,,tableau ,,du ,,climat ,,et ,,du ,,sol ,,des ,,tats-,,unis ,d',,am,,rique2 ,,suivi ,d',,claircissem5ts ,,sur ,,la ,,floride1 ,,sur ,,la ,,colonie ,,fran,,aise ,a ,,scioto1 ,,sur ,,quelques ,,colonies ,,canadi5nes ,,et ,,sur ,,les ,,sauvages4 ,,p> ,c4 ,f4 ,,volney1 ,,comte ,,et ,,pair ,,de ,,france1 ,,membre ,,de ,l',,acad,,mie ,,fran,,aise1 ,,honoraire ,,de ,,la ,,soci,t ,s,,ante ,a ,,calcuta4 colophon ,,p>is1 ,,p>manti]1 ,,libraire1 ,,rue ,,dauph9e4 ,,from5t1 ,,libraire1 ,,quai ,,des ,,augu/9s4 ,m ,,dccc ,,xxv4 ,,oeuvres ,,de ,c4 ,f4 ,,volney4 ,,deuxi,,me ,,dition ,,compl,,te4 ,,tome ,,iv4 ,,imprim]ie ,,de ,,firm9 ,,didot1 ,,rue ,,jacob1 ,n #bd4 ,,pr,,face4 ,le n\vel ,ouvrage que je prs5te au ,public e/ le fruit de trois ans de voyages et de rsid5ce aux tats-,unis1 dans des circon/ances de temps et dans une situation d'esprit bi5 diffr5tes de celles de mon voyage en ,turquie4 ,lorsqu'on #aghc1 je p>tais de ,m>seille1 c'tait de ple9 gr1 avec cette alacrit1 cette confiance en autrui et en soi1 qu'inspire la jeunesse3 je quittais gaiem5t un pays d'abondance et de paix1 p\r all] vivre dans un pays de b>b>ie et de misre1 sans autre motif que d'employ] le temps d'une jeunesse inquite et active me procur] des connaissances d'un g5re neuf1 et embellir1 p> elles1 le re/e de ma vie1 d'une aurole de considration et d'e/ime4 ,dans l'an ,,iii1 au contraire 7en #agie71 lorsque je m'emb>quais au ,havre1 c'tait avec le dgt et l'indiffr5ce que donn5t le spectacle et l'expri5ce#a de l'inju/ice et de la p]scution4 ,tri/e du pass1 s\cieux de l'av5ir1 j'allais avec dfiance *ez un peuple libre1 voir si un ami s9cre de cette lib]t pr(ane tr\v]ait p\r sa vieillesse un asile de paix dont l',europe ne lui (frait plus l'esprance4 ,ce fut dans ces dispositions que je visitai successivem5t presque t\tes les p>ties des tats-,unis1 tudiant le climat1 les lois1 les habitants et leurs murs1 pr9cipalem5t s\s le rapport de la vie sociale et du bonheur dome/ique444 et tel fut le rsultat de mes obs]vations et de mes rflexions1 que considrant d'une "p la p]spective orageuse et sombre de la ,france et de l',europe entire2 les probabilits de gu]res longues et op9itres1 raison de la lutte leve entre des prjugs au dcl9 et des lumires croissantes2 entre des despotismes vieillis et de jeunes lib]ts insurg5tes2444 d'autre "p1 l'av5ir pacifique et riant des tats-,unis1 de la facilit dev5ir propritaire raison de l'imm5se t5due des t]res peupl]2 de la ncessit et des pr(its du travail2 de la lib]t des p]sonnes et de l'indu/rie2 de la d\ceur du ,g\v]nem5t1 fonde sur sa faiblesse mme2 p> t\s ces motifs1 j'avais pris la rsolution de re/] aux tats-,unis1 lorsqu'au pr9temps de #agih1 une pidmie d'animosit contre les ,franais1 et la m5ace d'une rupture immdiate1 m'imposr5t la loi de me retir]4 ,ce s]ait peut-tre ici l'occasion de me pla9dre des viol5tes attaques publiques diriges contre moi dans les d]ni]s temps de mon sj\r1 s\s l'influ5ce d'un p]sonnage t\t-puissant2 mais l'lection de #ahja1 en faisant ju/ice de celle de #agig1 m'a r5du une indemnit suffisante#b4 ,de ret\r en ,france 7prairial an #f71 il me sembla utile de faire1 p\r mes concitoy5s1 un travail dont j'avais s5ti le beso9 p\r moi-mme2 je conu le projet de rassembl] dans un cadre ress]r1 outre mes propres notions1 celles qui tai5t p>ses en div]s livres1 en rectifiant quelques prjugs tablis une poque d'en?\siasme4 ,dans le plan que je traai1 je posais d'abord p\r base le climat et le sol2 puis suivant la m?ode que je crois la plus ri*e en rsultats 7celle p> ordre de matires71 je considrais la quantit de la population2 sa rp>tition sur le t]ritoire2 sa di/ribution en g5res de travail et d'occupation3 les habitudes1 c'e/--dire les murs1 rsultant de ces occupations2 la comb9aison de ces habitudes avec les ides et les prjugs de l'orig9e premire4 ,remontant cette orig9e p> l'hi/oire1 le langage1 les lois1 les usages1 je faisais s5tir l'erreur romanesque des criva9s qui appell5t peuple neuf et vi]ge1 une runion d'habitants de la vieille ,europe1 ,allem&s1 ,holl&ais1 et surt\t ,anglais des trois royaumes4 ,l'organisation de ces lm5ts anci5s et div]s en corps politiques me conduisait rappel] succ9ctem5t la =mation de *aque colonie2 montr] dans le c>actre de ses premi]s auteurs1 le leva9 d'esprit qui a s]vi de moteur presque t\t le sy/me de conduite de leurs successeurs1 selon cette vrit morale trop peu rem>que1 que dans les corporations comme dans les individus1 les premires habitudes ex]c5t une influ5ce prdom9ante sur t\t le re/e de l'exi/5ce4--,l'on et vu dans ce leva9 une des pr9cipales causes de la diffr5ce de c>actre et d'incl9ation1 qui se fait de plus en plus rem>qu] entre div]ses p>ties de l',union4--,la crise de l'indp5dance1 en m'obligeant de retrac] sommairem5t ses causes et ses vnem5ts1 m'et f\rni des rem>ques n\velles sur ses suites mo9s connues1 mo9s obs]ves3 une f\le de faits omis ou dfigurs et tabli entre la rvolution d',amrique et la ntre1 une ressemblance bi5 plus gr&e qu'on ne la suppose vulgairem5t1 et dans les motifs1 et dans les moy5s d'excution1 et dans la conduite des p>tis1 et dans les fluctuations1 mme rtrogrades1 de l'esprit public2 enf9 jusque dans le c>actre des trois assembles pr9cipales1 dont la premire1 *ez les deux peuples1 passe galem5t p\r avoir devanc d'une gnration les connaissances rgnantes1 et la d]nire1 p\r avoir t en arrire des pr9cipes acquis 7#agie73 en sorte que ces gr&s m\vem5ts politiques1 appels rvolutions1 sembl5t avoir quelque *ose d'automatique1 qui dp5drait mo9s des comb9aisons de la prud5ce1 que d'une m>*e et d'une srie mcanique de passions4 ,en traitant de la priode trop peu connue depuis la paix de l'indp5dance1 jusqu' la cration du g\v]nem5t fdral1 j'eusse dmontr l'influ5ce de cette poque d'an>*ie sur le c>actre national2 l'altration de l'esprit public et de ses pr9cipes1 p> la r5tre des mcont5ts ,loyali/es1 et l'immigration d'une f\le de m>*&s anglais ,torys3 l'altration de la bonne foi et de la simplicit primitives1 d'abord p> le papi]-monnaie et le dfaut de lois et de ju/ice1 puis p> la ri*esse temporaire et le luxe p]man5t que la gu]re d',europe a introduit dans ce pays neutre3 j'eusse fait s5tir les avantages que t\te gu]re d',europe procure aux tats-,unis2 l'accroissem5t s5sible qu'ils ont retir de la d]nire1 malgr la politique faible et vacillante de leur g\v]nem5t2 la direction naturelle et progressive de leur ambition v]s l'ar*ipel des ,antilles et le cont95t environnant2 la probabilit de leur ext5sion1 malgr les divisions de p>ti et les g]mes d'un s*isme intrieur2 j'eusse dvelopp les diffr5ces d'op9ion et mme d'intrt qui p>tag5t l'union en tats de l',e/ 7,new ,engl&71 et en tats du ,sud2 en pays atlantiques et en pays de ,mississipi3 la prpondrance de l'intrt m]cantile dans les uns2 celle de l'intrt agricole dans les autres3 la faiblesse de ceux-ci1 cause p> les esclaves2 la =ce de ceux-l1 cause p> leur population libre et indu/rieuse3 j'eusse indiqu une cause de s*isme encore plus active dans le *oc de deux op9ions contraires1 dites rpublica9e et fdrali/e2 l'une s\t5ant la prm95ce du g\v]nem5t mon>*ique ou plutt despotique sur t\te autre =me de g\v]nem5t2 la ncessit du p\voir arbitraire et absolu dans t\te espce de rgime1 motive sur l'ignorance1 les passions1 l'indocilit de la multitude1 et autorise p> l'expri5ce et l'exemple de la plup>t des g\v]nem5ts et des peuples anci5s et mod]nes2 en un mot1 t\te l'anci5ne doctr9e politico-religieuse1 de la prrogative royale des ,/u>t et des ultramonta9s3 l'autre op9ion s\t5ant1 au contraire1 que le p\voir absolu e/ un pr9cipe radical de de/ruction et de dsordre1 en ce qu'il n'exempte les g\v]nants ni des passions1 ni des erreurs1 ni de l'ignorance communes aux autres hommes3 qu'il t5d au contraire les produire en eux1 les exalt]3 que la facilit de p\voir t\t1 m5ant v\loir t\t1 a une t5dance immdiate et directe l'extravagance1 la tyrannie3 que si la multitude e/ ignorante et m*ante1 c'e/ p>ce qu'elle reoit une telle ducation de tels g\v]nem5ts3 qu'en supposant que les hommes naiss5t vicieux1 l'on ne peut les r$ress] que p> un rgime de raison et de ju/ice3 que cette raison et cette ju/ice ne peuv5t s'obt5ir que p> des connaissances qui veul5t tude1 travail1 dbat contradictoire1 t\tes *oses qui suppos5t une indp5dance d'esprit1 une lib]t d'op9ion dont les hommes ti5n5t le droit de la nature mme1 etc41 etc4 ,en un mot1 t\te la doctr9e mod]ne de la dcl>ation des droits1 sur laquelle s'e/ leve l'indp5dance des tats-,unis4--,j'eusse discut1 d'aprs ce que j'ai ou des hommes les plus imp>tiaux1 quelles consqu5ces peuv5t avoir ces diss5sions3 s'il e/ vrai qu'une scission en deux ou trois corps de puissance1 une poque plus ou mo9s recule1 s]ait aussi orageuse1 aussi f*euse qu'on le croit vulgairem5t2 si1 au contraire1 trop d'unit et de conc5tration dans le g\v]nem5t n'aurait pas des effets p]nicieux la lib]t1 dnue d'asile et de *oix2 et si trop de scurit1 trop de prosprit ne corromprai5t pas radicalem5t un jeune peuple#c qui1 en affectant de se donn] ce nom1 av\e bi5 mo9s sa faiblesse actuelle1 que ses projets de gr&eur future2 peuple qui mrite surt\t ce nom de jeune1 p> l'inexpri5ce et l'emportem5t avec lesquels il se livre aux j\issances de la =tune1 et aux sductions de la flatt]ie4 ,j'eusse alors considr1 s\s un po9t de vue moral1 la conduite de ce peuple et de son g\v]nem5t1 depuis l'poque de #aghc1 jusqu'en #agih2 et j'eusse pr\v p> des faits inconte/ables1 qu'il n'a rgn aux tats-,unis1 proportionnellem5t la population1 la masse des affaires1 la multiplicit des comb9aisons1 ni plus d'conomie dans les f9ances#d1 ni plus de bonne foi dans les transactions#e1 ni plus de dc5ce dans la morale publique#f1 ni plus de modration dans l'esprit de p>ti1 ni plus de so9 dans l'ducation et l'in/ruction#g1 que dans la plup>t des tats de la vieille ,europe3 que ce qui s'y e/ fait de bon et d'utile1 que ce qui y a exi/ de lib]t civile1 de sret de p]sonne et de proprit1 a plutt dp5du des habitudes populaires et individuelles1 de la ncessit du travail1 du haut prix de t\te ma9-d'uvre1 que d'aucune habile mesure1 d'aucune sage police du g\v]nem5t3 que sur presque t\s ces *efs1 la nation a rtrograd des pr9cipes de sa =mation3 qu' l'poque de #agih1 il n'a manqu un p>ti que d'autres circon/ances p\r dploy] une usurpation de p\voir1 et une viol5ce de c>actre t\t--fait contre-rvolutionnaires3 en un mot1 que les tats-,unis ont d leur prosprit publique1 leur aisance civile et p>ticulire1 bi5 plus leur position insulaire1 leur loignem5t de t\t vois9 puissant1 de t\t ?tre de gu]re1 enf9 la facilit gnrale de leurs circon/ances1 qu' la bont ess5tielle de leurs lois1 ou la sagesse de leur adm9i/ration4 ,sans d\te1 aprs t\s les loges prodigus p> des criva9s d',europe1 et amplifis p> les nationaux1 aprs la proposition faite en congrs de se dcl>] la nation la plus claire et la plus sage du globe1 c'et t l d'audacieuses c5sures2 mais p>ce qu'une c5sure quelconque n'e/ pas une preuve c]ta9e de malveillance2 p>ce qu'une c5sure mme inju/e a mo9s d'inconvni5ts que la flatt]ie2 et p>ce qu'auj\rd'hui je ne s]ai pas s\ponn de ress5tim5t1 je me fusse p]mis des obs]vations dont la vrit1 mme svre1 et t utile et av\e des bons esprits3 et en r5dant ce s]vice d'un ami ds9tress1 j'eusse cru r5dre un hommage d'admiration l'in/itution qui1 en ce mom5t1 honore le plus les tats-,unis1 la lib]t de la presse et des op9ions#h4 ,enf91 considrant ce pays relativem5t aux immigrants franais1 j'eusse exam91 d'aprs mes propres s5sations et l'expri5ce de beauc\p de mes concitoy5s1 quel g5re de ress\rces et quels agrm5ts de socit peuv5t tr\v] dans les villes nos r5ti]s et nos comm]ants2 de quelle espce de bonheur ils p\rrai5t j\ir dans les campagnes2 j'av\e qu' cet g>d mes rsultats euss5t pu p>atre biz>res2 c>1 aprs avoir t sur le po9t de me fix] aux tats-,unis1 je n'eusse pas nanmo9s enc\rag beauc\p de nos ,franais suivre mon exemple4 ,la raison en e/1 qu'autant ce pays (fre de facilit aux ,anglais1 aux cossais1 aux ,allem&s1 mme aux ,holl&ais1 p> l'analogie du sy/me civil et moral de ces peuples1 autant il oppose d'ob/acles aux ,franais p> la diffr5ce du langage1 des lois1 des usages1 des manires1 et mme des incl9ations2 je le dirai avec regret3 mes re*]*es ne m'ont pas conduit tr\v] dans les ,anglo-,amrica9s ces dispositions frat]nelles et bi5veillantes dont n\s ont flatts quelques criva9s2 j'ai cru au contraire m'ap]cevoir qu'ils cons]v5t env]s n\s une =te te9te des prjugs nationaux de leur mtropole orig9elle3 prjugs fom5ts p> les gu]res du ,canada2 faiblem5t altrs p> notre alliance dans l'insurrection2 trs-=tem5t ravivs dans ces d]ni]s temps p> les dclamations en congrs1 p> les adresses des villes et corporations au prsid5t ,m4 ,j4 ,a9999991 l'occasion des pillages de nos corsaires2 enf9 enc\rags jusque dans les collges p> des prix d'amplifications et de ?ses diffamatoires contre#i les ,franais4 ,l'on ne peut d'ailleurs ni] qu'il exi/e entre les deux peuples un contra/e d'habitudes et de =mes sociales peu propres les unir troitem5t3 les ,anglo-,amrica9s taxant les ,franais de lgret1 d'indiscrtion1 de babil2 et les ,franais leur repro*ant une roideur1 une s*]esse de manires et une taciturnit qui port5t les app>5ces de la morgue et de la hauteur2 enf9 une telle nglig5ce de ces att5tions1 de ces g>ds auxquels n\s atta*ons du prix1 que sans cesse l'on croit y voir l'int5tion de l'impolitesse1 ou le c>actre de la grossiret4 ,il faut qu'en effet ces pla9tes ne soi5t pas sans fondem5t1 puisque je les ai galem5t recueillies de la "p des ,allem&s et des ,anglais4 ,p\r moi1 qui les ,turks ont de bonne heure fait une ducation peu exigeante sur les =mes1 je me suis plutt atta* re*]*] la cause qu' s5tir les effets de celles-ci1 et il m'a sembl que cette incivilit nationale t5ait mo9s un sy/me d'int5tions1 qu' l'indp5dance mutuelle1 l'isolem5t1 au dfaut de beso9s rciproques o les circon/ances gnrales plac5t t\s les individus aux tats-,unis4 ,tel tait le plan dont j'avais trac l'esquisse1 et dont quelques p>ties dja tai5t assez avances2 mais entrav p> les affaires tantt prives et tantt publiques1 arrir surt\t depuis un an p> de graves incommodits1 j'ai s5ti que le temps et les =ces me manquai5t p\r port] le travail son t]me1 et je me suis dcid ne publi] que le ,tableau du climat et du sol1 qui1 sans nuire au re/e1 peut en tre sp>4 ,en mettant au j\r ce n\vel ,essai1 je suis lo9 d'avoir la confiance que plus d'un lecteur p\rrait me suppos]2 c> le brillant succs de mon ,voyage en ,egypte1 lo9 de me donn] la c]titude d'en obt5ir un semblable1 me donne au contraire la prsomption de la dfaveur1 soit p>ce que le sujet de l'ouvrage actuel e/ effectivem5t mo9s v>i1 plus srieux1 plus sci5tifique2 soit p>ce que trop d'loges accumuls sur un livre1 f9iss5t p> lass] la bi5veillance sur l'auteur1 et qu'en t\t temps il exi/e de ces ,a?ni5s qui donn5t la coquille noire1 uniquem5t p> l'ennui d'ent5dre t\j\rs dire du bi5 de ce pauvre ,ari/ide4 ,j'ai mme p5s quelquefois qu'il et t plus prud5t1 plus habile mon am\r-propre d'criva91 de ne plus crire du t\t2 mais il m'a sembl qu'avoir bi5 fait un j\r1 n'tait pas une raison de ne plus ri5 faire le re/e de la vie2 et comme j'ai d la plup>t des consolations de l'adv]sit au travail et l'tude1 comme je dois les avantages de ma situation prs5te aux lettres et la considration des bons esprits1 j'ai dsir de leur r5dre un d]ni] tribut de gratitude1 un d]ni] tmoignage de zle4 ,d'autre "p je dois m'att5dre de scrupuleuses critiques de la "p des intresss directs1 les ,amrica9s1 dont la plup>t des criva9s sembl5t pr5dre t*e de rfut] les ,europens2 comme si1 p> une fiction biz>re1 ils s'tablissai5t les reprs5tants et les v5geurs des indignes1 leurs prdcesseurs2 sans compt] le zle presque fanatique que les loyaux anti-,gallicans mett5t dcri] t\t ce qui vi5t d'une nation de jacob9s et d'a?es2 mais le temps qui nivelle t\t1 f]a ju/ice de la dtractation comme de la flatt]ie2 et p>ce que je n'ai pas eu la prt5tion d'tre exempt d'erreur1 il me re/]a du mo9s le mrite d'avoir attir l'att5tion et provoqu de n\velles lumires sur div]s sujets auxquels l'on n'et peut-tre pas sitt song4 ,la table des matires va indiqu] l'ordre que j'ai suivi1 et les sujets que j'ai traits4 ,je n'ai po9t adopt p\r l'or?ographe des noms anglais la m?ode de la plup>t des traducteurs1 qui se cont5t5t d'crire les mots tels qu'ils les tr\v5t3 les ,anglais n'attribuant pas aux lettres les mmes valeurs que n\s1 il en rsulte une gr&e diffr5ce dans la prononciation d'un mme mot trac1 a9si le nom respectable de ,wa%+ton1 e/ prononc p> eux presque ,oua-*9n-tonn3 et ils ne n\s compr5n5t pas qu& n\s le dfigurons en ,vaz+ueton#aj4 ,j'ai donc tr\v commode p\r mes lecteurs de leur prs5t] la vraie prononciation francise1 sauf r5voy] en note la manire d'crire en anglais2 a9si j'ai dit ,sosk\na1 au lieu de ,susque-hanna3 grne 7v]t71 au lieu de gre52 /rt 7rue71 au lieu de /reet2 ,ouait 7blanc71 au lieu de :ite1 etc4--,c'tait la m?ode de nos criva9s au comm5cem5t du sicle d]ni]2 et je n'ai pas d'av]sion p\r les anci5s u1 qu& il leur arrive d'tre raisonnables4 ,les c>tes que j'ai jo9tes ne port5t pas de gr&s dtails sur l'tat politique1 p>ce que ce n'e/ pas de lui que j'ai trait2 mais ils sont nombreux1 soigns1 et la plup>t n\veaux sur l'tat physique dont je me suis spcialem5t occup4 ,,tableau ,,du ,,climat ,,et ,,du ,,sol ,,des ,,tats-,,unis4 ,,*apitre ,,premi]4 ,situation gographique des ,etats-,unis1 et sup]ficie de leur t]ritoire4 ,p\r donn] l'ide la plus simple de la situation gographique des tats-,unis1 je devrais dire que leur t]ritoire occupe cette p>tie de l',amrique du nord1 qui a p\r bornes1 l'ori5t1 l'ocan d',afrique et d',europe2 au midi1 la m] des ,antilles et le golfe du ,mexique2 au c\*ant1 le gr& fleuve de la ,l\isiane#aa2 au nord enf91 celui du ,canada1 et les c9q gr&s lacs dont il tire ses eaux4 ,dans un temps o l'on reconnat si bi5 l'avantage des limites naturelles1 celles-ci sont tellem5t c>actrises1 qu'il e/ difficile de croire qu'elles ne se ralis5t pas tt ou t>d2 mais la prcision de l'tat politique actuel veut que l'on en retran*e1 au midi1 la presqu'le et le littoral des ,florides2 et au nord1 le c\rs infrieur du ,sa9t-,laur5t depuis le lac ,sa9t-,franois1 a9si que l',acadie et le n\veau ,brunswick1 c'e/--dire1 presque t\tes les anci5nes possessions des ,franais dans le ,canada infrieur4 ,mesur du nord au sud1 ce va/e t]ritoire compr5d plus de #af degrs de latitude1 savoir3 depuis le #ca;e prcis1 jusque v]s le #dg;e latitude nord4 ,de l'e/ l'oue/1 il a plus de #be degrs de longitude1 ce qui semble produire une surface imm5se2 mais p>ce que la cte atlantique fuit diagonalem5t du nord-e/ au sud-oue/1 et p>ce que les c9q lacs du ,canada r5tr5t p> une gr&e c\rbe1 jusqu'au #dj;e degr de latitude1 la sup]ficie relle se tr\ve dim9ue de plus d'un ti]s4 ,le gographe ,hut*9s qui1 le premi] aprs la paix de l'indp5dance 7#aghc71 essaya de calcul] cette surface1 l'e/ima un million de milles anglais c>rs 7environ #aab1jjj anci5nes lieues c>res de ,france73 en sorte que le t]ritoire des tats-,unis gal]ait prs de quatre fois l't5due de la ,france1 l'poque de #aghi2 presque autant de fois l't5due de l',espagne et du ,portugal runis1 et prs de sept fois celle de la ,gr&e-,bretagne1 y compris l',irl&e4 ,les anglo-amrica9s cit5t ces comp>aisons avec complaisance1 et leur am\r-propre1 qui aime anticip] sur l'av5ir1 mesure dja les trang]s sur cette *elle de proportion3 cep5dant1 si l'on obs]ve que sur ce va/e pays1 il n'exi/e1 en #ahjaab1 que #e1bad1hja habitants1 dont environ #hhj1jjj esclaves noirs1 c'e/--dire1 un sixime du t\t2 et que ces habitants y sont en gr&e p>tie dissm9s1 l'on s5tira que cette t5due e/1 dans le temps prs5t1 une vritable cause de faiblesse1 et ne promet pas dans le temps v5ir1 d'tre un moy5 d'union2 d'ailleurs ,hut*9s1 qui n'a po9t connu les s\rces du ,mississipi1 et pas trs-bi5 le nord de l',ohio1#ac a amplifi beauc\p de t]ra9s1 et les calculs de ce gographe1 quoique homme e/imable1 et quoique suffisants mon objet1 n'ont po9t l'autorit premptoire que ses successeurs lui attribu5t p> *o4 ,ma9t5ant1 si n\s comp>ons les tats-,unis notre hmisphre1 s\s le rapport des latitudes1 n\s tr\vons que leurs p>ties mridionales1 telles que la ,gorgie et la ,c>ol9e1 correspond5t aux pays de ,m>oc et de la cte b>b>esque1 presque au rivage d'gypte2 et il e/ rem>quable que l'emb\*ure du ,mississipi concide en s5s inv]se celle du ,nil1 l'une p> les #bi1 l'autre p> les #ca degrs de latitude1 le ,nil v5ant du sud1 le ,mississipi du nord1 t\s les deux avec des phnomnes de dbordem5t1 de ri*esse et de bont presque semblables4 ,l'analogie des pays amrica9s se cont9ue sur la ,syrie1 le c5tre de la ,p]se1 le ,tibet et le c5tre de la ,*9e4 ,savanah1 ,tripoli1 ,alex&rie1 ,gaza1 ,basra1 ,ispahan1 ,lahor1 ,nank91 sont un degr prs s\s le mme p>allle4 ,les p>ties du nord au contraire1 telles que le ,massa*usets et le ,ne:amp%ire1 correspond5t au sud de la ,france1 au c5tre de l',italie1 la ,turkie d',europe1 la m] ,noire1 au c5tre de la ,caspi5ne1 aux ds]ts t>t>es et au nord de la ,*9e3 ,bo/on et ,b>celone1 ,ajaccio1 ,rome1 presque ,con/ant9ople et ,d]b5d1 ont aussi1 un degr prs1 la mme latitude3 de tels rapports indiqu5t de gr&es div]sits de climats2 et en effet1 les tats-,unis cumul5t les extrmes de t\s les pays que je vi5s de cit]2 seulem5t l'on y obs]ve une gradation relative aux latitudes1 et plus encore au niveau des t]ra9s1 dans laquelle c]ta9s c>actres p>ticuli]s me font di/+u] quatre nuances pr9cipales4 ,la premire1 celle du climat le plus froid1 compr5d les tats dits de ,nord-,e/1 ou ,n\velle-,anglet]re1 dont la limite physique e/ trace p> la cte mridionale de ,rhode-,isl& et de ,connecticut sur l',ocan2 et dans l'intrieur du pays1 p> la *ane montueuse qui v]se les eaux de la ,delaw>e et de la ,susquehannah4 ,la seconde nuance1 que j'appelle climat moy51 s'applique aux tats du milieu1 c'e/--dire1 au sud de ,new-,york1#ad la ,p5sylvanie1 au ,m>yl&1 jusqu'au fleuve ,potomac1 ou plus prcism5t1 jusqu' la rivire ,patapsco4 ,la troisime1 celle du climat *aud1 compr5d les tats au sud1 c'e/--dire1 le plat pays de la ,virg9ie1 des deux ,c>ol9es1 de la ,gorgie jusqu' la ,floride1 o les geles cess5t d'tre connues p> le #bi;e de latitude4 ,la quatrime enf91 e/ le climat des pays d',oue/1 tels que le ,t5nessee1 le ,k5tucky1 le ,nord-d',ohio1 ou ,nor?-we/-t]ritory1 placs d]rire la *ane des montagnes ,alleghany1 et au c\*ant des tats prcd5ts2 ce climat a p\r c>actre di/9ctif d'tre plus *aud de prs de trois degrs de latitude que les pays qui lui correspond5t sur la cte ,atlantique1 avec la seule sp>ation des montagnes ,alleghany1 a9si que je l'expos]ai p> la suite4 ,,*apitre ,,ii4 ,aspect du pays4 ,p\r un voyageur europen1 et surt\t p\r un voyageur habitu1 comme moi1 aux contres nues de l'gypte1 de l',asie et des bords de la ,mdit]rane1 le trait saillant du sol amrica9 e/ un aspect sauvage de =t presque univ]selle qui se prs5te ds le rivage de l',ocan et qui se cont9ue de plus en plus paisse dans l'intrieur des t]res4 ,p5dant le long voyage que je fis en #agif1 depuis l'emb\*ure de la ,delaw>e p> la ,p5sylvanie1 le ,m>yl&1 la ,virg9ie et le ,k5tucky1 jusqu' la rivire ,waba%2 de l au nord1 trav]s le ,nor?-we/-t]ritory1 jusqu'au ,=t-,dtroit2 puis p> le lac ri ,niagra1 ,albany1 et l'anne suivante1 de ,bo/on jusqu' ,ri*mond en ,virg9ie1 pe9e ai-je m>* trois milles de suite en t]ra9 nu et dbois3#ae sans cesse j'ai tr\v les *em9s1 ou plutt les s5ti]s bords et ombrags de bois-taillis ou de futaies1 dont le sil5ce1 la monotonie1 le sol tantt aride1 tantt m>cageux2 et surt\t dont les arbres r5v]ss p> vtu/ ou p> tempte1 gisants et p\rrissants1 sur la t]re2 dont enf9 les essaims p]scuteurs de taons1 de mosquites et de gnats1#af n'ont pas les effets *>mants que rv5t au se9 de nos cits d',europe1 des criva9s romanci]s4 ,il e/ vrai que sur la cte atlantique1 cette =t cont95tale (fre dja d'assez gr&s vides1 raison des m>ais saumtres et des *amps cultivs qui s't5d5t *aque j\r davantage aut\r du foy] absorbant des villes3 elle a galem5t des lacunes considrables dans le pays d',oue/1 surt\t depuis la ,waba% jusqu'au ,mississipi1 et v]s les bords du lac ,eri1 du ,sa9t-,laur5t1 dans le ,k5tucky et le ,t5nesse1 o la nature du sol1 et plus encore les inc5dies anci5s et annuels des ,sauvages ont occasion de va/es ds]ts1 appels ,savanas p> les ,espagnols1 et ,prairies p> les ,canadi5s et p> les ,amrica9s qui adopt5t ce mot2 je ne comp>e po9t ces ds]ts ceux que j'ai vus en ,syrie et en ,arabie1 mais plutt ce que l'on n\s dit des /eps ou ds]ts de la ,t>t>ie1 les prairies tant comme les /eps c\v]tes de plantes ligneuses1 paisses et hautes de trois et quatre pi$s1 et =mant p5dant l't et l'automne1 un brillant tapis de fleurs et de v]dure que l'on tr\ve bi5 r>em5t dans les ds]ts *auves et pels de l',arabie4 ,dans le re/e des tats-,unis1 et surt\t dans la p>tie montueuse de l'intrieur1 d'o les fleuves se v]s5t en s5s opposs l',ocan atlantique et au ,mississipi1 l'empire des arbres n'a reu que de faibles atte9tes1 et l'on peut dire1 p> comp>aison notre ,france1 que le pays n'e/ qu'une va/e =t4 ,si l'on p\vait rassembl] s\s un seul c\p d'il l'ensemble de ce pays1 l'on v]rait que cette =t e/ divise en trois gr&s cantons di/9cts1 raison des g5res1 des espces1 et de l'aspect des arbres qui la compos5t3 les espces de ces arbres1 selon la rem>que des ,amrica9s1 sont indicatives de la nature et des qualits du sol qui les produit4 ,le premi] de ces cantons1 que j'appelle =t du sud1 embrasse la p>tie m>itime de la ,virg9ie1 des deux ,c>ol9es1 de la ,gorgie1 des ,florides1 et s't5d gnralem5t depuis la baie de ,*esapeak jusqu' la rivire de ,sa9te-,m>ie1 sur un t]ra9 de gravi] et de sable1 l>ge depuis #cj jusqu' #ej lieues3 t\t cet espace1 peupl de p9s1 de sap9s1 de mlses1 de cdres1 de cyprs et autres arbres rs9eux1 (fre l'il une v]dure con/ante1 mais qui n'en s]ait pas mo9s /rile1 si les banquettes des fleuves et les t]res d'alluvion et de m>cages n'y traai5t des ve9es que l'agriculture r5d trs-productives4 ,le second canton1 ou =t du milieu1 compr5d la p>tie montueuse des ,c>ol9es et de la ,virg9ie1 t\te la ,p5sylvanie1 le sud du ,new-,york1 t\t le ,k5tucky et le nord de l',ohio1 jusqu' la rivire ,waba%4 ,t\te cette t5due e/ peuple de div]ses espces de *nes1 de htres1 d'rables1 de noy]s1 sycomores1 acacias1 mri]s1 pruni]s1 frnes1 b\leaux1 sassafras et de peupli]s1 sur la cte atlantique2 et1 en outre1 dans le pays d'oue/1 de c]isi]s1 de m>roni]s d',inde1 de paps1 d'arbres concombres1 de sumacs1 etc41 t\tes espces qui indiqu5t un sol productif1 base vritable de la ri*esse prs5te et future de cette p>tie des tats-,unis3 cep5dant ces espces =e/ires n'exclu5t jamais entirem5t les rs9eux qui se montr5t p>s dans t\tes les campagnes1 et p> massifs sur les montagnes1 mme d'un ordre infrieur1 tel que le *anon de ,virg9ie appel ,sud-oue/1 o p> un cas s+uli] ils drog5t leur signe habituel de /rilit2 c> le sol r\ge fonc et gras de ce *anon e/ trs-f]tile4 ,le troisime canton ou =t du nord1 encore compos de p9s1 sap9s1 mlses1 cdres1 cyprs1 etc41 "p des conf9s du prcd5t1 c\vre le nord du ,new-,york1 l'intrieur du ,connecticut et de ,massa*usets1 donne son nom l'tat de ,v]mont#ag1 et ne laissant aux arbres =e/i]s que les rives des fleuves et leurs alluvions1 il s'avance p> le ,canada v]s le nord1 o il fait bi5tt place au g5vri]1 et aux maigres arbu/es clair-sems dans les ds]ts du c]cle polaire4 ,telle e/ en rsum la physionomie gnrale du t]ritoire des tats-,unis3 une =t cont95tale presque univ]selle2 c9q gr&s lacs au nord2 l'oue/1 de va/es prairies2 dans le c5tre1 une *ane de montagnes dont les sillons c\r5t p>alllem5t au rivage de la m]1 une di/ance de #bj #ej lieues1 v]sant l'e/ et l'oue/ des fleuves d'un c\rs plus long1 d'un lit plus l>ge1 d'un volume d'eau plus considrable que dans notre ,europe2 la plup>t de ces fleuves ayant des cascades ou *utes depuis #bj jusqu' #adj pi$s de hauteur2 des emb\*ures spacieuses comme des golfes2 dans les plages du sud1 des m>cages cont9us p5dant plus de #ajj lieues2 dans les p>ties du nord1 des neiges p5dant #d et #e mois de l'anne2 sur une cte de #cjj lieues1 #aj #ab villes t\tes con/ruites en briques ou en plan*es pe9tes de div]ses c\leurs1 cont5ant depuis #aj jusqu' #fj1jjj ames2 aut\r de ces villes1 des f]mes bties de troncs d'arbres 7log h\ses71 environnes de quelques *amps de bl1 de tabac ou de mas1 c\v]ts encore la plup>t des troncs d'arbres deb\t brls ou corcs3 ces *amps deb\t1 c'e/--dire non gisants1 sp>s p> des b>rires de bran*es d'arbres 7f5ces71 au lieu de haies2 ces maisons et ces *amps encaisss1 p\r a9si dire1 dans les massifs de la =t1 qui les englobe2 dim9uant de nombre et d't5due mesure qu'ils s'y avanc5t1 et f9issant p> n'y p>atre du haut de quelques sommets que de petits c>rs d'*iqui] bruns ou jauntres1 inscrits dans un fond de v]dure3 aj\tez un ciel capricieux et b\rru1 un air t\r--t\r trs-humide ou trs-sec1 trs-brumeux ou trs-s]e91 trs-*aud ou trs-froid1 si v>iable1 qu'un mme j\r (frira les frimas de ,norwge1 le soleil d',afrique1 les quatre saisons de l'anne1 et v\s aurez le tableau physique et sommaire des tats-,unis4 ,,*apitre ,,iii4 ,configuration gnrale4 ,p\r bi5 concevoir la con/ruction gnrale de ce va/e pays1 il faut pr5dre une connaissance plus dtaille de la *ane des montagnes qui en e/ le trait dom9ant4 ,cette *ane "p du ,canada infrieur et de l'emb\*ure du ,sa9t-,laur5t sur sa rive mridionale1 o ses caps sont appels p> les m>9s monts de ,notre-,dame et de la ,magdele9e3 en remontant le fleuve1 elle s'en c>te peu peu1 et sp>ant les eaux de son bass9 v]s nord-oue/1 d'avec les eaux du ,n\veau-,brunswick1 de ,nova-,scotia et du di/rict de ,ma9e#ah v]s sud-e/1 elle trac de ce ct la frontire des tats-,unis1 jusqu'au ,ne:amp%ire3 l elle pntre p> une ligne presque sud dans l'intrieur du ,v]mont1 s\s le nom de ,gre5-m\nta9s1 divisant le bass9 de la rivire ,connecticut d'avec celui des lacs ,*ampla9 et ,georges2 et aprs avoir jet de ce ct des rameaux qui rep\ss5t l'oue/ et au nord-oue/ les s\rces de l',hudson1 elle vi5t trav]s] ce fleuve ,we/-po9t1 p> un *anon trs scabreux1 qui a mrit le nom de ,high-l&s 7,t]res-hautes73 ici l'on peut dire que la *ane subit une d\ble int]ruption1 soit p>ce qu'elle e/ c\pe p> des eaux1 soit p>ce qu'ayant jusque-l t de granit1 son prolongem5t ultrieur va tre de grs4 ,la tte de ce prolongem5t remonte plus haut sur la rive oue/ de l',hudson1 au gr\pe de ,cats-,kill1 et dans une masse de montagnes qui donn5t les s\rces de la ,delaw>e4 ,de ce local "p un faisceau de sillons montueux qui1 aprs s'tre incorpor la *ane prcd5te1 s'avance du nord-e/ au sud-oue/1 trav]s les tats de ,new-,york1 de ,p5sylvanie1 de ,m>yl& et de ,virg9ie1 s'c>tant de la m] mesure qu'il m>*e au midi3 p> un cas s+uli] en gographie1 plusieurs de ces sillons c\p5t l'angle droit le c\rs des plus gr&s fleuves de ces tats sur la cte atlantique1 et ils ne leur laiss5t de passage que p> des br*es1 qui atte/5t que la viol5ce seule des eaux a pu rompre l'ob/acle de leur digue3 arrivs la frontire de la ,virg9ie et de la ,c>ol9e-nord1 ces sillons1 jusqu'alors p>allles1 se runiss5t en un nud que j'appelle l'arc de l',alleghany1 p>ce que ce *anon pr9cipal y enveloppe p> une c\rbe t\s ses collatraux de l'e/3 un peu plus lo9 au sud1 encore dans la ,c>ol9e-nord1 un second nud runit l',alleghany t\s ses collatraux de l'oue/#ai1 et =me un po9t culm9ant de ttes de fleuves1 d'o p>t5t1 v]s le nord1 le gr& ,kanhawa2 v]s l'oue/1 le ,hol/e91 bran*e nord de la ,t5nessee2 et v]s l'e/1 les rivires ,pdee et ,santee1 et t\tes les autres des deux ,c>ol9es4 ,de ce nud "p encore v]s l'oue/ une bran*e de montagnes qui1 p> une premire bifurcation au nord-oue/1 f\rnit les nombreux rameaux de ,k5tucky1 et p> une seconde1 droit l'oue/1 s'avance s\s le nom de montagnes ,cumb]l&1 trav]s l'tat de ,t5nessee1 o elle divise nord et sud1 le bass9 des rivires ,cumb]l& et ,t5nessee1 jusqu' leur emb\*ure dans l',ohio2 t&is que la *ane propre d',alleghany1 re/e presque seule1 cont9ue sa r\te au sud-oue/1 et a*ve de limit] les deux ,c>ol9es et la ,gorgie1 o elle reoit les noms div]s de montagne du ,*ne-,blanc#bj1 du ,gr&-,f]1 de montagne ,*auve1 et mme de montagne ,bleue4 ,p>v5ue l'angle de la ,gorgie1 elle *ange de direction et encore de noms1 et s\s ceux d',apala*es et de ,*]okees1 se portant droit l'oue/ jusqu'au ,mississipi1 elle devi5t la ligne de p>tage entre le bass9 de la ,t5nessee au nord1 et les nombreuses rivires qui v]s5t au sud dans le golfe du ,mexique1 p> les ,florides4 ,la longue cont9uit de cette *ane l'avait fait appel] p> les sauvages du nord montagne sans f93 les ,espagnols et les ,franais1 qui la connur5t d'abord p> la ,floride1 appliqur5t t\te son t5due le nom d',apala*e1 qui tait celui d'une tribu sauvage cons]v encore dans une rivire considrable du pays#ba2 mais les gographes anglais et anglo-amrica9s1 qui l'ont connue p> le nord1 l'ont con/amm5t dsigne s\s celui d',alleghany1 que je crois tre sa dnom9ation sauvage1 traduite dans le mot ,endless1 ou sans f91 p> le gographe vans1 qui semble mettre ces deux mots en comp>aison synonyme4 ,quoique mo9s sonore qu',apala*e1 le nom d',alleghany a obt5u dans l'usage une prfr5ce que je ne lui disput]ai po9t2 mais1 p\r plus de cl>t1 j'appell]ai ,apala*e le rameau qui1 comme je l'ai dit1 se dt\rne l'angle de la ,gorgie1 et qui1 mo9s lev et mo9s rapide1 se divise en une f\le de monticules et de sillons dont e/ c\v]t le pays jusqu'au ,mississipi3 l ils se t]m95t brusquem5t en esc>pem5ts scabreux1 appels ,cliffs1 rgnant depuis le coteau de ,nat*ez jusque v]s l'emb\*ure de l',ohio3 ils ne trav]s5t po9t le ,mississipi1 dont l'autre rive1 basse et plate1 e/ un m>cage de #bj lieues de l>geur moy5ne1 depuis son emb\*ure jusqu' celle d',ohio1 di/ante de #g degrs 7#adj lieues72 l f9it la =t cont95tale1 et comm5c5t les imm5ses /eps ou savanes qui se prolong5t v]s l'oue/1 jusqu'aux montagnes nord du ,mexique et aux ,/ony-m\nta9s1 que j'appell]ai dans le c\rs de cet ouvrage *ane ,*ipwane1 du nom gnrique de la race des sauvages qui l'habit5t4 ,il rsulte de cette disposition de t]ra9 que je vi5s de dcrire une sorte de p>tage physique des tats-,unis en #c longues contres p>allles1 prises dans le s5s de la cte1 c'e/--dire du nord-e/ au sud-oue/1 savoir3 ,une #are contre ori5tale situe entre l',ocan et les montagnes 7vulgairem5t cte atlantique74 ,une #b;e contre occid5tale situe entre le ,mississipi et les montagnes 7pays d'oue/ ou ,back-c\ntry74 ,une #c;e enf91 celle de ces montagnes elles-mmes1 qui e/ int]mdiaire aux deux autres3 et p>ce que *acune de ces contres a des c>actres p>ticuli]s de climat1 de sol1 de configuration et de /ructure intrieure1 il me p>at conv5able d'entr] dans quelques dtails relatifs *acune4 ,i4 ,cte ,atlantique4 ,la cte atlantique1 a9si nomme de l',ocan qui la baigne1 et o elle v]se t\tes ses eaux1 s't5d depuis le ,canada jusqu' la ,floride1 sur une l>geur croissante du nord au sud1 qui v>ie depuis #bj jusqu' #gj lieues4 ,elle e/ le sige orig9el et pr9cipal des tats de l',union1 qui y sont rangs dans l'ordre suivant4 ,georgie1 ,c>ol9e-sud1 ,c>ol9e-nord1 ,virg9ie1 ,m>yl&1 ,delaw>e1 ,p5sylvanie1 ,new-,j]sey1 ,new-,york1 ,connecticut1 ,rhode-isl&1 ,massa*usets1 ,ne:amp%ire1 ,v]mont et ,ma9e4 ,dans t\te sa longueur1 le pays e/ d'un niveau peu lev1 plus plat dans les tats du sud jusqu'au ,m>yl&1 mme jusqu'en ,new-,j]sey3 plus 9gal et presque montueux dans les tats du nord1 surt\t en ,connecticut1 ,massa*usets et ,rhode-isl&4 ,l'on peut considr] ,long-isl& 7,ile longue7 comme un po9t de p>tage assez prcis entre ces deux c>actres de t]ra93 c> de cette le allant au nord jusqu' la rivire ,sa9te-,croix#bb1 et mme jusqu' l'emb\*ure du ,sa9t-,laur5t1 le rivage e/ lev1 rocailleux1 p>sem de rcifs qui ti5n5t au noyau du cont95t adjac5t3 au contraire1 allant de ,long-isl& v]s le sud1 la cte e/ cont9uellem5t une plage basse presque fleur d'eau et de pur sable3 ce sable1 qui s'annonce p\r un dlaissem5t de la m]1 se retr\ve =t avant dans les t]res4 ,il y s]t de lit la =t de p9s1 sap9s1 et autres rs9eux dont j'ai p>l3 l'appro*e des montagnes1 il se mle avec une portion d'argile ou de gravi] que les eaux ont am5e des hauteurs vois9es3 il en rsulte un t]ra9 jauntre1 maigre1 et meuble1 qui dom9e dans la lisire moy5ne des tats du sud1 dans le ,m>yl&1 la ,p5sylvanie1 et le haut ,new-,j]sey1 tel po9t que l'on peut considr] ces trois d]ni]s tats comme de gr&es alluvions des fleuves ,potmac1 ,susquehannah1 ,delaw>e et ,hudson4 ,plus au nord1 spcialem5t en ,connecticut1 ,rhode-isl& et ,massa*usets1 le pays e/ sillonn de monticules et de *anons qui r5d5t pre et raboteuse t\te la ,n\velle-,anglet]re proprem5t dite3 l'on s]ait mme t5t de croire cette contre un prolongem5t de la lisire montueuse1 si la nature granitique de ses pi]res et la confusion de ses sillons ne la di/+uai5t des ,alleghanys1 ess5tiellem5t =ms de grs1 et qui conc\r5t sur une ligne plus intrieure et plus occid5tale4 ,,ii4 ,pays d',oue/1 on bass9 de ,mississipi4 ,la seconde contre qui e/ situe l'e/ des ,alleghanys1 mrite le nom de ,bass9 de ,mississipi1 en ce que la presque totalit des rivires qui l'arros5t1 v]s5t mdiatem5t ou immdiatem5t dans ce fleuve4 ,ce bass9 a p\r limites1 l'e/1 les ,alleghanys2 l'oue/1 le ,mississipi2 au nord1 les lacs ,mi*igan1 ri et ,ont>io2 au sud enf9 les ,florides3 l'on rem>qu]a que v]s le sud1 dans la ,gorgie occid5tale1 la majeure p>tie des eaux se r5d au golfe du ,mexique1 et semble =m] une contre di/9cte2 mais le peu d't5due qu'aurait cette contre1 relativem5t aux autres1 et l'analogie de son climat1 de ses productions1 mme de ses relations futures1 m'engag5t compr5dre dans le pays d'oue/ ou de ,mississipi1 t\t ce qui e/ situ au c\*ant de la rivire ,apala*e1 que je reg>de comme la limite naturelle de la cte atlantique1 dans l'intrieur et v]s sud-oue/4 ,les tats cont5us dans le bass9 de ,mississipi sont1 la ,gorgie occid5tale1 le ,t5nessee1 le ,k5tucki1 le gr& di/rict ,nord-d',ohio1 appel ,nor?we/-t]ritory1 et quelques portions occid5tales des tats de ,virg9ie1 de ,p5sylvanie et de ,new-,york4 ,les habitants de la cte atlantique donn5t t\te cette p>tie le nom de ,back-,c\ntry 7,pays de d]rire71 indiquant p>-l leur attitude morale1 con/amm5t t\rne v]s l',europe1 b]ceau et foy] de leurs intrts et de leurs p5ses3 p> un cas s+uli] et cep5dant naturel1 pe9e eus-je trav]s les ,alleghanys1 que j'ent5dis les riv]a9s du gr& ,kanhawa#bc et de l',ohio1 appel] aussi la cte atlantique ,back-,c\ntry 7,pays de d]rire72 ce qui pr\ve que dja leur situation gographique a donn leurs reg>ds et leurs intrts une direction n\velle1 con=me celle des eaux qui leur s]v5t de r\tes et de portes v]s le golfe mexica91 foy] pr9cipal de l'ambition spculative de t\s les ,amrica9s4 ,si l'on exam9e avec plus de dtail cette gr&e contre1 l'on tr\v]a que la nature du sol et c]ta9es limites naturelles de fleuves et de montagnes y =m5t une subdivision de #c gr&s di/ricts bi5 di/9cts4 ,le premi] e/ le pays situ au sud de la rivire ,t5nessee et du *anon de l',apala*e qui l'enveloppe1 d'o les rivires se v]s5t au golfe du ,mexique et au bas du ,mississipi4 ,dans sa p>tie m>itime1 qui e/ la ,floride1 le sol e/ absolum5t plat1 sablonneux et /rile au bord de la m]2 m>cageux1 =mant des prairies naturelles1 qu& on avance dans les t]res1 et alors gras et fcond pr9cipalem5t sur les banquettes des fleuves1 o le riz et le mas croiss5t de la plus gr&e taille4 ,a pe9e tr\v]ait-on une pi]re de #b ou #c livres la di/ance de #ab #ae lieues du rivage4 ,a mesure que l'on remonte v]s l'intrieur1 le pays devi5t plus coll9eux1 le sol plus rocailleux1 et aussi mo9s f]tile1 comme l'atte/5t les arbres de sa =t1 l'ilex1 le p91 le sap91 les *nes r\ge et noir1 le magnolia1 les cdres r\ge et blanc1 le cyprs1 et une f\le d'arbu/es indignes des pays *auds4 ,un voyageur botani/e anglais#bd en a fait un vrai p>adis t]re/re2 mais en r5voyant ses descriptions potiques aux romans s5tim5taux1 ce s]a trait] raisonnablem5t ce pays1 que de le comp>] au ,portugal ou la cte de ,b>b>ie1 et assurm5t ce lot e/ beau4 ,le second di/rict a p\r limites1 au sud1 la rivire de ,t5nessee2 au nord1 celle d',ohio2 l'e/1 les ,alleghanys2 et l'oue/1 le ,mississipi4 ,il compr5d l'tat de ,k5tucki et celui de ,t5nessee1 que j'ai vu se con/itu] en #agif4 ,t\t cet espace e/ prodigieusem5t bris de monticules et de sillons rapides1 et cep5dant la plup>t bois4 ,il e/ surt\t trav]s de l'e/ l'oue/ p> le *anon dit ,cumb]l& qui a jusqu' #cj milles de l>geur1 et qui c\rt entre la rivire du mme nom et celle de ,t5nessee4 ,dans les vallons et dans ce qu'il y a de pla9es1 le sol e/ gnralem5t d'une qualit excell5te1 tant une espce de t]reau noir1 gras1 meuble1 et pr(ond depuis #c jusqu' #ae pi$s1 p> consqu5t d'une extrme f]tilit4 ,les arbres =e/i]s qu'il produit1 bi5 suprieurs p> leur diamtre et leur gr&eur aux arbres effils et maigres de la cte atlantique1 sont3 les *nes r\ge1 noir1 blanc1 les noy]s hickorys1 de #d ou #e espces1 les peupli]s-tulipi]s1 les vignes sauvages1 grimpant #bj et #cj pi$s1 les frnes1 les rables sucre1 les acacias1 les sycomores1 m>ronni]s d',inde1 arbres--gomme1 p9s1 cdres1 sumacs1 pruni]s sauvages1 pruni]s-p]simons1 et c]isi]s sauvages1 dont quelques-uns ont jusqu' un mtre #b ti]s de diamtre4 ,cette nature meuble et p]mable du t]ra9 y occasione aux ruisseaux et aux rivires une p>ticul>it que j'ai vue en quelques lieux de la ,syrie1 mme de la ,france1 mais nulle "p dans une proportion aussi t5due2 c>1 dans t\t le ,k5tucky et le ,t5nessee1 l'on ne cesse de r5contr] des entonnoirs du diamtre depuis #ej jusqu' #ejj pas sur une pr(ondeur de #ae #ej1 ayant dans leur fond un ou plusieurs tr\s ou crevasses dans lesquels s'eng\ffr5t1 non-seulem5t les eaux pluviales vois9es1 mais encore des ruisseaux et des rivires dja considrables4 ,ils disp>aiss5t t\t c\p au se9 des br\ssailles1 devant le voyageur /upfait1 et a*v5t leur c\rs dans des lits s\t]ra9s4 ,en gnral1 les ruisseaux et les rivires1 dans leur c\rs visible1 y d*ir5t et y creus5t la t]re p]p5diculairem5t jusqu' un lit de pi]res calcaires qui lui s]t de noyau1 ou plutt de plan*] presque horizontal4 ,de ce mcanisme il rsulte1 #a ,que presque t\s les ruisseaux et rivires du ,k5tucky et du ,t5nessee sont encaisss comme dans des fosss1 entre deux rives pic1 hautes depuis #ej pi$s1 comme celle de l',ohio1 jusqu' #djj pi$s1 comme l'core de la rivire ,k5tucki ,dixon's-po9t2 #b ,que le pays se tr\ve raboteux et sillonn de rav9es pr(ondes2 d'ailleurs1 trav]s des *anons latraux des ,alleghanys1 aussi brusques dans leur p5te1 qu'ils sont troits sur leurs sommets#be2 #c ,que le t]ra9 ne p\vant tre arros p> irrigation1 les habitants de ,k5tucky et un peu ceux du ,t5nessee se plaign5t dja d'une aridit qui s'accrot mesure que le pays se dboise1 et qui dissipe1 d'une manire f*euse1 les illusions des spculateurs de t]re et les promesses des voyageurs romanci]s4 ,je dois cit] ici un fait physique s+uli]1 bi5 con/at en ,k5tucky1 savoir1 que beauc\p de s\rces y sont dev5ues plus abondantes depuis que les bois des environs ont t c\ps2 j'ai discut sur les lieux avec des tmo9s dignes de foi1 les causes de ce phnomne3 il n\s a p>u que jadis les feuilles de la =t accumules sur la t]re1 y =mai5t un lit pais et compacte1 comme on le voit encore l o cette =t subsi/e2 et que ce lit ret5ant les eaux pluviales sa surface1 leur donnait1 surt\t en t1 le temps de s'vapor] avant qu'elles puss5t pntr] dans l'intrieur3 auj\rd'hui que ce lit de feuilles n'exi/e plus1 et que le se9 de la t]re e/ ouv]t p> la culture1 les pluies qui ont la facult de l'imbib] y tabliss5t des rs]voirs plus durables et plus abondants2 mais ce cas p>ticuli] ne dtruit po9t la doctr9e plus gnrale et plus importante que la c\pe des =ts1 p>ticulirem5t sur les hauteurs1 dim9ue gnralem5t la masse des pluies et des fonta9es qui en rsult5t1 en emp*ant que les nuages ne se fix5t et ne se di/ill5t sur les =ts3 le ,k5tucky lui-mme en (fre la preuve a9si que t\s les autres tats de l',amrique1 puisque l'on y cite dja une multitude de ruisseaux qui ne t>issai5t pas il y a #ae ans1 et qui ma9t5ant manqu5t d'eau *aque t4 ,d'autres ont totalem5t disp>u2 et plusieurs m\l9s1 dans le ,new-,j]sey1 ont t ab&onns p> cette cause#bf4 ,un autre phnomne rem>qu en ,amrique1 tr\ve peut-tre son explication dans le fait que je vi5s de cit]4 ,l'on ne trav]se po9t de =t dans ce cont95t sans r5contr] des arbres r5v]ss2 et l'on obs]ve que la rac9e n'e/ qu'un *evelu sup]ficiel1 en =me de *ampignon1 pe9e de #ah p\ces de pr(ondeur p\r des arbres de #gj pi$s4 ,si ces rac9es ne pivot5t po9t1 n'e/-ce pas af9 de pr(it] de l'humidit sup]ficielle qui les c\vre et du t]reau gras rsultant des feuilles p\rries dans lequel elles tr\v5t une sub/ance bi5 prfrable aux c\*es de l'intrieur re/es s*es1 et p> suite1 plus dures pntr]8 ,et ma9t5ant1 que p> le laps des sicles ces vgtaux ont contract cette habitude1 il faudra des sicles p\r la *ang]4 ,le troisime di/rict a p\r limites1 au sud1 le c\rs de l',ohio2 au nord1 les lacs du ,sa9t-,laur5t1 et t\j\rs l'e/ et l'oue/ l',alleghany et le ,mississipi4 ,cet espace1 appel p> les ,amrica9s ,nor?-we/-t]ritory1 ne compte encore aucun tat con/itu1 faute de population suffisante3#bg sa surface e/ presque plane ou commodm5t ondule3 pe9e y cit]ait-on une montagne ou un sillon de #ajj toises d'lvation1 et dans t\t son oue/1 depuis la rivire ,waba% jusqu'au ,mississipi1 ce ne sont que va/es et plates prairies4 ,nanmo9s c'e/ d'un tel local que c\l5t en s5s opposs une f\le de rivires considrables qui1 les unes vont au golfe du ,mexique p> le ,mississipi1 les autres la m] du ,nord p> le ,sa9t-,laur5t1 et d'autres encore l',atlantique p> le ,mohawk1 l',hudson et la ,susquehannah3 d'o il rsulte que les monts ,alleghanys1 de qui ces d]ni]s fleuves tir5t leurs s\rces1 ne sont en quelque sorte que la rampe de ce plateau qui les gale presque en niveau4 ,sur ce va/e espace les p5tes opposes sont si d\ces1 que les rivires1 hsitant dans leurs c\rs1 s'y g>5t en s9uosits et en m>cages2 et que dans les crues de l'hiv] il y a jonction d'eaux navigables en canot1 entre les s\rces de la ,waba% qui va l',ohio1 du ,miami1 qui va au lac ,eri1 de la rivire ,huron1 qui tombe l'entre de ce mme lac1 de la gr&e-rivire qui tombe dans le lac ,mi*igan1 et a9si de plusieurs autres4 ,p> contra/e avec le ,k5tucky1 les rivires de ,nor?-we/-t]ritory1 c\l5t fleur de t]re1 raison non-seulem5t de ce niveau plat1 mais encore de la qualit argileuse du sol1 qui emp*e l'eau d'y pntr]3 circon/ance heureuse p\r le comm]ce et l'agriculture de cette contre3 aussi l'op9ion comm5ce-t-elle prfr] ce pays au ,k5tucky2 je prsume qu'un j\r il s]a la ,fl&re des tats-,unis p\r le bl et les pturages3 j'ai vu1 en #agih1 au bord du gr& ,sioto1 un *amp de mas1 la vrit en premire anne de culture1 o cette plante avait gnralem5t #d mtres de hauteur1 et des pis en proportion3 cette mme poque1 l'exception de quelques habitations p>ses1 ce n'tait au-dessus du ,mosk+om qu'un ds]t de =ts1 de m>ais1 et de fivres3 j'ai trav]s #dj lieues de cette =t depuis ,l\isville1 prs des rapides de l',ohio1 jusqu'au po/e ,v9c5nes sur la ,waba%1 sans r5contr] une cabane1 et1 ce qui m'a tonn1 sans ent5dre le *ant d'un oiseau 7quoiqu'en juillet74 ,elle f9it un peu avant la ,waba%2 et de l au ,mississipi1 p5dant #hj milles1 l'on ne tr\ve que les prairies1 dont j'ai dja p>l comme de /eps t>t>es2 et l rellem5t comm5ce une ,t>t>ie amrica9e1 qui a t\s les c>actres de la ,t>t>ie asiatique2 d'abord *aude dans sa p>tie mridionale1 elle devi5t de plus en plus froide et /rile v]s le nord3 ds le #dh;e de latitude1 elle e/ glace dix mois de l'anne1 dp\rvue de hauts bois1 noye de m>cages1 trav]se de fleuves qui1 dans une espace de #ajjj lieues1 n'ont pas #ae lieues d'int]ruptions ou de portages3 elle (fre t\s ces titres les c>actres de la ,t>t>ie2 il ne manquait que d'en voir les indignes dev5ir cavali]s2 et cette circon/ance vi5t d'avoir lieu1 depuis #be #cj ans1 p> les vols que les sauvages ,nihia\ ou ,nad\essis#bh1 jusqu'alors pitons1 ont fait des *evaux espagnols errants dans les savanes du nord du ,mexique4 ,avant #ej ans ces n\veaux ,t>t>es p\rront dev5ir des vois9s incommodes la frontire des tats-,unis3 et le sy/me colonial des bords du ,miss\ri et du ,mississipi pr\v]a des difficults que n'ont pas connues les pays de l'intrieur de la confdration4 ,,iii4 ,contre des montagnes4 ,la troisime gr&e lisire p>allle e/ cette ligne de t]ra9 montueux1 dont j'ai dja p>l1 laquelle s't5d de l'emb\*ure de ,sa9t-,laur5t aux conf9s de la ,gorgie1 p>tage les eaux de l'e/ et de l'oue/1 et =me comme une haute t]rasse ou remp>t entre les deux contres ,atlantique et ,mississipi4 ,on peut e/im] environ #djj lieues la longueur de cette b&e1 sur une l>geur trs-v>iable1 mais assez gnralem5t de #cj #ej lieues4 ,cette contre1 quoique trs-troite comp>ativem5t1 ex]ce nanmo9s une gr&e influ5ce de temprature sur les deux adjac5tes dont elle diffre p> le climat1 le sol1 et mme p> les productions4 ,v]s le ,sud1 l'air y e/ plus pur1 plus sec1 plus la/ique1 plus sa93 v]s le nord1 et ds le ,potmac1 les brumes et les pluies y sont plus communes1 les animaux plus gr&s et plus vifs2 et les arbres =e/i]s1 sans tre aussi gros que ceux de l'oue/1 le sont plus que ceux de l'e/1 et surpass5t les uns et les autres en la/icit4 ,cette *ane de montagnes diffre de celles de notre ,europe1 en ce que plus longue et plus rgulire dans ses sillons1 que les ,alpes et les ,pyrnes1 elle e/ cep5dant bi5 mo9s haute qu'elles4 ,des mesures prises en div]s po9ts avec prcision1 vont en f\rnir des preuves in/ructives et satisfaisantes4 ,en ,virg9ie1 le pic ,ott]1 po9t dom9ant de t\t le pays1 n'a de hauteur que #abah mtres 7#djjj pi$s anglais7#bi4 ,dans le mme canton1 ,m4 ,jona?an ,williams#cj1 p>ti du lieu o f9it la m>e1 au-dess\s de ,ri*mond1 et mesurant sa r\te jusque sur la premire *ane de ,blue-ridge1 a tr\v au col 7cap7 de ,rockfi%1 #cej mtres d'lvation 7#aaej pi$s anglais74 ,prs de l1 un pic dom9ant lui a donn #eed mtres 7#ahbb pi$s anglais72 plus lo91 aprs la ville de ,/aunton1 montant un *anon de l',alleghany1 il a tr\v #egg mtres 7#ahih pi$s anglais72 un second *anon1 celui de ,calf-pa/ure1 lui a donn #fhc mtres 7#bbdg pi$s anglais72 enf91 un troisime *anon1 celui qui p>tage les eaux1 et qui n'e/ c\p p> aucune1 mesur #f milles sud-oue/ de ,r$-spr+ lui a donn #hbb mtres 7#bgjf pi$s anglais74 ,en ,m>yl&1 ,georges ,guilp9 et ,james ,smi? ont lev1 en #aghi1 les niveaux suivants3 ,sur le fleuve ,potmac1 p>tir du t]me de la m>e1 c'e/--dire1 des rapides de ,george-t[n1 jusqu' l'emb\*ure de ,savage-riv]1 dans une t5due de #bah milles anglais 7environ #gc lieues71 le niveau e/ de #ceb mtres 7#aafj pi$s anglais72 dans ce compte1 les rapides de ,georget[n sont ports p\r #aa mtres 7#cg pi$s anglais71 et la gr&e *ute de ,matilda p\r #bc mtres #a_/aj 7#gf pi$s anglais71 y compris ses rapides qui se prolong5t #c milles au-dessus d'elle4 ,depuis l'emb\*ure de ,savage-riv] jusqu'au lieu dit ,moses-williams1 sur le sommet de l',alleghany1 dans un espace de #h milles1 le niveau e/ de #fcg mtres 7#bjig pi$s anglais71 total #iij mtres 7#cbeg pi$s anglais74 ,en sorte que l',alleghany1 que j'ai moi-mme trav]s dans cette p>tie1 et qui m'a p>u y tre le plus lev1 n'a pas1 au-dessus de l'ocan1 plus de #hbb mtres1 ou #dje toises4 ,blue-ridge1 la br*e de ,h>p]'s-f]ry1 s\s l'emb\*ure de la rivire ,*5&o1 m'a p>u avoir peu prs la mme hauteur qu' ,rock-fi%-gap2 a9si son t]me moy5 peut tre valu #cej mtres1 c'e/--dire1 mo9s de la moiti de l',alleghany 7dans la ,virg9ie74 ,en ,p5sylvanie1 la hauteur de l',alleghany1 au-dessus du plat pays1 n'e/1 selon le docteur ,ru%1 que de #cie mtres 7#acjj pi$s anglais72 et en effet1 les voyageurs rem>qu5t que l'on y arrive p> une suite de p5tes d\ces et graduelles1 sans beauc\p s'en ap]cevoir4 ,dans l'tat de ,new-,york1 aux montagnes appeles ,catskill1 le plus haut pic mesur en #agih p> ,pet] de la ,big>re#ca1 a donn de hauteur #ajgi mtres 7#cedi pi$s anglais7 au-dessus des eaux de l',hudson1 qui pr\ve la m>e jusqu' #aj milles au-dessus d',albany4 ,en ,v]mont1 le pic de ,kill+ton mesur p> ,samuel ,williams1 comme le plus lev de t\te la *ane1 n'a que #ajdi mtres 7#cded pi$s anglais7#cb4 ,enf91 les montagnes ,blan*es 7,:ite-hills7 dans le ,new-,hamp%ire1 qui sont vues de tr5te lieues en m]1 et que ,m4 ,belknap value#cc1 d'aprs des voyageurs1 #cjdj mtres 7#aj1jjj pi$s d'lvation71 ne sont portes1 p> ,m4 ,s4 ,williams1 qui en donne des raisons motives1 qu' #bcfa mtres 7#ghjj pi$s anglais74 ,la *ane de l',alleghany ne doit donc tre considre que comme un remp>t d'une hauteur moy5ne de #gjj #hjj mtres 7environ #cej #djj toises71 ce qui diffre absolum5t des gr&es *anes du globe1 telles que p> exemple les ,alpes values #cjjj mtres ,les ,pyrnes #bgjj ,les ,&es #ejjj ,le ,liban #bije et l'on conoit que cette circon/ance doit beauc\p influ] sur la mtorologie des tats-,unis et de t\t leur cont95t1 a9si que je le dvelopp]ai p> la suite4 ,les voyageurs europens rem>qu5t t\s avec surprise1 que les montagnes amrica9es ont dans leur direction plus de rgul>it1 dans leurs sillons plus de cont9uit1 dans la ligne de leurs sommets plus d'galit que les montagnes de notre cont95t4 ,ce c>actre e/ surt\t frappant en ,virg9ie et en ,m>yl& dans le sillon de ,blue-ridge4 ,ce sillon1 que j'ai trav]s ou suivi depuis la frontire de ,p5sylvanie jusqu'au fleuve ,james1 m'a t\j\rs prs5t l'aspect d'une t]rasse de #ajjj #abjj pi$s d'lvation sur la pla9e avec une p5te trs-roide et un sommet si gal1 qu' pe9e y voit-on des ondulations et quelques br*es ou gap qui s]v5t de passage4 ,la base de cette masse n'excde pas quatre six milles 7deux trois lieues74 ,en v5ant au nord1 cette *ane s'abaisse a9si que ses p>allles2 et p>ce que quelques bifurcations ont caus en ,p5sylvanie une confusion de noms qui emb>rasse mme les gographes1 je t5t]ai d'abord de les claircir4 ,en ,virg9ie1 l'on di/+ue nettem5t trois sillons pr9cipaux bi5 c>actriss1 qui sont3 #a ,le sillon ,blue-ridge1 situ le plus l'e/1 qui tire ce nom1 signifiant ,*ane-bleue1 de son app>5ce bleutre lo9ta9e qu& on vi5t du pays plat m>itime3 il porte le nom de ,s\?-m\nta91 ou ,montagne du ,sud dans les c>tes d',evans et d'autres gographes1 sans que l'on en puisse donn] une bonne raison4 ,en gnral1 les montagnes des tats-,unis1 nommes au has>d p> les colons de *aque canton1 n'ont qu'une nom5clature insignifiante et s\v5t biz>re4 ,quoi qu'il en soit de ,blue-ridge1 ce sillon "p du gr& arc ou nud de l',alleghany2 il e/ mme le prolongem5t le plus direct de cette *ane en v5ant du sud3 il trav]se le fleuve ,james au-dess\s de la jonction de ses deux bran*es suprieures2 le ,potmac au-dess\s de la ,%5&oa2 la ,susquehannah au-dess\s de ,h>risburg2 et les voyageurs obs]v5t que le lit de cette rivire1 jusque-l navigable sur un fond calcaire1 devi5t intraitable cause des rocs et des grs de ,blue-ridge4 ,en ,p5sylvanie1 ce sillon1 mo9s cont9u et mo9s lev1 pr5d1 selon les cantons1 les noms div]s de ,tr5t1 de ,fly+1 de ,holy-hills2 mais il n'en e/ pas mo9s le mme rameau qui trav]se le ,s*oolkill s\s ,read+2 la ,delaw>e au-dess\s de sa bran*e oue/ et de la ville d',ea/on2 d'o il va se p]dre au gr\pe de ,catskill1 v]s les bords de l',hudson4 ,la seconde *ane1 appele ,nor?-m\nta91 montagne du ,nord1 sans plus de raison que la prcd5te1 "p aussi du gr& arc de l',alleghany1 et se t5ant p>allle1 mais occid5tale ,blue-ridge1 elle trav]se les hautes bran*es du ,james1 d\ze quatorze milles au-dessus de leur jonction2 le ,potmac v+t-quatre milles au-dessus de la ,%5&oa2 mais lorsqu'elle atte9t les bran*es oue/ de la rivire gr&e ,conego*igue1 elle se divise en plusieurs rameaux1 qui jett5t de l'inc]titude sur sa suite4 ,quelques gographes veul5t voir son prolongem5t dans le *anon de ,tusc>ora1 quoique div]g5t1 lequel1 aprs avoir trav]s la rivire ,juniata1 va se p]dre dans les ds]ts rocailleux et m>cageux du nord-e/ de la ,susquehannah3 d'autres suiv5t ,nor?-m\nta9 dans le *anon de ,kittat9y1 lequel1 plus direct1 c\rt p>alllem5t ,blue-ridge1 jusqu' la ,delaw>e1 qu'il passe au-dessus de sa bran*e oue/ et de ,naz>e?3 aprs quoi il ctoie la rive ori5tale de ce fleuve1 et va se t]m9]1 avec les sillons de ,blue-ridge1 au gr\pe de ,catskill et aux montagnes qui sp>5t les s\rces de la ,delaw>e du c\rs de l',hudson4 ,en ,p5sylvanie1 l'on confond assez gnralem5t ,blue-ridge avec ,nor?-m\nta91 p>ce que les c>actres de l'un et de l'autre tant mo9s m>qus1 *aque canton a donn l'pi?te de bleue sa *ane la plus leve1 et des noms p>ticuli]s *aque rameau diffr5t2 mais la cont9uit gographique de ,nor?-m\nta9 p> ,kittat9y1 et de ,blue-ridge p> les ,fly+ et ,holy-hills1 telle que je l'ai trace1 me p>at la mieux tablie p> la direction gnrale de ces *anes1 p> la nature de leurs pi]res et p> leurs conc\rs =m] une valle calcaire qui se prolonge entre elles sans int]ruption depuis la ,delaw>e et les t]ritoires d',ea/on et de ,naz>e?1 jusqu'aux s\rces de la ,%5&oa1 p>-del ,/aunton#cd4 ,la troisime *ane pr9cipale1 l',alleghany proprem5t dit1 e/ le sillon le plus lev l'oue/ qui1 p>tageant t\tes les eaux1 sans tre trav]s d'aucune1 a mrit le nom d',endless ou ,sillon sans f94 ,celui-l pris son extrmit sud1 vi5t de l'angle de la ,gorgie et de la ,c>ol9e1 o il reoit les noms div]s de montagnes du ,*ne-blanc1 du ,gr&-f]1 de montagne ,*auve1 et mme de montagne ,bleue#ce4 ,l il v]se l'oue/ quelques bran*es de la rivire ,t5nessee2 l'e/ les fleuves des deux ,c>ol9es1 auxquelles il s]t de limite occid5tale3 arriv en ,virg9ie1 il =me l'arc dont j'ai p>l1 en se c\rbant v]s le nord-oue/1 et enveloppant les sillons prcd5ts2 puis il repr5d sa r\te nord nord-e/1 envoie l',ohio les eaux du gr& ,kanhawa et de la ,monongahla2 l'ocan ,atlantique1 celles des fleuves ,james1 ,potmac1 ,susquehannah1 etc43 mais v]s les s\rces de la bran*e oue/ de ce d]ni]1 il se divise en rameaux div]s1 dont les plus considrables se dirig5t l'e/1 et vont trav]s t\tes les eaux de la ,susquehannah1 se t]m9] au ,catskill et aux s\rces de la ,delaw>e sur l',hudson2 t&is que d'autres rameaux l'e/ envelopp5t les s\rces mmes de la ,susquehannah1 et p> ,tyoga1 vont f\rnir celles des lacs ,iroquois ou du ,gnessee3 mo9s que l'on ne veuille attribu] ces rameaux un sillon plus occid5tal qui1 s\s les noms de ,gauley1 de ,laurel et de ,*esnut-ridge1 vi5t aussi se t]m9] dans cette contre4 ,outre les trois *anes pr9cipales de la ,virg9ie que je vi5s de dcrire1 il e/ encore plusieurs sillons int]mdiaires1 qui s\v5t les gal5t en hauteur1 en roideur1 en cont9uit3 tels sont ceux de ,calf-pa/ure1 de ,c[-pa/ure#cf et de ,jackson1 que j'ai trav]ss en me r5dant de ,/aunton ,gre5brar4 ,c'e/ dans ces d]nires montagnes que sont situes les eaux !rmales de div]ses qualits1 clbres en ,virg9ie p\r leurs cures1 et dsignes s\s les noms de ,w>m-spr+1 s\rce *aude tempre2 ,hot-spr+1 s\rce trs-*aude2 ,r$-spr+1 s\rce r\ge1 etc42 ,w>m-spr+ que j'ai vu1 e/ une s\rce sulfureuse ammoniacale d'environ #bj degrs de *aleur3 elle e/ situe au fond d'un pr(ond vallon en =me d'entonnoir1 que t\t indique avoir t le cratre d'un volcan te9t4 ,a l'oue/ de l',alleghany1 v]s le bass9 d',ohio1 il e/ aussi plusieurs sillons rem>quables2 j'en ai trav]s un premi] s\s le nom de ,reynick#cg et ,high-ballant9es1 #h milles l'oue/ du t[n ou village de ,gre5-brar1 et il m'a p>u aussi lev1 mais bi5 plus l>ge que ,blue-ridge4 ,de son plateau j'en vis une f\le d'autres v]s sud-oue/ et nord-e/4 ,qu9ze milles plus lo91 p> une r\te tortueuse1 j'entrai dans une srie d'autres *anons que je ne cessai de trav]s]1 p5dant #ch milles1 au nombre de #h ou #aj jusqu' celui de ,gauley1 le plus lev1 le plus rapide de t\s1 et le plus troit sur sa crte4 ,je reg>de t\t l'espace de ces #ch milles1 comme une seule et mme plate-=me assez leve4 ,p>-del le ,gauley l'on ne trav]se plus de haut *anon qu'avec le c\rs des eaux dont on suit la direction1 et s\v5t le lit2 mais j'ai rem>qu que le lit du gr& ,kanhawa se fait s\v5t j\r trav]s l'un des pays les plus scabreux que j'y aie r5contr4 ,beauc\p de ces sillons se dirig5t sur l',ohio1 et n\s v]rons que quelques-uns doiv5t l'avoir trav]s3 ce ,gauley-ridge pr5d son orig9e aux s\rces du gr& ,kanhawa1 au sud-oue/ de l'arc d',alleghany2 et s\s le nom de ,laurel-hill1 de ,*esnut-ridge1 il va dans le nord se t]m9] aux ttes de la ,susquehannah3 au sud1 les colons de ,k5tucky et de ,t5nessee ont t5du le nom de gr& ,laurel au rameau pr9cipal qui sp>e le ,k5tucky de la ,virg9ie2 et ils ont communiqu le nom de ,cumb]l& sa cont9uation1 qui ctoie et limite la rivire de ,cumb]l& jusqu' son emb\*ure4 ,je n'ai pas de r5seignem5ts suffisants sur cette p>tie4 ,le g\v]nem5t des tats-,unis a en ma9 un moy5 trs-simple de s'en procur] un corps complet2 ce s]ait de s\mettre t\s les arp5teurs p> une ordonnance du collge de ,william et ,m>y de ,williamsburg1 o ils subiss5t leur exam5 et reoiv5t leur pat5te1 aj\t] des dtails de topographie aux /riles procs v]baux de leurs alignem5ts4 ,en peu d'annes1 l'on aurait sans frais un sy/me complet des montagnes et des eaux4 ,il me re/e donn] sur la /ructure intrieure de ces montagnes1 c'e/--dire sur la disposition et la nature des bancs et c\*es de pi]re qui leur s]v5t de noyau1 les r5seignem5ts que j'ai pu me procur]2 quelque incomplets qu'ils puiss5t tre1 j'ai lieu de croire qu'ils s]ont de quelque intrt1 ne ft-ce que p> leur n\veaut2 leur ensemble et le so9 que j'y ai donn p\r satisfaire les lecteurs qui atta*5t la gographie physique l'importance que mrite cette sci5ce4 ,p\r qui sait obs]v] des faits et en tir] de sages inductions1 la /ructure de notre globe e/ un livre bi5 autrem5t in/ructif et au!ntique sur ses rvolutions et sur leur hi/oire1 que les traditions1 vagues d'abord et sans autorit1 des peuples ignorants et sauvages1 riges ensuite en sy/mes dogmatiques *ez les peuples civiliss4 ,,*apitre ,,iv4 ,/ructure intrieure du sol4 ,p5dant le c\rs de mes div]s voyages dans les tats-,unis1 j'ai atta* un intrt et un so9 p>ticuli]s recueillir des *antillons des bancs et c\*es de pi]res que j'ai tr\vs les plus dom9ants et les plus rp&us3 me tr\vant quelquefois pi$ plusieurs j\rs de suite1 je n'ai pu me *>g] que de petits volumes2 mais ils ont suffi mon objet2 et t\s ces morceaux runis ou comp>s ceux que des voyageurs trang]s m'ont communiqus ou donns ,philadelphie1 m'ont s]vi dt]m9] ,p>is1 avec les sec\rs de quelques m9ralogi/es1 le g5re et les dnom9ations de leurs c\*es-mres1 et mettre en ordre une espce de gographie physique des tats-,unis#ch4 ,en jugeant d'aprs ces moy5s d'in/ruction1 je crois p\voir tablir avec assez d'exactitude que le gr& pays compris entre l',atlantique et le ,mississipi e/ divis en #e rgions ou natures diffr5tes de sol classes comme il suit4 ,i4 ,rgion granitique4 ,la premire rgion1 qui e/ celle des granits1 a p\r limite la m] ,atlantique1 pr5dre depuis ,long-,isl& jusqu' l'emb\*ure du ,sa9t-,laur5t2 de l une ligne remontant ce fleuve jusqu'au lac ,ont>io1 ou plutt jusqu' ,k+/on 7alias ,front5ac71 et au lieu appel ,mille-les2 se portant1 p> les s\rces et le c\rs du ,mohawk jusqu'au fleuve ,hudson1 le long duquel elle revi5t son po9t de d"p1 ,long-,isl&4 ,dans t\t cet espace1 le sol e/ assis sur des bancs granitiques qui =m5t la *>p5te des montagnes1 et qui n'admett5t1 que p> exception1 des bancs d'autre nature4 ,le granit se montre nu dans t\s les environs de la ville de ,new-,york3 il e/ le noyau de ,long-,isl& 7,ile longue71 aut\r de laquelle des sables ont t entasss et m\ls p> la m]3 on le suit sans int]ruption sur t\te la cte de ,connecticut1 de ,rhode-,isl&1 de ,massa*usets1 en exceptant le cap ,cod1 qui e/ =m de sables apports p> le gr& c\rant du golfe du ,mexique et de ,bahama#ci1 dont j'aurai occasion de p>l]4 ,le granit se prolonge encore sur le rivage de ,new-,hamsphire et de ,ma9e1 o il e/ ml de quelques grs1 et aussi de pi]res *aux1 dont ce d]ni] pays approvisionne ,bo/on4 ,il compose les nombreux cueils de la cte d',acadie et le noyau des montagnes dites de ,notre-,dame et de la ,madele9e1 situes droite de l'emb\*ure du ,sa9t-,laur5t4 ,les rives de ce fleuve sont gnralem5t s*i/euses1 cela n'emp*e pas le granit de s'y montr] frquemm5t en blocs dta*s1 et en cueils adhr5ts au lit4 ,on le retr\ve dans t\s les environs de ,qubec2 dans la masse du roc qui porte la citadelle2 dans les montagnes assez hautes1 qui sont au nord-oue/ de cette ville2 enf91 s\s la cascade dite de ,montmor5cy1 o une petite rivire1 qui vi5t du nord1 se jette dans le ,sa9t-,laur5t1 d'une hauteur de #ahj pi$s3 le lit immdiat de cette *ute e/ un banc calcaire horizontal1 gris-noir1 de l'espce appele primitive ou cri/allise3 mais il e/ port sur des bancs de granit gris-brun1 d'un gra9 trs-s]r1 qui e/ presque p]p5diculaire l'horizon3 p>t\t o ces bancs se montr5t le long du ,sa9t-,laur5t1 ils sont plus ou mo9s incl9s1 et jamais p>allles l'horizon3 sur la rive droite de ce fleuve1 en face de ,qubec1 abonde un granit color de r\ge1 de noir et de gris1 le mme que j'ai tr\v au palais de la lgislature 7/ate-h\se7 ,bo/on1 dont les environs le f\rniss5t2 et t\s deux semblables au bloc-pide/al qui porte la /atue du ts> ,pi]re ,i] ,sa9t-,pt]sb\rg2 ce bloc1 v5u du lac ,ladoga4 ,l'le o e/ situe la ville de ,montral1 e/ calcaire2 mais t\t le rivage qui l'ent\re (fre des blocs de granit r\ls1 v5us sans d\te des hauteurs adjac5tes4 ,le sommet de la montagne de ,bel-il e/ de granit1 a9si que le *anon des montagnes ,blan*es de ,new-,hamp%ire1 auquel on peut dire qu'il app>ti5t4 ,les rameaux de la ,n\velle-,anglet]re sont aussi de granit1 except les environs de ,middleton et de ,worce/]1 qui sont de grs4 ,l'on m'assure que le rameau occid5tal de ,gre5-m\nta9s1 et la majeure p>tie du lac ,*ampla9 qu'il limite1 sont calcaires1 quoique les rocs de ,ticond]oga soi5t de grs2 et que le rameau ori5tal1 qui trav]se l'tat de ,v]mont1 e/ de granit3 alors il p>at que le granit trav]se le lac ,sa9t-,georges1 ou l'i/hme qui le sp>e du fleuve ,hudson p\r remont] aux s\rces de ce fleuve et de ,black-riv]2 de l il se porte jusqu'au ,sa9t-,laur5t1 ,mille-les et ,front5ac1 o on le tr\ve t\j\rs r\getre1 =m en gros cri/aux1 et sur*>g de feld-spa?4 ,m4 ,alex&re ,mack5zie1 dans son voyage rcemm5t publi#dj1 f\rnit les moy5s d'en suivre les prolongem5ts bi5 plus lo9 dans le nord de ce cont95t4 ,cet e/imable voyageur1 dont j'ai eu occasion de connatre ,philadelphie la p]sonne et le mrite1 obs]ve 7tome ,,iii1 page #cce71 qu'un granit de c\leur grise obscure1 se tr\ve dans t\t le pays qui s't5d depuis le lac ,w9ipik jusqu' la baie de ,hudson2 que mme on lui a dit qu'il y en avait galem5t depuis la baie de ,hudson jusqu' la cte du ,labrador4 ,p> consqu5t t\t le nord de l',amrique1 jusqu' ,long-,isl&1 e/ une contre granitique4 ,quelques lignes aup>avant1 ,m4 ,mack5zie avait dit que des ro*]s de la nature de la pi]re *aux1 disposs p> c\*es m9ces1 et presque horizontales1 d'une pte assez molle1 se voyai5t sur la rive ,e/ du lac ,dauph91 sur les bords des lacs du ,ca/or1 du ,cdre1 du lac ,w9ipik et du lac ,suprieur1 a9si que dans les lits des rivires qui trav]s5t la longue ligne de t\tes ces eaux4 ,il aj\te3 ,ce qui e/ aussi bi5 rem>quable1 c'e/ que dans la p>tie la plus troite du lac ,w9ipik1 l>ge de deux milles au plus1 la rive oue/ e/ borde de cette mme qualit de ro*]s calcaires2 esc>ps de #cj pi$s d'lvation2 t&is que sur la rive oppose1 celle d'e/1 des ro*]s encore plus hauts1 sont du granit m5tionn ci-dessus4 ,de l'ensemble de ses descriptions que j'abrge1 il rsulte que la rgion des mmes pi]res calcaires que n\s v]rons rgn] dans t\t l'oue/ des ,alleghanys1 s't5d1 p> une ligne nord-oue/1 au del du lac ,mi*igan1 jusqu'aux s\rces du ,mississipi2 et de l celles de la rivire ,saskat*iwayne1 rejoignant a9si la gr&e *ane des monts ,/ony ou ,*ipawas1 qui elle-mme e/ un prolongem5t de la ,cordillre des ,&es2 et il faut rem>qu]1 dit encore ,m4 ,mack5zie1 que c'e/ dans la ligne de contact de ces imm5ses *anes de granit et de pi]res *aux1 que sont placs t\s les gr&s lacs de l',amrique du nord4 ,fait physique1 vraim5t digne de l'att5tion des naturali/es gologues4 ,rev5ant au sud du fleuve ,sa9t-,laur5t1 le granit tapisse le comt de ,/eub5 jusqu'aux s\rces de la rivire ,mohawk#da1 dont il accompagne le c\rs1 sans que je puisse assur] qu'il la trav]se1 except sa petite *ute au-dessus de ,s*5ectady4 ,on ne le voit po9t sa gr&e *ute appele ,cohos1 dont le lit e/ de pi]re s]p5t9e de la mme espce que j'ai tr\ve ,monticello#db en ,virg9ie1 espce trs-rp&ue dans t\t le *anon dit ,sud-,oue/2 mais il rep>at ds au-dess\s d',albany1 sur la rive ori5tale de l',hudson1 qui c\le con/amm5t entre deux ctes raboteuses et c\v]tes de maigres taillis de *nes et de sap9s3 #bj milles au-dess\s de ,p\ghkeepsie comm5c5t des sillons transv]ses1 rocailleux et /riles qui m'ont retrac la ,corse et le ,viv>ais2 ils bris5t la r\te p5dant #be milles1 et de t\tes p>ts ils montr5t des blocs de granit gristres1 disposs p> bancs incl9s l'horizon de #de #ej degrs1 et c\v]ts de m\sses1 de sap9s et autres arbres v]ts rab\gris4 ,le fleuve c\le au milieu de bancs semblables1 jusqu' ,we/-po9t1 o il a =c la b>rire des rocs que lui opposait le d]ni] de ces sillons transv]ses1 au pi$ duquel f9iss5t les ,high-l&s 7,t]res-hautes71 et comm5c5t les ,t]res-basses ou m>itimes4 ,dans ce d]ni] pays1 qui rgne en pla9e jusqu' ,new-,york1 la rive gau*e du fleuve ne cesse de montr] des bancs de granit r\getre ou gristre sortant de t]re1 de manire faire p5s] qu'ils y pntr5t =t avant4 ,des re*]*es m9ralogiques1 entreprises p> une socit de mdec9s de ,new-,york#dc1 con/at5t que le granit trav]se le t]ritoire de cette ville1 le fleuve ,hudson1 la rivire de ,h>lem1 et qu'il s't5d dans t\t le premi] rang des coll9es de ,new-,j]sey4 ,la direction de ces bancs1 surt\t depuis la frontire de ,connecticut1 e/ du nord-e/ au sud-oue/1 c'e/--dire p>alllem5t la cte2 leur incl9aison e/ presque v]ticale l'horizon1 et leur *ane e/ juge se prolong] jusque dans le ,v]mont4 ,le docteur ,mit*ill1 voyageur p\r cette socit1 obs]ve1 dans le compte qu'il lui a r5du de ces faits 7en #agig71 que depuis la m] jusqu' ,we/-po9t1 c'e/--dire dans les t]res basses et d'alluvion m>itime1 le granit e/ ml de qu>tz1 feld-spa?1 s*orl1 mica et gr5at1 tantt p> grumeaux1 tantt p> feuillets2 que la rgion granitique f9it brusquem5t sur la rive de l',hudson1 l'le ,pollepell1 en face d'un gros roc de ,fi%-kill1 7#bj milles au-dess\s de ,p\ghkeepsee71 et qu' la di/ance de #dj rod 7#bjj mtres7 plus lo9 comm5ce une rgion s*i/euse1 qui sort de t]re sur la rive du fleuve1 comme si elle y s]vait de lit au granit3 il conjecture que ce s*i/e s't5d jusqu' ,albany1 et qu'il s]t d'appui la *ute de ,cohos2 ce qui ne peut s'admettre qu'autant qu'il appell]ait s*i/e la s]p5t9e dont on m'a remis l'*antillon1 et qui elle-mme e/ le lit immdiat de la *ute4 ,ce s*i/e1 aj\te ,m4 ,mit*ill1 s]t aussi de lit des bancs calcaires p>s dans le pays3 il cite un bloc de ce g5re un mille de ,clav]ac1 et #d milles du fleuve ,hudson et du village du mme nom1 lequel prs5te une masse prom95te de #hjj acres de surface1 remplie de coquillages1 sans analogues dans la m] vois9e di/ante de #adj milles1 c'e/--dire de plus de #df lieues4 ,m4 ,mit*ill cite d'autres bancs calcaires prs de ,new-,york1 l'endroit o les eaux se p>tag5t et v]s5t1 les unes dans l',hudson1 et les autres dans le ,s\nd1 ou bras de m] en face de ,long-,isl&2 il p5se qu' une poque inconnue de l'hi/oire l',ocan a sj\rn sur ce t]ra91 et son op9ion s'taie de t\s les faits qu'il cite sur les montagnes de ,catskill4 ,il a tr\v ces montagnes de ,catskill composes du mme grs que ,blue-ridge dont il les juge tre un prolongem5t2 ce fait fixe de ce ct la limite rciproque des granits et des grs qui compos5t1 comme n\s l'allons voir1 une seconde rgion trs-t5due4 ,ces grs ,catskill sont ports sur un lit d'ardoise friable qui1 au feu1 r5d une =te odeur de bitume1 et qui prs5te ses bancs tantt b\lev]ss en dsordre1 et tantt incl9s l'horizon1 depuis #ej jusqu' #hj degrs4 ,m4 ,mit*ill crut d'abord ce t]ra9 primitif1 p>ce que les granits et les grs ne cont5ai5t pas de fossiles2 mais bi5tt plusieurs indications contraires1 telles que1 #a l'aspect des rocs =ms de gravi]1 de caill\x1 de qu>tz r\ge et blanc1 de jaspe r\x et de grs1 t\s videmm5t r\ls et triturs p> les eaux2 #b les c\*es horizontales et trs-rgulires de ces rocs2 #c les coquilles fossiles1 inconnues dans ces m]s 7except le clam et le scolop71 et tr\ves sur leurs cimes dans un t]ra9 d'argile et de caill\x2 t\s ces faits l'ont dt]m9 voir1 dans cette disposition de t]ra91 trois gr&es poques de =mation3 la #are poque1 celle qui plaa les sables2 la #b;e1 celle des eaux qui les r\lr5t et les triturr5t2 la #c;e1 celle de l'exi/5ce des coquillages vivants4 ,enf91 il rem>que que le ct esc>p de ces montagnes v]se l'oue/1 t&is que la p5te d'e/ e/ aise et sans correspondance opposite4 ,hors de la rgion des granits que je vi5s de dcrire1 il exi/e quelques cas d'exception1 dont les plus rem>quables sont1 #a les montagnes entre ,h>risburg et ,sunbury sur le ,susquehannah1 composes en majeure p>tie de ce g5re de pi]re#dd2 #b une ve9e de granit-talkeux ou is+lass1 dont je p>l]ai ,,iv2 #c des blocs multiplis au pi$ de la *ane sud-oue/ en ,virg9ie1 pr9cipalem5t prs de ,milton sur ,fluvannah4 ,,ii4 ,rgion des grs4 ,ces grs de ,catskill =m5t le c>actre di/9ctif de la #b;e rgion ou nature de sol1 laquelle compr5d t\t le pays montueux de ,blue-ridge1 d',alleghany1 de ,laurel-hill2 les s\rces du gr& ,kanhawa2 le nud ou arc de l',alleghany1 et en gnral t\te sa *ane au sud jusqu' l'angle de la ,gorgie et l',apala*e3 je p]ds sa trace l'oue/ dans l'tat de ,t5nessee et dans le *anon de ,cumb]l&2 et je ne puis assign] sa contiguit la rgion calcaire avec prcision3 dans le nord et le nord-e/1 ses limites p>aiss5t tre les s\rces de la ,susquehannah1 mme celles des lacs de ,gnsee1 et gnralem5t la rive droite de la ,mohawk et de l',hudson4 ,m4 le docteur ,smi?-,b>ton1 de ,philadelphie1 qui1 au ret\r d'un voyage ,niag>a1 en #agig1 trav]sa t\te la ,haute-,p5sylvanie1 ne cessa de voir les grs depuis ,tyuga jusqu' #i milles avant ,naz>e?4 ,m4 ,guillem>d1 dans sa r\te de ,philadelphie ,pittsburg p> ,sunbury1 ne les a quitts qu' l'oue/ de l',alleghany 7qui dans le canton e/ appel ,blue-hill71 en exceptant nanmo9s quelques valles calcaires1 dont je p>l]ai#de3 enf91 dans la ,virg9ie1 depuis ,*>lotte-ville jusqu' la rivire ,gauley1 je les ai moi-mme tr\vs abondants sur les #aj ou #ab *anons successifs que j'ai trav]ss1 en exceptant aussi les valles calcaires de ,/aunton et de ,gre5brar4 ,quelquefois ces grs admett5t le mlange du qu>tz blanc laiteux1 appel pi]re fl*e1 que j'ai tr\v abondant sur ,blue-ridge1 en allant de ,fr$]ick-t[n ,h>p]'s-f]ry2 et quelquefois aussi du qu>tz gris qui e/ le noyau de ,blue-ridge1 l br*e que lui a faite le ,potmac s\s ,h>p]'s-f]ry2 quelques-uns des rocs de cette br*e se tr\v5t tre de granit2 mais ils sont en petit nombre4 ,ces montagnes de grs ne sont pas aussi nues que cette nature de pi]re p\rrait le faire p5s]4 ,j'ai tr\v leurs plus hautes cimes en ,virg9ie1 entre les rivires de ,gre5brar et de ,gauley1 c\v]tes de beaux arbres et d'h]bes hautes et vivaces1 vgtant dans l'excell5t t]reau noir k5tuckois1 qui e/ le c>actre di/9ctif du pays d',oue/4 ,la rgion leve qui s't5d au-dessus du =t ,cumb]l& p>-del les s\rces du ,potmac jusqu' celles de l',yohogany1 et qui e/ connue s\s le nom de ,gre5glades1 e/ une vritable ,suisse trs-ri*e en pturages1 dont la vigueur e/ entret5ue p5dant t\t l't p> des nuages1 des br\ill>ds et des pluies f9es qui1 cette poque1 manqu5t dans la pla9e4 ,ce bi5fait e/ d l'lvation d'environ #gjj mtres1 que n\s avons ci-devant reconnue ce local3 il faut nanmo9s ne pas t5dre ces avantages aux *anons de ,gauley et ,laurel-hill1 qui sont rocailleux et secs4 ,le gographe vans n'value leurs p>ties cultivables qu' un #aj;e du t\t2 et ses nombreux arp5tages donn5t son op9ion une autorit prpondrante4 ,ces portions cultivables ne se tr\v5t que dans les valles qui1 l comme ailleurs1 enri*ies des t]res r\les des montagnes1 sont gnralem5t les plus productives4 ,du ct du nord-oue/1 c'e/--dire du ct des lacs de ,gnsee1 d',ont>io et d'ri1 les grs se t]m95t une rgion de s*i/es ardois9s et de m>ne bleue trs-considrable1 puisqu'elle p>at =m] le lit de ces lacs1 a9si que l'atte/5t les sondes et les pi]res du fond et des rives2 elle s't5d mme jusque sur les lits de *>bon de la ,p5sylvanie occid5tale4 ,cette m>ne e/ ple9e de coquilles fossiles4 ,on retr\ve les bancs de ces s*i/es ,niag>a1 et1 comme je l'ai dit1 t\t le long du ,sa9t-,laur5t jusqu' ,qubec4 ,n\s avons vu qu'ils pav5t aussi en gr&e p>tie le lit suprieur de l',hudson2 ce sont l leurs plus gr&s doma9es connus3 on ne les ap]oit ailleurs que p> petits espaces4 ,hors de cette va/e rgion des grs que je vi5s de dcrire1 l'on peut cit] quelques cantons de la mme nature p>s dans les contres granitiques et calcaires2 mais ils y sont leur t\r dans des cas d'exception2 tel e/ celui du canton de ,worce/] en ,massa*usets1 le plus considrable de cette espce qui me soit connu4 ,l'on ne peut l'assign] l',alleghany1 mo9s que l'on ne pr\ve sa cont9uit trav]s les rivires et les pays de ,hudson et de ,connecticut4 ,,iii4 ,rgion calcaire4 ,la troisime rgion1 celle des t]res calcaires1 embrasse la totalit des pays d',oue/ ou ,back-c\ntry1 situs au c\*ant des ,alleghanys1 et se prolonge1 selon la rem>que de ,m4 ,mack5zie 7cite page #de71 dans le nord-oue/1 trav]s les rivires et les lacs jusqu'aux s\rces de la ,saskat*aw9e et la *ane des monts ,*ipawas4 ,t\t ce qui m'e/ connu de ce pays1 depuis le ,t5nessee jusqu'au ,sa9t-,laur5t1 entre les montagnes et le ,mississipi1 a p\r noyau un imm5se banc de pi]res calcaires1 dispos presque horizontalem5t1 p> lames ou feuillets d'un ou plusieurs p\ces d'paisseur1 d'un gra9 uni1 s]r1 gnralem5t gris2 dans le nord1 cette pi]re calcaire e/ de l'espce cri/allise1 dite calcaire primitif4 ,ce banc porte immdiatem5t une c\*e tantt d'argile1 tantt de gravi]1 et p>-dessus elle1 surface de t]re1 une c\*e d'excell5t t]reau noir1 laquelle e/ plus paisse dans les bas-fonds o elle a jusqu' #ae pi$s1 et plus m9ce sur les ondulations et hauteurs o elle n'a quelquefois que #f #h p\ces4 ,cette circon/ance1 de mme que le feuilletage du banc1 atte/5t videmm5t un travail antrieur des eaux de l',ocan4 ,dans le pays de ,pittsburg1 sur l',ohio1 dans le canton de ,gre5brar1 sur le ,kanhawa1 et dans t\t le ,k5tucky1 la sonde manife/e ce banc fondam5tal3 je l'ai vu nu dans le lit de t\tes les rivires et de t\s les ruisseaux du ,k5tucky1 depuis le ,kanhawa jusqu'aux ,falls ou ,rapides d',ohio1 prs ,l\isville4 ,sur la r\te de ,c9c9nati jusqu'au lac ri1 je l'ai tr\v s]vant de plan*] t\t le lit de la ,rivire-aux-glaises et du ,miami du lac ri2 il p>at que ce lac e/ assis sur un fond de s*i/e noirtre1 mais p>mi ses *antillons1 l'on tr\ve beauc\p de calcaire4 ,c'e/ encore un banc calcaire qui porte le ,sa9t-,laur5t la *ute de ,niag>a1 et qui de l se prolongeant dans le ,gnsee1 semble accompagn] le lit du ,sa9t-,laur5t jusqu' ,qubec4 ,il e/ vrai que dans t\te cette p>tie du nord1 le calcaire e/ de l'espce dite calcaire primitif et cri/allis1 comme me l'ont indiqu des *antillons que les colons de ,gnsee tir5t en p]ant leurs puits4 ,ce sont les dislocations et les fractures de ces bancs qui caus5t les entonnoirs et g\ffres dont j'ai p>l 7*ap4 ,,iii1 ,i]71 o se p]d5t les eaux des pluies et mme des rivires4 ,j'en ai vu des exemples curieux ,gre5brar1 en ,virg9ie1 et ,s9k+-spr+ en ,gnsee1 o une s\rce se montre au fond d'un entonnoir1 et immdiatem5t six pi$s de l se replonge s\s t]re3 ce sont aussi ces c\rs d'eaux s\t]ra9es qui produis5t les v5ts de quelques cav]nes1 telle que celle cite p> ,m4 ,jeff]son1 dans le *anon de ,calf-pa/ure#df4 ,depuis ,l\isville jusqu' la rivire#dg blan*e1 o il f9it brusquem5t1 j'ai encore tr\v t\s les ruisseaux et rivires c\lant nu sur le banc calcaire k5tuckois4 ,quelques voyageurs amrica9s1 en voyant mes *antillons1 m'ont assur que le ,hol/e91 bran*e nord de la ,t5nessee1 c\lait sur un fond semblable3 je regrette de n'avoir pu obt5ir de bons r5seignem5ts sur le sol qui s't5d au del1 dans la ,georgie et dans la ,floride4 ,a ,l\isville1 la premire c\*e sup]ficielle sur la haute banquette du fleuve e/ un t]reau noir de #c pi$s d'paisseur2 s\s ce t]reau e/ une c\*e de sable maigre de #ad #ae pi$s d'paisseur sans coquillages1 puis une autre c\*e de sable de #f #aj p\ces avec coquillages2 puis un gravi] assez gros jusqu'au fond du fleuve1 dont l'core #be pi$s de hauteur totale4 ,a quatre milles de ,l\isville1 v]s l',e/#dh1 en r5trant dans l'intrieur des t]res1 la premire c\*e sup]ficielle de t]reau n'a plus que #bj p\ces d'paisseur2 et plus lo91 #d milles de ,franc=t#di1 elle n'a plus que #ae p\ces3 dans ces deux endroits elle a s\s elle une c\*e d'argile de #bd #cf p\ces1 qui ne se tr\ve po9t auprs du fleuve4 ,s\s cette argile e/ le banc calcaire1 qu'il faut p]c] avec beauc\p de pe9e p\r arriv] un lit de gravi] et d'argile o repos5t les eaux non t>issantes des puits4 ,a l'endroit que j'ai cit prs de ,l\isville1 le banc a #c pi$s d'paisseur1 et l'on tr\ve ces eaux non t>issantes #ah pi$s de pr(ondeur totale1 depuis la surface du sol2 en d'autres endroits l'paisseur du banc p>at plus considrable3 les ro*es qui =m5t les ,falls ou rapides de l',ohio1 s\s ,l\isville1 app>ti5n5t ce gr& banc calcaire4 ,dans les basses eaux1 l'on a recueilli beauc\p de ptrifications sa surface1 mais elles y tai5t importes et non incru/es4 ,je n'ai jamais vu de fossiles incru/s dans la pte du gr& banc s\t]ra94 ,ce fait m'a d'autant plus tonn1 que1 prs de ,franc=t1 l'habitation de ,m4 ,9s1 juge1 me prom5ant avec lui sur la cime d'un *anon lev d'environ #ajj pi$s au-dessus du ruisseau ,elk-horn1 qui le p]ce1 n\s tr\vmes dans le bois une multitude de grosses pi]res totalem5t ptries de coquilles fossiles4 ,a ,c9c9nati1 sur la seconde banquette de l',ohio1 j'ai retr\v les mmes pi]res ptries de coquilles2 enf9 le docteur ,b>ton en a recueilli de semblables sur les hauteurs d',onondago1 dans l'tat de ,new-,york1 une di/ance de plus de #aij lieues1 avec la seule diffr5ce que ses *antillons sont bleu-ardoise1 et les mi5s de c\leur rose-violet#ej4 ,hors du pays d',oue/ et de la rgion que je vi5s de dcrire1 il n'exi/e que deux cantons calcaires1 dignes de faire exception p> leur t5due3 l'un situ dans la longue valle que =m5t entre eux les sillons de ,blue-ridge et de ,nor?