,l,,on ,,tol/o ,la ,p5se de l',humanit ,d]nire uvre de ,l4 ,tol/o ,,traduite ,,du ,,russe ,,p> ,e4 ,,halp,,r9e-,,kam9sky ,,p>is ,l',,dition ,,mod]ne--,,librairie ,,amb]t #dg1 ,,rue ,,de ,,b]ri1 #dg #aiab ,,pr,,face ,,du ,,traducteur ,l'ouvrage de ,lon ,tol/o1 dont n\s prs5tons ici au lecteur europen la premire traduction franaise1 a une d\ble porte4 ,il rsume les p5ses exprimes p> les sages univ]sellem5t reconnus et p> les fondateurs des religions les plus rp&ues de t\s les temps et de t\s les pays1 p5ses sur le s5s et le b suprme de la vie4 ,c'e/ en *]*ant son t\r1 durant son exi/5ce entire1 le *em9 de la vie1 que le gr& p5seur russe s'e/ ef=c de mettre pr(it ce qui avait t dit et crit avant lui sur l't]nel problme1 p\r sa propre ducation1 d'abord1 p\r clair] les autres1 ensuite1 p> des citations appropries4 ,le prs5t ouvrage e/ le rsultat de ce travail =midable4 ,c'e/ bi5 la p5se de l'humanit refl*ie p> l'me de ,tol/o4 ,c'e/1 d'autre "p1 son uvre te/am5taire1 celle qu'il ent\ra de plus de so9 durant ses d]nires annes et dont il corrigeait les preuves jusqu' sur sa c\*e de m\rant4 ,il avait dj prcdemm5t tabli plusieurs recueils analogues1 sans avoir pu se dcl>] satisfait4 ,ce fut1 premirem5t3 ,p5ses des sages p\r *aque j\r2 puis3 ,c]cle de lecture1 et1 enf93 ,lectures quotidi5nes4 ,durant dix ans1 l'auteur de ces recueils1 dont *acun =me plusieurs volumes1 ne cessait de les am5d]1 de les coordonn] sur un n\veau plan1 et c'e/ de ce long travail prlim9aire qu'e/ sorti enf9 ,le ,*em9 de la vie dont n\s croyons plus explicitem5t intitul] la v]sion franaise3 ,la ,p5se de l',humanit4 ,l'ide de laiss] avant de m\rir la confirmation de sa doctr9e p> la collectivit de gr&s p5seurs1 le hantait avec une telle con/ance que t\tes les fois o ,tol/o croyait sa f9 pro*e1 son unique proccupation tait d'en activ] la ralisation4 ,l'un de ses disciples et plus pro*es amis1 ,m4 ,gorb\nov-,possadov1 qui avait t *>g p> lui de publi] les recueils numrs1 raconte1 dans sa prface l'dition russe du ,*em9 de la vie1 ces dtails significatifs sur l'orig9e du premi] recueil3 ,p5dant la grave maladie dont ,l4,n4 ,tol/o s\ffrait en janvi] #aijc1 alors que sa vie tait en dang] et qu'il n'avait plus la =ce de s'adonn] ses travaux habituels1 il relisait l',evangile et1 en dta*ant *aque j\r les feuilles du cal5dri] susp5du la tte de son lit1 p>c\rait les maximes empruntes aux gr&s p5seurs que portai5t les feuillets4 ,le cal5dri] tant puis et le malade n'ayant pas s\s la ma9 un autre p\r le remplac]1 ,tol/o pr\va le dsir d'tablir p\r son usage p]sonnel un recueil des p5ses p\r sa lecture quotidi5ne4 ,c'e/ a9si que1 durant sa maladie1 il runit les lm5ts p\r son premi] recueil4 ,rtabli1 il ne cessa d'enri*ir *aque n\veau recueil du produit de ses con/antes re*]*es1 utilisant t\te p5se qui avait sa valeur propre1 sans se proccup] de la t5dance de l'auteur1 ft-il le pr9ce ,bism>ck1 t\t r\gi du sang de ses frres allem&s et franais1 en tmoignage1 n\s dit ,m4 ,gorb\nov-,possadov1 de ce fait que l't9celle sacre subsi/e mme *ez le reprs5tant le plus implacable du rgime de viol5ce4 ,quantit de ses propres p5ses1 soit extraites de ses ouvrages extrieurs1 soit n\vellem5t rdiges1 s'agglomrai5t celles des autres auteurs4 ,le t\t tait dispos en lectures quotidi5nes1 p\r t\s les j\rs de l'anne4 ,p\r le prs5t travail1 outre de nombreuses additions 9dites1 il modifia cette disposition suivant un plan n\veau1 plus rationnelle4 ,les p5ses sur le s5s de la vie1 sur nos passions bonnes et mauvaises1 sur la conduite obs]v] dans div]s cas1 etc41 fur5t gr\pes en tr5te *apitres homognes1 *acun traitant une seule "q fondam5tale4 ,cette division correspond donc un mois de lecture1 au lieu de s'espac] sur l'anne entire4 ,t\t en cons]vant a9si son c>actre de livre de *evet1 le prs5t ouvrage gagne en ordonnance1 et cela d'autant plus que les *apitres sont disposs suivant le dveloppem5t logique de la doctr9e de ,tol/o4 ,rappelons1 enf91 que l'ermite de ,yasnaa ,poliana avait mis une passion p>ticulire la rdaction de son d]ni] travail4 ,m4 ,gorb\nov n\s conte que1 non cont5t d'avoir refait plusieurs reprises le manuscrit1 l'auteur multipliait les corrections en premire1 en deuxime1 en troisime preuves4 ,en portant lui-mme les preuves corriges son diteur1--celui-ci demeurait alors dans le vois9age de ,yasnaa ,poliana1--,tol/o s'excusait avec un s\rire contra9t1 comme si on l'avait pris en dfaut3 ,j'ai encore t\t b>b\ill4 ,p>donnez-moi1 je ne recomm5c]ai pas4 ,la d]nire fois1 aj\te ,m4 ,gorb\nov1 j'ai apport ,lon ,nicolaevit* les preuves de deux fascicules de son ouvrage le #aa novembre #aiaj 7trois j\rs avant la mort de ,tol/o71 ,a/apovo1 o il se m\rait4 ,il eut encore la =ce d'c\t] att5tivem5t les r5seignem5ts que je lui ai apports sur la m>*e de l'impression des tr5te fascicules4 ,j'ai aj\t qu' t\t has>d1 je lui apportais la troisime preuve de deux fascicules2 il me rpondit1 d'une voix te9te et o p]ait le regret de son impuissance de se remettre son travail favori3 ,je n'ai pas la =ce4444 ,faites-le v\s-mme4 ,n\s sommes bi5 en prs5ce de l'expression d]nire et la plus complte peut-tre de la doctr9e du gr& mort1 confronte avec les p5ses de plus gr&s philosophes de l'humanit et de ses plus anci5nes traditions4 ,tol/o cite1 en effet1 t\s les livres sacrs connus de t\s les pays3 la ,bible1 ,vi*n\-,p\rana1 ,rama-,kri*na et autres textes h9d\s2 ,b\ddha1 ,lao-,tseu1 ,confucius et les ,bram9es2 l',evangile1 les ,aptres1 le ,talmud et le ,coran2 et aussi les plus antiques traditions3 *9oises1 h9d\es1 arabes1 p]sanes1 voire mexica9es d'avant la dc\v]te de l',amrique et qu9ze sicles avant l're *rti5ne2 les philosophes grecs ,hraclite1 ,socrate1 ,platon1 ,x5ophon et pictte1 comme les roma9s ,caton1 ,cicron1 ,snque1 ,juvnal1 ,m>c-,aurle et ,lactance2 ,basile-le-,gr& et ,jean ,*ryso/ome2 ,mahomet1 ,saadi et ,sad ,b5-,ham$2 ,jean ,huss1 ,erasme1 ,lu!r2 ,montaigne1 ,pascal1 ,fnelon1 ,la ,bruyre1 ,r\sseau1 ,lam5nais et ,lam>t9e2 ,em]son1 ,b5?am1 ,?omas ,m1 ,c>lyle1 ,rusk91 ,c>p5t]1 ,grant-,all5 et ,h5ry ,george2 ,kant1 ,less+1 ,humboldt et ,s*op5hau]2 ,gogol1 ,h]tz5 et ,do/oevsky1 etc4 etc41 p\r ne nomm] que les livres et les auteurs les plus univ]sellem5t connus et sans faire tat des s\rces que ,tol/o n'indique pas1 en raison de ce que les passages emprunts sont1 comme il l'explique dans sa prface1 int]prts et non pas fidlem5t traduits p> lui4 _/ ,e4 ,,halp,,r9e-,,kam9sky4 _/ ,,pr,,face ,,de ,l',,auteur ,les p5ses recueillies ici1 app>ti5n5t aux auteurs les plus div]s1 depuis les crits des brahmanes1 de ,confucius1 des b\ddhi/es jusqu' l'vangile1 aux pitres et aux travaux de bi5 des p5seurs1 tant anci5s que mod]nes4 ,la plup>t de ces p5ses ont t tellem5t modifies p> mes traductions et adaptations1 qu'il s]ait dplac de ma9t5ir la signature de leurs auteurs4 ,les meilleures de ces p5ses ne sont pas de moi1 mais des plus gr&s sages de l'univ]s4 ,lon ,tol/o4 ,la ,p5se de l',humanit ,,*apitre ,,premi] ,,de ,,la ,,foi ,p\r vivre heureux1 l'homme doit savoir ce qu'il peut et ce qu'il ne peut pas faire4 ,et seule la foi le lui appr5d4 ,la foi indique ce qu'e/ l'homme et p\rquoi il e/ sur la t]re4 ,cette foi a t\j\rs exi/ et exi/e *ez t\s les hommes d\s de raison4 ,i4--,en quoi consi/e la vritable foi4 #a ,af9 de vivre d'une vie heureuse1 l'homme doit compr5dre ce qu'e/ la vie1 ce qu'il peut et ce qu'il ne peut pas faire4 ,ceux qui fur5t les meilleurs et les plus sages p>mi t\s les peuples l'enseignr5t de t\t temps4 ,t\tes les doctr9es de ces sages se rejoign5t p> leur base4 ,et c'e/ cet ensemble des doctr9es1 rvlant le b de la vie huma9e et la conduite obs]v]1 qui con/itue la vritable religion4 #b ,quel e/ la signification de l'univ]s dont je ne conois ni la f9 ni le comm5cem5t8 ,que reprs5te ma vie dans cet univ]s et comm5t dois-je vivre cette vie8 ,la foi seule rpond ces que/ions4 #c ,la vraie religion a p\r mission de rvl] la loi qui prime t\tes les lois huma9es et qui e/ une p\r t\s les hommes4 #d ,il peut exi/] plusieurs croyances errones1 mais la vraie croyance e/ une4 ,,kant4 #e ,si ta foi a t effleure d'un d\te1 tu n'z plus la foi4 ,la foi e/ alors seulem5t la foi1 qu& il ne te vi5t mme pas la p5se qu'elle puisse tre m5songre4 #f ,il exi/e deux sortes de croyances3 la confiance qu'on accorde ce qu'affirm5t les hommes2 c'e/1 la foi en l'humanit1 et on en compte un gr& nombre4 ,l'autre croyance reconnat la dp5dance dans laquelle on se tr\ve env]s ,celui qui n\s a envoys dans ce monde4 ,c'e/ la foi en ,dieu1 et il n'en exi/e qu'une p\r t\s4 ,,ii4--,l'enseignem5t de la vraie foi e/ t\j\rs clair et simple4 #a ,croire--signifie avoir confiance en ce qui n\s e/ rvl1 sans n\s dem&] p\rquoi il en e/ a9si et ce qu'il en rsult]a4 ,c'e/ en cela que rside la vraie foi4 ,elle n\s appr5d qui n\s sommes et quels devoirs suscite en n\s cette connaissance2 mais elle re/e muette sur les consqu5ces et les rsultats des actes ordonns p> elle4 ,si je crois en ,dieu1 po9t n'e/ beso9 de connatre le b de mon obissance la volont div9e1 c> je sais que ,dieu e/ am\r et que l'am\r n'a qu'un b3 le ,bi54 #b ,la vritable loi de la vie e/ si simple1 si claire et si comprh5sible que les hommes n'ont pas d'excuse leur mauvaise vie s\s prtexte d'ignor] cette loi4 ,si les hommes viv5t contrairem5t la loi de la vraie vie ils rpudi5t la raison4 ,et c'e/ ce qu'ils font4 #c ,on dit que l'accomplissem5t de la volont div9e e/ ardue4 ,c'e/ faux4 ,la loi de vie ne n\s dem&e qu'am\r env]s notre pro*a94 ,et l'am\r n'e/ pas pnible1 mais joyeux4 ,d'aprs ,,gr,,goire ,,skovoroda4 #d ,le s5tim5t qu'pr\ve l'homme lorsqu'il dc\vre la vraie foi e/ semblable celui d'une p]sonne faisant jaillir la lumire dans une *ambre obscure4 ,t\t s'claire et le bonheur remplit l'me4 ,,iii4--,la vritable foi e/ dans l'am\r de ,dieu et de son pro*a94 #a ,aimez-v\s les uns les autres comme je v\s aime2 t\s v\s reconnatront p\r mes disciples1 si v\s v\s aimez les uns les autres1--a dit le ,*ri/4 ,il ne dit pas3 si v\s croyez en ceci ou en cela1 mais si v\s aimez4--,la foi *ez diffr5ts hommes1 div]ses poques1 peut v>i]1 mais l'am\r e/ inv>iable *ez t\s4 ,la vraie foi e/ unique--c'e/ l'am\r p\r t\t ce qui vit4 ,,ybrahim ,,de ,,cord\e4 #c ,l'am\r r5d les hommes heureux1 p>ce qu'il unit l'homme ,dieu4 #d ,le ,*ri/ a rvl aux hommes que l't]nel n'tait pas la mme *ose que le futur1 mais que l't]nel1 l'invisible1 e/ en n\s1 dans cette vie mme1 que n\s dev5ons t]nels lorsque n\s sommes en communion avec le ,dieu-,esprit en lequel t\t vit et se meut4 ,n\s p>v5ons cette t]nit uniquem5t p> l'am\r4 ,,iv4--,la foi dirige la vie des hommes4 #a ,seul1 celui qui agit selon ce qu'il considre comme loi de la vie1 connat la loi de la vie4 #b ,t\te foi n'e/ qu'une rponse ceci3 comm5t dois-je vivre dans le monde1 non pas aux yeux des hommes1 mais aux yeux de ,celui qui m'a envoy sur la t]re8 #c ,la vraie foi n'e/ pas de savoir bi5 p>l] de ,dieu1 de l'me1 de ce qui a t et de ce qui s]a1 mais uniquem5t de bi5 savoir ce qu'il faut faire et ne pas faire dans cette vie4 ,d'aprs ,,kant4 #d ,si un homme pr\ve des malheurs dans la vie1 c'e/ uniquem5t p>ce que cet homme n'a pas de foi4 ,il en e/ de mme p\r t\t un peuple4 ,si un peuple e/ malheureux1 c'e/ p>ce qu'il a p]du la foi4 #e ,la vie des hommes e/ heureuse ou malheureuse1 suivant leur conception de la vraie loi de la vie4 ,plus ils compr5n5t clairem5t cette loi1 plus leur vie e/ heureuse2 plus ils la compr5n5t faussem5t1 plus leur vie e/ malheureuse4 #f ,p\r sortir des s\illures du p*1 de la dpravation et de la vie malheureuse1'il ne faut aux hommes qu'une *ose1 une religion dans laquelle ils ne vivrai5t pas1 *acun p\r soi1 comme ils le font prs5t1 mais d'une vie commune1 en reconnaissant t\s la mme loi et le mme b4 ,alors seulem5t les hommes1 en rptant les p>oles de la prire du ,seigneur3 ,que ton rgne arrive sur la t]re comme au ciel p\rrai5t espr] que le rgne de ,dieu vi5drait rellem5t sur la t]re4 ,d'aprs ,,mazz9i4 #g ,si une religion n\s appr5d qu'il faut r5onc] cette vie p\r la vie t]nelle1 c'e/ une religion m5songre4 ,on ne peut pas r5onc]1 cette vie p\r la vie t]nelle1 p\r cette raison que la vie t]nelle exi/e dj dans cette vie4 ,,wemana indi5ne4 #h ,plus la foi de l'homme e/ solide1 plus sa vie e/ f]me4 ,la vie d'un homme sans religion e/ celle d'une bte4 ,v4--,la fausse religion4 #a ,la loi de la vie comm&ant d'aim] ,dieu et son pro*a9 e/ simple et claire3 t\t homme1 ayant atte9t l'ge de raison la conoit p> son cur4 ,p> consqu5t1 s'il n'y avait1 pas de doctr9es errones1 t\s les hommes reconnatrai5t cette loi1 et le royaume des cieux s]ait sur la t]re4 ,mais1 p>t\t et t\j\rs1 des faux docteurs ont appris aux hommes reconnatre comme loi de ,dieu1 ce qui n'e/ pas sa loi4 ,les multitudes ont accept ces fausses doctr9es et se sont loignes de la vraie loi de la vie et de l'accomplissem5t de la vritable loi4 ,aussi1 leur vie n'en e/ dev5ue que plus pnible et plus malheureuse4 ,il ne faut donc croire aucune doctr9e1 si elle n'e/ pas d'accord avec l'am\r de ,dieu et de son pro*a94 #b ,il ne faut pas croire que la religion e/ vraie p>ce qu'elle e/ vieille4 ,au contraire1 plus les hommes viv5t1 plus la vraie loi de la vie leur devi5t claire4 ,suppos] qu' notre poque1 il faut cont9u] croire ce que croyai5t nos gr&s-pres et aeux1 c'e/ croire qu'un adulte peut cont9u] port] les vtem5ts d'enfant4 #c ,n\s n\s lam5tons de ce que n\s ne croyons plus en ce que croyai5t nos pres4 ,il ne faut pas s'en dsol]1 mais s'ef=c] de crer une religion laquelle n\s puissions croire aussi f]mem5t que nos pres croyai5t la leur4 ,,m>t9eau4 ,,vi4--,le culte extrieur4 #a ,la vraie foi e/ dans la croyance en une seule loi qui convi5t t\s les hommes de l'univ]s4 #b ,la vraie religion enseigne de vivre dans le bi51 en accord avec t\s et d'agir env]s son pro*a9 comme on v\drait qu'on agisse env]s n\s4 ,cette vraie religion a t enseigne p> t\s les sages1 p> t\s les sa9ts de t\s les peuples4 ,,vii4--,l'ide de la rcomp5se p\r la bonne conduite e/ incompatible avec la vraie foi4 #a ,quiconque1 pratique une religion seulem5t en vue des rcomp5ses qu'elle peut lui assur] p\r ses bonnes uvres1 ne fait pas preuve de foi mais de calcul1 calcul t\j\rs faux4 ,il e/ faux1 p>ce que la vraie foi assure le bonheur dans le prs5t uniquem5t1 qu'elle ne donne et ne peut donn] aucun bonheur dans l'av5ir4 #b ,un ouvri] *]*ait s'embau*]4 ,il r5contra deux embau*eurs1 qui1 *acun de son ct1 se mir5t lui vant] leurs patrons4 ,l'un lui dit que la place tait excell5te4 ,il e/ vrai1 que si tu ne cont5tes pas le patron1 il te frapp]a1 t'emprisonn]a2 mais si tu russis le satisfaire1 tu ne p\rras pas avoir de vie plus agrable4 ,qu& tu auras f9i ton temps de travail1 tu auras ta retraite1 tu vivras sans ri5 faire2 des ftes1 du v91 des fri&ises et prom5ades *aque j\r4 ,plais-lui seulem5t2 la vie s]a telle que tu n'en peux imag9] de meilleure4 ,l'autre embau*eur invita1 son t\r1 l'ouvri] all] *ez son patron1 mais ne dit pas comm5t il s]ait rcomp5s2 il ne p\vait mme pas dire o et comm5t vivai5t les ouvri]s et si le travail tait facile ou pnible2 il affirma seulem5t que le matre tait bon1 qu'il ne punissait p]sonne et qu'il vivait lui-mme au milieu de ses employs4 ,l'ouvri] rfl*it3 ,le premi] patron promet trop4 ,si t\t tait vrai1 il n'aurait pas beso9 de tant promettre4 ,en me laissant t5t] p> une vie grasse1 je p\rrai bi5 mal tomb]4 ,le matre doit tre m*ant1 p>ce qu'il punit svrem5t ceux qui ne travaill5t pas son gr2 j'irai plutt *ez l'autre2 au mo9s1 celui-ci ne promet ri51 mais on dit qu'il e/ bon et qu'il vit au milieu de ses ouvri]s4 ,il en e/ de mme des doctr9es religieuses4 ,c]ta9s docteurs incit5t les hommes bi5 faire en les intimidant p> les punitions et en les attirant p> des promesses de rcomp5ses dans l'autre monde o p]sonne n'a t4 ,d'autres enseign5t seulem5t que l'am\r1 base de la vie1 e/ en n\s et que celui qui reconnat ce pr9cipe e/ heureux4 #c ,si tu s]s ,dieu p\r obt5ir la j\issance t]nelle1 tu te s]s toi-mme et non pas ,dieu4 ,,viii4--,la raison vrifie les dogmes de la foi4 #a ,on n'obti5t pas la foi p> la raison4 ,mais la raison n\s e/ ncessaire p\r contrl] la religion qu'on n\s enseigne4 #b ,ne craignons pas de rejet] de notre religion t\t ce qui e/ inutile1 matriel1 tangible1 autant que ce qui e/ vague1 indcis3 plus n\s purifi]ons le noyau spirituel1 mieux n\s compr5drons la vritable loi de la vie4 #c ,celui qui ne croit pas t\t ce que t\t le monde croit aut\r de lui n'e/ pas un incroyant2 t&is que celui qui p5se et dit qu'il croit ce qu'il ne croit pas1 e/ un vritable incroyant4 ,,ix4--,la consci5ce religieuse des hommes ne cesse de se p]fectionn]4 #a ,n\s devons n\s s]vir des doctr9es des anci5s sages et des sa9ts posant la loi de la vie1 mais n\s devons vrifi] ce qu'ils n\s appr5n5t3 accept] ce qui e/ con=me la raison et rejet] ce qui lui e/ contraire4 #b ,il e/ surpr5ant que la plup>t des hommes re/5t fidles aux doctr9es les plus anci5nes1 celles qui ne convi5n5t plus notre temps1 t&is qu'ils rejett5t et considr5t comme inutiles et malfaisantes t\tes les n\velles doctr9es4 ,ils oubli5t que si ,dieu a rvl la vrit aux anci5s1 il demeure le mme et peut la rvl] de la mme faon aux hommes qui ont vcu jadis et ceux qui viv5t ma9t5ant4 ,d'aprs ,,?oreau#a4 #e ,la religion n'e/ pas vraie p>ce que les sa9ts l'ont pr*e1 mais les sa9ts l'ont pr*e p>ce qu'elle e/ vraie4 ,,less+ #f ,lorsque l'eau de pluie c\le dans les *5aux1 il n\s semble que l'eau en vi5t4 ,mais l'eau tombe du ciel4 ,il en e/ de mme des doctr9es des sages et des sa9ts3 il n\s semble que ce sont ces d]ni]s qui les ont =mes2 mais elles vi5n5t de ,dieu4 ,d'aprs ,,rama-,,kri*na #a criva9 amrica9 de l'cole d',em]son 7,note du traducteur74 ,,*apitre ,,ii ,,de ,,dieu ,outre la matire dont n\s et l'univ]s sommes faits1 n\s connaissons encore quelque *ose d'immatriel qui donne la vie notre corps et e/ uni lui4 ,c'e/ cette *ose immatrielle que n\s appelons l'me4 ,de mme1 cette *ose immatrielle qui n'e/ unie ri5 et qui donne la vie t\t ce qui exi/e1 e/ ce que n\s appelons ,dieu4 ,i4--,l'homme dc\vre ,dieu en soi-mme4 #a ,la base de t\te religion e/ dans la reconnaissance1 non seulem5t de t\t ce que n\s voyons et ress5tons matriellem5t1 mais encore de ce quelque *ose d'invisible1 d'immatriel qui n\s donne la vie1 n\s et t\t ce qui e/ tangible et matriel4 #b ,je sais que j'ai en moi quelque *ose sans quoi ri5 ne s]ait4 ,c'e/ ce que j'appelle ,dieu4 ,d'aprs ,,ang,,lus4 #c ,t\t homme1 en rfl*issant ce qu'il e/1 e/ =c de s'ap]cevoir qu'il n'e/ pas t\t1 mais une p>tie isole de quelque *ose4 ,l'ayant compris1 l'homme p5se gnralem5t que ce quelque *ose dont il e/ sp> e/ le monde matriel qu'il voit3 la t]re sur laquelle il vit et o ont vcu ses anctres1 et aussi le ciel1 les toiles et le soleil qu'il ap]oit4 ,mais en y rfl*issant plus fond1 ou en appr5ant ce qu'en p5sai5t les sages de t\t l'univ]s1 il reconnat que ce quelque *ose1 dont les hommes se s5t5t sp>s1 n'e/ pas le monde matriel qui s't5d l'inf9i1 dans l'espace et dans le temps1 mais quelque *ose d'autre4 ,si l'homme rfl*it encore et qu'il appr5d ce qu'en p5sai5t galem5t les sages1 il compr5dra1 que le monde matriel1 qui n'a jamais comm5c1 ne f9ira jamais et ne peut avoir de limites1 n'e/ pas rel1 mais e/ une conception de notre c]veau et que1 p> suite1 le quelque *ose dont n\s n\s s5tons sp>s1 n'a ni comm5cem5t ni f91 ni dans le temps ni dans l'espace1 mais qu'il e/ immatriel et spirituel4 ,ce quelque *ose de spirituel1 que l'homme reconnat1 comme son comm5cem5t1 e/ ce que les sages appelai5t et appell5t ,dieu4 #d ,on ne peut reconnatre ,dieu qu'en soi-mme4 ,tant que tu ne l'z pas tr\v en toi1 tu ne le tr\v]as nulle "p4 ,il n'y a pas de ,dieu p\r celui qui ne ,le s5s pas en soi4 #e ,je s5s en moi un tre spirituel sp> de t\t4 ,je s5s le mme tre spirituel1 galem5t sp> de t\t1 dans les autres hommes4 ,mais si je le reconnais en moi et si je le reconnais dans les autres tres1 il ne peut ne pas exi/] lui-mme4 ,c'e/ cet tre exi/ant p> lui-mme que n\s appelons ,dieu4 #f ,ce n'e/ pas toi qui vis3 ce que tu considres comme toi e/ mort4 ,ce qui t'anime e/ ,dieu4 ,,ang,,lus4 #g ,ne p5se pas gagn] ,dieu p> tes actes2 t\tes les uvres sont nulles devant ,dieu4 ,il ne faut pas gagn] ,dieu1 mais tre ,lui4 ,,ang,,lus4 #h ,si n\s ne voyions pas de nos yeux1 si n\s n'ent5dions pas de nos oreilles1 si n\s ne t\*ions pas de nos ma9s1 n\s ne saurions ri5 de ce qui e/ aut\r de n\s4 ,mais si n\s ne reconnaissions pas ,dieu en n\s-mmes1 n\s ne n\s connatrions pas n\s-mmes2 n\s ne connatrions pas en n\s-mmes celui qui voit1 qui ent5d le monde aut\r de soi4 #i ,celui qui ne saura dev5ir fils de ,dieu1 re/]a jamais dans l'table avec le btail4 ,,ang,,lus4 #aj ,si je mne la vie du sicle1 je peux me pass] de ,dieu4 ,mais je n'ai qu' rfl*ir d'o je suis issu1 qu& je suis n et o j'irai aprs ma mort1 p\r que je reconnaisse aussitt qu'il y a quelque *ose dont je suis v5u et o je vais4 ,il m'e/ impossible de ne pas reconnatre que je suis v5u dans ce monde de quelque *ose d'incomprh5sible et que je vais v]s quelque *ose de t\t aussi incomprh5sible p\r moi4 ,c'e/ cet incomprh5sible dont je vi5s et o je vais que j'appelle ,dieu4 #aa ,on dit que ,dieu e/ l'am\r et que l'am\r e/ ,dieu4 ,on dit aussi que ,dieu1 e/ la raison et que la raison e/ ,dieu4 ,t\t cela n'e/ pas absolum5t exact4 ,l'am\r et la raison sont des qualits de ,dieu que n\s reconnaissons en n\s-mmes1 mais n\s ne p\vons savoir ce qu',il e/ p> ,lui-mme4 #ab ,c'e/ bi5 de cra9dre ,dieu1 mais mieux encore e/ de ,l'aim]4 ,le mieux1 c'e/ de ,le ressuscit] en soi4 ,,ang,,lus4 #ac ,l'homme doit aim]2 mais on ne peut aim] rellem5t que ce qui e/ p>fait4 ,il doit donc exi/] quelque *ose qui n'a pas de dfauts4 ,et il n'y a qu'un seul tre qui e/ sans dfaut3 ,dieu4 #ad ,si les hommes ne sont pas t\j\rs d'accord sur ce qu'e/ ,dieu1 t\s ceux qui croi5t rellem5t en ,lui compr5n5t t\j\rs de la mme faon ce que ,dieu veut d'eux4 #ae ,dieu aime la solitude4 ,il n'entr]a dans ton cur que lorsqu'il y s]a seul et que tu ne p5s]as qu' ,lui4 ,d'aprs ,,ang,,lus4 #af ,il exi/e un conte arabe que voici3 ,en trav]sant le ds]t1 ,mose ent5dit un ptre pri] ,dieu3 ,o ,seigneur6 disait-il1 comm5t faire p\r ,te r5contr] et dev5ir ,ton esclave6 ,avec quelle joie je ,te *auss]ai1 je lav]ai1 je bais]ai ,tes pi$s1 je peign]ai ,tes *eveux1 je lav]ai ,tes vtem5ts1 j'arrang]ai ,ta demeure et je ,t'apport]ai le lait de mon tr\peau6 ,mon cur ,te dsire6 ,mose1 ent5dant ces p>oles1 se f*a contre le ptre et dit3 ,tu blasphmes4 ,dieu n'a pas de corps4 ,il n'a beso9 ni de vtem5ts1 ni de demeure1 ni de s]viteur4 ,tu dis des sottises4 ,le ptre en fut attri/4 ,il ne p\vait se reprs5t] ,dieu sans corps et sans beso9s matriels2 il ne p\vait plus pri] et s]vir ,dieu1 et il tomba dans le dsespoir4 ,alors ,dieu dit ,mose3 ,p\rquoi z-tu loign de ,moi ,mon fidle esclave8 ,*aque homme a ses p5ses et ses t]mes4 ,ce qui e/ mal p\r l'un e/ bi5 p\r l'autre2 ce qui e/ poison p\r toi e/ miel p\r un autre4 ,les p>oles ne signifi5t ri54 ,je vois le cur de celui qui s'adresse ,moi4 #ag ,si l'homme ne sait pas qu'il respire l'air1 il sait1 lorsqu'il t\ffe qu'il lui manque quelque *ose sans quoi il ne peut vivre4 ,il en e/ de mme de celui qui p]d ,dieu1 bi5 qu'il ne sa*e pas ce qui le fait s\ffrir4 ,,ii--,t\t homme d\ de raison e/ =c de reconnatre ,dieu4 #a ,n\s voyons aux cieux et dans *aque homme ce que n\s appelons ,dieu4 ,lorsqu'on hiv]1 p5dant la nuit1 tu reg>ds le ciel1 tu vois des toiles1 encore des toiles et des toiles sans f91 et lorsque tu p5ses que *acune de ces toiles e/ nombre de fois plus gr&e que la t]re o tu vis1 que p>-dessus les toiles que tu vois1 il y a des c5ta9es1 des milli]s1 des millions d'autres toiles et de plus gr&es encore et que ni les toiles1 ni le ciel n'ont de f91 tu compr5ds que ce que n\s ne p\vons concevoir exi/e4 ,lorsque n\s reg>dons en n\s-mmes et que n\s voyons ce que n\s appelons notre moi1 lorsque n\s y voyons quelque *ose que n\s ne p\vons pas compr5dre non plus1 mais que n\s connaissons mieux que t\t le re/e et qui n\s fait compr5dre t\t ce qui e/1 n\s voyons dans notre moi1 dans l'me1 quelque *ose de plus comprh5sible et de plus gr& que ce que n\s voyons dans les cieux4 ,c'e/ ce que n\s voyons au ciel et ce que n\s s5tons en n\s1 en notre me1 que n\s appelons ,dieu4 #b ,de t\s temps1 *ez t\s les peuples s'tait =me la foi en une =ce invisible g\v]nant le monde4 ,les anci5s attribuai5t cette =ce la raison univ]selle1 la nature1 la vie1 l't]nit2 les *rti5s appell5t cette =ce3 esprit1 ,pre1 ,seigneur1 raison1 vrit4 ,le monde visible1 *angeant1 e/ en quelque sorte l'ombre de cette =ce4 ,de mme que ,dieu e/ t]nel1 le monde visible1 son ombre1 e/ t]nel4 ,seule la =ce invisible1 ,dieu1 exi/e vritablem5t44 ,,skovoroda#a4 #c ,il y a un tre sans lequel ni le ciel1 ni la t]re1 ne s]ai5t4 ,cet tre e/ paisible1 immatriel2 ses qualits s'appell5t3 am\r et raison2 mais l'tre lui-mme n'a pas de nom4 ,il e/ le plus loign et le plus pro*e4 ,,lao-,,tseu4 #d ,on dem&a un homme3 ,p\rquoi sait-il que ,dieu exi/e8 ,il rpondit3 ,faut-il donc une *&elle p\r voir l'aurore8 #e ,si l'homme considre quelque *ose comme gr&1 c'e/ qu'il ne voit pas les *oses de la hauteur de ,dieu4 ,,ang,,lus4 #f ,je peux ne pas rfl*ir ce qu'e/ l'univ]s inf9i et ce qu'e/ mon me qui se connat elle-mme2 mais si j'y p5se1 il m'e/ impossible de ne pas reconnatre ce que n\s appelons ,dieu4 #i ,il y a en ,amrique une petite fille aveugle et s\rde-muette de naissance4 ,on lui a appris lire et crire p> le t\*]4 ,lorsque sa matresse lui eut expliqu qu'il y avait un ,dieu1 la fillette rpondit qu'elle le savait1 mais qu'elle ignorait son nom4 ,,iii4--,la volont de ,dieu4 #a ,n\s concevons ,dieu mo9s p> la raison que p> notre s5sation d'tre en ,son p\voir1 tel un n\rrisson dans les bras de sa mre4 ,l'enfant ne sait pas qui le ti5t1 le r*auffe1 le n\rrit1 mais il sait que ce quelqu'un exi/e et non seulem5t il connat1 mais il aime ce quelqu'un dont il dp5d4 ,il en e/ de mme de l'homme4 #b ,plus l'homme accomplit la volont de ,dieu1 plus il ,le connat4 ,si l'homme n'accomplit pas la volont de ,dieu1 il ne ,le connat pas du t\t1 bi5 qu'il dise ,le connatre et qu'il ,l'invoque4 #c ,de mme qu'on ne peut reconnatre une *ose qu'en s'en appro*ant1 on ne peut connatre ,dieu1 qu'en s'appro*ant de ,lui1 et on ne peut le faire qu' l'aide de bonnes actions4 ,et plus l'homme s'habitue au bi51 mieux il appr5d connatre ,dieu2 et plus il appr5d le connatre1 plus il aime ses semblables4 #d ,n\s ne p\vons connatre ,dieu4 ,t\t ce que n\s savons de ,lui c'e/ ,sa loi1 ,sa volont1 telles qu'elles sont crites dans l',evangile4 ,de la connaissance de ,sa loi1 n\s dduisons que ,celui qui l'a faite exi/e1 mais n\s ne p\vons pas ,le connatre ,lui-mme4 ,n\s ne savons au ju/e qu'une *ose1 c'e/ que n\s devons accomplir la loi que ,dieu n\s a donne et que notre vie e/ d'autant1 meilleure que n\s suivons plus /rictem5t cette loi4 #e ,il e/ surpr5ant que je n'aie pu voir avant la simplicit de cette vrit qu'en dehors de ce monde et de notre vie1 il y a quelqu'un1 quelque *ose qui sait p\rquoi le monde exi/e et p\rquoi n\s y sommes1 telles les bulles qui se =m5t dans l'eau b\illante et qui clat5t et disp>aiss5t4 ,oui1 il se passe quelque *ose en ce monde1 grce t\s les tres vivants1 moi1 ma vie4 ,autrem5t1 p\rquoi exi/]ai5t ce soleil1 ces pr9temps1 ces hiv]s et p\rquoi ces s\ffrances1 ces naissances et ces morts1 ces bi5faits1 ces crimes1 p\rquoi t\s ces tres sp>s qui app>emm5t n'ont aucun s5s p\r moi et qui viv5t de t\tes leurs =ces1 qui se s\ci5t tant de leur vie8 ,la vie de t\s ces tres me conva9c p>faitem5t que t\t cela e/ ncessaire quelque *ose de raisonnable1 de bon1 mais qui ne m'e/ pas accessible4 #f ,tant que l'homme *ante1 crie et dit devant t\s3 ,o ,seigneur1 ,seigneur6 c'e/ qu'il n'a pas tr\v le ,seigneur4 ,celui qui ,l'a tr\v g>de le sil5ce4 ,,rama-,,kri*na4 #g ,dans les mauvais mom5ts1 on ne s5t pas ,dieu1 on d\te de ,lui4 ,mais le salut e/ t\j\rs le mme3 p5s] non ,dieu1 mais ,sa loi et l'accomplir3 aim] t\t le monde4 ,,iv4--,on ne peut compr5dre ,dieu p> la raison4 #a ,on peut s5tir ,dieu en soi1 ce qui n'e/ pas difficile4 ,mais compr5dre ,dieu et savoir ce qu',il e/1 e/ impossible et inutile4 #b ,on ne peut compr5dre p> la raison1 que l'homme conti5t son me et ,dieu2 de mme1 il e/ impossible de concevoir qu'il n'y ait pas de ,dieu et que l'homme n'ait pas d'me4 ,,pascal4 #c ,p\rquoi suis-je sp> de t\t le re/e et p\rquoi sais-je que t\t ce dont je suis sp> exi/e1 et p\rquoi ne puis-je compr5dre ce qu'e/ ce t\t8 ,p\rquoi moi *ange-t-il con/amm5t8 ,je ne peux ri5 compr5dre t\t cela4 ,mais je ne puis m'emp*] de p5s] que t\t cela a un s5s1 qu'il y a un tre p\r lequel t\t cela e/ comprh5sible1 qui sait quoi t\t cela s]t4 #d ,*acun peut s5tir ,dieu1 et p]sonne ne peut ,le compr5dre4 ,c'e/ p\rquoi ne *]*ons pas ,le compr5dre1 mais accomplissons sa volont1 qui e/ de le s5tir en soi avec plus d'int5sit4 #e ,si tes yeux sont aveugls p> le soleil1 tu ne dis pas qu'il n'y a pas de soleil4 ,tu ne diras pas non plus que ,dieu n'exi/e pas p>ce que ta raison s'embr\ille et se p]d1 lorsque tu veux compr5dre le comm5cem5t et la cause de t\t4 ,d'aprs ,,ang,,lus4 #f ,p\rquoi me dem&es-tu mon nom8--dit ,dieu ,mose4--,si d]rire ce qui se meut tu peux voir ce qui a t\j\rs t1 ce qui e/ et ce qui s]a1 tu ,me connais4 ,mon nom e/ le mme que ma sub/ance4 ,je suis rel4 ,je suis celui qui e/4 ,celui qui veut savoir mon nom1 ne me connat pas4 ,,skovoroda4 #g ,la raison qu'on ne peut concevoir n'e/ pas la raison t]nelle2 l'tre qu'on peut nomm] n'e/ pas l'tre suprme4 ,,lao-,,tseu4 #h ,si trange que soit le fait que je ne connaisse pas ,dieu1 j'ai t\j\rs peur lorsque je suis sans ,lui1 et je ne suis tranquille que lorsque je suis avec lui4 ,c'e/ plus trange encore que je n'aie po9t beso9 de ,le connatre mieux et davantage que je ne ,le connais ma9t5ant dans ma vie actuelle4 ,je peux et je v\drais me rappro*] de ,lui2 ma vie entire t5d cela4 ,mais ce rappro*em5t n'augm5te aucunem5t ma connaissance de ,dieu4 ,t\te t5tative de mon imag9ation me dmontrant que je le conois 7p> exemple1 lorsque je me l'imag9e crateur ou misricordieux1 ou quelque *ose d'analogue7 m'loigne de lui et arrte mon rappro*em5t de ,lui4 ,mme le pronom ,il1 appliqu ,dieu1 dtruit en quelque sorte p\r moi t\te sa signification4 ,le mot ,il le dim9ue4 #i ,t\t ce qu'on peut dire de ,dieu ne ,lui ressemble pas4 ,on ne peut dpe9dre ,dieu p> des p>oles4 ,,ang,,lus4 ,v4--,du manque de foi en ,dieu4 #a ,l'homme raisonnable tr\ve en lui-mme la conception de son me1 de lui-mme et de l'me de l'univ]s1 qui e/ ,dieu2 et en reconnaissant l'impossibilit d'am5] ces conceptions la nettet complte1 il s'arrte docilem5t devant elles1 sans t\*] ce qui les voile4 ,mais il y a eu et il y a encore des g5s d'un esprit et d'une sagesse raff9s et qui veul5t expliqu] la conception de ,dieu p> des p>oles4 ,je ne condamne pas ces g5s4 ,nanmo9s1 ils ont tort lorsqu'ils affirm5t qu'il n'y a pas de ,dieu1 et un p>eil a?isme ne peut dur]4 ,d'une faon ou d'une autre1 l'homme aura t\j\rs beso9 de ,dieu4 ,si ,sa div9it s'tait rvle v\s avec plus d'clat encore que jusqu' prs5t1 je suis conva9cu que ceux qui conte/5t ,dieu inv5t]ai5t de n\velles subtilits p\r ,le ni]4 ,la raison se plie t\j\rs devant les exig5ces du cur4 ,,r\sseau4 #b ,p5s] qu'il n'y a pas de ,dieu1 revi5t au mme d'aprs ,lao-,tseu1 que de croire que l'air qui sort d'un s\fflet1 a le s\fflet p\r orig9e et que le s\fflet p\rrait fonctionn] l o il n'y aurait pas d'air4 #c ,lorsque les g5s de mauvaise vie dis5t que ,dieu1 n'exi/e pas1 ils ont raison3 ,dieu n'exi/e que p\r ceux qui reg>d5t de ,son ct et se rappro*5t de ,lui4 ,mais p\r celui qui s'e/ dt\rn de ,lui et s'en loigne1 il ne peut y avoir de ,dieu4 #d ,deux catgories d'hommes connaiss5t ,dieu4 ,ceux qui ont le cur mode/e--qu'ils soi5t sages ou sots--et ceux qui sont vraim5t intellig5ts4 ,seuls1 les hommes orgueilleux et d'intellig5ce mdiocre ne connaiss5t pas ,dieu4 ,,pascal4 #e ,mose dit ,dieu3 ,o te tr\v]ai-je1 ,seigneur8--,dieu lui rpondit3 ,tu m'z dj tr\v1 si tu ,me *]*es4 #f ,pr\v] que ,dieu exi/e6 ,il ne peut y avoir ri5 de plus /upide que l'ide de pr\v] l'exi/5ce de ,dieu4 ,le faire1 c'e/ v\loir pr\v] la raison de sa vie4 ,a qui8 ,comm5t8 ,p\rquoi8 ,si ,dieu n'exi/e pas1 il n'y a ri54 ,or1 comm5t ds lors pr\v] ,son exi/5ce8 #g ,dieu exi/e4 ,po9t n'e/ beso9 de le pr\v]4 ,le faire1 s]ait blasphm]2 le ni]1 une folie4 ,dieu demeure dans notre consci5ce1 dans la conception de l'humanit entire1 dans la /ructure de l'univ]s4 ,seul un homme trs misrable ou trs dprav peut ni] ,dieu s\s la vote du ciel toile1 sur la tombe des tres *]s ou devant la mort heureuse d'un m>tyr4 ,,mazz9i4 ,,vi4--,l'am\r de ,dieu4 ,je ne compr5ds pas ce que signifie l'am\r de ,dieu4 ,peut-on aim] l'inconcevable et l'inconnu8 ,on peut aim] son pro*a91 c'e/ comprh5sible et bi54 ,mais aim] ,dieu1 ce sont des p>oles vides de s5s4 ,a9si p>l5t bi5 des g5s4 ,mais ceux qui le dis5t et le p5s5t se tromp5t l\rdem5t3 ils ne compr5n5t pas ce qu'e/ aim] son pro*a9--non pas un homme agrable ou qui n\s e/ utile1 mais indiffremm5t t\t homme1 qu& mme il s]ait le plus dsagrable et le plus ho/ile4 ,seul1 celui qui e/ le mme p>t\t1 peut aim] a9si son pro*a94 ,de sorte que ce n'e/ pas l'am\r de ,dieu qui e/ incomprh5sible1 mais l'am\r du pro*a9 sans l'am\r de ,dieu4 #a ,philosophe ukra9i5 du ,x,v,i,i,ie sicle dont l'exceptionnelle valeur ne fut que rcemm5t reconnue en ,russie4 7,n4 du trad47 ,,*apitre ,,iii ,,de ,l',,me ,n\s appelons ,dieu1 l'impalpable1 l'invisible1 l'immatriel1 celui qui donne la vie t\t et qui exi/e4 ,n\s appelons me le mme lm5t impalpable1 invisible et immatriel1 sp> p> le corps de t\t le re/e et que n\s reconnaissons comme n\s-mmes4 ,i4--,qu'e/-ce que l'me8 #a ,si l'homme vit longtemps1 il subit div]ses trans=mations3 il e/ enfant1 puis adolesc5t1 adulte1 vieill>d4 ,mais1 malgr ses *angem5ts1 il dit t\j\rs moi en p>lant de lui-mme4 ,et ce moi a t\j\rs t le mme3 dans l'enfant1 dans l'adulte1 dans le vieill>d4 ,c'e/ ce moi immuable que n\s appelons me4 #b ,si l'homme p5se que t\t ce qui l'ent\re1 t\t l'univ]s inf9i1 e/ tel qu'il le voit1 il se trompe =t4 ,l'homme connat t\t ce qui e/ matriel uniquem5t p>ce qu'il a tels vue1 oui t\*]4 ,si ces s5s tai5t autres1 le monde enti] s]ait diffr5t4 ,de sorte que n\s ne savons pas et ne p\vons savoir quel e/ exactem5t le monde matriel o n\s vivons4 ,ce que n\s connaissons srem5t et entirem5t1 c'e/ notre me4 ,,ii4--,le ,moi spirituel4 #a ,lorsque n\s p>lons de notre moi1 n\s n'ent5dons pas notre corps1 mais ce qui le fait vivre4 ,qu'e/-ce que le moi8 ,n\s ne p\vons le df9ir p> des p>oles1 mais n\s le connaissons mieux que t\t ce que n\s savons4 ,c> n\s savons que si n\s n'avions pas ce moi1 n\s ne saurions ri51 n\s n'aurions ri5 au monde1 et n\s n'aurions pas exi/ n\s-mmes4 #b ,lorsque je rfl*is1 il m'e/ plus difficile de compr5dre ce qu'e/ mon corps que ce qu'e/ mon me4 ,le corps a beau n\s tre pro*e1 il n\s e/ t\j\rs trang]2 seule l'me e/ soi4 #c ,si l'homme ne s5t pas l'me en soi1 cela ne veut pas dire qu'il n'a pas d'me1 mais cela pr\ve seulem5t qu'il n'a pas encore appris la connatre4 #d ,tant que n\s ne compr5ons pas ce qui e/ en n\s1 quel intrt avons-n\s savoir ce qui e/ en dehors de n\s8 ,et peut-on connatre le monde avant de s'tre compris soi-mme8 ,celui qui e/ aveugle *ez lui1 peut-il voir lorsqu'il e/ *ez les autres8 ,,skovoroda4 #e ,de mme que la b\gie ne peut pas brl] sans feu1 l'homme ne peut pas vivre sans =ce spirituelle4 ,l'esprit vit dans t\s les hommes1 mais t\s les hommes ne le sav5t pas4 ,la vie de ceux qui le sav5t e/ heureuse1 et la vie de ceux qui l'ignor5t e/ malheureuse4 ,sagesse brahmane4 ,,iii4--,l'me et le monde matriel4 #a ,n\s avons mesur la t]re1 le soleil1 les toiles1 les pr(ondeurs des m]s2 n\s desc5dons dans l'antre de la t]re p\r y *]*] de l'or2 n\s avons tr\v des rivires et des montagnes sur la lune2 n\s dc\vrons de n\veaux a/res et connaissons leurs dim5sions2 n\s nivelons des prcipices1 n\s con/ruisons des ma*9es compliques2 *aque j\r apporte de n\velles et t\j\rs de n\velles inv5tions4 ,que ne savons-n\s pas8 que de *oses n\s p\vons faire6 ,seulem5t1 il y a une *ose absolum5t ess5tielle qui n\s manque4 ,et n\s ne saurions prcis] ce que c'e/4 ,n\s sommes p>eils un petit enfant3 il s5t qu'il n'e/ pas son aise1 mais il ne sait pas p\rquoi4 ,n\s sommes malheureux1 p>ce que n\s savons beauc\p de *oses inutiles et que n\s ignorons l'ess5tiel1 c'e/ n\s-mmes4 ,n\s ne connaissons pas ce qui e/ en n\s4 ,si n\s savions et si n\s n\s s\v5ions de ce qui e/ en n\s1 notre vie s]ait t\te diffr5te4 ,d'aprs ,,skovoroda4 #b ,n\s ne p\vons savoir ce qu'e/ en ralit t\t ce qui e/ matriel en ce monde4 ,n\s ne p\vons connatre p>faitem5t que ce qui e/ spirituel en n\s-mmes1 ce qui e/ n\s-mmes et ce qui ne dp5d ni de nos s5tim5ts ni de nos p5ses4 #c ,les hommes croi5t s\v5t que seules les *oses qu'ils peuv5t t\*] de leurs ma9s exi/5t4 ,bi5 au contraire3 exi/e seulem5t ce qu'on ne peut voir1 ni ent5dre1 ni palp]1 ce que n\s appelons notre moi-- notre me4 #d ,confucius disait3 ,le ciel et la t]re sont gr&s1 mais ils ont une c\leur1 une =me1 une dim5sion1 alors qu'en l'homme il y a quelque *ose qui p5se t\t et qui n'a ni c\leur1 ni =me1 ni dim5sion4 ,de sorte que si t\t l'univ]s tait mort1 ce qui e/ en l'homme aurait donn la vie au monde4 ,,iv4--,le ct spirituel et le ct *>nel de l'homme4 #a ,*acun de n\s e/ un homme absolum5t di/9ct de t\s les autres3 un homme1 une femme1 un vieill>d1 un g>on1 une fille2 et dans *acun de n\s1 comme dans t\s1 rside le mme tre spirituel4 ,*acun de n\s e/ donc ,jean ou ,na?alie et en mme temps un tre spirituel qui e/ le mme dans t\s les hommes4 ,et lorsque n\s disons3 ,je veux1 cela indique1 p>fois1 ce que dsir5t ,jean et ,na?alie1 mais d'autres fois ce que veut l'tre spirituel qui e/ commun n\s t\s4 ,et il arrive1 p>fois1 que ,jean et ,na?alie veul5t quelque *ose1 mais que l'tre spirituel ne le veut pas et qu'il dsire t\t autre *ose4 #b ,dire que ce que n\s appelons n\s-mmes n'e/ que notre *air1 dire que ma raison1 mon me1 mon am\r ne dp5d5t que de mon corps1 c'e/ prt5dre que notre corps n'e/ que la n\rriture dont notre *air s'alim5te4 ,il e/ vrai que mon corps n'e/ compos que d'alim5ts qu'il trans=me1 mais mon corps n'e/ pas alim5t4 ,ceux-ci lui sont ncessaires p\r vivre1 mais ils ne sont pas le corps4 ,il en e/ de mme de l'me4 ,il e/ vrai que1 sans ma *air1 ce que j'appelle me n'exi/]ait pas2 mais mon me n'e/ pas mon corps4 ,celui-ci e/ ncessaire l'me1 mais il n'e/ pas l'me4 ,si l'me n'exi/ait pas1 je ne saurais pas ce qu'e/ mon corps4 ,les lm5ts de la vie ne sont pas dans le corps1 mais dans l'me4 #c ,lorsque n\s disons3 cela e/ arriv1 cela arriv]a ou cela p\rra arriv]1 n\s p>lons de notre vie corporelle4 ,mais1 en dehors de la vie corporelle qui a t et qui s]a1 n\s reconnaissons en n\s une autre vie3 la vie spirituelle4 ,et cette vie-l n'a pas t1 ne s]a pas1 mais e/ t\j\rs4 ,c'e/ cette vie qui e/ la vraie4 ,l'homme e/ heureux lorsqu'il vit de la vie spirituelle1 et non de la vie corporelle4 #d ,le ,*ri/ appr5d connatre l'homme qu'il y a en lui quelque *ose qui le met au-dessus de cette vie1 de ses misres1 de ses cra9tes et de ses dsirs4 ,l'homme qui a compris la doctr9e du ,*ri/ se s5t comme un oiseau qui1 ignorant la prs5ce de ses ailes1 aurait compris brusquem5t qu'il p\vait vol]1 tre libre et ne ri5 cra9dre4 ,v4--,la consci5ce1 voix de l'me4 #a ,dans *aque homme il y a deux tres3 l'un3 aveugle1 matriel2 l'autre3 voyant clair1 spirituel4 ,l'un--l'tre aveugle--mange1 boit1 travaille1 se repose1 se reproduit et fait t\t comme une horloge rgle4 ,l'autre--l'tre spirituel--ne fait ri5 lui-mme1 mais ne fait qu'appr\v] ou dsappr\v] les actes de l'tre aveugle et animal4 ,on appelle consci5ce la p>tie claire1 spirituelle de l'homme4 ,cette p>tie spirituelle agit de mme que les bran*es d'un compas4 ,celles-ci ne *ang5t de place que lorsque celui qui ti5t les compas ab&onne la direction qu'elles indiqu5t4 ,il en e/ de mme de la consci5ce3 elle se tait tant que l'homme fait ce qu'il doit1 mais ds qu'il ab&onne la bonne voie1 elle lui montre o et quel po9t il s'e/ tromp4 #b ,lorsque n\s appr5ons qu'un homme a fait une mauvaise action1 n\s disons3 il n'a pas de consci5ce4 ,qu'e/-ce que la consci5ce8 ,la consci5ce e/ la voix de l'tre unique et spirituel qui rside en n\s t\s4 #c ,la consci5ce1 c'e/ la manife/ation de l'tre spirituel qui vit dans t\s les hommes4 ,et ce n'e/ que lorsqu'elle se manife/e qu'elle devi5t un directeur sr de la vie des hommes4 ,c> s\v5t les hommes pr5n5t p\r la consci5ce non pas la manife/ation de l'tre spirituel1 mais simplem5t ce qui e/ considr comme bon ou mauvais p> les g5s dont ils sont ent\rs4 #d ,la voix de la passion peut tre plus =te que celle de la consci5ce2 mais elle e/ t\t autre que la voix calme et p]suasive de la consci5ce4 ,celle-ci e/ la voix de l't]nel1 du div9 qui vit en l'homme4 ,,*ann+#a4 #e ,le philosophe ,kant disait que deux *oses l'tonnai5t le plus3 les toiles au ciel et la loi du bi5 dans l'me huma9e4 #f ,la vraie bont e/ en toi-mme1 dans ton me4 ,celui qui *]*e le bi5 en dehors de lui-mme1 agit comme le ptre qui *]*e dans son tr\peau l'agneau qu'il a ca* sur sa poitr9e4 ,,vimana ,,h9d\e4 ,,vi4--,la div9it de l'me4 #a ,l'homme a1 d'abord1 le s5tim5t de la sp>ation de son ess5ce du re/e de sa sub/ance1 c'e/--dire de sa *air2 ensuite1 la consci5ce de ce qui e/ sp>1 c'e/--dire de son me2 enf91 la consci5ce de ce dont cette base spirituelle de la vie e/ sp>e3 la consci5ce du ,t\t1 de ,dieu4 ,c'e/ prcism5t cet lm5t1 consci5t d'tre sp> du ,t\t1 de ,dieu1 qui e/ l'unique tre spirituel qui vit en *aque homme4 #b ,reconnatre qu'on e/ un tre sp>1 c'e/ reconnatre l'exi/5ce de ce dont on e/ sp>1 reconnatre l'exi/5ce du ,t\t1 de ,dieu4 #c ,en vrit1 en vrit1 je v\s le dis3 celui qui c\te ,ma p>ole et qui croit ,celui qui m'a envoy1 a la vie t]nelle et il ne vi5t po9t en jugem5t1 mais il e/ pass de la mort la vie4 ,en vrit1 en vrit1 je v\s le dis1 le temps vi5t1 et il e/ dj v5u1 que les morts ent5dront la voix du ,fils de ,dieu et que ceux qui l'auront ent5due vivront4 ,c> comme le ,pre a la vie en lui-mme1 il a aussi donn au ,fils d'avoir la vie en lui-mme4 ,,jean1 ,v1 #bd-be4 #d ,une g\tte qui tombe dans la m]1 devi5t m]4 ,l'me qui communie avec ,dieu devi5t ,dieu4 ,,ang,,lus #e ,lorsque l'homme dit une vrit1 cela ne veut pas dire que la vrit mane de l'homme4 ,t\te vrit vi5t de ,dieu4 ,elle ne fait que pass] p> l'homme4 ,si elle passe p> l'un plutt que p> l'autre1 c'e/ uniquem5t p>ce que cet homme a su se r5dre suffisamm5t transp>5t p\r que la vrit puisse pass] trav]s lui4 ,,pascal4 #f ,dieu dit3 ,je n'tais un trsor connu de p]sonne4 ,j'ai v\lu tre connu1 et j'ai cr l'homme4 ,,mahomet4 #g ,on ne peut pas compr5dre ,dieu p> la raison4 ,si n\s savons qu'il exi/e1 ce n'e/ pas p>ce que n\s le concevons p> la raison1 mais p>ce que n\s le s5tons en n\s-mmes4 ,l'homme1 p\r tre vritablem5t un homme1 doit concevoir la prs5ce de ,dieu en lui-mme4 ,dem&] si ,dieu exi/e1 s]ait dem&] si j'exi/e4 ,ce p> quoi je vis1 e/ ,dieu4 #h ,le corps e/ l'alim5t de l'me2 ce sont les *anti]s qui s]v5t con/ruire la vraie vie4 ,la plus gr&e joie que l'homme puisse concevoir1 c'e/ la joie de reconnatre en soi un tre libre1 raisonnable1 aimant1 et p> consqu5t bi5heureux de s5tir ,dieu en soi4 #i ,l'me e/ un v]re2 ,dieu e/ la lumire qui pntre trav]s ce v]re4 #aj ,il n'y a que moi et ,toi4 ,si n\s n'exi/ions pas t\s deux1 il n'y aurait ri5 sur la t]re4 ,,ang,,lus4 #aa ,il semble l'homme t\j\rs ent5dre une voix d]rire lui1 mais il ne peut pas t\rn] la tte et voir celui qui p>le4 ,cette voix p>le t\tes les langues1 g\v]ne t\s les hommes1 mais p]sonne n'a jamais vu celui qui p>le4 ,ds que l'homme comm5ce obir /rictem5t cette voix et la recueille de faon ne pas la sp>] de lui-mme dans ses p5ses1 il s5t que cette voix et lui font un2 et plus l'homme considr]a cette voix comme lui-mme1 plus il s]a heureux4 ,cette voix lui rvl]a la vie bi5heureuse1 p>ce que cette voix e/ celle de ,dieu dans l'homme4 ,d'aprs ,,emm]son4 ,dieu veut le bonheur de t\s2 or1 si tu veux du bi5 t\s1 c'e/--dire si tu aimes1 ,dieu vit en toi4 #ac ,on dit3 sauv] son me4 ,on ne peut sauv] que ce qui peut prir4 ,l'me ne peut pas prir p>ce qu'il n'y a qu'elle seule qui exi/e4 ,il ne faut pas la sauv]1 mais la purifi] de ce qui l'obscurcit1 la s\ille1 il faut l'in/ruire p\r que ,dieu pntre de plus en plus en elle4 #ad ,on dit3 ,aurais-tu oubli ,dieu8 ,c'e/ une bonne p>ole4 ,oubli] ,dieu1 c'e/ oubli] ,celui qui vit en toi et p> qui tu vis4 #ae ,de mme que j'ai beso9 de ,dieu1 ,dieu a beso9 de moi4 #af ,lorsque tu t'affaiblis et que tu es malheureux1 tu dois te rappel] que tu z une me et que tu peux vivre p> elle4 ,mais au lieu de cela1 n\s n\s imag9ons que des hommes p>eils n\s-mmes peuv5t n\s rcon=t]4 ,,emm]son4 #ag ,celui qui e/ uni ,dieu1 ne doit pas cra9dre ,dieu4 ,dieu ne saurait se faire de mal ,lui-,mme4 ,les poissons de la rivire apprir5t un j\r que les hommes disai5t qu'ils ne p\vai5t vivre que dans l'eau4 ,et les poissons s'en tonnr5t et se mir5t s'int]rog] entre eux af9 d'appr5dre si quelqu'un savait ce que c'e/ que l'eau4 ,alors1 un poisson intellig5t dit3 ,on raconte qu'il y a dans la m] un vieux et sage poisson qui sait t\t2 allons le tr\v] et dem&ons-lui ce qu'e/ l'eau4 ,et les poissons se dirigr5t v]s l'endroit de la m] o habitait le sage et lui dem&r5t ce qu'tait l'eau4 ,et le sage poisson dit3 ,l'eau c'e/ ce qui n\s fait vivre4 ,si v\s ne la connaissez pas c'e/ p>ce que v\s vivez dans l'eau et d'eau4 ,de mme1 il semble p>fois aux hommes qu'ils ne sav5t pas ce qu'e/ ,dieu1 mais ils viv5t eux-mmes en ,lui4 ,,s\fi#b4 ,,vii4--,la vie de l'homme n'e/ pas dans le corps1 mais dans l'me1 et non pas dans le corps et dans l'me1 mais dans l'me seule4 #a ,celui qui m'a envoy e/ vritable1 et les *oses que j'ai ent5dues de ,lui1 je les dis dans le monde4 ,ils ne comprir5t po9t qu',il p>lait du ,pre4 ,et ,jsus leur dit3 ,lorsque v\s aurez lev le ,fils de l',homme1 v\s connatrez qui ,je suis1 et que ,je ne fais ri5 de ,moi-mme1 mais que ,je dis les *oses comme ,mon ,pre ,me les a enseignes4 ,,jean1 ,,viii1 #bf-bh4 lev] le ,fils de l',homme1 c'e/ avoir consci5ce de l'esprit qui vit en n\s et l'lev] au-dessus de la *air4 #b ,l'me et le corps sont ce que l'homme considre comme si51 ce dont il s'occupe con/amm5t4 ,mais on doit savoir que le vrai toi n'e/ pas ton corps1 mais ton me4 ,s\vi5s-toi de cela1 lve ton me au-dessus de ta *air1 prs]ve-l de t\te s\illure huma9e1 ne p]mets pas ta *air de l't\ff]--et tu auras une vie heureuse4 ,,m>c-,,aur,,le4 #c ,on dit qu'on ne doit pas s'aim] soi-mme4 ,mais sans l'am\r de soi-mme1 il n'y aurait pas de vie4 ,il s'agit de savoir ce qu'il faut aim] en soi3 son me ou son corps4 #d ,il n'e/ pas de corps vig\reux qui n'aura jamais t malade2 il n'e/ pas de ri*esses qui ne disp>atront jamais2 il n'e/ pas de p\voir qui n'aura pas de f94 ,si l'on consacre t\te sa vie dev5ir vig\reux1 ri*e1 puissant1 et qu'on arrive obt5ir ce quoi l'on aspire1 on devra t\t de mme s'inquit]1 cra9dre et s'attri/]1 p>ce qu'on v]ra t\t ce qu'on a *]* dans sa vie v\s *app]1 p>ce qu'on con/at]a que l'on se fait vieux et que l'on appro*e de la mort4 ,que faire p\r ne pas s'inquit]1 p\r ne pas avoir peur8 ,il n'y a qu'un seul moy53 il consi/e consacr] sa vie non pas ce qui passe1 mais ce qui ne prit pas et ne peut prir1 l'esprit qui vit dans l'homme4 #e ,accomplis ce que ton corps exige de toi3 *]*e obt5ir la gloire1 les honneurs1 la ri*esse1 et ta vie s]a un enf]4 ,fais ce que veut l'esprit qui rside en toi3 *]*e l'humilit1 la clm5ce1 l'am\r1 et tu n'auras pas beso9 de p>adis4 ,le p>adis s]a dans ton me4 #f ,t\t homme a des devoirs env]s le pro*a9 et des devoirs env]s lui-mme1 env]s l'esprit qui vit en lui2 ces devoirs consi/5t ne pas s\ill]1 ne pas supprim]1 ne pas t\ff] cet esprit et le cultiv] sans cesse4 ,,viii--,le vrai bonheur de l'homme n'e/ que la joie spirituelle4 #a ,l'homme vit p> l'esprit et non p> le corps4 ,lorsque l'homme le sait et qu'il a v\ sa vie l'esprit et non au corps1 on peut le mettre aux f]s1 le v]r\ill] d]rire des l\rdes portes1 il s]a t\j\rs libre4 #b ,t\t homme connat deux vies3 la vie *>nelle et la vie spirituelle4 ,ds qu'elle atte9t sa plnitude1 la vie *>nelle comm5ce faiblir4 ,et elle faiblit de plus en plus et arrive la mort4 ,la vie spirituelle1 au contraire1 gr&it et devi5t t\j\rs plus f]me1 depuis la naissance jusqu' la mort4 ,si l'homme ne vivait que de la vie *>nelle1 t\te son exi/5ce s]ait celle d'un condamn mort4 ,s'il vivait p\r son me1 le bonheur qu'il y tr\v]ait gr&irait de j\r en j\r1 et la mort ne l'effray]ait pas4 #c ,p\r m5] une exi/5ce heureuse1 po9t n'e/ beso9 de savoir d'o tu es v5u et ce que tu devi5dras dans l'autre monde4 ,p5se uniquem5t ce que veut ton me1 et tu n'auras pas beso9 de t'inquit] d'o tu es issu et ce qui t'arriv]a aprs la mort4 ,tu n'auras pas beso9 de t\t cela1 p>ce que tu pr\v]as le bonheur complet qui ne s'inquite ni du pass ni de l'av5ir4 #d ,lorsque le monde comm5a exi/]1 la raison fut sa mre4 ,celui qui e/ consci5t du fait que la base de sa vie e/ l'esprit1 sait qu'il se tr\ve hors de t\t dang]4 ,lorsqu' la f9 de sa vie1 ses lvres se f]m]ont et les portes de ses s5s retomb]ont1 il n'pr\v]a aucune inquitude4 ,,lao-,,tseu #a ,?ologi5 amrica94 7,n4 du trad47 #b ,confrrie musulmane4 7,n4 du trad47 ,,*apitre ,,iv ,m,,me ,,me ,,*ez ,,t\s ,t\s les tres vivants sont sp>s p> leurs corps les uns des autres2 mais l'orig9e la vie e/ la mme p\r t\s4 ,i4--,la ,consci5ce de la div9it de l'me unit les hommes4 #a ,la doctr9e *rti5ne rvle aux hommes que le mme pr9cipe spirituel vit en eux t\s1 qu'ils sont t\s frres1 et elle les unit a9si p\r une heureuse vie commune4 ,,lam5nais4 #b ,il ne suffit pas de se dire que *aque homme a la mme me que moi2 il faut se dire qu'en *aque homme vit le mme pr9cipe qui vit en moi4 ,t\s les hommes sont sp>s les uns des autres p> leurs corps1 mais ils sont t\s unis p> le mme pr9cipe spirituel qui donne la vie t\t4 #c ,c'e/ un gr& bonheur que d'tre en communion avec les hommes2 mais comm5t faire p\r s'unir t\s8 ,je peux m'unir aux membres de ma famille2 mais aux autres8 ,je peux m'unir mes amis1 t\s les ,russes1 t\s mes coreligionnaires4 ,mais comm5t faire p\r m'unir ceux que je ne connais pas1 les trang]s1 ceux qui pr(ess5t une autre religion8 ,il y a tant d'hommes et ils sont t\s si diffr5ts6 ,comm5t faire8 ,il n'exi/e qu'un moy53 oubli] les hommes1 ne pas p5s] s'unir eux1 et ne song] qu' s'unir au seul pr9cipe spirituel qui vit en moi et en t\s les hommes4 #d ,on dit que *aque homme peut tre trs bon et trs mauvais et qu'il manife/e l'un ou l'autre s5tim5t suivant ses dispositions4 ,c'e/ p>faitem5t exact4 ,la vue des s\ffrances d'autrui provoque1 non seulem5t *ez des p]sonnes diffr5tes1 mais *ez le mme homme des s5tim5ts absolum5t contradictoires3 p>fois1 la compassion1 et1 p>fois1 une sorte de mauvais plaisir qui va jusqu' la plus cruelle m*ancet4 ,j'ai eu l'occasion de le con/at] sur moi-mme3 tantt j'avais p\r t\s les tres une pr(onde compassion1 tantt j'pr\vais la plus gr&e indiffr5ce1 et1 p>fois1 de la ha9e mme4 ,cela1 pr\ve clairem5t que n\s avons deux faons1 absolum5t opposes1 de concevoir les *oses3 l'une1 qu& n\s n\s considrons comme des tres sp>s1 qu& t\s les tres n\s sont absolum5t trang]s et qu'ils ne sont pas moi4 ,dans ce cas1 n\s ne p\vons pr\v] p\r eux autre *ose que de l'indiffr5ce1 de l'envie1 de la ha9e1 de la malveillance4 ,l'autre faon de concevoir e/ dans la consci5ce de notre unit avec t\s4 ,dans ce cas1 t\s les tres sont p\r n\s ce qu'e/ noire moi1 et alors1 ils suscit5t notre am\r p\r eux4 ,l'une n\s sp>e les uns des autres comme p> un mur infran*issable1 l'autre dtruit ce mur1 et n\s ne faisons qu'un4 ,la premire n\s appr5d reconnatre que t\s les autres tres ne sont pas moi1 la seconde n\s enseigne que t\s les tres sont le mme moi que celui que je s5s en moi-mme4 ,,s*op5hau]4 #e ,plus l'homme vit p\r son me1 plus il s5t son unit avec t\s les tres vivants4 ,vis p\r ton corps1 et tu s]as seul p>mi des trang]s2 vis p\r ton me1 et t\s te s]ont p>5ts4 #f ,un fleuve ne ressemble pas un tang1 un tang un tonneau et un tonneau un seau d'eau4 ,mais dans un tang1 dans un fleuve1 dans un tonneau et dans un seau il y a la mme eau4 ,de mme1 t\s les g5s sont diffr5ts1 mais l'esprit qui vit en eux t\s e/ le mme4 #g ,l'homme ne compr5d sa vie que lorsqu'il se voit dans *acun de ses semblables4 #h ,l'ess5tiel dans la doctr9e du ,*ri/ c'e/ qu'il considrait t\s les hommes comme frres4 ,dans *aque homme1 il voyait un frre et1 p\r cette raison1 aimait *acun1 quel qu'il soit et qui que ce soit4 ,il ne s'occupait pas de son extrieur1 mais de l'intrieur4 ,il ne voyait pas le corps1 mais1 trav]s les beaux habits du ri*e et les haillons du misrable1 il voyait l'me immortelle4 ,dans l'homme le plus dprav1 il ap]cevait ce qui p\vait trans=m] l'tre le plus d*u en l'homme sublime1 aussi gr& et aussi sa9t qu'il l'tait lui-mme4 #i ,lorsque l'homme ne voit pas dans *acun le mme esprit qui l'unit t\s les hommes1 il vit comme dans un rve4 ,celui qui voit ,dieu et lui-mme dans *acun1 vit rellem5t4 ,,ii--,le mme pr9cipe spirituel vit non seulem5t dans t\s les hommes1 mais aussi dans t\t ce qui vit4 #a ,n\s s5tons dans notre = intrieur que ce p> quoi n\s vivons1 ce que n\s appelons notre vrai moi1 e/ le mme non seulem5t dans *aque homme1 mais aussi dans un *i51 un *eval1 une s\ris1 une p\le1 un mo9eau1 une abeille1 et mme dans une plante4 #b ,qu& on prt5d que les animaux n\s sont absolum5t trang]s1 on peut en dire autant des sauvages1 des noirs et des jaunes4 ,et si l'on e/ime que ces hommes n\s sont trang]s1 ils ont absolum5t le mme droit de considr] les blancs comme des trang]s4 ,quel e/ donc notre pro*a98 ,,ii ne peut y avoir qu'une seule rponse cette "q3 ne dem&e pas qui e/ ton pro*a91 mais agis env]s t\t ce qui vit comme tu v\drais que l'on agisse env]s toi-mme4 #c ,t\t ce qui vit1 cra9t les s\ffrances2 t\t ce qui vit1 cra9t la mort4 ,reconnais-toi non seulem5t dans un homme1 mais aussi dans *aque tre vivant2 ne tue pas et ne cause pas de s\ffrance ni de mort4 ,t\t ce qui vit veut la mme *ose que toi2 reconnais-toi donc dans *aque tre vivant4 ,sagesse b\ddhi/e4 #d ,l'homme n'e/ pas suprieur aux btes p>ce qu'il les fait s\ffrir1 mais p>ce qu'il e/ capable de les pla9dre4 ,et il a piti des btes1 c> il s5t vivre en elles ce qui vit galem5t en lui4 #e ,la piti p\r t\t ce qui vit1 e/ plus ncessaire que t\t le re/e p\r p\voir avanc] v]s la v]tu4 ,un homme bon ne peut manqu] de piti4 ,si un homme e/ inju/e et m*ant1 il e/ srem5t impitoyable4 ,sans piti p\r t\t ce qui vit1 il ne peut y avoir de v]tu4 ,,s*op5hau]4 #f ,on peut se d%abitu] de la piti env]s les btes4 ,cela se rem>que t\t p>ticulirem5t la *asse4 ,les hommes bons qui y pr5n5t gt1 t\rm5t5t et tu5t les btes sans rem>qu] la cruaut qu'ils commett5t4 #g ,le comm&em5t3 ,tu ne tu]as po9t ne se rapporte pas l'homme seul1 mais t\t ce qui vit4 ,ce comm&em5t avait t grav dans le cur de l'homme avant d'tre inscrit sur la table4 #h ,les hommes considr5t qu'il n'y a pas de mal se n\rrir de la *air animale1 p>ce qu'on les a p]suads que ,dieu l'avait p]mis4 ,c'e/ faux4 ,on a beau assur] qu'il n'y a pas de p* de tu] et dmang] les animaux1 il e/ grav dans le cur de l'homme1 mieux que dans t\s les livres1 qu'il faut avoir piti des animaux et qu'on ne doit pas les tu]1 au mme titre que les hommes4 ,n\s le savons t\s1 si n\s n't\ffons pas la voix de la consci5ce4 #i ,si seulem5t t\s ceux qui mang5t les animaux1 les tuai5t eux-mmes1 un gr& nombre p>mi eux aurai5t r5onc la vi&e4 #aj ,n\s sommes tonns de voir qu'il y ait eu et qu'il y a encore des hommes qui tu5t leurs semblables p\r les mang]4 ,mais le temps vi5dra o nos petits enfants s'tonn]ont que leurs gr&s pres ai5t tu1 t\s les j\rs1 des millions d'animaux p\r les mang]1 alors qu'on peut avoir une n\rriture sa9e et sub/antielle en se s]vant des fruits de la t]re4 #aa ,on peut se d%abitu] de t\te piti1 mme env]s les hommes1 et on peut s'habitu] avoir piti mme d'un insecte4 ,plus l'homme e/ pitoyable1 mieux cela vaut p\r son me4 ,comm5t s'ab/5ir de tu] la m\*e ou la puce8 ,*acun de nos m\vem5ts supprime malgr n\s la vie des tres que n\s ne voyons pas1 dit-on gnralem5t p\r ju/ifi] la cruaut huma9e env]s les animaux4 ,ceux qui p>l5t a9si oubli5t qu'il n'e/ pas donn l'homme d'arriv] la p]fection en t\tes *oses4 ,la t*e de l'homme e/ de se rappro*] de la p]fection4 ,il en e/ de mme lorsqu'il s'agit de la compassion env]s les btes4 ,n\s ne p\vons pas vivre sans faire m\rir d'autres tres1 mais n\s p\vons avoir p\r eux plus ou mo9s de compassion4 ,et plus n\s en aurons1 mieux cela vaudra p\r notre me4 ,,iii4--,plus les hommes sont bons1 mieux ils conoiv5t l'unit du pr9cipe div9 qui vit en eux4 #a ,p\rquoi sommes-n\s t\t joyeux qu& n\s avons accompli une bonne action8 ,p>ce que *aque bonne action n\s confirme que notre vrai moi ne se borne pas notre p]sonne seule1 mais qu'il exi/e en t\t ce qui vit4 ,lorsqu'on vit p\r soi-mme1 on ne vit que d'une p>celle de son vrai moi4 ,lorsqu'on vit p\r les autres1 on s5t son moi s't5dre4 ,si tu vis p\r toi seul1 tu te s5s ent\r d'ennemis1 tu s5s le bonheur de *acun entrav] le ti54 ,vis p\r les autres1 et tu te s5tiras ent\r d'amis et le bonheur de *acun devi5dra ton bonheur toi4 #b ,l'homme ne tr\ve le bonheur qu'en s]vant son pro*a94 ,et il l'y tr\ve p>ce qu'en r5dant s]vice ses pro*a9s1 il communie avec l',esprit ,div9 qui vit en eux4 #c ,t\te bonne action vritable1 celle que l'homme accomplit avec ds9tressem5t et en ne p5sant qu'au malheur d'autrui1 s]ait un fait tonnant et inconcevable1 s'il n'tait pas aussi naturel et famili] l'homme4 ,en effet1 p\rquoi se priv] de quelque *ose1 s'inquit]1 se drang] p\r un trang]1 un homme comme il y en a tant sur la t]re8 ,on ne peut pas expliqu] cela autrem5t que p> le fait que la p]sonne qui fait du bi51 sait que celui p\r qui elle le fait n'e/ pas un tre isol de t\s1 mais le mme tre qu'elle1 mais s\s un autre aspect4 ,d'aprs ,,s*op5hau]4 #d ,lorsqu'on vit de la vie spirituelle1 on pr\ve des s\ffrances morales *aque fois qu'on se sp>e des hommes4 ,p\rquoi cette s\ffrance8 ,p>ce que1 de mme que la s\ffrance physique dmontre le dang] qui m5ace la vie corporelle1 la s\ffrance morale dmontre le dang] qui m5ace la vie spirituelle de l'homme4 #e ,un sage h9d\ disait3 ,en toi1 en moi1 en t\s les tres vivants vit un seul et mme esprit vital2 et voici que tu te f*es contre moi1 tu ne m'aimes pas4 ,s\vi5s-toi que toi et moi1 n\s sommes un4 ,qui que tu sois1 toi et moi1 n\s ne faisons qu'un4 #f ,bi5 qu'un homme soit m*ant1 inju/e1 bte et dsagrable1 s\vi5s-toi qu'en ne le respectant plus1 tu romps non seulem5t t\t li5 avec lui seul1 mais avec t\t le monde spirituel4 #g ,p\r qu'il te soit facile de vivre avec *aque homme1 p5se ce qui t'unit lui et non pas ce qui te sp>e de lui4 ,,iv4--,les consqu5ces rsultant de la conception de l'unit de l'me de t\s les hommes4 #a ,il ne peut y avoir et il n'y aura pas de lib]t et de bonheur vritable1 tant que les hommes n'auront pas compris leur unit4 ,si seulem5t les hommes avai5t compris cette vrit ess5tielle du *ri/ianisme1--la communaut spirituelle de t\s les hommes--leur vie se s]ait trans=me1 et il s'tablirait entre eux des rapports que n\s ne saurions imag9] ma9t5ant4 ,les insultes1 les pe9es1 les humiliations que n\s faisons subir aux hommes-frres n\s aurai5t rvolts plus que les plus gr&s crimes actuels4 ,oui1 il n\s faut une n\velle rvlation1 non pas sur le p>adis et l'enf]1 mais sur l'esprit qui vit en n\s4 ,,*ann+4 #b ,l'am\r appelle l'am\r4 ,cela ne peut tre autrem5t p>ce qu'en se rvlant en toi1 ,dieu se rvle galem5t en un autre homme4 #c ,la bran*e c\pe de son nud e/1 p> cela mme1 sp>e de l'arbre enti]4 ,de mme l'homme qui rompt avec un autre homme1 se dta*e de t\te l'humanit4 ,seulem5t1 la bran*e e/ c\pe p> un bras trang]1 alors que1 p> son mpris1 l'homme se dta*e de son pro*a91 sans p5s] que1 p> cela mme1 il se dta*e de t\te l'humanit4 ,,m>c-,,aur,,le4 #d ,il n'y a pas de mauvaise action p\r laquelle soit seul puni celui qui l'a faite4 ,n\s ne p\vons n\s isol] de faon ce que notre m*ancet ne se rp&e pas sur les autres hommes4 ,nos actions1 bonnes et mauvaises1 sont comme nos enfants3 elles viv5t et agiss5t non plus p> notre volont1 mais p> elles-mmes4 ,,george ,,elliot4 #e ,la vie des hommes e/ pnible uniquem5t p>ce qu'ils ne sav5t pas que l'me1 qui e/ en *acun de n\s1 vit dans t\s les hommes4 ,c'e/ de l que provi5t l'animosit1 que les uns sont ri*es1 les autres pauvres1 les uns sont matres1 les autres ouvri]s2 de l que vi5t l'envie1 la ha9e et t\s les t\rm5ts huma9s4 ,,*apitre ,v ,,de ,l',,am\r ,l'me huma9e1 isole p> le corps aussi bi5 de ,dieu que des autres tres1 t5d se runir ce dont elle e/ sp>e4 ,l'me s'unit ,dieu p> la consci5ce progressive de la prs5ce de ,dieu en soi1 alors qu'elle s'unit aux mes des autres p> des manife/ations d'am\r de plus en plus vid5tes4 ,i4 ,l',am\r unit les hommes ,dieu et aux autres tres4 #a ,jsus dit au lgi/e3 ,tu aim]as le ,seigneur1 ton ,dieu1 de t\t ton cur1 de t\te ton me et de t\t ton esprit4 ,c'e/ le premi] et le plus gr& des comm&em5ts4 ,le second e/3 aime ton pro*a9 comme toi-mme1 rpondit l'homme de loi au ,*ri/1 et ,jsus lui dit3 ,tu z bi5 rpondu2 agis donc comme tu l'z dit1 c'e/--dire1 aime ,dieu et ton pro*a9 et tu vivras bi54 #b ,v\s tes bi5 malheureux1 v\s1 les g5s du monde6 ,les *agr9s et les inquitudes sont au-dessus de vos ttes et s\s vos pi$s1 droite et gau*e1 et v\s tes des nigmes p\r v\s-mmes4 ,et v\s re/]ez t\j\rs nigmes si v\s ne dev5ez pas joyeux et affectueux comme les enfants4 ,alors seulem5t v\s ,me connatrez et1 m'ayant connu1 v\s v\s compr5drez v\s-mmes et v\s p\rrez v\s g\v]n]4 ,alors seulem5t1 lorsque v\s reg>d]ez le monde trav]s votre me1 t\t s]a joie p\r v\s sur la t]re et en v\s-mmes4 ,s\tes b\ddhi/es4 #c ,on ne peut aim] que la p]fection4 ,il faut donc1 p\r aim]3 ou bi5 considr] comme p>fait ce qui ne l'e/ pas1 ou bi5 aim] ce qui e/ p>fait1 c'e/--dire ,dieu4 ,si l'on considre comme p>fait ce qui ne l'e/ pas1 l'erreur se rvl]a tt ou t>d et l'am\r ne s]a plus4 ,mais l'am\r de ,dieu1 c'e/--dire de la p]fection1 ne peut pas f9ir4 #d ,dieu e/ am\r2 celui qui demeure dans la *>it1 demeure en ,dieu et ,dieu en lui4 ,p]sonne n'a jamais vu ,dieu2 mais si n\s n\s aimons les uns les autres1 ,dieu demeure en n\s1 et son am\r e/ accompli en n\s4 ,si quelqu'un dit3 ,j'aime ,dieu et qu'il hasse son frre1 c'e/ un m5teur4 ,c> celui qui n'aime po9t son frre qu'il voit1 comm5t peut-il aim] ,dieu qu'il ne voit pas8 ,frres1 aimons-n\s les uns les autres1 c> l'am\r vi5t de ,dieu1 et quiconque aime1 e/ n de ,dieu et connat ,dieu1 c> ,dieu e/ am\r4 ,d'aprs la #asupre_/sup pitre de sa9t ,jean4 #e ,les hommes ne peuv5t communi] rellem5t qu'en ,dieu4 ,p\r se r5contr]1 les hommes n'ont pas beso9 de se crois]1 ils doiv5t simplem5t se dirig] v]s ,dieu4 ,s'il y avait un gr& temple o la lumire ne pntr]ait que d'en haut et du c5tre1 les hommes1 p\r se r5contr] dans ce temple1 n'aurai5t qu' se dirig] v]s la lumire4 ,il en e/ de mme dans le monde3 si t\s les hommes allai5t1 ,dieu1 ils se r5contr]ai5t t\s4 #f ,il n'y a ri5 de plus agrable que de se savoir aim4 ,mais1 *ose extraord9aire6 p\r qu'on n\s aime il e/ inutile de r5dre s]vice aux autres3 il suffit de se rappro*] de ,dieu4 ,rappro*e-toi de ,dieu et ne p5se pas aux hommes1 et les hommes t'aim]ont4 #g ,celui qui prt5d aim] ,dieu t\t en n'aimant pas son pro*a91 trompe les hommes4 ,celui qui prt5d aim] son pro*a9 et n'aime pas ,dieu1 se trompe lui-mme4 #h ,on dit que le j\r du jugem5t d]ni] arriv]a et que le bon ,dieu se f*]a4 ,mais un ,dieu bon ne peut faire que du bi54 ,de t\tes les religions exi/antes1 il n'y en a qu'une seule vraie1 celle qui dit que ,dieu e/ am\r4 ,et l'am\r ne peut donn] que le bonheur4 ,ne cra9s ri53 p5dant ta vie et aprs ta mort1 il ne peut y avoir que l'am\r4 ,traduit du p]san4 #i ,vivre selon les prceptes de ,dieu c'e/ tre p>eil ,dieu4 ,et1 p\r tre p>eil ,dieu1 il faut ne ri5 cra9dre et ne ri5 dsir] p\r soi4 ,et p\r ne ri5 cra9dre et ne ri5 dsir] p\r soi1 il n'y a qu' aim]4 ,les uns dis5t3 r5tre en toi-mme et tu tr\v]as le repos4 ,t\te la vrit n'e/ pas l4 ,d'autres dis5t1 au contraire3 sors de toi-mme2 t*e de t'oubli] et de tr\v] le bonheur dans les plaisirs4 ,ceci n'e/ pas vrai non plus4 ,ce n'e/ pas vrai p\r cette seule raison qu'on ne peut pas se db>rass] des maladies p> les plaisirs4 ,le repos et le bonheur ne sont ni en n\s1 ni en dehors de n\s1 ils sont en ,dieu4 ,et ,dieu e/ en n\s et hors n\s4 ,aime ,dieu1 c> c'e/ en ,dieu que tu tr\v]as ce que tu *]*es4 ,,pascal4 ,,ii4--,de mme que le corps a beso9 de n\rriture et s\ffre lorsqu'il en e/ priv1 l'me a beso9 d'am\r et s\ffre en son abs5ce4 #a ,t\s les corps sont attirs p> la t]re et les uns p> les autres4 ,de mme t\tes les mes sont attires v]s ,dieu et les unes v]s les autres4 #b ,t\s les g5s viv5t1 non pas p>ce qu'ils p5s5t eux-mmes1 mais p>ce que l'am\r e/ le propre des hommes4 ,af9 que les hommes ne viv5t pas *acun p\r soi1 mais t\s p\r la mme cause1 ,dieu ne leur a pas rvl ce qu'il faut *acun d'eux1 mais leur a dit seulem5t ce qu'il leur fallait t\s4 ,af9 que les hommes sa*5t ce qu'il leur faut t\s1 ,il a pntr dans leurs mes et s'y e/ manife/ en am\r4 #c ,t\s les malheurs des hommes ne sont pas causs p> les mauvaises rcoltes1 les inc5dies1 les brig&s1 mais simplem5t p>ce qu'ils viv5t en dsaccord4--,ils