoiv5t leur arrive la visite des notables4 ,ces c\tumes sont trs belles en pr9cipe2 dans l'application1 il e/ possible qu'il s'y mle p>fois des int5tions mo9s pures4 ,*ateaubri& a fait en ce s5s une rem>que m*ante dans son it9raire#ej3 ,a son arrive ,jaffa1 l'aga l'avait envoy complim5t] selon l'usage2 il veut lui r5dre sa visite2 le ,pre directeur de l'hospice o il tait desc5du l'en dt\rne3 ,v\s ne connaissez pas ces g5s-ci1 me dit-il3 ce que v\s pr5ez p\r une politesse e/ un espionnage4 ,on n'e/ v5u v\s salu] que p\r savoir qui v\s tes1 si v\s tes ri*e1 si on peut v\s dp\ill]4 #ej ,it9raire1 d4 de #ahch1 p4 #bjg4 ,v\lez-v\s voir l'aga8 ,il faudra d'abord lui port] des prs5ts3 il ne manqu]a pas de v\s donn] malgr v\s une escorte p\r ,jrusalem2 l'aga de ,rama augm5t]a cette escorte1 etc4 ,et le ,pre conclut ou qu'on lui f]a pay] une somme norme p\r ce magnifique app>eil1 ou qu'on l'attaqu]a4 ,un assez curieux prov]be relatif l'hospitalit1 comprise un peu la manire de ,*ateaubri&1 a t recueilli p> ,m4 ,j4 de ,baye *ez les ,t>t>es du ,nord du ,caucase#ea3 ,les htes sont des brebis2 les matres de la maison sont des l\ps4 #ea ,au nord de la ,*ane du ,caucase1 ,revue de ,gographie1 #ahii4 ,l'hospitalit de ces ,t>t>es e/ cep5dant trs belle et trs pittoresque2 ils excut5t en l'honneur de leur hte des danses et des fantasias1 lui s]v5t de spl5dides repas2 ils s'a/reign5t re/] deb\t devant lui1 et ils le salu5t p> des invocations telles que celle-ci3 ,dieu n\s r5d heureux en n\s envoyant un hte2 qu'il lui accorde un voyage favorable6 ,on compr5d que1 ceux qui reoiv5t se donnant t\te cette pe9e1 accomplissant t\s ces rites1--c> ces c\tumes ont un c>actre presque religieux1--l'hte qui e/ reu ait aussi des devoirs2 et c]tes il en a4 ,il doit se montr] aimable1 obs]v] une gr&e discrtion1 faire preuve p>fois d'un peu d'humilit2 il faut surt\t qu'il se plie aux usages locaux1 aux =mes mme de la rception dont on l'honore2 et cette obligation1 en ce qui conc]ne notamm5t la n\rriture1 ne laisse pas d'tre assez pnible4 ,ce sont ces devoirs de l'hte que ,*>les ,,xii1 le roi de ,sude1 avait trop mconnus1 qu& il fut reu ,b5d] *ez le ,gr& ,turc1 aprs sa dfaite de ,pultava4 ,voltaire qui compr5ait =t bi5 l'islamisme de son temps1--quoi qu'il n'ait pas compris ,mahomet1--a trs sa9em5t jug que la hauteur et la biz>r]ie du c>actre de ,*>les ,,xii s'accordai5t mal avec les c\tumes ori5tales#eb4 #eb ,hi/oire de ,*>les ,,xii1 f9 du livre ,,iv4 ,fugitif1 ce pr9ce avait t trs bi5 accueilli3 ,le comm&ant de ,b5d] qui tait en mme temps sraski]444 et pa*a de la prov9ce444 envoya en hte un aga complim5t] le roi1 et lui (frit une t5te magnifique1 avec les provisions1 le bagage1 les *>iots1 les commodits1 les (fici]s1 t\te la suite ncessaire p\r le conduire avec spl5deur jusqu' ,b5d]3 c> tel e/ l'usage des ,turcs1 non seulem5t de dfray] les ambassadeurs jusqu'au lieu de leur rsid5ce1 mais de f\rnir t\t abondamm5t aux pr9ces rfugis *ez eux p5dant le temps de leur sj\r4 ,et l'hi/ori5 donne d'autres dtails encore sur les escortes dont on l'ent\rait1 les *evaux qu'on lui (frait1 l'abondance o il se tr\vait1 p> la libralit du ,gr& ,seigneur4 ,mais ,*>les traitait les pa*as en sujets1 leur d*irait leurs robes de ses p]ons1 refusait firem5t c]ta9s cadeaux1 si bi5 qu'aprs l'avoir reu comme hte1 on f9it p> le g>d] comme prisonni]4 99 99 99 99 99 ,en se dveloppant la v]tu d'hospitalit produit les uvres d'hospitalisation4 ,il y en a eu de t\t temps dans l'islam2 elles sont faites au moy5 des aumnes4 ,ce sont3 ,les htell]ies 7imret71 con/ruites p\r les coli]s et les pauvres1 o l'on di/ribue des vivres et mme un peu d'arg5t aux plus ncessiteux4 ,les hpitaux1 dp5dant des mosques1 ord9airem5t rs]vs aux seuls ,musulmans2 d',ohsson#ec blme la nglig5ce de leurs adm9i/rateurs et le manque de sci5ce de leurs mdec9s2 ces repro*es t5d5t dev5ir inju/es auj\rd'hui4 ,on peut voir1 en se prom5ant le long des vieux murs de ,/amb\l1 des hpitaux clairs1 bi5 ars1 dans des sites tranquilles et nobles1 favorables aux convalesc5ces4 #ec ,tableau gnral de l'empire ottoman1 ,code religieux1 ,,ii1 #dfb4 ,les hpitaux p\r f\s2 j'en ai vu d'atroces1 il y a peu d'annes encore2 l'imag9ation la plus romantique v\lant figur] l'horreur d'une de/9e comme celle du ,tasse1 n'inv5t]ait pas de tableau plus affreux4 ,orkhan ,i]1 l'orig9e de la dyna/ie ottomane1 fonda ,nice le premi] imret1 et di/ribua de sa ma9 la s\pe populaire2 mais n\s sommes1 avec lui1 au ,x,i,ve sicle2 le lecteur n'aura sans d\te pas de pe9e tr\v] des antcd5ts dans le *ri/ianisme4 ,,iii ,l,,g5des ,,musulmanes ,,sur ,j,,sus ,,et ,,m>ie ,aprs avoir dj beauc\p p>l de l'influ5ce *rti5ne dans l'islam1 aprs avoir vu l'esprit ou la tradition du *ri/ianisme se manife/] p> de nombreux traits dans cette religion1 disons quelque *ose de la faon dont ,jsus lui-mme y app>at1 a9si que sa mre4 ,la figure du ,messie a subi dans l'islam1 et un degr plus gr& encore1 cette sorte de rduction1 de dim9ution1 que n\s avons con/ate propos de plusieurs figures de l',anci5 ,te/am5t1 telles que celles de ,mose ou d',ez*iel4 ,sa vie y e/ trs lg5daire2 et ces lg5des ont t1 selon t\te vraisemblance1 travailles1 non p> ,mahomet lui-mme1 mais p> des ,judo-,*rti5s4 ,l'islam n'a pas r5du ju/ice au ,*ri/2 il ne l'a pas rem]ci1 comme il et conv5u1 de t\t ce qu'il lui devait2 et il ne p>at pas d'ailleurs en avoir eu consci5ce#ed4 #ed ,l'expos qui suit e/ fait d'aprs le ,coran lui-mme1 et d'aprs le gr& comm5taire de ,zamakh*>i intitul ,kac*f1 d4 ,lees1 ,calcutta1 #ahei4 ,m>ie1 mre de ,jsus1 e/ appele dans le ,coran ,m>iam2 ce nom e/ donn comme signifiant la s]vante4 ,il faut voir dans cette explication1 assez surpr5ante au po9t de vue philologique1 une allusion la rponse de la ,vi]ge au mom5t de l',annonciation3 ,je suis la s]vante du ,seigneur4 ,m>ie e/ fille d',imrn fils de ,ma?an1 et d',anne fille de ,fq\d4 ,sa9te ,anne e/ appele dans le ,coran la femme d',imrn4 ,le ,coran tablit un p>allle1 qui ressemble une confusion1 entre la famille de ,jsus et la famille de ,mose4 ,mose et ,a>on sont aussi fils d'un ,imrn1 et ils ont une sur ane appele ,m>ie4 ,le ,coran 7,,iii1 #cj7 admet que la famille d',imrn1 aussi bi5 celle du pre de ,mose que celle du gr&-pre de ,jsus1 e/ de la race d',abraham4 ,m>ie e/ enfant po/hume2 sa mre tait dans un ge avanc qu& elle l'a enfante4 ,anne a fait vu1 avant la naissance de ,m>ie1 de la consacr] au temple4 ,mais ce vu1 selon les comm5tateurs1 n'engageait pas l'enfant4 ,on r5contre1 propos de cette naissance1 un vague s\v5ir de la croyance *rti5ne l',immacule ,conception3 ,t\t enfant en naissant1 dit une tradition1 e/ t\* p> le dmon1 et1 ce contact1 il jette son premi] cri2 ,m>ie et ,jsus fur5t seuls exempts de cette espce de s\illure4 ,la ,vi]ge1 t\te jeune encore1 e/ prs5te au ,temple4 ,les docteurs se disput5t qui la g>d]a4 ,p\r tran*] la "q ils se dcid5t tir] au sort4 ,ils jett5t leurs kalams#ee dans un c\rs d'eau2 celui de ,za*>ie surnage2 c'e/ lui qu'e/ confie l'enfant4 ,les ,arabes avai5t l'habitude1 ,la ,mecque1 de consult] le sort au moy5 de fl*es qu'ils jetai5t t]re2 le procd de div9ation au moy5 des plumes de roseau e/ une v>iante de celui-l4 #ee ,plumes de roseau4 ,za*>ie se tr\vait beau-frre de la ,vi]ge1 il avait p\s une de ses surs2 il tait1 comme dans la tradition *rti5ne1 pre de ,jean-,bapti/e4 ,au temple1 la ,vi]ge e/ place dans le mihrb1 que l'on int]prte comme une *ambre haute1 un app>tem5t rs]v4 ,za*>ie seul y visitait la jeune fille2 celle-ci y recevait sa n\rriture du ciel4 ,un j\r les anges1--il y en a plusieurs dans le texte coranique1--v9r5t visit] ,m>ie4 ,cette visite e/ l',annonciation3 ,les anges dir5t ,m>ie3 ,dieu t'a *oisie1 il t'a r5due exempte de t\te s\illure2 il t'a lue p>mi t\tes les femmes de l'univ]s4 7,c4 ,,iii1 #cg47 ,les messag]s cle/es rev9r5t plusieurs fois2 puis ils annoncr5t =mellem5t la ,vi]ge la naissance de ,jsus1 en lui disant3 ,o ,m>iam1 ,dieu te donne la bonne n\velle d'un ,v]be v5ant de lui1 dont le nom s]a le ,messie ,isa fils de ,m>iam1 illu/re dans ce monde et dans l'autre1 et l'un des famili]s de ,dieu4 7,c4 ,,iii1 #dj47 ,les titres de ,v]be et de ,messie sont expliqus p> les comm5tateurs2 mais le s5s en e/ rduit presque ri53 ,messie e/ un titre honorifique signifiant bni2 ,v]be e/ un surnom qu'on donna ,jsus1 p>ce qu'il n'exi/a que p> la p>ole cratrice de ,dieu3 ,sois4 ,la conception miraculeuse de ,jsus e/ admise dans l'islam4 ,m>ie met son fils au monde s\s un tronc de palmi]2 elle e/ ensuite en butte aux calomnies1 et l'enfant au b]ceau pr5d la p>ole p\r le df5dre 7,c4 ,,xix1 #bb et suiv474 ,mahomet comp>e la naissance de ,jsus celle d',adam3 ,jsus e/ devant ,dieu comme ,adam4 ,dieu le =ma de t]re1 et il lui dit3 ,sois1 et il fut4 7,c4 ,,iii1 #eb47 ,il n'e/ pas une de ces citations qui ne conti5ne une ngation de la div9it du ,*ri/4 ,mahomet voit dans ,jsus seulem5t un envoy de ,dieu1 un prophte4 ,il e/ envoy avec des signes1 c'e/--dire des miracles comme preuves de sa mission4 ,a9si il promet celui-ci3 ,je =m]ai de limon la figure d'un oiseau2 je s\ffl]ai sur lui et p> la p]mission de ,dieu1 l'oiseau s]a vivant4 7,c4 ,,iii1 #dc47 ,c'e/ l un des miracles attribus ,jsus enfant dans les apocryphes4 ,les autres miracles promis p> le ,messie dans le mme passage sont en p>tie con=mes ceux de l',evangile2 ,jsus annonce qu'il gurira des aveugles-ns et des lpreux1 qu'il ressuscit]a des morts2 il dit aussi qu'il v]ra les *oses ca*es dans les maisons1 ce qui e/ une m]veille d'un g5re mo9s relev4 ,l'islam admet que ,jsus eut1 comme gurisseur1 une puissance extraord9aire4 ,un comm5tateur dit3 quelquefois c9quante mille malades l'ent\rai5t4 ,le mme auteur lui attribue la rsurrection de quatre morts2 mais il prt5d ensuite qu',ez*iel en ressuscita huit mille4 ,la mission de ,jsus n'a ri5 de bi5 p>ticuli] aux yeux des ,musulmans4 ,ce n'e/ p\r eux qu'une mission prophtique ord9aire2 ils ne *]*5t pas en df9ir le c>actre propre1 et ils ne s5t5t pas la n\veaut de la prdication du ,*ri/4 ,on ne tr\ve gure ce sujet dans le ,coran et les comm5tateurs que l'*o d'une p>ole de l',evangile3 ,je vi5s1 fait dire ,mahomet ,jsus1 p\r confirm] le ,p5tateuque que v\s avez reu avant moi4 7,c4 ,,iii1 #dd47 ,le ,*ri/ ne modifie la loi mosaque que dans quelques dtails infimes2 il p]met1 d'aprs le ,coran1 l'usage de plusieurs *oses que la ,bible avait df5dues4 ,les comm5tateurs expliqu5t que ces *oses sont c]ta9es graisses1 la vi&e de *ameau1 div]ses espces de poissons et d'oiseaux4 ,la lg5de coranique du ,messie se t]m9e brusquem5t1 p> une ide un peu s+ulire en elle-mme1 mais que l'islam n'a pas inv5te1 et qui lui vi5t de la secte assez obscure des ,doctes3 ,jsus n'a pas subi la passion2 cette mort cruelle et humiliante et t indigne de lui2 il a t enlev au ciel1 au mom5t o il devait tre mis mort1 et quelqu'un d'autre1--on dit p>fois ,judas1--fut crucifi sa place4 ,cette sub/itution se fit secrtem5t4 ,l'islam admet donc une asc5sion du ,messie1 qui ti5t lieu de passion1 et il rejette la rsurrection4 ,cette f9 c\rte de la vie du ,*ri/1 selon ,mahomet1 m>que une in9tellig5ce complte1 ou peut-tre con/itue une ngation v\lue des pr9cipaux my/res du *ri/ianisme4 ,mahomet s'lve avec n]gie en plusieurs passages du ,coran contre la croyance la div9it de ,jsus et sa filiation div9e2 il prt5d que ,jsus ne s'e/ pas dit ,dieu2 il repro*e en outre aux ,*rti5s d'avoir div9is sa mre avec lui3 ,dieu dit alors ,jsus3 ,z-tu jamais dit aux hommes3 ,pr5ez p\r dieux moi et ma mre ct du dieu unique8--,p> ta gloire6 non4 ,comm5t aurais-je pu dire ce qui n'e/ pas vrai8 7,c4 ,v1 #aaf47 99 99 99 99 99 ,la p]sonne de ,jsus e/ en gnral plus respecte p> les populations musulmanes qu'elle ne l'e/ p> le ,coran4 ,jsus e/ populaire dans l'islam s\s le nom de ,sidn ,assa#ef2 d'aprs les lg5des es*atologiques1 il doit rep>atre la f9 des temps4 #ef ,jsus e/ surt\t vnr dans l'islam p> les membres de la confrrie des ,kadriyah1 fonde p> ,abd-el-,kad] ,djlni1 ,x,i,ie sicle4 ,l',evangile a t mieux connu de plusieurs auteurs musulmans qu'il n'a pu l'tre de ,mahomet2 quelques-uns s'en inspir5t en s'ab/5ant de le cit]2 d'autres1 il e/ vrai1 cit5t p>fois comme app>t5ant l',evangile des textes qui ne s'y tr\v5t pas4 ,t\t en rabaissant ,jsus1 ,mahomet a bi5 reconnu l',evangile comme rvlation div9e2 c'e/ p\r lui un des ,livres1 comme la ,bible1 c'e/--dire un des livres prophtiques et rvls2 et les ,*rti5s1 aussi bi5 que les ,juifs1 sont g5s du ,livre4 ,a ce titre ils se di/+u5t des paens et des incrdules2 ils sont relativem5t e/ims des ,musulmans1 et ils j\iss5t en pr9cipe de c]ta9es prrogatives4 ,le prophte arabe lui-mme a daign les l\] p>fois3 ,il en e/1 dit-il1 p>mi ceux qui ont reu les ,ecritures1 qui ont le cur droit4 ,ils croi5t en ,dieu et au j\r d]ni]2 ils ordonn5t le bi5 et df5d5t le mal2 ils c\r5t v]s les bonnes uvres l'envi les uns des autres1 et ils sont v]tueux4 7,c4 ,,iii1 #aji-aaj47 ,,*apitre ,v ,,le ,p,,l]9age ,c>actre obligatoire du pl]9age musulman2--,lieux sa9ts1 c5tres de nations2--pas de gr& culte ,la ,mecque2--lg5des bibliques4 ,description du pl]9age3 dates2 co/ume2 r\tes2 la mosque sa9te2 le ,kaabah2--le puits de ,zemzem2--la visite au mont ,arafat2--les sacrifices ,m9a4 ,impression gnrale4--,le *em9 de f] de ,la ,mecque4 ,jusqu' prs5t l'islam n\s a p>u assez rappro* du *ri/ianisme4 ,en tudiant les gr&s dogmes musulmans de l'unit div9e et de la vie future1 le prcepte de l'aumne1 le problme du libre arbitre1 n\s avons tr\v entre les doctr9es des deux religions des comp>aisons nombreuses et faciles4 ,on aurait pu croire1 en s'en t5ant ces *apitres1 que le fondateur de l'islam a eu surt\t en vue d'imit] notre religion1 et qu'il l'a fait avec maladresse c]tes1 et en tmoignant d'une in/ruction insuffisante1 mais t\t de mme avec assez de bonne volont4 ,ma9t5ant l'impression va *ang]4 ,dans ce qui va suivre1 dans ces *apitres qui vont tre consacrs aux prceptes du pl]9age et de la gu]re sa9te1 et aux rgles relatives la situation de la femme1 n\s allons tr\v] un islam beauc\p plus orig9al1 beauc\p plus indp5dant1 =t loign du *ri/ianisme et du judasme mme1 plus pre aussi1 plus sauvage et plus trange2 sur ces po9ts1 la religion de ,mahomet n\s p>atra s'inspir] d'une psy*ologie religieuse assez difficile compr5dre p\r n\s1 app>emm5t trs antique et qui n\s reporte1 qu& n\s essayons de la pntr] jusqu' des poques =t recules o l'imag9ation se p]d dans la b>b>ie et dans le my/re4 ,i ,le prophte de l'islam a donn ce prcepte3 ,accomplissez le pl]9age 7,c4 ,,ii1 #aib72 la tradition aj\te3 au mo9s une fois dans votre vie4 ,le pl]9age islamique n'e/ donc pas seulem5t un acte de pit2 il e/ une obligation /ricte1 une loi absolue et c5se div9e4 ,le docteur ,gazali rapporte cette p>ole n]gique attribue au prophte3 ,celui qui meurt sans avoir accompli le pl]9age1 p\rrait aussi bi5 m\rir juif ou *rti5#eg4 #eg ,au db du livre du pl]9age1 dans le trait de la ,rnovation 7,ihy74 ,le c>actre obligatoire de ce prcepte e/ ju/em5t ce qui e/ trange p\r n\s1 et ce qui l'loigne de t\t ce que n\s connaissons4 ,c> n\s tr\vons naturel que des croyants ai5t de la dvotion aux lieux sa9ts1 qu'ils aim5t visit] les endroits o ont vcu les pr9cipaux aptres de leur religion1 o ils sont morts1 o peut-tre ils ont subi le m>tyre1 o ils ont pri1 enseign et accompli des prodiges2 mais ces visites sont seulem5t1 nos yeux1 des actes de pit2 elles con/itu5t1 selon notre s5tim5t1 des uvres surrogatoires2 elles ne saurai5t tre imposes p> une loi fondam5tale4 ,notre ide religieuse e/1 en pr9cipe1 indp5dante des conditions de lieu4 ,au contraire1 dans l'islam1 la loi du lieu e/ con/itutive et ess5tielle4 ,il exi/e dans le monde musulman une place1 un t]ritoire qui a un c>actre sa9t4 ,une visite1 une sorte de dm>*e de/9e ratta*] le croyant ce lieu1 complte la foi1 qui1 sans cela1 demeure imp>faite4 ,il faut s'y prs5t] au mo9s une fois dans sa vie2 autrem5t on ne fait pas p>tie du peuple des croyants2 on n'e/ pas de la nation1 de la communaut1 de la famille4 ,s\s un semblable prcepte1 il e/ ais de disc]n] un s5tim5t qui e/ beauc\p mo9s d'ordre religieux que d'ordre national4 ,reprs5tons-n\s un peuple nomade1 dont les tribus et les membres disp]ss circul5t dans les campagnes1 err5t dans les ds]ts1 ou se rp&5t au lo9 p\r faire des expditions ou du comm]ce2 ce peuple a nanmo9s un c5tre1 p> lequel son unit se ma9ti5t2 il faut que ses membres revi5n5t de temps en temps ce c5tre1 autrem5t la nation se diss\drait4 ,c'e/ la patrie1 ce n'e/ pas la religion1 qui a beso9 p\r subsi/] de s'appuy] sur un lieu4 ,lorsqu'on remonte aux poques primitives o l'humanit tait encore en p>tie nomade ou v5ait seulem5t de cess] de l'tre1 on tr\ve des exemples qui font compr5dre cette ?se3 ,a9si1 au db de l'hi/oire grecque1 les ,ioni5s disp]ss1 aprs avoir accompli des migrations1 des navigations1 et colonis div]ses contres1 se runissai5t en un lieu o ils clbrai5t1 en l'honneur d'une div9it pr9cipale1 des ftes1 des panionies1 et ils se retr\vai5t p> l frres et membres d'une mme famille4 ,de mme1 les ,etrusques1 aprs avoir fond des villes nombreuses1 et s'tre diviss en d\ze peuples ou davantage1 v5ai5t priodiquem5t au fanum de ,voltumne1 leur place sa9te1 et ils y clbrai5t les my/res qui symbolisai5t leur unit nationale4 ,c'e/ cet ordre de conceptions qu'app>ti5t celle du t]ritoire sacr ou df5du de ,la ,mecque4 ,deux traits p>ticuli]s =tifi5t encore cette comp>aison3 ,la *asse e/ df5due dans le t]ritoire rs]v de l'islam 7,c4 ,v1 #ie1 #if72 il en tait de mme dans les bois sacrs des ,grecs et des ,roma9s4 ,dans ces bois v\s des ,m]cure ou des ,diane d'un c>actre trs sombre et trs sauvage l'orig9e1 la cogne ne t\*ait jamais les arbres sculaires1 et les fauves errai5t comme dans un asile2 on se s\vi5t1 en ce g5re1 de la belle description de la =t de ,m>seille p> ,luca9#eh4 ,le droit d'asile exi/e dans la mosque de ,la ,mecque p\r les crim9els1 comme p\r les btes sur l'ensemble du t]ritoire sacr4 #eh ,la ,ph>sale1 livre troisime4 ,l'autre trait e/ l'exclusion des trang]s4 ,le t]ritoire sa9t de l'islam e/ int]dit aux non-musulmans4 ,ces bois sacrs1 ces fanum de l'antiquit1 tai5t de mme int]dits aux trang]s1 non pas p>ce qu'on y g>dait quelque my/re ou quelque secret1 mais p>ce que l'trang] ne p\vait pas accomplir l'acte qui symbolisait l'unit nationale4 ,un non-musulman ,la ,mecque doit tre reu de la manire dont nagure ,iphignie reut ,ore/e dans son temple de ,tauride4 ,il p>at c]ta9 qu'avant l'islam on clbrait1 non pas peut-tre ,la ,mecque1 mais dans d'autres sanctuaires d',arabie1 des sacrifices huma9s#ei4 ,cep5dant les criva9s musulmans n\s donn5t des descriptions trs dtailles de leurs lieux sa9ts4 ,cela pr\ve bi5 que l'exclusion des non-musulmans ne provi5t pas du dsir de g>d] des secrets4 #ei ,sur les sacrifices huma9s *ez les anci5s ,arabes de ,ptra et de ,hira1 ,v4 l'article de ,,noeldeke1 ,arabs 7anci5t7 dans ,encyclopa$ia ( religion & e?ics1 ,ed9burgh1 #aijh4 99 99 99 99 99 ,qu'e/-ce que les croyants vont honor] ,la ,mecque8 ,la rponse cette "q confirme encore ce que n\s v5ons d'expliqu]4 ,il n'y a jamais eu ,la ,mecque aucun dieu exceptionnellem5t important ou puissant4 ,peu de temps avant l'islam on avait introduit dans cette ville une idole du nom de ,hobal2 c'tait une grossire /atue de bois1 un fti*e quelconque sans c>actre bi5 df9i2 ce n'tait pas un dieu national1 capable de dev5ir un objet ess5tiel de culte4 ,d'aprs une lg5de1 ,mahomet tr\va dans le sanctuaire trois c5t soixante idoles1 qu'il jeta t]re de son bton#fj4 ,l'hi/ori5 ,maoudi n\s appr5d#fa que les murs du sanctuaire tai5t dcors de fresques d'un trs beau coloris1 reprs5tant des p]sonnages *eval1 en adoration1 et dans d'autres positions4 ,ces fresques n'tai5t dj plus comprises avant le temps de ,mahomet2 elles avai5t t rec\v]tes2 elles fur5t remises j\r l'poque de la jeunesse du prophte1 qu& on dcida de recon/ruire le sanctuaire qui avait t dtrior p> les inondations et dp\ill p> les voleurs4 #fj ,cette lg5de app>at dans l'hi/ori5 arabe ,wkidi2 ,v4 ,,wellhaus51 ,re/e arabis*5 ,heid5tums1 #b;e d41 #ahig4 #fa ,les ,prairies d'or1 ,,iv1 #abf4 ,en somme1 il n'exi/ait ,la ,mecque aucun gr& culte de div9it1 au mom5t de l'app>ition de l'islam2 c'tait le lieu lui-mme qui tait sa9t1 ce n'tait pas pr9cipalem5t les idoles et les fti*es qu'on y honorait4 ,ds ce temps-l1 avant que la nation arabe ft unifie1 le lieu avait le c>actre de c5tre national4 ,l'islam n'introduisit ,la ,mecque ri5 de beauc\p plus intressant que ce qu'on y voyait aup>avant4 ,l'objet de culte le plus notable y e/ la pi]re noire4 ,c'e/ un anci5 fti*e qui e/ re/ dans la religion de ,mahomet1 comme une pave du pass1 sans que ri5 le relie au re/e de la doctr9e4 ,le tombeau du prophte n'e/ pas ,la ,mecque2 il e/ ,md9e4 ,md9e1 la ville du prophte1 a t la premire capitale islamique2 p\rtant elle n'a pas dpass ,la ,mecque4 ,le pl]9age ,md9e n'e/ pas obligatoire2 il n'e/ pas inclus dans le prcepte2 ce n'e/ qu'un simple acte de pit1 comme le sont les pl]9ages du *ri/ianisme4 ,aprs ces deux villes de l',arabie1 l'islam place au troisime rang en sa9tet1 ,jrusalem4 ,mahomet a cep5dant *]* donn] un peu d'intrt au lieu sa9t4 ,il tait bon que quelque *ose y p>lt l'imag9ation du visiteur4 ,comme il avait fond sa religion en p>tie sur la ,bible1 il localisa dans le sanctuaire et dans ses environs des lg5des bibliques4 ,cette adaptation fut faite gau*em5t et sans s\ci de vraisemblance4 ,si d'ailleurs n\s attribuons ,mahomet l'application des lg5des bibliques au t]ritoire arabe1 c'e/ peut-tre p> ignorance2 il e/ probable que cette application avait t faite avant lui p> les sectes judo-*rti5nes =t mal connues1 dans lesquelles il s'e/ =m4 ,on supposa que le tombeau d',adam se tr\vait sur le mont ,ab\ ,kobs2 les ,*iites ont une autre localisation p\r ce tombeau1 et l'on sait qu'une tradition *rti5ne le place sur le ,calvaire4 ,abraham qui e/1 p\r ,mahomet1 le premi] fondateur de la religion de l'islam1 fut c5s avoir habit le t]ritoire de ,la ,mecque2 c'e/ dans le vois9age de ce lieu que se s]ait passe la scne du sacrifice d',abraham4 ,ag> *asse avec ,ismal s]ait tombe1 m\rant de soif1 dans la mme campagne1 et le puits de ,zemzem se s]ait ouv]t p\r elle2 enf9 le tombeau d',ismal1 l'anctre prsum de la race arabe1 se tr\v]ait situ dans le sanctuaire de ,la ,mecque1 dans la ,kaabah4 ,mais au fond1 peu import5t ces arrangem5ts et ces adaptations de s\v5irs vnrs4 ,t\tes ces rm9isc5ces bibliques ont beauc\p mo9s d'intrt que n'en a le c>actre ess5tiel1 fondam5tal et positivem5t connu de ce lieu1 qui e/ d'tre le c5tre d'un peuple4 ,or ce c>actre et le culte qui en e/ la consqu5ce n'avai5t ri5 d'extraord9aire1 lorsque ce peuple tait petit et compos de quelques tribus disp]ses dans la pn9sule arabique2 mais qu& ce peuple prodigieusem5t agr&i p> un des m\vem5ts de conqute les plus rapides et les plus l>ges qu'on ait vus dans l'hi/oire1 embrassa ma9tes races diffr5tes1 engloba plusieurs va/es empires et s't5dit sur trois cont95ts1 il e/ vraim5t extraord9aire que la loi du pl]9age ait pu tre promulgue1 que la c\tume ait cont9u tre suivie1 que le lieu sa9t d'une race p>ticulire ait attir p> milli]s les habitants div]s d'une portion norme du monde4 ,illu/ration3 ,,iv4--,ent]rem5t arabe ,tlemc52 le convoi4 ,,ii ,supposons que n\s sommes ,la ,mecque dans les j\rs qui prcd5t l'arrive des pl]9s1 et essayons de n\s reprs5t] le spectacle qui va s'(frir n\s1 les crmonies qui vont se dr\l] s\s nos yeux4 ,n\s sommes p\r cela trs bi5 r5seigns4 ,des voyageurs musulmans l'esprit trs prcis1 et dont l'obs]vation e/ p>fois mticuleuse1 tels qu',ibn ,bat\tah#fb et ,ibn ,jobr#fc1 n\s ont dcrit le pl]9age2 des docteurs comme ,gazali1 n\s en ont trac les rgles1 le rituel1 qui sont dj en gr&e p>tie poses p> le ,coran1 et ils n\s ont expliqu les s5tim5ts que doit avoir le croyant dans *aque phase du pl]9age4 ,en outre des voyageurs europens d'une gr&e h>diesse1 admirablem5t famili>iss avec la langue arabe et la vie musulmane1 se sont jo9ts aux pl]9s1 ont russi1 au pril de leur vie1 faire avec eux la visite de ,la ,mecque1 et n\s ont laiss de leur voyage des rcits saisissants4 ,les plus clbres d'entre eux sont ,burckh>dt et ,burton1 et aussi le holl&ais ,sn\ck ,hurgronje qui a rapport de la ville sa9te d'excell5tes photographies#fd4 #fb ,voyages d',ibn ,bat\tah1 d4 et trad4 p> ,,defr,,m]y et ,,sangu9etti1 collection de la ,socit ,asiatique1 t4 ,i1 p4 #cjc et suiv4 #fc ,! travels ( ,ibn ,jubayr1 texte arabe1 d4 p> ,william ,,wright et ,,de ,,goeje1 dans ,gibb ,memorial1 #aijg4 #fd ,un ouvrage trs docum5t sur le pl]9age e/ d ,m4 le ,b>on ,d',,avril3 ,l',arabie contempora9e avec la description du pl]9age de ,la ,mecque1 ,p>is1 #ahfh4--,v4 aussi ,,g]vais-,,c\rtellemont1 ,mon voyage ,la ,mecque1 #ahif4 ,le voyage de ,,burckh>dt e/ de #ahad2 celui de ,,burton1 de #ahec2 le franais ,l,,on ,,ro*e fut envoy en mission ,la ,mecque en #ahcg4 ,n\s n\s tr\vons donc ,la ,mecque avant les pl]9s1 soit v]s la f9 du mois de d\'l-kadeh2 les mois consacrs au pl]9age sont ceux de ,*ewl1 ,d\'l-,kadeh1 ,d\'l-hiddjeh2 on a c\tume d'arriv] p\r la pr9cipale fte1 qui e/ le dix de ce d]ni] mois4 ,la lune de ,ramadan qui prcde celle de ,*ewl a t1 comme l'on sait1 consacre au jene4 ,n\s ne p\vons pas dire en quelle saison n\s sommes1 puisque l'anne musulmane e/ une anne lunaire qui n'a que #ced ou #cee j\rs4 ,ses mois se dplac5t donc p> rapport l'anne solaire et aux saisons1 et ils occup5t t\tes les positions p5dant un cycle de #cc ans1 au b\t duquel ils revi5n5t leur situation primitive4 ,n\s imag9]ons que n\s sommes en t1 poque o le pl]9age e/ le plus pnible4 ,un j\r1 probablem5t le #a;er de d\'l-hiddjeh1 l'heure de la prire1 n\s ent5dons battre le tamb\r et les timbales3 ils annonc5t l'arrive des pl]9s4 ,ceux-ci vi5n5t conduits p> des *efs que l'on appelle mirs el-haddj1 mirs du pl]9age4 ,au mom5t de t\*] aux limites du t]ritoire sacr1 ils ont quitt leurs vtem5ts ord9aires et se sont revtus du co/ume rituel4 ,le t]ritoire sacr s't5d des di/ances 9gales aut\r de ,la ,mecque2 les limites en sont indiques p> des bornes2 celles-ci se tr\v5t places #c milles dans la direction de ,md9e1 #aj dans celle de ,djoddah1 #f milles sur la r\te de l',irk et #aa sur celle de ,tf4 ,le co/ume spcial que pr5n5t les pl]9s s'appelle l'ihrm4 ,il e/ =t simple2 il se compose de deux pices de la9e blan*e poses mme sur le corps2 il n'y a ri5 de plus4 ,il semble mme que ce mdiocre vtem5t ait con/itu l'orig9e une sorte de concession1 et que l'ide primitive antrieure ,mahomet tait que l'on devait faire la visite des lieux sa9ts en tat de nudit complte4 ,on entrevoit l une c\tume t\t fait sauvage1 dont on connat des exemples ailleurs3 les prtres de ,pan se mettai5t nus dans les ftes des ,lup]cales1 a9si que les sorci]s du ,*amanisme1 p\r leurs incantations4 ,l'islam1 qui a concd ses pl]9s un manteau rudim5taire1 leur a aussi p]mis l'usage des s&ales4 ,ils vi5n5t de t\s les po9ts du monde musulman1 p> diza9es de milli]s2 ils sont c5t mille1 c5t c9quante mille1 peut-tre davantage4 ,les uns ont pris la r\te de ,damas#fe2 ce sont les ,turcs2 ils apport5t les ri*es prs5ts du sultan4 ,d'autres vi5n5t de ,dj$dah1 port de ,la ,mecque2 ils ont fran*i le dtroit d',ad53 ce sont les ,asiatiques habitant les contres lo9ta9es1 les ,malais1 les ,indo-,*9ois1 les ,h9d\s1 les ,afghans2 ou bi5 ils ont pass p> ,suez3 ce sont les ,egypti5s et autres ,africa9s2 la c>avane d',egypte porte le voile sacr de/9 la ,kaabah4 ,des ,ymnites vi5n5t ,la ,mecque p> t]re et p> le ,sud2 des ,p]sans ,*iites y arriv5t p> les r\tes de l',e/ et du ,nord-,e/1 ayant trav]s le ,n$jd et le ,djebel ,*am>4 #fe ,sur les r\tes du pl]9age1 v4 ,d',,avril1 loc4 laud41 et ,victor ,b,,r>d1 ,le ,sultan1 l',islam et les ,puissances1 ,p>is1 #aijg4 ,les s5tim5ts des pl]9s l'arrive sont trs int5ses1 dit-on2 n\s n'os]ions cep5dant les comp>] ceux des ,croiss ap]cevant ,jrusalem2 ces s5tim5ts s'expliqu5t d'ailleurs non seulem5t p> la pit1 mais aussi p> la gr&e fatigue qui rsulte du voyage et dont on se rj\it de voir le t]me4 ,a la vue de la ville sa9te1 att5due depuis de longues sema9es1 les croyants se mett5t cri]3 ,la ,mecque1 ,la ,mecque6 ,le sanctuaire1 le sanctuaire6 ,ils se pro/]n5t1 bais5t la p\ssire2 quelque-uns fond5t en l>mes4 ,des messag]s se sont aup>avant dta*s des c>avanes p\r c\rir la ville sa9te annonc] leur arrive4 ,burckh>dt raconte que celui qui annona l'appro*e de la c>avane de ,syrie l'anne o il fit le pl]9age1 avait c\ru si vite que son *eval tomba raide mort en entrant dans la ville4 ,a pe9e les pl]9s sont-ils entrs dans ,la ,mecque1 qu'ils comm5c5t aussitt les visites rituelles4 ,ils vont la ,mosque sa9te4 ,celle-ci e/ une va/e ence9te sable1 situe au milieu de la ville1 ent\re d'une colonnade de m>bre blanc2 il y a #dia colonnes disposes sur trois rangs4 ,six m9>ets s'lv5t aux angles et sur les milieux des cts4 ,l'ence9te a #djj c\des de long1 du levant au c\*ant2 et peu prs autant de l>ge4 ,l1 la f\le s'amasse2 l sont des *aires p\r les docteurs des quatre rites or?odoxes2 prs d'eux sig5t les copi/es4 ,les pl]9s vi5n5t dans cette va/e c\r p\r pri] ou pass] le temps4 ,elle e/ t\j\rs ouv]te1 t\te heure du j\r et de la nuit4 ,le soir on illum9e les arcades1 avec des lampes1 des b\gies1 des lant]nes4 ,en c]ta9s j\rs on illum9e aussi les m9>ets et les mosques des montagnes vois9es2 plus r>em5t l'clairage s't5d t\te la ville4 ,cette gr&e ence9te a t autrefois embellie p> le khalife ,mehdi2 elle ent\re le sanctuaire que vnre l'islam4 ,avant de p>l] du sanctuaire1 reprs5tons-n\s les croyants entrs dans la c\r de la mosque3 ,les uns1 dit ,burton1 m>*ai5t d'un pas grave et les autres c\rai5t avec agitation1 t&is que le plus gr& nombre /ationnait et priait4 ,ici s'avanait avec fi]t la femme du ds]t1 c\v]te d'une longue robe noire1 semblable celle d'une religieuse1 et de son voile r\ge1 dont les deux tr\s laissai5t ap]cevoir des yeux flamboyants4 ,l1 une vieille ,indi5ne1 avec ses traits demi t>t>es1 ses =mes hideuses1 ses jambes de squelette1 m>*ait pas prcipits aut\r du sanctuaire4 ,des ,turcs se prom5ai5t sil5cieusem5t en affectant l'air froid et rpulsif qui les di/+ue4 ,plus lo91 c'tait un ,indi5 affam de ,calcutta1 avec son turban disgracieux1 ses bras dif=mes1 sa m>*e inc]ta9e4 ,enf91 coll contre la muraille du sanctuaire1 qu'il pressait de t\t son corps1 un pl]9 pauvre s'accro*ait convulsivem5t la drap]ie noire de la ,kaabah et p\ssait des s\pirs si pr(onds qu'on aurait cru que son cur allait se bris]4 99 99 99 99 99 ,donc au milieu de cette c\r e/ le sanctuaire proprem5t dit1 la maison sa9te1 la ,kaabah1 c'e/--dire le cube2 c'e/ l'difice dont ,mahomet a dit3 ,dieu a fait de la ,kaabah une maison sacre de/9e tre une /ation p\r les hommes 7,c4 ,v1 #ih72 ce sanctuaire1 selon la tradition arabe1 remonte une trs haute antiquit3 ,le premi] temple qui ait t fond p>mi les hommes e/ celui de ,becca#ff4 7,c4 ,,iii1 #ij47 #ff ,anci5ne =me du nom de ,la ,mecque4 ,l'difice qui j\it de cette vnration e/ petit2 c'e/ une masse dont la =me gnrale e/ cubique et dont les dim5sions sont3 #bd c\des et un empan1 sur #bc c\des et un empan2 la hauteur v>ie de #bh #bi c\des1 p>ce que le toit1 en t]rasse1 e/ lgrem5t incl9 p\r l'c\lem5t des eaux4 ,les angles sont peu prs ori5ts4 ,celui qui e/ t\rn au ,nord e/ l'angle de ,syrie1 celui du ,sud e/ l'angle de l',ym52 entre les deux e/ celui de l',irak#fg4 ,a l'angle ori5tal1 la hauteur d'un homme de taille moy5ne1 e/ fixe la pi]re noire1 le vieux fti*e4 ,c'e/ p\r lui sans d\te que le temple a d'abord t bti4 ,on connat d'autres po9ts o le culte des pi]res tait autrefois en vigueur dans l',arabie2 la pi]re noire1 demeure seule en honneur s\s l'islam1 e/ un bolide2 elle a t casse en quatre morceaux1 re/aure avec so9 et c]cle d'arg5t2 elle e/ enca/re dans le mur1 du ct extrieur4 #fg ,les gographes ou cosmographes arabes donn5t quelquefois des plans du sanctuaire de ,la ,mecque2 ,v4 p> exemple ,,cazw9i1 d4 ,wu/5feld1 ,,ii1 p4 #gf4 ,prs d'elle1 une di/ance de dix empans sur la face ,nord-,e/1 se tr\ve la porte du ,sanctuaire2 cette porte e/ leve au-dessus du sol2 elle e/ en arg5t incru/ d'or1 travaille avec beauc\p d'art1 et munie de deux crampons et d'un loquet d'arg5t4 ,un rideau la rec\vre1 selon l'usage qui a c\rs p\r les portes des mosques4 ,le sanctuaire t\t enti] e/ rec\v]t extrieurem5t d'un voile2 il e/ comme habill4 ,ce voile e/ de c\leur noire1 brod de blanc2 on reconnat dans la brod]ie le v]set que n\s citions plus haut1 en l'honneur de la ,kaabah1 et d'autres passages du ,coran4 ,le voile retombe t\t aut\r de l'difice2 on en relve un peu les pans4 ,il e/ muni d'une ce9ture1 k\*k1 qui ent\re t\te la ,kaabah2 cette ce9ture e/ trs ri*e1 brode en fils d'or4 ,on *ange le voile *aque anne le j\r de la fte des sacrifices4 ,celui qu'on retire e/ dc\p1 et les morceaux en sont v5dus p> les g>di5s du temple aux pl]9s qui les emport5t comme reliques4 ,des pices plus amples sont donnes aux mosques1 o elles s]v5t p\r les funrailles4 ,le rite pr9cipal du pl]9age consi/e t\rn] aut\r de la ,kaabah1 et bais] la pi]re noire2 on t\rne sept fois2 on se presse contre l'angle o e/ le fti*e2 on lutte p\r arriv] le t\*]4 ,que