-m\nta91 depuis la ,delaw>e1 au-dessus d',ea/on et ,be?lem1 jusqu'aux s\rces de la rivire ,%5&oa1 et mme p>-del le fleuve ,james1 au gr& arc de l',alleghany2 c> le comt de ,botet\rt qui occupe cette d]nire p>tie1 e/ appel le comt de la ,*aux1 att5du qu'il en f\rnit t\t le pays l'e/ de ,blue-ridge o l'on n'en a pas4 ,rockbridge e/ aussi en gr&e p>tie calcaire1 a9si que t\t le pays de ,%5&oa jusqu'au ,potmac4 ,une seconde p>tie de la valle1 celle qui s't5d du ,potmac la ,susquehannah1 compr5d le bass9 des rivires ,gr&-,connego*eague et ,conn$ogw9it1 o sont situs les t]ritoires de ,*amb]'s-burg1 de ,%ip5's-burg1 et de ,c>lisle1 clbres p> leur f]tilit4 ,la troisime p>tie1 qui s't5d de la ,susquehannah la ,delaw>e1 occupe le bass9 de la rivire ,swet>a2 trav]se avec quelques lacunes les bran*es du ,s*uylkill1 et se t]m9e v]s ,ea/on et ,naz>e?1 dont les t]ra9s ont aussi de la rputation4 ,sa limite montueuse1 au nord-e/1 e/ le sillon ,kittat9i1 prolongem5t de ,nor?-m\nta92 et au sud-e/1 le sillon connu dans le pays s\s les div]s noms de ,s\?-m\nta91 ,fly+-hills1 ,holy-hille2 mais qui1 comme je l'ai dit1 n'e/ que le prolongem5t direct de ,blue-ridge4 ,cette circonscription d'une mme valle calcaire1 depuis l'arc d',alleghany jusqu' ,ea/on1 p> #b *anes latrales1 devi5t elle-mme une preuve de l'id5tit que j'attribue leurs prolongem5ts4 ,l'autre canton calcaire1 contigu celui-ci1 s't5d au rev]s ori5tal de ,blue-ridge1 depuis la br*e du ,potmac jusqu'aux appro*es du ,s*uylkill dans le comt de ,lanca/re4 ,il a p\r limites prcises au sud-oue/ et au sud1 le ,potmac et le lit du ,gr&-,monocacy1 qu'il ne trav]se pas l'e/3 il compr5d le t]ritoire de ,fr$]ick-t[n1 la majeure p>tie du c\rs du ,pataspco1 et les pays d',york et de ,lanca/re1 qui sont considrs ju/e titre comme les gr5i]s de la ,p5sylvanie2 enf9 il p>at se p]dre entre ,nori/[n et ,rocksbury sur le ,s*uylkill3 le re/e de sa frontire1 depuis le ,monocacy jusqu'au ,s*uylkill1 n'e/ po9t trac p> des hauteurs1 quoique ce soit un po9t de p>tage de plusieurs eaux1 et il ne donne po9t ce canton le c>actre de valle que l'on obs]ve dans les autres di/ricts calcaires4 ,il y a1 entre le calcaire de l',oue/ et celui de ces deux cantons de l',e/1 deux diffr5ces rem>quables3 la premire e/ que la pte des bancs calcaires de l',e/ e/ gnralem5t de c\leur bleue assez fonce1 et trs mle de ve9es blan*es de qu>tz1 t&is que la pte de la gr&e c\*e calcaire de l',oue/1 surt\t en ,k5tucky1 e/ de c\leur grise1 d'un gra9 homogne et feuillet4 ,la seconde diffr5ce e/ que le banc de l',oue/ e/1 a9si que je l'ai dit1 presque horizontal1 et =mant comme une table univ]selle s\s le pays4 ,dans l',e/1 au contraire1 c'e/--dire dans les comts de ,botet\rt1 de ,rockbridge1 de ,/aunton1 de ,fr$]ick-t[n1 d',york1 de ,lanca/re1 et jusqu' ,naz>e?1 le calcaire e/ gnralem5t confus et comme b\lev]s3 lorsque ses bancs obs]v5t des incl9aisons rgulires l'horizon1 on rem>que que c'e/ le plus communm5t de #dj #ej degrs2 avec cette nuance s+ulire1 que dans la valle entre ,nor?-m\nta9 et de ,blue-ridge1 l'angle e/ t\j\rs mo9s considrable1 c'e/--dire au-dess\s de #de1 t&is que dans les pays de ,lanca/re1 ,york et ,fr$]ick-t[n 7hors des montagnes71 l'angle e/ plus habituellem5t au-dessus de #de2 et ce cas a lieu p\r t\s les autres bancs1 soit de granit1 soit de grs1 qui sont mo9s incl9s dans les montagnes1 et plus incl9s en s'appro*ant de la m]4 ,a la cascade du ,s*uylkill1 prs ,philadelphie1 les bancs d'is+lass sont incl9s #gj3 sur l',hudson1 ils vont jusqu' #ij4 ,de ces d]ni]s faits1 l'on a droit de conclure que t\te la cte atlantique a t b\lev]se p> des tremblem5ts de t]re auxquels n\s v]rons ci-aprs qu'elle e/ trs-sujette1 t&is que le pays l'oue/ des ,alleghanys n'en a pas t t\rm5t4 ,aussi le docteur ,b>ton assure-t-il que les mots tremblem5ts de t]re et volcan manqu5t aux langues des indignes de l'oue/1 t&is qu'ils sont usits et famili]s dans les dialectes de l'e/4 ,aux tremblem5ts de t]res1 s'associ5t ord9airem5t les volcans1 et l'on tr\ve en effet beauc\p de basaltes dans l',alleghany et dans ses valles2 il faudrait des re*]*es expresses p\r mieux dsign] les anci5s cratres4 ,je ne puis dire s'il y a ou s'il n'y a pas de coquillages fossiles dans les bancs de l'e/ dont je vi5s de p>l]2 seulem5t je sais que l'on en a obs]v dans le calcaire primitif des environs du lac ,ont>io et de ,niag>a#ea4 ,l'on p\rrait encore cit] des ve9es et rameaux calcaires hors de ces rgions pr9cipales2 il y en a dans le di/rict de ,ma9e qui f\rniss5t la *aux ,bo/on4 ,la ,po9te-aux-ro*es1 sur le lac ,*ampla91 e/ calcaire1 et sans d\te d'autres p>ties de ce lac2 plusieurs cantons le sont aussi aux environs de ,new-,york2 mais l'exemple le plus s+uli] que je connaisse dans les tats du sud1 e/ celui d'un sillon qui n'a pas plus de #ae y>ds ou #ad mtres de l>geur moy5ne1 et quelquefois seulem5t #c mtres1 et qui cep5dant s't5d plus de soixante-six lieues1 cont9ues depuis le ,potmac jusqu'au ,roanoke3 comme cette ve9e e/ habituellem5t la surface du sol1 on suit sa trace avec d'autant plus de c]titude qu'elle e/ la seule f\rnir de *aux t\t le plat pays4 ,elle ne s'c>te pas de plus de #c #e milles du sillon r\ge ou s\?-we/-m\nta9 auquel elle e/ p>allle4 ,,iv4 ,rgions de sables m>9s4 ,la quatrime rgion1 =me de sables m>9s1 compr5d t\te la plage depuis ,s&y ,hook1 en face de l',ile-,longue jusqu' la ,floride3 sa limite dans l'intrieur des t]res e/ un banc ou sillon de granit talqueux1 dit ro*e feuillete#eb ou is+lass1 qui c\rt con/amm5t dans le s5s de la cte1 c'e/--dire de nord-e/ sud-oue/2 ce sillon ou banc "p de l'extrmit des *anes granitiques de la rive droite de l',hudson1 peut-tre mme du rivage en face de l',ile-,longue1 d'o je prsume que les rocs se cont9u5t s\s la m]1 et il s't5d jusqu' la ,c>ol9e du nord p>-del le fleuve ,roanoke1 s\s la =me d'un m9ce sillon1 l>ge au plus de #b #f milles1 sur une longueur de prs de #ejj4 ,dans t\te cette ligne1 ce sillon1 comme l'a trs-bi5 obs]v ,evans1 m>que sa r\te p> les cascades qu'il fait subir t\s les fleuves avant leur arrive la m]2 ces cascades elles-mmes sont la limite extrme du flux et du reflux des m>es4 ,a9si le sillon d',is+lass c\pe la ,delaw>e ,tr5ton1 le ,s*uylkill #b milles au-dess\s de ,philadelphie1 la ,susquehannah au-dessus du ,creek ou ruisseau ,oct>ora2 le ,gunp[d] au-dessus de ,joppa2 le ,patapsco au-dessus de ,elk-ridge2 le ,potmac ,george-t[n2 le ,rappahannock1 au-dessus de ,fr$]icksburg2 le ,pamunky1 au-dess\s de ses #b bran*es 7#ej milles au-dessus de ,hanov]72 le ,james ,ri*mond2 l',appamatox au-dessus de ,pet]sburg1 et le ,reanoke au-dessus d',halifax4 ,l'on n'a po9t obs]v de fossiles dans t\t ce banc4 ,entre lui et la m]1 le sol dans une l>geur v>iable de #cj #ajj milles1 e/ un sable videmm5t apport p> l',ocan1 qui jadis eut p\r rivage la ligne du sillon lui-mme4 ,aux emb\*ures et sur les bords des rivires1 quelques t]res argileuses v5ues des montagnes p> des dbordem5ts1 =m5t avec ce sable un mlange f]tile3 le gographe ,evans a mme reconnu un banc s\t]ra9 d'argile jaune1 de #c #d milles de l>geur1 plac longitud9alem5t entre le sillon et le rivage1 et qui1 donnant du corps aux sables adjac5ts1 les r5d propres faire de bonnes briques1 a9si qu'on le voit ,philadelphie3 hors ces deux cas1 ce sable e/ le mme que celui de la m] vois9e1 c'e/--dire blanc1 f9 et pr(ond jusqu' #bj pi$s4 ,pet] ,kalm1 voyageur sudois1 en #agdb1 a obs]v qu'en ,p5sylvanie et en ,new-,j]sey1 les c\*es sont comme il suit3 #a ,t]re vgtale1 #aj #ab p\ces1 ci #apd4 #b ,sable ml d'argile1 #f #g pi$s1 ci #g #c ,gravi]s et caill\x r\ls t5ant des hutres et des clams1 tels qu'ils viv5t encore sur la cte1 de #c #e pi$s1 ci #e #d ,une c\*e de vase noire1 ftide1 remplie de roseaux et de troncs d'arbres1 dont il ne donne pas l'paisseur4 ,cette c\*e qui gte t\tes les eaux des puits1 se tr\ve ,philadelphie entre #ad et #ah pi$s de pr(ondeur3 ,raccoon en ,new-,j]sey1 entre #cj #dj pi$s2 ,wa%+ton1 je l'ai vue moi-mme #ah pi$s dans la maison de ,m4 ,law1 dont elle corrompt le puits4 #e ,s\s t\s ces bancs1 une c\*e d'argile o s'arrt5t les eaux3 l'on me dem&]a peut-tre sur quoi porte cette c\*e d'argile1 mais je ne connais po9t de sondes infrieures1 et puis il faut bi5 s'arrt] quelque "p1 s\s pe9e d'arriv]1 comme les ,indi5s1 la tortue qui porte le monde4 ,lorsque l'on considre que le noyau de l'le ,longue e/ un granit talcqueux2 que les po9tes de ro*e et les rcifs qui se montr5t d'espace en espace jusqu' la baie ,*esapeak1 et mme p>-del ,norfolk1 sont de ce mme granit2 que t\tes les ro*es du cap ,hatt]as en sont encore1 on e/ t5t de le reg>d] comme le noyau fondam5tal de la cte2 mais l'incl9aison des bancs dans la ligne des cascades1 qui e/ de #gj degrs celle du ,s*uylkill1 et jamais de mo9s de #ej degrs de l'e/ l'oue/1 en (frant une direction contraire1 t5d plutt pr\v] que ces bancs s]v5t de s\ti5 la rgion intrieure s\s laquelle leurs tables s'enfonc5t#ec4 ,v4 ,rgions d'alluvions fluviales4 ,la c9quime et d]nire rgion e/ le pays qui1 depuis le sillon des cascades1 s'lve en ondulation jusqu'au pi$ des montagnes de grs ou de granit4 ,sa limite e/ mo9s facile trac] dans la ,gorgie occid5tale o le sillon d'is+lass ne se montre pas4 ,ce t]ra9 a p\r c>actre d'tre ondul1 tantt p> mamelons isols1 tantt p> sillons de petites coll9es3 d'tre compos de div]ses espces de t]res et de pi]res1 tantt confuses1 tantt ranges p> c\*es1 qui s'int]romp5t ou se succd5t plusieurs fois depuis les montagnes jusqu' la plage m>itime1 en (frant t\j\rs les c>actres de matriaux r\ls p> les eaux des p5tes suprieures3 et telle e/ en effet l'orig9e de t\te cette contre4 ,lorsque l'on calcule le volume1 la rapidit1 le nombre de t\s ses fleuves2 de la ,delaw>e1 du ,s*uylkill1 de la ,susquehannah1 du ,potmac1 du ,rapahannock1 de l',york1 du ,james1 etc43 lorsqu'on obs]ve que la plup>t d'entre eux1 long-temps avant leurs emb\*ures1 ont des lits l>ges depuis #fjj jusqu' #b1jjj toises1 sur une pr(ondeur de #bj #ej pi$s3 que dans leurs dbordem5ts annuels ils noi5t quelquefois le plat pays #bj pi$s de hauteur1 l'on conoit que de telles masses d'eaux ont d opr] des m\vem5ts prodigieux de t]ra91 alors surt\t que dans les sicles reculs les montagnes plus leves donnai5t plus d'imptuosit leur c\rs2 que les arbres des =ts entrans p> milli]s donnai5t plus de =ce et d'alim5ts leurs ravages2 que des glaces amonceles p5dant des hiv]s de #e #f mois produisai5t des dbcles normes1 telles qu'en #aghd la ,susquehannah en montra en exemple effrayant1 lorsqu'elle amoncela1 au dtroit de ,mac ,calls' ,f]ry s\s ,colombia1 une digue de plus de #cj pi$s de glaces1 dont l'ob/acle faillit de noy] t\te la valle4 ,a ces poques de la nature o l',ocan baignait immdiatem5t le pi$ des montagnes1 comme le pr\v5t les dlaissem5ts que l'on y r5contre de t\tes p>ts1 ces montagnes plus leves1 en ce qu'elles n'avai5t encore ri5 p]du de ce que leur ont enlev depuis les sicles et la *ute cont9ue des eaux1 donnai5t1 p> leur hauteur et p> la roideur de leurs p5tes1 une action bi5 plus puissante ces eaux2 leurs sommets plus froids tai5t c\v]ts plus long-temps de neiges plus abondantes1 de glaci]s plus considrables3 et lorsque la *aleur des ts plus c\rts sans d\te1 mais non mo9s int5ses1 fondait ces neiges et ces glaces1 les torr5ts qui en rsultai5t d*irai5t les p5tes plus g>nies de t]res1 creusai5t des rav9s plus pr(onds1 y faisai5t tomb] les arbres m9s p> leurs rac9es1 et entranai5t d'imm5ses dbris qui s'entassai5t sur les d]nires rampes des montagnes3 dans les annes suivantes1 d'autres dbris v5ai5t emb>rass] les r\tes des annes antrieures2 les torr5ts arrts p> leurs propres digues acqurai5t de n\velles =ces en croissant de volume1 et1 les attaquant sur plusieurs po9ts1 il les r5v]sai5t p> les p>ois les plus faibles3 alors ils se frayai5t des r\tes n\velles et v>iables trav]s des vases plus molles1 p>ce que les matriaux les plus pesants re/ai5t t\j\rs en arrire1 faute de p5te et d'impulsion2 p> ce mcanisme cont9u p5dant des sicles1 d'anci5s lits de torr5ts dev9r5t des vallons2 d'anci5s rivages et t]ra9s d'alluvion dev9r5t des ctes et des pla9es2 et les fleuves desc5dant de niveaux en niveaux1 ab&onnant de p5te en p5te leurs plus l\rds f>deaux1 dposant successivem5t les plus lg]s et les plus solubles1 empitr5t sans cesse sur le doma9e de l',ocan p> des comblem5ts de sables1 de vases1 de caill\x r\ls et d'arbres qui lir5t t\s ces matriaux4 ,le ,mississipi encore auj\rd'hui n\s (fre le spectacle in/ructif de t\tes ces gr&es oprations4 ,l'on calcule que depuis #agbj jusqu'en l'anne #ahjj1 c'e/--dire en #hj ans#ed1 il a p\ss son comblem5t d'environ #ae milles dans la m]1 c'e/--dire environ #bf1jjj mtres3 a9si1 s\s les yeux de trois gnrations1 il a cr son emb\*ure un pays n\veau qu'il accrot *aque j\r1 et dans lequel il entasse des m9es de *>bon p\r les sicles futurs4 ,telle e/ la clrit de son comblem5t qu' la ,n\velle-,orlans1 #ajj lieues au-dessus de l'emb\*ure actuelle1 un canal creus d]nirem5t p> le g\v]neur b>on de ,c>ondelet1 depuis le fleuve jusqu'au lac ,pont*>tra91 a mis dc\v]t un t]ra9 intrieur totalem5t =m de vases noires1 et de troncs d'arbres entasss plusieurs pi$s de pr(ondeur1 qui n'ont encore eu le temps ni de se p\rrir1 ni de se conv]tir en *>bon4 ,les deux rives ou banquettes du fleuve t\t entires sont =mes de troncs d'arbres a9si enfoncs et maonns de vase1 dans une t5due de plus de #cjj lieues1 et il les a tellem5t exhausses1 qu'elles lui =m5t une digue latrale de #ab #af pi$s d'lvation au-dessus du sol adjac5t1 gnralem5t plus bas1 et que dans les crues de *aque anne1 qui sont d'environ #h mtres1 les eaux exubrantes ne peuv5t plus r5tr] dans le fleuve1 et =m5t des m>ais va/es et nombreux1 qui un j\r devi5dront des moy5s de ri*esses1 mais qui prs5tem5t sont des ob/acles la culture et la population4 ,,*apitre ,v4 ,des lacs anci5s qui ont disp>u4 ,il exi/e encore dans la con/ruction des montagnes des tats-,unis une autre circon/ance plus c>actrise que p>t\t ailleurs1 qui a d s+ulirem5t augm5t] l'action et v>i] les m\vem5ts des eaux3 lorsqu'on exam9e avec att5tion le t]ra9 et mme les c>tes qui le reprs5t5t1 l'on rem>que que les *anes pr9cipales ou sillons d',alleghany1 de ,blue-ridge1 etc41 se tr\v5t t\s dirigs en s5s transv]se au c\rs des gr&s fleuves1 et que p\r se faire j\r du se9 des valles v]s la m]1 ces fleuves ont t contra9ts de p]c] les sillons et d'en r5v]s] la b>rire4 ,ce travail se montre avec vid5ce dans la ,james1 le ,potmac1 la ,susquehannah1 la ,delaw>e1 etc41 lorsque ces fleuves sort5t de l'ence9te des montagnes p\r entr] dans le pays infrieur2 mais l'exemple qui m'a le plus frapp sur les lieux e/ celui du ,potmac1 #c milles au-dess\s de l'emb\*ure de la ,%5&oa4 ,je v5ais de ,fr$]ick-t[n1 di/ant d'environ #bj milles1 et je m>*ais du sud-e/ v]s le sud-oue/ p> un pays bois et ondul2 aprs avoir trav]s un premi] sillon assez bi5 m>qu1 quoique de p5te aise1 je comm5ai voir devant moi1 #aa ou #ab milles v]s l'oue/1 le *anon de ,blue-ridge1 semblable un haut remp>t c\v]t de =ts et p]c d'une br*e du haut en bas4 ,je r$esc5dis dans un pays ondul et bois qui m'en sp>ait encore1 et enf9 m'tant rappro*1 je me tr\vai au pi$ de ce remp>t qu'il fallait fran*ir1 et qui me p>ut haut d'environ #cej mtres#ee4 ,en me dgageant des bois1 je vis dans son enti] une l>ge br*e que bi5tt je jugeai tre de #ab #ac c5ts mtres de l>geur4 ,au fond de cette br*e c\lait le ,potmac1 laissant de mon ct sur sa gau*e une rive ou p5te praticable1 l>ge comme lui-mme1 et sur sa droite s]rant immdiatem5t le pi$ de la br*e3 sur les deux p>ois de cette br*e1 et du haut en bas1 beauc\p d'arbres sont implants p>mi les rocs1 et masqu5t en p>tie le local du d*irem5t2 mais v]s les deux ti]s de la hauteur du flanc droit du fleuve1 un gr& espace pic qui a refus de les recevoir1 montre nu les traces et les c>icatures de l'anci5ne atta*e ou muraille naturelle1 =me de qu>tz gris1 que le fleuve va9queur a r5v]se1 en r\lant ses dbris plus lo9 dans son c\rs2 quelques blocs considrables qui lui ont rsi/ demeur5t encore comme tmo9s peu de di/ance4 ,le fond de son lit l'endroit mme e/ hriss de ro*es fixes qu'il ne brise que peu peu4 ,ses eaux rapides t\rnoi5t et b\illonn5t trav]s ces ob/acles1 qui dans un espace de #b milles =m5t des falls ou rapides trs-dang]eux4 ,je les vis c\v]ts des dbris de bateaux naufrags peu de j\rs aup>avant#ef1 qui avai5t p]du #fj b>ils de f>9e4 ,a mesure que l'on s'avance dans ce dfil1 il se ress]re au po9t que le fleuve ne laisse plus libre qu'une voie de *>rette1 qui mme e/ inonde dans ses hautes crues4 ,les flancs de la montagne donn5t j\r une f\le de s\rces qui dgrad5t encore cette voie en plusieurs endroits2 et comme sa majeure p>tie e/ de pur roc1 de qu>tz gris et de grs1 et mme de granit1 je ti5s p\r impossible le canal que l'on y projette3 au b\t de #c milles on arrive au conflu5t de la rivire ,%5&oa3 elle sort brusquem5t ma9 gau*e du rev]s esc>p de ,blue-ridge1 qu'elle s]re et ronge dans son c\rs4 ,j'e/ime sa l>geur1 cet endroit1 environ le ti]s de celle du ,potmac1 qui m'a p>u avoir #bjj mtres4 ,un peu plus haut1 on trav]se ce d]ni] fleuve au bac de ,h>p] 7,h>p]'s ,f]ry71 et p> un coteau rapide on monte l'aub]ge du lieu4 ,de ce po9t saillant1 le dfil se prs5te comme un gr& tuyau o la vue ress]re ne r5contre que des rocs et la v]dure des arbres1 sans p\voir pntr] jusqu' l'extrmit1 v]s la br*e4 ,qu& on vi5t de ,fr$]ick-t[n1 l'on ne voit pas non plus la ri*e p]spective dont les notes de ,m4 ,jeff]son font m5tion2 sur l'obs]vation que je lui en fis peu de j\rs aprs1 il m'expliqua qu'il t5ait sa description d'un +nieur franais qui1 p5dant la gu]re de l'indp5dance1 s'tait port sur le haut de la montagne2 et je conois qu' cette lvation la p]spective doit tre aussi imposante que le comporte un pays sauvage dont l'horizon n'a pas d'ob/acles4 ,plus j'ai considr ce local et ses circon/ances1 plus je me suis p]suad que jadis le sillon de ,blue-ridge1 dans son intgrit1 f]mait absolum5t t\t passage au ,potmac1 et qu'alors t\tes les eaux du c\rs suprieur de ce fleuve prives d'issue1 et accumules au se9 des montagnes1 =mai5t plusieurs lacs considrables4 ,les nombreuses *anes transv]ses qui se succd5t depuis le =t ,cumb]l& n'ont pu manqu] d'en tablir l'oue/ de ,nor?-m\nta94 ,d'autre "p1 t\te la valle de ,%5&oa et de ,conego*eague dut n'en =m] qu'un seul depuis ,/aunton jusqu' ,*amb]sburg2 et p>ce que le niveau des coll9es1 mme d'o ces deux rivires tir5t leurs s\rces1 e/ de beauc\p infrieur aux *anes ,blue-ridge et ,nor?-m\nta91 il e/ vid5t que ce lac dut n'avoir d'abord p\r limites que la ligne gnrale du sommet de ces deux gr&s sillons2 en sorte qu'aux premires poques il dut s't5dre et s'appuy] comme eux jusqu'au gr& arc de l',alleghany v]s le sud4 ,alors les deux bran*es suprieures du fleuve ,james1 galem5t b>res p> ,blue-ridge1 devai5t l'augm5t] de t\tes leurs eaux2 t&is que1 v]s le nord1 le niveau gnral du lac ne tr\vant po9t d'ob/acles1 dut se prolong] entre ,blue-ridge et le sillon de ,kittat9i1 non-seulem5t jusqu' la ,susquehannah et au ,s*uylkill1 mais encore p>-del le ,s*uylkill et mme la ,delaw>e4 ,alors t\t le pays infrieur1 celui qui sp>e ,blue-ridge de la m]1 n'avait que de mo9dres rivires f\rnies p> les p5tes ori5tales de ,blue-ridge1 et p> le trop ple9 du gr& lac1 v]s du haut de ses sommets4 ,p> suite de cet tat les rivires devai5t y tre mo9dres1 le sol gnralem5t plus plat2 le sillon de granit talkeux ou is+lass1 devait arrt] les eaux et =m] des lagunes m>cageuses4 ,la m] devait v5ir jusqu' son vois9age1 et y occasion] d'autres m>ais de l'espce de ,dismal ,swamp1 prs de ,norfolk2 et si le lecteur se rappelle la c\*e de vase noire mle de roseaux et d'arbres que la sonde tr\ve p>t\t enf\ie s\s la cte1 il y v]ra la preuve de t\te cette hypo?se4 ,avec le sec\rs des tremblem5ts de t]re trs-frqu5ts sur t\te la cte atlantique1 a9si que je l'expliqu]ai1 les eaux1 qui ne cessr5t d'attaqu] et de m9] les sommets qui leur s]vai5t de digues1 s'y =mr5t des issues2 du mom5t que des volumes plus considrables pur5t s'*app]1 les br*es s'accrur5t davantage et plus rapidem5t2 et l'action puissante des cascades1 dmolissant le sillon du haut en bas1 f9it p> livr] passage la plus =te masse du lac3 cette opration a d tre d'autant plus facile1 que ,blue-ridge1 en gnral1 n'e/ pas une masse homogne cri/allise p> de va/es bancs1 mais un amas de blocs sp>s1 plus ou mo9s gros1 entremls d'une t]re vgtale qui se dlaie facilem5t3 c'e/ une vritable digue maonne de t]re grasse2 et1 comme ses p5tes sont trs-esc>pes1 il arrive frquemm5t que les dgels et les gr&es pluies1 enlevant cette t]re1 priv5t les blocs de leur appui1 et alors la *ute d'une ou de plusieurs masses y cause des b\lem5ts et des espces d'avalan*es de pi]res trs-considrables1 et qui dur5t p5dant plusieurs heures2 p> cette circon/ance les cascades du lac dr5t ex]c] cette action d'autant plus rapide et plus efficace4 ,leurs premires t5tatives ont laiss des traces dans ces gaps ou cols qui1 d'espace en espace1 font des d5telures la ligne des sommets2 l'on voit clairem5t sur les lieux que ce fur5t de premi]s v]soirs du trop-ple91 ab&onns ensuite p\r d'autres v]soirs qui se dmolir5t plus aism5t4 ,l'on conoit que l'c\lem5t des lacs dut *ang] t\t le sy/me du pays infrieur3 alors fur5t r\les t\tes ces t]res de seconde =mation qui compos5t la pla9e actuelle4 ,le banc d',is+lass1 =c p> des dbordem5ts plus frqu5ts et plus volum9eux1 creva sur plusieurs po9ts1 et ses m>cages1 mis sec1 c\lr5t leurs vases et les joignir5t ces vases noires du littoral1 qu'auj\rd'hui n\s tr\vons enf\ies s\s les t]res d'alluvions1 apportes depuis p> les fleuves agr&is4 ,dans la valle entre ,blue-ridge et ,nor?-m\nta91 les *angem5ts fur5t relatifs la manire dont se fit l'c\lem5t4 ,plusieurs br*es1 ayant la fois ou successivem5t livr passage aux c\rs d'eaux appels ma9t5ant ,james1 ,potmac1 ,susquehannah1 ,s*uylkill1 ,delaw>e1 leur lac gnral et commun se p>tagea en autant de lacs p>ticuli]s sp>s p> les ondulations de t]ra9 qui excdr5t leurs niveaux2 *acun de ces lacs eut son v]soir p>ticuli]1 jusqu' ce qu'enf9 ce v]soir se tr\vant m9 au plus bas niveau1 les t]res fur5t totalem5t dc\v]tes4 ,cet vnem5t a d tre plus anci5 p\r les rivires ,james1 ,susquehannah et ,delaw>e1 p>ce que leurs bass9s sont plus levs4 ,il a d arriv] plus rcemm5t au fleuve ,potmac1 p> la raison inv]se que son bass9 e/ le plus pr(ond de t\s3 il s]ait dsir] que quelque j\r le g\v]nem5t des tats-,unis1 ou quelque socit savante du pays v\lt *>g] d'habiles +nieurs de faire des re*]*es sur cet intressant sujet2 il en rsult]ait infailliblem5t1 l'appui de ce que je vi5s de dire1 des preuves de dtail et des vues n\velles du plus gr& avantage p\r la connaissance des rvolutions qu'a subies notre globe4 ,je ne puis dt]m9] jusqu'o la ,delaw>e t5dit alors1 v]s l'ori5t1 le reflux de ses eaux4 ,il p>at que son bass9 fut born p> le sillon qui ctoie sa rive gau*e1 et qui e/ le prolongem5t app>5t de ,blue-ridge et de ,nor?-m\nta94 ,il e/ probable que son bass9 a t\j\rs t sp> de celui de l',hudson1 comme il e/ c]ta9 que l',hudson en a eu un p>ticuli] dont la limite et la digue fur5t au-dessus de ,we/-,po9t1 l'endroit appel ,highs-l&s 7,t]res-hautes74 ,p\r t\t spectateur de ce local1 il semble inconte/able que le *anon transv]se qui porte ce nom a autrefois b>r le fleuve et cont5u ses eaux une hauteur considrable2 et lorsque j'obs]ve que la m>e remonte jusqu' #aj milles au-del d',albany1 ce niveau si bas dans une si gr&e t5due1 comp> l'lvation des montagnes qui envelopp5t ce bass91 me fait p5s] que le lac dut se prolong] jusqu'aux rapides du =t d\>d1 peut-tre mme communiqu] avec les lacs ,george et ,*ampla91 et dans cet tat r5dre ins5sible la *ute de la ,mohawk 7le ,cohoes7 dont il dpassait le niveau3 cette *ute ne put se =m] qu'aprs l'c\lem5t du lac p> la br*e de ,we/-po9t3 et l'exi/5ce de ce lac1 en expliquant les traces d'alluvions1 de coquilles ptrifies1 de bancs de s*i/es et d'argiles cits p> le docteur ,mit*ill1 pr\ve la ju/esse des inductions de cet obs]vateur judicieux sur la prs5ce /ationnaire d'anci5nes eaux4 ,ce sont aussi ces lacs anci5s1 ma9t5ant sec p> la rupture de leurs digues1 qui expliqu5t les banquettes correspondantes #a ou #b tages1 que l'on obs]ve sur les rives de la plup>t des rivires d',amriques2 elles sont surt\t rem>quables dans celles du pays d',oue/1 telles que la ,t5nessee1 la ,k5tucky1 le ,mississipi1 le ,kanhawa et l',ohio3 je vais dvelopp] ce fait p> la figure du lit de ce d]ni] fleuve1 l'endroit appel ,c9c9nati1 ou =t ,wa%+ton1 qu>ti]-gnral de ,nor?we/-t]ritory4 aa e/ le du lit fleuve dans les plus basses eaux1 tel que je l'ai vu au mois d'aot #agif4 bb e/ son core1 presque v]ticale1 =me de c\*es de gravi]1 de sable et de t]reau1 et m9e p> les gr&es eaux de *aque pr9temps2 cette core a presque #ej pi$s de hauteur4 cc e/ une premire banquette l>ge de #djj pas ou #ijj pi$s1 aussi =me de gravi] et de caill\x r\ls3 les hautes crues arriv5t sur cette banquette1 et lav5t de plus en plus le gravi] et les caill\x#eg4 dd e/ un talus rampe d\ce d'environ #cj pi$s de hauteur1 compos de div]ses c\*es de gravi] et de t]reau ple9s de coquilles fossiles et de sub/ances fluviatiles que l'on obs]ve galem5t dans l'core3 les hautes eaux ne dpass5t jamais ce talus4 ee e/ une seconde banquette qui s't5d jusqu'au pi$ des coll9es latrales1 et sur laquelle e/ assise la ville rc5te de ,c9c9nati#eh3 telle e/ la rive droite du fleuve4 ,sa rive gau*e rpte l'opposite les mmes banquettes1 les mmes talus1 p> niveaux correspondants3 en d'autres endroits ces banquettes ne se montr5t que d'un ct2 mais alors la rive oppose e/ tantt une cte esc>pe sur laquelle le fleuve n'a pu m>qu] de traces fixes1 tantt une pla9e si l>ge1 que l'il ne va pas *]*] au pi$ des coll9es lo9ta9es les traces qu'il y tr\v]ait4 ,lorsque l'on exam9e la disposition de ces banquettes1 de leurs c\*es1 de leurs talus1 et la nature de leurs sub/ances1 l'on demeure conva9cu que mme la p>tie la plus leve de la pla9e1 celle qui s't5d de la ville aux coll9es1 a t le sige des eaux1 et mme le lit primitif du fleuve1 qui p>at en avoir eu #c des poques diffr5tes4 ,la premire de ces poques fut le temps o les sillons transv]ses des coll9es1 encore enti]s1 comme je l'ai expliqu plus haut1 b>rr5t le fleuve1 et1 lui s]vant de digues1 t9r5t ses eaux au niveau de leurs sommets4 ,alors t\t le pays s\mis ce niveau tait un gr& lac ou m>cage d'eaux /agnantes4 ,p> le laps des temps1 et p> l'effet annuel et priodique des fontes de neiges et de leurs dbordem5ts1 les eaux rongr5t quelques endroits faibles de la digue3 l'une des br*es ayant cd au c\rant1 t\t l'ef=t des eaux s'y rassembla1 la creusa plus pr(ondm5t1 et abaissa a9si le niveau du lac de plusieurs mtres4 ,cette premire opration dgagea la pla9e ou banquette suprieure ee1 et les eaux du fleuve1 encore lac1 eur5t p\r lit la banquette cc1 et p\r rivage le talus dd4 ,le temps o les eaux demeurr5t dans ce lit fut la seconde poque4 ,la troisime eut lieu lorsque la cascade ayant encore t surbaisse p> le c\rant plus conc5tr et plus actif1 le fleuve se creusa un lit plus troit et plus pr(ond1 qui e/ l'actuel1 et laissa la banquette cc habituellem5t sec4 ,il e/ probable que l',ohio a t b>r en plus d'un endroit1 depuis ,pittsburg jusqu'aux rapides de ,l\isville3 lorsque je le desc5dis depuis le ,kanhawa1 n'tant pas prv5u de ces ides qu'un ensemble po/rieur de faits m'a suggres1 je ne dirigeai pas une att5tion spciale sur les *anons transv]ses que je r5contrai2 mais je me suis rappel en avoir rem>qu plusieurs assez considrables1 p>ticulirem5t v]s ,gallipolis et jusqu'au ,sciotah1 trs-capables de remplir cet objet2 ce ne fut qu' mon ret\r de ,po/e-,v9c5nes sur ,waba%1 que je fus frapp de la disposition d'un *anon situ au-dess\s de ,silv]-creek#ei1 environ #e milles des rapides d',ohio3 ce sillon1 dsign vaguem5t p> les voyageurs canadi5s1 s\s le nom des ctes1 trav]se du nord au sud le bass9 de l',ohio3 il a =c le fleuve de *ang] sa direction d'e/ v]s oue/1 p\r all] *]*] une issue qu'en effet il tr\ve au conflu5t de ,salt-riv]2 et mme l'on dirait qu'il a eu beso9 des eaux abondantes et rapides de cette rivire1 et de ses nombreux afflu5ts p\r p]c] la digue qui le b>rait4 ,la p5te assez rapide de ces ctes1 quoique p> un s5ti] commode1 exige environ un qu>t d'heure p\r tre desc5due2 et p> comp>aison d'autres lvations1 elle m'a p>u donn] une lvation p]p5diculaire d'environ #djj pi$s4 ,le sommet e/ trop c\v]t de bois p\r que l'on puisse voir le c\rs latral de la *ane2 mais l'on ap]oit qu'elle se prolonge =t lo9 au nord et au sud1 et qu'elle f]me le bass9 d',ohio dans t\te sa l>geur4 ,vu du sommet1 ce bass9 prs5te tellem5t l'aspect et les app>5ces d'un lac que l'ide de son anci5ne exi/5ce1 dja prp>e p> t\s les faits que j'ai exposs1 prit p\r moi t\s les c>actres de la probabilit et de la vraisemblance3 d'autres circon/ances locales vi5n5t l'appui de cette vraisemblance2 c> j'ai rem>qu que depuis ce *anon jusqu'au del de ,:ite-riv] 7la rivire blan*e71 huit milles de ,po/e-,v9c5nes1 le pays e/ entrec\p d'une f\le de sillons s\v5t levs et rapides1 qui r5d5t la r\te pre et pnible3 ils sont tels1 surt\t aprs ,blue-riv] et sur les deux rives de ,:ite-riv]2 ils ti5n5t p>t\t une direction qui les fait tomb] sur l',ohio en s5s transv]se4 ,d'autre "p1 j'ai su ,l\isville que la rive ,k5tukoise ou mridionale de ce fleuve qui leur correspond1 avait des sillons semblables2 en sorte que dans cette p>tie1 il exi/e un faisceau de *anons propres oppos] aux eaux de puissants ob/acles4 ,ce n'e/ que plus bas sur le fleuve1 que le pays devi5t plat1 et que comm5c5t les imm5ses savanes de ,waba% et de ,gre5-riv]1 qui s't5dant jusqu'au ,mississipi1 exclu5t de ce ct l'ide de t\te autre digue#fj4 ,un autre fait gnral favorise encore mon hypo?se4 ,l'on rem>que en ,k5tucky comme une biz>r]ie1 que t\tes les rivires de ce pays c\l5t plus l5tem5t prs de leurs s\rces1 et plus rapidem5t prs de leur emb\*ure2 ce qui en effet e/ l'inv]se de la plup>t des rivires des autres pays2 d'o il faut conclure que le lit suprieur des rivires de ,k5tucky e/ un pays plat1 et que leur lit infrieur aux appro*es de la valle d',ohio e/ une rampe dclive4 ,or1 ceci concide p>faitem5t mon ide d'un anci5 lac2 c>1 l'poque o ce lac occupa jusqu'au pi$ des ,alleghany1 son fond1 surt\t v]s ses bords1 dut tre assez uni et plane1 aucun travail des eaux n'en d*irant la sup]ficie2 mais lorsque la digue qui ret5ait cette masse d'eaux paisibles se fut abaisse1 le sol dc\v]t comm5a d'tre sillonn p> les c\lem5ts2 et lorsqu'enf9 le c\rant conc5tr dans la valle d',ohio dmolit plus rapidem5t sa *ausse1 alors les t]res de cette valle1 brusquem5t enleves1 laissr5t comme un va/e foss1 dont les esc>pem5ts sollicitr5t t\tes les eaux de la pla9e d'arriv] plus vite1 et de l ce c\rs1 qui malgr leurs travaux subsqu5ts1 s'e/ cons]v plus rapide jusqu' ce j\r4 ,admettant donc que l',ohio ait t b>r1 soit p> le *anon de ,silv]-creek1 soit p> t\t autre contigu1 il dut en rsult] un lac d'une trs-va/e t5due3 c> depuis ,pittsburg1 la p5te du t]ra9 e/ si d\ce que le fleuve en eaux basses ne c\rt pas #b milles l'heure3 ce que l'on e/ime donn] une p5te d'environ #ab p\ces p> lieue2 or la di/ance de ,pittsburg aux rapides de ,l\isville1 en suivant les dt\rs du fleuve1 ne s'value pas actuellem5t #eij milles1 que l'on peut rduire environ #ahj lieues#fa4 ,il en rsulte p> ap]u une diffr5ce de niveau d'environ #ahj1 ou si l'on veut1 #bjj pi$s3 dfaut de mesures prcises p\r la hauteur du sillon des ctes1 supposons-lui-en #bjj3 il s]a encore vrai qu'une telle digue a pu cont5ir les eaux1 et les ref\l] jusque v]s ,pittsburg3 et le lecteur tr\v]a une telle hypo?se encore plus probable1 qu& il se rappell]a ce que j'ai dja dit 7pag4 #bf71 que t\t l'espace compris entre l',ohio et le lac ri1 e/ un gr& plateau d'un niveau presque ins5sible3 ass]tion qui se dmontre p> plusieurs faits hydrauliques inconte/ables4 #a ,l',ohio dans ses dbordem5ts annuels1 mme avant de sortir de son lit sur la premire banquette1 c'e/--dire avant d'atte9dre #ej pi$s de son fond1 ref\le le gr& ,miami jusqu' ,gr5ville1 lieu situ #gb milles au nord dans les t]res2 il y a caus /agnation1 et mme inondation1 a9si que me l'assurr5t les (fici]s que je tr\vai ce po/e1 qu>ti]-gnral de l'expdition du gnral ,wayne en #agid4 #b ,dans les inondations du pr9temps1 la bran*e nord du gr& ,miami se confond avec la bran*e sud du ,miami du lac ri 7ou rivire ,sa9te-,m>ie7#fb3 alors le portage#fc d'une lieue qui sp>e leurs ttes1 disp>at s\s l'eau1 et l'on passe en canot du =t ,loremi] ,gu]tys-t[n1 c'e/--dire1 d'un afflu5t d',ohio dans un afflu5t d'ri1 comme je l'ai vu sur les lieux1 en #agif4 #c ,a ce mme lieu de ,loremi]1 vi5t ab\tir une bran*e ori5tale de la ,waba%1 qu'un simple foss jo9drait aux deux rivires prcd5tes2 et cette mme ,waba% p> une bran*e nord1 communique au-dessus du =t ,wayne1 t\j\rs dans la saison des gr&es eaux1 au ,miami du lac ri4 #d ,p5dant l'hiv] de #agib #agic1 deux pirogues fur5t expdies du =t ,dtroit sur le ,sa9t-,laur5t1 p> une maison de comm]ce1 de qui je ti5s le fait1 et elles passr5t immdiatem5t et sans portage de la rivire ,huron1 qui v]se au lac ri1 dans la rivire ,gr&e1 qui v]se au lac ,mi*igan1 p> les eaux dbordes des ttes de ces deux rivires4 #e ,la rivire ,mosk+om1 qui c\le dans l',ohio1 communique galem5t p> ses s\rces et p> de petits lacs aux eaux de la rivire ,cayahoga1 qui v]se dans l'ri4 ,de t\s ces faits1 il rsulte que le sol dom9ant du plateau entre l'ri et l',ohio1 ne saurait excd] de plus de #ajj pi$s le niveau de la premire banquette de ce fleuve1 ni de plus de #gj celui de la seconde1 qui e/ la surface gnrale du pays3 p> consqu5t une digue de #bjj pi$s seulem5t1 place ,silv]-creek1 a suffit non-seulem5t ref\l] les eaux jusqu'au lac ri1 mais encore les t5dre depuis les d]nires rampes de l',alleghany jusqu'au nord du lac suprieur4 ,au re/e1 quelque lvation que l'on admette cette digue naturelle1 soit mme que l'on suppose en div]s lieux plusieurs digues qui aurai5t v]s successivem5t les unes sur les autres1 l'exi/5ce d'eaux sd5taires dans cette contre de l',oue/1 et de lacs anci5s tels que je les ai dmontrs entre ,blue-ridge et ,nor?-m\nta91 n'en e/ pas mo9s un fait inconte/able p\r t\t obs]vateur du t]ra92 et ce fait explique1 d'une manire satisfaisante et simple1 une f\le d'accid5ts locaux qui1 p> contre-c\p1 lui s]v5t de preuve3 p> exemple1 ces anci5s lacs expliqu5t p\rquoi dans la totalit du bass9 d',ohio1 les t]res sont t\j\rs niveles p> c\*es horizontales2 p\rquoi ces c\*es desc5d5t p> ordre graduel de pesanteur spcifique2 p\rquoi l'on tr\ve en div]s lieux des dbris d'arbres1 de roseaux1 de plantes et mme d'animaux1 tels que les ossem5ts des mm\ts entasss entre autres au lieu appel ,bigbones1 #cf milles au-dessus de l'emb\*ure de la rivire ,k5tucky1 et qui n'ont pu tre a9si rassembls que p> l'action des eaux3 enf9 ils donn5t une solution aussi heureuse que naturelle de la =mation des c\*es de *>bon fossile qui se tr\v5t de prfr5ce dans c]ta9s cantons et dans c]ta9es situations du pays4 ,en effet1 d'aprs les f\illes que l'indu/rie des habitants multiplie depuis #bj ans1 il p>at que c'e/ spcialem5t au-dessus de ,pittsburg1 dans l'espace compris entre le *anon de ,laurel et les hautes bran*es des rivires ,alleghany et ,monongahla1 qu'il exi/e une c\*e presque univ]selle de *>bon de t]re la pr(ondeur moy5ne de #ab #af pi$s3 cette c\*e e/ appuye sur le banc horizontal de pi]res calcaires1 et rec\v]te de c\*es de s*i/es et d'ardoises2 elle ondule avec le banc et avec ces c\*es sur les coteaux et dans les vallons2 elle e/ plus paisse dans ceux-ci1 plus m9ce sur ceux-l1 et en gnral elle a #f #g pi$s d'paisseur3 p> sa situation topographique1 l'on voit qu'elle affecte le bass9 infrieur des #b rivires dont j'ai p>l1 et de leurs afflu5tes1 ,yohogany et ,kiskmnitas1 qui v]s5t t\tes p> un t]ra9 assez plane dans l',ohio s\s ,pittsb\rg3 or1 dans l'hypo?se du gr& lac dont j'ai p>l1 cette p>tie se s]ait tr\ve primitivem5t tre la queue de ce lac1 et le po9t des eaux mortes causes p> son ref\lem5t3 il e/ reconnu p> les naturali/es que les *>bons fossiles ne sont que des amas d'arbres entrans1 puis rec\v]ts de t]res p> les rivires et les torr5ts3 ces amas ne se font po9t dans le c\rant1 mais dans les lieux de rem\s o ils sont ab&onns leur propre poids3 ce mcanisme se montre encore auj\rd'hui dans beauc\p de rivires des tats-,unis1 mais surt\t dans le ,mississipi qui1 comme je l'ai dit1 entrane annuellem5t une imm5se quantit d'arbres3 quelques portions de ces arbres se dpos5t dans les anses ou baies de ses rivages o les eaux t\rnoi5t et repos5t2 mais la plus gr&e masse arrive aux bords de la m]2 et p>ce que l il y a quilibre entre le c\rs du fleuve et les m>es de l'ocan1 les arbres1 s'y fix5t p> un m\vem5t /ationnaire1 et ils y sont enf\is p> la d\ble action du reflux de la m] et du c\rant du fleuve1 s\s les vases et les sables4 ,de mme1 dans les temps anci5s1 les rivires qui v]s5t des ,alleghanys et du *anon de ,laurel dans le bass9 d',ohio1 tr\vant v]s ,pittsburg les eaux mortes et la queue du gr& lac1 y dposr5t les arbres que *aque anne elles entran5t encore p> milli]s dans les fontes de neiges et les gr&s dgels du pr9temps2 ces arbres y fur5t entasss p> c\*es niveles comme le liquide qui les portait3 et p>ce que la digue du lac se surbaissa successivem5t1 a9si que je l'ai expliqu1 sa queue desc5dit aussi de pro*e en pro*e2 et p> ce mcanisme le local des dpts se prolongeant sa suite1 =ma cette va/e nappe qui1 p> le laps des temps po/rieurs1 s'e/ rec\v]te de t]re1 de gravi]s1 et a pris l'tat que n\s lui voyons4 ,si n\s p\vions connatre la dure ncessaire conv]tir en *>bon fossile les arbres enf\is avec de telles circon/ances1 ces oprations de la nature devi5drai5t p\r n\s des *elles *ronologiques d'une autorit bi5 diffr5te de celle des *ronologies rves p> des visionnaires *ez des peuples b>b>es et sup]/itieux4 ,les *>bons fossiles se retr\v5t en plusieurs autres lieux des tats-,unis1 et t\j\rs dans des circon/ances1 analogues celles que je vi5s d'expos]4 vans p>le d'une m9e situe prs du ,mosk+om1 vis--vis de l'emb\*ure du ruisseau ,lam9ski-cola1 laquelle prit feu en #agdh1 et brla p5dant une anne entire4 ,cette m9e app>ti5t au mme sy/me dont je vi5s de p>l]1 et les gr&es rivires qui v]s5t dans l',ohio1 doiv5t presque t\tes avoir des dpts de ce g5re dans leurs p>ties plates et dans leurs cantons de rem\s4 ,la bran*e suprieure du ,potmac1 au-dessus et la gau*e du =t ,cumb]l&1 e/ dev5ue clbre depuis quelques annes p\r des c\*es de *>bon fossile disposes en dunes sur ses rives1 de telle manire que les bateaux se mett5t au pi$ de la b]ge et font un *>gem5t immdiat3 or ce local porte t\tes les app>5ces d'un lac qui aurait t =m p> un ou plusieurs des nombreux sillons transv]ses qui b>r5t le ,potmac au-dessus et au-dess\s du =t ,cumb]l&4 ,en ,virg9ie1 le lit du fleuve ,james1 dix milles au-dessus des rapides de ,ri*mond1 s'appuie sur une c\*e de *>bon fossile trs-considrable3 aux deux ou trois endroits o on l'a f\ill sur sa rive gau*e1 l'on a tr\v1 s\s environ #abj pi$s anglais d'argile r\ge1 un banc de *>bon d'environ #bd pi$s d'paisseur assis sur un banc de granit incl93 il e/ vid5t que les rapides qui se tr\v5t plus bas et qui font encore ob/acle au fleuve1 l'ont autrefois totalem5t b>r2 alors il y eut dans ce local une eau /agnante1 et trs-probablem5t un lac2 le lecteur obs]v]a que p>t\t o il y a rapide1 il y a /agnation dans la nappe d'eau qui le prcde1 comme il arrive aux vannes des m\l9s3 les arbres dur5t donc s'entass] dans ce lieu3 lorsque le fleuve eut creus sa br*e et abaiss son niveau1 les crues de *aque anne y v9r5t dpos] cette argile r\ge que l'on y tr\ve2 et elle y dcle avec vid5ce une orig9e trangre1 en ce que cette qualit de t]re app>ti5t au c\rs suprieur du fleuve1 et spcialem5t au sillon dit de sud-oue/4 ,il s]ait nanmo9s possible que l'on citt ou que l'on dc\vrt sur la cte atlantique des ve9es ou des m9es de *>bon fossile qui se refusass5t cette ?orie2 mais un ou plusieurs exemples ne suffirai5t pas la r5v]s]1 p>ce que t\te la cte atlantique1 c'e/--dire t\t le pays situ entre l',ocan et l',alleghany1 depuis l'emb\*ure du ,sa9t-,laur5t jusqu'aux ,antilles1 a t b\lev]s p> des tremblem5ts de t]re dont les traces se r5contr5t p>t\t1 et ces tremblem5ts ont altr et presque dtruit1 dans t\te cette t5due1 l'ordre horizontal rguli] des c\*es de t]res et des bancs de pi]res qui les supportai5t4 ,dsormais j'ai assez dvelopp l'tat et les circon/ances du sol des tats-,unis3 il me re/e dire un mot sur l'une des s+ul>its physiques les plus rem>quables de cette contre1 celle-mme qui la c>actrise le plus p>ticulirem5t1 puisque le re/e du globe n'a pas encore (f]t son p5dant2 je veux p>l] de la *ute du fleuve ,sa9t-,laur5t ,niag>a4 ,,*apitre ,,vi4 ,de la *ute de ,niag>a et de quelques autres *utes rem>quables4 ,quelques voyages publis rcemm5t#fd ont dja donn sur la *ute de ,niag>a des dtails propres faire connatre ce phnomne gigantesque2 mais p>ce qu'ils me p>aiss5t s'tre atta*s en dcrire plutt l'imposant spectacle que les circon/ances topographiques1 dont nanmo9s il n'e/ que l'effet1 je crois devoir m'occup] spcialem5t de cette d]nire p>tie1 qui a son g5re d'intrt4 ,c'e/ un incid5t rellem5t trange en gographie1 qu'un fleuve de #gjj mtres de l>geur 7c'e/--dire la longueur du j>d9 des ,tuil]ies71 sur une pr(ondeur moy5ne de #ae pi$s de c\rant1 qui t\t--c\p manque le sol de la pla9e o il s]p5te1 et qui1 d'un seul jet1 prcipite t\te sa masse de #add pi$s de hauteur1 dans un t]ra9 infrieur ou il p\rsuit son c\rs1 sans que d'ailleurs l'il du spectateur ap]oive aucune montagne qui ait gn ou b>r sa r\te4 ,l'on n'imag9e po9t p> quelle localit s+ulire la nature a dispos et ncessit cette scne prodigieuse2 et qu& on l'a reconnu1 l'on demeure presque aussi surpris de la simplicit des moy5s1 que de la gr&eur du rsultat4 ,p\r que le lecteur saisisse facilem5t l'ensemble de ce tableau1 il doit d'abord se rappel] que t\t le pays compris entre le lac d'ri et l',ohio1 e/ un va/e plateau d'un niveau suprieur presque t\t ce cont95t1 comme il e/ pr\v p> les s\rces des diffr5ts fleuves qui en dc\l5t1 les uns au golfe du ,mexique1 les autres la m] du ,nord et l'ocan ,atlantique4 ,du ct de l'oue/ et du nord-oue/1 ce plateau vi5t sans int]ruption des ,savanes situes p>-del le ,mississipi et les lacs auxquels il s]t d'appui2 du ct du sud et de l'e/1 il se jo9t aux rampes des ,alleghanys2 mais du ct du nord1 lorsqu'il a dpass le lac ri1 environ #f #g milles avant le lac ,ont>io1 le t]ra9 subit t\t--c\p une =te dpression1 et1 p> une p5te brusque1 il v]se dans une autre pla9e d'un niveau infrieur de plus de #bcj pi$s1 dans laquelle s'assi$ le lac ,ont>io4 ,lorsqu'on vi5t du ct de ce lac1 on saisit facilem5t cette disposition de t]ra92 de trs-lo9 sur la nappe d'eau d\ce1 l'on ap]oit devant soi comme un haut remp>t1 dont l'esc>pem5t g>ni de =ts1 semble devoir int]dire t\t passage ultrieur3 l'on entre dans le ,sa9t-,laur5t1 que l'on remonte jusqu'au village de ,que5s-t[n1 et bi5tt l'on ap]oit sur la gau*e une gorge troite et pr(onde1 d'o sort le fleuve assez rapide1 mais calme3 la cascade re/e encore une nigme3 cet esc>pem5t vi5t de ,toronto1 ou mme de plus lo91 et ctoyant la rive nord du lac ,ont>io la di/ance v>iable d'un et deux milles1 il t\rne p> une c\rbe l'e/1 sur la rive mridionale du lac1 trav]se le ,sa9t-,laur5t #g milles de son emb\*ure1 la rivire ,gnsee huit de la si5ne1 puis se rec\rbe encore v]s le sud1 et p> une ligne di/ante de #e #f milles oue/ du lac ,s5eca1 o je reconnus sa rampe#fe1 il va se rejo9dre1 presque de pla9-pi$1 aux rameaux des ,alleghanys1 d'o ce lac tire ses pr9cipales eaux4 ,l'on peut mme dire1 que presque de niveau dans cette p>tie avec ces montagnes1 le plateau se prolonge avec elles jusqu'au fleuve ,hudson1 o il se t]m9e comme ,niag>a p> une rampe galem5t haute et rapide2 ce qui prs5te un autre incid5t galem5t rem>quable en gographie1 d'un t]ra9 o la m>e pntre plus de #aff milles prcism5t au pi$ d'un autre o vi5n5t pr5dre leurs s\rces des rivires1 telles que la ,delaw>e1 dont le c\rs en a plus de quatre c5ts4 ,l'artifice du local de ,niag>a e/ plus difficile saisir p\r ceux qui vi5n5t du ct du lac ri1 a9si qu'il m'arriva le #bd octobre #agif4 ,depuis ce lac1 et mme voguant sur ses eaux1 l'on n'a en vue aucune montagne1 except p> le trav]s de ,presqu'le1 o l'on dc\vre quelques ttes basses et lo9ta9es dans le nord-oue/ de la ,p5sylvanie4 ,le pays o c\le le ,sa9t-,laur5t ne prs5te qu'une va/e pla9e c\v]te de =ts2 et le c\rs du fleuve1 qui file pe9e #c milles l'heure1 n'indique po9t encore l'accid5t qui l'att5d plus bas4 ,ce n'e/ que v]s l'emb\*ure du ruisseau ,*ip01 six lieues au-dess\s du lac ri1 que l'eau dev5ant plus rapide1 av]tit les rameurs de s]r] le rivage et de pr5dre port au village situ cet endroit3 l1 le fleuve dploie une nappe d'eau d'environ #cej toises de l>ge1 de t\tes p>ts borde de futaies4 ,l'on n'e/ plus qu' #bjjj toises 7#b milles et demi7 de la cascade3 l'on ent5d un bruit s\rd et lo9ta91 comme des vagues de la m]2 et ce bruit e/ plus ou mo9s gr&1 selon le v5t rgnant2 mais l'il n'ap]oit encore ri54 ,l'on suit pi$ une r\te sauvage trace p> des *>rettes1 sur la rive gau*e du fleuve1 que les arbres emp*5t de voir en avant4 ,au b\t d'un mille l'on ap]oit le fleuve t\rnant sur sa gau*e1 et s'engageant un mille encore plus bas p>mi les cueils qu'il c\vre d'cume4444 ,p>-del ces brisants1 l'on voit sortir d'un enfoncem5t dans la =t un nuage de vapeurs4444 et plus aucune trace de fleuve3 le bruit e/ bi5 plus viol5t1 mais l'on ne voit po9t encore la *ute3 l'on cont9ue de m>*] sur le rivage1 qui d'abord n'excdait que de #aj #ab pi$s la surface de l'eau1 mais qui bi5tt s'appr(ondit #bj1 #cj et #ej1 et indique1 p> cette p5te1 l'acclration du c\rant4 ,alors quelques rav9s oblig5t de faire encore sur la gau*e un dt\r qui c>te du fleuve3 p\r y rev5ir1 il faut trav]s] les t]ra9s d'une f]me dja tablie1 et enf91 se dgageant des arbres et des br\ssailles1 l'on arrive sur le flanc de la cat>acte#ff3 c'e/ l qu'on voit le fleuve se prcipit] t\t enti] dans un rav9 ou canal creus p> lui-mme1 d'environ #ff mtres 7#bjj pi$s7 p]p5diculaires de pr(ondeur sur une l>geur d'environ #djj mtres 7#abjj pi$s74 ,il y e/ encaiss comme entre deux murailles de ro*]s dont les p>ois sont tapisses de cdres1 de sap9s1 de htres1 de *nes1 de b\leaux1 etc4 ,ord9airem5t les voyageurs contempl5t la *ute de ce local1 o un roc prom95t dom9e sur l'abme3 quelques voyageurs de la socit dont je faisais p>tie lui donnr5t en effet la prfr5ce2 d'autres1 auxquels je me joignis1 in=ms que l'on p\vait desc5dre #e #fjj toises plus bas1 au fond du rav91 p> les *elles du g\v]neur ,simcoe1 p5sr5t que l'on y j\irait mieux de t\te la gr&eur du spectacle1 les objets de ce g5re produisant plus d'effet lorsqu'ils sont vus de bas en haut4 ,n\s desc5dmes1 non sans difficult1 p> ces *elles qui ne sont que des troncs d'arbres entaills et fixs contre la p>oi du prcipice3 p>v5us au fond1 n\s pmes remont] v]s la *ute p> une rive de ro*es cr\les et de sables dposs1 o n\s tr\vmes des cadavres de daims et de sangli]s que la cat>acte avait entrans lorsqu'ils v\lai5t pass] la nage au-dessus d'elle4 ,le c\rant prs de n\s tait trs-rapide sur un lit de rocs1 mais il n'(frait aucun dang]4 ,sur notre gau*e1 en avant1 tait une portion de la *ute d'environ #bjj pi$s de l>ge3 une petite le la sp>e de la gr&e cat>acte4 ,au del1 en avant et en face du spectateur1 celle-ci =me un f]--*eval d'environ #abjj pi$s de dveloppem5t1 masqu sur la droite p> les rocs saillants du flanc du rav94 ,a plus de #cjj toises de di/ance1 la pluie cause p> les rejaillissem5ts de l'eau qui se prcipite et se relve en colonnes tait dja si =te1 que n\s en tions pntrs4 ,convalesc5t d'une fivre maligne que j'avais essuye au =t ,dtroit1 je n'eus ni la =ce ni le dsir d'all] plus avant3 quelques-uns de mes compagnons entreprir5t de pntr] jusqu' la cascade2 mais ils fur5t bi5tt rebuts p> des ob/acles suprieurs l'ide qu'ils s'en tai5t faite3 un voyageur anglais1 avec qui je trav]sai le lac ri1 avait t plus-heureux que n\s deux mois aup>avant4 ,dirig p> d'excell5ts guides1 et disposant de moy5s et de temps que n\s n'avions pas1 il pntra aussi lo9 qu'il e/ possible sans y prir2 et p\r satisfaire la ju/e curiosit du lecteur1 je vais extraire la description qu'il en a faite dans l'ouvrage intitul3 ,voyage au ,canada1 et qui a t traduit en franais#fg4 ,en arrivant au pi$ des *elles de ,simcoe au fond du rav91 l'on se tr\ve au milieu d'un amas de ro*]s et de t]res dta*es du flanc du coteau4 ,on voit ce flanc g>ni de sap9s et de cdres susp5dus sur la tte du voyageur1 et comme m5aant de l'cras]3 plusieurs de ces arbres ont la tte en bas et ne ti5n5t au coteau que p> leurs rac9es4 ,la rivire1 en cet endroit1 n'a qu'un qu>t de mille de l>geur 7un peu plus de #bjj toises7 et sur la rive oppose#fh l'on a une trs-belle vue de la petite cat>acte4 ,celle du f]--*eval e/ moiti ca*e p> le coteau4 ,n\s suivmes la rivire jusqu' la gr&e cat>acte3 n\s m>*mes une bonne p>tie du *em9 sur une c\*e horizontale de pi]res *aux c\v]te de sable1 except en quelques endroits o il fallut gravir des amas de ro*]s dta*s du coteau4444 ,ici1 l'on tr\ve beauc\p de poissons1 d'cureuils1 de r5>ds et d'autres animaux qui1 surpris au-dessus des cat>actes p> le c\rant qu'ils v\lai5t pass] la nage1 ont t prcipits dans le g\ffre et jets sur cette rive2 l'on voit galem5t des arbres et des plan*es que le c\rant a dta*s des m\l9s sci]3 le bois a9si que les c>casses des animaux1 et p>ticulirem5t les gros poissons1 p>aiss5t avoir beauc\p s\ff]ts p> les *ocs viol5ts qu'ils ont pr\vs dans le g\ffre4 ,l'odeur putride de ces corps rp&us sur le rivage1 attire une f\le d'oiseaux de proie qui plan5t habituellem5t sur ces lieux444 ,plus on appro*e de la *ute1 plus la r\te devi5t difficile et raboteuse3 en quelques endroits o des p>ties du coteau se sont cr\les1 d'normes amas de t]re1 d'arbres et de ro*]s qui s't5d5t jusqu'au bord de l'eau s'oppos5t la m>*e1 prs5t5t une b>rire qui p>at impntrable1 et qui le s]ait en effet1 si l'on n'avait un bon guide p\r les fran*ir4 ,il faut1 aprs tre p>v5u avec beauc\p de pe9e jusqu' leur sommet1 trav]s] en rampant sur les ma9s et sur les g5\x1 de longs passages obscurs =ms p> des vides entre les crevasses des ro*]s et des arbres2 et lorsque l'on a fran*i ces amas de t]res et d'arbres1 il faut encore gravir les uns aprs les autres les ro*]s qui sont le long du coteau2 c> ici la rivire ne laisse qu'un trs-petit espace libre1 et ces ro*]s sont si glissants1 cause de l'humidit qu'y entreti5n5t les vapeurs ou plutt la pluie de la cat>acte1 que ce n'e/ qu'en pr5ant les plus gr&es prcautions que l'on peut se prs]v] de la plus t]rible de t\tes les *utes4 ,n\s avions encore un qu>t de mille faire p\r arriv] au pi$ de la *ute1 et n\s tions aussi m\ills p> ses vapeurs que si n\s avions t tremps dans la rivire4 ,arriv l1 aucun ob/acle n'emp*e d'appro*] jusqu'au pi$ de la *ute4 ,on peut mme avanc] d]rire cette prodigieuse nappe d'eau1 p>ce que1 outre que le ro*] du haut duquel elle se prcipite a une =te saillie1 la *aleur#fi occasione p> le viol5t b\illonnem5t des eaux1 a caus1 dans la p>tie infrieure du roc1 des cav]nes pr(ondes qui s't5d5t au lo9 s\s le lit de la cat>acte4 ,en ent5dant le bruit s\rd et mugissant qu'elles occasion5t1 ,*>levoix a eu le mrite de dev9] l'exi/5ce de ces cav]nes#gj4 ,je m'avanai de #e ou #f pas d]rire la nappe d'eau1 af9 de jet] un c\p-d'il dans l'intrieur de ces cav]nes2 mais je faillis d'tre suffoqu p> un t\rbillon de v5t qui rgne con/amm5t et avec furie au pi$ de la *ute1 et qui e/ caus p> les *ocs viol5ts de cette prodigieuse masse d'eau contre les ro*]s4 ,j'av\e que je ne fus pas t5t d'all] plus avant1 et aucun de mes compagnons n'essaya plus que moi de pntr] dans ces antres t]ribles1 sj\r m5aant d'une mort c]ta9e4 ,aucune expression ne peut donn] une ju/e ide des s5sations qu'imprime un spectacle si imposant3 t\s les s5s sont saisis d'effroi2 le bruit effrayant de l'eau inspire une t]reur religieuse qui s'augm5te encore1 lorsque l'on rfl*it qu'un s\ffle de ce t\rbillon peut subitem5t enlev] de dessus le ro*] glissant le faible mortel qui s'y place1 et le faire disp>atre dans le g\ffre affreux qu'il a s\s ses pi$s1 et dont aucune =ce huma9e ne p\rrait le sauv]4 ,tel e/ le rcit de ,m4 ,weld4 ,il me re/ait savoir comm5t le fleuve se dgageait du rav9 o il tait captif4 ,je cont9uai ma r\te pi$ trav]s les bois1 p> un s5ti] t\j\rs en p5te1 l'espace de #f milles3 je *]*ais dev9] quelle en s]ait l'issue1 lorsqu'enf9 j'arrivai au bord de l'esc>pem5t dont j'ai p>l3 les ,canadi5s appell5t cet endroit le ,platon1 au lieu du ,plateau1 et l'on dirait encore mieux la ,plate-=me4 ,ma vue1 alors dgage des arbres1 dc\vrit t\t c\p un horizon imm5se2 en avant1 au nord1 le lac ,ont>io semblable une m]2 plus prs de moi1 une longue prairie p> laquelle le ,sa9t-,laur5t s'y r5d1 en =mant #c c\des2 s\s mes pi$s1 et comme au fond d'une valle1 le petit village de ,que5/[n assis sur sa rive oue/1 t&is que v]s ma droite1 le fleuve sortait enf9 comme d'une cav]ne1 p> l'issue du rav9 dont le bois me masquait le bord et l'ouv]ture4 ,p\r quiconque exam9e avec att5tion t\tes les circon/ances de ce local1 il devi5t vid5t que c'e/ ici que la *ute a d'abord comm5c1 et que c'e/ en sciant1 p\r a9si dire1 les bancs du ro*]1 que le fleuve a creus le rav91 et recul d'ge en ge sa br*e jusqu'au lieu o e/ ma9t5ant la cascade4 ,il y cont9ue son travail sculaire avec une l5te mais infatigable activit3 les plus vieux habitants du pays1 comme l'obs]ve ,m4 ,weld1 se rappell5t avoir vu la cat>acte plus avance de plusieurs pas3 un (fici] anglais1 /ationn depuis #cj ans au =t ri1 lui cita des faits positifs1 pr\vant que des ro*]s alors exi/ants avai5t t m9s et engl\tis3 dans l'hiv] qui suivit mon passage 7#agig71 les dgels et le dbordem5t dta*r5t des blocs considrables qui gnai5t l'lan de l'eau3 et si1 depuis que les ,europens y ont abord la premire fois1 il y a plus d'un sicle et demi1 ils euss5t t5u des notes prcises de l'tat de la *ute1 n\s aurions dja quelques ides de ses progrs1 atte/s d'ailleurs p> le raisonnem5t et p> une f\le d'indications locales que l'on r5contre *aque pas#ga4 ,p5dant #e j\rs que je passai *ez ,m4 ,p[el1 juge1 qui a =m son tablissem5t #d milles du ,platon1 j'eus le loisir d'all] visit] le rav9 un endroit o se tr\ve une espce de gr&e baie dans l'un de ses flancs3 cette baie a cela de rem>quable1 que les eaux y =m5t un gr& rem\s ou t\rnoiem5t dans lequel s'engag5t la plup>t des corps flottants qui n'en peuv5t plus sortir4 ,l'on voit cet endroit que le fleuve arrt p> la duret du ro*]1 a port sa *ute sur plusieurs po9ts1 et que ce n'e/ qu'en les ttant qu'il en a tr\v un plus faible p> lequel il a cont9u sa r\te4 ,a cet endroit le banc du ro*] fleur de t]re1 e/ calcaire a9si qu' la br*e du ,platon2 et l'on a droit de le croire tel dans t\t le c\rs du rav91 puisque la table sur laquelle s'appuie la cat>acte l'e/ aussi1 et de l'espce appele calcaire primitif ou cri/allis4 ,m4 le docteur ,b>ton1 qui l'a exam9 avec plus de loisir que je n'ai pu le faire1 value son paisseur #af pi$s anglais2 il croit ce banc calcaire assis sur des bancs de s*i/e bleu qui conti5n5t une =te dose de s\fre#gb4 ,j'ai tr\v beauc\p1 de ces s*i/es sur les bords du lac ri1 et il e/ probable que ce mme banc tapisse son fond et le lit du ,sa9t-,laur5t3 avec les sicles1 si le fleuve p\rsuivant son travail1 cesse de tr\v] la ro*e calcaire qui l'arrte1 et s'il r5contre des c\*es plus molles1 il f9ira p> arriv] au lac ri1 et alors s'opr]a dans l'av5ir l'un de ces gr&s dess*em5ts dont les valles du ,potmac1 de l',hudson et de l',ohio n\s ont (f]t des exemples dans le pass4 ,ce gr& incid5t p\rrait tre aid et ht p> des causes qui p>aiss5t avoir j\ un gr& rle dans t\te la /ructure de ce pays1 je veux dire les volcans et les tremblem5ts de t]re dont les traces physiques et les s\v5irs hi/oriques se retr\v5t en gr& nombre sur t\te la cte atlantique1 a9si que je l'expos]ai dans un in/ant4 ,la *ute de ,niag>a e/ sans contr$it la plus prodigieuse de t\te cette contre2 mais l'on y en compte beauc\p d'autres dignes de l'att5tion des naturali/es1 les unes p> leur volume1 les autres p> leur lvation4 ,sur le prolongem5t du mme coteau1 d'o tombe le ,sa9t-,laur5t1 et aussi sur la rive mridionale du lac ,ont>io1 la rivire ,gnsee subit #b ou #c *utes dont la somme additionne gale celle de ,niag>a1 et pr\ve que l'esc>pem5t cons]ve son niveau avec une rgul>it rem>quable3 j'ai dit #b ou #c *utes1 p>ce que les voyageurs diffr5t entre eux sur ces nombres1 et que n'tant pas tmo91 je ne puis rs\dre la "q4 ,m4 ,arr[-,smi? n'en compte que #b1 dont la plus vois9e du lac a #ge pi$s anglais de hauteur1 ci #ge et la seconde1 au-dessus d'elle1 #if pi$s1 ci #if --- ce qui fait #aga pi$s anglais4 ,total #aga --- et revi5t environ #aeg pi$s de ,france1 ci #aeg ,m4 ,p\*ot1 (fici] franais en ,canada1 dans la gu]re de #agef1 compte #c *utes#gc2 la premire l>ge de #b arp5ts et haute de #fj pi$s1 ci #fj ,la seconde peu considrable ,la troisime l>ge de #c arp4 et haute de #ajj pi$s #ajj --- ,,total #afj --- ,cette somme de #afj pi$s concide trs-bi51 comme l'on voit1 avec les #aeg de ,m4 ,arr[-,smi?1 dont les auteurs p>aiss5t avoir nglig la seconde cascade4 ,b\ga9ville1 le clbre navigateur aut\r du monde1 qui fit aussi la gu]re en #agef au ,canada1 value1 dans son j\rnal manuscrit qu'il m'a communiqu1 cette seconde *ute #bj pi$s3 ce s]ait donc une hauteur totale d'environ #ahj pi$s1 ci #ahj ,or ,niag>a compte p\r sa *ute #add pi$s1 ci #add ,plus1 p\r la p5te des rapides qui la prcd5t1 environ #ej pi$s anglais1 peu prs #df de ,france1 ci #df ---- ,,total #aij,p#gd ---- ,la diffr5ce se rduit #aj pi$s1 et si l'on considre que ces lvations v>i5t selon les poques des eaux basses et ds dbordem5ts1 l'on convi5dra que des mesures prises en temps div]s1 p> div]ses p]sonnes1 peuv5t difficilem5t mieux cadr]4 ,au-dess\s de ,qubec1 sur la rive nord du ,sa9t-,laur5t1 une rivire mdiocre =me une *ute clbre s\s le nom de ,montmor5cy3 elle a #bbj pi$s de hauteur sur une nappe de #df #ej de l>ge1 et elle prs5te des effets trs-pittoresques1 p> l'app>5ce blan*e et neigeuse qu'elle pr5d dans cette norme *ute4 ,au-dessus de la mme ville1 sur la rive sud1 e/ la *ute d'une autre rivire appele la ,*audire2 elle e/ mo9s haute de moiti que les prcd5tes2 mais sa l>geur e/ de #bbe #bcj pi$s#ge4 ,une troisime *ute1 nomme le ,cohoes1 e/ celle de la ,mohawk1 #c milles avant son emb\*ure dans le fleuve ,hudson3 ce nom de ,cohoes me p>at un mot imitatif cons]v des sauvages1 et p> un cas s+uli]1 je l'ai retr\v dans le pays de ,lige1 appliqu une petite cascade1 trois lieues de ,spa3 le ,cohoes de la ,mohawk e/ valu p> les uns #fe pi$s1 p> d'autres #ej seulem5t3 la nappe d'eau a environ #hjj pi$s de l>ge3 elle e/ brise p> beauc\p de ro*es4 ,une quatrime *ute e/ celle du ,potmac1 ,matilda1 #f milles au-dessus de ,george-t[n3 elle a environ #gb pi$s de hauteur1 sur #h #ijj de l>ge4 ,le fleuve qui jusqu'alors avait c\l dans une valle borde de coteaux1 sauvages comme ceux du ,rhne en ,viv>ais1 tombe t\t c\p comme le ,sa9t-,laur5t1 dans un pr(ond rav9 de pur roc1 granit micac1 taill pic sur les deux rives3 il s'en dgage quelques milles plus bas p> un vasem5t de la valle dans le pays infrieur4 ,l'on compte encore plusieurs autres *utes rem>quables plutt p> leur hauteur que p> leur volume3 telle e/ celle de ,fall+-spr+1 sur l'une des hautes bran*es de la rivire ,james1 v5ant de ,w>m-spr+3 ,m4 ,jeff]son1 qui la cite dans ses notes sur la ,virg9ie#gf1 l'value #bjj pi$s anglais de hauteur1 mais sa nappe n'a que #ae pi$s de l>geur4 ,telle encore celle de ,paissaik1 dans le ,new-,j]sey1 haute de #ff #gj pi$s1 l>ge d'environ #aaj2 quant celle appele ,sa9t-,anto9e1 sur le ,mississipi1 au-dessus de la rivire ,sa9t-,pi]re1 je dirai seulem5t1 d'aprs ,m4 ,arr[-,smi?1 qu'elle a #bi pi$s anglais1 c'e/--dire #h mtres 4 ,a t\s ces gr&s accid5ts de la nature1 notre ,europe n'(fre de comp>able que la *ute de ,t]ni en ,italie1 et celle de ,lauff51 s\s ,s*aff\se1 o le ,rh9 se prcipite1 selon ,m4 ,coxe1 de #gj #hj pi$s3 ce voyageur obs]ve que la nappe d'eau e/ brise p> de gr&es masss de ro*]s1 et c'e/1 avec sa hauteur1 un second motif de la comp>] celle du ,potmac4 ,quant la *ute de ,t]ni1 elle e/ la plus haute de t\tes1 puisqu'elle a #gjj pi$s de hauteur2 mais le volume d'eau n'e/ pas trs-considrable4 ,ce que l'on p\rrait cit] des autres cascades des ,alpes et des ,pyrnes1 ne mrite pas de m5tion aprs de si gr&s objets2 et ma9t5ant que n\s connaissons avec prcision les cat>actes du ,nil1 jadis si vantes1 et que n\s savons qu'elles ne sont rellem5t que des rapides depuis #d p\ces jusqu' un pi$ p> *aque banc de granit1 en eaux basses1 n\s avons une preuve n\velle de l'esprit exagrateur des ,grecs1 et de leur faible in/ruction en gographie et en hi/oire naturelle4 ,,*apitre ,,vii4 ,des tremblem5ts de t]re et des volcans4 ,quoique l',amrique du nord ne n\s soit connue que depuis mo9s de deux sicles1 cet int]valle1 si c\rt dans les annales de la nature1 a dja suffi n\s pr\v]1 p> de nombreux exemples1 que les tremblem5ts de t]re ont d y tre frqu5ts et viol5ts dans les temps passs2 et qu'ils y ont t l'ag5t pr9cipal des b\lev]sem5ts dont la cte atlantique (fre des traces gnrales et frappantes4 ,en remontant seulem5t l'an #afbh 7poque de l'arrive des premi]s colons anglais71 et t]m9ant #aghb1 dans une priode de #aed ans1 ,m4 ,williams1 qui n\s devons des re*]*es curieuses sur ce sujet1 a tr\v m5tion au!ntique de plus de #de tremblem5ts de t]re3 les dtails qu'il en a consigns dans plusieurs mmoires#gg1 tabliss5t en faits gnraux3 ,que les tremblem5ts de t]re s'annonai5t p> un bruit semblable celui d'un v5t viol5t1 ou d'un feu qui pr5d dans le tuyau d'une *em9e3 qu'ils abattai5t les ttes des *em9es1 quelquefois mme les maisons3 qu'ils ouvrai5t les portes1 les f5tres1 s*ai5t les puits et mme plusieurs rivires3 qu'ils donnai5t aux eaux une c\leur tr\ble1 et l'odeur ftide du foie de s\fre 7sulfure ammoniacal71 et qu'ils jetai5t p> de gr&es crevasses du sable ayant la mme odeur3 que leurs sec\sses semblai5t p>tir d'un foy] intrieur qui s\levait la t]re de dess\s en dessus1 et dont la ligne pr9cipale c\rant nord-oue/ et sud-e/1 suivait la rivire ,m]rimac1 s't5dait au sud jusqu'au ,potmac et au nord p>-del le ,sa9t-,laur5t1 affectant surt\t la direction du lac ,ont>io4 ,quelques phrases de ce texte sont rem>quables p> leur analogie avec des faits locaux que j'ai prs5ts4 ,cette odeur de foie de s\fre 7ou sulfure ammoniacal7 donne aux eaux et aux sables1 vomis du se9 de la t]re p> de gr&es crevasses1 n'aurait-elle pas t f\rnie p> la c\*e de s*i/es que n\s avons vue ,niag>a s\s la c\*e calcaire1 et qui lorsqu'on la sommet au feu1 exhale =tem5t le s\fre2 il n'e/1 la vrit1 que l'un des lm5ts du produit cit1 mais une analyse exacte p\rrait y dc\vrir l'autre3 cette c\*e de s*i/es se retr\ve s\s le lit de l',hudson et rep>at dans beauc\p de lieux de l'tat de ,new-,york et de la ,p5sylvanie p>mi les grs et les granits3 l'on a droit de suppos] qu'elle rgne aut\r de l',ont>io1 et s\s le lac ri1 p> consqu5t qu'elle =me l'un des plan*]s du pays o les tremblem5ts ont leur pr9cipal foy]4 ,la ligne de ce foy] c\rant nord-oue/ et sud-e/1 affecte surt\t la direction de l',atlantique au lac ,ont>io4 ,cette prdilection e/ rem>quable raison de la /ructure s+ulire de ce lac3 les autres lacs1 malgr leur t5due1 n'ont po9t une gr&e pr(ondeur2 l'ri n'a jamais plus de #ajj #abj pi$s3 l'on voit en nombre d'endroits le fond du lac ,suprieur3 l',ont>io1 au contraire1 e/ en gnral trs-pr(ond1 c'e/--dire1 passant #de et #ej brasses 7#bej pi$s72 et dans une t5due considrable l'on a essay des sondes de #aaj brasses armes de b\lets1 sans ri5 t\*] ni rapport]4 ,cet tat a lieu quelquefois prs de ses bords3 d'o il rsulte une indication presque vid5te que le bass9 de ce lac e/ un cratre de volcan te9t3 cette induction se confirme1 #a p> les produits volcaniques dja tr\vs sur ses bords3 et sans d\te des yeux ex]cs en tr\v]ont beauc\p d'autres2 #b p> la =me du gr& talus ou esc>pem5t qui ent\re presque circulairem5t le lac1 et qui annonce de t\tes p>ts l'il et au raisonnem5t1 que jadis le plateau de ,niag>a s't5dait jusque v]s le milieu du lac ,ont>io1 et qu'il s'y e/ affaiss et engl\ti p> l'action d'un volcan alors en vigueur4 ,l'exi/5ce de ce f\rneau se lie p>faitem5t avec les tremblem5ts de t]re cits3 et ces deux ag5ts que n\s tr\vons ici runis1 en n\s confirmant d'une "p celle d'un gr& foy] s\t]ra91 une pr(ondeur inconnue1 mais considrable1 donne de l'autre une explication heureuse et plausible de la confusion de t\tes les c\*es de pi]res et de t]res qui a lieu sur t\te la cte atlantique3 elle explique aussi p\rquoi les bancs calcaires et mme granitiques1 y sont incl9s depuis #de jusqu' #hj degrs l'horizon1 leurs tables fractures ayant d re/] dans le dplacem5t occasion p> les gr&es explosions4 ,c'e/ cette fracture du banc d',is+lass que sont dues ses petites cascades2 et ce fait indiqu]ait que jadis le foy] s't5dit au del du ,potmac dans le sud1 comme ce banc lui-mme4 ,sans d\te il avait des communications avec celui des ,antilles4 ,j'ai dit ailleurs que ces tremblem5ts de t]re n'ont po9t de traces dans le pays de l',oue/3 que les sauvages mme n'en connaiss5t po9t le nom3 j'aj\te que1 selon le docteur ,b>ton1 ils ne connaiss5t pas non plus celui de volcan dont en effet l'on n'ap]oit aucun ve/ige au midi des lacs1 mais dont le ,alleghanys en (fr5t plusieurs4 ,l'on m'a dit au =t ,dtroit que les sauvages du nord du ,canada font m5tion d'un volcan qui fume encore quelquefois dans l'intrieur du pays2 mais ce fait a beso9 de rapports plus au!ntiques4 ,il e/ dsir]1 et l'on a droit d'espr]1 que p> la suite du temps des socits savantes =mes aux tats-,unis1 p\rront appliqu] ce g5re de re*]*es gologiques des so9s et des dp5ses qui pass5t les moy5s des voyageurs trang]s et isols4 ,l'on peut assur] d'avance qu'elles en obti5dront des rsultats trs-n\veaux et trs-prcieux p\r l'hi/oire du globe1 et qu'elles port]ont jusqu' l'vid5ce une conjecture dja =me p> plusieurs physici5s1 et dont je demeure conva9cu2 savoir1 que le cont95t de l',amrique du nord n'a t dgag que po/rieurem5t la majeure p>tie de l'anci5 hmisphre et de l',amrique du sud1 des eaux soit ocaniques1 soit d\ces et fluviatiles1 qui ont jadis c\v]t la totalit de notre plante1 une hauteur suprieure aux plus hautes montagnes1 et p5dant une dure si longue qu'elle a suffi la dissolution des matriaux qui se sont cri/alliss depuis leur vaporation ou depuis leur retraite44444 mais j'ai dsormais assez p>l de l'tat du sol2 il e/ temps d'occup] le lecteur de celui du climat4 ,,*apitre ,,viii4 ,du climat4 ,p> climat#gh1 on devrait1 selon le s5s littral du mot1 n'ent5dre que le degr de latitude d'un pays2 mais p>ce qu'en ?se gnrale les pays se sont montrs froids ou *auds1 selon leurs degrs de latitude1 l'ide accessoire s'e/ tellem5t associe l'ide pr9cipale1 que le t]me climat e/ dev5u synonyme de temprature habituelle de l'air2 et nanmo9s il n'e/ pas vrai que la temprature soit ess5tiellem5t dt]m9e p> la latitude3 une f\le de faits pr\v5t au contraire qu'elle e/ modifie et mme dnature p> div]ses circon/ances du sol1 telles que sa surface aride ou aqueuse1 nue ou boise1 son lvation ou son abaissem5t au niveau de la m]1 son exposition tel ou tel aspect du ciel1 enf9 et p>-dessus t\t1 p> l'espce et la qualit des c\rants de l'air1 c'e/--dire des v5ts qui p>c\r5t cette surface2 d'o il suit que le sol devi5t un lm5t con/ituant de la temprature1 et p> consqu5t du climat tel qu'on l'ent5d2 et ce que je vais expos] des div]s phnomnes de celui des tats-,unis1 aj\t]a de n\velles preuves cette vrit4 ,i4 ,le climat de la cte atlantique e/ plus froid en hiv] et plus *aud en t que ses p>allles d',europe4 ,depuis long-temps les hi/ori5s de l',amrique et les physici5s ont rem>qu avec surprise que le climat sur la cte atlantique tait de plusieurs degrs plus froid en hiv] que ses p>allles d',europe1 et mme d',asie et d',afrique sur le bass9 de la ,mdit]rane2 mais ils me p>aiss5t n'avoir pas donn assez d'att5tion une seconde circon/ance galem5t rem>quable2 savoir1 que la temprature y e/ aussi gnralem5t plus *aude en t de plusieurs degrs4 ,je vais dvelopp] l'un et l'autre cas p> des exemples dtaills4 ,dans les p>ties nord de la ,n\velle-,anglet]re1 p> une latitude moy5ne de #db #dc1 des obs]vations faites ,salem prs ,bo/on1 p5dant sept ans1 p> ,m4 ,ed\>d ,holyhoke#gi1 et comp>es #bj autres annes d'obs]vations recueillies ,manheim#hj con/at5t que le climat de ,salem e/ la fois plus froid en hiv] et plus *aud en t que celui d'un nombre de villes donnes en ,europe1 a9si qu'on le voit dans le tableau suivant3 ,latitude4 ,max4 de froid4 ,max4 de *aud4 *4 de v>iat4 ,rome4 #da #ec #j #bd #bd ,m>seille4 #dc #ag #d #be #bi ,pad\e4 #de #bb #aj #bi #ci ,salem4 #db #ce #ai #ca #ea ,l'on rem>qu]a1 dans ce tableau1 qu' ,salem la diffr5ce du froid au *aud e/ de #ea1 t&is qu' ,rome elle n'e/ que de #bd1 ,m>seille de #bi1 et ,pad\e de #ci4 ,en gnral1 dans les tats de ,ma9e1 ,v]mont1 ,new-,hamp%ire et mme ,massa*usets1 pays situs entre les #db et #de1 c'e/--dire1 correspondants au midi de la ,france et au nord de l',espagne1 la t]re demeure *aque hiv] assez c\v]te de neiges p5dant trois et quatre mois1 p\r r5dre habituel et gnral l'usage des traneaux4 ,le !rmomtre1 qui v>ie alors depuis la glace jusqu' #h et #aj au-dess\s1 desc5d quelquefois #ab1 #ad et jusqu' #ah s\s zro4 ,l'hi/ori5 de ,new-,hamp%ire1 ,m4 ,belknap1 l'a vu #ah ,portsm\?1 sur la cte au nord de ,salem2 et l'hi/ori5 de ,v]mont1 ,m4 ,s4 ,williams1 l'a vu #bf s\s zro ,rutl&1 au pi$ des ,montagnes-,v]tes4 ,un peu plus avant dans le nord1 c'e/--dire en ,canada1 p> les #df et #dg de latitude1 ce qui correspond au milieu de la ,france1 la neige s'tablit ds le mois de novembre et dure jusque v]s la f9 d'avril1 c'e/--dire p5dant six mois1 paisse de #d #f pi$s1 p> un ciel trs-clair et un air trs-sec3 elle e/ telle surt\t v]s ,qubec1 o le !rmomtre desc5d ord9airem5t #bj et #bd s\s glace2 l'on y a mme vu en #agij1 gel] le m]cure1 ce qui suppose #ch #djha2 or1 un tel cas n'arrive en ,europe que s\s les p>allles de ,/ockholm et de ,pt]sb\rg#hb1 p> les #fj de latitude4 ,ces froids ont donn lieu quelques expri5ces curieuses sur la =ce expansive de l'eau l'in/ant de sa conglation4 ,m4 le major d\>d ,williams se tr\vant ,qubec1 a rempli d'eau des bombes de f]2 il en a b\* l'orifice avec des tampons de bois frapps =tem5t1 et il les a exposes la gele4 ,lorsque les bombes ont eu des flures ou d'autres vices1 elles ont clat l'in/ant de la conglation1 et il en a sailli subitem5t des prom95ces en =mes d'ailes ou de nageoires3 mais ord9airem5t le tampon de bois a t lanc avec dtonation1 des di/ances depuis #fj jusqu' #dae pi$s1 quoiqu'il pest #b livres 7poids anglais71 et l'on a t\j\rs tr\v sa place une m*e ou fuse de glace saillante de #f #g p\ces3 l'on a dduit de ces expri5ces que l'eau en se congelant se dilate entre #a_/ag et #a_/ah de son volume4 ,je rem>qu]ai p> la suite qu' ,montral1 au-dessus de ,qubec1 les neiges dur5t mo9s long-temps de prs de deux mois1 qu'au bas du fleuve2 et qu' ,niag>a1 bi5 au-dessus de ,montral1 elles sont de deux mois encore plus c\rtes que dans cette ville2 ce qui e/ prcism5t le contraire de la rgle gnrale des niveaux1 obs]ve sur le re/e de la cte2 je me borne en ce mom5t pr5dre note de cette s+ul>it1 qui vi5dra p> la suite l'appui d'une ?orie que j'expos]ai4 ,dans ces mmes tats de ,ma9e1 ,v]mont1 ,new-,hamp%ire1 etc41 les *aleurs1 dat] du sol/ice d't1 sont d'une int5sit aussi excessive3 p5dant #dj ou #ej j\rs1 l'on voit s\v5t le m]cure mont] #ba et #bb1 et quelquefois #bd1 mme #bf3 il se passe peu d'annes ,salem sans qu'il monte #cj et #ca1 ce qui e/ la temprature du golfe ,p]sique et des ctes arabes4 ,cet tat a lieu dans beauc\p d'autres endroits de la ,n\velle-,anglet]re o l'on n'a pas fait d'obs]vations3 ,rutl&1 dja cit1 ,m4 ,williams a vu le m]cure #bg4 ,mais ce qui surpr5dra davantage1 c'e/ qu' ,qubec1 et jusque sur la baie de ,hudson1 aux =ts d',york et de ,wales1 p> le #ei de latitude1 l'on pr\ve p5dant #bj ou #cj j\rs des *aleurs de #bh #ca1 d'autant plus accablantes que les corps n'y sont po9t acc\tums1 et qu'elles sont accompagnes d'un calme plat1 ou d'une brise de sud *aude et humide qui suffoque3 or1 comme en hiv] le froid en ces contres desc5d jusqu' #cj et #cb s\s glace1 et mme #cg au =t ,wales1 il en rsulte une *elle de v>iation de #fj #ff de ,raumur du froid au *aud4 ,dans les tats dits du ,milieu1 tels que la p>tie sud de ,new-,york1 la totalit de la ,p5sylvanie1 de ,new-,j]sey et du ,m>yl&1 les hiv]s sont mo9s longs1 les neiges mo9s abondantes1 mo9s durables2 r>em5t p]si/5t-elles plus de #ae #bj j\rs2 mais les froids ne sont gure mo9s piquants ni mo9s rig\reux4 ,ils s'tabliss5t ord9airem5t v]s le sol/ice1 et dur5t #f #g sema9es en ple9e vigueur2 mais on comm5ce s5tir leurs atte9tes ds la f9 d'octobre4 ,p> exemple1 ,philadelphie1 p> les #dj mo9s #e1 ce qui rpond aux latitudes de ,madrid1 de ,val5ce1 de ,naples1 etc41 le !rmomtre desc5d *aque hiv] p5dant plusieurs j\rs #h et #aj s\s zro1 et p5dant quelques-uns #ab et #ad3 en deux hiv]s de suite1 #agif-ig et #agig-ih1 je l'ai vu tomb] #ag et #ah plusieurs j\rs de suite4 ,le froid alors e/ si vif1 que malgr le m\vem5t d'une m>e de #f pi$s1 la ,delaw>e1 l>ge de #hjj toises1 se tr\ve gele en #bd heures3 elle re/e a9si f]me *aque hiv] p5dant #bj1 #cj et quelquefois #dj j\rs1 en une ou deux reprises2 c> il y a *aque hiv] deux ou trois dgels1 surt\t entre le #cj;e et #dj;e j\rs aprs le sol/ice3 en #aghh1 du #d au #e fvri]1 le !rmomtre1 en une nuit1 tomba depuis #b degrs s\s zro jusqu' #af et la rivire fut gele f]me le l5dema9 au soir4 ,en #agfd1 le #ca dcembre1 entre dix heures du soir et huit heures du mat91 elle gela de mme au po9t de port] les passants4 ,dans cette conv]sion presque subite du liquide au solide1 l'on voyait1 dit le docteur ,ru%1 une vapeur fumeuse s'lev] de sa surface avec tant d'abondance1 que le