sont en dsaccord1 p>ce qu'ils ne croi5t pas la voix de l'am\r qui vit en eux et qui les appelle s'unir4 #d ,tant que l'homme vit d'une vie matrielle1 il lui semble qu'il e/ sp> des autres hommes p>ce que cela e/ a9si et ne peut tre autrem5t4 ,mais ds qu'il comm5ce vivre d'une vie spirituelle1 il s'tonne1 ne compr5d pas1 jusqu' en s\ffrir1 p\rquoi il e/ sp> des autres hommes1 et il *]*e s'unir eux4 ,l'am\r seul unit les hommes4 #e ,la vie de *aque homme consi/e dev5ir meilleur *aque anne1 *aque mois1 *aque j\r4 ,plus les g5s devi5n5t meilleurs et plus ils s'uniss5t1 plus leur vie e/ meilleure4 #f ,si n\s t5ions f]mem5t n\s ralli] aux hommes l o n\s sommes d'accord avec eux1 sans exig] leur cons5tem5t sur les po9ts o n\s ne sommes pas d'accord1 n\s s]ions bi5 plus prs du ,*ri/ que ceux qui1 t\t en se qualifiant de *rti5s1 se dta*5t1 au nom du ,*ri/1 des hommes d'une autre religion1 en exigeant qu'ils soi5t d'accord avec ce qui leur semble tre la vrit4 ,aimez vos ennemis1 et v\s n'en n'aurez po9t4 ,actes des ,aptres4 ,,iii4--,l'am\r n'e/ vrai que lorsqu'il se rp& sur t\t4 #a ,dieu v\lait que n\s fussions heureux et1 dans ce b1 il n\s a donn le beso9 du bonheur2 seulem5t1 il v\lait que n\s soyons heureux t\s1 et non pas quelques-uns1 et p\r cela il n\s a donn le beso9 d'aim]4 ,il s'ensuit que les hommes ne s]ont heureux que lorsqu'ils s'aim]ont t\s les uns les autres4 #b ,snque disait que t\t ce que n\s voyons1 t\t ce qui vit n'e/ qu'un seul corps2 tels les bras1 les jambes1 l'e/omac1 les os1 n\s sommes les p>ties de ce corps4 ,t\s1 n\s sommes v5us au monde de la mme faon2 t\s1 n\s v\lons notre bonheur2 t\s n\s savons que n\s f]ions mieux de n\s entr'aid] que de n\s ext]m9] et t\s n\s avons un g]me d'am\r les uns p\r les autres4 ,comme des pi]res1 n\s =mons une mme r\te et n\s n\s cr\l]ons1 si n\s ne n\s s\t5ons pas4 #c ,si n\s aimons ceux qui n\s plais5t1 qui n\s l\5t1 qui n\s font du bi51 n\s les aimons p\r n\s-mmes4 ,le vritable am\r e/ celui qui n\s fait aim] non p\r notre plaisir1 mais p\r le bi5 des hommes que n\s aimons2 n\s devons les aim]1 non pas p>ce qu'ils sont agrables ou utiles1 mais p>ce que dans *aque homme n\s reconnaissons l'esprit qui vit en n\s4 ,ce n'e/ qu'a9si que n\s p\vons aim]1 comme n\s l'a appris le ,*ri/1 non seulem5t ceux qui n\s aim5t1 mais aussi ceux qui n\s hass5t3 nos ennemis4 #d ,t*e d'aim] celui que tu n'aimais pas1 que tu blmais1 qui t'a (f5s4 ,si tu y russis1 tu connatras une s5sation n\velle de joie4 ,de mme que la cl>t clate aprs les tnbres1 la lumire de l'am\r s'allum]a avec plus d'int5sit et plus joyeusem5t en toi1 aprs s'tre libr de l'inimiti4 #e ,le meilleur des hommes e/ celui qui aime t\s et qui fait du bi5 t\s1 qu'ils soi5t bons ou m*ants4 ,,mahomet4 #f ,je suis tri/e1 ennuy1 seul4 ,mais qui donc t'a ordonn de fuir t\s les hommes et de te mur] dans la prison de ton misrable et ennuyeux moi4 #g ,agis de faon p\voir dire *acun3 fais comme moi4 ,d'aprs ,,kant4 #h ,tant que je n'aurai pas vu obs]v] le plus gr& comm&em5t du ,*ri/--l'am\r env]s les ennemis--je ne croirai pas que ceux qui se qualifi5t de *rti5s le soi5t effectivem5t4 ,,less+4 ,,iv4--,on ne peut aim] rellem5t que l'me4 #a ,t\s les hommes ne dsir5t1 qu'une seule *ose1 c'e/ de bi5 vivre4 ,c'e/ p\rquoi1 depuis les temps les plus anci5s1 p>t\t et t\j\rs1 les sages et les sa9ts ont p5s et appris aux hommes comm5t il fallait vivre p\r tre heureux4 ,et t\tes les poques et dans t\s les pays1 les sages et les sa9ts ont enseign aux hommes la mme doctr9e4 ,cette doctr9e e/ brve et simple3 ,t\s les hommes viv5t p> le mme esprit1 mais sont sp>s1 dans cette vie1 p> leurs corps2 s'ils en sont conva9cus1 ils doiv5t s'unir les uns aux autres p> l'am\r4 ,s'ils ne le compr5n5t pas et s'imag95t qu'ils viv5t uniquem5t p> leurs corps1 ils se qu]ell5t entre eux et sont malheureux4 ,t\te la doctr9e e/ dans la recomm&ation de faire ce qui unit les hommes et de ne pas faire ce qui les dsunit4 ,il e/ facile d'avoir foi en cette doctr9e p>ce qu'elle demeure dans le cur de *aque homme4 ,v4--,l'am\r e/ un s5tim5t naturel l'homme4 #a ,l'homme aime aussi naturellem5t que l'eau desc5d la p5te4 ,prov]be ori5tal4 #b ,p\r que l'abeille vive selon sa nature1 elle doit vol]1 le s]p5t ramp]1 le poisson nag]1 l'homme aim]4 ,p> consqu5t1 si l'homme fait du mal son pro*a9 au lieu de lui faire du bi51 cela p>at aussi trange que si le poisson se mettait vol] et l'oiseau nag]4 #c ,le *eval1 p> sa c\rse rapide1 fuit l'ennemi4 ,il e/ malheureux non pas lorsqu'il ne peut pas cri] comme un coq1 mais lorsqu'il p]d ce qui lui e/ acquis3 la facult de c\rir4 ,le s5s le plus prcieux p\r le *i5 e/ son flair4 ,il e/ malheureux lorsqu'il le p]d1 et non lorsqu'il voit qu'il ne peut pas vol]4 ,de mme l'homme e/ malheureux1 non qu& il e/ impuissant matris] un ours1 un lion1 ou de mauvaises g5s1 mais qu& il p]d ce qu'il a de plus *]3 sa nature spirituelle1 sa facult d'aim]4 ,on n'a pas regrett] qu& on meurt1 qu& on a p]du son arg5t1 sa proprit1 sa maison--t\t cela n'app>ti5t pas l'homme4 ,on doit regrett] qu& l'homme p]d son bi5 rel1 son plus gr& bonheur3 la facult d'aim]4 #d ,on dem&a un philosophe *9ois3 qu'e/-ce que la sci5ce8 ,il rpondit3 ,c'e/ connatre les hommes4 ,on lui dem&a3 ,qu'e/-ce que la v]tu8 ,il rpondit3 ,c'e/ aim] les hommes4 #e ,un philosophe h9d\ disait3 ,de mme qu'une mre soigne son unique enfant1 le dorlote1 le g>de et l'lve1 l'homme doit lev] et g>d] en soi ce qu'il a de plus *] au monde3 l'am\r p\r t\t ce qui vit4 ,t\tes les religions n\s l'enseign5t3 celle des ,bram9es1 des ,b\ddhi/es1 des ,hbreux1 des ,*9ois1 des ,*rti5s1 des ,mahomtans4 ,c'e/ p\rquoi1 la *ose la plus ncessaire au monde e/ d'appr5dre aim]4 #f ,les ,*9ois ont eu leurs philosophes tels que ,confucius1 ,lao-,tseu et un autre sage1 peu connu1 du nom de ,mi-,ti4 ,mi-,ti enseignait qu'il ne fallait pas inculqu] aux hommes le respect de la =ce1 de la ri*esse1 de la brav\re1 mais de l'am\r seul4 ,il disait3 ,on lve les hommes de faon ce qu'ils considr5t que la ri*esse et la gloire sont au-dessus de t\t et ils ne song5t qu' gagn] le plus possible de gloire et de ri*esses2 il faut les lev] de faon ce qu'ils plac5t l'am\r au-dessus de t\t et que1 dans la vie quotidi5ne1 ils s'habitu5t aim] les hommes et consacr] t\tes les =ces appr5dre aim]4 ,mi-,ti n'a pas t c\t4 ,m5dz1 un lve de ,confucius1 contr$it ,mi-,ti1 en assurant qu'on ne saurait vivre uniquem5t d'am\r4 ,et les ,*9ois suivir5t ,m5dz4 #ejj ans s'c\lr5t a9si1 lorsque ,jsus v9t enseign] aux hommes ce qu'avait dj dit ,mi-,ti1 mais avec plus de =ce et de cl>t4 ,bi5 que p]sonne ne conte/e cette doctr9e d'am\r1 les disciples du ,*ri/ ne suiv5t t\j\rs pas son enseignem5t4 ,mais le mom5t vi5dra--et il e/ pro*e--o les hommes ne p\rront pas faire autrem5t que de suivre cette doctr9e1 p>ce que son g]me se tr\ve dans t\s les curs1 alors que la non obs]vation de ses prceptes r5dra les g5s de plus en plus malheureux4 ,,vi4--,l'am\r seul donne le bonheur rel4 #a ,tu veux du bi51 tu auras ce que tu dsires1 condition que tu veuilles le bi5 qui e/ bon p\r t\s4 ,ce bonheur ne se gagne que p> l'am\r4 #b ,celui qui veut cons]v] sa vie1 la p]dra1 et celui qui donne sa vie p\r le bi51 la cons]v]a4 ,l'homme n'a pas de pr(it gagn] le monde enti] s'il fait du tort son me4 ,a9si p>lait ,jsus4 ,de mme p>lait le paen ,m>c-,aurle3 me1 qu& donc s]as-tu le *ef du corps8 ,qu& te db>rass]as-tu des dsirs et des pe9es *>nelles1 et p\rras-tu te pass] des s]vices de ce que les hommes te s]v5t de leur vie ou de leur mort6 ,qu& compr5dras-tu que le vrai bonheur e/ t\j\rs en ton p\voir et qu'il e/ l'am\r p\r t\s les hommes8 #c ,celui qui dit qu'il e/ dans la lumire et qui hait son frre1 e/ encore prs5t dans les tnbres4 ,celui qui aime son frre demeure dans la lumire et ne cra9t nulle t5tation4 ,mais celui qui hait son frre e/ dans les tnbres1 m>*e dans les tnbres et ne sait o il va1 p>ce que les tnbres ont aveugl ses yeux4444 ,aimons1 non p> la p>ole et la langue1 mais p> les actes et la vrit4 ,c'e/ cela que n\s reconnaissons la vrit et que n\s tranquillisons nos curs4 #asupre_/sup pitre de sa9t ,,jean4 #d ,je ne sais pas lequel des *efs des religions a raison1 et je ne puis le savoir d'une faon c]ta9e2 mais je sais p]t9emm5t que le mieux que je puis faire1 c'e/ de dvelopp] l'am\r en moi2 de cela je ne puis en d\t]4 ,je ne puis en d\t] p>ce qu'en se dveloppant1 mon am\r augm5te mon bonheur4 #e ,n\s savons tr\v] t\t2 il n'y a que n\s-mmes que n\s ne sa*ions pas tr\v]4 ,*ose trange6 ,l'homme vit sur la t]re p5dant de nombreuses annes sans rem>qu] quel mom5t il pr\ve le plus de satisfaction4 ,s'il s'en ap]cevait1 il v]rait clairem5t en quoi consi/e son vrai bonheur2 il saurait qu'il ne se s5t son aise que lorsqu'il a l'am\r dans l'me4 ,c'e/ que n\s ne mditons pas assez p\r n\s en ap]cevoir4 ,n\s avons p]v]ti notre raison et ne *]*ons plus connatre ce qui seul n\s e/ ncessaire4 ,si n\s n\s tions arrts un seul in/ant au milieu du t\rbillon de la vie qui n\s emporte1 si n\s tions r5trs en n\s-mmes1 n\s aurions compris o e/ notre bonheur4 ,notre corps e/ faible1 impur1 mortel2 mais il recle un trsor div93 l'esprit immortel4 ,il n\s suffirait d'avoir consci5ce de cet esprit intrieur p\r n\s mettre aim] les hommes1 et1 en les aimant1 n\s aurons t\t ce que notre cur dsire3 le bonheur4 ,,skovoroda4 #f ,n\s n'obt5ons le bonheur corporel1 t\s les plaisirs1 qu'au dtrim5t des autres hommes4 ,p> contre1 n\s n'augm5tons le bi5 spirituel1 le bi5 de l'am\r qu'en augm5tant le bonheur d'autrui4 #g ,t\s nos p]fectionnem5ts de la vie matrielle3 les *em9s de f]1 le tlgraphe1 les ma*9es peuv5t s]vir l'union des hommes et les rappro*] du royaume de ,dieu4 ,mais le malheur e/ que les hommes se passionn5t p\r ces p]fectionnem5ts et s'imag95t que s'ils con/ruis5t beauc\p de ces eng9s1 ils peuv5t se rappro*] de ,dieu4 ,c'e/ une aussi grosse erreur que si l'homme avait t\j\rs travaill le mme t]ra9 sans song] y sem] quelque *ose4 ,p\r que t\tes ces ma*9es soi5t utiles1 il faut que les hommes p]fectionn5t leur me1 y cultiv5t l'am\r4 ,c> sans am\r1 le tlphone1 le tlgraphe1 les ma*9es volantes1 lo9 de n\s rappro*]1 n\s divis5t de plus en plus4 #h ,l'homme e/ misrable et ridicule lorsqu'il *]*e ce qu'il a sur le dos4 ,il e/ t\t aussi misrable et ridicule lorsqu'il *]*e le bonheur1 sans savoir qu'il le tr\v]a dans l'am\r qui e/ dans son cur4 ,ne reg>dez pas le monde et les uvres des hommes1 mais jetez un reg>d dans votre me1 et v\s y tr\v]ez1 le bonheur que v\s *]*ez l o il n'e/ pas2 v\s tr\v]ez l'am\r et v\s saurez que ce bonheur e/ si gr& que celui qui l'a1 ne peut plus ri5 dsir]4 ,,kri%na4 #i ,fais du bi5 tes amis p\r qu'ils t'aim5t davantage1 fais-en tes ennemis p\r qu'ils devi5n5t tes amis4 ,,kleovodlos#a4 #aj ,on dit3 quel pr(it y a-t-il faire du bi5 aux g5s qui v\s pai5t p> le mal8 ,si tu aimes celui qui tu fais le bi51 tu z dj reu ta rcomp5se p> ton am\r p\r lui1 et tu en auras une plus gr&e encore dans ton me si tu supportes avec am\r le mal qu'il le fait4 #aa ,qu& n\s aimons nos frres n\s savons que n\s sommes passs de la mort la vie4 ,celui qui hait son frre n'a pas la vie t]nelle qui e/ en lui4 ,d'aprs le #asuper_/sup pitre de ,,jean1 ,,iii4 #ab ,oui1 le temps vi5dra bi5tt1 celui-l mme dont le ,*ri/ disait qu'il s\ffrait en l'att5dant1 le temps o les hommes s]ont fi]s1 non pas de la dom9ation sur les autres et de la spoliation du fruit de leur travail1 non pas de la cra9te et de l'envie qu'ils provoqu5t1 mais fi]s de leur am\r p\r t\s et heureux de cette s5sation qui les libre de t\t mal1 malgr les pe9es qu'on peut leur caus]4 #ac ,l'am\r donne et ne reoit ri54 #a ,l'un des sept sages de la ,grce2 il vivait au ,,visupe_/sup sicle avant ,j4-,c4 7,note du trad474 ,,*apitre ,,vi ,p,,*,s1 ,,t5tations1 ,,sup]/itions ,la vie huma9e s]ait un bonheur cont9uel si les sup]/itions1 les t5tations et les p*s n'avai5t pas priv les hommes de ce bi5 qui leur e/ accessible4 ,le p* e/ l'enc\ragem5t aux dsirs *>nels2 les t5tations sont la conception errone que l'homme a de ses relations avec le monde2 les sup]/itions sont les fausses doctr9es acceptes sur p>ole4 ,i4--,la vraie vie n'e/ pas dans le corps1 mais dans l'me4 #a ,le t]me de p*1 dans le langage populaire1 e/ employ p> le lab\reur lorsque la *>rue lui *appe des ma9s1 et qu'elle sort du sillon sans ret\rn] la t]re4 ,il en e/ de mme dans la vie4 ,le p* e/ la dviation du corps huma9 de la bonne voie et son impuissance1 p> suite1 d'accomplir son devoir4 #b ,dans leur jeunesse1 lorsqu'ils ne connaiss5t pas le b rel de la vie qui e/ la communion dans l'am\r1 les hommes p5s5t que le b e/ de satisfaire leurs dsirs *>nels4 ,il n'y aurait pas gr& mal1 si cette illusion n'tait qu'une erreur de la raison2 mais le malheur e/ que l'ass\vissem5t des dsirs *>nels s\ille l'me et que celle-ci p]d la facult de tr\v] son bonheur dans l'am\r4 ,n'e/-ce pas v\loir puis] de l'eau potable avec un rcipi5t bi5 s\ill pralablem5t8 #c ,tu v\drais procur] ton corps les plus gr&s plaisirs4 ,mais ton corps1 vivra-t-il longtemps8 ,se s\ci] des plaisirs *>nels1 c'e/ con/ruire sa maison sur de la glace4 ,quelle joie p\rrait-on att5dre d'une telle vie1 quel repos8 ,ne cra9s-tu pas con/amm5t que1 tt ou t>d1 la glace fondra1 que1 tt ou t>d1 tu devras ab&onn] ton corps mortel8 ,transporte donc ta maison sur la t]re f]me2 travaille ce qui ne meurt pas3 p]fectionne ton me1 db>rasse-toi des p*s1 des t5tations et des sup]/itions4 ,d'aprs ,,skovoroda4 #d ,l'enfant ne s5t pas encore son me et ne s5t pas ce qu'pr\ve l'adulte lorsqu'il ent5d deux voix contradictoires p>l] en lui4 ,l'une dit3 mange toi-mme et l'autre3 donne celui qui dem&e4 ,l'une dit3 v5ge-toi1 et l'autre3 p>donne4 ,l'une dit3 crois ce que dis5t les autres1 et l'autre3 rfl*is toi-mme4 ,plus l'homme devi5t g1 plus il ent5d ces deux voix contradictoires3 l'une e/ la voix du corps1 l'autre celle de l'esprit4 ,et celui qui s'habitu]a ent5dre la voix de l'me1 s]a heureux4 #e ,nul ne peut s]vir deux matres3 c> ou il hara l'un et aim]a l'autre1 ou il s'atta*]a l'un et mpris]a l'autre4 ,v\s ne p\vez s]vir ,dieu et ,mamon4 ,,mat?41 ,,vi1 #bd4 #f ,on ne peut avoir so9 en mme temps de son me et de son corps4 ,si tu veux des plaisirs *>nels1 r5once ton me2 si tu veux prs]v] ton me1 r5once aux plaisirs *>nels4 ,s9on1 tu s]a tiraill tantt d'un ct1 tantt de l'autre1 et tu n'auras ni l'un ni l'autre4 #g ,l'homme *]*e s'assur] la lib]t af9 de s\/raire son corps t\te entrave et de p\voir agir sa guise4 ,c'e/ l une gr&e erreur4 ,les moy5s p> lesquels les hommes *]*5t dli] leur corps de t\te entrave3 la ri*esse1 la puissance1 la bonne rputation1 t\t cela n'assure pas la lib]t s\haite2 au contraire1 cela ne fait que les li] davantage4 ,p\r acqurir une lib]t plus gr&e1 les hommes con/ruis5t une prison de leurs p*s1 t5tations et sup]/itions et s'y enf]m5t4 ,,ii4--,qu'e/-ce que le ,p*8 #a ,la doctr9e des ,b\ddhi/es enseigne c9q comm&em5ts pr9cipaux4 ,le premi]3 ne tue sciemm5t nul tre vivant4 ,le deuxime3 ne t'approprie pas ce qu'autrui considre comme son bi54 ,le troisime3 sois *a/e4 ,le quatrime3 ne dis pas le contraire de la vrit4 ,le c9quime3 ne te grise ni de boissons1 ni de fume4 ,les ,b\ddhi/es considr5t donc comme p*s3 le meurtre1 le vol1 la =nication1 l'ivrogn]ie1 le m5songe4 #b ,la doctr9e vanglique ne recomm&e que deux prceptes1 t\s deux ayant trait l'am\r4 ,lorsque l'homme de loi1 p\r pr\v] le ,*ri/1 lui dem&a3--,matre quel e/ le gr& comm&em5t de la loi8 ,jsus rpondit3--,tu aim]as le ,seigneur1 ton ,dieu1 de t\t ton cur1 de t\te ton me et de t\te la p5se4 ,c'e/ l le premi] et le gr& comm&em5t4 ,et voici le second qui lui e/ semblable3 ,tu aim]as ton pro*a9 comme toi-mme4 ,c'e/ p\rquoi1 d'aprs la doctr9e *rti5ne1 t\t ce qui e/ en dsaccord avec ces deux comm&em5ts1 e/ p*4 #c ,les hommes ne sont pas punis cause de leurs p*s1 mais p> les p*s mmes4 ,c'e/ l le plus pnible et le plus sr des *tim5ts4 ,il arrive qu'un impo/eur ou un m*ant vit et meurt dans l'opul5ce et les honneurs2 mais ceci ne signifie nullem5t qu'il a *app au *tim5t d p\r ses p*s4 ,et le *tim5t ne se produira pas quelque "p o p]sonne n'a jamais t et n'ira jamais1 mais ici mme4 ,cet homme e/ dj puni p> ce fait que *aque n\veau p* l'loign de plus en plus du vrai bonheur1 de l'am\r1 et qu'il devi5t de mo9s en mo9s heureux4 ,de mme qu'un ivrogne1 qu'il soit puni p> les hommes ou non1 l'e/ dj c\p sr1 p>ce que1 indp5damm5t de son mal de tte immdiat d l'ivresse1 il e/ puni p> les s\ffrances qui le t5aill5t mesure qu'il s'adonne l'ivrogn]ie4 #d ,si l'on s'imag9e que l'on peut se db>rass] de ses p*s dans cette vie1 on se trompe grossirem5t4 ,l'homme peut avoir plus ou mo9s de p*s1 mais il ne saurait tre impeccable4 ,il ne le saurait1 p>ce que t\te notre vie se passe dans l'ef=t de n\s libr] de nos p*s et c'e/ l seulem5t qu'e/ le vrai bonheur4 ,,iii4--,les ,t5tations et les ,sup]/itions4 #a ,le b de l'homme dans cette vie e/ d'accomplir la volont de ,dieu4 ,celle-ci comm&e l'homme de dvelopp] et de manife/] l'am\r qui e/ en lui4 ,que peut faire l'homme p\r manife/] cet am\r8 ,supprim] t\t ce qui l'entrave4 ,qu'e/-ce qui l'entrave8 ,les p*s4 ,de sorte que p\r accomplir la volont div9e1 l'homme n'a qu'une *ose faire3 se libr] de ses p*s4 #b ,p*] e/ l'uvre huma9e2 ju/ifi] les p*s e/ uvre diabolique4 #c ,tant que l'homme e/ sans raison1 il vit comme une bte et il n'e/ pas responsable de la suite de ses actes1 bons ou mauvais4 ,mais le mom5t arrive o il devi5t capable de rflexion et peut di/+u] entre ce qu'il doit et ce qu'il ne doit pas faire4 ,or1 au lieu de compr5dre que la raison lui e/ donne p\r disc]n] le bi5 et le mal1 il l'emploie s\v5t ju/ifi] le mal qui lui e/ agrable et auquel il e/ habitu4 ,c'e/ ce qui eng5dre les t5tations et les sup]/itions dont le monde s\ffre le plus4 #d ,c'e/ mal qu& l'homme se croit sans p*s et n'a pas beso9 de faire d'ef=ts sur lui-mme4 ,mais c'e/ t\t aussi mal qu& l'homme s'imag9e tre n dans les p*s1 tre condamn m\rir combl de p*s et qu'il ne s]virait ri5 de faire des ef=ts p\r s'en db>rass]4 ,les deux erreurs sont galem5t fune/es4 #e ,c'e/ mal qu& l'homme qui vit p>mi les p*eurs ne voit ni ses propres p*s1 ni ceux des autres2 mais c'e/ plus mal encore qu& l'homme voit les p*s des autres et ne rem>que pas les si5s4 #f ,dans *aque exi/5ce1 il arrive un mom5t o le corps vieillit1 s'affaiblit1 devi5t de mo9s en mo9s exigeant1 t&is que le moi spirituel gr&it de plus en plus4 ,alors1 ceux qui sont habitus satisfaire leurs dsirs corporels imag95t1 af9 de ne pas r5onc] leurs habitudes1 des sductions et des sup]/itions qui leur p]mett5t de vivre en p*eurs4 ,mais ils ont beau faire de g>antir leur corps contre le moi spirituel1 ce moi va9c t\j\rs1 ne s]ait-ce que dans les d]ni]s mom5ts de la vie4 #g ,d'abord1 le p* e/ un trang] dans notre me2 puis1 il en e/ l'hte2 et lorsque n\s n\s habituons lui1 il y devi5t comme le matre de la maison4 #h ,celui qui commet un p* p\r la premire fois ress5t t\j\rs sa faute2 celui qui p*e plusieurs reprises1--surt\t lorsque les g5s qui l'ent\r5t commett5t le mme p*1--tombe dans la t5tation et ne s5t plus son p*4 #i ,lorsqu'un homme a commis un p* et s'en r5d compte1 il a deux issues3 l'une de reconnatre sa faute1 et de s'ef=c] ne plus recomm5c]2 l'autre e/ de *]*] savoir ce que les g5s p5s5t du p* qu'il a commis1 et si ces g5s ne le blm5t pas1 de cont9u] p*]4 ,t\s le font1 p\rquoi donc ne f]ai-je pas comme t\t le monde8 ,lorsque l'homme s'engage sur cette p5te1 il ne s'ap]oit plus qu'il s'loigne *aque j\r davantage de la bonne voie4 #aj ,les t5tations doiv5t exi/] sur la t]re1 a dit le ,*ri/4 ,je crois que le s5s de cette s5t5ce e/ que la connaissance de la vrit ne suffit pas p\r dt\rn] les hommes du mal et p\r les attir] v]s le bi54 ,p\r que la plup>t des hommes puisse connatre la vrit1 il e/ indisp5sable d'tre am51 p> les p*s1 les t5tations et les sup]/itions1 au d]ni] degr de l'erreur et la s\ffrance qui s'ensuit4 #aa ,les p*s vi5n5t du corps2 les t5tations1 de l'op9ion publique2 les sup]/itions1 du manque d confiance en son propre jugem5t4 ,,iv4--,l'uvre ess5tielle de la vie de l'homme e/ de se db>rass] des p*s1 des t5tations1 et des sup]/itions4 #a ,l'homme se rj\it lorsque son corps sort de la captivit1 de la prison4 ,comm5t donc ne s]ait-il pas heureux lorsqu'il se db>rasse des p*s1 des t5tations et des sup]/itions qui t5ai5t son me en captivit8 #b ,admettons que les hommes ne sa*5t vivre que de la vie be/iale1 qu'ils ne lutt5t pas contre leurs passions--quelle vie horrible ce s]ait1 quelle ha9e il y aurait entre t\s les hommes1 quelle dbau*e1 quelle cruaut6 ,c'e/ p>ce que les hommes connaiss5t leurs faiblesses et leurs passions et lutt5t contre elles1 qu'ils peuv5t vivre ensemble4 #c ,la vie de l'homme1 qu'il le veuille ou non1 t5d le db>rass] de plus en plus de ses p*s4 ,celui qui le compr5d1 y contribue de ses ef=ts1 et la vie d'un tel homme e/ facile1 p>ce qu'elle e/ en accord avec ce qui se produit en lui4 #d ,les enfants ne sont pas encore habitus aux p*s et t\t p* leur rpugne4 ,les adultes sont dj tombs dans la t5tation et ils p*5t sans s'en r5dre compte4 #e ,deux femmes v9r5t tr\v] un vieill>d p\r lui dem&] conseil4 ,l'une se considrait comme une gr&e p*]esse4 ,etant jeune encore1 elle avait tromp son m>i et vivait dans un t\rm5t cont9uel4 ,l'autre1 ayant t\j\rs vcu selon les bonnes rgles1 ne se repro*ait aucune faute m>quante et tait satisfaite d'elle-mme4 ,le vieill>d int]rogea les deux femmes sur leur vie4 ,l'une1 t\t en l>mes lui av\a son gr& p*4 ,elle le tr\vait si gr& qu'elle ne croyait pas mrit] le p>don2 l'autre dcl>a qu'elle ne reconnaissait aucun p* p>ticuli]4 ,le vieill>d dit la premire3 --,va d]rire le clos et tr\ve-moi une gr&e pi]re1 la plus gr&e que lu p\rras s\lev]1 et apporte-la4 --,et toi1 dit-il celle qui ne se connaissait pas de gr&s p*s1 apporte-moi aussi des pi]res1 autant que tu p\rras en port]1 mais des petites4 ,les femmes excutr5t l'ordre du vieill>d4 ,l'une apporta un gr& bloc1 l'autre1 t\t un sac de caill\x4 ,le vieill>d exam9a les pi]res et dit3 --,voici ce que v\s allez faire ma9t5ant3 rapportez les pi]res l o v\s les avez prises1 et lorsque v\s l'aurez fait1 rev5ez me tr\v]4 ,les femmes s'en fur5t excut] l'ordre du vieill>d4 ,la premire tr\va facilem5t l'endroit o elle avait pris la pi]re et la remit sa place4 ,la seconde1 n'arrivant pas se rappel] les places o se tr\vai5t *acune de ses pi]res1 rev9t avec son sac v]s le vieill>d1 sans avoir excut son ordre4 --,il en e/ de mme p\r les p*s1 dit le vieill>d4 ,tu z pu remettre1 sans difficult1 une gr&e et l\rde pi]re son anci5ne place1 p>ce que tu te s\v5ais o tu l'avais prise4 ,quant toi1 tu n'z pu le faire1 p>ce que tu ne te s\v5ais plus o tu avais pris les petites pi]res4 ,puis1 se t\rnant de n\veau v]s la premire1 il aj\ta3 --,tu te s\v5ais de ta faute1 tu supportais les repro*es des g5s et ceux de ta consci5ce1 tu t'humiliais1 et tu t'es libre a9si des consqu5ces de ton p*4 ,quant toi1 dit-il la femme qui avait rapport les caill\x1 n'ayant commis que des petites fautes1 tu ne t'en s\v5ais plus1 tu ne t'en rep5tais pas1 tu t'es habitue vivre dans les p*s et1 en blmant les fautes d'autrui1 tu t'es enlize de plus en plus dans les ti5nes4 #f ,c'e/ une gr&e erreur que de croire la possibilit de se db>rass] d'un p* p> la foi ou le p>don des hommes4 ,on ne peut en aucune faon se libr] d'un p*2 on peut seulem5t le reconnatre et t*] de ne plus le rpt]4 #g ,ne sois jamais l*e devant le p*1 ne te dis pas3 je ne peux pas faire autrem5t1 je suis habitu1 je suis faible4 ,tant que tu vis1 tu peux t\j\rs lutt] contre le p* et le va9cre1 s9on auj\rd'hui1 dema92 s9on dema91 aprs-dema92 s9on aprs dema91 srem5t avant ta mort4 ,mais si tu r5onces d'avance la lutte1 tu r5onces au s5s fondam5tal de la vie4 #h ,l'tre *ez qui e/ abs5te la consci5ce de son unit avec ,dieu et avec t\t ce qui vit e/ sans p*s4 ,tels sont l'animal1 la plante4 ,au contraire1 l'homme reconnat la prs5ce simultane en lui de la bte et de ,dieu2 c'e/ p\rquoi il ne saurait tre sans p*s4 ,n\s disons que les enfants sont innoc5ts4 ,ce n'e/ pas exact4 ,l'enfant n'e/ pas innoc5t4 ,il a mo9s de p*s que l'adulte1 mais il a dj des p*s *>nels4 ,de mme un homme de sa9te vie n'e/ pas sans p*s4 ,un sa9t a commis mo9s de p*s1 mais il en a commis qu& mme3 sans p*s il n'y a pas de vie4 #i ,p\r s'habitu] lutt] contre le p*1 il e/ utile de cess]1 de temps en temps1 ses occupations habituelles1 af9 de voir si l'on e/ matre de son corps1 ou si c'e/ le corps qui e/ le matre4 ,v4--,l'importance des p*s1 des t5tations1 des sup]/itions1 et des fausses doctr9es dans la manife/ation de la vie spirituelle4 #a ,ceux qui croi5t que ,dieu a cr le monde dem&5t s\v5t3 p\rquoi ,dieu a-t-il cr l'homme tel qu'il soit oblig de p*]8 ,cela revi5t dem&] p\rquoi ,dieu a cr la femme qui1 p\r avoir un enfant1 doit s\ffrir1 acc\*]1 l'allait]1 l'lev]8 ,ne s]ait-ce pas plus simple si ,dieu lui donnait des enfants t\t faits1 sans acc\*em5t1 sans allaitem5t1 sans pe9es ni s\cis8 ,aucune mre ne pos]a cette "q1 c> l'enfant lui e/ *] prcism5t p> ce que c'e/ dans les t\rm5ts de l'acc\*em5t1 de l'allaitem5t1 de l'ducation1 des s\cis qu'tait la plus gr&e joie de sa vie4 ,il en e/ de mme de la vie huma9e3 les p*s1 les t5tations1 les sup]/itions1 la lutte et la victoire obt5ue sur eux con/itu5t t\t le s5s et t\te la joie de la vie4 #b ,il e/ trs pnible l'homme de connatre ses p*s3 en revan*e1 il pr\ve une gr&e joie s5tir qu'il s'en db>rasse4 ,s'il n'y avait pas de nuit1 n\s ne p\rrions pas n\s rj\ir l'app>ition du soleil2 s'il n'y avait pas de p*1 l'homme ne connatrait pas les joies d'une vie exemplaire4 #c ,si l'homme n'avait pas d'me1 il ne connatrait pas les p*s2 et s'il n'y avait pas de p*s1 l'homme ne saurait pas qu'il possde une me4 #d ,les p*s1 les t5tations et les sup]/itions con/itu5t le t]reau qui doit rec\vrir les sem5ces de l'am\r p\r qu'elles puiss5t lev]4 ,,*apitre ,,vii ,,des ,,exc,s ,le seul et unique bonheur de l'homme e/ dans l'am\r4 ,mais il e/ priv de ce bi51 lorsqu'au lieu de dvelopp] en lui l'am\r1 il augm5te et enc\rage les exig5ces de son corps4 ,i4--,t\t le sup]flu dont j\it le corps e/ nuisible1 tant au corps qu' l'me4 #a ,il ne faut satisfaire les beso9s du corps que dans les limites du ncessaire4 ,imag9] de n\veaux plaisirs p\r le corps1 c'e/ vivre reb\rs1 c'e/--dire mettre l'me au s]vice du corps1 au lieu du corps au s]vice de l'me4 #b ,mo9s on a de beso9s1 plus la vie e/ heureuse2 c'e/ l une anci5ne vrit qui e/ lo9 d'tre accepte p> t\t le monde4 #c ,plus tu t'habitues au luxe1 plus tu te s\mets la s]vitude2 c> plus tu auras de beso9s1 plus tu limit]as ta lib]t4 ,la lib]t absolue consi/e n'avoir beso9 de ri51 et celle plus limite e/ de n'avoir beso9 que de peu4 ,,jean ,,*ryso/ome4 #d4 ,on p*e env]s les hommes et l'on p*e env]s soi-mme4 ,les p*s env]s les hommes vi5n5t de ce qu'on ne respecte pas l',esprit ,div9 *ez son semblable4 ,les p*s env]s soi-mme1 de ce qu'on ne respecte pas l',esprit ,div9 en soi-mme4 #e ,si tu veux vivre tranquille et libre1 d%abitue-toi de ce dont tu peux te pass]4 #f ,t\t ce qui e/ ncessaire au corps e/ facile obt5ir4 ,il n'e/ difficile de se procur] que ce qui n'e/ pas ncessaire4 #g ,c'e/ bon d'avoir ce qu'on dsire2 mais c'e/ mieux de ne ri5 dsir] de plus de ce qu'on a4 ,,m5$em4 #h ,si tu te portes bi5 et que tu z travaill jusqu' s5tir la fatigue1 l'eau et le pa9 te p>atront meilleurs qu'au ri*e ses mets *oisis1 ta paillasse plus moelleuse que t\s les lits ressorts1 et ta bl\se de travail te s]a plus agrable que t\s les vtem5ts de vel\rs4 #i ,socrate s'ab/5ait de t\te n\rriture qui flattait1 seulem5t le gt1 ne mangeait que ju/e p\r satisfaire sa faim1 et recomm&ait ses lves de suivre son exemple4 ,il disait que les excs de boisson et de n\rriture tai5t trs nuisibles non seulem5t au corps1 mais aussi l'me1 et il conseillait de sortir de table ayant encore faim4 ,il leur rappelait l'hi/oire du sage ,ulysse et de la fe ,circ qui n'a pu ensorcel] ,ulysse uniquem5t p>ce qu'il n'avait pas mang l'excs1 alors que t\s ses compagnons fur5t mtamorphoss p> elle en p\rceaux ds qu'ils se sont empiffrs de mets dlicats4 #aj ,la plup>t des hommes d'auj\rd'hui sont p]suads que le bonheur e/ de flatt] les exig5ces corporelles4 ,cet tat d'esprit e/ rvl p> l'ext5sion de la doctr9e sociali/e4 ,d'aprs cette doctr9e1 l'homme dont les beso9s sont peu dvelopps e/ une brute1 t&is que l'accroissem5t des beso9s e/ le premi] indice de l'homme civilis1 indice de la consci5ce de sa dignit4 ,les hommes de notre temps ont tel po9t foi en cette fausse doctr9e qu'ils ne font que raill] les sages qui voyai5t le bi5 de l'homme dans la dim9ution de ses beso9s4 #aa ,voyez comm5t v\drait vivre l'esclave4 ,il veut1 t\t d'abord1 qu'on le mette en lib]t4 ,il p5se que1 sans cela1 il ne peut tre ni libre1 ni heureux4 ,il dit3 ,si on m'avait donn la lib]t1 j'aurais t immdiatem5t heureux4 ,je ne s]ais plus oblig d'excut] les caprices1 ni de gagn] les bonnes grces de mon matre2 je p\rrais p>l] qui me plaira1 comme mon gal2 je p\rrais all] o je v\drais sans eu dem&] la p]mission p]sonne4 ,mais aussitt qu'il e/ en lib]t1 il se met *]*] qui il p\rrait bi5 flatt] p\r mieux dn]4 ,p\r y p>v5ir1 il e/ prt t\tes les bassesses4 ,et ds qu'il russit s'in/all] auprs d'un homme ri*e1 il retombe dans le mme esclavage que celui d'o il v\lait tant sortir4 ,lorsqu'un tel homme comm5ce s'enri*ir1 il pr5d une matresse et retombe auprs d'elle dans une s]vitude pire encore4 ,ri*e1 il possde mo9s de lib]t encore1 et alors il s\ffre et pleure4 ,et lorsqu'il e/ trs malheureux1 il se rappelle sa s]vitude d'autrefois et dit3 ,je n'tais vraim5t pas mal *ez mon matre4 ,je n'avais aucun s\ci1 j'tais vtu1 *auss1 n\rri1 et lorsque j'tais malade on me soignait4 ,le travail n'tait pas trop difficile4 ,t&is que ma9t5ant1 j'ai tant faire4 ,je n'avais alors qu'un seul matre2 ma9t5ant1 j'en ai un gr& nombre4 ,que de g5s satisfaire6 ,,pict,,te4 ,,ii4--,l',insatiabilit des passions *>nelles4 #a ,p\r entret5ir la vie1 notre corps a beso9 de peu2 t&is que les caprices de notre corps ne peuv5t jamais tre cont5ts4 #b ,flatt] le corps1 lui assur] le sup]flus1 e/ une gr&e erreur4 ,en effet1 la vie de luxe n'augm5te pas1 mais dim9ue le plaisir de mang]1 de se repos]1 de dormir1 de s'habill]1 de se log]4 ,si l'on mange trop1 ou sans avoir faim1 l'e/omac se dlabre et on n'a pas de gt la n\rriture4 ,si l'on r\le en voiture qu& il e/ facile de faire le mme trajet pi$1 si l'on s'habitue un lit moelleux1 une n\rriture dlicate et re*]*e1 une in/allation luxueuse1 si l'on e/ habitu faire faire aux autres ce que l'on peut faire soi-mme1 on n'a plus de plaisir se repos] aprs le travail1 avoir *aud aprs le froid1 bi5 dormir1 et l'on ne fait que s'affaiblir de plus en plus et dim9u] ses joies1 sa paix et sa lib]t4 #e ,les hommes devrai5t pr5dre exemple sur les btes p\r savoir trait] leur corps4 ,ds que l'animal a ce qui e/ ncessaire son corps1 il se calme4 ,p\r l'homme1 il ne suffit pas de cont5t] sa faim1 de p\voir s'abrit]2 il inv5te cont9uellem5t de n\veaux plats et de n\velles boissons1 con/ruit des palais1 fabrique une gr&e quantit d'objets inutiles qui ne le r5d5t que plus malheureux4 ,,iii4--,p* d'intemprance dans la n\rriture4 #a ,un sage disait3 ,je rem]cie ,dieu de n\s avoir r5du facile t\t ce qui e/ ncessaire1 et difficile t\t ce qui ne l'e/ pas4 ,c'e/ ju/e surt\t p\r la n\rriture2 celle qui e/ ncessaire l'homme p\r qu'il se porte bi5 et puisse travaill] e/ simple et bon m>*3 le pa91 les fruits1 les lgumes1 l'eau4 ,on en tr\ve p>t\t4 ,seuls les plats compliqus sont difficiles prp>]4 ,non seulem5t ils sont difficiles prp>]1 mais encore ils sont nuisibles4 #b ,on meurt plus r>em5t de faim que de la bonne *air4 #c ,il faut mang] p\r vivre1 et non pas vivre p\r mang]4 #d ,sans la g\rm&ise1 nul oiseau ne s]ait pris dans les filets de l'oiseleur4 ,on pr5d les g5s au mme appt4 ,le v5tre--c'e/ comme des *anes aux ma9s et des f]s aux pi$s4 ,celui qui e/ esclave de son v5tre re/e t\j\rs esclave4 ,si tu veux tre libre1 comm5ce te libr] de ton v5tre4 ,mange p\r calm] ta faim1 et non p\r y tr\v] du plaisir4 ,d'aprs ,,saadi4 ,,iv4--,le p* de mang] de la vi&e4 #a ,py?agore ne mangeait pas de vi&e4 ,lorsqu'on dem&ait ,plut>que1 qui avait dcrit la vie de ,py?agore1 p\rquoi celui-ci ne mangeait pas de vi&e1 il rpondait qu'il s'tonnait non pas de ce que ,py?agore ne mangeait pas de vi&e1 mais de ce qu'il y avait1 encore des g5s qui1 au lieu de se n\rrir de gra9es1 de lgumes et de fruits1 captiv5t des tres vivants et les tu5t p\r les mang]4 #b ,tu ne tu]as po9t ne se rapporte pas uniquem5t au meurtre de l'homme1 mais de t\t ce qui vit4 ,ce comm&em5t avait t grav dans le cur de l'homme avant de l'tre au ,s9a4 #c ,la compassion p\r les animaux e/ si troitem5t lie la bont que l'on peut affirm] avec