,,oeuvres ,,compl,,tes ,,de ,,fr,d,,ric ,,ba/iat ,,la ,m,,me ,,dition ,,e/ ,,publi,e ,,en ,,six ,,beaux ,,volumes ,,9-#h ,prix des #f volumes3 #cj fr4 ,,corbeil4--typ4 et /r4 de ,,cr,t4 ,,oeuvres ,,compl,,tes ,,de ,,fr,d,,ric ,,ba/iat ,,mises ,,en ,,ordre ,,revues ,,et ,,annot,,es ,d',,apr,s ,,les ,,manuscrits ,,de ,l',,auteur #b;e ,,dition4 ,,tome ,,c9qui,,me ,,sophismes ,,conomiques ,,petits ,,pamphlets ,,ii ,,p>is ,,guillaum9 ,,et ,cie1 ,,libraires diteurs du ,j\rnal des conomi/es1 de la ,collection des pr9cipaux conomi/es1 du ,dictionnaire de l'conomie politique1 du ,dictionnaire univ]sel du ,comm]ce et de la ,navigation1 etc4 #ad1 ,,rue ,,ri*elieu #ahfc ,,spoliation ,,et ,,loi#a4 ,note #a3 ,le #bg avril #ahej1 la suite d'une discussion trs-curieuse1 que le ,moniteur a reproduite1 le ,conseil gnral de l'agriculture1 des manufactures et du comm]ce mit le voeu suivant3 ,que l'conomie politique soit enseigne1 p> les pr(esseurs rtribus p> le g\v]nem5t1 non plus seulem5t au po9t de vue ?orique du libre-*ange1 mais aussi et surt\t au po9t de vue des faits et de la lgislation qui rgit l'indu/rie franaise4 ,c'e/ ce voeu que rpondit ,ba/iat p> le pamphlet ,spoliation et ,loi1 publi d'abord dans le ,j\rnal des conomi/es1 le #ae mai #ahej4 7,note de l'diteur47 ,messieurs les ,protectioni/es du ,conseil gnral des ,manufactures4 ,messieurs les protectioni/es1 causons un mom5t avec modration et de bonne amiti4 ,v\s ne v\lez pas que l'conomie politique croie et enseigne le libre-*ange4 ,c'e/ comme si v\s disiez3 ,n\s ne v\lons pas que l'conomie politique s'occupe de ,socit1 d'*ange1 de ,valeur1 de ,droit1 de ,ju/ice1 de ,proprit4 ,n\s ne reconnaissons que deux pr9cipes1 l',oppression et la ,spoliation4 ,v\s e/-il possible de concevoir l'conomie politique sans socit8 la socit sans *anges8 l'*ange sans un rapport d'apprciation entre les deux objets ou les deux s]vices *angs8 ,v\s e/-il possible de concevoir ce rapport1 nomm valeur1 autrem5t que comme rsultant du libre cons5tem5t des *angi/es8 ,p\vez-v\s concevoir qu'un produit en vaut un autre si1 dans le troc1 une des p>ties n'e/ pas libre#b8 ,v\s e/-il possible de concevoir le libre cons5tem5t des deux p>ties sans lib]t8 ,v\s e/-il possible de concevoir que l'un des contractants soit priv de lib]t1 mo9s qu'il ne soit opprim p> l'autre8 ,v\s e/-il possible de concevoir l'*ange entre un oppresseur et un opprim1 sans que l'quival5ce des s]vices en soit altre1 sans que1 p> consqu5t1 une atte9te soit porte au droit1 la ju/ice1 la proprit8 ,note #b3 ,voir la ?orie de la valeur1 au *ap4 ,v du tome ,,vi4 7,note de l'diteur47 ,que v\lez-v\s donc8 dites-le fran*em5t4 ,v\s ne v\lez pas que l'*ange soit libre6 ,v\s v\lez donc qu'il ne soit pas libre8 ,v\s v\lez donc qu'il se fasse s\s l'influ5ce de l'oppression8 c> s'il ne se faisait pas s\s l'influ5ce de l'oppression1 il se f]ait s\s celle de la lib]t1 et c'e/ ce que v\s ne v\lez pas4 ,conv5ez-en1 ce qui v\s gne1 c'e/ le droit1 c'e/ la ju/ice2 ce qui v\s gne1 c'e/ la proprit1 non la vtre1 bi5 ent5du1 mais celle d'autrui4 ,v\s s\ffrez difficilem5t que les autres dispos5t librem5t de leur proprit 7seule manire d'tre propritaire72 v\s ent5dez dispos] de la vtre444 et de la leur4 ,et puis v\s dem&ez aux conomi/es d'arrang] en corps de doctr9e cet amas d'absurdits et de mon/ruosits2 de faire1 votre usage1 la ?orie de la ,spoliation4 ,mais c'e/ ce qu'ils ne f]ont jamais2 c>1 leurs yeux1 la ,spoliation e/ un pr9cipe de ha9e et de dsordre1 et si elle revt une =me plus p>ticulirem5t odieuse1 c'e/ surt\t la =me lgale#c4 ,note #c3 ,l'auteur avait exprim cette op9ion1 trois ans aup>avant1 dans le numro du #bh novembre #ahdg du j\rnal le ,libre-*ange4 ,rpondant au ,moniteur indu/riel1 il avait dit3 ,que le lecteur n\s p>donne si n\s n\s faisons casui/e p\r un in/ant4 ,notre adv]saire n\s =ce mettre le bonnet de docteur4 ,aussi bi5 c'e/ s\s le nom de docteur qu'il lui plat s\v5t de n\s dsign]4 ,un acte illgal e/ t\j\rs immoral p> cela seul qu'il e/ une dsobissance la loi2 mais il ne s'ensuit pas qu'il soit immoral en lui-mme4 ,qu& un maon 7n\s dem&ons p>don notre confrre d'appel] son att5tion sur si peu de *ose71 aprs une rude j\rne de labeur1 *ange son salaire contre un c\pon de drap belge1 il ne fait pas une action intr9squem5t immorale4 ,ce n'e/ pas l'action en elle-mme qui e/ immorale1 c'e/ la violation de la loi4 ,et la preuve1 c'e/ que si la loi vi5t *ang]1 nul ne tr\v]a repr5dre cet *ange4 ,il n'a ri5 d'immoral en ,suisse4 ,or ce qui e/ immoral de soi l'e/ p>t\t et t\j\rs4 ,le ,moniteur indu/riel s\ti5dra-t-il que la moralit des actes dp5d des temps et des lieux8 ,s'il y a des actes illgaux sans tre immoraux1 il y en a qui sont immoraux sans tre illgaux4 ,qu& notre confrre altre nos p>oles en s'ef=ant d'y tr\v] un s5s qui n'y e/ pas2 qu& c]ta9s p]sonnages1 aprs avoir dcl> dans l'intimit qu'ils sont p\r la lib]t1 criv5t et vot5t contre2 qu& un matre fait travaill] son esclave c\ps de bton1 le ,code peut ne pas tre viol1 mais la consci5ce de t\s les honntes g5s e/ rvolte4 ,c'e/ dans la catgorie de ces actes et au premi] rang que n\s plaons les re/rictions4 ,qu'un ,franais dise un autre ,franais1 son gal ou qui devrait l'tre3--,je t'int]dis d'a*et] du drap belge1 p>ce que je veux que tu sois =c de v5ir ma b\tique4 ,si cela te drange1 cela m'arrange2 tu p]dras quatre1 mais je gagn]ai deux1 et cela suffit4--,n\s disons que c'e/ une action immorale4 ,que celui qui se la p]met l'excute p> ses propres =ces ou l'aide de la loi1 cela ne *ange ri5 au c>actre de l'acte4 ,il e/ immoral p> nature1 p> ess5ce2 il l'et t il y a dix mille ans1 il le s]ait aux antipodes1 il le s]ait dans la lune1 p>ce que1 quoi qu'en dise le ,moniteur indu/riel1 la loi1 qui peut beauc\p1 ne peut cep5dant pas faire que ce qui e/ mal soit bi54 ,n\s ne craignons pas mme de dire que le conc\rs de la loi aggrave l'immoralit du fait4 ,si elle ne s'en mlait pas1 si1 p> exemple1 le fabricant faisait excut] sa volont re/rictive p> des g5s ses gages1 l'immoralit crv]ait les yeux du ,moniteur indu/riel lui-mme4 ,eh quoi6 p>ce que ce fabricant a su s'p>gn] ce s\ci1 p>ce qu'il a su faire mettre son s]vice la =ce publique et rejet] sur l'opprim une p>tie des frais de l'oppression1 ce qui tait immoral e/ dev5u mritoire6 ,il peut arriv]1 il e/ vrai1 que les g5s a9si f\ls s'imag95t que c'e/ p\r leur plus gr& bi51 et que l'oppression rsulte d'une erreur commune aux oppresseurs et aux opprims4 ,cela suffit p\r ju/ifi] les int5tions et t] l'acte ce qu'il aurait d'odieux sans cela4 ,en ce cas1 la majorit sanctionne la loi4 ,il faut s'y s\mettre2 n\s ne dirons jamais le contraire4 ,mais ri5 ne n\s emp*]a de dire la majorit que1 selon n\s1 elle se trompe4 7,note de l'diteur47 ,ici1 monsieur ,b5ot d',azy1 je v\s pr5ds p>tie4 ,v\s tes un homme modr1 imp>tial1 gnreux4 ,v\s ne t5ez ni vos intrts1 ni votre =tune2 c'e/ ce que v\s proclamez sans cesse4 ,d]nirem5t1 au ,conseil gnral1 v\s disiez3 ,s'il suffisait que les ri*es ab&onnass5t ce qu'ils ont p\r que le peuple ft ri*e1 n\s s]ions t\s prts le faire4 7,oui6 oui6 c'e/ vrai67 ,et hi]1 l',assemble nationale3 ,si je croyais qu'il dp5dt de moi de donn] t\s les ouvri]s le travail dont ils ont beso91 je donn]ais t\t ce que je possde p\r ralis] ce bi5fait4441 malheureusem5t impossible4 ,encore que l'inutilit du sacrifice v\s donne le vif *agr9 de ne le po9t faire1 et de dire1 comme ,basile3 ,l'arg5t6 l'arg5t6 je le mprise4441 mais je le g>de1 assurm5t1 nul ne d\t]a d'une gnrosit si ret5tissante1 quoique si /rile4 ,c'e/ une v]tu qui aime s'envelopp] d'un voile de pudeur1 surt\t qu& elle e/ purem5t lat5te et ngative4 ,p\r v\s1 v\s ne p]dez pas une occasion de l'affi*]1 en vue de t\te la ,france1 sur le pide/al de la tribune1 au ,luxemb\rg et au ,palais lgislatif4 ,c'e/ une preuve que v\s ne p\vez en cont5ir les lans1 bi5 que v\s en cont5iez regret les effets4 ,mais enf91 cet ab&on de votre =tune1 p]sonne ne v\s le dem&e1 et je convi5s qu'il ne rs\drait pas le problme social4 ,v\s v\driez tre gnreux1 et v\s ne le p\vez avec fruit2 ce que j'ose v\s dem&]1 c'e/ d'tre ju/e4 ,g>dez votre =tune1 mais p]mettez-moi de g>d] la mi5ne4 ,respectez ma proprit comme je respecte la vtre4 ,e/-ce de ma "p une requte trop h>die8 ,supposons que n\s soyons dans un pays o rgne la lib]t d'*ang]1 o *acun puisse dispos] de son travail et de sa proprit4--,vos *eveux se hriss5t8 ,rassurez-v\s1 ce n'e/ qu'une hypo?se4 ,n\s sommes donc aussi libres l'un que l'autre4 ,il y a bi5 une ,loi dans le ,code1 mais cette ,loi1 t\te imp>tialit et ju/ice1 lo9 de nuire notre lib]t1 la g>antit4 ,elle n'entr]a en action qu'autant que n\s essay]ions d'ex]c] l'oppression1 v\s sur moi ou moi sur v\s4 ,il y a une =ce publique1 il y a des magi/rats1 des g5d>mes2 mais ils ne font qu'excut] la ,loi4 ,les *oses tant a9si1 v\s tes matre de =ges et je suis *apeli]4 ,j'ai beso9 de f]1 p\r mon usage ou p\r mon indu/rie4 ,naturellem5t1 je me pose ce problme3 ,quel e/ p\r moi le moy5 de me procur] le f]1 qui m'e/ ncessaire1 avec la mo9dre somme possible de travail8 ,en t5ant compte de ma situation1 de mes connaissances1 je dc\vre que le mieux p\r moi e/ de faire des *apeaux et de les livr] un ,belge1 qui me donn]a du f] en ret\r4 ,mais v\s tes matre de =ges1 et v\s v\s dites3 ,je saurai bi5 =c] ce coqu9-l 7c'e/ de moi qu'il s'agit7 de v5ir ma b\tique4 ,en consqu5ce1 v\s g>nissez votre ce9ture de sabres et de pi/olets1 v\s armez vos nombreux dome/iques1 v\s v\s r5dez sur la frontire1 et l1 au mom5t o je vais excut] mon troc1 v\s me criez3--,arrte6 ou je te brle la c]velle4--,mais1 seigneur1 j'ai beso9 de f]4--,j'en ai v5dre4--,mais1 seigneur1 v\s le t5ez =t *]4--,j'ai mes raisons p\r cela4--,mais1 seigneur1 j'ai mes raisons aussi p\r prfr] le f] bon m>*4--,eh bi56 entre tes raisons et les mi5nes1 voici qui va dcid]4 ,valets1 en j\e6 ,bref1 v\s emp*ez le f] belge d'entr]1 et1 du mme c\p1 v\s emp*ez mes *apeaux de sortir4 ,dans l'hypo?se o n\s sommes1 c'e/--dire s\s le rgime de la lib]t1 v\s ne p\vez conte/] que ce ne soit l1 de votre "p1 un acte manife/e d',oppression et de ,spoliation4 ,aussi1 je m'empresse d'invoqu] la ,loi1 le magi/rat1 la =ce publique4 ,ils int]vi5n5t2 v\s tes jug1 condamn et ju/em5t *ti4 ,mais t\t ceci v\s suggre une ide lum9euse4 ,v\s v\s dites3 ,j'ai t bi5 simple de me donn] tant de pe9e2 quoi6 m'expos] tu] ou tre tu6 me dplac]6 mettre en m\vem5t mes dome/iques6 enc\rir des frais normes6 me donn] le c>actre d'un spoliateur6 mrit] d'tre frapp p> la ju/ice du pays6 et t\t cela1 p\r =c] un misrable *apeli] v5ir ma b\tique a*et] du f] mon prix6 ,si je mettais dans mes intrts la ,loi1 le magi/rat et la =ce publique6 si je leur faisais faire1 sur la frontire1 cet acte odieux que j'y allais faire moi-mme6 *auff p> cette sduisante p]spective1 v\s v\s faites nomm] lgislateur et votez un dcret conu en ces t]mes3 ,,art4 #a;er4 ,il s]a prlev une taxe sur t\t le monde 7et notamm5t sur mon maudit *apeli]74 ,,art4 #b4 ,avec le produit de cette taxe on pai]a des hommes qui f]ont bonne g>de la frontire1 dans l'intrt des matres de =ges4 ,,art4 #c4 ,ils veill]ont ce que nul ne puisse *ang] avec des ,belges les *apeaux ou autres m>*&ises contre du f]4 ,,art4 #d4 ,les m9i/res1 procureurs de la ,rpublique1 d\ani]s1 p]cepteurs et geli]s sont *>gs1 *acun en ce qui le conc]ne1 de l'excution de la prs5te loi4 ,je convi5s1 ,monsieur1 que1 s\s cette =me1 la ,spoliation v\s s]ait inf9im5t plus d\ce1 plus lucrative1 mo9s prilleuse que s\s celle dont v\s v\s tiez d'abord avis4 ,je convi5s qu'elle aurait p\r v\s un ct =t plaisant4 ,c]tes1 v\s en p\rriez rire dans votre b>be1 c> v\s en auriez fait pass] t\s les frais sur mes paules4 ,mais j'affirme que v\s auriez introduit dans la socit un pr9cipe de ru9e1 d'immoralit1 de dsordre1 de ha9es et de rvolutions incessantes2 que v\s auriez ouv]t la porte t\s les essais du socialisme et du communisme#d4 ,note #d3 ,voy41 au tome ,,iv1 ,protectionisme et ,communisme4 7,note de l'diteur47 ,v\s tr\vez1 sans d\te1 mon hypo?se trs-h>die4 ,eh bi56 ret\rnons-la contre moi4 ,j'y cons5s p\r l'am\r de la dmon/ration4 ,me voici ouvri]2 v\s tes t\j\rs matre de =ges4 ,il me s]ait avantageux d'avoir bon m>*1 et mme p\r ri51 des in/rum5ts de travail4 ,or1 je sais qu'il y a dans votre magas9 des ha*es et des scies4 ,donc1 sans plus de faons1 je pntre *ez v\s et fais ma9 basse sur t\t ce qui me convi5t4 ,mais v\s1 usant du droit de lgitime df5se1 v\s rep\ssez d'abord la =ce p> la =ce2 ensuite1 appelant votre aide la ,loi1 le magi/rat1 la =ce publique1 v\s me faites jet] en prison1 et bi5 v\s faites4 ,oh6 oh6 me dis-je2 j'ai t gau*e en t\t ceci4 ,qu& on veut j\ir du bi5 d'autrui1 ce n'e/ pas en dpit1 c'e/ en v]tu de la ,loi qu'il faut agir1 si l'on n'e/ pas un sot4 ,en consqu5ce1 comme v\s v\s tes fait protectioni/e1 je me fais sociali/e4 ,comme v\s v\s tes arrog le ,,droit ,,au ,,pr(it1 j'invoque le ,,droit ,,au ,,travail ou aux in/rum5ts de travail4 ,d'ailleurs1 en prison1 j'ai lu mon ,l\is ,blanc1 et je sais p> coeur cette doctr9e3 ,ce qui manque aux proltaires p\r s'affran*ir1 ce sont les in/rum5ts de travail2 la fonction du g\v]nem5t e/ de les leur f\rnir4 ,et encore3 ,ds qu'on admet qu'il faut l'homme1 p\r tre vraim5t libre1 le p\voir d'ex]c] et de dvelopp] ses facults1 il en rsulte que la socit doit *acun de ses membres1 et l'in/ruction1 sans laquelle l'esprit huma9 ne peut se dploy]1 et les in/rum5ts de travail1 sans lesquels l'activit huma9e ne peut se donn] c>rire4 ,or1 p> l'int]v5tion de qui la socit donn]a-t-elle *acun de ses membres l'in/ruction conv5able et les in/rum5ts de travail ncessaires1 si ce n'e/ p> l'int]v5tion de l'tat#e8 ,note #e3 ,organisation du travail1 pages #ag et #bd de l'introduction4 ,donc1 moi aussi1 fallt-il p\r cela rvolutionn] mon pays1 je =ce les portes du ,palais lgislatif4 ,je p]v]tis la ,loi et lui fais accomplir1 mon pr(it et vos dp5s1 l'acte mme p\r lequel elle m'avait jusqu'ici *ti4 ,mon dcret e/ calqu sur le vtre4 ,,art4 #a;er4 ,il s]a prlev une taxe sur t\s les citoy5s1 et spcialem5t sur les matres de =ges4 ,,art4 #b4 ,avec le produit de cette taxe1 l'tat sold]a un corps arm1 lequel pr5dra le titre de g5d>m]ie frat]nelle4 ,,art4 #c4 ,les g5d>mes frat]nels entr]ont dans les magas9s de ha*es1 scies1 etc41 s'emp>]ont de ces in/rum5ts et les di/ribu]ont aux ouvri]s qui en dsir5t4 ,grce cette comb9aison habile1 v\s voyez bi51 ,monsieur1 que je n'aurai plus les risques1 ni les frais1 ni l'odieux1 ni les scrupules de la ,spoliation4 ,l'tat vol]a p\r moi1 comme il fait p\r v\s4 ,n\s s]ons deux de jeu4 ,re/e savoir comm5t se tr\v]ait la socit franaise de la ralisation de ma seconde hypo?se1 ou1 t\t au mo9s1 comm5t elle se tr\ve de la ralisation peu prs complte de la premire4 ,je ne veux pas trait] ici le po9t de vue conomique de la "q4 ,on croit que1 lorsque n\s rclamons le libre-*ange1 n\s sommes mus uniquem5t p> le dsir de laiss] au travail et aux capitaux la facult de pr5dre leur direction la plus avantageuse4 ,on se trompe3 cette considration n'e/ p\r n\s que secondaire2 ce qui n\s blesse1 ce qui n\s afflige1 ce qui n\s p\vante dans le rgime protecteur1 c'e/ qu'il e/ la ngation du droit1 de la ju/ice1 de la proprit2 c'e/ qu'il t\rne1 contre la proprit et la ju/ice1 la ,loi qui devait les g>antir2 c'e/ qu'il b\lev]se a9si et p]v]tit les conditions d'exi/5ce de la socit4--,et c'e/ sur ce ct de la "q que j'appelle vos mditations les plus srieuses4 ,qu'e/-ce donc que la ,loi1 ou du mo9s que devrait-elle tre8 quelle e/ sa mission rationnelle et morale8 n'e/-ce po9t de t5ir la balance exacte entre t\s les droits1 t\tes les lib]ts1 t\tes les proprits8 n'e/-ce pas de faire rgn] entre t\s la ju/ice8 n'e/-ce pas de prv5ir et de rprim] l',oppression et la ,spoliation1 de quelque "p qu'elles vi5n5t8 ,et n'tes-v\s pas effray de l'imm5se1 radicale et dplorable innovation qui s'introduit dans le monde1 le j\r o la ,loi e/ *>ge d'accomplir elle-mme le crime que sa mission tait de *ti]8 le j\r o elle se t\rne1 en pr9cipe et en fait1 contre la lib]t et la proprit8 ,v\s dplorez les symptmes que prs5te la socit mod]ne2 v\s gmissez sur le dsordre qui rgne dans les in/itutions et dans les ides4 ,mais n'e/-ce pas votre pr9cipe qui a t\t p]v]ti1 ides et in/itutions8 ,quoi6 la ,loi n'e/ plus le refuge de l'opprim1 mais l'arme de l'oppresseur6 ,la ,loi n'e/ plus une gide1 mais une pe6 ,la ,loi ne ti5t plus dans ses ma9s augu/es une balance1 mais de faux poids et de fausses clefs6 ,et v\s v\lez que la socit soit bi5 ordonne6 ,votre pr9cipe a crit sur le fronton du ,palais lgislatif ces mots3 ,quiconque acqui]t ici quelque influ5ce peut y obt5ir sa "p de ,spoliation lgale4 ,et qu'e/-il arriv8 ,t\tes les classes se sont rues sur les portes de ce palais1 criant3 moi1 moi une "p de ,spoliation6 ,aprs la rvolution de ,fvri]1 qu& le suffrage univ]sel a t proclam1 j'ai espr un mom5t que sa gr&e voix allait se faire ent5dre p\r dire3 ,plus de ,spoliation p\r p]sonne1 ju/ice p\r t\s4--,et c'e/ l qu'tait la vraie solution du problme social4 ,il n'en a pas t a9si2 la propag&e protectioni/e avait trop pr(ondm5t altr1 depuis des sicles1 les s5tim5ts et les ides4 ,non1 en faisant irruption dans l',assemble nationale1 *aque classe e/ v5ue p\r s'y faire1 en v]tu de votre pr9cipe1 de la ,loi un in/rum5t de rap9e4 ,on a dem& l'impt progressif1 le crdit gratuit1 le droit au travail1 le droit l'assi/ance1 la g>antie de l'intrt1 d'un m9imum de salaire1 l'in/ruction gratuite1 les avances l'indu/rie1 etc41 etc42 bref1 *acun a v\lu vivre et se dvelopp] aux dp5s d'autrui4 ,et s\s quelle autorit a-t-on plac ces prt5tions8 ,s\s l'autorit de vos prcd5ts4 ,quels sophismes a-t-on invoqus8 ,ceux que v\s propagez depuis des sicles4 ,a9si que v\s1 on a p>l de nivel] les conditions du travail4 ,a9si que v\s1 on a dclam contre la concurr5ce an>*ique4 ,a9si que v\s1 on a baf\ le laissez faire1 c'e/--dire la lib]t4 ,a9si que v\s1 on a dit que la ,loi ne devait pas se born] tre ju/e1 mais qu'elle devait v5ir en aide aux indu/ries *ancelantes1 protg] le faible contre le =t1 assur] des pr(its aux individus aux dp5s de la communaut1 etc41 etc4 ,bref1 le socialisme e/ v5u faire1 selon l'expression de ,m4 ,*4 ,dup91 la ?orie de la ,spoliation4 ,il a fait ce que v\s faites1 ce que v\s v\lez que fass5t avec v\s et p\r v\s les pr(esseurs d'conomie politique4 ,v\s avez beau tre habiles1 messieurs les re/rictioni/es1 v\s avez beau rad\cir le ton1 vant] votre gnrosit lat5te1 pr5dre vos adv]saires p> les s5tim5ts1 v\s n'emp*]ez pas la logique d'tre la logique4 ,v\s n'emp*]ez pas ,m4 ,billault de dire au lgislateur3 ,v\s accordez des faveurs aux uns1 il faut en accord] t\s4 ,v\s n'emp*]ez pas ,m4 ,crmieux de dire au lgislateur3 ,v\s enri*issez les manufacturi]s1 il faut enri*ir les proltaires4 ,v\s n'emp*]ez pas ,m4 ,nadeau de dire au lgislateur3 ,v\s ne p\vez refus] de faire p\r les classes s\ffrantes ce que v\s faites p\r les classes privilgies4 ,v\s n'emp*]ez pas mme votre coryphe1 ,m4 ,mim]el1 de dire au lgislateur3 ,je dem&e #be1jjj primes p\r les caisses de retraite d'ouvri]s1 et de dvelopp] a9si sa motion3 ,e/-ce le premi] exemple de cette nature qu'(fre notre lgislation8 tablirez-v\s en sy/me que l'tat peut t\t enc\rag]1 ouvrir ses frais des c\rs de sci5ces1 subv5tionn] les beaux-arts1 p5sionn] les ?tres1 donn] aux classes dj favorises de la =tune la haute in/ruction1 les dlassem5ts les plus v>is1 les j\issances des arts1 le repos de la vieillesse1 donn] t\t cela ceux qui ne connaiss5t pas de privations1 faire pay] leur "p de ces sacrifices ceux qui n'ont ri51 et leur refus] t\t1 mme p\r les indisp5sabilits de la vie8444 4444 ,messieurs1 notre socit franaise1 nos moeurs1 nos lois sont a9si faites1 que l'int]v5tion de l'tat1 si regrettable qu'on la suppose1 se r5contre p>t\t1 et que ri5 ne p>at /able1 ri5 ne p>at durable si l'tat n'y montre sa ma94 ,c'e/ l'tat qui fait les porcela9es de ,svres1 les tapiss]ies des ,gobel9s2 c'e/ l'tat qui expose priodiquem5t1 et ses frais1 les produits de nos arti/es1 ceux de nos manufactures2 c'e/ l'tat qui rcomp5se nos leveurs de be/iaux et nos armateurs de p*e4 ,il en cote beauc\p p\r t\t cela2 c'e/ l encore un impt que t\t le monde paye2 t\t le monde1 ent5dez-v\s bi56 ,et quel bi5 direct en retire le peuple8 ,quel bi5 direct lui font vos porcela9es1 vos tapiss]ies1 vos expositions8 ,ce pr9cipe de rsi/] ce que v\s appelez un tat d'entranem5t1 on peut le compr5dre1 quoique hi] encore v\s ayez vot des primes p\r le l92 on peut le compr5dre1 mais condition de consult] le temps2 la condition surt\t de faire preuve d'imp>tialit4 ,s'il e/ vrai que1 p> t\s les moy5s que je vi5s d'indiqu]1 l'tat ait eu jusqu'ici l'app>5ce de v5ir plus directem5t au-devant des beso9s des classes aises que de celles mo9s favorises1 il faut que cette app>5ce disp>aisse4 ,s]a-ce en f]mant nos manufactures des ,gobel9s1 en proscrivant nos expositions8 assurm5t non3 mais en faisant la "p directe du pauvre dans cette di/ribution de bi5faits#f4 ,note #f3 ,moniteur du #bh avril #ahej4 ,dans cette longue numration de faveurs accordes quelques-uns aux dp5s de t\s1 on rem>que l'extrme prud5ce avec laquelle ,m4 ,mim]el a laiss dans l'ombre les faveurs d\anires1 encore qu'elles soi5t la manife/ation la plus explicite de la spoliation lgale4 ,t\s les orateurs qui l'ont appuy ou contr$it se sont impos la mme rs]ve4 ,c'e/ =t habile6 ,peut-tre espr5t-ils1 en faisant la "p du pauvre1 dans cette di/ribution de bi5faits1 sauv] la gr&e iniquit dont ils pr(it5t1 mais dont ils ne p>l5t pas4 ,ils se font illusion4 ,croi5t-ils qu'aprs avoir ralis la spoliation p>tielle p> l'in/itution des d\anes1 d'autres classes ne v\dront pas1 p> d'autres in/itutions1 ralis] la ,spoliation univ]selle8 ,je sais bi5 que v\s avez un sophisme t\j\rs prt2 v\s dites3 ,les faveurs que la loi n\s accorde ne s'adress5t pas l'indu/riel1 mais l'indu/rie4 ,les pr(its qu'elle n\s p]met de prlev]1 aux dp5s des consommateurs1 ne sont qu'un dpt entre nos ma9s#g4 ,note #g3 ,moniteur du #bh avril4 ,voir l'op9ion de ,m4 ,dev9ck4 ,ils n\s enri*iss5t1 c'e/ vrai1 mais notre ri*esse1 n\s mettant mme de dp5s] davantage1 d'agr&ir nos entreprises1 retombe comme une rose fconde sur la classe ouvrire4 ,tel e/ votre langage2 et ce que je dplore1 c'e/ que vos misrables sophismes ont assez p]v]ti l'esprit public p\r qu'on les invoque auj\rd'hui l'appui de t\s les procds de ,spoliation lgale4 ,les classes s\ffrantes dis5t aussi3 ,laissez-n\s pr5dre lgislativem5t le bi5 d'autrui4 ,n\s aurons plus d'aisance2 n\s a*t]ons plus de bl1 plus de vi&e1 plus de draps1 plus de f]1 et ce que n\s aurons reu p> l'impt revi5dra en pluie bi5faisante aux capitali/es et aux propritaires4 ,mais1 je l'ai dj dit1 je ne discute pas auj\rd'hui les consqu5ces conomiques de la ,spoliation lgale4 ,qu& ,,mm4 les protectioni/es le v\dront1 ils me tr\v]ont prt exam9] le sophisme des rico*ets#h1 qui du re/e peut tre invoqu p\r t\s les g5res de vols et de fraudes4 ,note #h3 ,il se tr\ve implicitem5t rfut aux *ap4 ,,xii de la premire srie1 ,,iv et ,,xiii de la seconde srie des ,sophismes4 ,voy41 tome ,,iv1 pages #gd1 #afj et #bbi4 7,note de l'diteur47 ,bornons-n\s aux effets politiques et moraux de l'*ange lgislativem5t priv de lib]t4 ,je dis3 le temps e/ v5u de savoir enf9 ce qu'e/ la ,loi1 ce qu'elle doit tre4 ,si v\s faites de la ,loi1 p\r t\s les citoy5s1 le palladium de la lib]t et de la proprit1 si elle n'e/ que l'organisation du droit individuel de lgitime df5se1 v\s fond]ez sur la ,ju/ice un g\v]nem5t rationnel1 simple1 conomique1 compris de t\s1 aim de t\s1 utile t\s1 s\t5u p> t\s1 *>g d'une responsabilit p>faitem5t df9ie et =t re/re9te1 d\ d'une solidit 9branlable4 ,si1 au contraire1 v\s faites de la ,loi1 dans l'intrt des individus ou des classes1 un in/rum5t de ,spoliation1 *acun d'abord v\dra faire la ,loi1 *acun ensuite v\dra la faire son pr(it4 ,il y aura cohue la porte du ,palais lgislatif1 il y aura lutte a*>ne au d$ans1 an>*ie dans les esprits1 naufrage de t\te moralit1 viol5ce dans les organes des intrts1 ard5tes luttes lectorales1 accusations1 rcrim9ations1 jal\sies1 ha9es inext+uibles1 =ce publique mise au s]vice des rapacits inju/es au lieu de les cont5ir1 notion du vrai et du faux efface de t\s les esprits1 comme notion du ju/e et de l'inju/e efface de t\tes les consci5ces1 g\v]nem5t responsable de t\tes les exi/5ces et pliant s\s le poids d'une telle responsabilit1 convulsions politiques1 rvolutions sans issue1 ru9es sur lesquelles vi5dront s'essay] t\tes les =mes du socialisme et du communisme3 tels sont les flaux que ne peut manqu] de d*an] la p]v]sion de la ,loi4 ,tels sont1 p> consqu5t1 messieurs les prohibitioni/es1 les flaux auxquels v\s avez ouv]t la porte1 en v\s s]vant de la ,loi p\r t\ff] la lib]t dans l'*ange1 c'e/--dire p\r t\ff] le droit de proprit4 ,ne dclamez pas contre le socialisme1 v\s en faites4 ,ne dclamez pas contre le communisme1 v\s en faites4 ,et ma9t5ant v\s n\s dem&ez1 n\s conomi/es1 de v\s faire une ?orie qui v\s donne raison et v\s ju/ifie6 ,morbleu6 faites-la v\s-mmes#i4 ,note #i3 ,dans cette rponse aux protectioni/es1 qu'il leur adressait au mom5t de son d"p p\r les ,l&es1 l'auteur1 oblig d'indiqu] rapidem5t ses vues sur le doma9e rationnel de la lgislation1 s5tit le beso9 de les expos] avec plus d't5due4 ,c'e/ ce qu'il fit1 peu de j\rs aprs1 p5dant un c\rt sj\r ,mugron1 en crivant ,la ,loi1 pamphlet compris dans le prcd5t volume4 7,note de l'diteur47 ,,gu]re ,,aux ,,*aires ,d',,conomie ,,politique#aj4 ,note #aj3 ,trois ans avant la manife/ation qui provoqua le pamphlet prcd5t1 la de/itution des pr(esseurs1 la suppression des *aires d'conomie politique avai5t t =mellem5t dem&es p> les membres du comit ,mim]el1 qui bi5tt se rad\cir5t et se bornr5t prt5dre que la ?orie de la ,protection devait tre enseigne en mme temps que celle de la ,lib]t4 ,ce fut avec l'arme de l'ironie que ,ba/iat1 dans le n du #ac ju9 #ahdg du j\rnal le ,libre-*ange1 combattit cette prt5tion qui se produisait alors p\r la premire fois4 7,note de l'diteur47 ,on sait avec quelle am]tume les hommes qui1 p\r leur propre avantage1 re/reign5t les *anges d'autrui1 se plaign5t de ce que l'conomie politique s'ob/9e ne po9t exalt] le mrite de ces re/rictions4 ,s'ils n'espr5t pas obt5ir la suppression de la sci5ce1 ils p\rsuiv5t du mo9s la de/itution de ceux qui la pr(ess5t1 t5ant de l'inquisition cette sage maxime3 ,v\lez-v\s avoir raison de vos adv]saires8 f]mez-leur la b\*e4 ,n\s n'avons donc po9t t surpris d'appr5dre qu' l'occasion du projet de loi sur l'organisation des facults ils ont adress ,m4 le m9i/re de l'in/ruction publique un mmoire =t t5du1 dont n\s reproduisons quelques extraits4 ,y p5sez-v\s1 monsieur le m9i/re8 ,v\s v\lez introduire dans les facults l'enseignem5t de l'conomie politique6 ,c'e/ donc un p>ti pris de dconsidr] nos privilges8 ,s'il e/ une maxime vnrable1 c'e/ assurm5t celle-ci3 ,en t\s pays1 l'enseignem5t doit tre en h>monie avec le pr9cipe du g\v]nem5t4 ,croyez-v\s qu' ,sp>te ou ,rome le trsor public aurait pay des pr(esseurs p\r dclam] contre le but9 fait la gu]re ou contre l'esclavage8 ,et v\s v\lez qu'en ,france il soit p]mis de discrdit] la re/riction#aa6 ,note #aa3 ,ici se montre le g]me de ,baccalaurat et ,socialisme1 qu'on v]ra plus app>5t encore dans les pages qui suiv5t4 ,voy4 ce pamphlet au tome ,,iv4 7,note de l'diteur47 ,la nature1 monsieur le m9i/re1 a v\lu que les socits ne puiss5t exi/] que sur les produits du travail1 et1 en mme temps1 elle a r5du le travail pnible4 ,voil p\rquoi1 t\tes les poques et dans t\s les pays1 on rem>que p>mi les hommes une incurable disposition s'entre-dp\ill]4 ,il e/ si d\x de mettre la pe9e la *>ge de son vois9 et de g>d] la rmunration p\r soi6 ,la gu]re e/ le premi] moy5 dont on se soit avis4 ,p\r s'emp>] du bi5 d'autrui1 il n'y en a pas de plus c\rt et de plus simple4 ,l'esclavage e/ v5u ensuite4 ,c'e/ un moy5 plus raff91 et il e/ pr\v que ce fut un gr& pas v]s la civilisation que de rduire le prisonni] en s]vitude au lieu de le tu]4 ,enf91 ces deux modes grossi]s de ,spoliation1 le progrs des temps en a sub/itu un autre beauc\p plus subtil1 et qui1 p> cela mme1 a bi5 plus de *ances de dure1 d'autant que son nom mme1 protection1 e/ admirablem5t tr\v p\r en dissimul] l'odieux4 ,v\s n'ignorez pas combi5 les noms font quelquefois pr5dre le *ange sur les *oses4 ,v\s le voyez1 monsieur le m9i/re1 pr*] contre la protection1 dans les temps mod]nes1 ou contre la gu]re et l'esclavage1 dans l'antiquit1 c'e/ t\t un4 ,c'e/ t\j\rs branl] l'ordre social et tr\bl] la quitude d'une classe trs-respectable de citoy5s4 ,et si la ,rome paenne montra une gr&e sagesse1 un prvoyant esprit de cons]vation en p]scutant cette secte n\velle qui v5ait dans son se9 faire ret5tir les mots dang]eux3 paix et frat]nit2 p\rquoi aurions-n\s plus de piti auj\rd'hui p\r les pr(esseurs d'conomie politique8 ,p\rtant1 nos moeurs sont si d\ces1 notre modration e/ si gr&e1 que n\s n'exigeons pas que v\s les livriez aux btes4 ,df5dez-leur de p>l]1 et n\s s]ons satisfaits4 ,ou du mo9s1 si tant ils ont la rage de disc\rir1 ne peuv5t-ils le faire avec quelque imp>tialit8 ,ne peuv5t-ils accommod] un peu la sci5ce nos s\haits8 ,p> quelle fatalit les pr(esseurs d'conomie politique de t\s les pays se sont-ils donn le mot p\r t\rn] contre le rgime re/rictif l'arme du raisonnem5t8 ,si ce rgime a quelques inconvni5ts1 c]tes1 il a aussi des avantages1 puisqu'il n\s convi5t4 ,messieurs les pr(esseurs ne p\rrai5t-ils pas mettre un peu plus les inconvni5ts dans l'ombre et les avantages en saillie8 ,d'ailleurs1 quoi s]v5t les savants1 s9on faire la sci5ce8 ,qui les emp*e d'inv5t] une conomie politique exprs p\r n\s8 videmm5t1 il y a de leur "p mauvaise volont4 ,qu& la sa9te inquisition de ,rome tr\va mauvais que ,galile fit t\rn] la t]re1 ce gr& homme n'hsita pas la r5dre immobile4 ,il en fit mme la dcl>ation g5\x4 ,il e/ vrai qu'en se relevant1 il murmurait1 dit-on3 ,e pur si muove4 ,que nos pr(esseurs aussi dcl>5t publiquem5t1 et g5\x1 que la lib]t ne vaut ri51 et n\s leur p>donn]ons1 s'ils m>mott5t1 p\rvu que ce soit entre les d5ts3 ,e pur buona4 ,mais n\s v\lons subsidiairem5t p\ss] la modration plus lo9 encore4 ,v\s ne disconvi5drez pas1 monsieur le m9i/re1 qu'il faut tre imp>tial avant t\t4 ,eh bi56 puisqu'il y a dans le monde deux doctr9es qui se heurt5t1 l'une ayant p\r devise3 laissez *ang]1 et l'autre3 emp*ez d'*ang]1 de grce1 t5ez la balance gale1 et faites pr(ess] l'une comme l'autre4 ,ordonnez que notre conomie politique soit aussi enseigne4 ,n'e/-il pas bi5 dc\rageant de voir la sci5ce se mettre t\j\rs du ct de la lib]t1 et ne devrait-elle pas p>tag] un peu ses faveurs8 ,mais non1 une *aire n'e/ pas plutt rige1 qu'on y voit app>atre1 comme une tte de ,mduse1 la figure d'un libre-*angi/e4 ,c'e/ a9si que ,j4 ,b4 ,say a donn un exemple que se sont empresss de suivre ,,mm4 ,blanqui1 ,rossi1 ,mi*el ,*evali]1 ,joseph ,g>ni]4 ,que s]ions-n\s dev5us si vos prdcesseurs n'avai5t eu gr& so9 de born] cet enseignem5t fune/e8 ,qui sait8 ,cette anne mme n\s aurions subir le bon m>* du pa94 ,en ,anglet]re1 ,ad4 ,smi?1 ,s5ior et mille autres ont donn le mme sc&ale4 ,bi5 plus1 l'univ]sit d',ox=d cre une *aire d'conomie politique et y place444 qui8 un futur ar*evque#ab2 et voil que1 ,m4 l'ar*evque se met enseign] que la religion s'accorde avec la sci5ce p\r condamn] cette p>tie de nos pr(its qui sort du rgime re/rictif4 ,aussi qu'e/-il adv5u8 ,c'e/ que peu peu l'op9ion publique s'e/ laiss sduire1 et1 avant qu'il soit deux ans1 les ,anglais auront le malheur d'tre libres dans leurs v5tes et leurs a*ats4 ,puiss5t-ils tre ru9s comme ils le mrit5t6 ,note #ab3 ,m4 ,:ateley1 ar*evque de ,dubl91 qui a fond dans cette ville une *aire d'conomie politique1 a ex]c le pr(essorat ,ox=d4 7,note de l'diteur47 ,mmes faits en ,italie4 ,rois1 pr9ces et ducs1 gr&s et petits1 ont eu l'imprud5ce d'y tolr] l'enseignem5t conomique1 sans impos] aux pr(esseurs l'obligation de faire sortir de la sci5ce des vues favorables aux re/rictions4 ,des pr(esseurs innombrables1 les ,g5ovesi1 les ,becc>ia1 et de nos j\rs1 ,m4 ,scialoja1 comme il fallait s'y att5dre1 se sont mis pr*] la lib]t1 et voil la ,toscane libre dans ses *anges1 et voil ,naples qui sabre ses t>ifs4 ,v\s savez quels rsultats a eus en ,suisse le m\vem5t intellectuel qui y a t\j\rs dirig les esprits v]s les connaissances conomiques4 ,la ,suisse e/ libre1 et semble place au milieu de l',europe1 comme la lumire sur le *&eli]1 t\t exprs p\r n\s emb>rass]4 ,c>1 qu& n\s disons3 ,la lib]t a p\r consqu5ce de ru9] l'agriculture1 le comm]ce et l'indu/rie1 on ne manque pas de n\s montr] la ,suisse4 ,un mom5t1 n\s ne savions que rpondre4 ,grce au ciel1 la ,presse n\s a tirs de pe9e en n\s f\rnissant cet argum5t prcieux3 ,la ,suisse n'e/ pas inonde p>ce qu'elle e/ petite4 ,la sci5ce1 la sci5ce maudite1 m5ace de faire dbord] sur l',espagne le mme flau4 ,l',espagne e/ la t]re classique de la protection4 ,aussi voyez-v\s comme elle a prospr6 ,et1 sans t5ir compte des trsors qu'elle a puiss dans le ,n\veau-,monde1 de la ri*esse de son sol1 le rgime prohibitif suffit bi5 p\r expliqu] le degr de spl5deur auquel elle e/ p>v5ue4 ,mais l',espagne a des pr(esseurs d'conomie politique1 des ,la ,sagra1 des ,florez ,e/rada1 et voici que le m9i/re des f9ances1 ,m4 ,salamanca1 prt5d relev] le crdit de l',espagne et gonfl] son budget p> la seule puissance de la lib]t comm]ciale4 ,enf91 monsieur le m9i/re1 que v\lez-v\s de plus8 ,en ,russie1 il n'y a qu'un conomi/e1 et il e/ p\r le libre-*ange4 ,v\s le voyez1 la conspiration de t\s les savants du monde contre les entraves comm]ciales e/ flagrante4 ,et quel intrt les presse8 ,aucun4 ,ils pr*]ai5t la re/riction qu'ils n'en s]ai5t pas plus maigres4 ,c'e/ donc de leur "p m*ancet pure4 ,cette unanimit a les plus gr&s dang]s4 ,savez-v\s ce qu'on dira8 les voir si bi5 d'accord1 on f9ira p> croire que ce qui les unit dans la mme foi1 c'e/ la mme cause qui fait que t\s les gomtres du monde p5s5t de mme1 depuis ,ar*imde1 sur le c>r de l'hypotnuse4 ,lors donc1 monsieur le m9i/re1 que n\s v\s supplions de faire enseign] imp>tialem5t deux doctr9es contradictoires1 ce ne peut tre de notre "p qu'une dem&e subsidiaire1 c> n\s press5tons ce qui advi5drait2 et tel que v\s *>g]iez de pr(ess] la re/riction p\rrait bi51 p> ses tudes1 tre conduit v]s la lib]t4 ,le mieux e/ de proscrire1 une bonne fois p\r t\tes1 la sci5ce et les savants et de rev5ir aux sages traditions de l'empire4 ,au lieu de crer de n\velles *aires d'conomie politique1 r5v]sez celles1 heureusem5t en petit nombre1 qui sont encore deb\t4 ,savez-v\s comm5t on a df9i l'conomie politique8 ,la sci5ce qui enseigne aux travailleurs g>d] ce qui leur app>ti5t4 videmm5t un bon qu>t de l'espce huma9e s]ait p]du1 si cette sci5ce fune/e v5ait se rp&re4 ,t5ons-n\s-en la bonne et in(f5sive ducation classique4 ,b\rrons nos jeunes g5s de grec et de lat94 ,qu& ils sc&]ai5t sur le b\t de leurs doigts1 du mat9 au soir1 les hexamtres des ,bucoliques1 quel mal cela peut-il n\s faire8 ,laissons-les vivre avec la socit roma9e1 avec les ,gracques et ,brutus1 au se9 d'un snat o l'on p>le t\j\rs de gu]re1 et au ,=um o il e/ t\j\rs "q de but92 laissons-les s'imprgn] de la d\ce philosophie d',horace3 ,tra la la la1 notre jeunesse1 ,tra la la la1 se =me l4 ,qu'e/-il beso9 de leur appr5dre les lois du travail et de l'*ange8 ,rome leur enseigne mpris] le travail1 s]vile opus1 et ne reconnatre comme lgitime d'autre *ange que le v victis du gu]ri] possesseur d'esclaves4 ,c'e/ a9si que n\s aurons une jeunesse bi5 prp>e p\r la vie de notre mod]ne socit4--,il y a bi5 quelques petits dang]s4 ,elle s]a quelque peu rpublica9e2 aura d'tranges ides sur la lib]t et la proprit2 dans son admiration aveugle p\r la =ce brutale1 on la tr\v]a peut-tre un peu dispose *]*] noise t\te l',europe et trait] les que/ions de politique1 dans la rue1 c\ps de pavs4 ,c'e/ 9vitable1 et1 fran*em5t1 monsieur le m9i/re1 grce ,tite-,live1 n\s avons t\s plus ou mo9s b>bot dans cette ornire4 ,aprs t\t1 ce sont l des dang]s dont v\s aurez facilem5t raison avec quelques bons g5d>mes4 ,mais quelle g5d>m]ie p\vez-v\s oppos] aux ides subv]sives des conomi/es1 de ces audacieux qui ont crit1 en tte de leur programme1 cette atroce df9ition de la proprit3 ,qu& un homme a produit une *ose la sueur de son front1 puisqu'il a le droit de la consomm]1 il a celui de la troqu]#ac8 ,note #ac3 ,voy41 au tome ,,ii1 la dcl>ation de pr9cipes de la socit du ,libre-*ange4 7,note de l'diteur47 ,non1 non1 avec de telles g5s1 c'e/ pe9e p]due que de rec\rir la rfutation4 ,vite un billon1 deux billons1 trois billons6 ,,capital ,,et ,,r5te#ad4 ,note #ad3 ,cet opuscule fut publi en fvri] #ahdi4 7,note de l'diteur47 ,,introduction4 ,dans cet crit1 j'essaie du pntr] la nature intime de ce qu'on nomme l',intrt des capitaux1 af9 d'en pr\v] la lgitimit et d'en expliqu] la p]ptuit4 ,ceci p>atra biz>re2 mais il e/ c]ta9 que ce que je r$\te1 ce n'e/ pas d'tre obscur1 mais d'tre trop clair4 ,je cra9s que le lecteur ne se laisse rebut] p> une srie de vritables ,truismes4 ,comm5t vit] un tel cueil qu& on n'a s'occup] que de faits connus de *acun p> une expri5ce p]sonnelle1 familire1 quotidi5ne8 ,alors1 me dira-t-on1 quoi bon cet crit8 ,que s]t d'expliqu] ce que t\t le monde sait8 ,di/+uons1 s'il v\s plat4 ,une fois l'explication donne1 plus elle e/ claire et simple1 plus elle semble sup]flue4 ,*acun e/ port s'cri]3 ,je n'avais pas beso9 qu'on rsolt p\r moi le problme4 ,c'e/ l'oeuf de ,colomb4 ,mais ce problme si simple le p>atrait peut-tre beauc\p mo9s1 si on se bornait le pos]4 ,je l'tablis en ces t]mes3 ,mondor prte auj\rd'hui un in/rum5t de travail qui s]a ananti dans quelques j\rs4 ,le capital n'en produira pas mo9s intrt ,mondor ou ses hriti]s p5dant l't]nit t\t entire4 ,lecteur1 la ma9 sur la consci5ce1 s5tez-v\s la solution au bord de vos lvres8 ,je n'ai pas le temps de rec\rir aux conomi/es4 ,autant que je puis le savoir1 ils ne se sont gure occups de scrut] l',intrt jusque dans sa raison d'tre4 ,on ne peut les en blm]4 l'poque o ils crivai5t1 l',intrt n'tait pas mis en "q4 ,il n'en e/ plus a9si4 ,les hommes qui se dis5t et se croi5t beauc\p plus avancs que leur sicle ont organis une propag&e active contre le ,capital et la ,r5te4 ,ils attaqu5t1 non pas dans quelques applications abusives1 mais en pr9cipe1 la ,productivit des capitaux4 ,un j\rnal a t fond p\r s]vir de vhicule cette propag&e4 ,il e/ dirig p> ,m4 ,pr\dhon1 et a1 dit-on1 une imm5se publicit4 ,le premi] numro de cette feuille cont5ait le ,manife/e lectoral du ,peuple4 ,on y lit3 ,la ,productivit du capital1 ce que le ,*ri/ianisme a condamn s\s le nom d'usure1 telle e/ la vraie cause de la misre1 le vrai pr9cipe du prolt>iat1 l't]nel ob/acle l'tablissem5t de la ,rpublique4 ,un autre j\rnal1 la ,ru*e populaire1 aprs avoir dit d'excell5tes *oses sur le travail1 aj\te3 ,mais1 avant t\t1 il faut que l'ex]cice du travail soit libre1 c'e/--dire que le travail soit organis de telle sorte1 qu'il ne faille pas pay] aux arg5ti]s et aux patrons ou matres cette lib]t du travail1 ce droit du travail que mett5t si haut prix les exploiteurs d'hommes4 ,la seule p5se que je relve ici1 c'e/ celle exprime dans les mots s\ligns comme impliquant la ngation de l',intrt4 ,elle e/1 du re/e1 comm5te p> la suite de l'article4 ,voici comm5t s'exprime le clbre dmocrate sociali/e ,?or2 ,la ,rvolution s]a t\j\rs recomm5c] tant qu'on s'attaqu]a seulem5t aux consqu5ces1 sans avoir la logique et le c\rage d'abolir le pr9cipe lui-mme4 ,ce pr9cipe c'e/ le capital1 la fausse proprit1 le rev5u1 la r5te1 l'usure que l'anci5 rgime fait pes] sur le travail4 ,le j\r1--il y a bi5 longtemps1--o les ari/ocrates ont inv5t cette incroyable fiction3 ,que le capital avait la v]tu de se reproduire t\t seul1--les travailleurs ont t la m]ci des oisifs4 ,e/-ce qu'au b\t d'un an v\s tr\v]ez un cu de c5t s\s de plus dans un sac de c5t francs8 ,e/-ce qu'au b\t de quatorze ans vos cus ont d\bl dans le sac8 ,e/-ce qu'une oeuvre d'art ou d'indu/rie en produit une autre au b\t de quatorze ans8 ,comm5ons donc p> l'anantissem5t de cette fiction fune/e4 ,ici je ne discute ni ne rfute2 je cite1 p\r tablir que la productivit du capital e/ considre1 p> un gr& nombre de p]sonnes1 comme un pr9cipe faux1 fune/e et inique4 ,mais qu'ai-je beso9 de citations8 ,n'e/-ce pas un fait bi5 connu que le peuple attribue ses s\ffrances ce qu'il appelle l'exploitation de l'homme p> l'homme8 et cette locution3--,tyrannie du capital1--n'e/-elle pas dev5ue prov]biale8 ,il ne peut pas exi/] un homme au monde1 ce me semble1 qui ne compr5ne t\te la gravit de cette "q3 ,l'intrt du capital e/-il naturel1 ju/e1 lgitime et aussi utile celui qui le paye1 qu' celui qui le p]oit8 ,on rpond3 non1 mais je dis3 oui4 ,n\s diffrons du t\t au t\t sur la solution1 mais il e/ une *ose sur laquelle n\s ne p\vons diffr]1 c'e/ le dang] de faire accept] p> l'op9ion la fausse solution quelle qu'elle soit4 ,encore1 si l'erreur e/ de mon ct1 le mal n'e/ pas trs-gr&4 ,il en faudra conclure que je ne compr5ds ri5 aux vrais intrts des masses1 la m>*e du progrs huma91 et que t\s mes raisonnem5ts sont autant de gra9s de sable1 qui n'arrt]ont c]tes pas le *> de la ,rvolution4 ,mais si ,,mm4 ,pr\dhon et ,?or se tromp5t1 il s'ensuit qu'ils g>5t le peuple1 qu'ils lui montr5t le mal l o il n'e/ pas1 qu'ils donn5t une fausse direction ses ides1 ses antipa?ies1 ses ha9es et ses c\ps2 il s'ensuit que le peuple g> se prcipite dans une lutte horrible et absurde1 o la victoire lui s]ait plus fune/e que la dfaite1 puisque1 dans cette hypo?se1 ce qu'il p\rsuit1 c'e/ la ralisation du mal univ]sel1 la de/ruction de t\s ses moy5s d'affran*issem5t1 la consommation de sa propre misre4 ,c'e/ ce que reconnaissait ,m4 ,pr\dhon avec une entire bonne foi4 ,la pi]re fondam5tale de mon sy/me1 me disait-il1 c'e/ la gratuit du crdit4 ,si je me trompe l-dessus1 le socialisme e/ un vrai rve4 ,j'aj\te3 c'e/ un rve p5dant lequel le peuple se d*ire lui-mme2 faudra-t-il s'tonn] s'il se tr\v]ont meurtri et t\t sanglant au rveil8 ,en voil assez p\r ma ju/ification1 si1 dans le c\rs du dbat1 je me suis laiss entran] quelques trivialits et quelques longueurs#ae4 ,note #ae3 ,le b de l'auteur n'a pas t d'analys] ici l'intrt et d'en expos] t\s les lm5ts1 dont quelques-uns ne s\lv5t aucune objection de la "p des sociali/es eux-mmes4 ,telle e/1 p> exemple1 la prime d'assurance ou la comp5sation relative au risque c\ru p> le prteur de ne pas rec\vr] le montant de sa crance4--,il s'e/ born df5dre ce qui tait attaqu1 la productivit du capital1 et s'e/ ef=c de r5dre cette vrit accessible t\te les intellig5ces4 7,note de l'diteur47 ,,capital ,,et ,,r5te4 ,j'adresse cet crit aux ouvri]s de ,p>is1 p>ticulirem5t ceux qui se sont rangs s\s la bannire de la dmocratie sociali/e4 ,j'y traite ces deux que/ions3 #a ,e/-il con=me la nature des *oses et la ju/ice que le capital produise une ,r5te8 #b ,e/-il con=me la nature des *oses et la ju/ice que la ,r5te du capital soit p]ptuelle8 ,les ouvri]s de ,p>is v\dront bi5 reconnatre qu'on ne saurait agit] un sujet plus important4 ,depuis le comm5cem5t du monde1 il avait t reconnu1 du mo9s en fait1 que le capital devait produire un ,intrt4 ,dans ces d]ni]s temps1 on affirme que c'e/ prcism5t l l'erreur sociale qui e/ la cause du pauprisme et de l'9galit4 ,il e/ donc bi5 ess5tiel de savoir quoi s'en t5ir4 ,c> si le prlvem5t d'un ,intrt au pr(it du ,capital e/ une iniquit1 c'e/ bon droit que les travailleurs se s\lv5t contre l'ordre social actuel2 et on a beau leur dire qu'ils ne doiv5t avoir rec\rs qu'aux moy5s lgaux et pacifiques1 c'e/ l une recomm&ation hypocrite4 ,qu& il y a d'un ct un homme =t1 pauvre et vol1 et de l'autre un homme faible1 ri*e et voleur1 il e/ assez s+uli] qu'on dise au premi]1 avec l'espoir de le p]suad]3 ,att5ds que ton oppresseur r5once volontairem5t l'oppression ou qu'elle cesse d'elle-mme4 ,cela ne peut pas tre1 et ceux qui enseign5t que le ,capital e/ /rile p> nature doiv5t savoir qu'ils provoqu5t une lutte t]rible et immdiate4 ,si1 au contraire1 l',intrt du ,capital e/ naturel1 lgitime1 con=me au bi5 gnral1 aussi favorable l'emprunteur qu'au prteur1 les publici/es qui le ni5t1 les tribuns qui exploit5t cette prt5due plaie sociale1 conduis5t les ouvri]s une lutte ins5se1 inju/e1 qui ne peut avoir d'autre issue que le malheur de t\s4 ,en df9itive1 on arme le ,travail contre le ,capital4 ,tant mieux si ces deux puissances sont antagoniques6 et que la lutte soit bi5tt f9ie6 ,mais si elles sont h>moniques1 la lutte e/ le plus gr& des maux qu'on puisse inflig] la socit4 ,v\s voyez donc bi51 ouvri]s1 qu'il n'y a pas de "q plus importante que celle-ci3 la r5te du capital e/-elle ou non lgitime8 ,dans le premi] cas1 v\s devez r5onc] immdiatem5t la lutte v]s laquelle on v\s p\sse2 dans le second1 v\s devez la m5] vivem5t et jusqu'au b\t4 ,productivit du capital2 ,p]ptuit de la r5te4 ,ces que/ions sont difficiles trait]4 ,je m'ef=c]ai d'tre clair4 ,p\r cela1 j'aurai rec\rs l'exemple plus qu' la dmon/ration1 ou plutt je mettrai la dmon/ration dans l'exemple4 ,je comm5ce p> conv5ir qu' la premire vue1 il doit v\s p>atre s+uli] que le capital prt5de une rmunration1 et surt\t une rmunration p]ptuelle4 ,v\s devez v\s dire3 ,voil deux hommes4 ,l'un travaille soir et mat91 d'un b\t d'anne l'autre et1 s'il a consomm t\t ce qu'il a gagn1 ft-ce p> =ce majeure1 il re/e pauvre4 ,qu& vi5t la ,sa9t-,sylve/re1 il ne se tr\ve pas plus avanc qu'au ,premi] de l'an et sa seule p]spective e/ de recomm5c]4 ,l'autre ne fait ri5 de ses bras ni de son intellig5ce1 du mo9s1 s'il s'en s]t1 c'e/ p\r son plaisir2 il lui e/ loisible de n'en ri5 faire1 c> il a une r5te4 ,il ne travaille pas2 et cep5dant il vit bi51 t\t lui arrive en abondance1 mets dlicats1 meubles somptueux1 lgants quipages2 c'e/--dire qu'il dtruit *aque j\r des *oses que les travailleurs ont d produire la sueur de leur front1 c> ces *oses ne se sont pas faites d'elles-mmes1 et1 quant lui1 il n'y a pas mis les ma9s4 ,c'e/ n\s1 travailleurs1 qui avons fait g]m] ce bl1 v]ni ces meubles1 tiss ces tapis2 ce sont nos femmes et nos filles qui ont fil1 dc\p1 c\su1 brod ces t(fes4 ,n\s travaillons donc p\r lui et p\r n\s2 p\r lui d'abord1 et p\r n\s s'il en re/e4 ,mais voici quelque *ose de plus =t3 si le premi] de ces deux hommes1 le travailleur1 consomme dans l'anne ce qu'on lui a laiss de pr(it dans l'anne1 il en e/ t\j\rs au po9t de d"p1 et sa de/9e le condamne t\rn] sans cesse dans un c]cle t]nel et monotone de fatigues4 ,le travail n'e/ donc rmunr qu'une fois4 ,mais si le second1 le r5ti]1 consomme dans l'anne sa r5te de l'anne1 il a1 l'anne d'aprs1 et les annes suivantes1 et p5dant l't]nit entire1 une r5te t\j\rs gale1 int>issable1 p]ptuelle4 ,le capital e/ donc rmunr non pas une fois ou deux fois1 mais un nombre indf9i de fois6 ,en sorte qu'au b\t de c5t ans1 la famille qui a plac v+t mille francs #e p\r #ajj aura t\* c5t mille francs1 ce qui ne l'emp*]a pas d'en t\*] encore c5t mille dans le sicle suivant4 ,en d'autres t]mes1 p\r v+t mille francs qui reprs5t5t son travail1 elle aura prlev1 en deux sicles1 une valeur dcuple sur le travail d'autrui4 ,n'y a-t-il pas dans cet ordre social un vice mon/rueux r=m]8 ,ce n'e/ pas t\t encore4 ,s'il plat cette famille de re/re9dre quelque peu ses j\issances1 de ne dp5s]1 p> exemple1 que neuf c5ts francs au lieu de mille1 sans aucun travail1 sans autre pe9e que celle de plac] c5t francs p> an1 elle peut accrotre son ,capital et sa ,r5te dans une progression si rapide qu'elle s]a bi5tt en mesure de consomm] autant que c5t familles d'ouvri]s laborieux4 ,t\t cela ne dnote-t-il pas que la socit actuelle porte dans son se9 un canc] hideux1 qu'il faut extirp]1 au risque de quelques s\ffrances passagres8 ,voil1 ce me semble1 les tri/es et irritantes rflexions que doit suscit] dans votre esprit l'active et trop facile propag&e qui se fait contre le capital et la r5te4 ,d'un autre ct1 j'en suis bi5 conva9cu1 il y a des mom5ts o votre intellig5ce conoit des d\tes et votre consci5ce des scrupules4 ,v\s devez v\s dire quelquefois3 ,mais proclam] que le capital ne doit pas produire d'intrts1 c'e/ proclam] que le prt doit tre gratuit1 c'e/ dire que celui qui a cr des ,in/rum5ts de travail1 ou des ,matriaux1 ou des ,provisions de t\te espce1 doit les cd] sans comp5sation4 ,cela e/-il ju/e8 et puis1 s'il en e/ a9si1 qui v\dra prt] ces in/rum5ts1 ces matriaux1 ces provisions8 qui v\dra les mettre en rs]ve8 qui v\dra mme les crer8 ,*acun les consomm]a mesure1 et l'humanit ne f]a jamais un pas en avant4 ,le capital ne se =m]a plus1 puisqu'il n'y aura plus intrt le =m]4 ,il s]a d'une r>et excessive4 ,s+uli] a*em9em5t v]s le prt gratuit6 s+uli] moy5 d'amlior] le sort des emprunteurs que de les mettre dans l'impossibilit d'emprunt] aucun prix6 ,que devi5dra le travail lui-mme8 c> il n'y aura plus d'avances dans la socit1 et l'on ne saurait cit] un seul g5re de travail1 pas mme la *asse1 qui se puisse excut] sans avances4 ,et n\s-mmes1 que devi5drons-n\s8 ,quoi6 il ne n\s s]a plus p]mis d'emprunt]1 p\r travaill]1 dans l'ge de la =ce1 et de prt]1 p\r n\s repos]1 dans nos vieux j\rs8 ,la loi n\s ravira la p]spective d'amass] un peu de bi51 puisqu'elle n\s int]dira d'en tir] aucun p>ti8 ,elle dtruira en n\s et le /imulant de l'p>gne dans le prs5t1 et l'esprance du repos dans l'av5ir8 ,n\s aurons beau n\s extnu] de fatigue1 il faut r5onc] transmettre nos fils et nos filles un petit pcule1 puisque la sci5ce mod]ne le frappe de /rilit1 puisque n\s devi5drions des exploiteurs d'hommes si n\s le prtions intrt6 ,ah6 ce monde1 qu'on ouvre devant n\s comme un idal1 e/ encore plus tri/e et plus aride que celui que l'on condamne1 c> de celui-ci1 au mo9s1 l'esprance n'e/ pas bannie6 ,a9si1 s\s t\s les rapports1 t\s les po9ts de vue1 la "q e/ grave4 ,htons-n\s d'en *]*] la solution4 ,le ,code civil a un *apitre intitul3 ,de la manire dont se transmet la proprit4 ,je ne crois pas qu'il donne cet g>d une nom5clature bi5 complte4 ,qu& un homme a fait p> son travail1 une *ose utile1 en d'autres t]mes1 qu& il a cr une valeur1 elle ne peut pass] entre les ma9s d'un autre homme que p> un de ces c9q modes3 le don1 l'hrdit1 l'*ange1 le prt ou le vol4 ,un mot sur *acun d'eux1 except sur le d]ni]1 quoiqu'il j\e dans le monde un plus gr& rle qu'on ne croit#af4 ,note #af3 ,voy41 au tome ,,iv1 le *ap4 ,i de la seconde srie des ,sophismes et1 au tome ,,vi1 les *ap4 ,,xviii1 ,,xix et ,,xxiii4 7,note de l'diteur47 ,le ,don n'a pas beso9 d'tre df9i4 ,il e/ ess5tiellem5t volontaire et spontan4 ,il dp5d exclusivem5t du donateur et l'on ne peut pas dire que le donataire y a droit4 ,sans d\te la morale et la religion font s\v5t un devoir aux hommes1 surt\t aux ri*es1 de se dfaire gratuitem5t de ce qui e/ leur proprit1 en faveur de leurs frres malheureux4 ,mais c'e/ l une obligation t\te morale4 ,s'il tait proclam en pr9cipe1 s'il tait admis en pratique1 s'il tait consacr p> la loi que *acun a droit la proprit d'autrui1 le don n'aurait plus de mrite1 la *>it et la reconnaissance ne s]ai5t plus des v]tus4 ,en outre1 une telle doctr9e arrt]ait t\t c\p et univ]sellem5t le travail et la production1 comme un froid rig\reux ptrifie l'eau et susp5d la vie2 c> qui travaill]ait qu& il n'y aurait plus aucune connexit entre notre travail et la satisfaction de nos beso9s8 ,l'conomie politique ne s'e/ pas occupe du don4 ,on en a conclu qu'elle le rep\ssait1 que c'tait une sci5ce sans entrailles4 ,c'e/ l une accusation ridicule4 ,cette sci5ce1 tudiant les lois qui rsult5t de la mutualit des s]vices1 n'avait pas re*]*] les consqu5ces de la gnrosit l'g>d de celui qui reoit1 ni ses effets1 peut-tre plus prcieux encore1 l'g>d de celui qui donne2 de telles considrations app>ti5n5t videmm5t la morale4 ,il faut bi5 p]mettre aux sci5ces de se re/re9dre2 il ne faut pas surt\t les accus] de ni] ou de fltrir ce qu'elles se born5t jug] trang] leur doma9e4 ,l',hrdit1 contre laquelle1 dans ces d]ni]s temps1 on s'e/ beauc\p lev1 e/ une des =mes du ,don et assurm5t la plus naturelle4 ,ce que l'homme a produit1 il le peut consomm]1 *ang]1 donn]2 quoi de plus naturel qu'il le donne ses enfants8 ,c'e/ cette facult1 plus que t\te autre1 qui lui inspire le c\rage de travaill] et d'p>gn]4 ,savez-v\s p\rquoi on conte/e le pr9cipe de l',hrdit8 p>ce qu'on s'imag9e que les bi5s a9si transmis sont drobs la masse4 ,c'e/ l une erreur fune/e2 l'conomie politique dmontre de la manire la plus premptoire que t\te valeur produite e/ une cration qui ne fait tort qui que ce soit#ag4 ,voil p\rquoi on peut la consomm] et1 plus =te raison1 la transmettre1 sans nuire p]sonne2 mais je n'insi/]ai pas sur ces rflexions qui ne sont pas de mon sujet4 ,note #ag3 ,voy41 p\r la ?orie de la valeur1 le *ap4 ,v du tome ,,vi4 7,note de l'diteur47 ,l'*ange1 c'e/ le doma9e pr9cipal de l'conomie politique1 p>ce que c'e/1 de beauc\p1 le mode le plus frqu5t de la transmission des proprits1 selon des conv5tions libres et volontaires1 dont cette sci5ce tudie les lois et les effets4 proprem5t p>l]1 l'*ange c'e/ la mutualit des s]vices4 ,les p>ties se dis5t entre elles3 ,donne-moi ceci1 et je te donn]ai cela2 ou bi53 ,fais ceci p\r moi1 et je f]ai cela p\r toi4 ,il e/ bon de rem>qu] 7c> cela jett]a un j\r n\veau sur la notion de valeur7 que la seconde =mule e/ t\j\rs implique dans la premire4 ,qu& on dit3 ,fais ceci p\r moi1 et je f]ai cela p\r toi1 on propose d'*ang] s]vice contre s]vice4 ,de mme qu& on dit3 ,donne-moi ceci1 et je te donn]ai cela1 c'e/ comme si l'on disait3 ,je te cde ceci que j'ai fait1 cde-moi cela que tu z fait4 ,le travail e/ pass au lieu d'tre actuel2 mais l'*ange n'en e/ pas mo9s g\v]n p> l'apprciation comp>e des deux s]vices1 en sorte qu'il e/ trs-vrai de dire que le pr9cipe de la valeur e/ dans les s]vices r5dus et reu l'occasion des produits *angs1 plutt que dans les produits eux-mmes4 ,en ralit1 les s]vices ne s'*ang5t presque jamais directem5t4 ,il y a un int]mdiaire qu'on appelle monnaie4 ,paul a confectionn un habit1 contre lequel il veut recevoir un peu de pa91 un peu de v91 un peu d'huile1 une visite du mdec91 une place au p>t]re1 etc4 ,l'*ange ne se peut accomplir en nature2 que fait ,paul8 ,il *ange d'abord son habit contre de l'arg5t1 ce qui s'appelle v5te2 puis il *ange encore cet arg5t contre les objets qu'il dsire1 ce qui se nomme a*at2 ce n'e/ qu'alors que la mutualit des s]vices a f9i son volution2 ce n'e/ qu'alors que le travail et la satisfaction se balanc5t dans le mme individu2 ce n'e/ qu'alors qu'il peut dire3 ,j'ai fait ceci p\r la socit1 elle a fait cela p\r moi4 ,en un mot1 ce n'e/ qu'alors que l'*ange e/ rellem5t accompli4 ,ri5 n'e/ donc plus exact que cette obs]vation de ,j4 ,b4 ,say3 ,depuis l'introduction de la monnaie1 *aque *ange se dcompose en deux facteurs1 la v5te et l'a*at4 ,c'e/ la runion de ces deux facteurs qui con/itue l'*ange complet4 ,il faut dire aussi que la con/ante app>ition de l'arg5t dans *aque *ange a b\lev]s et g> t\tes les ides2 les hommes ont f9i p> croire que l'arg5t tait la vraie ri*esse1 et que le multipli] c'tait multipli] les s]vices et les produits4 ,de l le rgime prohibitif1 de l le papi]-monnaie1 de l le clbre aphorisme3 ,ce que l'un gagne1 l'autre le p]d1 et autres erreurs qui ont ru9 et ensanglant la t]re#ah4 ,note #ah3 ,cette erreur e/ combattue dans le pamphlet intitul3 ,maudit arg5t6--,il vi5t immdiatem5t aprs celui-ci4 7,note de l'diteur47 ,aprs avoir beauc\p *]*1 on a tr\v que p\r que deux s]vices *angs euss5t une valeur quival5te1 p\r que l'*ange ft quitable1 le meilleur moy5 c'tait qu'il ft libre4 ,quelque sduisante que soit au premi] c\p d'oeil l'int]v5tion de l'tat1 on s'ap]oit bi5tt qu'elle e/ t\j\rs oppressive p\r l'une ou l'autre des p>ties contractantes4 ,qu& on scrute ces matires1 on e/ =c de raisonn] t\j\rs sur cette donne que l'quival5ce rsulte de la lib]t4 ,n\s n'avons en effet aucun autre moy5 de savoir si1 dans un mom5t dt]m91 deux s]vices se val5t1 que d'exam9] s'ils s'*ang5t c\ramm5t et librem5t entre eux4 ,faites int]v5ir l'tat1 qui e/ la =ce1 d'un ct ou de l'autre1 l'in/ant t\t moy5 d'apprciation se complique et s'embr\ille1 au lieu de s'claircir4 ,le rle de l'tat semble tre de prv5ir et surt\t de rprim] le dol et la fraude1 c'e/--dire de g>antir la lib]t et non de la viol]4 ,je me suis un peu t5du sur l'*ange1 quoique j'aie m'occup] pr9cipalem5t du ,prt4 ,mon excuse e/ que1 selon moi1 il y a dans le prt un vritable *ange1 un vritable s]vice r5du p> le prteur et qui met un s]vice quival5t la *>ge de l'emprunteur1--deux s]vices dont la valeur comp>e ne peut tre apprcie1 comme celle de t\s les s]vices possibles1 que p> la lib]t4 ,or1 s'il en e/ a9si1 la p>faite lgitimit de ce qu'on nomme loy]1 f]mage1 intrt1 s]a explique et ju/ifie4 ,considrons donc le ,prt4 ,supposons que deux hommes *ang5t deux s]vices ou deux *oses dont l'quival5ce soit l'abri de t\te conte/ation4 ,supposons p> exemple que ,pi]re dise ,paul3 ,donne-moi dix pices de dix s\s contre une pice de c9q francs4 ,il n'e/ pas possible d'imag9] une quival5ce plus inconte/able4 ,qu& ce troc e/ fait1 aucune des p>ties n'a ri5 rclam] l'autre4 ,les s]vices *angs se val5t4 ,il rsulte de l que si l'une des p>ties veut introduire dans le m>* une clause additionnelle1 qui lui soit avantageuse et qui soit dfavorable l'autre p>tie1 il faudra qu'elle cons5te une seconde clause qui rtablisse l'quilibre et la loi de ju/ice4 ,voir l'inju/ice dans cette seconde clause de comp5sation1 voil c]ta9em5t qui s]ait absurde4 ,cela pos1 supposons que ,pi]re1 aprs avoir dit ,paul3 ,donne-moi dix pices de dix s\s1 je te donn]ai une pice de c5t s\s1 aj\te3 ,tu me donn]as les dix pices de dix s\s actuellem5t1 et moi je ne te donn]ai la pice de c5t s\s que dans un an2 il e/ bi5 vid5t que cette n\velle proposition *ange les *>ges et les avantages du m>*1 qu'elle altre la proportion des deux s]vices4 ,ne saute-t-il pas aux yeux1 en effet1 que ,pi]re dem&e ,paul un s]vice n\veau1 supplm5taire et d'une autre espce8 ,n'e/-ce pas comme s'il disait3 ,r5ds-moi le s]vice de me laiss] utilis] mon pr(it p5dant un an c9q francs qui t'app>ti5n5t et que tu p\rrais utilis] p\r toi-mme4 ,et quelle bonne raison peut-on avoir de s\t5ir que ,paul e/ t5u de r5dre gratuitem5t ce s]vice spcial2 qu'il ne doit ri5 dem&] de plus en vue de cette exig5ce2 que l'tat doit int]v5ir p\r le =c] de la subir8 ,comm5t compr5dre que le publici/e qui pr*e au peuple une telle doctr9e la concilie avec son pr9cipe3 la mutualit des s]vices8 ,j'ai introduit ici le numraire4 ,j'y ai t conduit p> le dsir de mettre en prs5ce deux objets d'*ange d'une galit de valeur p>faite et inconte/able4 ,je v\lais prv5ir des objections2 mais1 un autre po9t de vue1 ma dmon/ration et t plus frappante encore1 si j'avais fait port] la conv5tion sur les s]vices ou les produits eux-mmes4 ,supposez1 p> exemple1 une ,maison et un ,navire de valeurs si p>faitem5t gales que leurs propritaires soi5t disposs les *ang] troc p\r troc1 sans s\lte ni remise4 ,en effet1 le m>* se conclut p>-devant notaire4 ,au mom5t de se mettre rciproquem5t en possession1 l'armateur dit au citad93 ,=t bi51 la transaction e/ faite1 et ri5 ne pr\ve mieux sa p>faite quit que notre libre et volontaire cons5tem5t4 ,nos conditions a9si fixes1 je vi5s v\s propos] une petite modification pratique4 ,c'e/ que v\s me livr]ez bi5 votre ,maison auj\rd'hui1 mais moi1 je ne v\s mettrai en possession de mon ,navire que dans un an1 et la raison qui me dt]m9e v\s faire cette dem&e c'e/ que1 p5dant cette anne de t]me1 je puis utilis] le navire4 ,p\r ne pas n\s emb>rass] dans les considrations relatives la dtrioration de l'objet prt je suppos]ai que l'armateur aj\te3 ,je m'oblig]ai v\s remettre au b\t de l'an le navire dans l'tat o il e/ auj\rd'hui4 ,je le dem&e t\t homme de bonne foi1 je le dem&e ,m4 ,pr\dhon lui-mme1 le citad9 ne s]a-t-il pas en droit de rpondre3 ,la n\velle clause que v\s me proposez *ange entirem5t la proportion ou l'quival5ce des s]vices *angs4 ,p> elle1 je s]ai priv1 p5dant un an1 t\t la fois1 de ma maison et de votre navire4 ,p> elle1 v\s utilis]ez l'un et l'autre4 ,si1 en l'abs5ce de cette clause1 le troc p\r troc tait ju/e1 p> cette raison mme1 la clause m'e/ onreuse4 ,elle /ipule un dsavantage p\r moi et un avantage p\r v\s4 ,c'e/ un s]vice n\veau que v\s me dem&ez2 j'ai donc le droit de v\s le refus]1 ou de v\s dem&]1 en comp5sation1 un s]vice quival5t4 ,si les p>ties tomb5t d'accord sur cette comp5sation1 dont le pr9cipe e/ inconte/able1 on p\rra di/+u] aism5t deux transactions dans une1 deux *anges de s]vices dans un4 ,il y a d'abord le troc de la maison contre le navire2 il y a ensuite le dlai accord p> l'une des p>ties1 et la comp5sation corrlative ce dlai concde p> l'autre4 ,ces deux n\veaux s]vices pr5n5t les noms gnriques et ab/raits de ,,cr,,dit et ,,int,r,t2 mais les noms ne *ang5t pas la nature des *oses1 et je dfie qu'on ose s\t5ir qu'il n'y a pas l1 au fond1 s]vice contre s]vice ou mutualit de s]vices4 ,dire que l'un de ces s]vices ne provoque pas l'autre1 dire que le premi] doit tre r5du gratuitem5t1 mo9s d'inju/ice1 c'e/ dire que l'inju/ice consi/e dans la rciprocit des s]vices1 que la ju/ice consi/e ce que l'une des p>ties donne et ne reoive pas1 ce qui e/ contradictoire dans les t]mes4 ,p\r donn] une ide de l'intrt et de son mcanisme1 qu'il me soit p]mis de rec\rir deux ou trois anecdotes4 ,mais1 avant1 je dois dire quelques mots du capital4 ,il y a des p]sonnes qui se figur5t que le capital c'e/ de l'arg5t1 et c'e/ prcism5t p\rquoi on nie sa productivit2 c>1 comme dit ,m4 ,?or1 les cus ne sont pas d\s de la facult de se reproduire4 ,mais il n'e/ pas vrai que ,capital soit synonyme d'arg5t4 ,avant la dc\v]te des mtaux prcieux1 il y avait des capitali/es dans le monde1 et j'ose mme dire qu'alors1 comme auj\rd'hui1 *acun l'tait quelque degr4 ,qu'e/-ce donc que le capital8 ,il se compose de trois *oses3 #a ,des ,matriaux sur lesquels les hommes travaill5t1 qu& ces matriaux ont dj une valeur communique p> un ef=t huma9 quelconque1 qui ait mis en eux le pr9cipe de la rmunration2 la9e1 l91 cuir1 soie1 bois1 etc42 #b ,des ,in/rum5ts dont ils se s]v5t p\r travaill]3 outils1 ma*9es1 navires1 voitures1 etc41 etc42 #c ,des ,provisions qu'ils consomm5t p5dant la dure du travail3 vivres1 t(fes1 maisons1 etc4 ,sans ces *oses1 le travail de l'homme s]ait +rat et peu prs nul1 et cep5dant ces *oses ont elles-mmes exig un long travail1 surt\t l'orig9e4 ,voil p\rquoi on atta*e un gr& prix les possd]1 et c'e/ aussi la raison p\r laquelle il e/ p>faitem5t lgitime de les *ang] et v5dre1 d'en tir] avantage si on les met en oeuvre1 d'en tir] une rmunration si on les prte#ai4 ,note #ai3 ,voy41 sur la notion du capital1 le *ap4 ,,vii du tome ,,vi4 7,note de l'diteur47 ,j'arrive mes anecdotes4 ,le sac de bl4 ,ma?ur91 d'ailleurs pauvre comme ,job1 et rduit gagn] sa vie au j\r le j\r1 tait cep5dant propritaire1 p> je ne sais quel hritage1 d'un beau lop9 de t]re inculte4 ,il s\haitait ardemm5t le dfri*]4 ,hlas1 se disait-il1 creus] des fosss1 lev] des cltures1 dfonc] le sol1 le db>rass] de ronces et de pi]res1 l'ameublir1 l'ensem5c]1 t\t cela p\rrait bi5 me donn] mang] dans un an ou deux1 mais non c]tes auj\rd'hui et dema94 ,il m'e/ impossible de me livr] la culture avant d'avoir pralablem5t accumul quelques ,provisions qui me fass5t subsi/] jusqu' la rcolte1 et j'appr5ds p> expri5ce que le travail antrieur e/ indisp5sable p\r r5dre vraim5t productif le travail actuel4 ,le bon ,ma?ur9 ne se borna pas faire ces rflexions4 ,il prit aussi la rsolution de travaill] la j\rne et de faire des p>gnes sur son salaire1 p\r a*et] une b*e et un sac de bl1 *oses sans lesquelles il faut r5onc] aux plus beaux projets agricoles4 ,il fit si bi51 il fut si actif et si sobre1 qu'enf9 il se vit en possession du bi5heureux sac de bl4 ,je le port]ai au m\l91 dit-il1 et j'aurai l de quoi vivre jusqu' ce que mon *amp se c\vre d'une ri*e moisson4 ,comme il allait p>tir1 ,jrme v9t lui emprunt] son trsor4 ,si tu veux me prt] ce sac de bl1 disait ,jrme1 tu me r5dras un gr& s]vice1 c> j'ai en vue un travail trs-lucratif1 qu'il m'e/ impossible d'entrepr5dre faute de ,provisions p\r vivre jusqu' ce qu'il soit t]m94--,j'tais dans le mme cas1 rpondit ,ma?ur91 et si ma9t5ant j'ai du pa9 assur p\r quelques mois1 je l'ai gagn aux dp5s de mes bras et de mon e/omac4 ,sur quel pr9cipe de ju/ice s]ait-il ma9t5ant consacr la ralisation de ton entreprise et non de la mi5ne8 ,on peut p5s] que le m>* fut long4 ,il se t]m9a cep5dant1 et voici sur quelles bases3 ,premirem5t1 ,jrme promit de r5dre au b\t de l'an un sac de bl de mme qualit1 de mme poids1 sans qu'il y manqut un seul gra94 ,cette premire clause e/ de t\te ju/ice1 disait-il1 sans elle ,ma?ur9 ne prt]ait pas1 il donn]ait4 ,secondem5t1 il s'obligea livr] c9q litres de bl en sus de l'hectolitre4 ,cette clause n'e/ pas mo9s ju/e que l'autre1 p5sait-il2 sans elle1 ,ma?ur9 me r5drait un s]vice sans comp5sation1 il s'inflig]ait une privation1 il r5onc]ait sa *re entreprise1 il me mettrait mme d'accomplir la mi5ne1 il me f]ait j\ir1 p5dant un an1 du fruit de ses p>gnes1 et t\t cela gratuitem5t4 ,puisqu'il aj\rne son dfri*em5t1 puisqu'il me met mme de ralis] un travail lucratif1 il e/ bi5 naturel que je le fasse p>ticip]1 dans une mesure quelconque1 des pr(its que je ne devrai qu' son sacrifice4 ,de son ct1 ,ma?ur91 qui tait quelque peu cl]c1 faisait ce raisonnem5t4 ,puisqu'en v]tu de la premire clause1 le sac de bl me r5tr]a au b\t de l'an1 se disait-il1 je p\rrai le prt] de n\veau2 il me revi5dra1 la seconde anne2 je le prt]ai encore1 et a9si de suite p5dant l't]nit4 ,cep5dant1 je ne puis ni] qu'il aura t mang depuis longtemps4 ,voil qui e/ biz>re que je sois t]nellem5t propritaire d'un sac de bl1 bi5 que celui que j'ai prt ait t dtruit jamais4 ,mais ceci s'explique3 il s]a dtruit au s]vice de ,jrme4 ,il mettra ,jrme en mesure de produire une valeur suprieure1 et p> consqu5t ,jrme p\rra me r5dre un sac de bl ou la valeur sans pr\v] aucun dommage2 au contraire4 ,et quant moi1 cette valeur doit tre ma proprit tant que je ne la dtruirai pas mon usage2 si je m'en tais s]vi p\r dfri*] ma t]re1 je l'aurais bi5 retr\ve s\s =me de belle moisson4 ,au lieu de cela1 je la prte1 je dois la retr\v] s\s =me de re/itution4 ,je tire de la seconde clause un autre enseignem5t4 ,au b\t de l'an1 il me r5tr]a c9q litres de bl en sus des c5t litres que je vi5s de prt]4 ,si donc je cont9uais travaill] la j\rne1 et p>gn] sur mon salaire1 comme j'ai fait1 dans quelque temps1 je p\rrais prt] deux sacs de bl1 puis trois1 puis quatre1 et lorsque j'en aurais plac un assez gr& nombre p\r p\voir vivre sur la somme de ces rtributions de c9q litres1 affr5tes *acun d'eux1 il me s]ait p]mis de pr5dre1 sur mes vieux j\rs1 un peu de repos4 ,mais quoi6 en ce cas1 ne vivrais-je pas aux dp5s d'autrui8 ,non c]tes1 puisqu'il vi5t d'tre reconnu qu'en prtant je r5ds s]vice1 je p]fectionne le travail de mes emprunteurs1 et ne prlve qu'une faible p>tie de cet excdant de production d mon prt et mes p>gnes4 ,c'e/ une *ose m]veilleuse que l'homme puisse a9si ralis] un loisir qui ne nuit p]sonne et ne saurait tre jal\s sans inju/ice4 ,la maison4 ,mondor avait une maison4 ,p\r la con/ruire1 il n'avait ri5 extorqu qui que ce soit4 ,il la devait son travail p]sonnel1 ou1 ce qui e/ id5tique1 du travail quitablem5t rtribu4 ,son premi] so9 fut de pass] un m>* avec un ar*itecte1 en v]tu duquel1 moy5nant c5t cus p> an1 celui-ci s'obligea entret5ir la maison t\j\rs en bon tat4 ,mondor se flicitait dj des j\rs heureux qu'il allait c\l] dans cet asile1 dcl> sacr p> notre ,con/itution4 ,mais ,valre prt5dit en faire sa demeure4 ,y p5sez-v\s8 dit ,mondor1 c'e/ moi qui l'ai con/ruite1 elle m'a cot dix ans de pnibles travaux1 et c'e/ v\s qui en j\iriez6 ,on conv9t de s'en rapport] des juges4 ,on ne fut pas *]*] de pr(onds conomi/es1 il n'y en avait pas dans le pays4 ,mais on *oisit des hommes ju/es et de bon s5s2 cela revi5t au mme3 conomie1 politique1 ju/ice1 bon s5s1 c'e/ t\t un4 ,or voici ce que les juges dcidr5t4 ,si ,valre veut occup] p5dant un an la maison de ,mondor1 il s]a t5u de se s\mettre trois conditions4 ,la premire1 de dgu]pir au b\t de l'an et de r5dre la maison en bon tat1 sauf les dgradations 9vitables qui rsult5t de la seule dure4 ,la seconde1 de remb\rs] ,mondor les #cjj francs que celui-ci paie annuellem5t l'ar*itecte p\r rp>] les outrages du temps2 c> ces outrages surv5ant p5dant que la maison e/ au s]vice de ,valre1 il e/ de t\te ju/ice qu'il en supporte les consqu5ces4 ,la troisime1 c'e/ de r5dre ,mondor un s]vice quival5t celui qu'il en reoit4 ,quant cette quival5ce de s]vices1 elle devra tre librem5t dbattue entre ,mondor et ,valre4 ,le rabot4 ,il y a bi5 longtemps1 bi5 longtemps vivait1 dans un pauvre village1 un m5uisi] philosophe1 c> mes p]sonnages le sont t\s quelque peu4 ,jacques travaillait mat9 et soir de ses deux bras robu/es1 mais son intellig5ce n'tait pas p\r cela oisive4 ,il aimait se r5dre compte de ses actions1 de leurs causes et de leurs suites4 ,il se disait quelquefois3 ,avec ma ha*e1 ma scie et mon m>teau1 je ne puis faire que des meubles grossi]s1 et on me les paie comme tels4 ,si j'avais un rabot1 je cont5t]ais mieux ma cli5tle1 et elle me cont5t]ait mieux aussi4 ,c'e/ trop ju/e2 je n'en puis att5dre que des s]vices proportionns ceux que je lui r5ds moi-mme4 ,oui1 ma rsolution e/ prise1 et je me fabriqu]ai un ,rabot4 ,cep5dant1 au mom5t de mettre la ma9 l'oeuvre1 ,jacques fit encore cette rflexion3 ,je travaille p\r ma cli5tle #cjj j\rs dans l'anne4 ,si j'en mets #aj faire mon rabot1 suppos] qu'il me dure un an1 il ne me re/]a plus que #bij j\rs1 p\r confectionn] des meubles4 ,il faut donc1 p\r que je ne sois pas dupe en t\t ceci1 qu'aid du rabot1 je gagne dsormais autant en #bij j\rs que je fais ma9t5ant en #cjj j\rs4 ,il faut mme que je gagne davantage1 c> sans cela il ne vaudrait pas la pe9e que je me lanasse dans les innovations4 ,jacques se mit donc calcul]4 ,il s'assura qu'il v5drait ses meubles p]fectionns un prix qui le rcomp5s]ait amplem5t des dix j\rs consacrs faire le ,rabot4 ,et qu& il eut t\te c]titude cet g>d1 il se mit l'ouvrage4 ,je prie le lecteur de rem>qu] que cette puissance1 qui e/ dans l'outil1 d'augm5t] la productivit du travail1 e/ la base de la solution qui va suivre4 ,au b\t de dix j\rs1 ,jacques eut en sa possession un admirable ,rabot1 d'autant plus prcieux qu'il l'avait fait lui-mme4 ,il en sauta de joie1 c>1 comme la bonne ,p]rette1 il supputait t\t le pr(it qu'il allait tir] de l'+nieux in/rum5t2 mais plus heureux qu'elle1 il ne se vit pas rduit dire3 ,adieu veau1 va*e1 co*on1 c\ve6 ,il en tait difi] ses beaux *teaux en ,espagne1 qu& il fut int]rompu p> son confrre ,guillaume1 m5uisi] au village vois94 ,guillaume1 ayant admir le ,rabot1 fut frapp des avantages qu'on en p\vait retir]4 ,il dit ,jacques3 --,il faut que tu me r5des un s]vice4 --,lequel8 --,prte-moi ce rabot p\r un an4 ,comme on p5se bi51 cette proposition1 ,jacques ne manqua pas de se rcri]3 --,y p5ses-tu1 ,guillaume8 ,et si je te r5ds ce s]vice1 quel s]vice me r5dras-tu de ton ct8 --,aucun4 ,ne sais-tu pas que le prt doit tre gratuit8 ne sais-tu pas que le capital e/ naturellem5t improductif8 ne sais-tu pas que l'on a proclam la ,frat]nit8 ,si tu ne me r5dais un s]vice que p\r en recevoir un de moi1 quel s]ait ton mrite8 --,guillaume mon ami1 la ,frat]nit ne veut pas dire que t\s les sacrifices s]ont d'un ct1 sans cela1 je ne vois pas p\rquoi ils ne s]ai5t pas du ti54 ,je ne sais si le prt doit tre gratuit2 mais je sais que si je te prtais gratuitem5t mon rabot p\r un an1 ce s]ait te le donn]4 te dire vrai1 je ne l'ai pas fait p\r cela4 --,et bi56 passons un peu p>-dessus les mod]nes axiomes frat]nitaires dc\v]ts p> messieurs les sociali/es4 ,je rclame de toi un s]vice2 quel s]vice me dem&es-tu en *ange8 --,d'abord1 dans un an1 il faudra mettre le rabot au rebut il ne s]a plus bon ri54 ,il e/ donc ju/e que tu m'en r5des un autre exactem5t semblable1 ou que tu me donnes assez d'arg5t p\r le faire rp>]1 ou que tu me remplaces les dix j\rnes que je devrai consacr] le refaire4 ,de manire ou d'autre1 il faut que le ,rabot me revi5ne en bon tat comme je te le livre4 --,c'e/ trop ju/e1 je me s\mets cette condition4 ,je m'engage te r5dre ou un rabot semblable ou la valeur4 ,je p5se que te voil satisfait et que tu n'z plus ri5 me dem&]4 --,je p5se le contraire4 ,j'ai fait ce rabot p\r moi et non p\r toi4 ,j'en att5dais un avantage1 un travail plus a*ev et mieux rtribu1 une amlioration dans mon sort4 ,je ne puis te cd] t\t cela gratuitem5t4 ,quelle raison y a-t-il p\r que ce soit moi qui aie fait le ,rabot et que ce soit toi qui en tires le pr(it8 ,autant vaudrait que je te dem&asse ta scie et ta ha*e4 ,quelle confusion6 et n'e/-il pas plus naturel que *acun g>de ce qu'il a fait de ses propres ma9s1 comme il g>de ses ma9s elles-mmes8 ,se s]vir1 sans rtribution1 des ma9s d'autrui1 cela s'appelle esclavage2 se s]vir1 sans rtribution1 du rabot d'autrui1 cela peut-il s'appel] frat]nit8 --,mais puisqu'il e/ conv5u que je te le r5drai au b\t de l'an1 aussi poli et aussi affil qu'il l'e/ ma9t5ant4 --,il ne s'agit plus de l'anne pro*a9e2 il s'agit de cette anne-ci4 ,j'ai fait ce ,rabot p\r amlior] mon travail et mon sort2 si tu te bornes me le r5dre dans un an1 c'e/ toi qui en auras le pr(it p5dant t\te une anne2 je ne suis pas t5u de te r5dre un tel s]vice sans en recevoir aucun de toi3 si donc tu veux mon ,rabot1 indp5damm5t de la re/itution intgrale dj /ipule1 il faut que tu me r5des un s]vice que n\s allons dbattre2 il faut que tu m'accordes une rtribution4 ,et cela fut fait a9si2 ,guillaume accorda une rtribution calcule de telle sorte1 que ,jacques eut la f9 de l'anne un rabot t\t neuf et1 de plus1 une comp5sation1 consi/ant en une plan*e1 p\r les avantages dont il s'tait priv et qu'il avait cds son confrre4 ,et il fut impossible quiconque eut connaissance de cette transaction d'y dc\vrir la mo9dre trace d'oppression et d'inju/ice4 ,ce qu'il y a de s+uli]1 c'e/ que1 au b\t de l'an1 le ,rabot r5tra en la possession de ,jacques qui le prta d]e*ef1 le rec\vra et le prta une troisime et une quatrime fois4 ,il a pass dans les ma9s de son fils1 qui le l\e encore4 ,pauvre ,rabot6 combi5 de fois n'a-t-il pas vu *ang] tantt sa lame1 tantt son man*e6 ,ce n'e/ plus le mme ,rabot1 mais c'e/ t\j\rs la mme ,valeur1 du mo9s p\r la po/rit de ,jacques4 ,ouvri]s1 diss]tons ma9t5ant sur ces hi/oriettes4 ,j'affirme d'abord que le ,sac de bl et le ,rabot sont ici le type1 le modle1 la reprs5tation fidle1 le symbole de t\t ,capital1 comme les c9q litres de bl et la plan*e sont le type1 le modle1 la reprs5tation1 le symbole de t\t ,intrt4 ,cela pos1 voici1 ce me semble1 une srie de consqu5ces dont il e/ impossible de conte/] la ju/esse3 #a ,si l'ab&on d'une plan*e p> l'emprunteur au prteur e/ une rtribution naturelle1 quitable1 lgitime1 ju/e prix d'un s]vice rel1 n\s p\vons en conclure1 en gnralisant1 qu'il e/ dans la nature du ,capital de produire un ,intrt4 ,qu& ce capital1 comme dans les exemples prcd5ts1 revt la =me d'un ,in/rum5t de travail1 il e/ bi5 clair qu'il doit procur] un avantage son possesseur1 celui qui l'a fait1 qui y a consacr son temps1 son intellig5ce et ses =ces2 sans cela1 p\rquoi l'et-il fait8 on ne satisfait immdiatem5t aucun beso9 avec des in/rum5ts de travail2 on ne mange pas des rabots1 on ne boit pas des scies1 si ce n'e/ *ez ,fagot94 ,p\r qu'un homme se soit dcid dt\rn] son temps v]s de telles productions1 il faut bi5 qu'il y ait t dt]m9 p> la considration de la puissance que ces in/rum5ts aj\t5t sa puissance1 du temps qu'ils lui p>gn5t1 de la p]fection et de la rapidit qu'ils donn5t son travail1 en un mot1 des avantages qu'ils procur5t4 ,or1 ces avantages qu'on s'tait prp>s p> le labeur1 p> le sacrifice d'un temps qu'on et pu utilis] d'une manire plus immdiate1 alors qu'on e/ enf9 mme de les recueillir1 e/-on t5u de les confr] gratuitem5t autrui8 ,s]ait-ce un progrs1 dans l'ordre social1 que la ,loi en dcidt a9si1 et que les citoy5s payass5t des fonctionnaires p\r faire excut] p> la =ce une telle ,loi8 ,j'ose dire qu'il n'y en a pas un seul p>mi v\s qui le s\ti5ne4 ,ce s]ait lgalis]1 organis]1 sy/matis] l'inju/ice elle-mme1 c> ce s]ait proclam] qu'il y a des hommes ns p\r r5dre et d'autres ns p\r recevoir des s]vices gratuits4 ,posons donc en fait que l'intrt e/ ju/e1 naturel et lgitime4 #b ,une seconde consqu5ce1 non mo9s rem>quable que la premire1 et1 s'il se peut1 plus satisfaisante encore1 sur laquelle j'appelle votre att5tion1 c'e/ celle-ci3 ,l'intrt ne nuit pas l'emprunteur2 je veux dire3 ,l'obligation o se tr\ve l'emprunteur de pay] une rtribution p\r avoir la j\issance d'un capital ne peut empir] sa condition#bj4 ,note #bj3 ,voy4 la #h;e lettre du pamphlet ,gratuit du crdit1 au prs5t volume4 7,note de l'diteur47 ,rem>quez1 en effet1 que ,jacques et ,guillaume sont p>faitem5t libres relativem5t la transaction laquelle le ,rabot peut donn] lieu4 ,cette transaction ne peut s'accomplir qu'autant qu'elle convi5ne l'un comme l'autre4 ,le pis qui puisse arriv]1 c'e/ que ,jacques soit trop exigeant1 et1 en ce cas1 ,guillaume1 refusant le prt1 re/]a comme il tait avant4 ,p> cela mme qu'il s\scrit l'emprunt1 il con/ate qu'il le considre comme avantageux2 il con/ate que1 t\t calcul fait1 et en t5ant compte de la rtribution1 quelle qu'elle soit1 mise sa *>ge1 il tr\ve encore plus pr(itable d'emprunt] que de n'emprunt] pas4 ,il ne se dt]m9e que p>ce qu'il a comp> les inconvni5ts aux avantages4 ,il a calcul que le j\r o il re/itu]a le ,rabot1 accompagn de la rtribution conv5ue1 il aura encore fait plus d'ouvrage travail gal1 grce cet outil4 ,il lui re/]a un pr(it2 sans quoi1 il n'emprunt]ait pas4 ,les deux s]vices dont il e/ ici "q s'*ang5t selon la ,loi qui g\v]ne t\s les *anges3 la loi de l'(fre et de la dem&e4 ,les prt5tions de ,jacques ont une limite naturelle et infran*issable4 ,c'e/ le po9t o la rtribution p> lui dem&e absorb]ait t\t l'avantage que ,guillaume peut tr\v] se s]vir d'un ,rabot4 ,en ce cas1 l'emprunt ne se ralis]ait pas4 ,guillaume s]ait t5u ou de se fabriqu] lui-mme un ,rabot ou de s'en pass]1 ce qui le laiss]ait dans sa situation primitive4 ,il emprunte1 donc il gagne emprunt]4 ,je sais bi5 ce qu'on me dira4 ,on me dira3 ,guillaume peut se tromp]1 ou bi5 il peut tre matris p> la ncessit et subir une dure loi4 ,j'en convi5s2 mais je rponds3 ,quant aux erreurs de calcul1 elles ti5n5t l'infirmit de notre nature1 et en argu] contre la transaction dont s'agit1 c'e/ oppos] une f9 de non-recevoir t\tes les transactions imag9ables1 t\tes les actions huma9es4 ,l'erreur e/ un fait accid5tel que l'expri5ce r$resse sans cesse4 ,en df9itive1 c'e/ *acun d'y veill]4--,en ce qui conc]ne les dures ncessits qui rduis5t des emprunts onreux1 il e/ clair que ces ncessits exi/5t antrieurem5t l'emprunt4 ,si ,guillaume e/ dans une situation telle qu'il ne peut absolum5t pas se pass] d'un ,rabot1 et qu'il soit =c d'en emprunt] un t\t prix1 cette situation provi5t-elle de ce que ,jacques s'e/ donn la pe9e de fabriqu] cet outil8 n'exi/e-t-elle pas indp5damm5t de cette circon/ance8 quelque dur1 quelque pre que soit ,jacques1 jamais il ne p>vi5dra empir] la position suppose de ,guillaume4 ,c]tes1 moralem5t1 le prteur p\rra tre blmable2 mais au po9t de vue conomique1 jamais le prt lui-mme ne saurait tre considr comme responsable de ncessits antrieures1 qu'il n'a pas cres et qu'il ad\cit t\j\rs dans une mesure quelconque4 ,mais ceci pr\ve une *ose sur laquelle je revi5drai1 c'e/ que l'intrt vid5t de ,guillaume1 p]sonnifiant ici les emprunteurs1 e/ qu'il y ait beauc\p de ,jacques et de ,rabots1 autrem5t dit1 de prteurs et de capitaux4 ,il e/ bi5 clair que si ,guillaume peut dire ,jacques3 ,vos prt5tions sont exorbitantes1 je vais m'adress] d'autres1 il ne manque pas de ,rabots dans le monde2--il s]a dans une situation meilleure que si le ,rabot de ,jacques e/ le seul qui se puisse prt]4 ,assurm5t1 il n'y a pas d'aphorisme plus vrai que celui-ci3 s]vice p\r s]vice4 ,mais n'oublions jamais qu'aucun s]vice n'a1 comp>ativem5t aux autres1 une valeur fixe et absolue4 ,les p>ties contractantes sont libres4 ,*acune d'elles porte ses exig5ces au po9t le plus lev possible1 et la circon/ance la plus favorable ces exig5ces1 c'e/ l'abs5ce de rivalit4 ,il suit de l que s'il y a une classe d'hommes plus intresse que t\te autre la =mation1 la multiplication1 l'abondance des capitaux1 c'e/ surt\t la classe emprunteuse4 ,or1 puisque les capitaux ne se =m5t et s'accumul5t que s\s le /imulant et p> la p]spective d'une ju/e rmunration1 qu'elle compr5ne donc le dommage qu'elle s'inflige elle-mme1 qu& elle nie la lgitimit de l'intrt1 qu& elle proclame la gratuit du crdit1 qu& elle dclame contre la prt5due tyrannie du capital1 qu& elle dc\rage l'p>gne1 et p\sse a9si la r>et des capitaux et1 p> suite1 l'lvation de la r5te4 #c ,l'anecdote que je v\s ai raconte v\s met aussi sur la voie d'expliqu] ce phnomne1 en app>5ce biz>re1 qu'on appelle la pr5nit ou la p]ptuit de l'intrt4 ,puisque1 en prtant son rabot1 ,jacques a pu trs-lgitimem5t /ipul] cette condition qu'il lui s]ait r5du au b\t de l'an dans l'tat mme o il l'a cd2 n'e/-il pas bi5 clair qu'il peut1 p>tir de cette *ance1 soit l'employ] son usage1 soit le prt] de n\veau1 s\s la mme condition8 ,s'il pr5d ce d]ni] p>ti1 le rabot lui revi5dra au b\t de *aque anne et cela indf9im5t4 ,jacques s]a donc en mesure de le prt] aussi indf9im5t1 c'e/--dire d'en tir] une r5te p]ptuelle4 ,on dira que le rabot s'use4 ,cela e/ vrai1 mais il s'use p> la ma9 et au pr(it de l'emprunteur4 ,celui-ci a fait entr] cette dp]dition graduelle en ligne de compte et en a assum sur lui1 comme il le devait1 les consqu5ces4 ,il a calcul qu'il tir]ait de cet outil un avantage suffisant p\r cons5tir le r5dre dans son tat intgral1 aprs avoir ralis encore un bnfice4 ,aussi longtemps que ,jacques n'us]a pas ce capital p> lui-mme et p\r son propre avantage1 aussi longtemps qu'il r5onc]a ces avantages1 qui p]mett5t de le rtablir dans son intgrit1 il aura un droit inconte/able la re/itution1 et cela1 indp5damm5t de l'intrt4 ,rem>quez1 en outre1 que si1 comme je crois l'avoir dmontr1 ,jacques1 bi5 lo9 de faire tort ,guillaume1 lui a r5du s]vice en lui prtant son rabot p\r un an1 p> la mme raison1 il ne f]a pas tort1 mais1 au contraire1 il r5dra s]vice un second1 un troisime1 un quatrime emprunteur dans les priodes subsqu5tes4 ,p> o v\s p\vez compr5dre que l'intrt d'un capital e/ aussi naturel1 aussi lgitime1 aussi utile la millime anne que la premire4 ,allons plus lo9 encore4 ,il se peut que ,jacques ne prte pas qu'un seul rabot4 ,il e/ possible qu' =ce de travail1 d'p>gnes1 de privations1 d'ordre1 d'activit1 il p>vi5ne prt] une multitude de rabots et de scies1 c'e/--dire r5dre une multitude de s]vices4 ,j'insi/e sur ce po9t que si le premi] prt a t un bi5 social1 il en s]a de mme de t\s les autres1 c> ils sont t\s homognes et fonds sur le mme pr9cipe4 ,il p\rra donc arriv] que la somme de t\tes les rtributions reues p> notre honnte artisan1 en *ange des s]vices p> lui r5dus1 suffise p\r le faire subsi/]4 ,en ce cas1 il y aura un homme1 dans le monde1 qui aura le droit de vivre sans travaill]4 ,je ne dis pas qu'il f]a bi5 de se livr] au repos2 je dis qu'il en aura le droit1 et s'il en use1 ce ne s]a aux dp5s de qui que ce soit1 bi5 au contraire4 ,que si la socit compr5d un peu la nature des *oses1 elle reconnatra que cet homme subsi/e sur des s]vices qu'il reoit sans d\te 7a9si faisons-n\s t\s71 mais qu'il reoit trs-lgitimem5t en *ange d'autres s]vices qu'il a lui-mme r5dus1 qu'il cont9ue r5dre et qui sont trs-rels1 puisqu'ils sont librem5t et volontairem5t accepts4 ,et ici on peut entrevoir une des plus belles h>monies du monde social4 ,je veux p>l] du ,loisir1 non de ce loisir que s'arrang5t les ca/es gu]rires et dom9atrices p> la spoliation des travailleurs1 mais du loisir1 fruit lgitime et innoc5t de l'activit passe et de l'p>gne4 ,en m'exprimant a9si1 je sais que je *oque bi5 des ides reues4 ,mais voyez6 le loisir n'e/-il pas un ressort ess5tiel dans la mcanique sociale8 sans lui1 il n'y aurait jamais eu dans le monde ni de ,newton1 ni de ,pascal1 ni de ,fnelon2 l'humanit ne connatrait ni les arts1 ni les sci5ces1 ni ces m]veilleuses inv5tions prp>es1 l'orig9e1 p> des inve/igations de pure curiosit2 la p5se s]ait in]te1 l'homme ne s]ait pas p]fectible4 ,d'un autre ct1 si le loisir ne se p\vait expliqu] que p> la spoliation et l'oppression1 s'il tait un bi5 dont on ne peut j\ir qu'inju/em5t et aux dp5s d'autrui1 il n'y aurait pas de milieu entre ces deux maux3 ou l'humanit s]ait rduite cr\pir dans la vie vgtative et /ationnaire1 dans l'ignorance t]nelle1 p> l'abs5ce d'un des r\ages de son mcanisme2 ou bi51 elle devrait conqurir ce r\age au prix d'une 9vitable inju/ice et (frir de t\te ncessit le tri/e spectacle1 s\s une =me ou une autre1 de l'antique classification des tres huma9s en ,matres et en ,esclaves4 ,je dfie qu'on me signale1 dans cette hypo?se1 une autre alt]native4 ,n\s s]ions rduits contempl] le plan provid5tiel qui g\v]ne la socit avec le regret de p5s] qu'il prs5te une dplorable lacune4 ,le mobile du progrs y s]ait oubli1 ou1 ce qui e/ pis1 ce mobile ne s]ait autre que l'inju/ice elle-mme4--,mais non1 ,dieu n'a pas laiss une telle lacune dans son oeuvre de prdilection4 ,g>dons-n\s de mconnatre sa sagesse et sa puissance2 que ceux dont les mditations incompltes ne peuv5t expliqu] la lgitimit du loisir1 imit5t du mo9s cet a/ronome qui disait3 tel po9t du ciel1 il doit exi/] une plante qu'on f9ira p> dc\vrir1 c> sans elle le monde cle/e n'e/ pas h>monie1 mais discordance4 ,eh bi56 je dis que1 bi5 comprise1 l'hi/oire de mon humble ,rabot1 quoique bi5 mode/e1 suffit p\r n\s lev] jusqu' la contemplation d'une des h>monies sociales les plus consolantes et les plus mconnues4 ,il n'e/ pas vrai qu'il faille opt] entre la ngation ou l'illgitimit du loisir2 grce la r5te et sa naturelle pr5nit1 le loisir peut surgir du travail et de l'p>gne4 ,c'e/ une d\ce p]spective que *acun peut avoir en vue2 c'e/ une noble rcomp5se laquelle *acun peut aspir]4 ,il fait son app>ition dans le monde1 il s'y t5d1 il s'y di/ribue proportionnellem5t l'ex]cice de c]ta9es v]tus2 il ouvre t\tes les voies de l'intellig5ce1 il ennoblit1 il moralise1 il spiritualise l'me de l'humanit1 non-seulem5t sans pes] d'un poids quelconque sur ceux de nos frres que les conditions de la vie v\5t encore de rudes labeurs1 mais de plus en les s\lageant progressivem5t de ce que ce labeur a de plus l\rd et de plus rpugnant4 ,il suffit que les capitaux se =m5t1 s'accumul5t1 se multipli5t1 se prt5t des conditions de mo9s en mo9s onreuses1 qu'ils desc5d5t1 qu'ils pntr5t dans t\tes les c\*es sociales et que1 p> une progression admirable1 aprs avoir affran*i les prteurs1 ils ht5t l'affran*issem5t des emprunteurs eux-mmes4 ,p\r cela1 il faut que les lois et les moeurs soi5t t\tes favorables l'p>gne1 s\rce du capital4 ,c'e/ assez dire que la premire de t\tes les conditions c'e/ de ne pas effray]1 attaqu]1 combattre1 ni] ce qui e/ le /imulant de l'p>gne et sa raison d'tre3 la r5te4 ,tant que n\s ne voyons pass] de ma9 en ma91 titre de prt1 que des provisions1 des matriaux et des in/rum5ts1 *oses indisp5sables la productivit du travail lui-mme1 les ides exposes jusqu'ici ne tr\v]ont pas beauc\p de contradicteurs4 ,qui sait mme si l'on ne me repro*]a pas d'avoir fait un gr& ef=t p\r enfonc]1 comme on dit1 une porte ouv]te4 ,mais sitt que c'e/ le numraire qui se montre1 comme matire de la transaction 7et c'e/ lui qui se montre presque t\j\rs71 aussitt les objections r5aiss5t en f\le4 ,l'arg5t1 dira-t-on1 ne se reproduit pas de lui-mme a9si que votre sac de bl2 il n'aide pas le travail comme votre rabot2 il ne donne pas directem5t une satisfaction comme votre maison4 ,il e/ donc impuissant1 p> sa nature1 produire un intrt1 se multipli]1 et la rmunration qu'il exige e/ une vritable extorsion4 ,qui ne voit o e/ le sophisme8 ,qui ne voit que le numraire n'e/ qu'une =me transitoire que les hommes donn5t un mom5t d'autres valeurs1 des utilits relles1 dans le seul b de facilit] leurs arrangem5ts8 ,au milieu des complications sociales1 l'homme qui e/ en mesure de prt] n'a presque jamais la *ose mme1 dont l'emprunteur a beso94 ,jacques a bi5 un rabot2 mais peut-tre que ,guillaume dsire une scie4 ,ils ne p\rrai5t pas s'ent5dre2 la transaction favorable t\s les deux ne p\rrait avoir lieu1 et alors qu'arrive-t-il8 ,il arrive que ,jacques *ange d'abord son rabot contre de l'arg5t2 il prt l'arg5t ,guillaume1 et ,guillaume *ange l'arg5t contre une scie4 ,la transaction s'e/ complique1 elle s'e/ dcompose en deux facteurs1 a9si que je l'ai expos plus haut en p>lant de l'*ange4 ,mais elle n'a pas p\r cela *ang de nature4 ,elle ne conti5t pas mo9s t\s les lm5ts du prt direct4 ,jacques ne s'en e/ pas mo9s dfait d'un outil qui lui tait utile2 ,guillaume n'en a pas mo9s reu un in/rum5t qui p]fectionne son travail et augm5te ses pr(its2 il n'y a pas mo9s s]vice r5du de la "p du prteur1 lui donnant droit recevoir un s]vice quival5t de la "p de l'emprunteur2 cette ju/e quival5ce ne s'tablit pas mo9s p> le dbat libre et contradictoire2 l'obligation bi5 naturelle de re/itu] l'*ance la valeur intgrale n'en con/itue pas mo9s le pr9cipe de la pr5nit de l'intrt4 ,e/-ce qu'au b\t d'un an1 dit ,m4 ,?or1 v\s tr\v]ez un cu de plus dans un sac de c5t francs8 ,non c]tes1 si 'emprunteur jette le sac de c5t francs dans un co94 cette condition1 le rabot non plus1 ni le sac de bl1 ne se reproduis5t d'eux-mmes4 ,mais ce n'e/ pas p\r laiss] l'arg5t dans le sac ou le rabot au cro*et qu'on les emprunte4 ,on emprunte le rabot p\r s'en s]vir1 ou l'arg5t p\r se procur] un rabot4 ,et s'il e/ bi5 dmontr que cet outil met l'emprunteur mme de faire des pr(its qu'il n'et pas faits sans lui1 s'il e/ dmontr que le prteur a r5onc crer p\r lui-mme cet excdant de pr(its1 on compr5d que la /ipulation d'une "p de cet excdant de pr(its en faveur du prteur e/ quitable et lgitime4 ,l'ignorance du vrai rle que j\e le numraire dans les transactions huma9es e/ la s\rce des plus fune/es erreurs4 ,je me propose de lui consacr] un pamphlet t\t enti]#ba4 ,note #ba3 ,celui qui suit1 s\s le titre de ,maudit arg5t6 7,note de l'diteur47 ,d'aprs ce qu'on peut induire des crits de ,m4 ,pr\dhon1 ce qui l'a am5 p5s] que la gratuit du crdit tait une consqu5ce logique et df9itive du progrs social1 c'e/ l'obs]vation de ce phnomne qui n\s montre l'intrt dcroissant peu prs en raison directe de la civilisation4 des poques de b>b>ie1 on le voit en effet #ajj p\r #ajj1 et au del4 ,plus t>d1 il desc5d #hj1 #fj1 #ej1 #dj1 #bj1 #aj1 #h1 #e1 #d1 #c p\r #ajj4 ,ou l'a mme vu en ,holl&e #b p\r #ajj4 ,on en tire cette conclusion3 ,puisque l'intrt se rappro*e de zro mesure que la socit se p]fectionne1 il atte9dra zro qu& la socit s]a p>faite4 ,en d'autres t]mes1 ce qui c>actrise la p]fection sociale c'e/ la gratuit du crdit4 ,abolissons donc l'intrt1 et n\s aurons atte9t le d]ni] t]me du progrs#bb4 ,ceci n'e/ que spcieux1 et puisque cette fausse argum5tation peut contribu] popul>is] le dogme inju/e1 dang]eux1 subv]sif de la gratuit du crdit1 en le reprs5tant comme concidant avec la p]fection sociale1 le lecteur me p]mettra d'exam9] en peu de mots ce n\veau po9t de vue de la "q4 ,note #bb3 ,voy4 la #aj;e lettre du pamphlet ,gratuit du crdit4 7,note de l'diteur47 ,qu'e/-ce que l'intrt8 c'e/ le s]vice r5du1 aprs libre dbat1 p> l'emprunteur au prteur1 en rmunration du s]vice qu'il en a reu p> le prt4 ,d'aprs quelle loi s'tablit le taux de ces s]vices rmunratoires du prt8 ,d'aprs la loi gnrale qui rgle l'quival5ce de t\s les s]vices1 c'e/--dire d'aprs la loi de l'(fre et de la dem&e4 ,plus une *ose e/ facile se procur]1 mo9s on r5d s]vice en la cdant ou prtant4 ,l'homme qui me donne un v]re d'eau1 dans les ,pyrnes1 ne me r5d pas un aussi gr& s]vice que celui qui me cd]ait un v]re d'eau1 dans le ds]t de ,sah>a4 ,s'il y a beauc\p de rabots1 de sacs de bl1 de maisons dans un pays1 on en obti5t l'usage 7coet]is p>ibus7 des conditions plus favorables que s'il y en a peu1 p> la simple raison que le prteur r5d en ce cas un mo9dre s]vice relatif4 ,il n'e/ donc pas surpr5ant que plus les capitaux abond5t1 plus l'intrt baisse4 ,e/-ce dire qu'il arriv]a jamais zro8 ,non1 p>ce que1 je le rpte1 le pr9cipe d'une rmunration e/ inv9ciblem5t dans le prt4 ,dire que l'intrt s'anantira1 c'e/ dire qu'il n'y aura plus aucun motif d'p>gn]1 de se priv]1 de =m] de n\veaux capitaux1 ni mme de cons]v] les anci5s4 ,en ce cas1 la dissipation f]ait immdiatem5t le vide1 et l'intrt rep>atrait aussitt#bc4 ,note #bc3 ,p\r la di/9ction entre les div]s lm5ts de l'intrt1 voy41 au pamphlet ,gratuit du crdit1 les d]nires pages de la #ab;e lettre4 7,note de l'diteur47 ,en cela1 le g5re de s]vices dont n\s n\s occupons ne diffre d'aucun autre4 ,grce au progrs indu/riel1 une paire de bas qui valait #f fr41 n'a plus valu successivem5t que #d fr41 #c fr41 #b fr4 ,nul ne peut dire jusqu' quel po9t cette valeur desc5dra1 mais ce qu'on peut affirm] c'e/ qu'elle ne desc5dra jamais zro1 mo9s que les bas ne f9iss5t p> se produire spontanm5t4 ,p\rquoi8 ,p>ce que le pr9cipe de la rmunration e/ dans le travail2 p>ce que celui qui travaille p\r autrui r5d un s]vice et doit recevoir un s]vice3 si l'on ne payait plus les bas1 on cess]ait d'en faire et1 avec la r>et1 le prix ne manqu]ait pas de rep>atre4 ,le sophisme que je combats ici a sa rac9e dans la divisibilit l'inf9i1 qui s'applique la valeur comme la matire4 ,il p>at d'abord p>adoxal1 mais il e/ bi5 su de t\s les ma?matici5s qu'on peut de m9ute en m9ute1 p5dant l't]nit entire1 t] des fractions un poids1 sans jamais p>v5ir anantir le poids lui-mme4 ,il suffit que *aque fraction successive soit mo9dre que la prcd5te1 dans une proportion dt]m9e et rgulire4 ,il e/ des pays o l'on s'atta*e accrotre la taille des *evaux ou dim9u]1 dans la race ov9e1 le volume de la tte4 ,il e/ impossible de prcis] jusqu'o on arriv]a dans cette voie4 ,nul ne peut dire qu'il a vu le plus gr& *eval ou la plus petite tte de m\ton qui p>atra jamais dans le monde4 ,mais l'on peut dire que la taille des *evaux n'atte9dra jamais l',inf9i1 non plus que les ttes de m\tons le ,nant4 ,de mme1 nul ne peut dire jusqu'o desc5dra le prix des bas ou l'intrt des capitaux1 mais on peut affirm]1 qu& on connat la nature des *oses1 que ni l'un ni l'autre n'arriv]ont jamais zro1 c> le travail et le capital ne peuv5t pas plus vivre sans rcomp5se que le m\ton sans tte4 ,l'argum5tation de ,m4 ,pr\dhon se rduit donc ceci3 ,puisque les plus habiles agriculteurs sont ceux qui ont le plus rduit la tte des m\tons1 n\s s]ons arrivs la p]fection agricole qu& les m\tons s]ont acphales4 ,donc1 p\r ralis] n\s-mmes cette p]fection1 c\pons-leur le c\4 ,me voici au t]me de cette ennuyeuse diss]tation4 ,p\rquoi faut-il que le v5t des mauvaises doctr9es ait r5du ncessaire de pntr] a9si jusque dans la nature intime de la r5te8 ,je ne t]m9]ai pas sans faire rem>qu] une belle moralit que l'on peut tir] de cette loi3 ,la baisse de l'intrt e/ proportionnelle l'abondance des capitaux4 ,cette loi tant donne1 s'il y a une classe d'hommes plus p>ticulirem5t intresse que t\te autre ce que les capitaux se =m5t1 s'accumul5t1 se multipli5t1 abond5t et surabond5t1 c'e/ c]ta9em5t la classe qui les emprunte1 directem5t ou indirectem5t2 ce sont les hommes qui mett5t en oeuvre des matriaux1 qui se font aid] p> des in/rum5ts1 qui viv5t sur des provisions1 produits et conomiss p> d'autres hommes4 ,imag9ez1 dans une va/e et f]tile contre1 une peuplade de mille habitants1 dnus de t\t ,capital a9si df9i4 ,elle prira infailliblem5t dans les tortures de la faim4--,passons une hypo?se pe9e mo9s cruelle4 ,supposons que dix de ces sauvages soi5t p\rvus d',in/rum5ts et de ,provisions en quantit suffisante p\r travaill] et vivre eux-mmes jusqu' la rcolte1 a9si que p\r rmunr] les s]vices de quatre-v+t-dix travailleurs4 ,le rsultat =c s]a la mort de neuf c5ts tres huma9s4 ,il e/ clair encore que puisque #iij hommes1 p\sss p> le beso91 se press]ont sur des subsi/ances qui n'en peuv5t ma9t5ir que c5t1 les dix capitali/es s]ont matres du m>*4 ,ils obti5dront le travail aux conditions les plus dures1 c> ils le mettront aux en*res4 ,et rem>quez ceci3 ,si ces capitali/es port5t au coeur des s5tim5ts dv\s1 qui les induis5t s'impos] des privations p]sonnelles af9 de dim9u] les s\ffrances de quelques-uns de leurs frres1 cette gnrosit1 qui se ratta*e la morale1 s]a aussi noble dans son pr9cipe qu'utile dans ses effets4 ,mais si1 dupes de cette fausse philan?ropie qu'on veut si inconsidrm5t ml] aux lois conomiques1 ils ont la prt5tion de rmunr] l>gem5t le travail1 lo9 de faire du bi51 ils f]ont du mal4 ,ils donn]ont d\ble salaire1 soit4 ,mais alors qu>ante-c9q hommes s]ont mieux p\rvus1 t&is que qu>ante-c9q autres vi5dront augm5t] le nombre de ceux que la tombe va dvor]4 ,l'hypo?se tant donne1 ce n'e/ pas l'abaissem5t du salaire qui e/ le vrai flau1 mais la r>et du capital4 ,l'abaissem5t du salaire n'e/ pas la cause1 mais l'effet du mal4 ,j'aj\te qu'il en e/1 dans une c]ta9e mesure1 le remde4 ,il agit dans ce s5s qu'il di/ribue le f>deau de la s\ffrance autant qu'il peut l'tre et sauve autant de vies qu'une quantit dt]m9e de subsi/ances p]met d'en sauv]4 ,supposez ma9t5ant qu'au lieu de dix capitali/es1 il y en ait c5t1 deux c5ts1 c9q c5ts1 n'e/-il pas vid5t que la condition de t\te la peuplade1 et surt\t celle des proltaires1 s]a de plus en plus amliore8 ,n'e/-il pas vid5t que1 t\te considration de gnrosit "p1 ils obti5dront plus de travail et un meilleur prix de leur travail8 qu'eux-mmes s]ont plus en mesure de =m] des capitaux1 sans qu'on puisse assign] de limite cette facilit t\j\rs croissante de ralis] l'galit et le bi5-tre8 ,combi5 ne s]ai5t-ils donc pas ins5ss1 s'ils admettai5t des doctr9es et se livrai5t des actes de nature t>ir la s\rce des salaires1 p>alys] le mobile et le /imulant de l'p>gne6 ,qu'ils appr5n5t donc cette leon3 sans d\te les capitaux sont bons p\r ceux qui les ont1 qui le nie8 mais ils sont utiles aussi ceux qui n'ont pu encore en =m]1 et il importe ceux qui n'en ont pas que d'autres en ai5t4 ,oui1 si les proltaires connaissai5t leurs vrais intrts1 ils re*]*]ai5t avec le plus gr& so9 quelles sont les circon/ances favorables ou dfavorables l'p>gne1 af9 de favoris] les premires et de dc\rag] les secondes4 ,ils accueill]ai5t avec sympa?ie t\te mesure qui t5d la prompte =mation des capitaux4 ,ils s'en?\siasm]ai5t p\r la paix1 la lib]t1 l'ordre1 la scurit1 l'union des classes et des peuples1 l'conomie1 la modration des dp5ses publiques1 et la simplicit du mcanisme g\v]nem5tal2 c> c'e/ s\s l'empire de t\tes ces circon/ances que l'p>gne fait son oeuvre1 met l'abondance la porte des masses1 appelle =m] des capitaux ceux mme qui1 autrefois1 tai5t rduits les emprunt]a de dures conditions4 ,ils rep\ss]ai5t avec n]gie l'esprit gu]ri] qui dt\rne de sa vritable f9 une si gr&e "p du travail huma91 l'esprit de monopole qui drange l'quitable di/ribution des ri*esses telle que la lib]t seule peut la ralis]1 la multiplicit des s]vices publics qui n'entrepr5n5t sur notre b\rse que p\r gn] notre lib]t1 et enf9 ces doctr9es subv]sives1 ha9euses1 irrfl*ies1 qui effray5t le capital1 l'emp*5t de se =m]1 le =c5t fuir1 et en df9itive le r5*riss5t1 au dtrim5t surt\t des travailleurs qui le mett5t en oeuvre4 ,eh quoi6 cet g>d1 la ,rvolution de ,fvri] n'e/-elle pas une dure leon8 n'e/-il pas vid5t que l'inscurit qu'elle a jete dans le monde des affaires d'une "p1 et1 de l'autre1 l'avnem5t des ?ories fune/es auxquelles je fais allusion et qui1 des clubs1 ont failli pntr] dans les rgions lgislatives1 ont lev p>t\t le taux de l'intrt8 ,n'e/-il pas vid5t que ds lors il a t plus difficile aux proltaires de se procur] ces matriaux1 in/rum5ts et provisions sans lesquels le travail e/ impossible8 n'e/-ce pas l ce qui amne le *mage1 et le *mage n'amne-t-il pas son t\r la baisse des salaires8 ,a9si le travail manque aux proltaires prcism5t p> la mme cause qui grve d'un surcrot de prix1 en raison de la hausse de l'intrt1 les objets qu'ils consomm5t4 ,hausse d'intrts1 baisse des salaires1 cela veut dire1 en d'autres t]mes1 que le mme objet cons]ve son prix1 mais que la "p du capitali/e a envahi1 sans pr(it p\r lui1 celle de l'ouvri]4 ,un de mes amis1 *>g de faire une enqute sur l'indu/rie p>isi5ne1 m'a assur que les fabricants lui ont rvl un fait bi5 saisissant et qui pr\ve mieux que t\s les raisonnem5ts combi5 l'inscurit et l'inc]titude nuis5t la =mation des capitaux4 ,on avait rem>qu que1 p5dant la priode la plus f*euse1 les dp5ses populaires de pure fantaisie n'avai5t pas dim9u4 ,les petits ?tres1 les b>rires1 les cab>ets1 les dbits de tabac tai5t aussi frqu5ts qu'aux j\rs de prosprit4 ,dans l'enqute1 les travailleurs eux-mmes ont a9si expliqu ce phnomne4 quoi bon p>gn]8 qui sait le sort qui n\s att5d8 qui sait si l'intrt ne va pas tre aboli8 qui sait si l'tat1 dev5u prteur univ]sel titre gratuit1 ne v\dra pas faire avort] t\s les fruits1 que n\s p\rrions att5dre de nos conomies8 ,eh bi56 je dis que si de telles ides p\vai5t prvaloir p5dant deux annes seulem5t1 c'en s]ait assez p\r faire de notre belle ,france une ,turquie4 ,la misre y devi5drait gnrale et endmique2 et1 c\p sr1 les premi]s frapps s]ai5t les plus pauvres4 ,ouvri]s1 on v\s p>le beauc\p d'organisation artificielle du travail2 savez-v\s p\rquoi8 ,p>ce qu'on ignore les lois de son organisation naturelle2 c'e/--dire de cette organisation m]veilleuse qui rsulte de la lib]t4 ,on v\s dit que la lib]t fait saillir ce qu'on nomme l'antagonisme radical des classes2 qu'elle cre et met aux prises deux intrts opposs1 l'intrt des capitali/es et ceux des proltaires4 ,mais il faudrait comm5c] p> pr\v] que cet antagonisme exi/e p> le voeu de la nature2 et ensuite1 il re/]ait dmontr] comm5t les arrangem5ts de la contra9te val5t mieux que ceux de la lib]t1 c> entre ,lib]t et ,contra9te je ne vois pas de milieu4 ,il re/]ait dmontr] encore que la contra9te s'ex]c]a t\j\rs votre avantage et au prjudice des ri*es4--,mais non1 cet antagonisme radical1 cette opposition naturelle d'intrts n'exi/5t pas4 ,ce n'e/ qu'un mauvais rve d'imag9ations p]v]ties et en dlire4 ,non1 un plan si dfectueux n'e/ pas sorti de la ,p5se ,div9e4 ,p\r l'affirm]1 il faut comm5c] p> ni] ,dieu4 ,et voyez comme1 en v]tu des lois sociales et p> cela seul que les hommes *ang5t librem5t entre eux leurs travaux et leurs produits1 voyez quel li5 h>monique ratta*e les classes les unes aux autres6 ,voil des propritaires de t]re3 quel e/ leur intrt8 que le sol soit fcond et le soleil bi5faisant2 mais qu'en rsulte-t-il8 que le bl abonde1 qu'il baisse de prix1 et l'avantage t\rne au pr(it de ceux qui n'ont pas eu de patrimo9e4 ,voil des fabricants3 quelle e/ leur con/ante p5se8 de p]fectionn] leur travail1 d'augm5t] la puissance de leurs ma*9es1 de se procur]1 aux meilleures conditions1 les matires premires4 ,et quoi t\t cela ab\tit-il8 l'abondance et au bas prix des produits1 c'e/--dire que t\s les ef=ts des fabricants1 et sans qu'ils s'en d\t5t1 se rsolv5t en un pr(it p\r le public consommateur1 dont v\s faites p>tie4 ,cela e/ a9si p\r t\tes les pr(essions4 ,eh bi56 les capitali/es n'*app5t pas cette loi4 ,les voil =t occups de faire valoir1 d'conomis]1 de tir] bon p>ti de leurs avances4 ,c'e/ =t bi51 mais mieux ils russiss5t1 plus ils favoris5t l'abondance des capitaux1 et1 p> une suite ncessaire1 la baisse de l'intrt4 ,or1 qui pr(ite la baisse de l'intrt8 n'e/-ce pas l'emprunteur d'abord1 et1 en df9itive1 aux consommateurs des *oses que les capitaux conc\r5t produire#bd8 ,note #bd3 ,voy4 les pages #cj #de du tome ,,iv4--,voy4 aussi le *ap4 ,,viii du tome ,,vi4 7,note de l'diteur47 ,il e/ donc c]ta9 que le rsultat f9al des ef=ts de *aque classe1 c'e/ le bi5 commun de t\tes4 ,on v\s dit que le capital tyrannise le travail4 ,je ne disconvi5s pas que *acun ne *]*e tir] le meilleur p>ti possible de sa situation1 mais1 dans ce s5s1 on ne ralise que ce qui e/ possible4 ,or1 jamais il n'e/ possible aux capitaux de tyrannis] le travail que lorsqu'ils sont r>es1 c> alors ils font la loi1 ils mett5t la ma9-d'oeuvre aux en*res4 ,jamais cette tyrannie ne leur e/ plus impossible que lorsqu'ils sont abondants1 c>1 en ce cas1 c'e/ le travail qui comm&e4 ,arrire donc les jal\sies de classes1 les malveillances1 les ha9es sans fondem5t1 les dfiances inju/es4 ,ces passions dpraves nuis5t ceux qui les n\rriss5t dans leur coeur4 ,ce n'e/ pas l de la morale dclamatoire2 c'e/ un en*anem5t de causes et d'effets susceptible d'tre rig\reusem5t1 ma?matiquem5t dmontr2 et il n'en e/ pas mo9s sublime p>ce qu'il satisfait autant l'intellig5ce que le s5tim5t4 ,je rsume t\te cette diss]tation p> ces mots3 ,ouvri]s1 travailleurs1 proltaires1 classes dnues et s\ffrantes1 v\lez-v\s amlior] votre sort8 ,v\s n'y russirez pas p> la lutte1 l'insurrection1 la ha9e et l'erreur4 ,mais il y a trois *oses qui ne peuv5t p]fectionn] la communaut t\t entire sans t5dre sur v\s leurs bi5faits1 ces trois *oses sont3 ,,paix1 ,,lib]t et ,s,,curit4 ,,maudit ,,arg5t#be4 ,note #be3 ,publi dans le numro d'avril #ahdi du ,j\rnal des conomi/es4 7,note de l'diteur47 --,maudit arg5t6 maudit arg5t6 s'criait d'un air dsol ,f99 l'conomi/e1 au sortir du ,comit des f9ances o l'on v5ait de discut] un projet de papi]-monnaie4 --,qu'avez-v\s8 lui dis-je4 ,d'o vi5t ce dgt subit p\r la plus enc5se des div9its de ce monde8 --,maudit arg5t6 maudit arg5t6 --,v\s m'al>mez4 ,il n'e/ ri5 qu'une fois ou autre je n'aie ent5du blasphm]1 la paix1 la lib]t1 la vie1 et ,brutus a t jusqu' dire3 ,v]tu6 tu n'es qu'un nom6 ,mais si quelque *ose a *app jusqu'ici444 --,maudit arg5t6 maudit arg5t6 --,allons1 un peu de philosophie4 ,que v\s e/-il arriv8 ,crsus vi5t-il de v\s clab\ss]8 ,mondor v\s a-t-il ravi l'am\r de votre mie8 ou bi5 ,zole a-t-il a*et contre v\s une diatribe au gazeti]8 --,je n'envie pas le *> de ,crsus2 ma r5omme1 p> son nant1 *appe la langue de ,zole2 et quant ma mie1 jamais1 jamais l'ombre mme de la ta*e la plus lgre444 --,ah6 j'y suis4 ,o avais-je la tte8 ,v\s tes1 v\s aussi1 inv5teur d'une rorganisation sociale1 sy/me ,f994 ,votre socit1 v\s la v\lez plus p>faite que celle de ,sp>te1 et p\r cela t\te monnaie doit en tre svrem5t bannie4 ,ce qui v\s emb>rasse1 c'e/ de dcid] vos adeptes vid] leur esc>celle4 ,que v\lez-v\s8 c'e/ l'cueil de t\s les rorganisateurs4 ,il n'en e/ pas un qui ne ft m]veille s'il p>v5ait va9cre t\tes les rsi/ances1 et si l'humanit t\t entire cons5tait dev5ir entre ses doigts cire molle2 mais elle s'entte n'tre pas cire molle4 ,elle c\te1 applaudit ou ddaigne1 et44444 va comme devant4 --,grce au ,ciel1 je rsi/e encore cette manie du j\r4 ,au lieu d'inv5t] des lois sociales1 j'tudie celles qu'il a plu ,dieu d'inv5t]1 ayant d'ailleurs le bonheur de les tr\v] admirables dans leur dveloppem5t progressif4 ,et c'e/ p\r cela que je rpte3 ,maudit arg5t6 maudit arg5t6 --,v\s tes donc pr\dhoni5 ou pr\dhoni/e8 ,eh1 morbleu6 v\s avez un moy5 simple de v\s satisfaire4 ,jetez votre b\rse dans la ,se9e1 ne v\s rs]vant que c5t s\s p\r pr5dre une action de la ,banque d'*ange4 --,puisque je maudis l'arg5t1 jugez si j'en dois maudire le signe trompeur6 --,alors1 il ne me re/e plus qu'une hypo?se4 ,v\s tes un n\veau ,diogne1 et v\s allez m'affadir d'une tirade la ,snque1 sur le mpris des ri*esses4 --,le ,ciel m'en prs]ve6 ,c> la ri*esse1 voyez-v\s1 ce n'e/ pas un peu plus ou un peu mo9s d'arg5t4 ,c'e/ du pa9 p\r ceux qui ont faim1 des vtem5ts p\r ceux qui sont nus1 du bois qui r*auffe1 de l'huile qui allonge le j\r1 une c>rire1 ouv]te votre fils1 une dot assure votre fille1 un j\r de repos p\r la fatigue1 un cordial p\r la dfaillance1 un sec\rs gliss dans la ma9 du pauvre honteux1 un toit contre l'orage1 des ailes aux amis qui se rappro*5t1 une div]sion p\r la tte que la p5se fait pli]1 l'incomp>able joie de r5dre heureux ceux qui n\s sont *]s4 ,la ri*esse1 c'e/ l'in/ruction1 l'indp5dance1 la dignit1 la confiance1 la *>it1 t\t ce que le dveloppem5t de nos facults peut livr] aux beso9s du corps et de l'esprit2 c'e/ le progrs1 c'e/ la civilisation4 ,la ri*esse1 c'e/ l'admirable rsultat civilisateur de deux admirables ag5ts1 plus civilisateurs encore qu'elle-mme3 le travail et l'*ange#bf4 ,note #bf3 ,voy4 le *ap4 ,,vi du tome ,,vi4 7,note de l'diteur47 --,bon6 n'allez-v\s pas ma9t5ant entonn] un di?yrambe la ri*esse1 qu&1 il n'y a qu'un in/ant1 v\s accabliez l'or de vos imprcations8 --,eh6 ne compr5ez-v\s pas que c'tait t\t simplem5t une b\tade d'conomi/e6 ,je maudis l'arg5t prcism5t p>ce qu'on le confond1 comme v\s v5ez de faire1 avec la ri*esse1 et que de cette confusion sort5t des erreurs et des calamits sans nombre4 ,je le maudis1 p>ce que sa fonction dans la socit e/ mal comprise et trs-difficile faire compr5dre4 ,je le maudis1 p>ce qu'il br\ille t\tes les ides1 fait pr5dre le moy5 p\r le b1 l'ob/acle p\r la cause1 alpha p\r omga2 p>ce que sa prs5ce dans le monde1 bi5faisante p> elle-mme1 y a cep5dant introduit une notion fune/e1 une ptition de pr9cipes1 une ?orie reb\rs1 qui1 dans ses =mes multiples1 a appauvri les hommes et ensanglant la t]re4 ,je le maudis1 p>ce que je me s5s incapable de lutt] contre l'erreur laquelle il a donn naissance autrem5t que p> une longue et fa/idieuse diss]tation que p]sonne n'c\t]a4 ,ah6 si je t5ais au mo9s s\s ma ma9 un auditeur pati5t et bnvole6 --,morbleu6 il ne s]a pas dit que faute d'une victime v\s re/]ez dans l'tat d'irritation o je v\s vois4 ,j'c\te2 p>lez1 diss]tez1 ne v\s gnez en aucune faon4 --,v\s me promettez de pr5dre intrt444 --,je v\s promets de pr5dre pati5ce4 --,c'e/ bi5 peu4 --,c'e/ t\t ce dont je puis dispos]4 ,comm5cez1 et expliquez-moi d'abord comm5t une mprise sur le numraire1 si mprise il y a1 se tr\ve au fond de t\tes les erreurs conomiques4 --,l1 fran*em5t1 la ma9 sur la consci5ce1 ne v\s e/-il jamais arriv de confondre la ri*esse avec l'arg5t8 --,je ne sais2 je ne me suis jamais morfondu sur l'conomie politique4 ,mais1 aprs t\t1 qu'en rsult]ait-il8 --,pas gr&'*ose4 ,une erreur dans votre c]velle sans influ5ce sur vos actes2 c>1 voyez-v\s1 en matire de travail et d'*ange1 quoiqu'il y ait autant d'op9ions que de ttes1 n\s agissons t\s de la mme manire4 -- peu prs comme n\s m>*ons d'aprs les mmes pr9cipes2 encore que n\s ne soyons pas d'accord sur la ?orie de l'quilibre et de la gravitation4 --,ju/em5t4 ,quelqu'un qui s]ait conduit p> ses inductions croire que1 p5dant la nuit1 n\s avons la tte en bas et les pi$s en haut1 p\rrait faire l-dessus de beaux livres1 mais il se ti5drait comme t\t le monde4 --,je le crois bi54 ,si non1 il s]ait vite puni d'tre trop bon logici54 --,de mme1 cet homme m\rrait bi5tt de faim qui1 s'tant p]suad que l'arg5t e/ la ri*esse relle1 s]ait consqu5t jusqu'au b\t4 ,voil p\rquoi cette ?orie e/ fausse1 c> il n'y a de ?orie vraie que celle qui rsulte des faits mmes1 tels qu'ils se manife/5t en t\s temps ou en t\s lieux4 --,je compr5ds que1 dans la pratique et s\s l'influ5ce de l'intrt p]sonnel1 la consqu5ce fune/e de l'acte erron t5d incessamm5t r$ress] l'erreur4 ,mais si celle dont v\s p>lez a si peu d'influ5ce1 p\rquoi v\s donne-t-elle tant d'humeur8 --,c'e/ que1 qu& un homme1 au lieu d'agir p\r lui-mme1 dcide p\r autrui1 l'intrt p]sonnel1 cette s5t9elle si vigilante et si s5sible1 n'e/ plus l p\r cri]3 ,ae6 ,la responsabilit e/ dplace4 ,c'e/ ,pi]re qui se trompe1 et c'e/ ,jean qui s\ffre2 le faux sy/me du lgislateur devi5t =cm5t la rgle d'action de populations entires4 ,et voyez la diffr5ce4 ,qu& v\s avez de l'arg5t et gr&'faim1 quelle que soit votre ?orie du numraire1 que faites-v\s8 --,j'entre *ez un b\lang] et j'a*te du pa94 --,v\s n'hsitez pas v\s dfaire de votre arg5t8 --,je ne l'ai que p\r cela4 --,et si1 son t\r1 ce b\lang] a soif1 que fait-il8 --,il va *ez le m>*& de v9 et boit un canon avec l'arg5t que je lui ai donn4 --,quoi6 il ne cra9t pas de se ru9]8 --,la vritable ru9e s]ait de ne mang] ni boire4 --,et t\s les hommes qui sont sur la t]re1 s'ils sont libres1 agiss5t de mme8 --,sans aucun d\te4 ,v\lez-v\s qu'ils meur5t de faim p\r entass] des s\s8 --,lo9 de l1 je tr\ve qu'ils agiss5t sagem5t1 et je v\drais que la ?orie ne ft autre *ose que la fidle image de cette univ]selle pratique4 ,mais supposons ma9t5ant que v\s tes le lgislateur1 le roi absolu d'un va/e empire o il n'y a pas de m9es d'or4 --,la fiction me plat assez4 --,supposons encore que v\s tes p>faitem5t conva9cu de ceci3 ,la ri*esse consi/e uniquem5t et exclusivem5t dans le numraire2 qu'en concluriez-v\s8 --,j'en conclurais qu'il n'y a pas d'autre moy5 p\r moi d'enri*ir mon peuple1 ou p\r lui de s'enri*ir lui-mme1 que de s\tir] le numraire des autres peuples4 --,c'e/--dire de les appauvrir4 ,la premire consqu5ce laquelle v\s arriv]iez s]ait donc celle-ci3 ,une nation ne peut gagn] que ce qu'une autre p]d4 --,cet axiome a p\r lui l'autorit de ,bacon et de ,montaigne4 --,il n'en e/ pas mo9s tri/e1 c> enf9 il revi5t dire3 ,le progrs e/ impossible4 ,deux peuples1 pas plus que deux hommes1 ne peuv5t prospr] cte cte4 --,il semble bi5 que cela rsulte du pr9cipe4 --,et comme t\s les hommes aspir5t s'enri*ir1 il faut dire que t\s aspir5t1 en v]tu d'une loi provid5tielle1 ru9] leurs semblables4 --,ce n'e/ pas du *ri/ianisme1 mais c'e/ de l'conomie politique4 --,dte/able4 ,mais p\rsuivons4 ,je v\s ai fait roi absolu4 ,ce n'e/ pas p\r raisonn]1 mais p\r agir4 ,ri5 ne limite votre puissance4 ,qu'allez-v\s faire en v]tu de cette doctr9e3 la ri*esse1 c'e/ l'arg5t8 --,mes vues se port]ont accrotre sans cesse1 au se9 de mon peuple1 la masse du numraire4 --,mais il n'y a pas de m9es dans votre royaume4 ,comm5t v\s y pr5drez-v\s8 ,qu'ordonn]ez-v\s8 --,je n'ordonn]ai ri52 je df5drai4 ,je df5drai1 s\s pe9e de mort1 de faire sortir un cu du pays4 --,et si votre peuple1 ayant de l'arg5t1 a faim aussi8 --,n'importe4 ,dans le sy/me o n\s raisonnons1 lui p]mettre d'export] des cus1 ce s]ait lui p]mettre de s'appauvrir4 --,en sorte que1 de votre aveu1 v\s le =c]iez se conduire sur un pr9cipe oppos celui qui v\s guide v\s-mme dans des circon/ances semblables4 ,p\rquoi cela8 --,c'e/ sans d\te p>ce que ma propre faim me pique1 et que la faim des peuples ne pique pas les lgislateurs4 --,eh bi56 je puis v\s dire que votre plan *\]ait1 et qu'il n'y a pas de surveillance assez vigilante p\r emp*]1 qu& le peuple a faim1 les cus de sortir1 si le bl a la lib]t d'entr]4 --,en ce cas1 ce plan1 erron ou non1 e/ inefficace p\r le bi5 comme p\r le mal1 et n\s n'avons plus n\s en occup]4 --,v\s oubliez que v\s tes lgislateur4 ,e/-ce qu'un lgislateur se rebute p\r si peu1 qu& il fait ses expri5ces sur autrui8 ,le premi] dcret ayant *\1 ne *]*]iez-v\s pas un autre moy5 d'atte9dre votre b8 --,quel b8 --,v\s avez la mmoire c\rte2 celui d'accrotre1 au se9 de votre peuple1 la masse du numraire suppos tre la seule et vraie ri*esse4 --,ah6 v\s m'y remettez2 p>don4 ,mais c'e/ que1 voyez-v\s1 on a dit de la musique3 ,pas trop n'en faut2 je crois que c'e/ encore plus vrai de l'conomie politique4 ,m'y revoil4 ,mais je ne sais vraim5t qu'imag9]444 --,*]*ez bi54 ,d'abord1 je v\s f]ai rem>qu] que votre premi] dcret ne rsolvait le problme que ngativem5t4 ,emp*] les cus de sortir1 c'e/ bi5 emp*] la ri*esse de dim9u]1 mais ce n'e/ pas l'accrotre4 --,ah6 je suis sur la voie444 ce bl libre d'entr]444 ,il me vi5t une ide lum9euse444 ,oui1 le dt\r e/ +nieux1 le moy5 infaillible1 je t\*e au b4 -- mon t\r1 je v\s dem&]ai3 quel b8 --,eh6 morbleu1 d'accrotre la masse du numraire4 --,comm5t v\s y pr5drez-v\s1 s'il v\s plat8 --,n'e/-il pas vrai que p\r que la pile d'arg5t s'lve t\j\rs1 la premire condition e/ qu'on ne l'entame jamais8 --,bi54 --,et la seconde qu'on y aj\te t\j\rs8 --,trs-bi54 --,donc le problme s]a rsolu1 en ngatif et positif1 comme dis5t les sociali/es1 si d'un ct j'emp*e l'trang] d'y puis]1 et si1 de l'autre1 je le =ce y v]s]4 --,de mieux en mieux4 --,et p\r cela deux simples dcrets o le numraire ne s]a pas mme m5tionn4 ,p> l'un1 il s]a df5du mes sujets de ri5 a*et] au dehors2 p> l'autre1 il leur s]a ordonn d'y beauc\p v5dre4 --,c'e/ un plan =t bi5 conu4 --,e/-il n\veau8 ,je vais all] me p\rvoir d'un brevet d'inv5tion4 --,ne v\s donnez pas cette pe9e2 la priorit v\s s]ait conte/e4 ,mais pr5ez g>de une *ose4 --,laquelle8 --,je v\s ai fait roi t\t-puissant4 ,je compr5ds que v\s emp*]ez vos sujets d'a*et] des produits trang]s4 ,il suffira d'en prohib] l'entre4 ,tr5te ou qu>ante mille d\ani]s f]ont l'affaire4 --,c'e/ un peu *]4 ,qu'importe8 ,l'arg5t qu'on leur donne ne sort pas du pays4 --,sans d\te2 et dans notre sy/me1 c'e/ l'ess5tiel4 ,mais p\r =c] la v5te au dehors1 comm5t procd]ez-v\s8 --,je l'enc\rag]ai p> des primes1 au moy5 de quelques bons impts frapps sur mon peuple4 --,en ce cas1 les exportateurs1 contra9ts p> leur propre rivalit1 baiss]ont leurs prix d'autant1 et c'e/ comme si v\s faisiez cadeau l'trang] de ces primes ou de ces impts4 --,t\j\rs e/-il que l'arg5t ne sortira pas du pays4 --,c'e/ ju/e4 ,cela rpond t\t2 mais si votre sy/me e/ si avantageux1 les rois vos vois9s l'adopt]ont4 ,ils reproduiront vos dcrets2 ils auront des d\ani]s et rep\ss]ont vos produits1 af9 que *ez eux non plus la pile d'arg5t ne dim9ue pas4 --,j'aurai une arme et je =c]ai leurs b>rires4 --,ils auront une arme et =c]ont les vtres4 --,j'arm]ai des navires1 je f]ai des conqutes1 j'acqu]rai des colonies1 et crerai mon peuple des consommateurs qui s]ont bi5 obligs de mang] notre bl et boire notre v9#bg4 ,note #bg3 ,voy41 au tome ,,ii1 l'introduction de ,cobd5 et la ,ligue4 7,note de l'diteur47 --,les autres rois en f]ont autant4 ,ils v\s disput]ont vos conqutes1 vos colonies et vos consommateurs4 ,voil la gu]re p>t\t et le monde en feu4 --,j'augm5t]ai mes impts1 mes d\ani]s1 ma m>9e et mon arme4 --,les autres v\s imit]ont4 --,je r$\bl]ai d'ef=ts4 --,ils f]ont de mme4 ,en att5dant1 ri5 ne pr\ve que v\s aurez russi beauc\p v5dre4 --,il n'e/ que trop vrai4 ,bi5heureux si les ef=ts comm]ciaux se neutralis5t4 --,a9si que les ef=ts militaires4 ,et dites-moi1 ces d\ani]s1 ces soldats1 ces vaisseaux1 ces contributions crasantes1 cette t5sion p]ptuelle v]s un rsultat impossible1 cet tat p]man5t de gu]re ouv]te ou secrte avec le monde enti]1 ne sont-ils pas la consqu5ce logique1 ncessaire de ce que le lgislateur s'e/ coiff de cette ide 7qui n'e/1 v\s en tes conv5u1 l'usage d'aucun homme agissant p\r lui-mme73 ,la ri*esse1 c'e/ le numraire2 accrotre le numraire1 c'e/ accrotre la ri*esse8 --,j'en convi5s4 ,ou l'axiome e/ vrai1 et alors le lgislateur doit agir dans le s5s que j'ai dit1 bi5 que ce soit la gu]re univ]selle4 ,ou