peuple tonn s'assemblait p\r considr] ce phnomne4 ,cep5dant1 p>tir du sol/ice d't1 et mme une v+ta9e de j\rs aup>avant1 ,philadelphie pr\ve des *aleurs si accablantes1 que les rues sont ds]tes depuis midi jusqu' #e heures1 et que la plup>t des habitants se c\*5t aprs leur dn]4 ,le !rmomtre atte9t assez s\v5t #be2 l'on cite un ou deux exemples de #bh et de #cj3 du j\r la nuit1 il v>ie depuis #ae et #af jusque v]s #bb et #bc1 c'e/--dire de #h4 ,mais ce qui r5d la *aleur plus insupportable1 c'e/ le dfaut presque absolu de v5t1 surt\t depuis trois heures aprs midi1 et l'humidit dont l'air e/ *>g sur t\te cette cte4 ,il rsulte de ces t]mes extrmes une *elle de v>iation p\r les tats du milieu1 d'environ #df #dh4 ,le docteur ,ru% a t l'un des premi]s obs]v] que le climat de ,pk9 (frait la plus gr&e analogie2 et en t5dant cette comp>aison1 l'on tr\ve en effet que l',amrique-nord a les rapports les plus m>qus de climat et mme de sol1 avec le nord de la ,*9e et avec la ,t>t>ie adjac5te4 ,dans les tats du sud1 tels que la ,virg9ie1 les ,c>ol9es et la ,gorgie1 la dure et l'int5sit du froid dim9u5t assez rgulirem5t comme les latitudes3 la ligne du ,potmac1 et plus exactem5t celle du ,patapsco1 =me cet g>d une dm>cation tran*ante4 ,l'empire des neiges s'arrte l1 et le voyageur v5ant du ,nord1 qui jusqu'alors avait vu des traneaux la porte ou dans la c\r de *aque f]me1 n'en ap]oit plus sitt qu'il a desc5du le coteau rapide au pi$ duquel c\le le ,patapsco3 mais dans l'intrieur des t]res1 v]s ,blue-ridge1 les neiges prolong5t un peu leur limite raison de l'lvation du sol44444 ,cette cte nanmo9s pr\ve des attaques de geles assez vives dans les qu>ante j\rs qui suiv5t le sol/ice d'hiv]4 ,a ,norfolk1 le #ad fvri] #agih1 il tomba dans une nuit #d pi$s de neige2 et ,*>le/[n mme1 p> le #cb de latitude1 c'e/--dire1 p> le p>allle de ,m>oc1 le m]cure tombe jusqu' #d degrs s\s zro 7selon ,lianc\rt71 et la t]re gle f]me jusqu' #b p\ces d'paisseur dans une seule nuit#hc4 ,p> inv]se1 sur t\te la cte1 depuis le ,potmac1 les *aleurs1 ds un mois avant le sol/ice d't1 sont si =tes que p5dant #d mois le m]cure s'lve communm5t aprs midi1 entre #bb et #bd1 malgr une petite brise de m]3 il va mme jusqu' #cb et #cc ,savanah1 ce qui e/ bi5 plus que l'gypte1 o #be e/ le t]me ord9aire l'ombre1 sans compt] qu'un v5t vif et con/ant et un air trs-sec r5d5t ce degr trs-supportable3 le #ag juillet #aghh1 ,h5ri ,ellis obs]vait ,savanah le m]cure #ca2 il se plaignait que depuis plusieurs nuits il ne baissait pas au-dessus de #bi4 ,dans sa cave il re/ait #bahd1 et s\s son aisselle #bi4 ,le docteur ,ramsay1 qui a fait des obs]vations suivies ,*>le/[n1 ne l'y a vu mont] #bh 1 qu'une seule fois en #e ans3 mais ,*>le/[n1 situ l'emb\*ure d'une petite rivire qu'agite la m>e1 j\it des brises littorales1 et passe tellem5t p\r un lieu frais relativem5t au re/e du pays1 que t\s les planteurs aiss vi5n5t s'y rfugi] en t1 et qu'il ne re/e que les noirs sur les habitations4 ,il rsulte de ces faits p\r les tats du sud1 une *elle de #cb #cd de v>iation2 et sans d\te le lecteur obs]ve que cette *elle va t\j\rs dcroissant du nord au midi3 elle tait de #ff la baie de ,hudson2 de #ea dans le ,massa*usets1 de #dh en ,p5sylvanie2 elle se rduit #ce ou #cf en ,c>ol9e2 et si l'on s'avanait encore plus v]s les tropiques1 on ne tr\v]ait en beauc\p d'endroits que #ah et #bj de v>iation annuelle3 la ,m>t9ique1 p> exemple1 ,porto-,rico et autres les du ,v5t1 le !rmomtre1 grce aux brises rgnantes1 ne s'lve pas au-dessus de #bh1 ne tombe pas au-dess\s de #aj au-dessus de zro1 diffr5ce #ah4 ,sur la *ane des montagnes de ,c>acas1 p> les #aj de latitude nord1 une lvation de plus de #a1bjj toises au-dessus de l'ocan1 le m]cure se balance entre #aj et #ba sur zro2 ,sur9am1 prs du rivage de la m]1 il j\e entre #ae et #bg2 aussi les voyageurs v5ant de ces p>ages en t1 tr\v5t-ils que la *aleur devi5t plus insupportable mesure qu'ils s'avanc5t au nord2 et moi-mme je prfre1 sans aucune comp>aison1 celle du ,kaire celle de ,philadelphie4 ,il e/ vrai qu'en s'appro*ant des ,alleghanys1 et mieux encore en s'levant sur leurs sommets1 l'air plus vif1 plus la/ique1 r5d la *aleur plus agrable1 quoiqu'elle y soit s\v5t aussi piquante2 mais en gnral1 dans nos zones dites temp]es1 et surt\t dans les lieux bas et humides1 elle e/ plus dsagrable que dans ce qu'on appelle les pays *auds1 et il e/ encore vrai que dans la zone dite torride1 le climat e/ plus gal que dans nos zones moy5nes1 et qu'il y s]ait plus favorable la sant1 la =ce vitale1 si l'air n'y tait s\v5t gt p> les exhalaisons des eaux cr\pissantes et des corps organiss en putrfaction1 et si les trang]s1 surt\t les ,europens1 n'y portai5t leur voracit de vi&e et l'abus des liqueurs spiritueuses qui la *aleur ne p>donne pas4 ,les mtorologi/es anglais et amrica9s qui1 selon le gnie national1 ramn5t t\t des calculs positifs ou sy/matiques1 en m5tionnant ces extrmes1 le *aud et le froid1 ont c\tume d'en dduire un t]me moy5 auquel je ne puis s\scrire3 p> exemple1 tant donns p\r t]mes extrmes de temprature ,salem1 #ai s\s glace et #ca p>-dessus glace1 ils en font une somme de #ej1 et pr5ant p\r t]me moy5 la moiti1 #be1 qui donne #f au-dessus de glace1 ils suppos5t ces #f tre la temprature fondam5tale et habituelle du pays3 ils appliqu5t galem5t cette m?ode aux v>iations d'une mme j\rne2 et si1 comme il arrive s\v5t aux tats-,unis1 il y a #h1 #aj et #ab de v>iation dans les #bd heures1 ils en pr5n5t p>eillem5t le t]me moy5 comme la temprature du j\r2 mais dans la ralit1 cette temprature fictive n'a po9t lieu1 p>ce que dans le c\rs d'un mme j\r1 l'air v>ie si brusquem5t1 qu'il passe aux t]mes extrmes sans /ation au t]me moy51 et que dans le c\rs de l'anne1 ce prt5du t]me moy5 n'a peut-tre pas lieu p5dant #ajj heures4 ,cette rgle d'ari?mtique e/ un peu mo9s vicieuse dans les additions sommaires1 qu'ils font du nombre d'heures et de j\rs o a rgn un mme v5t2 mais qu& de p>eils tableaux ne sont po9t accompagns de la correspondance du !rmomtre avec le v5t rgnant1 la majeure p>tie de leur in/ruction e/ p]due1 en ce que l'on ne peut plus connatre la nature et les effets de *aque v5t1 ni les causes de v>iation dans la temprature dont n\s v]rons bi5tt qu'ils sont les pr9cipaux1 p\r ne pas dire les seuls ag5s4 ,un moy5 plus conv5able d'valu] la temprature fondam5tale d'un pays1 s]ait celui propos p> ,m4 ,williams qui1 p\r base de cette temprature1 pr5d la *aleur naturelle et con/ante dont e/ imprgn le t]ra91 et en *]*e la mesure dans l'air et l'eau1 soit des puits1 soit des cav]nes les plus pr(ondes1 et il cite cette occasion des faits1 qui mrit5t d'tre rapports4 #he;,a ,rutl&1 en ,v]mont1 il a tr\v la temprature des puits #de pi$s de pr(ondeur de 7#e ,raumur7 ci #e ,en div]s lieux de ,massa*usets #g1 ci #g ,a ,philadelphie #i1 ci #i ,en ,virg9ie 7selon ,m4 ,jeff]son7#hf elle e/ de #aa1 ci #aa ,a ,*>le/[n 7selon le docteur ,ramsay71 elle e/ de #ad1 ci #adhg ,l'on voit1 dans ce tableau1 une gradation proportionnelle aux latitudes1 qui s'accorde avec les expri5ces de ,m4 de ,saussure p\r rfut] la vieille doctr9e d'une temprature moy5ne de #aj p>t\t le globe1 et p\r pr\v] que la *aleur de *aque lieu e/ en raison de la latitude1 ou plus exactem5t1 de l'action du soleil sur le sol que ses rayons imprgn5t de *aleur4 ,,ii4 ,les v>iations j\rnalires sont plus gr&es et plus brusques sur la cte atlantique qu'en ,europe4 ,les v>iations excessives dont je vi5s de p>l] ne se born5t pas aux saisons sur la cte atlantique2 elles y ont encore lieu d'un j\r l'autre1 ou1 p\r mieux dire1 trs-frquemm5t dans l'espace d'un seul j\r4 ,on les rem>que surt\t dans les tats du milieu1 tels que le sud du ,new-,york1 la totalit de la ,p5sylvanie et du ,m>yl&2 et dans le pays plat1 plutt que sur les montagnes2 p> la raison sans d\te que ces tats du ,milieu1 placs entre deux atmosphres opposes1 celle du ple et celle du tropique1 sont le ?tre o se passe la lutte p]ptuelle des gr&es masses d'air froid et d'air *aud4 ,notre climat de ,p5sylvanie1 dit le docteur ,ku%#hh1 e/ un compos de t\s les climats2 l'humidit de l',anglet]re au pr9temps1 la *aleur de l',afrique en t1 le ciel de l',egypte en automne1 le froid de la ,norwge en hiv]2 et ce qui e/ bi5 plus f*eux1 quelquefois la runion de t\tes dans un j\r444 ,dans le c\rs de nos hiv]s1 surt\t en janvi] et fvri]1 il arrive s\v5t1 en mo9s de #ah heures1 des v>iations de #f1 #h et mme de #ab 7,r7#hi du froid au *aud et du *aud au froid1 qui ont les plus f*eux effets p\r la sant4 ,du #d au #e fvri] #aghh1 le m]cure tomba1 en mo9s de #aj heures1 p> un v5t de nord-oue/1 depuis #b s\s glace #af1 diffr5ce #ad 7,r74 ,d'autres fois les v5ts de sud et sud-e/ am5ant un air *aud de #aj et #ab1 occasion5t des dgels subits1 et l'on a vu cette temprature1 p]si/ant quelques j\rs1 tromp] la vgtation1 et faire clore les fleurs des p*]s en janvi]2 mais p>ce que le rgne des froids ne f9it rellem5t qu'en avril1 il ne manque jamais d'arriv] de n\velles geles p> les v5ts de nord-e/ et nord-oue/1 qui reproduis5t les alt]natives que j'ai cites4 ,les mmes v>iations ont lieu en t1 cont9ue le docteur ,ru%1 et de vives fra*eurs remplac5t presque *aque nuit les viol5tes *aleurs du j\r4 ,l'on obs]ve mme que plus le m]cure monte dans l'aprs-midi1 plus bas il tombe le mat9 au po9t du j\r1 c> ce sont l les poques extrmes du froid et du *aud4 ,si #b heures aprs midi1 il a mont #bb1 la po9te du j\r suivant1 il s]a v]s #ae ou #af2 s'il n'a mont qu' #af ou #ag1 il tomb]a v]s #aa ou #ab3 ces *utes arriv5t surt\t aprs une pluie d'orage2 dans l't de #agge1 on a vu1 en p>eil cas1 dans l'espace d'une heure et demie1 une *ute de #h 7,r7444 ,en gnral1 except en juillet et aot1 il se passe peu de soires sans qu'on tr\ve le feu agrable4 ,ces v>iations ne sont po9t aussi m>ques dans la haute ,p5sylvanie v]s les s\rces de la ,susquehannah et sur les plateaux de l',alleghany3 les froids en hiv] y sont plus fixes2 en t les *aleurs y sont mo9s int5ses2 et sans d\te la qualit de l'air les r5d aussi plus supportables que dans notre pays infrieur o l'atmosphre e/ d5se et humide4 ,ce que n\s v5ons de voir de la ,p5sylvanie1 et qui convi5t galem5t au sud du ,new-,york1 au ,new-,j]sey1 au ,m>yl&1 s'applique encore avec assez peu de diffr5ce la cte de ,virg9ie et des ,c>ol9es3 dans la ville de ,*>le/[n1 l'on pr\ve frquemm5t dans un j\r d't ou d'hiv] les v>iations de #h et #aj 7,r74 ,l'on a des exemples de #ab et de #ae1 et le docteur ,ramsay en cite un de #bb 7,r7 en mo9s de qu9ze heures4 ,le #bh octobre #agic1 le m]cure tomba de #ah sur zro #c sur zro1 diffr5ce #ae en dix d\ze heures#ij4 ,a ,savanah1 ,h5ry ,ellis1 aprs s'tre pla9t des *aleurs d't1 aj\te3 ,j'ai vu la baie de ,hudson t\s les climats en un an2 ici je les pr\ve en d\ze heures4 ,le #aj octobre #ageg1 le m]cure tait au soir #bd 7,r72 le l5dema9 #aa1 il fut #b 2 diffr5ce #ba #ia4 ,les pays du nord ne sont pas mo9s exposs ces vicissitudes2 mais il y a cette diffr5ce entre eux et ceux du midi1 que dans les tats du ,sud1 les v>iations se font plutt du *aud au froid1 t&is que dans les tats du ,nord1 elles ont plus s\v5t lieu du froid au *aud2 en sorte que dans ces d]ni]s1 l'effet produit sur les corps arrive plus s\v5t p> dilatation1 t&is que dans les premi]s il arrive plutt p> con/riction4 ,je tr\ve dans le j\rnal manuscrit de ,b\ga9ville1 des faits de ce g5re qui mrit5t d'tre cits4 #aa dcembre #agef1 ,qubec3 depuis trois j\rs1 le !rmomtre a mont de #ai s\s glace zro de glace4 ,auj\rd'hui il pleut et dgle p> v5t de sud1 et le temps e/ aussi va9 qu'au pr9temps4 #ad dcembre aprs midi3 le v5t vi5t de t\rn] nord-oue/2 la gele repr5d f]me3 dja #c s\s glace3 le l5dema9 #ae1 le m]cure e/ #ba1 le v5t a pass du nord-oue/ au sud-oue/1 ciel clair-f94 ,le #ah janvi] p> v5t de nord-oue/1 #bg s\s glace2 temps clair1 prodigieusem5t froid3 les voyageurs arriv5t avec le nez et les doigts des ma9s et des pi$s gels3 le froid e/ t\j\rs mo9dre la basse ville qu' la citadelle3 l'lvation de celle-ci l'expose au v5t de nord-oue/ dont la ville e/ g>antie4 ,a la baie de ,hudson1 ,umfreville et ,robson1 obs]vateurs galem5t exacts et judicieux1 cit5t des faits semblables3 ils rem>qu5t que p5dant les v+t tr5te j\rs que dur5t les *aleurs d't1 les nuits se ti5n5t s\v5t assez *audes2 mais p5dant l'hiv]1 il arrive p> les v5ts de sud de ces transitions d'un froid de #ah et #bj zro de glace1 qui occasion5t cette s5sation d'un temps va91 dont p>le ,b\ga9ville2 s5sation trs-biz>re p\r n\s1 qui ce t]me de zro1 n\s plaignons du froid2 mais qui e/ rellem5t la mme *ose que lorsque n\s passons de zro #ae sur glace1 et que lorsqu'un ,africa9 passe de #bj #cj degrs1 t\j\rs effet de comp>aison4 ,c'e/ encore p> l'effet de cette habitude des organes1 qu' ,*>le/[n on se pla9t du froid qu& le !rmomtre e/ #aj ou #ab sur glace1 et que l'on y brle1 selon la rem>que de ,lianc\rt1 autant de bois qu' ,philadelphie1 o le m]cure tombe #ae plus bas4 ,en comp>ant les tables !rmomtriques des div]s lieux dont je vi5s de p>l]1 et en faisant moi-mme des obs]vations j\rnalires sur les v>iations de l'air1 je n'ai pu manqu] d'ap]cevoir une h>monie con/ante entre ces v>iations1 et c]ta9s rumbs de v5ts qui leur sont t\j\rs associs3 t\j\rs j'ai vu les transitions du froid au *aud se faire p> le *angem5t et le passage des v5ts de nord-e/ et nord-oue/1 aux rumbs de sud-e/ et de sud3 et p> inv]se les transitions du *aud au froid1 se faire p> le *angem5t des v5ts de sud et sud-e/ en v5ts de nord-e/ et nord-oue/1 et cela depuis la ,floride jusqu'au ,canada et la baie de ,hudson3 de l un premi] lm5t de ?orie applicable t\s les problmes de ce climat2 mais p>ce que les bonne ?ories ne sont que la srie m?odique et la runion de t\s les faits d'un mme g5re1 je ne veux po9t me ht] de rs\dre ces problmes p> des faits isols1 et je cont9ue d'y procd] p> l'exposition de plusieurs s+ul>its1 qui au premi] c\p d'il sembl]ai5t y faire exception4 ,,iii4 ,le climat du bass9 d',ohio et de ,mississipi e/ mo9s froid de trois degrs de latitude que celui de la ,cte atlantique4 ,voici une de ces s+ul>its qui mrite d'autant plus d'att5tion que je ne sa*e pas qu'on l'ait dcrite jusqu' ce j\r avec t\tes ses circon/ances4 ,p\r le fait pr9cipal j'emprunt]ai les p>oles de ,m4 ,jeff]son dans ses notes sur la ,virg9ie 7p4 #g74 ,c'e/ une *ose rem>quable1 dit-il1 qu'en allant de l'e/ l'oue/1 s\s le mme p>allle1 notre climat devi5t plus froid mesure qu'on avance v]s l'oue/1 comme si l'on se rappro*ait du nord4 ,cette obs]vation a lieu p\r celui qui vi5t des p>ties du cont95t situes l'e/ des ,alleghanys1 jusqu' ce qu'il ait atte9t le sommet de ces montagnes1 qui sont les t]res les plus hautes1 entre l',ocan et le ,mississipi4 ,de l1 en se t5ant t\j\rs s\s la mme latitude1 et allant l'oue/ jusqu'au ,mississipi1 la progression se r5v]se2 et si n\s en croyons les voyageurs1 le climat devi5t plus *aud qu'il ne l'e/ sur les ctes aux mmes latitudes4 ,leur tmoignage sur ce po9t e/ confirm p> les espces de vgtaux et d'animaux qui subsi/5t et se multipli5t naturellem5t dans ces pays1 et qui ne russiss5t po9t sur les ctes4 ,a9si l'on tr\ve les catalpas sur le ,mississipi jusqu'au #cg de latitude1 et les roseaux jusqu'au #ch3 on voit les p]roquets1 mme l'hiv]1 sur le ,scioto au #ci4 ,dans l't de #aggi1 lorsque le !rmomtre tait #ij ,fahr5heit1 7#be ,r47 ,monticello1 et #if ,f4 7#bh ,r47 ,williamsburg1 il tait #aaj ,f4 ,kaskaskia 7#cd ,r471 etc4 ,comme voyageur je puis confirm] et dvelopp] l'ass]tion de ,m4 ,jeff]son3 dans le trajet que je fis p5dant l't de #agif1 depuis ,wa%+ton sur ,potmac1 jusqu'au po/e ,v9c5nes1 sur la ,waba%1 je recueillis des notes dont voici les pr9cipaux rsultats2 #e mai #agif1 premires fraises ,annapolis sur le rivage et au niveau de l',ocan2 #ab mai1 les mmes ,wa%+ton1 sol dja plus lev2 #cj mai1 les mmes ,frdrick-,t[n1 au pi$ de ,blue-ridge1 environ #ahj pi$s au-dessus de l',ocan 7ici les c]ises ne mriss5t pas mieux qu' ,albany1 #ej lieues plus nord2 mais situ au niveau de la m>e72 #f ju91 premires fraises dans la valle de ,%5&oa l'oue/ de ,blue-ridge1 et peut-tre #aej toises au-dessus de l',ocan2 #a;er juillet ,monticello1 *ez ,m4 ,jeff]son1 la moisson de from5t a comm5c sur les basses p5tes de ,s\? ,we/ m\nta91 l'exposition de sud et sud-e/1 t&is que sur les rev]s exposs au nord-oue/1 v]s ,*>lotteville1 elle n'a comm5c que du #ab au #ad2 #aj juillet2 moisson ,rock-fi%-gap1 au sommet de ,blue-ridge1 #aaej pi$s anglais d'lvation1 #cej mtres3 deux j\rs plus tt elle a lieu dans le vallon de ,/aunton1 situ environ #gj mtres plus bas4 #ab juillet1 moisson sur les montagnes de ,jackson1 lvation de plus de #b1bjj pi$s anglais 7#fhc mtres74 #bj juillet1 moisson sur l',alleghany1 lev de plus de #hjj mtres4 ,l'on voit que dans cette ligne asc5dante1 elle a con/amm5t t>d en proportion des niveaux4 ,en desc5dant l'autre p5te de l',alleghany1 celle de l'oue/1 je tr\vai qu' ,gre5-,bri>1 situ en pla9e basse1 elle avait eu lieu #e j\rs plus tt 7#ae juillet74 ,dans le vallon du gr& ,kanhawa1 l'emb\*ure de l',elk1 elle avait eu lieu le #f4 ,le #aa1 ,gallipolis2 colonie des ,franais1 au ,scioto#ib4 ,le #ae1 ,c9c9nati1 situ plus au nord4 ,je ne tr\vai po9t de from5t ,po/e-,v9c5nes1 sur la ,waba%2 on y prfre le mas1 le tabac et le coton1 produits qui c>actris5t un climat *aud4 ,le #a;er juillet1 on avait moissonn ,kaskaskia1 sur le ,mississipi1 comme ,monticello4 ,cette seconde ligne1 depuis l',alleghany1 ne prs5te pas en app>5ce la mme rgul>it que la prcd5te1 sans d\te p> une raison comb9e de la div]sit des niveaux1 des expositions1 et mme des latitudes qui y sont plus v>ies2 p> exemple1 si ,c9c9nati e/ plus t>dif que ,gallipolis1 ce doit tre p>ce qu'il e/ un peu plus nord1 et surt\t mo9s abrit des v5ts de cette p>tie1 et mo9s ouv]t au midi4 ,si le vallon de ,kanhawa e/ encore plus prcoce1 quoique plus lev1 ce peut tre raison de son encaissem5t dont l'effet conc5tre la *aleur que j'y tr\vai rellem5t bi5 plus vive qu'ailleurs2 et1 dans nos propres j>d9s1 n\s avons la preuve de cette action des div]s aspects1 puisque nos espali]s mriss5t les mmes espces de fruits des poques diffr5tes de huit et dix j\rs1 selon qu'ils sont exposs au midi1 au levant ou au c\*ant1 et encore1 selon qu'ils sont abrits des v5ts et frapps de la rv]bration d'autres murs4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que la rgle des niveaux se tr\ve en gnral obs]ve dans la ligne dcrite1 et qu'il y a une id5tit rem>quable d'poque de moisson 7#a;er juillet7 entre ,kaskaskia et ,monticello1 situs s\s le mme p>allle1 et une lvation que je prsume trs-ressemblante4 ,nanmo9s je suis lo9 de disconv5ir qu'il exi/e dans le pays d',oue/ plusieurs phnomnes de temprature et de vgtation1 auxquels ne peuv5t satisfaire ni les niveaux1 ni les expositions3 au premi] rang de ces phnomnes1 e/ celui que depuis quelques annes les botani/es obs]v5t et con/at5t davantage de j\r en j\r3 ayant comp> les lieux o croiss5t spontanm5t c]ta9s arbres et c]ta9es plantes l'e/ et l'oue/ des ,alleghanys1 ils ont dc\v]t qu'il y avait une diffr5ce uni=me gnrale d'environ #c de latitude plus *aude1 en faveur du bass9 d',ohio et de ,mississipi2 c'e/--dire1 que les arbres et les plantes qui veul5t un climat *aud1 et des hiv]s mo9s longs et mo9s froids1 se tr\v5t #c plus nord dans l'oue/ des ,alleghanys1 qu' l'e/ sur la cte atlantique2 a9si1 le coton1 qui russit ,c9c9nati1 ,po/e-,v9c5nes1 p> les #ci de latitude1 n'a encore pu se cultiv] plus nord que #ce et #cf dans les ,c>ol9es4 ,il en e/ de mme des catalpas1 des sassafras1 des pps1 des pacanes ou noix ill9oises#ic1 et de beauc\p d'autres arbres et plantes dont le dtail exig]ait des connaissances que je n'ai po9t en cette p>tie#id4 ,ce g5re de preuves qui e/ irrcusable se tr\ve d'ailleurs appuy p> les phnomnes p>ticuli]s *aque saison4 ,dans t\te ma r\te sur l',ohio1 et dans mes div]ses /ations en ,k5tucky1 ,gallipolis1 ,lime-/one1 ,wa%+ton de ,k5tucky1 ,lex+ton1 ,l\isville1 ,c9c9nati1 au ,po/e-,v9c5nes1 les r5seignem5ts que j'ai recueillis ont t unanimem5t les faits suivants4 ,l'hiv] ne comm5ce que v]s son sol/ice1 et les froids ne se montr5t que dans les qu>ante c9quante j\rs qui le suiv5t4 ,ils n'y sont pas mme fixes et con/ants2 mais il y a des rel*es de j\rs temprs et *auds4 ,le !rmomtre ne desc5d ord9airem5t pas au-dess\s de #e et #f 7,r7 s\s zro2 les geles qui d'abord se montr5t dans quelques j\rs d'octobre p\r disp>atre1 puis rev5ir v]s la f9 de novembre1 et cess] encore1 les geles1 dis-je1 ne s'tabliss5t que v]s janvi]3 les ruisseaux1 les petites rivires et les eaux dormantes gl5t alors1 mais re/5t r>em5t gels plus de #c #ae j\rs4 ,l'on a reg>d comme un cas sans exemple celui de l'hiv] #agif-ig1 o le m]cure a tomb #ae s\s zro1 et o les rivires ,alleghany1 ,monongahlah et ,ohio1 ont t scelles de glace1 depuis le #bh novembre jusqu'au #cj janvi]1 c'e/--dire soixante-c9q j\rs3 la ,waba% gle presque *aque hiv]1 mais seulem5t de #c #ae j\rs4 ,dans t\t le ,k5tucky et le bass9 d',ohio1 les neiges ne dur5t ord9airem5t que de #c #h ou #aj j\rs2 et dans le c\rs mme de janvi]1 l'on a des j\rs vraim5t *auds1 #ae et #ah p> des v5ts de sud-oue/ et de sud1 et p> un ciel brillant et pur4 ,le pr9temps amne des pluies et des gib\les p> des v5ts de nord-e/ et de nord-oue/2 mais ds qu>ante j\rs aprs l'qu9oxe1 les *aleurs comm5c5t s'tablir4 ,elles sont dans t\te leur =ce p5dant les #fj #gj j\rs qui suiv5t le sol/ice d't3 le !rmomtre se ti5t alors entre #bf et #bg 7,r74 ,on le rem>qua en #agig ,c9c9nati et ,lex+ton1 #bi 7,r7444 ,p5dant t\t ce temps1 les orages sont presque j\rnali]s sur l',ohio2 ils y produis5t une *aleur pesante que la pluie ne tempre pas2 tantt ils arriv5t p> les v5ts de sud et de sud-oue/1 tantt ils sont le produit de l'vaporation du fleuve et de la va/e =t qui c\vre la contre4 ,la pluie qu'ils v]s5t p> torr5ts ne rafra*it qu'un in/ant le sol embras1 et la *aleur du l5dema9 l'levant en vapeurs =me au mat9 d'pais br\ill>ds qui se conv]tiss5t ensuite en nuages1 et recomm5c5t le jeu lectrique de la veille3 l'eau du fleuve e/ *aude #ad et #ae sur zro3 les nuits sont calmes1 et ce n'e/ qu'entre #h et #aj heures du mat9 que s'lve une lgre brise d'oue/ ou de sud-oue/1 qui cesse v]s #d heures du soir4 ,dans la totalit des saisons le v5t le plus dom9ant e/ le sud-oue/1 c'e/--dire1 le c\rant d'air qui remonte dans la ligne du fleuve ,ohio1 et qui vi5t p> le ,mississipi 7o il rgne sud7 du golfe du ,mexique4 ,je tr\vai ce v5t *aud et orageux ds mon entre dans le vallon de ,kanhawa1 dont sans d\te il lve la temprature en s'y arrtant au pi$ des montagnes3 il *ange de ligne selon les c\rbures de l',ohio1 et on le croirait quelquefois oue/ et sud2 mais t\j\rs id5tique1 il rgne #aj p>ties de temps sur #ab1 et n'en laisse que #b t\s les autres v5ts runis3 il dom9e galem5t dans t\t le ,k5tucky2 mais il n'y produit pas les mmes effets2 c> t&is que la valle d',ohio1 dans une l>geur de #e #f lieues1 pr\ve une humidit et des pluies abondantes1 le re/e du pays e/ t\rm5t de s*]esses qui dur5t quelquefois trois mois3 et les cultivateurs ont le *agr9 de voir de leurs coteaux un fleuve ari5 de br\ill>ds1 de pluies et d'orages1 qui s]p5te comme le fleuve t]re/re1 et qui ne sort pas de son bass94 ,a l'qu9oxe d'automne arriv5t les pluies p> les v5ts de nord-e/1 de sud-e/1 et mme de nord-oue/3 la fra*eur qu'elles tabliss5t prp>e les geles3 l'automne entire e/ s]e9e1 tempre1 et e/ la plus belle des trois saisons de l'anne3 c> dans t\t le cont95t de l',amrique nord il n'y a pas de pr9temps4 ,tel e/ le climat de ,k5tucky et de t\t le bass9 d',ohio4 ,il faut remont] bi5 avant dans le nord p\r lui tr\v] des *angem5ts rem>quables1 et surt\t p\r le retr\v] en h>monie avec ses p>allles de la cte atlantique4444 ,a la hauteur de ,niag>a mme1 il e/ encore si tempr1 que les froids ne dur5t pas plus de #b mois avec quelque pret2 et cep5dant l'on e/ au po9t le plus lev du plateau2 ce qui dconc]te totalem5t la rgle de niveaux4 ,dans t\t le ,g5esee1 les descriptions que l'on m'a faites de l'hiv] ne correspond5t po9t avec les froids de cette saison s\s les p>allles de ,v]mont ni de ,new-,hamp%ire1 mais plutt avec le climat de ,philadelphie #c plus sud4 ,l'on a rem>qu dans cette d]nire ville1 comme *ose s+ulire1 qu'il y gle dans t\s les mois de l'anne1 except en juillet2 et p\r retr\v] la mme circon/ance1 il faut s'lev] jusqu'au village d',onida en ,g5esee1 p> les #dc de latitude2 t&is qu' l'e/ des monts1 ,albany1 il gle dans t\s les mois1 et il n'y peut mrir ni p*es ni c]ises4 ,enf91 ,montral1 p> les #de #bj de latitude1 les froids sont mo9s rig\reux et mo9s longs que dans la p>tie de ,ma9e et d',acadie l'e/ des montagnes2 et les neiges ce mme ,montral dur5t deux mois de mo9s qu' ,qubec1 quoique cette d]nire ville soit situe plus bas sur le fleuve2 ce qui contr>ie encore la loi des niveaux et indique une autre cause qui re/e tr\v]4 ,avant d'y procd]1 j'aj\t]ai encore quelques obs]vations et quelques faits qui en prp>]ont d'autant mieux le dveloppem5t4 #a ,il rsulte des comp>aisons que je vi5s de prs5t]1 que p\r mesur] les div]s degrs de temprature des tats-,unis1 il faut appliqu]1 sur la totalit de ce pays1 deux gr&es *elles !rmomtriques se croisant en s5s oppos3 l'une place dans le s5s naturel des latitudes ayant son maximum de froid v]s le ple1 p> exemple1 au ,sa9t-,laur5t2 et l'autre son maximum de *aud v]s le tropique1 p> exemple1 en ,floride3 entre ces deux po9ts extrmes1 la *aleur1 circon/ances gales de niveaux et d'expositions1 dcrot ou augm5te rgulirem5t selon les latitudes4 ,l'autre *elle1 place transv]salem5t de l'e/ l'oue/ dans le s5s des longitudes1 e/ un !rmomtre deux bran*es r5v]ses1 ayant une b\le commune ou maximum de froid qui pose sur l',alleghany1 t&is que l'extrmit de *acune des bran*es va *]*] l'e/ et l'oue/ son maximum de *aleur sur le rivage de l',atlantique et au ,mississipi2 et les degrs de *aleur se mesur5t sur *acune en raison comb9e des niveaux et des expositions4 ,ce n'e/ qu'en ayant g>d ces rgles compliques que l'on p\rrait dress] un bon tableau gnral de temprature et de vgtation p\r les tats-,unis3 l'ide que l'on en tr\ve jete dans un mmoire de la socit de ,new-,york1 e/ une ide +nieuse1 et qui peut dev5ir utile2 mais p\r remplir son objet avec exactitude1 elle a beso9 de l'application et de l'emploi des pr9cipes que je vi5s d'expos]4 #b ,la diffr5ce de climat entre l'e/ et l'oue/ des ,alleghanys1 e/ d'ailleurs accompagne de deux circon/ances majeures que je crois n'avoir pas t rem>ques4 ,la premire e/ que p>-del les #ce et #cf latitude allant au sud1 cette diffr5ce cesse d'avoir lieu1 et la temprature des ,florides et de la ,gorgie occid5tale1 depuis le ,mississipi jusqu' la rivire ,savanah et l',ocan1 e/ s\mise des rgles id5tiques et communes2 en sorte que la *ane des ,alleghanys et le ret\r des ,apala*es1 =m5t rellem5t de ce ct la limite de cette diffr5ce1 et p> cela mme se dcl5t p\r tre une de ces causes effici5tes4 ,la seconde circon/ance e/ que cet excs relatif de temprature cesse encore presque subitem5t entre le #dc et #de latitude nord1 v]s les gr&s lacs de ,sa9t-,laur5t3 pe9e a-t-on pass la rive mridionale du lac ri1 que le climat se refroidit de m9ute en m9ute dans une proportion tonnante3 au =t ,dtroit1 il ressemble encore celui de ,niag>a son p>allle2 mais ds le lac ,sa9t-,clair1 les colons tr\v5t les froids beauc\p plus longs et plus rig\reux qu' ,dtroit4 ,ce petit lac re/e gel t\s les ans1 depuis novembre jusqu'en fvri]3 les v5ts de sud et de sud-oue/1 qui tempr5t l'ri1 devi5n5t plus r>es ici1 et l'on ne peut y mrir d'autres fruits que des pommes et des poires d'hiv]4 ,au =t de ,mi*illimak9ac1 #b plus nord1 des obs]vations faites en #agig1 s\s la direction du gnral amrica9 ,wilk9son#ie1 con/at5t que du #d aot au #d septembre1 le !rmomtre en div]ses /ations depuis le lac ,sa9t-,clair1 ne m>qua jamais plus de #af ,r4 midi2 et qu'au soir et au mat91 il desc5dit s\v5t jusqu' #e ,r4 7sur glace72 ce qui e/ plus froid que ,montral s\s le mme p>allle4 ,ces faits s'accord5t p>faitem5t avec les rsultats gnraux que ,m4 ,alex&re ,mack5sie a rcemm5t publis dans la relation de ses intressants voyages l'oue/ et au nord-oue/ de l',amrique3 j'avais dja eu occasion dans mon sj\r ,philadelphie1 de connatre cet e/imable voyageur et d'en obt5ir div]s r5seignem5ts sur ces objets3 l'un de ses associs1 ,m4 ,%aw1 avec qui j'eus aussi l'avantage de me r5contr] en #agig1 et qui arrivait d'un sj\r de treize ans dans les po/es les plus reculs de la traite des pellet]ies1 eut galem5t la complaisance de satisfaire mes que/ions1 et il rsulte de ces in=mations runies3 ,qu' p>tir du lac ,suprieur1 allant l'oue/1 jusqu'aux montagnes ,/ony ou ,*ipewans1 et remontant au nord jusqu'au #gb1 le pays ma9t5ant bi5 connu p> les traitants canadi5s1 (fre un climat d'une rudesse et d'une pret de froid qui ne peut se comp>] qu' la ,sibrie3 que le sol gnralem5t plane1 dnu d'arbres1 ou n'en ayant que de r>es et de rab\gris1 p>sem de lacs1 de m>ais1 et d'une prodigieuse quantit de c\rs d'eaux1 e/ sans cesse battu de v5ts furieux et glacs1 v5ant des p>ties de nord et surt\t de nord-oue/3 que ds le #df la t]re e/ gele p5dant t\te l'anne3 que dans plusieurs =t9s de la traite1 entre les #ej et #ef1 l'on n'avait pu p> ce motif tablir des puits1 cep5dant trs-ncessaires3 que ,m4 ,%aw lui-mme en avait creus un au po/e ,sa9t-,augu/91 environ seize lieues des montagnes2 et quoiqu'il l'et entrepris en juillet1 il avait1 ds le troisime pi$1 r5contr le sol gel2 et le tr\vant de plus en plus f]me1 il avait t contra9t d'ab&onn] le travail une pr(ondeur de v+t pi$s4 ,l'on ne peut d\t] de ces faits1 tant raison du c>actre des tmo9s1 que de l'appui qu'ils tr\v5t dans d'autres semblables3 ,robson1 +nieur anglais qui1 en #agde1 con/ruisit le =t de ,galles1 sur la baie de ,hudson1 p> les #ei1 raconte avec surprise et c&eur3 ,qu'ayant v\lu creus] un puits au mois de septembre1 il tr\va d'abord tr5te-six p\ces anglais de t]re dgele p> les *aleurs antrieures2 puis une c\*e de huit p\ces gele f]me comme roc3 s\s cette c\*e1 un t]ra9 sableux et friable1 glacial et trs-sec1 dans lequel ses sondes ne pur5t tr\v] d'eau1 p>ce que1 dit-il1 le froid cont9uel gelant les eaux sup]ficielles1 les emp*e de pntr] au-dess\s du po9t o les *aleurs de l't p>vi5n5t les dgel]#if4 d\>d ,umfreville1 facteur de la compagnie de ,hudson1 depuis #agga jusqu' #aghb1 obs]vateur ple9 de s5s et d'exactitude1 atte/e galem5t que3 ,la t]re dans ces contres1 mme au cur de l't1 o les *aleurs sont vives p5dant quatre c9q sema9es1 ne dgle qu'environ quatre pi$s anglais1 l o le sol e/ dbois et s\mis l'action du soleil2 et deux pi$s seulem5t l o il e/ ombrag des *tifs g5vri]s et p9s qui compos5t t\te la vgtation du pays#ig4 ,il e/ donc vid5t qu'au del d'une c]ta9e latitude1 le climat l'oue/ des ,alleghanys n'e/ pas mo9s froid que ses p>allles l'e/2 et cette latitude1 dont le t]me moy5 p>at tre v]s les #dd ou #de1 en pr5ant p\r limite les gr&s lacs1 et surt\t la *ane des montagnes ,canadi5nes ou ,algonk9es1 circonscrit p> cela mme le climat *aud du pays d',oue/ un espace d'environ #i #aj degrs qui se tr\ve ence9t sur trois de ses cts p> des montagnes4 ,sans d\te la prs5ce de ces montagnes contribue p\r quelque p>tie cette diffr5ce2 mais quelle en e/ la cause majeure et fondam5tale8 d'o provi5t ce phnomne gographique rellem5t s+uli]8 ,voil le problme rs\dre2 et p>ce que la comp>aison de beauc\p de faits et de circon/ances m'a fait reconnatre p\r ag5t pr9cipal un c\rant d'air ou v5t dom9ant habituellem5t dans le bass9 de ,mississipi1 dont les v5ts diffr5t de ceux de la cte atlantique1 je crois devoir f\rnir au lecteur les moy5s d'asseoir son jugem5t1 en lui dveloppant le sy/me enti] des c\rans de l'air qui rgn5t p5dant l'anne aux tats-,unis4 ,,*apitre ,,ix4 ,sy/me des v5ts aux tats-,unis4 ,en ,europe1 surt\t en ,france et en ,anglet]re1 n\s n\s plaignons de l'incon/ance des v5ts et des v>iations qu'elle produit dans la temprature de l'air2 mais cette incon/ance n'e/ en ri5 comp>able celle de l'atmosphre des tats-,unis2 j'os]ais affirm] que dans une rsid5ce de prs de trois ans#ih1 je n'ai pas vu un mme v5t rgn] tr5te heures de suite1 un mme degr de !rmomtre se ma9t5ir p5dant dix heures2 sans cesse les c\rants de l'air v>i5t1 non de quelques degrs de compas1 mais d'un po9t de l'horizon son oppos2 du nord-oue/ au sud et au sud-e/2 du sud et du sud-oue/ au nord-e/3 ces v>iations attir5t d'autant plus l'att5tion1 que les *angem5ts de temprature sont aussi contra/ants que subits2 et dans un mme j\r1 en hiv] mme1 on aura eu au mat9 de la neige1 et zro de glace p> v5ts de nord-e/ et d'e/2 v]s midi1 #f et #g degrs p> v5ts de sud-e/ et de sud2 et dans le soir #a et #b s\s glace p> v5t de nord-oue/3 en t1 v]s deux heures aprs midi1 on peut avoir #bd et #be de *aleur p> calme2 un orage arrive p> v5t de sud-oue/2 il pleut v]s quatre ou c9q heures2 six ou sept1 le v5t de nord-oue/ se dcl>e frais et imptueux son ord9aire1 et avant m9uit le m]cure s]a #ag et mme #af4 ,l'automne seule1 depuis le milieu d'octobre jusque v]s la mi-dcembre1 montre quelques j\rs cont9us de v5t d'oue/1 et d'un ciel clair et s]e92 g5re de temps que sa r>et r5d d'autant plus rem>quable4 ,cette mobilit de l'air l'e/ elle-mme d'autant plus qu'elle a lieu sur une t5due de pays trs-va/e1 et que les mmes v5ts se font s5tir presque la fois sur t\te l't5due de la cte atlantique1 depuis ,*>le/[n1 jusqu' ,newport1 et mme ,halifax1 et depuis le rivage de l',ocan jusqu' l',alleghany4 ,ce n'e/ pas qu'il n'y ait de ces brises p>tielles qui1 dans t\s les pays m>itimes1 affect5t c]ta9es localits et c]ta9es positions du soleil sur l'horizon3 je veux dire seulem5t qu' l'ord9aire1 les c\rants de l'air aux tats-,unis p>c\r5t de trs-va/es surfaces1 et que les v5ts y sont gnraux beauc\p plus qu'ils ne le sont en ,europe4 ,tel e/ surt\t le c>actre de trois v5ts pr9cipaux1 le nord-oue/1 le sud-oue/ et le nord-e/1 qui sembl5t se p>tag] l'empire de l'air aux tats-,unis4 ,si l'on supposait l'anne divise en #cf p>ties1 l'on p\rrait dire qu' eux trois ils en pr5n5t #cj ou #cb2 savoir1 #ab p\r le nord-oue/2 #ab p\r le sud-oue/1 et #f ou #h p\r le nord-e/ et l'e/3 le surplus e/ di/ribu entre le sud-e/1 le sud et l'oue/4 ,le nord pur n'a presque ri54 ,*acun de ces v5ts tant accompagn de circon/ances p>ticulires1 et dev5ant successivem5t dans l'atmosphre effet et cause de phnomnes considrables et diffr5ts1 je vais entr] dans les dtails ncessaires faire connatre leur m>*e respective4 ,i4 ,des v5ts de nord1 de nord-e/ et d'e/4 ,le v5t du nord direct e/ le plus r>e des c\rants de l'air aux tats-,unis3 d'aprs les tables mtorologiques que j'ai pu consult] ,bo/on1 ,philadelphie1 ,monticello1 il ne s\ffle pas dans le c\rs d'une anne huit j\rs p> ces latitudes4 ,il semble tre plus frqu5t dans les plages du sud1 d'aprs des obs]vations faites ,williamsburg1 et cites p> ,m4 ,jeff]son#ii2 mais outre que ces obs]vations trop sommaires sont vagues1 il e/ probable que la direction de nord ,williamsburg e/ locale et cause p> la position de cette ville sur un c\rs d'eau qui va droit au sud dans le fleuve ,james3 il exi/e beauc\p de ces cas o un v5t gnral sur un pays se tr\ve en c]ta9s cantons dvi de #cj #hj p> des bass9s de rivire1 p> des sillons de montagnes1 p> des massifs de =ts1 etc42 il y a du mo9s ceci de c]ta91 que d'aprs t\s les r5seignem5ts que j'ai recueillis1 tant l'e/ qu' l'oue/ des ,alleghanys1 le v5t de nord direct e/ le mo9s frqu5t des v5ts aux tats-,unis#ajj4 ,lorsqu'il se montre1 il e/ plutt humide que sec1 plutt nuageux que clair1 et t\j\rs froid4 ,cette r>et du v5t de nord semble au premi] c\p d'il contr>i] la ?orie gnrale des v5ts1 qui explique t\t leur mcanisme p> l'action du soleil sur l'atmosphre t]re/re2 p> la dilatation 9gale que ses rayons caus5t en div]ses p>ties2 p> la lutte qui s'tablit entre les masses d'air froid plus pesant1 et les masses d'air *aud plus lg]1 p\r rtablir l'quilibre et le niveau qui e/ la loi imprieuse et con/ante des fluides3 d'o il rsulte que l'ocan ari5 pr\ve une agitation cont9uelle de c\rants qui se meuv5t en div]s s5s2 et que l'atmosphre d5se et froide du nord doit ex]c] une pression habituelle et avoir une t5dance con/ante s'pan*] et se port] v]s l'atmosphre *aude et dilate des tropiques2 mais outre que ce mcanisme gnral e/ s\mis c]ta9es circon/ances gographiques1 n\s aurons occasion de voir dans le c\rs de ce *apitre1 que le cas actuel n'e/ pas mme une exception au pr9cipe1 et que la dette du v5t de nord e/ amplem5t acquitte p> deux de ses collatraux1 les v5ts de nord-oue/ et de nord-e/1 qui s'alim5t5t du mme fonds1 et qui puis5t aux mmes s\rces que lui#aja4 ,v5t de nord-e/4 ,a9si que la plup>t des v5ts1 le v5t de nord-e/1 en *angeant de pays1 *ange de c>actre ou du mo9s de qualits4 ,en gypte1 s\s le nom de gregale1 je l'avais tr\v froid1 nuageux1 pesant la tte3 sur la ,mdit]rane je l'pr\vais pluvieux1 b\rru1 sujet aux rafales3 en ,france1 surt\t au nord des ,cv5nes1 n\s n\s en plaignons comme du plus sec de t\s les v5ts3 aux tats-,unis1 au contraire1 j'ai vu qu'avec autant de raison l'on s'en pla9t comme du plus humide et de l'un des plus froids4 ,le problme de ces div]sits ou de ces contra/es se rs\t avec assez de facilit p> l'inspection des c>tes gographiques4 ,en effet1 en gypte le v5t nord-e/ arrive du nord de la ,syrie et de la *ane du mont ,taurus1 qui1 p> l',armnie1 va se jo9dre au ,caucase1 et qui1 p5dant plusieurs mois de l'anne1 e/ c\v]te de neiges3 le c\rant de l'air qui en provi5t n'a pas le temps de s'humect] dans son c\rt trajet sur l'extrmit de la ,mdit]rane2 et il cons]ve sa froideur et presque sa s*]esse orig9elles3 mesure que l'on navigue v]s l'oue/1 ce mme c\rant d'air1 qui successivem5t dcl9e de l',asie m9eure sur l',ar*ipel et sur la pn9sule grecque1 devi5t plus tempr2 et p>ce qu'il trav]se ensuite la ,mdit]rane obliquem5t1 sur une plus gr&e l>geur1 il y acqui]t plus d'humidit et de moiteur1 et f9it p> tre pluvieux1 p>ticulirem5t sur la cte d',espagne4 ,en ,france1 au midi des ,cv5nes1 le nord-e/ v5ant des ,alpes1 ne peut tre que sec et froid2 mais il y e/ r>e1 p>ce qu'un autre c\rant collatral1 le mi/ral des ,prov5aux usurpe sa place3 au nord des ,cv5nes le nord-e/ ne n\s arrive qu'aprs avoir trav]s une des plus longues lignes du cont95t1 trav]s les p>ties nord de l',allemagne1 puis la ,pologne et la ,russie2 et c]tes dans ce va/e trajet il acqui]t bi5 des raisons d'tre sec1 froid et de longue dure1 tel que n\s l'pr\vons444 ,si l'on s'c>te un peu au nord de cette ligne1 il pr5d un c>actre diffr5t p\r la cte de ,sude1 et il y devi5t gr& pluvieux1 non-seulem5t p>ce qu'il trav]se de biais la m] ,baltique et le golfe de ,bo?nie1 mais encore p>ce qu'il vi5t de la m] d',ar*angel1 et que la ,f9l&e m>cageuse l'abreuve au lieu de le s*]4 ,p> un n\veau contra/e1 la cte de ,norwge1 adosse immdiatem5t celle de ,sude1 en l'pr\vant encore froid1 ne l'pr\ve cep5dant plus humide1 et cela p>ce que le *anon du ,d(re1 qui c\rt presque nord et sud entre les deux pays1 arrte les nuages1 et purge de leur pluie le c\rant d'air qui les transportait#ajb4 ,aux tats-,unis1 le v5t de nord-e/ vi5t d'une t5due de m]s dont la surface1 prolonge jusqu'au ple1 le sature sans int]ruption d'humidit et de froid3 aussi dploye-t-il m9emm5t ces deux qualits sur t\te la cte atlantique3 il n'e/ pas beso9 de reg>d] le ciel p\r savoir s'il s\ffle3 ds avant qu'il se dcl>e1 on peut le prono/iqu] au se9 des maisons1 l'tat dliquesc5t que pr5n5t le sel1 le savon1 le sucre1 etc4 ,bi5tt l'air se tr\ble2 et les nuages1 s'il en exi/ait1 n'en =m5t plus qu'un seul1 sombre et univ]sel4 ,dans les saisons froides1 ou seulem5t fra*es1 ce va/e nuage tombe en neige2 et si l'air e/ *aud1 il se rs\t en pluie op9itre4444 ,depuis le cap ,cod1 jusqu'au banc de ,t]re-,neuve1 le v5t de nord-e/ p\sse sur la cte les br\ill>ds les plus froids1 les plus transissans que j'aie jamais pr\vs2 il app>ti5t aux physiologi/es d'expliqu] p\rquoi ,philadelphie comme au ,kaire1 ce v5t affecte la tte d'un s5tim5t d\l\reux de pesanteur et de compression3 ce qu'il y a de c]ta91 c'e/ que dans ces deux villes1 j'ai s5ti galem5t bi5 mon rveil1 avant de voir le ciel1 si le nord-e/ rgnait4 ,or1 si une telle disposition de corps ou t\te autre de ce g5re e/ la consqu5ce ncessaire d'un tat donn de l'atmosphre2 s'il en rsulte aussi ncessairem5t une disposition analogue d'esprit et de facult p5sante1 ne s'ensuit-il pas que l'air ex]ce une influ5ce majeure sur nos facults physiques et morales1 comme l'a si bi5 obs]v le plus gr& des mdec9s dans son trait des airs1 des eaux et des sites8 et ne s]ait-ce pas des causes de ce g5re qu'il faudrait attribu] la diffr5ce frappante qui exi/e entre c]ta9s peuples1 dont les uns ont gnralem5t l'esprit vif1 la conception aise et rapide1 t&is que d'autres ont l'esprit pesant et la p]ception obtuse et l5te#ajc8 ,les qualits de v5t de nord-e/ dim9u5t naturellem5t d'int5sit sur la cte atlantique1 mesure que l'on s'avance plus au sud2 mais elles demeur5t reconnaissables jusqu'en ,gorgie1 et nomm] ce v5t depuis ,qubec jusqu' ,savanah1 c'e/ dsign] un v5t humide1 froid et dsagrable4 ,ce langage *ange lorsqu'on passe l'oue/ des ,alleghanys3 l1 au gr& tonnem5t des migrants de ,connecticut et de ,massa*usets1 le nord-e/ et l'e/ sont des v5ts plutt secs qu'humides1 plutt lg]s et agrables que pesants et f*eux4 ,la raison en e/ que l comme en ,norwge1 ces c\rants d'air n'arriv5t qu'aprs avoir fran*i un remp>t de montagnes1 o ils se dp\ill5t dans une rgion leve des vapeurs dont ils tai5t gorgs4 ,aussi n'e/-ce que p> des cas accid5tels et r>es1 surt\t en t1 qu'ils transport5t sur l',ohio et le ,k5tucky les pluies que l'on y dsire2 et alors elles y dur5t au mo9s v+t-quatre heures1 et quelquefois trois j\rs conscutifs1 p>ce qu'il a fallu un vide considrable dans l'atmosphre du bass9 de ,mississipi1 p\r dt]m9] l'irruption de l'atmosphre atlantique1 et qu'il faut un ou plusieurs ret\rs du soleil sur l'horizon1 p\r que la *aleur de ses rayons rtablisse le niveau entre ces deux gr&s lacs ari5s3 ces ruptures d'quilibre sont plus frqu5tes p5dant l'hiv]1 raison de l'tat temptueux de l'atmosphre sur la m] et le cont95t2 alors il n'e/ pas r>e que le nord-e/ et l'e/ trav]s5t les ,alleghanys1 et jett5t sur le pays d',oue/ des ondes de neige ou de pluie2 mais bi5tt leur antagoni/e p]ptuel1 le sud-oue/1 qui rgne dans cette contre dix mois sur d\ze1 les *asse de son doma9e et les =ce de se repli] sur les monts4 ,l1 s'tablit entre eux une lutte habituelle1 dont les ef=ts 9gaux et v>is sont l'une des causes de l'agitation de l'atmosphre p5dant cette saison4 ,si p> has>d ils se balanc5t l'un l'autre1 leur d\ble c\rant n'a d'issue qu'en s'levant v]ticalem5t dans la rgion suprieure o ils se repli5t l'un et l'autre1 gliss5t horizontalem5t ou se r5v]s5t dans les c\*es infrieures2 mais tantt le sud-oue/ l'emporte1 et il se rp& jusqu' l',ocan2 et tantt le nord-e/ e/ va9queur1 et il envahit jusqu'au ,mississipi et au golfe du ,mexique4 ,c'e/ surt\t aux qu9oxes que le *oc e/ viol5t et l'irruption imptueuse3 alors que le passage du soleil l'quateur1 en refroidissant l'un des ples qu'il quitte1 et r*auffant l'autre qu'il claire1 occasione un balancem5t gnral dans l'ocan ari52 il arrive entre les masses opposes et les c\rants antagoni/es1 des ruptures d'quilibre dont les consqu5ces sont plus viol5tes et plus t5dues4 ,aussi e/-ce de prfr5ce cette poque1 et dans les mois d'avril et d'octobre que se montr5t les ouragans dont le v5t de nord-e/ e/ l'ag5t le plus habituel aux tats-,unis4 ,ces ouragans ont cela de p>ticuli]1 que leur furie se dploie ord9airem5t sur une c\rte ligne d'un qu>t de lieue1 quelquefois de trois c5ts toises de l>geur1 et seulem5t d'une ou deux lieues de longueur4 ,dans cet espace1 ils arra*5t et r5v]s5t les arbres des =ts1 et ils y font des clairires1 comme si la faux d'un moissonneur avait pass sur quelques sillons d'un *amp de bl4 ,en d'autres occasions plus r>es1 ils trav]s5t le cont95t dans t\te sa longueur1 et cela p> un mcanisme que j'aurai occasion d'expliqu] l'article du v5t de sud-oue/4 ,la frqu5ce des v5ts de nord-e/ sur la cte atlantique peut s'attribu] en p>tie la direction du rivage1 et des montagnes de cette contre1 laquelle favorise le c\rs du fluide ari54 ,des obs]vations faites ,monticello1 ,fr$]ick-t[n1 ,be?lem1 pr\v5t que s\v5t t\t autre rumb s\ffle dans l'intrieur des t]res2 quant ,new-,port1 ,new-,york1 ,philadelphie1 ,norfolk1 des obs]vations du mme j\r atte/5t le nord-e/4 ,quelquefois ce v5t lui-mme en porte des preuves notoires sur sa trace1 en v]sant sur le littoral des ondes de neige qui ne pntr5t pas dix milles dans l'intrieur4 ,ce cas arriva ,norfolk1 le #ad fvri] #agih1 lorsque dans une seule nuit il tomba sur cette ville et ses environs plus de #dj p\ces de neige1 p> un v5t de nord-e/1 t&is qu' dix lieues1 au se9 des t]res1 il n'avait pas mme plu1 et qu'il rgnait plutt un v5t de nord-oue/1 a9si que l'obs]vr5t plusieurs papi]s publics4 ,si le v5t du nord-e/ v>ie ou dvie1 c'e/ ord9airem5t p\r pass] l'e/1 et ce d]ni] v5t peut se considr] comme son supplant et son alt]natif naturel4 ,mo9s frqu5t que lui1 il p>ticipe ses qualits pluvieuses et froides1 surt\t au nord des #dj et #da3 mesure que l'on s'avance au sud1 il devi5t plus tempr1 sans cess] d'tre humide2 ce qui s'explique de soi-mme1 raison de la temprature des m]s de ces latitudes4 ,il ne faut pas les confondre avec le v5t d'e/ aliz des tropiques4 ,celui-ci ne s'lve jamais au del des #cj ou #cb de latitude1 et seulem5t lorsque le soleil1 au sol/ice d't1 entrane de ce ct la zone d'air qu'il g\v]ne1 en tablissant un foy] d'aspiration dans les p>ties nord de ce cont95t4 ,en hiv] l'aliz d'e/ se replie jusque v]s le #bb et #bc1 tant d'une "p rep\ss p> l'atmosphre refroidie de l',amrique nord1 et de l'autre attir p> un n\veau foy] tabli dans l',amrique sud p> le soleil p]p5diculaire au ,p>aguay4 ,dans les deux cas1 lors mme que les v5ts irrguli]s de nord-e/ et d'e/ rgn5t sur l',atlantique1 leur empire e/ presque t\j\rs sp> de celui de l'aliz p> une frontire1 ou de calme ou de contre-c\rants que cause leur 9galit en temprature1 en d5sit1 en vitesse4 ,il y a d'ailleurs entre eux ce ca*et di/9ctif que les v5ts cont95taux de nord-e/ et d'e/1 malgr l'irrgul>it de t\t le sy/me de leur zone1 affect5t de p>atre aux deux qu9oxes p5dant les #dj ou #ej j\rs qui suiv5t le passage du soleil l'quateur3 aussi e/-ce la saison la plus favorable p\r se r5dre d',europe en ,amrique2 celle dont pr(it5t les vaisseaux de comm]ce1 qui plus t>d ou plus tt sont exposs de longs passages1 raison des v5ts de sud-oue/ et de nord-oue/ qui dom95t l',ocan atlantique1 l'un en hiv] et l'autre en t1 et qui dans t\tes les saisons ne p]mett5t que des app>itions c\rtes et int]rompues aux v5ts de sud-e/ et de sud dont je vais p>l]4 ,,ii4 ,v5ts de sud-e/ et de sud4 ,le v5t du sud-e/ aux tats-,unis a plusieurs traits de ressemblance avec le scirocco de la ,mdit]rane1 qui e/ aussi un sud-e/3 comme lui1 il e/ *aud1 humide1 lg]1 rapide2 comme lui1 il affecte la tte d'un s5tim5t pnible de pesanteur et de compression2 mais un degr inf9im5t mo9s f*eux que le scirocco4 ,si l'on rem>que que le kams9n1 ou v5t du sud1 produit en gypte la mme s5sation2 que dans d'autres pays tels que ,bagdad1 ,basra1 c'e/ le v5t du sud-oue/2 et que dans t\s1 c'e/ t\j\rs un c\rant d'air qui a balay des surfaces t]re/res brlantes et s*es1 l'on conclura que cet effet physiologique e/ d l'action sur nos n]fs d'une qualit ou d'une comb9aison p>ticulire du calorique ou fluide ign4 ,la diffr5ce d'int5sit qui exi/e entre ces div]s v5ts favorise elle-mme cette induction2 c> si1 comme il e/ de fait1 le sud-e/ amrica9 e/ mo9s pnible que le sud-e/ itali51 l'on peut l'attribu] au long trajet du premi] sur l',atlantique dont l'humidit a neutralis les exhalaisons du cont95t africa91 t&is que le scirocco n'a pas eu le temps d'acqurir cet avantage sur le bass9 troit de la ,mdit]rane2 et cep5dant il le possde plus que le kams9n et que le sud-oue/ de ,bagdad1 qui ne p>c\r5t que des cont95s4 ,or1 si tels sont les effets physiologiques de c]ta9s airs1 qu'ils r5d5t le corps p>esseux1 la tte l\rde1 et l'esprit inapte#ajd p5s]1 s]ait-il tonnant que dans c]ta9es p>ties de l',afrique o un tel air e/ habituel1 les indignes euss5t rellem5t contract les habitudes p>esseuses de corps et d'esprit que l'on rem>que quelques peuples noirs1 et que p> le c\rs des gnrations elles se fuss5t t\rnes en nature1 qui p> cela mme p\rrait son t\r tre *ange p> une habitude des circon/ances contraires4 ,rev5ant aux tats-,unis1 lorsque le sud-e/ se montre en hiv] sur la cte atlantique1 ce qui arrive surt\t aux appro*es de l'qu9oxe1 il produit p>fois1 jusqu'au ,canada1 des dgels passag]s qui ont le f*eux effet de gt] les provisions de vi&es que l'on fait dans les pays froids1 ds le mois d'octobre1 p\r c9q ou six mois4 ,plus au sud1 ces dgels tromp5t p]fidem5t la vgtation1 en provoquant1 ds janvi] et fvri]1 des fleurs qui ne devrai5t p>atre qu'aprs l'qu9oxe1 et que le ret\r infaillible des geles ne manque pas de dtruire4 ,v]s l'qu9oxe1 surt\t v]s celui de pr9temps1 le sud-e/ produit1 p>ticulirem5t dans les emb\*ures de l',hudson1 de la ,delaw>e1 et dans la baie de ,*ezapeak1 des temptes c\rtes mais viol5tes2 leur dure e/ assez ord9airem5t de #ab heures2 elles ont ceci de s+uli]1 que leur furie s'ex]ce comme un ouragan1 sur un espace limit de #aj ou #bj lieues de longueur et de #d ou #e de l>ge1 sans que hors de cet espace l'on s'ap]oive du mo9dre m\vem5t4 ,j'ai connu deux exemples de ce phnomne ,new-,york et un ,philadelphie1 o p5dant #ab heures l'on avait essuy une si viol5te tempte1 que l'on croyait appr5dre la p]te de t\s les vaisseaux vois9s de la cte2 cep5dant1 #ab heures aprs1 les vaisseaux arrivr5t sans avoir remu une voile1 et sans avoir s5ti le mo9dre v5t extraord9aire4 ,cette irruption viol5te d'un v5t lg] et *aud ne peut s'expliqu] p> la ?orie ord9aire des pesanteurs spcifiques1 puisque t\t autre v5t e/ plus froid et plus d5se que le sud-e/3 il faut donc admettre l'expansion d'une masse considrable de cet air *aud qui rep\sse et *asse l'air plus froid dont il e/ environn4 ,la =me de cne ou d'entonnoir des baies et emb\*ures des fleuves1 o ce phnomne a lieu de prfr5ce1 prte cette explication1 en ce qu'un gr& volume d'air p\ss dans ces entonnoirs e/ oblig de s'*app] p> un canal de plus en plus ress]r3 il y agit presque la manire des eaux d'un tang cont5u p> de hautes digues1 auxquelles on ouvre d'troites issues3 l o la rsi/ance le ti5t en quilibre1 le liquide demeure calme3 mais il s'lance avec imptuosit l o elle vi5t manqu]2 et cette imptuosit a p\r d\ble cause la pression qu'il pr\ve d'une "p1 et l'espace plus gr& o il se dveloppe de l'autre1 en sortant de ses conduits ress]rs4 ,dans le cas dont il s'agit1 cet espace vide e/ ncessairem5t dans la rgion moy5ne de l'air1 une lvation peut-tre de mo9s de #ajjj mtres2 et le torr5t du sud-e/ s'y *appe en montant comme t\s les airs *auds3 il y e/ ou cond5s p> la c\*e suprieure qui s'y tr\ve au t]me de glace2 ou bi51 glissant s\s elle1 il s'*appe horizontalem5t1 et peut-tre se replie sur lui-mme1 et =me un t\rbillon dont le c5tre ou l'axe e/ en l'air une hauteur de #e ou #fjj mtres1 et dont la circonfr5ce balaye et rase la t]re4 ,mais quelle e/ la cause premire de ce vide sans tonn]re et sans mtores pralables1 du mo9s sans qu'on en ait vu8 ,il faudrait p\r rs\dre ce problme1 avoir rassembl t\tes les circon/ances du phnomne2 avoir connu sa manire d'agir1 du mo9s1 en div]s po9ts de sa sphre d'action et de sa circonfr5ce2 connatre enf9 l'tat de l'air et ses directions1 avant et aprs la crise2 or1 comme ces donnes positives m'ont manqu1 je ne sait pas y suppler p> de pures hypo?ses4 ,du v5t de sud4 ,le v5t de sud direct1 que l'on croirait plus *aud que le sud-e/1 e/ nanmo9s plus tempr aux tats-,unis4 ,p5dant l't1 saison o il se montre plus frquemm5t1 on le reg>de comme une brise agrable1 et presque rafra*issante1 raison de la vapeur humide dont elle abreuve l'air3 j'ai tr\v que cette vapeur1 tant ,new-,york et ,philadelphie qu' ,wa%+ton1 avait une odeur frappante de m>cage de m]1 telle que celle des hutres1 laquelle dcle sa s\rce d'une manire mo9s agrable qu'on ne veut le dire4 ,l'on ne peut cep5dant lui refus] le mrite de tempr] l'excessive ardeur du soleil et la rv]bration encore plus brlante de la t]re dans les mois de ju91 juillet et aot3 c'e/ p\r j\ir de cette brise de sud1 que dans t\t le cont95t amrica9 l'on prfre l'exposition des maisons au midi1 comme en ,france n\s prfrons celle l'e/ et au sud-e/3 dans les tats-,unis1 elle a cet avantage qu'en t le soleil e/ assez lev sur l'horizon p\r ne po9t s'introduire dans les app>tem5ts protgs p> les porticos ou piatzas1 dont l'usage e/ gnral4 ,en hiv]1 l'a/re abaiss introduit dans les maisons ses rayons que l'on dsire1 et il y fait s5tir sa *aleur1 en dpit du nord-oue/1 qui trop s\v5t accompagne sa cl>t4 ,dans cette mme saison1 si le v5t de sud e/ quelquefois assez froid1 c'e/ qu'il a pass sur quelques neiges dont la t]re se c\vre mom5tanm5t1 mme en ,c>ol9e4 ,et si d'autres fois il en apporte lui-mme au lieu de pluies1 c'e/ p>ce que dans sa r\te ari5ne il a r5contr des nuages du nord-e/ et de l'e/1 qui n'ont pas eu le temps de se repli]4 ,mais de telles neiges fond5t de suite1 ou devi5n5t de la pluie en tombant4 ,six heures de dure suffis5t r5dre au v5t de sud le c>actre de *aleur moite qu'il tire des m]s tropicales o il pr5d naissance3 je lui ai vu donn] ,philadelphie1 le #aj m>s #agih1 une vritable temprature de ,floride4 ,en t1 lorsqu'il e/ plus rapide qu' son ord9aire1 il ne t>de pas d'am5] des orages1 et l'on rem>que ,l\isville et en d'autres lieux situs sur l',ohio1 que s'il dure #ab heures cont9ues1 il ne manque pas d'am5] du tonn]re2 or1 en calculant sa m>*e un t]me moy5 de #af ou #ag lieues l'heure1 selon une e/imation que des expri5ces sur la vitesse des v5ts r5d5t plausible1 c'e/ prcism5t le temps qu'il lui a fallu p\r apport] les nuages du c5tre du golfe mexica91 di/ant de #aj #ab4 ,la frqu5ce du v5t de sud en cette saison pr\ve qu'il exi/e alors un foy] d'aspiration dans le nord du cont95t3 mais il re/e savoir si ce foy] e/ au-del ou en de de la *ane algonk9e1 qui borde les lacs leur nord4 ,ce fait ne peut tre con/at que p> des obs]vations tablies simultanm5t sur une ligne1 depuis le rivage de ,floride p> le ,k5tucky1 les lacs ri1 ,huron et la *ane algonk9e jusqu'aux bords de la baie de ,hudson2 elles jett]ai5t un gr& j\r sur le jeu correspondant de l'atmosphre du ple et de l'atmosphre du tropique1 a9si que sur la lutte et sur le balancem5t des c\rants du nord-oue/ et du sud-oue/1 qui sont les pr9cipaux v5ts des tats-,unis4 ,,iii4 ,du v5t de sud-oue/4 ,le v5t de sud-oue/1 l'un des trois gr&s dom9ants aux tats-,unis1 y e/ plus frqu5t p5dant l't que p5dant l'hiv]1 et plus habituel dans le pays de l',oue/ que sur la cte atlantique2 en hiv]1 l'on dirait qu'il a de la pe9e fran*ir les ,alleghanys2 et rellem5t il p>at que les v5ts de nord-oue/1 de nord-e/ et d'e/1 plus puissants dans cette saison1 lui int]dis5t le passage des monts4 ,quelquefois nanmo9s il pr(ite de leurs dviations1 ou surmonte leur ob/acle1 et il se montre sur la cte atlantique plus imptueux1 et surt\t plus froid qu'il n'app>ti5t son habitude et son orig9e3 l'on eu s5t aism5t la raison1 qu& on considre qu'il a trav]s la rgion leve des ,alleghanys1 s\v5t c\v]ts de neiges p5dant l'hiv]1 et qu'il a tr\v dans l',oue/ une t]re abreuve de pluie1 dont l'vaporation ne peut que le refroidir4 ,au pr9temps1 dev5u plus frqu5t1 il apporte lui-mme des neiges passagres1 des ondes de pluie et mme de grle1 qui cep5dant p>aiss5t plutt dues aux v5ts de nord-e/ et de nord-oue/1 dont il replie et *asse les nuages amoncels sur les ,alleghanys3 ces monts devi5n5t eux-mmes le *amp clos visible des combats de ces c\rants d'air opposs3 s\v5t l'on peut de la pla9e obs]v] les nuages m>*ant v]s ,blue-ridge1 p> les v5ts d'e/ ou de nord-e/3 bi5tt s'y arrtant1 y demeurant /ationnaires1 puis tantt s'y fondant en pluie1 tantt rev5ant sur leurs pas1 *asss p> le sud-oue/1 qui son t\r s'tablit p\r quelques heures4 ,je fus tmo9 de ce spectacle dans la soire que je passai ,rock-fi%-gap1 sur ,blue-ridge2 et mon hte1 sans tre physici51 m'en donna des raisons trs satisfaisantes4 ,ce n'e/ que v]s le sol/ice d't que le sud-oue/ rgne sur la cte atlantique d'une manire plus con/ante qu'aucun autre v5t4 ,il y devi5t l'ag5t pr9cipal des orages qui se multipli5t dans les mois de juillet et d'aot1 et qui sont inf9im5t plus viol5ts que les ntres en ,france4 ,s\v5t la brise du sud1 qui a c\tume de s'lev] v]s #aj ou #aa heures1 fait place au sud-oue/1 qui dans l'aprs-midi remplit le ciel de nuages orageux3 deux ou trois heures se pass5t en clats de tonn]re1 d'un bruit prodigieux1 et en clairs1 d'un volume vraim5t norme2 la crise se t]m9e avant le c\*] du soleil1 p> des ondes1 tantt plus et tantt mo9s abondantes4 ,l'qu9oxe d'automne apporte un *angem5t cette direction du c\rant de l'air1 et c'e/ alors son oppos diamtral1 le nord-e/1 qui p5dant #dj #ej j\rs a la prpondrance sans nanmo9s rgn] seul3 aprs cette priode1 le sud-oue/1 qui n'avait pas t entirem5t te9t1 se ranime et p>tage le re/e de la saison avec le nord-oue/ qui s'veille1 et avec l'oue/ direct qui e/ le plus gal1 le plus s]e9 et le plus agrable des v5ts de ce cont95t4 ,la m>*e du sud-oue/ dans le bass9 du ,mississipi et d',ohio1 jusque sur le fleuve ,sa9t-,laur5t1 e/ plus rgulire et plus simple2 l'on peut dire en deux mots que ce v5t dom9e depuis la ,floride jusqu'aux lacs1 et ,montral p5dant dix mois de l'anne4 ,les deux mois o il e/ le plus sil5cieux1 sont ceux du sol/ice d'hiv]1 p5dant lesquels le nord-oue/ et le nord-e/ occup5t l'atmosphre4 ,aprs cette poque1 il se ranime en proportion de l'lvation du soleil au zni?1 et il acqui]t de telles =ces qu'en juillet et en aot1 il e/ presque aliz en ,l\isiane1 en ,k5tucky1 et jusque sur le lac ,*ampla91 p5dant #dj #ej j\rs2 il dom9e presque galem5t sur le ,sa9t-,laur5t2 et p\r remont] ce fleuve la voile1 l'on att5d quelquefois un mois de suite des v5ts d'e/ ou de nord-e/1 qui alors mme sont peu durables4 ,c'e/ encore le sud-oue/ qui1 v]s le #bj avril1 fond les glaces du ,sa9t-,laur5t1 comme c'e/ le nord-oue/ qui les tablit la f9 de dcembre4 ,le sud-oue/ e/1 avec le sud1 le v5t *aud du ,canada1 du ,v]mont1 du ,g5esee2 mais il n'a ce c>actre bi5 m>qu que p5dant l't3 il se rafra*it dans les autres saisons1 en proportion de l'abaissem5t du soleil l'horizon1 et du rappro*em5t des t]res v]s le ple4 ,il se montre au contraire plus *aud1 mesure que l'on revi5t v]s le ,k5tucky1 le ,t5nessee et le golfe du ,mexique1 qui e/ son foy] orig9el4 ,a raison de ce vois9age1 il procure la ,basse-,l\isiane une temprature si leve1 p5dant les quatre mois d'hiv]1 que malgr l'app>ition assez frqu5te des v5ts de nord-nord-oue/ et d'e/1 l'on peut s'y p]mettre la culture de la canne sucre1 surt\t celle d',otahiti3 mais il fait ra*et] cette faveur p5dant les quatre mois d't1 p> des *aleurs accablantes et des orages extrmem5t viol5ts et presque j\rnali]s1 de l'espce de ceux qu'aux ,antilles l'on appelle gra9s blancs4 ,la m\sson de ces orages comm5c aprs le sol/ice1 et suit une m>*e progressive digne d'att5tion4 ,d'abord c'e/ v]s les c9q heures du soir1 lorsque la *aleur t\ffante et humide e/ p>v5ue son comble1 que les nues orageuses s'lv5t et acc\r5t du bas du fleuve et de la p>tie sud-oue/ du golfe3 *aque j\r l'app>ition de ces nues anticipe de quelques m9utes2 en sorte que v]s le milieu du mois d'aot1 les tonn]res se dcl>5t v]s deux heures aprs midi2 de viol5tes ondes prcd5t et suiv5t leurs clats effrayants2 au c\*] du soleil t\t se pacifie2 le ciel r$evi5t calme1 tantt s]e91 tantt voil de br\ill>ds qu'exhal5t d'imm5ses m>cages et un sol fumant2 la nuit se passe tranquille1 mais fatigante p> sa *aleur calme1 et surt\t p> les m>+\9s4 ,le l5dema9 mat91 la *aleur se ranime mesure de l'lvation du soleil l'horizon et de l'tat calme de l'air2 dans l'aprs-midi la crise de la veille recomm5ce#aje3 le v5t du sud-oue/ p\sse ces nues orageuses dans l'intrieur du pays1 sur le ,t5nessee et le ,k5tucky1 o elles en r5contr5t d'autres f\rnies p> les rivires1 les swamps et les lacs2 p> ce moy51 la srie des orages s't5d et se prolonge avec des =ces r5aissantes jusqu'au ,canada4 ,ma9t5ant1 p\r bi5 apprci] les effets et l'action de ce gr& c\rant d'air sur la surface du sol qu'il p>c\rt1 et qui lui s]t en quelque sorte de lit2 p\r bi5 calcul] le c>actre et la puissance du foy] dont il mane1 c'e/--dire l'atmosphre du golfe mexica91 il faut se retrac] plusieurs circon/ances gographiques et nautiques de ces p>ages3 il faut rem>qu] que le c5tre du golfe e/ immdiatem5t situ s\s le tropique2 que p5dant les six mois d't1 t\te la surface de ses eaux e/ frappe d'un soleil v]tical et brlant1 qui provoque une vaporation norme4 ,que p5dant les six mois d'hiv]1 l'action de cet a/re y e/ encore si vive1 que les geles n'appro*5t po9t de cette m]3 que les plages d',y\catan1 de ,camp*e1 de la ,v]a-cruz1 des ,florides et de ,cuba1 sont connues p\r tre d'une *aleur insupportable2 qu'en effet la *aleur doit y tre d'autant plus int5se1 que le bass9 presque circulaire du golfe1 enclos d'les et de t]res1 n'admet pas une libre v5tilation2 qu'enf9 les m>9s cit5t cette m] p\r tre la plus fconde de t\tes celles de la zone torride en orages1 en tonn]res1 en trombes1 en tornados ou t\rbillons1 en calmes t\ffants et en ouragans1 t\s accessoires naturels d'un air embras et p\rtant humide4 ,ces circon/ances r5d5t dja raison des qualits que n\s avons reconnues au v5t de sud-oue/ sur le cont95t amrica92 mais l'obs]vateur ne doit po9t born] l ses reg>ds2 il doit encore re*]*] quelle s\rce 9puisable et premire f\rnit la dp]dition j\rnalire et imm5se de ce rs]voir ari53 or1 s'il porte sur la c>te un il att5tif#ajf1 il rem>qu]a que les deux seules emb\*ures ou issues du golfe sont situes entre ,cuba et les presqu'les d',y\catan et de ,floride2 que p> celle d',y\catan1 la plus considrable des deux1 le golfe reoit les c\rants d'eau et d'air de la m] de ,honduras1 qui elle-mme les reoit son t\r de la m] des ,antilles1 ouv]tes dans l',ocan atlantique2 que p> le canal de ,floride et de ,bahama1 le golfe p]d et vide cont9uellem5t ses eaux dans le mme ,ocan1 et que l'accs de l'air y e/ ob/ru p> une triple *ane d'les2 il rem>qu]a que ces deux issues sont places entre les #bj et #bd latitude nord1 et que mme celle d',y\catan1 p> sa communication mdiate avec la m] des ,antilles1 ouvre et dilate rellem5t son emb\*ure jusqu'au #aj;e degr2 or1 il sait que c'e/ prcism5t s\s les latitudes de #aj #bd que les v5ts alizs du tropique s\ffl5t t\te l'anne des p>ties d'e/ sur l',ocan atlantique3 il appr5d des m>9s que ces v5ts alizs naiss5t #hj ou #ajj lieues des ctes d',afrique2 qu'ils trav]s5t l',ocan avec un vitesse d'environ #cb1djj mtres#ajg 7 peu prs #h lieues7 l'heure2 qu'ils arriv5t la *ane des ,antilles1 sur un front d'environ #aj ou #bjj lieues m>9es3 il conoit que cet norme fleuve d'air doit fran*ir les les1 comme un fleuve d'eau fran*it des rocs sems dans son lit2 qu'il entre dans la m] des ,antilles1 et que l1 emprisonn droite p> les t]res de ,sa9t-,dom+ue et de la ,jamaque1 gau*e p> celle du cont95t mridional1 il e/ =c de p\rsuivre son c\rs dans la m] de ,honduras1 et f9alem5t d'entr] dans le golfe du ,mexique44444 et ds lors le problme e/ clairci et rsolu4 ,en effet1 c'e/ rellem5t le v5t aliz de l',atlantique qui1 p> la m>*e que je vi5s de dcrire1 alim5te l'atmosphre du golfe1 et y produit la plup>t des phnomnes dont il e/ le ?tre4 ,il y arrive d'autant plus puissant1 que1 depuis la *ane des ,antilles1 il ress]re de plus en plus son c\rant1 et accumule ses =ces sur un mo9dre espace3 sans d\te cette *ane a d'abord bris et morcel son c\rant1 comme les rocs et les rcifs divis5t un torr5t d'eau1 ou mme comme les piles d'un pont divis5t le c\rant d'une rivire4 ,comme les c\rants d'eau1 le torr5t ari5 a pr\v un m\vem5t de rem\s et de t\rbillons aux avant-becs de ces les qu'il heurte2 il s'e/ p>tag et comprim p\r s'*app] p> leurs dtroits4 ,cette compression l'y r5d plus rapide3 il se dploie avec plus de =ce leur issue1 et il =me des t\rnoiem5ts leurs arrire-becs1 dont *aque c\rant se dispute le vide2 la navigation locale des les r5d s5sibles t\s ces accid5ts1 p> les directions div]ses que pr5d le v5t plus prs ou plus lo91 au-dessus ou au-dess\s de leurs masses m]g5tes3 c'e/ absolum5t le mme mcanisme que celui d'un c\rant d'eau1 la lgret prs du fluide2 et l'tude att5tive de t\s les t\rbillonnem5ts qui ont lieu s\s un pont ou trav]s les rocs d'un torr5t1 donne en petit une ide exacte de ce qui arrive dans le cas actuel1 et en gnral t\s les c\rants ari5s4 ,l'aliz de l',atlantique1 p>v5u l'i/hme de ,mosquitos1 sembl]ait devoir ou p\voir fran*ir cette digue2 mais malgr sa lgret1 il agit encore plus qu'on ne l'imag9e la manire de l'eau1 et il ne sort qu'avec difficult des canaux et des lits dans lesquels il c\le ou seulem5t repose3 plusieurs faits ici pr\v5t que les montagnes de l'i/hme de ,mosquitos1 qui sont le prolongem5t de la *ane des ,&es1 lui oppos5t un ob/acle efficace et l'emp*5t d'entr] dans l'ocan ,pacifique4 ,p\r bi5 apprci] la di/ribution d'air qui se fait ce lieu2 n\s aurions beso9 de deux donnes1 savoir1 la hauteur prcise de ces montagnes1 et l'paisseur de la c\*e ou c\rant d'air3 il e/ possible que cette c\*e soit mo9s paisse qu'on ne s]ait port le croire1 les aro/ats n\s ayant appris que s\v5t les c\*es de l'atmosphre n'excd5t pas #bjj mtres1 et qu'elles gliss5t et c\l5t les unes sur les autres en s5s quelquefois diamtralem5t oppos1 de manire que dans une asc5sion de #hjj #abjj mtres1 l'on tr\ve ou l'on peut tr\v] deux ou trois v5ts div]s2 de n\velles applications des aro/ats ce g5re d'obs]vation dans le cas dont je p>le et dans d'autres semblables1 p\rrai5t r5dre la sci5ce arologique des s]vices que s\s d'autres rapports ils ont jusqu'ici assez va9em5t promis4 ,quant la *ane transv]se de ,mosquitos1 supposons-la seulem5t de #cjj toises 7#fjj mtres7 d'lvation2 elle s]a dja capable de b>r] le c\rant aliz dans une t5due plus que suffisante lui cons]v] t\te sa puissance3 la portion suprieure qui s'en *app]ait ne s]ait qu'un trop-ple9 inutile2 et l'on a droit de croire que ce trop-ple9 n'exi/e pas2 c> on ne tr\ve po9t sa trace au rev]s occid5tal de ces montagnes1 sur la cte de la m] ,pacifique3 les v5ts sur cette cte suiv5t une m>*e t\t--fait diffr5te2 l'on y a des brises locales de t]re et de m] qui s't5d5t plusieurs lieues du rivage d'une manire indp5dante de t\t autre sy/me que le leur3 ce n'e/ qu' environ #dj lieues au l>ge que s\ffl5t des v5ts gnraux1 qui surt\t en t sont de la p>tie d'oue/1 p> consqu5t diamtralem5t opposs l'aliz2 ces v5ts rgn5t depuis le #aj;e degr de latitude jusqu'au #ba;e1 c'e/--dire sur t\te la cte de ,mexique1 entre le ,cap-cori5tes et le ,cap-blanc de ,co/>ica4 ,l'on ne saurait dire que l'aliz s'*appe latralem5t p> l'i/hme de ,panama1 puisque dans ces p>ages1 les v5ts de la m] ,pacifique vi5n5t en t des p>ties de sud et sud-oue/ opposes l'e/4 ,a9si1 il e/ con/ant que l'i/hme de ,mosquitos et sa *ane1 quelle que soit sa hauteur1 sont une frontire de sp>ation entre deux sy/mes de v5ts diffr5ts4 ,l'aliz atlantique1 a9si b>r1 doit cep5dant tr\v] une issue3 celle du canal de la ,jamaque1 l>ge et libre1 s'(fre de prfr5ce t\te autre4 ,il y porte donc son c\rant1 et il entre dans la m] de ,hond\ras4 ,quelques portions latrales de ce v5t effleures p> les t]res1 p>aiss5t se dta*] de son c\rant3 c> les m>9s obs]v5t que depuis le cap ,vela1 po9te de ,m>acabo1 les v5ts v>i5t et diffr5t dans une ligne p>allle au c\rant pr9cipal1 et en f]mant au sud les golfes de ,sa9te-,m>!1 de ,c>tagne1 du ,d>i5 et de ,porto-,bello2 quelques-uns sont aspirs p> les bass9s des gr&es rivires et p> les hautes montagnes de t]re f]me1 et s\ffl5t de nord-e/ nord-oue/4 ,d'autres s\fflant oue/1 sont de vritables contre-c\rants semblables ceux qu'on obs]ve dans t\tes les rivires rapides1 et dont le ,mississipi (fre des exemples si frappants qu'ils aid5t en p>tie remont] ce fleuve2 t&is qu' la droite du gr& c\rant ari51 une autre portion dta*e =me les v5ts de sud qui s\ffl5t en t de ju9 en aot1 sur la cte mridionale de ,cuba et de la ,jamaque4 ,a9si1 p> un d]ni] trait de ressemblance avec l'eau1 le c\rant ari5 ne j\it de t\te sa =ce que dans la ligne libre et droite de son canal4 ,a son entre dans la baie de ,hond\ras1 il dcl9e un peu1 et devi5t sud-e/3 et comme il ne r5contr plus d'ob/acles1 il entre s\s cette ligne dans le golfe du ,mexique3 je dis qu'il ne r5contre plus d'ob/acles1 p>ce que la presqu'le d',y\catan e/ une t]re de sables1 si basse qu'elle ne lui en oppose aucun3 aussi don ,b]n>d de ,orta1 qui l'on doit une in/ructive diss]tation#ajh sur les v5ts de la ,v]a-cruz1 obs]ve-t-il que le sud-e/ e/ le dom9ant de t\s ces p>ages4 ,ma9t5ant1 reprs5tons-n\s un volume d'air d'environ #ij #ajj lieues de l>geur1 sur #bjj ou #cjj toises de hauteur1 affluant comme un torr5t qui c\rt au mo9s #djj toises ou #hjj mtres la m9ute1 et imag9ons ce que peut dev5ir cette imm5se quantit de fluide accumul dans l'espce de cul-de-sac que =me le bass9 circulaire du golfe4 ,il e/ vid5t que p> un effet compos et de la c\rbe des t]res qui lui s]v5t de rivage1 et de la dim9ution graduelle de sa =ce d'impulsion1 ce torr5t ari51 d'abord vu en masse1 pr5d un m\vem5t de t\rnoiem5t dont l'axe ou vortex1 v>iable1 selon c]ta9es circon/ances1 s'tablit pr9cipalem5t v]s le nord du golfe1 d'o le trop-ple9 se v]se sur les t]res adjac5tes2 de l une cause fondam5tale de t\s les phnomnes que n\s prs5t5t et l'atmosphre de ce local1 et le sud-oue/ cont95tal qui en drive4 ,ensuite analys dans ses dtails1 ce va/e c\rant se subdivise en plusieurs bran*es qui suiv5t des lois qui lui sont propres et des directions que les localits leur impos5t4 ,la premire et la plus latrale de ces bran*es1 celle qui1 aprs avoir trav]s l',y\catan1 prolonge les t]res de la ,v]a-cruz et de ,panuco1 obissant sa direction propre et celle des montagnes de ,tlascala1 se porte v]s l'intrieur du ,mexique et remonte p> les bass9s des rivires de ,panuco1 de ,las-naz1 ,del-norte ou ,bravo1 et de t\tes leurs afflu5tes jusqu'aux montagnes de la ,n\velle-,biscaye1 du ,n\veau-,mexique et de ,santa-,f3 j'os]ais dire sans connatre les v5ts de l'intrieur de ces pays1 que les dom9ans y sont du sud l'e/1 dans t\te la p>tie qu'arros5t les rivires dont j'ai cit le nom4 ,ce doit tre cette mme bran*e de v5t qui1 p>v5ue sur les montagnes du ,n\veau-,mexique1 pr5d un autre c>actre1 et qui se v]sant sur la cte de nord-oue/1 si bi5 explore p> ,vanc\v]1 dom9e p5dant l't sur les p>ages de ,n\tk3 le capita9e ,me>es qui1 ds #agia1 y avait fait plusieurs bonnes obs]vations1 n\s y reprs5te ce v5t de sud-e/ comme un v5t viol5t1 temptueux1 pluvieux1 brumeux1 et d'un froid piquant2 ce qui e/ un cas n\veau p\r le sud-e/1 dans t\t l'hmisphre boral2 mais ce v5t acqui]t cette qualit en passant sur les neiges et sur les glaces qui c\vr5t les montagnes du ,n\veau-,mexique1 glaces qui ont mrit leur *ane1 p>mi plusieurs noms1 ceux de ,icy1 ou ,monts de glace et de ,%9+ ou ,brillants4 ,il p>at que ces montagnes ont une lvation digne de la ,cordillire des ,&es dont elles sont le prolongem5t1 et que le sud-e/ ,n\tkan doit sa =ce leur hauteur3 c> le mme navigateur ,me>es obs]ve que1 plus lo9 au sud1 le v5t dom9ant sur cette m]1 faussem5t appele ,pacifique1 e/ p5dant l't le v5t d'oue/1 qui rgne jusqu'au #cj1 o comm5ce1 aj\te-t-il1 la zone des v5ts alizs d'e/#aji2 c'e/--dire que ce p>allle 7le #cj7 e/ la frontire de deux v5ts diamtralem5t opposs3 cas s+uli] en app>5ce et p\rtant naturel et commun3 ce v5t d'oue/1 d\x1 s]e91 clair et beau1 tant le contre-c\rant de l'aliz d'e/1 torr5t pr9cipal1 rapide et presque imptueux2 c'e/ de leur frottem5t que naiss5t ces t\rbillons1 ces v5ts v>iables1 ces rem\s1 ces calmes1 qui ont t si fune/es aux vaisseaux qui1 les premi]s1 fir5t leur ret\r en ,*9e1 en suivant ce mme p>allle4 ,ret\rnant au golfe du ,mexique1 une seconde bran*e de l'aliz atlantique1 intrieure la prcd5te1 et =mant la majeure p>tie de ce c\rant1 se dirige v]s les plages de la ,l\isiane et des ,florides3 sa ligne1 comme l'on voit1 devi5t sud-oue/3 cep5dant1 sur le ,mississipi mme1 elle e/ plutt sud direct1 c> les navigateurs de ce fleuve obs]v5t que sur son lit il ne rgne proprem5t que deux v5ts1 le sud et le nord3 la raison en e/1 comme p\r t\tes les rivires1 que la direction du vtt y e/ matrise et dcide p> celle du lit et de sa valle4 ,il e/ d'ailleurs naturel qu'avant de t\rn] totalem5t sud-oue/1 une portion se soit dta*e sud2 et cette portion ou rumb doit dom9] sur les p>ages de la baie ,sa9t-,b]n>d4 ,une troisime bran*e en ret\r v]s la presqu'le de ,floride1 essaie de la fran*ir et de s'*app] sur l',ocan atlantique2 mais elle e/ =ce de se repli] dans le golfe1 p>ce qu'elle r5contre1 surt\t en t1 le v5t alis d'e/1 dont la zone s't5d alors sur l'atlantique jusqu'aux #cj et #cb4 ,le rev]sem5t de cette bran*e et son addition la prcd5te1 devi5n5t l'une des raisons p\r lesquelles1 cette poque1 c'e/--dire en juillet et aot1 le sud-oue/ r$\ble de =ce sur le cont95t des tats-,unis4 ,enf9 la portion c5trale du gr& t\rbillon1 ma9t5ue en une sorte d'quilibre p> des m\vem5ts opposs1 e/ l'ag5t et le sige des v5ts v>iables1 des calmes t\ffants1 des orages qui en sont la suite1 et de t\s les incid5ts propres ce golfe4 ,ces donnes du raisonnem5t sont confirmes p> les rcits positifs des navigateurs4 ,don ,b]n>d de ,orta1 capita9e du port de la ,v]a-cruz1 tablit#aaj que dans la p>tie sud du golfe1 les v5ts dom9ants1 surt\t en t1 sont le sud-e/ et l'e/2 qu'en hiv] ils incl95t jusqu'au nord-e/ avec des rafales de nord1 c\rtes dans leur dure1 mais t]ribles dans leur action4 ,b]n>d ,romans1 voyageur anglais qui en #aggf publia sur les ,florides un ouvrage ple9 d'in/ruction et de s5s1 obs]ve#aaa que dans la c\rbe qui atta*e la presqu'le de ,floride au cont95t1 les v5ts dom9ants1 surt\t en automne1 sont le nord-oue/ et l'oue/2 et ces deux directions sont prcism5t la ligne du c\rant d'air en ret\r dans son t\rnoiem5t4 ,enf9 ces deux criva9s insi/5t1 avec t\s les navigateurs1 sur la frqu5ce des trombes1 des t\rbillons1 des gra9s orageux1 des calmes et des ouragans de cette m]4 ,quelques physici5s ont dja ap]u qu'entre les ouragans des golfes de ,mexique et ceux du cont95t1 mme en des lieux trs-reculs dans le nord1 il exi/ait une correspondance s+ulire d'action et de temps4 ,en #ageg1 ,frankl91 comp>ant les heures o s'tait fait s5tir en div]s lieux un ouragan qui au mois d'octobre trav]sa le cont95t1 depuis ,bo/on jusqu' la ,floride occid5tale1 tr\va que le dplacem5t de l'air n'avait comm5c ,bo/on que plusieurs heures aprs avoir comm5c sur la cte du golfe1 et que de pro*e en pro*e1 l'avance ou le ret>d avait t proportionnel aux espaces3 c'e/--dire que l'ouragan s'tait fait s5tir d'abord au lieu o le v5t allait1 et qu'il avait f9i v]s le lieu d'o le v5t v5ait2 ce qui cette poque o ce sujet tait neuf1 ne p>ut qu'une biz>r]ie de physique2 mais ,frankl9 en conut avec sa sagacit ord9aire1 que le foy] du m\vem5t tait plac sur le golfe1 et que c'tait p> l'effet d'un vide subit dans l'atmosphre de ce golfe1 que l'air du cont95t1 aspir de pro*e en pro*e1 s'tait prcipit p\r remplir le dficit4 ,des faits po/rieurs ont confirm ce premi] ap]u1 et ils lui aj\t5t de temps autre quelques preuves n\velles3 presque t\s les ans1 du #aj au #bj octobre1 l'on pr\ve dans le nord des tats-,unis1 et p>ticulirem5t sur le lac ri1 un ouragan de d\ze qu9ze heures1 du qu>t de nord-e/ nord-oue/2 et prcism5t la mme poque1 les gazettes font presque t\j\rs m5tion de quelque ouragan dans les p>ages de la ,l\isiane et des ,florides1 p> des v5ts du qu>t de nord4 ,l'attraction1 ou plutt l'aspiration1 e/ bi5 indique2 mais il re/e expliqu] comm5t se fait le vide1 et p\rquoi1 dans la contre des ,alleghanys1 c'e/ le c\rant de nord-e/ qui e/ spcialem5t attir2 c> c'e/ lui qui e/ l'ag5t le plus habituel des ouragans intrieurs1 soit gnraux1 soit p>tiels4 ,en m'occupant de l'hi/oire des v5ts1 et comb9ant les div]ses ides que ce sujet m'a f\rnies sur le mcanisme des orages1 il m'a sembl que ce problme1 assez curieux en physique1 ne m'tait pas entirem5t insoluble4 ,la *imie1 il e/ vrai1 n'a po9t encore analys les nuages orageux1 ni leur manire d'agir les uns sur les autres2 elle n'a po9t dcompos leurs p>ties con/ituantes1 au po9t de faire connatre t\s les ag5ts et t\s les effets des dtonations1 des dissolutions subites qui en sont la suite1 et des cond5sations aussi subites qui rduis5t un volume trs-considrable d'eau vaporise en un petit volume de pluie et d'air refroidi3 mais les faits matriels et plusieurs faits subsqu5ts sont connus1 et d'induction en induction1 ils conduis5t des rsultats satisfaisants4 ,l'on sait qu'il n'y a pas de nuages sans surfaces humides2 que les nuages sont le produit de l'vaporation des eaux et des pr9cipes volatils qu'elles conti5n5t2 que cette vaporation e/ abondante en raison de la *aleur1 de la s*]esse et du r5\vellem5t de l'air2 que p> consqu5t les vapeurs nuageuses sont une comb9aison des molcules de l'eau avec les molcules du calorique ou fluide ign1 ou lectrique2 c> t\s ces mots ne reprs5t5t mon esprit qu'un mme pr9cipe1 soit pur1 soit modifi4 ,ce pr9cipe lg] et c5trifuge de sa nature1 enlve l'eau ess5tiellem5t pesante1 et il en =me1 si j'ose le dire1 de petits ballons1 capables de flott]1 ou vogu] dans l'air1 et p>eillem5t lectriques en plus ou mo9s gr&e proportion3 a9si l'on peut dire que les nuages sont des espces de sels neutres volatils composs de calorique1 d'air et d'eau1 dont les lm5s con/ituants r$evi5n5t s5sibles l'in/ant de leur rduction ou dtonation3 savoir1 l'eau p> la pluie qui tombe1 le calorique p> l'clair qui brille et s'*appe1 et l'air d'une manire quelconque mo9s s5sible aux yeux3 cep5dant t\s les nuages ne sont pas orageux ou tonn]riques3 p\r tre tels1 il p>at qu'ils ont beso9 d'une quantit plus =te de calorique1 et qu'ils sont susceptibles de s'en *>g] des doses div]ses3 il p>at encore que sur la m]1 l'abondance du fluide aqueux1 et la temprature1 t\j\rs plus modre que sur t]re galit d'atmosphre1 ne leur p]mett5t pas de se *>g] d'autant de calorique1 ni d'tre aussi orageux ou dtonnants2 et en effet1 les m>9s rem>qu5t qu'il y