assurance que celui qui e/ cruel p\r les btes1 ne peut avoir bon cur4 ,,s*op5hau]4 #d ,ne lve pas ta ma9 sur ton frre et ne v]se pas le sang des tres qui peupl5t la t]re3 hommes1 animaux dome/iques1 btes fauves et oiseaux2 des pr(ondeurs de ton me s'lve une voix qui le df5d de rp&re le sang1 c> le sang c'e/ la vie1 et tu ne peux pas r5dre la vie4 ,,lam>t9e4 #e ,les joies que la piti et la compassion p\r les animaux donn5t l'homme ra*t5t au c5tuple les plaisirs dont1 il se prive en r5onant la *asse et la *air abattue4 ,v4--,p* de la gris]ie3 v91 tabac1 opium1 etc4 #a ,p\r p\voir bi5 vivre1 les hommes ont surt\t beso9 de leur raison4 ,ils devrai5t donc t5ir t\t p>ticulirem5t leur sa9e raison4 ,p\rtant1 ils tr\v5t du plaisir l't\ff] p> le v91 le tabac et l'opium1 et c'e/ p>ce qu'ils dsir5t m5] une mauvaise vie et que leur raison non obscurcie leur montre que leur vie e/ mauvaise4 #b ,p\rquoi les hommes1 ayant des habitudes diffr5tes1 g>d5t-ils l'habitude de fum] et de boire8 ,p>ce que la plup>t p>mi eux sont mcont5ts de leur vie4 ,ils en sont mcont5ts p>ce qu'ils-re*]*5t les plaisirs *>nels sans jamais p\voir les satisfaire4 ,c'e/ p\rquoi les pauvres comme les ri*es *]*5t l'oubli dans l'ivresse4 #c ,si l'homme mange trop1 il lui e/ difficile de ne pas tre p>esseux4 ,s'il boit des boissons grisantes1 il lui e/ difficile de re/] *a/e4 #d ,p]sonne ne s'e/ jamais enivr ni gris de fume p\r accomplir une bonne action3 travaill]1 pr5dre une dcision1 soign] un malade1 pri] ,dieu4 ,mais la plup>t des mauvaises actions sont faites dans un tat d'brit4 ,ce n'e/ pas un crime de se gris]2 mais c'e/ crer l'tat qui dispose au crime4 ,,vi4--,s]vir le corps1 c'e/ nuire l'me4 #a ,si un homme a beauc\p plus qu'il ne lui faut1 c'e/ que d'autres manqu5t du ncessaire4 #b ,qui e/ plus heureux3 celui qui se n\rrit p> son travail ju/e assez p\r ne pas avoir faim1 s'habille p\r ne pas re/] nu1 se loge p\r ne pas s\ffrir de la pluie et du froid2 ou bi5 celui qui se procure une bonne n\rriture1 des vtem5ts ri*es et une habitation luxueuse p> la m5dicit1 la s]vilit1 ou p> l'escroqu]ie et la =ce8 #c ,si n\s n'avions pas inv5t le luxe1 t\s ceux qui sont ma9t5ant dans la misre p\rrai5t vivre sans manqu] de ri51 et les ri*es sans cra9dre p\r leur vie ou leurs ri*esses4 #d ,de mme que le premi] pr9cipe de la sagesse e/ la connaissance de soi-mme1 p>ce que celui qui se connat peut connatre les autres1 de mme le premi] pr9cipe de la *>it e/ de se cont5t] de peu1 c> seul celui qui se cont5te de peu1 peut tre *>itable4 ,j4 ,,rusk94 #e ,les gr&s p5seurs et les sa9ts tai5t sobres et *a/es4 #f ,de mme que la fume *asse les abeilles de leur ru*e1 la voracit et l'ivrogn]ie *ass5t les meilleures =ces spirituelles4 ,,basile ,,le ,,gr&4 #g ,ne tuez pas votre cur p> des excs de n\rriture et de boisson4 ,,mahomet4 ,,vii--,seul celui qui e/ matre de ses dsirs *>nels e/ libre4 #a ,lorsque l'homme vit1 non p\r l'me mais p\r le corps1 il imite un oiseau qui irait d'un endroit l'autre sur ses faibles pattes1 au lieu de vol] en t\te lib]t sur ses ailes4 #b ,v\s dites que la bonne *air1 les vtem5ts ri*es et le luxe sont le bonheur4 ,moi1 je crois que la plus gr&e flicit e/ de ne ri5 dsir]1 et1 af9 de se rappro*] de ce bonheur suprme1 il faut1 s'habitu] avoir beso9 de peu4 ,,socrate4 #c ,p]sonne ne s'e/ jamais rep5ti d'avoir vcu trop simplem5t4 #d ,ce qui arrive l'e/omac lorsqu'on le b\rre jusqu' l'indige/ion1 arrive qu& il y a excs dans les di/ractions4 ,plus les hommes s'v]tu5t d'augm5t] le plaisir de mang]1 en inv5tant des plats raff9s1 plus l'e/omac s'affaiblit et plus le plaisir d'absorb] la n\rriture dim9ue4 ,plus les g5s s'ef=c5t augm5t] le plaisir des di/ractions p> des jeux compliqus1 plus leur facult de gt] ce plaisir s'affaiblit4 ,,*apitre ,,viii ,,de ,,la ,,lubricit ,le pr9cipe div9 demeure dans t\s les tres huma9s1 femmes et hommes4 ,c'e/ donc un gr& p* que de considr] les porteurs de ce pr9cipe comme un moy5 de plaisir s5suel4 ,p\r l'homme1 *aque femme doit tre1 avant t\t1 une sur1 et l'homme p\r la femme1 un frre4 ,i4--,on doit t5dre la complte *a/et4 #a ,il e/ bon de vivre honntem5t m>i1 mais il vaut mieux encore de ne jamais se m>i]4 ,peu de g5s en sont capables4 ,mais celui qui le peut e/ heureux4 #b ,les g5s qui se m>i5t lorsqu'ils peuv5t s'en pass]1 agiss5t comme celui qui tombe sans avoir trbu*4 ,si l'on trbu*e et que l'on tombe1 il n'y a ri5 y faire1 mais si l'on n'a pas trbu*1 p\rquoi tomb] exprs8 ,si tu peux vivre *a/e1 sans p*]1 il e/ prfrable de ne pas te m>i]4 #c ,c'e/ une erreur de croire que la *a/et e/ contraire la nature huma9e4 ,la *a/et e/ possible et donne bi5 plus de bonheur qu'un m>iage1 mme heureux4 #d ,les excs de n\rriture sont fune/es une vie honnte2 mais les excs sexuels le sont plus encore4 ,c'e/ p\rquoi mo9s l'homme s'adonne aux uns et aux autres1 mieux cela vaut p\r sa vie spirituelle4 ,la diffr5ce entre les uns et les autres e/ t\tefois trs s5sible4 ,en r5onant entirem5t la n\rriture1 l'homme ne peut prolong] sa vie1 alors qu'en r5onant au beso9 sexuel1 il ne supprime ni sa vie1 ni la vie de son espce qui ne dp5d pas de lui seul4 #e ,celui qui n'e/ pas m>i1 s'occupe des *oses du ,seigneur p\r plaire au ,seigneur4 ,mais celui qui e/ m>i s'occupe des *oses du monde p\r plaire sa femme4 ,il y a cette diffr5ce entre la femme m>ie et la vi]ge1 que celle qui n'e/ pas m>ie s'occupe des *oses du ,seigneur p\r tre sa9te de corps et d'esprit1 t&is que celle qui e/ m>ie s'occupe des *oses du monde p\r plaire son m>i4 ,i ,,cor41 #g1 #cc4 #f ,si les g5s se m>i5t avec la conviction qu'ils s]v5t a9si ,dieu et les hommes en prolongeant l'espce huma9e1 ils s'abus5t4 ,au lieu de se m>i] p\r augm5t] le nombre des enfants1 ils f]ai5t bi5 mieux de conc\rir au sauvetage de millions de petits tres qui priss5t de misre et manqu5t de so9s4 #g ,bi5 que trs peu d'hommes puiss5t atte9dre une *a/et absolue1 *acun doit compr5dre et se rappel] qu'il peut t\j\rs tre plus *a/e qu'il ne l'a t1 et que plus l'homme se rappro*e de la *a/et absolue1 plus il s]a heureux lui-mme et p\rra conc\rir au bonheur des autres4 #h ,on dit que si t\s tai5t *a/es1 le g5re huma9 s'te9drait4 ,or1 suivant l',eglise1 la f9 du monde doit arriv]2 de mme suivant la sci5ce1 la vie huma9e et notre plante mme doiv5t avoir une f94 ,p\rquoi ds lors n\s rvolt] l'ide qu'une vie morale amn]ait galem5t le g5re huma9 sa f98 ,en ralit1 l'ext9ction ou la prolongation du g5re huma9 ne doit pas n\s proccup]4 ,*acun de n\s ne doit avoir qu'un s\ci3 vivre honntem5t1 ce qui1 p\r le dsir sexuel1 veut dire s'ef=c] d'tre aussi *a/e que possible4 #i ,un savant a calcul que si l'humanit cont9ue se d\bl] t\s les #ej ans1 suivant la progression actuelle1 dans #g4jjj ans un c\ple aura produit tant d'hommes qu'en les entassant l'un contre l'autre sur t\te l't5due du globe1 une #bgsupe_/sup p>tie seulem5t de t\s les hommes p\rrait s'y plac]4 ,p\r vit] cette alt]native1 il n'y a qu'un moy51 celui indiqu p> t\s les sages de la t]re et qui s'accorde avec les aspirations de l'me huma9e3 la *a/et2 il faut t5dre la plus gr&e *a/et ralisable4 #aj ,v\s avez ent5du qu'il a t dit aux anci5s 7dit le ,*ri/ en citant les p>oles de la loi de ,mose73 tu ne commettras po9t d'adultre4 ,mais moi1 je v\s dis1 que quiconque reg>de une femme p\r la convoit]1 a dj commis un adultre avec elle clans son cur4 7,,mat?41 ,v1 #bg-bh74 ,ces p>oles ne peuv5t signifi] autre *ose que la possibilit p\r l'homme d'aspir] la *a/et absolue4 ,comm5t la ralis]8 object]a-t-on4 ,si les hommes devi5n5t entirem5t *a/es1 le g5re huma9 disp>atra4 ,mais en p>lant a9si1 on oublie qu'indiqu] la p]fection laquelle l'homme doit t5dre1 ce n'e/ po9t exig] la p]fection absolue4 ,il n'e/ pas donn l'homme d'atte9dre la p]fection en aucune *ose4 ,la de/9e de l'homme e/ dans la m>*e v]s la p]fection4 ,,ii4--,le p* de luxure4 #a ,un homme non dprav pr\ve t\j\rs du dgt et de la honte p>l] des rapports sexuels et y p5s]4 ,g>de ce s5tim5t4 ,ce n'e/ pas sans raison que ce s5tim5t e/ propre l'homme4 ,il l'aide se cont5ir de l'impudicit et re/] *a/e4 #b ,on dsigne p> le mme mot l'am\r spirituel1--p\r ,dieu et son pro*a91--et l'am\r *>nel de l'homme p\r la femme et de la femme p\r l'homme4 ,c'e/ une gr&e erreur4 ,il n'y a ri5 de commun entre ces s5tim5ts4 ,le premi]1--l'am\r spirituel p\r ,dieu et son pro*a9--e/ la voix de ,dieu2 le second--l'am\r entre homme et femme--e/ la voix de la bte4 #c ,la loi de ,dieu consi/e aim] ,dieu et son pro*a91 c'e/--dire1 t\s les hommes sans di/9ction4 ,dans l'am\r sexuel1 l'homme aime une femme plus que t\s et la femme n'aime qu'un seul homme4 ,il s'ensuit le plus s\v5t que l'am\r sexuel emp*e l'homme d'obs]v] la loi div9e4 ,,iii4--,malheurs provoqus p> la lic5ce sexuelle4 #a ,tant que tu n'z pas ext]m9 dans sa rac9e le dsir sexuel que tu pr\ves p\r une femme1 ton esprit s]a li aux *oses de la t]re1 comme le veau-tt>d e/ li sa mre4 ,les g5s pris de dsir s'agit5t comme un livre pris dans un pige4 ,ds qu'ils sont pris dans les filets de la passion *>nelle1 ils re/5t longtemps sans p\voir se db>rass] des s\ffrances4 ,sagesse b\ddhi/e4 #b ,le papillon de nuit vole v]s la lumire p>ce qu'il ne sait pas qu'il se brl]a les ailes2 le poisson avale l'amorce p>ce qu'il ne sait pas que cela le f]a prir4 ,mais n\s savons que le dsir sexuel n\s englu]a1 n\s f]a srem5t prir2 malgr cela1 n\s n\s y ab&onnons4 #c ,de mme que les feux follets des m>cages conduis5t les hommes aux fondrires1 puis disp>aiss5t2 les plaisirs sexuels illusionn5t l'homme4 ,il s'g>e1 empoisonne son exi/5ce et1 lorsqu'il se dgrise1 il n'ap]oit mme plus le mirage auquel il avait sacrifi une p>tie de sa vie4 ,d'aprs ,,s*op5hau]4 ,,iv4--,altitude crim9elle des conducteurs d'mes dans la "q sexuelle4 #a ,p\r bi5 compr5dre t\te l'immoralit1 t\t esprit anti-*rti5 de la vie des peuples *rti5s1 il suffit de se rappel] que la situation des femmes qui viv5t du vice e/ reconnue et rglem5te dans t\s les pays4 #b ,les g5s ri*es se sont fait une conviction p>tage p> la fausse sci5ce1 suivant laquelle les rapports sexuels s]ai5t indisp5sables2 seulem5t1 le m>iage n'tant pas t\j\rs possible1 les rapports sexuels n'engag]ai5t ri51 sauf les pay]1 et s]ai5t absolum5t naturels4 ,cette conviction e/ dev5ue tellem5t gnrale et 9branlable que les p>5ts1 sur les conseils d'un mdec91 organis5t la dbau*e p\r leurs enfants1 et les in/itutions dont le seul b e/ de s'occup] du bi5-tre des citoy5s1 autoris5t l'exi/5ce d'une classe de femmes qui doiv5t prir moralem5t et physiquem5t1 p\r satisfaire la dpravation de l'homme4 #c ,p>l] de l'utilit ou de la nocivit des rapports sexuels1 revi5drait dem&] s'il e/ utile ou nuisible de boire le sangd'autrui4 ,v4--,lutte contre le p* sexuel4 #a ,l'homme1 comme l'animal1 e/ oblig de lutt] contre les autres tres et se reproduire p\r assur] l'exi/5ce de son espce4 ,mais1 crature d\e de raison et d'am\r1 l'homme ne doit pas lutt] contre les autres tres et ne doit pas p5s] se reproduire2 il doit re/] *a/e4 ,de la comb9aison de ces deux aspirations contraires rsulte la vie huma9e telle qu'elle doit l'tre4 #b ,la lutte contre le dsir sexuel e/ la lutte la plus difficile1 et il n'y a pas de situation ni d'ge1 except l'enfance et la pr(onde vieillesse1 o l'homme en e/ libr4 ,c'e/ p\rquoi t\t adulte1 homme ou femme1 doit surveill] l'ennemi qui n'att5d qu'une occasion propice p\r attaqu]4 #c ,de mme que n\s devons pr5dre sur les animaux l'exemple de temprance dans la n\rriture3 ne mang] que lorsqu'on a faim et sans en abus]1 n\s devons les imit] dans nos rapports sexuels3 s'ab/5ir comme eux jusqu' l'ge de pub]t1 ne s'y adonn] que lorsqu'on y e/ irrsi/iblem5t attir et s'ab/5ir encore ds que la conception se manife/e4 ,,vi4--,le ,m>iage4 #a ,il e/ bon l'homme de ne po9t t\*] la femme4 ,mais1 p\r ne pas commettre d'adultre1 que *acun ait sa femme et que *aque femme ait son m>i4 ,i ,,cor41 ,,vii1 #a-b4 #b ,la doctr9e *rti5ne ne donne pas les mmes rgles p\r t\t et p\r t\s2 elle ne fait qu'indiqu] la p]fection v]s laquelle il faut t5dre4 ,il en e/ a9si p\r la "q sexuelle3 la p]fection1 c'e/ la *a/et absolue4 ,t\t ef=t v]s la *a/et absolue con/itue une obs]vation plus ou mo9s gr&e d la doctr9e4 #c ,p\r t\*] une cible1 il faut vis] plus lo94 ,de mme p\r que le m>iage soit indissoluble et les deux p\x fidles l'un l'autre1 il faut que t\s deux t5d5t la *a/et4 #d ,si l'homme *]*e le plaisir dans les rapports sexuels1 mme entre p\x1 a9si que cela arrive p>mi n\s1 il tomb]a srem5t dans le vice4 #e ,la cohabitation entre homme et femme ayant des enfants p\r rsultat e/ le m>iage rel2 t\tes les crmonies extrieures ne font pas le m>iage1 mais ne s'emploi5t que p\r reconnatre comme m>iage une seule union entre beauc\p d'autres4 #f ,la vritable doctr9e *rti5ne ne conti5t aucune allusion l'in/itution du m>iage4 ,aussi1 les *rti5s de notre temps qui s'en ap]oiv5t1 mais ne voi5t pas l'idal du ,*ri/ 7qui e/ la *a/et absolue7 p>ce qu'il leur e/ voil p> l',eglise1 demeur5t1 quant au m>iage1 sans aucune rgle de conduite4 ,c'e/ cela que ti5t le fait1 trange au premi] abord1 que *ez les peuples pr(essant des doctr9es bi5 mo9s leves que le *ri/ianisme1 mais possdant une df9ition exacte du m>iage1 l'esprit de famille1 la fidlit conjugale sont bi5 plus dvelopps que *ez les soi-disant *rti5s4 ,les peuples qui pr(ess5t des doctr9es infrieures au *ri/ianisme admett5t le concub9age1 la polygamie et la poly&rie dans c]ta9es limites1 mais ils vit5t en revan*e la dpravation qui se rvle p> le concub9age1 la polygamie et la poly&rie qui rgn5t p>mi les *rti5s et sont masqus p> la monogamie app>5te4 #g ,p\r que le m>iage soit un acte sage et moral1 il faut3 ,primo3 ,ne pas p5s] que *aque homme ou *aque femme doit absolum5t se m>i]1 mais se dire1 au contraire1 qu'il e/ prfrable de re/] pur p\r que ri5 ne n\s emp*e de consacr] t\tes nos =ces s]vir ,dieu4 ,secundo3 ,considr] les rapports sexuels comme un m>iage indissoluble4 7,,mat?41 ,,xix1 #d-g74 ,t]tio3 ,ne pas considr] le m>iage comme un enc\ragem5t la satisfaction des dsirs *>nels1 mais comme un p* qui doit tre expi p> l'accomplissem5t des devoirs de famille4 ,,vii--,les enfants s]v5t l'expiation du p* mortel4 #a ,si les hommes p\vai5t atte9dre la p]fection et dev5ir *a/es1 le g5re huma9 s'te9drait et n'aurait plus de raison d'exi/] sur la t]re1 p>ce que les hommes s]ai5t dev5us p>eils aux anges qui ne se m>i5t pas1 comme il e/ dit dans l',evangile4 ,mais tant que les hommes ne sont pas arrivs la p]fection1 ils doiv5t produire leur progniture p\r qu'en se p]fectionnant1 la po/rit puisse atte9dre la p]fection laquelle l'homme t5d4 #b ,le m>iage1 le vrai m>iage qui a p\r mission la production et l'ducation des enfants1 e/ un moy5 indirect de s]vir ,dieu p> les enfants4 ,si je n'ai pas fait ce que je p\vais et devais faire1 mes enfants le f]ont4 ,c'e/ p\rquoi les g5s qui se m>i5t pr\v5t t\j\rs un c]ta9 apaisem5t4 ,ils ont le s5tim5t de la possibilit de transmettre une p>tie de leurs obligations leurs enfants v5ir4 ,mais ce s5tim5t n'e/ lgitime qu'au cas o les p\x lv5t leurs enfants de faon qu'ils ne soi5t pas une entrave l'uvre div9e1 mais ses ouvri]s4 ,la conviction que si je n'ai pas pu me consacr] entirem5t au s]vice de ,dieu1 je f]ai t\t mon possible p\r que mes enfants le fass5t--cette conviction donne un s5s moral au m>iage a9si qu' l'ducation des enfants4 #c ,bnie soit l'enfance qui1 au milieu des cruauts de la t]re1 laisse entrevoir un peu de ciel6 ,les #hj4jjj naissances quotidi5nes dont p>le la /ati/ique1 con/itu5t le dbordem5t d'innoc5ce et de fra*eur1 luttant non seulem5t contre l'ext9ction de l'espce1 mais encore contre la corruption huma9e et contre une infection gnrale p> le vice4 ,t\s les bons s5tim5ts veills p> le b]ceau et l'enfance sont un des my/res de la gr&e ,provid5ce2 supprimez cette rose vivifiante1 et la rafale des passions g/es s*]a1 comme p> le feu1 la socit huma9e4 ,si l'humanit se composait d'un milli>d d'tres immortels1 dont le nombre ne p\rrait ni augm5t] ni dim9u]1 o s]ions-n\s et que s]ions-n\s1 ,gr& ,dieu6 ,n\s s]ions inconte/ablem5t mille fois plus savants1 mais aussi mille fois plus mauvais4 ,bnie soit l'enfance p\r le bonheur qu'elle donne elle-mme1 p\r le bi5 qu'elle fait sans le savoir et sans le v\loir en obligeant1 en p]mettant de l'aim]6 ,ce n'e/ que grce elle que n\s ap]cevons une p>celle de p>adis sur t]re4 ,bnie soit galem5t la mort6 ,les anges n'ont pas beso9 de natre1 ni de m\rir p\r vivre2 mais1 p\r les hommes1 l'un et l'autre sont ncessaires1 indisp5sables4 ,,amiel4 #e ,les g5s ri*es1 qui considr5t les enfants comme une entrave au plaisir1 un accid5t malheureux ou une sorte de j\issance qu& il en nat un nombre fix l'avance1 ne les lv5t pas en vue de la mission huma9e qu'ils auront accomplir en tant qu'tres intellig5ts et affectueux1 mais en vue des plaisirs qu'ils peuv5t donn] leurs p>5ts4 ,les enfants de tels p>5ts sont1 p\r la plup>t1 ent\rs de so9s en vue de les r5dre propres1 blancs1 rassasis1 beaux1 et1 p> consqu5t1 d\illets et s5suels4 ,les co/umes1 les lectures1 les spectacles1 la musique1 la danse1 la bonne *air1 t\t l'arrangem5t de leur exi/5ce1 depuis les images sur les botes1 jusqu'aux romans1 n\velles et pomes1 ne fait qu'excit] leur s5sualit1 ce qui suscite *ez les enfants des classes aises les plus bas vices et les maladies sexuelles4 ,,*apitre ,,ix ,,de ,l',,oisivet ,il e/ inju/e de dem&] aux hommes plus de travail qu'on ne peut leur en donn] soi-mme4 ,mais comme on ne saurait pes] si on donne aux autres plus qu'on ne leur dem&e1 qu'en outre1 on peut t\t mom5t faiblir ou tomb] malade et qu'on devra alors pr5dre sans donn]1 on doit1 tant qu'on a des =ces1 t*] de travaill] p\r les autres le plus possible et leur dem&] le mo9s de travail possible4 ,i4--,l'homme commet un gr& p* s'il pr(ite du travail d'autrui sans travaill] lui-mme4 #a ,celui qui ne veut pas travaill] n'a pas le droit de mang]4 ,aptre ,,paul4 #b ,en te s]vant de n'importe quel objet1 s\vi5s-toi que c'e/ le produit du travail huma9 et que1 lorsque tu dp5ses1 supprimes ou abmes cet objet1 tu dp5ses le travail et p>fois la vie huma9e4 #c ,celui qui ne se n\rrit pas de son propre travail et fait travaill] les autres p\r soi e/ un cannibal4 ,sagesse ori5tale4 #d ,t\te la morale *rti5ne en son application pratique se rduit considr] t\s les hommes comme des frres1 tre l'gal de t\s2 et p\r arriv] cela1 il faut1 avant t\t1 cess] de faire travaill] les autres p\r soi et1 dans l'organisation sociale actuelle1 pr(it] le mo9s possible du produit du travail des autres1 de t\t ce qui s'acqui]t p\r de l'arg5t1 dp5s] le mo9s d'arg5t et vivre le plus simplem5t possible4 #e ,ne fais pas faire aux autres ce que tu peux faire toi-mme4 ,que *acun balaye devant sa porte4 ,si *acun agit a9si1 t\te la rue s]a propre4 #f ,quelle e/ la meilleure n\rriture8 ,celle que v\s avez gagne v\s-mme4 ,,mahomet4 #g ,il e/ trs utile p\r les g5s ri*es d'ab&onn] p\r un c]ta9 temps leur vie luxueuse et de vivre1 ne s]ait-ce que quelques j\rs1 comme les ouvri]s1 en faisant soi-mme t\t ce que les sal>is font *ez les g5s ri*es2 si le ri*e faisait a9si1 il v]rait le gr& p* qu'il commet en faisant travaill] les autres4 #h ,ceux qui viv5t dans le luxe ne peuv5t pas aim] les hommes4 ,ils ne le peuv5t pas1 p>ce que t\t ce dont ils se s]v5t e/ fait contre-cur1 p> ncessit1 s\v5t avec des maldictions1 p> ceux qu'ils =c5t les s]vir4 ,p\r que ces g5s-l puiss5t aim] leurs pro*a9s1 ils doiv5t t\t d'abord cess] de les t\rm5t]4 ,,ii4--,la loi du travail n'e/ pas pnible1 mais agrable accomplir4 #a ,tu mang]as ton pa9 la sueur de ton front4 ,c'e/ une loi immuable4 ,de mme que la femme obx la loi de l'enfantem5t dans la s\ffrance1 l'homme doit obir la loi dure du travail4 ,la femme ne peut se libr] de son sort4 ,si elle adopte un enfant qui n'e/ pas n d'elle1 ce s]a1 malgr t\t1 un trang] et elle s]a prive des joies de la mat]nit4 ,il en e/ de mme p\r le travail des hommes4 ,lorsqu'un homme mange le pa9 qu'il n'a pas gagn1 il se prive des joies du travail4 ,,bond>ev#a4 #b ,l'homme cra9t la mort laquelle il e/ s\mis4 ,l'homme qui ne connat ni le bi5 ni le mal semble plus heureux1 mais il e/ irrsi/iblem5t attir les connatre4 ,l'homme aime l'oisivet et la satisfaction des dsirs sans s\ffrances1 mais ce n'e/ que le travail et les s\ffrances qui lui donn5t la vie1 lui et t\te son espce4 #c ,c'e/ une gr&e erreur que de suppos] que les hommes peuv5t avoir une vie spirituelle leve1 alors que leur corps demeure dans le luxe et l'oisivet4 ,le corps e/ t\j\rs le premi] lve de l'me4 ,,?oreau4 #d ,si l'homme vit seul et se disp5se de la loi du travail1 il en e/ immdiatem5t puni p> le fait que son corps s'anmie et s'affaiblit4 ,si l'homme vit dans l'oisivet et =ce les autres travaill] p\r lui1 il s'en tr\ve immdiatem5t puni p> ce fait que son me s'obscurcit et s'abaisse4 #e ,l'homme vit d'une vie spirituelle et d'une vie matrielle4 ,il y a une loi p\r la vie spirituelle et une autre p\r la vie matrielle4 ,la loi de la vie matrielle1 c'e/ le travail1 et la loi de la vie spirituelle1 c'e/ l'am\r4 ,si l'homme droge la loi matrielle1 celle du travail1 il drog]a 9vitablem5t la loi spirituelle1 celle de l',am\r4 #f ,bi5 que les habits (f]ts p> le roi soi5t magnifiques1 ceux qu'on se fait soi-mme sont meilleurs3 bi5 que la n\rriture des ri*es soit bonne1 le pa9 que l'on gagne soi-mme e/ le meilleur plat4 ,,saadi4 #g ,la puissance div9e galise les hommes3 elle pr5d ceux qui ont beauc\p et donne ceux qui ont peu4 ,l'homme ri*e a plus de *oses1 mais elles lui donn5t mo9s de plaisir4 ,le pauvre a mo9s de *oses1 mais plus de plaisir4 ,l'eau puise la s\rce et une crote de pa9 sembl5t bi5 meilleures au pauvre travailleur1 que les mets et les boissons les plus *]s le p>aiss5t l'oisif4 ,le ri*e blas ne tr\ve plus gt ri54 ,p\r le travailleur1 la n\rriture1 la boisson et le repos sont *aque fois un plaisir n\veau4 #h ,l'enf] e/ ca* p> les plaisirs1 le p>adis p> le travail et les malheurs4 ,,mahomet4 #i ,sans travail manuel1 il n'y a pas de corps sa91 il n'y a pas non plus de p5ses sa9es4 #aj ,si tu veux t\j\rs tre de bonne humeur1 travaille jusqu' la fatigue1 mais non pas au-dessus de tes =ces4 ,l'oisivet r5d les g5s mcont5ts et m*ants4 ,il en e/ de mme lorsqu'on travaille trop4 #aa ,la meilleure et la plus pure joie e/ celle du repos aprs le travail4 ,,kant4 ,,iii4--,le meilleur travail e/ le travail agricole4 #a ,t\s les hommes reconnatront avec le temps la vrit comprise depuis longtemps p> les gr&s esprits de t\s les peuples2 la plus gr&e v]tu de l'humanit consi/e dans la s\mission aux lois de l'tre suprme4 ,tu es c5dre et tu r$evi5dras c5dre4 ,c'e/ la premire loi que n\s appr5ons sur notre vie2 la deuxime loi comm&e la culture de la t]re dont n\s sommes issus et laquelle n\s ret\rn]ons4 ,c'e/ en cultivant cette t]re avec l'am\r p\r des btes et des plantes que cette culture exige1 que l'homme compr5d et vit le mieux sa vie4 ,j4 ,,rusk94 #b ,l'agriculture n'e/ pas l'une des occupations propres l'homme4 ,l'agriculture e/ une occupation propre t\s les hommes2 ce travail leur donne le plus de lib]t et le plus d'honneur4 #c ,la t]re dit celui qui ne la cultive pas3 p>ce que tu ne me travailles pas de la ma9 droite et de la ma9 gau*e1 tu re/]as t]nellem5t la porte des hommes avec t\s les autres qum&eurs2 tu n'auras jamais que les re/es des ri*es4 ,,zoroa/re4 #d ,la vie des hommes de notre temps e/ organise de faon que la plus gr&e rmunration e/ obt5ue p\r un travail va9 et inutile3 dans les confis]ies1 les fabriques de tabacs1 les ph>macies1 les banques1 le comm]ce1 la littrature1 la musique1 etc42 et l'on paie bi5 mo9s le travail agricole4 ,si l'on atta*e de l'importance la rmunration pcuniaire1 cet tat de *oses e/ trs inju/e4 ,mais si l'on envisage pr9cipalem5t la joie du travail1 son influ5ce sur la sant corporelle et ses attraits naturels1 c'e/ trs ju/e4 #e ,le travail manuel1 le travail agricole surt\t1 e/ utile non seulem5t au corps1 mais encore l'me4 ,les g5s qui ne travaill5t pas de leurs ma9s1 pr\v5t des difficults compr5dre sa9em5t les *oses4 ,ils ne cess5t de p5s]1 de p>l]1 d'c\t] ou de lire4 ,l'esprit n'a pas de repos1 il s'irrite et s'embr\ille4 ,le travail agricole e/ utile1 p>ce qu'en outre du repos qu'il (fre l'homme1 il lui p]met d'envisag] sa9em5t1 simplem5t et clairem5t la situation de l'homme dans la vie4 #f ,j'aime les paysans4 ,ils ne sont pas assez in/ruits p\r raisonn] faussem5t4 ,,montaigne4 ,,iv4--,ce qu'on appelle la division du travail1 n'e/ qu'une excuse de l'oisivet4 #a ,ces d]ni]s temps on p>le beauc\p d'une des raisons pr9cipales du succs obt5u p> les hommes dans la production et la division du travail4 ,n\s disons3 division du travail2 mais cette expression n'e/ pas ju/e4 ,dans notre socit1 ce n'e/ pas le travail qui e/ divis1 mais les hommes2 ils sont diviss1 rduits en petites p>celles d'homme4 ,a la fabrique1 un homme ne fait qu'une infime p>tie de l'objet2 de sorte que la p>tie d'initiative laisse l'homme ne suffit pas p\r faire t\te une p+le ou t\t un cl\2 il s'puise faire un b\t d'p+le ou la tte d'un cl\4 ,c'e/ vrai qu'il s]ait bon et dsirable de fabriqu] un gr& nombre d'p+les p> j\r2 mais si n\s p\vions voir seulem5t de quel sable n\s les frottons1 n\s aurions rfl*i que ce n'e/ pas avantageux1 p\r cette raison que n\s les frottons avec le sable de l'me huma9e4 ,on peut t\rm5t] les hommes1 les mettre aux f]s1 les attel] comme des btes1 les tu] comme des m\*es en t1 et cep5dant1 dans un s5s1 dans le meilleur1 ces hommes peuv5t re/] libres4 ,mais cras] leurs mes immortelles1 les trangl] et trans=m] les g5s en ma*9es--c'e/ la vraie s]vitude4 ,seule cette humiliation1 cette trans=mation des hommes en ma*9es =ce les ouvri]s lutt] dsesprm5t et inutilem5t p\r leur lib]t dont ils ne conoiv5t pas le s5s eux-mmes4 ,leur animosit n'e/ pas provoque p> la faim1 ni p> les atte9tes l'am\r propre 7ces deux causes ont t\j\rs produit leur effet1 mais les bases de la socit n'ont jamais t aussi branle que ma9t5ant74 ,cela ne ti5t pas ce que les ouvri]s se n\rriss5t mal1 mais ce qu'ils n'ont pas de plaisir au travail p> lequel ils gagn5t leur pa92 ce qui fait qu'ils considr5t la ri*esse comme l'unique moy5 de plaisir4 ,ils s\ffr5t mo9s du mpris que leur tmoign5t les classes imprieuses que du mpris qu'ils ont p\r eux-mmes1 p>ce que le travail auquel ils sont condamns les humilie1 les dprave1 les amo9drit4 ,jamais plus qu'auj\rd'hui les classes suprieures n'ont tmoign autant de sympa?ie et d'affection p\r les classes infrieures1 et1 cep5dant1 elles n'ont jamais t autant mprises p> celles-ci4 ,,john ,,rusk94 #b ,l'homme1 comme l'animal1 doit besogn]1 employ] ses ma9s et ses pi$s4 ,il peut =c] les autres faire ce qui lui e/ ncessaire1 mais il devra qu& mme dp5s] quelque *ose ses =ces corporelles4 ,s'il ne travaille pas des *oses utiles1 raisonnables1 il travaill]a des *oses inutiles et /upides4 ,c'e/ ce qui se produit1 en effet1 p>mi les classes aises4 #c ,les classes oisives excus5t leur fa9antise p> ce qu'elles s'occup5t des arts et des sci5ces ncessaires au peuple4 ,ces g5s se *>g5t d'en f\rnir ceux qui travaill5t2 malheureusem5t1 ce qu'ils apport5t au peuple en fait de sci5ce et d'art1 e/ une fausse sci5ce et un faux art4 ,aussi1 au lieu de rcomp5s] le peuple de son travail1 la sci5ce et l'art qu'on lui (fre ne font que le tromp] et le dprav]4 #d ,un ,europen vantait devant un ,*9ois les avantages de la production mcanique3 ,elle libre l'homme du travail disait l',europen4 ,la libration du travail s]ait un gr& malheur1 rpondit le ,*9ois4 ,sans travail il n'y a pas de bonheur possible4 #e ,l'homme ne peut acqurir la ri*esse que p> trois moy5s3 le travail1 la m5dicit et le vol4 ,ceux qui pe95t gagn5t peu1 ju/em5t p>ce qu'une trop gr&e "p revi5t aux m5diants et aux voleurs4 ,,h5ry ,,george4 ,v4--,les occupations des g5s qui se sont librs de la loi du travail sont t\j\rs va9es et inutiles4 #a ,de mme qu'un *eval t\rnant une r\e incl9e ne peut pas s'arrt] et doit t\j\rs avanc]1 l'homme ne peut pas re/] oisif4 ,p> consqu5t1 un homme qui travaille a t\t autant de mrite qu'un *eval mont sur une r\e et qui remue les jambes4 ,l'important n'e/ pas dans le fait que l'homme travaille1 mais quoi il travaille4 #b ,ceux qui se sont disp5ss du travail manuel peuv5t tre intellig5ts1 mais r>em5t raisonnables4 ,si l'on crit1 imprime et enseignelant de futilits dans nos coles1 si notre littrature1 notre musique1 nos tableaux sont si subtils1 si peu comprh5sibles p\r t\s1 c'e/ p>ce que t\s ceux qui s'en occup5t se sont librs du travail manuel et mn5t une vie oisive4 ,d'aprs ,,em]son4 #c ,les hommes *]*5t le plaisir d'un ct et d'autre p>ce qu'ils s5t5t le vide de leur exi/5ce1 mais ne s5t5t pas encore le vide du n\veau plaisir qui les attire4 ,,pascal4 #d ,p]sonne n'a encore calcul les millions de j\rnes de dur travail et1 peut-tre des milli]s de vies qui se dp5s5t prp>] les di/ractions4 ,c'e/ p\r cette raison que les di/ractions de notre monde ne sont pas joyeuses4 ,,vi4--,le mal de l'oisivet4 #a ,on ne peut avoir honte d'aucun travail mme du plus malpropre2 seule l'oisivet doit faire honte4 #b ,les g5s oisifs et ri*es n'ont qu'un s\ci--c'e/ de tir] orgueil de leur luxe4 ,ils s5t5t que1 sans cela1 t\s les mpris]ai5t comme ils le mrit5t4 #c ,honte l'homme qui l'on doit conseill] de pr5dre sur la f\rmi l'exemple de l'am\r p\r le travail4 ,d\blem5t honteux lui qu& il ne suit pas ce conseil4 ,le ,talmud4 #d ,l'oisivet devrait figur] p>mi les t\rm5ts de l'enf]1 et c'e/ elle qui se tr\ve place p>mi les joies du p>adis4 ,,montaigne4 #e ,celui qui ne fait ri5 a t\j\rs de nombreux aides4 #f ,ne fais jamais faire p> les autres ce que tu peux faire toi-mme4 #g ,le d\te1 la tri/esse1 l'abattem5t1 l'indignation1 le dsespoir1 t\s ces dmons veill5t sur l'homme1 et ds qu'il mne une vie oisive1 ils l'attaqu5t4 ,le moy5 le plus sr de se protg] contre ces dmons1 c'e/ un travail corporel assidu4 ,ds que l'homme se met cette besogne1 aucun dmon n'ose plus l'appro*] et ne fait que grogn] de lo94 ,,c>lyle4 #h ,le dmon1 lorsqu'il p*e les hommes la ligne1 se s]t de diffr5tes amorces4 ,mais l'homme oisif n'a pas beso9 d'amorce1 il se fait pr5dre sans amorce4 #i ,il e/ prfrable de pr5dre une corde1 d'all] *]*] du bois dans la =t et de le v5dre p\r a*et] du pa9 que de dem&] aux g5s de v\s en donn]4 ,si l'on v\s refuse1 v\s en aurez du dpit2 si on v\s le donne ce s]a pis encore3 v\s aurez honte4 ,,mahomet4 #aj ,il y avait une fois deux frres2 l'un travaillait *ez un seigneur1 l'autre vivait du travail de ses ma9s4 ,le frre ri*e dit un j\r au pauvre3 --,p\rquoi ne vas-tu pas travaill] *ez le seigneur8 ,tu ne connatrais pas de besogne pnible4 ,a cela le pauvre rpliqua3 --,p\rquoi ne travailles-tu pas8 ,tu ne connatrais pas d'humiliation ni de s]vitude4 ,les sages dis5t qu'il e/ prfrable de mang] tranquillem5t le pa9 qu'on a gagn1 que de port] une *>pe d'or et d'tre le s]viteur d'un autre4 ,il e/ prfrable de ptrir la *aux et l'argile de ses ma9s1 que de jo9dre ses ma9s sur la poitr9e en signe d'humilit4 ,,saadi4 #aa ,ne pas re/] la porte des ri*es et ne pas p>l] d'une voix de qum&eur--c'e/ la meilleure vie4 ,et1 af9 que cela n'arrive pas1 il ne faut pas cra9dre le travail4 ,,hotopadez h9d\4 #ab ,si tu ne veux pas travaill]1 humilie-toi1 ou opprime les autres4 #ac ,l'aumne d'une pauvre veuve e/ gale aux plus ri*es dons1 avec cette diffr5ce qu'elle e/ la vraie *>it4 ,seuls les pauvres qui travaill5t peuv5t avoir la joie de la *>it4 ,les ri*es1 les oisifs1 en sont privs4 #a ,paysan russe1 auteur d'un ouvrage sur la loi du travail4 ,tol/o a connu l'auteur et comm5t son ouvrage4 7,n4 du trad47 ,,*apitre ,x ,,de ,,la ,,cupidit ,le p* de cupidit e/ dans l'accumulation d'une quantit t\j\rs gr&issante d'objets ou d'arg5t ncessaires aux autres hommes1 et de g>d] ces objets ou cet arg5t af9 de j\ir sa guise du travail d'autrui4 ,i--,le p* du ri*e4 #a ,dans notre socit1 un homme ne peut pas dormir sans pay] sa place4 ,l'air1 l'eau1 la lumire du soleil ne lui app>ti5n5t que sur la gr&'r\te4444 ,l'unique droit reconnu *ez n\s1 c'e/ de m>*] sur cette gr&'r\te jusqu' ce que l'on comm5ce *ancel] de fatigue1 p>ce qu'on ne peut s'arrt] et que l'on doit m>*] t\j\rs4 ,,grant ,,all5#a4 #b ,dix hommes bons s't5d5t et dorm5t paisiblem5t sur le mme feutre1 mais deux ri*es ne peuv5t pas vivre en paix dans dix *ambres4 ,si un homme de cur tr\ve une mi*e de pa91 il en donne la moiti celui qui a faim4 ,mais lorsqu'un conqurant conqui]t une p>tie du monde1 il ne se tranquillise pas tant qu'il n'en n'a pas pris une autre p>tie encore4 #c ,les ri*es ont qu9ze *ambres p\r trois p]sonnes1 et il ne peuv5t pas laiss] un m5diant se *auff] et c\*] *ez eux4 ,le paysan a une *aumire de sept mtres p\r sept p]sonnes2 mais il laisse volonti]s entr] un voyageur en disant3 ,dieu n\s ordonne de p>tag]4 #d ,les ri*es