ce rite semble sauvage1 et que ces c\tumes p>aiss5t surannes dans une religion de p> ailleurs r5\vele6 ,il fallait que les ,mecquois y fuss5t bi5 atta*s p\r que ,mahomet ait cru devoir les cons]v]4 ,cette sorte de faiblesse causa p\rtant1 ce qu'il semble1 un peu d'tonnem5t4 ,a9si ,om>1 faisant les t\rnes avec ,mahomet et baisant aprs lui la pi]re1 fit ent5dre cette prote/ation timide3 ,c]tes1 je sais que tu n'es qu'une pi]re qui ne peut nuire ni s]vir2 si je n'avais pas vu le prophte te bais]1 je ne te bais]ais pas4 ,sur le toit du sanctuaire e/ une g\ttire sacre2 elle avance de deux c\des1 entre les angles d',irak et de ,syrie4 ,le khalife ,wlid ,i] la fit c\vrir de lames d'or2 depuis le sultan ,ahm$ ,i]1 elle e/ en or massif4 ,qu& il pleut1 les pl]9s vont se mettre dess\s p\r recevoir ses eaux4 ,lorsqu'on veut ouvrir la porte de la ,kaabah1 on appro*e un petit escali] ressemblant ceux des *aires1 des m9b>s1 et muni de r\lettes4 ,le *ef des g>di5s qui sont *oisis dans la tribu des ,*ebanites1 monte sur ces degrs1 ouvre la porte1 baise le seuil et entre4 ,il ref]me ensuite la porte et fait une prire de deux rikah1 aprs laquelle il ouvre de l'intrieur et fait entr] les g>di5s2 puis il ouvre une troisime fois p\r le peuple4 ,celui-ci1 p5dant cette crmonie1 prononce cette invocation3 ,o ,dieu1 ouvre p\r n\s les portes de ta misricorde et de ton p>don4 ,il entre alors en f\le1 t\rne dans le sanctuaire1 baise les murs1 prie et p\sse des s\pirs1 et donne t\tes sortes de m>ques de pit et de componction4 ,la ,kaabah e/ ouv]te aux croyants t\s les v5dr$is1 aprs la prire sol5nelle4 ,l'intrieur de ce sanctuaire e/ divis en trois nefs1 sp>es l'une de l'autre p> trois hautes colonnes de bois de teck4 ,le sol e/ revtu de m>bre ve9 de bleu et de r\ge1 a9si que les murs2 de ri*es rideaux retomb5t en outre sur les p>ois4 ,le voyageur ,ibn ,jobir p>le aussi d'un revtem5t de plaques d'arg5t dor4 ,il a pu y avoir quelques *angem5ts de dtail dans cette dcoration1 c> la ,kaabah a t ru9e et rebtie plusieurs fois1 mais t\j\rs rdifie sur le mme plan4 ,on y rem>que aussi de beaux lu/res et des pi]res prcieuses4 ,il exi/e des lg5des sur l'clat m]veilleux de ce sanctuaire1 qui donn]ait une ide de celui du ,p>adis2 on raconte que1 bi5 que trs petit1 il peut cont5ir une f\le norme2 cette d]nire tradition rappelle celle qui a trait la ,portioncule d',assise dans laquelle se pressait t\te la c\r des anges4 ,les tombeaux supposs d',ismal et d',ag> se tr\v5t sur le p\rt\r extrieur de la ,kaabah appel le hidjr1 non lo9 de la g\ttire4 ,ils sont m>qus p> des dalles de m>bre v]t1 l'une allonge et l'autre ronde4 99 99 99 99 99 ,aprs que les croyants ont fait la procession aut\r de la ,kaabah1 ils vont visit] le sige d',abraham2 on l'ap]oit quelques pas de la porte du sanctuaire1 s\s une petite c\pole1 trav]s une grille4 ,c'e/ un bloc de pi]re2 on peut pass] les doigts trav]s la grille et le t\*]4 ,il e/ probable que cette pi]re s]vait anci5nem5t p\r les sacrifices4 ,ensuite les pl]9s se r5d5t au puits de ,zemzem2 il se tr\ve #bd pas en face de la pi]re noire2 l'espace1 surmont d'une c\pole1 qui l'ent\re1 e/ pav de m>bre blanc4 ,la s\rce mme e/ ent\re de m>bres div]s runis p> des jo9ts de m>bre blanc4 ,on boit de l'eau de ,zemzem2 ce rite e/ obligatoire au d"p2 mais beauc\p de pl]9s en boiv5t aussi l'arrive2 elle e/ assez bonne4 ,les pl]9s s'en v]s5t sur t\t le corps2 ils en emport5t dans des fioles p\r leurs p>5ts et leurs amis4 ,p5dant cette crmonie1 ils prononc5t quelques prires1 telles que celle-ci3 ,o mon ,dieu1 je te dem&e des sci5ces utiles1 des bi5s abondants et des remdes p\r t\s les maux4 ,ce n'e/ pas l'eau de ,zemzem qui s]t p\r l'usage ord9aire du pl]9age4 ,on se s]t des rs]voirs con/ruits p> ,zobdah1 femme de ,h>\n el-,ra*d1 dans la pla9e de ,mozdalifah4 ,cette pr9cesse avait aussi con/ruit des aqu$ucs am5ant l'eau jusqu' ,la ,mecque1 mais ils ne sont pas entret5us4 99 99 99 99 99 ,telle e/ la visite de la ,kaabah et de la mosque sa9te4 ,cette visite a occup la premire j\rne du pl]9age2 les croyants ont accompli p> elle l'ess5tiel du prcepte4 ,t\t n'e/ pas fait cep5dant2 d'autres rites encore sont obligatoires1 dont le plus important e/ celui des sacrifices4 ,on peut rem>qu] ici comm5t la religion mahomtane qui s'annonait si simple et qui semblait si fire de sa simplicit1 devi5t dans cette circon/ance =mali/e4 ,ces rgles du pl]9age sont t\te une liturgie2 et comme l'islam n'a pas de cl]g p\r accomplir les rites1 c'e/ le peuple croyant lui-mme qui en e/ *>g4 ,les docteurs font1 au db des ftes1 des in/ructions aux pl]9s p\r leur appr5dre les crmonies4 ,elles sont1 en fait1 encore un peu plus compliques que je ne puis le dire ici4 ,aut\r de ,la ,mecque s'lv5t des coll9es1 qui s'appell5t ,m]wa1 ,safa1 ,ab\ ,kobs1 etc4 ,a *acune d'elles quelque s\v5ir e/ atta*1 et elles sont1 en raison de ces lg5des1 des buts de visite p\r les pl]9s4 ,la plus importante de ces /ations e/ au ,mont ,arafat4 ,c'e/ l qu',abraham reut l'ordre d'immol] ,isaac1 et c'e/ sur cette montagne que ,mahomet fit son peuple son disc\rs d'adieu4 ,le j\r consacr la visite (ficielle de l',arafat e/ le #i de ,d\'l-hiddjeh4 ,les pl]9s ont pass la nuit prcd5te dans la valle de ,m9a1 o ils ont fait de belles illum9ations4 ,ils arriv5t le mat9 la montagne qui e/ #e milles de ,m9a2 ils y pass5t la j\rne pri]1 psalmodi]1 c\t] des prnes2 leurs yeux se t\rn5t v]s la pla9e o ils ap]oiv5t la ville sa9te et la ,kaabah2 leurs ma9s se lv5t s\v5t v]s le ciel2 il en e/ qui pri5t mme sur leurs montures4 ,ec\tons ,burckh>dt n\s dcrire ce spectacle3 ,les pl]9s qui se t5ai5t prs de moi (frai5t un spectacle trs rem>quable p> sa div]sit4 ,quelques-uns1 presque t\s trang]s1 criai5t et pleurai5t1 se frappai5t la poitr9e et confessai5t qu'ils tai5t de gr&s p*eurs devant le ,seigneur4 ,d'autres1 en petit nombre1 dans l'attitude de la rflexion et de l'adoration1 g>dai5t le sil5ce et avai5t les yeux baigns de l>mes4 ,beauc\p d',arabes du ,h$jaz et de soldats causai5t et plaisantai5t4 ,qu& les autres pl]9s agitai5t leurs ihrams1 ceux-l ge/iculai5t avec frnsie1 comme p\r t\rn] la crmonie en ridicule4 ,je rem>quai1 en arrire sur la montagne1 plusieurs b&es d',arabes et de soldats fumant tranquillem5t leurs n>ghils4 ,dans une cav]ne vois9e1 une femme du commun v5dait du caf2 ses *al&s1 p> leurs clats de rire et leur conduite turbul5te1 int]rompai5t s\v5t la dvotion f]v5te des pl]9s qui tai5t auprs d'eux4 ,beauc\p de g5s n'avai5t pas mme revtu l'ihram4 ,v]s la f9 de la crmonie1 les spectateurs avai5t p\r la plup>t1 l'air fatigu1 et beauc\p desc5dai5t de la montagne avant que le prdicateur et f9i4 ,la f\le assemble sur la montagne app>t5ait presque t\te la classe infrieure3 les pl]9s de considration tai5t re/s *eval dans la pla9e ou monts sur leurs *ameaux4 ,les pl]9s r$esc5d5t d',arafat le soir en procession1 et pass5t la nuit dans la pla9e de ,mozdalifah4 ,ils s'y muniss5t de petits caill\x p\r le rite du jet des pi]res qu'ils doiv5t accomplir le l5dema9 mat94 ,ce rite consi/e jet] des caill\x1 sept p> sept et jusqu'au nombre de #di1 en un endroit o l'on prt5d que le dmon t5ta ,abraham4 ,c'e/ en ralit une survivance du fti*isme4 ,l'int5tion primitive1 dans cette sorte de pratique1 e/ de lapid] les mauvais esprits d'un lieu1 esprits de p]sonnages morts ou autres4 ,on a des exemples de cette c\tume au ,m>oc et ailleurs#fh4 #fh ,v4 ,,d\tt1 ,m]rke*1 ,i1 p4 #ee4--,le mme auteur1 ,magie et religion dans l',afrique du ,nord1 #aiji1 *4 ,,ix4 ,ce j\r-l1 #aj de ,d\'l-hiddjeh1 a lieu la fte des ,sacrifices4 ,les pl]9s sont rev5us la valle de ,m9a2 ils y immol5t les victimes4 ,il n'y a ri5 de haut dans ce sacrifice musulman4 ,la religion du prophte ne p>at pas avoir sur ce po9t progress p> rapport au paganisme arabe4 ,le sacrifice e/ le meurtre des victimes1 brutal1 cruel1 rpt un nombre norme de fois1 trop simple1 et dp\rvu de la beaut des ge/es et de la grce des ornem5tations qui ennoblissai5t les sacrifices du paganisme grco-roma94 ,les btes sont l1 am5es p> des s]viteurs2 ce sont des *ameaux1 des bufs1 des m\tons1 des *vres4 ,on leur t\rne la tte v]s la ,kaabah1 et on leur f5d la gorge en disant3 ,au nom de ,dieu misricordieux6 ,le don des victimes e/ fait aux pauvres4 ,ceux-ci n'en (fr5t pas2 mais les ri*es en font gorg] p> c5ta9es4 ,les corps ou leurs dbris re/5t sur place4 ,la mauvaise odeur de cette b\*]ie se fait bi5tt s5tir dans la valle et au del4 ,aprs la fte des sacrifices1 les pl]9s re/5t gnralem5t une diza9e de j\rs encore ,la ,mecque4 ,ils n'ont plus gure accomplir qu'une n\velle visite la ,kaabah1 comportant les t\rnes rituelles aut\r du sanctuaire1 et une visite une *apelle situe au nord de ,la ,mecque et appele l',omrah4 ,ils se font alors ras] la tte et ils repr5n5t les vtem5ts qu'il leur plat4 ,des rj\issances populaires1 feux d'artifice1 danses1 spectacles div]s1 occup5t les d]nires nuits de leur sj\r4 ,en ret\rnant1 la plup>t d'entre eux pass5t ,md9e1 o ils vont vnr] le tombeau du ,prophte et celui de ,ftimah4 ,ils repr5n5t ensuite les r\tes qu'ils ont suivies p\r v5ir4 ,leur nombre e/ alors trs dim9u c> la mortalit qui svit durant le pl]9age e/ effrayante2 elle l'tait surt\t autrefois4 ,des mesures d'hygine prises s\s la pression europenne l'ont dim9ue dans ces d]nires annes4 ,d'aprs une valuation de #ahfe1 il prissait1 avant cette poque1 en temps ord9aire1 environ un c9quime des pl]9s4 ,cette proportion augm5tait dans les annes de *olra4 ,il n'entre p\rtant pas1 selon la conception musulmane1 d'int5tion de pnit5ce dans le rite du pl]9age4 ,il vaut comme manife/ation1 non p\r les fatigues et les risques qu'il entrane2 ceux-ci compt5t peu aux yeux de peuples encore primitifs1 rudes et encl9s au fatalisme1 ct de ce t]rible voyage1 que sont les pl]9ages dits de pnit5ce que les t\ri/es ca?oliques aim5t faire ,jrusalem8 ,les pl]9s1 sur la r\te du ret\r1 retr\v5t dans des po/es ou dans des *teaux des provisions qu'ils y ont laisses leur premi] passage4 ,ils vont r5tr] *ez eux1 o ils j\iront d'une assez gr&e considration2 ils auront acquis le droit de port] le turban v]t1 et le titre de ,haddji 7pl]974 ,a ,la ,mecque la solitude s'e/ faite1 mais l'air empe/ et la salet des rues rappell]ont p5dant de longs j\rs encore la visite du peuple croyant4 ,burckh>dt dcrit a9si ces j\rnes de l5dema93 ,la ,mecque ressemblait une ville ab&onne4 ,dans les rues o1 quelques sema9es aup>avant1 il fallait se fray] pniblem5t un passage trav]s la f\le1 on n'ap]cevait plus un seul pl]91 except quelques m5diants isols qui levai5t leurs voix pla9tives v]s les maisons qu'ils supposai5t encore habites4 ,les gravats et les ordures c\vrai5t t\tes les rues1 et p]sonne ne p>aissait dispos les enlev]4 ,les environs de ,la ,mecque tai5t jon*s de cadavres de *ameaux dont l'odeur empe/ait l'air1 mme au c5tre de la ville1 et contribuait c]ta9em5t aux nombreuses maladies qui rgnai5t4 ,plusieurs c5ta9es de ces *>ognes tai5t t5dues prs des rs]voirs des pl]9s1 et les ,arabes qui habitai5t ce qu>ti] ne sortai5t jamais sans se b\*] les n>9es avec un morceau de coton qu'ils portai5t susp5du leur c\ p> un fil4 99 99 99 99 99 ,quelle impression ont g>de les pl]9s de cette visite aux lieux sa9ts8 ,e/-ce celle d'un ,dieu plus immatriel1 d'une religion plus pure1 d'une morale plus sa9te8 ,on peut en d\t]4 ,il e/ mme tonnant que cette impression ne soit pas plus s\v5t mauvaise4 ,elle le fut quelquefois4 ,tant de rites biz>res1 d'invraisemblables traditions1 de sang v]s1 de *airs d*ires1 de morts dans le rgne animal et dans le rgne huma91 tant de spectacles tranges1 incohr5ts1 b>b>es1 ne sont pas faits p\r lev] le s5tim5t religieux ni aff9] le s5s moral4 ,on connat des esprits qui en fur5t *oqus1 tels que le fondateur de la religion du babisme#fi4 #fi ,v4 notre ,mahomtisme1 p4 #bje4 ,et p\rtant une impression gr&e1 =te et durable1 s9on proprem5t religieuse1 doit tre le plus s\v5t rapporte du pl]9age2 et cette impression1 ju/em5t cause de cette b>b>ie des c\tumes1 de cette viol5ce des images1 doit tre celle de quelque ralit trs anci5ne1 trs lo9ta9e et p]man5te1 exprime p> t\s ces rites1 p> t\s ces sacrifices1 p> cette ville1 ces coll9es et ce petit sanctuaire3 la ralit d'une nation gigantesque dont les membres s't5d5t =t lo91 mais dont le cur bat en ce lieu-l4 ,la conception qui se dgage du pl]9age doit bi5 tre la mme qu' l'ge primitif1 savoir la conception religieuse de la nation4 ,c'e/ p\rquoi il e/ si important p\r la puissance politique qui veut dom9] l'islam1 de possd] ces lieux2 et p\rquoi l'ide nationale1 dans le monde islamique1 ne peut tre compltem5t sp>e de l'ide religieuse4 ,en va9 tel peuple1 comme les ,arabes1 fait-il ef=t1 de nos j\rs mmes1 p\r revivifi] en lui le s5tim5t national2 d'aprs la doctr9e islamique1 il n'y p\rra pas russir t\t--fait4 ,l'esprit de cette doctr9e tant respect1 il ne peut pas y avoir de nation arabe1 de nation turque1 de nation gypti5ne1 comme il y a des nations franaise1 allem&e1 itali5ne2 on ne peut pas faire l'unit de ces nations-l comme on a fait celle des nations occid5tales4 ,c> il n'y a dans l'islam qu'une seule vritable unit1 celle de l'islam mme2 et celui-ci1 ju/em5t cause de la matrialit et de la localisation de son culte1 a plus de ralit physique et politique que n'en a jamais eu la *rti5t4 ,c'e/ lui qui s]a la vraie nation1 tant que subsi/]a le rite du pl]9age1 c'e/--dire la foi musulmane4 ,on sait qu'en ce mom5t s'a*ve le *em9 de f] de ,la ,mecque#gj2 il a t con/ruit p> s\scription nationale4 ,la premire section va jusqu' ,maan2 elle a t ouv]te le premi] septembre #aijd4 ,au mom5t o n\s crivons1 la ligne issue de ,damas atte9t ,md9e2 elle a dj s]vi p\r envoy] des tr\pes dans le ,h$jaz1 lors des rvoltes de #aije2 elle a p\r le g\v]nem5t turc un puissant intrt /ratgique4 #gj ,v4 ,b,,r>d1 op4 laud4 ,v]s ,la ,mecque et l',egypte4 ,au po9t de vue de la psy*ologie religieuse1 on peut s'att5dre ce que cette uvre civilisatrice ad\cisse un peu1 comme l'ont dj fait les rglem5ts d'hygine1 la b>b>ie de la c\tume4 ,cela e/ s\hait] p\r l'honneur de l'islam4 ,t\tefois ce prcepte fameux du pl]9age s]a sans d\te1 p5dant longtemps encore1 un des plus gr&s ob/acles l'uvre des jeunes ,musulmans qui *]*5t adapt] leur religion aux conceptions europennes4 ,on peut bi5 essay] de rduire le nombre des pl]9s1 r5dre honneur aux cits sa9tes en envoyant seulem5t des dputations1--le pl]9age p> procuration e/ quelquefois p]mis1--amlior] les conditions sanitaires1 sacrifi] mo9s de btes1 et les immol] avec un ge/e plus noble1 trait] davantage le pl]9age comme un symbole2 mais il re/]a encore le co/ume b>b>e1 les rites biz>res1 les lg5des incroyables1 le =malisme1 la localisation trop prcise1 le c>actre matriali/e du prcepte1 le li5 entre la religion et la politique trop troit4 ,p>vi5dra-t-on am5d] t\tes ces conditions1 et mettre le prcepte en h>monie avec le dsir mod]ne de politique indp5dante et de religion fran*em5t spirituali/e8 ,,*apitre ,,vi ,,le ,,pr,,cepte ,,de ,,la ,,gu]re ,,sa9te ,la conception religieuse de l'islam e/ gu]rire2--elle e/ mme conqurante4--,apo/olat p> la conqute2 droit d'attaque4 ,le s]vice militaire conu comme devoir religieux2--haute situation des gu]ri]s dans l'islam2--les m>tyrs2--le devoir d'tudi] l'art militaire4 ,op9ions sur la tolrance musulmane2--selon la plus pure doctr9e1 cette tolrance ne peut tre que prcaire4--,dang] de v\loir pr\v] ,dieu p> les armes4 ,la religion de l'islam a ceci de p>ticuli] qu'elle comm&e la gu]re3 ,arms pesamm5t ou la lgre1 dit le prophte1 combattez dans le s5ti] de ,dieu4 7,c4 ,,ix1 #da47 ,la gu]re e/ p\r l'islam un prcepte religieux comme le pl]9age1 comme le jene1 l'aumne et la prire4 ,frapp] l'infidle e/ un acte pie2 le tu] e/ une uvre mritoire2 m\rir dans la gu]re sa9te1 c'e/ m\rir m>tyr4 ,le fondateur de cette religion e/ un gu]ri]2 il comm&e des expditions1 porte la cotte de mailles1 attaque des *teaux1 con/ruit des =tifications semi-p]man5tes1 dispose des embuscades1 excite ses adhr5ts au combat2 dans ses exhortations1 il leur promet le but92 il le conqui]t1 le p>tage1 en reti5t p\r lui la plus belle "p2 il fait en un mot t\t ce qui conc]ne le mti] de *ef de petite arme4 ,aprs lui1 ses successeurs1 les khalifes et les sultans1 qui sont *efs religieux comme lui et n'ont en religion p]sonne au-dessus d'eux1 sont en mme temps *efs militaires2 il ti5n5t p\r leur plus gr& honneur et leur plus gr& devoir de comm&] en p]sonne les armes1 et n\s les voyons lanc] leurs peuples des conqutes de plus en plus t5dues1 t\tes les fois que la =tune leur en (fre l'occasion4 ,les autres religions ne n\s prs5t5t ri5 de t\t--fait comp>able4 ,elles ne comm&5t po9t la gu]re2 ni le b\ddhisme1 notamm5t1 ni le *ri/ianisme ne la comm&5t2 elles la tolr5t seulem5t1 comme une ncessit t5ant l'imp]fection de la nature huma9e1 et elles la bniss5t dans c]ta9s cas o elle e/ p>ticulirem5t utile au ma9ti5 de la religion2 le cl]g b\ddhi/e a pu glorifi] un ,aoka1 et le cl]g ca?olique un ,*>lemagne1 p>ce que ces conqurants se sont s]vis de leur =ce l'avantage de leurs religions respectives2 mais les reprs5tants de ces religions eux-mmes n'avai5t pas organis ces conqutes et n'y avai5t pas coopr3 ils tai5t demeurs pacifiques et di/9cts des gu]ri]s4 ,sans d\te n\s voyons quelquefois dans notre civilisation le p\voir militaire confondu dans une mme p]sonne avec le p\voir religieux2 il en e/ a9si dans les pays s*ismatiques et prote/ants1 en ,russie1 en ,anglet]re1 en ,allemagne2 mais l1 la fonction religieuse de l'emp]eur n'e/ gure que celle d'un prsid5t2 elle e/ surt\t honorifique1 et elle e/ accompagne d'un p\voir beauc\p mo9s rel que celui du sultan dans l'islam4 ,la puissance religieuse demeure aux ma9s du cl]g1 qui a une ralit1 une importance qu'il n'a pas dans la religion de ,mahomet4 ,dans cette d]nire1 les docteurs1 les ?ologi5s1 les *ekh el-islm1 ne saurai5t tre comp>s aux prtres ca?oliques2 ils ne con/itu5t pas un cl]g proprem5t p>l]2 le prtre n'e/ pas utile dans l'islam1 p>ce que la liturgie y e/ pauvre1 que les gr&es crmonies y sont r>es1 et surt\t p>ce que la doctr9e n'y comporte pas de sacrem5ts1 ni1 au s5s my/ique du mot1 de sacrifices4 ,il n'y a donc pas1 dans la nation mahomtane comme dans la plup>t des autres1 une gr&e classe pacifique la tte de la religion4 ,dans l'hi/oire du judasme c]tes1 on tr\ve la gu]re1 et bi5 un peu la gu]re sa9te3 les gu]res entreprises p\r la conqute de la ,t]re promise tai5t bi5 sa9tes1 v\lues p> ,jhovah1 et c]ta9s *efs tels que ,gdon1 ,josu1 inc>nai5t la =ce militaire du peuple hbreu en mme temps que ses s5tim5ts religieux2 p\rtant1 ct de ces p]sonnages1 il exi/ait dans ce peuple une ca/e sac]dotale1 v\e au culte et pacifique4 ,mose lui-mme1 quoique dirigeant l'migration1 se cont5tait de pri] sur la montagne1 les bras levs au ciel1 t&is que son peuple combattait les ,amalcites4 ,on peut donc conclure que la conception religieuse e/ pacifi/e1 p>t\t ailleurs que dans l'islam2 l1 elle e/ gu]rire4 99 99 99 99 99 ,et elle n'e/ pas seulem5t gu]rire2 elle e/ conqurante4 ,on rem>que1 il e/ vrai1 dans le ,coran1 aux endroits o il e/ "q de la gu]re sa9te1 quelques v]sets qui p>aiss5t signifi] le contraire1 et ne comm&] que la gu]re df5sive4 ,combattez dans la voie de ,dieu contre ceux qui v\s f]ont la gu]re4 ,mais ne commettez po9t d'inju/ice en les attaquant les premi]s1 c> ,dieu n'aime po9t les inju/es4 ,tuez-les p>t\t o v\s les tr\v]ez1 et *assez-les d'o ils v\s auront *ass4 ,l'idoltrie e/ pire que le c>nage4 ,combattez-les jusqu' ce que v\s n'ayez plus cra9dre la t5tation1 et que t\t culte soit celui du ,dieu unique3 ,si quelqu'un v\s opprime1 opprimez-le comme il v\s a opprim4 7,c4 ,,ii1 #ahf-aij47 ,mais un tel passage doit tre int]prt4 ,kasimirski a =t bi5 compris qu'il y a l des re/rictions s'appliquant des circon/ances spciales2 ,mahomet1 alors aux prises avec les ,mecquois1 att5dait d'tre le plus =t p\r les attaqu]2 cep5dant la f9 des v]sets m>que assez son ide d]nire1 son ide de fond1 qui tait celle de la conqute3 qu& l'occasion favorable s]a v5ue de les attaqu]1 alors combattez-les1 jusqu' ce que t\t culte soit celui du ,dieu unique2 ou1 selon un autre passage3 qu'il n'y ait plus d'ho/ilit si ce n'e/ contre les m*ants4 ,l'int5tion de ces p>oles n'e/ pas limite une simple p>ade4 ,ce que ,mahomet dem&e n'e/ pas uniquem5t une rponse l'(f5sive2 c'e/ une ext5sion presque indf9ie de l'action df5sive1 une cont9uation allant jusqu' la conqute et la conqute univ]selle4 ,ne dit-il pas encore3 ,o croyants1 combattez les infidles qui v\s avois95t2 qu'ils tr\v5t t\j\rs en v\s un rude accueil4 7,c4 ,,ix1 #abd47--,ne v\s ral5tissez po9t dans la p\rsuite de vos ennemis4 7,c4 ,,iv1 #aje47--,ne montrez po9t de l*et1 et n'appelez pas les infidles la paix qu& v\s tes les plus =ts et que ,dieu e/ avec v\s4 7,c4 ,,xlvii1 #cg47 ,t\s ces passages pr\v5t assez que la re/riction que n\s rem>quions t\t l'heure tait due une faiblesse mom5tane de l'arme musulmane2 elle quivaudrait cette phrase3 dans les circon/ances prs5tes1 re/ez sur la df5sive2 le devoir gnral des croyants l'g>d des infidles1 n'en e/ pas mo9s1 aux yeux du prophte1 l'(f5sive et la conqute2 et c'e/ l la =me d'apo/olat qui a t1 jusqu' nos j\rs1 inhr5te l'islam3 ,n\s v\s appell]ons1 dit ,allah1 m>*] contre un peuple d\ d'une puissance t]rible2 v\s combattrez ces hommes jusqu' ce qu'ils se fass5t musulmans4 7,c4 ,,xlviii1 #af47 ,combi5 ces conceptions sont diffr5tes des ntres6 ,p5sons ici au mot de ,jsus-,*ri/3 ,remettez votre pe dans le f\rreau2 celui qui se s]vira de l'pe prira p> l'pe4 ,cet apo/olat p> la gu]re n\s ne le connaissons pas dans le *ri/ianisme2 la ,bible mme n'en a pas la notion4 ,la conqute de la ,t]re promise1 cas peu prs unique o l'on voit les ,juifs faire une gu]re (f5sive1 n'e/ pas un acte d'apo/olat4 ,les ,juifs sont m]veilleusem5t c\rageux1 t5aces et endurants dans la gu]re df5sive2 le sige de ,jrusalem en e/ une preuve2 mais ils ne connaiss5t presque pas l'(f5sive2 lorsqu'ils ont rv de faire de ,jrusalem le c5tre religieux du monde1 ce dsir avait un s5s moral1 et il devait tre ralis de faon pacifique2 ce qu'ils v\lai5t tait la dom9ation des mes1 non la conqute des corps4 ,dans le *ri/ianisme1 on peut tr\v] quelque exemple de conqute religieuse opre p> les armes2 n\s en citions un plus haut3 la conv]sion des ,saxons au temps de ,*>lemagne4 ,cet emp]eur1 dans les campagnes de #ggh #ghj1 ayant battu les ,saxons et port son camp jusqu'au bord de l',elbe1 reut leur s\mission1 qui fut la fois religieuse et politique2 il envoya dans t\t le pays et jusque dans les cantons les plus reculs1 des missionnaires1 p\r la plup>t mo9es de ,fulda2 il p>tagea le pays en diocses1 et les va9cus dur5t pay] la dme aux v*s#ga4 ,cep5dant ce fait e/ bi5 lo9ta91--,*>lemagne p>at encore plus loign de n\s que ,mahomet des ,musulmans mod]nes1--et il se passe dans un milieu un peu b>b>e2 on n'en saurait tir] gr&e consqu5ce4 #ga ,r4 ,,d>e/e1 ,hi/oire de ,france1 t4 ,i1 p4 #cff4 ,les gu]res religieuses les plus importantes qu'ait s\t5ues la *rti5t1 les ,croisades1 sont des gu]res df5sives2 elles sont le rev]s de l'(f5sive musulmane1 et1 comme telles1 elles sont vraim5t sa9tes2 des papes les bniss5t1 les enc\rag5t1 y exhort5t les *evali]s *rti5s2 des my/iques influ5ts1 comme sa9t ,b]n>d1 sort5t de leur retraite et appell5t le peuple aux armes2 des prtres1 des vques1 comme le ,turp9 de la ,*anson de ,rol&1 se ml5t aux gu]ri]s1 les anim5t au combat et ne ddaign5t pas de frapp] eux-mmes4 ,mais t\t cet ef=t e/ dirig contre des ennemis assaillants1 des ennemis dont la prodigieuse activit presse de t\tes p>ts le monde *rti51 et dont le nombre et l'n]gie vont subm]g] la *rti5t si celle-ci ne se df5d pas de t\te sa vigueur4 ,voil le cas o la gu]re e/ sa9te p\r les *rti5s3 c'e/ celui de la df5sive2 p\r les ,musulmans1 elle e/ sa9te aussi1 et presque surt\t1 dans le cas de l'(f5sive4 ,la mme rem>que e/ applicable aux gr&s ordres militaires qui ont df5du soit la ,t]re-,sa9te1 soit l',espagne1 soit les les et les m>*es ou prov9ces frontires de la *rti5t4 ,on a dit quelquefois que l'ide de ces ordres avait t emprunte aux ,musulmans4 ,je ne crois p\rtant pas que cela con/itue un fait prcis1 ni qu'on ait d'exemples bi5 dt]m9s d'ordres militaires musulmans p>eils aux ntres2 c'e/ l'islam dans son ensemble qui peut tre considr1 l'poque de son dveloppem5t1 comme un gr& ordre militaire4 ,l'ide de ces organisations la fois religieuses et gu]rires a t reprise1 il y a quelques annes1 p> des hommes h>dis et actifs1 lors de la campagne antiesclavagi/e du ,c>d9al ,lavig]ie#gb4 ,on projetait de dispos] des po/es de refuge de di/ance en di/ance dans le ,s\dan1 o l'on recueill]ait les esclaves fugitifs2 la ligne des po/es s]ait ensuite porte de plus en plus avant dans le ds]t4 ,il y avait bi5 l un plan de pntration2 nanmo9s la =me de l'action devait demeur] df5sive4 #gb ,v4 ,la ,croisade noire1 p> le ,mis ,,de ,,bon>di ,,du ,m,,nil4 99 99 99 99 99 ,dans l'islam le pr9cipe de l'apo/olat p> la conqute1 pos in/9ctivem5t p> ,mahomet1 porta ses fruits aussitt aprs lui4 ,le prophte lui-mme n'avait conquis que l',arabie2 aprs sa mort les croyants appliqur5t surt\t leur zle ce prcepte de la gu]re sa9te3 ils se jetr5t sur la ,p]se1 la ,syrie et l',egypte qu'ils subm]gr5t2 cont9uant p5dant plusieurs sicles cet ef=t et cette pression1 ils p>v9r5t faire tomb] l'empire de ,byzance2 on les vit aux portes de ,vi5ne2 ils m5acr5t l',italie et s'in/allr5t en ,espagne4 ,le droit d'attaqu]1 selon leur consci5ce1 ne leur manqua jamais2 ils n'avai5t mme pas beso9 de *]*] un prtexte3 avancez qu& v\s p\vez1 leur disait en somme le ,coran2 p>tez en gu]re qu& v\s tes les plus =ts4 ,c'e/ l une solution brutale1 mais claire1 de la "q1 assez dlicate en morale1 du droit d'attaque4 ,un peuple qui se s5t le plus =t peut-il1 sans iniquit1 attaqu] des vois9s plus faibles8 ,cette "q s'e/ pose p\r la ,france1 s\s le rgne de ,l\is ,,xiv4 ,des philosophes ou des morali/es comme ,leibniz1 ,fnelon1 ont repro* ce pr9ce l'inju/ice de ses gu]res3 il n'a de motif1 disait-on1 que son bon plaisir1 de raison que le s5tim5t de sa =ce4 ,a un tel repro*e on p\rrait t5t] de rpondre3 un peuple qui p> ses ef=ts1 son travail1 ses sacrifices pcuniaires1 son conomie1 son esprit de conduite1 son intellig5ce1 a acquis une gr&e =ce1 n'a-t-il pas le droit de s'en s]vir8 ,illu/ration3 ,v4--,ent]rem5t arabe ,tlemc52 les assi/ants aut\r de la fosse4 ,dans ce dbat l'islam n'hsit]ait pas3 la =ce ne cre pas seulem5t le droit1 elle cre le devoir2 la gu]re dans le s5ti] de ,dieu n'e/ pas seulem5t lgitime2 elle e/ obligatoire4 ,et comme1 p\r l'islam1 le s5tim5t national se confond avec le s5tim5t religieux1 t\te gu]re intressant soit la nation1 soit le g\v]nem5t1 e/ t\j\rs dans le s5ti] de ,dieu2 elle e/ donc t\j\rs ju/e1 licite et mme comm&e p> la loi coranique4 ,c'e/ a9si qu'en ont jug les gr&s conqurants de l'islam1 ces aptres en cotte de mailles et en cuirasse1 qui prt5dai5t pr*] la p>ole de ,dieu en entranant sur le monde des milli]s de b>b>es1 p]sonnages non mo9s habitus pill] qu' pri]1 con/ruire des pyramides de ttes huma9es1 qu' difi] des mosques et des oratoires3 ,tam]lan1 p> exemple1 qui1 au comble de la puissance1 v\lait encore attaqu] la ,*9e p\r utilis] sa =ce au s]vice de ,dieu4 ,ces hommes l'esprit simple1 et honntes dans leur b>b>ie1 qu'emportait un de/9 gigantesque1 rvai5t l'empire univ]sel3 ,comme il ne doit y avoir qu'une religion1 il ne doit y avoir qu'un empire sur la t]re1 p5sait ,tam]lan2 et des philosophes tels que ,f>abi1 p5sai5t comme lui#gc4 ,ils traai5t le tableau d'une rpublique univ]selle et idale1 dont les *efs s]ai5t naturellem5t bons croyants1 et d'o les mcrants s]ai5t exclus2 c'e/ bi5 le b indiqu p> ,mahomet3 qu'il n'y ait plus sur la t]re que la religion d',allah4 #gc ,v4 notre ,avic5ne4 ,en fait ce beau rve ne se ralisa gure que p\r l',arabie1 d'o ,om> expulsa les ,juifs et les ,*rti5s4 ,p\r le re/e du monde1 il fallut s'en t5ir une conception plus pratique des *oses1 admettre la coexi/5ce de croyants et de non-croyants1 leur p]mettre de vivre cte cte1 avec une scurit relative et dans un tat de mutuel support4 ,de l sont nes1 p\r les priodes o la gu]re repose1 une srie de conceptions relatives la tolrance4 ,mais1 avant de p>l] de la tolrance dans l'islam1 notons encore quelques consqu5ces ou quelques aspects du prcepte de la gu]re sa9te4 99 99 99 99 99 ,une importante rem>que faire d'abord e/ que l'obligation de la gu]re sa9te a p\r corollaire immdiat l'obligation du s]vice militaire p\r les croyants3 ,t\t ,musulman e/ un soldat2 la raison en e/ nationale sans d\te2 mais elle e/ religieuse t\t d'abord2 elle e/ nationale seulem5t p>ce que l'ide de nation ti5t celle de religion4 ,l'orig9e de la liaison de ces deux ides1 religieuse et militaire1 doit tre *]*e dans les conditions de l'tat nomade4 ,comm5t concevoir dans une tribu un homme qui ne se bat pas8 ,dans les petits gr\pem5ts auxquels donne lieu la vie nomade1 *aque individu s5t trop directem5t le dang] commun p\r ne pas pr5dre "p la df5se4 ,on ne se reprs5te pas que1 dans une tribu attaque1 quelques hommes se batt5t1 les autres re/ant en paix4 ,le s]vice obligatoire1 dans ce sy/me social primitif1 s'impose naturellem5t1 au mo9s dans le cas de la df5sive4 ,cette ncessit du s]vice1 vid5te dans l'hypo?se de trs petits gr\pem5ts1 a t ensuite t5due t\te la va/e communaut musulmane4 ,de bons esprits ont tr\v cette ext5sion exagre4 ,montesquieu s'e/ pla9t qu'en ,france on =mait trop de soldats1 et il a fait rem>qu] qu'on f9irait p> tomb] dans le trav]s des ,t>t>es1 *ez qui il n'y a que des soldats3 ,une maladie n\velle s'e/ rp&ue en ,europe2 elle a saisi nos pr9ces et leur fait entret5ir un nombre dsordonn de tr\pes444 ,sitt qu'un ,etat augm5te ce qu'il appelle ses tr\pes1 les autres s\da9 augm5t5t les leurs3 de faon qu'on ne gagne ri5 p> l que la ru9e commune444 ,on nomme paix cet tat d'ef=t de t\s contre t\s4 ,aussi l',europe e/-elle si ru9e que les p>ticuli]s qui s]ai5t dans la situation o sont les trois puissances de cette p>tie du monde les plus opul5tes1 n'aurai5t pas de quoi vivre444 ,bi5tt1 =ce d'avoir des soldats1 n\s n'aurons plus que des soldats1 et n\s s]ons comme des ,t>t>es#gd4 #gd ,esprit des ,lois1 livre ,,xiii1 *4 ,,xvii4 ,il e/ positif que1 *ez les ,musulmans1 au db de la conqute arabe1 il n'y avait que des gu]ri]s4 ,l'islam tait une communaut arme qui se p>tageait le but92 le socialisme y rgnait2 le milit>isme aussi4 ,le soldat musulman1 turc1 arabe ou b]bre1 e/ re/ un excell5t soldat4 ,il n'e/ pas d\teux que le s5tim5t religieux ne soit p\r lui un excitant4 ,ce s5tim5t1 il le ti5t dj de son atavisme et de son ducation2 des prdicateurs l'exalt5t ensuite3 ils suiv5t les armes1 les lv5t mme p>fois et enc\rag5t les combattants4 ,la disposition la pati5ce et la rsignation e/ trs importante aussi dans la psy*ologie du soldat musulman4 ,les rcomp5ses qui lui sont promises p> sa religion1 sont =t belles2 n\s les connaissons p> ce que n\s avons dit de l'autre vie4 ,il e/ curieux de voir1 l'poque des ,croisades1 l'ardeur religieuse excite des deux p>ts1 et dans les deux camps1 musulman et *rti51 des aspirations analogues quoiqu'9galem5t pures1 v]s des p>adis4 ,l'auteur franais de la *anson d',antio*e imag9e comme il suit les exhortations adresses p> un mir s>ras9 ses hommes1 avant le combat2 c'e/ le khalife de ,bauda qui p>le3 ,quiconque requ]ra le p>don de ,mahomet1 et p\r l'am\r de lui ira en la bataille1 s'il advi5t qu'il meurt1 port]a dans le po+ s5e/re deux besants1 et dans la ma9 de/re ti5dra une pi]re444 ,t\t droit au p>adis ce pay5 ira444 les deux besants l'huissi] p\r entr] (frira1 et si l'huissi] le lui df5d1 il hauss]a sa pi]re et l'en frapp]a au milieu du front2--bon gr mal gr il entr]a2 c'e/ a9si que ,dieu v\s sauv]a t\s#ge4 #ge ,la ,*anson d',antio*e1 d4 ,,paul9 ,,p>is1 #ahdh2 *ant ,v1 ,,xlii4 ,outre les rcomp5ses cle/es1 qui lui sont (f]tes comme dans le *ri/ianisme1 le soldat tu dans la gu]re sa9te a droit1 selon l'islam1 au titre de m>tyre1 *ehd4 ,ceci n'e/ pas con=me l'ide *rti5ne2 le m>tyr selon la conception du *ri/ianisme1 e/ celui qui ptit seulem5t1 et ne se bat pas4 ,il doit ralis] un idal plus pur que celui de l'hrosme gu]ri]1 l'idal du sacrifice t\t enti] cons5ti1 comportant le r5oncem5t au droit de df5se physique4 ,le m>tyr *rti5 donne son sang1 sans jamais v]s] celui de ses b\rreaux4 ,l'islam n'e/ pas mont si haut2 il s'en e/ t5u la glorification et la sanctification du c\rage militaire4 ,le bon soldat1 aux yeux de l'islam primitif1 vaut le bon docteur1 le religieux1 le my/ique2 il semble mme qu'il les dpasse4 ,j'ai assez dit comm5t les my/iques ont su ultrieurem5t reconqurir la premire place4 ,un type de m>tyr populaire *ez les ,musulmans e/ ,ey\b4 ,son vrai nom e/ ,ab\ ,ey\b2 c'tait un croyant honnte et c\rageux qui reut ,mahomet dans sa maison1 au mom5t de sa fuite4 ,s\s ,moawiah1 il prit "p une expdition prmaturm5t dirige contre ,con/ant9ople1 et il prit dans un assaut1 en portant l't5d>d v]t du prophte4 ,lorsque ,mahomet ,,ii prit la ville1 il btit une mosque en mmoire de ce fait1 et en l'honneur de ce m>tyr4 ,cette mosque e/ situe au fond de la ,corne d',or dans un site ravissant2 elle e/ l'objet1 de la "p des ,musulmans1 d'une vnration exceptionnelle3 c'e/ la seule des mosques de ,/amb\l qui n'ait jamais t ouv]te aux ,europens4 99 99 99 99 99 ,on p\rrait croire que le s5tim5t religieux ne donne aux soldats que le zle1 qu'il en fait des hommes trs braves1 rsolus l'attaque et mprisant la mort1 mais qui l'en?