a mo9s d'orages sur la ple9e m]2 qu'ils y sont mo9s viol5ts1 et que c'e/ l'appro*e des t]res qu'on les tr\ve plus frqu5ts et plus =ts3 p> consqu5t l'int5sit de la *aleur1 ou l'abondance du calorique1 occasione p> la rv]bration des t]res1 e/ une cause dt]m9ante1 un pr9cipe con/ituant d'orage2 il faut y aj\t] une f\le d'autres matriaux abondants sur la t]re1 et r>es ou nuls sur l'eau1 tels que les sub/ances m9rales volatiles1 le s\fre1 les gaz de div]ses espces qui se dgag5t en quantits trs-considrables des corps animaux et vgtaux1 en putrfaction ou en simple macration3 cet tat a lieu surt\t dans les t]ra9s m>cageux et fangeux1 dont la pte e/ susceptible d'un degr de *aleur bi5 plus lev que l'eau pure3 or1 cette circon/ance se tr\ve jo9te1 de la manire la plus rem>quable1 t\tes les autres dans le local dont n\s traitons2 c> t\t le ,delta du ,mississipi e/ un t]ra9 demi subm]g d'eaux1 p>tie d\ces1 p>tie saumtres4 ,t\te la rive droite ou occid5tale de ce fleuve1 sur une longueur de plus de c5t c9quante lieues et une l>geur moy5ne de v+t1 e/ un t]ra9 noy *aque anne p> les dbordem5ts3 t\te la cte nord du golfe1 depuis la baie de ,mobile jusqu' la baie ,sa9t-,b]n>d1 et mme la rivire del ,norte1 sur un dveloppem5t de deux c5ts lieues1 n'e/ =me que de m>cages4 ,enf91 les plages d',y\catan1 de ,cuba1 de ,camp*e et de la presqu'le de ,floride1 en sont abondamm5t p>semes2 et l'on conoit que t\tes ces surfaces qui compos5t plusieurs c5ta9es de lieues c>res1 doiv5t f\rnir une norme quantit de gaz inflammable et d'autres matriaux d'orages444 ,il e/ encore assez bi5 dmontr que lorsque des nuages div]sem5t *>gs s'appro*5t et se t\*5t1 il se produit entre eux une action t5dante mettre en quilibre le fluide lectrique ou ign et t\t autre gaz2 que dans cette action le fluide lectrique ne se conduit pas aussi l5tem5t que l'air ou l'eau2 qu' raison de son excessive tnuit t\tes ses p>ties se ml5t la fois1 et que leur dgagem5t de t\te autre comb9aison e/ subit et simultan3 l'effet de ce dgagem5t sur l'eau qui e/ comb9e1 e/ de l'ab&onn] sa pesanteur naturelle2 de l ces g\ttes de pluie plus ou mo9s grosses qui suiv5t la fois1 et l'clair dont la lumire montre le pur fluide ign au mom5t o il se dgage1 et le c\p de tonn]re dont le bruit e/ le *oc de l'air qui se prcipite dans le vide =m p> la cond5sation ou rduction de la vapeur en eau4 ,or1 si l'on considre que l'eau b\illante dveloppe en vapeurs e/ e/ime occup] dix-huit c5ts fois son premi] volume1 et qu' de mo9dres degrs elle l'occupe encore plus de mille fois2 que p> consqu5t un nuage de #ajjj toises cubes peut subitem5t se rduire une seule1 ou si l'on veut compt] au plus bas1 seulem5t #aj toises2 si l'on aj\te que la vitesse de l'air qui r5tre dans le vide e/ gale celle du b\let de canon1 c'e/--dire1 qu'elle p>c\rt #dbb mtres p> seconde1 l'on ne s]a plus tonn de la =ce prodigieuse de ces c\ps de v5t qui1 s\s le nom de gra9s1 de rafales1 de trombes et d'ouragans1 arra*5t les arbres1 r5v]s5t les difices1 s\lv5t les eaux1 et jett5t du haut de leurs remp>ts des canons de v+t-quatre avec leurs affts1 comme on en a vu plusieurs exemples aux ,antilles1 et l'on concevra que ce sont rellem5t des vides pneumatiques subitem5t =ms qui sont la cause habituelle et puissante de t\s les m\vem5ts viol5ts de l'atmosphre4 ,ils expliqu5t trs-bi51 ces vides1 le cas p>ticuli] des ouragans p> v5t de nord-e/ ou de nord-oue/ qui ont lieu aux tats-,unis2 c> si l'on suppose1 comme il e/ de fait1 qu'il y a cont9uit d'atmosphre depuis les ,alleghanys et le lac ri jusqu' la *ane de l'i/hme du ,mexique1 il e/ vid5t que lorsque les orages du golfe cond5s5t subitem5t une p>tie considrable de l'air de son atmosphre1 celle du bass9 de ,mississipi s'branle immdiatem5t1 et s'lance p\r remplir le vide3 si1 dans ces cas1 la colonne de nord-e/ e/ le plus s\v5t affecte et mue1 c'e/ p>ce que son antagoni/e diamtrale1 la colonne de sud-oue/1 e/ celle-l mme qui manque et qui se retire2 en sorte que dans cette circon/ance l'on peut dire que le v5t de nord-e/ e/ le repli du v5t de sud-oue/4 ,l'on doit d'ailleurs considr] comme un lac ou ocan d'air t\t l'espace que je vi5s de dsign]1 ayant p\r rivages et p\r digues les *anes des montagnes et les t]res des ,antilles3 l',alleghany qui =me une de ces digues sur t\t le ct ori5tal1 y s]t d'appui en mme temps un autre lac ari5 qui e/ l'atmosphre de la cte atlantique3 or1 ce d]ni] lac contigu l'atmosphre du nord et nord-e/ qui l'alim5te1 e/ compos d'un air froid et d5se1 t&is que celui du pays d'oue/ e/ compos d'un air *aud et dilat2 p> consqu5t le lac atlantique pse sans cesse sa frontire sur le lac d'oue/1 et p> les lois de l'quilibre il t5d sans cesse s'y v]s]3 du mom5t donc que l'ef=t habituel de l'air *aud dilat cesse de s\t5ir et de rep\ss] le poids qu'il s\ti5t1 ce poids se dt5d et se v]se p> un ef=t aussi puissant que naturel1 et le v5t de nord-e/ s'tablit4 ,cep5dant je convi5s que le ret\r con/ant de l'un de ces ouragans l'poque du #aj au #bj octobre1 ti5t quelque circon/ance p>ticulire et dt]m9e4 ,je crois la voir dans le *angem5t gnral que le passage du soleil l'quateur opre alors dans la totalit de l'atmosphre4 ,t&is que cet a/re s'tait t5u au nord de la ligne1 et surt\t dans le vois9age du tropique du canc]1 ses rayons appliqus sur le cont95t sept5trional1 en y excitant de vives *aleurs1 y tablissai5t un foy] d'aspiration v]s lequel se dirigeai5t t\s les c\rants de l'air2 en sorte que l'atmosphre de la zone mme du tropique se rev]sait jusque v]s le c]cle polaire1 et y re/reignait l'empire et les limites des v5ts froids du nord444 ,lorsqu'au contraire le soleil a repass la ligne1 prcism5t v+t v+t-c9q j\rs aprs v]s la mi-octobre1 il se tr\ve p]p5diculaire au plus gr& diamtre de l',amrique mridionale3 dans cette situation1 *auffant ce va/e cont95t sur sa plus l>ge surface1 il y tablit un autre foy] d'aspiration qui attire v]s lui un volume imm5se d'air dont il a beso91 et qui dt\rne a9si une gr&e di/ance1 les c\rants de l'air1 ou v5ts1 de leur direction antrieure3 alors l'atmosphre borale a la facult de se rev]s] jusqu'au tropique du canc]2 et de l le repli et la retraite des v5ts aliss d'e/1 qui se rappro*5t de l'quateur jusqu'au #bj et mme jusqu'au #ah;e degr2 de l ces v5ts priodiques de nord-e/1 qui de l'atlantique afflu5t sur la ,guyane depuis dcembre jusqu'en m>s et avril1 qu& le soleil e/ sur le ,p>aguay1 et qui1 aprs avoir v]s leur excessive humidit sur cette ,guyane1 cont9u5t leur r\te p>-dessus le cont95t v]s les ,&es2 de l ces v5ts de la p>tie de nord qui1 dat] d'octobre1 se montr5t plus frqu5ts sur le golfe de ,mexique1 et arriv5t jusqu' l'i/hme de la m] ,pacifique4 ,le passage du soleil au sud de l'quateur e/ donc un mom5t de sec\sse qui branle la fois l'atmosphre de l'une et de l'autre zone polaire4 ,au premi] in/ant o se fait l'un de ces rev]sem5ts1 l'air du golfe mexica9 v5ant t\t c\p se port] v]s le sud1 il en rsulte un vide imm5se dans lequel se rev]se son t\r l'atmosphre du bass9 de ,mississipi2 et si l'on considre que la dure d'environ d\ze heures qu'affect5t les ouragans du lac ri1 et en gnral de ces contres1 e/ peu prs un temps proportionnel l'espace qui doit tre p>c\ru et combl1 l'on reg>d]a comme d'autant plus probable la cause que je leur attribue4 ,les vides p> dtonation me p>aiss5t aussi le seul moy5 d'expliqu] ces grles incomprh5sibles1 o1 contre t\tes les lois de la pesanteur1 l'on voit desc5dre du haut de l'air des glaons de plusieurs livres#aab4 ,l'explosion lectrique ayant subitem5t purg de calorique et cond5s un volume imm5se de vapeurs1 l'air glacial de la haute rgion fond t\t c\p dans le vide1 comprime l'eau qu'il gle en mme temps1 et p> cette mme =ce d'lan qui arra*e les arbres et r5v]se les difices1 il saisit et transporte les masses glaces dans la rgion de l'air2 aussi ne voit-on jamais de grle sans v5t plus ou mo9s viol5t1 et l'on peut mme dire que la =ce du v5t e/ t\j\rs proportionne leur grosseur4 ,un mcanisme semblable peut encore expliqu] les trombes1 qui sont des t\rbillons de v5t et d'eau que l'on voit ord9airem5t en temps orageux et calmes1 et t\j\rs nuageux1 se prom5] ou plutt c\rir sur la m]1 quelquefois sur la t]re1 en =me de cne r5v]s1 ayant sa base dans les nuages1 t&is que sa po9te1 en =me de spirale1 v]se en bas un torr5t d'eau qui a quelquefois subm]g des vaisseaux4 ,l'on a cru d'abord1 p> comp>aison aux jets d'eau1 que les trombes tai5t un effet des volcans s\s-m>9s qui les lanai5t1 p\r a9si dire1 comme les bale9es lanc5t des fuses d'eau p> leurs v5ts4 ,sans d\te il e/ possible que de tels cas soi5t arrivs2 et alors le jet d'eau a d tre /ationnaire et trs-considrable3 mais les trombes dont il s'agit1 tant mobiles1 errantes1 et mme rapides dans leur c\rse comme dans leur t\rnoiem5t1 il faut leur reconnatre une cause t\te diffr5te3 il p>at que p> suite de l'tat orageux de l'air1 et de quelques dtonations imp>faites1 il se fait dans la rgion moy5ne de l'atmosphre des vides mo9s t5dus ou mo9s subits1 dans lesquels les nuages sont nanmo9s entrans p> l'air qui y afflue2 quelque c\*e d'air plus froide que les autres cond5sant ces nuages1 comme fait la g\tte d'eau froide dans la pompe feu1 il s'y tablit un m\vem5t de dissolution1 et de rsolution en pluie2 mais1 soit p>ce que la c\*e infrieure rsi/e p> sa d5sit ou p> sa *aleur1 soit p>ce que le t\rbillonnem5t de l'air matrise et ti5t demi susp5due l'eau qui veut tomb]1 les div]s filets de cette pluie f9iss5t p> se rassembl] infrieurem5t en un mme faisceau1 et cette masse pr5d la =me d'un entonnoir qui a sa b\*e dans la nue en dissolution1 et sa po9te sur la m] o se fait le v]sem5t de l'eau r5due son poids naturel4 ,cette =me de cne ou d'entonnoir a exactem5t la mme cause mcanique1 quoiqu'en s5s inv]se1 que les flammes des gr&s inc5dies dont les dfri*em5ts (fr5t de frqu5ts exemples aux tats-,unis3 lorsqu'on y dboise un t]ra9 p\r le cultiv]1 on rassemble les arbres abattus en un seul monceau au milieu du *amp dev5u libre1 af9 de les mieux brl]1 et de ne pas communiqu] le feu aux arbres qui ent\r5t encore de t\tes p>ts3 l'on allume l'norme b*]1 qui c\vre quelquefois un arp5t enti]1 et qu& les flammes l'ont saisi de t\s cts1 l'on rem>que qu'elles ne mont5t pas p]p5diculairem5t *acune elle mme1 mais que t\tes se c\rb5t et vont se rassembl] en un faisceau au c5tre du b*]1 o elles s'lv5t en cne droit ou en entonnoir r5v]s dont la po9te s'lance dans l'air1 t\j\rs avec ce m\vem5t de t\rbillon et de spirale qui a lieu en s5s inv]se dans le cne de la trombe3 de t\s les po9ts de la circonfr5ce1 l'air afflue et se porte galem5t au c5tre du brasi]1 auquel il porte l'alim5t3 la seule diffr5ce entre ces deux oprations1 e/ que dans la trombe c'e/ un liquide pesant qui gravite1 t&is que dans l'inc5die1 c'e/ un fluide ess5tiellem5t lg] qui s'lve2 t\s les deux runissant leurs p>ties p\r p]c] plus facilem5t l'ob/acle qui les presse1 et dont la pression cause la =me spirale1 et t\s les deux se v]sant leur manire1 l'un en bas et l'autre en l'air4 ,il s]ait possible aussi que la trombe ft occasione p> le frottem5t de deux c\rants d'air en s5s opposs1 puisque ce frottem5t s]ait une cause efficace du m\vem5t t\rbillonnaire2 il suffirait que l'un des deux ft plus frais que l'autre p\r faire entr] ses nuages en dissolution3 mais t\s les autres effets et t]mes de comp>aison n'en re/5t pas mo9s les mmes4 ,rsumant les faits noncs dans le c\rs de ce long article1 je p5se avoir clairem5t dmontr que le v5t de sud-oue/ aux tats-,unis1 n'e/ autre *ose que le v5t alis des tropiques dvi et modifi1 et que p> consqu5t l'atmosphre du pays d'oue/ n'e/ autre *ose que l'atmosphre du golfe de ,mexique1 et primitivem5t de la m] des ,antilles1 transporte sur le ,k5tucky3 de cette donne dc\le une solution simple et naturelle du problme1 qui au premi] aspect a pu p>atre emb>rassant1 savoir3 p\rquoi la temprature du pays d'oue/ e/ plus *aude de #c degrs de latitude que celle de la cte atlantique1 avec la seule sp>ation de la *ane des ,alleghanys3 les raisons en sont si palpables1 que ce s]oit fatigu] le lecteur que d'y insi/]3 une autre consqu5ce de cette donne e/ que le v5t de sud-oue/ tant la cause d'une temprature plus leve1 il en t5dra d'autant plus la sphre qu'il aura plus de facilit pntr] dans le pays2 et de l un prsage favorable aux contres situes sur son passage et s\s son influ5ce1 c'e/--dire aux pays vois9s des lacs ri et ,ont>io1 et mme t\t le bass9 du fleuve ,sa9t-,laur5t1 dans lequel le sud-oue/ pntre4 ,l'on peut espr] de ce ct une amlioration de climat plus prompte1 plus s5sible que dans des p>ties beauc\p plus mridionales de l'autre ct des monts3 or1 cette amlioration arriv]a mesure que l'on abattra les =ts qui f]m5t le passage au fleuve ari54--,et dja cette cause a comm5c de produire ses effets1 puisque depuis les premi]s temps de la colonie du ,canada1 les poques de la clture du fleuve p> les glaces ont ret>d de prs d'un mois1 et qu'au lieu d'assur] les vaisseaux s\s la condition d'tre sortis la f9 de novembre1 comme il toit spcifi au comm5cem5t du sicle d]ni]1 la clause actuelle d'assurance n'a plus lieu que p\r le v+t-c9q dcembre1 ou j\r de ,nol3 malheureusem5t de plus gr&es esprances cet g>d sont =tem5t contr>ies p> le v5t de nord-oue/ dont il me re/e trac] l'hi/oire4 ,mais avant d'exam9] le p\r et le contre de cette "q d'amlioration1 je ne puis me disp5s] de dire un mot d'un phnomne intimem5t li au sujet que je quitte1 et qui dans nos tudes gographiques ord9aires1 n'occupe pas la place qu'il mrite3 je veux p>l] du c\rant du golfe mexica91 trs-bi5 connu des ,anglais et des ,amrica9s s\s le nom de ,gulph-/ream4 ,,iv4 ,du c\rant du golfe de ,mexique4 ,les effets de l'alis du tropique ne se born5t pas entass] l'air dans le golfe du ,mexique3 =ce de s\ffl] depuis les ctes d',afrique v]s celles d',amrique1 et de p\ss] les flots dans un mme s5s sur une ligne de d\ze c5ts lieues de longueur1 le v5t d'e/ f9it p> amoncel] les eaux dans le cul-de-sac =m p> les rivages du ,mexique et de la ,l\isiane2 il e/ f*eux que n\s n'ayons pas cet g>d des donnes prcises de hauteur1 et que le g\v]nem5t espagnol1 qui s'e/ quelquefois occup de la communication des deux m]s p> l'i/hme de ,panama1 n'ait pas fait mesur] leurs niveaux respectifs2 mais je n'en assur]ai pas mo9s avec confiance que les eaux du golfe de ,mexique sont effectivem5t leves de plusieurs pi$s au-dessus de l'espace qu'elles laiss5t d]rire elles1 mme p>tir des ,antilles1 et davantage encore au-dessus de l'ocan ,pacifique qui e/ de l'autre ct4 ,je me fonde sur l'analogie de ce qui arrive dans la ,mdit]rane et dans les lacs et les tangs d'une c]ta9e t5due1 o les v5ts qui s\ffl5t deux ou trois j\rs du mme po9t occasion5t l'extrmit oppose une espce de reflux de deux ou trois pi$s de hauteur p]p5diculaire3 cet effet e/ s5sible dans le port de ,m>seille1 dont j'ai vu les eaux mont] jusqu' #bh p\ces p> les v5ts d'e/2 et il a lieu en inv]se p> les v5ts d'oue/ et de sud-oue/ sur les ctes de ,syrie et d'gypte1 o les +nieurs franais ont tr\v jusqu' #ca p\ces de v>iation4 ,j'os]ais assur] que dans le cas prs5t leur lvation e/ beauc\p plus considrable raison de la puissance et de la cont9uit de la cause effici5te2 et lorsque je considre que ces mmes +nieurs franais ont con/at que la m] ,r\ge ,suez e/ leve d'environ #bh pi$s au-dessus de la ,mdit]rane ,peluse#aac1 je suis port croire que quelque *ose de semblable a lieu dans le golfe de ,mexique relativem5t la cte de l'ocan ,pacifique1 et celle des tats-,unis4 ,mais1 me dira-t-on1 admettant un excdant quelconque de niveau1 il faut bi5 nanmo9s que l'quilibre du liquide se rtablisse de quelque ct4--,oui1 sans d\te1 il le faut2 or1 cela ne se peut p> le canal entre ,y\catan et ,cuba1 att5du que le d\ble c\rant de l'air et de la m] arrive de ce ct dans t\te sa =ce4 ,la surabondance des eaux n'a donc de ress\rce et d'issue que p> le canal de ,bahama3 et en effet1 c'e/ de cet autre ct que les eaux1 aprs avoir t\rnoy sur les rivages du ,mexique1 de la ,l\isiane et de la ,floride1 s'*app5t la po9te de la presqu'le1 s\s la prcaution et l'abri de la t]re de ,cuba et des nombreux cueils et les ,lucayes1 qui de ce ct romp5t les ef=ts de l',ocan et le c\rs du v5t alis4 ,la rapidit du c\rant de ces eaux dans le canal de ,bahama1 en mme temps qu'elle e/ un fait trop connu p\r y insi/]1 devi5t une preuve de l'lvation de leur s\rce dans le golfe4 ,au sortir du canal1 elles cons]v5t dans l',ocan un c>actre trs-di/9ct1 non-seulem5t p> la vitesse de leur c\rant qui e/ de #d et #e milles l'heure1 c'e/--dire plus vif que la ,se9e2 mais encore p> leur c\leur et p> leur temprature1 plus *aude de c9q dix degrs 7,r47 que celle de l',ocan qu'elles trav]s5t2 cette espce s+ulire de fleuve prolonge a9si t\te la cte des tats-,unis avec une l>geur v>iable que l'on e/ime1 t]me moy51 #ae ou #af lieues2 et il ne p]d sa =ce et ses c>actres que v]s le gr& banc de ,t]re-,neuve1 o il se dilate comme dans son emb\*ure alors dirige v]s le nord-e/3 il p>at que l'habile navigateur ,franois ,drake e/ le premi] qui1 ds la f9 du #af;e sicle1 rem>qua ses effets et dev9a sa cause2 mais l'une des plus curieuses circon/ances1 celle de la temprature1 lui *appa3 ce ne fut que v]s #aggf que le docteur ,blagd51 faisant des expri5ces sur la temprature de l',ocan div]ses pr(ondeurs1 tr\va que v]s le #ca de latitude nord la hauteur du cap ,fe>1 le !rmomtre plong dans l'eau1 aprs avoir m>qu #gb ,fahr5heit 7#ag ,r471 v9t t\t c\p m>qu] #gh 7#bj ,r471 cont9ua tel p5dant plusieurs milles1 et ensuite baissa graduellem5t #af1 puis #ad ,r41 en s'appro*ant1 de la cte1 qu& la sonde prit fond et que l'eau dev9t olivtre4 ,ce phnomne1 alors n\veau1 fit s5sation en ,anglet]re1 et ,frankl91 qui1 dans la mme anne1 v5ait en ,europe et faisait les mmes obs]vations1 lui donna encore plus de clbrit4 ,son neveu et compagnon de voyage1 ,m4 ,jona?an ,williams1 a cont9u et multipli les re*]*es sur ce sujet2 et ma9t5ant l'on peut tablir comme ?orie complte les faits suivants3 #a ,le c\rant du golfe m>que sa r\te depuis le canal de ,bahama jusqu'au banc de ,t]re-,neuve4 #b ,il ctoie les rivages des tats-,unis une di/ance que les v5ts r5d5t v>iable1 mais qui1 en t]me moy51 s'e/ime un degr ou v+t lieues4 #c ,a mesure qu'il s'loigne de son orig9e1 il dilate son volume et dim9ue sa vitesse4 #d ,il p>at qu'au fond de l',ocan il s'e/ creus un lit p>ticuli] trs-pr(ond2 c> les sondes y p]d5t t]re ou devi5n5t t\t c\p trs-longues4 #e ,il ronge la cte sud des tats-,unis1 malgr la rsi/ance des cueils ,hatt]as qui le dt\rn5t v]s l'e/ d'une po9te et demie de compas#aad1 et il m5ace de les dtruire eux-mmes tt ou t>d4 ,les les sableuses de ,bahama1 les att]rissem5ts de mme nature sur la cte du cont95t1 les bas-fonds de ,nantoket1 p>oiss5t n'tre que des dpts =ms p> lui2 et je suis t5t de dire que les bancs de ,t]re-,neuve ne sont que la b>re de l'emb\*ure de cet norme fleuve m>94 #f ,sur *acun de ses cts il =me un eddy ou contre-c\rant qui1 aid du ct de t]re p> les fleuves du cont95t1 arrte les dpts vaseux qu'on nomme les sondes4 #g ,de longs v5ts de sud-oue/ le r5d5t mo9s s5sible1 p>ce qu'ils p\ss5t les flots dans son s5s2 mais les v5ts de nord-e/1 en le heurtant de front1 le r5d5t plus saillant1 et comme dis5t les m>9s1 creus5t tellem5t sa vague1 que les navires un seul pont et haut bordage c\r5t risque de sombr] s\s les =tes lames qu'ils emb>qu5t4 #h ,on entre sur son doma9e qu& on voit la c\leur de l'eau dev5ir bleue-indigo au lieu de bleue-ciel qu'elle e/ en ple9 ,ocan1 et de v]dtre ou olivtre qu'elle e/ du ct de t]re1 sur les sondes de la cte4 ,cette eau vue dans un v]re e/ sans c\leur comme s\s les tropiques1 et d'une salure plus =te que l'eau de l',atlantique qu'elle trav]se4 #i ,beauc\p d'h]bes sur l'eau n'assur5t pas de la prs5ce du c\rant3 elles en sont seulem5t l'indice4 #aj ,l'on s5t son atmosphre plus tide que celle de l',ocan3 en hiv]1 la gele fond sur le pont du vaisseau qui y entre3 l'on se tr\ve ass\pi1 et l'on t\ffe de *aleur dans les entreponts4 ,quelques expri5ces donn]ont des ides fixes de cette diffr5ce de temprature4 ,au mois de dcembre #aghi1 ,m4 ,jona?an ,williams p>ti de la baie de ,*esapeak1 obs]va que le m]cure m>quait dans l'eau de l',ocan1 ,fahr5heit4 ,raum4 #a ,sur les sondes ou bas-fonds de la cte #dg #f #b ,un peu avant d'entr] dans le c\rant #fj #ab #c ,dans le c\rant #gj #ag #d ,avant ,t]re-,neuve1 dans le c\rant mme #ff #ae #e ,sur ,t]re-,neuve hors du c\rant #ed #aj #f ,au del du banc en ple9e m] #fj #ab #g ,puis en appro*ant des ctes d',anglet]re1 il baissa graduellem5t #dh #g ,en ju9 #agia1 le capita9e ,bill+ allant en ,portugal1 obs]va son d"p1 sur la cte d',amrique1 et dans les eaux des sondes #fa #ac ,puis dans l'eau du c\rant #gg #bj ,c'e/--dire1 une diffr5ce de #g ,raumur1 ou #af ,fahr5heit4 ,en hiv]1 ,m4 ,williams avait tr\v #dg et #gj2 diffr5ce #bc ,f4 ou #aj de ,r42 donc en t la diffr5ce e/ mo9dre qu'en hiv]2 et cela devait tre4 ,ces re*]*es ont conduit une autre dc\v]te qui peut dev5ir utile aux navigateurs3 =ce d'essay] la temprature de l',ocan en des lieux div]s1 l'on s'e/ ap]u qu'elle tait d'autant plus froide que l'eau avait mo9s de pr(ondeur1 et l'on en a tir un d\ble indice1 tantt de l'appro*e des t]res et des rivages1 tantt du vois9age des cueils s\s-m>9s4 ,en juillet #agia1 le mme capita9e ,bill+ obs]va que1 trois j\rs avant de voir la cte de ,portugal1 le !rmomtre avait baiss en peu d'heures de #fe ,f4 7#ae ,r47 #fj 7#ab ,r471 et cette diffr5ce arriva prcism5t sur la frontire de l',ocan sans fond1 et de la m] sondable qui borde notre cont95t4 ,m4 ,williams obs]va galem5t au mois de novembre1 dans un autre voyage1 qu' l'appro*e des ctes d',anglet]re le !rmomtre tomba de #ec 7#i7 #dh 7#g72 et il rem>que avec le capita9e ,bill+1 que1 si en m] le !rmomtre baisse subitem5t1 c'e/ l'indication d'un cueil s\s l'eau2 soit p>ce que s\s m] la t]re s]ait plus froide que l'eau#aae1 soit p>ce que l'effet refroidissant de l'vaporation se fait plus s5tir dans les eaux m9ces que dans les eaux pr(ondes4 ,ce que je vi5s d'expos] de la m>*e du c\rant du golfe mexica91 devi5t un moy5 satisfaisant d'expliqu] deux incid5ts d'hi/oire naturelle1 dignes de rem>que1 sur la cte des tats-,unis4 #a ,admettant1 comme je l'ai avanc1 que le c\rant e/ la cause des att]rissem5ts qui bord5t son lit1 p> l'ab&on que son rem\s y fait des matires *>ries1 l'on tr\ve une raison naturelle et simple de la prs5ce des produits fossiles du tropique des latitudes trs-avances v]s le nord4 ,il e/ trs-probable que les bancs de coquilles ptrifies1 dc\v]tes en f\illant et sondant les rivages d',irl&e#aaf1 et qui n'ont leurs analogues que v]s les ,antilles1 doiv5t leur orig9e cette cause ou t\te autre semblable2 du mo9s son action jusqu'au del du banc de ,t]re-,neuve e/ inconte/able4 #b ,en considrant la dilatation du c\rant sur ce mme banc de ,t]re-,neuve1 comme l'emb\*ure de cette espce de fleuve m>91 l'on obti5t encore une raison plausible de l'afflu5ce des poissons-morues cet endroit1 et de leur prdilection p\r ses eaux3 c>1 en prolongeant t\te la cte du cont95t depuis la ,floride1 le c\rant devi5t le vhicule de t\tes les sub/ances vgtales et animales *>ries et jetes en m] p> les fleuves nombreux et volum9eux des tats-,unis2 et ces matires lgres1 telles que poissons1 insectes1 v]misseaux1 etc41 ne cessant de flott] que l o l'eau amortit son c\rs1 il e/ trs-naturel que les morues qui s'en n\rriss5t se rassembl5t au lieu de la subsid5ce ou du dpt4 #c ,enf9 j'y vois l'explication des t]nels br\ill>ds qui affect5t ce p>age1 et qui l'on ne connat pas de cause spciale4 ,en effet1 le c\rant dposant l cont9uellem5t un volume d'eaux tropicales1 dont la temprature e/ plus *aude de #d de ,r4 ou #i de ,f4 que celle de la m] environnante1 il en doit rsult] le d\ble effet d'une vaporation plus abondante1 provoque p> la tideur de ces eaux exotiques1 et d'une cond5sation plus t5due1 raison de la froideur des eaux indignes et de leur atmosphre1 qui prcism5t se tr\ve dans la direction et s\s l'influ5ce des v5ts du nord-e/1 et de ceux de la baie glaciale de ,hudson444 ,mais il e/ temps de rev5ir mon sujet dont je ne me suis cep5dant pas c>t1 puisque p>lant de c\rants en gnral1 ceux des eaux ne sont pas une digression trangre ceux de l'air1 qui en sont habituellem5t la cause motrice#aag4 ,v4 ,du v5t de nord-oue/4 ,le v5t de nord-oue/1 le troisime et presque le pr9cipal dom9ant aux tats-,unis1 diffre du sud-oue/ s\s t\s les rapports2 il e/ ess5tiellem5t froid1 sec1 la/ique1 imptueux et mme temptueux2 il e/ plus frqu5t l'hiv] que l't1 et plus habituel sur la cte atlantique qu' l'oue/ des ,alleghanys1 c'e/--dire dans les bass9s du ,sa9t-,laur5t1 de l',ohio et du ,mississipi3 l'on ne peut mieux le comp>] qu'au mi/ral prov5al1 qui e/ aussi un v5t de nord-oue/1 mais d'une orig9e trs-diffr5te2 c> le mi/ral1 inconnu au nord des ,alpes1 des montagnes du ,viv>ais et de l',auv]gne1 ne va po9t *]*] sa s\rce p>-del notre ,ocan tempr2 il la tire videmm5t de la rgion suprieure des montagnes qui environn5t les bass9s du ,rhne et de la ,durance1 ?tre spcial de sa furie2 et il me p>at v5ir pr9cipalem5t des sommets des ,alpes1 dont la c\*e d'air refroidie p> les neiges et p> les glaci]s1 se v]se dans les valles p5dantes au midi1 et surt\t dans celle du ,rhne o son c\rs rfl*i et dvi p> les *anes viv>aises1 pr5d la direction de nord-oue/ p\r t\te la ,prov5ce2 il s'y prcipite avec d'autant plus de viol5ce qu'outre sa pesanteur spcifique et la pression de l'atmosphre leve d'o il se v]se1 il tr\ve encore sur la ,mdit]rane un vide habituel occasion p> l'aspiration des ctes et du cont95t brlant de l',afrique4 ,aussi se fait-il t\j\rs s5tir d'abord sur la m]1 et il ne s'tablit que successivem5t et en remontant dans l'intrieur des t]res2 peut-tre ce torr5t ari5 qui tombe des ,alpes1 se mle-t-il des c\rants du haut des *anes du ,viv>ais et de l',auv]gne2 mais ils n'y sont qu'accessoires1 et le foy] ou rs]voir pr9cipal e/ videmm5t le haut pays alp91 sans lequel il s]ait impossible d'expliqu] et de concevoir les app>itions du mi/ral1 subites comme un c\p de canon aprs *aque pluie1 surt\t dans la saison *aude4 ,le nord-oue/ amrica9 a bi5 quelque *ose de cette vivacit2 et j'aurai occasion de montr] que dans plusieurs cas il drive aussi de la c\*e suprieure de l'atmosphre2 mais l'ord9aire et dans ses longues t5ues1 il vi5t jusque des m]s glaces du ple1 et des ds]ts galem5t glacs qui sont au nord-oue/ du lac ,suprieur4 ,dans les premi]s temps1 l'on a cru que ce lac et les quatre autres qui lui sont contigus1 tai5t la cause pr9cipale et mme premire du froid que le v5t de nord-oue/ apporte sur la cte atlantique4 ,auj\rd'hui que t\t le cont95t e/ mieux connu1 cette op9ion ne cons]ve de p>tisans que dans le vulgaire2 de bons obs]vateurs avai5t dja rem>qu que dans les cantons du ,v]mont et du ,new-,york1 qui ne sont po9t s\s le v5t des lacs1 le froid n'tait pas mo9s viol5t qu'ailleurs2 les rcits des ,canadi5s qui vont la traite des f\rrures bi5 au del des lacs1 ont a*ev de dissip] t\t d\te3 ces traitants atte/5t unanimem5t que plus ils s'avanc5t dans le gr&-nord#aah1 plus le v5t de nord-oue/ e/ viol5t et glacial1 et qu'il e/ leur pr9cipal t\rm5t dans les pla9es dboises et m>cageuses de cette ,sibrie1 et mme en remontant le ,miss\ri jusqu'aux monts ,*ipewans2 il faut donc reconnatre que primitivem5t le nord-oue/ amrica9 tire sa s\rce1 et de ces ds]ts qui depuis les #dh et #ej sont glacs p5dant neuf et dix mois de l'anne1 et de la m] ,glaciale qui comm5ce v]s le #gb;e degr1 et enf9 de la p>tie nord des monts ,/ony ou ,*ipewans qui p>at tre c\v]te de neige p5dant t\te l'anne2 il e/ rem>qu] que p>-del ces monts1 sur la cte de ,vanc\v]1 le nord-oue/ qui vi5t de l',ocan et du bass9 de ,b>+1 e/ dja plus humide et mo9s froid2 et comme il s\ffle bi5 mo9s habituellem5t1 il app>ti5t un autre sy/me#aai4 ,sur la cte atlantique1 le v5t de nord-oue/ qui a p>c\ru le cont95t1 amne aussi quelquefois des ondes de neige ou de pluie1 ou mme de grle2 mais ces nuages app>ti5n5t plutt d'autres c\rants d'air1 tels que le nord-e/ et le sud-oue/ qu'il =ce de se repli]1 et qu'il dp\ille en les *assant2 d'autres fois ils sont le produit des surfaces humides qu'il tr\ve sur sa r\te2 tels les c9q gr&s lacs du ,sa9t-,laur5t1 les m>cages1 et mme les fleuves pris dans les longues lignes de leur c\rs2 c'e/ p> cette raison que s\s le v5t de ces lacs et des longues lignes du ,mississipi et de l',ohio1 le v5t de nord-oue/ pr5d un c>actre humide en hiv]1 et orageux en t qu'on ne lui tr\ve po9t en d'autres cantons4 ,c> depuis ,*>le/on jusqu' ,halifax1 p>l] du nord-oue/1 c'e/ dsign] un v5t viol5t1 froid1 incommode1 mais sa91 la/ique et ranimant les =ces abattues4 ,seulem5t il a cela de p]fide en hiv]1 que t&is qu'un ciel pur et un soleil clatant rj\iss5t la vue et invit5t respir] l'air1 si en effet l'on sort des app>tem5ts1 l'on e/ saisi d'une bise glaciale dont les po9tes taill5t la figure et arra*5t des l>mes1 et dont les rafales imptueuses1 massives1 font *ancel] sur un v]glas glissant4 ,mo9s rude en t1 on le dsire p\r calm] la viol5ce des *aleurs2 et en effet1 il lui arrive alors assez s\v5t de se montr] aprs une onde de pluie d'orage2 et comme il e/ impossible que le laps d'une demi-heure lui ait suffi v5ir de lo91 il e/ vid5t qu'il tombe de la rgion suprieure qui1 ces latitudes1 n'e/ pas di/ante de plus de #b1hjj #c1jjj mtres3 le vide tant =m prs de t]re p> la cond5sation des nuages en pluie1 la c\*e suprieure s'y abaisse p\r le remplir2 sa direction de nord-oue/ v]s sud-e/ lui e/ imprime1 p>ce que l'atmosphre du ct de l',ocan jusqu'au tropique1 e/ compose d'un air lg] et *aud qui ne peut s\t5ir l'quilibre contre ce c\rant froid et l\rd2 et cette direction n'e/ pas du nord v]s le sud1 p>ce que de ce ct elle s]ait rep\sse p> le reflux du v5t de sud-oue/ et de l'alis tropical1 dont le contre-c\rant vi5t remplir les latitudes moy5nes4 ,il p>at que t\s ces c\rants se joign5t ensemble p\r =m] sur l',ocan atlantique depuis les #ce jusqu'aux #dh et #ej degrs de latitude1 ce v5t d'oue/ que n\s voyons tre le dom9ant presque p]ptuel des ctes d',anglet]re1 de ,france et d',espagne4 ,cette attraction ou aspiration de l'atmosphre atlantique e/ con/ate p> l'obs]vation de ,m4 ,williams3 ,on rem>que1 dit-il1 que nos v5ts de nord-oue/ et d'oue/ comm5c5t t\j\rs du ct de la m]2 c'e/--dire que si plusieurs voiles se tr\v5t la file1 c'e/ la plus avance en m] qui s'enfle la premire1 et successivem5t les autres jusqu' la plus vois9e du rivage qui s'enfle la d]nire#abj4 ,les m>9s font j\rnellem5t la mme obs]vation sur les brises littorales1 dont celle de j\r1 appele brise de m]1 comm5ce t\j\rs dans l'intrieur des t]res au sommet des montagnes et des coll9es1 qui v]s midi devi5n5t le foy] de *aleur1 je dirais presque la *em9e d'aspiration3 en sorte que le v5t y e/ s5ti un qu>t d'heure ou une demi-heure avant de l'tre au rivage1 et cela proportionnellem5t la di/ance entre les deux po9ts1 a9si que je l'ai s\v5t rem>qu en ,syrie et en ,corse2 la brise dite de t]re comm5ce aussi sur ces mmes sommets1 p>ce que l se fait le premi] refroidissem5t1 et que l'air se v]se p> son poids du haut des montagnes en bas v]s la m]1 comme un c\rant d'eau4 ,cette diffr5ce dans la manire d'agir de c]ta9s v5ts ou c\rants d'air1 mrite d'tre tudie1 comme s]vant c>actris] la nature de l'air qui les compose2 mais elle n'e/ pas mo9s dans t\s les cas l'effet des vides relatifs1 et des d5sits alt]natives que cause l'abs5ce ou la prs5ce du soleil1 tantt sur la t]re1 tantt sur la m]2 effet qui e/ une sorte de dia/ole et de sy/ole qu'pr\ve l'air t\r t\r *auff1 dilat1 grimpant1 ou refroidi1 cond5s et retombant#aba4 ,une objection me re/e lev] contre un fait qui n'a pu manqu] de frapp] le lecteur4--,j'ai dit que le v5t de nord-oue/ tait beauc\p plus frqu5t l'e/ qu' l'oue/ des ,alleghanys3 l'on dem&]a comm5t il e/ possible qu'il arrive au second pays sans avoir pass sur le premi] qui e/ sur sa r\te3 comme le fait e/ avr1 il faut bi5 qu'il ait un moy5 de solution1 et ce moy5 e/ de l'espce du prcd5t que je vi5s de cit] 7 la note72 c'e/--dire1 que les ,alleghanys sont la digue d'un lac ari5 dont le fond1 nivel p> cette digue1 e/1 s\s sa protection1 dans un tat de repos ou de fluctuation indp5dant de la c\*e au-dessus du trop-ple92 en sorte que t&is que le v5t de sud-oue/ trav]se le bass9 de ,mississipi et le pays de ,k5tucky1 d',ohio1 etc41 jusqu'au bass9 du ,sa9t-,laur5t1 p> lequel il s'c\le1 le c\rant de nord-oue/ glisse p>-dessus lui diagonalem5t1 et va p>-dessus les ,alleghanys et au niveau de leur cime1 se v]s] sur la cte atlantique1 o il acqui]t trois motifs d'acclration2 savoir3 #a le poids de son fluide2 #b la p5te du t]ra92 #c le vide de l',ocan dans la direction de sud-e/4 ,le mme cas a lieu p\r le ,sa9t-,laur5t et le ,bas-,canada1 o les voyageurs s'accord5t dire que le v5t le plus habituel e/ le sud-oue/1 et aprs lui le nord-e/2 trs-s\v5t le nord-oue/ n'e/ po9t s5ti ,qubec1 t&is qu'il l'e/ dans le ,ma9e et dans l',acadie4 ,il e/ vid5t qu'il a gliss p>-dessus le lit concave du fleuve ,sa9t-,laur5t1 sans dplac] l'air qui y e/ /agnant2 et si l'on fait att5tion que dans un app>tem5t o deux f5tres sont ouv]tes en face l'une de l'autre1 il passe un v5t trs-vif sans te9dre et sans mme agit] une *&elle place dans les co9s ou dans les cts1 hors du c\rant1 l'on concevra que l'air a quelque *ose de t5ace et d'huileux qui le r5d plus difficile dplac] que ne le suppos5t les ides que l'on en a vulgairem5t4 ,enf91 un d]ni] fait curieux cit] sur le v5t de nord-oue/1 c'e/ qu'aux tats-,unis le cim5t et le morti] des murs exposs son action directe1 sont t\j\rs plus durs1 plus difficiles dmolir qu' aucune des autres expositions2 sans d\te raison du hle extrme qui l'accompagne3 p>eillem5t dans les =ts1 l'corce des arbres e/ plus paisse et plus dure de son ct que de t\t autre3 et cette rem>que e/ l'une de celles qui guid5t les sauvages dans leurs c\rses trav]s les bois1 p> le ciel le plus brumeux4--,c'e/ des faits1 des obs]vations de cet ordre1 aussi simples et aussi naturels1 que cette espce d'hommes doit la sagacit que n\s admirons en elle2 et lorsque des voyageurs romanci]s ou des criva9s qui jamais n'ont quitt le co9 de leur *em9e1 s'extasi5t sur la f9esse des sauvages1 et en pr5n5t occasion d'attribu] leur homme de la nature une supriorit absolue sur l'homme civilis1 ils n\s pr\v5t seulem5t leur ignorance en fait de *asse1 et du p]fectionnem5t des s5s de l'odorat et de la vue p> l'habitude et la pratique d'un ex]cice quelconque4 ,auj\rd'hui que l'on a aux tats-,unis des exemples innombrables de colons de frontire1 irl&ais1 cossais1 k5tokais1 qui sont dev5us en peu d'annes des hommes-de-bois aussi habiles et aussi russ1 des gu]ri]s plus vig\reux et plus infatigables que les hommes-r\ges#abb1 l'on ne croit plus la prt5due excell5ce ni du corps1 ni de l'esprit1 ni du g5re de vie de l'homme sauvage2 et ce que j'aurai occasion d'en expos] ailleurs avec plus de dtail et avec un esprit imp>tial1 excit]a sans d\te bi5 mo9s les s5tim5ts de l'admiration ou de la jal\sie1 que ceux de l'effroi et de la piti4 ,,*apitre ,x4 ,comp>aison du climat des tats-,unis avec celui de l',europe quant aux v5ts1 la quantit de pluie1 l'vaporation et l'lectricit4 ,d'aprs t\t ce que j'ai dit des v5ts1 de leurs lits1 de leur m>*e1 de leurs qualits propres ou respectives aux tats-,unis1 il devi5t de plus en plus facile de se faire une ide nette et gnrale du climat de ce va/e pays4 ,de ce que l'on sait que les v5ts les plus habituels y vi5n5t presque immdiatem5t1 les uns de la zone du tropique1 les autres de la zone polaire1 l'on conoit p\rquoi ils ont des qualits de froid et de *aud si contractantes1 et p\rquoi le climat e/ si v>iable et si b\rru3 de ce que l'on sait que l'un des dom9ants 7le sud-oue/7 vi5t d'une m] *aude1 l'autre 7le nord-e/7 d'une m] trs-froide1 le troisime 7le nord-oue/7 de ds]ts glacs1 l'on s5t p\rquoi *acun d'eux e/ sec et clair1 pluvieux ou brumeux4--,l'on dev9e mme les cas d'exception que quelques localits peuv5t et doiv5t apport] ces rgles gnrales1 et l'on infre naturellem5t qu'un v5t sec peut dev5ir pluvieux s'il r5contre sur sa r\te des surfaces humides1 telles que des lacs1 des m>ais1 et des lignes prolonges de rivires1 a9si qu'il arriv au pays de ,g5esee1 o il pleut p> v5t de nord-oue/ cause des lacs ,ont>io et ,huron2 p> v5t du sud-oue/ cause du lac ri3 t&is que le nord-e/ et l'e/1 si pluvieux la cte1 y sont secs#abc3 p> inv]se un v5t pluvieux peut dev5ir sec en se dp\illant sur les montagnes de l'humidit qu'il transporte3 enf91 dans les viol5tes agitations de l'atmosphre1 les c\rants v5ant se ml]1 ils peuv5t mom5tanm5t *ang] et confondre leurs attributs et leurs proprits4 ,d'autre "p1 en considrant que le t]ritoire des tats-,unis n'e/ trav]s que p> des montagnes d'un ordre infrieur1 et qui n'(fr5t pas un ob/acle suffisant rompre la m>*e des c\rants1 l'on ap]oit p\rquoi les v5ts y sont et y doiv5t tre presque t\j\rs gnraux1 c'e/--dire balay]1 selon l'expression anglaise1 t\te la surface du pays en long et en l>ge4 ,et en effet1 cette rgle gnrale1 il n'y a d'exception rem>quable que les brises littorales qui ont lieu p5dant les six mois d't1 et qui se modifi5t selon le gisem5t soit de la cte1 soit des lits de rivires1 et raison de la di/ance1 de la p5te et de la direction des *anes et sillons de montagnes4 ,p> exemple1 depuis la ,floride jusqu'au ,new-,j]sey1 la brise incl9e au sud-e/1 et l'on voit que le t]ra9 v]se1 et que la cte t\rne de ce ct4 ,au contraire1 depuis le ,new-,york jusqu'au cap ,cod1 la brise e/ de sud direct2 et du cap ,cod jusqu' l',acadie1 elle vi5t de l'e/ et du nord-oue/1 t\j\rs p> l'application du mme pr9cipe des cas div]s3 de mme encore elle e/ plus l5te ou plus vive1 plus =te ou plus faible1 plus en avance ou plus en ret>d1 selon le degr plus ou mo9s int5se de la *aleur1 selon la p5te plus ou mo9s incl9e des t]res1 et l'loignem5t plus ou mo9s gr& des hauteurs o se tr\ve le foy] d'aspiration#abd1 a9si que l'on en a l'expri5ce trs-connue en m>9e4 ,de ces faits driv5t deux vrits lum9euses en gographie physique2 ,l'une1 que ce sont les c\rants habituels de l'air1 les v5ts1 qui dt]m95t la temprature1 ou le climat d'un pays4 ,l'autre1 que la configuration du sol ex]ce sur ces c\rants une influ5ce de direction ord9airem5t dcisive1 et qu'elle devi5t p> l un ag5t con/itutif1 une p>tie intgrante du climat4 ,notre ,europe (fre l'exemple et l'application de ces deux pr9cipes dans un s5s inv]se de l',amrique-nord4 ,dans l',europe occid5tale1 les v5ts d'oue/ sont les gr&s pluvieux1 p>ce qu'ils vi5n5t de l',ocan atlantique2 et ils se montr5t plus frais en ,anglet]re1 plus *auds en ,france et en ,espagne1 raison des latitudes d'o ils vi5n5t sur ce mme ,ocan3 aux tats-,unis1 les v5ts d'oue/ sont les plus secs1 p>ce qu'ils y vi5n5t de la p>tie la plus l>ge du cont95t3 en ,france1 ils sont les plus gnraux1 les plus habituels1 p>ce que la haute *ane des ,alpes1 e/ un foy] d'aspiration et de cond5sation1 qui sans cesse les appelle v]s elle3 aux tats-,unis1 ils sont les plus r>es1 p>ce qu'il n'y exi/e pas de po9t dom9ant d'aspiration4 ,en ,europe1 les v5ts ne sont presque jamais gnraux1 mais plutt diviss en sy/mes indp5dants1 p>ce que les hautes *anes des montagnes1 telles que les ,pyrnes et les ,alpes1 =m5t des ence9tes et comme de gr&s lacs d'atmosphre sp>s et di/9cts2 et p>ce qu'ensuite une f\le de *anes secondaires1 telles que les ,a/uries et les autres sillons de l',espagne#abe1 les ,cv5nes1 les ,vosges1 les ,ard5nes1 les ,ap5n9s1 les ,krapatz1 le ,d(re de ,norwge et les montagnes d'cosse1 presque t\tes suprieures aux ,alleghanys =m5t d'autres subdivisions galem5t c>actrises4 ,dans la ,france seule n\s avons autant de sy/mes de v5ts que de bass9s de rivires pr9cipales1 telles que le ,rhne1 la ,g>onne1 la ,loire et la ,se9e4 ,la ,belgique a son sy/me di/9ct du ntre p> les ,ard5nes2 elle tire du canal de la ,man*e un c\rant d'air1 qui primitivem5t oue/1 puis dvi dans la direction de sud-oue/1 y e/ la cause de cette humidit qui la r5d si f]tile et si pturagre4 ,d'autre "p1 si notre ,europe occid5tale e/ plus tempre que l'ori5tale1 ce peut tre1 comme l'a dit ,pallas1 p>ce qu'elle e/ abrite p> les montagnes d'cosse et de ,norwge2 mais c'e/ encore plus p>ce que les v5ts les plus gnraux et les plus rgnants sont de l'oue/ et du sud-oue/1 et qu'ils y arriv5t p> la m]1 t\j\rs plus tempre que la t]re4 ,c'e/ p> cette raison que la cte de ,norwge diffre totalem5t de celle de ,sude1 et que la temprature de ,b]gh5 ne ressemble pas plus celle de ,/okholm1 que la temprature de ,londres ne ressemble celle de ,sa9t-,pt]sb\rg3 c'e/ aux v5ts d'e/ et de nord-e/1 orig9aires de la ,sibrie1 que l'ori5t de l',europe doit son climat froid1 sec et salubre2 et si de hautes montagnes euss5t f]m la ,russie sur sa frontire ori5tale2 si quelques remp>ts euss5t abrit la ,sibrie v]s la m] du ple1 cette contre1 a9si que la ,pologne et le pays de ,mosc\1 ne s]ai5t pas plus froids que le ,danem>ck et la ,saxe4 ,cette diffr5ce de configuration entre l',europe et l',amrique-nord1 me p>at tre la cause pr9cipale1 et peut-tre unique1 de plusieurs diffr5ces mtorologiques que l'on rem>que dans les atmosphres de ces deux cont95ts4 ,l'on y tr\ve une explication satisfaisante de deux ou trois phnomnes et problmes s+uli]s1 savoir3 p> exemple1 p\rquoi la quantit de pluie annuelle et moy5ne e/ plus gr&e aux tats-,unis qu'en ,france1 en ,anglet]re1 en ,allemagne3--,p\rquoi la *ute de ces pluies e/ gnralem5t plus brusque et leur vaporation ensuite plus vive en ,amrique qu'en ,europe3--,p\rquoi enf9 les v5ts sont habituellem5t plus =ts1 les temptes et les ouragans plus frqu5ts dans le premi] de ces pays que dans le second3 quelques dtails devi5n5t ncessaires p\r r5dre ces faits plus prcis1 et leur solution plus probable et plus p]suasive4 ,i4 ,de la quantit de pluie qui tombe aux tats-,unis4 ,des obs]vations exactes et multiplies1 faites p> div]s savants amrica9s1 en diffr5ts lieux de la cte atlantique1 ont dsormais con/at que la quantit annuelle et moy5ne de pluie qui tombe aux tats-,unis e/ beauc\p plus considrable que dans la plup>t de nos pays d',europe1 en exceptant t\tefois c]ta9es localits des pays de montagnes#abf ou des fonds de golfe4 ,le tableau suivant en f\rnit la preuve4 ,aucun lieu du pays d',oue/ n'y e/ m5tionn1 p>ce que ce g5re d'obs]vation n'y a pas encore t pratiqu1 du mo9s ma connaissance4 p\c4 angl4 ,a ,*>le/[n 7selon ,ramsay71 en #agie #ga ,p> t]me moy51 de #agej-- #ageiabg #da ,a ,williamsburg#abh #dg ,cambridge1 prs ,bo/on#abi #dg ,&ov] 7en ,massa*usets7 #ea ,salem#acj #ce ,rutl& en ,v]mont#aca #da ,philadelphie#acb #cj ,en ,europe1 au contraire1 il ne tombe que les quantits suivantes1 savoir3 p\c4 fran4 ,a ,sa9t-,pt]sb\rg #ab ,upsal #ad ,abo #bd ,londres #ba ,p>is #bj ,utre*t #bg ,bre/1 aucune obs]vation#acc4 ,m>seille #bj ,rome #bh ,naples #ce ,alg] #bg ,pad\e #cc ,bologne #bd ,vi5ne #db ,d'o il rsulte qu'en ,europe1 p> t]me moy51 il tombe un ti]s mo9s de pluie que dans l',amrique-nord3 nanmo9s1 dans son ,mmoire dja cit1 ,m4 ,holyhoke cite v+t villes d',europe1 qui1 p> t]me moy5 de #bj ans1 ont eu #abb j\rs de pluie t&is que ,cambridge n'en a eu que #hh et ,salem #ie ,a9si plus de pluies en mo9s de j\rs indique videmm5t que les pluies ont tomb p> ondes plus vives et plus =tes en ,amrique1 p> arrosem5ts plus d\x1 en ,europe2 et n\s avons vu que les faits sont con=mes ce raisonnem5t4 ,,ii4 ,de l'vaporation et de la s*]esse de l'air4 ,d'autre "p1 des obs]vations galem5t exactes et nombreuses atte/5t que l'vaporation de ces mmes pluies se fait beauc\p plus vite aux tats-,unis qu'en ,europe1 et que p> consqu5t l'air y e/ habituellem5t plus sec et plus agit3 ,frankl9 avait dja fait et publi cette rem>que1 si contraire aux ass]tions du docteur ,paw#acd1 en citant l'anecdote d'une bote d'acaj\ tiroirs1 excute avec le plus gr& so9 p> le clbre ,nairne3 les tiroirs de cette bote1 ju/es et mme s]rs ,londres1 s'tai5t tr\vs trop l*es ,philadelphie1 et lorsqu'elle eut t r5voye ,londres1 ils r$ev9r5t ju/es et s]rs comme aup>avant4 ,frankl9 en avait induit avec raison une plus gr&e s*]esse ,philadelphie qu' ,londres3 mais le cas de ces deux villes tait trop p>ticuli] p\r en faire une rgle gnrale3 ,m4 ,j4 ,williams#ace l'a mieux tablie et dveloppe p> les faits suivans4 ,il a tr\v1 p> des expri5ces et des re*]*es suivies1 que la quantit moy5ne d'vaporation p5dant #g annes ,cambridge prs de ,bo/on p\c4 angl4 avait t de #ef t&is qu'en sept villes d',allemagne et d',italie1 p> t]me moy5 de #bj p\c4 fran4 ans1 elle n'a t que de #df il e/ vrai que les #ef p\ces anglais se rduis5t #ed p\ces des ntres1 mo9s environ 4 ,diffr5ce #g ,et cep5dant les villes d',italie sont s\s une latitude bi5 plus favorable l'vaporation que le vois9age de ,bo/on adjac5t l',ocan4 ,j\rs clairs4 ,dans un an1 l'on a eu ,salem #agc ,dans v+t villes d',europe1 l'on en a eu #fd ,dans ces mmes v+t villes1 en ,j\rs nuageux4 #aghe1 l'on a eu #aac ,a ,cambridge prs de ,bo/on #fi ,a ,salem1 p> t]me moy5 de #g ans1 #ijacf ,a9si1 en t]mes gnraux1 il tombe aux tats-,unis plus de pluie en mo9s de j\rs qu'en ,europe1 et l'on y compte mo9s de j\rs nuageux1 plus de j\rs clairs1 plus d'vaporation qu'en ,europe3 or1 la cause de ces faits div]s me p>ot absolum5t univoque et simple2 elle exi/e dans l'tat p>ticuli] de l'atmosphre de *acun des deux cont95ts1 selon la modification que leur configuration respective y apporte4 ,si donc aux tats-,unis il pleut davantage qu'en ,europe1 c'e/ p>ce qu' l'exception du nord-oue/1 t\s les autres rumbs1 surt\t les plus frqu5ts1 y vi5n5t de quelque m]1 et p> consqu5t arriv5t *>gs de vapeurs4 ,si les pluies y sont plus vives et plus brusques1 c'e/ p>ce que les qualits des v5ts y sont trs-contra/antes en *aud et en froid1 ce qui e/ un premi] moy5 de dissolution2 et le mlange de ces c\rants froids et *auds1 y e/ frqu5t1 ce qui e/ une seconde cause d'abondance et de vivacit de pluie3 nos pluies f9es et d\ces y sont tellem5t trangres1 qu'on les appelle des pluies anglaises1 un temps anglais2 et lorsque l'on en voit1 ce qui arrive quelquefois aprs l'qu9oxe1 il e/ du bon ton de sortir sans p>apluie p\r s'en faire m\ill] comme des oiseaux d'eau4 ,or1 ce mlange frqu5t1 qui con/itue l'air v>iable1 arrive p>ce que le pays e/ presque plat1 et que les v5ts n'y tr\v5t aucun ob/acle qui les arrte4--,a9si1 la configuration du sol influe radicalem5t sur l'abondance et la vivacit des pluies4 ,en ,europe1 au contraire1 de hautes montagnes rompant les c\rants de l'air1 l'atmosphre e/ plus calme1 plus /ationnaire2 les mlanges de c\rants froids et de c\rants *auds sont mo9s faciles1 mo9s frqu5ts2 p> suite1 les dissolutions sont mo9s vives2 les pluies sont plus l5tes1 plus d\ces2 l'air re/e plus *>g de vapeurs et d'humidit2 il y a plus de br\ill>ds et de j\rs nuageux1 etc41 et l'vaporation e/ plus l5te4 ,si aux tats-,unis l'vaporation e/ rapide1 c'e/ encore p>ce que les c\rants sont libres1 raison de la planimtrie gnrale1 et p>ce que l'un de ces c\rants1 le nord-oue/1 v5t d'une s*]esse extrme1 dom9e p5dant les deux c9quimes de l'anne4 ,en ,europe1 au contraire1 le gr& dom9ant e/ le v5t d'oue/1 et il e/ aussi le gr& humide4 ,enf91 c'e/ encore cette =te vaporation de l'air aux tats-,unis qui y cause des roses normes1 inconnues dans nos climats temprs4 ,elles y sont si =tes en t1 que les premires nuits o je c\*ai dans les =ts ds]tes de l',ohio et de la ,waba%1 je crus mon rveil qu'il pleuvait v]se2 et cep5dant1 en considrant le ciel1 je le tr\vai clair et s]e92 bi5tt je m'ap]u que les grosses g\ttes qui tombai5t avec bruit de feuille en feuille sur les arbres1 n'tai5t que la rose du mat91 c'e/--dire1 l'vaporation du j\r prcd5t1 diss\te et prcipite p> la fra*eur de l'aube du j\r4 ,enf91 si les v5ts y sont plus rapides1 et les ouragans plus frqu5ts que dans notre ,europe1 l'on peut dire que ce n'e/ pas seulem5t p>ce que le tropique e/ plus vois91 mais p>ce que les c\rants de l'air ne tr\v5t sur le cont95t aucun po9t d'appui qui les arrte et les fixe2 et si le *anon de l',apala*e avait #h #ijj toises d'lvation1 le sy/me atmosphrique de t\t le bass9 d'oue/ s]ait *ang4 ,,iii4 ,de l'lectricit de l'air4 ,un d]ni] po9t mtorologique sur lequel l'air du cont95t amrica9 diffre encore de celui de l',europe1 e/ la quantit de fluide lectrique dont l'air du premi] e/ imprgn dans une proportion beauc\p plus =te3 l'on n'a pas beso9 des app>eils mcaniques et artificiels p\r r5dre ce fait s5sible2 il suffit de pass] vivem5t un ruban de soie sur une t(fe de la9e p\r le voir se contract] avec une vivacit que je n'ai jamais rem>que en ,france3 les orages d'ailleurs en f\rniss5t des preuves effrayantes p> la viol5ce des c\ps de tonn]re1 et p> l'int5sit prodigieuse des clairs4 ,dans les premires occasions o j'eus ce spectacle ,philadelphie1 je rem>quai que la matire lectrique tait si abondante1 que t\t l'air semblait en feu p> la succession cont9ue des clairs2 leurs zig-zags et leurs fl*es tai5t d'une l>geur et d'une t5due dont je n'avais pas d'ide1 et les battem5ts du fluide lectrique tai5t si =ts qu'ils semblai5t mon oreille et mon visage tre le v5t lg] que produit le vol d'un oiseau de nuit4 ,leurs effets ne se born5t po9t la dmon/ration1 ni au bruit2 les accid5ts qu'ils occasion5t sont frqu5ts et graves4 ,dans l't de #agig1 depuis le mois de ju9 jusqu'au #bh aot1 je comptai1 dans les papi]s publics1 dix-sept p]sonnes tues p> le tonn]re2 et feu ,m4 ,ba*e1 petit-fils de ,frankl91 auteur du j\rnal ,aurora1 qui je fis "p de ma rem>que1 me dit qu'il avait compt quatre-v+ts graves accid5ts4 ,ils sont frqu5ts en rase campagne1 surt\t s\s les arbres2 et l'on n'y connat pas assez l'efficacit des toiles et des taffetas cirs ou v]nisss1 qui en p>eil cas sont le meilleur prs]vatif1 en mme temps qu'ils g>antiss5t de la pluie4 ,cette abondance du fluide lectrique e/ une n\velle preuve de la s*]esse de l'air1 de mme que sa mo9dre quantit en ,france et en ,europe e/ une preuve d'humidit3 il p>at con/ant que le calorique e/ absorb et neutralis p> l'eau rduite en vapeur1 et qu'alors il ne dveloppe plus ses proprits naturelles2 lorsqu'au contraire l'air e/ trs-sec1 ft-il d'ailleurs froid1 la matire igne qui ne tr\ve pas se comb9] surabonde et manife/e sa prs5ce p>t\t o le lui p]mett5t ses lois4 ,ce doit tre l'une des raisons p\r lesquelles la vgtation une fois dveloppe e/ bi5 plus active aux tats-,unis qu'en ,france2 et l'on ne peut pas dire que la *aleur de la saison ou du tropique soit une cause ncessaire de l'abondance du fluide lectrique ou ign1 puisqu'il n'e/ jamais plus abondant que p> le froid v5t de nord-oue/1 et que d'aprs les obs]vations des savants russes ,gmel91 ,pallas1 ,mull] et ,georgi1 etc41 l'lectricit e/ d'une abondance excessive dans l'air glacial et sec de la ,sibrie#acg44444 ,a9si la configuration plane de l',amrique1 en occasionant la rapidit des c\rants de l'air1 la clrit de l'vaporation de l'eau et la s*]esse de l'atmosphre1 devi5t une cause primordiale de l'abondance de l'lectricit4 ,j'aj\te une rem>que qui peut avoir son importance en physiologie4 ,il e/ connu que les br\ill>ds et l'humidit sont une cause con/ante et fconde de maladies2 qu'ils occasion5t spcialem5t les cat>rhes1 les rhumes1 les rhumatismes1 c'e/--dire1 l'ob/ruction et l'atonie de t\t le sy/me vasculaire2 qu'ils produis5t des fivres d'espces v>ies1 mais t\tes avec le symptme commun de frisson1 auquel succde une vive *aleur4 ,or1 si l'effet de l'humidit1 soit en g\ttes d'eau1 soit en vapeurs1 e/ d'attir] et de s'appropri] le fluide lectrique ou ign1 de le s\tir] des corps dans lesquels il e/ engag2 si ce fluide lectrique ou ign dans notre organisation e/ un des pr9cipes de la vie1 un des ag5ts de la circulation du sang et des autres humeurs2 s'il e/ surt\t l'un des pr9cipes con/ituants1 peut-tre le pr9cipe radical du fluide n]veux1 ne peut-on pas conclure que c'e/ en n\s s\/rayant ce pr9cipe de la vie1 que l'eau en g\ttes ou en vapeurs n\s devi5t si nuisible8 ,que c'e/ en l'aspirant de notre tissu cellulaire et de nos n]fs qu'elle les p>alyse1 les rduit l'atonie1 l'ob/ruction passagre ou durable1 selon la =ce et la dure de l'action2 et alors1 outre l'indication du prs]vatif1 celle du remde ne s]ait-elle pas de tr\v] le moy5 de re/itu] ce feu p> un procd inv]se1 de la mme espce3 les fom5tations1 les frottem5ts de corps *auds1 mme des f]s de tailleurs1 ont un effet confirmatif de cette ide2 mais il re/e dc\vrir une opration plus radicale1 plus *imique1 qui appelle les tal5ts et les expri5ces des g5s de l'art#ach4 ,,*apitre ,,xi4 ,conclusion3 la lune influe-t-elle sur les v5ts8 ,action du soleil sur t\t leur sy/me1 et sur le c\rs des saisons4 ,*angem5ts oprs dans le climat p> les dfri*em5ts4 ,je n'ai fait aucune m5tion jusqu'ici des influ5ces que quelques physici5s attribu5t la lune sur l'atmosphre et sur le c\rs des v5ts4 ,cette op9ion1 jadis trs-accrdite1 mais qui *ez les anci5s app>t9t plus l'a/rologie qu' l'a/ronomie et la physique1 s'e/ r5\vele dans ces d]ni]s temps avec des moy5s plus capables de lui acqurir des p>tisans3 raisonnant p> analogie aux m>es1 l'on a dit que puisque la lune tait la cause du flux et du reflux de l',ocan1 puisqu'elle ex]ait sur la surface liquide du globe une pression qui la ref\lait1 cette pression ne p\vait avoir lieu sans l'int]mdiaire de l'atmosphre1 qui p> consqu5t devait avoir aussi son flux et reflux1 et de l t\te une ?orie des v5ts2 mais p>ce que t\te ?orie1 quelque plausible qu'elle soit1 f9it p> n'tre qu'un roman si les faits ne vi5n5t son sec\rs1 il a fallu produire des faits en preuve1 et c'e/ la t*e qu'a entreprise l'un de nos plus habiles naturali/es1 ,m4 ,lam>ck2 quelle s]a l'issue de ses re*]*es n'e/ pas ce que j'ent5ds prjug]2 je rem>qu]ai seulem5t que l'on ne peut refus] de l'e/ime la m?ode qu'il a adopte3 en publiant un annuaire mtorologique1 et prdisant une anne d'avance les v5ts et la temprature que les con/itutions borales ou au/rales de la lune doiv5t dt]m9]1 ,m4 ,lam>ck a s\mis son sy/me l'preuve la plus loyale comme la plus dlicate3 *aque mois1 *aque qu>ti]1 t\t obs]vateur peut comp>] les rsultats au prono/ic nonc2 cette comp>aison devi5t mme un complm5t ncessaire jo9dre au travail de ,m4 ,lam>ck1 et l'on a droit d'att5dre que l'hi/orique d'une anne c\le soit insr au cal5dri] de l'anne suivante2 je le rpte1 quelle que soit l'issue de ce travail1 il n'en aura pas mo9s le mrite d'avoir dmontr une vrit2 c> lors mme qu'il en rsult]ait contre son b1 que le sy/me gnral1 ou que c]ta9s sy/mes p>ticuli]s de v5t sont indp5dants de la lune1 cette vrit ngative n'en s]ait pas mo9s un rsultat trs-prcieux1 et n'en aurait pas mo9s t\te l'utilit que comporte son sujet2 j'en appelle au lecteur lui-mme1 dans les div]ses bran*es de nos connaissances1 ou plutt de nos op9ions1 combi5 d'erreurs s]ai5t dissipes1 si n\s acqurions beauc\p de vrits ngatives8 ,dans le cas prs5t1 mon op9ion s'tait dja n\rrie de trop de faits antrieurs p\r demeur] indcise2 mais et-elle d ne se =m] que d'aprs les rsultats de l'expri5ce dont je p>le1 il me s]ait impossible de reconnatre la lune aucune action immdiate ou s5sible sur le sy/me gnral des v5ts4 ,je ne prt5ds po9t ni] que cette plante soit la cause du flux et du reflux de l',ocan2 mais en admettant comme pr\ve t\te hypo?se de pression de sa "p1 ri5 n'e/ encore pr\v p\r les v5ts2 c> l'ocan ari5 peut subir une pression qui r\le sur sa masse1 sans que ses m\vem5ts inte/9s en soi5t drangs ni affects2 de mme que l'ocan aqueux subit son balancem5t sans que les c\rants intrieurs en soi5t tr\bls ni *angs4 ,l'effet des m>es ne se m>que1 ne se s5t bi5 que sur les rivages1 c'e/--dire l'int]ruption du liquide homogne1 et son *oc contre des masses et des niveaux trang]s3 or l'ocan ari51 rond comme le globe1 n'a ri5 de semblable3 l'ondulation1 s'il y en a1 r\le sur sa surface1 et la va/e lame atmosphrique qui ne r5contre ni cueils1 ni rivages1 c\rt mollem5t sans pr\v] de ressac4 ,si les v5ts1 ces c\rants d'air si v>iables1 si div]s1 dp5dai5t de la lune1 ils devrai5t1 comme les m>es1 tre corrlatifs ses phases2 ils devrai5t avoir une m>*e priodique s\mise la rgul>it ou aux anomalies de cette plante1 et l'on n'ap]oit ri5 de tel2 dans ces *angem5ts de temps j\rnellem5t annoncs p> les almana*s et att5dus p> le vulgaire p\r *aque qu>ti]1 sur v+t exemples1 qu9ze sont en dfaut2 et il ne s]ait pas tonnant1 vu le petit nombre des *ances1 qu'il en russt davantage sans produire ri5 de plus concluant4 ,sur la m] mme1 o l'on prt5d que les rgles sont plus fixes1 les m>9s imp>tiaux convi5n5t que les *angem5ts de temps n'ont ri5 de fixe1 ri5 de rguli]2 que c'e/ bi5 plutt l'appro*e des t]res1 au vois9age des caps1 l'entre ou la sortie de c]ta9s p>ages1 qu'il faut rapport] leurs causes2 enf91 les a/ronomes reconnaiss5t que la priode mme de #ai ans1 qui ramne les mmes positions lunaires1 ne ramne pas la mo9dre ressemblance dans le c\rs ni dans la succession des v5ts3 de manire que ri5 n'tablit1 ri5 ne pr\ve une action immdiate et s5sible de la lune sur ces c\rants de l'air4 ,il n'en e/ pas a9si de l'action du soleil qui se manife/e1 et dans leur =mation premire1 et dans leurs m\vem5ts gnraux ou p>tiels1 enf9 jusque dans leurs irrgul>its t\j\rs occasiones p> les degrs div]s et v>iables de *aleur que sa prs5ce ou son loignem5t excite sur les m]s et sur les cont95ts1 et p> les circon/ances topographiques des montagnes plus ou mo9s leves1 des t]ra9s plus ou mo9s nus ou boiss qui emp*5t ou p]mett5t le passage des v5ts4 ,c'e/ le soleil qui1 plac l'quateur1 y tablit d'abord le gr& c\rant du v5t alis qui influ5ce t\s les autres1 et qui comme le c\rs de l'a/re1 e/ dirig de l'e/ v]s l'oue/1 non p> l'effet mcanique de la rotation du globe qui laiss]ait en arrire son enveloppe ari5ne1 mais p>ce que le soleil tablit s\s sa p]p5diculaire un foy] de *aleur qui sans cesse anticipe avec lui de l'e/ sur l'oue/1 et qui e/ immdiatem5t remplac p> la colonne d'air frais laisse en arrire1 aspire et c\rant aprs lui3 de l cette p>ticul>it du v5t alis t\j\rs plus vif midi1 c'e/--dire au mom5t de la plus gr&e *aleur1 et se rel*ant v]s m9uit3 le soleil passe-t-il au tropique du sud1 la zone alise s'y porte avec lui1 et dlaisse d'un nombre gal de degrs le nord de la ligne qu9oxiale4 ,le soleil revi5t-il au tropique du nord1 l'alis y revi5t sa suite et ress]re son lit au/ral dans la mme proportion4 ,sur l'ocan ,pacifique1 ce c\rant suit des lois plus rgulires que p>t\t ailleurs1 p>ce que l'action du soleil e/ plus gale1 plus uni=me1 sur l'imm5se surface de cette m]2 mais p>ce que les t]res sont susceptibles d'un degr de *aleur plus lev que les eaux1 cette action *ange l'appro*e des cont95ts1 et avec elle1 le c\rant de l'air se modifie prs des ctes de l',inde1 de l',afrique et de l',amrique mridionale1 selon leur gisem5t1 leur configuration1 et selon la manire dont y agit le soleil2 a9si1 p>ce qu'en t ses rayons frapp5t v]ticalem5t t\t le bass9 du ,gange1 il s'tablit l'ori5t de la *ane des ,gtes1 sp>ant le ,malab> du ,corom&el1 un foy] de *aleur et d'aspiration qui occasione le c\rant appel m\sson d't3 ce c\rant e/ sud-oue/ pluvieux1 orageux1 et *aud sur le pays de ,malab>1 p>ce qu'il vi5t de la m] arabico-africa9e2 t&is que sur le pays de ,corom&el il e/ nord-oue/1 sec et frais1 p>ce qu'il a pass p>-dessus la rgion leve des ,gtes o il s'e/ purg de pluie et de *aleur#aci4 ,en hiv] au contraire1 lorsque l'atmosphre indi5ne e/ rafra*ie p> l'loignem5t du soleil1 une autre m\sson a lieu dans la direction de nord-e/1 p>ce qu'alors les montagnes neigeuses du ,tibet v]s5t leur c\*e d'air froid sur le plat pays et sur le golfe du ,b5gale1 dont l'air moite et lg] ne leur (fre qu'un vide relatif sans rsi/ance4 ,d'autre "p sur l',atlantique1 entre l',afrique et le ,brsil1 un mcanisme semblable produit des effets diffr5ts1 p>ce que les circon/ances gographiques diffr5t3 le cont95t africa9 n'ayant aucunes hautes montagnes s\s l'quateur1 n'appelle imprieusem5t aucun gr& c\rant d'air sur sa surface2 seulem5t ses rivages aspir5t jusqu' la di/ance de #hj ou #ajj lieues1 l'air qui e/ ncessaire au foy] dont ils sont le sige1 et le v5t alis ne pr5d son c\rs que hors de cette sphre littorale4 ,l',amrique1 au contraire1 pr\ve et cause des incid5ts diffr5ts et div]s3 #a ,p> la configuration s+ulire de ses deux cont95ts qui =m5t comme deux gr&es les2 #b ,p> le gr& vide ou cul-de-sac qui se tr\ve entre ces deux les-cont95ts2 #c ,p> l'i/hme montueux de ,panama qui fait le fond de ce cul-de-sac1 et lie les deux ,amriques2 #d ,enf9 p> la *ane de ses montagnes1 les plus hautes du globe1 qui c\rant au bord de l'ocan ,pacifique p> le ,*ili1 le ,pr\1 l'i/hme de ,panama1 le ,mexique1 etc41 laiss5t l'e/ un imm5se pays plat1 t&is qu' l'oue/ elles n'ont p\r rivage qu'une p5te aussi haute qu'elle e/ rapide4 ,de cette con/itution topographique1 il rsulte relativem5t l',amrique mridionale1 que le soleil1 frappant v]ticalem5t p5dant #f mois#adj ce cont95t sur sa plus gr&e l>geur1 tablit sur t\t le pays l'ori5t des ,&es1 c'e/--dire sur le ,brsil1 l',amazone1 etc41 un foy] d'aspiration qui r$\ble de ce ct l'activit du v5t alis v5ant de la m]4 ,ce foy] t5d mme son action p>-del et au nord de l'quateur1 et il y fait dvi] et incl9]1 s\s une direction de nord-e/1 l'alis qui alors apporte sur la ,guyane t\te l'humidit de l',atlantique4 ,la *ane des ,&es e/ le po9t commun o vi5n5t ab\tir t\s ces v5ts3 et p>ce que son extrme lvation leur f]me t\t passage sur l'ocan ,pacifique1 ils accumul5t leurs nuages sur son flanc ori5tal2 aussi les prov9ces de ,cuyo1 de ,tucuman1 d',arequipa1 sont-elles alors un ?tre r5omm de pluies1 de tonn]res et de *aleurs excessives2 t&is que le rev]s occid5tal des ,&es1 le ,*ili1 j\it d'un ciel clair et tempr s\s l'influ5ce des v5ts que n\s appelons sud-oue/1 mais qui sont le vritable nord-oue/ des pays situs p>-del l'quateur#ada4 ,ces v5ts qui grimp5t aussi sur les ,&es1 contribu5t ob/ru] le passage de ceux de la p>tie d'e/2 aussi l'hi/ori5 rc5t du ,*ili#adb obs]ve-t-il que les v5ts d'e/ pass5t si r>em5t jusqu' ce pays1 que l'on ne cite d'ouragan de ce rumb qu'en l'anne #afcc4 ,p> consqu5t il faut que les deux c\rants d'air opposs se heurt5t l'un l'autre1 s'lv5t ensemble dans la rgion suprieure o ils sont cond5ss1 et sans d\te replis en d'autres c\rants qui gliss5t ou se rev]s5t dans les rgions moy5nes et infrieures4 ,p> inv]se1 lorsque le soleil repasse l'quateur1 et s'avance son nord jusqu'au zni? de la ,havane et du c5tre du golfe de ,mexique1 sa proximit excite sur le cont95t sept5trional d',amrique un foy] de *aleur et d'aspiration qui dt\rne et attire de ce ct le c\rant alis1 et cela avec d'autant plus de puissance1 que le foy] de l',amrique mridionale s'te9t ou languit p> l'loignem5t de l'a/re3 de l l'empitem5t des v5ts d'e/ aprs le sol/ice1 jusque v]s les #cj et #cb nord1 p> les p>allles de la ,gorgie et presque de la ,c>ol9e-sud3 et de l la suite de leur c\rant dom9ateur1 l'afflux des v5ts de la zone tempre1 qui se port5t v]s la zone polaire avec les circon/ances dveloppes plus haut3 a9si le soleil se montre sans cesse le rgulateur suprme1 s'il n'e/ pas l'unique1 de t\t le sy/me des v5ts1 soit dans leur cration1 soit dans leurs m\vem5ts2 et sa puissance se manife/e ou s'indique jusque dans l'irrgul>it app>5te ou vraie de leur rotation annuelle1 et dans la m>*e s+ulire que suiv5t les saisons aux tats-,unis1 m>*e qui drive uniquem5t de celle des v5ts4 ,en effet1 il e/ rem>quable que1 dans un pays o les froids sont si rig\reux1 l'hiv] soit cep5dant plus t>dif1 plus l5t s'tablir qu'en ,europe3 *ez n\s1 p> les #de et mme p> les #db de latitude1 pe9e la mi-octobre e/-elle arrive1 que les br\ill>ds1 les pluies1 et des geles presque j\rnalires banniss5t p\r quatre et c9q mois les beaux j\rs3 en ,amrique1 au contraire1 la mauvaise saison ne comm5ce rellem5t1 le ciel ne se gte demeure1 mme dans les tats du ,nord1 que peu de temps avant le sol/ice d'hiv] 7mi-dcembre71 et il faut trois ou quatre t5tatives1 trois ou quatre gr&es crises dans l'air p\r que les v5ts boraux p>vi5n5t *ang] la temprature gnrale1 en *assant les v5ts mridionaux qui la protg5t et l'entreti5n5t4 ,la premire de ces crises arrive rgulirem5t l'qu9oxe d'automne dans les #aj j\rs qui prcd5t ou dans les #aj qui suiv5t le passage du soleil l'quateur4 ,a cette poque1 il y a t\j\rs un c\p de v5t gnral de la p>tie de nord-e/ nord-oue/3 et cela1 comme je l'ai dit1 p>ce que l'atmosphre borale se rev]se dans l'espace que le soleil ab&onne et cesse de dilat]3 ce c\p de v5t e/ p\r a9si dire le premi] flot de la gr&e m>e sme/rale de l'ocan ari53 il e/ accompagn de pluies qu'apport5t les flots de cet ocan1 lesquels dans leurs ondulations et leurs t\rnoiem5ts ont balay la surface des m]s4 ,ces pluies1 p> leur vaporation1 caus5t dans l'atmosphre un premi] refroidissem5t qui comm5ce calm] les *aleurs de l't1 et qui1 p>tir de la ligne du ,patapsco sur la cte atlantique1 et de la ligne de l',ohio dans le pays d'oue/1 occasione les premires geles de la saison4 ,ces geles ne se font pas s5tir dans le plat pays du sud1 p>-del les lignes du ,potomac et de l',ohio2 dans le nord et dans les montagnes elles ht5t la maturit du mas en dp\illant de leurs gra9es paisses ses pis1 qui se tr\v5t exposs t\te l'action du soleil4 ,l'quilibre de l'air ne t>de pas de se rtablir3 les v5ts de sud-oue/ et d'oue/ repr5n5t leur c\rs1 et ramn5t des *aleurs quelquefois aussi =tes qu'en t1 auxquelles il faut attribu] l'app>ition priodique1 et la =ce accid5telle des fivres automnales4 ,une seconde crise arrive du #ae au #bj octobre1 c'e/--dire qu& le soleil s'e/ dja avanc de #bj #be degrs au sud de l'quateur4 ,alors se fait un second c\p de v5t1 encore de nord-e/ nord-oue/1 comme si le soleil1 p> quelque position p>ticulire1 causait une n\velle rupture d'quilibre dans l'atmosphre1 et comme si en effet1 dev5u v]tical au gr& cap ori5tal de l',amrique mridionale1 compris entre ,san-,roquo et ,san-,augu/9o1 il dt]m9ait t\t c\p le c\rant alis d\bl] ce cap1 et se jet] sur la cte du ,brsil qui1 p> sa retraite1 favorise un plus vif pan*em5t4 ,avec ce c\p de v5t1 n\velles pluies1 n\velle vaporation1 n\veau refroidissem5t1 n\velle poque de geles1 qui p\r cette fois s't5d5t jusqu'en ,c>ol9e et en ,gorgie3 ds lors l'hiv] s'annonce sur t\t le cont95t4 ,ces geles fltriss5t les feuilles dans les =ts1 et de ce mom5t la v]dure pr5d des nuances de violet1 de r\ge mat1 de jaune ple1 de brun mordor1 qui au dcl9 de l'automne donne aux paysages d',amrique un clat et un agrm5t que les ntres n'ont pas4 ,les v5ts de nord-e/ et de nord-oue/ devi5n5t plus frqu5ts2 le sud-oue/ p]d de sa vigueur et dcl9e v]s l'oue/2 l'air devi5t plus frais1 mais le ciel re/e clair2 le soleil e/ t\j\rs *aud au milieu du j\r1 et v]s novembre1 rep>at une srie de beaux j\rs1 appels l't sauvage 7,indian-summ]73 c'e/ ce que n\s appelons en ,france l't de la ,sa9t-,m>t92 mais il e/ dev5u si r>e et si c\rt1 que n\s n'en p>lons plus que p> tradition4 ,une troisime crise plus longue1 plus op9itre1 a lieu v]s la f9 de novembre2 les pluies et les geles se multipli5t1 les feuilles tomb5t1 les nuits devi5n5t plus longues1 la t]re plus froide2 les v5ts de nord-oue/ pr5n5t pi$1 comme dis5t les m>9s2 mais les br\ill>ds n'exi/5t pas comme *ez n\s2 il n'y a pas l de hang+-mon? 7mois de p5daison71 comme en ,anglet]re2 le ciel e/ s]e91 surt\t dans le nord3 novembre et une p>tie de dcembre se pass5t en gels et en dgels4 ,v]s la mi-dcembre1 la glace et la neige s'tabliss5t en ,v]mont1 en ,ma9e1 en ,new-,hamp%ire1 et s't5d5t successivem5t comme un voile jusqu'aux t]res hautes de ,new-,york2 janvi] amne s\v5t un dgel1 mais il e/ suivi d'un froid plus viol5t4 ,en fvri]1 arriv5t les plus gr&es neiges1 et les froids les plus piquants2 l'int5sit prs1 la m>*e de t\s ces phnomnes e/ la mme en ,p5sylvanie1 en ,m>yl& et en ,virg9ie3 ,ramsay obs]ve que mme en ,c>ol9e1 fvri] e/ le tueur d'orang]s1 et cela1 p>ce qu'aprs quelques j\rs *auds-moites1 p> v5ts de sud-e/ et de sud1 revi5t subitem5t le nord-oue/1 plus viol5t4 ,m>s1 c'e/--dire le temps qui appro*e de l'qu9oxe du pr9temps1 e/ temptueux et froid1 avec des ondes ou gib\les de neiges qu'amn5t les v5ts de nord-e/ et de nord-oue/4 ,il sembl]ait que le ret\r du soleil en de de l'quateur dt ram5] promptem5t les *aleurs2 mais la prdom9ance des v5ts de nord-e/ cette poque1 la cont9uation du nord-oue/ dev5u plus temptueux1 le refroidissem5t de la t]re p> les neiges et les =tes geles1 ret>d5t tellem5t la vgtation1 qu'avril t\t enti] s'c\le dans la mme nudit de sol que m>s3 ce n'e/ que dans les premi]s j\rs de mai1 mme en ,virg9ie1 p> les #cf;e et #cg;e degrs1 que les =ts se revt5t de feuilles3 cas d'autant plus tonnant1 que les rayons du soleil dans le milieu du j\r y sont d'une ardeur insupportable ds la mi-avril3 et que la diffr5ce de saison avec le ,canada n'e/ pas de dix j\rs2 la feuillaison ayant lieu1 mme ,qubec1 avant le #ae mai1 #be j\rs seulem5t aprs la dbcle des glaces et des neiges#adc1 en sorte que le *angem5t de saison se fait la manire d'une dcoration de v]dure ou de frimas qui s't5d ou se replie sur une scne de #cjj lieues d't5due4 ,d'o il rsulte que1 selon une rem>que ds long-temps faite p> les ,europens1 il n'y a po9t de pr9temps aux tats-,unis1 et que l'on y passe brusquem5t d'un froid rig\reux des *aleurs viol5tes avec les circon/ances biz>res d'un v5t glacial1 d'un soleil brlant1 d'un paysage d'hiv] et d'un ciel d't3 lorsque enf9 la vgtation a clat1 elle suit la m>*e la plus rapide2 les fruits succd5t promptem5t aux fleurs#add1 et mriss5t plus vite que *ez n\s4 ,alors que le soleil au plus haut de l'horizon *auffe t\t le cont95t1 les v5ts du qu>t de nord sont comprims p> les v5ts de sud et de sud-oue/2 ju9 amne les *aleurs les plus vives3 juillet les *aleurs les plus longues avec les orages les plus frqu5ts3 aot et septembre les *aleurs les plus accablantes1 cause des calmes qui les accompagn5t3 et si dans aucun de ces mois il y a trois sema9es de s*]esse2 l'ardeur e/ si =te que ,belknap1 ,ru% et d'autres criva9s1 assur5t que le feu pr5d spontanm5t dans les m>ais et dans les =ts#ade3 comme je ne conois pas cette ignition spontane1 je ne puis ni l'admettre ni la rejet]1 et en att5dant qu'elle me soit dmontre p> le raisonnem5t ou p> les faits1 je l'attribue aux tonn]res ou la nglig5ce des voyageurs qui n'teign5t po9t ou qui teign5t mal les feux que *aque nuit ils allum5t l'endroit de leur biv\ac dans les bois4 ,l'qu9oxe arrive enf91 et la srie des phnomnes que j'ai dcrits recomm5ce1 t\j\rs v>ie dans ses dtails1 mais assez uni=me dans la gnralit du sy/me1 lequel consi/e ram5] en hiv] les v5ts de nord-e/ et de nord-oue/1 qui sont la cause majeure du refroidissem5t de l'air2 reproduire en t les v5ts de sud et de sud-oue/1 qui sont la cause radicale des *aleurs1 des calmes1 des orages3 pass] des *aleurs aux froids p> les v5ts du c\*ant p5dant l'automne1 qui e/ le soir et le c\*ant de l'anne2 et p> les v5ts de la p>tie d'ori5t p5dant le pr9temps1 qui e/ le mat9 ou l'ori5t de l'anne3 di/ribuant a9si ce pays1 dans le c\rs d'une rvolution complte du soleil1 quatre mois de *aleur1 c9q mois et presque six de froid et de temptes2 et seulem5t deux ou trois mois de temps modr4 ,depuis quelques annes on a gnralem5t fait la rem>que1 aux tats-,unis1 qu'il s'oproit dans le climat1 des *angem5ts p>tiels trs-s5sibles et qui se manife/ai5t en proportion des dfri*em5ts1 c'e/--dire du dboisem5t des lieux4 ,dans t\t le ,canada1 dit ,lianc\rt1 l'on obs]ve que les *aleurs de l't devi5n5t plus =tes et plus longues1 et les froids de l'hiv] plus modres4--,ds #agdi1 le docteur ,pet] ,kalm avait recueilli le mme fait4 ,en #afij1 ,lahontan crivait3 ,je p>tis de ,qubec1 et je fis voile le #bj novembre2 ce qui ne s'tait jamais vu aup>avant4 ,et en effet1 les regi/res du comm]ce con/at5t1 comme je l'ai dja dit1 que v]s #agjj1 les assurances p\r la sortie des eaux du ,sa9t-,laur5t1 tai5t closes au #aa novembre1 et ma9t5ant elles ne le sont qu'au #be dcembre4 ,l'hi/ori5 de ,v]mont1 ,m4 ,s4 ,williams1 cite une f\le de faits l'appui de ce-phnomne3 ,lorsque nos anctres1 dit-il#adf1 v9r5t en ,new-,engl&1 les saisons et le temps tai5t uni=mes et rguli]s3 l'hiv] s'tablissait v]s la f9 de novembre et cont9uait jusqu' la mi-fvri]4 ,p5dant cette dure1 il rgnait un froid clair et sec1 sans beauc\p de v>iation4 ,l'hiv] f9issoit avec fvri]2 et lorsque le pr9temps arrivait1 il v5ait t\t c\p et sans nos v>iations brusques et rxres du froid au *aud et du *aud au froid4 ,l't tait trs-*aud1 t\ffant2 mais il tait born six sema9es3 l'automne comm5ait avec septembre3 t\tes les rcoltes tai5t closes la f9 du mois4 ,auj\rd'hui cet tat de *oses e/ trs-diffr5t dans la p>tie de la ,n\velle-,anglet]re1 habite depuis lors3 les saisons sont totalem5t *anges2 le temps e/ inf9im5t plus v>iable2 l'hiv] e/ dev5u plus c\rt1 et int]rompu p> des dgels subits et =ts4 ,le pr9temps n\s donne une fluctuation p]ptuelle du froid au *aud1 du *aud au froid1 extrmem5t f*euse t\te la vgtation3 l't a des *aleurs mo9s viol5tes1 mais elles sont plus prolonges2 l'automne comm5ce et f9it plus t>d2 et les moissons ne sont a*eves que dans la premire sema9e de novembre3 enf91 l'hiv] ne dploie sa rigueur qu' la f9 de dcembre4 ,tel e/ le tableau curieux de la p>tie nord4 ,p\r les tats du milieu1 le docteur ,ru% prs5te en ,p5sylvanie des faits p>faitem5t semblables#adg4 ,selon nos vieill>ds1 dit-il1 le climat a *ang4 ,les pr9temps sont plus froids2 les automnes plus longues1 plus *audes2 les be/iaux paiss5t un mois plus t>d3 les rivires gl5t plus t>d1 et re/5t mo9s long-temps scelles1 etc4 ,dans la ,virg9ie1 ,m4 ,jeff]son 7p4 #ag7 dit galem5t3 ,il p>at qu'il se fait un *angem5t trs-s5sible dans notre climat4 ,les *aleurs a9si que les froids sont mo9dres qu'autrefois1 au rapport de p]sonnes qui ne sont pas encore =t ges3 les neiges sont frqu5tes1 mo9s abondantes4 ,enf9 moi-mme1 dans t\t le c\rs de mon voyage1 tant sur la cte atlantique que dans le pays d'oue/1 j'ai recueilli les mmes tmoignages3 sur l',ohio1 ,gallipolis1 ,wa%+ton de ,k5tucky1 ,franc=t1 ,lex+ton1 ,c9c9nati1 ,l\isville1 ,niag>a1 ,albany1 p>t\t l'on m'a rpt ces mmes circon/ances2 des ts plus longs1 des automnes plus t>dives1 et les rcoltes aussi ret>des2 des hiv]s plus c\rts1 des neiges mo9s hautes1 mo9s durables1 mais non pas des froids mo9s viol5s2 et dans t\s les n\veaux tablissem5ts l'on m'a dpe9t ces *angem5ts non comme graduels et progressifs1 mais comme rapides et presque subits1 proportionns l't5due des dboisem5ts4 ,un m\vem5t s5sible dans le climat des tats-,unis e/ donc un fait hors de conte/ation2 et lorsqu'aprs en avoir f\rni les preuves1 le docteur ,ru%1 frapp de la rigueur de plusieurs hiv]s depuis huit ans1 lve des d\tes sur les rcits des anci5s1 sur la prcision de leurs obs]vations1 faute de !rmomtres1 ces d\tes disp>aiss5t devant la multitude des tmoignages et des faits positifs4 ,la cause de ce *angem5t1 sans avoir un gal degr d'vid5ce et de c]titude1 en a cep5dant un de vraisemblance capable d'obt5ir l'ass5tim5t4 ,l'op9ion de ,m4 ,williams1 qui l'attribue au dboisem5t du sol et aux gr&es clairires que les dfri*em5ts ont ouv]tes dans les =ts1 me p>at d'autant plus raisonnable qu'elle explique le fait p> l'analyse de ses circon/ances4 ,dans t\t canton1 dit-il#adh1 o l'on abat les bois p\r tablir la culture1 l'air et la t]re subiss5t en deux et trois ans des *angem5ts considrables de temprature3 pe9e le colon a-t-il clairci quelques arp5ts de la =t1 que la t]re expose t\te l'ardeur des rayons solaires s'imprgne dix p\ces de pr(ondeur1 d'une *aleur plus =te de #aj #aa de ,fahr5heit 7#e de ,raumur7 que le t]ra9 qui e/ c\v]t de bois4 ,m4 ,williams a dduit cette valuation de quelques expri5ces qu'il a pratiques en cette vue4 ,ayant plong le #bc mai #aghi deux !rmomtres1 l'un dans le sol d'un *amp cultiv et nu1 l'autre dans le sol de la =t ou bois environnant1 mme avant que les feuilles fuss5t closes1 t\s les deux dix p\ces de pr(ondeur1 il tr\va3 poq4 de l'obs4 ,*al4 dans le *4,*al4 dans la =4 ,diffr5ce4 ,fah4 ,r4 ,fah4 ,r4 ,fah4 ,r4 ,mai4 #bc #ej #i #df #f #d #b #bh #eg #aa #dh #g #i #d ,ju94 #ae #fd #ad #ea #h #ac #f #bg #fb #ac #ea #h #aa #e ,juillet4 #af #fb #ac #ea #h #aa #e #cj #fe #ae #ee #aj #aj #e ,aot4 #ae #fh #af #eh #aa #aj #d #ca #ei #ab #ee #aj #d #b ,sept4 #ae #ei #ab #ee #aj #d #b ,octob4 #a #ei #ab #ee #aj #d #b #ae #di #g #di #g #j #j ,novemb4 #a #dc #e #dc #e #j #j #af #dc #e #dc #e #j #j ,d'o il rsulte qu'en hiv] la temprature du sol c\v]t et celle du sol dc\v]t1 se tr\v5t au mme degr de froid2 mais en t la diffr5ce devi5t d'autant plus gr&e que la *aleur de l'air e/ plus =te2 ce qui concide trs-bi51 #a avec la rem>que d',umfreville1 qui dit qu' la baie de ,hudson1 la t]re1 aux endroits dc\v]ts1 dgle de #d pi$s1 et seulem5t de #b pi$s s\s les bois2 #b avec celle de ,belknap1 qui rapporte que dans le ,new-,hamp%ire1 la neige disp>at des *amps cultivs ds le mois d'avril1 p>ce que le soleil a dja assez de =ce v]s midi p\r la fondre2 mais qu'elle p]si/e jusqu'en mai dans les lieux boiss1 quoique sans feuilles1 o elle e/ protge p> l'ombre des bran*es1 des troncs1 et la fra*eur gnrale de l'air4 ,cela r5d encore trs-bi5 raison de l'anci5 tat des *oses expos p> ,m4 ,williams1 c'e/--dire1 de la dure des hiv]s1 alors plus gale et plus longue1 et des neiges plus abondantes et plus hautes qu'auj\rd'hui4 ,or1 cont9ue cet obs]vateur1 les #aj 7#d ,r47 de *aleur aj\ts au sol dc\v]t1 se communiqu5t l'air qui e/ en contact4--,et j'aj\te que p> cela mme1 cet air *auff se lve de suite1 et fait place un autre latral v5ant des bois1 ce qui augm5te considrablem5t la masse d'air *aud4 #b ,le dboisem5t cause l'vaporation des eaux et le dess*em5t du t]ra91 a9si que l'on en fait j\rnellem5t la rem>que dans t\tes les p>ties des tats-,unis o des ruisseaux se t>iss5t1 et o des m>ais et swamps sont mis sec4--,raison n\velle de dim9ution de fra*eur et d'accroissem5t de *aleur dans l'atmosphre4 #c ,le dboisem5t caus la dim9ution trs-s5sible de la dure et de l'abondance des neiges1 qui c\vrai5t1 il y a mo9s d'un sicle1 t\te la ,n\velle-,anglet]re1 p5dant trois mois non int]rompus1 c'e/--dire1 depuis les premi]s j\rs de dcembre jusqu'aux premi]s j\rs de m>s2 et tel e/ encore le cas de la p>tie boise1 t&is que ma9t5ant1 dans la p>tie cultive1 elles ne sont ni aussi durables1 ni aussi hautes1 ni aussi cont9ues4 #d ,enf91 il y a dans les v5ts1 cont9ue ,m4 ,williams1 