et les pauvres se complt5t les uns les autres4 ,qu& il y a des ri*es1 il y a et il doit y avoir des pauvres4 ,qu& exi/e le luxe effrn1 exi/e et doit exi/] l'affreuse misre qui =ce ceux qui n'ont ri5 tre au s]vice du luxe4 ,le ,*ri/ aimait les pauvres et s'loignait des ri*es4 ,dans le royaume de vrit qu',il pr*ait1 les ri*es et les pauvres s]ai5t galem5t impossibles4 ,,h5ry ,,george4 #e ,le vagabond e/ le complm5t indisp5sable du millionnaire4 ,,h5ry ,,george4 #f ,les plaisirs des ri*es sont obt5us p> les l>mes des pauvres4 #g ,lorsque les ri*es p>l5t du bonheur social1 je ne d\te pas qu'ils =m5t s\s ce prtexte un complot en vue d'assur] leurs intrts4 ,,?omas ,,m4 #h ,les honntes g5s ne sont jamais ri*es4 ,les g5s ri*es ne sont jamais honntes4 ,,lao-,,tseu4 #i ,ne vole pas un pauvre p>ce qu'il e/ pauvre1 dit ,salomon4 ,p\rtant1 ce pillage du pauvre p>ce qu'il e/ pauvre e/ une *ose trs ord9aire3 le ri*e pr(ite t\j\rs de la misre du pauvre p\r le =c] travaill] p\r lui1 ou bi5 p\r lui a*et] ses produits vil prix4 ,on dvalise r>em5t les ri*es sur les gr&'r\tes1 p>ce qu'il e/ dang]eux de vol] un ri*e1 alors qu'on peut dvalis] un pauvre sans aucun risque4 ,d'aprs ,,john ,,rusk94 #aj ,les g5s qui app>ti5n5t aux classes ouvrires t*5t le plus s\v5t de pass] dans la classe des g5s aiss qui viv5t du travail d'autrui4 ,ils appell5t a se jo9dre aux bonnes g5s1 alors qu'il faudrait dire quitt] les bonnes g5s p\r les m*ants4 ,la ri*esse e/ un gr& p* devant ,dieu1 la pauvret l'e/ devant les hommes4 ,prov]be russe4 ,,ii4---,l'homme et la t]re4 #a ,etant issu de la t]re1 la t]re m'e/ donne p\r que j'y pr5ne t\t ce qu'il me faut p\r cultiv] et ensem5c]1 et j'ai le droit de rclam] ma "p4 ,montrez-moi donc o elle e/4 ,,em]son4 #b ,la t]re e/ notre mre t\s2 elle n\s n\rrit1 n\s donne asile1 n\s rj\it et n\s *auffe2 depuis notre naissance et jusqu'au mom5t o n\s n\s endormons du d]ni] sommeil sur son cur de mre1 elle n\s c>esse con/amm5t de son tre9te affectueuse4 ,et voici que les g5s p>l5t de sa v5te2 et elle prs5te1 en effet1 notre poque vnale1 un article de ngoce1 elle e/ v5due et a*ete4 ,mais la v5te de la t]re cre p> le ,crateur cle/e e/ une norme ineptie4 ,la t]re ne peut app>t5ir qu'au ,dieu t\t-puissant et t\s les fils des hommes qui la travaill5t1 de mme qu' ceux qui la travaill]ont dans l'av5ir4 ,elle e/ la proprit non seulem5t d'une seule gnration1 mais de t\tes les gnrations passes1 futures et prs5tes qui la travaill5t4 ,,c>lyle4 #c ,n\s occupons une le sur laquelle n\s vivons des produits de nos ma9s4 ,un m>9 naufrag e/ rejet sur notre cte4 ,a-t-il le mme droit naturel que n\s d'occup] sur les mmes bases que n\s1 une p>celle de t]re p\r s'y n\rrir de son travail8 ,il sembl]ait que ce droit e/ inconte/able4 ,et cep5dant1 combi5 d'hommes naiss5t sur notre plante auxquels les g5s qui y viv5t refus5t ce droit4 ,,de ,,laveleye4 ,,iii4--,les consqu5ces nuisibles de la ri*esse4 #a ,les hommes se plaign5t d'tre pauvres et s'ef=c5t1 p> t\s les moy5s1 d'arriv] la ri*esse2 cep5dant1 la misre et la pauvret donn5t aux g5s la f]met et la =ce1 alors que les excs et le luxe les affaibliss5t et les amn5t leur p]te4 ,les pauvres ont tort de v\loir *ang] l'indig5ce utile au corps et l'me contre la ri*esse qui e/ nuisible au corps et l'me4 #b ,si le pauvre a des pe9es1 le ri*e en a d\blem5t4 #c ,le ri*e e/ malheureux2 d'abord1 p>ce qu'il cra9t t\j\rs p\r ses ri*esses1 ensuite1 p>ce que plus il a de bi5s1 plus il a de s\cis et d'affaires4 ,mais il e/ surt\t malheureux p>ce qu'il ne peut se li] qu'avec des ri*es comme lui1 qui sont peu nombreux1 et non avec les pauvres qui sont la majorit4 ,s'il se lie avec un pauvre1 il voit trop nettem5t son p*1 et il ne peut pas ne pas en avoir honte4 #d ,la ri*esse a l'or1 la pauvret a la joie4 ,prov]be4 #e ,la ri*esse habitue les g5s l'orgueil1 la cruaut1 l'ignorance prsomptueuse et la dbau*e4 #f ,seul un homme ri*e peut tre ins5sible et indiffr5t au malheur d'autrui4 ,le ,talmud4 #g ,la misre assagit1 la ri*esse abtit4 ,les *i5s eux-mmes devi5n5t enrags =ce de trop bi5 mang]4 ,prov]be russe4 #h ,celui qui e/ *>itable n'e/ jamais ri*e4 ,le ri*e n'e/ srem5t pas *>itable4 ,prov]be m&*\ri54 #i ,les g5s *]*5t la ri*esse2 s'ils savai5t seulem5t combi5 ils p]d5t de bont en gagnant l'opul5ce et en vivant au milieu d'elle1 ils aurai5t *]* s'en db>rass] avec le mme zle qu'ils mett5t l'acqurir4 #aj ,le mom5t e/ pro*e o les hommes cess]ont de croire que la ri*esse donne le bonheur et compr5dront1 enf91 la simple vrit qu'en gagnant et en cons]vant leur ri*esse1 ils r5d5t plus malheureuse et non meilleure l'exi/5ce des autres et la leur4 ,,iv4--,on ne doit pas envi] la ri*esse1 mais en avoir honte4 #a ,il ne faut pas respect] et envi] les ri*es1 mais les pla9dre et s'loign] d'eux4 ,quant au ri*e1 il ne doit pas tre fi] de ses bi5s1 mais honteux4 #b ,si le pauvre envie le ri*e1 il ne vaut pas mieux que lui4 #c ,l'orgueil des ri*es e/ mauvais1 mais l'envie des pauvres n'e/ pas mo9s mauvaise4 ,combi5 il y a de pauvres qui1 t\t en blmant les ri*es1 agiss5t de mme qu'eux env]s ceux qui sont plus pauvres qu'eux-mmes6 ,v4--,l'excuse de la ri*esse4 #a ,si tu z des rev5us sans travaill]1 il y a srem5t quelqu'un qui travaille sans tre pay4 #b ,seul celui qui e/ sr de n'tre pas un homme comme t\s les autres1 mais meilleur qu'eux1 peut possd] des ri*esses au milieu des pauvres et avoir la consci5ce tranquille4 ,seule la p5se qu'il e/ meilleur que les autres peut ju/ifi] un tel homme ses propres yeux4 ,et1 *ose extraord9aire1 la possession des ri*esses1 qui devrait r5dre un tel homme honteux1 e/ p\r lui la pr9cipale ju/ification de sa supriorit sur les autres hommes4 ,je j\is de la ri*esse p>ce que je suis meilleur que les autres4 ,et je suis meilleur que les autres p>ce que je j\is de la ri*esse1 se dit-il4 #c ,ri5 ne pr\ve aussi clairem5t la fausset de la religion pr(esse p>mi n\s que ce fait que les hommes qui se considr5t comme *rti5s peuv5t non seulem5t j\ir de leurs ri*esses1 au milieu des pauvres1 mais encore en tre fi]s4 #d ,l'une des erreurs les plus frqu5tes et les plus significatives que les hommes commett5t1 e/ de croire comme bon ce qu'ils aim5t4 ,ils aim5t la ri*esse1 et bi5 que le mal de la ri*esse soit vid5t1 ils se p]suad5t que la ri*esse e/ bonne4 #e ,e/-ce que ,dieu a donn quelque *ose l'un1 sans le donn] l'autre8 ,e/-ce que notre ,pre commun a exclu l'un de ses enfants8 ,v\s qui exigez le droit exclusif de pr(it] de ses dons1 montrez le te/am5t p> lequel il aurait priv les autres frres de son hritage4 ,,lam5nais4 #f ,il sembl]ait que1 connaissant l'affreuse misre des ouvri]s qui meur5t de privations et d'excs de travail 7et il e/ impossible de ne pas le savoir71 les g5s ri*es1 qui pr(it5t de ce travail homicide1 s]ai5t =cs de s'en m\voir4 ,cep5dant1 ces g5s ri*es1 libraux1 humanitaires1 trs s5sibles non seulem5t aux s\ffrances des hommes1 mais celles des btes1 *]*5t s'enri*ir davantage1 c'e/--dire pr(it] de plus en plus du travail des autres et le font en t\te srnit4 ,cette srnit des ri*es e/ due l'int]v5tion d'une n\velle sci5ce dnomme conomie politique1 qui a pos des lois en v]tu desquelles la rp>tition du travail et la j\issance de ses produits dp5d5t de l'(fre et de la dem&e1 du capital1 de la r5te1 du taux des salaires1 des bnfices1 etc4 ,il a t crit sur ce ?me1 en peu de temps1 un nombre incalculable de traits1 de bro*ures2 il a t fait des c\rs et des confr5ces1 et on en crit et on confr5cie encore l'inf9i4 ,bi5 que la plup>t des g5s ignor5t les dtails de ces explications rassurantes de la sci5ce1 ils sav5t qu& mme que cette explication exi/e1 que les savants1 des g5s subtils1 ne cess5t de dmontr] que l'ordre de *oses actuel e/ tel qu'il doit tre1 et que l'on peut se laiss] vivre tranquillem5t dans cet tat de *oses1 sans essay] de le modifi]4 ,ce n'e/ qu'a9si qu'on peut expliqu] l'aveuglem5t surpr5ant dans lequel se tr\v5t les hommes s5sibles de notre socit1 qui plaign5t s9crem5t1 les animaux1 mais qui1 la consci5ce tranquille1 s'attaqu5t la vie de leurs semblables4 ,,vi4--,p\r atte9dre le bonheur1 l'homme ne doit pas se s\ci] de l'accroissem5t de son avoir1 mais de l'am\r qui e/ en lui4 #a ,gagne une ri*esse que p]sonne ne p\rra te pr5dre1 qu'elle te re/e mme aprs la mort et qu'elle ne dim9ue ni ne t>isse jamais4 ,cette ri*esse--c'e/ ton me4 ,prov]be h9d\4 #b ,les g5s se s\ci5t mille fois plus d'augm5t] leurs ri*esses que de dvelopp] leur raison4 ,p\rtant *acun devrait compr5dre qu'il vaut bi5 mieux p\r son bonheur cons]v] ce qui e/ en lui que ce qui e/ *ez lui4 ,d'aprs ,,s*op5hau]4 #c ,et il leur dit celte p>abole3 ,les t]res d'un ri*e donnr5t1 une abondante rcolte2 et ce ri*e se dem&a3 ,que f]ai-je8 ,je n'ai pas assez de place p\r s]r] ma rcolte4 ,voici1 dit-il1 ce que je f]ai3 j'abatt]ai mes gr5i]s1 j'en btirai de plus gr&s1 et j'y amass]ai t\te ma rcolte et t\s mes bi5s4 ,puis je dirai mon me3 ,mon me1 tu z beauc\p de bi5s en rs]ve p\r plusieurs annes2 repose-toi1 mange1 bois et rj\is-toi4 ,mais ,dieu lui dit3 ,ins5s1 celte nuit mme ton me te s]a prise1 et ce que tu z amass1 qui cela app>ti5dra-t-il8 ,luc1 ,,xii1 #af-bj4 #d ,p\rquoi l'homme v\drait-il tre ri*e8 ,p\rquoi lui faut-il des *evaux de race1 de ri*es habits1 de magnifiques *ambres1 des droits d'entre dans les lieux de di/ractions8 ,p>ce qu'il manque de vie spirituelle4 ,donnez cet nomme une vie spirituelle1 et il n'aura beso9 de ri54 ,,em]son4 #e ,de mme qu'un vtem5t ri*e emb>rasse les m\vem5ts du corps1 la ri*esse entrave les m\vem5ts de l'me4 ,,vii4--,la lutte contre de p* de cupidit4 #a ,celui qui possde mo9s qu'il ne veut avoir doit se s\v5ir qu'il a plus qu'il ne mrite4 ,,li*t5b]g4 #b ,on peut vit] la misre p> deux moy5s3 augm5t] son avoir1 ou bi5 appr5dre se cont5t] de peu4 ,augm5t] les ri*esses n'e/ pas t\j\rs possible1 et c'e/ presque t\j\rs malhonnte2 t&is que dim9u] nos caprices e/ t\j\rs en notre p\voir et e/ salutaire notre me4 #c ,le pire voleur n'e/ pas celui qui a pris ce qui lui e/ ncessaire1 mais bi5 celui qui g>de sans en donn] aux autres ce dont il n'a pas beso94 #d ,celui qui aurait des bi5s de ce monde et qui1 voyant son frre dans le beso91 lui f]m]ait son cur1 comm5t l'am\r de ,dieu demeur]ait-il en lui8 ,mes enfants1 n'aimons pas en p>oles1 mais en actes et p> la vrit6 ,i4 ,,jean1 ,,iii1 #ag-ah4 ,p\r qu'un ri*e n'aime pas en p>oles mais en actes et p> la vrit il doit donn] celui qui dem&e1 a9si que l'a dit le ,*ri/4 ,et si l'on donne celui qui dem&e1 t\te ri*esse s'puise bi5tt4 ,et ds que l'homme cesse d'tre ri*e1 il lui arrive ce que ,jsus a dit au jeune homme1 c'e/--dire que ce qui emp*ait le jeune homme ri*e de le suivre n'exi/e plus4 #e ,la *>it e/ vritable seulem5t qu& tu t'es priv en la faisant4 ,c'e/ alors que celui qui reoit un don matriel1 reoit galem5t un don spirituel4 ,et si ton don n'e/ pas un sacrifice1 mais le rsultat de la surabondance1 il ne fait qu'irrit] celui qui le reoit4 #f ,les opul5ts bi5faiteurs ne voi5t pas ce qu'ils donn5t au pauvre1 ils l'enlv5t s\v5t des ma9s de plus pauvres encore4 #a ,morali/e anglais 7,n4 du tr47 ,,*apitre ,,xi ,,de ,,la ,,col,,re ,i4--,p* de malveillance4 #a ,il a t dit aux anci5s3 ,tu ne tu]as po9t1 et celui qui tu]a s]a jug 7,exode1 ,,xx1 #ac74 ,mais moi je v\s dis que quiconque se met en colre contre son frre s]a jug4 ,,mat?41 ,v1 #ba-bb4 #b ,si tu pr\ves une d\leur dans le corps1 tu sais que quelque *ose n'e/ pas en bon tat3 ou tu fais ce que tu ne devrais pas faire1 ou bi5 lu ne fais pas ce que tu devrais faire4 ,il en e/ de mme de la vie spirituelle4 ,si tu te s5s tri/e1 irrit1 sa*e que quelque *ose e/ en mauvais tat3 ou tu aimes ce qu'il ne faudrait pas aim]1 ou bi5 tu n'aimes pas ce qu'il faudrait aim]4 #c ,les p*s de la g\rm&ise1 de l'oisivet1 de la volupt1 sont mauvais p> eux-mmes4 ,mais ces p*s sont surt\t reprh5sibles p>ce qu'ils eng5dr5t le pire des p*s3 la malveillance1 l'iniquit env]s les g5s4 #d ,ce ne sont pas les pillages1 les assass9ats1 les excutions qui sont effrayants4 ,qu'e/-ce que le pillage8 ,c'e/ le passage de la proprit des uns aux autres4 ,cela a t\j\rs exi/1 cela s]a t\j\rs1 et il n'y a ri5 d'effrayant cela4 ,que sont les excutions1 les assass9ats8 ,c'e/ le passage des hommes de la vie la mort4 ,ces passages ont t1 sont et s]ont t\j\rs1 et cela n'a galem5t ri51 d'effrayant4 ,ce qu'il y a de rellem5t effrayant1 c'e/ la ha9e des hommes qui eng5dre le brig&age1 le vol1 le meurtre4 ,,ii4--,l'absurdit de la colre4 #a ,les ,b\ddhi/es dis5t que t\t p* vi5t de la btise4 ,cela e/ ju/e p\r t\s les p*s1 mais surt\t p\r l'inimiti4 ,le p*eur1 l'oiseleur se f*e contre le poisson ou l'oiseau p>ce qu'il ne l'a pas pris1 et moi je me f*e contre l'homme1 p>ce qu'il fait ce dont il a beso9 p\r lui1 et non pas ce que je v\drais de lui4 ,n'e/-ce pas galem5t /upide8 #b ,un homme t'a (f5s4 ,tu t'es f* contre lui4 ,l'affaire e/ t]m9e4 ,mais la colre contre cet homme s'e/ fige dans ton cur1 et lorsque tu p5ses lui1 tu t'irrites4 ,comme si le diable1 qui e/ t\j\rs en faction la porte de ton cur1 avait pr(it de l'heure o tu z ress5ti ta colre contre cet homme2 comme si elle lui eut ouv]t la porte1 qu'il eut bondi dans ton cur et qu'il y ft matre1 ma9t5ant4 ,*asse-le4 ,et l'av5ir1 sois plus prud5t1 n'ouvre pas la porte p> laquelle il entre4 #c ,plus l'homme se croit haut plac1 plus facilem5t il s'irrite contre les g5s4 ,plus l'homme e/ mode/e1 plus il e/ bon et se f*e mo9s4 #d ,ne p5se pas que la v]tu consi/e dans la brav\re et la =ce4 ,si tu peux te plac] au-dessus de la colre1 p>donn] et aim] celui qui t'a (f5s1 tu auras fait le mieux de ce qu'un homme peut faire4 ,,dj]belote1 p]san4 #e ,il e/ vrai1 que tu n'z peut-tre pas la =ce de ne pas te f*] contre celui qui t'a (f5s1 outrag4 ,mais tu peux t\j\rs le cont5ir1 ne manife/] ta colre ni en p>oles ni en actes4 #f ,la colre m5t t\j\rs de l'impuissance4 ,,iii4--,la colre contre les hommes nos frres e/ draisonnable p>ce que le mme ,dieu vit en n\s t\s4 #a ,on doit s'obs]v] depuis le mat9 et se dire3 t\t l'heure1 je p\rrai avoir affaire un homme insol5t1 effront1 importun1 hypocrite1 n]veux4 ,il y a s\v5t des g5s comme a4 ,ils ne sav5t pas ce qui e/ bi5 et ce qui e/ mal4 ,mais si je sais1 moi1 o e/ le bi5 et le mal1 si je compr5ds que le mal p\r moi ne peut v5ir que de la mauvaise action que j'ai commise moi-mme1 aucun mauvais homme ne peut me nuire4 ,p]sonne ne peut me =c] faire mal4 ,si je p5se encore que t\t homme m'e/ pro*e1 non p> le sang et la *air1 mais p> l'esprit1 que le mme ,esprit div9 vit en *acun de n\s1 je ne peux pas me f*] contre un tre qui m'e/ pro*e4 ,je sais donc que n\s sommes crs l'un p\r l'autre1 que n\s sommes appels n\s entr'aid] comme les ma9s1 les pi$s1 les yeux et les d5ts s'aid5t entre eux et s]v5t le corps enti]2 comm5t puis-je me dt\rn] de mon pro*a9 si1 contrairem5t sa vraie nature1 il me fait du mal4 ,,m>c-,,aur,,le #b ,si tu t'es f* contre un homme1 c'e/ que tu m5ais une vie *>nelle1 et non pas une vie spirituelle4 ,si tu vivais selon la volont div9e1 p]sonne ne p\rrait t'(f5s]1 c> on ne peut (f5s] ,dieu1 et ,dieu1 le ,dieu qui e/ en toi1 ne peut se f*]4 #c ,on ne doit ni trop mpris] ni trop respect] aucun homme4 ,si tu le mprises1 tu ne p\rras pas apprci] le bi5 qu'il y a en lui2 si tu l'honores trop1 tu exig]as trop de lui4 ,p\r ne pas se tromp]1 il faut mpris] le ct *>nel autant *ez autrui qu'en soi-mme et respect] l'homme comme un tre spirituel en qui demeure l'esprit div94 ,,iv4--,plus l'homme se dim9ue1 mieux il vaut4 #a ,on dit qu'un homme de bi5 ne peut pas faire autrem5t que de se f*] contre les m*ants4 ,mais si cela e/ a9si1 plus l'homme e/ bon comp>ativem5t aux autres1 plus il doit se mettre en colre contre eux2 en ralit1 plus un homme e/ bon1 plus il e/ d\x et bon p\r t\s les autres hommes4 ,cela ti5t ce qu'un homme bon se s\vi5t que lui aussi a s\v5t p*1 et que s'il s'irrite contre les m*ants1 il doit1 t\t d'abord1 s'irrit] contre lui-mme4 ,s,n,,que4 #b ,un homme raisonnable ne peut pas se f*] contre les hommes m*ants et draisonnables4 --,comm5t puis-je ne pas me f*] s'ils sont voleurs et fil\s8 dis-tu4 --,qu'e/-ce qu'un voleur et un fil\8 ,c'e/ un homme qui s'e/ g>4 ,on doit non pas se f*] contre un tel homme1 mais le pla9dre4 ,si tu peux1 p]suade-le que ce n'e/ pas bon p\r lui-mme de vivre comme il vit1 et il cess]a de faire le mal4 ,s'il ne le compr5d pas encore1 quoi d'tonnant qu'il vive a9si4 ,tu diras que ces g5s l doiv5t tre punis4 ,si un homme a mal aux yeux et qu'il e/ dev5u aveugle1 tu ne diras pas qu'il faut l'en punir4 ,p\rquoi donc veux-tu punir celui qui e/ priv de quelque *ose de bi5 plus prcieux que les yeux1 qui e/ priv du plus gr& bonheur qui exi/e1 celui de savoir vivre raisonnablem5t8 ,on ne doit pas se f*] contre ces g5s1 mais les pla9dre4 ,aie piti de ces malheureux et t*e de faire en sorte que leurs g>em5ts ne t'irrit5t pas4 ,s\vi5s-toi combi5 s\v5t tu t'es tromp et tu z p* toi-mme1 et f*e-toi plutt contre toi-mme de ce que ton me r5f]me tant d'inimiti et de m*ancet4 ,,pict,,te4 #c ,tu dis que tu n'es ent\r que de mauvaises g5s4 ,si tu p5ses a9si1 c'e/ une preuve c]ta9e que tu es m*ant toi-mme4 #d ,s\v5t les g5s croi5t se faire valoir en rem>quant les dfauts des autres2 mais ils ne font que montr] leur faiblesse4 ,plus l'homme e/ bon et intellig5t1 plus il voit le bi5 *ez les autres2 plus il e/ bte et m*ant1 plus il voit les dfauts des autres4 #e ,il e/ vrai1 qu'il e/ difficile de se montr] bon env]s un vicieux1 un m5teur1 surt\t s'il v\s (f5se2 mais c'e/ prcism5t env]s de p>eils hommes qu'on doit tre bon1 et p\r eux1 et p\r soi4 #f ,lorsqu'on se f*e contre quelqu'un1 on *]*e gnralem5t ju/ifi] sa colre et1 ne voir que le mal en la p]sonne contre laquelle on s'irrite2 et l'on ne fait qu'augm5t] son inimiti4 ,alors1 qu'au contraire1 plus on e/ irrit1 plus on doit *]*] le bi5 que peut cont5ir celui contre qui on s'irrite4 ,et lorsqu'on russit dc\vrir le bi5 et aim] un tel homme1 non seulem5t on apaise sa colre1 mais encore on pr\ve une joie pr(onde4 #g ,si tu veux repro*] un homme ses incohr5ces1 ne qualifie pas ses actes ou ses p>oles de sottises1 ne dis et ne p5se pas que ce qu'il a fait ou dit n'a aucun s5s4 ,au contraire1 suppose t\j\rs qu'il v\lait faire ou dire quelque *ose de raisonnable et t*e de le pr\v]4 ,il faut s'ef=c] de dc\vrir les ides errones qui ont tromp l'homme et les lui faire voir de faon ce qu'il arrive lui-mme la conclusion1 qui e/ qu'il se trompe4 ,on ne peut p]suad] un homme que p> sa propre raison4 ,de mme1 on ne peut p]suad] un homme de l'immoralit de son acte que p> son s5tim5t moral4 ,il ne faut pas suppos] que l'homme le plus vicieux ne puisse pas dev5ir un tre v]tueux et libre4 ,d'aprs ,,kant4 #f ,si tu te f*es contre un homme p>ce qu'il a commis un acte que n\s considrons comme reprh5sible1 t*e de savoir p\rquoi il a fait ce que n\s considrons comme mauvais4 ,ds que tu l'auras compris1 tu ne s]as plus f*1 p>ce qu'on ne peut se f*] de ce que la pi]re tombe du haut en bas et non de bas en haut4 ,v4--,la ncessit de l'am\r p\r la communion entre les hommes4 #a ,p\r que tes relations avec les hommes ne soi5t pas un sujet de s\ffrance p\r toi et p\r eux1 n'entre pas en rapports avec les g5s si tu n'pr\ves pas d'affection p\r eux4 #b ,sans am\r1 on ne peut mani] que les objets2 sans am\r1 on peut abattre des arbres1 faire des briques1 =g] le f]2 on ne peut sans am\r trait] les hommes4 ,si tu n'pr\ves pas d'am\r p\r les hommes1 occupe-toi de toi-mme1 manie des *oses1 ce que tu v\dras1 mais laisse les hommes tranquilles4 ,ds que tu te p]mettras de les trait] sans am\r1 tu devi5dras non pas un homme1 mais une bte1 tu leur nuiras et tu s]as malheureux toi-mme4 #c ,lorsqu'on voit des g5s t\j\rs mcont5ts1 critiquant1 t\t et t\t le monde1 on a envie de leur dire3 ,le b de votre exi/5ce n'e/ pas de dvoil] l'absurdit de la vie1 de la critiqu]1 de v\s f*] et de m\rir4 ,cela n'e/ pas possible4 ,rfl*issez2 v\s ne devriez pas v\s f*]1 ni critiqu]1 mais travaill] rp>] le mal que v\s voyez4 ,si v\s v\lez faire disp>atre le mal que v\s voyez v\s n'y arriv]ez c]ta9em5t pas p> l'inimiti1 mais uniquem5t p> la bi5veillance env]s t\s les hommes1 c> ce s5tim5t vit t\j\rs en n\s et v\s le s5tirez aussitt que v\s cess]ez de l't\ff] en v\s4 #d ,il faut n\s habitu] tre mcont5ts d'un autre homme de la mme faon1 qu'il n\s arrive d'tre mcont5ts de n\s-mmes4 ,cela n\s arrive lorsque n\s ne sommes pas satisfaits d'un de nos actes1 et non de notre me4 ,il faut agir de mme l'g>d des autres3 critiqu] leurs actes1 et les aim] eux-mmes4 #e ,p\r ne pas faire tort son pro*a91 p\r l'aim]1 il faut s'habitu] ne pas dire de mal ni de lui1 ni lui1 et p\r y p>v5ir1 il faut s'habitu] ne pas p5s] mal de lui1 ne pas laiss] pntr] dans notre me le s5tim5t de malveillance4 #f ,peux-tu te f*] contre un homme p>ce qu'il a des plaies purul5tes8 ,ce n'e/ pas sa faute si l'aspect de ses plaies e/ dsagrable4 ,comporte-toi de mme env]s les vices d'autruis4 ,mais tu diras que l'homme a une raison p\r compr5dre et corrig] ses vices4 ,c'e/ ju/e4 ,p> consqu5t1 toi aussi1 tu z une raison et tu peux rfl*ir que tu ne dois pas le f*] contre l'homme en raison de ses vices1 mais au contraire1 tu dois l'ef=c] d'veill] sa consci5ce en le traitant avec bont et intellig5ce1 sans colre1 sans impati5ce et sans orgueil4 ,,m>c-,,aur,,le4 #g ,il y a des g5s qui aim5t se f*]4 ,ils sont t\j\rs occups quelque *ose et t\j\rs heureux de l'occasion de brusqu]1 de grond] celui qui s'adresse eux p\r quelque affaire4 ,ces g5s-l sont trs dsagrables1 mais il faut se s\v5ir qu'ils sont trs malheureux1 ne connaiss5t pas la joie de la bonne humeur1 et c'e/ p\rquoi1 il ne faut pas se f*] contre eux1 mais les pla9dre4 #h ,on ne peut mieux calm] une colre1 mme ju/e1 qu'en disant celui qui se f*e que celui contre lequel il se f*e1 n'e/ qu'un malheureux4 ,la pluie a le mme effet sur le feu que la compassion sur la colre4 #i ,l'homme qui dsire faire du tort son ennemi1 n'a qu' s'imag9] qu'il lui a dj fait mal et qu'il s\ffre de corps et d'me2 il n'a qu' se l'imag9] et compr5dre que t\t cela e/ l'uvre de nos ma9s1 p\r que1 l'ide des s\ffrances de l'ennemi1 l'homme le plus m*ant cesse de g>d] sa rancune4 ,,s*op5hau]4 ,,vi4--,la lutte contre le p* de malveillance4 #a ,on me blme1 je suis ennuy1 j'ai de la pe9e4 ,comm5t me db>rass] de ce s5tim5t dsagrable8 ,d'abord1 p> l'humilit2 qu& on connat sa faiblesse1 on ne se f*e pas de ce que les autres la montr5t4 ,ce n'e/ pas aimable de leur "p1 mais ils ont raison4 ,ensuite1 p> le raisonnem5t2 c>1 en df9itive1 on re/e t\j\rs ce qu'on a t1 et si l'on avait trop de vnration p\r soi-mme1 on aurait qu' modifi] son op9ion4 ,enf91 et pr9cipalem5t1 p> le p>don2 il n'y a qu'un seul moy5 p\r ne pas har ceux qui n\s font du mal et n\s (f5s5t1 c'e/ de leur faire du bi54 ,si l'on ne p>vi5t pas les *ang]1 du mo9s1 arrive-t-on se matris] soi-mme4 ,,amiel4 #b ,la meilleure boisson qu'un homme peut boire e/ la mauvaise p>ole qu'il a dj sur les lvres2 qu'il ne la laisse pas1 *app] et l'avale4 ,,mahomet4 #c ,compr5ds bi5 et s\vi5s-toi que t\t homme agit t\j\rs au mieux de ses propres intrts4 ,si tu y p5ses t\j\rs1 tu ne te f*]as contre p]sonne1 tu ne repro*]as ri5 p]sonne1 tu ne grond]as p]sonne2 c> si quelqu'un a rellem5t du pr(it faire ce qui t'e/ dsagrable1 il a raison et il ne peut agir autrem5t4 ,s'il se trompe et ne se fait du tort qu' lui-mme1 tant pis p\r lui2 on doit le pla9dre et non se f*] contre lui4 ,,pict,,te4 #d ,s\v5ons-n\s que t\s n\s r$evi5drons p\ssire1 et soyons humbles et mode/es4 ,d'aprs ,,saadi4 ,,vii4--,la malveillance nuit t\j\rs celui qui la ress5t4 #a ,bi5 que la colre soit nuisible aux autres1 elle fait surt\t du tort celui qui se f*e4 ,la colre e/ t\j\rs plus nuisible que la *ose p\r laquelle on se f*e4 #b ,il y a des g5s qui aim5t se f*]1 qui s'irrit5t et font du mal aux autres sans aucune raison4 ,on peut compr5dre p\rquoi un av>e (f5se les autres3 il veut s'emp>] de leur bi5 p\r s'enri*ir2 il fait du mal aux g5s dans son propre intrt4 ,un m*ant homme fait du tort aux autres sans aucun bnfice p]sonnel4 ,quelle folie6 ,d'aprs ,,socrate4 #c ,ne pas faire de mal1 pas mme ses ennemis1 e/ une gr&e v]tu4 ,celui qui *]*e faire prir les autres1 prit srem5t lui-mme4 ,ne fais pas de mal4 ,la pauvret ne peut excus] le mal4 ,si tu fais du mal1 tu s]as plus pauvre encore4 ,les g5s peuv5t vit] les consqu5ces de la m*ancet de leurs ennemis1 mais ils n'vit]ont jamais les consqu5ces de leurs p*s4 ,cette ombre les p\rsuivra pas pas1 jusqu' ce qu'elle les fasse prir4 ,que celui qui ne veut pas vivre tri/e et malheureux ne fasse pas de tort aux autres4 ,si l'homme se veut du bi51 qu'il ne fasse pas le mo9dre mal4 ,k\ran h9d\4 #d tre v]tueux1 c'e/ avoir l'me libre4 ,les g5s qui s'irrit5t cont9uellem5t contre quelqu'un1 qui craign5t con/amm5t quelque *ose et qui s'adonn5t aux passions1 ne peuv5t avoir l'me libre4 ,celui qui ne peut pas avoir l'me libre ne v]ra pas en reg>dant1 n'ent5dra pas en c\tant1 ne s5tira pas de gt en mangeant4 ,,confucius4 #e ,g\tte g\tte1 le seau se remplit2 de mme l'homme s'emplit de colre1 bi5 qu'il la ramasse petit petit1 lorsqu'il se p]met de s'irrit] contre les g5s4 ,le mal revi5t celui qui le commet1 de mme que la p\ssire jete contre le v5t4 ,ni au ciel1 ni dans la m]1 ni dans les pr(ondeurs des montagnes1 il n'y a de place dans t\t l'univ]s1 o l'homme p\rrait se db>rass] de la m*ancet qui e/ dans son cur4 ,s\vi5s-t-en4 ,,djamapada4 #f ,la loi h9d\e dit3 ,de mme qu'il e/ ju/e qu'il fasse froid en hiv] et *aud en t1 il e/ ju/e qu'un mauvais homme soit malheureux et un bon heureux4 ,que p]sonne n'entame de qu]elle1 bi5 qu'il soit (f5s et qu'il s\ffre2 que p]sonne n'(f5se1 ni p> un acte1 ni p> une p>ole1 ni p> une p5se4 ,t\t cela prive l'homme du vrai bonheur4 #g ,lorsque je sais que la colre me prive du vrai bonheur1 je ne peux plus *]*] consciemm5t qu]elle aux autres2 je ne peux pas1 a9si que je le faisais avant1 me rj\ir de mon p*1 en tre fi]1 l'enc\rag]1 le ju/ifi]1 me donn] de l'importance et me croire raisonnable1 considr] les autres comme nuls1 p]dus1 ins5ss2 je ne peux plus ma9t5ant1 en s5tant que je me laisse emport] p> la colre1 ne pas reconnatre que j'en suis seul c\pable1 et ne pas t*] de me rconcili] avec ceux qui me *]*5t qu]elle4 ,mais cela ne suffit pas4 ,si je sais ma9t5ant que la colre e/ un mal p\r mon me1 je sais aussi ce qui me conduit au mal4 ,c'e/ que j'oublie que la mme *ose vit en moi et en t\s les hommes4 ,je vois ma9t5ant que l'habitude de se di/+u] des autres hommes et de se considr] comme tant suprieur eux--e/ l'une des raisons pr9cipales de mon inimiti4 ,en repassant ma vie c\le1 je vois que je n'ai jamais laiss s'accrotre mon s5tim5t d'inimiti env]s les g5s que je considrais suprieurs moi1 et je ne les (f5sais jamais4 ,mais1 p> contre1 le mo9dre acte de celui que je considrais comme mon infrieur provoquait ma colre1 et plus je me considrais suprieur1 plus il m'tait facile de l'(f5s]4 ,p>fois mme1 ri5 que l'ide de l'infriorit de l'homme1 provoquait dj une (f5se de ma "p4 #h ,un j\r d'hiv] ,franois1 accompagn du frre ,lon se r5dait de ,pr\se ,porcioncule4 ,il gelait1 et t\s deux tremblai5t de froid4 ,franois appela ,lon qui m>*ait devant1 et lui dit3 ,o frre ,lon1 ,dieu veuille que nos frres donn5t p> t\te la t]re1 l'exemple de la vie de sa9tet4 ,note1 cep5dant1 que ce n'e/ pas l qu'e/ la joie p>faite4 ,un peu plus lo91 ,franois appela encore une fois ,lon et lui dit3 ,note encore que si nos frres guriss5t les malades1 *ass5t le diable1 r5d5t la vue aux aveugles font ressuscit] les morts1 ce n'e/ pas l non plus que s]a la joie p>faite4 ,encore plus lo91 ,franois appela de n\veau ,lon et lui dit3 ,note encore frre ,lon1 brebis du ,seigneur1 que si n\s avions appris le langage des anges1 si n\s connaissions le c\rs des toiles1 si t\s les trsors de la t]re n\s tai5t app>us1 et que si n\s avions compris t\s les my/res de la vie des oiseaux1 des poissons1 des btes1 des g5s1 des arbres1 des pi]res et des eaux1 note que cela non plus ne s]ait pas une joie p>faite4 ,et un peu plus lo91 ,franois appela encore une fois ,lon et lui dit3 ,note encore que si n\s tions des prdicateurs1 qui p>vi5drai5t ram5] t\s les pay5s au ,*ri/ianisme1 note que l encore1 il n'y aurait pas de joie p>faite4 ,alors le frre ,lon dit ,franois3 --,en quoi donc consi/e la joie p>faite8 ,et ,franois rpondit3 ,en ceci3 lorsque n\s arriv]ons ,porcioncule sales1 m\ills1 transis de froid et affams1 et que n\s dem&]ons de n\s donn] asile1 le porti] n\s dira3 ,p\rquoi tranez-v\s1 vagabonds1 p> les *em9s1 p\rquoi t5tez-v\s les g5s1 p\rquoi v\lez-v\s l'aumne des pauvres2 allez-v\s en d'ici1 et il ne n\s ouvrira pas4 ,si n\s ne n\s (f5sons pas et que n\s p5sons avec humilit et am\r que le porti] a raison1 et que m\ills1 gels1 et affams1 n\s re/ons jusqu'au mat9 dans la neige et l'humidit sans murmur] contre le porti]1 c'e/ alors1 frre ,lon1 que s]a la joie p>faite4 ,,*apitre ,,xii ,,de ,l',,orgueil ,il e/ difficile de se db>rass] des p*s1 surt\t lorsque les t5tations les enc\rag5t4 ,telle e/ la t5tation de l'orgueil4 ,i4--,l'absurdit de l'orgueil4 #a ,les g5s fi]s sont tellem5t occups pr*] aux autres qu'ils n'ont pas le temps de p5s] eux-mmes2 au re/e1 ils le croi5t inutile2 ils sont p>faits tels qu'ils sont4 ,c'e/ p\rquoi1 plus ils pr*5t aux autres1 plus ils tomb5t bas eux-mmes4 #b ,de mme que l'homme ne peut pas se s\lev] lui-mme1 il ne peut pas se glorifi] lui-mme4 #c ,la fi]t e/ mauvaise p>ce que les g5s sont fi]s de ce dont on doit avoir honte3 de la ri*esse1 de la gloire1 des honneurs4 #d ,si v\s tes plus-=t1 plus ri*e1 plus in/ruit que les autres1 t*ez de v5ir en aide aux g5s avec ce que v\s avez de plus qu'eux4 ,si v\s tes plus =t1 aidez les faibles2 si v\s tes plus intellig5t1 aidez ceux qui ne le sont pas2 si v\s tes in/ruit1 aidez ceux qui le sont mo9s2 si v\s tes ri*e1 aidez ceux qui sont pauvres4 ,mais les orgueilleux ne raisonn5t pas a9si4 ,ils p5s5t que s'ils possd5t ce que les autres n'ont pas1 ils n'ont pas beso9 de p>tag] avec ceux-ci1 mais n'ont qu' se vant] devant eux4 #e ,ce n'e/ pas bi5 si l'homme1 au lieu d'aim] ses frres1 se f*e contre eux4 ,mais c'e/ pis encore lorsque quelqu'un se p]suade qu'il n'e/ pas un homme comme les autres1 mais meilleur qu'eux et1 p> consqu5t1 qu'il peut trait] les g5s autrem5t qu'il ne v\drait tre trait lui-mme4 #f ,c'e/ /upide lorsque des g5s tir5t vanit de leur visage1 de leur corps1 mais c'e/ plus /upide encore lorsqu'ils sont fi]s de leurs p>5ts1 de leurs anctres1 de leurs amis1 de leur classe1 de leur peuple4 ,une gr&e p>tie du mal1 dans ce monde1 vi5t de ce sot orgueil4 ,c'e/ de l que provi5n5t les qu]elles entre les hommes1 entre les familles1 et les gu]res entre les peuples4 #g ,la btise peut exi/] sans l'orgueil2 mais l'orgueil ne va jamais sans la btise4 #h ,pr5ez l'exemple des eaux qui c\l5t dans les pr(ondeurs des m]s et dans les cavits des montagnes3 les ruisseaux desc5d5t avec bruit1 mais la m] sans f9 e/ muette1 elle se balance pe9e4 ,les ,s\tes b\ddhi/es4 #i ,plus la sub/ance e/ lgre et mo9s elle e/ d5se1 plus elle occupe de place4 ,il en e/ de mme de l'orgueil4 #aj ,une mauvaise r\e gr9ce plus =t1 un pi vide s'lve plus haut1 ,il en e/ de mme d'un homme mauvais et va94 #aa ,plus l'homme e/ cont5t de lui-mme1 mo9s il possde ce dont on peut tre fi]4 #ab ,un homme fi] e/ comme c\v]t d'une corce de glace4 ,aucun bon s5tim5t ne peut pntr] trav]s cette corce4 #ac ,le plus sot des hommes e/ plus facile clair] qu'un orgueilleux4 #ad ,si les g5s fi]s p\vai5t seulem5t savoir ce que p5s5t d'eux ceux qui pr(it5t de leur fi]t1 ils cess]ai5t d'tre fi]s4 ,,ii4--,l'orgueil national #a ,se croire meilleur que les autres e/ mal et /upide1 n\s le savons t\s4 ,considr] sa famille comme la meilleure de t\tes1 e/ plus mal et plus /upide encore2 et1 cep5dant1 non seulem5t n\s ne n\s en r5dons pas compte1 mais encore n\s y voyons un mrite p>ticuli]4 ,considr] son peuple comme le meilleur entre t\s e/ la *ose la plus /upide qui puisse exi/]4 ,or1 lo9 d'tre juge comme mauvaise1 cette prsomption app>at comme une gr&e v]tu4 #b ,les g5s se qu]ell5t entre eux et sav5t que ce n'e/ pas bi54 ,alors1 p\r se donn] le *ange eux-mmes et p\r t\ff] leur consci5ce1 ils inv5t5t des excuses leur animosit4 ,l'une de ces excuses e/ que je suis meilleur que les autres hommes2 seulem5t1 ceux-ci ne le compr5n5t pas1 et c'e/ p\rquoi je ne puis m'ent5dre avec eux4 ,une autre excuse1 c'e/ que ma famille e/ meilleure que les autres familles2 la troisime1 que ma classe e/ meilleure que les autres classes2 la quatrime1 que mon peuple e/ meilleur que les autres peuples4 ,ri5 ne dsunit les hommes autant que l'orgueil1 qu'il soit celui de l'individu1 de la famille1 de la classe ou de la nation4 ,,iii4--,un homme n'a pas de raison de s'enorgueillir devant les