\siasme ti5t lieu de sci5ce4 ,il n'en e/ ri51 du mo9s *ez les races les mieux d\es de l'islam4 ,une race aussi apte que celle des ,turcs au mti] militaire1 a p>faitem5t compris combi5 la sci5ce y e/ ncessaire2 et les s\v]a9s ottomans ont invoqu le motif religieux lui-mme p\r dem&] aux (fici]s et aux hommes non seulem5t l'lan dans le combat1 mais aussi l'tude rgulire et quotidi5ne de leur art4 ,en ce s5s le rapport des ,ulmas1 des docteurs1 que le sultan ,mahm\d consulta avant la suppression des ,janissaires1 e/ un docum5t trs curieux4 ,le sultan en tira les motifs que voici1 concluant la ncessit d'une r=me militaire2 il e/ impossible d'avoir la fois plus de bon s5s et plus d'habilet#gf3 ,les lm5ts de =ce ne peuv5t se puis] auj\rd'hui que dans l'tude et la pratique des arts militaires1 dont la connaissance e/ indisp5sable p\r combattre avec avantage un ennemi discipl94 ,c'e/ une vrit inconte/able4 ,le ,coran lui-mme n\s trace notre devoir cet g>d4 ,il a dit3 ,employez p\r va9cre les infidles t\s les moy5s qui sont en votre p\voir4 ,ce texte sacr1 le s5s que lui donn5t les plus doctes int]prtes de la loi1 plusieurs p>oles du ,prophte recueillies p> la tradition1 n\s dmontr5t jusqu' l'vid5ce la ncessit d'acqurir la sci5ce militaire4 ,c'e/ donc avec la consci5ce d'accomplir une obligation religieuse que le g\v]nem5t s'e/ dcid444 opr] dans l'arme d'importantes r=mes4 #gf ,,lam>t9e1 ,n\veau voyage en ,ori5t1 p4 #bff4 99 99 99 99 99 ,telle tant la rigueur du prcepte de la gu]re sa9te que faut-il p5s] de la tolrance musulmane8 ,la "q doit tre pose3 ,c]ta9s sociologues ont en effet prt5du que l'islamisme e/ tolrant en pratique2 de nombreux voyageurs ont con/at cette disposition *ez les populations musulmanes1 les ,*rti5s et les missionnaires des div]ses confessions en bnfici5t2 et les ,musulmans de l'cole mod]ne vont jusqu' admettre en ?orie que leur religion doit tre tolrante4 ,ces ides et ces faits ne sont-ils pas en contradiction avec la doctr9e du ,coran8 ,il p>at difficile en effet de ne pas av\] qu'il y a l une c]ta9e contradiction rsultant de la diffr5ce des poques et des tempram5ts1 a9si que des conditions de la pratique4 ,il e/ possible nanmo9s d'attnu] ce que cette opposition a de trop viol5t1 et de l'expliqu] dans une c]ta9e mesure4 ,t\t d'abord rem>quons que l'on ne peut pas1 en pratique1 gu]roy] t\t le temps2 il faut bi5 quelquefois demeur] en paix1 et alors =ce e/ bi5 d'admettre1 comme n\s le disions1 quelque modus viv5di duquel rsulte une tolrance au mo9s temporaire4 ,on a d'ailleurs v>i en ,occid5t sur l'apprciation du c>actre musulman4 ,voltaire a cru qu'il tait tolrant2 il raille quelque "p les dclamateurs ignorants qui repro*5t aux ,turcs la p]scution#gg4 ,c>lyle1 en ,anglet]re1 a vivem5t admir ,mahomet4 ,l'op9ion publique s'e/ ensuite ret\rne contre la ,turquie propos de la gu]re de l'indp5dance de la ,grce2 c'e/ alors le temps de ,byron2 puis1 les premi]s essais du g\v]nem5t grec ayant donn peu de satisfaction1 il y eut un r5\veau de sympa?ie en faveur des ,turcs2 *ez ,lam>t9e1 cette sympa?ie e/ mme1 notre s5s1 exagre4 ,a l'poque contempora9e1 les atrocits de ,bulg>ie1 puis les massacres d',armnie sont de n\veau v5us jet] le tr\ble dans la conception que n\s avions de la tolrance musulmane#gh4 #gg ,hi/oire de ,pi]re le ,gr&1 d4 de #ahfe1 p4 #dja4 #gh ,sur la ,tolrance musulmane1 ,v4 un intressant article qu',,ahm$ ,,riza1 alors directeur du ,me*vret1 a publi dans la ,revue ,occid5tale du #a;er nov4 #ahgf4--;,dans le mme s5s ont crit div]s ,musulmans tels que3 ,kiamil ,bey1 ,vrit sur l'islamisme et l'empire ottoman1 un mmoire prs5t au ,congrs int]national des ,ori5tali/es de #ahid2 les tunisi5s ,b5att>1 el-,hadi ,seba1 ,abd el-,aziz et ,talbi1 ,l'esprit libral du ,coran4 ,dans les p>lem5ts des religions1 et dans les socits ?osophiques1 on prs5te aussi l'islamisme comme une religion tolrante4 ,cette tolrance se montre prcaire1 int]mitt5te1 sujette des accs qui en int]romp5t de faon tragique le rguli] ex]cice4 ,elle n'e/ vraim5t pas obligatoire au po9t de vue de la doctr9e de l'islam2 si elle p\vait l'tre1 cela contr$irait trop ouv]tem5t t\te la ?se que n\s v5ons d'expos] sur le devoir de l'apo/olat p> la gu]re2 elle e/ seulem5t admissible en pratique2 mais le g\v]nem5t musulman qui l'ex]ce n'e/ pas t5u trs =tem5t la cont9u]4 ,mahomet fut un homme assez loyal1 d'ailleurs un homme de bon s5s et quelque peu diplomate3 il jugea p>fois utile de pass] des conv5tions avec des non-musulmans1 et1 lorsqu'il les eut passes1 il t9t les obs]v]4 ,on a un exemple de son respect p\r les traits dans les v]sets suivants qui s'appliqu5t aux ,mecquois non encore conquis2 on y voit aussi les mnagem5ts qu'il pr5d vis--vis de ceux qu'il croit p\voir gagn]3 444,annonce le *tim5t d\l\reux ceux qui ne croi5t pas4 ,cela t\tefois ne conc]ne pas les idoltres avec qui v\s avez fait la paix et qui ne l'ont pas viole444 ,g>dez fidlem5t env]s eux les engagem5ts contracts p5dant t\te la dure de leur trait4 ,dieu aime ceux qui le craign5t4 7,c4 ,,ix1 #c-d74 ,si quelque idoltre te dem&e un asile1 accorde-le-lui af9 qu'il puisse ent5dre la p>ole de ,dieu444 ,tant qu'ils agiss5t loyalem5t avec v\s1 agissez loyalem5t avec eux4 7,c4 ,,ix1 #f-g47 ,ces p>oles sont tolrantes2 elles n'exprim5t aucun pr9cipe religieux1 mais seulem5t un c]ta9 tact naturel1 et un s5tim5t trs rel de l'honneur4 ,a propos des g5s du livre1 une ide religieuse se mle une considration d'ordre pratique1 et produit aussi la tolrance3 on sait que les g5s du livre sont ceux qui possd5t un livre sa9t reconnu p> l'islam1 comme les ,*rti5s et les ,sabens4 ,mahomet a p\r eux1 en raison de cette circon/ance1 un comm5cem5t d'e/ime2 il les connat d'ailleurs1 et il sait qu'ils peuv5t r5dre des s]vices dans les mti]s et dans les arts2 aussi lui arrive-t-il de tempr] en leur faveur la rigueur du prcepte3 ,faites la gu]re444 aux hommes des ,ecritures qui ne pr(ess5t pas la croyance de la vrit4 ,faites-leur la gu]re jusqu' ce qu'ils pay5t le tribut et qu'ils soi5t humilis4 7,c4 ,,ix1 #bi47 ,les successeurs de ,mahomet suivir5t heureusem5t ce conseil plus s\v5t que celui du meurtre et de l'ext]m9ation4 ,ayant conquis les empires *rti5s1 eux pa/eurs et gu]ri]s1 ils tr\vr5t avantageux de laiss] les ,*rti5s leurs travaux d'agriculteurs1 d'artisans1 et mme de les ma9t5ir dans les emplois adm9i/ratifs4 ,des habitudes de tolrance s'tablir5t a9si3 c'tait l une tolrance de fait2 elle tait fonde sur la conv5ance et sur le bon s5s2 elle n'tait pas ne d'une p5se religieuse4 ,au po9t de vue spcialem5t religieux1 on peut not] seulem5t que ,mahomet a recomm& le respect des mo9es1 et qu'il a eu des mnagem5ts p\r la religion *rti5ne4 ,on attribue au quatrime khalife ,ali un c]ta9 nombre de *>tes octroyes des c\v5ts *rti5s4 ,sur l'entre d',om> ,jrusalem1 il exi/e une tradition connue et significative3 ,aprs la prise de la ,pale/9e1 ce khalife1 visitant ,jrusalem1 fut conduit dans les lieux sa9ts p> le patri>*e ,sophronius4 ,il s'assit dans l'glise de la ,rsurrection4 ,qu& v9t l'heure de la prire musulmane1 il dem&a o il p\vait pri]4--,ici mme1 lui rpondit le patri>*e4--,mais il ne v\lut pas4 ,on le conduisit l'glise de ,con/ant92 il refusa encore de pri] l'intrieur2 et il sortit s\s le portique situ du ct qui reg>dait ,la ,mecque2 alors1 il accomplit le devoir de la prire4 ,comme on lui dem&ait l'explication de sa conduite1 il rpondit que l'difice l'intrieur duquel il aurait pri s]ait dev5u musulman1 et qu'il v\lait laiss] aux *rti5s leurs glises4 ,cela n'emp*e pas que le mme ,om> imposa aux *rti5s des conditions assez humiliantes3 ils dur5t port] sur leurs vtem5ts des signes di/9ctifs1 des ce9tures raies jaunes2 il leur fut int]dit de mont] *eval2 ils ne p\vai5t se s]vir que d'nes ou de mulets2 ils ne devai5t pas btir de n\velles glises1 et p]mission fut donne aux ,musulmans d'entr] dans les lieux sa9ts4 ,s\s le khalife gypti5 ,hakem1 qui p]scuta les *rti5s1 le signe di/9ctif dev9t une norme croix de bois qu'ils tai5t t5us de port] au c\4 ,ces conditions d',om>1 appliques p>fois avec exagration dans c]ta9es priodes de crise1 sont re/es1 en pr9cipe1 lgales jusqu' nos j\rs4 ,outre celles-l1 il en exi/e une autre qui humilie beauc\p1 en ,turquie1 les rayas1 c'e/--dire les *rti5s sujets de l'empire3 c'e/ la disp5se du s]vice militaire4 ,le devoir militaire tant conu comme devoir religieux1 n'incombe pas aux non-musulmans4 ,le g\v]nem5t ottoman admet cep5dant des ,*rti5s dans le corps des (fici]s4 ,en df9itive le bon s5s naturel des ,ori5taux1 le calme de leur c>actre1 leur sagesse1 amn5t *ez eux1 p5dant de longues priodes1 la pratique d'une tolrance dont il ne faut pas faire honneur au ,coran et aux traditions proprem5t religieuses4 ,t\t au plus peut-on dire que le ,coran et la tradition ne sont pas1 de t\t po9t1 opposs ces pratiques4 ,mais la situation des *rti5s re/e prcaire dans les ,etats de l'islam2 le droit de massacre y e/ trop rel1 et peut tre ex]c p\r des motifs trop peu c]ta9s4 ,lorsque v\s r5contrez des infidles1 combattez-les au po9t d'en faire un gr& c>nage4 7,c4 ,,xlvii1 #d47 ,les premi]s conqurants arabes massacrr5t peu2 le gt du massacre v>ie avec les races4 ,les ,mongols d',h\lag\1 les ,t>t>es de ,tam]lan fur5t abom9ablem5t sangu9aires4 ,les ,turcs ne rpugn5t pas t\s au massacre comme procd de g\v]nem5t2 et les hommes de nos j\rs ont pu voir la beaut du ,bosphore s\ille p> le lugubre dfil des b>ques ple9es de cadavres1 que des excuteurs (ficiels allai5t jet] dans la m] ,noire4 ,p\r *app] au massacre1 t\tes les poques1 beauc\p de ,*rti5s ont embrass l'islam2 il leur suffit p\r cela de prononc] les deux c\rtes phrases de l'acte de foi musulman2 ils sont saufs alors2 mais il y va de leur vie s'ils revi5n5t la foi *rti5ne4 ,s\s le rgne du fantasque ,hakem1 quelques ret\rs au *ri/ianisme fur5t autoriss2 ce sont l des cas d'exception4 99 99 99 99 99 ,p\r t]m9] ce *apitre1 il e/ intressant de se dem&]1 quel peut tre l'effet du prcepte de la gu]re sa9te sur l'esprit des ,musulmans1 dans les priodes de dpression politique et d'affaiblissem5t de leur p\voir militaire4 ,que peut-il adv5ir de l'islam si ce prcepte fondam5tal cesse d'tre applicable1 si t\te conqute lui devi5t impossible1 si t\te gu]re entreprise p> lui e/ v\e un *ec8 ,evidemm5t il doit se produire peu peu un recul de l'n]gie gnrale des peuples mahomtans1 et une baisse progressive de la confiance en ,dieu et de la foi4 ,c> la gu]re sa9te e/ une sorte de preuve2 ,dieu l'ordonnant1 il faut qu'elle russisse2 ,dieu bnissant la =ce1 il faut qu'il la donne ses peuples4 ,le succs des armes doit manife/] le p\voir et la vracit d',allah2 il e/ implicitem5t pos au db comme atte/ation future et p]man5te de la vrit religieuse4 ,cette preuve p>aissant dsormais devoir lui manqu]1 l'islam aura sans d\te regrett] d'avoir fait fond sur la =ce physique1 et d'avoir tay le s5tim5t religieux sur des s\ti5s trop matriels4 ,les ,musulmans les plus dlicats devront s5tir que l'ide religieuse doit tre quelque *ose de plus indp5dant des circon/ances physiques1 de plus intrieur et de plus haut la fois1 et que si le ge/e d'un fondateur de religion lanant ses adhr5ts la conqute du monde e/ entranant et gr&iose1 le vritable s5s religieux e/ du ct de celui qui a dit3 ,remettez l'pe au f\rreau444 ,mon royaume n'e/ pas de ce monde4 ,illu/ration3 ,,vi4--,mosque de ,tirana 7,albanie74 ,,*apitre ,,vii ,,situation ,,de ,,la ,,femme ,la polygamie2--comm5t la loi musulmane *]*e p>] aux inconvni5ts de la polygamie2--la rpudiation4 ,le h>em et le voile2--entraves apportes au travail de la femme2--infriorit de ses droits civils4 ,femmes rem>quables de l'islam4 ,une r=me de /atut de la femme e/-elle compatible avec la doctr9e coranique8 ,n\s avons p>l] ma9t5ant de la situation de la femme selon la loi mahomtane4 ,voil le passage tri/e de ce livre1 la plus gr&e ombre ce tableau2 ou1 p\r employ] une image de gt ori5tal1 voil la ta*e obscure sur le visage de l'islam4 ,c'e/ le ct p> o l'islam n\s tonne1 n\s rebute1 et n\s loigne le plus de lui4 ,ici n\s ne p\vons plus gure le compr5dre2 pe9e p\vons-n\s le connatre4 ,il se voile nos yeux2 il se refuse nos sympa?ies et se s\/rait nos obs]vations4 ,une moiti du rgne huma91 sur la t]re islamique1 ne se montre pas4 ,v\s ne la voyez pas2 v\s la dev9ez d]rire des grillages1 au fond des j>d9s1 dans l'ombre des /ores4 ,v\s la *]*ez dans les rues et dans les campagnes2 v\s n'ap]cevez que des sortes de fantmes1 t\t c\v]ts de soi]ies blan*es ou noires1 ri*es de tissu1 mais l\rdes de =me2 ils gliss5t devant les balcons de bois gris *>gs de glyc9e1 ou ils pass5t entre les prairies v]tes1 et vont err] s\s les arbres de ,jude et s\s les vieux cyprs4 ,les j\rs de ftes1 v\s voyez ces masses soyeuses emportes dans des *>abans1 presses dans des b>ques ou emplissant le fond des c\ps4 ,dans les campagnes un peu recules1 la rigueur de la c\tume e/ mo9dre3 les voiles sont mo9s amples1 et p>fois la ma9 les s\lve laissant ap]cevoir un reg>d curieux2 mais la vision e/ rapide2 le voile retombe et le fantme fuit4 ,l'islam se prive1 et prive ses htes trang]s de ce qui fait ailleurs la gat et le *>me du monde2 la grce et la joie y sont t\ffes et captives2 une sorte de deuil p]ptuel c\vre les t]res s\mises sa loi1 et la mlancolie de ce deuil blanc ou noir l'emporte peut-tre dans nos impressions sur la beaut des paysages1 la pompe des co/umes et l'clat du soleil4 ,i ,,la ,,polygamie ,la situation de la femme dans la loi mahomtane e/ df9ie p> ces deux t]mes3 la polygamie et la clau/ration4 ,la polygamie fut in/itue et pratique p> ,mahomet qui p\sa quatorze femmes4 ,a la suite d'une rvlation spciale1 il donna neuf d'entre elles le rang d'p\se lgitime2 c]ta9es traditions port5t mme qu'il le donna t\tes4 ,a son exemple1 les khalifes1 ses successeurs1 et les sultans eur5t ord9airem5t neuf femmes lgitimes#gi4 ,le re/e des ,musulmans n'a droit d'en avoir que quatre1 auxquelles on peut jo9dre des esclaves4 ,ces rgles sont fixes p> ces p>oles du ,coran3 ,n'p\sez1 p>mi les femmes qui v\s plais5t1 que deux1 trois ou quatre d'entre elles2 de cette manire1 v\s risqu]ez mo9s d'tre inju/es4 7,c4 ,,iv1 #c47 #gi ,kasimirski prt5d mme qu'ils considr5t l'exemple du prophte comme obligatoire1 le ,koran1 trad41 #ahia1 p4 #cdc4 ,on ne voit pas bi5 comm5t l'ide d'obligation peut natre en p>eille matire4 ,le v]set spcial ,mahomet e/ a9si conu3 ,il ne t'e/ pas p]mis1 lui dit ,allah1 de pr5dre dsormais d'autres femmes1 si ce n'e/ des esclaves4 7,c4 ,,xxxiii1 #eb47 ,les traditioni/es dis5t qu'il en avait alors neuf4 ,la loi de ,mahomet1 en ce qui conc]ne la situation de la femme1 a t en gnral juge trs svrem5t4 ,lam>t9e1 admirateur presque excessif de l',ori5t et de l'islam1 n'a pu ret5ir ce cri de rvolte3 aprs div]s loges l'adresse de ,mahomet considr comme lgislateur1 il aj\te#hj3 ,mais il n'osa pas ou il ne v\lut pas c\p] le vice sa rac9e dans le prcepte div9 de l'unit conjugale4 ,il ne fit a9si que rtrcir le dsordre et mur] la lic5ce dans l'intrieur de la maison1 au lieu de l'anantir dans le cur mme des ,arabes4 ,ce fut le sc&ale de son ,coran1 le cri du g5re huma9 contre l'autorit de son livre1 la supriorit du *ri/ianisme sur sa lgislation1 la condamnation future de sa doctr9e sociale4 ,cette complaisance p\r les s5s lui cota l'esprit de l'univ]s4 #hj ,hi/oire de la ,turquie1 t4 ,i1 p4 #acf4 ,l'un des r>es auteurs qui ai5t os se faire les apologi/es de la polygamie p\r l'poque mod]ne1 ,s*op5hau]1 a prt5du que en somme1 p\r le g5re huma91 la polygamie e/ un bi5fait4 ,il n'e/ pas beso9 p\r avoir une rponse cet aphorisme1 de la dem&] des auteurs *rti5s2 une =mule oppose n\s e/ f\rnie p> le dput sociali/e allem& ,bebel1 dans son livre sur la femme et le socialisme#ha2 aprs avoir expliqu l'op9ion de ,s*op5hau] p> le mpris que ce philosophe avait p\r la femme1 l'orateur allem& conclut3 ,la polygamie n'e/ pas seulem5t contraire nos murs2 elle e/ aussi p\r la femme1 s\s t\s les rapports1 une dgradation4 #ha ,die ,fraue und d] ,sozialismus1 p4 #aba4 ,mahomet1 il e/ vrai1 a fait ce qu'il a pu p\r protg] dans ce sy/me la dignit de la femme1 lui mnag] un bonheur relatif et assur] son exi/5ce3 ,le ,musulman ne doit p\s] plusieurs femmes qu'autant qu'il peut les n\rrir et mme qu'il e/ capable de leur donn] l'affection qui leur e/ due3 ,soyez bons1 dit-il1 dans vos procds leur g>d4 7,c4 ,,iv4 #bc47 ,si v\s craignez d'tre inju/es en en *oisissant plusieurs1 n'en p\sez qu'une seule1 ou pr5ez une esclave 7,c4 ,,iv1 #c74 ,qu'elles ne soi5t jamais affliges1 dit-il encore2 que t\tes puiss5t tre satisfaites de ce que v\s leur accordez 7,c4 ,,xxxiii1 #ea74 ,comm5t v\driez-v\s leur t] les dons que v\s leur avez faits1 lorsque l'un et l'autre v\s avez t unis intimem5t1 et qu'elles ont reu vos s]m5ts sol5nels8 7,c4 ,,iv1 #be47 ,le prcepte qu'il faut p\voir n\rrir ses p\ses1 e/ appuy en pratique p> le sy/me de la dot4 ,c'e/ le m>i qui apporte une dot la femme2 cette dot e/ appele mahr2 elle e/ donne en pr9cipe au pre de la fiance4 ,l'apport de la dot con/itue donc un vritable a*at2 mais il faut que le prix a9si pay g>antisse l'exi/5ce de l'p\se1 et c'e/ p\rquoi1 d'aprs la tradition de l'islam1 les p>5ts doiv5t en laiss] la j\issance leurs filles#hb4 #hb ,,zamakh*>i1 comm5taire de ,c4 ,,iv1 #c4 ,il ne faut pas que les femmes soi5t trop l'troit dans la maison de l'p\x2 ceci e/ encore une recomm&ation de/9e obvi] aux inconvni5ts matriels et moraux de la polygamie4 ,*ez les trs gr&s seigneurs1 *aque p\se a sa maison sp>e1 avec son s]vice p>ticuli] et ses esclaves4 ,p\r les jeunes hommes sans =tune1 auxquels le paiem5t d'une dot s]ait trop onreux1 le ,coran recomm&e le m>iage avec les femmes de basse condition1 p\rvu qu'elles soi5t musulmanes4 ,il s'agit ici de s]vantes ou d'esclaves4 ,cette considration que la femme doit tre musulmane e/ importante2 mais elle n'e/ pas t\t fait prohibitive4 ,mieux vaut1 p5s5t les docteurs1 le m>iage avec une esclave croyante qu'avec une femme de condition libre non croyante4 ,on ne doit pas p\s] les s]vantes sans l'autorisation des p]sonnes de qui elles dp5d5t1 et encore convi5t-il de leur con/itu] une petite dot3 ,n'p\sez les esclaves qu'avec la p]mission de leurs matres2 dotez-les quitablem5t4 7,c4 ,,iv4 #bi47 ,la loi musulmane p]met d'p\s] des femmes prisonnires de gu]re1 mme si elles sont m>ies 7,c4 ,,iv1 #bh74 ,mahomet p\sa a9si une juive captive1 qui tait m>ie2 mais il eut le scrupule de faire tu] son m>i4 99 99 99 99 99 ,le rgime polygamique t5d dim9u] la dignit et l'importance du m>iage4 ,il r5d en consqu5ce le divorce facile4 ,il en e/ a9si dans l'islam4 ,le droit de divorce app>ti5t au m>i1 qui l'ex]ce s\s la =me de la rpudiation2 la femme1 se tr\vant en tat de dp5dance lgale1 n'a pas en pr9cipe la facult de divorc]4 ,la rpudiation se fait simplem5t et sans sc&ale4 ,le m>i qui veut r5voy] sa femme lui donne un crit appel livret de divorce1 et il lui remet ce qui lui app>ti5t en propre1 bij\x1 robes ou espces div]ses1 a9si que ce qu'il lui a lui-mme donn4 ,la femme peut dem&] sa rpudiation aux juges4 ,elle peut mme l'a*et] son m>i2 le ,coran emploie p\r elle l'expression de ra*at qui s'applique aux captifs3 ,v\s ne p*ez pas1 dit ,mahomet1 en acceptant ce que la femme donne p\r se ra*et]4 7,c4 ,,ii1 #bbi47 ,l'p\se rpudie ne "p pas aussitt3 elle doit re/] quelque temps encore dans la maison du m>i1 o elle a droit d'tre traite avec g>ds 7,c4 ,,ii1 #bcj1 #bca74 ,les deux p\x ont quatre mois p\r rfl*ir 7,c4 ,,ii1 #bbf74 ,si1 avant ce t]me1 le m>i se rappro*e de sa femme1 la rpudiation e/ annule de ce fait2 mais il ne faut pas qu'il la reti5ne auprs de lui p> malice et p\r la t\rm5t]4 ,aprs sa rpudiation la femme a lib]t complte de se rem>i] avec qui elle veut4 ,sa famille s'occupe au plus tt de lui *]*] un n\vel p\x1 c>1 selon l'esprit et les murs de l'islam1 la femme n'a d'autre fonction et d'autre devoir que le m>iage4 ,le m>i peut repr5dre deux fois la femme qu'il a rpudie2 mais1 aprs le troisime divorce il ne peut plus la repr5dre que si elle a t1 dans l'int]valle1 rellem5t m>ie avec un autre homme 7,c4 ,,ii1 #bcj74 ,la tradition rapporte l'hi/oire d'une femme#hc qui1 aprs avoir t rpudie trois fois1 dsirait encore ret\rn] son premi] m>i2 celui-ci s'appelait ,r(aah4 ,cette p]sonne v9t dire au prophte3 ,un autre homme du nom d',abd ,allah m'a p\se2 mais il n'a fait que t\*] la frange de ma robe et il m'a r5voye4--,tu veux ret\rn] avec ,r(aah8 dit ,mahomet2 non1 pas avant que l'autre n'ait gt ta d\ceur4--,elle rev9t quelque temps aprs1 disant3 ,abd ,allah s'tait rellem5t uni moi4--,alors1 rpliqua le prophte1 ton premi] dire tait un m5songe2 je ne croirai pas le second4--,qu& le prophte fut mort1 cette femme v9t tr\v] son successeur ,ab\ ,bekr3 puis-je ret\rn] avec mon premi] p\x8 dem&a-t-elle4--,tu z eu la rponse du prophte1 dit le khalife2 n'y ret\rne pas4--,ab\ ,bekr tant mort1 elle posa de n\veau la "q ,om>2 si tu revi5s encore1 rpondit celui-ci1 je te fais lapid]4 #hc ,,zamakh*>i1 ,kac*f1 comm5taire du v]set cit4 ,la femme rpudie doit att5dre trois mois avant de se rem>i]4 ,si elle a un enfant1 elle doit le n\rrir p5dant deux ans1 et le m>i divorc paye p5dant ce temps l'entreti5 et la n\rriture de la femme4 ,il peut aussi faire mettre l'enfant en n\rrice si cet arrangem5t lui convi5t mieux 7,c4 ,,ii1 #bcc74 ,la veuve ne peut se rem>i] qu'au b\t de quatre mois et dix j\rs 7,c4 ,,ii1 #bcd74 99 99 99 99 99 ,les femmes musulmanes sont en gnral fidles2 elles le sont au mo9s p> la =ce des *oses4 ,la pe9e dont elles sont passibles en cas de faute e/ gr&e4 ,d'aprs la tradition1 c'e/ la lapidation1 comme dans l'anci5ne loi judaque4 ,cette sanction n'e/ cep5dant pas m5tionne dans le ,coran1 qui p>le seulem5t de c\ps de f\et1 et qui indique des cas o la pe9e e/ moiti ou d\ble2 dans la p5se de ,mahomet1 ce n'tait donc pas la mort3 ,v\s inflig]ez1 dit-il1 l'homme et la femme adultre c5t c\ps de f\et *acun2 que la compassion ne v\s entrave pas4 ,que le supplice ait lieu en prs5ce d'un c]ta9 nombre de croyants4 7,c4 ,,xxiv1 #b47 ,p\r les p\ses du prophte1 la pe9e et t d\ble 7,c4 ,,xxxiii1 #cj72 p\r les esclaves1 elle e/ moiti mo9dre4 99 99 99 99 99 ,la plup>t des prescriptions relatives la femme ont fait l'objet de rglem5tations aussi sages que le comporte la donne gnrale du sy/me1 s\s le rgne de ,soliman le ,magnifique4 ,,ii ,,le ,,h>em ,,et ,,le ,,voile ,le deuxime t]me p> lequel e/ df9i le /atut de la femme musulmane1 e/ la rclusion et le port du voile4 ,on a quelquefois prs5t le h>em comme une consqu5ce ncessaire de la polygamie3 la rclusion1 a-t-on p5s1 e/ le seul moy5 de ma9t5ir l'ordre dans la famille indf9im5t accrue4 ,ce jugem5t e/ celui de ,montesquieu#hd3 ,dans le cas de la multiplicit des femmes1 plus la famille cesse d'tre une1 plus les lois doiv5t runir un c5tre ces p>ties dta*es444 ,cela se fait surt\t p> la clture444 en sorte qu'elles font une famille p>ticulire dans la famille4 #hd ,esprit des lois1 livre ,,xvi1 *ap4 ,x4 ,le mme philosophe a rem>qu#he le li5 qui exi/e entre le rgime despotique et le h>em3 ,la s]vitude des femmes e/ trs con=me au gnie du g\v]nem5t despotique1 qui aime abus] de t\t4 ,aussi a-t-on vu dans t\s les temps1 en ,asie1 m>*] d'un pas gal la s]vitude dome/ique et le g\v]nem5t despotique4 #he ,esprit des lois1 livre ,,xvi1 *ap4 ,,ix4 ,mais n\s p\vons tudi] avec plus de dtails l'hi/oire de ce sy/me4 99 99 99 99 99 ,d'o e/ v5ue l'islam l'ide de voil] et de relgu] les femmes#hf8 #hf ,v4 notre article sur le voile des femmes dans l'islam1 ,annales ,coloniales1 #bj dc4 #aijf4 ,on sait t\t d'abord qu'il exi/e un s5tim5t peu prs univ]sel1 commun presque t\s les peuples1 qui engage faire app>atre les femmes voiles dans c]ta9s cas4 ,les deux pr9cipaux de ces cas sont le m>iage et le deuil4 ,dans l'antiquit lat9e1 la jonction des ma9s et la remise d'un voile confirmai5t les fianailles4 ,a ,rome les m>ies se coiffai5t d'un voile r\ge appel flammeum1 qui1 il e/ vrai1 ne ca*ait pas le visage2 mais en ,grce la m>ie tait rec\v]te p\r les noces d'un voile blanc2 et ce n'e/ que le troisime j\r que1 consacrant son voile ,hra1 elle p\vait se montr] visage dc\v]t#hg4 ,mahomet avait le s5tim5t du mme symbolisme1 lorsque1 aprs une expdition1 p\r indiqu] qu'il se rs]vait telle captive1 il la c\vrait de son manteau4 #hg ,f]n& ,,nicolay1 ,hi/oire des croyances1 sup]/itions1 murs1 usages et c\tumes1 t4 ,,iii1 l4 ,,ix1 c\tumes et crmonies du m>iage2--,,notor1 ,la femme dans l'antiquit grecque4 ,en ce qui conc]ne le deuil1 l'usage p\r les femmes de se voil] aux ent]rem5ts e/ encore rp&u de nos j\rs4 ,a la mort d',attila1 la jeune ,yildico1 qu'il v5ait d'p\s]1 demeura prs de lui1 immobile s\s son voile1 att5dant jusqu'au mat9 la v5ue des g>des#hh4 ,aprs la dfaite de ,d>ius1 les femmes de sa famille vcur5t recluses dans leur t5te1 au milieu du camp d',alex&re4 ,la mme c\tume se retr\ve dans l'islam3 qu& le khalife ,mehdi m\rut1 des femmes de sa suite prir5t le cilice et le voile noir en signe de deuil4 #hh ,,jorn&ez1 ,hi/oire des ,go?s1 rcit de la mort d',attila4 ,ce sont l des usages trs rp&us1 mais qui ne port5t pas sur l'exi/5ce t\t entire4 ,nanmo9s l'usage du port du voile p5dant un temps prolong1 e/ anci5 aussi4 ,on voit p> le curieux trait de ,t]tulli5 de ,virg9ibus vel&is1 que ce gr& criva9 ecclsia/ique recomm&ait de voil] les vi]ges4 ,il y avait en ce temps-l quelques ,eglises grecques et b>b>es qui voilai5t leurs vi]ges4 ,t]tulli5 v\drait que cette c\tume s'appliqut aussi aux femmes m>ies3 ,con/ruis un mur ton sexe1 leur dit-il1 qui ne laisse pas sortir tes reg>ds ni entr] ceux des trang]s4 ,n\s voici t\t prs de l'ide musulmane2 et--cette rem>que e/ intressante p\r n\s1--,t]tulli5 recomm&e l'exemple de c]ta9es femmes paennes de l',arabie1 qui ne se c\vr5t pas seulem5t la tte1 mais aussi le visage1 tellem5t qu'un seul il re/e libre1 aimant mieux se priv] de la moiti de la lumire que de livr] aux reg>ds la face t\t entire1 de quoi1 aj\te ce ,pre1 les dames roma9es les plaign5t beauc\p4 ,l'usage du voile exi/ait donc une poque anci5ne en ,ori5t1 et p>ticulirem5t en ,arabie2 mais il n'tait pas gnralis4 ,mahomet a pu pr5dre l'ide de cette rgle dans son pays mme2 il e/ possible aussi qu'il ait t sduit p> son c>actre svre et mona/ique2 n\s savons en effet que sa loi a subi sur plusieurs *apitres l'influ5ce de l'esprit monacal1 a9si que n\s l'avons rem>qu propos du prcepte des c9q prires4 ,quant la rclusion de la femme1 elle n'tait pas1 comme le simple port du voile1 dans le gt des ,arabes2 mais elle tait dans les habitudes des ,p]sans4 ,on sait1 d'aprs les monum5ts de l'art p]san1 que la femme ne p>aissait pas dans les crmonies publiques2 c> s\v5t ces monum5ts reprs5t5t des dfils sol5nels1 et l'on n'y voit pas de femmes4 ,le livre d',e/h] f\rnit des r5seignem5ts assez dtaills sur l'organisation des gr&s h>ems de la ,p]se1 sur le rle des eunuques1 la prs5tation des vi]ges au roi4 ,au db de ce livre1 le roi e/ reprs5t donnant un gr& fe/9 aux hommes1 l'extrieur du palais1 du ct des j>d9s1 t&is que la re9e reoit les femmes l'intrieur1 dans l'&]\n4 ,le roi fait appel] la re9e ,va/hi1 et celle-ci refuse d'elle-mme de p>atre devant les hommes4 ,la civilisation et les modes de la ,p]se ex]cr5t une assez gr&e influ5ce sur l'islamisme naissant4 ,il n'e/ pas d\teux que l'organisation des h>ems *ez les hauts p]sonnages musulmans1 n'ait t imite des c\tumes de la ,p]se4 ,cette imitation1 plus ou mo9s complte1 a pu comm5c] ds le temps de ,mahomet lui-mme4 99 99 99 99 99 ,les textes du ,coran sur lesquels la loi musulmane s'appuie p\r impos] aux femmes le port du voile et la relgation1 ne sont pas absolum5t concordants4 ,mahomet p>at avoir d'abord t s\cieux de protg] son propre honneur et celui de ses p\ses4 ,puis sa sollicitude s't5dit de lui-mme la gnralit des croyants4 ,une seule clause e/ re/e spciale aux femmes du prophte1 celle qui leur int]dit de se rem>i] 7,c4 ,,xxxiii1 #ec74 ,dans le *apitre ,,xxxiii1 auquel n\s v5ons de faire allusion1 un long v]set 7#ec7 e/ consacr expliqu] qu'il ne faut pas s'introduire avec trop de lib]t dans les maisons du prophte4 ,le /yle1 en cet endroit1 e/ un peu emb>rass2 ,mahomet s'excuse en quelque sorte3 il r\git1 dit-il1 mais ,dieu ne r\git pas4 ,son dsir e/ que l'on n'entre pas sans p]mission dans ses maisons4 ,probablem5t il avait t gn p> des importuns qui y v5ai5t l'heure du djeun]2 on dit aussi qu'en djeunant *ez lui1 un croyant avait t\* la ma9 d',ay*ah1 et que cela lui avait dplu4 ,om>1 en outre1 lui avait fait rem>qu] qu'il v5ait *ez lui beauc\p de solliciteurs1 honntes ou non1 et que ses femmes ne devai5t pas tre laisses la m]ci de t\t ce monde4 ,le prophte se rsolut donc comm&] aux croyants3 d'abord de ne pas entr] *ez lui sans p]mission1 ensuite de ne p>l] ses femmes1 si l'on avait quelque *ose leur dire1 qu' trav]s un rideau4 ,cette d]nire prescription fut plus t>d t5due t\s les ,musulmans2 elle e/ nonce en =me ngative3 ,les femmes ne p*5t pas 7lorsqu'elles p>l5t sans la sp>ation du rideau7 avec leurs pres1 leurs fils1 leurs frres1 les fils de leurs frres et de leurs surs1 leurs femmes et leurs esclaves4 7,c4 ,,xxxiii1 #ee47 ,illu/ration3 ,,vii4--,sams\n3 ,mosque au bord de la m] ,noire4 ,il e/ s\v5t fait allusion au rideau dans les anecdotes de l'islam1 o il p>at aussi s\s la =me de grillages4 ,de gr&s p]sonnages donn5t des audi5ces en se t5ant d]rire le rideau2 quelquefois1 dans les fe/9s1 le rideau s'ouvre au fond de la salle1 et les convives voi5t app>atre des *urs de jeunes esclaves4 ,avant ces v]sets1 qui tabliss5t la sp>ation du rideau1 ,mahomet en avait promulgu d'autres1 relatifs au port du voile4 ,les premi]s que l'on connaisse sur ce sujet1 doiv5t tre de la c9quime anne de l'hgire2 7,c4 ,,xxiv1 #ca74 ,il y e/ seulem5t prescrit aux femmes d'avoir le se9 c\v]t1 en t]mes plus prcis1 elles doiv5t plac] une voile s\s l'*ancrure du haut de la *emise1 qui p\rrait laiss] ap]cevoir la gorge et la p>tie suprieure de la poitr9e4 ,le prophte leur recomm&e d'ailleurs d'avoir les yeux baisss1 la t5ue dc5te1 de ne laiss] voir de leurs ornem5ts que ce qui en p>at l'extrieur d'aprs la nature et l'usage1 en p>ticuli] de ne pas frapp] les pi$s l'un contre l'autre1 ni contre t]re1 p\r faire rsonn] les anneaux des *evilles4 ,ce n'e/ qu'un peu plus t>d1 probablem5t v]s la huitime anne de l'hgire1 que la rgle du port du voile sur le visage app>at d'une faon positive4 ,elle e/ nonce au v]set #ei de la s\rate ,,xxxiii3 que les femmes fass5t retomb] sur elles leur vtem5t de dessus2 qu'elles le rel*5t et le fass5t desc5dre1 de manire s'en c\vrir le visage et les paules4 ,le comm5tateur ,zamakh*>i explique1 propos de ce v]set1 que1 dans les premi]s temps de l'islamisme1 les femmes de condition libre tai5t vtues comme les esclaves4 ,elles ne portai5t gure en somme que la *emise 7dr7 et un voile 7khimr74 ,lorsque ces femmes allai5t le soir dans les v]g]s et dans les palm]aies1 les jeunes g5s adressai5t la p>ole aux s]vantes1 et quelquefois aussi aux femmes libres1 en disant qu'ils les avai5t prises p\r des s]vantes4 ,c'e/ p\rquoi on ordonna aux femmes libres de port] des manteaux et de se voil] le visage1 p\r se di/+u] des esclaves4 ,ce prtexte comporte donc l'emploi d'au mo9s un gr& vtem5t de dessus1 dont la femme doit s'envelopp]1 et dont elle doit se c\vrir au mo9s en p>tie le visage1 en le ref]mant sur elle selon un int]prte1 en le ret\rnant sur le nez selon un autre1 ou encore en en rec\vrant un des yeux1 le front et l'autre moiti du visage mo9s l'il1 selon un troisime4 ,cette considration de ,zamakh*>i que le prcepte du voile a surt\t eu p\r b de di/+u] la femme de haute condition de la s]vante1 e/ intressante et semble ju/e4 ,la rgle a t\j\rs t applique mo9s rig\reusem5t aux femmes de condition mode/e4 ,c]ta9s peuples ont rsi/ cette loi1 tels les ,nogas1 p>mi les ,t>t>es2 elle e/ mal obs]ve *ez les ,nomades d',asie-,m9eure1 de mme que *ez les ,b]bres4 ,,iii ,recluse physiquem5t1 la femme musulmane l'e/ aussi moralem5t2 dans les diffr5tes manife/ations de la vie sociale1 elle e/ t5ue l'c>t de l'homme4 ,quoique leur sexe ait de l'attrait p\r la pit1 les femmes de l'islam vont r>em5t la mosque2 la loi les en disp5se2 les plus ges seulem5t y vont avec un peu d'assiduit4 ,p5dant la prire1 les femmes ne doiv5t pas se mettre sur le mme rang que les hommes2 la prire1 dans ce cas1 ne s]ait pas valide4 ,aux ent]rem5ts1 on t5d un rideau aut\r de la fosse p5dant la crmonie de la spulture1 lorsque le dfunt e/ du sexe fm994 ,ce sexe e/ a9si mis "p et ret5u dans l'ombre jusque dans la mort#hi4 #hi ,d',,ohsson1 ,,ii1 p4 #caf4 ,les femmes ne peuv5t pas tre m>*&es2 elles ne peuv5t pas t5ir de b\tiques dans les baz>s ni sur les places4 ,les dames de condition leve qui vont au baz>1 s'y prs5t5t naturellem5t voiles4 ,on lit dans les ,mille et une nuits l'hi/oire de jolies a*eteuses qui1 p\r *oisir plus leur aise1 vont