un *angem5t trs-m>qu3 l'anci5ne prdom9ance des v5ts d'oue/ p>at dim9u] *aque j\r1 et les v5ts d'e/ gagn5t en frqu5ce et en t5due de doma9e4 ,il y a c9quante ans1 pe9e pntrai5t-ils tr5te ou qu>ante milles du rivage de la m] 7dix treize lieues72 ma9t5ant ils se font s5tir trs-s\v5t au pr9temps1 soixante milles1 et mme jusqu' nos montagnes di/antes de soixante-dix et quatre-v+ts milles 7v+t-sept lieues7 de l',ocan4 ,l'on s'ap]oit =t bi5 qu'ils avanc5t exactem5t mesure que le pays se dfri*e et se dboise4--,ce qui vi5t encore de ce que le sol dc\v]t1 tant plus *auff1 attire mieux ou admet plus facilem5t l'air de la cte atlantique4 ,m4 ,jeff]son cite un fait p>faitem5t semblable en ,virg9ie3 ,les brises de l'e/ et du sud-oue/#adi1 dit-il1 page #aj1 p>aiss5t pntr] p> degrs plus avant dans le pays4444 ,n\s avons des habitants qui se s\vi5n5t du temps o elles ne passai5t pas ,williams-burg2--ma9t5ant elles sont frqu5tes ,ri*mond 7soixante milles plus lo971 et elles se font s5tir de temps en temps jusqu'aux montagnes4 ,a mesure que les t]res se dfri*]ont1 il e/ probable qu'elles s't5dront plus lo9 dans l'oue/4 ,il faut donc attribu] le *angem5t qui s'opre dans le climat des tats-,unis deux circon/ances majeures1 #a au dboisem5t du sol1 et aux clairires p]ces dans la =t cont95tale1 lesquels produis5t une masse d'air *aud qui s'augm5te *aque j\r4 #b ,a l'introduction des v5ts *auds p> ces clairires2 ce qui dess*e plus rapidem5t le pays et *auffe davantage l'atmosphre3 p> consqu5t il se passe en ,amrique ce qui a lieu dans notre ,europe1 et sans d\te dans l',asie et dans t\t l'anci5 cont95t1 o l'hi/oire n\s reprs5te le climat comme beauc\p plus froid jadis qu'il n'e/ auj\rd'hui4 ,horace et ,juvnal n\s p>l5t des glaces annuelles du ,tibre1 qui ma9t5ant ne gle jamais4 ,ovide n\s pe9t le ,bosphore de ,?race s\s des traits que l'on ne reconnat plus2 la ,dacie1 la ,pannonie1 la ,crime1 la ,macdo9e mme1 n\s sont reprs5tes comme des pays de frimas gaux ceux de ,mosc[1 et ces pays n\rriss5t ma9t5ant des olivi]s et produis5t d'excell5ts v9s3 enf9 notre ,gaule1 du temps de ,cs> et de ,juli51 voyait *aque hiv] t\s ses fleuves glacs de manire s]vir de ponts et de *em9s p5dant plusieurs mois2 et ces cas sont dev5us r>es et de bi5 c\rte dure#aej4 ,nanmo9s1 je ne puis p>tag] l'op9ion de ,m4 ,williams sur la dim9ution qu'il suppose tre arrive dans l'int5sit du froid depuis le sicle d]ni]4 ,quelque plausible que soit son raisonnem5t p\r pr\v] que le froid de #afcc1 avec les mmes accid5ts1 fut plus =t que celui de #aghb1 et qu'ils fur5t t\s deux le maximum connu1 ce raisonnem5t n'e/ qu'une hypo?se qui ne peut suppler au dfaut d'obs]vation !rmomtrique en l'anne #afcc4 7,les !rmomtres n'ont t usits en ,amrique que v]s #agdj47 ,l'on a surt\t le droit de rcus] son hypo?se1 si1 comme je crois l'avoir pr\v1 le v5t de nord-oue/ e/ l'ag5t radical du froid sur ce cont95t3 ri5 n'indique que le c>actre de cet ag5t ait d *ang]2 l'on e/ de plus autoris ni] cette dim9ution d'int5sit du froid raison de l'analogie d'une expri5ce prcise du docteur ,ramsay4 ,ce mdec9 ayant comp> les obs]vations du docteur ,*alm]s1 cont9ues de #agej #agei avec les si5nes propres1 faites de #agij #agid1 n'a tr\v qu'un demi-degr de diffr5ce dans l'int5sit du *aud3 or1 un demi-degr de ,fahr5heit1 valant mo9s d'un qu>t de ,raumur1 e/ une si petite quantit que l'on ne peut l'attribu] qu' la diffr5ce des in/rum5ts2 et si la *aleur qui devrait crotre n'a pas v>i1 il e/ naturel de p5s] que le froid re/e le mme3 il me semble donc que les seules circon/ances dmontres quant prs5t sont1 les hiv]s plus c\rts1 les ts plus longs1 les automnes plus t>dives1 sans que les froids ai5t p]du de leur vivacit2 et c'e/ ce que les dix d]nires annes ont assez bi5 pr\v4 ,m4 ,mack5zie#aea1 qui confirme les *angem5ts dont j'ai p>l1 leur *]*e une cause secrte et inhr5te au globe1 p>ce qu'il a vu ces *angem5ts se montr] en des lieux o le dfri*em5t n'a pas encore eu lieu2 mais si ces lieux1 qu'il ne dsigne pas1 se tr\v5t en ,canada1 ils vi5drai5t eux-mmes l'appui de la ?orie que je propose1 puisqu'il suffirait que c]ta9s rideaux de bois situs sur des crtes de montagnes et de sillons euss5t t c\ps en c]ta9s cantons de ,k5tucky et de ,g5esee1 p\r que des c\rants considrables du v5t de sud-oue/ se fuss5t introduits dans l'intrieur du haut et bas ,canada4 ,l'on n'a po9t jusqu' nos j\rs donn assez d'att5tion cette m>*e des c\rants ari5s qui vont rasant la t]re1 ni aux effets qui en rsult5t2 mais l'expri5ce et l'obs]vation f9iront p> pr\v] qu'ils j\5t dans les tempratures locales comme dans les tempratures gnrales1 un rle bi5 plus influ5t qu'on ne l'a p5s#aeb4 ,d'ailleurs1 je ne conte/e po9t la possibilit de t\te autre cause qui1 comme ,m4 ,mack5zie1 me s]ait inconnue4 ,une "q d'un intrt plus gr&1 e/ de savoir si le climat des tats-,unis s'e/ amlior p> ces *angem5ts2 et cette "q se tr\ve presque rsolue p> la comp>aison que ,m4 ,williams a prs5te de l'tat actuel l'tat anci51 ce qui n'e/ pas le ct le plus favorable4 ,malheureusem5t les obs]vations des mdec9s confirm5t ce rsultat3 le docteur ,ru%1 dont les re*]*es sur le climat de ,p5sylvanie sont le fruit d'une correspondance t5due avec ses confrres1 ne peut s'emp*] de dcl>] que les fivres bilieuses suiv5t p>t\t l'abatis des bois1 le dfri*em5t des t]ra9s1 le dess*em5t des m>cages 7swamps72 qu'il faut plusieurs annes de culture p\r les faire disp>atre ou les attnu]2--que les pleursies et autres maladies purem5t inflammatoires1 qui jadis tai5t presque les seules1 sont ma9t5ant bi5 mo9s communes2 ce qui pr\ve une altration vid5te dans la puret de l'air alors plus oxygn1 etc4 ,ce sont l des effets si naturels des ?ories connues sur les manations des bois1 et sur celles des t]res n\vellem5t remues1 qu'il e/ inutile d'y insi/]2 mais p>ce qu'un expos dtaill des inconvni5ts atta*s ce climat peut avoir le mrite d'indiqu] leurs prs]vatifs1 en montrant leurs causes1 je vais en faire le sujet p>ticuli] de mes re*]*es dans le *apitre suivant et d]ni]4 ,,*apitre ,,xii4 ,des maladies dom9antes aux tats-,unis4 ,laissant "p les maladies communes t\s les pays1 il m'a p>u qu'il en exi/ait aux tats-,unis quatre pr9cipales1 que leur frqu5ce et leur univ]salit donn5t le droit de reg>d] comme le produit spcial du climat et du sol4 ,au premi] rang de ces maladies se plac5t les rhumes1 les cat>rhes1 et t\t ce qui dp5d des transpirations supprimes1 dont les symptmes et les accid5ts se div]sifi5t1 comme l'on sait1 raison des organes affects4 ,l'on peut dire que les rhumes sont la maladie endmique des tats-,unis3 ils rgn5t dans t\tes les saisons1 et naturellem5t davantage en hiv] et l'qu9oxe de pr9temps2 ils ont p\r cause vid5te ces brusques v>iations de temprature1 qui sont le trait c>actri/ique du climat2 ils affect5t les femmes plus que les hommes1 soit raison de leur peau plus f9e1 de leur vie plus sd5taire et plus r5f]me1 soit raison des vtem5ts lg]s et dc\v]ts1 dont les modes franaises ont dja pass jusqu'en ,amrique3 il e/ vrai que p\r s'y introduire1 au =t mme de la rvolution1 il leur a fallu pr5dre des lettres de naturalisation en ,anglet]re2 c> je dois dire1 p\r l'in/ruction des amateurs et p\r l'hi/oire importante des modes1 que j'ai vu arriv] en #agie ,philadelphie1 celle qui rgnait ,p>is en #agic2 puis celle de #agid1 arriv] en #agif2 et lorsque je m'inquitai de ce qu'elle dev5ait dans l'anne int]mdiaire1 l'on m'expliqua qu'elle la passait ,londres1 o elle recevait les =mes anglaises p\r lesquelles les ,anglo-amrica9s ont cons]v un gt et un respect filial4 ,dans les villes de la cte1 o l'on s'empresse d'imit] l',europe1 ces rhumes ont aussi p\r causes les app>tem5ts trop *auds1 les bals1 les p>ties de ?1 et les lits de plume1 quelquefois l'allem&e1 c'e/--dire1 plume dess\s et plume dessus le corps4 ,les sec\sses de la t\x1 dja si fatigantes p\r le p\mon1 lui devi5n5t surt\t p]nicieuses p> la rptition des rhumes3 p5dant deux hiv]s j'en ai rem>qu jusqu' quatre et c9q rcidives *ez un gr& nombre de p]sonnes de la bonne socit1 c> les ri*es y sont sujets de prfr5ce3 il en rsulte qu'en peu d'annes le p\mon s'affaiblit1 s'excorie1 s'ulcre1 et que dev5ant le sige et presque le cautre des humeurs vicies de t\t le corps1 le mal se t]m9e p> l'incurable consomption pulmonaire4 ,t\s les voyageurs aux tats-,unis ont p>l de la frqu5ce de cette fune/e maladie qui y moissonne pr9cipalem5t les jeunes femmes et filles dans la fleur de l'ge et de la beaut3 elle e/ plus commune dans la ,n\velle-,anglet]re et dans les tats du ,milieu1 que dans les tats du sud et de l'oue/4 ,le docteur ,currie1 de ,liv]pool1 me p>at en expliqu] trs-bi5 la raison1 lorsqu'il dit#aec que dans les ,c>ol9es et la ,virg9ie1 l'air *aud attire v]s la peau1 et dissipe p> la transpiration abondante les humeurs morbifiques et les matires crues des mauvaises dige/ions 7qui elles-mmes sont effets et causes des rhumes72 t&is que dans les tats du ,milieu et du ,nord-e/1 l'air humide et froid1 f]mant l'exutoire puissant de la peau1 conc5tre au d$ans du corps les humeurs qui1 p\r se faire issue1 attaqu5t *aque organe et se fix5t sur celui qui (fre le mo9s de rsi/ance#aed4 ,j'ai lieu de croire que le ? trs-*aud1 dont les ,anglo-amrica9s *riss5t l'usage1 contribue encore multipli] les rhumes2 c> j'ai s\v5t rem>qu sur eux comme sur moi1 que la moiteur qu'il occasione r5d la peau plus s5sible au froid1 et que trs-s\v5t j'ai pris un rhume aprs un djeun] de ?1 en sortant p> un temps frais4 ,l'on m'a dit que de ma "p c'tait faute d'habitude2 mais si tel e/ sur un corps neuf l'effet de cette boisson1 p\r tre mo9s vif1 il n'e/ pas mo9s rel sur un corps habitu4 ,j'aurai d'ailleurs bi5tt occasion de rem>qu] que t\t le rgime alim5taire des ,amrica9s e/ calcul p\r dtruire la meilleure sant1 et qu'ils viv5t dans un tat habituel d'indige/ion extrmem5t favorable aux rhumes4 ,en ce mom5t je me rsume dire1 que puisque les ph?isies et les consomptions driv5t des rhumes habituels2 les rhumes drivant eux-mmes de l'tat habituel de l'air et de ses trop brusques v>iations1 l'on a droit de reg>d] ces maladies comme un effet spcial du climat4 #b ,les voyageurs sont galem5t d'accord sur les frqu5ces des fluxions aux g5cives1 de la c>ie des d5ts et de la p]te prcoce de ces prcieux in/rum5ts de la ma/ication4 ,l'on peut dire que sur c5t individus au-dess\s de #cj ans1 il n'y en a pas dix qui soi5t intacts cet g>d3 l'on e/ surt\t afflig de voir presque gnralem5t de jeunes et jolies p]sonnes qui1 ds l'ge de #ae #bj ans1 ont le d5ti] p]du de ta*es noires1 et s\v5t dtruit en majeure p>tie4 ,les op9ions1 celles des mdec9s mme1 diffr5t sur la cause d'un mal si univ]sel3 les uns veul5t que ce soit l'usage effectivem5t habituel et univ]sel des vi&es sales2 d'autres prt5d5t qu'il faut l'attribu] au ? et l'abus des sucr]ies4 ,le mdec9 sudois ,pet] ,kalm1 en comp>ant les rgimes de div]ses nations et de div]ses classes de la socit1 me p>at avoir dmontr que ce n'e/ po9t comme boisson sucre1 ni comme plante acrimonieuse que le ? nuit aux d5ts1 mais comme boisson trop *aude2 et en effet1 il e/ d'expri5ce anci5ne et connue1 que t\te boisson trop *aude1 mme du b\illon1 donne aux d5ts une s5sibilit d\l\reuse1 qui se manife/e lorsque ensuite on leur fait t\*] des corps froids3 il s'tablit rellem5t dans leur p>tie osseuse un ramollissem5t qui les r5d1 comme l'on dit1 gelives1 et les prp>e la dissolution3 voil sans d\te p\rquoi les d5ts gtes sont un mal univ]sel dans t\t le nord de l',europe1 p>ce que dans les pays froids1 boire *aud e/ une s5sation agrable au palais1 l'e/omac et t\t le corps2 de mme que1 p> inv]se1 boire frais e/ la s5sation desire dans les pays *auds1 et il e/ rem>quable que dans ces d]ni]s pays les d5ts sont en effet trs-gnralem5t sa9es et belles1 comme n\s le voyons *ez les ,ngres1 *ez les ,arabes1 *ez les ,indi5s1 etc4 ,a l'appui de cette ?orie1 vi5t un fait rem>qu depuis #bj ans aux tats-,unis3 jusqu'alors l'on n'avait jamais vu de sauvages ayant le d5ti] gt2 et les sauvages mang5t ord9airem5t froid4 ,quelques individus1 et p>ticulirem5t des femmes des tribus ,onidas1 ,s5ecas et ,tusc>oras1 qui viv5t dans l'ence9te des tats-,unis1 ayant pris l'usage du ?1 leurs d5ts en mo9s de trois ans sont dev5ues semblables celles des blancs1 ta*es de po9ts noirs et de c>ie4 ,un autre fait cit p> le navigateur ,b\ga9ville1 y e/ encore p>faitem5t analogue1 lorsqu'il dit que les misrables i*?yophages de la t]re de feu 7les ,pe*]s71 ont t\s les d5ts gtes2 et ils viv5t1 aj\te-t-il1 presque uniquem5t de coquillages1 non pas crus1 mais qu'ils font grill] et qu'ils mang5t brlants4 ,cep5dant je ne crois pas que l'on puisse exclure comme raison auxiliaire1 l'usage des vi&es sales1 puisqu'il e/ con/ant que le scorbut1 ennemi spcial du d5ti]1 affecte le sang de t\s les peuples qui us5t de cet alim5t4 ,si mme l'on rem>que que l'un des symptmes de cette maladie e/ l'odeur putride de l'hale9e1 et que cette odeur a lieu plus ou mo9s dans ceux qui ont les d5ts gtes1 l'on conclura que ce sont les vi&es sales1 dont la dige/ion et mme le *yle alkal9 et demi putresc5t port5t au p\mon ce g5re d'exhalaisons1 qui sont rellem5t la cause radicale et premire des c>ies2 et les boissons trop *audes en y disposant immdiatem5t le d5ti]1 et p> elles-mmes et p> le contra/e subsqu5t de l'air froid1 y conc\rront encore p> la proprit qu'elles ont de dbilit] l'e/omac1 et de vici] les dige/ions4 ,l'on ne saurait faire les mmes repro*es aux vi&es fra*es1 puisque les ,t>t>es1 les sauvages de l',amrique du nord1 les ,patagons1 et t\s les animaux c>nassi]s1 lions1 l\ps1 *i5s1 etc41 ont des d5ts p>faitem5t belles et sa9es3 l'on ne peut non plus inculp] le sucre ni les sucr]ies1 puisque les ,africa9s1 les ,indi5s1 et t\s les peuples qui us5t et abus5t de la canne sucre et de fruits sucrs1 ont des d5ts admirables1 et que les sucs acides mme des dige/ions 7cas habituel des pays *auds7 ne sont propres qu' les nettoy]4 ,d'aprs ces rem>ques1 il s]oit digne de la t5dresse des p>5ts et de la sagesse des mdec9s en t\s pays1 et surt\t aux tats-,unis1 de dcrdit] l'usage des boissons *audes1 des vi&es sales1 et de les proscrire du rgime1 surt\t de celui de l'enfance et de la jeunesse4 ,alors les fluxions1 dues aux v>iations de l'air1 et qui ne sont qu'un ag5t secondaire de la p]te des d5ts1 n'ex]c]ai5t qu'une trs-petite portion d'influ5ce4 #c ,les fivres d'automne avec frisson1 appeles fev]1 an ague1 les int]mitt5tes1 les ti]ces1 les qu>tes1 etc41 sont un autre mal rgnant aux tats-,unis1 un po9t dont on ne se fait pas d'ide2 elles sont surt\t endmiques dans les lieux n\vellem5t dfri*s et dboiss1 dans les valles1 sur le bord des eaux soit c\rantes1 soit /agnantes1 prs des tangs1 des lacs1 des *ausses de m\l9s1 des m>ais1 etc4 ,dans l'automne de #agif1 sur une r\te de plus de #cjj lieues1 je n'ai pas tr\v1 j'ose le dire1 #bj maisons qui en fuss5t p>faitem5t exemptes2 t\t le c\rs de l',ohio1 une gr&e p>tie du ,k5tucky1 t\s les environs du lac ri1 et pr9cipalem5t le ,g5esee1 et ses c9q ou six lacs1 le c\rs de la ,mohawk1 etc41 en sont annuellem5t infects4 tant p>ti du po/e de ,c9c9nati le #h septembre avec le convoi du payeur-gnral de l'arme1 major ,swan1 p\r n\s r5dre au =t ,dtroit1 di/ance de plus de #ajj lieues1 sur #be ttes que n\s tions1 n\s ne campmes pas une seule nuit sans acqurir un n\veau fivreux4 ,a ,gr5ville1 dpt et qu>ti]-gnral de l'arme qui v5ait de conqurir le pays1 sur environ #cgj p]sonnes1 #cjj tai5t attaques3 qu& n\s arrivmes ,dtroit1 j'tais le troisime re/ sa91 et le l5dema9 le major ,swan et moi1 n\s tombmes dang]eusem5t frapps de fivre maligne4 ,cette fivre maligne visite *aque anne la g>nison du =t ,mimi1 et elle y a pris dja plus d'une fois le c>actre de la fivre jaune4 ,ces fivres automnales ne sont pas mortelles1 mais elles m95t peu peu les =ces1 et abrg5t trs-s5siblem5t la vie4 ,d'autres voyageurs ont rem>qu avant moi1 que p> exemple1 dans la ,c>ol9e du ,sud1 qui y e/ trs-sujette1 l'on e/ vieux #ej ans1 comme on l'e/ en ,europe #fe et #gj2 et j'ai ou dire t\s les ,anglais que j'ai connus aux tats-,unis1 que leurs amis tablis depuis peu d'annes dans la p>tie mridionale et mme moy5ne1 leur p>aissai5t vieillis du d\ble de ce qu'ils euss5t t en ,anglet]re et en cosse4 ,ces fivres une fois tablies *ez un sujet la f9 d'octobre1 ne le quitt5t plus de t\t l'hiv]1 et le jett5t dans une langueur et dans une faiblesse dplorable4 ,le bas ,canada et les pays froids adjac5ts n'y sont presque pas sujets4 ,elles sont plus communes dans le plat pays tempr1 et surt\t au bord de la m] que dans les montagnes3 p> cette raison1 il sembl]ait que les cultivateurs duss5t prfr] les pays levs2 mais comme le sol en e/ maigre et mo9s productif1 ils prfr5t la pla9e4 ,in/ruit p> les ,amrica9s rduire t\t en calcul1 je leur ai quelquefois fait ce raisonnem5t3 ,la pla9e1 dites-v\s1 et les bas-fonds1 v\s r5d5t p> an #dj boisseaux de mas ou #bj de from5t3 les t]ra9s de cte ou de montagne en ,k5tucky et en ,virg9ie ne v\s en r5d5t pas la moiti3 =t bi52 mais en pla9e v\s tes malade six mois1 et en montagne l'on travaille p5dant les d\ze2 donc t\t e/ gal1 except qu'en montagne on e/ gai et al]te3 or1 gaiet vaut mieux que ri*esse1 dit le bon homme ,ri*>d2 et en pla9e on e/ tri/e1 et s\ffrant une moiti de l'anne2 et l'on passe l'autre moiti se rtablir et se prp>] retomb] encore4--,=t bi51 monsieur1 me rpondit un j\r un m9i/re 7cur72 mais dans votre quation1 v\s oubliez un t]me trs-puissant1 plus puissant peut-tre ici qu'en ,europe2 l'avantage d'tre six mois sans ri5 faire4 ,et ce m9i/re avait raison2 c> j'ai frquemm5t ent5du assur] en ,virg9ie que les habitants de la cte de ,norfolk prfr5t leur sj\r fivreux1 mais abondant en poisson et en hutres1 qui ne cot5t presque ri51 la vie salubre des pays montueux1 o l'on ne g>nit sa table qu' =ce de travail4 ,p> suite de ces raisonnem5ts1 le remde qui plat le plus ces malades1 e/ celui qu'ils appell5t bitt]s1 les am]s1 dont l'eau-de-vie1 le rhum ou le v9 de ,madre sont la base3 et ce qui p\rra tonn] mon lecteur1 c'e/ que rellem5t ce remde e/ l'un des plus efficaces3 j'ai recueilli plusieurs exemples en ,virg9ie et en ,p5sylvanie de familles cultivatrices1 dont t\s les membres ne buvant que de la bi]re ou de l'eau tai5t sujets la fivre1 t&is que le m>i qui usait et mme abusait des boissons spiritueuses en tait con/amm5t exempt3 il p>at mme qu'en ,holl&e on a gnralem5t cette op9ion1 et que l'on y reg>de la fume de tabac et les boissons =tes comme des prs]vatifs de la fivre et de l'humidit4 ,j'ai aussi connu deux cas o le dess*em5t d'un petit tang et du canal d'un m\l9 ont radicalem5t dlivr deux familles des visites annuelles des fivres d'automne4 ,quelques obs]vations que j'ai recueillies en ,corse p5dant ma rsid5ce en #agib1 se li5t si bi5 ce sujet important1 que je ne puis les pass] s\s sil5ce4 ,des fivres de la mme espce infe/5t rgulirem5t *aque anne plusieurs po/es militaires en cette le et entre autres le petit port de ,sa9t-,flor5t1 qu'avois9e un p]nicieux m>ais de #gb arp5ts3 elles y pr5n5t sur la f9 de l't1 et dans les six premires sema9es de l'automne1 le c>actre putride et mal91 raison de l'int5sit de la *aleur et des exhalaisons2 il faut alors t\s les #ae ou #bj j\rs en r5\vel] les g>nisons franaises en t\t ou en p>ti1 s\s pe9e de voir les soldats en subir les suites graves et f9alem5t mortelles2 nos mdec9s1 aprs l'essai de beauc\p de remdes1 rem>qur5t que deux seuls po/es dans t\te l'le tai5t absolum5t privilgis1 et que jamais aucune fivre n'appro*ait des =ts de ,viv>io et de ,vitzavona sur ,bogognano4 ,le haz>d1 comme il arrive t\j\rs1 r5dit encore plus saillante la v]tu salubre et mme curative de ces deux situations3 un (fici] suisse-grison tomba dang]eusem5t malade de la fivre ,sa9t-,flor5t1 et ayant dsir d'tre transport au =t de ,viv>io1 dont la g>nison tait de son rgim5t1 il y rec\vra en mo9s de #ae j\rs et la vie et la sant3 le mdec9 rpta cette expri5ce sur les soldats franais de son hpital3 et elle russit si bi51 que l'usage s'e/ tabli d'y envoy] des fivreux presque dsesprs2 et sans autre remde1 jamais la fivre n'a p]si/ au del du onzime j\r4 ,or1 ces deux po/es diffr5t de t\s les autres1 en ce que non seulem5t ils sont loigns de t\t m>ais1 de t\te eau /agnante1 mais qu'en outre ils sont placs comme deux nids d'aigles sur la *ane des monts qui p>tag5t l'le p> son c5tre et dans sa longueur4 ,l'lvation des =ts au-dessus de la m] e/ d'environ #aajj toises3 leur temprature ressemble celle de la ,norwge ou des ,alpes moy5nes1 bi5 plus qu' celle de l'le4 ,les plus vives *aleurs n'y excd5t jamais #af #ag degrs1 et ne sont telles que dans les trois mois d't2 les neiges les environn5t p5dant #c ou #d mois1 et quelquefois int]romp5t t\te communication p5dant huit ou dix sema9es4 ,la v5tilation y e/ con/ante et s\v5t trs-viol5te1 p>ce qu'ils sont situs aux deux extrmits d'une gorge ou dtroit1 qui ce lieu sp>e la ligne des sommets =ms de rocs gnralem5t impraticables4 ,l'on a rem>qu que le =t de ,vitzavona au rev]s occid5tal des montagnes1 tait plus humide que celui de ,viv>io1 et un peu mo9s sa93 jusqu'en #agic la g>nison de ces deux =ts1 consi/ant en qu9ze v+t soldats p\r *acun1 avait t compose de ,grisons1 p>ce que ces montagn>ds y tr\vant un climat analogue au leur1 s'y plaisai5t1 quoiqu'en y m5ant une vie propre ennuy]4 ,leur rgime consi/ait1 surt\t en hiv]1 en vi&es sales1 en saur-cra\t ou *\x f]m5ts1 en bire et v9 de basse qualit1 et trs-s\v5t en biscuit au lieu de pa94 ,a pe9e avai5t-ils aut\r du =t et p>mi les rocs quelque espace libre p\r se prom5]2 p5dant les six mois de la mauvaise saison1 il leur arrivait frquemm5t d'tre enf]ms huit et qu9ze j\rs de suite1 huis clos1 p> les temptes furieuses1 les pluies1 les neiges1 les br\ill>ds1 dont cette rgion des nuages e/ alors le ?tre2 en un mot1 leur vie tait celle d'une g>nison de vaisseau4 ,je p>le de ces faits comme tmo91 ayant visit l'intrieur de ces deux s+ulires habitations1 o la maladie la plus dom9ante e/ la pleursie4 ,un tel rgime ne peut tre la cause de tant de salubrit1 puisque dans le pays infrieur il et c]ta9em5t donn la fivre et le scorbut4 ,le pr9cipe de la sant ne peut donc s'attribu] qu' la qualit de l'air1 qui1 cette lvation de onze c5ts toises1 e/ pur1 subtil1 frais1 t&is qu' la plage il e/ *aud1 humide1 et *>g d'exhalaisons de t\t g5re4 ,de l1 une premire indication curative trs-simple1 qui consi/e *ang] d'atmosphre1 et *oisir un air reconnu p\r la/ique et pur1 tel qu'il se tr\ve assez ord9airem5t dans nos climats1 sur les lieux levs3 je ne fais pas une rgle gnrale ni absolue de cette condition des lieux levs1 p>ce que mme en ,france1 n\s avons des lieux levs qui sont malsa9s et fivreux#aee1 et cela p>ce qu'ils sont au vois9age ou s\s le v5t de t]ra9s humides et m>cageux3 le cas e/ beauc\p plus commun dans les pays *auds2 et une f\le de coteaux et de hauteurs en ,corse et en ,italie sont t\t--fait inhabitables1 p>ce qu'encore qu'ils soi5t quelquefois trs-di/ants des m>ais1 ils ont l'inconvni5t grave d'tre placs dans la ligne et dans le lit du v5t le plus habituel qui leur en apporte les exhalaisons4 ,la mme *ose a lieu dans le ,b5gale o les tr\pes anglaises ont tr\v sur des hauteurs boises1 de l'aspect le plus sduisant dans un pays *aud1 la fivre dcrite p> leurs mdec9s s\s le nom de fivre de coll9e 7hilly fev]74 ,l'on n'imag9]ait pas qu'avec ce nom elle ft la mme que celle des lieux bas et m>cageux1 et nanmo9s elle e/ rellem5t telle1 ayant p\r causes non-seulem5t une humidit locale excessive1 tablie p> les pluies normes des m\ssons1 mais encore l'vaporation de t\te la pla9e du ,b5gale1 dont les nuages sont arrts et fixs p> les bois qui c\vr5t ces monts ou *anons4 ,l'on ne doit donc dsign] les lieux levs comme salubres qu'autant qu'ils joign5t les conditions de s*]esse locale1 d'abri des c\rants d'air infects et de v5tilation fra*e et libre4 ,une seconde indication plus complique1 e/ de procur] p> art cette espce ou qualit d'air que la nature produit en c]ta9es circon/ances sur les hauteurs1 et de neutralis] les gaz morbifiques des lieux infects4 ,la *imie a fait depuis #bj ans d'heureuses et savantes dc\v]tes en ce g5re1 et la sagacit que semble inspir] cette sci5ce donne le droit d'en att5dre d'autres des esprits di/+us qui la cultiv5t4 ,ils ont pr\v que dans l'air atmosphrique1 le pr9cipe favorable la respiration et la vie tait le gaz appel oxygne3 que de sa dose plus ou mo9s gr&e dp5dait cette plus ou mo9s gr&e puret ou salubrit dont on p>lait sans la bi5 connatre4 ,les expri5ces de ,lavoisi] ont port la dose de ce gaz oxygne #bg p>ties sur #ajj d'air ord9aire1 les #gc re/antes tant de l'azote ou air fixe3 plus rcemm5t celles de ,b]?ollet l'ont rduite #bb et demie2 et peut-tre cette diffr5ce n'implique-t-elle pas erreur ou contradiction1 puisqu'il e/ probable que la dose v>ie selon les v5ts rgnants4 ,elle doit galem5t v>i] selon les contres2 il s]ait intressant d'appliqu] ces re*]*es des pays de temprature trs-div]se1 et de comp>] l'air sec et froid de la ,sibrie un air tantt *aud et humide comme celui des ,antilles#aef1 tantt *aud et sec comme celui d'gypte et d',arabie1 et aussi de comp>] l'air des c\*es t]re/res l'air des c\*es moy5nes et suprieures4 ,les ballons peuv5t r5dre d'utiles s]vices p\r cet objet3 quant prs5t il p>at c]ta9 que dans nos zones tempres1 l'air n'e/ plus pur sur les hauteurs que p>ce qu'il conti5t plus d'oxygne1 et mo9s de gaz exhals2 et dans le cas cit de ,vitzavona et de ,viv>io1 le poids spcifique de l'oxygne1 qui e/ un peu plus =t que celui de l'air atmosphrique1 n'e/ pas une circon/ance contradictoire1 puisque la fra*eur du local doit l'y ret5ir et l'y fix] de prfr5ce la plage brlante dont il s]ait *ass4 ,d'autre "p1 des expri5ces rc5tes ont con/at que l'acide muriatique oxygn possde un degr m95t la qualit de ds9fect] l'air atmosphrique1 c'e/--dire de neutralis] et dtruire les gaz morbifiques qu'il conti5t3 ce moy5 ne ft-il que prs]vatif1 il s]ait encore un n\veau bi5fait prcieux p> sa simplicit et son n]gie4 ,mais il n\s re/e beauc\p connatre sur les div]ses espces des gaz p]nicieux qui flott5t dans l'air1 et sur leur manire d'attaqu] la sant et la vie2 je dis div]ses espces1 p>ce qu'en effet il en e/ de si subtiles1 que jusqu' ce j\r les in/rum5ts n'ont pu les saisir4 ,a jug] ce gaz p> leurs effets1 l'on peut les considr] comme des poisons dont les p>ticules agiss5t sur les humeurs1 du sy/me tantt sangu9 et tantt n]veux1 la manire des leva9s de f]m5tation1 qui1 appliqus une masse1 y dvelopp5t un m\vem5t inte/9 d'un progrs croissant rapidem5t4 ,l'action de div]s gaz1 et p>ticulirem5t du muriatique oxygn1 qui sans sec\sse et sans av]tissem5t anantit la vie1 non-seulem5t p> la respiration1 mais encore p> l'absorption de la peau1 e/ un exemple de l'activit que d'autres peuv5t avoir4 ,c'e/ de telles causes qu'il faut attribu] ces pidmies dont l'invasion e/ si brusque en c]ta9es con/itutions de l'atmosphre et en c]ta9s pays3 et quant aux affectations fbriles1 spcialem5t celles avec frisson et avec ret\rs priodiques1 si l'on rem>que que dans ces ret\rs rguli]s de #ab1 de #bd1 de #cf heures1 etc41 elles suiv5t une m>*e semblable celle de plusieurs fonctions ess5tielles de la vie1 telles que le sommeil1 la faim1 etc41 l'on s]a port croire que le foy] de p]turbation n'e/ ni dans les premires voies1 ni dans le sang1 mais dans l'organe immdiat de la vitalit1 dans le sy/me n]veux3 c'e/ p> une action quelconque sur le fluide qui abreuve la pulpe des n]fs1 que la fivre en gnral se dcl>e si subitem5t1 qu'elle n'a beso9 que d'un c\p de soleil1 d'un c\p de v5t frais1 d'une onde de pluie1 d'une transition brusque du *aud au froid1 et mme du froid au *aud4 ,si l'on aj\te qu'elle se dcl>e de prfr5ce dans les saisons et dans les lieux sujets aux vicissitudes de froid et de *aud2 qu'elle-mme n'e/ qu'une s5sation alt]native de *aud et de froid2 que la sueur qui suit le p>oxysme e/ un symptme spcial de t\te crispation des n]fs3 le foy] que j'indique acqu]ra une n\velle vraisemblance2 et alors le mcanisme des contagions devi5dra vid5t1 simple1 puisque le p\mon et les p>ois du nez mett5t d'imm5ses faisceaux de n]fs en contact immdiat avec les miasmes flottants dans l'air respir1 et l'on concevra p\rquoi les drogues et les remdes bus et mangs p5dant plusieurs mois1 ont mo9s d'efficacit gurir les fivres1 surt\t automnales1 que le *angem5t d'atmosphre et la respiration de l'air oxygn de ,vitzavona et de ,viv>io4 ,de la fivre jaune4 ,une maladie qui devi5t de plus en plus frqu5te aux tats-,unis e/ la fivre trop connue s\s le nom de fivre jaune4 ,j'en p>l]ai avec quelque dtail cause de l'importance du sujet1 et p>ce que1 pr(itant de quelques anci5nes tudes en mdec9e1 tat auquel je m'tais de/91 j'ai pu raisonn] de cette maladie avec des p]sonnes de l'art et discut] des op9ions div]ses1 avec la rs]ve t\tefois qui convi5t celui qui n'a fait qu'ap]cevoir l't5due de la c>rire4 ,sans cette sorte de compt5ce je me g>d]ais de m'en ml]2 c> p>l] mdec9e sans l'avoir tudie1 c'e/ v\loir p>l] a/ronomie1 mcanique1 ou art militaire sans in/ruction pralable2 encore s]ait-il possible de mieux raisonn] de ces sci5ces1 att5du que leurs pr9cipes sont simples et fixes2 au contraire1 ceux de la mdec9e1 quoiqu'ils ai5t une sphre de rgul>it1 sont s\mis des circon/ances compliques et v>iables1 qui exig5t une f9esse de tact1 une ju/esse de c\p d'il1 une pre/esse d'application dont la difficult con/itue le mrite3 dire1 comme on l'ent5d t\s les j\rs1 qu'en mdec9e t\t e/ has>d et conjecture1 cela e/ un trav]s d'autant plus biz>re1 que l'on comm5ce p> dcl>] qu'on n'y ent5d ri53 or1 comm5t jug] de ce que l'on ignore8 ,aussi la mo9dre gratignure1 ces ,hippocrates inns font-ils c\rir *ez le mdec91 heureux1 en l'att5dant1 de tr\v] une g>de-malade qui elle-mme e/ une premire bau*e de sci5ce mdicale1 raison des faits et des obs]vations dont elle a acquis la pratique4 ,rev5ons la fivre jaune4 ,elle a tir ce nom d'un de ses symptmes di/9ctifs1 la c\leur de citron fonc1 que dans la dissolution des humeurs1 pr5n5t les yeux1 puis la peau de t\t le corps4 ,les ,franais l'appell5t fivre ou mal de ,siam1 soit p>ce qu'elle v9t d'abord de ce pays1 soit p>ce que la c\leur de ces ,asiatiques e/ assez semblable4 ,*ez les ,espagnols elle a le nom de vomito preto1 vomissem5t noir1 autre accid5t grave qui la c>actrise4 ,les symptmes les plus ord9aires et les plus gnraux sont les suivants qui se succd5t rapidem5t dans le c\rt espace que met cette maladie se jug] p\r la mort ou la convalesc5ce 7ord9airem5t trois j\rs74 ,dans les j\rs qui prcd5t l'attaque1 il y a s5sation de lassitude gnrale1 r\em5t de membres1 ass\pissem5t1 quelquefois /upeur444 ,la fivre se dcl>e p> un viol5t mal de tte1 surt\t au-dessus des yeux et d]rire les orbites2 l'on se pla9t de d\leurs le long de l'p9e dorsale1 dans les bras et dans les jambes3 des *aleurs vives et des frissons se succd5t alt]nativem5t444 ,la peau e/ s*e1 brlante et s\v5t p>seme de ta*es r\getres1 puis violettes2 le blanc des yeux e/ inject de sang et humide d'une rose brillante3 la respiration e/ oppresse1 les s\pirs frqu5ts2 l'air exhal du p\mon e/ brlant3 le p\ls v>ie selon les tempram5ts et selon c]ta9es circon/ances3 en gnral1 il e/ dur1 frqu5t1 irrguli]1 mme int]mitt5t2 s'il ressemble l'tat naturel1 le dang] e/ plus gr&3 les van\issem5ts et la surdit au db du mal sont aussi un signe f*eux2 la soif e/ ard5te2 la langue d'abord r\ge1 se c\vre d'un limon noirtre qui devi5t ftide4 ,le malade se pla9t d'une viol5te *aleur l'e/omac2 les vomissem5ts pass5t du glaireux l'acide le plus corrosif1 quelquefois sans bile1 plus s\v5t avec de la bile v]te et jaune1 puis une matire noirtre1 comme de la lie d'encre ou du m>c de caf1 avec odeur d'ufs p\rris1 et tellem5t cre1 que la gorge en e/ excorie3 la con/ipation a s\v5t lieu1 d'autres fois c'e/ une di>rhe noirtre444 ,alors le mal a dja p>c\ru la priode d'inflammation1 p> suite de laquelle les humeurs se tr\v5t dcomposes2 la fivre semble s'abattre1 mais c'e/ raison de la *ute mme des =ces vitales2 le p\ls devi5t petit1 convulsif1 dprim3 le malade e/ agit1 mal l'aise1 quelquefois dlirant3 les djections colliquatives et ftides1 le vomissem5t noir comme de gra9s de caf1 l'affaibliss5t de plus en plus p> leur frqu5ce et leur abondance3 il affecte la position s9i/re d'tre c\* sur le dos1 levant ses g5\x et glissant v]s le pi$ du lit2 les yeux devi5n5t jaunes1 et de suite la peau de t\t le corps3 alors la dissolution des humeurs e/ complte4 ,s'il a t saign au comm5cem5t de la maladie1 les cicatrices se rel*5t et s'ouvr5t2 la macration et la gangrne gagn5t les solides1 et se manife/5t de t\tes p>ts avec l'odeur infecte qui annonce une mort pro*a9e4 ,depuis long-temps la fivre jaune tait connue dans les p>ties *audes et m>cageuses de l',amrique mridionale et dans l',ar*ipel des ,antilles2 ses exemples tai5t frqu5ts ,c>?agne1 ,porto-,bello1 la ,v]a-,cruz1 la ,jamaque1 ,sa9te-,lucie1 ,sa9t-,dom+ue1 la ,m>t9ique2 la ,l\isiane mme1 et le littoral des ,florides1 de la ,gorgie1 des ,c>ol9es et de la ,virg9ie1 y p>ticipai5t p> les mmes motifs de *aleur et d'humidit2 la ,n\velle-,orlans1 ,p5sacola1 ,savanah1 ,*>le/[n1 ,norfolk1 comptai5t r>em5t #d ou #e annes sans en recevoir quelque atte9te4 ,il semblait que le ,potmac dt lui s]vir de limite1 puisque v]s la f9 du sicle qui vi5t de f9ir l'on ne citait que les annes #agdj et #agfb1 o elle se ft montre au nord de ce fleuve1 d'abord ,new-,york1 puis ,philadelphie2 mais depuis #agij1 ses app>itions ont t si rptes et si fune/es1 qu'elle semble s'y tre naturalise comme dans le sud4 ,quelques cas individuels l'avai5t annonce ,new-,york en #agij2 elle y dev9t un flau pidmique en #agia1 et y laissa des traces mme en #agib4 ,l'anne suivante1 #agic1 elle ravagea ,philadelphie comme une pe/e2 et ses g]mes dposs ou ranims se dveloppr5t encore dans les ts de #agid et #agie4 ,elle attaqua ,new-,york d]e*ef en #agid et #agif4444 ,philadelphie en #agig4444 ,a la mme poque elle dsolait ,baltimore1 ,norfolk1 ,*>le/[n1 ,newburyport4 ,ses avant-c\reurs s'tai5t montrs ,%effields1 et mme ,bo/on4 ,enf91 l'on en citait encore d'autres exemples1 l'un ,h>risburg en #agic1 un autre ,baltimore1 un ,oneida en ,g5esee1 quoi je puis aj\t] des cas nombreux au =t anglais sur le ,mimi du lac ri4 ,les mdec9s anglo-amrica9s p\r qui cette maladie a t une n\veaut1 ont eu se crer une m?ode curative adapte leur climat et la con/itution de ses habitants4 ,malheureusem5t1 j'ose le dire1 la plup>t se sont trop presss de croire l'avoir tr\ve dans les pr9cipes ?oriques de ,br[n1 dont la doctr9e a t accueillie aux tats-,unis avec un eng\em5t scola/ique3 ce sy/me qui explique t\t p> deux tats simples de dbilit directe ou indirecte1 et p> la s\/raction ou l'application de /imulants aussi directs et indirects1 a fait d'autant plus de proslytes qu'il a ce c>actre tran*ant et positif qu'aime la jeunesse1 et qu'il disp5se des l5teurs de l'expri5ce que r$\te la p>esse de t\s les ges4 ,raisonnant donc avec cette dang]euse confiance de c]titude qui exclut le d\te et l'obs]vation1 ils ont le plus s\v5t adm9i/r les cordiaux et les toniques les plus actifs1 au db de la maladie1 prt5dant qu'il fallait relev] les =ces accables1 qu& il fallait rel*] les fibres trop t5dues2 ils y ont jo9t les purgatifs dra/iques les plus /imulants p\r *ass] les humeurs morbifiques1 qu& ces humeurs n'tai5t pas encore l'tat de coction4 ,ce traitem5t fut surt\t mis en usage ,philadelphie dans la fune/e anne de #agic4 ,la pratique la plus gnrale des mdec9s de cette ville1 fut de donn] le jalap #bj et #be gra9s2 la prp>ation m]curielle1 dite calomel1 #aj et #ae2 la gomme-gutte mme1 le t\t p> doses rptes4 ,p\r boissons1 on ordonnait les eaux de camomille1 de m5!1 de cannelle1 et le v9 de ,madre1 jusqu' plus d'une p9te p> j\r4 ,or1 l'on sait qu'il entre une portion d'eau-de-vie dans la fabrication primitive du meilleur ,madre4 ,en outre1 dans les mois d'aot et de septembre1 et dans un pays *aud #be de ,r4 p> temps calme et t\ffant1 l'on t5ait les malades h]mtiquem5t clos dans leurs *ambres2 on sur*>geait de deux et trois c\v]tures de la9e leurs lits de plumes1 et quelquefois l'on faisait du feu dans la *em9e2 l'objet tait de provoqu] imprieusem5t une sueur1 que l'tat inflammatoire et crisp de t\t le sy/me refusait encore plus op9itrm5t4 ,les effets de ce traitem5t fur5t ce qu'ils devai5t tre2 une mortalit effrayante p> le nombre et p> la rapidit2 peu de malades passai5t trois j\rs1 et l'on peut dire que sur #ej il ne s'en sauvait pas deux4 ,t\s portai5t des signes de suffocation gangrneuse1 suite naturelle d'une inflammation fom5te4 ,la t]reur s'emp>a des esprits2 le mal fut reg>d comme contagieux et pe/il5tiel1 son atte9te comme incurable4 ,quelques mdec9s1 influ5ts p> leur esprit et leur activit1 accrditr5t cette rumeur p]nicieuse1 mme dans les papi]s publics4 ,t\t malade fut ab&onn3 le m>i p> sa femme1 les p>5ts p> leurs enfants1 les enfants mme p> les p>5ts4 ,les maisons ds]tes re/r5t infectes p> les cadavres4 ,le g\v]nem5t int]v9t1 d'abord p\r faire enlev] les corps1 puis p\r faire transport] de =ce les malades l'hpital4 ,les maisons fur5t m>ques la craie comme en temps de proscription1 et les habitants p]dus s'enfuir5t dans les villages vois9s1 ou campr5t en rase campagne1 comme si l'ennemi et pris leur ville4 ,le has>d v\lut que dans ces circon/ances quelques mdec9s et *irurgi5s franais1 fugitifs du ,cap inc5di1 v9ss5t *]*] un asile sur le cont95t2 l'un d'eux1 conduit ,philadelphie#aeg1 eut occasion d'tre appel1 et appliquant au mal dont il avait vu les analogues ,sa9t-,dom+ue1 le traitem5t de l'cole franaise1 il obt9t des succs qui attirr5t l'att5tion du g\v]nem5t1 et qui le fir5t plac] la tte de l'hpital de ,bu%hill4 ,le compte qu'il r5dit l'hiv] suivant de sa m?ode curative#aeh1 ne fait pas mo9s d'honneur son cur qu' son esprit1 puisque ce compte rp&it des ides neuves et salutaires dans t\t le pays4 ,l'on voit p> cet crit1 qu'il considre la maladie comme divise en trois priodes1 que l'on ne doit pas confondre2 mais qui quelquefois m>*5t si rapidem5t1 qu' pe9e le mdec9 a-t-il le temps de les saisir4 ,la premire e/ un tat d'inflammation viol5te1 complique d'engorgem5t au c]veau et de spasme n]veux1 qui dem&e non les toniques1 mais les calmants et les rel*ants4 ,la seconde e/ un tat de dissolution et de sgrgation des fluides1 dont la *aleur inflammatoire a rompu la comb9aison1 tat qui ne peut se t]m9] que p> l'vacuation des humeurs dev5ues inaptes et nuisibles au m\vem5t vital2 l'art doit s'y born] aid] la crise1 en suivant la nature1 plutt qu'en la prv5ant4 ,enf9 la troisime e/ un tat de recomposition et de recomb9aison1 qui n'a beso9 du mdec9 que p\r dirig] le rgime du convalesc5t4 ,en consqu5ce1 au db du mal1 il fit de lgres saignes lorsque le sujet tait trop ple9 de sang2 il adm9i/ra les dlayants1 les acidules aromatiss1 et il obt9t d'heureux effets de l'acide c>bonique en boisson4 ,il essayait quelle espce de boisson plaisait le plus l'e/omac1 cet organe si capricieux2 il rassurait les esprits contre l'ide de contagion1 de laquelle il nie entirem5t l'exi/5ce p5dant t\te l'pidmie4 ,il procurait un air frais1 et il ne provoquait po9t les sueurs1 dont il rem>que que presque jamais la nature ne fit son moy5 de crise4 ,lorsque ce premi] traitem5t avait modr la fivre1 il piait dans la seconde priode les t5tatives de la nature p\r opr] la crise1 et *oisir un organe qui en devnt le foy]4 ,ord9airem5t ce fur5t des suppurations abondantes2 il les favorisa1 et t*a de les dirig] p> des vsicatoires1 p> des cataplasmes appliqus au-dehors1 t&is qu'au d$ans il aidait le travail puratif p> des boissons aromatiques de cannelle1 de m5!1 mme de v9 de ,bordeaux1 tremp d'eau et ml de sucre2 p> quelques purgatifs d\x et petites doses1 et enf9 p> le k9a4 ,l'opium1 si vant p> les mdec9s du pays1 ne lui montra jamais de bons effets4 ,l'on conoit que p> un cas commun t\s les pays1 ce ne fut pas sans lutte et sans contradiction qu'un trang] isol obt9t tant de confiance et de succs2 mais enf9 p> une m>*e galem5t naturelle1 la raison et la vrit se fir5t j\r =ce de preuves et de faits4 ,les malades appelr5t de prfr5ce le mdec9 qui gurissait le plus1 et plusieurs mdec9s f9ir5t p> l'imit]4 ,soit que l'crit et les cures de ,m4 de ,vze et des autres ,franais ai5t eu une heureuse influ5ce sur les esprits2 soit que p> leur propre raisonnem5t et leurs expri5ces1 ils ai5t modifi leurs ides et dissip d'anci5s prjugs3 il e/ du mo9s vrai qu' dat] de cette poque1 il a comm5c de s'introduire dans la pratique et la ?orie des *angem5ts heureux4 ,ds l'anne suivante 7#agid71 dans l'pidmie de ,new-,york1 plusieurs mdec9s de cette ville sub/itur5t aux purgatifs viol5ts div]s sels1 et entre autres le sel de ,glaub]1 qui russit dans les dlayants4 ,ils ne prodigur5t plus les toniques ni le v9 de ,madre2 ils ur5t de la saigne avec discrtion3 s'ils provoqur5t encore les sueurs1 ce fut p> des ba9s et des fom5tations de v9aigre qui quelquefois s\lagr5t2 et de ce mom5t il s'e/ =m dans les div]s collges un s*isme salutaire qui a branl les vieilles habitudes et ouv]t les r\tes n\velles la sci5ce et l'esprit d'obs]vation4 ,ce s*isme a surt\t clat sur la "q de l'orig9e de la fivre jaune4 ,les uns ont prt5du qu'elle tait t\j\rs apporte du dehors1 spcialem5t des ,antilles1 et qu'elle n'tait et ne p\vait en aucun cas tre le produit du sol des tats-,unis4 ,en preuve de leur op9ion1 ils ont cit la non-exi/5ce1 ou l'extrme r>et des pidmies avant la paix de #aghc1 et ils ont attribu leur frqu5ce depuis cette poque aux relations de comm]ce plus actives et plus directes avec les les et avec la t]re-f]me espagnole3 ils ont mme inculp nom9ativem5t c]ta9s vaisseaux comme auteurs et importateurs de la contagion dont ils ont suppos l'exi/5ce un degr peu infrieur la pe/e4 ,d'autres mdec9s1 au contraire1 ont s\t5u que p> sa nature mme1 la fivre jaune p\vait natre dans les tats-,unis1 t\tes les fois que ses causes disposantes et occasionelles de temps et de lieu se tr\vai5t runies2 et d'abord remontant la s\rce des prt5dus faits d'importation1 ils ont dmontr p> les tmoignages les plus positifs1 que non-seulem5t les vaisseaux accuss n'avai5t po9t apport avec eux la maladie ou son g]me1 mais encore qu'elle ne s'tait dcl>e leur bord que depuis leur ancrage aux quais1 et dans le vois9age des lieux ns ,new-,york et ,philadelphie comme foy]s du mal2 avec cette p>ticul>it additionnelle que mme elle avait comm5c p> les g5s du bord qui avai5t eu le contact le plus immdiat avec le lieu infect#aei3 puis1 rassemblant t\tes les circon/ances de la maladie1 quant aux lieux1 aux saisons1 et aux tempram5ts affects1 ils-ont dmontr3 #a qu'elle attaquait les villes populeuses plutt que les villages et les campagnes4 #b ,que dans les villes populeuses1 telles que ,new-,york1 ,philadelphie1 ,baltimore1 elle affectait con/amm5t et presque exclusivem5t les qu>ti]s bas1 remplis d'immondices1 d'eaux cr\pies1 les rues non ares1 non paves1 b\euses1 et surt\t les quais1 et leur vois9age1 c\v]ts d'ordures un po9t inimag9able2 o *aque j\r m>e basse1 les banquettes fangeuses sont exposes un soleil brlant4 ,p> exemple1 ,new-,york1 ,m4 ,ri*>d ,bayley a calcul que p\r combl] l'g\t et le bass9 de ,:ite-hall1 les propritaires y avai5t fait v]s] dans un an #bd1jjj tomb]eaux de t\tes les ordures de la ville et mme de *>ognes de *evaux1 de *i5s1 etc42 d'o il rsulta qu'en juillet l'infection dev9t si exalte et si =te1 qu'elle excitait le soir1 dans le vois9age1 des nauses et des vomissem5ts qui fur5t le db de l'pidmie4 #c ,que dans le c\rs des saisons1 elle n'app>aissait qu'en juillet1 aot et septembre1 c'e/--dire1 l'poque o les *aleurs op9itres et int5ses1 de #bd et #be degrs ,r4 excit5t une f]m5tation vid5te dans ces amas de matires vgtales et animales1 et en dgag5t des miasmes que t\t indique tre les corrupteurs de la sant4 ,ces mdec9s ont rem>qu que l'pidmie r$\blait p> les temps seulem5t humides1 p> les v5ts de sud-e/1 et mme de nord-e/2 qu'elle dim9uait p> le froid et la s*]esse du nord-oue/1 et mme p> les pluies abondantes du v5t de sud-oue/2 que dans la div]sit des annes1 la fivre *oisissait celles o les *aleurs de l't tai5t accompagnes de plus de s*]esse1 et de calme dans l'air2 sans d\te p>ce qu'alors les miasmes accumuls ex]c5t une action plus puissante sur le p\mon1 et p> son int]mde1 sur t\t le sy/me de la circulation4 ,enf91 ils ont con/at que dans le *oix des sujets1 elle attaque de prfr5ce les habitants mal n\rris et sales des faub\rgs et des qu>ti]s ple9s d'ordures et de m>cages3 les ouvri]s exposs au feu1 tels que les =g]ons1 les bij\ti]s1 ceux qui abus5t des liqueurs =tes2 obs]vant que trs-s\v5t la fivre jaune a immdiatem5t suivi l'ivresse3 qu'elle attaque encore de prfr5ce les g5s replets1 sangu9s1 robu/es1 les adultes ard5ts1 les trang]s des pays du nord1 les noirs1 les g5s puiss de la dbau*e des femmes3 qu'elle mnage les trang]s des pays *auds1 les g5s sobres dans le boire et surt\t dans le mang]2 les p]sonnes aises1 propres1 vivant plutt de vgtaux que de vi&e1 et habitant des rues paves1 ares1 et des qu>ti]s levs4 ,enf91 p\rsuivant le mal jusque dans les lieux dsigns p\r tre le b]ceau et le foy] de son orig9e1 ils ont dmontr qu'aux ,antilles mme1 aux les de la ,gr5ade1 de la ,m>t9ique1 de ,sa9t-,dom+ue1 de la ,jamaque1 la fivre jaune ne naissait que l o se runiss5t les mmes circon/ances2 qu'elle ne s'y montre qu'en c]ta9s lieux1 en c]ta9es annes prcism5t semblables aux cas cits dans les tats-,unis2 que l o il n'y a ni m>cages1 ni ordures1 comme ,sa9t-,kits1 ,sa9t-,v9c5t1 ,tabago1 la ,b>bade1 la sant e/ con/amm5t excell5te2 que si la fivre s'e/ montre ,sa9t-,georges 7,gr5ade7 et ,=t-,royal 7,m>t9ique71 c'e/ dans le local du c>nage1 vois9 de m>ais infects1 et dans un mom5t o la surabondance des vaisseaux1 la s*]esse excessive de la saison avai5t contribu dvelopp] les f]m5ts2 que si elle n'et d son app>ition dans les villes de ,new-,york1 ,baltimore1 ,philadelphie1 qu' l'importation1 elle aurait d y tre importe habituellem5t des villes de ,norfolk et de ,*>le/[n1 avec lesquelles l'on avait des relations multiplies et o la runion de t\tes les causes cites les r5dait presque endmiques *aque t4 ,les faits qui tabliss5t ces rsultats se tr\v5t rp&us en div]s crits1 publis depuis #agid jusqu' l'anne #agih1 poque laquelle je quittai les tats-,unis#afj4 ,l'on ne peut les lire avec att5tion1 sans tre frapp de la corrlation et de l'h>monie con/ante qui exi/e p>t\t entre les causes premires et secondes1 mdiates ou immdiates1 les circon/ances accessoires et les effets1 soit isols1 soit runis en srie4 ,p>t\t l'on voit la fivre natre et s'augm5t] en raison compose de la temprature *aude de l'air1 de sa s*]esse op9itre ou de son humidit temporaire1 du calme de l'atmosphre1 du vois9age des m>ais1 de leur t5due1 et surt\t en raison des masses entasses de matires animales =mant un foy] de putrfaction et d'manations dltres4 ,l'on voit mme les fivres se gradu] selon l'int5sit de t\tes ces causes2 n'y a-t-il qu'excs de *aleur1 sans amas putrides et sans m>cages1 elles sont du g5re simplem5t inflammatoire1 c'e/--dire1 sc>lat9es et bilieuses1 sans complication de malignit2 y a-t-il des m>ais b\eux et fangeux1 mais non infects de matires animales1 les miasmes caus5t dja des esqu9ancies gangrneuses1 des vomissem5ts bilieux atroces1 appels *ol]a-morbus1 des dyss5t]ies p]nicieuses2 s'y jo9t-il des amas de matires animales en putrfaction alors le mal se complique d'accid5ts et de symptmes qui t\j\rs dnot5t l'affection du g5re n]veux p> une sorte de poison2 qu& le mal e/ son maximum1 t\s les autres degrs t5d5t s'y assimil]4 ,d'o il rsulte que l'on p\rrait gradu] et mesur] les fivres p> les degrs du !rmomtre2 et p> l'int5sit des miasmes putrides1 et suivre dans le c\rs d'une mme saison d't et d'automne leur progrs et leur aff9it1 depuis la simple synoque jusqu' la pe/e1 qui n'e/ que le d]ni] *elon et le maximum des causes runies4 ,dans un tel tat de *oses1 il e/ vid5t que t\t pays qui runira *aleur et foy]s putrides un degr suffisant1 s]a capable d'eng5dr] t\tes ces maladies4 ,j'avais dja cru rem>qu] en gypte et en ,syrie1 que #bd degrs de ,raumur tai5t un t]me auquel s'tabliss5t dans le sang une disposition et un m\vem5t fbrile d'un g5re p]nicieux et dsign p> le nom de fivres malignes2 j'ai vu avec plaisir et surprise que la mme op9ion avait t inspire p> les mmes faits au docteur ,g4 ,davidson1 la ,m>t9ique1 et qu'il p5se1 comme moi1 qu' p>tir de ce degr 7#hf de ,f47 en montant1 le c>actre de malignit et de contagion s'exalte jusqu' =m] la pe/e4 ,p> t\s les crits et faits que j'ai cits1 ces pr9cipes ont acquis aux tats-,unis un tel degr d'vid5ce1 que la trs-gr&e majorit des mdec9s de ,new-,york1 ,bo/on1 ,baltimore1 ,norfolk et ,*>le/[n1 s'e/ runie dcl>] que la fivre jaune p\vait natre et naissait aux tats-,unis4 ,le seul collge de ,philadelphie a p]si/ dans l'affirmative de l'importation1 et cette op9ion qui a en sa faveur l'avantage de la primaut dans l'esprit du peuple1 cons]v]a long-temps des p>tisans dans t\tes les classes1 p> plusieurs motifs trs-puissants4 #a ,p>ce qu'elle flatte la vanit nationale1 et que beauc\p de g5s ne dem&5t qu'un prtexte p\r autoris] la leur4 #b ,p>ce qu'elle c>esse l'intrt m]cantile de la v5te des t]res1 et de l'migration des trang]s dans un pays qui aurait le privilge de ne pas eng5dr] la fivre4 ,il e/ vrai que se l'inocul] aussi aism5t ne s]ait gure mo9s f*eux2 mais les p>tisans de l'importation n'ent5d5t pas raill]ie2 et j'ai tr\v beauc\p d',amrica9s qui la contradiction sur ce po9t dev5ait un sujet srieux de mauvaise humeur4 #c ,p>ce que les mdec9s1 qui les premi]s ont tabli cette croyance1 ont pris de tels engagem5ts avec leur am\r-propre ou avec leur p]suasion#afa1 qu'ils se sont presque int]dit t\te modification2 et p>ce qu'ils ont fait pr5dre au g\v]nem5t des mesures si tran*antes et si gnantes p\r le comm]ce1 que si auj\rd'hui elles se tr\vai5t sans motif1 ils enc\rrai5t une vritable dfaveur4 ,et cep5dant je reg>de comme une sage in/itution celle des bureaux de sant ou laz>ets dans les ports des tats-,unis1 surt\t qu& on y veut faire le comm]ce avec la ,mdit]rane et les *elles turques4 #d ,enf91 p>ce que le c>actre contagieux presque pe/il5tiel que l'on jo9t au prjug de l'importation1 excuse trs-heureusem5t les non-succs de ceux qui ne guriss5t pas s\v5t4 ,en me rangeant l'op9ion des mdec9s qui reg>d5t la fivre jaune comme un produit indigne des tats-,unis1 je suis lo9 d'attaqu] les int5tions de ceux qui s\ti5n5t la ?se contraire2 mais je ti5s p\r dang]euse et imprud5te la doctr9e de l'importation1 #a cause du ton dogmatique et intolrant qu'elle a dploy1 jusqu' attaqu] la sret et la lib]t dome/iques1 et compromettre le g\v]nem5t2 #b p>ce qu'en provoquant des mesures exagres au-dehors1 elle a endormi sur les mesures bi5 plus ncessaires pr5dre au-d$ans1 et qui dc\l5t immdiatem5t de l'op9ion contraire4 ,quant la "q du c>actre contagieux1 je ne puis admettre ni la ngative absolue que s\ti5n5t quelques mdec9s1 ni le cas gnral et con/ant que suppos5t plusieurs autres3 cette d]nire alt]native e/ exclue p> trop de faits inconte/ables2 et la premire1 c'e/--dire1 la ngative1 me semble contradictoire avec l'orig9e mme du mal2 c> ds que les miasmes des m>ais et des matires putrides ont la proprit de l'excit]1 plus =te raison les miasmes du corps huma9 infect auront cette v]tu1 eux qui ont bi5 plus d'aff9it avec les humeurs vivantes4 ,aussi a-t-on rem>qu en #agig1 ,philadelphie1 que plusieurs familles au ret\r de la campagne1 r5trant dans leurs maisons1 o il y avait eu mort ou maladie1 sans avoir pris so9 de ds9fect]1 fur5t immdiatem5t saisies du mal1 quoique la saison ft froide et qu'il et cess4 ,a ,norfolk1 on a fait la rem>que encore plus gnrale1 que ceux qui s'abs5t5t de la ville y devi5n5t plus exposs que ceux qui re/5t con/amm5t dans son atmosphre2 et ce cas correspond avec celui des trang]s1 surt\t ceux du nord1 que l'on a rem>qu ,philadelphie et ,new-,york1 etc41 tre spcialem5t attaqus4 ,des ?orici5s veul5t expliqu] cette s+ul>it1 en disant que c'e/ p> une surabondance de gaz oxygne1 infus dans le sang1 p> l'air plus pur de l',europe et de la campagne1 que les trang]s sont plus susceptibles de la fivre2 mais outre que cette surabondance e/ hypo?tique1 les notions que l'on a du gaz oxygne1 ess5tiellem5t salubre1 y sont si contraires1 que l'on a droit d'exig] de plus =tes preuves2 et prt5dre1 comme ils le font1 que l'oxygne e/ plus abondant dans les lieux bas que dans les lieux levs1 e/ une supposition n\velle en *imie1 d'autant plus inadmissible que les plus savants *imi/es de l',europe reg>d5t le contraire comme pr\v2 ce n'e/ pas l'oxygne que leurs expri5ces tr\v5t se dgag] des m>ais et des matires putrides1 mais le c>bone1 l'hydrogne et l'azote2 il p>at mme que la comb9aison des deux premi]s de ces gaz a la proprit spcifique d'eng5dr] les fivres int]mitt5tes et rmitt5tes1 et qu'elles ne devi5n5t putrides malignes que p> l'addition de l'azote cette comb9aison4 ,de n\velles tudes dvelopp]ont sans d\te l'action de t\s les gaz morbifiques3 p\r le prs5t1 les meilleurs moy5s curatifs p>aiss5t tre1 de combattre l'inflammation1 premi] degr du mal1 p> les dlayants et les temprants2 peut-tre les ba9s la temprature du lg] frisson#afb s]ai5t-ils un des plus efficaces1 adm9i/rs ds le premi] s\pon1 et prolongs huit et dix heures4 ,c'e/ aux matres de l'art prononc] sur les ba9s trs-froids1 et presque la glace1 dont quelques mdec9s d',amrique prt5d5t avoir retir de bons effets3 il e/ c]ta9 que dans des cas de frnsie1 ils ont quelquefois opr des cures tonnantes2 l'poque de leur application a une influ5ce dcisive1 puisque leur effet1 dans la priode d'inflammation1 e/ trs-diffr5t de ce qu'il s]a dans la priode de dcomposition4 ,les antiasphyxiques peuv5t aussi avoir leur utilit1 puisque des gaz p]nicieux p>aiss5t j\] un rle4 ,l'objet ess5tiel e/ d'emp*] l'inflammation de s'lev] jusqu'au po9t de dcompos] les humeurs1 c> alors ri5 ne peut emp*] le mal de p>c\rir ses trois phases2 p> cette raison1 les premires heures sont dcisives et dem&5t t\te la clrit possible2 la saigne petites doses peut y tre trs-utile4 ,un prs]vatif t\t-puissant e/ la dite la plus absolue#afc1 avec les boissons aqueuses1 sitt que l'on a la s5sation de pesanteur1 de lassitude et de p]te d'apptit2 et il faut la cont9u] deux ou trois j\rs rig\reusem5t1 jusqu'au ret\r de la faim et de l'alacrit de corps et d'esprit4 ,a l'g>d des prs]vatifs gnraux1 applicables aux villes des tats-,unis1 ils dp5d5t du g\v]nem5t c5tral1 et ils consi/5t3 #a ,a mesur] la svrit des laz>ets tablis1 sur l'exigeance bi5 con/ate des cas de maladies importes p> les vaisseaux4 ,les vaisseaux de la ,mdit]rane mrit5t le plus d'att5tion4 #b ,a int]dire les abus de prt5du droit de proprit et de lib]t des p>ticuli]s qui se p]mett5t au vois9age et au se9 des gr&es villes des comblem5ts de t]ra9s bas =ce d'immondices1 et mme de *>ognes4 ,les ,amrica9s vant5t leur propret1 mais je puis atte/] que les quais de ,new-,york et de ,philadelphie1 avec c]ta9es p>ties des faub\rgs1 surpass5t en salet publique et prive1 t\t ce que j'ai vu en ,turkie1 o l'air a l'avantage d'tre d'une s*]esse salutaire4 #c ,a tablir des rglem5ts de police jusqu' ce j\r inusits ou mpriss p\r le pavage des rues1 des faub\rgs1 et mme du c5tre des villes4 ,on a rem>qu en ,europe que les gr&es pidmies de ,p>is1 de ,lyon1 de ,londres1 et autres villes trs-peuples ont cess depuis l'tablissem5t du pavage gnral et rguli]4 #d ,a emp*] t\te eau cr\pissante1 et t\t amas de matires putrides2 c>t] du se9 des villes les va/es cimetires1 dont l'usage pe/il5tiel e/ gnralem5t cons]v avec un respect sup]/itieux4 ,philadelphie a dans ses plus beaux qu>ti]s quatre normes cimetires1 dont j'ai trs-bi5 s5ti l'odeur en t1 et n'a pas une seule prom5ade ni alle plante de salutaire v]dure4 #e ,a oblig] les citoy5s mur] et pav] les fosses d'aisance qui1 dans l'tat actuel1 communiqu5t si immdiatem5t p> un sol sableux1 avec les puits et les pompes aussi non murs1 que1 dans les fontes de neiges en hiv]1 et dans les s*]esses en t1 l'on voit les eaux des uns et des autres se nivel]3 il e/ si vrai que les eaux bues dans les p>ties basses de la ville reoiv5t les filtrations des cimetires et des fosses1 que j'ai rem>qu en ,front-,/reet1 l'eau de mes c>afes dev5ir filante le troisime j\r en mai1 et f9ir p> une infection cadavreuse#afd4 ,enf91 le g\v]nem5t1 en dirigeant sur ces objets de police dome/ique l'att5tion des habitants des tats-,unis1 devrait provoqu] leur in/ruction sur l'une des causes les plus ess5tielles et les plus radicales de t\tes leurs maladies1 je veux dire sur le rgime alim5taire qu' raison de leur orig9e ils ont cons]v des ,anglais et des ,allem&s4 ,j'ose dire que si l'on proposait au conc\rs le plan du rgime le plus capable de gt] l'e/omac1 les d5ts et la sant1 l'on ne p\rrait en imag9] un plus conv5able que celui des ,anglo-,amrica9s4 ,ds le mat9 djeun]1 ils noi5t leur e/omac d'une p9te d'eau *aude *>ge de ? ou de caf si lg]1 que ce n'e/ que de l'eau brune2 et ils aval5t presque sans m*] du pa9 *aud pe9e cuit1 des rties imbibes de beurre1 du fromage le plus gras1 des tran*es de buf ou de jambon sal1 fum1 etc41 t\tes *oses presque indissolubles4 ,a dn]1 ce sont des ptes b\illies1 s\s le nom de p\d+2 les plus graisseuses sont les plus fri&es2 t\tes les sauces1 mme p\r le buf rti1 sont le beurre fondu2 les turneps et les pommes de t]re sont noys de sa9d\x1 de l>d1 de beurre ou de graisse3 s\s le nom de pye 7pae71 de pumk9e1 leurs ptiss]ies ne sont que de vraies ptes graisseuses1 jamais cuites3 p\r faire pass] ces masses glaireuses1 on repr5d le ? presque l'issue du dn]1 et on le *>ge tellem5t qu'il e/ am] au gosi]3 dans cet tat1 il attaque si efficacem5t les n]fs1 qu'il procure1 mme des ,anglais1 des insomnies plus op9itres que le caf4 ,le s\p] amne encore quelques salaisons ou des hutres1 et comme le dit ,*a/elux1 la j\rne entire se passe entass] des indige/ions l'une sur l'autre2 p\r donn] du ton au pauvre e/omac fatigu et rel*1 l'on boit le madre1 le rum1 l'eau-de-vie de ,france ou celle de g5ivre et de gra91 qui a*v5t d'attaqu] le g5re n]veux4 ,un tel rgime put conv5ir aux ,t>t>es1 s\*e primitive des ,g]ma9s et des ,anglo-,saxons1 qui n'usai5t d'aucun de ces /imulants dang]eux3 leur vie que/re et nomade les r5dait et les r5d encore capables de t\t digr]2 mais qu& les nations *ang5t de climat1 ou que se poliant elles devi5n5t oiseuses et ri*es1 elles pr\v5t en masse les altrations des p>ticuli]s4 ,les paysans ou les manuvres d',allemagne et d',anglet]re peuv5t encore sans inconvni5t se n\rrir comme leurs anctres3 il n'en e/ pas de mme des citad9s2 et mo9s encore de ceux qui1 migrant de leur humide et froid climat1 vont s'tablir dans des pays *auds1 tels que la ,gorgie1 les ,c>ol9es1 la ,virg9ie1 etc4 ,la puissance mme de l'habitude natale ne p>vi5dra po9t y naturalis] un sy/me ess5tiellem5t contraire au climat4 ,aussi de t\s les peuples d',europe1 voyons-n\s que les ,anglais sont ceux qui rsi/5t le mo9s aux climats du tropique2 et si leurs enfants1 les ,anglo-,amrica9s ne modifi5t pas leurs vieilles habitudes cet g>d1 ils en pr\v]ont les mmes inconvni5ts4--,il e/ tellem5t vrai que leur rgime e/ une des gr&es causes prdisposantes aux maladies et la fivre jaune1 que dans le plus =t des pidmies1 jamais un seul accid5t ne s'e/ montr dans l'ence9te de la prison de ,philadelphie1 et cela videmm5t p>ce que le sy/me alim5taire y e/ calcul sur une *elle de temprance qui ne laisse prise aucune sur*>ge d'e/omac1 ni p> consqu5t aucune dpravation des sucs4 ,l'abus des boissons spiritueuses e/ surt\t banni totalem5t de cet tablissem5t admirable2 et cet abus e/ si gnral dans le peuple des tats-,unis1 que l'ivrogn]ie y e/ un vice aussi dom9ant que *ez les sauvages3 croire que l'on puisse aism5t et promptem5t *ang] sur t\s ces *efs les murs et les gts d'une nation1 n'e/ po9t mon erreur2 j'ai trop bi5 appris connatre l'automatisme de l'espce huma9e1 et la puissance ma*9ale de ce qu'on appelle habitude2 mais je p5se qu'un g\v]nem5t qui emploi]ait clair] le peuple1 dirig] sa raison1 la moiti des so9s employs si s\v5t l'g>]1 obti5drait des succs dont n'ont po9t d'ide ceux qui le mpris5t3 s'il e/ ignorant et sot1 ce peuple1 c'e/ p>ce que l'on met beauc\p d'esprit cultiv] son ignorance et sa sottise2 et en supposant qu'une gnration vieillie dans de mauvais usages n'et pas la =ce de s'en corrig]1 elle s]ait nanmo9s capable1 p> t5dresse p\r ses enfants1 d'tablir un sy/me d'ducation qui leur procur]ait un bonheur dont elle s5tirait avoir t prive4 ,je t]m9e cet article1 qu'un tel vu m'a fait prolong]1 p> une rem>que sur la cause qui a suscit la fivre jaune depuis l'poque si prcise de #agij4 ,cette cause me p>at tre l'accroissem5t subit que les villes m>itimes des tats-,unis1 et ,new-,york entre autres1 ont retir des effets de la gu]re franaise1 et de la convulsion des colonies des ,antilles4 ,les ri*esses mobiliaires1 les capitaux1 les migrants fugitifs1 en affluant t\t c\p dans ces villes1 ont occasion une multitude de con/ructions htives1 et l'emploi de t]ra9s non prp>s qui ont caus une sorte de rvolution4 ,le comm]ce y a v]s dans le peuple une aisance aup>avant inconnue1 et l'ouvri] qui a gagn un doll> et demi et deux doll>s p> j\r 7#g #aj l471 l'agriculteur qui a v5du depuis #h jusqu' #ad pia/res le b>il de f>9e qui ne se v5dait que quatre et c9q1 se sont livrs des j\issances dont la plus dsire1 la plus pratique a t l'usage du v9 et de l'eau-de-vie2 a9si1 en mme temps que des f]m5ts de putridit et d'inflammation se sont tablis1 les corps se sont tr\vs plus disposs en recevoir l'impression1 et intemprance1 l'imprvoyance et la salet ont produit leurs effets con/ants et acc\tums4 ,tels sont les c>actres pr9cipaux du climat et du sol des tats-,unis dont j'ai trac un tableau aussi exact que le p]met un modle si div]s dans son t5due1 si sujet exceptions de localits4 ,ma9t5ant c'e/ au lecteur d'asseoir son jugem5t sur les avantages et les inconvni5ts d'un pays dev5u si clbre1 et que sa situation gographique comme son gnie politique1 de/95t j\] un rle si important sur la scne du monde4 ,je prt5ds d'autant mo9s influ5c] l'op9ion cet g>d1 p> l'expression de la mi5ne1 que j'ai s\v5t pr\v que sur ce sujet plus que sur aucun autre1 les gts diffr5t selon les s5sations et les prjugs de l'habitude4 ,s\v5t aux tats-,unis1 dans des runions de voyageurs de t\tes les p>ties de l',europe1 j'ai vu exprim] des avis t\t--fait contra/ants4 ,l',anglais et le ,danois tr\vai5t trop *aude la temprature que l',espagnol et le ,vniti5 tr\vai5t modre2 le ,polonais et le ,prov5al se plaignai5t de l'humidit l o le ,holl&ais tr\vait l'air et le sol un peu secs2 t\s jugem5ts produits1 comme l'on voit1 p> la comp>aison du climat orig9aire et habituel de *aque op9ant4 ,il e/ cep5dant vrai que n\s t\s ,europens1 n\s accordions repro*] ce climat son excessive v>iabilit du froid au *aud et du *aud au froid2 mais les ,anglo-,amrica9s qui se ti5n5t presque (f5ss de ce repro*e1 df5d5t dja leur climat comme une proprit1 et ils y port5t trois motifs puissants de p>tialit2 #a ,l'am\r-propre individuel1 commun t\s les hommes1 et la vanit nationale qui *aque j\r s'exalte davantage3 #b ,une habitude dja contracte p> la naissance1 et qui se conv]tit en nature2 #c ,un intrt pcuniaire aussi *] l'tat qu'aux p>ticuli]s1 l'intrt de v5dre des t]res et d'attir] des hommes et des capitaux trang]s4 ,avec de tels motifs1 il s]ait difficile de leur p]suad] que les tats-,unis ne sont pas le meilleur pays du monde2 nanmo9s1 si l'migrant qui veut se fix]1 recueille les avis d'tat tat1 l'habitant du sud le dgt]a de s'tablir dans le nord raison des trop longs hiv]s1 des froids pnibles et rig\reux1 des beso9s disp5dieux de t\t g5re qui en rsult5t p\r se log]1 se vtir1 se *auff]1 etc41 de la ncessit d'entret5ir p5dant six mois les be/iaux clos l'table1 et p> suite1 de faire des provisions et des cultures de f\rrages1 des con/ructions de granges1 etc42 enf91 raison de la modicit des produits du sol444 ,de son ct1 l'habitant du nord vantant sa sant1 son activit1 effets du froid de son climat1 de la maigreur de son sol1 et de la ncessit du travail1 dcri]a les tats du sud cause de l'insalubrit de leurs m>ais et de leurs cultures de riz1 de l'incommodit de leurs insectes1 mosquites et m\*es1 de la frqu5ce de leurs fivres1 de la viol5ce de leurs *aleurs1 de l'indol5ce et de la faiblesse de con/itution qui en rsult5t et qui produis5t les habitudes oiseuses1 la vie dissipe1 l'abus des liqueurs1 l'am\r du jeu1 etc41 t\t cela favoris encore p> l'abondance mme du sol et la ri*esse des produits2 de plus1 l'habitant de la ,c>ol9e s'accord]a avec celui du ,ma9e p\r dcrdit] les tats du ,c5tre comme ayant les inconvni5ts des extrmes sans en avoir les avantages2 a9si1 j'ai ent5du moi-mme ,philadelphie les ,c>ol9i5s se pla9dre de la *aleur1 et les ,canadi5s du froid1 p>ce que l'on ne sait y pr5dre de prcaution ni contre l'un1 ni contre l'autre2 enf91 si dans un mme canton reconnu p\r insalubre1 l'migrant veut pr5dre des in=mations prcises1 *aque habitant l'assure que ce n'e/ pas sur sa f]me1 mais sur celle de son vois9 qu'e/ le foy] d'insalubrit1 et que c'e/ d'un sol trang] que lui vi5t la fivre444 ,en rsultat1 le fait e/ que *aque individu1 *aque nation1 t\t en se plaignant de leur sol1 de leur situation1 prfr5t nanmo9s leur pays1 leur ville1 leur f]me1 p> gsme1 p> intrt1 et p>-dessus t\t1 p> un motif mo9s s5ti1 mais bi5 plus puissant1 le motif de l'habitude4 ,l'gypti5 prfre son fleuve1 l',arabe ses sables brlants1 le ,t>t>e ses prairies dc\v]tes1 le ,huron ses imm5ses =ts1 l',indi5 ses pla9es f]tiles1 le ,samode et l',eskimau1 les rivages /riles et glacs de leurs m]s borales2 aucun d'eux ne v\drait *ang]1 abjur] son sol natal2 et cela uniquem5t p> la puissance de cette habitude dont on p>le si s\v5t1 mais dont on ne connat t\te la magie que qu& on e/ sorti de son c]cle p\r pr\v] les effets des habitudes trangres4 ,l'habitude e/ une atmosphre physique et morale que l'on respire sans s'en ap]cevoir1 et dont l'on ne peut connatre les qualits propres et di/9ctives qu'en respirant un air diffr5t4 ,aussi les g5s qui ont le plus d'esprit1 lorsqu'ils ne sont pas sortis de leurs habitudes1 et qu'ils veul5t p>l] de celles d'autrui1 c'e/--dire1 de s5sations qu'ils n'ont pas pr\ves1 sont-ils de vritables aveugles qui veul5t p>l] des c\leurs3 et p>ce que la sobrit port] de tels jugem5ts1 con/itue l'esprit raisonnable si dcri p> les aveugles ou les hypocrites1 s\s le nom d'esprit philosophique1 je me born]ai dire que1 comp>ativem5t aux pays que j'ai vus1 et sans r5onc] aux prjugs de mes s5sations et de ma con/itution natale1 le climat de l'gypte1 de la ,syrie1 de la ,france et de t\t ce qui ent\re la ,mdit]rane1 me p>at trs-suprieur en bont1 salubrit et agrm5t aux tats-,unis2 que dans l'ence9te mme des tats-,unis1 si j'avais faire un *oix sur la cte atlantique1 ce s]ait la po9te de ,rhode-,isl&1 ou le *anon de ,sud-oue/ en ,virg9ie1 entre le ,rappahannok1 et le ,rnoake2 dans le pays d',oue/1 ce s]ait les bords du lac ri en c5t ans d'ici1 lorsqu'ils n'auront plus de fivres2 mais p\r le prs5t1 ce s]ait1 sur la foi des voyageurs1 les coteaux de la ,gorgie et de la ,floride lorsqu'ils ne sont pas s\s le v5t des m>ais4 ,,app5dice 7,voyez page #aei74 ,les dbordem5ts excessifs qui1 p5dant l't de #ahjj1 eur5t lieu en ,sude1 sans que l'on pt en r5dre raison p> les pluies tombes dans le pays1 m'ayant fait s\ponn] que ces dbordem5ts tai5t dus aux nuages accumuls sur des montagnes limitrophes p> un c\rant d'air ou v5t dom9ant1 je m'adressai p\r claircir ce fait un ami zl des sci5ces et des arts1 le ,c4 ,b\rgo+1 m9i/re de la rpublique ,cop5hague1 et je le priai de me procur] des rponses exactes div]ses que/ions que je lui envoyai4 ,il communiqua ces que/ions plusieurs savants1 tels que ,,mm4 ,mel&]hielm1 ,svanb]g1 ,loev5]1 ,s*o5h5t]1 ,wibbe1 ,grove1 ,bu*2 et les notes sp>es qu'ils eur5t la complaisance de lui f\rnir1 m'ayant prs5t dans leur comp>aison un ensemble de faits corrlatifs1 je crus devoir en envoy] le rsum au m9i/re1 titre de rem]cm5ts4 ,comme ce rsum se lie au sujet que j'ai trait dans cet ouvrage1 je l'insre ici avec l'int5tion ultrieure et additionnelle1 d'attir] l'att5tion des mtorologi/es sur la totalit du sy/me des v5ts de la zone polaire1 et de p>v5ir connatre le jeu correspondant du nord-oue/ et du nord-e/ d',amrique1 avec les v5ts de la ,russie et de la ,sude4 ,lettre au citoy5 ,b\rgo+1 m9i/re de la rpublique franaise prs le roi de ,danem>ck4 ,p>is1 #a;er v5tse an #i 7#aj fvri] #ahja74 ,vos obligeantes notes1 citoy5 m9i/re1 me sont p>v5ues prcism5t dans l'ordre inv]se de leurs dates4444 et p> cette raison j'ai d att5dre la d]nire p\r v\s faire t\s mes rem]cm5ts2 j'ai d'ailleurs dsir de v\s envoy] un rsultat de travail qui me disculpt prs de v\s et prs de quelques-uns de vos consults1 de l'emploi de votre temps en sy/mes et en ?ories sans fondem5t comme sans utilit4 ,quel que soit le rsultat de mon travail1 il ne s]ait pas sans utilit s'il pr\vait qu'il y a1 ou mme qu'il n'y a pas de m>*e fixe dans les c\rants de l'air2 et que l'on peut ou que l'on ne peut pas jug] du v5t qui rgne dans un lieu p> le v5t qui a rgn ou qui rgne dans un autre4 ,la navigation1 l'agriculture1 sont intresses ce problme1 puisque sa solution influ]ait beauc\p sur les spculations de comm]ce1 d'a*ats ou de v5tes de gra9s4--,quant au repro*e d'esprit sy/matique1 j'en suis peu affect1 p>ce que je ne me s5s po9t du t\t atte9t de l'eng\em5t qui en fait le vice et le ridicule4--,a v+t ans j'avais des sy/mes dont j'tais trs-p]suad4--,nos matres1 v\s le savez1 citoy5 m9i/re1 n\s enseignai5t ne po9t d\t]1 t\t pr\v] p> atqui et ergo1 t\t expliqu] sans demeur] quia2 mais mesure que l'expri5ce a refait mon ducation1 j'ai vu qu'il fallait r5onc] l'esprit doctoral1 et s'il m'e/ re/ une doctr9e suivre et pr*]1 c'e/ celle de d\t] beauc\p2 de ne pas tre press d'assur]1 et d'tre t\j\rs prt revoir la "q et c\t] d'autres faits4 ,aprs cela1 je n'ai pas nanmo9s la dup]ie d'accord] mes adv]ses plus d'infaillibilit qu' moi2 et quel que soit d'ailleurs leur mrite1 s'ils n'ont pas fait une tude p>ticulire de la "q en dbat1 s'ils prt5d5t en jug] p> ap]u et analogie1 je leur rtorque mon t\r l'esprit de sy/me1 et j'invoque le jury des faits2 c> je suis1 selon l'expression de ,s9999991 de la faction des faits4 ,or1 voici mon dire dans le cas prs5t4 ,il rsulte des div]ses notes que v\s m'avez envoyes1 et entre autres de l'expos c\rt1 clair et m?odique de ,m4 ,s*o5h5t] 7vque de ,dron!im73 #a ,que la ,norwge e/ trav]se de l'e/ l'oue/1 p> un *anon appel ,dovrefield ou ,d(re1 qui la p>tage en sud et en nord4 #b ,que ce *anon1 l'un des plus levs de ce royaume1 a environ trois mille pi$s rh9l&ais d'lvation 7--#bija pi$s de ,p>is--#ida mtres--#dhc toises74 #c ,qu'il =me dans le sy/me de l'air1 une ligne de dm>cation tellem5t positive1 que le nord et le sud n'ont presque jamais les mmes v5ts en mme temps4 ,s'il pleut dans le pays d',agh]rh\s1 ,*ri/ians&t1 etc41 il fait sec dans le ,dron!im1 dans le ,nordl&1 etc43 ,m4 ,bu* dit les mmes *oses4 #d ,ce d]ni] cas a t surt\t rem>quable dans l't de #ahjj1 o le pays de ,dron!im1 nord du ,d(re1 a pr\v des pluies cont9uelles1 au po9t de p]dre t\te la rcolte2 t&is que les g\v]nem5ts d',agh]rh\s et de ,b]gh51 sud du ,d(re1 ont pr\v une s*]esse excessive4--,dans le ,dron!im1 les v5ts1 depuis ju9 jusqu'au v+t aot1 fur5t si con/amm5t nord-oue/1 qu' pe9e y eut-il v+t j\rs d'exception2 et le !rmomtre v>iant de six huit1 ne passa po9t #aa de ,raumur4--,dans l',agh]rh\s et le ,b]gh51 les v5ts fur5t habituellem5t sud1 sud-e/1 mme sud-oue/1 le m]cure v>iant de #ad #ah2 pe9e y eut-il sept j\rs pluvieux1 avec cette diffr5ce rem>quable1 que les tables mtorologiques de ,dron!im et de ,*ri/ians&t1 comp>es l'une l'autre1 (fr5t plus de v+t exemples1 o il pleuvait dans le ,dron!im p> le v5t nord-oue/1 t&is qu'il faisait beau et sec dans l',agh]rh\s p> le v5t sud-e/2 c'e/--dire1 qu'il rgnait la fois deux v5ts diamtralem5t opposs4 ,m4 ,s*o5h5t] obs]ve que le ,iempt]l& en ,sude1 l'e/ du ,dron!im1 essuya les mmes pluies1 mais il ignore si le v5t y fut le mme4-- ,d'accord avec ,,mm4 ,wibbe1 ,grove et ,bu*1 il dit que sur la cte de ,norwge les v5ts dom9ants sont du qu>t de l'oue/2 qu'ils y sont les v5ts pluvieux 7 raison de l'ocan71 t&is que le nord-e/1 le sud-e/ et l'e/1 y sont les v5ts secs3 qu'au nord du ,d(re1 le nord-oue/ dom9e avec le sud-oue/2 que l'oue/ pur et l'e/ pur sont r>es3 que sur la cte de ,b]gh5 et dans le bass9 de ,l\k51 les dom9ants sont le sud-oue/ et l'oue/1 t\s deux pluvieux3 et que dans le bass9 du ,glom5 et t\t le golfe d',agh]rh\s1 ce sont le sud-oue/ gr& pluvieux1 et le sud-e/ tantt sec et tantt pluvieux3 voil p\r la ,norwge4 ,a ,/ockholm1 ,,mm4 ,svanb]g et ,mel&]hielm1 dis5t que les v5ts dom9ants sont l'oue/ et le sud-oue/ qui sont secs3 que les v5ts pluvieux1 plus r>es1 sont l'e/1 le nord-e/1 et en t le sud-e/2 mais que la pn9sule de ,scanie et le ,smal&1 p>ticip5t au climat du golfe d',agh]rh\s3 ils obs]v5t que ju9 et juillet1 dans l't de #ahjj1 fur5t trs-pluvieux ,/ockholm2 mais ils n'ont po9t jo9t les tables des v5ts 7qui dur5t s\ffl] de l'e/72 alors le nord-oue/ rgnait ,dron!im1 le sud et le sud-e/ dans l',agh]rh\s1 et l'e/ sur le golfe ,bo?nique2 de manire que le ,d(re tait le po9t de r5contre et de *oc de trois c\rants opposs4 ,expliqu] ce qui se passait dans l'air en ce lieu1 me m5]ait trop lo92 je me borne v\s obs]v]3 #a ,que les inondations de la ,sude n'ont pu prov5ir de la fonte des neiges1 comme le p5se ,m9999992 en ju9 et juillet les neiges d'hiv] sont fondues3 #b qu'il e/ vid5t que le ,d(re1 encore qu'il ne soit pas une *ane ple9e comme muraille1 a cep5dant ex]c sur les c\rants de l'air une action inconte/able3 si ,m999999 le nie1 ce s]a de sa "p une ?orie plus que has>de4 ,quoique des gr\pes de montagnes ne soi5t pas immdiatem5t jo9ts1 surt\t qu& leurs vallons m>*5t en s5s div]s1 il n'en rsulte pas mo9s un ob/acle capable de ral5tir le fleuve ari51 de la mme manire que des files de rocs dans les lits des rivires1 b>r5t et ral5tiss5t le c\rant des eaux4 ,au re/e1 j'aurai l'occasion de dvelopp] plus amplem5t ma ?orie cet g>d4--,agrez mes rem]cm5ts de l'exemplaire de la ,?orie des v5ts de la ,c\draye1 qui se tr\ve tre exactem5t ce que j'att5dais d'un m>9 in/ruit et obs]vateur4 ,,claircissem5ts ,,sur ,,div]s ,,articles ,,indiqu,s ,,dans ,,cet ,,ouvrage4 ,,article ,,premi]4 ,,sur ,,la ,,floride4 ,et sur le livre de ,,b]n>d ,,romans1 intitul ,a concise natural & moral ,hi/ory ( ea/ & we/ ,florida2 ,new-,york1 #aggf1 sold by ,aitk51 9-#ab4 ,c\rte ,hi/oire naturelle et morale de la ,floride ori5tale et occid5tale4 ,l'auteur1 qui a pass plusieurs annes dans le pays en obs]vateur et en mdec9 clair1 di/+ue deux climats en ,floride2 l'un qu'il appelle climat de nord1 lequel s't5d du #ca au #bg #dj latitude2 l'autre1 le climat de sud1 qui s't5d du #bg #dj au #be3 il fonde cette di/9ction sur ce que dans l'un les geles sont habituelles p5dant l'hiv]1 t&is que dans l'autre elles sont extraord9airem5t r>es3 il et t simple et plus clair de dire qu'il gle dans t\t le p>allle du cont95t1 et qu'il ne gle po9t dans la presqu'le propre4 ,dans ce pays l'air e/ pur et clair4 ,l'on ne voit de br\ill>ds que sur la rivire ,sa9t-,john2 mais les roses sont excessives4 ,le pr9temps et l'automne sont extraord9airem5t secs2 l'automne trs-v>iable du *aud au frais4 ,le comm5cem5t de l'hiv]1 c'e/--dire janvi]1 e/ humide et temptueux2 fvri] et m>s sont secs et s]e9s2 de la f9 de septembre la f9 de ju91 il n'y a peut-tre pas au monde de climat plus d\x2 mais juillet1 aot et septembre sont excessivem5t *auds2 et cep5dant les v>iations du froid au *aud sont bi5 mo9dres qu'en ,c>ol9e1 et la gele bi5 plus r>e4 ,en t\te saison1 midi1 le soleil e/ cuisant2 jamais le froid n'affecte mme l'orang] *9ois1 dont le fruit e/ exquis4 ,sa9t-,augu/9 e/ sur la frontire des deux climats4 ,sur la cte e/ ou atlantique1 rgne le v5t alis d'e/4 ,sur la cte oue/ ou du golfe mexica91 les brises de m] v5ant de l'oue/ au nord-oue/ rafra*iss5t en t t\te la presqu'le4 ,t\s les g5res de fruits y prospr5t sans y tre dess*s de *aleur ou de froid4 ,dans t\te la presqu'le la pluie s'annonce #bd et #dh heures d'avance1 p> l'excs de la rose ou p> son manque total4 ,les v5ts y sont galem5t mo9s v>iables qu'un peu plus au nord en remontant v]s le cont95t4 ,p5dant une gr&e p>tie du pr9temps1 de mme que p5dant l't et le db de l'automne et dans la premire p>tie de l'hiv]1 ils sont au qu>t de nord-e/2 la f9 de l'hiv] et dans le comm5cem5t du pr9temps1 ils sont oue/ et nord-oue/4 ,les qu9ze v+t j\rs qui prcd5t l'qu9oxe d'automne et les deux ou trois mois qui le suiv5t1 sont r$\tables en ,floride et dans la m] adjac5te2 c'e/--dire1 que du comm5cem5t de septembre jusqu'au sol/ice d'hiv]1 il arrive frquemm5t de viol5tes temptes4 ,b4 ,romans n'a jamais ou p>l] de gr&s accid5ts l'qu9oxe de pr9temps4 ,les t]ribles ouragans de #agfi arrivr5t le #bi octobre et j\rs suivants2 celui de #aggb fut les #cj1 #ca aot1 #a;er1 #b et #c septembre3 il s\ffla d'abord sud-e/ et e/ ,mobile2 en allant plus oue/ il tait nord-nord-e/4 ,notez que depuis ,p5sacola il ne fut pas s5sible dans l'e/4 ,le v5t fit gonfl] t\tes les rivires2 et1 p> un cas trange1 il fit p\ss] une seconde moisson de feuilles et de fruits aux mri]s4 ,les v5ts sud et sud-oue/ donn5t un air pais et f*eux aux p\mons3 il en e/ de mme de cet air t\ff dont on se pla9t si =t en juillet et aot4--,les v5ts1 depuis le sud-e/ jusqu'au nord-e/1 sont humides et frais et donn5t de frqu5tes ondes qui r5d5t le sable mme f]tile4 ,de l'e/ au nord les v5ts sont frais et agrables2 du nord au nord-oue/ ils sont presque froids4 ,le !rmomtre e/ habituellem5t entre #hd et #hh ,fah4 7#bb #be ,r47 l'ombre1 l o l'air circule4 ,p5dant juillet et aot il e/ #id 7#bg ,r472 mais au soleil1 il e/ promptem5t #aad 7#cf ,r474 ,il ne tombe jamais de plus de deux degrs au-dess\s du po9t de la gele4 ,il e/ impossible de se figur] combi5 l'air e/ *>mant depuis la f9 de septembre jusqu' la f9 de ju94 ,la cte ori5tale de la presqu'le e/ plus *aude que l'occid5tale1 et que t\t le climat nord dont le rivage e/ expos aux piquants v5ts de l'hiv]4 ,la po9te de ,floride1 sa p>tie d'oue/1 e/ trs-sujette aux rafales et aux tornados1 depuis mai jusqu'en aot2 