il e/ faux et1 en ce cas1 c'e/ p\r se ru9] que les hommes se d*ir5t4 --,et s\v5ez-v\s qu'avant d'tre roi1 ce mme axiome v\s avait conduit p> la logique ces maximes3 ,ce que l'un gagne1 l'autre le p]d4 ,le pr(it de l'un e/ le dommage de l'autre2 lesquelles impliqu5t un antagonisme irrmdiable entre t\s les hommes4 --,il n'e/ que trop c]ta94 ,philosophe ou lgislateur1 soit que je raisonne ou que j'agisse1 p>tant de ce pr9cipe3 l'arg5t1 c'e/ la ri*esse1--j'arrive t\j\rs cette conclusion ou ce rsultat3 la gu]re univ]selle4 ,avant de le discut]1 v\s avez bi5 fait de m'en signal] les consqu5ces2 sans cela1 je n'aurais jamais eu le c\rage de v\s suivre jusqu'au b\t dans votre diss]tation conomique2 c>1 v\s p>l] net1 cela n'e/ pas div]tissant4 -- qui le dites-v\s8 ,c'e/ quoi je p5sais qu& v\s m'ent5diez murmur]3 ,maudit arg5t6 ,je gmissais de ce que mes compatriotes n'ont pas le c\rage d'tudi] ce qu'il leur importe tant de savoir4 --,et p\rtant1 les consqu5ces sont effrayantes4 --,les consqu5ces6 ,je ne v\s en ai signal qu'une4 ,j'aurais pu v\s en montr] de plus fune/es encore4 --,v\s me faites dress] les *eveux sur la tte6 ,quels autres maux a pu inflig] l'humanit cette confusion entre l',arg5t et la ,ri*esse8 --,il me faudra longtemps p\r les numr]4 ,c'e/ une doctr9e qui a une nombreuse ligne4 ,son fils an1 n\s v5ons de faire sa connaissance1 s'appelle rgime prohibitif2 le cadet1 sy/me colonial2 le troisime1 ha9e au capital2 le ,b5jam91 papi]-monnaie4 --,quoi6 le papi]-monnaie procde de la mme erreur8 --,directem5t4 ,qu& les lgislateurs1 aprs avoir ru9 les hommes p> la gu]re et l'impt1 p]svr5t dans leur ide1 ils se dis5t3 ,si le peuple s\ffre1 c'e/ qu'il n'a pas assez d'arg5t4 ,il en faut faire4 ,et comme il n'e/ pas ais de multipli] les mtaux prcieux1 surt\t qu& on a puis les prt5dues ress\rces de la prohibition1 n\s f]ons du numraire fictif1 aj\t5t-ils1 ri5 n'e/ plus ais1 et *aque citoy5 en aura ple9 son portefeuille6 ils s]ont t\s ri*es4 --,en effet1 ce procd e/ plus expditif que l'autre1 et puis il n'ab\tit pas la gu]re trangre4 --,non1 mais la gu]re civile4 --,v\s tes bi5 pessimi/e4 ,htez-v\s donc de trait] la "q au fond4 ,je suis t\t surpris de dsir]1 p\r la premire fois1 savoir si l'arg5t 7ou son signe7 e/ la ri*esse4 --,v\s m'accord]ez bi5 que les hommes ne satisfont immdiatem5t aucun de leurs beso9s avec des cus4 ,s'ils ont faim1 c'e/ du pa9 qu'il leur faut2 s'ils sont nus1 des vtem5ts2 s'ils sont malades1 des remdes2 s'ils ont froid1 un abri1 du combu/ible2 s'ils aspir5t appr5dre1 des livres2 s'ils dsir5t se dplac]1 des vhicules1 et a9si de suite4 ,la ri*esse d'un pays se reconnat l'abondance et la bonne di/ribution de t\tes ces *oses4 ,p> o v\s devez reconnatre avec bonheur combi5 e/ fausse cette tri/e maxime de ,bacon3 ,ce qu'un peuple gagne1 l'autre le p]d ncessairem5t2 maxime exprime d'une manire plus dsolante encore p> ,montaigne1 en ces t]mes3 ,le pr(it de l'un e/ le dommage de l'autre4 ,lorsque ,sem1 ,*am et ,japhet se p>tagr5t les va/es solitudes de cette t]re1 assurm5t *acun d'eux put btir1 dess*]1 sem]1 rcolt]1 se mieux log]1 se mieux n\rrir1 se mieux vtir1 se mieux in/ruire1 se p]fectionn]1 s'enri*ir1 en un mot1 et accrotre ses j\issances1 sans qu'il en rsultt une dpression ncessaire dans les j\issances analogues de ses frres4 ,il en e/ de mme de deux peuples4 --,sans d\te1 deux peuples1 comme deux hommes1 sans relations entre eux1 peuv5t1 en travaillant plus1 en travaillant mieux1 prospr] cte cte sans se nuire4 ,ce n'e/ pas l ce qui e/ ni p> les axiomes de ,montaigne et de ,bacon4 ,ils signifi5t seulem5t que1 dans le comm]ce qui se fait entre deux peuples ou deux hommes1 si l'un gagne1 il faut que l'autre p]de4 ,et cela e/ vid5t de soi2 l'*ange n'aj\tant ri5 p> lui-mme la masse de ces *oses utiles dont v\s p>liez1 si aprs l'*ange une des p>ties se tr\ve en avoir plus1 il faut bi5 que l'autre p>tie se tr\ve en avoir mo9s4 --,v\s v\s faites de l'*ange une ide bi5 incomplte1 incomplte au po9t d'en dev5ir fausse4 ,si ,sem e/ sur une pla9e f]tile en bl1 ,japhet sur un coteau propre produire du v91 ,*am sur de gras pturages1 il se peut que la sp>ation des occupations1 lo9 de nuire l'un d'eux1 les fasse prospr] t\s les trois4 ,cela doit mme arriv]1 c> la di/ribution du travail1 introduite p> l'*ange1 aura p\r effet d'accrotre la masse du bl1 du v9 et de la vi&e p>tag]4 ,comm5t en s]ait-il autrem5t1 si v\s admettez la lib]t de ces transactions8 ,ds l'in/ant que l'un des trois frres s'ap]cevrait que le travail1 p\r a9si dire socitaire1 le con/itue en p]te p]man5te1 comp>ativem5t au travail solitaire1 il r5onc]ait *ang]4 ,l'*ange porte avec lui-mme son titre notre reconnaissance4 ,il s'accomplit1 donc il e/ bon#bh4 ,note #bh3 ,voy4 le *ap4 ,,iv du tome ,,vi4 7,note de l'diteur47 --,mais l'axiome de ,bacon e/ vrai qu& il s'agit d'or et d'arg5t4 ,si l'on admet qu' un mom5t dt]m9 il en exi/e dans le monde une quantit donne1 il e/ bi5 clair qu'une b\rse ne se peut emplir qu'une autre b\rse ne se vide4 --,et si l'on pr(esse que l'or e/ la ri*esse1 la conclusion e/ qu'il y a p>mi les hommes des dplacem5ts de =tune et jamais de progrs gnral4 ,c'e/ ju/em5t ce que je disais en comm5ant4 ,que si1 au contraire1 v\s voyez la vraie ri*esse dans l'abondance des *oses utiles propres satisfaire nos beso9s et nos gts1 v\s compr5drez comme possible la prosprit simultane4 ,le numraire ne s]t qu' facilit] la transmission d'une ma9 l'autre de ces *oses utiles1 ce qui s'accomplit aussi bi5 avec une once de mtal r>e1 comme l'or1 qu'avec une livre de mtal plus abondant1 comme l'arg5t1 ou avec un demi-qu9tal de mtal plus abondant encore1 comme le cuivre4 ,d'aprs cela1 s'il y avait la disposition de t\s les ,franais une fois plus de t\tes ces *oses utiles1 la ,france s]ait le d\ble plus ri*e1 bi5 que la quantit de numraire re/t la mme2 mais il n'en s]ait pas a9si s'il y avait le d\ble de numraire1 la masse des *oses utiles n'augm5tant pas4 --,la "q e/ de savoir si la prs5ce d'un plus gr& nombre d'cus n'a pas prcism5t p\r effet d'augm5t] la masse des *oses utiles4 --,quel rapport peut-il y avoir entre ces deux t]mes8 ,les alim5ts1 les vtem5ts1 les maisons1 le combu/ible1 t\t cela vi5t de la nature et du travail1 d'un travail plus ou mo9s habile s'ex]ant sur une nature plus ou mo9s librale4 --,v\s oubliez une gr&e =ce1 qui e/ l'*ange4 ,si v\s av\ez que c'e/ une =ce1 comme v\s tes conv5u que les cus le facilit5t1 v\s devez conv5ir qu'ils ont une puissance indirecte de production4 --,mais j'ai aj\t qu'un peu de mtal r>e facilite autant de transactions que beauc\p de mtal abondant1 d'o il suit qu'on n'enri*it pas un peuple en le =ant de donn] des *oses utiles p\r avoir plus d'arg5t4 --,a9si1 selon v\s1 les trsors qu'on tr\ve en ,cali=nie n'accrotront pas la ri*esse du monde8 --,je ne crois pas qu'ils aj\t5t beauc\p aux j\issances1 aux satisfactions relles de l'humanit prise dans son ensemble4 ,si l'or de la ,cali=nie ne fait que remplac] dans le monde celui qui se p]d et se dtruit1 cela peut avoir son utilit4 ,s'il en augm5te la masse1 il la dprci]a4 ,les *]*eurs d'or s]ont plus ri*es qu'ils n'euss5t t sans cela4 ,mais ceux entre les ma9s de qui se tr\v]a l'or actuel au mom5t de la dprciation1 se procur]ont mo9s de satisfactions somme gale4 ,je ne puis voir l un accroissem5t1 mais un dplacem5t de la vraie ri*esse1 telle que je l'ai df9ie4 --,t\t cela e/ =t subtil4 ,mais v\s aurez bi5 de la pe9e me faire compr5dre que je ne suis pas plus ri*e1 t\tes *oses gales d'ailleurs1 si j'ai deux cus1 que si je n'en ai qu'un4 --,aussi n'e/-ce pas ce que je dis4 --,et ce qui e/ vrai de moi l'e/ de mon vois91 et du vois9 de mon vois91 et a9si de suite1 de pro*e en pro*e1 en faisant le t\r du pays4 ,donc1 si *aque ,franais a plus d'cus1 la ,france e/ plus ri*e4 --,et voil votre erreur1 l'erreur commune1 consi/ant conclure de un t\s et du p>ticuli] au gnral4 --,quoi6 n'e/-ce pas de t\tes les conclusions la plus concluante8 ,ce qui e/ vrai de *acun ne l'e/-il pas de t\s8 ,qu'e/-ce que t\s1 s9on les *acuns nomms en une seule fois8 ,autant vaudrait me dire que *aque ,franais p\rrait t\t c\p gr&ir d'un p\ce1 sans que la taille moy5ne de t\s les ,franais ft plus leve4 --,le raisonnem5t e/ spcieux1 j'en convi5s1 et voil ju/em5t p\rquoi l'illusion qu'il recle e/ si commune4 ,exam9ons p\rtant4 ,dix j\eurs se runissai5t dans un salon4 ,p\r plus de facilit1 ils avai5t c\tume de pr5dre *acun dix jetons contre lesquels ils dposai5t c5t francs s\s le *&eli]1 de manire ce que *aque jeton correspondit dix francs4 ,aprs la p>tie on rglait les comptes1 et les j\eurs retirai5t du *&eli] autant de fois dix francs qu'ils p\vai5t reprs5t] de jetons4 ,ce que voyant1 l'un d'eux1 gr& ari?mtici5 peut-tre1 mais pauvre raisonneur1 dit3 ,messieurs1 une expri5ce inv>iable m'appr5d qu' la f9 de la p>tie je me tr\ve d'autant plus ri*e que j'ai plus de jetons4 ,n'avez-v\s pas fait la mme obs]vation sur v\s-mmes8 ,a9si ce qui e/ vrai de moi e/ successivem5t vrai de *acun de v\s1 et ce qui e/ vrai de *acun l'e/ de t\s4 ,donc n\s s]ions t\s plus ri*es1 en f9 de jeu1 si t\s n\s avions plus de jetons4 ,or1 ri5 n'e/ plus ais2 il suffit d'en di/ribu] le d\ble4 ,c'e/ ce qui fut fait4 ,mais qu& la p>tie t]m9e1 on en v9t au rglem5t1 on s'ap]ut que les mille francs du *&eli] ne s'tai5t pas miraculeusem5t multiplis1 suivant l'att5te gnrale4 ,il fallut les p>tag]1 comme on dit1 au prorata1 et le seul rsultat 7bi5 *imrique67 obt5u1 fut celui-ci3 *acun avait bi5 le d\ble de jetons1 mais *aque jeton1 au lieu de correspondre dix francs1 n'en reprs5tait plus que c9q4 ,il fut alors p>faitem5t con/at que ce qui e/ vrai de *acun ne l'e/ pas t\j\rs de t\s4 --,je le crois bi53 v\s supposez un accroissem5t gnral de jetons1 sans un accroissem5t correspondant de la mise s\s le *&eli]4 --,et v\s1 v\s supposez un accroissem5t gnral d'cus sans un accroissem5t correspondant des *oses dont ces cus facilit5t l'*ange4 --,e/-ce que v\s assimilez les cus des jetons8 --,non c]tes1 d'autres g>ds2 oui1 au po9t de vue du raisonnem5t que v\s m'opposiez et que j'avais combattre4 ,rem>quez une *ose4 ,p\r qu'il y ait accroissem5t gnral d'cus dans un pays1 il faut1 ou que ce pays ait des m9es1 ou que son comm]ce se fasse de telle faon qu'il donne des *oses utiles p\r recevoir du numraire4 ,hors de ces deux hypo?ses1 un accroissem5t univ]sel e/ impossible1 les cus ne faisant que *ang] de ma9s1 et1 dans ce cas1 encore qu'il soit bi5 vrai que *acun pris individuellem5t soit d'autant plus ri*e qu'il a plus d'cus1 on n'en peut pas dduire la gnralisation que v\s faisiez t\t l'heure1 puisqu'un cu de plus dans une b\rse implique de t\te ncessit un cu de mo9s dans une autre4 ,c'e/ comme dans votre comp>aison avec la taille moy5ne4 ,si *acun de n\s ne gr&issait qu'aux dp5s d'autrui1 il s]ait bi5 vrai de *acun pris individuellem5t qu'il s]a plus bel homme1 s'il a la bonne *ance1 mais cela ne s]a jamais vrai de t\s pris collectivem5t4 --,soit4 ,mais dans les deux hypo?ses que v\s avez signales1 l'accroissem5t e/ rel1 et v\s convi5drez que j'ai raison4 --,jusqu' un c]ta9 po9t4 ,l'or et l'arg5t ont une valeur4 ,p\r en obt5ir1 les hommes cons5t5t donn] des *oses utiles qui ont une valeur aussi4 ,lors donc qu'il y a des m9es dans un pays1 si ce pays en extrait assez d'or p\r a*et] au dehors une *ose utile1 p> exemple1 une locomotive1 il s'enri*it de t\tes les j\issances que peut procur] une locomotive1 exactem5t comme s'il l'avait faite4 ,la "q p\r lui e/ de savoir s'il dp5se plus d'ef=ts dans le premi] procd que dans le second4 ,que s'il n'exportait pas cet or1 il se dprci]ait et il arriv]ait quelque *ose de pis que ce que v\s voyez en ,cali=nie1 c> l du mo9s on se s]t des mtaux prcieux p\r a*et] des *oses utiles faites ailleurs4 ,malgr cela1 on y c\rt risque de m\rir de faim sur des monceaux d'or4 ,que s]ait-ce1 si la loi en df5dait l'exportation8 ,quant la seconde hypo?se1 celle de l'or qui n\s arrive p> le comm]ce1 c'e/ un avantage ou un inconvni5t1 selon que le pays en a plus ou mo9s beso91 comp>ativem5t au beso9 qu'il a aussi des *oses utiles dont il faut se dfaire p\r l'acqurir4 ,c'e/ aux intresss en jug]1 et non la loi2 c> si la loi "p de ce pr9cipe1 que l'or e/ prfrable aux *oses utiles1 n'importe la valeur1 et si elle p>vi5t agir efficacem5t dans ce s5s1 elle t5d faire de la ,france une ,cali=nie ret\rne1 o il y aura beauc\p de numraire p\r a*et]1 et ri5 a*et]4 ,c'e/ t\j\rs le sy/me dont ,midas e/ le symbole4 --,l'or qui entre implique une *ose utile qui sort1 j'en convi5s1 et1 s\s ce rapport1 il y a une satisfaction s\/raite au pays4 ,mais n'e/-elle pas remplace avec avantage8 et de combi5 de satisfactions n\velles cet or ne s]a-t-il pas la s\rce1 en circulant de ma9 en ma91 en provoquant le travail et l'indu/rie1 jusqu' ce qu'enf9 il sorte son t\r1 et implique l'entre d'une *ose utile8 --,v\s voil au coeur de la "q4 ,e/-il vrai qu'un cu soit le pr9cipe qui fait produire t\s les objets dont il facilite l'*ange8 ,on convi5t bi5 qu'un cu de c9q francs ne vaut que c9q francs2 mais on e/ port croire que cette valeur a un c>actre p>ticuli]2 qu'elle ne se dtruit pas comme les autres1 ou ne se dtruit que trs la longue2 qu'elle se r5\velle1 p\r a9si dire1 *aque transmission2 et qu'en df9itive cet cu a valu autant de fois c9q francs qu'il a fait accomplir de transactions1 qu'il vaut lui seul autant que t\tes les *oses contre lesquelles il s'e/ successivem5t *ang2 et on croit cela1 p>ce qu'on suppose que1 sans cet cu1 ces *oses ne se s]ai5t pas mme produites4 ,on dit3 ,sans lui1 le cordonni] aurait v5du une paire de s\li]s de mo9s2 p> consqu5t1 il aurait a*et mo9s de b\*]ie2 le b\*] aurait t mo9s s\v5t *ez l'pici]1 l'pici] *ez le mdec91 le mdec9 *ez l'avocat1 et a9si de suite4 --,cela me p>at inconte/able4 --,c'e/ bi5 le mom5t d'analys] la vraie fonction du numraire1 ab/raction faite des m9es et de l'importation4 ,v\s avez un cu4 ,que signifie-t-il en vos ma9s8 ,il y e/ comme le tmo9 et la preuve que v\s avez1 une poque quelconque1 excut un travail1 dont1 au lieu d'en pr(it]1 v\s avez fait j\ir la socit1 en la p]sonne de votre cli5t4 ,cet cu tmoigne que v\s avez r5du un s]vice la socit1 et1 de plus1 il en con/ate la valeur4 ,il tmoigne1 en outre1 que v\s n'avez pas encore retir de la socit un s]vice rel quival5t1 comme c'tait votre droit4 ,p\r v\s mettre mme de l'ex]c]1 qu& et comme il v\s plaira1 la socit1 p> les ma9s de votre cli5t1 v\s a donn une reconnaissance1 un titre1 un bon de la ,rpublique1 un jeton1 un cu enf91 qui ne diffre des titres fiduciaires qu'en ce qu'il porte sa valeur en lui-mme1 et si v\s savez lire1 avec les yeux de l'esprit1 les inscriptions dont il e/ *>g1 v\s d*iffr]ez di/9ctem5t ces mots3 ,r5dez au porteur un s]vice quival5t celui qu'il a r5du la socit1 valeur reue con/ate1 pr\ve et mesure p> celle qui e/ en moi-mme#bi4 ,note #bi3 ,mutualit des s]vices4 ,d'aprs t\t ce qui prcde1 la socit peut tre considre comme un imm5se baz> o *acun va d'abord dpos] ses produits1 en faire reconnatre et fix] la valeur4 ,aprs cela1 il e/ autoris prlev]1 sur l'ensemble de t\s ces dpts1 des produits son *oix p\r une valeur gale4 ,or1 comm5t s'apprcie cette valeur8 p> le s]vice reu et r5du4 ,n\s avons donc exactem5t ce que dem&ait ,m4 ,pr\dhon4 ,n\s avons ce baz> d'*ange1 dont on a tant ri2 et la socit1 plus +nieuse que ,m4 ,pr\dhon1 n\s le donne en n\s p>gnant le drangem5t matriel d'y transport] nos m>*&ises4 ,p\r cela1 elle a inv5t la monnaie1 moy5nant quoi elle ralise l'entrept domicile4 7bau*e 9dite de l'auteur47 ,ma9t5ant1 v\s me cdez votre cu4 ,ou c'e/ titre gratuit1 ou c'e/ titre onreux4 ,si v\s me le donnez comme prix d'un s]vice1 voici ce qui en rsulte3 votre compte de satisfactions relles avec la socit se tr\ve rgl1 balanc et f]m4 ,v\s lui aviez r5du un s]vice contre un cu1 v\s lui re/ituez ma9t5ant l'cu contre un s]vice2 p>tant quitte quant v\s4 ,p\r moi je suis ju/em5t dans la position o v\s tiez t\t l'heure4 ,c'e/ moi qui ma9t5ant suis en avance env]s la socit du s]vice que je vi5s de lui r5dre en votre p]sonne4 ,c'e/ moi qui devi5s son cranci] de la valeur du travail que je v\s ai livr1 et que je p\vais me consacr] moi-mme4 ,c'e/ donc entre mes ma9s que doit pass] le titre de cette crance1 le tmo9 et la preuve de la dette sociale4 ,v\s ne p\vez pas dire que je suis plus ri*e1 c> si j'ai recevoir1 c'e/ p>ce que j'ai donn4 ,v\s ne p\vez pas dire surt\t que la socit e/ plus ri*e d'un cu1 p>ce qu'un de ses membres a un cu de plus1 puisqu'un autre l'a de mo9s4 ,que si v\s me cdez cet cu gratuitem5t1 en ce cas1 il e/ c]ta9 que j'en s]ai d'autant plus ri*e1 mais v\s en s]ez d'autant plus pauvre1 et la =tune sociale1 prise en masse1 ne s]a pas *ange2 c> cette =tune1 je l'ai dj dit1 consi/e en s]vices rels1 en satisfactions effectives1 en *oses utiles4 ,v\s tiez cranci] de la socit1 v\s m'avez sub/itu vos droits1 et il importe peu la socit1 qui e/ r$evable d'un s]vice1 de le r5dre v\s ou moi4 ,elle s'acquitte en le r5dant au porteur du litre4 --,mais si n\s avions t\s beauc\p d'cus1 n\s retir]ions t\s de la socit beauc\p de s]vices4 ,cela ne s]ait-il pas bi5 agrable8 --,v\s oubliez que dans l'ordre que je vi5s de dcrire1 et qui e/ l'image de la ralit1 on ne retire du milieu social des s]vices que p>ce qu'on y en a v]s4 ,qui dit s]vice1 dit la fois s]vice reu et r5du1 c> ces deux t]mes s'impliqu5t1 en sorte qu'il doit t\j\rs y avoir balance4 ,v\s ne p\vez song] ce que la socit r5de plus de s]vices qu'elle n'en reoit1 et c'e/ p\rtant l la *imre qu'on p\rsuit au moy5 de la multiplication des cus1 de l'altration des monnaies1 du papi]-monnaie1 etc4 --,t\t cela p>at assez raisonnable en ?orie1 mais1 dans la pratique1 je ne puis me tir] de la tte1 qu& je vois comm5t les *oses se pass5t1 que si1 p> un heureux miracle1 le nombre des cus v5ait se multipli]1 de telle sorte que *acun de n\s en vt d\bl] sa petite provision1 n\s s]ions t\s plus l'aise2 n\s f]ions t\s plus d'a*ats1 et l'indu/rie en recevrait un puissant enc\ragem5t4 --,plus d'a*ats6 ,mais a*et] quoi8 ,sans d\te des objets utiles1 des *oses propres procur] des satisfactions efficaces1 des vivres1 des t(fes1 des maisons1 des livres1 des tableaux4 ,v\s devriez donc comm5c] p> pr\v] que t\tes ces *oses s'eng5dr5t d'elles-mmes1 p> cela seul qu'on fond l'htel des ,monnaies des l+ots tombs de la lune1 ou qu'on met en m\vem5t l',imprim]ie nationale la plan*e aux assignats2 c> v\s ne p\vez raisonnablem5t p5s] que si la quantit de bl1 de draps1 de navires1 de *apeaux1 de s\li]s re/e la mme1 la "p de *acun puisse tre plus gr&e1 p>ce que n\s n\s prs5t]ons t\s sur le m>* avec une plus gr&e quantit de francs mtalliques ou fictifs4 ,rappelez-v\s nos j\eurs4 ,dans l'ordre social1 les *oses utiles sont ce que les travailleurs eux-mmes mett5t s\s le *&eli]1 et les cus qui circul5t de ma9 en ma91 ce sont les jetons4 ,si v\s multipliez les francs1 sans multipli] les *oses utiles1 il en rsult]a seulem5t qu'il faudra plus de francs p\r *aque *ange1 comme il fallut aux j\eurs plus de jetons p\r *aque mise4 ,v\s en avez la preuve dans ce qui se passe p\r l'or1 l'arg5t et le cuivre4 ,p\rquoi le mme troc exige-t-il plus de cuivre que d'arg5t1 plus d'arg5t que d'or8 ,n'e/-ce pas p>ce que ces mtaux sont rp&us dans le monde en proportions div]ses8 ,quelle raison avez-v\s de croire que si l'or dev5ait t\t c\p aussi abondant que l'arg5t1 il ne faudrait pas autant de l'un que de l'autre p\r a*et] une maison8 --,v\s p\vez avoir raison1 mais je dsire que v\s ayez tort4 ,au milieu des s\ffrances qui n\s environn5t1 si cruelles en elles mmes1 si dang]euses p> leurs consqu5ces1 je tr\vais quelque consolation p5s] qu'il y avait un moy5 facile de r5dre heureux t\s les membres de la socit4 --,l'or et l'arg5t fuss5t-ils la ri*esse1 il n'e/ dj pas si facile d'en augm5t] la masse dans un pays priv de m9es4 --,non1 mais il e/ ais d'y sub/itu] autre *ose4 ,je suis d'accord avec v\s que l'or et l'arg5t ne r5d5t gure de s]vices que comme in/rum5ts d'*anges4 ,autant en fait le papi]-monnaie1 le billet de banque1 etc4 ,si donc n\s avions t\s beauc\p de cette monnaie-l1 si facile crer1 n\s p\rrions t\s beauc\p a*et]1 n\s ne manqu]ions de ri54 ,votre cruelle ?orie dissipe des esprances1 des illusions1 si v\s v\lez1 dont le pr9cipe e/ assurm5t bi5 philan?ropique4 --,oui1 comme t\s les voeux /riles que l'on peut =m] p\r la flicit univ]selle4 ,l'extrme facilit du moy5 que v\s invoquez suffit p\r en dmontr] l'inanit4 ,croyez-v\s que s'il suffisait d'imprim] des billets de banque p\r que n\s pussions t\s satisfaire nos beso9s1 nos gts1 nos dsirs1 l'humanit s]ait arrive jusqu'ici sans rec\rir ce moy58 ,je convi5s avec v\s que la dc\v]te e/ sduisante4 ,elle bannirait immdiatem5t du monde1 non-seulem5t la spoliation s\s ses =mes si dplorables1 mais le travail lui-mme1 sauf celui de la plan*e aux assignats4 ,re/e compr5dre comm5t les assignats a*t]ai5t des maisons que nul n'aurait bties1 du bl que nul n'aurait cultiv1 des t(fes que nul n'aurait pris la pe9e de tiss]#cj4 ,note #cj3 ,voy4 la #ab;e lettre du pamphlet ,gratuit du crdit4 7,note de l'diteur47 --,une *ose me frappe dans votre argum5tation4 ,d'aprs v\s-mme1 s'il n'y a pas ga91 il n'y a pas p]te non plus multipli] l'in/rum5t de l'*ange1 a9si qu'on le voit p> l'exemple de vos j\eurs1 qui en fur5t quittes p\r une dception =t bnigne4 ,alors p\rquoi rep\ss] la pi]re philosophale1 qui n\s appr5drait enf9 le secret de *ang] les caill\x en or1 et1 en att5dant1 le papi]-monnaie8 tes-v\s si entt de votre logique1 que v\s refusiez une expri5ce sans risques8 ,si v\s v\s trompez1 v\s privez la nation1 au dire de vos nombreux adv]saires1 d'un bi5fait imm5se4 ,si l'erreur e/ de leur ct1 il ne s'agit p\r le peuple1 d'aprs v\s-mme1 que d'une esprance due4 ,la mesure1 excell5te selon eux1 e/ neutre selon v\s4 ,laissez donc essay]1 puisque le pis qui puisse arriv]1 ce n'e/ pas la ralisation d'un mal1 mais la non-ralisation d'un bi54 --,d'abord1 c'e/ dj un gr& mal1 p\r un peuple1 qu'une esprance due4 ,c'en e/ un autre que le g\v]nem5t annonce la remise de plusieurs impts sur la foi d'une ress\rce qui doit infailliblem5t s'van\ir4 ,nanmo9s votre rem>que aurait de la =ce1 si1 aprs l'mission du papi]-monnaie et sa dprciation1 l'quilibre des valeurs se faisait in/antanm5t1 avec une p>faite simultanx1 en t\tes *oses et sur t\s les po9ts du t]ritoire4 ,la mesure ab\tirait1 a9si que dans mon salon de jeu1 une my/ification univ]selle1 dont le mieux s]ait de rire en n\s reg>dant les uns les autres4 ,mais ce n'e/ pas a9si que les *oses se pass5t4 ,l'expri5ce en a t faite1 et *aque fois que les despotes ont altr la monnaie444 --,qui propose d'altr] les monnaies8 --,eh1 mon ,dieu6 =c] les g5s pr5dre en paiem5t des *iffons de papi] qu'on a (ficiellem5t baptiss francs1 ou les =c] de recevoir comme pesant c9q grammes une pice d'arg5t qui n'en pse que deux et demi1 mais qu'on a aussi (ficiellem5t appele franc1 c'e/ t\t un1 si ce n'e/ pis2 et t\s les raisonnem5ts qu'on peut faire en faveur des assignats ont t faits en faveur de la fausse monnaie lgale4 ,c]tes1 en se plaant au po9t de vue o v\s tiez t\t l'heure1 et o v\s p>aissez tre encore1 lorsqu'on croyait que multipli] l'in/rum5t des *anges c'tait multipli] les *anges eux-mmes1 a9si que les *oses *anges1 on devait p5s] de trs-bonne foi que le moy5 le plus simple tait de dd\bl] les cus et de donn] lgislativem5t aux moitis la dnom9ation et la valeur du t\t4 ,eh bi56 dans un cas comme dans l'autre1 la dprciation e/ infaillible4 ,je crois v\s en avoir dit la cause4 ,ce qu'il me re/e v\s dmontr]1 c'e/ que cette dprciation1 qui1 p\r le papi]1 peut all] jusqu' zro1 s'opre en faisant successivem5t des dupes p>mi lesquelles les pauvres1 les g5s simples1 les ouvri]s1 les campagn>ds occup5t le premi] rang4 --,j'c\te2 mais abrgez4 ,la dose d'conomie politique e/ un peu =te p\r une fois4 --,soit4 ,n\s sommes donc bi5 fixs sur ce po9t1 que la ri*esse c'e/ l'ensemble des *oses utiles que n\s produisons p> le travail1 ou mieux encore1 les rsultats de t\s les ef=ts que n\s faisons p\r la satisfaction de nos beso9s et de nos gts4 ,ces *oses utiles s'*ang5t les unes contre les autres1 selon les conv5ances de ceux qui elles app>ti5n5t4 ,il y a deux =mes ces transactions3 l'une s'appelle troc2 c'e/ celle o l'on r5d un s]vice p\r recevoir immdiatem5t un s]vice quival5t4 ,s\s cette =me1 les transactions s]ai5t extrmem5t limites4 ,p\r qu'elles puss5t se multipli]1 s'accomplir trav]s le temps et l'espace1 entre p]sonnes inconnues et p> fractions inf9ies1 il a fallu l'int]v5tion d'un ag5t int]mdiaire3 c'e/ la monnaie4 ,elle donne lieu l'*ange1 qui n'e/ autre *ose qu'un troc complexe4 ,c'e/ l ce qu'il faut rem>qu] et compr5dre4 ,l'*ange se dcompose en deux trocs1 en deux facteurs1 la v5te et l'a*at1 dont la runion e/ ncessaire p\r le con/itu]4 ,v\s v5dez un s]vice contre un cu1 puis1 avec cet cu1 v\s a*etez un s]vice4 ,ce n'e/ qu'alors que le troc e/ complet2 ce n'e/ qu'alors que votre ef=t a t suivi d'une satisfaction relle4 videmm5t v\s ne travaillez satisfaire les beso9s d'autrui que p\r qu'autrui travaille satisfaire les vtres4 ,tant que v\s n'avez en vos ma9s que l'cu qui v\s a t donn contre votre travail1 v\s tes seulem5t en mesure de rclam] le travail d'une autre p]sonne4 ,et c'e/ qu& v\s l'aurez fait1 que l'volution conomique s]a accomplie quant v\s1 puisqu'alors seulem5t v\s aurez obt5u1 p> une satisfaction relle1 la vraie rcomp5se de votre pe9e4 ,l'ide de troc implique s]vice r5du et s]vice reu4 ,p\rquoi n'en s]ait-il pas de mme de celle d'*ange1 qui n'e/ qu'un troc en p>tie d\ble8 ,et ici1 il y a deux rem>ques faire3 d'abord1 c'e/ une circon/ance assez insignifiante qu'il y ait beauc\p ou peu de numraire dans le monde4 ,s'il y en a beauc\p il en faut beauc\p2 s'il y en a peu1 il en faut peu p\r *aque transaction2 voil t\t4 ,la seconde obs]vation1 c'e/ celle-ci3 comme on voit t\j\rs rep>atre la monnaie *aque *ange1 on a f9i p> la reg>d] comme le signe et la mesure des *oses *anges4 --,ni]ez-v\s encore que le numraire ne soit le signe des *oses utiles dont v\s p>lez8 --,un l\is n'e/ pas plus le signe d'un sac de bl qu'un sac de bl n'e/ le signe d'un l\is4 --,quel mal y a-t-il ce que l'on considre la monnaie comme le signe de la ri*esse8 --,il y a cet inconvni5t1 qu'on croit qu'il suffit d'augm5t] le signe p\r augm5t] les *oses signifies1 et l'on tombe dans t\tes les fausses mesures que v\s pr5iez v\s-mme qu& je v\s avais fait roi absolu4 ,on va plus lo94 ,de mme qu'on voit dans l'arg5t le signe de la ri*esse1 on voit aussi dans le papi]-monnaie le signe de l'arg5t1 et l'on en conclut qu'il y a un moy5 trs-facile et trs-simple de procur] t\t le monde les d\ceurs de la =tune4 --,mais v\s n'irez c]tes pas jusqu' conte/] que la monnaie ne soit la mesure des valeurs8 --,si fait c]tes1 j'irai jusque-l1 c> c'e/ l ju/em5t que rside l'illusion4 ,il e/ pass dans l'usage de rapport] la valeur de t\tes *oses celle du numraire4 ,on dit3 ceci vaut #e1 #aj1 #bj1 fr41 comme on dit3 ceci pse #e1 #aj1 #bj grammes1 ceci mesure #e1 #aj1 #bj mtres1 cette t]re conti5t #e1 #aj1 #bj ares1 etc41 et de l on a conclu que la monnaie tait la mesure des valeurs4 --,morbleu1 c'e/ que l'app>5ce y e/4 --,oui1 l'app>5ce1 et c'e/ ce dont je me pla9s1 mais non la ralit4 ,une mesure de longueur1 de capacit1 de pesanteur1 de sup]ficie e/ une quantit conv5ue et immuable4 ,il n'en e/ pas de mme de la valeur de l'or et de l'arg5t4 ,elle v>ie t\t aussi bi5 que celle du bl1 du v91 du drap1 du travail1 et p> les mmes causes1 c> elle a la mme s\rce et subit les mmes lois4 ,l'or e/ mis notre porte absolum5t comme le f]1 p> le travail des m9eurs1 les avances des capitali/es1 le conc\rs des m>9s et des ngociants4 ,il vaut plus ou mo9s selon qu'il cote plus ou mo9s produire1 qu'il y en a plus ou mo9s sur le m>*1 qu'il y e/ plus ou mo9s re*]*2 en un mot1 il subit1 quant ses fluctuations1 la de/9e de t\tes les productions huma9es4 ,mais voici quelque *ose d'trange et qui cause beauc\p d'illusions4 ,qu& la valeur du numraire v>ie1 c'e/ aux autres produits contre lesquels il s'*ange que le langage attribue la v>iation4 ,a9si1 je suppose que t\tes les circon/ances relatives l'or re/5t les mmes1 et que la rcolte du bl soit emporte4 ,le bl hauss]a2 on dira3 ,l'hectolitre de bl qui valait #bj fr4 en vaut #cj1 et on aura raison1 c> c'e/ bi5 la valeur du bl qui a v>i1 et le langage ici e/ d'accord avec le fait4 ,mais faisons la supposition inv]se3 supposons que t\tes les circon/ances relatives au bl re/5t les mmes1 et que la moiti de t\t l'or exi/ant dans le monde soit engl\tie2 cette fois1 c'e/ la valeur de l'or qui hauss]a4 ,il semble qu'on devrait dire3 ,ce napolon qui valait #bj fr4 en vaut #dj4 ,or1 savez-v\s comm5t on s'exprime8 ,comme si c'tait l'autre t]me de comp>aison qui et baiss1 et l'on dit3 ,le bl qui valait #bj fr4 n'en vaut que dix4 --,cela revi5t p>faitem5t au mme1 quant au rsultat4 --,sans d\te2 mais figurez-v\s t\tes les p]turbations1 t\tes les dup]ies qui doiv5t se produire dans les *anges1 qu& la valeur de l'int]mdiaire v>ie1 sans qu'on en soit av]ti p> un *angem5t de dnom9ation4 ,on met des pices altres ou des billets qui port5t le nom de v+t francs1 et cons]v]ont ce nom trav]s t\tes les dprciations ultrieures4 ,la valeur s]a rduite d'un qu>t1 de moiti1 qu'ils ne s'en appell]ont pas mo9s des pices ou billets de v+t francs4 ,les g5s habiles auront so9 de ne livr] leurs produits que contre un nombre de billets plus gr&4 ,en d'autres t]mes1 ils dem&]ont qu>ante francs de ce qu'ils v5dai5t autrefois p\r v+t4 ,mais les simples s'y laiss]ont pr5dre4 ,il se pass]a bi5 des annes avant que l'volution soit accomplie p\r t\tes les valeurs4 ,s\s l'influ5ce de l'ignorance et de la c\tume1 la j\rne du manoeuvre de nos campagnes re/]a longtemps un franc1 qu& le prix vnal de t\s les objets de consommation se s]a lev aut\r de lui4 ,il tomb]a dans une affreuse misre1 sans en p\voir disc]n] la cause4 ,enf91 ,monsieur1 puisque v\s dsirez que je f9isse1 je v\s prie1 en t]m9ant1 de port] t\te votre att5tion sur ce po9t ess5tiel4 ,une fois la fausse monnaie1 quelque =me qu'elle pr5ne1 mise en circulation1 il faut que la dprciation survi5ne1 et se manife/e p> la hausse univ]selle de t\t ce qui e/ susceptible de se v5dre4 ,mais cette hausse n'e/ pas in/antane et gale p\r t\tes *oses4 ,les habiles1 les brocanteurs1 les g5s d'affaires s'en tir5t assez bi52 c> c'e/ leur mti] d'obs]v] les fluctuations des prix1 d'en reconnatre la cause1 et mme de spcul] dessus4 ,mais les petits m>*&s1 les campagn>ds1 les ouvri]s1 reoiv5t t\t le *oc4 ,le ri*e n'en e/ pas plus ri*e1 le pauvre en devi5t plus pauvre4 ,les expdi5ts de cette espce ont donc p\r effet d'augm5t] la di/ance qui sp>e l'opul5ce de la misre1 de p>alys] les t5dances sociales qui rappro*5t incessamm5t les hommes d'un mme niveau1 et il faut ensuite des sicles aux classes s\ffrantes p\r regagn] le t]ra9 qu'elles ont p]du dans leur m>*e v]s l'galit des conditions4 --,adieu1 ,monsieur2 je v\s quitte p\r all] mdit] sur la diss]tation laquelle v\s v5ez de v\s livr] avec tant de complaisance4 --tes-v\s dj b\t de la vtre8 ,c'e/ pe9e si j'ai comm5c4 ,je ne v\s ai pas encore p>l de la ha9e du capital1 de la gratuit du crdit2 s5tim5t fune/e1 erreur dplorable1 qui s'alim5te la mme s\rce6 --,quoi6 ce s\lvem5t effrayant des ,proltaires contre les ,capitali/es provi5t aussi de ce qu'on confond l',arg5t avec la ,ri*esse8 --,il e/ le fruit de causes div]ses4 ,malheureusem5t1 c]ta9s capitali/es se sont arrog des monopoles1 des privilges1 qui suffirai5t p\r expliqu] ce s5tim5t4 ,mais1 lorsque les ?orici5s de la dmagogie ont v\lu le ju/ifi]1 le sy/matis]1 lui donn] l'app>5ce d'une op9ion raisonne1 et le t\rn] contre la nature mme du capital1 ils ont eu rec\rs cette fausse conomie politique au fond de laquelle se retr\ve t\j\rs la mme confusion4 ,ils ont dit au peuple3 ,pr5ds un cu1 mets-le s\s v]re2 oublie-le l p5dant un an2 va reg>d] ensuite1 et tu te conva9cras qu'il n'a eng5dr ni dix s\s1 ni c9q s\s1 ni aucune fraction de s\4 ,donc l'arg5t ne produit pas d'intrts4 ,puis1 sub/ituant au mot arg5t son prt5du synonyme1 capital1 ils ont fait subir leur ergo cette modification3 ,donc le capital ne produit pas d'intrts#ca4 ,ensuite e/ v5ue la srie des consqu5ces3 ,donc celui qui prte un capital n'en doit ri5 retir]2 donc celui qui te prte un capital1 s'il en retire quelque *ose1 te vole2 donc t\s les capitali/es sont des voleurs2 donc les ri*esses1 devant s]vir gratuitem5t ceux qui les emprunt5t1 app>ti5n5t en ralit ceux qui elles n'app>ti5n5t pas2 donc il n'y a pas de proprit2 donc1 t\t e/ t\s2 donc4444 ,note #ca3 ,voy4 l'introduction de ,capital et ,r5te1 page #be4 7,note de l'diteur47 --,ceci e/ grave1 d'autant plus grave que le syllogisme1 je v\s l'av\e1 me semble admirablem5t en*an4 ,je v\drais bi5 claircir la "q4 ,mais1 hlas6 je ne suis plus matre de mon att5tion4 ,je s5s dans ma tte un b\rdonnem5t confus des mots numraire1 arg5t1 s]vices1 capital1 intrts2 c'e/ au po9t que1 vraim5t1 je ne m'y reconnais plus4 ,remettons1 s'il v\s plat1 l'entreti5 un autre j\r4 --,en att5dant voici un petit volume intitul ,capital et ,r5te4 ,il dissip]a peut-tre quelques-uns de vos d\tes4 ,jetez-y un c\p d'oeil qu& v\s v\s ennui]ez4 --,p\r me ds5nuy]8 --,qui sait6 ,un cl\ *asse l'autre2 un ennui *asse un autre ennui2 similia similibus444 --,je ne dcide pas si v\s voyez s\s leur vrai j\r les fonctions du numraire et l'conomie politique en gnral4 ,mais1 de votre conv]sation1 il me re/e ceci3 c'e/ que ces que/ions sont de la plus haute importance2 c>1 la paix ou la gu]re1 l'ordre ou l'an>*ie1 l'union ou l'antagonisme des citoy5s sont au b\t de la solution4 ,comm5t se fait-il qu'en ,france on sa*e si peu une sci5ce qui n\s t\*e t\s de si prs1 et dont la diffusion aurait une influ5ce si dcisive sur le sort de l'humanit8 ,s]ait-ce que l'tat ne la fait pas assez enseign]8 --,pas prcism5t4 ,cela ti5t ce que1 sans le savoir1 il s'applique avec un so9 inf9i satur] t\s les c]veaux de prjugs et t\s les coeurs de s5tim5ts favorables l'esprit d'an>*ie1 de gu]re et de ha9e4 ,en sorte que1 lorsqu'une doctr9e d'ordre1 de paix et d'union se prs5te1 elle a beau avoir p\r elle la cl>t et la vrit1 elle tr\ve la place prise4 --,dcidm5t1 v\s tes un affreux pessimi/e4 ,quel intrt l'tat peut-il avoir fauss] les intellig5ces au pr(it des rvolutions1 des gu]res civiles et trangres8 ,il y a c]ta9em5t de l'exagration dans ce que v\s dites4 --,jugez-en4 l'poque o nos facults intellectuelles comm5c5t se dvelopp]1 l'ge o les impressions sont si vives1 o les habitudes de l'esprit se contract5t avec une si gr&e facilit2 qu& n\s p\rrions jet] un reg>d sur notre socit et la compr5dre1 en un mot1 qu& n\s arrivons sept ou huit ans1 que fait l'tat8 ,il n\s met un b&eau sur les yeux1 n\s fait sortir t\t d\cem5t du milieu social qui n\s environne1 p\r n\s plong]1 avec notre esprit si prompt1 notre coeur si impressionnable1 dans le se9 de la socit roma9e4 ,il n\s reti5t l une diza9e d'annes1 t\t le temps ncessaire p\r donn] notre c]veau un empre9te ineffaable4 ,or1 rem>quez que la socit roma9e e/ directem5t l'oppos de ce qu'e/ ou devrait tre notre socit4 ,l1 on vivait de gu]re2 ici1 n\s devrions har la gu]re4 ,l1 on hassait le travail2 ici1 n\s devons vivre du travail4 ,l1 on fondait les moy5s de subsi/ance sur l'esclavage et la rap9e2 ici1 sur l'indu/rie libre4 ,la socit roma9e s'tait organise en consqu5ce de son pr9cipe4 ,elle devait admir] ce qui la faisait prospr]4 ,on y devait appel] v]tus ce qu'ici n\s appelons vices4 ,ses potes1 ses hi/ori5s devai5t exalt] ce qu'ici n\s devons mpris]4 ,les mots mmes3 lib]t1 ordre1 ju/ice1 peuple1 honneur1 influ5ce1 etc41 ne p\vai5t avoir la mme signification ,rome qu'ils ont1 ou devrai5t avoir ,p>is4 ,comm5t v\lez-v\s que t\te cette jeunesse1 qui sort des coles univ]sitaires ou monacales1 qui a eu p\r cat*isme ,tite-,live et ,qu9te-,curce1 ne compr5ne pas la lib]t comme les ,gracques1 la v]tu comme ,caton1 le patriotisme comme ,cs>8 ,comm5t v\lez-v\s qu'elle ne soit pas factieuse et gu]rire8 ,comm5t v\lez-v\s surt\t qu'elle pr5ne le mo9dre intrt au mcanisme de notre ordre social8 ,croyez-v\s que son esprit e/ bi5 prp> le compr5dre8 ,ne voyez-v\s pas qu'elle devrait1 p\r cela1 se dfaire de ses impressions p\r en recevoir de t\t opposes8 --,que concluez-v\s de l8 --,le voici2 le plus press1 ce n'e/ pas que l'tat enseigne1 mais qu'il laisse enseign]4 ,t\s les monopoles sont dte/ables1 mais le pire de t\s1 c'e/ le monopole de l'enseignem5t#cb4 ,note #cb3 ,voy41 au tome ,,iv1 ,baccalaurat et ,socialisme4 7,note de l'diteur47 ,,gratuit ,,du ,,cr,,dit4 ,,premi,,re ,,lettre#cc4 ,note #cc3 ,la bro*ure ,capital et ,r5te avait fait une c]ta9e impression sur les classes ouvrires1 qui l'auteur s'adressait1 et produit une scission dans c]ta9e portion du socialisme4 ,la ,voix du ,peuple jugea donc ncessaire de combattre cet crit4--,au premi] article de ,m4 ,*ev1 ,ba/iat fit dem&] la rdaction la p]mission de rpondre et l'obt9t4 ,mais il fut prv5u que1 p\r la cont9uation de la discussion1 ,m4 ,pr\dhon se sub/ituait ,m4 ,*ev4 ,les rpliques se succdr5t peu prs de sema9e en sema9e jusqu' la treizime lettre1 dans laquelle ,m4 ,pr\dhon dcl>a le dbat clos4 ,il fit de la collection des treize lettres un volume s\s ce titre3 ,intrt et ,pr9cipal4 ,ba/iat1 usant de son droit1 publia de son ct la mme collection1 augm5te d'une quatorzime lettre1 et lui donna p\r titre3 ,gratuit du crdit4 7,note de l'diteur47 ,f4 ,c4 ,,*ev4 ,l'un des rdacteurs de la ,voix du ,peuple1 ,,fr,d,,ric ,,ba/iat4 ,adhsion la =mule3 le prt e/ un s]vice qui doit s'*ang] contre un s]vice4--,di/9ction sur la nature des s]vices4--,le s]vice qui consi/e cd] l'usage temporaire d'une proprit ne doit pas tre rmunr p> la cession df9itive d'une proprit4--,consqu5ces fune/es de l'intrt p\r l'emprunteur1 p\r le prteur lui-mme et p\r la socit t\t entire4 #bb octobre #ahdi4 ,t\s les pr9cipes d'conomie sociale que v\s avez propags avec un tal5t si rem>quable conclu5t =cm5t1 9vitablem5t1 l'abolition de l'intrt ou de la r5te4 ,curieux de savoir p> quelle trange contradiction votre logique1 t\j\rs si vive et si sre1 reculait devant cette conclusion df9itive1 j'int]rogeai votre pamphlet intitul3 ,capital et ,r5te1 et je m'ap]u1 avec une surprise mle de joie1 qu'il n'y avait plus entre v\s et n\s que l'paisseur d'une simple quivoque4 --,cette quivoque porte t\t entire sur la confusion de deux *oses cep5dant bi5 di/9ctes1 l'usage et la proprit4 ,comme n\s1 v\s p>tez de ce pr9cipe fondam5tal et inconte/3 rciprocit1 mutualit1 quival5ce des s]vices4 ,seulem5t1 en confondant l'usage et la proprit1 et en id5tifiant ces deux ordres de nature div]se et sans quival5ce possible1 v\s dtruisez t\te mutualit1 t\te rciprocit1 t\te quival5ce vritable1 r5v]sant a9si1 de vos propres ma9s1 le pr9cipe que v\s avez pos4 ,c'e/ ce pr9cipe qui vi5t se rclam] de v\s-mme contre v\s-mme4 ,comm5t rcus]iez-v\s1 en faveur de l'abolition de la r5te1 ce juge que v\s avez invoqu contre elle8 ,v\s ne n\s accus]ez pas1 ,monsieur1 de manqu] de c\rtoisie4 ,n\s1 les premi]s attaqus1 n\s v\s laissons le *oix du lieu1 de l'heure et des armes1 et1 sans n\s pla9dre des dsavantages du t]ra91 n\s acceptons la discussion dans les t]mes o v\s l'avez pose4 ,bi5 plus1 n\s cont5tant de suivre un un t\s les exemples1 t\tes les dmon/rations de votre crit ,capital et ,r5te1 n\s ne f]ons que rectifi] le mal5t5du1 la malheureuse quivoque qui seule v\s a emp* de conclure contre la r5te4 ,les clauses de ce dbat v\s sembl5t-elles1 ou non1 loyales8 ,entrons donc en matire4 ,paul *ange avec ,pi]re dix pices de #ej c5times contre #ajj s\s3 voil le troc p\r troc1 l'*ange de proprit contre proprit4--,mais ,pi]re dit ,paul3 ,tu me donn]as les dix pices de #aj s\s actuellem5t1 et moi je te donn]ai la pice de #ajj s\s dans un an4 ,voil un s]vice n\veau et d'une autre espce que ,pi]re dem&e ,paul4 --,mais quelle e/ la nature de ce s]vice8 ,pi]re dem&e-t-il ,paul de lui cd] la proprit d'une n\velle somme quelle qu'elle soit8 non1 mais simplem5t de lui laiss] l'usage de celle-ci p5dant un an4 ,or1 puisque t\t s]vice doit tre pay p> un s]vice quival5t1 un s]vice d'usage doit donc tre *ang contre un s]vice d'usage3 ri5 de mo9s1 ri5 de plus4--,pi]re dira ,paul3 ,tu me donnes l'usage de dix pices de #aj s\s p5dant un an1 je te devrai donc en ret\r le mme s]vice1 c'e/--dire l'usage de dix pices de #aj s\s p5dant un an aussi4 ,e/-ce ju/e1 oui ou non8 ,un homme *ange un navire contre une maison3 voil le troc p\r troc1 l'*ange de proprit contre proprit4--,mais l'armateur veut1 en outre1 avoir l'usage de la maison p5dant un an1 avant de livr] son navire4 ,le propritaire lui dit3 ,c'e/ un s]vice n\veau que v\s me dem&ez1 j'ai droit de v\s refus] ou de v\s dem&] en comp5sation un s]vice quival5t4--videmm5t1 rpond l'armateur1 v\s me donnez1 une anne durant1 l'usage d'une valeur de #bj1jjj fr41 je suppose1 je v\s devrais donc en *ange l'usage d'une gale valeur de #bj1jjj4 ,ri5 de plus ju/e4 ,mais comme je paie votre proprit p> celle de mon navire1 ce n'e/ pas une proprit n\velle1 mais un simple usage que v\s me concdez1 je ne dois donc v\s concd] aussi que l'usage d'une mme valeur1 et p\r un temps gal4 ,les s]vices *angs se val5t4 ,exig] plus s]ait un vol4 ,ma?ur9 prte un sac de bl ,jrme qui promet de r5dre1 au b\t de l'an1 un sac de bl de mme qualit1 de mme poids1 sans qu'il en manque un seul gra94--,ma?ur9 v\drait1 en outre1 c9q litres de bl en sus de l'hectolitre1 p\r le s]vice qu'il r5d ,jrme4--,non1 repr5d celui-ci1 ce s]ait une inju/ice et une spoliation1 tu ne me donnes la proprit de ri51 c>1 au b\t de l'an1 je dois te remettre la valeur exacte de ce que tu me livres auj\rd'hui4 ,ce que tu me concdes1 c'e/ l'usage p5dant un an de ton sac de bl1 tu z donc droit l'usage de la mme valeur p5dant une anne aussi4 ,ri5 au del2 s9on il n'y aurait plus mutualit1 rciprocit1 quival5ce des s]vices4 ,de son ct1 ,ma?ur91 qui e/ quelque peu cl]c1 fait ce raisonnem5t3 ,ce que m'objecte ,jrme e/ inconte/able2 et1 en effet1 si au b\t de l'an1 il me r5tre c9q litres de bl en sus des c5t litres que je vi5s de prt]1 et que dans quelque temps je puisse prt] deux sacs de bl1 puis trois1 puis quatre1 lorsque j'en aurai plac un assez gr& nombre p\r vivre sur la somme de ces rtributions1 je p\rrai mang] en ne faisant ri51 et sans jamais dp5s] mon avoir4 ,or1 ce que je mang]ai1 ce s]a p\rtant quelqu'un qui l'aura produit4 ,ce quelqu'un n'tant pas moi1 mais autrui1 je vivrai donc aux dp5s d'autrui1 ce qui e/ un vol4 ,et cela se compr5d1 c> le s]vice que j'aurai r5du n'e/ qu'un prt ou l'usage d'une valeur1 t&is que le s]vice qu'on m'aurait remis en *ange s]ait un don ou la proprit d'une *ose4 ,il n'y a donc ju/ice1 galit1 quival5ce de s]vices que dans le s5s o l'ent5d ,jrme4 ,valre veut occup]1 un an durant1 la maison de ,mondor4 ,il s]a t5u de se s\mettre trois conditions4 ,la premire1 de dgu]pir au b\t de l'an1 et de r5dre la maison en bon tat1 sauf les dgradations 9vitables qui rsult5t de la seule dure4 ,la seconde1 de remb\rs] ,mondor les #cjj francs que celui-ci paie annuellem5t l'ar*itecte p\r rp>] les outrages du temps2 c> ces outrages surv5ant p5dant que la maison e/ au s]vice de ,valre1 il e/ de t\te ju/ice qu'il en supporte les consqu5ces4 ,la troisime c'e/ de r5dre ,mondor un s]vice quival5t celui qu'il en reoit4 ,or1 ce s]vice e/ l'usage d'une maison p5dant un an4 ,valre devra donc ,mondor l'usage de la mme valeur p5dant le mme laps de temps4 ,cette valeur devra tre librem5t dbattue entre les deux contractants4 ,jacques vi5t d'a*ev] la confection d'un rabot4 ,guillaume dit ,jacques3 --,il faut que tu me r5des un s]vice4 --,lequel8 --,prte-moi ce rabot p\r un an4 --,y p5ses-tu1 ,guillaume6 ,et1 si je te r5ds ce s]vice1 quel s]vice me r5dras-tu de ton ct8 --,le mme1 bi5 ent5du2 et si tu me prtes une valeur de #bj francs p\r un an1 je devrai te prt]1 mon t\r1 la mme valeur p5dant une gale dure4 --,d'abord1 dans un an1 il faudra mettre le rabot au rebut3 il ne s]a plus bon ri54 ,il e/ donc ju/e que tu m'en r5des un autre exactem5t semblable1 ou que tu me donnes assez d'arg5t p\r le faire rp>]1 ou que tu me remplaces les deux j\rnes que je devrai consacr] le refaire4 ,de manire ou d'autre1 il faut que le rabot me revi5ne en bon tat1 comme je te le livre4 --,c'e/ trop ju/e1 je me s\mets cette condition2 je m'engage te r5dre1 ou un rabot semblable1 ou la valeur4 --,indp5damm5t de la re/itution intgrale dj /ipule1 il faut que tu me r5des un s]vice que n\s allons dbattre4 --,le s]vice e/ bi5 simple4 ,de mme que p\r ton rabot cd1 je dois te r5dre un rabot p>eil1 ou gale valeur en arg5t2 de mme p\r l'usage de cette valeur p5dant un an1 je te dois l'usage de p>eille somme p5dant un an aussi4 ,dans l'un comme dans l'autre cas les s]vices *angs se val5t4 ,cela pos1 voici1 ce me semble1 une srie de consqu5ces dont il e/ impossible de conte/] la ju/esse3 #a ,si l'usage paie l'usage1 et si la cession purem5t temporaire p> l'emprunteur de l'usage d'une valeur gale e/ une rtribution naturelle1 quitable1 ju/e prix d'un s]vice d'usage1 n\s p\vons en conclure1 en gnralisant1 qu'il e/ ,,contraire la nature du capital de produire un intrt4 ,en effet1 il e/ bi5 clair qu'aprs l'usage rciproque des deux s]vices *angs1 *aque propritaire n'tant r5tr que dans la valeur exacte de ce qu'il possdait aup>avant1 il n'y a intrt ou productivit du capital ni p\r l'un ni p\r l'autre4 ,et il n'en saurait tre autrem5t1 puisque le prteur ne p\rrait tir] un intrt de la valeur prte qu'autant que l'emprunteur ne tir]ait lui-mme aucun intrt de la valeur r5due2 qu'a9si1 l'intrt du capital e/ la ngation de lui-mme et qu'il n'exi/e p\r ,paul1 ,ma?ur91 ,mondor et ,jacques qu' la condition d'tre supprim p\r ,pi]re1 ,jrme1 ,valre et ,guillaume4 ,t\tes *oses tant1 en ralit1 in/rum5ts de production au mme titre1 les premi]s ne peuv5t prlev] l'intrt de la valeur prte qu'autant que les seconds prlv5t en ret\r l'intrt de la valeur remise en *ange1 ce qui dtruit l'intrt du capital p> lui mme et le rduit un simple droit d'usage contre l'usage4 ,v\loir *ang] l'usage contre la proprit1 c'e/ dp\ill]1 spoli] l'un au pr(it de l'autre1 c'e/ lgalis]1 organis]1 sy/matis] l'inju/ice elle-mme4 ,posons donc en fait que l'intrt e/ illgitime1 inique et spoliateur4 #b ,une seconde consqu5ce1 non mo9s rem>quable que la premire1 c'e/ que l'intrt nuit l'emprunteur1 au prteur lui-mme1 et la socit t\t entire4 ,il nuit l'emprunteur et le spolie1 c> il e/ vid5t que si ,pi]re1 ,jrme1 ,valre et ,guillaume doiv5t r5dre une valeur plus gr&e que celle qu'ils ont reue1 il n'y a pas quival5ce de s]vices1 et que la valeur qu'ils r5d5t en plus tant produite p> eux et prleve p> d'autres1 ils sont spolis d'autant4 ,il nuit au prteur1 p>ce que1 qu& celui-ci a rec\rs l'emprunt1 il e/ victime de la mme spoliation4 ,il nuit l'un et l'autre et la socit t\t entire1 p>ce que l'intrt ou la r5te1 augm5tant considrablem5t le prix de revi5t de t\s les produits1 *aque consommateur se tr\ve spoli d'autant sur t\t ce qu'il a*te2 que les travailleurs1 ne p\vant plus ra*et] leurs produits au prix de leur salaire1 sont =cs de rduire leur consommation2 que cette rduction de consommation amne le *mage2 que ce *mage entrane une rduction n\velle de consommation1 et qu'il exige le don improductif de sommes normes engl\ties p> l'assi/ance publique ou prive1 et la rpression des crimes t\j\rs croissants enfants p> le manque de travail et la misre4 ,d'o une p]turbation effroyable dans la loi de l'(fre et de la dem&e1 et dans t\s les rapports d'conomie sociale2 un ob/acle infran*issable la =mation1 la multiplication1 l'abondance des capitaux2 l'autocratie absolue du capital1 la s]vitude radicale des travailleurs1 l'oppression p>t\t1 la lib]t nulle "p4 ,que la socit compr5ne donc le dommage qu'elle s'inflige qu& elle proclame la lgitimit de l'intrt4 #c ,les anecdotes que n\s avons racontes mett5t aussi sur la voie d'expliqu] t\t ce qu'a de mon/rueux ce phnomne qu'on appelle la pr5nit ou la p]ptuit de l'intrt4 ,ds qu'infidles au pr9cipe de l'quival5ce des s]vices1 ,paul1 ,ma?ur91 ,mondor et ,jacques veul5t *ang]1 non plus l'usage contre l'usage1 mais l'usage contre la proprit1 il arrive qu'en quatorze ans environ1 ils ont reu la valeur de leur bi51 en un sicle dix fois cette valeur1 et que1 le prtant a9si indf9im5t1 ils en recevront mille1 c5t mille1 un million de fois la valeur1 sans jamais cess] d'en tre propritaires4 ,de sorte que le simple usage du sac de bl1 de la maison1 du rabot1 quivaudra la proprit1 non pas d'un1 mais d'un million1 d'un milli>d1 et a9si de suite1 de sacs de bl1 de maisons1 de rabots4 ,c'e/ la facult de v5dre t\j\rs de n\veau le mme objet et d'en recevoir t\j\rs de n\veau le prix1 sans jamais cd] la proprit de ce qu'on v5d4 ,les valeurs *anges sont-elles gales8 ,les s]vices rciproques se val5t-ils8 ,c> rem>quez bi5 ceci3 les in/rum5ts de production sont un s]vice p\r les prteurs comme p\r les emprunteurs1 et si ,pi]re1 ,jrme1 ,valre et ,guillaume ont reu un s]vice qui consi/e dans l'usage d'une pice de c5t s\s1 d'un sac de bl1 d'une maison1 d'un rabot1 ils ont r5du1 en *ange1 un s]vice qui consi/e dans la proprit d'un milli>d de pices de c5t s\s1 de sacs de bl1 de maisons1 de rabots4 ,or1 mo9s de dmontr] que l'usage de #e francs gale la proprit de #e milli>ds1 il faut reconnatre que l'intrt du capital e/ un vol4 ,ds que1 p> l'intrt ou la r5te1 un individu ou une succession d'individus peuv5t *ang] #e francs1 un sac de bl1 une maison1 un rabot contre un milli>d et plus de pices de #e francs1 de sacs de bl1 de maisons1 de rabots1 il y a un homme dans le monde qui reoit un milli>d de plus qu'il n'a produit4--,or1 ce milli>d1 c'e/ la subsi/ance de c5t1 de mille autres2 et en supposant que le salaire qui re/e ces mille spolis suffise encore les n\rrir1 en travaillant jusqu' leur d]nire heure1 c'e/ le loisir de mille individus qu'un seul engl\tit1 c'e/--dire leur vie morale et intellectuelle4--,ces hommes auxquels on enlve a9si1 au pr(it d'un seul1 t\te vie de l'me et de la p5se fuss5t peut-tre dev5us des ,newtons1 des ,fnelons1 des ,pascals1 ralisant de m]veilleuses dc\v]tes dans les sci5ces et dans les arts1 et avanant d'un sicle les progrs de l'humanit4--,mais non1 grce la r5te et sa mon/rueuse pr5nit1 le loisir e/ int]dit prcism5t t\s ceux qui travaill5t du b]ceau jusqu' la tombe1 et devi5t le privilge exclusif des quelques oisifs qui1 p> l'intrt du capital1 s'appropri5t1 sans ri5 faire1 le fruit du labeur accablant des travailleurs4--,la presque totalit de l'humanit e/ rduite cr\pir dans la vie vgtative et /ationnaire1 dans l'ignorance t]nelle1 p> suite de cette spoliation de la r5te1 qui lui enlve la subsi/ance d'abord et le loisir ensuite4--,sans la r5te1 au contraire1 p]sonne ne recevant exactem5t que ce qu'il a produit1 un nombre imm5se d'hommes1 ma9t5ant oisifs ou livrs un travail improductif et s\v5t de/ructeur1 s]ai5t contra9ts de travaill]1 ce qui augm5t]ait d'autant la somme de la ri*esse gnrale ou du loisir possible1 et ce loisir app>ti5drait t\j\rs ceux qui l'ont rellem5t acquis p> leur propre travail ou p> celui de leurs pres4 ,mais1 dit-on3 ,si le capital ne doit plus produire d'intrt1 qui v\dra crer les in/rum5ts de travail1 les matriaux et les provisions de t\te espce dont il se compose8 ,*acun les consomm]a mesure1 et l'humanit ne f]a jamais un pas en avant4 ,le capital ne se =m]a plus puisqu'il n'y aura plus intrt le =m]4 ,s+ulire quivoque en vrit6 ,e/-ce que le lab\reur n'a pas avantage produire le plus possible1 bi5 qu'il n'*ange sa rcolte au m>* que contre une valeur gale une fois paye1 sans aucune r5te ou intrt du capital8 ,e/-ce que l'indu/riel n'a pas avantage d\bl] et tripl] ses produits1 bi5 qu'il ne les v5de que p\r une somme quival5te une seule fois donne1 sans aucun intrt du capital8 ,e/-ce que #ajj1jjj francs cus cess]ont de valoir #ajj1jjj francs1 p>ce qu'ils ne produiront plus intrt8 ,e/-ce que #ejj1jjj francs en t]res1 en maisons1 en ma*9es ou autrem5t cess]ont d'tre #ejj1jjj francs p>ce que l'on n'en tir]a plus la r5te8 ,en un mot1 la ri*esse acquise1 s\s quelque =me et de quelque manire qu'elle le soit1 ne s]a-t-elle plus une ri*esse p>ce que je ne p\rrai m'en s]vir p\r spoli] autrui8--,qui v\dra crer la ri*esse8 ,mais t\s ceux qui dsir]ont tre ri*es4--,qui p>gn]a8 ,mais t\s ceux qui v\dront vivre le l5dema9 sur le travail de la veille4--,quel intrt y aura-t-il =m] le capital8 ,l'intrt de possd] #aj1jjj francs qu& on aura produit #aj1jjj francs1 d'en possd] #ajj1jjj1 qu& on en aura produit #ajj1jjj1 et a9si de suite4 ,la loi1 dites-v\s1 n\s ravira la p]spective d'amass] un peu de bi51 puisqu'elle n\s int]dira d'en tir] aucun p>ti4 ,t\t au contraire1 la loi assur]a t\s la p]spective d'amass] autant de ri*esses qu'ils ont produit de travail1 en int]disant *acun de spoli] son vois9 du fruit de ses labeurs1 et en v\lant que les s]vices *angs se vaill5t3 usage contre usage et proprit contre proprit4 ,elle dtruira en n\s1 aj\tez-v\s1 et le /imulant de l'p>gne dans le prs5t1 et l'esprance du repos dans l'av5ir4 ,n\s aurons beau n\s extnu] de fatigues1 il faut r5onc] transmettre nos fils et nos filles un petit pcule1 puisque la sci5ce mod]ne le frappe de /rilit1 puisque n\s devi5drions des exploiteurs d'hommes si n\s prtions intrt4 ,t\t au contraire1 l'abolition de l'intrt du capital ravive en v\s le /imulant de l'p>gne dans le prs5t et v\s assure l'esprance du repos dans l'av5ir1 puisqu'elle v\s emp*e1 v\s1 travailleurs1 d'tre dp\ills1 p> la r5te1 de la plus gr&e "p du fruit de votre travail1 et qu'en v\s obligeant ne p\voir dp5s] que la somme exacte de ce que v\s avez gagn1 elle r5d l'p>gne plus indisp5sable encore t\s1 ri*es ou pauvres4 ,non-seulem5t v\s p\rrez transmettre vos fils et vos filles un petit pcule1 sans dev5ir exploiteurs d'hommes1 mais ce pcule1 v\s l'obti5drez avec bi5 mo9s de fatigues qu'auj\rd'hui2 c>1 si gagnant #aj fr4 p> j\r et en dp5sant #e1 les #e autres v\s sont actuellem5t enlevs p> t\tes les =mes de la r5te et de l'intrt du capital1 v\s n'avez1 aprs qu>ante annes des plus rudes travaux1 pas une obole laiss] vos enfants2 t&is que1 la r5te abolie1 v\s aurez plus de #fj1jjj francs leur lgu]4 ,t\s les sophismes conomiques1 l'endroit de l'intrt du capital1 ti5n5t uniquem5t ce qu'on se borne t\j\rs pr5dre la "q p> un seul ct1 au lieu de l'envisag] s\s ses deux faces rciproques4 ,on dmontre m]veille que la valeur prte e/ un s]vice1 un moy5 de travail et de production p\r l'emprunteur2 mais on oublie que la valeur r5due e/ galem5t un s]vice1 un moy5 de travail et de production1 au mme titre p\r le prteur1 et qu'a9si1 l'usage du mme s]vice se balanant dans le mme temps donn1 l'intrt du capital e/ une absurdit non mo9s qu'une spoliation4 ,on numre avec pompe les bnfices d'une p>gne qui1 en se multipliant indf9im5t p> la r5te1 produit l'opul5ce sc&aleuse de quelques oisifs2 mais on oublie que ces bnfices1 prlevs p> celui qui ne fait ri5 sur celui qui travaille1 produis5t la misre effroyable des masses1 auxquelles ils enlv5t s\v5t la subsi/ance1 t\j\rs au mo9s l'p>gne1 le loisir et la possibilit de laiss] quelque *ose leurs fils4 ,on proclame gr&s frais la ncessit de la =mation des capitaux1 et l'on ne voit pas que l'intrt re/re9t cette =mation en un nombre presque imp]ceptible de ma9s1 t&is que l'abolition de la r5te y appell]ait t\t le monde sans exception1 et que les capitaux se multipli]ai5t dans une proportion d'autant plus gr&e que *acun devrait comp5s] p> le *iffre de la valeur du fonds l'intrt supprim4 ,dire que l'intrt s'anantira1 c'e/ donc dire qu'il y aura un motif de plus d'p>gn]1 de se priv]1 de =m] de n\veaux capitaux et de cons]v] les anci5s1 puisque d'abord t\te ri*esse acquise re/]a t\j\rs une ri*esse2 qu'ensuite *acun p\vant t\j\rs s'enri*ir en proportion exacte de son travail et de son p>gne1 nul ne s]a conduit p> l'opul5ce et la misre excessives la dissipation et l'imprvoyance2 qu'enf9 t\s vivant1 non plus sur l'intrt1 mais sur le fonds1 il faudra ncessairem5t que l'importance du capital comp5se le *iffre de la r5te abolie4 ,t\t le monde sait que le zro1 bi5 que n'ayant p> lui-mme aucune valeur intr9sque et absolue1 a cep5dant une valeur de s]vice et d'usage dans la numration ou la multiplication des valeurs1 puisque *aque nombre s'accrot d'une diza9e1 selon les zros qui le suiv5t4 ,dire que le taux naturel et vrai de l'intrt e/ zro1 c'e/ donc dire simplem5t que l'usage ne peut s'*ang] que contre l'usage et jamais contre la proprit4 ,de mme qu'une paire de bas se paie sa valeur1 soit #b fr41 p> exemple1 de mme l'usage d'une valeur ne doit se pay] que p> l'usage p5dant le mme temps d'une valeur gale4 ,c'e/ l sans d\te emp*] la spoliation de la proprit p> la proprit1 mais1 c\p sr1 ce n'e/ pas la r5dre acphale4 ,v\s v\lez l'p>gne qui con/itue la =mation des capitaux4 ,supprimez donc la r5te qui enlve l'p>gne des travailleurs1 r5d l'p>gne sup]flue au ri*e qui retr\ve t\j\rs dans le rev5u la ri*esse qu'il dp5s t\j\rs1 et1 impossible au pauvre dont le salaire ne dpasse jamais1 s'il les gale1 les beso9s de sa subsi/ance4 ,v\s v\lez l'abondance des capitaux4 ,supprimez donc la r5te qui emp*e les quatre-v+t-dix-neuf c5times des travailleurs de p\voir jamais acqurir et cons]v] le capital ou la ri*esse4 ,v\s v\lez la conciliation du capital et du travail4 ,supprimez donc la r5te qui t]nise l'antagonisme de ces deux *oses1 en dtruisant l'quival5ce et la rciprocit des s]vices1 et en am5ant une exploitation du travail p> le capital telle1 qu'en un temps donn1 le premi] paie au second #e milli>ds p\r l'usage d'une seule pice de c5t s\s1 comme n\s l'avons montr plus haut4 ,v\s v\lez l'h>monie des classes4 ,supprimez donc la r5te1 af9 que1 les s]vices s'*angeant sans cesse contre des s]vices gaux et de mme nature1 *acun re/e t\j\rs possesseur de la somme exacte de son travail1 et qu'a9si il ne puisse plus y avoir ni exploitants ni exploits1 ni matres ni esclaves4 ,alors la scurit s]a p>t\t1 p>ce que l'inju/ice ne s]a nulle "p4 ,alors les travailleurs s]ont les premi]s se port] les g>di5s naturels de cette socit1 dont ils ne conspir5t auj\rd'hui la ru9e que p>ce qu'elle ralise la leur4 ,alors on ne p>l]a plus d'organisation artificielle du travail1 p>ce qu'on aura l'organisation naturelle et vraie4 ,alors on rep\ss]a les arrangem5ts de la contra9te1 p>ce qu'on possd]a ceux de la lib]t4 ,alors tomb]ont1 comme d'elles-mmes1 les jal\sies de classe1 les malveillances1 les ha9es sans fondem5t1 les dfiances inju/es2 c> la p>faite galit de l'*ange1 l'inconte/able quival5ce des s]vices s]a susceptible d'tre rig\reusem5t1 ma?matiquem5t dmontre1 et la ju/ice absolue qu'elle consacr]a n'en s]a pas mo9s sublime1 p>ce qu'elle satisf]a autant l'intellig5ce que le s5tim5t4 ,v\s le voyez1 ,monsieur1 j'ai suivi pas pas1 et je p\rrais dire lettre lettre1 *acun des exemples1 *acune des dmon/rations cont5ues dans votre crit ,capital et ,r5te1 et il m'a suffi de rtablir la di/9ction entre l'usage et la proprit1 et d'vit] a9si l'quivoque qui n\s sp>e1 p\r conclure de vos propres p5ses et de vos propres p>oles l'abolition de la r5te4 ,ce n'e/ pas ma lettre1 c'e/ votre ouvrage lui-mme qui conti5t cette conclusion depuis la premire ligne jusqu' la d]nire4 ,aussi n'ai-je fait que le reproduire1 s\v5t littralem5t et en n'en *angeant que les t]mes qui ont donn lieu cette malheureuse quivoque4 ,cette rfutation n'e/ pas de moi1 mais de v\s4 ,comm5t donc p\rriez-v\s rcus] votre propre tmoignage8 ,c'e/ le pr9cipe mme de la r5te que v\s avez v\lu ju/ifi]4 ,l se bornait votre t*e4 ,c'e/ le pr9cipe mme de l'abolition de la r5te que j'ai1 ce me semble1 ma?matiquem5t dmontr p> vos propres aphorismes4 ,l doit se born] aussi mon oeuvre4 ,je me suis arrt o v\s avez jug ncessaire de v\s arrt] v\s-mme4 ,la "q de pr9cipe une fois vide1 s'il arrivait1 ce que ,dieu veuille1 que v\s reconnaissiez en droit l'inju/ice et l'illgitimit de l'intrt1 il re/]ait sans d\te trait] la "q d'application4 ,je ne veux po9t la prjug] ici1 puisqu'elle sort videmm5t du c]cle que v\s-mme avez trac4 ,cep5dant1 quelques mots s]ont utiles peut-tre p\r dmontr]1 non pas seulem5t la possibilit1 mais la facilit pratique de ralis] l'abolition de la r5te p> la lib]t seule1 et mme avant que la loi la sanctionne4 ,au fond1 t\t le problme se rduit ceci3 ,donn] aux travailleurs le moy5 d'acqurir1 soit p> -compte1 soit de t\te autre manire1 la proprit de t\tes les *oses dont l'intrt1 le l\age1 f]mage ou loy] leur fait t]nellem5t pay] la valeur p\r n'en avoir que le simple usage4 ,or1 ce moy5 e/ possible4 ,en effet1 supposez1--et ce fait n'e/ plus une supposition1 mais une oeuvre ma9t5ant en ple9 c\rs d'excution2--supposez qu'une sorte de banque prive se =me af9 d'mettre des billets que les associations ouvrires de t\tes les pr(essions indisp5sables s'engag5t recevoir p\r le montant d'un c9quime1 p> exemple1 de t\s les a*ats qui leur s]ont faits4 ,supposez que ces billets1 *angs contre de l'arg5t p> t\s les hommes qui veul5t l'abolition de l'intrt1 et qui en tr\v5t l'c\lem5t immdiat dans les associations1 produis5t une somme ncessaire p\r con/ruire des maisons o la r5te s]a abolie1 et o le prix de loy] donn]a t\j\rs droit une valeur gale sur le montant de la proprit elle-mme qu'on acqu]ra a9si1 en v+t-c9q ans1 p> le seul payem5t des t]mes4 ,supposez que l'opration se cont9ue a9si indf9im5t p> l'mission1 soit des anci5s1 soit de n\veaux billets1 et qu'elle embrasse1 non-seulem5t les maisons1 mais t\s les in/rum5ts de production et les t]res1 o le prix de l\age et de f]mage remb\rs]ait de la mme manire la valeur de la proprit elle-mme4 ,voici la r5te abolie s\s t\tes ses =mes1 non-seulem5t p\r les capitaux sur lesquels opre cette banque1 et qui arriv]ont ncessairem5t un *iffre colossal1 mais bi5tt p\r t\s les autres1 qui1 p> la loi inexorable de la concurr5ce1 tomb]ont au mme taux1 c'e/--dire au simple *ange de valeurs gales contre valeurs gales1 sans aucun intrt ou r5te de "p ni d'autre4 ,j'lim9e t\s dtails p\r tre bref1 et je me cont5te de rsum] en deux mots le pr9cipe sommaire de l'opration4 ,t\tes les ides conomiques v\s sont trop familires1 ,monsieur1 p\r que v\s ne saisissiez pas de suite le rsultat de ce mcanisme1 d'ailleurs si simple4 ,c'e/ assez p\r que v\s puissiez voir d'un reg>d comm5t il e/ possible1 s9on mme facile1 de tu] la r5te p> l'abolition de la r5te1 l'intrt du capital p> la suppression de cet intrt1 et d'am5] librem5t1 pacifiquem5t1 sans sec\sse1 le j\r o le prt1 le l\age1 le f]mage ou loy] ne s]ont plus qu'une des =mes de l'*ange dont ils con/itu5t auj\rd'hui une dviation mon/rueuse1 et o se ralis]ont dans t\te la plnitude de leur vrit vos propres pr9cipes3 mutualit1 rciprocit1 quival5ce des s]vices4 ,le pr9cipe du moy5 d'application pos1 v>iez-en les =mes1 les lm5ts1 les conditions1 le mcanisme2 simplifiez1 p]fectionnez-en la base2 t5dez1 univ]salisez-en l'action2 sub/ituez librem5t1 p>t\t1 au signe montaire1 un signe d'*ange qui ne puisse p]mettre l'intrt2 frappez dans t\te circulation le capital du c>actre d'improductivit2 solid>isez volontairem5t le travail2 en un mot1 reproduisez cette comb9aison de l'abolition de la r5te s\s t\s les modes du possible3 c'e/ l le doma9e de la lib]t4 ,il suffit de montr] que le moy5 pratique exi/e2 laissez le gnie de l'homme agir1 et v\s v]rez s'il ne sait pas s'en s]vir4 ,quoi qu'il en soit1 et indp5damm5t de t\te op9ion sur les moy5s pratiques1 l'galit1 la ju/ice n'en re/5t pas mo9s t\j\rs ce qu'elles sont1 la vrit n'en e/ pas mo9s la vrit1 et l'intrt du capital1 illgitime en droit1 absurde et mon/rueux en pr9cipe1 spoliateur en fait1 comm&e l'ana?me de t\s les hommes de bi51 la maldiction des races opprimes1 et la ju/e indignation de quiconque porte une me gnreuse et ple9e de sympa?ie p\r t\t ce qui s\ffre et pleure4 ,c'e/ ce titre1 ,monsieur1 que je le dnonce vos c\ps1 p]suad qu'aprs l'avoir envisag de n\veau1 et dans sa hideuse iniquit1 v\s ne tr\v]ez po9t de plus noble t*e que de consacr] votre tal5t si rem>quable de v]ve1 de lucidit1 de pittoresque et d'incisif1 combattre ce flau1 s\rce de t\tes ces indescriptibles misres auxquelles le monde e/ en proie4 ,p]mettez-moi donc de t]m9] cette trop longue ptre p> les p>oles suivantes de votre crit1 qui sont comme la pi]re d'att5te et le prambule de cette gr&e oeuvre de rhabilitation laquelle l'galit1 la ju/ice et l'am\r du peuple v\s convi5t3 ,voil deux hommes4 ,l'un travaille soir et mat91 d'un b\t de l'anne l'autre1 et s'il a consomm t\t ce qu'il a gagn1 ft-ce p> =ce majeure1 il re/e pauvre4 ,qu& vi5t la ,sa9t-,sylve/re1 il ne se tr\ve pas plus avanc qu'au premi] de l'an1 et sa seule p]spective e/ de recomm5c]4 ,l'autre ne fait ri5 de ses bras ni de son intellig5ce1 du mo9s1 s'il s'en s]t1 c'e/ p\r son plaisir2 il lui e/ loisible de n'en ri5 faire1 c> il a une r5te4 ,il ne travaille pas2 et cep5dant il vit bi51 t\t lui arrive en abondance1 mets dlicats1 meubles somptueux1 lgants quipages1 c'e/--dire qu'il dtruit *aque j\r des *oses que les travailleurs ont d produire la sueur de leur front2 c> ces *oses ne se sont pas faites d'elles-mmes1 et1 quant lui1 il n'y a pas mis les ma9s4 ,c'e/ n\s1 travailleurs1 qui avons fait g]m] ce bl1 v]ni ces meubles1 tiss ces tapis2 ce sont nos femmes et nos filles qui ont fil1 dc\p1 c\su1 brod ces t(fes4 ,n\s travaillons donc p\r lui et p\r n\s2 p\r lui d'abord1 et p\r n\s s'il en re/e4 ,mais voici quelque *ose de plus =t3 si le premi] de ces deux hommes1 le travailleur1 consomme dans l'anne ce qu'on lui a laiss de pr(it dans l'anne1 il en e/ t\j\rs au po9t de d"p1 et sa de/9e le condamne t\rn] sans cesse dans un c]cle t]nel et monotone de fatigues4 ,le travail n'e/ donc rmunr qu'une fois4 ,mais si le second1 le r5ti]1 consomme dans l'anne sa r5te de l'anne1 il a1 l'anne d'aprs1 et les annes suivantes1 et p5dant l't]nit entire1 une r5te t\j\rs gale1 int>issable1 p]ptuelle4 ,le capital e/ donc rmunr non pas une fois ou deux fois1 mais un nombre indf9i de fois6 ,en sorte qu'au b\t de c5t ans1 la famille qui a plac #bj1jjj fr4 #e p\r #ajj aura t\* #ajj1jjj fr41 ce qui ne l'emp*]a pas d'en t\*] encore #ajj1jjj dans le sicle suivant4 ,en d'autres t]mes1 p\r #bj1jjj fr4 qui reprs5t5t son travail1 elle aura prlev1 en deux sicles1 une valeur dcuple sur le travail d'autrui4 ,n'y a-t-il pas dans cet ordre social un vice mon/rueux r=m]8 ,ce n'e/ pas t\t encore4 ,s'il plat cette famille de re/re9dre quelque peu ses j\issances1 de ne dp5s]1 p> exemple1 que #ijj fr4 au lieu de #a1jjj1--sans aucun travail1 sans autre pe9e que celle de plac] #ajj francs p> an1 elle peut accrotre son capital et sa r5te dans une progression si rapide1 qu'elle s]a bi5tt en mesure de consomm] autant que c5t familles d'ouvri]s laborieux4 ,t\t cela ne dnote-t-il pas que la socit actuelle porte dans son se9 un canc] hideux qu'il faut extirp]1 au risque de quelques s\ffrances passagres8 ,c'e/ ce canc] hideux que v\s n\s aid]ez1 ,monsieur1 extirp]4 ,v\s v\lez p\r l'*ange la lib]t1 veuillez donc aussi l',,galit1 af9 que la frat]nit1 en les c\ronnant t\tes deux1 amne sur le monde le rgne de la ju/ice1 de la paix et de la conciliation univ]selle4 ,f4 ,,*ev4 ,,deuxi,,me ,,lettre4 ,f4 ,,ba/iat1 ,au rdacteur de la ,voix du ,peuple4 ,l'usage d'une proprit e/ une valeur4--,t\te valeur peut s'*ang] contre une autre4--,fcondit du ,,capital4--,sa coopration n'e/ pas rmunre aux dp5s du ,,travail4--,cette rmunration n'e/ pas exclusivem5t atta*e la circon/ance du ,,pr,t4 #ab novembre #ahdi4 ,l'ardeur extrme avec laquelle le peuple1 en ,france1 s'e/ mis creus] les problmes conomiques1 et l'inconcevable indiffr5ce des classes aises l'g>d de ces problmes1 =m5t un des traits les plus c>actri/iques de notre poque4 ,p5dant que les anci5s j\rnaux1 organes et miroirs de la bonne socit1 s'en ti5n5t la gu]royante et /rile politique de p>ti1 les feuilles de/9es aux classes ouvrires agit5t incessamm5t ce qu'on peut appel] les que/ions de fond1 les que/ions sociales4 ,malheureusem5t1 je le cra9s bi51 elles s'g>5t ds leurs premi]s pas dans cette voie4 ,mais en p\vait-il tre autrem5t8 ,elles ont du mo9s le mrite de *]*] la vrit4 ,tt ou t>d la possession de la vrit s]a leur rcomp5se4 ,puisque v\s v\lez bi51 ,monsieur1 m'ouvrir les colonnes de la ,voix du ,peuple1 je pos]ai devant vos lecteurs1 et m'ef=c]ai de rs\dre ces deux que/ions3 #a ,l'intrt des capitaux e/-il lgitime8 #b ,e/-il prlev aux dp5s du travail et des travailleurs8 ,n\s diffrons sur la solution2 mais il e/ un po9t sur lequel n\s sommes c]ta9em5t d'accord3 c'e/ que l'esprit huma9 ne peut s'attaqu] 7sauf les problmes religieux7 des que/ions plus graves4 ,si c'e/ moi qui me trompe1 si l'intrt e/ une taxe abusive1 prleve p> le capital sur t\s les objets de consommation1 j'aurai me repro*] d'avoir1 mon insu1 tanonn p> mes argum5ts le plus anci51 le plus effroyable et le plus univ]sel abus que le gnie de la spoliation ait jamais imag92 abus auquel ne se peuv5t comp>]1 quant la gnralit des rsultats1 ni le pillage sy/matique des peuples gu]ri]s1 ni l'esclavage1 ni le despotisme sac]dotal4 ,une dplorable erreur conomique aurait t\rn contre la dmocratie cette flamme dmocratique que je s5s brl] dans mon coeur4 ,mais si l'erreur e/ de votre ct1 si l'intrt e/ non-seulem5t naturel1 ju/e et lgitime1 mais encore utile et pr(itable1 mme ceux qui le pai5t1 v\s convi5drez que votre propag&e ne peut que faire1 malgr vos bonnes int5tions1 un mal imm5se4 ,elle induit les travailleurs se croire victimes d'une inju/ice qui n'exi/e pas2 pr5dre p\r un mal ce qui e/ un bi54 ,elle sme l'irritation dans une classe et la frayeur dans l'autre4 ,elle dt\rne ceux qui s\ffr5t de dc\vrir la vraie cause de leurs s\ffrances en les mettant sur une fausse pi/e4 ,elle leur montre une prt5due spoliation qui les emp*e de voir et de combattre les spoliations relles4 ,elle famili>ise les esprits avec cette p5se fune/e que l'ordre1 la ju/ice et l'union ne peuv5t r5atre que p> une trans=mation univ]selle 7aussi dte/able qu'impossible dans l'hypo?se7 de t\t le sy/me selon lequel s'accompliss5t1 depuis le comm5cem5t du monde1 le ,travail et les *anges4 ,il n'e/ donc pas de "q plus grave4 ,je la repr5drai au po9t o la discussion l'a am5e4 ,oui1 ,monsieur1 v\s avez raison4 ,comme v\s dites1 n\s ne sommes sp>s que p> l'paisseur d'une quivoque portant sur les mots ,usage et ,proprit4 ,mais cette quivoque suffit p\r que v\s croyiez devoir m>*]1 ple9 de confiance1 v]s l',occid5t1 t&is que ma foi me p\sse v]s l',ori5t4 ,entre n\s1 au po9t de d"p1 la di/ance e/ imp]ceptible1 mais elle ne t>de pas dev5ir un abme incomm5surable4 ,la premire *ose faire1 c'e/ de rev5ir sur nos pas1 jusqu' ce que n\s ayons retr\v le po9t de d"p sur lequel n\s sommes d'accord4 ,ce t]ra9 qui n\s e/ commun1 c'e/ la mutualit des s]vices4 ,j'avais dit3 ,celui qui prte une maison1 un sac de bl1 un rabot1 une pice de monnaie1 un navire1 en un mot une ,,valeur1 p\r un temps dt]m91 r5d un s]vice4 ,il doit donc recevoir1 outre la re/itution de cette valeur l'*ance1 un s]vice quival5t4--,v\s conv5ez qu'il doit1 en effet1 recevoir quelque *ose4 ,c'e/ un gr& pas v]s la solution1 c> c'e/ ce quelque *ose que j'appelle ,,int,r,t4 ,voyons1 ,monsieur1 n\s accordons-n\s sur ce po9t de d"p8 ,v\s me prtez1 p\r t\te l'anne #ahdi1 #a1jjj fr4 en cus1 ou un in/rum5t de travail e/im #a1jjj fr41--ou un approvisionnem5t valant #a1jjj fr41--ou une maison valant #a1jjj fr4 ,c'e/ en #ahdi que je recueill]ai t\s les avantages que peut procur] cette valeur cre p> votre travail et non p> le mi54 ,c'e/ en #ahdi que v\s v\s priv]ez volontairem5t1 en ma faveur1 de ces avantages que v\s p\rriez trs-lgitimem5t v\s rs]v]4 ,suffira-t-il1 p\r que n\s soyons quittes1 p\r que les s]vices ai5t t quival5ts et rciproques1 p\r que la ju/ice soit satisfaite1 suffira-t-il qu'au premi] de l'an #ahej1 je v\s re/itue intgralem5t1 mais uniquem5t1 vos cus1 votre ma*9e1 votre bl1 votre maison8 ,pr5ez g>de1 s'il en doit tre a9si1 je v\s av]tis que le rle que je me rs]v]ai t\j\rs1 dans ces sortes de transactions1 s]a celui d'emprunteur3 ce rle e/ commode1 il e/ t\t pr(it2 il me met mme d'tre log et p\rvu t\te ma vie aux dp5s d'autrui2-- la condition t\tefois de tr\v] un prteur1 ce qui1 dans ce sy/me1 ne s]a pas facile2 c> qui btira des maisons p\r les l\] gratis et se cont5t]1 de t]me en t]me1 de la pure re/itution8 ,aussi n'e/-ce pas l ce que v\s prt5dez4 ,v\s reconnaissez 7et c'e/ ce que je ti5s bi5 con/at]7 que celui qui a prt une maison ou une valeur quelconque1 a r5du un s]vice dont il n'e/ pas rmunr p> la simple remise des clefs au t]me1 ou le simple remb\rsem5t l'*ance4 ,il y a donc1 d'aprs v\s comme d'aprs moi1 quelque *ose /ipul] en sus de la re/itution4 ,n\s p\vons ne pas n\s accord] sur la nature et le nom de ce quelque *ose2 mais quelque *ose e/ d p> l'emprunteur4 ,et puisque v\s admettez1 d'une "p1 la mutualit des s]vices1 puisque1 d'autre "p1 v\s av\ez que le prteur a r5du s]vice1 p]mettez-moi d'appel] provisoirem5t cette *ose due p> l'emprunteur un s]vice4 ,eh bi56 ,monsieur1 il me semble que la "q a fait un pas1 et mme un gr& pas1 c> voici o n\s en sommes3 ,selon votre ?orie1 t\t aussi bi5 que selon la mi5ne1 entre le prteur et l'emprunteur1 cette conv5tion e/ p>faitem5t lgitime qui /ipule3 #a ,la re/itution intgrale1 l'*ance1 de l'objet prt2 #b ,un s]vice r5dre p> l'emprunteur au prteur1 en comp5sation du s]vice qu'il en a reu4 ,ma9t5ant1 quels s]ont la nature et le nom de ce s]vice d p> l'emprunteur8 ,je n'atta*e pas ces que/ions l'importance sci5tifique que v\s y mettez4 ,elles peuv5t tre ab&onnes aux contractants eux-mmes1 dans *aque cas p>ticuli]4 ,c'e/ vritablem5t leur affaire de dbattre la nature et l'quival5ce des s]vices *ang]1 aussi bi5 que leur appellation spciale4 ,la sci5ce a f9i qu& elle en a montr la cause1 l'orig9e et la lgitimit4 ,l'emprunteur s'acquitt]a en bl1 en v91 en s\li]s1 en ma9-d'oeuvre1 selon son tat4 ,dans la plup>t des circon/ances1 et seulem5t p\r plus de commodit1 il pai]a en arg5t2 et comme on ne se procure l'arg5t qu'avec du travail1 on p\rra dire qu'il paie avec du travail4 ,ce paiem5t1 ju/e et lgitime d'aprs v\s-mme1 p\rquoi me df5driez-v\s de le baptis] loy]1 f]mage1 escompte1 r5te1 prt1 intrt1 selon l'occurr5ce8 ,mais v5ons-en l'quivoque qui n\s sp>e1 la prt5due confusion que je fais1 dites-v\s1 entre l'usage et la proprit1 entre le prt de la *ose et une cession absolue4 ,v\s dites3 ,celui qui emprunte une proprit1 une valeur1 tant t5u de la r5dre intgralem5t l'*ance1 n'a reu1 au fond1 qu'un usage4 ,ce qu'il doit1 ce n'e/ pas une proprit1 une valeur1 mais l'usage d'une proprit1 d'une valeur quival5te4 ,id5tifi] ces deux ordres de nature div]se sans quival5ce possible1 c'e/ dtruire la mutualit des s]vices4 ,p\r all] la rac9e de l'objection1 il faudrait remu] t\s les fondem5ts de l'conomie sociale4 ,v\s n'att5dez pas de moi un tel travail1 mais je v\s dem&]ai si1 selon v\s1 l'usage d'une valeur n'a pas lui-mme une valeur8 s'il n'e/ pas susceptible d'tre valu8 ,d'aprs quelle rgle1 sur quel pr9cipe1 emp*]ez-v\s deux contractants de comp>] un usage une somme d'arg5t1 une quantit de ma9-d'oeuvre1 et d'*ang] sur ces bases1 si cela les arrange8 ,v\s me prtez une maison de #bj1jjj francs2 p> l v\s me r5dez un s]vice4 ,ent5dez-v\s dire que1 malgr mon cons5tem5t et le vtre1 je ne puis m'acquitt]1 au nom de la sci5ce1 qu'en v\s prtant aussi une maison de mme valeur8 ,mais cela e/ absurde1 c> si n\s avions t\s des maisons1 n\s re/]ions *acun dans la ntre1 et quelle s]ait la raison d'tre du prt8 ,si v\s allez jusqu' prt5dre que mutualit de s]vices implique que les deux s]vices *angs doiv5t tre non-seulem5t gaux en valeur1 mais id5tiques en nature1 v\s supprimez l'*ange aussi bi5 que le prt4 ,un *apeli] devra dire son cli5t3 ,ce que je v\s cde1 ce n'e/ pas de l'arg5t1 mais un *apeau2 ce que v\s me devez1 c'e/ un *apeau1 et non de l'arg5t4 ,que si v\s reconnaissez que les s]vices s'valu5t et s'*ang5t1 prcism5t p>ce qu'ils diffr5t de nature1 v\s devez conv5ir que la cession d'un usage qui e/ un s]vice1 peut trs-lgitimem5t s'valu] en bl1 en arg5t1 en ma9 d'oeuvre4 ,pr5ez-y g>de1 votre ?orie1 t\t en laissant p>faitem5t subsi/] le pr9cipe de l'intrt1 ne t5d ri5 mo9s qu' frapp] d'in]tie t\tes les transactions4 ,v\s ne r=mez pas1 v\s p>alysez4 ,je suis cordonni]4 ,mon mti] doit me faire vivre2 mais p\r l'ex]c]1 il faut que je sois log1 et je n'ai pas de maison4 ,d'un autre ct1 v\s avez consacr votre travail en btir une2 mais v\s ne savez pas faire vos s\li]s ni ne v\lez all] pi$s nus4 ,n\s p\vons n\s arrang]3 v\s me log]ez1 je v\s *auss]ai4 ,je pr(it]ai de votre travail comme v\s du mi53 n\s n\s r5drons rciproquem5t s]vice4 ,le t\t e/ d'arriv] une ju/e valuation1 une p>faite quival5ce1 et je n'y vois d'autre moy5 que le libre dbat4 ,et1 s\s prtexte qu'il y a cession d'un objet matriel1 d'un ct1 et que1 de l'autre1 il n'y a cession que d'un usage1 la ?orie vi5drait n\s dire3 ,cette transaction ne se f]a pas1 elle e/ illgitime1 abusive et spoliatrice2 il s'agit de deux s]vices qui n'ont pas d'quival5ce possible1 et que v\s n'avez ni la facult d'valu]1 ni le droit d'*ang]6 ,ne voyez-v\s pas1 ,monsieur1 qu'une telle ?orie tue la fois et l'*ange et la lib]t8 ,quelle e/ donc l'autorit qui vi5dra anantir a9si notre commun et libre cons5tem5t8 ,s]a-ce la loi8 s]a-ce l'tat8 ,mais je croyais1 moi1 que n\s faisions la loi1 que n\s payions l'tat p\r protg] nos droits et non p\r les supprim]4 ,a9si1 n\s tions d'accord t\t l'heure sur ce po9t1 que l'emprunteur doit quelque *ose en sus de la simple re/itution4 ,accordons-n\s ma9t5ant sur cet autre po9t1 que ce quelque *ose e/ susceptible d'tre valu1 et p> consqu5t d'tre acquitt1 selon la conv5ance des contractants1 s\s une des =mes quelconques que peut affect] la valeur4 ,la consqu5ce qui s'ensuit1 c'e/ que1 l'*ance1 le prteur doit rec\vr]3 #a ,la valeur intgrale prte2 #b ,la valeur du s]vice r5du p> le prt4 ,je n'ai pas beso9 de rpt] ici comm5t la re/itution intgrale de l'objet prt implique ncessairem5t la pr5nit de l'intrt4 ,exam9ons ma9t5ant1 en peu de mots1 cette seconde "q3 ,l'intrt du capital e/-il prlev aux dp5s du travail8 ,v\s le savez aussi bi5 que moi1 ,monsieur1 on se f]ait une ide bi5 circonscrite de l'intrt1 si l'on supposait qu'il n'app>at qu' l'occasion du prt4--,quiconque fait conc\rir un capital la cration d'un produit ent5d tre rmunr non-seulem5t p\r son travail1 mais p\r son capital2 de telle sorte que l'intrt entre comme lm5t dans le prix de t\s les objets de consommation4 ,il ne suffit peut-tre pas de dmontr] la lgitimit de l'intrt aux hommes qui n'ont pas de capitaux4 ,ils s]ai5t sans d\te t5ts de dire3 puisque l'intrt e/ lgitime1 il faut bi5 que n\s le subissions2 mais c'e/ un gr& malheur1 c> sans cela n\s obti5drions t\tes *oses meilleur m>*4 ,ce grief e/ compltem5t erron2 ce qui fait que les j\issances huma9es se rappro*5t de plus en plus de la gratuit et de la communaut1 c'e/ l'int]v5tion du capital4 ,le capital c'e/ la puissance dmocratique1 philan?ropique et galitaire p> excell5ce4 ,aussi1 celui qui en f]a compr5dre l'action r5dra le plus signal s]vice la socit1 c> il f]a cess] cet antagonisme de classes qui n'e/ fond que sur une erreur4 ,il m'e/ de t\te impossibilit de faire entr] dans un article de j\rnal la ?orie des capitaux#cd4 ,je dois me born] indiqu] ma p5se p> un exemple1 une anecdote1 une hypo?se qui e/ l'image de t\tes les transactions huma9es4 ,note #cd3 ,voy41 sur la ,?orie du capital1 le *ap4 ,,vii du tome ,,vi4 7,note de l'diteur47 ,plaons-n\s au po9t de d"p de l'humanit1 cette poque o n\s p\vons suppos] qu'il n'exi/ait aucun capital4 ,quelle tait alors la valeur1 mesure au travail1 d'un objet quelconque1 d'une paire de bas1 d'un sac de bl1 d'un meuble1 d'un livre1 etc42 en d'autres t]mes1 au prix de quel travail ces objets aurai5t-ils t a*ets8 ,je ne cra9s pas de dire que la rponse e/ cont5ue dans ce mot3 l',inf9i4 ,de tels objets tai5t alors t\t fait inaccessibles l'humanit4 ,qu'il s'agisse d'une paire du bas de coton4 ,aucun homme ne s]ait p>v5u la produire avec c5t ni avec mille j\rnes de travail4 ,d'o vi5t qu'auj\rd'hui1 en ,france1 il n'y a pas un ouvri] si malheureux qu'il ne puisse obt5ir une paire de bas de coton avec son travail d'une j\rne8--,c'e/ ju/em5t p>ce que du capital conc\rt la cration de ce produit4 ,le g5re huma9 a inv5t des in/rum5ts qui =c5t la nature une collaboration gratuite4 ,il e/ bi5 vrai qu'en dcomposant le prix de cette paire de bas1 v\s tr\vez qu'une p>tie assez considrable de ce prix se rapporte au capital4 ,il faut bi5 pay] le squatt] qui a dfri* la t]re de la ,c>ol9e2 il faut bi5 pay] la voile qui p\sse le navire de ,new-,york au ,havre2 il faut bi5 pay] la ma*9e qui fait t\rn] dix mille bro*es4 ,mais c'e/ ju/em5t p>ce que n\s payons ces in/rum5ts qu'ils font conc\rir la nature et qu'ils sub/itu5t son action gratuite l'action onreuse du travail4 ,si n\s supprimions successivem5t cette srie d'intrts pay]1 n\s supprim]ions p> cela mme les in/rum5ts et la collaboration naturelle qu'ils mett5t en oeuvre2 en un mot1 n\s revi5drions au po9t de d"p1 l'poque o mille j\rnes de travail n'aurai5t pas suffi p\r se procur] une paire de bas4 ,il en e/ a9si de t\tes *oses4 ,v\s p5sez que l'intrt e/ prlev p> celui qui ne fait ri5 sur celui qui travaille4 ,ah6 ,monsieur1 avant de laiss] tomb] une seconde fois dans le public cette tri/e et irritante ass]tion1 scrutez-la jusque dans la rac9e4 ,dem&ez-lui ce qu'elle conti5t1 et v\s v\s assur]ez qu'elle ne porte en elle que des erreurs et des temptes4 ,v\s invoquez mon apologue du ,rabot1 p]mettez-moi d'y rev5ir4 ,voil un homme qui veut faire des plan*es4 ,il n'en f]a pas une dans l'anne1 c> il n'a que ses dix doigts4 ,je lui prte une scie et un rabot1--deux in/rum5ts1 ne le p]dez pas de vue1 qui sont le fruit de mon travail et dont je p\rrais tir] p>ti p\r moi-mme4 ,au lieu d'une plan*e1 il en fait c5t et m'en donne c9q4 ,je l'ai donc mis mme1 en me privant de ma *ose1 d'avoir quatre-v+t-qu9ze plan*es au lieu d'une1--et v\s v5ez dire que je l'opprime et le vole6 ,quoi6 grce une scie et un rabot que j'ai fabriqus la sueur de mon front1 une production c5tuple e/1 p\r a9si dire1 sortie du nant1 la socit entre en possession d'une j\issance c5tuple1 un ouvri] qui ne p\vait pas faire une plan*e en a fait c5t2 et p>ce qu'il me cde librem5t et volontairem5t1 un v+time de cet excdant1 v\s me reprs5tez comme un tyran et un voleur6 ,l'ouvri] v]ra fructifi] son travail1 l'humanit v]ra s'l>gir le c]cle de ses j\issances2 et je suis le seul au monde1 moi1 l'auteur de ces rsultats1 qui il s]a df5du d'y p>ticip]1 mme du cons5tem5t univ]sel6 ,non1 non2 il ne peut en tre a9si4 ,votre ?orie e/ aussi contraire la ju/ice1 l'utilit gnrale1 l'intrt mme des ouvri]s1 qu' la pratique de t\s les temps et de t\s les lieux4 ,p]mettez-moi d'aj\t] qu'elle n'e/ pas mo9s contraire au rappro*em5t des classes1 l'union des coeurs1 la ralisation de la frat]nit huma9e1 qui e/ plus que la ju/ice1 mais ne peut se pass] de la ju/ice4 ,,fr,d,,ric ,,ba/iat4 ,,troisi,,me ,,lettre4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon ,f4 ,,ba/iat4 ,dsaveu de la di/9ction introduite p> ,m4 ,*ev4--,adhsion la =mule3 le prt e/ un s]vice2 un s]vice e/ une valeur4--,ant9omie4--,le prteur ne se prive pas4--,ncessit d'organis] le crdit gratuit4--,int]rogations catgoriques4 #ai novembre #ahdi4 ,la rvolution de ,fvri] a p\r b1 dans l'ordre politique et dans l'ordre conomique1 de fond] la lib]t absolue de l'homme et du citoy54 ,la =mule de cette ,rvolution e/1 dans l'ordre politique1 l'organisation du suffrage univ]sel1 soit l'absorption du p\voir dans la socit2--dans l'ordre conomique1 l'organisation de la circulation et du crdit1 soit encore l'absorption de la qualit de capitali/e dans celle de travailleur4 ,sans d\te1 cette =mule ne donne pas1 elle seule1 l'intellig5ce complte du sy/me3 elle n'en e/ que le po9t de d"p1 l'aphorisme4 ,mais elle suffit p\r expliqu] la ,rvolution dans son actualit et son immdiatet2 elle n\s autorise1 p> consqu5t1 dire que la ,rvolution n'e/ et ne peut tre autre *ose que cela4 ,t\t ce qui t5d dvelopp] la ,rvolution a9si conue1 t\t ce qui en favorise l'essor1 de quelque "p qu'il vi5ne1 e/ ess5tiellem5t rvolutionnaire3 n\s le classons dans la catgorie du m\vem5t4 ,t\t ce qui s'oppose l'application de cette ide1 t\t ce qui la nie ou qui l'entrave1 qu'il soit le produit de la dmagogie ou de l'absolutisme1 n\s l'appelons rsi/ance4--,si cette rsi/ance a p\r auteur le g\v]nem5t1 ou qu'elle agisse de conniv5ce avec le g\v]nem5t1 elle devi5t raction4 ,la rsi/ance e/ lgitime qu& elle e/ de bonne foi et qu'elle s'accomplit dans les limites de la lib]t rpublica9e3 elle n'e/ alors que la conscration du libre exam51 la sanction du suffrage univ]sel4 ,la raction1 au contraire1 t5dant1 au nom de l'autorit publique et dans l'intrt d'un p>ti1 supprim] violemm5t la manife/ation des ides1 e/ une atte9te la lib]t2 se traduit-elle en loi d'exil1 de dportation1 de transportation1 etc41 elle e/ alors un crime contre la s\v]a9et du peuple4 ,l'o/racisme e/ le suicide des rpubliques4 ,en r5dant compte1 dans la ,voix du ,peuple1 du projet d'impt sur le capital prs5t p> ,m4 de ,gir>d91 n\s n'avons po9t hsit y reconnatre l'une des manife/ations les plus h>dies de l'ide rvolutionnaire2 et bi5 que l'auteur de ce projet ait t1 et soit peut-tre encore atta* la dyna/ie d',orlans2 bi5 que ses t5dances p]sonnelles fass5t de lui un homme m9emm5t g\v]nem5tal2 bi5 qu'enf9 il se soit con/amm5t rang dans le p>ti de la ,cons]vation contre celui de la ,rvolution1 n\s n'en p5sons pas mo9s que son ide app>ti5t au m\vem5t2 ce titre1 n\s l'avons rev5dique comme ntre2 et si ,m4 de ,gir>d9 tait capable de r5i] sa propre p5se1 n\s la repr5drions en s\s-oeuvre1 et n\s n\s en f]ions un argum5t de plus contre les adv]saires de la ,rvolution4 ,c'e/ d'aprs cette rgle de critique leve1 et p\r a9si dire imp]sonnelle1 que n\s allons rpondre ,m4 ,ba/iat4 ,m4 ,ba/iat1 au reb\rs de ,m4 de ,gir>d91 e/ un criva9 t\t pntr de l'esprit dmocratique3 si l'on ne peut encore dire de lui qu'il e/ sociali/e1 c\p sr c'e/ dj plus qu'un philan?rope4 ,la manire dont il ent5d et expose l'conomie politique le place1 a9si que ,m4 ,blanqui1 s9on =t au-dessus1 du mo9s =t en avant des autres conomi/es1 fidles et immuables disciples de ,j4 ,b4 ,say4 ,m4 ,ba/iat1 en un mot1 e/ dv\ corps et me la ,rpublique1 la lib]t1 l'galit1 au progrs3 il l'a pr\v ma9te fois avec clat p> ses votes l',assemble nationale4 ,malgr cela1 n\s rangeons ,m4 ,ba/iat p>mi les hommes de la rsi/ance3 sa ?orie du capital et de l'intrt1 diamtralem5t oppose aux t5dances les plus au!ntiques1 aux beso9s les plus irrsi/ibles de la ,rvolution1 n\s en fait une loi4 ,puiss5t nos lecteurs1 notre exemple1 sp>] t\j\rs a9si les que/ions de p]sonnes d'avec les que/ions de pr9cipes6 la discussion et la *>it y gagn]ont4 ,m4 ,ba/iat comm5ce sa rponse p> une obs]vation d'une ju/esse frappante1 que n\s croyons d'autant plus utile de rappel]1 qu'elle tombe d'aplomb sur lui3 ,l'ardeur extrme1 dit ,m4 ,ba/iat1 avec laquelle le peuple1 en ,france1 s'e/ mis creus] les problmes conomiques1 et l'inconcevable indiffr5ce des classes aises l'g>d de ces problmes1 =m5t un des traits les plus c>actri/iques de notre poque4 ,p5dant que les anci5s j\rnaux1 organes et miroirs de la bonne socit1 s'en ti5n5t la gu]royante et /rile politique de p>ti1 les feuilles de/9es aux classes ouvrires agit5t incessamm5t ce qu'ont peut appel] les que/ions de fond1 les que/ions sociales4 ,eh bi56 n\s dirons ,m4 ,ba/iat3 ,v\s tes v\s-mme1 sans v\s en d\t]1 un exemple de cette indiffr5ce inconcevable avec laquelle les hommes de la classe aise tudi5t les problmes sociaux2 et t\t conomi/e de premi] ordre que v\s puissiez v\s dire1 v\s ignorez compltem5t o en e/ cette "q du capital et de l'intrt1 que v\s v\s tes *>g de df5dre4 ,aussi en arrire des ides que des faits1 v\s n\s p>lez exactem5t comme f]ait un r5ti] d'avant #hi4 ,le socialisme1 qui1 depuis dix ans1 prote/e contre le capital et l'intrt1 e/ totalem5t inconnu de v\s2 v\s n'en avez pas lu les mmoires2 c> si v\s les avez lus1 comm5t se fait-il que1 v\s prp>ant le rfut]1 v\s passiez s\s sil5ce t\tes ses preuves8 ,vraim5t1 v\s voir raisonn] contre le socialisme de notre ge1 on v\s pr5drait p\r un pimnide se rveillant en sursaut1 aprs quatre-v+ts ans de sommeil4 ,e/-ce bi5 n\s que v\s adressez vos diss]tations patri>cales8 ,e/-ce le proltaire de #ahdi que v\s v\lez conva9cre8 ,comm5cez donc p> tudi] ses ides2 placez-v\s1 avec lui1 dans l'actualit des doctr9es3 rpondez aux raisons1 vraies ou fausses1 qui le dt]m95t1 et ne lui apportez pas les vtres1 qu'il sait depuis un temps immmorial4 ,cela v\s surpr5dra sans d\te d'ent5dre dire que v\s1 membre de l',acadmie des sci5ces morales et politiques#ce1 lorsque v\s p>lez de capital et d'intrt1 v\s n'tes plus la "q6 ,c'e/ p\rtant ce que n\s n\s *>geons1 p\r auj\rd'hui1 de v\s pr\v]4 ,aprs1 n\s repr5drons la "q elle-mme1 si v\s en avez le dsir4 ,note #ce3 ,ba/iat n'tait pas prcism5t membre de l',in/itut1 mais seulem5t membre correspondant4 7,note de l'diteur47 ,n\s nions d'abord1 ceci v\s le savez de re/e1 n\s nions avec le *ri/ianisme et l'vangile1 la lgitimit en soi du prt intrt2 n\s la nions avec le judasme et le paganisme2 avec t\s les philosophes et lgislateurs de l'antiquit4 ,c> v\s rem>qu]ez ce premi] fait1 qui a bi5 aussi sa valeur2 l'usure n'a pas plutt p>u dans le monde1 qu'elle a t nie4 ,les lgislateurs et les morali/es n'ont cess de la combattre1 et s'ils ne sont p>v5us l'te9dre1 du mo9s ont-ils russi jusqu' c]ta9 po9t lui rogn] les ongles1 en fixant une limite1 un taux lgal l'intrt4 ,telle e/ donc notre premire proposition1 la seule dont1 ce qu'il semble1 v\s ayez ent5du p>l]3 ,t\t ce qui1 dans le remb\rsem5t du prt1 e/ donn en sus du prt1 e/ usure1 spoliation3 ,quodcumque sorti acc$it1 usura e/4 ,mais ce que v\s ne savez po9t1 et qui v\s m]veill]a peut-tre1 c'e/ que cette ngation fondam5tale de l'intrt ne dtruit po9t1 nos yeux1 le pr9cipe1 le droit1 si v\s v\lez1 qui donne naissance l'intrt1 et qui1 malgr les condamnations de l'autorit sculire et ecclsia/ique1 l'a fait p]dur] jusqu' nos j\rs2 en sorte que le vritable problme p\r n\s n'e/ pas de savoir si l'usure1 en soi1 e/ illicite1 n\s sommes cet g>d de l'avis de l'glise1--ou si elle a une raison d'exi/5ce1 n\s sommes1 s\s ce rapport1 de l'op9ion des conomi/es4 ,le problme e/ de savoir comm5t on p>vi5dra supprim] l'abus sans endommag] le droit2 comm5t1 en un mot1 on sortira de cette contradiction4 ,expliquons mieux cela1 s'il e/ possible4 ,d'un ct1 il e/ trs-vrai1 a9si que v\s l'tablissez v\s-mme premptoirem5t1 que le prt e/ un s]vice4 ,et comme t\t s]vice e/ une valeur1 consquemm5t comme il e/ de la nature de t\t s]vice d'tre rmunr1 il s'ensuit que le prt doit avoir son prix1 ou1 p\r employ] le mot te*nique1 qu'il doit port] intrt4 ,mais il e/ vrai aussi1 et cette vrit subsi/e ct de la prcd5te1 que celui qui prte1 dans les conditions ord9aires du mti] de prteur1 ne se prive pas1 comme v\s le dites1 du capital qu'il prte4 ,il le prte1 au contraire1 prcism5t p>ce que ce prt ne con/itue pas p\r lui une privation2 il le prte1 p>ce qu'il n'en a que faire p\r lui-mme1 tant suffisamm5t d'ailleurs p\rvu de capitaux2 il le prte1 enf91 p>ce qu'il n'e/ ni dans son int5tion1 ni dans sa puissance de le faire p]sonnellem5t valoir2 p>ce qu'en le g>dant entre ses ma9s1 ce capital1 /rile de sa nature1 re/]ait /rile1 t&is que p> le prt et p> l'intrt qui en rsulte1 il produit un bnfice qui p]met au capitali/e de vivre sans travaill]4 ,or1 vivre sans travaill]1 c'e/1 en conomie politique aussi bi5 qu'en morale1 une proposition contradictoire1 une *ose impossible4 ,le propritaire qui possde deux doma9es1 l'un ,t\rs1 l'autre ,orlans1 et qui e/ =c de fix] sa rsid5ce dans l'un qu'il exploite1 p> consqu5t d'ab&onn] l'autre2 ce propritaire-l peut-il dire qu'il se prive de sa *ose1 p>ce qu'il n'a pas1 comme ,dieu1 l'ubiquit d'action et de domicile8 ,autant vaudrait dire que n\s sommes privs du sj\r de ,new-,york p>ce que n\s habitons ,p>is4 ,conv5ez donc que la privation du capitali/e e/ comme la privation du matre qui a p]du son esclave1 comme la privation du pr9ce *ass p> ses sujets1 comme la privation du voleur qui1 v\lant escalad] une maison1 tr\ve les *i5s aux aguets et les habitants aux f5tres4 ,or1 en prs5ce de cette affirmation et de cette ngation diamtralem5t opposes1 appuyes l'une et l'autre de raisons gales1 mais qui1 ne se rpondant pas1 ne peuv5t s'entre-dtruire1 quel p>ti pr5dre8 ,v\s p]si/ez dans votre affirmation1 et v\s dites3 ,v\s ne v\lez pas me pay] d'intrt8 ,soit6 je ne veux pas v\s prt] mon capital4 ,t*ez de travaill] sans capitaux6 ,de notre ct1 n\s p]si/ons dans notre ngation1 et n\s disons3 ,n\s ne v\s pai]ons pas d'intrt1 p>ce que l'intrt1 dans l'conomie sociale1 e/ le prix de l'oisivet2 la cause premire de l'9galit des =tunes et de la misre4 ,aucun de n\s ne v\lant cd]1 n\s arrivons l'immobilisme4 ,tel e/ donc le po9t auquel le socialisme saisit la "q4 ,d'un ct1 la ju/ice commutative de l'intrt2 de l'autre1 l'impossibilit organique1 l'immoralit de ce mme intrt4 ,et1 p\r v\s le dire t\t d'abord1 le socialisme n'a la prt5tion de conv]tir p]sonne1 ni l'glise1 qui nie l'intrt1 ni l'conomie politique1 qui l'affirme2 d'autant mo9s qu'il e/ conva9cu qu'elles ont raison t\tes deux4 ,voici seulem5t comm5t il analyse le problme1 et ce qu'il propose son t\r1 p>-dessus les argum5ts des vieux prteurs1 trop intresss p\r qu'on les croie sur p>ole1 et les dclamations des ,pres de l'glise1 re/es sans effet4 ,puisque la ?orie de l'usure a f9i p> prvaloir dans les habitudes *rti5nes1 comme dans l'usage des paens2 puisque l'hypo?se ou la fiction de la productivit du capital e/ entre dans la pratique des peuples1 acceptons cette fiction conomique comme n\s avons accept p5dant tr5te-trois ans la fiction con/itutionnelle2 et voyons ce que cette fiction peut produire1 dveloppe dans t\tes ses consqu5ces4 ,au lieu de rep\ss] purem5t et simplem5t l'ide1 comme a fait l'glise1 ce qui ne p\vait m5] ri51 faisons-en la dduction hi/orique et philosophique2 et puisque le mot e/ plus que jamais la mode1 dcrivons-en la rvolution4 ,aussi bi51 faut-il que cette ide rponde quelque *ose de rel1 qu'elle indique un beso9 quelconque de l'esprit m]cantile1 p\r que les peuples n'ai5t jamais hsit lui faire le sacrifice de leurs croyances les plus vives et les plus sacres4 ,voici donc comm5t le socialisme1 p>faitem5t conva9cu de l'insuffisance de la ?orie conomique1 aussi bi5 que de la doctr9e ecclsia/ique1 traite son t\r la "q de l'usure4 ,d'abord il obs]ve que le pr9cipe de la productivit du capital ne fait aucune acception de p]sonnes1 ne con/itue pas un privilge3 ce pr9cipe e/ vrai de t\t capitali/e1 sans di/9ction de titre ou de dignit4 ,ce qui e/ lgitime p\r ,pi]re e/ lgitime p\r ,paul3 t\s deux ont le mme droit l'usure1 a9si qu'au travail4 ,lors donc1--je repr5ds ici l'exemple dont v\s v\s tes s]vi1--que v\s me prtez1 moy5nant intrt1 le rabot que v\s avez fabriqu p\r polir vos plan*es1 si1 de mon ct1 je v\s prte la scie que j'ai monte p\r dbit] mes s\*es1 j'aurai droit p>eillem5t un intrt4 ,le droit du capital e/ le mme p\r t\s3 t\s1 dans la mesure de leurs pre/ations et de leurs emprunts1 doiv5t p]cevoir et acquitt] l'intrt4 ,telle e/ la premire consqu5ce de votre ?orie1 qui ne s]ait pas une ?orie sans la gnralit1 sans la rciprocit du droit qu'elle cre3 cela e/ d'une vid5ce intuitive et immdiate4 ,supposons donc que de t\t le capital que j'emploie1 soit s\s la =me d'in/rum5t de travail1 soit s\s celle de matire premire1 la moiti me soit prte p> v\s2 supposons en mme temps que de t\t le capital que v\s mettez en oeuvre1 la moiti v\s soit prte p> moi1 il e/ clair que les intrts que n\s devrons n\s pay] mutuellem5t se comp5s]ont2 et si1 de "p et d'autre1 les capitaux avancs sont gaux1 les intrts se balanant1 le solde ou la r$evance s]a nul4 ,dans la socit1 les *oses ne se pass5t pas t\t fait a9si1 sans d\te4 ,les pre/ations que se font rciproquem5t les producteurs sont lo9 d'tre gales2 p>tant1 les intrts qu'ils ont se pay] ne le sont pas non plus3 de l1 l'9galit des conditions et des =tunes4 ,mais la "q e/ de savoir si cet quilibre de la pre/ation en capital1 travail et tal5t2 si1 p> consqu5t1 l'galit du rev5u p\r t\s les citoy5s1 p>faitem5t admissible en ?orie1 peut se ralis] dans la pratique2 si cette ralisation e/ dans les t5dances de la socit2 si1 enf91 et contre t\te att5te1 elle n'e/ pas la conclusion fatale de la ?orie de l'usure elle-mme8 ,or1 c'e/ ce qu'affirme le socialisme qu& il e/ p>v5u se compr5dre lui-mme1 socialisme qui ne se di/+ue plus alors de la sci5ce conomique1 tudie la fois dans son expri5ce acquise et dans la puissance de ses dductions4 ,en effet1 que n\s dit1 sur cette gr&e "q de l'intrt1 l'hi/oire de la civilisation1 l'hi/oire de l'conomie politique8 ,c'e/ que la pre/ation mutuelle des capitaux1 matriels et immatriels1 t5d s'quilibr] de plus en plus1 et cela p> div]ses causes que n\s allons numr]1 et que les conomi/es les plus rtrogrades ne peuv5t mconnatre3 #a ,la division du travail1 ou sp>ation des indu/ries1 qui1 multipliant l'inf9i les in/rum5ts de travail et les matires premires1 multiplie dans la mme proportion le prt des capitaux2 #b ,l'accumulation des capitaux1 accumulation qui rsulte de la v>it des indu/ries1 et dont l'effet e/ de produire entre les capitali/es une concurr5ce analogue celle des m>*&s1 p> consqu5t d'opr] ins5siblem5t la baisse du loy] des capitaux et la rduction du taux de l'intrt2 #c ,la facult t\j\rs plus gr&e de circulation qu'acquir5t les capitaux1 p> le numraire et la lettre de *ange2 #d ,enf91 la scurit publique4 ,telles sont les causes gnrales qui1 depuis des sicles1 ont am5 entre les producteurs une rciprocit de pre/ations de plus en plus quilibre1 p> suite1 une comp5sation de plus en plus gale des intrts1 une baisse cont9ue du prix des capitaux4 ,ces faits ne peuv5t tre nis3 v\s les av\ez v\s-mme2 seulem5t1 v\s en mconnaissez le pr9cipe et la signification1 qu& v\s attribuez au capital le mrite du progrs opr dans le doma9e de l'indu/rie et de la ri*esse2 t&is que ce progrs a p\r cause1 non le capital1 mais la ,,circulation du capital4 ,les faits tant de la sorte analyss et classs1 le socialisme se dem&e si1 p\r provoqu] cet quilibre du crdit et du rev5u1 il ne s]ait pas possible d'agir directem5t1 non sur les capitaux1 rem>quez-le bi51 mais sur la circulation2 s'il ne s]ait pas possible d'organis] cette circulation1 de manire produire t\t d'un c\p entre les capitali/es et les producteurs1 deux t]mes actuellem5t en opposition1 mais que la ?orie dmontre devoir tre synonymes1 l'quival5ce des pre/ations1 en d'autres t]mes1 l'galit des =tunes4 cette "q1 le socialisme rpond encore3 ,oui1 cela e/ possible1 et de plusieurs manires4 ,supposons d'abord1 p\r n\s r5f]m] dans les conditions du crdit actuel1 lequel s'effectue surt\t p> l'entremise du numraire2 supposons que t\s les producteurs de la ,rpublique1 au nombre de plus de dix millions1 se cotis5t *acun p\r une somme reprs5tant #a p\r #ajj seulem5t de leur capital4 ,cette cotisation de #a p\r #ajj sur la totalit du capital mobili] et immobili] du pays1 =m]ait une somme de ,,un ,,milli>d4 ,supposons qu' l'aide de cette cotisation une banque soit fonde1 en concurr5ce de la ,banque mal nomme de ,france1 et faisant l'escompte et le crdit sur hypo?que1 #a_/b p\r #ajj4 ,il e/ vid5t1 en premi] lieu1 que l'escompte des valeurs de comm]ce se faisant #a_/b p\r #ajj1 le prt sur hypo?que #a_/b p\r #ajj1 la comm&ite1 etc41 #a_/b p\r #ajj1 le capital monnaie s]ait immdiatem5t frapp1 entre les ma9s de t\s les usuri]s et prteurs d'arg5t1 d'improductivit absolue2 l'intrt s]ait nul1 le crdit gratuit4 ,si le crdit comm]cial et hypo?caire1 en autres t]mes1 si le capital arg5t1 le capital dont la fonction e/ exclusivem5t de circul] tait gratuit1 le capital maison le devi5drait lui-mme bi5tt2 les maisons ne s]ai5t plus en ralit capital1 elles s]ai5t m>*&ise1 cote la ,b\rse comme les eaux-de-vie et les fromages1 et l\e ou v5due1 deux t]mes dev5us alors synonymes1 ,,prix ,,de ,,revi5t4 ,si le capital maison1 de mme que le capital arg5t1 tait gratuit1 ce qui revi5t dire1 si l'usage en tait pay titre d'*ange1 non de prt1 le capital t]re ne t>d]ait pas dev5ir gratuit son t\r2 c'e/--dire que le f]mage1 au lieu d'tre la r$evance paye au propritaire non exploitant1 s]ait la comp5sation du produit entre les t]res de qualit suprieure et les t]res de qualit infrieure2 ou1 p\r mieux dire1 il n'y aurait plus1 en ralit1 ni f]mi]s1 ni propritaires1 il y aurait seulem5t des lab\reurs et des vign]ons1 comme il y a des m5uisi]s et des mcanici5s4 ,v\lez-v\s une autre preuve de la possibilit de ram5]1 p> le dveloppem5t des in/itutions conomiques1 t\s les capitaux la gratuit4 ,supposons qu'au lieu de ce sy/me d'impts1 si compliqu1 si onreux1 si vexatoire1 que n\s a lgu la fodalit nobiliaire1 un seul impt soit tabli1 non plus sur la production1 la circulation1 la consommation1 l'habitation1 etc42 mais1 comme la ju/ice l'exige et comme le veut la sci5ce conomique1 sur le capital net affr5t *aque individu4 ,le capitali/e p]dant p> l'impt autant ou plus qu'il ne gagne p> la r5te et l'intrt1 s]ait oblig ou de faire valoir p> lui-mme1 ou de v5dre3 l'quilibre conomique1 p> cette int]v5tion si simple1 et d'ailleurs 9vitable1 du fisc1 se rtablirait encore4 ,telle e/1 en somme1 la ?orie du socialisme sur le capital et l'intrt4 ,non-seulem5t n\s affirmons1 d'aprs cette ?orie qui1 d'ailleurs1 n\s e/ commune avec les conomi/es1 et sur la foi du dveloppem5t indu/riel1 que telles sont la t5dance et la porte du prt intrt2 n\s pr\vons encore1 p> les rsultats subv]sifs de l'conomie actuelle1 et p> la dmon/ration des causes de la misre1 que cette t5dance e/ ncessaire1 et l'ext9ction de l'usure 9vitable4 ,en effet1 le prix du prt1 loy] de capitaux1 intrt d'arg5t1 usure1 en un mot1 faisant1 comme il a t dit1 p>tie intgrante du prix des produits1 et cette usure n'tant pas gale p\r t\s1 il s'ensuit que le prix des produits1 compos qu'il e/ de salaire et d'intrts1 ne peut pas tre acquitt p> ceux qui n'ont p\r le pay] que leur salaire et po9t d'intrt2 en sorte que1 p> le fait de l'usure1 le travail e/ condamn au *mage et le capital la banqu]\te4 ,cette dmon/ration1 dans le g5re de celles que les ma?matici5s appell5t rduction l'absurde1 de l'impossibilit organique du prt intrt1 a t reproduite c5t fois dans le socialisme3 p\rquoi les conomi/es n'en p>l5t-ils pas8 ,v\lez-v\s donc srieusem5t rfut] les ides sociali/es sur le prt intrt8 ,voici les que/ions auxquelles v\s avez rpondre3 #a ,e/-il vrai que si1 au = extrieur1 la pre/ation du capital e/ un s]vice qui a sa valeur1 qui p> consqu5t doit tre pay2--au = intrieur1 cette pre/ation n'entrane po9t p\r le capitali/e une privation relle2 consquemm5t qu'elle ne suppose pas le droit de ri5 exig] p\r prix du prt8 #b ,e/-il vrai que l'usure1 p\r tre irrpro*able1 doit tre gale2 que la t5dance de la socit conduit cette galisation1 en sorte que l'usure n'e/ irrpro*able que lorsqu'elle e/ dev5ue gale p\r t\s1 c'e/--dire nulle8 #c ,e/-il vrai qu'une banque nationale1 faisant le crdit et l'escompte gratis1 soit *ose possible8 #d ,e/-il vrai que p> l'effet de cette gratuit du crdit et de l'escompte1 comme p> l'action de l'impt simplifi et ram5 sa vritable =me1 la r5te immobilire disp>at1 a9si que l'intrt de l'arg5t8 #e ,e/-il vrai qu'il y ait contradiction et impossibilit ma?matique dans l'anci5 sy/me8 #f ,e/-il vrai que l'conomie politique1 aprs avoir1 sur la "q de l'usure1 contr$it p5dant plusieurs milli]s d'annes la ?ologie1 la philosophie1 la lgislation1 arrive1 p> sa propre ?orie1 au mme rsultat8 #g ,e/-il vrai1 enf91 que l'usure n'a t1 dans son in/itution provid5tielle1 qu'un in/rum5t d'galit et de progrs1 absolum5t comme1 dans l'ordre politique1 la mon>*ie absolue a t un in/rum5t de lib]t et de progrs2 comme1 dans l'ordre judiciaire1 l'preuve de l'eau b\illante1 le duel et la "q ont t1 leur t\r1 des in/rum5ts de conviction et de progrs8 ,voil ce que nos adv]saires sont t5us d'exam9]1 avant de n\s accus] d'infirmit sci5tifique et intellectuelle2 voil1 monsieur ,ba/iat1 sur quels po9ts devra port] l'av5ir votre controv]se1 si v\s v\lez qu'elle ab\tisse4 ,la "q e/ clairem5t et catgoriquem5t pose3 p]mettez-n\s de croire qu'aprs en avoir pris lecture1 v\s reconnatrez qu'il y a dans le socialisme du dix-neuvime sicle quelque *ose qui dpasse la porte de votre vieille conomie politique4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,,quatri,,me ,,lettre4 ,f4 ,,ba/iat ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,circonscription logique du dbat4--,dire oui et non n'e/ pas rpondre4--,futilit de l'objection fonde sur ce que le capitali/e ne se prive pas4--,productivit naturelle et ncessaire du ,,capital dmontre p> des exemples4--,considrations sur le loisir4 #bf novembre #ahdi4 ,monsieur1 v\s me posez sept que/ions4 ,veuillez v\s rappel] qu'entre n\s il ne s'agit en ce mom5t que d'une seule3 ,l'intrt du capital e/-il lgitime8 ,cette "q e/ grosse de temptes4 ,il faut la vid]4 ,en acceptant la loyale hospitalit de vos colonnes1 je n'ai pas eu en vue d'analys] t\tes les comb9aisons possibles de crdit que le f]tile gnie des sociali/es peut enfant]4 ,je me suis dem& si l'intrt1 qui entre dans le prix de t\tes *oses1 e/ une spoliation2 si1 p> consqu5t1 le monde se p>tage entre des capitali/es voleurs et des travailleurs vols4 ,je ne le crois pas1 mais d'autres le croi5t4 ,selon que la vrit e/ de mon ct ou du leur1 l'av5ir rs]v notre *re patrie e/ la concorde1 ou une lutte sanglante et 9vitable4 ,la "q vaut donc la pe9e d'tre srieusem5t tudie4 ,que ne sommes-n\s d'accord sur ce po9t de d"p6 ,notre oeuvre se born]ait dtruire1 dans l'esprit des masses1 des erreurs fune/es et des prv5tions dang]euses4 ,n\s montr]ions au peuple le capital1 non comme un p>asite avide1 mais comme une puissance amie et fconde4 ,n\s le lui montr]ions1--et ici je reproduis presque vos expressions1--s'accumulant p> l'activit1 l'ordre1 l'p>gne1 la prvoyance1 la sp>ation des travaux1 la paix et la scurit publique2 se di/ribuant1 en v]tu de la lib]t1 entre t\tes les classes2 se mettant de plus en plus la porte de t\s1 p> la modicit croissante de sa rmunration2 ra*etant l'humanit enf9 du poids de la fatigue et du j\g des beso9s4 ,mais comm5t n\s lev] d'autres vues du problme social1 lorsque1 cette premire "q3 ,l'intrt du capital e/-il lgitime8 v\s rpondez3 ,,oui et ,,non4 ,,oui3 c>--il e/ trs-vrai que le prt e/ un s]vice1 et comme t\t s]vice e/ une valeur1 consquemm5t1 comme il e/ de sa nature d'tre rmunr1 il s'ensuit que le prt doit avoir son prix1 qu'il doit port] intrt4 ,,non3 c>--le prt1 p> l'intrt qui en rsulte1 produit un bnfice qui p]met au capitali/e de vivre sans travaill]4 ,or1 vivre sans travaill]1 c'e/1 en conomie politique aussi bi5 qu'en morale1 une proposition contradictoire1 une *ose impossible4 ,,oui3 c>--la ngation fondam5tale de l'intrt ne dtruit pas nos yeux le pr9cipe1 le droit qui donne naissance l'intrt4 ,le vritable problme1 p\r n\s1 n'e/ pas de savoir si l'usure a une raison d'exi/5ce2 n\s sommes1 s\s ce rapport1 de l'op9ion des conomi/es4 ,,non3 c>--n\s nions1 avec le *ri/ianisme et l'vangile1 la lgitimit en soi du prt intrt4 ,,oui3 c>--l'usure n'a t1 dans son in/itution provid5tielle1 qu'un in/rum5t d'utilit et de progrs4 ,,non3 c>--t\t ce qui1 en remb\rsem5t du prt1 e/ donn en sus du prt e/ usure1 spoliation4 ,,oui et ,,non1 enf93 c>--le socialisme n'a la prt5tion de conv]tir p]sonne1 ni l'glise1 qui nie l'intrt1 ni l'conomie politique1 qui l'affirme1 d'autant mo9s qu'il e/ conva9cu qu'elles ont raison t\tes deux4 ,il y en a qui dis5t3 ces solutions contradictoires sont un amusem5t que ,m4 ,pr\dhon donne son esprit4 ,d'autres3 ,il ne faut voir l que des c\ps de pi/olet que ,m4 ,pr\dhon tire dans la rue1 p\r faire mettre le public aux f5tres4 ,p\r moi1 qui sais que v\s les appliquez t\s les sujets3 lib]t1 proprit1 concurr5ce1 ma*9es1 religion1 je les ti5s p\r une conception s9cre et srieuse de votre intellig5ce4 ,mais1 ,monsieur1 p5sez-v\s que le peuple puisse v\s suivre longtemps dans le ddale de vos ,ant9omies8 ,son gnie ne s'e/ pas faonn sur les bancs v]m\lus de la ,sorbonne4 ,les fameux3 ,quidquid dix]is1 argum5tabor1--,ego v] contr--ne vont pas ses fran*es allures2 il veut voir le fond des *oses1 et il s5t in/9ctivem5t qu'au fond des *oses il y a un ,oui ou un ,non1 mais qu'il ne peut y avoir un ,oui et un ,non fondus ensemble4 ,p\r ne pas sortir du sujet qui n\s occupe1 il v\s dira3 ,il faut p\rtant bi5 que l'intrt soit lgitime ou illgitime1 ju/e ou inju/e1 provid5tiel ou satanique1 proprit ou spoliation4 ,la contradiction1 soyez-en sr1 e/ ce qu'il y a de plus difficile faire accept]1 mme aux esprits subtils1 plus =te raison au peuple4 ,si je m'arrte la premire moiti1 j'ose dire la bonne moiti de votre ?se1 en quoi diffrez-v\s des conomi/es8 ,v\s conv5ez qu'avanc] un capital1 c'e/ r5dre un s]vice1 qui donne droit un s]vice quival5t1 lequel e/ susceptible d'valuation et s'appelle intrt4 ,v\s conv5ez que le seul moy5 de dgag] l'quival5ce de ces deux s]vices1 c'e/ de les laiss] s'*ang] librem5t1 puisque v\s rep\ssez l'int]v5tion de l'tat1 et proclamez1 ds le db de votre article1 la lib]t de l'homme et du citoy54 ,v\s conv5ez que l'intrt a t1 dans son in/itution provid5tielle1 un in/rum5t d'galit et de progrs4 ,v\s conv5ez que1 p> l'accumulation des capitaux 7qui c]tes ne s'accumul]ai5t pas si t\te rmunration leur tait dnie71 l',intrt t5d baiss]1 mettre l'in/rum5t du travail1 la matire premire et l'approvisionnem5t1 t\j\rs la porte plus facile de classes plus nombreuses4 ,v\s conv5ez que les ob/acles1 qui arrt5t cette dsirable diffusion du capital1 sont artificiels et se nomm5t privilges1 re/rictions1 monopoles2 qu'ils ne peuv5t tre la consqu5ce fatale de la lib]t1 puisque v\s invoquez la lib]t4 ,voil une doctr9e qui1 p> sa simplicit1 sa gr&eur1 sa concordance1 le p>fum de ju/ice qui s'en exhale1 s'impose aux convictions1 entrane les coeurs1 et fait pntr]1 dans t\s les replis de l'intellig5ce1 le s5tim5t de la c]titude4 ,que repro*ez-v\s donc l'conomie politique8 ,e/-ce d'avoir rep\ss les =mules div]ses--et p> suite refus de pr5dre le nom--du socialisme8 ,oui1 elle a combattu le sa9t-simonisme et le f\ririsme2 v\s les avez combattus comme elle4 ,oui1 elle a rpr\v les ?ories du ,luxemb\rg2 v\s les avez rpr\ves comme elle4 ,oui1 elle a lutt contre le communisme2 v\s avez fait plus1 v\s l'avez cras4 ,d'accord avec l'conomie politique sur le capital1 son orig9e1 sa mission1 son droit1 ses t5dances2--d'accord avec elle sur le pr9cipe prom\voir1 la lib]t2--d'accord avec elle sur l'ennemi combattre1 l'int]v5tion abusive de l'tat dans les transactions honntes2--d'accord avec elle dans ses luttes contre les manife/ations passes du socialisme2--d'o vi5t que v\s v\s ret\rnez contre elle8 ,c'e/ que v\s avez tr\v au socialisme une n\velle =mule3 la contradiction1 ou1 si v\s aimez mieux1 l'ant9omie4 ,c'e/ p\rquoi v\s apo/rophez l'conomie politique et lui dites3 ,tu es vieille d'un sicle4 ,tu n'es plus au c\rant des que/ions du j\r4 ,tu n'envisages la "q que s\s une face4 ,tu te fondes sur la lgitimit et l'utilit de l'intrt1 et tu z raison1 c> il e/ utile et lgitime2 mais ce que tu ne compr5ds pas1 c'e/ qu'en mme temps il e/ nuisible et illgitime4 ,cette contradiction t'm]veille2 la gloire du no-socialisme e/ de l'avoir dc\v]te1 et c'e/ p> l qu'il dpasse ta porte4 ,avant de *]*]1 a9si que v\s m'y invitez1 faire sortir une solution de ces prmisses contradictoires1 il faut savoir si la contradiction exi/e1 et n\s sommes ram5s p> l creus] de plus en plus ce problme3 ,l'intrt du capital e/-il lgitime8 ,mais que puis-je dire8 ,mon oeil se fixe sur l'pe de ,damocls que v\s t5ez susp5due sur ma tte4 ,plus concluantes s]ont mes raisons1 plus v\s v\s frott]ez les ma9s1 disant3 ,on ne saurait mieux pr\v] ma ?se4 ,que si1 des bas-fonds du communisme1 il s'lve contre mes argum5ts une rfutation spcieuse1 v\s v\s frott]ez les ma9s encore1 disant3 ,voici du sec\rs qui arrive mon anti?se4 ant9omie6 tu es vraim5t une citadelle impr5able2 tu ressembles1 trait p\r trait1 au scepticisme4 ,comm5t conva9cre ,pyrrhon1 qui v\s dit3 ,je d\te si tu me p>les ou si je te p>le2 je d\te si tu es et si je suis2 je d\te si tu affirmes2 je d\te si je d\te8 ,voyons nanmo9s sur quelle base v\s faites repos] la seconde moiti de l'ant9omie4 ,v\s invoquez d'abord les ,pres de l'glise1 le judasme et le paganisme4 ,p]mettez-moi de les rcus] en matire conomique4 ,v\s l'av\ez v\s-mme1 ,juifs et g5tils ont p>l dans un s5s et agi dans un autre4 ,qu& il s'agit d'tudi] les lois gnrales auxquelles obx la socit1 la manire dont les hommes agiss5t univ]sellem5t a plus de poids que quelques s5t5ces4 ,v\s dites3 ,celui qui prte ne se prive pas du capital qu'il prte4 ,il le prte1 au contraire1 p>ce que ce prt ne con/itue pas p\r lui une privation2 il le prte1 p>ce qu'il n'en a que faire p\r lui-mme1 tant suffisamm5t p\rvu1 d'ailleurs1 de capitaux4 ,il le prte1 enf91 p>ce qu'il n'e/ ni dans son int5tion ni dans sa puissance de le faire p]sonnellem5t valoir#cf4 ,note #cf3 ,l'argum5t tir de ce que le capitali/e ne se prive pas1 n'e/ pas exclusivem5t l'usage des sociali/es3 ,considr] comme un lm5t important de la lgitimit de l'intrt la privation pr\ve p> le prteur1 e/ une op9ion qui fut s\t5ue1 le #ae ju9 #ahdi1 dans le ,j\rnal des conomi/es1 l'occasion du pamphlet ,capital et ,r5te1 rcemm5t publi4 7,note de l'diteur47 ,et qu'importe1 s'il l'a cr p> son travail1 prcism5t p\r le prt]8 ,il n'y a l qu'une quivoque sur l'effet ncessaire de la sp>ation des occupations4 ,votre argum5t attaque la v5te aussi bi5 que le prt4 ,en v\lez-v\s la preuve8 ,je vais reproduire votre phrase1 en sub/ituant ,v5te ,prt et ,*apeli] ,capitali/e4 ,celui qui v5d1 dirai-je1 ne se prive pas du *apeau qu'il v5d4 ,il le v5d1 au contraire1 p>ce que cette v5te ne con/itue pas p\r lui une privation4 ,il le v5d p>ce qu'il n'en a que faire p\r lui-mme1 tant d'ailleurs suffisamm5t p\rvu de *apeaux4 ,il le v5d enf9 p>ce qu'il n'e/ ni dans son int5tion1 ni dans sa puissance de le faire p]sonnellem5t s]vir4 ,en faveur de votre anti?se1 v\s allguez encore la comp5sation4 ,v\s me prtez1 moy5nant intrt1 le rabot que v\s avez fabriqu p\r polir vos plan*es4 ,si1 de mon ct1 je v\s prte la scie que j'ai monte p\r dbit] mes s\*es1 j'aurai droit p>eillem5t un intrt44444 ,si1 de "p et d'autre1 les capitaux avancs sont gaux1 les intrts se balanant1 le solde s]a nul4 ,sans d\te2 et si les capitaux avancs sont 9gaux1 un solde lgitime app>atra4 ,c'e/ prcism5t a9si que les *oses se pass5t4 ,encore ici1 ce que v\s dites du prt1 on peut le dire de l'*ange et mme du travail2 p>ce que des travaux *angs se comp5s5t1 en concluez-v\s que le travail a t ananti8 ,le socialisme mod]ne aspire1 dites-v\s1 ralis] cette pre/ation mutuelle des capitaux1 af9 que l'intrt1 p>tie intgrante du prix de t\tes *oses1 se comp5se p\r t\s et1 p> consqu5t1 s'annule4--,qu'il se comp5se1 ce n'e/ pas idalem5t impossible1 et je ne dem&e pas mieux4 ,mais il y faut d'autres faons qu'une ,banque d'inv5tion n\velle4 ,que le socialisme galise *ez t\s les hommes l'activit1 l'habilet1 la probit1 l'conomie1 la prvoyance1 les beso9s1 les gts1 les v]tus1 les vices et mme les *ances1 et alors il aura russi4 ,mais alors aussi il import]a peu que l'intrt se cote demi p\r c5t ou c9quante p\r c5t4 ,v\s n\s repro*ez de mconnatre la signification du socialisme1 p>ce que n\s ne fondons pas de gr&es esprances sur ses rves de crdit gratuit4 ,v\s n\s dites3 ,v\s attribuez au capital le mrite et le progrs opr dans le doma9e de l'indu/rie et de la ri*esse1 t&is que le progrs a p\r cause non le capital1 mais la ,,circulation du capital4 ,je crois que c'e/ v\s qui pr5ez ici l'effet p\r la cause4 ,p\r que le capital circule1 il faut d'abord qu'il exi/e2 et1 p\r qu'il exi/e1 il faut qu'il soit provoqu natre p> la p]spective des rcomp5ses atta*es aux v]tus qui l'eng5dr5t4 ,ce n'e/ pas p>ce qu'il circule que le capital e/ utile2 c'e/ p>ce qu'il e/ utile qu'il circule4 ,son utilit intr9sque fait que les uns le dem&5t1 que les autres l'(fr5t2 de l la circulation qui n'a beso9 que d'une *ose3 ,,tre ,,libre4 ,mais ce que je dplore surt\t1 c'e/ de voir sp>] en deux classes antagoniques les capitali/es et les travailleurs1 comme s'il y avait un seul travailleur au monde qui ne ft1 quelque degr1 capitali/e1 comme si capital et travail n'tai5t pas une mme *ose2 comme si rmunr] l'un ce n'tait pas rmunr] l'autre4 ,ce n'e/ c]tes pas v\s qu'il faut dmontr] cette proposition4 ,p]mettez-moi1 cep5dant1 de l'lucid] p> un exemple2 c>1 v\s le savez bi51 n\s n'crivons pas l'un p\r l'autre1 mais p\r le public4 ,deux ouvri]s se prs5t5t1 gaux d'activit1 de =ce1 d'adresse4 ,l'un n'a que ses bras2 l'autre a une ha*e1 une scie1 une h]m9ette4 ,je paie au premi] #c fr4 p> j\r1 au second #c fr4 #ge c4 ,il semble que le salaire soit 9gal2 creusons la matire1 et n\s n\s conva9crons que cette 9galit app>5te e/ de l'galit relle4 ,d'abord1 il faut bi5 que je remb\rse au *>p5ti] l'usure des outils qu'il use mon s]vice et mon pr(it4 ,il faut bi5 qu'il tr\ve1 dans un accroissem5t de salaire1 de quoi entret5ir cet outillage et ma9t5ir sa position4 ,de ce *ef1 je lui donne #e s\s de plus p> j\r qu'au simple manoeuvre1 sans que l'galit soit le mo9s du monde blesse4 ,ensuite1--et j'invoque ici l'att5tion du lecteur1 c> n\s sommes au vif de la "q2--p\rquoi le *>p5ti] a-t-il des outils8 ,app>emm5t p>ce qu'il les a faits avec du travail ou pays p> du travail1 ce qui e/ t\t un4 ,supposons qu'il les ait faits en consacrant cette cration t\t le premi] mois de l'anne4 ,le manoeuvre1 qui n'a pas pris cette pe9e1 p\rra me l\] ses s]vices p5dant #cjj j\rs1 t&is que le *>p5ti]-capitali/e n'aura plus que #bgj j\rnes disponibles ou rmunrables4 ,il faut donc que #bgj j\rnes1 avec outils1 lui produis5t autant que #cjj j\rnes sans outils2 en d'autres t]mes1 que les premires se pai5t #e s\s de plus4 ,ce n'e/ pas t\t encore4 ,qu& le *>p5ti] s'e/ dcid faire ses outils1 il a eu un b1 assurm5t =t lgitime1 celui d'amlior] sa condition4 ,on ne peut lui mettre dans la b\*e ce raisonnem5t3 ,je vais accumul] des approvisionnem5ts1 m'impos] des privations1 af9 de p\voir travaill] t\t un mois sans ri5 gagn]4 ,ce mois1 je le consacr]ai fabriqu] des outils qui me mettront mme de dbit] beauc\p plus d'ouvrage au pr(it de mon cli5t2 ensuite1 je lui dem&]ai de rgl] mon salaire p\r les onze mois suivants1 de manire gagn] ju/e autant1 t\t compris1 que si j'tais re/ manoeuvre4 ,non1 cela ne peut tre a9si4 ,il e/ vid5t que ce qui a /imul1 dans cet artisan1 la sagacit1 l'habilet1 la prvoyance1 la privation1 c'e/ l'espoir1 le trs-ju/e espoir d'obt5ir p\r son travail une meilleure rcomp5se4 ,a9si n\s arrivons ce que la rtribution du *>p5ti] se dcompose comme il suit3 #a #c fr4 c1 salaire brut4 #b #be usure des outils4 #c #be comp5sation du temps consacr faire les outils4 #d #be ju/e rmunration de l'habilet1 de la prvoyance1 de la privation4 --------------- #c fr4 #ge c4 ,o peut-on voir l inju/ice1 iniquit1 spoliation8 ,que signifi5t t\tes ces clameurs si absurdem5t leves contre notre *>p5ti] dev5u capitali/e8 ,et rem>quez bi5 que l'excdant de salaire qu'il reoit n'e/ obt5u aux dp5s de p]sonne2 moi qui le paie1 j'ai mo9s que p]sonne m'en pla9dre4 ,grce aux outils1 une production supplm5taire a t p\r a9si dire tire du nant4 ,cet excdant d'utilit se p>tage entre le capitali/e et moi qui1 comme consommateur1 reprs5te ici la communaut1 l'humanit t\t entire4 ,autre exemple1--c> il me semble que ces analyses directes des faits in/ruis5t plus que la controv]se4 ,le lab\reur a un *amp r5du presque improductif p> la surabondance d'humidit4 ,en homme primitif1 il pr5d un vase et va puis] l'eau qui noie ses sillons4 ,voil un travail excessif2 qui doit le pay]8 videmm5t l'acqureur de la rcolte4 ,si l'homme n'avait jamais imag9 d'autre procd de dess*em5t1 le bl s]ait si *]1 quoiqu'il n'y et pas de capital rmunr] 7ou plutt p>ce que71 que l'on n'en produirait pas2 et tel a t le sort de l'humanit p5dant des sicles4 ,mais notre lab\reur s'avise de faire une rigole4 ,voil le capital qui p>at4 ,qui doit pay] les frais de cet ouvrage8 ,ce n'e/ pas l'acqureur de la premire rcolte4 ,cela s]ait inju/e1 puisque la rigole doit favoris] un nombre indt]m9 de rcoltes successives4 ,comm5t donc se rgl]a la rp>tition8 ,p> la loi de l'intrt et de l'amortissem5t4 ,il faut que le lab\reur1 comme le *>p5ti]1 retr\ve les quatre lm5ts de rmunration que j'numrais t\t l'heure1 ou il ne f]a pas la rigole4 ,et1 encore que le prix du bl se tr\ve ici grev d'un intrt1 ce s]ait tomb] dans une hrsie conomique que de dire3 cet intrt e/ une p]te p\r le consommateur4 ,bi5 au contraire2 c'e/ p>ce que le consommateur paie l'intrt de ce capital1 s\s =me de rigole1 qu'il ne paie pas l'puisem5t1 beauc\p plus disp5dieux1 =ce de bras4--,et1 si v\s obs]vez la *ose de prs1 v\s v]rez que c'e/ t\j\rs du travail qu'il paie2 seulem5t1 dans le second cas1 il int]vi5t une coopration de la nature1 trs-utile1 trs-productive1 mais qui ne se paie pas4 ,votre plus gr& grief contre l'intrt e/ qu'il p]met aux capitali/es de vivre sans travaill]4 ,or1 dites-v\s1 vivre sans travaill]1 c'e/1 en conomie politique comme en morale1 une proposition contradictoire1 une *ose impossible4 ,sans d\te1 vivre sans travaill]1 p\r l'homme tel qu'il a plu ,dieu de le faire1 e/1 d'une manire absolue1 *ose impossible4 ,mais ce qui n'e/ pas impossible l'homme1 c'e/ de vivre deux j\rs sur le travail d'un seul4 ,ce qui n'e/ pas impossible l'humanit1 ce qui e/ mme une consqu5ce provid5tielle de sa nature p]fectible1 c'e/ d'accrotre incessamm5t la proportion des rsultats obt5us aux ef=ts employs4 ,si un artisan a pu amlior] son sort en fabriquant de grossi]s outils1 p\rquoi ne l'amlior]ait-il pas davantage encore en crant des ma*9es plus compliques1 en dployant plus d'activit1 plus de gnie1 plus de prvoyance2 en se s\mettant de plus longues privations8 ,que si le tal5t1 la p]svrance1 l'ordre1 l'conomie1 l'ex]cice de t\tes les v]tus1 se p]ptu5t dans la famille2 p\rquoi ne p>vi5drait-elle pas1 la longue1 au loisir relatif1 ou1 p\r mieux dire1 s'initi] des travaux d'un ordre plus lev8 ,p\r que ce loisir provoqut avec ju/ice1 *ez ceux qui n'y sont pas encore p>v5us1 l'irritation et l'envie1 il faudrait qu'il ft acquis aux dp5s d'autrui1 et j'ai pr\v qu'il n'en tait pas a9si4 ,il faudrait1 de plus1 qu'il ne ft pas l't]nelle aspiration de t\s les hommes4 ,je t]m9]ai cette lettre1 dj trop longue1 p> une considration sur le loisir4 ,quelle que soit mon admiration s9cre p\r les admirables lois de l'conomie sociale1 quelque temps de ma vie que j'aie consacr tudi] cette sci5ce1 quelque confiance que m'inspir5t ses solutions1 je ne suis pas de ceux qui croi5t qu'elle embrasse t\te la de/9e huma9e4 ,production1 di/ribution1 circulation1 consommation des ri*esses1 ce n'e/ pas t\t p\r l'homme4 ,il n'e/ ri51 dans la nature1 qui n'ait sa cause f9ale2 et l'homme aussi doit avoir une autre f9 que celle de p\rvoir son exi/5ce matrielle4 ,t\t n\s le dit4 ,d'o lui vi5n5t et la dlicatesse de ses s5tim5ts1 et l'ardeur de ses aspirations2 sa puissance d'admir] et de s'extasi]8 ,d'o vi5t qu'il tr\ve dans la mo9dre fleur un sujet de contemplation8 que ses organes saisiss5t avec tant de vivacit et rapport5t l'me1 comme les abeilles la ru*e1 t\s les trsors de beaut et d'h>monie que la nature et l'art ont rp&us aut\r de lui8 ,d'o vi5t que des l>mes m\ill5t ses yeux au mo9dre trait de dv\em5t qu'il ent5d racont]8 ,d'o vi5n5t ces flux et ces reflux d'affection que son coeur labore comme il labore le sang et la vie8 ,d'o lui vi5n5t son am\r de l'humanit et ses lans v]s l'inf9i8 ,ce sont l les indices d'une noble de/9ation qui n'e/ pas circonscrite dans l'troit doma9e de la production indu/rielle4 ,l'homme a donc une f94 ,quelle e/-elle8 ,ce n'e/ pas ici le lieu de s\lev] cette "q4 ,mais quelle qu'elle soit1 ce qu'on peut dire1 c'e/ qu'il ne la peut atte9dre si1 c\rb s\s le j\g d'un travail inexorable et incessant1 il ne lui re/e aucun loisir p\r dvelopp] ses organes1 ses affections1 son intellig5ce1 le s5s du beau1 ce qu'il y a de plus pur et de plus lev dans sa nature2 ce qui e/ en g]me *ez t\s les hommes1 mais lat5t et in]te1 faute de loisir1 *ez un trop gr& nombre d'entre eux#cg4 ,note #cg3 ,voy41 au tome ,,vi1 la f9 du *ap4 ,,vi4 7,note de l'diteur47 ,quelle e/ la puissance qui allg]a p\r t\s1 dans une c]ta9e mesure1 le f>deau de la pe9e8 ,qui abrg]a les heures de travail8 ,qui dess]r]a les li5s de ce j\g pesant qui c\rbe auj\rd'hui v]s la matire1 non-seulem5t les hommes1 mais les femmes et les enfants qui n'y semblai5t pas de/9s8--,c'e/ le capital2 le capital qui1 s\s la =me de r\e1 d'engr5age1 de rail1 de *ute d'eau1 de poids1 de voile1 de rame1 de *>rue1 pr5d sa *>ge une si gr&e p>tie de l'oeuvre primitivem5t accomplie aux dp5s de nos n]fs et de nos muscles2 le capital qui fait conc\rir1 de plus en plus1 au pr(it de t\s1 les =ces gratuites de la nature4 ,le capital e/ donc l'ami1 le bi5faiteur de t\s les hommes1 et p>ticulirem5t des classes s\ffrantes4 ,ce qu'elles doiv5t dsir]1 c'e/ qu'il s'accumule1 se multiplie1 se rp&e sans compte ni mesure4--,et s'il y a un tri/e spectacle au monde1--spectacle qu'on ne p\rrait df9ir que p> ces mots3 suicide matriel1 moral et collectif1--c'e/ de voir ces classes1 dans leur g>em5t1 faire au capital une gu]re a*>ne4--,il ne s]ait ni plus absurde1 ni plus tri/e1 si n\s voyions t\s les capitali/es du monde se conc]t] p\r p>alys] les bras et tu] le travail4 ,en me rsumant1 monsieur ,pr\dhon1 je v\s dirai ceci3 ,le j\r o n\s s]ons d'accord sur cette premire donne1 l'intrt du capital1 dt]m9 p> le libre dbat1 e/ lgitime2--je me f]ai un plaisir et un devoir de discut] loyalem5t avec v\s les autres que/ions que v\s me posez4 ,,fr,d,,ric ,,ba/iat4 ,,c9qui,,me ,,lettre4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon ,f4 ,,ba/iat4 ,rclamation sur les limites du dbat4--,l'intrt a t mais n'e/ plus lgitime4--,inductions tires de l'hi/oire4--,l'illgitimit succde la lgitimit4--,impritie et mauvais v\loir de la socit4--,c'e/ de la circulation du ,,capital1 et non du ,,capital mme1 que nat le progrs de la ri*esse sociale4 #c dcembre #ahdi4 ,monsieur1 votre d]nire lettre se t]m9e p> ces p>oles3 ,le j\r o n\s s]ons d'accord sur cette premire donne3 l'intrt du capital e/ lgitime2--je me f]ai un plaisir et un devoir de discut] loyalem5t avec v\s les autres que/ions que v\s me posez4 ,je vais1 ,monsieur1 t*] de v\s donn] satisfaction4 ,mais p]mettez-moi d'abord de v\s adress] cette "q1 que je v\drais p\voir r5dre mo9s brusque3 ,qu'tes-v\s v5u faire la ,voix du ,peuple8--,rfut] la ?orie du crdit gratuit1 la ?orie de l'abolition de t\t intrt des capitaux1 de t\te r5te de la proprit4 ,p\rquoi donc refusez-v\s de v\s plac] t\t de suite sur le t]ra9 de cette ?orie8 de la suivre dans son pr9cipe1 sa m?ode1 son dveloppem5t8 d'exam9] ce qui la con/itue1 les preuves de vrit qu'elle apporte1 le s5s des faits qu'elle cite1 et qui contr$is5t1 abrog5t1 d'une manire clatante1 le fait1 ou plutt la fiction que v\s v\s ef=cez de s\t5ir de la productivit du capital8 ,cela e/-il d'une discussion srieuse et loyale8 ,depuis qu& a-t-on vu les philosophes rpondre un sy/me de philosophie p> cette f9 de non-recevoir3 ,mettons-n\s premirem5t d'accord sur le sy/me en vogue1 aprs quoi n\s exam9]ons le n\veau8 ,depuis qu& e/-il reu dans les sci5ces que l'on doit rep\ss] impitoyablem5t1 p> la "q pralable1 t\t fait1 t\te ide1 t\te ?orie qui contr$it la ?orie gnralem5t admise8 ,quoi6 v\s entrepr5ez de me rfut] et de me conva9cre2 et puis1 au lieu de saisir mon sy/me corps corps1 v\s me prs5tez le vtre6 ,p\r me rpondre1 v\s comm5cez p> exig] que je tombe d'accord avec v\s de ce que je nie positivem5t6 ,en vrit1 n'aurais-je pas1 ds ce mom5t1 le droit de v\s dire3 ,g>dez votre ?orie du prt intrt1 puisqu'elle v\s agre1 et laissez-moi ma ?orie du prt gratuit1 que je tr\ve plus avantageuse1 plus morale1 plus utile et beauc\p plus pratique8 ,au lieu de discut]1 comme n\s l'avions espr1 n\s en s]ons quittes p\r mdire l'un de l'autre1 et n\s dcri] rciproquem5t4 l'avantage6444 ,voil1 ,monsieur1 comm5t se t]m9]ait la discussion1 si1 p> malheur p\r votre ?orie1 elle n'tait =ce1 af9 de se ma9t5ir1 de r5v]s] la mi5ne4 ,c'e/ ce que je vais avoir l'honneur de v\s dmontr]1 en suivant votre lettre de po9t en po9t4 ,v\s comm5cez p> plaisant]1 =t spirituellem5t sans d\te1 sur la loi de contradiction dont je me suis s]vi p\r trac] la m>*e de la ?orie sociali/e4 ,croyez-moi1 ,monsieur1 il y a t\j\rs peu de gloire acqurir1 p\r un homme d'intellig5ce1 rire des *oses qu'il n'ent5d pas1 surt\t qu& elles repos5t sur des autorits aussi respectables que la loi de contradiction4 ,la dialectique1 fonde p> ,kant et ses successeurs1 e/ auj\rd'hui comprise et employe p> une moiti de l',europe1 et ce n'e/ pas un titre d'honneur p\r notre pays assurm5t1 qu& nos vois9s ont port si lo9 la spculation philosophique1 d'en tre re/ ,proclus et sa9t ,?omas4 =ce d'clectisme et de matrialisme1 n\s avons p]du jusqu' l'intellig5ce de nos traditions2 n\s n'ent5dons pas mme ,desc>tes2 c>1 si n\s ent5dions ,desc>tes1 il n\s conduirait ,kant1 ,fi*te1 ,hegel1 et au del4 ,quittons1 t\tefois1 la contradiction1 puisqu'elle v\s e/ importune1 et rev5ons l'anci5ne m?ode4 ,v\s savez ce que l'on ent5d1 dans la logique ord9aire1 p> di/9ction4 dfaut de pr(esseur de philosophie1 ,diafoirus le jeune v\s l'aurait appris4 ,c'e/ le procd qui v\s e/ le plus famili]1 et qui tmoigne le mieux de la subtilit de votre esprit4 ,je vais donc1 p\r rpondre votre "q1 faire usage du di/+uo3 peut-tre alors ne v\s s]a-t-il plus possible de dire que v\s ne me compr5ez pas4 ,v\s dem&ez3 l'intrt du capital e/-il lgitime1 oui ou non8 ,rpondez cela1 sans ant9omie et sans anti?se4 ,je rponds3 ,,di/+uons1 s'il v\s plat4 ,oui1 l'intrt du capital a pu tre considr comme lgitime dans un temps2 non1 il ne peut plus l'tre dans un autre4 ,cela v\s (fre-t-il quelque ambage1 quelque quivoque8 ,je vais t*] de dissip] t\tes les ombres4 ,la mon>*ie absolue a t lgitime dans un temps3 ce fut une des conditions du dveloppem5t politique4 ,elle a cess d'tre lgitime une autre poque1 p>ce qu'elle tait dev5ue un ob/acle au progrs4--,il en a t de mme de la mon>*ie con/itutionnelle3 c'tait1 en #hi et jusqu'en #ahcj1 la seule =me politique qui convnt notre pays2 ce s]ait auj\rd'hui une cause de p]turbation et de dcad5ce4 ,la polygamie a t lgitime une poque3 c'tait le premi] pas fait hors de la promiscuit communautaire4 ,elle e/ condamne de nos j\rs comme contraire la dignit de la femme3 n\s la punissons des galres4 ,le combat judiciaire1 l'preuve de l'eau b\illante1 la torture elle-mme1 lisez ,m4 ,rossi1 eur5t galem5t leur lgitimit4 ,c'tait la premire =me donne la ju/ice4 ,n\s y rpugnons ma9t5ant1 et t\t magi/rat qui y aurait rec\rs se r5drait c\pable d'un att5tat4 ,s\s sa9t ,l\is1 les arts et mti]s tai5t fodaliss1 organiss corporativem5t et hrisss de privilges4 ,cette rglem5tation tait alors utile et lgitime2 elle avait p\r b de faire surgir1 en face de la fodalit t]ri5ne et nobiliaire1 la fodalit du travail4 ,elle a t ab&onne depuis1 et avec raison3 depuis #hi1 l'indu/rie e/ libre4 ,je v\s rpte donc1 et1 en consci5ce1 je crois p>l] clair3 ,oui1 le prt intrt a t1 dans un temps1 lgitime1 lorsque t\te c5tralisation dmocratique du crdit et de la circulation tait impossible3 il ne l'e/ plus1 ma9t5ant que cette c5tralisation e/ dev5ue une ncessit de l'poque1 p>tant un devoir de la socit1 un droit du citoy54 ,c'e/ p\r cela que je m'lve contre l'usure2 je dis que la socit me doit le crdit et l'escompte sans intrt3 l'intrt je l'appelle ,,vol4 ,bon gr1 mal gr1 il faut donc que v\s desc5diez sur le t]ra9 o je v\s appelle3 c>1 si v\s refusez de le faire1 si v\s v\s r5f]mez dans la bonne foi de votre anci5ne possession1 alors j'accus]ai votre mauvais v\loir2 je cri]ai p>t\t1 comme le ,masc>ille de ,molire3 ,au voleur6 au voleur6 au voleur6 ,p\r en f9ir t\t fait avec l'ant9omie1 je vais ma9t5ant1 l'aide des exemples prcdemm5t cits1 v\s dire en peu de mots ce qu'elle aj\te la di/9ction4 ,cela ne s]a pas inutile notre controv]se4 ,v\s concevez donc qu'une *ose peut tre vraie1 ju/e1 lgitime1 dans un temps1 et fausse1 inique1 crim9elle1 dans un autre4 ,v\s ne p\vez pas ne pas le concevoir1 puisque cela e/4 ,or1 se dem&e le philosophe1 comm5t une *ose1 vraie un j\r1 ne l'e/-elle pas un autre j\r8 ,la vrit peut-elle *ang] a9si8 ,la vrit n'e/-elle pas la vrit8 ,faut-il croire qu'elle n'e/ qu'une fantaisie1 une app>5ce1 un prjug8 ,y a-t-il1 enf91 ou n'y a-t-il pas une cause ce *angem5t8 ,au-dessus de la vrit qui *ange1 exi/]ait-il1 p> has>d1 une vrit qui ne *ange po9t1 une vrit absolue1 immuable8 ,en deux mots1 la philosophie ne s'arrte po9t au fait tel que le lui rvl5t l'expri5ce et l'hi/oire2 elle *]*e l'expliqu]4 ,eh bi56 la philosophie a tr\v1 ou1 si v\s aimez mieux1 elle a cru voir que cette altration des in/itutions sociales1 ce revirem5t qu'elles pr\v5t aprs un c]ta9 nombre de sicles1 provi5t de ce que les ides dont elles sont l'expression1 possd5t en elles-mmes une sorte de facult volutive1 un pr9cipe de mobilit p]ptuelle1 prov5ant de leur ess5ce contradictoire4 ,c'e/ a9si que l'intrt du capital1 lgitime alors que le prt e/ un s]vice r5du de citoy5 citoy51 mais qui cesse de l'tre qu& la socit a conquis le p\voir d'organis] le crdit gratuitem5t p\r t\t le monde1 cet intrt1 dis-je1 e/ contradictoire dans son ess5ce1 en ce que1 d'une "p1 le s]vice r5du p> le prteur a droit une rmunration2 et que1 d'un autre ct1 t\t salaire suppose produit ou privation1 ce qui n'a pas lieu dans le prt4 ,la rvolution qui s'opre dans la lgitimit du prt vi5t de l4 ,voici comm5t le socialisme pose la "q2 voil aussi sur quel t]ra9 les df5seurs de l'anci5 rgime doiv5t se plac]4 ,se r5f]m] dans la tradition1 se born] dire3 ,le prt e/ un s]vice r5du1 donc il doit tre pay2 sans v\loir entr] dans les considrations qui t5d5t abrog] l'intrt1 ce n'e/ pas rpondre4 ,le socialisme1 r$\blant d'n]gie1 prote/e et v\s dit3 ,je n'ai que faire de votre s]vice1 s]vice p\r v\s1 spoliation p\r moi1 t&is qu'il e/ loisible la socit de me faire j\ir des mmes avantages que v\s m'(frez1 et cela sans rtribution4 ,m'impos] un tel s]vice1 malgr moi1 en refusant d'organis] la circulation des capitaux1 c'e/ me faire support] un prlvem5t inju/e1 c'e/ me vol]4 ,a9si1 t\te votre argum5tation en faveur de l'intrt1 consi/e confondre les poques1 je veux dire confondre ce qui1 dans le prt1 e/ lgitime avec ce qui ne l'e/ pas1 t&is que moi1 au contraire1 je les di/+ue soigneusem5t4 ,c'e/ ce que je vais a*ev] de v\s r5dre intelligible p> l'analyse de votre lettre4 ,je pr5ds un un t\s vos argum5ts4 ,dans ma premire rponse1 je v\s avais fait obs]v] que celui qui prte ne se prive1 pas de son capital4--,v\s me rpondez3 ,qu'importe1 s'il a cr son capital t\t exprs p\r le prt]8 ,en disant cela1 v\s trahissez votre propre cause4 ,v\s acquiescez1 p> ces p>oles1 mon anti?se1 qui consi/e dire3 ,la cause secrte p\r laquelle le prt intrt1 lgitime hi]1 ne l'e/ plus auj\rd'hui1 c'e/ ce que le prt1 en lui-mme1 n'entrane pas privation4 ,je pr5ds acte de cet aveu4 ,mais v\s v\s accro*ez l'int5tion3 ,qu'importe1 dites v\s1 si le prteur a cr ce capital t\t exprs p\r le prt]8 quoi je rplique3 ,et que me fait mon t\r votre int5tion1 si je n'ai pas rellem5t beso9 de votre s]vice1 si le prt5du s]vice que v\s v\lez me r5dre ne me devi5t ncessaire que p> le mauvais v\loir et l'impritie de la socit8 ,votre crdit ressemble celui que fait le corsaire l'esclave1 qu& il lui donne la lib]t contre ranon4 ,je prote/e contre votre crdit #e p\r #ajj1 p>ce que la socit a le p\voir et le devoir de me le faire #j p\r #ajj2 et1 si elle me refuse1 je l'accuse1 a9si que v\s1 de vol2 je dis qu'elle e/ complice1 fautrice1 organisatrice du vol4 ,assimilant le prt la v5te1 v\s dites3 votre argum5t s'attaque celle-ci aussi bi5 qu' celui-l4 ,en effet1 le *apeli] qui v5d des *apeaux ne s'en prive pas4 ,non1 c> il reoit de ses *apeaux1 il e/ c5s du mo9s en recevoir immdiatem5t la valeur1 ni plus ni mo9s4 ,mais le capitali/e prteur1 non-seulem5t n'e/ pas priv1 puisqu'il r5tre intgralem5t dans son capital2 il reoit plus que le capital1 plus que ce qu'il apporte l'*ange2 il reoit1 en sus du capital1 un intrt qu'aucun produit positif de sa "p ne reprs5te4 ,or1 un s]vice qui ne cote pas de travail celui qui le r5d1 e/ un s]vice susceptible de dev5ir gratuit3 c'e/ ce que v\s-mme v\s n\s appr5drez t\t l'heure4 ,aprs avoir reconnu la non-privation qui accompagne le prt1 v\s conv5ez cep5dant qu'il n'e/ pas idalem5t impossible que l'intrt1 qui1 auj\rd'hui1 fait p>tie intgrante du prix des *oses1 se comp5se p\r t\t le monde1 et1 p> consqu5t1 s'annule4--,mais1 aj\tez-v\s1 il y faut d'autres faons qu'une banque n\velle4 ,que le socialisme galise2 *ez t\s les hommes1 l'activit1 l'habilet1 la probit1 l'conomie1 la prvoyance1 les beso9s1 les gts1 les v]tus1 les vices1 et mme les *ances1 et alors il aura russi4 ,en sorte que v\s n'entrez dans la "q que p\r l'lud] aussitt4 ,le socialisme1 au po9t o il e/ p>v5u1 prt5d ju/em5t que c'e/ l'aide d'une r=me de la banque et de l'impt que l'on peut arriv] cette comp5sation4 ,au lieu de pass]1 comme v\s faites1 sur cette prt5tion du socialisme1 arrtez-v\s-y1 et rfutez-la3 v\s en aurez f9i avec t\tes les utopies du monde4 ,c>1 le socialisme affirme1--et sans cela le socialisme n'exi/]ait pas1 il ne s]ait ri51--que ce n'e/ po9t en galisant *ez t\s les hommes l'activit1 l'habilet1 la probit1 l'conomie1 la prvoyance1 les beso9s1 les gts1 les v]tus1 les vices et mme les *ances1 qu'on p>vi5dra comp5s] l'intrt et galis] le rev5u net2 il s\ti5t qu'il faut1 au contraire1 comm5c] p> c5tralis] le crdit et annul] l'intrt1 p\r galis] les facults1 les beso9s et les *ances4 ,qu'il n'y ait plus p>mi n\s de voleurs1 et n\s s]ons t\s v]tueux1 t\s heureux6 ,voil la pr(ession de foi du socialisme6 ,j'pr\ve le plus vif regret v\s le dire3 mais v\s connaissez si peu le socialisme1 que v\s v\s heurtez contre lui sans le voir4 ,v\s p]si/ez attribu] au capital t\s les progrs de la ri*esse sociale1 que j'attribue1 moi1 la circulation2 et v\s me dites1 ce propos1 que je pr5ds l'effet p\r la cause4 ,mais1 en s\t5ant une p>eille proposition1 v\s ru9ez1 sans v\s en ap]cevoir1 votre propre ?se4 ,j4 ,b4 ,say a dmontr1 et v\s ne l'ignorez pas1 que le transport d'une valeur1 que cette valeur s'appelle arg5t ou m>*&ise1 con/itue lui-mme une valeur2 que c'e/ un produit aussi rel que le bl et le v92 qu'en consqu5ce1 le s]vice du comm]ant et du banqui] mrite d'tre rmunr t\t comme le s]vice du lab\reur et du vign]on4 ,c'e/ sur ce pr9cipe que v\s v\s appuyez v\s-mme qu& v\s rclamez un salaire p\r le capitali/e1 qui1 p> la pre/ation de son capital1 dont on lui g>antit la r5tre1 fait (fice de transport1 de circulation4 ,p> cela seul que je prte1 disiez-v\s dans votre premire lettre1 je r5ds un s]vice1 je cre une valeur4 ,telles tai5t vos p>oles1 que n\s avons admises3 en cela1 n\s tions l'un et l'autre d'accord avec le matre4 ,je suis donc fond dire que ce n'e/ pas le capital lui-mme1 mais la circulation du capital3 c'e/ cette nature de s]vice1 produit1 m>*&ise1 valeur1 ralit1 qu'on appelle en conomie politique m\vem5t ou circulation1 et qui1 au fond1 con/itue t\te la matire de la sci5ce conomique1 qui e/ la cause de la ri*esse4 ,ce s]vice1 n\s le payons t\s ceux qui le r5d5t2 mais n\s affirmons qu'en ce qui conc]ne les capitaux proprem5t dits1 ou l'arg5t1 il dp5d de la socit de n\s en faire j\ir elle-mme1 et gratuitem5t2 que si elle ne le fait pas1 il y a fraude et spoliation4--,compr5ez-v\s ma9t5ant o e/ le vritable po9t de la "q sociale8444 ,aprs avoir dplor de voir les capitali/es et les travailleurs sp>s en deux classes antagoniques1 ce qui n'e/ pas la faute du socialisme assurm5t1--v\s pr5ez la pe9e1 =t inutile1 de me dmontr] p> des exemples que t\t travailleur e/1 quelque degr1 capitali/e1 et fait oeuvre de capitalisation1 c'e/--dire d'usure4 ,qui donc a jamais song le ni]8 ,qui v\s a dit que ce que n\s reconnaissons comme lgitim1 en un temps1 *ez le capitali/e1 n\s le rpr\vons1 dans le mme temps1 *ez l'ouvri]8 ,oui1 n\s savons que le prix de t\te m>*&ise et s]vice se dcompose actuellem5t de la manire suivante3 #a ,matire premire2 #b ,amortissem5t des in/rum5ts de travail et frais2 #c ,salaire du travail2 #d ,intrt du capital4 ,il en e/ a9si dans t\tes les pr(essions1 agriculture1 indu/rie1 comm]ce1 transports4 ,ce sont les ,f\r*es ,caud9es de t\t ce qui n'e/ po9t p>asite1 capitali/e ou manoeuvre4 ,v\s n'avez que faire de n\s donn] ce sujet de longs dtails1 trs-intressants du re/e1 et o l'on voit que se complat votre imag9ation4 ,je v\s le rpte3 la "q1 p\r le socialisme1 e/ de faire que ce quatrime lm5t qui entre dans la composition du prix des *oses1 savoir1 l'intrt du capital1 se comp5se entre t\s les producteurs1 et p> consqu5t1 s'annule4 ,n\s s\t5ons que cela e/ possible2 que si cela e/ possible1 c'e/ un devoir la socit de procur] la gratuit du crdit t\s2 qu'autrem5t1 ce ne s]ait pas une socit1 mais une conspiration des capitali/es contre les travailleurs1 un pacte de rap9e et d'assass9at4 ,concevez donc1 une fois1 qu'il ne s'agit po9t p\r v\s de n\s expliqu] comm5t les capitaux se =m5t1 comm5t ils se multipli5t p> l'intrt1 comm5t l'intrt entre dans la composition du prix des produits1 comm5t t\s les travailleurs sont eux-mmes c\pables du p* d'usure3 n\s savons ds longtemps t\tes ces *oses1 autant que n\s sommes conva9cus de la bonne foi des r5ti]s et des propritaires4 ,n\s disons3 ,le sy/me conomique fond sur la fiction de la productivit du capital1 ju/ifiable une autre poque1 e/ dsormais illgitime4 ,son impuissance1 sa malfaisance sont dmontres3 c'e/ lui qui e/ la cause de t\tes les misres actuelles1 lui qui s\ti5t encore cette vieille fiction du g\v]nem5t reprs5tatif1 d]nire =mule de la tyrannie p>mi les hommes4 ,je ne v\s suivrai po9t dans les considrations1 t\tes religieuses1 p> lesquelles v\s t]m9ez votre lettre4 ,la religion1 p]mettez-moi de v\s le dire1 n'a ri5 faire avec l'conomie politique4 ,une vritable sci5ce se suffit elle-mme2 hors de cette condition1 elle n'e/ pas4 ,s'il faut l'conomie politique une sanction religieuse p\r suppler l'impuissance de ses ?ories1 et si1 de son ct1 la religion1 p\r excus] la /rilit de son dogme1 allgue les exig5ces de l'conomie politique1 il arriv]a que l'conomie politique et la religion1 au lieu de se s\t5ir mutuellem5t1 s'accus]ont l'une l'autre2 elles priront t\tes deux4 ,comm5ons p> faire ju/ice1 et n\s aurons de surcrot la lib]t1 la frat]nit1 la ri*esse2 le bonheur mme de l'autre vie n'en s]a que plus assur4 ,l'9galit du rev5u capitali/e e/-elle1 oui ou non1 la cause premire de la misre physique1 morale et intellectuelle qui afflige auj\rd'hui la socit8 ,faut-il comp5s] le rev5u entre t\s les hommes1 r5dre gratuite la circulation des capitaux1 en l'assimilant l'*ange des produits1 et annul] l'intrt8 ,voil ce que dem&e le socialisme1 et quoi il faut rpondre4 ,le socialisme1 dans ses conclusions les plus positives1 v\s f\rnit la solution dans la c5tralisation dmocratique et gratuite du crdit1 comb9e avec un sy/me d'impt unique1 remplaant t\s les autres impts1 et assis sur le capital4 ,qu'on vrifie cette solution2 qu'on essaie de l'appliqu]4 ,c'e/ la seule manire de rfut] le socialisme2 hors de l1 n\s f]ons ret5tir plus =t que jamais notre cri de gu]re3 ,la proprit c'e/ le vol6 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,,sixi,,me ,,lettre4 ,f4 ,,ba/iat ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,e/-il vrai que prt] n'e/ plus auj\rd'hui r5dre un s]vice8--,la socit e/-elle un capitali/e t5u de prt] gratuitem5t8--,explication sur la circulation des capitaux4--,*imres appeles p> leur nom4--,ce qui e/ vrai1 c'e/ que l'intrt disp5se d'une rmunration plus onreuse4 #aj dcembre #ahdi4 ,je veux re/] sur mon t]ra92 v\s v\lez m'attir] sur le vtre1 et v\s me dites3 ,qu'tes-v\s v5u faire la ,voix du ,peuple1 si ce n'e/ rfut] la ?orie du crdit gratuit1 etc48 ,il y a l un mal5t5du4 ,je n'ai po9t t la ,voix du ,peuple2 la ,voix du ,peuple e/ v5ue moi4 ,de t\s cts1 on p>lait du crdit gratuit1 et *aque j\r voyait clore un plan n\veau p\r la ralisation de cette ide4 ,alors je me dis3 ,il e/ inutile de combattre ces plans l'un aprs l'autre4 ,pr\v] que le capital a un droit lgitime et inde/ructible tre rmunr1 c'e/ les ru9] t\s la fois1 c'e/ r5v]s] leur base commune4 ,et je publiai la bro*ure ,capital et ,r5te4 ,la ,voix du ,peuple1 ne tr\vant pas ma dmon/ration concluante1 l'a rfute4 ,j'ai dem& la ma9t5ir1 v\s y avez cons5ti loyalem5t3 c'e/ donc sur mon t]ra9 que doit se cont9u] la discussion4 ,d'ailleurs1 la socit s'e/ dveloppe p]ptuellem5t et univ]sellem5t sur le pr9cipe que j'invoque4 ,c'e/ ceux qui veul5t que1 p>tir d'auj\rd'hui1 elle se dveloppe sur le pr9cipe oppos1 pr\v] qu'elle a eu tort4 ,l'onus prob&i leur incombe4 ,et aprs t\t1 de quelle importance relle e/ ce dbat pralable8 ,pr\v] que l'intrt e/ lgitime1 ju/e1 utile1 bi5faisant1 inde/ructible1 n'e/-ce pas pr\v] que la gratuit du crdit e/ une *imre8 ,p]mettez-moi donc1 ,monsieur1 de m'en t5ir cette "q dom9ante3 ,l'intrt e/-il lgitime et utile8 ,p> piti p\r l'ignorance o v\s me voyez 7a9si que bon nombre de nos lecteurs7 de la philosophie g]manique1 v\s v\lez bi51 mtamorphosant ,kant en ,diafoirus1 sub/itu] la loi de la contradiction celle de la di/9ction4 ,je v\s rem]cie de cette condesc5dance4 ,elle me met l'aise4 ,mon esprit se refuse inv9ciblem5t1 je l'av\e1 admettre que deux ass]tions contradictoires puiss5t tre vraies en mme temps4 ,je respecte1 comme je le dois1 quoique de confiance1 ,kant1 ,fi*te et ,hegel4 ,mais si leurs livres entran5t l'esprit du lecteur admettre des propositions comme celles-ci3 ,le ,vol1 c'e/ la proprit2 la ,proprit1 c'e/ le vol2 le j\r1 c'e/ la nuit2 je bnirai le ,ciel1 t\s les j\rs de ma vie1 de n'avoir pas fait tomb] ces livres s\s mes yeux4 ces sublimes subtilits1 votre intellig5ce s'e/ aiguise2 la mi5ne y et infailliblem5t succomb1 et1 bi5 lo9 de me faire compr5dre des autres1 je ne p\rrais plus me compr5dre moi-mme4 ,enf91 cette "q3 ,l'intrt e/-il lgitime8 v\s rpondez1 non plus en allem&3 ,oui et non1 mais en lat93 ,di/+uo4 ,di/+uons2 oui1 l'intrt du capital a pu tre considr comme lgitime dans un temps2 non1 il ne peut plus l'tre dans un autre4 ,eh bi56 votre condesc5dance hte1 ce me semble1 la conclusion de ce dbat4 ,elle pr\ve surt\t que j'avais bi5 *oisi le t]ra92 c>1 que prt5dez-v\s8 ,v\s dites qu' un mom5t donn1 la rmunration du capital passe de la lgitimit l'illgitimit2 c'e/--dire que le capital lui-mme se dp\ille de sa nature p\r revtir une nature oppose4 ,c]tes1 la prsomption n'e/ pas p\r v\s1 et c'e/ celui qui veut b\lev]s] la pratique univ]selle sur la foi d'une affirmation si trange1 la pr\v]4 ,j'avais fait rsult] la lgitimit de l'intrt de ce que le prt e/ un s]vice1 lequel e/ susceptible d'tre valu1 a1 p> consqu5t1 une valeur et peut s'*ang] contre t\te autre valeur gale4 ,je croyais mme que v\s tiez conv5u de la vrit de cette doctr9e1 en ces t]mes3 ,il e/ trs-vrai1 comme v\s l'tablissez v\s-mme premptoirem5t1 que le prt e/ un s]vice4 ,et comme t\t s]vice e/ une valeur1 comme il e/ de la nature de t\t s]vice d'tre rmunr1 il s'ensuit que le prt doit avoir son prix1 ou1 p\r employ] le mot te*nique1 qu'il doit port] intrt4 ,voil ce que v\s disiez1 il y a qu9ze j\rs4 ,auj\rd'hui v\s dites3 ,di/+uons1 prt] c'tait r5dre s]vice autrefois1 ce n'e/ plus r5dre s]vice ma9t5ant4 ,or1 si prt] n'e/ pas r5dre s]vice1 il va sans dire que l'intrt e/1 je ne dis pas illgitime1 mais impossible4 ,votre argum5tation n\velle implique ce dialogue3 ,l',,emprunteur4 ,monsieur1 je v\drais mont] un magas91 j'ai beso9 de dix mille francs1 veuillez me les prt]4 ,,le ,,pr,,teur4 ,volonti]s1 n\s allons dbattre les conditions4 ,l',,emprunteur4 ,monsieur1 je n'accepte pas de conditions4 ,je g>d]ai votre arg5t un an1 deux ans1 v+t ans1 aprs quoi je v\s le r5drai purem5t et simplem5t1 att5du que t\t ce qui1 dans le remb\rsem5t du prt1 e/ donn en sus du prt1 e/ usure1 spoliation4 ,,le ,,pr,,teur4 ,mais puisque v\s v5ez me dem&] un s]vice1 il e/ bi5 naturel que je v\s en dem&e un autre4 ,l',,emprunteur4 ,monsieur1 je n'ai que faire de votre s]vice4 ,,le ,,pr,,teur4 ,en ce cas1 je g>d]ai mon capital1 duss-je le mang]4 ,l',,emprunteur4 ,monsieur1 je suis sociali/e1 et le socialisme1 r$\blant d'n]gie1 prote/e et v\s dit p> ma b\*e3 je n'ai que faire de votre s]vice1 s]vice p\r v\s et spoliation p\r moi1 t&is qu'il e/ loisible la socit de me faire j\ir des mmes avantages que v\s m'(frez1 et cela sans rtribution4 ,m'impos] un tel s]vice1 malgr moi1 en refusant d'organis] la circulation des capitaux1 c'e/ me faire support] un prlvem5t inju/e1 c'e/ me vol]4 ,,le ,,pr,,teur4 ,je ne v\s impose ri5 malgr v\s4 ,ds que v\s ne voyez pas1 dans le prt1 un s]vice1 ab/5ez-v\s d'emprunt]1 comme moi de prt]4 ,que si la socit v\s (fre des avantages sans rtribution1 adressez-v\s elle1 c'e/ bi5 plus commode2 et1 quant organis] la circulation des capitaux1 a9si que v\s me sommez de le faire1 si v\s ent5dez p> l que les mi5s v\s arriv5t gratis1 p> l'int]mdiaire de la socit1 j'ai contre ce procd indirect t\t ju/e les mmes objections qui m'ont fait v\s refus] le prt direct et gratuit4 ,la ,socit6 ,j'ai t surpris1 je l'av\e1 de voir app>atre dans un crit man de v\s1 ce p]sonnage n\veau1 ce capitali/e accommodant4 ,eh quoi6 ,monsieur1 v\s qui1 dans la mme feuille o v\s m'adressez votre lettre1 avez combattu avec une si rude n]gie les sy/mes de ,l\is ,blanc et de ,pi]re ,l]\x1 n'avez-v\s dissip la fiction de l'tat que p\r y sub/itu] la fiction de la ,socit8 ,qu'e/-ce donc que la ,socit1 en dehors de quiconque prte ou emprunte1 p]oit ou paie l'intrt inhr5t au prix de t\tes *oses8 ,quel e/ ce ,deus ex ma*9 que v\s faites int]v5ir d'une manire si inatt5due p\r donn] le mot du problme8 ,y a-t-il1 d'un ct1 la masse entire des travailleurs1 m>*&s1 artisans1 capitali/es1 et1 de l'autre1 la ,socit1 p]sonnalit di/9cte1 possdant des capitaux en telle abondance qu'elle en peut prt] *acun sans compte ni mesure1 et cela sans rtribution8 ,ce n'e/ pas a9si que v\s l'ent5dez2 je n'en veux p\r preuve que votre article sur l'tat4 ,v\s savez bi5 que la socit n'a d'autres capitaux que ceux qui sont entre les ma9s des capitali/es gr&s et petits4 ,s]ait-ce que la ,socit doit s'emp>] de ces capitaux et les faire circul] gratuitem5t1 s\s prtexte de les organis]8 ,en vrit1 je m'y p]ds1 et il me semble que1 s\s votre plume1 cette limite s'efface sans cesse1 qui sp>e1 aux yeux de la consci5ce publique1 la proprit du vol4 ,en *]*ant pntr] jusqu' la rac9e de l'erreur que je combats ici1 je crois la tr\v] dans la confusion que v\s faites entre les frais de circulation des capitaux et les intrts des capitaux4 ,v\s croyez qu'on peut arriv] la circulation gratuite1 et v\s en concluez que le prt s]a gratuit4 ,c'e/ comme si l'on disait que lorsque les frais de transport de ,bordeaux ,p>is s]ont anantis1 les v9s de ,bordeaux se donn]ont p\r ri5 ,p>is4 ,v\s n'tes pas le premi] qui se soit fait cette illusion4 ,law disait3 ,la loi de la circulation e/ la seule qui puisse sauv] les empires4 ,il agit sur ce pr9cipe1 et1 au lieu de sauv] la ,france1 il la p]dit4 ,je dis3 une *ose e/ la circulation des capitaux et les frais qu'elle entrane2 autre *ose e/ l'intrt des capitaux4 ,les capitaux d'une nation consi/5t en matriaux de t\tes sortes1 approvisionnem5ts1 outils1 m>*&ises1 espces1 et ces *oses-l ne se prt5t pas p\r ri54 ,selon que la socit e/ plus ou mo9s avance1 il y a plus ou mo9s de facilit faire pass] un capital donn1 ou sa valeur1 d'un lieu un autre lieu1 d'une ma9 une autre ma92 mais cela n'a ri5 de commun avec l'abolition de l'intrt4 ,un ,p>isi5 dsire prt]1 un ,bayonnais dsire emprunt]4 ,mais le premi] n'a pas la *ose qui convi5t au second4 ,d'ailleurs1 ils ne connaiss5t pas rciproquem5t leurs int5tions2 ils ne peuv5t s'ab\*]1 s'accord]1 conclure4 ,voil les ob/acles la circulation4 ,ces ob/acles vont dim9uant sans cesse1 d'abord p> l'int]v5tion du numraire1 puis p> celle de la lettre de *ange1 successivem5t p> celle du banqui]1 de la ,banque nationale1 des banques libres4 ,c'e/ une circon/ance heureuse p\r les consommateurs des capitaux1 comme il e/ heureux p\r les consommateurs de v91 que les moy5s de transport se p]fectionn5t4 ,mais1 d'une "p1 jamais les frais de circulation ne peuv5t desc5dre zro1 puisqu'il y a t\j\rs l un int]mdiaire qui r5d s]vice2 et1 d'autre "p1 ces frais fuss5t-ils compltem5t anantis1 l',intrt subsi/]ait encore1 et n'en s]ait mme pas s5siblem5t affect4 ,il y a des banques libres aux tats-,unis2 elles sont s\s l'influ5ce des ouvri]s eux-mmes1 qui en sont les actionnaires2 et1 de plus1 elles sont1 vu leur nombre1 t\j\rs leur porte2 *aque j\r1 les uns y dpos5t leurs conomies1 les autres y reoiv5t les avances qui leur sont ncessaires2 la circulation e/ aussi facile1 aussi rapide que possible4 ,e/-ce dire que le crdit y soit gratuit1 que les capitaux ne produis5t pas d'intrt ceux qui prt5t1 et n'en cot5t pas ceux qui emprunt5t8 ,non1 cela signifie seulem5t que prteurs et emprunteurs s'y r5contr5t plus facilem5t qu'ailleurs4 ,a9si1 gratuit absolue de la circulation1--*imre4 ,gratuit du crdit1--*imre4 ,imag9] que la premire de ces gratuits1 si elle tait possible1 impliqu]ait la seconde1--troisime *imre4 ,v\s voyez que je me suis laiss entran] sur votre t]ra91 et1 puisque j'y ai fait trois pas1 j'en f]ai deux autres4 ,v\s v\lez organis] la circulation de telle sorte que *acun p]oive autant d'intrt qu'il en paie1 et c'e/ l ce qui ralis]a1 dites-v\s1 l'galit des =tunes4 ,or1 je dis3 ,comp5sation univ]selle des intrts1--*imre4 galit absolue des =tunes1 comme consqu5ce de cette *imre1--autre *imre4 ,t\te valeur se compose de deux lm5ts3 la rmunration du travail et la rmunration du capital4 ,p\r que ces deux lm5ts entrass5t1 en proportion id5tique1 dans t\tes valeurs gales1 il faudrait que t\te oeuvre huma9e admt le mme emploi de ma*9es1 la mme consommation d'approvisionnem5ts1 le mme cont+5t de travail actuel et de travail accumul4 ,vtre banque f]a-t-elle jamais que le commissionnaire du co91 dont t\te l'indu/rie consi/e l\] son temps et ses jambes1 fasse int]v5ir autant de capital dans ses s]vices que l'imprimeur ou le fabricant de bas8 ,rem>quez que1 p\r qu'une paire de bas de coton arrive ce commissionnaire1 il a fallu l'int]v5tion d'une t]re1 qui e/ un capital2 d'un navire1 qui e/ un capital2 d'une filature1 qui e/ un capital4 ,direz-v\s que lorsque le commissionnaire *ange son s]vice1 e/im #c francs1 contre un livre e/im #c francs1 il e/ dupe en ce que l'lm5t travail actuel dom9e dans le s]vice1 et l'lm5t travail accumul dans le livre8 ,qu'importe1 si les deux objets de l'*ange se val5t1 si leur quival5ce e/ dt]m9e p> le libre dbat8 ,p\rvu que ce qui vaut c5t s'*ange contre ce qui vaut c5t1 qu'importe la proportion des deux lm5ts qui con/itu5t *acune de ces valeurs gales8 ,ni]ez-v\s la lgitimit de la rmunration affr5te au capital8 ,ce s]ait rev5ir sur un po9t dj acquis la discussion4 ,d'ailleurs1 sur quel fondem5t le travail anci5 s]ait-il1 plus que le travail actuel1 exclu de t\te rtribution8 ,le travail se divise en deux catgories bi5 di/9ctes3 ,ou il e/ exclusivem5t consacr la production d'un objet1 comme lorsque l'agriculteur sme1 s>cle1 moissonne et grne son bl1 lorsque le tailleur c\pe et c\d un habit1 etc42 ,ou il s]t la production d'une srie indt]m9e d'objets semblables1 comme qu& l'agriculteur clt1 am5de1 dess*e son *amp1 ou que le tailleur meuble son ateli]4 ,dans le premi] cas1 t\t le travail doit tre pay p> l'acqureur de la rcolte ou de l'habit2 dans le second1 il doit tre pay sur un nombre indt]m9 de rcoltes ou d'habits4 ,et c]tes1 il s]ait absurde de dire que le travail de cette seconde catgorie ne doit pas tre pay du t\t1 p>ce qu'il pr5d le nom de capital4 ,or1 comm5t p>vi5t-il rp>tir la rmunration qui lui e/ due sur un nombre indf9i d'a*eteurs successifs8 p> les comb9aisons de l'amortissem5t et de l'intrt1 comb9aisons que l'humanit a inv5tes ds l'orig9e1 comb9aisons +nieuses1 que les sociali/es s]ai5t bi5 emb>rasss de remplac]4 ,aussi t\t leur gnie se borne les supprim]1 et ils ne s'ap]oiv5t pas que c'e/ t\t simplem5t supprim] l'humanit4 ,mais qu& on accord]ait comme ralisable t\t ce qui vi5t d'tre dmontr *imrique3 gratuit de circulation1 gratuit de prt1 comp5sation d'intrts1 je dis qu'on n'arriv]ait pas encore l'galit absolue des =tunes4 ,et la raison en e/ simple4 ,e/-ce que la ,banque du ,peuple aurait la prt5tion de *ang] le coeur huma98 ,f]a-t-elle que t\s les hommes soi5t galem5t =ts1 actifs1 intellig5ts1 ordonns1 conomes1 prvoyants8 f]a-t-elle que les gts1 les p5*ants1 les aptitudes1 les ides ne v>i5t l'inf9i8 que les uns ne prfr5t dormir au soleil1 p5dant que les autres s'puis5t au travail8 qu'il n'y ait des prodigues et des av>es1 des g5s ard5ts p\rsuivre les bi5s de ce monde1 et d'autres plus proccups de la vie future8 ,il e/ clair que l'galit absolue des =tunes ne p\rrait tre que la rsultante de t\tes ces galits impossibles et de bi5 d'autres4 ,mais si l'galit absolue des =tunes e/ *imrique1 ce qui ne l'e/ pas1 c'e/ l'approximation con/ante de t\s les hommes v]s un mme niveau physique1 intellectuel et moral1 s\s le rgime de la lib]t4 ,p>mi t\tes les n]gies qui conc\r5t ce gr& nivellem5t1 une des plus puissantes1 c'e/ celle du capital4 ,et puisque v\s m'avez (f]t vos colonnes1 p]mettez-moi d'appel] un mom5t l'att5tion de vos lecteurs sur ce sujet4 ,ce n'e/ pas t\t de dmontr] que l'intrt e/ lgitime1 il faut encore pr\v] qu'il e/ utile1 mme ceux qui le support5t4 ,v\s avez dit que l'intrt a t autrefois un in/rum5t d'galit et de progrs4 ,ce qu'il a t1 il l'e/ encore et le s]a t\j\rs1 p>ce qu'en se dveloppant il ne *ange pas de nature4 ,les travailleurs s]ont peut-tre tonns de m'ent5dre affirm] ceci3 ,de t\s les lm5ts qui entr5t dans le prix des *oses1 celui qu'ils doiv5t pay] avec le plus de joie1 c'e/ prcism5t l'intrt ou la rmunration du capital1 p>ce que ce paiem5t leur en p>gne t\j\rs un plus gr&4 ,pi]re e/ un artisan p>isi54 ,il a beso9 qu'un f>deau soit transport ,lille2 c'e/ un prs5t qu'il veut faire sa mre4 ,s'il n'y avait pas de capital au monde 7et il n'y en aurait pas si t\te rmunration lui tait dnie71 ce transport cot]ait ,pi]re au mo9s deux mois de fatigues1 soit qu'il le ft lui-mme1 soit qu'il se ft r5dre ce s]vice p> un autre2 c> il ne p\rrait l'excut] lui-mme qu'en *>riant le f>deau p> monts et p> vaux1 sur ses paules1 et nul ne p\rrait l'excut] p\r lui que de la mme manire4 ,p\rquoi se r5contre-t-il des entrepr5eurs qui ne dem&5t ,pi]re qu'une j\rne de son travail p\r lui en p>gn] soixante8 ,p>ce que le capital e/ int]v5u s\s =me de *>1 de *evaux1 de rails1 de wagons1 de locomotives4 ,sans d\te1 ,pi]re doit pay] tribut ce capital2 mais c'e/ ju/em5t p\r cela qu'il fait ou fait faire en un j\r ce qui lui aurait dem& deux mois4 ,jean e/ m>*al f]rant1 =t honnte homme1 mais qu'on ent5d s\v5t dclam] contre la proprit4 ,il gagne #c francs p> j\r2 c'e/ peu1 c'e/ trop peu2 mais enf91 comme le bl vaut environ #ah francs l'hectolitre1 ,jean peut dire qu'il fait jaillir de son enclume un hectolitre de bl p> sema9e ou la valeur1 soit #eb hectolitres p> an4 ,je suppose ma9t5ant qu'il n'y et pas de capital1 et que1 mettant notre m>*al en face de #a1jjj hect>es de t]re1 on lui dt3 ,disposez de ce sol1 qui e/ d\ d'une gr&e f]tilit2 t\t le bl que v\s f]ez crotre e/ v\s4 ,jean rpondrait sans d\te3 ,sans *evaux1 sans *>rue1 sans ha*e1 sans in/rum5ts d'aucune sorte1 comm5t v\lez-v\s que je db>rasse le sol des arbres1 des rac9es1 des h]bes1 des pi]res1 des eaux /agnantes qui l'ob/ru5t8 je n'y f]ai pas p\ss] une g]be de bl en dix ans4 ,donc1 que ,jean fasse enf9 cette rflexion3 ,ce que je ne p\rrais faire en dix ans1 d'autres le font p\r moi1 et ne me dem&5t qu'une sema9e de travail4 ,il e/ clair que c'e/ un avantage p\r moi de rmunr] le capital1 c> si je ne le rmunrais pas1 il n'y en aurait pas1 et les autres s]ai5t aussi emb>rasss devant ce sol que je le suis moi-mme4 ,jacques a*te t\s les mat9s1 p\r un s\1 la ,voix du ,peuple4 ,comme il gagne #ajj s\s p> j\r1 ou #ej c5times p> heure1 c'e/ six m9utes de travail qu'il *ange contre le prix d'un numro1 prix dans lequel se tr\v5t comprises deux rmunrations1 celle du travail et celle du capital4 ,comm5t ,jacques ne se dit-il pas quelquefois3 ,si aucun capital n'int]v5ait dans l'impression de la ,voix du ,peuple1 je ne l'obti5drais ni un s\ ni #ajj francs8 ,je p\rrais pass] en revue t\s les objets qui satisfont les beso9s des travailleurs1 et la mme rflexion revi5drait sans cesse4 ,donc le capital n'e/ pas le tyran que l'on dit4 ,il r5d des s]vices1 de gr&s s]vices2 il e/ de t\te ju/ice qu'il en soit rmunr4 ,cette rmunration dim9ue de plus en plus mesure que le capital abonde4 ,p\r qu'il abonde1 il faut qu'on soit intress le =m]1 et p\r qu'on soit intress le =m]1 il faut tre s\t5u p> l'espoir d'une rmunration4 ,quel e/ l'artisan1 quel e/ l'ouvri] qui port]a ses conomies la ,caisse d'p>gne1 ou mme qui f]a des conomies1 si l'on comm5ce p> dcl>] que l'intrt e/ un vol et qu'il faut le supprim]8 ,non1 non1 c'e/ l une propag&e ins5se2 elle heurte la raison1 la morale1 la sci5ce conomique1 les intrts du pauvre1 les croyances unanimes du g5re huma9 manife/es p> la pratique univ]selle4 ,v\s ne pr*ez pas1 il e/ vrai1 la tyrannie du capital1 mais v\s pr*ez la gratuit du crdit1 ce qui e/ t\t un4 ,dire que t\te rmunration accorde au capital e/ un vol1 c'e/ dire que le capital doit disp>atre de la surface du globe1 c'e/ dire que ,pi]re1 ,jean1 ,jacques1 doiv5t excut] les transports1 se procur] le bl1 les livres1 avec autant de travail qu'il leur en faudrait p\r produire ces *oses directem5t et sans autre ress\rce que leurs ma9s4 ,m>*e1 m>*e1 capital6 p\rsuis ta c>rire1 ralisant du bi5 p\r l'humanit6 ,c'e/ toi qui z affran*i les esclaves2 c'e/ toi qui z r5v]s les *teaux =ts de la fodalit6 ,gr&is encore2 ass]vis la nature2 fais conc\rir aux j\issances huma9es la gravitation1 la *aleur1 la lumire1 l'lectricit2 pr5ds ta *>ge ce qu'il y a de rpugnant et d'abrutissant dans le travail mcanique2 lve la dmocratie1 trans=me les ma*9es huma9es en hommes1 en hommes d\s de loisirs1 d'ides1 de s5tim5t et d'esprances6 ,p]mettez-moi1 ,monsieur1 en f9issant1 de v\s adress] un repro*e4 ,au db de votre lettre1 v\s m'aviez promis de r5onc] p\r auj\rd'hui l'ant9omie2 v\s la t]m9ez cep5dant p> cette ant9omie que v\s appelez votre cri de gu]re3 ,la proprit1 c'e/ le vol4 ,oui1 v\s l'avez bi5 c>actrise2 c'e/1 en effet1 un lugubre tocs91 un s9i/re cri de gu]re4 ,mais j'ai l'espoir que1 s\s ce rapport1 elle a p]du quelque *ose de sa puissance4 ,il y a dans l'esprit des masses un fond de bon s5s qui ne p]d pas ses droits1 et se rvolte enf9 contre ces p>adoxes tranges donns p\r de sublimes dc\v]tes4 ,oh6 que n'ayez-v\s tabli votre active propag&e sur cet autre axiome1 assurm5t plus imprissable que le vtre3 ,le vol1 c'e/ le contraire de la proprit6 ,alors1 avec votre indomptable n]gie1 votre /yle populaire1 votre dialectique inv9cible1 je ne puis mesur] le bi5 qu'il v\s et t donn de rp&re sur notre *re patrie et sur l'humanit4 ,,fr,d,,ric ,,ba/iat4 ,,septi,,me ,,lettre4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon ,f4 ,,ba/iat4 ,repro*es4--,les commissionnaires de r\lage et les *em9s de f]4--,excursion rtrospective *ez les ,hbreux1 les ,grecs et les ,roma9s4--,nes*eck1 ,tokos1 ,fo5us1 ,int]esse4--,l'intrt issu du contrat de pacotille4--,int]v5tion des monnaies et consqu5ces4--,mose1 ,solon1 ,lycurgue4--,la =ce seule ma9ti5t l'intrt4--,deux apologues4 #ag dcembre #ahdi4 ,notre discussion n'avance pas1 et la faute en e/ v\s seul4 ,p> votre refus sy/matique de v\s plac] sur le t]ra9 o je v\s appelle1 et votre ob/9ation m'attir] sur le vtre1 v\s mconnaissez en ma p]sonne le droit qu'a t\t novateur l'exam52 v\s manquez au devoir qu'impose t\t conomi/e1 df5seur naturel de la tradition et des usages tablis1 l'app>ition des ides n\velles2 v\s compromettez1 enf91 la *>it publique1 en m'obligeant attaqu] ce que je reconnaissais1 dans une c]ta9e mesure1 comme irrpro*able et lgitime4 ,v\s l'avez v\lu3 que votre dsir soit accompli6 ,p]mettez-moi d'abord de rsum] notre controv]se4 ,dans une premire lettre1 v\s avez essay de montr]1 p> la ?orie et p> de nombreux exemples1 que le prt tait un s]vice1 et que1 t\t s]vice ayant une valeur1 il avait le droit de se faire pay]3 d'o v\s dduisiez immdiatem5t1 contre moi1 cette conclusion1 que la gratuit du crdit tait une *imre1 p>tant1 le socialisme une prote/ation sans pr9cipes comme sans motifs4 ,a9si peu importe de savoir si c'e/ v\s qui avez sollicit l'entre de la ,voix du ,peuple1 ou si c'e/ moi qui v\s ai (f]t la publicit de ses colonnes3 en fait1 et *acune de vos lettres en tmoigne1 v\s n'avez eu d'autre b que de r5v]s]1 p> une f9 de non-recevoir1 la ?orie du crdit gratuit4 ,je v\s ai donc rpondu1 et j'ai d v\s rpondre1 sans entr] dans l'exam5 de votre ?orie de l'intrt1 que si v\s v\liez combattre utilem5t et srieusem5t le socialisme1 il fallait l'attaqu] en lui-mme et dans ses propres doctr9es2 que le socialisme1 sans ni] d'une manire absolue la lgitimit de l'intrt considr un c]ta9 po9t de vue et une c]ta9e poque de l'hi/oire1 affirmait la possibilit1 dans l'tat actuel de l'conomie sociale1 d'organis]1 p> le conc\rs des travailleurs1 un sy/me de prt sans rtribution1 et1 p> suite1 de donn] t\s la g>antie du crdit et du travail4 ,j'ai dit1 enf91 que c'tait l ce que v\s aviez exam9]1 si v\s v\liez que la discussion ab\tt4 ,dans votre seconde lettre1 v\s avez premptoirem5t refus de suivre cette m>*e1 allguant que p\r v\s1 et d'aprs mon aveu1 l'intrt ne con/ituant dans son pr9cipe ni crime1 ni dlit1 il tait impossible d'admettre que le prt pt s'effectu] sans intrt2 qu'il tait inconcevable qu'une *ose pt tre vraie et fausse t\t la fois2 bref1 que tant que la crim9alit de l'intrt ne v\s s]ait pas dmontre1 v\s ti5driez la ?orie du crdit gratuit comme non av5ue4 ,t\t cela assaisonn de =ce plaisant]ies sur la loi de contradiction1 que v\s ne compr5ez po9t1 et flanqu d'exemples trs-propres1 je l'av\e1 faire compr5dre le mcanisme de l'intrt1 mais qui ne pr\v5t absolum5t ri5 contre la gratuit4 ,dans ma rplique1 je crois v\s avoir pr\v1 en me s]vant de votre propre m?ode1 que ri5 n'e/ mo9s r>e1 dans la socit1 que de voir une in/itution1 un usage1 d'abord libral et lgitime1 dev5ir1 avec le temps1 une entrave la lib]t et une atte9te la ju/ice2 qu'il en tait a9si du prt intrt le j\r o il tait dmontr que le crdit peut tre donn t\s sans rtribution2 que d'ores et dj1 refus] d'exam9] cette possibilit du crdit gratuit con/ituait un dni de ju/ice1 une (f5se la foi publique1 un dfi au prolt>iat4 ,je r5\velai donc auprs de v\s mes in/ances1 et je v\s dis3 ,ou v\s exam9]ez les div]ses propositions du socialisme1 ou je dcl>e que l'intrt de l'arg5t1 la r5te de la t]re1 le loy] des maisons et des capitaux1 e/ une spoliation1 et que la proprit1 a9si con/itue1 e/ un vol4 ,*em9 faisant1 j'indiquais sommairem5t les causs qui1 selon moi1 altr5t la moralit de l'intrt1 et les moy5s de le supprim]4 ,c]tes1 il semblait que1 p\r ju/ifi] votre ?orie dsormais accuse de vol et de l>c91 v\s ne p\viez plus v\s disp5s] d'abord] enf9 la doctr9e n\velle1 qui prt5d donn] l'exclusion l'intrt4 ,c'tait1 j'ose le dire1 ce quoi s'att5dai5t t\s nos lecteurs4 ,en vitant de faire la critique de l'intrt1 je faisais preuve de conciliation et d'am\r de la paix4 ,il me rpugnait d'incrim9] la bonne foi des capitali/es1 et de jet] la suspicion sur les propritaires4 ,je dsirais surt\t abrg] une dispute fatigante1 et ht] la conclusion df9itive4 ,vraie ou fausse1 v\s disais-je1 lgitime ou illgitime1 morale ou immorale2 j'accepte l'usure1 je l'appr\ve1 je la l\e mme2 je r5once t\tes les illusions du socialisme1 et me refais *rti51 si v\s me dmontrez que la pre/ation des capitaux1 de mme que la circulation des valeurs1 ne saurait1 dans aucun cas1 tre gratuite4 ,c'tait1 comme l'on dit1 faire fondem5t les *oses1 et c\p] c\rt bi5 des discussions t\t fait oiseuses dans un j\rnal1 et1 p]mettez-moi de le dire1 =t prilleuses en ce mom5t4 ,e/-il1 oui ou non1 possible d'abolir l'intrt de l'arg5t1 p> suite1 la r5te de la t]re1 le loy] des maisons1 le produit des capitaux1 d'une "p1 en simplifiant l'impt1 et de l'autre1 en organisant une banque de circulation et de crdit1 au nom et p\r le compte du ,peuple8 ,c'e/ a9si1 selon moi1 que la "q devait tre pose entre n\s4 ,l'am\r de l'humanit1 de la vrit1 de la concorde1 n\s en faisait t\s deux une loi4 ,que fait le ,peuple depuis ,fvri]8 ,qu'a fait l',assemble con/ituante8 ,que fait auj\rd'hui la ,lgislative1 si ce n'e/ de re*]*] les moy5s d'amlior] le sort du travailleur1 sans al>m] les intrts lgitimes1 sans infirm] le droit du propritaire8 ,*]*ons donc si la gratuit du crdit ne s]ait po9t1 p> has>d1 un de ces moy5s4 ,telles tai5t mes p>oles4 ,j'osai croire qu'elles s]ai5t ent5dues4 ,au lieu d'y rpondre1 comme je l'esprais1 v\s v\s retran*ez dans votre f9 de non-recevoir4 cette int]rogation de ma "p3 ,pr\v] que la gratuit du crdit e/ *ose possible1 facile1 pratique1 n'e/-ce pas pr\v] que l'intrt du crdit e/ dsormais *ose nuisible et illgitime8--v\s rpondez1 en ret\rnant la phrase3 ,pr\v] que l'intrt e/ 7ou a t7 lgitime1 ju/e1 utile1 bi5faisant1 inde/ructible1 n'e/-ce pas pr\v] que la gratuit du crdit e/ une *imre8 ,v\s raisonnez ju/e comme les entrepr5eurs de r\lage l'g>d des *em9s de f]4 ,voyez-les1 en effet1 adress] leurs dolances au public qui les dlaisse1 et qui c\rt la concurr5ce3--,e/-ce que le *>iot et la malbr\ck ne sont pas des in/itutions utiles1 lgitimes1 bi5faisantes1 inde/ructibles8 ,e/-ce qu'en transportant vos p]sonnes1 et vos produits1 n\s ne v\s r5dons pas un s]vice8 ,e/-ce que ce s]vice n'e/ pas une valeur8 ,e/-ce que t\te valeur ne doit pas tre paye8 ,e/-ce qu'en faisant le transport #be c4 p> tonne et kilomtre1 t&is que la locomotive le fait1 il e/ vrai1 #aj c41 n\s sommes des voleurs8 ,e/-ce que le comm]ce ne s'e/ pas dvelopp p]ptuellem5t et univ]sellem5t p> le r\lage1 la bte de somme1 la navigation voiles ou rames8 ,que n\s import5t donc et la vapeur1 et la pression atmosphrique1 et l'lectricit8 ,pr\v] la ralit et la lgitimit de la voiture quatre r\es1 n'e/-ce pas pr\v] que l'inv5tion des *em9s de f] e/ une *imre8 ,voil1 ,monsieur1 o v\s conduit votre argum5tation4 ,votre d]nire lettre n'a1 comme les prcd5tes1 et du comm5cem5t la f91 pas d'autre s5s4 ,peur cons]v] au capital l'intrt que je lui refuse1 v\s me rpondez p> la "q pralable1 v\s opposez mon ide novatrice votre r\t9e2 v\s prote/ez contre le rail et la ma*9e vapeur4 ,je s]ais dsol de v\s dire ri5 de blessant2 mais1 en vrit1 ,monsieur1 il me semble que j'aurais le droit1 ds ce mom5t1 de bris] l et de v\s t\rn] le dos4 ,je ne le f]ai po9t3 je veux v\s donn] satisfaction jusqu' la f91 en v\s montrant comm5t1 p\r me s]vir de vos p>oles1 la rmunration du capital passe de la lgitimit l'illgitimit1 et comm5t la gratuit du crdit e/ la conclusion f9ale de la pratique de l'intrt4 ,cette discussion1 p> elle-mme1 ne manque pas d'importance2 je m'ef=c]ai surt\t de la r5dre pacifique4 ,ce qui fait que l'intrt du capital1 excusable1 ju/e mme1 au po9t de d"p de l'conomie des socits1 devi5t1 avec le dveloppem5t des in/itutions indu/rielles1 une vraie spoliation1 un vol1 c'e/ que cet intrt n'a pas d'autre pr9cipe1 d'autre raison d'tre1 que la ncessit et la =ce4 ,la ncessit1 voil ce qui explique l'exig5ce du prteur2 la =ce1 voil ce qui fait la rsignation de l'emprunteur4 ,mais1 mesure que1 dans les relations huma9es1 la ncessit fait place la lib]t1 et qu' la =ce succde le droit1 le capitali/e p]d son excuse1 et la rev5dication s'ouvre p\r le travailleur contre le propritaire4 ,au comm5cem5t1 la t]re e/ indivise2 *aque famille vit de sa *asse1 p*e1 cueillette1 ou pturage2 l'indu/rie e/ t\te dome/ique2 l'agriculture1 p\r a9si dire1 nomade4 ,il n'y a ni comm]ce1 ni proprit4 ,plus t>d1 les tribus s'agglomrant1 les nations comm5c5t se =m]2 la ca/e app>at ne de la gu]re et du patri>cat4 ,la proprit s'tablit peu peu2 mais1 selon le droit hroque1 le matre1 qu& il ne cultive pas de ses propres ma9s1 exploite p> ses esclaves1 comme plus t>d le seigneur p> ses s]fs4 ,le f]mage n'exi/e po9t encore2 la r5te1 qui indique ce rapport1 e/ inconnue4 cette poque1 le comm]ce se fait surt\t en *anges4 ,si l'or et l'arg5t app>aiss5t dans les transactions1 c'e/ plutt comme m>*&ise que comme ag5t de circulation et unit de valeur3 on les pse1 on ne les compte pas4 ,le *ange1 l'agio qui en e/ la consqu5ce1 le prt intrt1 la comm&ite1 t\tes ces oprations d'un comm]ce dvelopp1 auxquelles donne lieu la monnaie1 sont inconnues4 ,longtemps ces moeurs primitives se sont cons]ves p>mi les populations agricoles4 ,ma mre1 simple paysanne1 n\s racontait qu'avant #hi1 elle se l\ait l'hiv] p\r fil] le *anvre1 recevant1 p\r salaire de six sema9es de travail1 avec sa n\rriture1 une paire de sabots et un pa9 de seigle4 ,c'e/ dans le comm]ce de m] qu'il faut re*]*] l'orig9e du prt intrt4 ,le contrat la grosse1 v>it ou plutt dmembrem5t du contrat de pacotille1 fut sa premire =me2 de mme que le bail f]me ou *eptel fut l'analogue de la comm&ite4 ,qu'e/-ce que le contrat de pacotille8 ,un trait p> lequel un indu/riel et un patron de navire convi5n5t de mettre en commun1 p\r le comm]ce trang]1 le premi]1 une c]ta9e quantit de m>*&ises qu'il se *>ge de procur]2 le second1 son travail de navigateur3 le bnfice rsultant de la v5te devant tre p>tag p> portions gales1 ou suivant une proportion conv5ue2 les risques et av>ies mis la *>ge de la socit4 ,le bnfice a9si prvu1 quelque considrable1 qu'il puisse tre1 e/-il lgitime8 ,on ne saurait le rvoqu] en d\te4 ,le bnfice1 cette premire poque des relations comm]ciales1 n'e/ pas autre *ose que l'inc]titude qui rgne1 entre les *angi/es1 sur la valeur de leurs produits respectifs3 c'e/ un avantage qui exi/e plutt dans l'op9ion que dans la ralit1 et qu'il n'e/ pas r>e de voir les deux p>ties1 avec une gale raison1 s'attribu] l'une et l'autre4 ,combi5 une once d'or vaut-elle de livres d'ta98 ,quel rapport de prix entre la p\rpre de ,tyr et la peau de zibel9e8 ,nul ne le sait1 nul ne le peut dire4 ,le ,phnici51 qui1 p\r un ballot de f\rrures1 livre dix palmes de son t(fe1 s'applaudit de son m>*3 autant en p5se1 de son ct1 le *asseur hyp]boren1 fi] de sa casaque r\ge4 ,et telle e/ encore la pratique des ,europens avec les sauvages de l',au/ralie1 heureux de donn] un porc p\r une ha*e1 une p\le p\r un cl\ ou un gra9 de v]re4 ,l'incomm5surabilit des valeurs3 telle e/1 l'orig9e1 la s\rce des bnfices du comm]ce4 ,l'or et l'arg5t entr5t donc dans le trafic1 d'abord comme m>*&ises2 puis bi5tt en v]tu de leur m95te *angeabilit1 comme t]mes de comp>aison1 comme monnaies4 ,dans l'un et l'autre cas1 l'or et l'arg5t port5t bnfice l'*ange1 en premi] lieu1 p> le fait mme de l'*ange2 ensuite1 p\r le risque c\ru4 ,le contrat d'assurance app>at ici comme le frre jumeau du contrat la grosse2 la prime /ipule dans le premi] e/ corrlative1 id5tique1 la "p de bnfice conv5ue dans le second4 ,cette "p de bnfice1 p> laquelle s'exprime la p>ticipation du capitali/e ou indu/riel1 qui engage ses produits ou ses fonds1 c'e/ t\t un dans le comm]ce1 a reu le nom lat9 d'int]esse1 c'e/--dire p>ticipation1 intrt4 ce mom5t donc1 et dans les conditions que je vi5s de df9ir1 qui p\rrait accus] de dol la pratique de l'intrt8 ,l'intrt1 c'e/ l'alea1 le ga9 obt5u contre la =tune2 c'e/ le bnfice alatoire du comm]ce1 bnfice irrpro*able tant que la comp>aison des valeurs n'a pas f\rni les ides corrlatives de *]t1 de bon m>*1 de proportion2 de ,,prix4 ,la mme analogie2 la mme id5tit1 que l'conomie politique a signale de t\t temps et avec raison1 entre l'intrt de l'arg5t et la r5te de la t]re1 exi/e1 au db des relations comm]ciales1 entre ce mme intrt et le bnfice du comm]ce3 au fond1 l'*ange e/ la =me commune1 le po9t de d"p de t\tes ces transactions4 ,v\s voyez1 ,monsieur1 que l'opposition n]gique que je fais au capital1 ne m'emp*e po9t de r5dre ju/ice la bonne foi orig9elle de ses oprations4 ,ce n'e/ pas moi qui m>*&]ai jamais avec la vrit4 ,je v\s ai dit qu'il exi/ait dans le prt intrt un ct vrai1 honnte1 lgitime2 je vi5s de l'tablir d'une faon qui1 ce me semble1 vaut encore mieux que la vtre1 en ce qu'elle ne sacrifie ri5 l'gsme1 n'te ri5 la *>it4 ,c'e/ l'impossibilit d'valu] les objets avec exactitude1 qui fonde1 au comm5cem5t1 la lgitimit de l'intrt1 comme1 plus t>d1 c'e/ la re*]*e des mtaux prcieux qui la s\ti5t4 ,il faut bi5 que le prt intrt ait eu sa raison positive et ncessitante p\r qu'il se soit dvelopp et gnralis comme on l'a vu2 il le faut1 dis-je1 pe9e de damn]1 avec les ?ologi5s1 l'humanit t\t entire1 que je fais pr(ession1 quant moi1 de considr] comme infaillible et sa9te4 ,mais qui ne voit dj que le bnfice du comm]ant doit dim9u] progressivem5t avec le risque c\ru et avec l'arbitraire des valeurs1 p\r n'tre plus la f9 que le ju/e prix du s]vice r5du p> lui1 le salaire de son travail8 ,qui ne voit p>eillem5t que l'intrt doit s'attnu] avec les *ances que c\rt le capital1 et la privation qu'pr\ve le capitali/e2 en sorte que s'il y a g>antie de remb\rsem5t de la "p du dbiteur1 et si la pe9e du cranci] e/ zro1 l'intrt doit dev5ir zro8 ,une autre cause1 qu'il importe ici de ne po9t omettre1 p>ce qu'elle m>que le po9t de transition ou de sp>ation entre la "p de bnfice1 int]esse1 affr5te au capitali/e dans le contrat la grosse1 et l'usure proprem5t dite2 une autre cause1 dis-je1 t\t fait accid5telle1 contribua s+ulirem5t vulg>is] la fiction de la productivit du capital1 et p> suite la pratique de l'intrt4 ,ce fur5t1 *ez les g5s de comm]ce1 les exig5ces de la comptabilit1 la ncessit de press] les r5tres ou remb\rsem5ts4 ,quel /imulant plus n]gique1 je v\s le dem&e1 p\vait-on imag9] l'g>d du dbiteur indol5t et ret>dataire1 que cette aggravation1 fo5us1 cet enfantem5t1 tokos1 incessant du pr9cipal8 ,quel huissi] plus inflexible que ce s]p5t de l'usure1 comme dit l'hbreu8 ,l'usure1 dis5t les vieux rabb9s1 e/ appele s]p5t1 nes*ek1 p>ce que le cranci] ,,mord le dbiteur1 lorsqu'il lui rclame plus qu'il ne lui a donn4 ,et c'e/ cet in/rum5t de police1 cette espce de g>de du comm]ce lanc p> le cranci] la gorge de son dbiteur1 dont on a v\lu faire un pr9cipe de ju/ice commutative1 une loi de l'conomie sociale6 ,il faut n'avoir jamais mis le pi$ dans une maison de ngoce1 p\r mconnatre ce po9t l'esprit et le b de cette inv5tion vraim5t diabolique du gnie m]cantile4 ,suivons ma9t5ant le progrs de l'in/itution1 c> n\s t\*ons au mom5t o le nes*ek1 le tokos1 le fo5us1 l'usure1 enf91 se di/+uant du bnfice alatoire1 ou int]esse1 de l'expditeur1 va dev5ir une in/itution3 et voyons d'abord comm5t s'en e/ gnralise la pratique4 ,n\s t*]ons1 aprs1 de dt]m9] les causes qui doiv5t en am5] l'abolition4 ,n\s v5ons de voir que ce fut *ez les peuples navigateurs1 faisant p\r les autres le c\rtage et l'entrept1 et oprant surt\t sur les m>*&ises prcieuses et les mtaux1 que se dveloppa d'abord la spculation m]cantile2 et du mme c\p la spculation de l'int]esse1 ou contrat la grosse4 ,c'e/ de l que l'usure1 comme une pe/e1 s'e/ propage1 s\s t\tes les =mes1 *ez les nations agricoles4 ,l'opration1 irrpro*able en soi1 de l'int]esse1 avait cr un prcd5t ju/ificatif2 la m?ode1 qu'on p\rrait appel] de co]cition et sret1 du fo5us2 aggravation progressive du capital2 donnait le moy52 la prpondrance acquise1 p> l'or et l'arg5t sur les autres m>*&ises1 le privilge qu'ils reur5t1 du cons5tem5t univ]sel1 de reprs5t] la ri*esse et de s]vir d'valuateur commun t\s les produits1 f\rnit l'occasion4 ,qu& l'or fut dev5u le roi de l'*ange1 le symbole de la puissance1 l'in/rum5t de t\te flicit1 *acun v\lut avoir de l'or2 et comme il tait impossible qu'il y en et p\r t\t le monde1 il ne se donna plus qu'avec prime2 son usage fut mis prix4 ,il se l\a au j\r1 la sema9e et l'an1 comme le j\eur de flte et la pro/itue4 ,c'tait une consqu5ce de l'inv5tion de la monnaie1 de faire e/im] vil prix1 en comp>aison de l'or1 t\s les autres bi5s1 et de faire consi/] la ri*esse relle1 comme l'p>gne1 dans les cus4 ,l'exploitation capitali/e1 honnie de t\te l'antiquit1 mieux r5seigne que n\s assurm5t1 sur cette matire1 c> elle t\*ait aux orig9es1 fut a9si fonde3 il tait rs]v notre sicle de lui f\rnir des docteurs et des avocats4 ,tant que1 se confondant avec la prime de l'assurance ou la "p de bnfice du contrat la grosse1 l'usure s'tait r5f]me dans la spculation m>itime1 et n'avait eu d'action que sur l'trang]1 elle avait p>u in(f5sive aux lgislateurs4 ,ce n'e/ que lorsqu'elle comm5a de s'ex]c] entre concitoy5s et compatriotes1 que les lois div9es et huma9es fulm9r5t contre elle l'int]dit4 ,tu ne plac]as po9t ton arg5t intrt sur ton frre1 dit la loi de ,mose1 mais oui bi5 sur l'trang]3 ,non fo5]abis proximo tuo1 s$ ali5o4 ,comme si le lgislateur avait dit3 de peuple peuple1 le bnfice du comm]ce et le crot des capitaux n'exprim5t qu'un rapport entre valeurs d'op9ion1 valeurs qui1 p> consqu5t1 s'quilibr5t2 de citoy5 citoy51 le produit devant s'*ang] contre le produit1 le travail contre le travail1 et le prt d'arg5t n'tant qu'une anticipation de cet *ange1 l'intrt con/itue une diffr5ce qui rompt l'galit comm]ciale1 enri*it l'un au dtrim5t de l'autre1 et entrane1 la longue1 la subv]sion de la socit4 ,aussi fut-ce d'aprs ce pr9cipe que le mme ,mose v\lut que t\te dette ft prime et cesst d'tre exigible *aque c9quantime anne3 ce qui v\lait dire que c9quante annes d'intrt ou c9quante annuits1 en supposant que le prt et t fait la premire anne aprs le jubil1 remb\rsai5t le capital4 ,c'e/ p\r cela que ,solon1 appel la prsid5ce de la rpublique p> ses concitoy5s1 et *>g d'apais] les tr\bles qui agitai5t la cit1 comm5a p> abolir les dettes1 c'e/--dire p> liquid] t\tes les usures4 ,la gratuit du crdit fut p\r lui la seule solution du problme rvolutionnaire pos de son temps1 la condition s9e qu non d'une rpublique dmocratique et sociale4 ,c'e/ p\r cela1 enf91 que ,lycurgue1 esprit peu v]s dans les que/ions de crdit et de f9ance1 p\ssant l'extrme ses apprh5sions1 avait banni de ,lacdmone le comm]ce et la monnaie3 ne tr\vant pas1 contre la subalt]nisation des citoy5s et l'exploitation de l'homme p> l'homme1 d'autre remde que cette solution ,ic>i5ne4 ,mais t\s ces ef=ts1 mal conc]ts1 plus mal encore seconds1 des anci5s morali/es et lgislateurs1 devai5t re/] impuissants4 ,le m\vem5t usuraire les dbordait1 sans cesse activ p> le luxe et la gu]re1 et bi5tt p> l'analogie tire de la proprit elle-mme4 ,d'un ct1 l'tat antagonique des peuples1 entret5ant les prils de la circulation1 f\rnissait sans cesse de n\veaux prtextes l'usure3 de l'autre1 l'gsme des ca/es rgnantes devait t\ff] les pr9cipes d'organisation galitaire4 ,tyr1 ,c>?age1 ,a?nes1 ,rome1 p>t\t dans l'antiquit comme de nos j\rs1 ce fur5t les hommes libres1 les patrici5s1 les b\rgeois1 qui prir5t l'usure s\s leur protection1 et exploitr5t1 p> le capital1 la plbe et les affran*is4 ,le *ri/ianisme p>ut alors1 et aprs quatre sicles de combat1 comm5a l'abolition de l'esclavage4 ,c'e/ cette poque qu'il faut plac] la gr&e gnralisation du prt intrt s\s la =me du bail f]me et loy]4 ,j'ai dit plus haut que1 dans l'antiquit1 le propritaire fonci]1 lorsqu'il ne faisait pas valoir p> lui-mme et p> sa famille1 comme cela avait lieu *ez les ,roma9s1 dans les premi]s temps de la rpublique1 exploitait p> ses esclaves3 telle fut gnralem5t la pratique des maisons patrici5nes4 ,alors le sol et l'esclave tai5t en*ans l'un l'autre2 le colon tait dit3 adscriptus gleb1 atta* la glbe3 la proprit de l'homme et de la *ose tait indivise4 ,le prix d'une mtairie tait la fois en raison1 #a de la sup]ficie et de la qualit du sol1 #b de la quantit du btail1 #c du nombre des esclaves4 ,qu& l'mancipation de l'esclave fut proclame1 le propritaire p]dit l'homme et g>da la t]re2 absolum5t1 comme auj\rd'hui1 en affran*issant les noirs1 n\s rs]vons au matre la proprit du sol et du matriel4 ,p\rtant1 au po9t de vue de l'antique jurisprud5ce1 comme du droit naturel et *rti51 l'homme1 n p\r le travail1 ne peut se pass] d'in/rum5ts de travail2 le pr9cipe de l'mancipation impliquait une loi agraire qui en ft la g>antie et la sanction2 sans cela1 cette prt5due mancipation n'tait qu'un acte d'odieuse cruaut1 une infme hypocrisie4 ,et si1 d'aprs ,mose1 l'intrt ou l'annuit du capital remb\rse le capital1 ne p\vait-on pas dire que le s]vage remb\rse la proprit8 ,les ?ologi5s et les lgi/es du temps ne le comprir5t pas4 ,p> une contradiction inexplicable1 et qui dure encore1 ils cont9ur5t dblatr] contre l'usure1 mais ils donnr5t l'absolution au f]mage et au loy]4 ,il rsulta de l que l'esclave mancip1 et quelques sicles plus t>d1 le s]f affran*i1 sans moy5s d'exi/5ce1 dut se faire f]mi] et pay] tribut4 ,le matre ne s'en tr\va que plus ri*e4 ,je te f\rnirai1 dit-il1 la t]re2 tu f\rniras le travail et n\s p>tag]ons4 ,c'tait une imitation rurale des u et c\tumes du ngoce3 je te prt]ai dix tal5ts1 disait au travailleur l'homme aux cus2 tu les f]as valoir3 et puis1 ou n\s p>tag]ons le bnfice2 ou bi51 tant que tu g>d]as mon arg5t1 tu me pai]as un #bj;e2 ou bi51 enf91 si tu l'aimes mieux1 l'*ance tu me r5dras le d\ble4 ,de l naquit la r5te foncire1 inconnue des ,russes et des ,arabes4 ,l'exploitation de l'homme p> l'homme1 grce cette mtamorphose1 passa en =ce de loi3 l'usure1 condamne dans le prt intrt1 tolre dans le contrat la grosse1 fut canonise dans le f]mage4 ,ds lors les progrs du comm]ce et de l'indu/rie ne s]vir5t qu' la faire entr] de plus en plus dans les moeurs4 ,il fallait qu'il en ft a9si p\r mettre en lumire t\tes les v>its de la s]vitude et du vol1 et pos] la vraie =mule de la lib]t huma9e4 ,une fois engage dans cette pratique de l'int]esse1 si trangem5t compris1 si abusivem5t appliqu1 la socit comm5a de t\rn] dans le c]cle de ses misres4 ,c'e/ alors que l'9galit des conditions p>ut une loi de la civilisation1 et le mal une ncessit de notre nature4 ,deux issues1 cep5dant1 semblai5t ouv]tes aux travailleurs1 p\r s'affran*ir de l'exploitation du capitali/e3 c'tai5t d'une "p1 comme n\s l'avons dit plus haut1 l'quilibration progressive des valeurs1 et1 p> suite1 la baisse de prix des capitaux2 de l'autre1 la rciprocit de l'intrt4 ,mais il e/ vid5t que le rev5u du capital1 reprs5t surt\t p> l'arg5t1 ne peut totalem5t s'annihil] p> la baisse2 c>1 comme v\s le dites trs-bi51 ,monsieur1 si mon capital ne doit me rapport] plus ri51 au lieu de le prt]1 je le g>de1 et1 p\r avoir v\lu refus] la dme1 le travailleur *m]a4 ,quant la rciprocit des usures1 on conoit1 t\te =ce1 qu'elle puisse exi/] d'entrepr5eur entrepr5eur1 de capitali/e capitali/e1 de propritaire propritaire2 mais de propritaire1 capitali/e ou entrepr5eur1 celui qui n'e/ qu'ouvri]1 cette rciprocit e/ impossible4 ,il e/ impossible1 dis-je1 que1 l'intrt du capital s'aj\tant1 dans le comm]ce1 au salaire de l'ouvri] p\r compos] le prix de la m>*&ise1 l'ouvri] puisse ra*et] ce qu'il a lui-mme produit4 ,vivre en travaillant e/ un pr9cipe qui1 s\s le rgime de l'intrt1 implique contradiction4 ,la socit une fois accule dans cette impasse1 l'absurdit de la ?orie capitali/e e/ dmontre p> l'absurdit de ses consqu5ces2 l'iniquit1 en soi1 de l'intrt rsulte de ses effets homicides2 et1 tant que la proprit aura p\r corollaire et po/ulatum la r5te et l'usure1 son aff9it avec le vol s]a tablie4 ,peut-elle exi/] dans d'autres conditions8 ,quant moi1 je le nie2 mais cette re*]*e e/ trangre la "q qui n\s occupe en ce mom5t1 et je ne m'y engag]ai po9t4 ,considrez1 ma9t5ant1 dans quelle situation se tr\v5t la fois1--p> suite de l'inv5tion de la monnaie1 de la prpondrance du numraire1 et de l'assimilation faite entre le prt d'arg5t et la location de la t]re et des immeubles1--et le capitali/e et le travailleur4 ,le premi]1--c> je ti5s le ju/ifi]1 mme vos yeux1--oblig p> le prjug montaire1 ne peut se dessaisir gratuitem5t de son capital en faveur de l'ouvri]4 ,non que ce dessaisissem5t lui cause une privation1 puisque1 dans ses ma9s1 le capital e/ /rile2 non qu'il c\re risque de le p]dre1 puisque1 p> les prcautions de l'hypo?que1 il e/ assur du remb\rsem5t2 non que cette pre/ation lui cote la mo9dre pe9e1 mo9s que v\s ne considriez comme pe9e le compte des cus et la vrification du gage2 mais c'e/ qu'en se dessaisissant1 p\r un temps quelconque1 de son arg5t1 de cet arg5t qui1 p> sa prrogative1 e/1 comme on l'a si ju/em5t dit1 du p\voir1 le capitali/e dim9ue sa puissance et sa scurit4 ,ce s]ait t\t autre *ose1 si l'or et l'arg5t n'tai5t qu'une m>*&ise ord9aire1 si l'on ne t5ait pas plus la possession des cus qu' celle du bl1 du v91 de l'huile ou du cuir2 si la simple facult de travaill] donnait l'homme la mme scurit que la possession de l'arg5t4 ,s\s ce monopole de la circulation et de l'*ange1 l'usure devi5t1 p\r le capitali/e1 une ncessit4 ,son int5tion1 devant la ju/ice1 n'e/ po9t incrim9able3 ds que son arg5t e/ sorti de son c(fre1 il n'e/ plus en sret4 ,or1 cette ncessit qui1 p> le fait d'un prjug involontaire et univ]sellem5t rp&u1 incombe au capitali/e1 con/itue p\r le travailleur la plus indigne spoliation1 comme la plus odieuse des tyrannies1 la tyrannie de la =ce4 ,quelles sont1 en effet1 p\r la classe travailleuse1 p\r cette p>tie vivante1 productrice1 morale1 des socits1 les consqu5ces ?oriques et pratiques du prt intrt et de son analogue1 le f]mage8 ,je me borne1 p\r auj\rd'hui1 v\s en numr] quelques-unes1 sur lesquelles j'appelle votre att5tion1 et qui p\rront1 si v\s y t5ez1 dev5ir l'objet ultrieur de notre dbat4 ,c'e/ qu'en v]tu du pr9cipe de l'intrt1 ou du produit net1 un individu peut rellem5t et lgitimem5t vivre sans travaill]3 c'e/ la conclusion de votre avant-d]nire lettre1 et telle e/1 en effet1 la condition laquelle auj\rd'hui t\t le monde aspire4 ,c'e/ que1 si le pr9cipe du produit net e/ vrai de l'individu1 il doit l'tre aussi de la nation2 qu'a9si1 le capital mobili] et immobili] de la ,france1 p> exemple1 tant valu #acb milli>ds1 ce qui donne1 #e p\r #ajj p> an d'intrt1 #f milli>ds #fjj millions1 la moiti au mo9s du peuple franais p\rrait1 si elle v\lait1 vivre sans ri5 faire2 qu'en ,anglet]re1 o le capital accumul e/ beauc\p plus considrable qu'en ,france1 et la population beauc\p mo9dre1 il ne ti5drait qu' la nation t\te entire1 depuis la re9e ,victoria jusqu'au d]ni] ratta*eur de fils de ,liv]pool1 de vivre en r5tire1 se prom5ant la canne la ma91 ou grognant dans les meet+s4 ,ce qui conduit cette proposition1 videmm5t absurde1 que1 grce son capital1 une nation a plus de rev5u que son travail n'en produit4 ,c'e/ que la totalit des salaires en ,france1 tant annuellem5t d'environ #f milli>ds1 et la somme des rev5us du capital aussi de #f milli>ds1 ce qui porte #ab milli>ds la valeur m>*&e de la production annuelle1 le peuple producteur1 qui e/ en mme temps le peuple consommateur1 peut et doit a*et]1 avec #f milli>ds de salaires qui lui sont all\s1 les #ab milli>ds que le comm]ce lui dem&e p\r prix de ses m>*&ises1 sans quoi le capitali/e se tr\v]ait sans rev5u4 ,c'e/ que l'intrt tant de sa nature p]ptuel1 et ne p\vant1 en aucun cas1 a9si que le v\lait ,mose1 tre port en remb\rsem5t du capital2 de plus1 *aque anne d'intrt p\vant tre replace usure1 et =m] un n\veau prt1 et eng5dr]1 p> consqu5t1 un n\vel intrt1 le plus petit capital peut1 avec le temps1 produire des sommes prodigieuses1 que ne reprs5t]ait pas mme une masse d'or aussi grosse que le globe que n\s habitons4 ,price l'a dmontr dans sa ?orie de l'amortissem5t4 ,c'e/ que la productivit du capital tant la cause immdiate1 unique1 de l'9galit des =tunes et de l'accumulation incessante des capitaux dans un petit nombre de ma9s1 il faut admettre1 malgr le progrs des lumires1 malgr la rvlation *rti5ne et l'ext5sion des lib]ts publiques1 que la socit e/ naturellem5t et ncessairem5t divise en deux ca/es1 une ca/e de capitali/es exploiteurs1 et une ca/e de travailleurs exploits4 ,c'e/ que ladite ca/e de capitali/es1 disposant s\v]a9em5t1 p> la pre/ation intresse de ses capitaux1 des in/rum5ts de production et des produits1 a le droit1 selon son bon plaisir1 d'arrt] le travail et la circulation1 comme n\s la voyons faire depuis deux ans1 au risque de faire m\rir le peuple2--de *ang] la direction naturelle des *oses1 comme cela se voit dans les tats du ,pape1 o la t]re cultivable e/1 depuis un temps immmorial1 livre1 p\r la conv5ance des propritaires1 la va9e pture1 et o le peuple ne vit que des aumnes et de la curiosit des trang]s2--de dire une masse de citoy5s3 ,v\s tes de trop sur la t]re2 au banquet de la vie1 il n'y a pas de place p\r v\s1 comme fit la comtesse de ,/raf=d1 lorsqu'elle expulsa de ses doma9es1 en une seule fois1 #ag1jjj paysans2 et comme fit1 l'anne d]nire1 le g\v]nem5t franais1 qu& il transporta en ,algrie1 #d1jjj familles de b\*es inutiles4 ,je v\s le dem&e prs5t3 si le prjug de l'or1 si la fatalit de l'in/itution montaire excuse1 ju/ifie le capitali/e1 n'e/-il pas vrai qu'elle cre p\r le travailleur ce rgime de =ce brutale1 qui ne se di/+ue de l'esclavage antique que p> une plus pr(onde et une plus sclrate hypocrisie6 ,,la ,,=ce1 ,monsieur1 voil le premi] et le d]ni] mot d'une socit organise sur le pr9cipe de l'intrt1 et qui1 depuis #c1jjj ans1 fait ef=t contre l'intrt4 ,v\s le con/atez v\s-mme1 sans ret5ue comme sans scrupule1 qu& v\s reconnaissez avec moi que le capitali/e ne se prive po9t2 avec ,j4 ,b4 ,say1 que sa fonction e/ de ne ri5 faire2 qu& v\s lui faites t5ir ce langage effront que rpr\ve t\te consci5ce huma9e3 ,je ne v\s impose ri5 malgr v\s4 ,ds que v\s ne voyez pas dans le prt un s]vice1 ab/5ez-v\s d'emprunt]1 comme moi de prt]4 ,que si la socit v\s (fre des avantages sans rtribution1 adressez-v\s elle1 c'e/ bi5 plus commode4 ,et quant organis] la circulation des capitaux1 a9si que v\s me sommez de le faire1 si v\s ent5dez p> l que les mi5s v\s arriv5t gratis p> l'int]mdiaire de la socit1 j'ai contre ce procd indirect t\t ju/e les mmes objections qui m'ont fait v\s refus] le prt direct et gratuit4 ,pr5ez-y g>de1 ,monsieur2 le peuple n'e/ que trop dispos croire que c'e/ uniquem5t p> am\r de ses privilges que la ca/e capitali/e1 en ce mom5t dom9ante1 rep\sse l'organisation du crdit qu'il rclame2 et le j\r o le mauvais v\loir de cette ca/e lui s]ait dmontr1 t\te excuse disp>aissant ses yeux1 sa v5geance ne connatrait plus de bornes4 ,v\lez-v\s savoir quelle dmoralisation p\vantable v\s crez p>mi les travailleurs1 avec votre ?orie du capital1 qui n'e/ autre1 comme je vi5s de v\s le dire1 que la ?orie du droit de la ,,=ce8 ,il me suffira de reproduire vos propres argum5ts4 ,v\s aimez les apologues3 je vais1 p\r concrt] ma p5se1 v\s en propos] quelques-uns4 ,un millionnaire se laisse tomb] dans la rivire4 ,un proltaire vi5t pass]2 le capitali/e lui fait signe3 le dialogue suivant s'tablit3 ,,le ,,millionnaire4 ,sauvez-moi1 ou je pris4 ,,le ,,prol,,taire4 ,je suis v\s1 mais je veux p\r ma pe9e un million4 ,,le ,,millionnaire4 ,un million p\r t5dre la ma9 ton frre qui se noie6 ,qu'e/-ce que cela te cote8 ,une heure de ret>d6 ,je te remb\rs]ai1 je suis gnreux1 un qu>t de j\rne4 ,,le ,,prol,,taire4 ,dites-moi1 n'e/-il pas vrai que je v\s r5ds un s]vice en v\s tirant de l8 ,,le ,,millionnaire4 ,oui4 ,,le ,,prol,,taire4 ,t\t s]vice a-t-il droit une rcomp5se8 ,,le ,,millionnaire4 ,oui4 ,,le ,,prol,,taire4 ,ne suis-je pas libre8 ,,le ,,millionnaire4 ,oui4 ,,le ,,prol,,taire4 ,alors1 je veux un million3 c'e/ mon d]ni] prix4 ,je ne v\s =ce pas1 je ne v\s impose ri5 malgr v\s2 je ne v\s emp*e po9t de cri]3 la b>que6 et d'appel] quelqu'un4 ,si le p*eur1 que j'ap]ois l-bas1 une lieue d'ici1 veut v\s faire cet avantage sans rtribution1 adressez-v\s lui3 c'e/ plus commode4 ,,le ,,millionnaire4 ,malheureux6 tu abuses de ma position4 ,la religion1 la morale6 l'humanit6444 ,,le ,,prol,,taire4 ,ceci reg>de ma consci5ce4 ,au re/e1 l'heure m'appelle1 f9issons en4 ,vivre proltaire1 ou m\rir millionnaire3 lequel v\lez-v\s8 ,sans d\te1 ,monsieur1 v\s me direz que la religion1 la morale1 l'humanit1 qui n\s comm&5t de sec\rir notre semblable dans la dtresse1 n'ont ri5 de commun avec l'intrt4 ,je le p5se comme v\s3 mais que tr\vez-v\s r$ire l'exemple suivant8 ,un missionnaire anglais1 allant la conv]sion des infidles1 fait naufrage en r\te1 et aborde dans un canot1 avec sa femme et quatre enfants1 l'le de444--,rob9son1 propritaire de cette le p> droit de premire occupation1 p> droit de conqute1 p> droit de travail1 aju/ant le naufrag avec son fusil1 lui df5d de port] atte9te sa proprit4 ,mais comme ,rob9son e/ huma91 qu'il a l'me *rti5ne1 il veut bi5 indiqu] cette famille in=tune un ro*] vois91 isol au milieu des eaux1 o elle p\rra se s*] et repos]1 sans cra9te1 de l',ocan4 ,le ro*] ne produisant ri51 le naufrag prie ,rob9son de lui prt] sa b*e et un petit sac de sem5ces4 ,j'y cons5s1 dit ,rob9son2 mais une condition3 c'e/ que tu me r5dras #ii boisseaux de bl sur #ajj que tu rcolt]as4 ,,le ,,naufrag4 ,c'e/ une avanie6 ,je v\s r5drai ce que v\s m'aurez prt1 et *>ge de revan*e4 ,,rob9son4 ,z-tu tr\v un gra9 de bl sur ton ro*]8 ,,le ,,naufrag4 ,non4 ,,rob9son4 ,e/-ce que je te r5ds s]vice en te donnant les moy5s de cultiv] ton le1 et de vivre en travaillant8 ,,le ,,naufrag4 ,oui4 ,,rob9son4 ,t\t s]vice mrite-t-il rmunration8 ,,le ,,naufrag4 ,oui4 ,,rob9son4 ,eh bi56 la rmunration que je dem&e1 c'e/ #ii p\r #ajj4 ,voil mon prix4 ,,le ,,naufrag4 ,transigeons3 je r5drai le sac de bl et la b*e1 avec #e p\r #ajj d'intrt4 ,c'e/ le taux lgal4 ,,rob9son4 ,oui1 taux lgal1 lorsqu'il y a concurr5ce1 et que la m>*&ise abonde1 comme le prix lgal du pa9 e/ de #cj c5times le kilogramme1 qu& il n'y a pas disette4 ,,le ,,naufrag4 #ii p\r #ajj de ma rcolte6 mais c'e/ un vol1 un brig&age6 ,,rob9son4 ,e/-ce que je te fais viol5ce8 e/-ce que je t'oblige pr5dre ma b*e et mon bl8 ,ne sommes-n\s pas libres l'un et l'autre8 ,,le ,,naufrag4 ,il le faut4 ,je prirai la t*e2 mais ma femme1 mes enfants6444 ,je cons5s t\t2 je signe4 ,prtez-moi1 p>-dessus le m>*1 votre scie et votre ha*e1 p\r que je me fasse une cabane4 ,,rob9son4 ,oui-d6 ,j'ai beso9 de ma ha*e et de ma scie4 ,il m'en a cot huit j\rs de pe9e p\r les fabriqu]4 ,je te les prt]ai cep5dant1 mais la condition que tu me donn]as #ii plan*es sur #ajj que tu fabriqu]as4 ,,le ,,naufrag4 ,eh p>bleu6 je v\s r5drai votre ha*e et votre scie1 et v\s f]ai cadeau de c9q de mes plan*es en reconnaissance de votre pe9e4 ,,rob9son4 ,alors1 je g>de ma scie et ma ha*e4 ,je ne t'oblige po9t4 ,je suis libre4 ,,le ,,naufrag4 ,mais v\s ne croyez donc po9t en ,dieu6 ,v\s tes un exploiteur de l'humanit1 un mal?usi51 un juif6 ,,rob9son4 ,la religion1 mon pre1 n\s enseigne que l'homme a une noble de/9ation1 qui n'e/ po9t circonscrite dans l'troit doma9e de la production indu/rielle4 ,quelle e/ cette f98 ,ce n'e/ pas en ce mom5t le lieu de s\lev] cette "q4 ,mais1 quelle qu'elle soit1 ce que je puis te dire1 c'e/ que n\s ne p\vons l'atte9dre1 si1 c\rbs s\s le j\g d'un travail inexorable et incessant1 il ne n\s re/e aucun loisir p\r dvelopp] nos organes1 nos affections1 notre intellig5ce1 notre s5s du beau1 ce qu'il y a de plus pur et de plus lev dans notre nature444 ,quelle e/ donc la puissance qui n\s donn]a ce loisir bi5faisant1 image et avant-gt de l't]nelle flicit8 ,c'e/ le capital4 ,j'ai travaill jadis2 j'ai p>gn1 prcism5t en vue de te prt]3 tu f]as un j\r comme moi4 ,,le ,,naufrag4 ,hypocrite6 ,,rob9son4 ,tu m'injuries3 adieu6 ,tu n'z qu' c\p] les arbres avec tes d5ts1 et sci] tes plan*es avec tes ongles4 ,,le ,,naufrag4 ,je cde la =ce4 ,mais1 du mo9s1 faites-moi l'aumne de quelques mdicam5ts p\r ma pauvre fille qui e/ malade4 ,cela ne v\s cot]a aucune pe9e2 j'irai les cueillir moi-mme dans votre proprit4 ,,rob9son4 ,halte-l6 ma proprit e/ sacre4 ,je te df5ds d'y mettre le pi$3 s9on tu auras affaire avec ma c>ab9e4 ,cep5dant1 je suis bon homme2 je te p]mets de v5ir cueillir tes h]bes3 mais tu m'amn]as ton autre fille1 qui me p>at jolie444 ,,le ,,naufrag4 ,infme6 tu oses t5ir un pre un p>eil langage6 ,,rob9son4 ,e/-ce un s]vice que je v\s r5ds t\s1 toi et tes filles1 en v\s sauvant la vie p> mes remdes8 ,oui ou non8 ,,le ,,naufrag4 ,assurm5t2 mais le prix que tu y mets8 ,,rob9son4 ,e/-ce que je la pr5ds de =ce1 ta fille8--,n'e/-elle pas libre8 ne l'es-tu pas toi-mme8444 ,et puis1 ne s]a-t-elle pas heureuse de p>tag] mes loisirs8 ,ne pr5dra-t-elle pas sa "p du rev5u que tu me paies8 ,en faisant d'elle ma fille de compagnie1 ne devi5s-je pas votre bi5faiteur8 ,va1 tu n'es qu'un +rat6 ,,le ,,naufrag4 ,arrte1 propritaire6 ,j'aim]ais mieux voir ma fille morte que d%onore4 ,mais je la sacrifie p\r sauv] l'autre4 ,je ne te dem&e plus qu'une *ose3 c'e/ de me prt] tes outils de p*e2 c> avec le bl que tu n\s laisses1 il n\s e/ impossible de vivre4 ,un de mes fils1 en p*ant1 n\s procur]a quelque supplm5t4 ,,rob9son4 ,soit3 je te r5drai encore ce s]vice4 ,je f]ai plus3 je te db>rass]ai de ton autre fils1 et me *>g]ai de sa n\rriture et de son ducation4 ,il faut que je lui appr5ne tir] le fusil1 mani] le sabre1 et vivre comme moi1 sans ri5 faire4 ,c>1 comme je me dfie de v\s t\s1 et que v\s p\rriez =t bi5 ne me pas pay]1 je suis bi5 aise1 l'occasion1 d'avoir ma9-=te4 ,coqu9s de pauvres1 qui prt5dez qu'on v\s prte sans intrt6 ,impies1 qui ne v\lez pas de l'exploitation de l'homme p> l'homme6 ,un j\r1 ,rob9son1 s'*auffant la *asse1 pr5d un refroidissem5t1 et tombe malade4 ,sa concub9e1 dgte de lui1 et qui entret5ait1 avec son jeune compagnon1 des relations intimes1 lui dit3 ,je v\s soign]ai et v\s gurirai1 mais une condition3 c'e/ que v\s me f]ez donation de t\s vos bi5s4 ,autrem5t1 je v\s laisse4 ,,rob9son4 toi que j'ai tant aime1 qui j'ai sacrifi honneur1 consci5ce1 humanit1 v\drais-tu me laiss] sur le lit de d\leur8 ,,la ,,s]vante4 ,et moi1 je ne v\s aimais pas1 c'e/ p\r cela que je ne v\s dois ri54 ,si v\s m'avez entret5ue1 je v\s ai livr ma p]sonne3 n\s sommes quittes4 ,ne suis-je pas libre8 ,et suis-je oblige aprs v\s avoir s]vi de matresse1 de v\s s]vir encore de g>de-malade8 ,,rob9son4 ,mon enfant1 ma *re enfant1 je te prie1 calme-toi4 ,sois bonne1 sois d\ce1 sois g5tille2 je vais1 en ta faveur1 faire mon te/am5t4 ,,la ,,s]vante4 ,je veux une donation1 ou je p>s4 ,,rob9son4 ,tu m'assass9es6 ,dieu et les hommes m'ab&onn5t4 ,maldiction sur l'univ]s6 ,que le tonn]re m'crase1 et que l'enf] m'engl\tisse6 ,il meurt dsespr4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,,huiti,,me ,,lettre4 ,f4 ,,ba/iat ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,la preuve de l'impossibilit disp5se d'exam9] la possibilit4--,prote/ation contre le fatalisme4--,vrits immuables4--,jugem5t sur les prgr9ations trav]s les *amps de l'hi/oire4--,apologues ret\rns contre leur auteur4--,lois des capitaux rsumes en c9q propositions4 #bd dcembre #ahdi4 ,la gratuit du crdit e/-elle possible8 ,la gratuit du crdit e/-elle impossible8 ,il e/ clair que1 rs\dre une de ces que/ions1 c'e/ rs\dre l'autre4 ,v\s me repro*ez de manqu] la *>it p>ce que je ma9ti5s le dbat sur la seconde4 ,voici mon motif3 ,re*]*] si la gratuit du crdit e/ possible1 c'et t me laiss] entran] discut] la ,banque du ,peuple1 l'impt sur le capital1 les ateli]s nationaux1 l'organisation du travail1 en un mot1 les mille moy5s p> lesquels *aque cole prt5d ralis] cette gratuit4 ,t&is que1 p\r s'assur] qu'elle e/ impossible1 il suffisait d'analys] la nature intime du capital2 ce qui atte9t mon b1 et1 ce qu'il me semble1 le vtre4 ,on pose ,galile c9quante argum5ts contre la rotation de la t]re4 ,faut-il qu'il les rfute t\s8 ,non3 il pr\ve qu'elle t\rne1 et t\t e/ dit3 ,e pur si muove4 ,comme novateur1 dites-v\s1 j'ai droit l'exam54--,sans d\te2 mais1 avant t\t1 la socit1 comme df5d]esse1 a droit qu'on lui pr\ve son tort4 ,v\s traduisez le capital et l'intrt au tribunal de l'op9ion1 les accusant d'inju/ice1 de spoliation4 v\s pr\v] leur culpabilit2 eux pr\v] leur innoc5ce4--,v\s avez1 dites-v\s1 plusieurs moy5s de les faire r5tr] dans le droit4 ,il faut d'abord savoir s'ils en sont sortis4 ,l'exam5 de vos inv5tions ne peut v5ir qu'aprs1 puisqu'il suppose l'accusation fonde1 ce qu'ils ni5t4 ,cette m>*e e/ tellem5t logique1 que v\s y acquiescez en ces t]mes3 ,vraie ou fausse1 lgitime ou illgitime1 morale ou immorale1 j'accepte l'usure1 je l'appr\ve1 je la l\e mme2 je r5once t\tes les illusions du socialisme1 et me refais *rti51 si v\s me dmontrez que la pre/ation des capitaux1 de mme que la circulation des valeurs1 ne saurait1 en aucun cas1 tre gratuite4 ,or1 que fais-je autre *ose8 ,c'e/ bi5 l mon t]ra93 pr\v] que le capital porte en lui-mme l'inde/ructible pr9cipe de la rmunrabilit4 ,cette doctr9e1 v\s l'avez d'abord combattue p> la ?orie des contradictions1 ensuite p> celle des di/9ctions4 ,l'intrt1 avez-v\s dit1 a eu sa raison d'exi/5ce autrefois1 il ne l'a plus auj\rd'hui4 ,il fut un in/rum5t d'galit et de progrs1 il n'e/ plus que vol et oppression4--,et1 l-dessus1 v\s citez plusieurs in/itutions et usages d'abord lgitimes et libraux1 dev5us plus t>d inju/es et fune/es la lib]t1 entre autres1 la torture1 le jugem5t p> l'eau b\illante1 l'esclavage1 etc4 ,je rep\sse1 quant moi1 ce fatalisme cruel qui consi/e ju/ifi] t\s les excs comme ayant s]vi la cause de la civilisation4 ,l'esclavage1 la torture1 les preuves judiciaires1 n'ont pas avanc1 mais ret>d la m>*e de l'humanit4 ,il en et t de mme de l'intrt1 s'il n'avait t1 comme v\s le dites1 qu'un abus de la =ce4 ,en outre1 s'il y a des *oses qui *ang5t1 il y en a qui ne *ang5t pas4 ,depuis la cration1 il a t vrai que les trois angles d'un triangle sont gaux deux angles droits1 et cela s]a vrai jusqu'au jugem5t d]ni] et au del4 ,de mme1 il a t\j\rs t vrai1 il le s]a t\j\rs1 que le travail accumul1 ou le capital1 mrite rcomp5se4 ,v\s comp>ez ma logique celle d'un entrepr5eur qui dirait3 ,que m'import5t la vapeur1 la pression atmosphrique1 l'lectricit8 ,pr\v] la lgitimit du *> quatre r\es1 n'e/-ce pas pr\v] que l'inv5tion des *em9s de f] e/ une *imre8 ,j'accepte la similitude2 mais voici comm5t3 ,je reconnais que le *em9 de f] e/ un progrs4 ,je me rj\is de ce qu'il fait baiss] le prix des transports2 mais si l'on en v\lait conclure la gratuit des transports1 si l'on disait3 un prix quelconque p\r les transports a pu tre lgitime autrefois1 mais le temps e/ v5u o ils doiv5t s'excut] gratuitem5t1 je rpondrais3 la conclusion e/ fausse4 ,de progrs en progrs1 ce prix peut dim9u] sans cesse1 mais il ne peut arriv] zro1 p>ce qu'il y aura t\j\rs l une int]v5tion de travail huma91 un s]vice huma91 qui porte en lui-mme le pr9cipe de la rmunrabilit4 ,de mme1 je reconnais que le loy] des capitaux va baissant en raison de leur abondance4 ,je le reconnais et m'en rj\is1 c> ils pntr5t a9si de plus en plus dans t\tes les classes1 et les s\lag5t1 p\r *aque satisfaction donne1 du poids du travail4 ,mais1 de cette baisse con/ante de l'intrt1 je ne puis conclure son anantissem5t absolu1 p>ce que jamais les capitaux ne natront spontanm5t1 qu'ils s]ont t\j\rs un s]vice plus ou mo9s gr&1 et que ds lors ils port5t en eux-mmes1 a9si que les transports1 le pr9cipe de la rmunrabilit4 ,a9si1 ,monsieur1 je ne vois aucun motif de dplac] ce dbat au mom5t de le clore2 et il me semble qu'il n'e/ pas un de nos lecteurs qui ne considrt ma t*e comme remplie1 si je pr\vais ces propositions3 ,t\t capital 7quelle que soit sa =me1 moissons1 outils1 ma*9es1 maisons1 etc471 t\t capital rsulte d'un travail antrieur1 et fconde un travail ultrieur4 ,p>ce qu'il rsulte d'un travail antrieur1 celui qui le cde reoit une rmunration4 ,p>ce qu'il fconde un travail ultrieur1 celui qui l'emprunte doit une rmunration4 ,et v\s le dites v\s-mme3 ,si la pe9e du cranci] e/ zro1 l'intrt doit dev5ir zro4 ,donc1 qu'avons-n\s re*]*]8 ,ceci3 ,e/-il possible qu'un capital se =me sans pe9e8 ,si c'e/ possible1 j'ai tort2 le crdit doit tre gratuit4 ,si c'e/ impossible1 c'e/ v\s qui avez tort1 le capital doit tre rmunr4 ,v\s avez beau faire2 la "q se rduit ces t]mes3 ,le temps e/-il arriv1 arriv]a-t-il jamais o les capitaux cloront spontanm5t sans la p>ticipation d'aucun ef=t huma98 ,mais1 dans une revue rtrospective ple9e de v]ve1 v\s lanant v]s la ,pale/9e1 v]s ,a?nes1 ,sp>te1 ,tyr1 ,rome1 ,c>?age1 v\s m'entranez p> la tang5te hors du c]cle o je ne puis v\s ret5ir4 ,eh bi56 avant d'y r5tr]1 j'essai]ai1 s9on de v\s suivre1 du mo9s de faire quelques pas avec v\s4 ,v\s dbutez a9si3 ,ce qui fait que l'intrt du capital1 excusable1 ju/e mme au po9t de d"p de l'conomie des socits1 devi5t1 avec le dveloppem5t des in/itutions indu/rielles1 une vraie spoliation1 un vol1 c'e/ que cet intrt n'a pas d'autre pr9cipe1 d'autre raison d'tre1 que la ncessit et la =ce4 ,la ncessit1 voil ce qui explique l'exig5ce du prteur2 la =ce1 voil ce qui fait la rsignation de l'emprunteur4 ,mais mesure que1 dans les relations huma9es1 la ncessit fait place la vrit1 et qu' la =ce succde le droit1 le capitali/e p]d son excuse4 ,il p]d plus que cela2 il p]d le seul titre que v\s lui reconnaissez4 ,si1 s\s l'empire de la lib]t et du droit1 l'intrt p]si/e1 c'e/ sans d\te qu'il a1 quoi que v\s en disiez1 une autre raison d'tre que la =ce4 ,en vrit1 je ne compr5ds plus votre di/+uo4 ,v\s disiez3 ,l'intrt a t ju/e autrefois1 il ne l'e/ plus auj\rd'hui4 ,et quelle raison en donnez-v\s8 ,celle-ci3 ,jadis la =ce rgnait1 auj\rd'hui c'e/ le droit4 ,lo9 de conclure de l que l'intrt a pass de la lgitimit l'illgitimit1 n'e/-ce pas le contraire qui se dduit de vos prmisses8 ,et c]tes1 le fait confirm]ait cette dduction2 c> l'usure a pu tre odieuse qu& on dev5ait capitali/e p> la rap9e1 et l'intrt e/ ju/ifi depuis qu'on le devi5t p> le travail4 ,c'e/ dans le comm]ce de m] qu'il faut *]*] l'orig9e de l'intrt4 ,le contrat la grosse1 v>it ou plutt dmembrem5t du contrat de pacotille1 fut sa premire =me4 ,je crois que le capital a une nature qui lui e/ propre1 p>faitem5t indp5dante de l'lm5t p> lequel les hommes excut5t leurs transports4 ,qu'ils voyag5t et fass5t voyag] leurs m>*&ises p> t]re1 p> eau ou p> l'air1 en *>1 en b>que ou en ballon1 cela ne confre ni ne retire aucun droit au capital4 ,il e/ d'ailleurs p]mis de p5s] que la pratique de l'intrt a t antrieure celle du comm]ce m>itime4 ,trs-probablem5t le patri>*e ,abraham ne prtait pas des tr\peaux sans se rs]v] une "p quelconque dans le crot1 et ceux qui1 aprs le dluge1 btir5t ,babylone les premires maisons1 n'en cdai5t sans d\te pas l'usage sans rtribution4 ,eh quoi6 ,monsieur1 ces transactions1 qui ont prvalu et s'accompliss5t volontairem5t depuis le comm5cem5t du monde1 s\s les noms de location1 intrt1 f]mage1 baux1 loy]1 ne s]ai5t pas sorties des entrailles mmes de l'humanit6 ,elles s]ai5t nes du ,contrat de pacotille6 ,ensuite1 propos du contrat la grosse1 v\s faites une ?orie du bnfice qu'en vrit je crois inadmissible4--,mais la discut] ici1 ce s]ait n\s c>t] du sujet4 ,enf9 v\s arrivez cette tige de t\tes les erreurs conomiques1 savoir3 la confusion entre les capitaux et le numraire2 confusion l'aide de laquelle il e/ ais d'embr\ill] la "q4 ,mais v\s n'y croyez pas v\s-mme1 et je n'en veux p\r preuve que ce que v\s disiez nagure ,m4 ,l\is ,blanc3 ,l'arg5t n'e/ pas une ri*esse p\r la socit3 c'e/ t\t simplem5t un moy5 de circulation qui p\rrait trs-avantageusem5t tre remplac p> du papi]1 p> une sub/ance de nulle valeur4 ,veuillez donc croire que lorsque je p>le de la productivit du capital 7outils1 in/rum5ts1 etc47 mis en oeuvre p> le travail1 je n'ent5ds pas attribu] une m]veilleuse v]tu prolifique l'arg5t4 ,v\s suivrai-je1 ,monsieur1 en ,pale/9e1 ,a?nes et ,lacdmone8 ,vraim5t1 cela n'e/ pas ncessaire4 ,un mot seulem5t sur le ,non fo5]abis de ,mose4 ,j'admire la dvotion qui a saisi c]ta9s sociali/es 7avec lesquels je ne v\s confonds pas71 depuis qu'ils ont dc\v]t1 l'appui de leur ?se1 quelques textes dans l',anci5 et le ,n\veau ,te/am5t1 les conciles et les ,pres de l'glise4 ,je me p]mettrai de leur adress] cette "q3 ,ent5d5t-ils n\s donn] ces autorits comme infaillibles en matire de sci5ces et d'conomie sociale8 ,c]tes1 ils n'iront pas jusqu' me rpondre3 ,n\s t5ons p\r infaillibles les textes qui n\s convi5n5t1 et p\r faillibles ceux qui ne n\s convi5n5t pas4--,qu& on invoque les livres sacrs1 ce titre et comme dpositaires de la volont indiscutable de ,dieu1 il faut t\t pr5dre1 s\s pe9e de j\] une purile comdie4 ,eh bi56 sans p>l] d'une multitude de s5t5ces de l',anci5 ,te/am5t1 qui ne peuv5t1 sans dang]1 tre prises au pi$ de la lettre1 il y a1 dans l'vangile1 d'autres textes que le fameux ,mutuum date1 dont ils veul5t dduire la gratuit du crdit1 entre autres ceux-ci3 ,heureux ceux qui pleur5t4 ,heureux ceux qui s\ffr5t4 ,il y aura t\j\rs des pauvres p>mi v\s4 ,r5dez ,cs> ce qui app>ti5t ,cs>4 ,obissez aux puissances4 ,ne v\s proccupez pas du l5dema94 ,faites comme le lis1 qui ne file ni ne tisse4 ,faites comme l'oiseau1 qui ne lab\re ni ne sme4 ,si on v\s frappe sur la j\e gau*e1 t5dez encore la j\e droite4 ,si on v\s vole votre manteau1 donnez encore votre robe4 ,que dirai5t messieurs les sociali/es1 si n\s fondions sur un de ces textes la politique et l'conomie sociale8 ,il e/ p]mis de croire que lorsque le fondateur du *ri/ianisme a dit ses disciples3 ,mutuum date1 il a ent5du leur donn] un conseil de *>it et non faire un c\rs d'conomie politique4 ,jsus tait *>p5ti]1 il travaillait p\r vivre4 ,ds lors1 il ne p\vait faire du don une prescription absolue4 ,je crois p\voir aj\t]1 sans irrvr5ce1 qu'il se faisait pay] trs lgitimem5t1 non-seulem5t p\r le travail consacr faire des plan*es1 mais aussi p\r le travail consacr faire des scies et des rabots1 c'e/--dire p\r le capital4 ,enf91 je ne dois pas laiss] pass] les deux apologues p> lesquels v\s t]m9ez voire lettre1 sans v\s faire obs]v] que1 lo9 d'infirm] ma doctr9e1 ils condamn5t la vtre2 c> on n'en peut dduire la gratuit du crdit qu' la condition d'en dduire aussi la gratuit du travail4 ,votre second drame me porte un gr& c\p d'pe2 mais1 p> le premi]1 v\s m'avez *>itablem5t muni d'une cuirasse t\te preuve4 ,en effet1 p> quel artifice v\lez-v\s m'am5] reconnatre qu'il e/ des circon/ances o on e/ t5u en consci5ce de prt] gratuitem5t8 ,v\s imag9ez une de ces situations extraord9aires qui font taire t\s les in/9cts p]sonnels et mett5t en jeu le pr9cipe sympa?ique1 la piti1 la commisration1 le dv\em5t1 le sacrifice4--,un insulaire e/ bi5 p\rvu de t\tes *oses4 ,il r5contre des naufrags que la m] a jets nus sur la plage4 ,v\s me dem&ez s'il e/ p]mis cet insulaire de tir]1 dans son intrt1 t\t le p>ti possible de sa position1 de p\ss] ses exig5ces jusqu'aux d]nires limites1 de dem&] mille p\r c5t de ses capitaux1 et mme de les l\] au prix de l'honneur4 ,je vois le pige4 ,si je rponds3 ,oh6 dans ce cas1 il faut vol]1 sans conditions1 au sec\rs de son frre1 p>tag] avec lui jusqu' la d]nire b\*e de pa94 ,v\s triomph]ez1 disant3 ,enf9 mon adv]saire a av\ qu'il e/ des occasions o le crdit doit tre gratuit4 ,heureusem5t1 v\s m'avez f\rni v\s-mme la rponse dans le premi] apologue1 que j'aurais inv5t1 si v\s ne m'aviez prv5u4 ,un homme passe sur le bord d'un fleuve4 ,il ap]oit un de ses frres qui se noie1 et1 p\r le sauv]1 n'a qu' lui t5dre la ma94 ,p\rra-t-il1 en consci5ce1 pr(it] de l'occasion p\r /ipul] les conditions les plus extrmes1 p\r dire au malheureux qui se dbat dans le torr5t3 ,je suis libre1 je dispose de mon travail4 ,meurs1 ou donne-moi t\te ta =tune6 ,je me figure1 ,monsieur1 que si un brave ouvri] se r5contre dans ces circon/ances1 il se jett]a dans l'eau sans hsit]1 sans calcul]1 sans spcul] sur son salaire et mme sans y song]4 ,mais ici1 veuillez le rem>qu]1 il n'e/ pas "q de capital2 il s'agit de travail4 ,c'e/ du travail qui1 en consci5ce1 doit tre sacrifi4 ,e/-ce que v\s dduirez de l1 comme rgle normale des transactions huma9es1 comme loi de l'conomie politique1 la gratuit du travail8 ,et p>ce que1 dans un cas extrme1 le s]vice doit tre gratuit1 r5onc]ez-v\s ?oriquem5t votre axiome3 mutualit des s]vices8 ,et cep5dant1 si de votre second apologue v\s concluez qu'on e/ t\j\rs t5u de prt] p\r ri51 du premi] v\s devez conclure qu'on e/ t\j\rs oblig de travaill] gratis4 ,la vrit e/ que1 p\r lucid] une "q d'conomie politique1 v\s avez imag9 deux cas o t\tes les lois de l'conomie politique sont susp5dues4 ,qui jamais a song ni] que1 dans c]ta9es circon/ances1 n\s ne soyons t5us de sacrifi] capital1 intrt1 travail1 vie1 rputation1 affections1 sant1 etc48 ,mais e/-ce l la loi des transactions ord9aires8 ,et rec\rir de tels exemples p\r faire prvaloir la gratuit du crdit1 ou la gratuit du travail1 n'e/-ce pas av\] son impuissance faire rsult] cette gratuit de la m>*e ord9aire des *oses8 ,v\s re*]*ez1 ,monsieur1 quelles sont1 p\r la classe travailleuse1 les consqu5ces du prt intrt1 et v\s en numrez quelques-unes1 m'invitant en faire l'objet ultrieur de ce dbat4 ,je ne disconvi5s pas que1 p>mi vos objections1 il n'y en ait de trs-spcieuses et mme de trs-srieuses4 ,il e/ mme impossible1 dans une lettre1 de les relev] une une2 j'essai]ai de les rfut] t\tes la fois1 p> la simple exposition de la loi selon laquelle se rp>tiss5t1 suivant moi1 entre le capital et le travail1 les produits de leur coopration2 et c'e/ p> l que je r5tr]ai dans ma mode/e circonfr5ce conomique4 ,p]mettez-moi d'tablir c9q propositions qui me sembl5t susceptibles d'tre ma?matiquem5t dmontres4 #a ,le capital fconde le travail4 ,il e/ bi5 clair qu'on obti5t de plus gr&s rsultats avec une *>rue que sans *>rue2 avec une scie que sans scie2 avec une r\te que sans r\te2 avec des approvisionnem5ts que sans approvisionnem5ts1 etc41 d'o n\s p\vons conclure que l'int]v5tion du capital accrot la masse des produits p>tag]4 #b ,le capital e/ du travail4 ,*>rues1 scies1 r\tes1 approvisionnem5ts1 ne se font pas t\t seuls1 et le travail qui on les doit a droit tre rmunr4 ,je suis oblig de rappel] ici ce que j'ai dit dans ma d]nire lettre sur la diffr5ce dans le mode de rtribution qu& elle s'applique au capital ou au travail4 ,la pe9e que pr5d *aque j\r le porteur d'eau doit lui tre paye p> ceux qui pr(it5t de cette pe9e quotidi5ne4 ,mais la pe9e qu'il a prise p\r fabriqu] sa br\ette et son tonneau doit lui tre paye p> un nombre indt]m9 de consommateurs4 ,de mme l'ensem5cem5t1 le lab\rage1 le s>clage1 la moisson1 ne reg>d5t que la rcolte actuelle4 ,mais les cltures1 les dfri*em5ts1 les dess*em5ts1 les btisses entr5t dans le prix de revi5t d'une srie indf9ie de rcoltes successives4 ,autre *ose e/ le travail actuel du cordonni] qui fait des s\li]s1 du tailleur qui fait des habits1 du *>p5ti] qui fait des madri]s1 de l'avocat qui fait des mmoires2 autre *ose e/ le travail accumul qu'ont exig la =me1 l'tabli1 la scie1 l'tude du droit4 ,c'e/ p\rquoi le travail de la premire catgorie se rmunre p> le salaire1 celui de la seconde catgorie p> les comb9aisons de l'intrt et de l'amortissem5t1 qui ne sont autre *ose qu'un salaire +nieusem5t rp>ti sur une multitude de consommateurs4 #c mesure que le capital s'accrot l'intrt baisse1 mais de telle sorte que le rev5u total du capitali/e augm5te4 ,ce qui a lieu sans inju/ice et sans prjudice p\r le travail1 p>ce que1 a9si que n\s allons le voir1 l'excdant de rev5u du capitali/e e/ pris sur l'excdant de produit d au capital4 ,ce que j'affirme ici1 c'e/ que1 quoique l'intrt baisse1 le rev5u total du capitali/e augm5te de t\te ncessit1 et voici comm5t3 ,soit #ajj le capital1 et le taux de l'intrt #e4 ,je dis que l'intrt ne peut desc5dre #d sans que le capital s'accumule au mo9s au-dessus de #abj4 ,en effet1 on ne s]ait pas /imul accrotre le capital1 s'il en devait rsult] dim9ution1 ou mme /ationnem5t du rev5u4 ,il e/ absurde de dire que le capital tant #ajj et le rev5u #e1 le capital peut tre port #bjj et le taux desc5dre #b2 c>1 dans le premi] cas1 on aurait #e francs de r5te1 et dans le second on n'aurait que #d francs4 ,le moy5 s]ait trop simple et trop commode3 on mang]ait la moiti du capital p\r faire rep>atre le rev5u4 ,a9si1 qu& l'intrt baisse de #e #d1 de #d #c1 de #c #b1 cela veut dire que le capital s'e/ accru de #ajj #bjj1 de #bjj #djj1 de #djj #hjj1 et que le capitali/e t\*e successivem5t p\r rev5u #e1 #h et #ab4 ,et le travail n'y p]d ri51 bi5 au contraire3 c> il n'avait sa disposition qu'une =ce gale #ajj1 puis il a eu une =ce gale #bjj1 et enf9 une =ce gale #hjj1 avec cette circon/ance qu'il paie de mo9s en mo9s *] une quantit donne de cette =ce4 ,il suit de l que ces calculateurs sont bi5 malhabiles qui vont disant3 ,l'intrt baisse1 donc il doit cess]4 ,eh morbleu6 il baisse1 relativem5t *aque #ajj fr42 mais c'e/ ju/em5t p>ce que le nombre de #ajj fr4 augm5te que l'intrt baisse4 ,oui1 le multiplicateur s'amo9drit1 mais ce n'e/ que p> la raison mme qui fait grossir le multiplic&e1 et je dfie le dieu de l'ari?mtique lui-mme d'en conclure que le produit arriv]a a9si zro#ch4 ,note #ch3 ,cette loi1 d'une dcroissance qui1 quoique indf9ie1 n'arrive jamais zro1 loi bi5 connue des ma?matici5s1 g\v]ne une f\le de phnomnes conomiques et n'a pas t assez obs]ve4 ,citons-en un exemple famili]4 ,t\t le monde sait que dans une gr&e ville1 dans un qu>ti] ri*e et populeux1 on peut gagn] davantage t\t en rduisant les prix de v5te4 ,c'e/ ce qu'on exprime familirem5t p> cette locution3 ,se retr\v] sur la quantit3 ,supposons quatre m>*&s de c\teaux1 l'un au village1 l'autre ,bayonne1 le troisime ,bordeaux1 le quatrime ,p>is4 ,n\s p\rrons avoir le tableau suivant3 ,nombre ,bnfice des c\teaux p> ,bnfice total4 v5dus4 c\teau4 ,village #ajj #a fr4 #ajj fr4 ,bayonne #bjj #ge #aej ,bordeaux #djj #ej #bjj ,p>is #a1jjj #be #bej ,on voit ici un multiplicateur 7deuxime colonne7 dcrotre sans cesse1 p>ce que le multiplic&e 7premire colonne7 s'accrot t\j\rs2 la progression con/ante du produit total 7troisime colonne7 exclut l'ide que le multiplicateur arrive jamais zro1 alors mme qu'on pass]ait de ,p>is ,londres1 et des villes de plus en plus gr&es et ri*es4 ,ce qu'il faut bi5 obs]v] ici1 c'e/ que l'a*eteur n'a pas se pla9dre de l'accroissem5t progressif du bnfice total ralis p> le m>*&1 c> ce qui l'intresse1 lui a*eteur1 c'e/ le pr(it proportionnel prlev sur lui comme rmunrateur du s]vice r5du1 et ce pr(it dim9ue sans cesse4 ,a9si1 des po9ts de vue div]s1 le v5deur et l'a*eteur progress5t en mme temps4 ,c'e/ la loi des capitaux4 ,bi5 connue1 elle rvle aussi l'h>monie des intrts entre le capitali/e et le proltaire1 et leur progrs simultan4 #d mesure que les capitaux augm5t5t 7et avec eux les produits71 la ,,"p ,,absolue qui revi5t au capital augm5te1 et sa ,,"p ,,proportionelle dim9ue4 ,cela n'a plus beso9 de dmon/ration4 ,le capital retire successivem5t #e1 #d1 #c p\r *aque #ajj fr4 qu'il met dans l'association2 donc son prlvem5t relatif dim9ue4 ,mais comme il met successivem5t dans l'association #ajj fr41 #bjj fr41 #djj fr41 il se tr\ve qu'il retire1 p\r sa "p totale1 d'abord #e1 puis #h1 ensuite #ab1 et a9si de suite2 donc son prlvem5t absolu augm5te4 #e mesure que les capitaux augm5t5t 7et avec eux les produits71 la "p proportionnelle et la "p absolue du travail augm5t5t4 ,comm5t p\rrait-il en tre autrem5t8 puisque le capital voit grossir sa "p absolue1 encore qu'il ne prlve successivem5t que #a_/b1 #a_/c1 #a_/d1 #a_/e du produit total1 le travail1 qui successivem5t il revi5t #a_/b1 #b_/c1 #c_/d1 #d_/e1 entre videmm5t dans le p>tage p\r une "p progressive1 dans le s5s proportionnel comme dans le s5s absolu4 ,la loi de cette rp>tition peut tre figure aux yeux p> les *iffres suivants1 qui n'ont pas la prt5tion d'tre prcis1 mais que je produis p\r lucid] ma p5se4 ,produit ,"p ,"p total4 du capital4 du travail4 #are priode4 #ajjj #a_/b ou #ejj #a_/b ou #ejj #b;e -- #ahjj #a_/c ou #fjj #b_/c ou #abjj #c;e -- #bhjj #a_/d ou #gjj #c_/d ou #bajj #d;e -- #djjj #a_/e ou #hjj #d_/e ou #cbjj ,on voit p> l comm5t l'accroissem5t successif des produits1 correspondant l'accumulation progressive des capitaux1 explique ce d\ble phnomne1 savoir1 que la "p absolue du capital augm5te1 encore que sa "p proportionnelle dim9ue1 t&is que la "p du travail augm5te la fois dans les deux s5s4 ,de t\t ce qui prcde1 il rsulte ceci3 ,p\r que le sort des masses s'amliore1 il faut que le loy] des capitaux baisse4 ,p\r que l'intrt baisse1 il faut que les capitaux se multipli5t4 ,p\r que les capitaux se multipli5t1 il faut c9q *oses3 activit1 conomie1 lib]t1 paix et scurit4 ,et ces bi5s1 qui import5t t\t le monde1 import5t encore plus la classe ouvrire4 ,ce n'e/ pas que je nie les s\ffrances des travailleurs1 mais je dis qu'ils sont sur une fausse pi/e qu& ils les attribu5t l'infme capital4 ,telle e/ ma doctr9e4 ,je la livre avec confiance la bonne foi des lecteurs4 ,on a dit que je m'tais con/itu l'avocat du privilge capitali/e4 ,ce n'e/ pas moi1 c'e/ elle de rpondre4 ,cette doctr9e1 j'ose le dire1 e/ consolante et concordante4 ,elle t5d l'union des classes2 elle montre l'accord des pr9cipes2 elle dtruit l'antagonisme des p]sonnes et des ides2 elle satisfait l'intellig5ce et le coeur4 ,en e/-il de mme de celle qui s]t de n\veau pivot au socialisme8 qui dnie au capital t\t droit une rcomp5se8 qui ne voit p>t\t que contradiction1 antagonisme et spoliation8 qui irrite les classes les unes contre les autres8 qui reprs5te l'iniquit comme un flau univ]sel1 dont t\t homme1 quelque degr1 e/ c\pable et victime8 ,que si nanmo9s le pr9cipe de la gratuit du crdit e/ vrai1 il faut bi5 l'admettre3 ,fiat ju/itia1 ruat coelum4 ,mais s'il e/ faux66 ,quant moi1 je le ti5s p\r faux1 et1 en t]m9ant1 je v\s rem]cie de m'avoir loyalem5t f\rni l'occasion de le combattre4 ,,fr,d,,ric ,,ba/iat4 ,,neuvi,,me ,,lettre4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon ,f4 ,,ba/iat4 ,grave imputation4--,ngation de c9q propositions4--,argum5ts tirs des oprations de la ,banque de ,france4--,mfaits de cette ,banque4 #ca dcembre #ahdi4 ,v\s m'avez tromp4 ,j'att5dais de v\s une controv]se srieuse3 vos lettres ne sont qu'une p]ptuelle et insipide my/ification4 ,qu& v\s auriez fait un pacte avec l'usure1 p\r embr\ill] la "q et emp*] notre dbat d'ab\tir1 en l'emb>rassant d'incid5ts1 de hors-d'oeuvre1 de vtilles et de *icanes1 v\s n'eussiez pu v\s y pr5dre autrem5t4 ,de quoi s'agit-il entre n\s1 s'il v\s plat8 de savoir si l'intrt de l'arg5t doit ou non tre aboli4 ,je v\s l'ai dit moi-mme3 c'e/ l le pivot du socialisme1 la *eville ouvrire de la ,rvolution4 ,une "q prjudicielle s'lve donc t\t d'abord1 celle de savoir si1 en fait1 il y a possibilit d'abolir cet intrt4 ,v\s le niez2 je l'affirme3 lequel croire de n\s deux8 videmm5t1 ni l'un ni l'autre4 ,il faut exam9] la *ose3 voil ce que dicte le s5s commun1 ce que la plus simple notion d'quit prescrit4 ,v\s1 au contraire1 v\s rep\ssez cet exam54 ,depuis deux mois que n\s avons ouv]t1 dans la ,voix du ,peuple1 cette assise sol5nelle o le capital devait tre jug1 et l'usure condamne ou abs\te1 v\s ne cessez de me rpt] sur t\s les tons cette rit\rnelle3 ,le capital1 tel que je le compr5ds1 tel qu'il m'app>at dans sa nature intime1 e/ productif4 ,cette conviction me suffit3 je ne veux pas en savoir davantage4 ,d'ailleurs1 v\s reconnaissez qu'en prtant intrt1 je r5ds s]vice et ne suis po9t voleur2 qu'ai-je donc beso9 de v\s ent5dre8 ,qu& j'ai pr\v1 dans mon sy/me1 que la gratuit du crdit e/ impossible1 et que v\s accordez qu'un honnte homme peut1 en t\te sret de consci5ce1 tir] de son fonds un rev5u1 v\s devez t5ir cette mme gratuit p\r impossible4 ,ce qui e/ dmontr vrai1 dans un sy/me1 ne peut dev5ir faux dans un autre3 autrem5t1 il faudrait dire qu'une mme *ose peut tre vraie et fausse t\t la fois1 ce que mon esprit se refuse absolum5t compr5dre4 ,je ne sors pas de l4 ,o donc1 monsieur1 avez-v\s appris1 je ne dis pas raisonn]1 c> il app]t ds le comm5cem5t de cette polmique que le raisonnem5t en v\s se rduit affirm] et confirm] t\j\rs votre proposition1 sans infirm] celle de votre adv]saire1 mais discut]8 ,le d]ni] cl]c de procureur v\s dirait qu'en t\t dbat1 il faut exam9] successivem5t et contradictoirem5t le dire de *aque p>tie2 et1 puisque n\s avons pris le public p\r juge1 il e/ vid5t qu'une fois votre sy/me expos et dbattu1 il faut abord] le mi54 ,avec v\s les *oses ne se pass5t po9t a9si4 ,satisfait de la concession que je v\s ai faite1 savoir1 que dans l'tat actuel des *oses le prt intrt ne peut tre considr comme un acte illicite1 v\s t5ez la ncessit de l'intrt p\r dmontre2 et l-dessus1 s\s prtexte que v\s n'ent5dez ri5 l'ant9omie1 me f]mant la b\*e1 v\s faites dfaut au dbat4 ,e/-ce discut]1 je v\s le dem&e8 ,=c p> une conduite si trange1 je fais alors un pas v]s v\s4 ,ma m?ode de dmon/ration avait p>u v\s faire quelque pe9e3 je quitte cette m?ode1 et v\s montre1 en employant la =me ord9aire de raisonnem5t1 que t\t *ange dans la socit2 que ce qui une poque fut un progrs1 une autre devi5t une entrave2 qu'a9si1 en faisant ab/raction du temps1 la mme ide1 le mme fait1 *ange compltem5t de c>actre1 selon l'aspect s\s lequel on le considre2 que ri5 n'emp*e de croire que l'intrt soit prcism5t dans ce cas2 qu'en consqu5ce votre f9 de non-recevoir ne peut tre admise1 et qu'il faut dcidm5t exam9] avec moi l'hypo?se de la gratuit du crdit1 de l'abolition de l'intrt4 cela que rpondez-v\s8 c'e/ pe9e si j'ose v\s le rappel]4 ,p>ce que1 p> g>d p\r v\s1 j'avais cru devoir *ang] de m?ode1 v\s m'accusez1 d'abord de t]giv]sation1 ensuite de fatalisme6 ,j'ai fait avec v\s1 p]mettez-moi cette comp>aison1 ce que le pr(esseur de ma?matiques fait avec ses lves1 lorsqu' une dmon/ration difficile1 il en sub/itue une autre plus saisissable leur intellig5ce4 ,c>1 sa*ez-le bi51 monsieur1 la dialectique hgli5ne1 qui cep5dant n'e/ pas t\te la logique1 e/ au syllogisme et l'induction ce que le calcul diffr5tiel e/ la gomtrie ord9aire4 ,il v\s e/ p]mis d'en rire2 c'e/ le droit de l'esprit huma9 de rire de t\t ce qu'il a une fois compris et dev92 mais il faut compr5dre1 sans quoi le rire n'e/ que la grimace de l'ins5s4 ,et v\s1 p\r prix de ma complaisance1 v\s me dc]nez le s>casme3 je ne suis1 v\s ent5dre1 qu'un sophi/e4 ,e/-ce srieux8 ,je fais plus encore4 ,v\s aviez dit1--je cite vos propres p>oles3--,montrez-moi comm5t l'intrt1 de lgitime devi5t illgitime1 et je cons5s discut] la ?orie du crdit gratuit4 ,p\r satisfaire ce dsir1 d'ailleurs trs lgitime1 je fais l'hi/orique de l'intrt1 j'cris la biographie de l'usure4 ,je montre que cette pratique a sa cause dans un conc\rs de circon/ances politiques et conomiques1 indp5dant de la volont des contractants1 et 9vitable l'orig9e des socits1 savoir3 #a ,l'incomm5surabilit des valeurs1 rsultant de la non-sp>ation des indu/ries1 et de l'abs5ce des t]mes de comp>aison2 #b les risques du comm]ce2 #c l'habitude1 introduite de bonne heure p>mi les ngociants et dev5ue peu peu con/ante et gnrale1 de compt] un excdant proportionnel titre d'am5de ou indemnit 7dommage-intrt71 t\t dbiteur ret>dataire2 #d la prpondrance des mtaux prcieux et monnays sur les autres m>*&ises2 #e la pratique comb9e des contrats de pacotille1 d'assurance1 et la grosse2 #f enf91 l'tablissem5t de la r5te foncire1 imite de l'intrt de l'arg5t1 et qui1 admise sans conte/ation p> les casui/es1 devait s]vir plus t>d la ju/ification de ce mme intrt4 ,p\r r5dre la dmon/ration complte1 je pr\ve ensuite1 p> un simple rapport ari?mtique1 que l'intrt1 excusable comme accid5t1 dans les conditions o il a pris naissance1 et o il s'e/ ensuite dvelopp1 devi5t absurde et spoliateur1 ds qu'on prt5d le gnralis] et en faire une ,r,,gle d'conomie publique2 qu'il e/ en contradiction =melle avec le pr9cipe conomique1 que dans la socit le produit net e/ id5tique au produit brut1 en sorte que t\t prlvem5t ex]c p> le capital sur le travail con/itue1 dans la balance sociale1 une erreur de compte et une impossibilit4 ,je pr\ve1 enf91 que si1 une autre poque1 l'intrt a s]vi de mobile la circulation des capitaux1 il n'e/ plus auj\rd'hui p\r cette circulation1 de mme que l'impt sur le sel1 le v91 le sucre1 la vi&e1 de mme que la d\ane elle-mme1 qu'une entrave2 que c'e/ lui qu'il faut rapport] la /agnation des affaires1 le *mage de l'indu/rie1 la dtresse de l'agriculture1 et l'imm95ce t\j\rs gr&issante d'une banqu]\te univ]selle4 ,t\t cela tait d'hi/oire1 de ?orie et de pratique1 comme de calcul3 v\s avez rem>qu v\s-mme que je n'avais pas une seule fois fait appel1 contre l'intrt1 la frat]nit1 la philan?ropie1 l'autorit de l'vangile et des ,pres de l'glise4 ,j'ai peu de foi la philan?ropie2 quant l'glise1 elle n'a jamais ri5 ent5du cette matire1 et sa casui/ique1 depuis le ,*ri/ jusqu' ,pie ,,ix1 e/ t\t simplem5t absurde4 ,absurde1 dis-je1 soit qu& elle condamne l'intrt1 sans aucune considration des circon/ances qui l'excus5t1 qui l'exig5t2 soit qu& elle re/re9t ses ana?mes l'usure d'arg5t1 et fait1 p\r a9si dire1 acception de l'usure t]ri5ne4 cette exposition1 dont v\s avez v\s-mme apprci l'intrt1 que rpondez-v\s1 dans votre quatrime lettre8--,ri54 ,niez-v\s l'hi/oire8--,po9t4 ,conte/ez-v\s mes calculs8--,non4 ,que dites-v\s donc8--,v\s rebattez votre t]nel refra93 ,celui qui prte r5d s]vice2 ds lors il e/ pr\v que le capital porte en soi l'inde/ructible pr9cipe de la rmunration4 ,sur quoi1 v\s me donnez1 comme expression de la sagesse des sicles1 c9q ou six aphorismes1 excell5ts p\r endormir les mauvaises consci5ces1 mais qui1 je v\s le pr\v]ai t\t l'heure1 sont t\t ce que la r\t9e la plus brute a fait jamais dire de plus absurde4 ,puis1 faisant votre signe de croix1 v\s dcl>ez la discussion close4 ,am56 ,v\s tes conomi/e1 monsieur ,ba/iat1 membre de l',acadmie des sci5ces morales et politiques1 membre du comit des f9ances1 membre du congrs de la ,paix1 membre de la ligue anglo-franaise p\r le libre-*ange1 et1 ce qui vaut mieux que t\t cela1 honnte homme et homme d'esprit4 ,eh bi56 je suis =c1 p\r mettre c\v]t votre intellig5ce et votre loyaut1 de v\s pr\v]1 p> ,a plus ,b1 que v\s ne savez pas le premi] mot des *oses dont v\s avez entrepris de p>l]1 ni du capital1 ni de l'intrt1 ni du prix1 ni de la valeur1 ni de la circulation1 ni de la f9ance1 ni de t\te l'conomie politique1 pas plus que de la mtaphysique allem&e4 ,avez-v\s1 dans votre vie1 ent5du p>l] de la ,banque de ,france8 ,faites-moi le plaisir1 quelque j\r1 d'y jet] le pi$2 ce n'e/ pas lo9 de l',in/itut4 ,v\s tr\v]ez l ,m4 d',arg\t1 qui1 en fait de capital et d'intrt1 en sait plus que v\s et que t\s les conomi/es de ,guillaum94 ,la ,banque de ,france e/ une compagnie de capitali/es1 =me1 il y a une c9quanta9e d'annes1 la sollicitation de l'tat1 et p> privilge de l'tat1 p\r ex]c] l'usure sur t\t le t]ritoire de ,france4 ,depuis sa fondation1 elle n'a cess de pr5dre de cont9uels accroissem5ts3 la rvolution de ,fvri] en a fait1 p> l'adjonction des banques dp>tem5tales1 le premi] p\voir de la ,rpublique4 ,le pr9cipe sur lequel cette compagnie s'e/ =me e/ exactem5t le vtre4 ,ils ont dit3 ,n\s avons acquis nos capitaux p> notre travail1 ou p> le travail de nos pres4 ,p\rquoi donc1 en les faisant s]vir la circulation gnrale1 en les mettant au s]vice de notre pays1 n'en tir]ions-n\s pas un salaire lgitime1 qu& le propritaire fonci] tire un rev5u de sa t]re2 qu& le con/ructeur de maisons tire loy] de ses maisons2 qu& l'entrepr5eur tire de sa m>*&ise un bnfice suprieur aux frais de sa ge/ion2 qu& l'ouvri] qui assemble nos p>quets fait entr] dans le prix de sa j\rne un quantum p\r l'usure de ses outils1 lequel quantum dpasse assurm5t ce qui s]ait ncessaire p\r amortir la somme qu'ils lui ont cote8 ,cette argum5tation1 v\s le voyez1 e/ on ne peut plus plausible4 ,c'e/ celle qu'on a oppose de t\t temps1 et avec ju/e raison1 l'glise1 qu& elle a v\lu condamn] l'intrt exclusivem5t la r5te2 c'e/ le ?me qui revi5t dans *acune de vos lettres4 ,or1 savez-v\s o ce beau raisonnem5t a conduit les actionnaires1 que je ti5s t\s1 a9si que ,m4 d',arg\t1 p\r trs-honntes g5s1 de la ,banque de ,france8--,au vol1 oui1 monsieur1 au vol le plus manife/e1 le plus hont1 le plus dte/able2 c> c'e/ ce vol qui1 lui seul1 depuis ,fvri]1 arrte le travail1 emp*e les affaires1 fait prir le peuple du *olra1 de la faim et du froid1 et qui1 dans le b secret d'une re/auration mon>*ique1 s\ffle le dsespoir p>mi les classes travailleuses4 ,c'e/ ici surt\t que je me propose de v\s faire voir comm5t l'intrt1 de lgitime devi5t illgitime2 et1 ce qui v\s surpr5dra bi5 davantage encore1 comm5t le crdit pay1 ds l'in/ant qu'il ne se fait pas voleur1 qu'il ne rclame que le prix qui lui e/ lgitimem5t d1 devi5t crdit gratuit4 ,quel e/ le capital de la ,banque de ,france8 ,d'aprs le d]ni] inv5taire1 #ij millions4 ,quel e/ le taux lgal1 conv5u entre la ,banque et l'tat1 p\r les escomptes8--#d p4 #ajj l'an4 ,donc le produit annuel1 lgal et lgitime de la ,banque de ,france1 le ju/e prix de ses s]vices1 c'e/1 p\r un capital de #ij millions #d p4 #ajj l'an1 #c millions #fjj mille francs de rev5u4 #c1fjj1jjj francs1 voil suivant la fiction de la productivit du capital1 ce que le comm]ce franais doit *aque anne la ,banque de ,france en rmunration de son capital1 qui e/ de #ij millions4 ,dans ces conditions1 les actions de la ,banque de ,france sont comme des immeubles qui r5drai5t rgulirem5t #dj francs de rev5u3 mises #a1jjj francs1 elles val5t #a1jjj francs4 ,or1 savez-v\s ce qui arrive8 ,consultez le mme inv5taire3 v\s y v]rez que lesdites actions1 au lieu d'tre cotes #a1jjj fr41 le sont #b1djj4--;,elles tai5t1 la sema9e d]nire1 #b1dde2 et1 p\r peu que le portefeuille se remplt1 elles mont]ai5t #b1ejj et #c1jjj fr4--,ce qui veut dire que le capital de la ,banque1 au lieu de lui rapport] #d p\r #ajj1 taux lgal et conv5u1 produit #h1 #aj et #ab p\r #ajj4 ,le capital de la ,banque s'e/ donc d\bl1 tripl8--,c'e/1 en effet1 ce qui devrait avoir lieu d'aprs la ?orie nonce dans vos troisime et quatrime propositions1 savoir1 que l'intrt baisse mesure que le capital s'accrot1 mais de telle sorte que le rev5u total du capitali/e augm5te4 ,eh bi51 il n'en e/ ri54 ,le capital de la ,banque e/ re/ le mme1 #ij millions4 ,seulem5t1 la ,compagnie1 en v]tu de son privilge1 et l'aide de son mcanisme f9anci]1 a tr\v moy5 d'opr] avec le comm]ce comme si son capital tait1 non plus seulem5t de #ij millions1 mais de #dej1 c'e/--dire c9q fois plus gr&4 ,e/-il possible1 direz-v\s8--,voici le procd2 il e/ =t simple1 et j'en puis p>l]3 c'e/ prcism5t un de ceux que se proposait d'employ] la ,banque du ,peuple1 p\r arriv] l'annihilation de l'intrt4 ,p\r vit] les ports d'espces1 et la manipulation encombrante des cus1 la ,banque de ,france fait usage de bons de crdit1 reprs5tatifs de l'arg5t qu'elle a dans ses caves1 et qu'on appelle ,billets de ,banque4 ,ce sont ces billets qu'elle remet d'ord9aire ses cli5ts1 contre les lettres de *ange et billets ordre qu'ils lui port5t1 et dont elle se *>ge d'opr]1 s\s g>antie t\tefois des tireurs comme des tirs1 le rec\vrem5t4 ,le papi] de la ,banque a1 de la sorte1 un d\ble gage3 le gage des cus qui sont dans la caisse1 et le gage des valeurs de comm]ce qui sont dans le portefeuille4 ,la scurit donne p> ce d\ble gage e/ si gr&e1 qu'il e/ reu dans le comm]ce de prfr] le papi] aux espces1 que *acun aime autant savoir la ,banque que dans le tiroir de sa commode4 ,on conoit mme1 en ?se absolue1 qu' l'aide de ce procd1 la ,banque de ,france puisse se pass] entirem5t de capital et faire l'escompte sans numraire3 en effet1 les valeurs de comm]ce qu'elle reoit l'escompte1 et contre lesquelles elle donne ses billets1 devant lui tre remb\rses1 l'*ance1 p> p>eille somme1 soit en arg5t1 soit en billets1 il suffirait que les porteurs de billets n'euss5t jamais la fantaisie de les conv]tir en cus1 p\r que le r\lem5t s'effectut t\t en papi]4 ,alors1 la circulation aurait p\r base1 non plus le crdit de la ,banque1 dont le capital s]ait a9si hors de s]vice1 mais le crdit public1 p> l'acceptation gnrale des billets4 ,dans la pratique1 les faits ne se pass5t pas t\t fait comme l'indique la ?orie4 ,jamais on n'a vu le papi] de ,banque se sub/itu] entirem5t au numraire2 il y a seulem5t t5dance cette sub/itution4 ,or1 voici ce qui rsulte de cette t5dance4 ,la ,banque spculant1 et avec ple9e scurit1 sur le crdit public1 sre d'ailleurs de ses rec\vrem5ts1 ne limite pas ses escomptes au montant de son encaisse2 elle met t\j\rs plus de billets qu'elle n'a d'arg5t3 ce qui signifie que p\r une p>tie de ses crdits1 au lieu de remettre une valeur relle et d'opr] un vritable *ange1 elle ne fait qu'un transport d'critures1 ou virem5t de p>ties1 sans aucun emploi de capital4 ,ce qui ti5t ici lieu de capital la ,banque1 c'e/1 je le rpte1 l'usage tabli1 la confiance du comm]ce1 en un mot1 le crdit public4 ,il semble donc qu'alors le taux de l'escompte doive baiss] dans la proportion de la surmission des billets2 que si1 p> exemple1 le capital de la ,banque e/ #ij millions1 et la somme des billets #aab millions1 le capital fictif tant le qu>t du capital rel1 l'intrt de #d p\r #ajj devra se rduire1 p\r les escomptes1 #c4 ,quoi de plus ju/e1 en effet8 ,le crdit public n'e/-il pas une proprit publique8 ,les billets surmis p> la ,banque n'ont-ils pas p\r gage unique les obligations rciproques des citoy5s8 ,l'acceptation de ce papi]1 sans gage mtallique1 ne repose-t-elle pas exclusivem5t sur leur confiance mutuelle8 ,n'e/-ce pas cette confiance qui cre seule t\te la probabilit du signe8 ,en quoi le capital de la ,banque y e/-il int]v5u8 ,en quoi la g>antie y p>at-elle8 ,v\s p\vez dj1 p> ce simple ap]u1 jug] combi5 e/ fausse votre proposition n #c1 suivant laquelle3 baisse d'intrt suppose augm5tation corrlative de capitaux4 ,ri5 n'e/ plus faux que cette proposition3 il e/ dmontr1 au contraire1 p> la ?orie et p> la pratique de t\tes les banques1 qu'une banque peut trs-bi5 tir] un intrt de #d p\r #ajj de ses capitaux en mettant #c p\r #ajj le taux de ses escomptes3 n\s v]rons t\t l'heure qu'elle peut desc5dre beauc\p plus bas4 ,p\rquoi donc la ,banque1 qui1 avec #ij millions de capital1 met1 p> hypo?se1 p\r #aab millions de billets3 qui1 p> consqu5t1 opre1 l'aide du crdit public1 comme si son capital s'tait accru de #ij millions #aab2 p\rquoi1 dis-je1 ne rduit-elle pas ses escomptes dans la mme proportion8 ,p\rquoi cet intrt de #d p\r #ajj1 encaiss p> la ,banque1 p\r loy] d'un capital qui n'e/ pas le si58 ,me donn]ez-v\s une raison qui ju/ifie ce trop p]u de #a p\r #ajj sur #aab millions8 ,quant moi1 monsieur1 ,j'appelle un *at un *at1 et ,rollet un fripon4 et je dis t\t unim5t que la ,banque ,,vole4 ,mais ceci n'e/ ri54 ,t&is que la ,banque de ,france met1 en place d'cus1 des billets1 une p>tie de ses rec\vrem5ts cont9ue s'opr] en numraire3 en sorte que1 le capital de fondation re/ant t\j\rs le mme1 #ij millions1 l'encaisse1 soit le montant des espces prs5tes la ,banque1 s'lve progressivem5t #ajj1 #bjj1 #cjj millions3 il e/ auj\rd'hui de #dca millions6 ,cette accumulation d'espces1 dont c]ta9es g5s ont la manie de s'afflig]1 e/ le fait dcisif qui anantit la ?orie de l'intrt1 et qui dmontre de la manire la plus palpable la ncessit du crdit gratuit4 ,il e/ facile de s'en r5dre compte4 ,c'e/ un po9t admis en ?orie1 que l'*ange des produits peut trs-bi5 s'opr] sans monnaie3 v\s le reconnaissez v\s-mme1 et t\s les conomi/es le sav5t4 ,or1 ce que dmontre la ?orie e/ ju/em5t ce que la pratique ralise s\s nos yeux4 ,la circulation fiduciaire remplaant peu peu la circulation mtallique1 le papi] tant prfr l'cu1 le public aimant mieux s'acquitt] avec le numraire qu'avec les billets1 et la ,banque tant t\j\rs provoque1 soit p> les beso9s de l'tat qui lui emprunte1 soit p> ceux du comm]ce qui vi5t en masse l'escompte1 soit p> t\te autre cause1 faire sans cesse des missions n\velles2 il en rsulte que l'or et l'arg5t sort5t de la circulation et vont s'eng\ffr] la ,banque1 et que l1 s'aj\tant sans cesse l'encaisse1 la facult de multipli] les billets devi5t littralem5t illimite4 ,c'e/ p> cette conv]sion que l'encaisse de la ,banque e/ arriv la somme norme de #dca millions4 ,de ce fait1 il rsulte que la compagnie de la ,banque1 malgr le r5\vellem5t de son privilge1 n'e/ plus seule en titre3 elle a acquis1 p> le fait de l'augm5tation de son encaisse1 un associ plus puissant qu'elle3 cet associ1 c'e/ le pays1 le pays1 qui figure *aque sema9e1 dans le bilan de la ,banque de ,france1 p\r un capital v>iable de #cdj #cej millions4 ,et1 comme les intrts sont conjo9ts et indivisibles1 on peut dire1 en t\te vrit1 que ce n'e/ plus la compagnie privilgie de #ahjc1 qui e/ banquire2 ce n'e/ pas non plus l'tat qui lui a donn son brevet3 c'e/ le comm]ce1 c'e/ l'indu/rie1 ce sont les producteurs1 c'e/ t\te la nation1 qui1 en acceptant le papi] de la ,banque1 de prfr5ce aux cus1 l'a vritablem5t gage1 et fonde1 la place de l'anci5ne ,banque de ,france1 au capital de #ij millions1 une ,banque nationale au capital de #dca4 ,un dcret de l',assemble nationale1 qui aurait p\r objet de remb\rs] les actions de la ,banque de ,france1 et de la conv]tir en une ,banque c5trale1 comm&ite p> t\s les citoy5s franais1 ne s]ait qu'une dcl>ation de ce fait1 ma9t5ant accompli1 de l'absorption de la compagnie dans la nation4 ,ceci pos1 je repr5ds mon raisonnem5t de t\t l'heure4 ,l'intrt1 conv5u entre la ,compagnie et l'tat1 e/ #d p\r #ajj l'an de son capital4 ,ce capital e/ de #ij millions4 ,l'encaisse e/ auj\rd'hui1 #ca dcembre #ahdi1 de #dca millions4 ,le montant des billets mis1 de #dcf millions4 ,le capital1 rel ou fictif1 sur lequel la ,banque opre1 ayant presque qu9tupl1 le taux de l'escompte devrait tre rduit au c9quime de l'intrt /ipul dans le contrat d'in/itution de la ,banque1 quelque *ose comme #c_/d p\r #ajj4 ,v\s devez v\s ap]cevoir1 monsieur1 qu'il s'en faut que vos propositions soi5t aussi sres que celles d',euclide4 ,il n'e/ pas vrai1 et les faits que je vi5s de v\s cit] le pr\v5t sans rplique1 que l'intrt ne baisse qu'au fur et mesure de l'augm5tation des capitaux4 ,entre le prix de la m>*&ise et l'intrt du capital1 il n'y a po9t la mo9dre analogie2 la loi de leurs oscillations n'e/ pas la mme2 et t\t ce que v\s avez ressass depuis six sema9es1 propos du capital et de l'intrt1 e/ entirem5t dp\rvu de raison4 ,la pratique univ]selle des banques et la raison spontane du peuple v\s donn5t1 sur t\s ces po9ts1 le plus humiliant dm5ti4 ,croiriez-v\s ma9t5ant1 monsieur1 c>1 en vrit1 v\s ne me p>aissez au c\rant de ri51 que la ,banque de ,france1 compagnie d'honntes g5s1 de philan?ropes1 d'hommes craignant ,dieu1 incapables de transig] avec leur consci5ce1 cont9ue pr5dre #d p4 #ajj sur t\s ses escomptes1 sans faire j\ir le public de la plus lgre bonification8 ,croiriez-v\s que c'e/ sur ce pi$ de #d p4 #ajj sur un capital de #dca millions1 dont elle n'e/ pas propritaire1 qu'elle rgle les divid5des de ses actionnaires1 et qu'elle fait cot] ses actions la ,b\rse8 ,e/-ce du vol1 cela1 oui ou non8 ,n\s ne sommes pas au b\t4 ,je ne v\s ai dit que la mo9dre p>tie des mfaits de cette socit d'agioteurs1 in/itue p> ,napolon t\t exprs dans le b de faire fleurir le p>asitisme g\v]nem5tal et propritaire1 et de suc] le sang du peuple4 ,ce ne sont pas quelques millions de plus ou de mo9s qui peuv5t atte9dre d'une manire dang]euse un peuple de #cf millions d'hommes4 ,ce que je v\s ai rvl des l>c9s de la ,banque de ,france n'e/ que bagatelle3 ce sont les consqu5ces qu'il faut surt\t considr]4 ,la ,banque de ,france ti5t auj\rd'hui dans ses ma9s la =tune et la de/9e du pays4 ,si elle faisait remise l'indu/rie et au comm]ce d'une diffr5ce sur le taux de ses escomptes1 proportionnelle l'augm5tation de son encaisse2 si1 en autres t]mes1 le prix de son crdit tait rduit #c_/d p4 #ajj1 ce qu'elle devrait faire p\r s'exempt] de t\t vol1 cette rduction produirait in/antanm5t1 sur t\te la face de la ,rpublique1 et en ,europe1 des consqu5ces incalculables4 ,un livre ne suffirait pas les numr]3 je me born]ai v\s en signal] quelques-unes4 ,si donc le crdit de la ,banque de ,france1 dev5ue ,banque nationale1 tait de #c_/d p4 #ajj au lieu de #d1 les banqui]s ord9aires1 les notaires1 les capitali/es1 et jusqu'aux actionnaires de la ,banque mme1 s]ai5t bi5tt =cs1 p> la concurr5ce1 de rduire leurs intrts1 escomptes et divid5des au maximum de #a p4 #ajj1 frais d'acte et commission compris4 ,quel mal1 p5sez-v\s1 f]ait cette rduction aux dbiteurs *irographaires1 a9si qu'au comm]ce et l'indu/rie1 dont la *>ge annuelle1 de ce seul fait1 e/ d'au mo9s deux milli>ds8 ,si la circulation f9ancire s'oprait un taux d'escompte reprs5tant seulem5t les frais d'adm9i/ration et de rdaction1 enregi/rem5t1 etc41 l'intrt compt dans les a*ats et v5tes qui se font t]me1 tomb]ait son t\r de #f p4 #ajj zro1 ce qui veut dire qu'alors les affaires se f]ai5t au comptant3 il n'y aurait plus de dettes4 ,de combi5 p5sez-v\s encore que s'en tr\v]ait dim9u le *iffre honteux des susp5sions de payem5ts1 faillites et banqu]\tes8 ,mais1 de mme que dans la socit le produit net ne se di/+ue pas du produit brut2 de mme1 dans l'ensemble des fait conomiques1 le capital ne se di/+ue pas du produit4 ,ces deux t]mes ne dsign5t po9t en ralit deux *oses di/9ctes2 ils ne dsign5t que des relations4 ,produit1 c'e/ capital2 capital1 c'e/ produit3 il n'y a de diffr5ce entre eux que dans l'conomie dome/ique2 elle e/ nulle dans l'conomie publique4 ,si donc l'intrt1 aprs tre tomb1 p\r le numraire1 #c_/d p4 #ajj1 c'e/--dire zro1 puisque #c_/d p4 #ajj ne reprs5t5t plus que le s]vice de la ,banque1 tombait encore zro p\r les m>*&ises2 p> l'analogie des pr9cipes et des faits1 il tomb]ait encore zro p\r les immeubles3 le f]mage et le loy] f9irai5t p> se confondre dans l'amortissem5t4--,croyez-v\s1 monsieur1 que cela emp*t d'habit] les maisons et de cultiv] la t]re8444 ,si1 grce cette r=me ess5tielle de l'app>eil circulatoire1 le travail n'avait plus pay] au capital qu'un intrt reprs5tant le ju/e prix du s]vice que r5d le capitali/e1 l'arg5t et les immeubles n'ayant plus aucune valeur reproductive1 n'tant plus e/ims que comme produits1 comme *oses consommables et fongibles1 la faveur qui s'atta*e l'arg5t et aux capitaux se port]ait t\t entire sur les produits2 *acun1 au lieu de ress]r] sa consommation1 ne song]ait qu' l't5dre4 ,t&is qu'auj\rd'hui1 grce l'int]diction mise sur les objets de consommation p> l'intrt1 le db\* re/e t\j\rs1 et de beauc\p1 insuffisant2 ce s]ait la production qui1 son t\r1 ne suffirait pas3 le travail s]ait donc de fait1 comme de droit1 g>anti4 ,la classe travailleuse gagnant d'un seul c\p #c milli>ds environ d'intrt1 qu'on lui pr5d sur les #aj qu'elle produit1 plus #e milli>ds que le mme intrt lui fait p]dre en *mage1 plus #e milli>ds que la classe p>asite1 c\pe aux vivres1 s]ait alors =ce de produire3 la production nationale se tr\v]ait d\ble1 et le bi5-tre du travailleur quadrupl]ait4--,et v\s1 monsieur1 que le culte de l'intrt n'emp*e po9t d'lev] votre p5se v]s un autre monde1 que dites-v\s de cet am5dem5t aux *oses d'ici-bas8 ,e/-il clair1 prs5t1 que ce n'e/ pas la multiplication des capitaux qui fait baiss] l'intrt1 mais bi51 au contraire1 la baisse de l'intrt qui multiplie les capitaux8 ,mais t\t cela dplat ,,mm4 les capitali/es1 et n'e/ po9t du gt de la ,banque4 ,la ,banque ti5t la ma9 la corne d'abondance que lui a confie le peuple3 ce sont ces #cda millions de numraire accumul dans ses caves1 et qui tmoign5t si haut de la puissance du crdit public4 ,p\r ranim] le travail et rp&re p>t\t la ri*esse1 la ,banque n'aurait faire qu'une *ose3 ce s]ait de rduire le taux de ses escomptes au *iffre v\lu p\r la production d'un intrt #d p\r #ajj sur #ij millions4 ,elle ne le veut pas4 ,p\r quelques millions de plus di/ribu] ses actionnaires1 et qu'elle vole1 elle prfre faire p]dre au pays1 sur la production de *aque anne1 #aj milli>ds4 ,af9 de pay] le p>asitisme1 de sold] les vices1 d'ass\vir la crapule de deux millions de fonctionnaires1 d'agioteurs1 d'usuri]s1 de pro/itues1 de m\*>ds1 et d'entret5ir cette lpre du g\v]nem5t1 elle f]a p\rrir1 s'il le faut1 dans la misre1 tr5te-quatre millions d'hommes4--,encore une fois1 e/-ce du vol1 cela8 ,e/-ce de la rap9e1 du brig&age1 de l'assass9at avec prmditation et guet-ap5s8 ,ai-je t\t dit8--,non2 j'en aurais p\r dix volumes2 mais il faut en f9ir4 ,je t]m9]ai p> un trait qui me p>at1 moi1 le *ef-d'oeuvre du g5re1 et sur lequel j'appelle t\te votre att5tion4 ,avocat du capital1 v\s ne connaissez pas t\tes les r\]ies du capital4 ,la somme de numraire1 je ne dirai pas exi/ant1 mais circulant en ,france1 y compris l'encaisse de la ,banque1 ne dpasse pas1 suivant l'valuation la plus commune1 #a milli>d4 #d p\r #ajj d'intrt1--je raisonne t\j\rs dans l'hypo?se du crdit pay1--c'e/ donc une somme de #dj millions que le peuple travailleur doit *aque anne p\r le s]vice de ce capital4 ,sauriez-v\s1 monsieur1 me dire p\rquoi1 au lieu de #dj millions1 n\s payons #a1fjj millions1--je dis seize c5ts millions1--le l\age dudit capital8 #a1fjj millions1 #afj p\r #ajj6 dites-v\s3 ,impossible6444--,qu& je v\s dis1 monsieur1 que v\s n'ent5dez ri5 l'conomie politique4 ,voici le fait qui1 p\r v\s1 j'en suis sr1 e/ encore une nigme4 ,la somme des crances hypo?caires1 d'aprs les auteurs les mieux in=ms1 e/ de #ab milli>ds1 quelques-uns la port5t #af milli>ds1 ci3 #ab milli>ds4 ,celle des crances *irographaires1 au mo9s #f ,la comm&ite1 environ #b quoi il convi5t d'aj\t] la dette publique1 #h -- ,total4 #bh milli>ds1 que l'agriculture1 l'indu/rie1 le comm]ce1 en un mot1 le travail1 qui produit t\t1 et l'tat1 qui ne produit ri51 et p\r qui le travail paye1 doiv5t au capital4 ,t\tes ces dettes1 notez ce po9t1 provi5n5t d'arg5t prt1 ou c5s l'avoir t1 qui #d p\r #ajj1 qui #e1 qui #f1 qui #h1 qui #ab1 et jusqu' #ae4 ,je pr5ds p\r moy5ne de l'intrt1 en ce qui conc]ne les trois premires catgories1 #f p\r #ajj3 soit donc1 sur #bj milli>ds1 #a1bjj millions4--,aj\tez l'intrt de la dette publique1 environ #djj millions3 en t\t #a1fjj millions d'intrt annuel1 p\r un capital de #a milli>d4 ,or 1 dites-moi1 e/-ce aussi la r>et de l'arg5t qui e/ cause de la multiplication exorbitante de ces usures8 ,non1 puisque t\tes ces sommes ont t prtes1 comme n\s v5ons de le dire1 un taux moy5 de #f p\r #ajj4 ,comm5t donc un intrt1 /ipul #f p\r #ajj1 e/-il dev5u un intrt de #afj p\r #ajj8 ,je m'en vais v\s le dire4 ,v\s saurez1 monsieur1 v\s qui croyez que t\t capital e/ naturellem5t et ncessairem5t productif1 que cette productivit n'a pas lieu galem5t p\r t\s2 qu'elle ne s'ex]ce d'habitude que s\s deux espces1 l'espce dite immeubles 7t]re et maison71 qu& on en tr\ve le placem5t1 ce qui n'e/ ni t\j\rs facile1 ni t\j\rs sr2 et l'espce arg5t4 ,l'arg5t1 l'arg5t surt\t6 ,voil le capital p> excell5ce1 le capital qui se prte1 c'e/--dire qui se l\e1 qui se fait pay]1 qui produit t\tes ces m]veilles f9ancires1 que n\s voyons s'labor] la ,banque1 la ,b\rse1 dans t\s les ateli]s de l'usure et de l'intrt4 ,mais l'arg5t n'e/ po9t *ose qui s'exploite comme la t]re1 ni qui se consomme p> l'usage comme une maison ou un habit4 ,ce n'e/ pas autre *ose qu'un bon d'*ange1 ayant crance *ez t\s les ngociants et producteurs1 et avec lequel1 v\s qui faites des sabots1 v\s p\vez v\s procur] une casquette4 ,en va91 p> le m9i/re de la ,banque1 le papi] se sub/itue peu peu1 et du cons5tem5t de t\s1 au numraire3 le prjug ti5t bon1 et si le papi] de banque e/ reu l'gal de l'arg5t1 c'e/ qu'on se flatte de p\voir1 volont1 l'*ang] contre de l'arg5t4 ,on ne veut que de l'arg5t4 ,lorsque je l\e de l'arg5t1 c'e/ donc1 au fond1 la facult d'*ang] mon produit1 prs5t ou futur1 mais non encore v5du1 que je l\e3 l'arg5t1 en lui-mme1 m'e/ inutile4 ,je ne le pr5ds que p\r le dp5s]2 je ne le consomme ni ne le cultive4 ,l'*ange conclu1 l'arg5t r$evi5t disponible1 capable1 p> consqu5t1 de donn] lieu une n\velle location4 ,c'e/ aussi ce qui a lieu2 et comme1 p> l'accumulation des intrts1 le capital arg5t1 d'*ange en *ange1 revi5t t\j\rs sa s\rce1 il s'ensuit que la relocation1 t\j\rs faite p> la mme ma91 pr(ite t\j\rs au mme p]sonnage4 ,direz-v\s que1 l'arg5t s]vant l'*ange des capitaux et des produits1 l'intrt qu'on lui paye s'adresse mo9s lui qu'aux capitaux *angs2 et qu'a9si #a1fjj millions d'intrts pays p\r #a milli>d de numraire1 reprs5t5t en ralit le loy] de #be #cj milli>ds de capitaux8 ,cela a t dit ou crit quelque "p p> un conomi/e de votre cole#ci4 ,note #ci3 ,que ,m4 ,pr\dhon se soit fait illusion sur la valeur trs-d\teuse des *iffres et des argum5ts employs dans cette lettre1 cela se conoit la rigueur4 ,mais il e/ bi5 difficile de reg>d] comme une erreur involontaire l'incroyable confusion qu'il fait ici entre le numraire et le capital de la nation4 7,note de l'diteur47 ,une p>eille allgation ne peut se s\t5ir un in/ant4 ,d'o vi5t1 je v\s prie1 que les maisons se l\5t1 que les t]res s'aff]m5t1 que les m>*&ises v5dues t]me port5t intrt8 ,cela vi5t prcism5t de l'usage de l'arg5t2 de l'arg5t1 qui int]vi5t1 comme un ag5t fiscal1 dans t\tes les transactions2 de l'arg5t1 qui emp*e les maisons et les t]res1 au lieu de se l\]1 de s'*ang]1 et les m>*&ises de se plac] au comptant4 ,l'arg5t donc1 int]v5ant p>t\t comme capital supplm5taire1 ag5t de circulation1 in/rum5t de g>antie1 c'e/ bi5 lui qu'il s'agit de pay]1 c'e/ bi5 le s]vice qu'il r5d qu'il e/ "q de rmunr]4 ,et1 puisque d'un autre ct n\s avons vu1 d'aprs l'expos du mcanisme de la ,banque de ,france et les consqu5ces de l'accumulation de son encaisse1 qu'un capital de #ij millions espces1 devant produire un intrt de #d p4 #ajj l'an1 ne comporte1 selon la masse d'affaires traites p> la ,banque1 qu'un escompte de #c1 de #b1 de #a1 de #c_/d p4 #ajj1 il e/ bi5 vid5t que les #a1fjj millions d'intrts que le peuple paye ses usuri]s1 banqui]s1 r5ti]s1 notaires et comm&itaires ont uniquem5t p\r objet d'acquitt] le loy] d'un milli>d1 or et arg5t1 mo9s que v\s ne prfriez reconnatre1 avec moi1 que ces #a1fjj millions sont le produit du vol444 ,je v\s l'ai dit1 monsieur1 ds le comm5cem5t de cette dispute1 et je le rpte1 il n'e/ jamais entr dans ma p5se d'accus] les hommes4 ,ce que j'incrim9e1 ce sont les ides et les in/itutions4 ,s\s ce rapport1 j'ai t1 dans t\te cette discussion1 plus ju/e que l'glise1 plus *>itable que l'vangile mme4 ,v\s avez vu avec quel so9 j'ai sp>1 dans la "q du prt intrt1 l'homme de l'in/itution1 la consci5ce de la ?orie4 ,jamais je n'accus]ai la socit3 en dpit de t\s les crimes de mes semblables1 et des vices de mon propre coeur1 je crois la sa9tet du g5re huma94 ,cep5dant1 qu& je rfl*is que c'e/ contre des folies p>eilles que la ,rvolution se dbat auj\rd'hui2 qu& je vois des millions d'hommes sacrifis de si excrables utopies1 je suis prs de cd] ma misan?ropie1 et je ne me s5s plus le c\rage de la rfutation4 ,alors1 j'essaye d'lev] et d'ennoblir1 p> la sublimit de la dialectique1 les misres de mon sujet3 votre impitoyable r\t9e me ramne sans cesse la hideuse ralit4 ,la production d\bl]1 ,le bi5-tre du travailleur quadrupl]3 ,voil ce qu'en v+t-quatre heures1 p> une simple r=me de banque1 n\s p\rrions1 si n\s le v\lions1 ralis]1 sans dictature1 sans communisme1 sans phalan/re1 sans ,ic>ie et sans ,triade4 ,un dcret1 en d\ze articles1 de l',assemble nationale2 une simple dcl>ation de ce fait1 que la ,banque de ,france1 p> l'augm5tation de son numraire1 e/ dev5ue ,banque nationale2 qu'en consqu5ce elle doit fonctionn] au nom et p\r le compte de la nation1 et le taux des escomptes tre rduit #c_/d p4 #ajj1--;et la ,rvolution e/ aux trois qu>ts faite4 ,mais c'e/ ce que n\s ne v\lons pas1 ce que n\s refusons de compr5dre1 tant nos bav>dages politiques et nos hbl]ies p>lem5taires ont t\ff en n\s la fois le s5s moral et le s5s pratique2 ,c'e/ ce que ne veut pas la ,banque de ,france1 citadelle du p>asitisme2 ,ce que ne veut pas le g\v]nem5t1 cr t\t exprs p\r s\t5ir1 protg]1 enc\rag] le p>asitisme2 ,ce que ne veut pas la majorit de l',assemble nationale1 compose de p>asites et de fauteurs de p>asites2 ,ce que ne veut pas la m9orit1 entte de g\v]nem5t1 et qui se dem&e ce que devi5dra la socit qu& elle n'aura plus de p>asites2 ,ce que ne veul5t pas les sociali/es eux-mmes1 prt5dus rvolutionnaires1 qui la lib]t1 l'galit1 la ri*esse1 le travail1 ne sont ri51 s'il leur faut ab&onn] ou seulem5t aj\rn] leurs *imres1 et r5onc] l'espoir du g\v]nem5t2 ,ce que ne sait pas dem&] le prolt>iat1 ahuri de ?ories sociales1 de toa/s l'am\r et d'homlies frat]nelles4 ,va donc1 capital2 va1 cont9ue d'exploit] ce misrable peuple6 ,consume cette b\rgeoisie hbte1 pressure l'ouvri]1 ranonne le paysan1 dvore l'enfance1 pro/itue la femme1 et g>de tes faveurs p\r le l*e qui dnonce1 p\r le juge qui condamne1 p\r le soldat qui fusille1 p\r l'esclave qui applaudit4 ,la morale des m>*&s de co*ons e/ dev5ue celle des honntes g5s4 ,maldiction sur mes contempora9s6 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,,dixi,,me ,,lettre4 ,f4 ,,ba/iat ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 qui le droit de se pla9dre d'avoir t tromp8 ,dialogue4--,les inductions tires d'un tablissem5t privilgi1 la ,banque de ,france1 ne pr\v5t ri5 dans le dbat4--,ouv]tures conciliantes4--,pr5dre la lib]t du crdit p\r juge en d]ni] ressort de la "q de gratuit4--,s\v5ir l'ant9omie4 #f janvi] #ahej4 ,je v\s ai tromp1 dites-v\s2 non1 je me suis tromp4 ,admis s\s votre t5te1 votre foy]1 p\r discut]1 au milieu de vos propres amis1 une "q grave1 si mes argum5ts tombai5t s\s votre critique1 je devais croire1 du mo9s1 que ma p]sonne v\s s]ait sacre4 ,v\s ngligez mes argum5ts et qualifiez ma p]sonne4 ,je me suis tromp4 ,en crivant dans votre j\rnal1 m'adressant vos lecteurs1 mon devoir tait de me r5f]m] svrem5t dans le sujet en discussion4 ,j'ai cru que1 compr5ant la gne de ma position1 v\s v\s croiriez t5u de v\s impos]1 *ez v\s1 s\s votre toit1 la mme gne4--,je me suis tromp4 ,je me disais3 ,m4 ,pr\dhon a un esprit indp5dant4 ,ri5 au monde ne l'entran]a manqu] aux devoirs de l'hospitalit4 ,mais ,m4 ,l\is ,blanc v\s ayant fait honte de votre urbanit env]s un conomi/e1 v\s en avez eu honte1 en effet4--,je me suis tromp4 ,je me disais encore3 la discussion s]a loyale4 ,le droit une rmunration e/-il inhr5t au capital comme au travail lui-mme8 ,telle tait la "q rs\dre1 af9 d'en conclure p\r ou contre la gratuit du crdit4 ,sans espr] tomb] d'accord avec v\s sur la solution1 je croyais du mo9s que n\s n\s accord]ions sur la "q4 ,mais voici1 *ose trange1 que ce que v\s me repro*ez sans cesse avec am]tume1 presque avec colre1 c'e/ de l'appr(ondir et de m'y r5f]m]4 ,n\s avions avant t\t vrifi] un ,,pr9cipe d'o dp5d1 selon v\s1 la valeur du socialisme1 et v\s r$\tez la lumire que je *]*e conc5tr] sur ce pr9cipe4 ,v\s tes mal l'aise sur le t]ra9 du dbat2 v\s le fuyez sans cesse4--,je me suis tromp4 ,quel s+uli] spectacle ne donnons-n\s pas nos lecteurs1 et sans qu'il y ait de ma faute1 p> ce dbat qui peut se rsum] a9si3 --,il fait j\r4 --,il fait nuit4 --,voyez3 le soleil brille au-dessus de l'horizon4 ,t\s les hommes1 sur la surface entire du pays1 vont1 vi5n5t1 m>*5t1 se conduis5t de manire r5dre tmoignage la lumire4 --,cela pr\ve qu'il fait j\r4 ,mais j'affirme qu'en mme temps il fait nuit4 --,comm5t cela se peut-il8 --,en v]tu de la belle loi des ,contradictions4 ,n'avez-v\s pas lu ,kant1 et ne savez-v\s pas qu'il n'y a de vrai au monde que les propositions qui se contr$is5t8 --,alors1 cessons de discut]2 c>1 avec cette logique1 n\s ne saurions n\s ent5dre4 --,eh bi56 puisque v\s ne compr5ez pas la sublime cl>t des contradictions1 je vais condesc5dre votre ignorance et v\s pr\v] ma ?se p> la m?ode des di/9ctions4 ,il y a du j\r qui claire et du j\r qui n'claire pas4 --,je ne suis pas plus avanc4 --,il me re/e encore p\r ress\rce le sy/me des digressions4 ,suivez-moi1 et je v\s f]ai faire du *em94 --,je n'ai pas v\s suivre4 ,j'ai pr\v qu'il fait j\r2 v\s en conv5ez1 t\t e/ dit4 --,v\s ressassez t\j\rs mme ass]tion et mmes preuves3 v\s avez pr\v qu'il fait j\r1 soit2 ma9t5ant1 pr\vez-moi qu'il ne fait pas nuit4 --,cela e/-il srieux8 ,qu& un homme se lve1 et1 s'adressant au peuple1 lui dit3 ,le mom5t e/ v5u o la socit te doit le capital gratis1 o tu dois avoir des maisons1 des outils1 des in/rum5ts1 des matriaux1 des approvisionnem5ts p\r ri52 qu& un homme1 dis-je1 ti5t ce langage1 il doit s'att5dre r5contr] un adv]saire qui lui dem&e quelle e/ la nature intime du capital4 ,v\s aurez beau invoqu] la contradiction1 la di/9ction et la digression1 je v\s ramn]ai au sujet pr9cipal et ess5tiel4 ,c'e/ mon rle2 et peut-tre1 e/-ce le vtre de dire que je suis un ignorant op9itre1 et que je ne sais pas raisonn]4 ,c> enf91 p\r qu'il y ait entre n\s une div]g5ce si pr(onde1 il faut bi5 que n\s ne n\s ent5dions pas sur la signification de ce mot3 ,capital4 ,dans votre lettre du #ag dcembre v\s disiez3 ,si la pe9e du cranci] e/ zro1 l'intrt du cranci] doit dev5ir zro4 ,soit4 ,mais il en rsulte ceci3 ,si la pe9e du cranci] e/ quelque *ose1 l'intrt doit tre quelque *ose4 ,pr\vez donc que le temps e/ v5u o les maisons1 les outils1 les provisions naiss5t spontanm5t4 ,hors de l1 v\s n'tes pas fond dire que la pe9e du capitali/e e/ zro1 et que1 p> ce motif1 sa rmunration doit tre zro4 ,en vrit1 je ne sais pas ce que v\s ent5dez p> ce mot3 ,capital2 c> v\s en donnez1 dans votre lettre1 deux df9itions t\tes diffr5tes4 ,d'un ct1 le capital d'une nation1 ce s]ait le numraire qu'elle possde4 ,c'e/ de cette donne que v\s p>tez p\r pr\v] que le taux de l'intrt1 en ,france1 e/ de #afj p\r #ajj4 ,v\s calculez a9si3 ,la somme du numraire e/ de un milli>d4 ,on paye p\r les intrts de t\tes les dettes hypo?caires1 *irographaires1 comm&itaires et publiques #a1fjj millions4 ,donc le capital se fait pay] au taux de #ajj p\r #ajj4 ,il rsulte de l qu' vos yeux capital et numraire c'e/ une seule et mme *ose4 ,p>tant de cette donne1 je tr\ve votre valuation de l'intrt bi5 modre4 ,v\s eussiez d dire que le capital prlve encore quelque *ose sur le prix de t\t produit1 et v\s s]iez arriv a9si e/im] l'intrt #d ou #ejj p\r #ajj4 ,mais voici qu'aprs avoir raisonn de la sorte sur cette s+ulire df9ition du capital1 v\s la r5v]sez v\s-mme en ces t]mes3 ,le capital ne se di/+ue pas du produit4 ,ces deux t]mes ne dsign5t po9t1 en ralit1 deux *oses di/9ctes2 ils ne dsign5t que des relations4 ,produit1 c'e/ capital2 capital1 c'e/ produit4 ,voici une base autrem5t l>ge que celle du numraire4 ,si le ,capital e/ le produit ou l'ensemble des produits 7t]res1 maisons1 m>*&ises1 arg5t1 etc471 assurm5t le capital national e/ de plus d'un milli>d1 et votre valuation du taux de l'intrt e/ un non-s5s4 ,conva9cu que t\t ce dbat repose sur la notion du capital1 s\ffrez que1 au risque de v\s ennuy]1 je dise ce que j'en p5se1 non p> voie de df9ition1 mais p> voie de description4 ,un m5uisi] travaille p5dant trois c5ts j\rs1 gagne et dp5se #e fr4 p> j\r4 ,cela veut dire qu'il r5d des s]vices la socit et que la socit lui r5d des s]vices quival5ts1 les uns et les autres e/ims #a1ejj fr41 les pices de c5t s\s n'tant ici qu'un moy5 de facilit] les *anges4 ,supposons que cet artisan conomise #a franc p> j\r4 ,qu'e/-ce que cela signifie8 ,cela signifie qu'il r5d la socit des s]vices p\r #a1ejj francs1 et qu'il n'en retire actuellem5t des s]vices que p\r #a1bjj4 ,il acqui]t le droit de puis] dans le milieu social1 o1 qu& et s\s la =me qu'il lui plaira1 des s]vices1 bi5 et dm5t gagns1 jusqu' concurr5ce de #cjj fr4 ,les soixante pices de c5t s\s qu'il a cons]ves sont la fois le titre et le moy5 d'excution de son droit4 ,au b\t de l'an1 notre m5uisi] peut donc1 s'il le juge propos1 rev5diqu] son droit acquis sur la socit4 ,il peut lui dem&] des satisfactions4 ,il peut *oisir entre le cab>et1 le spectacle1 la b\tique2 il peut encore augm5t] son outillage1 acqurir des in/rum5ts plus p>faits1 se mettre mme de r5dre son travail ultrieur plus productif4 ,c'e/ ce droit acquis que j'appelle capital4 ,les *oses en sont l1 qu& le =g]on1 son vois91 vi5t dire au m5uisi]3 ,tu z acquis1 p> ton travail1 tes conomies1 tes avances1 le droit de retir] du milieu social des s]vices jusqu' concurr5ce de #cjj fr42 sub/itue-moi ton droit p\r un an2 c> j'en us]ai de manire avoir plus de m>teaux1 plus de f]1 plus de h\ille1 en un mot1 amlior] ma condition et mon indu/rie4 --,je suis dans le mme cas1 dit le m5uisi]2 cep5dant je veux bi5 te cd] mes droits et m'en priv] p\r un an1 si tu veux me faire p>ticip] p\r quelque *ose l'excdant des pr(its que tu vas faire4 ,si ce m>*1 pr(itable aux deux p>ties1 e/ librem5t conclu1 qui os]a le dcl>] illgitime8 ,voil donc l'intrt df9i1 et1 comme v\s l'avez dit1 il a d se prs5t]1 l'orig9e1 s\s =me d'un p>tage de bnfices1 d'une "p accorde au capital sur l'excdant des pr(its qu'il a aid ralis]4 ,c'e/ cette "p affr5te au capital que je dis tre d'autant plus gr&e ou plus petite1 que le capital lui-mme e/ plus r>e ou plus abondant4 ,plus t>d1 les p>ties contractantes1 p\r leur commodit1 p\r n'avoir pas se surveill] rciproquem5t1 dbattre des comptes1 etc41 ont trait =fait sur cette "p4 ,comme le mtayage s'e/ trans=m en f]mage1 la prime inc]ta9e de l'assurance en prime fixe2 de mme l'intrt1 au lieu d'tre une p>ticipation v>iable aux bnfices1 e/ dev5u une rmunration dt]m9e4 ,il a un taux1 et ce taux1 grce au ciel1 t5d baiss] en proportion de l'ordre1 de l'activit1 de l'conomie1 de la scurit qui rgn5t dans la socit6 ,et c]tes1 si v\s v\lez la gratuit du crdit1 v\s tes t5u de pr\v] que le capital n'e/ pas n du travail de celui qui le prte et qu'il ne fconde pas le travail de celui qui l'emprunte4 ,qu'on dise donc qui p]d cet arrangem5t4 ,e/-ce le m5uisi] qui en tire un pr(it8 ,e/-ce le =g]on qui y tr\ve un moy5 d'accrotre la production et ne cde qu'une p>tie de l'excdant8 ,e/-ce un ti]s quelconque dans la socit8 ,e/-ce la socit elle-mme qui obti5t de la =ge plus de produits et des produits mo9s *]s8 ,il e/ vrai que les transactions relatives au capital peuv5t donn] lieu des tromp]ies1 des abus de =ce ou de ruse1 des escroqu]ies1 des extorsions4 ,l'ai-je jamais ni et e/-ce l l'objet de notre dbat8 ,n'y a-t-il pas beauc\p de transactions relatives au travail1 o le capital n'e/ p\r ri51 et auxquelles on peut adress] le mme repro*e8 ,et s]ait-il plus logique de conclure de ces abus1 dans le premi] cas1 la gratuit du crdit1 que dans le second la gratuit du travail8 ,ceci m'amne dire quelques mots de la n\velle srie d'argum5ts que v\s *]*ez dans les procds de la ,banque de ,france4 ,si mme je me dcide rev5ir sur la rsolution que j'avais prise de clore cette discussion1 c'e/ que je suis bi5 aise de saisir cette occasion de prote/] n]giquem5t contre une imputation qui a t mal propos dirige contre moi4 ,on a dit que je m'tais con/itu le df5seur du privilge capitali/e4 ,non2 je ne df5ds aucun privilge2 je ne df5ds autre *ose que les droits du capital considr en lui-mme4 ,v\s s]ez assez ju/e1 monsieur1 p\r reconnatre qu'il ne s'agissait pas entre n\s de que/ions de faits p>ticuli]s1 mais d'une "q de sci5ce4 ,ce que je df5ds1 c'e/ la lib]t des transactions4 ,p> votre ?orie des contradictions1 v\s r5dez contradictoire ce qui e/ id5tique1 e/-ce que v\s v\driez aussi1 p> une ?orie de conciliation non mo9s trange1 r5dre id5tique ce qui e/ contradictoire2 p> exemple1 la lib]t et le privilge8 ,qu'avait donc faire le privilge de la ,banque de ,france dans notre dbat8 ,qu&1 o ai-je ju/ifi ce privilge et le mal qu'il eng5dre8 ,ce mal a-t-il t conte/ p> aucun de mes amis8 ,lisez plutt le livre de ,m4 ,*4 ,coquel94 ,mais qu&1 p\r atte9dre la lgitime rmunration du capital1 v\s frappez les illgitimes extorsions du privilge1 cet artifice ne r5f]me-t-il pas l'aveu que v\s tes impuissant contre les droits du ,capital ex]cs s\s l'empire de la lib]t8 ,l'mission d'une *ose que le public re*]*e1-- savoir1 les ,bons au porteur1--e/ int]dite t\s les ,franais1 hors un4 ,ce privilge met celui qui en e/ inve/i en situation de faire de gros pr(its4 ,quel rapport cela a-t-il avec la "q de savoir si le capital a droit de recevoir une rcomp5se librem5t cons5tie8 ,rem>quez ceci3 le capital1 qui1 comme v\s dites1 ne se di/+ue pas du produit1 reprs5te du travail1 tellem5t que1 depuis le db de cette discussion1 v\s ne portez jamais un c\p l'un qui ne retombe sur l'autre2 c'e/ ce que je v\s ai montr1 dans ma d]nire lettre1 propos de deux apologues3 ,p\r pr\v] qu'il e/ des cas o on e/ t5u1 en consci5ce1 de prt] gratis1 v\s supposez un ri*e capitali/e en face d'un pauvre naufrag4--,et v\s-mme1 un in/ant avant1 v\s aviez plac un ouvri] en prs5ce d'un capitali/e prs d'tre engl\ti dans les flots4 ,que s'ensuit-il8 qu'il e/ des circon/ances o le capital1 comme le travail1 doiv5t se donn]4 ,mais on n'en peut pas plus conclure la gratuit normale de l'un1 qu' la gratuit normale de l'autre4 ,ma9t5ant1 v\s me p>lez des mfaits du capital1 et me citez en exemple un capital privilgi4 ,je v\s rpondrai1 en v\s citant du travail privilgi4 ,je suppose qu'un r=mateur1 plus radical que v\s1 se lve au milieu du peuple et lui dise3 ,le travail doit tre gratuit2 le salaire e/ un vol4 ,mutuum date1 nil ind sp]antes4 ,et1 p\r v\s pr\v] que les produits du travail sont illgitimes1 je v\s signale cet ag5t de *ange qui exploite le privilge exclusif de faire des c\rtages1 ce b\*] qui a le droit exclusif d'alim5t] la ville1 ce fabricant qui a fait f]m] t\tes les b\tiques1 except la si5ne3 v\s voyez bi5 que le travail ne porte pas en lui-mme le pr9cipe de la rmunration1 qu'il vole t\t ce qu'on lui paye1 et que le salaire doit tre aboli4 ,assurm5t1 en ent5dant le r=mateur assimil] les rtributions =ces aux rtributions libres1 v\s s]iez fond lui adress] cette "q3 ,o avez-v\s appris raisonn]8 ,eh bi56 monsieur1 si v\s concluez du privilge de la ,banque la gratuit du crdit1 je crois p\voir ret\rn] contre v\s cette "q que v\s m'adressez dans votre d]nire lettre3 ,o avez-v\s appris raisonn]8 ,dans ,hegel1 direz-v\s4 ,il m'a f\rni une logique infaillible4 ,malebran*e aussi avait imag9 une m?ode de raisonnem5t1 au moy5 de laquelle il ne devait jamais se tromp]444 et il s'e/ tromp t\te sa vie1 au po9t qu'on a pu dire de ce philosophe3 ,lui qui voit t\t en ,dieu1 n'y voit pas qu'il e/ f\4 ,laissons donc l la ,banque de ,france4 ,que v\s apprciiez bi5 ou mal ses torts1 que v\s exagriez ou non son action fune/e1 elle a un privilge1 cela suffit p\r qu'elle ne puisse en ri5 clair] ce dbat4 ,peut-tre1 nanmo9s1 p\rrions-n\s tr\v] l un t]ra9 de conciliation4 ,n'y a-t-il pas un po9t sur lequel n\s sommes d'accord8 ,c'e/ de rclam] et p\rsuivre avec n]gie la lib]t des transactions1 aussi bi5 celles qui sont relatives aux capitaux1 au numraire1 aux billets de banque1 que t\tes les autres4 ,je v\drais qu'on pt librem5t ouvrir p>t\t des b\tiques d'arg5t1 des bureaux de prt et d'emprunt1 comme on ouvre b\tique de s\li]s ou de come/ibles4 ,v\s croyez la gratuit du crdit2 je n'y crois pas4 ,mais enf91 quoi bon disput]1 si n\s sommes d'accord sur ce fait que les transactions de crdit doiv5t tre libres8 ,assurm5t1 s'il e/ dans la nature du capital de se prt] gratuitem5t1 ce s]a s\s le rgime de la lib]t1 et sans d\te v\s ne dem&ez pas cette rvolution la contra9te4 ,attaquons donc le privilge de la ,banque de ,france1 a9si que t\s les privilges4 ,ralisons la lib]t et laissons-la agir4 ,si v\s avez raison1 s'il e/ dans la nature du crdit d'tre gratuit1 la lib]t dvelopp]a cette nature1--et soyez bi5 conva9cu que je s]ai1 si je vis encore1 le premi] m'en rj\ir4 ,j'emprunt]ai gratis1 et p\r le re/e de mes j\rs1 une belle maison sur le b\lev>d1 avec un mobili] assorti et un million au b\t4 ,mon exemple s]a sans d\te contagieux1 et il y aura =ce emprunteurs dans le monde4 ,p\rvu que les prteurs ne fass5t pas dfaut1 n\s mn]ons t\s joyeuse vie4 ,et puisque le sujet m'y entrane1 v\lez-v\s1 t\t pr(ane que je suis1 que je dise un mot1 en t]m9ant1 de la mtaphysique des ant9omies8 ,je n'ai pas tudi ,hegel1 mais je v\s ai lu1 et voici l'ide que je m'en suis =me4 ,oui1 il e/ une multitude de *oses dont on peut dire avec vrit qu'elles sont un bi5 et un mal1 selon qu'on les considre dans leur rapport avec l'infirmit huma9e ou au po9t de vue de la p]fection absolue4 ,nos jambes sont un bi51 c> elles n\s p]mett5t de n\s transport] d'un lieu un autre4 ,elles sont un mal aussi1 c> elles atte/5t que n\s n'avons pas le don de l'ubiquit4 ,il en e/ a9si de t\t remde d\l\reux et efficace2 il e/ un bi5 et un mal3 un bi5 p>ce qu'il e/ efficace2 un mal p>ce qu'il e/ d\l\reux4 ,il e/ donc vrai que l'on peut voir des ant9omies dans *acune de ces ides3 ,capital1 intrt1 proprit1 concurr5ce1 ma*9es1 tat1 travail1 etc4 ,oui1 si l'homme tait absolum5t p>fait1 il n'aurait pas pay] d'intrts1 c> les capitaux natrai5t p\r lui spontanm5t et sans mesure1 ou plutt il n'aurait pas beso9 de capitaux4 ,oui1 si l'homme tait absolum5t p>fait1 il n'aurait pas travaill]3 un fiat suffirait satisfaire ses dsirs4 ,oui1 si l'homme tait absolum5t p>fait1 n\s n'aurions que faire de g\v]nem5t ni d'tat4 ,comme il n'y aurait pas de procs1 il ne faudrait pas de juges4 ,comme il n'y aurait ni crimes ni dlits1 il ne faudrait pas de police4 ,comme il n'y aurait pas de gu]res1 il ne faudrait pas d'armes4 ,oui1 si l'homme tait absolum5t p>fait1 il n'y aurait pas de proprit1 c> *acun ayant1 comme ,dieu1 la plnitude des satisfactions1 on ne p\rrait imag9] la di/9ction du ti5 et du mi54 ,les *oses tant a9si1 on conoit qu'une mtaphysique subtile1 abusant du dogme inconte/able de la p]fectibilit huma9e1 vi5ne dire3 ,n\s m>*ons v]s un temps o le crdit s]a gratuit1 o l'tat s]a ananti4 ,ce n'e/ mme qu'alors que la socit s]a p>faite1 c> les ides intrt1 tat1 sont exclusives de l'ide3 ,p]fection4 ,autant elle en p\rrait dire des ides3 travail1 bras1 jambes1 yeux1 e/omac1 intellig5ce1 v]tu1 etc4 ,et c]tes1 cette mtaphysique tomb]ait dans le plus grossi] sophisme1 si elle aj\tait3 ,puisque la socit ne s]a arrive la p]fection que lorsqu'elle ne connatra plus l'intrt et l'tat1 supprimons l'tat et l'intrt1 et n\s aurons l socit p>faite4 ,c'e/ comme si elle disait3 ,puisque l'homme n'aura plus que faire de ses jambes qu& il aura le don de l'ubiquit1 p\r le r5dre ubiqui/e1 c\pons-lui les jambes4 ,le sophisme consi/e dissimul] que ce qu'on nomme ici un mal e/ un remde2 que ce n'e/ pas la suppression du remde qui fait la p]fection1 que c'e/1 au contraire1 la p]fection qui r5d le remde inutile#dj4 ,note #dj3 ,l'auteur avait dj prs5t1 s\s une autre =me1 la rfutation de ce sophisme4 ,voy4 page #eg4 7,note de l'diteur47 ,mais on conoit combi5 la mtaphysique dont je p>le peut tr\bl] et g>] les esprits1 si elle e/ habilem5t manie p> un vig\reux publici/e4 ,il lui s]a ais1 en effet1 de montr]1 t\r t\r1 comme un bi5 et comme un mal1 la proprit1 la lib]t1 le travail1 les ma*9es1 le capital1 l'intrt1 la magi/rature1 l'tat4 ,il p\rra intitul] son livre3 ,contradictions conomiques4 ,t\t y s]a alt]nativem5t attaqu et df5du4 ,le faux y revtira t\j\rs les c\leurs du vrai4 ,si l'auteur e/ un gr& criva91 il c\vrira les pr9cipes du b\cli] le plus solide1 en mme temps qu'il t\rn]a contre eux les armes les plus dang]euses4 ,son livre s]a un 9puisable ars5al p\r et contre t\tes les causes4 ,le lecteur arriv]a au b\t sans savoir o e/ la vrit1 o e/ l'erreur4 ,effray de se s5tir envahi p> le scepticisme1 il implor]a le matre et lui dira ce qu'on disait ,kant3 ,de grce1 dgagez l'inconnue4 ,mais l'inconnue ne se dgag]a pas4 ,que si1 j\teur tmraire1 v\s entrez dans la lice1 v\s ne saurez p> o pr5dre le t]rible a?lte1 c> celui-ci s'e/ mnag1 p> son sy/me1 un monde de refuges4 ,lui direz-v\s3 ,je vi5s df5dre la proprit8 ,il v\s rpondra3 ,je l'ai df5due mieux que v\s4--,et cela e/ vrai4 ,lui direz-v\s3 ,je vi5s attaqu] la proprit8 ,il v\s rpondra3 ,je l'ai attaque avant v\s4--,et c'e/ encore vrai4 ,soyez p\r ou contre le crdit1 l'tat1 le travail1 la religion1 v\s le tr\v]ez t\j\rs prt appr\v] ou contr$ire1 son livre la ma94 ,et t\t cela1 p\r avoir faussem5t conclu de la p]fectibilit indf9ie la p]fection absolue1 ce qui n'e/1 c]tes jamais p]mis1 qu& on traite de l'homme4 ,mais ce que v\s p\vez dire1 monsieur ,pr\dhon1 et ce que ma faible voix rpt]a avec v\s1 c'e/ ceci3 ,appro*ons de la p]fection1 p\r r5dre de plus en plus inutiles l'intrt1 l'tat1 le travail1 t\s les remdes onreux et d\l\reux4 ,crons aut\r de n\s l'ordre1 la scurit1 les habitudes d'conomie et de temprance1 af9 que les capitaux se multipli5t et que l',,int,r,t baisse4 ,crons p>mi n\s l'esprit de ju/ice1 de paix et de concorde1 af9 de r5dre de plus en plus inutiles l'arme1 la m>9e1 la police1 la magi/rature1 la rpression1 en un mot l',,tat4 ,et surt\t1 ralisons la ,,lib]t1 p> qui s'eng5dr5t t\tes les puissances civilisatrices4 ,auj\rd'hui mme1 #f janvi] #ahej1 la ,voix du ,peuple int]pelle la ,patrie en ces t]mes3 ,la ,patrie veut-elle dem&] avec n\s la suppression du privilge des banques1 la suppression des monopoles des notaires1 des ag5ts de *ange1 des av\s1 des huissi]s1 des imprimeurs1 des b\lang]s2 la lib]t du transport des lettres1 de la fabrication des sels1 des p\dres et des tabacs2 l'abolition de la loi sur les coalitions1 l'abolition de la d\ane1 de l'octroi1 de l'impt sur les boissons1 de l'impt sur les sucres8 ,la ,patrie veut-elle appuy] l'impt sur le capital1 le seul proportionnel2 le lic5ciem5t de l'arme et son remplacem5t p> la g>de nationale2 la sub/itution du jury la magi/rature1 la lib]t de l'enseignem5t t\s les degrs8 ,c'e/ mon programme2 je n'en eus jamais d'autre4 ,qu'en rsulte-t-il8 ,c'e/ que le capital doit se prt] non gratuitem5t1 mais librem5t4 ,,fr,d,,ric ,,ba/iat4 ,,onzi,,me ,,lettre4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon ,f4 ,,ba/iat4 ,ma9ti5 de l'imputation d'ignorance4--,df9ition du ,,capital sub/itue aux df9itions inexactes des conomi/es4--,appel l'autorit de la t5ue des livres en p>tie d\ble4--,comptabilit des classes sociales4--,preuve qui en drive4--,concession conciliante sur le risque des capitaux4--,rvolution politique1 conomique et sci5tifique4 #ba janvi] #ahej4 ,v\s ne m'avez pas tromp3 le ton de bonne foi et d'extrme s9crit1 qui clate *aque ligne de votre d]nire lettre1 m'en e/ une preuve4 ,aussi e/-ce avec une joie bi5 fran*e que je rtracte mes p>oles4 ,je ne v\s ai pas tromp non plus2 je n'ai pas manqu1 comme v\s dites1 au devoir de l'hospitalit4 ,t\tes vos lettres ont t1 comme je l'avais promis1 religieusem5t insres dans la ,voix du ,peuple1 sans rs]ves1 sans rflexions1 sans comm5taires4 ,de mon ct1 j'ai fait les plus gr&s ef=ts p\r donn] la discussion une m>*e rgulire1 me plaant1 p\r cela1 tantt dans la mtaphysique1 tantt dans l'hi/oire1 tantt1 enf91 dans la pratique1 dans la r\t9e mme4 ,v\s seul1 et nos lecteurs en sont tmo9s1 avez rsi/ t\te espce de m?ode4 ,enf91 quant au ton gnral de notre polmique1 v\s reconnaissez que la manire dont j'en ai u avec v\s df5seur du capital1 a fait envie ceux de mes coreligionnaires qui s\ti5n5t en ce mom5t contre moi une cause plus malheureuse encore que celle de l'intrt1 et qui1 p> malheur1 ont df5dre1 dans cette cause1 quelque *ose de plus que leur op9ion1 qui ont v5g] leur am\r-propre4 ,si1 dans ma d]nire rplique1 mon /yle s'e/ empre9t de quelque am]tume1 v\s ne devez l'attribu] qu' l'impati5ce1 c]tes bi5 naturelle1 o j'tais de voir mes ef=ts se bris] sans cesse contre cette ob/9ation1 cette =ce d'in]tie intellectuelle qui1 ne faisant compte ni de la philosophie1 ni du progrs1 ni de la f9ance1 se borne reproduire t]nellem5t cette "q purile3 ,qu& j'ai p>gn c5t cus1 et que p\vant les utilis] dans mon indu/rie1 je les prte moy5nant intrt ou "p de bnfice1 e/-ce que je vole8444 ,je r5ds donc ple9e ju/ice votre loyaut2 j'ose dire que ma c\rtoisie vis--vis de v\s ne s'e/ pas dm5tie un in/ant4 ,mais1 auj\rd'hui plus que jamais1 je suis =c d'insi/] sur mon d]ni] jugem5t3 ,non1 monsieur ,ba/iat1 v\s ne savez pas l'conomie politique4 ,laissons de ct1 je v\s prie1 la loi de contradiction1 laquelle1 dcidm5t1 votre esprit rpugne2 laissons l'hi/oire1 ou plutt le progrs1 dont v\s mconnaissez la t5dance1 dont v\s rcusez l'autorit2 laissons la ,banque1 au moy5 de laquelle je v\s pr\ve que l'on peut1 sans y ri5 *ang]1 rduire in/antanm5t l'intrt des capitaux #a_/b p\r #ajj4 ,je vais1 puisque tel e/ votre dsir1 me r5f]m] dans la notion pure du capital4 ,j'analys]ai cette notion2 j'en f]ai1 au po9t de vue de l'intrt1 la dduction ?orique et ma?matique2 aprs avoir tabli ma ?se p> la mtaphysique1 p> l'hi/oire et p> la ,banque1 je l'tablirai une quatrime fois2 je ju/ifi]ai *acune de mes ass]tions1 p> la comptabilit1 cette sci5ce mode/e et trop ddaigne1 qui e/ l'conomie sociale ce que l'algbre e/ la gomtrie4 ,peut-tre1 cette fois1 mon esprit p>vi5dra-t-il saisir le vtre3 mais qui me g>antit que v\s n'allez pas me repro*] encore de *ang]1 p\r la quatrime fois1 de m?ode8 ,qu'e/-ce que le capital8 ,les auteurs ne sont po9t d'accord de l df9ition3 pe9e s'ils s'ent5d5t mme sur la *ose4 ,j4 ,b4 ,say df9it le capital3 ,la simple accumulation des produits4 ,rossi3 ,un produit p>gn1 et de/9 la reproduction4 ,j4 ,g>ni]1 qui les cite3 ,du travail accumul2 ce qui r5tre dans la df9ition de ,j4 ,b4 ,say1 accumulation des produits4 ,ce d]ni]1 t\tefois1 s'exprime ailleurs d'une faon plus explicite3 ,on ent5d1 dit-il1 p> capital1 une somme de valeurs consacres faire des avances la production4 ,suivant v\s enf91 le capital e/ un excdant ou re/e de produit non consomm1 et de/9 la reproduction4--,c'e/ ce qui rsulte de votre apologue de l'ouvri] qui gagne #a1ejj fr4 p> an1 en consomme #a1bjj1 et rs]ve les #cjj fr4 re/ants1 soit p\r les mettre dans son fonds d'exploitation1 soit1 ce qui revi5t1 selon v\s1 au mme1 p\r les prt] intrt4 ,il e/ visible1 d'aprs cette inc]titude des df9itions1 que la notion de capital cons]ve quelque *ose de l\*e1 et la gr&e majorit de nos lecteurs ne s]a pas peu surprise d'appr5dre que l'conomie politique1 sci5ce1 suivant ceux qui font pr(ession de l'enseign]1 et v\s tes du nombre1 positive1 relle1 exacte1 en e/ encore tr\v] ses df9itions6 ,j4 ,g>ni] dsesprant1 p> la p>ole1 de donn] l'ide de la *ose1 essaye1 comme v\s1 de la montr]3 ,ce sont produits1 dit-il1 tels que m>*&ises1 outils1 btim5ts1 be/iaux1 sommes de monnaie1 etc41 fruits d'une indu/rie antrieure1 et qui s]v5t la reproduction4 ,plus lo9 il fait obs]v]1 tant il y a d'hsitation en son esprit1 que dans la notion de capital entre celle d'avance4 ,or1 qu'e/-ce qu'une avance8--,une avance e/ une valeur employe de telle sorte qu'elle se tr\v]a rtablie plus t>d4 ,a9si dit ,m4 ,g>ni]2 et je p5se que le lecteur1 aprs cette explication1 n'en s]a lui-mme gure plus avanc4 ,essayons de v5ir au sec\rs des conomi/es4 ,ce qui rsulte jusqu'ici des df9itions des auteurs1 c'e/ qu'ils ont t\s le s5tim5t d'un quelque *ose qui a nom ,,capital2 mais ce quelque *ose1 ils sont impuissants le dt]m9]1 ils ne le sav5t pas4 trav]s le fatras de leurs explications1 on entrevoit l'ide qui leur e/ commune1 mais cette ide1 faute de philosophie1 ils ne sav5t po9t la dgag]1 ils n'en tr\v5t pas le mot1 la =mule4 ,eh bi51 ,monsieur1 v\s allez voir que la dialectique1 mme hgli5ne1 peut tre bonne quelque *ose4 ,v\s rem>qu]ez d'abord que l'ide de produit se tr\ve implicitem5t ou explicitem5t dans t\tes les df9itions qu'on a essay de donn] du capital4 ,c'e/ dj un premi] pas4 ,mais quelle condition1 comm5t et qu& le produit peut-il se dire ,,capital8 ,voil ce qu'il s'agit de dt]m9]4 ,repr5ons nos auteurs1 et1 corrigeant leurs df9itions les unes p> les autres1 n\s vi5drons peut-tre b\t de leur faire nomm] ce que t\s ont dans la consci5ce1 mais que l'esprit d'aucun d'eux ne p]oit4 ,ce qui fait le capital1 suivant ,j4 ,b4 ,say1 c'e/ la simple ,,accumulation des produits4 ,l'ide d'accumulation1 comme celle de produit1 entre donc dans la notion de capital4 ,voil un second pas4 ,or1 t\s les produits sont susceptibles d'accumulation2 donc t\s les produits peuv5t dev5ir capitaux2 donc l'numration que ,m4 ,joseph ,g>ni] a faite des diffr5tes =mes que pr5d le capital1 e/ incomplte1 p>tant inexacte1 en ce qu'elle exclut de la notion les produits s]vant la subsi/ance des travailleurs1 tels que bl1 v91 huile1 provisions de b\*e1 etc4 ,ces produits peuv5t tre rputs capitaux aussi bi5 que les btim5ts1 les outils1 les be/iaux1 l'arg5t1 et t\t ce que l'on considre comme in/rum5t ou matire premire4 ,,rossi3 ,le capital e/ un produit p>gn1 de/9 la ,,reproduction4 ,la reproduction1 c'e/--dire la de/9ation du produit1 voil une troisime ide cont5ue dans la notion de capital4 ,produit1 accumulation1 reproduction3 trois ides qui entr5t dj dans la notion de capital4 ,or1 de mme que t\s les produits peuv5t tre accumuls1 de mme ils peuv5t s]vir1 et s]v5t effectivem5t1 qu& c'e/ le travailleur qui les consomme1 la reproduction4 ,le pa9 qui su/5te l'ouvri]1 le f\rrage qui alim5te les animaux1 la h\ille qui produit la vapeur1 aussi bi5 que la t]re1 les *>iots et les ma*9es1 t\t cela s]t la reproduction1 t\t cela1 au mom5t o il se consomme1 e/ du capital4 ,t\t ce qui se consomme1 en effet1 se consomme1 du mo9s e/ c5s se consomm] reproductivem5t4 ,ce qui s]t entret5ir ou faire m\voir l'in/rum5t1 aussi bi5 que l'in/rum5t mme2 ce qui n\rrit le travailleur1 aussi bi5 que la matire mme du travail4 ,t\t produit devi5t donc un mom5t donn1 capital3 la ?orie qui di/+ue entre consommation productive et improductive1 et qui ent5d p> celle-ci la consommation quotidi5ne du bl1 du v91 de la vi&e1 des vtem5ts1 etc41 e/ fausse4 ,n\s v]rons plus bas qu'il n'y a de consommation improductive que celle du capitali/e mme4 ,a9si le capital n'e/ po9t *ose spcifique et dt]m9e1 ayant une exi/5ce ou ralit propre1 comme la t]re1 qui e/ une *ose2 le travail1 qui en e/ une autre2 et le produit1 qui e/ la faon donne p> le travail aux *oses de la nature1 lesquelles devi5n5t p> l une troisime *ose4 ,le capital ne =me po9t1 comme l'enseign5t les conomi/es1 une quatrime catgorie avec la t]re1 le travail et le produit3 il indique simplem5t1 comme j'ai dit1 un tat1 un rapport2 c'e/1 de l'aveu de t\s les auteurs1 du produit accumul et de/9 la reproduction4 ,un pas de plus1 et n\s t5ons notre df9ition4 ,comm5t le produit devi5t-il capital8 ,c> il ne suffit pas1 il s'en faut bi51 que le produit ait t accumul1 emmagas91 p\r tre c5s capital4 ,il ne suffit pas mme qu'il soit de/9 la reproduction3 t\s les produits ont cette de/9ation4 ,n'ent5dez-v\s pas dire t\s les j\rs que l'indu/rie regorge de produits1 t&is qu'elle manque de capitaux8 ,or1 c'e/ ce qui n'aurait pas lieu si la simple accumulation de produits1 comme dit ,say1 ou la de/9ation reproductive de ces produits1 comme le veut ,rossi1 suffisait les faire rput] capitaux4 ,*aque producteur n'aurait alors qu' repr5dre son propre produit1 et se crdit] lui-mme de ce que ce produit lui cote1 p\r tre en mesure de produire encore1 sans f9 et sans limite4 ,je rxre donc ma "q3 ,qu'e/-ce qui fait que la notion de produit se trans=me t\t c\p en celle de capital8 ,voil ce que les conomi/es ne dis5t pas1 ce qu'ils ne sav5t po9t1 je dirai mme1 ce qu'aucun d'eux ne se dem&e4 ,c'e/ ici que se place une ide int]mdiaire dont la v]tu p>ticulire e/ de conv]tir le produit en capital1 comme1 au s\ffle du v5t d'oue/1 la neige1 tombe ,p>is ces j\rs d]ni]s1 e/ passe l'tat de liquide3 cette ide e/ l'ide de ,,valeur4 ,voil ce qu'entrevoyait ,g>ni]1 qu& il df9issait le capital une somme de ,,valeurs consacres faire des avances la production2--ce que v\s s5tiez v\s-mme1 qu& v\s *]*iez la notion de capital1 non pas simplem5t1 avec ,j4 ,b4 ,say1 dans l'accumulation des produits1 ni1 avec ,rossi1 dans l'p>gne de/9e la reproduction1 mais dans la p>tie non consomme du salaire de l'ouvri]1 c'e/--dire1 videmm5t1 dans la valeur de son travail ou produit4 ,cela veut dire que le produit1 p\r dev5ir capital1 doit avoir pass p> une valuation au!ntique1 avoir t a*et1 v5du1 apprci2 son prix dbattu et fix p> une sorte de conv5tion lgale4 ,en sorte que l'ide de capital indique un rapport ess5tiellem5t social1 un acte synallagmatique1 hors duquel le produit re/e produit4 ,a9si le cuir1 sortant de la b\*]ie1 e/ le produit du b\*]3 qu& v\s en empliriez une halle1 ce ne s]ait jamais que du cuir1 ce ne s]ait po9t une valeur1 je veux dire une valeur faite2 ce ne s]ait po9t capital1 ce s]ait t\j\rs produit4--,ce cuir e/-il a*et p> le tanneur1 aussitt celui-ci le porte1 ou1 p\r p>l] plus exactem5t1 en porte la valeur son fonds d'exploitation1 dans son avance1 consquemm5t la rpute capital4 ,p> le travail du tanneur1 ce capital r$evi5t produit2 lequel produit1 acquis son t\r1 prix conv5u1 p> le botti]1 passe de n\veau l'tat de capital1 p\r r$ev5ir encore1 p> le travail du botti]1 produit4 ,ce d]ni] produit n'tant plus susceptible de recevoir une faon n\velle1 sa consommation e/ dite1 p> les conomi/es1 improductive1 ce qui e/ une ab]ration de la ?orie4 ,la *aussure faite p> le botti]1 et acquise p> le travailleur1 devi5t1 p> le fait de cette acquisition1 comme le cuir passant du b\*] au tanneur1 et du tanneur au botti]1 de simple produit valeur3 cette valeur entre dans l'avance de l'a*eteur1 et lui s]t1 comme les autres objets de sa consommation1 comme le logem5t qu'il habite1 comme les outils dont il se s]t1 mais d'une autre manire1 crer de n\veaux produits4 ,la consommation e/ donc t\j\rs production2 il suffit1 p\r cela1 que le consommateur travaille4 ,ce m\vem5t1 une fois comm5c1 se p]ptue l'inf9i4 ,tel e/ le capital4 ,ce n'e/ pas simplem5t une accumulation de produits1 comme dit ,say3--ce n'e/ pas mme encore une accumulation de produits faite en vue d'une reproduction ultrieure1 comme le veut ,rossi3 t\t cela ne rpond po9t la notion du capital4 ,p\r que le capital exi/e1 il faut que le produit ait t1 si j'ose a9si dire1 au!ntiqu p> l'*ange4 ,c'e/ ce que sav5t p>faitem5t t\s les comptables1 lorsque1 p> exemple1 ils port5t dans leurs critures1 les cuirs v]ts a*ets p> le tanneur1 son dbit1 ce qui veut dire son capital2 et les cuirs tanns ou corroys son crdit ou avoir1 ce qui veut dire son produit2 ce que compr5n5t encore mieux le comm]ant et l'indu/riel1 qu&1 la mo9dre motion de la politique1 ils se voi5t prir ct des m>*&ises accumules dans leurs magas9s1 sans qu'ils puiss5t les employ] aucune reproduction3 situation d\l\reuse1 que l'on exprime en disant que le capital engag ne se dgage plus4 ,t\t ce qui e/ capital e/ ncessairem5t produit2 mais t\t ce qui e/ produit1 mme accumul1 mme de/9 la reproduction1 comme les in/rum5ts de travail qui sont dans les magas9s des con/ructeurs1 n'e/ pas p\r cela capital4 ,le capital1 encore une fois1 suppose une valuation pralable1 opration de *ange1 ou mise en circulation1 hors de laquelle pas de capital4 ,s'il n'exi/ait au monde qu'un seul homme1 un travailleur unique1 produisant t\t p\r lui seul1 les produits qui sortirai5t de ses ma9s re/]ai5t produits3 ils ne devi5drai5t pas capitaux4 ,son esprit ne di/+u]ait po9t entre ces t]mes3 produit1 valeur1 capital1 avance1 reproduction1 fonds de consommation1 fonds de r\lem5t1 etc4 ,de telles notions ne natrai5t jamais dans l'esprit d'un solitaire4 ,mais1 dans la socit1 le m\vem5t d'*ange une fois tabli1 la valeur contradictoirem5t fixe1 le produit de l'un devi5t incessamm5t le capital de l'autre2 puis1 son t\r1 ce capital1 soit comme matire premire1 soit comme in/rum5t de travail1 soit comme subsi/ance1 se trans=me de n\veau en produit4 ,en deux mots1 la notion de capital1 oppose celle de produit1 indique la situation des *angi/es les uns l'g>d des autres4 ,quant la socit1 l'homme collectif1 qui e/ ju/em5t ce travailleur solitaire1 dont je p>lais t\t l'heure1 la di/9ction n'exi/e plus2 il y a id5tit entre le capital et le produit1 de mme qu'entre le produit net et le produit brut4 ,j'ai donc eu raison de dire1 et je m'tonne qu'aprs l'exgse que v\s avez faite v\s-mme du capital1 v\s n'ayez su compr5dre mes p>oles3 ,le capital ne se di/+ue pas du produit4 ,ces deux t]mes ne dsign5t po9t1 en ralit1 deux *oses di/9ctes2 ils ne dsign5t que des relations4 ,produit1 c'e/ capital2 capital1 c'e/ produit4 ,et mon ami ,du*ne1 s\t5ant la mme ?se comme ,l\is ,blanc1 a eu bi5 plus raison encore de dire3 ,les di/9ctions de capital et de produit1 ret5ez-le bi5 une fois p\r t\tes1 n'indiqu5t que des relations d'individu individu3 dans la socit1 il y a simplem5t production1 consommation1 *ange4 ,on peut dire de t\tes les indu/ries qu'elles crent des capitaux ou des produits1 indi/9ctem5t4 ,le mcanici5 e/ fabricant de capitaux p\r les *em9s de f]1 les us9es1 les manufactures2 le drapi] e/ fabricant de capitaux p\r les tailleurs2 le taill&i] e/ fabricant de capitaux p\r la m5uis]ie1 la *>p5te1 la maonn]ie2 une *>rue e/ produit p\r le *>ron qui la v5d1 et capital p\r le cultivateur qui l'a*te4 ,t\tes les pr(essions ont beso9 de produits p\r produire1 ou1 ce qui revi5t au mme1 de capitaux p\r confectionn] des capitaux4 ,cela v\s sembl]ait-il donc in9telligible8 ,il n'y a pas d'ant9omie1 cep5dant4 ,au po9t de vue des intrts privs1 le capital indique un rapport d'*ange1 prcd d'une valuation synallagmatique4 ,c'e/ le produit apprci1 p\r a9si dire1 juridiquem5t1 p> deux arbitres responsables1 qui sont le v5deur et l'a*eteur1 et dcl>1 la suite de cette apprciation1 in/rum5t ou matire de reproduction4--,au po9t de vue social1 capital et produit ne se di/+u5t plus4 ,les produits s'*ang5t contre des produits1 ou bi53 ,les capitaux s'*ang5t contre les capitaux1 sont deux propositions p>faitem5t synonymes4 ,quoi de plus simple1 de plus clair1 de plus positif1 de plus sci5tifique1 enf91 que t\t cela4 ,j'appelle donc capital1 t\te valeur faite1 en t]res1 in/rum5ts de travail1 m>*&ises1 subsi/ances1 ou monnaies1 et s]vant ou tant susceptible de s]vir la production4 ,la langue usuelle confirme cette df9ition4 ,le capital e/ dit libre1 qu& le produit1 quel qu'il soit1 ayant t seulem5t valu entre les p>ties1 peut tre considr comme ralis1 ou immdiatem5t ralisable1 c'e/--dire conv]ti en tel autre produit qu'on v\dra3 dans ce cas1 la =me que le capital affecte le plus volonti]s1 e/ celle de monnaie4 ,le capital e/ dit engag1 au contraire1 qu& la valeur qui le con/itue e/ entre df9itivem5t dans la production3 dans ce cas1 il pr5d t\tes les =mes possibles4 ,la pratique e/ aussi d'accord avec moi4 ,dans t\te entreprise qui se fonde1 l'entrepr5eur qui1 au lieu d'arg5t1 engage dans son indu/rie des in/rum5ts ou des matires premires1 comm5ce p> en faire l'e/imation vis--vis de lui-mme1 ses risques et prils2 et cette e/imation p\r a9si dire unilatrale1 con/itue son capital1 ou sa mise de fonds3 c'e/ la premire *ose dont il soit pass criture4 ,n\s savons ce qu'e/ le capital3 il s'agit ma9t5ant de tir] les consqu5ces de cette notion1 en ce qui conc]ne l'intrt4 ,ce s]a peut-tre un peu long1 quant l'expos graphique1 mais trs-simple de raisonnem5t4 ,les produits s'*ang5t contre les produits1 a dit ,j4 ,b4 ,say2 ou bi51 les capitaux s'*ang5t contre des capitaux2 ou bi5 encore1 les capitaux s'*ang5t contre des produits1 et vice v]s3 voil le fait brut4 ,la condition absolue1 s9e qu non1 de cet *ange2 ce qui en fait l'ess5ce et la rgle1 e/ l'valuation contradictoire et rciproque des produits4 tez de l'*ange l'ide de prix1 et l'*ange disp>at4 ,il y a transposition2 il n'y a pas transaction1 il n'y a pas *ange4 ,le produit1 sans le prix1 e/ comme s'il n'exi/ait pas3 tant qu'il n'a pas reu1 p> le contrat de v5te et d'a*at1 sa valeur au!ntique1 il e/ c5s non av5u1 il e/ nul4 ,voil le fait intelligible4 ,*acun donne et reoit1 d'aprs la =mule de ,j4 ,b4 ,say1 nonciative du fait matriel2--mais1 d'aprs la notion du capital1 telle que n\s la f\rnit l'analyse1 *acun doit donn] et recevoir une valeur gale4 ,un *ange 9gal e/ une ide contradictoire3 le cons5tem5t univ]sel l'a appel fraude et vol4 ,or1 de ce fait primitif que les producteurs sont entre eux en rapport p]ptuel d'*ange1 qu'ils sont les uns p\r les autres1 t\r t\r et t\t la fois producteurs et consommateurs1 travailleurs et capitali/es1 et de l'apprciation numriquem5t galitaire qui con/itue l'*ange1 il rsulte que les comptes de t\s les producteurs et consommateurs doiv5t se balanc] les uns les autres2 que la socit1 considre au po9t de vue de la sci5ce conomique1 n'e/ autre *ose que cet quilibre gnral des produits1 s]vices1 salaires1 consommations et =tunes2 que1 hors de cet quilibre1 l'conomie politique n'e/ qu'un mot1 et l'ordre public1 le bi5-tre des travailleurs1 la scurit des capitali/es et propritaires1 une utopie4 ,or1 cet quilibre1 duquel doiv5t natre l'accord des intrts et l'h>monie dans la socit1 auj\rd'hui n'exi/e pas3 il e/ rompu p> div]ses causes1 selon moi1 faciles dtruire1 et au nombre desquelles je signale1 en premire ligne1 l'usure1 l'intrt1 la r5te4 ,il y a1 comme je l'ai dit tant de fois1 erreur et malv]sation dans les comptes1 falsification dans les critures de la socit3 de l le luxe mal acquis des uns1 la misre croissante des autres2 de l1 dans les socits mod]nes1 l'9galit des =tunes et t\tes les agitations rvolutionnaires4 ,je vais1 ,monsieur1 v\s en donn]1 p> criture de comm]ce1 la preuve et la contre-preuve4 ,con/atons d'abord les faits4 ,les produits s'*ang5t contre des produits1 ou1 p\r p>l] plus ju/e1 les valeurs s'*ang5t contre les valeurs3 telle e/ la loi4 ,mais cet *ange ne se fait pas t\j\rs1 comme l'on dit1 donnant donnant2 la tradition des objets *angs n'a pas t\j\rs lieu simultanm5t de "p et d'autre2 s\v5t1 et c'e/ le cas le plus ord9aire1 il y a entre les deux livraisons1 un int]valle4 ,or1 il se passe dans cet int]valle des *oses curieuses1 des *oses qui drang5t l'quilibre1 et fauss5t la balance4 ,v\s allez voir4 ,tantt l'un des *angi/es n'a pas le produit qui convi5t l'autre1 ou1 ce qui revi5t au mme1 celui-ci1 qui cons5t bi5 v5dre1 veut se rs]v] d'a*et]4 ,il veut bi5 recevoir le prix de sa *ose1 mais il ne veut1 p\r le mom5t du mo9s1 ri5 accept] en *ange4 ,dans l'un et l'autre cas1 les *angi/es ont rec\rs une m>*&ise int]mdiaire1 faisant dans le comm]ce l'(fice de proxnte1 t\j\rs acceptable et t\j\rs accepte3 c'e/ la monnaie4 ,et comme la monnaie1 re*]*e de t\t le monde1 manque p\r t\t le monde1 l'a*eteur s'en procure1 contre son obligation1 auprs du banqui]1 moy5nant une prime plus ou mo9s considrable1 appele escompte4--,l'escompte se compose de deux p>ties3 la commission1 qui e/ le salaire du s]vice r5du p> le banqui]1 et l'intrt4 ,n\s dirons t\t l'heure ce que c'e/ que l'intrt4 ,tantt l'a*eteur n'a ni produit1 ni arg5t donn] en *ange du produit ou du capital dont il a beso91 mais il (fre de pay] dans un c]ta9 laps de temps1 en un ou plusieurs t]mes4 ,dans les deux cas sus-m5tionns la v5te tait faite au comptant2 dans celui-ci1 elle a lieu crdit4 ,ici donc1 la condition du v5deur tait mo9s avantageuse que celle de l'a*eteur1 on comp5se l'9galit en faisant port] au produit v5du1 et jusqu' p>fait paiem5t1 un intrt4 ,c'e/ cet intrt comp5satoire1 orig9e premire de l'usure1 que j'ai signal dans une de mes prcd5tes lettres comme l'ag5t co]citif du remb\rsem5t4 ,il dure autant que le crdit2 il e/ la rmunration du crdit3 mais il a surt\t p\r objet1 notez ce po9t1 d'abrg] la dure du crdit4 ,tel e/ le s5s1 la signification lgitime de l'intrt4 ,s\v5t il arrive1 et c'e/ l'extrmit o se tr\v5t gnralem5t les travailleurs1 que le capital e/ absolum5t indisp5sable au producteur1 et que cep5dant celui-ci n'espre p\voir de longtemps1 ni p> son travail1 ni p> son p>gne1 bi5 mo9s encore p> les sommes de monnaie dont il dispose1 en recompos] l'quival5t1 en un mot1 le remb\rs]4 ,il lui faudrait #bj ans1 #cj ans1 #ej ans1 un sicle quelquefois2 et le capitali/e ou propritaire ne veut po9t accord] un si long t]me4 ,comm5t sortir de cette difficult8 ,ici comm5ce la spculation usuraire4 ,t\t l'heure n\s avons vu l'intrt impos au dbiteur comme indemnit du crdit1 et moy5 de ht] le remb\rsem5t3 prs5t n\s allons voir l'intrt *]* p\r lui-mme1 l'usure p\r l'usure1 comme la gu]re p\r la gu]re1 ou l'art p\r l'art4 ,p> conv5tion expresse1 lgale1 au!ntique1 consacre p> t\tes les jurisprud5ces1 t\tes les lgislations1 t\tes les religions1 le dem&eur s'engage env]s le bailleur lui pay]-- p]ptuit1 l'intrt de son capital1 t]re1 meuble ou arg5t2 il s'infode1 corps et me1 lui et les si5s1 au capitali/e1 et devi5t son tributaire ad vitam t]nam4 ,c'e/ ce qu'on appelle ,con/itution de r5te1 et1 dans c]ta9s cas1 emphytose4 ,p> cette espce de contrat1 l'objet passe en la possession du dem&eur1 qui n'en peut plus tre dpossd2 qui en j\it comme acqureur et propritaire2 mais qui en doit1 t\t jamais1 pay] le rev5u1 comme un amortissem5t sans f94 ,telle e/ l'orig9e conomique du sy/me fodal4 ,mais voici qui e/ mieux4 ,la con/itution de r5te et l'emphytose sont auj\rd'hui1 presque p>t\t1 hors d'usage4 ,on a tr\v qu'un produit ou capital *ang contre un intrt p]ptuel tait encore trop de la "p du capitali/e3 le beso9 d'un p]fectionnem5t se faisait s5tir dans le sy/me4 ,de nos j\rs1 les capitaux et immeubles ne se plac5t plus en r5te p]ptuelle1 si ce n'e/ sur l'tat3 ils se ,,l\5t1 c'e/--dire se prt5t1 t\j\rs contre intrt1 mais c\rte *ance4 ,cette n\velle espce d'usure a nom loy] ou f]mage4 ,concevez-v\s1 ,monsieur1 ce que c'e/ que le prt intrt 7loy] ou f]mage7 c\rte *ance8 ,dans l'emphytose et la con/itution de r5te1 dont je p>lais t\t l'heure1 si la r5te tait p]ptuelle1 la cession du capital l'tait aussi3 entre le paiem5t et la j\issance1 il y avait encore une sorte de p>it4 ,ici1 le capital ne cesse jamais d'app>t5ir celui qui le l\e et qui peut en exig]1 volont1 la re/itution4 ,en sorte que le capitali/e n'*ange po9t capital contre capital1 produit contre produit3 il ne donne ri51 il g>de t\t1 ne travaille pas1 et vit de ses loy]s1 intrts et usures1 comme #a1jjj1 #aj1jjj et #ajj1jjj travailleurs runis ne viv5t pas de leur production4 ,p> le prt intrt1--f]mage ou loy]1--avec facult d'exig]1 volont1 le remb\rsem5t de la somme prte1 et d'lim9] le f]mi] ou locataire1 le capitali/e a imag9 quelque *ose de plus gr& que l'espace1 de plus durable que le temps4 ,il n'y a pas d'inf9i qui gale l'inf9i de l'usure locative1 de cette usure qui dpasse autant la p]ptuit de la r5te1 que la p]ptuit de la r5te elle-mme dpass le remb\rsem5t t]me et au comptant4 ,l'emprunteur intrt et c\rte *ance paie1 paie encore1 paie t\j\rs2 et il ne j\it po9t de ce qu'il paie2 il n'en a que la vue1 il n'en possde que l'ombre4 ,n'e/-ce pas cette image de l'usuri]1 que le ?ologi5 a imag9 son ,dieu1 ce ,dieu atroce1 qui fait t]nellem5t pay] le p*eur1 et qui jamais ne lui fait remise de sa dette6 ,t\j\rs6 ,jamais6 ,voil le ,dieu du ca?olicisme1 voil l'usuri]6444 ,eh bi51 je dis que t\t *ange de produits et de capitaux peut s'effectu] au comptant2 ,qu'en consqu5ce1 l'escompte du banqui] doit se rduire aux frais de bureaux et l'indemnit du mtal improductivem5t engag dans la monnaie4 ,p>tant1 que t\t intrt1 loy]1 f]mage ou r5te1 n'e/ qu'un dni de remb\rsem5t1 un vol l'g>d de l'emprunteur ou locataire1 la cause premire de t\tes les misres et subv]sions de la socit4 ,je v\s ai pr\v1 en d]ni] lieu1 p> l'exemple de la ,banque de ,france1 que c'tait *ose facile et pratique d'organis] l'galit dans l'*ange1 soit la circulation gratuite des capitaux et des produits4 ,v\s n'avez v\lu voir1 dans ce fait catgorique et dcisif1 qu'un cas p>ticuli] de monopole1 trang] la ?orie de l'intrt4 ,que me fait1 rpondez-v\s avec non*alance1 la ,banque de ,france et son privilge8 ,je v\s p>le de l'intrt des capitaux4--,comme si le crdit fonci] et comm]cial tant organis p>t\t sur le pi$ de #a_/b p\r #ajj1 il p\vait exi/] quelque "p encore un intrt6444 ,je vais v\s montr] prs5t1 la faon des t5eurs de livres1 que ce solde p>ticuli]1 qui vi5t se plac] con/amm5t entre les deux t]mes de l'*ange1 ce page impos la circulation1 ce droit tabli sur la conv]sion des produits en valeurs1 et des valeurs en capitaux1 cet intrt1 enf91 ou p\r l'appel] p> son nom1 cet entremetteur 7int]esse7 du comm]ce1 dont v\s v\s ob/9ez pr5dre la df5se1 e/ prcism5t le gr& faussaire qui1 p\r s'appropri]1 frauduleusem5t et sans travail1 des produits qu'il ne cre pas1 des s]vices qu'il ne r5d jamais1 falsifie les comptes1 fait des sur*>ges et des suppositions dans les critures1 dtruit l'quilibre des transactions1 met le dsordre dans les affaires1 et produit fatalem5t dans les nations le dsespoir et la misre4 ,v\s tr\v]ez1 dans ce qui va suivre1 la reprs5tation graphique des oprations de la socit1 exposes t\r t\r dans les deux sy/mes1 le sy/me de l'intrt1 actuellem5t rgnant1 et le sy/me de la gratuit1 qui e/ celui que je propose4 ,t\t raisonnem5t1 t\te dialectique1 t\te controv]se tombe devant cette image intelligible du m\vem5t conomique4 ,i4--,,sy/,,me ,,de ,l',,int,r,t4 ,dans ce sy/me1 la production1 la circulation et la consommation des ri*esses s'opr5t p> le conc\rs de deux classes de citoy5s1 di/9ctes et sp>es3 les propritaires1 capitali/es et entrepr5eurs d'une "p1 et les travailleurs sal>is d'autre "p4 ,ces deux classes1 quoique en tat flagrant d'antagonisme1 con/itu5t ensemble un organisme clos1 qui agit en lui-mme1 sur lui-mme1 et p> lui-mme4 ,il suit de l que t\tes les oprations d'agriculture1 de comm]ce1 d'indu/rie1 qui peuv5t se trait] dans un pays1 t\s les comptes de *aque manufacture1 fabrique1 banque1 etc41 peuv5t se rsum] et tre reprs5ts p> un seul compte1 dont je vais donn] les p>ties4 ,je dsigne p> ,a la classe entire des propritaires1 capitali/es et entrepr5eurs que je considre comme une p]sonne unique1 et p> ,b1 ,c1 ,d1 ,e1 ,f1 ,g1 ,h1 ,i1 ,k1 ,l1 la classe des travailleurs sal>is4 ,,comptes entre ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur1 et ,b1 ,c1 ,d1 ,e1 ,f1 ,g1 ,h1 ,i1 ,k1 ,l1 travailleurs sal>is4 ,,*apitre ,,premi]4 ,compte et rsum des oprations p]sonnelles ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur4 l'ouv]ture du compte1 ,a comm5ce sa spculation avec un capital que je suppose de #aj1jjj fr4 ,cette somme =me sa mise de fonds2 c'e/ avec cela qu'il va travaill] et entam] des oprations de comm]ce4 ,cet acte d'in/allation de ,a s'exprime de la manire suivante3 #a4 ,caisse doit ,a4 #a;er janvi]1 compte de capital #aj1jjj fr4 ,le capital =m1 que va faire ,a8 ,il l\]a des ouvri]s1 dont il pay]a les produits et s]vices avec ses #aj1jjj fr42 c'e/--dire qu'il conv]tira ces #aj1jjj fr4 en m>*&ises1 ce que le comptable exprime comme suit3 #b4 ,m>*&ises gnrales1 ,caisse4 ,a*at au comptant1 ou p> anticipation1 des produits de l'anne c\rante1 des travailleurs ci-aprs dnomms3 ,de ,b1 x 7j\rnes de travail ou produit73 ensemble4 #a1jjj fr4 ,de ,c1 -- -- #a1jjj ,de ,d1 -- -- #a1jjj ,de ,e1 -- -- #a1jjj ,de ,f1 -- -- #a1jjj ,de ,g1 -- -- #a1jjj ,de ,h1 -- -- #a1jjj ,de ,i -- -- #a1jjj ,de ,k1 -- -- #a1jjj ,de ,l1 -- -- #a1jjj --------- ,total #aj1jjj fr4 ,l'arg5t conv]ti en m>*&ises1 il s'agit1 p\r le propritaire-capitali/e-entrepr5eur ,a1 de faire l'opration inv]se1 et de conv]tir ses m>*&ises en arg5t4 ,cette conv]sion suppose un bnfice 7agio1 intrt1 etc471 puisque1 p> l'hypo?se et d'aprs la ?orie de l'intrt1 la t]re et les maisons ne se prt5t pas p\r ri51 les capitaux p\r ri51 la g>antie et la considration de l'entrepr5eur p\r ri54 ,admettons1 suivant les rgles ord9aires du comm]ce1 que le bnfice soit #aj p\r #ajj4 qui se f]a la v5te des produits de ,a8 ,ncessairem5t ,b1 ,c1 ,d1 etc41 travailleurs3 puisque la socit t\t entire se compose de ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur1 et de ,b1 ,c1 ,d1 etc41 travailleurs sal>is1 hors desquels il n'y a p]sonne4 ,voici comm5t s'tablit le compte3 #c4 ,les ,suivants1 ,m>*&ises gnrales3 ,b1 mes v5tes lui faites dans le c\rant de l'anne1 #a1ajj fr4 ,c1 -- -- #a1ajj ,d1 -- -- #a1ajj ,e1 -- -- #a1ajj ,f1 -- -- #a1ajj ,g1 -- -- #a1ajj ,h1 -- -- #a1ajj ,i1 -- -- #a1ajj ,k1 -- -- #a1ajj ,l1 -- -- #a1ajj ---------- ,total #aa1jjj fr4 ,la v5te t]m9e1 re/e faire l'encaissem5t des sommes dues p> les a*eteurs4 ,n\velle opration que le comptable c\*e sur son livre1 en la faon ci-aprs3 #d4 ,doit ,caisse aux ,suivants3 ,b1 son v]sem5t en espces p\r solde de son compte au #ca dcembre #a1ajj fr4 ,c1 -- -- #a1ajj a ,d1 -- -- #a1ajj ,e1 -- -- #a1ajj ,f1 -- -- #a1ajj ,g1 -- -- #a1ajj ,h1 -- -- #a1ajj ,i1 -- -- #a1ajj ,k1 -- -- #a1ajj ,l1 -- -- #a1ajj ---------- ,somme gale #aa1jjj fr4 ,a9si1 le capital avanc p> ,a1--aprs conv]sion de ce capital en produits1 puis v5te de ces produits aux travailleurs-consommateurs ,b1 ,c1 ,d1 etc41 et1 enf91 payem5t de la v5te1--lui r5tre augm5t d'un dixime1 ce qui s'exprime l'inv5taire p> la balance ci-dess\s3 #e4 ,rsum des oprations de ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur1 p\r son inv5taire au #ca dcembre4 ,doiv5t4 ,,m>*&ises ,g,n,,rales4 ,avoir4 #aj1jjj fr4 ,dbit de ce compte ,crdit de ce compte au #ca dcembre4 au #ca dcembre4 #aa1jjj fr4 #a1jjj ,bnfice sur ce compte port] au crdit du compte du capital ,a4 ---------- ---------- #aa1jjj fr4 ,balance #aa1jjj fr4 ,on voit ici1 p\r le dire en passant1 comm5t et quelle condition les produits devi5n5t capitaux4 ,ce ne sont pas les m>*&ises en magas9 qui1 l'inv5taire1 sont portes au crdit du compte de capital1 c'e/ le bnfice4 ,le bnfice1 c'e/--dire le produit v5du1 livr1 dont le prix a t encaiss ou doit l'tre pro*a9em5t3 en deux mots1 c'e/ le produit fait valeur4 ,passons la contre-p>tie de ce compte1 au compte des travailleurs4 ,,*apitre ,,deuxi,,me4 ,compte des oprations de ,b1 travailleur1 avec ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur4 ,b1 travailleur1 sans proprit1 sans capital1 sans ouvrage1 e/ embau* p> ,a1 qui lui donne de l'occupation et acqui]t son produit4 ,premire opration1 que l'on fait figur] au compte de ,b1 a9si3 #a4 ,doit ,caisse1 #a;er janvi]1 ,b4--,compte de ,capital4 ,v5te au comptant ou p> anticipation de t\t le produit de son travail de l'anne1 ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur1 ci #a1jjj fr4 ,en *ange de son produit1 le travailleur reoit donc #a1jjj fr41 somme gale celle que n\s avons vue figur] au *apitre prcd5t1 art4 #b1 ,compte de m>*&ises gnrales4 ,mais ,b vit de son salaire1 c'e/--dire qu'avec l'arg5t que lui donne ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur1 il se p\rvoit *ez l$it ,a de t\s les objets ncessaires la consommation de lui ,b1 objets qui lui sont facturs1 comme n\s l'avons vu plus haut1 *ap4 #a;er1 art4 #c1 #aj p\r #ajj de bnfice en sus du prix de revi5t4 ,l'opration a donc p\r ,b le rsultat que voici3 #b4 ,doit ,b1 compte de ,capital1 ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur3 ,montant des f\rnitures de t\te espce de ce d]ni] dans le c\rs de l'anne #a1ajj fr4 #c4 ,rsum des oprations de ,b1 p\r son inv5taire3 ,doit4 ,,compte ,,de ,,capital4 ,avoir4 #a1ajj fr4 ,dbit de ce compte au #ca dcembre4 ,crdit de ce compte au #ca dcembre #a1jjj fr4 ,p]te sur ce compte1 que ,b ne peut pay] qu'au moy5 d'un emprunt #ajj --------- ---------- #a1ajj fr4 #a1ajj fr4 ,t\s les autres travailleurs se tr\vant dans les mmes conditions que ,b1 leurs comptes prs5t5t individuellem5t le mme rsultat4 ,p\r l'intellig5ce du fait que j'ai v\lu faire ressortir1 savoir3 le dfaut d'quilibre dans la circulation gnrale1 p> suite des prlvem5ts du capital1 il e/ donc inutile de reproduire *acun de ces comptes4 ,le tableau qui prcde1 bi5 autrem5t in/ructif et dmon/ratif que celui de ,quesnay1 e/ l'image fidle1 prs5te algbriquem5t1 de l'conomie actuelle de la socit4 ,c'e/ l qu'on peut se conva9cre que le prolt>iat et la misre sont l'effet1 non pas seulem5t de causes accid5telles1 telles qu'inondation1 gu]re1 pidmie2 mais qu'ils rsult5t aussi d'une cause organique1 inhr5te la con/itution de la socit4 ,p> la fiction de la productivit du capital et p> les prrogatives sans nombre que s'arroge le monopoleur1 il arrive t\j\rs et ncessairem5t l'une de ces deux *oses3 ,ou bi5 c'e/ le monopoleur qui enlve au sal>i p>tie de son capital social4 ,b1 ,c1 ,d1 ,e1 ,f1 ,g1 ,h1 ,i1 ,k1 ,l1 ont produit dans l'anne comme #aj1 et ils n'ont consomm que comme #i4 ,en autres t]mes1 le capitali/e a mang un travailleur4--,en outre1 p> la capitalisation de l'intrt1 la position des travailleurs s'aggrave *aque anne de plus en plus2 de telle sorte qu'en p\ssant la dmon/ration jusqu'au b\t1 on arrive1 v]s la septime anne1 tr\v] que t\t l'apport primitif des travailleurs e/ pass1 titre d'intrts et de bnfices1 entre les ma9s du propritaire-capitali/e-entrepr5eur1 ce qui signifie que les travailleurs sal>is1 s'ils v\lai5t pay] leurs dettes1 devrai5t travaill] *aque septime anne p\r ri54 ,ou bi51 c'e/ le travailleur qui1 ne p\vant donn] de son produit que le prix qu'il en a lui-mme reu1 p\sse le monopoleur la baisse1 et p> consqu5t le met dc\v]t de t\t le montant des intrts1 loy]s et bnfices dont l'ex]cice de la proprit lui faisait un droit et une ncessit4 ,on e/ donc am5 reconnatre que le crdit1 dans le sy/me de l'intrt1 a p\r rsultat 9vitable la spoliation du travailleur1 et1 p\r correctif non mo9s 9vitable1 la banqu]\te de l'entrepr5eur1 la ru9e du capitali/e propritaire4 ,l'intrt e/ comme une pe deux tran*ants3 de quelque ct qu'il frappe1 il tue4 ,je vi5s de v\s montr] comm5t les *oses se pass5t dans le rgime de l'intrt4 ,voyons ma9t5ant comm5t elles se pass]ai5t s\s le rgime de la gratuit4 ,,ii4--,sy/me de gratuit4 ,d'aprs la ?orie du crdit gratuit1 la qualit de travailleur sal>i et celle de propritaire-capitali/e-entrepr5eur sont id5tiques l'une l'autre et adquates3 elles se confond5t s\s celle de producteur-consommateur4 ,l'effet de ce *angem5t e/ de ram5] t\tes les oprations du crdit actuel1 prt1 v5te t]me1 agio1 loy]1 f]mage1 etc41 la simple =me de l'*ange2 comme t\tes les oprations de banque un simple virem5t de p>ties4 ,admettons donc que la ,banque de ,france1 organe pr9cipal de ce sy/me1 ait t rorganise suivant les ides du crdit gratuit1 et le taux de ses escomptes rduit #a p\r #ajj1 taux que n\s reg>d]ons provisoirem5t comme le ju/e salaire du s]vice p>ticuli] de la ,banque1 et1 consquemm5t1 comme reprs5tant un intrt gal zro4 ,et voyons les *angem5ts qui en rsult5t p\r la comptabilit gnrale4 ,c'e/ p> l'entremise de la ,banque et de ses succursales1 remplaant t\tes les v>its du crdit usuraire1 que s'effectu5t dsormais les transactions3 c'e/ donc avec la ,banque que ,b1 ,c1 ,d1 etc41 travailleurs1 associs1 gr\ps ou libres1 entr5t d'abord1 et directem5t1 en compte4 ,,*apitre ,,premi]4 #a4 ,compte des oprations de ,b1 travailleur1 avec x1 ,banque nationale4 ,doit ,caisse1 #a;er janvi]1 x1 ,banque nationale1 ,avance de celle-ci sur t\s les produits de mon travail de l'anne1 lui remb\rs] au fur et mesure de mes v5tes1 #a1jjj fr42 escompte #a p\r #ajj dduit1 ci4 #iij fr4 ,a9si qu'on l'a vu plus haut1 ,b vit exclusivem5t de son travail3 c'e/--dire que1 sur la g>antie de son produit1 il obti5t de x1 ,banque nationale1 soit des billets1 soit des espces1 avec lesquels il a*te *ez ,a1--travailleur comme lui1 mais qui1 dans les oprations de v5te ou *ange dont n\s p>l]ons t\t l'heure1 remplit le rle de propritaire-capitali/e-entrepr5eur1--t\s les objets ncessaires son indu/rie et sa consommation4 ,p> le fait1 ,b a*te t\s ces objets au comptant3 il peut donc1 et d'autant plus rig\reusem5t1 en dbattre le prix4 ,cet a*at1 fait avec les billets ou espces de la ,banque1 donne ouv]ture au compte suivant sur les livres de ,b3 #b4 ,doiv5t ,m>*&ises gnrales ,caisse1 ,a*at au comptant1 *ez ,a1 de t\te ma consommation de l'anne #iij fr4 ,au fur et mesure de sa fabrication1 ,b v5d ses produits4 ,mais la production se rgle sur la consommation3 or1 celle-ci n'tant plus entrave1 comme s\s le rgime de l'intrt1 p> l'usure1 c'e/--dire p> la v5te t]me1 p> le loy] des in/rum5ts de travail et les *>ges qui en rsult5t1 surt\t p> le prjug de la monnaie1 dev5ue improductive1 et mme inutile2 il s'ensuit que ,b1 comme t\s les autres travailleurs1 peut non-seulem5t ra*et]1 une fraction m9ime prs1 son propre produit1 mais donn] c>rire son n]gie1 sa puissance productive1 sans cra9te de crer des non-valeurs ou d'am5] l'avilissem5t des prix1 avec l'espoir lgitimem5t fond1 au contraire1 de se comp5s]1 p> ce surcrot de production et d'*ange1 de la faible rtribution qu'il paye la ,banque1 p\r la ngociation de ses valeurs4 ,c'e/ ce qui va p>atre dans l'article suivant du compte de ,b4 ,t\t travail doit laiss] un excdant2 cet aphorisme e/ un des premi]s de l'conomie politique4 ,il e/ fond sur ce pr9cipe que1 dans l'ordre conomique1 quel que soit le capital mis en oeuvre1 t\te valeur e/ cre1 p> le travail1 de ri52 de mme que1 selon la ?ologie *rti5ne1 t\tes *oses dans la nature ont t cres de ,dieu1 galem5t de ri54 ,en effet1 le produit tant df9i3 l'utilit aj\te p> le travail aux objets que f\rnit la nature 7,j4 ,b4 ,say et t\s les conomi/es71 il e/ clair que le produit t\t enti] e/ le fait des travailleurs2 et si l'objet auquel s'aj\te l'utilit n\velle e/ dj lui-mme un produit1 la valeur reproduite e/ ncessairem5t plus gr&e que la valeur consomme4 ,admettons que1 p> son travail1 ,b ait augm5t de #aj p\r #ajj la valeur qu'il consomme1 et con/atons1 p> ses critures1 le rsultat3 #c4 ,doit ,caisse ,m>*&ises gnrales1 ,mes v5tes au comptant div]s1 c\rant de l'anne1 #a1jhi fr4 ,il app]t de ce compte que l'usure e/ une cause de misre1 en ce qu'elle emp*e la consommation et la reproduction1 d'abord en levant le prix de v5te des produits d'une quantit plus =te que l'excdant obt5u p> le travail reproducteur3 la somme des usures1 en ,france1 sur un produit total de #aj milli>ds1 e/ de #f milli>ds1 #fj p\r #ajj2--puis1 en entravant la circulation p> t\tes les =malits de l'escompte1 de l'intrt1 du loy]1 du f]mage1 etc43--t\tes difficults qui disp>aiss5t s\s le rgime du crdit gratuit4 ,n\s voici au mom5t o ,b a ralis t\t le produit de son travail de l'anne4 ,il faut qu'il se liquide avec x1 ,banque nationale1 ce qui donne lieu l'opration que voici3 #d4 ,doit x1 ,banque nationale1 ,caisse1 ,mon v]sem5t p\r solde #a1jjj fr4 ,ma9t5ant ,b doit se r5dre compte3 il le fait de la manire suivante3 #e4 ,rsum des oprations de ,b p\r son inv5taire4 ,doit4 ,,compte ,,de ,,m>*&ises ,g,n,,rales4 ,avoir4 #iij fr4 ,dbit de ce compte ,crdit de ce compte au #ca dcembre4 au #ca dcembre4 #a1jhi fr4 #ii ,bnfice sur ce compte4 --------- --------- #a1jhi fr4 ,somme gale4 #a1jhi fr4 ,l'anne suivante1 ,b1 au lieu d'opr] sur un produit de #a1jjj1 opr]a sur un produit de #a1jhi1 ce qui lui donn]a un n\veau surcrot de bnfice2 puis le mme m\vem5t se r5\velant la #c;e1 la #d;e1 la #e;e1 etc41 anne1 le progrs de sa ri*esse suivra le progrs de son indu/rie2 il ira l'inf9i4 ,les autres travailleurs1 ,c1 ,d1 ,e1 ,f1 etc41 tant dans les mmes conditions que ,b1 leurs comptes prs5t5t individuellem5t le mme rsultat2 il e/ inutile de les reproduire4 ,je passe la contre-p>tie des comptes ouv]ts *ez ,b1 et t\t d'abord celui de la ,banque4 ,,*apitre ,,ii4 ,on a vu plus haut que x1 ,banque nationale1 a fait ,b une avance sur son travail ou produit2 qu'elle en a u de mme avec t\s les autres travailleurs2 et qu'ensuite elle s'e/ c\v]te et rmunre1 p> le remb\rsem5t des valeurs qu'ils lui avai5t remises1 et p> la dduction1 faite son pr(il1 de #a p\r #ajj d'escompte4 ,voici comm5t se traduirai5t ces div]ses oprations sur les livres de la ,banque4 ,doiv5t les ,suivants ,caisse3 ,b1 mes avances sur le produit de son travail de l'anne1 contre son engagem5t de #a1jjj fr42 escompte dduit #iij fr4 ,c1 -- -- #iij ,d1 -- -- #iij ,e1 -- -- #iij ,f1 -- -- #iij ,g1 -- -- #iij ,h1 -- -- #iij ,i1 -- -- #iij ,k1 -- -- #iij ,l1 -- -- #iij --------- #i1ijj fr4 ,lors du remb\rsem5t p> les dbiteurs1 n\velle opration que le comptable c\*]ait sur les livres comme suit3 ,doit ,caisse aux ,suivants3 ,b1 son v]sem5t p\r solde #iij fr4 ,c1 -- -- #iij ,d1 -- -- #iij ,e1 -- -- #iij ,f1 -- -- #iij ,g1 -- -- #iij ,h1 -- -- #iij ,i1 -- -- #iij ,k1 -- -- #iij ,l1 -- -- #iij ,pr(its et p]tes1 reu desdits p\r escompte #a p\r #ajj #ajj ---------- ,total #aj1jjj fr4 ,le crdit donn p> x1 ,banque nationale1--aprs conv]sion de la somme crdite1 en produits1 puis v5te de ces produits t\s les membres de la socit1 producteurs-consommateurs1 depuis ,a jusqu' ,l1 et enf9 payem5t de la v5te au moy5 de la mme somme f\rnie p> la ,banque2--ce crdit1 disons-n\s1 lui r5tre1 s\s =me de billets ou espces1 augm5t de l'escompte de #a p\r #ajj1 avec lequel la ,banque paye ses employs et acquitte ses frais4 ,si mme1 aprs avoir c\v]t ses dp5ses1 il re/ait la ,banque un bnfice net tant soit peu considrable1 elle rduirait proportionnellem5t le taux de son escompte1 de manire ce qu'il lui re/t t\j\rs1 p\r intrt du capital1 zro4 ,rsum des oprations de x1 ,banque nationale1 p\r son inv5taire au #ca dcembre4 ,doit4 ,,pr(its ,,et ,,p]tes4 ,avoir4 #ajj fr4 ,bnfice sur ce ,produit des escomptes de compte4 l'anne4 #ajj fr4 ,en se reportant au compte de ,caisse de x1 ,banque nationale1 on voit t\t d'abord que l'excdant du dbit de ce compte sur le crdit e/ de fr4 #ajj1 somme gale celle du bnfice d'escompte con/ate p> le compte de ,pr(its et p]tes4 ,,*apitre ,,iii4 ,v5ons enf9 au compte de ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur1 lequel ne se di/+ue plus1 comme n\s l'avons dit1 de ,b1 ,c1 ,d1 etc41 travailleurs sal>is1 et ne pr5d ce titre que fictivem5t1 p> suite de ses oprations avec ces d]ni]s4 ,dans le rgime du crdit gratuit1 ,a ne prte plus les matires premires1 l'in/rum5t du travail1 le capital1 en un mot2 il ne le donne pas non plus p\r ri52 il le v5d4 ,ds qu'il en a reu le prix1 il e/ d*u de ses droits sur son capital2 il ne peut plus s'en faire pay] t]nellem5t1 et au del de l't]nit mme1 l'intrt4 ,voyons donc comm5t se comport]a le compte de ,a1 dans ce n\veau sy/me4 ,d'abord1 la monnaie n'tant qu'un in/rum5t de circulation1 dev5u1 p> son accumulation la ,banque et la sub/itution presque gnrale du papi] au numraire1 une proprit commune1 dont l'usage1 p>t\t ddaign1 e/ gratuit1 les producteurs-consommateurs ,b1 ,c1 ,d1 etc41 n'ont plus que faire des cus de ,a4 ,ce qu'il leur faut1 ce sont les matires premires1 in/rum5ts de travail et subsi/ances dont ,a e/ dt5teur4 ,a comm5ce donc ses oprations avec son capital1 m>*&ises1 que p> hypo?se n\s fix]ons #aj1jjj fr4 ,cette ouv]ture d'oprations de ,a s'exprime sur ses livres de la manire suivante3 #a4 ,doit ,m>*&ises gnrales ,a1 compte de ,capital3 ,m>*&ises en magas91 au #a;er janvi] d]ni]1 suivant inv5taire #aj1jjj fr4 ,que f]a ,a de cette m>*&ise8 ,il la v5d aux travailleurs ,b1 ,c1 ,d1 etc41 c'e/--dire la socit consommatrice et reproductrice qu'ici ils reprs5t5t1 de mme que lui1 ,a1 reprs5te1 p\r le mom5t1 la socit capitali/e et propritaire4 ,c'e/ ce que le comptable de ,a con/at]a comme suit3 #b4 ,v5te au comptant ,b #iij -- ,c #iij -- ,d #iij -- ,e #iij -- ,f #iij -- ,g #iij -- ,h #iij -- ,i #iij -- ,k #iij -- ,l #iij --------- ,total #i1ijj fr4 ,mais si les travailleurs ,b1 ,c1 ,d1 etc41 consomm5t les articles de ,a1 son t\r le propritaire-capitali/e-entrepr5eur ,a consomme les produits des travailleurs ,b1 ,c1 ,d1 etc41 de qui il doit les a*et]1 comme ils a*t5t eux-mmes les si5s4 ,or1 n\s avons vu1 *apitre #a;er1 article #c1 que la mieux-value donne aux valeurs consommes p> ,b1 ,c1 ,d1 etc41 tant1 p> hypo?se1 dans un rgime exempt de t\t *mage1 /agnation1 avilissem5t de prix1 de #aj p\r #ajj1 le capital de #iij fr4 que ,b a obt5u1 p> crdit1 de la ,banque1 reproductivem5t consomm1 se trans=me en un autre de #a1jhi fr43 c'e/ donc d'aprs ce prix que ,a fait ses a*ats auprs de ,b1 et en acquitte les factures4 ,ce qui se traduit dans les critures comme suit3 #c4 ,doit ,m>*&ise gnrale ,caisse3 ,a*at au comptant1 aux travailleurs ci-aprs3 ,b1 ses livraisons de div]s articles p\r ma consommation #a1jhi fr4 ,c1 -- -- -- #a1jhi ,d1 -- -- -- #a1jhi ,e1 -- -- -- #a1jhi ,f1 -- -- -- #a1jhi ,g1 -- -- -- #a1jhi ,h1 -- -- -- #a1jhi ,i1 -- -- -- #a1jhi ,k1 -- -- -- #a1jhi ,l1 -- -- -- #a1jhi ---------- ,total #aj1hij fr4 ,p\r a*ev] la dmon/ration1 n\s n'avons plus qu' dress] l'inv5taire de ,a4 ,rsum des oprations de ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur p\r son inv5taire au #ca dcembre4 ,doit4 ,,m>*&ises ,g,n,,rales4 ,avoir4 #aj1hij fr4 ,dbit de ce compte ,crdit de ce compte au #ca dcembre au #ca dcembre #i1ijj fr4 ,re/ant en magas9 des m>*&ises inv5tories au #a;er janvi] d]ni] #ajj ,p]te sur ce compte #hij ---------- ---------- #aj1hij fr4 ,somme gale4 #aj1hij fr4 ,ma9t5ant que n\s avons tabli notre d\ble comptabilit1 rappro*ons les comptes1 et notons les diffr5ces3 #a ,s\s le rgime de l'usure1 le compte de *aque travailleur se solde p> une p]te de #ajj fr41 soit p\r les #aj3 #a1jjj fr4 ,en mme temps1 celui de ,a1 propritaire-capitali/e-entrepr5eur1 se solde p> un bnfice de #a1jjj fr42 ce qui pr\ve que dans la socit capitali/e le dficit1 soit la misre1 e/ en raison de l'agio4 #b ,s\s le rgime du crdit gratuit1 au contraire1 le compte de *aque travailleur se solde p> un boni de #ii fr41 soit p\r les dix1 #iij fr42 et celui de ,a1 propritaire-capitali/e1 p> un dficit de #hij fr41 qui1 avec les #ajj fr4 de m>*&ises re/ant en magas9 et v5ant en c\v]ture du dficit de l'anne1 font bi5 les #iij fr4 dont la =tune des dix travailleurs s'e/ augm5te4 ,ce qui pr\ve que1 dans la socit mutuelli/e1 c'e/--dire de l'gal *ange1 la =tune de l'ouvri] augm5te en raison directe de son travail1 t&is que celle du capitali/e dim9ue aussi en raison directe de sa consommation improductive1 et qui dtruit le repro*e que m'adressait ,pi]re ,l]\x1 qu'il n'a cess depuis deux mois de reproduire dans sa polmique1 savoir1 que le crdit gratuit1 la ,banque du peuple1 la mutualit ne sont aussi que du proprit>isme1 du b\rgeoisisme1 de l'exploitation1 enf91 comme le rgime que la ,banque du peuple avait la prt5tion d'abolir4 ,dans le rgime mutuelli/e1 la =tune de l'ouvri] augm5te en raison directe de son travail1 t&is que celle du propritaire-capitali/e dim9ue en raison directe de sa consommation improductive3--cette proposition1 ma?matiquem5t dmontre1 rpond t\tes les divagations de ,pi]re ,l]\x et de ,l\is ,blanc1 sur la communaut1 la frat]nit et la solid>it4 ,r5v]sons ma9t5ant la =mule3 ,s\s le rgime de l'usure1 la =tune de l'ouvri] dcrot en raison directe de son travail1 t&is que celle du propritaire-capitali/e augm5te en raison directe de sa consommation improductive3--cette proposition1 dmontre comme la prcd5te1 ma?matiquem5t1 rpond t\tes les divagations des jsuites1 mal?usi5s et philan?ropes1 sur l'9galit des tal5ts1 les comp5sations de l'autre vie1 etc41 etc4 ,comme corollaire ce qui prcde1 et en n\s basant t\j\rs sur la logique des *iffres1 n\s disons encore3 ,dans la socit capitali/e1 l'ouvri] ne p\vant jamais ra*et] son produit p\r le prix qu'il l'a v5du1 e/ con/amm5t en dficit4 ,d'o1 ncessit p\r lui de rduire indf9im5t sa consommation1 et1 p> suite1 ncessit p\r la socit entire de rduire indf9im5t la production2 p>tant1 int]diction de la vie1 ob/acle la =mation des capitaux comme des subsi/ances4 ,dans la socit mutuelli/e1 au contraire1 l'ouvri] *angeant1 sans ret5ue1 produit contre produit1 valeur contre valeur1 ne supportant qu'un droit lg] d'escompte l>gem5t comp5s p> l'excdant que lui laisse1 au b\t de l'anne son travail1 l'ouvri] pr(ite exclusivem5t de son produit4 ,d'o1 facult p\r lui de produire indf9im5t1 et1 p\r la socit1 accroissem5t indf9i de la vie et de la ri*esse4 ,diriez-v\s qu'une p>eille rvolution dans les rapports conomiques ne f]ait1 aprs t\t1 que dplac] la misre2 qu'au lieu de la misre du travailleur sal>i1 qui ne peut ra*et] son propre produit1 et qui devi5t d'autant plus pauvre qu'il travaille davantage1 n\s aurions la misre du propritaire-capitali/e-entrepr5eur1 qui se v]rait =c d'entam] son capital1 et1 p>tant1 de dtruire incessamm5t1 avec la matire du produit1 l'in/rum5t du travail mme8 ,mais qui ne voit que si1 comme cela e/ 9vitable dans le rgime de la gratuit1 les deux qualits de travailleur sal>i d'une "p1 et de propritaire-capitali/e-entrepr5eur1 de l'autre1 devi5n5t gales et insp>ables dans la p]sonne de *aque ouvri]1 le dficit qu'pr\ve ,a dans les oprations qu'il fait comme capitali/e1 il le c\vre immdiatem5t p> le bnfice qu'il obti5t son t\r comme travailleur3 de sorte que1 t&is que1 d'un ct1 p> l'annihilation de l'intrt1 la somme des produits du travail s'accrot indf9im5t2 de l'autre1 p> les facilits de la circulation1 ces produits se conv]tiss5t incessamm5t en ,,valeur1 et les valeurs en ,,capitaux8 ,que *acun1 au lieu de cri] la spoliation contre le socialisme1 fasse donc son propre compte2 que *acun dresse l'inv5taire de sa =tune et de son indu/rie1 de ce qu'il gagne comme capitali/e-propritaire1 et de ce qu'il peut obt5ir comme travailleur2 et1 je me trompe =t1 ou1 sur les #aj millions de citoy5s inscrits sur les li/es lectorales1 il ne s'en tr\v]a pas #bjj1jjj1 #a sur #ej1 qui ai5t intrt cons]v] le rgime usuraire et rep\ss] le crdit gratuit4 ,quiconque1 encore une fois1 gagne plus p> son travail1 p> son tal5t1 p> son indu/rie1 p> sa sci5ce1 que p> son capital1 e/ directem5t et surabondamm5t intress l'abolition la plus immdiate et la plus complte de l'usure2 celui-l1 dis-je1 qu'il le sa*e ou qu'il l'ignore1 e/1 au premi] *ef1 p>tisan de la ,rpublique dmocratique et sociale2 il e/1 dans l'acception la plus l>ge1 la plus cons]vatrice1 ,r,,volutionnaire4 ,quoi donc6 ,s]ait-il vrai1 p>ce qu'a9si l'a dit ,mal?us et qu'a9si le veut1 sa suite1 une poigne de pdants1 que #aj millions de travailleurs1 avec leurs enfants et leurs femmes1 doiv5t s]vir t]nellem5t de pture #bjj1jjj p>asites1 et que c'e/ af9 de protg] cette exploitation de l'homme p> l'homme1 que l'tat exi/e1 qu'il dispose d'une =ce arme de #ejj1jjj soldats1 d'un million de fonctionnaires et que n\s lui payons deux milli>ds d'impts8444 ,mais qu'ai-je beso91 aprs t\t ce qui a t dit dans le c\rs de cette polmique1 d'entret5ir plus longtemps l'opposition purem5t factice de travailleurs-sal>is et capitali/es-propritaires8 ,le mom5t e/ v5u de faire cess] t\t antagonisme entre les classes1 et d'intress] l'abolition de la r5te et de l'intrt1 jusqu'aux propritaires et aux capitali/es eux-mmes4 ,la ,rvolution1 ayant assur son triomphe p> la ju/ice1 peut1 sans manqu] sa dignit1 s'adress] aux intrts4 ,n'avons-n\s pas vu que l'intrt e/ n des risques de l'indu/rie et du comm]ce1 qu'il s'e/ manife/ d'abord dans les contrats plus ou mo9s alatoires de pacotille et la grosse8 ,or1 ce qui fut au comm5cem5t l'effet 9vitable de l'tat de gu]re1 ce qui devait1 de t\te ncessit1 app>atre dans une socit antagoni/e1 se reproduira encore et t\j\rs1 dans la socit h>monique et pacifie4 ,le progrs1 dans l'indu/rie comme dans la sci5ce1 e/ sans f92 le travail ne connat pas de bornes ses av5tureuses entreprises4 ,mais qui dit entreprise1 dit t\j\rs *ose plus ou mo9s alatoire1 p> consqu5t1 risque plus ou mo9s gr& du capital engag1 p>tant ncessit d'un intrt comp5sateur4 ,au loy]1 au f]mage1 la r5te1 au prt sur hypo?que1 l'agio m]cantile1 aux spculations de b\rse1 la spoliation bancocratique1 doit succd] p\r le capital1 dans des conditions de plus en plus heureuses1 la ,comm&ite4 ,alors le capital1 divis p> actions et f\rni p> les masses ouvrires1 au lieu de spoli] le travail1 produira p\r le travail2 alors le divid5de ne s]a qu'une manire de faire p>ticip] la socit t\t entire aux bnfices des spculations prives3 ce s]a le ga9 lgitim du gnie contre la =tune4 ,que les capitali/es actuels1 au lieu de s'entass] la ,b\rse1 de comprim] la rvolution et de mettre l'emb>go sur les bras1 os5t donc se faire nos *efs de file2 qu'ils devi5n5t1 comme en #ib1 nos gnraux dans cette n\velle gu]re du travail contre la misre1 dans cette gr&e croisade de l'indu/rie contre la nature4 ,n'y a-t-il donc plus ri5 dc\vrir1 plus ri5 os]1 plus ri5 faire p\r le dveloppem5t de notre nationalit1 p\r l'augm5tation de notre ri*esse et de notre gloire8444 ,je m'arrte3 il e/ temps4 ,malgr moi1 ,monsieur1 v\s m'avez p\ss cette dduction ab/raite1 fatigante p\r le public et peu facile p\r les colonnes d'un j\rnal populaire4 ,fallait-il donc m'entran] cette diss]tation p9euse1 qu& il tait si facile1 si simple de n\s r5f]m] dans cette "q premptoire autant que positive3 ,le crdit peut-il ou ne peut-il pas tre gratuit8 ,au risque de rebut] les lecteurs de la ,voix du ,peuple1 j'ai v\lu satisfaire votre dsir3 v\s me direz1 si v\s le jugez conv5able1 ce que v\s tr\vez repr5dre1 d'abord l'analyse que j'ai faite de la notion de capital2 puis la df9ition que j'en ai fait sortir2 enf9 aux ?ormes et aux corollaires qui en ont fait le dveloppem5t4 ,dans ce que v\s v5ez de lire il y a1 v\s ne le ni]ez pas1 t\te une rvolution non-seulem5t politique et conomique1 mais encore1 ce qui doit v\s tre1 a9si qu' moi-mme1 beauc\p plus s5sible1 sci5tifique4 v\s de voir si v\s acceptez1 p\r votre compte et p\r celui de vos coreligionnaires1 la conclusion qui ressort avec clat de t\te cette discussion1 savoir1 que ni v\s1 monsieur ,ba/iat1 ni p]sonne de votre cole1 n'ent5dez ri5 l'conomie politique4 ,je suis1 etc4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,,d\zi,,me ,,lettre4 ,f4 ,,ba/iat ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,le sy/me de la gratuit du crdit se rduit au papi]-monnaie4--,quelles consqu5ces tir] de la comptabilit tablie p> ,m4 ,pr\dhon8--,des billets de banque4--,des pr(its qu'ils procur5t4--,pntration de ,j4 ,b4 ,say4--,le vrai moy5 de faire pr(it] du crdit le public1 qui lui-mme l'accorde1 c'e/ la lib]t4--,analyse du crdit et de l'intrt4--,exhortation ,m4 ,pr\dhon de *ang] sa bannire4 #d fvri] #ahej4 ,v\s v5ez de r5dre la socit un signal s]vice4 ,jusqu'ici la gratuit du crdit tait demeure enveloppe de nuages philosophiques1 mtaphysiques1 conomiques1 ant9omiques1 hi/oriques4 ,en la s\mettant la simple preuve de la comptabilit1 v\s la faites desc5dre de ces vagues rgions2 v\s l'exposez nue t\s les reg>ds2 *acun p\rra la reconnatre3 c'e/ la monnaie de papi]4 ,multipli] et galis] les ri*esses sur la t]re en y jetant une pluie de papi]-monnaie1 voil t\t le my/re4 ,voil le conclusum1 l'ultimatum et le desid]atum du socialisme4 ,la gratuit du crdit1 c'e/ son d]ni] mot1 sa d]nire =mule1 son d]ni] ef=t4 ,v\s l'avez dit c5t fois avec raison4 ,d'autres1 il e/ vrai1 donn5t ce mot un autre s5s4 ,e/ sociali/e1 disait1 ces j\rs-ci1 la ,dmocratie pacifique1 quiconque aspire ralis] un peu de bi54--,c]tes1 si la df9ition e/ vague1 elle e/ du mo9s comprh5sive et surt\t prud5te4 ,a9si df9i1 le socialisme e/ imprissable4 ,mais un dsir1 non plus que v+t aspirations qui s'entre-dtruis5t1 ne con/itu5t pas une sci5ce4 ,qu'e/ dev5ue l',ic>ie8 ,ou en sont le phalan/re1 l'ateli] national1 la triade8 ,ces =mules sont mortes1 et v\s n'avez pas peu contribu les tu]4 ,si quelques autres ont fait rcemm5t leur entre dans le monde1 s\s des noms sanscrits 7que j'ai oublis71 il e/ p]mis de croire qu'elles ne sont pas nes viables4 ,une seule survivait encore3 gratuit du crdit4 ,il m'a sembl qu'elle puisait sa vie dans le my/re4 ,v\s l'exposez au gr& j\r3 survivra-t-elle longtemps8 ,l'altration des monnaies1 p\vant all] jusqu' la monnaie fictive1 c'e/ une inv5tion qui n'e/ ni neuve1 ni d'orig9e trs-dmocratique4 ,jusqu'ici cep5dant1 on avait pris la pe9e de donn] ou de suppos] au papi]-monnaie quelques g>anties1 les futures ri*esses du ,mississipi1 le sol national1 les =ts de l'tat1 les bi5s des migrs1 etc4 ,on compr5ait bi5 que le papi] n'a pas de valeur intr9sque1 qu'il ne vaut que comme promesse1 et qu'il faut que cette promesse inspire quelque confiance p\r que le papi] qui la con/ate soit volontairem5t reu en *ange de ralits4 ,de l le mot crdit 7cr$]e1 croire1 avoir foi74 ,v\s ne p>aissez pas v\s tre proccup de ces ncessits4 ,une fabrique 9puisable de papi]-monnaie1 voil votre solution4 ,p]mettez-moi d'int]v]tir l'ordre de la discussion que v\s m'indiquez1 et d'exam9] d'abord votre mcanisme social1 expos s\s ce titre3 ,gratuit du crdit4 ,il e/ bon de con/at] que v\s df9issez a9si le capital3 ,t\te valeur faite1 en t]res1 in/rum5ts de travail1 m>*&ises1 subsi/ances ou monnaies1 et s]vant ou p\vant s]vir la production4 ,cette df9ition1 je l'accepte4 ,elle suffit la discussion actuelle4 ,ceci pos1 ,a1 ,b1 ,c1 ,d1 ,e1 ,f1 ,g1 ,h1 ,i1 ,k1 ,l1 etc41 sont t\t la fois capitali/es et travailleurs4 ,v\s faites le compte de l'un d'eux1 ,a1 pris en sa qualit de capitali/e2 puis celui de ,b1 reprs5tant t\s les travailleurs2 enf9 v\s dressez la comptabilit de la ,banque4 ,a e/ dt5teur de capitaux1 de valeurs faites1 en t]res1 in/rum5ts1 subsi/ances1 etc42 ,b dsire se les appropri]1 mais il n'a ri5 donn] en *ange et ne doit pas les emprunt] s\s pe9e de pay] un intrt4 ,il se prs5te la ,banque et lui dit3 ,livrez-moi p\r mille francs de billets1 je v\s remb\rs]ai sur le produit de mon travail futur au fur et mesure de mes v5tes4 ,la ,banque s'excute et donne des billets p\r #iij fr4#da4 ,muni de ces prcieux talismans1 ,b se prs5te ,a et lui dit3 ,v\s espriez peut-tre me prt] vos capitaux1 mais v\s voil rduit me les v5dre1 c> je suis en mesure de les pay]4 ,a s'empresse de livr] ses capitaux 7t]res1 m>*&ises1 subsi/ances7 ,b contre les billets4 ,b entrepr5d son travail4 ,en v]tu de l'aphorisme3 ,t\t travail doit laiss] un excdant1 il aj\te #aj p\r #ajj la valeur qu'il vi5t d'a*et]1 c\rt la ,banque pay] 7en billets sans d\te7 les #iij fr4 qu'il lui doit1 et se tr\ve avoir ralis #ii fr4 de pr(its4 ,a9si de ,c1 ,d1 ,e1 ,f1 etc41 en un mot de t\s les hommes4 ,note #da3 ,cette ret5ue de #aj fr41 n'ayant p\r objet que les frais de bureau1 e/ improprem5t nomme escompte4 ,elle p\rrait tre rduite quelques c5times4 ,peut-tre mme et-il mieux valu1 dans la ?orie et la comptabilit1 ne po9t s'en proccup]4 ,ayant imag9 ces donnes1 v\s dressez la comptabilit de ,a1 de ,b et celle de la ,banque4 ,c]tes1 cette comptabilit1 les donnes tant admises1 e/ irrpro*able4 ,mais peut-on admettre vos donnes8 ,sont-elles con=mes la nature des hommes et des *oses8 ,c'e/ ce qu'il s'agit d'exam9]4 ,les billets de la ,banque (friront-ils quelques g>anties8 en d'autres t]mes1 inspir]ont-ils ou non de la confiance8 ,en d'autres t]mes encore1 la ,banque aura-t-elle ou n'aura-t-elle pas un capital primitif et des valeurs faites suffisantes p\r rpondre de t\tes ses missions8 ,comm5t runira-t-elle le capital en valeurs faites8 ,si elle a des actionnaires1 dans l'ordre de *oses actuel1 qui e/ notre po9t de d"p1 ils v\dront t\*] un intrt1 et comm5t la ,banque prt]a-t-elle titre gratuit ce qu'elle emprunte titre onreux8 ,on s'emp>]a du capital de la ,banque de ,france1 dites-v\s1 et on remb\rs]a les actionnaires en r5tes sur l'tat4 ,ceci recule la difficult sans la rs\dre4 ,c'e/ la masse1 la nation qui emprunt]a le capital #e p\r #ajj p\r le prt] gratis4 ,l'intrt ne s]a pas ananti1 mais mis sur le dos du contribuable4 ,mais enf91 admettons que ce capital de #aj1jjj fr41 sur lequel v\s oprez fictivem5t1 soit runi1 et mettons de ct ce c]cle vicieux qui consi/e suppos] la gratuit p\r la ralis]4 ,puisque v\s l'avez cru ncessaire1 v\s jugez sans d\te indisp5sable qu'il se cons]ve4 ,p\r cela v\s raisonnez sur cette hypo?se que ,b1 ,c1 ,d1 ,e1 etc41 remb\rs]ont *aque anne la ,banque les billets qu'ils lui auront pris4 ,mais si cette hypo?se fait dfaut8 ,si ,b e/ un dbau* qui va dp5s] ses #a1jjj fr4 au cab>et8 ,si ,c les donne sa matresse8 ,si ,d les jette dans une entreprise ridicule8 ,si ,e fait une fugue en ,belgique8 etc41 etc41 que devi5dra la ,banque8 qui ,a s'adress]a-t-il p\r avoir la contre-valeur des capitaux dont il se s]a dfait8 ,c> enf9 votre ,banque n'aura pas la v]tu de *ang] notre nature1 de r=m] nos mauvaises incl9ations4 ,bi5 au contraire1 et il faut reconnatre que l'extrme facilit de se procur] du papi]-monnaie1 sur la simple promesse de travaill] le remb\rs] ultrieurem5t1 s]ait un puissant enc\ragem5t au jeu1 aux entreprises folles1 aux oprations has>deuses1 aux spculations tmraires1 aux dp5ses immorales ou inconsidres4 ,c'e/ une *ose grave que de plac] t\s les hommes en situation de se dire3 ,t5tons la =tune avec le bi5 d'autrui2 si je russis1 tant mieux p\r moi2 si j'*\e1 tant pis p\r les autres4 ,je ne puis concevoir1 quant moi1 le jeu rguli] des transactions huma9es en dehors de la loi de responsabilit4 ,mais1 sans re*]*] ici les effets moraux de votre inv5tion1 t\j\rs e/-il qu'elle te la ,banque nationale t\te condition de crdit et de dure4 ,v\s me direz peut-tre qu'avant de livr] ses billets la ,banque s'enqu]ra avec so9 du degr de confiance que mrit5t les dem&eurs4 ,proprit1 moralit1 activit1 intellig5ce1 prud5ce1 t\t s]a scrut et pes avec so94 ,mais pr5ez g>de2 si1 d'un ct1 v\s exigez que la ,banque ait un capital primitif de g>antie1 si1 de l'autre1 elle ne prte qu'en t\te scurit1 que f]a-t-elle de plus que ne font aux tats-,unis les ,banques libres8 ,et celui qui e/ pauvre diable auj\rd'hui ne s]a-t-il pas pauvre diable s\s votre rgime8 ,je ne crois pas que v\s puissiez sortir de ces alt]natives3 ,ou la ,banque aura un capital dont elle pay]a l'intrt1 et alors elle ne p\rra1 sans se ru9]1 prt] sans intrt2 ,ou elle dispos]a d'un capital gratuit1 et1 en ce cas1 expliquez-n\s d'o elle le tir]a1 en dehors de ,a1 ,b1 ,c1 ,d1 etc41 qui =m5t t\te la nation8 ,dans l'une et l'autre hypo?se1 ou elle prt]a avec mesure et disc]nem5t1 et alors v\s n'aurez pas le crdit univ]sel2 ou elle prt]a sans g>antie1 et en ce cas elle f]a faillite avant deux mois4 ,mais passons sur ces premires difficults4 ,a1 que v\s mettez en scne1 e/ capitali/e1 p>tant avis1 prud5t1 timor1 peureux mme4 ,ce n'e/ pas v\s qui le ni]ez4 ,aprs t\t1 cela lui e/ bi5 p]mis4 ,t\t ce qu'il a1 il l'a acquis au prix de ses sueurs1 et ne veut pas s'expos] le p]dre4 ,ce s5tim5t1 au po9t de vue social1 e/ m9emm5t cons]vateur4 ,avant donc de livr] ses capitaux contre des billets1 ,a t\rn]a et ret\rn]a bi5 s\v5t ces billets dans ses ma9s4 ,peut-tre f9ira-t-il p> les refus]1 et voil votre sy/me en fume4 ,que f]ez-v\s8 ,dcrt]ez-v\s le c\rs =c8 ,que devi5t alors la lib]t1 dont v\s tes le *ampion8 ,aprs avoir fait de la ,banque une inquisition1 en f]ez-v\s une g5d>m]ie8 ,ce n'tait pas la pe9e de supprim] l'tat4 ,mais je v\s concde1 p\r la discussion seulem5t1 le c\rs =c4 ,v\s n'emp*]ez pas ,a de calcul] ses risques4 ,il e/ vrai qu'il n'y a gure de risques qu'un v5deur n'affronte1 p\rvu qu'il tr\ve dans l'lvation du prix une prime d'assurance satisfaisante4 ,a1 capitali/e1 c'e/--dire m5uisi]1 cordonni]1 =g]on1 tailleur1 etc41 etc41 dira donc ,b1 ,c1 ,d3 ,messieurs1 si v\s v\lez mes meubles1 mes s\li]s1 mes cl\s1 mes habits1 qui sont des valeurs faites1 donnez-moi une valeur faite1 c'e/--dire #bj fr4 en arg5t4--,voil #bj fr4 en billets1 rpond ,b4--,ce n'e/ qu'une promesse1 rpond ,a1 et je n'y ai pas confiance4--,le c\rs =c e/ dcrt1 rplique ,b3--,soit1 ripo/e ,a1 mais je veux #ajj fr4 de ma m>*&ise4 ,comm5t arrt]ez-v\s cette hausse de prix1 videmm5t de/ructive de t\s les bi5faits que v\s att5dez de la ,banque8 ,que f]ez-v\s8 ,dcrt]ez-v\s le maximum8 ,l'univ]selle *]t se manife/]a encore p> une autre cause4 ,c]tes1 v\s ne d\tez pas que la ,banque1 ds qu'elle aura fait battre le rappel p> t\s les organes de la publicit1 ds qu'elle aura annonc qu'elle prte p\r ri51 n'attire elle de nombreux cli5ts4 ,t\s ceux qui ont des dettes1 dont ils pay5t l'intrt1 v\dront pr(it] de cette belle occasion de se libr]4 ,en voil p\r une v+ta9e de milli>ds4 ,l'tat v\dra s'acquitt] aussi des #e milli>ds qu'il doit4 ,la ,banque s]a encore assaillie de t\t ngociant qui a conu une opration1 de t\t manufacturi] qui veut fond] ou agr&ir une fabrique1 de t\t monomane qui a fait une dc\v]te m]veilleuse1 de t\t ouvri]1 compagnon1 ou appr5ti qui veut dev5ir matre4 ,je ne cra9s pas de trop m'avanc] en disant que l'mission des billets1 si elle a la prt5tion de satisfaire t\s les apptits1 t\tes les cupidits1 t\tes les rv]ies1 dpass]a #ej milli>ds ds les six premi]s mois4 ,voil de quel poids la dem&e des capitaux ps]a sur le m>*4 ,mais o en s]a l'(fre8 ,dans six mois1 la ,france n'aura pas cr assez de valeurs faites 7t]res1 in/rum5ts1 m>*&ises1 subsi/ances71 p\r satisfaire ce prodigieux accroissem5t de prt5tions2 c> les valeurs faites1 les ralits1 ne tomb5t pas aussi facilem5t dans le tabli] de dame ,(fre1 que les valeurs fictives dans celui de dame ,dem&e4 ,cep5dant v5dre et a*et] sont des t]mes corrlatifs2 ils exprim5t deux actes qui s'impliqu5t1 et1 vrai dire1 ne font qu'un4 ,quel s]a le rsultat8 ,une hausse exorbitante de t\s les prix1 ou1 p\r mieux dire1 une dsorganisation sociale telle que le monde n'en a jamais vu4--,et1 soyez-en sr1 si quelqu'un en r*appe1 ce ne s]a pas le mo9s fripon1 ce ne s]a pas surt\t le pauvre diable qui la ,banque a refus crdit4 ,a9si1 mesures arbitraires p\r fond] la ,banque1 inquisition si elle veut mesur] la confiance1 c\rs =c1 maximum1 et1 en df9itive1 banqu]\te et dsorganisation1 dont les plus pauvres et les mo9s r\s s]ont les premires victimes2 voil les consqu5ces logiques du papi]-monnaie4 ,ce n'e/ pas t\t4 ,v\s p\rriez me dire3 ,votre critique porte sur les moy5s d'excution4 ,on y avis]a4 ,il ne s'agit que du pr9cipe4 ,or1 v\s ne p\vez ni] que ma ,banque1 sauf les moy5s d'excution1 dtruit l'intrt4 ,donc la gratuit du crdit e/ au mo9s possible4 ,je p\rrais rpondre3 ,non1 si les moy5s d'excution ne le sont pas4 ,mais je vais droit au fond1 et je dis3 ,votre inv5tion n'et-elle pas t\s les dang]s que j'ai signals1 n'atte9t pas votre b4 ,elle ne ralise pas la gratuit du crdit4 ,v\s savez aussi bi5 que moi1 ,monsieur1 que cette rmunration du capital1 qu'on nomme intrt1 ne s'atta*e pas seulem5t au prt4 ,elle e/ aussi comprise dans le prix de revi5t des produits4 ,et puisque v\s invoquez la comptabilit1 je l'invoque mon t\r4 ,ouvrons les livres du premi] entrepr5eur v5u4 ,n\s y v]rons qu'il n'opre jamais sans s'tre assur non-seulem5t le salaire de son travail1 mais encore la r5tre1 l'amortissem5t et l'intrt de son capital4 ,cet intrt se tr\ve confondu dans le prix de v5te4 ,en rduisant t\tes les transactions des a*ats et des v5tes1 votre ,banque ne rs\t donc pas1 ne t\*e mme pas le problme de la suppression de l'intrt4 ,eh quoi6 ,monsieur1 v\s prt5dez arriv] des arrangem5ts tels1 que celui qui travaille sur son propre capital ne gagne pas plus que celui qui travaille sur le capital d'autrui emprunt p\r ri56 ,v\s p\rsuivez une impossibilit et une inju/ice4 ,je vais plus lo91 et je dis qu'eussiez-v\s raison sur t\t le re/e1 v\s auriez encore tort de pr5dre p\r devise ces mots3 gratuit du crdit4 ,pr5ez-y g>de en effet1 v\s n'aspirez pas r5dre le crdit gratuit1 mais le tu]4 ,v\s v\lez t\t rduire des a*ats et des v5tes1 des virem5ts de p>ties4 ,v\s croyez que1 grce votre papi]-monnaie1 il n'y aura plus occasion de prt] ni d'emprunt]2 que t\t crdit s]a inutile1 nul1 aboli1 te9t faute d'occasion4 ,mais peut-on dire d'une *ose qui n'exi/e pas1 ou qui a cess d'exi/]1 qu'elle e/ gratuite8 ,et ceci n'e/ po9t une qu]elle de mots4 ,aprs t\t1 d'ailleurs1 les mots sont les vhicules des ides4 ,en annonant la gratuit du crdit1 v\s donnez c]ta9em5t ent5dre1 que ce soit ou non votre int5tion1 que *acun p\rra j\ir1 p5dant un temps indt]m91 de la proprit d'autrui sans ri5 pay]4 ,les malheureux1 qui n'ont pas le temps d'appr(ondir les *oses et de disc]n] en quoi vos expressions manqu5t d'exactitude1 ouvr5t de gr&s yeux4 ,ils s5t5t se remu] en eux les plus dplorables apptits4 ,mettre la ma9 sur le bi5 d'autrui1 et cela sans inju/ice1 quelle attrayante p]spective6 ,aussi v\s avez eu et v\s deviez avoir d'abord beauc\p d'adeptes4 ,mais si votre mot d'ordre et t anantissem5t du crdit1 qui exprime votre p5se relle1 on aurait compris que1 s\s votre rgime1 on n'aura ri5 p\r ri54 ,la cupidit1 ce gr& organe de la crance1 comme dit ,pascal1 et t neutre4 ,on se s]ait born exam9] froidem5t1 d'abord1 si votre sy/me e/ un progrs sur ce qui e/1 ensuite1 s'il e/ praticable4 ,le mot gratuit e/ t\j\rs =t sduisant2 mais je ne cra9s pas de dire que1 s'il a t un leurre p\r beauc\p de vos adeptes1 il a t un pige p\r votre esprit4 ,il explique les hsitations qu'on a pu rem>qu] dans votre polmique4 ,qu& je m'atta*ais circonscrire le dbat dans cette "q de la gratuit1 v\s tiez mal l'aise4 ,v\s s5tiez bi51 au fond de votre consci5ce et de votre sci5ce1 que le crdit1 tant qu'il exi/e1 ne peut tre gratuit2 que le remb\rsem5t d'une valeur emprunte ne peut tre id5tique1 soit qu'on l'opre immdiatem5t1 soit qu'on l'aj\rne indf9im5t4 ,v\s faisiez cet g>d des concessions loyales qui v\s ont t repro*es dans votre glise4 ,d'un autre ct1 entran1 engag p> votre devise3 gratuit du crdit1 v\s faisiez des ef=ts incroyables p\r v\s tir] de ce mauvais pas4 ,v\s invoquiez l'ant9omie1 v\s alliez jusqu' dire que le oui et le non peuv5t tre vrais de la mme *ose et en mme temps4 ,aprs la dialectique1 v5ait la rhtorique4 ,v\s apo/rophiez l'intrt1 le qualifiant de vol1 etc41 etc4 ,et t\t cela p\r avoir revtu votre p5se d'une expression fausse4 ,notre dbat et t bi5 abrg1 si v\s m'aviez dit3 ,tant que le crdit exi/e1 il ne peut tre gratuit2 mais j'ai tr\v le moy5 de faire qu'il n'exi/e pas1 et dornavant j'crirai sur mon drapeau1 au lieu de ces mots3 ,gratuit du crdit1 ceux-ci3 ,anantissem5t du crdit4 ,la "q a9si pose1 je n'aurais eu qu' exam9] vos moy5s d'excution4 ,c'e/ ce que1 p> votre d]nire lettre1 v\s m'avez mis mme de faire4 ,j'ai pr\v que ces moy5s d'excution se rsum5t en un mot3 papi]-monnaie4 ,j'ai pr\v1 en outre3 ,que1 p\r que les billets d'une ,banque soi5t reu1 il faut qu'ils inspir5t confiance2 ,que1 p\r qu'ils inspir5t confiance1 il faut que la ,banque ait des capitaux2 ,que1 p\r que la ,banque ait des capitaux1 il faut qu'elle les emprunte prcism5t ,a1 ,b1 ,c1 ,d1 qui sont le peuple1 et en paye l'intrt au c\rs2 ,que si elle en paye l'intrt1 elle ne peut les prt] sans intrt2 ,que1 si elle les prte ,a1 ,b1 ,c1 ,d1 gratis1 aprs les leur avoir pris de =ce s\s =me de contribution1 il n'y a ri5 de *ang dans le monde1 si ce n'e/ une oppression de plus2 ,et enf9 que1 dans aucune hypo?se1 mme en rduisant t\tes les transactions des v5tes1 v\s ne dtruisez pas cette rmunration du capital1 t\j\rs confondue avec le prix de v5te4 ,il rsulte de l1 que si votre ,banque n'e/ qu'une fabrique de papi]-monnaie1 elle amn]a la dsorganisation sociale4 ,que si1 au contraire1 elle e/ tablie sur les bases de la ju/ice1 de la prud5ce et de la raison1 elle ne f]a ri5 que ne puisse faire mieux qu'elle la lib]t des ,banques4 ,e/-ce dire1 ,monsieur1 qu'il n'y ait ri5 de vrai1 selon moi1 dans les ides que v\s s\t5ez8 ,en m'expliquant cet g>d1 je vais faire un m\vem5t v]s v\s4 ,puisse-t-il v\s dt]m9] en faire un v]s moi1 ou plutt v]s la vraie solution3 la lib]t des ,banques6 ,mais1 p\r tre compris1 j'ai beso91 au risque de me rpt]1 d'tablir quelques notions fondam5tales sur le crdit4 ,le ,temps e/ prcieux4 ,"t is money1 dis5t les ,anglais4 ,le temps1 c'e/ l't(fe dont la vie e/ faite1 dit le ,bonhomme ,ri*>d4 ,c'e/ de cette vrit inconte/able que se dduit la notion et la pratique de l'intrt4 ,c> faire crdit1 c'e/ accord] du temps4 ,sacrifi] du temps autrui1 c'e/ lui sacrifi] une *ose prcieuse1 et il n'e/ pas possible de s\t5ir qu'en affaires un tel sacrifice doive tre gratuit4 ,a dit ,b3 ,consacrez cette sema9e faire p\r moi un *apeau2 je l'emploi]ai faire p\r v\s des s\li]s4--,s\li]s et *apeau se val5t1 rpond ,b1 j'accepte4 ,un in/ant aprs1 ,b s'tant ravis dit ,a3 ,j'ai rfl*i que le temps m'e/ prcieux2 je dsire me consacr] moi-mme cette sema9e et les suivantes2 a9si1 faites-moi les s\li]s t\t de suite2 je v\s f]ai le *apeau dans un an4--,j'y cons5s1 rpond ,a1 mais1 dans un an1 v\s me donn]ez une sema9e et deux heures4 ,je le dem&e t\t homme de bonne foi1 ,a fait-il acte de pirat]ie en plaant une n\velle condition son pr(it ct d'une n\velle condition sa *>ge8 ,ce fait primitif conti5t en g]me t\te la ?orie du crdit4 ,je sais que1 dans la socit1 les transactions ne sont pas aussi simples que celle que je vi5s de dcrire1 mais elles sont id5tiques p> leur ess5ce4 ,a9si1 il e/ possible que ,a v5de les s\li]s un ti]s p\r #aj fr4 et remette cette somme ,b en lui disant3 ,donnez-moi le *apeau immdiatem5t1 ou1 si v\s v\lez un dlai d'un an1 v\s me re/itu]ez une sema9e de travail1 plus deux