s'asseoir dans l'arrire b\tique1 o elles pr5n5t un peu de lib]t4 ,la c\tume qui int]dit aux femmes le comm]ce1 p>at tre plus rig\reuse que la lettre du ,coran2 on lit en effet dans la s\rate ,,iv1 qui e/ plus spcialem5t consacre la "q du /atut de la femme3 ,ne convoitez pas les bi5s les uns des autres4 ,que les hommes ai5t la "p qu'ils ont gagne1 et les femmes celle qu'elles ont gagne4 7,vt4 #cf47 ,si ,mahomet admet que les femmes peuv5t faire des bnfices1 c'e/ qu'il les autorise implicitem5t faire du ngoce4 ,dans les ftes publiques1 la femme de di/9ction sort en voiture ou en b>que1 c\v]te d'amples voiles2 elle e/ accompagne de dome/iques srs4 ,elle ne doit p>l] d'autres hommes qu' son p\x1 son pre1 ou ses frres1 ses c\s9s trs pro*es et de r>es amis d'enfance4 ,dans les rgles de l'hritage1 l'infriorit de la femme app>at encore4 ,comme dans c]ta9es c\tumes de notre moy5 ge1 sa "p e/ infrieure celle de l'homme3 ,dieu1 dit ,mahomet1 v\s comm&e1 dans le p>tage de vos bi5s entre vos enfants1 de donn] au g>on la portion de deux filles4 7,c4 ,,iv1 #ab47 ,qu& la femme meurt1 sans avoir d'enfant1 le m>i a la moiti des bi5s qu'elle laisse2 si c'e/ le m>i qui meurt1 et qu'il n'y ait pas d'enfant1 la femme n'hrite que du qu>t des bi5s de son p\x 7,c4 ,,iv1 #ac74 ,au milieu de t\tes ces re/rictions1 il y a un po9t sur lequel la loi de l'islam e/ plus librale que la ntre3 la femme musulmane1 si peu matresse d'elle-mme1 e/ entirem5t matresse de ses bi5s2 et elle peut dispos] son gr de ce qui lui app>ti5t en propre4 ,notons encore un dtail hi/orique4 ,on dit que le meurtre des filles leur naissance tait pratiqu *ez les anci5s ,arabes2 ,mahomet a int]dit cette c\tume odieuse1 et on lui a fait de cette r=me un titre d'honneur4 ,je crois qu'on en a exagr l'importance2 l'allusion qui e/ faite ce g5re de meurtres dans le ,coran1 ne doit s'appliqu] qu' des cas assez r>es o des p>5ts1 presss p> l'extrme misre1 tuai5t leurs enfants qu'ils ne p\vai5t n\rrir1 et t\t d'abord leurs filles comme tant mo9s aptes au travail4 ,mahomet a blm cette pratique crim9elle2 il a aussi condamn la c\tume qu'avai5t les p>5ts de faire des dolances la naissance des enfants du sexe fm992 cette habitude1 assez in(f5sive au fond1 se retr\v]ait encore dans quelques-unes de nos prov9ces franaises4 ,hormis ces quelques po9ts1 il e/ impossible de prt5dre que ,mahomet se soit proccup d'lev] ou d'ennoblir la situation de la femme4 ,sa loi1 sur ce *apitre1 demeure sans d\te la plus dure et la plus brutale qu'ait connue l'humanit4 99 99 99 99 99 ,malgr ce poids que l'islam fait pes] sur leur sexe1 il ne manque pas dans cette religion de femmes di/+ues2 mais on doit les considr] comme des p]sonnalits d'exception4 ,on sait1 qu' son orig9e1 l'islam eut des femmes clbres2 une lib]t plus gr&e rgnait alors2 les murs g>dai5t encore quelque *ose de la facilit qu'elles avai5t au temps du paganisme4 ,a pe9e e/-il beso9 de cit] les noms de ,ftimah1 la fille du prophte1 morte peu de temps aprs lui1 dont la mmoire e/ demeure en vnration *ez les ,musulmans *iites1 et d',ay*ah1 l'p\se prfre du prophte2 il l'avait prise t\te jeune1 alors qu'il tait vieux2 elle vcut longtemps1 prit "p aux gu]res civiles1 contribua tablir les traditions1 et fut appele la mre des croyants4 ,dans le camp des ennemis de l'islam on vit aussi cette poque des femmes d'un c>actre trs pre et trs acc5tu4 ,s\s ,moawiah1 au premi] sicle de l'hgire1 on tr\ve encore des p]sonnes du sexe vivant avec une c]ta9e lib]t2 mais dj l'op9ion se dcl>e contre elles4 ,une jeune fille de la famille de ,moawiah1 qui habitait ,md9e1 sortait *eval et pr5ait "p des c\rses2 le khalife1 av]ti de cette conduite1 fit dire au g\v]neur de ,md9e de se db>rass] d'elle2 il faut ent5dre probablem5t de la mettre mort4 ,des anecdotes de cette priode n\s montr5t d'autres femmes recevant les hommes en t5ue d'intrieur et sans voile#ij4 #ij ,mlanges de la facult ori5tale de ,beyr\?1 t4 ,i1 p4 #dj2 tudes du ,p4 ,,lamm5s sur le rgne de ,moawiah4 ,peu aprs les murs se ress]r5t1 et le /atut de la femme s'tablit comme n\s l'avons expliqu4 ,quelques dames p\rtant cont9u5t se di/+u] dans la pit et dans les uvres de bi5faisance4 ,aux orig9es du s\fisme1 en ,syrie1 on tr\ve des femmes asctes4 ,il y avait des c\v5ts de religieuses musulmanes en ,egypte et ,la ,mecque1 et il y eut en ,ori5t des femmes honores comme sa9tes3 ,sitta ,nfsah1 de la famille d',ali1 e/ l'une des plus c>actri/iques4 ,elle fit tr5te fois le pl]9age de ,la ,mecque1 fut admire p> le docteur ,*fi1 et acquit une rputation de ?aumaturge#ia4 #ia ,,goldzih]1 ,muhamm$anis*e ,/udi51 ,,ii1 #cja2 ,,d\tt1 ,m>ab\ts1 p4 #hh2 ,,dozy1 ,hi/oire des ,maures d',espagne4 ,cep5dant les sa9tes1 s\s le nom de m>ab\tes1 se r5contr5t surt\t dans l'islam occid5tal1 en ,kabylie1 au ,m>oc et *ez les populations sah>i5nes4 ,on leur donne le titre de ,lall1 qui signifie madame en b]bre1 ou de sitti ou de sda1 t]mes qui ont le mme s5s en arabe4 ,lall ,m>nia1 qui a donn son nom une localit d',algrie vois9e du ,m>oc1 e/ une de ces sa9tes2 elle tait belle1 savante et faisait des miracles4 ,des femmes m>ab\tes ont j\1 de notre temps1 un c]ta9 rle en ,algrie2 ces p]sonnes j\iss5t d'un gr& pre/ige2 elles font des t\rnes dans les campagnes et recueill5t beauc\p d'aumnes1 qu'elles remport5t leurs c\v5ts4 ,nos (fici]s ont connu quelques-unes d'entre elles1 et ont apprci l'lvation de leur c>actre et leur valeur intellectuelle4 ,la plus notable p>at avoir t une m>ab\te d',ouezzn morte il y a peu d'annes4 ,en r5trant dans le doma9e hi/orique1 n\s tr\vons des femmes qui se sont signales dans la sci5ce des traditions4 ,il y en eut aussi de =t savantes en ,espagne2 elles cultivai5t en p>ticuli] la mdec9e ,cord\e2 cette circon/ance e/ d'autant plus rem>quable que l'islam apporte beauc\p d'ob/acles l'tude de la mdec9e2 c'e/ cep5dant une des sci5ces que c]ta9s libraux musulmans recomm&5t aux femmes1 de nos j\rs4 ,d'autres mauresques excellr5t dans la posie4 ,en politique1 n\s voyons que des pr9cesses1 intrigantes ou habiles1 ont j\ un rle durant presque t\t le c\rs de l'hi/oire turque ou arabe4 ,n\s avons dj p>l de la femme de ,h>\n el-,ra*d qui con/ruisit des aqu$ucs et des cit]nes ,la ,mecque2 l'hi/oire n\s laisse ap]cevoir1 dans l'ombre des h>ems pr9ci]s1 des p\ses ou des mres de khalifes qui ourdir5t des conspirations ou modifir5t l'ordre de la succession au trne2 s\s le rgne de ,m\ktadir les femmes prir5t une "p considrable l'adm9i/ration1 et on les vit mme sig] avec les hommes p\r r5dre la ju/ice#ib4 #ib ,,mac\di1 ,le ,livre de l',av]tissem5t1 trad41 p4 #dhb-dhc4 ,dans l'hi/oire des ,turcs1 deux figures fm99es sont glorieuses entre t\tes3 celle de ,roxelane et celle de ,kcem4 ,roxelane1 l'p\se *rie et influ5te de ,soliman le ,magnifique1 contribua1 p> son *>me et son intellig5ce1 la spl5deur de son rgne4 ,elle entret5ait avec la re9e de ,p]se une correspondance dans laquelle ces deux pr9cesses rivalisai5t d'agrm5t et d'esprit2 la s\v]a9e p]sane l\ait ,roxelane et sa fille ,mirmah de leurs uvres de bi5faisance et de leur pit4 ,le tombeau de cette sultane e/ encore auj\rd'hui un des ornem5ts les plus dlicats de ,/amb\l#ic4 #ic ,m4 ,,g]vais-,,c\rtellemont a photographi en c\leurs1 avec les plaques ,lumire1 un c]ta9 nombre de monum5ts ori5taux4 ,l'un des plus beaux cli*s e/ celui qui reproduit le revtem5t intrieur1 en briques mailles1 du tombeau de ,roxelane2 l'h>monie des c\leurs e/ dlicieuse4 ,kcem e/ la mre d',amurat1 la belle-mre du ,bajazet de ,rac9e#id2 c'tait une femme ambitieuse1 intrigante1 c\rageuse et passionne1 qui s\t9t le poids de la politique ottomane durant trois rgnes2 elle re/aura la =ce de l'empire1 mais elle prit durant une rvolte dans des circon/ances exceptionnellem5t pittoresques et dramatiques4 #id ,kcem e/ reprs5te dans la tragdie de ,rac9e1 p> ,roxane1 femme d',amurat2 ,bagdad y e/ appel ,babylone4 ,cf4 ,,m>t9o1 ,l',ori5t dans la littrature franaise au ,x,v,i,ie et au ,x,v,i,i,ie sicle1 #aijf4 ,cep5dant1 dt la gloire de l'islam en tre dim9ue1 il convi5t de r5dre *aque nation ce qui lui app>ti5t4 ,ces deux clbres sultanes n'tai5t pas d'orig9e musulmane3 ,roxelane tait russe et ,kcem tait grecque4 ,les sultans ottomans qui contractai5t dans les maisons pr9cires d',europe des alliances ayant un intrt diplomatique1 et p\r qui des av5turi]s faisai5t la *asse aux belles sur t]re et sur m]1 tai5t quelquefois tolrants et respectueux p\r leurs p\ses trangres au po9t de leur laiss] leur culte4 ,orkhan ,i] p\sa v]s #acdf ,?odora1 fille de ,cantacuzne et de l'impratrice ,irne2 cette pr9cesse vcut en *rti5ne dans le h>em de ,br\sse4 ,bajazet ,i] prit p\r femme une pr9cesse du ,ploponse clbre p\r sa beaut1 et lui laissa sa religion4 ,mahomet ,,ii1 conqurant de ,con/ant9ople1 tait n d'une pr9cesse de ,s9ope1 de foi *rti5ne4 ,au db de l'hi/oire des ,osmanlis1 on voit1 a9si que dans nos *ansons de ge/es1 les belles pr9cesses donnes aux hros p\r prix de leur valeur3 a9si ,o?man donna ,niluf]1 la fille d'un seigneur grec1 son fils ,orkhn1 g de d\ze ans1 en rcomp5se de ses premi]s faits d'armes4 ,la div]sit des races auxquelles app>ti5n5t les femmes qui entr5t dans les gr&s h>ems1 e/ une considration importante1 lorsqu'on dsire tudi] la psy*ologie des peuples musulmans1 et surt\t celle de leurs s\v]a9s4 ,cette circon/ance explique le peu de nettet1 la faible acc5tuation des c>actres e?niques *ez les ,turcs4 ,il e/ probable que1 si la b>rire religieuse tait leve1 les ,turcs de la haute classe n\s ressembl]ai5t beauc\p4 ,en dehors de ces p]sonnalits fm99es d'exception1 dont n\s v5ons de p>l]1 il ne faut pas croire1--comme p\rrait le faire suppos] le rgime auquel elles sont s\mises1--qu'il n'y ait dans l'islam que des femmes incapables1 in9tellig5tes1 molles ou in]tes4 ,la femme du peuple1 ou celle de condition mode/e1 travaille s\s cette loi peu prs comme *ez n\s3 elle fait le mnage2 elle va un peu aux b\tiques2 elle soigne les enfants4 ,la femme ge1 la matrone1 prp>e les m>iages2 c'e/ une affaire absorbante et dlicate1 puisque les jeunes intresss ne s'en occup5t pas eux-mmes4 ,dans les campagnes1 les femmes pr5n5t "p aux durs travaux2 presque p>t\t en ,ori5t1 elles tiss5t ou brod5t2 elles produis5t ces tapis moelleux et somptueux1 ces t(fes *atoyantes et clatantes1 qui luis5t d'une manire si spl5dide s\s le soleil de l',ori5t1 et qui mme s\s la lumire attnue de nos climats1 font encore les dlices de nos yeux4 ,et je ne p>le pas de celles qui *ant5t et j\5t1 bi5 qu'il y ait p>mi elles de s9cres et de vritables arti/es4 99 99 99 99 99 ,il e/ impossible de p>l] de la situation de la femme dans l'islam sans se pos] la "q de son av5ir4 ,qu'advi5dra-t-il de t\tes celles-l qui viv5t dans la pnombre du voile1 de t\tes ces recluses des h>ems8 ,la c\tume s'l>gira-t-elle en leur faveur2 v]ra-t-on les portes de leur prison s'ouvrir2 s5tiront-elles l'air libre circul] aut\r d'elles1 et cela sans que le ,coran soit mis de ct et la foi musulmane abolie8 ,une trans=mation des murs sur ce po9t1 une adaptation des lois des s5tim5ts plus libraux et plus mod]nes e/-elle possible1 sans qu'il s'ensuive la ru9e totale de cette religion8 ,il e/ =t difficile et =t dlicat d'en jug]4 ,on voit cette r=me bi5 des ob/acles ?oriques4 ,en pratique1 les p>tis progressi/es de l'islam ne sembl5t pas la croire impossible4 ,on s\hait]ait qu'ils ai5t raison2 mais on n'en saurait tre t\t fait sr4 ,on v\drait1 dis-je1 qu'ils ai5t raison4 ,ce n'e/ pas tant1 peut-tre1 qu'il faille croire la femme musulmane trs malheureuse4 ,on lui prte une mlancolie qu'elle n'a sans d\te pas4 ,prv5ue ds l'enfance de son sort1 =me en vue du seul m>iage1 in/ruite p> l'exemple des femmes qui l'ent\r5t1 prp>e p> l'atavisme1 elle ne s'tonne pas de sa vie autant qu'on p\rrait le croire1 et ses aspirations v]s une vie suprieure et plus libre sont peut-tre assez faibles4 ,la lecture de quelques-uns de nos romans ne la tr\ble pas tant qu'on imag9e2 et cette no/algie l'ide de notre civilisation ap]ue de lo9 trav]s le rseau des tissus ou des grilles1 n'e/ app>emm5t ou qu'un cas d'exception1 ou qu'une gracieuse fiction de pote#ie4 #ie ,pi]re ,,loti1 ,les ,ds5*antes4 ,non1 je ne vois pas1 d'aprs t\t ce que l'on peut savoir de la vie des h>ems1 d'aprs l'hi/oire1 et d'aprs les contes1 que la femme musulmane soit mlancolique et malheureuse1 comme n\s n\s la reprs5tons auj\rd'hui4 ,mais si la "q n'intresse pas p>-dessus t\t son bonheur1 elle intresse du mo9s sa dignit4 ,c'e/ p\r l'honneur de l'humanit que n\s1 ,europens1 n\s dsirons voir s'accomplir cette mancipation relative de la femme musulmane2 et c'e/ aussi dans la p5se qu'il en rsult]ait un accroissem5t de =ce p\r l'ensemble de la race huma9e2 c> mme sans que la s\ffrance en soit nettem5t p]ue1 il doit y avoir quelque *ose qui s'affaiblit et qui s'tiole dans cette ombre et s\s cette contra9te2 sur t\te la p>tie du monde que rgit la loi islamique1 l'uvre que peut faire le sexe fm991 le travail qu'il peut f\rnir et le bi5 qu'il peut accomplir1 ne se ralis5t qu'imp>faitem5t4 ,ici il faut av\] que les ,musulmans les plus libraux ne n\s compr5n5t peut-tre pas t\t fait4 ,se r5d5t-ils compte du rle rel que la femme peut j\] dans la socit8 ,il y a des raisons d'en d\t]4 ,ils sembl5t un peu imbus1 eux aussi1 de ce prjug sculaire qui fait de la femme un tre infrieur4 ,cette infriorit e/ presque de foi p\r les ,musulmans2 elle e/ inscrite dans le ,coran3 ,les hommes sont suprieurs aux femmes cause des qualits p> lesquelles ,dieu a lev ceux-l au-dessus de celles-ci1 et p>ce que les hommes emploi5t leurs bi5s p\r dot] les femmes4 ,les femmes v]tueuses sont obissantes et s\mises3 elles cons]v5t soigneusem5t p5dant l'abs5ce de leurs m>is ce que ,dieu ordonne de cons]v] intact 7leurs bi5s et leur puret74 ,v\s rprim&]ez celles dont v\s aurez cra9dre la dsobissance2 v\s les relgu]ez dans des c\*es sp>es2 v\s les battrez2 mais qu& elles v\s obiront1 ne leur *]*ez po9t qu]elle4 7,c4 ,,iv1 #ch47 ,aprs cela1 on ne doit pas s'tonn] qu'un ,musulman aussi intellig5t et aussi progressi/e que l'auteur des ,musulmans franais de l',afrique du ,nord1 vi5ne p>l] du rle social de la femme avec quelque dda9 et en un s5s peu prs ngatif3 ,le rle de la femme1 dit-il#if1 p>at devoir re/] neutre et en dehors du m\vem5t1 puisque d'ailleurs1 dans t\tes les socits1 comme l'tabliss5t les donnes actuelles de la sci5ce1 l'volution e/ l'uvre exclusive de l'homme2 et c'e/1 selon lui1 en raison mme de cet tat d'infriorit de la femme que l'homme doit pr5dre so9 de son av5ir4 #if ,ismal ,,hamet1 ,les ,musulmans franais du nord de l',afrique1 p4 #bec4 ,mais cette faon de s5tir e/ l'oppos de l'esprit fm9i/e2 et cette ?se de l'infriorit de la femme1 t\te lgitime qu'elle e/ p\r l'islam1 e/ ju/em5t celle qui e/ mise en "q de nos j\rs4 ,il p>at difficile que1 tant qu'ils s]ont s\s l'empire de ce prjug1 les ,musulmans r5d5t la femme la situation qui lui e/ due4 ,illu/ration3 ,,viii4--,les p5tes d',ey\b et la ,corne d',or4 ,de t\t le monde civilis1 une sorte de dem&e p]man5te1 et qui ose p>fois se =mul] clairem5t1 e/ adresse l'lite du monde musulman2 n\s prions cette lite1 au nom de l'honneur huma91 de faire t\t ce qui s]a en son p\voir p\r re/itu] au sexe fm99 la confiance dont il e/ digne1 la "p de lib]t et d'honneur laquelle il a droit4 ,que si ce progrs peut s'accomplir sans que le ,coran en soit ls1 n\s en s]ons heureux p\r l'islam2 mais que si le ,coran con/itue un ob/acle trop manife/e ce progrs1--et c'e/1 mon s5s1 ce qui p>at tre1--ne s]a-ce pas une preuve que ce livre ne porte pas le ca*et de la ju/ice imman5te et de la vrit t]nelle8 ,,*apitre ,,viii ,l',,enfant ,,et ,l',,ducation ,l'anci5 islamisme a port peu d'intrt l'ducation4--,une enfance arabe2--ftes de famille2--circoncision2 respect des p>5ts4--,ecole musulmane populaire4 ,l'enseignem5t suprieur anci52--les univ]sits2--les savants voyageurs4 ,progrs de l'enseignem5t l'poque contempora9e en ,turquie1 en ,egypte et en ,algrie4--,comm5t la doctr9e musulmane envisage la sci5ce4 ,l'ducation e/ un sujet =t la mode auj\rd'hui p>mi n\s4 ,on aime en trait]1 le discut]2 on y consacre des tudes et des obs]vations2 on propose des sy/mes1 on en exprim5te4 ,l'enfant n'en devi5t pas t\j\rs plus =t1 plus savant1 ni meilleur2 mais ces re*]*es intress5t les p>5ts et les psy*ologues4 ,le pr9cipal dfaut de nos sy/mes e/ qu'ils manqu5t de simplicit2 il en e/ a9si p> la =ce des *oses1 cause du c>actre de notre civilisation qui e/ trs complique4 ,dans l',ori5t musulman1 on ne tr\v]ait pas ce gt inn p\r l'ducation1 cet attrait p\r la re*]*e des m?odes1 ce dsir du progrs dans les que/ions de cet ordre2 du mo9s ne les aurait-on pas tr\vs jusqu' ces d]ni]s temps1 c> de nos j\rs les ,musulmans comm5c5t s'intress] davantage ce sujet4 ,l'islamisme ne s'e/ pas occup de l'enfant autant que le *ri/ianisme4 ,l'enfance1 en t]re mahomtane1 e/ simple1 et1 semble-t-il1 assez heureuse4 ,on a sur ce *apitre =t peu de citations tir] du ,coran2 le livre sacr conti5t seulem5t quelques v]sets relatifs aux droits et la protection des orphel9s#ig4 ,les anecdotes hi/oriques conc]nant l'enfance sont aussi assez r>es dans la littrature musulmane4 ,d'excell5ts traits d'ducation ont t crits en arabe au moy5 ge2 mais ils ont p\r auteurs des arabes *rti5s4 ,les p5seurs mahomtans ont un peu nglig ce sujet1 ou ils n'y ont apport qu'une faible orig9alit4 ,ils ont connu les uvres crites p> les *rti5s ou tudies p> eux1 p> exemple un livre sur l'ducation attribu ,platon1 mais qui e/ probablem5t de l'cole de ,plut>que1 et dont un ,arabe *rti5 a donn une traduction#ih4 #ig ,v4 surt\t *ap4 ,,iv1 v]sets #b-aa4 #ih ,v4 notre ,gazali1 p4 #acd4 ,les ,r4 ,pres ,jsuites de ,beyr\? ont publi des extraits de la littrature arabe relatifs au sujet qui n\s occupe4 ,le plus gr& nombre de ces morceaux1 et les plus beaux1 sont *rti5s#ii4 #ii ,v4 p> exemple le ,madjni el-edeb1 recueil de morceaux *oisis de littrature arabe en #f volumes1 ,beyr\?1 #ahii4 ,une ide presque dogmatique1 qui se tr\ve oppose la doctr9e *rti5ne et nos faons de s5tir1 dim9ue dans l'islam l'importance de l'ducation3 l'enfant y e/ c5s natre bon3 ,t\t enfant1 selon une tradition1 apporte en naissant une disposition naturelle p\r les dogmes sacrs de l'islam4 ,cette p5se e/ contraire la ?orie *rti5ne du p* orig9el2 elle e/ oppose aussi au s5tim5t de c]ta9s sociologues mod]nes1 tels que ,le ,play1 qui enseign5t que le mal r5tre cont9uellem5t dans le monde p> les enfants2 d'o1 selon eux1 ncessit de travaill] le c>actre de l'enfant1 de le corrig]1 de le r=m]1 c'e/--dire d'duqu]4 ,l'ide et l'expression de correction des c>actres sont d'orig9e *rti5ne4 ,elles sont entres dans la morale musulmane o on les r5contre s\v5t2 mais les criva9s musulmans les appliqu5t en gnral aux adultes2 il e/ r>e qu'ils en fass5t une application expresse aux enfants4 ,ces criva9s ne p>aiss5t pas croire que l'enfance soit plus propre qu'une autre priode de la vie1 au travail moral de correction et de r=me que l'homme doit1 en t\t temps1 accomplir sur lui-mme4 ,puis donc que1 sur ce *apitre1 la doctr9e et la ?orie ne f\rniss5t qu'assez peu de *ose1 plaons-n\s plutt au po9t de vue de la pratique1 et tudions les murs de l'islam relatives l'enfance4 ,les exemples que n\s allons propos]1 donn]ont lieu peut-tre quelques rem>ques utiles4 ,i ,on tr\ve de jolis dtails sur l'enfance arabe dans un ouvrage intitul ,mmoires d'une pr9cesse arabe1 ouvrage crit p> une pr9cesse d',oman et de ,zanzib> qui p\sa un europen#ajj4 ,le rcit e/ de l'poque contempora9e4 ,l'auteur n\s transporte dans un gr& *teau1 rempli de s]viteurs1 de femmes1 d'esclaves4 ,c'e/ un *teau qui e/ lui seul1 t\t un village1 et qui rappelle ce qu'tai5t *ez n\s au moy5 ge les gr&es demeures fodales4 ,les pr9cipaux *efs ou kid du ,m>oc ont aussi des rsid5ces de ce g5re4 #ajj ,emily ,,ruete1 ,mmoires d'une pr9cesse arabe1 trad4 de l'allem&1 ,p>is1 #aije2 db4 ,la polygamie y e/ pratique4 ,comme le matre e/ ri*e1 il a beauc\p de femmes1 et il lui nat s\v5t des enfants4 ,quatre ou c9q fois p> an1 un n\vel tre voit le j\r4 ,ces naissances1 et div]s mom5ts de l'enfance sont clbrs p> de jolies ftes4 ,la vie1 dans cette va/e rsid5ce1 e/ assez patri>cale4 ,en dehors des priodes de tr\bles ou de gu]re1 elle e/ d\ce1 facile et amicale4 ,l'enfant qui vi5t de natre e/ lav l'eau *aude et p\dr4 ,on l'enf]me dans un b&age qui reti5t les bras et les jambes2 il re/]a a9si captif qu>ante j\rs2 deux fois p> j\r on le baigne4 ,il e/ dpos dans un beau b]ceau1 s\s une m\/iquaire1 et b]c p> des esclaves4 ,le so9 de l'allait] e/ confi des n\rrices2 dans ce pays1 ce sont des n\rrices noires4 ,a sept j\rs1 on p]ce les oreilles des filles2 on fait six tr\s *aque oreille p\r y pass] les anneaux d'or4 ,a qu>ante j\rs1 on rase les premi]s *eveux1 tant des filles que des g>ons4 ,on clbre cette occasion une petite fte2 les *eveux sont jets la m] ou ca*s dans un vieux mur2 on accompagne ce rite de div]s enc5sem5ts4 ,cette crmonie relative aux *eveux rappelle des sup]/itions rp&ues *ez les ,arabes#aja et *ez beauc\p de peuples1 mais qui ne dp5d5t pas de l'islam4 ,l'enfant arabe e/ ce mom5t-l db>rass de ses b&elettes4 ,on lui met des bij\x1 de belles *emises de soie *am>re et on le laisse voir3 jusqu'alors il avait t t5u ca*4 ,on lui p5d aussi au c\ des amulettes de/9es le protg] contre t\s les maux4 #aja ,sur les sup]/itions relatives aux *eveux1 v4 ,,fraz]1 ,le ,rameau d'or1 trad ,/ibel1 t4 ,i4 ,les ,tab\s1 p4 #bif4 ,qu& l'enfant fait ses premi]s pas1 ce progrs e/ clbr p> de n\velles rj\issances2 on fait cuire en son honneur des gteaux spciaux1 et l'on rp& sur lui des b\lettes de mas mles des pices d'arg5t4 ,l'usage de jet] a9si des fri&ises et de la monnaie l'occasion d'une fte1 e/ aussi pratiqu dans les noces p> les ,arabes#ajb et p> les ,turcs2 on obs]ve *ez n\s une c\tume analogue en jetant des drages et des s\s aux baptmes4 #ajb ,aux noces du khalife ,mam\n avec ,b\rn1 fille du vizir1 on jeta au peuple des pices d'or et d'arg5t1 des vessies de musc et des ufs d'ambre gris4 ,les ,prairies d'or de ,,ma,,oudi1 t4 ,,vii1 p4 #fe4 ,l'enfant mle re/e jusqu' sept ans entre les ma9s des femmes2 il e/ alors s\mis la circoncision4 ,c'tait aussi l'ge de sept ans que1 dans notre moy5 ge1 les jeunes g>ons sortai5t de la tutelle des femmes p\r tre remis aux ma9s des hommes#ajc4 #ajc ,sur l'ducation des jeunes nobles du moy5 ge1 v4 ,la ,*eval]ie1 p> ,lon ,,gauti]4 ,le rite de la circoncision1 trs important dans l'islam1 y e/ comme on sait1 emprunt au judasme4 ,abraham l'in/itua1 a9si qu'on le lit dans la ,g5se 7*ap4 ,,xvii1 vt #aj74 ,mahomet1 qui p>at avoir cru s9crem5t que sa religion reproduisait celle de ce patri>*e1 adopta cette c\tume2 il n'en e/ pas "q cep5dant dans le ,coran4 ,la circoncision des jeunes enfants e/1 en pays musulman1 l'occasion de ftes importantes4 ,elle e/ la crmonie qui signifie leur entre dans la vie2 c'e/ elle qui les fait membres de la communaut nationale et religieuse4 ,dans la maison de l'un des jeunes circoncis1 on runit des p>5ts et des amis1 d'autres enfants de familles vois9es sur lesquels doit tre accompli le mme rite1 et quelquefois mme des enfants pauvres4 ,on avance ou on ret>de l'ge p\r c]ta9s d'entre eux1 af9 qu'un plus gr& nombre se tr\v5t ensemble4 ,ces enfants sont ri*em5t habills2 ils port5t des turbans orns de fils d'or et d'arg5t et surmonts d'aigrettes4 ,ils endur5t c\rageusem5t la d\leur cause p> l'opration2 on s'+nie la leur faire oubli] en les di/rayant et en les prom5ant dans les baz>s et dans les rues4 ,les familles ri*es di/ribu5t des bi5faits cette occasion4 ,il y en a qui font immol] des agneaux ou des b\cs1 comme au j\r de la fte des sacrifices2 ces animaux sont p>s de b&]oles1 de colli]s et de plumes de hrons4 ,les ftes de la circoncision pr5n5t *ez les sultans un clat t\t p>ticuli]2 des invitations en /yle pompeux sont adresses aux plus gr&s p]sonnages#ajd4 #ajd ,d',,ohsson1 ,tableau1 ,,ii1 #bhh4 ,a la mme poque de sa vie1 l'enfant1 dans les gr&es familles arabes1 reoit un cadeau qui correspond ce qu'e/ *ez n\s la montre de premire communion3 on lui donne un *eval2 p>tir de ce j\r1 on l'in/ruit avec so9 et svrit dans l'art de l'quitation1 et il devi5t vite un excell5t cuy]4 ,les jeunes g>ons1 dans les vieux pays arabes1 ne font pas1 comme *ez n\s1 des ex]cices m?odiques de gymna/ique4 ,mais on les entrane saut]1 et ils devi5n5t trs habiles dans cet ex]cice4 ,beauc\p d'entre eux1 gs de dix ou d\ze ans1 saut5t sans pe9e deux *evaux de front4 ,en ,turquie1 notre poque1 la gymna/ique e/ la mode2 des socits de gymna/ique exi/5t dans les villes2 les ex]cices de =ce sont p>ticulirem5t en honneur4 ,les combats simuls et le tir sont les div]tissem5ts favoris des jeunes ,arabes2 leur vie rappelle beauc\p celle de nos jeunes nobles au moy5 ge2 ils ne dem&5t p\rtant pas des lances ou des arbaltes1 mais bi5 des fusils et des balles4 ,de trs jeunes g5s en pays arabe1 sont arms comme des hommes1 et cette habitude ne cause gure d'accid5ts4 ,v]s l'ge de dix-huit ou v+t ans1 les jeunes pr9ces arabes reoiv5t du pre de famille une maison p]sonnelle4 ,le respect de l'enfant p\r le pre1 dans cette civilisation1 e/ trs gr&2 il e/ d'ailleurs ma9t5u p> la svrit du *ef de famille4 ,ce respect e/ expressm5t recomm& dans le ,coran1 en des t]mes assez d\x qui rappell5t plutt c]ta9es exhortations de la morale *rti5ne1 que le comm&em5t bref du dcalogue3 ,dieu v\s ordonne444 de t5ir une belle conduite env]s vos pre et mre1 soit que l'un d'eux ait atte9t la vieillesse1 ou qu'ils y soi5t p>v5us t\s les deux et qu'ils re/5t avec v\s4 ,g>dez-v\s de leur tmoign] du mpris1 de leur faire des repro*es1 p>lez-leur avec respect4 ,soyez humbles avec eux et ple9s de t5dresse et adressez cette prire ,dieu3 ,seigneur aie piti d'eux1 comme ils ont eu piti de moi1 en m'levant qu& j'tais t\t petit4 7,c4 ,,xvii1 #bd-be47 ,les murs relatives au m>iage1 dont n\s avons p>l1 contribu5t gr&ir l'autorit des p>5ts1 puisque les jeunes g5s ne fix5t pas leur sort eux-mmes1 et qu'ils sont unis p> le *oix et presque p> l'ordre de leurs pre et mre1 la premire fois qu'ils se m>i5t4 99 99 99 99 99 ,l'cole primaire dans les =mes de l'anci5ne vie arabe1 e/ rduite bi5 peu de *ose2 elle n'e/ d'ailleurs de/9e qu'aux enfants du peuple2 les enfants de gr&e famille sont levs *ez leurs p>5ts p> des in/itutrices4 ,c'e/ v]s l'ge de six ou sept ans que comm5ce cette ducation primaire1 trs simple et qui ne compr5d gure que la lecture1 l'criture et la numration jusqu' mille4 ,t\s les ,franais ont vu des coles musulmanes dans nos expositions coloniales4 ,les enfants accr\pis sur une gr&e natte1 rangs en c]cle devant le matre1 port5t un encri]1 une plume de roseau1 et quelque morceau de papi] ou1 selon une anci5ne c\tume1 une omoplate de *ameau qui leur ti5t lieu d'ardoise4 ,le matre crit sur un tableau un v]set du ,coran2 de sa frule1 il indique les lettres t\r t\r2 les enfants prononc5t aussitt aprs lui les noms des lettres ou les syllabes1 d'un ton *antant et nasill>d4 ,de temps autre1 la frule vi5t frapp] les doigts d'un lve inatt5tif4 ,dans ce sy/me1 les jeunes enfants appr5n5t lire en mme temps qu' crire4 ,les filles appr5n5t1 en dehors de l'cole1 la c\ture et la brod]ie2 beauc\p d'entre elles y excell5t4 99 99 99 99 99 ,voil la vieille ducation rudim5taire1 celle qui =me depuis des sicles la masse du peuple arabe4 ,cep5dant1 t\te poque de l'hi/oire de ce peuple1 il y a eu des ducations d'exception2 on en tr\ve des exemples dans les anecdotes conc]nant les jeunes filles4 ,les jeunes p]sonnes bi5 d\es que l'on p\vait de/9] aux h>ems des gr&s seigneurs1 recevai5t une ducation extrmem5t soigne4 ,on cite l'hi/oire d'un khalife qui1 prs d'un puits1 r5contra une jeune campagn>de et lui dem&a de l'eau2 la r5contre avait t mnage peut-tre p> quelque c\rtisan3 la jeune fille rpondit au pr9ce avec grce et causa avec lui d'une faon si spirituelle qu'il l'p\sa4--,la belle p]sane des ,mille et une ,nuits f\rnit le type de ce que p\vait produire l'ducation des femmes =mes p\r les gr&s h>ems3 celle-l runit t\t ce qui peut *>m]3 la beaut du physique1 les attraits de l'esprit4 ,les frais de son ducation ont t trs levs2 il en e/ t5u compte p> ses matres1 qui dem&5t d'elle dix mille pices d'or4 ,c'e/ une femme savante3 elle *ante1 elle danse1 elle crit mieux que les criva9s les plus habiles1 elle fait des v]s2 il n'y a pas de livres qu'elle n'ait lus4 ,on n'a pas ent5du dire que jamais esclave ait su autant de *oses qu'elle en sait#aje4 #aje ,traduction ,,gall&1 dition de #ahfj1 p4 #djh4 99 99 99 99 99 ,l'enseignem5t suprieur1 s'adressant une m9orit d'esprits d'lite1 a t\j\rs intress les ,ori5taux plus que l'enseignem5t primaire4 ,sur ce *apitre les ,musulmans ont cont9u les ,alex&r9s1 les ,p]sans1 les ,syri5s2 ils eur5t1 on le sait1 de gr&s p5seurs1 des rudits1 des mdec9s1 des savants de div]s g5res2 mais la sci5ce propre l'islam fut t\j\rs celle du ,coran et de son int]prtation faite l'aide des traditions3 ce fut1 en d'autres t]mes1 la ?ologie1 et la jurisprud5ce qui en dc\le4 ,donnons quelques dtails sur ce sujet4 ,avant la conqute musulmane1 la culture classique s'tait cons]ve dans les c\v5ts *rti5s4 ,l',univ]sit syri5ne d',edesse1 en ,p]se1 fut un c5tre florissant d'tudes s\s les ,sassanides4 ,aprs l'islam1 un autre c5tre subsi/a quelque temps en ,msopotanie1 *ez les ,sabens de ,h>ran4 ,les gr&s khalifes ,abbassides s'intressr5t aux sci5ces1 et ils favorisr5t l'tude des ouvrages grecs2 un bureau de traductions fut organis1 dans lequel travaillr5t des *rti5s4 ,s\s les ,mongols1 des univ]sits fur5t fondes ,bagdad1 ,nsb\r et ,basrah2 on in/alla un obs]vatoire ,m>gah4 ,le pre du khalife fatimide ,hakem fonda1 en ,egypte1 l'univ]sit d'el-,azh>4 ,de nombreux c5tres d'tudes se =mr5t en ,espagne4 ,de t\s cts dans le monde musulman1 des pr9ces intellig5ts attirr5t eux et patronnr5t les savants4 ,dans ces anci5nes univ]sits musulmanes on enseignait l'ensemble des sci5ces4 ,celles-ci tai5t divises et gr\pes selon les habitudes de la scola/ique1 peu prs comme dans notre moy5 ge2 la ?ologie les dom9ait t\tes4 ,on peut comp>]1 p\r l'esprit et les murs1 ces gr&s foy]s de sci5ce musulmane une univ]sit telle que celle de ,p>is1 au temps d',abl>d ou d',alb]t le ,gr&4 ,avant la fondation des univ]sits1 des c\rs de religion islamique avai5t t organiss dans les mosques4 ,beauc\p de pr9ces s'honorr5t de fond] des coles dp5dantes des mosques2 les p>ticuli]s lguai5t p\r leur entreti5 des bi5s appels wak\f4 ,on enseignait dans ces coles1 le ,coran2 on appr5ait le prononc]1 le psalmodi] en quelque sorte1 l'expliqu]4 ,des c\rs de tradition alt]nai5t avec des c\rs de comm5taires2 il s'y joignait aussi des leons de droit1 dans lesquelles se =mai5t les juges ou kdis4 ,le droit musulman drive1 comme on sait1 t\t enti] du ,coran4 ,p\r les futurs docteurs1 il y avait des c\rs de dogme2 les matres qui enseignai5t le dogme1 disputai5t comme nos scola/iques et se divisai5t en coles4 ,cette sorte d'enseignem5t subsi/e encore auj\rd'hui4 ,les pr(esseurs p>l5t dans les mosques mmes1 ou quelquefois dans des salles qui leur sont annexes2 ils sig5t sur des e/rades basses1 adosses des pili]s ou disposes s\s le milieu des arcades2 plusieurs matres p>l5t la fois dans la mme mosque4 ,les tudiants1 jeunes g5s v5us de contres div]ses et s\v5t de =t lo91 ayant le visage div]sem5t color1 et portant les habits de leurs nations respectives1 se ti5n5t accr\pis en c]cle sur les tapis1 c\t5t et pr5n5t des notes4 ,la gloire pr(essorale e/ connue en ,ori5t et elle y e/ prise trs haut4 ,de t\t temps dans l'islam ces c\rs fondam5taux de religion ont t organiss d'une faon rgulire4 ,p\r les autres sci5ces ou arts tels que les ma?matiques1 l'a/ronomie1 la mcanique1 la mdec9e1 la musique1 l'enseignem5t tait plus capricieux4 ,dans une ducation comme celle d',avic5ne1 qui se vantait d'avoir1 dix-neuf ans1 p>c\ru t\t le cycle des connaissances huma9es1 on voit des matres qui sont des passants2 ce sont des savants voyageurs1 colporteurs de div]ses sci5ces4 ,le pre d',avic5ne reoit l'un de ces hommes dans sa maison1 sans autrem5t le connatre2 un autre matre du jeune philosophe e/ un m>*& de lgumes qui demeure dans son vois9age4 ,quelques annes plus t>d les rles sont r5v]ss3 c'e/ ,avic5ne1 dev5u savant1 qui e/ log p> des p]sonnages avides de recevoir ses leons4 ,on tr\v]ait des pratiques un peu analogues dans la vie de c]ta9s savants d',occid5t1 p> exemple dans celle de ,galile4 ,dans les deux mondes1 musulman et *rti51 le savant isol et errant qu'attir5t et que reoiv5t des amis et des gr&s seigneurs1 exi/e ct du savant fix dans les ,univ]sits4 ,les lves aussi aim5t p>fois voyag]2 ils pass5t de matre en matre1 d'univ]sit en univ]sit1 comme le font volonti]s encore les jeunes ,allem&s mod]nes4 ,l'hi/ori5 arabe ,makrizi ent5dit1 p>at-il1 plus de six c5ts matres4 ,illu/ration3 ,,ix4--,tombeaux de la famille de ,tam]lan1 ,sam>c&e4 ,mais n'insi/ons pas outre mesure sur cette ducation de la priode mdivale2 v5ons-en l'poque mod]ne1 qui e/ la plus intressante p\r n\s4 ,on voit en appro*ant de l'ge contempora91 les pr9cipaux pays islamiques suivre avec l5teur les trans=mations qui se produis5t *ez n\s4 ,voici quelques indications ce