ils vi5n5t *aque j\r du sud-sud-oue/ et du sud-oue/2 mais ils pass5t vite4 7,voyez la c>te des v5ts1 o la ?orie des c\rants de l'air s'accorde prcism5t plac] les t\rnoiem5ts cet endroit47 ,le docteur ,mack5sie1 mdec9 7diffr5t du voyageur7 a beauc\p p>l de la moisissure1 de la r\illure et de la liqufaction du sel1 du sucre1 etc4 ,t\t cela1 il e/ vrai1 se voit plus ,sa9t-,augu/9 qu'ailleurs2 et cep5dant il n'e/ pas de lieu plus sa9 dans t\s ces p>ages4 ,l'on y vit trs-vieux et trs-sa94 ,les ,havanais y vi5n5t comme leur ,montpelli]4 ,le climat nord1 c'e/--dire la p>tie oue/ et cont95tale de ,floride1 a les mmes c>actres que la p>tie nord de la pn9sule2 mais il y fait des v5ts plus froids4 ,l'on a beauc\p p>l de l'pidmie de la ,mobile en #agfe3 la vraie cause fut l'excessive intemprance des soldats4 ,les ,anglais1 mme les mdec9s1 conseill5t dans t\s ces climats de boire le v]re de v92 mais on fait ce v]re trop l>ge et trop frqu5t4 ,le plus dang]eux de t\s les inconvni5ts en ,amrique1 n'e/ ni le *aud1 ni l'humide1 ni le froid1 c'e/ le t]rible et subit *angem5t des extrmes qui v\s donne #cj 7#ad ,r47 de diffr5ce en #ab heures1 et cela e/ pire au nord qu'au sud4 ,le sol de ,floride e/ gnralem5t un sable blanc qui a p>-dess\s lui une c\*e d'argile blan*e4 ,le rivage de la m] e/ sans arbres2 l'intrieur e/ ple9 de p9s4 ,oldmixon1 dans son ouvrage du ,briti% empire1 e/ le seul qui ait dit des *oses raisonnables sur le c>actre des sauvages4 ,t\s les ,europens1 avec leurs rves de la belle nature1 n'ont dit que d'absurdes folies4 ,b]n>d ,romans1 dans les pages #ch et suivantes1 pe9t les sauvages tels que je les ai vus2 sales1 ivrognes1 fa9ants1 voleurs1 d'un orgueil excessif1 d'une vanit facile bless]1 et alors cruels1 altrs de sang1 implacables dans leur ha9e1 atroces dans leur v5geance1 etc41 etc4 ,il reprs5te les ,*icasaws pires que les autres4 ,les ,*actas val5t mieux2 ils ont de la bonne foi1 quelque ide de proprit mobilire et p]sonnelle4 ,ils sont plus laborieux que t\s les autres4 ,ils v5d5t t\t aux passants2 mais ils sont adonns au jeu4 7,l'auteur dduit de cela mme l'ide qu'ils ont du mi5 et du ti547 ,le suicide n'e/ pas r>e *ez eux ni *ez les autres4 ,ils sont aussi pdra/es que les ,*icasaws1 et les ,*icasaws le sont autant que les ,grecs4 7,ces honntes g5s-l aurai5t bi5 beso9 du missionnaire ,atala47 ,les ,*icasaws comptai5t en #agga #bej gu]ri]s ,les ,*actas #bfjj ,les ,creeks confdrs #cejj ,t\s ces sauvages s'arra*5t la b>be avec des petites p9cettes ou avec des coquilles4 ,les enfants lanc5t #bj et #cj y>ds 7mtres7 des fl*es longues d'un pi$1 qui sont g>nies de coton sur les #d p\ces du gros b\t4 ,ils us5t p\r cet effet de s>bacanes de #h pi$s1 et ils tu5t des oiseaux et des cureuils4 ,au re/e1 le pays des ,creeks e/ de la plus excell5te t]re et du plus agrable paysage1 susceptible de t\te production4 ,celui des ,*actas e/ trs-bon aussi2 mais celui des ,*icasaws e/ une haute pla9e s*e1 ayant peu d'eau et mauvaise4 ,leur nord jusqu' l',ohio e/ trs-montueux4 ,l'auteur a jo9t trois gravures1 reprs5tant les traits physionomiques de ces trois peuples2 et quoiqu'elles p>aiss5t avoir t excutes sur bois ou sur ta91 le c>actre n'e/ pas mal saisi4 ,t\t le livre de ,b]n>d ,romans e/ d'un dtail intressant sur leurs murs1 leurs manires1 et sur les productions du sol4 ,il traite avec intellig5ce des maladies du pays1 rfute les ass]tions du docteur ,l9d1 en ce qu'elles ont d'exagr2 il convi5t de l'excessive humidit r\illante et moisissante ,sa9t-,john et ,sa9t-,augu/91 et p\rtant ,sa9t-,augu/9 e/ trs-sa91 p>ce qu'il n'a pas les m>ais de ,sa9t-,john4 ,les gr&es v>iations subites du *aud au froid1 avec de =tes roses1 sitt aprs le c\*] du soleil1 sont le cas de ,sa9t-,john1 de la rivire ,nassau1 de ,mobile et de ,campbelton2 mais ,p5sacola et son e/1 ,new-,orlans et sur le ,mississipi1 il ne les a po9t vues1 et l'on ne s'en pla9t pas4 ,ces v>iations d'ailleurs1 et cette humidit1 ne sont pas comp>ables celles de la ,gorgie1 et surt\t des ,c>ol9es4 ,l'on s'en prs]ve avec du feu dans la maison1 et un vtem5t de la9e le soir4 ,il n'y a de m>ais sauma*es qu' ,sa9t-,john1 t&is que la ,gorgie et les ,c>ol9es en sont infectes1 a9si que de mosquites et de puantes exhalaisons4 ,les m\*es et les mosquites n'abond5t qu'aux rizires et aux indigot]ies4 ,il faut conv5ir que le ,mississipi en e/ c\v]t au del de t\te ide4 ,l'on n'y vit que s\s la mosquetire4 ,ils disp>aiss5t mesure que l'on cultive4 ,en rsultat1 ,b4 ,romans conseille aux g5s replets1 aux bib]ons1 aux gl\tons d',europe et aux pl?oriques1 de ne pas v5ir ici sans *ang] entirem5t de rgime4 ,les fivres sont trs-rp&ues depuis la f9 de ju9 jusqu'au milieu d'octobre1 c'e/--dire prcism5t aprs les gr&es pluies1 comb9es avec les viol5tes *aleurs4 ,elles sont plus t5aces prs des rizires et des indigot]ies4 ,il entre dans de trs-bons dtails sur cet article1 dans les pages #aca et suivantes4 ,les m>ais d\x ou sauma*es sont malsa9s1 mais non pas les m>ais d'eaux sales4 ,au re/e1 la figure et le te9t des habitants suffis5t indiqu] leurs maladies4 ,les mosquites ne sont pas si abondants sur les eaux fra*es et sur le c\rant du ,mississipi1 qu'au bas de la rivire et sur t\te la plage m>itime1 o ils sont intolrables2 7mais ils le sont tellem5t dans les bois le long du fleuve depuis l',ohio1 que le soir qu& on allume le feu il faut les c>t] de l'homme qui pr5d ce so91 c> ils l'aveugl]ai5t74 ,le ttanos e/ t]rible en ,floride1 et il e/ commun aux g5s qui abus5t des liqueurs et qui c\*5t au frais4 ,enf9 l'auteur p>le du naufrage de ,m4 ,viaud et de madame ,lac\ture1 comme d'un fait rel et positif qui eut lieu sur le rivage d',apala*icola2 mais ils en ont fait un roman4 ,les ufs qu'ils tr\vr5t ne fur5t pas des ufs de d9de1 mais de tortue4 ,il cite des p]sonnes qui ont sec\ru ces deux naufrags4 ,il e/ f*eux p\r la sci5ce que ce ne soit pas le livre de ,b]n>d ,romans qui ait t traduit la place de celui de ,b>tram4 ,,article ,,ii4 ,,sur ,l',,hi/oire ,,de ,,ne:ampsphire4 ,p> ,j,r,,mie ,,belknap1 ,membre de la ,socit philosophique de ,philadelphie2 ,et sur l',hi/oire du ,v]mont1 p> ,samuel ,williams1 membre de la ,socit mtorologique d',allemagne1 et de la ,socit philosophique de ,philadelphie4 ,i4 ,l'ouvrage de ,m4 ,belknap1 intitul ,! ,hi/ory ( ,ne:amp%ire que j'ai plusieurs fois cit1 et qui n'e/ po9t traduit en franais1 e/ compos de trois volume 9-#h1 imprims ,bo/on4 ,dans les deux premi]s1 l'auteur n'a eu p\r b que de faire connatre les vnem5ts hi/oriques de la colonie de cet tat1 depuis son premi] tablissem5t2 le tableau qu'il en prs5te e/ d'autant plus curieux1 que l'on y tr\ve l'orig9e d'une f\le d'usages qui1 alors tablis p> des lois coactives et trs-svrem5t excutes1 ont t\rn en habitudes1 et compos5t auj\rd'hui plusieurs p>ties du c>actre des ,anglo-amrica9s4--,l'on y voit l'esprit intolrant des premi]s colons1 prescrire p> des rglem5ts rig\reux les =mules de communication1 soit entre hommes1 soit entre les deux sexes2 la manire de faire l'am\r avant de se m>i]1 le ma9ti5 et la cont5ance1 soit dehors1 soit d$ans la maison1 comm5t on doit port] la tte1 les bras1 les yeux1 caus]1 m>*]1 etc41 etc4 7d'o sont v5us le ton crmonieux1 l'air grave et sil5cieux1 et t\te l'tiquette gu9de qui rgne encore dans la socit des femmes des tats-,unis74 ,il tait df5du aux femmes de montr] les bras et le c\2 les man*es devai5t tre f]mes aux poignets1 le corset clos jusqu'au m5ton2 les hommes devai5t avoir les *eveux c\ps c\rts1 p\r ne pas ressembl] aux femmes2 il leur tait df5du de port] des sants1 comme tant un acte de libation paenne2 df5du mme de faire de la bire dans le j\r du sam$i1 de peur qu'elle ne travaillt le diman*e3 t\s ces dlits tai5t susceptibles de dnonciation1 et la dnonciation emportait pe9e2 a9si rgnait une vritable inquisition t]rori/e1 et les esprits dur5t contract] t\tes les habitudes que donne la p]scution2 habitudes de sil5ce1 de rs]ve dans le disc\rs1 de dissimulation1 de comb9aisons d'ides et de plans1 d'n]gie dans la volont1 et de rsi/ance lorsqu'enf9 la pati5ce e/ b\t4 ,comme ouvrage moral1 ces deux premi]s volumes sont intressants consult]1 vu le so9 qu' pris l'criva9 de recueillir des faits con/ats4 ,mais la quantit d'autres dtails en r5drait peut-tre la traduction trop longue p\r n\s autres ,franais1 auxquels ils sont trang]s4 ,il n'en e/ pas a9si du troisime volume1 qui e/ une description m?odique du climat1 du sol1 de ses produits naturels et artificiels1 de la navigation1 du comm]ce1 de l'agriculture1 et de t\t l'tat du pays4 ,l'on peut comp>] ce volume celui de ,m4 ,jeff]son sur la ,virg9ie3 l'un et l'autre sont des /ati/iques aussi exactes1 aussi in/ructives qu'il e/ p]mis aux =ces et aux moy5s de simples p>ticuli]s d'en produire4 ,m4 ,jeff]son1 en publiant ds #aghb1 a eu le mrite de surmont] les pr9cipales difficults1 en traant le premi] plan d'un travail alors inusit4 ,m4 ,belknap1 en publiant le si5 en #agib1 aprs #bb ans d'obs]vation1 a celui d'avoir pr(it de ce que les progrs de la sci5ce ont accumul de faits et de m?ode3 son livre 7volume troisime71 compos de #dhj pages1 gros c>actre1 y compris l'app5dice1 s]ait susceptible de quelques rductions1 raison de div]s dtails qui n\s sont sup]flus2 et quoique l'auteur y paie un d\ble tribut son c>actre d',amrica9 et de m9i/re du sa9t vangile1 en dclamant quelquefois contre les philosophes et contre les voyageurs europens1 cet ouvrage n'en e/ pas mo9s l'un des plus philosophiquem5t in/ructifs1 dont on puisse faire prs5t notre langue sur les tats-,unis4 ,,ii4 ,j'en dirai autant de l',hi/oire du ,v]mont1 p> ,m4 ,samuel ,williams2 elle =me un volume 9-#h d'environ #djj pages1 d'un c>actre plus f9 7petit-roma971 y compris aussi un app5dice sur div]s sujets4--,l'ouvrage e/ p>tag en #ag *apitres d'une division m?odique4--,situation1 limites1 sup]ficie1 sol1 aspect du pays1 montagnes1 leurs hauteurs1 leurs directions1 les cav]nes1 s\rces1 etc41 rivires et lacs1 climat et saisons1 productions vgtales et animales1 sont les sujets des six premi]s *apitres4 ,le septime et le huitime trait5t des sauvages1 de leur c>actre1 de leur ducation1 de leur tat moral et politique4 ,les neuf1 dix et onze dtaill5t t\s les incid5ts de la =mation de l'tat de ,v]mont et de l'orig9e de ses premi]s colons4 ,les six autres1 s\s le titre d'tat de la ,socit1 font connatre1 #a l'emploi du temps en arts et en comm]ce2 #b les c\tumes et usages1 compr5ant l'ducation1 le m>iage1 la vie civile1 etc42 #c la religion et l'importance du pr9cipe de la p>faite galit des cultes 7l'auteur e/ m9i/re du sa9t vangile72 #d le g\v]nem5t du pays2 #e la population2 #f la lib]t1 qu'il dit tre bi5 mo9s le produit du g\v]nem5t amrica9 que de la condition et situation du peuple4 ,l'on p\rrait quelquefois tr\v] que l'auteur entre dans trop de dtails1 d'explications et de digressions2 mais il en rsulte tant de faits et d'obs]vations utiles et in/ructifs1 que je reg>de ce livre comme l'un de ceux qui ont le plus rp&u de connaissances physiques dans le peuple des tats-,unis4 ,j'en avais fait excut] la traduction littrale1 a9si que du troisime volume de ,belknap1 dans l'int5tion de la francis]#afe mon premi] loisir1 et de la publi]3 mais outre que ce travail excd]ait ma9t5ant mes =ces1 j'appr5ds qu'il e/ entrepris p> une p]sonne qui ne doit pas t>d] d'en enri*ir le public4 ,,article ,,iii4 ,,gallipolis1 ,,ou ,,colonie ,,des ,,fran,,ais ,,sur ,l',,ohio4 ,l'on ne doit pas encore avoir oubli ,p>is une c]ta9e compagnie du ,sioto qui1 en #agij1 ouvrit avec beauc\p d'clat une v5te de t]res dans le plus beau canton des tats-,unis1 six livres l'acre4 ,son programme1 di/ribu avec pr(usion1 promettait t\t ce que l'on a c\tume de promettre en p>eil cas3 un climat dlicieux et sa92 pe9e des geles en hiv]2--une rivire1 nomme p> excell5ce la belle ,rivire#aff1 ri*e en poissons excell5ts et mon/rueux2 des =ts sup]bes1 d'un arbre qui di/ille le sucre 7l'rable sucre71 et d'un arbu/e qui donne de la *&elle 7myrica c]if]a72--du gros gibi] en abondance1 sans l\ps1 r5>ds1 lions1 ni tigres2 une extrme facilit de n\rrir dans les bois des be/iaux de t\te espce2 les porcs seuls devai5t1 d'un c\ple unique1 produire sans so9s en trois ans #cjj individus2 et dans un tel pays l'on ne s]ait sujet ni la taille1 ni la capitation1 ni la milice1 ni aux logem5ts de gu]re1 etc41 etc41 etc4 ,il e/ vrai que les di/ributeurs de tant de bi5faits ne disai5t pas que ces belles =ts tai5t un ob/acle prlim9aire t\t g5re de culture2 qu'il fallait abattre les arbres un un1 les brl]1 nettoy] le t]ra9 avec des pe9es et des frais considrables2 que p5dant au mo9s une anne il fallait tir] de lo9 t\te espce de vivres2 que la *asse et la p*e1 qui sont un plaisir qu& on a bi5 djeun1 sont de trs-dures corves dans un pays ds]t et sauvage2 ils ne disai5t pas surt\t que ces t]res excell5tes tai5t dans le vois9age d'une espce d'animaux froces1 pires que les l\ps et les tigres1 les hommes appels sauvages alors en gu]re avec les tats-,unis4--,en un mot1 qu'au c\rs actuel des m>*s d',amrique1 ces t]res ne valai5t effectivem5t que six sept s\s l'acre2 et qu'aucun a*eteur du pays n'en et (f]t davantage3--mais en ,france1 mais ,p>is1 alors surt\t1 qu'une sorte de contagion d'en?\siasme et de crdulit s'tait emp>e des esprits1 le tableau tait trop brillant1 les inconvni5ts tai5t trop di/ants1 p\r que la sduction n'et pas son effet2 les conseils1 l'exemple mme de p]sonnes ri*es et supposes in/ruites1 aj\tr5t la p]suasion2 l'on ne p>la dans les c]cles de ,p>is que de la vie *amptre et libre que l'on p\vait m5] aux bords du ,sioto3 enf91 la publication du ,voyage de ,m4 ,brissot1 qui prcism5t cette poque rev5ait des tats-,unis1 a*eva de consolid] l'op9ion3 les acqureurs se multiplir5t1 pr9cipalem5t dans les classes moy5nes et honntes o les murs sont t\j\rs les meilleures4--,des individus1 des familles entires v5dir5t leurs fonds1 et crur5t faire un m>* excell5t d'a*et] des t]res six francs l'arp5t1 p>ce qu'aut\r de ,p>is le mo9dre prix des bonnes tait de c9q ou six c5ts4 ,muni de ces titres1 *aque propritaire p>tit son gr1 s'emb>qua dans le c\rs de #agia1 l'un au ,havre1 l'autre ,bordeaux1 d'autres ,nantes1 la ,ro*elle1 et le public p>isi51 t\j\rs occup ou di/rait1 n'a plus ent5du p>l] de cette affaire4 ,ds mon arrive ,philadelphie1 en octobre #agie1 j'en dem&ai des n\velles2 mais je n'en pus obt5ir de suffisantes4--,l'on me dit seulem5t d'une manire vague1 que cette colonie devait tre sur l',ohio en t]res sauvages1 et qu'elle n'avait pas prospr4 ,l't suivant je dirigeai ma r\te p> la ,virg9ie1 et aprs avoir fait plus de #abj lieues de ,philadelphie ,blue-,ridge prs ,/aunton2 aprs avoir trav]s plus de #hj lieues de pays montueux et presque ds]t1 depuis ,blue-,ridge jusqu'au del du *anon de ,gauley ou ,great ,laurel2 puis encore avoir desc5du #bb lieues en canot la rivire du ,gr&-,kanhawa1 encore plus ds]te depuis l',elk jusqu' son emb\*ure dans l',ohio1 je me tr\vai le #i juillet #agif1 au village de ,po9te-,plaisante1 di/ant d'une lieue et demie de ,gallipolis3 l1 j'eus des n\velles positives de cette ville des ,franais1 puisque tel e/ le s5s du nom grec qu'il leur a plu de se donn]2 l'empressem5t de voir des compatriotes1 d'ent5dre p>l] ma langue1 que dja je dsappr5ais dans un pays t\t anglais1 me fit dsir] de m'y r5dre sur-le-*amp3 et le colonel ,lewis1 p>5t du gnral ,wa%+ton1 m'en facilita les moy5s2 mais p5dant ma r\te1 au dcl9 du j\r1 songeant que j'allais voir des ,franais du de leurs esprances1 mcont5ts de leur sort1 blesss dans leur am\r-propre1 et peut-tre humilis de leur situation devant un ex-con/ituant1 qui p\vait l'avoir prono/ique quelques-uns1 je tr\vai des raisons de calm] mon impati5ce4 ,la nuit comm5ait lorsque j'atteignis le village de ,gallipolis2 je pus reconnatre seulem5t deux rangs de petites maisons blan*es1 places sur la banquette de l',ohio1 qui en cet endroit e/ encaiss de #ej pi$s pic3 les eaux tant trs-basses1 je grimpai cette banquette p> un talus rapide1 pratiqu dans l'core4 ,l'on me conduisit une hutte de troncs d'arbres 7log-h\se71 qui a le nom d'aub]ge4--,les ,franais que j'y tr\vai me fir5t quelques que/ions1 mais bi5 mo9s que je n'en att5dais1 et je pus m'ap]cevoir de la ju/esse de ma rflexion antrieure4 ,le l5dema9 mon premi] so9 fut de visit] le local3 je fus frapp de son aspect sauvage1 du te9t hve1 de la figure maigre1 de l'air malade et s\ffrant de t\s ses habitants4--,ils ne re*]*ai5t po9t ma conv]sation4 ,leurs maisons1 quoique blan*ies1 n'tai5t que des huttes de troncs 7log-h\ses71 ma/iques de t]re grasse1 c\v]tes de b>deaux1 et p> consqu5t mal abrites et humides4 ,le village =me un c>r long1 compos de deux rangs de maisons bties en file contigu1 sans d\te af9 de brl] t\tes p> un seul accid5t frqu5t aux tats-,unis3 c'e/ la compagnie qui a commis cette faute grossire p>mi une f\le d'autres4 ,quelques j>d9s clos d'p9es et nus d'arbres1 mais passablem5t f\rnis de lgumes1 adoss5t le village au nord-oue/2 d]rire ces j>d9s1 et au-del de quelques taillis1 e/ un gros ruisseau qui c\le presque p>alllem5t au fleuve o il se v]se1 et =me une presqu'le de t\t le sol du village4 ,ce ruisseau1 en eaux basses1 e/ ple9 de b\es noirtres1 et qu& l',ohio dborde1 il reflue et n\rrit de f*eux m>cages4 ,du ct du sud-e/1 l'on a s\s les yeux le va/e lit de l',ohio2 mais les coteaux en face et au nord1 les valles l'e/ et l'oue/1 ne prs5t5t la vue que l'univ]selle =t4 ,au-dessus du village1 le sol d'argile reti5t op9itrem5t les eaux1 et =me encore des m>cages malsa9s en automne4--,*aque anne les fivres int]mitt5tes s'tabliss5t ds la f9 de juillet1 et dur5t jusqu'en novembre4--,je ne tr\vai p]sonne dans cette colonie qui m'et t prcdemm5t connu2 mais comme les ,franais refus5t r>em5t leur confiance qui leur tmoigne de l'intrt1 j'obt9s de trois ou quatre ,p>isi5s qui m'en inspirr5t1 des r5seignem5ts dont la sub/ance e/3 qu'environ c9q c5ts colons1 t\s arti/es ou artisans1 ou b\rgeois aiss et de bonnes murs1 arrivr5t dans le c\rs de #agia et #agib aux ports de ,new-,york1 ,philadelphie et ,baltimore2 ils avai5t pay *acun c9q six c5ts livres de passage1 et leurs voyages p> t]re1 tant en ,france que dans les tats-,unis1 leur en avai5t cot p\r le mo9s autant2 a9si p>s sans direction c5trale1 sans rassemblem5t comb91 ils s'a*em9r5t sur des r5seignem5ts presque vagues v]s ,pittsburg et le c\rs infrieur de l',ohio o le t]ra9 tait dsign2 aprs bi5 du temps et des frais p]dus en fausses r\tes1 ils p>v9r5t un po9t gographique1 o la compagnie de ,sioto faisait con/ruire des b>aques3 bi5tt aprs1 cette compagnie de ,sioto faillit env]s la compagnie d',ohio1 v5deur et propritaire primitif1 qui ne se t9t po9t lie p> les actes de son dbiteur1 et refusa aux ,franais la t]re que dja ils avai5t paye3 il s'ensuivit un grave procs d'autant plus f*eux p\r les colons1 que leur arg5t tait dja dvor4 ,p\r comble de malheur1 les tats-,unis tai5t en gu]re avec les sauvages1 qui conte/ai5t cette p>tie du pays1 et qui1 fi]s d'avoir dissip l'arme du gnral ,sa9t-,clair sur le gr& ,mimi 7#d novembre #agia71 bloqur5t les colons de ,gallipolis p5dant #agib et #agic1 en enlevr5t quatre et en scalpr5t un c9quime1 qui a survcu cette horrible opration2 le dc\ragem5t s'emp>a des esprits4--,le plus gr& nombre ab&onna l'entreprise et se disp]sa1 p>tie dans le pays peupl1 p>tie en ,l\isiane2 enf91 aprs quatre ans de vexations et de litiges de t\te espce1 ceux qui demeurr5t obt9r5t de la compagnie d',ohio un t]ra9 de neuf c5t d\ze acres p\r une n\velle somme de onze c5ts pia/res4--,cette faveur fut due surt\t la bi5veillance de l'un des membres de la compagnie1 le fils du gnral ,putnam1 qui y aj\ta un s]vice encore plus important p\r la communaut1 celui de refus] l'(fre de d\ze c5ts pia/res que fir5t deux des colons1 dans le desse9 d'accap>] le t\t1 et de ranonn] ensuite leur gr leurs in=tuns compagnons4--7,quel nom donn] cette l*e av>ice1 qui ne sait se faire de ri*esse que de la misre d'autrui44487--,p> un autre bonheur1 la mme poque1 le congrs de #agie1 m d'un s5tim5t de compassion et d'quit1 dcrta un don de v+t mille acres1 pr5dre en face de ,s&y-,creek1 p\r ces pauvres ,franais dp\ills3 et cet acte e/ d'autant plus digne d'une respectueuse gratitude1 que dja prvalai5t dans ce corps les s5tim5ts d'animosit qui clatr5t l'anne suivante contre le g\v]nem5t et le peuple franais4 ,de ces v+t mille acres1 quatre mille app>ti5n5t celui ou ceux dont les so9s avai5t promu le don1 et le re/e dut se rp>tir entre quatre-v+t-deux quatre-v+t-quatre ttes subsi/antes du nombre premi]4 ,il n'y avait qu'un an lors de mon passage que t\s ces arrangem5ts v5ai5t d'tre conclus1 et dja l'indu/rie s'tait ranime de manire faire s5tir et regrett] t\t ce qu'elle et opr1 sans des contre-temps si longs et si cruels2 nanmo9s1 l'exi/5ce des colons tait lo9 d'tre agrable2 *aque famille tait oblige de vaqu] t\s les travaux pnibles d'un tablissem5t n\veau2 l'on n'y tr\vait qu' des prix grvants ces bras m]c5aires dont l'utilit n'e/ bi5 s5tie que l o ils manqu5t4 ,il tait dur des g5s levs dans la vie aise de ,p>is1 d'tre obligs de sem]1 de s>cl]1 de sci] le bl1 de faire les g]bes1 de les port] au logis1 de cultiv] le mas1 l'avo9e1 le tabac1 les melons d'eau ou pa/ques1 p> des *aleurs de #bd #bh degrs2 il e/ vrai que t\te culture russissait s\hait1 mme le coton2 p5dant l'automne et l'hiv]1 la livre de daim cotait un s\ ou six li>ds2 le pa91 de deux quatre s\s2 mais l'arg5t tait d'une excessive r>et4 ,l'rable sucre exploit en fvri]1 donnait quelques familles qui c\rai5t les bois1 jusqu' c5t livres de grosse cassonade noire1 s\v5t brle1 t\j\rs mlasseuse4 ,l'on tr\ve dans les les du fleuve une espce de vigne basse gra9 rond1 r\ge et assez d\x1 que l'on suppose v5ue des plants que les ,franais avai5t faits au =t ,duquesne1 et dont les sem5ces ont t rp&ues p> la fri&ise des ours2 mais son v91 que l'on m'a qualifi de m*ant surne1 diffre peu de celui des vignes indignes qui croiss5t dans les bois jusqu' soixante pi$s de hauteur1 et qui ne produis5t qu'un rais9 noir1 petit1 dur et sec4 ,les porcs ont t d'une bonne ress\rce1 et ces colons ont appris des ,amrica9s les prp>] si p>faitem5t1 que dans ma r\te ultrieure je consommai un jambon enti]1 que je crus avoir t cuit1 et qui se tr\va tre cru et seulem5t fum2 quelquefois on les prfre tels1 et on a t\te raison2 c> la p>tie maigre de leur vi&e1 lorsqu'on ne la sale pas trop1 ou qu'on la fait dessal] po9t1 e/ reconnue p\r tre plus lgre et mo9s maladive en pays *aud que la vi&e de buf4 ,telle e/ la situation de la colonie projete au ,sioto2 il y a un peu lo9 de l au bonheur potique *ant p> le cultivateur amrica91 et aux dlices de la capitale future de l'empire d',ohio prophtis p> un autre criva94 ,si les faiseurs de p>eils romans p\vai5t s'ent5dre pangyris] sur place1 srem5t ils se dgt]ai5t de ce banal tal5t de rhtorique1 qui dans le cas prs5t a dtruit l'aisance de c9q c5ts familles4 ,p>t\t aux tats-,unis1 j'ai ent5du1 de la "p des ,franais1 des pla9tes amres ce sujet4 ,cep5dant1 p\r tre entirem5t ju/e1 il faut av\] que t\s les torts ne sont pas d'un seul ct2 c> si l'on obs]ve que plusieurs expri5ces notoires aurai5t d mettre en g>de contre la sduction2 qu'en promettant des avantages exagrs1 les auteurs n'avai5t cep5dant pas prt5du une extravagante crdulit1 ni exclu les prcautions de la prud5ce2 et si j'aj\te que malgr cet exemple1 et depuis mon ret\r ,p>is1 il s'e/ encore tr\v des spculateurs de ce g5re qui n'ont pas dsir1 qui ont mme vit d'tre clairs1 l'on s]a oblig de conv5ir que ce sont les dupes1 qui =ce d'eng\em5t et de niaise crdulit1 provoqu5t et crent l'art des *>latans4 ,j'aurais v\lu emport] l'ide que cette colonie p\rrait s'aff]mir et prospr]2 mais outre le vice radical de sa situation trop mal *oisie1 il m'a p>u que les impressions de dc\ragem5t avai5t encore trop de motifs subsi/ants p\r p\voir s'effac]2 d'ailleurs j'ai cru m'ap]cevoir dans mes voyages aux tats-,unis1 que les ,franais n'ont pas la mme aptitude y =m] des tablissem5ts agricoles1 que les immigrants d',anglet]re1 d',irl&e et d',allemagne4--,de quatorze qu9ze exemples de f>m]s ou cultivateurs franais que j'ai ou cit] sur le cont95t1 deux ou trois seulem5t promettai5t de russir2 et quant aux tablissem5ts en masse de villages1 tels que ,gallipolis1 t\s ceux que les ,franais avai5t ci-devant entrepris ou =ms sur les frontires de ,canada ou de ,l\isiane1 et qui ont t ab&onns leurs seules =ces1 ont langui et f9i p> se dtruire1 t&is que de simples individus irl&ais1 cossais1 ou allem&s1 s'enfonant seuls avec leur femme dans les =ts1 et jusque sur le sol des sauvages1 ont gnralem5t russi fond] des f]mes et des villages solides4 ,a l'appui de mon op9ion ou plutt des faits1 je vais cit] l'exemple de la colonie franaise du ,po/e-,v9c5nes sur la ,waba%1 que je visitai aprs ,gallipolis2--et dans cette visite je portai des dispositions d'autant plus propres bi5 obs]v]1 qu'outre l'intrt de la "q gnrale1 j'avois l'intrt p>ticuli] et p]sonnel de savoir quel g5re d'asile le sol si vant du ,mississipi et de la ,haute-,l\isiane p\vait1 dans un beso9 v5tuel1 (frir des ,franais d',europe amis d'une sage lib]t4 ,,article ,,iv4 ,,de ,,la ,,colonie ,,du ,,po/e-,,v9c5nes ,,sur ,,la ,,waba%2 ,et des colonies franaises sur le ,mississipi et le lac ri4 ,ayant desc5du l',ohio p> ,pre/on1 ,wa%+ton#afg1 ,*>le/on 7de ,k5tucky71 et p> ,c9c9nati1 *ef-lieu de ,nor?-,we/ ,t]ritory1 j'arrivai ,l\isville1 di/ant d'environ trois c5t c9quante milles 7c5t seize lieues7 de ,gallipolis4 ,t\t cet espace e/ encore si peu habit1 qu' pe9e put-on me montr] c9q villages et huit f]mes en embryon4 ,l\isville e/ un lieu de ,k5tucky d'environ c5t maisons1 situ deux milles au-dessus des falls ou *utes d',ohio1 qui sont seulem5t des rapides que l'on me fit fran*ir en canot4 ,p5dant huit j\rs j'y att5dis la =mation d'une c>avane de quatre c9q cavali]s1 ncessaire p\r trav]s] tr5te-six qu>ante lieues de =ts et de prairies1 si p>faitem5t ds]tes1 qu'on n'y tr\ve pas une cabane p\r gt]4 ,aprs trois j\rs de m>*e =ce1 n\s arrivmes le #b aot #agif au village l\isianais1 nomm ,po/e-,v9c5nes1 sur la rivire ,waba%2 l'aspect du local e/ une prairie irrgulire d'environ trois lieues de long sur une de l>ge1 borde de t\s cts de l't]nelle =t1 p>seme de quelques arbres et d'une gr&e quantit de plantes ombelle1 hautes de trois quatre pi$s2 des *amps de mas1 de tabac1 de bl1 d'orge1 de pa/ques1 mme de coton1 ent\r5t le village1 compos d'une c9quanta9e de maisons1 dont la blan*eur gaie la vue aprs la longue monotonie des bois4 ,ces maisons sont ranges sur la rive gau*e de la ,waba%1 qui e/ l>ge d'environ c5t toises1 et qui en basses eaux e/ infrieure de v+t pi$s au sol du village4 ,ici il n'y a pas de banquettes comme sur l',ohio2 au contraire1 la b]ge =me une espce de digue avec talus1 dom9ant de plusieurs pi$s le niveau de la prairie4 ,ce talus e/ l'ouvrage des dbordem5ts successifs de la ,waba%4 ,*aque maison1 selon la bonne c\tume canadi5ne1 e/ isole de t\te autre1 et environne de sa c\r et de son j>d91 clos de palissades4 ,mon il fut rj\i de la vue des p*]s *>gs de fruits1 mais attri/ de celle de l'odieux /ramonium1 qui foisonne univ]sellem5t aux lieux habits depuis ,gallipolis et plus haut4 ,att5ant au village et la rivire1 e/ un enclos f]m de pieux po9tus de six pi$s de hauteur2 un foss de huit pi$s de l>ge au plus rgne t\t aut\r3 cela s'appelle un =t2 et en effet1 c'en e/ assez p\r se df5dre d'un c\p de ma9 des sauvages4 ,j'tais adress l'un des pr9cipaux propritaires n holl&ais1 p>lant bi5 franais2 je reu *ez lui p5dant dix j\rs1 t\s les bons (fices d'une hospitalit aise1 simple et fran*e4 ,le l5dema9 de mon arrive1 il y avoit audi5ce des juges du canton2 je m'y r5dis p\r faire mes obs]vations sur le physique et le moral des habitants rassembls4 ,ds mon entre1 je fus frapp de voir l'auditoire p>tag en deux races d'hommes totalem5t div]s de visage et d'habitude de corps2 les uns ayant les *eveux blonds ou *ta9s1 le te9t fleuri1 la figure ple9e1 et le corps d'un embonpo9t qui annonait la sant et l'aisance2 les autres ayant le visage trs-maigre1 la peau hve et tanne1 et t\t le corps comme extnu de jene1 sans p>l] des vtem5s qui annonai5t la pauvret4 ,je reconnus bi5tt que ces d]ni]s tai5t les colons franais tablis depuis environ soixante ans dans ce lieu1 t&is que les premi]s tai5t des colons amrica9s qui depuis quatre six ans seulem5t y avai5t a*et des t]res qu'ils cultivai5t4 ,les ,franais1 la rs]ve de trois ou quatre1 ne savai5t po9t l'anglais2 ,les ,amrica9s1 presqu'en totalit1 ne savai5t gure plus de franais2 comme j'avais appris1 depuis un an1 assez d'anglais p\r conv]s] avec eux1 j'eus l'avantage1 p5dant mon sj\r1 d'ent5dre les rcits et les rapports des deux p>ts4 7,extrait de mon ,j\rnal47 ,les ,franais1 lam5tant leur dtresse1 me racontr5t que depuis quelques annes1 et p>ticulirem5t depuis la d]nire gu]re des sauvages 7#aghh71 la =tune avait pris t*e de les accabl] de p]tes et de privations2 aup>avant1 et depuis la paix de #agfc1 poque de la cession du ,canada l',anglet]re1 et de la ,l\isiane l',espagne1 ils avai5t j\i s\s la protection de cette d]nire puissance d'un degr et d'un g5re s+uli] de bi5-tre4 ,presque ab&onns eux-mmes1 au se9 des ds]ts1 loigns de soixante lieues du plus pro*a9 po/e sur le ,mississipi1 sans *>ge d'impts1 en paix avec les sauvages1 ils passai5t la vie *ass]1 p*]1 faire la traite des pellet]ies1 cultiv] quelques gra9s et quelques lgumes p\r le beso9 de leurs familles4 ,plusieurs d'entr'eux avai5t p\s des filles de sauvages1 et ces alliances avai5t consolid l'amiti des tribus environnantes4 ,le ,po/e avait compt jusqu' trois c5ts habitants4 ,p5dant la gu]re de l'indp5dance1 l'heureux loignem5t o ils tai5t de son ?tre les prs]va long-temps d'y tre compromis2 mais v]s #aghb1 sur des motifs bi5 ou mal fonds1 un (fici] k5tokois ayant dirig contre eux un petit corps1 ils fur5t pills1 et leurs be/iaux1 ri*esse pr9cipale1 dvors et enlevs4 ,le trait de #aghc annexa leur colonie aux tats-,unis1 et s\s ce rgime ils comm5cr5t de rp>] leurs p]tes4 ,malheureusem5t1 v]s #aghh1 des ho/ilits se dcl>r5t entre les sauvages et les ,amrica9s4 ,il fut dur d'opt] entre deux amis2 mais le devoir comme la prud5ce les ayant jo9ts aux ,amrica9s1 les sauvages comm5cr5t contre eux une gu]re d'autant plus cruelle1 qu'elle fut celle d'une amiti due et irrite4 ,les be/iaux fur5t tus1 le village bloqu1 et p5dant plusieurs annes1 pe9e les habitants pur5t-ils cultiv] la porte du fusil2 des rquisitions militaires v9r5t se jo9dre ces calamits2 cep5dant en #agib1 le congrs1 mu de piti1 donna quatre c5ts arp5ts *aque tte contribuable1 et c5t arp5ts de plus *aque homme de milice4 ,c'et t la =tune de familles amrica9es2 ce ne fut p\r ces colons1 plutt *asseurs que cultivateurs1 qu'un don passag] que sans prud5ce1 sans lumires1 ils v5dir5t *acun mo9s de deux c5ts livres des ,amrica9s2 encore ceux-ci les payr5t-ils en toiles et autres m>*&ises leur rapportant v+t et v+t-c9q p\r c5t de bnfice4 ,ces t]res1 de qualit excell5te1 se v5dai5t dja en #agif1 deux doll>s l'arp5t 7total1 #bjjj livres au lieu de #bjj livres71 et j'os]ais assur] qu'auj\rd'hui elles en val5t dix4 ,a9si rduits la plup>t leurs j>d9s ou au t]ra9 le plus indisp5sable1 les habitants du ,po/e n'ont plus eu p\r vivre que le sec\rs de leurs fruits1 de leurs lgumes1 des pommes de t]re1 du mas1 et trs-r>em5t quelque vi&e de *asse4 ,il n'e/ donc pas tonnant qu'ils soi5t dev5us maigres comme des ,arabes4--,ils cri5t la supplantation1 la spoliation1 et surt\t ils se plaign5t qu'en t\t procs et conte/ation1 tant jugs p> des lois amrica9es qu'ils n'ent5d5t pas1 et p> c9q juges1 dont deux franais n'ent5d5t que mdiocrem5t les lois et la langue1 il leur e/ impossible de s\t5ir la concurr5ce4 ,les ,amrica9s rep\ss5t ces repro*es p> ceux de l'ignorance1 du dfaut de t\te indu/rie et d'une indol5ce indi5ne4 ,il e/ vrai que cette ignorance e/ extrme en t\t g5re2 jamais dans ce village il n'avait exi/ d'cole avant que la rvolution franaise y eut p\ss ,m4 l'abb ,r4444 que j'y tr\vai missionnaire1 et missionnaire poli1 in/ruit1 bi5 lev1 et1 *ose admirable6 tolrant4 ,sur quatre-v+t-dix ttes franaises1 pe9e en p\vait-on cit] six qui suss5t lire et crire2 t&is que p>mi les ,amrica9s1 sur c5t individus1 hommes ou femmes1 quatre-v+t-dix au mo9s sav5t l'un et l'autre4 ,le langage de ces ,franais n'e/ pas un patois comme on me l'avait dit1 mais un franais passable1 ml de beauc\p de t]mes et de locutions de soldat4 ,cela devait tre a9si1 t\s ces po/es ayant t primitivem5t fonds ou habits en majeure p>tie p> des tr\pes2 le rgim5t de ,c>ignan a s]vi de s\*e au ,canada4 ,je v\lus savoir l'poque de fondation et l'hi/oire premire du ,po/e-,v9c5nes2 mais en dpit de l'autorit et du crdit que quelques savants attribu5t aux traditions1 pe9e pus-je tir] quelques notions prcises sur la gu]re de #ageg1 quoiqu'il y ait l des vieill>ds de temps antrieur4 ,ce n'e/ que p> ap]u que je suppose l'orig9e premire v]s #agce4 ,de leur ct1 les colons amrica9s me confirmr5t la plup>t de ces rcits2 mais envisageant les faits s\s un autre po9t de vue ,si les ,canadi5s#afh1 me dir5t-ils1 se tr\v5t dans une f*euse situation1 ce n'e/ pas n\s1 c'e/ eux mmes ou leur g\v]nem5t qu'ils en doiv5t adress] le repro*e4 ,ce sont1 il e/ vrai1 de bonnes g5s1 hospitali]s et sociables2 mais il sont d'une ignorance1 d'une p>esse demi-sauvages2 ils n'ent5d5t ri5 en affaires ni dome/iques1 ni civiles1 ni politiques2 leurs femmes ne sav5t ni c\dre1 ni fil]1 ni faire du beurre3 elles p]d5t t\t leur temps vois9]1 babill]1 et la maison re/e sale et en dsordre4 ,les m>is n'ont de gt que p\r la *asse1 la p*e1 les voyages de long c\rs1 et une vie t\te dissipe4 ,ils ne font jamais comme n\s des provisions d'une saison l'autre2 ils ne sav5t ni sal]1 ni fum] le porc1 le daim1 ni faire la bire1 le sa\r-cr\t1 ni di/ill] le bl ou les p*es1 t\tes *oses capitales p\r un cultivateur4 ,s'ils ont quelques d5res ou m>*&ises1 ils veul5t1 p\r s'indemnis] de la petite quantit1 les v5dre qu9ze et v+t p\r c5t plus *] que n\s qui avons abondance2 et t\t leur arg5t s'en va en a*ats de babioles1 de futilits1 et en am\rettes de sauvagesses1 espce de filles aussi coquettes et bi5 plus gaspilleuses que les blan*es3 de mme t\t leur temps se consume en caus]ies1 en n>rations int]m9ables d'av5tures insignifiantes1 et en c\rses la ville#afi p\r voir leurs amis4 ,lorsque la paix de #aghc r5dit ces habitans citoy5s des tats-,unis1 au lieu de sujets du roi d',espagne qu'ils tai5t1 leur premire dem&e fut celle d'un (fici] comm&ant2 et ils eur5t t\te la pe9e possible compr5dre ce que c'tait qu'une adm9i/ration municipale1 *oisie p> eux et dans leur se94 ,auj\rd'hui mme ils n'ont pas de sujets capables de la =m]4 ,ils ne veul5t pas appr5dre notre langue2 et n\s1 qui sommes les matres du pays1 n\s ne sommes pas faits p\r appr5dre celle d'une peuplade de quatre-v+ts quatre-v+t-dix p]sonnes qui dema9 se dgt]ont et s'en iront en ,l\isiane1 et qui f]ont bi52 c> avec leur peu d'indu/rie1 ils sont incapables de s\t5ir notre concurr5ce1 etc4 ,d'aprs les rcits des ,amrica9s et des ,canadi5s1 p>eil tat de *oses a lieu dans les tablissem5ts ill9ois et de la ,haute-,l\isiane2 le dc\ragem5t1 l'apa?ie1 la misre1 rgn5t galem5t *ez les colons franais de ,kaskaskias1 de ,cahokias1 de la ,prairie du ,ro*]1 de ,sa9t-,l\is1 etc42 la nature du g\v]nem5t y a contribu d'une "p1 en ce que le rgime1 d'abord franais1 puis espagnol1 tant purem5t militaire1 l'(fici] comm&ant e/ un vritable aga ou pa*a1 qui donne1 v5d1 te son gr les privilges d'entre1 de sortie1 d'a*at et d'accap>em5t de d5res2 en sorte qu'il n'exi/e aucune lib]t1 ni de comm]ce1 ni de proprit1 et que p\r deux ou trois maisons ri*es1 la totalit des habitans e/ dnue et pauvre4 ,c'e/ absolum5t le rgime turk1 au sabre prs2 c> j'aime r5dre cette ju/ice aux ,espagnols de nos j\rs1 que leur g\v]nem5t n'e/ pas sangu9aire comme ci-devant4 ,d'autre "p1 les murs et les habitudes des premi]s colons ont t une cause orig9elle et fondam5tale de non-succs et de ru9e3 soldats dans le pr9cipe1 ou contra9ts de le dev5ir p> leurs gu]res avec les vois9s1 ces colons ont t conduits p> la nature des *oses prfr] une vie t\r--t\r agite et dissipe1 indol5te et oiseuse1 comme celle des sauvages1 la vie sd5taire1 active et pati5te des lab\reurs ,anglo-,amrica9s4 ,aussi1 lorsque dans ces d]nires annes1 ceux-ci ont pu s'introduire dans les tablissem5s ill9ois sur la rive gau*e du ,mississipi1 qui dp5d5t d'eux1 leur indu/rie y a pris un tel asc5dant1 qu'en c9q ou six ans ils sont dev5us les acqureurs et les possesseurs de la majeure p>tie des villages4 ,les anci5s colons en dtresse leur ont v5du vil prix1 comme au ,po/e-,v9c5nes1 leurs inutiles possessions2 et tel a t le progrs de leur supplantation1 qu'en #agif1 le village de ,kaskaskias1 presque en son enti]1 app>t5ait la seule maison ,e44441 et que la maison ,v444444 possdait ailleurs #fj1jjj acres d'excell5tes t]res4 ,sur la rive droite du ,mississipi1 t]ra9 espagnol1 quelques ,amrica9s se sont lis avec les plus ri*es maisons du pays1 et dja1 p> ce moy51 ils sont dev5us ngociants et propritaires pr9cipaux4 ,d'autre "p1 le g\v]nem5t espagnol1 p\r donn] de la valeur ses t]res1 ayant adopt la mesure de les concd] des ,amrica9s qui se naturalis5t1 ces ,amrica9s supplant5t en comm]ce1 en agriculture1 en indu/rie1 en activit1 les colons franais qui se retir5t peu peu devant eux1 et pass5t en ,canada ou en ,basse-,l\isiane4 ,deux de mes quatre compagnons de voyage ,k5tockois se r5dai5t a9si au ,miss\ri p\r s'y tablir2 ils me dir5t que dja plus de huit c5ts ,amrica9s tai5t fixs dans le pays1 et que si l'on cont9uait d'affag] des t]res1 il y pass]ait s\s trois ans quatre ou c9q mille familles du ,k5tucky1 o les t]res sont dev5ues trop *res1 et o les titres de proprit ont t de t\t temps trop sujets procs4 ,j'avais eu l'int5tion de pass] avec eux jusqu' ,sa9t-,l\is1 di/ant de soixante-dix lieues du ,po/e-,v9c5nes2 mais plusieurs inconvni5ts m'en dt\rnr5t4 ,je me cont5tai de pr5dre note des faits que m'atte/r5t plusieurs tmo9s oculaires qui1 cette anne mme1 et dans les quatre prcd5tes1 avai5t visit les lieux2 d'aprs ces in=mations1 il y a du ,po/e-,v9c5nes au ,kas 7c'e/--dire ,kaskaskias71 qu>ante-trois heures de m>*e#agj1 e/imes p> ,m4 ,arr[ ,smi? environ c5t soixante milles4 ,le pays1 p>tir du ruisseau ,ombra1 trois lieues du ,po/e1 n'e/ plus une =t cont9ue1 mais une prairie t>t>e1 clair-seme en quelques endroits de petits b\quets de bois1 plate1 nue1 v5teuse et froide en hiv]3 elle e/ g>nie en t de plantes hautes et =tes qui froiss5t tellem5t les jambes du cavali] dans l'troit s5ti] o l'on m>*e1 que l'all] et le v5ir us5t une paire de bottes4 ,les eaux y sont r>es1 et l'on peut s'y g>]1 comme l'avait fait un de mes compagnons qui1 lui troisime1 y avait err dix-sept j\rs trois ans aup>avant4 ,les orages1 les pluies1 les m\*es1 les taons y sont excessivem5t incommodes en t4 ,il y a c9q ans1 l'on ne trav]sait po9t ces prairies sans voir des tr\pes de quatre c9q c5ts buffles2 auj\rd'hui il n'en re/e plus3 ils ont pass le ,mississipi la nage1 importuns p> les *asseurs1 et surt\t p> les sonnettes des va*es amrica9es4 ,a l'extrmit de ces prairies1 prs du ,mississipi1 e/ le village de ,kas1 situ en valle excessivem5t *aude2 il e/ tellem5t ru9 qu'il n'y re/e pas d\ze familles canadi5nes1 et cep5dant en #agfd1 le colonel ,b\quet y comptait quatre c5ts ttes3 en face1 l'autre bord du fleuve1 tait ci-devant ,sa9te-,g5evive1 assez gros village cit p\r sa sal9e3 le ,mississipi1 dans ses dbordem5ts1 l'a totalem5t balay3 les habitants se sont retirs deux milles de l1 sur des hauteurs1 o ils viv5t dans des maisons pans de bois1 *acun sur sa t]re4 ,c9q lieues au-dessus du ,kas et du mme ct1 tait le =t de ,*>tres1 con/ruit en murailles1 avec une magnific5ce extraord9aire3 le t]rible fleuve l'a p>eillem5t r5v]s2 il attaque dja un ba/ion de la ,n\velle-,madrid1 tablissem5t =m en #agia1 en face de l'emb\*ure d',ohio1 c5t toises du ,mississipi qui en a m9 le pi$ de manire qu'aux premires pluies1 une =te p>tie s'b\l]a4 ,ce gr&1 ce magnifique ,mississipi1 vant comme une t]re promise p> ,m4 ,b44441 e/ un trs-mauvais vois92 =t d'une masse d'eaux b\euses et jauntres1 l>ge de mille qu9ze c5ts toises1 que *aque anne il fait dbord] de v+t-c9q pi$s p]p5diculaires1 il va p\ssant cette masse trav]s un t]ra9 meuble de sable et d'argile2 il =me des les et les dtruit2 *>rie des arbres qu'ensuite il b\lev]se2 v>ie sa r\te trav]s les ob/acles qu'il se donne1 f9it p> v\s atte9dre des di/ances o v\s ne l'auriez jamais s\ponn3 semblable en ceci la plup>t des gr&s ag5s de la nature1 volcans1 orages1 etc41 qui sans d\te sont admirables1 mais que la prud5ce conseille de n'admir] qu' di/ance3 aj\tez que ses rives *audes et humides sont trs-fivreuses p5dant l't et l'automne4 ,tel e/ le cas du village de la ,prairie du ,ro*]1 o l'on compte dix familles2 et tel celui de ,cahokias ou ,caho1 qui n'a pas plus de qu>ante feux1 au lieu de quatre-v+ts qu'il avait en #agij3 en face de ,caho 7rive droite71 e/ ,sa9t-,l\is ou ,pancore1 ville ou b\rg de soixante-dix maisons rassembles1 ayant un beau et utile =t en pi]re1 de deux acres de sup]ficie1 avec seulem5t c9q ou six familles ri*es1 sur c9q c5ts ttes blan*es d'un peuple pauvre1 indol5t et fivreux4 ,ces c9q ou six familles possd5t le peu qu'il y a d'esclaves noirs1 et elles les trait5t avec d\ceur2 les lois espagnoles sur les noirs dans la ,l\isiane1 sont les plus d\ces de t\s les codes europens4 ,cela n'emp*a pas qu'il n'y et1 de la "p de ces ,africa9s1 en #agia1 une insurrection en ,basse-,l\isiane2 et cette insurrection fut cause qu'ayant fait arm] dans la ,haute t\s les blancs enregi/rs1 l'on connut que leur nombre prcis tait de c9q c5ts4 ,m4 le colonel ,s>g5t1 secrtaire-gnral du ,nor?-,we/-,t]ritory1 homme d'un esprit di/+u1 qui1 dans l'anne #agij1 inspecta les tablissem5ts de la rive gau*e1 dits ill9ois1 m'a atte/ que la totalit des familles franaises n'excdait pas c5t c9quante2 a9si t\te la ci-devant ,haute-,l\isiane ne peut s'e/im] sept c5ts hommes de milice1 c'e/--dire plus de deux mille c9q c5ts ttes franaises4 ,ces rcits1 je l'av\e1 sont trs-diffr5ts de ceux que l'on a faits ,p>is dans ces d]ni]s temps1 o l'on reprs5tait ce pays comme un empire bi5tt florissant4 ,mais je les ti5s de plusieurs tmo9s oculaires sans intrt de spculation de t]res ou d'emplois1 et je les raconte imp>tialem5t1 comme j'ai fait de l'gypte et de la ,syrie1 sans prt5dre emp*] qu'on aille les vrifi]4 ,je me tr\ve trop bi5 de mon sy/me p\r le *ang]4 ,ce dprissem5t gnral des tablissem5ts franais sur les frontires de la ,l\isiane et mme du ,canada#aga1 comp> l'accroissem5t non mo9s gnral de ceux des ,anglo-,amrica9s1 a t p\r moi un sujet frqu5t de mditation1 af9 de connatre les causes d'une issue si div]se dans des circon/ances semblables de sol et de climat4 ,croire avec quelques p]sonnes que les ,franais ne support5t pas bi5 ce climat1 e/ un moy5 d'explication que je ne puis admettre2 c> l'expri5ce a conva9cu t\s les (fici]s et mdec9s de l'arme ,ro*ambeau1 que le tempram5t franais rsi/e mieux au froid1 au *aud1 aux v>iations et aux fatigues que le tempram5t anglo-amrica94 ,il p>at que notre fibre a plus d'la/icit et de vie que la leur2 et la balance p5*e encore en notre faveur p> le vice de leur rgime dittique que j'ai expos1 et p> l'abus des spiritueux auxquels ils sont presque aussi adonns que les sauvages4 ,on a rem>qu1 dans l'expdition du gnral ,wayne et dans d'autres1 que les buveurs d'eau-de-vie rsi/5t mo9s que les buveurs d'eau3 et quant aux sauvages1 l'on sait que l'eau-de-vie va extirpant leur race bi5 plus activem5t que la gu]re et la petite-vrole4 ,en analysant ce sujet trs-digne d'intrt1 il m'a p>u que les vritables raisons de la diffr5ce d'issue se tr\vai5t dans la diffr5ce des moy5s d'excution et de l'emploi du temps2 c'e/--dire1 de ce qu'on nomme habitudes et c>actre national2 or1 ces habitudes et ce c>actre ont p\r causes pr9cipales le sy/me d'ducation dome/ique et la nature du g\v]nem5t1 l'un et l'autre plus puissans que le fond mme du tempram5t physique4 ,quelques traits comp>s de la vie j\rnalire des colons des deux peuples1 r5dront s5sible la vrit de cette op9ion4 ,le colon amrica9 de sang anglais ou allem&1 naturellem5t froid et flegmatique1 calcule tte repose un plan de f]me2 il s'occupe sans vivacit1 mais sans rel*e1 de t\t ce qui t5d sa cration ou son p]fectionnem5t4 ,si1 comme quelques voyageurs lui en font le repro*e1 il devi5t p>esseux1 ce n'e/ qu'aprs avoir acquis ce qu'il a projet1 ce qu'il considre comme ncessaire ou suffisant4 ,le ,franais1 au contraire1 avec son activit ptulante et inquite1 entrepr5d p> passion1 p> eng\em5t1 un projet dont il n'a calcul ni les frais1 ni les ob/acles2 plus +nieux peut-tre1 il raille son rival allem& ou anglais1 sur sa l5teur1 qu'il comp>e celle des bufs2 mais l',anglais et l',allem& lui rpond5t avec leur froid bon s5s1 que1 p\r le lab\rage1 la pati5ce des bufs convi5t mieux que la f\gue de c\rsi]s fr+ants et piaffants2 et en effet1 il arrive s\v5t qu'aprs avoir comm5c et dfait1 corrig et *ang1 aprs s'tre t\rm5t l'esprit de dsirs et de cra9tes1 le ,franais f9it p> se dgt] et p> t\t ab&onn]4 ,le colon amrica91 l5t et taciturne1 ne se lve pas de trs-gr& mat92 mais une fois lev1 il passe la j\rne entire une suite non int]rompue de travaux utiles3 ds le djeun]1 il donne froidem5t des ordres sa femme1 qui les reoit avec timidit et froideur1 et qui les excute sans contrle4 ,si le temps e/ beau1 il sort et lab\re1 c\pe des arbres1 fait des cltures1 etc42 si le temps e/ mauvais1 il inv5torie la maison1 la grange1 les tables1 raccommode les portes1 les f5tres1 les s]rures1 pose des cl\s1 con/ruit des tables ou des *aises1 et s'occupe sans cesse r5dre son habitation sre1 commode et propre4--,avec ces dispositions se suffisant lui-mme1 s'il tr\ve une occasion1 il v5dra sa f]me p\r all] dans les bois1 dix et v+t lieues de la frontire1 se faire un n\vel tablissem5t2 il y pass]a des annes abattre des arbres1 se con/ruire d'abord une hutte1 puis une table1 puis une grange2 dfri*] le sol1 le sem]1 etc42 sa femme1 pati5te et srieuse comme lui1 le second]a de son ct1 et ils re/]ont quelquefois six mois sans voir un visage trang]2 mais au b\t de quatre ou c9q ans1 ils auront conquis un t]ra9 qui assure l'exi/5ce de leur famille4 ,le colon franais1 au contraire1 se lve mat91 ne ft-ce que p\r s'en vant]2 il dlibre avec sa femme sur ce qu'il f]a1 il pr5d ses avis2 ce s]ait miracle qu'ils fuss5t t\j\rs d'accord3 la femme comm5te1 contrle1 conte/e2 le m>i insi/e ou cde1 se f*e ou se dc\rage3 tantt la maison lui devi5t *>ge1 et il pr5d son fusil1 va la *asse ou en voyage1 ou caus] avec ses vois9s4 ,tantt il re/e *ez lui1 et passe le temps caus] de bonne humeur1 ou qu]ell] et grond]4 ,les vois9s font des visites ou en r5d5t2 vois9] et caus] sont1 p\r des ,franais1 un beso9 d'habitude si imprieux1 que sur t\te la frontire de la ,l\isiane et du ,canada l'on ne saurait cit] un colon de cette nation1 tabli hors de la porte et de la vue d'un autre3 en plusieurs endroits1 ayant dem& quelle di/ance tait le colon le plus c>t3 ,il e/ dans le ds]t1 me rpondait-on1 avec les ours1 une lieue de t\te habitation1 sans avoir p]sonne avec qui caus]4 ,ce trait1 lui seul1 e/ l'un des plus c>actri/iques et des plus di/9ctifs des deux nations2 aussi1 plus j'y ai rfl*i1 plus je me suis p]suad que le sil5ce dome/ique des ,amrica9s1 ce qui s'ent5d aussi des ,anglais1 des ,holl&ais et des autres peuples du nord dont ils driv5t1 e/ l'une des causes les plus radicales de leur indu/rie1 de leur activit1 de leur russite en agriculture1 en comm]ce1 en arts2 avec le sil5ce ils conc5tr5t leurs ides et se donn5t le loisir de les comb9]1 de faire des calculs exacts de leurs dp5ses et de leurs r5tres2 ils acquir5t plus de nettet dans la p5se1 et p> suite1 dans l'expression2 d'o rsulte plus de prcision et d'aplomb dans t\t leur sy/me de conduite publique ou prive4 ,p> inv]se1 avec la caus]ie et le p]ptuel caquet dome/ique1 le ,franais vapore ses ides1 les s\met la contradiction1 suscite aut\r de lui des tracass]ies fm99es1 des mdisances et des qu]elles de vois9s1 et f9it p> avoir gaspill son temps sans rsultats utiles lui et sa famille4 ,l'on croit que ces dtails sont des bagatelles2 mais ils sont l'emploi du temps2 et le temps1 comme l'a dit ,frankl91 e/ l't(fe dont n\s fabriquons la vie4 ,il faut que cette dissipation morale et physique ait une efficacit p>ticulire r5dre l'esprit sup]ficiel2 c>1 ayant plusieurs fois que/ionn des ,canadi5s de frontire sur des di/ances de lieux et de temps1 sur des mesures de gr&eur ou de capacit1 j'ai tr\v qu'en gnral ils n'avai5t pas d'ides nettes et prcises2 qu'ils recevai5t les s5sations sans les rfl*ir2 enf91 qu'ils ne savai5t faire aucun calcul un peu compliqu4 ,il y a1 me disai5t-ils1 d'ici tel endroit1 la di/ance d'une ou de deux fumes de pipe2 l'on peut ou l'on ne peut pas y arriv] entre deux soleils1 etc4 ,t&is qu'il n'e/ pas de colon amrica9 qui ne rponde avec prcision sur le nombre des milles1 des heures2 sur les gr&eurs en pi$s et y>ds1 sur les poids en livres ou gallons1 et qui ne fasse trs-bi5 un calcul compos de plusieurs lm5ts actuels ou cont+5ts3 or1 ce g5re de sci5ce pratique a des consqu5ces trs-importantes et trs-t5dues sur t\tes les oprations de la vie2 et ce qui p\rra surpr5dre1 il e/ bi5 mo9s rp&u *ez le peuple franais1 mme d',europe1 qu'on ne s]ait port le p5s]4 ,l'on p\rra dire1 comme je l'ai ou assez s\v5t1 que ce beso9 de conv]sation ou de caus]ie1 e/ un effet de la vivacit du sang1 et d'une gaiet expansive de tempram5t et d'esprit2 mais si j'en juge p> ma propre expri5ce1 il e/ bi5 plutt un produit factice de l'habitude et de l'op9ion2 tant all en ,turkie1 causeur comme un ,franais1 j'en rev9s aprs trois ans de rsid5ce1 sil5cieux comme un musulman2 de ret\r en ,france1 je repris aism5t mes habitudes natives2 mais pe9e eus-je vcu quelques mois aux tats-,unis1 que je contractai de n\veau la taciturnit amrica9e qui a encore disp>u depuis que je suis rev5u en ,france2 et je rem>que que l'empire de ces habitudes nationales e/ d'autant plus puissant et plus subjuguant1 qu'il e/ fond sur des prjugs d'am\r-propre et de bon ton social2 *ez les ,turks et *ez les ,amrica9s1 p>l] beauc\p e/ un attribut de basse classe1 un signe de peu d'ducation2 t&is que *ez les ,franais1 se taire e/ une affectation de morgue et de hauteur2 entret5ir e/ un tmoignage d'esprit et de politesse2 et l'on manque de l'un ou de l'autre si on laisse tomb] la conv]sation4 ,c'e/ encore p> un prjug de ce g5re1 n de l'ducation et de l'op9ion1 que s\v5t les ,franais tax5t d'immoralit la facilit avec laquelle les ,amrica9s v5d5t et ab&onn5t leur sol natal ou acquis et amlior p> leurs so9s1 p\r all] s'tablir dans un autre2 c> l'on ne voit pas quel g5re de moralit il peut y avoir re/] dans un lieu o l'on ne se tr\ve pas bi52 mais qu& on remonte l'orig9e de cette ide1 l'on dc\vre qu'elle a t inv5te p> les lois et entret5ue p> les g\v]nants d'un peuple primitivem5t s]f4 ,en*an] les hommes leur glbe p> des prjugs d'affection1 fut de t\t temps le b secret ou dc\v]t d'une politique oppressive1 et cra9tive de p]dre sa proie4 ,or1 comme ce fut p\r rompre de telles *anes religieuses et civiles1 que les ,amrica9s migrr5t d'abord1 il ne s]ait pas tonnant que l'migration1 en dev5ant p\r eux un beso9 d'habitude1 ne runt encore leurs yeux le *>me d'us] de leur lib]t4 ,au re/e1 les effets en sont et en s]ont bi5 autrem5t utiles la civilisation du monde que l'esprit vgtatif des peuples sd5taires1 qui prfr5t de se consum] *ez eux d'oisivet et de gu]res1 s'en all] =m] au lo9 de brillantes et utiles colonies4 ,ce s]ait peut-tre ici le lieu de re*]*] l'orig9e des habitudes taciturnes ou causeuses des deux nations dont je m'occupe2 d'exam9] quelle analogie exi/e entre un ciel habituellem5t brumeux1 sombre1 et un tempram5t mlancolique et srieux2 si un temps froid et humide porte au sple51 p> quelque action physique sur les n]fs et sur les entrailles3 si1 p> inv]se1 un ciel clair1 un soleil brillant1 port5t la gaiet1 p> un effet /imulant du fluide lum9eux sur le fluide n]veux1 lectrique comme lui2 mais p>ce qu'une telle "q1 traite s\s t\s ses aspects1 se compliqu]ait d'une f\le d'lm5ts div]s2 qu'il faudrait discut] p\rquoi des peuples mridionaux1 tels que les ,ind\s1 les ,turks1 les ,espagnols1 sont aussi taciturnes que des peuples sept5trionaux2 p\rquoi en ,anglet]re mme les habitans des villes trs-actives1 telles que ,londres1 ne sont pas mo9s causeurs que des ,franais2 p\rquoi dans ces d]ni]s temps n\s-mmes avions cess de l'tre1 selon la rem>que des trang]s2 p\rquoi dans t\s les pays les femmes le sont plus que les hommes1 et les esclaves plus que les libres2 p>ce qu'enf9 il faudrait analys] ce qu'on ent5d p> nation2 voir si *aque classe1 *aque pr(ession n'a pas un c>actre moral propre1 et si le c>actre gnral politique e/ autre *ose que celui de la classe ou des individus qui g\v]n5t2 je me born]ai dire que les prt5dus pr9cipes gnraux1 htivem5t poss p> quelques criva9s politiques1 sont en gr&e p>tie dm5tis p> une analyse exacte des faits2 et que le climat et le tempram5t1 alors mme qu'ils sont une cause physique primordiale du c>actre d'un peuple1 sont s\mis une cause po/rieure et secondaire encore plus n]gique1 l'action des g\v]nem5ts et des lois qui ont la facult de viol5t] nos actions1 de crer des habitudes n\velles et contraires aux anci5nes1 et p> l de *ang] le c>actre des nations1 a9si que l'hi/oire en f\rnit de nombreux exemples4 ,le sujet que j'ai trait dans les deux articles prcd5ts m'en f\rnirait un lui-mme2 c> en tudiant les murs des colons de ,gallipolis et du ,po/e-,v9c5nes1 j'ai tr\v des diffr5ces rem>quables beauc\p d'g>ds1 et je me suis clairem5t ap]u que les ,franais de ,l\is ,,xiv et de ,l\is ,,xv1 avec leurs ides fodales et *eval]esques1 tai5t de beauc\p infrieurs en indu/rie1 en ides de police1 la gnration qui1 depuis #agga1 a reu l'impression de tant d'ides librales en organisation sociale4 ,j'ai vivem5t regrett que cette colonie de ,sioto1 prcieuse p> la moralit et l'indu/rie de ses membres1 n'ait pas t dirige ds le pr9cipe v]s la ,waba% ou v]s le ,mississipi3 l'addition de ses moy5s ceux des anci5s colons y et =m une masse capable de se df5dre de l'invasion des ,sauvages et des agioteurs amrica9s1 et et pu dev5ir un noyau de ralliem5t p\r d'autres ,franais prvoyants1 et dsireux de laiss] leurs enfants un hritage de lib]t et de paix4 ,,article ,v4 ,,obs]vations ,g,n,,rales ,,sur ,,les ,,indi5s#agb ,,ou ,,sauvages ,,de ,l',,am,,rique-,,nord1 ,suivies d'un vocabulaire de la langue des ,mimis1 tribu tablie sur la ,waba%4 ,mon sj\r au ,po/e-,v9c5nes me f\rnit l'occasion d'obs]v] les ,sauvages1 que j'y tr\vai rassembls p\r v5dre le produit de leur *asse r\ge#agc2 on portait leur nombre quatre ou c9q c5ts ttes de t\t ge1 de t\t sexe1 et de div]ses nations ou tribus1 telles que les ,ouyas1 les ,pouryas1 les ,sakis1 les ,pianki*as1 les ,mimis1 etc41 t\s vivant sur la haute ,waba%4 ,c'tait la premire fois que je voyais loisir cette espce d'hommes dja dev5ue r>e l'e/ des ,alleghanys3 leur aspect fut p\r moi un spectacle n\veau et biz>re4 ,imag9ez des corps presque nus1 bronzs p> le soleil et le gr& air1 reluisants de graisse et de fume2 la tte nue1 de gros *eveux noirs1 lisses1 droits et plats2 le visage masqu de noir1 de bleu et de r\ge1 p> comp>tim5s ronds1 c>rs1 losanges2 une n>9e p]ce p\r port] un gros anneau de cuivre ou d'arg5t2 des p5deloques trois tages tombant des oreilles sur les paules1 p> des tr\s pass] le doigt2 un petit tabli] c>r c\vrant le pubis1 un autre c\vrant le coccyx1 t\s deux atta*s p> une ce9ture de ruban ou de corde2 les cuisses et les jambes tantt nues1 tantt g>nies d'une longue gutre d't(fe#agd2 un *ausson de peau fume aux pi$s2 dans c]ta9s cas1 une *emise man*es l>ges et c\rtes1 b>iole ou *9e de bleu1 de blanc1 flottante sur les cuisses2 p> dessus elle une c\v]ture de la9e ou un morceau de drap c>r jet sur une paule1 et n\ s\s le m5ton ou s\s l'autre aisselle3 s'il y a prt5tion de p>ure p\r gu]re ou p\r fte1 les *eveux sont tresss1 et les tresses g>nies de plumes1 d'h]bes1 de fleurs1 mme d'osselets3 les gu]ri]s port5t aut\r de l'avant-bras de l>ges colli]s de cuivre ou d'arg5t1 ressemblants aux colli]s de nos *i5s1 et aut\r de la tte des diadmes =ms de b\cles d'arg5t et de v]rot]ie3 la ma91 la pipe ou le c\teau1 ou le casse-tte1 et le petit miroir de toilette dont t\t sauvage use avec plus de coquett]ie p\r admir] tant de *>mes1 que la plus coquette petite-matresse de ,p>is4 ,les femmes1 un peu plus c\v]tes sur les han*es1 diffr5t encore des hommes1 en ce qu'elles port5t1 presque sans cesse1 un ou deux enfants sur le dos1 dans une espce de sac1 dont les b\ts se n\5t sur leur front4 ,qui a vu des bohmi5nes et des bohmi5s a des ides trs-rappro*es de cet attirail4 ,telle e/ l'esquisse du tableau1 et je le montre du beau ct4 ,c> si l'on veut le voir t\t enti]1 il faut que j'aj\te que1 ds le mat91 hommes et femmes vaguai5t dans les rues avec le b unique de se procur] de l'eau-de-vie2 que v5dant d'abord les peaux de leur *asse1 puis leurs bij\x1 puis leurs vtem5ts1 ils qutai5t ensuite comme des m5diants1 ne cessant de boire jusqu' p]te absolue de facults4 ,tantt c'tai5t des scnes burlesques1 comme de t5ir la tasse deux ma9s p\r y boire la manire des s+es2 puis de relev] la tte avec des clats de joie1 et de se g>g>is] de la liqueur dlicieuse et fune/e2 de se pass] le vase de l'un l'autre avec de bruyantes invitations2 de s'appel] tue tte1 quoiqu' trois pas seulem5t de di/ance2 de pr5dre leurs femmes p> la tte et de leur v]s] de l'eau-de-vie dans la gorge avec de grossires c>esses1 et t\s les ge/es ridicules de nos ivrognes de place4 ,tantt succdai5t des scnes affligeantes1 comme de p]dre f9alem5t t\t s5s1 t\te raison2 de dev5ir furieux et /upides1 de tomb] ivres-morts dans la p\ssire ou dans la b\e1 p\r y dormir jusqu'au l5dema94 ,je ne sortais pas le mat9 sans les tr\v] p> d\za9es dans les rues et *em9s aut\r du village1 vautrs littralem5t avec les porcs4 ,heureux si1 *aque j\r1 il n'arrivait pas des qu]elles et des batt]ies c\ps de c\teaux ou de casse-ttes qui1 anne commune1 produis5t dix meurtres4 ,le #i aot1 quatre heures du soir1 v+t pas de moi1 un sauvage poign>da sa femme de quatre c\ps de c\teau4 ,qu9ze j\rs aup>avant1 mme accid5t tait arriv1 et c9q semblables l'anne prcd5te4 ,de l des v5geances immdiates ou dissimules des p>5ts et de la famille1 causes r5aissantes d'assass9ats et de guet-ap5s4 ,j'avais d'abord eu l'int5tion d'all] vivre quelques mois avec eux et *ez eux p\r les tudi]1 comme je l'ai pratiqu env]s les ,arabes b$\9s2 mais lorsque j'eus vu ces *antillons de leurs murs dome/iques2 lorsque div]s habitants du ,po/e1 qui leur s]v5t d'aub]gi/es1 et vont trait] p>mi eux1 m'eur5t atte/ que le droit d'hospitalit n'exi/ait po9t *ez eux comme *ez les ,arabes2 qu'ils n'avai5t ni subord9ation ni g\v]nem5t2 que le plus gr& *ef de gu]re ne p\vait1 mme en campagne1 frapp] ni punir un gu]ri]1 et qu'au village il n'tait pas obi p> un autre enfant que le si52 que dans ces villages ils vivai5t isols1 ple9s de mfiances1 de jal\sies1 d'emb*es secrtes1 de v9dettes implacables2 qu'en un mot leur tat social tait celui de l'an>*ie et d'une nature froce et brute1 o le beso9 et la =ce con/itu5t le droit et la loi2 que d'ailleurs1 ne faisant po9t de provisions1 un trang] tait expos manqu] de t\t ncessaire1 de t\te ress\rce2 je s5tis la ncessit de r5onc] mon projet4 ,mon plus vif regret fut de ne pas acqurir quelques notions sur leur langage1 et de n'en p\voir obt5ir un vocabulaire2 livre dont j'ai indiqu ailleurs#age l'importance *ez les peuples qui n'ont pas d'autres monum5s4 ,le missionnaire dont j'ai p>l1 ,m4 l'abb ,r44441 ne me laissa aucun espoir cet g>d4 ,lui-mme avait fait des t5tatives et avait r5contr des ob/acles insurmontables3 encore que plusieurs habitants du ,po/e ent5diss5t la langue de quelques tribus1 leur prononciation tait si dfectueuse1 ils avai5t si peu d'ides d'aucune rgle de grammaire1 qu'il lui fut impossible d'en tir] p>ti4 ,il m'en conva9quit dans une confr5ce que v\lut avoir avec moi un *ef des ,ouyas1 anci5 et con/ant ami des ,franais4 ,n\s ne pmes jamais a/re9dre l'int]prte canadi5 traduire littralem5t1 et phrase phrase4--,il rsulta1 de t\tes mes in=mations sur cette matire1 que la p]sonne la plus capable et presque la seule capable de remplir mes vues tait un ,amrica9 nomm ,m4 ,wels1 qui1 enlev p> les sauvages l'ge de treize ans1 et adopt p> eux1 avait appris plusieurs de leurs dialectes avec les moy5s que lui donnait une bonne ducation assez avance4 ,depuis que les sauvages avai5t t battus et s\mis p> le gnral ,wayne 7aot #agid71 ,m4 ,wels avait eu la facult de r5tr] dans son pays natal3 il s]vait dans ce mom5t d'int]prte au gnral ,wayne1 qui concluait1 au =t ,dtroit1 un trait df9itif avec plus de sept c5ts sauvages runis en gr& conseil4 ,t\t cela s'accordait =t bi5 avec mon projet de me r5dre p> le lac ri ,niag>a3 je ret\rnai donc sur mes pas ,l\isville1 trav]sai le ,k5tucky p> ,franc=t1 sa capitale1 p> ,lex+ton1 qui n'avait pas une maison en #aghb1 et qui en a prs de c9q c5ts1 la plup>t en briques1 bi5 bties2 de l je me r5dis ,c9c9nati1 o1 pr(itant d'un convoi d'arg5t qui se r5dait ,dtroit1 je pus commodm5t1 grce au major ,swan1 suivre la r\te militaire que v5ait de trac] l'arme du gnral ,wayne trav]s une =t de c5t lieues1 o n\s ne tr\vmes de gtes que c9q =ts palissads n\vellem5t con/ruits4 ,l'accueil que me fit ce gnral me donna lieu de croire que j'avais atte9t mon b au del de mon espoir2 mais le tribut que je payai aux fivres du pays et de la saison me priva de t\s mes avantages4 ,il fallut me rs\dre pr(it] d'un vaisseau unique p\r pass] le lac avant l'hiv]1 et rev5ir ,philadelphie4 ,la =tune capricieuse m'y att5dait p\r m'y satisfaire mo9s de frais3 elle y am5a1 l'hiv] suivant 7#agig-ih71 ,m4 ,wels1 accompagnant un *ef de gu]re des ,mimis1 clbre *ez les sauvages s\s son nom de ,mi*ik9ak\a1 et *ez les ,anglo-,amrica9s s\s celui de ,petite-,tortue1 qui en e/ la traduction4 ,il fut l'un de ceux qui contribur5t le plus la dfaite du gnral ,sa9t-,clair en #agia2 et si l'on et suivi son plan de ne combattre le gnral ,wayne qu'en int]ceptant ses convois1 il et galem5t dtruit cette arme1 a9si que je l'ai ent5du exprim] des (fici]s d'un mrite et d'un grade di/+us4 ,aprs avoir t un ennemi r$\table aux tats-,unis1 ,petite-,tortue1 conva9cu de l'impuissance f9ale de leur rsi/]1 a eu le bon esprit de port] sa tribu une capitulation raisonnable3 p> un degr d'intellig5ce plus rem>quable1 il a s5ti la ncessit de la faire vivre d'agriculture au lieu de *asse et de p*e comme viv5t les sauvages4 ,c'tait dans ce desse9 qu'il v5ait ,philadelphie sollicit] le congrs et la bi5faisante socit des ,amis#agf1 de lui procur] les moy5s d'excut] cette l\able entreprise4 ,il avait d'ailleurs t inocul de la petite-vrole ds son arrive1 et il dem&ait la mdec9e1 contre la g\tte et les rhumatismes dont il tait attaqu1 des sec\rs que le g\v]nem5t s'empressa de lui procur]4 ,cet incid5t me prs5ta une occasion plus heureuse que je ne l'avais espre1 en m'(frant non-seulem5t une b\*e int]prte p\r communiqu] mes ides1 mais encore une b\*e indigne p\r me f\rnir les sons dans t\te leur puret4 ,je me fis donc introduire auprs de ,m4 ,wels et du *ef sauvage2 je leur expliquai mon plan avec ses motifs2 et ayant obt5u leur agrm5t1 j'employai neuf dix sances1 dont je pus j\ir dans les mois de janvi] et de fvri] #agih1 dress] le vocabulaire que je publie3 il fut la base de mon travail2 mais p> pisodes de conv]sation1 il s'y mla beauc\p de notes curieuses que je recueillis avec d'autant plus de so91 que les faits1 v5ant sans prp>ation1 tai5t p> cela mme mo9s suspects d'altration1 et que l'habitude de me voir1 jo9te ma qualit de ,franais1 dim9ua dans ,petite-,tortue cet esprit de mfiance et de s\pon que port5t les sauvages dans t\s leurs disc\rs4 ,*aque j\r1 aprs notre sance1 j'crivis ce qui m'avait p>u le plus intressant2 et ce sont ces obs]vations qui1 runies celles que dans mes voyages j'avais recueillies des tmo9s les plus judicieux1 =m5t auj\rd'hui le texte que j'ai mis en ordre4 ,mon desse9 n'e/ pas et n'a pu tre de trait] gnralem5t des sauvages3 un tel plan s]ait d'une trop va/e t5due1 puisqu'il exi/e une trs-gr&e diffr5ce de g5re de vie1 d'habitudes et de murs1 entre les sauvages de div]s climats1 des pays *auds ou des pays froids1 boiss ou dc\v]ts1 fconds ou /riles1 arides ou baigns d'eau4 ,je me borne uniquem5t aux sauvages de l',amrique du nord1 avec l'int5tion de f\rnir1 dans cette "q obscurcie p> des p>adoxes1 le cont+5t de mon tmoignage sur ce que j'y ai vu et reconnu de plus c]ta9 et de mieux pr\v en faits4 ,je suppose mme que mon lecteur n'e/ po9t novice en cette matire1 et qu'il a lu les relations des voyageurs qui1 depuis qu>ante ans1 ont visit et dcrit ces contres#agg4 ,notre premi] entreti5 dbuta p> des r5seignem5ts sur le climat et le sol des ,mimis4 ,m4 ,wels me dit que cette tribu vivait sur les bran*es nord de la ,waba%1 que son langage se p>lait *ez t\tes les peuplades rp&ues le long de cette rivire jusque v]s le lac de ,mi*igan2 telles que les ,ouyas1 ,pouryas1 ,pianki*as1 ,pote\atamis1 ,kaskaskias1 et les ,indi5s de la longue le2 qu'il a beauc\p d'aff9it avec celui des ,*ip01 des ,outa\as1 des ,*anis1 qui ne diffr5t que comme dialectes2 mais il e/ t\t--fait di/9ct du ,dela\aise2 le son nasal e/ frqu5t dans le ,mimi1 et je crus la premire fois ent5dre du turc4 ,m4 ,wels m'aj\ta que leur pays tait p>tie bois1 p>tie en prairies1 et s5siblem5t plus froid que le ,po/e-,v9c5nes4 ,ayant quitt ce d]ni] lieu aprs un dgel complet1 il avait retr\v la mme neige #ej lieues plus nord1 sans avoir rem>qu d'lvation montueuse dans le t]ra94 ,l'air ,philadelphie lui semblait mo9s piquant4 ,les v5ts rgnants aux ,mimis sont presque les mmes qu' la cte atlantique2 en hiv] nord-oue/ rapide1 clair et tran*ant2 r>e et d\x en t4 ,alors dom9e le sud-oue/ *aud1 nuageux1 quelquefois orageux4 ,le sud e/ le gr& pluvieux2 le nord1 le gr& neigeux en hiv]1 mais en t clair et d\x4 ,le sud e/ r>e2 le nord encore plus4 ,le sol e/ f]tile1 le mas plus beau1 la *asse plus abondante que sur t\te la cte atlantique4 ,aussi les naturels1 surt\t les ,pote\atamis1 sont-ils une race gr&e et belle 7et moi-mme j'en puis dire autant des ,*anis du =t ,mimi1 dont les femmes m'ont tonn p> leur taille1 mais nullem5t p> leur beaut74 ,p5dant ce temps j'avais obs]v ,petite-,tortue1 qui faute d'ent5dre l'anglais ne pr5ait po9t "p l'entreti52 il se prom5ait en s'pilant les poils de la b>be1 et mme des s\rcils2 il tait vtu l'amrica9e1 en habit bleu1 pantalon1 et *apeau rond4 ,je lui fis dem&] comm5t il se tr\vait de cet habillem5t si diffr5t au si53 ,l'on e/ d'abord gn1 dit-il2 puis l'habitude vi5t1 et comme cela g>antit du froid et du *aud1 on le tr\ve bon4 ,il avait retr\ss ses man*es2 je fus frapp de la blan*eur de sa peau entre le pli du c\de et le poignet4 ,j'y comp>ai la mi5ne2 elle n'en diffrait po9t4 ,le hle avait bruni le dessus de mes ma9s autant que les si5nes1 et n\s p>aissions t\s deux avoir une paire de gants4 ,je tr\vai sa peau trs-d\ce au t\*]2 en t\t1 la peau d'un ,p>isi54 ,alors s'engagea entre n\s une longue discussion sur la c\leur des sauvages2 cette c\leur dite de cuivre r\ge1 que l'on prt5d leur tre inne comme le noir aux ,africa9s1 et les con/itu] une race di/9cte4 ,les faits rsultants de cette discussion fur5t que les sauvages se dsign5t eux-mmes p> le nom d'hommes r\ges2 qu'ils e/im5t1 comme de raison1 leur c\leur plus que le blanc2 que cep5dant ils naiss5t blancs comme n\s#agh2 que dans l'enfance ils sont tels#agi jusqu' ce qu'ils ai5t t brunis p> le soleil et p> les graisses et les sucs d'h]bes dont ils s'oign5t2 que les femmes mme ont t\j\rs blan*e la portion de la ce9ture1 des han*es et des cuisses qui ne cesse pas d'tre c\v]te de vtem5ts2 en un mot1 qu'il e/ radicalem5t faux que cette c\leur1 prt5due cuivre1 soit inne1 ni qu'elle soit la mme p\r t\s les indignes de l',amrique du nord2 qu'au contraire elle v>ie de nation nation1 et qu'elle e/ un de leurs moy5s de se reconnatre4 ,j'obs]vai que ,m4 ,wels1 qui vit depuis qu9ze annes *ez eux et comme eux1 avait leur te9t et non celui des ,amrica9s2 et quant la vraie nuance de ce te9t1 elle m'a p>u c\leur de suie ou de jambon fum1 nettoy et luisant1 p>faitem5t semblable au te9t de nos paysans de la ,loire et du ,bas-,poit\1 qui1 comme les sauvages1 viv5t d'un air *aud et un peu m>cageux2 semblable encore au te9t des ,espagnols &al\s4 ,sur cette rem>que que je communiquai1 ,petite-,tortue rpondit3 ,j'ai vu des ,espagnols de ,l\isiane1 et n'ai tr\v entre eux et moi aucune diffr5ce de c\leur2 p\rquoi y en aurait-il8 ,*ez eux comme *ez n\s1 elle e/ l'ouvrage du pre des c\leurs1 le soleil qui n\s brle4 ,v\s mmes1 blancs1 comp>ez la peau de votre visage celle de votre corps4 ,et cela me rappela qu'au ret\r de ,turkie1 qu& je quittai le turban1 une moiti de mon front au-dessus des s\rcils tait presque bronze1 t&is que l'autre prs des *eveux tait blan*e comme le papi]4 ,si1 comme la physique le dmontre1 il n'y a de c\leur que p> la lumire1 il e/ vid5t que les div]ses c\leurs des peuples ne sont dues qu' div]ses modifications de ce fluide avec d'autres lm5ts qui agiss5t sur notre peau1 et qui mme la compos5t4 ,tt ou t>d il s]a dmontr que le noir des ,africa9s n'a pas d'autre orig9e#ahj4 ,les traits de ,petite-,tortue me frappr5t p> leur ressemblance avec ceux de c9q ,t>t>es *9ois qui tai5t v5us ,philadelphie1 la suite de l'ex-ambassadeur holl&ais ,vanbraam4 ,cette ressemblance des ,t>t>es avec les sauvages de l',amrique du nord a frapp t\s ceux qui ont vu les uns et les autres2 mais peut-tre s'e/-on trop press d'en induire que ceux-ci sont orig9aires d',asie4 ,comme les sauvages ont des ides de gographie1 je communiquai ,petite-,tortue nos sy/mes sur cette "q2 et p\r les lui faire mieux ent5dre1 je lui portai une mappemonde compr5ant la p>tie ori5tale d',asie et le nord-oue/ d',amrique4 ,il reconnut =t bi5 les lacs du ,canada1 ,mi*igan1 suprieur1 et les fleuves ,ohio1 ,waba%1 ,mississipi1 etc42 il exam9a le re/e avec une curiosit qui me pr\va la n\veaut du sujet p\r lui4 ,mais l'a/uce d'un sauvage e/ de ne jamais m>qu] de surprise4 ,qu& je lui eus expliqu les moy5s de communication p> le dtroit de ,b>+ et p> les les ,aluti5nes1 ,p\rquoi1 me dit-il1 ces ,t>t>es qui n\s ressembl5t ne s]ai5t-ils pas v5us d',amrique8 y a-t-il des preuves du contraire8 ou bi5 p\rquoi ne s]ions-n\s pas ns *acun *ez n\s8 ,et en effet1 ils se donn5t une pi?te qui signifie n du sol#aha 7,metok!niak74 ,je n'y vois pas d'objection1 lui dis-je2 mais nos robes noires ne veul5t-pas le p]mettre#ahb4 ,il y a seulem5t la difficult d'imag9] comm5t les races quelconques ont comm5c4 ,il me semble1 dit-il en s\riant1 que c'e/ t\t aussi obscur p\r les robes noires que p\r n\s4 ,j'ai dit que ces sauvages d',amrique ressembl5t aux ,t>t>es2 mais p\r que cette ass]tion ait t\te sa prcision1 il e/ ncessaire d'y faire une exception2 c> les ,eskimaux qui habit5t le nord v]s la m] ,glaciale1 ne sont po9t ,t>t>es2 et la race d'hommes aux yeux gris qui peupl5t l'ar*ipel de ,n\tka-,sund et t\s les rivages adjac5ts1 sont galem5t une race di/9cte4 ,c'e/ celle qui habite le re/e du cont95t et qui =me l'imm5se majorit1 qu'app>ti5t le c>actre t>t>e2 et ici je mets encore les ,kalm\ks "p1 c> les sauvages n'ont pas1 comme eux1 le nez cras1 ni t\te la face aplatie4 ,en gnral1 leurs traits sont1 un visage triangulaire p> le bas et presque c>r p> le haut2 le front bi5 pris2 les yeux trs-noirs1 enfoncs1 vifs1 plutt petits que gr&s2 les pommes des j\es un peu saillantes2 le nez droit2 les lvres plutt f9es qu'paisses2 les *eveux noirs-jais1 lisses1 plats1 sans aucun exemple d'un blond2 le reg>d s\ponneux et dcelant un fonds de frocit4 ,telle e/ en gnral leur physionomie1 qui se modifie ensuite selon les peuplades et les individus4 ,au ,po/e-,v9c5nes et au ,dtroit1 je rem>quai beauc\p de leurs figures1 qui me rappelr5t celles des ,fellahs d'gypte1 et mme de plusieurs ,b$\9s3 outre la c\leur de la peau1 la qualit des *eveux et plusieurs autres traits1 ils ont cela de commun avec les uns et les autres1 que la b\*e e/ taille en requ91 c'e/--dire1 les cts plus abaisss que le devant1 et que les d5ts1 petites1 blan*es1 et trs-bi5 ranges1 sont aigus et tran*antes comme celles des *ats et des tigres#ahc4 ,la raison naturelle de ces =mes ne s]ait-elle pas leur habitude de mordre ple9 morceau1 sans jamais us] de c\teau8 ,cette habitude donne videmm5t aux muscles une attitude qu'ils f9iss5t p> ret5ir1 et cette attitude f9it aussi p> modifi] les solides4 ,en p>tant de cette ide1 la ressemblance des traits entre des peuples1 surt\t sauvages1 trs-di/ants1 n'e/ pas une preuve d'orig9e ou de p>5t1 aussi c]ta9e qu'on veut le dire2 c> il p\rrait trs-bi5 arriv] que ce ft l'analogie des influ5ces du climat1 du sol1 des alim5ts1 des habitudes1 en un mot1 de t\t le rgime qui ft la cause de la ressemblance des corps et des physionomies4 ,je ne dis ri5 de leurs femmes1 p>ce que leurs traits ne m'ont po9t p>u diffr5ts4 ,je ne m'oppose po9t d'ailleurs ce qu'il y en ait de jolies1 comme le prt5d5t quelques voyageurs4 ,en voyage1 l'apptit donne s\v5t du gt des mets que l'on tr\v]ait insipides ailleurs4 ,je dirai trs-peu de *ose aussi de l'usage qu'a la tribu des ,*acts1 de donn] au crne des enfants n\vellem5t ns la =me d'une pyramide tronque1 en pressant leur tte encore molle avec un m\le fait de petites plan*ettes3 cette biz>re pratique e/ si efficace1 que la nation entire e/ reconnue sa tte plate1 qui e/ dev5ue son pi?te4 ,quelques criva9s mme de mrite ont prt5du que t\s les sauvages se ressemblai5t si =t1 que l'on avait pe9e les di/+u] les uns des autres4 ,srem5t ces criva9s dirai5t aussi que t\s les ngres et t\s les m\tons se ressembl5t2 mais cela pr\ve seulem5t qu'ils n'y ont pas reg>d de si prs que le b]g] et le m>*& d'esclaves4 ,de nation nation1 me dit ,petite-,tortue1 n\s n\s reconnaissons au premi] c\p-d'il3 le visage1 la c\leur1 la taille1 les g5\x1 les jambes1 les pi$s sont p\r n\s des indices c]ta9s2 la pi/e di/+ue non-seulem5t les hommes1 les femmes et les enfants1 mais encore les peuplades4 ,v\s autres blancs1 v\s tes frappants avec vos pi$s en dehors3 n\s les portons t\t droits p\r tr\v] mo9s d'ob/acles dans les br\ssailles4 ,quelques peuples les port5t plus en d$ans1 ont le pi$ plus l>ge1 plus c\rt1 appui5t plus du talon1 ou de l'orteil1 etc4 ,ce sont sans d\te les mmes criva9s1 ou de semblables1 qui ont accrdit dans le monde l'erreur que les sauvages n'ont po9t de b>be3 il e/ vrai qu'ils n'en montr5t po9t2 mais c'e/ p>ce qu'ils pr5n5t un so9 p>ticuli]1 cont9uel1 presque sup]/itieux1 de se l'arra*] et de s'pil] t\t le corps4 ,c'e/ le tmoignage unanime de t\s les voyageurs qui les ont bi5 obs]vs1 tels que ,b]n>d ,romans1 ,c>v]1 ,jean ,long1 ,umfreville1 etc43 l'auteur du ,briti%-,empire qui1 en #agjg1 crivait sur la foi des meilleurs tmoignages1 ,oldmixon dit1 tom4 ,i1 pag4 #bhf3 ,les ,indi5s n'ont po9t de b>be1 p>ce que p\r l'extirp] ils us5t de c]ta9es recettes qu'ils ne veul5t pas communiqu]4 ,l'expri5ce a fait connatre que ces recettes tai5t de petites coquilles avec lesquelles ils la p9c5t3 depuis qu'ils ont connu les mtaux1 ils ont imag9 de r\l] un fil de laiton sur un bois rond1 de la grosseur du doigt1 et d'en faire une spirale ou b\d9 ressort1 qui saisit entre ses plis et arra*e une quantit de poils la fois4 ,il e/ inconcevable que le b>on ,lahontan *ez n\s1 et "l ,kaims *ez les ,anglais1 ai5t ignor ou ni un fait si gnral2 mais il e/ t\t simple que le p>adoxal docteur ,paw se soit emp> de cette anomalie p\r en tay] l'difice de ses rv]ies4 ,petite-,tortue et ,m4 ,wels ne me laissr5t aucun d\te sur cette "q3 le premi] s'amusait sans cesse s'arra*] mme les poils des s\rcils1 comme les ,turks s'amus5t r\l] leur b>be4 ,il ne s]ait pas tonnant que cet ex]cice1 cont9u sur plusieurs gnrations1 affaiblt les rac9es de la b>be4 ,quant aux poils du corps1 j'ai vu moi-mme plusieurs sauvages1 ceux des aisselles longs et droits m'tonn]4 ,s]ait-ce p>ce qu'tant exposs l'air1 ils croiss5t plus en lib]t8 cette ide d'arra*] la b>be a-t-elle eu p\r cause premire l'int5tion d't] l'ennemi une prise dang]euse sur la figure8 ,cela me semble probable4 ,l'on vante1 avec raison1 la taille des sauvages3 elle e/1 en gnral1 svelte et bi5 prise1 plus gr&e1 plus =te *ez ceux qui ont un sol arros et f]tile comme ceux de la ,waba%2 plus m9ce1 plus c\rte *ez ceux qui ont un mauvais sol1 comme t\s ceux du ,nord1 pass le #de4 ,mais si l'on ne voit jamais p>mi eux ni boiteux1 ni man*ot1 ni bossu1 ni aveugle1 avant d'en tir] des inductions trop favorables p\r leur g5re de vie1 il e/ bon d'obs]v] que t\t sujet n faible prit ncessairem5t de bonne heure p> l'effet des fatigues il arrive mme que les p>5ts dlaiss5t ou dtruis5t l'enfant mal con=m qui leur s]ait *>ge4 ,a9si1 la loi de ,lycurgue ,sp>te se tr\ve en activit *ez les sauvages1 non p> transmission ou communication1 mais p> id5tit de circon/ances2 p>ce que *ez les peuples pauvres1 faibles et t\j\rs en gu]re1 il n'y a pas de sup]flu p\r n\rrir des bras inutiles4 ,c'e/ p> la suite de cette pauvret que *ez beauc\p de sauvages1 p>ticulirem5t au nord du ,lac suprieur1 qu& les vieill>ds devi5n5t *>ge1 on les envoie vivre dans l'autre climat2 c'e/--dire qu'on les tue1 comme il se pratiquait *ez des sauvages de la m] ,caspi5ne et de la ,scy?ie1 selon le rcit d',hrodote4 ,et p\r pr\v] combi5 e/ misrable la vie sauvage1 c'e/ eux-mmes ord9airem5t qui dem&5t cess] d'exi/]4 ,si p> accid5t de maladie ou de gu]re un sauvage e/ mutil1 c'e/ un homme p]du4 ,comm5t un invalide p\rrait-il rsi/] un ennemi muni de t\s ses membres8 comm5t p\rrait-il *ass]1 p*]1 se procur] une subsi/ance quelconque1 que p]sonne1 dfaut de lui-mme1 ne lui donn]a8 ,c> *ez eux p]sonne n'a et ne peut avoir de rs]ves1 et dans ce g5re de vie1 *acun e/ rduit ses propres moy5s casuels et v>iables4 ,p> ces mmes motifs1 l'on ne voit *ez eux ni h]nies1 ni maladies *roniques2 ,sois =t ou meurs1 semble leur dire la nature sauvage qui les environne1 et qui dans sa duret ne laisse pas mme l'galit du *oix1 puisqu'elle-mme s\v5t r5d les ob/acles plus gr&s que la =ce4 ,l'on a aussi