heures1 ou bi5 #aj fr41 plus un v+time en sus4 ,n\s r5trons t\t fait dans l'hypo?se prcd5te4 ,d'accord1 je l'espre du mo9s1 sur la lgitimit du crdit1 voyons ma9t5ant quels arrangem5ts il peut donn] lieu4 ,b peut n'avoir pris qu'un engagem5t v]bal1 et cep5dant1 il n'e/ pas impossible que ,a ne le transmette et ne l'escompte4 ,il peut dire ,c3 ,je v\s dois #aj fr4 ,b m'a donn sa p>ole qu'il me donn]ait #aj fr4 et #aj s\s dans un an4 ,v\lez-v\s accept] en payem5t mes droits sur ,b8--,si ,c a confiance1 s'il croit1 l'opration p\rra se faire4 ,mais qui os]ait dire que1 p\r multipli] les s\li]s et les *apeaux1 il suffit de multipli] les promesses de ce g5re1 indp5damm5t de la confiance qui s'y atta*e8 ,b peut livr] un titre crit4 ,le titre1 s\s cette =me1 vit]a les conte/ations et dngations2 il inspir]a plus de confiance et circul]a plus facilem5t que la promesse v]bale4 ,mais ni la nature ni les effets du crdit n'auront *ang4 ,enf9 un ti]s1 une ,banque1 peut g>antir ,b1 se *>g] de son titre et mettre la place son propre billet4 ,ce s]a une n\velle facilit la circulation4 ,mais p\rquoi8 prcism5t p>ce que la signature de la ,banque inspire au public plus de confiance que celle de ,b4 ,comm5t donc peut-on p5s] qu'une ,banque soit bonne quelque *ose1 si elle n'a pas p\r base la confiance1 et comm5t l'aurait-elle1 si ses billets (fr5t mo9s de g>antie que ceux de ,b8 ,il ne faut donc pas que ces titres div]s n\s fass5t illusion4 ,il ne faut pas y voir une valeur propre1 mais la simple promesse de livr] une valeur1 promesse s\scrite p> quelqu'un qui e/ en mesure de la t5ir4 ,mais ce que je veux faire rem>qu]1 c> c'e/ ici que s'opre le rappro*em5t que j'ai annonc entre votre op9ion et la mi5ne1 c'e/ un s+uli] dplacem5t du droit l'intrt1 qui s'opre p> l'int]v5tion des ,banques4 ,dans le cas d'un billet ordre ou d'une lettre de *ange1 qui paye l'intrt8 videmm5t l'emprunteur1 celui qui d'autres ont sacrifi du temps4 ,et qui pr(ite de cet intrt8 ,ceux qui ont fait ce sacrifice4 ,a9si1 si ,b a emprunt1 p\r un an1 #a1jjj fr4 ,a1 et lui a s\scrit un billet de #a1jdj fr41 c'e/ ,a qui pr(ite des #dj fr4 ,s'il ngocie immdiatem5t ce billet1 #d p\r #ajj d'escompte1 c'e/ le pr5eur qui gagne l'intrt1 comme il e/ ju/e1 puisque c'e/ lui qui fait l'avance ou le sacrifice du temps4 ,si ,a ngocie son billet au b\t de six mois ,c1 celui-ci ne lui en donne que #a1jbj fr41 et l'intrt se p>tage entre ,a et ,c1 p>ce que *acun a sacrifi six mois4 ,mais qu& la ,banque int]vi5t1 les *oses se pass5t diffremm5t4 ,c'e/ t\j\rs ,b1 l'emprunteur1 qui paye l'intrt4 ,mais ce n'e/ plus ,a et ,c qui en pr(it5t1 c'e/ la ,banque4 ,en effet1 ,a vi5t de recevoir son titre4 ,s'il le g>dait1 quelque poque qu'il le ngocit1 il t\*]ait t\j\rs l'intrt p\r t\t le temps o il aurait t priv de son capital4 ,mais il le porte la ,banque4 ,il remet celle-ci un titre de #a1jdj fr41 et elle lui donne en *ange un billet de #a1jjj fr4 ,c'e/ donc elle qui gagne les #dj fr4 ,quelle e/ la raison de ce phnomne8 ,il s'explique p> la disposition o sont les hommes de faire des sacrifices la commodit4 ,le billet de banque e/ un titre trs-commode4 ,qu& on le pr5d1 on ne se propose pas de le g>d]4 ,on se dit3 ,il ne re/]a pas en mes ma9s plus de huit dix j\rs1 et je puis bi5 sacrifi] l'intrt de #a1jjj fr4 p5dant une sema9e en vue des avantages que le billet me procure4 ,au re/e1 les billets ont cela de commun avec l'arg5t2 celui qu'on a dans sa b\rse ou dans sa caisse ne rapporte pas d'intrt1 ce qui montre1 p\r le dire en passant1 l'absurdit des p]sonnes qui dclam5t sans cesse contre la productivit de l'arg5t1 ri5 au monde n'tant plus improductif d'intrts que la monnaie4 ,a9si1 si un billet de banque re/e un an dans la circulation1 et passe p> qu>ante ma9s1 sj\rnant neuf j\rs dans *acune1 c'e/ qu>ante p]sonnes qui ont r5onc1 en faveur de la ,banque1 aux droits qu'elles avai5t sur les #dj fr4 d'intrts dus et pays p> ,b4 ,*acune d'elles a fait un sacrifice de #a fr4 ,ds lors on a pu se dem&] si cet arrangem5t tait ju/e1 s'il n'y aurait pas moy5 d'organis] une ,banque nationale1 commune1 qui fit pr(it] le public du sacrifice support p> le public1 en un mot1 qui ne p]t pas d'intrts4 ,si je ne me trompe1 ,monsieur1 c'e/ sur l'obs]vation de ce phnomne que se fonde votre inv5tion4 ,elle n'e/ pas n\velle4 ,ric>do avait conu un plan mo9s radical1 mais analogue#db1 et je tr\ve dans ,say 7,comm5taires sur ,/or*7 ces lignes rem>quables3 ,cette ide +nieuse ne laisse qu'une "q non rsolue4 ,qui devra j\ir de l'intrt de cette somme considrable mise dans la circulation8 ,s]ait-ce le ,g\v]nem5t8 ,ce ne s]ait p\r lui qu'un moy5 d'augm5t] les abus1 tels que les s9cures1 la corruption p>lem5taire1 le nombre des dlateurs de la police et les armes p]man5tes4 ,s]ait-ce une compagnie f9ancire1 comme la ,banque d',anglet]re1 la ,banque de ,france8 ,mais quoi bon faire une compagnie f9ancire dj ri*e le cadeau des intrts pays en dtail p> le public8444 ,telles sont les que/ions qui naiss5t ce sujet4 ,peut-tre ne sont-elles pas insolubles4 ,peut-tre y a-t-il des moy5s de r5dre hautem5t pr(itable au public l'conomie qui en rsult]ait2 mais je ne suis pas appel dvelopp] ici ce n\vel ordre d'ides4 ,note #db3 ,proposals = an economical & secure curr5cy4 ,puisque c'e/ le public qui paye en dtail ces intrts1 c'e/ au public d'en pr(it]4 ,c]tes1 il n'y avait qu'un pas de ces prmisses la conclusion4 ,quant au moy51 je le crois t\t tr\v2 ce n'e/ pas la ,banque nationale1 mais la lib]t des banques4 ,rem>quons d'abord que la ,banque ne bnficie pas de la totalit de l'intrt4 ,outre les frais1 elle a un capital4 ,et puis elle e/ dans la ncessit de t5ir t\j\rs prte dans ses caisses1 une somme d'arg5t improductive4 ,les billets d'une banque1 on ne saurait trop le rpt]1 sont des titres de confiance4 ,le j\r o elle les met1 la ,banque proclame hautem5t qu'elle e/ prte les remb\rs] bureau ouv]t et t\te heure4 ,rig\reusem5t1 elle devrait donc t5ir t\j\rs en disponibilit une valeur faite gale la valeur reprs5tative lance dans la circulation1 et alors l'intrt pay p> ,b s]ait p]du p\r t\t le monde4 ,mais l'expri5ce ayant appris la ,banque que ses billets c\r5t le monde p5dant un temps dt]m91 elle ne pr5d ses prcautions qu'en consqu5ce4 ,au lieu de g>d] #a1jjj fr4 elle n'en g>de que #djj 7p> hypo?se71 et fait valoir #fjj fr4 ,c'e/ l'intrt de ces #fjj fr4 qui e/ support p> le public1 p> les dt5teurs successifs du billet1 et gagn p> la ,banque4 ,or1 cela ne devrait pas tre4 ,elle ne devrait gagn] que ses frais1 l'intrt de t\t capital de fondation1 et les ju/es pr(its de t\t travail1 de t\te spculation4 ,c'e/ ce qui arriv]ait avec la lib]t des banques2 c> la concurr5ce1 t5dant r5dre uni=me le taux de l'intrt1 ne p]mettrait pas aux actionnaires d'une banque d'tre mieux traits que les actionnaires de t\te autre entreprise analogue4 ,en d'autres t]mes1 les banques rivales s]ai5t =ces de rduire le taux des escomptes ce qui e/ ncessaire p\r plac] leurs capitaux dans la condition commune1 et ce phnomne trange que j'ai signal1 je veux dire l'ab&on volontaire des intrts1 auxquels se s\mett5t les dt5teurs successifs de ces billets1 pr(it]ait au public s\s =me de rduction dans le taux des escomptes4 ,p\r tre plus prcis1 je dirai que l'intrt d'un billet de #a1jjj fr4 mis en circulation1 se p>tag]ait4 ,une p>tie irait la ,banque p\r c\vrir la somme qu'elle e/ oblige de t5ir en rs]ve1 les frais1 et la r5te de son capital primitif2--l'autre p>tie s]ait =ce1 p> la concurr5ce1 se conv]tir en dim9ution d'escompte4 ,et cela1 pr5ez-y g>de1 ne veut pas dire que l'intrt t5dra dev5ir gratuit ou s'anantir4 ,cela veut dire seulem5t qu'il t5drait tre p]u p> celui qui y a droit4 ,mais le privilge e/ int]v5u qui en a dispos autrem5t1 et la ,banque de ,france1 n'ayant pas de concurr5ts1 au lieu de ret5ir la p>tie1 empo*e le t\t4 ,je v\drais1 ,monsieur1 montr] la lib]t des banques s\s un autre aspect2 mais cette lettre e/ dj trop longue4 ,je me born]ai indiqu] ma p5se4 ,ce qu'on nomme vulgairem5t l'intrt#dc compr5d trois lm5ts qu'on a trop l'habitude de confondre3 #a ,l'intrt proprem5t dit1 qui e/ la rmunration du dlai1 le prix du temps2 #b ,les frais de circulation2 #c ,la prime d'assurance4 ,note #dc3 ,quant la rmunration du capital indp5dante de la circon/ance du prt1 voyez1 la quatrime lettre1 les pages #adj et suiv4 7,note de l'diteur47 ,la lib]t des banques agirait la fois d'une manire favorable1 et dans le s5s de la rduction1 sur ces trois lm5ts4 ,elle ma9ti5drait au taux le plus bas1 p> les raisons que j'ai dites1 l'intrt proprem5t dit1 sans jamais l'anantir4 ,elle f]ait tomb] les frais de circulation un *iffre qui1 dans la pratique1 se confondrait avec zro4 ,enf9 elle t5drait dim9u] et surt\t galis] la prime d'assurance1 qui e/ de beauc\p l'lm5t le plus onreux1--pr9cipalem5t p\r les classes laborieuses1--dont se compose l'intrt total4 ,si1 en effet1 les hommes qui j\iss5t de la plnitude du crdit en ,france1 comme les ,mallet1 les ,hott+]1 les ,ro?s*ild1 tr\v5t des capitaux #c p\r #ajj1 on peut dire que c'e/ l l'lm5t intrt1 et que t\t ce que les autres pay5t en sus reprs5te l'lm5t frais1 et surt\t l'lm5t prime d'assurance2 ce n'e/ plus le prix du temps1 c'e/ le prix du risque1 ou de la difficult et de l'inc]titude du rec\vrem5t4 ,comm5t la lib]t des banques amlior]ait-elle et galis]ait-elle la condition des emprunteurs s\s ces rapports8 ,que le lecteur veuille bi5 rs\dre la "q4 ,j'aime mieux lui laiss] cette fatigue que de la lui donn]4 ,en cette matire1 comme en t\tes1 la vritable solution e/ donc la lib]t4 ,la lib]t f]a surgir des banques p>t\t o il y a un c5tre d'activit1 et associ]a ces banques entre elles2 elle mettra porte de *aque m>*&1 de *aque artisan1 ces deux gr&s levi]s du progrs1 l'p>gne et le crdit4 ,elle re/re9dra l'intrt au taux le plus bas o il puisse desc5dre4 ,elle rp&ra les habitudes les plus favorables la =mation des capitaux4 ,elle f]a disp>atre t\te ligne de dm>cation entre les classes et ralis]a la mutualit des s]vices1 sans anantir ce prix du temps1 qui e/ un des clm5ts lgitimes et ncessaires des transactions huma9es4 ,lib]t des banques6 ,lib]t du crdit6 ,oh6 p\rquoi1 monsieur ,pr\dhon1 votre brlante propag&e n'a-t-elle pas pris cette direction8 ,e/-ce qu' t\s autres g>ds1 v\s ne rclamez pas ce qui e/ p\r t\s les hommes un droit1 un attribut1 un enseignem5t1 la lib]t8 ,e/-ce que v\s ne dem&ez pas la lib]t des a*ats et des v5tes8 ,et qu'e/-ce1 aprs t\t1 que le prt1 si ce n'e/ la v5te d'un usage2 la v5te du temps8 ,p\rquoi faut-il que cette transaction seule soit rglem5te p> l'tat ou r5f]me dans le c]cle de vos conceptions8 ,avez-v\s foi dans l'humanit8 ,travaillez faire tomb] ses *anes et non lui en =g] de n\velles4 ,admettez que le mobile qui la p\sse v]s son p]fectionnem5t indf9i rside en elle-mme et non dans le c]veau du lgislateur4 ,ralisons la lib]t1 et l'humanit saura bi5 en faire sortir t\t le progrs que sa nature comporte4 ,s'il e/ possible et bon que le crdit soit jamais gratuit ou ananti1 comme v\s le croyez1 l'humanit libre accomplira cette oeuvre plus srem5t que votre banque4 ,si cela n'e/ ni bon ni possible1 comme j'en suis conva9cu1 l'humanit libre vit]a les abmes o votre banque la p\sse4 ,au nom du droit1 au nom de la ju/ice1 au nom de votre foi dans les de/9es huma9es1 au nom de cette concordance qu'il e/ t\j\rs dsirable de mettre entre t\tes les p>ties d'une propag&e1 je v\s adjure donc de sub/itu] sur votre drapeau ces mots3 ,gratuit du crdit1 ceux de ,lib]t du crdit4--,mais j'oublie qu'il ne m'app>ti5t pas de donn] des conseils4 ,d'ailleurs quoi s]virai5t-ils8 ,a-t-on jamais vu un *ef d'cole rev5ir sur ses pas et brav] ce mot inju/e1 mais t]rible3 ,apo/asie8--,il y en a qui ont fait dans leur vie bi5 des tmrits2 ils ne f]ont pas celle-l1 encore qu'elle soit plus digne que t\tes les autres de flatt] l'orgueil d'un noble coeur4 ,,fr,d,,ric ,,ba/iat4 ,,treizi,,me ,,lettre4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon ,f4 ,,ba/iat4 ,consultation psy*ologique4--,rcapitulation4--,la comptabilit e/ une m?ode infaillible4--,clture de la discussion4 #aa fvri] #ahej4 ,,monsieur ,,ba/iat1 ,votre d]nire lettre ju/ifie t\tes mes prvisions4 ,j'tais si sr de ce qui m'arrive1 qu'avant mme d'avoir reu la ,voix du ,peuple du #d fvri]1 j'avais crit les trois qu>ts de la rponse que v\s allez lire1 et laquelle je n'ai plus qu' mettre une f94 ,v\s tes de bonne foi1 monsieur ,ba/iat1 v\s ne s\ffrez pas qu'on en d\te2 je l'ai d'ailleurs reconnu et ne prt5ds po9t me rtract]4 ,mais il faut bi5 que je v\s le dise1 votre intellig5ce sommeille1 ou plutt elle n'a jamais vu le j\r3 c'e/ ce que je vais avoir l'honneur de v\s dmontr] v\s-mme1 en faisant le rsum de notre dbat4 ,je s\haite que l'espce de consultation psy*ologique laquelle v\s allez assi/]1 et dont le sujet s]a votre propre esprit1 comm5ce p\r v\s cette ducation intellectuelle1 sans laquelle un homme1 quelque dignit de c>actre qui le di/+ue1 quelque tal5t qu'il dploie1 n'e/ et ne s]a jamais autre *ose qu'un animal p>lant1 comme dit ,ari/ote4 ,ce qui con/itue dans l'homme l'intellig5ce1 c'e/ l'ex]cice complet1 h>monique1 suivi1 des quatre facults suivantes3 ,att5tion1 ,comp>aison1 ,mmoire1 ,jugem5t4--,voil du mo9s ce qu'on m'a appris au collge1 et que v\s tr\v]ez dans t\tes les philosophies4 ,deux ou plusieurs jugem5ts en*ans l'un l'autre1 et =mant un t\t sy/matique sont une opration4--,les oprations de l'ent5dem5t sont de plusieurs espces1 syllogisme1 induction1 sorite1 dilemme1 etc4 ,on leur donne t\tes le nom commun de raisonnem5t4 ,l'art de raisonn] s'appelle la logique3 c'e/1 proprem5t p>l]1 la mcanique intellectuelle4--,l'ensemble des facults e/ la ,,raison4 ,l'induction de ,platon1 le syllogisme d',ari/ote1 la contradiction des sophi/es1 l'id5tit de ,condillac1 l'ant9omie de ,kant et ,hegel1 ne sont que des =mes v>ies du raisonnem5t1 des applications p>ticulires de la logique3 c'e/ a9si que l'emploi de la vapeur comme =ce motrice a fait inv5t] des ma*9es de t\te espce1 locomotives1 bateaux vapeur1 ma*9es fixes1 ma*9es haute ou basse pression1 etc42 mais qui t\tes dc\l5t du mme pr9cipe1 la vapeur4 ,t\tes les sci5ces1 sans exception1 sont fondes sur la logique1 c'e/--dire sur l'ex]cice des quatre facults primordiales3 att5tion1 comp>aison1 mmoire1 jugem5t4 ,c'e/ p\rquoi la sci5ce e/ ess5tiellem5t dmon/rative3 la spontanx1 l'intuition1 l'imag9ation1 ne sont d'aucune autorit sci5tifique4 ,c'e/ p\r cela1 aussi1 c'e/ en v]tu de leurs facults rationnelles1 que les hommes devi5n5t capables de se communiqu] leurs p5ses et de conv]s] entre eux3 tez-leur l'att5tion1 la comp>aison1 la mmoire et le jugem5t2 ils p>l5t l'un aprs l'autre ou t\s la fois1 ils ne se rpond5t pas1 ils ne s'ent5d5t plus4 ,appliquons ces rgles de la raison huma9e1 notre commun crit]ium4 ,ds le comm5cem5t de cette dispute1 rpondant catgoriquem5t la "q que v\s m'avez pose1 savoir1 si l'intrt du prt e/ lgitime1 je v\s ai dit que1 dans les conditions conomiques actuelles1 et tant que le crdit ne s]ait pas dmocratiquem5t organis1 l'affirmative me p>aissait indubitable2 qu'a9si les dmon/rations que v\s pr5iez la pe9e de me faire tai5t inutiles2 que je les acceptais d'avance2 que t\te la "q1 p\r moi1 tait de savoir si le milieu conomique p\vait tre *ang1 et que le socialisme1 au nom duquel je pr5ais la p>ole1 affirmait cette possibilit4 ,j'aj\tais que le *angem5t des conditions du crdit tait une ncessit de la tradition elle-mme1 le d]ni] t]me de cette r\t9e que v\s df5dez avec tant d'ob/9ation et si peu de philosophie4 ,a9si donc1 la "q que v\s m'adressiez1 l'intrt du capital e/-il lgitime8 j'ai rpondu sans hsit]3--,oui1 dans l'ordre actuel des *oses1 l'intrt e/ lgitime4 ,mais j'affirme que cet ordre peut et doit tre modifi1 et qu'9vitablem5t1 de gr ou de =ce1 il le s]a4 tait-ce donc une rponse obscure8 ,et n'avais-je pas le droit d'espr] qu'aprs avoir rpondu si nettem5t votre "q1 v\s rpondriez votre t\r la mi5ne8 ,mais j'avais affaire un homme dont l'intellig5ce e/ h]mtiquem5t f]me1 et p\r qui la logique n'exi/e pas4 ,c'e/ en va9 que je v\s crie3 ,oui1 l'intrt e/ lgitime dans c]ta9es conditions indp5dantes de la volont du capitali/e2 non1 il ne l'e/ pas dans telles autres1 qu'il dp5d auj\rd'hui de la socit de faire natre2 et c'e/ p\r cela que l'intrt1 excusable dans le prteur1 e/1 au po9t de vue de la socit et de l'hi/oire1 une spoliation6 ,v\s n'ent5dez ri51 v\s ne compr5ez pas1 v\s n'c\tez seulem5t pas ma rponse4 ,v\s manquez de la premire facult de l'intellig5ce1 l'att5tion4 ,c'e/ ce qui rsulte1 au surplus1 de votre seconde lettre1 dont voici le db3 ,monsieur1 v\s me posez sept que/ions4 ,rappelez-v\s qu'il ne s'agit en ce mom5t que d'une seule3 ,l'intrt du capital e/-il lgitime8 ,t\t le re/e de votre ptre n'e/ qu'une reproduction des argum5ts de la premire2 argum5ts auxquels je n'avais pas rpondu1 p>ce que je n'avais que faire d'y rpondre4 ,*angez le milieu1 v\s disais je1 et v\s *angez le pr9cipe1 v\s *angez la pratique4--,v\s n'avez pas t5u compte de mes p>oles4 ,v\s avez cru plus utile de plaisant] sur la contradiction et l'ant9omie1 sur la ?se1 l'anti?se et la syn?se1 mettant de votre ct1 si peu de frais1 les usuri]s et les sots1 heureux de rire de ce qu'ils trembl5t de concevoir4 ,que fais-je alors8 ,p\r excit] en v\s cette att5tion rebelle1 je pr5ds div]s t]mes de comp>aison4 ,je v\s montre1 p> l'exemple de la mon>*ie1 de la polygamie1 du combat judiciaire1 des corporations indu/rielles1 qu'une mme *ose peut trs-bi5 avoir t bonne1 utile1 lgitime1 respectable1 puis aprs dev5ir mauvaise1 illicite et fune/e1 t\t cela suivant les circon/ances qui l'environn5t2 que le progrs1 la gr&e loi de l'humanit1 n'e/ pas autre *ose que cette trans=mation incessante du bi5 en mal1 et du mal en bi52 qu'il en e/ a9si1 entre autres1 de l'intrt2 que l'heure e/ v5ue p\r lui de disp>atre1 a9si qu'il e/ facile d'en jug] aux signes politiques1 hi/oriques et conomiques1 que je me cont5te de v\s indiqu] en les rsumant4 ,c'tait faire appel la plus prcieuse de vos facults4 ,c'tait v\s dire3 ,qu& j'affirme que les conditions qui r5d5t le prt excusable et licite ont disp>u1 je n'affirme po9t une *ose extraord9aire1 je ne fais qu'nonc] un cas p>ticuli] du progrs social4 ,obs]vez1 comp>ez2 et1 la comp>aison faite1 l'analogie reconnue1 rev5ons la "q pose p> moi la suite de la vtre4 ,les =mes du crdit peuv5t-elles1 doiv5t-elles tre modifies1 de manire am5] la suppression de l'intrt8 ,voil1 sans prjudice de l'absolution que la sci5ce doit t\s prteurs1 spculateurs1 capitali/es et usuri]s ce que n\s avons exam9]4 ,mais1 bah6 e/-ce que ,m4 ,ba/iat comp>e1 lui8 ,e/-ce que seulem5t il e/ capable de comp>aison1 plus que d'att5tion8 ,les analogies de l'hi/oire1 v\s ne les saisissez po9t2 le m\vem5t des in/itutions et la loi gnrale qui en ressort1 v\s l'appelez du fatalisme4--,je veux1 dites-v\s dans votre troisime lettre1 re/] sur mon t]ra96 ,et l-dessus1 faisant t\rn] votre crcelle1 v\s accro*ant t\s les mots qui peuv5t v\s f\rnir un prtexte1 v\s reproduisez1 comme argum5ts n\veaux1 quelques faits dont je n'attaque po9t la lgitimit dans la r\t9e tablie1 mais dont je conte/e la ncessit1 dont1 p> consqu5t1 je dem&e la rvision1 la r=me4 ,qu& un homme1 qui se dit conomi/e1 qui a la prt5tion de raisonn]1 de dmontr]1 de s\t5ir une discussion sci5tifique1 en e/ l1 j'ose dire1 ,monsieur1 que c'e/ un homme dsespr4 ,ni att5tion1 ni comp>aison2 incapacit absolue d'c\t] et de rpondre6 ,que puis-je dsormais tir] de v\s8 ,v\s tes hors de la philosophie1 hors de la sci5ce1 hors de l'humanit4 ,cep5dant je ne me rebute pas4 ,peut-tre1 me dis-je1 l'att5tion et la comp>aison s'veill]ont-elles en ,m4 ,ba/iat1 l'aide d'une autre facult4 ,obs]v] avec att5tion une ide1 comp>] ensuite cette ide avec une autre1 c'e/ *ose trop subtile1 trop ab/raite4 ,essayons de l'hi/oire3 l'hi/oire e/ la srie des obs]vations et des expri5ces du g5re huma94 ,montrons ,m4 ,ba/iat le progrs3 p\r saisir le progrs dans son unit1 et consquemm5t dans sa loi1 il ne faut que de la mmoire4 ,qu& je p>le de la mmoire1 comme facult de l'ent5dem5t huma91 je la di/+ue ess5tiellem5t du s\v5ir4 ,les animaux se s\vi5n5t1 ils n'ont pas la mmoire4 ,la mmoire e/ la facult d'en*an] et de class] les s\v5irs2 de considr] plusieurs faits conscutifs comme un seul et mme fait2 d'y mettre de la srie et de l'unit4 ,c'e/ l'att5tion applique une suite de *oses accomplies dans le temps et gnralises4 ,j'cris donc la monographie de l'usure4 ,je v\s montre l'usure dans son orig9e1 ses causes1 ses prtextes1 ses analogies1 son dveloppem5t1 ses effets1 ses consqu5ces4 ,je pr\ve que les rsultats du pr9cipe de l'usure sont t\t l'impossible et l'absurde1 qu'ils eng5dr5t fatalem5t l'immoralit et la misre4 ,cela fait1 je v\s dis3 ,v\s voyez que l'ordre et la cons]vation de la socit sont dsormais incompatibles avec l'usure2 que les conditions du crdit ne peuv5t plus re/] les mmes2 que l'intrt1 licite au comm5cem5t1 excusable encore auj\rd'hui dans le prteur1 dont il ne dp5d pas de s'en priv]1 e/ dev5u1 au po9t de vue de la consci5ce sociale1 une loi spoliatrice1 une in/itution mon/rueuse1 qui appelle inv9ciblem5t une r=me4 ,c'tait le cas1 si je ne me trompe1 d'tudi] enf9 l'hi/oire1 les conditions n\velles du crdit1 la possibilit1 atte/e p> moi1 de le r5dre gratuit4 ,et rappelez-v\s qu'c>tant avec le plus gr& so9 la "q de p]sonnes1 je v\s disais sans cesse3 ,je n'accuse po9t les capitali/es2 je ne me pla9s pas des propritaires2 je n'ai g>de de condamn]1 comme a fait l'glise1 les banqui]s et les usuri]s3 je reconnais la bonne foi de t\s ceux qui pr(it5t de l'intrt4 ,je dnonce une erreur exclusivem5t collective1 une utopie antisociale et ple9e d'iniquit4 ,eh bi56 m'avez-v\s seulem5t compris8 ,c> p\r ce qui e/ de me rfut]1 v\s n'y songez seulem5t pas4 ,j'ai s\s les yeux votre quatrime lettre3 y a-t-il ombre de cette ap]ception hi/orique1 qui e/1 comme je v\s le dis1 la mmoire8 ,non4 ,les faits accomplis exi/5t p\r v\s uniquem5t comme s\v5irs3 c'e/--dire qu'ils ne sont ri54 ,v\s ne les niez po9t3 mais comme il v\s e/ impossible d'en suivre la filire et de les gnralis]1 v\s n'en dgagez pas le cont5u2 leur intellig5ce v\s *appe4 ,votre facult mnmonique1 comme votre facult d'att5tion et de comp>aison1 e/ nulle4 ,v\s ne savez que rpt] t\j\rs la mme *ose3 ,celui qui prte intrt n'e/ po9t un voleur2 et nul ne peut tre contra9t de prt]4 ,que s]t1 aprs cela1 de savoir si le crdit peut tre organis sur d'autres bases1 ou d'exam9] ce qui rsulte p\r les classes travailleuses de la pratique de l'intrt8--,votre ?me e/ fait3 v\s ne v\s en dp>tez po9t4 ,et sur cela1 aprs avoir expos la r\t9e usuraire1 s\s =me d'exemples1 v\s la reproduisez s\s =me de propositions1 et v\s dites3 ,voil la sci5ce6 ,je v\s l'av\e1 ,monsieur1 j'ai d\t un in/ant qu'il y et sur la t]re un homme aussi disgraci de la nature s\s le rapport de l'intellect1 et j'ai accus votre volont4 ,p\r ma "p1 je prfr]ais mille fois tre suspect dans ma fran*ise1 que de me voir dp\ill du plus bel apanage de l'homme1 de ce qui fait sa =ce et son ess5ce#dd4 ,c'e/ s\s cette impression pnible qu'a t crite ma lettre du #ca dcembre1 dont il v\s e/ facile prs5t d'apprci] la signification4 ,note #dd3 ,quelques mois aprs la clture de cette discussion1 ,m4 ,pr\dhon1 au nom d'une compagnie indu/rielle1 dem&ait au g\v]nem5t une g>antie de #e p\r d'intrt1 p\r c]ta9e entreprise de transports1 entre ,*lons et ,avignon4 ,*oqu d'une telle dem&e de la "p de l'aptre du crdit gratuit et de l'an>*ie1 ,ba/iat manife/a son impression p> une lettre re/e 9dite1 dont n\s reproduisons les d]nires lignes4 ,m4 ,pr\dhon1 dplorant la faiblesse de mes facults intellectuelles1 disait3--,p\r ma "p1 je prfr]ais mille fois tre suspect dans ma fran*ise que de me voir dp\ill du plus bel apanage de l'homme1 de ce qui fait sa =ce et son ess5ce4--,que ,m4 ,pr\dhon le sa*e bi53 j'accepte le p>tage4 moi l'humble intellig5ce qu'il a plu ,dieu de me dp>tir2 lui1 puisqu'il le prfre1 d'tre suspect dans sa fran*ise4 7,note de l'diteur47 ,je me suis dit3 ,puisque ,m4 ,ba/iat ne daigne ni honor] de son att5tion ma rponse1 ni comp>] les faits qui la motiv5t1 ni faire tat du m\vem5t hi/orique qui met nant sa ?orie2 puisqu'il e/ incapable d'entr] avec moi en dialogue et d'ent5dre les raisons de son contradicteur1 il faut croire qu'il y a en lui excs de p]sonnalit4 ,c'e/ un homme1 comme l'on dit1 qui abonde dans son propre jugem5t1 et qui1 =ce de n'c\t] que soi1 s'e/ sque/r de t\te conv]sation avec ses semblables4 ,attaquons-le donc dans son jugem5t1 c'e/--dire dans sa consci5ce1 dans sa p]sonnalit1 dans son moi4 ,voil comm5t1 ,monsieur1 j'ai t conduit m'en pr5dre1 non plus vos raisonnem5ts1 radicalem5t nuls dans la "q1 mais votre volont4 ,j'ai accus votre bonne foi3 c'tait une expri5ce1 je v\s en dem&e p>don1 que je me p]mettais sur votre individu4 ,p\r donn] corps et figure mon accusation1 j'ai conc5tr t\te notre discussion sur un fait contempora91 palpable1 dcisif1 avec lequel j'ai id5tifi1 non-seulem5t votre ?orie1 mais v\s-mme1 sur la ,banque de ,france4 ,la ,banque de ,france1 v\s ai-je fait obs]v]1 e/ la preuve vivante de ce que je ne cesse de v\s rpt] depuis six sema9es1 savoir1 que si l'intrt fut un j\r ncessaire et licite1 il y a auj\rd'hui1 p\r la socit1 devoir et possibilit de l'abolir4 ,il e/ pr\v1 en effet1 p> la comp>aison du capital de la ,banque avec son encaisse1 que t\t en s]vant ses actionnaires l'intrt dudit capital #d p\r #ajj1 elle peut faire le crdit et l'escompte #a p\r #ajj1 et ralis] encore de beaux bnfices4 ,elle le peut1 elle le doit3 en ne le faisant pas1 elle vole4 ,elle e/ cause1 p> son refus1 que le taux des intrts1 loy]s et f]mages1 qui devrait desc5dre p>t\t #a p\r #ajj1 en maximum1 re/e lev #c1 #d1 #e1 #f1 #g1 #h1 #aj1 #ab et #ae p\r #ajj4 ,elle e/ cause que le peuple paie *aque anne aux classes improductives plus de six milli>ds de gratifications et pots-de-v91 et que1 t&is qu'il p\rrait produire *aque anne v+t milli>ds de valeurs1 il n'en produit que dix4 ,donc1 ou v\s ju/ifi]ez la ,banque de ,france1 ou1 si v\s ne le p\vez pas1 si v\s ne l'osez pas1 v\s reconnatrez que la pratique de l'intrt n'e/ qu'une pratique de transition1 qui doit disp>atre dans une socit suprieure4 ,voil1 monsieur1 ce que je v\s ai dit1 et en t]mes assez vifs p\r provoqu] de votre "p1 dfaut d'att5tion1 de comp>aison1 de mmoire1 sur la "q t\t hi/orique que je v\s avais jusqu'alors s\mise1 cet acte simple et t\t intuitif de la p5se1 lorsqu'elle se tr\ve en prs5ce d'un fait1 et int]roge p> oui ou p> non1 je veux dire1 un jugem5t4 ,v\s n'aviez qu' rpondre1 en deux mots1 cela e/1 ou cela n'e/ pas1 et le procs tait f9i4 ,cela e/1 c'e/--dire1 oui1 la ,banque de ,france peut1 sans faire tort ses actionnaires et se nuire elle-mme1 faire l'escompte #a p\r #ajj2 elle peut donc en v]tu de la concurr5ce qu'elle crerait p> cette dim9ution1 faire baiss] le loy] de t\s les capitaux1 et du si5 propre1 au-dess\s de #a p\r #ajj4 ,et puisque le m\vem5t de dcroissance1 une fois comm5c1 ne s'arrt]ait plus1 elle peut1 si elle veut1 faire disp>atre t\t fait l'intrt4 ,donc le crdit pay1 qu& il ne pr5d que ce qui lui e/ d1 mne droit au crdit gratuit2 donc l'intrt n'e/ qu'un fait d'ignorance et de b>b>ie2 donc l'usure et la r5te1 dans une dmocratie organise1 sont illicites4 ,cela n'e/ pas1 c'e/--dire1 non1 il n'e/ pas vrai1 quoi qu'en dise le bilan publi *aque sema9e p> la ,banque de ,france1 qu'elle ait un capital de #ij millions et un encaisse de #dfj millions2 il n'e/ pas vrai que cet encaisse norme vi5ne de la sub/itution du papi] de banque au numraire dans la circulation comm]ciale1 etc4 etc4 ,dans ce cas1 je v\s r5voyais ,m4 d',arg\t1 qui rev5ait le dbat4 ,l'et-on jamais cru1 si v\s ne n\s l'aviez fait voir8 ce fait si catgorique1 si palpitant de la ,banque de ,france1 v\s ne rpondez ni oui ni non4 ,v\s ne v\s d\tez seulem5t pas de l'id5tit qui exi/e entre le fait s\mis votre jugem5t et votre ?orie de l'intrt4 ,v\s n'ap]cevez po9t la synonymie de ces deux propositions3 ,oui1 la ,banque de ,france peut faire crdit #a p\r #ajj1 donc ma ?orie e/ fausse2--,non1 la ,banque de ,france ne peut pas faire crdit #a p\r #ajj1 donc ma ?orie e/ vraie4 ,votre rponse1 monum5t irrcusable d'une intellig5ce que le ,v]be div9 n'illum9a jamais1 c'e/3 qu'il ne s'agit pas p\r v\s de la ,banque de ,france1 mais du capital2 que v\s ne df5dez po9t le privilge de la ,banque1 mais seulem5t la lgitimit de l'intrt2 que v\s tes p\r la lib]t des banques1 comme p\r la lib]t du prt2 que1 s'il e/ possible la ,banque de ,france de faire le crdit et l'escompte p\r ri51 v\s ne l'emp*ez po9t2 que v\s v\s bornez affirm] une *ose1 savoir que la notion du capital suppose et implique ncessairem5t celle de l'intrt2 que le premi] ne va pas sans le second1 bi5 que le second exi/e quelquefois sans le premi]1 etc4 ,a9si1 v\s tes aussi impuissant jug] qu' obs]v]1 comp>] et v\s remmor]4 ,il v\s manque cette consci5ce juridique qui1 en prs5ce de deux faits id5tiques ou contraires1 prononce3 ,oui1 l'id5tit exi/e2 non1 l'id5tit n'exi/e pas4 ,sans d\te1 puisque v\s tes un tre p5sant1 v\s avez des intuitions1 des illum9ations1 des rvlations2 je ne me *>ge pas1 quant moi1 de dire ce qui se passe dans votre c]veau4 ,mais1 c\p sr1 v\s ne raisonnez pas1 v\s ne rfl*issez pas4 ,quelle espce d'homme tes-v\s1 monsieur ,ba/iat8 tes-v\s seulem5t un homme8444 ,comm5t6 aprs m'avoir ab&onn successivem5t la mtaphysique1 laquelle v\s n'ent5dez ri52 la philosophie de l'hi/oire1 que v\s traitez de fatalisme2 le progrs conomique1 dont le d]ni] t]me e/ la rduction l'absurde de l'intrt2 v\s m'ab&onnez encore la pratique f9ancire1 dont le plus magnifique corollaire e/ prcism5t la conv]sion du crdit pay en crdit gratuit2 et v\s n'en p]si/ez pas mo9s s\t5ir la vrit absolue de votre ?orie1 que v\s avez a9si dtruite de vos propres ma9s6 ,v\s l*ez pi$ p>t\t2 la mtaphysique1 l'hi/oire1 l'conomie sociale1 la banque1 font successivem5t dfaut votre ?se1 comme l'att5tion1 la comp>aison1 la mmoire et le jugem5t votre intellig5ce8 encore une fois1 quelle dialectique e/ la vtre1 et comm5t v\lez-v\s qu'on v\s pr5ne8 ,et cep5dant1 je ne me suis po9t dc\rag4 ,j'ai v\lu all] jusqu'au b\t et t5t] un d]ni] ef=t4 ,j'ai cru que cette in]tie des facults intellectuelles p\vait prov5ir de l'abs5ce de notions1 et je me suis flatt de l'esprance de faire jaillir enf9 l't9celle dans votre me4 ,v\s-mme p>aissiez m'indiqu] cette m>*e1 qu& v\s me disiez3 ,conva9cu que t\t ce dbat repose sur la ,,notion du capital2 et1 qu'en consqu5ce1 v\s essayiez de m'expliqu] ce que v\s ent5dez p> capital2 puis donc qu'il e/ inabordable p> la logique1 me dis-je1 attaquons-le p> les notions4 ,il s]ait honteux qu'une p>eille discussion f9it sans que les deux adv]saires puss5t se r5dre le tmoignage1 que s'ils n'ont pu s'accord]1 au mo9s ils se sont compris6 ,j'analyse donc1 p\r v\s exprs1 la notion du capital4 ,cette analyse t]m9e1 je donne la df9ition2 j'en dduis les corollaires2 puis1 af9 de ne laiss] aucune ambigut dans les t]mes1 j'appelle moi la sci5ce du comptable4 ,je reprs5te p> critures de comm]ce1 sur deux tableaux comp>atifs1 d'un ct la ?orie du capital d'aprs vos ides2 de l'autre1 cette mme ?orie d'aprs les mi5nes4 ,je consacre treize colonnes de la ,voix du ,peuple cette exposition1 t\te de complaisance1 mais de laquelle1 selon moi1 doit sortir une rvolution conomique1 mieux que cela1 une sci5ce n\velle4 ,c'tait une d]nire fois v\s dire3 ,pr5ez g>de6 les temps sont *angs4 ,le pr9cipe de l'intrt a puis t\tes ses consqu5ces2 elles sont auj\rd'hui reconnues immorales1 de/ructives de la flicit publique1 ma?matiquem5t fausses2 la t5ue des livres les dm5t1 et1 ce qui ne v\s laisse aucune ress\rce1 avec la t5ue des livres1 la notion mme du capital4 ,p\r ,dieu1 soyez donc att5tif aux faits que je v\s signale2 obs]vez1 comp>ez1 syn?tisez1 jugez1 remontez aux notions3 alors seulem5t v\s aurez le droit d'exprim] une op9ion4 ,v\s p]si/]ez dans votre erreur1 sans d\te1 mais du mo9s votre erreur s]a raisonne2 v\s v\s tromp]ez en connaissance de cause4 ,comm5t tes-v\s sorti de cette preuve8 ,c'e/ ce que je vais exam9]1 en rpondant votre d]nire4 ,je laisse de ct votre exorde1 magnifique et pompeux dans lequel v\s flicitez la socit du s]vice que je lui ai r5du en dvoilant le d]ni] mot du socialisme1 et clbrez votre victoire4 ,je ne relv]ai pas davantage c]ta9es plaisant]ies sur les hsitations et oscillations de ma polmique3 nos lecteurs sont cet g>d suffisamm5t in/ruits4 ,ils sav5t que ce que v\s appelez en moi hsitation1 n'e/ autre que la di/9ction fondam5tale que j'ai faite1 ds le premi] j\r1 sur le pass et le prs5t de l'conomie des socits1 di/9ction que j'ai appuye successivem5t de t\tes les preuves que me f\rnissai5t la mtaphysique1 l'hi/oire1 le progrs1 la r\t9e mme1 et sur laquelle je m'ef=ce1 mais inutilem5t1 depuis deux mois1 d'appel] votre att5tion4 ,je nglige1 en un mot1 t\t ce qui1 dans votre ptre1 n'a po9t directem5t trait la "q1 et ne m'atta*e qu' l'ess5tiel4 ,j'avais df9i le capital3 ,,t\te ,,valeur ,,faite1 en t]res1 in/rum5ts de travail1 m>*&ises1 subsi/ances1 ou monnaies1 et s]vant1 ou p\vant s]vir la production4 ,*ose s+ulire6 cette df9ition v\s agre2 v\s l'acceptez1 v\s v\s en emp>ez4 ,hlas6 mieux et valu p\r v\s c5t fois la rejet]1 avec l'ant9omie et la philosophie de l'hi/oire1 que d'encombr] d'une p>eille =mule votre ent5dem5t6 ,il faut voir quel affreux ravage cette t]rible df9ition a fait sur votre esprit6 ,d'abord1 v\s ne l'avez po9t du t\t comprise4 ,malgr la pe9e que je me suis donne de v\s l'expliqu]1 v\s ignorez ce que c'e/ qu'une valeur faite3 sans cela1 eussiez-v\s fait t5ir1 l'un des p]sonnages que v\s mettez en scne1 le disc\rs suivant3 ,messieurs1 si v\s v\lez mes meubles1 mes s\li]s1 mes cl\s1 mes habits1 qui sont des valeurs faites1 donnez-moi une valeur faite1 c'e/--dire v+t francs d'arg5t8 ,on appelle valeur faite1 dans le comm]ce1 une lettre de *ange1 p> exemple1 ayant une cause relle1 revtue des =mes lgales1 mane d'une s\rce connue et solvable1 accepte1 et au beso9 endosse p> des p]sonnes galem5t solvables et connues1 (frant a9si triple1 quadruple1 etc41 g>antie1 et susceptible1 p> le nombre et la solidit des cautions1 de circul] comme numraire4 ,plus il y a de cautions et d'acceptations1 mieux la valeur e/ faite3 elle s]ait p>faite1 si elle avait p\r g>ants et p\r accepteurs t\s les citoy5s4 ,telle e/ la monnaie1 la mieux faite de t\tes les valeurs3 c>1 outre qu'elle porte son gage en elle-mme1 elle e/ revtue de la signature de l'tat1 qui la lance dans la circulation comme une lettre de *ange1 et assure de l'acceptation du public4 ,p> analogie1 je dis que des meubles1 des s\li]s1 et t\s autres produits1 sont reconnus valeurs faites1 non pas lorsque la confection en e/ a*eve et qu'ils sont exposs la v5te1 comme v\s le dites2 mais aprs qu'ils ont t apprcis contradictoirem5t1 que la valeur en a t fixe1 la livraison effectue2 et cela encore1 seulem5t1 p\r celui qui les a*te1 ou qui cons5t les repr5dre au mme prix4 ,c'e/ a9si1 v\s ai-je dit1 que le produit devi5t capital2 et il n'e/ capital que p\r l'acqureur1 qui s'en fait soit un in/rum5t1 soit un lm5t de reproduction4 ,p\r celui-l1 dis-je1 et p\r lui seul1 le produit devi5t valeur faite1 en un mot1 capital4 ,ici1 ,monsieur1 j'ai du mo9s l'avantage que v\s ne me contr$irez po9t4 ,je suis l'auteur de la df9ition2 je sais ce que j'ai v\lu dire2 vos p>oles dpos5t de ce que v\s avez ent5du4 ,v\s ne me compr5ez pas4 ,quoi qu'il en soit1 et sans y reg>d] de si prs1 v\s pr5ez ma df9ition du capital p\r bonne2 v\s dites qu'elle suffit la discussion4 ,v\s reconnaissez donc1 implicitem5t1 que capital et produit sont1 dans la socit1 t]mes synonymes2 consquemm5t1 que t\te opration de crdit se rs\t1 pe9e de fraude1 dans un *ange3 deux *oses que v\s aviez d'abord nies1 et que je v\s flicit]ais d'avoir enf9 comprises1 s'il m'tait possible de croire que v\s donnez mes p>oles le s5s que je leur applique4 ,quoi de plus fcond1 en effet1 que cette analyse3 ,puisque la valeur n'e/ autre *ose qu'une proportion1 et que t\s les produits sont ncessairem5t proportionnels entre eux1 il s'ensuit qu'au po9t de vue social les produits sont t\j\rs valeurs et valeurs faites3 la diffr5ce1 p\r la socit1 entre capital et produit1 n'exi/e pas4 ,cette diffr5ce e/ t\te subjective aux individus3 elle vi5t de l'impuissance o ils se tr\v5t d'exprim] la proportionnalit des produits en nombre exact et de leurs ef=ts p\r arriv] une approximation4 ,c>1 ne l'oublions pas1 la loi secrte de l'*ange1 la rgle absolue des transactions1 loi non crite mais intuitive1 rgle non de conv5tion mais de nature1 c'e/ de con=m]1 le plus possible1 les actes de la vie prive aux =mules de la vie sociale4 ,or1 et c'e/ ce qui fait natre mes d\tes1 cette df9ition1 si pr(onde et si nette1 du capital1 que v\s tr\vez bon d'accept]2 cette id5tit du capital et du produit1 du crdit et de l'*ange1 t\t cela1 ,monsieur1 e/ la ngation de votre ?orie de l'intrt2 et c]tes1 v\s ne v\s en d\tiez pas8 ,ds lors1 en effet1 que la =mule de ,j4 ,b4 ,say1 les produits s'*ang5t contre les produits1 e/ synonyme de cette autre1 les capitaux s'*ang5t contre les capitaux2 que la df9ition du capital1 p> v\s accepte1 n'e/ autre *ose que cette synonymie2 que t\t conc\rt1 dans la socit1 r5dre les faits de comm]ce de plus en plus con=mes cette loi2 il e/ vid5t1 priori1 qu'un j\r doit v5ir o les relations de prt1 loy]1 f]mage1 intrt1 et autres analogues1 s]ont abolies et conv]ties en rapports d'*ange2 et qu'a9si la pre/ation des capitaux1 dev5ant simplem5t *ange de capitaux1 et t\tes les affaires se rglant au comptant1 l'intrt devra disp>atre4 ,l'ide d'usure1 dans cette df9ition du capital1 implique contradiction4 ,c'e/ ce que v\s eussiez infailliblem5t compris1 si1 t\t en adoptant ma df9ition du capital1 v\s lui aviez accord une seule m9ute de rflexion4 ,mais croire que v\s allez rfl*ir sur vos propres notions2 s'imag9] qu'aprs avoir admis un pr9cipe1 v\s en adopt]ez les consqu5ces1 le m\vem5t et les lois2 c'e/1 j'en ai fait la tri/e expri5ce1 se tromp] trangem5t4 ,raisonn]1 p\r v\s1 c'e/ contr$ire tort et trav]s1 sans suite et sans m?ode4 ,la notion glisse sur votre esprit sans le pntr]4 ,v\s pr5ez le mot1 que v\s appliquez ensuite votre guise1 et suivant les proccupations de votre esprit3 v\s laissez l'ide1 le g]me1 qui seul fconde l'intellig5ce et dn\e les difficults4 ,je n'avais ri5 p>gn1 cep5dant1 p\r v\s clair] sur le s5s et la porte de ma df9ition1 et v\s mettre en g>de contre elle4 ,dsesprant de v\s la faire concevoir p> la seule mtaphysique du langage1 je l'avais rduite en quations1 p\r a9si dire1 algbriques4 ,c>1 qu'e/-ce que la sci5ce du comptable1 dont j'ai fait usage cette occasion1 s9on une sorte d'algbre8 ,mais voici bi5 une autre affaire4 ,v\s raisonnez de la t5ue des livres absolum5t comme de la valeur faite3 il v\s tait rs]v1 aprs avoir accept une df9ition sans en compr5dre les t]mes1 sans en ap]cevoir les consqu5ces1 d'en ni] encore la dmon/ration4 ,mais1 ,monsieur1 la dmon/ration1 c'e/ la df9ition3 o donc en tes-v\s8 ,je lis dans votre lettre du #c fvri]3 ,ayant imag9 ces donnes1 v\s dressez la comptabilit de ,a1 de ,b1 et celle de la ,banque4 ,c]tes cette comptabilit1 les donnes tant admises1 e/ irrpro*able4 ,mais peut-on admettre vos donnes8 sont-elles con=mes la nature des hommes et des *oses8 ,ceci1 j'ose v\s le dire1 e/ le r5v]sem5t de l'ari?mtique et du s5s commun4 ,mais1 ,monsieur1 si v\s aviez eu la plus lgre te9ture de comptabilit1 v\s n'eussiez pas crit de p>eilles lignes4 ,v\s auriez su que si1 comme v\s tes =c de l'av\]1 ma comptabilit e/ irrpro*able1 les donnes conomiques sur lesquelles je l'ai tablie sont1 dans le premi] sy/me1 qui e/ le vtre1 ncessairem5t fausses2 dans le second1 qui e/ le mi51 ncessairem5t vraies4 ,telle e/ l'ess5ce de la comptabilit1 qu'elle ne dp5d pas de la c]titude de ses donnes2 elle ne s\ffre pas de donnes fausses2 elle e/1 p> elle-mme1 et malgr la volont du comptable1 la dmon/ration de la vrit ou de la fausset de ses propres donnes4 ,c'e/ en v]tu de cette proprit que les livres du ngociant font foi en ju/ice1 non-seulem5t p\r lui1 mais contre lui2 l'erreur1 la fraude1 le m5songe1 les fausses donnes1 enf91 sont incompatibles avec la t5ue des livres4 ,le banqu]\ti] e/ condamn sur le tmoignage de ses critures beauc\p plus que sur la dnonciation du m9i/re public4 ,telle e/1 v\s dis-je1 l'incorruptibilit de cette sci5ce1 que j'ai signale1 dans mon ,sy/me des contradictions conomiques1 comme la plus belle application de la mtaphysique mod]ne4 ,v\s p>lez de fausses donnes4 ,mais la donne sur laquelle j'ai tabli ma comptabilit e/ prcism5t la vtre1 la donne du capital productif d'intrt4 ,cette donne tant p\r v\s rpute vraie1 je la s\mets l'preuve de la comptabilit4 ,j'en fais autant p\r la donne contraire1 qui e/ celle que je df5ds4 ,l'opration faite1 v\s la proclamez irrpro*able2 mais comme elle conclut contre v\s1 v\s v\s rcriez que les donnes sont fausses4 ,je v\s dem&e1 monsieur ,ba/iat1 ce que v\s avez v\lu dire8 ,c]tes1 je ne m'tonne plus1 prs5t1 qu' =ce de ne pas voir dans une df9ition ce qui y e/1 v\s ayez f9i p> dc\vrir ce qui n'y e/ po9t1 et que1 de bvue en bvue1 v\s soyez tomb dans la plus inconcevable halluc9ation4 ,o donc avez-v\s vu1 dans cette comptabilit irrpro*able1 bi5 que1 selon v\s1 la donne en soit fausse1 que le sy/me de crdit que je df5ds1 c'e/ le papi]-monnaie8 ,je v\s dfie de cit] un seul mot de moi1 dans cette longue controv]se1 qui v\s autorise dire1 comme v\s le faites1 et1 je crois1 p\r v\s tir] d'emb>ras1 que la ?orie du crdit gratuit1 c'e/ la ?orie des assignats4 ,je n'ai pas dit un mot du sy/me que je v\drais voir sub/itu celui qui n\s g\v]ne et dans lequel je p]si/e voir la cause de t\s les malheurs de la socit4 ,v\s n'avez pas v\lu qu'il ft mis en discussion1 ce sy/me2 v\s tes re/ sur votre t]ra92 t\t ce que j'ai pu faire1 'a t de v\s pr\v]1 sans t\tefois me faire compr5dre1 que la pratique de l'intrt mne droit la pratique de la gratuit1 et que l'heure e/ sonne d'accomplir cette rvolution4 ,de mon sy/me1 moi1 il n'en a jamais t "q4 ,j'ai raisonn con/amm5t sur vos donnes2 je me suis t5u1 avec v\s1 dans les u et c\tumes du capital4 ,relisez ma lettre du #ca dcembre2 il ne s'agit po9t l de la ,banque du ,peuple1 mais bi5 de la ,,banque ,,de ,,france1 de cette ,banque privilgie1 g\v]ne p> ,m4 d',arg\t1 que v\s ne s\ponnez po9t1 sans d\te1 d'tre p>tisan du papi]-monnaie1 ni de la monnaie de papi]1 ni des assignats2 de cette ,banque1 enf91 qui1 depuis la runion des ,banques dp>tem5tales1 et l'mission des billets #ajj francs1 a vu cont9uellem5t augm5t] son encaisse2 qui possde auj\rd'hui #dfj millions de l+ots et d'espces2 qui f9ira p> engl\tir dans ses caves un milli>d de numraire1 p\r peu que l'adm9i/ration rduise encore la c\pure des billets1 tablisse d'autres succursales1 et que les affaires repr5n5t2 c'e/ de cette ,banque-l que je v\s ai entret5u3 l'auriez-v\s prise1 p> has>d1 p\r une hypo?se1 et ses #dfj millions d'espces p\r une utopie8 ,voici ce que je v\s ai dit3 ,le capital de la ,banque de ,france e/ de #ij millions2 son encaisse de #dfj millions2 ses missions de #dgb3 soit donc un capital1 ralis ou g>anti1 de #chb millions1 app>t5ant au peuple franais1 et sur lequel la ,banque ne doit p]cevoir aucun intrt4 ,or1 les intrts dus p> la ,banque ses actionnaires tant de #d p\r #ajj sur un capital de #ij millions2 les frais d'adm9i/ration1 risques compris1 #a_/b p\r #ajj2 l'accumulation des espces se faisant d'une manire progressive1 et la somme des missions p\vant1 sans dang]1 tre d'un ti]s suprieure celle de l'encaisse3 je dis que la ,banque de ,france peut1 que si elle peut elle doit1 pe9e de concussion et de vol1 rduire le taux de ses escomptes #a p\r #ajj1 et organis] le crdit fonci]1 en mme temps que le crdit comm]cial4 ,que me p>lez-v\s donc de papi]-monnaie1 d'assignats1 de c\rs =c1 de maximum1 de dbiteurs insolvables1 d'emprunteurs sans bonne foi1 de travailleurs dbau*s1 et autres baliv]nes8 ,que la ,banque de ,france fasse son mti] avec prud5ce et svrit1 comme elle a fait jusqu' prs5t2 ce n'e/ pas mon affaire4 ,je dis qu'elle a le p\voir et le devoir de faire le crdit et l'escompte1 ceux qui elle a c\tume de le faire1 #a p\r #ajj l'an1 commission comprise4 ,m4 ,ba/iat me f]a-t-il une fois l'honneur de m'ent5dre8 ,m4 ,,ba/iat4 ,p\r que les billets d'une ,banque soi5t reu1 il faut qu'ils inspir5t confiance2 ,p\r qu'ils inspir5t confiance1 il faut que la ,banque ait des capitaux2 ,p\r que la ,banque ait des capitaux1 il faut qu'elles les emprunte1 et consquemm5t qu'elle en paie l'intrt2 ,si elle en paie l'intrt1 elle ne peut les prt] sans intrt4 ,,moi4 ,eh bi56 ,monsieur1 la ,banque de ,france a tr\v des capitaux sans intrts2 elle possde1 en ce mom5t1 #chb millions qui ne lui app>ti5n5t pas2 elle en aura1 qu& elle v\dra1 le d\ble p>eille condition4--,doit-elle faire pay] un intrt8 ,m4 ,,ba/iat4 ,le temps e/ prcieux4 ,le temps1 c'e/ de l'arg5t1 dis5t les ,anglais4 ,le temps1 c'e/ l't(fe dont la vie e/ faite1 dit le ,bonhomme ,ri*>d4 ,faire crdit1 c'e/ accord] du temps4 ,sacrifi] du temps autrui1 c'e/ lui sacrifi] une *ose prcieuse2 un p>eil sacrifice ne peut tre gratuit4 ,,moi4 ,v\s n'y arriv]ez donc jamais6 ,je v\s ai dit1 et je v\s rpte1 qu'en matire de crdit1 ce qui fait qu'on a beso9 de temps1 c'e/ la difficult de se procur] de l'arg5t2 que cette difficult ti5t surt\t l'intrt exig p> les dt5teurs d'arg5t2 en sorte que si l'intrt tait zro1 le temps du crdit s]ait aussi zro4 ,or1 la ,banque de ,france1 dans les conditions que lui fait le public depuis la rvolution de ,fvri]1 peut rduire son intrt presque zro2 qui de v\s ou de moi t\rne dans le c]cle8 ,m4 ,,ba/iat4 ,ah6 oui444 il me semble444 je crois compr5dre enf9 ce que v\s v\lez dire4 ,le public a r5onc1 en faveur de la ,banque1 l'intrt de #chb millions de billets qui circul5t s\s sa seule g>antie4 ,v\s dem&ez s'il n'y aurait pas moy5 de faire pr(it] le public de cet intrt1 ou1 ce qui revi5t au mme1 d'organis] une ,banque nationale qui ne p]t pas d'intrts4 ,si je ne me trompe pas1 c'e/ sur l'obs]vation de ce phnomne que se fonde votre inv5tion4 ,ric>do avait conu un plan mo9s radical1 mais analogue1 et je tr\ve dans ,say ces lignes rem>quables3 ,cette ide +nieuse ne laisse qu'une "q non rsolue4 ,qui devra j\ir de l'intrt de cette somme considrable1 mise dans la circulation8 ,s]ait-ce le g\v]nem5t8 ,ce ne s]ait p\r lui qu'un moy5 d'augm5t] les abus1 tels que les s9cures1 la corruption p>lem5taire1 le nombre des dlateurs de la police1 et les armes p]man5tes4 ,s]ait-ce une compagnie f9ancire1 comme la ,banque d',anglet]re1 la ,banque de ,france8 ,mais quoi bon faire une compagnie f9ancire le cadeau des intrts pays en dtail p> le public8444 ,telles sont les que/ions qui naiss5t ce sujet3 peut-tre ne sont-elles pas insolubles4 ,peut-tre y a-t-il des moy5s de r5dre hautem5t pr(itable au public l'conomie qui en rsult]ait2 mais je ne suis pas appel dvelopp] ici ce n\vel ordre d'ides4 ,,moi4 ,eh6 ,monsieur1 votre ,j4 ,b4 ,say1 avec t\t son gnie1 e/ un imbcile4 ,la "q e/ t\te rsolue2 c'e/ que le peuple1 qui fait les fonds1 le peuple1 qui e/ ici le seul capitali/e1 le seul comm&itaire1 le vrai propritaire2 le peuple1 qui seul doit pr(it] de l'intrt1 le peuple1 dis-je1 ne doit pas pay] d'intrts4 ,e/-il au monde quelque *ose de plus simple et de plus ju/e8 ,a9si1 v\s conv5ez1 sur la foi de ,ric>do et de ,j4 ,b4 ,say1 qu'il exi/e un moy5 de faire pr(it] le public1 je cite vos propres expressions1 des intrts qu'il paie la ,banque1 et que ce moy51 c'e/ d'organis] une ,banque nationale1 faisant crdit zro d'intrt8 ,m4 ,,ba/iat4 ,non pas cela1 ,dieu m'en prs]ve6 ,je reconnais1 il e/ vrai1 que la ,banque ne doit pas pr(it] des intrts pays p> le public p\r un capital app>t5ant au public2 je convi5s de plus qu'il exi/e un moy5 de faire pr(it] desdits intrts le public4 ,mais je nie que ce moy5 soit celui que v\s indiquez2 savoir1 l'organisation d'une ,banque nationale2 je dis et j'affirme que ce moy51 c'e/ la lib]t des ,banques6 ,lib]t des banques6 ,lib]t du crdit6 ,oh6 p\rquoi1 monsieur ,pr\dhon1 votre brlante propag&e n'a-t-elle pas pris cette direction8 ,je fais grce au lecteur de votre proraison1 dans laquelle v\s dplorez mon endurcissem5t1 et m'adjurez1 avec un srieux comique1 de sub/itu] ma =mule3 ,gratuit du crdit1 la vtre3 ,lib]t du crdit1 comme si le crdit p\vait tre plus libre que lorsqu'il ne cote ri56 ,je n'ai ve9e au corps1 sa*ez-le bi51 qui rsi/e la lib]t du crdit3 en fait de banque1 comme en fait d'enseignem5t1 l lib]t e/ ma loi suprme4 ,mais je dis que1 jusqu' ce que la lib]t des banques et la concurr5ce des banqui]s fass5t j\ir le public des intrts qu'il leur paie1 il s]ait bon1 utile1 con/itutionnel1 et d'une conomie t\t fait rpublica9e1 de crer1 au milieu des autres banques1 et en concurr5ce avec elles1 une ,banque nationale faisant provisoirem5t crdit #a ou #a_/b p\r #ajj1 au risque de ce qui en arriv]ait4 ,v\s rpugne-t-il de faire de la ,banque de ,france p> le remb\rsem5t de ses actionnaires1 cette ,banque nationale que je propose8 ,alors que la ,banque de ,france re/itue les #chb millions d'espces qui app>ti5n5t au public1 et dont elle n'e/ que la dt5trice4 ,avec #chb millions on peut trs-bi5 organis] une banque2 qu'en p5sez-v\s8 ,et la plus grosse de l'univ]s4 ,en quoi donc cette banque1 =me p> la comm&ite de t\t le peuple1 ne s]ait elle pas libre8 ,faites cela seulem5t1 et qu& v\s aurez atta* ce grelot rvolutionnaire1 qu& v\s aurez de la sorte dict le premi] acte de la ,rpublique dmocratique et sociale1 je me *>ge de v\s dduire les consqu5ces de cette gr&e innovation4 ,v\s saurez alors quel e/ mon sy/me4 ,quant v\s1 monsieur ,ba/iat1 qui1 conomi/e1 v\s moquez de la mtaphysique1 dont l'conomie politique n'e/ que l'expression concrte2 qui1 membre de l',in/itut1 ne savez pas mme o en e/ la philosophie de votre sicle2 qui1 auteur d'un livre intitul ,h>monies conomiques1 probablem5t p> opposition aux ,contradictions conomiques#de1 ne concevez ri5 aux h>monies de l'hi/oire1 et ne voyez dans le progrs qu'un dsolant fatalisme2 qui1 *ampion du capital et de l'intrt1 ignorez jusqu'aux pr9cipes de la comptabilit comm]ciale2 qui1 concevant enf91 trav]s les ambages d'une imag9ation eff>e1 et sur la foi de vos auteurs beauc\p plus que d'aprs votre intime conviction1 qu'il e/ possible d'organis]1 avec les fonds du public1 une banque faisant crdit sans intrt1 cont9uez cep5dant prote/]1 au nom de la ,lib]t du ,crdit1 contre la ,,gratuit ,,du ,,cr,,dit3 v\s tes sans d\te un bon et digne citoy51 un conomi/e honnte1 un criva9 consci5cieux1 un reprs5tant loyal1 un rpublica9 fidle1 un vritable ami du peuple3 mais vos d]nires p>oles me donn5t le droit de v\s le dire1 sci5tifiquem5t1 monsieur ,ba/iat1 v\s tes un homme mort4 ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,note #de3 ,m4 ,pr\dhon s'e/ tromp dans sa conjecture4 ,ba/iat n'a pas crit les ,h>monies p> opposition aux ,contradictions conomiques1 c>1 le #e ju9 #ahde1 c'e/--dire antrieurem5t l'app>ition des ,contradictions1 il communiquait p> lettre un ami le projet d'crire les ,h>monies sociales4 ,rappelons aussi que ,ba/iat tait seulem5t membre correspondant de l',in/itut4 7,note de l'diteur47 ,,quatorzi,,me ,,lettre4 ,f4 ,,ba/iat ,p4 ,j4 ,,pr\dhon4 ,droit lgitime de la df5se4--,orig9e et rsum d'une discussion1 dont le public e/ le seul juge4 #g m>s #ahej4 ,la cause e/ ent5due et le dbat e/ clos1 dit ,m4 ,pr\dhon1 de p>tie se faisant juge4 ,m4 ,ba/iat e/ condamn444 mort4 ,je le condamne dans son intellig5ce2 je le condamne dans son att5tion1 dans ses comp>aisons1 dans sa mmoire et dans son jugem5t2 je le condamne dans sa raison2 je le condamne dans sa logique2 je le condamne p> induction1 p> syllogisme1 p> contradiction1 p> id5tit et p> ant9omie4 ,oh6 monsieur ,pr\dhon1 v\s deviez tre bi5 en colre qu& v\s avez jet sur moi ce cruel ana?me6 ,il me rappelle la =mule de l'excommunication3 ,mal$ictus sit viv5do1 mori5do1 m&uc&o1 bib5do4 ,mal$ictus sit intus et ext]ius4 ,mal$ictus sit 9 capillis et 9 c]ebro4 ,mal$ictus sit 9 v]tice1 9 oculis1 9 auriculis1 9 bra*iis1 etc41 etc42 mal$ictus sit 9 pectore et 9 corde1 9 r5ibus1 9 g5ubus1 9 cruribus1 9 p$ibus1 et 9 unguibus4 ,hlas6 t\tes les glises se ressembl5t1 qu& elles ont tort1 elles se f*5t4 ,cep5dant je rcuse l'arrt1 et je prote/e contre la clture du dbat4 ,je rcuse l'arrt1 p>ce qu'il n'app>ti5t pas mon adv]saire de le prononc]4 ,je ne reconnais p\r juge que le public4 ,je prote/e contre la clture du dbat1 p>ce que1 df5deur1 je dois avoir le d]ni] mot4 ,m4 ,*ev m'a crit1 j'ai rpondu2--,m4 ,pr\dhon m'a crit1 j'ai rpondu2--il m'a crit de n\veau1 j'ai rpondu d]e*ef2--il lui plat de m'adress] une quatrime1 une c9quime1 une sixime lettre4 ,il me convi5t de lui faire autant de rponses2 et il a beau dire1 mo9s que la ju/ice et les conv5ances ne soi5t aussi des ant9omies1 je suis dans mon droit4 ,au re/e1 je me born]ai me rsum]4 ,outre que je ne puis cont9u] discut] avec ,m4 ,pr\dhon1 malgr lui1 et mo9s encore qu& les p]sonnalits comm5c5t remplac] les argum5ts1 je s]ais auj\rd'hui dans une situation trop dfavorable4 ,m4 ,pr\dhon e/ p]scut2 p>tant t\tes les prv5tions1 t\tes les sympa?ies publiques pass]ai5t de son ct4 ,il avait compromis la cause du crdit gratuit1 voici que le p\voir la relve en la plaant sur le pide/al de la p]scution4 ,je n'avais qu'un adv]saire1 j'en aurais trois3 ,m4 ,pr\dhon1 la police et la popul>it4 ,m4 ,pr\dhon me repro*e deux *oses3 d'abord1 de m'en t5ir t\j\rs df5dre mon ass]tion1 la lgitimit de l'intrt2 ensuite1 de ne pas discut] son sy/me1 la gratuit du crdit4 ,oui1 dans *acune de mes lettres1 je me suis atta* pntr]1 s\s des po9ts de vue div]s1 la nature intime du capital p\r en dduire la lgitimit de l'intrt4 ,p\r t\t esprit logique1 cette manire de procd] tait dcisive3 c> il e/ bi5 clair que la *imre du crdit gratuit s'vapore1 si une fois il e/ dmontr que l'intrt e/ lgitime1 utile1 inde/ructible1 de mme ess5ce que t\te autre rmunration1 pr(it ou salaire2--la ju/e rcomp5se d'un sacrifice de temps et de travail1 volontairem5t all\e celui qui fait le sacrifice p> celui qui en pr(ite2--en d'autres t]mes que le prt e/ une des v>its de la v5te4 ,d'ailleurs1 ne devais-je pas m'ef=c] de donn] cette polmique une porte utile8 ,et qu& les classes laborieuses g>es attribu5t leurs s\ffrances au ,capital1 qu& les flatteurs du peuple1 abondant l*em5t dans le s5s de ses prjugs1 ne cess5t de l'irrit] contre l'infme capital1 l'inf]nal capital1 que p\vais-je faire de mieux que d'expos] t\s les yeux l'orig9e et les effets de cette puissance si mal comprise1 puisque aussi bi5 j'atteignais du mme c\p l'objet prcis de notre polmique8 ,en procdant a9si1 j'ai fait quelque preuve de patriotisme et d'abngation4 ,si je n'avais c\t que l'am\r-propre de l'criva91 je me s]ais born discut] et rfut] les arguties de ,m4 ,pr\dhon4 ,critiqu] e/ un rle facile et brillant2 expos] une doctr9e sans y tre oblig1 c'e/ ab&onn] ce beau rle p\r le cd] son adv]saire4 ,je l'ai fait1 cep5dant1 p>ce que je me proccupais plus de la polmique que du polmi/e1 et des lecteurs que de moi-mme#df4 ,note #df3 ,quelques p]sonnes ont tr\v excessive la pati5ce de ,ba/iat p5dant le c\rs de cette discussion4 ,ce p>agraphe et le prcd5t motiv5t p>faitem5t son attitude4 ,il atta*ait un gr& prix faire pntr]1 p>mi les ouvri]s1 quelques vrits salutaires1 l'aide mme de la ,voix du ,peuple4 ,ce rsultat1 il fut enc\rag bi5tt s'applaudir de l'avoir p\rsuivi4 ,un mat91 peu de j\rs avant la clture du dbat1 il reut la visite de trois ouvri]s1 dlgus d'un c]ta9 nombre de leurs cam>ades qui s'tai5t rangs s\s la bannire du ,crdit gratuit4 ,ces ouvri]s v5ai5t le rem]ci] de ses bonnes int5tions1 de ses ef=ts p\r les clair] sur une "q importante4 ,ils n'tai5t po9t conv]tis la lgitimit et l'utilit de l'intrt2 mais leur foi dans le pr9cipe contraire tait =t branle et ne t5ait plus qu' leurs vives sympa?ies p\r ,m4 ,pr\dhon4 ,il n\s veut beauc\p de bi51 ,m4 ,pr\dhon1 disai5t-ils1 et n\s lui devons une gr&e reconnaissance4 ,c'e/ dommage qu'il aille s\v5t *]*] des mots et des phrases si difficiles compr5dre4 ,f9alem5t1 ils mir5t le voeu que ,,mm ,ba/iat et ,pr\dhon puss5t se mettre d'accord1 et se dcl>r5t prts accept] les yeux f]ms une solution quelconque1 si elle tait propose de conc]t p> l'un et l'autre4 7,note de l'diteur47 ,e/-ce dire que j'aie nglig les argum5ts de ,m4 ,pr\dhon8 ,je montr]ai que j'ai rpondu t\s1 et d'une manire si catgorique1 qu'il les a t\s successivem5t ab&onns4 ,je n'en veux que cette preuve3 ,m4 ,pr\dhon a f9i p> o on f9it qu& on a tort2 il s'e/ f*4 ,je repr5ds donc la mme m>*e1 et aprs avoir de n\veau appel l'att5tion du lecteur sur la nature du capital1 je pass]ai en revue les argum5ts de ,m4 ,pr\dhon4 ,qu'on me p]mette de remont] un peu haut1 seulem5t444 au ,dluge4 ,les eaux s'tant retires1 ,deucalion jeta d]rire lui des pi]res1 et il en naquit des hommes4 ,et ces hommes tai5t bi5 pla9dre1 c> ils n'avai5t pas de capital4 ,ils tai5t dp\rvus d'armes1 de filets1 d'in/rum5ts1 et ils ne p\vai5t en fabriqu]1 p>ce que1 p\r cela1 il aurait fallu qu'ils euss5t quelques provisions4 ,or1 c'e/ pe9e s'ils russissai5t pr5dre *aque j\r assez de gibi] p\r satisfaire la faim de *aque j\r4 ,ils se s5tai5t dans un c]cle difficile fran*ir1 et ils compr5ai5t qu'ils n'en aurai5t t tirs1 ni p> t\t l'or de la ,cali=nie1 ni p> autant de billets que la ,banque du peuple en p\rrait imprim] dans un an1 et ils se disai5t entre eux3 le capital n'e/ pas ce qu'on dit4 ,cep5dant1 un de ces in=tuns1 nomm ,hell51 plus n]gique que les autres1 se dit3 je me lv]ai plus mat91 je me c\*]ai plus t>d2 je ne recul]ai devant aucune fatigue2 je s\ffrirai la faim et f]ai tant que j'aurai une avance de trois j\rs de vivres4 ,ces trois j\rs1 je les consacr]ai fabriqu] un arc et des fl*es4 ,et il russit4 ,a =ce de travaill] et d'p>gn]1 il eut une provision de gibi]4 ,c'e/ le premi] capital qui ait p>u dans le monde depuis le dluge4 ,c'e/ le po9t de d"p de t\s les progrs4 ,et plusieurs se prs5tr5t p\r l'emprunt]4 ,prtez-n\s ces provisions1 disai5t-ils ,hell51 n\s v\s en r5drons t\t ju/e autant dans un an4--,mais ,hell5 rpondit3 ,si je v\s prtais mes provisions1 je dem&]ais p>tag] les avantages que v\s en retir]iez2 mais j'ai un desse91 j'ai pris assez de pe9e p\r me mettre en mesure de l'accomplir1 et je l'accomplirai4 ,et1 en effet1 il vcut trois j\rs sur son travail accumul1 et1 p5dant ces trois j\rs1 il fit un arc et des fl*es4 ,un de ses compagnons se prs5ta de n\veau1 et lui dit3 ,prte-moi tes armes1 je te les r5drai dans un an4 quoi ,hell5 rpondit3 ,mon capital e/ prcieux4 ,n\s sommes mille2 un seul peut en j\ir1 et il e/ naturel que ce soit moi1 puisque je l'ai cr4 ,mais1 grce son arc et ses fl*es1 ,hell5 put beauc\p plus facilem5t que la premire fois accumul] d'autres provisions et fabriqu] d'autres armes4 ,c'e/ p\rquoi il prtait les unes ou les autres ses compagnons1 /ipulant *aque fois une "p p\r lui dans l'excdant de gibi] qu'il les mettait mme de pr5dre4 ,et malgr ce p>tage1 les emprunteurs voyai5t leur travail facilit4 ,ils accumulai5t aussi des provisions1 ils fabriquai5t aussi des fl*es1 des filets et d'autres in/rum5ts1 en sorte que le capital1 dev5ant de plus en plus abondant1 se l\ait des conditions de mo9s en mo9s onreuses4 ,le premi] m\vem5t avait t imprim la r\e du progrs1 elle t\rnait avec une rapidit t\j\rs croissante4 ,cep5dant1 et bi5 que la facilit d'emprunt] s'accrt sans cesse1 les ret>dataires se mir5t murmur]1 disant3 ,p\rquoi ceux qui ont des provisions1 des fl*es1 des filets1 des ha*es1 des scies1 /ipul5t-ils une "p p\r eux qu& ils n\s prt5t ces *oses8 ,n'avons-n\s pas aussi le droit de vivre et de bi5 vivre8 ,la socit ne doit-elle pas n\s donn] t\t ce qui e/ ncessaire au dveloppem5t de nos facults physiques1 intellectuelles et morales8 videmm5t1 n\s s]ions plus heureux si n\s empruntions p\r ri54 ,c'e/ donc l'infme capital qui cause notre misre4 ,et ,hell5 les ayant assembls leur dit3 ,exam9ez att5tivem5t ma conduite et celle de t\s ceux qui1 comme moi1 ont russi se crer des ress\rces2 v\s re/]ez conva9cus que1 non-seulem5t elle ne v\s fait aucun tort1 mais qu'elle v\s e/ utile1 alors mme que n\s aurions assez mauvais coeur p\r ne pas le v\loir4 ,qu& n\s *assons ou p*ons1 n\s attaquons une classe d'animaux que v\s ne p\vez atte9dre1 de telle sorte que n\s v\s avons dlivr de notre rivalit4 ,il e/ vrai que1 qu& v\s v5ez n\s emprunt] nos in/rum5ts1 n\s n\s rs]vons une "p dans le produit de votre travail4 ,mais d'abord cela e/ ju/e1 c> il faut bi5 que le ntre ait aussi sa rcomp5se4 ,ensuite1 cela e/ ncessaire1 c> si v\s dcidez que dsormais on prt]a les armes et les filets p\r ri51 qui f]a des armes et des filets8 ,enf91 et c'e/ ici ce qui v\s intresse surt\t1 malgr la rmunration conv5ue1 l'emprunt1 qu& v\s le faites1 v\s e/ t\j\rs pr(itable1 sans quoi v\s ne le f]iez pas4 ,il peut amlior] votre condition1 il ne peut jamais l'empir]2 c>1 considrez que la "p que v\s cdez n'e/ qu'une portion de l'excdant que v\s obt5ez du fait de notre capital4 ,a9si1 aprs cette "p paye1 il v\s re/e plus1 grce l'emprunt1 que si v\s ne l'aviez pas fait1 et cet excdant v\s facilite les moy5s de faire v\s-mmes des provisions et des in/rum5ts1 c'e/--dire du capital4 ,d'o il suit que les conditions du prt devi5n5t t\s les j\rs plus avantageuses aux emprunteurs1 et que vos fils s]ont1 cet g>d1 mieux p>tags que v\s4 ,ces hommes primitifs se mir5t rfl*ir sur ce disc\rs1 et ils le tr\vr5t s5s4 ,depuis1 les relations sociales se sont bi5 compliques4 ,le capital a pris mille =mes div]ses3 les transactions ont t facilites p> l'introduction de la monnaie1 des promesses crites1 etc41 etc42 mais trav]s t\tes ces complications1 il e/ deux faits qui sont re/s et re/]ont t]nellem5t vrais1 savoir3 #a ,*aque fois qu'un travail antrieur et un travail actuel s'associ5t dans l'oeuvre de la production1 le produit se p>tage entre eux1 selon c]ta9es proportions4 #b ,plus le capital e/ abondant1 plus sa "p proportionnelle dans le produit e/ rduite4 ,et comme les capitaux1 en augm5tant1 augm5t5t la facilit d'en crer d'autres1 il s'ensuit que la condition de l'emprunteur s'amliore sans cesse4 ,j'ent5ds qu'on me dit3 ,qu'avons-n\s faire de vos dmon/rations8 ,qui v\s conte/e l'utilit du capital8 ,aussi1 ce sur quoi j'appelle la rflexion du lecteur1 ce n'e/ pas sur l'utilit absolue et non conte/e du capital1 ni mme sur son utilit relativem5t celui qui le possde1 mais bi5 sur l'utilit dont il e/ ceux qui ne le possd5t pas4 ,c'e/ l qu'e/ la sci5ce conomique1 c'e/ l que se montre l'h>monie des intrts4 ,si la sci5ce e/ impassible1 le savant porte dans sa poitr9e un coeur d'homme2 t\tes ses sympa?ies sont p\r les d%rits de la =tune1 p\r ceux de ses frres qui succomb5t s\s le triple j\g des ncessits physiques1 intellectuelles et morales non satisfaites4 ,ce n'e/ pas au po9t de vue de ceux qui regorg5t de ri*esses que la sci5ce des ri*esses (fre de l'intrt4 ,ce que n\s dsirons1 c'e/ l'approximation con/ante de t\s les hommes v]s un niveau qui s'lve t\j\rs4 ,la "q e/ de savoir si cette volution humanitaire s'accomplit p> la lib]t ou p> la contra9te4 ,si donc je n'ap]cevais pas di/9ctem5t comm5t le capital pr(ite ceux mme qui ne le possd5t pas1 comm5t1 s\s un rgime libre1 il s'accrot1 s'univ]salise et se nivelle sans cesse2 si j'avais le malheur de ne voir dans le capital que l'avantage des capitali/es1 et de ne saisir a9si qu'un ct1 et1 assurm5t1 le ct le plus troit et le mo9s consolant de la sci5ce conomique1 je me f]ais ,sociali/e2 c>1 de manire ou d'autre1 il faut que l'9galit s'efface progressivem5t1 et si la lib]t ne r5f]mait pas cette solution1 comme les sociali/es je la dem&]ais la loi1 l'tat1 la contra9te1 l'art1 l'utopie4 ,mais c'e/ ma joie de reconnatre que les arrangem5ts artificiels sont sup]flus l o la lib]t suffit1 que la p5se de ,dieu e/ suprieure celle du lgislateur1 que la vraie sci5ce consi/e compr5dre l'oeuvre div9e1 non en imag9] une autre la place2 c> c'e/ bi5 ,dieu qui a cr les m]veilles du monde social comme celles du monde matriel1 et sans d\te il n'a pas mo9s s\ri un de ces ouvrages qu' l'autre3 ,et vidit ,deus quod esset bonum4 ,il ne s'agit donc pas de *ang] les lois naturelles1 mais de les connatre p\r n\s y con=m]4 ,le capital e/ comme la lumire4 ,dans un hospice1 il y avait des aveugles et des clairvoyants4 ,ceux-l tai5t sans d\te plus malheureux1 mais leur malheur ne prov5ait pas de ce que d'autres avai5t la facult de voir4 ,bi5 au contraire1 dans les arrangem5ts j\rnali]s1 ceux qui voyai5t r5dai5t ceux qui ne voyai5t pas des s]vices que ceux-ci n'aurai5t jamais pu se r5dre eux-mmes1 et que l'habitude les emp*ait d'assez apprci]4 ,or1 la ha9e1 la jal\sie1 la dfiance v9r5t clat] entre les deux classes4 ,les clairvoyants disai5t3 ,g>dons-n\s de d*ir] le voile qui c\vre les yeux de nos frres4 ,si la vue leur tait r5due1 ils se livr]ai5t aux mmes travaux que n\s2 ils n\s f]ai5t concurr5ce1 ils pai]ai5t mo9s *] nos s]vices1 et que devi5drions-n\s8 ,de leur ct1 les aveugles s'criai5t3 ,le plus gr& des bi5s1 c'e/ l'galit2 et1 si comme nos frres1 n\s ne p\vons voir1 il faut que1 comme n\s1 ils p]d5t la vue4 ,mais un homme1 qui avait tudi la nature et les effets des transactions qui s'accomplissai5t dans cet hospice1 leur dit3 ,la passion v\s g>e4 ,v\s qui voyez1 v\s s\ffrez de la ccit de vos frres1 et la communaut atte9drait une somme de j\issances matrielles et morales bi5 suprieure1 bi5 mo9s *rem5t a*ete1 si le don de voir avait t fait t\s4 ,v\s qui ne voyez pas1 r5dez grces au ,ciel de ce que d'autres voi5t4 ,ils peuv5t excut]1 et v\s aid] excut] une multitude de *oses dont v\s pr(itez et dont v\s s]iez t]nellem5t privs4 ,la comp>aison cep5dant p*e p> un po9t ess5tiel4 ,la solid>it entre les aveugles et les clairvoyants e/ lo9 d'tre aussi intime que celle qui lie les proltaires aux capitali/es2 c> si ceux qui voi5t r5d5t des s]vices ceux qui ne voi5t pas1 ces s]vices ne vont pas jusqu' leur r5dre la vue1 et l'galit e/ jamais impossible4 ,mais les capitaux de ceux qui possd5t1 outre qu'ils sont actuellem5t utiles ceux qui ne possd5t pas1 facilit5t ces d]ni]s les moy5s d'en acqurir4 ,il s]ait donc plus ju/e de comp>] le capital au langage4 ,quelle folie ne s]ait-ce pas aux enfants#dg de jal\s]1 dans les adultes1 la facult de p>l]1 et de voir l un pr9cipe d'9galit irrmdiable2 puisque c'e/ prcism5t p>ce que les adultes p>l5t auj\rd'hui que les enfants p>l]ont dema96 ,note #dg3 ,enfant1 9 fans1 non p>lant4 ,supprimez la p>ole *ez les adultes1 et v\s aurez l'galit dans l'abrutissem5t4 ,laissez la p>ole libre1 et v\s ouvrez des *ances l'galit dans le progrs intellectuel4 ,de mme1 supprimez le capital 7et ce s]ait c]tes le supprim] que d'en supprim] la rcomp5se71 et v\s aurez l'galit dans la misre4 ,laissez le capital libre1 et v\s aurez la plus gr&e somme possible de *ances d'galit dans le bi5-tre4 ,voil l'ide que je me suis ef=c de faire sortir de cette polmique4 ,m4 ,pr\dhon me le repro*e4 ,si j'ai un regret1 c'e/ de n'avoir pas donn cette ide assez de place4 ,j'en ai t emp* p> la ncessit de rpondre aux argum5ts de mon adv]saire qui me repro*e ma9t5ant de n'y avoir ri5 rpondu4 ,c'e/ ce qui n\s re/e voir4 ,la premire objection qui m'a t adresse 7elle e/ de ,m4 ,*ev7 consi/e dire que je confonds la proprit avec l'usage4 ,celui qui prte1 disait-il1 ne cde que l'usage d'une proprit et ne peut recevoir1 en ret\r1 une proprit df9itive4 ,j'ai rpondu que l'*ange e/ lgitime qu& il se fait librem5t et volontairem5t entre deux valeurs gales1 que l'une de ces valeurs ft atta*e ou non un objet matriel4 ,or1 l'usage d'une proprit utile a une valeur4 ,si je prte1 p\r un an1 le *amp que j'ai clos1 dfri*1 dess*2 j'ai droit une rmunration susceptible d'tre value4 ,p\rvu qu'elle soit value librem5t1 encore qu'on me la paie en objets matriels1 comme du from5t et de la monnaie1 qu'avez-v\s dire8 ,v\lez-v\s donc prohib] les trois qu>ts des transactions que les hommes font volontairem5t entre eux et probablem5t p>ce que cela leur convi5t8 ,v\s n\s p>lez t\j\rs de n\s affran*ir1 et ne n\s prs5tez jamais que de n\velles entraves4 ,ici1 ,m4 ,pr\dhon int]v5ant1 a ab&onn la ?orie de ,m4 ,*ev et m'a oppos l'ant9omie4 ,l'intrt e/ la fois lgitime et illgitime1 a-t-il dit4 ,il implique une contradiction1 comme la proprit1 comme la lib]t1 comme t\t2 c> la contradiction e/ l'ess5ce mme des phnomnes4 ,j'ai rpondu que1 sur ce pr9cipe1 ni lui1 ni moi1 ni aucun homme1 ne p\vait jamais avoir ni tort ni raison1 sur ce sujet2 qu'adopt] ce po9t de d"p1 c'tait s'int]dire d'arriv] jamais aucune solution1 puisque c'tait proclam] d'avance que t\te proposition e/ la fois vraie et fausse4 ,une telle ?orie ne discrdite pas seulem5t t\t raisonnem5t1 mais elle rcuse jusqu' la facult de raisonn]4 ,quel e/1 dans une discussion1 le signe auquel on peut reconnatre qu'un des deux adv]saires a tort8 ,c'e/ d'tre =c d'av\] que ses propres argum5ts se contr$is5t4 ,or1 c'e/ ju/em5t qu& ,m4 ,pr\dhon en e/ rduit l qu'il triomphe4 ,je me contr$is1 donc je suis dans le vrai1 c> la contradiction e/ l'ess5ce des phnomnes4 ,c]tes1 je p\vais refus] le combat1 si ,m4 ,pr\dhon et insi/ m'impos] p\r arme une telle logique4 ,j'ai t plus lo91 cep5dant1 et je me suis donn la pe9e de re*]*] comm5t ,m4 ,pr\dhon avait succomb la ?orie des contradictions4 ,je l'attribue ce qu'il conclut de la p]fectibilit la p]fection absolue4 ,or1 il e/ trs-vrai que la p]fection absolue e/ p\r n\s contradictoire et incomprh5sible2 et c'e/ p\rquoi n\s croyons en ,dieu1 mais n\s ne p\vons l'expliqu]4 ,n\s ne p\vons ri5 concevoir sans limites1 et t\te limite e/ une imp]fection4 ,oui1 l'intrt atte/e une imp]fection sociale4 ,il en e/ de mme du travail4 ,nos membres1 nos organes1 nos yeux1 nos oreilles1 notre c]veau1 nos n]fs atte/5t de mme une imp]fection huma9e4 ,l'tre p>fait n'e/ pas emprisonn dans de tels app>eils4 ,mais il n'y a pas de raisonnem5t plus vicieux que celui qui consi/]ait dire3 ,puisque l'intrt atte/e une imp]fection sociale1 p\r ralis] la p]fection sociale2 supprimons l'intrt4 ,c'e/ ju/em5t supprim] le remde au mal4 ,autant vaudrait dire1 puisque nos n]fs1 nos organes1 notre c]veau atte/5t une limite1 et p> suite1 une imp]fection huma9e1 supprimons t\tes ces *oses1 et l'homme s]a p>fait4 ,voil ce que j'ai rpondu1 et ,m4 ,pr\dhon1 que je sa*e1 n'a pas rpliqu4 ,il n'a pas rpliqu1 mais il a invoqu la ?orie des comp5sations4 ,n\s ne dem&ons pas1 dit-il1 qu'on prte p\r ri51 mais qu'il n'y ait plus occasion de prt]4 ,ce quoi n\s aspirons1 ce n'e/ pas prcism5t l'abolition1 mais la comp5sation des intrts4 ,n\s v\lons arriv] ce que1 dans t\t *ange1 la mise en capital et travail soit la mme de t\tes p>ts4 ,*imre et despotisme1 ai-je rpondu4 ,v\s ne f]ez jamais qu'un facteur de ,m4 ,bidault fasse entr] dans ses s]vices du travail accumul et du travail actuel en mmes proportions que le fabricant de bas4 ,p\rvu que les valeurs *anges soi5t gales1 que v\s importe le re/e8 ,v\s v\lez la comp5sation8 mais v\s l'avez s\s le rgime de l'*ange libre4 valu]1 c'e/ comp>] du travail actuel du travail actuel1 du travail antrieur1 du travail antrieur1 ou bi5 enf91 du travail actuel du travail antrieur4 ,de quel droit v\lez-v\s supprim] cette d]nire nature d'valuation2 et en quoi les hommes s]ont-ils plus heureux qu& ils s]ont mo9s libres8 ,voil ce que j'ai rpondu1 et ,m4 ,pr\dhon1 que je sa*e1 n'a ri5 rpliqu4 ,il n'a ri5 rpliqu1 mais se f5dant fond contre le capitali/e1 il lui a port cette botte t]rible et bi5 connue3 ,le capitali/e n'a pas droit une rmunration1 p>ce qu'il ne se prive pas4 ,il ne se prive pas de la *ose qu'il cde1 puisqu'il ne p\rrait l'utilis] p]sonnellem5t4 ,j'ai rpondu que c'tait l une misrable quivoque1 qui incrim9e la v5te aussi bi5 que le prt4 ,si l'homme n'tait pas un tre sociable1 il s]ait oblig de produire directem5t t\s les objets ncessaires la satisfaction de ses beso9s4 ,mais il e/ sociable3 il *ange4 ,de l la division du travail1 et la sp>ation des occupations4 ,c'e/ p\rquoi *acun ne fait qu'une *ose1 et en fait beauc\p plus qu'il n'en peut p]sonnellem5t consomm]4 ,cet excdant1 il le troque contre d'autres *oses qu'il ne fait pas1 et qui lui sont indisp5sables4 ,il travaille p\r les autres et les autres travaill5t p\r lui4 ,sans d\te1 celui qui a fait deux maisons et n'en habite qu'une ne se prive pas p]sonnellem5t1 en l\ant l'autre4 ,il ne s'en priv]ait pas davantage en la v5dant2 et si1 p> ce motif1 le prix de location e/ un vol1 il en e/ de mme du prix de v5te4 ,le *apeli]1 qui a c5t *apeaux dans sa b\tique1 qu& il en v5d un1 ne se prive pas p]sonnellem5t1 dans ce s5s qu'il ne se rduit pas all] tte nue4 ,l'diteur des livres de ,m4 ,pr\dhon1 qui en a mille exemplaires dans ses magas9s1 ne se prive pas p]sonnellem5t1 mesure de ses v5tes1 c> un seul exemplaire suffirait son in/ruction2 l'avocat et le mdec9 qui donn5t des conseils1 ne se priv5t pas4 ,a9si votre objection attaque non-seulem5t l'intrt1 mais le pr9cipe mme des transactions et de la socit4 ,c'e/ c]ta9em5t une *ose dplorable d'en tre rduit1 au dix-neuvime sicle1 rfut] srieusem5t de telles quivoques1 de telles purilits4 ,voil ce que j'ai rpondu1 et ,m4 ,pr\dhon1 que je sa*e1 n'a ri5 rpliqu4 ,il n'a ri5 rpliqu2 mais il s'e/ mis invoqu] ce qu'on p\rrait appel] la doctr9e des mtamorphoses3 ,l'intrt tait lgitime autrefois1 du temps o la viol5ce enta*ait t\tes les transactions4 ,il e/ illgitime auj\rd'hui s\s le rgime du droit4 ,combi5 n'y a-t-il pas d'in/itutions qui ont t bonnes1 ju/es1 utiles l'humanit1 et s]ai5t ma9t5ant abusives8 ,tels sont l'esclavage1 la torture1 la polygamie1 le combat judiciaire1 etc4 ,le progrs1 la gr&e loi de l'humanit1 n'e/ pas autre *ose que cette trans=mation du bi5 en mal et du mal en bi54 ,j'ai rpondu que c'tait l un fatalisme aussi p]nicieux en morale que l'ant9omie e/ fune/e en logique4 ,quoi6 selon le caprice des circon/ances1 ce qui tait respectable devi5t odieux1 et ce qui tait inique devi5t ju/e6 ,je rep\sse de t\tes mes =ces cette indiffr5ce au bi5 et au mal4 ,les actes sont bons ou mauvais1 moraux ou immoraux1 lgitimes ou illgitimes p> eux-mmes1 p> les mobiles qui les dt]m95t1 p> les consqu5ces qu'ils entran5t1 et non p> des considrations de temps et de lieux4 ,jamais je ne convi5drai que l'esclavage ait t autrefois lgitime et bon2 qu'il a t utile que des hommes en rduisiss5t d'autres en s]vitude4 ,jamais je ne convi5drai que s\mettre un accus d'inexprimables t\rm5ts1 ait t un moy5 lgitime et bon de lui faire dire la vrit4 ,que l'humanit n'ait pu *app] ces horreurs1 soit4 ,la p]fectibilit tant son ess5ce1 le mal doit se tr\v] ses comm5cem5ts2 mais il n'en e/ pas mo9s le mal1 et au lieu de second] la civilisation1 il la ret>de4 ,la rmunration volontairem5t attribue au travail antrieur1 la rcomp5se librem5t accorde un sacrifice de temps1 en un mot1 l'intrt e/-il une atrocit comme l'esclavage1 une absurdit comme la torture8 ,il ne suffit pas de l'affirm]1 il faut le pr\v]4 ,de ce qu'il y avait dans l'antiquit des abus qui ont cess1 il ne s'ensuit pas que t\s les usages de ces poques tai5t des abus et doiv5t cess]4 ,voil ce que j'ai rpondu ,m4 ,pr\dhon1 qui n'a pas insi/4 ,il n'a pas insi/2 mais il a fait une n\velle et non mo9s trange fugue dans l'hi/oire4 ,l'intrt1 a-t-il dit1 e/ n du contrat de pacotille4 ,qu&1 p\r une expdition m>itime1 un homme donnait ,navire et ,m>*&ises1 et un autre ,tal5t et ,travail1 le pr(it se p>tageait entre eux dans des proportions conv5ues4 ,ri5 de plus naturel et de plus ju/e1 ai-je rpondu1 qu'un tel p>tage4 ,seulem5t1 il n'e/ pas ncessairem5t atta* aux oprations qui se font p> m]4 ,il embrasse la totalit des transactions huma9es4 ,v\s faites ici une exception de ce qui e/ la rgle univ]selle2 et p> l v\s sapez l'intrt1 p>ce que l'exception e/ t\j\rs prv5ue d'tre illgitime1 t&is que ri5 ne pr\ve mieux la lgitimit d'une rgle que son univ]salit4 ,le j\r o un sauvage a prt ses armes s\s condition d'avoir une "p dans le gibi]1 le j\r o un pa/eur a prt son tr\peau la condition d'avoir une "p dans le crot2 ce j\r-l1 et il remonte sans d\te l'orig9e des socits1 le pr9cipe de l'intrt e/ n2 c> l'intrt n'e/ que cet arrangem5t fait entre le travail antrieur et le travail actuel1 qu'il s'agisse d'exploit] la t]re1 la m] ou l'air4 ,depuis1 et qu& l'expri5ce a p]mis ce progrs1 la "p du capital1 d'alatoire qu'elle tait1 e/ dev5ue fixe1 comme le mtayage s'e/ trans=m en f]mage2 l'intrt s'e/ rgul>is sans *ang] de nature4 ,voil ce que j'ai rpondu1 et ,m4 ,pr\dhon n'a pas rpliqu4 ,il n'a pas rpliqu2 mais il s'e/ jet1 contr son habitude1 dans l'argum5t s5tim5tali/e4 ,il fallait qu'il ft bi5 b\t de ress\rces p\r rec\rir celle-l4 ,donc1 il m'a propos des cas extrmes1 o un homme ne p\rrait1 sans faire horreur1 exig] du prt une rmunration4 ,p> exemple1 un ri*e propritaire habitant la cte1 qui recueill]ait un naufrag et lui prt]ait des vtem5ts1 p\rrait-il p\ss] ses exig5ces jusqu' l'extrme limite8 ,j'ai rpondu ,m4 ,pr\dhon4444 ou plutt ,m4 ,pr\dhon s'tait rpondu lui-mme p> un autre exemple1 d'o il rsulte que dans c]ta9s cas extrmes1 la rmunration de la v5te1 ou mme celle du travail1 s]ait t\t aussi abom9able que celle du prt4 ,il en s]ait a9si de l'homme qui1 p\r t5dre la ma9 son frre prs d'tre engl\ti dans les flots1 exig]ait le plus gr& prix qu'on puisse obt5ir dans ces circon/ances4 ,a9si cet argum5t de ,m4 ,pr\dhon n'attaque pas seulem5t l'intrt1 mais t\te rmunration3 moy5 c]ta9 d'tablir la gratuit univ]selle4 ,de plus1 il ouvre la porte t\tes ces ?ories s5tim5tali/es 7que ,m4 ,pr\dhon combat avec tant de =ce et de raison7 qui veul5t t\te =ce faire repos] les affaires de ce monde sur le pr9cipe de l'abngation4 ,enf91 comme le ,prote de la ,fable1 dont on disait3 ,p\r le va9cre1 il faut l'puis]1 ,m4 ,pr\dhon1 *ass de la contradiction la comp5sation1 de la comp5sation la privation1 de la privation la trans=mation1 de la trans=mation l'abngation1 a quitt t\t c\p la controv]se et e/ v5u l'excution4 ,le moy5 d'excution qu'il propos p\r ralis] la gratuit du crdit1 c'e/ le papi]-monnaie4--,je ne l'ai pas nomm1 dit-il4--,c'e/ vrai4 ,mais qu'e/-ce donc qu'une banque nationale prtant qui en dsire1 et gratuitem5t1 de prt5dus capitaux s\s =me de billets8 videmm5t n\s retr\vons ici cette erreur fune/e et si invtre qui fait confondre l'in/rum5t de l'*ange avec les objets *angs1 erreur dont ,m4 ,pr\dhon1 dans ses prcd5tes lettres1 laissait ap]cevoir le g]me1 qu& il disait3 ,ce ne sont pas les *oses qui font la ri*esse1 mais la circulation4--,et encore1 qu& il calculait que l'intrt en ,france tait #afj p\r #ajj1 p>ce qu'il comp>ait t\tes les r5tes payes au capital en numraire4 ,j'avais pos ,m4 ,pr\dhon ce dilemme3 ou votre ,banque nationale prt]a indi/9ctem5t des billets t\s ceux qui se prs5t]ont2 et en ce cas1 la circulation en s]a tellem5t sature1 qu'ils s]ont dprcis1--ou bi5 elle ne les livr]a qu'avec disc]nem5t2 et alors votre b n'e/ pas atte9t4 ,il e/ clair1 en effet1 que si *acun peut all] se p\rvoir gratis de monnaie fictive la ,banque1 et si cette monnaie e/ reue sa valeur normale1 les missions n'auront pas de limite et s'lv]ont plus de c9quante milli>ds1 ds la premire anne4 ,l'effet s]a le mme que si l'or et l'arg5t dev5ai5t aussi communs que la b\e4--,l'illusion qui consi/e croire que la ri*esse se multiplie1 ou mme que la circulation s'active mesure qu'on accrot l'in/rum5t de l'*ange1 ne devrait pas entr] dans la tte d'un publici/e qui1 de nos j\rs1 discute des que/ions conomiques4 ,n\s savons t\s1 p> notre propre expri5ce1 que le numraire1 non plus que les billets de banque1 ne portant pas intrt1 *acun n'en g>de dans son c(fre ou son portefeuille que le mo9s possible2 et p> consqu5t la quantit que le public en dem&e e/ limite4 ,on ne peut l'accrotre sans la dprci]1 et t\t ce qui rsulte de cet accroissem5t1 c'e/ que1 p\r *aque *ange1 il faut deux cus ou deux billets au lieu d'un4 ,ce qui se passe la ,banque de ,france e/ une leon qui ne peut tre p]due4 ,elle a mis depuis deux ans beauc\p de billets4 ,mais le nombre des transactions ne s'en e/ pas accru4 ,il dp5d d'autres causes1 et ces causes ont agi dans le s5s d'une dim9ution d'affaires4 ,aussi1 qu'e/-il arriv8 ,c'e/ qu' mesure que la ,banque mettait des billets1 le numraire affluait dans ses caves1 de telle sorte qu'un in/rum5t d'*ange s'e/ sub/itu un autre4 ,voil t\t4 ,je vais plus lo91 il se peut que les transactions augm5t5t sans que l'in/rum5t des *anges s'accroisse4 ,il se fait plus d'affaires en ,anglet]re qu'en ,france1 et cep5dant la somme runie des billets et des espces y e/ mo9dre4 ,p\rquoi8 ,p>ce que les ,anglais1 p> l'int]mdiaire des banqui]s1 font beauc\p de comp5sations1 de virem5ts de p>ties4 ,dans les ides de ,m4 ,pr\dhon1 sa banque a p\r objet de rduire les payem5ts des virem5ts de p>ties4 ,c'e/ prcism5t ce que font les cus1 d'une manire1 la vrit1 assez disp5dieuse4 ,les billets de banque sont un app>eil qui arrive au mme rsultat mo9s de frais2 et le ,cle>+-,h\se des ,anglais e/ mo9s coteux encore4 ,mais de quelque manire qu'on s'y pr5ne p\r comp5s] les payem5ts1 qu'ont de commun ces procds div]s1 plus ou mo9s p]fectionns1 avec le pr9cipe de l'intrt8 ,y en a-t-il un seul qui fasse que le travail antrieur ne doive pas tre rmunr et que le temps n'ait pas son prix8 ,gorg] la circulation de billets n'e/ donc le moy5 ni d'accrotre la ri*esse1 ni de dtruire la r5te4 ,de plus1 livr] des billets t\t v5ant1 c'e/ mettre la banque en faillite avant six mois4 ,aussi ,m4 ,pr\dhon fuit le premi] membre de mon dilemme et se rfugie dans le second4 ,que la ,banque fasse son mti] avec prud5ce et svrit dit-il1 comme elle a fait jusqu' prs5t3 ,cela ne me reg>de pas4 ,cela ne v\s reg>de pas6 ,quoi6 v\s imag9ez une banque n\velle qui doit ralis] le crdit gratuit p\r t\t le monde1 et qu& je v\s dem&e si elle prt]a t\t le monde1 v\s me rpondez1 p\r *app] la conclusion dont je v\s m5ace1 cela ne me reg>de pas6 ,mais t\t en disant que cela ne v\s reg>de pas1 v\s aj\tez que la n\velle banque f]a son mti] avec prud5ce et svrit4 ,cela ne signifie ri51 ou cela veut dire qu'elle prt]a ceux qui peuv5t rpondre du remb\rsem5t4 ,mais alors que devi5t l'galit qui e/ votre idole8 et ne voyez-v\s pas qu'au lieu de r5dre les hommes gaux devant le crdit1 v\s con/ituez une 9galit plus *oquante que celle que v\s prt5dez dtruire8 ,en effet1 dans votre sy/me1 les ri*es emprunt]ont gratis1 et les pauvres ne p\rront emprunt] aucun prix4 ,qu& un ri*e se prs5t]a la banque1 on lui dira3 ,v\s tes solvable1 voil des capitaux1 n\s v\s les prtons p\r ri54 ,mais qu'un ouvri] ose se montr]4 ,on lui dira3 ,o sont vos g>anties1 vos t]res1 vos maisons1 vos m>*&ises8--,je n'ai que mes bras et ma probit4--,cela ne n\s rassure pas1 n\s devons agir avec prud5ce et svrit1 n\s ne p\vons v\s prt] gratis4--,eh bi56 prtez-n\s1 mes compagnons et moi1 aux taux de #d1 #e et #f p\r c5t1 ce s]a une prime d'assurance dont le produit c\vrira vos risques4--,y p5sez-v\s8 notre loi e/ de prt] gratis ou de ne prt] pas du t\t4 ,n\s sommes trop bons philan?ropes p\r ri5 faire pay] qui que ce soit1 pas plus au pauvre qu'au ri*e4 ,voil p\rquoi le ri*e obti5t *ez n\s du crdit gratuit1 et p\rquoi v\s n'en aurez ni en payant ni sans pay]4 ,p\r n\s faire compr5dre les m]veilles de son inv5tion1 ,m4 ,pr\dhon la s\met une preuve dcisive1 celle de la comptabilit comm]ciale4 ,il comp>e deux sy/mes4 ,dans l'un1 le travailleur emprunte gratis 7n\s v5ons de voir comm5t71 puis1 en v]tu de l'axiome1 t\t travail laisse un excdant1 il ralise #aj p\r c5t de pr(it4 ,dans l'autre1 le travailleur emprunte #aj p\r c5t4 ,l'axiome conomique ne rep>at pas1 et il s'ensuit une p]te4 ,appliquant la comptabilit ces hypo?ses1 ,m4 ,pr\dhon n\s pr\ve1 p> des *iffres1 que le travailleur e/ beauc\p plus heureux dans un cas que dans l'autre4 ,je n'avais pas beso9 de la p>tie d\ble p\r en tre conva9cu4 ,mais je fais obs]v] ,m4 ,pr\dhon que ses comptes dcid5t la "q p> la "q4 ,je n'ai jamais mis en d\te qu'il ne ft trs-agrable d'avoir1 sans ri5 pay]1 l'usage de maisons1 bi5 meubles1 de t]res bi5 prp>es1 d'outils et de ma*9es bi5 puissantes4 ,il s]ait plus agrable encore que les al\ettes n\s tombass5t t\tes rties dans la b\*e1 et qu& ,m4 ,pr\dhon v\dra1 je le lui pr\v]ai p> doit et avoir4--,la "q e/ prcism5t de savoir si t\s ces miracles sont possibles4 ,je me suis donc p]mis de faire obs]v] ,m4 ,pr\dhon que je ne conte/ais pas l'exactitude de sa comptabilit1 mais bi5 la ralit des donnes sur lesquelles elle repose4 ,sa rponse e/ curieuse3 ,telle e/ l'ess5ce de la comptabilit qu'elle ne dp5d pas de la c]titude de ses donnes4 ,elle ne s\ffre pas de donnes fausses4 ,elle e/ p> elle-mme1 et malgr la volont du comptable1 la dmon/ration de la vrit ou de la fausset de ses propres donnes3 ,c'e/ en v]tu de cette proprit que les livres du ngociant font foi en ju/ice4 ,j'en dem&e p>don ,m4 ,pr\dhon1 mais je suis =c de lui dire que la ju/ice ne se borne pas1 comme la ,c\r des comptes1 exam9] si la t5ue des livres e/ rgulire et si les comptes se balanc5t4 ,elle re*]*e de plus si l'on n'y a pas introduit des donnes fausses4 ,mais1 vraim5t1 ,m4 ,pr\dhon a une imag9ation sans p>eille p\r inv5t] des moy5s commodes de s'enri*ir1 et1 sa place1 je me ht]ais d'ab&onn] le crdit gratuit1 comme un app>eil surann1 compliqu et conte/able4 ,il e/ di/anc1 et de bi5 lo91 p> la comptabilit1 qui e/ p> elle-mme la dmon/ration de la vrit de ses propres donnes4 ,ayez deux s\s dans la po*e1 c'e/ t\t ce qu'il faut4 ,a*etez une feuille de papi]4 crivez dessus un compte simul1 le plus cali=ni5 que v\s puissiez tr\v] dans votre c]velle4 ,supposez1 p> exemple1 que v\s a*etez bon m>* et crdit un navire1 que v\s le *>gez de sable et de galets ramasss sur le rivage1 que v\s expdiez le t\t en ,anglet]re1 qu'on v\s donne en *ange un poids gal en or1 arg5t1 d5telles1 pi]res prcieuses1 co*5ille1 vanille1 p>fums1 etc42 que de ret\r en ,france les a*eteurs se disput5t votre opul5te c>gaison4 ,mettez t\t cela des *iffres4 ,dressez votre comptabilit en p>ties d\bles4 ,ayez so9 qu'elle soit exacte1--et v\s voil mme de dire de ,crsus ce que ,m4 ,ro?s*ild disait d',aguado3 ,il a laiss tr5te millions1 je le croyais plus l'aise44--,c> votre comptabilit1 si elle e/ con=me aux lois de ,m4 ,juvigny1 impliqu]a la vrit de vos donnes4 ,il n'e/ encore p>v5u ma connaissance aucun moy5 de s'enri*ir plus commode que celui-l2 si ce n'e/ p\rtant celui du fils d',eole4 ,je le recomm&e ,m4 ,pr\dhon4 ,il s'avisa d'all] dans t\s les c>ref\rs1 o il criait sans cesse1 d'une voix rauque3 ,peuples de ,btique1 v\lez-v\s tre ri*es8 ,imag9ez-v\s que je le suis beauc\p et que v\s l'tes beauc\p aussi4 ,mettez-v\s t\s les mat9s dans l'esprit que votre =tune a d\bl p5dant la nuit4 ,levez-v\s ensuite1 et si v\s avez des cranci]s1 allez les pay] avec ce que v\s aurez imag91 et dites-leur d'imag9] leur t\r#dh4 ,note #dh3 ,c,x,l,i,ie lettre p]sane4 ,mais je laisse l ,m4 ,pr\dhon1 et1 en t]m9ant cette polmique1 je m'adresse aux sociali/es1 et les adjure d'exam9] imp>tialem5t1 non au po9t de vue des capitali/es1 mais dans l'intrt des travailleurs1 les que/ions suivantes3 ,la rmunration lgitime d'un homme doit-elle tre id5tique1 soit qu'il consacre la production sa j\rne actuelle1 soit qu'il y consacre1 en outre1 des in/rum5ts1 fruit d'un travail antrieur8 ,p]sonne n'os]a le s\t5ir4 ,il y a l deux lm5ts de rmunration1 et qui peut s'en pla9dre8 ,s]a-ce l'a*eteur du produit8 ,mais qui n'aime mieux pay] #c fr4 p> j\r un m5uisi] p\rvu d'une scie1 que #b f4 #ej c4 au mme m5uisi]1 faisant des plan*es avec ses dix doigts8 ,ici les deux lm5ts de travail et de rmunration sont dans les mmes ma9s4 ,mais s'ils sont sp>s et s'associ5t1 n'e/-il pas ju/e1 utile1 9vitable que le produit se p>tage entre eux selon c]ta9es proportions8 ,qu& c'e/ le capitali/e qui fait l'entreprise ses risques1 la rmunration du travail se fixe s\v5t et se nomme salaire4 ,qu& le travailleur entrepr5d et c\rt les *ances1 c'e/ la rmunration du capital qui se fixe1 et elle se nomme intrt#di4 ,note #di3 ,voir le *ap4 ,,salaires4--,h>monies con41 tome ,,vi4 7,note de l'diteur47 ,on peut croire des arrangem5ts plus p]fectionns1 une association de risques et de rcomp5ses plus troite4 ,c'tait nagure la voie qu'explorait le socialisme4 ,cette fixit de l'un des deux t]mes lui p>aissait rtrograde4 ,je p\rrais dmontr] qu'elle e/ un progrs2 mais non e/ hic locus4 ,voici une cole--et elle se dit le socialisme t\t enti]1--qui va bi5 plus lo94 ,elle affirme que t\te rcomp5se doit tre dnie l'un des lm5ts de la production1 au capital4 ,et cette cole a crit sur son drapeau3 ,crdit gratuit la place de son anci5ne devise3 ,la proprit1 c'e/ le vol6 ,sociali/es1 j'en appelle votre bonne foi1 n'e/-ce pas un mme s5s s\s d'autres mots8 ,il n'e/ pas possible de conte/]1 en pr9cipe1 la ju/ice et l'utilit d'une rp>tition entre le capital et le travail4 ,re/e savoir quelle e/ la loi de cette rp>tition4 ,et v\s ne t>d]ez pas la tr\v] dans cette =mule3 plus l'un des deux lm5ts abonde relativem5t l'autre1 plus sa "p proportionnelle se rduit1 et rciproquem5t4 ,et s'il en e/ a9si1 la propag&e du crdit gratuit e/ une calamit p\r la classe ouvrire4 ,c>1 de mme que les capitali/es se f]ai5t tort eux-mmes si1 aprs avoir proclam l'illgitimit du salaire1 ils rduisai5t les travailleurs m\rir ou s'expatri]2 de mme1 les travailleurs se suicid5t qu&1 aprs avoir proclam l'illgitimit de l'intrt1 ils =c5t le capital disp>atre4 ,si cette doctr9e fune/e se rp&1 si la voix du suffrage univ]sel peut faire suppos] qu'elle ne t>d]a pas invoqu] le sec\rs de la loi1 c'e/--dire de la =ce organise1 n'e/-il pas vid5t que le capital effray1 m5ac de p]dre son droit t\te rcomp5se1 s]a contra9t de fuir1 de se ca*]1 de se dissip]8 ,il y aura mo9s d'entreprises de t\t g5re p\r un nombre de travailleurs re/ le mme4 ,le rsultat peut s'exprim] en deux mots3 hausse de l'intrt et baisse des salaires4 ,il y a des pessimi/es qui affirm5t que c'e/ l ce que veul5t les sociali/es3 que l'ouvri] s\ffre2 que l'ordre ne puisse r5atre2 que le pays soit t\j\rs sur le bord d'un abme4--,s'il exi/e des tres assez p]v]s p\r =m] de tels voeux1 que la socit les fltrisse et que ,dieu les juge6 ,quant moi1 je n'ai pas me prononc] sur des int5tions auxquelles1 d'ailleurs1 je ne puis croire4 ,mais je dis3 ,la gratuit du crdit1 c'e/ l'absurdit sci5tifique1 l'antagonisme des intrts1 la ha9e des classes1 la b>b>ie4 ,la lib]t du crdit1 c'e/ l'h>monie sociale1 c'e/ le droit1 c'e/ le respect de l'indp5dance et de la dignit huma9e1 c'e/ la foi dans le progrs et les de/9es de la socit4 ,,fr,d,,ric ,,ba/iat4 ,,ce ,,qu',,on ,,voit ,,et ,,ce ,,qu',,on ,,ne ,,voit ,,pas#ej4 ,note #ej3 ,ce pamphlet1 publi en juillet #ahej1 e/ le d]ni] que ,ba/iat ait crit4 ,depuis plus d'un an1 il tait promis au public4 ,voici comm5t son app>ition fut ret>de4 ,l'auteur en p]dit le manuscrit lorsqu'il transporta son domicile de la rue de ,*oiseul la rue d',alg]4 ,aprs de longues et inutiles re*]*es1 il se dcida recomm5c] entirem5t son oeuvre1 et *oisit p\r base pr9cipale de ses dmon/rations des disc\rs rcemm5t prononcs l',assemble nationale4 ,cette t*e f9ie1 il se repro*a d'avoir t trop srieux1 jeta au feu le second manuscrit et crivit celui que n\s rimprimons4 7,note de l'diteur47 ,dans la sphre conomique1 un acte1 une habitude1 une in/itution1 une loi n'eng5dr5t pas seulem5t un effet1 mais une srie d'effets4 ,de ces effets1 le premi] seul e/ immdiat2 il se manife/e simultanm5t avec sa cause1 on le voit4 ,les autres ne se dr\l5t que successivem5t1 on ne les voit pas2 heureux si on les prvoit4 ,entre un mauvais et un bon conomi/e1 voici t\te la diffr5ce3 l'un s'en ti5t l'effet visible2 l'autre ti5t compte et de l'effet qu'on voit et de ceux qu'il faut prvoir4 ,mais cette diffr5ce e/ norme1 c> il arrive presque t\j\rs que1 lorsque la consqu5ce immdiate e/ favorable1 les consqu5ces ultrieures sont fune/es1 et vice v]s4--,d'o il suit que le mauvais conomi/e p\rsuit un petit bi5 actuel qui s]a suivi d'un gr& mal v5ir1 t&is que le vrai conomi/e p\rsuit un gr& bi5 v5ir1 au risque d'un petit mal actuel4 ,du re/e1 il en e/ a9si en hygine1 en morale4 ,s\v5t1 plus le premi] fruit d'une habitude e/ d\x1 plus les autres sont am]s4 ,tmo93 la dbau*e1 la p>esse1 la prodigalit4 ,lors donc qu'un homme1 frapp de l'effet qu'on voit1 n'a pas encore appris disc]n] ceux qu'on ne voit pas1 il s'ab&onne des habitudes fune/es1 non-seulem5t p> p5*ant1 mais p> calcul4 ,ceci explique l'volution fatalem5t d\l\reuse de l'humanit4 ,l'ignorance ent\re son b]ceau2 donc elle se dt]m9e dans ses actes p> leurs premires consqu5ces1 les seules1 son orig9e1 qu'elle puisse voir4 ,ce n'e/ qu' la longue qu'elle appr5d t5ir compte des autres#ea4 ,deux matres1 bi5 div]s1 lui enseign5t cette leon3 l',expri5ce et la ,prvoyance4 ,l'expri5ce rg5te efficacem5t mais brutalem5t4 ,elle n\s in/ruit de t\s les effets d'un acte en n\s les faisant ress5tir1 et n\s ne p\vons manqu] de f9ir p> savoir que le feu brle1 =ce de n\s brl]4 ce rude docteur1 j'en v\drais1 autant que possible1 sub/itu] un plus d\x3 la ,prvoyance4 ,c'e/ p\rquoi je re*]*]ai les consqu5ces de quelques phnomnes conomiques1 opposant celles qu'on voit1 celles qu'on ne voit pas4 ,note #ea3 ,v4 le *ap4 ,,xx du tome ,,vi4 7,note de l'diteur47 ,i4 ,la ,vitre casse4 ,avez-v\s jamais t tmo9 de la fureur du bon b\rgeois ,jacques ,bonhomme1 qu& son fils t]rible e/ p>v5u cass] un c>reau de vitre8 ,si v\s avez assi/ ce spectacle1 c\p sr v\s aurez aussi con/at que t\s les assi/ants1 fuss5t-ils tr5te1 sembl5t s'tre donn le mot p\r (frir au propritaire in=tun cette consolation uni=me3 quelque *ose malheur e/ bon4 ,de tels accid5ts font all] l'indu/rie4 ,il faut que t\t le monde vive4 ,que devi5drai5t les vitri]s1 si l'on ne cassait jamais de vitres8 ,or1 il y a dans cette =mule de condolance t\te une ?orie1 qu'il e/ bon de surpr5dre flagrante delicto1 dans ce cas trs simple1 att5du que c'e/ exactem5t la mme que celle qui1 p> malheur1 rgit la plup>t de nos in/itutions conomiques4 suppos] qu'il faille dp5s] six francs p\r rp>] le dommage1 si l'on veut dire que l'accid5t fait arriv] six francs l'indu/rie vitrire1 qu'il l'enc\rage dans la mesure de six francs la susdite indu/rie2 je l'accorde1 je ne conte/e en aucune faon1 on raisonne ju/e4 ,le vitri] va v5ir1 il f]a sa besogne1 t\*]a six francs1 se frott]a les ma9s et bnira dans son coeur l'enfant t]rible4 ,c'e/ ce qu'on voit4 ,mais si1 p> voie de dduction1 on arrive conclure1 comme on le fait trop s\v5t1 qu'il e/ bon qu'on casse les vitres1 que cela fait circul] l'arg5t1 qu'il en rsulte un enc\ragem5t p\r l'indu/rie en gnral2 je suis oblig de m'cri]3 halte-l6 ,votre ?orie s'arrte ce qu'on voit1 elle ne ti5t pas compte de ce qu'on ne voit pas4 ,on ne voit pas que1 puisque notre b\rgeois a dp5s six francs une *ose1 il ne p\rra plus les dp5s] une autre4 ,on ne voit pas que s'il n'et pas eu de vitre remplac]1 il et remplac1 p> exemple1 ses s\li]s culs ou mis un livre de plus dans sa biblio?que4 ,bref1 il aurait fait de ses six francs un emploi quelconque qu'il ne f]a pas4 ,faisons donc le compte de l'indu/rie en gnral4 ,la vitre tant casse1 l'indu/rie vitrire e/ enc\rage dans la mesure de six francs2 c'e/ ce qu'on voit4 ,si la vitre n'et pas t casse1 l'indu/rie cordonnire 7ou t\te autre7 et t enc\rage dans la mesure de six francs2 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,et si l'on pr5ait en considration ce qu'on ne voit pas1 p>ce que c'e/ un fait ngatif1 aussi bi5 que ce que l'on voit1 p>ce que c'e/ un fait positif1 on compr5drait qu'il n'y a aucun intrt p\r l'indu/rie en gnral1 ou p\r l'ensemble du travail national1 ce que des vitres se cass5t ou ne se cass5t pas4 ,faisons ma9t5ant le compte de ,jacques ,bonhomme4 ,dans la premire hypo?se1 celle de la vitre casse1 il dp5se six francs1 et a1 ni plus ni mo9s que devant1 la j\issance d'une vitre4 ,dans la seconde1 celle o l'accid5t ne ft pas arriv1 il aurait dp5s six francs en *aussure et aurait eu t\t la fois la j\issance d'une paire de s\li]s et celle d'une vitre4 ,or1 comme ,jacques ,bonhomme fait p>tie de la socit1 il faut conclure de l que1 considre dans son ensemble et t\te balance faite de ses travaux et de ses j\issances1 elle a p]du la valeur de la vitre casse4 ,p> o1 en gnralisant1 n\s arrivons cette conclusion inatt5due3 la socit p]d la valeur des objets inutilem5t dtruits1--et cet aphorisme qui f]a dress] les *eveux sur la tte des protectioni/es3 ,cass]1 bris]1 dissip]1 ce n'e/ pas enc\rag] le travail national1 ou plus brivem5t3 de/ruction n'e/ pas pr(it4 ,que direz-v\s1 ,moniteur indu/riel1 que direz-v\s1 adeptes de ce bon ,m4 de ,sa9t-,*amans1 qui a calcul avec tant de prcision ce que l'indu/rie gagn]ait l'inc5die de ,p>is1 raison des maisons qu'il faudrait recon/ruire8 ,je suis f* de drang] ses +nieux calculs1 d'autant qu'il en a fait pass] l'esprit dans notre lgislation4 ,mais je le prie de les recomm5c]1 en faisant entr] en ligne de compte ce qu'on ne voit pas ct de ce qu'on voit4 ,il faut que le lecteur s'atta*e bi5 con/at] qu'il n'y a pas seulem5t deux p]sonnages1 mais trois dans le petit drame que j'ai s\mis son att5tion4 ,l'un1 ,jacques ,bonhomme1 reprs5te le ,consommateur1 rduit p> la de/ruction une j\issance au lieu de deux4 ,l'autre1 s\s la figure du ,vitri]1 n\s montre le ,producteur dont l'accid5t enc\rage l'indu/rie4 ,le troisime e/ le ,cordonni] 7ou t\t autre indu/riel7 dont le travail e/ dc\rag d'autant p> la mme cause4 ,c'e/ ce troisime p]sonnage qu'on ti5t t\j\rs dans l'ombre et qui1 p]sonnifiant ce qu'on ne voit pas1 e/ un lm5t ncessaire du problme4 ,c'e/ lui qui n\s fait compr5dre combi5 il e/ absurde de voir un pr(it dans une de/ruction4 ,c'e/ lui qui bi5tt n\s enseign]a qu'il n'e/ pas mo9s absurde de voir un pr(it dans une re/riction1 laquelle n'e/ aprs t\t qu'une de/ruction p>tielle4--,aussi1 allez au fond de t\s les argum5ts qu'on fait valoir en sa faveur1 v\s n'y tr\v]ez que la p>aphrase de ce dicton vulgaire3 ,que devi5drai5t les vitri]s1 si l'on ne cassait jamais de vitres#eb8 ,note #eb3 ,v41 au tome ,,iv1 le *ap4 ,,xx de la #are srie des ,sophismes1 p4 #ajj et suiv4 7,note de l'diteur47 ,,ii4 ,le lic5ciem5t4 ,il en e/ d'un peuple comme d'un homme4 ,qu& il veut se donn] une satisfaction1 c'e/ lui de voir si elle vaut ce qu'elle cote4 ,p\r une nation1 la ,scurit e/ le plus gr& des bi5s4 ,si1 p\r l'acqurir1 il faut mettre sur pi$ c5t mille hommes et dp5s] c5t millions1 je n'ai ri5 dire4 ,c'e/ une j\issance a*ete au prix d'un sacrifice4 ,qu'on ne se mpr5ne donc pas sur la porte de ma ?se4 ,un reprs5tant propose de lic5ci] c5t mille hommes p\r s\lag] les contribuables de c5t millions4 ,si l'on se borne lui rpondre3 ,ces c5t mille hommes et ces c5t millions sont indisp5sables la scurit nationale3 c'e/ un sacrifice2 mais1 sans ce sacrifice1 la ,france s]ait d*ire p> les factions ou envahie p> l'trang]4--,je n'ai ri5 oppos] ici cet argum5t1 qui peut tre vrai ou faux en fait1 mais qui ne r5f]me pas ?oriquem5t d'hrsie conomique4 ,l'hrsie comm5ce qu& on veut reprs5t] le sacrifice lui-mme comme un avantage1 p>ce qu'il pr(ite quelqu'un4 ,or1 je suis bi5 tromp1 ou l'auteur de la proposition ne s]a pas plus tt desc5du de la tribune qu'un orateur s'y prcipit]a p\r dire3 ,lic5ci] c5t mille hommes6 y p5sez-v\s8 ,que vont-ils dev5ir8 de quoi vivront-ils8 s]a-ce de travail8 mais ne savez-v\s pas que le travail manque p>t\t8 que t\tes les c>rires sont encombres8 ,v\lez-v\s les jet] sur la place p\r y augm5t] la concurr5ce et pes] sur le taux des salaires8 ,au mom5t o il e/ si difficile de gagn] sa pauvre vie1 n'e/-il pas heureux que l'tat donne du pa9 c5t mille individus8 ,considrez1 de plus1 que l'arme consomme du v91 des vtem5ts1 des armes1 qu'elle rp& a9si l'activit dans les fabriques1 dans les villes de g>nison1 et qu'elle e/1 en df9itive1 la ,provid5ce de ses innombrables f\rnisseurs4 ,ne frmissez-v\s pas l'ide d'anantir cet imm5se m\vem5t indu/riel8 ,ce disc\rs1 on le voit1 conclut au ma9ti5 des c5t mille soldats1 ab/raction faite des ncessits du s]vice1 et p> des considrations conomiques4 ,ce sont ces considrations seules que j'ai rfut]4 ,c5t mille hommes1 cotant aux contribuables c5t millions1 viv5t et font vivre leurs f\rnisseurs autant que c5t millions peuv5t s't5dre3 c'e/ ce qu'on voit4 ,mais c5t millions1 sortis de la po*e des contribuables1 cess5t de faire vivre ces contribuables et leurs f\rnisseurs1 autant que c5t millions peuv5t s't5dre3 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,calculez1 *iffrez1 et dites-moi o e/ le pr(it p\r la masse8 ,quant moi1 je v\s dirai o e/ la p]te1 et1 p\r simplifi]1 au lieu de p>l] de c5t mille hommes et de c5t millions1 raisonnons sur un homme et mille francs4 ,n\s voici dans le village de ,a4 ,les recruteurs font la t\rne et y enlv5t un homme4 ,les p]cepteurs font leur t\rne aussi et y enlv5t mille francs4 ,l'homme et la somme sont transports ,metz1 l'une de/9e faire vivre l'autre1 p5dant un an1 sans ri5 faire4 ,si v\s ne reg>dez que ,metz1 oh6 v\s avez c5t fois raison1 la mesure e/ trs avantageuse2 mais si vos yeux se port5t sur le village de ,a1 v\s jug]ez autrem5t1 c>1 mo9s d'tre aveugle1 v\s v]rez que ce village a p]du un travailleur et les mille francs qui rmunrai5t son travail1 et l'activit que1 p> la dp5se de ces mille francs1 il rp&ait aut\r de lui4 ,au premi] c\p d'oeil1 il semble qu'il y ait comp5sation4 ,le phnomne qui se passait au village se passe ,metz1 et voil t\t4 ,mais voici o e/ la p]te4 ,au village1 un homme b*ait et lab\rait3 c'tait un travailleur2 ,metz1 il fait des tte droite et des tte gau*e3 c'e/ un soldat4 ,l'arg5t et la circulation sont les mmes dans les deux cas2 mais1 dans l'un1 il y avait trois c5ts j\rnes de travail productif2 dans l'autre1 il y a trois c5ts j\rnes de travail improductif1 t\j\rs dans la supposition qu'une p>tie de l'arme n'e/ pas indisp5sable la scurit publique4 ,ma9t5ant1 vi5ne le lic5ciem5t4 ,v\s me signalez un surcrot de c5t mille travailleurs1 la concurr5ce /imule et la pression qu'elle ex]ce sur le taux des salaires4 ,c'e/ ce que v\s voyez4 ,mais voici ce que v\s ne voyez pas4 ,v\s ne voyez pas que r5voy] c5t mille soldats1 ce n'e/ pas anantir c5t millions1 c'e/ les remettre aux contribuables4 ,v\s ne voyez pas que jet] a9si c5t mille travailleurs sur le m>*1 c'e/ y jet]1 du mme c\p1 les c5t millions de/9s pay] leur travail2 que1 p> consqu5t1 la mme mesure qui augm5te l'(fre des bras en augm5te aussi la dem&e2 d'o il suit que votre baisse des salaires e/ illusoire4 ,v\s ne voyez pas qu'avant1 comme aprs le lic5ciem5t1 il y a dans le pays c5t millions correspondant c5t mille hommes2 que t\te la diffr5ce consi/e en ceci3 avant1 le pays livre les c5t millions aux c5t mille hommes p\r ne ri5 faire2 aprs1 il les leur livre p\r travaill]4 ,v\s ne voyez pas1 enf91 que lorsqu'un contribuable donne son arg5t1 soit un soldat en *ange de ri51 soit un travailleur en *ange de quelque *ose1 t\tes les consqu5ces ultrieures de la circulation de cet arg5t sont les mmes dans les deux cas2 seulem5t1 dans le second cas1 le contribuable reoit quelque *ose1 dans le premi]1 il ne reoit ri54--,rsultat3 une p]te s*e p\r la nation4 ,le sophisme que je combats ici ne rsi/e pas l'preuve de la progression1 qui e/ la pi]re de t\*e des pr9cipes4 ,si1 t\t comp5s1 t\s intrts exam9s1 il y a pr(it national augm5t] l'arme1 p\rquoi ne pas enrl] s\s les drapeaux t\te la population virile du pays8 ,,iii4 ,l',impt4 ,ne v\s e/-il jamais arriv d'ent5dre dire3 ,l'impt1 c'e/ le meilleur placem5t2 c'e/ une rose fcondante8 ,voyez combi5 de familles il fait vivre1 et suivez1 p> la p5se1 ses rico*ets sur l'indu/rie3 c'e/ l'inf9i1 c'e/ la vie4 ,p\r combattre cette doctr9e1 je suis oblig de reproduire la rfutation prcd5te4 ,l'conomie politique sait bi5 que ses argum5ts ne sont pas assez div]tissants p\r qu'on en puisse dire3 ,repetita plac5t4 ,aussi1 comme ,basile1 elle a arrang le prov]be son usage1 bi5 conva9cue que dans sa b\*e1 ,repetita doc5t4 ,les avantages que les fonctionnaires tr\v5t m>g]1 c'e/ ce qu'on voit4 ,le bi5 qui en rsulte p\r leurs f\rnisseurs1 c'e/ ce qu'on voit encore4 ,cela crve les yeux du corps4 ,mais le dsavantage que les contribuables pr\v5t se libr]1 c'e/ ce qu'on ne voit pas1 et le dommage qui en rsulte p\r leurs f\rnisseurs1 c'e/ ce qu'on ne voit pas davantage1 bi5 que cela dt saut] aux yeux de l'esprit4 ,qu& un fonctionnaire dp5se son pr(it c5t s\s de plus1 cela implique qu'un contribuable dp5se son pr(it c5t s\s de mo9s4 ,mais la dp5se du fonctionnaire se voit1 p>ce qu'elle se fait2 t&is que celle du contribuable ne se voit pas1 p>ce que1 hlas6 on l'emp*e de se faire4 ,v\s comp>ez la nation une t]re dess*e et l'impt une pluie fconde4 ,soit4 ,mais v\s devriez v\s dem&] aussi o sont les s\rces de cette pluie1 et si ce n'e/ pas prcism5t l'impt qui pompe l'humidit du sol et le dess*e4 ,v\s devriez v\s dem&] encore s'il e/ possible que le sol reoive autant de cette eau prcieuse p> la pluie qu'il en p]d p> l'vaporation8 ,ce qu'il y a de trs-positif1 c'e/ que1 qu& ,jacques ,bonhomme compte c5t s\s au p]cepteur1 il ne reoit ri5 en ret\r4 ,qu&1 ensuite1 un fonctionnaire dp5sant ces c5t s\s1 les r5d ,jacques ,bonhomme1 c'e/ contre une valeur gale en bl ou en travail4 ,le rsultat df9itif e/ p\r ,jacques ,bonhomme une p]te de c9q francs4 ,il e/ trs-vrai que s\v5t1 le plus s\v5t si l'on veut1 le fonctionnaire r5d ,jacques ,bonhomme un s]vice quival5t4 ,en ce cas1 il n'y a pas p]te de "p ni d'autre1 il n'y a qu'*ange4 ,aussi1 mon argum5tation ne s'adresse-t-elle nullem5t aux fonctions utiles4 ,je dis ceci3 si v\s v\lez crer une fonction1 pr\vez son utilit4 ,dmontrez qu'elle vaut ,jacques ,bonhomme1 p> les s]vices qu'elle lui r5d1 l'quival5t de ce qu'elle lui cote4 ,mais1 ab/raction faite de cette utilit intr9sque1 n'invoquez pas comme argum5t l'avantage qu'elle confre au fonctionnaire1 sa famille et ses f\rnisseurs2 n'allguez pas qu'elle favorise le travail4 ,qu& ,jacques ,bonhomme donne c5t s\s un fonctionnaire contre un s]vice rellem5t utile1 c'e/ exactem5t comme qu& il donne c5t s\s un cordonni] contre une paire de s\li]s4 ,donnant donnant1 p>tant quittes4 ,mais1 qu& ,jacques ,bonhomme livre c5t s\s un fonctionnaire1 p\r n'en recevoir aucun s]vice ou mme p\r en recevoir des vexations1 c'e/ comme s'il les livrait un voleur4 ,il ne s]t de ri5 de dire que le fonctionnaire dp5s]a ces c5t s\s au gr& pr(it du travail national2 autant en et fait le voleur2 autant en f]ait ,jacques ,bonhomme s'il n'et r5contr sur son *em9 ni le p>asite extralgal ni le p>asite lgal4 ,habituons-n\s donc ne pas jug] des *oses seulem5t p> ce qu'on voit1 mais encore p> ce qu'on ne voit pas4 ,l'an pass1 j'tais du ,comit des f9ances1 c>1 s\s la ,con/ituante1 les membres de l'opposition n'tai5t pas sy/matiquem5t exclus de t\tes les ,commissions2 en cela1 la ,con/ituante agissait sagem5t4 ,n\s avons ent5du ,m4 ,?i]s dire3 ,j'ai pass ma vie combattre les hommes du p>ti lgitimi/e et du p>ti prtre4 ,depuis que le dang] commun n\s a rappro*s1 depuis que je les frqu5te1 que je les connais1 que n\s n\s p>lons coeur coeur1 je me suis ap]u que ce ne sont pas les mon/res que je m'tais figurs4 ,oui1 les dfiances s'exagr5t1 les ha9es s'exalt5t entre les p>tis qui ne se ml5t pas2 et si la majorit laissait pntr] dans le se9 des ,commissions quelques membres de la m9orit1 peut-tre reconnatrait-on1 de "p et d'autre1 que les ides ne sont pas aussi loignes et surt\t les int5tions aussi p]v]ses qu'on le suppose4 ,quoi qu'il en soit1 l'an pass1 j'tais du ,comit des f9ances4 ,*aque fois qu'un de nos collgues p>lait de fix] un *iffre modr le traitem5t du ,prsid5t de la ,rpublique1 des m9i/res1 des ambassadeurs1 on lui rpondait3 ,p\r le bi5 mme du s]vice1 il faut ent\r] c]ta9es fonctions d'clat et de dignit4 ,c'e/ le moy5 d'y appel] les hommes de mrite4 ,d'innombrables in=tunes s'adress5t au ,prsid5t de la ,rpublique1 et ce s]ait le plac] dans une position pnible que de le =c] t\j\rs refus]4 ,une c]ta9e reprs5tation dans les salons m9i/riels et diplomatiques e/ un des r\ages des g\v]nem5ts con/itutionnels1 etc41 etc4 ,quoique de tels argum5ts puiss5t tre controv]ss1 ils mrit5t c]ta9em5t un srieux exam54 ,ils sont fonds sur l'intrt public1 bi5 ou mal apprci2 et1 quant moi1 j'en fais plus de cas que beauc\p de nos ,catons1 mus p> un esprit troit de ls9]ie ou de jal\sie4 ,mais ce qui rvolte ma consci5ce d'conomi/e1 ce qui me fait r\gir p\r la r5omme intellectuelle de mon pays1 c'e/ qu& on en vi5t 7ce quoi on ne manque jamais7 cette banalit1 absurde1 et t\j\rs favorablem5t accueillie3 ,d'ailleurs1 le luxe des gr&s fonctionnaires enc\rage les arts1 l'indu/rie1 le travail4 ,le *ef de l'tat et ses m9i/res ne peuv5t donn] des fe/9s et des soires sans faire circul] la vie dans t\tes les ve9es du corps social4 ,rduire leurs traitem5ts1 c'e/ affam] l'indu/rie p>isi5ne et1 p> contre-c\p1 l'indu/rie nationale4 ,de grce1 ,messieurs1 respectez au mo9s l'ari?mtique et ne v5ez pas dire devant l',assemble nationale de ,france1 de peur qu' sa honte elle ne v\s appr\ve1 qu'une addition donne une somme diffr5te1 selon qu'on la fait de haut en bas ou de bas en haut4 ,quoi6 je vais m'arrang] avec un t]rassi] p\r qu'il fasse une rigole dans mon *amp1 moy5nant c5t s\s4 ,au mom5t de conclure le p]cepteur me pr5d mes c5t s\s et les fait pass] au m9i/re de l'intrieur2 mon m>* e/ rompu1 mais ,m4 le m9i/re aj\t]a un plat de plus son dn]4 ,sur quoi1 v\s osez affirm] que cette dp5se (ficielle e/ un surcrot aj\t l'indu/rie nationale6 ,ne compr5ez-v\s pas qu'il n'y a l qu'un simple dplacem5t de satisfaction et de travail8 ,un m9i/re a sa table mieux g>nie1 c'e/ vrai2 mais un agriculteur a un *amp mo9s bi5 dess*1 et c'e/ t\t aussi vrai4 ,un traiteur p>isi5 a gagn c5t s\s1 je v\s l'accorde2 mais accordez-moi qu'un t]rassi] prov9cial a manqu de gagn] c9q francs4 ,t\t ce qu'on peut dire1 c'e/ que le plat (ficiel et le traiteur satisfait1 c'e/ ce qu'on voit2 le *amp noy et le t]rassi] dsoeuvr1 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,bon ,dieu6 que de pe9e pr\v]1 en conomie politique1 que deux et deux font quatre2 et1 si v\s y p>v5ez1 on s'crie3 c'e/ si clair que c'en e/ ennuyeux4--,puis on vote comme si v\s n'aviez ri5 pr\v du t\t4 ,,iv4 ,?tres1 ,beaux-arts4 ,l'tat doit-il subv5tionn] les arts8 ,il y a c]tes beauc\p dire ,p\r et ,contre4 ,en faveur du sy/me des subv5tions1 on peut dire que les arts l>giss5t1 lv5t et potis5t l'me d'une nation1 qu'ils l'arra*5t des proccupations matrielles1 lui donn5t le s5tim5t du beau1 et ragiss5t a9si favorablem5t sur ses manires1 ses c\tumes1 ses moeurs et mme sur son indu/rie4 ,on peut se dem&] o en s]ait la musique en ,france1 sans le ,?tre-,itali5 et le ,cons]vatoire2 l'art dramatique1 sans le ,?tre-,franais2 la pe9ture et la sculpture1 sans nos collections et nos muses4 ,on peut all] plus lo9 et se dem&] si1 sans la c5tralisation et p> consqu5t la subv5tion des beaux-arts1 ce gt exquis se s]ait dvelopp1 qui e/ le noble apanage du travail franais et impose ses produits l'univ]s enti]4 ,en prs5ce de tels rsultats1 ne s]ait-ce pas une haute imprud5ce que de r5onc] cette modique cotisation de t\s les citoy5s qui1 en df9itive1 ralise1 au milieu de l',europe1 leur supriorit et leur gloire8 ces raisons et bi5 d'autres1 dont je ne conte/e pas la =ce1 on peut en oppos] de non mo9s puissantes4 ,il y a d'abord1 p\rrait-on dire1 une "q de ju/ice di/ributive4 ,le droit du lgislateur va-t-il jusqu' br*] le salaire de l'artisan p\r con/itu] un supplm5t de pr(its l'arti/e8 ,m4 ,lam>t9e disait3 ,si v\s supprimez la subv5tion d'un ?tre1 o v\s arrt]ez-v\s dans cette voie1 et ne s]ez-v\s pas logiquem5t entrans supprim] vos ,facults1 vos ,muses1 vos ,in/ituts1 vos ,biblio?ques8 ,on p\rrait rpondre3 ,si v\s v\lez subv5tionn] t\t ce qui e/ bon et utile1 o v\s arrt]ez-v\s dans cette voie1 et ne s]ez-v\s pas entrans logiquem5t con/itu] une li/e civile l'agriculture1 l'indu/rie1 au comm]ce1 la bi5faisance1 l'in/ruction8 ,ensuite1 e/-il c]ta9 que les subv5tions favoris5t le progrs de l'art8 ,c'e/ une "q qui e/ lo9 d'tre rsolue1 et n\s voyons de nos yeux que les ?tres qui prospr5t sont ceux qui viv5t de leur propre vie4 ,enf91 s'levant des considrations plus hautes1 on peut faire obs]v] que les beso9s et les dsirs naiss5t les uns des autres et s'lv5t dans des rgions de plus en plus pures#ec1 mesure que la ri*esse publique p]met de les satisfaire2 que le g\v]nem5t n'a po9t se ml] de cette correspondance1 puisque1 dans un tat donn de la =tune actuelle1 il ne saurait /imul]1 p> l'impt1 les indu/ries de luxe sans froiss] les indu/ries de ncessit1 int]v]tissant a9si la m>*e naturelle de la civilisation4 ,on peut faire obs]v] que ces dplacem5ts artificiels des beso9s1 des gts1 du travail et de la population1 plac5t les peuples dans une situation prcaire et dang]euse1 qui n'a plus de base solide4 ,note #ec3 ,v4 le *ap4 ,,iii du tome ,,vi4 7,note de l'diteur47 ,voil quelques-unes des raisons qu'allgu5t les adv]saires de l'int]v5tion de l'tat1 en ce qui conc]ne l'ordre dans lequel les citoy5s croi5t devoir satisfaire leurs beso9s et leurs dsirs1 et p> consqu5t dirig] leur activit4 ,je suis de ceux1 je l'av\e1 qui p5s5t que le *oix1 l'impulsion doit v5ir d'en bas1 non d'en haut1 des citoy5s1 non du lgislateur2 et la doctr9e contraire me semble conduire l'anantissem5t de la lib]t et de la dignit huma9es4 ,mais1 p> une dduction aussi fausse qu'inju/e1 sait-on de quoi on accuse les conomi/es8 c'e/1 qu& n\s rep\ssons la subv5tion1 de rep\ss] la *ose mme qu'il s'agit de subv5tionn]1 et d'tre les ennemis de t\s les g5res d'activit1 p>ce que n\s v\lons que ces activits1 d'une "p soi5t libres1 et de l'autre *]*5t en elles-mmes leur propre rcomp5se4 ,a9si1 dem&ons-n\s que l'tat n'int]vi5ne pas1 p> l'impt1 dans les matires religieuses8 n\s sommes des a?es4 ,dem&ons-n\s que l'tat n'int]vi5ne pas1 p> l'impt1 dans l'ducation8 n\s hassons les lumires4 ,disons-n\s que l'tat ne doit pas donn]1 p> l'impt1 une valeur factice au sol1 tel ordre d'indu/rie8 n\s sommes les ennemis de la proprit et du travail4 ,p5sons-n\s que l'tat ne doit pas subv5tionn] les arti/es8 n\s sommes des b>b>es qui jugeons les arts inutiles4 ,je prote/e ici de t\tes mes =ces contre ces dductions4 ,lo9 que n\s entret5ions l'absurde p5se d'anantir la religion1 l'ducation1 la proprit1 le travail et les arts qu& n\s dem&ons que l'tat protge le libre dveloppem5t de t\s ces ordres d'activit huma9e1 sans les s\doy] aux dp5s les uns des autres1 n\s croyons au contraire que t\tes ces =ces vives de la socit se dvelopp]ai5t h>monieusem5t s\s l'influ5ce de la lib]t1 qu'aucune d'elles ne devi5drait1 comme n\s le voyons auj\rd'hui1 une s\rce de tr\bles1 d'abus1 de tyrannie et de dsordre4 ,nos adv]saires croi5t qu'une activit qui n'e/ ni s\doye ni rglem5te e/ une activit anantie4 ,n\s croyons le contraire4 ,leur foi e/ dans le lgislateur1 non dans l'humanit4 ,la ntre e/ dans l'humanit1 non dans le lgislateur4 ,a9si1 ,m4 ,lam>t9e disait3 ,au nom de ce pr9cipe1 il faut abolir les expositions publiques qui font l'honneur et la ri*esse de ce pays4 ,je rponds ,m4 ,lam>t9e3 votre po9t de vue1 ne pas subv5tionn] c'e/ abolir1 p>ce que1 p>tant de cette donne que ri5 n'exi/e que p> la volont de l'tat1 v\s en concluez que ri5 ne vit que ce que l'impt fait vivre4 ,mais je ret\rne contre v\s l'exemple que v\s avez *oisi1 et je v\s fais obs]v] que la plus gr&e1 la plus noble des expositions1 celle qui e/ conue dans la p5se la plus librale1 la plus univ]selle1 et je puis mme me s]vir du mot humanitaire1 qui n'e/ pas ici exagr1 c'e/ l'exposition qui se prp>e ,londres1 la seule dont aucun g\v]nem5t ne se mle et qu'aucun impt ne s\doie4 ,rev5ant aux beaux-arts1 on peut1 je le rpte1 allgu] p\r et contre le sy/me des subv5tions des raisons puissantes4 ,le lecteur compr5d que1 d'aprs l'objet spcial de cet crit1 je n'ai ni expos] ces raisons1 ni dcid] entre elles4 ,mais ,m4 ,lam>t9e a mis en avant un argum5t que je ne puis pass] s\s sil5ce1 c> il r5tre dans le c]cle trs-prcis de cette tude conomique4 ,il a dit3 ,la "q conomique1 en matire de ?tres1 se rsume en un seul mot3 c'e/ du travail4 ,peu importe la nature de ce travail1 c'e/ un travail aussi fcond1 aussi productif que t\te autre nature de travaux dans une nation4 ,les ?tres1 v\s le savez1 ne n\rriss5t pas mo9s1 ne sal>i5t pas mo9s1 en ,france1 de quatre-v+t mille ouvri]s de t\te nature1 pe9tres1 maons1 dcorateurs1 co/umi]s1 ar*itectes1 etc41 qui sont la vie mme et le m\vem5t de plusieurs qu>ti]s de cette capitale1 et1 ce titre1 ils doiv5t obt5ir vos sympa?ies6 ,vos sympa?ies6--traduisez3 vos subv5tions4 ,et plus lo93 ,les plaisirs de ,p>is sont le travail et la consommation des dp>tem5ts1 et les luxes du ri*e sont le salaire et le pa9 de deux c5t mille ouvri]s de t\te espce1 vivant de l'indu/rie si multiple des ?tres sur la surface de la ,rpublique1 et recevant de ces plaisirs nobles1 qui illu/r5t la ,france1 l'alim5t de leur vie et le ncessaire de leurs familles et de leurs enfants4 ,c'e/ eux que v\s donn]ez ces #fj1jjj fr4 7,trs-bi56 trs-bi56 m>ques nombreuses d'approbation47 ,p\r moi1 je suis =c de dire3 trs-mal6 trs-mal6 en re/reignant1 bi5 ent5du1 la porte de ce jugem5t l'argum5t conomique dont il e/ ici "q4 ,oui1 c'e/ aux ouvri]s des ?tres qu'iront1 du mo9s en p>tie1 les #fj1jjj fr4 dont il s'agit4 ,quelques bribes p\rront bi5 s'g>] en *em94 ,mme1 si l'on scrutait la *ose de prs1 peut-tre dc\vrirait-on que le gteau pr5dra une autre r\te2 heureux les ouvri]s s'il leur re/e quelques miettes6 ,mais je veux bi5 admettre que la subv5tion entire ira aux pe9tres1 dcorateurs1 co/umi]s1 coiffeurs1 etc4 ,c'e/ ce qu'on voit4 ,mais d'o vi5t-elle8 ,voil le rev]s de la "q1 t\t aussi important exam9] que la face4 ,o e/ la s\rce de ces #fj1jjj fr48 ,et o irai5t-ils1 si un vote lgislatif ne les dirigeait d'abord v]s la rue ,rivoli et de l v]s la rue ,gr5elie8 ,c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,assurm5t nul n'os]a s\t5ir que le vote lgislatif a fait clore cette somme dans l'urne du scrut92 qu'elle e/ une pure addition faite la ri*esse nationale2 que1 sans ce vote miraculeux1 ces soixante mille francs euss5t t jamais invisibles et impalpables4 ,il faut bi5 admettre que t\t ce qu'a pu faire la majorit1 c'e/ de dcid] qu'ils s]ai5t pris quelque "p p\r tre envoys quelque "p1 et qu'ils ne recevrai5t une de/9ation que p>ce qu'ils s]ai5t dt\rns d'une autre4 ,la *ose tant a9si1 il e/ clair que le contribuable qui aura t tax un franc1 n'aura plus ce franc sa disposition4 ,il e/ clair qu'il s]a priv d'une satisfaction dans la mesure d'un franc1 et que l'ouvri]1 quel qu'il soit1 qui la lui aurait procure1 s]a priv