autres1 p>ce que le mme ,esprit vit dans t\s les hommes4 #a ,l'homme se tr\ve meilleur que les autres qu& il considre uniquem5t la vie *>nelle3 seul le corps peut tre plus =t1 plus gr&1 meilleur qu'un autre4 ,mais si l'homme a une vie spirituelle1 il ne peut se considr] meilleur que les autres1 c> l'me e/ la mme *ez t\s4 #b ,on donne aux hommes les titres d'excell5ce1 de gr&eur1 d'm95ce1 de monsieur1 de pre1 etc41 alors qu'un seul titre convi5t t\s et n'(f5se p]sonne3 frre1 sur4 ,ce t]me e/ bon p\r cette raison encore qu'il n\s rappelle ,le ,pre p\r qui n\s sommes t\s frres et surs4 #c ,l'homme a raison s'il crot que1 dans t\t l'univ]s1 if n'y a pas un seul tre qui soit au-dessus de lui2 mais il se trompe s'il p5se qu'il y a sur la t]re un seul homme qui soit au-dess\s de lui4 #d ,c'e/ bi5 p\r un homme de se respect] p>ce que l',esprit de ,dieu vit en lui2 mais c'e/ mal qu& il e/ fi] de ce qu'il a d'huma93 de son esprit1 de sa sagesse1 de sa di/9ction1 de sa ri*esse1 de ses bonnes uvres4 #e ,l'homme e/ bon lorsqu'il lve trs haut son moi spirituel1 div92 mais il e/ affreux lorsqu'il veut lev] au-dessus des hommes son moi *>nel1 vaniteux1 ambitieux et exclusif4 #f ,si l'homme e/ fi] des m>ques de di/9ctions extrieures1 il ne fait que montr] a9si qu'il ne compr5d pas son mrite intrieur qui1 en comp>aison de t\tes les m>ques extrieures de di/9ction1 e/ comme le soleil p> rapport la b\gie4 ,un homme ne doit pas se vant] devant les autres4 ,il ne le doit pas1 p>ce que la *ose la plus prcieuse en lui1 c'e/ son me et que p]sonne1 sauf ,dieu1 ne connat le prix de l'me huma9e4 #h ,la fi]t n'e/ pas du t\t la mme *ose que la consci5ce de la dignit d'homme4 ,les faux honneurs et les fausses l\anges augm5t5t la fi]t1 alors qu'au contraire1 les fausses humiliations et le faux blme augm5t5t la consci5ce de la dignit4 ,,iv4--,consqu5ces de la t5tation de l'orgueil4 #a ,de mme que les mauvaises h]bes qui p\ss5t p>mi le bl1 boiv5t l'eau et le jus de la t]re et emp*5t le soleil de pntr] jusqu'au bl1 l'orgueil absorbe t\tes les =ces de l'homme et lui ca*e la lumire de la vrit4 #b ,la consci5ce du p* e/ s\v5t plus utile l'homme qu'une bonne action3 la consci5ce du p* humilie l'homme1 alors qu'une bonne action augm5te s\v5t sa fi]t4 #c ,il y a bi5 des punitions p\r un orgueilleux2 mais la punition pr9cipale et la plus d\l\reuse e/ le fait que1 malgr t\s les mrites qu'il p\rrait avoir et t\s ses ef=ts les g5s ne l'aim5t pas4 #d ,ds que je me rj\is en disant3 comme je suis bon1 c'e/ f9i1 je tombe dans l'abme4 #e ,l'orgueilleux veut se di/+u] des autres et se prive a9si de la meilleure joie de la vie1 de la communication libre et joyeuse avec les hommes4 #f ,l'orgueilleux cra9t t\te critique4 ,il la cra9t p>ce qu'il s5t que sa gr&eur n'e/ pas solide1 qu'elle ne ti5t que jusqu'au mom5t o il n'y a pas le mo9dre petit tr\ dans le ballon qui le gonfle4 #g ,l'orgueil p\rrait encore se compr5dre s'il plaisait aux g5s et les attirait4 ,mais il n'y a pas de dfaut qui loigne davantage4 #h ,l'assurance tonne les g5s au db4 ,et1 les premi]s temps1 ils attribu5t l'homme confiant en lui-mme exactem5t la mme importance que celle qu'il se donne4 ,mais l'tonnem5t passe vite4 ,les g5s sont bi5tt ds5*ants et ils pai5t p> le mpris p\r avoir t tromps4 ,v4--,la lutte contre la t5tation de l'orgueil4 #a ,il y aurait bi5 mo9s de mal sur la t]re si le s5tim5t de l'orgueil n'exi/ait pas4 ,comm5t se db>rass] de cette cause du mal8 ,il n'y a qu'un moy53 le travail de *acun sur lui-mme4 ,les t5tations de l'orgueil ne disp>aiss5t que lorsque n\s extirpons en n\s cette pr(onde rac9e du mal4 ,s'il vit dans notre cur1 comm5t p\vons-n\s espr] qu'il m\rra dans les curs des autres hommes8 ,c'e/ p\rquoi1 la seule *ose que n\s puissions faire p\r notre bi5 et p\r le bi5 des autres1 c'e/ de t>ir en n\s cette s\rce du mal dont les autres s\ffr5t4 ,aucune amlioration n'e/ possible1 tant que *acun n'aura comm5c cet am5dem5t de lui-mme4 ,d'aprs ,,lam5nais4 #b ,il n'e/ facile de vivre avec un homme que si on ne se considre pas comme suprieur et meilleur que lui2 et qu'on ne le croit ni suprieur ou ni meilleur que soi-mme4 #c ,le b pr9cipal de la vie e/ le p]fectionnem5t de l'me4 ,mais l'orgueilleux se croit t\j\rs trs bon4 ,c'e/ p\r cette raison que l'orgueil e/ p>ticulirem5t nuisible4 ,il emp*e de travaill] l'uvre pr9cipale de la vie huma9e3 dev5ir meilleur4 #d ,mais que le plus gr& d'entre v\s soit votre s]viteur4 ,c> quiconque s'lv]a s]a abaiss1 et quiconque s'abaiss]a s]a lev4 7,,mat?41 ,,xxiii1 #aa-ab47 ,celui qui s'lve dans l'op9ion des g5s s]a abaiss1 c> celui que l'on croit bon1 sage1 *>itable1 ne s'ef=c]a pas de dev5ir meilleur1 plus sage1 plus *>itable4 ,mais celui qui s'abaisse s]a lev1 c> celui qui se croit mauvais s'ef=c]a de dev5ir meilleur1 plus *>itable1 plus sage4 ,les prsomptueux font ce que f]ait le piton si1 au lieu de m>*]1 il s'tait hiss sur des *asses4 ,sur les *asses on e/ plus haut1 la b\e ne v\s atte9t pas1 les pas sont plus gr&s1 mais le malheur e/ qu'on ne peut all] lo9 a9si1 sans compt] que l'on risque cont9uellem5t de tomb] dans la b\e1 de faire rire les g5s et de re/] en arrire4 ,il en e/ de mme des vaniteux4 ,ils re/5t bi5 en arrire de ceux qui ne s'lv5t pas au-dessus de leur taille et1 en outre1 ils tomb5t s\v5t de leurs *asses et devi5n5t la rise de f\s4 ,,*apitre ,,xiii ,,de ,l',,9,,galit ,la base de la vie de l'homme1 e/ le sj\r en lui de l'esprit div91 gal *ez t\s les hommes4 ,et c'e/ p\rquoi les hommes sont t\s gaux entre eux4 ,i4--,de la t5tation de l'9galit4 #a ,autrefois1 les hommes croyai5t qu'ils tai5t d'orig9e diffr5te1 app>t5ant aux tribus de ,*am ou celles de ,japhet1 et que les uns devai5t tre matres et les autres esclaves4 ,ils reconnaissai5t cette division en matres et en esclaves p>ce qu'ils croyai5t qu'elle avait t in/itue p> ,dieu4 ,cette sup]/ition vulgaire et p]nicieuse subsi/e encore1 mais s\s un autre aspect4 #b ,il suffit de jet] un c\p d'il sur la vie des peuples *rti5s1 diviss en classes1 p\r tre frapp du degr effrayant d'9galit auquel sont arrivs les g5s qui pr(ess5t la loi du *ri/ianisme et mett5t en avant le m5songe de l'galit4 ,p>mi ces classes1 les unes pass5t leur vie entire dans un travail abrutissant1 inutile et meurtri]1 les autres sont blases des plaisirs de t\s g5res4 #c ,l'une des croyances les plus anci5nes et les plus pr(ondes comme ide1 tait celle des ,h9d\s4 ,la raison p\r laquelle elle n'e/ pas dev5ue une croyance univ]selle et n'a pas donn la vie des hommes les fruits qu'elle p\vait apport]1 e/ que ses matres ont e/im que les hommes n'tai5t pas gaux et les ont diviss en ca/es4 ,p\r les g5s qui se croi5t 9gaux1 il ne peut y avoir de vrai religion4 #d ,on p\rrait compr5dre que les g5s se croi5t 9gaux p>ce que l'un e/ plus =t1 plus gr& que l'autre1 ou plus intellig5t1 ou plus h>di1 ou plus savant ou meilleur4 ,mais ce n'e/ pas a9si que l'on di/+ue les hommes habituellem5t4 ,on e/ime que les hommes ne sont pas gaux p>ce que l'un s'appelle comte et l'autre paysan1 que l'un porte des vtem5ts ri*es et l'autre des sabots4 #e ,les hommes de notre poque compr5n5t dj que l'9galit des hommes e/ une sup]/ition et ils la blm5t intrieurem5t4 ,mais ceux qui en retir5t un pr(it ne se dcid5t pas s'en sp>]1 t&is que ceux p\r qui elle e/ dsavantageuse ne sav5t pas comm5t la supprim]4 #f ,les g5s se sont habitus divis] les hommes en g5s di/+us et non di/+us1 valeureux et l*es1 in/ruits et non in/ruits1 et ils se sont si bi5 acc\tums ce classem5t1 qu'ils croi5t1 en ralit1 que les uns peuv5t tre meilleurs que les autres1 p>ce que les uns sont placs p> les hommes dans une catgorie et les autres dans une autre4 #g ,ri5 que la c\tume admise *ez les g5s ri*es de t5dre la ma9 aux uns et de ne pas la t5dre aux autres1 de faire entr] les uns au salon et de recevoir les autres dans l'anti-*ambre1 pr\ve combi5 les g5s sont lo9 de reconnatre l'galit entre eux4 #h ,si la sup]/ition de l'9galit n'exi/ait pas1 les hommes ne p\rrai5t jamais commettre t\s les =faits qu'ils commett5t sans cesse1 uniquem5t p>ce qu'ils n'admett5t pas que t\s les hommes sont gaux4 ,,ii4--,les excuses de l'9galit4 #a ,ri5 ne donne tant d'assurance que la cam>ad]ie p\r accomplir des mauvaises actions1 et cela p> le fait que quelques hommes seulem5t s'uniss5t entre eux1 en laissant t\s les autres l'c>t4 #b ,ceux qui se font valoir devant les autres sont t\t autant fautifs de l'9galit des hommes que ceux qui se croi5t1 infrieurs aux g5s qui se vant5t devant eux4 #c ,n\s sommes tonns de voir combi5 ce que n\s appelons ma9t5ant le *ri/ianisme e/ lo9 de ce que pr*ait ,jsus1 et combi5 notre vie e/ lo9 du *ri/ianisme4 ,et1 cep5dant1 cela p\vait-il tre autrem5t lorsqu'il s'agissait d'une doctr9e qui1 au milieu des g5s qui croyai5t que ,dieu a divis les hommes en matres et esclaves1 en fidles et infidles1 en ri*es et pauvres1 appr5ait aux g5s la vraie galit1 disant que t\s les hommes tait fils de ,dieu1 que t\s sont frres1 que la vie de t\s tai5t galem5t sacre4 ,les g5s qui embrassr5t la doctr9e du ,*ri/ ne p\vai5t *oisir qu'entre ces deux alt]natives3 modifi] t\te l'anci5ne organisation sociale1 ou dnatur] la doctr9e4 ,ils ont *oisi la d]nire4 ,,iii4--,t\s les hommes sont frres4 #a ,il e/ /upide de voir un homme se croire meilleur que t\s les autres1 mais c'e/ plus /upide encore de voir t\t un peuple s'e/im] meilleur que les autres peuples4 ,et *aque peuple1 la plus gr&e p>tie de *aque peuple1 vit dans cette affreuse1 sotte et mauvaise sup]/ition4 #b ,on compr5d qu'un ,juif1 un ,grec1 un ,roma9 non seulem5t ait ma9t5u l'indp5dance de son peuple p> le meurtre1 mais encore ait *]* s\mettre les autres peuples p> les mmes procds2 il croyait que son peuple tait le vrai peuple bon1 *>itable et aim de ,dieu1 et que t\s les autres tai5t des ,phili/9s1 des b>b>es4 ,les hommes du ,moy5 ge p\vai5t galem5t le croire2 on p\vait le croire nagure encore1 la f9 du sicle d]ni]4 ,mais1 notre poque1 n\s ne p\vons plus le croire4 #c ,l'homme qui compr5d le s5s et la signification de la vie e/ =c de s5tir son galit et sa frat]nit avec t\s les hommes non seulem5t de son peuple1 mais de t\s les peuples4 #d ,*aque homme1 avant d'tre autri*i51 s]be1 turc1 *9ois1 e/ un homme1 c'e/--dire un tre raisonnable et aimant dont l'unique mission e/ de remplir sa de/9e p5dant le c\rt laps de temps qu'il doit vivre en ce monde4 ,cette mission e/ d'aim] t\s les hommes4 #e ,un enfant accueille un autre1 indp5damm5t de la classe de la religion ou de la nationalit laquelle il app>ti5t1 d'un s\rire bi5veillant qui exprime la joie4 ,l'homme adulte qui devrait tre plus raisonnable que l'enfant1 se dem&e1 avant d'entr] en relations avec un autre1 quelle e/ sa classe1 sa religion1 sa nationalit et le traite de faon ou d'autre1 suivant sa classe1 sa nationalit4 ,le ,*ri/ disait bi53 soyez comme les enfants4 #f ,le ,*ri/ a appris aux hommes que la di/9ction entre leur peuple et les peuples trang]s tait une sup]*]ie et un mal4 ,ayant compris cela1 le *rti5 ne peut plus concevoir un s5tim5t d'inimiti p\r d'autres peuples2 il ne peut plus excus]1 a9si qu'il le faisait aup>avant1 les actes de cruaut l'g>d des peuples trang]s1 p> le fait que ces peuples tai5t pires que le si54 ,le *rti5 ne peut pas ignor] que sa di/9ction des autres peuples e/ un mal1 que cette di/9ction e/ une t5tation1 et1 p> consqu5t1 il ne peut plus se laiss] abus]1 a9si qu'il le faisait aup>avant4 ,le *rti5 ne peut pas ignor] que son bonheur e/ li1 non pas celui des hommes de son peuple seul1 mais au bonheur des hommes de t\t l'univ]s2 il sait que son union avec t\s les hommes ne peut tre rompue p> la frontire et les rglem5ts relatifs sa nationalit4 ,il sait que t\s les hommes sont frres p>t\t1 et sont1 p> consqu5t1 t\s gaux4 ,,iv4--,t\s les hommes sont gaux4 #a ,l'galit1 c'e/ la reconnaissance t\s les hommes de droits gaux aux bi5faits de la nature de leur vie en commun et au respect de la p]sonnalit huma9e4 #b ,la loi de l'galit des hommes r5f]me t\tes les lois morales2 c'e/ le po9t auquel ces lois ne peuv5t atte9dre1 mais v]s lequel elles conv]g5t t\tes4 ,e4 ,,c>p5t]4 #c ,le vrai moi de l'homme e/ spirituel4 ,et ce moi e/ le mme en t\s4 ,alors comm5t les hommes p\rrai5t-ils ne pas tre gaux8 #d ,et un j\r la mre et les frres de ,jsus-,*ri/ v9r5t *ez lui1 mais ne pur5t le voir p>ce qu'il y avait beauc\p de monde aut\r de ,lui4 ,et un homme les ap]ut1 et il s'appro*a de ,lui et dit3 ,les g5s de ,ta famille1 ,ta mre et ,tes frres sont dehors et veul5t te voir4 ,mais1 ,jsus dit3--,ma mre et mes frres sont ceux qui ont compris la volont de mon ,pre et qui l'accompliss5t4 ,les p>oles de ,jsus signifi5t que p\r un homme raisonnable qui compr5d sa de/9ation1 il ne peut y avoir de diffr5ce ou d'avantages entre les uns et les autres4 #e ,n\s sommes mcont5ts de la vie p>ce que n\s ne *]*ons pas le bonheur l o il n\s e/ donn4 ,c'e/ l la raison de t\tes les t5tations4 ,le bonheur incomp>able de la vie1 avec t\tes ses joies1 n\s e/ donn4 ,et n\s disons3 n\s avons peu de joies4 ,on n\s donne le plus gr& bonheur de la vie3 la communion entre t\s les hommes1 mais n\s disons3 je veux mon bonheur moi1 celui de ma famille1 celui de mon peuple4 ,v4--,p\rquoi t\s les hommes sont gaux4 #a ,seul celui qui ignore que ,dieu vit en lui1 peut attribu] c]ta9es g5s plus d'importance qu'aux autres4 #b ,lorsque l'homme aime les uns plus que les autres1 il aime d'un am\r huma94 ,p\r l'am\r div91 t\s les hommes sont gaux4 #c ,le mme s5tim5t d'att5drissem5t t\t p>ticuli] que n\s pr\vons indiffremm5t la vue d'un n\veau-n1 aussi bi5 qu' la vue d'un tre huma9 qui vi5t de m\rir1 indp5damm5t de la classe laquelle il app>ti5t1 n\s dmontre notre consci5ce inne de l'galit de t\s les hommes4 #d ,si l'on considre t\s les hommes comme ses gaux1 cela ne veut pas dire que l'on e/ aussi =t1 aussi agile1 aussi intellig5t1 aussi in/ruit1 aussi bon que les autres2 cela veut dire qu'il y a en toi la *ose la plus importante au monde qui e/ la mme en t\s les hommes3 l',esprit de ,dieu4 #e ,dire que les hommes ne sont pas gaux1 s]ait prt5dre que le feu de la *em9e1 de l'inc5die1 de la b\gie n'e/ pas le mme4 ,l'esprit div9 vit en *aque homme4 ,comm5t p\vons-n\s faire une diffr5ce entre les porteurs du mme pr9cipe8 ,un feu a pris1 l'autre pr5d seulem5t2 mais le feu e/ le mme et n\s n\s comportons env]s *aque feu de la mme faon4 ,,vi4--,la reconnaissance de l'galit de t\s les hommes e/ possible et l'humanit s'y rappro*e4 #a ,les hommes s'occup5t tablir l'galit devant leurs lois1 mais ils ne veul5t ri5 savoir de l'galit tablie p> la loi t]nelle qu'ils transgress5t p> leur loi4 #b ,ne devrions-n\s pas n\s ef=c] d'organis] notre vie de faon ce que l'lvation sur les degrs de l'*elle sociale ne sduise pas les hommes1 mais les effraye2 c> cette lvation les prive de l'un des pr9cipaux bi5faits de la vie3 des rapports gaux entre t\s les hommes4 ,d'aprs ,,rusk94 #c ,on dit que l'galit e/ impossible4 ,il faudrait dire au contraire3 l'9galit e/ impossible p>mi les *rti5s4 ,on ne peut pas faire qu'un homme gr&1 devi5ne petit1 un =t faible1 un intellig5t sot1 un ard5t froid1 mais on peut et on doit galem5t aim] et respect] un petit comme un gr&1 un faible comme un =t1 un sage comme un sot4 #d ,on dit t\j\rs que les uns sont plus =ts1 les autres plus faibles1 que les uns sont plus intellig5ts1 les autres plus btes4 ,c'e/ prcism5t p>ce que les uns sont plus intellig5ts1 ou plus =ts que les autres1 dit ,li*t5b]g1 que l'galit des droits des hommes e/ ncessaire4 ,si1 outre l'9galit intellectuelle et physique1 il y avait encore l'9galit des droits1 l'oppression des faibles p> les =ts s]ait encore plus gr&e4 #e ,ne crois pas que l'galit e/ impossible1 ou bi5 qu'elle ne puisse tre ralise dans un av5ir trs loign4 ,appr5ds-la *ez les enfants4 ,elle peut exi/] ds prs5t p\r *aque homme4 ,toi-mme1 tu peux tablir dans ta vie l'galit env]s t\s les g5s que tu r5contres4 ,seulem5t1 ne tmoigne pas de respect p>ticuli] ceux qui se croi5t gr&s et haut placs1 mais traite surt\t avec le mme respect ceux que l'on considre comme petits et placs au bas de l'*elle sociale4 ,,vii4--,t\s les hommes sont gaux p\r celui qui vit de la vie spirituelle4 #a ,p\r le *rti5 l'am\r e/ un s5tim5t qui veut le bonheur de t\s les hommes4 ,p\r bi5 des g5s le mot am\r exprime un s5tim5t absolum5t contraire1 p>ce qu'ils l'envisag5t s\s son aspect animal3 c'e/ le s5tim5t qui =ce la mre1 p\r le bi5 de son enfant1 ravir1 en pr5ant une n\rrice1 le lait de sa mre un autre enfant2 un pre arra*] le d]ni] morceau ceux qui ont faim p\r le donn] ses enfants2 celui qui aime une femme1 la faire s\ffrir en la sduisant1 ou1 p> jal\sie1 caus] sa p]te et la si5ne2 le s5tim5t qui dt]m9e les g5s du mme clan nuire ceux des camps trang]s ou ennemis2 celui qui p\sse les hommes outrags dans leur orgueil national c\vrir les *amps de bataille de morts et de blesss4 ,ces s5tim5ts ne sont pas de l'am\r1 c> ceux qui les pr\v5t ne reconnaiss5t pas t\s les hommes comme gaux4 ,et sans la reconnaissance de l'galit des hommes1 il ne peut y avoir de vritable am\r4 #b ,on ne peut comb9] l'9galit avec l'am\r4 ,l'am\r e/ comme le soleil qui claire indiffremm5t t\t ce qui tombe s\s ses rayons4 ,qu& l'am\r luit sur l'un et exclut l'autre1 cela montre qu'il n'e/ pas am\r1 mais seulem5t quelque *ose qui lui ressemble4 #c ,il e/ difficile d'aim] galem5t t\s les hommes2 mais p\r la raison que cela e/ difficile1 on ne peut pas dire qu'on ne doit pas s'ef=c] de le ralis]4 ,t\t ce qui e/ bi5 e/ difficile4 #d ,plus les hommes sont 9gaux p> leurs qualits1 plus on doit se donn] de la pe9e p\r les trait] d'une faon gale4 #e ,en toi1 en moi1 en *acun de n\s demeure le ,dieu de la vie4 ,tu z tort de te f*] contre moi1 de ne pas support] mon appro*e3 sa*e1 que n\s sommes t\s gaux4 ,,makhmud ,,has*a h9d\4 ,,*apitre ,,xiv ,,de ,,la ,,viol5ce ,une des raisons pr9cipales des malheurs des hommes e/ de croire la possibilit d'amlior]1 d'organis] la vie des autres hommes en rec\rant la viol5ce4 ,i4--,la viol5ce de l'homme ex]ce sur l'homme4 #a ,l'erreur de croire que les hommes peuv5t1 p> la =ce1 organis] la vie de leurs p>eils1 provi5t non de l'inv5tion de cette dup]ie p> tel ou tel1 mais de ce que1 p\sss p> leurs passions1 les hommes avai5t comm5c p> viol5t] leurs semblables1 puis ont *]* une excus cette viol5ce4 #b ,les hommes voi5t qu'il y a quelque *ose de mauvais dans leur vie1 qu'il y a quelque *ose amlior]4 ,mais n\s ne p\vons amlior] que ce qui e/ en notre p\voir3 n\s-mme4 ,a cette f91 il faut t\t d'abord reconnatre que n\s ne sommes pas bons1 et on n'en a pas envie4 ,ds lors1 t\te notre att5tion se conc5tre non pas sur ce qui e/ en noire p\voir3 notre me1 mais sur les conditions extrieures qui ne sont pas en notre p\voir et dont la modification ne p\rrait pas plus amlior] la situation des hommes que le transvasem5t du v9 d'un rcipi5t dans un autre ne peut *ang] sa qualit4 ,de l1 la vie oisive1 d'abord1 puis1 nuisible1 prsomptueuse 7n\s corrigeons les autres hommes7 et m*ante 7on peut tu] les hommes qui entrav5t le bonheur gnral74 #c ,on croit =c] les g5s bi5 vivre en employant la contra9te1 alors que l'on montre soi-mme l'exemple de la mauvaise vie en rec\rant la viol5ce4 ,les hommes sont dans la b\e et1 au lieu de t*] d'en sortir1 ils appr5n5t aux autres ce qu'il faut faire p\r ne pas se salir4 #d ,il e/ facile d'organis] la vie des autres1 p>ce que si n\s l'organisons mal1 ce n'e/ pas n\s qui en s\ffrons1 mais les autres4 #e ,seul celui qui ne croit pas en ,dieu peut s'imag9] que des g5s p>eils lui peuv5t organis] sa vie de faon ce qu'elle soit meilleure4 #f ,l'erreur de croire qu'il y des g5s qui peuv5t organis] la vie des autres e/ effrayante p>ce qu'avec celle croyance1 plus les g5s sont p]v]s1 plus ils sont e/ims4 #g ,lorsque les g5s dis5t que t\s doiv5t vivre en paix1 n'(f5s] p]sonne1 alors qu'eux-mmes =c5t les g5s1 non p> la d\ceur1 mais p> la viol5ce1 vivre comme ils veul5t2 c'e/ comme s'ils disai5t3 faites ce que n\s disons1 mais non ce que n\s faisons4 ,on peut cra9dre ces g5s-l1 mais on ne peut pas avoir foi en eux4 ,,ii4--,la lutte contre le mal p> la viol5ce e/ inadmissible p>ce que les hommes conoiv5t le mal diffremm5t4 #a ,etant donn que *aque homme dt]m9e le mal sa manire1 il sembl]ait vid5t que si *acun combat le mal p> la viol5ce1 cela ne peut qu'augm5t] le mal au lieu de le dim9u]4 ,si ,jean e/ime que ,pi]re n'agit pas bi5 et se croit en droit de faire du mal ,pi]re1 celui-ci pr5d le mme droit de faire du mal ,jean1 et le mal ne fait qu'augm5t]4 ,mais *ose trange3 t\t en pntrant les lois du m\vem5t des toiles1 les hommes ne compr5n5t pas une vrit aussi vid5te4 ,p\rquoi8 ,p>ce qu'ils croi5t que la viol5ce e/ bi5faisante4 #b ,la doctr9e con=mm5t laquelle l'homme ne peut et ne doit jamais faire viol5ce p\r arriv] ce qui lui semble bi51 e/ ju/e p\r cette simple raison que t\s les hommes n'ent5d5t pas le bi5 et le mal de la mme faon4 ,ce que l'un considre comme mal e/ d\teux 7d'autres le considr5t comme bi571 t&is que la viol5ce dont il use af9 de supprim] le mal3 c\ps1 blessures1 entraves la lib]t1 mort1 e/ inconte/ablem5t un mal4 #c ,le plus gr& mal de la sup]/ition suivant laquelle on peut organis] la vie des autres1 p> la viol5ce1 rside en ce fait1 qu'aussitt qu'un homme se p]met d'us] de viol5ce l'g>d d'un seul p\r le bi5 de t\s1 il n'y a plus de borne au mal qu'il p\rrait commettre4 ,c'e/ la mme sup]/ition qui ju/ifiait dans les temps passs1 les tortures1 l'inquisition1 le s]vage1 et notre poque1 les gu]res qui font prir des millions d'hommes4 ,,iii4--,l'inefficacit de la viol5ce4 #a ,=c] les g5s p> la viol5ce cess] de faire le mal revi5t au mme que de pos] une digue sur une rivire1 et de se rj\ir que1 l'eau soit dev5ue mo9s pr(onde d]rire la digue4 ,de mme que la rivire inond]a la digue en son temps et c\l]a comme p> le pass1 les hommes qui font le mal ne cess]ont pas de le faire1 mais att5dront simplem5t une occasion propice4 #b ,celui qui ex]ce sur n\s la viol5ce semble n\s priv] de nos droits1 et c'e/ p\rquoi1 n\s le dte/ons4 ,p> contre1 n\s aimons comme nos bi5faiteurs ceux qui sav5t n\s conva9cre4 ,ce n'e/ pas le sage1 mais l'homme grossi] et ignorant qui a rec\rs la viol5ce4 ,p\r employ] la =ce1 il faut de nombreux collaborateurs2 p\r conva9cre1 on n'a beso9 de p]sonne4 ,celui qui se s5t suffisamm5t =t p\r agir sur la raison n'aura pas rec\rs la viol5ce4 ,seuls ceux qui se reconnaiss5t incapables de p]suad]1 us5t de viol5ce4 ,d'aprs ,,socrate4 #c ,contra9dre les g5s faire ce qui me semble bon1 e/ le meilleur moy5 de les en dgt]4 #d ,*acun sait combi5 il e/ difficile de modifi] sa vie et de dev5ir tel que l'on v\drait4 ,mais lorsqu'il s'agit des autres1 il n\s semble qu'il suffit seulem5t d'ordonn] et d'effray] p\r que les autres devi5n5t tels que n\s dsir]ions qu'ils soi5t4 #e ,s'il e/ possible de s\mettre les hommes l'quit] p> la viol5ce1 cela ne veut pas dire qu'il soit ju/e de s\mettre les hommes p> la viol5ce4 ,,pascal4 ,,iv4--,l'erreur d'organis] la vie p> la viol5ce4 #a ,il a dj t fait1 tant de sacrifices sur l'autel du ,dieu de la viol5ce qu'on aurait pu peupl] de ces victimes v+t plantes de la gr&eur de la t]re2 mais e/-on arriv au mo9dre rsultat8 ,a aucun1 s9on ce fait que la situation des peuples empire de plus en plus4 ,malgr t\t1 la viol5ce demeure t\j\rs l'idole4 ,devant1 son autel1 baign de sang1 l'humanit semble v\loir se pro/]n] jusqu' la consommation des sicles1 au son du tamb\r2 au bruit des canons et des gmissem5ts huma9s4 ,,ad9 ,,ball\4 #b ,l'in/9ct de cons]vation e/ la premire loi de la nature dis5t ceux qui ni5t la loi de la non-rsi/ance4 ,d'accord1 mais qu'en rsulte-t-il8 dem&ai-je6 ,il en rsulte que la df5se contre ce qui m5ace e/ galem5t une loi de la nature4 ,et de l1 cette conclusion que la lutte et1 sa consqu5ce1 la disp>ition du plus faible1 e/ une loi de la nature2 et cette loi ju/ifie inconte/ablem5t la gu]re1 la viol5ce et la v5geance2 de sorte que la consqu5ce de l'in/9ct de cons]vation1--e/ que la df5se e/ lgitime2 p> suite1 la doctr9e qui df5d l'emploi de la viol5ce e/ errone1 comme tant contraire la nature et aux conditions de la vie sur la t]re4 --,je suis d'accord que l'in/9ct de cons]vation e/ la premire loi de la nature1 et qu'il incite la df5se4 ,je suis d'accord que les hommes1 l'in/> des organismes infrieurs1 lutt5t ord9airem5t les uns contre les autres1 s'(f5s5t et s'entre-tu5t mme1 s\s le prtexte de se df5dre et de se v5g]4 ,mais j'y vois uniquem5t que la plup>t des hommes1 malgr la loi huma9e suprieure qui leur e/ rvle cont9u5t malheureusem5t vivre suivant la loi be/iale1 et se priv5t a9si du moy5 de df5se le plus efficace3 de pay] le mal p> le bi51 ce dont ils aurai5t pu pr(it] s'ils n'avai5t pas suivi la loi be/iale de la viol5ce1 mais la loi huma9e de l'am\r4 ,,ad9 ,,ball\4 #c ,il e/ c]ta9 que la viol5ce et le meurtre rvolt5t l'homme et que son premi] m\vem5t e/ d'y oppos] la viol5ce et le meurtre4 ,un tel procd1 bi5 qu'il se rappro*e de celui employ p> les animaux et soit peu efficace1 n'a ri5 d'ins5s ni de contradictoire4 ,mais il n'en e/ pas de mme lorsqu'il s'agit de ju/ifi] ces procds4 ,ds que les g5s qui organis5t notre vie1 veul5t excus] ces actes p> une argum5tation raisonnable1 il devi5t indisp5sable d'*affaud] des inv5tions +nieuses et complexes af9 de masqu] l'ineptie d'une p>eille t5tative4 ,le moy5 pr9cipal de ju/ification e/ de cit] l'exemple d'un brig& imag9aire qui torture et assass9e des innoc5ts devant n\s4 ,v\s p\vez v\s sacrifi] en v]tu de votre conviction sur l'illgalit de la viol5ce1 mais cette fois v\s sacrifiez la vie d'un autre1 dis5t les df5seurs de la viol5ce4 ,mais d'abord1 un tel brig& e/ un cas exceptionnel2 bi5 des g5s peuv5t vivre des c5ta9es d'annes sans r5contr] un brig& qui tu]ait des innoc5ts devant eux4 ,p\rquoi bas]ai-je les rglem5ts de ma vie sur cette inv5tion8 ,en envisageant la vie relle et non pas des inv5tions1 n\s ap]cevons t\t autre *ose4 ,n\s voyons des g5s1 et n\s-mmes1 accomplissant les actions les plus cruelles1 et cela non pas isolem5t1 comme ce brig& imag9aire1 mais en commun avec d'autres p]sonnes1 et non pas p>ce que n\s s]ions des malfaiteurs comme le dit brig&1 mais p>ce que n\s n\s tr\vons s\s l'influ5ce de la sup]/ition suivant laquelle la viol5ce e/ lgitime4 ,ensuite1 n\s voyons que les actions les plus cruelles vi5n5t non pas du brig& imag9aire1 mais de g5s qui fond5t leur conduite sur l'exi/5ce imag9aire de ce brig&4 ,de sorte que l'homme qui rfl*it reconnatrait que la cause du mal ne rside nullem5t en ce brig& imag9aire1 mais dans la cruelle erreur qui incite faire un mal rel en v]tu d'un mal imag9aire4 ,v4--,les consqu5ces nfa/es de la sup]/ition de la viol5ce4 #a ,le mal dont les g5s croi5t se df5dre p> la viol5ce e/ incomp>ablem5t mo9dre que celui qu'ils se font en se df5dant p> la viol5ce4 #b ,non seulem5t le ,*ri/1 mais t\s les sages de l'univ]s1 et les ,brahmanes1 et les ,b\ddhi/es1 et les ,taoi/es1 et les savants grecs1 ont enseign que les g5s raisonnables devai5t pay] le mal p> le bi5 et non p> le mal4 ,mais ceux qui viv5t eux-mmes de la viol5ce dis5t que ce n'e/ pas possible1 que la vie s]ait a9si plus malheureuse4 ,et ils ont raison p\r eux-mmes1 mais non pas p\r ceux qu'ils viol5t5t4 #c ,il e/ difficile d'obs]v] la doctr9e de la non-rsi/ance au mal p> la viol5ce2 mais e/-il plus facile d'obs]v] celle de la lutte et de la v5geance8 ,p\r obt5ir une rponse cette "q1 ouvrez l'hi/oire de n'importe quel peuple et lisez la description de l'une des c5t mille batailles que les hommes se sont livres p\r obir la loi de la lutte4 ,au c\rs de ces gu]res ont t tu des milli>ds d'hommes1 si bi5 que p5dant une seule on a sacrifi un plus gr& nombre de vies1 support plus de s\ffrances qu'il ne s'en accumul]ait p5dant des sicles en ne rsi/ant pas au mal4 #d ,la viol5ce provoque la colre1 et celui qui en use p\r se df5dre non seulem5t n'y tr\ve pas une g>antie1 mais s'expose le plus s\v5t des dang]s plus gr&s encore4 ,aussi1 employ] la viol5ce p\r sa g>antie e/ un mauvais calcul4 #e ,t\te viol5ce ne ds>me pas l'homme1 mais ne fait que l'irrit] davantage4 ,il e/ donc vid5t que la viol5ce ne saurait amlior] la vie des hommes4 #f ,la viol5ce assure un semblant de ju/ice1 t&is qu'elle loigne les hommes de la possibilit de m5] une vie ju/e sans viol5ce4 #g ,p\rquoi le *ri/ianisme a-t-il t p]v]ti8 ,p\rquoi la moralit e/-elle tombe si bas8 ,il n'y a qu'une seule raison cela2 la foi en l'efficacit du rgime de viol5ce4 ,,vi4--,seule la non-rsi/ance au mal p> la viol5ce p]met l'humanit de sub/itu] la loi de l'am\r la loi de la viol5ce4 #a ,la signification des p>oles3 ,v\s avez ent5du qu'il a t dit3 il p\r il1 d5t p\r d5t4 ,mais moi je v\s dis3 ne rsi/e pas au m*ant4 ,et celui qui te frapp]a etc41 e/ absolum5t claire et n'exige aucune explication ni comm5taire4 ,il e/ impossible de ne pas compr5dre que ces p>oles signifi5t que le ,*ri/1 en r5iant l'anci5ne loi de viol5ce3 il p\r il d5t p\r d5t1 r5ie p> cela mme t\t l'ordre des *oses fonde sur cette loi1 et in/itue une n\velle loi d'am\r entre t\s les hommes sans di/9ction et1 p> cela mme1 une n\velle organisation sociale qui n'e/ plus fonde sur la viol5ce1 mais sur l'am\r univ]sel4 ,alors1 compr5ant cette doctr9e dans son vritable s5s et prvoyant que sa mise en pratique f]a disp>atre t\s leurs privilges et avantages1 c]ta9s hommes ont crucifi le ,*ri/ et cont9u5t crucifi] ses disciples4 ,d'autres hommes ayant galem5t compris le s5s rel de la doctr9e sont alls et vont encore la croix1 en rappro*ant de plus en plus le mom5t de la n\velle organisation de la vie fonde sur la loi de l'am\r4 #b ,la doctr9e de la non-rsi/ance au mal p> le mal n'e/ pas une n\velle loi1 mais simplem5t le signalem5t de la dviation de la loi de l'am\r1 savoir que t\te admission de viol5ce contre son pro*a91 que ce soit s\s prtexte de v5geance ou s\s celui de la libration de soi-mme ou de son pro*a9 du mal1 e/ incompatible avec l'am\r4 #c ,ri5 n'entrave l'amlioration de la vie huma9e tant que le dsir des hommes d'amlior] leur vie p> des actes de viol5ce4 ,et la viol5ce des uns env]s les autres1 n\s dt\rne plus que t\t de la seule *ose qui p\rrait amlior] notre vie3 l'ef=t sur n\s-mmes p\r dev5ir meilleurs4 #d ,mo9s l'homme e/ satisfait de lui-mme et de sa vie intrieure1 plus il se fait rem>qu] dans la vie extrieure1 publique4 ,af9 de ne pas tomb] dans cette erreur1 l'homme doit compr5dre et se s\v5ir qu'il n'a pas le p\voir et qu'il n'e/ pas appel organis] la vie des autres1 mais qu'il doit s'occup]1 comme t\s les hommes1 uniquem5t de son p]fectionnem5t intrieur que cela seulem5t e/ en son p\voir et que cette conduite seule peut avoir une action sur la vie des autres4 #e ,si les hommes consacrai5t le temps et les =ces dp5ss auj\rd'hui l'organisation de la vie des autres la lutte de *acun contre ses propres p*s1 le b qu'ils veul5t atte9dre--la meilleure organisation de la vie--s]ait bi5 vite ralis4 #f ,lorsqu'on dem&ait ,socrate o il tait n1 il disait3 sur la t]re4 ,lorsqu'on lui dem&ait de quel pays il tait2 il rpondait3 du pays univ]sel4 ,n\s devons n\s s\v5ir que1 devant ,dieu1 n\s sommes t\s les habitants de la mme t]re1 et que n\s sommes t\s s\s le p\voir suprme de la loi div9e4 ,cette loi e/ t\j\rs la mme p\r t\s les hommes4 #g ,aucun homme ne peut tre ni un in/rum5t1 ni un b4 ,l e/ sa dignit d'homme4 ,et de mme qu'il ne peut dispos] de sa p]sonne aucun prix 7ce qui s]ait contraire sa dignit71 il n'a pas le droit de dispos] de la vie d'autrui2 autrem5t dit1 il doit reconnatre la dignit huma9e de *aque homme1 et c'e/ p\rquoi1 il doit exprim] son respect *aque homme4 ,,kant4 #h ,a quoi s]virait aux hommes la raison1 si l'on ne peut les influ5c] que p> la viol5ce8 #i ,*ose trange6 ,l'homme se rvolte la vue du mal v5ant du dehors1 des autres1 du mal qu'il ne peut supprim]2 mais il ne lutte pas contre son propre mal1 bi5 que cela soit t\j\rs en son p\voir4 ,,m>c-,,aur,,le4 #aj ,on peut in/ruire les autres en leur rvlant la vrit et en leur donnant l'exemple du bi51 et non pas en les =ant faire ce que n\s v\lons4 #aa ,si1 au lieu de v\loir sauv] l'humanit1 *acun travaillait son propre salut et au lieu de v\loir libr] l'humanit1 t5tait de se libr] soi-mme1--combi5 on aurait fait p\r le salut et la libration de l'humanit4 ,,h]z5#a4 #ab ,accomplis ton uvre de vie en p]fectionnant et en amliorant ton me1 et sois p]suad que ce n'e/ qu'a9si que tu p\rras contribu] de la faon la plus fconde l'amlioration de te vie commune des hommes4 #ac ,notre vie s]ait belle si n\s avions ap]u seulem5t ce qui dtruit notre bonheur4 ,et c'e/ la sup]/ition de la viol5ce qui ne peut n\s donn] ce bonheur qui le dtruit4 ,,viii4--,int]prtation errone du comm&em5t du ,*ri/ int]disant d'us] de la viol5ce contre le mal4 #a ,la base de l'organisation sociale des paens tait la v5geance et la viol5ce4 ,cela devait tre a9si4 ,il sembl]ait1 p> contre1 que l'am\r et la r5onciation la viol5ce aurai5t d 9vitablem5t tre la base de notre socit4 ,cep5dant1 la viol5ce rgne t\j\rs4 ,p\rquoi8 ,p>ce que ce qui e/ pr(ess au nom du ,*ri/ n'e/ pas la doctr9e du ,*ri/4 #b ,doit-on compr5dre les p>oles du ,*ri/ sur l'am\r env]s ceux qui n\s hass5t1 env]s nos ennemis1 am\r qui n'admet aucune viol5ce1 comme elles ont t dites1 c'e/--dire comm&ant l'humilit et l'am\r1 ou bi5 doit-on les compr5dre autrem5t8 ,et si c'e/ autrem5t1 on doit dire comm5t4 ,or1 p]sonne ne le fait4 ,p\rquoi8 ,p>ce que ceux qui se dis5t *rti5s veul5t ca*] eux-mmes et aux autres le s5s vritable de la doctr9e du ,*ri/ comm&ant le *angem5t pr(ond de leur vie4 ,or1 l'ordre actuel leur e/ pr(itable4 #c ,*ose trange3 ceux qui reconnaiss5t la doctr9e du ,*ri/ se rvolt5t contre la rgle qui n'admet en aucun cas la viol5ce4 ,l'homme qui reconnat que le s5s et l'uvre de la vie e/ dans l'am\r1 se rvolte p>ce qu'on lui indique cet effet une voie sre1 en mme temps que les erreurs les plus dang]euses qui p\rrai5t le dt\rn] de cette voie4 ,c'e/ comme si le m>9 s'indignait contre l'indication de la bonne direction au milieu des bancs de sables et de rcifs4 ,p\rquoi cette contra9te8 ,il se peut que j'aie beso9 d'*\] sur un banc de sable4 ,les g5s p>l5t de mme lorsqu'ils s'indign5t contre la df5se d'employ] la viol5ce et de r5dre le mal p\r le mal4 #a ,clbre criva9 russe1 migr l'trang]4 7,n4 du ,tr47 ,,*apitre ,,xv ,,du ,,*,,tim5t ,*ez l'animal1 le mal provoque le mal4 ,n'ayant pas de fre9 p\r se matris]1 l'animal *]*e r5dre le mal p\r le mal1 sans s'ap]cevoir que le mal accrot 9vitablem5t le mal4 ,l'homme1 p\rvu de raison1 ne peut pas lui1 ne pas s'en r5dre compte et doit1 p> suite1 savoir se cont5ir4 ,malheureusem5t1 sa nature be/iale l'emporte s\v5t sur sa raison et il emploie cette mme raison ju/ifi] le mal qu'il commet en le qualifiant de *tim5t1 de punition4 ,i4--,le *tim5t n'atte9t jamais le b p> lequel on le ju/ifie4 #a ,on affirme qu'on peut r5dre le mal p\r le mal dans un b de correction4 ,c'e/ une erreur4 ,on r5d le mal p\r le mal1 non p\r corrig] les hommes1 mais p\r se v5g]4 ,on ne peut corrig] le mal p> le mal4 #b ,punir veut dire en russe3 donn] une leon4 ,or1 on ne peut enseign] que p> la bonne p>ole et le bon exemple4 ,lorsqu'on r5d le mal p\r le mal on n'in/ruit pas1 mais on dprave4 #c ,l'erreur qu'on peut supprim] le mal p> la punition e/ t\t p>ticulirem5t dang]euse1 p\r cette raison que les g5s qui commett5t a9si le mal considr5t que cela e/ non seulem5t p]mis1 mais encore bi5faisant4 #d ,p> la punition1 p> la m5ace du *tim5t on peut effray] l'homme1 le ret5ir du mal p\r un temps1 mais on ne peut le corrig]4 #e ,la plus gr&e p>tie des malheurs des g5s provi5t de ce que les hommes--p*eurs--se sont reconnu le droit de punir4 #f ,la preuve la plus clatante de ce que s\s le nom de sci5ce on ent5d s\v5t des *oses insignifiantes1 voire mon/rueuses1 e/ dans l'exi/5ce d'une sci5ce de punitions1 c'e/--dire visant l'acte le plus grossi] qu'un homme puisse commettre4 ,,ii4--,sup]/ition de l'efficacit de la v5geance4 #a ,de mme qu'il exi/e des sup]/itions d'idoltrie1 de prsages1 de culte extrieur1 etc41 il exi/e *ez les hommes une sup]/ition univ]selle en v]tu de laquelle les uns peuv5t contra9dre les autres m5] une bonne vie4 ,les premires sup]/itions comm5c5t disp>atre ou ont disp>u1 mais celle qui fait croire la possibilit de r5dre les hommes heureux p> le *tim5t des mauvais1 cont9ue tre reconnue de t\s1 et l'on commet en son nom les plus gr&s crimes4 #b ,alors les scribes et les ph>isi5s ,lui am5r5t une femme surprise en adultre et1 l'ayant place au milieu d'eux1 ,lui dir5t3 ,matre1 cette femme a t surprise en flagrant dlit d'adultre4 ,or1 ,mose n\s a ordonn dans sa loi1 de lapid] de telles femmes4 ,et toi1 qu'en dis-tu8 ,ils disai5t cela p\r ,l'pr\v]1 af9 de p\voir ,l'accus]4 ,mais ,jsus1 s'tant baiss1 se mit crire de son doigt sur le sable4 ,et comme ils cont9uai5t ,l'int]rog]1 ,il se releva et leur dit2--,que celui de v\s qui e/ sans p* lui jette le premi] la pi]re4 ,et s'tant de n\veau baiss il se remit crire sur le sable4 ,qu& ils ent5dir5t cela1 dnoncs p> leur consci5ce1 ils se retirr5t l'un aprs l'autre1 en comm5ant p> les plus notables jusqu'aux d]ni]s1 et ,jsus lut laiss seul avec la femme4 ,alors ,jsus s'tant relev et ne voyant p]sonne que la femme1 lui dit3--,femme1 o sont tes accusateurs8 ,p]sonne ne t'a-t-il condamne8 ,elle dit3 ,p]sonne1 ,seigneur2 ,jsus lui dit3 ,je ne te condamne pas non plus2 va et ne p*e plus4 ,,jean ,,viii1 #c-aa4 #c ,les hommes font du mal p> m*ancet p\r se v5g] d'une (f5se1 p> une fausse notion des moy5s de se protg]2 puis1 af9 de se ju/ifi]1 ils p]suad5t les autres et eux-mmes qu'ils agiss5t a9si af9 de corrig] celui qui leur a fait du mal4 #d ,un c]ta9 ordre subsi/e dans notre socit1 non pas p>ce qu'on inflige des punitions ceux qui tr\bl5t cet ordre1 mais p>ce que1 malgr la mauvaise influ5ce de ces *tim5ts1 les hommes s'aim5t et ont piti qu& mme les uns des autres4 #e ,le *tim5t e/ nuisible1 mo9s p>ce qu'il irrite celui qu'on punit1 que p>ce qu'il dprave celui qui punit4 ,,iii4--,la v5geance dans les rapports individuels4 #a ,punir un homme p\r ses mauvaises actions revi5t au mme que de *auff] le feu4 ,t\t homme qui a fait le mal e/ dj puni1 p>ce qu'il e/ priv de tranquillit1 e/ t\rm5t p> sa consci5ce4 ,mais si sa consci5ce ne le t\rm5te pas1 t\tes les punitions que les hommes peuv5t lui inflig] ne le corrig]ont pas1 mais ne f]ont que l'irrit] davantage4 #b ,le vrai *tim5t p\r *aque mauvaise action e/ celui qui se produit dans l'me du crim9el mme1 et qui e/ dans l'abaissem5t de sa facult de j\ir des bi5faits de la vie4 #c ,un homme a fait le mal4 ,et voil qu'un autre homme ou des hommes1 ne tr\v5t ri5 de mieux que de commettre une n\velle mauvaise action qu'ils qualifi5t de *tim5t4 #d ,on tue un ours en susp5dant une grosse b*e une corde au-dessus d'une auge remplie de miel4 ,l'ours rep\sse la b*e p\r mang] le miel4 ,la b*e revi5t et lui donne un c\p1 l'ours se f*e et rep\sse la b*e plus =t2 elle le frappe plus =t encore4 ,et cela dure jusqu' ce que la b*e tue l'ours4 ,les hommes agiss5t de mme lorsqu'ils r5d5t le mal p\r le mal4 ,e/-il possible que les hommes ne puiss5t tre plus raisonnables qu'un ours8 ,,iv4--,la v5geance dans les rapports sociaux4 #a ,la ?se sur la rationalit du *tim5t non seulem5t n'a pas contribu et ne contribue pas la bonne ducation des enfants1 la meilleure organisation des socits et la moralit de ceux qui croi5t au *tim5t dans l'autre monde1 mais encore a caus et cause des malheurs innombrables3 elle endurcit les enfants1 affaiblit les li5s sociaux et dprave les hommes p> les promesses de l'enf] en privant la v]tu de son fondem5t pr9cipal4 #b ,si les hommes ne croi5t pas qu'il faut r5dre le bi5 p\r le mal1 c'e/ uniquem5t en raison de ce fait qu'on les a habitus1 depuis leur enfance1 croire qu'en ne r5dant pas le mal1 aucun ordre social ne saurait exi/]4 #c ,s'il e/ vrai que les hommes bons s\hait5t de voir cess] t\s les mfaits3 vols1 misre1 meurtres1 t\s les crimes qui s\ill5t la vie huma9e1 ils doiv5t compr5dre qu'on ne saurait y p>v5ir p> la lutte et la v5geance4 ,t\te *ose eng5dre une *ose son image et tant que n\s ne neutralisons pas les (f5ses et les viol5ces des malfaiteurs p> des actes absolum5t contraires et que n\s cont9uons agir comme eux1 n\s ne f]ons qu'enc\rag] et cultiv] en eux t\t le mal que n\s dsirons supprim]4 ,n\s arriv]ons r$onn] au mal un aspect diffr5t1 mais le fond re/]a4 ,d'aprs ,,ball\4 #d ,des diza9es1 des c5ta9es d'annes s'c\l]ont peut-tre1 mais il vi5dra un temps o nos petits enfants s'tonn]ont de nos *tim5ts comme n\s n\s tonnons auj\rd'hui des autodafs et des tortures4 ,comm5t p\vai5t-ils ne pas voir l'ineptie1 la cruaut1 l'inutilit de ce qu'ils faisai5t diront nos desc5dants4 ,v4--,dans les rapports p]sonnels des hommes1 la v5geance doit faire place l'am\r frat]nel et le mal ne s]a plus enray p> la viol5ce4 #a ,que faire lorsqu'un homme se f*e contre toi et te fait du mal8 ,on peut faire bi5 des *oses1 mais il ne faut srem5t pas en faire une2 il ne faut pas faire de mal1 c'e/--dire la mme *ose qu'il t'a fait4 #b ,ne dites pas que si les g5s v\s font des bi5faits1 v\s leur en f]ez aussi1 et que si les g5s v\s humili5t1 v\s les humili]ez aussi2 mais agissez a9si3 si les g5s v\s font des bi5faits1 faites-leur en aussi1 et s'ils v\s humili5t1 ne les humiliez pas4 ,,mahomet4 #c ,la doctr9e d'am\r n'admettant pas la viol5ce e/ utile non seulem5t p>ce que c'e/ bi5 p\r l'homme et p\r son me de subir le mal1 et de r5dre le bi5 p\r le mal1 mais encore p>ce que seul le bi5 arrte le mal1 l'te9t1 ne lui p]met pas de se propag]4 ,la vraie doctr9e d'am\r e/ salutaire p>ce qu'elle ne p]met pas au mal de s'te9dre4 #d ,il y a assez longtemps que les hommes ont comm5c compr5dre l'incompatibilit du *tim5t avec l'ess5ce suprieure de l'me huma9e1 et qu'ils ont comm5c imag9] diffr5tes doctr9es qui p]mett5t de ju/ifi] ce p5*ant be/ial4 ,les uns dis5t que le *tim5t e/ ncessaire p\r effray]2 les autres1 qu'il e/ ncessaire p\r corrig]1 les troisimes p\r in/aur] la ju/ice4 ,mais t\tes ces doctr9es ne sont qu'un amas de va9es p>oles p>ce qu'elles n'ont p\r base que de mauvais s5tim5ts3 la v5geance1 la peur1 l'gsme1 la ha9e4 ,on inv5te bi5 des *oses1 mais on ne se dcide pas faire une seule *ose utile3 ne ri5 faire2 laiss] celui qui a p* se rep5tir ou ne pas se rep5tir1 se corrig] ou ne pas se corrig]2 quant ceux qui imag95t ces doctr9es et ceux qui les mett5t en pratique1 ils n'ont qu' laiss] les autres tranquilles et avoir eux-mmes une bonne conduite4 #e ,rponds au mal p> le bi5 et tu f]as disp>atre *ez le m*ant t\t le plaisir qu'il voit au mal4 #f ,ri5 ne rj\it les hommes tant que de voir qu'on leur p>donne1 et ri5 ne procure plus de joie celui qui le fait4 #g ,la bont va9ct t\t1 et elle-mme e/ inv9cible4 #h ,on peut rsi/] t\t hormis la bont4 ,d'aprs ,,r\sseau4 #i ,r5dez le mal p\r le bi52 p>donnez t\s1 alors seulem5t il n'y aura plus de mal sur la t]re4 ,peut-tre n'auras-tu pas la =ce de le faire2 mais sa*e qu'il ne faut dsir] que cela1 qu'il ne faut aspir] qu' cela1 c> cela seul n\s sauv]a du mal dont n\s s\ffrons t\s4 #aj ,dieu e/ime le plus celui qui p>donne l'(f5se1 surt\t lorsque l'(f5seur e/ au p\voir de l'(f5s4 ,,mahomet4 #aa ,alors ,pi]re1 s'tant appro* de ,lui1 dit3 ,seigneur1 combi5 de fois p>donn]ai-je mon frre lorsqu'il p*]a contre moi8 ,s]a-ce jusqu' sept fois8 ,jsus lui rpondit3 je ne te dis pas jusqu' sept fois1 mais jusqu' septante fois sept fois4 7,,mat?41 ,,xviii1 #ba1 #bb7 #ab ,lorsqu'on p>donne1 il ne s'agit pas de dire3 je p>donne1 mais il faut extirp] de son cur le mauvais s5tim5t que l'on pr\ve l'g>d de l'(f5seur4 ,et p\r le faire1 il faut se s\v5ir de ses propres p*s2 alors on dc\vrira srem5t en soi des actes plus reprh5sibles que ceux p\r lesquels on se f*e4 #ac ,la doctr9e d'aprs laquelle1 on ne peut se v5g] qu& on aime1 e/ tellem5t claire qu'elle dc\le elle-mme du s5s gnral de cette doctr9e4 ,si mme il n'tait pas expressm5t m5tionn dans la doctr9e du ,*ri/ que t\t *rti5 doit r5dre le bi5 p\r le mal et aim] ceux qui v\s hass5t1 quiconque compr5d cette doctr9e dduit lui-mme cette exig5ce d'am\r4 ,,vi4--,il e/ t\t aussi important de ne pas combattre le mal p> la viol5ce dans les rapports sociaux que dans les rapports individuels4 #a ,les hommes dsir5t re/] aussi mauvais qu'ils sont et veul5t en mme temps que leur vie soit meilleure4 #b ,n\s ne savons pas1 n\s ne p\vons savoir en quoi consi/e le bi5 public2 mais1 n\s savons =mellem5t qu'il ne peut tre ralis que p> l'accomplissem5t de la loi t]nelle du bi51 qui e/ rvle *aque homme1 sa raison et dans son cur4 #c ,on dit qu'on e/ =c de pay] le mal p> le mal1 p>ce que si on ne le fait pas1 les m*ants pr5dront le dessus sur les bons4 ,je p5se que c'e/ t\t le contraire3 les m*ants opprim]ont les bons1 lorsque les hommes croiront qu'il e/ p]mis de pay] le mal p> le mal1 comme cela se passe1 en effet1 *ez t\s les peuples *rti5s4 ,les m*ants sont auj\rd'hui les matres des bons prcism5t p>ce qu'il a t suggr t\s qu'il e/ non seulem5t p]mis1 mais encore utile de faire du mal aux hommes4 #d ,en p>lant de la doctr9e *rti5ne1 les savants criva9s font gnralem5t semblant de croire que la "q de l'impossibilit d'appliqu] le *ri/ianisme dans son s5s rel e/ dj df9itivem5t tran*e depuis longtemps4 ,il e/ inutile de s'occup] de rves1 il faut p5s] aux *oses srieuses1 il faut vrifi] les rapports entre le capital et le travail1 organis] le travail1 la proprit foncire1 ouvrir des m>*s1 in/itu] des colonies p\r le trop ple9 de la population1 rgl] les rapports de l'glise et de l'tat1 conclure des alliances1 g>antir la scurit des tats et a9si de suite4 ,il faut s'occup] de que/ions srieuses1 dignes de l'att5tion et des so9s des hommes et non pas rv] un ordre de *oses p]mettant de t5dre la j\e lorsqu'on v\s frappe l'autre1 donn] aussi son vtem5t lorsqu'on v\s enlve votre *emise et de vivre comme les oiseaux du ciel1 t\t cela n'e/ que du radotage1 dit-on1 sans rem>qu] que le fond de t\tes ces que/ions1 e/ prcism5t cont5u en ce qui e/ qualifi de va9 radotage4 ,en effet1 t\tes ces que/ions1 depuis celle de la lutte entre le capital et le travail1 jusqu' celle des nationalits et des rapports entre l'glise et l'tat1 revi5n5t cette seule "q3 ,y a-t-il des cas dans lesquels l'homme peut et doit faire le mal son pro*a91 ou ces cas n'exi/5t-ils pas et ne peuv5t-ils pas exi/] p\r un homme raisonnable8 ,e/-ce raisonnable ou non1 et p> suite1 doit-on ou ne doit-on pas r5dre le mal p> le mal8 ,il y eut un temps o les hommes p\vai5t ne pas compr5dre et ne compr5ai5t pas1 en effet1 l'importance de cette "q4 ,mais les s\ffrances affreuses qui accabl5t l'humanit d'auj\rd'hui ont conduit les hommes reconnatre la ncessit de tr\v] cette "q une solution4 ,il y a dix neuf c5ts ans que cette "q e/ df9itivem5t rsolue p> la doctr9e du ,*ri/4 ,et c'e/ p\rquoi1 notre poque1 n\s ne p\vons plus faire semblant de mconnatre cette "q et d'ignor] sa solution4 ,,vii4--,la vritable conception des consqu5ces de la doctr9e df5dant la ncessit de la viol5ce1 comm5ce pntr] dans la consci5ce de l'homme mod]ne4 #a ,le *tim5t1 e/ une ide que l'humanit comm5ce dpass]4 #b ,l'esprit de ,jsus1 qu'on s'ef=ce d't\ff]1 se manife/e nanmo9s p>t\t d'une faon clatante4 ,l'esprit vanglique n'a-t-il po9t pntr dans les peuples1 ne comm5ce-t-il pas v5ir la lumire8 ,les ides sur les droits et les obligations ne sont-elles pas dev5ues plus claires p\r *acun8 ,n'ent5d-on pas de t\tes p>ts des appels aux lois plus quitables1 aux in/itutions protgeant les faibles1 fondes sur une ju/e galit8 ,l'anci5ne inimiti entre ceux qu'on a dsunis p> =ce1 ne s'te9t-elle pas8 ,les peuples ne se s5t5t-ils pas frres8 ,t\t cela e/ l'uvre d'un g]me prt lev]1 l'uvre de l'am\r1 qui db>rass]a le monde du p*1 qui ouvrira aux peuples une n\velle voie de vie1 dont la loi intrieure ne s]a plus la viol5ce1 mais l'am\r des uns p\r les autres4 ,,lam5nais4 ,,*apitre ,,xvi ,,de ,,la ,,vanit ,ri5 ne p]v]tit la vie des hommes et ne les prive aussi srem5t de leur vrai bonheur1 comme l'habitude de vivre non d'aprs les prceptes des sages et selon leur propre consci5ce1 mais d'aprs ce qui e/ reconnu comme bon et appr\v p> les g5s p>mi lesquels l'on vit4 ,i4--,en quoi consi/e la t5tation de la vanit4 #a ,la raison pr9cipale qui r5d notre vie mauvaise1 rside en ce que n\s rglons notre conduite non selon les beso9s de notre corps ou de notre me1 mais uniquem5t dans l'espoir d'obt5ir l'approbation des g5s4 #b ,aucune t5tation ne captive les hommes aussi longtemps1 ne les loigne autant de la comprh5sion du s5s de la vie huma9e et du vrai bonheur1 que la proccupation de la gloire1 de l'approbation1 de l'e/ime1 des l\anges des autres4 ,l'homme ne peut se libr] de la t5tation que p> une lutte con/ante contre lui-mme1 et p> l'vocation cont9uelle de son unit avec ,dieu1 *]*ant a9si son approbation seule4 #c ,il ne n\s suffit pas de vivre de notre vie intrieure1 la seule vraie1 n\s v\lons vivre d'une autre vie encore1 d'une vie imag9aire dans la p5se des autres1 et n\s n\s ef=ons cette f9 de p>atre autres que n\s ne sommes en ralit4 ,n\s n\s ef=ons sans cesse de dompt] cet tre imag9aire1 sans n\s s\ci] du vrai1 de celui que n\s sommes en ralit4 ,si notre me e/ paisible1 si n\s avons foi1 si n\s aimons1 n\s n\s empressons d'en p>l] au plus tt1 af9 que ces v]tus ne soi5t pas seulem5t nos v]tus1 mais aussi celles de l'tre imag9aire qui exi/e dans la p5se des autres4 ,p\r faire croire aux g5s que n\s avons des qualits1 n\s sommes prts mme y r5onc]4 ,n\s sommes prts dev5ir l*es condition de pass] p\r braves4 ,,pascal4 #d ,l'une des expressions des plus dang]euses et des plus nuisibles e/3 t\s font a9si4 #e ,lorsqu'il e/ difficile1 et presque impossible1 de compr5dre p\rquoi l'homme agit comme il le fait1 sois sr que la raison de ses actes rside dans le dsir d'tre glorifi p> les hommes4 #f ,on ne b]ce pas un enfant p\r le db>rass] de ce qui le fait cri]1 mais p\r qu'il ne puisse pas cri]4 ,n\s agissons de mme avec notre consci5ce lorsque n\s l't\ffons p\r tre agrables aux g5s4 ,n\s n'apaisons pas la consci5ce1 mais n\s obt5ons ce que n\s dsirons3 n\s ne l'ent5dons plus4 #g ,intresse-toi non la quantit1 mais la qualit de tes admirateurs2 il e/ dsagrable de ne pas plaire aux bonnes g5s1 mais c'e/ t\j\rs bi5 de ne pas plaire aux mauvaises g5s4 ,s,n,,que4 #h ,nos plus gr&es dp5ses sont effectues p\r ressembl] aux autres4 ,ni p\r notre esprit1 ni p\r notre cur n\s ne dp5sons autant4 ,,em]son4 #i ,dans *aque bonne action1 il y a un peu de dsir d'tre appr\v p> les g5s4 ,mais c'e/ mauvais qu& tu agis comme tu le fais uniquem5t p\r tre glorifi p> les autres4 #aj ,un homme dem&a un autre p\rquoi il travaillait ce qu'il n'aimait pas4 --,p>ce que t\s le font1 rpondit celui-ci4 --,p>don1 pas t\s2 moi1 je ne le fais pas1 quelques autres1 non plus4 --,si ce n'e/ pas t\s1 beauc\p le font1 la plup>t des g5s4 --,mais dis-moi quels sont les plus nombreux1 les sots ou les intellig5ts8 --,c]ta9em5t ce sont les sots4 --,dans ce cas1 tu agis comme tu le fais p\r imit] les sots4 ,,ii4--,si beauc\p de g5s p>tag5t la mme op9ion1 cela ne pr\ve pas que cette op9ion soit ju/e4 #a ,le mal ne cesse pas d'tre mauvais p>ce que beauc\p de g5s agiss5t ma6 et qu'ils s'en vant5t1 comme cela arrive s\v5t4 #b ,plus il y a de g5s qui croi5t la mme *ose1 plus il faut tre prud5t l'g>d de cette croyance et avoir plus1 d'att5tion4 #c ,lorsqu'on dit3 il faut faire comme font les autres1 cela veut dire presque t\j\rs qu'il faut faire mal4 ,,la ,,bruy,,re4 #d ,il n'y a qu' s'habitu] faire ce que t\t le monde exige p\r tre ins5siblem5t entran commettre de mauvaises actions et les considr] comme bonnes4 #e ,l'homme a son tribunal--sa consci5ce4 ,on ne doit t5ir qu' son jugem5t4 #f ,*]*e celui qui e/ le meilleur p>mi ceux qui blm5t le monde4 #g ,si la f\le dte/e quelqu'un1 il faut1 avant d'en jug]1 bi5 exam9] p\rquoi il en e/ a9si4 ,si la f\le vnre quelqu'un1 il faut galem5t1 avant d'en jug]1 bi5 exam9] p\rquoi il en e/ a9si4 ,,confucius4 ,,iii4--,consqu5ces p]nicieuses de la vanit4 #a ,la socit dit l'homme3 ,p5se comme n\s p5sons2 crois comme n\s croyons2 mange et bois comme n\s buvons et mangeons2 habille-toi comme n\s n\s habillons4 ,si quelqu'un ne se s\met pas ces exig5ces1 la socit l'accable de ses s>casmes1 de ses injures4 ,il e/ difficile de ne pas y obir1 mais cep5dant1 si tu t'y s\mets1 tu t'en s5tiras plus mal encore3 tu ne s]as plus un homme libre1 mais un esclave4 ,d'aprs ,,lucie ,,malaury4 #b ,c'e/ trs bi5 qu& les hommes s'in/ruis5t p\r leur me1 p\r tre plus sages1 meilleurs4 ,de telles tudes leur sont utiles4 ,mais s'ils tudi5t p\r la gloire1 af9 de p>atre in/ruits1 l'in/ruction devi5t non seulem5t inutile1 mais nuisible2 elle r5d les hommes mo9s sages et mo9s bons qu'ils ne le s]ai5t s'ils n'avai5t pas tudi du t\t4 ,traduit du *9ois4 #c ,non seulem5t v\s ne devez pas v\s vant] v\s-mmes1 mais encore v\s ne devez pas p]mettre aux autres de v\s glorifi]4 ,les l\anges font prir l'me en reportant les proccupations de l'me sur la gloire des hommes4 #d ,il arrive s\v5t de voir qu'un homme bon1 sage et ju/e1 t\t en sa*ant que la gu]re1 l'exploitation du travail des autres1 le blme1 la consommation de la vi&e et div]s actes du mme g5re sont mauvais1 cont9ue accomplir ces actes4 ,p\rquoi8 ,p>ce qu'il ti5t plus l'op9ion publique qu'au jugem5t de sa consci5ce4 #e ,l'inobs]vation des traditions n'a pas occasionn une millime p>tie du mal caus p> le respect des anci5nes c\tumes4 ,les g5s ne croi5t plus depuis longtemps aux anci5nes c\tumes1 mais ils les obs]v5t nanmo9s p>ce qu'ils p5s5t que la plup>t des g5s les blm]ai5t1 s'ils n'obs]vai5t plus les anci5nes c\tumes auxquelles p]sonne ne croit plus depuis longtemps4 ,,iv4--,la lutte contre la t5tation de la vanit4 #a ,p5dant les premi]s temps de sa vie1 dans son enfance1 l'homme vit pr9cipalem5t p\r son corps3 il mange1 il boit1 il j\e1 il s'amuse4 ,c'e/ le premi] degr4 ,plus l'homme gr&it1 plus il comm5ce se proccup] de l'op9ion des g5s p>mi lesquels il vit1 et plus il comm5ce nglig] les beso9s de son corps p\r ne p5s] qu' la gloire des hommes4 ,c'e/ le second degr4 ,le troisime et d]ni] degr e/ celui o l'homme se s\met surt\t aux exig5ces de son me et o il nglige le corps1 les amusem5ts et l'op9ion publique1 p\r ne p5s] qu' son me4 #b ,il e/ difficile de drog] t\t seul aux c\tumes tablies2 cep5dant1 *aque pas que l'on fait p\r dev5ir meilleur1 on se heurte contre l'usage tabli et l'on subit la critique des g5s4 ,l'homme qui consacre sa vie se p]fectionn] y doit tre prp>4 #c ,c'e/ mal d'irrit] les g5s en drogeant aux c\tumes tablies1 mais c'e/ plus mal encore de drog] aux exig5ces de la consci5ce et de la raison en subissant les c\tumes p]nicieuses4 #d ,on ridiculise celui qui g>de le sil5ce1 comme celui qui p>le trop1 comme celui qui p>le trop peu2 il n'y a pas un homme sur t]re qu'on ne critique pas4 ,il n'y a jamais eu1 il n'y a pas et il n'y aura jamais p]sonne qu'on aurait t\j\rs blm p\r t\t ce qu'il fait1 de mme qu'il n'y a p]sonne qu'on aurait t\j\rs l\4 ,c'e/ p\rquoi1 il e/ inutile de se proccup] ni des l\anges1 ni des blmes des g5s4 #e ,tu cra9s que les g5s ne te mpris5t p\r ta d\ceur2 mais les g5s ju/es ne peuv5t pas te mpris] p\r cela2 quant aux autres1 tu n'z pas beso9 de t'en proccup]--ne fais pas att5tion leur op9ion4 ,un bon m5uisi] ne se *agr9]a pas p>ce qu'un homme qui ne compr5d ri5 son mti] n'appr\ve pas son travail4 ,les g5s qui le mpris5t p\r ta d\ceur ne compr5n5t ri5 ce qui e/ bi5 p\r l'homme4 ,p\rquoi donc te proccup] de leur apprciation8 ,d'aprs ,,pict,,te4 #f ,il e/ temps p\r l'homme de connatre sa valeur4 ,s]ait-il1 en effet1 quelque tre bt>d8 ,il e/ temps de cess] de reg>d] humblem5t de t\s cts p\r voir s'il a plu ou dplu aux g5s4 ,non2 que ma tte re/e droite et f]me sur mes paules6 ,la vie ne m'e/ pas donne p\r la montr]1 mais p\r que je la vive4 ,je reconnais l'obligation de vivre p\r mon me4 ,et je veux me proccup] non pas de l'op9ion que les g5s aurai5t de moi1 mais de ma vie1 de savoir si je n'accomplis ou si je n'accomplis pas ma de/9e devant ,celui qui m'a envoy dans la vie4 ,,em]son4 #g ,quiconque s'e/ ab&onn depuis sa jeunesse ses grossi]s in/9cts d'animal1 ne cesse de s'y adonn]1 bi5 que sa consci5ce rclame autre *ose4 ,il agit a9si p>ce que les autres font comme lui4 ,et les autres agiss5t a9si p\r la mme raison que lui4 ,il ne peut y avoir qu'une issue3 *aque homme doit se libr] de la proccupation de l'op9ion publique4 ,v4--,on doit se proccup] de son me et non pas de sa gloire4 #a ,le moy5 le plus rapide et le meilleur p\r gagn] la rputation d'un homme v]tueux1 n'e/ pas de p>atre tel devant les hommes1 mais de faire des ef=ts sur soi-mme p\r dev5ir v]tueux4 ,caus]ies de ,,socrate4 #b ,celui qui ne rfl*it pas p> lui-mme1 se s\met aux ides d'un autre homme4 ,s\mettre sa p5se quelqu'un e/ un s]vage plus humiliant que de s\mettre son travail4 ,rfl*is toi-mme et ne te proccupe pas de ce que te diront les g5s4 #c ,p]sonne ne manife/e tant de respect et d'atta*em5t p\r la v]tu1 que celui qui p]d volonti]s la rputation d'un homme de bi51 uniquem5t p\r re/] bon dans son = intrieur4 ,s,n,,que4 #d ,lorsqu'un homme e/ habitu ne vivre que p\r l'op9ion publique1 il lui rpugne1 p>ce qu'il ne fait pas ce que font les autres1 d'avoir la rputation d'un sot1 d'un ignorant ou d'un vila9 homme4 ,mais on doit travaill] t\t ce qui e/ difficile4 ,et cette uvre1 on doit travaill] des deux cts3 appr5dre mpris] l'op9ion des g5s2 appr5dre vivre p\r de telles uvres qui1 bi5 qu'elles soi5t critiques p> la f\le1 n'en re/5t pas mo9s des bonnes uvres4 ,les hommes viv5t et agiss5t d'aprs leurs ides1 a9si que d'aprs les ides des autres4 ,suivant que les uns et les autres influ5c5t leurs actes1 les hommes se di/+u5t entre eux4 #f ,il e/ difficile de di/+u] si tu s]s les autres p\r ton me1 p\r ,dieu1 ou p\r la gloire des hommes4 ,il n'y a qu'un seul moy5 de contrle3 si tu accomplis une uvre que tu crois bonne1 dem&e-toi si tu cont9u]ais y travaill] si tu savais d'avance que p]sonne n'appr5drait jamais ce que tu fais4 ,si tu rponds que tu le f]ais1 c'e/ que tu travailles srem5t p\r ton me1 p\r ,dieu4 ,,vi4--,celui qui vit de la vraie vie n'a pas beso9 de l\anges4 #a ,vis seul1 a dit le sage4 ,cela veut dire que tu dois rs\dre le problme de ta vie t\t seul1 avec le conc\rs du ,dieu qui vit en toi1 et non pas d'aprs les conseils et les op9ions des autres4 #b ,si tu veux tre tranquille1 t*e de plaire ,dieu et non pas aux hommes4 ,ceux-ci ont des dsirs diffr5ts3 auj\rd'hui1 ils veul5t une *ose2 dema9 une autre4 ,jamais1 ils ne sont satisfaits4 ,mais le ,dieu qui vit en toi dsire t\j\rs une seule *ose1 et tu sais ce qu'il veut4 #c ,il n'y a qu'un seul moy5 p\r ne pas croire en ,dieu3 ce moy5 consi/e t\j\rs reconnatre l'op9ion des g5s comme ju/e1 et ne prt] aucune att5tion notre voix intrieure4 ,,john ,,rusk94 #d ,si n\s sommes sur un bateau en m>*e et que n\s reg>dons un objet qui se tr\ve sur le mme bateau1 n\s ne rem>quons pas que n\s voguons1 mais en reg>dant de ct sur ce qui ne se meut pas avec n\s1 p> exemple la b]ge1 n\s n\s ap]cevons immdiatem5t que n\s sommes en m\vem5t4 ,lorsque t\s les hommes viv5t autrem5t qu'il ne le faut1 n\s ne le rem>quons pas2 mais il suffit1 qu'un seul se ressaisisse et qu'il comm5ce vivre selon ,dieu1 p\r qu'il devi5ne clair combi5 les autres viv5t mal4 ,mais les autres p]scut5t t\j\rs celui qui ne vit pas comme eux4 ,,pascal4 ,,*apitre ,,xvii ,,des ,,fausses ,,croyances ,les fausses croyances sont celles que les g5s accept5t non pas p>ce qu'elles leur sont ncessaires p\r leur me1 mais p>ce qu'ils croi5t en ceux qui les pr*5t4 ,i4--,en quoi consi/e la sup]*]ie des fausses croyances4 #a ,s\v5t les hommes p5s5t qu'ils croi5t la loi de ,dieu1 alors qu'ils ne croi5t qu' ce que t\s croi5t4 ,et t\s les hommes ne croi5t pas la loi de ,dieu1 mais qualifi5t telle ce qui leur convi5t et ne les emp*e pas de m5] la vie qui leur plat4 #b ,qu& les hommes viv5t dans le p* et les t5tations1 ils ne saurai5t tre tranquilles4 ,la consci5ce les dnonce4 ,c'e/ p\rquoi ils sont obligs de *oisir entre ces deux alt]natives3 ou se reconnatre c\pables devant les hommes et devant ,dieu1 et cess] de p*]1 ou bi5 cont9u] m5] une vie de p*eurs1 commettre de mauvaises actions et les qualifi] de bonnes4 ,c'e/ p\r ces hommes que l'on a inv5t les fausses croyances1 grce auxquelles on peut se considr] comme ju/e1 t\t en m5ant une mauvaise vie4 #c ,c'e/ mal de m5tir devant les hommes1 mais c'e/ pis encore de se m5tir soi-mme4 ,ce m5songe e/ t\t p>ticulirem5t nuisible p>ce que les autres peuv5t dnonc] ton m5songe1 t&is que p]sonne ne t'accus]a de t'tre m5ti toi-mme4 ,c'e/ p\rquoi1 g>de-toi de te m5tir toi-mme1 surt\t lorsqu'il s'agit de la foi4 #d ,crois ou sois maudit4 ,c'e/ la qu'e/ la raison pr9cipale du mal4 ,si l'homme accepte sans discut] ce qu'il aurait d exam9] p> sa propre raison1 il f9it p> p]dre l'habitude de raisonn]1 il e/ s\mis la maldiction et induit ses pro*es au p*4 ,le salut des hommes rside en ce que *acun doit appr5dre vivre de sa raison4 ,,em]son4 #e ,on ne peut ni pes] ni mesur] le tort qu'ont produit et produis5t encore les fausses croyances4 ,la religion rgle les rapports de l'homme env]s ,dieu1 l'g>d de l'univ]s2 elle dt]m9e la de/9e de l'homme qui dc\le de ces rapports4 ,quelle doit tre la vie de l'homme si ces rapports et la de/9ation dt]m9s a9si sont faux8 #f ,il y a trois sortes de fausses croyances4 ,la premire e/ de croire la possibilit de p\voir appr5dre p> l'expri5ce ce qui ne peut l'tre d'aprs les lois de l'expri5ce4 ,la seconde fausse croyance fait admettre1 dans le b de notre p]fectionnem5t moral1 des *oses sur lesquelles n\s ne p\vons n\s =m] aucune ide p> notre raison4 ,la troisime fausse croyance reconnat la possibilit d'voqu] p> un moy5 surnaturel une action my/rieuse l'aide de laquelle la div9it ex]ce son influ5ce sur notre moralit4 ,,kant4 ,,ii4--,les fausses croyances ne satisfont pas les exig5ces suprieures1 mais les exig5ces infrieures de l'me huma9e4 #a ,l'unique et vraie religion ne conti5t ri5 que des lois1 c'e/--dire des lm5ts moraux dont n\s p\vons reconnatre et tudi] n\s-mmes la ncessit inconte/able1 et que n\s concevons p> notre raison4 ,,kant4 #b ,l'homme ne peut plaire ,dieu que p> une vie ju/e4 ,c'e/ p\rquoi t\t ce p> quoi l'homme croit plaire ,dieu1 en dehors d'une vie pure et ju/e1 n'e/ qu'un grossi] et nuisible m5songe4 ,d'aprs ,,kant4 #c ,faire pnit5ce en s'infligeant des s\ffrances1 au lieu de pr(it] de l'tat d'esprit o l'on se tr\ve af9 d'am5d] sa conduite1 e/ un travail inutile4 ,de plus1 une telle pnit5ce a cette mauvaise consqu5ce2 l'homme croit avoir pay a9si t\tes ses dettes1 et ne songe plus son p]fectionnem5t qui seul e/ ncessaire lorsqu'on reconnat ses erreurs4 ,,kant4 #d ,c'e/ mal lorsque les hommes ne connaiss5t pas ,dieu1 mais c'e/ plus mal encore lorsqu'ils reconnaiss5t comme ,dieu ce qui n'e/ pas ,dieu4 ,,lactance4 #e ,on dit3 ,dieu a cr l'homme ,son image2 on aurait mieux fait de dire que c'e/ l'homme qui a cr ,dieu son image4 ,,li*t5b]g4 #f ,lorsqu'on p>le du ciel comme d'un endroit o se tr\v5t les heureux1 on se le reprs5te gnralem5t quelque "p trs haut1 dans les rgions inf9ies de l'univ]s4 ,on oublie que notre t]re1 vue de l'une de ces hautes rgions1 ressemble galem5t l'un des a/res cle/es1 et que les habitants de ces plantes ont absolum5t le mme droit de dire1 en dsignant la t]re3 ,voyez-v\s cet a/re-l1 c'e/ l'endroit de la flicit t]nelle1 l'asile cle/e prp> p\r n\s et o n\s irons un j\r4 ,le fait e/ que1 p> une trange erreur de notre raison1 l'lan de notre croyance e/ t\j\rs connexe avec l'ide de notre lvation v]s les hauteurs1 et n\s ne songeons pas que n\s aurions beau n\s lev]1 n\s devrons nanmo9s r$esc5dre encore1 af9 de p\voir pos] un pi$ f]me dans quelque autre monde4 #g ,les mahomtans font bi5 de c\vrir leurs yeux de leurs doigts et de se b\*] les oreilles1 lorsqu'ils entr5t au temple et comm5c5t pri]4 ,la vraie prire e/ dans l'ab/raction de t\tes nos proccupations habituelles1 de t\t ce qui peut n\s rappel] l'exi/5ce de nos s5s1 et dans l'vocation en soi de l'lm5t div94 ,dans ce b1 le mieux e/ de faire ce que n\s dit le ,*ri/3 d'entr] seul dans un lieu clos1 et de s'y enf]m]1 c'e/--dire de pri] dans la solitude complte1 que l'on soit *ez soi1 dans la =t ou dans les *amps4 ,la vraie prire e/ dans ce dta*em5t de t\tes les *oses extrieures1 p5dant lequel on contrle son me1 ses actes1 ses dsirs1 non pas d'aprs les exig5ces extrieures du monde1 mais d'aprs les exig5ces de l'lm5t div9 que n\s s5tons en n\s4 ,une telle prire e/ un sec\rs3 elle =tifie et lve l'me1 elle confesse et vrifie les actions passes1 elle indique la conduite future4 ,,iii4--,le ,culte extrieur4 #a ,bi5 qu'il y ait une diffr5ce de procd entre un *amane t\ngh\se et un prlat ca?olique europen1 ou bi51 en pr5ant p\r exemple des g5s simples1 entre un vogh\l grossi] et s5suel qui1 t\s les mat9s1 pose sur sa tte la patte d'une peau d'ours1 et prononce les p>oles de sa prire3 ,ne me tue pas1 et un purita9 indp5dant de ,connecticut2 il n'y a aucune diffr5ce dans les pr9cipes de leurs croyances1 c> ils app>ti5n5t t\s deux la mme catgorie de g5s dont le culte ne consi/e pas dev5ir meilleurs1 mais de croire et d'excut] c]ta9s rglem5ts arbitraires4 ,seuls ceux qui croi5t que le culte de ,dieu consi/e aspir] une vie meilleure diffr5t des premi]s1 p>ce qu'ils reconnaiss5t un t\t autre pr9cipe et inf9im5t plus lev1 runissant t\s les hommes de bonne foi dans un temple invisible qui seul peut tre un temple univ]sel4 ,,kant4 #b ,et qu& tu pri]as1 ne fais pas comme les hypocrites2 c> ils aim5t pri] en se t5ant deb\t dans