vant la sant robu/e des sauvages3 sans d\te l'habitude de t\te intemprie donne leur con/itution une vigueur que l'on n'att5d pas de la vie effm9e des cits2 mais p\r apprci] leurs avantages cet g>d1 il faut obs]v] que leur manire de vivre les s\met des irrgul>its et des excs incompatibles avec une sant con/ante et un tempram5t vraim5t robu/e4 ,hassant la vie agricole1 sd5taire et captive1 prfrant la vie vagabonde et av5turire de la *asse et de la p*e1 ils n'ont et ne peuv5t avoir de magas9s ni de provisions durables3 p> consqu5t ils sont exposs de dures alt]natives de fam9e et de satit3 qu& le gibi] abonde1 qu& ils peuv5t *ass] sans cra9te de surprise1 c'e/ un temps de j\issance et de gl\tonn]ie2 mais lorsque le gibi] manque plusieurs j\rs de suite1 comme il arrive *aque hiv]1 ou qu'ils n'os5t s'c>t] de cra9te de l'ennemi1 alors ils sont s\v5t rduits vivre comme des l\ps1 d'corces d'arbres ou de bulbes t]re/res4 ,ils ont bi5 imag91 et je crois depuis peu de temps1 de s*] les vi&es et de les rduire en p\dre trs-f9e2 mais jamais ces sec\rs ne sont capables de dur] t\te une saison4 ,qu'aprs de viol5ts jenes1 il leur tombe une proie1 un daim1 un ours1 un bison1 ils s'assey5t dessus comme des vaut\rs1 et ne cess5t de dpic] et de dvor] le cadavre1 jusqu' ce qu'ils tomb5t suffoqus d'alim5ts4 ,cet usage en fait des guides intraitables dans t\t voyage rguli]4 ,ce qu'en de telles occasions leur e/omac engl\tit1 s]ait une *ose incroyable1 si des tmoignages au!ntiques et nombreux n'excluai5t t\t d\te3 il e/ notoire sur t\tes les frontires que deux sauvages affams f]ont aism5t1 en un seul repas1 disp>atre un daim t\t enti]1 et ne s]ont pas encore rassasis4 ,cela rappelle ces hros de la gu]re de ,troie1 qui dvorai5t des agneaux et des moitis de veaux2 et cela n\s pr\ve que ces hros n'tai5t que des sauvages vivant dans des circon/ances semblables4 ,or1 de tels excs ne peuv5t manqu] de produire des dsordres de sant3 aussi e/-il ma9t5ant con/at que les sauvages sont sujets aux maux d'e/omac1 aux fivres bilieuses1 aux int]mitt5tes1 aux ph?isies et aux pleursies4 ,les fractures et les luxations ne sont pas r>es *ez eux1 mais ils les remett5t assez bi54 ,les rhumatismes les fatigu]ai5t davantage s'ils n'avai5t pas l'usage des fumigations1 au moy5 des caill\x ard5ts4 ,l'on sait les ravages qu'ex]ce la petite vrole1 sans d\te p> l'ob/acle qu'oppose l'ruption une peau endurcie4 ,m4 ,jeff]son leur procur]a un bi5fait imm5se en leur faisant enseign] l'art de la vacc9e1 a9si que l'ont publi les j\rnaux4 ,depuis quelques annes1 des missionnaires quak]s et moraves1 qui ont succd aux jsuites1 n\s ont appris que les tribus conv]ties p> ceux-ci tai5t dev5ues plus robu/es1 portai5t de plus l\rds f>deaux1 tai5t mo9s s\v5t malades2 et ils ont trs-bi5 vu que la raison en tait le rgime plus rguli]1 la n\rriture plus gale1 auxquels on les avait assujettis4 ,un autre fait galem5t notoire1 e/ que t\t ,europen qui s'e/ adonn la vie sauvage e/ dev5u plus =t1 en a mieux support t\s les excs que les sauvages mmes4 ,la supriorit des ,virg9i5s et des ,k5tockois sur eux1 a t con/ate1 non-seulem5t de tr\pe tr\pe1 mais d'homme homme dans t\tes les gu]res4 ,je ne cit]ai pas1 en preuve de faiblesse1 le battem5t du p\ls que ,m4 le docteur ,ru% prt5d tre plus l5t *ez les sauvages3 c> dans le mme temps et sur les mmes individus1 ,m4 le docteur ,b>ton n'obs]vait ri5 de semblable1 et le p\ls de ,petite-,tortue m'a p>u t\t--fait semblable au mi54 ,je ne cit]ai pas non plus la faiblesse de leurs apptits vnri5s1 p>ce qu'elle ti5t une cause t\t--fait diffr5te4 ,c'e/ p> pr9cipe1 p> ncessit de cons]vation1 que le sauvage e/ cont95t et presque *a/e3 la mo9dre p]te de ses =ces p> la dbau*e1 p\rrait lui cot] la vie ds le l5dema91 en dim9uant ses moy5s de df5se ou de rsi/ance dans une attaque de la "p des hommes ou de la nature4 ,en traitant des inconvni5ts de la vie sauvage1 je dem&ai ,m4 ,wels s'il tait vrai que beauc\p de blancs la prfrass5t1 et p\rquoi ils la prfrai5t la vie que n\s appelons civilise4 ,sa rponse1 qui fut longue et dtaille1 s'accorda avec t\t ce que j'ai appris en ,k5tucky1 au ,po/e-,v9c5nes et ,dtroit1 de p]sonnes s5ses et exprim5tes4 ,le rsultat unanime des faits e/ que les ,canadi5s1 c'e/--dire le sang franais1 f\rniss5t plus de ces sujets que les ,amrica9s1 c'e/--dire que le sang allem& et anglais4 ,ces d]ni]s ont p\r les sauvages une antipa?ie naturelle1 que les cruauts des ,indi5s sur les prisonni]s ont encore exalte4 ,les ,anglo-,amrica9s rpugn5t ml] leur sang avec les ,sauvagesses1 t&is que p\r les ,canadi5s c'e/ une fri&ise de lib]t9age4 ,nanmo9s1 le gt de la vie sauvage a mo9s lieu *ez les hommes faits que *ez les jeunes g5s au-dess\s de #ah ans3 p>mi les ,amrica9s1 ceux-l seulem5t s'y atta*5t1 qui ont t enlevs prisonni]s en bas ge2 p>ce que l'excessive lib]t qu'elle leur procure p\r s'amus]1 j\] et c\rir1 plat bi5 plus aux enfants que la contra9te des coles dans les b\rgs1 et que les punitions que l'on y inflige leur p>esse4 ,l'enfance1 comme l'on sait1 ne respire que dissipation et dsuvrem5t4 ,il faut des annes p\r lui faire contract] l'habitude du travail et de l'tude2 il ne faut que quelques j\rs de cong p\r lui donn] celle de l'indp5dance et de l'oisivet4 ,il p>at que ce sont l les deux p5*ants naturels de l'homme auxquels il revi5t ma*9alem5t4 ,quant aux adultes1 surt\t ,amrica9s1 pris et adopts p> les sauvages1 presque aucun ne peut s'habitu] leur vie3 moi-mme1 dit ,m4 ,wels1 quoique emm5 l'ge de #ac ans 7il m'a p>u en avoir #cb71 puis adopt1 bi5 trait1 jamais je n'ai pu p]dre le s\v5ir des j\issances sociales que j'avais dja gtes4 ,a l'g>d de ceux qui de ple9 gr pass5t *ez les sauvages1 et la plup>t sont des ,canadi5s1 ce sont en gnral de mauvais sujets1 lib]t9s1 p>esseux1 de tempram5t viol5t ou de peu d'intellig5ce4 ,l'espce de crdit qu'ils acquir5t *ez les sauvages1 flatte leur am\r-propre1 en mme temps qu'une vie lic5cieuse avec les sqaws ou sauvagesses sduit la passion dom9ante de leur f\gueuse jeunesse2 mais lorsqu'ils vieilliss5t1 rduits l'extrme misre1 ils ne manqu5t presque jamais de se rapatri]1 dplorant trop t>d leurs c>ts4 ,p>mi n\s1 dit ,m4 ,wels1 p\r peu que l'on ait d'indu/rie1 l'on se procure au prs5t une vie commode1 et l'on se prp>e p\r l'av5ir1 des d\ceurs dont la vieillesse fait s5tir t\t le prix4 ,on cre une f]me1 on lve des enfants qui1 lorsqu'on e/ impot5t1 v\s clos5t d\cem5t les yeux4 ,dans l'tat sauvage1 au contraire1 t\te j\issance se borne boire1 mang] 7encore pas t\j\rs71 *ass]2 t\te c>rire d'ambition se rduit tre un gr& gu]ri]1 clbre *ez c9q ou six c5ts hommes4 ,l'ge vi5t1 les =ces baiss5t1 la considration dcl9e1 et l'on f9it p> les infirmits1 le mpris1 l'extrme misre1 et la ncessit ou le beso9 de se faire tu]4 ,l',indi5 n'en peut jamais employ] un autre son s]vice3 *ez eux1 obir et s]vir1 mme de bon gr1 e/ une sorte d'opprobre rs]v aux femmes4 ,un gr& gu]ri] ne doit ri5 faire que combattre et *ass]4 ,les femmes port5t t\t le f>deau du mnage1 du lab\rage1 s'il y en a1 et en voyage du transport des enfants et des u/5siles4 ,ce sont littralem5t des btes de somme4 ,elles n'hrit5t pas mme des m>is3 que dema9 ,petite-,tortue ret\rne *ez lui et meure2 t\s les prs5ts qu'il a reu1 habits1 *apeaux1 colli]s1 s]ont p>tags1 presque pills2 ri5 ne pass]a ses enfants4 ,c'e/ un usage de sa tribu1 commun bi5 d'autres3 vivants1 ils ont la proprit de leurs meubles1 armes et bij\x2 mais comme leur mort leurs c\teaux1 leurs pipes mme ne pass5t po9t aux enfants1 l'on peut dire qu'ils n'en ont que l'usufruit4 ,encore mo9s connaiss5t-ils de proprit foncire en maisons et en t]res3 a9si1 t\te l'ambition du sauvage e/ conc5tre dans un petit c]cle de beso9s1 plutt df5sifs qu'ext5seurs de son exi/5ce4 ,cette exi/5ce sans cesse m5ace1 e/ elle-mme conc5tre au prs5t4 ,la possibilit de prir t\t in/ant e/ la plus con/ante1 la plus radicale des p5ses du sauvage2 il use de la vie comme d'un meuble prt se bris] t\te heure p> la f\le des accid5ts qui l'ent\r5t4 ,famili>is ds l'enfance avec cette ide1 il n'en e/ po9t affect3 c'e/ la ncessit1 il s'y rsigne ou il la brave4 ,mais p> une consqu5ce naturelle1 il n'e/ atta* ri5 au monde qu' ses armes1 et peut-tre un compagnon ou ami1 qui e/ p\r lui un moy5 additionnel de df5se et de cons]vation4 ,il c>esse ses enfants1 comme t\t animal c>esse ses petits4 ,qu& il les a ballotts1 embrasss1 il les quitte p\r all] la *asse ou la gu]re sans y plus p5s]2 il s'expose au pril sans s'inquit] de ce qu'ils devi5dront3 ils lutt]ont contre le sort1 contre la nature2 ils m\rront jeunes ou vieux1 peu importe1 puisqu'il faut qu'ils meur5t4 ,aussi le suicide n'e/-il po9t r>e p>mi eux2 ils se tu5t p> dgt de la vie1 quelquefois p> dpit am\reux1 p> colre contre un gr& affront qu'ils ne peuv5t rep\ss]4 ,ils viv5t t\t en s5sations1 peu en s\v5irs1 po9t en esprances4 ,s'ils sont bi5 portants1 ils foltr5t1 dans5t et *ant5t3 s'ils sont malades ou fatigus1 ils se c\*5t1 fum5t et dorm5t2 mais comme trs-s\v5t leur repos et leurs alim5ts ne sont po9t leur disposition1 il e/ difficile de voir l de la lib]t et du bonheur4 ,telle fut ce j\r-l la sub/ance de notre entreti51 qui me frappa d'autant plus1 qu'il tait le rsultat d'une expri5ce de #ab #ae ans4 ,je v\lais1 p> contre-p>tie1 m'in=m] des motifs qui emp*5t les sauvages de s'tablir *ez les blancs1 et qui ont dt]m9 en plusieurs r5contres ceux que l'on y avait levs prfr] le ret\r leurs habitudes natives2 le temps et la conv5ance me manqur5t2 mais peu de j\rs aprs1 je fus plus heureux1 et ce fut ,petite-,tortue lui-mme qui m'en dveloppa les raisons4 ,des quak]s tai5t v5us lui faire visite1 et entre div]ses (fres de s]vice1 ils lui proposr5t de re/] aussi long-temps qu'il v\drait1 mme p\r t\j\rs1 l'assurant qu'il ne manqu]ait de ri54 ,qu& ils fur5t p>tis1 je fis dire ,petite-,tortue3 ,v\s connaissez ces g5s-l2 ils (fr5t peu et r>em5t1 mais qu& ils (fr5t1 on y peut compt]4 ,qui v\s emp*]ait de re/] *ez les blancs8 ,n'tes-v\s pas mieux ici que sur la ,waba%8 ,il ne se pressa po9t de me rpondre1 selon le c>actre froid et rs]v des sauvages4 ,qu& il eut un peu rv en se prom5ant et s'pilant1 voici ce qu'il me dit3 ,oui1 je me suis assez bi5 habitu t\t ceci2 ces habits sont *auds et bons ma g\tte2 ces maisons g>antiss5t bi5 de la pluie1 des v5ts1 du soleil2 on y a s\s la ma9 t\t ce qui e/ commode2 ce m>* 7celui de la rue ,seconde tait s\s les f5tres7 f\rnit t\t ce qu'on dsire1 et l'on n'e/ pas oblig de c\rir aprs le daim dans les bois4 ,au total1 cela vaut mieux que *ez n\s2 mais ici1 moi1 je me tr\ve s\rd et muet4 ,je ne p>le pas comme v\s2 je n'ent5ds et ne puis me faire ent5dre4--,qu& je vais dans les rues1 je reg>de *acun dans sa b\tique occup un travail4 ,l'un fait des s\li]s1 l'autre des *apeaux1 l'autre v5d de la toile1 et *acun vit de ce travail4 ,je me dem&e1 que sais-tu faire de t\t cela8 ,ri5 du t\t4 ,je sais faire un arc1 une fl*e1 pr5dre du poisson1 tu] du gibi]1 all] la gu]re2 mais de t\tes ces *oses aucune ne s]t ici4 ,appr5dre celles que l'on y fait s]ait long1 difficile1 inc]ta94 ,l'ge vi5t2 si je re/ais avec les blancs1 je s]ais un meuble inutile aux mi5s1 inutile aux blancs et moi4 ,que fait-on d'un meuble inutile8 ,il faut ret\rn] *ez moi4 ,ce peu de mots bi5 analys1 conti5t la solution du problme4 ,p\r t\te transplantation1 la langue e/ un ob/acle majeur2 c> vivre dans un pays sans y p\voir conv]s]1 e/ un tat insupportable2 appr5dre cette langue e/ un travail d'esprit long et pnible4 ,long-temps aprs qu'on la p>le1 s'nonc] avec correction et volont e/ encore une difficult s5tie *aque in/ant1 et qui *aque in/ant dc\rage4 ,cet ob/acle va9cu1 et il ne l'e/ jamais bi5 que p> la jeunesse1 il en re/e trois autres puissants3 #a l'impression des habitudes premires de l'enfance1 dont l'effet e/ tel1 qu'aprs bi5 des obs]vations1 il me p>at c]ta9 que ds l'ge de c9q ans le sy/me moral d'un homme a pris la direction et le pli qu'il cons]v]a t\te sa vie4 ,il y a dveloppem5t selon les circon/ances1 mais il ne se produit ri5 de neuf dans le c>actre2 t\t "p d'un mme fond2 #b la privation des p>5ts et des amis1 dont la frqu5tation e/ un li5 physique et moral2 #c l'*afaudage de travaux et de pe9es qu'exige notre tat social de la "p d'un sauvage1 sans compt] la difficult physique de se s\mettre la vie contra9te et captive de nos cits1 et de r5onc] ses habitudes ins\ciantes et vagabondes4 ,ces hommes sont rellem5t dans l'tat des oiseaux et des animaux f>\*es que l'on n'apprivoise jamais qu& on les pr5d adultes4 ,les missionnaires ont =t bi5 s5ti cette vrit1 et ils convi5n5t t\s qu'on ne civilis]a les sauvages qu'en comm5ant leur ducation ds l'enfance1 ds la naissance1 et en les pr5ant p\r a9si dire dans le nid1 comme les petits oiseaux que l'on appelle ,niais4 ,ce p5*ant v]s l'indp5dance1 qui e/ celui de la p>esse et de l'oisivet1 e/ si naturel1 que l'on a fait aux tats-,unis l'obs]vation suivante1 savoir3 que1 p>mi les artisans migrants de l',europe1 t\s ceux qui n'ont pas assez de moy5s intellectuels p\r se procur] de bons tablissem5ts dans les villes1 se ht5t1 sitt qu'il ont gagn une petite somme1 d'a*et] des t]res dans l'intrieur o elles sont un demi-doll> ou un qu>t de doll> l'acre1 p\r s'y tablir propritaires libres2 et p>ce que bi5tt ils tr\v5t =t dure la vie d'abatteurs de bois1 ils y ml5t la vie de *asseur et de p*eur1 c'e/--dire1 qu'ils devi5n5t demi-sauvages2 mais de quel prix paie-t-on cette lib]t sauvage8 ,n\s en avons dja quelques *antillons2 cont9uons d'en exam9] les dtails4 ,petite-,tortue1 me dit ,m4 ,wels1 a t\te raison de p5s] comme il fait2 s'il t>dait de ret\rn] *ez lui1 il p]drait son crdit p>mi ses compatriotes4 ,dja ce n'e/ qu'avec bi5 des mnagem5ts qu'il peut le cons]v]4 ,en arrivant1 il faudra qu'il repr5ne d'abord le co/ume et les usages indi5s1 qu'il ne dise pas trop de bi5 des ntres1 de peur de *oqu] leur orgueil1 qui e/ extrme4 ,dans ces villages1 la jal\sie de *aque gu]ri]1 de *aque sauvage1 r5d la situation des *efs aussi dlicate que celle d'un *ef de p>ti dans l'tat le plus dmocratique2 et le leur e/ en effet une dmocratie extrme et t]rible4 ,cet homme a *ez lui de bons vtem5ts1 du ?1 du caf2 il a mme une va*e2 sa femme fait du beurre2 mais il se g>de d'us] de ces d\ceurs1 il les rs]ve p\r la rception des trang]s blancs4 ,dans les premi]s temps o il eut une va*e1 elle lui fut tue de nuit1 m*amm5t1 et il dut fe9dre de ne pas connatre l'auteur1 et de la croire malade4 ,quoi6 repris-je avec l'air de l'tonnem5t1 e/-ce que ces hommes de la nature connaiss5t l'envie1 la ha9e1 les basses v5geances8 ,n\s avons *ez n\s de brillants esprits qui assur5t que ces passions ne naiss5t que dans nos socits civilises4--,eh bi56 rpondit ,m4 ,wels1 qu'ils vi5n5t pass] trois mois *ez les sauvages1 et ils s'en ret\rn]ont conv]tis4 ,alors il me confirma t\t ce que j'avais appris au ,po/e-,v9c5nes et en ,k5tucky1 de la vie an>*ique et tracassire des peuplades1 soit errantes1 soit sd5taires4 ,il m'obs]va que les vieill>ds assembls n'avai5t aucun p\voir corcitif sur les jeunes2 que le premi] jeune gu]ri] mut9 ou sup]/itieux1 p\vait en un mat9 ameut] une jeunesse t\j\rs turbul5te1 p>ce qu'elle e/ oiseuse1 et dt]m9] une gu]re qui compromettait t\te la peuplade2 que de tels accid5ts n'avai5t pas seulem5t p\r cause l'ivresse1 et p> consqu5t le comm]ce avec les blancs1 mais des ides sup]/itieuses communes t\s les sauvages1 et une c]ta9e inquitude d'esprit et de corps1 une soif p>ticulire de sang t5ant de la nature des tigres et des btes froces4 ,il me donna des dtails curieux sur t\tes les petites tracass]ies de village et de vois9age1 sur les gr&es et =tes animosits qui en rsultai5t1 a9si que sur les ha9es implacables p\r le mo9dre affront et sur les v9dettes ou v5geances de talion1 p\r t\te mort ou mutilation4 ,j'en avais eu un exemple saillant s\s les yeux au ,=t ,mimi1 dans la p]sonne du *ef clbre ,blue-,jockey2 ce sauvage s'tant enivr1 en r5contra un autre qui il g>dait ha9e depuis #bb ans4 ,se voyant seul1 il pr(ita de l'occasion1 et le tua4 ,le l5dema91 t\te la famille en armes de dem&] sa mort4 ,il v9t au =t ,mimi tr\v] le capita9e ,m>%al1 comm&ant1 de qui je ti5s le fait1 et il lui dit3 ,qu'ils veuill5t me tu]1 cela e/ ju/e2 mon cur a v5t son secret2 la liqueur m'a r5du f\1 mais tu] mon fils1 comme ils en m5ac5t1 cela n'e/ pas ju/e4 ,pre1 voyez si cela peut s'arrang]4 ,je leur donn]ai t\t ce que je possde3 deux *evaux1 mes bij\x d'or et d'arg5t3 mes plus belles armes1 except une paire4 ,s'ils ne veul5t pas accept]1 qu'ils pr5n5t j\r et lieu2 je me r5drai seul1 et ils me tu]ont4 ,cette loi du talion se tr\ve *ez t\s les peuples b>b>es1 c'e/--dire1 sans g\v]nem5t rguli]1 p>ce qu' dfaut de l'autorit publique1 elle e/ le seul prs]vatif des individus et des familles4 ,imag9] que ce soit une transmission ou une communication des ,hbreux ou des ,arabes1 e/ une rv]ie qu'il faut laiss] aux visionnaires qui btiss5t t\te l'hi/oire des nations sur un ftu4 ,ce peut bi5 tre les ,arabes qui l'ont tablie en ,italie1 en ,espagne1 en ,corse1 etc4#ahd2 mais il s]ait trs-possible que la b>b>ie l'y et tablie avant eux et sans eux4 ,cep5dant1 aj\te ,m4 ,wels1 les ,indi5s de la ,waba%1 les ,mimis1 les ,potuottamis1 etc41 val5t mieux qu'il y a #fj ou #hj ans4 ,la paix que l'abaissem5t de la ligue iroquoise leur a procure1 leur a p]mis de cultiv] avec la h\e1 le mas1 les pommes de t]re1 mme nos *\x et nos turneps2 nos prisonni]s ont lev des p*]s1 des pommi]s2 enseign n\rrir de la volaille1 des porcs1 depuis peu des va*es2 en un mot1 les ,*acts et les ,creeks de ,floride ne sont pas plus avancs4 ,ma9t5ant1 lorsque je rem>que que les premi]s voyageurs et hi/ori5s de la ,virg9ie et de la ,n\velle-,anglet]re n\s peign5t ces sauvages dans un tat encore plus avanc2 qu'ils n\s dis5t qu' l'arrive des premi]s colons1 *aque peuplade avait un ,st*m ou ,sdjemore1 ex]ant une sorte d'autorit mon>*ique2 qu'il exi/ait des familles privilgies1 presque nobles1 la manire des ,arabes2 et que ces peuplades assez populeuses tai5t r5f]mes dans des limites de peu d't5due3 je me crois autoris en conclure qu'alors leur civilisation tait plus avance2 qu'ils aurai5t f9i eux-mmes p> l'lev] au degr des peuples de l'autre cont95t2 que leurs gu]res avec les ,europens1 en dtruisant leurs g\v]nem5ts1 les ont plongs dans l'an>*ie2 en sorte que *ez les sauvages il faut1 comme *ez les civiliss1 di/+u] diffr5tes poques d'hi/oire1 et que leurs tats ont aussi leurs rvolutions d'autant plus faciles1 qu'ils sont plus petits et plus faibles4 ,avant la gu]re 7la d]nire anne de #aghh #id71 me disait le *ef ,ouya1 qui me h>angua au ,po/e-,v9c5nes1 n\s tions unis et tranquilles2 n\s comm5cions cultiv] le mas comme les blancs4 ,auj\rd'hui n\s ressemblons une b&e de daims p\rsuivie p> des *asseurs2 n\s n'avons plus ni feu ni lieu3 *acun de n\s se disp]se1 et bi5tt n\s ne laiss]ons plus de traces si quelqu'un ne vi5t notre aide4 ,p5dant ces claircissem5ts1 ,petite-,tortue me p>aissait =t occup reg>d] trav]s le vitrage de l'une des f5tres1 ce qui se passait dans le m>* de ,second-,/reet4 ,p\r le ram5] la conv]sation1 je lui fis dire que j'avais voyag *ez un peuple trangem5t diffr5t du si52 que l1 une poigne d'hommes1 peut-tre de #e #f1jjj cavali]s1 avait tr\v le moy5 inconcevable d'emprisonn]1 p\r a9si dire1 sur une t5due de pays presque gale l',ohio1 une nation entire de deux millions et demi d'ames2 en sorte qu'environ #cgj individus se laissai5t pill]1 emprisonn]1 btonn]1 vex] de t\te manire p> un seul homme1 qui n'tait pas plus =t que *acun d'eux4 ,je m'att5dais1 vu les ides d'indp5dance et de fi]t que port5t les sauvages1 qu'il allait beauc\p se rcri]2 mais en se frottant le m5ton d'un air rveur3 ,sans d\te1 me rpondit-il2 avec t\t cela1 ils ont aussi leur manire de se tr\v] bi54 ,j'av\e que ce fut moi qui fus tonn de cette rponse1 qui dmontre un esprit dgag des prjugs de sa nation1 de son ducation1 et qui a su apprci] le p\voir prodigieux de l'habitude4 ,p\r t]m9] notre sance1 je lui dem&ai ce qui l'occupait si =t dans la rue et dans le m>*1 et qu'e/-ce qui le surpr5ait davantage dans la ville de ,philadelphie4 ,en reg>dant t\t ce monde1 me dit-il 7c'tait j\r de m>*71 je suis t\j\rs tonn de deux *oses3 l'extrme diffr5ce des visages et la nombreuse population des blancs3 n\s autres hommes r\ges1 n\s ne ressemblons pas l'un l'autre1 *acun a sa figure1 mais encore y a-t-il un air de famille4 ,ici c'e/ une confusion o je n'ent5ds ri54 ,il y a dix c\leurs du blanc au noir2 et les traits1 le front1 le nez1 la b\*e1 le m5ton1 les *eveux noirs1 bruns1 blonds1 les yeux bleus1 gris1 r\x1 (fr5t tant de div]sit1 que l'on ne sait comm5t l'expliqu]4--,alors je lui fis s5tir que ,philadelphie tant l'abord des nations de t\tes les p>ties du globe1 et ces nations se mlant ensuite p> le m>iage1 il en rsultait que les div]sits des climats produisai5t des s\s-div]sits d'alliage1 et des comb9aisons l'inf9i2 mais1 aj\tai-je1 si v\s v5iez dans l'intrieur de nos pays1 soit en ,france1 soit en ,anglet]re1 v\s v]riez que les habitants des villages1 qui se m>i5t entre eux depuis plusieurs gnrations1 ont une ressemblance gnrale dans la physionomie4 7,et c'e/ en effet ce que j'ai s\v5t rem>qu dans les p>oisses du fond des campagnes1 p>ticulirem5t dans les pays =e/i]s de ,r5nes1 ,laval1 ,*teaubriant1 etc42 en me plaant la porte de l'glise1 au mom5t o le peuple sortait1 j'obs]vais des c>actres gnraux frappants p> leur ressemblance dans *aque lieu1 et p> leur p>ticul>it d'un lieu un autre47 ,quant la population1 me dit ,petite-,tortue1 c'e/ une *ose inconcevable que la multiplication des blancs4 ,il ne s'e/ pas c\l la vie de plus de deux hommes 7suppose de #hj ans p\r *aque7 que les blancs ont mis le pi$ sur cette t]re1 et dja il la c\vr5t comme des essaims de m\*es et de taons2 t&is que n\s autres qui l'habitons on ne sait depuis qu&1 sommes encore clair-sems comme des daims4--,le voyant sur la r\te d'une intressante "q3 ,et p\rquoi1 lui dis-je1 ne multipliez-v\s pas autant8--,ah6 me dit-il1 notre cas e/ bi5 diffr5t4 ,v\s autres blancs1 v\s avez tr\v le moy5 de rassembl] s\s votre ma9 en un petit espace1 une n\rriture sre et abondante2 avec un t]ra9 gr& comme #ae ou #bj fois cette *ambre1 un homme cueille de quoi vivre t\te l'anne2 s'il y aj\te un pice de t]re seme d'h]bes1 il lve des btes qui lui donn5t de la vi&e et du vtem5t2 et voil qu'il a t\t son temps de re/e p\r faire ce qu'il lui plat4 ,n\s autres1 au contraire1 il n\s faut p\r vivre un t]ra9 imm5se1 p>ce que le daim que n\s tuons1 et qui ne peut n\s n\rrir que deux j\rs1 a eu beso9 d'un t]ra9 considrable p\r crotre et gr&ir4 ,en en mangeant1 ou en en tuant #b ou #cjj dans l'anne1 c'e/ comme si n\s mangions le bois et l'h]be de t\t le t]ra9 sur lequel ils vivai5t1 et il leur en faut beauc\p4 ,avec un tel tat de *oses1 il n'e/ pas tonnant que les blancs n\s ai5t1 d'anne en anne1 rep\sss des bords de la m] jusqu'au ,mississipi4 ,ils s't5d5t comme l'huile sur une c\v]ture2 n\s n\s fondons comme la neige devant le soleil du pr9temps2 si n\s ne *angeons de m>*e1 il e/ impossible que la race des hommes r\ges subsi/e4 ,cette seconde rponse me pr\va1 et pr\v]a sans d\te t\t lecteur1 que ce n'e/ pas sans raison que cet homme a acquis dans sa nation et dans les tats-,unis1 la rputation d'un homme d'un s5s suprieur la plup>t des sauvages4 ,a9si1 c'e/ un sauvage qui1 contre les prjugs de sa naissance1 de ses habitudes1 de son am\r-propre1 contre d'anci5nes op9ions encore dom9antes *ez ses compatriotes1 s'e/ tr\v conduit p> la nature des *oses1 reg>d] comme base ess5tielle de l'tat social1 la culture de la t]re1 et p> une consqu5ce immdiate1 la proprit foncire2 c> il n'y a po9t de culture active et /able sans la possession exclusive et illimite qui con/itue la proprit4 ,j'ai dit1 contre d'anci5nes op9ions encore dom9antes *ez ses compatriotes1 p>ce que *ez t\tes ces peuplades il exi/e encore une gnration de vieux gu]ri]s qui1 en voyant mani] la h\e1 ne cess5t de cri] la dgradation des murs antiques1 et qui prt5d5t que les sauvages ne doiv5t leur dcad5ce qu' ces innovations1 et que p\r rec\vr] leur gloire et leur puissance1 il leur suffirait de rev5ir leur murs primitives#ahe4 ,ma9t5ant1 que l'on comp>e cette doctr9e celle du citoy5 de ,g5ve1 qui prt5d que la dpravation de l'tat social drive de l'introduction du droit de proprit1 et qui regrette que la horde sauvage *ez laquelle fur5t poses les premires bornes d'un *amp1 ne les ait pas arra*es comme des entraves sacrilges mises la lib]t naturelle#ahf2 que l'on pse lequel des deux op9ants a le plus de droit et d'autorit prononc] dans cette "q1 ou de l'homme public qui1 comme ,petite-,tortue1 a t porte de connatre les avantages et les inconvni5ts de l'un et l'autre g5re de vie1 en passant #ej ans de sa vie mani] des affaires difficiles1 des esprits turbul5ts et ombrageux1 et cela avec un succs qui lui a valu une rputation non conte/e d'habilet et de prud5ce2 ou de l'homme priv qui1 comme ,r\sseau1 ne mania jamais une affaire publique1 ne sut pas mme gr] les si5nes propres2 qui1 s'tant cr un monde d'ab/ractions1 vcut presque aussi trang] la socit o il naquit qu' celle des sauvages1 qu'il ne connut que p> des comp>aisons tires de la =t de ,montmor5ci2 qui mme ne traita d'abord cette "q s\s son po9t de vue p>adoxal1 que p> jeu d'esprit et p> escrime d'loqu5ce2 et ne la s\t9t en ?se de vrit1 que p> le dpit d'une humeur contr>ie et d'un am\r-propre (f5s#ahg4 ,il e/ d'autant plus f*eux que cet criva9 ait embrass une si mauvaise cause1 que la "q vue dans son vrai j\r lui et f\rni encore plus de moy5s de dvelopp] son tal5t et de frond] la dpravation et les vices de la socit2 c> s'il et d'abord tabli ou admis les faits tels qu'ils sont2 si traant le tableau vrai de la vie sauvage1 il et montr qu'elle e/ un tat de non-conv5tion et d'an>*ie dans lequel les hommes vagabonds1 incohr5ts1 sont mus p> des beso9s viol5ts1 p> des passions analogues ces beso9s1 et ragiss5t sans cesse les uns sur les autres avec des =ces abusives1 dont l'9galit emp*e l'quilibre que l'on nomme ju/ice2 si ensuite df9issant la civilisation1 il et puis le s5s de la *ose dans celui mme du mot radical 7civitas71 il et montr que p> civilisation l'on doit ent5dre la runion de ces mmes hommes en cit1 c'e/--dire1 en un enclos d'habitations munies d'une df5se commune1 p\r se g>antir du pillage trang] et du dsordre intrieur2 il et fait voir que cette runion emporte avec elle les ides de cons5tem5t volontaire des membres1 de cons]vation de leurs droits naturels de sret de p]sonne et de proprit2 de supposition ou d'exi/5ce d'un contrat rciproque1 rgul>isant l'usage des =ces1 circonscrivant la lib]t des actions1 en un mot1 tablissant un rgime d'quit2 a9si1 il et dmontr que la civilisation n'e/ autre *ose qu'un tat social cons]vateur et protecteur des p]sonnes et des proprits2 qu'il n'y a de vritablem5t civiliss que les peuples qui ont des lois ju/es et des g\v]nem5ts rguli]s2 que ceux1 au contraire1 *ez qui n'exi/e po9t un tel ordre de *oses1 quelle que soit la nature et la dnom9ation de leur g\v]nem5t1 sont dans une condition b>b>e et sauvage1 et ne mrit5t po9t le nom de peuples polics2 il et s\t5u avec l'avantage que donne la vrit1 que si ces peuples sont vicieux et dpravs1 ce n'e/ po9t p>ce que la runion en socit y a fait natre des p5*ants vicieux1 mais p>ce qu'ils y ont t transmis de l'tat sauvage1 s\*e orig9elle de t\t corps de nation1 de t\te =mation de g\v]nem5t2 et cela p> un mcanisme semblable celui qui fait qu'un individu lev dans de p]nicieuses habitudes1 en cons]ve les impressions p5dant t\te sa vie4 ,d'autre "p1 exam9ant le rle que j\5t les sci5ces et les beaux-arts dans le sy/me des corps politiques1 il et pu conte/] que1 p>ticulirem5t les beaux-arts1 posie1 pe9ture et ar*itecture1 soi5t des p>ties intgrantes de la civilisation1 des indices c]ta9s du bonheur et de la prosprit des peuples2 il et pu pr\v]1 p> les exemples tirs de l',italie et de la ,grce1 qu'ils peuv5t fleurir dans des pays s\mis un despotisme militaire ou une dmocratie effrne1 l'un et l'autre galem5t de nature sauvage2 que p\r faire fleurir1 il suffit qu'un g\v]nem5t mom5tanm5t =t1 quel qu'il soit1 les enc\rage et les sal>ie2 mais que la consqu5ce ord9aire de ces enc\ragem5ts ports au-del de leurs bornes1 e/ la ru9e mme de ces g\v]nem5ts2 p> la mme m>*e qui fait que t\s les j\rs des p>ticuli]s1 amateurs imprud5ts1 r5v]s5t les plus belles =tunes p> leurs fantaisies en tableaux1 en meubles1 en luxe de t\t g5re1 et p>-dessus t\t1 en con/ructions de btim5ts2 en sorte que les beaux-arts fom5ts aux dp5s des tributs des peuples1 et au dtrim5t des arts d'utilit grossire et premire1 peuv5t trs-s\v5t dev5ir un moy5 subv]sif des f9ances publiques1 et p> suite1 de l'tat social et de la civilisation2 et il et pu appuy] sa ?se sur les exemples d',a?nes1 de ,rome1 de ,palmyre1 etc42 et n\s r5dre l'important s]vice de donn] aux esprits une direction mesure et ju/e1 qui et emp* ou contrebalanc la direction fausse et exagre dont ces d]ni]s temps n\s ont montr les tri/es consqu5ces2 mais rev5ons aux sauvages de l',amrique et leur g5re de vie4 ,n\s ayons vu le pr9cipal motif qui la r5d incompatible avec une nombreuse population3 il s]ait intressant de comp>]1 s\s ce rapport1 ses rsultats ceux de la vie civilise1 soit comm]ciale1 soit agricole1 et de connatre en gnral et p> t]me moy51 combi5 il exi/e de ttes sauvages p> lieue c>re de t]ra94 ,malheureusem5t n\s manquons de donnes exactes p\r la solution de ce problme2 nanmo9s1 comme n\s en avons quelques unes approximatives1 essayons de n\s en faire un ap]u4 ,le voyageur ,c>v] qui1 en #agfh1 vcut plusieurs mois *ez les ,nad\essis des pla9es du ,miss\ri1 tablit comme un fait c]ta9 que les huit tribus qui =m5t cette nation ne compt5t pas plus de #b1jjj gu]ri]s3 ce nombre ne comporte pas plus de #d1jjj enfants1 vieill>ds et femmes2 a9si c'e/ un total de #f1jjj4 ,or1 l'imm5se pays que ces huit tribus occup5t p>at surpass] quatre ou c9q fois l't5due de la ,p5sylvanie2 supposons #d fois3 la ,p5sylvanie conti5t #dd1hac milles c>rs qui1 quadrupls1 donn5t #agi1bdb milles c>rs2 p\r les rduire en lieues1 pr5ons le neuvime1 et n\s avons #ai1iah lieues c>res2 c'e/--dire1 qu'il n'exi/e pas t\t--fait une tte de sauvage p> trois lieues c>res4 ,dans son voyage au ple1 ,maup]tuis e/ime la population de la ,laponie trois ttes p> lieue c>re1 et les ,lapons viv5t en paix s\s un g\v]nem5t civilis3 cette donne1 quoique inv]se1 pr\ve nanmo9s que l'autre n'e/ pas une pure supposition4 ,t\s les traitants canadi5s s'accord5t dire que1 pass le #de degr allant au nord v]s le ple1 les sauvages sont si clair-sems1 le pays e/ si /rile1 que l'on ne peut gure admettre une valuation plus =te que p\r les ,nad\essis2 mais p>ce que v5ant au sud le sol e/ meilleur1 et que les bords de la m] ,pacifique p>aiss5t plus peupls1 admettons p\r t\te l',amrique du nord une tte p> deux lieues c>res2 l'on peut e/im] la sup]ficie de ce cont95t1 non compris le ,mexique et les tats-,unis1 six fois celle des tats-,unis1 c'e/--dire1 six fois #aab1jjj lieues c>res2 gal #fgb1jjj lieues c>res3 ce s]ait #ccf1jjj ttes sauvages#ahh2 mais p> impossible1 admettons #fgb1jjj ttes2 il n'en rsulte pas mo9s que *ez des peuples civiliss1 ce ne s]ait la population que d'une mdiocre prov9ce de #g #hjj lieues c>res4 ,et ce fait seul rs\t de quel ct e/ l'avantage du g5re de vie2 il rs\t aussi1 sans d\te1 la "q de savoir si des sauvages ont le droit raisonnable de refus] du t]ra9 des peuples cultivateurs qui n'en aurai5t pas suffisamm5t p\r subsi/]4 ,s\s ce d\ble rapport de la population1 et de la manire d'occup] le t]ritoire1 il y a de l'analogie entre les sauvages amrica9s et les ,arabes-,b$\9s d',afrique et d',asie2 mais il exi/e entre eux cette diffr5ce ess5tielle1 que le ,b$\9 vivant sur un sol pauvre d'h]bage1 a t =c de rassembl] prs de lui1 et d'apprivois] des animaux d\x et pati5ts1 de les trait] avec conomie et d\ceur1 et de vivre de leur produit1 lait et fromage1 plutt que de leur *air2 comme aussi de se vtir de leur poil plutt que de leur peau2 en sorte que1 p> la nature de ces circon/ances topographiques1 il a t conduit se faire pa/eur et vivre frugalem5t s\s pe9e de prir t\t--fait3 t&is que le sauvage amrica91 plac sur un sol luxuriant d'h]bes et de bocages1 tr\vant difficile de captiv] des animaux t\j\rs prts fuir dans la =t1 tr\vant mme plus attrayant de les y p\rsuivre1 et plus commode de les tu] que de les n\rrir1 a t conduit p> la nature de sa position tre *asseur1 v]seur de sang1 et mangeur de *air4 ,or1 de cette diffr5ce dans la manire de subsi/]1 en a driv une proportionnelle dans les incl9ations et les murs4 ,d'une "p1 l',arabe pa/eur s\mis la ncessit habituelle de la p>cimonie1 n'osant se livr] gratuitem5t au meurtre de ses be/iaux1 s'acc\tumant mme les aim] p> esprit de proprit1 a naturellem5t contract des murs mo9s f>\*es2 a t plus propre se runir en socit1 pr5dre l'esprit de famille1 connatre1 tablir des droits de proprit1 d'hritage1 et recevoir t\s les s5tim5ts qui en dc\l5t3 et en effet1 il exi/e *ez les ,b$\9s un tat social bi5 plus avanc1 un vritable g\v]nem5t tantt patri>cal1 c'e/--dire1 un g\v]nem5t de *ef de famille t5du sur la p>5t et sur les s]viteurs3 tantt ari/ocratique1 c'e/--dire1 le g\v]nem5t de plusieurs *efs de famille associs2 et comme les murs prives ont influ5c et mme compos les murs des tribus entires1 ces tribus n'pr\vant que des beso9s l5ts et graduels d't5dre leur doma9e pturag]1 n'ont po9t dploy au dehors un c>actre si gu]ri]1 c'e/--dire1 si qu]elleur et si sangu9aire3 ayant plus d'objets de proprit1 plus de dsirs et de beso9s de cons]vation1 elles ont eu plus d'ides d'quilibre mutuel et de ju/ice1 des droits plus srs1 des pactes plus prcis de possession t]ritoriale1 d'asile1 de refuge hospitali]1 en un mot une civilisation plus avance4 ,au contraire1 le sauvage amrica91 *asseur et b\*]1 qui a eu le beso9 j\rnali] d'gorg] et de tu]1 qui dans t\t animal n'a vu qu'une proie fugitive qu'il fallait se ht] de saisir1 a contract un c>actre vagabond1 dissipateur et froce1 e/ dev5u un animal de l'espce des l\ps et des tigres2 il s'e/ runi en b&es et en tr\pes1 mais po9t en corps organiques de socit2 ne connaissant po9t l'esprit de proprit ni de cons]vation1 il n'a pas connu l'esprit de famille1 ni p> consqu5t les s5tim5ts cons]vateurs qu'il inspire2 born ses seules =ces1 il a t contra9t de les t5ir sans cesse t5dues au maximum de leur n]gie2 et de l1 une humeur indp5dante1 inquite1 insociable2 un esprit alti]1 indomptable1 ho/ile env]s t\s2 une exaltation habituelle raison d'un dang] p]man5t2 une dt]m9ation dsespre de risqu] *aque in/ant une vie sans cesse m5ace2 une ins\ciance absolue d'un pass pnible1 comme d'un av5ir inc]ta92 enf9 une exi/5ce t\te borne au prs5t3 et ces murs individuelles =mant les murs publiques des peuplades1 les ont r5dues galem5t dissipatrices1 avides et sans cesse ncessiteuses1 leur ont donn le beso9 habituel et croissant d't5dre leur fief de *asse1 leurs frontires de t]ritoire1 et d'envahir le doma9e de l'trang]3 de l au dehors des habitudes plus ho/iles1 un tat plus con/ant de gu]re1 d'irritation et de cruaut2 t&is qu'au d$ans l'excessive indp5dance de *aque membre1 et la privation de t\t li5 social p> l'abs5ce de t\te subord9ation et de t\te autorit1 ont con/itu une dmocratie si turbul5te et si t]rori/e1 que l'on peut bi5 l'appel] une vritable et effrayante an>*ie4 ,j'ai dit que *ez les sauvages il n'exi/ait po9t de droit de proprit2 ce fait1 quoique vrai en gnral1 dem&e cep5dant quelques di/9ctions plus prcises4 ,en effet1 les voyageurs s'accord5t dire que le sauvage1 mme le plus vagabond et le plus froce1 possde exclusivem5t ses armes1 ses vtem5ts1 ses bij\x1 ses meubles2 et il e/ rem>quable que t\s ces objets sont le produit de son travail et de son indu/rie propre2 en sorte que le droit de ce g5re de proprit1 qui entre eux e/ sacr1 drive videmm5t de la proprit que *aque homme a de son corps et de sa p]sonne1 p> consqu5t e/ une proprit naturelle4 ,ces voyageurs aj\t5t que la proprit foncire ou t]ritoriale e/ absolum5t inconnue2 cela e/ vrai gnralem5t1 surt\t *ez les peuplades con/amm5t errantes2 mais il exi/e des cas d'exception *ez celles que la bont de leur sol1 ou quelque autre raison1 a r5dues sd5taires4 ,*ez de telles peuplades qui viv5t dans des villages1 les maisons con/ruites soit de troncs d'arbres1 soit de t]re ma/ique1 soit mme de pi]re1 app>ti5n5t sans conte/ation l'homme qui les a bties4 ,il y a proprit relle de la maison1 du fonds qu'elle c\vre1 mme du j>d91 qui quelquefois lui e/ annex4 ,de tels cas ont des exemples *ez les ,creeks1 *ez les ,pote\ttamis1 et en ont eu ds le comm5cem5t du sicle1 *ez les ,hurons1 *ez les ,iroquois et ailleurs4 ,il p>at encore que *ez c]ta9es nations1 o la culture avait fait quelques progrs1 les enfants et p>5ts hritai5t de ces objets2 p> consqu5t il y avait proprit plnire4 ,mais *ez d'autres1 la mort du possesseur1 t\t tait confus1 et dev5ait un objet de p>tage p> sort ou p> *oix4 ,alors il n'y avait qu'usufruit4 ,si la tribu migre p5dant quelque temps et laisse l'ab&on son village1 l'homme ne cons]ve pas de droits positifs au sol ni la hutte dgrade1 mais il a ceux de premi] occupant et de travail man de ses ma9s4 ,hors cette lgre portion1 le re/e du t]ra91 *ez t\tes ces nations1 e/ indivis et en tat de commune1 comme n\s le voyons encore se pratiqu] p\r c]ta9es portions de t]ritoire dans quelques cantons de la ,france1 surt\t dans les pays de la ,loire-,infrieure1 et de la presqu'le ,bretonne1 mais bi5 plus gnralem5t en ,espagne1 en ,italie1 et dans t\s les pays riv]a9s de la ,mdit]rane4 ,ce que j'ai vu en ,corse1 cet g>d1 m'a frapp p> son extrme analogie4 ,l comme *ez les sauvages1 la majeure p>tie des t]res de la plup>t des villages sont en communes2 *aque habitant a le droit d'y faire patre ses be/iaux1 d'y pr5dre du bois1 etc4 ,mais p>ce qu'en ,corse la culture e/ un peu plus avance1 une portion de qu>t ou de c9quime de ces t]res e/ ensem5ce l'une aprs l'autre d'anne en anne2 p\r cet effet1 cette portion e/ divise en autant de lots qu'il y a de familles ou de ttes ayant droit4 ,*acune ensem5ce le lot qui lui e/ *u au sort1 et possde1 p5dant cette anne1 le t]ra9 qu'elle a lab\r2 mais sitt le gra9 enlev1 ce lot r$evi5t proprit publique1 ou p\r mieux dire1 rap9e et dva/ation publique1 c> t\t le monde a droit d'y pr5dre et d'en t]1 et p]sonne n'a le droit d'y ri5 mettre2 on ne peut y plac] ni maison1 ni arbre1 et c'e/ un vrai ds]t sauvage livr au p>c\rs et au vagabondage des tr\peaux1 qui sont en gr&e p>tie des *vres2 or1 comme ces ru9eux animaux1 a9si que leurs guides1 ne dem&5t qu' t5dre leurs ravages1 il en rsulte p\r les proprits p>ticulires un beso9 r5aissant de clture qui en r5d f9alem5t la possession presque plus onreuse qu'utile2 aussi ayant s\v5t re*]* et analys les causes de l'tat de b>b>ie et de demi-sauvag]ie o la ,corse p]si/e depuis tant de sicles1 quoique environne de pays polics1 j'ai tr\v que l'une des plus radicales et des plus fcondes1 tait l'tat indivis et commun de la majeure p>tie de son t]ritoire1 et le nombre petit et re/re9t des proprits p>ticulires#aij4 ,il exi/e cette autre analogie entre les sauvages de l',amrique et les montagn>ds de la ,corse1 que les villages des uns et des autres sont ord9airem5t =ms de maisons p>ses et di/antes1 en sorte qu'un village de c9quante maisons occup]a quelquefois un qu>t de lieue c>r4 ,en re*]*ant les motifs de cette c\tume totalem5t contraire celle des pays d',ori5t1 j'ai tr\v que p\r le sauvage amrica9 ils sont l'av]sion d'tre obs]v et gn p> ses vois9s1 et surt\t la dfiance des emb*es dont il p\rrait tre inve/i p> suite de ha9es connues ou dissimules1 et d'(f5ses mme involontaires env]s des hommes aussi irritables et aussi ombrageux1 qu'il se connat lui-mme4 ,une expri5ce j\rnalire leur donne une si mauvaise op9ion les uns des autres1 les r5d si s\ponneux1 si dfiants1 qu'ils se r5contr5t le mo9s possible1 et ne sort5t jamais qu'en armes4 ,le t]rible usage des v9dettes ou v5geances de talion1 qui e/ commun t\s les sauvages1 aj\te encore ces motifs de prcaution et de cautle4 ,ceux qui connaiss5t la ,corse sav5t si les mmes usages1 les mmes habitudes1 y ont des causes diffr5tes2 et si cette comp>aison1 qui p\rrait se cont9u] sur bi5 d'autres objets1 semblait f*euse et mortifiante1 je dem&]ai si c'e/ au peuple1 victime de son ignorance et de ses passions1 que s'adresse le repro*e de ses maux1 ou ce g\v]nem5t gnois qui les ma9t9t ou les causa p> l'un des rgimes les plus p]v]s que prs5te l'hi/oire4 ,p\r moi1 que la d\ceur du climat et la fcondit du sol1 en c]ta9es p>ties1 avai5t attir dans cette le avec l'int5tion d'y =m] un tablissem5t agricole d'un g5re s+uli]#aia1 je me suis conva9cu p5dant un an d'tude et de sj\r1 qu'il ne manquait ce peuple1 digne d'un meilleur sort1 que c9q ou six in/itutions fondam5tales1 calcules sur sa situation1 p\r en faire un peuple aussi indu/rieux1 aussi polic qu'aucun autre1 puisqu'il a des moy5s intellectuels aussi p>faits que j'en aie r5contr dans aucun pays1 et que son sol e/ beauc\p plus productif que l'on n'en a communm5t l'op9ion2 mais tr\v] en trois sicles #cj annes cont9ues d'un g\v]nem5t pacifique et lgislateur1 voil le bi5fait dont les dieux fur5t t\j\rs av>es4 ,ce que j'ai expos des motifs de gu]res entre peuples sauvages1 fait assez s5tir qu'elles doiv5t tre frqu5tes et presque habituelles2 et dja c'e/ une raison de les r5dre cruelles1 puisque l'habitude de v]s] le sang1 ou seulem5t de le voir v]s]1 corrompt t\t s5tim5t d'humanit2 mais cette raison s'en joign5t plusieurs autres trs-actives1 drives du fond et des accessoires du sujet4 #a ,l'gsme ou esprit de p]sonnalit que *aque sauvage porte dans ces gu]res2 gsme fond sur ce que *aque membre de la peuplade1 vu l'tat indivis du t]ritoire1 considre le gibi] en gnral comme le moy5 fondam5tal de sa propre subsi/ance1 et p> consqu5t se reg>de comme attaqu ou m5ac dans son exi/5ce p> t\t ce qui t5d dtruire ce moy54 ,*ez les nations polices et ri*es en proprits p>ticulires1 la gu]re e/ un mal qui n'attaque immdiatem5t qu'une fraction s\v5t assez faible de la masse totale1 et qui n'enlve la majorit1 s\s le nom de tributs1 qu'une p>tie de bi5s et de j\issances dont elle peut rig\reusem5t se pass]4 ,il e/ donc naturel qu'un tel g5re de gu]re n'excite que des passions faibles dans ses moteurs et dans ses in/rum5ts qui se batt5t et se font tu]1 mo9s p> ncessit que p> vanit1 et p> une sorte de comm]ce qui leur donne de l'honneur et de l'arg5t4--,au contraire *ez les peuples sauvages1 pauvres et peu nombreux1 la gu]re met directem5t en pril l'exi/5ce de t\te la socit et de *acun de ses membres4 ,son premi] effet e/ d'affam] la tribu2 son second e/ de l'ext]m9]4 ,il e/ donc galem5t naturel que *aque membre s'id5tifie troitem5t au t\t1 et qu'il dploie une n]gie porte son degr extrme1 puisqu'elle e/ /imule p> l'extrme beso9 de la df5se et de la cons]vation4 #b ,une seconde raison de l'animosit de ces gu]res1 e/ la viol5ce des passions1 telles que le po9t d'honneur1 le ress5tim5t1 la v5geance dont *aque gu]ri] se tr\ve anim4 ,le nombre des combattants tant born1 *acun e/ expos aux reg>ds de ses amis et de ses ennemis2 t\te l*et y e/ punie d'une infamie dont la suite pro*a9e e/ la mort4 ,le c\rage y e/ /imul p> la rivalit des compagnons d'armes1 p> le dsir de v5g] la mort de quelque ami ou p>5t1 p> t\s les motifs p]sonnels de ha9e et d'orgueil1 s\v5t plus actifs que ceux de la cons]vation4 #c ,la nature des dang]s de ces gu]res1 o l'on n'att5d1 ne reoit1 ne donne aucun qu>ti]2 le mo9dre des prils e/ de p]dre la vie2 c> si le sauvage n'e/ que bless ou fait prisonni]1 sa p]spective e/ d'tre scalp immdiatem5t1 ou brl vif et mang s\s quelques j\rs4 ,veut-on savoir en quoi consi/e le scalpe ou arra*em5t de la *evelure1 c\tons un facteur anglais1 ,jean ,long1 tmo9 oculaire1 qui a aim la vie des sauvages et habit #bj ans p>mi eux4 ,lors1 dit-il1 que le sauvage a abattu son ennemi1 il lui saisit l'in/ant une poigne de *eveux1 la tortille =tem5t aut\r de son po+ p\r dta*] la peau du crne2 puis lui appuyant le g5\ sur la poitr9e1 il tire le fatal c\teau de sa gane1 incise et c]ne la peau t\t aut\r de la tte1 et avec les d5ts il arra*e la *evelure mesure que le c\teau la dta*e2 comme ils sont =t adroits1 dit ,jean ,long1 l'opration ne dure que deux m9utes1 et elle n'e/ pas t\j\rs mortelle4 ,l'on a vu1 aux tats-,unis1 plusieurs p]sonnes de l'un et de l'autre sexe qui y ont survcu1 et qui seulem5t sont obliges de port] une calotte d'arg5t ou d'ta9 p\r se prs]v] des atte9tes du froid4 ,cette *evelure ou p]ruque e/ ensuite t5due sur trois c]ceaux1 puis lorsqu'elle e/ s*e1 on la pe9t de v]millon1 et c'e/ un trophe de gloire2 l'honneur consi/e en avoir beauc\p4 ,je puis aj\t] que la colonie de ,gallipolis en a f\rni un exemple dans la p]sonne d'un ,allem&4 ,quant tre brl vif et mang1 il ne faut qu'avoir ouv]t une relation quelconque des gu]res des sauvages1 p\r savoir que le sort ord9aire des prisonni]s de gu]re e/ d'tre atta* un poteau prs d'un b*] enflamm1 p\r y tre1 p5dant plusieurs heures1 t\rm5t p> t\t ce que la rage peut imag9] de plus froce et de plus raff94 ,ce que racont5t de ces affreuses scnes les voyageurs1 tmo9s de la joie cannibale des assi/ants1 et surt\t de la fureur des femmes et des enfants1 de leur plaisir atroce rivalis] de cruaut#aib2 ce qu'ils aj\t5t de la f]met hroque1 du sang-froid inaltrable des pati5ts1 qui non-seulem5t ne donn5t aucun signe de d\leur1 mais qui brav5t et dfi5t leurs b\rreaux p> t\t ce que l'orgueil a de plus hauta91 l'ironie de plus am]1 le s>casme de plus insultant2 *antant leurs propres exploits2 numrant les p>5ts1 les amis des spectateurs qu'ils ont tus1 dtaillant les supplices qu'ils leur ont fait s\ffrir1 et les accusant t\s de l*et1 de pusillanimit1 d'ignorance savoir t\rm5t]1 jusqu' ce que tombant en lambeaux1 et dvors vivants s\s leurs propres yeux p> leurs ennemis enivrs de fureur1 ils p]d5t le d]ni] s\ffle de la voix avec celui de la vie3 t\t cela1 dis-je1 s]ait incroyable *ez les nations civilises1 et s]ait un j\r trait de fable p> la po/rit lorsqu'il n'exi/]a plus de sauvages1 si la vrit n'en tait pas tablie p> des tmoignages inconte/ables4 ,*aque j\r des exemples se pass5t encore dans l',amrique au-del du ,mississipi1 ont lieu d'anne en anne *ez les sauvages de la ,waba%1 quelquefois mme *ez ceux de la ,floride4 ,qu'aprs cela des rveurs s5tim5tali/es vi5n5t n\s vant] la bont de l'homme de la nature6 ,une erreur presque gale e/ celle des criva9s qui1 comme ,paw1 suppos5t que ce peut tre faute de s5sibilit physique1 que les sauvages support5t si patiemm5t de si effroyables t\rm5ts4 ,c]tes1 il faudrait qu'ils fuss5t plus ins5sibles que des hutres et des arbres6 ,la vrit e/ que ce phnomne physiologique ti5t un tat p>ticuli] de l'ame1 violemm5t exalte p> des passions2 tat dont n\s voyons des exemples nombreux dans les m>tyrs religieux et politiques de t\tes les nations et de t\s les pays4 ,le sauvage1 a9si que ces m>tyrs1 e/ dans la disposition d'ame que l'on appelle fanatisme1 qui e/ une viol5te p]suasion1 une c]titude aveugle d'avoir t\t droit1 t\te vrit dans sa cause2 de voir1 du ct de ses ennemis1 t\te erreur et t\te m*ancet2 de n'admettre ni d\te1 ni raisonnem5t3 p> ces motifs1 d'tre pr(ondm5t imprgn1 a9si que les m>tyrs1 d'un s5tim5t d'orgueil qui1 ses yeux1 l'lve inf9im5t au-dessus de ses b\rreaux2 qui tablit entre lui seul et eux t\s1 une lutte d'am\r-propre1 une gageure de vanit qui ne cd]a pas2 et n\s voyons dans la socit que ce g5re de lutte produit j\rnellem5t les effets les plus exalts1 tels que ceux de la fureur du jeu1 de la fureur de la gu]re1 des combats1 des conqutes1 etc4--,le fanatisme des m>tyrs religieux a communm5t p\r mobile l'espoir d'une autre vie3 celui du sauvage manque de cet appui1 et p> cela mme son c\rage e/ plus tonnant1 a en quelque sorte plus de mrite2 mais il a p\r /imulant son dsespoir et l'impossibilit de se sauv] p> une rtractation ou p> une faiblesse2 il ressemble ces animaux qui1 attaqus dans leur d]ni] po9t de retraite1 se df5d5t sans aucun espoir d'*app]2 et l'on sait quels prodigieux ef=ts la nature sait alors dploy] *ez les plus timides et *ez les plus faibles4 ,*ez le sauvage1 c'e/ l'action cumule du fanatisme et de la ncessit1 et c'e/ sur cette d\ble base que le ,t>t>e ,od9 a pu lev] sa religion =c5e2 mais il n'en re/e pas mo9s un problme physiologique trs-intressant rs\dre1 savoir3 quel e/ cet tat s+uli] de n]fs1 quel e/ ce m\vem5t du fluide lectrique p> lequel la s5sibilit s'm\sse ou s'exalte au po9t d'annul] la d\leur4 ,cette "q mrit]ait d'tre un sujet de prix dans les coles de mdec9e#aic2 de mme que c'en s]ait un autre digne des socits savantes qui s'occup5t de morale1 que de re*]*] en quoi consi/e la situation d'esprit appele fanatisme3 quelles sont ses causes disposantes et prp>atoires1 tant dans l'ducation que dans le tempram5t8 quels sont les moy5s d'y remdi]8 comme aussi d'exam9] si les effets du fanatisme appliqus n'importe quelle op9ion1 sont plus p]nicieux l'individu et la socit1 que l'esprit de d\te1 d'inc]titude et de non crdulit8 #d ,enf91 un d]ni] motif de frocit1 dans les gu]res des sauvages et dans t\t leur c>actre1 e/ le sy/me enti] de leur ducation et la direction que1 ds le plus bas ge1 les p>5ts s'ef=c5t de donn] leurs p5*ants4 ,ds le b]ceau1 dit ,jean ,long 7*ap4 ,,viii71 les mres s'atta*5t inculqu] leurs enfants des s5tim5ts d'indp5dance4 ,elles ne les frapp5t ni ne les grond5t1 de peur d'affaiblir les incl9ations fires et m>tiales qui doiv5t faire l'ornem5t de leur vie et de leur c>actre4 ,elles vit5t mme de les contr>i] en ri51 af9 qu'ils s'acc\tum5t p5s] et agir avec la plus gr&e lib]t4--,j'aj\te qu'ici1 comme dans t\t le sy/me de la vie sauvage1 c'e/ encore le mobile de la cons]vation qui agit1 c> c'e/ p\r se donn] des df5seurs plus intrpides que ces mres gt5t a9si leurs enfants1 qui1 un j\r1 selon la pratique gnrale de ces peuples1 les mpris]ont1 les ass]viront1 et mme les battront4--,tantt elles emploi5t le temps des veilles racont] les hauts faits1 les traits de c\rage des p>5ts1 des hros de la tribu2 comm5t ils tur5t1 scalpr5t1 brlr5t1 p5dant leur vie1 tel nombre d'ennemis2 ou comm5t ayant eu le malheur d'tre pris1 ils endurr5t avec un sublime c\rage les t\rm5ts les plus affreux2 tantt elles les entreti5n5t des qu]elles dome/iques de la tribu2 des griefs contre quelques vois9s1 des mnagem5ts g>d] p\r s'en v5g] en temps opportun2 et a9si elles leur donn5t la fois des leons de dissimulation1 de cruaut1 de ha9e1 de discrtion1 de v5geance et de soif de sang4 ,elles ne manqu5t pas de saisir les premires occasions d'un prisonni] de gu]re p\r faire assi/] leurs enfants au supplice1 p\r les /yl] l'art de t\rm5t]1 et p\r leur faire p>tag] le fe/9 cannibale qui t]m9e ces scnes4 ,l'on s5t quelle pr(onde impression doiv5t faire sur de jeunes c]veaux de telles leons4 ,aussi leur effet con/ant e/-il de donn] aux jeunes sauvages un c>actre indocile1 imprieux1 mut91 ennemi de t\te contradiction1 de t\te contra9te1 et cep5dant dissimul1 f\rbe1 et mme poli2 c> les sauvages ont une tiquette de politesse aussi compose que celle d'un corps diplomatique2 en un mot1 elles p>vi5n5t leur faire runir t\tes les qualits ncessaires atte9dre le b de leur passion dom9ante1 la passion de la v5geance et du meurtre4 ,leur frnsie sur ce d]ni] article e/ un sujet d'tonnem5t et d'effroi p\r t\s les blancs qui ont vcu avec eux4 ,l'on ne peut1 dit encore ,jean ,long 7*ap4 ,,viii71 refus] aux sauvages une connaissance p>faite de la vie des bois3 ils se dirig5t sans soleil1 sans toiles1 p> l'aspect des arbres dont les bran*es sont t\j\rs plus =tes du ct sud que du ct nord1 et p> la m\sse qui s'atta*e au ct nord l'exclusion de t\t autre4 ,le s5tim5t de ce g5re de supriorit leur donne l'op9ion la plus orgueilleuse de leur intellig5ce3 ils se reg>d5t comme les plus f9s et les plus sages de l'espce huma9e2 ils ont un gr& mpris p\r n\s autres blancs1 et cep5dant les ,virg9i5s1 depuis v+t ans1 les ont surpasss dans t\tes leurs pratiques *ass]esses et gu]rires4 ,qu& ils vi5n5t en gu]re avec n\s1 ils sont trs-*oqus si on ne suit pas leurs avis2 le gr& ,wa%+ton lui-mme a1 p> ce motif1 enc\ru leur c5sure4 ,ils se moqu5t d'ailleurs de notre subord9ation1 et tr\v5t ridicule que l'on puisse obir des *efs et des rois4 ,t\te dp5dance leur e/ odieuse2 ils s'(f5s5t de t\te contradiction2 ils sont jal\x et envieux de t\te prfr5ce1 s\ponneux de t\te p>ole1 de t\te action2 et une fois prv5us1 ils ne se dsabus5t plus1 et c\v5t une rancune implacable4 ,l'on peut admir] leur c\rage intrpide1 leur pati5ce et leur f]met2 mais leurs meilleurs amis r$\t5t leur humeur exigeante1 ombrageuse1 facile heurt]1 qui s'aigrit sans motif1 sans bornes3 flattez-les1 ils sont insol5ts2 rprimez-les1 ils s'irrit5t2 leur accordez-v\s ce qu'ils veul5t1 ils dem&5t davantage2 ils se font un droit de la mo9dre promesse2 enf9 les refuse-t-on une seule fois1 t\s les bi5faits sont oublis1 et ils devi5n5t de cruels ennemis4 ,leur soif du sang e/ surt\t une rage inconcevable2 elle les porte trav]s] des espaces imm5ses1 s\ffrir des fatigues excessives1 des fam9es cruelles p\r avoir le plaisir inf]nal de tu] et de scalp]2 et ce qui n'e/ pas mo9s trange1 c'e/ le plaisir diabolique 7voyez ,c>v]1 *ap4 ,,ix et ,,xvi1 et le voyage de ,he>ne7 qu' leur t\r ils tr\v5t racont] les incid5ts de leur r\te et les t\rm5ts qu'ils ont fait endur]4 ,les plus t]ribles excs de maniaques n'gal5t pas une telle frocit4 ,a9si1 en rsultat1 l'on peut dire que les v]tus des sauvages se rduis5t un c\rage intrpide dans le dang]1 une f]met 9branlable dans les t\rm5ts1 au mpris de la d\leur et de la mort1 et la pati5ce dans t\tes les anxits et dtresses de la vie4 ,sans d\te ce sont l d'utiles qualits1 mais elles sont t\tes re/re9tes l'individu1 t\tes g/es et sans aucun fruit p\r la socit2 et de plus1 elles sont la preuve d'une exi/5ce rellem5t misrable1 et d'un tat social si dprav ou si nul1 que l'homme n'y tr\vant1 n'y esprant aucun sec\rs1 aucune assi/ance1 e/ oblig de s'envelopp] dans le manteau du dsespoir1 et de t*] de s'endurcir contre les c\ps de la fatalit4 ,cep5dant1 p\rrait-on me dire1 ces hommes dans leurs loisirs ri5t1 *ant5t1 j\5t1 viv5t sans s\ci du pass comme de l'av5ir2 leur refus]ez-v\s plus de bonheur qu' n\s8--,a ceci je rpondrai comme ,petite-,tortue3 ,sans d\te ils ont aussi leur manire de se tr\v] bi54 ,l'homme e/ un tre si s\ple1 si div]s1 les habitudes ex]c5t sur lui un empire si puissant que1 dans les situations les plus f*euses1 il tr\ve t\j\rs quelque attitude qui le repose1 qui le console1 et qui1 p> comp>aison aux s\ffrances antrieures1 lui p>at bi5-tre et bonheur2 mais si rire1 j\] et *ant] con/itu5t le bonheur1 il faut que l'on m'accorde aussi que les soldats sont des tre p>faitem5t heureux1 puisqu'il n'e/ pas d'hommes plus ins\ciants et plus gais dans les dang]s et la veille des batailles2 il faut que l'on m'accorde encore que dans ces d]ni]s temps1 dans la plus fatale de nos prisons1 la ,conci]g]ie1 les prisonni]s tai5t trs-heureux1 puis-qu'ils tai5t gnralem5t plus ins\ciants et plus gais que ceux qui les g>dai5t1 que ceux qui craignai5t le mme sort3 hors des prisons l'on avait des s\cis1 nombreux comme les j\issances que l'on dsirait cons]v]4 ,dans les prisons1 les s\cis se rduisai5t un seul1 celui de cons]v] la vie4 ,a la ,conci]g]ie1 o l'on tait condamn en att5te ou en ralit1 l'on n'avait plus de s\cis p\r ri52 *aque in/ant de la vie dev5ait au contraire une acquisition1 une conqute sur un bi5 que l'on reg>dait comme p]du4 ,telle e/ peu prs la situation du soldat en gu]re1 et telle e/ rellem5t celle du sauvage dans le c\rs de t\te sa vie4 ,si c'e/ l le bonheur1 malheur aux pays o l'on peut l'envi]4 ,en suivant mon analyse1 je ne me vois pas conduit des ides plus avantageuses de la lib]t du sauvage2 je ne vois au contraire en lui qu'un esclave de ses beso9s et des caprices d'une nature /rile et av>e4 ,les alim5ts ne sont po9t s\s sa ma91 son repos n'e/ po9t sa volont2 il faut qu'il c\re1 qu'il se fatigu1 qu'il endure la soif1 la faim1 le *aud1 le froid1 t\tes les intempries de l'air1 selon les v>iations des saisons et des lm5ts2 et p>ce que l'ignorance dans laquelle il nat1 dans laquelle il e/ lev1 lui donne ou lui laisse une f\le d'ides fausses et draisonnables1 de prjugs sup]/itieux1 il e/ encore l'esclave d'une f\le d'erreurs et de passions dont l'homme civilis s'e/ affran*i p> les sci5ces et p> les connaissances de t\t g5re qu'a produites l'tat social p]fectionn4 ,les limites de mon travail ne me p]mettant pas t\s les dveloppem5ts que comporte cet intressant sujet1 je me born]ai dire que plus on appr(ondit le g5re de vie et l'hi/oire des sauvages1 plus l'on y puise d'ides propres clair] sur la nature de l'homme en gnral1 sur la =mation graduelle des socits1 sur le c>actre et les murs des nations de l'antiquit4 ,je suis surt\t frapp de l'analogie que je rem>que *aque j\r entre les sauvages de l',amrique du nord et les anci5s peuples si vants de la ,grce et de l',italie4 ,je retr\ve dans les ,grecs d',homre1 surt\t dans ceux de son ,iliade1 les usages1 les disc\rs1 les murs des ,iroquois1 des ,delaw>es1 des ,mimis4 ,les tragdies de ,sophocle et d',euripide me peign5t presque littralem5t les op9ions des hommes r\ges1 sur la ncessit1 sur la fatalit1 sur la misre de la condition huma9e1 et sur la duret du de/9 aveugle4 ,mais le morceau le plus rem>quable p> la v>it et la runion des traits de ressemblance1 e/ le db de l'hi/oire de ,?ucydide1 dans lequel il rappelle et trace sommairem5t les habitudes et la manire de vivre des ,grecs1 avant et depuis la gu]re de ,troie jusqu'au sicle o il crivait4 ,ce fragm5t me semble si bi5 adapt mon sujet1 que je crois faire une *ose agrable au lecteur en le lui s\mettant ici1 af9 qu'il fasse lui-mme la comp>aison4 ,extrait de l'hi/oire de ,?ucydide1 traduction de ,levque1 tom4 #a1 pag4 #b1 art4 #b1 ,jusque v]s le temps de la gu]re du ,ploponse1 le pays qui porte auj\rd'hui le nom de ,grce1 ne fut po9t habit d'une manire con/ante2 mais il tait sujet de frqu5tes migrations1 et ceux qui s'arrtai5t dans une contre1 l'ab&onnai5t sans pe9e1 rep\sss p> de n\veaux occupants qui se succdai5t t\j\rs en plus gr& nombre4 ,comme il n'y avait po9t de comm]ce1 que les hommes ne p\vai5t sans cra9te communiqu] entre eux1 ni p> t]re1 ni p> m]2 que *acun ne cultivait que ce qui suffisait sa subsi/ance1 sans connatre les ri*esses2 qu'ils ne faisai5t po9t de plantations1 p>ce que1 n'tant pas df5dus p> des murailles1 ils ne savai5t pas qu& on vi5drait leur enlev] le fruit de leur labeur2 comme *acun enf9 croyait p\voir tr\v] p>t\t sa subsi/ance j\rnalire1 il ne leur tait pas difficile de *ang] de place4 ,avec ce g5re de vie1 ils n'tai5t puissants ni p> la gr&eur des villes1 ni p> aucun autre moy5 de df5se4 ,le pays le plus f]tile tait celui qui pr\vait les plus frqu5tes migrations3 telles tai5t les contres qu'on nomme prs5t ,!ssalie1 la ,botie1 la plus gr&e p>tie du ,ploponse1 dont il faut except] l',arcadie1 et les autres enf91 en proportion de leur fcondit3 c> ds que1 p> la bont de la t]re1 quelques peuplades avai5t augm5t leur =ce1 cette =ce donnait lieu des sditions qui en causai5t la ru9e1 et elles se tr\vai5t d'ailleurs plus exposes aux entreprises du dehors4 ,l',attique1 qui1 p> l'inf]tilit de la plus gr&e p>tie de son sol1 n'a po9t t sujette aux sditions1 a t\j\rs eu les mmes habitants2 et ce qui n'e/ pas une faible preuve de l'op9ion que j'tablis1 c'e/ qu'on ne voit pas que des migrations ai5t contribu de mme l'accroissem5t des autres contres4 ,c'tait ,a?nes que *oisissai5t p\r refuge les hommes les plus puissants de t\tes les autres p>ties de la ,grce1 qu& ils avai5t le dess\s la gu]re1 ou dans des meutes3 ils n'en connaissai5t po9t de plus sr2 et dev5us citoy5s1 on les vit1 mme d'anci5nes poques1 augm5t] la population de la rpublique3 on envoya mme dans la suite des colonies en ,ionie1 p>ce que l',attique ne suffisait plus ses habitants4 7,p4 #g1 art4 ,,vi47 ,sans df5se dans leurs demeures1 sans sret dans leurs voyages1 les ,grecs ne quittai5t po9t les armes2 ils s'acquittai5t arms des fonctions de la vie commune1 la manire des b>b>es4 ,les endroits de la ,grce o ces c\tumes sont encore en vigueur pr\v5t qu'il fut un temps o des c\tumes semblables y rgnai5t p>t\t4 ,les ,a?ni5s les premi]s dposr5t les armes1 prir5t des murs plus d\ces et passr5t un g5re de vie plus s5suel4 7,p4 #ac1 art4 ,x47 ,sp>te n'e/ pas compose de btim5ts contigus1 mais la population y e/ di/ribue p> b\rgades1 suivant l'anci5 usage de la ,grce4 7,p4 #bd1 art4 ,,xx47 ,tel j'ai tr\v l'anci5 tat de la ,grce2 il e/ difficile d'en dmontr] l'exactitude p> une suite de preuves lies entre elles3 c> les hommes reoiv5t indiffremm5t les uns des autres1 sans exam51 ce qu'ils ent5d5t dire sur les *oses passes1 mme lorsqu'elles app>ti5n5t leur pays4444 ,a9si on croit que les rois de ,lacdmone donn5t *acun deux suffrages au lieu d'un1 et que les ,lacdmoni5s ont un corps de tr\pes nomm ,pitanate1 bi5 qu'il n'ait jamais exi/3 tant la plup>t des hommes sont indol5ts re*]*] la vrit1 et aim5t se t\rn] v]s la premire op9ion qui se prs5te4 7,p4 #bf1 art4 ,,xxii47 ,quant aux vnem5ts1 je ne me suis pas cont5t de les crire sur la foi du premi] qui m'en faisait le rcit1 ni comme il me semblait qu'ils s'tai5t passs3 mais j'ai pris des in=mations aussi exactes qu'il m'a t possible1 mme sur ceux auxquels j'avais t prs5t4 ,ces re*]*es ont t pnibles1 c> les tmo9s d'un vnem5t ne dis5t pas t\s les mmes *oses sur les mmes faits2 ils les rapport5t au gr de leur mmoire ou de leur p>tialit4 ,comme j'ai rejet ce qu'ils disai5t de fabuleux1 je s]ai peut-tre c\t avec mo9s de plaisir2 mais il me suffira que mon travail soit reg>d comme utile p> ceux qui v\dront connatre la vrit de ce qui s'e/ pass1 et en tir] des consqu5ces p\r les vnem5ts semblables ou peu diffr5ts qui1 p> la nature des *oses huma9es1 se r5\vell]ont un j\r4 7,p4 #cf1 art4 ,,xxx47 ,aprs le combat naval1 les ,corcyrens dressr5t un trophe ,leucymne1 promontoire de ,corcyre1 et fir5t m\rir t\s leurs prisonni]s1 except les ,cor9?i5s qu'ils t9r5t en captivit4 ,en lisant t\s ces articles1 il n'e/ pas une ligne dont on ne puisse faire l'application aux sauvages de l',amrique1 l'exception de ce qui conc]ne l',attique1 dont les causes occasionelles de civilisation sont trop rem>quables p\r que je les aie c>tes4 ,l'on f]ait un ouvrage extrmem5t in/ructif1 si l'on considrait et si l'on reprs5tait s\s ce po9t de vue de comp>aison l'hi/oire de l'anci5ne ,grce et de l'anci5ne ,italie4 ,l'on y appr5drait valu] leur ju/e prix une f\le d'illusions et de prjugs dont on g>e1 dont on fausse nos jugem5ts dans l'enfance et l'ducation4 ,l'on y v]rait ce qu'il faut p5s] de ce prt5du ge d'or1 o les hommes errai5t nus dans les =ts de l',hellas et de la ,!ssalie1 vivant d'h]bes et de gl&s3 l'on s5tirait que les anci5s ,grecs fur5t de vrais sauvages1 de la mme espce que ceux d',amrique1 et placs presque dans les mmes circon/ances de climat et de sol1 puisque alors la ,grce1 c\v]te de =ts1 tait beauc\p plus froide qu'auj\rd'hui4 ,l'on en induirait que ces ,pelasges1 crus un seul et mme peuple1 errant ou rp&u depuis la ,crime jusqu'aux ,alpes1 n'ont t probablem5t que le nom gnrique des hordes sauvages des premi]s indignes1 vagabonds la manire des ,hurons et des ,algonk9s1 des anci5s ,g]ma9s et des ,celtes2 et l'on suppos]ait avec raison que des colonies d'trang]s plus avancs en police1 v5ues des ctes d',asie1 de ,phnicie1 et mme d'gypte1 en s'tablissant sur celles de la ,grce et du ,latium1 ont eu avec ces indignes des rapports1 tantt ho/iles et tantt conciliants1 de la nature de ceux des premi]s colons anglais dans la ,virg9ie et dans la ,n\velle-,anglet]re4 ,p> ces comp>aisons1 l'on expliqu]ait et les mlanges et les disp>itions de quelques-uns de ces peuples2 les murs et les c\tumes de ces temps inhospitali]s o t\t trang] tait un ennemi1 o t\t brig& tait un hros1 o il n'exi/ait de loi que la =ce1 de v]tu que le c\rage gu]ri]2 o t\te tribu tait une nation1 t\te runion de b>aques une mtropole2 l'on v]rait dans cette poque d'an>*ie et de dsordre de la vie sauvage1 l'orig9e de ce c>actre d'orgueil et de jactance1 de p]fidie et de cruaut1 de dissimulation et d'inju/ice1 de sdition et de tyrannie1 que montr5t les ,grecs dans le c\rs enti] de leur hi/oire3 l'on y v]rait la s\rce de ces fausses ides de gloire et de v]tu1 accrdites p> les potes et les rhteurs de ces temps f>\*es1 qui ont fait de la gu]re et de ses lugubres trophes le b le plus lev de l'ambition huma9e1 le moy5 le plus brillant de la r5omme1 l'objet le plus imposant de l'admiration de la multitude ignorante et trompe3 et p>ce que1 dans ces d]ni]s temps surt\t1 n\s avons pris t*e d'imit] ces peuples1 et que n\s reg>dons leur politique et leur morale1 l'gal de leurs arts et de leur posie1 comme le type de t\te p]fection2 il se tr\ve en d]ni] rsultat que c'e/ aux murs et l'esprit des temps sauvages et b>b>es que notre culte et nos hommages sont adresss6 ,les bases de la comp>aison que j'tablis sont si vraies1 que l'analogie se cont9ue jusque dans les op9ions philosophiques et religieuses2 c> les pr9cipes de l'cole ,/oci5ne des ,grecs se retr\v5t t\s dans la pratique des sauvages amrica9s3 et si l'on s'en prvalait p\r donn] ceux-ci le mrite d'tre des philosophes1 rtorquant le raisonnem5t1 je dirai qu'il en faut conclure p> inv]se que l'tat social dans lequel fur5t inv5ts des prceptes si contraires la nature huma9e1 avec l'int5tion de faire support] la vie1 fut un ordre de *oses et de g\v]nem5t aussi misrable que l'tat sauvage2 et j'aurais p\r s\ti5s de mon op9ion l'hi/oire entire de ces peuplades grecques1 mme dans leurs plus belles poques1 et la srie non int]rompue de leurs sditions1 de leurs massacres dmocratiques1 de leurs proscriptions olig>*iques et tyranniques1 etc4 jusqu' la conqute de ces autres sauvages de l',italie1 appels les ,roma9s1 qui1 p> leur c>actre1 leur politique et leur agr&issem5t1 ont une analogie frappante avec les c9q nations iroquoises4 ,a l'g>d des ides religieuses1 elles ne =m5t pas un sy/me rguli] *ez les sauvages1 p>ce que *aque individu1 dans son indp5dance1 se fait une croyance sa manire4 ,il semble mme que l'introduction des missionnaires europens p>mi eux a modifi leurs op9ions anci5nes et propres nanmo9s1 jug] p> les rcits des hi/ori5s des premi]s colons1 et p> ceux des voyageurs actuels dans le nord-oue/1 il me p>at que les sauvages compos5t assez gnralem5t leur ?ologie de la manire suivante3 ,un gr& ,manit\ ou ,gnie suprieur1 qui g\v]ne la t]re et les mtores ari5s dont l'ensemble visible compose t\t l'univ]s p\r un sauvage4--,ce gr& ,manit\1 plac en haut1 sans qu'on sa*e trop o1 rgit le monde sans pr5dre beauc\p de pe9e1 donne la pluie1 le beau temps1 le v5t1 selon sa fantaisie1 fait quelquefois du bruit 7du tonn]re7 p\r se ds5nuy]1 ne s'inquite pas plus des affaires des hommes que de celles des autres tres vivants qui peupl5t la t]re2 il fait le bi5 sans y atta*] d'importance1 laisse faire le mal sans en tr\bl] son repos1 et1 au demeurant1 livre le monde une de/9e ou fatalit dont les lois sont antrieures et suprieures t\t4 ,la plup>t de ces peuples lui donn5t le nom ou l'pi?te de ,matre de la vie ou de celui qui n\s a faits3 mais cette dnom9ation p\rrait bi5 v5ir des missionnaires4 ,s\s son comm&em5t sont d'innombrables ,manit\s ou ,gnies subalt]nes qui peupl5t l'air et la t]re1 prsid5t t\t ce qui arrive1 et ont *acun leur emploi di/9ct4 ,de ces gnies les uns sont bons1 et ceux-l font t\t ce qui se passe de bi5 dans la nature2 les autres sont m*ants1 et ceux-ci caus5t t\t le mal qui arrive aux tres vivants4 ,c'e/ ces d]ni]s ,gnies de prfr5ce et presque exclusivem5t1 que les sauvages adress5t leurs prires1 leurs (fr&es propitiatoires et ce qu'ils ont de culte religieux3 leur b e/ d'apais] la malice de ces ,manit\s1 comme l'on apaise la mauvaise humeur des g5s h>gneux et envieux2 ils n'(fr5t ri51 ou que trs-peu de *ose1 aux bons gnies1 p>ce qu'ils n'en f]ont ni plus ni mo9s de bi52 ce qui pr\ve combi5 ,lucrce a eu raison de dire3 ,primus 9 orbe deos fecit timor4 ,c'e/ la peur qui d'abord peupla de dieux le monde4 ,cette peur des mauvais gnies e/ une de leurs p5ses les plus habituelles1 et qui les t\rm5t5t le plus3 leurs plus intrpides gu]ri]s sont1 cet g>d1 comme les femmes et les enfants2 un songe1 un fantme vu la nuit dans les bois1 un cri s9i/re1 al>m5t galem5t leur esprit crdule et sup]/itieux2 mais comme p>t\t o il y a des dupes1 il crot des fripons1 l'on tr\ve dans *aque tribu sauvage quelque jongleur ou prt5du magici5 qui fait le mti] d'expliqu] les songes1 et de ngoci] avec les ,manit\s les dem&es et les affaires de *aque croyant4 ,il j\e exactem5t le rle de ces anci5s valets de comdie1 porteurs de p>oles entre les amants qui ne peuv5t se voir3 et l'on imag9e bi5 que ce c\rtage n'e/ pas sans pr(it p\r son auteur4 ,les missionnaires ont une av]sion p>ticulire p\r ces jongleurs1 qu'ils trait5t de *>latans1 d'impo/eurs1 de fripons2 et les jongleurs1 qui les appell5t supplanteurs envieux1 leur r5d5t les mmes s5tim5ts3 malgr leurs entreti5s avec les gnies1 ils sont =t emb>rasss en expliqu] la nature1 la =me1 la figure4--,n'ayant pas nos ides sur les purs esprits1 ils les suppos5t des tres corporels1 et p\rtant lg]s1 volatiles1 de vraies ombres et mnes la manire des anci5s4--,quelquefois1 eux et les sauvages en *oisiss5t quelqu'un en p>ticuli] qu'ils imag95t rsid] dans un arbre1 un s]p5t1 un ro*]1 une cat>acte1 et ils en font leur fti*e1 la manire des ngres d',afrique4 ,l'ide d'une autre vie e/ aussi une croyance assez gnrale *ez les sauvages2 ils se figur5t qu'aprs la mort ils pass]ont dans un autre climat et pays o abond]ont le gibi]1 le poisson1 o ils p\rront *ass] sans fatigue1 se prom5] sans cra9te d'ennemis1 mang] des vi&es bi5 grasses#aid1 vivre sans pe9es et sans s\cis1 en un mot1 tre heureux de t\t ce qui fait le bonheur dans la vie actuelle4 ,ceux du nord plac5t ce climat v]s le sud-oue/1 p>ce que c'e/ de l que vi5t le v5t de la belle saison1 et de la temprature la plus agrable et la plus fcondante4--,les missionnaires aj\t5t qu'ils ml5t ces tableaux des ides de rcomp5se et de *tim5ts1 une sorte d'lyse et de ,t>t>e2 mais ceci aurait beso9 d'obs]vateurs sans p>tialit4 ,au re/e1 l'esquisse que je vi5s de trac] suffit p\r pr\v] qu'il y a une analogie relle entre les ides ?ologiques des sauvages de l',amrique-nord et celles des ,t>t>es d',asie1 telles que n\s les ont dpe9tes les savants russes1 qui les ont visits depuis #cj ans4 ,cette analogie e/ galem5t vid5te avec les ides des ,grecs2 on reconnat le gr& ,manit\ dans le ,jupit] des temps hroques1 c'e/--dire sauvages1 avec cette diffr5ce1 que le ,manit\ des ,amrica9s e/ tri/e1 pauvre et ennuy comme eux2 t&is que le ,jupit] d',homre et d',hsiode dploie t\te la magnific5ce de la c\r d'?iopie1 c'e/--dire de ,?bes ,hcatompyle1 dont l'ge prs5t n\s a rvl les tonnants secrets#aie4 ,on reconnat galem5t bi5 dans les ,manit\s1 les dieux subalt]nes des ,grecs1 les gnies des bois1 des fonta9es1 les daimones1 honors d'un mme culte sup]/itieux4 ,prt5dre que les sauvages amrica9s ont tir leurs ides de la ,grce ou de la ,scy?ie1 n'e/ po9t ma conclusion2 il e/ possible que d'un mme foy] primitif1 le ,*amanisme ou sy/me ,lamique de ,b$d\ se soit rp&u *ez t\s les sauvages de l'anci5 monde o on le retr\ve jusqu'aux extrmits de l',espagne1 de l'cosse et de la ,cimbrique3 mais il me p>at galem5t possible qu'il soit la production naturelle de l'esprit huma91 p>ce que son analyse le montre t\t enti] =m de comp>aisons1 tires de la condition et des affections des hommes et des peuples *ez qui il exi/e2 j'ai dvelopp ailleurs cette ide de manire n'avoir pas beso9 de la reproduire ici#aif4 ,une transmission de ces ides religieuses qui suppos]ait une trop longue srie de gnrations me p>at surt\t difficile1 en ce qu'il n'exi/e *ez les sauvages ni livres1 ni criture1 ni aucun moy5 monum5tal3 t\t s'y rduit la tradition orale1 c'e/--dire ces rcits qui1 en passant d'une b\*e l'autre1 s'altr5t tellem5t1 que mme des faits vois9s devi5n5t mconnaissables en peu de temps3 je crois avoir raisonnablem5t dmontr en traitant des ,arabes#aig1 combi5 les traditions sont nulles *ez les ,ori5taux1 malgr le prjug contraire de quelques savants1 et pr9cipalem5t des ?ologi5s1 qui ont beso9 de ce moy5 p\r appuy] div]ses op9ions3 j'ai pr\v que *ez ces peuples les individus cons]v5t pe9e le s\v5ir des annes de leur ge et des vnem5ts de leur enfance2 que ce c>actre oublieux ou nglig5t1 leur e/ commun avec notre propre peuple1 celui surt\t des campagnes1 qui leur ressemble le mieux p> son ignorance2 et qu'enf9 ce c>actre e/ inhr5t la nature huma9e en gnral3 les sauvages d',amrique sont un n\vel exemple l'appui de mon op9ion1 c> t\s les tmo9s que j'ai eu occasion de consult] et de cit] si s\v5t1 se sont accords me dire qu'il n'exi/e *ez eux aucun s\v5ir rguli]1 aucune tradition exacte d'un fait qui ait c5t ans de date2 et leur vie errante1 vagabonde1 leurs disp]sions p> la gu]re1 leurs di/ractions p> les malheurs et les calamits1 enf9 leur ins\ciance foncire1 s]ont1 p\r quiconque en calcul]a les effets1 autant de preuves vid5tes que cela doit tre a9si4--,un seul moy5 de s\v5ir a lieu dans leur situation1 c'e/ celui des phrases syllabes comptes et rimes1 ce que plus noblem5t on appelle des v]s1 soit dclams1 soit *ants3 en effet1 p> les mesures comptes de ces v]s et p> leurs rimes1 les mots et les ides sont fixs d'une manire prcise et c]ta9e dans le disc\rs et dans la mmoire1 et l'on peut t\j\rs s'assur] que le disc\rs e/ enti] et non tronqu3 aussi e/-ce rellem5t cette ide simple et ru/ique que l'art div9 de la posie doit son orig9e2 et c'e/ p> cette raison que ses premi]s essais1 ses plus anci5s monum5ts sont des contes extravagants de my?ologie1 de dieux1 de gnies1 de rev5ants1 de l\ps-g>\x1 ou de sombres et fanatiques tableaux de combats1 de ha9es et de v5geances2 tels que les *ants des ,b>des d',ossian et d',od91 j'ose dire mme du *antre de la colre d',a*ille1 quoiqu'il ait eu plus de connaissances et de tal5t2 t\s contes et tableaux analogues l'esprit ignorant1 l'imag9ation drgle et aux murs f>\*es des peuples *ez qui ils se produis5t4 ,l'on p\rra me dire que les sauvages ont des espces d'hiroglyphes avec lesquels ils se communiqu5t des ides2 comme de dess9] un homme la ma9 appuye sur la han*e1 p\r signifi] un ,franais2 un autre les bras lis1 p\r signifi] un prisonni]2 mais l'on s5t combi5 une telle m?ode e/ imp>faite1 quivoque et borne4 ,la vrit e/ en rsultat1 qu'ils n'ont ni moy5s de transmission1 ni monum5ts1 pas mme des ve/iges d'une antiquit quelconque4 ,jusqu' ce j\r1 l'on ne cite dans t\te l',amrique du nord 7le ,mexique except71 ni un difice1 ni un mur en pi]re taille ou sculpte qui atte/e des arts anci5s4 ,t\t se borne des buttes de t]re ou tumulus s]vant de tombeaux des gu]ri]s2 et des dignes de circonvallation qui embrass5t depuis un jusqu' tr5te arp5ts de surface4 ,j'ai vu trois de ces lignes1 l'une ,c9c9nati1 et deux autres en ,k5tucky1 sur la r\te de ce mme lieu ,lex+ton p> ,georget[n2 ce sont t\t simplem5t des crtes de fosss1 ayant au plus quatre ou c9q pi$s d'lvation et huit dix de base2 la =me de leur ence9te e/ irrgulire1 tantt ovale1 tantt ronde1 etc41 et elle ne donne aucune ide d'art militaire ou autre4 ,le plus gr& de ces ouvrages1 celui de ,mosk+um1 e/ la vrit c>r1 et de plus gr&es dim5sions2 mais d'aprs le dess9 et la description qu'en a donn ,m4 le docteur ,b>ton dans ses ,obs]vations d'hi/oire naturelle#aih1 l'on voit qu'il n'a ni ba/ions1 ni t\rs1 comme on l'avait dit1 et qu'il a d tre un simple retran*em5t de df5se1 tel que ,oldmixon et ses autorits atte/5t que les sauvages les pratiquai5t l'arrive des ,europens1 lorsqu'ils avai5t des demeures plus fixes1 et un quilibre plus gal de =ces4--,t\s ces retran*em5ts ont eu la mme cause1 et t\s ont pu tre faits avec des h\es et des pani]s4 ,quant aux tumulus1 j'ai vu celui de ,c9c9nati1 six ou sept c5ts pas du =t v]s l'oue/2 c'e/ un monceau de t]re1 en pa9 de sucre1 qui peut avoir qu>ante pi$s de saillie au-dessus du sol2 il e/ rec\v]t d'arbres qui ont cr spontanm5t4--,il m'a rappel les buttes du ds]t de ,syrie et de sa frontire2 mais elles sont inf9im5t plus =tes1 ayant eu p\r objet de pos] des t\rs4 ,il p>at que dans la ,t>t>ie russe et *9oise l'on en r5contre beauc\p dont la taille a plus d'analogie4 ,l'on a f\ill quelques-uns de ces tumulus amrica9s1 et l'on n'y a tr\v que des os1 des arcs1 des ha*es1 des fl*es de gu]ri]s sauvages4--,le gnral ,s9clair ayant fait sci] l'un des plus gros arbres implants sur leur pa9 de sucre1 y a compt plus de quatre c5t tr5te-deux c]cles de vgtation2 et comme il p>at qu'il se =me un de ces c]cles p> anne1 cela report]ait la date du tombeau de #acjj #acej4 ,au re/e1 il faut laiss] de plus amples re*]*es et de plus solides conjectures aux savants amrica9s qui sont sur les lieux1 et qui *aque j\r peuv5t faire de n\velles dc\v]tes4 ,je me rsume dire que le plus c]ta91 le plus in/ructif de t\s les monum5ts que prs5t5t les sauvages1 c'e/ leur langage4--,m4 le docteur ,b>ton a publi sur ce sujet un essai curieux#aii1 dans lequel il comp>e plusieurs mots de leurs langues et dialectes4 ,il a mme t5du ses confrontations aux langues de quelques tribus t>t>es1 l'aide du recueil que le docteur ,pallas en a fait et publi sur prs de trois c5ts nations asiatiques p> ordre de l'impratrice ,ca!r9e ,,ii#bjj4 ,les confrontations du docteur ,b>ton l'on conduit plusieurs conclusions intressantes p\r la sci5ce2 mais malgr les vux d'e/ime et d'amiti que je =me p\r ses succs1 je ne tr\ve pas t\tes ses conclusions galem5t fondes2 je ne puis admettre1 p> exemple1 l'aff9it qu'il tablit entre les dialectes c>abes1 brsili5s1 pruvi5s1 etc41 et les langues ou dialectes des ,potouattamis1 des ,delaw>es1 des ,iroquois1 fonde sur la ressemblance de deux ou trois mots4 ,il me semble tre plus heureux dans quelques rapports qu'il dc\vre avec les langues du nord-e/ de l',asie2 l'on ne peut d'ailleurs que lui savoir gr d'avoir ouv]t une m9e curieuse et ri*e en n\veaut2 mais cette m9e a beso9 d'tre exploite fond et en gr&1 et ce travail veut les =ces comb9es de plusieurs savants4 ,il s]ait dsir] que le congrs1 s5tant l'importance du sujet1 =mt1 ne ft-ce que temporairem5t1 une cole