sujet1 p\r la ,turquie et p\r l',egypte3 ,,ii ,les ,turcs sont un peuple ess5tiellem5t militaire2 l'ducation militaire les intressa de t\t temps4 ,s\s ce rapport1 un des faits les plus connus e/ la =mation du corps des ,janissaires4 ,il fut cr s\s ,orkhan1 l'anctre esclaves de gu]re2 c'tai5t de jeunes adolesc5ts1 pris dans les prov9ces grecques et dans les les2 on en faisait des b]g]s ou des pages1 t&is qu'on de/9ait les filles tre esclaves ou p\ses4 ,ils abjurai5t le *ri/ianisme1 et ils dev5ai5t des ,musulmans trs fanatiques4 ,leur milice avait p\r symboles une pice d't(fe flottant d]rire le turban1 et une cuillre de bois qui t5ait lieu d'aigrette2 une m>mite leur s]vait de tamb\r2 sur leur t5d>d tai5t un croissant et un sabre deux po9tes4 ,les ,janissaires peuv5t tre comp>s aux pages ou g>des turcs1 dont s'ent\rai5t1 avant l'poque des ,osmanlis1 les khalifes arabes de ,bagdad4 ,l'ducation des pages p>ticuli]s du sultan ,con/ant9ople tait trs soigne4 ,les hi/ori5s en donn5t de jolies descriptions4 ,les pages tai5t levs au vieux srail1 dans un pavillon ri*em5t sculpt2 ils avai5t p\r *ambres des sortes de ni*es en bois1 travailles comme les /alles de nos ca?drales1 disposes aut\r d'une salle pave de mosaque1 qu'abritait un plafond somptueux4 ,on leur affectait des esclaves2 leurs rcrations se passai5t dans un kiosque1 entre des fonta9es2 t5dus sur des divans1 ils fumai5t1 buvai5t des sorbets ou j\ai5t aux *ecs#ajf4 #ajf ,,lam>t9e1 ,voyage en ,ori5t1 ,,ii1 #djf4 ,l'imprim]ie ne fut introduite en ,turquie qu'au ,x,v,i,i,ie sicle1 s\s ,ahm$ ,,iii4 ,un r5gat1 ,basmadji ,ibrahim1 fit un projet o il exposait t\s les avantages de l'imprim]ie4 ,on consulta les ,ulmas 7les docteurs72 d'aprs leur avis le mufti r5dit une dcision1 selon laquelle l'imprim]ie devait tre p]mise et mme enc\rage1 sauf p\r le ,coran3 celui-ci ayant t donn aux ,arabes dans la =me manuscrite1 devait tre transmis tel la po/rit4 ,a la suite de ce jugem5t1 le sultan accorda un ,khatti *rf cont5ant de =t belles considrations1 p> lequel il autorisait l'tablissem5t de l'imprim]ie en l'anne #agbg4 ,quelques annes aprs1 le promoteur de ce progrs tant mort1 a9si que son associ1 l'tablissem5t fut supprim4 ,abd ul-,hamid le rtablit en #aghd1 en lui accordant des privilges1 et il ne cessa pas d'exi/] depuis lors#ajg4 #ajg ,d',,ohsson1 ,tableau1 ,,ii1 #die4 ,la trans=mation de l'enseignem5t e/ plus rc5te dans l'empire que l'adoption de l'imprim]ie4 ,elle date du rgne d',abd ul-,m$jid4 ,en #ahde1 ce sultan r5dit un ,khatti *rf1 p> lequel il se proposait de rorganis] l'enseignem5t d'aprs des m?odes mod]nes#ajh4 ,lam>t9e a p>l d'une faon intressante des ef=ts de ce pr9ce#aji4 ,il assi/a une visite que fit ,ab ul-,m$jid dans une cole militaire4 ,les lves1 gs de quatorze v+t ans tai5t deb\t1 en uni=me4 ,le sultan prit place s\s un dai1 ayant ses cts le *ekh ul-islam et le pa*a directeur de l'cole4 ,un pr(esseur monta sur l'e/rade1 appela un lve au tableau1 l'int]rogea2 le sultan int]v9t quelquefois dans l'exam51 et posa lui-mme plusieurs que/ions4 ,l'enseignem5t tait trs mod]ne2 il portait sur la physique et la *imie1 sur la ?orie des armes et la =tification4 ,ces jeunes g5s avai5t tudi aussi les campagnes de ,frdric et de ,napolon2 ils p>lai5t le franais qui tait alors trs en honneur en ,turquie2 beauc\p d'entre eux traduisai5t du turc en franais livre ouv]t4 ,au mom5t o il t5tait cette expri5ce1 le sultan ,abd ul-,m$jid n'tait g que de v+t-sept ans4 #ajh ,v4 un intressant *apitre de ,l4 ,,r\sseau1 ,l'ef=t ottoman1 #aijg1 premire p>tie1 ,du dveloppem5t intellectuel et social1 et la prface de ,r*id ,safvet ,bey4 #aji ,n\veau voyage en ,ori5t1 #ahfc1 p4 #gd et suiv4 ,la ,france a j\ un gr& rle dans l'organisation de l'enseignem5t en ,turquie4 ,c'e/ sur un programme de ,duruy que ,abd el-ziz fonda en #ahfh1 ,con/ant9ople1 le beau lyce de ,galata ,sra2 il mit sa tte un ,franais1 ,m4 d',hollys1 et il lui donna des matres qui avai5t pris leurs grades en ,france4 ,l'empire ottoman possdait1 dans ces d]nires annes1 des coles militaires dans plusieurs villes1 notamm5t ,con/ant9ople1 ,&r9ople1 ,salonique1 ,damas et ,beyr\?2 une cole de m>9e trs bi5 t5ue e/ in/alle sur la rive de la ,corne d'or4 ,la capitale de l'empire possde encore une in/itution rem>quable p\r l'enseignem5t des langues et des sci5ces1 appele ,dr el-malumt1 la maison des connaissances4 ,p\r ces diffr5tes coles1 des ouvrages classiques sont rdigs en turc1 l'imitation des ouvrages allem&s ou franais4 ,un matre d'cole dans un b\rg d',asie-,m9eure1 me montra un j\r le volume d'aprs lequel il enseignait la gographie ses lves2 j'y *]*ai la place de la ,france2 il y avait3 ,la ,france1 capitale ,p>is2 villes pr9cipales3 ,lyon1 ,m>seille et ,bordeaux4 ,c'tait peu2 mais les livres l'usage des gr&es in/itutions secondaires donn5t de notre pays une ide plus complte4 ,les coles primaires n'ont cess de se multipli] dans l'empire4 ,on sait d'ailleurs que des enfants musulmans des deux sexes sont s\v5t confis aux matres trang]s et en p>ticuli] aux missionnaires ca?oliques des div]s ordres#aaj3 ,frres de la ,doctr9e *rti5ne1 ,laz>i/es1 ,assomptionni/es1 etc4 #aaj ,v4 le ,bullet9 des uvres d',ori5t1 passim4 ,en janvi] #aijh1 un suprieur de mission ,tauris1 en ,p]se1 montrait l'utilit qu'il y aurait ouvrir1 ct d'une cole dj exi/ante p\r les ,armni5s1 une cole spciale p\r les ,musulmans4 ,les missionnaires n'obti5n5t sans d\te pas a9si de conv]sions2 les familles musulmanes ne le p]mettrai5t pas2 mais ils consolid5t les li5s entre les peuples de l'islam et la ,france2 les lves conoiv5t de l'affection p\r leurs matres et la report5t sur notre pays4 ,il e/ tri/e que1 p> suite de l'affaiblissem5t de notre politique en ,ori5t1 le drapeau franais soit quelquefois t de la porte des coles europennes et remplac p> quelque autre non ho/ile peut-tre1 mais diffr5t1 *angem5t que suiv5t bi5tt la dsaffection l'g>d de notre patrie et l'oubli de notre langue4 99 99 99 99 99 ,en ,egypte1 la gr&e univ]sit d'el-,azh>1 au ,caire1 que n\s avons dj cite1 exi/e depuis plusieurs sicles2 elle cont9ue tre un c5tre florissant d'tudes islamiques4 ,l'in/ruction a t l>gem5t rp&ue dans cette contre au moy5 ge2 il s'y tr\vait de nombreuses biblio?ques4 ,on raconte que des ,bd\9s en ayant un j\r pill une1 prir5t les reliures p\r s'en faire des s\li]s2 puis ils ab&onnr5t les livres dans le ds]t2 il y en avait une telle quantit qu'il s'en =ma une butte1 laquelle on donna le nom de ,tell el-,kot\b1 la coll9e des livres4 ,lon l',africa9 qui visita l',egypte au ,x,v,ie sicle1 rem>que l'inf9it de collges d'excell5te /ructure et de m]veilleuse gr&eur1 qui signalai5t t\s les qu>ti]s du ,caire4 ,on r5contrait en outre une multitude de petites coles dans les villes et dans les b\rgades4 ,les ulmas j\ir5t d'une gr&e influ5ce en ,egypte1 jusqu' l'poque de l'expdition franaise4 ,lorsque ,bonap>te entra au ,caire en #agih1 c'e/ au *ekh de l'univ]sit d'el-,azh> qu'il s'adressa1 comme au reprs5tant naturel de la population4 ,mais le contact avec la civilisation occid5tale qu'eut l',egypte cette occasion1 y am5a un peu de scepticisme et porta atte9te quelques traditions4 ,il faut p\rtant desc5dre jusqu' nos j\rs p\r r5contr] dans ce pays un premi] essai d'organisation de l'enseignem5t1 selon les notions mod]nes4 ,c'e/ de #ahie #aijj que le khdive t5ta cette r=me4 ,il in/itua el-,azh> une autorit c5trale1 de laquelle devai5t dp5dre t\tes les mosques2 il rglem5ta les tudes1 les exam5s1 la nom9ation des pr(esseurs1 t\te la vie sociale et intellectuelle de l'univ]sit4 ,un pr(esseur du ,caire1 ,m4 ,arm9jon#aaa1 n\s donne l'ide de ce qu'e/ la vie d'un tudiant dans cette gr&e cole suprieure musulmane1 p> une monographie rdige la manire de ,le ,play4 #aaa ,pi]re ,,arm9jon1 ,l'enseignem5t1 la doctr9e et la vie dans les univ]sits musulmanes d',egypte1 ,p>is1 #aijg4 ,il n\s prs5te un enfant n dans un village d',egypte1 ple9 de =ce et de sant4 ,qu& cet enfant a atte9t l'ge de six ans1 qui e/ celui o doit comm5c] l'ducation1 selon les murs de l'islam1 son pre dcide qu'il s]a docteur4 ,il runit les membres de la famille1 leur fait "p de sa volont2 des prote/ations s'lv5t du ct des hommes qui tr\v5t que ce g>on robu/e e/ n p\r tre un bon agriculteur2 la mre1 prvoyant un long loignem5t1 se met pleur]4 ,mais peu importe2 on obx4 ,l'enfant entre d'abord l'cole du village2 il y tudie p5dant neuf ans2 il y appr5d lire1 crire1 compt] un peu2 il arrive savoir t\t le ,coran p> cur4 ,il e/ alors envoy l',univ]sit2 un oncle qu'il avait au ,caire1 le reoit4 ,il comm5ce p> appr5dre psalmodi] le ,coran2 ses mom5ts p]dus1 il tudie la grammaire et le droit2 puis1 un beau j\r1 il se m>ie4 ,cet vnem5t n'int]rompt pas le c\rs de ses travaux2 sa femme cont9ue demeur] *ez ses propres p>5ts1 o il va la voir une fois p> mois4 ,quant lui1 il habite1 avec deux cam>ades1 une mode/e *ambre1 qu'il l\e dans un immeuble trs pauvre1 t\t rempli d'tudiants4 ,sa vie e/ bi5 rgle3 ,lev avant l'aube1 il fait ses ablutions1 rcite la premire prire1 et se r5d l'univ]sit p\r assi/] au c\rs de tradition4 ,ce c\rs comm5ce quatre heures du mat92 il f9it au lev] du soleil4 ,notre tudiant assi/e ensuite un c\rs de droit1 r5tre *ez lui1 et djeune4 ,v]s #aa heures1 il va pr5dre une leon de calligraphie1 que suit une leon de grammaire4 ,il a rcration v]s midi4 ,a #d heures1 il tudie l'ari?mtique4 ,il fait la prire du c\*] du soleil1 et va suivre un c\rs de logique4 ,enf9 ses cam>ades et lui font la d]nire prire2 ils r5tr5t p\r dn]1 s'amus5t un peu et se c\*5t4 ,le jeudi les tudiants ont cong2 ils en pr(it5t p\r all] au ba91 et p\r se prom5] dans la campagne ou dans les foires4 ,d'aprs ce tableau1 on voit que l'enseignem5t1 dans la gr&e univ]sit musulmane1 a g>d le ca*et scola/ique4 ,la ?ologie1 accompagne de prs p> le droit1 la grammaire et la logique1 rempliss5t presque t\t le temps des tudes2 l'ari?mtique et l'algbre n'y ti5n5t qu'une place infime2 on n'y ent5d presque po9t p>l] de physique1 non plus que de gographie ni d'hi/oire4 ,le c>actre et la f9 de cet enseignem5t sont t\t religieux2 cette univ]sit1 au fond1 e/ un sm9aire4 ,la r=me de l'in/ruction a donc1 jusqu'auj\rd'hui progress beauc\p mo9s vite en ,egypte qu'en ,turquie2 mais il e/ possible que ce progrs s'acclre3 le p>ti national gypti5 s'occupe en ce mom5t de fond] une vritable univ]sit1 au s5s mod]ne du mot1 o t\tes les bran*es soi5t reprs5tes1 et dans laquelle1 la religion tant d'ailleurs respecte1 le b immdiat des tudes soit la culture mme des sci5ces4 99 99 99 99 99 ,il peut tre intressant d'aj\t] ces notes sur deux pays musulmans1 quelques indications sur l'hi/oire de l'enseignem5t dans une contre islamique depuis longtemps s\mise la dom9ation europenne1 l',algrie4 ,avant l'occupation franaise1 l',algrie comptait quelques savants1 selon le s5s ori5tal de ce titre4 ,c'tai5t des p]sonnalits isoles2 un enseignem5t religieux et scola/ique tait aussi donn dans les mona/res2 mais la masse du peuple tait livre l'ignorance4 ,ds le db de la conqute1 la ,france s'occupa de dvelopp] l'in/ruction *ez les ,musulmans1 dans les villes1 dans les campagnes et jusque dans les montagnes4 ,dj en #ahcf1 #ahcg et #ahda1 il exi/ait ,alg]1 ,bne et ,oran1 des coles o l'on appr5ait le franais aux ,isralites et aux ,mahomtans4 ,en #ahdg1 on fit une t5tative plus importante3 on fonda deux collges arabes franais1 dans *acun desquels on fit entr] c5t b\rsi]s indignes int]nes4 ,ces collges tai5t mixtes3 ils recevai5t des ext]nes europens et musulmans4 ,on fonda aussi des b\rses p\r indignes1 l'cole de mdec9e et de ph>macie d',alg]4 ,les rsultats obt5us fur5t mdiocres2 l'int5tion de la ,france fut mal comprise p> les familles arabes4 ,celles-ci croyai5t leurs enfants ret5us comme otages1--c'tai5t p\r la plup>t des fils de notables ou de kads1--et elles les rclamai5t ds qu'elles p\vai5t4 ,nanmo9s un c]ta9 nombre de jeunes g5s =ms dans ces coles entrr5t ensuite ,sa9t-,cyr et ,saumur4 ,cet *ec relatif fit natre des prjugs ho/iles l'in/ruction des indignes4 ,les essais en ce g5re fur5t peu prs arrts jusqu'en #ahgj4 ,aprs cette date1 on s'occupa de n\veau de rp&re l'in/ruction *ez les ,musulmans1 surt\t dans les classes populaires4 ,on essaya alors de ml] dans les coles primaires les enfants des cultivateurs europens et musulmans4 ,un rsultat clair fut obt5u3 la diffusion de la langue franaise et la pntration de beauc\p de mots franais dans l'arabe2 mais la fusion des deux races1 mme purem5t intellectuelle1 r5contra bi5 des ob/acles4 ,il y a deux po9ts de vue dans cette "q de l'in/ruction des indignes3 on doit en jug] div]sem5t selon qu'on envisage l'enseignem5t primaire ou l'enseignem5t secondaire4 ,c]tes1 au degr secondaire1 on a vu se =m] beauc\p d'indignes1 dev5us des hommes di/+us dans les div]s emplois1 qui ont s]vi ou s]v5t encore trs loyalem5t la ,france1 et qui manife/5t p\r elle une affection dont nul n'a le droit de d\t]4 ,jusqu' quel po9t l'influ5ce atavique de la race et l'influ5ce t\j\rs actuelle de la religion leur p]mett5t-elles de se confondre avec n\s8 ,cela e/ difficile prcis]2 c]ta9es p]sonnes ne croi5t pas l'assimilation trs pr(onde2 c'e/ l un problme de psy*ologie un peu obscur4 ,au po9t de vue de l'enseignem5t primaire1 des adm9i/rateurs et des politici5s sont d'avis qu'il e/ dang]eux d'in/ruire les enfants indignes1 qu'ils font mauvais usage de leur in/ruction1 que l'cole prp>e des dclasss1 et ouvre la porte aux vices de notre civilisation plutt qu' ses bi5faits4 ,d'autres hommes politiques1 au contraire1 font une propag&e active en faveur de l'in/ruction des indignes1 et ils *]*5t1 p> l'cole1 rp&re l'am\r de la ,france et prom\voir la civilisation4 ,n\s n'avons pas pr5dre p>ti entre ces deux manires de voir2 la "q n\s semble tre d'ailleurs mo9s de ?orie que de tact4 ,il p>at impossible de s\t5ir1 en pr9cipe1 que l'ext5sion de l'in/ruction puisse tre autre *ose qu'un bi5fait4 ,cep5dant encore faut-il que l'in/ruction soit rgle avec sagesse1 qu'elle soit adapte quelque f9 pratique telle que la vie agricole ou des mti]s dt]m9s1 et surt\t qu'elle soit accompagne et complte p> l'ducation#aab4 #aab ,v4 ,l',algrie1 p> ,paul ,,gaff>el1 #ahhc1 *apitre sur l'in/ruction publique1 p4 #fbf et suiv42 ,ismal ,,hamet1 ,les ,musulmans franais de l',afrique du ,nord1 p4 #ahb et suiv4 99 99 99 99 99 ,dans ce *apitre1 n\s avons surt\t tudi des faits2 la rsultante de cette tude e/ qu'il s'e/ produit l'poque contempora9e une pntration assez l5te de nos sci5ces et de nos procds d'in/ruction dans le monde musulman2 la pntration a t plus rapide en ,turquie qu'ailleurs4 ,mais quelle ide devons-n\s g>d] de la doctr9e musulmane sur ce *apitre2 c'e/--dire quelle e/ l'attitude de l'islam l'g>d de la sci5ce et du progrs sci5tifique8 ,le ,coran ne f\rnit ri5 ce sujet4 ,la sci5ce1 au s5s o n\s ent5dons ce mot1 n'e/ pas son b1 et elle n'exi/ait pas dans le milieu o il a t promulgu4 ,dans l'hi/oire musulmane1 on voit que lorsque la sci5ce grecque fut introduite dans le monde arabe1 on ne fit pas son tude d'objection de pr9cipe2 elle ne fut pas mal vue des ?ologi5s en tant que sci5ce2 quelquefois seulem5t les docteurs exprimr5t la cra9te que l'importance donne p> la sci5ce la raison n'am5t une dim9ution du rle de la foi2 ils la blmr5t aussi un peu comme une curiosit va9e4 ,le ,coran p>le quelque "p des my/res que ,dieu s'e/ rs]vs2 ,proclus p5sait de mme que la ,physique t]re/re e/ accessible l'homme1 mais que les secrets de la ,physique cle/e sont rs]vs l'intellig5ce div9e#aac4 ,quoique tant de secrets ai5t t auj\rd'hui dc\v]ts1 la nature ou ,dieu s'en rs]v]ont t\j\rs2 l'ide coranique e/ qu'il faut mettre une c]ta9e discrtion les sond]4 #aac ,p4 ,,duhem1 ,essai sur la notion de ,?orie physique de ,platon ,galile1 p4 #acg4 ,la notion de progrs sci5tifique e/ p\r n\s-mme assez mod]ne2 elle n'e/ dev5ue bi5 nette qu' l'poque de la ,r5aissance2 la phrase o ,pascal comp>e l'humanit un seul homme qui tudie sans cesse et avance cont9uellem5t1 tait encore assez orig9ale de son temps4 ,cette notion ne saurait donc se tr\v] dans la ?ologie musulmane1 qui tait a*eve longtemps avant le ,x,v,ie sicle1 et dj eng\rdie ce mom5t-l4 ,aussi ne peut-on pas dire que la doctr9e de l'islam l\e ou blme le progrs4 ,la ?se d'aprs laquelle la culture sci5tifique et le gt du progrs s]ai5t incompatibles avec cette doctr9e1 e/ impossible s\t5ir4 ,il peut tre vrai de dire qu'il s'e/ =m une psy*ologie musulmane dans laquelle la sci5ce e/ =t ddaigne2 mais cette psy*ologie n'a pas de conscration religieuse au!ntique2 c'e/ elle que l'on tr\ve exprime1 p> exemple1 dans ce passage des ,mmoires d'une pr9cesse arabe 7p4 #gg73 ,je suis p]suade que c'e/ une gr&e erreur de croire qu'il e/ de l'intrt d'un peuple de l'in/ruire et de l'clair]444 ,il y a dans les sci5ces cultives en ,europe des lm5ts incompatibles avec les croyances religieuses mahomtanes444 ,on bless]a pr(ondm5t le pieux arabe si l'on comm5ce son ducation p> les sci5ces naturelles444 ,t\t son tre se rvolt]a au simple nonc des lois de la nature2 il ne les compr5dra pas et ne les accept]a pas1 lui qui1 jusque dans les plus petits dtails de la vie univ]selle1 voit la t\te-puissance de ,dieu prsidant t\t et g\v]nant t\t4 ,de telles lignes1 quoique assez jolim5t crites1 n'exprim5t qu'une dvotion musulmane =t mal ent5due4 ,non1 l'islamisme ne proscrit pas la sci5ce1 et la physique n'e/ pas contraire au s5tim5t que n\s devons avoir de la t\te-puissance de ,dieu2 mais l'islam reconnat c]ta9s dang]s de la sci5ce1 qui sont de dvelopp] l'excs *ez ceux qui la cultiv5t les passions intellectuelles d'orgueil et de curiosit1 ou de les p\ss] une re*]*e trop pre de progrs matriels2 et les docteurs musulmans plac5t au-dessus des sci5ces te*niques1 qui ont p\r objet la matire1 la sci5ce vritable qui a p\r objet l'me et p\r b sa flicit4 ,cette conception reproduit absolum5t la conception *rti5ne2 et1 l encore1 l'islam ne fait que reflt]1 sans en avoir consci5ce app>emm5t1 la p5se du *ri/ianisme4 ,illu/ration3 ,x4--,femmes en b>que1 ,bat\m4 ,,*apitre ,,ix ,,la ,,my/ique ,la t5dance au my/icisme trs frqu5te en ,ori5t4--,le my/icisme musulman ne vi5t pas du ,coran2--il e/ suraj\t la doctr9e coranique4--,les premi]s s\fis ont eu des matres *rti5s4 ,my/iques clbres de l'islam4--,faits psy*iques4 ,la doctr9e my/ique de l'islam comp>e celle du *ri/ianisme4--,dang]s du my/icisme musulman p\r les intellectuels et p\r le peuple4 ,de mme que la disposition au fatalisme1 la t5dance au my/icisme e/ un des traits les plus connus du c>actre ori5tal4 ,lorsque l'on p5se aux pays d',ori5t1 on voit bi5 vite en esprit app>atre ces figures d'asctes us p> des pnit5ces t]ribles1 que n\s dcriv5t les rcits hagiographiques de l',egypte et les vieux pomes de l',inde1 ou ces philosophes1 ces gr&s rveurs du brahmanisme et du b\ddhisme1 qui enseignai5t ne tr\v] qu'illusion en t\tes *oses1 selon qui les tres et le monde s'absorbai5t en ,dieu1 t&is que ,dieu lui-mme s'van\issait dans l'inconsci5t2 on se reprs5te aussi ces fakrs1 p\r la plup>t peu e/ims1 qui p>c\r5t les rues des villes ori5tales dans des co/umes biz>res ou p>fois mme pe9e vtus1 tels que les vit nagure ,alex&re1 et qui m5di5t l'aumne du passant2 ou encore ces d]vi*es bi5 connus des t\ri/es1 qui honor5t la div9it p> la musique et p> les danses2 ou ces autres plus sauvages qui se p]c5t la *air1 se frapp5t la tte et la poitr9e en p>aissant tr\v] dans ces supplices volontaires des j\issances my/rieuses4 ,en t\t cela se manife/e bi5 un ef=t puissant1 quoique mal dirig sans d\te1 dans la re*]*e de l'motion religieuse4 ,beauc\p de natures ori5tales ont le gt des s5sations que procure l'ascse2 elles dsir5t les produire1 les pr\v]1 s'y livr] t\t entires4 ,or ce gt a tr\v *ez ces peuples des expressions v>ies1 dont les unes sont =t belles au po9t de vue philosophique et littraire1 dont les autres au contraire sont1 notre jugem5t1 grossires et viol5tes1 et quelquefois puriles et ridicules4 ,n\s allons p>l] du my/icisme propre l'islam1 en ne n\s occupant que de ses aspects levs1 et en ayant surt\t s\ci d'en expliqu] la doctr9e4 ,i ,la doctr9e du my/icisme musulman n'e/ pas coranique4 ,le my/icisme a t suraj\t l'islam2 il ne s'y tr\ve pas incorpor ds sa naissance2 il ne fait pas p>tie de son in/itution premire2 on ne le voit pas dans son livre sa9t4 ,mahomet lui-mme ne fut pas1 proprem5t p>l]1 un my/ique4 ,il eut c]tes1--n\s l'avons assez montr1--un s5tim5t trs vif de deux ou trois gr&es vrits religieuses3 l'exi/5ce de ,dieu1 son unit1 l'immortalit p]sonnelle1 la ju/ice div9e2 mais il ne vcut pas de la vie intrieure2 il n'analysa pas ses s5tim5ts religieux2 il ne se plut pas les cultiv] d'une faon subjective2 il les objectiva au contraire1 les projeta au dehors1 s'en s]vit p\r p\ss] ses adhr5ts l'action4 ,quoique trs respectueux des religieux et des hommes v\s la mditation1 ,mahomet fut un actif4 ,les premi]s disciples qu'il =ma fur5t aussi des actifs1 non des contemplatifs2 ils fur5t mme des hommes qui pratiqur5t la vie active dans sa =me la plus physique3 ils fur5t des gu]ri]s4 ,les premi]s gr&s hommes de l'islam ont t ses capita9es1 ses hros1 ses conqurants2 la sa9tet1 dans cette religion1 fut d'abord gu]rire4 ,mais cette conception p>ticulire et =t anormale de la sa9tet ne p\vait dur] ni surt\t prdom9] longtemps4 ,les circon/ances qui avai5t produit l'explosion du zle religieux tai5t passagres4 ,les conqutes une fois accomplies1 l'islam s'tant tabli sur les ru9es de plusieurs empires1 la =me ord9aire du s5tim5t religieux devait repr5dre le dessus1 et le my/icisme devait se dvelopp]4 ,les natures ori5tales y tai5t prdisposes4 ,les asctes de l'islam ne rinv5tr5t cep5dant pas1 selon t\te vraisemblance1 le my/icisme p> eux-mmes2 ils ne le re/itur5t pas spontanm5t4 ,l'hi/oire montre qu'ils *]*r5t des matres2 ils en tr\vr5t dans le *ri/ianisme4 ,les premi]s ermites ou religieux mahomtans se =mr5t visiblem5t l'imitation des religieux *rti5s4 ,depuis longtemps1 il exi/ait des c\v5ts ou des ermitages *rti5s dans les montagnes de ,syrie et dans le bass9 de l',euphrate2 il y en avait aussi en ,egypte1 pays des ,pres du ds]t1 pays o la vie religieuse a des annales clbres2 c'e/ dans ces contres que le my/icisme islamique prit naissance4 ,un homme assez obscur1 appel ,ab\ ,h*im1 fonda le premi] une sorte de c\v5t mahomtan ,ramlah en ,syrie4 ,un autre plus clbre ,s(yan-et-,tauri1 connu aussi comme jurisconsulte1 alla vivre en ermite dans le ,liban1 avec quelques compagnons1 p>mi lesquels on compte des femmes4 ,*ez les ,m>onites1 habitants *rti5s de cette contre1 les p]sonnes qu'attirai5t la vie religieuse avai5t a9si c\tume de faire de longues retraites dans les montagnes4 ,en ,egypte1 ,d\'n-,n\n 7,i,i,ie sicle de l'hgire71 se r5dit fameux comme ascte musulman4 ,un autre ascte considrable1 ,be/mi1 fut orig9aire de ,p]se2 mais ce qui indique bi5 que le c5tre de t\t ce m\vem5t fut l',oue/1 en t]re *rti5ne1 c'e/ que ,be/mi lui-mme v9t s'ex]c] l'asctisme en ,syrie4 ,il e/ donc facile de gr\p] un c]ta9 nombre de faits trs nets qui pr\v5t que le my/icisme musulman prit naissance en ,syrie s\s l'influ5ce *rti5ne4 ,on a s\v5t dit1 sans avoir fait un exam5 suffisant de la "q1 que ce my/icisme e/ v5u de l',inde et qu'il s'e/ =m s\s l'influ5ce des religions h9d\es4 ,cela n'e/ pas exact4 ,en somme =t peu de *oses sont entres dans l'islam1 en v5ant de l',inde2 mais beauc\p y sont v5ues du *ri/ianisme et des pays *rti5s4 ,n\s avons t5u donn]1 sur ce sujet1 quelques indications hi/oriques2 t\t--l'heure1 n\s con/at]ons1 dans la doctr9e1 la =ce de l'influ5ce *rti5ne4 99 99 99 99 99 ,les premi]s religieux musulmans s'appelr5t d'abord zhid1 asctes1 ou bid1 s]viteurs1 s\s-ent5du de ,dieu1 ou bi5 encore rhib qui tait le nom dont on se s]vait ord9airem5t1 en pays arabe1 p\r dsign] les mo9es *rti5s4 ,plus t>d1 au deuxime sicle de l'hgire1 ils prir5t le nom1 bi5 connu depuis1 de s\fi4 ,ce vocable vi5t du mot arabe s\f1 la9e1 et il ne signifie autre *ose que l'homme la robe de la9e1 celui qui porte la bure4 ,on disait *ez les *rti5s3 il revtit la bure1 es-s\f1 p\r dire3 il se fit mo9e4 ,le s\fisme ne t>da pas se rp&re dans l'islam2 il y eut un gr& succs4 ,cette conception n\velle de la vie religieuse fut accepte mme p> l'or?odoxie2 elle s'adjoignit aux conceptions coraniques4 ,l'asctisme tait propre satisfaire les beso9s intimes de beauc\p d'mes1 nes ard5tes et contemplatives2 les hros militaires fur5t peu peu supplants1 dans la vnration du peuple1 p> les asctes et les visionnaires2 aut\r de ceux-ci1 il se produisit bi5tt une quantit de faits m]veilleux4 ,ces hommes attirr5t eux beauc\p de monde2 ils eur5t des disciples1 fondr5t des mona/res1 des confrries ou de vritables ordres2 leur mort1 contrairem5t l'ide de ,mahomet1 ils reur5t une sorte de culte1 et fur5t vnrs comme des sa9ts4 ,ces p]sonnages my/iques font auj\rd'hui p>tie de la physionomie gnrale de l'islam1 bi5 qu'ils ne doiv5t presque ri5 au ,coran4 ,je vais p>l] de deux ou trois d'entre eux4 99 99 99 99 99 ,l'une des plus gr&es p]sonnalits religieuses de l'islam e/ ,sidi ,abd el-,kdir ,djlni#aad4 ,il tait probablem5t d'orig9e p]sane4 ,n en #dga de l'hgire 7#ajgh7 il v9t1 l'ge de dix-sept ans1 ,bagdad p\r y tudi]4 ,d'aprs une lg5de1 le prophte ,khidr1 qui e/ un p]sonnage my?ique trs populaire *ez les ,musulmans1 lui app>ut et le ret9t longtemps aux portes de la ville4 ,lorsqu'il y fut entr1 il y tudia le ,coran1 la tradition1 la jurisprud5ce et la littrature s\s les matres les plus fameux2 puis il se retira de n\veau dans le ds]t4 ,le mme prophte l'y visita2 on raconte qu'il y fut n\rri miraculeusem5t1 qu'il y subit les assauts du dmon qui lui app>ut s\s des =mes v>ies et le t5ta de div]ses manires4 ,il habitait une t\r en ru9e que l'on appela en mmoire de lui1 la t\r du p]san bordj el-,adjmi2 quelquefois il prit p\r demeure les sup]bes ru9es de l'anci5 palais des ,khosros1 connues s\s le nom d',evn ,kesr4 #aad ,la vie de ,sidi ,abd el-,kdir ,djlni p> ,,dhahabi a t dite et traduite p> ,,m>goli\?1 ,j\rnal ( ! royal ,asiatic ,society1 #aijg4--,v4 notre article ,abd al-,kdir al-,jln dans l',encyclopdia ( ,religion & ,e?ics1 ,edimb\rg1 #aijh4 ,aprs avoir m5 p5dant de longues annes la vie rmitique1 il se s5tit appel r5tr] dans le monde1 p\r s'y livr] l'apo/olat4 ,il rev9t donc ,bagdad o il prit la direction d'une cole situe dans le qu>ti] de ,bb el-,azdj2 son enseignem5t1 qui portait alt]nativem5t sur le droit et sur la my/ique1 obt9t vite un trs gr& succs2 l'cole dut tre agr&ie plusieurs fois2 elle fut a*eve en #ebh et g>da son nom4 ,on attribue ce docteur un p\voir p>ticuli] p\r la conv]sion des non-musulmans4 ,on dit qu'il attira l'islam une quantit de ,juifs et de ,*rti5s2 cette sorte de conv]sions n'e/ m5tionne que r>em5t dans les lg5des mahomtanes4 ,il eut aussi1 selon ses biographes1 le don des miracles un trs haut degr2 une anne que le ,tigre tait dbord1 les habitants de ,bagdad1 anxieux1 v9r5t le tr\v]4 ,il s'avana au bord du fleuve1 planta son bton dans la t]re et dit3 ,jusque l4 ,a p>tir de ce mom5t l'eau dcrt4 ,sidi ,djlni se m>ia1 la suite1 n\s dit-on1 d'une inspiration div9e4 ,il eut un gr& nombre d'enfants dont les desc5dants exi/5t encore1 et sont en vnration auprs des pieux ,mahomtans4 ,il m\rut ,bagdad en #efa 7#aaff72 on leva sur sa tombe une =t belle mosque sept c\poles dores1 qui fut visite p> les pl]9s de l'islam1 et clbre p> ses potes et p> ses hi/ori5s4 ,l'ordre fond p> ,sidi ,djlni s'appelle l'ordre des ,kadriah4 ,il e/ trs rp&u et trs important1 encore de nos j\rs4 ,la v]tu qui lui e/ le plus *re e/ la pauvret4 99 99 99 99 99 ,le fondateur de l'ordre bi5 connu des d]vi*es t\rneurs ou ,mevlvis e/ un trs gr& pote p]san1 l'un des plus gr&s potes de t\tes les littratures1 ,djll ed-,dn de ,r\m#aae4 ,il naquit ,balkh en #abjg4 ,son pre tait lui-mme un my/ique de gr&e rputation4 ,il fit le pl]9age de ,la ,mecque quatorze ans1 puis il s'tablit1 avec son pre1 ,koniah1 s\s la protection des sultans ,seldj\kides4 #aae ,,r9n1 ,m>ab\ts et ,kh\an1 ,alg]1 #ahhd1--;,clm5t ,,hu>t1 ,konia1 la ville des d]vi*es t\rneurs1 #ahig4 ,sa vie s'c\la dans cette ville o son mona/re et sa desc5dance exi/5t encore1 et o son tombeau e/ vnr4 ,les *efs de sa famille ont t\j\rs g>d la *>ge de suprieurs gnraux dans l'ordre des d]vi*es t\rneurs2 ils j\iss5t de gr&s privilges honorifiques2 c'e/ eux qui ceign5t le sabre aux n\veaux sultans de ,con/ant9ople1 lors de la crmonie d'intronisation dans la mosque d',ey\b4 ,il exi/e sur la r5contre de ,djell ed-,dn avec un autre my/ique1 du nom de ,*ems ed-,dn de ,tbrz1 des lg5des qui rappell5t les rcits relatifs la r5contre de sa9t ,dom9ique et de sa9t ,franois4 ,contrairem5t l'esprit de la loi mahomtane1 l'ordre puissant et rp&u des ,mevlvis a donn une gr&e importance la musique et la danse comme moy5s de culte4 ,leurs ex]cices n\s tonn5t un peu2 ils sont con=mes p\rtant la tradition de plusieurs cultes antiques1 dans lesquels la danse avait une gr&e "p3 le roi ,david ne dansait-il pas devant l'ar*e8 ,le m\vem5t ry?m de la valse procure au religieux c]ta9s s5tim5ts de batitude plus ou mo9s vois9s de l'extase4 ,cet ordre e/ arti/e2 l'esprit en e/ aimable et d\x4 ,le gr& my/ique de la rgion algri5ne e/ ,sidi ,ab\ ,mdian4 ,l'abb ,b>gs a crit sa vie#aaf4 #aaf ,,b>g,s1 ,vie du clbre m>ab\t ,sidi ,ab\-,mdian1 #ahhd4 ,il tait n en ,espagne1 sur les bords du ,guadalquivir1 dans un mode/e village1 au comm5cem5t de notre ,x,i,ie sicle1 entre #aaba et #aacj4 ,il fit ses premires tudes l'cole de son village4 ,t\t jeune encore1 il quitta l',&al\sie1 alors tr\ble p> les attaques des ,*rti5s1 p\r v5ir tudi] au ,m>oc1 dans la ville de ,fez qui possdait une univ]sit clbre4 ,il tait pauvre1 ce que les ,arabes appell5t fakr2 il s'tablit dans un petit ermitage en dehors de la ville1 o il tissait un peu de toile p\r vivre2 le mat9 il allait l'univ]sit4 ,il avait p\r unique compagnon1 dans sa retraite1 une gazelle1 qui tait v5ue spontanm5t demeur] auprs de lui4 ,aprs avoir appris les traditions coraniques1 notre jeune my/ique comm5a tudi] la doctr9e du s\fisme1 et se proccupa de *oisir un directeur4 ,l'importance du directeur e/ trs gr&e aux yeux des my/iques de l'islam1 a9si que n\s le r$irons2 on r5contre ici une anecdote un peu symbolique qui la fait ressortir3 ,le jeune homme avait ent5du p>l] d'un *ekh clbre2 il =me le projet de se plac] s\s sa direction4 ,il va le tr\v]1 avec une tr\pe de fakrs4 ,ce pieux p]sonnage reoit trs bi5 t\s ses compagnons2 mais il ne fait aucune att5tion lui2 il ne lui (fre mme pas mang]4 ,ab\ ,mdian tait horriblem5t malheureux2 mais il n'osait ri5 rclam]4 ,aprs avoir s\ff]t p5dant trois j\rs1 il se dit3 ,qu& le *ekh t]m9]a son audi5ce1 s'il ne m'a po9t p>l1 je me r\l]ai devant lui dans la p\ssire4 ,a9si fit-il2 mais lorsqu'il se releva de cette pro/]nation1 il tait aveugle4 ,le *ekh ne lui dit t\j\rs ri54 ,le jeune homme passe la nuit gmir4 ,enf91 le l5dema9 mat91 le directeur le fait appel]2 lui p>lant alors avec d\ceur1 il lui pose la ma9 sur les yeux et il lui r5d la vue2 il la lui met aussi sur la poitr9e et1 du c\p1 lui te la faim4 ,lorsqu'il eut t]m9 les c\rs de l'univ]sit de ,fez1 ,ab\ ,mdian alla faire le pl]9age de ,la ,mecque4 ,ses biographes n\s le montr5t voyageant en fakr1 c'e/--dire vtu seulem5t de son froc1 muni d'une besace et d'un bton1 la manire des anci5s cnobites de l',egypte4 ,il trav]se a9si t\te l',afrique du ,nord2 il p>vi5t ,la ,mecque2 on dit qu'il y fit la connaissance de ,sidi ,djlni4 ,notre ascte revi5t d',arabie1 et se fixe prs de ,b\gie4 ,b\gie tait en ce temps-l une ville trs prospre qui comptait c5t mille habitants2 elle avait des coles r5ommes1 de belles mosques1 un gr& palais2 place dans une situation magnifique1 elle tait un entrept important1 a9si qu'un lieu de pl]9age3 on l'appelait la petite ,mecque4 ,ab\ ,mdian y e/ bi5tt connu2 il donne des consultations sur le droit1 des directions my/iques2 il fait des confr5ces sur la ?ologie et la jurisprud5ce2 on comm5ce voir p>atre en lui c]ta9s dons extraord9aires1 tels que celui de lire la p5se4 ,une autre de ces facults my/rieuses que l'on attribue cet ascte e/ le p\voir sur les animaux4 ,ceci e/ presque de tradition1 selon la ,bible1 que l'homme en tat de puret e/ capable de comm&] aux btes3 tmo9 ,adam1 dans le ,p>adis4 ,l'hagiographie *rti5ne donne de nombreux exemples d'un tel p\voir ex]c p> les sa9ts3 sa9te ,m>! en*anant la ,t>asque1 sa9t ,franois d',assise pr*ant le l\p de ,gubbio1 sont peut-tre les plus connus4 ,voici une anecdote du mme g5re tire de la biographie d',ab\ ,mdian3 ,ce my/ique voit un j\r dans une campagne un lion qui v5ait de tu] un ne et qui le dvorait4 ,le matre de l'ne1 qui tait pauvre et n'avait que cet animal p\r t\t bi51 se t5ait l'c>t et se lam5tait4 ,ab\ ,mdian lui dit3 ,tu n'z qu'une *ose faire3 pr5ds ce lion p> la cr9ire1 et fais-le travaill] la place de ton ne4 ,le paysan1 quoique peu rassur1 obx2 mais le soir il rev9t dire au santon que cet arrangem5t n'tait pas pratique1 p>ce que le lion1 malgr la docilit dont il faisait preuve1 effrayait t\t le monde4 ,alors ,ab\ ,mdian1 s'adressant au lion1 lui dit qu'il p\vait se retir]1 et lui enjoignit de ne plus dsormais faire de mal p]sonne4 ,a9si se passait cette exi/5ce1 que remplissai5t les confr5ces1 les consultations1 la contemplation et les m]veilles4 ,notre docteur expliquait le ,coran et le gr& trait de ,gazali sur la rnovation des sci5ces religieuses1 que n\s avons s\v5t cit4 ,relevons encore dans son hi/oire ce petit fait bi5 net de lecture de p5se3 ,un homme s'tant disput avec sa femme1 v\lait la r5voy]2 mais avant de s'y dcid]1 il dsira consult] notre my/ique4 ,il se r5dit une de ses confr5ces4 ,le disc\rs f9i1 avant que l'homme ait eu le temps de ri5 dire1 ,ab\ ,mdian s'appro*a de lui et lui dit3 ,mon ami1 g>de ta femme et cra9s ,dieu4 ,le visiteur1 =t tonn1 lui dem&e comm5t il a pntr sa p5se3 ,qu& tu es entr1 rpond ,ab\ ,mdian1 j'ai vu crites sur ton burn\s les p>oles que je vi5s de te dire4 ,dev5u trop influ5t1 le my/ique fut la f9 en butte aux jal\sies des docteurs1 des fakhs2 on le dess]vit auprs du sultan du ,maghreb2 probablem5t on lui repro*a de donn] du ,coran une int]prtation trop intrieure1 s'loignant trop de la lettre3 le sultan le fit m&]4 ,il se mit en r\te1 g et infirme2 mais il prdit ses disciples inquiets qu'il ne v]rait pas le sultan et que celui-ci ne le v]rait pas4 ,il m\rut en effet sur les bords de l',ou$ ,yss]1 aprs avoir pass prs du c\v5t de ,hubb$1 vois9 de ,tlemc51 o devait tre sa spulture 7#aaig74 ,son tombeau e/ un lieu de pl]9age vnr de t\t le monde musulman4 99 99 99 99 99 ,on a pu rem>qu] p> ces exemples que l'on r5contre une quantit de faits m]veilleux dans les biographies des santons mahomtans4 ,evidemm5t il n'e/ pas possible de croire t\s ces faits2 mais il s]ait difficile d'autre "p de les ni] t\s4 ,beauc\p sont analogues ceux dont on lit auj\rd'hui le rcit dans les publications consacres aux re*]*es psy*iques3 tels sont les cas de prmonition1 de communication tlpa?ique1 de lecture de p5se4 ,on tr\ve un cas =t curieux d'apport de fleurs dans la biographie de ,djll ed-,dn de ,r\m#aag3 ,ce my/ique causait un j\r avec un autre ascte1 en prs5ce de sa propre femme qui raconte l'hi/oire4 ,on tait en hiv]4 ,a un c]ta9 mom5t1 le mur s'ouvre3 six p]sonnages p>aiss5t et dpos5t devant les asctes des fleurs fra*es et embaumes4 ,ces p]sonnages re/r5t dans la pice sans mot dire jusqu' l'heure de la prire2 ils fir5t alors la prire avec les deux my/iques1 puis ils s'en allr5t p> l'ouv]ture du mur comme ils tai5t v5us4 ,djll ed-,dn fit exam9] les fleurs p> un h]bori/e qui les reconnut comme app>t5ant une espce qui fleurit dans la saison *aude1 et il cons]va les feuilles t\te sa vie4 #aag ,clm5t ,,hu>t1 ,konia1 p4 #bjg4 ,de telles m]veilles ne sont pas d'ailleurs le privilge des santons les plus clbres et les plus populaires2 on en attribue aussi des asctes =t obscurs4 ,le voyageur ,ibn ,bat\tah rapporte un fait extraord9aire qui lui arriva a9si p> la v]tu d'un *ekh de faible notorit#aah4 ,ce rcit comporte une r5contre prdite d'avance et de trs lo91 qui se ralisa dans des circon/ances spciales1 dans une rgion indique1 le nom mme du p]sonnage r5contr ayant t prdit4 #aah ,les voyages d',ibn ,bat\tah1 d4 et trad4 ,,defr,,m]y et ,,sangu9etti1 ,,iv1 #ba4 ,illu/ration3 ,,xi4--,l'explication du ,coran1 ,b\kh>a4 ,mais n\s ne p\vons entr] ici dans l'tude de ces faits2 n\s t5ions seulem5t not]1 en vue des p]sonnes qui s'y intress5t1 que la littrature ori5tale en f\rnit un gr& nombre qui sont relats avec prcision et dont l'au!nticit e/ au mo9s trs probable4 ,,ii ,,la ,,doctr9e ,l'islam e/ trs va/e et le my/icisme e/ trs s\ple4 ,la doctr9e my/ique ne peut pas tre absolum5t une dans l'islam2 mais elle prs5te des v>iations assez considrables avec les p]sonnes et les milieux1 et ses t5dances v>i5t selon le c>actre des my/iques et les influ5ces qu'ils ont subies4 ,a9si *ez les philosophes comme ,avic5ne qui ont m5 plutt la vie intellectuelle que la vie religieuse1 n\s tr\vons un my/icisme savant qui se relie la tradition grecque et qui n'e/ gure autre *ose que celui de ,plot9 et des no-platonici5s4 ,celui-l n'e/ pas proprem5t musulman4 ,*ez d'autres auteurs tels que les potes p]sans1 n\s tr\vons exprims avec insi/ance c]ta9s s5tim5ts sur l'illusion du monde cr1 sur la diffusion de la div9it en t\tes *oses1 qui ressembl5t un peu ceux que l'on r5contre dans les pomes et les doctr9es de l',inde1 et l'ide que se font ces my/iques de l'absorption de l'me en ,dieu t5d se rappro*] de la conception du ,nirvna b\ddhi/e4 ,mais dans la doctr9e my/ique qui a t admise comme or?odoxe p> l'islam1 ce n'e/ ni l'influ5ce grecque1 ni l'analogie avec les doctr9es indi5nes1 qui dom9e2 c'e/ bi5 clairem5t l'influ5ce *rti5ne4 ,j'ai tudi dans mon ,gazali ces v>iations1 ces div]ses expressions du s5tim5t my/ique dans l'islam4 ,je veux seulem5t reproduire et gr\p] ici1--dans la p5se que ce ct de la "q p>atra le plus important beauc\p de lecteurs1--les traits de la doctr9e en lesquels l'influ5ce du *ri/ianisme e/ le plus manife/e4 99 99 99 99 99 ,a l'orig9e de la vie my/ique1 l'islam place1 comme le *ri/ianisme1 le rep5tir1 la componction et la retraite4 ,le rep5tir y e/ df9i comme dans nos cat*ismes3 ,il se compose de trois *oses1 n\s dit un docteur musulman3 du regret de la faute passe1 de l'ab&on actuel du p*1 et de la rsolution de ne plus le commettre l'av5ir4 ,le rep5tir a trois degrs1 qui sont presque les mmes que ceux de la contrition dans la ?ologie *rti5ne4 ,au premi] degr il e/ inspir p> la cra9te du *tim5t2 au deuxime1 p> le dsir de la rcomp5se2 au troisime degr1 qui e/ le plus p>fait1 il a p\r motif le respect d l'ordre de ,dieu4 ,le *ri/ianisme aurait seulem5t ici plus de t5dresse1--c'e/ t\j\rs la diffr5ce que n\s tr\vons sur t\s les po9ts o il e/ comp>able l'islam2--il dirait que le motif de la contrition p>faite e/ l'am\r que n\s devons ,dieu4 ,au re/e l'imitation de la doctr9e *rti5ne e/ complte *ez d'autres auteurs3 ,gazali dit3 ,la cause du *agr9 e/ la p]te de l'objet aim2 qu& l'homme connat l'objet digne de l'am\r de l'me1 il e/ dsol de l'avoir p]du4 ,et ce docteur aj\te1 comme nos ?ologi5s1 aux conditions qui font la contrition p>faite1 la satisfaction3 ,l'homme qui a commis une faute doit s'ef=c] de rp>] le dommage caus p> son p*1 dans la mesure du possible4 ,le ,musulman dispos se v\] la vie asctique comm5ce p> faire une retraite4 ,il importe qu'il entre dans cette retraite avec des s5tim5ts d'humilit4 ,il ne doit pas croire qu'il se sp>e des hommes p\r fuir leurs vices1 mais au contraire il doit se dire qu'il les db>rasse des si5s4 ,il ne faut pas non plus qu'il ait dans la retraite un b g/e2 son dsir doit tre seulem5t de se prp>] p> la mditation et p> les ex]cices de pit mieux remplir ses devoirs env]s autrui4 ,t\t cela e/ con=me au s5tim5t *rti54 ,la ?orie de la vocation e/ prs5te1 p> les auteurs asctiques de l'islam1 comme elle l'e/ p> les ntres4 ,on possde d'ailleurs1 sur ce po9t1 une preuve palpable de l'influ5ce *rti5ne3 le rcit vanglique de la vocation des aptres e/ reproduit avec assez d'exactitude p> c]ta9s auteurs musulmans1 en p>ticuli] p> les ,frres de la ,puret#aai4 ,jsus tant prs de m\rir1 rapport5t ces auteurs1 runit ses aptres dans un cnacle vois9 de ,jrusalem1 et il leur dit3 ,voici que je m'en vais de v\s mon ,pre et votre ,pre4 ,je v\s lgue1 avant de v\s quitt]1 ma div9it et mon humanit4 ,je reois votre p>ole et votre foi3 ,quiconque reoit mon te/am5t et ma foi s]a avec moi dema9 dans le royaume des cieux444 ,et ,jsus les envoya pr*] sa p>ole jusqu'aux extrmits de la t]re3 ,ne craignez pas1 aj\ta-t-il2 qu& j'aurai quitt mon humanit1 je me ti5drai dans l'air la droite du trne de mon ,pre1 et je s]ai avec v\s p>t\t o v\s irez1 et je v\s assi/]ai p> la p]mission de mon ,pre4 #aai ,les traits des ,frres de la ,puret ont t dits p> ,,diet]ici1 ,die ,abh&lung5 d] ,i*wn es-,saf1 ,leipzig1 #ahhc-hf2 voir p4 #eid et suiv4 ,voil une preuve bi5 expresse de la connaissance qu'ont eue c]ta9s criva9s musulmans1 du ,n\veau ,te/am5t4 ,en gnral cette connaissance1 *ez les auteurs de cette religion1 e/ mo9s prcise et surt\t mo9s av\e4 ,l'influ5ce de la doctr9e *rti5ne cont9ue se manife/] dans la "q de la vocation des s\fis1 qu& les docteurs *]*5t quels signes on la reconnat et en quoi elle consi/e4 ,la vocation doit tre pr\ve p> le directeur spirituel4 ,la ncessit du directeur spirituel1 son importance1 son rle1 sont expliqus comme dans le *ri/ianisme4 ,il n'y a ri51 n\s enseign5t les matres du s\fisme1 qui soit plus prcieux qu'un bon guide2 il faut le *]*] entre mille2 qu& on l'a tr\v1 il faut t\t lui dire et ne lui ri5 ca*]4 ,ce directeur devi5t un vritable pre1--l'expression e/ *rti5ne3--il eng5dre l'me une seconde fois1 dans l'ordre spirituel3 ,ce matre devi5t le pre de votre me1 la raison de sa croissance1 la cause de sa vie4 ,comme votre pre v\s a donn la =me corporelle1 il v\s donne la =me spirituelle4 ,les s\fis comp>5t aussi le directeur un mdec92 c'e/ encore l une comp>aison affectionne p> les auteurs *rti5s4 ,l'me encore imp>faite1 et ayant un re/e d'atta*em5t p\r le monde1 e/ semblable un malade qui *]*e se gurir4 ,le mdec9 qui va la trait]1 c'e/ le directeur2 et p\r que le traitem5t soit possible1 il e/ indisp5sable que ri5 ne demeure ca* ce mdec9 de l'me4 ,n\s r5controns ensuite1 dans les deux religions1 l'ide et l'expression de combat asctique1 de combat spirituel4 ,puis n\s tr\vons dans la doctr9e du s\fisme t\te la ?orie de l'avancem5t et de la m>*e my/ique1 avec la description des s5tim5ts div]s que l'me pr\ve p5dant cette m>*e1 et l'explication de ses tapes et de ses /ations4 ,au c\rs de cette ?orie1 ma9tes comp>aisons se prs5t5t d'elles-mmes avec la doctr9e des gr&s my/iques *rti5s4 ,on reconnat les s5tim5ts analyss3 l'alt]native de la cra9te de ,dieu et de l'espoir en sa bont2 le tremblem5t devant sa maje/ faisant place plus t>d la famili>it qui s'tablit entre ,dieu et l'me2 les m\vem5ts de joie int5se int]rompus p> les priodes de s*]esse4 ,t\s ces s5tim5ts et leurs oppositions mutuelles sont dcrits p> nos my/iques4 ,cette ?orie e/ rduite une =me presque didactique *ez les auteurs musulmans1 ds le ,x,ie sicle4 ,la plus importante description du voyage my/ique de l'me la re*]*e de ,dieu1 e/ celle qu'a faite le pote p]san ,frd ed-,dn ,attr1 dans son pome intitul ,mantic ut-,tar1 le langage des oiseaux#abj4 ,ce pome e/ une vritable pope de l'me2 c'e/ un rcit trange et m]veilleux1 o la dcoration e/ extrmem5t ri*e1 le coloris potique1 bl\issant4 ,les oiseaux reprs5t5t les mes2 le pote n\s en montre plusieurs dont les c>actres sont div]s1 et les dispositions l'orig9e1 trs v>ies4 ,ils entrepr5n5t le gr& voyage my/ique2 ils essai5t de trav]s] les valles dont *acune une signification et un nom2 ils t5t5t de pass] de /ation en /ation1 p\r p>v5ir jusqu' l'oiseau div91 le ,simorgh4 ,ces /ations et ces valles correspond5t aux *teaux de sa9te ,?rse1 aux tats et aux nuits de sa9t ,jean de la ,croix4 ,la ?orie my/ique p>at s'tre dveloppe simultanm5t dans les deux religions1 et il e/ possible que durant ce travail1 celles-ci ai5t g>d quelque connaissance l'une de l'autre#aba4 ,on peut croire aussi que la doctr9e musulmane qui c]ta9em5t1 dans le haut moy5 ge1 aux ,v,i,i,ie ou ,i,xe sicles1 a imit la doctr9e *rti5ne en ,ori5t1 a plus t>d1 son t\r1 ex]c quelque influ5ce1 aux ,x,i,ve ou ,x,ve sicles1 sur la my/ique *rti5ne d',espagne4 ,cette d]nire influ5ce1 portant d'ailleurs sur la =me1 la figuration et l'expression1 plutt que sur le fonds1 ne saurait tre inadmissible#abb4 #abj ,le ,mantic ut-,tar a t traduit en franais p> ,,g>c9 ,,de ,,tassy1 ,p>is1 #ahfc4 #aba ,il ne faut jamais oubli] que l'hi/oire e/ faite au moy5 de docum5ts crits2 les transmissions p> voie orale lui *app5t4 ,leur rle cep5dant a pu tre trs gr&1 surt\t dans des matires qui naturellem5t comm&5t le secret ou t\t au mo9s la discrtion1 comme la my/ique4 ,une phrase1 une simple p>ole1 une p5se1 une image1 e/ transmise un j\r p> une voie quelconque1 et tombe sur des esprits qui ju/em5t en pr\vai5t le beso93 ils la recueill5t et en font leur pr(it4 ,qu& le t]ra9 e/ dispos1 le has>d ne manque pas d'y transport] le g]me4 #abb ,voici quelques dates gr\pes1 p]mettant de se r5dre compte de la presque simultanx de la floraison my/ique dans les deux religions3 ,s4 ,b]n>d 7#ajia-aaec72 ,s4 ,franois d',assise 7#aahb-abbf72 ,s4 ,dom9ique 7#aagj-abba72 ,s4 ,jean de la ,croix 7#aedb-aeie74 ,gazali 7#ajeh-aaaa72 ,sidi ,djlni 7#ajgh-aaff72 ,frd ed-,dn ,attr 7#aaai-abcj72 ,sidi ,ab\ ,mdian 7#aabe environ-#aaig72 ,djll ed-,dn ,r\mi 7#abjg-abgc74 ,l'me qui a russi trav]s] t\tes les valles1 dans le pome d',attr1 p>vi5t enf9 l'union avec ,dieu4 ,cette union n'e/ pas le nirvna1 c'e/--dire la de/ruction de l'tre mme1 de la s5sation d'tre et de la p]sonne huma9e1 comme dans le b\ddhisme2 mais c'e/ l'anantissem5t de la volont propre de l'homme dans la volont de ,dieu4 ,tel e/ le b de l'ascse musulmane2 c'e/ le mme que celui de l'ascse *rti5ne4 ,les =mules qui l'exprim5t des deux p>ts sont analogues4 ,la clbre comp>aison du cadavre1 si s\v5t employe dans le *ri/ianisme3 que l'me soit entre les ma9s de ,dieu comme le cadavre entre les ma9s du laveur1 se retr\ve en t\tes lettres *ez les auteurs musulmans2 quelques-uns dis5t3 que l'me soit444 comme la b\le de polo s\s le maillet du j\eur4 ,la r5onciation au monde et la volont propre e/1 des deux cts1 pr*e dans les mmes t]mes3 ,m\rez la crature1 dit ,sidi ,djlni2 m\rez aussi v\s-mme1 votre volont1 vos incl9ations1 vos passions4 ,c]ta9es v]tus qui favoris5t ce dta*em5t1 telles que la pauvret1 sont comprises de la mme faon3 la pauvret vritable consi/e n'avoir beso9 d'aucune *ose hormis ,dieu2 le vrai pauvre e/ celui qui ne possde po9t et n'e/ po9t possd4 ,la pauvret spirituelle e/ indiffr5te aux objets de ce monde1 aux conditions de la vie2 le vritable religieux ne s'atta*e mme pas la =me extrieure de la pauvret2 il ne ti5t qu' son esprit2 il accepte galem5t t\s les tats dans lesquels il plat ,dieu de le faire entr]4 ,ces ides tai5t enseignes dans l'islam1 en ces t]mes1 l'poque de sa9t ,b]n>d1 un demi-sicle environ avant le mom5t o se produisit1 dans le *ri/ianisme1 la gr&e floraison des ordres m5diants4 ,enf9 il semble que la my/ique musulmane s'e/ elle-mme m>que du signe *rti53 ,dans le gr& pome dont n\s p>lions t\t l'heure1 l'me qui a trav]s les sept /ations ap]oit1 avant l'oiseau div91 un poisson my/rieux qui attire t\t lui4 ,en ce poisson1 dont sans d\te le pote musulman n'a pas lui-mme compris la signification1 il p>at bi5 que l'on doit reconnatre le symbole primitif1 inscrit aux murs des ,catacombes1 du ,*ri/4 99 99 99 99 99 ,cep5dant =ce e/ de s'arrt] dans cette comp>aison1 puisque l'islamisme n'a pas l',inc>nation1 et que p> consqu5t il ne conoit pas la proximit de ,dieu1 sa liaison avec l'homme et son am\r p\r l'homme1 comme on les conoit dans le *ri/ianisme2 t\t le my/re de la s\ffrance rdemptrice lui demeure trang]4 ,cette lacune e/ un abme qui sp>e les doctr9es des deux religions4 ,dieu e/ p\r l'islam un t]me lo9ta92 les liaisons et les int]mdiaires entre la div9it et l'humanit1 manqu5t4 ,cela explique p\rquoi les asctes de l'islam sont encl9s tomb] dans le pan?isme4 ,p\r tr\v] ,dieu plus prs d'eux1 ces my/iques sont ports le confondre avec la nature1 dont ils s5t5t d'ailleurs trs vivem5t la beaut4 ,des potes de la ,p]se p>l5t de la nature1 au moy5 ge1 en des t]mes dont on ne tr\v]ait *ez n\s l'quival5t qu' l'poque romantique4 ,en outre le my/icisme dans l'islam e/ beauc\p mo9s g>d contre ses propres excs1 beauc\p mo9s contrl que dans le *ri/ianisme1 puisqu'il n'y a pas1 proprem5t p>l]1 dans cette religion1 d'glise con/itue4 ,de l vi5t que le my/icisme e/ un dang] p\r l'islam lui-mme3 il y eng5dre facilem5t des hrsies4 ,au po9t de vue de l'effet que la my/ique produit sur les mes dans le monde mahomtan1 on peut signal] deux sortes de dang]s3 ,p\r les p]sonnalits isoles1 les potes1 les intellectuels1 l'asctisme qui devrait ab\tir la joie claire et s]e9e1 eng5dre assez s\v5t la mlancolie et le pessimisme4 ,on obs]ve cet effet en littrature4 ,dans la posie p]sane1 le s5tim5t de la vanit et du mpris du monde e/ p\ss trs lo94 ,le ?me t\t n'e/ que vanit1 de ,salomon1 y reoit de multiples v>iations1 dont la tonalit gnrale e/ vraim5t un peu tri/e2 l'action manque trop2 le vide se fait la f9 s5tir4 ,voici des exemples en ce s5s#abc3 ,ce rameau *>g de dsirs qu'on appelle le monde1 porte des fleurs clatantes1 mais les fruits en sont am]s4 #abc ,ces exemples sont extraits de ,la ,ros]aie du ,savoir1 recueil de quatra9s p]sans1 dits et traduits p> ,hoeyne-,azad1 #b vol41 #aijf4 ,dans ce monde1 la joie dnote une vue imp>faite2 c'e/ p\r cela que p5dant le rire1 les yeux de *acun sont rtrcis4 ,un co9 o l'on e/ tranquille vaut mieux que le comm]ce du monde2 ses passagres dignits l'indp5dance e/ prfrable4 ,le monde e/ une femme laide1 et ceux qui le re*]*5t sont des aveugles4 ,sais-tu ce que j'ai remport du monde8 ,ri56444 et ce qui me re/e en ma9 du produit de ma vie8 ,ri56--,je suis le flambeau de la joie1 que devi5drai-je une fois consum6 ,ri56--,je suis la fameuse c\pe de ,djem2 mais que s]ai-je qu& j'aurai t bris8--,ri56 ,le monde e/ un caveau funraire1 et n\s y sommes t\s des morts2 le soleil e/ un ci]ge brlant au-dessus d'un spulcre6 ,c'e/ exagr4 ,il y a l autre *ose qu'un s5tim5t de pit4 ,il y a oubli de la beaut de l'uvre div9e2 il y a mconnaissance du prix de l'ef=t et manque de foi en la valeur des uvres bonnes qui peuv5t remplir notre propre vie4 ,sur le peuple1 l'effet du my/icisme n'e/ pas non plus t\j\rs favorable4 ,trs rp&ues1 entret5ues p> les confrries et les religieux influ5ts1 les dispositions la contemplation et au mpris des bi5s t]re/res amn5t s\v5t la nglig5ce dans le travail et le dda9 de l'action4 ,ces dispositions1 se joignant celles qu'ont dj les peuples d',ori5t p\r le fatalisme1 contribu5t dt\rn] ces peuples de la lutte et de la conqute dans l'ordre politique1 civil1 sci5tifique et conomique4 ,elles les ont t5us longtemps loigns de n\s2 elles les ont emp*s de gt] plutt et davantage notre civilisation qui ncessite l'action4 ,il faut p\rtant1 et en df9itive1 reconnatre que ces dispositions la vie contemplative sont en elles-mmes =t intressantes2 elles m>qu5t un gr& beso9 de vie suprieure1 le s5tim5t trs vif et mme l'attrait de l'au-del4 ,l'islam1 qui a p> ses propres ress\rces1 semble-t-il1 dvelopp la ?orie my/ique1 a r5du1 ses dbuts1 une sorte d'hommage au *ri/ianisme1 en lui empruntant de quoi satisfaire un peu ces lgitimes attraits4 ,,*apitre ,x ,l',,av5ir ,,de ,l',,islam ,comm5t l'islam concevait autrefois son av5ir2--progression prophtique avant ,mahomet2--fixit religieuse aprs ,mahomet2--la ?orie mahdi/e4 ,l'ide d'volution s'introduit dans l'islam4--,faible probabilit des gr&s m\vem5ts panislami/es4--,l'volution de l'islam dans plusieurs contres4--,sympa?ie due aux ,musulmans libraux4 ,n\s avons a*ev l'tude des gr&s prceptes et des gr&s dogmes2 il peut tre utile de consacr] un d]ni] *apitre l'tude des esprances islamiques4 ,ce sujet1 un peu indt]m91 n\s p]mettra de donn] encore quelques indications sur c]ta9s aspects de la doctr9e de l'islam1 en mme temps qu'il n\s f\rnira l'occasion de rsum] la plup>t des rsultats obt5us dans ce travail4 ,comm5t l'islam conoit-il l'av5ir8 ,comm5t surt\t conoit-il le si58 ,de quelle manire l'a-t-il imag9 dans le pass8 et incidemm5t1 comm5t devons-n\s l'imag9] n\s-mmes8 ,ce sont l autant de que/ions qui peuv5t suggr] des ap]u intressants4 ,d'abord quelle ide l'islam avait-il autrefois de l'av5ir8 ,il concevait l'av5ir comme quelque *ose d'assez fixe1 autant du mo9s que la fixit des *oses huma9es e/ compatible avec la v]satilit de la =tune4 ,cette ide de fixit ne s'appliquait pas pr9cipalem5t l'tat politique2 les ,ori5taux ont t\j\rs cru que la puissance politique tait fragile et que t\te dyna/ie tait prissable4 ,mais ils croyai5t la fixit dans l'ordre religieux4 ,leur p5se tait que l'islam1 en tant que religion et que loi1 ne devait pas *ang]1 s9on t\t la f9 des temps2 et ils imag9ai5t aussi que1 v]s la f9 des sicles1 le monde enti] devait tre acquis leur loi1 p> la cont9uation indf9ie des conqutes militaires4 ,la ?se de l'immutabilit de la religion tait p\r eux un dogme4 ,elle tait la consqu5ce de l'ide qu'ils se faisai5t du prophtisme4 ,l'islam avait emprunt au judasme la notion du prophtisme2 il y avait aj\t quelques complm5ts f\rnis p> le *ri/ianisme2 l'ide qu'il s'en =mait se prs5tait a9si3 ,au c\rs des ges anci5s1 il avait p>u beauc\p de prophtes4 ,ces prophtes avai5t fait progress] la rvlation peu peu et d'une faon cont9ue4 ,l'ide de progression prophtique s'appliquait d'abord l',anci5 ,te/am5t2 dans ces limites1 une telle conception ne rpugne pas1 d'ailleurs1 au s5tim5t *rti54 ,selon les lg5des islamiques1 les div]s prophtes avai5t reu des feuillets rvls2 et le nombre de ces feuillets s'tant sans cesse accru1 l'humanit avait acquis de ,dieu une connaissance de plus en plus dveloppe4 ,la srie anci5ne des rvlations s'arrtait avec le ,messie4 ,quoique compr5ant mal le c>actre de la rvlation messianique1 l'islam admettait1 con=mm5t au s5tim5t *rti51 qu'elle con/ituait un t]me ou un ab\tissem5t du progrs prophtique2 mais1 la diffr5ce du *ri/ianisme1 il ne croyait pas que ce t]me ft le d]ni]4 ,le ,messie lui-mme n'avait-il pas promis qu'il y aurait encore aprs lui une sorte de rvlation1 de/9e expliqu] la si5ne1 celle du ,p>aclet#abd8 ,illu/ration3 ,,xii4--,sam>c&e2 portails des ,univ]sits4 #abd ,evangile de ,s4 ,jean1 ,,xiv1 #bf2 ,,xvi1 #ag4 ,mahomet prt5dit qu'il n'tait autre que le ,p>aclet4 ,l'inv5tion tait +nieuse2 c'tait la seule qui p]mt d'accord] la ?orie du prophtisme dans les trois religions4 ,les ,judo-,*rti5s enseignai5t que le vrai nom du ,p>aclet tait en grec ,priclytos1 mot qui signifie le glorieux2 et ceux d'entre eux qui p>lai5t arabe1 traduisai5t ce nom p> ,ahm$4 ,s\s cette =me1 ,mahomet put s'appliqu] la prophtie1 c> son propre nom1 ,mohamm$1 n'tait qu'une v>iante d',ahm$3 ,jsus disait son peuple3 ,o enfants d',isral1 je suis l'aptre de ,dieu envoy v]s v\s p\r confirm] le ,p5tateuque qui v\s a t donn avant moi1 et p\r v\s annonc] la v5ue d'un aptre aprs moi1 dont le nom s]a ,ahm$4 7,c4 ,,lxi1 #f47 ,mahomet tant le ,p>aclet1 la srie prophtique devait tre t]m9e avec lui1 la rvlation scelle1 et la religion fixe p\r t\j\rs4 ,le dogme de la fixit en matire religieuse reut p\rtant autrefois quelque atte9te de l'ide mahdi/e4 ,n\s avons trait de cette ide et de son hi/oire dans notre ,mahomtisme#abe2 n\s avons dit qu'elle n'tait pas coranique2 il y a encore l un lm5t religieux qui s'e/ adjo9t au ,coran1 une c]ta9e conception qui s'e/ annexe au sy/me de l'islamisme or?odoxe4 ,la ?orie mahdi/e n'a reu1 il e/ vrai1 son dveloppem5t complet que dans les sectes4 #abe ,v4 aussi ,james ,,d>me/et]1 ,le ,mahdi depuis les orig9es de l'islam jusqu' nos j\rs1 #ahhe4--;,e4 ,,blo*et1 ,le ,messianisme dans l'htrodoxie musulmane1 #aijc4 ,cette ?orie1 s\s sa =me or?odoxe1 e/ un reflet de la littrature des ,apocalypses et des croyances milln>i/es qui tai5t assez rp&ues au mom5t o p>ut l'islam4 ,la rvlation tait close1 sans d\te2 mais la religion n'tait pas encore t\te-puissante4 ,la pratique n'en tait pas gnrale1 ni le triomphe t\t--fait assur2 le bonheur qu'elle devait apport] au monde ne semblait pas complet3 il fallait a*ev] sa victoire4 ,on admit que cette uvre s'accomplirait en un temps dt]m91 une heure connue de ,dieu1 p> l'int]v5tion d'un homme extraord9aire1 que1 dans le monde musulman1 on appela le ,matre de l',heure ou le ,mahdi4 ,le nom du mahdi signifie celui que ,dieu dirige4 ,cet homme devait app>t5ir la tribu ,kor*ite1 qui e/ celle du prophte4 ,en dehors de l1 diffr5ts signes s]virai5t le di/+u]3 il devait avoir le te9t brun1 la b>be bi5 f\rnie1 les d5ts brillantes1 un gra9 de beaut sur la j\e#abf4 ,qu& il p>atrait1 il pr*]ait la gu]re sa9te et conqu]rait t\t le monde l'islam4 #abf ,,ibn ,,el-,,w]di1 ,la ,p]le des m]veilles2 *apitre sur l'app>ition du mahdi1 et *apitres suivants sur les vnem5ts de la f9 du monde1 dition arabe4 ,la croyance mahdi/e donna naissance de nombreuses hrsies2 elle facilita ma9tes rvoltes1 et elle fut utilise p> un gr& nombre d'av5turi]s politiques4 ,les hrtiques qui s'y atta*r5t crur5t que1 lorsque l'heure s]ait arrive et que le mahdi aurait a*ev sa conqute1 le bonheur du monde s]ait assur p5dant une longue suite de sicles4 ,dans la doctr9e de l'islam or?odoxe1 la mme ide rep>at amo9drie4 ,le mahdi n'y a pas le c>actre de fondateur2 il n'e/ pas plac une poque qu'on peut encore considr] comme l'orig9e des temps4 ,au contraire il doit v5ir t\t la f9 des ges4 ,assi/ de #cfj esprits cle/es1 il f]a triomph] l'islam sur t\te la t]re1 mais ce s]a seulem5t p\r une c\rte priode#abg4 ,le nombre d'annes que dur]a son rgne1 selon les traditions de l'islam or?odoxe1 v>ie2 il s]a de sept annes selon les unes1 de qu>ante1 suivant d'autres2 mais dans t\tes1 il e/ assez petit4 ,le mahdi a un rle analogue celui d',elie dans les traditions *rti5nes4 ,aprs ce mom5t de bonheur1 la de/9e du monde suivra son c\rs4 #abg ,d',,ohsson1 ,tableau1 ,i1 #bff-bfh4 ,jsus doit aussi rev5ir ce mom5t-l4 ,on le v]ra desc5dre ,damas sur le m9>et1 appel m9>et blanc1 de la mosque des ,omeyades4 ,il second]a le mahdi1 et prsid]a aprs lui la prire4 ,div]s mon/res p>atront ensuite2 le soleil se lv]a l',occid5t2 les peuples de ,gog et de ,magog sortiront des portes caspi5nes4441 puis vi5dra le j\r de la rsurrection4 ,cette =me rduite de la ?orie mahdi/e1 qui e/ or?odoxe1 a t\j\rs mo9s frapp les peuples musulmans que la =me hrtique1 d'aprs laquelle le mahdi e/ fondateur d'empire1 auteur d'une dyna/ie de/9e dur] longtemps1 et initiateur d'une re conue comme l'ge de maturit du monde4 ,l'att5te sup]/itieuse de l'homme provid5tiel e/ un s5tim5t p]man5t *ez les peuples de l'islam4 ,on a vu des faux mahdis t\tes les poques de leur hi/oire4 ,le plus clbre e/ celui qui a russi fond] la dyna/ie des ,ftimides2 il y en eut un en ,egypte l'poque de ,bonap>te4 ,de notre temps1 c'e/ dans un s\lvem5t provoqu p> un mahdi que prit ,gordon1 assig dans ,kh>t\m2 en #aijh1 on en signalait un au ,m>oc4 ,la croyance mahdi/e e/ un dang] p]ptuel p\r t\te puissance qui a dans son empire des populations musulmanes4 ,en dehors de cette importante et curieuse ?orie1 qui a donn une =me sy/matique et un aspect my/rieux la croyance implicitem5t indique dans le ,coran au succs f9al et univ]sel de l'islam1 n\s ne tr\vons ri5 de bi5 intressant relev] dans les conceptions que les ,musulmans se =mai5t nagure de l'av5ir4 ,il ne devait po9t y avoir p\r eux de dveloppem5t dans la religion1 ni d'volution dans le dogme1 po9t de progrs dans la liturgie ni de *angem5t dans la =me du culte et dans la pratique de la pit4 ,p\r les peuples mahomtans1 il n'y avait pas non plus1 jusqu' l'poque contempora9e1 d'ide ou de notion suffisamm5t nette et gnralem5t comprise d'un avancem5t possible dans les sci5ces1 dans la civilisation1 dans l'indu/rie et dans les arts2 po9t de reprs5tation d'un p]fectionnem5t probable et cont9u dans la politique1 l'conomie1 la ju/ice ou l'adm9i/ration4 ,aucun dsir gnral de progrs ne prsidait la vie de l'islam2 ni aspirations vagues1 ni beso9s s\rdem5t s5tis1 ni curiosit intellectuelle1 n'appelai5t un tat de *oses s5siblem5t meilleur et rgulirem5t progressif4 ,la philosophie1 lie la ?ologie1 semblait fixe comme elle2 la lib]t de p5s]1 le m\vem5t mme de la p5se1 p>aissai5t inutiles3 l'islam s'immobilisait4 ,cette immobilit dev9t en effet presque un dogme p\r l',occid5t2 la plup>t des publici/es y croyai5t et l'enseignai5t2 on rptait qu'il y avait dans la foi mahomtane comme une v]tu l?>gique1 qui arrtait la vie de l'esprit et le p>alysait4 ,combi5 d'auteurs crivant sur l',ori5t il y a une v+ta9e d'annes1 ont =mul ce jugem5t4 ,en fait cette espce de p>alysie tait bi5 relle1 ou peu prs2 peu prs1 dis-je1 c> en obs]vant avec att5tion1 on disc]nait *ez les peuples de l'islam un m\vem5t l5t2 la ,turquie1 p> exemple1 suivait de lo9 les progrs de quelques arts4 ,p\r p>l] avec exactitude1 on con/atait dans le monde mahomtan une gr&e dim9ution d'activit1 un ral5tissem5t de la vie intellectuelle1 une sorte d'eng\rdissem5t1 d'o s'ensuivait1 p> rapport l',occid5t qui cont9uait progress]1 une vritable dcad5ce4 ,de cet arrt relatif1 la religion du ,coran tait-elle seule responsable8 ,non1 sans d\te4 ,les causes qui produis5t dans les nations la dcad5ce1 l'amo9drissem5t des =ces1 l'puisem5t du gnie1 sont t\j\rs bi5 difficiles tablir2 les hi/ori5s les plus pntrants et les plus philosophes y russiss5t peu1 quoi qu'ils fass5t2 il y a l des secrets pr(onds de la vie1 qui n\s *app5t4 ,en ,ori5t1 les enfants sont ord9airem5t trs intellig5ts2 jusqu' l'ge de d\ze ou quatorze ans1 ils dpass5t les ntres en vivacit de comprh5sion1 en facilit d'assimilation1 et leurs progrs sont trs rapides2 puis1 aprs cet ge1 beauc\p s'arrt5t4 ,il s'e/ produit un phnomne de ce g5re p\r la civilisation arabe3 elle dpassa la ntre dans le haut moy5 ge2 elle fut1 en ce temps-l1 plus active et plus f9e2 puis elle s'arrta4 ,le mme s*ma s'applique aussi aux conqutes turques3 elles fur5t au db brillantes et rapides2 la =ce du peuple turc semblait irrsi/ible2 mais un j\r cette =ce p>ut puise3 la priode d'expansion fut suivie d'une re de l5t dcl9 et de presque complte inactivit4 ,ri5 ne pr\ve que ces phnomnes soi5t d'ordre religieux1 et il n'y a pas lieu de croire non plus qu'ils soi5t p>ticuli]s l'islam4 ,la ,*9e a connu une re d'immobilit plus longue que celle de l'islam4 ,l'empire *rti5 de ,con/ant9ople a trav]s plusieurs sicles d'activit amo9drie avant de s'cr\l] s\s les c\ps des ,turcs4 ,et1 en dehors du doma9e politique1 n'avons-n\s pas vu1 en ,europe1 des arts1 tels que la pe9ture1 qui sont demeurs p5dant plusieurs sicles /ationnaires1 aprs avoir eu un vif essor1 et qui se sont rveills t\t d'un c\p8 ,n\s avons n quelques causes qui ont t de nature am5] la disjonction de l',ori5t et de l',occid5t3 un c]ta9 dda9 ?orique de l'islam p\r la *rti5t1 qui a pu l'emp*] de s'assimil] les progrs accomplis dans les rgions *rti5nes2 le peu d'e/ime des ?ologi5s musulmans p\r les sci5ces2 le gt naturel des ,ori5taux p\r la vie mditative2 le fatalisme4 ,il faut signal] aussi l'effet des ,croisades qui ont1 ce qu'il semble1 creus un foss pr(ond entre le monde *rti5 et l'islam4 ,mais ce n'e/ encore l que des fragm5ts d'explication4 ,t\j\rs e/-il qu' l'in/ant o n\s sommes1 cette immobilit laquelle t\t le monde croyait nagure1 e/ sec\e3 l'islam se rveille4 ,une lite nombreuse1 ple9e de tal5ts1 de connaissances1 d'ardeur p\r le progrs1 s'y =me dans les div]ses contres1 et russit se plac] la tte du monde mahomtan4 ,a t\s ces hommes1 jeunes au mo9s p> la p5se1 la de/9e et l'av5ir de l'islam se prs5t5t s\s un j\r t\t n\veau4 ,des ides de r=me1 de trans=mation1 d'volution1 sont prs de triomph] avec eux4 ,les vieux rves milln>i/es ne leur suffis5t plus2 ils ne se cont5t5t plus de l'att5te passive d'un bonheur lo9ta92 mais1 confiants dans leur activit1 ils *]*5t p> leur propre ef=t et p> la v]tu de leur intellig5ce1 relev] l'islam1 en re/aur] la vigueur1 en int]prt] le dogme1 en amlior] la pratique1 y r5dre plus heureuse et plus belle la vie individuelle4 ,dans cette manire de s5tir entirem5t r5\vele1 comm5t app>at l'av5ir de l'islamisme8 99 99 99 99 99 ,une premire circon/ance gnrale doit =cm5t modifi] l'anci5ne conception mahomtane de l'av5ir3 c'e/ la rp>tition des =ces militaires dans le monde4 ,dans l'tat actuel de l',europe1 l'ide d'une conqute du monde p> des armes musulmanes1 ide qui avait pu facilem5t sduire l'esprit des ,arabes ou des ,turcs dans la priode brillante de leur hi/oire1 app>at dnue de t\te vraisemblance2 elle ne peut plus avoir de prise sur les esprits4 ,de ce ct-l1 l'av5ir e/ dsormais f]m4 ,la possibilit de cons]v] une t]re musulmane1 de rec\vr] mme quelques prov9ces qui sont tombes en la possession des ,europens1 e/ mo9s incompatible avec les faits4 ,p]sonne ne peut affirm] que telle puissance musulmane soit incapable de repr5dre vigueur et de gagn] quelques victoires4 ,mais cette possibilit d'une gu]re heureuse p\r une puissance islamique1 ne dp5d pas immdiatem5t des considrations d'ordre religieux4 ,au po9t de vue de la tradition religieuse1 la "q qui se pose e/ plutt celle-ci3 ,une reprise p>tielle des anci5nes possessions musulmanes p\rrait-elle se produire p> suite d'un gr& m\vem5t panislami/e1 qui amn]ait l'accord de la majorit des ,musulmans du monde en vue d'une action militaire commune8 ,cela e/ peu vraisemblable assurm5t2 il ne faudrait p\rtant pas dire que c'e/ t\t fait impossible4 ,il y a dans l'islam des organismes t\t prts p\r s]vir la propag&e secrte1 aptes prp>] les rvoltes et lanc] les mots d'ordre3 ce sont les confrries religieuses4 ,leur esprit n'e/ pas t\j\rs viol5t ni belliqueux2 mais il p\rrait le dev5ir s\s la pression de quelques vnem5ts4 ,nanmo9s l'v5tualit que n\s envisageons e/ peu probable2 p\r un accord de ce g5re1 il faudrait une trop gr&e unit de s5tim5t politique4 ,et quoique1 en ?orie1 la politique dans l'islam dp5de de la religion1 cep5dant l'unit politique y e/ mo9dre en fait que l'unit religieuse4 ,d'ailleurs la prp>ation des gr&s s\lvem5ts amne presque t\j\rs des discussions entre les docteurs4 ,ceux-ci ne jug5t