de salaire dans la mme mesure4 ,ne n\s faisons donc pas cette purile illusion de croire que le vote du #af mai aj\te quoi que ce soit au bi5-tre et au travail national4 ,il dplace les j\issances1 il dplace les salaires1 voil t\t4 ,dira-t-on qu' un g5re de satisfaction et un g5re de travail1 il sub/itue des satisfactions et des travaux plus urg5ts1 plus moraux1 plus raisonnables8 ,je p\rrais lutt] sur ce t]ra94 ,je p\rrais dire3 ,en arra*ant #fj1jjj fr4 aux contribuables1 v\s dim9uez les salaires des lab\reurs1 t]rassi]s1 *>p5ti]s1 =g]ons1 et v\s augm5tez d'autant les salaires des *anteurs1 coiffeurs1 dcorateurs et co/umi]s4 ,ri5 ne pr\ve que cette d]nire classe soit plus intressante que l'autre4 ,m4 ,lam>t9e ne l'allgue pas4 ,il dit lui-mme que le travail des ?tres e/ aussi fcond1 aussi productif et non plus que t\t autre1 ce qui p\rrait encore tre conte/2 c> la meilleure preuve que le second n'e/ pas aussi fcond que le premi]1 c'e/ que celui-ci e/ appel s\doy] celui-l4 ,mais cette comp>aison entre la valeur et le mrite intr9sque des div]ses natures de travaux n'entre pas dans mon sujet actuel4 ,t\t ce que j'ai faire ici1 c'e/ de montr] que si ,m4 ,lam>t9e et les p]sonnes qui ont applaudi son argum5tation ont vu1 de l'oeil gau*e1 les salaires gagns p> les f\rnisseurs des comdi5s1 ils aurai5t d voir1 de l'oeil droit1 les salaires p]dus p\r les f\rnisseurs des contribuables2 faute de quoi1 ils se sont exposs au ridicule de pr5dre un dplacem5t p\r un ga94 ,s'ils tai5t consqu5ts leur doctr9e1 ils dem&]ai5t des subv5tions l'inf9i2 c> ce qui e/ vrai d'un franc et de #fj1jjj fr41 e/ vrai1 dans des circon/ances id5tiques1 d'un milli>d de francs4 ,qu& il s'agit d'impts1 messieurs1 pr\vez-en l'utilit p> des raisons tires du fond1 mais non po9t p> cette mal5contreuse ass]tion3 ,les dp5ses publiques font vivre la classe ouvrire4 ,elle a le tort de dissimul] un fait ess5tiel1 savoir1 que les dp5ses publiques se sub/itu5t t\j\rs des dp5ses prives1 et que1 p> consqu5t1 elles font bi5 vivre un ouvri] au lieu d'un autre1 mais n'aj\t5t ri5 au lot de la classe ouvrire prise en masse4 ,votre argum5tation e/ =t de mode1 mais elle e/ trop absurde p\r que la raison n'en ait pas raison4 ,v4 ,travaux publics4 ,qu'une nation1 aprs s'tre assure qu'une gr&e entreprise doit pr(it] la communaut1 la fasse excut] sur le produit d'une cotisation commune1 ri5 de plus naturel4 ,mais la pati5ce m'*appe1 je l'av\e1 qu& j'ent5ds allgu] l'appui d'une telle rsolution cette bvue conomique3 ,c'e/ d'ailleurs le moy5 de crer du travail p\r les ouvri]s4 ,l'tat ouvre un *em91 btit un palais1 r$resse une rue1 p]ce un canal2 p> l1 il donne du travail c]ta9s ouvri]s1 c'e/ ce qu'on voit2 mais il prive de travail c]ta9s autres ouvri]s1 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,voil la r\te en c\rs d'excution4 ,mille ouvri]s arriv5t t\s les mat9s1 se retir5t t\s les soirs1 emport5t leur salaire1 cela e/ c]ta94 ,si la r\te n'et pas t dcrte1 si les fonds n'euss5t pas t vots1 ces braves g5s n'euss5t r5contr l ni ce travail ni ce salaire2 cela e/ c]ta9 encore4 ,mais e/-ce t\t8 ,l'opration1 dans son ensemble1 n'embrasse-t-elle pas autre *ose8 ,au mom5t o ,m4 ,dup9 prononce les p>oles sacram5telles3 ,l',assemble a adopt1 les millions desc5d5t-ils miraculeusem5t sur un rayon de la lune dans les c(fres de ,,mm4 ,f\ld et ,b9eau8 ,p\r que l'volution1 comme on dit1 soit complte1 ne faut-il pas que l'tat organise la recette aussi bi5 que la dp5se8 qu'il mette ses p]cepteurs en campagne et ses contribuables contribution8 tudiez donc la "q dans ses deux lm5ts4 ,t\t en con/atant la de/9ation que l'tat donne aux millions vots1 ne ngligez pas de con/at] aussi la de/9ation que les contribuables aurai5t donne--et ne peuv5t plus donn]-- ces mmes millions4 ,alors1 v\s compr5drez qu'une entreprise publique e/ une mdaille deux rev]s4 ,sur l'une figure un ouvri] occup1 avec cette devise3 ,ce qu'on voit2 sur l'autre1 un ouvri] inoccup1 avec cette devise ,ce qu'on ne voit pas4 ,le sophisme que je combats dans cet crit e/ d'autant plus dang]eux1 appliqu aux travaux publics1 qu'il s]t ju/ifi] les entreprises et les prodigalits les plus folles4 ,qu& un *em9 de f] ou un pont ont une utilit relle1 il suffit d'invoqu] cette utilit4 ,mais si on ne le peut1 que fait-on8 ,on a rec\rs cette my/ification3 ,il faut procur] de l'ouvrage aux ouvri]s4 ,cela dit1 on ordonne de faire et de dfaire les t]rasses du ,*amp de ,m>s4 ,le gr& ,napolon1 on le sait1 croyait faire oeuvre philan?ropique en faisant creus] et combl] des fosss4 ,il disait aussi3 ,qu'importe le rsultat8 ,il ne faut voir que la ri*esse rp&ue p>mi les classes laborieuses4 ,allons au fond des *oses4 ,l'arg5t n\s fait illusion4 ,dem&] le conc\rs1 s\s =me d'arg5t1 de t\s les citoy5s une oeuvre commune1 c'e/ en ralit leur dem&] un conc\rs en nature2 c> *acun d'eux se procure1 p> le travail1 la somme laquelle il e/ tax4 ,or1 que l'on runisse t\s les citoy5s p\r leur faire excut]1 p> pre/ation1 une oeuvre utile t\s1 cela p\rrait se compr5dre2 leur rcomp5se s]ait dans les rsultats de l'oeuvre elle-mme4 ,mais qu'aprs les avoir convoqus1 on les assujettisse faire des r\tes o nul ne pass]a1 des palais que nul n'habit]a1 et cela1 s\s prtexte de leur procur] du travail3 voil qui s]ait absurde et ils s]ai5t1 c]tes1 fonds object]3 ,de ce travail-l n\s n'avons que faire1 n\s aimons mieux travaill] p\r notre propre compte4 ,le procd qui consi/e faire conc\rir les citoy5s en arg5t et non en travail ne *ange ri5 ces rsultats gnraux4 ,seulem5t1 p> ce d]ni] procd1 la p]te se rp>tirait sur t\t le monde4 ,p> le premi]1 ceux que l'tat occupe *app5t leur "p de p]te1 en raj\tant celle que leurs compatriotes ont dj subir4 ,il y a un article de la ,con/itution qui porte3 ,la socit favorise et enc\rage le dveloppem5t du travail444 p> l'tablissem5t p> l'tat1 les dp>tem5ts et les communes1 de travaux publics propres employ] les bras inoccups4 ,comme mesure temporaire1 dans un temps de crise1 p5dant un hiv] rig\reux1 cette int]v5tion du contribuable peut avoir de bons effets4 ,elle agit dans le mme s5s que les assurances4 ,elle n'aj\te ri5 au travail ni au salaire1 mais elle pr5d du travail et des salaires sur les temps ord9aires p\r en dot]1 avec p]te il e/ vrai1 des poques difficiles4 ,comme mesure p]man5te1 gnrale1 sy/matique1 ce n'e/ autre *ose qu'une my/ification ru9euse1 une impossibilit1 une contradiction qui montre un peu de travail /imul qu'on voit1 et ca*e beauc\p de travail emp* qu'on ne voit pas4 ,,vi4 ,les int]mdiaires4 ,la socit e/ l'ensemble des s]vices que les hommes se r5d5t =cm5t ou volontairem5t les uns aux autres1 c'e/--dire des s]vices publics et des s]vices privs4 ,les premi]s1 imposs et rglem5ts p> la loi1 qu'il n'e/ pas t\j\rs ais de *ang] qu& il le faudrait1 peuv5t survivre longtemps1 avec elle1 leur propre utilit1 et cons]v] encore le nom de s]vices publics1 mme qu& ils ne sont plus des s]vices du t\t1 mme qu& ils ne sont plus que de publiques vexations4 ,les seconds sont du doma9e de la volont1 de la responsabilit individuelle4 ,*acun en r5d et en reoit ce qu'il veut1 ce qu'il peut1 aprs dbat contradictoire4 ,ils ont t\j\rs p\r eux la prsomption d'utilit relle1 exactem5t mesure p> leur valeur comp>ative4 ,c'e/ p\rquoi ceux-l sont si s\v5t frapps d'immobilisme1 t&is que ceux-ci obiss5t la loi du progrs4 ,p5dant que le dveloppem5t exagr des s]vices publics1 p> la dp]dition de =ces qu'il entrane1 t5d con/itu] au se9 de la socit un fune/e p>asitisme1 il e/ assez s+uli] que plusieurs sectes mod]nes1 attribuant ce c>actre aux s]vices libres et privs1 *]*5t trans=m] les pr(essions en fonctions4 ,ces sectes s'lv5t avec =ce contre ce qu'elles nomm5t les int]mdiaires4 ,elles supprim]ai5t volonti]s le capitali/e1 le banqui]1 le spculateur1 l'entrepr5eur1 le m>*& et le ngociant1 les accusant de s'int]pos] entre la production et la consommation p\r les ranonn] t\tes deux1 sans leur r5dre aucune valeur4--,ou plutt elles v\drai5t transfr] l'tat l'oeuvre qu'ils accompliss5t1 c> cette oeuvre ne saurait tre supprime4 ,le sophisme des sociali/es sur ce po9t consi/e montr] au public ce qu'il paye aux int]mdiaires en *ange de leurs s]vices1 et lui ca*] ce qu'il faudrait pay] l'tat4 ,c'e/ t\j\rs la lutte entre ce qui frappe les yeux et ce qui ne se montre qu' l'esprit1 entre ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas4 ,ce fut surt\t en #ahdg et l'occasion de la disette que les coles sociali/es *]*r5t et russir5t popul>is] leur fune/e ?orie4 ,elles savai5t bi5 que la plus absurde propag&e a t\j\rs quelques *ances auprs des hommes qui s\ffr5t2 malesuada fames4 ,donc1 l'aide des gr&s mots3 ,exploitation de l'homme p> l'homme1 spculation sur la faim1 accap>em5t1 elles se mir5t dnigr] le comm]ce et jet] un voile sur ses bi5faits4 ,p\rquoi1 disai5t-elles1 laiss] aux ngociants le so9 de faire v5ir des subsi/ances des tats-,unis et de la ,crime8 ,p\rquoi l'tat1 les dp>tem5ts1 les communes n'organis5t-ils pas un s]vice d'approvisionnem5t et des magas9s de rs]ve8 ,ils v5drai5t au prix de revi5t1 et le peuple1 le pauvre peuple s]ait affran*i du tribut qu'il paye au comm]ce libre1 c'e/--dire g/e1 individuali/e et an>*ique4 ,le tribut que le peuple paye au comm]ce1 c'e/ ce qu'on voit4 ,le tribut que le peuple pay]ait l'tat ou ses ag5ts1 dans le sy/me sociali/e1 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,en quoi consi/e ce prt5du tribut que le peuple paye au comm]ce8 ,en ceci3 que deux hommes se r5d5t rciproquem5t s]vice1 en t\te lib]t1 s\s la pression de la concurr5ce et prix dbattu4 ,qu& l'e/omac qui a faim e/ ,p>is et que le bl qui peut le satisfaire e/ ,odessa1 la s\ffrance ne peut cess] que le bl ne se rappro*e de l'e/omac4 ,il y a trois moy5s p\r que ce rappro*em5t s'opre3 #a ,les hommes affams peuv5t all] eux-mmes *]*] le bl2 #b ils peuv5t s'en remettre ceux qui font ce mti]2 #c ils peuv5t se cotis] et *>g] des fonctionnaires publics de l'opration4 ,de ces trois moy5s1 quel e/ le plus avantageux8 ,en t\t temps1 en t\t pays1 et d'autant plus qu'ils sont plus libres1 plus clairs1 plus exprim5ts1 les hommes ayant volontairem5t *oisi le second1 j'av\e que cela suffit p\r mettre1 mes yeux1 la prsomption de ce ct4 ,mon esprit se refuse admettre que l'humanit en masse se trompe sur un po9t qui la t\*e de si prs#ed4 ,note #ed3 ,l'auteur a s\v5t invoqu la prsomption de vrit qui s'atta*e au cons5tem5t univ]sel manife/ p> la pratique de t\s les hommes4 ,v4 notamm5t au tome ,,iv1 page #gi1 le *ap4 ,,xiii des ,sophismes1 puis la page #dda2 et1 au tome ,,vi1 l'app5dice au *ap4 ,,vi1 intitul1 ,moralit de la ri*esse4 7,note de l'diteur47 ,exam9ons cep5dant4 ,que tr5te-six millions de citoy5s p>t5t p\r all] *]*] ,odessa le bl dont ils ont beso91 cela e/ videmm5t inexcutable4 ,le premi] moy5 ne vaut ri54 ,les consommateurs ne peuv5t agir p> eux-mmes1 =ce leur e/ d'avoir rec\rs des int]mdiaires1 fonctionnaires ou ngociants4 ,rem>quons cep5dant que ce premi] moy5 s]ait le plus naturel4 ,au fond1 c'e/ celui qui a faim d'all] *]*] son bl4 ,c'e/ une pe9e qui le reg>de2 c'e/ un s]vice qu'il se doit lui-mme4 ,si un autre1 quelque titre que ce soit1 lui r5d ce s]vice et pr5d cette pe9e p\r lui1 cet autre a droit une comp5sation4 ,ce que je dis ici1 c'e/ p\r con/at] que les s]vices des int]mdiaires port5t en eux le pr9cipe de la rmunration4 ,quoi qu'il en soit1 puisqu'il faut rec\rir ce que les sociali/es nomm5t un p>asite1 quel e/1 du ngociant ou du fonctionnaire1 le p>asite le mo9s exigeant8 ,le comm]ce 7je le suppose libre1 sans quoi comm5t p\rrais-je raisonn]871 le comm]ce1 dis-je1 e/ port1 p> intrt1 tudi] les saisons1 con/at] j\r p> j\r l'tat des rcoltes1 recevoir des in=mations de t\s les po9ts du globe1 prvoir les beso9s1 se prcautionn] d'avance4 ,il a des navires t\t prts1 des correspondants p>t\t1 et son intrt immdiat e/ d'a*et] au meilleur m>* possible1 d'conomis] sur t\s les dtails de l'opration1 et d'atte9dre les plus gr&s rsultats avec les mo9dres ef=ts4 ,ce ne sont pas seulem5t les ngociants franais1 mais les ngociants du monde enti] qui s'occup5t de l'approvisionnem5t de la ,france p\r le j\r du beso92 et si l'intrt les porte inv9ciblem5t remplir leur t*e aux mo9dres frais1 la concurr5ce qu'ils se font entre eux les porte non mo9s inv9ciblem5t faire pr(it] les consommateurs de t\tes les conomies ralises4 ,le bl arriv1 le comm]ce a intrt le v5dre au plus tt p\r te9dre ses risques1 ralis] ses fonds et recomm5c] s'il y a lieu4 ,dirig p> la comp>aison des prix1 il di/ribue les alim5ts sur t\te la surface du pays1 en comm5ant t\j\rs p> le po9t le plus *]1 c'e/--dire o le beso9 se fait le plus s5tir4 ,il n'e/ donc pas possible d'imag9] une organisation mieux calcule dans l'intrt de ceux qui ont faim1 et la beaut de cette organisation1 inap]ue des sociali/es1 rsulte prcism5t de ce qu'elle e/ libre4-- la vrit1 le consommateur e/ oblig de remb\rs] au comm]ce ses frais de transports1 de transbordem5ts1 de magas9age1 de commission1 etc42 mais dans quel sy/me ne faut-il pas que celui qui mange le bl remb\rse les frais qu'il faut faire p\r qu'il soit sa porte8 ,il y a de plus pay] la rmunration du s]vice r5du3 mais1 quant sa quotit1 elle e/ rduite au m9imum possible p> la concurr5ce2 et1 quant sa ju/ice1 il s]ait trange que les artisans de ,p>is ne travaillass5t pas p\r les ngociants de ,m>seille1 qu& les ngociants de ,m>seille travaill5t p\r les artisans de ,p>is4 ,que1 selon l'inv5tion sociali/e1 l'tat se sub/itue au comm]ce1 qu'arriv]a-t-il8 ,je prie qu'on me signale o s]a1 p\r le public1 l'conomie4 ,s]a-t-elle dans le prix d'a*at8 ,mais qu'on se figure les dlgus de qu>ante mille communes arrivant ,odessa un j\r donn et au j\r du beso92 qu'on se figure l'effet sur les prix4 ,s]a-t-elle dans les frais8 ,mais faudra-t-il mo9s de navires1 mo9s de m>9s1 mo9s de transbordem5ts1 mo9s de magas9ages1 ou s]a-t-on disp5s de pay] t\tes ces *oses8 ,s]a-t-elle dans le pr(it des ngociants8 ,mais e/-ce que vos dlgus et vos fonctionnaires iront p\r ri5 ,odessa8 ,e/-ce qu'ils voyag]ont et travaill]ont sur le pr9cipe de la frat]nit8 ,ne faudra-t-il pas qu'ils viv5t8 ne faudra-t-il pas que leur temps soit pay8 ,et croyez-v\s que cela ne dpass]a pas mille fois les deux ou trois p\r c5t que gagne le ngociant1 taux auquel il e/ prt s\scrire8 ,et puis1 songez la difficult de lev] tant d'impts1 de rp>tir tant d'alim5ts4 ,songez aux inju/ices1 aux abus insp>ables d'une telle entreprise4 ,songez la responsabilit qui ps]ait sur le g\v]nem5t4 ,les sociali/es qui ont inv5t ces folies1 et qui1 aux j\rs de malheur1 les s\ffl5t dans l'esprit des masses1 se dc]n5t libralem5t le titre d'hommes avancs1 et ce n'e/ pas sans quelque dang] que l'usage1 ce tyran des langues1 ratifie le mot et le jugem5t qu'il implique4 ,avancs6 ceci suppose que ces messieurs ont la vue plus longue que le vulgaire2 que leur seul tort e/ d'tre trop en avant du sicle2 et que si le temps n'e/ pas encore v5u de supprim] c]ta9s s]vices libres1 prt5dus p>asites1 la faute en e/ au public qui e/ en arrire du socialisme4 ,en mon me et consci5ce1 c'e/ le contraire qui e/ vrai1 et je ne sais quel sicle b>b>e il faudrait remont] p\r tr\v]1 sur ce po9t1 le niveau des connaissances sociali/es4 ,les sectaires mod]nes oppos5t sans cesse l'association la socit actuelle4 ,ils ne pr5n5t pas g>de que la socit1 s\s un rgime libre1 e/ une association vritable1 bi5 suprieure t\tes celles qui sort5t de leur fconde imag9ation4 lucidons ceci p> un exemple3 ,p\r qu'un homme puisse1 en se levant1 revtir un habit1 il faut qu'une t]re ait t close1 dfri*e1 dess*e1 lab\re1 ensem5ce d'une c]ta9e sorte de vgtaux2 il faut que des tr\peaux s'en soi5t n\rris1 qu'ils ai5t donn leur la9e1 que cette la9e ait t file1 tisse1 te9te et conv]tie en drap2 que ce drap ait t c\p1 c\su1 faonn en vtem5t4 ,et cette srie d'oprations en implique une f\le d'autres2 c> elle suppose l'emploi d'in/rum5ts aratoires1 de b]g]ies1 d'us9es1 de h\ille1 de ma*9es1 de voitures1 etc4 ,si la socit n'tait pas une association trs-relle1 celui qui veut un habit s]ait rduit travaill] dans l'isolem5t1 c'e/--dire accomplir lui-mme les actes innombrables de cette srie1 depuis le premi] c\p de pio*e qui le comm5ce jusqu'au d]ni] c\p d'aiguille qui le t]m9e4 ,mais1 grce la sociabilit qui e/ le c>actre di/9ctif de notre espce1 ces oprations se sont di/ribues entre une multitude de travailleurs1 et elles se subdivis5t de plus en plus p\r le bi5 commun1 mesure que1 la consommation dev5ant plus active1 un acte spcial peut alim5t] une indu/rie n\velle4 ,vi5t ensuite la rp>tition du produit1 qui s'opre suivant le cont+5t de valeur que *acun a apport l'oeuvre totale4 ,si ce n'e/ pas l de l'association1 je dem&e ce que c'e/4 ,rem>quez qu'aucun des travailleurs n'ayant tir du nant la mo9dre p>ticule de matire1 ils se sont borns se r5dre des s]vices rciproques1 s'entr'aid] dans un b commun1 et que t\s peuv5t tre considrs1 les uns l'g>d des autres1 comme des int]mdiaires4 ,si1 p> exemple1 dans le c\rs de l'opration1 le transport devi5t assez important p\r occup] une p]sonne1 le filage une seconde1 le tissage une troisime1 p\rquoi la premire s]ait-elle reg>de comme plus p>asite que les deux autres8 ,ne faut-il pas que le transport se fasse8 ,celui qui le fait n'y consacre-t-il pas du temps et de la pe9e8 n'en p>gne-t-il pas ses associs8 ,ceux-ci font-ils plus ou autre *ose que lui8 ,ne sont-ils pas t\s galem5t s\mis p\r la rmunration1 c'e/--dire p\r le p>tage du produit1 la loi du prix dbattu8 ,n'e/-ce pas1 en t\te lib]t1 p\r le bi5 commun1 que cette sp>ation de travaux s'opre et que ces arrangem5ts sont pris8 ,qu'avons-n\s donc beso9 qu'un sociali/e1 s\s prtexte d'organisation1 vi5ne despotiquem5t dtruire nos arrangem5ts volontaires1 arrt] la division du travail1 sub/itu] les ef=ts isols aux ef=ts associs et faire recul] la civilisation8 ,l'association1 telle que je la dcris ici1 en e/-elle mo9s association1 p>ce que *acun y entre et sort librem5t1 y *oisit sa place1 juge et /ipule p\r lui-mme s\s sa responsabilit1 et y apporte le ressort et la g>antie de l'intrt p]sonnel8 ,p\r qu'elle mrite ce nom1 e/-il ncessaire qu'un prt5du r=mateur vi5ne n\s impos] sa =mule et sa volont et conc5tr]1 p\r a9si dire1 l'humanit en lui-mme8 ,plus on exam9e ces coles avances1 plus on re/e conva9cu qu'il n'y a qu'une *ose au fond3 l'ignorance se proclamant infaillible et rclamant le despotisme au nom de cette infaillibilit4 ,que le lecteur veuille bi5 excus] cette digression4 ,elle n'e/ peut-tre pas inutile au mom5t o1 *appes des livres sa9t-simoni5s1 phalan/ri5s et ic>i5s1 les dclamations contre les ,int]mdiaires envahiss5t le j\rnalisme et la tribune1 et m5ac5t srieusem5t la lib]t du travail et des transactions4 ,,vii4 ,re/riction4 ,m4 ,prohibant 7ce n'e/ pas moi qui l'ai nomm1 c'e/ ,m4 ,*>les ,dup91 qui depuis444 mais alors44471 ,m4 ,prohibant consacrait son temps et ses capitaux conv]tir en f] le m9]ai de ses t]res4 ,comme la nature avait t plus prodigue env]s les ,belges1 ils donnai5t le f] aux ,franais meilleur m>* que ,m4 ,prohibant1 ce qui signifie que t\s les ,franais1 ou la ,france1 p\vai5t obt5ir une quantit donne de f] avec mo9s de travail1 en l'a*etant aux honntes ,flam&s4 ,aussi1 guids p> leur intrt1 ils n'y faisai5t faute1 et t\s les j\rs on voyait une multitude de cl\ti]s1 =g]ons1 *>rons1 mcanici5s1 m>*aux-f]rants et lab\reurs1 all] p> eux-mmes1 ou p> des int]mdiaires1 se p\rvoir en ,belgique4 ,cela dplut =t ,m4 ,prohibant4 ,d'abord l'ide lui v9t d'arrt] cet abus p> ses propres =ces4 ,c'tait bi5 le mo9s1 puisque lui seul en s\ffrait4 ,je pr5drai ma c>ab9e1 se dit-il1 je mettrai quatre pi/olets ma ce9ture1 je g>nirai ma gib]ne1 je ce9drai ma flamb]ge1 et je me port]ai1 a9si quip1 la frontire4 ,l1 le premi] =g]on1 cl\ti]1 m>*al1 mcanici5 ou s]ruri] qui se prs5te p\r faire ses affaires et non les mi5nes1 je le tue p\r lui appr5dre vivre4 ,au mom5t de p>tir1 ,m4 ,prohibant fit quelques rflexions qui temprr5t un peu son ardeur belliqueuse4 ,il se dit3 ,d'abord1 il n'e/ pas absolum5t impossible que les a*eteurs de f]1 mes compatriotes et ennemis1 ne pr5n5t mal la *ose1 et qu'au lieu de se laiss] tu]1 ils ne me tu5t moi-mme4 ,ensuite1 mme en faisant m>*] t\s mes dome/iques1 n\s ne p\rrons g>d] t\s les passages4 ,enf9 le procd me cot]a =t *]1 plus *] que ne vaut le rsultat4 ,m4 ,prohibant allait tri/em5t se rsign] n'tre que libre comme t\t le monde1 qu& un trait de lumire v9t illum9] son c]veau4 ,il se rappela qu'il y a ,p>is une gr&e fabrique de lois4 ,qu'e/-ce qu'une loi8 se dit-il4 ,c'e/ une mesure laquelle1 une fois dcrte1 bonne ou mauvaise1 *acun e/ t5u de se con=m]4 ,p\r l'excution d'icelle1 on organise une =ce publique1 et1 p\r con/itu] ladite =ce publique1 on puise dans la nation des hommes et de l'arg5t4 ,si donc j'obt5ais qu'il sortit de la gr&e fabrique p>isi5ne une t\te petite loi portant3 ,le f] belge e/ prohib1 j'atte9drais les rsultats suivants3 le g\v]nem5t f]ait remplac] les quelques valets que je v\lais envoy] la frontire p> v+t mille fils de mes =g]ons1 s]ruri]s1 cl\ti]s1 m>*aux1 artisans1 mcanici5s et lab\reurs rcalcitrants4 ,puis1 p\r t5ir en bonne disposition de joie et de sant ces v+t mille d\ani]s1 il leur di/ribu]ait v+t-c9q millions de francs pris ces mmes =g]ons1 cl\ti]s1 artisans et lab\reurs4 ,la g>de en s]ait mieux faite2 elle ne me cot]ait ri51 je ne s]ais pas expos la brutalit des brocanteurs1 je v5drais le f] mon prix1 et je j\irais de la d\ce rcration de voir notre gr& peuple honteusem5t my/ifi4 ,cela lui appr5drait se proclam] sans cesse le prcurseur et le promoteur de t\t progrs en ,europe4 ,oh6 le trait s]ait piquant et vaut la pe9e d'tre t5t4 ,donc1 ,m4 ,prohibant se r5dit la fabrique de lois4--,une autre fois peut-tre je racont]ai l'hi/oire de ses s\rdes m5es2 auj\rd'hui je ne veux p>l] que de ses dm>*es o/5sibles4--,il fit valoir auprs de ,,mm4 les lgislateurs cette considration3 ,le f] belge se v5d en ,france dix francs1 ce qui me =ce de v5dre le mi5 au mme prix4 ,j'aim]ais mieux le v5dre qu9ze et ne le puis1 cause de ce f] belge1 que ,dieu maudisse4 ,fabriquez une loi qui dise3--,le f] belge n'entr]a plus en ,france4--,aussitt j'lve mon prix de c9q francs1 et voici les consqu5ces3 ,p\r *aque qu9tal de f] que je livr]ai au public1 au lieu de recevoir dix francs1 j'en t\*]ai qu9ze1 je m'enri*irai plus vite1 je donn]ai plus d't5due mon exploitation1 j'occup]ai plus d'ouvri]s4 ,mes ouvri]s et moi f]ons plus de dp5se1 au gr& avantage de nos f\rnisseurs plusieurs lieues la ronde4 ,ceux-ci1 ayant plus de db\*s1 f]ont plus de comm&es l'indu/rie et1 de pro*e en pro*e1 l'activit gagn]a t\t le pays4 ,cette bi5heureuse pice de c5t s\s1 que v\s f]ez tomb] dans mon c(fre-=t1 comme une pi]re qu'on jette dans un lac1 f]a rayonn] au lo9 un nombre inf9i de c]cles conc5triques4 ,*>ms de ce disc\rs1 en*ants d'appr5dre qu'il e/ si ais d'augm5t] lgislativem5t la =tune d'un peuple1 les fabricants de lois votr5t la ,re/riction4 ,que p>le-t-on de travail et d'conomie8 disai5t-ils4 quoi bon ces pnibles moy5s d'augm5t] la ri*esse nationale1 puisqu'un ,dcret y suffit8 ,et en effet1 la loi eut t\tes les consqu5ces annonces p> ,m4 ,prohibant2 seulem5t elle en eut d'autres aussi1 c>1 r5dons-lui ju/ice1 il n'avait pas fait un raisonnem5t faux1 mais un raisonnem5t incomplet4 ,en rclamant un privilge1 il en avait signal les effets qu'on voit1 laissant dans l'ombre ceux qu'on ne voit pas4 ,il n'avait montr que deux p]sonnages1 qu& il y en a trois en scne4 ,c'e/ n\s de rp>] cet oubli involontaire ou prmdit4 ,oui1 l'cu dt\rn a9si lgislativem5t v]s le c(fre-=t de ,m4 ,prohibant1 con/itue un avantage p\r lui et p\r ceux dont il doit enc\rag] le travail4--,et si le dcret avait fait desc5dre cet cu de la lune1 ces bons effets ne s]ai5t contre-balancs p> aucuns mauvais effets comp5sateurs4 ,malheureusem5t ce n'e/ pas de la lune que sort la my/rieuse pice de c5t s\s1 mais bi5 de la po*e d'un =g]on1 cl\ti]1 *>ron1 m>*al1 lab\reur1 con/ructeur1 en un mot1 de ,jacques ,bonhomme1 qui la donne auj\rd'hui1 sans recevoir un milligramme de f] de plus que du temps o il payait dix francs4 ,au premi] c\p d'oeil1 on doit s'ap]cevoir que ceci *ange bi5 la "q1 c>1 bi5 videmm5t1 le ,pr(it de ,m4 ,prohibant e/ comp5s p> la ,p]te de ,jacques ,bonhomme1 et t\t ce que ,m4 ,prohibant p\rra faire de cet cu p\r l'enc\ragem5t du travail national1 ,jacques ,bonhomme l'et fait de mme4 ,la pi]re n'e/ jete sur un po9t du lac que p>ce qu'elle a t lgislativem5t emp*e d'tre jete sur un autre4 ,donc1 ce qu'on ne voit pas comp5se ce qu'on voit1 et jusqu'ici il re/e1 p\r rsidu de l'opration1 une inju/ice1 et1 *ose dplorable6 une inju/ice p]ptre p> la loi4 ,ce n'e/ pas t\t4 ,j'ai dit qu'on laissait t\j\rs dans l'ombre un troisime p]sonnage4 ,il faut que je le fasse ici p>atre1 af9 qu'il n\s rvle une seconde p]te de c9q francs4 ,alors n\s aurons le rsultat de l'volution t\t entire4 ,jacques ,bonhomme e/ possesseur de #ae fr41 fruit de ses sueurs4 ,n\s sommes encore au temps o il e/ libre4 ,que fait-il de ses #ae fr48 ,il a*te un article de modes p\r #aj fr41 et c'e/ avec cet article de modes qu'il paye 7ou que l',int]mdiaire paye p\r lui7 le qu9tal de f] belge4 ,il re/e encore ,jacques ,bonhomme #e fr4 ,il ne les jette pas dans la rivire1 mais 7et c'e/ ce qu'on ne voit pas7 il les donne un indu/riel quelconque en *ange d'une j\issance quelconque1 p> exemple un libraire contre le disc\rs sur l',hi/oire univ]selle de ,bossuet4 ,a9si1 en ce qui conc]ne le travail national1 il e/ enc\rag dans la mesure de #ae fr41 savoir3 #aj fr4 qui vont l'article ,p>is2 #e fr4 qui vont la librairie4 ,et quant ,jacques ,bonhomme1 il obti5t p\r ses #ae fr41 deux objets de satisfaction1 savoir3 #a ,un qu9tal de f]2 #b ,un livre4 ,survi5t le dcret4 ,que devi5t la condition de ,jacques ,bonhomme8 ,que devi5t celle du travail national8 ,jacques ,bonhomme livrant ses #ae fr4 jusqu'au d]ni] c5time ,m4 ,prohibant1 contre un qu9tal de f]1 n'a plus que la j\issance de ce qu9tal de f]4 ,il p]d la j\issance d'un livre ou de t\t autre objet quival5t4 ,il p]d #e francs4 ,on en convi5t2 on ne peut pas ne pas en conv5ir2 on ne peut pas ne pas conv5ir que1 lorsque la re/riction hausse le prix des *oses1 le consommateur p]d la diffr5ce4 ,mais1 dit-on1 le travail national la gagne4 ,non1 il ne la gagne pas2 c>1 depuis le dcret1 il n'e/ enc\rag que comme il l'tait avant1 dans la mesure de #ae fr4 ,seulem5t1 depuis le dcret1 les #ae fr4 de ,jacques ,bonhomme vont la mtallurgie1 t&is qu'avant le dcret ils se p>tageai5t entre l'article de modes et la librairie4 ,la viol5ce qu'ex]ce p> lui-mme ,m4 ,prohibant la frontire ou celle qu'il y fait ex]c] p> la loi peuv5t tre juges =t diffremm5t1 au po9t de vue moral4 ,il y a des g5s qui p5s5t que la spoliation p]d t\te son immoralit p\rvu qu'elle soit lgale4 ,quant moi1 je ne saurais imag9] une circon/ance plus aggravante4 ,quoi qu'il en soit1 ce qui e/ c]ta91 c'e/ que les rsultats conomiques sont les mmes4 ,t\rnez la *ose comme v\s v\drez1 mais ayez l'oeil sagace et v\s v]rez qu'il ne sort ri5 de bon de la spoliation lgale ou illgale4 ,n\s ne nions pas qu'il n'en sorte p\r ,m4 ,prohibant ou son indu/rie1 ou si l'on veut p\r le travail national1 un pr(it de #e fr4 ,mais n\s affirmons qu'il en sort aussi deux p]tes1 l'une p\r ,jacques ,bonhomme qui paye #ae fr4 ce qu'il avait p\r #aj2 l'autre p\r le travail national qui ne reoit plus la diffr5ce4 ,*oisissez celle de ces deux p]tes avec laquelle il v\s plaise de comp5s] le pr(it que n\s av\ons4 ,l'autre n'en con/itu]a pas mo9s une p]te s*e4 ,moralit3 ,viol5t] n'e/ pas produire1 c'e/ dtruire4 ,oh6 si viol5t] c'tait produire1 notre ,france s]ait plus ri*e qu'elle n'e/4 ,,viii4 ,les ,ma*9es4 ,maldiction sur les ma*9es6 *aque anne leur puissance progressive v\e au ,pauprisme des millions d'ouvri]s1 en leur enlevant le travail1 avec le travail le salaire1 avec le salaire le ,pa96 ,maldiction sur les ma*9es6 ,voil le cri qui s'lve du ,prjug vulgaire et dont l'*o ret5tit dans les j\rnaux4 ,mais maudire les ma*9es1 c'e/ maudire l'esprit huma96 ,ce qui me confond1 c'e/ qu'il puisse se r5contr] un homme qui se s5te l'aise dans une telle doctr9e#ee4 ,note #ee3 ,v4 au tome ,,iv1 pages #hf et #ia1 les *ap4 ,,xiv et ,,xviii de la #are srie des ,sophismes1 et1 page #ech1 les rflexions adresses ,m4 ,?i]s sur le mme sujet2 puis1 au prs5t volume1 le *ap4 ,,xi ci-aprs4 7,note de l'diteur47 ,c> enf91 si elle e/ vraie1 quelle en e/ la consqu5ce rig\reuse8 ,c'e/ qu'il n'y a d'activit1 de bi5-tre1 de ri*esses1 de bonheur possibles que p\r les peuples /upides1 frapps d'immobilisme m5tal1 qui ,dieu n'a pas fait le don fune/e de p5s]1 d'obs]v]1 de comb9]1 d'inv5t]1 d'obt5ir de plus gr&s rsultats avec de mo9dres moy5s4 ,au contraire1 les haillons1 les huttes ignobles1 la pauvret1 l'inanition sont l'9vitable p>tage de t\te nation qui *]*e et tr\ve dans le f]1 le feu1 le v5t1 l'lectricit1 le magntisme1 les lois de la *imie et de la mcanique1 en un mot dans les =ces de la nature1 un supplm5t ses propres =ces1 et c'e/ bi5 le cas de dire avec ,r\sseau3 ,t\t homme qui p5se e/ un animal dprav4 ,ce n'e/ pas t\t3 si cette doctr9e e/ vraie1 comme t\s les hommes p5s5t et inv5t5t1 comme t\s1 en fait1 depuis le premi] jusqu'au d]ni]1 et *aque m9ute de leur exi/5ce1 *]*5t faire coopr] les =ces naturelles1 faire plus avec mo9s1 rduire ou leur ma9-d'oeuvre ou celle qu'ils pay5t1 atte9dre la plus gr&e somme possible de satisfactions avec la mo9dre somme possible de travail1 il faut bi5 en conclure que l'humanit t\t entire e/ entrane v]s sa dcad5ce1 prcism5t p> cette aspiration intellig5te v]s le progrs qui t\rm5te *acun de ses membres4 ,ds lors il doit tre con/at1 p> la /ati/ique1 que les habitants du ,lanca/re1 fuyant cette patrie des ma*9es1 vont *]*] du travail en ,irl&e1 o elles sont inconnues1 et1 p> l'hi/oire1 que la b>b>ie assombrit les poques de civilisation1 et que la civilisation brille dans les temps d'ignorance et de b>b>ie4 videmm5t1 il y a1 dans cet amas de contradictions1 quelque *ose qui *oque et n\s av]tit que le problme ca*e un lm5t de solution qui n'a pas t suffisamm5t dgag4 ,voici t\t le my/re3 d]rire ce qu'on voit gt ce qu'on ne voit pas4 ,je vais essay] de le mettre en lumire4 ,ma dmon/ration ne p\rra tre qu'une rptition de la prcd5te1 c> il s'agit d'un problme id5tique4 ,c'e/ un p5*ant naturel aux hommes1 d'all]1 s'ils n'en sont emp*s p> la viol5ce1 v]s le bon m>*1--c'e/--dire1 v]s ce qui1 satisfaction gale1 leur p>gne du travail1--que ce bon m>* leur vi5ne d'un habile ,producteur trang] ou d'un habile ,producteur mcanique4 ,l'objection ?orique qu'on adresse ce p5*ant e/ la mme dans les deux cas4 ,dans l'un comme dans l'autre1 on lui repro*e le travail qu'en app>5ce il frappe d'in]tie4 ,or1 du travail r5du non in]te1 mais disponible1 c'e/ prcism5t ce qui le dt]m9e4 ,et c'e/ p\rquoi on lui oppose aussi1 dans les deux cas1 le mme ob/acle pratique1 la viol5ce4 ,le lgislateur prohibe la concurr5ce trangre et int]dit la concurr5ce mcanique4--,c> quel autre moy5 peut-il exi/] d'arrt] un p5*ant naturel t\s les hommes que de leur t] la lib]t8 ,dans beauc\p de pays1 il e/ vrai1 le lgislateur ne frappe qu'une de ces deux concurr5ces et se borne gmir sur l'autre4 ,cela ne pr\ve qu'une *ose1 c'e/ que1 dans ces pays1 le lgislateur e/ inconsqu5t4 ,cela ne doit pas n\s surpr5dre4 ,dans une fausse voie1 on e/ t\j\rs inconsqu5t1 sans quoi on tu]ait l'humanit4 ,jamais on n'a vu ni on ne v]ra un pr9cipe faux p\ss jusqu'au b\t4 ,j'ai dit ailleurs3 l'inconsqu5ce e/ la limite de l'absurdit4 ,j'aurais pu aj\t]3 elle en e/ en mme temps la preuve4 ,v5ons notre dmon/ration2 elle ne s]a pas longue4 ,jacques ,bonhomme avait deux francs qu'il faisait gagn] deux ouvri]s4 ,mais voici qu'il imag9e un arrangem5t de cordes et de poids qui abrge le travail de moiti4 ,donc il obti5t la mme satisfaction1 p>gne un franc et congdie un ouvri]4 ,il congdie un ouvri]2 c'e/ ce qu'on voit4 ,et1 ne voyant que cela1 on dit3 ,voil comm5t la misre suit la civilisation1 voil comm5t la lib]t e/ fatale l'galit4 ,l'esprit huma9 a fait une conqute1 et aussitt un ouvri] e/ jamais tomb dans le g\ffre du pauprisme4 ,il se peut cep5dant que ,jacques ,bonhomme cont9ue faire travaill] les deux ouvri]s1 mais il ne leur donn]a plus que dix s\s *acun1 c> ils se f]ont concurr5ce entre eux et s'(friront au rabais4 ,c'e/ a9si que les ri*es devi5n5t t\j\rs plus ri*es et les pauvres t\j\rs plus pauvres4 ,il faut refaire la socit4 ,belle conclusion1 et digne de l'exorde6 ,heureusem5t1 exorde et conclusion1 t\t cela e/ faux1 p>ce que1 d]rire la moiti du phnomne qu'on voit1 il y a l'autre moiti qu'on ne voit pas4 ,on ne voit pas le franc p>gn p> ,jacques ,bonhomme et les effets ncessaires de cette p>gne4 ,puisque1 p> suite de son inv5tion1 ,jacques ,bonhomme ne dp5se plus qu'un franc en ma9-d'oeuvre1 la p\rsuite d'une satisfaction dt]m9e1 il lui re/e un autre franc4 ,si donc il y a dans le monde un ouvri] qui (fre ses bras inoccups1 il y a aussi dans le monde un capitali/e qui (fre son franc inoccup4 ,ces deux lm5ts se r5contr5t et se comb95t4 ,et il e/ clair comme le j\r qu'entre l'(fre et la dem&e du travail1 entre l'(fre et la dem&e du salaire1 le rapport n'e/ nullem5t *ang4 ,l'inv5tion et un ouvri]1 pay avec le premi] franc1 font ma9t5ant l'oeuvre qu'accomplissai5t aup>avant deux ouvri]s4 ,le second ouvri]1 pay avec le second franc1 ralise une oeuvre n\velle4 ,qu'y a-t-il donc de *ang dans le monde8 ,il y a une satisfaction nationale de plus1 en d'autres t]mes1 l'inv5tion e/ une conqute gratuite1 un pr(it gratuit p\r l'humanit4 ,de la =me que j'ai donne ma dmon/ration1 on p\rra tir] cette consqu5ce3 ,c'e/ le capitali/e qui recueille t\t le fruit des ma*9es4 ,la classe sal>ie1 si elle n'en s\ffre que mom5tanm5t1 n'en pr(ite jamais1 puisque1 d'aprs v\s-mme1 elles dplac5t une portion du travail national sans le dim9u]1 il e/ vrai1 mais aussi sans l'augm5t]4 ,il n'entre pas dans le plan de cet opuscule de rs\dre t\tes les objections4 ,son seul b e/ de combattre un prjug vulgaire1 trs-dang]eux et trs-rp&u4 ,je v\lais pr\v] qu'une ma*9e n\velle ne met en disponibilit un c]ta9 nombre de bras qu'en mettant aussi1 et =cm5t1 en disponibilit la rmunration qui les sal>ie4 ,ces bras et cette rmunration se comb95t p\r produire ce qu'il tait impossible de produire avant l'inv5tion2 d'o il suit qu'elle donne p\r rsultat df9itif un accroissem5t de satisfactions1 travail gal4 ,qui recueille cet excdant de satisfactions8 ,qui8 c'e/ d'abord le capitali/e1 l'inv5teur1 le premi] qui se s]t avec succs de la ma*9e1 et c'e/ l la rcomp5se de son gnie et de son audace4 ,dans ce cas1 a9si que n\s v5ons de le voir1 il ralise sur les frais de production une conomie1 laquelle1 de quelque manire qu'elle soit dp5se 7et elle l'e/ t\j\rs71 occupe ju/e autant de bras que la ma*9e en a fait r5voy]4 ,mais bi5tt la concurr5ce le =ce baiss] son prix de v5te dans la mesure de cette conomie elle-mme4 ,et alors ce n'e/ plus l'inv5teur qui recueille le bnfice de l'inv5tion2 c'e/ l'a*eteur du produit1 le consommateur1 le public1 y compris les ouvri]s1 en un mot1 c'e/ l'humanit4 ,et ce qu'on ne voit pas1 c'e/ que l'p>gne1 a9si procure t\s les consommateurs1 =me un fonds o le salaire puise un alim5t1 qui remplace celui que la ma*9e a t>i4 ,a9si1 en repr5ant l'exemple ci-dessus1 ,jacques ,bonhomme obti5t un produit en dp5sant deux francs en salaires4 ,grce son inv5tion1 la ma9-d'oeuvre ne lui cote plus qu'un franc4 ,tant qu'il v5d le produit au mme prix1 il y a un ouvri] de mo9s occup faire ce produit spcial1 c'e/ ce qu'on voit2 mais il y a un ouvri] de plus occup p> le franc que ,jacques ,bonhomme a p>gn2 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,lorsque1 p> la m>*e naturelle des *oses1 ,jacques ,bonhomme e/ rduit baiss] d'un franc le prix du produit1 alors il ne ralise plus une p>gne2 alors il ne dispose plus d'un franc p\r comm&] au travail national une production n\velle4 ,mais1 cet g>d1 son acqureur e/ mis sa place1 et cet acqureur1 c'e/ l'humanit4 ,quiconque a*te le produit le paye un franc de mo9s1 p>gne un franc1 et ti5t ncessairem5t cette p>gne au s]vice du fonds des salaires3 c'e/ encore ce qu'on ne voit pas4 ,on a donn1 de ce problme des ma*9es1 une autre solution1 fonde sur les faits4 ,on a dit3 la ma*9e rduit les frais de production1 et fait baiss] le prix du produit4 ,la baisse du produit provoque un accroissem5t de consommation1 laquelle ncessite un accroissem5t de production1 et1 en df9itive1 l'int]v5tion d'autant d'ouvri]s ou plus1 aprs l'inv5tion1 qu'il en fallait avant4 ,on cite1 l'appui1 l'imprim]ie1 la filature1 la presse1 etc4 ,cette dmon/ration n'e/ pas sci5tifique4 ,il faudrait en conclure que1 si la consommation du produit spcial dont il s'agit re/e /ationnaire ou peu prs1 la ma*9e nuirait au travail4--,ce qui n'e/ pas4 ,supposons que dans un pays t\s les hommes port5t des *apeaux4 ,si1 p> une ma*9e1 on p>vi5t en rduire le prix de moiti1 il ne s'ensuit pas ncessairem5t qu'on en consomm]a le d\ble4 ,dira-t-on1 dans ce cas1 qu'une portion du travail national a t frappe d'in]tie8 ,oui1 d'aprs la dmon/ration vulgaire4 ,non1 selon la mi5ne2 c>1 alors que dans ce pays on n'a*t]ait pas un seul *apeau de plus1 le fonds enti] des salaires n'en demeur]ait pas mo9s sauf2 ce qui irait de mo9s l'indu/rie *apelire se retr\v]ait dans l'conomie ralise p> t\s les consommateurs1 et irait de l sal>i] t\t le travail que la ma*9e a r5du inutile1 et provoqu] un dveloppem5t n\veau de t\tes les indu/ries4 ,et c'e/ a9si que les *oses se pass5t4 ,j'ai vu les j\rnaux #hj fr41 ils sont ma9t5ant #dh4 ,c'e/ une conomie de #cb fr4 p\r les abonns4 ,il n'e/ pas c]ta92 il n'e/ pas1 du mo9s1 ncessaire que les #cb fr4 cont9u5t pr5dre la direction de l'indu/rie du j\rnali/e2 mais ce qui e/ c]ta91 ce qui e/ ncessaire1 c'e/ que1 s'ils ne pr5n5t cette direction1 ils en pr5n5t une autre4 ,l'un s'en s]t p\r recevoir plus de j\rnaux1 l'autre p\r se mieux n\rrir1 un troisime p\r se mieux vtir1 un quatrime p\r se mieux meubl]4 ,a9si les indu/ries sont solidaires4 ,elles =m5t un va/e ensemble dont t\tes les p>ties communiqu5t p> des canaux secrets4 ,ce qui e/ conomis sur l'une pr(ite t\tes4 ,ce qui importe1 c'e/ de bi5 compr5dre que jamais1 au gr& jamais1 les conomies n'ont lieu aux dp5s du travail et des salaires#ef4 ,note #ef3 ,v4 au tome ,,vi1 les *ap4 ,,iii et ,,viii4 7,note de l'diteur47 ,,ix4 ,crdit4 ,de t\s les temps1 mais surt\t dans les d]nires annes1 on a song univ]salis] la ri*esse en univ]salisant le crdit4 ,je ne crois pas exagr] en disant que1 depuis la rvolution de ,fvri]1 les presses p>isi5nes ont vomi plus de dix mille bro*ures prconisant cette solution du ,problme social4 ,cette solution1 hlas6 a p\r base une pure illusion d'optique1 si tant e/ qu'une illusion soit une base4 ,on comm5ce p> confondre le numraire avec les produits1 puis on confond le papi]-monnaie avec le numraire1 et c'e/ de ces deux confusions qu'on prt5d dgag] une ralit4 ,il faut absolum5t1 dans cette "q1 oubli] l'arg5t1 la monnaie1 les billets et les autres in/rum5ts au moy5 desquels les produits pass5t de ma9 en ma91 p\r ne voir que les produits eux-mmes1 qui sont la vritable matire du prt4 ,c>1 qu& un lab\reur emprunte c9quante francs p\r a*et] une *>rue1 ce n'e/ pas en ralit c9quante francs qu'on lui prte1 c'e/ la *>rue4 ,et qu& un m>*& emprunte v+t mille francs p\r a*et] une maison1 ce n'e/ pas v+t mille francs qu'il doit1 c'e/ la maison4 ,l'arg5t n'app>at l que p\r facilit] l'arrangem5t entre plusieurs p>ties4 ,pi]re peut n'tre pas dispos prt] sa *>rue1 et ,jacques peut l'tre prt] son arg5t4 ,que fait alors ,guillaume8 ,il emprunte l'arg5t de ,jacques et1 avec cet arg5t1 il a*te la *>rue de ,pi]re4 ,mais1 en fait1 nul n'emprunte de l'arg5t p\r l'arg5t lui-mme4 ,on emprunte l'arg5t p\r arriv] aux produits4 ,or1 dans aucun pays1 il ne peut se transmettre d'une ma9 l'autre plus de produits qu'il n'y en a4 ,quelle que soit la somme de numraire et de papi] qui circule1 l'ensemble des emprunteurs ne peut recevoir plus de *>rues1 de maisons1 d'outils1 d'approvisionnem5ts1 de matires premires1 que l'ensemble des prteurs n'en peut f\rnir4 ,c> mettons-n\s bi5 dans la tte que t\t emprunteur suppose un prteur1 et que t\t emprunt implique un prt4 ,cela pos1 quel bi5 peuv5t faire les in/itutions de crdit8 c'e/ de facilit]1 entre les emprunteurs et les prteurs1 le moy5 de se tr\v] et de s'ent5dre4 ,mais1 ce qu'elles ne peuv5t faire1 c'e/ d'augm5t] in/antanm5t la masse des objets emprunts et prts4 ,il le faudrait cep5dant p\r que le b des ,r=mateurs ft atte9t1 puisqu'ils n'aspir5t ri5 mo9s qu' mettre des *>rues1 des maisons1 des outils1 des approvisionnem5ts1 des matires premires entre les ma9s de t\s ceux qui en dsir5t4 ,et p\r cela qu'imag95t-ils8 ,donn] au prt la g>antie de l'tat4 ,appr(ondissons la matire1 c> il y a l quelque *ose qu'on voit et quelque *ose qu'on ne voit pas4 ,t*ons de voir les deux *oses4 ,supposez qu'il n'y ait qu'une *>rue dans le monde et que deux lab\reurs y prt5d5t4 ,pi]re e/ possesseur de la seule *>rue qui soit disponible en ,france4 ,jean et ,jacques dsir5t l'emprunt]4 ,jean1 p> sa probit1 p> ses proprits1 p> sa bonne r5omme1 (fre des g>anties4 ,on croit en lui2 il a du crdit4 ,jacques n'inspire pas de confiance ou en inspire mo9s4 ,naturellem5t il arrive que ,pi]re prte sa *>rue ,jean4 ,mais voici que1 s\s l'inspiration sociali/e1 l'tat int]vi5t et dit ,pi]re3 ,prtez votre *>rue ,jacques1 je v\s g>antis le remb\rsem5t1 et cette g>antie vaut mieux que celle de ,jean1 c> il n'a que lui p\r rpondre de lui-mme1 et moi1 je n'ai ri51 il e/ vrai1 mais je dispose de la =tune de t\s les contribuables2 c'e/ avec leurs d5i]s qu'au beso9 je v\s pay]ai le pr9cipal et l'intrt4 ,en consqu5ce1 ,pi]re prte sa *>rue ,jacques3 c'e/ ce qu'on voit4 ,et les sociali/es se frott5t les ma9s1 disant3 ,voyez comme notre plan a russi4 ,grce l'int]v5tion de l'tat1 le pauvre ,jacques a une *>rue4 ,il ne s]a plus oblig b*] la t]re2 le voil sur la r\te de la =tune4 ,c'e/ un bi5 p\r lui et un pr(it p\r la nation prise en masse4 ,eh non6 messieurs1 ce n'e/ pas un pr(it p\r la nation1 c> voici ce qu'on ne voit pas4 ,on ne voit pas que la *>rue n'a t ,jacques que p>ce qu'elle n'a pas t ,jean4 ,on ne voit pas que1 si ,jacques lab\re au lieu de b*]1 ,jean s]a rduit b*] au lieu de lab\r]4 ,que1 p> consqu5t1 ce qu'on considrait comme un accroissem5t de prt n'e/ qu'un dplacem5t de prt4 ,en outre1 on ne voit pas que ce dplacem5t implique deux pr(ondes inju/ices4 ,inju/ice env]s ,jean qui1 aprs avoir mrit et conquis le crdit p> sa probit et son activit1 s'en voit dp\ill4 ,inju/ice env]s les contribuables1 exposs pay] une dette qui ne les reg>de pas4 ,dira-t-on que le g\v]nem5t (fre ,jean les mmes facilits qu' ,jacques8 ,mais puisqu'il n'y a qu'une *>rue disponible1 deux ne peuv5t tre prtes4 ,l'argum5t revi5t t\j\rs dire que1 grce l'int]v5tion de l'tat1 il se f]a plus d'emprunts qu'il ne peut se faire de prts1 c> la *>rue reprs5te ici la masse des capitaux disponibles4 ,j'ai rduit1 il e/ vrai1 l'opration son expression la plus simple3 mais1 pr\vez la mme pi]re de t\*e les in/itutions g\v]nem5tales de crdit les plus compliques1 v\s v\s conva9crez qu'elles ne peuv5t avoir que ce rsultat3 dplac] le crdit1 non l'accrotre4 ,dans un pays et dans un temps donn1 il n'y a qu'une c]ta9e somme de capitaux en disponibilit et t\s se plac5t4 ,en g>antissant des insolvables1 l'tat peut bi5 augm5t] le nombre des emprunteurs1 faire hauss] a9si le taux de l'intrt 7t\j\rs au prjudice du contribuable71 mais1 ce qu'il ne peut faire1 c'e/ augm5t] le nombre des prteurs et l'importance du total des prts4 ,qu'on ne m'impute po9t1 cep5dant1 une conclusion dont ,dieu me prs]ve4 ,je dis que la ,loi ne doit po9t favoris] artificiellem5t les emprunts2 mais je ne dis pas qu'elle doit artificiellem5t les entrav]4 ,s'il se tr\ve1 dans notre rgime hypo?caire ou ailleurs1 des ob/acles la diffusion et l'application du crdit1 qu'on les fasse disp>atre2 ri5 de mieux1 ri5 de plus ju/e4 ,mais c'e/ l1 avec la lib]t1 t\t ce que doiv5t dem&] la ,loi des ,r=mateurs dignes de ce nom#eg4 ,note #eg3 ,v4 la f9 de la #ab;e lettre de ,gratuit du crdit1 page #bhb et suiv4 du prs5t volume4 7,note de l'diteur47 ,x4 ,l',algrie4 ,mais voici quatre orateurs qui se disput5t la tribune4 ,ils p>l5t d'abord t\s la fois1 puis l'un aprs l'autre4 ,qu'ont-ils dit8 de =t belles *oses assurm5t sur la puissance et la gr&eur de la ,france1 sur la ncessit de sem] p\r rcolt]1 sur le brillant av5ir de notre gigantesque colonie1 sur l'avantage de dv]s] au lo9 le trop-ple9 de notre population1 etc41 etc42 magnifiques pices d'loqu5ce1 t\j\rs ornes de cette proraison3 ,votez c9quante millions 7plus ou mo9s7 p\r faire en ,algrie des ports et des r\tes1 p\r y transport] des colons1 leur btir des maisons1 leur dfri*] des *amps4 ,p> l v\s aurez s\lag le travailleur franais1 enc\rag le travail africa91 et fait fructifi] le comm]ce m>seillais4 ,c'e/ t\t pr(it4 ,oui1 cela e/ vrai1 si l'on ne considre lesdits c9quante millions qu' p>tir du mom5t o l'tat les dp5se1 si l'on reg>de o ils vont1 non d'o ils vi5n5t2 si l'on ti5t compte seulem5t du bi5 qu'ils f]ont en sortant du c(fre des p]cepteurs1 et non du mal qu'on a produit1 non plus que du bi5 qu'on a emp*1 en les y faisant entr]2 oui1 ce po9t de vue born1 t\t e/ pr(it4 ,la maison btie en ,b>b>ie1 c'e/ ce qu'on voit2 le port creus en ,b>b>ie1 c'e/ ce qu'on voit2 le travail provoqu en ,b>b>ie1 c'e/ ce qu'on voit2 quelques bras de mo9s en ,france1 c'e/ ce qu'on voit2 un gr& m\vem5t de m>*&ises ,m>seille1 c'e/ t\j\rs ce qu'on voit4 ,mais il y a autre *ose qu'on me voit pas4 ,c'e/ que les c9quante millions dp5ss p> l'tat ne peuv5t plus l'tre1 comme ils l'aurai5t t1 p> le contribuable4 ,de t\t le bi5 attribu la dp5se publique excute1 il faut donc dduire t\t le mal de la dp5se prive emp*e2-- mo9s qu'on n'aille jusqu' dire que ,jacques ,bonhomme n'aurait ri5 fait des pices de c5t s\s qu'il avait bi5 gagnes et que l'impt lui ravit2 ass]tion absurde1 c> s'il s'e/ donn la pe9e de les gagn]1 c'e/ qu'il esprait avoir la satisfaction de s'en s]vir4 ,il aurait fait relev] la clture de son j>d91 et ne le peut plus1 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,il aurait fait m>n] son *amp et ne le peut plus1 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,il aurait aj\t un tage sa *aumire et ne le peut plus1 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,il aurait augm5t son outillage et ne le peut plus1 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,il se s]ait mieux n\rri1 mieux vtu1 il aurait mieux fait in/ruire ses fils1 il aurait arrondi la dot de sa fille et ne le peut plus1 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,il se s]ait mis dans l'association des sec\rs mutuels et ne le peut plus1 c'e/ ce qu'on ne voit pas4 ,d'une "p1 les j\issances qui lui sont tes1 et les moy5s d'action qu'on a dtruits dans ses ma9s1 de l'autre1 le travail du t]rassi]1 du *>p5ti]1 du =g]on1 du tailleur1 du matre d'cole de son village1 qu'il et enc\rag et qui se tr\ve ananti1 c'e/ t\j\rs ce qu'on ne voit pas4 ,on compte beauc\p sur la prosprit future de l',algrie2 soit4 ,mais qu'on compte aussi p\r quelque *ose le m>asme dont1 en att5dant1 on frappe 9vitablem5t la ,france4 ,on me montre le comm]ce m>seillais2 mais s'il se fait avec le produit de l'impt1 je montr]ai t\j\rs un comm]ce gal ananti dans le re/e du pays4 ,on dit3 ,voil un colon transport en ,b>b>ie2 c'e/ un s\lagem5t p\r la population qui re/e dans le pays4 ,je rponds3 ,comm5t cela se peut-il1 si en transportant ce colon ,alg]1 on y a transport aussi deux ou trois fois le capital qui l'aurait fait vivre en ,france#eh8 ,note #eh3 ,m4 le m9i/re de la gu]re a affirm d]nirem5t que *aque individu transport en ,algrie a cot l'tat #h1jjj fr4 ,or1 il e/ positif que les malheureux dont il s'agit aurai5t trs-bi5 vcu en ,france sur un capital de #d1jjj fr4 ,je dem&e en quoi l'on s\lage la population franaise1 qu& on lui te un homme et les moy5s d'exi/5ce de deux8 ,le seul b que j'ai en vue1 c'e/ de faire compr5dre au lecteur que1 dans t\te dp5se publique1 d]rire le bi5 app>5t1 il y a un mal plus difficile disc]n]4 ,autant qu'il e/ en moi1 je v\drais lui faire pr5dre l'habitude de voir l'un et l'autre et de t5ir compte de t\s deux4 ,qu& une dp5se publique e/ propose1 il faut l'exam9] en elle-mme1 ab/raction faite du prt5du enc\ragem5t qui en rsulte p\r le travail1 c> cet enc\ragem5t e/ une *imre4 ,ce que fait cet g>d la dp5se publique1 la dp5se prive l'et fait de mme4 ,donc l'intrt du travail e/ t\j\rs hors de cause4 ,il n'entre pas dans l'objet de cet crit d'apprci] le mrite intr9sque des dp5ses publiques appliques l',algrie4 ,mais je ne puis ret5ir une obs]vation gnrale4 ,c'e/ que la prsomption e/ t\j\rs dfavorable aux dp5ses collectives p> voie d'impt4 ,p\rquoi8 ,le voici3 ,d'abord la ju/ice en s\ffre t\j\rs quelque peu4 ,puisque ,jacques ,bonhomme avait su p\r gagn] sa pice de c5t s\s1 en vue d'une satisfaction1 il e/ au mo9s f*eux que le fisc int]vi5ne p\r enlev] ,jacques ,bonhomme cette satisfaction et la confr] un autre4 ,c]tes1 c'e/ alors au fisc ou ceux qui le font agir donn] de bonnes raisons4 ,n\s avons vu que l'tat en donne une dte/able qu& il dit3 avec ces c5t s\s1 je f]ai travaill] des ouvri]s1 c> ,jacques ,bonhomme 7sitt qu'il n'aura plus la cat>acte7 ne manqu]a pas de rpondre3 ,morbleu6 avec c5t s\s1 je les f]ai bi5 travaill] moi-mme4 ,cette raison mise de ct1 les autres se prs5t5t dans t\te leur nudit1 et le dbat entre le fisc et le pauvre ,jacques s'en tr\ve =t simplifi4 ,que l'tat lui dise3 ,je te pr5ds c5t s\s p\r pay] le g5d>me qui te disp5se de veill] ta propre sret2--p\r pav] la rue que tu trav]ses t\s les j\rs2--p\r indemnis] le magi/rat qui fait respect] ta proprit et ta lib]t2--p\r n\rrir le soldat qui df5d nos frontires1 ,jacques ,bonhomme pai]a sans mot dire ou je me trompe =t4 ,mais si l'tat lui dit3 ,je te pr5ds ces c5t s\s p\r te donn] un s\ de prime1 dans le cas o tu auras bi5 cultiv ton *amp2--ou p\r faire appr5dre ton fils ce que tu ne veux pas qu'il appr5ne2--ou p\r que ,m4 le m9i/re aj\te un c5t unime plat son dn]2--je te les pr5ds p\r btir une *aumire en ,algrie1 sauf te pr5dre c5t s\s de plus t\s les ans p\r y entret5ir un colon2 et autres c5t s\s p\r entret5ir un soldat qui g>de le colon2 et autres c5t s\s p\r entret5ir un gnral qui g>de le soldat1 etc41 etc41 il me semble ent5dre le pauvre ,jacques s'cri]3 ,ce rgime lgal ressemble =t au rgime de la =t de ,bondy6 ,et comme l'tat prvoit l'objection1 que fait-il8 ,il br\ille t\tes *oses2 il fait app>atre ju/em5t cette raison dte/able qui devrait tre sans influ5ce sur la "q2 il p>le de l'effet des c5t s\s sur le travail2 il montre le cuis9i] et le f\rnisseur du m9i/re2 il montre un colon1 un soldat1 un gnral1 vivant sur les c9q francs2 il montre enf91 ce qu'on voit1 et tant que ,jacques ,bonhomme n'aura pas appris mettre en reg>d ce qu'on ne voit pas1 ,jacques ,bonhomme s]a dupe4 ,c'e/ p\rquoi je m'ef=ce de le lui enseign] gr&s c\ps de rptitions4 ,de ce que les dp5ses publiques dplac5t le travail sans l'accrotre1 il en rsulte contre elles une seconde et grave prsomption4 ,dplac] le travail1 c'e/ dplac] les travailleurs1 c'e/ tr\bl] les lois naturelles qui prsid5t la di/ribution de la population sur le t]ritoire4 ,qu& #ej millions sont laisss au contribuable1 comme le contribuable e/ p>t\t1 ils alim5t5t du travail dans les qu>ante mille communes de ,france2 ils agiss5t dans le s5s d'un li5 qui reti5t *acun sur sa t]re natale2 ils se rp>tiss5t sur t\s les travailleurs possibles et sur t\tes les indu/ries imag9ables4 ,que si l'tat1 s\tirant ces #ej millions aux citoy5s1 les accumule et les dp5se sur un po9t donn1 il attire sur ce po9t une quantit proportionnelle de travail dplac1 un nombre correspondant de travailleurs dpayss1 population flottante1 dclasse1 et j'ose dire dang]euse qu& le fonds e/ puis6--,mais il arrive ceci 7et je r5tre p> l dans mon sujet73 cette activit fivreuse1 et p\r a9si dire s\ffle sur un troit espace1 frappe t\s les reg>ds1 c'e/ ce qu'on voit2 le peuple applaudit1 s'm]veille sur la beaut et la facilit du procd1 en rclame le r5\vellem5t et l'ext5sion4 ,ce qu'il ne voit pas1 c'e/ qu'une quantit gale de travail1 probablem5t plus judicieux1 a t frappe d'in]tie dans t\t le re/e de la ,france4 ,,xi4 p>gne et ,luxe4 ,ce n'e/ pas seulem5t en matire de dp5ses publiques que ce qu'on voit clipse ce qu'on ne voit pas4 ,en laissant dans l'ombre la moiti de l'conomie politique1 ce phnomne induit une fausse morale4 ,il porte les nations considr] comme antagoniques leurs intrts moraux et leurs intrts matriels4 ,quoi de plus dc\rageant et de plus tri/e6 ,voyez3 ,il n'y a pas de pre de famille qui ne se fasse un devoir d'enseign] ses enfants l'ordre1 l'arrangem5t1 l'esprit de cons]vation1 l'conomie1 la modration dans les dp5ses4 ,il n'y a pas de religion1 qui ne tonne contre le fa/e et le luxe4 ,c'e/ =t bi52 mais1 d'un autre ct1 quoi de plus populaire que ces s5t5ces3 ,?sauris]1 c'e/ dess*] les ve9es du peuple4 ,le ,luxe des gr&s fait l'aisance des petits4 ,les prodigues se ru95t1 mais ils enri*iss5t l'tat4 ,c'e/ sur le sup]flu du ri*e que g]me le pa9 du pauvre4 ,voil1 c]tes1 entre l'ide morale et l'ide sociale1 une flagrante contradiction4 ,que d'esprits m95ts1 aprs avoir con/at le conflit1 repos5t en paix6 ,c'e/ ce que je n'ai jamais pu compr5dre2 c> il me semble qu'on ne peut ri5 pr\v] de plus d\l\reux que d'ap]cevoir deux t5dances opposes dans l'humanit4 ,quoi6 elle arrive la dgradation p> l'une comme p> l'autre extrmit6 conome1 elle tombe dans la misre2 prodigue1 elle s'abme dans la d*ance morale6 ,heureusem5t que les maximes vulgaires montr5t s\s un faux j\r l'p>gne et le ,luxe1 ne t5ant compte que de ces consqu5ces immdiates qu'on voit1 et non des effets ultrieurs qu'on ne voit pas4 ,essayons de rectifi] cette vue incomplte4 ,mondor et son frre ,ari/e1 ayant p>tag l'hritage pat]nel1 ont *acun c9quante mille francs de r5te4 ,mondor pratique la philan?ropie la mode4 ,c'e/ ce qu'on nomme un b\rreau d'arg5t4 ,il r5\velle son mobili] plusieurs fois p> an1 *ange ses quipages t\s les mois2 on cite les +nieux procds auxquels il a rec\rs p\r en avoir plus tt f9i3 bref1 il fait plir les viveurs de ,balzac et d',alex&re ,dumas4 ,aussi1 il faut ent5dre le conc]t d'loges qui t\j\rs l'environne6 ,p>lez-n\s de ,mondor6 vive ,mondor6 ,c'e/ le bi5faiteur de l'ouvri]2 c'e/ la provid5ce du peuple4 la vrit1 il se vautre dans l'orgie1 il clab\sse les passants2 sa dignit et la dignit huma9e en s\ffr5t quelque peu444 ,mais1 bah6 s'il ne se r5d pas utile p> lui-mme1 il se r5d utile p> sa =tune4 ,il fait circul] l'arg5t2 sa c\r ne dsemplit pas de f\rnisseurs qui se retir5t t\j\rs satisfaits4 ,ne dit-on pas que si l'or e/ rond1 c'e/ p\r qu'il r\le6 ,ari/e a adopt un plan de vie bi5 diffr5t4 ,s'il n'e/ pas un g/e1 il e/ au mo9s un individuali/e1 c> il raisonne ses dp5ses1 ne re*]*e que des j\issances modres et raisonnables1 songe l'av5ir de ses enfants1 et1 p\r l*] le mot1 il conomise4 ,et il faut ent5dre ce que dit de lui le vulgaire6 quoi e/ bon ce mauvais ri*e1 ce fesse-mat?ieu8 ,sans d\te il y a quelque *ose d'imposant et de t\*ant dans la simplicit de sa vie2 il e/ d'ailleurs huma91 bi5faisant1 gnreux1 mais il calcule4 ,il ne mange pas t\s ses rev5us4 ,son htel n'e/ pas sans cesse respl5dissant et t\rbillonnant4 ,quelle reconnaissance s'acqui]t-il p>mi les tapissi]s1 les c>rossi]s1 les maquignons et les confiseurs8 ,ces jugem5ts1 fune/es la morale1 sont fonds sur ce qu'il y a une *ose qui frappe les yeux3 la dp5se du prodigue2 et une autre qui s'y drobe3 la dp5se gale et mme suprieure de l'conome4 ,mais les *oses ont t si admirablem5t arranges p> le div9 inv5teur de l'ordre social1 qu'en ceci1 comme en t\t1 l'conomie politique et la ,morale1 lo9 de se heurt]1 concord5t1 et que la sagesse d',ari/e e/1 non-seulem5t plus digne1 mais encore plus pr(itable que la folie de ,mondor4 ,et qu& je dis plus pr(itable1 je n'ent5ds pas dire seulem5t pr(itable ,ari/e1 ou mme la socit en gnral1 mais plus pr(itable aux ouvri]s actuels1 l'indu/rie du j\r4 ,p\r le pr\v]1 il suffit de mettre s\s l'oeil de l'esprit ces consqu5ces ca*es des actions huma9es que l'oeil du corps ne voit pas4 ,oui1 la prodigalit de ,mondor a des effets visibles t\s les reg>ds3 *acun peut voir ses b]l9es1 ses l&aws1 ses phatons1 les mign>des pe9tures de ses plafonds1 ses ri*es tapis1 l'clat qui jaillit de son htel4 ,*acun sait que ses purs-sangs c\r5t sur le turf4 ,les dn]s qu'il donne l'htel de ,p>is arrt5t la f\le sur le b\lev>d1 et l'on se dit3 ,voil un brave homme1 qui1 lo9 de ri5 rs]v] de ses rev5us1 br*e probablem5t son capital4--,c'e/ ce qu'on voit4 ,il n'e/ pas aussi ais de voir1 au po9t de vue de l'intrt des travailleurs1 ce que devi5n5t les rev5us d',ari/e4 ,suivons-les la trace1 cep5dant1 et n\s n\s assur]ons que t\s1 jusqu' la d]nire obole1 vont faire travaill] des ouvri]s1 aussi c]ta9em5t que les rev5us de ,mondor4 ,il n'y a que cette diffr5ce3 ,la folle dp5se de ,mondor e/ condamne dcrotre sans cesse et r5contr] un t]me ncessaire2 la sage dp5se d',ari/e ira grossissant d'anne en anne4 ,et s'il en e/ a9si1 c]tes1 l'intrt public se tr\ve d'accord avec la morale4 ,ari/e dp5se1 p\r lui et sa maison1 v+t mille francs p> an4 ,si cela ne suffisait pas son bonheur1 il ne mrit]ait pas le nom de sage4--,il e/ t\* des maux qui ps5t sur les classes pauvres2 il se croit1 en consci5ce1 t5u d'y apport] quelque s\lagem5t et consacre dix mille francs des actes de bi5faisance4--,p>mi les ngociants1 les fabricants1 les agriculteurs1 il a des amis mom5tanm5t gns4 ,il s'in=me de leur situation1 af9 de leur v5ir en aide avec prud5ce et efficacit1 et de/9e cette oeuvre encore dix mille francs4--,enf91 il n'oublie pas qu'il a des filles dot]1 des fils auxquels il doit assur] un av5ir1 et1 en consqu5ce1 il s'impose le devoir d'p>gn] et plac] t\s les ans dix mille francs4 ,voici donc l'emploi de ses rev5us4 #a ,dp5ses p]sonnelles4 #bj1jjj fr4 #b ,bi5faisance4 #aj1jjj #c ,s]vices d'amiti4 #aj1jjj #d p>gne4 #aj1jjj ,repr5ons *acun de ces *apitres1 et n\s v]rons qu'une seule obole n'*appe pas au travail national4 #a ,dp5se p]sonnelle4 ,celle-ci1 quant aux ouvri]s et f\rnisseurs1 a des effets absolum5t id5tiques une dp5se gale faite p> ,mondor4 ,cela e/ vid5t de soi2 n'en p>lons plus4 #b ,bi5faisance4 ,les dix mille francs consacrs cette de/9ation vont galem5t alim5t] l'indu/rie2 ils p>vi5n5t au b\lang]1 au b\*]1 au m>*& d'habits et de meubles4 ,seulem5t le pa91 la vi&e1 les vtem5ts ne s]v5t pas directem5t ,ari/e1 mais ceux qu'il s'e/ sub/itus4 ,or1 cette simple sub/itution d'un consommateur un autre n'affecte en ri5 l'indu/rie gnrale4 ,qu',ari/e dp5se c5t s\s ou qu'il prie un malheureux de les dp5s] sa place1 c'e/ t\t un4 #c ,s]vices d'amiti4 ,l'ami qui ,ari/e prte ou donne dix mille francs ne les reoit pas p\r les enf\ir2 cela rpugne l'hypo?se4 ,il s'en s]t p\r pay] des m>*&ises ou des dettes4 ,dans le premi] cas1 l'indu/rie e/ enc\rage4 ,os]a-t-on dire qu'elle ait plus gagn] l'a*at p> ,mondor d'un pur-sang de dix mille francs qu' l'a*at p> ,ari/e ou son ami de dix mille francs d't(fes8 ,que si cette somme s]t pay] une dette1 t\t ce qui en rsulte1 c'e/ qu'il app>at un troisime p]sonnage1 le cranci]1 qui t\*]a les dix mille francs1 mais qui c]tes les emploi]a quelque *ose dans son comm]ce1 son us9e ou son exploitation4 ,c'e/ un int]mdiaire de plus entre ,ari/e et les ouvri]s4 ,les noms propres *ang5t1 la dp5se re/e1 et l'enc\ragem5t l'indu/rie aussi4 #d p>gne4 ,re/5t les dix mille francs p>gns2--et c'e/ ici qu'au po9t de vue de l'enc\ragem5t aux arts1 l'indu/rie1 au travail1 aux ouvri]s1 ,mondor p>at trs-suprieur ,ari/e1 encore que1 s\s le rapport moral1 ,ari/e se montre quelque peu suprieur ,mondor4 ,ce n'e/ jamais sans un malaise physique1 qui va jusqu' la s\ffrance1 que je vois l'app>5ce de telles contradictions entre les gr&es lois de la nature4 ,si l'humanit tait rduite opt] entre deux p>tis1 dont l'un blesse ses intrts et l'autre sa consci5ce1 il ne n\s re/]ait qu' dsespr] de son av5ir4 ,heureusem5t il n'en e/ pas a9si#ei4--;,et1 p\r voir ,ari/e repr5dre sa supriorit conomique1 aussi bi5 que sa supriorit morale1 il suffit de compr5dre ce consolant axiome1 qui n'en e/ pas mo9s vrai1 p\r avoir une physionomie p>adoxale3 p>gn]1 c'e/ dp5s]4 ,note #ei3 ,v4 la note de la page #cfi4 7,note de l'diteur47 ,quel e/ le b d',ari/e1 en conomisant dix mille francs8 ,e/-ce d'enf\ir deux mille pices de c5t s\s dans une ca*ette de son j>d98 ,non c]tes1 il ent5d grossir son capital et son rev5u4 ,en consqu5ce1 cet arg5t qu'il n'emploie pas a*et] des satisfactions p]sonnelles1 il s'en s]t p\r a*et] des t]res1 une maison1 des r5tes sur l'tat1 des actions indu/rielles1 ou bi5 il le place *ez un ngociant ou un banqui]4 ,suivez les cus dans t\tes ces hypo?ses1 et v\s v\s conva9crez que1 p> l'int]mdiaire des v5deurs ou emprunteurs1 ils vont alim5t] du travail t\t aussi srem5t que si ,ari/e1 l'exemple de son frre1 les et *angs contre des meubles1 des bij\x1 et des *evaux4 ,c>1 lorsque ,ari/e a*te p\r #aj1jjj fr4 de t]res ou de r5tes1 il e/ dt]m9 p> la considration qu'il n'a pas beso9 de dp5s] cette somme1 puisque c'e/ ce dont v\s lui faites un grief4 ,mais1 de mme1 celui qui lui v5d la t]re ou la r5te e/ dt]m9 p> cette considration qu'il a beso9 de dp5s] les dix mille francs d'une manire quelconque4 ,de telle sorte que la dp5se se fait1 dans t\s les cas1 ou p> ,ari/e ou p> ceux qui se sub/itu5t lui4 ,au po9t de vue de la classe ouvrire1 de l'enc\ragem5t au travail1 il n'y a donc1 entre la conduite d',ari/e et celle de ,mondor1 qu'une diffr5ce4 ,la dp5se de ,mondor tant directem5t accomplie p> lui1 et aut\r de lui1 on la voit4 ,celle d',ari/e s'excutant en p>tie p> des int]mdiaires et au lo91 on ne la voit pas4 ,mais1 au fait1 et p\r qui sait ratta*] les effets aux causes1 celle qu'on ne voit pas e/ aussi c]ta9e que celle qu'on voit4 ,ce qui le pr\ve1 c'e/ que dans les deux cas les cus circul5t1 et qu'il n'en re/e pas plus dans le c(fre-=t du sage que dans celui du dissipateur4 ,il e/ donc faux de dire que l'p>gne fait un tort actuel l'indu/rie4 ,s\s ce rapport1 elle e/ t\t aussi bi5faisante que le ,luxe4 ,mais combi5 ne lui e/-elle pas suprieure1 si la p5se1 au lieu de se r5f]m] dans l'heure qui fuit1 embrasse une longue priode6 ,dix ans se sont c\ls4 ,que sont dev5us ,mondor et sa =tune1 et sa gr&e popul>it8 ,t\t cela e/ van\i1 ,mondor e/ ru92 lo9 de rp&re soixante mille francs1 t\s les ans1 dans le corps social1 il lui e/ peut-tre *>ge4 ,en t\t cas1 il ne fait plus la joie de ses f\rnisseurs1 il ne compte plus comme promoteur des arts et de l'indu/rie1 il n'e/ plus bon ri5 p\r les ouvri]s1 non plus que sa race1 qu'il laisse dans la dtresse4 ,au b\t des mmes dix ans1 non-seulem5t ,ari/e cont9ue jet] t\s ses rev5us dans la circulation1 mais il y jette des rev5us croissants d'anne en anne4 ,il grossit le capital national1 c'e/--dire le fonds qui alim5te le salaire1 et comme c'e/ de l'importance de ce fonds que dp5d la dem&e des bras1 il contribue accrotre progressivem5t la rmunration de la classe ouvrire4 ,vi5t-il m\rir1 il laisse des enfants qu'il a mis mme de le remplac] dans cette oeuvre de progrs et de civilisation4 ,s\s le rapport moral1 la ,supriorit de l'p>gne sur le ,luxe e/ inconte/able4 ,il e/ consolant de p5s] qu'il en e/ de mme1 s\s le rapport conomique1 p\r quiconque1 ne s'arrtant pas aux effets immdiats des phnomnes1 sait p\ss] ses inve/igations jusqu' leurs effets df9itifs4 ,,xii4 ,droit au ,travail1 ,droit au ,pr(it4 ,frres1 cotisez-v\s p\r me f\rnir de l'ouvrage votre prix4 ,c'e/ le ,droit au travail1 le ,socialisme lm5taire ou de premi] degr4 ,frres1 cotisez-v\s p\r me f\rnir de l'ouvrage mon prix4 ,c'e/ le ,droit au pr(it2 le ,socialisme raff9 ou de second degr4 ,l'un et l'autre viv5t p> ceux de leurs effets qu'on voit4 ,ils m\rront p> ceux de leurs effets qu'on ne voit pas4 ,ce qu'on voit1 c'e/ le travail et le pr(it excits p> la cotisation sociale4 ,ce qu'on ne voit pas1 ce sont les travaux et les pr(its auxquels donn]ait lieu cette mme cotisation si on la laissait aux contribuables4 ,en #ahdh1 le ,droit au travail se montra un mom5t s\s deux faces4 ,cela suffit p\r le ru9] dans l'op9ion publique4 ,l'une de ces faces s'appelait3 ,ateli] national4 ,l'autre3 ,qu>ante-c9q c5times4 ,des millions allai5t t\s les j\rs de la rue de ,rivoli aux ateli]s nationaux4 ,c'e/ le beau ct de la mdaille4 ,mais en voici le rev]s4 ,p\r que des millions sort5t d'une caisse1 il faut qu'ils y soi5t entrs4 ,c'e/ p\rquoi les organisateurs du ,droit au travail s'adressr5t aux contribuables4 ,or1 les paysans disai5t3 ,il faut que je paie #de c5times4 ,donc1 je me priv]ai d'un vtem5t1 je ne m>n]ai pas mon *amp1 je ne rp>]ai pas ma maison4 ,et les ouvri]s des campagnes disai5t3 ,puisque notre b\rgeois se prive d'un vtem5t1 il y aura mo9s de travail p\r le tailleur2 puisqu'il ne m>ne pas son *amp1 il y aura mo9s de travail p\r le t]rassi]2 puisqu'il ne fait pas rp>] sa maison1 il y aura mo9s de travail p\r le *>p5ti] et le maon4 ,il fut alors pr\v qu'on ne tire pas d'un sac deux m\tures1 et que le travail sold p> le g\v]nem5t se fait aux dp5s du travail pay p> le contribuable4 ,ce fut l la mort du ,droit au travail1 qui app>ut comme une *imre1 autant que comme une inju/ice4 ,et cep5dant1 le droit au pr(it1 qui n'e/ que l'exagration du ,droit au travail1 vit encore et se porte m]veille4 ,n'y a-t-il pas quelque *ose de honteux dans le rle que le protectioni/e fait j\] la socit8 ,il lui dit3 ,il faut que tu me donnes du travail1 et1 qui plus e/1 du travail lucratif4 ,j'ai sottem5t *oisi une indu/rie qui me laisse dix p\r c5t de p]te4 ,si tu frappes une contribution de v+t francs sur mes compatriotes et si tu me la livres1 ma p]te se conv]tira en pr(it4 ,or1 le pr(it e/ un ,droit2 tu me le dois4 ,la socit qui c\te ce sophi/e1 qui se *>ge d'impts p\r le satisfaire1 qui ne s'ap]oit pas que la p]te essuye p> une indu/rie n'en e/ pas mo9s une p]te1 p>ce qu'on =ce les autres la combl]1 cette socit1 dis-je1 mrite le f>deau qu'on lui inflige4 ,a9si1 on le voit p> les nombreux sujets que j'ai p>c\rus3 ,ne pas savoir l'conomie politique1 c'e/ se laiss] bl\ir p> l'effet immdiat d'un phnomne2 la savoir1 c'e/ embrass] dans sa p5se et dans sa prvision l'ensemble des effets#fj4 ,note #fj3 ,si t\tes les consqu5ces d'une action retombai5t sur son auteur1 notre ducation s]ait prompte4 ,mais il n'en e/ pas a9si4 ,quelquefois les bonnes consqu5ces visibles sont p\r n\s1 et les mauvaises consqu5ces invisibles sont p\r autrui1 ce qui n\s les r5d plus invisibles encore4 ,il faut alors att5dre que la raction vi5ne de ceux qui ont support] les mauvaises consqu5ces de l'acte4 ,c'e/ quelquefois =t long1 et voici ce qui prolonge le rgne de l'erreur4 ,un homme fait un acte qui produit de bonnes consqu5ces gales #aj1 son pr(it1 et de mauvaises consqu5ces gales #ae1 rp>ties sur #cj de ses semblables1 de manire qu'il n'en retombe sur *acun d'eux que #a_/b4--;,au total1 il y a p]te et la raction doit ncessairem5t arriv]4 ,on conoit cep5dant qu'elle se fasse d'autant plus att5dre que le mal s]a plus dissm9 dans la masse et le bi5 plus conc5tr sur un po9t4 7bau*e 9dite de l'auteur47 ,je p\rrais s\mettre ici une f\le d'autres que/ions la mme preuve4 ,mais je recule devant la monotonie d'une dmon/ration t\j\rs uni=me1 et je t]m9e1 en appliquant l'conomie politique ce que ,*ateaubri& dit de l',hi/oire4 ,il y a1 dit-il1 deux consqu5ces en hi/oire3 l'une immdiate et qui e/ l'in/ant connue1 l'autre loigne et qu'on n'ap]oit pas d'abord4 ,ces consqu5ces s\v5t se contr$is5t2 les unes vi5n5t de notre c\rte sagesse1 les autres de la sagesse p]durable4 ,l'vnem5t provid5tiel app>at aprs l'vnem5t huma94 ,dieu se lve d]rire les hommes4 ,niez tant qu'il v\s plaira le suprme conseil1 ne cons5tez pas son action1 disputez sur les mots1 appelez =ce des *oses ou raison ce que le vulgaire appelle ,provid5ce2 mais reg>dez la f9 d'un fait accompli1 et v\s v]rez qu'il a t\j\rs produit le contraire de ce qu'on en att5dait1 qu& il n'a po9t t tabli d'abord sur la morale et la ju/ice4 7,,*ateaubri&4 ,mmoires d'outre tombe47 ,,abondance#fa4 ,note #fa3 ,article de/9 au ,dictionnaire de l'conomie politique4 ,il fut crit peu de j\rs avant le d"p de l'auteur p\r l',italie1--d'o il ne devait pas rev5ir6444 7,note de l'diteur47 ,c'e/ une va/e et noble sci5ce1 en tant qu'exposition1 que l'conomie politique4 ,elle scrute les ressorts du mcanisme social et les fonctions de *acun des organes qui con/itu5t ces corps vivants et m]veilleux1 qu'on nomme des socits huma9es4 ,elle tudie les lois gnrales selon lesquelles le g5re huma9 e/ appel crotre en nombre1 en ri*esse1 en intellig5ce1 en moralit4 ,et nanmo9s1 reconnaissant un libre arbitre social comme un libre arbitre p]sonnel1 elle dit comm5t les lois provid5tielles peuv5t tre mconnues ou violes2 quelle responsabilit t]rible nat de ces exprim5tations fatales1 et comm5t la civilisation peut se tr\v] a9si arrte1 ret>de1 ref\le et p\r longtemps t\ffe4 ,qui le croirait8 ,cette sci5ce si va/e et si leve1 comme exposition1 en e/ presque rduite1 en tant que controv]se1 et dans sa p>tie polmique1 l'+rate t*e de dmontr] cette proposition1 qui semble purile =ce d'tre claire3 ,l'abondance vaut mieux que la disette4 ,c>1 qu'on y reg>de de prs1 et l'on se conva9cra que la plup>t des objections et des d\tes qu'on oppose l'conomie politique impliqu5t ce pr9cipe3 ,la disette vaut mieux que l'abondance4 ,c'e/ ce qu'exprim5t ces locutions si populaires3 ,la production surabonde4 ,n\s prissons de pl?ore4 ,t\s les m>*s sont engorgs et t\tes les c>rires encombres4 ,la facult de consomm] ne peut plus suivre la facult de produire4 ,voici un dtracteur des ma*9es4 ,il dplore que les miracles du gnie de l'homme t5d5t indf9im5t sa puissance de produire4 ,que r$\te-t-il8 ,l'abondance4 ,voici un protectioni/e4 ,il gmit de la libralit de la nature env]s d'autres climats4 ,il cra9t que la ,france n'y p>ticipe p> l'*ange et ne veut pas qu'elle soit libre1 p>ce que1 si elle l'tait1 elle ne manqu]ait pas d'attir] sur elle-mme le flau de l'invasion et de l'inondation444 ,que r$\te-t-il8 ,l'abondance4 ,voici un homme d'tat4 ,il s'effraie de t\s les moy5s de satisfaction que le travail accumule dans le pays1 et croyant ap]cevoir1 dans les pr(ondeurs de l'av5ir1 le fantme d'un bi5-tre rvolutionnaire et d'une galit sditieuse1 il imag9e de l\rds impts1 de va/es armes1 des dissipations de produits sur une gr&e *elle1 de gr&es exi/5ces1 une puissante ari/ocratie artificielle *>ge de remdi]1 p> son luxe et son fa/e1 l'insol5t excs de fcondit de l'indu/rie huma9e4 ,que r$\te-t-il8 ,l'abondance4 ,enf91 voici un logici5 qui1 ddaignant les voies tortueuses et allant droit au b1 conseille de brl] priodiquem5t ,p>is1 p\r (frir au travail l'occasion et l'avantage de le recon/ruire4 ,que r$\te-t-il8 ,l'abondance4 ,comm5t de telles ides ont-elles pu se =m]1 et1 il faut bi5 le dire1 prvaloir quelquefois1 non po9t sans d\te dans la pratique p]sonnelle des hommes1 mais dans leurs ?ories et leurs lgislations8 ,c> s'il e/ une ass]tion qui semble port] sa preuve en elle-mme1 c'e/ bi5 celle-ci3 ,en fait de *oses utiles1 il vaut mieux avoir que manqu]4 ,et s'il e/ inconte/able que l'abondance e/ un flau1 qu& elle porte sur des objets malfaisants1 de/ructifs1 importuns comme les saut]elles1 les *5illes1 la v]m9e1 les vices1 les miasmes dltres1 il ne peut pas tre mo9s vrai qu'elle e/ un bi5fait1 qu& il s'agit de ces *oses qui apais5t des beso9s1 procur5t des satisfactions1--de ces objets que l'homme re*]*e1 p\rsuit au prix de ses sueurs1 qu'il cons5t a*et] p> le travail ou p> l'*ange1 qui ont de la valeur1 tels que les alim5ts1 les vtem5ts1 les logem5ts1 les oeuvres d'art1 les moy5s de locomotion1 de communication1 d'in/ruction1 de div]sion1 en un mot t\t ce dont s'occupe l'conomie politique4 ,si l'on veut comp>] la civilisation de deux peuples ou de deux sicles1 e/-ce qu'on ne dem&e pas la /ati/ique lequel des deux prs5te1 proportionnellem5t la population1 plus de moy5s d'exi/5ce1 plus de productions agricoles1 indu/rielles ou arti/iques1 plus de r\tes1 de canaux1 de biblio?ques et de muses8 ,e/-ce qu'on ne dcide pas1 si je puis m'exprim] a9si1 p> l'activit comp>e des consommations1 c'e/--dire p> l'abondance8 ,on dira peut-tre qu'il ne suffit pas que les produits abond5t2 qu'il faut encore qu'ils soi5t quitablem5t rp>tis4 ,ri5 n'e/ plus vrai4 ,mais ne confondons pas les que/ions4 ,qu& n\s df5dons l'abondance1 qu& nos adv]saires la dcri5t1 les uns et les autres n\s s\s-ent5dons ces mots3 ct]is p>ibus1 t\tes *oses gales d'ailleurs1 l'quit dans la rp>tition tant suppose la mme4 ,et puis rem>quez que l'abondance e/ p> elle-mme une cause de bonne rp>tition4 ,plus une *ose abonde1 mo9s elle a de valeur2 mo9s elle a de valeur1 plus elle e/ la porte de t\s1 plus les hommes sont gaux devant elle4 ,n\s sommes t\s gaux devant l'air1 p>ce qu'il e/1 relativem5t nos beso9s et nos dsirs1 d'une abondance 9puisable4 ,n\s sommes un peu mo9s gaux devant l'eau1 p>ce qu'tant mo9s abondante elle comm5ce cot]2 mo9s encore devant le bl1 devant les fruits dlicats1 devant les primeurs1 devant les r>ets1 l'exclusion se faisant t\j\rs en raison inv]se de l',,abondance4 ,n\s aj\t]ons1 p\r rpondre aux scrupules s5tim5tali/es de notre poque1 que l'abondance n'e/ pas seulem5t un bi5 matriel4 ,les beso9s se dvelopp5t1 au se9 de l'humanit1 dans un c]ta9 ordre2 ils ne sont pas t\s galem5t imprieux1 et l'on peut mme rem>qu] que leur ordre de priorit n'e/ pas leur ordre de dignit4 ,les beso9s les plus grossi]s veul5t tre satisfaits les premi]s1 p>ce qu' cette satisfaction ti5t la vie1 et que1 quoi qu'en dis5t les dclamateurs1 avant de vivre dignem5t1 il faut vivre4 ,prim viv]e1 de9d philosoph>e4 ,il suit de l que c'e/ l'abondance des *oses propres rpondre aux ncessits les plus vulgaires1 qui p]met l'humanit de spiritualis] de plus en plus ses j\issances1 de s'lev] dans la rgion du ,vrai et du ,beau4 ,elle ne peut consacr] au p]fectionnem5t de la =me1 au culte de l'art1 aux inve/igations de la p5se que le temps et les =ces qui1 en v]tu du progrs1 cess5t d'tre absorbs p> les exig5ces de la vie animale4 ,l'abondance1 fruit de longs travaux et de pati5tes conomies1 ne peut tre in/antanm5t univ]selle1 ds l'orig9e des socits4 ,elle ne peut se faire en mme temps sur t\te la ligne des productions possibles4 ,elle suit un ordre successif1 passant du matriel au spirituel4 ,malheureux les peuples1 qu& des impulsions extrieures1 comme celles des g\v]nem5ts1 s'ef=c5t d'int]v]tir cet ordre1 sub/itu5t des dsirs grossi]s mais imprieux d'autres dsirs plus levs mais prmaturs1 *ang5t la direction naturelle du travail et romp5t cet quilibre des beso9s et des satisfactions1 d'o naiss5t les g>anties de la /abilit sociale4 ,au re/e1 si l'abondance tait un flau1 cela s]ait aussi malheureux qu'trange1 c>1 quelque facile que soit le remde 7s'ab/5ir de produire et dtruire1 quoi de plus ais871 jamais on n'y dt]m9]a l'individualit4 ,on a beau dclam] contre l'abondance1 la surabondance1 la pl?ore1 l'encombrem5t1 on a beau faire la ?orie de la disette1 lui donn] l'appui des lois1 proscrire les ma*9es1 gn]1 entrav]1 contr>i] les *anges1 cela n'emp*e p]sonne1 pas mme les coryphes de ces sy/mes1 de travaill] ralis] l'abondance4 ,sur t\te la surface du globe1 on ne r5contr]ait pas un seul homme dont la pratique ne prote/e contre ces va9es ?ories4 ,on n'en r5contr]ait pas un qui ne *]*e tir] le meilleur p>ti possible de ses =ces1 les mnag]1 les conomis]1 en augm5t] le rsultat p> la coopration des =ces naturelles2 on n'en tr\v]ait pas un1 mme p>mi ceux qui dclam5t le plus contre la lib]t des transactions qui ne se conduise sur ce pr9cipe 7t\t en v\lant l'int]dire aux autres73 v5dre le plus *] et a*et] au meilleur m>* possible2--de telle sorte que la ?orie de la disette qui prvaut dans les livres1 dans les j\rnaux1 dans les conv]sations1 dans les p>lem5ts1 et1 p> l1 dans les lois1 e/ rfute et dm5tie p> la manire d'agir de t\tes les individualits1 sans aucune exception1 qui compos5t le g5re huma91 ce qui e/ c]tes la plus premptoire rfutation qu'il soit possible d'imag9]4 ,mais en face de ce problme3 l'abondance vaut-elle mieux que la disette1 d'o vi5t que t\s les hommes1 aprs s'tre virtuellem5t prononcs p\r l'abondance1 p> leur manire d'agir1 de travaill] et d'*ang]1 se con/itu5t ?oriquem5t les df5seurs de la disette1 jusque-l qu'ils =m5t dans ce s5s l'op9ion publique et en font jaillir t\tes sortes de lois re/rictives et compressives8 ,c'e/ ce qu'il n\s re/e expliqu]4 ,au fond1 ce quoi n\s aspirons t\s1 c'e/ que *acun de nos ef=ts ralise p\r n\s la plus gr&e somme possible de bi5-tre4 ,si n\s n'tions pas sociables1 si n\s vivions dans isolem5t1 n\s ne connatrions1 p\r atte9dre ce b1 qu'une rgle3 travaill] plus et mieux1 rgle qui implique l'abondance progressive4 ,mais1 cause de l'*ange et de la sp>ation des occupations1 qui en e/ la suite1 ce n'e/ pas immdiatem5t n\s-mmes1 c'e/ autrui que n\s consacrons notre travail1 nos ef=ts1 nos produits1 nos s]vices4 ,ds lors1 sans p]dre de vue la rgle3 produire plus1 n\s en avons une autre t\j\rs plus actuellem5t prs5te notre esprit3 produire plus de valeur4 ,c> c'e/ de l que dp5d la quantit de s]vices que n\s avons recevoir en ret\r des ntres4 ,or1 crer plus de produits1 ou crer plus de valeur1 ce n'e/ pas la mme *ose4 ,il e/ bi5 clair que si1 p> =ce ou p> ruse1 n\s p>v5ions r>fi] beauc\p le s]vice spcial ou le produit qui font l'objet de notre pr(ession1 n\s n\s enri*irions sans augm5t] ni p]fectionn] notre travail4 ,si un cordonni]1 p> exemple1 p\vait1 p> un acte de sa volont1 faire vapor] t\s les s\li]s du monde1 except ceux de sa b\tique1 ou frapp] de p>alysie quiconque sait manoeuvr] le tran*et et le tire-pi$1 il devi5drait un ,crsus2 son sort s'amlior]ait1 non po9t avec le sort gnral de l'humanit1 mais en raison inv]se de la de/9e univ]selle4 ,voil t\t le sacre6--et t\t l'odieux--de la ?orie de la disette1 telle qu'elle se manife/e dans les re/rictions1 les monopoles et les privilges4 ,elle ne fait que traduire et voil]1 p> un comm5taire sci5tifique1 ce s5tim5t g/e que n\s portons t\s au fond du coeur3 les concurr5ts m'importun5t4 ,qu& n\s apportons un produit sur le m>*1 deux circon/ances sont galem5t de nature en surhauss] la valeur3 la premire1 c'e/ qu'il y r5contre une trs-gr&e abondance des *oses contre lesquelles il peut s'*ang]1 c'e/--dire de t\t2 la seconde1 c'e/ qu'il y r5contre une trs-gr&e r>et de ses similaires4 ,or1 ni p> n\s-mmes1 ni p> l'int]mdiaire des lois et de la =ce publique1 n\s ne p\vons ri5 sur la premire de ces circon/ances4 ,l'abondance univ]selle ne se dcrte malheureusem5t pas2 il y faut d'autres faons2 les lgislateurs1 les d\ani]s et les entraves n'y peuv5t ri54 ,si donc n\s v\lons lev] artificiellem5t la valeur du produit1 =ce n\s e/ d'agir sur l'autre lm5t de cette valeur4 ,en ceci1 la volont individuelle n'e/ pas aussi impuissante4 ,avec des lois ad hoc1 avec de l'arbitraire1 avec des baonnettes1 avec des *anes1 avec des entraves1 avec des *tim5ts et des p]scutions1 il n'e/ pas impossible de *ass] les concurr5ts1 de crer la r>et et cette hausse artificielle qui e/ l'objet de nos dsirs4 ,les *oses tant a9si1 il e/ ais de compr5dre ce qui peut et doit arriv] dans un temps d'ignorance1 de b>b>ie et de cupidit effrne4 ,*acun s'adresse la lgislature1 et p> cet int]mdiaire la =ce publique1 p\r lui dem&] de crer artificiellem5t1 p> t\s les moy5s en son p\voir1 la r>et de la *ose qu'il produit4 ,l'agriculteur dem&e la r>et du bl2 l'leveur1 la r>et du btail2 le matre de =ges1 la r>et du f]2 le colon1 la r>et du sucre2 le tisseur1 la r>et du drap1 etc41 etc4 ,*acun donne les mmes raisons1 ce qui f9it p> faire un corps de doctr9e qu'on peut bi5 appel] la ?orie de la disette2 et la =ce publique emploie le f] et le feu au triomphe de cette ?orie4 ,mais1 sans p>l] des masses1 a9si s\mises au rgime de la privation univ]selle1 il e/ ais de voir quelle my/ification vi5n5t se heurt] les inv5teurs de ce rgime1 et quel t]rible *tim5t att5d leur rapacit sans scrupule4 ,n\s avons vu que1 relativem5t *aque produit spcial1 la valeur avait deux lm5ts3 #a la r>et de ce qui lui e/ similaire2 #b l'abondance de t\t ce qui ne lui e/ pas similaire4 ,or1 qu'on veuille bi5 rem>qu] ceci3 p> cela mme que la lgislature1 esclave de l'gsme individuel1 travaille ralis] le premi] de ces deux lm5ts de la valeur1 elle dtruit le second1 sans p\voir l'vit]1 puisque c'e/ une seule et mme *ose4 ,elle a successivem5t satisfait les voeux de l'agriculteur1 de l'leveur1 du matre de =ges1 du fabricant1 du colon1 en produisant artificiellem5t la r>et du bl1 de la vi&e1 du f]1 du drap1 du sucre1 etc42 mais cela qu'e/-ce autre *ose que dtruire cette abondance gnrale1 qui e/ la seconde condition de la valeur de *aque produit p>ticuli]8 ,a9si1 aprs avoir s\mis la communaut des privations effectives1 impliques dans la disette1 dans le b d'exhauss] la valeur des produits1 il se tr\ve qu'on n'a pas mme russi atte9dre cette ombre1 tre9dre ce fantme1 exhauss] cette valeur nom9ale1 p>ce que prcism5t ce que la r>et du produit spcial opre en sa faveur1 dans ce s5s1 la r>et des autres produits le neutralise4 ,e/-il donc si difficile de compr5dre que le cordonni] dont n\s p>lions t\t l'heure1 p>vnt-il dtruire1 p> un seul acte de sa volont1 t\s les s\li]s du monde1 except ceux de sa faon1 ne s]ait pas plus avanc1 mme au po9t de vue puril de la valeur nom9ale1 si du mme c\p t\s les objets1 contre lesquels les s\li]s s'*ang5t1 se r>fiai5t dans la mme proportion8 ,il n'y aurait que ceci de *ang3 t\s les hommes1 y compris notre cordonni]1 s]ai5t plus mal *ausss1 vtus1 n\rris1 logs1 encore que les produits cons]vass5t entre eux la mme valeur relative4 ,et il faut bi5 qu'il en soit a9si4 ,o en s]ait la socit1 si l'inju/ice1 l'oppression1 l'gsme1 la cupidit et l'ignorance n'entranai5t aucun *tim5t8 ,heureusem5t il n'e/ pas possible que quelques hommes puiss5t1 sans inconvni5t p\r eux-mmes1 faire t\rn] la =ce publique et l'app>eil g\v]nem5tal au pr(it de la disette1 et comprim] l'univ]sel lan de l'humanit v]s l'abondance#fb4 ,note #fb3 ,v41 tome ,,iv1 pages #e et #afc1 les *ap4 ,abondance1 ,disette1 ,*]t1 ,bon m>*4 7,note de l'diteur47 ,,balance ,,du ,,comm]ce#fc4 ,note #fc3 ,lors de la discussion du budget gnral des dp5ses p\r l'ex]cice de #ahej1 ,m4 ,maugu9 exposa navem5t la tribune la vieille et fausse ?orie de la balance du comm]ce4 7,moniteur du #bg m>s47 ,ba/iat1 qui l'avait dj rfute dans ses ,sophismes1 crut devoir l'attaqu] de n\veau2 et comme sa sant ne lui p]mettait plus de mont] la tribune1 il adressa1 le #bi m>s #ahej1 une feuille quotidi5ne1 les rflexions que n\s reproduisons4 ,il e/ rem>qu] qu'il simplifie les calculs hypo?tiques1 au moy5 desquels il lucide sa ?se1 en excluant quelques-uns des lm5ts qu'il avait employs en #ahde4 7,v4 tome ,,iv1 page #eb47 7,note de l'diteur47 ,la balance du comm]ce e/ un article de foi4 ,on sait en quoi elle consi/e3 un pays importe-t-il plus qu'il n'exporte2 il p]d la diffr5ce4 ,rciproquem5t1 ses exportations dpass5t-elles ses importations2 l'excdant =me son bnfice4 ,cela e/ t5u p\r un axiome et on lgifre en consqu5ce4 ,sur cette donne1 ,m4 ,maugu9 n\s a av]tis avant-hi]1 *iffres en ma91 que la ,france fait au dehors un comm]ce dans lequel elle a tr\v le moy5 de p]dre bnvolem5t1 et sans que ri5 l'y oblige1 #bjj millions t\s les ans4 ,v\s avez p]du sur votre comm]ce1 dans onze annes1 #b milli>ds1 ent5dez-v\s6 ,puis1 appliquant son infaillible rgle aux dtails1 il n\s a dit3 ,en objets fabriqus1 v\s avez v5du1 en #ahdg1 p\r #fje millions1 et v\s n'avez a*et que p\r #aeb millions4 ,v\s avez donc gagn #dej millions4 ,en objets naturels1 v\s avez a*et p\r #hjd millions1 et v\s n'avez v5du que p\r #aad millions2 v\s avez donc p]du #fij millions4 ,ce que c'e/ que de tir]1 avec une navet intrpide1 t\tes les consqu5ces d'un pr9cipe absurde6 ,m4 ,maugu9 a tr\v le secret de faire rire1 aux dp5s de la balance du comm]ce1 jusqu' ,,mm4 ,d>blay et ,lebeuf4 ,c'e/ un beau succs2 et il m'e/ p]mis d'en tre jal\x4 ,p]mettez-moi d'apprci] le mrite de la rgle selon laquelle ,m4 ,maugu9 et t\s les prohibitioni/es calcul5t les pr(its et les p]tes4 ,je le f]ai en racontant deux oprations comm]ciales que j'ai eu l'occasion de faire4 ,j'tais ,bordeaux4 ,j'avais une pice de v9 qui valait #ej fr42 je l'envoyai ,liv]pool1 et la d\ane con/ata sur ses regi/res une ,,exportation ,,de #ej ,,francs4 ,arriv ,liv]pool1 le v9 se v5dit #gj fr4 ,mon correspondant conv]tit les #gj fr4 en h\ille1 laquelle se tr\va valoir1 sur la place de ,bordeaux1 #ij fr4 ,la d\ane se hta d'enregi/r] une ,,importation ,,de #ij ,,francs4 ,balance du comm]ce en excdant de l'importation1 #dj fr4 ,ces #dj fr41 j'ai t\j\rs cru1 sur la foi de mes livres1 que je les avais gagns4 ,m4 ,maugu9 m'appr5d que je les ai p]dus1 et que la ,france les a p]dus en ma p]sonne4 ,et p\rquoi ,m4 ,maugu9 voit-il l une p]te8 ,p>ce qu'il suppose que t\t excdant de l'importation sur l'exportation implique ncessairem5t un solde qu'il faut pay] en cus4 ,mais o e/1 dans l'opration que je raconte1 et qui e/ l'image de t\tes les oprations comm]ciales lucratives1 le solde pay]8 ,e/-il donc si difficile de compr5dre qu'un ngociant comp>e les prix c\rants des div]ses places et ne se dcide opr] que lorsqu'il a la c]titude1 ou du mo9s la *ance1 de voir la valeur exporte lui rev5ir grossie8 ,donc ce que ,m4 ,maugu9 appelle p]te doit s'appel] pr(it4 ,peu de j\rs aprs mon opration1 j'eus la bonhomie d'pr\v] un regret2 je fus f* de ne l'avoir pas ret>de4 ,en effet1 le v9 baissa ,bordeaux et haussa ,liv]pool2 de sorte que si je ne m'tais pas autant press1 j'aurais a*et #dj fr4 et v5du #ajj fr4 ,en vrit1 je croyais que sur ces bases mon pr(it et t plus gr&4 ,j'appr5ds p> ,m4 ,maugu9 que c'e/ la p]te qui et t plus crasante4 ,ma seconde opration1 monsieur le rdacteur1 eut une issue bi5 diffr5te4 ,j'avais fait v5ir du ,prigord des truffes qui me cotai5t #ajj francs2 elles tai5t de/9es deux clbres m9i/riels anglais1 p\r un trs-haut prix1 que je me proposais de conv]tir en livres4 ,hlas6 j'aurais mieux fait de les dvor] moi-mme 7je p>le des truffes1 non des livres ni des torys74 ,t\t n'et pas t p]du1 comme il arriva1 c> le navire qui les emportait prit la sortie du port4 ,la d\ane1 qui avait con/at cette occasion une sortie de #ajj fr41 n'a jamais eu aucune r5tre inscrire en reg>d4 ,donc1 dira ,m4 ,maugu91 la ,france a gagn #ajj fr42 c> c'e/ bi5 de cette somme que1 grce au naufrage1 l'exportation surpasse l'importation4 ,si l'affaire et autrem5t t\rn1 s'il m'tait arriv p\r #b ou #cjj fr4 de livres1 c'e/ alors que la balance du comm]ce et t dfavorable et que la ,france et t en p]te4 ,au po9t de vue de la sci5ce1 il e/ tri/e de p5s] que t\tes les entreprises comm]ciales qui laiss5t de la p]te selon les ngociants1 donn5t du pr(it suivant cette classe de ?orici5s qui dclam5t t\j\rs contre la ?orie4 ,mais au po9t de vue de la pratique1 cela e/ bi5 plus tri/e encore1 c> qu'en rsulte-t-il8 ,supposons que ,m4 ,maugu9 et le p\voir 7et1 dans une c]ta9e mesure1 il l'a p> ses votes7 de sub/itu] ses calculs et sa volont aux calculs et la volont des ngociants1 et de donn]1 selon ses expressions1 une bonne organisation comm]ciale et indu/rielle au pays1 une bonne impulsion au travail national1 que f]a-t-il8 ,t\tes les oprations qui consi/]ai5t a*et] bon m>* au d$ans p\r v5dre *] au dehors1 et conv5ir le produit en d5res trs-re*]*es *ez n\s1 ,m4 ,maugu9 les supprim]a lgislativem5t1 c> ce sont ju/em5t celles o la valeur importe surpasse la valeur exporte4 ,en comp5sation1 il tolr]a1 il favoris]a au beso9 p> des primes 7des taxes sur le public7 t\tes les entreprises qui s]ont bases sur cette donne3 ,a*et] *] en ,france p\r v5dre bon m>* l'trang]1 en d'autres t]mes1 export] ce qui n\s e/ utile p\r rapport] ce qui ne n\s e/ bon ri54 ,a9si1 il n\s laiss]a p>faitem5t libres1 p> exemple1 d'envoy] des fromages de ,p>is ,am/]dam p\r rapport] des articles de modes d',am/]dam ,p>is1 c> on peut affirm] que1 dans ce trafic1 la balance du comm]ce s]ait t\te en notre faveur4 ,oui1 c'e/ une *ose tri/e1 et j'ose aj\t] dgradante1 que le lgislateur ne veuille pas laiss] les intresss dcid] et agir p\r eux-mmes en ces matires1 leurs prils et risques4 ,au mo9s alors *acun a la responsabilit de ses actes2 celui qui se trompe e/ puni et se r$resse4 ,mais qu& le lgislateur impose et prohibe1 s'il a une erreur mon/rueuse dans la c]velle1 il faut que cette erreur devi5ne la rgle de conduite de t\te une gr&e nation4 ,en ,france1 n\s aimons beauc\p la lib]t1 mais n\s ne la compr5ons gure4 ,oh6 t*ons de la mieux compr5dre1 n\s ne l'en aim]ons pas mo9s4 ,m4 ,maugu9 a affirm avec un aplomb imp]turbable qu'il n'y a pas en ,anglet]re un homme d'tat qui ne pr(esse la doctr9e de la balance du comm]ce4 ,aprs avoir calcul la p]te qui1 selon lui1 rsulte de l'excdant de nos importations1 il s'e/ cri3 ,si l'on faisait l',anglet]re un semblable tableau1 elle en frmirait1 et il n'y a pas un membre de la ,*ambre des ,communes qui ne se crt m5ac sur son banc4 ,et moi j'affirme que si l'on v5ait dire la ,*ambre des ,communes3 ,la valeur totale de ce qui sort du pays surpasse la valeur totale de ce qui y entre1 c'e/ alors qu'on se croirait m5ac1 et je d\te qu'il se tr\vt un seul orateur qui ost aj\t]3 ,la diffr5ce e/ un pr(it4 ,en ,anglet]re1 on e/ conva9cu qu'il importe la nation de recevoir plus qu'elle ne donne4 ,de plus1 on s'e/ ap]u que c'e/ la t5dance de t\s les ngociants1 et c'e/ p\rquoi on y a pris le p>ti de les laiss] faire1 et de r5dre aux *anges la ,lib]t4 ,,paix ,,et ,,lib]t1 ,,ou ,,le ,,budget ,r,,publica9#fd4 ,note #fd3 ,pamphlet publi en fvri] #ahdi4--,l'auteur avait crit1 un mois avant1 dans le ,j\rnal des ,dbats1 un article qu' raison de l'id5tit du sujet n\s reproduisons la f9 de ,paix et ,lib]t4 7,note de l'diteur47 ,un programme6 un programme6 voil le cri qui s'lve de t\tes p>ts v]s le cab9et4 ,comm5t compr5ez-v\s l'adm9i/ration intrieure8 ,quelle s]a votre politique au dehors8 ,p> quelles gr&es mesures ent5dez-v\s lev] les recettes8 ,v\s faites-v\s =t d'loign] de n\s ce triple flau qui semble plan] sur nos ttes3 la gu]re1 les rvolutions1 la banqu]\te8 ,p\vons-n\s enf9 n\s livr] avec quelque scurit au travail1 l'indu/rie1 aux gr&es entreprises8 ,qu'avez-v\s imag9 p\r n\s assur] ce l5dema9 que v\s promtes t\s les citoy5s1 le j\r o v\s prtes la direction des affaires8 ,voil ce que *acun dem&e2 mais1 hlas6 le m9i/re ne rpond ri54 ,qui pis e/1 il semble sy/matiquem5t rsolu ne ri5 rpondre4 ,que faut-il en conclure8 ,ou le cab9et n'a pas de plan1 ou s'il en a un1 il le ca*e4 ,eh bi56 je dis que1 dans l'une ou l'autre hypo?se1 il manque son devoir4 ,s'il ca*e son plan1 il fait une *ose qu'il n'a pas le droit de faire2 c> un plan g\v]nem5tal n'app>ti5t pas au g\v]nem5t1 mais au public4 ,c'e/ n\s qu'il intresse1 puisque notre bi5-tre et notre scurit en dp5d5t4 ,n\s devons tre g\v]ns non selon la volont ca*e du m9i/re1 mais selon sa volont connue et appr\ve4 ,au cab9et1 l'exposition1 la proposition1 l'initiative2 n\s1 le jugem5t2 n\s1 l'acceptation ou le refus4 ,mais p\r jug]1 il faut connatre4 ,celui qui monte sur le sige et s'emp>e des guides1 dcl>e1 p> cela mme1 qu'il sait ou croit savoir le b qu'il faut atte9dre et la r\te qu'il faut pr5dre4 ,c'e/ bi5 le mo9s qu'il n'en fasse pas my/re aux voyageurs1 qu& ces voyageurs =m5t une gr&e nation t\t entire4 ,que s'il n'a pas de plan1 qu'il juge lui-mme ce qu'il a faire4 t\tes les poques1 p\r g\v]n] il faut une p5se2 mais cela e/ vrai1 surt\t auj\rd'hui4 ,il e/ bi5 c]ta9 qu'on ne peut plus suivre les vieilles ornires1 ces ornires qui dj trois fois ont v]s le *> dans la b\e4 ,le /atu quo e/ impossible1 la tradition insuffisante4 ,il faut des r=mes2 et1 quoique le mot soit malsonnant1 je dirai3 ,il faut du n\veau2 non po9t du n\veau qui branle1 r5v]se1 effraie1 mais du n\veau qui ma9ti5ne1 consolide1 rassure et rallie4 ,donc1 dans mon ard5t dsir de voir app>atre le vrai ,budget rpublica91 dc\rag p> le sil5ce m9i/riel1 je me suis rappel le vieux prov]be3 ,veux-tu tre bi5 s]vi1 s]s-toi toi-mme2 et p\r tre sr d'avoir un programme1 j'en ai fait un4 ,je le livre au bon s5s public4 ,et d'abord1 je dois dire dans quel esprit il e/ conu4 ,j'aime la ,rpublique1--et j'aj\te1 p\r faire ici un aveu dont quelques-uns p\rront tre surpris#fe1--;je l'aime beauc\p plus qu'au #bd fvri]4 ,voici mes raisons4 ,note #fe3 ,sur les op9ions politiques de l'auteur1 ,v4 au tome ,i]1 ses crits et pr(essions de foi publis l'occasion des lections4 7,note de l'diteur47 ,comme t\s les publici/es1 mme ceux de l'cole mon>*ique1 entre autres ,*ateaubri&1 je crois que la ,rpublique e/ la =me naturelle d'un g\v]nem5t normal4 ,peuple1 ,roi1 ,ari/ocratie1 ce sont trois puissances qui ne peuv5t coexi/] que p5dant leur lutte4 ,cette lutte a des armi/ices qu'on appelle des *>tes4 ,*aque p\voir /ipule dans ces *>tes une "p relative ses victoires4 ,c'e/ en va9 que les ?orici5s sont int]v5us et ont dit3 ,le comble de l'art1 c'e/ de rgl] les attributions des trois j\teurs1 de telle sorte qu'ils s'emp*5t rciproquem5t4 ,la nature des *oses veut que1 p5dant et p> la trve1 l'une des trois puissances se =tifie et gr&isse4 ,la lutte recomm5ce1 et ab\tit1 de lassitude1 une *>te n\velle un peu plus dmocratique1 et a9si de suite1 jusqu' ce que le rgime rpublica9 ait triomph4 ,mais il peut arriv] que le peuple1 p>v5u se g\v]n] lui-mme1 se g\v]ne mal4 ,il s\ffre et s\pire aprs un *angem5t4 ,le prt5dant exil met pr(it l'occasion1 il remonte sur le trne4 ,alors la lutte1 les trves et le rgne des *>tes recomm5c5t1 p\r ab\tir de n\veau la ,rpublique4 ,combi5 de fois peut se r5\vel] l'expri5ce8 ,c'e/ ce que j'ignore4 ,mais ce qui e/ c]ta91 c'e/ qu'elle ne s]a df9itive que lorsque le peuple aura appris se g\v]n]4 ,or1 au #bd fvri]1 j'ai pu cra9dre1 comme bi5 d'autres1 que la nation ne ft pas prp>e se g\v]n] elle-mme4 ,je r$\tais1 je l'av\e1 l'influ5ce des ides grecques et roma9es qui n\s sont imposes t\s p> le monopole univ]sitaire1 ides radicalem5t exclusives de t\te ju/ice1 de t\t ordre1 de t\te lib]t1 ides dev5ues plus fausses encore dans les ?ories prpondrantes de ,montesquieu et de ,r\sseau4 ,je r$\tais aussi la t]reur maladive des uns et l'admiration aveugle des autres1 inspires p> le s\v5ir de la premire ,rpublique4 ,je me disais3 ,tant que dur]ont ces tri/es associations d'ides1 le rgne paisible de la ,dmocratie sur elle-mme n'e/ pas assur4 ,mais les vnem5ts ne se sont pas rgls sur ces prvisions4 ,la ,rpublique a t proclame2 p\r rev5ir la ,mon>*ie1 il faudrait une rvolution1 peut-tre deux ou trois1 puisqu'il y a plusieurs ,prt5dants4 ,en outre1 ces rvolutions ne s]ai5t que le prlude d'une rvolution n\velle1 puisque le triomphe df9itif de la =me rpublica9e e/ la loi ncessaire et fatale du progrs social4 ,que le ciel n\s prs]ve de telles calamits6 ,n\s sommes en ,rpublique1 re/ons-y2 re/ons-y1 puisqu'elle revi5drait tt ou t>d2 re/ons-y1 puisqu'en sortir ce s]ait r\vrir l're des b\lev]sem5ts et des gu]res civiles4 ,mais p\r que la ,rpublique se ma9ti5ne1 il faut que le peuple l'aime4 ,il faut qu'elle jette d'innombrables et pr(ondes rac9es dans l'univ]selle sympa?ie des masses4 ,il faut que la confiance r5aisse1 que le travail fructifie1 que les capitaux se =m5t1 que les salaires hauss5t1 que la vie soit plus facile1 que la nation soit fire de son oeuvre1 en la montrant l',europe t\te respl5dissante de vraie gr&eur1 de ju/ice et de dignit morale4 ,donc1 inaugurons la politique de la ,paix et de la ,lib]t4 ,paix et ,lib]t6 ,il n'e/ c]tes pas possible d'aspir] v]s deux objets plus levs dans l'ordre social4 ,mais que peuv5t-ils avoir de commun avec les *iffres glacs d'un vulgaire budget8 ,ah6 la liaison e/ aussi intime qu'elle puisse l'tre4 ,une gu]re1 une m5ace de gu]re1 une ngociation p\vant ab\tir la gu]re1 ri5 de t\t cela n'arrive l'exi/5ce que p> la v]tu d'un petit article inscrit sur ce gros volume1 effroi du contribuable4 ,et1 de mme1 je v\s dfie d'imag9] une oppression1 une limitation la lib]t des citoy5s1 une *ane leur bras ou leur c\1 qui ne soit ne du budget des recettes et n'en subsi/e4 ,montrez-moi un peuple se n\rrissant d'inju/es ides de dom9ation extrieure1 d'influ5ce abusive1 de prpondrance1 de prpot5ce2 s'immisant dans les affaires des nations vois9es1 sans cesse m5aant ou m5ac2 et je v\s montr]ai un peuple accabl de taxes4 ,montrez-moi un peuple qui s'e/ donn des in/itutions d'une telle nature que les citoy5s ne peuv5t p5s]1 crire1 imprim]1 enseign]1 travaill]1 *ang]1 s'assembl] sans qu'une t\rbe de fonctionnaires vi5ne entrav] leurs m\vem5ts2 et je v\s montr]ai un peuple accabl de taxes4 ,c> je vois bi5 comm5t il ne m'en cote ri5 p\r vivre en paix avec t\t le monde4 ,mais je ne puis concevoir comm5t je devrais m'y pr5dre p\r m'expos] des qu]elles cont9uelles1 sans m'assujettir des frais normes1 soit p\r attaqu] soit p\r me df5dre4 ,et je vois bi5 aussi comm5t il ne m'en cote ri5 p\r tre libre2 mais je ne puis compr5dre comm5t l'tat p\rrait agir sur moi d'une manire fune/e ma lib]t1 si je n'ai comm5c p> remettre en ses ma9s1 et mes frais1 de coteux in/rum5ts d'oppression4 ,*]*ons donc l'conomie4 ,*]*ons-la1 p>ce qu'elle e/ le seul moy5 de satisfaire le peuple1 de lui faire aim] la ,rpublique1 de t5ir en *ec1 p> la sympa?ie des masses1 l'esprit de turbul5ce et de rvolution4 ,*]*ons l'conomie1--,paix et ,lib]t n\s s]ont donnes p> surcrot4 ,l'conomie e/ comme l',intrt p]sonnel4 ,ce sont deux mobiles vulgaires mais ils dvelopp5t des pr9cipes plus nobles qu'eux-mmes4 ,le b spcial et actuel d'une r=me f9ancire e/ de rtablir l'quilibre entre la recette et la dp5se4 ,son b ultrieur1 ou plutt son effet1 e/ de re/aur] le ,crdit public4 ,enf91 un autre b plus important qu'elle doit atte9dre p\r mrit] ce beau nom de r=me1 c'e/ de s\lag] le peuple1 de faire aim] les in/itutions et d'p>gn] a9si au pays de n\velles commotions politique4 ,si j'apprcie ces div]s po9ts de vue les sy/mes qui se sont produits1 je ne puis m'emp*] de les jug] ou bi5 incomplets ou illusoires4 ,un mot sur deux de ces sy/mes3 celui des pratici5s et celui des utopi/es4 ,je comm5ce p> dcl>] que j'ai le plus pr(ond respect p\r la sci5ce et l'expri5ce des f9anci]s4 ,ils ont pass leur vie tudi] le mcanisme de nos f9ances1 ils en connaiss5t t\s les ressorts2 et s'il ne s'agissait que d'atte9dre cet quilibre1 qui e/ peu prs l'objet exclusif de leur p\rsuite1 peut-tre n'y aurait-il ri5 de mieux faire que de leur confi] cette t*e dj bi5 difficile4 ,en rognant quelque peu nos dp5ses1 en levant quelque peu nos recettes1 je veux croire qu'au b\t de trois ou quatre ans1 ils n\s mn]ai5t ce port si dsir qu'ils nomm5t le budget normal4 ,mais il e/ clair que la p5se fondam5tale1 qui g\v]ne notre mcanisme f9anci]1 re/]ait la mme1 sauf quelques amliorations dans les dtails4 ,or1 la "q que je pose e/ celle-ci3 en re/ant s\s l'empire de cette p5se fondam5tale1 en repltrant notre sy/me contributif1 si pr(ondm5t branl p> la rvolution de ,fvri]1 avons-n\s devant n\s les trois ou quatre ans qui n\s sp>5t du fameux quilibre8 ,en d'autres t]mes1 notre sy/me f9anci]1 mme dgag de quelques abus1 porte-t-il en lui-mme des conditions de dure et de vie8 ,n'e/-il pas l'outre d',eole1 et ne r5f]me-t-il pas dans ses flancs les v5ts et les temptes8 ,si c'e/ prcism5t de ce sy/me que sont sortis les b\lev]sem5ts1 que devons-n\s att5dre de sa simple re/auration8 ,les hommes de la f9ance1 je p>le de ceux p\r qui le beau idal e/ de rtablir les *oses1 sauf quelques dtails1 comme elles tai5t avant ,fvri]1 ces hommes1 qu'ils me p]mett5t de le dire1 veul5t btir sur le sable et avanc] dans un c]cle vicieux4 ,ils ne s'ap]oiv5t pas que le vieux sy/me qu'ils prconis5t1 bi5 lo9 de fond] l'abondance des recettes publiques sur la prosprit des classes travailleuses1 aspire gonfl] le budget =ce de t>ir la s\rce qui l'alim5te4 ,indp5damm5t de ce que c'e/ l un vice radical au po9t de vue f9anci]1 c'e/ encore un effroyable dang] politique4 ,quoi6 v\s v5ez de voir quelle atte9te1 presque mortelle1 une rvolution a porte nos f9ances2 v\s ne p\vez pas d\t] qu'une des causes1 s9on la seule1 de cette commotion1 c'e/ la dsaffection ne dans le coeur du peuple du poids des taxes1 et la *ose laquelle v\s aspirez1 c'e/ de n\s remettre au po9t de d"p1 et de remont] pniblem5t le *> ju/em5t au sommet de la dclivit fatale6 ,alors mme qu'une rvolution ne se s]ait pas accomplie1 alors mme qu'elle n'aurait pas veill au se9 des masses des esprances et des exig5ces n\velles1 je crois vraim5t que votre entreprise s]ait irralisable4 ,mais ce qui et t prud5ce1 avant ,fvri]1 n'e/-il pas dev5u ncessit8 ,e/-ce que v\s croyez que vos trois ou quatre annes d'ef=ts la p\rsuite exclusive de l'quilibre peuv5t s'c\l] paisiblem5t1 si le peuple ne voit ri5 v5ir que des taxes n\velles8 si la ,rpublique ne se montre lui que p> la plus gr&e pret des p]cepteurs8 si1 sur le fruit de son travail1 de mo9s en mo9s rmunr1 il faut qu'il fasse l'tat et ses ag5ts une "p t\j\rs plus gr&e8 ,non1 ne l'esprez pas4 ,un b\lev]sem5t n\veau vi5dra int]rompre vos froides lucubrations1 et alors1 je v\s le dem&e v\s-mmes1 qu'advi5dra-t-il de cet quilibre et de ce crdit qui sont1 vos yeux1 le sublime de l'art et le t]me de t\t ef=t intellig5t8 ,je crois donc que les hommes pratiques p]d5t compltem5t de vue le troisime b 7et le premi] en importance7 que j'ai assign la r=m f9ancire1 savoir3 s\lag] le contribuable1 faire aim] la ,rpublique4 ,n\s en avons eu une preuve rc5te4 ,l',assemble nationale a rduit l'impt du sel et la taxe des lettres4 ,eh bi56 non-seulem5t les f9anci]s dsappr\v5t ces mesures1 mais encore ils ne peuv5t pas se mettre dans la tte que l',assemble ait agi con=mm5t sa propre volont4 ,ils suppos5t t\j\rs1 et de trs-bonne foi1 qu'elle a t victime d'une surprise et qu'elle la dplore2 tant t\te ide de r=me leur rpugne4 ,dieu ne plaise que je veuille ins9u] p> l que la coopration des f9anci]s e/ rep\ss]6 ,quelle que soit l'ide n\velle qui surgisse1 elle ne peut gure tre mise en oeuvre que p> le conc\rs de leur utile expri5ce4 ,mais il e/ probable qu'elle ne surgira pas dans leur c]veau4 ,ils ont trop vcu p\r cela dans les errem5ts du pass4 ,si1 avant les campagnes d',italie1 ,napolon avait u tr5te annes de sa vie tudi] et appliqu] t\tes les comb9aisons de l'anci5ne /ratgie1 croit-on qu'il et t frapp de cette inspiration qui a rvolutionn l'art de la gu]re et jet un si gr& clat sur les armes franaises8 ct de cette cole ple9e de j\rs et d'expri5ce1 qui (frira l'excution des ress\rces prcieuses1 mais d'o ne jaillira pas1 je le cra9s1 l'ide fconde que la ,france att5d p\r son salut1 sa gloire et sa scurit1 il y a une autre cole ou plutt un nombre peu prs inf9i d'autres coles1 aux ides desquelles1 si l'on peut repro*] quelque *ose1 ce n'e/ pas du mo9s de manqu] de n\veaut4 ,je n'ai pas l'int5tion d'exam9] t\s les sy/mes qu'elles ont mis au j\r4 ,je me born]ai dire quelques mots sur la p5se qui m'a p>u dom9] dans le manife/e des rpublica9s dits avancs4 ,ce manife/e me semble repos] sur un c]cle vicieux beauc\p plus c>actris encore que celui des f9anci]s4 vrai dire1 il n'e/ qu'une p]ptuelle et purile contradiction4 ,dire au peuple3 ,la rpublique va faire p\r toi un miracle4 ,elle va te dgag] de t\te cette l\rde responsabilit qui pse sur la condition huma9e4 ,elle te pr5dra au b]ceau1 et aprs l'avoir conduit1 ses frais1 de la cr*e la salle d'asile1 de la salle d'asile l'cole primaire1 de l'cole primaire aux coles secondaires et spciales1 de l l'ateli] de travail1 et de l'ateli] de travail aux maisons de refuge1 elle te r5dra la tombe1 sans que tu aies eu beso91 p\r a9si dire1 de pr5dre so9 de toi-mme4 ,z-tu beso9 de crdit8 te manque-t-il des in/rum5ts de travail1 ou du travail8 dsires-tu de l'in/ruction8 quelque s9i/re e/-il v5u visit] ton *amp ou ton ateli]8 l'tat e/ l1 comme un pre opul5t et gnreux1 p\r p\rvoir t\t1 p\r t\t rp>]4 ,bi5 plus1 il t5dra sa sollicitude sur t\te la surface du globe1 en v]tu du dogme de la ,solid>it2 et1 au cas qu'il te pr5ne fantaisie d'all] sem] au lo9 tes ides et tes vues politiques1 il ti5dra t\j\rs une gr&e arme prte entr] en campagne4 ,voil sa mission1 elle e/ va/e1 et p\r l'accomplir il ne te dem&e ri54 ,sel1 boissons1 po/es1 octrois1 contributions de t\tes sortes1 il va r5onc] t\t4 ,un bon pre donne ses enfants1 mais ne leur dem&e pas4 ,que si l'tat ne suit pas cet exemple1 s'il ne remplit pas env]s toi le d\ble et contradictoire devoir que n\s signalons1 il aura trahi sa mission1 il ne te re/]a qu' le r5v]s]4 ,je le dem&e1 se peut-il ri5 imag9] de plus *imrique en mme temps que de plus dang]eux8 ,il e/ vrai que p\r masqu] ces grossires impossibilits1 on aj\te3 ,l'impt s]a trans=m2 on le pr5dra sur le sup]flu des ri*es4 ,mais il faut bi5 que le peuple le sa*e4 ,ce n'e/ l qu'une *imre de plus4 ,impos] l'tat des attributions exorbitantes1 et p]suad] qu'il p\rra y faire face avec l'arg5t prlev sur le sup]flu des ri*es1 c'e/ donn] au public une va9e esprance4 ,combi5 y a-t-il de ri*es en ,france8 ,qu& il fallait pay] #bjj francs p\r avoir droit de suffrage1 le nombre des lecteurs tait de deux c5t mille1 et sur ce nombre1 la moiti peut-tre n'avait pas de sup]flu4 ,et l'on v\drait affirm] auj\rd'hui que l'tat peut remplir l'imm5se mission qu'on lui donne en se bornant impos] les ri*es6 ,il suffira que deux c5t mille familles livr5t au g\v]nem5t le sup]flu de leurs ri*esses p\r que celui-ci prodigue t\te sorte de bi5faits aux huit millions de familles mo9s aises4 ,mais on ne voit donc pas une *ose3 c'e/ qu'un sy/me d'impt a9si conu donn]ait pe9e de quoi p\rvoir sa propre p]ception4 ,la vrit e/1 et le peuple ne devrait jamais le p]dre de vue1 que la contribution publique s'adress]a t\j\rs et ncessairem5t aux objets de la consommation la plus gnrale1 c'e/--dire la plus populaire4 ,c'e/ prcism5t l le motif qui doit p\ss] le peuple1 s'il e/ prud5t1 re/re9dre les dp5ses publiques1 c'e/--dire l'action1 les attributions et la responsabilit du g\v]nem5t4 ,il ne faut pas qu'il s'att5de ce que l'tat le fasse vivre1 puisque c'e/ lui qui fait vivre l'tat#ff4 ,note #ff3 ,v4 le pamphlet l'tat1 tome ,,iv1 page #cbg4 ,d'autres espr5t beauc\p dans la dc\v]te de quelque n\velle matire imposable4 ,je suis lo9 de prt5dre qu'il n'y a ri5 essay] dans cette voie1 mais je s\mets au lecteur ces trois obs]vations3 #a ,t\s les g\v]nem5ts antrieurs ont aim avec passion pr5dre beauc\p au public p\r p\voir beauc\p dp5s]4 ,il n'e/ gure probable qu'en fait d'impts1 aucune m9e prcieuse et d'une exploitation facile et *app au gnie de l fiscalit4 ,s'il a t arrt p> quelque *ose1 ce n'a pu tre que p> la cra9te des rpugnances nationales4 #b ,si de n\velles s\rces d'impts ne peuv5t s'ouvrir sans heurt] les habitudes et excit] le mcont5tem5t1 le mom5t s]ait-il bi5 *oisi1 aprs une rvolution1 de t5t] une telle expri5ce8 ,ne s]ait-ce pas compromettre la ,rpublique8 ,figurons-n\s l'effet produit sur les contribuables p> cette n\velle3 l',assemble nationale vi5t de v\s assujettir des taxes1 de v\s jusqu'ici inconnues et devant lesquelles la mon>*ie avait recul6 #c ,au po9t de vue actuel et pratique1 *]*] et dc\vrir de n\veaux impts1 c'e/ un sr moy5 de ne ri5 faire et de nglig] le corps p\r l'ombre4 ,l',assemble nationale n'a que deux ou trois mois vivre4 ,d'ici l1 il faut qu'elle ait fait le budget4 ,je laisse au lecteur le so9 de tir] la conclusion4 ,aprs avoir rappel les sy/mes qui sont les plus en vogue1 et les plus inadmissibles1 il me re/e signal] celui que je v\drais voir prvaloir4 tablissons d'abord la situation f9ancire laquelle il faut faire face4 ,n\s sommes en dficit 7c> le mot insuffisance e/ dev5u insuffisant74 ,ce dficit1 je n'en *]*]ai pas le *iffre exact4 ,j'ignore comm5t notre comptabilit e/ t5ue2 ce que je sais1 c'e/ que jamais1 au gr& jamais1 deux *iffres (ficiels1 p\r le mme fait1 ne se ressembl5t4 ,quoiqu'il en soit1 la plaie e/ norme4 ,le d]ni] budget 7vol4 ,i1 p4 #fb7 conti5t ce r5seignem5t3 ,anci5s dc\v]ts 7autre joli mot71 annes #ahdf et antrieures #ahd1aef1jjj fr4 ,budget de #ahdg #dc1agi1jjj ,indemnit aux caisses d'p>gne #ch1jjj1jjj ,budget de #ahdh #ga1afg1jjj ,budget de #ahdi #bac1iff1ecd --------------- ,total des dc\v]ts #eej1dfb1ecd fr4 ,voil le rsultat des budgets passs4 ,donc le mal ira t\j\rs croissant l'av5ir1 si n\s ne p>v5ons1 soit augm5t] les recettes1 soit dim9u] les dp5ses1 non seulem5t de manire les align]1 mais encore tr\v] un excdant de recettes qui absorbe peu peu les dc\v]ts antrieurs4 ,il ne s]t de ri5 de se le dissimul]1 hors de l1 c'e/ la banqu]\te et ses suites4 ,et1 ce qui r5d la situation plus difficile1 c'e/ cette considration que j'ai dj indique et sur laquelle j'insi/e de t\tes mes =ces1 savoir que1 si l'on *]*e le remde ou p>tie du remde dans une aggravation d'impts1 a9si que cela se prs5te naturellem5t l'esprit1 on provoqu]a des rvolutions4 ,or1 l'effet f9anci] des rvolutions1 ne p>l] que de celui-l1 tant d'accrotre les dp5ses et de t>ir les s\rces du rev5u 7je m'ab/i5s de dmon/ration71 le procd1 au lieu de dt\rn] la cata/rophe1 n'e/ propre qu' la prcipit]4 ,je vais plus lo94 ,la difficult e/ bi5 plus gr&e encore1 c> j'affirme 7telle e/ du mo9s ma conviction pr(onde7 que l'on ne peut pas mme ma9t5ir t\s les impts exi/ants sans mettre contre soi les *ances les plus t]ribles4 ,une rvolution s'e/ faite2 elle s'e/ proclame dmocratique1 la dmocratie en veut s5tir les bi5faits4 ,elle a tort ou elle a raison1 mais c'e/ a9si4 ,malheur aux g\v]nem5ts1 malheur au pays1 si cette p5se n'e/ pas t\j\rs prs5te l'esprit des ,reprs5tants du peuple6 ,la "q a9si pose1 que faut-il faire8 ,c>1 d'un autre ct1 si l'on peut dim9u] les dp5ses1 il y a des bornes ces retran*em5ts4 ,il ne faut pas all] jusqu' dsorganis] les s]vices1 ce s]ait encore faire arriv] les rvolutions p> l'autre extrmit de l'horizon f9anci]4 ,que faut-il donc faire8 ,voici ma p5se4 ,je la =mule dans t\te sa navet1 au risque de faire dress] les *eveux sur la tte t\s les f9anci]s et pratici5s4 ,,dim9u] ,,les ,,imp,,ts4--,,dim9u] ,,les ,d,,p5ses ,,dans ,,une ,,proportion ,,plus ,,=te ,,encore4 ,et1 p\r revtir cette p5se f9ancire de sa =mule politique1 j'aj\te3 ,,lib]t ,,au ,,d$ans4--,,paix ,,au ,,dehors4 ,voil t\t le programme4 ,v\s v\s rcriez6 ,il e/ aussi contradictoire1 dites-v\s1 que le manife/e montagn>d2 il r5f]me un c]cle vicieux au mo9s aussi vid5t que ceux que v\s avez prcdemm5t signals dans les autres sy/mes4 ,je le nie1 j'accorde seulem5t que la t5tative e/ h>die4 ,mais si la gravit de la situation e/ bi5 tablie1 d'une "p2 si1 de l'autre1 il e/ pr\v que les moy5s traditionnels ne n\s en f]ont pas sortir1 il me semble que ma p5se a quelque droit au mo9s l'att5tion de mes collgues4 ,qu'il me soit donc p]mis d'exam9] mes deux propositions1 et que le lecteur1 se rappelant qu'elles =m5t un t\t indivisible1 veuille bi5 susp5dre son jugem5t1 et peut-tre son arrt4 ,il y a d'abord une vrit qu'il faut rappel]1 p>ce qu'on n'en ti5t pas assez compte3 c'e/ que1 p> la nature de notre sy/me contributif1 qui repose en trs-gr&e p>tie sur une p]ception indirecte1 c'e/--dire dem&e la consommation1 il y a une connexit troite1 une relation intime entre la prosprit gnrale et la prosprit des f9ances publiques4 ,ceci n\s mne cette conclusion3 il n'e/ pas rig\reusem5t exact de dire que s\lag] le contribuable c'e/ infailliblem5t port] atte9te au rev5u4 ,si1 p> exemple1 dans un pays comme le ntre1 le g\v]nem5t1 p\ss p> une exagration d'ardeur fiscale1 levait les taxes jusqu'au po9t de ru9] les facults du consommateur2 s'il d\blait et triplait le prix vnal des *oses les plus ncessaires1 s'il r5*rissait encore les matriaux et les in/rum5ts de travail2 si1 p> suite1 une p>tie considrable de la population tait rduite se priv] de t\t1 vivre de *taignes1 de pommes de t]re1 de s>ras91 de mas1 il e/ clair que la /rilit du budget des recettes p\rrait tre attribue1 avec quelque fondem5t1 l'exagration mme des taxes4 ,et1 dans cette hypo?se1 il e/ clair encore que le vrai moy51 le moy5 rationnel de faire fleurir les f9ances publiques1 ce ne s]ait pas de port] de n\veaux c\ps la ri*esse gnrale1 mais au contraire de la laiss] s'accrotre2 ce ne s]ait pas de t5dre l'impt mais de le dt5dre4 ,?oriquem5t1 je ne crois pas que ceci puisse tre conte/3 l'impt1 dans son dveloppem5t successif1 peut arriv] ce po9t que ce que l'on aj\te son *iffre on le retran*e son produit4 ,qu& les *oses en sont l1 il e/ aussi va91 il e/ aussi f\1 il e/ aussi contradictoire de *]*] une addition aux recettes1 dans une addition aux impts1 qu'il le s]ait de v\loir lev] le liquide1 dans le manomtre1 p> des moy5s qui aurai5t p\r effet de dim9u] la *aleur dans la *audire4 ,ceci pos1 il faut savoir si1 en fait1 notre pays n'en e/ pas l4 ,si j'exam9e les pr9cipaux objets de consommation univ]selle1 auxquels l'tat dem&e son rev5u1 je les tr\ve *>gs de taxes tellem5t exorbitantes qu'on ne peut expliqu] que p> la puissance de l'habitude la s\mission du contribuable4 ,dire que quelques-unes de ces taxes quival5t la confiscation1 ce s]ait employ] une expression bi5 insuffisante4 ,vi5n5t d'abord le sucre et le caf4 ,n\s p\rrions les avoir bas prix1 si n\s avions la lib]t d'all] les *]*] sur les m>*s v]s lesquels notre intrt n\s p\sse4 ,mais1 dans le b bi5 arrt de n\s f]m] le comm]ce du monde1 le fisc n\s s\met une grosse am5de qu& n\s commettons le dlit d'*ange avec l',inde1 la ,havane ou le ,brsil4 ,que si1 dociles sa volont1 n\s limitons notre comm]ce celui que peuv5t alim5t] trois petits ro*]s p]dus au milieu des ocans2 alors n\s payons1 il e/ vrai1 le sucre et le caf beauc\p plus *]1 mais le fisc rad\ci ne n\s pr5d1 s\s =me de taxe1 que c5t p\r c5t de la valeur1 environ4 ,on appelle cela de l'conomie politique pr(onde4 ,notez que1 p\r acqurir les petits ro*]s1 il n\s en a cot des torr5ts de sang et des tonnes d'or1 dont la r5te n\s grv]a p5dant t\te l't]nit4 ,p> voie de comp5sation1 n\s payons en outre des tonnes d'or p\r les cons]v]4 ,il exi/e1 en ,france1 un produit qui e/ national s'il en fut et dont l'usage e/ insp>able des habitudes populaires4 ,p\r rp>] les =ces des travailleurs1 la nature a donn la vi&e aux ,anglais et le v9 aux ,franais2 ce v91 on peut se le procur] p>t\t #h ou #aj fr4 l'hectolitre1 mais le fisc int]vi5t et v\s taxe #ae fr4 ,je ne dirai ri5 de l'impt des tabacs1 qui e/ assez bi5 accept p> l'op9ion4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que cette sub/ance e/ taxe plusieurs fois sa valeur4 ,l'tat dp5se #e c41 #aj c4 au plus p\r transport] une lettre d'un po9t l'autre du t]ritoire4 ,jusqu' ces d]ni]s temps1 il v\s =ait d'abord de v\s adress] lui2 ensuite1 qu& il v\s t5ait1 il v\s faisait pay] #hj c41 #a fr4 et #a fr4 #bj c4 ce qui lui cotait un s\4 ,p>l]ai-je du sel8 ,il a t bi5 con/at1 dans une discussion rc5te1 qu'on peut faire du sel en quantit indf9ie1 dans le midi de la ,france1 #ej c4 ,le fisc le frappait d'un droit de #cj fr4 ,soixante fois la valeur de la *ose6 et on appelle cela une contribution6 ,je contribue p\r soixante1 p>ce que je possde un6 ,je gagn]ais #f1jjj p\r c5t ab&onn] ma proprit au g\v]nem5t6 ,ce s]ait bi5 pis1 si je p>lais de la d\ane4 ,ici le g\v]nem5t a deux buts bi5-arrts3 le premi]1 d'lev] le prix des *oses1 de s\/raire au travail ses matriaux1 d'augm5t] les difficults de la vie2 le second1 de comb9] et grossir les taxes1 de telle sorte que le fisc n'en p]oive ri51 rappelant ce mot d'un petit matre son tailleur1 propos d'un haut-de-*ausses3 ,si j'y entre1 je ne le pr5ds pas4 ,enf9 l'exorbitante exagration de ces taxes ne peut manqu] de /imul] l'esprit de fraude4 ,ds lors le g\v]nem5t e/ oblig de s'ent\r] de plusieurs armes de fonctionnaires1 de mettre t\te la nation en suspicion1 d'imag9] t\tes sortes d'entraves1 de =malits1 t\tes *oses qui p>alys5t le travail et s'alim5t5t au budget4 ,tel e/ notre sy/me contributif4 ,n\s n'avons aucun moy5 d'exprim] en *iffres ses consqu5ces4 ,mais qu&1 d'un ct1 on tudie ce mcanisme1 et que1 de l'autre1 on con/ate dans une gr&e p>tie de notre population l'impuissance de consomm]1 n'e/-il pas p]mis de se dem&] si ces deux faits ne sont pas entre eux dans les rapports de cause effet8 ,n'e/-il pas p]mis de se dem&] si n\s relv]ons ce pays-ci et ses f9ances en p]svrant dans la mme voie1 suppos] mme que la dsaffection publique n\s en laisse le temps8 ,vraim5t1 il me semble que n\s ressemblons un peu un homme qui1 tant sorti pniblem5t d'un abme1 o son imprud5ce l'a plusieurs fois jet1 n'imag9]ait ri5 de mieux que de se plac] au mme po9t de d"p1 et de suivre1 seulem5t avec un peu plus de prcipitation1 la mme ornire4 ,en ?orie1 t\t le monde convi5dra que les taxes peuv5t tre portes un tel degr d'exagration qu'il e/ impossible d'y ri5 aj\t]1 sans ptrifi] la ri*esse gnrale1 de manire compromettre le trsor public lui-mme4 ,cette v5tualit ?orique s'e/ manife/e en fait d'une faon si clatante dans un pays vois91 que je dem&e m'tay] de cet exemple1 puisque aussi bi51 si le phnomne n'tait pas reconnu possible1 t\te ma diss]tation1 aussi bi5 que t\tes mes conclusions subsqu5tes1 s]ait sans valeur et sans porte4 ,je sais qu'on n'e/ pas trs-bi5 v5u1 en ,france1 qu& on *]*e un enseignem5t dans l'expri5ce britannique2 n\s aimons mieux faire les expri5ces nos propres dp5s4 ,mais je prie le lecteur de v\loir bi5 admettre p\r un in/ant que1 d'un ct de la ,man*e comme de l'autre1 deux et deux font quatre4 ,il y a quelques annes1 l',anglet]re se tr\va1 f9ancirem5t p>lant1 dans une situation =t analogue celle o n\s sommes4 ,p5dant plusieurs annes conscutives *aque budget se rglait en dficit1 si bi5 qu'il fallut song] des moy5s hroques4 ,le premi] qui se prs5ta l'esprit des f9anci]s1 on le dev9e1 ce fut d'augm5t] les taxes4 ,le cab9et :ig ne se mit pas en frais d'inv5tion4 ,il se borna purem5t et simplem5t dcid] qu'une surtaxe de #e p\r c5t s]ait aj\te aux impts4 ,il raisonnait a9si3 ,si #ajj s*ell+s de taxes n\s donn5t #ajj s*ell+s de recettes1 #aje s*ell+s de taxes n\s donn]ont #aje s*ell+s de recettes2 ou du mo9s1 c> il faut prvoir une lgre dpression de consommation1 #ajd-a_/b ou #ajd s*ell+s4 ,ri5 ne p>aissait plus ma?matiquem5t assur4 ,cep5dant1 au b\t de l'an1 on fut t\t bahi de n'avoir rec\vr ni #ajc ni #ajd1 ni mme #ajj1 mais seulem5t #if ou #ig4 ,c'e/ alors que s'*appa des poitr9es ari/ocratiques ce cri de d\leur3 ,c'en e/ fait1 n\s ne p\vons plus aj\t] une obole notre li/e civile4 ,n\s sommes arrivs la d]nire limite de taxation pr(itable#fg4 ,il n'y a plus de ress\rce p\r n\s1 puisque impos] plus1 c'e/ recevoir mo9s4 ,note #fg3 ,we h got ! b\nds ( pr(itable