de c9q ou six int]prtes uniquem5t occups recueillir des vocabulaires et des grammaires sauvages4--,dans c5t ans1 dans deux c5ts ans1 il n'exi/]a peut-tre plus un seul de ces peuples4--,depuis deux sicles1 dja un gr& nombre a disp>u2 si l'on ne pr(ite pas du mom5t1 l'occasion se p]dra sans ress\rce de saisir le seul fil d'analogie et de filiation de ces nations avec celles du nord-e/ de l',asie2 la dp5se d'un tel tablissem5t e/ un bi5 m9ce objet p\r un pays conome et ri*e2 d'ailleurs1 ce g5re de dp5se a des rsultats avantageux1 et mme lucratifs1 ne ft-ce que s\s le rapport des facilits de comm]ce qu'il donne1 et des produits de librairie4--,en s\mettant cette ide aux membres du congrs1 amis des sci5ces et des lettres1 j'ose la recomm&] leur att5tion avec d'autant plus d'in/ance1 que j'ai vu rgn] dans les tats-,unis un prjug p]nicieux2 savoir qu'il ne faut pas que le g\v]nem5t enc\rage la culture des lettres et des sci5ces1 mais qu'il les ab&onne comme les autres arts l'indu/rie des p>ticuli]s2 cette comp>aison aux arts e/ totalem5t errone1 en ce que p\r bi5 cultiv] les sci5ces et les lettres1 il faut r5onc] t\te ambition d'emploi1 de place1 mme de =tune2 il faut avoir l'esprit libre des s\cis de la ri*esse et de la pauvret2 il faut n'aim] que le travail et la gloire1 ou1 si l'on veut1 la clbrit2 or1 p\r bi5 remplir cette vocation1 il faut tre au-dessus du beso91 possd] le ncessaire1 mme l'utile1 et avoir une d\ce mdiocrit t\t acquise4--,c'e/ ce qu'effectu5t les dotations et les traitem5ts all\s p> les g\v]nem5ts1 et les fonds consacrs l'tablissem5t des corporations savantes4 ,si la ,france a acquis en ,europe une sorte de prm95ce en ce g5re1 qui ne lui e/ pas conte/e1 c'e/ un tel rgime qu'elle le doit2 et les avantages mme pcuniaires1 comm]ciaux1 f9anci]s1 etc41 qu'elle en a con/amm5t retirs sont si vid5ts1 qu'aucune de ses div]ses =mes de g\v]nem5t n'a v\lu *ang] de sy/me4 ,il dp5d du g\v]nem5t des tats-,unis d'acqurir la mme influ5ce1 la mme prpondrance sur t\t le ,n\veau-,monde1 o leur peuple a pris l'initiative de la lib]t4 ,un fonds annuel de c5t mille doll>s s]ait une dp5se bi5 mdiocre p\r un tel peuple1 et p\rtant elle suffirait dja y crer une acadmie ou in/itut amrica91 qui r5drait en peu de temps d'importants s]vices1 ne ft-ce que d'emp*] de dire1 comme je l'ai ou1 non-seulem5t aux trang]s1 mais aux hommes les plus clairs du pays1 que le gt et la culture des sci5ces1 lo9 d'avoir fait des progrs1 se sont au contraire trs-s5siblem5t refroidis aux tats-,unis1 depuis leur indp5dance1 et que l'in/ruction et l'ducation de la jeunesse y sont tombes dans un dsordre et un ab&on effrayant4 ,il me re/e jo9dre le ,vocabulaire mimi que j'ai annonc au comm5cem5t de cet article3 ce dialecte p>at app>t5ir la langue des nombreuses peuplades *ipwanes qui1 selon ,m4 ,mack5sie1 se dis5t v5ues du nord-e/ de l',asie4 ,quelque imp>fait que soit mon travail1 il a nanmo9s assez d't5due p\r f\rnir des moy5s de comp>aison aux savants russes et allem&s qui connaiss5t les langues de ces contres2 j'aurai rempli mon b1 s'il s]t procur] de ce ct quelques dc\v]tes1 et provoqu] aux tats-,unis un plan de re*]*es plus va/es et plus appr(ondies4 ,,vocabulaire ,,de ,,la ,,langue ,,des ,,miamis4 ,,avis4 ,le lecteur e/ prv5u que l'x a t\j\rs la valeur du jota espagnol1 et grec4 ,l',h1 celle de la =te aspiration arabe4 ,le ?1 la valeur anglaise4 ,en reprs5tant avec t\t le so9 possible la prononciation des mots mimis en franais1 j'ai jo9t quelques exemples de la manire dont les ,anglais la reprs5t5t aussi1 af9 de faire s5tir la confusion qui rsulte de la valeur diffr5te des lettres *ez eux et *ez n\s1 et de la ncessit d'un alphabet unique4 ,dans la colonne de l'or?ographe anglaise1 les mots m>qus ,b4 sont tirs du livre de ,m4 ,b>ton2 les autres app>ti5n5t ,m4 ,wels4 ,,vocabulaire ,,de ,,la ,,langue ,,des ,,miamis4 ,franais4 ,mimi4 ,or?ogr4 anglaise4 --------- ------ ------------------ ,je et moi ,nlah#bja ,nalaugh4 ,toi et v\s ,on se s]t du v\s4 ,lui1 elle ,voyez ,eux1 elles4 ,awaleaugh4 ,n\s ,klnah ,calon\gh4 ,v\s ,klah ,calaugh4 ,eux et elles ,a\loa 7oua1 bref7 ,awalewaugh4 ,mon1 mi5 ,nlh-nnh ,nalaugh-n5igh4 ,ton ,ki4 ,voyez ,votre ,voyez ,votre4 ,son1 si5 ,a\la-nnh ,awalelah-n5negh4 ,notre ,klnah ,calonaugh4 ,votre ,klla-nnh ,kalelaug-n5nagh4 ,leur ,voyez ,son1 si54 ,pre 7mon7 ,noxsh ,no% saugh4 ,no* san4 ,b4 ,pres 7les7 ,oxsema4 ,mre 7votre7 ,kekiah ,kakecaugh4 ,mres 7les7 ,akmmah ,aukeemeemauh4 ,b4 ,fils ,ak\issim4 ,fils 7son7 ,ak\isslh ,augwissaulay4 ,fille 7sa7 ,atanlh4 ,frre 7mon7 ,ou$s-miln ,%eemah1 pris p\r sur4 ,frre 7notre7 ,ou$sa monk\4 ,sur 7ma7 ,n+o *ema4 ,sur 7leur7 ,agoz-*im\l ,augos%imwauley4 ,m>i 7mon7 ,nna pma4 ,littral4 ,matre de la faiblesse ,femme 7ma7 ,ni\ouah ,neeweewah4 ,b4 ,femme une ,mtamsah4 ,homme 7un7 ,helaniah#bjb ,hellanni>e4 ,petit g>on 7un7 ,apilossah ,apeelotsaugh4 ,vieill>d 7un7 ,ko*a ,ka[%aw4 ,un 7nombre7 ,+t ,+tay4 ,deux ,n*\ ,ne%sway4 ,trois ,nexs\ ,nessweh4 ,quatre ,nou ,neeway4 ,c9q ,ylan\ ,yallawnwee4 ,six ,kakots\ ,cau cutsweh4 ,sept ,s\axtets\ ,swattessweh4 ,huit ,polln ,pullawneh4 ,neuf ,+t-mnk ,+otim maneeka4 ,dix ,matats\ ,mautotsweh4 ,tte ,indpkn4 ,o,eil ,k*k\4 ,nez ,ki\n4 ,nez 7mon7 ,n9-ki\n4 ,nez 7votre7 ,ki-ki\n4 ,oreille ,ta\k4 ,front ,maya\+uil4 ,*eveux et poil ,nlissah4 ,b\*e ,tonnh4 ,langue ,ouln ,d5t ,ouipth4 ,b>be ,messeton+u4 ,ma9 ,onexk4 ,pi$ ,ktah4 ,peau ,lkai4 ,*air ,ouioxs4 ,sang 7,v4 r\ge7 ,nixpkn\4 ,cur ,th4 ,v5tre ,mogu ou ,motcz1 ,prononc la russe4 ,vie 7la7 ,mahtsanou+u4 ,mort 7la7 ,nahp+u ,nip\ 7il e/ mort74 ,sommeil 7le7 ,nipangu ,nipahan\ 7le froid7#bjc ,tu] ,angu*ou+u4 ,j\r 7le7 ,ifpt4 ,soleil 7le7 ,ifpt-kilixs\a1 7lumire de j\r74 ,nuit 7la7 ,pekontou4 ,lune 7la7 ,pekontou kili xs\a1 7lumire de nuit74 ,mat9 7le7 ,*epa\4 ,soir 7le7 ,elak\kx4 toile ,alang\4 ,firmam5t ,ke*ek\4 ,v5t ,alam!n\4 ,tonn]re ,t*+\ia4 ,pluie ,petil5\4 ,neige ,mon t\a 7gnie74 ,glace ,a*\konh4 ,*aud ,*ilitou4 ,froid ,niphan\4 t 7l'7 ,nihpn\4 ,hiv] 7l'7 ,pipon\4 ,t]re 7la7 ,aki,hkeou4 ,ile ,m5han\4 ,eau 7l'7 ,np4 ,feu 7le7 ,kohte\4 ,flamme ,pa,hkoule\4 ,rivire ,sipi\4 ,lac ,nipi,hsi4 ,ruisseau ,maxt*komek4 ,m] ,kit*i-km4 ,montagne ,at*i\4 ,coll9e ,ifpothkik4 ,arbre 7un7 ,methk\4 ,arbres 7des7 ,methk\ah4 ,bois 7du7 ,ta\n4 ,=t ,mt,hkok4 ,pi/e 7une7 ,pamehka\angu4 ,*ass] ,donama,houa4 ,*asse 7la7 ,na,htonamaouingu4 ,arc 7un7 ,mthk\apa4 ,fl*e ,touan?al\4 ,feuilles 7les7 ,me*ipak\a ---- qui tomb5t ,pap9t+u4 ,homme 7un7 tombe ,meje*5\4 ,gibi] ,a\ssh4 ,poisson ,kikonassah4 ,gu]ri] ,at?i4 ,gu]re ,mejkat\4 ---- 7all] en7 ,dopalouah4 ,casse-tte ,taka-kan4 ,pe9dre 7se7 la face ,ou*ih\+u4 ,c\teau 7un7 ,mals4 ,c\teaux 7des7 ,malsa4 ,scalp] ,laniok-k\4 ,k\ 7*evelure74 ,prisonni] 7un7 ,kiki\na4 ,s5ti] 7un7 ,mi\4 ,calumet ,pokn4 ,fume ,axkole\4 ,maison ,ouikm4 ,canot ,missl1 plur4 ,missola4 ,filet ,sp1 plur4 ,sapak4 ,vi&e s*e ,pohtekia4 ---- fume ,oxkol ,sam+ui4 ,tombeau ,e\issi-kn4 ,paix 7la7 ,phkokia 7bon1 abondance74 ,bi5 7le7 ,phkok4 ,mal 7le7 ,mloxk4 ,bon 7homme7 ,tipoua4 ,m*ant 7,=t7 ,mat*i#bjd4 ,d\x#bje ,oukapank4 ,am] ,oussakangu4 ,long ,k5\ak4 ,c\rt ,ixk\ak4 ,coll9e 7haute7 ,ifpat+u4 ,haut dans le ciel ,ifpam+u4 ,bas ,mataxk4 ,l5t1 ais ,ouhke\4 ,prompt ,r9sehka\4 ,nuage 7rapide7 ,k9t*e se\4 ,rivire 7pr(onde7,k5on\4 ,uni ,ttipaxke\4 ,gr& ,ma,hchk1 ,kit*i4 ,petit ,apilk4 ,l>ge ,met*ahke\4 troit ,apassian\e4 ,pesant ,kt*ok\n4 ,lg] ,nangut*ou4 ,f] ,kepikt\4 ,cuivre ,naxpeka*ek4 ,or ,honza\*\l4 ,arg5t ,*ol1 ou ,ts\l4 ,plomb ,lontsh4 ,pi]re ,sn4 ,blanc ,oupek+u4 ,noir ,ma,hkateouekingu4 ,r\ge ,n,hpkk+u4 ,bleu ,ixkepak+u4 ,jaune ,honza\k+u4 ,v]t ,anzanzk+u4 ,bison ou ,buffle ,alanants\a4 ,ca/or1 v4 p4 ,daim ,mo,hsok4 ,ours ,moxk\a1 plur4 ,maxkk4 ,*i5 ,alamo1 plur4 ,alamk4 ,mas ,m9t*ep4 ,oiseau ,ah\hs5sa4 ,ami ,aoui,hkanemah4 ,ennemi ,kita,hkianouna4 ,am\r 7l'7 ,tpalet+u4 ,rire 7le7 ,koul+u4 ,rire ,kouele\h4 ,pleur] ,shk\+u4 ,l>me 7une7 ,shp+\ah4 ,p>l] ,kilkilxk\+u4 ,disc\rs ,at*im\na4 ,m>*] ,pampel+u4 ,c\rir ,mahmik\+u4 ,respir] ,nss+u4 ,s\ffl] ,alams5\4 ,s\pir ,koune\a4 ,cra9dre ,k\ahtam+u4 ,esprit 7l'7 ou ,ame 7l'7 ,at*ipaa1 c'e/--dire1 fantme volant4 ,dieu ,kit*i ,man-t\a 7le gr& esprit71 ou ,kajehelang\ 7celui qui n\s a faits74 ,gnies ou ,esprits4 ,mant\1 analogue manes1 mani-um des ,lat9s4 ,diable ,mat*i ,manit\4 ,beau ,p,hkes9a4 ,laid ,molous9a4 ,bon homme ,tipoua-hel5iah4 ,bonne femme ,tipoua-metams4 ,sauvages 7les7 ,metox?niak 7ns du sol74 ,europens 7les7 ,oubkilokta 7peau blan*e74 ,franais 7les7 ,mhtik*a 7,oumi/]g*1 btisseur de vaisseaux1 en langue ,*ipewa74 ,anglais 7un7 ,axl*ima 7,angli*man74 ,amrica9 7un7 ,mit*i-,mals 7gr& c\teau74 ,oui ,i-y4 ,non ,moxt*4 ,avec ,mmou1 en arabe ,m4 ,ils n'ont po9t le v]be tre4 ,les adjectifs sont de commun g5re1 comme en anglais4 ,voyez les exemples bon homme1 bonne femme4 ,en gnral1 le pluriel des sub/antifs se =me en aj\tant au s+uli] la f9ale k3 ,mtamsa1 une femme2 ,mtamsake1 les femmes4 ,franais4 ,mimi4 --------- ------ ,v]be ,mang]4 ,je mange ,ni\ss9i4 ,tu manges ,ki\iss9i4 ,il ou elle mange ,ouiss9i\a4 ,n\s mangeons ,ni\iss9i m9a4 ,v\s mangez ,ki\iss9i m\a4 ,ils ou elles mang5t ,ouiss9i\k4 ,j'ai mang ,*aani ouiss94 ,tu z mang ,*aaki ouiss94 ,il ou elle a mang ,*aa ouiss9\a4 ,n\s avons mang ,*aa ki\iss9i m9a4 ,v\s avez mang ,*aa ki\iss9i m\a4 ,ils ou elles ont mang ,*aa ouiss9i\ak4 ,je mang]ai ,n\iss9i-kt4 ,tu mang]as ,ki\ss9i-kt4 ,il ou elle mang]a ,ouiss9i\a-kt4 ,n\s mang]ons ,ki\iss9i-m9a-kt4 ,v\s mang]ez ,ki\iss9i-mo-kt4 ,ils ou elles mang]ont ,ouiss9i\ak-kt4 ,le mang] ,ouess9+u4 ,la faim ,ax\+u4 ,j'ai faim ,indexk\i4 ,v]be ,boire4 ,je bois ,nmn4 ,tu bois ,kimn4 ,il ou elle boit ,mn\4 ,n\s buvons ,kimn m5a4 ,v\s buvez ,kimn m\a4 ,ils ou elles boiv5t ,mn-k4 ,le boire ,mn+u4 ,v]be ,battre4 ,je bats ,indn h\4 ,tu bats ,kidn h\4 ,il ou elle bat ,an h\4 ,n\s battons ,kidn h\em5a4 ,v\s battez ,kidn ki\ ou hi\4 ,ils ou elles batt5t ,anh h\ak4 ,v]be ,passif4 ,je suis battu ,indn ek\a4 ,tu es battu ,kidn ek\a4 ,il ou elle e/ battu ,an ha\4 ,n\s sommes battus ,kidn ekona4 ,v\s tes battus ,kidn ekoha4 ,ils ou elles sont battus ,an ha\ak4 ,j'ai t battu ,indn nehk\a4 ,tu z t battu ,kidn nehk\a4 ,il ou elle a t battu ,ann ha\a4 ,n\s avons t battus ,kidn nehekom5a4 ,v\s avez t battus ,kidn nehek\4 ,ils ou elles ont t battus ,ann ha\ak4 ,je s]ai battu ,indn heko-kt4 ,tu s]as battu ,k$n heko-kt4 ,il ou elle s]a battu ,an ha\a-kt4 ,n\s s]ons battus ,kidn hekom5a-kt4 ,v\s s]ez battus ,k$n hekomo-kt4 ,ils ou elles s]ont battus ,an ha\ak-kt4 ,,f9 ,,du ,,vocabulaire4 ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,page4 ,,*apitre ,,premi]4--,situation gographique des tats-,unis1 et sup]ficie de leur t]ritoire4--,comp>aison de quelques unes de leurs p>ties avec celles de l'anci5 cont95t #a ,,*ap4 ,,ii4--,aspect du pays4 ,=t presque univ]selle divise en trois gr&es rgions #f ,,*ap4 ,,iii4--,configuration gnrale4 ,division naturelle du pays p> les *anes des montagnes4 lvation extrme et moy5ne de ces *anes #aa ,,*ap4 ,,iv4--,/ructure intrieure du sol4 ,pi]res et ro*es fondam5tales occupant div]ses rgions #dj ,,*ap4 ,v4--,des lacs anci5s qui ont disp>u4 ,conjectures sur l'anci5 tat du pays #ga ,,*ap4 ,,vi4--,de la *ute de ,niag>a et de quelques autres *utes rem>quables #id ,,*ap4 ,,vii4--,des tremblem5ts de t]re et des volcans #aac ,,*ap4 ,,viii4--,du climat4 ,sa comp>aison avec celui d',europe aux mmes latitudes4 ,diffr5ce s+ulire de temprature entre l'e/ et l'oue/ des ,alleghanys #aah ,,*ap4 ,,ix4--,sy/me des v5ts aux tats-,unis4 ,cause du c\rant du golfe de ,mexique #aeb ,,*ap4 ,x4--,comp>aison du climat des tats-,unis avec celui de l',europe quant aux v5ts1 la quantit de pluie1 l'vaporation et l'lectricit #bbb ,,*ap4 ,,xi4--,conclusion3 la lune influe-t-elle sur les v5ts8 ,action du soleil sur t\t leur sy/me1 et sur le c\rs des saisons4 ,*angem5ts oprs dans le climat p> les dfri*em5ts #bci ,,*ap4 ,,xii4--,des maladies dom9antes aux tats-,unis #bff ,,app5dice #cag ,,lettre sur les v5ts de la ,sude et de la ,norwge ibid4 ,,claircissem5ts4 ,,article ,i]--,sur la ,floride et sur le livre de ,b]n>d ,romans1 intitul3 ,c\rte ,hi/oire ,naturelle et morale de la ,floride ,ori5tale et ,occid5tale #cba ,,art4 ,,ii4--,sur l'hi/oire de ,ne:amp%ire1 p> ,belknapp1 et sur l',hi/oire de ,v]mont1 p> ,samuel ,williams #ccj ,,art4 ,,iii4--,sur ,gallipolis1 ou la ,colonie des ,franais au ,scioto1 en #aghi #cce ,,art4 ,,iv4--,sur div]ses ,colonies ,franco-,canadi5nes #cdf ,,art4 ,v4--,obs]vations gnrales sur les ,indi5s ou sauvages de l',amrique-,nord #cga ,,vocabulaire de la langue des ,mimis1 tribu tablie sur la rivire ,waba% #dfg ,,f9 ,,de ,,la ,,table4 ,,notes3 #a ,j'avais t dix mois dans les prisons1 jusqu'aprs le #i !rmidor4 #b ,je f]ai nanmo9s rem>qu] aux ,amrica9s t\te l'absurdit du pr9cipal grief p> lequel on me r5dit suspect 7c> cette poque le langage et le rgime dev9r5t un vrai t]rorisme74 ,l'on me supposa l'ag5t secret d'un g\v]nem5t dont la ha*e n'avait cess de frapp] mes semblables3 l'on imag9a une conspiration p> laquelle j'aurais 7moi seul ,franais7 tram en ,k5tucky1 de livr] la ,l\isiane au ,directoire 7qui naissait pe9e71 et cela qu& des tmo9s nombreux et respectables dans ce ,k5tucky1 comme en ,virg9ie et ,philadelphie1 p\vai5t atte/] que mon op9ion1 manife/e l'occasion du m9i/re ,g999999991 tait que l'invasion de la ,l\isiane s]ait un faux calcul politique3 qu'elle n\s br\ill]ait avec les ,amrica9s1 et =tifi]ait leur p5*ant p\r l',anglet]re2 que la ,l\isiane ne conv5ait s\s aucun rapport la ,france3 que son colonisem5t s]ait trop disp5dieux1 trop casuel2 sa cons]vation trop difficile1 faute de m>9e et de /abilit dans notre g\v]nem5t1 lo9ta91 v>iable1 emb>rass1 etc41 etc42 qu'en un mot1 p> la nature des *oses1 elle ne conv5ait et f9alem5t n'app>ti5drait qu' la puissance vois9e1 qui avait t\s les moy5s d'occup]1 de df5dre et de cons]v]4--,cette op9ion1 contraire celle de la plup>t de nos diplomates1 m'a attir leur improbation1 presque leur animadv]sion en ,amrique et en ,france4 ,j'ai nanmo9s cont9u de la df5dre dans le temps o il y avait quelque c\rage la manife/]4 ,auj\rd'hui qu'elle a reu la plus haute des approbations1 il doit m'tre p]mis de m'en faire quelque mrite4 ,l'on s]ait bi5 tonn si l'on savait que la colre de ,m4 ,john ,a9999 l'poque mme o le gr& ,wa%+ton me donnait des tmoignages publics d'e/ime et de confiance1 n'avait p\r motif qu'une rancune d'auteur1 cause de mes op9ions sur son livre de la ,df5se des ,con/itutions des tats-,unis4 ,comme homme de lettres1 et comme trang]1 s\v5t que/ionn dans un pays de t\te lib]t1 j'avais t dans le cas de manife/] mes op9ions1 qu& leur auteur n'tait pas encore au premi] po/e de l'tat4 ,malheureusem5t j'avais adhr au jugem5t de l'un des meilleurs reviseurs anglais1 qui traitant ce livre de compilation sans m?ode1 sans exactitude de faits et d'ides1 aj\te qu'il la croirait mme sans b1 s'il n'en s\ponnait un secret1 et relatif au pays apologis1 que le temps seul p\rra dvoil]4 ,or1 en int]prtant mon auteur1 je prt5dais que ce b tait de capt]1 p> une flatt]ie nationale1 la faveur populaire et les suffrages des lecteurs2 qu& le fait eut vrifi la prophtie1 le prophte ne fut pas oubli4 #c ,t\tes les fois que l'on fait rem>qu] aux ,amrica9s quelque imp]fection ou quelque faiblesse dans leur tat social1 dans leurs arts et leur g\v]nem5t1 leur rponse e/3 ,n\s sommes un jeune peuple3 ils s\s-ent5d5t laissez-n\s crotre4 #d ,affaire d',alg]1 et con/ruction des frgates #a1gjj1jjj fr4 la pice4 #e ,trait ,jay comp> celui de ,p>is4 #f ,affaire de ,m4 ,lyons en ple9 congrs4 #g ,sc&aleux dsordres du collge de ,pr9cet[n1 et nullit des autres4 #h ,depuis l'avnem5t de ,m4 ,jeff]son la prsid5ce1 les fdrali/es n'ont cess de l'assaillir d'invectives dans les papi]s publics2 et telle e/ la solidit des pr9cipes sur lesquels il opre1 qu'il a t\t laiss dire sans que son c>actre en ft branl dans l'op9ion publique3 peut-tre mme s'y e/-il aff]mi4 #i ,voyez la notice des prix de ,pr9cet[n1 en #agig et #agih4 #aj ,on a suivi en effet cette m?ode dans la premire dition4 ,mais1 soit que l'auteur n'ait pu se *>g] de revoir les preuves1 soit que l'excution ait prs5t des difficults auxquelles on ne s'tait pas att5du1 le travail s'e/ tr\v trs-dfectueux4 ,ce sy/me d'imitation1 suivi p\r quelques mots1 ne l'tait pas p\r quelques autres2 de sorte que1 lo9 de se tr\v] dim9ue1 la confusion s'e/ augm5te4 ,il fallait1 ou mettre plus d'unit dans l'excution ou rtablir l'or?ographe anglaise4 ,n\s avons cru devoir pr5dre ce d]ni] p>ti4 ,l't5due d'une note ne n\s p]met pas d'expos] les raisons qui n\s y ont dcid1 n\s les expos]ons dans le second tirage de la notice sur les crits de ,volney4 7,note des diteurs74 #aa ,le ,mississipi1 mot altr de ,met*9-sipi1 qui signifie gr&e rivire dans la langue des ,mimis1 tribu de sauvages qui habite aux s\rces des rivires ,mimi et ,waba%4 ,il e/ rem>quable que les premires notions que l'on eut en ,canada sur le ,mississipi1 v9r5t de ce ct1 et de la "p de ces sauvages1 qui t\s les ans font une excursion gu]rire d'anci5ne ha9e contre les ,*acts et les ,*ikasaws1 situs v]s le bas du gr& fleuve4 #ab ,rec5sem5t publi ,philadelphie le #ba septembre #ahja 7,g5]al ,adv]tis]74 #ac ,j'ai vu dans les ma9s de ,m4 ,jeff]son une lettre lui crite p> ,hut*9s1 en date du #aa fvri] #aghd1 dans laquelle il reconnat avoir commis de trs-=tes erreurs dans le calcul du ,nor?-we/ t]ritory4 #ad ,j'appell]ai t\j\rs l'tat de ,new-,york le ,new-,york1 et n'appliqu]ai po9t l'article la ville de ce nom4 #ae ,j'emploi]ai ce mot p\r rpondre au mot anglais cle>$1 clairci1 c'e/--dire1 nettoy de t\s bois4 #af ,petit m\*]on noir1 pire que les c\s9s4 #ag ,altration du mot franais ,v]t-,mont1 que les habitants ont adopt p> p5*ant p\r les ,franais de ,canada1 et qui e/ la traduction de l'appellation anglaise1 ,gre5-,m\nta94 #ah ,ma9e n'e/ encore qu'un di/rict de ,massa*usets2 mais il ne peut t>d] d'tre con/itu en tat4 #ai ,les sillons du ,k5tucky4 #bj ,:ite-oak1 ,great-iron1 ,bald-m\nta91 ,blue-m\nta94 #ba ,apala*i-cola1 mot d\ble dans lequel cola signifie rivire *ez les sauvages ,creeks4 #bb ,frontire des tats-,unis v]s les possessions anglaises du ,canada4 #bc ,rivire considrable de la ,virg9ie occid5tale qui v]se dans l',ohio4 #bd ,b>tram4 #be ,c'e/ nanmo9s sur ces sommets que les sauvages1 imits en cela p> les ,amrica9s1 avai5t tabli leurs s5ti]s ou r\tes3 l'exemple le plus pittoresque que j'en aie tr\v1 e/ la r\te trace sur la crte du ,gauley 7,gauley-ridge7 dans les montagnes du ,kanhawa2 cette crte n'a pas #ae pi$s de l>ge en plusieurs endroits de sa longueur1 qui e/ de plus d'un qu>t de lieue2 et l'on a droite et gau*e une p5te rapide de plus de #f #gjj pas de pr(ondeur4 #bf ,il faut aussi rem>qu] que jadis les lits encombrs d'arbres r5v]ss1 et de roseaux1 g>dai5t mieux les eaux1 et qu'auj\rd'hui nettoys1 ils les laiss5t c\l] trop vite4 #bg ,il faut #fj1jjj ames4 #bh ,ces ,nihia\ =m5t #aj #ab tribus tablies entre le lac du ,cdre et le ,miss\ri1 d'o ils p>aiss5t v5ir orig9airem5t4 #bi ,voyez les notes de ,m4 ,jeff]son1 page #di1 dition de ,p>is1 #aghe4 ,je prvi5s le lecteur1 que j'ai valu le pi$ anglais raison de #cjd millimtres1 et que j'ai nglig les petites fractions4 #cj ,neveu du docteur ,frankl91 auteur de plusieurs mmoires de physique1 insrs dans l',am]ican ,musum1 et dans les ,transactions de la socit philosophique de ,philadelphie4 #ca ,transactions ( ! society ( ,new-,york1 "p4 #b1 page #abh4 #cb ,voyez ,hi/ory ( ,v]mont by ,samuel ,williams1 pag4 #bc1 #a vol4 9-#h1 imprim ,walpole1 ,new-,hamp%ire1 #agid4 ,l'auteur obs]ve qu' ces latitudes la rgion de la conglation con/ante e/ #bdeb mtres 7#hjff pi$s anglais73 ,m4 ,samuel ,williams1 qu'il faut di/+u] de ,m4 ,jona?an ,williams1 a t pr(esseur de ma?matiques ,cambridge prs ,bo/on1 et e/ un ecclsia/ique retir dans le pays de ,v]mont4 #cc ,hi/ory ( ,new-,hamp%ire by ,belknap1 page #di1 tome ,,iii4 ,voyez aussi ,samuel ,williams1 page #bc4 #cd ,ce n'e/ pas sans avoir exam9 cette "q avec so91 que je m'c>te de la projection de ,m4 ,arr[-,smi?1 qui1 ngligeant totalem5t le sillon d',holy-hill et de ,fly+-hill1 dt\rne au-dess\s de ,h>risb\rg le *anon de ,blue-ridge dans ,kittat9y3 ce gographe peut avoir eu des notes de voyageurs qui1 influ5cs p> l'op9ion vulgaire des colons de ,p5sylvanie1 et p> le nom de ,blue-ridge qu'ils donn5t en quelques cantons au ,kittat9y1 ont adopt ce sy/me4 ,mais outre que l'autorit d'vans1 de ,fry et de ,m4 ,jeff]son1 m'a p>u d'un poids suprieur1 j'ai moi-mme vu1 en trav]sant la ,susquehannah sur la r\te d',york ,lanca/re1 un *anon situ un mille au-dessus du bac de ,colombia1 lequel prolonge videmm5t ,blue-ridge1 que l'on voit long-temps l'oue/ de cette r\te plus ou mo9s di/ant4 ,ce *anon1 gal en hauteur sur les deux rives1 ne laisse la rivire qu'un troit passage1 sur un rapide2 et t\t atte/e qu'il a t =c comme le ,potmac s\s ,h>p]'s-f]ry4--,il cont9ue sa r\te nord-nord-e/4--,le lit de la rivire e/ calcaire au bac de ,colombia4 #ce ,:ite-oak1 ,great-iron1 ,bald1 ,blue-m\nta94 #cf ,pture du veau et de la va*e4 #cg ,nom du colon primitif ou pr9cipal sur la r\te3 presque t\s les noms de lieu aux tats-,unis ont p>eille orig9e4 #ch ,on peut voir ces *antillons *ez ,m4 la ,m!rie1 rdacteur du ,j\rnal de physique4 #ci ,les ,anglais le dsign5t s\s le nom de ,gulph-/ream4 #dj ,voyages d',alex&re ,mack5zie dans l'intrieur de l',amrique du nord1 traduits p> ,ga/]a1 #c vol4 9-#h4 #da ,il p>at que le lit de la ,mohawk sp>e la contre granitique de la contre des grs4 #db ,habitation de ,m4 ,jeff]son en ,virg9ie1 sur le *anon appel ,s\?-we/-m\nta91 que l'on devrait plutt appel] le ,sillon r\ge1 cause de sa t]re argileuse de cette c\leur1 absolum5t semblable au sol d',alep en ,syrie4 #dc ,voyez ,m$ical repository1 tome #a;er1 n #c1 imprim ,new-,york1 #agig4 #dd ,voyage de ,lianc\rt1 tome #a;er1 page #aj4 #de ,le sol de t\te la ,haute-,susquehannah e/ ml de s*i/es1 de pi]res1 de geiss1 de s*orl1 de feld-spa?1 c\p d'une f\le de sillons peu levs1 qui mont5t p> grad9s jusqu' l',alleghany2 l dom9e le grs4 ,il y a aussi des ve9es basaltiques1 produits et tmo9s d'anci5s volcans4 ,p>t\t les arbres sont rab\gris et de faible vgtation4 7,note de ,m4 ,guillem>d47 #df ,voyez notes de ,m4 ,jeff]son1 sur la ,virg9ie1 page #fc4 #dg ,:ite riv]4 #dh ,a l'habitation de ,m4 ,?ompson4 #di ,a l'habitation de ,m4 ,9s1 juge4 #ej ,de ret\r ,p>is1 j'ai s\mis ces coquillages l'exam5 de l'un de nos plus habiles naturali/es dans cette bran*e de sci5ce 7,m4 ,lam>k71 et je ne puis mieux satisfaire la curiosit de mes lecteurs1 qu'en leur communiquant le jugem5t qu'il en a port4 ,monsieur1 j'ai exam91 avec le plus gr& so91 les trois morceaux de fossiles que v\s m'avez confis1 et que v\s avez recueillis dans l',amrique sept5trionale4 ,j'ai vu trs-clairem5t1 dans *acun d'eux1 des trbratules fossiles99 entasses et sans ordre4 ,ces trbratules sont presque t\tes de la division de celles qui sont canneles longitud9alem5t en-dessus et en dess\s1 comme la trbratule que ,l9ne a dsigne s\s le nom d',anomiadorsata4 99 ,n\veau g5re tabli dans mon ,sy/me des animaux sans v]tbres1 page #ach1 avec un dmembrem5t du g5re anomia de ,l9ne4 ,on ne voit1 de la "p de ces coquilles fossiles1 que le m\le intrieur1 c'e/--dire que la matire pi]reuse1 dont leur intrieur s'e/ rempli p5dant le long sj\r de ces coquilles dans le se9 de la t]re4 ,cep5dant1 sur plusieurs d'entre elles1 on retr\ve encore des portions m9ces et blan*tres de la coquille mme4 --,dans le morceau qui vi5t de ,c9c9nati1 on voit di/9ctem5t trois sortes de coquilles fossiles3 savoir1 une espce de trbratule grosses cannelures1 et qui appro*e de celle figure dans la n\velle ,encyclopdie1 pl4 #bda1 fol4 #c2 une autre espce de trbratule non cannele1 mais po9tille1 nacre et oreillettes2 enf91 une coquille bivalve p9es r>es1 dont je ne puis reconnatre le g5re1 n'en p\vant exam9] la *>nire4 --,dans le morceau pris dans le ,k5tucky1 c5ts pi$s au-dessus du lit des eaux1 je rem>que des individus de diffr5ts ges1 d'une espce de trbratule cannele1 qui p>at se rappro*] de celle figure dans la n\velle ,encyclopdie1 pl4 #bdb1 fol4 #a1 ayant ses cannelures plus f9es et plus nombreuses que dans la trbratule cannele du morceau prcd5t1 et sa valve suprieure ou la plus petite1 aplatie4 ,ce mme morceau conti5t un fragm5t de belemnite4 --,enf91 dans le troisime morceau1 pris sur les hauteurs oue/ d',onondago1 je vois de nombreux dbris de deux trbratules canneles1 diffr5tes encore de celles des deux morceaux prcd5ts2 l'une d'elles1 un peu trigone1 (fre une g\ttire sur le dos de la gr&e valve1 et s'appro*e beauc\p de celle qui e/ reprs5te dans la pl4 #bdd1 fol4 #g1 de la n\velle ,encyclopdie4 ,l'autre trbratule du mme morceau e/ gr&e1 aplatie presque comme un peigne2 mais elle prs5te des fragm5ts trop incomplets1 p\r qu'il soit possible de la c>actris]1 et d'en dt]m9] les rapports avec d'autres espces4 ,nota4 ,d'aprs la considration de ces trois morceaux1 il me p>at vid5t que les rgions de l',amrique sept5trionale1 o ces morceaux ont t recueillis1 ont fait autrefois p>tie du fond des m]s991 ou du mo9s qu'elles montr5t actuellem5t dc\v]t la portion de leur sol qui a fait p>tie du fond des m]s et non de ses rives2 c> les fossiles qu'on y tr\ve ma9t5ant sont des coquillages plagi5s 7voyez mon ,hydrogologie1 pages #fd1 #gj et #ga71 qui1 comme les gryphytes1 les ammonites 7les cornes d',ammon71 les or?ocrati/es1 les blemnites1 les encr9ites 7les palmi]s m>9s71 etc41 viv5t con/amm5t dans les gr&es pr(ondeurs des m]s1 et jamais sur les rivages4 ,aussi la plup>t de ces coquillages et de ces polypi]s ne sont-ils connus que dans l'tat fossile4 99 ,a l'appui de cette op9ion1 vi5n5t encore les nombreuses sal9es1 dont e/ rempli t\t le pays d'oue/4 ,on les y dsigne s\s le nom de licks1 que l'on voit *aque in/ant sur les c>tes du ,k5tucky4 ,la s\rce la plus ri*e e/ prs du lac ,"oda2 elle conti5t un dix-huitime de sel de son poids4 ,les m]s du ,nord n'en conti5n5t que #a_/cb1 et celles des tropiques #a_/ab environ2 il e/ rem>quable que ces s\rces sales sont r>es sur la cte ,atlantique4 7,note de l',auteur74 ,vos obs]vations1 monsieur1 dt]m95t la nature des fossiles que l'intrieur d',amrique sept5trionale laisse ma9t5ant dc\v]t1 et il y a app>5ce que p>mi ces fossiles l'on y *]*]ait va9em5t des coquilles littorales4 ,,lam>ck4 #ea ,voyage de ,lianc\rt1 tome ,,ii4 #eb ,le voyageur sudois ,pet] ,kalm l'appelle glimm]4 #ec ,on rem>que que cet is+lass conti5t plus de p>ties de mica dans les pays du sud1 et plus de s*orl dans les pays du nord de cette cte4 #ed ,voyage de ,lianc\rt1 tome ,,iv1 page #ahi4 #ee ,faute d'in/rum5ts et de temps1 mon moy5 de mesurage fut de *oisir1 v]s le pi$ du sillon1 plusieurs arbres d'une hauteur peu prs connue de #be mtres1 et d'en rpt]1 d'*elon en *elon1 la mesure comp>ative1 ayant g>d la rduction de p]spective4 #ef ,la tmrit des navigateurs amrica9s r5d ces accid5ts frqu5ts dans leurs fleuves comme sur l',ocan4 #eg ,cette banquette et les talus sur t\t le c\rs de l',ohio1 sont c\v]ts de l'odieuse plante /ramonium1 que l'on m'a dit y avoir t importe de ,virg9ie1 mle p> accid5t d'autres gra9es2 elle s'e/ tellem5t multiplie1 que l'on ne peut se prom5] sur les banquettes sans tre infect de son odeur n>cotique et nausabonde4 #eh ,elle e/ compose d'environ #djj maisons de bois1 en plan*es et en troncs1 que l'on a comm5ce d'y con/ruire l'poque de la gu]re des ,sauvages1 v]s #agia3 ce n'tait qu'un camp de rs]ve et p>c d'artill]ie4 #ei ,ruisseau d'arg5t4 #fj ,un colon du ,t5nessee m'a fait obs]v] que t\tes les rivires de ce pays1 qui v]s5t immdiatem5t dans le ,mississipi1 ont galem5t des banquettes2 ce qu'on attribue1 a-t-il aj\t1 ce que *aque anne1 dans le c\rs du mois de mai1 le ,mississipi a une crue d'environ #be pi$s anglais1 laquelle =ce t\s ses afflu5s de dbord] et de se faire un plus l>ge lit4 ,mais cette crue fait p\r ces rivires (fice de digue temporaire1 et confirme1 en ce po9t1 la ?orie que j'ai prs5te p\r d'autres cas4 ,au re/e1 je f]ai obs]v] mon t\r1 que sur sa rive gau*e1 du ct d'e/1 le ,mississipi e/ con/amm5t re/re9t p> une *ane de hauteurs qui lui laiss5t r>em5t quatre ou c9q milles de t]ra9 plat p\r se dploy]1 t&is que sur la rive droite1 du ct d'oue/1 lorsqu'il a fran*i sa b]ge1 il p]d ses eaux sur un sol plat de plus de #bj lieues de l>geur4 #fa ,hut*9s suppose prs de #gjj milles2 mais il faut rem>qu] que ce gographe n'eut aucun moy5 exact et gomtrique de mesur] l',ohio3 il le desc5dit en bateau1 dans un temps de gu]re avec les sauvages1 calculant sa m>*e p> le c\rant1 sans faire de relev t]re1 dans la cra9te de surprises t\j\rs m5aantes3 depuis quelques annes1 la navigation plus libre du fleuve a tabli des calculs plus ju/es1 et pr\v que ceux de ,hut*9s p*5t t\s p> excs2 a9si1 du petit ,miami aux rapides1 l'on compte #ade milles1 au lieu de #ahd qu'il portait4 ,du gr& ,kanhawa au petit ,miami1 #bjg1 au lieu de #bca2 en gnral1 on le rduit d'un septime4 #fb ,il y a trois ,miamis1 le petit1 au-dessus de ,c9c9nati2 le second ou gr& ,miami1 au-dess\s de ce mme po/e1 t\s deux v]sant dans l',ohio1 et le troisime v]sant dans le lac ri4 #fc ,portage e/ l'espace de t]re qui se tr\ve entre deux eaux navigables1 p>ce que l'on e/ oblig de port] le canot p\r pass] de l'une l'autre2 c'e/ ce que les anglais appell5t c>ry+ place4 #fd ,voyage dans les tats-,unis d',amrique1 p> ,l>o*ef\cauld-,lianc\rt1 tome ,,ii4 ,voyage dans le ,haut-,canada1 p> ,isaac ,weld1 tome ,,ii4 ,ces deux livres peuv5t pass] p\r une biblio?que portative des tats-,unis4 #fe ,a un mille et demi de ,new-,g5eva1 v5ant de ,can&>k1 je me tr\vai au bord d'un amphi?tre d'une p5te plus d\ce et plus longue que celle dont je p>l]ai bi5tt2 mais d'une vue encore plus magnifique1 c> l'on y dc\vre1 sans ob/acle et d'un seul c\p d'il1 un imm5se bass9 p>faitem5t plane1 compos1 au nord-e/1 du lac ,ont>io1 et l'e/1 d'une vritable m] de =ts1 p>seme de quelques f]mes et villages1 et des nappes d'eaux des lacs iroquois4 #ff ,dja des colons ont pr(it de cette p5te p\r con/ruire des m\l9s scie et f>9e4 #fg ,voyez le voyage de ,m4 ,weld1 tome ,,ii1 p4 #bih1 traduit p> ,m4 ,ca/]a4 #fh ,la traduction franaise1 dit1 un peu sur la droite3 oui1 quant au fleuve2 mais quant au spectateur1 c'e/ inconte/ablem5t sur la gau*e4 #fi ,cette *aleur a rellem5t lieu dans le dgagem5t de l'eau des gr&es meules de m\l9s1 comme je l'ai pr\v ,ri*mond1 et elle e/ assez =te2 mais c'e/ au rejaillissem5t des eaux1 et non elle1 que l'on peut attribu] les cav]nes4 #gj ,voyez page #cjd4 ,je ne p5se po9t d'ailleurs que ,m4 ,weld veuille dire1 avec quelques voyageurs1 qu'il y ait un vide capable de donn] passage4 ,en considrant la petite cascade1 n\s avons rem>qu que les nappes suprieures press5t sur les infrieures1 et les =c5t de s'c\l] le long de la p>oi du ro*]2 le raisonnem5t lui seul indique ce mcanisme1 et le passage e/ totalem5t impraticable4 #ga ,il s]ait dsir] que le g\v]nem5t des tats-,unis1 prsid en ce mom5t p> un ami des sci5ces et des arts1 fit dress] le procs v]bal le plus prcis de l'tat de la cat>acte4 ,cet acte devi5drait un monum5t prcieux1 auquel1 d'ge en ge1 on p\rrait comp>] ses progrs1 et apprci] avec c]titude les *angem5ts qui survi5drai5t4 #gb ,il re/e savoir si les cav]nes se tr\v5t dans cette nature de pi]re2 l'exam5 att5tif des p>ois du rav9 donn]a1 cet g>d1 des lumires que je n'ai pas eu le temps d'acqurir4 #gc ,voyez troisime volume1 p4 #aei1 des ,mmoires de ,m4 ,p\*ot1 publis ,yv]dun1 #agha4 ,il appelle cette rivire ,cascon*iagon1 ce qui e/ son nom canadi54 #gd ,voyez ,am]ican ,musum1 tome ,,viii1 p4 #bae3 un anonyme1 qui p>at avoir eu des notes prcises sur ,niag>a1 value a9si t\tes les p5tes3 mtres4 pi$4 ang4 #a la p5te des rapides #ag #eh #b la hauteur de la *ute #dg #aeg #c et la p5te du rav9 jusqu'au ,platon1 p5dant sept milles1 #bj #fg ------ --- ,total #he #bhb #ge ,voyez la description dtaille de ces deux *utes dans le ,voyage de ,m4 ,weld1 tome ,,ii1 p4 #hf4 #gf ,page #fj1 de l'dition franaise4 #gg ,voyez ,am]ican ,musum1 tomes ,,iii et ,v4 #gh ,le mot grec klima ne signifie que degr1 *elon4 #gi ,voyez ,transactions ( ! philosophical society ( ,philadelphia1 tome ,i]1 9-#d4 #hj ,voyez ,ephem]ides ,meteorologic ,palat91 ,manheim4 #ha ,voyage de ,lianc\rt1 tome ,,ii1 p4 #bjg4 #hb ,le froid moy5 de ,pt]sb\rg1 depuis #aggb jusqu'en #agib1 selon l'acadmie des sci5ces de cette capitale1 a t de #bd 2 mais cela ne n\s dit pas quel a t le maximum2 les geles ont comm5c le #bg septembre1 et f9i le #be avril 7comme ,qubec74 #hc ,cette circon/ance emp*e d'y lev] l'orang] en ple9e t]re2 mais elle n'emp*]a pas d'y cultiv] l'olivi]1 dont ,m4 ,jeff]son a fait le prs5t prcieux ce pays2 surt\t si c'tait l'olivi] corse2 c> j'ai vu en #agib1 dans les montagnes de cette le1 ,cort1 qui e/ lev de c9q c5ts toises au-dessus de la m]1 j'ai vu1 dis-je1 les olivi]s prospr]1 malgr trois et quatre degrs s\s zro4 ,les ,corses mme prt5d5t que huit j\rs de neige au pi$1 dtruis5t les insectes et assur5t la rcolte4 #hd ,voyez ,am]ican ,musum4 #he ,hi/ory ( ,v]mont1 page #db4 #hf ,voyez notes sur la ,virg9ie1 page #fc4 #hg ,humboldt a tr\ve le mme degr dans l',amrique mridionale4 #hh ,voyez les trois ,mmoires d'obs]vations de ce savant mdec91 sur le climat de ,p5sylvanie1 dans les tomes ,,vi et ,,vii de l',am]ican ,musum4 #hi ,je traduis en degrs de ,raumur les degrs de ,fahr5heit1 usits en ,amrique comme en ,anglet]re4 #ij ,voyage de ,lianc\rt1 tome ,,iv4 #ia ,am]ican ,musum1 tome ,,viii4 #ib ,fonde p> suite des oprations de la compagnie de ,scioto qui1 en #aghi1 fit tant de bruit ,p>is p\r v5dre des t]res qu'elle n'avait pas1 mais dont elle se faisait bi5 pay]4 ,j'aurai l'occasion d'en rep>l]4 #ic ,noix trs-oblongues1 d'une coquille f9e et fragile1 et en t\t inf9im5t suprieures aux noix ligneuses 7hickorys7 de la cte atlantique4 #id ,m4 le docteur ,b>ton m'a dit qu'il prp>ait sur ce sujet un mmoire qui ne p\rra manqu] d'tre trs-intressant4 #ie ,voyez ,m$ical ,repository ( ,new-,york1 tome ,i]1 page #ecj1 o se tr\ve un tableau mtorologique dress p> le major ,swan4 #if ,an acc\nt ( six ye>s resid5ce 9 ,hudson's bay1 #a vol4 9-#h1 ,london1 #ageb4 #ig ,pres5t /ate ( ,hudson's bay1 #a vol4 9-#h1 ,london1 #agij4 ,les mmes faits se rpt5t dans le cont95t asiatique1 et confirm5t l'analogie de climat et de sol que j'ai indique4 ,les savants russes1 ,gmel91 ,pallas1 ,georgi1 atte/5t que pass le #fe1 et mme ds le #fj de latitude1 en ,sibrie1 l'on tr\ve des m>ais t]nellem5t gels au fond1 dont la glace cons]ve1 depuis une antiquit inconnue1 des ossem5ts1 et mme des peaux d'lphants1 de rh9ocros1 de mamm\ts4 7,voyez le ,nord littraire1 n ,i]1 page #chj47 ,le clbre voyageur amrica9 ,l$y>d atte/e galem5t qu' ,yak\tsk1 p> mo9s de #fb de latitude1 l'on n'a pu tablir de puits1 att5du que les f\illes faites jusqu' #fj pi$s de pr(ondeur ont appris que la t]re tait gele de plus en plus f]me4 7,voyez ,am]ican ,musum1 tome ,,viii1 lettre de ,l$y>d1 aot #agij47 ,le capita9e ,phips dit galem5t que le #bj ju9 #aggh1 p> #ff #ed1 l'eau de la m]1 puise #ghj brasses de pr(ondeur1 m>qua #b s\s glace 7,r74 ,p>mi n\s1 ,m4 ,patr91 naturali/e in/ruit1 qui a voyag plusieurs annes en ,sibrie1 rapporte que mme1 p> les #ed1 tant desc5du1 en ju9 #aghe1 dans un puits rc5t de la m9e d',ildikan en ,da\rie1 il rem>qua1 la hauteur de #dj pi$s1 des g]ures remplies de glaons 7et cep5dant c'tait une m9e mtallique72 ce qui pr\ve1 aj\te-t-il1 que le feu c5tral n'a pas beauc\p d'activit en ,da\rie 7,j\rnal de physique1 m>s1 #agia1 page #bcf74 ,mais1 comme dsormais la sa9e physique1 aide de t\s ces faits et des expri5ces +nieuses de ,m4 de ,saussure1 a relgu au rang des vieux contes my?ologiques cette vieille rv]ie d'un foy] c5tral1 et mme la ?orie has>de sans preuves suffisantes1 d'une temprature moy5ne de #aj1 l'on a droit d'en conclure contre les hypo?ses de ,buffon et de div]s autres physici5s1 que le globe e/ une masse cri/allise ess5tiellem5t froide1 dont la sup]ficie seule e/ *auffe p> les rayons du soleil1 en raison de la =ce et de la cont9uit de leur action4 ,de l vi5t que s\s la zone torride l'on tr\ve1 p\r t]me moy51 le sol impregn d'environ #ad de ,raumur1 une pr(ondeur qui probablem5t ne pntre pas plus de trois ou quatre mille toises3 mesure que l'on s'loigne de ce gr& et pr9cipal foy]1 v]s le nord1 la *aleur dim9ue p> proportion inv]se des latitudes #aa en ,virg9ie1 #i ,philadelphie1 #g en ,massa*usets1 #e en ,v]mont1 #d en ,canada1 et f9alem5t zro et mo9s de zro s\s le ple3 en sorte que si jamais le soleil ab&onnait notre pauvre plante1 elle f9irait p> n'tre qu'un amas de glaons1 et p> n'avoir1 p\r d]ni]s habitants1 que des ours blancs et des ,esquimaux4 #ih ,depuis octobre #agie1 jusqu'en ju9 #agih4 #ii ,voyez notes sur la ,virg9ie1 page #g4 #ajj ,les tables du docteur ,ramsay ,*>le/[n confirm5t ple9em5t cette ass]tion2 c> sur quatre annes1 depuis #agia jusqu'en #agid1 elles n'(fr5t que huit j\rs o le nord ait s\ffl3 il ne s\ffla pas un seul j\r en #agib1 et la mme r>et a lieu ,qubec4 #aja ,le lecteur peut avoir dja vu1 ou peut consult] une esquisse de cette ?orie1 dans le *apitre ,,xx de mon ,voyage en ,syrie 7publi en #aghg74 ,novice alors dans cette bran*e de sci5ce1 j'ignorais que de gr&s matres1 tels que ,halley et d',alemb]t1 s'en fuss5t occups4 ,a mon ret\r d',amrique1 lorsque j'ai v\lu repr5dre le c\rs de mes ides et leur donn] un dveloppem5t con=me aux n\veaux faits que j'avais rassembls1 j'ai d me mettre au niveau des connaissances acquises1 et j'ai tr\v qu'un mmoire intitul3 ,?orie des ,v5ts1 p> le *evali] la ,c\draye1 avait rempli la t*e que je me proposais4 ,ce mmoire1 c\ronn ds #aghe p> l'acadmie de ,dijon1 e/ un trait complet sur cette matire1 et je ne puis mieux faire que d'en conseill] la lecture ceux qui veul5t se =m] un tableau sommaire du jeu des c\rants de l'air3 ce n'e/ pas qu'il ne re/e encore beauc\p dire sur le sy/me gnral des v5ts p> t\t le globe1 et qu'il n'y ait beauc\p d'expri5ces et de calculs tablir sur le foy]1 le lit1 la vitesse de *aque c\rant d'air3 sur les directions div]ses et s\v5t contraires qu'ils suiv5t dans l'ocan ari52 sur l'paisseur de leurs c\*es2 sur la =mation1 la composition1 la dissolution des nuages2 sur les causes et les effets des dilatations et des cond5sations plus ou mo9s subites qui accompagn5t les orages1 etc4 ,mais1 p>ce qu'un tel travail veut la runion des connaissances comb9es d'un navigateur1 d'un physici5 et d'un *imi/e1 et qu'elle exig]ait des re*]*es longues et mme disp5dieuses1 diriges sur un plan m?odique1 ma t*e se tr\ve naturellem5t rduite f\rnir mon cont+5t de matriaux p\r cette opration2 et c'e/ ce que je vais faire1 en jetant dans les *apitres suivants les faits qui m'ont p>u les plus importants et les plus c]ta9s4 #ajb ,voyez l'app5dice une lettre sur le sy/me des v5ts de ces deux contres4 #ajc ,boeotium crasso jur>es a]e natum1 a dit un pote philosophe4 #ajd ,les ,itali5s dis5t d'un plat ouvrage1 c'e/ une composition de scirocco4 #aje ,je ti5s ces notes de ,m4 ,p[]1 amrica9 naturalis sujet d',espagne1 la ,n\velle-,madrid1 qui a obs]v le pays en homme clair4 #ajf ,voyez la c>te gnrale4 #ajg ,voyez ,annuaire de la rpublique1 an #f1 p4 #ei4 #ajh ,insre dans le supplm5t de la gazette de ,mexico1 #bi octobre #agie4 #aji ,l'amiral ,anson obs]ve galem5t que p> les #cj et #cb1 le dom9ant e/ l'oue/1 d\x et agrable2 mais que v]s les #dj et #de1 il devi5t plus vif et plus con/ant4 #aaj ,diss]tation dja cite4 #aaa ,hi/oire naturelle et civile des ,florides1 #a vol4 9-#ab1 imprim ,new-,york1 dja trs-r>e tr\v]4 #aab ,j'ai long-temps refus de croire l'exi/5ce de ces grlons pesans des onces et des livres1 dont p>l5t trop s\v5t les gazettes et les voyageurs2 mais l'orage du #ac juillet #aghh m'a conva9cu p> mes propres s5s4 ,j'tais au *teau de ,pont*>tra91 quatre lieues de ,v]sailles4 ,a six heures du mat91 tant all visit] un p>c de m\tons1 je tr\vai les rayons du soleil d'une *aleur insupportable2 l'air tait calme et t\ffant1 c'e/--dire1 trs-r>fi3 le ciel tait sans nuage1 et cep5dant je di/+uai quatre c9q c\ps de tonn]re3 v]s sept heures et un qu>t p>ut un nuage au sud-oue/1 puis un v5t trs-vif4 ,en quelques m9utes le nuage remplit l'horizon1 et acc\rut v]s notre zni? avec un r$\blem5t de v5t alors frais1 et t\t c\p comm5a une grle1 non pas v]ticale1 mais lance obliquem5t comme p> #de1 d'une telle grosseur1 que l'on et dit des pltres jets d'un toit que l'on dmolit4 ,je n'en p\vais croire mes yeux2 nombre de gra9s tai5t plus gros que le po+ d'un homme1 et je voyais qu'encore plusieurs d'entre eux n'tai5t que les clats de morceaux plus gros2 lorsque je pus avanc] la ma9 en sret hors de la porte de la maison1 o =t temps je m'tais rfugi1 j'en pris un1 et les balances qui s]vai5t pes] les d5res1 m'indiqur5t le poids de plus de c9q onces3 sa =me tait trs-irrgulire2 trois cornes pr9cipales1 grosses comme le p\ce et presque aussi longues1 prom9ai5t du noyau qui les rassemblait4 ,des tmo9s dignes de foi m'assurr5t qu' ,sa9t-,g]ma9 l'on avait pes un grlon de plus de trois livres1 et je ne sais plus quel poids l'on peut refus] de croire4 #aac ,voyez le ,voyage en ,syrie1 tome ,i]1 page #agi1 troisime dition2 en rapportant l'op9ion des anci5s cet g>d1 j'ai insi/ sur sa probabilit1 motive p> la p5te gnrale du sol et du c\rs du fleuve1 et p> l'action que les v5ts ex]c5t sur les surfaces aqueuses4 ,le fait a con/at mon ap]u4 #aad ,les m>9s dis5t3 ,qu& on e/ hors des cueils en m]1 fond de qu9ze brasses1 et que du haut du mt d'un sl\p1 l'on voit ju/e le cap ,hatt]as1 l'on va entr] dans le ,gulph-/ream1 et de suite l'on p]d les sondes4 #aae ,le savant voyageur ,humboldt1 qui n\s devrons tant d'obs]vations neuves et importantes1 a aussi tr\v que sur les bas-fonds1 son !rmomtre a baiss de #c de ,r44444 ,m4 ,lal&e1 qui a publi ce fait comme une dc\v]te1 n'a pas sans d\te connu ceux dont je p>le4 #aaf ,voyez ,transactions philadelphiques1 tome ,x1 page #cif1 tome ,,xix1 page #bih4 #aag ,au mom5t o cette feuille s'imprime1 je reois des tats-,unis le c9quime volume des ,transactions de la socit de ,philadelphie1 et j'y tr\ve1 page #ij1 un ,mmoire de ,m4 ,/rickl& qui1 p> une srie d'obs]vations faites en #agid1 allant et rev5ant d',europe1 confirme t\t ce que j'ai expos sur les indications du !rmomtre4 ,l'auteur aj\te qu'il a reconnu une bran*e du ,gulf-/ream dans la direction de l'le ,jaquet1 et il insi/e sur la probabilit du transport des fossiles tropicaux de la cte d',irl&e1 p> les eaux de ce mme c\rant3 ses obs]vations me confirm5t dans l'op9ion que le banc de ,t]re-,neuve e/ la b>re de l'emb\*ure de ce gr& fleuve m>9 qui1 avant de l'avoir cre1 m>*ait droit au nord-e/ sur l',irl&e1 et qui ne s'e/ dvi v]s l'e/ que p> suite de l'ob/acle de cette b>re grossie et accumule de sicle en sicle4 ,il faudrait comp>] ses gravi]s ceux de la cte atlantique4 #aah ,c'e/ l'expression canadi5ne p\r dsign] t\t le pays4 #aai ,selon le capita9e ,me>es1 c'e/ le v5t de nord qui e/ le dom9ant de ces p>ages4444 ,p\r donn] une ide du refroidissem5t que les surfaces glaces occasion5t dans l'air1 il me suffira de cit] une obs]vation de ,*>levoix4 ,ce missionnaire rapporte que1 trav]sant le banc de ,t]re-,neuve1 p> un temps d'ailleurs d\x1 son vaisseau fut t\t c\p assailli d'une brise si glaciale1 que t\s les passag]s fur5t contra9ts de se rfugi] dans l'entre-pont2 bi5tt l'on ap]ut une de ces les de glaces qui1 *aque pr9temps1 vi5n5t du nord flott] dans l',atlantique1 et tant que l'on re/a s\s le v5t de cette le1 longue d'un qu>t de lieue1 l'air re/a insupportable4 ,cette expri5ce se r5\velle presque *aque anne p\r les navigateurs de ,t]re-,neuve4 #abj ,hi/ory ( ,v]mont1 page #dh4 #aba ,ces v]sem5ts d'air froid de la rgion1 soit moy5ne1 soit suprieure1 sont atte/s p> ,belknap1 qui cite1 dans le ,new-,hamp%ire1 un lieu o le v5t semble t\j\rs tomb] d'en haut comme l'eau d'un m\l93 moi-mme je p\rrais en cit] en ,france un exemple rem>quable sur le *anon du ,=ez qui sp>e le bass9 du ,rhne de celui de la ,loire3 en plusieurs endroits1 mais surt\t au local du *teau de la ,f>ge1 entre ,belleville et ,roanne1 six sept lieues au-dessus de ,t>>e1 l'on pr\ve habituellem5t1 que t&is que l'on monte ou desc5d du ct du ,rhne la p5te rapide de ce *anon1 l'on ne s5t aucun v5t2 mais pe9e a-t-on atte9t la crte du sillon1 et surt\t pe9e comm5ce-t-on de desc5dre le rev]s du ct de la ,loire1 que l'on s5t un v5t d'une vivacit extrme1 v]sant de l'e/ l'oue/1 c'e/--dire du bass9 de ,rhne1 dans celui de la ,loire2 et si de suite l'on revi5t sur ses pas1 et que l'on r$esc5de la p5te d'e/ v]s le ,rhne1 l'on ne tr\ve plus de v5t3 la raison en e/1 que le bass9 de ,rhne e/ un gr& lac d'air frais et d5se1 qui communique avec l'atmosphre des ,alpes1 t&is que le bass9 de la ,loire e/ un lac d'air plus lg] et plus *aud1 qui vi5t de l',ocan p> les v5ts rgnans d'oue/3 le *anon de ,=ez e/ une digue qui les sp>e1 et qui les ti5t l'un et l'autre calmes jusqu' sa hauteur2 mais p>-dessus cette digue1 le trop-ple9 du bass9 de ,rhne se v]se comme de l'eau1 et se montre d'autant plus froid et plus rapide1 qu'il e/ l'c\lem5t de la rgion moy5ne d'air qui vi5t des ,alpes et tombe en glissant sur le lac4 #abb ,nom que se donn5t les sauvages4 #abc ,de mme aux s\rces de la ,waba% et des deux gr&s ,mimis1 il pleut p> t\s les v5ts2 ,gallipolis1 sur l',ohio1 il pleut surt\t p> oue/ sud-oue/1 t&is que plus bas1 ,c9c9nati1 l'oue/ e/ sec1 et il pleut p> nord-oue/4 #abd ,en ,massa*usets la brise comm5ce ds huit et demi ou neuf heures du mat9 au mois de ju91 t&is qu'en ,c>ol9e elle ne comm5ce qu' dix et onze2 comp>ez les di/ances respectives des sillons la cte1 et v\s en voyez de suite la raison4 #abe ,le *anon qui sp>e ,sa9t-,ildephonse de l',escurial1 sp>e tellem5t l'atmosphre de ces deux lieux1 que quoique rappro*s six ou sept lieues1 ce sont deux climats diffr5ts4 #abf ,p> exemple1 ,ud9e o il tombe #fb p\ces1 et ,g>fagnana1 #ib p\ces3 aux ,antilles1 il tombe plus de #ajj p\ces p> an4 #abg ,selon ,*alm]s1 cit p> ,ramsay1 ibid4 #abh ,jeff]son1 page #f4 #abi ,s4 ,williams1 ,hi/ory ( ,v]mont1 page #ea4 #acj ,idem4 #aca ,idem4 #acb ,docteur ,ru%1 obs]vations sur la ,p5sylvanie1 ,am]ican ,musum1 tome ,,vii4 #acc ,mais en rcomp5se j'ai vu un j\rnal mtorologique manuscrit1 o le nombre des j\rs pluvieux ,bre/ e/ de #cdi j\rs p> an1 t&is qu' ,m>seille le nombre des j\rs clairs e/ de #ceb4 #acd ,c'e/ un trange livre que les ,re*]*es de ,m4 ,paw sur les ,amrica9s4 ,a mon ret\r d',amrique1 j'ai v\lu le lire p\r pr(it] de tant de lumires dont on lui fait honneur2 mais lorsque j'ai vu avec quelle confiance il adopte des faits faux2 avec quelle h>diesse il en tire des consqu5ces *imriques1 tablit et s\ti5t des p>adoxes div]g5ts1 et avec quelle acrimonie il attaque d'autres criva9s1 j'av\e que le livre m'e/ tomb des ma9s4 ,je ne conois pas comm5t du fond d'un cab9et on ose crire avec ass]tion sur des faits qu'on n'a pas vus1 sur des tmoignages insuffisants ou contradictoires2 p\r moi1 plus j'ai vu le monde et multipli mes obs]vations1 plus je suis conva9cu que ri5 n'e/ plus dlicat et plus r>e que de saisir les objets1 surt\t compliqus1 s\s leurs vritables faces et s\s leurs vrais rapports3 qu'il e/ presque impossible de p>l] raisonnablem5t du sy/me gnral d'un pays ou d'une nation sans y avoir vcu3 qu'il en e/ de mme1 et encore pis1 p\r les temps passs2 et que le plus gr& ob/acle aux progrs des lumires e/ l'esprit de c]titude1 qui jusqu'ici a fait la base de l'ducation *ez presque t\s les peuples4 #ace ,transactions ( ! ,am]ican philosoph4 society4 #acf ,on a obs]v que l'eau mise une fois p> ,p\c4 ,lig4 mois dans les vases1 vaporait #d #aj ,et que mise une fois p> sema9e elle vaporait #f #ce ,sans d\te p>ce que dans le premi] cas le v5t n'atte9t pas bi5 au fond du vase2 #b ,sur une rivire1 un vase a vapor #a #ae ,en local sec il a p]du #a #ej #c ,quatre plantes pesant #aah gra9s1 mises en caisse de pur sable et bi5 arroses1 ont vapor #aj1idd gra9s1 qui sont plus que n'et donn une surface de dix p\ces c>rs dans le mme espace de temps4 #acg ,ils rem>qu5t en mme temps que les habitants1 et surt\t les femmes1 y sont d'une extrme irritabilit4 #ach ,dans plusieurs pays *auds1 entre autres dans l'le de ,cuba1 lorsqu'il pleut1 les paysans qui travaill5t en ple9 air t5t leurs vtem5ts1 les ti5n5t l'abri et ne les repr5n5t que qu& le corps e/ sec2 alors ils ne pr5n5t pas la fivre2 si au contraire ils laiss5t m\ill] et s*] leurs vtem5ts sur leurs corps1 jamais ils ne manqu5t d'en tre saisis4 #aci ,plusieurs physici5s gographes croi5t que le v5t nord-oue/ au ,b5gale vi5t des montagnes situes au vrai nord-oue/ du pays3 mais1 outre qu'elles sont trop loignes1 le jeu des deux cts des ,gtes e/ tellem5t correspondant1 que l'on ne peut lui admettre d'autre s\rce3 c'e/ l'incl9aison de la p5te ori5tale1 c>actrise nord-oue/ et sud-e/ p> le c\rs des fleuves1 qui dt]m9e le rev]sem5t du v5t2 de mme que c'e/ raison de cette incl9aison1 que le soleil *auffant cette p5te avant d'avoir *auff le rev]s des ,gtes1 y cause un m\vem5t premi] et antrieur p> lequel l'air des ,gtes e/ attir1 et sa suite l'air du ,malab>4 #adj ,depuis l'qu9oxe d'automne jusqu' celui du pr9temps1 saison d't p\r l'hmisphre au/ral4 #ada ,ils vi5n5t du qu>t entre l'oue/ et le ple3 la qualit s*e et froide de ces v5ts sur la cte du ,*ili1 jo9te leur frqu5ce1 e/ un indice de la non-exi/5ce d'aucune gr&e t]re v]s le ple au/ral1 et de la quantit des glaces qui y sont amonceles4 #adb ,mol9a1 ,itali51 auteur d'une bonne ,hi/oire gographique1 naturelle et civile du ,*ili1 traduite en espagnol1 p> ,m5doza4 ,madrid1 #aghh1 gr& 9-#h1 belle impression4 #adc ,a ,p>is j'ai rem>qu p5dant nombre d'annes1 que les premires feuilles des m>ronni]s-d',inde se montrai5t entre le #bd m>s et le #e avril1 aux ,tuil]ies1 et que celles des *nes se dployai5t presqu'un mois plus t>d dans les =ts4 #add ,en #agih1 je gtai ,philadelphie et ,new-,ca/le1 les premires c]ises avant le #f ju91 et je gtai ,bordeaux les d]nires le #f juillet3 je pus con/at] l'op9ion de t\s les ,franais1 qui tr\v5t aux c]ises amrica9es un acide mordant que les ntres n'ont pas1 et qui se manife/e habituellem5t p> des coliques4 ,l'on en peut dire autant des fraises4 #ade ,quelques matires1 telles que le *>bon broy f9 avec de la limaille et du s\fre1 de l'huile de *5evis avec du noir de fume et autres semblables1 sont susceptibles d'inflammation spontane c]ta9s degrs d'humidit et de *aleur si de tels mlanges se tr\v5t dans les m>ais1 il e/ rellem5t possible que l'inflammation ait lieu4 #adf ,hi/ory ( ,v]mont1 pag4 #fd et suiv4 #adg ,voyez plusieurs ,mmoires de ce mdec91 dans l',am]ican ,musum1 tome ,,vi et ,,vii4 ,dans ce mme tome ,,vii1 un ,mmoire sur le climat de ,new-,york1 confirme p\r ce pays les mmes rsultats4 #adh ,hi/ory ( ,v]mont1 pag4 #fa1 #fb1 #fc4 #adi ,je p5se qu'il y a erreur d'impression ou de traduction3 ce doiv5t tre les brises de l'e/ et de sud-e/4 #aej ,si depuis #agie l'on pr\ve en ,france une n\velle altration dans la temprature des saisons et dans la nature des v5ts qui la produis5t1 j'os]ais dire que c'e/ p>ce que les imm5ses abattis et dgts de =ts1 causs p> l'an>*ie de la rvolution1 ont tr\bl l'quilibre de l'air et la direction des c\rants8 #aea ,tome ,,iii1 page #cci4 #aeb ,p> exemple1 c'e/ eux qui font que c]ta9s cantons sont con/amm5t affects de grles ou de tonn]res1 t&is qu' une demi-lieue de l1 le pays en e/ habituellem5t exempt4 #aec ,voyez ,am]ican ,museum1 tome ,v4 #aed ,j'ai pr\v sur moi-mme la ju/esse de cette ?orie mon ret\r d'gypte4 ,au ,kaire1 je pr5ais sans inconvni5t c9q ou six tasses de caf p> j\r4 ,lorsque je fus sd5taire ,p>is1 il me dev9t impossible1 ds le mois d'octobre1 d'en support] mme une tasse jeun sans ress5tir un m\vem5t fbrile et n]veux4 ,j'aj\te que p5dant les trois ans que j'ai passs en ,syrie et en gypte1 je n'ai eu de t\te maladie que l'influ5za de #aghc2 t&is qu'aux tats-,unis1 en trois ans aussi1 j'ai eu deux fivres malignes trs-graves1 c9q ou six gros rhumes1 et des affections rhumatiques dev5ues incurables2 et cela en me con=mant en *acun de ces pays au rgime suivi p> les habitants4 #aee ,p> exemple1 la pla9e de ,trappes1 prs ,v]sailles1 quoique leve et dc\v]te1 e/ infe/e de fivres p> les tangs de ,sa9t-,cyr4 #aef ,un mdec9 amrica91 en prs5ce de quatre mdec9s anglais a fait la ,m>t9ique1 en #agif1 des expri5ces dont il a conclu que l'air atmosphrique cont5ait en cette le soixante-sept p>ties d'oxygne sur c5t4 ,j'ai communiqu cette expri5ce ,m4 ,f\rcroy1 qui p5se que quelque erreur s'e/ introduite dans l'expri5ce2 et que la vie ne p\rrait se s\t5ir long-temps cette proportion4 ,les expri5ces de ,humboldt1 dans l',amrique mridionale confirm5t celles d',europe4 #aeg ,m4 ,jean de ,vze1 anci5 *irurgi5 di/+u et accrdit au ,cap-,franais4 #aeh ,voyez ,re*]*es et ,obs]vations sur la maladie pidmique qui a dsol ,philadelphie1 depuis aot jusqu'en dcembre #agic1 en anglais et en franais1 9-#h1 #ade pag4 ,philadelphie1 #agid4 #aei ,c'e/ a9si que t\te la ville de ,philadelphie a t p]suade que l'pidmie de #agic v9t de l'le de la ,gr5ade1 o elle avait t1 disait-on1 apporte de ,b\lam 7cte d',afrique71 p> le vaisseau le ,hankey4 ,un mdec9 anglais1 qui se tr\vait dans cette le1 avait donn cette seconde portion de l'hi/oire un c>actre imposant d'au!nticit dans un crit qu'il publia3 et cep5dant trois ans aprs1 ,m4 ,noah ,web/] et le docteur ,e4 ,h4 ,smi?1 ont publi ,new-,york un j\rnal de t\te la navigation du ,hankey1 dress p> l'un des plus respectables tmo9s oculaires1 lequel rassemble une si gr&e masse de preuves1 et porte un ca*et si p>ticuli] de c&eur et de vracit1 que l'on demeure conva9cu avec ,,mm4 ,web/] et ,smi?1 que le mdec9 ,c4 s'e/ compltem5t tromp4 ,de mme ,m4 ,ri*>d ,bayley1 dans son excell5t ,rapport au g\v]neur de ,new-,york1 pr\ve que les inculpations des vaisseaux l',anto9ette et le ,patty1 tai5t des rumeurs de peuple absolum5t dnues de fondem5t1 etc4 ,voyez ,new-,york repository1 tom4 #a;er1 pag4 #dgj et #abg4 #afj ,voyez le ,rapport des mdec9s de ,philadelphie au g\v]neur de ,p5sylvanie3 celui de ,m4 ,ri*>d ,bayley au g\v]neur de ,new-,york2 le ,mmoire du docteur ,val5t9e ,seaman de ,new-,york1 sur les causes de la fivre jaune ,new-,york4--,les ,re*]*es du docteur ,b5jam9 ,ru% sur la mme maladie1 ,philadelphie1 en #agic et #agid4 ,lettre de ,g4 ,davidson1 sur le ret\r de la fivre jaune la ,m>t9ique en #agif4 ,orig9e de la fivre pe/il5tielle qui ravagea la ,gr5ade en #agic1 #agid1 p> ,e4 ,h4 ,smi?4 ,?se sur la fivre maligne ,bo/on1 p> ,br[n4 ,rcit des fivres bilieuses avec dyss5t]ie ,%effield1 p> ,w4 ,buel3 enf9 la collection trs-intressante de ,lettres sur les fivres de div]s lieux1 p> ,noah ,web/] de ,new-,york4 #afa ,l'on en p\rra jug] p> la doctr9e de l'un des pr(esseurs les plus influ5ts de ,philadelphie1 dans un disc\rs de clture1 dont quelques auditeurs me fir5t immdiatem5t le rcit4 ,aprs avoir rcapitul les m?odes enseignes p5dant l'hiv] de #agig-agih1 et entre autres celle de la saigne c5t onces de sang1 en div]s cas de la fivre jaune3 ,messieurs1 dit-il ses lves1 n\s allons n\s sp>]1 et v\s allez v\s disp]s] sur la va/e surface des tats-,unis3 rp&ez-y de t\tes p>ts les vrits que v\s avez ent5dues ici2 v\s tr\v]ez des contradicteurs1 des ennemis6 rsi/ez-leur avec c\rage1 et soyez p]suads qu'avec de la f]met et de la con/ance1 v\s f]ez triomph] la vritable doctr9e4 ,ite et evangelizate4 ,c]tes1 s'il e/ une doctr9e dang]euse1 surt\t en mdec9e1 c'e/ celle qui exclut le d\te philosophique1 sans lequel l'esprit demeure f]m t\te in/ruction1 t\t r$ressem5t2 et cette doctr9e e/ surt\t p]nicieuse p\r les jeunes g5s1 en qui le dsir de savoir et le beso9 de croire s'associ5t au beso9 d'aim]1 et qui s'atta*5t aux op9ions p> suite d'atta*em5t p\r les matres4 ,aussi l'une des plus fcondes s\rces d'erreur1 de fanatisme et de calamits1 a t et e/ encore ce fune/e pr9cipe d'ducation musulmanique1 adopt dans t\s les g5res d'ducation4 #afb ,de #aj #ae degrs1 selon la s5sation du malade4 #afc ,voyez ce sujet un trs-bon ,mmoire de ,m4 ,ed\>d ,mill]1 ,new-,york repository1 tom4 #a;er1 pag4 #aie4 #afd ,graces aux tal5ts de l'+nieur ,latrobe-,bonneval1 ,philadelphie1 depuis mon d"p1 j\it d'une pompe feu qui lui procure les eaux du ,s*uylkill2 p>eille entreprise a t faite ,new-,york1 et il e/ dsir] que les habitants des autres ports imit5t un si salutaire exemple4 #afe ,je fais cette rem>que1 p>ce que la seule bonne m?ode que je connaisse1 consi/e traduire d'abord le plus littralem5t et le plus prs possible du s5s et de la valeur des mots4--,or1 comme dans cette opration il arrive ord9airem5t que les expressions et les con/ructions de la langue trangre c>t5t celles qui sont propres notre langue naturelle1 il faut laiss] repos] ce premi] jet1 et ne le repr5dre que lorsque l'on a presque oubli l'orig9al2 alors relisant ce mauvais franais1 les =mes naturelles du /yle vi5n5t se prs5t] d'elles mmes1 et l'on peut faire un excell5t travail4 ,ce s]ait dja beauc\p d'en faire un bon1 c> il e/ bi5 peu de traductions qui mrit5t cette pi?te4 #aff ,c'e/ le nom que les ,canadi5s et les gographes franais donn5t l',ohio4 ,l'on y p*e entre autres poissons du ,cat-fi%1 qui pse quatre-v+ts et quatre-v+t-dix livres4 #afg ,il y a plus de soixante endroits div]s du nom de ,wa%+ton aux tats-,unis4 ,il y a aussi une d\za9e de ,*>le/on2 en gnral la nom5clature gographique de ce pays e/ ple9e de rptitions de ses propres noms ou de noms d',europe1 p> la raison que *aque colon1 anglais1 irl&ais ou cossais1 donne son n\veau sj\r le nom de son lieu natal3 et l'on peut dire1 s\s plus d'un rapport1 que les tats-,unis sont une seconde dition de l',anglet]re2 mais cette copie e/ tire sur un bi5 plus gr& =mat que l'orig9al4 ,on en jug]a dans un sicle4 #afh ,c'e/ le nom que les ,amrica9s donn5t t\s les habitants franais des po/es de leur frontire l'oue/ et au nord4 #afi ,c'e/--dire la ,n\velle-,orlans1 di/ante de prs de c9q c5ts lieues p> le fleuve4 ,au ,po/e-,v9c5nes on dit d'un homme qui va la ,n\velle-,orlans1 il va en ville1 comme si l'on tait dans le faub\rg4 #agj ,je jo9s l'it9raire qui m'a t communiqu comme *ose trs-connue4 ,l'on y rem>qu]a le peu d'accord qu'il y a entre les lieues et les heures1 et la trivialit des dnom9ations canadi5nes1 indice du c>actre et des murs des g5s qui les ont imposes4 ,it9raire du ,po/e-,v9c5nes ,kaskaskias4 lieues ou heures ,jusqu'au ruisseau ,ombra #c #b ,de l l',orme au milieu d'une prairie #d #c ,de l la rivire du ,*at #d #c ,de l au ,j\g #e #c ,a la ,sal9e #b #a ,au poteau de l',esclave #e #c ,a la grosse ,po9te #e #b ,a la ,cafetire #d #b ,a l'corce jaune #e #c ,a la ,po9te au ,noy] 7un joli ruisseau7 #e #b ,aprs ce ruisseau e/ une *ausse dtruite de ca/ors3 on pr5d un c>ref\r le s5ti] gau*e qui abrge2 mais l'on e/ sans eau p5dant c9q lieues2 on rejo9t la po9te aux ,fesses4 ,de la ,po9te au ,noy] la ,*ausse #a #a ,au ,fevi] #d #b ,a la ,po9te aux ,fesses #e #c ,a la prairie du ,tr\ #e #c ,a la ,gr&e ,cte #e #c ,a l'proni] #d #b ,au ,kas #f #d --- --- #gc #dc #aga ,p> exemple1 au ,=t ,dtroit1 le c>actre ne diffre pas de celui que je vi5s de cit]2 et lorsque j'y passai en septembre suivant1 le plus gr& nombre des ,franais p>lait de se retir] sur le t]ra9 du ,roi 7,georges71 plutt que de se =m] au rgime municipal et laborieux des ,amrica9s4 #agb ,les ,amrica9s1 d'aprs les ,anglais1 dsign5t les ,sauvages p> le nom d',indian1 qu'ils prononc5t presque indigne3 et ils f]ai5t mieux de s'en t5ir ce d]ni] t]me2 c> il e/ biz>re d'avoir donn le nom des habitants de l',indus d'abord ceux de l',amazone1 puis de t\te l',amrique2 et cela p> suite de la mprise de l'un des premi]s navigateurs portugais1 qui1 v\lant se r5dre dans l',inde1 s'c>ta si =t l'oue/1 qu'il se tr\va au ,brsil1 qui1 p\r se consol]1 il donna le nom d',inde occid5tale4 #agc ,les ,sauvages appell5t peau r\ge celle de daim1 dont la *asse tombe en juillet et aot4 #agd ,en ,anglais1 legu9s 7jambires73 les *aussons s'appell5t mocassons4 #age ,voyez la c9quime sance de mes leons d'hi/oire pr(esses l'cole normale1 imprimes sp>m5t 9-#h #ahba1 *ez ,bossange frres4 #agf ,vulgairem5t appels les ,quak]s1 socit dont on a peut-tre trop dit de bi5 en ,europe1 et trop de mal aux tats-,unis 7 cause des ,ngres71 mais qui1 t\t bi5 considr1 me p>at la secte religieuse dont la morale ?orique et pratique e/ la plus favorable l'amlioration de la socit et de la condition huma9e en gnral4 ,l'on peut dire que t\t ce qu'il y a de bons tablissem5ts de bi5faisance1 de bons rglem5ts adm9i/ratifs en ,p5sylvanie1 e/ son ouvrage2 et il ne lui manque que d'introduire dans son plan d'ducation plus de connaissances physiques1 p\r mrit] d'tre l'glise de t\s les hommes raisonnables4 ,comm5t des dvts peuv5t-ils appel] pr(ane l'tude des ouvrages de ,dieu8 #agg ,tel e/ le capita9e ,c>v]1 voyageur en #agfh1 dont n\s avons une bonne traduction en #aghd1 un vol4 9-#h4 ,l'auteur p>at avoir t un peu crdule et trs-vaniteux2 mais malgr son p5*ant p\r les sauvages1 qui avai5t flatt sa vanit1 on voit dans ses rcits de la droiture et de la bonne foi4 ,les aveux qu'il fait de son peu d'in/ruction1 et de son incapacit rdig] une grammaire et un dictionnaire sauvage1 me font beauc\p d\t] qu'il soit le rdacteur de son ouvrage1 et je p5se que ce s]vice lui a t r5du p> son diteur1 comme il e/ arriv *ez n\s un autre voyageur connu4 ,un second voyageur e/ ,jean ,long1 ,anglais1 commis et facteur p5dant v+t ans dans la traite des pellet]ies du ,canada3 il a publi ses voyages 9-#d en #agia3 ils ont t traduits et publis 9-#h en #agic4 ,il e/ f*eux que le traducteur se soit p]mis de supprim] les vocabulaires p\r quelque conomie de librairie4 ,cet ouvrage mrite rimpression avec corrections1 c> il e/ le plus fidle tableau que je connaisse de la vie et des murs des sauvages et des trafiquants canadi5s4 ,un troisime e/ ,b]n>d ,romans1 dont j'ai assez p>l4 ,un quatrime e/ ,umfreville que j'ai fait connatre4 ,je ne p>le po9t du livre d',adair sur les ,creeks et les ,*rokis1 p>ce que1 quelques faits vrais1 il a ml une f\le de faits altrs ou faux1 dans l'int5tion de pr\v] que les sauvages desc5d5t des juifs4 ,cette extravagante ide1 qui d'ailleurs1 lui e/ commune avec plusieurs missionnaires1 ne l'a conduit qu' faire envisag] s\s un faux j\r t\t ce qui app>ti5t aux sauvages4 ,ce n'e/ qu'avec de sa9es notions sur la nature de l'ent5dem5t huma91 sur sa m>*e1 et sur t\s les pr9cipes qui g\v]n5t et modifi5t l'homme de la nature1 que l'on peut bi5 tudi] et suivre l'hi/oire des nations4 #agh ,le ngre aussi2 mais il noircit dans les #bd heures4 #agi ,c'e/ ce que dit ,oldmixon1 tom4 ,i1 pag4 #bhf4 #ahj ,*aque j\r de n\veaux faits1 en app>5ce biz>res1 vi5n5t f\rnir de n\veaux moy5s de solution2 l'un des plus rem>quables e/ le cas du ,ngre virg9i51 appel ,h5ry ,moss orig9aire du ,congo1 troisime gnration2 lequel1 dans l'espace de six sept ans1 e/ dev5u homme blanc1 *eveux longs1 lisses et *ta9s1 comme un ,europen3 c'e/ lui dont ,lianc\rt p>le tome ,v1 page #abd4 ,j'ai vu un procs v]bal au!ntique de sa transmutation de peau4 #aha ,le k e/ jota2 et le ? a la valeur anglaise4 #ahb ,c'e/ a9si qu'ils dsign5t les missionnaires4 #ahc ,aussi p]c5t-elles si facilem5t aux enfants1 qu'ils n'pr\v5t jamais de maux de d5ts4 #ahd ,p5dant treize mois que j'ai passs en ,corse1 j'eus la note c]ta9e de c5t onze assass9ats de guet-ap5s p> effet de ces v9dettes1 ou v5geances de talion3 s\s le g\v]nem5t gnois1 il y en a eu jusqu' neuf c5ts p> an4 ,quel g\v]nem5t6 et quel peuple6 #ahe ,il e/ curieux d'obs]v] que ces vieill>ds raisonn5t prcism5t comme le coryphe des politiques itali5s4 7,ma*iavelli71 qui1 dans ses ,comm5taires sur les dcades de ,tite-,live1 lib4 #c1 *ap4 #a;er1 prescrit galem5t p\r re/aur] les tats1 de ram5] leurs in/itutions civiles et religieuses leur orig9e4 ,le p>adoxe e/ palpable dans le cas prs5t4 ,auj\rd'hui1 que je relis cet criva91 je tr\ve que la plup>t de ses pr9cipes1 s'ils tai5t bi5 analyss1 le laiss]ai5t beauc\p au-dess\s de sa rputation de savoir et d'habilet4 #ahf ,voyez le ,disc\rs sur l'orig9e de l'9galit des conditions4 #ahg ,ce que j'avance ici se fonde sur des petits faits trs-intressants dans l'hi/oire des gr&es *oses2 je les ti5s de deux tmo9s dignes de confiance1 feu ,m4 le b>on d',holba* et ,m4 ,naigeon1 membre actuel de l',in/itut4 ,dans le temps o l'acadmie de ,dijon proposa son prix trop clbre1 ,did]ot tait dt5u au *teau de ,v9c5nes p\r sa lettre sur les ,aveugles4 ,r\sseau allait le voir quelquefois3 dans l'une de ses visites1 il lui montre l'annonce du prix4 ,ce sujet1 dit-il1 e/ piquant1 j'ai envie de conc\rir4--,=t bi51 reprit ,did]ot2 mais dans quel s5s pr5drez-v\s la "q8 ,dans son s5s1 reprit ,r\sseau2 e/-ce qu'elle peut en avoir deux8 ,les sci5ces et les arts peuv5t-ils avoir d'autre effet que de conc\rir la prosprit des tats8--,eh bi56 reprit ,did]ot1 v\s s]ez un enfonceur de portes ouv]tes4 7,ce fur5t ses propres t]mes74 ,il s]ait bi5 plus piquant de s\t5ir l'inv]se4 ,r\sseau "p frapp de cette ide1 compose dans ce s5s1 et e/ c\ronn p> l'acadmie de prov9ce4 ,quelque temps aprs d',holba* et ,did]ot se prom5ant au ,c\rs-la-,re9e1 r5contr5t ,r\sseau1 l'abord5t1 le complim5t5t sur son t\r de =ce1 et ,r\sseau plaisante avec eux du succs de son p>adoxe et de la bonhomie des acadmici5s4 ,les critiques et les contradictions surv9r5t3 ,r\sseau en fut irrit3 d',holba* et ,did]ot1 compagnons habituels de prom5ade1 le r5contr5t encore aux ,tuil]ies3 la "q revi5t sur le tapis1 et ils sont tonns de tr\v] ,r\sseau tellem5t aigri et *ang d'op9ion1 qu'il s\ti5t srieusem5t avec la vhm5ce de son c>actre1 comme vrit1 ce qu'il avait d'abord trait lui-mme de plaisant]ie4 ,d',holba* en fut frapp1 et dit ,did]ot3 ,mon ami1 cet homme1 dans son premi] ouvrage1 f]a m>*] l'homme quatre pattes2 et la prophtie ne fut que trop vraie4--,a9si voil le po9t de d"p du sy/me de l'homme qui a affi* p\r devise3 ,vitam imp5d]e v]o2 et cet homme auj\rd'hui tr\ve des sectateurs tellem5t vois9s du fanatisme1 qu'ils env]rai5t volonti]s ,v9c5nes ceux qui n'admir5t pas les ,confessions4 #ahh ,ceci n\s mne valu] d'une manire probable la population de t\t ce cont95t4 ,les tats-,unis sont connus p\r une quotit de #e1bae1jjj ,les ,espagnols admett5t le ,mexique p\r une population totale de #c1jjj1jjj ,le ,canada1 en #agih1 comptait #aig1jjj1 supposons #bjj1jjj ,la ,l\isiane haute et basse ne peut s'admettre p\r plus de #dj1jjj ,les deux ,florides1 peu prs mme nombre1 ci #dj1jjj ,les ,creeks1 ,*actas1 ,*icasaws1 qui ont #h1jjj gu]ri]s1 total #bd1jjj ,t\s les sauvages de la ,waba% et de ,mi*igan1 au plus #ae1jjj ,la masse de t\s les autres sauvages de t\t le cont95t jusqu' la m] glaciale et la m] de ,n\?ka-,sund #fjj1jjj ---------- ,total #i1acd1jjj ,a9si l',amrique-nord n'excde que trs-peu neuf millions1 et l'on peut compt] que le d]ni] article des sauvages e/ =c peut-tre de moiti4 ,l',amrique-sud ne p>at pas atte9dre mme ce nombre4 ,les ,espagnols in/ruits n'valu5t t\tes leurs possessions dans cette p>tie1 savoir3 ,pr\1 ,*ili1 ,p>aguay1 ,plata1 mme ,c>acas1 qu' une population de quatre millions d'ames #d1jjj1jjj ,les ,indi5s non s\mis n'y sont pas compris4 ,le ,brsil compte #ejj1jjj ,portugais et #fjj1jjj ,ngres #a1ajj1jjj --------- ,total #e1ajj1jjj ,les ,indi5s non s\mis ne peuv5t gure s'valu] avec prcision2 mais raison de leur t]ritoire1 ils ne saurai5t gal] la moiti des blancs2 je ne les compte que p\r #a1jjj1jjj ,les colonies des ,antilles et de l'i/hme de ,panama1 ne pass5t pas #a1hjj1jjj ,la ,guyanne holl&aise et franaise ne comport5t pas plus de #ge1jjj --------- ,total #g1ige1jjj ,voil environ #h1jjj1jjj3 supposons-en #aj1 il n'en e/ pas mo9s vrai que les deux ,amriques runies ne saurai5t arriv] plus de #bj1jjj1jjj4 ,ce calcul diffre beauc\p de ceux de mon honorable confrre de l',in/itut ,m4 ,lal&e1 a/ronome1 qui1 dans l'annuaire des annes ,,viii et ,,ix1 comptait #ahj1jjj1jjj d'habitants dans le n\veau monde3 il e/ vrai que dans les annes ,,ix et ,x il s'e/ subitem5t rduit #ij1jjj1jjj1 c'e/--dire la moiti4 ,enf91 cette anne 7,,xii7 je le tr\ve rang l'valuation que j'tablis1 et que lui ont communique des amis int]mdiaires1 membres du bureau des longitudes4 ,il devra faire une opration semblable sur les #ehj1jjj1jjj qu'il donne l',asie3 sans d\te il compte la ,*9e p\r deux ou trois c5ts millions1 comme on n\s l'a dit depuis quelques annes4 ,mais dans le dnombrem5t que publir5t les ,anglais l'an d]ni]1 la population des campagnes ne s'lve qu' #ee millions4 ,en supposant que celle des villes soit gale1 ce qui e/ beauc\p suppos]1 ce s]ait #aaj millions1 et p> comp>aison l',europe1 cet empire ne saurait excd] ttes4 #abj1jjj1jjj ,la ,p]se1 selon ,olivi]1 n'a que #c1jjj1jjj ,en dtaillant t\te la ,turquie d',asie1 je ne puis tr\v] plus de #aa1jjj1jjj ,et je ne crois pas que l',asie entire en conti5ne plus de #bdj1jjj1jjj ,l',europe e/ bi5 connue p\r #adj #adb millions1 ci #adb1jjj1jjj ,l',afrique1 y compris l',egypte1 ne peut gure excd] l',amrique2 mais supposons #cj1jjj1jjj ,enf9 p\r les les de la m] du ,sud1 la ,n\velle-,gu9e1 etc41 admettons 7et c'e/ trop7 #e1jjj1jjj ,n\s avons p\r t\t le globe un total de #dcg1jjj1jjj et l'on ne saurait arriv] #ejj1jjj1jjj4 ,il n'e/ pas tonnant que l'on se trompe beauc\p en calculs de population dans les pays non civiliss1 puisque *ez n\s-mmes1 n\s avons des exemples d'erreurs inconcevables2 p> exemple3 jusqu'en #agib la ,corse ne comptait que #aeh1jjj habitants1 comme je l'ai vu port sur les tats du directoire ,cort3 auj\rd'hui la ,corse figure dans t\s nos tableaux (ficiels p\r #bcj1jjj4 ,on dem&]a comm5t cela se tr\ve possible2 le voici3 en #agic1 des ,patriotes corses tr\vr5t utile d'avoir deux dp>tem5ts au lieu d'un1 af9 d'avoir d\bles salaires de t\te espce1 le t\t pay p> la ,france4 ,l'on donna au dp>tem5t de ,golo l'anci5 nombre total de #aeh1jjj2 et l'on aj\ta au dp>tem5t de ,liamn les #gb1jjj ttes qu'il p\vait avoir1 quoique dja comprises dans le nombre premi]2 et la ,corse1 en un mat91 acquit un ti]s de plus d'habitants1 quoique bi5 c]ta9em5t ils soi5t dim9us depuis #agij2 et voil p\rtant un compte (ficiel sans rclamation4 #aij ,c'e/ la mme cause qu'il faut attribu] la pauvret et la grossiret du peuple de nos l&es de ,bretagne4 ,en ,anglet]re et en cosse1 ,m4 le *evali] ,s9clair en a si bi5 dvelopp les nombreux inconvni5ts1 qu'il me suffit d'indiqu] au lecteur ses ,mmoires sur les bi5s communaux2 mais j'aj\t]ai1 quant aux ,corses1 que de cette mme s\rce drive *ez eux la frqu5ce des assass9ats de guet-ap5s1 att5du que les campagnes tant ds]tes1 les assass9s sont enc\rags p> l'abs5ce de t\t tmo94--,en mditant sur les moy5s de civilis] cette le et les autres pays de la ,mdit]rane1 qui sont dans un cas analogue ou semblable1 je me suis conva9cu que la premire loi doit tre p>t\t l'abolition de ces communaux4 ,une seconde loi non mo9s indisp5sable1 quoique mo9s vid5te1 devrait tre une loi1 qui1 p\r emp*] la conc5tration des t]res dans quelques familles1 fix]ait1 comme ,sp>te1 un nombre d'hritages indivisibles et non cumulables dans une mme ma92 en sorte qu'il y aurait autant de propritaires1 cultivateurs aiss1 qu'il y aurait de ces hritages4 ,les petits pays ne peuv5t pas se g\v]n] comme les gr&s2 l'quilibre y e/ trop v>iable4 ,notre c\tume de ,bretagne avait un usem5t semblable dans les doma9es congables des pays de ,corn\ailles et de ,rohan2 ces doma9es passai5t t\j\rs au plus jeune des fils2 les enfants ans recevai5t seulem5t quelque lgitime1 comme tant plus en tat de se faire un autre tablissem5t2 et les cantons o cette loi avait lieu ont t les mieux cultivs4 ,la ,corse p\rrait n\rrir #cj1jjj semblables familles1 aises et indu/rieuses2 elle n'en a pas davantage qui sont presque t\tes pauvres et indol5tes4 ,or1 sans aisance1 po9t de lumires1 po9t d'agriculture1 po9t d'indu/rie1 po9t de c>actre individuel ni national4--,peut-tre e/-ce p\r t\t cela que ,pascal ,paoli1 l'imitation des ,gnois1 n'a jamais ri5 *ang aux anci5s usages4 #aia ,ds #agij ayant press5ti les consqu5ces qu'aurai5t sur nos colonies les pr9cipes et surt\t la conduite de quelques amis des noirs1 je conu que ce p\rrait tre une entreprise d'un gr& avantage public et priv d'tablir dans la ,mdit]rane la culture des productions du ,tropique2 et p>ce que plusieurs plages de ,corse sont assez *audes p\r n\rrir en ple9e t]re des orang]s de #bj pi$s de hauteur1 des banani]s1 des datti]s2 et que des *antillons de coton1 de canne sucre et de caf1 y avai5t dja russi1 je conu le projet d'y cultiv] ces d5res1 et de suscit] p> mon exemple ce g5re d'indu/rie4 ,p\r cet effet1 j'a*etai en #agib un local trs-favorable1 appel le doma9e de la ,conf9a1 prs d',ajaccio4 ,je comptais que ,pascal ,paoli1 trait avec tant de confiance et de gnrosit1 n'emploi]ait sa vieillesse qu' ma9t5ir la paix du pays et le g>antir des sec\sses du re/e de la ,france4 ,malheureusem5t les hommes sont des ma*9es d'habitude1 qui1 dans leur vieillesse1 rpt5t comme des automates les premi]s m\vem5ts qui les ont animes4 ,paoli rev9t t\s ses anci5s projets de dom9ation p]sonnelle1 de pr9cipaut de famille1 et sa manie de s'asseoir dans un trne qu'il avait fait dress] ds #agfh1 et dont on m'a montr ,cort des re/es de crp9es atta*s des embrasures de plan*]4 ,d'aprs ce sy/me1 *assant les ,franais p> les ,anglais1 p\r *ass] ensuite les ,anglais p> les ,corses1 puis s\mettre les ,corses p> son p>ti et sa p>5t1 il me mit dans la ncessit de t\t quitt]2 et p> cette amiti 7d'homme d'tat71 dont il m'avait tant de fois donn l'assurance1 il mit l'encan le doma9e de mes ,petites-,indes4444 ,mais le sort a t plus ju/e3 son t\r1 ce gr& politique itali5 se tr\va du et *ass comme un crdule ,franais1 et son exemple a confirm l'axiome de ces morali/es1 auj\rd'hui va9em5t dcris1 qui dis5t que les ma*iavli/es1 =ce de tromp] les autres1 se tromp5t eux-mmes1 et qu'il ne manque aux fripons que de vieillir p\r tre t\j\rs dupes de leur friponn]ie4 ,j'ai1 depuis1 rev5du mon doma9e avec peu de p]te 7il e/ aux ma9s du c>d9al ,fes*71 et je d\te =t que ,paoli tr\vt aucun homme d'honneur en ,france ou en ,anglet]re qui v\lt a*et] p\r aucun prix le seul bi5 qui lui re/e1 aprs la p5sion du roi d',anglet]re1 la place de son nom dans l'hi/oire4 #aib ,voyez ,c>v]1 *ap4 ,,ix2 ,jean ,long1 f9 du *ap4 ,,viii et *ap4 ,,ix2 ,lahontan1 ,adair1 etc4 #aic ,les mdec9s et les *irurgi5s des hpitaux militaires ont s\v5t occasion d'obs]v] que des pati5ts qui1 dans un tat calme d'esprit et de s5s1 aurai5t jet des cris de d\leur dans les amputations et autres oprations1 montr5t au contraire de la f]met s'ils sont prp>s d'une c]ta9e manire3 cette manire consi/e les piqu]1 comme l'on dit1 d'am\r-propre et d'honneur2 prt5dre d'abord avec mnagem5t1 puis avec contradiction irritante1 qu'ils ne sont pas en tat de support] l'opration sans cri]3 il arrive presque t\j\rs que cette irritation morale et physique tablit un tat d'orgasme p> lequel ils support5t la d\leur avec une f]met qui autrem5t leur et manqu4 ,dire ce qui se passe alors dans le sy/me n]veux et dans la circulation sangu9e1 e/ un des lm5ts du problme4 #aid ,t\s ceux qui mn5t la vie des bois f9iss5t p> n'aim] que la graisse des vi&es4--,la p>tie maigre passe trop vite dans l'e/omac3 p> cette raison1 les traitants canadi5s l'appell5t vi&e-pa94 ,j'ai moi-mme fait l'expri5ce de ce gt1 et comme eux j'en tais au po9t de prfr] un morceau d'ours une aile de d9de4 #aie ,voyez dans le bel ouvrage de ,m4 ,d5on le haut degr de gt1 de luxe1 de p]fection1 o tai5t p>v5us les arts de cette ,?bes1 dja ensevelie dans la nuit de l'hi/oire qu& il n'tait pas encore "q de la ,grce ni de l',italie4 #aif ,voyez les ,ru9es4 ,gnalogie des ides religieuses3 les missionnaires *rti5s1 ca?oliques1 prote/ants1 moraves1 se sont donn beauc\p de so9s p\r conv]tir les sauvages3 la socit des ,jsuites1 p> ses manires ins9uantes1 avait mieux russi les s\mettre des pratiques extrieures2 mais le bon s5s grossi] de ces hommes n'a jamais pu se pli] ou s'ouvrir la croyance des dogmes incomprh5sibles2 ils allai5t (fice et disai5t le *apelet uniquem5t af9 d'avoir le v]re d'eau-de-vie et le pa9 qu'on leur di/ribuait1 et dont le don favorisait leur p>esse4 ,je n'ai jamais ou cit] aux tats-,unis l'exemple d'un seul sauvage rellem5t *rti52 aussi lorsque *ez n\s un auteur prconis a fond l'intrt d'un roman rc5t sur la dvotion presque monacale d'une ,sqwa ou fille sauvagesse1 il a manqu la rgle des vraisemblances1 de laquelle nat cet intrt3 mais s'il n'a eu en vue que de plaire un p>ti et d'arriv] un b1 il a p>faitem5t russi2 et c'e/ p>ticulirem5t le cas de dire3 ,t\t *em9 mne ,rome4 #aig ,voyage en ,syrie4 #aih ,premire ,p>tie1 9-#h1 #gf pages1 ,philadelphie1 #aghg ,voyez la page #cj4 #aii ,voyez ,new ,views on ! orig9 ( ! tribes & nations ( ,am]ica1 #a vol4 9-#h1 ,philadelphia1 #agih4 #bjj ,ce travail1 dont l'ide vraim5t philosophique a p\r b d'claircir et de dim9u] la confusion ,babelique des langues1 a t imprim en c>actres russes3 me s]ait-il p]mis d'obs]v] que ce moy5 d'excution e/ contradictoire l'int5tion8 ,les c>actres russes sont borns une nation peu ri*e en livres1 peu avance en sci5ce3 les c>actres dit ,roma9s1 sont dev5us ceux de t\te l',europe2 ils sont prts dev5ir les seuls en ,allemagne1 et le s]ont dans t\te l',amrique2 les ,russes ne prt5d5t srem5t pas les supplant]4 ,n'et-il pas t1 ne s]ait-il pas encore plus conv5able auj\rd'hui que les ,russes les adoptass5t1 et se runiss5t la gr&e masse1 en faisant p\r les prononciations qui leur sont p>ticulires1 une opration semblable celle que le g\v]nem5t franais vi5t de faire p\r les alphabets arabe1 turk et p]san2 c'e/--dire1 en leur adaptant des lettres galem5t p>ticulires8 ils s'p>gn]ai5t bi5 des frais et des difficults4 #bja vaut notre 1 c'e/--dire1 e long4 #bjb ,en ,delaw>e1 ,l5no4 ,en ,*ipw1 ,l5uis4 ,en ,*aoni1 ,l9ni4 ,p\rquoi les anci5s sauvages de la ,grce s'appelai5t-ils ,hellnes8 et une tribu t>t>e ,alani8 #bjc ,il n'app>ti5t qu' des habitants du ,nord de class] dans une mme famille les ides de sommeil1 mort et froid4 #bjd ,le p comm5ce en gnral t\s les mots qui dsign5t beau et bon1 l'm au contraire1 t\s les mots qui dsign5t mauvais et laid4 #bje ,ils appell5t l'abeille1 la m\*e qui fait le d\x2 ils dis5t qu'elle e/ trangre1 et qu'elle a prcd d'un an les colons4444 ,amoh\ia se dit de t\t le g5re2 ,h\zou-amoh\ia1 m\*e jaune1 veut dire un frelon4