pas t\s galem5t de l'opportunit des gu]res4 ,il se =me p>mi eux un p>ti modr qui1 au nom mme de la religion1 recomm&e de ne pas engag] de gu]re dont l'issue ne soit peu prs c]ta9e4 ,puis la discussion porte aussi sur les droits du p]sonnage politique qui se met la tte du m\vem5t4 ,si ce p]sonnage prt5d tre le mahdi1 il doit tre reconnu c]ta9s signes1 qui sont presque t\j\rs conte/ables2 et s'il prt5d seulem5t tre un *ef ou un s\v]a91 encore faut-il qu'il ju/ifie de sa lgitimit2 il n'e/ gure possible que l'islam t\t enti] se mette d'accord sur ce po9t4 ,l'unit y e/ donc en pratique peu prs irralisable4 ,plutt donc que d'insi/] sur cette hypo?se assez va9e d'un m\vem5t panislamique1 il convi5t d'exam9] un peu la vie mod]ne de l'islam dans quelques-unes des nations qui le compos5t2 il peut tre in/ructif de voir comm5t il se comporte en prs5ce des v>iations de l'tat politique gnral2 plus expressm5t de m>qu] quelques traits relatifs au s5tim5t de nationalit4 ,n\s avons dit qu'il y avait dans cette religion comme une sorte de gr& patriotisme univ]sel3 *aque ,musulman se s5t =tem5t li t\te la communaut musulmane1 et selon l'idal de la doctr9e1 cette communaut ne devrait avoir qu'un seul *ef4 ,au-dess\s de cette gr&e association1 sont des races bi5 di/9ctes1 des nations div]ses2 *acun aime sa nation et veut tre de sa race4 ,de plus il exi/e1 dans ce monde1 diffr5ts p\voirs qui ont une lgitimit au mo9s approximative acquise au c\rs de l'hi/oire1 p\voirs que l'on respecte et auxquels on e/ s\mis4--,comm5t ces div]s s5tim5ts se comb95t-ils dans l'me des ,musulmans8 99 99 99 99 99 ,le seul empire musulman indp5dant qui puisse reprs5t] auj\rd'hui la t]re de l'islam1 le dr el-islm1 avec honneur et avec gloire1 c'e/ la ,turquie4 ,n\s avons vu qu'au c\rs des sicles de dcad5ce1 cet empire a cep5dant suivi de lo9 la m>*e de la civilisation4 ,n\s l'avons con/at en ce qui conc]ne l'enseignem5t4 ,on peut obs]v] le mme progrs dans d'autres doma9es1 notamm5t dans l'tablissem5t des voies f]res4 ,celles-ci1 con/ruites peu peu p> des compagnies trangres1 atteignai5t1 la f9 de #aijf1 une longueur totale de #f4bcf kilomtres4 ,l'empire turc n'a cess d'tre en relations avec les puissances trangres4 ,non sans difficult1 il autorisait quelques-unes de leurs entreprises2 il les imitait p>fois4 ,ce progrs va ma9t5ant se prcipit]4 ,combi5 belle e/ en cette contre la place d'un sultan ou d'un m9i/re pris d'amliorations1 l'imag9ation ard5te et active4 ,la situation gographique de l'empire e/ la plus magnifique peut-tre qui soit au monde4 ,la ri*esse et la f]tilit de son sol sont normes4 ,ses ress\rces peuv5t s'accrotre en peu d'annes dans des proportions qui en f]ont un des plus brillants empires du monde4 ,il a des ports non mo9s bi5 disposs p\r la sret des navires que p\r l'bl\issem5t des yeux2 l',asie ,m9eure possde des m9es abondantes et v>ies1 dont un petit nombre e/ dj l5tem5t exploit2 la ,msopotamie1 ds que le rgime des eaux y aura t rgul>is1 r$evi5dra le plus beau gr5i] du monde4 ,mme au po9t de vue spcial de l'ar*ologie1 la lib]t et un mdiocre ef=t p]mettrai5t de faire sortir des ru9es de ces contres assez de docum5ts et de m]veilles p\r augm5t] beauc\p en peu de temps notre connaissance du monde antique4 ,le g\v]nem5t turc n'a p\rtant pas nglig t\t fait l'ar*ologie1 puisqu'on peut admir] ,/amb\l le muse dj =t important de ,t*9ily ,kyosk4 ,le sultan ottoman reprs5te1 comme on sait1 l'autorit or?odoxe dans l'islam2 il y dti5t la succession du prophte4 ,ses droits n'y sont1 il e/ vrai1 qu'indirects1 c> il n'e/ mme pas de race arabe2 plus =te raison n'e/-il pas ,kore*ite4 ,on a d1 p\r les tablir1 rec\rir une fiction3 ,slim ,i] en #aeag1 ayant pris l',egypte1 fut considr comme l'hriti] des droits des khalifes1 et il fut reconnu comme tel p> le *rif de ,la ,mecque4 ,le ,turc n'e/ en gnral pas aim des autres ,musulmans1 et spcialem5t des ,arabes2 sa dom9ation a laiss de mauvais s\v5irs en ,algrie4 ,mais1 des races *rti5nes1 il n'e/ pas ha4 ,les ,armni5s p\rrai5t avoir contre lui des motifs de ha9e2 cep5dant ce qui leur e/ surt\t odieux e/ le g\v]nem5t despotique2 ce n'e/ pas la puissance ni le peuple ottomans4 ,les ,grecs1 sujets de l'empire1 reconnaiss5t la tolrance et le libralisme relatifs des sultans4 ,ils s]v5t dans leurs m9i/res1 les aid5t dans l'adm9i/ration1 leur f\rniss5t des rudits et des savants4 ,ils ont le s5tim5t patriotique la manire de l',occid5t2 et ils sont prts donn] des soldats aux armes de l'empire et des m>9s aux flottes que ses ports att5d5t4 ,mme avant les vnem5ts de ces d]ni]s j\rs1 les ,turcs avai5t comm5c reconqurir une place plus leve dans l'op9ion europenne4 ,protgs p> les rivalits des puissances qui =mai5t au-dessus de leur faiblesse1 une sorte de vote naturelle1 ils se cons]vai5t et progressai5t peu peu1 et les *ances de voir surv5ir leur ru9e tant de fois prdite semblai5t d\cem5t s'loign]4 ,depuis de longues annes1 beauc\p de ,turcs avai5t des t5dances librales4 ,un essai de rgime p>lem5taire fut t5t *ez eux au db du rgne actuel1 sans succs il e/ vrai4 ,les ides librales s'tant en d]ni] lieu1 rp&ues jusque dans l'arme1 une n\velle con/itution a t octroye l'empire1 et t\t annonce qu'elle dur]a4 ,le sultan a cess d'tre autocrate2 il va dev5ir le *ef d'une sorte de confdration de peuples analogue l',autri*e4 ,p\rvu que l'islam g>de dans cette confdration une prm95ce au mo9s honorifique1 ce *angem5t ne blesse aucun po9t prcis de sa doctr9e2 il n'e/ cep5dant pas t\t fait con=me son esprit1 p>ce que le rgime n\veau ne manife/e plus assez la =ce d',allah4 ,le sultan tait1 d'aprs la doctr9e1 le prsid5t de la communaut musulmane2 d'aprs la tradition1 il tait autocrate4 ,mais1 ni la doctr9e ni la tradition1 ne lui df5dai5t de prt] l'oreille aux vux de ses peuples et d'us] de son autorit avec bi5veillance2 elles lui dem&ai5t seulem5t d'tre =t4 ,si le g\v]nem5t turc satisfait ce desid]atum1 l'islam peut1 sans se r5i] lui-mme1 dev5ir dans ce pays une sorte de religion d',etat1 respectueuse des autres croyances1 et qui ne ps]a pas trop sur elles4 99 99 99 99 99 ,les ,arabes1 disions-n\s1 n'ont jamais accept qu' contre-cur la dom9ation turque4 ,la cause de cette opposition n'e/ pas pr9cipalem5t religieuse1 bi5 que les ,arabes ai5t quelque raison doctr9ale de conte/] la lgitimit des sultans ottomans2 cette cause e/ surt\t e?nique3 les deux races sont =t diffr5tes4 ,il y a c]ta9em5t plus de diffr5ce entre un ,arabe et un ,turc1 qu'entre un ,turc et un ,grec4 ,il y eut autrefois1 l'poque du khalifat arabe1 une rivalit analogue entre les ,arabes et les ,p]sans4 ,illu/ration3 ,,xiii4--,religieux quteurs ,ta*k5t4 ,en ,arabie1 une p>tie de la population a t de t\t temps ins\mise4 ,la suz]a9et du sultan n'e/ de mme que nom9ale sur beauc\p de tribus du ds]t4 ,un m\vem5t t5dant la =mation d'un royaume arabe s'e/ dess9 dans ces d]nires annes en ,syrie4 ,l'ide a t sy/matise4 ,les promoteurs ont obt5u des dcisions de jurisconsultes gypti5s1 dcl>ant le sultan turc illgitime2 ils ont trac le plan et dt]m9 les limites du royaume rv4 ,ce royaume aurait des frontires naturelles1 =mes p> le ,tigre1 la m] d',oman et la m] ,r\ge1 l',i/hme de ,suez1 la ,mdit]rane4 ,il s'e/ con/itu une ligue de la patrie arabe qui a crit dans son programme3 ,n\s sommes d\ze millions d',arabes opprims p> quelques c5ta9es de fonctionnaires turco-circassi5s4 ,ce m\vem5t ne p>at pas inspir p> un s5s politique trs ju/e4 ,il ne semble pas de/9 produire un gr& effet1 et ce rve n'e/ sans d\te pas susceptible de ralisation4 ,quoique bons soldats1 les ,arabes1 au po9t de vue militaire1 ne val5t pas les ,turcs2 leur habitude de l'adm9i/ration e/ mo9dre2 leur tal5t d'organisation e/ faible2 leur avancem5t dans les sci5ces e/ mdiocre4 ,il exi/e un petit m\vem5t de r5aissance littraire dans les populations de langue arabe2 mais ce m\vem5t e/ surt\t dess9 *ez les ,*rti5s de ,syrie4 99 99 99 99 99 ,les ,musulmans de ,russie sont intressants2 ils ont accept les =mes de la vie mod]ne et ils ont envoy plusieurs des leurs la ,d\ma4 ,ce sont des ,musulmans de race t>t>e4 ,n\s avons connu l'un d'eux1 qui tudiait ,p>is il y a peu d'annes2 il e/ ma9t5ant un de leurs dputs les plus notables4 ,c'tait un jeune homme trs lettr1 criva91 v]s dans la philosophie et l'conomie politique1 et qui pr(essait des ides trs avances4 ,il p>aissait avoir p]du la foi musulmane2 peut-tre l'aura-t-il vue r5atre en lui en r5trant dans le milieu de ses coreligionnaires et en acceptant d'eux de graves responsabilits4 ,jusqu' prs5t on ne peut pas dire des jeunes ,turcs qu'ils devi5n5t sceptiques4 ,ceux d'entre eux que leurs lectures1 leurs relations ou leur tempram5t incl95t v]s le matrialisme1 peuv5t bi5 p]dre un peu de vue le ct ?ologique de l'islam1 oubli] ,dieu1 song] mo9s l'me2 mais ils g>d]ont longtemps encore la foi au pr9cipe d'unit nationale qu'e/ cette religion2 ils lui demeur]ont atta*s en tant que loi con/itutive de leur nation et que =me de leur peuple4 ,on peut suppos] qu'il leur arriv]a ce qui e/ arriv c]ta9s ,isralites1 qui ont peu prs ab&onn la foi religieuse1 mais qui ont g>d trs pr(onde la consci5ce de l'unit e?nique4 99 99 99 99 99 ,en ,egypte1 s\s la pression de l'occupation anglaise1 et devant la m5ace de voir cette occupation1 indf9im5t prolonge1 se trans=m] en protectorat1 une raction s'e/ produite *ez les ,musulmans1 au nom du s5tim5t religieux et de l'honneur national4 ,il s'e/ =m un p>ti de la jeune ,egypte1 ou p>ti national1 dont le *ef fut ,mu/afa ,kamel1 et l'organe1 ,l',et5d>d gypti54 ,ce p>ti a excit *ez le peuple gypti5 une ha9e assez vive contre l'occupant2 il a entret5u des relations avec la ,turquie et les autres pays musulmans1 y compris le ,m>oc2 il s'e/ cep5dant t\j\rs df5du d'avoir des vises panislamiques3 ,il n'y a pas un seul ,musulman clair1 dit ,mu/afa ,kamel1 qui puisse croire une m9ute que les peuples de l'islam peuv5t se ligu] contre l',europe4 ,ceux qui p>l5t d'un p>eil esprit1 sont ignorants ou dsireux de creus] un foss entre le monde europen et les ,musulmans4 ,le programme du p>ti national e/ a9si =mul3 ,etre libre *ez soi et accord] l'hospitalit t\s4--,n\s n'acceptons la civilisation europenne que p\r dev5ir ses amis et non pas p\r tre ses esclaves6 ,n\s sommes moralem5t les obligs de l',anglet]re p>ce qu'elle s'e/ ef=ce de rtablir la paix *ez n\s et de n\s r5dre aptes n\s g\v]n] n\s-mmes4 ,mais n\s dsirons f]mem5t que cette obligation cesse4 ,comm5t1 malgr la ret5ue laquelle n\s oblig5t les accords diplomatiques1 n'pr\v]ions-n\s pas de la sympa?ie p\r les signataires d'un p>eil programme8 ,aprs l'ab&on presque total qu'a fait la ,france de ses traditions en ,syrie1 la r5onciation son rle en ,egypte1--en ce pays que ,leibniz avait p\r a9si dire (f]t ,l\is ,,xiv1 o les jeunes gloires des ,bonap>te et des ,klb] avai5t brill dans l'ombre des vieilles ,pyramides1 et dont notre compatriote ,*ampollion a rvl les secrets1--e/1 de t\tes les conditions de la politique contempora9e1 une de celles qui doiv5t n\s caus] les plus pr(onds regrets4 ,il ne semble pas que le p>ti jeune gypti5 rclame p\r le pays une complte indp5dance2 il v\drait1 dit-on1 replac] l',egypte s\s la suz]a9et de la ,turquie4 ,cette int5tion e/ plus correcte au po9t de vue de la doctr9e musulmane2 mais elle e/ mo9s t\*ante s\s le rapport du s5tim5t patriotique et national4 ,on v]rait se manife/] l une sorte d'hsitation entre l'ide de patrie conue la manire occid5tale1 et l'anci5ne ide ori5tale de la communaut musulmane englobant les div]ses races4 99 99 99 99 99 ,les ,musulmans de l',afrique du ,nord n'ont pas1 dans le c\rs de l'hi/oire1 =m de nationalits bi5 p]man5tes4 ,il ne peut donc pas tre "q *ez eux de raction nationale4 ,mais une circon/ance importante e/ spciale ces contres4 ,d]rire les ctes brillantes et f]tiles1 depuis assez longtemps conquises p> les peuples du nord de la ,mdit]rane1 s't5d la va/e zone sah>i5ne4 ,or c'tait l nagure le pays propre de l'islam1 sa maison1 le dr el islm4 ,l',europen semblait ne pas p\voir y pntr]1 ne pas le dsir] mme4 ,et p\rtant tels ont t la m>*e et le progrs de la politique coloniale1 qu'il s'en e/ emp> auj\rd'hui2 des colonnes lgres1 en att5dant les voies f]res1 le sillonn5t en t\s s5s4 ,la t]re mahomtane e/ pr(ane2 l'islam n'a plus de maison2 il n'a plus de *ez lui4 ,a cette dpossession1 il s'e/ habitu avec mo9s de pe9e qu'on n'et pu le croire4 ,les ,musulmans r5onc5t recul] dans les ds]ts dont l't5due et l'aridit ne les sauv5t plus du contact de l'trang]4 ,l',europen ne songe plus les y ref\l]2 il s'in/alle auprs d'eux1 et il essaie de faire d'eux des compatriotes et1 s'il se peut1 des amis2 il s'ef=ce de les faire p>ticip] aux avantages de sa civilisation et d'amlior] leur sort matriel4 ,la plup>t compr5n5t ce gnreux desse92 ils y rpond5t p> une acceptation loyale et fran*e de la dom9ation trangre1 s\v5t mme p> de la sympa?ie1 du travail et de la reconnaissance4 ,l'islam p]d peu peu *ez eux son c>actre f>\*e2 ils comm5c5t s5tir que la religion n'e/ pas atta*e une rgion gographique1 mais qu'elle doit tr\v] sa vraie maison dans les curs4 ,un jeune ,tunisi5 crivait1 il y a peu de temps1 ces lignes3 ,je puis atte/] que p\r leur compte1 les ,tunisi5s musulmans in/ruits accept5t fran*em5t et loyalem5t le protectorat franais1 dont ils sont mme d'apprci] les bi5faits en dpit des erreurs commises1 dues surt\t une politique d'hsitation et de mfiance4 ,la seule ambition qu'ils n\rriss5t dans le doma9e politique1 e/ de contribu] au relvem5t intellectuel et moral de leurs coreligionnaires1 avec le conc\rs clair et bi5veillant de la ,france4 ,si n\s n\s ef=ons de ram5] la religion ses pr9cipes vritables1 si n\s combattons les confrries1 qui ont fauss la doctr9e de l'islam1 qui ont pris t*e de ma9t5ir la population des campagnes dans la plus abjecte ignorance1 c'e/ p\r arriv] faire m>*] d'accord la religion et la sci5ce1 ce qui n'e/ pas irralisable1 puisque la foi musulmane e/ base sur la raison et la logique#abh4 #abh ,abd el-,jelil ,,za\*e3 lettre au j\rnal ,le ,temps1 #be dcembre #aijf4 ,de mme que les ,egypti5s1 ces jeunes ,tunisi5s se df5d5t d'avoir des vises panislami/es4 ,ils ont des s5tim5ts laques1 comme l'on voit2 cela e/ p>ticulirem5t intressant rem>qu] p\r l',afrique du ,nord1 o les confrries et les p]sonnages religieux ont t jadis trs puissants4 ,il va de soi que le monde musulman1 dont la con/itution e/ en pr9cipe ?ocratique1 devra tre lacis un peu1 si l'on dsire qu'il se rappro*e du ntre2 il faut que la religion y cde aux sci5ces et l'activit pr(essionnelle1 une l>ge "p de la vie4 ,les ,musulmans africa9s les plus intellig5ts reconnaiss5t sans pe9e les bi5faits de notre civilisation3 l'ordre et la scurit qui sont les pr9cipaux2 l'agriculture amliore et ex]ce en paix2 le comm]ce accru2 les impts rgulirem5t p]u2 la culture intellectuelle l>gem5t dveloppe4 ,ces ,musulmans t5d5t dev5ir mo9s religieux1 plus positifs et plus sceptiques4 ,ils obs]v5t avec mo9s de rigueur c]ta9es pratiques1 comme le jene et l'ab/5tion du v92 ils n'ont pas d'antipa?ie p\r le co/ume europen2 ils oubli5t en somme un peu les rves et les ambitions du vieil islam1 p\r pr(it] des avantages pratiques et du con=t de notre organisation mod]ne4 ,les ides et les esprances panislami/es sembl5t bi5 leur tre dev5ues trangres3 ,le rle effac des familles religieuses et le positivisme croissant des indignes r5dront de plus en plus difficile un agitateur1 quel qu'il soit1 d'arra*] de paisibles travailleurs leurs intrts et leurs devoirs#abi4 #abi ,ismal ,,hamet1 loc4 cit41 p4 #cjc4 ,les ,musulmans de cette sorte ne reprs5t5t encore1 il e/ vrai1 qu'une m9orit4 ,il en e/ p>mi eux qui vont jusqu' dsir] une fusion des indignes avec la race colonisatrice4 ,p\rtant le m>iage d'une ,mahomtane avec un *rti5 n'e/ gure admissible selon la loi de l'islam2 et l'entre d'une ,*rti5ne dans une famille mahomtane1 aussi longtemps que subsi/]a la polygamie et que la rpudiation s]a facile1 ne n\s sembl]a pas tolrable4 ,cette obs]vation =t simple porte croire qu'il entre bi5 un peu d'illusion dans les dsirs et les programmes de ces jeunes ,mahomtans4 99 99 99 99 99 ,con/atons donc1 p\r conclure1 qu'il y a1 au-dessus du monde musulman1 une c\*e qui *]*e volu]1 que notre civilisation attire1 qui dsire se l'assimil]1 s'en appropri] les =mes et les bi5faits1 soit en la faisant rgn] dans les pays musulmans encore indp5dants1 soit en acceptant la dom9ation des puissances europennes4 ,au-dess\s de cette c\*e subsi/e la gr&e masse du peuple mahomtan1 t\j\rs croyante1 t\j\rs fidle1 traditioni/e1 quelque peu rebelle au progrs1 ddaigneuse de notre civilisation1 encore susceptible de fanatisme1 mais qui g>de le s5tim5t int5se des gr&s dogmes de l'islam1 de ,dieu1 de la rsurrection1 du jugem5t1 et qui cons]ve aussi sa posie de c>actre assez biblique1 maje/ueuse et un peu pre4 ,cette lite1 cette sorte d'ari/ocratie qui volue1 p\rra-t-elle en se trans=mant1 et en trans=mant peu peu le monde musulman sa suite1 ma9t5ir la foi8 ,la "q e/ dlicate4 ,l'islam e/-il vraim5t1 autant que le croi5t ces jeunes ,turcs ou ,t>t>es1 ,indi5s1 ,egypti5s1 ,tunisi5s1 ou ,algri5s1 susceptible d'tre modifi8 ,on en peut d\t]4 ,selon la logique ord9aire1 mme selon celle que l'on appr5drait dans les ouvrages des anci5s philosophes musulmans1 p\rtant bi5 h>dis p>fois1 il ne semble pas que l'on puisse1 sans port] s\v5t atte9te la rigueur du raisonnem5t1 adapt] a9si l'islam nos murs et nos faons de s5tir4 ,en effet1 que devi5n5t dans un tel essai t\s ces anci5s prceptes ou dogmes que l'on s'e/ habitu considr] comme fondam5taux3 la propag&e p> le glaive1 l'espce de promesse de victoire faite p> ,allah son peuple1 le pl]9age trop ar*aque1 le jene excessif1 les c9q prires quotidi5nes conv5ables des mo9es1 la prohibition du v9 qui contr>ie nos habitudes1 l'int]diction des images qui limite l'art et entrave l'indu/rie1 et t\tes les rgles relatives au /atut de la femme8 ,que font de ces prceptes1 les ,musulmans mod]ni/es8 ,s'ils les modifi5t trs pr(ondm5t1 ne condamn5t-ils pas leur prophte8 ,peuv5t-ils cont9u] croire en lui1 surt\t peuv5t-ils encore croire qu'il e/ le d]ni]1 celui qu'on ne dpass]a pas8 ,mais peut-tre n'avons-n\s pas l'autorit qu'il faudrait p\r rpondre ces que/ions et ces d\tes4 ,une religion ne relve pas seulem5t de la logique1 mais aussi du s5tim5t2 elle n'e/ pas seulem5t l'uvre de l'esprit et de la sci5ce2 mais elle e/ aussi1 et plus encore1 celle du cur4 ,ce n'e/ donc pas ceux qui y sont trang]s fix] quel doit en tre le s5s exact1 ni dcid] entre quelles limites ce s5s e/ modifiable4 ,ret5ons seulem5t qu'il e/ naturel que n\s n\s intressions aux mod]ni/es de l'islam1 puisqu'ils sont *]*eurs1 h>dis1 +nieux et qu'ils entrepr5n5t une t*e assez p>adoxale2--et qu'il e/ ju/e aussi de leur tre sympa?iques1 puisqu'ils vi5n5t n\s loyalem5t1 en dem&ant se mettre notre cole1 travaill] nos cts1 et n\s emprunt] ce que n\s avons de meilleur4 ,une *ose e/ c]ta9e3 c'e/ que p> eux le monde musulman se rappro*e de n\s1 qu'il *]*e se faire ent5dre et qu'il dem&e n\s p>l]4 ,il n'exi/e plus1 ce foss qui autrefois sp>ait ce monde de la *rti5t2 il e/ f9i aussi ce sommeil dans lequel l'islam semblait devoir demeur] eng\rdi p5dant des sicles4 ,p>t\t dans ce monde on voit p>atre la vie1 l'veil1 la curiosit1 la bonne volont4 ,n\s avons le devoir de pr(it] de ce m\vem5t4 ,rpondons ces n\veaux amis2 engageons sans cra9te la conv]sation4 ,ils ont comme n\s les s5tim5ts de droiture et d'honneur2 ils ont le gt de la p5se1 et ils pr5n5t celui du travail2 et dans la religion o ils sont ns1 laquelle ils v\drai5t en pr9cipe re/] fidles1 n\s avons pu reconnatre et signal] ma9ts traits emprunts la ntre1 qui les rappro*5t de n\s l'orig9e et qui les r5d5t un peu nos frres4 ,,f9 ,,notes ,,div]ses ,bibliographie gnrale4--,m9>ets1 clo*es4--,musique4--,pe9ture4--,fatalism e1 provid5ce4--,prt intrt4--,impts4--,cal5dri]4--,ftes4--,je ne4--,v94-- ,cl]g4--,rites4--,lois militaires4--,orphel9s4--,education en ,tunisie4--,mdec9e4--,libralisme en ,turquie4--,*rti5ts ori5tales4 ,,bibliographie ,g,n,,rale4--,,mahomet4 ,spr5g]1 ,das ,leb5 und die ,lehre des ,mohammad1 #b;e d41 #ahfi2 gr&e uvre d'rudition4 ,muir1 ,! ,life ( ,mahomet1 #aheh2 ouvrage cont9u p> un autre sur les khalifes3 ,! ,khaliphate1 its rise1 decl9e & fall1 #b;e d41 #ahib4 ,ces deux livres sont des travaux t5dus et conti5n5t beauc\p de dtails2 mais ils sont clairs et agrables lire4 ,il y a un abrg de la vie du prophte dans la prface de la traduction du ,coran de ,kasimirski1 un autre1 a9si qu'un abrg de la vie d',ali1 dans le ,mahomtisme1 p> ,c>ra de ,vaux4 ,,le ,,coran4 ,edition arabe de ,flgel1 revue p> ,r$sbold1 ,leipzig1 #ahha4 ,traduction franaise de ,kasimirski1 n\velle dition1 ,p>is1 ,*>p5ti]1 #ahia4 ,hi/oire du ,coran3 ,noeldeke1 ,ges*i*te des ,qorns1 ,gtt+51 #ahfj4 ,articles sur la composition et la doctr9e du ,coran1 dans le ,dictionnaire de ?ologie ca?olique4 ,,la ,,religion ,,mahom,,tane4 ,d',ohsson1 *>g d'affaires de ,s4 ,m4 le ,roi de ,sude la c\r de ,con/ant9ople1 ,tableau gnral de l'empire ottoman1 ,code religieux1 #agia1 c9q volumes orns de gravures2 excell5t ouvrage qui fait regrett] que nos ides mod]nes sur le devoir et la proprit littraires ne n\s p]mett5t pas de copi] peu prs nos devanci]s1 de les rec5s] comme cela se faisait au moy5 ge1 et surt\t en ,ori5t1 en aj\tant seulem5t leurs uvres ce que le progrs des temps n\s a fait appr5dre ou dc\vrir en sus de ce qu'ils savai5t4 ,il e/ vrai que cet ouvrage e/ long1 et dcrit plus p>ticulirem5t l'islam turc4--,o4 ,h\das1 ,l',islamisme1 un volume de la collection ,duj>ric4 ,,traditions4 ,les traditions islamiques d'el-,bokh>i traduites de l'arabe p> ,o4 ,h\das2 plusieurs tomes4 ,l',,esprit ,,de ,l',,islam4 ,alfr$ von ,krem]1 ,ges*i*te d] h]rs*5d5 ,ide5 des ,islams1 ,leipzig1 #ahfh4--;,duncan ,b4 ,macdonald1 ,developm5t ( ,muslim ,!ology1 ,jurisprud5ce & ,con/itutional !ory1 ,new-,york #aijc4 ,,philosophie4 ,munk1 ,mlanges de philosophie arabe et juive1 ,p>is1 #ahei4--;,c>ra de ,vaux1 ,avic5ne2 le mme1 ,gazali4--,r5an1 ,av]ros et l',av]rosme1 #c;e d41 #ahff4--,tj4 de ,bo]1 ,! ,hi/ory ( philosophy 9 islam1 traduit de l'allem&1 ,londres1 #aijc4 ,l'association int]nationale des ,acadmies a comm5c la publication en allem&1 en anglais et en franais d'une ,encyclopdie musulmane1 dans laquelle les que/ions de doctr9e et d'hi/oire religieuse s]ont traites4 ,v4 aussi la monum5tale ,encyclopa$ia ( religion & ,e?ics publie p> ,j4 ,ha/+s1 ,ed9burgh1 #aijh4 99 99 99 99 99 ,,m9>ets ,,et ,,clo*es4--,le mot m9>et e/ =m de nr1 feu1 et signifie ph>e4 ,le m9>et s]vait l'orig9e1 non pas prcism5t appel]1 mais plutt plac] des fanaux4 ,c'tait un ph>e et une t\r de gut4 ,il y avait1 avant l'islam1 de ces t\rs dans les ermitages et les mona/res *rti5s d',arabie2 le pote ,imr\'l-,kas les m5tionne en ce v]s3 ,les toiles brillai5t comme les fanaux que les mo9es allum5t p\r guid] les voyageurs4 7,f4 ,,s*wally1 ,lexicalis*e ,/udi54 ,z4 ,d4 ,m4 ,g41 #ahih2 ,e4 ,,d\tt1 ,les ,m9>ets et l',appel la prire1 un article1 ,alg]1 #aijj47 ,les ,musulmans n'aim5t pas les clo*es2 elles sont gnralem5t proscrites dans les pays d'islam2 quelques missions1 =ce d'+niosit et de prs5ts1 p>vi5n5t en avoir de petites4 ,l'anecdote suivante me fut conte ,smyrne il y a quelques annes2 elle s'applique une mission de ,con/ant9ople4 ,on avait plac dans la c\r intrieure de cette mission une clo*e de petite dim5sion1 dont le son tait p\rtant assez =t p\r p\voir tre ent5du au dehors4 ,quelques annes plus t>d1 la mme clo*e fut transporte l'extrieur de la mission2 on ne dit ri54 ,un assez long temps se passa encore1 puis la petite clo*e1 on en sub/itua une grosse4 ,l'imam de la mosque vois9e v9t tr\v] le ,pre suprieur et lui dit3 ,pappas1 qu'z-tu fait8--,mais cette clo*e tait l depuis longtemps1 rpondit le ,pre4--,oui1 mais elle n'tait pas si grosse4 ,le suprieur prit en ma9s une somme d'arg5t1 et1 croisant les bras de faon la laiss] voir l'imam3 ,ne compr5ds-tu donc pas8 lui dit-il4 ,l'autre comprit et la clo*e re/a p5due4 ,d'aprs une croyance populaire rp&ue en ,turquie1 le son des clo*es *asse les anges de dessus les toits des maisons4 ,le khalife ,wld fit dmolir un c\v5t dont il avait ent5du la clo*e un j\r qu'il tait en *aire 7,les ,prairies d'or1 v1 #cha74 99 99 99 99 99 ,,musique4--,d',ohsson 7,tableau1 ,,iv1 #bhj7 affirme que la musique et t\s les in/rum5ts sont int]dits au fidle4 ,cette df5se ne se fond]ait d'ailleurs pas sur le ,coran1 mais seulem5t sur une tradition3 ,ent5dre la musique1 aurait dit ,mahomet1 c'e/ p*] contre la loi2 faire de la musique1 c'e/ p*] contre la religion4 ,cela n'e/ pas t\t--fait exact2 la vrit e/ que les anci5s docteurs musulmans sont en dsaccord ce sujet4 ,gazali a rapport leurs op9ions1 et a conclu que la musique tait p]mise4 ,le livre o ,gazali traite cette "q e/ le huitime de la seconde p>tie 7p>tie des murs7 de son gr& ouvrage de la ,rnovation4 ,m4 ,duncan ,macdonald l'a traduit entirem5t en anglais4 ,le clbre ?ologi5 musulman y analyse en psy*ologue consomm les effets que produit la musique sur l'me au po9t de vue religieux 7,emotional religion 9 islm z affect$ by music & s++2 translation by ,,duncan ,b4 ,,macdonald1 #aija-aijb74 99 99 99 99 99 ,la liturgie musulmane n'emploie pas la musique2 elle ne possde que deux *ants3 celui du muezz91 dont n\s avons p>l1 et un cantique appel ,telbiy que l'on *ante ,la ,mecque p5dant le pl]9age4 99 99 99 99 99 ,la musique des ,mevlvis a t\j\rs t tolre dans l'empire ottoman4 ,ces religieux1 dit d',ohsson 7v1 p4 #fef7 se s]v5t de six in/rum5ts3 le ney1 le tamb\r91 le psaltrion1 le si/re1 la basse de viole et le tamb\r de basque4 ,le ney e/ une longue flte de bamb\ dont on j\e en l'incl9ant v]s la t]re1 et dont le son e/ grave1 d\x1 vel\t et lgrem5t mlancolique4 ,les musici5s de l'ordre des ,mevlvis j\5t volonti]s p\r des amis4 ,je fus prs5t l'un des plus habiles d'entre eux1 ,con/ant9ople2 il me reut dans sa maison1 et me donna avec trois de ses confrres1 un conc]t dans lequel on excuta une symphonie de sa composition4 ,leurs in/rum5ts tai5t3 le ney1 une ci?>e1 une viole et un tamb\r4 ,cette musique e/ extrmem5t f9e et di/+ue2 elle e/ crite dans les modes de l'anci5ne musique ori5tale1 et rehausse p> quelques imitations des procds de notre musique mod]ne4 ,a ,koniah les ,mevlvis me donnr5t la copie de quelques-uns de leurs airs1 ns deux fois3 sur une porte selon notre manire occid5tale1 et au moy5 de lettres1 d'aprs un sy/me qui leur e/ propre4 ,ils sont clectiques dans le *oix de leurs morceaux2 les uns remont5t ,f>abi et ,mrghi1 d'autres vi5n5t de *ez n\s et sont emprunts p> exemple ,m4 ,olivi] ,mtra4 ,les trois gr&es races musulmanes1 arabe1 turque et p]sane1 ont et ont eu de t\t temps un gt trs vif p\r l'art musical4 ,l'motion que fait pr\v] la musique aux natures ori5tales e/ extraord9airem5t int5se2 on ne la tr\v]ait aussi =te1 p>mi n\s1 que *ez les tempram5ts d\s d'une faon exceptionnelle et en mme temps trs n]veux4 ,on peut lire des anecdotes aussi jolies que nombreuses sur les musici5s et les amateurs arabes dans le ,kitb el-agni1 livre des *ansons1 l'un des plus prcieux ouvrages anci5s que l'on ait sur la civilisation arabe1 et l'un des plus *>mants p> le /yle4 ,la musique arabe drive de la musique p]sane1 et celle-ci de la musique grecque4 ,elle e/ fonde sur le sy/me du ttracorde1 et elle a d\ze modes au mo9s4 ,la ?orie en a t crite p> plusieurs auteurs4 ,au nombre des gr&s musici5s musulmans e/ le clbre philosophe ,f>abi4 ,on peut lire sur la ?orie de la musique arabe3 ,koseg>t51 prface au ,kitb el-agni1 rdige d'aprs un trait de ,f>abi2 ,c>ra de ,vaux1 ,le trait des rapports musicaux1 p> ,safi ed-,dn2 ,abd el-,mum9 el-,bagddi1 ,j\rnal asiatique1 #ahib1 et ,m4 ,collangettes1 ,etude sur la musique arabe1 ,j\rnal asiatique1 #aijf4 99 99 99 99 99 ,,pe9ture4 ,les /atues et les images ne sont pas admises dans le culte musulman4 ,cette proscription s't5d aussi la vie civile4 ,elle n'e/ pas =mule en t]mes t\t--fait explicites dans le ,coran4 ,mahomet y p>le seulem5t des pi]res dresses nasb auxquelles les ,arabes paens r5dai5t un culte3 ,o ,croyants1 le v91 les jeux de has>d1 les pi]res dresses et le sort des fl*es sont une abom9ation inv5te p> ,satan2 ab/5ez-v\s-en4 7,c4 ,v1 #ib47 ,mais cette int]diction a t gnralise1 et t5due aux /atues et t\tes espces d'images1 con=mm5t au prcepte du ,dcalogue3 ,tu ne f]as pas d'images tailles1 ni aucune reprs5tation de ce qui vit dans le ciel1 sur la t]re ou dans les eaux1 p\r les ador] et p\r leur r5dre un culte4 ,la df5se a t applique avec un esprit plus troit dans l'islam que dans la ,bible1 o l'on voit ,dieu lui-mme comm&] c]ta9es figures1 telles que les ,*rub9s de l'ar*e4 ,on sait qu'en ,ori5t div]ses sectes *rti5nes fur5t iconocla/es4 ,rappelons ce sujet l'exemple de ,honn fils d',i%k1 le clbre rudit et traducteur arabe4 ,ce savant tait *rti5 et app>t5ait la secte des ,ibdites4 ,un j\r il entra *ez un *rti5 ne/ori5 de ,bagdad2 il y avait *ez ce p]sonnage une pe9ture reprs5tant le ,messie ent\r de ses disciples1 devant laquelle brlait une lampe4 ,p\rquoi allumes-tu cette lampe1 dem&a ,honn au matre de la maison2 ce n'e/ pas l le ,messie et ce ne sont pas ses ,aptres2 ce n'e/ l que des images4--,si cet honneur ne leur e/ pas d1 rpliqua l'autre1 cra*e donc dessus4 ,honn cra*a2 mais le ne/ori5 porta pla9te au khalife ,motwekkil1 en lui dem&ant de p]mettre que ,honn fut jug selon la loi *rti5ne4 ,le khalife y cons5tit2 l'affaire fut porte devant le ,ca?olicos et les vques1 qui excommunir5t le savant2 on lui ta sa ce9ture1 signe di/9ctif de sa qualit de *rti54--,la nuit qui suivit cette condamnation1 ,honn m\rut2 on p5sa qu'il s'tait empoisonn4 7,,ab\l-,,f>adj1 ,hi/oire des ,dyna/ies1 dition arabe de ,salhani1 p4 #beb47 ,la rgle gnrale qui df5d les images subit une exception p\r les portraits des sultans4 ,ceux-ci ont le droit de se faire pe9dre1 et ils en ont u une poque dj anci5ne4 ,vas>i raconte =t jolim5t dans le passage qui suit comm5t ,mahomet ,,ii fit v5ir d',italie le pe9tre ,bell9i et avec quelle faveur il le reut3 444 ,peu aprs1 quelques portraits de ,giovanni ,bell9i ayant t prs5ts au gr& ,turc p> un ambassadeur1 ils excitr5t1 *ez cet emp]eur1 tant d'tonnem5t et d'admiration que1 bi5 que les pe9tures soi5t prohibes p> la loi mahomtane1 il les accepta avec la plus gr&e bi5veillance1 en en l\ant sans f9 l'art et la p]fection2 et1 qui plus e/1 il dem&a que le matre qui les avait faits lui ft envoy4 ,mais le ,snat1 considrant que ,giovanni tait d'un ge o il ne p\vait support] les fatigues1 et ne v\lant pas priv] la ville d'un si gr& homme444 se rsolut envoy] ,g5tile1 son frre1 p5sant qu'il f]ait aussi bi5 que ,giovanni4 ,il fit donc emb>qu] ,g5tile sur une galre de la rpublique qui le conduisit en sret ,con/ant9ople2 et l1 ayant t prs5t ,mahomet p> le bailli de la ,seigneurie1 il fut reu trs volonti]s et c>ess comme une *ose n\velle1 surt\t lorsqu'il eut (f]t ce pr9ce une =t belle pe9ture1 que celui-ci admira beauc\p2 il ne p\vait croire qu'un homme mortel et a9si en lui une sorte de div9it1 qui lui p]mt d'exprim] si vivem5t les objets de la nature4 ,g5tile ne fut pas longtemps pe9dre le portrait de l'emp]eur ,mahomet d'aprs nature1 avec tant d'art qu'on le t9t p\r une m]veille4 ,le sultan dem&a ensuite ,g5tile de se pe9dre lui-mme2 il fut encore *>m de cette uvre1 et d'autres qu'excuta l'arti/e 444 et si1 comme je l'ai dj dit1 l'ex]cice de cet art n'tait df5du *ez les ,turcs1 jamais cet emp]eur n'aurait laiss p>tir ,g5tile 7,,vas>i1 ,le ,vite degli arti/i1 ,flor5ce1 #ahif1 p4 #djd74 ,le ,vronse a plac dans les noces de ,cana l'effigie de ,soliman4 ,on peut tr\v] des portraits fantaisi/es de la plup>t des sultans dans des ouvrages turcs1 publis et v5dus ,con/ant9ople4 ,sur les monnaies de bronze des seldj\kides1 les sultans de cette dyna/ie sont reprs5ts *eval4 ,la loi proscrivant les images n'e/ po9t en vigueur *ez les ,*iites de ,p]se4 ,leurs manuscrits ont des m9iatures p]sonnages d'un art trs dlicat2 et les ditions des potes p]sans sont ornes d'illu/rations d'un rel intrt arti/ique4 ,de nos j\rs1 la photographie e/ en usage *ez les ,musulmans libraux4 99 99 99 99 99 ,,fatalisme4 ,,provid5ce4--,un intressant trait musulman sur le libre arbitre e/ la porte des lecteurs franais3 c'e/ celui d',abd er-,razzk1 qu'a traduit ,/anislas ,guy>d 7,trait de la prde/9ation et du libre arbitre p> le docteur s\fi ,abd er-,razzaq1 #ahge74 ,la notion de la ,provid5ce a t mieux analyse1 *ez les ,musulmans1 p> les philosophes que p> les ?ologi5s4 ,avic5ne a sur ce sujet de =t belles pages qui ne s]ai5t po9t indignes de ,leibniz 7voyez ,,mehr51 ,rislet el-,kadr1 ptre du de/91 p> ,avic5ne1 dite et traduite2 et cf4 notre ,avic5ne1 p4 #bgg-bhd74 ,les ?ologi5s1 musulmans ou *rti5s1 ennemis de l',av]rosme1 ont accus ,av]ros de ni] la ,provid5ce4 ,ce repro*e ne n\s p>at pas fond4 ,av]ros e/ de la mme cole qu',avic5ne1 et p5se sur ce po9t peu prs comme lui1 bi5 qu'il s'exprime assez diffremm5t4 ,l'argum5t sur lequel on se fonde p\r prt5dre que le sy/me d',av]ros exclut la ,provid5ce1 e/ que1 d'aprs ce sy/me1 ,dieu n'aurait pas la connaissance des p>ticuli]s4 ,or ,av]ros explique dans sont ,thfut