taxation4 7,,peel47 ,le cab9et :ig fut r5v]s du c\p4 ,il fallut bi5 pr\v] d'autres habilets4 ,sir ,rob]t ,peel se prs5ta4 ,c'tait c]ta9em5t un f9anci] pratique4 ,cela ne l'emp*a pas de faire ce raisonnem5t qui1 sorti de mes lvres novices1 a p>u subtil et peut-tre absurde3 ,puisque l'impt a cr la misre des masses1 et puisqu' son t\r la misre des masses a limit la productivit de l'impt1 c'e/ une consqu5ce rig\reuse1 quoiqu' physionomie p>adoxale1 que p\r faire prospr] les taxes il les faut dim9u]4 ,essayons donc si le fisc1 qui a p]du tre trop avide1 ne gagn]a pas se faire gnreux4 ,la gnrosit dans le fisc6 c]tes1 voil une expri5ce t\te n\velle4 ,elle vaut bi5 la pe9e d'tre tudie4 ,messieurs les f9anci]s ne s]ai5t-ils pas bi5 heureux1 s'ils v5ai5t dc\vrir que la gnrosit mme peut tre quelquefois lucrative8 ,il e/ vrai qu'alors elle devrait s'appel]3 intrt bi5 ent5du4 ,soit4 ,ne disputons pas sur les mots4 ,donc1 sir ,rob]t ,peel se mit dgrv]1 dgrv]1 dgrv]4 ,il laissa entr] le bl1 le btail1 la la9e1 le beurre1 malgr les clameurs des l&lords1 p5sant1 avec quelque app>5ce de raison1 que le peuple n'e/ jamais mieux n\rri que lorsqu'il y a beauc\p d'alim5ts dans le pays1 proposition reg>de ailleurs comme sditieuse4 ,savon1 papi]1 dr*e1 sucre1 caf1 colon1 te9tures1 sel1 po/e1 v]re1 aci]1 t\t ce que le travailleur emploie ou consomme passa p> la r=me4 ,cep5dant1 sir ,rob]t1 qui n'e/ pas un c]veau brl1 savait bi5 que si un tel sy/me1 en provoquant la prosprit publique1 doit ragir favorablem5t sur l'*iqui]1 ce ne peut tre qu' la longue4 ,or1 les dficits1 insuffisances1 dc\v]ts1 comme on v\dra les appel]1 tai5t actuels et pressants4 ,ab&onn]1 mme provisoirem5t1 une p>tie du rev5u1 c'et t aggrav] la situation1 branl] le crdit4 ,il y avait trav]s] une priode difficile1 r5due plus difficile p> l'entreprise elle-mme4 ,aussi1 ,,dim9u] ,l',,imp,t1 ce n'tait que la moiti du sy/me de sir ,rob]t1 comme ce n'e/ que la moiti de celui que je propose en t\te humilit4 ,on a vu que le complm5t ncessaire du mi5#fh1 consi/e ,,dim9u] ,,les ,d,,p5ses ,,dans ,,une ,,proportion ,,sup,,rieure4 ,le complm5t du sy/me ,peel se rappro*ait plus des traditions f9ancires et fiscales4 ,il songea *]*] une autre s\rce de rev5u1 et l'income-tax fut dcrt4 ,note #fh3 ,je dis mi5 p\r abrg]2 mais je ne dois pas me pos] en inv5teur4 ,le directeur de la ,presse a plusieurs fois mis l'ide fondam5tale que je reproduis ici4 ,qui plus e/1 il en a fait1 avec succs1 l'application4 ,suum cuique4 ,a9si1 en face des dficits1 la premire p5se avait t d'aggrav] l'impt2 la seconde1 de le trans=m]1 de le dem&] qui peut le pay]4 ,c'tait un progrs4 ,p\rquoi ne me f]ais-je pas la d\ce ide que dim9u] les dp5ses s]ait un progrs plus dcisif encore8 ,je suis =c1 malgr la l5teur que cela m'impose1 d'exam9] brivem5t cette "q3 ,l'expri5ce britannique a-t-elle russi8 ,j'y suis =c1 c> quoi s]virait un exemple qui aurait *\1 si ce n'e/ en vit] l'imitation8 ,ce n'e/ c]tes pas la conclusion o j'ai v\lu am5] le lecteur4 ,or1 beauc\p de p]sonnes affirm5t que l'entreprise de sir ,rob]t ,peel a t dsa/reuse2 et leur affirmation e/ d'autant plus spcieuse que1 prcism5t p>tir du j\r o la r=me contributive a t inaugure1 une longue et t]rible crise comm]ciale et f9ancire e/ v5ue dsol] la ,gr&e-,bretagne4 ,mais d'abord1 je dois faire obs]v] qu'alors mme qu'on p\rrait attribu]1 en p>tie1 les rc5ts dsa/res indu/riels de l',anglet]re la r=me de sir ,rob]t ,peel1 on ne devrait pas en argu] contre celle que je propose1 puisque ces deux r=mes diffr5t p> le po9t le plus capital4 ,ce qu'elles ont de commun1 c'e/ ceci3 *]*] l'accroissem5t ultrieur des recettes dans la prosprit des masses1 c'e/--dire dans l'ad\cissem5t de l'impt quant son *iffre4 ,ce qu'elles ont de diffr5t1 c'e/ ceci3 ,sir ,rob]t ,peel s'e/ mnag les moy5s de trav]s] les difficults de la transition1 p> l'tablissem5t d'un n\vel impt4 ,ces moy5s1 je les dem&e une pr(onde rduction de dp5ses4 ,sir ,rob]t fut si lo9 de dirig] ses ides de ce ct que1 dans le mme docum5t o il exposa devant l',anglet]re att5tive son plan f9anci]1 il rclamait1 p\r le dveloppem5t des =ces militaires et navales1 une augm5tation considrable de subsides4 ,or1 puisque les deux sy/mes1 dans la premire p>tie1 se confond5t en ce qu'ils aspir5t fond] la longue la prosprit du trsor public sur le s\lagem5t des classes travailleuses1 n'e/-il pas vid5t que la rduction des dp5ses ou le dgrvem5t pur et simple e/ plus en h>monie avec cette p5se que le dplacem5t de la taxe8 ,je ne puis m'emp*] de croire que le second membre du sy/me de ,peel tait de nature contr>i] le premi]4 ,c'e/ sans d\te un bi5 imm5se que de mieux rp>tir les taxes4 ,mais enf91 qu& on connat un peu ces matires1 qu& on a tudi le mcanisme naturel des impts1 leurs rico*ets1 leurs contre-c\ps1 on sait bi5 que ce que le fisc dem&e une classe e/ pay en gr&e p>tie p> une autre4 ,il n'e/ pas possible que les travailleurs anglais n'ai5t t atte9ts1 directem5t ou indirectem5t1 p> l'income-tax4 ,a9si1 en les s\lageant d'un ct1 on les a1 dans une mesure quelconque1 frapps de l'autre4 ,mais laissons de ct ces considrations1 et exam9ons s'il e/ possible1 en prs5ce des faits clatants qui expliqu5t d'une manire si naturelle la crise anglaise1 de l'attribu] la r=me4 ,l't]nel sophisme des g5s dcids incrim9] une *ose1 c'e/ de lui attribu] t\s les maux qui survi5n5t dans le monde4 ,po/ hoc1 ergo propt] hoc4 ,l'ide prconue e/ et s]a t\j\rs le flau du raisonnem5t1 c>1 p> sa nature1 elle fuit la vrit qu& elle a la d\leur de l'entrevoir4 ,l',anglet]re a eu d'autres crises comm]ciales que celle qu'elle vi5t de trav]s]4 ,t\tes s'expliqu5t p> des causes palpables4 ,une fois elle fut saisie d'une fivre de spculations mal conues4 ,d'imm5ses capitaux1 ds]tant la production1 prir5t la r\te des emprunts amrica9s et des m9es de mtaux prcieux4 ,il en rsulta une gr&e p]turbation dans l'indu/rie et les f9ances4--,une autre fois1 c'e/ la rcolte qui e/ emporte1 et il e/ facile d'apprci] les consqu5ces4 ,qu& une portion considrable du travail de t\t un peuple a t dirige v]s la cration de sa propre subsi/ance1 qu& on a lab\r1 h]s1 sem et arros1 p5dant un an1 la t]re de sueurs p\r faire g]m] les moissons1 si1 au mom5t d'tre recueillies1 elles sont dtruites p> un flau1 le peuple e/ dans l'alt]native ou de m\rir de faim1 ou de faire v5ir inop9m5t1 rapidem5t des masses normes de sub/ances alim5taires4 ,il faut que t\tes les oprations ord9aires de l'indu/rie soi5t int]rompues1 p\r que les capitaux qu'elles occupai5t fass5t tte cette opration gigantesque1 inatt5due et irrmissible4 ,que de =ces p]dues6 que de valeurs dtruites6 et comm5t n'en rsult]ait-il pas une crise8--,elle se manife/e encore qu& la rcolte du coton vi5t manqu] aux tats-,unis1 p> la simple raison que les fabriques ne peuv5t tre aussi activem5t occupes qu& elles manqu5t de coton que lorsqu'elles n'en manqu5t pas2 et ce n'e/ jamais impunm5t que la /agnation s't5d sur les di/ricts manufacturi]s de la ,gr&e-,bretagne4--,des insurrections en ,irl&e1 des tr\bles sur le cont95t1 qui vi5n5t int]rompre le comm]ce britannique et dim9u] dans sa cli5tle la puissance de consommation1 ce sont encore des causes vid5tes de gne1 d'emb>ras et de p]turbations f9ancires4 ,l'hi/oire indu/rielle de l',anglet]re n\s appr5d qu'une seule de ces causes a t\j\rs suffi p\r dt]m9] une crise dans ce pays4 ,or1 il e/ arriv que1 ju/e au mom5t o sir ,rob]t ,peel a introduit la ,r=me1 t\s ces flaux la fois1 et un degr d'int5sit jusqu'alors inconnu1 sont v5us fondre sur l',anglet]re4 ,il en e/ rsult1 p\r le peuple1 de gr&es s\ffrances1 et aussitt l',ide prconue de s'cri]3 ,v\s le voyez1 c'e/ la ,r=me qui crase le peuple6 ,mais1 je le dem&e3 ,e/-ce donc la ,r=me f9ancire et comm]ciale qui a am5 deux p]tes successives de rcolte en #ahde et #ahdf1 et =c l',anglet]re dp5s] deux milli>ds p\r remplac] le bl p]du8 ,e/-ce la ,r=me f9ancire et comm]ciale qui a caus la de/ruction de la pomme de t]re en ,irl&e1 p5dant quatre annes1 et =c l',anglet]re de n\rrir1 ses frais1 t\t un peuple affam8 ,e/-ce la ,r=me f9ancire et comm]ciale qui a fait avort] le coton deux annes de suite en ,amrique1 et croit-on que le ma9ti5 de la taxe l'entre et t un remde efficace8 ,e/-ce la ,r=me f9ancire et comm]ciale qui a fait natre et dvelopp le ,railway-mania1 et s\/rait brusquem5t deux ou trois milli>ds au travail productif et acc\tum1 p\r les jet] dans des entreprises qu'on ne peut t]m9]2 folie1 qui d'aprs t\s les obs]vateurs1 a fait plus de mal actuel que t\s les autres flaux runis8 ,e/-ce la ,r=me f9ancire et comm]ciale qui a allum sur le cont95t le feu des rvolutions1 et dim9u l'absorption de t\s les produits britanniques8 ,ah6 qu& je songe cette comb9aison in\e d'ag5ts de/ructeurs cooprant dans le mme s5s2 ce tissu s]r de calamits de t\tes sortes accumules1 p> une fatalit sans prcd5ts1 sur une poque dt]m9e1 je ne puis m'emp*] de conclure ju/e au reb\rs de l',ide prconue1 et je me dem&e3 ,que s]ait-il adv5u de l',anglet]re1 de sa puissance1 de sa gr&eur1 de sa ri*esse1 si la ,provid5ce n'avait suscit un homme au mom5t prcis et sol5nel8 ,t\t n'et-il pas t emport dans une effroyable convulsion8 ,oui1 je le crois s9crem5t1 la ,r=me1 qu'on accuse des maux de l',anglet]re1 les a neutraliss en p>tie4 ,et le peuple anglais le compr5d1 c>1 bi5 que la p>tie la plus dlicate de cette r=me1 le ,libre-*ange1 ait t s\mis1 ds son avnem5t1 aux preuves les plus rudes et les plus inatt5dues1 la foi populaire n'en a pas t branle et1 au mom5t o j'cris1 l'oeuvre comm5ce se p\rsuit et m>*e v]s son glorieux accomplissem5t4 ,repassons donc le ,dtroit1 et que la confiance n\s accompagne2 il n'y a pas lieu de la laiss] de l'autre ct de la ,man*e4 ,n\s sommes au budget des ,recettes4 ,l',assemble a dj dgrv le sel et le port des lettres4 ,dans mon op9ion1 elle doit agir de mme p\r les boissons4 ,sur cet article1 je p5se que l'tat devrait cons5tir p]dre c9quante millions4 ,il faudrait1 autant que possible1 di/ribu] la taxe re/ante sur la totalit des v9s consomms4 ,on compr5d que tr5te qu>ante millions1 rp>tis sur qu>ante-c9q millions d'hectolitres1 s]ai5t beauc\p plus faciles pay] que c5t millions accumuls sur une quantit trois fois mo9dre4 ,il faudrait aussi dim9u] les frais et surt\t les entraves qu'entrane le mode actuel de p]ception4 ,l'tat devra cons5tir encore baiss] considrablem5t les droits sur le sucre et le caf4 ,l'accroissem5t de consommation rs\dra la fois la "q fiscale et la "q coloniale4 ,une autre gr&e et populaire mesure s]ait l'abolition de l'octroi4 ce sujet1 j'ai t frapp du p>ti que l'on p\rrait tir] d'un avis ouv]t p> ,m4 ,gui*>d4 ,t\t le monde reconnat qu'une taxe sur le rev5u s]ait ju/e et con=me aux vrais pr9cipes4 ,si l'on recule1 c'e/ devant les difficults d'excution4 ,on r$\te p\r l'tat1 et je crois avec raison1 la l\rde responsabilit que f]ai5t pes] sur lui les inve/igations importunes dont cet impt p>at insp>able4 ,il n'e/ pas bon que le g\v]nem5t rpublica9 se montre au contribuable s\s la figure d'un avide inquisiteur4 ,dans la ,commune1 les =tunes se connaiss5t4 ,elles s'y peuv5t apprci] en famille1 et si on lui donnait la facult d'tablir l'impt du rev5u dans le b prcis de remplac] l'octroi1 il e/ vraisemblable que cette trans=mation1 fonde sur la ju/ice1 s]ait favorablem5t accueillie4 la longue1 la ,france se prp>]ait a9si le cada/re des =tunes mobilires et les moy5s de faire entr] dans la voie de la vrit son sy/me contributif4 ,je ne p5se pas qu'une telle mesure1 qui aurait encore l'avantage de comm5c] la dc5tralisation1 soit au-dessus d'un homme d'tat habile4 ,elle n'et c]tes pas fait recul] ,napolon4 ,je suis =c de dire un mot de la d\ane2 et1 p\r me mettre l'abri des prv5tions que je vois d'ici s'veill]1 je ne la considr]ai qu'au po9t de vue fiscal1 puisque aussi bi5 il ne s'agit que du budget4 ,ce n'e/ pas que je ne sois =tem5t t5t de faire une po9te dans le ,libre-*ange2 mais ne me comp>]a-t-on pas ce brave gnral1 clbre p> sa prdilection p\r l'hippiatrique8 quelque po9t de l'horizon intellectuel que v\s placiez le po9t de d"p de la conv]sation1 *imie1 physique1 a/ronomie1 musique ou m>9e1 v\s le v]rez bi5tt enf\r*] le *eval de selle1 et v\s s]ez bi5 =c de mont] en cr\pe aprs lui4 ,n\s avons t\s une ide *rie1 un dada1 en /yle %&y54 ,mon ide *rie1 p\rquoi ne l'av\]ais-je pas8 c'e/ la ,,lib]t2 et s'il m'arrive de df5dre plus p>ticulirem5t la lib]t d'*ang]1 c'e/ qu'elle e/1 de t\tes1 la plus mconnue et la plus compromise4 ,exam9ons donc la d\ane1 au po9t de vue fiscal1 et que le lecteur me p>donne si1 m'*appant p> la tang5te1 j'effleure quelque peu la "q de droit1 de proprit1 de lib]t4 ,un des plus s9cres et des plus habiles protectioni/es de ce pays1 ,m4 ,f]ri]1 av\ait que1 si l'on v\lait cons]v] la d\ane le c>actre fiscal1 on en p\rrait tir] le d\ble de rev5u p\r le ,trsor4 ,elle donne environ c5t millions2 donc1 indp5damm5t de la *>ge que la protection n\s impose comme consommateurs1 elle n\s fait p]dre c5t millions comme contribuables4 ,c> il e/ bi5 clair que ce que le fisc refuse de rec\vr] p> la d\ane1 il faut qu'il le dem&e d'autres impts4 ,ce mcanisme vaut la pe9e d'tre scrut4 ,supposons que le ,trsor a beso9 de #ajj4 ,supposons encore que1 si le f] trang] p\vait entr] moy5nant un droit raisonnable1 il f\rnit #e au rev5u4 ,mais une classe d'indu/riels reprs5te qu'elle a avantage ce que le f] trang] n'entre pas4 ,la loi1 pr5ant son p>ti1 dcrte la prohibition1 ou1 ce qui revi5t au mme1 un droit prohibitif4 ,en consqu5ce1 t\te occasion de p]ception e/ volontairem5t sacrifie4 ,les #e ne r5tr5t pas2 et le ,trsor n'a que #ie4 ,mais comme n\s avons admis qu'il a beso9 de #ajj1 n\s devons bi5 cons5tir ce qu'il n\s pr5ne #e de quelque autre manire1 p> le sel1 p> la po/e ou p> le tabac4 ,et ce qui se passe p\r le f] se reproduit propos de t\s les objets de consommation imag9ables4 ,quelle e/ donc1 en prs5ce de ce biz>re rgime1 la condition du consommateur-contribuable8 ,la voici4 #a ,il paie un impt considrable de/9 entret5ir une va/e arme la frontire1 arme qui e/ place l1 l'in/igation1 p\r compte1 et au pr(it du matre de =ges ou t\t autre privilgi dont elle fait les affaires4 #b ,il paie le f] au-dessus de son prix naturel4 #c ,il lui e/ df5du de faire la *ose contre laquelle l'trang] lui aurait livr son f]2 c> emp*] une valeur d'entr]1 c'e/ emp*]1 du mme c\p1 une autre valeur de sortir4 #d ,il paie un impt p\r combl] le vide du ,trsor2 c> prv5ir une importation1 c'e/ prv5ir une p]ception1 et1 les beso9s du fisc tant donns1 si une p]ception manque1 il faut bi5 la remplac] p> une autre4 ,voil1 c]tes1 p\r le consommateur-contribuable1 une position s+ulire4 ,e/-elle plus malheureuse que ridicule ou plus ridicule que malheureuse8 ,on p\rrait tre emb>rass p\r rpondre4 ,et t\t cela p\rquoi8 ,p\r qu'un matre de =ges ne tire de son travail et de son capital aucun pr(it extraord9aire1 mais seulem5t p\r qu'il soit en mesure de s'attaqu] de plus gr&es difficults de production6 ,qu& donc se dcid]a-t-on1 en ces matires1 p> la considration du gr& nombre et non du petit nombre8 ,l'intrt du gr& nombre1 voil la rgle conomique qui n'g>e jamais1 c> elle se confond avec la ju/ice4 ,il faut bi5 conv5ir d'une *ose3 c'e/ que1 p\r que la protection ft ju/e1 sans cess] d'tre dsa/reuse1 il faudrait au mo9s qu'elle ft gale p\r t\s4 ,or1 cela e/-il mme ab/ractivem5t possible8 ,les hommes *ang5t entre eux ou des produits contre des produits1 ou des produits contre des s]vices1 ou des s]vices contre des s]vices4 ,mme1 comme les produits n'ont de valeur qu' cause des s]vices dont ils sont l'occasion1 on peut affirm] que t\t se rduit une mutualit de s]vices4 ,or1 la d\ane ne peut videmm5t protg] que ce g5re de s]vices dont la valeur s'e/ incorpore dans un produit matriel2 susceptible d'tre arrt ou saisi la frontire4 ,elle e/ radicalem5t impuissante protg]1 en en levant la valeur1 les s]vices directs r5dus p> le mdec91 l'avocat1 le prtre1 le magi/rat1 le militaire1 le ngociant1 l'homme de lettres1 l'arti/e1 l'artisan1 ce qui con/itue dj une p>tie notable de la population4 ,elle e/ galem5t impuissante protg] l'homme qui l\e son travail1 c> celui-ci ne v5d pas des produits1 mais r5d des s]vices4 ,voil donc encore t\s les ouvri]s et j\rnali]s exclus des prt5dus avantages de la protection4 ,mais si la protection ne leur pr(ite pas1 elle leur nuit2 et1 ici1 il faut bi5 dc\vrir le contre-c\p dont doiv5t se ress5tir les protgs eux-mmes4 ,les deux seules classes protges1 et cela dans une mesure =t 9gale1 ce sont les manufacturi]s et les agriculteurs4 ,ces deux classes voi5t une ,provid5ce dans la d\ane1 et cep5dant n\s sommes tmo9s qu'elles ne cess5t de gmir sur leur dtresse4 ,il faut bi5 que la protection n'ait pas eu leur g>d t\te l'efficacit qu'elles en att5dai5t4 ,qui os]a dire que l'agriculture et les manufactures sont plus prospres dans les pays les plus protgs1 comme la ,france1 l',espagne1 les tats ,roma9s1 que *ez les peuples qui ont fait mo9s bon m>* de leur lib]t1 comme les ,suisses1 les ,anglais1 les ,belges1 les ,holl&ais1 les ,toscans8 ,c'e/ qu'il se passe1 relativem5t la protection1 quelque *ose d'analogue ou plutt d'id5tique ce que n\s avons con/at t\t l'heure p\r l'impt4 ,comme il y a une limite la taxation pr(itable1 il y en a une la protection pr(itable4 ,cette limite1 c'e/ l'anantissem5t de la facult de consomm]1 anantissem5t que t5d am5] la protection de mme que l'impt4 ,le fisc prospre p> la prosprit des contribuables4 ,de mme1 une indu/rie ne vaut que p> la ri*esse de sa cli5tle4 ,il suit de l que1 lorsque le fisc ou le monopole *]*5t leur dveloppem5t dans des moy5s qui ont p\r effet ncessaire de ru9] le consommateur1 l'un et l'autre entr5t dans le mme c]cle vicieux4 ,il arrive un mom5t o plus ils r5=c5t le *iffre de la taxe1 plus ils affaibliss5t celui de la recette4 ,les protgs ne peuv5t se r5dre compte de l'tat de dpression qui pse sur leur indu/rie1 malgr les faveurs du rgime prohibitif4 ,comme le fisc1 ils *]*5t le remde dans l'exagration de ce rgime4 ,qu'ils se dem&5t donc enf9 si ce ne sont pas ces faveurs mmes qui les opprim5t4 ,qu'ils contempl5t la moiti1 les deux ti]s de notre population1 rduite1 p> l'effet de ces inju/es faveurs1 se priv] de f]1 de vi&e1 de drap1 de bl1 con/ruire des *>rues avec des bran*es de saule1 se vtir de bure1 se n\rrir de millet1 comme les oiseaux1 ou de *taignes1 comme des cratures mo9s potiques#fi6 ,note #fi3 ,v4 au tome ,,iv1 page #afc1 le *apitre intitul ,*]t1 ,bon m>*4 7,note de l'diteur47 ,puisque je me suis laiss entran] cette diss]tation1 qu'il me soit p]mis de la t]m9] p> une espce d'apologue4 ,il y avait1 dans un p>c royal1 une multitude de petites pices d'eau1 t\tes mises en communication les unes avec les autres p> des conduits s\t]ra9s1 de telle sorte que l'eau avait une t5dance inv9cible s'y tablir dans un p>fait niveau4 ,ces rs]voirs tai5t alim5ts p> un gr& canal4 ,l'un d'eux1 quelque peu ambitieux1 v\lt attir] v]s lui une gr&e p>tie de l'approvisionnem5t de/9 t\s4 ,il n'y aurait pas eu gr& mal1 cause de l'9vitable nivellem5t qui devait suivre la t5tative1 si le moy5 imag9 p> l'avide et imprud5t rs]voir n'avait entran une dp]dition ncessaire de liquide1 dans le canal d'alim5tation4 ,on dev9e ce qui arriva4 ,le niveau baissa p>t\t1 mme dans le rs]voir favoris4 ,il se disait1 c> dans les apologues il n'y a ri5 qui ne p>le1 mme les rs]voirs3 ,c'e/ s+uli]1 j'attire moi plus d'eau qu'autrefois2 je russis p5dant un mom5t imp]ceptible me t5ir au-dessus du niveau de mes frres1 et cep5dant1 je vois avec d\leur que n\s m>*ons t\s1 moi comme les autres1 v]s la complte siccit4 ,ce rs]voir-l1 aussi ignorant sans d\te en hydraulique qu'en morale1 f]mait les yeux deux circon/ances3 l'une1 c'e/ la communication s\t]ra9e de t\s les rs]voirs entre eux1 ob/acle inv9cible ce qu'il pr(itt d'une manire exclusive et p]man5te de son inju/ice2 l'autre la dp]dition gnrale de liquide inhr5te au moy5 imag9 p> lui1 et qui devait am5] fatalem5t une dpression gnrale et cont9ue du niveau4 ,or1 je dis que l'ordre social prs5te aussi ces deux circon/ances et qu'on raisonne mal1 si l'on n'en ti5t compte4 ,il y a d'abord entre t\tes les indu/ries des communications ca*es1 des transmissions de travail et de capital1 qui ne p]mett5t pas l'une d'elles d'lev] son niveau normal au-dessus des autres d'une manire p]man5te4 ,il y a ensuite1 dans le moy5 imag9 p\r ralis] l'inju/ice1 c'e/--dire dans la protection1 ce vice radical qu'elle implique une p]te df9itive de ri*esse totale2 et1 de ces deux circon/ances1 il suit que le niveau du bi5-tre baisse p>t\t1 mme au se9 des indu/ries protges1 comme celui de l'eau1 mme au se9 de l'avide et /upide rs]voir4 ,je savais bi5 que le ,libre-*ange m'entran]ait hors de ma voie4 ,passion6 passion6 ton empire e/ irrsi/ible6 ,mais rev5ons au fisc4 ,je dirai aux protectioni/es3 ,ne cons5tirez-v\s pas1 en vue des ncessits imprieuses de la ,rpublique1 mettre quelque borne votre avidit8 ,quoi6 qu& le ,trsor e/ aux abois1 qu& la banqu]\te m5ace d'engl\tir votre =tune et votre scurit1 qu& la d\ane n\s (fre une plan*e de salut vraim5t provid5tielle1 qu& elle peut remplir les caisses publiques sans nuire aux masses1 mais au contraire en les s\lageant du poids qui les opprime1 s]ez-v\s inflexibles dans votre gsme8 ,v\s devriez1 de v\s-mmes1 dans ce mom5t sol5nel et dcisif1 faire sur l'autel de la patrie le sacrifice1--ce que v\s appelez et ce que trs-s9crem5t v\s croyez tre--le sacrifice d'une p>tie de vos privilges4 ,v\s en s]iez rcomp5ss p> l'e/ime publique1 et1 j'ose le prdire1 la prosprit matrielle v\s s]ait donne p> surcrot4 ,e/-ce donc trop exig] que de v\s dem&] de sub/itu] aux prohibitions1 dev5ues incompatibles avec notre loi con/itutionnelle1 des droits de #bj #cj p\r c5t8 une rduction de moiti au t>if du f] et de l'aci]1 ces muscles du travail2 de la h\ille1 ce pa9 de l'indu/rie2 de la la9e1 du l91 du coton1 ces matriaux de la ma9-d'oeuvre2 du bl et de la vi&e1 ces pr9cipes de =ce et de vie8 ,mais je vois que v\s dev5ez raisonnables#gj2 v\s accueillez mon humble requte1 et n\s p\vons ma9t5ant jet] un c\p d'oeil1 tant moral que f9anci]1 sur notre budget vraim5t rectifi4 ,note #gj3 ,dans le pamphlet ,spoliation et ,loi1 qui comm5ce ce volume1 on a pu voir que l'auteur n'avait pas t>d reconnatre combi5 il s'tait tromp1 en s'imag9ant que les protectioni/es tai5t dev5us raisonnables4 ,mais il e/ vrai qu'au comm5cem5t de #ahdi ils se montrai5t beauc\p plus traitables qu'ils ne le fur5t un an plus t>d4 7,note de l'diteur47 ,voil d'abord bi5 des *oses dev5ues enf9 accessibles aux ma9s ou aux lvres du peuple3 le sel1 le port des lettres1 les boissons1 le sucre1 le caf1 le f]1 l'aci]1 le combu/ible1 la la9e1 le l91 le coton1 la vi&e et le pa96 ,si l'on aj\te cela l'abolition de l'octroi1 la pr(onde modification1 s9on l'abolition complte de cette t]rible loi du recrutem5t1 t]reur et flau de nos campagnes2 je le dem&e1 la ,rpublique n'aura-t-elle pas enfonc ses rac9es dans t\tes les fibres des sympa?ies populaires8 ,s]a-t-il facile de l'branl]8 ,faudra-t-il c9q c5t mille baonnettes p\r tre l'effroi des p>tis444 ou leur esprance8 ,ne s]ons-n\s pas l'abri de ces commotions effroyables1 dont il semble que l'air mme soit ma9t5ant *>g8 ,ne p\rrons-n\s pas concevoir l'espoir fond que le s5tim5t du bi5-tre1 et la consci5ce que le p\voir e/ enf9 entr rsolm5t dans la voie de la ju/ice1 fasse r5atre le travail1 la confiance1 la scurit et le crdit8 ,e/-il *imrique de p5s] que ces causes bi5faisantes ragiront sur nos f9ances plus srem5t que ne p\rrait le faire un surcrot de taxes et d'entraves8 ,et quant notre situation f9ancire actuelle et immdiate1 voyons comm5t elle s]a affecte4 ,voici les rductions rsultant du sy/me propos3 #b millions1 po/e4 #de millions1 sel4 #ej millions1 boissons4 #cc millions1 sucre et caf1 ci #acj1jjj1jjj ,ce n'e/ pas trop se flatt] que d'att5dre #cj millions de plus p> l'accroissem5t de la consommation gnrale et p> le c>actre fiscal r5du la d\ane1 dduire ci #cj1jjj1jjj fr4 --------------- ,total de la p]te de rev5u prov5ant de la r=me #ajj1jjj1jjj fr4 --,p]te qui doit dim9u]1 p> sa nature1 d'anne en anne4 ,dim9u] les impts 7ce qui ne veut pas t\j\rs dire dim9u] les recettes71 voil donc la premire moiti du programme f9anci] rpublica94--,v\s dites3 ,en face du dficit1 cela e/ bi5 h>di4 ,et moi1 je rponds3 ,non1 ce n'e/ pas h>diesse1 c'e/ prud5ce4 ,ce qui e/ h>di1 ce qui e/ tmraire1 ce qui e/ ins5s1 c'e/ de p]svr] dans la voie qui n\s a rappro*s de l'abme4 ,et voyez o v\s en tes6 ,v\s ne l'avez pas ca*3 l'impt indirect v\s donne des inquitudes1 et quant l'impt direct lui-mme1 v\s ne comptez sur son rec\vrem5t qu' la condition d'y employ] des colonnes mobiles4 ,sommes-n\s donc sur la t]re des miri et des razzias8 ,comm5t les *oses n'en s]ai5t-elles pas arrives l8--,voil c5t hommes2 ils se s\mett5t une cotisation af9 de con/itu]1 p\r leur sret1 une =ce commune4 ,peu peu1 on dt\rne cette =ce commune de sa de/9ation et on met sa *>ge une f\le d'attributions irrationnelles4 ,p> ce fait1 le nombre des hommes qui viv5t sur la cotisation s'accrot1 la cotisation elle-mme grossit et le nombre des cotiss dim9ue4 ,le mcont5tem5t1 la dsaffection s'en ml5t1 et que va-t-on faire8 r5dre la =ce commune sa de/9ation8 ,ce s]ait trop vulgaire1 et1 dit-on1 trop h>di4 ,nos hommes d'tat sont plus aviss2 ils imag95t de dim9u] encore le nombre des payants p\r augm5t] celui des pays2 il n\s faut de n\velles taxes1 dis5t-ils1 p\r entret5ir des colonnes mobiles1 et des colonnes mobiles p\r rec\vr] les n\velles taxes6--,et l'on ne veut pas voir l un c]cle vicieux6--,n\s arriv]ons a9si ce beau rsultat1 que la moiti des citoy5s s]a occupe comprim] et ranonn] l'autre moiti4 ,voil ce qu'on appelle de la politique sage et pratique4 ,t\t le re/e n'e/ qu'utopie4 ,donnez-n\s encore quelques annes1 dis5t les f9anci]s1 laissez-n\s p\ss] b\t le sy/me1 et v\s v]rez que n\s arriv]ons enf9 ce fameux quilibre1 que n\s p\rsuivons depuis si longtemps1 et qu'ont drang prcism5t ces procds que1 depuis v+t ans1 n\s mettons en oeuvre4 ,il n'e/ donc pas si p>adoxal qu'il le semble1 au premi] c\p d'oeil1 de pr5dre la m>*e inv]se2 et de *]*] l'quilibre dans l'allgem5t des taxes4 ,e/-ce que l'quilibre mrit]a mo9s ce nom1 p>ce qu'au lieu de le *]*] #aejj millions on le r5contr]a #abjj8 ,mais cette premire p>tie du programme rpublica9 appelle imprieusem5t son complm5t ncessaire3 la dim9ution des dp5ses4 ,sans ce complm5t1 le sy/me e/ une utopie1 j'en convi5s4 ,avec ce complm5t1 je dfie qui que ce soit1 sauf les intresss1 d'os] dire qu'il ne va pas droit au b1 et p> le *em9 le mo9s prilleux4 ,j'aj\te que la dim9ution des dp5ses doit tre suprieure celle des recettes2 sans cela on c\rrait en va9 aprs le nivellem5t4 ,enf91 il faut bi5 le dire1 un ensemble de mesures a9si compris ne peut donn]1 dans un seul ex]cice1 t\s les rsultats qu'on a droit d'en att5dre4 ,on a vu1 quant aux recettes1 que1 p\r mettre en elles cette =ce de croissance qui a son pr9cipe dans la prosprit gnrale1 il fallait comm5c] p> les faire recul]4 ,c'e/ dire que le temps e/ ncessaire au dveloppem5t de cette =ce4 ,il en e/ a9si des dp5ses2 leur rduction ne peut tre que progressive4 ,en voici une raison1 entre autres4 ,qu& un g\v]nem5t a port ses frais un *iffre exagr et accablant1 cela signifie1 en d'autres t]mes1 que beauc\p d'exi/5ces sont atta*es ses prodigalits et s'en n\rriss5t4 ,l'ide de ralis] des conomies sans froiss] p]sonne implique contradiction4 ,argu] de ces s\ffrances contre la r=me qui les implique ncessairem5t1 c'e/ oppos] une f9 de non-recevoir radicale t\t acte rp>ateur1 c'e/ dire3 ,p> cela mme qu'une inju/ice s'e/ introduite dans le monde1 il e/ bon qu'elle s'y p]ptue jamais4--t]nel sophisme des adorateurs des abus4 ,mais de ce que des s\ffrances individuelles sont la consqu5ce =ce de t\te r=me1 il ne s'ensuit pas qu'il ne soit du devoir du lgislateur de les ad\cir autant qu'il e/ en lui4 ,je ne suis pas1 quant moi1 de ceux qui admett5t que qu& un membre de la socit a t p> elle attir v]s une c>rire1 qu& il y a vieilli1 qu& il s'en e/ fait une spcialit1 qu& il e/ incapable de dem&] t\te autre occupation des moy5s d'exi/5ce1 elle le puisse jet]1 sans feu ni lieu1 sur la place publique4 ,t\te suppression d'emploi grve donc la socit d'une *>ge temporaire comm&e p> l'humanit et1 selon moi1 p> la /ricte ju/ice4 ,il suit de l que les modifications apportes au budget des dp5ses1 non plus que celles introduites au budget des recettes1 ne peuv5t produire immdiatem5t leurs rsultats2 ce sont des g]mes dont la nature e/ de se dvelopp]1 et le sy/me complet implique que les dp5ses dcrotront d'anne en anne avec les ext9ctions1 que les recettes grossiront d'anne en anne p>alllem5t la prosprit gnrale1 de telle sorte que le rsultat f9al doit tre l'quilibre ou quelque *ose de mieux4 ,quant la prt5due dsaffection qui p\rrait se manife/]1 dans la classe si nombreuse des fonctionnaires1 j'av\e qu'avec les tempram5ts auxquels je vi5s de faire allusion1 je ne la cra9s pas4 ,le scrupule e/ d'ailleurs s+uli]4 ,il n'a jamais arrt1 que je sa*e1 les de/itutions en masse aprs *aque rvolution4 ,et p\rtant1 quelle diffr5ce6 *ass] un employ p\r donn] sa place un autre1 c'e/ plus que froiss] ses intrts1 c'e/ bless] en lui la dignit et le s5tim5t n]gique du droit4 ,mais qu& une rvocation1 d'ailleurs quitablem5t mnage1 rsulte d'une suppression d'emploi1 elle peut nuire encore1 elle n'irrite pas4 ,la blessure e/ mo9s vive1 et celui qu'elle atte9t se console p> la considration d'un avantage public4 ,j'avais beso9 de s\mettre ces rflexions au lecteur au mom5t de p>l] de r=mes pr(ondes1 qui entran5t de t\te ncessit la mise en disponibilit de beauc\p de nos concitoy5s4 ,je r5once pass] en revue t\s les articles de dp5ses sur lesquels il me p>atrait utile et politique de faire des retran*em5ts4 ,le budget c'e/ t\te la politique4 ,il s'enfle ou dim9ue selon que l',op9ion publique exige plus ou mo9s de l'tat4 quoi s]virait de montr] que la suppression de tel s]vice g\v]nem5tal entrane telle conomie importante1 si le contribuable lui-mme prfre le s]vice l'conomie8 ,il y a des r=mes qui doiv5t tre prcdes de longs dbats1 d'une l5te laboration de l'op9ion publique2 et je ne vois pas p\rquoi je m'engag]ais dans une voie o il e/ c]ta9 qu'elle ne me suivrait pas4 ,auj\rd'hui mme1 l',assemble nationale a dcid qu'elle f]ait le premi] budget rpublica94 ,elle n'a plus p\r cette oeuvre qu'un temps limit et =t c\rt4 ,en vue de signal] une r=me immdiatem5t praticable1 je dois me dt\rn] des considrations gnrales et philosophiques qu'il tait d'abord dans ma p5se de s\mettre au lecteur4 ,je me born]ai les indiqu]4 ,ce qui rejette dans un av5ir loign t\te r=me f9ancire radicale1 c'e/ qu'en ,france on n'aime pas la ,lib]t2 on n'aime pas se s5tir responsable de soi-mme1 on n'a pas confiance en sa propre n]gie1 on n'e/ un peu rassur que lorsqu'on s5t de t\tes p>ts l'impression des lisires g\v]nem5tales2--et ce sont ju/em5t ces lisires qui cot5t *]4 ,si1 p> exemple1 on avait foi dans la lib]t de l'enseignem5t1 qu'y aurait-il faire1 s9on supprim] le budget de l'in/ruction publique8 ,si l'on t5ait vritablem5t la lib]t de consci5ce1 comm5t la ralis]ait-on autrem5t qu'en supprimant le budget des cultes#ga8 ,note #ga3 ,le trait pass entre nos pres et le cl]g e/ un ob/acle cette r=me si dsirable4 ,ju/ice avant t\t4 ,si l'on compr5ait que l'agriculture se p]fectionne p> les agriculteurs1 et le comm]ce p> les comm]ants1 on arriv]ait cette conclusion3 le budget de l'agriculture et du comm]ce e/ une sup]ftation1 que les peuples les plus avancs ont so9 de ne pas s'inflig]4 ,que si1 sur quelques po9ts1 comme p\r la surveillance1 l'tat a ncessairem5t int]v5ir en matire d'in/ruction1 de cultes1 de comm]ce1 une ,division de plus au m9i/re de l',intrieur y suffirait2 il ne faut pas trois ,m9i/res p\r cela4 ,a9si1 la ,,lib]t1 voil la premire et la plus fconde s\rce des conomies4 ,mais cette s\rce n'e/ pas faite p\r nos lvres4 ,p\rquoi8 ,uniquem5t p>ce que l',op9ion la rep\sse#gb4 ,note #gb3 ,cet aveuglem5t de l'op9ion publique attri/ait l'auteur depuis longtemps1 et ds qu'une t5tative p\r consolid] le b&eau plac sur les yeux de nos concitoy5s lui tait connue1 il s5tait le beso9 de la combattre4 ,mais1 dans sa retraite de ,mugron1 les moy5s de publicit lui manquai5t4 ,aussi la lettre suivante1 crite p> lui depuis nombre d'annes1 e/-elle jusqu' prs5t re/e 9dite4 ,m4 ,,saulni] diteur de la ,revue britannique4 ,,monsieur1 ,v\s avez transport de joie t\s ceux qui tr\v5t le mot conomie absurde1 ridicule1 insupportable1 b\rgeois1 mesqu94 ,le ,j\rnal des ,dbats v\s prne1 le prsid5t du conseil v\s cite et les faveurs du p\voir v\s att5d5t4 ,qu'avez-v\s fait cep5dant1 ,monsieur1 p\r mrit] tant d'applaudissem5ts8 ,v\s avez tabli p> des *iffres 7et l'on sait que les *iffres ne tromp5t jamais71 qu'il en cote plus aux citoy5s des tats-,unis qu'aux sujets franais p\r tre g\v]ns4 ,d'o la consqu5ce rig\reuse 7rig\reuse p\r le peuple en effet71 qu'il e/ absurde de v\loir en ,france mettre des bornes aux pr(usions du p\voir4 ,mais1 ,monsieur1 j'en dem& p>don v\s1 aux c5tres et la /ati/ique1 vos *iffres1 en les supposant exacts1 ne me sembl5t pas dfavorables au g\v]nem5t amrica93 ,en premi] lieu1 tablir qu'un g\v]nem5t dp5se plus qu'un autre1 ce n'e/ ri5 appr5dre sur leur bont relative4 ,si l'un d'eux1 p> exemple1 adm9i/re une nation naissante1 qui a t\tes ses r\tes p]c]1 t\s ses canaux creus]1 t\tes ses villes pav]1 t\s ses tablissem5ts publics crer1 il e/ naturel qu'il dp5se plus que celui qui n'a gure qu' entret5ir des tablissem5ts exi/ants4 ,or1 v\s le savez comme moi1 ,monsieur1 dp5s] a9si c'e/ p>gn]1 c'e/ capitalis]4 ,s'il s'agissait d'un agriculteur1 confondriez-v\s les mises de fonds qu'exige un premi] tablissem5t avec ses dp5ses annuelles8 ,cep5dant cette diffr5ce de situation trs-importante n'entrane1 d'aprs vos *iffres1 qu'un surcrot de dp5se de trois francs p\r *aque citoy5 de l',union4 ,cet excdant e/-il rel8 ,non1 d'aprs vos propres donnes4--,cela v\s surpr5d1 c> v\s avez fix #cf fr4 la contribution de *aque ,amrica91 et #cc fr4 celle de *aque ,franais2 or #cf #cc #c1 en bonne ari?mtique4--,oui1 mais1 en conomie politique1 #cc val5t s\v5t plus que #cf4 ,v\s allez en jug]4 ,l'arg5t1 relativem5t la ma9-d'oeuvre et aux m>*&ises1 n'a pas autant de valeur aux tats-,unis qu'en ,france4 ,v\s fixez v\s-mme le prix de la j\rne #d fr4 #ej c4 aux tats-,unis et #a fr4 #ej c4 en ,france4 ,il en rsulte1 je crois1 qu'un ,amrica9 paye #cf fr4 avec huit j\rnes1 t&is qu'il faut un ,franais v+t-deux j\rnes de travail p\r pay] #cc fr4--,il e/ vrai que v\s dites aussi qu'on se ra*te des corves aux tats-,unis avec #c fr4 et que1 p> consqu5t1 le prix de la j\rne y doit tre tabli #c fr4-- cela1 deux rponses4 ,on se ra*te de la corve1 en ,france1 avec #a fr4 7c> n\s avons aussi nos corves dont v\s ne p>lez pas72 et ensuite1 si la j\rne aux tats-,unis ne vaut que #c fr41 les ,amrica9s ne pay5t plus #cf fr41 puisque1 p\r arriv] ce *iffre1 v\s avez port #d fr4 #ej c4 t\tes les j\rnes que ces citoy5s emploi5t remplir leurs devoirs de milici5s1 de corvables1 de jurs1 etc4 ,ce n'e/ pas la seule subtilit dont v\s avez u p\r lev] #cf fr4 la contribution annuelle de *aque ,amrica94 ,v\s imputez au g\v]nem5t des tats-,unis des dp5ses dont il ne se mle en aucune faon4 ,p\r ju/ifi] cette trange manire de procd]1 v\s dites que ces dp5ses n'en sont pas mo9s supportes p> les citoy5s4 ,mais s'agit-il de re*]*] quelles sont les dp5ses volontaires des citoy5s ou quelles sont les dp5ses du g\v]nem5t8 ,un g\v]nem5t e/ in/itu p\r remplir c]ta9es fonctions4 ,qu& il sort de son attribution1 il faut qu'il fasse un appel la b\rse des citoy5s et qu'il dim9ue a9si cette portion de rev5us dont ils avai5t la libre disposition4 ,il devi5t la fois spoliateur et oppresseur4 ,une nation qui e/ assez sage p\r =c] son g\v]nem5t se born] g>antir *acun sa sret1 et qui ne paye que ce qui e/ rig\reusem5t indisp5sable p\r cela1 consomme le re/e de ses rev5us selon son gnie1 ses beso9s et ses gts4 ,mais une nation1 *ez laquelle le g\v]nem5t se mle de t\t1 ne dp5se ri5 p> elle et p\r elle1 mais p> le p\voir et p\r le p\voir2 et si le public franais p5se comme v\s1 ,monsieur1 qu'il e/ indiffr5t que sa ri*esse passe p> les ma9s des fonctionnaires1 je ne dsespre pas que n\s ne soyons t\s un j\r logs1 n\rris et vtus aux frais de l'tat4 ,ce sont *oses qui n\s cot5t1 et d'aprs v\s1 il importe peu que n\s n\s les procurions p> voie de contribution ou p> des a*ats directs4 ,le cas que nos m9i/res font de cette op9ion me p]suade que n\s aurons bi5tt des habits de leur faon1 comme n\s avons des prtres1 des avocats1 des pr(esseurs1 des mdec9s1 des *evaux et du tabac de leur faon4 ,j'ai l'honneur1 etc4 ,,fr,d,,ric ,,ba/iat4 7,note de l'diteur47 ,nos enfants cont9u]ont donc1 s\s le monopole univ]sitaire1 s'abreuv] de fausses ides grecques et roma9es1 s'imprgn] de l'esprit gu]ri] et rvolutionnaire des auteurs lat9s1 sc&] les v]s lic5cieux d',horace1 se r5dre impropres la vie des socits mod]nes2 n\s cont9u]ons n'tre pas libres1 et p> consqu5t pay] notre s]vitude1 c> les peuples ne peuv5t tre t5us dans la s]vitude qu' gros frais4 ,n\s cont9u]ons voir l'agriculture et le comm]ce languir et succomb] s\s l'tre9te de nos lois re/rictives2 et1 de plus1 pay] la dp5se de cette torpeur1 c> les entraves1 les rglem5tations1 les =malits inutiles1 t\t cela ne peut tre mis en oeuvre que p> des ag5ts de la =ce publique1 et les ag5ts de la =ce publique ne peuv5t vivre que sur le budget4 ,et le mal1 il faut bi5 le rpt]1 e/ sans remde actuellem5t applicable1 puisque l'op9ion attribue l'oppression t\t le dveloppem5t intellectuel et indu/riel que cette oppression ne p>vi5t pas t\ff]4 ,une ide aussi biz>re que fune/e s'e/ emp>e des esprits4 ,qu& il s'agit de politique1 on suppose que le moteur social1 si je puis m'exprim] a9si1 e/ dans les intrts et les op9ions individuelles4 ,on s'atta*e l'axiome de ,r\sseau3 ,la volont gnrale ne peut err]4 ,et1 sur ce pr9cipe1 on dcrte avec en?\siasme le suffrage univ]sel4 ,mais1 t\s les autres po9ts de vue1 on adopte ju/em5t l'hypo?se contraire4 ,on n'admet pas que le mobile du progrs soit dans l'individualit1 dans son aspiration naturelle v]s le bi5-tre1 aspiration de plus en plus claire p> l'intellig5ce et guide p> l'expri5ce4 ,non4 ,on "p de cette donne que l'humanit e/ p>tage en deux3 ,d'un ct1 il y a les individus in]tes1 privs de t\t ressort1 de t\t pr9cipe progressif1 ou obissant des impulsions dpraves qui1 ab&onnes elles-mmes1 t5d5t inv9ciblem5t v]s le mal absolu2 de l'autre1 il y a l'tre collectif1 la =ce commune1 le g\v]nem5t1 en un mot1 auquel on attribue la sci5ce infuse1 la naturelle passion du bi51 et la mission de *ang] la direction des t5dances individuelles4 ,on suppose que1 s'ils tai5t libres1 les hommes s'ab/i5drai5t de t\te in/ruction1 de t\te religion1 de t\te indu/rie1 ou1 qui pis e/1 qu'ils re*]*]ai5t l'in/ruction p\r arriv] l'erreur1 la religion p\r ab\tir l'a?isme1 et le travail p\r consomm] leur ru9e4 ,cela pos1 il faut que les individualits se s\mett5t l'action rglem5taire de l'tre collectif1 qui n'e/ p\rtant autre *ose que la runion de ces individualits elles-mmes4 ,or1 je le dem&e1 si les p5*ants naturels de t\tes les fractions t5d5t au mal1 comm5t les p5*ants naturels de l'enti] t5d5t-ils au bi58 ,si t\tes les =ces natives de l'homme se dirig5t v]s le nant1--o le g\v]nem5t1 qui e/ compos d'hommes1 pr5dra-t-il son po9t d'appui p\r *ang] cette direction#gc8 ,note #gc3 ,v4 au tome ,,iv1 le pamphlet la ,loi1 page #cdb1 et notamm5t le passage compris dans les pages #cha #chf4 7,note de l'diteur47 ,quoi qu'il en soit1 tant que cette biz>re ?orie prvaudra1 il faudra r5onc] la lib]t et aux conomies qui en dc\l5t4 ,il faut bi5 pay] ses *anes qu& on les aime1 c> l'tat ne n\s donne jamais ri5 gratis1 pas mme des f]s4 ,le budget n'e/ pas seulem5t t\te la ,politique1 il e/ encore1 bi5 des g>ds1 la ,morale du peuple4 ,c'e/ le miroir o1 comme ,r5aud1 n\s p\rrions voir l'image et le *tim5t de nos prjugs1 de nos vices et de nos folles prt5tions4 ,ici encore1 il y a des torr5ts de mauvaises dp5ses que n\s sommes rduits laiss] c\l]1 c> elles ont p\r cause des p5*ants auxquels n\s ne sommes pas prts r5onc]2 et quoi de plus va9 que de v\loir neutralis] l'effet tant que la cause subsi/e8 ,je cit]ai1 entre autres1 ce que je ne cra9s pas d'appel]1 quoique le mot soit dur1 l'esprit de m5dicit1 qui a envahi t\tes les classes1 celle des ri*es comme celle des pauvres#gd4 ,note #gd3 ,n\s tr\vons dans les manuscrits de l'auteur la p5se suivante1 qui se rapporte au sujet spcial dont il s'occupe ici3 ,p\rquoi nos f9ances sont-elles dranges8--,p>ce que1 p\r les ,reprs5tants1 il n'y a ri5 de plus facile que de vot] une ,dp5se1 et ri5 de plus difficile que de vot] une ,recette4 ,si v\s l'aimez mieux1 ,p>ce que les ,traitem5ts sont =t d\x et les ,impts =t durs4 ,j'en sais encore une raison4 ,t\t le monde veut vivre aux dp5s de l'tat1 et on oublie que l'tat vit aux dp5s de t\t le monde4 7,note de l'diteur47 ,assurm5t1 dans le c]cle des relations prives1 le c>actre franais n'a pas de comp>aison r$\t]1 en ce qui conc]ne l'indp5dance et la fi]t4 ,dieu ne plaise que je diffame mon pays1 encore mo9s que je le calomnie6 ,mais je ne sais comm5t il s'e/ fait que les mmes hommes qui1 mme presss p> la dtresse1 r\girai5t de t5dre la ma9 v]s leurs semblables1 p]d5t t\t scrupule1 p\rvu que l'tat int]vi5ne et voile aux yeux de la consci5ce la bassesse d'un tel acte4 ,ds que la requte ne s'adresse pas la libralit individuelle1 ds que l'tat se fait l'int]mdiaire de l'oeuvre1 il semble que la dignit du solliciteur soit c\v]t1 que la m5dicit ne soit plus une honte ni la spoliation une inju/ice4 ,agriculteurs1 manufacturi]s1 ngociants1 armateurs1 arti/es1 *anteurs1 danseurs1 hommes de lettres1 fonctionnaires de t\t ordre1 entrepr5eurs1 f\rnisseurs1 banqui]s1 t\t le monde ,,dem&e1 en ,france1 et t\t le monde s'adresse au budget4 ,et voici que le peuple1 en masse1 s'e/ mis de la p>tie4 ,l'un veut des places1 l'autre des p5sions1 celui-ci des primes1 celui-l des subv5tions1 ce c9quime des enc\ragem5ts1 ce sixime des re/rictions1 ce septime du crdit1 ce huitime du travail4 ,la socit t\t entire se s\lve p\r arra*]1 s\s une =me ou s\s une autre1 une "p au budget2 et1 dans sa fivre cali=ni5ne1 elle oublie que le budget n'e/ pas un ,sacram5to o la nature a dpos de l'or1 mais qu'il n'en conti5t que ce que cette socit quteuse elle-mme y a v]s4 ,elle oublie que la gnrosit du p\voir ne peut jamais gal] son avidit1 puisque1 sur ce fonds de l>gesses1 il faut bi5 qu'il reti5ne de quoi pay] le d\ble s]vice de la p]ception et de la di/ribution4 ,af9 de donn] ces dispositions1 quelque peu abjectes1 l'autorit et le v]nis d'un ,sy/me1 on les a ratta*es ce qu'on nomme le pr9cipe de la ,solid>it1 mot qui1 a9si ent5du1 ne signifie autre *ose que l'ef=t de t\s les citoy5s p\r se dp\ill] les uns les autres1 p> l'int]v5tion coteuse de l'tat4 ,or1 on compr5d qu'une fois que l'esprit de m5dicit devi5t sy/me et presque sci5ce1 en fait d'in/itutions ru9euses1 l'imag9ation n'a plus de bornes4 ,mais1 j'en convi5s1 il n'y a ri5 faire en ce mom5t de ce ct1 et je t]m9e p> cette "q3 ,p5se-t-on que l'esprit de m5dicit1 qu& il e/ port au po9t de p\ss] t\te la nation au pillage du budget1 ne compromette pas plus encore la scurit que la =tune publique8 ,p> la mme cause1 une autre conomie considrable n\s e/ encore inv9ciblem5t int]dite4 ,je veux p>l] de l',algrie4 ,il faut s'incl9] et pay]1 jusqu' ce que la nation ait compris que transport] c5t hommes dans une colonie1 et y transport] du mme c\p dix fois le capital qui les f]ait vivre en ,france1 ce n'e/ s\lag] p]sonne mais grev] t\t le monde4 ,*]*ons donc ailleurs les moy5s de salut4 ,le lecteur v\dra bi5 reconnatre que1 p\r un utopi/e1 je suis de bonne composition en fait de retran*em5ts4 ,j'en passe1 et des meilleurs4 ,re/rictions t\tes nos plus prcieuses lib]ts1 manie des sollicitations1 infatuation d'une fune/e conqute1 j'ai t\t concd l',op9ion4 ,qu'elle me p]mette de pr5dre ma revan*e et d'tre quelque peu radical1 en fait de politique extrieure4 ,c> enf91 si elle prt5d f]m] l'accs t\te r=me1 si elle e/ dcide d'avance ma9t5ir t\t ce qui e/1 n'admettre aucun *angem5t sur quoi que ce soit qui conc]ne nos dp5ses1 alors t\t mon sy/me cr\le1 t\s les plans f9anci]s sont impuissants2 il ne n\s re/e autre *ose faire que de laiss] le peuple fl*ir s\s le poids des taxes1 et m>*] tte baisse v]s la banqu]\te1 les rvolutions1 la dsorganisation et la gu]re sociale4 ,en abordant notre politique extrieure1 je comm5c]ai p> tablir nettem5t ces deux propositions1 hors desquelles1 j'ose le dire1 il n'y a pas de salut4 #a ,le dveloppem5t de la =ce brutale n'e/ pas ncessaire et e/ nuisible l'influ5ce de la ,france4 #b ,le dveloppem5t de la =ce brutale n'e/ pas ncessaire et e/ nuisible notre scurit extrieure ou intrieure4 ,de ces deux propositions1 il en sort1 comme consqu5ce1 une troisime1 et c'e/ celle-ci3 ,il faut ds>m] sur t]re et sur m]1 et cela au plus tt4 ,faux patriotes6 donnez-v\s-en coeur joie4 ,un j\r v\s m'appeltes tratre1 p>ce que je dem&ais la ,lib]t2 que s]a-ce auj\rd'hui que j'invoque la ,paix#ge8 ,note #ge3 ,allusion l'inepte accusation porte contre les libre-*angi/es d'tre v5dus l',anglet]re4 7,note de l'diteur47 ,ici encore1 on r5contre1 comme ob/acle au premi] *ef1 l'op9ion publique4 ,elle a t sature de ces mots3 gr&eur nationale1 puissance1 influ5ce1 prpondrance1 prpot5ce2 on lui rpte sans cesse qu'elle ne doit pas d*oir du rang qu'elle occupe p>mi les nations2 aprs avoir p>l son orgueil1 on s'adresse son intrt4 ,on lui dit qu'il faut manife/] les signes de la =ce p\r appuy] d'utiles ngociations2 qu'il faut prom5] sur t\tes les m]s le pavillon franais p\r protg] notre comm]ce et comm&] les m>*s lo9ta9s4 ,qu'e/-ce que t\t cela8 ,ballon gonfl1 qu'un c\p d'p+le suffit dt5dre4 ,o e/ auj\rd'hui l'influ5ce8 ,e/-elle la gueule des canons1 ou la po9te des baonnettes8 ,non1 elle e/ dans les ides1 dans les in/itutions et dans le spectacle de leur succs4 ,les peuples agiss5t les uns sur les autres p> les arts1 p> la littrature1 p> la philosophie1 p> le j\rnalisme1 p> les transactions comm]ciales1 p> l'exemple surt\t2 et s'ils agiss5t aussi quelquefois p> la contra9te et la m5ace1 je ne puis croire que ce g5re d'influ5ce soit de nature dvelopp] les pr9cipes favorables aux progrs de l'humanit4 ,la r5aissance de la littrature et des arts en ,italie1 la rvolution de #afhh1 en ,anglet]re1 l'acte d'indp5dance des tats-,unis1 ont sans d\te conc\ru cet lan gnreux qui1 en #hi1 fit accomplir de si gr&es *oses nos pres4 ,en t\t cela1 o voyons-n\s la ma9 de la =ce brutale8 ,on dit3 ,le triomphe des armes franaises1 au comm5cem5t de ce sicle1 a sem p>t\t nos ides et laiss sur t\te la surface de l',europe l'empre9te de notre politique4 ,mais savons-n\s1 p\vons-n\s savoir ce qui s]ait arriv dans une autre hypo?se8 ,si la ,france n'et pas t attaque1 si la rvolution p\sse b\t p> la rsi/ance n'et pas gliss dans le sang1 si elle n'et pas ab\ti au despotisme militaire1 si1 au lieu de contri/]1 effray]1 et s\lev] l',europe1 elle lui et montr le sublime spectacle d'un gr& peuple accomplissant paisiblem5t ses de/9es1 d'in/itutions rationnelles et bi5faisantes1 ralisant le bonheur des citoy5s2 y a-t-il p]sonne qui puisse affirm] qu'un tel exemple n'et pas excit1 aut\r de n\s1 l'ardeur des opprims et affaibli les rpugnances des oppresseurs8 ,y a-t-il p]sonne qui puisse dire que le triomphe de la dmocratie1 en ,europe1 ne s]ait pas1 l'heure qu'il e/1 plus avanc8 ,qu'on calcule donc t\te la dp]dition de temps1 d'ides ju/es1 de ri*esses1 de =ce relle que ces gr&es gu]res ont cote la dmocratie1 qu'on ti5ne compte des d\tes qu'elles ont jets1 p5dant un qu>t de sicle1 sur le droit populaire et sur la vrit politique6 ,et puis1 comm5t se fait-il qu'il n'y ait pas assez d'imp>tialit1 au fond de notre consci5ce nationale1 p\r compr5dre combi5 nos prt5tions impos] une ide1 p> la =ce1 bless5t au coeur nos frres du dehors8 ,quoi6 n\s1 le peuple le plus susceptible de l',europe2 n\s1 qui1 avec raison1 ne s\ffririons pas l'int]v5tion d'un rgim5t anglais1 ft-ce p\r v5ir rig] sur le sol de la patrie la /atue de la lib]t1 et n\s enseign] la p]fection sociale elle-mme2 qu& t\s1 jusqu'aux vieux dbris de ,cobl5tz1 n\s sommes d'accord sur ce po9t qu'il faudrait n\s unir p\r bris] la ma9 trangre qui vi5drait1 arme1 s'immisc] dans nos tri/es dbats1 c'e/ n\s qui avons t\j\rs sur les lvres ce mot irritant3 prpondrance2 et n\s ne savons montr] la lib]t nos frres1 qu'une pe au po+ t\rne v]s leur poitr9e6 ,comm5t en sommes-n\s v5us n\s imag9] que le coeur huma9 n'e/ pas p>t\t le mme2 qu'il n'a pas p>t\t la mme fi]t1 la mme horreur de la dp5dance8 ,mais enf91 cette ,prpondrance illibrale que n\s p\rsuivons avec tant d'aveuglem5t et1 selon moi1 avec tant d'inju/ice1 o e/-elle1 et l'avons-n\s jamais saisie8 ,je vois bi5 les ef=ts1 mais je ne vois pas les rsultats4 ,je vois bi5 que n\s avons1 depuis longtemps1 une imm5se arme1 une puissante m>9e1 qui cras5t le peuple1 ru95t le travailleur1 eng5dr5t la dsaffection1 n\s p\ss5t v]s la banqu]\te1 n\s m5ac5t de calamits effroyables sur lesquelles les yeux mme de l'imag9ation trembl5t de se fix]2 je vois t\t cela1 mais la prpondrance1 je ne la vois nulle "p1 et si n\s pesons dans les de/9es de l',europe1 ce n'e/ pas p> la =ce brutale1 mais en dpit d'elle4 ,fi]s de notre prodigieux tat militaire1 n\s avons eu un diffr5d avec les tats-,unis1 et n\s avons cd2 n\s avons eu des conte/ations au sujet de l'gypte1 et n\s avons cd2 n\s avons1 d'anne en anne1 prodigu des promesses la ,pologne1 l',italie1 et l'on n'en a pas t5u compte4 ,p\rquoi8 p>ce que le dploiem5t de nos =ces a provoqu un dploiem5t semblable sur t\te l',europe2 ds lors1 n\s n'avons plus pu d\t] que la mo9dre lutte1 propos de la cause la plus futile1 ne m5at de pr5dre les proportions d'une gu]re univ]selle1 et l'humanit autant que la prud5ce ont fait une loi aux hommes d'tat de dcl9] une telle responsabilit4 ,ce qu'il y a de rem>quable et de bi5 in/ructif1 c'e/ que le peuple qui a p\ss le plus lo9 cette politique prt5tieuse et tracassire1 qui n\s y a entrans p> son exemple1 et n\s en a fait peut-tre une dure ncessit1 le peuple anglais1 en a recueilli les mmes dceptions4 ,nul plus que lui n'a manife/ la prt5tion de se faire le rgulateur exclusif de l'quilibre europen1 et cet quilibre a t dix fois compromis sans qu'il ait b\g4--,il s'tait arrog le monopole des colonies2 et n\s avons pris ,alg] et les ,m>quises1 sans qu'il ait b\g4 ,il e/ vrai qu'en ceci il p\rrait tre s\ponn de n\s avoir vus1 avec une mauvaise humeur app>5te et une joie secrte1 n\s atta*] aux pi$s deux b\lets4--,il se disait propritaire de l',orgon1 patron du ,texas2 et les tats-,unis ont pris l',orgon1 le ,texas1 et une p>tie du ,mexique p>-dessus le m>*1 sans qu'il ait b\g4--,t\t cela n\s pr\ve que1 si l'esprit des g\v]nants e/ la gu]re1 l'esprit des g\v]ns e/ la paix2 et1 quant moi1 je ne vois pas p\rquoi n\s aurions fait une rvolution dmocratique1 si ce n'e/ p\r faire triomph] l'esprit de la dmocratie1 de cette dmocratie laborieuse qui paye bi5 les frais d'un app>eil militaire1 mais qui n'en peut jamais ri5 retir] que ru9e1 dang]s et oppression4 ,je crois donc que le mom5t e/ v5u o t\t le gnie de la rvolution franaise doit se rsum]1 se manife/] et se glorifi] sol5nellem5t1 p> un de ces actes de gr&eur1 de loyaut1 de progrs1 de foi en lui-mme et de confiance en sa =ce1 tel que le soleil n'en a jamais clair4 ,je crois que le mom5t e/ v5u o la ,france doit dcl>] rsolm5t qu'elle voit la ,solid>it des peuples dans l'en*anem5t de leurs intrts et la communication de leurs ides1 et non dans l'int]position de la =ce brutale4 ,et p\r donn] cette dcl>ation un poids irrsi/ible1--c> qu'e/-ce qu'un manife/e1 quelque loqu5t qu'il soit8--je crois que le mom5t e/ v5u p\r elle de diss\dre cette =ce brutale elle-mme4 ,si notre *re et glorieuse patrie pr5ait en ,europe l'initiative de cette rvolution1 quelles en s]ai5t les consqu5ces8 ,d'abord1 p\r r5tr] dans mon sujet1 voil1 d'un seul c\p1 nos f9ances alignes4 ,voil la premire p>tie de ma r=me dev5ue immdiatem5t excutoire3 voil les impts ad\cis2 voil le travail1 la confiance1 le bi5-tre1 le crdit1 la consommation pntrant dans les masses2 voil la ,rpublique aime1 admire1 consolide de t\t ce que donn5t de =ces aux in/itutions les sympa?ies populaires2 voil le fantme m5aant de la banqu]\te effac des imag9ations2 voil les commotions politiques relgues dans l'hi/oire du pass2 voil enf9 la ,france heureuse et glorieuse entre t\tes les nations1 faisant rayonn] aut\r d'elle l'irrsi/ible empire de l'exemple4 ,non-seulem5t la ralisation de l'oeuvre dmocratique enflamm]ait les coeurs1 au dehors1 la vue de ce spectacle1 mais il la r5drait c]ta9em5t plus facile4 ,ailleurs1 comme *ez n\s1 on pr\ve la difficult de faire aim] des rvolutions qui se traduis5t en taxes n\velles4 ,ailleurs1 comme *ez n\s1 on pr\ve le beso9 de sortir de ce c]cle4 ,notre attitude m5aante e/1 p\r les g\v]nem5ts trang]s1 une raison ou un prtexte t\j\rs deb\t p\r extraire du se9 du peuple de l'arg5t et des soldats4 ,combi5 l'oeuvre de la rgnration ne s]ait-elle pas facilite sur t\te l',europe1 si elle s'y p\vait accomplir s\s l'influ5ce de ces r=mes contributives1 qui1 au fond1 sont des que/ions de sympa?ie et d'antipa?ie1 des que/ions de vie o de mort p\r les in/itutions n\velles6 cela1 qu'objecte-t-on8 ,la dignit nationale4 ,j'ai dj indiqu la rponse4 ,e/-ce au pr(it de leur dignit que la ,france et l',anglet]re1 aprs s'tre crases de taxes p\r dvelopp] de gr&es =ces1 ont t\j\rs refus de faire ce qu'elles avai5t annonc8 ,il y a1 dans cette manire de compr5dre la dignit nationale1 une trace de notre ducation roma9e4 l'poque o les peuples vivai5t de pillage1 il leur importait d'inspir] au lo9 de la t]reur p> l'aspect d'un gr& app>eil militaire4 ,en e/-il de mme p\r ceux qui fond5t leurs progrs sur le travail8--,on repro*e au peuple amrica9 de manqu] de dignit4 ,si cela e/1 ce n'e/ pas au mo9s dans sa politique extrieure1 laquelle une p5se traditionnelle de paix et de non-int]v5tion donne un c>actre si imposant de ju/ice et de gr&eur4 ,*acun *ez soi1 *acun p\r soi1 c'e/ la politique de l'gsme2 voil ce qu'on dira4--,t]rible objection1 si elle avait le s5s commun4--,oui1 *acun *ez soi1 en fait de =ce brutale2 mais que les rayons de la =ce morale1 intellectuelle et indu/rielle1 mans de *aque c5tre national1 se crois5t librem5t et dgag5t1 p> leur contact1 la lumire et la frat]nit au pr(it de la race huma9e4 ,il e/ bi5 trange qu'on n\s accuse d'gsme1 n\s qui pr5ons t\j\rs p>ti p\r l',expansion1 contre la ,re/riction4 ,notre pr9cipe e/ celui-ci3 ,le mo9s de contact possible entre les g\v]nem5ts2 le plus de contact possible entre les peuples4 ,p\rquoi8 ,p>ce que le contact des g\v]nem5ts compromet la ,paix1 t&is que le contact des peuples la g>antit4 ,scurit extrieure4 ,oui1 il y a l1 j'en convi5s1 une "q prjudicielle rs\dre4 ,sommes-n\s ou ne sommes-n\s pas m5acs d'invasion8 ,il y en a qui croi5t s9crem5t au dang]4 ,les rois1 dis5t-ils1 sont trop intresss te9dre en ,france le foy] rvolutionnaire1 p\r ne pas l'inond] de leurs soldats1 si elle ds>mait4 ,ceux qui p5s5t a9si ont raison de dem&] le ma9ti5 de nos =ces4 ,mais qu'ils accept5t les consqu5ces4 ,si n\s ma9t5ons nos =ces1 n\s ne p\vons dim9u] srieusem5t nos dp5ses1 n\s ne devons pas ad\cir les impts1 c'e/ mme notre devoir de les aggrav]1 puisque les budgets se rgl5t *aque anne en dficit4 ,si n\s aggravons nos impts1 il e/ une *ose dont n\s ne sommes pas srs1 c'e/ d'accrotre nos recettes2 mais il en e/ une autre sur laquelle il n'y a pas de d\te possible1 c'e/ que n\s eng5dr]ons dans ce pays-ci la dsaffection1 la ha9e1 la rsi/ance1 et n\s n'aurons acquis la scurit au dehors qu'aux dp5s de la scurit au d$ans4 ,p\r moi1 je n'hsit]ai pas vot] le ds>mem5t1 p>ce que je ne crois pas aux invasions4 ,d'o n\s vi5drai5t-elles8 ,de l',espagne8 de l',italie8 de la ,prusse8 de l',autri*e8 c'e/ impossible4 ,re/5t l',anglet]re et la ,russie4 ,l',anglet]re6 elle a dj fait cette expri5ce1 et v+t-deux milli>ds de dettes1 dont les travailleurs pay5t encore l'intrt1 sont une leon qui ne peut tre p]due4 ,la ,russie6 ,mais c'e/ une *imre4 ,le contact avec la ,france n'e/ pas ce qu'elle *]*e1 mais ce qu'elle vite4 ,et si l'emp]eur ,nicolas s'avisait de n\s envoy] deux c5t mille ,moscovites1 je crois s9crem5t que ce que n\s aurions de mieux faire1 ce s]ait de les bi5 accueillir1 de leur faire gt] la d\ceur de nos v9s1 de leur montr] nos rues1 nos magas9s1 nos muses1 le bonheur du peuple1 la d\ceur et l'galit de nos lois pnales1 aprs quoi n\s leur dirions3 ,repr5ez1 le plus tt possible1 le *em9 de vos /eppes et allez dire vos frres ce que v\s avez vu4 ,protection au comm]ce4 ,ne faut-il pas1 dit-on1 une puissante m>9e p\r ouvrir des voies n\velles notre comm]ce et comm&] les m>*s lo9ta9s8--,vraim5t les faons du g\v]nem5t env]s le comm]ce sont tranges4 ,il comm5ce p> l'entrav]1 le gn]1 le re/re9dre1 l't\ff]1 et cela1 gros frais4 ,puis1 s'il en *appe quelque p>celle1 le voil qui s'pr5d d'une t5dre sollicitude p\r ces bribes qui ont russi pass] au trav]s des mailles de la d\ane4 ,je veux protg] les ngociants1 dit-il1 et p\r cela j'arra*]ai #aej millions au public1 af9 de c\vrir les m]s de vaisseaux et de canons4--,mais1 d'abord1 les quatre-v+t-dix-neuf c5times du comm]ce franais se font avec des pays o notre pavillon n'a jamais p>u ni ne p>atra4 ,e/-ce que n\s avons des /ations en ,anglet]re1 aux tats-,unis1 en ,belgique1 en ,espagne1 dans le ,zollv]e91 en ,russie8 ,c'e/ donc de ,mayotte et de ,nossib qu'il s'agit2 c'e/--dire qu'on n\s pr5d1 p> l'impt1 plus de francs qu'il ne n\s r5tr]a de c5times p> ce comm]ce4 ,et puis1 qu'e/-ce qui comm&e les db\*s8 ,une seule *ose3 le bon m>*4 ,envoyez o v\s v\drez des produits qui cot5t c9q s\s de plus que les similaires anglais ou suisses1 les vaisseaux et les canons ne v\s les f]ont pas v5dre4 ,envoyez-y des produits qui cot5t c9q s\s de mo9s1 v\s n'aurez pas beso9 p\r les v5dre de canons et de vaisseaux4 ,ne sait-on pas que la ,suisse1 qui n'a pas une b>que1 si ce n'e/ sur ses lacs1 a *ass de ,gibralt> mme c]ta9s tissus anglais1 malgr la g>de qui veille la porte8 ,si donc c'e/ le bon m>* qui e/ le vrai protecteur du comm]ce1 comm5t notre g\v]nem5t s'y pr5d-il p\r le ralis]8 ,d'abord1 il hausse p> ses t>ifs le prix des matires premires1 de t\s les in/rum5ts de travail1 de t\s les objets de consommation2 ensuite1 p> voie de comp5sation1 il n\s accable d'impts s\s prtexte d'envoy] sa m>9e la qute des db\*s4 ,c'e/ de la b>b>ie1 de la b>b>ie la plus b>b>e1 et le temps n'e/ pas lo9 o l'on dira3 ,ces ,franais du ,x,i,xe sicle avai5t de s+uli]s sy/mes comm]ciaux1 mais ils aurai5t d au mo9s s'ab/5ir de se croire au sicle des lumires4 quilibre europen4 ,il n\s faut une arme p\r veill] l'quilibre europen4--,autant en dis5t les ,anglais--et l'quilibre devi5t ce que le fait le v5t des rvolutions4 ,le sujet e/ trop va/e p\r que je l'aborde ici4 ,je ne dirai qu'un mot4 ,mfions-n\s de la mtaphore1 disait ,paul-,l\is1 et il avait bi5 raison4 ,la voil qui se prs5te n\s1 p> trois fois1 s\s =me de balances4 ,n\s avons d'abord la ,balance des puissances europennes--ensuite la ,balance des p\voirs--puis enf9 la ,balance du comm]ce4 ,p\r numr] les maux qui sont sortis de ces prt5dues balances1 il faudrait des volumes et je ne fais qu'une bro*ure4 ,scurit intrieure4 ,le pire ennemi de la logique1 aprs la mtaphore1 c'e/ le c]cle vicieux4 ,or1 ici n\s en r5controns un vicieux au sup]latif4 crasons le contribuable p\r avoir une gr&e arme1 puis ayons une gr&e arme p\r cont5ir le contribuable4 ,n'e/-ce pas l que n\s en sommes8 ,quelle scurit intrieure peut on att5dre d'un sy/me f9anci] qui a p\r effet la dsaffection gnrale1 et p\r rsultat la banqu]\te et ses suites politiques8 ,je crois1 moi1 que si on laissait respir] les travailleurs1 s'ils avai5t la consci5ce qu'on fait p\r eux t\t ce qu'on peut faire1 les p]turbateurs du repos public n'aurai5t leur disposition que bi5 peu d'lm5ts de tr\ble4 ,c]tes1 la g>de nationale1 la police et la g5d>m]ie suffirai5t les cont5ir4 ,mais enf9 il faut t5ir compte des frayeurs p>ticulires l'poque o n\s vivons4 ,elles sont bi5 naturelles et bi5 ju/ifies4 ,transigeons avec elles et accordons-leur deux c5t mille hommes1 jusqu' des temps meilleurs4 ,on voit que l'esprit de sy/me ne me r5d ni absolu ni entt4 ,rcapitulons ma9t5ant4 ,n\s avons a9si =mul notre programme4 ,,dim9u] ,,les ,,imp,,ts4--,,dim9u] ,,les ,d,,p5ses ,,dans ,,une ,,plus ,,=te ,,proportion4 ,programme qui ab\tit =cm5t l'quilibre1 non p> le *em9 de la dtresse1 mais p> celui de la prosprit gnrale4 ,n\s avons propos1 dans la premire p>tie de cet crit1 un dgrvem5t de taxes div]ses impliquant une p]te de rev5u de c5t millions1 comp>ativem5t au budget prs5t p> le cab9et4 ,notre programme s]a donc rempli1 si n\s faisons rsult] des considrations prcd5tes une dim9ution de dp5ses suprieure c5t millions4 ,or1 indp5damm5t des retran*em5ts qu'il s]ait possible d'opr] sur plusieurs s]vices1 si seulem5t on avait un peu de foi dans la lib]t1 retran*em5ts que je ne dem&]as p> respect p\r l'op9ion publique g>e1 n\s avons les item suivants3 #a ,frais de p]ception4 ,ds l'in/ant que les impts indirects sont ad\cis1 le /imulant la fraude e/ m\ss4 ,il faut mo9s d'entraves1 mo9s de =malits gnantes1 mo9s de surveillance inquisitoriale1 en un mot1 mo9s d'employs4 ,ce qu'on peut faire1 cet g>d1 dans le seul s]vice de la d\ane e/ norme4--,posons #aj millions4 #b ,frais de ju/ice crim9elle4 ,il n'y a pas1 dans t\t l'univ]s matriel1 deux faits qui soi5t entre eux dans une connexit plus intime que la misre et le crime4 ,si donc1 la mise excution de notre plan a p\r effet ncessaire d'accrotre le bi5-tre et le travail du peuple1 il n'e/ pas possible que les frais de p\rsuite1 de rpression et de *tim5t n'en soi5t dim9us4--,mmoire4 #c ,assi/ance4 ,il en faut dire autant de l'assi/ance1 qui doit dcrotre en raison de l'accroissem5t du bi5-tre4--,mmoire4 #d ,affaires trangres4--,la politique de non-int]v5tion1 celle que nos pres avai5t acclame en #hi1 celle que ,lam>t9e et inaugure sans la pression de circon/ances plus =tes que lui1 celle que ,cavaignac et t fi] de ralis]1 cette politique entrane la suppression de t\tes les ambassades4 ,c'e/ peu au po9t de vue f9anci]4 ,c'e/ beauc\p au po9t de vue politique et moral4--,mmoire4 #e ,arme4 ,n\s avons concd #bjj1jjj hommes aux exig5ces du mom5t4 ,c'e/ #bjj millions4 ,aj\tons-en #ej p\r cas imprvus1 retraites1 traitem5ts de disponibilit1 etc4 ,comp>ativem5t au budget (ficiel1 l'conomie e/ de #ajj millions4 #f ,m>9e4 ,on dem&e #acj millions4 ,accordons-en #hj et r5dons-en #ej aux contribuables4 ,le comm]ce ne s'en port]a que mieux4 #g ,travaux publics4 ,je ne suis pas gr& p>tisan1 je l'av\e1 d'conomies qui ont p\r rsultat le sommeil ou la mort de capitaux engags4 ,cep5dant1 il faut s'incl9] devant la ncessit4 ,on n\s dem&e #aid millions4 ,retran*ons-en #cj4 ,n\s obt5ons a9si1 sans trop d'ef=ts1 en *iffres ronds1 #bjj millions d'conomies sur les dp5ses1--contre c5t millions sur les recettes4 ,donc n\s sommes sur le *em9 de l'quilibre1 et ma t*e e/ remplie4 ,mais celle du cab9et et de l',assemble nationale comm5ce4 ,et ici je dirai1 en t]m9ant1 ma p5se t\t entire4 ,je crois que le plan propos1 ou t\t autre fond sur les mmes pr9cipes1 peut seul sauv] la ,rpublique1 le pays1 la socit4 ,ce plan e/ li dans t\tes ses p>ties4 ,si v\s n'en pr5ez que la premire1--dim9u] l'impt1--v\s allez aux rvolutions p> la banqu]\te2 si v\s n'en pr5ez que la seconde1--dim9u] la dp5se1--v\s allez aux rvolutions p> la misre4 ,en l'adoptant dans son ensemble1 v\s vitez t\t la fois la banqu]\te1 la misre1 les rvolutions1 et v\s faites1 p>-dessus le m>*1 le bi5 du peuple4 ,il =me donc un sy/me complet1 qui doit triomph] ou succomb] t\t enti]4 ,or1 je cra9s qu'un plan unitaire et m?odique ne puisse jaillir de neuf c5ts c]velles4 ,il en peut bi5 sortir neuf c5ts projets qui se heurt5t1 mais non un qui triomphe4 ,malgr le bon v\loir de l',assemble nationale1 l'occasion e/ donc manque et le pays p]du1 si le cab9et ne s'emp>e vig\reusem5t de l'initiative4 ,mais cette initiative1 le cab9et la rep\sse4 ,il a prs5t son budget1 qui ne fait ri5 p\r le contribuable et ab\tit un dficit effrayant4 ,puis il a dit3 ,je n'ai pas mettre des vues d'ensemble1 je discut]ai les dtails qu& le mom5t s]a v5u4 ,en d'autres t]mes3 je livre au has>d1 ou plutt des *ances aussi effroyables que c]ta9es1 les de/9es de la ,france4 ,et cela1 p\rquoi8 ,le cab9et e/ compos p\rtant d'hommes capables1 patriotes1 f9anci]s4 ,il e/ d\teux qu'aucun autre m9i/re et pu mieux accomplir l'oeuvre du salut commun4 ,il ne l'essaye mme pas4 ,et p\rquoi8 ,p>ce qu'il e/ entr aux affaires avec une ,ide prconue4 ,ide prconue6 que j'aurais d le plac]1 comme flau de t\t raisonnem5t et de t\te conduite1 p> del la mtaphore et le c]cle vicieux6 ,le m9i/re s'e/ dit3 ,il n'y a ri5 faire avec cette ,assemble1 je n'y aurais pas la majorit6 ,je n'exam9e pas ici t\tes les fune/es consqu5ces de cette ide prconue4 ,qu& on croit qu'une assemble e/ un ob/acle1 on e/ bi5 prs de v\loir la diss\dre4 ,qu& on veut la diss\dre1 on e/ bi5 prs de travaill]1 s9on de manoeuvr] dans ce s5s4 ,a9si de gr&s ef=ts se sont faits p\r ralis] le mal1 au mom5t o il tait si urg5t de les consacr] faire du bi54 ,le temps et les =ces se sont us dans un conflit dplorable4 ,et1 je le dis la ma9 sur la consci5ce1 dans ce conflit1 je crois que le cab9et avait tort4 ,c> enf91 p\r rgl] son action ou plutt son in]tie sur cette donne3 ,je n'aurai pas la majorit2 il fallait du mo9s propos] quelque *ose d'utile1 et att5dre un refus de conc\rs4 ,le prsid5t de la ,rpublique avait trac une voie plus sage qu& il avait dit1 le j\r de son in/allation3 ,je n'ai aucune raison de croire que je ne s]ai pas d'accord avec l',assemble nationale4 ,sur quoi donc s'e/ fond le cab9et p\r pos] d'avance1 dans l'ide contraire1 le po9t de d"p de sa politique8 ,sur ce que l',assemble nationale avait montr de la sympa?ie p\r la c&idature du gnral ,cavaignac4 ,mais le cab9et n'a donc pas compris qu'il y a une *ose que l',assemble met c5t fois et mille fois au-dessus du gnral ,cavaignac6 ,c'e/ la volont du peuple1 exprime p> le suffrage univ]sel1 en v]tu d'une con/itution qu'elle-mme avait =mule4 ,et moi1 je dis que1 p\r tmoign] de son respect p\r la volont du peuple et la con/itution1 nos deux ancres de salut1 elle et t peut-tre plus facile avec ,bonap>te qu'avec ,cavaignac lui-mme4 ,oui1 si le m9i/re1 au lieu de dbut] p> lev] le conflit1 ft v5u dire l',assemble3 ,l'lection du #bj dcembre f]me la priode agite de notre rvolution4 ,ma9t5ant1 occupons-n\s de conc]t du bi5 du peuple1 de r=mes adm9i/ratives et f9ancires4 ,je le dis avec c]titude1 l',assemble l'aurait suivi avec passion1 c> elle a la passion du bi5 et ne peut en avoir d'autre4 ,ma9t5ant l'occasion e/ p]due1 et si n\s ne la faisons r5atre1 malheur nos f9ances1 malheur au pays1 p5dant des sicles4 ,eh bi56 je crois que1 si *acun oublie ses griefs et comprime ses rancunes1 la ,france peut encore tre sauve4 ,m9i/res de la ,rpublique1 ne dites pas3 ,n\s agirons plus t>d4 ,n\s *]*]ons des r=mes avec une autre ,assemble4--,ne dites pas cela1 c> la ,france e/ sur le bord d'un g\ffre4 ,elle n'a pas le temps de v\s att5dre4 ,un m9i/re in]te p> sy/me6 ,mais cela ne s'e/ jamais vu4 ,et quel temps *oisissez-v\s p\r n\s donn] ce spectacle8 ,il e/ vrai que le pays ru91 bless1 meurtri1 ne s'en pr5d pas v\s de ses s\ffrances4 ,t\tes ses prv5tions sont t\rnes contre l',assemble nationale2 c'e/ assurm5t une circon/ance aussi commode que r>e p\r un cab9et4 ,mais ne savez-v\s pas que t\te prv5tion fausse e/ phmre8 ,si1 p> une initiative vig\reuse1 v\s aviez mis l',assemble en demeure et qu'elle et refus de v\s suivre1 v\s s]iez ju/ifis et le pays aurait raison4 ,mais v\s ne l'avez pas fait4 ,il ne se peut pas que1 tt ou t>d1 il n'ouvre les yeux1 et si v\s p]si/ez ne ri5 propos]1 ne ri5 essay]1 ne ri5 dirig]2 si1 p> suite1 la situation de nos f9ances devi5t irrp>able1 la ,prv5tion du mom5t p\rra bi5 v\s abs\dre1 l',hi/oire ne v\s abs\dra pas4 ,il e/ ma9t5ant dcid que l',assemble nationale f]a le budget4 ,mais e/-ce qu'une assemble de neuf c5ts membres1 ab&onne elle-mme1 peut accomplir une oeuvre si complique et qui exige tant de concordance entre t\tes ses p>ties8 ,du tumulte p>lem5taire il peut bi5 sortir des ttonnem5ts1 des vellxs1 des aspirations3 il ne peut sortir un plan de f9ances4 ,telle e/ du mo9s ma conviction4 ,s'il entre dans les vues du cab9et de laiss] flott] au has>d les rnes1 qui ne lui ont pas t sans d\te confies cette f92 s'il e/ rsolu re/] spectateur impassible et indiffr5t des va9s ef=ts de l',assemble1 qu'elle se g>de d'entrepr5dre une oeuvre qu'elle ne peut accomplir seule2 qu'elle dcl9e la responsabilit d'une situation qu'elle n'a pas faite4 ,mais il n'en s]a pas a9si4 ,non1 la ,france n'aura pas encore cette calamit trav]s]4 ,le cab9et pr5dra n]giquem5t1 sans arrire-p5se1 avec dv\em5t1 l'initiative qui lui app>ti5t4 ,il prs5t]a un plan de r=me f9ancire fonde sur ce d\ble pr9cipe3 ,,dim9u] ,,les ,,imp,,ts4--,,dim9u] ,,les ,d,,p5ses ,,dans ,,une ,,plus ,,=te ,,proportion4 ,et l',assemble vot]a d'en?\siasme1 sans s't]nis] et se p]dre dans les dtails4 ,s\lag] le ,peuple1 faire aim] la ,rpublique1 fond] la ,scurit sur la sympa?ie populaire1 combl] le ,dficit1 relev] la ,confiance1 ranim] le ,travail1 rtablir le ,crdit1 faire recul] la ,misre1 rassur] l',europe1 ralis] la ,ju/ice1 la ,lib]t1 la ,paix1 (frir au monde le spectacle d'un gr& peuple qui n'a jamais t mieux g\v]n que lorsqu'il s'e/ g\v]n lui-mme2 n'y a-t-il pas l de quoi veill] la noble ambition d'un m9i/re et *auff] l'me de celui qui porte l'hritage de ce nom3 ,,napol,,on6--,hritage1 quelle que soit la gloire qui l'environne1 o deux fleurons brill5t p> leur abs5ce3 ,,paix ,,et ,,lib]t6 ,consqu5ces de la rduction sur l'impt du sel4 7,j\rnal des ,dbats1 #a;er janvi] #ahdi47 ,la rduction immdiate de l'impt du sel a dsori5t le cab9et s\s un rapport2 il y a de quoi4 ,on e/1 dit-on1 la re*]*e d'impts n\veaux p\r combl] le vide4 ,e/-ce bi5 l ce que l',assemble a v\lu8 ,dgrv]1 ce ne s]ait qu'un jeu1 et un de ces tri/es jeux o t\t le monde p]d4 ,quelle e/ donc la signification de son vote8 ,la voici3 ,les dp5ses vont t\j\rs croissant2 il n'y a qu'un moy5 de =c] l'tat les rduire1 c'e/ de le mettre dans l'impossibilit absolue de faire autrem5t4 ,le moy5 qu'elle a pris e/ hroque1 il faut en conv5ir4 ,ce qu'il y a de plus grave encore1 c'e/ que la r=me du sel avait t prcde de la r=me des po/es1 et s]a suivie probablem5t de la r=me des boissons4 ,le m9i/re e/ dsori5t4 ,eh bi56 moi je dis que l',assemble ne p\vait lui faire une plus belle position4 ,voil1 p\r lui1 une occasion admirable1 et p\r a9si dire provid5tielle1 d'entr] dans une voie n\velle1 d'en f9ir avec la fausse philan?ropie et les passions belliqueuses2 et1 conv]tissant son *ec en triomphe1 de faire sortir la scurit1 la confiance1 le crdit1 la prosprit1 d'un vote qui semblait les compromettre1 et de fond] enf9 la politique rpublica9e sur ces deux gr&s pr9cipes3 ,paix et lib]t4 ,aprs la rsolution de l',assemble1 je m'att5dais1 je l'av\e1 ce que le prsid5t du conseil montt la tribune1 et y tnt peu prs ce langage3 ,citoy5s reprs5tants1 ,votre vote d'hi] n\s montre une n\velle voie2 bi5 plus1 il n\s =ce d'y entr]4 ,v\s savez combi5 la rvolution de ,fvri] avait veill d'esprances *imriques et de sy/mes dang]eux4 ,ces esprances1 ces sy/mes1 revtus des fausses c\leurs de la philan?ropie1 et pntrant dans cette ence9te s\s =me de projets de loi1 n'allai5t ri5 mo9s qu' ru9] la lib]t et engl\tir la =tune publique4 ,n\s ne savions quel p>ti pr5dre4 ,rep\ss] t\s ces projets1 c'tait heurt] l'op9ion populaire mom5tanm5t exalte2 les admettre1 c'tait compromettre l'av5ir1 viol] t\s les droits1 et fauss] les attributions de l'tat4 ,que p\vions-n\s faire8 ,at]moy]1 transig]1 compos] avec l'erreur1 donn] une demi-satisfaction aux utopi/es1 clair] le peuple p> la dure leon de l'expri5ce1 crer des adm9i/rations avec l'arrire-p5se de les anantir plus t>d1 ce qui n'e/ pas facile4 ,ma9t5ant1 grce a l',assemble1 n\s voici l'aise4 ,ne v5ez plus n\s dem&] de monopolis] l'in/ruction1 de monopolis] le crdit1 de comm&it] l'agriculture1 de privilgi] c]ta9es indu/ries1 de sy/matis] l'aumne4 ,n\s en avons f9i avec la mauvaise queue du socialisme4 ,votre vote a port le c\p mortel ses rv]ies4 ,n\s n'avons plus mme les discut]2 c> quoi mn]ait la discussion1 puisque v\s n\s avez t les moy5s de faire ces dang]euses expri5ces8 ,si quelqu'un sait le secret de faire de la philan?ropie (ficielle sans arg5t1 qu'il se prs5te2 voici nos portefeuilles1 n\s les lui cd]ons avec joie4 ,tant qu'ils re/]ont en nos ma9s1 dans la n\velle position qui n\s e/ faite1 il ne n\s re/e qu' proclam]1 comme pr9cipe de notre politique intrieure1 ,,la ,,lib]t1 la lib]t des arts1 des sci5ces1 de l'agriculture1 de l'indu/rie1 du travail1 de l'*ange1 de la presse1 de l'enseignem5t2 c> la lib]t e/ le seul sy/me compatible avec un budget rduit4 ,il faut de l'arg5t l'tat p\r rglem5t] et opprim]4 ,po9t d'arg5t1 po9t de rglem5tation4 ,notre rle1 =t peu disp5dieux1 se born]a dsormais rprim] les abus1 c'e/--dire emp*] que la lib]t d'un citoy5 ne s'ex]ce aux dp5s de celle d'un autre4 ,notre politique extrieure n'e/ pas mo9s indique et =ce4 ,n\s t]giv]sions1 n\s ttonnions encore2 ma9t5ant n\s sommes irrvocablem5t fixs1 non p> *oix seulem5t1 mais p> ncessit4 ,heureux1 mille fois heureux que cette ncessit n\s impose ju/em5t la politique que n\s aurions adopte p> *oix6 ,n\s sommes rsolus rduire notre tat militaire4 ,rem>quez bi5 qu'il n'y a pas raisonn] l-dessus1 il faut agir2 c> n\s sommes placs entre le ds>mem5t et la banqu]\te4 ,de deux maux1 dit-on1 il faut *oisir le mo9dre4 ,ici1 il n'y a *oisir1 selon n\s1 qu'entre un bi5 imm5se et un mal effroyable2 et cep5dant1 hi] encore ce *oix ne n\s tait pas facile3 la fausse philan?ropie1 les passions belliqueuses n\s faisai5t ob/acle2 il fallait compt] avec elles4 ,auj\rd'hui elles sont =cm5t rduites au sil5ce2 c>1 quoiqu'on dise que la passion ne raisonne pas1 nanmo9s elle ne peut draisonn] au po9t d'exig] que n\s fassions la gu]re sans arg5t4 ,n\s v5ons donc proclam] cette tribune le fait du ds>mem5t1 et comme consqu5ce1 comme pr9cipe de notre politique extrieure1 la non-int]v5tion4 ,que l'on ne n\s p>le plus de prpondrance1 de prpot5ce2 qu'on ne n\s montre plus comme *amp de gloire et de c>nage la ,hongrie1 l',italie1 la ,pologne4 ,n\s savons ce qu'on peut dire p\r ou contre la propag&e arme1 qu& on a le *oix4 ,mais v\s ne disconvi5drez pas que1 qu& on ne l'a plus1 la controv]se e/ sup]flue4 ,l'arme va tre rduite ce qui e/ ncessaire p\r g>antir l'indp5dance du pays1 et du mme c\p1 t\tes les nations p\rront compt] dsormais1 en ce qui n\s conc]ne1 sur leur indp5dance4 ,qu'elles ralis5t leurs r=mes comme elles l'ent5dront2 qu'elles n'entrepr5n5t que ce qu'elles peuv5t accomplir4 ,n\s leur faisons savoir hautem5t et df9itivem5t1 qu'aucun des p>tis qui les divis5t n'ont plus compt] sur le conc\rs de nos baonnettes4 ,que dis-je8 ils n'a pas mme beso9 de nos prote/ations1 c> ces baonnettes vont r5tr] dans le f\rreau1 ou plutt1 p\r plus de sret1 se conv]tir en *>rues4 ,j'ent5ds des int]ruptions desc5dre de ces bancs1 v\s dites3 ,c'e/ la politique du *acun *ez soi1 *acun p\r soi4 ,hi] encore n\s aurions pu discut] la valeur de cette politique1 puisque n\s tions libres d'en adopt] une autre4 ,hi]1 j'aurais invoqu des raisons4 ,j'aurais dit3 ,oui1 *acun *ez soi1 *acun p\r soi1 autant qu'il s'agit de =ce brutale4 ,ce n'e/ pas dire que les li5s des peuples s]ont briss4 ,ayons avec t\s des relations philosophiques1 sci5tifiques1 arti/iques1 littraires1 comm]ciales4 ,c'e/ p> l que l'humanit s'claire et progresse4 ,mais des rapports c\ps de sabre et de fusil1 je n'en veux pas4 ,p>ce que des familles p>faitem5t unies ne vont pas les unes *ez les autres ma9 arme1 dire qu'elles se conduis5t sur la maxime *acun *ez soi1 c'e/ un trange abus de mots4 ,d'ailleurs1 que dirions-n\s si1 p\r t]m9] nos diss5sions1 "l ,palm]/on n\s envoyait des rgim5ts anglais8 ,le r\ge de l'indignation ne n\s mont]ait-il pas au front8 ,comm5t donc refusons-n\s de croire que les autres peuples *riss5t aussi leur dignit et leur indp5dance8 ,voil ce que j'aurais dit hi]1 c> qu& on a le *oix entre deux politiques1 il faut ju/ifi] p> des raisons celle qu'on prfre4 ,auj\rd'hui je n'invoque que la ncessit1 p>ce que l'option ne n\s app>ti5t plus4 ,la majorit1 qui n\s a refus les recettes p\r n\s =c] dim9u] les dp5ses1 ne s]a pas assez inconsqu5te p\r n\s impos] une politique ru9euse4 ,si quelqu'un1 sa*ant que l'impt des po/es1 du sel et des boissons va tre considrablem5t rduit2 sa*ant que n\s sommes en prs5ce d'un dficit de #ejj millions1 a encore l'audace de proclam] le pr9cipe de la propag&e arme1 qui1 m5aant l',europe1 n\s =ce1 mme en temps de paix1 des ef=ts ru9eux1 qu'il se lve et pr5ne ce portefeuille4 ,quant n\s1 n\s n'assum]ons pas la honte d'une telle purilit4 ,donc ds auj\rd'hui la politique de la non-int]v5tion e/ proclame4 ,ds auj\rd'hui des mesures sont prises p\r lic5ci] une p>tie de l'arme4 ,ds auj\rd'hui des ordres p>t5t p\r supprim] d'inutiles ambassades4 ,paix et lib]t6 voil la politique que n\s eussions adopte p> conviction4 ,n\s rem]cions l',assemble de n\s en avoir fait une ncessit absolue et vid5te4 ,elle f]a le salut1 la gloire et la prosprit de la ,rpublique2 elle m>qu]a nos noms dans l'hi/oire4 ,voil1 ce me semble1 ce qu'et d dire le cab9et actuel4 ,sa p>ole et r5contr l'univ]sel ass5tim5t de l',assemble1 de la ,france et de l',europe4 ,,disc\rs ,,sur ,l',,imp,t ,,des ,,boissons#gf4 ,note #gf3 ,cette improvisation fut prononce l',assemble lgislative le #ab dcembre #ahdi4 7,note de l'diteur47 ,,citoy5s ,,repr,,s5tants1 ,je v\lais abord] la "q de l'impt des boissons telle qu'elle me p>aissait se pos] dans t\tes vos consci5ces1 c'e/--dire au po9t de vue de la ncessit f9ancire et politique4 ,je croyais1 en effet1 que la ncessit tait le seul motif invoqu l'appui du ma9ti5 de cet impt2 je croyais qu' vos yeux il runissait t\s les c>actres auxquels la sci5ce enseigne reconnatre les mauvais impts2 je croyais qu'il tait admis que cet impt e/ inju/e1 9gal1 d'une p]ception accompagne de =malits vexatoires4 ,mais1 puisque ces repro*es dirigs contre l'impt1 depuis son tablissem5t1 p> t\s les hommes d'tat1 sont auj\rd'hui conte/s1 j'en dirai seulem5t quelques mots1 trs-rapidem5t4 ,d'abord1 n\s prt5dons que l'impt e/ inju/e1 et n\s n\s fondons sur ceci3 ,voil des t]res qui sont ct les unes des autres1 et qui sont assujetties un impt fonci]1 un impt direct2 ces t]res sont classes1 comp>es entre elles et taxes selon leur valeur2 ensuite *acun peut y faire crotre ce qu'il veut2 les uns du bl1 les autres1 des h]bages1 les autres1 des oeillets et des roses1 d'autres1 du v94 ,eh bi51 de t\s ces produits1 il y en a un1 il y en a un seul qui1 une fois entr dans la circulation1 e/ grev d'un impt qui r5d au ,trsor #ajf millions4 ,t\s les autres produits agricoles sont affran*is de cette taxe4 ,on peut dire que l'impt e/ utile1 ncessaire1 ce n'e/ pas la "q que j'aborde2 mais on ne peut pas dire qu'il ne soit inju/e1 au po9t de vue du propritaire4 ,il e/ vrai qu'on dit que l'impt ne retombe pas sur le producteur4 ,c'e/ ce que j'exam9]ai t\t l'heure4 ,n\s disons ensuite que l'impt e/ mal rp>ti4 ,en vrit1 j'ai t =t surpris que cela ait t conte/1 c> enf9444 7,int]ruption47 ,un membre droite4 ,p>lez un peu plus haut6 ,m4 ,,le ,,pr,,sid5t4 ,j'invite l',assemble au sil5ce4 ,m4 ,f4 ,,ba/iat4 ,je veux mme ab&onn] cet argum5t p\r all] plus vite4 ,voix div]ses4 ,p>lez6 p>lez6 ,m4 ,f4 ,,ba/iat4 ,il me semble que la *ose e/ tellem5t claire1 qu'il e/ tellem5t vid5t que l'impt e/ mal rp>ti1 que vritablem5t on e/ emb>rass de le dmontr]4 ,qu& on voit1 p> exemple1 qu'un homme qui1 dans une orgie1 boit p\r #f francs de v9 de ,*ampagne1 paye le mme impt que l'ouvri]1 qui a beso9 de rp>] ses =ces p\r le travail1 et boit p\r #f s\s de v9 commun1 il e/ impossible de dire qu'il n'y a pas une 9galit1 une mon/ruosit dans la rp>tition de l'impt sur les boissons4 7,trs-bi567 ,on a presque fait un calcul inf9itsimal p\r tablir que l'impt e/ peu de *ose1 que ce sont des fractions de c5time1 et qu'on ne devrait pas en t5ir compte4 ,c'e/ a9si qu'on met sur le dos d'une classe de citoy5s1 #ajf millions d'un impt inique1 en leur disant3 ,ce n'e/ ri52 v\s devez v\s e/im] =t heureux6 ,les hommes qui invoqu5t cet argum5t devrai5t v\s dire ceci3 ,n\s ex]ons telle indu/rie1 et n\s sommes tellem5t conva9cus que l'impt1 en se divisant1 e/ ins5sible p\r le consommateur sur lequel il retombe1 que n\s n\s assujettissons n\s-mmes l'impt indirect et l'ex]cice1 relativem5t l'indu/rie que n\s pr(essons4 ,le j\r o ces hommes vi5drai5t dcl>] cela cette tribune1 je dirais3 ,ils sont s9cres dans leur df5se de l'impt sur les boissons4 ,mais enf9 voici des *iffres4 ,dans le dp>tem5t de l',a91 le prix moy5 des v9s en gros e/ de #aa fr42 le prix moy5 de la v5te1 au dtail1 e/ de #da fr4 ,voil un c>t considrable2 il e/ vid5t que celui qui peut a*et] du v9 en gros paye #aa fr41 et que celui qui e/ oblig d'all] l'a*et] au dtail paye #da fr4 ,entre #aa et #da fr41 la diffr5ce e/ de #cj fr4 7,int]ruption47 ,un membre droite4 ,ce n'e/ pas l'impt qui fait cette diffr5ce2 il en e/ de mme p\r t\tes les m>*&ises4 ,m4 ,,le ,,pr,,sid5t4 ,m4 de ,*>ancey a fait ses calculs1 laissez l'orateur faire les si5s4 ,m4 ,f4 ,,ba/iat4 ,je p\rrais cit] d'autres dp>tem5ts2 j'ai pris le premi] sur la li/e4 ,sans d\te1 il y a le bnfice du dbitant2 mais l'impt entre p\r une proportion considrable dans un tel c>t4 ,on a *]* pr\v] des *oses si extraord9aires1 depuis deux j\rs1 que vraim5t je ne s]ais pas tonn que l'on *]*t pr\v] celle-ci1 que l'impt ne nuit p]sonne1 ni au producteur1 ni au consommateur4 ,mais alors imposons t\t1 non-seulem5t les v9s1 mais t\s les produits6 ,je dis ensuite que l'impt e/ d'une p]ception trs-disp5dieuse4 ,je n'invoqu]ai pas de *iffres p\r le pr\v]2 p> les *iffres on pr\ve beauc\p de *oses4 ,qu& on avance des *iffrs cette tribune1 on croit leur donn] une autorit trs-gr&e en disant3 ce sont des *iffres (ficiels4 ,mais les *iffres (ficiels tromp5t comme les autres2 cela dp5d de l'emploi qu'on en fait4 ,le fait e/ que1 lorsque n\s voyons le t]ritoire de la ,france t\t entire c\v]t d'ag5ts2 et d'ag5ts bi5 rtribus1 p\r la p]ception de cet impt1 il e/ bi5 p]mis de croire que cette p]ception cot =t *]4 ,enf91 n\s disons que cet impt e/ accompagn1 dans sa p]ception1 de =malits vexatoires4 ,c'e/ un po9t que les orateurs qui m'ont prcd cette tribune n'ont pas abord4 ,cela ne m'tonne pas1 c> ils app>ti5n5t t\s ou presque t\s des dp>tem5ts qui ne cultiv5t pas la vigne4 ,s'ils habitai5t nos dp>tem5ts1 ils saurai5t que les griefs des propritaires de vignes contre l'impt des boissons sont mo9s dirigs contre l'impt lui-mme1 contre son *iffre1 que contre ces =malits gnantes1 vexatoires et dang]euses1 contre les piges *aque in/ant t5dus s\s leurs pas4 7,approbation gau*e47 ,t\t le monde compr5d que1 lorsque l'on conut cette p5se si extraord9aire1 cette imm5se utopie1 c> c'en tait une gr&e alors1 d'tablir un droit sur la circulation des v9s1 sans qu'un inv5taire pralable et t fait2 t\t le monde1 dis-je1 compr5d qu'il a fallu1 p\r assur] la p]ception de ce droit1 imag9] le code le plus prv5tif1 le plus vexatoire mme1 c> autrem5t1 comm5t aurait-on fait8 ,il faut que1 *aque fois qu'une pice de v9 circule sur la surface du t]ritoire1 il y ait l un employ p\r savoir si elle e/ en rgle ou non4 ,cela ne peut se faire sans une arme d'employs et une f\le de vexations1 contre lesquelles1 je le rpte1 les contribuables prote/5t plus encore que contre la taxe elle-mme4 ,l'impt des boissons a une autre consqu5ce trs-grave que je n'ai pas ent5du signal] cette tribune4 ,l'impt des boissons a jet la p]turbation dans ce gr& phnomne conomique que l'on appelle la division du travail4 ,autrefois on cultivait les v9s dans les t]res qui sont propres cette culture1 sur les coteaux1 sur les gravi]s2 on cultivait le bl sur les plateaux1 dans les pla9es1 sur les t]ra9s d'alluvion4 ,au comm5cem5t1 on avait imag9 l'inv5taire2 mais ce mode de p]ception d'impt s\leva t\s les propritaires4 ,ils invoqur5t le droit de proprit2 et1 comme ils tai5t trois millions1 ils fur5t c\ts4 ,alors on rejeta le f>deau sur les cab>eti]s2 et1 comme ils n'tai5t que trois c5t mille1 il fut dcl>1 en pr9cipe1 que la proprit de #cjj1jjj hommes n'tait pas aussi bi5 une proprit que celle de trois millions d'hommes1 quoique cep5dant la proprit n'ait1 selon moi1 qu'un seul pr9cipe4 ,mais quel fut le rsultat p\r les propritaires8 je crois que les propritaires port5t eux-mmes le poids de la faute et de l'inju/ice qu'ils commir5t alors4 ,comme ils avai5t la faveur de consomm] leurs produits sans pay] de taxe1 il arriva que1 soit p\r se s\/raire la taxe1 soit p\r se s\/raire surt\t et avant t\t aux =malits et aux risques que cette p]ception fait c\rir1 les propritaires des pla9es1 des alluvions1 v\lur5t t\s avoir du v9 *ez eux p\r leur consommation4 ,dans le dp>tem5t que je reprs5te ici1 ou du mo9s dans une gr&e p>tie de ce dp>tem5t1 je puis affirm] qu'il n'y a pas une mtairie o l'on ne plante assez de vignes p\r la consommation de la famille3 ces vignes produis5t du v9 trs-mauvais1 mais cela (fre l'imm5se avantage d'tre dlivr de l'int]v5tion des contributions indirectes et de t\s les risques qui s'atta*5t ses visites4 ,ce fait explique1 jusqu' un c]ta9 po9t1 l'accroissem5t que l'on a signal dans la plantation des vignes4 ,on ret\rne beauc\p cet accroissem5t contre les pla9tes des propritaires1 qui se prt5d5t victimes d'une inju/ice2 on a l'air de leur dire3 ,cette inju/ice ne compte pas1 elle n'e/ ri51 puisqu'on plante des vignes en ,france4 ,d'abord1 je v\drais bi5 qu'on me citt une indu/rie qui1 depuis #aghh jusqu' #ahej1 dans l'espace de soixante-deux ans1 ne se soit pas dveloppe dans cette proportion4 ,je v\drais savoir1 p> exemple1 si l'indu/rie de la h\ille1 si l'indu/rie du f]1 si l'indu/rie du drap ne se sont pas dveloppes dans cette proportion4 ,je v\drais savoir s'il y a aucune indu/rie dont on puisse dire qu'elle ne s'e/ pas accrue d'un qu>t dans l'espace de soixante ans4 ,s]ait-il donc bi5 tonnant qu'en suivant sa m>*e naturelle1 l'indu/rie la plus enrac9e de notre sol1 l'indu/rie qui p\rrait f\rnir de ses produits l'univ]s enti]1 se ft augm5te dans cette proportion8 ,mais cet accroissem5t1 messieurs1 e/ provoqu p> la loi elle-mme4 ,c'e/ la loi qui fait que l'on arra*e la vigne sur les coteaux et qu'on en plante dans les pla9es1 p\r se s\/raire aux vexations des contributions indirectes4 ,c'e/ l une p]turbation norme1 manife/e4 ,je v\s prie de me p]mettre d'appel] t\te votre att5tion sur un fait presque local1 puisqu'il ne conc]ne qu'un seul arrondissem5t1 mais qui a une gr&e importance1 au mo9s mes yeux1 p>ce qu'il se ratta*e une loi gnrale4 ,ce fait1 messieurs1 s]vira aussi rpondre cet argum5t qu'on a port cette tribune1 qu&1 invoquant l'autorit d',adam ,smi?1 on a dit que l'impt retombe t\j\rs sur le consommateur2 d'o il rsulte que1 depuis qu>ante ans1 t\s les propritaires de vignobles de ,france ont tort de se pla9dre et ne sav5t ce qu'ils dis5t4 ,oui1 je suis de ceux qui croi5t que l'impt retombe sur le consommateur2 j'aj\te cep5dant cette p>5?se3 c'e/ la longue1 avec beauc\p de temps1 qu& t\tes les proprits ont *ang de ma9s1 la suite d'arrangem5ts conomiques qui sont longs se faire1 que ce gr& rsultat e/ atte9t2 et1 p5dant t\t le temps que dure cette rvolution1 les s\ffrances peuv5t tre trs-gr&es1 normes4 ,je vais en cit] un exemple4 ,dans mon arrondissem5t1 qui e/ v9icole1 il y avait autrefois une trs-gr&e prosprit2 l'aisance tait gnrale2 on cultivait la vigne2 le v9 tait consomm soit sur les lieux1 soit dans les pla9es environnantes1 o l'on ne cultivait pas la vigne1 soit l'trang]1 dans le nord de l',europe4 ,t\t c\p1 la gu]re des d\anes1 d'un ct1 la gu]re des octrois1 de l'autre1 et les droits runis sont v5us et ont dprci la valeur de ce v94 ,le pays dont je p>le tait cultiv t\t enti]1 surt\t en ce qui conc]ne la vigne1 p> des mtay]s4 ,le mtay] avait la moiti1 le propritaire1 l'autre moiti du produit4 ,la sup]ficie des mtairies tait cultive de telle sorte qu'un mtay] et sa famille p\vai5t vivre du produit de la moiti du v9 qui leur rev5ait2 mais la valeur du v9 se tr\vant dprcie1 il e/ arriv que le mtay] n'a plus pu vivre avec sa portion4 ,alors il s'e/ adress son propritaire et il lui a dit3 ,je ne puis plus cultiv] votre vigne si v\s ne me n\rrissez pas4 ,le propritaire lui a donn du mas p\r vivre1 et puis1 au b\t de l'anne1 il a pris t\te la rcolte p\r se remb\rs] de ses avances4 ,la rcolte n'ayant pas suffi au rec\vrem5t de ses avances1 le contrat s'e/ modifi non pas devant le notaire1 mais de fait2 le propritaire a eu des ouvri]s auxquels il n'a donn1 p\r t\t prix de leur travail1 que leur n\rriture en mas4 ,mais il a fallu sortir de cet tat de *oses1 et voici comm5t la rvolution s'e/ opre4 ,on a agr&i les mtairies1 c'e/--dire que de trois on en a fait deux1 ou de deux une2 puis1 en arra*ant quelques *amps de vigne1 et en mettant du mas la place1 on a dit3 ,avec ce mas le mtay] p\rra vivre1 et le propritaire ne s]a plus oblig de lui donn] de quoi suffire sa subsi/ance4 ,sur t\t le t]ritoire1 on a donc vu abattre des maisons et dtruire des mtairies4 ,la consqu5ce1 c'e/ qu'on a dtruit autant de familles que de mtairies2 la dpopulation a t norme1 et1 depuis v+t-c9q ans1 le nombre des dcs a dpass celui des naissances4 ,sans d\te1 qu& la rvolution se s]a compltem5t faite1 qu& les propritaires auront a*et p\r #aj1jjj fr41 ce qu'ils payai5t autrefois #cj1jjj fr41 qu& le nombre des mtay]s s]a rduit au niveau des moy5s de subsi/ance que le pays peut f\rnir1 alors je crois que la population ne p\rra plus s'en pr5dre l'impt des boissons2 la rvolution se s]a faite1 l'impt retomb]a sur le consommateur2 mais cette rvolution se s]a faite au prix de s\ffrances qui auront dur un sicle ou deux4 ,je dem&e si c'e/ p\r cela que n\s faisons des lois4 ,je dem&e si n\s prlevons des impts p\r t\rm5t] les populations1 p\r les =c] de transport] le travail du coteau la pla9e et de la pla9e au coteau4 ,je dem&e si c'e/ l le b de la lgislation4 ,quant moi1 je ne le crois pas4 ,mais1 messieurs1 n\s avons beau attaqu] l'impt1 dire qu'il e/ 9gal1 vexatoire1 disp5dieux1 inju/e1 il y a une raison devant laquelle t\t le monde c\rbe la tte3 c'e/ la ncessit4 ,c'e/ la ncessit qu'on invoque2 c'e/ la ncessit qui v\s engage port] cette tribune des p>oles p\r ju/ifi] l'impt2 c'e/ la ncessit1 ri5 que la ncessit qui v\s dt]m9e4 ,on cra9t les emb>ras f9anci]s1 on cra9t les rsultats d'une r=me 7c> je puis bi5 l'appel] une r=me7 qui aurait p\r consqu5ce immdiate de s\/raire #ajj millions au ,trsor public3 c'e/ donc de la ncessit que je veux p>l]4 ,messieurs1 la ncessit1 j'en convi5s1 elle exi/e1 elle e/ trs-pressante4 ,oui1 le bilan1 non pas de la ,france1 mais du g\v]nem5t franais1 peut se faire en bi5 peu de mots4 ,depuis v+t ou v+t-c9q ans1 les contribuables f\rniss5t au ,trsor une somme qui1 je crois1 a d\bl dans cet espace de temps4 ,les g\v]nem5ts qui se sont succd ont tr\v le moy5 de dvor] la somme premire1 l'excdant f\rni p> les contribuables2 d'aj\t] une dette publique de #a milli>d ou de #b milli>ds2 d'arriv]1 l'entre de l'anne1 avec un dficit de #e #fjj millions2 enf9 de comm5c] l'anne pro*a9e avec un dc\v]t assur de #cjj millions4 ,voil o n\s en sommes4 ,je crois que cela vaut bi5 la pe9e de se dem&] quelle e/ la cause de cet tat de *oses1 et s'il e/ bi5 prud5t1 en face de cette situation1 de v5ir n\s dire que1 ce qu'il y a de mieux faire1 c'e/ de rtablir t\t ju/e les *oses comme elles tai5t avant2 c'e/ de ne ri5 *ang] ou presque ri51 ou d'une manire imp]ceptible1 notre sy/me f9anci]1 soit du ct des recettes1 soit du ct des dp5ses4 ,il me semble voir un +nieur1 qui a lanc une locomotive et qui e/ arriv une cata/rophe1 dc\vrir ensuite o e/ le vice1 o e/ le dfaut1 et1 sans s'en proccup] davantage1 la remettre sur les mmes rails1 et c\rir une seconde fois le mme dang]4 7,approbation gau*e47 ,oui1 la ncessit exi/e2 mais elle e/ d\ble4 ,il y a deux ncessits4 ,v\s ne p>lez que d'une ncessit1 monsieur le m9i/re des f9ances2 mais je v\s en signal]ai une autre1 et elle e/ trs-grave2 je la crois mme plus grave que celle dont v\s p>lez4 ,cette ncessit e/ r5f]me dans un seul mot3 la rvolution de ,fvri]4 ,il e/ int]v5u1 p> suite des abus 7c> je puis appel] abus t\t ce qui a conduit nos f9ances l'tat o elles son ma9t5ant71 il e/ int]v5u un fait2 ce fait1 on l'a c>actris quelquefois en disant que c'tait une surprise4 ,je ne crois pas que ce ft une surprise4 ,il e/ possible que le fait extrieur soit le rsultat d'un accid5t qui aurait t arrt44444 ,m4 ,,b>?,,lemy ,,sa9t-,,hilaire4 ,ret>d6 ,plusieurs autres membres gau*e4 ,oui6 oui6 ret>d4 ,m4 ,,ba/iat4 ,mais les causes gnrales ne sont pas du t\t =tuites4 ,c'e/ absolum5t comme si v\s me disiez1--alors qu'une brise1 en passant1 a fait tomb] un fruit de son arbre1--que1 si on avait pu emp*] la brise de pass]1 le fruit ne s]ait pas tomb4 ,oui1 mais une condition1 c'e/ que le fruit n'et pas t p\rri et rong4 7,approbation gau*e47 ,ce fait e/ arriv1 ce fait a donn une puissance politique la masse entire de la population2 c'e/ un fait grave4 ,m4 ,,f\ld1 m9i/re des f9ances4 ,p\rquoi le g\v]nem5t provisoire n'a-t-il pas supprim l'impt des boissons8 ,m4 ,,ba/iat4 ,il ne m'a pas consult1 il ne m'a pas s\mis de projet de loi1 je n'ai pas t appel lui donn] des conseils2 mais n\s avons ici un projet1 et en rep\ssant votre projet1 il m'e/ bi5 p]mis de v\s dire sur quels motifs je me fonde4 ,je me fonde sur celui-ci3 il pse sur votre tte1 non pas une ncessit1 mais deux2 la seconde ncessit1 aussi imprieuse que la premire1 c'e/ de faire ju/ice t\s les citoy5s4 7,ass5tim5t gau*e47 ,eh bi56 je dis qu'aprs la rvolution qui s'e/ faite1 v\s devez v\s proccup] de l'tat politique o e/ la ,france1 et que cet tat politique e/ dplorable1 p]mettez-moi le mot2 je n'attribue pas cela aux hommes qui g\v]n5t auj\rd'hui1 cela remonte haut4 ,e/-ce qu'en ,france v\s ne voyez pas une bureaucratie dev5ue ari/ocratie dvor] le pays8 ,l'indu/rie prit1 le peuple s\ffre4 ,je sais bi5 qu'il *]*e le remde dans des utopies folles2 mais ce n'e/ pas une raison p\r leur ouvrir la p]te en laissant subsi/] des inju/ices criantes1 comme celles que je signale cette tribune4 ,je crois qu'on ne se proccupe pas assez de l'tat de s\ffrance dans lequel se tr\ve ce pays et des causes qui ont am5 cet tat de s\ffrance4 ,ces causes sont dans ces #a1ejj millions prlevs sur un pays qui ne peut les pay]4 ,je v\s supplie du faire une rflexion bi5 triviale1 mais enf9 je la fais s\v5t4 ,je me dem&e ce que sont dev5us mes amis d'enfance et mes cam>ades de collge4 ,et savez-v\s quelle e/ la rponse8 ,sur v+t1 il y en a qu9ze qui sont fonctionnaires2 et je suis p]suad que si v\s faites le calcul1 v\s arriv]ez au mme rsultat4 7,rires approbatifs gau*e47 ,m4 ,b,,r>d4 ,c'e/ l la cause des rvolutions4 ,m4 ,,ba/iat4 ,je me fais encore une autre "q1 c'e/ celle-ci3 ,en les pr5ant un un1 en bonne consci5ce1 r5d5t-ils au pays des s]vices rels quivalant ce que le pays leur paye8 ,et presque t\j\rs je suis =c de rpondre3 ,il n'en e/ pas a9si4 ,n'e/-il pas dplorable que cette masse norme de travail1 d'intellig5ce1 soit s\/raite la production relle du pays p\r alim5t] des fonctionnaires inutiles et presque t\j\rs nuisibles8 ,c>1 en fait de fonctionnaires publics1 il n'y a pas de neutralit3 s'ils ne sont pas trs-utiles1 ils sont nuisibles2 s'ils ne ma9ti5n5t pas la lib]t des citoy5s1 ils l'opprim5t4 7,approbation gau*e47 ,je dis que cela cre au g\v]nem5t une ncessit1 une ncessit imm5se4 ,quel e/ le plan qu'on n\s propose8 ,je le dis fran*em5t1 si le m9i/re tait v5u dire3 ,il faut ma9t5ir l'impt p5dant quelque temps2 mais voici une r=me f9ancire que je propose2 la voici dans son ensemble2 seulem5t il faut une c]ta9e priode p\r qu'elle puisse ab\tir1 il faut quatre ou c9q ans1 n\s ne p\vons pas t\t faire la fois2 j'aurais compris cette ncessit1 et j'aurais pu y cd]4 ,mais il n'y a ri5 de cela2 on n\s dit3 ,rtablissons l'impt des boissons4 ,je ne sais mme pas si l'on ne n\s fait pas press5tir qu'on rtablira l'impt du sel et celui de la po/e4 ,quant vos dim9utions de dp5ses1 elles sont drisoires3 c'e/ #c ou #d1jjj soldats de plus ou de mo9s2 mais c'e/ le mme sy/me f9anci]1 qui me semble ne p\voir plus t5ir dans ce pays sans le p]dre4 7,n\velle approbation gau*e47 ,messieurs1 il e/ impossible de trait] ce sujet sans le trait] ce po9t de vue4 ,la ,france s]a-t-elle p]due1 dans un trs-c\rt espace du temps8 c> j'os]ai dem&] ,m4 le m9i/re des f9ances combi5 de temps il croit p\voir prolong] ce sy/me4 ,ce n'e/ pas t\t que d'ab\tir la f9 de l'anne1 en quilibrant tant bi5 que mal les recettes et les dp5ses2 il faut savoir si cela peut cont9u]4 ,mais1 ce po9t de vue1 je suis oblig de trait] la "q de l'impt en gnral4 7,m>ques d'impati5ce droite47 ,voix nombreuses4 ,p>lez6 p>lez6 ,m4 ,,le ,,pr,,sid5t4 ,v\s tes dans la "q4 ,m4 ,,ba/iat4 ,je crois1 messieurs1 que j'ai le droit de v5ir ici1 s\s ma responsabilit1 exprim] mme des ides absurdes4 ,d'autres orateurs sont v5us apport] ici leurs ides1 et j'ose croire que leurs ides n'tai5t pas plus claires que les mi5nes4 ,v\s les avez c\ts avec pati5ce2 v\s n'avez pas accueilli le plan de liquidation gnrale de ,m4 ,pr\dhon1 non plus que le phalan/re de ,m4 ,considrant2 mais v\s les avez c\ts2 v\s avez t plus lo93 p> l'organe de ,m4 ,?i]s1 v\s avez dit que quiconque croyait avoir une p5se utile tait oblig de l'apport] cette tribune4 ,eh bi56 lorsqu'on dit3 ,p>lez6 lorsqu'on jette une espce de dfi1 il faut au mo9s c\t]4 7,trs-bi56 trs-bi567 ,messieurs1 dans ces d]ni]s temps1 on s'e/ beauc\p proccup de la "q de l'impt4 ,l'impt doit-il tre direct ou indirect8 ,t\t l'heure n\s avons ent5du faire l'loge de l'impt indirect4 ,eh bi56 moi1 c'e/ contre l'impt indirect en gnral que je vi5s m'lev]4 ,je crois qu'il y a une loi de l'impt qui dom9e t\te la "q1 et que je r5f]me dans cette =mule3 ,l'9galit de l'impt e/ en raison de sa masse4 ,je veux dire p> l que plus un impt e/ lg]1 plus il e/ facile de le rp>tir quitablem5t2 que plus1 au contraire1 il e/ l\rd1 plus1 malgr t\te la bonne volont du lgislateur1 il t5d se rp>tir 9galem5t1 plus1 comme on p\rrait le dire1 il t5d dev5ir progressif au reb\rs1 c'e/--dire frapp] les citoy5s en raison inv]se de leurs facults4 ,je crois que c'e/ une loi grave1 9vitable2 et ses consqu5ces sont tellem5t importantes1 que je v\s dem&e la p]mission de l'claircir4 ,je suppose que la ,france ft g\v]ne depuis longtemps p> un sy/me qui e/ le mi51 qui consi/]ait ce que le g\v]nem5t ma9tnt *aque citoy5 dans la limite de ses droits et de la ju/ice1 et qu'il ab&onnt le re/e la responsabilit de *acun4 ,je suppose cela4 ,il e/ ais de voir qu'alors la ,france p\rrait tre g\v]ne avec #bjj ou #cjj millions4 ,il e/ clair que si la ,france tait g\v]ne avec #bjj millions1 il s]ait facile d'tablir une taxe unique et proportionnelle4 7,bruit47 ,cette hypo?se que je fais1 elle aura sa ralit2 seulem5t1 la "q e/ de savoir si elle l'aura en v]tu de la prvoyance du lgislateur ou en v]tu d't]nelles convulsions politiques4 7,approbation gau*e47 ,l'ide ne m'app>ti5t pas2 si elle m'app>t5ait1 je m'en dfi]ais2 mais n\s voyons que t\s les peuples du monde sont plus ou mo9s heureux selon qu'ils se rappro*5t ou s'c>t5t de la ralisation de cette ide4 ,elle e/ ralise d'une manire peu prs complte aux tats-,unis4 ,dans le ,massa*usets1 on ne connat d'autre impt que l'impt direct1 unique et proportionnel2 p> consqu5t1 s'il en tait a9si1 et il e/ ais de le compr5dre1 c> je n'lucide que le pr9cipe1 ri5 ne s]ait plus facile que de dem&] aux citoy5s une "p proportionnelle leurs valeurs ralises2 ce s]ait si peu de *ose que nul ne s]ait intress ca*]1 dans une gr&e proportion au mo9s1 sa =tune p\r y *app]4 ,voil la premire p>tie de mon axiome4 ,mais si v\s dem&ez aux citoy5s1 non pas #bjj millions1 mais #ejj1 #fjj1 #hjj millions2 alors1 mesure que v\s augm5tez l'impt1 l'impt direct v\s *appe1 et il e/ vid5t que v\s arrivez un mom5t o un citoy5 pr5drait plutt le fusil que de pay] l'tat1 p> exemple1 la moiti de sa =tune4 ,un membre4 ,comme dans l',ard*e4 ,m4 ,,ba/iat4 ,alors on ne v\s pay]a pas4 ,que faut-il donc faire8 ,il faut avoir rec\rs aux impts indirects2 c'e/ ce qui a lieu p>t\t o l'on a v\lu faire de gr&es dp5ses4 ,p>t\t1 ds que l'tat veut donn] aux citoy5s t\tes sortes de bi5faits1 l'in/ruction1 la religion1 la moralit1 on e/ oblig de donn] cet tat des taxes indirectes considrables4 ,eh bi56 je dis que lorsqu'on e/ dans cette voie l'on tombe dans l'9galit des impts4 ,l'9galit provi5t t\j\rs des taxes indirectes elles-mmes4 ,la raison en e/ simple4 ,si la dp5se tait re/re9te dans c]ta9es limites1 on p\rrait trs-c]ta9em5t tr\v] c]ta9s impts indirects qui bless]ai5t l'galit1 mais qui ne bless]ai5t pas le s5tim5t de la ju/ice1 p>ce que ce s]ai5t des impts somptuaires2 mais lorsqu'on veut prlev] beauc\p d'arg5t1 alors on met un pr9cipe vrai1 dans l'hypo?se o je me place1 en disant que le meilleur impt e/ celui qui frappe les objets de la consommation la plus gnrale4 ,c'e/ un pr9cipe que t\s nos f9anci]s et t\s nos hommes d'tat av\5t4 ,et1 en effet1 il e/ trs-consqu5t dans les g\v]nem5ts o il s'agit de pr5dre le plus d'arg5t au peuple2 mais alors v\s arrivez l'9galit la plus *oquante4 ,qu'e/-ce que c'e/ qu'un objet dont la consommation e/ trs-gnrale8 ,c'e/ un objet que le pauvre consomme dans la mme proportion que le ri*e2 c'e/ un objet sur lequel l'ouvri] dp5se t\t son salaire4 ,a9si1 un ag5t de *ange gagne #ejj fr4 p> j\r1 un ouvri] gagne #ejj fr4 p> an2 et la ju/ice v\drait que les #ejj fr4 de l'ag5t de *ange f\rniss5t autant au ,trsor que les #ejj fr4 de l'ouvri]4 ,mais il n'en e/ pas a9si2 c> l'ag5t de *ange a*t]a des t5tures1 des bronzes1 des objets de luxe avec son arg5t1 c'e/--dire des objets de consommation re/re9te qui ne pay5t pas de taxe1 t&is que l'ouvri] a*te du v91 du sel1 du tabac1 c'e/--dire des objets de consommation gnrale1 qui en sont accabls4 7,bruit et int]ruptions div]ses47 ,m4 ,,lacaze4 ,si l'ag5t de *ange n'a*etait pas ces objets1 il ne f]ait pas vivre l'ouvri]4 ,m4 ,,ba/iat4 ,e/-ce que la suppression de l'impt des boissons emp*]ait l'ag5t de *ange d'a*et] des bronzes et des t5tures8 ,aucun f9anci] ne me dm5tira4 ,dans le sy/me des impts indirects1 il n'y a de raisonnable1 de vraim5t raisonnable1 dans ce sy/me que je n'appr\ve pas1 que les impts qui s'adress5t aux objets de la consommation la plus gnrale4 ,a9si1 v\s comm5cez frapp] l'air respirable p> l'impt des portes et f5tres1 puis le sel1 puis les boissons1 puis le tabac1 enf9 ce qui e/ la porte de t\t le monde4 ,je dis que ce sy/me ne peut t5ir en prs5ce du suffrage univ]sel4 ,j'aj\te3 bi5 aveugle1 bi5 imprud5t qui ne voit pas aussi la ncessit de ce ct1 et ne voit que la ncessit laquelle je faisais allusion t\t l'heure4 7,vive approbation gau*e47 ,je fais un autre repro*e l'impt indirect1 c'e/ celui de crer prcism5t ces ncessits dont on v\s p>le1 ces ncessits f9ancires4 ,croyez-v\s que1 si l'on dem&ait la "p contributive de *aque citoy5 s\s la =me directe2 si on lui envoyait un bullet9 de contribution portant1 non-seulem5t le *iffre de ce qu'il doit p\r l'anne1 mais le dtail de ses contributions2 c> c'e/ facile dcompos]3 tant p\r la ju/ice1 tant p\r la police1 tant p\r l',algrie1 tant p\r l'expdition de ,rome1 etc42 croyez-v\s p\r cela que le pays ne s]ait pas bi5 g\v]n#gg8 ,m4 ,*>5cey n\s disait t\t l'heure qu'avec l'impt indirect le pays tait sr d'tre bi5 g\v]n4 ,eh bi51 moi1 je dis le contraire4 ,avec t\s ces impts dt\rns1 dus la ruse1 le peuple s\ffre1 murmure et s'en pr5d t\t3 au capital1 la proprit1 la mon>*ie1 la rpublique1 et c'e/ l'impt qui e/ le c\pable4 7,c'e/ vrai6 c'e/ vrai67 ,note #gg3 ,on peut dire que c'e/ in/9ctivem5t que les contribuables se rcri5t sur la pesanteur des impts1 c> il en e/ peu qui sa*5t au ju/e ce qu'il leur en cote p\r tre g\v]ns4 ,n\s connaissons bi5 notre quote-"p dans la contribution foncire1 mais non ce que n\s enlv5t les impts de consommation4--,j'ai t\j\rs p5s que ri5 ne s]ait plus favorable l'avancem5t de nos connaissances et de nos moeurs con/itutionnelles qu'un sy/me de comptabilit individuelle1 au moy5 duquel *acun s]ait fix sur sa cotisation1 s\s le d\ble rapport du quantum et du qu>4 ,en att5dant que ,m4 le m9i/re des f9ances fasse di/ribu] t\s les ans *acun de n\s1 avec le bullet9 des contributions directes1 notre compte c\rant au ,trsor1 j'ai essay d'en dress] la =mule1 le budget de #ahdb la ma94 ,voici le compte de ,m4 ,n4441 propritaire payant #ejj fr4 de contributions directes1 ce qui suppose un rev5u de #b1djj #b1fjj fr4 au plus4 ,,doit4 ,le ,trsor public1 son compte c\rant avec ,m4 ,n4 ,sommes reues de ,m4 ,n4 en #ahdc3 ,p> contribution directe #ejj fr4 c4 ,enregi/rem5t1 timbre1 doma9e #ejd #ag ,d\anes et sels #aeh ,=ts et ,p*es #cj #aj ,contributions indirectes #bjf #fg ,po/es #ci ,produits univ]sitaires #b #ej ,produits div]s #ba #hg ---------------- #a1afb fr4 #ca c4 ,,avoir4 ,sommes acquittes dans l'intrt de ,m4 ,n43 ,p\r intrts de la dette publique #cec fr4 c4 ,li/e civile #ad ,di/ribution de la ,ju/ice #bj ,religion #cf ,diplomatie #h ,in/ruction publique #af ,dp5ses secrtes #a ,tlgraphes #a ,enc\ragem5ts aux musici5s et danseuses #c ,indig5ts1 malades1 infirmes #a #aj ,sec\rs aux rfugis #b #ae ,enc\ragem5ts l'agriculture #hj -- aux p*es m>itimes #d -- aux manufactures #bc ,h>as #b ,b]g]ies #fc ,sec\rs aux colons #hg -- aux inonds et inc5dis #a #ij ,s]vices dp>tem5taux #gb ,prfets et s\s-prfets #g #bj ,r\tes1 canaux1 ponts et ports #eb #fj ,arme #cfd ,m>9e #aad ,colonies #bf ,rec\vrem5t de l'impt et adm9i/ration #aej ---------------- #a1bea fr4 #dh c4 ,entre le doit #a1afb fr4 #ca c4 et l'avoir #a1bea fr4 #dh c41 la diffr5ce e/ #hi1 #ag4--;,ce solde signifie que le ,trsor a dp5s p\r compte de ,m4 ,n41 #hi fr4 #ag c4 de plus qu'il n'a reu de lui4 ,mais que ,m4 ,n4 se rassure4 ,,mm4 ,ro?s*ild et consorts ont bi5 v\lu faire l'avance de cette somme1 et il suffira ,m4 ,n4 d'en s]vir l'intrt p]ptuit2 c'e/--dire de pay] dornavant #d #e fr4 de plus p> an4 7bau*e 9dite date de #ahdc47 ,voil p\rquoi le g\v]nem5t1 tr\vant t\j\rs des facilits1 a tant augm5t les dp5ses4 ,qu& s'e/-il arrt8 qu& a-t-il dit3 ,n\s avons un excdant de recettes1 n\s allons dgrv]8 ,jamais il n'a fait cela4 ,qu& on a de trop1 on tr\ve l'employ]2 c'e/ a9si que le nombre des fonctionnaires e/ mont un *iffre norme4 ,on n\s accuse d'tre mal?usi5s2 oui1 je suis mal?usi5 en ce qui conc]ne les fonctionnaires publics4 ,je sais bi5 qu'ils ont suivi p>faitem5t cette gr&e loi1 que les populations se mett5t au niveau des moy5s de subsi/ance4 ,v\s avez donn #hjj millions1 les fonctionnaires publics ont dvor #hjj millions2 v\s leur donn]iez #b milli>ds1 il y aurait des fonctionnaires p\r dvor] ces #b milli>ds4 7,approbation sur plusieurs bancs47 ,un *angem5t dans un sy/me f9anci] en entrane ncessairem5t un correspondant dans le sy/me politique2 c> un pays ne peut pas suivre la mme politique1 lorsque la population lui donne #b milli>ds1 que lorsqu'elle ne lui donne que #bjj ou #cjj millions4 ,et ici1 v\s me tr\v]ez peut-tre pr(ondm5t en dsaccord avec un gr& nombre de membres qui sig5t de ce ct 7la gau*e74 ,la consqu5ce =ce1 p\r t\t homme srieux1 de la ?orie f9ancire que je dveloppe ici1 e/ videmm5t celle-ci3 que1 puisqu'on ne veut pas donn] beauc\p l'tat1 il faut savoir ne pas lui dem&] beauc\p4 7,ass5tim5t47 ,il e/ vid5t que si v\s v\s mettez dans la tte1 ce qui e/ une pr(onde illusion1 que la socit a deux facteurs3 d'un ct1 les hommes qui la compos5t1 et1 de l'autre1 un tre fictif qu'on appelle l'tat1 le g\v]nem5t1 auquel v\s supposez une moralit t\te preuve1 une religion1 un crdit1 la facilit de rp&re des bi5faits1 de faire de l'assi/ance2 il e/ bi5 vid5t qu'alors v\s v\s placez dans la position ridicule d'hommes qui dis5t3 ,donnez-n\s sans n\s ri5 pr5dre1--ou qui dis5t3 ,re/ez dans le sy/me fune/e o n\s sommes prs5t engags4 ,il faut savoir r5onc] ces ides2 il faut savoir tre hommes1 et se dire3 ,n\s avons la responsabilit de notre exi/5ce1 et n\s la support]ons4 7,trs-bi56 trs-bi567 ,encore auj\rd'hui1 je reois une ptition d'habitants de mon pays1 o des vign]ons dis5t3 ,n\s ne dem&ons ri5 de t\t cela au g\v]nem5t2 qu'il n\s laisse libres1 qu'il n\s laisse agir1 travaill]2 voil t\t ce que n\s lui dem&ons2 qu'il protge notre lib]t et notre scurit4 ,eh bi51 je crois que c'e/ l une leon1 mane de pauvres vign]ons1 qui devrait tre c\te dans les plus gr&es villes4 7,trs-bi567 ,le sy/me de politique intrieure dans lequel ce sy/me f9anci] n\s =c]ait d'entr]1 c'e/ videmm5t le sy/me de la lib]t1 c>1 rem>quez-le1 la lib]t e/ incompatible avec les gr&s impts1 quoi qu'on en dise4 ,j'ai lu un mot d'un homme d'tat trs-clbre1 ,m4 ,guizot1 le voici3 ,la lib]t e/ un bi5 trop prcieux p\r qu'un peuple la m>*&e4 ,eh bi51 qu& j'ai lu cette s5t5ce il y a longtemps1 je me suis dit3 ,si jamais cet homme g\v]ne le pays1 il p]dra non-seulem5t les f9ances1 mais la lib]t de la ,france4 ,et1 en effet1 je v\s prie de rem>qu]1 comme je le disais t\t l'heure1 que les fonctions publiques ne sont jamais neutres2 si elles ne sont pas indisp5sables1 elles sont nuisibles4 ,je dis qu'il y a incompatibilit radicale entre un impt exagr et la lib]t4 ,le maximum de l'impt1 c'e/ la s]vitude2 c> l'esclave e/ l'homme qui l'on pr5d t\t1 mme la lib]t de ses bras et de ses facults4 7,trs-bi567 ,eh bi51 e/-ce que si l'tat ne payait pas nos dp5s un culte1 p> exemple1 n\s n'aurions pas la lib]t des cultes8 ,e/-ce que si l'tat ne payait pas nos dp5s l'univ]sit1 n\s n'aurions pas la lib]t de l'in/ruction publique8 ,e/-ce que si l'tat ne payait pas nos dp5s une bureaucratie trs-nombreuse1 n\s n'aurions pas la lib]t communale et dp>tem5tale8 ,e/-ce que si l'tat ne payait pas nos dp5s des d\ani]s1 n\s n'aurions pas la lib]t du comm]ce8 7,trs-bi56 trs-bi56--,m\vem5t prolong47 ,c> qu'e/-ce qui manque le plus aux hommes de ce pays-ci8 ,un peu de confiance en eux-mmes1 le s5tim5t de leur responsabilit4 ,il n'e/ pas bi5 tonnant qu'ils l'ai5t p]du1 on les a habitus le p]dre =ce de les g\v]n]4 ,ce pays e/ trop g\v]n1 voil le mal4 ,le remde e/ qu'il appr5ne se g\v]n] lui-mme1 qu'il appr5ne faire la di/9ction entre les attributions ess5tielles de l'tat et celles qu'il a usurpes1 nos frais1 sur l'activit prive4 ,t\t le problme e/ l4 ,quant moi1 je dis3 ,le nombre des *oses qui r5tr5t dans les attributions ess5tielles du g\v]nem5t e/ trs-limit3 faire rgn] l'ordre1 la scurit1 ma9t5ir *acun dans la ju/ice1 c'e/--dire rprim] les dlits et les crimes1 et excut] quelques gr&s travaux d'utilit publique1 d'utilit nationale1 voil1 je crois1 quelles sont ses attributions ess5tielles2 et n\s n'aurons de repos1 n\s n'aurons de f9ances1 n\s n'aurons abattu l'hydre des rvolutions que lorsque n\s s]ons r5trs1 p> des voies progressives1 si v\s v\lez1 dans ce sy/me v]s lequel n\s devons n\s dirig]4 7,trs-bi567 ,la seconde condition de ce sy/me1 c'e/ qu'il faut v\loir s9crem5t la paix2 c> il e/ vid5t que non-seulem5t la gu]re1 mais mme l'esprit de gu]re1 les t5dances belliqueuses sont incompatibles avec un p>eil sy/me4 ,je sais bi5 que le mot paix fait quelquefois circul] le s\rire de l'ironie sur ces bancs2 mais1 vritablem5t1 je ne crois pas que des hommes srieux puiss5t accueillir ce mot avec ironie4 ,comm5t6 l'expri5ce ne n\s appr5dra-t-elle jamais ri58 ,depuis #ahae1 p> exemple1 n\s entret5ons des armes nombreuses1 des armes normes2 et je puis dire que ce sont prcism5t ces gr&es =ces militaires qui n\s ont entrans malgr n\s dans des affaires1 dans des gu]res dont n\s ne n\s s]ions pas mls assurm5t1 si n\s n'avions pas eu ces gr&es =ces d]rire n\s4 ,n\s n'aurions pas eu la gu]re d',espagne1 en #ahbc2 n\s n'aurions pas eu1 l'anne d]nire1 l'expdition de ,rome2 n\s aurions laiss le pape et les ,roma9s s'arrang] entre eux1 si notre app>eil militaire et t re/re9t des proportions plus mode/es4 7,m\vem5ts div]s47 ,une voix droite4 ,et en ju91 v\s n'avez pas t f* d'avoir l'arme6 ,m4 ,,ba/iat4 ,v\s me rpondez p> le mois de ju94 ,moi1 je v\s dis que si v\s n'aviez pas eu ces grosses armes1 v\s n'auriez pas eu le mois de ju94 7,hil>it prolonge droite4--,longue agitation47 ,une voix droite4 ,c'e/ comme si v\s disiez qu'il n'y aurait pas de voleurs s'il n'y avait pas de g5d>mes4 ,m4 ,b,,r>d4 ,mais ce sont les fonctionnaires publics des ateli]s nationaux qui ont fait le mois de ju94 ,m4 ,,ba/iat4 ,je raisonne dans l'hypo?se o la ,france aurait t bi5 g\v]ne1 presque idalem5t g\v]ne1 et alors il m'e/ bi5 p]mis de croire que n\s n'aurions pas eu les fune/es j\rnes de ju91 comme n\s n'aurions pas eu le #bd fvri] #ahdh1 #ahcj1 ni peut-tre #ahad4 ,quoi qu'il en soit1 la lib]t et la paix1 voil les deux colonnes du sy/me que je dveloppe ici4 ,et rem>quez bi5 que je ne le prs5te pas seulem5t comme bon en lui-mme1 mais comme comm& p> la ncessit la plus imprieuse4 ,ma9t5ant il y a des p]sonnes qui se proccup5t1 et avec raison1 de la scurit4 ,je m'en proccupe aussi et autant que qui que ce soit2 c'e/ un bi5 aussi prcieux que les deux autres2 mais n\s sommes dans un pays habitu tre tellem5t g\v]n qu'on ne peut s'imag9] qu'il puisse y avoir un peu d'ordre et de scurit avec mo9s de rglem5tation4 ,je crois que c'e/ prcism5t dans cette surabondance de g\v]nem5t que se tr\ve la cause de presque t\s les tr\bles1 les agitations1 les rvolutions dont n\s sommes les tri/es tmo9s et quelquefois les victimes4 ,voyons ce que cela implique4 ,la socit se divise alors en deux p>ties3 les exploitants et les exploits4 7,allons donc6--,longue int]ruption47 ,une voix droite4 ,ce n'e/ pas une telle di/9ction qui peut ram5] la paix4 ,m4 ,,ba/iat4 ,messieurs1 il ne faut pas qu'il y ait d'quivoque2 je ne fais aucune espce d'allusion1 ni la proprit1 ni au capital2 je p>le seulem5t de #a1hjj millions qui sont pays d'un ct et qui sont reu de l'autre4 ,j'ai peut-tre eu tort de dire exploits1 c>1 dans ces #a1hjj millions1 il y en a une p>tie considrable qui va des hommes qui r5d5t des s]vices trs-rels4 ,je retire donc l'expression4 7,rumeurs au pi$ de la tribune47 ,m4 ,,le ,,pr,,sid5t4 ,messieurs1 g>dez donc le sil5ce2 v\s n'tes l qu' la condition de g>d] le sil5ce plus que t\s les autres4 ,m4 ,,ba/iat4 ,je veux faire obs]v] que cet tat de *oses1 cette manire d'tre1 ces imm5ses dp5ses du g\v]nem5t doiv5t t\j\rs tre ju/ifies ou expliques de quelque faon2 p> consqu5t1 cette prt5tion du g\v]nem5t de t\t faire1 de t\t dirig]1 de t\t g\v]n]1 a d faire natre naturellem5t une p5se dang]euse dans le pays3 cette population qui e/ au-dess\s att5d t\t du g\v]nem5t1 elle att5d l'impossible de ce g\v]nem5t4 7,trs-bi56 trs-bi567 ,n\s p>lons des vign]ons3 j'ai vu des vign]ons les j\rs de grle1 les j\rs o ils sont ru9s2 ils pleur5t1 mais ils ne se plaign5t pas du g\v]nem5t2 ils sav5t qu'entre la grle et lui n'exi/e aucune connexit4 ,mais lorsque v\s induisez la population croire que t\s les maux qui n'ont pas un c>actre aussi abrupt que la grle1 que t\s les autres maux vi5n5t du g\v]nem5t1 que le g\v]nem5t le laisse croire lui-mme1 puisqu'il ne reoit cette norme contribution qu' la condition de faire quelque bi5 au peuple2 il e/ vid5t que1 lorsque les *oses en sont l1 v\s avez des rvolutions p]ptuelles dans le pays1 p>ce qu' raison du sy/me f9anci] dont je p>lais t\t l'heure1 le bi5 que peut faire le g\v]nem5t n'e/ ri5 en comp>aison du mal qu'il fait lui-mme p> les contributions qu'il s\tire4 ,alors le peuple1 au lieu d'tre mieux1 e/ plus mal1 il s\ffre1 il s'en pr5d au g\v]nem5t2 et il ne manque pas d'hommes dans l'opposition qui vi5n5t et qui lui dis5t3 ,voyez-v\s ce g\v]nem5t qui v\s a promis ceci1 promis cela4441 qui devait dim9u] t\s les impts1 v\s combl] de bi5faits2 voyez-v\s ce g\v]nem5t comme il ti5t ses promesses6 ,mettez-n\s sa place1 et v\s v]rez comme n\s f]ons autre *ose6 7,hil>it gnrale4--,m>ques d'approbation47 ,alors on r5v]se le g\v]nem5t4 ,et cep5dant les hommes qui arriv5t au p\voir se tr\v5t prcism5t dans la mme situation que ceux qui les ont prcds2 ils sont obligs de retir] peu peu t\tes leurs promesses2 ils dis5t ceux qui les press5t de les ralis]3 ,le temps n'e/ pas v5u1 mais comptez sur l'amlioration de la situation1 comptez sur les exportations1 comptez sur une prosprit future4 ,mais1 comme1 en ralit1 ils ne font pas plus que leurs prdcesseurs1 on a plus de griefs contre eux1 on f9it p> les r5v]s]1 et l'on m>*e de rvolution en rvolution4 ,je ne crois pas qu'une rvolution soit possible l o le g\v]nem5t n'a d'autres relations avec les citoy5s que de g>antir *acun sa scurit1 sa lib]t4 7,trs-bi56 trs-bi567 ,p\rquoi se rvolte-t-on contre un g\v]nem5t8 ,c'e/ p>ce qu'il manque sa promesse4 ,avez-v\s jamais vu le peuple se rvolt] contre la magi/rature1 p> exemple8 ,elle a mission de r5dre la ju/ice et la r5d2 nul ne songe lui dem&] plus4 7,trs-bi567 ,p]suadez-v\s bi5 d'une *ose1 c'e/ que l'am\r de l'ordre1 l'am\r de la scurit1 l'am\r de la tranquillit n'e/ un monopole p\r p]sonne4 ,il exi/e1 il e/ inhr5t la nature huma9e4 ,int]rogez t\s ces hommes mcont5ts1 p>mi lesquels il y a bi5 quelques p]turbateurs sans d\te444 ,eh6 mon ,dieu1 il y a t\j\rs des exceptions4 ,mais int]rogez les hommes de t\tes les classes1 ils v\s diront t\s combi51 dans ce temps-ci1 ils sont effrays de voir l'ordre compromis2 ils aim5t l'ordre1 ils l'aim5t au po9t de lui faire de gr&s sacrifices1 des sacrifices d'op9ion et des sacrifices de lib]t2 n\s le voyons t\s les j\rs4 ,eh bi56 ce s5tim5t s]ait assez =t p\r ma9t5ir la scurit1 surt\t si les op9ions contraires n'tai5t pas sans cesse alim5tes p> la mauvaise con/itution du g\v]nem5t4 ,je n'aj\t]ai qu'un mot relativem5t la scurit4 ,je ne suis pas un pr(ond jurisconsulte1 mais je crois vritablem5t que si le g\v]nem5t tait r5f]m dans les limites dont je p>le1 et que t\te la =ce de son intellig5ce1 de sa capacit ft dirige sur ce po9t-l3 amlior] les conditions de scurit des hommes1 je crois qu'on p\rrait faire dans cette c>rire des progrs imm5ses4 ,je ne crois pas que l'art de rprim] les dlits et les vices1 de moralis] et de r=m] les prisonni]s1 ait fait encore t\s les progrs qu'il peut faire4 ,je dis et je rpte que si le g\v]nem5t excitait mo9s de jal\sies1 d'un ct1 mo9s de prjugs1 d'un autre ct1 et que