el-,thfut1 qu'il ne dit pas prcism5t cela2 il dit que ,dieu connat les tres selon leur mode d'exi/5ce le plus lev1 que d'ailleurs ,dieu a une manire de connatre qui n'app>ti5t qu' lui1 sans quoi il s]ait comp>able aux cratures2 on ne peut pas dire de lui1 rem>que ,av]ros1 que sa connaissance e/ gnrale1 ni qu'elle e/ p>ticulire2 ce sont l des t]mes qui convi5n5t l'ent5dem5t huma94 ,il e/ au re/e absurde de suppos]1 dit avec nettet le mme philosophe1 que ,dieu ne connat pas de quelque faon les tres et leurs rapports1 c> alors il ne s]ait pas intellig5t4 99 99 99 99 99 ,,pr,t ,a ,,int,r,t4--,depuis quelques annes les ,musulmans1 surt\t1 p>at-il1 ceux de l',inde1 ne rpugn5t pas con/itu] des socits p> actions1 organises comme les ntres4 ,le nombre de ces socits dans le monde de l'islam e/ encore peu lev2 mais il va1 sans nul d\te1 s'accrotre rapidem5t4 ,on cite l'exemple assez curieux d'une semblable socit1 dont la raison d'tre e/ le s5tim5t religieux3 il s'agit d'une compagnie musulmane indi5ne de navigation faisant le s]vice de ,la ,mecque2 les bnfices raliss sur le transport des pl]9s1 sont di/ribus en divid5des4 99 99 99 99 99 ,,impots4--,soliman le ,magnifique rorganisa les f9ances de l'empire ottoman4 ,a ce mom5t-l on admettait p\r la t]re ce pr9cipe1 qui e/ celui de la mon>*ie absolue de droit div91 savoir3 que le sol app>ti5t ,dieu1 et p> suite au sultan qui e/ son m&ataire4 ,les t]res tai5t divises en trois catgories3 ,les t]res conquises p> l'pe et entres en la possession des ,musulmans2 celles-ci payai5t la dme2--les t]res laisses aux indignes non-musulmans2 celles-l payai5t l'impt fonci] ou kh>dj2--et les fiefs4 ,le sultan donnait en effet1 titre de rcomp5se militaire1 des fiefs appels tim> ou ziamet1 qui ne payai5t ri5 au trsor2 mais les dt5teurs de ces fiefs p]cevai5t eux-mmes des indignes qui les cultivai5t1 des r$evances ord9airem5t plus leves que celles dont ils aurai5t d s'acquitt] env]s le trsor4 ,une ordonnance1 dite kan\ni-raya1 ordonnance des rayas1 df9it quelle tait alors la situation des indignes au po9t de vue fiscal4 ,l'indigne devait3 d'abord la capitation1 ensuite l'impt fonci]1 kh>dj1 en outre div]s droits sur les m\tons et les pturages1 sur les abeilles1 les m\l9s1 les pices et les esclaves4 ,il y avait aussi des taxes sur les clibataires1 les fianailles et les m>iages4 ,outre ces impts1 les rev5us de l'empire compr5ai5t3 les droits de timbre1 les droits de d\ane1 le produit des m9es1 des tributs pays p> diffr5tes contres1 et les rev5us des doma9es propres du sultan4 ,le pr9cipe de l'galit de l'impt fut introduit dans la lgislation ottomane p> le hatti *rf de ,gulhan2 il e/ nonc en ces t]mes dans le firman d',abd ul-,m$jid du #ah fvri] #ahef3 ,les impts sont exigibles au mme titre p\r t\s les sujets de mon empire sans di/9ction de classe ni de culte4 ,on avis]a aux moy5s les plus prompts et les plus n]giques de corrig] les abus de la p]ception des impts et notamm5t des dmes4 ,le sy/me de la p]ception directe s]a successivem5t1 et aussitt que faire se p\rra1 sub/itu au rgime des f]mes dans t\tes les bran*es des rev5us de l',etat4 ,le m9i/re des f9ances fut fond en ,turquie en #ahch4 ,le budget1 prescrit p> le rglem5t organique de #ahee1 fut tabli p\r la premire fois en #ahfa4 ,a cette date les recettes de l'empire se dcomposai5t a9si3 #a ,les contributions directes compr5ant le rev5u immobili] et la taxe d'exonration militaire des non-musulmans4 #b ,les contributions indirectes compr5ant les dmes p]ues sur les produits du sol1 les taxes sur les m\tons et les co*ons1 les droits de d\anes1 les impts sur les tabacs1 les soies et les spiritueux4 #c ,les recettes div]ses1 p>mi lesquelles on classait le produit des m9es1 des =ts et des sal9es1 celui des po/es et tlgraphes1 et le rev5u du doma9e de l',etat4 ,a ces s\rces de rev5us se joignai5t encore les tributs pays p> quelques pays3 ,egypte1 ,samos1 ,mont-,a?os1 ,r\mlie ,ori5tale1 ,bulg>ie et ,*ypre4 99 99 99 99 99 ,,cal5dri]4--,le cal5dri] musulman e/ lunaire2 il se compose de d\ze mois de #bi ou #cj j\rs4 ,voici la suite de ces mois3 ,moh>rem1 #cj j\rs2 ,saf>1 #bi j42 ,rbi ,i]1 #cj2 ,rbi ,,ii1 #bi2 ,dj\mada ,i]1 #cj2 ,dj\mada ,,ii1 #bi2 ,r$jeb1 #cj2 ,*aaban1 #bi2 ,ramadan1 #cj2 ,*ewal1 #bi2 ,d\'l-,kadeh1 #cj2 ,d\'l-,hiddjeh1 #bi ou #cj4 ,l'anne a donc #ced ou #cee j\rs1 suivant que le d]ni] mois en a #bi ou #cj4 ,on appelle abondantes les annes de #cee j\rs1 et communes les autres4 ,les annes abondantes et les annes communes se succd5t irrgulirem5t p5dant un cycle de #cj ans1 aprs lequel elles se succd5t de n\veau dans le mme ordre4 ,ce cycle1 appel cycle lunaire compr5d #ai annes communes et #aa annes abondantes4 ,sont abondantes les annes #b1 #e1 #g1 #aj1 #ac1 #af1 #ah1 #ba1 #bd1 #bf et #bi du cycle2 les autres sont communes4 ,les ,turcs ,ottomans plac5t l'hgire le ,v5dr$i #af juillet #fbb4 ,ce j\r qui e/ celui o ,mahomet quitta ,la ,mecque p\r se r5dre ,md9e1 e/ le db de l're musulmane et correspond au ,i] ,moh>rem de l'an ,i4 ,outre ce cal5dri] lunaire1 les ,ottomans ont adopt le #a;er m>s #afgf 7vieux /yle7 un cal5dri] solaire bas sur le cal5dri] juli5 et appel cal5dri] f9anci] ottoman2 ils le modifir5t ensuite en #abef de l'hgire4 ,l'anne juli5ne tant d'environ #aa j\rs plus longue que l'anne lunaire1 le millsime de ce cal5dri] n'e/ plus en concordance avec celui de l'hgire4 ,dans ce sy/me1 l'anne comm5ce en m>s4 ,de notre temps1 ,ghazi ,m\kht> ,pa*a a propos un autre cal5dri] solaire d'une prcision rem>quable qui ne prs5t]ait qu'une erreur de #j1bh de j\r p\r un laps de #ajj sicles4 7,v4 ,,laco9e1 ,tables de concordance des dates des ,cal5dri]s arabe1 copte1 grgori51 isralite1 juli51 rpublica91 etc41 ,p>is1 #ahia2 ,u4 ,,b\*at1 ,hmrologie ou trait pratique complet des cal5dri]s juli51 grgori51 isralite et musulman1 ,p>is1 #ahfh47 99 99 99 99 99 ,f,,tes4--,les ftes musulmanes sont fixes d'aprs le mom5t o le croissant de la n\velle lune devi5t visible4 ,le j\r1 *ez les ,musulmans1 comm5ce au c\*] du soleil1 comme *ez les ,juifs4 ,les ftes port5t1 dans la liturgie musulmane1 le nom de nuits1 leleh1 de nuits bnies4 ,il y a dans l'anne sept de ces nuits1 qui sont3 la nuit de la naissance de ,mahomet1 du #aa au #ab ,rbi ,i]2 la nuit de la conception du prophte1 le #a;er v5dr$i de ,r$jeb2 la nuit de l'asc5sion du prophte1 lelet el-mirdj1 le #bg ,r$jeb2 la nuit du diplme1 le #ae ,*aaban2 c'e/ celle o les anges mett5t au c\rant leurs tablettes2 l'ange de la mort inscrit les noms de ceux qui doiv5t m\rir dans l'anne 7cf4 ,d',,ohsson1 ,tableau1 ,,ii1 #cge72 la nuit du de/91 lelet el-kadr1 le #bf ou le #bg ,ramadan2 c'e/ une fte trs vnre2 elle e/ consacre des my/res ineffables1 et l'on y honore la mmoire de la premire rvlation de ,mahomet4 ,les deux autres nuits sont celles qui prcd5t les deux beyrams2 elles sont situes le #a;er ,*ewal et le #aj ,d\'l-,hiddjeh4 ,les beyrams sont de gr&es ftes1 populaires et nationales autant que religieuses1 qui dur5t plusieurs j\rs de suite4 ,il y en a deux3 l'un l'occasion de la rupture du jene1 que l'on appelle le ,*kr ,beyrm ou fte du sucre1 l'autre l'occasion de la fte des sacrifices qui a lieu le #aj de ,d\'l-,hiddjeh4 ,selon les c\tumes anci5nes1 sept j\rs sont consacrs *acun de ces deux beyrams1 et occups surt\t p> la prom5ade et les div]tissem5ts4 ,on ne fait pas seulem5t des sacrifices ,la ,mecque3 on en fait dans t\t le monde musulman4 ,le beyram que l'on clbre cette occasion1 e/ appel le korbn beyram ou ad adha1 c'e/--dire fte des sacrifices4 ,les victimes doiv5t tre immoles p5dant les trois premi]s j\rs de cette fte2 le premi] s'appelle y\m en-nahr1 j\r de l'immolation4 ,celui qui (fre la victime doit l'gorg] de sa ma92 on g>de p\r soi une p>tie des *airs2 on donne le re/e des amis ou des pauvres4 ,le pre d'une famille nombreuse n'e/ pas oblig d'en ri5 donn]4 ,lors du premi] beyram1 le j\r de la rupture du jene1 on doit faire une aumne spciale consi/ant en bl1 f>9e1 rais91 dattes ou orge2 ces d5res sont di/ribues aux pauvres4 99 99 99 99 99 ,,le ,,je,,ne4--,le jene e/ prescrit aux croyants p> les v]sets du ,coran ,,ii1 #agi-ahc4 ,c'e/ le mois de ,ramadan1 qui lui e/ consacr3 ,la lune de ,ramadan1 dans laquelle le ,coran e/ desc5du d'en haut p\r s]vir de direction aux hommes1 c'e/ le temps qu'il faut jen]4 ,quiconque aura ap]u cette lune se dispos]a aussitt jen]4 ,celui qui s]a malade ou en voyage1 jen]a dans la suite un nombre de j\rs gal4 ,le jene comm5ce le mat91 p>tir du mom5t o on peut di/+u] un fil blanc d'un fil noir2 il doit tre obs]v /rictem5t jusqu' la nuit4 ,p5dant t\t ce temps on ne doit ni mang]1 ni boire1 ni fum]4 ,ces rgles sont dans le ,coran 7,,ii1 #ahc71 except le d]ni] dtail3 le tabac a t assimil une boisson4 ,on voit que le prcepte du jene musulman e/ extrmem5t rig\reux2 il e/ excessif et exagr4 ,c'e/ un ex]cice asctique qui ne peut conv5ir qu' des religieux v\s la contemplation4 ,mahomet en a c]ta9em5t emprunt l'ide des mo9es4 ,ce prcepte s]ait incompatible avec les exig5ces d'une vie un peu active2 il e/ l'un de ceux qui se tr\v5t le plus en dsaccord avec nos murs europennes4 ,on peut aj\t] qu'il a une faible v]tu moralisatrice3 les nuits qui suiv5t des j\rs passs dans une ab/95ce aussi complte1 ne sont pas1 en gnral1 consacres la temprance4 99 99 99 99 99 ,,le ,,v94--,l'usage du v9 e/ proscrit p> la loi de l'islam4 ,cette df5se e/ dans le ,coran2 mais on voit que ,mahomet ne s'y dcida que peu peu et avec hsitation4 ,la r=me a d prs5t] quelque difficult2 les anci5s ,arabes aimai5t le v92 il y a lieu mme de croire qu'ils en abusai5t p>fois1 c> ,mahomet comm5a p> recomm&] seulem5t ses p>tisans de ne pas pri] en tat d'ivresse3 ,o croyants6 ne priez po9t lorsque v\s tes ivres3 att5dez que v\s puissiez compr5dre les p>oles que v\s prononcez4 7,c4 ,,iv1 #df47 ,dans un autre passage le prophte app>at hsitant4 ,rpondant une "q qui lui a t pose au sujet du v91 p> des p>tisans plus ou mo9s s9cres1 il reconnat que le v9 a des avantages et des inconvni5ts2 mais il dcl>e que les inconvni5ts l'emport5t 7,c4 ,,ii1 #baf74 ,enf9 il se dcl>e dcidm5t contre1 dans un v]set trs n]gique que n\s avons dj cit propos des images3 ,le v91 le jeu de has>d1 l'adoration des pi]res dresses1 la consultation du sort p> les fl*es1 sont des abom9ations inv5tes p> ,satan444 ,o croyants1 ne v\s en ab/i5drez-v\s donc pas8 7,c4 ,v1 #ib1 #ic47 ,le v9 fut regrett1 comme le montr5t les pla9tes des potes4 ,la df5se du prophte ne fut d'ailleurs pas t\j\rs scrupuleusem5t obs]ve4 ,des khalifes et des sultans ne se fir5t pas faute de boire le v91 et de publi] le plaisir que cette boisson leur procurait4 ,le khalife ,wld fils de ,yzd lui consacra ces v]s3 ,cette liqueur1 jaune dans la c\pe1 comme le safran1 la m] n\s l'apporte d',askalon4 ,le f9 tissu des v]res et des c>afes ressemble un voile transp>5t qui la protge contre l'atte9te des doigts4 ,les bulles qui ptill5t sur ses bords brill5t comme l'clair dans le ciel du ,ym54 7,les ,prairies d'or1 ,,vi1 p4 #g47 ,le khalife ,mo/akfi admit que les potes fiss5t devant lui l'loge du v92 l'un d'eux composa ce joli di/ique3 ,je ne vois ri5 qui runisse mieux que le v9 les quatre pr9cipes dont e/ =me l'humanit3 la fluidit de l'eau1 la lgret de l'air1 la *aleur du feu et le froid de la t]re4 7,les ,prairies d'or1 ,,viii1 #chd47 ,le khalife ,hakem t\r t\r b le v9 ou le condamna1 selon qu'il *angeait de mdec9 ou de caprice4 ,avant l'poque de ,soliman le ,magnifique1 l'usage de boire le v9 s'tait introduit *ez les ,turcs2 ce gr& pr9ce le proscrivit selon la loi4 ,lorsque p>ut le caf1 qui devait tre si populaire en ,ori5t1 on discuta si cette boisson n\velle tait assimilable au v92 on conclut ngativem5t4 ,de nos j\rs1 la c\tume relativem5t au v9 v>ie avec les individus2 il m'arriva de djeun] avec des ,musulmans1 qui j'en vis boire en quantit modre2 d'autre "p1 je dnai un j\r ,p>is avec deux petits fils d',abd el-,kad]1 dans une socit discrte et peu nombreuse1 o il n'y avait po9t d'autres ,musulmans qu'eux2 ces jeunes pr9ces refusr5t nettem5t les v9s qu'on leur (frit4 ,le v9 a t *ant mme p> les potes my/iques4 ,les effets qu'il produit ont t comp>s p> ces auteurs ceux de l'am\r div94 ,c'e/ a9si que le clbre ,ibn ,frid a dcrit les =mes de l'ivresse my/ique dans une posie intitule el-,khamriyeh1 c'e/--dire celle du v9 7v4 notre ,gazali1 p4 #bec74 ,le gr& pote ,hfiz a crit des quatra9s la gloire du v91 suggrant l'ide des extases spirituelles3 ,dans la c\pe de la tulipe1 n\s buvons un v9 imag9aire2 arrire le mauvais il6 c> sans v9 ni musici5s1 n\s avons l'ivresse4 ,djll ed-,dn ,r\mi a dit dans le mme s5s3 ,l'ivresse o je me tr\ve ne provi5t pas du v9 v]meil2 ce v9 n'exi/e que dans la c\pe de mon imag9ation4 ,tu es v5u p\r rp&re mon v98 je suis ce buveur dont le v9 n'e/ pas visible6 7,la ,ros]aie du savoir1 p4 #afi47 ,la vigne a t jusqu' ces d]nires annes cultive en ,turquie p> les ,grecs et les ,juifs4 ,il e/ clair que cette culture p\rrait dev5ir l'une des plus florissantes de l'empire ottoman4 ,depuis quelque temps1 des ,turcs ont comm5c s'en occup]4 ,en pr9cipe1 la loi mahomtane int]dit les alcools comme le v94 ,on fait cep5dant une gr&e consommation en ,ori5t d'une liqueur appele raki2 elle e/ fabrique avec la rs9e d'une c]ta9e sorte de l5tisque2 cette rs9e s'appelle elle-mme raki ou ma/ic4 ,le nbd1 dont il e/ s\v5t "q dans les anci5nes anecdotes de l'islam1 tait un spiritueux fabriqu avec des dattes et du rais9 sec4 99 99 99 99 99 ,,cl]g4--,il n'y a ri5 dans l'islam qui corresponde l'ord9ation4 ,le mot cl]g ne s'applique qu'approximativem5t aux reprs5tants de cette religion4 ,ceux-ci sont1 d'une faon gnrale1 les ,ulmas ou docteurs des div]s degrs4 ,les p]sonnages qui prsid5t au culte dans les mosques s'appell5t imams1 c'e/--dire prsid5ts4 ,ils n'agiss5t que comme vicaires des khalifes qui sont les vritables prsid5ts de la communaut islamique4 ,on donne aussi1 dans l'islam1 le titre d'imam c]ta9s docteurs clbres1 tels que ceux qui ont fond les quatre rites or?odoxes2 on le donne encore au p]sonnage qui a la g>de des deux villes sa9tes1 et dans le *iisme surt\t1 aux d\ze premi]s desc5dants d',ali4 ,les ,ulmas sont =ms dans les univ]sits1 m$resss4 ,les tudiants1 appels en turc s(tas1 peuv5t embrass] l'un de ces trois m9i/res3 celui du culte dont n\s v5ons de p>l]1 celui de la loi et celui de la ju/ice4 ,les docteurs qui r5d5t des dcisions sur la loi s'appell5t muftis2 les juges s'appell5t kdis4 ,les fonctions et les rangs des kdis et des muftis ont t rglem5ts p> ,mahomet le ,conqurant4 ,il e/ rsult de ces rglem5ts une organisation puissante1 et /able1 connue s\s le nom de ,*ane des ,ulmas1 organisation qui a contribu =tem5t au ma9ti5 des traditions de l'islam1 mais aussi son immobilit4 ,les muftis ne r5d5t pas de jugem5ts2 ils n'agiss5t pas comme juges1 mais plutt comme arbitres4 ,les p>ticuli]s ou les p]sonnages (ficiels les consult5t sur l'application de la loi1 dans t\s les cas qui peuv5t les emb>rass]4 ,leurs dcisions1 appeles fetw1 sont donnes en gnral dans une =me trs brve1 et la "q e/ rdige en t]mes ab/raits1 des noms de conv5tion tels que ,zd1 ,amr\1 ,h9d1 ,znb1 tant sub/itus aux noms rels des p]sonnes que le cas conc]ne4 ,voici des exemples de ces s5t5ces3 ,si ,zd1 trang] en un pays musulman1 p\se ,h9d1 *rti5ne tributaire1 et cont9ue g>d] sa qualit d'trang]1 la mort de sa femme peut-il avoir droit sa succession8--,rponse3 ,non4 ,si ,zd1 trang] en pays musulman1 et ayant un procs avec ,amr1 sujet tributaire1 (fre en faveur de sa cause le tmoignage de ,bkir et de ,b*ir1 t\s deux galem5t trang]s1 la dposition te/imoniale de ceux-ci e/-elle recevable en ju/ice8--,rponse3 ,non4 ,il y a plus de deux c5ts muftis dans l'empire ottoman2 il n'y en a qu'un dans *aque gr&e ville4 ,leur *ef e/ le mme p]sonnage qui porte le titre de *ekh ul-islam2 c'e/ le gr& mufti de ,con/ant9ople4 ,le p\voir du *ekh ul-islam a t t5du s\s ,soliman le ,magnifique4 ,il a s\s ses ordres quatre pr9cipaux assesseurs qui s'occup5t3 des bi5s wak\fs 7fondations pieuses71 de la *ancell]ie1 de la rdaction des fetw1 et des relations du gr& mufti avec le g\v]nem5t4 ,l'importance du *ekh ul-islam e/ en t\t temps trs gr&e2 il e/ le pr9cipal p]sonnage de l'empire avec le gr& vizir2 mais dans les mom5ts de crise1 cette importance peut dev5ir prdom9ante4 ,un fetw de quelques lignes peut dcid] d'une rvolution4 ,lorsque le sultan ,abd ul-,aziz fut dpos1 il le fut en v]tu de la dcision que voici1 r5due p> le *ekh ul-islam ,hassan ,kharullah3 ,si le comm&eur des croyants ti5t une conduite ins5se1 et s'il n'a pas les connaissances politiques exiges p\r g\v]n]1 s'il fait des dp5ses p]sonnelles que l'empire ne peut support]1 si son ma9ti5 sur le trne doit avoir des consqu5ces fune/es1 faut-il le dpos]8 ,rponse3 ,la loi 7le *ri7 dit3 ,oui4 ,on juge p> l du c>actre ?ocratique qu'a g>d le sy/me politique de l'islam1 jusqu' notre temps4 7,v4 ,d',,ohsson1 ,v1 #dhg1 #ebf2 ,,la ,,jonqui,,re1 ,hi/oire de l'empire ottoman1 p4 #ahb1 #bfb2 et les autres hi/ori5s de la ,turquie47 99 99 99 99 99 ,,rites4--,on sait que les quatre gr&es coles de jurisprud5ce qui se p>tag5t l'islamisme or?odoxe sont celles de ,ab\ ,hanifa1 ,*f1 ,malek et ,ibn ,hanbal4 ,on les appelle les quatre rites4 ,il n'y a entre ces quatre coles que des diffr5ces de dtails1 portant sur la manire d'int]prt] la loi2 mais t\s les po9ts ess5tiels de la doctr9e leur sont communs4 99 99 99 99 99 ,,lois ,,militaires4--,le pr9cipe religieux e/1 avons-n\s dit1 que le devoir militaire n'incombe pas aux non-musulmans4 ,on voit malgr cette doctr9e1 div]ses poques1 des *rti5s se jo9dre aux armes ottomanes4 ,dans les deux sicles qui prcdr5t la prise de ,con/ant9ople1 beauc\p de ,*rti5s tai5t entrs dans les armes de l'empire et avai5t t conv]tis p> =ce l'islam2 d'autres1 ayant g>d leur religion1 s]vai5t titre d'auxiliaire2 les gnraux tai5t1 en gr&e proportion1 d'orig9e *rti5ne4 ,a l'poque contempora9e1 l'dit de ,gulhan posa en pr9cipe que l'obligation du s]vice militaire s'impos]ait dsormais t\s les sujets de l'empire quelle que ft leur religion 7#ahci74 ,le firman de #ahef affirma la volont du g\v]nem5t turc d'appliqu] ce pr9cipe3 ,il s]a publi1 dans le plus bref dlai possible1 une loi complte sur le mode d'admission et de s]vice des sujets *rti5s et autres non-musulmans dans l'arme4 ,mais ce projet r5contra une vive opposition2 les ,musulmans rpugnai5t avoir des ,*rti5s p\r *efs2 quelques-uns mme allai5t jusqu' d\t] de la fidlit de ces lm5ts n\veaux qu'on v\lait introduire dans l'arme2 ce d\te s]ait c]ta9em5t inju/e auj\rd'hui2 il l'tait probablem5t dj alors4 ,les ,*rti5s de leur ct dem&ai5t qu'on leur g>antt que la religion n'influ]ait en ri5 sur l'avancem5t1 et qu'on leur donnt accs aux plus hauts grades1 y compris celui de m>*al4 ,le g\v]nem5t dut recul] devant cette d\ble rsi/ance2 le s]vice militaire fut remplac p\r les non-musulmans p> la taxe dite d'exonration4 ,lors de la gu]re russo-turque1 un dcret p>ut1 le #bb aot #ahgg1 organisant une milice nationale4 ,les ,*rti5s n'y tai5t pas m5tionns1 mais il tait ent5du qu'on ne leur donn]ait pas d'armes4 ,cep5dant des ,grecs s'enrlr5t ,smyrne notamm5t le #ae ju9 #ahgg2 ils m>*r5t arborant p\r emblmes la croix et le croissant4 ,l'ar*evque de ,smyrne fit p>tie du ,comit de sec\rs aux blesss ottomans4 ,les ,*rti5s sont dv\s l'empire2 mais ils ont en gnral prote/ contre la conscription t\tes les fois qu'elle n'a pas t prs5te comme la consqu5ce de l'galit civile2 ils ont v\lu que l'galit des devoirs procdt de l'galit des droits4 7,cf4 notre article ,l'islamisme en face de la civilisation mod]ne1 dans ,religions et ,socits1 ,p>is1 ,alcan1 #aije47 ,t\t rcemm5t1 qu& fut ouv]t le n\veau p>lem5t turc1 une srie de d\ze projets de loi fut annonce p> le m9i/re de la gu]re1 et les deux premi]s portai5t3 #a l'in/itution d'une milice nationale2 #b la modification de la loi de recrutem5t1 qui s]a t5due aux non-musulmans4 99 99 99 99 99 ,,orphel9s4--,au *apitre ,,iv du ,coran1 v]sets #b #aa1 ,mahomet recomm&e avec beauc\p de =ce1 sans t\tefois donn] de rgles prcises1 les droits des orphel9s4 ,dilapid] leur =tune e/ un crime norme4 ,leur tuteur doit pr\v] leur intellig5ce1 et ne leur remettre leurs bi5s que s'ils sont assez sages p\r les gr]2 la remise doit en tre faite devant tmo94 ,le s\ci des enfants qu'il peut laiss] aprs lui doit port] l'homme limit] le nombre de ses p\ses4 99 99 99 99 99 ,l',,in/ruction ,,en ,,tunisie4--,la cause de l'in/ruction e/ assez populaire *ez les ,musulmans de ,tunisie4 ,beauc\p de notables et de jeunes g5s indignes de cette contre s5t5t l'utilit de la sci5ce mod]ne1 et dem&5t qu'on dveloppe l'in/ruction p>mi leurs coreligionnaires4 ,un homme politique franais1 ,m4 ,alb9 ,rozet qui depuis qu9ze ans1 a beauc\p travaill p\r l'in/ruction des indignes1 a r5contr p>mi eux de vives sympa?ies4 ,en avril et mai #aijh1 il tait acclam dans l'anci5ne ville sa9te de ,kar\an p> une c9quanta9e de notables musulmans qui lui (frai5t un banquet2 en dcembre #aijg1 il lisait la ,*ambre une ptition qui lui avait t remise p> les habitants de la mme ville1 dem&ant la r5aissance de l'in/ruction et de la sci5ce p>mi eux1 et s'adressant p\r l'obt5ir1 la ,france hautem5t humanitaire4 ,en avril #aijh1 eut lieu ,alg] un ,congrs national des associations d'tudiants4 ,la "q de l'in/ruction des indignes y fut s\leve et dbattue avec passion4 ,a la f9 ,m4 ,taleb fit vot] le vu suivant3 #a ,que le g\v]nem5t p]si/e dans la voie qu'il s'e/ trace1 en augm5tant dans la mesure du possible les tudes franco-arabes4 #b ,qu'il enc\rage les ,musulmans in/ruits1 en leur ouvrant c]ta9es portes de l'adm9i/ration franaise4 #c ,que l'enseignem5t des notions de pratique agricole et indu/rielle1 susceptibles d'amlior] les conditions matrielles de la vie indigne1 soit fait p>alllem5t avec l'enseignem5t ?orique donn jusqu' ce j\r4 99 99 99 99 99 ,m,,dec9e4--,l'esprit de la religion musulmane e/ antipa?ique la dissection4 ,cette circon/ance e/ une de celles qui ont ret>d les progrs de la mdec9e dans le monde de l'islam4 ,les autres causes qui ont agi dans le mme s5s sont3 la sup]/ition qui portait le peuple trait] les maladies au moy5 de talismans1 de prires et de conjurations1 et le fatalisme qui les lui faisai5t considr] comme v\lues p> ,dieu1 dont il e/ inutile de combattre les dcrets4 ,l'islam a eu cep5dant autrefois de trs gr&s mdec9s3 ,avic5ne s'e/ acquis en ce g5re une haute rputation1 qui a dur jusqu' l'poque mod]ne2 il a crit un gros ouvrage de mdec9e intitul ,le ,canon2 ,av]ros a crit sur le mme sujet un livre intitul ,kolliyt1 les gnralits1 qui a j\i aussi d'une c]ta9e vogue1 mais dont l'autorit e/ re/e t\tefois infrieure celle du ,canon4 ,ces savants tai5t lves des ,grecs1 et des mdec9s juifs ou *rti5s2 on peut croire qu'ils ont aj\t l'art des ,hippocrate et des ,gali5 l'expri5ce acquise p5dant plusieurs sicles p> les pratici5s de l',ori5t4 ,a l'poque contempora9e1 des ,musulmans sont v5us appr5dre la mdec9e dans les facults europennes4 ,le sultan ,mahm\d ,,ii s'intressa aux que/ions d'hygine3 il s'occupa des hpitaux1 organisa le s]vice des qu>anta9es et fonda une cole de mdec9e4 ,rcemm5t a t fonde ,had>1 prs de ,con/ant9ople1 une cole suprieure de mdec9e qui relve de la gr&e matrise d'artill]ie4 ,il exi/e auj\rd'hui une facult turque de mdec9e ,beyr\?1 qui rivalise avec la brillante facult franaise2 une autre vi5t de s'ouvrir ,salonique 7,,r\sseau1 ,l',ef=t ottoman1 p4 #ahh et #bgf74 ,,lib,,ralisme ,,en ,,turquie4--,malgr le despotisme qu'on leur a s\v5t repro*1 beauc\p de sultans ottomans ont fait ef=t1 t\tes les poques1 p\r introduire dans leur empire les progrs sci5tifiques et quelques-unes des ides sociales de l',europe4 ,leur action en ce s5s fut entrave1 soit p> le vieux p>ti religieux1 piti/e et ?ocrate1 soit p> le peu d'attrait naturel de la masse de peuple musulman p\r les n\veauts et p\r le progrs4 ,le sultan ,mu/apha ,,iii1 p> exemple1 la f9 du ,x,v,i,i,ie sicle1 s'occupa activem5t de mettre au niveau de la sci5ce de son temps son artill]ie et sa m>9e2 il fut aid dans cette uvre p> le ,bon de ,tott1 dont les ,mmoires sont re/s un des livres les plus pittoresques et les plus atta*ants qu'on puisse lire sur l',ori5t4 ,a p>tir du sultan ,mahm\d ,,ii1 on voit s'introduire l'ide proprem5t dite du libralisme4 ,le s\v]a91 faisant ab/raction des diffr5ces de religion et de race1 dcl>e qu'il se considre comme le pre et l'arbitre de t\s ses sujets1 et qu'il ent5d voir rgn] entre eux la plus p>faite h>monie4 ,a9si p>lait ,mahm\d en #ahcg4 ,ce sultan apporta dans l'uvre des r=mes une n]gie excessive1 et n'att5dit pas que l'esprit de son peuple ft capable de les compr5dre et de les apprci]4 ,son successeur ,abd ul-,m$jid1 ds son avnem5t 7#ahci71 promulgua le clbre hatti-*rf ou dit de ,gulhan1 dans lequel sont poss presque t\s les gr&s pr9cipes du libralisme1 et qui =me p\r l'empire une vritable *>te con/itutionnelle4 ,quelques sema9es aprs la promulgation de cet dit1 le gr& vizir ,riza ,pa*a1 qui en avait t le pr9cipal rdacteur1 exprimait a9si le dsir de son matre de j\] le rle d'arbitre entre les peuples d'orig9es si div]ses1 habitant ses tats3 ,musulmans1 ,*rti5s1 ,isralites1 v\s tes t\s les sujets d'un mme emp]eur1 les enfants d'un mme pre4 ,le ,padis*ah ti5t la balance gale p\r t\s4 ,dans le firman 7hatti-homay\n7 du #ah fvri] #ahef1 le mme sultan1 rev5ant sur cette p5se1 disait3 ,je veux1 en augm5tant le bi5-tre et la prosprit intrieurs1 obt5ir le bonheur de mes sujets qui sont t\s gaux mes yeux et me sont galem5t *]s4 ,et encore3 ,t\te di/9ction ou appellation t5dant r5dre une classe quelconque des sujets de mon ,empire infrieure une autre classe1 raison du culte1 de la langue ou de la race1 s]a jamais efface du protocole adm9i/ratif444 ,t\s les sujets de mon empire1 sans di/9ction de nationalit1 s]ont admissibles aux emplois publics4 ,en mai #ahfh1 un ,conseil d',etat fut organis en ,turquie sur le modle de celui de la ,france2 des membres des div]ses nationalits y fur5t nomms2 le clbre ,musulman libral ,midhat ,pa*a le prsida d'abord4 ,a ce mom5t1 le sultan ,abd ul-,azz crivait3 ,je compte faire appel t\tes les capacits comme t\tes les nationalits3 ,syri5s1 ,bulg>es1 ,bosniaques s]ont ici comme en un c5tre commun et devi5dront les auxiliaires de mes m9i/res4 ,a l'avnem5t d',abd ul-,hamid ,,ii1 le p>ti libral se tr\va au p\voir4 ,midhat ,pa*a1 gr& vizir1 obt9t un dit promulguant une con/itution1 et affirmant l'galit de t\s les sujets de l',empire1 indi/9ctem5t appels ,ottomans1 et leur admission aux fonctions publiques selon leurs aptitudes1 leurs mrites et leurs capacits 7#bc dcembre #ahgf74 ,le premi] p>lem5t ottoman s'ouvrit en m>s #ahgg4 ,dans son disc\rs d'ouv]ture ,abd ul-,hamid pronona ces belles p>oles3 ,mes augu/es prdcesseurs n'ont jamais laiss port] atte9te la lib]t de consci5ce et des cultes4 ,il e/ inconte/able que c'e/ p> une consqu5ce naturelle de ce pr9cipe de haute ju/ice1 que nos div]ses populations ont pu cons]v] depuis six sicles leur c>actre national1 leur langue et leur religion444 ,j'ai cru qu'il tait d'une urg5ce absolue d'assur] la lib]t et l'galit de mes sujets4 ,on sait que la con/itution de ,midhat ,pa*a ne fut pas viable4 ,la gu]re avec la ,russie v9t jet] le tr\ble dans les de/9es de l'empire4 ,il y a quelques mois s'e/ ouv]t le second p>lem5t turc4 ,l'esprit de sagesse qui l'inspire1 les tal5ts dont il e/ orn1 donn5t les plus belles esprances aux amis de l',ori5t1 du progrs et de la lib]t4 7,date de l'ouv]ture du second p>lem5t3 #ag dcembre #aijh4--,v4 ce sujet un numro spcial du j\rnal ,le ,temps1 et le livre de ,victor ,b,,r>d3 ,la ,rvolution turque47 ,,*r,,ti5t,s ,,ori5tales4--,il se tr\v]a sans d\te p>mi nos lecteurs quelques p]sonnes qui port5t un intrt p>ticuli] aux ,*rti5s d',ori5t2 n\s rappelons ici quels sont les pr9cipaux ouvrages relatifs ce sujet3 ,ceux de ,m4 le ,bon d',avril1 ,les ,eglises autonomes et autocphales1 #ahie2 ,la ,bulg>ie *rti5ne1 #b;e d41 #ahih2 ,la ,*alde *rti5ne1 #b;e d41 #ahib2 ,la ,s]bie *rti5ne1 #ahig2--le livre de ,m4 le ,*ano9e ,pisani1 ,a trav]s l',ori5t1 #ahig2--le trs bel ouvrage de ,m4 le ,comte ,f4 van d5 ,/e5 de ,jehay1 qui conti5t une bibliographie du sujet3 ,de la situation lgale des sujets ottomans non-musulmans1 ,bruxelles1 #aijf2--,l',ori5s *ri/ianus2--la ,revue de l',ori5t *rti54 ,l'hi/oire *rti5ne de l',ori5t e/ l'objet de nombreuses tudes dans le ,ma*riq1 revue arabe qui p>at ,beyr\?4 ,les savants de l',univ]sit ca?olique de ,beyr\? s'atta*5t aussi faire connatre les uvres des auteurs arabes *rti5s4 ,une va/e collection1 en c\rs de publication1 intitule ,corpus scriptorum ori5talium *ri/ianorum1 dirige p> ,m4 ,j4-,b4 ,*abot1 e/ de/9e compr5dre t\tes les uvres hi/oriques1 philosophiques1 ?ologiques1 crites p> des auteurs *rti5s syri5s1 arabes1 coptes et ?iopi5s jusqu'au ,x,ve sicle2 les ouvrages dits sont traduits en lat9 7,p>is1 ,p\ssielgue2 ,leipzig1 ,h>ras[itz74 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,*apitre ,,premi] ,l',,unit ,,div9e ,,et ,,les ,,rites ,,de ,,la ,,pri,,re ,l'acte de foi musulman2--orig9e d',allah2--le prt5du mono?isme des ,smites2--influ5ce du ds]t et de la montagne sur la p5se religieuse2--intuition et preuves de ,dieu4 ,les c9q prires quotidi5nes2--l'appel la prire2--les ablutions2--la ,kiblah2--rites de la prire2--la prire sol5nelle et le prne du v5dr$i2--prires spciales div]s cas4 #a ,,*apitre ,,ii ,,la ,,vie ,,future ,le dogme de la ,rsurrection2--le jugem5t d]ni]2--les preuves de l'immortalit de l'me2--la non-t]nit des pe9es2--comm5t ,dieu s]a vu dans l'autre monde2--funrailles musulmanes2--deuil modr2--l'int]rogatoire dans la tombe2--le *tim5t du tombeau4 ,descriptions de l'autre monde2--la nuit de l'asc5sion de ,mahomet2--l'enf] conu comme mon/re2--les c]cles de l'enf]2--le pont2--l'arf2--le p>adis4 #bf ,,*apitre ,,iii ,,le ,,fatalisme ,deux espces de fatalisme4--,le fatalisme moral2--la "q ne se pose pas t\t fait de mme que dans le *ri/ianisme2--passages du ,coran qui p>aiss5t exprim] le fatalisme2--cette int]prtation rejete p> les ?ologi5s4 ,le fatalisme physique dans l'antiquit et dans l'islam4 #eb ,,*apitre ,,iv ,l',,aumone4--,l,,g5des ,,musulmanes ,,sur ,j,,sus ,,et ,,m>ie ,le prcepte de l'aumne2 sa signification religieuse et politique4--,la dme4--,df5se du prt intrt4--,l'hospitalit4--uvres d'hospitalisation4 ,jsus et ,m>ie dans le ,coran et les comm5taires4--,l'annonciation2--miracles de ,jsus2--sa passion nie2--respect des ,musulmans p\r l',evangile4 #gh ,,*apitre ,v ,,le ,p,,l]9age ,c>actre obligatoire du pl]9age musulman2--,lieux sa9ts1 c5tres de nations2--pas de gr& culte ,la ,mecque2--lg5des bibliques4 ,description du pl]9age3 dates2 co/ume2 r\tes2 la mosque sa9te2 le ,kaabah2--le puits de ,zemzem2--la visite au mont ,arafat2--les sacrifices ,m9a4 ,impression gnrale4--,le *em9 de f] de ,la ,mecque4 #ajd ,,*apitre ,,vi ,,le ,,pr,,cepte ,,de ,,la ,,gu]re ,,sa9te ,la conception religieuse de l'islam e/ gu]rire2--elle e/ mme conqurante4--,apo/olat p> la conqute2 droit d'attaque4 ,le s]vice militaire conu comme devoir religieux2--haute situation des gu]ri]s dans l'islam2--les m>tyrs2--le devoir d'tudi] l'art militaire4 ,op9ions sur la tolrance musulmane2--selon la plus pure doctr9e1 cette tolrance ne peut tre que prcaire4--,dang] de v\loir pr\v] ,dieu p> les armes4 #ace ,,*apitre ,,vii ,,situation ,,de ,,la ,,femme ,la polygamie2--comm5t la loi musulmane *]*e p>] aux inconvni5ts de la polygamie2--la rpudiation4 ,le h>em et le voile2--entraves apportes au travail de la femme2--infriorit de ses droits civils4 ,femmes rem>quables de l'islam4 ,une r=me de /atut de la femme e/-elle compatible avec la doctr9e coranique8 #afa ,,*apitre ,,viii ,l',,enfant ,,et ,l',,ducation ,l'anci5 islamisme a port peu d'intrt l'ducation4--,une enfance arabe2 ftes de famille2--circoncision2--respect des p>5ts4--,ecole musulmane populaire4 ,l'enseignem5t suprieur anci52--les univ]sits2--les savants voyageurs4 ,progrs de l'enseignem5t l'poque contempora9e en ,turquie1 en ,egypte et en ,algrie4--,comm5t la doctr9e musulmane envisage la sci5ce4 #aid ,,*apitre ,,ix ,,la ,,my/ique ,la t5dance au my/icisme trs frqu5te en ,ori5t4--,le my/icisme musulman ne vi5t pas du ,coran2--,il e/ suraj\t la doctr9e coranique4--,les premi]s s\fis ont eu des matres *rti5s4 ,my/iques clbres de l'islam4--,faits psy*iques4 ,la doctr9e my/ique de l'islam comp>e celle du *ri/ianisme4--,dang]s du my/icisme musulman p\r les intellectuels et p\r le peuple4 #bbe ,,*apitre ,x ,l',,av5ir ,,de ,l',,islam ,comm5t l'islam concevait autrefois son av5ir2--progression prophtique avant ,mahomet2--fixit religieuse aprs ,mahomet2--la ?orie mahdi/e4 ,l'ide d'volution s'introduit dans l'islam4--,faible probabilit des gr&s m\vem5ts panislami/es4--,l'volution de l'islam dans plusieurs contres4--,sympa?ie due aux ,musulmans libraux4 #bed ,,notes ,,div]ses ,bibliographie gnrale4--,m9>ets4 ,clo*es4--,musique4--,pe9ture4--,fatalis me4 ,provid5ce4--,prt intrt4--,impts4--,cal5dri]4--,ftes4--,je ne4--,v94--,cl]g4-- ,rites4--,lois militaires4 ,orphel9s4--,education en ,tunisie4--,mdec9e4--,libralisme en ,turquie4--,*rti5ts ori5tales4 #bhe ,p>is4--,imp4 ,,lev1 rue ,cassette1 #ag4--,s4