t\tes ses =ces puss5t tre diriges v]s l'amlioration civile et pnale1 la socit aurait t\t y gagn]4 ,je m'arrte4 ,j'ai une conviction si pr(onde que les ides que j'apporte cette tribune rempliss5t t\tes les conditions d'un programme g\v]nem5tal1 qu'elles concili5t tellem5t la lib]t1 la ju/ice1 les ncessits f9ancires et le beso9 de l'ordre et t\s les gr&s pr9cipes qui s\ti5n5t les peuples et l'humanit2 j'ai cette conviction si bi5 arrte1 que j'ai pe9e croire qu'on puisse tax] ce projet d'utopie4 ,et1 au contraire1 il me semble vritablem5t que si ,napolon1 p> exemple1 rev5ait dans ce monde 7,exclamations droite7 et qu'on lui dt3 ,voil deux sy/mes2 dans l'un1 il s'agit de re/re9dre1 de limit] les attributions g\v]nem5tales et p> consqu5t les impts2 dans l'autre1 il s'agit d't5dre indf9im5t les attributions g\v]nem5tales et p> consqu5t les impts1 et p> suite il faut faire accept] la ,france les droits runis1--j'ai la conviction et j'affirme que ,napolon dirait que la vritable utopie e/ de ce d]ni] ct1 c> il a t bi5 plus difficile d'tablir les droits runis1 qu'il ne le s]ait d'entr] dans le sy/me que je vi5s de proclam] cette tribune4 ,ma9t5ant on me dem&]a p\rquoi je refuse auj\rd'hui et sur-le-*amp l'impt1 des boissons2 je le dirai4 ,je vi5s d'expos] le sy/me1 la ?orie dans laquelle je v\drais que le g\v]nem5t entrt4 ,mais comme je n'ai jamais vu un g\v]nem5t qui v\lt excut] sur lui ce qu'il reg>de comme une sorte de demi-suicide1 retran*] t\tes les attributions qui ne lui sont pas ess5tielles1 je me vois oblig de le =c]1 et je ne le puis qu'en lui refusant les moy5s de p]svr] dans une voie fune/e4 ,c'e/ p\r cela que j'ai vot p\r la rduction de l'impt du sel2 c'e/ p\r cela que j'ai vot p\r la r=me po/ale2 c'e/ p\r cela que je vot]ai contre l'impt des boissons4 7,ass5tim5t gau*e47 ,c'e/ ma conviction intime que la ,france1 si elle a foi1 si elle a confiance en elle-mme1 si elle a la c]titude qu'on ne vi5dra pas l'attaqu]1 du mom5t qu'elle e/ dcide ne pas attaqu] les autres1 c'e/ ma conviction intime qu'il e/ facile de dim9u] les dp5ses publiques dans une proportion norme1 et que1 mme avec la suppression de l'impt sur les boissons1 il re/]a suffisamm5t1 non-seulem5t p\r align] les recettes avec les dp5ses1 mais encore p\r dim9u] la dette publique4 7,m>ques nombreuses d'approbation47 ,,disc\rs ,,sur ,,la ,r,,pression ,,des ,,coalitions ,,indu/rielles#gh4 ,note #gh3 ,les articles #dac1 #dae et #daf du ,code pnal puniss5t1 mais d'une manire bi5 9gale1 les coalitions des patrons et celles des ouvri]s4 ,une proposition d'abrog] ces trois articles avait t r5voye p> l',assemble lgislative l'exam5 d'une commission1 qui ne la jugea pas admissible et p5sa qu'il tait indisp5sable de ma9t5ir les dispositions rpressives1 en les modifiant1 t\tefois1 p\r les r5dre imp>tiales4 ,ce b1 il e/ p]mis de le dire1 ne fut pas atte9t p> les modifications =mules4 ,m4 ,mor91 manufacturi] et reprs5tant de la ,drme1 p]suad que la seule base sur laquelle puisse s'tablir le bon accord entre les ouvri]s et les patrons1 c'e/ l'galit devant la loi1 v\lut am5d] les conclusions de la commission con=mm5t ce pr9cipe4 ,l'am5dem5t qu'il prs5ta fut appuy p> ,ba/iat1 dans la sance du #ag novembre #ahdi4 7,note de l'diteur47 ,,citoy5s ,,repr,,s5tants1 ,je vi5s appuy] l'am5dem5t de mon honorable ami ,m4 ,mor92 je ne puis pas l'appuy] sans exam9] aussi le projet de la commission4 ,il e/ impossible de discut] l'am5dem5t de ,m4 ,mor91 sans entr]1 p\r a9si dire involontairem5t1 dans la discussion gnrale1 c> cela oblige discut] aussi la proposition de la commission4 ,en effet1 l'am5dem5t de ,m4 ,mor9 n'e/ pas seulem5t une modification la proposition pr9cipale2 il oppose un sy/me un autre sy/me1 et p\r se dcid] il faut bi5 comp>]4 ,citoy5s1 je n'apporte dans cette discussion aucun esprit de p>ti1 aucun prjug de classe1 je ne p>l]ai pas aux passions2 mais l',assemble voit que mes p\mons ne peuv5t lutt] contre des orages p>lem5taires2 j'ai beso9 de sa plus bi5veillante att5tion4 ,p\r apprci] le sy/me de la commission1 p]mettez-moi de rappel] quelques p>oles de l'honorable rapporteur1 ,m4 de ,vatimesnil4 ,il disait3 ,il y a un pr9cipe gnral dans les articles #dd et suivants du ,code pnal2 ce pr9cipe gnral e/ celui-ci3 ,la coalition1 soit entre patrons1 soit entre ouvri]s1 con/itue un dlit1 une condition1 c'e/ qu'il y ait eu t5tative ou comm5cem5t d'excution4 ,cela e/ crit dans la loi1 et c'e/ ce qui rpond t\t de suite une obs]vation prs5te p> l'honorable ,m4 ,mor94 ,il v\s a dit3 ,les ouvri]s ne p\rront donc pas se runir1 v5ir *ez leur patron dbattre honorablem5t avec lui 7c'e/ l'expression dont il s'e/ s]vi71 dbattre honorablem5t avec lui leurs salaires6 ,p>donnez-moi1 ils p\rront se runir1 aj\te ,m4 de ,vatimesnil1 ils le p\rront p>faitem5t1 ils le p\rront soit en v5ant t\s1 soit en nommant des commissions1 p\r trait] avec leurs patrons2 pas de difficult quant cela2 le dlit1 aux t]mes du ,code1 ne comm5ce que qu& il y a eu t5tative ou comm5cem5t d'excution de coalition1 c'e/--dire lorsque1 aprs avoir dbattu les conditions1 et malgr l'esprit de conciliation que les patrons1 dans leur propre intrt1 apport5t t\j\rs dans ces sortes d'affaires1 on leur dit3 ,mais1 aprs t\t1 comme v\s ne n\s donnez pas t\t ce que n\s v\s dem&ons1 n\s allons n\s retir]1 et n\s allons1 p> notre influ5ce1 p> des influ5ces qui sont bi5 connues et qui ti5n5t l'id5tit d'intrt et la cam>ad]ie1 n\s allons dt]m9] t\s les autres ouvri]s des autres ateli]s se mettre en *mage4 ,aprs cette lecture1 je me dem&e o e/ le dlit2--c> dans cette ,assemble1 il ne peut y avoir1 ce me semble1 sur une p>eille "q1 ce qu'on appelle majorit ou m9orit sy/matique4 ,ce que n\s v\lons t\s1 c'e/ rprim] des dlits2 ce que n\s *]*ons t\s1 c'e/ de ne pas introduire dans le ,code pnal des dlits fictifs1 imag9aires1 p\r avoir le plaisir de les punir4 ,je me dem&e o e/ le dlit4 ,e/-il dans la coalition1--dans le *mage1--dans l'influ5ce laquelle on fait allusion8 ,on dit3 ,c'e/ la coalition elle-mme qui con/itue le dlit4 ,j'av\e que je ne puis admettre cette doctr9e1 p>ce que le mot coalition e/ synonyme d'association2 c'e/ la mme tymologie1 le mme s5s4 ,la coalition1 ab/raction faite du b qu'elle se propose1 des moy5s qu'elle emploie1 ne peut tre considre comme un dlit1 et ,m4 le rapporteur le s5t lui-mme2 c> rpondant ,m4 ,mor91 qui dem&ait si les ouvri]s p\vai5t dbattre avec les patrons les salaires1 l'honorable ,m4 de ,vatimesnil disait3 ,ils le p\rront c]ta9em5t2 ils p\rront se prs5t] isolm5t ou t\s ensemble1 nomm] des commissions4 ,or1 p\r nomm] des commissions1 il faut c]ta9em5t s'ent5dre1 se conc]t]1 s'associ]2 il faut faire une coalition4 /rictem5t p>l]1 ce n'e/ donc pas dans le fait mme de la coalition qu'e/ le dlit4 ,cep5dant on v\drait l'y mettre1 et l'on dit3 ,il faut qu'il y ait un comm5cem5t d'excution4 ,mais le comm5cem5t d'excution d'une action innoc5te peut-il r5dre cette action c\pable8 ,je ne le crois pas4 ,si une action e/ mauvaise en elle-mme1 il e/ c]ta9 que la loi ne peut l'atte9dre qu'autant qu'il y a un comm5cem5t d'excution4 ,je dirai mme3 ,c'e/ le comm5cem5t d'excution qui fait l'exi/5ce de l'action4 ,votre langage1 au contraire1 revi5t celui-ci3 ,le reg>d e/ un dlit1 mais il ne devi5t un dlit que lorsqu'on comm5ce reg>d]4 ,m4 de ,vatimesnil reconnat lui-mme qu'on ne peut pas all] re*]*] la p5se d'une action c\pable4 ,or1 qu& l'action e/ innoc5te en elle-mme1 et qu'elle se manife/e p> des faits innoc5ts1 il e/ vid5t que cela n'incrim9e pas et ne peut jamais *ang] sa nature4 ,ma9t5ant1 qu'e/-ce que l'on ent5d p> ces mots comm5cem5t d'excution8 ,une coalition peut se manife/]1 peut comm5c] tre excute de mille manires diffr5tes4 ,mais non1 on ne s'occupe pas de ces mille manires1 on se conc5tre sur le *mage4 ,en ce cas1 si c'e/ le *mage qui e/ ncessairem5t le comm5cem5t d'excution de la coalition1 dites donc que le *mage e/1 p> lui-mme1 un dlit2 punissez donc le *mage2 dites que le *mage s]a puni2 que quiconque aura refus de travaill] au taux qui ne lui convi5t pas s]a puni4 ,alors votre loi s]a s9cre4 ,mais y a-t-il une consci5ce qui puisse admettre que le *mage1 en lui-mme1 indp5damm5t des moy5s qu'on emploie1 e/ un dlit8 ,e/-ce qu'un homme n'a pas le droit de refus] de v5dre son travail un taux qui ne lui convi5t pas8 ,on me rpondra3 ,t\t cela e/ vrai qu& il s'agit d'un homme isol1 mais cela n'e/ pas vrai qu& il s'agit d'hommes qui sont associs entre eux4 ,mais1 messieurs1 une action qui e/ innoc5te en soi n'e/ pas crim9elle p>ce qu'elle se multiplie p> un c]ta9 nombre d'hommes4 ,lorsqu'une action e/ mauvaise en elle-mme1 je conois que1 si cette action e/ faite p> un c]ta9 nombre d'individus1 on puisse dire qu'il y a aggravation2 mais qu& elle e/ innoc5te en elle-mme1 elle ne peut pas dev5ir c\pable p>ce qu'elle e/ le fait d'un gr& nombre d'individus4 ,je ne conois donc pas comm5t on peut dire que le *mage e/ c\pable4 ,si un homme a le droit de dire un autre3 ,je ne veux pas travaill] telle ou telle condition1 deux ou trois mille hommes ont le mme droit2 ils ont le droit de se retir]4 ,c'e/ l un droit naturel1 qui doit tre aussi un droit lgal4 ,cep5dant on a beso9 de jet] un v]nis de culpabilit sur le *mage1 et alors comm5t s'y pr5d-on8 ,on glisse entre p>5?se ces mots3 ,comme v\s ne n\s donnez pas ce que n\s v\s dem&ons1 n\s allons n\s retir]2 n\s allons1 p> des influ5ces qui sont bi5 connues et qui ti5n5t l'id5tit d'intrt1 la cam>ad]ie444 ,voil donc le dlit2 ce sont les influ5ces bi5 connues1 ce sont les viol5ces2 les intimidations2 c'e/ l qu'e/ le dlit2 c'e/ l que v\s devez frapp]4 ,eh bi51 c'e/ l que frappe l'am5dem5t de l'honorable ,m4 ,mor94 ,comm5t lui refus]iez-v\s vos suffrages8 ,mais on n\s rapporte une autre suite de raisonnem5ts et on dit ceci3 ,la coalition porte les deux c>actres qui peuv5t la faire class] dans le nombre des dlits2 la coalition e/ blmable en elle1 et ensuite elle produit des consqu5ces fune/es1 fune/es p\r l'ouvri]1 fune/es p\r le patron1 fune/es p\r la socit t\t entire4 ,d'abord1 que la coalition soit blmable1 c'e/ prcism5t le po9t sur lequel on n'e/ pas d'accord1 quod erat demon/r&um1 c'e/ ce qu'il faut pr\v]2 elle e/ blmable selon le b qu'elle se propose et surt\t selon les moy5s qu'elle emploie4 ,si la coalition se borne la =ce d'in]tie1 la passivet1 si les ouvri]s se sont conc]ts1 se sont ent5dus et qu'ils dis5t3 ,n\s ne v\lons pas v5dre notre m>*&ise1 qui e/ du travail1 tel prix1 n\s en v\lons tel autre1 et si v\s refusez1 n\s allons r5tr] dans nos foy]s ou *]*] de l'ouvrage ailleurs1--il me semble qu'il e/ impossible de dire que ce soit l une action blmable4 ,mais v\s prt5dez qu'elle e/ fune/e4 ,ici1 malgr t\t le respect que je pr(esse p\r le tal5t de ,m4 le rapporteur1 je crois qu'il e/ entr dans un ordre de raisonnem5ts au mo9s =t confus4 ,il dit3 ,le *mage e/ nuisible au patron1 c> c'e/ une *ose f*euse p\r le patron qu'un ou plusieurs ouvri]s se retir5t4 ,cela nuit son indu/rie1 de manire que l'ouvri] porte atte9te la lib]t du patron1 et p> suite l'art4 #ac de la ,con/itution4 ,en vrit1 c'e/ l un r5v]sem5t complet d'ides4 ,quoi6 je suis en face d'un patron1 n\s dbattons le prix1 celui qu'il m'(fre ne me convi5t pas1 je ne commets aucune viol5ce1 je me retire1--et v\s dites que c'e/ moi qui porte atte9te la lib]t du patron1 p>ce que je nuis son indu/rie6 ,faites att5tion que ce que v\s proclamez n'e/ pas autre *ose que l'esclavage4 ,c> qu'e/-ce qu'un esclave1 si ce n'e/ l'homme =c1 p> la loi1 de travaill] des conditions qu'il rep\sse8 7 gau*e4 ,trs-bi567 ,v\s dem&ez que la loi int]vi5ne p>ce que c'e/ moi qui viole la proprit du patron2 ne voyez-v\s pas1 au contraire1 que c'e/ le patron qui viole la mi5ne8 ,s'il fait int]v5ir la loi p\r que sa volont me soit impose1 o e/ la lib]t1 o e/ l'galit8 7 gau*e4 ,trs-bi567 ,ne dites pas que je tronque votre raisonnem5t1 c> il e/ t\t enti] dans le rapport et dans votre disc\rs4 ,v\s dites ensuite que les ouvri]s1 qu& ils se coalis5t1 se font du tort eux-mmes1 et v\s p>tez de l p\r dire que la loi doit emp*] le *mage4 ,je suis d'accord avec v\s que1 dans la plup>t des cas1 les ouvri]s se nuis5t eux-mmes4 ,mais c'e/ prcism5t p\r cela que je v\drais qu'ils fuss5t libres1 p>ce que la lib]t leur appr5drait qu'ils se nuis5t eux-mmes2 et v\s1 v\s en tirez cette consqu5ce1 qu'il faut que la loi int]vi5ne et les atta*e l'ateli]4 ,mais v\s faites entr] la loi dans une voie bi5 l>ge et bi5 dang]euse4 ,t\s les j\rs1 v\s accusez les sociali/es de v\loir faire int]v5ir la loi en t\tes *oses1 de v\loir effac] la responsabilit p]sonnelle4 ,t\s les j\rs1 v\s v\s plaignez de ce que1 p>t\t o il y a un mal1 une s\ffrance1 une d\leur1 l'homme invoque sans cesse la loi et l'tat4 ,quant moi1 je ne veux pas que1 p>ce qu'un homme *me et que p> cela mme il dvore une p>tie de ses conomies1 la loi puisse lui dire3 ,tu travaill]as dans cet ateli]1 quoiqu'on ne t'accorde pas le prix que tu dem&es4 ,je n'admets pas cette ?orie4 ,enf9 v\s dites qu'il nuit la socit t\t entire4 ,il n'y a pas de d\te qu'il nuit la socit2 mais c'e/ le mme raisonnem5t2 un homme juge qu'en cessant de travaill] il obti5dra un meilleur taux de salaire dans huit ou dix j\rs2 sans d\te c'e/ une dp]dition de travail p\r la socit1 mais que v\lez-v\s faire8 ,v\lez-v\s que la loi remdie t\t8 ,c'e/ impossible2 il faudrait alors dire qu'un m>*& qui att5d1 p\r v5dre son caf1 son sucre1 de meilleurs temps1 nuit la socit2 il faudrait donc invoqu] t\j\rs la loi1 t\j\rs l'tat6 ,on avait fait contre le projet de la commission une objection qu'il me semble qu'on a traite bi5 lgrem5t1 trop lgrem5t1 c> elle e/ =t-srieuse4 ,on avait dit3 ,de quoi s'agit-il8 ,il y a des patrons d'un ct1 des ouvri]s de l'autre2 il s'agit de rglem5t de salaires4 videmm5t1 ce qu'il faut dsir]1 le salaire se rglant p> le jeu naturel de l'(fre et de la dem&e1 c'e/ que la dem&e et l'(fre soi5t aussi libres1 ou1 si v\s v\lez1 aussi contra9tes l'une que l'autre4 ,p\r cela1 il n'y a que deux moy5s3 il faut1 ou laiss] les coalitions p>faitem5t libres1 ou les supprim] t\t fait4 ,on v\s objecte1--et v\s av\ez--qu'il e/ t\t fait impossible votre loi de t5ir la balance quitable2 que les coalitions d'ouvri]s1 se faisant t\j\rs sur une trs gr&e *elle et en ple9 j\r1 sont bi5 plus faciles saisir que les coalitions de patrons4 ,v\s av\ez la difficult2 mais v\s aj\tez aussitt3 ,la loi ne s'arrte pas ces dtails4--,je rponds qu'elle doit s'y arrt]4 ,si la loi ne peut rprim] un prt5du dlit qu'en commettant env]s t\te une classe de citoy5s la plus criante et la plus norme des inju/ices1 elle doit s'arrt]4 ,il y a mille cas analogues o la loi s'arrte4 ,v\s av\ez v\s-mme que1 s\s l'empire de votre lgislation1 l'(fre et la dem&e ne sont plus deux de jeu1 puisque la coalition des patrons ne peut pas tre saisie2 et c'e/ vid5t3 deux1 trois patrons1 djeun5t ensemble1 font une coalition1 p]sonne n'en sait ri54 ,celle des ouvri]s s]a t\j\rs saisie puisqu'elle se fait au gr& j\r4 ,puisque les uns *app5t votre loi1 et que les autres n'y *app5t pas1 elle a p\r rsultat ncessaire de pes] sur l'(fre et de ne pas pes] sur la dem&e1 d'altr]1 au mo9s en tant qu'elle agit1 le taux naturel des salaires1 et cela d'une manire sy/matique et p]man5te4 ,c'e/ ce que je ne puis pas appr\v]4 ,je dis que1 puisque v\s ne p\vez pas faire une loi galem5t applicable t\s les intrts qui sont en prs5ce1 puisque v\s ne p\vez leur donn] l'galit1 laissez-leur la lib]t1 qui compr5d en mme temps l'galit4 ,mais si l'galit n'a pas pu tre atte9te comme rsultat dans le projet de la commission1 l'e/-elle au mo9s sur le papi]8 ,oui1 je crois que la commission1 et j'en suis c]ta91 a fait de gr&s ef=ts p\r atte9dre au mo9s l'galit app>5te4 ,cep5dant elle n'y a pas encore russi1 et1 p\r s'en conva9cre1 il suffit de comp>] l'art4 #dad l'art4 #dae1 celui qui conc]ne les patrons celui qui conc]ne les ouvri]s4 ,le premi] e/ excessivem5t simple2 on ne peut s'y tromp]2 la ju/ice qu& elle p\rsuivra1--le dl9quant qu& il se df5dra1--sauront p>faitem5t quoi s'en t5ir4 ,s]a punie444 #a t\te coalition entre ceux qui font travaill] les ouvri]s1 t5dant =c] l'abaissem5t des salaires1 s'il y a eu t5tative ou comm5cem5t d'excution4 ,j'appelle votre att5tion sur le mot =c]1 qui ouvre une gr&e latitude la df5se des patrons3 il e/ vrai1 diront-ils1 que n\s n\s sommes runis deux ou trois2 n\s avons pris des mesures p\r produire la baisse des salaires mais n\s n'avons pas essay de =c]4--,c'e/ un mot trs-important qui ne se tr\ve pas dans l'article suivant4 ,en effet1 l'article suivant e/ extrmem5t la/ique2 il ne compr5d pas un seul fait1 il en compr5d un trs-gr& nombre4 ,t\te coalition d'ouvri]s p\r faire cess] en mme temps les travaux1 p\r int]dire le travail dans les ateli]s1 p\r emp*] de s'y r5dre avant ou aprs c]ta9es heures1 et1 en gnral1 p\r susp5dre1 emp*]1 en*rir les travaux 7il n'y a pas =c]71 s'il y a t5tative ou comm5cem5t d'excution1 etc4 ,et si l'on disait que j'pilogue sur le mot =c]1 j'appell]ais l'att5tion de la commission sur l'importance qu'elle a donne elle-mme ce mot4 7,bruit47 ,un membre gau*e4 ,la droite n'accorde pas le sil5ce4 ,qu& on dit de bonnes *oses1 on int]rompt t\j\rs4 ,racontez une hi/oire1 on v\s c\t]a4 ,m4 ,,fr,d,,ric ,,ba/iat4 ,dans le dsir d'arriv]1 au mo9s sur le papi]1 puisque c'e/ impossible en fait1 une c]ta9e galit1 la commission avait deux voies pr5dre relativem5t aux expressions inju/em5t et abusivem5t que conti5t l'art4 #dad4 ,il fallait videmm5t ou supprim]1 dans l'art4 #dad1 ces mots qui ouvrai5t une voie trs-l>ge la df5se des patrons1 ou l'introduire dans l'art4 #dae p\r ouvrir la mme porte aux ouvri]s4 ,la commission a prfr la suppression des mots inju/em5t et abusivem5t4 ,sur quoi s'e/-elle fonde8 ,elle s'e/ fonde prcism5t sur ce que1 immdiatem5t aprs ces mots1 v5ait le mot =c]1 et ce mot1 s\lign c9q fois dans une seule page de son rapport1 pr\ve qu'elle y atta*e une gr&e importance4 ,mais elle s'en e/ exprime trs-catgoriquem5t2 elle a dit3 ,qu& un conc]t de mesures contraires aux lois a t tabli p\r =c] l'abaissem5t des salaires1 il e/ impossible de le ju/ifi]4 ,un tel fait e/ ncessairem5t inju/e et abusif2 c> =c] l'abaissem5t des salaires1 c'e/ produire1 p> un pacte aussi illicite que contraire l'humanit1 un abaissem5t de salaires qui ne s]ait pas rsult des circon/ances indu/rielles et de la libre concurr5ce2 d'o il suit que l'emploi de ces mots inju/em5t et abusivem5t *oque le bon s5s4 ,a9si1 comm5t a-t-on ju/ifi l'lim9ation qu'on a faite des mots inju/em5t et abusivem5t8 ,on a dit3 ,c'e/ un plonasme2 le mot =c] remplace t\t cela4 ,mais1 messieurs1 qu& il s'e/ agi des ouvri]s1 on n'a plus mis le mot =c]1 et ds lors les ouvri]s n'ont plus la mme *ance de df5se2 on a mis seulem5t qu'ils ne p\rrai5t en*rir les salaires1 non plus en =c] inju/em5t ou abusivem5t l'lvation1 mais les en*rir seulem5t4 ,il y a encore l1 au mo9s dans la rdaction1 un vice1 une 9galit qui vi5t s'ent] sur l'9galit bi5 plus grave dont j'ai p>l t\t l'heure4 ,tel e/1 messieurs1 le sy/me de la commission1 sy/me qui1 selon moi1 e/ vicieux de t\t po9t1 vicieux ?oriquem5t1 et vicieux pratiquem5t1 sy/me qui n\s laisse dans une inc]titude complte sur ce que c'e/ que le dlit4 ,e/-ce la coalition1 e/-ce le *mage1 e/-ce l'abus1 e/-ce la =ce8 ,on n'en sait ri54 ,je dfie qui que ce soit1 l'esprit le plus logique1 de voir o comm5ce et o f9it l'impunit4 ,v\s me dites3 ,la coalition e/ un dlit4 ,cep5dant v\s p\vez nomm] une commission4--,mais je ne suis pas sr de p\voir nomm] une commission et envoy] des dlgus1 qu& votre rapport e/ ple9 de considrations1 desquelles il rsulte que la coalition e/ l'ess5ce mme du dlit4 ,je dis ensuite que1 pratiquem5t1 votre loi e/ ple9e d'9galits2 elle ne s'applique pas exactem5t et proportionnellem5t aux deux p>tis dont v\s v\lez faire cess] l'antagonisme4 ,s+ulire manire de faire cess] l'antagonisme entre deux p>tis1 que de les trait] d'une manire 9gale6 ,quant au sy/me de ,m4 ,mor91 je ne m'y arrt]ai pas longtemps2 il e/ p>faitem5t clair1 p>faitem5t lucide2 il repose sur un pr9cipe 9branlable et admis p> t\t le monde3 lib]t dans l'usage et rpression dans l'abus4 ,il n'y a pas d'intellig5ce quelconque qui ne donne son adhsion un p>eil pr9cipe4 ,dem&ez au premi] v5u1 qui v\s v\drez1 si la loi e/ inju/e1 p>tiale lorsqu'elle se cont5te de rprim] l'intimidation1 la viol5ce8 ,t\t le monde v\s dira3 ,ce sont l de vrais dlits4 ,d'ailleurs1 les lois sont faites p\r les ignorants comme p\r les savants4 ,il faut que la df9ition d'un dlit saisisse les intellig5ces1 il faut que la consci5ce y donne son ass5tim5t2 il faut qu'en lisant la loi on dise3 ,en effet1 c'e/ un dlit4 ,v\s p>lez du respect des lois2 c'e/ l une p>tie con/itutive du respect des lois4 ,comm5t v\lez-v\s qu'on respecte une loi in9tellig5te et in9telligible8 ,cela e/ impossible4 7,approbation gau*e47 ,ce qui se passe ici1 messieurs1 me semble tir] quelque importance de l'analogie p>faite avec ce qui s'e/ pass dans un autre pays1 dont a p>l hi] ,m4 de ,vatimesnil1 l',anglet]re1 qui a une si gr&e expri5ce en matire de coalitions1 de luttes1 de difficults de cette nature4 ,je crois que cette expri5ce vaut la pe9e d'tre consulte et apporte cette tribune4 ,on v\s a p>l des nombreuses et =midables coalitions qui s'y sont manife/es depuis l'abrogation de la loi ou des lois2 mais on ne v\s a ri5 dit de celles qui avai5t eu lieu aup>avant4 ,c'e/ ce dont il fallait p>l] aussi2 c>1 p\r jug] les deux sy/mes1 il faut les comp>]4 ,avant #ahbd1 l',anglet]re avait t dsole p> des coalitions si nombreuses1 si t]ribles1 si n]giques1 qu'on avait oppos ce flau tr5te-sept /atuts dans un pays o1 comme v\s le savez1 l'antiquit fait1 p\r a9si dire1 p>tie de la loi1 o l'on respecte des lois mme absurdes1 uniquem5t p>ce qu'elles sont anci5nes4 ,il faut que ce pays ait t bi5 travaill1 bi5 t\rm5t p> le mal p\r qu'il se soit dcid faire1 c\p sur c\p1 et dans un c\rt espace de temps1 tr5te-sept /atuts1 t\s plus n]giques les uns que les autres4 ,eh bi56 qu'e/-il arriv8 ,on n'en e/ pas v5u b\t2 le mal allait t\j\rs s'aggravant4 ,un beau j\r on s'e/ dit3 ,n\s avons essay bi5 des sy/mes1 tr5te-sept /atuts ont t faits2 essayons si n\s p\rrons russir p> un moy5 bi5 simple1 la ju/ice et la lib]t4--,je v\drais que l'on appliqut ce raisonnem5t dans bi5 des que/ions1 et l'on tr\v]ait que leur solution n'e/ pas si difficile qu'on le p5se2 mais enf91 cette fois1 on a fait et appliqu ce raisonnem5t en ,anglet]re4 ,donc1 en #ahbd1 une loi int]v9t sur la proposition de ,m4 ,hume1 proposition qui ressemblait t\t fait celle de ,,mm4 ,d\tre1 ,greppo1 ,b5ot et ,fond3 c'tait l'abrogation complte1 totale1 de ce qui avait exi/ jusqu'alors4 ,la ju/ice1 en ,anglet]re1 se tr\va alors ds>me en face des coalitions1 mme contre la viol5ce1 l'intimidation et les m5aces1 faits qui cep5dant vi5n5t aggrav] la coalition4 ces faits-l on ne p\vait appliqu] que les lois relatives aux m5aces1 aux rixes accid5telles qui ont lieu dans les rues2 de sorte que1 l'anne d'aprs1 en #ahbe1 le m9i/re de la ju/ice v9t dem&] une loi spciale qui laiss]ait la lib]t complte aux coalitions1 mais qui aggrav]ait la pe9e applique aux viol5ces ord9aires2 le sy/me de la loi de #ahbe e/ l t\t enti]4 ,l'art4 #c porte3 ,s]a puni d'un emprisonnem5t et d'une am5de1 etc4441 quiconque p> intimidation1 m5aces ou viol5ces1 aura4441 etc4 ,les mots intimidation1 m5aces et viol5ces revi5n5t *aque phrase4 ,le mot coalition n'e/ pas mme m5tionn4 ,et puis vi5n5t deux autres articles extrmem5t rem>quables1 que l'on n'admettrait pas probablem5t en ,france1 p>ce qu'ils sont virtuellem5t r5f]ms dans cette maxime3 ,ce que la loi ne df5d pas e/ p]mis4 ,il y e/ dit3 ,ne s]ont pas passibles de cette pe9e ceux qui se s]ont runis1 ceux qui se s]ont coaliss et auront *]* influ] sur le taux des salaires1 ceux qui s]ont entrs dans des conv5tions v]bales ou crites1 etc444 ,enf91 la lib]t la plus l>ge et la plus complte y e/ expressm5t accorde4 ,je dis qu'il y a de l'analogie dans la situation1 c> ce que v\s propose la commission1 c'e/ l'anci5 sy/me anglais1 celui des /atuts4 ,la proposition de ,m4 ,d\tre et de ses collgues1 c'e/ la proposition de ,m4 ,hume qui abolit t\t1 et qui ne laissait aucune aggravation p\r les viol5ces qui tai5t conc]tes1 quoique l'on ne puisse mconnatre que les viol5ces mdites p> un c]ta9 nombre d'hommes (fr5t plus de dang]s que la viol5ce individuelle commise dans la rue4 ,enf9 la proposition de l'honorable ,m4 ,mor9 rpond p>faitem5t celle qui a am5 en ,anglet]re la loi df9itive de #ahbe4 ,ma9t5ant on v\s dit3 ,depuis #ahbe1 l',anglet]re ne se tr\ve pas bi5 de ce sy/me4--,elle ne s'en tr\ve pas bi56 ,mais je tr\ve1 moi1 que v\s v\s prononcez sur cette "q sans l'avoir assez appr(ondie4 ,j'ai p>c\ru l',anglet]re plusieurs fois1 j'ai int]rog sur cette "q un gr& nombre de manufacturi]s4 ,eh bi51 je puis affirm] que jamais je n'ai r5contr une p]sonne qui ne s'en applaudt et qui ne ft trs-satisfaite de ce que l',anglet]re1 en cette circon/ance1 a os reg>d] la lib]t en face4 ,et c'e/ peut-tre cause de cela que1 plus t>d1 dans beauc\p d'autres que/ions1 elle a os encore reg>d] la lib]t en face4 ,v\s citez la coalition de #ahcb1 qui1 en effet1 fut une coalition =midable2 mais il faut bi5 pr5dre g>de et ne pas prs5t] les faits isolm5t4 ,cette anne-l1 il y avait disette1 le bl valait #ie s*ell+s le qu>t]2 il y avait fam9e1 et cette fam9e a dur plusieurs annes444 ,m4 ,,de ,,vatimesnil1 rapporteur4 ,j'ai cit la coalition de #ahdb4 ,m4 ,,ba/iat4 ,il y a eu une fam9e en #ahcb et une autre plus =te en #ahdb4 ,m4 ,,le ,,rapporteur4 ,j'ai p>l de la coalition de #ahdb4 ,m4 ,,ba/iat4 ,mon argum5tation s'applique avec plus de =ce encore l'anne #ahdb4 ,dans ces temps de disette1 qu'arrive-t-il8 ,c'e/ que les rev5us de presque t\te la population s]v5t a*et] les objets ncessaires leur subsi/ance4 ,on n'a*te pas d'objets manufacturs1 les ateli]s *m5t1 on e/ oblig de r5voy] beauc\p d'ouvri]s2 il y a concurr5ce de bras1 et les salaires baiss5t4 ,eh bi51 lorsque1 dans les salaires1 une gr&e baisse se manife/e1 et que cela se comb9e avec une fam9e p\vantable1 il n'e/ pas tonnant que1 dans un pays de lib]t complte1 des coalitions se =m5t4 ,c'e/ ce qui a lieu en ,anglet]re4 ,e/-ce qu'on a *ang de loi p\r cela8 ,pas du t\t4 ,on a vu les causes de ces coalitions1 mais on les a braves4 ,on a puni les m5aces1 les viol5ces1 p>t\t o elles se manife/ai5t1 mais on n'a pas fait autre *ose4 ,on v\s a prs5t un tableau effrayant de ces associations1 et on a dit qu'elles t5dai5t dev5ir politiques4 ,messieurs1 l'poque dont je p>le1 il s'agitait une gr&e "q en ,anglet]re1 et cette "q tait env5ime encore p> les circon/ances1 p> la disette2 il y avait lutte entre la population indu/rielle et les propritaires1 c'e/--dire l'ari/ocratie qui v\lait v5dre le bl le plus *] possible1 et qui1 p\r cela1 prohibait les bls trang]s4 ,qu'e/-il arriv8 ,ces unions1 qu'on appelait hi] plaisamm5t trade-unions1 ces unions1 qui j\issai5t de la lib]t de coalition1 voyant que t\s les ef=ts faits p> leur coalition n'tai5t pas p>v5us faire lev] le taux des salaires444 ,une voix4 ,c'e/ ce qui e/ mauvais4 ,m4 ,,ba/iat4 ,v\s dites que c'e/ un mal2 je dis1 au contraire1 que c'e/ un gr& bi54 ,les ouvri]s se sont ap]u que le taux des salaires ne dp5dait pas des patrons1 mais d'autres lois sociales1 et ils se dir5t3 ,p\rquoi nos salaires ne se sont-ils pas levs8 ,la raison en e/ simple3 c'e/ p>ce qu'il n\s e/ df5du de travaill] p\r l'trang]1 ou du mo9s de recevoir en payem5t du bl trang]4 ,c'e/ donc tort que n\s n\s en pr5ons nos patrons2 il faut n\s en pr5dre cette classe ari/ocratique qui non-seulem5t possde le sol1 mais encore qui fait la loi1 et n\s n'aurons d'influ5ce sur les salaires que lorsque n\s aurons reconquis nos droits politiques4 gau*e4 ,trs-bi56 trs-bi56 ,m4 ,,ba/iat4 ,en vrit1 messieurs1 tr\v] quelque *ose d'extraord9aire dans cette conduite si simple et si naturelle des ouvri]s anglais1 c'e/ presque apport] cette tribune une prote/ation contre le suffrage univ]sel en ,france4 7,n\vel ass5tim5t gau*e47 ,il rsulte de l que les ouvri]s anglais ont appris une gr&e leon p> la lib]t2 ils ont appris qu'il ne dp5dait pas de leurs patrons d'lev] ou d'abaiss] le taux des salaires2 et auj\rd'hui l',anglet]re vi5t de trav]s] deux ou trois annes trs-difficiles p> suite de la p\rriture des pommes de t]re1 du manque de rcolte1 de la manie des *em9s de f]1 et p> suite aussi des rvolutions qui ont dsol l',europe et f]m les db\*s ses produits indu/riels2 jamais elle n'avait pass p> des crises semblables4 ,cep5dant il n'y a pas eu un fait de coalition rprh5sible et pas un seul fait de viol5ce2 les ouvri]s y ont r5onc p> suite de leur expri5ce2 c'e/ l un exemple apport] et mdit] dans notre pays4 7,approbation gau*e47 ,enf9 il y a une considration qui me frappe et qui e/ plus importante que t\t cela4 ,v\s v\lez le respect des lois1 et v\s avez bi5 raison2 mais il ne faut pas oblitr] le s5s de la ju/ice *ez les hommes4 ,voil deux sy/mes en prs5ce1 celui de la commission et celui de ,m4 ,mor94 ,figurez-v\s qu'alt]nativem5t1 en v]tu de l'un et de l'autre sy/me1 on traduise des ouvri]s en ju/ice4 ,eh bi56 voil des ouvri]s traduits en ju/ice en v]tu de la loi actuelle sur les coalitions2 ils ne sav5t mme pas ce qu'on leur dem&e2 ils ont cru qu'ils avai5t le droit1 jusqu' un c]ta9 po9t1 de se coalis]1 de se conc]t]1 et v\s le reconnaissez v\s-mmes dans une c]ta9e mesure4 ,ils dis5t3 ,n\s avons mang notre pcule1 n\s sommes ru9s2 ce n'e/ pas notre faute1 c'e/ celle de la socit qui n\s t\rm5te1 de patrons qui n\s vex5t1 de la ju/ice qui n\s p\rsuit4 ,ils se prs5t5t devant les tribunaux l'irritation dans le coeur1 ils se pos5t en victimes1 et non-seulem5t ils rsi/5t1 mais ceux qui ne sont pas p\rsuivis sympa?is5t avec eux2 la jeunesse1 t\j\rs si ard5te1 les publici/es se mett5t de leur ct4 ,croyez-v\s que ce soit l une position bi5 belle1 bi5 favorable p\r la ju/ice du pays8 ,au contraire1 p\rsuivez des ouvri]s en v]tu du sy/me de ,m4 ,mor92 qu'ils soi5t traduits devant la ju/ice2 que le procureur de la ,rpublique dise3 ,n\s ne v\s p\rsuivons pas p>ce que v\s v\s tes coaliss1 v\s tiez p>faitem5t libres4 ,v\s avez dem& une augm5tation de salaires1 n\s n'avons ri5 dit2 v\s v\s tes conc]ts1 n\s n'avons ri5 dit2 v\s avez v\lu le *mage1 n\s n'avons ri5 dit2 v\s avez *]* agir p> la p]suasion sur vos cam>ades1 n\s n'avons ri5 dit4 ,mais v\s avez employ les armes1 la viol5ce1 la m5ace2 n\s v\s avons traduits devant les tribunaux4 ,l'ouvri] que v\s p\rsuivrez a9si c\rb]a la tte1 p>ce qu'il aura le s5tim5t de son tort1 et qu'il reconnatra que la ju/ice de son pays a t imp>tiale et ju/e4 7,trs-bi567 ,je t]m9]ai1 messieurs1 p> une autre considration1 et c'e/ celle-ci3 ,selon moi1 il y a une f\le de que/ions agites ma9t5ant p>mi les classes ouvrires1 et au sujet desquelles1 dans mon op9ion trs-intime et trs-pr(onde1 les ouvri]s s'g>5t2 et j'appelle votre att5tion sur ce po9t3 t\j\rs lorsqu'une rvolution clate dans un pays o il y a plusieurs classes *elonnes1 sup]poses et o la premire classe s'tait attribu c]ta9s privilges1 c'e/ la seconde qui arrive2 elle avait invoqu naturellem5t le s5tim5t du droit et de la ju/ice p\r se faire aid] p> les autres4 ,la rvolution se fait2 la seconde classe arrive4 ,elle ne t>de pas le plus s\v5t se con/itu] aussi des privilges4 ,a9si de la troisime1 a9si de la quatrime4 ,t\t cela e/ odieux1 mais c'e/ t\j\rs possible1 tant qu'il y a en bas une classe qui peut faire les frais de ces privilges qu'on se dispute4 ,mais il e/ arriv ceci1 qu' la rvolution de ,fvri]1 c'e/ la nation t\t entire1 le peuple t\t enti]1 dans t\tes les pr(ondeurs de ses masses1 qui e/ arriv1 ou qui peut arriv]1 p> l'lection1 p> le suffrage univ]sel1 se g\v]n] lui-mme4 ,et alors1 p> un esprit d'imitation que je dplore1 mais qui me semble assez naturel1 il a p5s qu'il p\rrait gurir ses s\ffrances en se con/ituant aussi des privilges1 c> je reg>de le droit au crdit1 le droit au travail et bi5 d'autres prt5tions1 comme de vritables privilges4 7,m\vem5t47 ,et en effet1 messieurs1 ils p\rrai5t lui tre accords1 si au-dess\s de lui1 ou sa porte1 il y avait une autre classe encore plus nombreuse1 trois c5ts millions de ,*9ois1 p> exemple1 qui puss5t en faire les frais4 7,rires d'ass5tim5t47 ,or cela n'exi/e pas2 c'e/ p\rquoi *acun des privilges1 les hommes du peuple se les pay]ai5t les uns aux autres1 sans pr(it possible p\r eux1 au moy5 d'un app>eil compliqu et en subissant1 au contraire1 t\te la dp]dition cause p> l'app>eil4 ,eh bi56 l',assemble lgislative p\rra tre appele lutt] contre ces prt5tions1 qu'il ne faut pas trait] trop lgrem5t1 p>ce que1 malgr t\t1 elles sont s9cres4 ,v\s s]ez obligs de lutt]4 ,comm5t lutt]iez-v\s avec avantage si v\s ref\lez la classe ouvrire lorsqu'elle ne dem&e ri5 que de raisonnable2 lorsqu'elle dem&e purem5t et simplem5t ju/ice et lib]t8 ,je crois que v\s acqu]rez une gr&e =ce en donnant ici une preuve d'imp>tialit2 v\s s]ez mieux c\ts1 v\s s]ez reg>ds comme le tuteur de t\tes les classes et p>ticulirem5t de cette classe1 si v\s v\s montrez compltem5t imp>tial et ju/e env]s elle4 7,vive approbation gau*e47 ,en rsum1 je rep\sse le projet de la commission1 p>ce qu'il n'e/ qu'un ,expdi5t1 et que le c>actre de t\t expdi5t1 c'e/ la faiblesse et l'inju/ice4 ,j'appuie la proposition de ,m4 ,mor91 p>ce qu'elle se fonde sur un ,pr9cipe2 et il n'y a que les pr9cipes qui ai5t la puissance de satisfaire les esprits1 d'entran] les coeurs1 et de se mettre l'unisson des consci5ces4 ,on n\s a dit3 ,v\lez-v\s donc proclam] la lib]t p> un am\r platonique de la lib]t8 ,p\r ce qui me reg>de1 je rponds3 ,oui4 ,la lib]t peut rs]v] aux nations quelques preuves1 mais elle seule les claire1 les lve et les moralise4 ,hors de la lib]t1 il n'y a qu',oppression1 et1 sa*ez-le bi51 amis de l'ordre1 le temps n'e/ plus1 s'il a jamais exi/1 o l'on puisse fond] sur l',oppression l'union des classes1 le respect des lois1 la scurit des intrts et la tranquillit des peuples4 ,r,,flexions ,,sur ,l',,am5dem5t ,,de ,m4 ,,mortim]-,,t]naux#gi4 ,note #gi3 l',assemble lgislative1 dans la sance du #a;er avril #ahej1 p5dant la discussion du budget de l'in/ruction publique1 ,m4 ,mortim]-,t]naux1 reprs5tant du peuple1 proposa1 p> voie d'am5dem5t1 une dim9ution de #cjj1jjj francs sur la dp5se des lyces et des collges1 tablissem5ts frqu5ts p> les enfants de la classe moy5ne4 ,sur cette "q1 les reprs5tants de l'extrme gau*e votr5t avec l'extrme droite4 ,l'am5dem5t mis aux voix fut rejet p> une faible majorit4 ,ds le l5dema91 ,ba/iat publia1 sur ce vote1 dans une feuille quotidi5ne1 l'op9ion que n\s reproduisons4 7,note de l'diteur47 ,aux ,dmocrates4 ,non1 je ne me trompe pas2 je s5s battre dans ma poitr9e un coeur dmocratique4 ,comm5t donc se fait-il que je me tr\ve si s\v5t en opposition avec ces hommes qui se proclam5t les reprs5tants exclusifs de la ,dmocratie8 ,il faut p\rtant s'ent5dre4 ,ce mot a-t-il deux significations opposes8 ,il me semble1 moi1 qu'il y a un en*anem5t entre cette aspiration qui p\sse t\s les hommes v]s leur p]fectionnem5t matriel1 intellectuel et moral1 et les facults dont ils ont t d\s p\f ralis] cette aspiration4 ,ds lors1 je v\drais que *aque homme et1 s\s sa responsabilit1 la libre disposition1 adm9i/ration et contrle de sa propre p]sonne1 de ses actes1 de sa famille1 de ses transactions1 de ses associations1 de son intellig5ce1 de ses facults1 de son travail1 de son capital et de sa proprit4 ,c'e/ de cette manire qu'aux tats-,unis on ent5d la lib]t1 la dmocratie4 ,*aque citoy5 veille avec un so9 jal\x re/] matre de lui-mme4 ,c'e/ p> l que le pauvre espre sortir de la pauvret2 c'e/ p> l que le ri*e espre cons]v] la ri*esse4 ,et1 en effet1 n\s voyons qu'en trs-peu de temps ce rgime a fait p>v5ir les ,amrica9s un degr d'n]gie1 de scurit1 de ri*esse et d'galit dont les annales du g5re huma9 n'(fr5t aucun autre exemple4 ,cep5dant1 l1 comme p>t\t1 il y a des hommes qui ne se f]ai5t pas scrupule de port] atte9te1 p\r leur avantage p]sonnel1 la lib]t et la proprit de leurs concitoy5s4 ,c'e/ p\rquoi la ,,loi int]vi5t1 s\s la sanction de la ,=ce commune1 p\r prv5ir et rprim] ce p5*ant dsordonn4 ,*acun conc\rt1 en proportion de sa =tune1 au ma9ti5 de cette ,=ce4 ,ce n'e/ pas l1 comme on l'a dit1 sacrifi] une p>tie de sa lib]t p\r cons]v] l'autre4 ,c'e/1 au contraire1 le moy5 le plus simple1 le plus ju/e1 le plus efficace et le plus conomique de g>antir la lib]t de t\s4 ,et un des problmes les plus difficiles de la politique1 c'e/ de mettre les dpositaires de cette ,=ce commune hors d'tat de faire eux-mmes ce qu'ils sont *>gs d'emp*]4 ,les ,dmocrates franais1 ce qu'il p>at1 voi5t les *oses s\s un j\r t\t diffr5t4 ,sans d\te1 comme les ,dmocrates amrica9s1 ils condamn5t1 rep\ss5t et fltriss5t la ,spoliation que les citoy5s s]ai5t t5ts d'ex]c] de leur *ef1 les uns l'g>d des autres1--t\te atte9te porte la proprit1 au travail1 la lib]t p> un individu au prjudice d'un autre individu4 ,mais cette ,spoliation1 qu'ils rep\ss5t entre individus1 ils la reg>d5t comme un moy5 d'galisation2 et en consqu5ce ils la confi5t la ,loi1 la ,=ce commune1 que je croyais in/itues p\r l'emp*]4 ,a9si1 p5dant que les ,dmocrates amrica9s1 aprs avoir *>g la ,=ce commune de *ti] la ,spoliation individuelle1 sont trs-proccups de la cra9te que cette ,=ce ne devi5ne elle-mme spoliatrice1 faire de cette ,=ce un in/rum5t de ,spoliation1 p>at tre le fond mme et l'me du sy/me des ,dmocrates franais4 ce sy/me1 ils donn5t les gr&s noms d'organisation1 association1 frat]nit1 solid>it4 ,p> l1 ils t5t t\t scrupule aux apptits les plus brutaux4 ,pi]re e/ pauvre1 ,mondor e/ ri*e2 ne sont-ils pas frres8 ne sont-ils pas solidaires8 ne faut-il pas les associ]1 les organis]8 ,donc1 qu'ils p>tag5t1 et t\t s]a p\r le mieux4 ,il e/ vrai que ,pi]re ne doit pas pr5dre ,mondor1 ce s]ait inique4 ,mais n\s f]ons des ,lois1 n\s crerons des ,=ces qui se *>g]ont de l'opration4 ,a9si la rsi/ance de ,mondor devi5dra factieuse1 et la consci5ce de ,pi]re p\rra tre tranquille4 ,dans le c\rs de cette lgislature1 il s'e/ prs5t des occasions o la ,spoliation se montre s\s un aspect spcialem5t hideux4 ,c'e/ celle que la ,loi met en oeuvre au pr(it du ri*e et au dtrim5t du pauvre4 ,eh bi56 mme dans ce cas1 on voit la ,montagne battre des ma9s4 ,ne s]ait-ce pas qu'elle veut1 avant t\t1 s'assur] le pr9cipe8 ,une fois qu'avec l'appui de la majorit1 la ,spoliation lgale du pauvre au pr(it du ri*e s]a sy/matise1 comm5t rep\ss] la ,spoliation lgale du ri*e au pr(it du pauvre8 ,malheureux pays1 o les ,=ces sacres qui devai5t tre in/itues p\r ma9t5ir *acun dans son droit sont dt\rnes accomplir elles-mmes la violation des droits6 ,n\s avons vu hi] l',assemble lgislative une scne de cette abom9able et fune/e comdie1 qu'on p\rrait bi5 appel]1 la comdie des dupes4 ,voici de quoi il s'agissait3 ,t\s les ans1 #cjj1jjj enfants arriv5t l'ge de #ab ans4 ,sur ces #cjj1jjj enfants1 #aj1jjj peut-tre entr5t dans les collges et lyces de l'tat4 ,leurs p>5ts sont-ils t\s ri*es8 ,je n'en sais ri54 ,mais ce qu'on peut affirm] de la manire la plus c]ta9e1 c'e/ qu'ils sont les plus ri*es de la nation4 ,naturellem5t1 ils devrai5t pay] les frais de n\rriture1 d'in/ruction et d'entreti5 de leurs enfants4 ,mais ils tr\v5t que c'e/ =t *]4 ,en consqu5ce1 ils ont dem& et obt5u que la ,loi1 p> l'impt des boissons et du sel1 prt de l'arg5t aux millions de p>5ts pauvres1 p\r l$it arg5t leur tre di/ribu1 eux p>5ts ri*es1 titre de gratification1 enc\ragem5t1 indemnit1 subv5tion1 etc41 etc4 ,m4 ,mortim]-,t]naux a dem& la cessation d'une p>eille mon/ruosit1 mais il a *\ dans ses ef=ts4 ,l'extrme droite tr\ve trs-d\x de faire pay] p> les pauvres l'ducation des enfants ri*es1 et l'extrme gau*e tr\ve trs-politique de saisir une telle occasion de faire pass] et sanctionn] le sy/me de la ,spoliation lgale4 ,sur quoi je me dem&e3 ,o allons-n\s8 ,il faut que l',assemble se dirige p> quelque pr9cipe2 il faut qu'elle s'atta*e la ju/ice p>t\t et p\r t\s1 ou bi5 qu'elle se jette dans le sy/me de la ,spoliation lgale et rciproque1 jusqu' p>faite galisation de t\tes les conditions1 c'e/--dire dans le communisme4 ,hi]1 elle a dcl> que les pauvres pay]ai5t des impts p\r s\lag] les ri*es4 ,de quel front rep\ss]a-t-elle les impts qu'on lui propos]a bi5tt de frapp] sur les ri*es p\r s\lag] les pauvres8 ,p\r moi1 je ne puis oubli] que1 lorsque je me suis prs5t devant les lecteurs1 je leur ai dit3 ,appr\v]iez-v\s un sy/me de g\v]nem5t qui consi/]ait en ceci3 ,v\s auriez la responsabilit de votre propre exi/5ce4 ,v\s dem&]iez votre travail1 vos ef=ts1 votre n]gie1 les moy5s de v\s n\rrir1 de v\s vtir1 de v\s log]1 de v\s clair]1 d'arriv] l'aisance1 au bi5-tre1 peut-tre la =tune4 ,le g\v]nem5t ne s'occup]ait de v\s que p\r v\s g>antir contre t\t tr\ble1 contre t\te agression inju/e4 ,d'un autre ct1 il ne v\s dem&]ait que le trs-modique impt indisp5sable p\r accomplir cette t*e4 ,et t\s de s'cri]3 ,n\s ne lui dem&ons pas autre *ose4 ,et ma9t5ant1 quelle s]ait ma position si j'avais me prs5t] de n\veau devant ces pauvres lab\reurs1 ces honntes artisans1 ces braves ouvri]s1 p\r leur dire3 ,v\s payez plus d'impts que v\s ne v\s y att5diez4 ,v\s avez mo9s de lib]t que v\s ne l'espriez4 ,c'e/ un peu de ma faute1 c> je me suis c>t du sy/me de g\v]nem5t en vue duquel v\s m'aviez nomm1 et1 le #a;er avril1 j'ai vot un surcrot d'impt sur le sel et les boissons1 af9 de v5ir en aide au petit nombre de nos compatriotes qui envoi5t leurs enfants dans les collges de l'tat4 ,quoi qu'il arrive1 j'espre ne me mettre jamais dans la tri/e et ridicule ncessit de t5ir aux hommes qui m'ont inve/i de leur confiance un semblable langage4 ,,incompatibilit,s ,,p>lem5taires#hj4 ,note #hj3 ,cet opuscule1 publi en m>s #ahdi1 fut rimprim1 en #ahej1 peu de mois avant la mort de l'auteur4 ,l'op9ion qu'il y dveloppe avait dans son esprit des rac9es pr(ondes1 a9si qu'on peut le voir1 au tome ,i]1 p> sa ,lettre ,m4 ,l>nac1 qui date de #ahdf1 et de plus1 p> l'crit de #ahcj1 intitul3 ,aux lecteurs du dp>tem5t des ,l&es4 7,note de l'diteur47 ,,citoy5s ,,repr,,s5tants1 ,je v\s conjure de donn] quelque att5tion cet crit4 --,e/-il bon d'exclure de l',assemble nationale des catgories de citoy5s8 --,e/-il bon de faire brill] aux yeux des reprs5tants les hautes situations politiques8 ,voil les deux que/ions que j'y traite4 ,la con/itution elle-mme n'en a pas s\lev de plus importantes4 ,cep5dant1 *ose trange1 l'une d'elles1--la seconde1--a t dcide sans discussion4 ,le m9i/re doit-il se recrut] dans la ,*ambre8--,l',anglet]re dit3 ,oui1 et s'en tr\ve mal4 ,l',amrique dit3 ,non1 et s'en tr\ve bi54--#hi adopta la p5se amrica9e2 #ahad prfra l'ide anglaise4--,entre de telles autorits1 il y a1 ce semble1 de quoi balanc]4 ,cep5dant l',assemble nationale s'e/ prononce p\r le sy/me de la ,re/auration1 import d',anglet]re2 et cela1 sans dbat4 ,l'auteur de cet crit avait propos un am5dem5t4 ,p5dant qu'il montait les degrs de la tribune444 la "q tait tran*e4 ,je propose1 dit-il444--,la ,*ambre a vot1 s'crie ,m4 le prsid5t4--,quoi6 sans m'admettre 444--,la ,*ambre a vot4--,mais p]sonne ne s'en e/ ap]u6--,consultez le bureau1 la ,*ambre a vot4 ,c]tes1 cette fois1 on ne repro*]a pas l',assemble une l5teur sy/matique6 ,que faire8 ,saisir l',assemble avant le vote df9itif4 ,je le fais p> crit1 dans l'espoir que quelque voix plus ex]ce me vi5dra en aide4 ,d'ailleurs1 p\r l'preuve d'une discussion orale1 il faut des p\mons de ,/5tor s'adressant des oreilles att5tives4 ,dcidm5t1 le plus sr e/ d'crire4 ,citoy5s reprs5tants1 en mon me et consci5ce1 je crois que le titre ,,iv de la ,loi lectorale e/ refaire4 ,tel qu'il e/1 il organise l'an>*ie4 ,il en e/ temps encore1 ne lguons pas ce flau au pays4 ,les ,incompatibilits p>lem5taires s\lv5t deux que/ions pr(ondm5t di/9ctes1 quoiqu'on les ait s\v5t confondues4 --,la reprs5tation nationale s]a-t-elle ouv]te ou f]me ceux qui suiv5t la c>rire des fonctions publiques8 --,la c>rire des fonctions publiques s]a-t-elle ouv]te ou f]me aux reprs5tants8 ,ce sont l c]ta9em5t deux que/ions diffr5tes et qui n'ont mme entre elles aucun rapport1 si bi5 que la solution de l'une ne prjuge ri5 quant la solution de l'autre4 ,la dputation peut tre accessible aux fonctionnaires1 sans que les fonctions soi5t accessibles aux dputs1 et rciproquem5t4 ,la loi que n\s discutons e/ trs-svre quant l'admission des fonctionnaires la ,*ambre1 trs-tolrante en ce qui conc]ne l'admission des reprs5tants aux hautes situations politiques4 ,dans le premi] cas1 elle me semble s'tre laisse entran] un radicalisme de mauvais aloi4 ,en revan*e1 dans le second1 elle n'e/ pas mme prud5te4 ,je ne dissimule pas que j'arrive1 dans cet crit1 des conclusions t\t opposes4 ,p\r pass] des places la ,*ambre1 pas d'exclusion1 mais prcautions suffisantes4 ,p\r pass] de la ,*ambre aux places1 exclusion absolue4 ,respect au suffrage univ]sel6 ,ceux qu'il fait reprs5tants doiv5t tre reprs5tants1 et re/] reprs5tants4 ,pas d'exclusion l'entre1 exclusion absolue la sortie4 ,voil le pr9cipe4 ,n\s allons voir qu'il e/ d'accord avec l'utilit gnrale4 ,i4 ,les lecteurs peuv5t-ils se faire reprs5t] p> des fonctionnaires8 ,je rponds3 ,oui1 sauf la socit s'ent\r] de prcautions suffisantes4 ,ici je r5contre une premire difficult1 qui semble oppos] d'avance t\t ce que je p\rrai dire une f9 de non-recevoir insurmontable4 ,la con/itution elle-mme proclame le pr9cipe de l'incompatibilit entre t\te fonction publique rtribue et le m&at de reprs5tant du peuple4 ,or1 comme dit le rapport1 il ne s'agit pas d'lud] mais d'appliqu] ce pr9cipe1 dsormais fondam5tal4 ,je dem&e s'il y a excs de subtilit se prvaloir du mot fonction dont se s]t la con/itution1 p\r dire3 ,ce qu'elle a ent5du exclure1 ce n'e/ pas l'homme1 ce n'e/ pas mme le fonctionnaire1 c'e/ la fonction1 c'e/ le dang] qu'elle p\rrait introduire au se9 de l',assemble lgislative4 ,p\rvu donc que la fonction n'entre pas et re/e la porte1 dt-elle tre reprise la f9 de la lgislature1 p> le titulaire1 le voeu de la con/itution e/ satisfait4 ,l',assemble nationale a int]prt a9si l'article #bh de la con/itution1 l'occasion de l'arme1 et1 comme je n'arrive autre *ose qu' t5dre cette int]prtation t\s les fonctionnaires1 j'ai lieu de croire qu'il me s]a p]mis de ne pas m'arrt] la f9 de non-recevoir que le rapport met sur mon *em94 ,ce que je dem&e en effet1 c'e/ ceci3 ,que t\t lecteur soit ligible4 ,que les collges lectoraux puiss5t se faire reprs5t] p> quiconque a mrit leur confiance4 ,mais1 si le *oix des lecteurs tombe sur un fonctionnaire public1 c'e/ l'homme et non la fonction qui entre la ,*ambre4 ,le fonctionnaire ne p]dra pas p\r cela ses droits antrieurs et ses titres4 ,on n'exig]a pas de lui le sacrifice d'une vritable proprit acquise p> de longs et utiles travaux4 ,la socit n'a que faire d'exig5ces sup]flues et doit se cont5t] de prcautions suffisantes4 ,a9si1 le fonctionnaire s]a s\/rait l'influ5ce du p\voir excutif2 il ne p\rra tre promu ou de/itu4 ,il s]a mis l'abri des sugge/ions de l'esprance et de la cra9te4 ,il ne p\rra ex]c] ses fonctions ou en p]cevoir les molum5ts4 ,en un mot1 il s]a reprs5tant1 ne s]a que reprs5tant1 p5dant t\te la dure de son m&at4 ,sa vie adm9i/rative s]a1 p\r a9si dire1 susp5due et comme absorbe p> sa vie p>lem5taire4 ,c'e/ bi5 l ce qu'on a fait p\r les militaires1 grce la di/9ction entre le grade et l'emploi4 ,p> quel motif ne le f]ait-on pas p\r les magi/rats8 ,qu'on veuille bi5 le rem>qu]3 l'incompatibilit1 prise dans le s5s de l'exclusion1 e/ une ide qui dut naturellem5t se prs5t] et se popul>is] s\s le rgime d*u4 cette poque1 aucune indemnit n'tait accorde aux dputs non fonctionnaires1 mais ils p\vai5t se faire de la dputation un m>*epi$ v]s les places lucratives4 ,au contraire1 les fonctionnaires publics nomms dputs cont9uai5t recevoir leurs traitem5ts4 vrai dire1 ils tai5t pays1 non comme fonctionnaires1 mais comme dputs1 puisqu'ils ne remplissai5t pas leurs fonctions1 et que1 si le m9i/re tait mcont5t de leurs votes1 il p\vait1 en les de/ituant1 leur retir] t\t salaire4 ,les rsultats d'une telle comb9aison devai5t tre et fur5t1 en effet1 dplorables4 ,d'un ct1 les c&idats non fonctionnaires tai5t =t r>es dans la plup>t des arrondissem5ts4 ,les lecteurs tai5t libres de *oisir2 oui1 mais le c]cle du *oix ne s't5dait pas au del de c9q six p]sonnes4 ,la premire condition de l'ligibilit tait une =tune considrable4 ,que si un homme1 seulem5t dans l'aisance1 se prs5tait1 il tait rep\ss avec quelque raison1 c> on le s\ponnait d'avoir de ces vues ultrieures que la *>te n'int]disait pas4 ,d'un autre ct1 les c&idats fonctionnaires pullulai5t4 ,c'tait t\t simple4 ,d'abord une indemnit leur tait all\e4 ,ensuite la dputation tait p\r eux un moy5 assur de rapide avancem5t4 ,lorsque l'on considre que la gu]re aux portefeuilles1 consqu5ce ncessaire de l'accessibilit des m9i/res aux dputs 7va/e sujet que je trait]ai dans le p>agraphe suivant71 qu& on considre1 dis-je1 que la gu]re aux portefeuilles suscitait1 au se9 du p>lem5t1 des coalitions sy/matiquem5t organises p\r r5v]s] le cab9et1 que celui-ci ne p\vait rsi/] qu' l'aide d'une majorit galem5t sy/matique1 compacte1 dv\e2 il e/ ais de compr5dre quoi devait ab\tir cette d\ble facilit donne aux hommes places1 p\r dev5ir dputs1 et aux dputs1 p\r dev5ir hommes places4 ,le rsultat devait tre et a t3 les s]vices publics conv]tis en exploitation2 le g\v]nem5t absorbant le doma9e de l'activit prive2 la p]te de nos lib]ts1 la ru9e de nos f9ances3 la corruption desc5dant de pro*e en pro*e des hautes rgions p>lem5taires jusqu'aux d]nires c\*es lectorales4 ,dans ces circon/ances1 il ne faut pas s'tonn] si la nation s'atta*a au pr9cipe de l'incompatibilit comme une ancre de salut4 ,t\t le monde se s\vi5t que le cri de ralliem5t des lecteurs honntes tait3 ,plus de fonctionnaires la ,*ambre6 ,et le programme des c&idats3 ,je promets de n'accept] ni places1 ni faveurs4 ,cep5dant1 la rvolution de ,fvri] n'a-t-elle ri5 *ang cet ordre de *oses1 qui expliquait et ju/ifiait le c\rant de l'op9ion publique8 ,d'abord1 n\s avons le suffrage univ]sel1 et videmm5t l'influ5ce du g\v]nem5t sur les lections s]a bi5 affaiblie1 si mme il en re/e quelque ve/ige4 ,ensuite1 il n'aura aucun intrt faire nomm] de prfr5ce des fonctionnaires compltem5t s\/raits son action4 ,en outre1 n\s avons l'indemnit gale accorde t\s les reprs5tants1 circon/ance qui1 elle seule1 *ange compltem5t la situation4 ,en effet1 n\s n'avons plus r$\t]1 comme autrefois1 que les c&idats fass5t dfaut aux lections4 ,il e/ plus cra9dre que la difficult vi5ne de l'emb>ras du *oix4 ,il s]a donc impossible que les fonctionnaires envahiss5t la ,*ambre4 ,j'aj\te qu'ils n'y auront aucun intrt1 puisque la dputation ne s]a plus p\r eux un moy5 de p>v5ir4 ,autrefois1 le fonctionnaire accueillait une c&idature comme une bonne =tune4 ,auj\rd'hui1 il ne p\rra l'accept] que comme un vritable sacrifice1 au mo9s au po9t de vue de sa c>rire4 ,des *angem5ts aussi pr(onds dans la situation respective des deux classes sont de nature1 ce me semble1 modifi] les ides que n\s n\s tions faites de l'incompatibilit1 s\s l'empire de circon/ances t\tes diffr5tes4 ,je crois qu'il y a lieu d'envisag] le vrai pr9cipe et l'utilit commune1 non au flambeau de l'anci5ne *>te1 mais celui de la n\velle con/itution4 ,l',incompatibilit1 en tant que synonyme d',exclusion1 prs5te trois gr&s inconvni5ts3 #a ,c'en e/ un norme que de re/re9dre les *oix du suffrage univ]sel4 ,le suffrage univ]sel e/ un pr9cipe aussi jal\x qu'absolu4 ,qu& une population t\t entire aura environn d'e/ime1 de respect1 de confiance1 d'admiration1 un conseill] de ,c\r d'appel1 p> exemple1 qu& elle aura foi dans ses lumires et ses v]tus2 croyez-v\s qu'il s]a facile de lui faire compr5dre qu'elle peut confi] qui bon lui semble le so9 de corrig] sa lgislation1 except ce digne magi/rat8 #b ,ce n'e/ pas une t5tative mo9s exorbitante que celle de dp\ill] du plus beau droit politique1 de la plus noble rcomp5se de longs et loyaux s]vices1 rcomp5se dc]ne p> le libre *oix des lecteurs1 t\te une catgorie de citoy5s4 ,on p\rrait presque se dem&] jusqu' quel po9t l',assemble nationale a ce droit4 #c ,au po9t de vue de l'utilit pratique1 il saute aux yeux que le niveau de l'expri5ce et des lumires doit se tr\v] bi5 abaiss dans une ,*ambre1 r5\velable t\s les trois ans1 et d'o sont exclus t\s les hommes rompus aux affaires publiques4 ,quoi6 voil une assemble qui doit s'occup] de m>9e1 et il n'y aura pas un m>96 d'arme1 et il n'y aura pas de militaire6 de lgislation civile et crim9elle1 et il n'y aura pas de magi/rat6 ,il e/ vrai que les militaires et les m>9s sont admis1 grce une loi trangre la matire et p> des motifs qui ne sont pas pris du fond de la "q4 ,mais cela mme e/ un quatrime et grave inconvni5t aj\t aux trois autres4 ,le peuple ne compr5dra pas que1 dans l'ence9te o se font les lois1 l'pe soit prs5te et la robe abs5te1 p>ce qu'en #ahcb ou #ahcd une organisation p>ticulire fut introduite dans l'arme4 ,une 9galit si *oquante1 dira-t-il1 ne devait pas rsult] d'une loi anci5ne et t\t fait cont+5te4 ,v\s tiez *>g de faire une loi lectorale complte1 il en valait bi5 la pe9e1 et v\s ne deviez pas y introduire une inconsqu5ce mon/rueuse1 la faveur d'un article p]du du ,code militaire4 ,mieux et valu l',incompatibilit absolue4 ,elle et eu au mo9s le pre/ige d'un pr9cipe4 ,quelques mots ma9t5ant sur les prcautions que la socit me semble avoir le droit de pr5dre l'g>d des fonctionnaires nomms reprs5tants4 ,on p\rra essay] de me faire tomb] dans l'inconsqu5ce et me dire3 ,puisque v\s n'admettez pas de limites au *oix du suffrage univ]sel1 puisque v\s ne croyez pas qu'on puisse priv] une catgorie de citoy5s de leurs droits politiques1 comm5t admettez-v\s que l'on pr5ne1 l'g>d des uns1 des prcautions plus ou mo9s re/rictives1 dont les autres sont affran*is8 ,ces prcautions1 rem>quez-le bi51 se born5t une *ose3 assur]1 dans l'intrt public1 l'indp5dance1 l'imp>tialit du reprs5tant2 mettre le dput fonctionnaire1 l'g>d du p\voir excutif1 sur le pi$ de l'galit la plus complte avec le dput non fonctionnaire4 ,qu& un magi/rat accepte le m&at lgislatif1 que la loi du pays lui dise3 ,votre vie p>lem5taire comm5ce2 tant qu'elle dur]a1 votre vie judiciaire s]a susp5due4--,qu'y a-t-il l d'exorbitant et de contraire aux pr9cipes8 ,qu& la fonction e/ int]rompue de fait1 p\rquoi ne le s]ait-elle pas aussi de droit1 puisque aussi bi5 c'e/ l ce qui s\/rait le fonctionnaire t\te p]nicieuse influ5ce8 ,je ne veux pas qu'il puisse tre promu ou de/itu p> le p\voir excutif1 p>ce que1 s'il l'tait1 ce ne s]ait pas p\r des actes relatifs la fonction1 qui n'e/ plus remplie1 mais p\r des votes4 ,or1 qui admet que le p\voir excutif puisse rcomp5s] ou punir des votes8--,ces prcautions ne sont pas arbitraires4 ,elles n'ont pas p\r b de re/re9dre le *oix du suffrage univ]sel ou les droits politiques d'une classe de citoy5s1 mais1 au contraire1 de les univ]salis]1 puisque1 sans elles1 il en faudrait v5ir l'incompatibilit absolue4 ,l'homme qui1 quelque degr que ce soit1 fait p>tie de la hir>*ie g\v]nem5tale1 ne doit pas se dissimul] qu'il e/1 vis--vis de la socit1 et sur un po9t capital relativem5t au sujet qui n\s occupe1 dans une position =t diffr5te de celle des autres citoy5s4 ,entre les fonctions publiques et les indu/ries prives1 il y a quelque *ose de commun1 et quelque *ose de diffr5t4 ,ce qu'il y a de commun1 c'e/ que les unes et les autres satisfont des beso9s sociaux4 ,celles-ci n\s prs]v5t de la faim1 du froid1 des maladies1 de l'ignorance2 celle-l de la gu]re1 du dsordre1 de l'inju/ice1 de la viol5ce4 ,c'e/ t\j\rs des s]vices r5dus contre une rmunration4 ,mais voici ce qu'il y a de diffr5t4 ,*acun e/ libre d'accept] ou de refus] les s]vices privs1 de les recevoir dans la mesure qui lui convi5t et d'en dbattre le prix4 ,je ne puis =c] qui que ce soit a*et] mes pamphlets1 les lire1 les pay] au taux auquel l'diteur les mettrait1 s'il en avait la puissance4 ,mais t\t ce qui conc]ne les s]vices publics e/ rgl d'avance p> la loi4 ,ce n'e/ pas moi qui juge ce que j'a*t]ai de scurit et combi5 je la pay]ai4 ,le fonctionnaire m'en donne t\t autant que la loi lui prescrit de m'en donn]1 et je le paye p\r cela t\t autant que la loi me prescrit de le pay]4 ,mon libre arbitre n'y e/ p\r ri54 ,il e/ donc bi5 ess5tiel de savoir qui f]a cette loi4 ,comme il e/ dans la nature de l'homme de v5dre le plus possible1 la plus mauvaise m>*&ise possible1 au plus haut prix possible1 il e/ croire que n\s s]ions horriblem5t et *rem5t adm9i/rs1 si ceux qui ont le privilge de v5dre les produits g\v]nem5taux avai5t aussi celui d'en dt]m9] la quantit1 la qualit et le prix#ha4 ,note #ha3 ,v4 au tome ,,iv1 les pages #aj et #aa2 au tome ,,vi1 le *ap4 ,,xvii2 et1 au prs5t tome1 la page #ddc et suiv4 7,note de l'diteur47 ,c'e/ p\rquoi1 en prs5ce de cette va/e organisation qu'on appelle le g\v]nem5t1 et qui1 comme t\s les corps organiss1 aspire incessamm5t s'accrotre1 la nation1 reprs5te p> ses dputs1 dcide elle-mme sur quels po9ts1 dans quelle mesure1 quel prix elle ent5d tre g\v]ne et adm9i/re4 ,que si1 p\r rgl] ces *oses1 elle *oisit les g\v]nants eux-mmes1 il e/ =t croire qu'elle s]a bi5tt adm9i/re m]ci et misricorde1 jusqu' puisem5t de sa b\rse4 ,aussi je compr5ds que les hommes ports v]s les moy5s extrmes ai5t song dire la nation3 ,je te df5ds de te faire reprs5t] p> des fonctionnaires4 ,c'e/ l'incompatibilit absolue4 ,p\r moi1 je suis trs-port t5ir la nation le mme langage1 mais seulem5t titre de conseil4 ,je ne suis pas bi5 sr d'avoir le droit de conv]tir ce conseil en prohibition4 ,assurm5t1 si le suffrage univ]sel e/ laiss libre1 cela veut dire qu'il p\rra se tromp]4 ,s'ensuit-il que1 p\r prv5ir ses erreurs1 n\s devions le dp\ill] de sa lib]t8 ,mais ce que n\s avons le droit de faire1 comme *>gs de =mul] une loi lectorale1 c'e/ d'assur] l'indp5dance du fonctionnaire lu reprs5tant1 de le mettre sur le pi$ de l'galit avec ses collgues1 de le s\/raire aux caprices de ses *efs1 et de rgl] sa position1 p5dant la dure du m&at1 en ce qu'elle p\rrait avoir d'antagonique au bi5 public4 ,c'e/ le b de la premire p>tie de mon am5dem5t4 ,il me semble t\t concili]4 ,il respecte le droit des lecteurs4 ,il respecte1 dans le fonctionnaire1 le droit du citoy54 ,il dtruit cet intrt spcial qui1 autrefois1 p\ssait les fonctionnaires v]s la dputation4 ,il re/re9t le nombre de ceux p> qui elle s]a re*]*e4 ,il assure l'indp5dance de ceux p> qui elle s]a obt5ue4 ,il laisse enti] le droit1 t\t en anantissant l'abus4 ,il lve le niveau de l'expri5ce et des lumires dans la ,*ambre4 ,en un mot1 il concilie les pr9cipes avec l'utilit4 ,mais1 si ce n'e/ pas avant l'lection qu'il faut plac] l'incompatibilit1 il faut c]ta9em5t la plac] aprs4 ,les deux p>ties de mon am5dem5t se ti5n5t1 et j'aim]ais mieux c5t fois le voir rep\ss t\t enti] qu'accueilli moiti4 ,,ii4--,les reprs5tants peuv5t-ils dev5ir fonctionnaires8 t\tes les poques1 lorsqu'il a t "q de r=me p>lem5taire1 on a s5ti la ncessit de f]m] aux dputs la c>rire des fonctions publiques4 ,on se fondait sur ce raisonnem5t1 qui e/ en effet trs-concluant3 ,les g\v]ns nomm5t des m&ataires p\r surveill]1 contrl]1 limit] et1 au beso91 accus] les g\v]nants4 ,p\r remplir cette mission1 il faut qu'ils cons]v5t1 l'g>d du p\voir1 t\te leur indp5dance4 ,que si celui-ci enrle les reprs5tants dans ses cadres1 le b de l'in/itution e/ manqu4--,voil l'objection con/itutionnelle4 ,l'objection morale n'e/ pas mo9s =te4 ,quoi de plus tri/e que de voir les m&ataires du peuple1 trahissant l'un aprs l'autre la confiance dont ils avai5t t inve/is1 v5dre1 p\r une place1 et leurs votes et les intrts de leurs commettants8 ,on avait d'abord espr t\t concili] p> la rlection4 ,l'expri5ce a dmontr l'inefficacit de ce palliatif4 ,l'op9ion publique s'atta*a donc =tem5t ce second aspect de l'incompatibilit1 et l'article #bh de la con/itution n'e/ autre *ose que la manife/ation de son triomphe4 ,mais1 t\tes les poques aussi1 l'op9ion publique a p5s que l',incompatibilit devait s\ffrir une exception1 et que1 s'il tait sage d'int]dire les emplois subalt]nes aux dputs1 il n'en devait pas tre de mme des m9i/res1 des ambassades1 et de ce qu'on nomme les hautes situations politiques4 ,aussi1 dans t\s les plans de r=me p>lem5taire qui se sont produits avant ,fvri]1 dans celui de ,m4 ,gaugui]1 comme dans celui de ,m4 de ,rumilly1 comme dans celui de ,m4 ,?i]s1 si l'article #a;er posait t\j\rs h>dim5t le pr9cipe1 l'article #b reproduisait inv>iablem5t l'exception4 vrai dire1 je crois qu'il ne v5ait la p5se de p]sonne qu'il en pt tre autrem5t4 ,et1 comme l'op9ion publique1 qu'elle ait tort ou raison1 f9it t\j\rs p> l'emport]1 l'art4 #gi du projet de la ,loi lectorale n'e/ encore qu'une seconde manife/ation de son triomphe4 ,cet article dispose a9si3 ,art4 #gi4 ,les fonctions publiques rtribues auxquelles1 p> exception l'article #bh de la ,con/itution1 les membres de l',assemble nationale peuv5t tre appels1 p5dant la dure de la lgislature1 p> le *oix du p\voir excutif1 sont celles de3 ,,m9i/re2 ,s\s-secrtaire d'tat2 ,comm&ant suprieur des g>des nationales de la ,se9e2 ,procureur gnral la ,c\r de cassation2 ,procureur gnral la ,c\r d'appel de ,p>is2 ,prfet de la ,se9e4 ,l'op9ion publique ne se modifie pas en un j\r4 ,c'e/ donc sans aucune esprance dans le succs actuel que je m'adresse l',assemble nationale4 ,elle n'effac]a pas cet article de la loi4 ,mais j'accomplis un devoir1 c> je prvois 7et puiss-je me tromp]67 que cet article c\vrira notre malheureuse patrie de ru9es et de dbris4 ,c]tes1 je n'ai pas une foi telle dans ma propre infaillibilit que je ne sa*e me dfi] de ma p5se1 qu& je la tr\ve en opposition avec la p5se publique4 ,qu'il me soit donc p]mis de me mettre l'abri d]rire des autorits qui ne sont pas ddaign]4 ,des dputs-m9i/res6 c'e/ bi5 l une importation anglaise4 ,c'e/ de l',anglet]re1 ce b]ceau du g\v]nem5t reprs5tatif1 que n\s e/ v5ue cette irrationnelle et mon/rueuse alliance4 ,mais il faut rem>qu] qu'en ,anglet]re le rgime reprs5tatif t\t enti] n'e/ qu'un moy5 +nieux de mettre et ma9t5ir la puissance aux ma9s de quelques familles p>lem5taires4 ,dans l'esprit de la con/itution britannique1 il et t absurde de f]m] aux dputs l'accs du p\voir1 puisque cette con/itution a prcism5t p\r b de le leur livr]4--,et n\s v]rons bi5tt cep5dant quelles consqu5ces hideuses et t]ribles a eues1 p\r l',anglet]re mme1 cette dviation aux plus simples indications du bon s5s4 ,mais1 d'un autre ct1 les fondateurs de la rpublique amrica9e ont sagem5t rep\ss cet lm5t de tr\bles et de convulsions politiques4 ,nos pres1 en #hi1 avai5t fait de mme4 ,je ne vi5s donc pas s\t5ir une p5se purem5t p]sonnelle1 une innovation sans prcd5ts et sans autorit4 ,comme ,wa%+ton1 comme ,frankl91 comme les auteurs de la con/itution de #ia1 je ne puis m'emp*] de voir dans l'admissibilit des dputs au m9i/re une cause t\j\rs agissante de tr\ble et d'in/abilit4 ,je ne p5se pas qu'il soit possible d'imag9] une comb9aison plus de/ructive de t\te =ce1 de t\te suite dans l'action du g\v]nem5t1 un oreill] plus anguleux p\r la tte des rois ou des prsid5ts de rpubliques4 ,ri5 au monde ne me semble plus propre veill] l'esprit de p>ti1 alim5t] les luttes factieuses1 corrompre t\tes les s\rces d'in=mation et de publicit1 dnatur] l'action de la ,tribune et de la ,presse1 g>] l',op9ion aprs l'avoir passionne1 dpopul>is] le vrai p\r popul>is] le faux1 entrav] l'adm9i/ration1 fom5t] les ha9es nationales1 provoqu] les gu]res extrieures1 ru9] les f9ances publiques1 us] et dconsidr] les g\v]nem5ts1 dc\rag] et p]v]tir les g\v]ns1 fauss]1 en un mot1 t\s les ressorts du rgime reprs5tatif4 ,je ne connais aucune plaie sociale qui se puisse comp>] celle-l1 et je crois que si ,dieu lui-mme n\s et envoy1 p> un de ses anges1 une con/itution1 il suffirait que l',assemble nationale y int]calt cet article #gi1 p\r que l'oeuvre div9e devnt le flau de notre patrie4 ,c'e/ ce que je me propose de dmontr]4 ,j'av]tis que mon argum5tation e/ un long syllogisme reposant sur cette prmisse1 t5ue p\r accorde3 ,,les ,,hommes ,,aim5t ,,la ,,puissance4 ,ils l'ador5t avec tant de fureur1 que1 p\r la conqurir ou la cons]v]1 il n'e/ ri5 qu'ils ne sacrifi5t1 mme le repos et le bonheur de leur pays4 ,on ne conte/]a pas d'avance cette vrit d'obs]vation univ]selle4 ,mais qu&1 de consqu5ce en consqu5ce1 j'aurai conduit le lecteur ma conclusion1 savoir3 ,le m9i/re doit tre f]m aux reprs5tants2--il se peut que1 ne tr\vant rompre aucune maille de mon raisonnem5t1 il revi5ne sur le po9t de d"p et me dise3 ,nego majorem1 v\s n'avez pas pr\v l'attrait de la puissance4 ,eh bi56 je m'ob/9e ma9t5ir ma proposition dnue de preuves6 ,des preuves6 ,mais ouvrez donc au has>d les annales de l'humanit6 ,consultez l'hi/oire anci5ne ou mod]ne1 sacre ou pr(ane1 dem&ez-v\s d'o sont v5ues t\tes ces gu]res de races1 de classes1 de nations1 de familles6 ,v\s obti5drez t\j\rs cette rponse inv>iable3 ,de la soif du p\voir4 ,cela pos1 la loi n'agit-elle pas avec une bi5 aveugle imprud5ce1 qu& elle (fre la c&idature du p\voir aux hommes mmes qu'elle *>ge de contrl]1 critiqu]1 accus] et jug] ceux qui le dti5n5t8 ,je ne me dfie pas plus qu'un autre du coeur de tel ou tel homme2 mais je me dfie du coeur huma91 qu& il e/ plac1 p> une loi tmraire1 entre le devoir et l'intrt4 ,malgr les plus loqu5tes dclamations du monde sur la puret et le ds9tressem5t de la magi/rature1 je n'aim]ais pas avoir mon petit pcule dans un pays o le juge p\rrait prononc] la confiscation son pr(it4 ,de mme1 je pla9s le m9i/re qui a se dire3 ,la nation m'oblige r5dre compte des hommes qui ont bonne envie de me remplac]1 et qui le peuv5t p\rvu qu'ils me tr\v5t en faute4 ,allez donc pr\v] votre innoc5ce de tels juges6 ,mais ce n'e/ pas le m9i/re seulem5t qu'il faut pla9dre2 c'e/ surt\t la nation4 ,une lutte t]rible va s'ouvrir1 c'e/ elle qui f]a l'enjeu2 et cet enjeu1 c'e/ son repos1 son bi5-tre1 sa moralit et jusqu' la ju/esse de ses ides4 ,les fonctions sal>ies auxquelles1 p> exception l'article #bh de la con/itution1 les membres de l',assemble nationale peuv5t tre appels p5dant la dure de la lgislature1 p> le *oix du p\voir excutif1 sont celles de ,,m9i/re4 ,oh6 il y a l un pril si gr&1 si palpable1 que1 si n\s n'avions cet g>d aucune expri5ce1 si n\s tions rduits jug] p> un priori1 p> le simple bon s5s1 n\s n'hsit]ions pas une m9ute4 ,je suppose que v\s n'avez aucune notion du rgime reprs5tatif4 ,l'on v\s transporte1 n\vel ,a/olphe1 dans la lune et l'on v\s dit3 ,p>mi les nations qui peupl5t ce monde1 en voici une qui ne sait ce que c'e/ que repos1 calme1 scurit1 paix1 /abilit4--,n'e/-elle pas g\v]ne8 dem&ez-v\s4--,oh6 il n'en e/ pas de plus g\v]ne dans l'univ]s1 v\s e/-il rpondu2 et1 p\r en tr\v] une autre aussi g\v]ne que celle-l1 v\s p>c\rriez inutilem5t t\tes les plantes1 except peut-tre la t]re4 ,le p\voir y e/ imm5se1 horriblem5t l\rd et disp5dieux4 ,les c9q siximes des g5s qui reoiv5t quelque ducation y sont fonctionnaires publics4 ,mais enf9 les g\v]ns y ont conquis un droit prcieux4 ,ils nomm5t priodiquem5t des reprs5tants qui font t\tes les lois1 ti5n5t les cordons de la b\rse et =c5t le p\voir1 soit dans son action1 soit dans sa dp5se1 se con=m] leur dcision4--,oh6 quel bel ordre1 quelle sage conomie1 doiv5t rsult] de ce simple mcanisme6 dites-v\s4 ,c]ta9em5t ce peuple a d tr\v] ou tr\v]a1 =ce de ttonn]1 le po9t prcis o le g\v]nem5t ralis]a le plus de bi5faits1 aux mo9dres frais4 ,comm5t donc m'annoncez-v\s que t\t e/ tr\ble et confusion s\s un si m]veilleux rgime8--,il faut que v\s sa*iez1 rpond votre cic]one1 que si les habitants de la lune1 ou les ,lunatiques1 aim5t prodigieusem5t tre g\v]ns1 il y a une *ose qu'ils aim5t plus prodigieusem5t encore1 c'e/ de g\v]n]4 ,or1 ils ont introduit dans leur admirable con/itution un petit article1 p]du au milieu de beauc\p d'autres1 et dont voici le s5s3 ,les reprs5tants joign5t la facult de r5v]s] les m9i/res celle de les remplac]4 ,en consqu5ce1 s'il se =me1--au se9 du p>lem5t1--des p>tis1 des oppositions sy/matiques1 des coalitions1 qui =ce de bruit et de clameurs1 =ce de grossir et de fauss] t\tes les que/ions1 p>vi5n5t dpopul>is] et faire succomb] le m9i/re1 s\s les c\ps d'une majorit conv5ablem5t prp>e cet effet1 les m5eurs de ces p>tis1 oppositions et coalitions s]ont ,,m9i/res ipso facto2 et1 p5dant que ces lm5ts htrognes se disput]ont le p\voir1 les m9i/res d*us1 r$ev5us simples reprs5tants1 iront fom5t] des intrigues1 des alliances1 des oppositions et des coalitions n\velles4--,p> le gr& ,dieu du ciel6 v\s criez-v\s1 puisqu'il en e/ a9si1 je ne suis pas surpris que l'hi/oire de ce peuple ne soit que l'hi/oire d'une affreuse et p]man5te convulsion6 ,mais rev5ons de la lune1 heureux si1 comme ,a/olphe1 n\s en rapportons une petite fiole de bon s5s4 ,n\s en f]ons hommage qui de droit1 lors de la troisime lecture de notre ,loi lectorale4 ,je dem&e insi/] encore sur mon priori4 ,seulem5t n\s l'appliqu]ons des faits exi/ants qui se pass5t s\s nos yeux4 ,il y a en ,france quatre-v+ts et quelques p>lem5ts au petit pi$4 ,on les appelle conseils gnraux4 ,les rapports de prfet conseil gnral ressembl5t1 beauc\p d'g>ds1 aux rapports de m9i/re ,assemble nationale4 ,d'un ct1 des m&ataires du public qui dcid5t1 en son nom1 comm5t1 dans quelle mesure1 quel prix il ent5d tre adm9i/r4 ,de l'autre1 un ag5t du p\voir excutif qui tudie les mesures pr5dre1 les fait admettre1 s'il peut1 et1 une fois admises1 p\rvoit leur excution4 ,voil une expri5ce qui se r5\velle prs de c5t fois p> an s\s nos yeux1 et que n\s appr5d-elle8 ,c]tes1 le coeur des conseill]s gnraux e/ ptri du mme limon que celui des reprs5tants du peuple4 ,il en e/ peu p>mi eux qui ne dsirass5t autant dev5ir prfets qu'un dput peut s\hait] de dev5ir m9i/re4 ,mais cette ide ne leur vi5t pas mme l'esprit1 et la raison en e/ simple3 la loi n'a pas fait du titre de conseill] un m>*epi$ v]s les prfectures4 ,les hommes1 quelque ambitieux qu'il soi5t 7et ils le sont presque t\s71 ne p\rsuiv5t cep5dant1 p] fas et nefas1 que ce qu'il e/ possible de saisir4 ,devant l'impossibilit radicale1 le dsir s'te9t faute d'alim5t4 ,on voit des enfants pleur] p\r avoir la lune1 mais1 qu& la raison survi5t1 ils n'y p5s5t plus4 ,ceci s'adresse ceux qui me dis5t3 ,croyez-v\s donc extirp] l'ambition du coeur de l'homme8--,non c]tes1 et je ne le dsire mme pas4 ,mais ce qui e/ trs-possible1 c'e/ de dt\rn] l'ambition d'une voie donne en anantissant l'appt qu'on y avait imprudemm5t plac4 ,v\s aurez beau lev] des mts de cocagne1 p]sonne n'y mont]a s'il n'y a pas une proie au b\t4 ,il e/ c]ta9 que1 si une opposition sy/matique1 une coalition mi-blan*e et mi-r\ge se =mait au se9 du conseil gnral1 elle p\rrait =t bi5 faire saut] le prfet1 mais non mettre les m5eurs sa place4 ,ce qui e/ c]ta9 aussi1 l'expri5ce le dmontre1 c'e/ qu'en consqu5ce de cette impossibilit1 de telles coalitions ne s'y =m5t pas4 ,le prfet propose ses plans1 le conseil les discute1 les exam9e en eux-mmes1 en apprcie la valeur propre au po9t de vue du bi5 gnral4 ,je veux bi5 que l'un se laisse influ5c] p> l'esprit de localit1 un autre p> son intrt p]sonnel4 ,la loi ne peut refaire le coeur huma91 c'e/ aux lecteurs y p\rvoir4 ,mais il e/ bi5 positif qu'on ne rep\sse pas sy/matiquem5t les propositions du prfet1 uniquem5t p\r lui faire pice1 p\r l'entrav]1 p\r le faire tomb]1 s'emp>] de sa place4 ,cette gu]re ins5se1 dont en df9itive le pays f]ait les frais1 cette gu]re1 si frqu5te dans nos assembles lgislatives qu'elle en e/ l'hi/oire et la vie1 ne s'e/ jamais vue dans les assembles dp>tem5tales2 mais v\lez-v\s l'y voir8 ,il y a un moy5 bi5 simple4 ,con/ituez ces petits p>lem5ts sur le patron du gr&2 introduisez dans la loi de l'organisation des conseils gnraux un petit article a9si conu3 ,si une mesure bonne ou mauvaise1 propose p> le prfet1 e/ rep\sse1 il s]a de/itu4 ,celui des membres du conseil qui aura dirig l'opposition s]a nomm sa place1 et di/ribu]a ses compagnons de =tune t\tes les gr&es fonctions du dp>tem5t1 recette gnrale1 direction des contributions directes et indirectes1 etc4 ,je le dem&e1 p>mi mes neuf c5ts collgues1 y en a-t-il un seul qui ost vot] une p>eille disposition8 ,ne croirait-il pas faire au pays le prs5t le plus fune/e8 ,p\rrait-on mieux *oisir1 si l'on tait dcid le voir agonis] s\s l'tre9te des factions8 ,n'e/-il pas c]ta9 que ce seul article b\lev]s]ait compltem5t l'esprit des conseils gnraux8 ,n'e/-il pas c]ta9 que ces c5t ence9tes1 o rgn5t auj\rd'hui le calme1 l'indp5dance et l'imp>tialit1 s]ai5t conv]ties en autant d'arnes de luttes et de brigues8 ,n'e/-il pas clair que *aque proposition prfectorale1 au lieu d'tre envisage en elle-mme et dans ses rapports avec le bi5 public1 devi5drait le *amp de bataille d'un conflit de p]sonnes8 que *acun n'y *]*]ait autre *ose que des *ances p\r son p>ti8 ,ma9t5ant1 admettons qu'il y a des j\rnaux dans le dp>tem5t2 les p>ties belligrantes ne f]ont-elles pas t\s leurs ef=ts p\r les atta*] leur =tune8 ,la polmique de ces j\rnaux ne s'empre9dra-t-elle pas des passions qui agit5t le conseil8 ,t\tes les que/ions n'arriv]ont-elles pas altres et fausses devant le public8 ,vi5n5t les lections2 comm5t ce public g> ou circonv5u p\rra-t-il tre bon juge8 ,ne voyez-v\s pas1 d'ailleurs1 que la corruption et l'intrigue1 surexcites p> l'ardeur du combat1 ne connatront plus de bornes8 ,ces prils v\s frapp5t2 ils v\s effray5t4 ,reprs5tants du peuple1 v\s v\s laiss]iez brl] la ma9 droite plutt que de vot]1 p\r les conseils gnraux1 une organisation aussi absurde et aussi an>*ique4 ,et cep5dant1 qu'allez-v\s faire8 ,v\s allez dpos]1 dans la con/itution de l',assemble nationale1 ce flau de/ructeur1 cet effroyable dissolvant1 que v\s rep\ssez avec horreur des assembles dp>tem5tales4 ,p> l'article #gi1 v\s allez proclam] bi5 haut que ce poison1 dont v\s prs]vez les ve9es1 v\s en saturez le coeur du corps social4 ,v\s dites3 ,c'e/ bi5 diffr5t4 ,les attributions des conseils gnraux sont trs-limites4 ,leurs discussions n'ont pas une gr&e importance2 la politique en e/ bannie2 ils ne donn5t pas des lois au pays1 et puis la prfecture n'e/ pas un objet de convoitise bi5 sduisant4 ,e/-ce que v\s ne compr5ez pas que *acune de vos prt5dues objections met ma porte autant d' =tiori aussi clairs que le j\r8 ,quoi6 la lutte s]a-t-elle mo9s a*>ne1 inflig]a-t-elle au pays de mo9dres maux1 p>ce que l'arne e/ plus va/e1 le ?tre plus lev1 le *amp de bataille plus t5du1 l'alim5t des passions plus excitant1 le prix du combat plus convoit1 les que/ions qui s]v5t de ma*9es de gu]re plus brlantes1 plus difficiles1 et p>tant plus propres g>] le s5tim5t et le jugem5t de la multitude8 ,s'il e/ f*eux que l'esprit public se trompe qu& il s'agit d'un *em9 vic9al1 n'e/-il pas mille fois plus malheureux qu'il s'g>e qu& il e/ "q de paix ou de gu]re1 d'quilibre ou de banqu]\te1 d'ordre public ou d'an>*ie8 ,je dis que l'article #gi1 qu'il s'applique aux conseils gnraux ou aux assembles nationales1 c'e/ le dsordre savamm5t organis sur le mme modle2 dans le premi] cas sur une petite *elle1 dans le second sur une *elle imm5se4 ,mais c\pons un peu1 p> un appel l'expri5ce1 la monotonie des raisonnem5ts4 ,en ,anglet]re1 c'e/ t\j\rs p>mi les membres du p>lem5t que le roi *oisit ses m9i/res4 ,je ne sais si1 dans ce pays1 le pr9cipe de la sp>ation des fonctions e/ /ipul au mo9s sur le papi]4 ,ce qu'il y a de c]ta91 c'e/ que l'ombre mme de ce pr9cipe ne se rvle pas dans les faits4 ,t\te la puissance excutive1 lgislative1 judiciaire et spirituelle rside dans une classe son pr(it1 la classe olig>*ique4 ,si elle r5contre un fre91 c'e/ dans l'op9ion1 et ce fre9 e/ bi5 rc5t4 ,aussi le peuple anglais n'a pas t jusqu'ici g\v]n1 mais exploit2 a9si que l'atte/5t deux milli>ds de taxes et v+t-deux milli>ds de dettes4 ,si depuis quelque temps ses f9ances sont mieux adm9i/res1 l',anglet]re n'en doit pas r5dre grces la confusion des p\voirs1 mais l'op9ion qui1 mme prive de moy5s con/itutionnels1 ex]ce une gr&e influ5ce1 et cette prud5ce vulgaire des exploiteurs1 qui les a dcids s'arrt] au mom5t o ils allai5t s'engl\tir1 avec la nation t\t entire1 dans le g\ffre ouv]t p> leur rapacit4 ,dans un pays o t\tes les bran*es du g\v]nem5t ne sont que les p>ties d'une mme exploitation1 au pr(it des familles p>lem5taires1 il n'e/ pas surpr5ant que les m9i/res soi5t ouv]ts aux membres du p>lem5t4 ,ce qui s]ait surpr5ant1 c'e/ qu'il n'en ft pas a9si1 et ce qui l'e/ bi5 davantage encore1 c'e/ que cette biz>re organisation soit imite p> un peuple qui a la prt5tion de se g\v]n] lui-mme1 et1 qui plus e/1 de se bi5 g\v]n]4 ,quoi qu'il en soit1 qu'a-t-elle produit en ,anglet]re mme8 ,on n'att5d pas sans d\te que je fasse ici l'hi/oire des coalitions qui ont agit l',anglet]re4 ,ce s]ait entrepr5dre son hi/oire con/itutionnelle t\t entire4 ,mais je ne puis me disp5s] d'en rappel] quelques traits4 ,walpole e/ m9i/re3 une coalition se =me4 ,elle e/ dirige p> ,pult5ey et ,c>t]et p\r les wighs dissid5ts 7ceux que ,walpole n'a pu plac]71 p> ,w9dham p\r les torys qui1 s\ponns de jacobitisme1 sont condamns au /rile honneur de s]vir d'auxiliaires t\tes les oppositions4 ,c'e/ dans cette coalition que le premi] des ,pitt 7depuis lors ,*a?am7 comm5ce sa brillante c>rire4 ,l'esprit jacobite1 encore vivace1 p\vant f\rnir la ,france l'occasion d'une puissante div]sion en cas d'ho/ilit1 la politique de ,walpole e/ la paix4 ,donc1 la coalition s]a la gu]re4 ,mettre f9 au sy/me de corruption qui ass]vit le p>lem5t aux volonts du m9i/re1 remplac] dans les rapports extrieurs1 p> une politique plus fire1 plus digne1 la politique timide et exclusivem5t pacifique de ,walpole1 tel e/ le d\ble b que se propose la coalition4 ,je laisse p5s] ce qu'on y dit de la ,france4 ,on ne j\e pas impunm5t avec le s5tim5t patriotique d'un peuple qui s5t sa =ce4 ,la coalition p>le tant et si haut aux ,anglais de leur humiliation1 qu'ils f9iss5t p> y croire4 ,ils appell5t la gu]re gr&s cris4 ,elle clate l'occasion d'un droit de visite4 ,autant que ses adv]saires ,walpole aimait le p\voir4 ,plutt que de s'en dessaisir1 il prt5d conduire les oprations4 ,il prs5te un bill de subsides1 la coalition le rep\sse4 ,elle a v\lu la gu]re1 et refuse les moy5s de la faire4 ,voici son calcul3 la gu]re faite sans ress\rces suffisantes s]a dsa/reuse2 alors n\s dirons3 ,c'e/ la faute du m9i/re qui l'a faite contre-coeur4--,qu& une coalition met dans un des plateaux de la balance l'honneur du pays1 et dans l'autre son propre succs1 ce n'e/ pas l'honneur du pays qui l'emporte4 ,cette comb9aison russit4 ,la gu]re fut malheureuse et ,walpole tomba4 ,l'opposition1 mo9s ,pitt1 entre aux affaires2 mais1 compose d'lm5ts htrognes1 elle ne peut s'ent5dre4 ,p5dant cette lutte inte/9e1 l',anglet]re e/ t\j\rs battue4 ,une n\velle coalition se =me4 ,pitt en e/ l'me4 ,il se t\rne contre ,c>t]et4 ,avec lui1 il v\lait la gu]re2 contre lui1 il veut la paix4 ,il le traite de m9i/re excrable1 tratre1 lui repro*ant un subside aux tr\pes hanovri5nes4 ,quelques annes aprs1 on retr\ve ces deux hommes =t bons amis1 assis cte cte dans le mme conseil4 ,pitt dit de ,c>t]et3 ,je m'enorgueillis de dcl>] que je dois son patronage1 son amiti1 ses leons t\t ce que je suis4 ,cep5dant la n\velle coalition amne une crise m9i/rielle4 ,les frres ,pelham sont m9i/res4 ,quatrime coalition =me p> ,pult5ey et ,c>t]et4 ,ils r5v]s5t les ,pelham4 ,mais ils sont r5v]ss eux-mmes au b\t de trois j\rs4 ,p5dant que le p>lem5t e/ en proie ces intrigues1 la gu]re cont9ue1 et le ,prt5dant1 qui a mis l'occasion pr(it1 fait des progrs en cosse4 ,mais cette considration n'arrte pas les ambitions p]sonnelles4 ,pitt conqui]t enf9 une position (ficielle assez mode/e4 ,il se fait g\v]nem5tal p5dant quelques j\rs4 ,il appr\ve t\t ce qu'il a blm1 entre autres le subside aux ,hanovri5s4 ,il blme t\t ce qu'il a appr\v1 entre autres la rsi/ance au droit de visite1 invoqu p> les ,espagnols1 et qui lui a s]vi de prtexte p\r fom5t] la gu]re1 gu]re qui n'avait t elle-mme qu'un prtexte p\r r5v]s] ,walpole4 ,l'expri5ce m'a mri1 dit-il2 j'ai ma9t5ant acquis la conviction que l',espagne e/ dans son droit4--,enf91 la paix se conclut p> le trait d',aix-la-,*apelle1 qui replace t\tes *oses comme elle tai5t avant et ne m5tionne mme pas le droit de visite1 qui a mis l',europe en feu4 ,survi5t une c9quime coalition contre ,pitt4 ,elle n'ab\tit pas4 ,puis une sixime qui prs5te un c>actre p>ticuli]2 elle e/ dirige p> une moiti du cab9et contre l'autre4 ,pitt et ,fox sont bi5 m9i/res1 mais l'un et l'autre veut tre premi] m9i/re4 ,ils s'uniss5t1 sauf se combattre bi5tt4 ,en effet1 ,fox s'lve1 ,pitt tombe1 et il n'a ri5 de plus press que d'all] fom5t] une septime coalition4 ,enf91 les circon/ances aidant 7ces circon/ances sont la ru9e et l'abaissem5t de l',anglet]re71 ,pitt arrive au b de ses ef=ts4 ,il e/ premi] m9i/re de fait4 ,il aura quatre ans devant lui p\r s'immortalis]1 c> ,john ,bull comm5ce tre rvolt de t\tes ces luttes4 ,au b\t de quatre ans1 ,pitt tombe victime d'intrigues p>lem5taires4 ,ses adv]saires ont d'autant plus facilem5t raison de lui1 qu'ils lui jett5t sans cesse la face ses anci5s disc\rs4 ,ici comm5ce une int]m9able srie de crises m9i/rielles4 ,c'e/ au po9t que ,pitt1 ayant ressaisi un mom5t le p\voir au milieu de ces pripties et croyant faire trop d'honneur au gr& ,frdric1 en lui proposant une alliance1 celui-ci lui fit cette rponse accablante3 ,il e/ bi5 difficile d'entr] dans un conc]t de quelque porte avec un pays qui1 p> l'effet de *angem5ts cont9uels d'adm9i/ration1 n'(fre aucune g>antie de p]si/ance et de /abilit4 ,mais laissons le vieux ,*a?am us] ses d]ni]s j\rs dans ces tri/es combats4 ,voici une gnration n\velle1 d'autres hommes portant les mmes noms1 un autre ,pitt1 un autre ,fox1 qui1 p\r l'loqu5ce et le gnie1 ne le cd5t en ri5 leurs devanci]s4 ,mais la loi e/ re/e la mme4 ,les dputs peuv5t dev5ir m9i/res4 ,aussi n\s allons retr\v] les mmes coalitions1 les mmes dsa/res1 la mme immoralit4 ,"l ,nor? e/ *ef du cab9et4 ,l'opposition prs5te un faisceau de noms illu/res3 ,burke1 ,fox1 ,pitt1 ,%]idan1 ,ersk9e1 etc4 ,*a?am avait r5contr1 son db1 un m9i/re pacifique1 et naturellem5t il dem&ait la gu]re4 ,le second ,pitt entre au p>lem5t p5dant la gu]re2 son rle e/ de rclam] la paix4 ,nor? rsi/ait au fils1 comme ,walpole avait rsi/ au pre4 ,l'opposition arriva la plus extrme viol5ce4 ,fox alla jusqu' dem&] la tte de ,nor?4 ,celui-ci tombe1 un n\veau m9i/re e/ compos4 ,burke1 ,fox1 ,%]idan y entr5t2 ,pitt n'y e/ pas compris4 ,quatre mois aprs1 n\veau remaniem5t1 qui fit entr] ,pitt dans l'adm9i/ration et en fit sortir ,%]idan1 ,fox et ,burke4 ,avec qui p5se-t-on que ,fox va se coalis]8 avec ce mme ,nor?6 trange spectacle6 ,fox v\lut d'abord la paix p>ce que le m9i/re tait belliqueux4 ,ma9t5ant il veut la gu]re p>ce que le m9i/re e/ pacifique4 ,on le voit1 gu]re ou paix sont de la pure /ratgie p>lem5taire4 ,t\t absurde et odieuse qu'e/ cette coalition1 elle russit4 ,pitt succombe1 ,nor? e/ m& au palais4 ,mais les ambitions individuelles sont arrives ce po9t1 qu'il e/ impossible de mettre un t]me la crise m9i/rielle4 ,elle dure deux mois4 ,message des ,*ambres1 ptitions des citoy5s1 emb>ras du roi1 ri5 n'y fait4 ,les dputs c&idats-m9i/res ne dmord5t pas de leurs exig5ces4 ,georges ,,iii songe jet] au v5t une c\ronne si l\rde1 et je crois qu'on peut faire remont] cette poque l'orig9e de la cruelle maladie dont il fut plus t>d afflig4 ,en vrit1 il y avait bi5 de quoi p]dre la tte4 ,enf9 on s'accorde4 ,voil ,fox m9i/re1 laissant ,nor? et ,pitt dans l'opposition4 ,n\velle crise2 n\velles difficults4 ,pitt triomphe et1 malgr la fureur de ,fox1 dev5u *ef d'une autre coalition1 p>vi5t se ma9t5ir4 ,fox ne se conti5t plus et se rp& en grossires injures4 ,compatissant comme je fais1 lui rpond ,pitt1 la situation de l'honorable prop9ant1 aux tortures de ses esprances trompes1 de ses illusions dtruites1 de son ambition due1 je dcl>e que je me croirais inexcusable1 si les emportem5ts d'un esprit1 succombant s\s le poids de regrets dvorants1 p\vai5t excit] en moi une autre motion que celle de la piti4 ,je prote/e qu'ils n'ont pas la puissance de provoqu] mon c\rr\x1 pas mme mon mpris4 ,je m'arrte4 ,en vrit1 cette hi/oire n'aurait pas de f94 ,si j'ai cit des noms illu/res1 ce n'e/ c]tes pas p\r le va9 plaisir de dnigr] de gr&es r5ommes4 ,j'ai p5s que ma dmon/ration en aurait d'autant plus de =ce4 ,si une loi imprud5te a pu abaiss] ce po9t des hommes tels que les ,pitt et les ,fox1 qu'a-t-elle produit sur des mes plus vulgaires1--des ,walpole1 des ,burke1 des ,nor?8 ,ce qu'il faut rem>qu] surt\t1 c'e/ que l',anglet]re a t le j\et et la victime de ces coalitions4 ,l'une ab\tit une gu]re ru9euse2 l'autre une paix humiliante4 ,une troisime fait *\] le plan de ju/ice et de rp>ation conu p> ,pitt en faveur de l',irl&e4 ,que de s\ffrances et de honte ce plan n'et-il pas p>gnes l',anglet]re et l'humanit6 ,tri/e spectacle que celui de ces hommes d'tat livrs la honte de contradictions p]ptuelles6 ,*a?am1 dans l'opposition1 enseigne que le mo9dre symptme de prosprit comm]ciale1 en ,france1 e/ une calamit p\r la ,gr&e-,bretagne4 ,*a?am1 m9i/re1 conclut l paix avec la ,france1 et pr(esse que la prosprit d'un peuple e/ un bi5fait p\r t\s les autres4 ,n\s sommes habitus voir dans ,fox le df5seur des ides franaises4 ,il le fut sans d\te1 quant ,pitt n\s faisait la gu]re4 ,mais qu& ,pitt ngociait le trait de #aghf1 ,fox disait3 en propres t]mes que l'ho/ilit tait l'tat naturel1 la condition normale des relations des deux peuples4 ,malheureusem5t ces v>iations1 qui ne sont p\r les coalitions que des manoeuvres /ratgiques1 sont prises au srieux p> les peuples4 ,c'e/ a9si qu'on les voit implor] t\r t\r la paix ou la gu]re1 au gr des *ef mom5tanm5t populaires4 ,c'e/ l le dang] srieux des coalitions4 ,on p\rra dire avec raison que1 depuis quelques annes1 ces sortes de manoeuvres sont si dcries en ,anglet]re1 que les hommes d'tat n'os5t plus s'y livr]4 ,qu'e/-ce que cela pr\ve1 si ce n'e/ que1 p> leurs effets dsa/reux1 elles ont enf9 ouv]t les yeux du peuple et =m son expri5ce8 ,je sais bi5 que l'homme e/ naturellem5t progressif1 qu'il f9it t\j\rs p> tre clair1 s9on p> la prvoyance1 du mo9s p> l'expri5ce1 et qu'une in/itution vicieuse p]d la longue son efficacit p\r le mal1 =ce d'en faire4 ,e/-ce une raison p\r l'adopt]8 ,il ne faut pas croire1 d'ailleurs1 que l',anglet]re ait *app depuis bi5 longtemps ce flau4 ,n\s l'avons vue de nos j\rs en pr\v] les cruels effets4 ,en #ahbd1 l'tat des f9ances tant dsespr1 un habile m9i/re1 ,huskisson1 songea aune gr&e r=me1 qui alors tait =t impopulaire4 ,huskisson dut se cont5t] de faire quelques expri5ces p\r prp>] et clair] l'op9ion4 ,il y avait alors dans le p>lem5t un jeune homme1 pr(ond conomi/e1 et qui comprit t\te la gr&eur1 t\te la porte de cette r=me4 ,si1 en sa qualit de dput1 l'accs du m9i/re lui et t int]dit1 il n'aurait eu ri5 de mieux faire qu' aid] ,huskisson dans sa difficile entreprise4 ,mais1 il y a aussi dans la con/itution anglaise un fatal article #gi4 ,et sir ,rob]t ,peel1 c> c'tait lui1 se dit3 ,cette r=me e/ belle1 c'e/ moi1 moi seul qui l'accomplirai4 ,mais p\r cela1 il fallait tre m9i/re4 ,p\r tre m9i/re1 il fallait r5v]s] ,huskisson2 p\r le r5v]s]1 il fallait le dpopul>is]2 p\r le dpopul>is]1 il fallait dcri] l'oeuvre qu'on admirait au fond du coeur4 ,c'e/ quoi sir ,rob]t s'atta*a4 ,huskisson m\rut sans ralis] sa p5se4 ,les f9ances tai5t aux abois4 ,il fallut song] un moy5 hroque4 ,russel proposa un bill qui comm5ait et impliquait la r=me4 ,sir ,rob]t ne manqua pas d'y faire une opposition furieuse4 ,le bill *\a4 ,"l ,john ,russell conseilla au roi1 tant la situation tait grave1 de diss\dre le p>lem5t et d'en appel] aux lecteurs4 ,sir ,rob]t remplit l',anglet]re d'argum5ts protectioni/es1 contraires ses convictions1 mais ncessaires ses vues4 ,les vieux prjugs l'emportr5t4 ,la n\velle *ambre r5v]sa ,russell1 et ,peel entra au m9i/re avec la mission expresse de s'oppos] t\te r=me4 ,v\s voyez qu'il ne r$\tait pas de pr5dre le *em9 le plus long4 ,mais sir ,rob]t avait compt sur un auxiliaire qui ne t>da pas p>atre3 la dtresse publique4 ,la r=me ayant t ret>de p> ses so9s1 les f9ances allai5t naturellem5t de mal en pis4 ,t\s les budgets ab\tissai5t des dficits effrayants4 ,les alim5ts ne p\vant pntr] dans la ,gr&e-,bretagne1 elle fut en proie la fam9e escorte1 comme t\j\rs1 du crime1 de la dbau*e1 de la maladie de la mortalit4 ,la dtresse6 ri5 n'e/ plus propre r5dre les peuples *angeants4 ,l'op9ion1 seconde p> une ligue puissante1 rclama la lib]t4 ,les *oses tai5t arrives au po9t o sir ,rob]t les v\lait2 et alors2 trahissant son pass1 trahissant ses commettants1 trahissant son p>ti p>lem5taire1 un beau j\r1 il se proclame conv]ti l'conomie politique et ralise lui-mme cette r=me1 que1 p\r le malheur de l',anglet]re1 il a ret>de de dix ans1 dans le seul b d'en ravir la gloire d'autres4 ,cette gloire1 il l'a conquise2 mais l'ab&on de t\s ses amis et les repro*es de sa consci5ce la lui font pay] *rem5t4 ,n\s avons aussi notre hi/oire con/itutionnelle1 autrem5t dit3 l'hi/oire de la gu]re aux portefeuilles1 gu]re qui agite et s\v5t p]v]tit le pays t\t enti]4 ,je ne m'y arrt]ai pas longtemps2 aussi bi51 ce ne s]ait que la reproduction de ce qu'on vi5t de lire1 sauf le nom des p]sonnages et quelques dtails de mise en scne4 ,le po9t sur lequel je v\drais surt\t attir] l'att5tion du lecteur1 ce n'e/ pas autant sur ce qu'il y a de dplorable dans les manoeuvres des coalitions p>lem5taires que sur ce qu'il y a de plus dang]eux dans un de leurs effets1 qui e/ celui-ci3 popul>is]1 p\r un temps1 l'inju/ice et l'absurdit2 dpopul>is] la vrit mme4 ,un j\r1 ,m4 de ,villle s'ap]ut que l'tat avait du crdit et qu'il p\vait emprunt] #d-a_/b p\r c5t4 ,n\s avions alors une l\rde dette1 dont l'intrt n\s cotait #e p\r c5t4 ,m4 de ,villle songea faire aux cranci]s de l'tat cette proposition3 ,s\mettez-v\s ne t\*] dsormais que l'intrt tel qu'il prvaut auj\rd'hui dans t\tes les transactions1 ou bi5 repr5ez votre capital2 je suis prt v\s le r5dre4 ,quoi de plus raisonnable1 quoi de plus ju/e1 et combi5 de fois la ,france a-t-elle va9em5t rclam depuis cette mesure si simple8 ,mais il y avait1 la ,*ambre1 des dputs qui v\lai5t tre m9i/res4 ,leur rle naturel1 en consqu5ce de ce dsir1 tait de tr\v] ,m4 de ,villle en faute en t\t et sur t\t4 ,ils dcrir5t donc la conv]sion avec tant de bruit et d'a*>nem5t1 que la ,france n'en v\lut aucun prix4 ,il semblait que re/itu] quelques millions aux contribuables1 c'tait leur arra*] les entrailles4 ,ce bon ,m4 ,laffite1 dom9 p> son expri5ce f9ancire au po9t d'oubli] son rle de coalis1 s'tant avis de dire3 ,aprs t\t1 la conv]sion a du bon1 fut l'in/ant considr comme r5gat1 et ,p>is n'en v\lut plus p\r dput4 ,r5dre impopulaire une ju/e dim9ution des intrts pays aux r5ti]s6 ,puisque les coalitions ont fait ce t\r de =ce1 elles en f]ont bi5 d'autres4--,tant y a1 qu' l'heure qu'il e/1 n\s payons encore cette leon1 et1 qui pis e/1 n\s ne p>aissons pas disposs en pr(it]4 ,mais voici ,m4 ,mol au p\voir4 ,deux hommes de tal5t sont entrs la ,*ambre s\s l'empire de la *>te n\velle1 qui a aussi son article #gi4 ,cet article a s\ffl dans l'oreille de nos deux dputs ces mots sducteurs3 ,si v\s p>v5ez faire prir ,m4 ,mol =ce d'impopul>it1 un de v\s pr5dra sa place4 ,et nos deux *ampions1 qui n'ont jamais pu s'ent5dre sur ri51 s'ent5d5t p>faitem5t p\r amass] sur la tte de ,m4 ,mol des flots d'impopul>it4 ,quel t]ra9 vont-il *oisir8 ,ce s]a celui des que/ions extrieures4 ,c'e/ peu prs le seul o deux hommes d'op9ions politiques opposes puiss5t mom5tanm5t se r5contr]4 ,d'ailleurs1 il e/ m]veilleusem5t propre au b qu'on a en vue4 ,le m9i/re e/ l*e1 tratre1 il humilie le drapeau franais2 n\s sommes1 n\s1 les vrais patriotes1 les df5seurs de l'honneur national4 ,quoi de mieux calcul p\r abaiss] son adv]saire et s'lev] soi-mme aux yeux d'une op9ion publique qu'on sait tre si *at\illeuse en fait de po9t d'honneur8 ,il e/ vrai que si on p\sse trop lo91 dans les masses1 cette exaltation de patriotisme1 il en p\rra rsult] d'abord une *auff\re1 ensuite une conflagration univ]selle4 ,mais ce n'e/ l qu'une v5tualit secondaire aux yeux d'une coalition1 l'ess5tiel e/ de saisir le p\voir4 l'poque dont n\s p>lons1 ,m4 ,mol avait tr\v la ,france engage p> un trait qui portait textuellem5t1 si je ne me trompe1 cette clause3 ,qu& les ,autri*i5s quitt]ont les ,lgations1 les ,franais quitt]ont ,ancne4 ,or1 les ,autri*i5s ayant vacu les ,lgations1 les ,franais vacur5t ,ancne4 ,ri5 au monde de plus naturel et de plus ju/e4 mo9s de prt5dre que la gloire de la ,france consi/e viol] les traits1 et que la p>ole lui a t donne p\r tromp] ceux avec qui elle traite1 ,m4 ,mol avait mille fois raison4 ,c'e/ p\rtant sur cette "q que ,,mm4 ,?i]s et ,guizot1 seconds p> l'op9ion g>e1 p>v9r5t le r5v]s]4 ,et ce fut cette occasion que ,m4 ,?i]s pr(essa1 sur la valeur des engagem5ts int]nationaux1 cette fameuse doctr9e qui en a fait un homme impossible1 c> elle ne t5dait ri5 mo9s qu' faire de la ,france elle-mme une nation impossible1 au mo9s p>mi les peuples civiliss4 ,mais le propre des coalitions e/ de crer ceux qui y entr5t des emb>ras et des ob/acles futurs4 ,la raison en e/ simple4 ,p5dant qu'on e/ de l'opposition sy/matique1 on affi*e des pr9cipes sublimes1 on tale un patriotisme f>\*e1 on se revt d'un rigorisme outr4 ,qu& vi5t l'heure du succs1 on entre au m9i/re2 mais on e/ bi5 =c de laiss] t\t ce bagage dclamatoire la porte1 et l'on suit humblem5t la politique de son prdcesseur4 ,c'e/ a9si que t\te foi s'te9t dans la consci5ce publique4 ,le peuple voit se p]ptu] une politique qu'on lui a enseign tr\v] pitoyable4 ,il se dit tri/em5t3 ,les hommes qui avai5t gagn ma confiance p> leurs beaux disc\rs d'opposition ne manqu5t jamais de la trahir qu& ils sont m9i/res4--,heureux s'il n'aj\te pas3 ,je m'adress]ai dornavant1 non des disc\reurs1 mais des hommes d'action4 ,n\s v5ons de voir ,,mm4 ,?i]s et ,guizot dirig]1 au se9 du p>lem5t1 contre ,m4 ,mol1 les batt]ies d',ancne4 ,je p\rrais montr] ma9t5ant d'autres coalitions battre ,m4 ,guizot en br*e avec les batt]ies de ,tati1 du ,m>oc1 de ,syrie4 ,mais vraim5t l'hi/oire en devi5drait fa/idieuse4 ,c'e/ t\j\rs la mme *ose4 ,deux ou trois dputs1 app>t5ant des p>tis div]s1 s\v5t opposs1 quelquefois irrconciliables1 se mett5t en tte qu'ils doiv5t tre m9i/res1 quoi qu'il puisse arriv]4 ,ils calcul5t que t\s ces p>tis runis peuv5t faire une majorit ou en appro*]4 ,donc1 ils se coalis5t4 ,ils ne s'occup5t pas de r=mes adm9i/ratives ou f9ancires srieuses1 p\vant ralis] le bi5 public4 ,non1 ils ne s]ai5t pas d'accord l-dessus4 ,d'ailleurs1 le rle d'une coalition e/ d'attaqu] violemm5t les hommes et mollem5t les abus6 ,dtruire les abus6 mais ce s]ait amo9drir l'hritage auquel elle aspire6 ,nos deux ou trois m5eurs se camp5t sur les que/ions extrieures4 ,ils se rempliss5t la b\*e des mots3 ,honneur national1 patriotisme1 gr&eur de la ,france1 prpondrance4 ,ils entran5t les j\rnaux1 puis l'op9ion2 ils l'exalt5t1 la passionn5t1 la surexcit5t1 tantt au sujet du pa*a d'gypte1 tantt l'occasion du droit de visite1 une autre fois propos d'un ,prit*>d4 ,ils n\s conduis5t jusqu' la limite de la gu]re4 ,l',europe e/ dans l'anxit4 ,de t\te "p les armes grossiss5t et les budgets avec elles4 ,encore un ef=t6 dit la coalition1 il faut que le m9i/re tombe ou que l',europe soit en feu4 ,le m9i/re tombe en effet2 mais les armes re/5t et les budgets aussi4 ,un des heureux va9queurs entre au p\voir1 les deux autres re/5t en r\te1 et s'en vont =m]1 avec les m9i/res d*us1 une coalition n\velle1 qui passe p> les mmes intrigues p\r ab\tir aux mmes rsultats4 ,que si l'on s'avise de dire au m9i/re de fra*e date3 ,ma9t5ant dim9uez donc l'arme et le budget1 il rpond3 ,eh quoi6 ne voyez-v\s pas combi5 les dang]s de gu]re r5aiss5t frquemm5t en ,europe8--,et le peuple dit3 ,il a raison4--,et la *>ge s'accrot1 *aque crise m9i/rielle1 jusqu' ce que1 dev5ue insupportable1 les prils factices du dehors sont remplacs p> des prils rels au d$ans4--,et le m9i/re dit3 ,il faut bi5 arm] la moiti de la nation p\r t5ir l'autre moiti c\*e en j\e4--,et le peupl1 ou du mo9s cette p>tie du peuple qui il re/e quelque *ose p]dre1 dit3 ,il a raison4 ,tel e/ le tri/e spectacle qu'(fr5t au monde la ,france et l',anglet]re2 si bi5 que beauc\p de g5s s5ss en sont v5us se dem&] si le rgime reprs5tatif1 quelque logique que la ?orie le montre1 n'tait pas p> sa nature1 une cruelle my/ification4 ,cela dp5d4 ,sans l'article #gi1 il rpond aux esprances qu'il avait fait natre1 comme le pr\ve l'exemple des tats-,unis4 ,avec l'article #gi1 il n'e/ p\r les peuples qu'un en*anem5t d'illusions et de dceptions4 ,et comm5t en s]ait-il autrem5t8 ,les hommes ont rv de gr&eur1 d'influ5ce1 de =tune et de gloire4 ,qui n'y rve quelquefois8 ,t\t c\p le v5t de l'lection les jette dans l'ence9te lgislative4 ,si la con/itution du pays leur disait3 ,tu y entres reprs5tant et tu y re/]as reprs5tant1 quel intrt aurai5t-ils1 je le dem&e1 t\rm5t]1 entrav]1 dconsidr] et r5v]s] le p\voir8 ,mais1 lo9 de leur t5ir ce langage1 elle dit l'un3 ,le m9i/re a beso9 de grossir ses phalanges1 et il dispose de hautes positions politiques que je ne t'int]dis pas2 l'autre3 ,tu z de l'audace et du tal5t1 voil le banc des m9i/res2 si tu p>vi5s les en *ass]1 ta place y e/ m>que4 ,alors1 et cela e/ infaillible1 alors comm5c5t ces tumultes d'accusations furieuses1 ces ef=ts in\s p\r mettre de son ct la =ce d'une popul>it phmre1 cet talage fa/ueux de pr9cipes irralisables1 qu& on attaque1 et de concessions abjectes1 qu& on se df5d4 ,ce n'e/ que piges et contre-piges1 fe9tes et contre-fe9tes1 m9es et contre-m9es4 ,la politique devi5t une /ratgie4 ,les oprations se p\rsuiv5t au dehors1 dans les bureaux1 dans les commissions1 dans les comits4 ,le mo9dre petit accid5t p>lem5taire1 une lection de que/eur e/ un symptme qui fait palpit] les coeurs de cra9te ou d'esprance2 s'il s'agissait du ,code civil lui-mme1 on n'y pr5drait pas tant d'intrt4 ,on voit se ligu] les lm5ts les plus htrognes1 et se diss\dre les plus naturelles alliances4 ,ici1 l'esprit de p>ti =me une coalition4 ,l1 la s\t]ra9e habilet m9i/rielle en fait *\] une autre4 ,s'agit-il d'une loi d'o dp5d le bi5-tre du peuple1 mais qui n'implique pas la "q de confiance1 la salle e/ ds]te4 ,en revan*e1 t\t vnem5t que le temps amne1 portt-il dans ses flancs une conflagration gnrale1 e/ t\j\rs le bi5v5u1 s'il prs5te un t]ra9 o se puiss5t appuy] les *elles d'assaut4 ,ancne1 ,tati1 ,m>oc1 ,syrie1 ,prit*>d1 droit de visite1 =tifications1 t\t e/ bon1 p\rvu que la coalition y tr\ve la =ce qui r5v]s]a le cab9et4 ,alors1 n\s sommes saturs de ces lam5tations dont la =me e/ /rotype3 ,au d$ans la ,france e/ s\ffrante1 etc41 etc42 au dehors la ,france e/ humilie1 etc41 etc4 ,e/-ce vrai8 e/-ce faux8 ,on ne s'en met pas en pe9e4 ,cette mesure n\s br\ill]a-t-elle avec l',europe8 ,n\s =c]a-t-elle t5ir t]nellem5t c9q c5t mille hommes sur pi$8 ,arrt]a-t-elle la m>*e de la civilisation8 ,crera-t-elle des ob/acles t\te adm9i/ration future8 ,ce n'e/ pas ce dont il s'agit4 ,au fond1 une seule *ose intresse3 la *ute ou le triomphe d'un nom propre4 ,et ne croyez pas que cette p]v]sit politique n'envahisse au se9 du p>lem5t que les mes vulgaires1 les coeurs dvors d'une ambition de bas tage1 les prosaques amants de places bi5 rmunres4 ,non1 elle s'attaque encore et surt\t aux mes d'lite1 aux nobles coeurs1 aux intellig5ces puissantes4 ,p\r dompt] de tels hommes1 il suffit que l'art4 #gi veille au fond de leur consci5ce1 au lieu de cette p5se triviale3 ,tu ralis]as tes rves de =tune1 cette autre p5se bi5 autrem5t dom9atrice3 ,tu ralis]as tes rves de bi5 public4 ,"l ,*a?am avait donn des preuves d'un gr& ds9tressem5t2 ,m4 ,guizot n'a jamais t accus d'ador] le veau d'or4 ,on a vu ces deux hommes dans les coalitions1 et qu'y faisai5t-ils8 ,t\t ce que peut suggr] la soif du p\voir et pis peut-tre que ne p\rrait suggr] la soif des ri*esses4 ,affi*] des s5tim5ts qu'ils n'avai5t pas2 se p>] d'un patriotisme f>\*e qu'ils n'appr\vai5t pas2 suscit] des emb>ras au g\v]nem5t de leur pays1 faire *\] les ngociations les plus importantes1 p\ss] le j\rnalisme et l'esprit public dans les voies les plus prilleuses1 crer leur propre m9i/re futur les difficults de tels prcd5ts1 se prp>] d'avance de honteuses pal9odies3 voil ce qu'ils faisai5t4 ,et p\rquoi8 ,p>ce que le dmon t5tateur1 ca* s\s la =me d'un article #gi1 avait murmur leur oreille ces mots dont1 depuis l'orig9e1 il sait la sduction3 ,eritis sicut dii2 r5v]sez t\t sur votre passage1 mais arrivez au p\voir et v\s s]ez la provid5ce des peuples4 ,et le dput1 succombant1 prononce des disc\rs1 expose des doctr9es1 se livre des actes que sa consci5ce rpr\ve4 ,il se dit3 ,il le faut bi5 p\r me fray] la r\te4 ,que je p>vi5ne enf9 au m9i/re1 je saurai bi5 repr5dre ma p5se relle et mes vrais pr9cipes4 ,il e/ donc bi5 peu de dputs que la p]spective du m9i/re ne fasse dvi] de cette ligne de rectitude1 o leurs commettants avai5t le droit de les voir m>*]4 ,encore1 si la gu]re des portefeuilles1 ce flau que le fabuli/e aurait pu faire entr] dans sa tri/e numration entre la pe/e et la fam9e1 si1 dis-je1 la gu]re aux portefeuilles se r5f]mait dans l'ence9te du palais national6 ,mais le *amp de bataille s'l>git peu peu jusqu'aux frontires1 et p> del les frontires du pays4 ,les masses belligrantes sont p>t\t2 les *efs seuls sont dans la ,*ambre4 ,ils sav5t que1 p\r arriv] au corps de la place1 il faut comm5c] p> emport] les ouvrages extrieurs1 le j\rnalisme1 la popul>it1 l'op9ion1 les majorits lectorales4 ,il e/ donc fatal que t\tes ces =ces1 mesure qu'elles s'enrl5t p\r ou contre la coalition1 s'imprgn5t et s'imbib5t des passions qui s'agit5t dans le p>lem5t4 ,le j\rnalisme1 d'un b\t l'autre de la ,france1 ne discute plus1 il plaide4 ,il plaide *aque loi1 *aque mesure1 non po9t en ce qu'elles ont de bon ou de mauvais1 mais au seul po9t de vue de l'assi/ance qu'elles peuv5t prt] mom5tanm5t tel ou tel *ampion4 ,la presse m9i/rielle n'a plus qu'une devise3 ,e sempre b5e2 et la presse opposante1 comme la vieille femme de la satire1 laisse lire sur son jupon ce mot3 ,argum5tabor4 ,qu& le j\rnalisme e/ a9si dcid tromp] le public et se tromp] lui-mme1 il peut accomplir en ce g5re des miracles surpr5ants4 ,rappelons-n\s le droit de visite4 ,p5dant je ne sais combi5 d'annes ce trait s'excutait sans que p]sonne en prt s\ci4 ,mais une coalition ayant eu beso9 d'un expdi5t /ratgique1 elle dt]ra ce mal5contreux trait1 et en fit la base de ses oprations4 ,bi5tt1 aide du j\rnalisme1 elle p>v9t faire croire t\s les ,franais qu'il ne r5f]mait qu'une clause a9si conue3 ,les navires de gu]re anglais auront le droit de visit] les navires du comm]ce franais4 ,il n'e/ pas beso9 de dire l'explosion de patriotisme que devait faire clat] une telle hypo?se4 ,ce fut au po9t qu'on ne compr5d pas encore comm5t une gu]re univ]selle put tre vite4 ,je me rappelle m'tre tr\v cette poque dans un c]cle nombreux o l'on fulm9ait contre l'odieux trait4 ,quelqu'un s'avisa de dire3 ,qui de v\s l'a lu8 ,il fut heureux p\r lui que les auditeurs ne tr\vass5t pas de pi]res s\s leur ma91 il aurait t infailliblem5t lapid4 ,au re/e1 l'enrlem5t des j\rnaux dans la gu]re de portefeuilles et le rle qu'ils y j\5t ont t dvoils p> l'un d'eux en t]mes qui mrit5t d'tre reproduits ici 7,presse du #ag novembre #ahde73 ,m4 ,petet9 dcrit la presse telle qu'il la compr5d1 comme il se plat la rv]4 ,de bonne foi1 croit-il que lorsque le ,con/itutionnel1 le ,sicle1 etc41 s'attaqu5t ,m4 ,guizot1 que lorsqu' son t\r le ,j\rnal des ,dbats s'en pr5d ,m4 ,?i]s1 ces feuilles combatt5t uniquem5t p\r l'ide pure1 p\r la vrit1 provoques p> le beso9 intrieur de la consci5ce8 ,df9ir a9si la presse1 c'e/ la pe9dre telle qu'on l'imag9e1 ce n'e/ pas la pe9dre telle qu'elle e/4 ,il ne n\s en cote aucunem5t de le dcl>]1 c> si n\s sommes j\rnali/e1 n\s le sommes mo9s p> vocation que p> circon/ance4 ,n\s voyons t\s les j\rs la presse au s]vice des passions huma9es1 des ambitions rivales1 des comb9aisons m9i/rielles1 des intrigues p>lem5taires1 des calculs politiques les plus div]s1 les plus opposs1 les mo9s nobles2 n\s la voyons s'y associ] troitem5t4 ,mais n\s la voyons r>em5t au s]vice des ides2 et qu&1 p> has>d1 il arrive un j\rnal de s'emp>] d'une ide1 ce n'e/ jamais p\r elle-mme1 c'e/ t\j\rs comme in/rum5t de df5se ou d'attaque ,,m9i/,,rielle4 ,celui qui crit ces lignes p>le ici avec expri5ce4 ,t\tes les fois qu'il a essay de faire sortir le j\rnalisme de l'ornire des p>tis p\r le faire entr] dans le *amp des ides et des r=mes1 dans la voie des sa9es applications de la sci5ce conomique l'adm9i/ration publique1 il s'e/ tr\v t\t seul1 et il a d reconnatre qu'en dehors du c]cle troit trac p> les lettres assembles de quatre ou c9q noms propres1 il n'y avait pas de discussion possible1 il n'y avait pas de politique4 ,en vrit1 je ne sais plus quelle dmon/ration rec\rir si le lecteur n'e/ pas sc&alis1 p\vant d'un si effroyable aveu6 ,enf91 comme le mal1 p>ti du p>lem5t1 envahit le j\rnalisme2 p> le j\rnalisme il envahit l'op9ion publique t\t entire4 ,comm5t le public ne s]ait-il pas g>1 qu&1 j\r aprs j\r1 la ,,tribune et la ,,presse s'appliqu5t ne laisse arriv] jusqu' lui que de fausses lueurs1 de faux jugem5ts1 de fausses citations et de fausses ass]tions8 ,n\s avons vu que le t]ra9 sur lequel se livre ord9airem5t la bataille m9i/rielle1 c'e/ la "q extrieure d'abord1 ensuite la corruption p>lem5taire et lectorale4 ,quant la "q extrieure1 t\t le monde compr5d le dang] de ce travail incessant auquel se livr5t les coalitions p\r attis] les ha9es nationales1 irrit] l'orgueil patriotique1 p]suad] au pays que l'trang] ne songe qu' l'humili] et le p\voir excutif qu' le trahir4 ,qu'il me soit p]mis de dire que ce dang] e/ peut-tre plus gr& en ,france que p>t\t ailleurs4 ,notre civilisation n\s fait une ncessit du travail4 ,c'e/ notre moy5 d'exi/5ce et de progrs4 ,le travail se dveloppe p> la scurit1 la lib]t1 l'ordre et la paix4 ,malheureusem5t l'ducation univ]sitaire e/ en contradiction flagrante avec ces beso9s de notre temps4 ,en n\s faisant vivre p5dant t\te notre jeunesse de la vie des ,sp>tiates et des ,roma9s1 elle entreti5t dans nos mes ce s5tim5t commun aux enfants et aux b>b>es3 l'admiration de la =ce brutale4 ,la vue d'un beau rgim5t1 le bruit des fanf>es1 l'aspect de ces ma*9es que les hommes ont inv5tes p\r se cass] rciproquem5t les bras et les jambes1 les poses d'un tamb\r-major1 t\t cela n\s met en extase4 ,comme les b>b>es1 n\s croyons que patriotisme signifie ha9e de l'trang]4 ,ds que notre intellig5ce comm5ce po9dre1 on ne l'entreti5t que des v]tus militaires1 de la gr&e politique des ,roma9s1 de leur pr(onde diplomatie1 de la =ce de leurs lgions4 ,n\s appr5ons la morale dans ,tite-,live4 ,notre cat*isme1 c'e/ ,qu9te-,curce1 et on (fre notre en?\siasme1 comme l'idal de la civilisation1 un peuple qui avait fond ses moy5s d'exi/5ce sur le pillage m?odique du monde enti]4 ,il e/ ais de compr5dre combi5 les ef=ts des coalitions p>lem5taires1 t\j\rs dirigs dans le s5s de la gu]re1 n\s tr\v5t bi5 disposs les second]4 ,elles ne saurai5t sem] sur un *amp mieux prp>4 ,aussi il a t5u bi5 peu de *ose que1 dans l'espace de quelques annes1 elles ne n\s ai5t mis aux prises avec l',espagne1 avec le ,m>oc1 avec la ,turquie1 avec la ,russie1 avec l',autri*e1 et trois fois avec l',anglet]re4 ,o en s]ait la ,france si de telles calamits n'euss5t pas t dt\rnes1 gr&'pe9e et presque malgr elle8 ,l\is-,philippe e/ tomb1 mais ri5 ne m'emp*]a de dire qu'il a r5du au monde l'imm5se s]vice de ma9t5ir la paix4 ,que de sueurs lui a cotes ce succs digne des bndictions des peuples8 ,et p\rquoi 7c'e/ ici le coeur de ma ?se78 ,p>ce qu' un mom5t donn la paix n'avait plus p\r elle l'op9ion publique4 ,et p\rquoi n'avait-elle pas p\r elle l'op9ion8 ,p>ce qu'elle ne conv5ait pas aux j\rnaux4 ,et p\rquoi ne conv5ait-elle pas aux j\rnaux8 ,p>ce qu'elle tait importune tel dput1 c&idat-m9i/re4 ,et p\rquoi enf9 tait-elle importune ce dput8 ,p>ce que les accusations de faiblesse1 de trahison1 ont t1 sont et s]ont t\j\rs l'arme favorite des dputs qui1 aspirant aux portefeuilles1 ont beso9 de r5v]s] ceux qui les ti5n5t4 ,l'autre po9t sur lequel les coalitions attaqu5t ord9airem5t le m9i/re1 c'e/ la corruption4 cet g>d1 p5dant le d]ni] rgime1 elles avai5t beau jeu4 ,mais cette corruption mme1 les coalitions n'en font-elles pas1 p\r a9si dire1 une fatalit8 ,le p\voir qu'on attaque sur un sujet o il a raison1 comme1 p> exemple1 qu& on veut le p\ss] une gu]re inju/e1 se df5d d'abord p> la raison4 ,mais bi5tt il s'ap]oit qu'elle e/ impuissante et qu'elle vi5t se bris] contre une opposition sy/matique4 ,alors1 quelle ress\rce lui re/e8 ,c'e/ de se crer t\t prix une majorit compacte et d'oppos] p>ti pris p>ti pris4 ,ce fut l'arme df5sive de ,walpole1 'a t celle de ,m4 ,guizot4 ,on ne m'accus]a pas1 j'espre de prs5t] ici l'apologie ou la ju/ification de la corruption4 ,mais je dis ceci3 le coeur huma9 tant donn1 les coalitions la r5d5t fatale4 ,le contraire implique contradiction1 c> si le m9i/re tait honnte1 il tomb]ait4 ,il exi/e1 donc il corrompt4 ,il n'y a jamais eu de cab9ets un peu /ables que ceux qui se sont cr a9si une majorit qu& mme3 ,walpole1 ,nor?1 ,villle1 ,guizot4 ,et ma9t5ant que le lecteur veuille bi5 se reprs5t] un pays o les gr&es runions politiques1 les ,*ambres1 les corps lectoraux sont incessamm5t travaills1 d'un ct1 p> les manoeuvres de l'opposition sy/matique1 aide du j\rnalisme1 semant la ha9e1 le m5songe et les ides belliqueuses2 de l'autre1 p> les manoeuvres m9i/rielles infiltrant la vnalit et la corruption jusqu'aux d]nires fibres du corps social6 ,et cela dure des sicles4 ,et cela devi5t l'tat p]man5t du rgime reprs5tatif4 ,faut-il s'tonn] si les honntes g5s f9iss5t p> en dsespr]8 ,il e/ vrai que l'on voit de temps en temps les m5eurs *ang] de rle4 ,mais cette circon/ance ne fait que sub/itu] aux d]ni]s ve/iges de la foi un scepticisme univ]sel et indlbile4 ,il faut f9ir4 ,je t]m9]ai p> une considration de la plus haute importance4 ,l',assemble nationale a fait une con/itution4 ,n\s devons la respect] pr(ondm5t4 ,c'e/ l'ancre de salut de nos de/9es4 ,ce n'e/ p\rtant pas une raison p\r f]m] les yeux aux dang]s qu' titre d'oeuvre huma9e elle peut prs5t]1 si surt\t n\s n\s proposons p\r b1 dans cet exam5 consci5cieux1 d'loign] de t\tes les in/itutions accessoires ce qui s]ait de nature dvelopp] un g]me fune/e4 ,t\t le monde e/ d'accord1 je crois1 sur ce po9t que le dang] de notre con/itution e/ de mettre en prs5ce deux p\voirs qui sont ou peuv5t se croire rivaux et gaux1 p>ce qu'ils se prval5t t\s deux du suffrage univ]sel d'o ils man5t4 ,dj la possibilit d'un conflit insoluble al>me beauc\p d'esprits et a donn naissance deux ?ories bi5 tran*es4 ,les uns prt5d5t que la rvolution de ,fvri]1 dirige contre l'anci5 p\voir excutif1 n'a pu v\loir amo9drir la prpondrance du p\voir lgislatif4 ,le prsid5t du conseil a s\t5u1 au contraire1 que si autrefois le m9i/re devait recul] devant les majorits1 il n'en tait pas de mme auj\rd'hui4 ,quoi qu'il en soit1 t\s les amis s9cres de la scurit1 de la /abilit1 doiv5t dsir] ardemm5t que l'occasion mme de ce conflit de p\voirs ne naisse pas1 et que le dang]1 s'il exi/e1 re/e l'tat lat5t4 ,s'il en e/ a9si1 irons-n\s dpos] de gaiet de coeur1 dans la loi lectorale1 une cause vid5te de crises m9i/rielles factices8 ,en prs5ce de l'norme difficult con/itutionnelle qui n\s frappe et n\s p\vante1 organis]ons-n\s1 avant de n\s sp>]1 les luttes p>lem5taires1 comme p\r multipli] plaisir les *ances du conflit8 ,qu'on songe donc ceci3 ce qu'on appelait autrefois crises m9i/rielles s'appell]a dsormais conflit de p\voirs1 et en pr5dra les gigantesques proportions4 ,n\s l'avons dj vu1 quoique la con/itution ait pe9e deux mois d'exi/5ce1 et sans l'admirable modration de l',assemble nationale1 n\s s]ions ma9t5ant en ple9e tempte rvolutionnaire4 ,c]tes1 voil un motif puissant p\r que n\s vitions de crer des causes factices de crises m9i/rielles4 ,s\s la mon>*ie reprs5tative1 elles ont fait beauc\p de mal2 mais enf91 il y avait une solution4 ,le roi p\vait diss\dre la ,*ambre et en appel] au pays4 ,si le pays condamnait l'opposition1 cela rsultait de la majorit n\velle1 et l'h>monie des p\voirs tait rtablie4 ,s'il condamnait le m9i/re1 cela rsultait encore de la majorit1 et le roi ne p\vait se refus] cd]4 ,ma9t5ant la "q ne se pose plus entre l'opposition et le m9i/re4 ,elle se pose entre le p\voir lgislatif et le p\voir excutif1 t\s deux ayant un m&at d'une dure dt]m9e1 c'e/--dire qu'elle se pose entre deux manife/ations du suffrage univ]sel4 ,encore une fois1 je ne re*]*e pas ici qui doit cd]1 je me borne dire3 ,acceptons l'preuve1 si elle n\s arrive naturellem5t2 mais ne commettons pas l'imprud5ce de la faire natre artificiellem5t plusieurs fois p> anne4 ,or1 je le dem&e1 en m'appuyant sur les leons du pass1 dcl>] que les reprs5tants peuv5t aspir] aux portefeuilles1 n'e/-ce pas fom5t] les coalitions1 multipli] les crises m9i/rielles1 ou1 p\r mieux dire1 les conflits de p\voirs8 ,je livre cette rflexion mes collgues4 ,ma9t5ant j'aborde deux objections4 ,on dit3 ,v\s voyez bi5 des *oses dans l'admissibilit des dputs au m9i/re4 v\s ent5dre1 il semble que1 sans elle1 la rpublique s]ait un p>adis4 ,en leur f]mant la porte du p\voir1 croyez-v\s donc te9dre t\tes les passions6 ,n'avez-v\s pas dcl> v\s-mme qu'en ,anglet]re les coalitions devi5n5t impossibles =ce d'tre impopulaires1 et n'a-t-on pas vu ,peel et ,russell se prt] rciproquem5t un loyal conc\rs4 ,cet argum5t revi5t ceci3 ,de ce qu'il y aura t\j\rs de mauvaises passions concluons qu'il faut mettre dans la loi un alim5t la plus mauvaise de t\tes4--,qu'avec le temps et =ce de faire du mal les coalitions s'us5t1 je le crois4 ,il n'y a pas de flau dont on n'en puisse dire autant1 et c'e/ un s+uli] motif p\r en mettre le g]me dans nos lois4 ,des gu]res inutiles1 des impts accablants1 fruit des coalitions1 ont appris l',anglet]re les mpris]4 ,je ne dis pas qu'au b\t de deux ou trois sicles1 au prix des mmes calamits1 n\s ne puissions appr5dre la mme leon4 ,la "q e/ de savoir s'il vaut mieux rep\ss] une mauvaise loi1 ou l'adopt] sur ce fondem5t que l'excs du mal qui en sortira provoqu]a1 dans c5t ans1 une raction v]s le bi54 ,on dit encore3 ,int]dire le m9i/re aux dputs1 c'e/ priv] le pays de t\s les gr&s tal5ts qui se rvl5t dans l',assemble nationale4 ,je dis1 moi1 que c'e/ au contraire ret5ir les gr&s tal5ts au s]vice du bi5 gnral4 ,montr] un homme de gnie qui e/ reprs5tant la p]spective du p\voir1 c'e/ l'entran] faire c5t fois plus de mal1 comme membre d'une coalition1 qu'il ne f]a jamais de bi5 comme membre d'un cab9et4 ,c'e/ t\rn] son gnie mme contre le repos public4 ,ne n\s faisons-n\s pas d'ailleurs illusion1 qu& n\s n\s imag9ons que t\s les gr&s tal5ts sont la ,*ambre8 ,croit-on qu'il n'y a pas1 dans t\te l'arme1 de quoi faire un bon m9i/re de la ,gu]re2 dans t\te la magi/rature1 de quoi f\rnir un bon m9i/re de la ,ju/ice8 ,s'il y a des hommes de gnie la ,*ambre1 qu'ils y re/5t4 ,ils ex]c]ont une bonne influ5ce sur les majorits et sur les m9i/res1 d'autant qu'ils n'auront plus intrt en ex]c] une mauvaise4 ,au re/e1 l'objection1 et-elle quelque valeur1 elle s'efface devant les dang]s incomm5surablem5t suprieurs des coalitions1 consqu5ces fatales de l'article que je combats4 ,esprons-n\s tr\v] une solution qui n'ait aucun inconvni5t8 ,de deux maux1 sa*ons *oisir le mo9dre4 ,c'e/ une s+ulire logique1 l'usage de t\s les sophi/es1 que celle-ci3 ,votre proposition a un petit inconvni5t2 la mi5ne en a d'normes4 ,donc1 il faut rep\ss] la vtre1 cause du petit inconvni5t qui y e/ atta*4 ,rsumons cette trop longue et en mme temps trop c\rte diss]tation4 ,la "q des incompatibilits p>lem5taires1 c'e/ le coeur mme de la ,con/itution4 ,n\s n'en avons remu aucune1 depuis un an1 qu'il importe autant de bi5 rs\dre4 ,la solution con=me la ju/ice1 l'utilit gnrale me semble rsid] dans deux pr9cipes clairs1 simples1 inconte/ables4 #a ,p\r arriv] l',assemble nationale1 pas d'exclusion1 mais seulem5t des prcautions l'g>d des fonctionnaires publics4 #b ,p\r pass] de la reprs5tation aux places1 exclusion absolue4 ,en d'autres t]mes3 ,t\t lecteur e/ ligible4 ,t\t reprs5tant doit re/] reprs5tant4 ,t\t cela se tr\ve dans l'am5dem5t que j'ai =mul en ces t]mes3 #a4 ,le fonctionnaire public1 nomm reprs5tant1 sans p]dre ses droits et ses titres1 ne p\rra tre promu ni de/itu2 il ne p\rra ex]c] ses fonctions ni en p]cevoir le traitem5t p5dant t\te la dure de son m&at4 #b4 ,un reprs5tant ne peut accept] aucune fonction publique1 et notamm5t celle de ,,m9i/re4 ,,f9 ,,du ,,c9qui,,me ,,volume4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,du ,,c9qui,,me ,,volume4 ,,spoliation ,,et ,,loi4 #a ,,gu]re ,,aux ,,*aires ,d',,conomie ,,politique4 #af ,,capital ,,et ,,r5te4 #bc ,,maudit ,,arg5t4 #fd ,,gratuit ,,du ,,cr,,dit4--,,premi,,re ,,lettre4--,f4 ,c4 ,*ev1 l'un des rdacteurs de la ,voix du ,peuple1 ,frdric ,ba/iat4 #id ,,deuxi,,me ,,lettre4--,f4 ,ba/iat au rdacteur de la ,voix du ,peuple4 #aaa ,,troisi,,me ,,lettre4--,p4 ,j4 ,pr\dhon ,f4 ,ba/iat4 #abj ,,quatri,,me ,,lettre4--,f4 ,ba/iat ,p4 ,j4 ,pr\dhon4 #acc ,,c9qui,,me ,,lettre4--,p4 ,j4 ,pr\dhon ,f4 ,ba/iat4 #adf ,,sixi,,me ,,lettre4--,f4 ,ba/iat ,p4 ,j4 ,pr\dhon4 #aef ,,septi,,me ,,lettre4--,p4 ,j4 ,pr\dhon ,f4 ,ba/iat4 #afh ,,huiti,,me ,,lettre4--,f4 ,ba/iat ,p4 ,j4 ,pr\dhon4 #aia ,,neuvi,,me ,,lettre4--,p4 ,j4 ,pr\dhon ,f4 ,ba/iat4 #bje ,,dixi,,me ,,lettre4--,f4 ,ba/iat ,p4 ,j4 ,pr\dhon4 #bbe ,,onzi,,me ,,lettre4--,p4 ,j4 ,pr\dhon ,f4 ,ba/iat4 #bch ,,d\zi,,me ,,lettre4--,f4 ,ba/iat ,p4 ,j4 ,pr\dhon4 #bgb ,,treizi,,me ,,lettre4--,p4 ,j4 ,pr\dhon ,f4 ,ba/iat4 #bij ,,quatorzi,,me ,,lettre4--,f4 ,ba/iat ,p4 ,j4 ,pr\dhon4 #cab ,,ce ,,qu',,on ,,voit ,,et ,,ce ,,qu',,on ,,ne ,,voit ,,pas4 #ccf ,i4 ,la vitre casse4 #ccg ,,ii4 ,le lic5ciem5t4 #cdj ,,iii4 ,l'impt4 #cdc ,,iv4 ,?tres4 ,beaux-arts4 #cdg ,v4 ,travaux publics4 #cec ,,vi4 ,les int]mdiaires4 #cef ,,vii4 ,re/riction4 #cfc ,,viii4 ,les ma*9es4 #cfh ,,ix4 ,crdit4 #cge ,x4 ,l',algrie4 #cgi ,,xi4 p>gne et ,luxe4 #chc ,,xii4 ,droit au travail1 droit au pr(it4 #cij ,,abondance4 #cic ,,balance ,,du ,,comm]ce4 #djb ,,paix ,,et ,,lib]t ,,ou ,,le ,,budget ,r,,publica94 #djg ,,disc\rs ,,sur ,l',,imp,t ,,des ,,boissons4 #dfh ,,disc\rs ,,sur ,,la ,r,,pression ,,des ,,coalitions ,,indu/rielles4 #did ,r,,flexions ,,sur ,l',,am5dem5t ,,de ,m4 ,,mortim]-,,t]naux4--,aux ,dmocrates4 #eac ,,incompatibilit,s ,,p>lem5taires4 #eah ,,f9 ,,de ,,la ,,table4 ,,corbeil1 ,,typ4 ,,et ,,/,r4 ,,de ,,cr,t4