les synagogues et aux co9s des rues1 af9 d'tre vus des hommes4 ,je v\s dis1 en vrit1 qu'ils reoiv5t leur rcomp5se4 ,mais toi1 qu& tu pries1 entre dans la *ambr et1 ayant f]m ta porte1 prie ton ,pre qui e/ dans ce lieu secret2 et ton ,pre qui te voit dans le secret1 te rcomp5s]a4 ,,mat?41 ,,vi1 #e-f4 #c ,g>dez-v\s des scribes qui se plais5t se prom5] en longues robes1 et qui aim5t les salutations dans les assembles et les premires places dans les synagogues1 et les fe/9s2 qui ru95t les maisons des veuves1 t\t en affectant de faire de longues prires4 ,luc1 ,,xx1 #df-dg4 ,,iv4--,la pluralit des croyances et l'unit de la religion vraie4 #a ,l'homme qui ne p5se pas la religion1 s'imag9e qu'il n'y a qu'une seule vraie religion--celle dans laquelle il e/ n4 ,mais tu n'z qu' te dem&] ce qui arriv]ait si tu tais n dans une autre religion1 toi *rti5 si tu tais n mahomtan2 toi b\ddhi/e--*rti52 toi *rti5--brahmane4 ,e/-il possible que seuls1 avec notre religion1 n\s soyons dans le vrai1 et que t\s les autres soi5t dans le m5songe8 ,la religion ne devi5dra pas vraie p>ce que tu te p]suad]as toi-mme et que tu p]suad]as les autres qu'elle seule e/ vraie4 ,v4--,consqu5ces de la confession des fausses croyances4 #a ,en #afhb1 en ,anglet]re1 le docteur ,leyton1 un homme respectable qui avait crit un livre contre l'piscopat anglican1 a t jug et condamn aux *tim5ts suivants4 ,on le f\etta cruellem5t1 puis on lui c\pa une oreille et on lui ouvrit un ct du nez1 puis on inscrivit sur sa j\e1 au f] r\ge1 les lettres ,,ss3 semeur de sdition4 ,sept j\rs plus t>d on le f\etta n\veau1 bi5 que les plaies qu'il avait au dos n'ai5t pas encore t f]mes2 puis on lui ouvrit l'autre ct du nez1 on lui tran*a l'autre oreille et on lui tt\a l'autre j\e4 ,t\t cela fut fait au nom du *ri/ianisme4 ,,morisson ,,davidson4 #b ,en #adae1 ,jean ,huss fut reconnu comme hrtique p\r avoir dvoil la fausse croyance des ca?oliques et les mauvaises actions du pape1 et il fut condamn mort1 sans que son sang puisse tre v]s1 c'e/--dire tre brl4 ,l'excution eut lieu d]rire les portes de la villes1 entre deux j>d9s4 ,en arrivant sur place1 ,huss se mit g5\x et comm5a pri]4 ,lorsque le b\rreau lui ordonna de mont] sur le b*]1 il se leva et dit trs haut3 ,jsus-,*ri/4 ,je vais la mort p\r avoir pr* ,ta p>ole1 je s\ffrirai docilem5t4 ,les b\rreaux1 d%abillr5t ,huss et lui atta*r5t les ma9s d]rire le dos au poteau2 ses pi$s se tr\vai5t sur un banc4 ,on mit du bois et de la paille aut\r de lui4 ,le bois et la paille lui v5ai5t jusqu'au m5ton4 ,le *ef imprial s'appro*a alors de ,huss et lui annona qu'il s]ait p>donn s'il se rtractait4 ,non1 dit ,huss1 je ne me connais aucune faute4 ,les b\rreaux allumr5t alors le b*]1 et ,huss se mit *ant] la prire3 ,jsus1 ,fils du ,dieu vivant1 aie piti de moi4 ,le feu monta1 trs haut1 et bi5tt ,huss se tut4 ,c'e/ a9si que les g5s qui se qualifiai5t de *rti5s1 df5dai5t leur croyance4 ,n'e/-il pas vid5t que ce n'tait pas une religion1 mais la sup]/ition la plus grossire8 #c ,les g5s ne commett5t jamais de mauvaises actions avec plus de sang-froid et d'assurance en leur ju/ice1 que lorsqu'ils le font en v]tu d'une fausse croyance4 ,,pascal4 ,,vi4--,en quoi consi/e la vraie religion8 #a ,ne v\s faites po9t appel] matre2 c> v\s n'avez qu'un matre--le ,*ri/2 et v\s1 v\s tes t\s frres4 ,et n'appelez p]sonne sur la t]re votre pre2 c> v\s n'avez qu'un seul ,pre1 ,celui qui e/ dans les cieux2 et ne v\s faites po9t appel] docteur1 c> v\s n'avez qu'un seul ,docteur--le ,*ri/4 ,,mat?41 ,,xxiii1 #h-aj4 ,c'e/ a9si qu'enseignait le ,*ri/4 ,et il enseignait a9si p>ce qu'il savait que1 de mme qu'en son temps il y avait des g5s qui pr*ai5t une fausse loi de ,dieu1 il y en aurait aussi dans l'av5ir4 ,il le savait et disait qu'il ne fallait pas c\t] ceux qui s'intitulai5t matres p>ce que leur enseignem5t obscurcit la doctr9e simple et claire qui e/ rvle t\s et qui vit dans le cur de *aque homme4 ,cette doctr9e consi/e aim] ,dieu1 comme le suprme bi5 et la suprme vrit1 aim] son pro*a9 comme soi-mme et faire aux autres ce qu'on veut qu'ils v\s fass5t4 #b ,la religion ne consi/e pas savoir ce qui a t et ce qui s]a1 ni mme ce qui e/ actuellem5t1 mais elle consi/e savoir ce que *aque homme doit faire4 #c ,si donc tu apportes ton (fr&e l'autel1 et que l tu te s\vi5nes que ton frre a quelque *ose contre loi1 laisse-l ton (fr&e devant l'autel1 et va-t-en premirem5t te rconcili] avec ton frre2 et aprs cela vi5s1 et prs5te ton (fr&e4 ,,matt41 ,v4 #bc4 ,voil o e/ la vraie religion3 ni dans la crmonie1 ni dans l'(fr&e1 mais dans l'union des hommes4 #d ,la doctr9e *rti5ne e/ tellem5t claire que les t\t petits enfants la compr5n5t dans son s5s exact4 ,seuls ceux qui ne veul5t pas vivre comme des *rti5s ne la compr5n5t pas4 ,p\r compr5dre le vrai *ri/ianisme1 il faut t\t d'abord r5onc] au faux *ri/ianisme4 #e ,le vrai culte de ,dieu e/ exempt de sup]/itions2 lorsque la sup]/ition y pntre1 le culte mme s'cr\le4 ,le ,*ri/ n\s a montr en quoi consi/ait le vrai culte de ,dieu4 ,il n\s enseignait que de t\t ce que n\s faisons dans le monde1 il n'y a qu'une lumire et qu'un seul bonheur p\r les hommes1--c'e/ notre am\r des uns p\r les autres2 ,il n\s disait que n\s ne p\rrons atte9dre notre bonheur qu'en s]vant les autres1 et non pas n\s-mmes4 #f ,si ce qui e/ prs5t comme loi de ,dieu ne dem&e pas d'am\r1 ce ne sont que des inv5tions des g5s1 et non pas la loi de ,dieu4 ,d'aprs ,,sk[oroda4 #g ,on ne peut pas appr5dre connatre ,dieu d'aprs ce que l'on raconte de ,lui4 ,on ne peut le connatre qu'en accomplissant ,sa loi1 la loi que le cur de *aque homme connat4 #h ,le s5s de la doctr9e du ,*ri/ e/ dans l'indication de la p]fection div9e v]s laquelle les hommes doiv5t t5dre4 ,mais les hommes qui ne veul5t pas suivre la doctr9e du ,*ri/1 compr5n5t volontairem5t ou non1 la doctr9e du ,*ri/ non pas comme il l'a pr*e--rappro*em5t cont9u v]s la p]fection--mais comme une rgle con=mm5t laquelle le ,*ri/ exig]ait des hommes la p]fection div9e4 ,et en int]prtant aussi faussem5t la doctr9e du ,*ri/1 ceux qui ne veul5t pas la suivre adopt5t l'une de ces deux attitudes3 ou bi51 considrant la p]fection comme inaccessible 7ce qui e/ p>faitem5t ju/e71 ils rejett5t t\te la doctr9e comme un rve irralisable1 ou bi51 attitude la plus nuisible et la plus gnrale1 t\t en reconnaissant la p]fection comme inaccessible1 ils corrig5t c'e/--dire1 dnatur5t la doctr9e et obs]v5t des rgles que l'on appelle *rti5nes1 mais qui sont1 p\r la plup>t1 contraires1 au *ri/ianisme4 #i ,l'ide de l'union des *rti5s1 comme une runion des lus1 des meilleurs1 e/ une ide anti-*rti5ne prsomptueuse et fausse4 ,quel e/ le meilleur1 quel e/ le plus mauvais8 ,pi]re tait le meilleur avant que le coq *antt1 et le brig& tait le plus m*ant avant la croix4 ,ne connaissons-n\s pas en n\s-mmes tantt l'ange1 tantt le diable1 qui se ml5t si bi5 notre vie1 qu'il n'y a pas d'homme qui aurait compltem5t *ass l'ange1 ni qui aurait laiss app>atre le diable d]rire l'ange4 ,comm5t p\vons-n\s1 n\s qui sommes des tres si complexes1 =m] la runion des lus1 des ju/es8 ,il y a une lumire de vrit1 et il y a ceux qui s'appro*5t d'elle de t\s cts2 d'autant de ct qu'il y a de rayons dans un c]cle1 c'e/--dire p> des r\tes inf9im5t v>ies4 ,t*ons de t\tes nos =ces d'arriv] la lumire de la vrit qui n\s unit t\s1 et ce n'e/ pas n\s de jug] si n\s sommes prs d'elle et unis elle4 ,,vii--,la seule religion1 vraie unit les hommes de plus en plus4 #a ,voyez le mcont5tem5t pr(ond de la =me actuelle du *ri/ianisme1 qui se rp& dans la socit et s'exprime p> le murmure1 p>fois1 p> l'irritation1 la tri/esse4 ,t\s att5d5t l'avnem5t du ,royaume de ,dieu4 ,et il appro*e4 ,le pur *ri/ianisme1 bi5 que l5tem5t1 mais t\j\rs de plus en plus1 pr5d la place de celui qui porte ce nom4 ,,*ann+4 #b ,depuis ,mose ,jsus1 il s'e/ opr *ez les individus et les peuples un gr& dveloppem5t m5tal et religieux4 ,les anci5nes erreurs sont ab&onnes1 de n\velles vrits ont pntr dans la consci5ce de l'humanit4 ,un seul homme ne peut tre aussi gr& que l'humanit4 ,si un gr& homme e/ tellem5t en avance sur ses frres qu'ils ne le compr5n5t pas1--il arrive un temps o ils le rejoign5t d'abord1 puis le devanc5t et s'en vont si lo9 qu'ils devi5n5t1 leur t\r1 incomprh5sibles p\r ceux qui se tr\v5t l'endroit o tait l'anci5 gr& homme4 ,*aque gr& gnie religieux explique de plus en plus les vrits de la religion et contribue a9si l'union1 de plus en plus gr&e1 des hommes4 ,,p>k]4 #d ,*aque homme sp>m5t1 de mme que t\te l'humanit dans son ensemble doit se trans=m]1 pass] de l'tat infrieur l'tat suprieur1 sans s'arrt] dans sa croissance dont la limite e/ en ,dieu lui-mme4 ,t\t tat e/ la consqu5ce de l'tat prcd5t4 ,la croissance s'effectue cont9uellem5t et imp]ceptiblem5t et1 p>eille la croissance de l'embryon1 elle a lieu de faon ce que ri5 ne dtruit le b des situations successives de ce dveloppem5t cont9u4 ,mais s'il e/ donn l'homme et t\t le g5re huma9 de se trans=m]1 cette trans=mation1 tant p\r l'individu que p\r t\t le g5re huma91 doit s'effectu] dans le travail et les s\ffrances4 ,avant de se p>] de gr&eur1 avant d'app>atre la lumire1 on doit se m\voir dans les tnbres1 support] les p]scutions1 sacrifi] son corps p\r sauv] son me2 il faut m\rir p\r ressuscit] la vie plus puissante1 plus p>faite4 ,et aprs dix-huit sicles1 ayant accompli un des cycles de son dveloppem5t1 l'humanit t5d de n\veau se trans=m]4 ,les anci5s sy/mes1 les anci5nes socits1 t\t ce qui composait l'anci5 monde s'cr\le dj1 et les peuples viv5t ma9t5ant au milieu de dcombres1 dans l'effroi et la s\ffrance4 ,c'e/ p\rquoi on ne doit pas p]dre c\rage la vue de ces ru9es1 de ces morts qui se sont dj accomplies et qui s'accompliront encore1 mais1 au contraire1 pr5dre c\rage4 ,l'union des hommes e/ pro*e4 ,,lam5nais4 ,,*apitre ,,xviii ,,de ,,la ,,fausse ,,sci5ce ,la sup]/ition de la sci5ce se rvle p> la croyance en ce fait que le vrai savoir ncessaire la vie de t\s les hommes e/ cont5u dans les seules connaissances prises au has>d dans le doma9e illimit du savoir qui1 un mom5t donn1 ont attir l'att5tion d'un petit nombre d'hommes1 de ceux-l mme qui se sont affran*is du travail indisp5sable la vie et qui mn5t1 p> suite1 une vie draisonnable et dprave4 ,i4--,en quoi consi/e la sup]/ition de la sci5ce4 #a ,qu& les hommes accept5t comme vrit inconte/able ce que les autres leur prs5t5t p\r telle et qu'ils ne la vrifi5t po9t1 ils tomb5t dans la susp]/ition4 ,telle e/1 notre poque1 la sup]/ition de la sci5ce4 #b ,de mme qu'il exi/e des hrsies p\r religion1 il y a une hrsie p\r la sci5ce4 ,cette hrsie e/ dans la reconnaissance comme sci5ce unique et vritable de t\t ce qui e/ considr comme tel p> les g5s qui se sont1 un c]ta9 mom5t1 arrog le droit de dt]m9] la vraie sci5ce4 ,et aussitt qu'on considre comme sci5ce non pas ce qui e/ ncessaire t\s les hommes1 mais ce qui e/ dt]m9 p> les g5s qui1 un c]ta9 mom5t se voit arrog le droit de df9ir ce qu'e/ la sci5ce1 il e/ =c que cette sci5ce soit fausse4 ,c'e/ ce qui s'e/ produit dans notre monde4 #c ,la sci5ce occupe notre poque exactem5t la mme place que celle qu'occupait la prtrise il y a quelques sicles4 ,les mmes bonzes attitrs3 les pr(esseurs2 les mmes ca/es dans la sci5ce2 acadmies1 univ]sits1 congrs4 ,la mme confiance et le manque de critique de la "p des croyants1 les mmes diffr5ds1 et les mmes discussions4 ,les mmes p>oles incomprh5sibles1 la mme prsomption4 --,inutile de discut] avec lui3 il nie la rvlation4 --,inutile de discut] avec lui3 il nie la sci5ce4 #d ,ce qu'il y a de plus nuisible p\r la vraie sci5ce1 c'e/ l'emploi d'expressions et de t]mes peu clairs4 ,c'e/ prcism5t ce que font les pseudo-savants1 en imag9ant1 p\r exprim] des ides inc]ta9es des mots inexi/ants4 #e ,la fausse sci5ce et les fausses religions exprim5t t\j\rs leurs dogmes en un langage emphatique qui app>at aux non-initis comme my/rieux et grave4 ,les raisonnem5ts des savants sont s\v5t peu comprh5sibles non seulem5t p\r les autres1 mais p\r les raisonneurs eux-mmes1 et cela au mme degr que les disc\rs des pr(essionnels de la foi4 ,le savant pdant1 en se s]vant de t]mes lat9s et de n\veaux mots1 r5d s\v5t les *oses les plus simples t\t aussi incomprh5sibles que le sont les prires lat9es des prtres ca?oliques p\r les p>oissi5s illettrs4 ,le my/re n'e/ pas un signe de sagesse et de sci5ce4 ,plus un homme e/ vritablem5t clair1 plus le langage dont il exprime ses p5ses e/ simple4 ,,ii--,la sci5ce s]t ju/ifi] l'organisation de la vie sociale4 #a ,il sembl]ait que p\r reconnatre l'importance des occupations qu'on qualifie de sci5tifiques1 il faudrait pr\v] leur utilit4 ,mais les s]vants de la sci5ce affirm5t ord9airem5t que ds l'in/ant qu'ils s'occup5t de c]ta9s sujets1 ces occupations s]ont srem5t utiles un j\r4 #b ,le b lgitimem5t p\rsuivi p> la sci5ce e/ la connaissance des vrits s]vant au bonheur des hommes4 ,le faux b e/ de ju/ifi] les m5songes qui ins9u5t le mal dans notre vie4 ,telles sont la jurisprud5ce1 l'conomie politique et1 surt\t1 la philosophie et la ?ologie4 #c ,la sci5ce conti5t les mmes m5songes que la religion et elles p>t5t du mme po9t3 le dsir de ju/ifi] les faiblesses des hommes1 et c'e/ p\rquoi les m5songes sci5tifiques sont t\t aussi nuisibles que les m5songes confessionnels4 ,les hommes err5t1 viv5t mal4 ,logiquem5t1 ayant compris qu'ils viv5t mal1 ils devrai5t s'employ] modifi] leur g5re de vie af9 d'amlior] leur situation4 ,au lieu de cela1 app>aiss5t t\tes sortes de sci5ces3 f9ancire1 ?ologique1 pnale1 policire1 l'conomie politique1 l'hi/oire1 et la plus la mode3 la sociologie1 indiquant les lois de la vie sociale et suivant lesquelles la vie mauvaise ne provi5t pas des hommes1 mais des lois mauvaises que les savants ont dc\v]tes et =mules4 ,ce m5songe e/ tellem5t draisonnable et contraire la consci5ce1 que les hommes ne l'aurai5t jamais accept1 si la consci5ce n'avait pas enc\rag leurs faiblesses4 #d ,n\s avons organis notre vie contrairem5t la nature morale et physique de l'homme1 et n\s sommes p]suads1--uniquem5t p>ce que t\t le monde le p5se--que c'e/ l prcism5t la vraie vie4 ,n\s s5tons vaguem5t que t\t ce que n\s appelons notre organisation sociale1 notre religion1 notre culture1 nos sci5ces et nos arts1 que t\t cela n'e/ pas ce qu'il faudrait1 p>ce que cela ne n\s db>rasse pas de nos misres1 mais ne fait que les accrotre4 ,cep5dant1 n\s ne n\s dcidons pas s\mettre t\t cela au contrle de la raison p>ce que n\s p5sons que l'humanit1 qui a t\j\rs reconnu la ncessit du rgime social de contra9te1 de religion et de sci5ce qu'il a p\r base1 ne peut pas vivre en dehors de lui4 ,si un p\ss9 dans sa coquille avait t d\ de la raison d'un homme et savait t\t aussi peu en pr(it] que les g5s de notre poque1 il n'aurait jamais bris la coquille de son ouf et n'aurait jamais connu la vie4 #e ,la sci5ce e/ dev5ue ma9t5ant une di/ributrice de diplmes donnant le droit de pr(it] du travail d'autrui4 #f ,le phrasologie m?odique des coles suprieures a le plus s\v5t p\r b d'vit] la solution des que/ions difficiles1 et l'on donne aux p>oles un s5s quivoque p>ce que le je ne sais pas commode et p\r la plup>t du temps raisonnable1 n'e/ pas en faveur dans nos acadmies4 ,,kant4 #g ,ri5 n'e/ plus inconciliable que le savoir et le pr(it1 la sci5ce et l'arg5t4 ,si p\r dev5ir plus in/ruit1 il faut de l'arg5t1 si la sagesse s'a*te et se v5d1 l'a*eteur et le v5deur sont galem5t tromps4 ,le ,*ri/ a *ass les m>*&s du temple2 ils aurai5t d tre *asss de mme du temple de la sci5ce4 #h ,ne considre pas la sci5ce comme une c\ronne p\r t'en p>]1 ni comme une va*e p\r t'en n\rrir4 ,,iii4--,consqu5ces nuisibles de la sup]/ition de la sci5ce4 #a ,il e/ dang]eux de propag] l'ide que notre vie e/ le rsultat des =ces matrielles et qu'elle dp5d d'elles4 ,mais1 lorsque cette ide fausse s'appelle sci5ce1 et qu'elle e/ prs5te comme la sa9te sagesse de l'humanit1 le tort caus p> elle e/ effrayant4 #b ,le dveloppem5t de la sci5ce ne contribue pas la purification des murs4 ,*ez t\s les peuples dont n\s connaissons la vie1 le dveloppem5t des sci5ces contribuait la dpravation des murs4 ,si n\s p5sons prs5t le contraire1 cela vi5t de ce que n\s confondons nos connaissances futiles et trompeuses avec le vrai savoir suprme4 ,la sci5ce1 dans son s5s ab/rait1 la sci5ce1 en gnral1 doit tre respecte2 mais la sci5ce actuelle1 ce que les ins5ss appell5t sci5ce1 ne peut-tre que ridiculis et mpris4 ,j4-,j4-,,r\sseau #c ,l'unique explication de la vie ins5se1 contraire la consci5ce des meilleurs hommes de t\s les temps1 que mn5t les g5s de notre poque1 se tr\ve dans le fait que les jeunes gnrations tudi5t des matires innombrables3 la con/itution des a/res de la t]re1 l'orig9e des organismes1 etc41 ils n'omett5t qu'une *ose1 c'e/ de savoir quel e/ le s5s de la vie huma9e1 comm5t il faut la vivre1 ce qu'ont p5s de cette "q les gr&s sages de t\s les temps1 et comm5t ils l'ont rsolue4 ,non seulem5t les jeunes gnrations n'en sont pas in/ruites1 mais on leur appr5d1 s\s le nom de religion1 les inepties les plus flagrantes1 auxquelles ceux qui les enseign5t ne croi5t pas eux-mmes4 ,t\t l'difice de notre vie sociale repose sur des bulles gonfles d'air et non sur de la pi]re4 #d ,ce qu'on appelle auj\rd'hui sci5ce e/ un compos d'inv5tions des g5s ri*es1 ncessaire p\r occup] leur oisivet4 #e ,n\s vivons dans un sicle de philosophie1 de sci5ces et de raison4 ,il semble que t\tes les sci5ces se soi5t runies p\r clair] notre r\te dans le labyr9! de la vie huma9e4 ,d'imm5ses biblio?ques sont ouv]tes t\s et p>t\t1 des lyces1 des coles1 des univ]sits n\s donn5t depuis l'enfance la possibilit de pr(it] du savoir des hommes qui s'e/ accumul p5dant des milli]s d'annes4 ,il sembl]ait que t\t contribue la =mation de notre intellig5ce et au consolidem5t de notre raison4 ,eh bi51 sommes-n\s dev5us meilleurs ou plus sages8 ,connaissons-n\s mieux la voie et le b de notre vie8 ,connaissons n\s mieux nos obligations et surt\t le bi5 de la vie8 ,ou qu'avons-n\s acquis p> ces va9es connaissances1 s9on l'inimiti1 la ha9e1 l'ignorance et les d\tes8 ,*aque doctr9e et *aque secte religieuse pr\ve qu'elle a tr\v la vrit4 ,*aque criva9 sait seul en quoi consi/e notre bonheur4 ,l'un n\s pr\ve qu'il n'y a pas de corps1 l'autre--qu'il n'y a pas d'me1 le troisime--qu'il n'y a aucune connexion entre l'me et le corps1 le quatrime--que l'homme e/ un animal1 le c9quime--que ,dieu n'e/ qu'un miroir4 ,,r\sseau4 #f ,n'tant pas capable de t\t pntr] et ne sa*ant pas sans l'aide de la religion ce qu'on doit tudi]1 la sci5ce d'auj\rd'hui ne s'occupe que de ce qui e/ agrable aux savants qui mn5t une vie irrgulire4 ,et leur agrm5t e/ de pr(it] du rgime exi/ant1 af9 de satisfaire leur oisive curiosit qui ne dem&e pas de gr&s ef=ts intellectuels4 ,,iv4--,la quantit de matires tudi] e/ innombrable1 t&is que les capacits du savoir de l'homme sont limites4 #a ,un savant p]san dit3 ,lorsque j'tais jeune1 je me suis dit3 je veux connatre t\te la sci5ce2 et j'ai appris presque t\t ce que savai5t les hommes4 ,mais lorsque je suis dev5u vieux et que j'ai jet un c\p d'il sur t\t ce que j'ai appris1 je me suis ap]u que ma vie a pass et que je ne sais ri54 #b ,les obs]vations et les calculs des a/ronomes n\s1 ont appris bi5 des *oses dignes d'tonnem5t2 mais le rsultat le plus important de leurs tudes e/1 sans d\te1 celui qu'ils n\s ont rvl l'abme de notre ignorance4 ,sans ces connaissances1 la raison huma9e ne p\rrait jamais se reprs5t] t\te l'imm5sit de cet abme4 ,si l'on rfl*i cela1 on peut arriv] une gr&e trans=mation dans la dt]m9ation des buts f9als de l'activit de notre raison4 ,,kant4 #c ,il y a des h]bes sur la t]re2 n\s les voyons2 de la lune n\s ne p\rrions pas les ap]cevoir4 ,sur ces h]bes il y a des fils--sur ces fils des petits organismes2 mais plus lo9--il n'y a plus ri54 ,quelle prsomption6 ,les corps complexes sont composs d'lm5ts et les lm5ts sont indcomposables4 ,quelle prsomption6 ,,pascal4 #d ,il n\s manque des connaissances p\r compr5dre ne s]ait-ce que la vie du corps huma94 ,voyez ce qu'il faut savoir p\r cela4 ,le corps a beso9 de place1 de temps1 de m\vem5ts1 de *aleur1 de lumire1 de n\rriture1 d'eau1 d'air et de bi5 d'autres *oses encore4 ,mais dans la nature1 t\tes les *oses sont si troitem5t lies entre elles qu'on ne peut compr5dre l'une sans avoir tudi l'autre4 ,on ne peut compr5dre une p>tie sans avoir compris le t\t4 ,n\s ne compr5drons la vie de notre corps que lorsque n\s aurons tudis t\t ce qu'il lui faut3 et p\r cela1 il e/ indisp5sable d'tudi] t\t l'univ]s4 ,mais l'univ]s e/ inf9i et sa comprh5sion e/ inaccessible l'homme4 ,p> consqu5t1 n\s ne p\vons n\s expliqu] entirem5t la vie de notre corps4 ,,pascal4 #e ,les sci5ces exprim5tales1 lorsqu'on s'en occupe p\r elles-mmes1 en les tudiant sans aucun b philosophique1 ressembl5t un visage sans yeux4 ,elles reprs5t5t une des occupations qui convi5t aux capacits moy5nes1 prives de dons suprmes qui ne f]ai5t qu'entrav] leurs re*]*es m9utieuses4 ,les g5s d\s de ces capacits moy5nes conc5tr5t t\tes leurs =ces et t\t leur savoir sur un *amp d'tudes limit1 o ils peuv5t1 p> suite1 atte9dre des connaissances aussi compltes que possible1 mais condition d'tre compltem5t ignorants dans t\s les autres doma9es4 ,ils peuv5t tre comp>s aux ouvri]s qui travaill5t dans les ateli]s d'horlog]ie dont les uns ne font que les r\es1 les autres les ressorts1 et les troisimes les *anes4 ,,s*op5hau]4 #f ,ce n'e/ pas la quantit des connaissances qui importe1 mais leurs qualits4 ,on peut savoir bi5 des *oses et ignor] ce qui e/ le plus ncessaire4 #g ,socrate n'avait pas la faiblesse commune de p>l] p5dant ses entreti5s de t\t ce qui exi/e1 de *]*] la prov5ance de ce que les sophi/es appelai5t nature et de remont] jusqu'aux causes premires dont sont sortis les corps cle/es4 ,e/-ce possible1 disait-il1 que les g5s croi5t avoir pntr t\t ce qu'il importe l'homme de savoir1 s'ils s'occup5t de ce qui se rapporte si peu l'homme8 ,il s'tonnait surt\t de l'aveuglem5t des faux savants qui ne se d\t5t pas de ce que la raison huma9e e/ incapable de pntr] ces my/res4 ,c'e/ p\rquoi1 disait-il1 ceux qui s'imag95t savoir en p>l] ne sont pas d'accord dans leurs pr9cipes mme1 et lorsqu'on les ent5d p>l] ensemble on se croirait p>mi des f\s4 ,de fait1 quels sont les signes p>ticuli]s de ceux qui sont pris de folie8 ils craign5t ce qui n'a ri5 d'effrayant et n'ont pas peur de ce qui e/ rellem5t dang]eux4 ,x,,nophon #h ,la sagesse e/ une *ose va/e et gr&e3 elle dem&e t\t le temps libre qui peut lui tre consacr4--,indp5damm5t du nombres de que/ions que tu p\rrais rs\dre1 tu devras1 nanmo9s1 te t\rm5t] d'une quantit de que/ions1 qui doiv5t tre exam9es et rsolues4 ,ces que/ions sont tellem5t va/es et nombreuses qu'elles exig5t l'expulsion de notre esprit de t\te *ose sup]flu1 af9 d'(frir une lib]t entire au travail de la raison4 ,dois-je dp5s] ma vie en va9es p>oles8 ,il arrive frquemm5t1 nanmo9s1 que les savants p5s5t plus aux p>oles qu' la vie4 ,rem>que quel mal produit la philosophie outre et combi5 elle peut tre dang]euse p\r la vrit4 ,s,n,,que4 ,v4--,la quantit des connaissances e/ innombrable4 ,c'e/ la vraie sci5ce de *oisir les plus importantes et les plus ncessaires4 #a ,il n'y a ni honte1 ni faute de ne pas savoir4 ,p]sonne ne peut t\t connatre2 mais il e/ honteux et nuisible de faire semblant de savoir ce que l'on ignore4 #b ,la capacit de l'esprit absorb] des connaissances1 n'e/ pas illimite4 ,c'e/ p\rquoi on ne doit pas croire que plus on sait1 mieux cela vaut4 ,la connaissance d'un gr& nombre de sottises e/ une entrave insurmontable p\r savoir ce qui e/ rellem5t ncessaire4 #c ,la raison se =tifie p> l'tude de ce qui e/ ncessaire l'homme1 et elle s'affaiblit p> l'tude de ce qui e/ insignifiant et inutile2 a9si le corps se =tifie p> l'air frais et la n\rriture fra*e1 ou s'affaiblit p> l'air vici et la n\rriture corrompue4 ,,john ,,rusk94 #d ,a notre poque naiss5t un gr& nombre de sci5ces1 dignes d'tre tudies4 ,bi5tt nos capacits s]ont trop limites et la vie s]a trop c\rte1 p\r que n\s puissions assimil] mme la p>tie la plus utile de ces connaissances4 ,n\s avons notre s]vice une gr&e abondance de ces trsors intellectuels1 et n\s sommes obligs1 aprs y avoir puis1 de rejet] bi5 des *oses comme du bric--brac inutile4 ,il s]ait plus simple de ne jamais n\s en emb>rass]4 ,,kant4 #e ,le savoir e/ inf9i1 c'e/ p\rquoi on ne peut pas dire de celui qui sait beauc\p1 qu'il sait plus que celui qui sait trs peu4 #f ,la *ose la plus ord9aire notre poque e/ de voir des g5s qui se considr5t comme savants et clairs1 qui connaiss5t1 en effet1 une quantit innombrables de *oses inutiles1 cr\pir dans l'ignorance la plus grossire1 p>ce que non seulem5t ils ne connaiss5t pas le s5s de leur vie1 mais encore p>ce qu'ils sont fi]s de cette ignorance4 ,et1 d'autre "p1 il n'e/ pas mo9s frqu5t de r5contr] p>mi des g5s presque illettrs1 et mme compltem5t illettrs1 qui ignor5t t\t du tableau *imique1 des p>allaxes1 des proprits du radium1 et qui sont p\rtant des g5s trs clairs1 connaissant le s5s de la vie1 sans se montr] plus fi]s p\r cela4 #g ,les hommes ne peuv5t compr5dre et savoir t\t ce qui se fait dans le monde2 p> consqu5t1 leurs jugem5ts sur bi5 des *oses sont inexacts8 ,l'ignorance de l'homme se montre s\s deux aspects2 l'ignorance pure1 naturelle1 dans laquelle les hommes naiss5t2 l'autre e/ celle du vrai sage4 ,lorsque l'homme aura tudi t\tes les sci5ces1 et qu'il saura ce que les g5s ont su et sav5t1 il v]ra que t\tes ces sci5ces1 prises dans leur ensemble1 sont tellem5t1 insignifiantes1 qu'elles ne donn5t aucune possibilit de compr5dre le monde1 et cet homme se p]suad]a qu'en ralit1 les savants ne sav5t absolum5t ri5 de plus que les simples ignorants4 ,mais il y a de ces demi-savants qui ont acquis quelques lm5ts de div]ses sci5ces et qui s'en montr5t trs fi]s4 ,ils se sont loigns de l'ignorance naturelle1 mais n'ont pas eu le temps d'arriv] la vraie sagesse des savants1 qui ont compris l'imp]fection et l'insignifiance de t\tes les connaissances huma9es4 ,ce sont ces g5s qui1 se croyant de =tes ttes1 tr\bl5t le monde4 ,ils jug5t de t\t avec assurance et promptitude et1 naturellem5t1 ils se tromp5t con/amm5t4 ,ils sav5t jet] de la p\dre aux yeux et j\iss5t s\v5t du respect des hommes1 mais les masses populaires les mpris5t1 voyant bi5 leur inutilit2 quant eux1 ils mpris5t le peuple1 le croyant ignorant4 ,,pascal4 #h ,les g5s croi5t s\v5t que plus on sait1 mieux cela vaut4 ,c'e/ une ide fausse4 ,il ne s'agit pas de savoir beauc\p de *oses2 il importe de savoir l'ess5tiel de t\t ce que l'on peut connatre4 #i ,les sages ne sont jamais savants1 les savants ne sont jamais sages4 ,,lao-,,tseu4 #aj ,les hib\x voi5t dans l'obscurit1 mais devi5n5t aveugles la cl>t du soleil4 ,il en e/ de mme des savants4 ,ils connaiss5t quantit de futilits sci5tifiques1 mais ils ne sav5t pas et ne peuv5t ri5 savoir de ce qui e/ le plus ncessaire dans la vie3 comm5t l'homme doit vivre sur la t]re4 #aa ,le sage ,socrate disait que la btise ne provi5t1 pas de peu de sci5ce1 mais de ce qu'on ne se connat pas soi-mme1 et qu'on croit connatre t\t ce que l'on ignore4 ,il appelait cela btise et ignorance4 #ab ,qu& l'homme connat t\tes les sci5ces et p>le t\tes les langues1 mais ignore ce qu'il e/ et ce qu'il doit faire1 il e/ bi5 mo9s in/ruit que la vieille femme illettre qui croit son ,seigneur le sauveur1 c'e/--dire en ,dieu1 selon la volont duquel elle reconnat qu'elle vit1 et elle sait que ce ,dieu exige d'elle une vie ju/e4 ,elle e/ plus in/ruite que le savant1 p>ce qu'elle possde la rponse la "q ess5tielle3 ce qu'e/ sa vie et comm5t doit-elle vivre2 t&is que le savant1 t\t en possdant des rponses +nieuses t\tes les que/ions complexes1 mais peu importantes de la vie1 n'a pas de rponse la "q pr9cipale de t\t homme de raison3 p\rquoi je vis et que dois-je faire8 #ac ,les g5s qui croi5t que la sci5ce e/ l'uvre pr9cipale de la vie1 sont p>eils aux papillons attirs p> la cl>t de la b\gie3 ils prisss5t eux-mmes et obscurciss5t la lumire4 ,,vi4--,en quoi consi/e le s5s et le b de la vraie sci5ce4 #a ,le savant e/ celui qui a appris beauc\p de *oses dans les livres2 l'homme in/ruit e/ celui qui e/ au c\rant de t\t ce qui intresse actuellem5t les hommes2 l'homme clair e/ celui qui sait p\rquoi il vit et ce qu'il doit faire4 ,ne t'ef=ce ni d'tre savant1 ni d'tre in/ruit t*e de dev5ir un homme clair4 #b ,si dans la vie relle l'illusion dfigure la ralit p\r un in/ant seulem5t1 dans la rgion ab/raite1 l'erreur peut dom9] p5dant des milli]s d'annes1 peut pes] de son j\g sur des peuples enti]s1 t\ff] les lans les plus nobles de l'humanit1 et1 l'aide de ses esclaves qu'elle a tromps1 elle peut mettre aux f]s celui qu'elle n'a pu tromp]4 ,elle e/ l'ennemi contre lequel les plus gr&s esprits de t\s les temps ont m5 un combat 9gal1 et l'humanit n'a gagn que ce qu'ils ont pu lui enlev]4 ,si l'on dit que l'on doit re*]*] la vrit mme l o l'on en att5d aucun pr(it p>ce que l'utilit peut en app>atre l o elle n'avait pas t prvue1 il faut aj\t] encore qu'on doit re*]*] et supprim] avec le mme zle t\te erreur1 l mme o elle ne peut faire aucun tort1 p>ce que le dang] des erreurs peut facilem5t app>atre un j\r1 l o on ne s'y att5dait pas1 t\te erreur cont5ant du poison4 ,il n'y a pas d'erreur in(f5sive et il y a d'autant mo9s d'erreur honorable et sacre4 ,p\r consol] ceux qui consacr5t leur vie et leurs =ces la noble et difficile lutte contre les erreurs1 on peut h>dim5t dire que1 si avant la v5ue de la vrit1 l'erreur cont9u]a qu& mme faire son uvre1 elle n'v9c]a pas jusqu'au b\t la vrit conquise et clairem5t exprime1 p\r pr5dre librem5t sa place vacante1 pas plus que les hib\x et les *auves-s\ris p5dant la nuit n'intimid]ont et n'emp*]ont le soleil de rapp>atre radieux son lev]4 ,telle e/ la puissance de la vrit2 sa victoire e/ difficile et pnible1 mais une fois gagne1 elle ne peut pas tre reprise4 ,,s*op5hau]4 #c ,depuis que les hommes viv5t sur la t]re1 t\s les peuples ont eu des sages qui leur ont enseign ce qui tait le plus ncessaire de savoir3 quelle e/ la de/9ation et1 p> consqu5t1 le vrai bonheur de *aque homme et de t\s les hommes4 ,seul l'homme qui connat cette sci5ce peut jug] de l'importance de t\tes les autres4 ,les objets d'tudes sont innombrables2 aussi1 l'ignorance de la mission et du bonheur des hommes r5d-elle impossible le *oix dans cette quantit inf9ie des connaissances et c'e/ p\rquoi sans cette connaissance primordiale1 t\tes les autres devi5n5t et sont1 en effet1 un amusem5t va9 et nuisible4 #d ,t\s les hommes qui s'adress5t la sci5ce de notre poque1 non p\r satisfaire une va9e curiosit1 non p\r j\] un rle dans la sci5ce1 crire2 discut]1 enseign]1 non p\r vivre de la sci5ce1 mais p\r lui pos] des que/ions directes1 simples1 vitales1 s'ap]oiv5t que t\t en rpondant des milli]s de que/ions trs +nieuses et complexes1 elle e/ impuissante rpondre la seule "q qui intresse t\t homme de raison3 que suis-je et comm5t dois-je vivre8 #e ,on peut tudi] les sci5ces inutiles la vie spirituelle1 telles que l'a/ronomie1 les ma?matiques1 la physique1 de mme que j\ir de div]s plaisirs1 jeux1 prom5ades1 qu& ces occupations ne n\s emp*5t pas de faire ce que n\s devons2 mais ce n'e/ pas bi5 de s'occup] de va9es sci5ces et de j\ir de plaisirs1 qu& ils entrav5t la vritable uvre de la vie4 #f ,socrate dmontrait ses lves qu'une in/ruction bi5 organise comm&e de p>v5ir dans *aque sci5ce une c]ta9e limite qu'on ne doit pas fran*ir4 ,il suffit de connatre assez de gomtrie1 disait-il1 p\r tre1 l'occasion en tat de mesur] rgulirem5t une b&e de t]re que l'on a*te ou que l'on r5d1 p\r divis] un hritage ou p\r savoir rp>tir le travail aux ouvri]s4 ,c'e/ si facile1 disait-il1 qu'avec un peu de bonne volont on ne s'arrt]a plus devant aucun calcul1 qu& bi5 mme il faudrait mesur] t\te la t]re4 ,mais il n'appr\vait pas lorsqu'on se passionnait p\r les difficults de cette sci5ce1 et1 bi5 qu'il les connt1 il disait1 qu'elles p\vai5t occup] t\te la vie d'un homme et le di/raire des sci5ces utiles1 t&is qu'elles ne s]vai5t ri54 ,il tr\vait bi5 que l'on connaisse assez d'a/ronomie p\r p\voir1 d'aprs de m5us indices reconnatre les heures de la nuit1 les j\rs du mois1 et les saisons de l'anne1 s'ori5t] sur sa r\te1 ma9t5ir la direction en m]1 et relev] les g>des4 ,cette sci5ce1 e/ si facile1 aj\tait-il1 qu'elle e/ accessible *aque *asseur1 t\t navigateur et1 en gnral1 t\t homme qui v\drait quelque peu s'en occup]4 ,mais lorsqu'on v\lait arriv] tudi] les diffr5tes orbites p>c\rues p> les a/res cle/es1 calcul] la dim5sion des plantes et des toiles1 leur loignem5t de la t]re1 leurs m\vem5ts et modifications1--il blmait les g5s1 c> il ne voyait aucune utilit ces occupations4 ,il en avait une si basse op9ion1 non pas p> ignorance1 c> il avait tudi ces sci5ces1 mais p>ce qu'il ne v\lait pas qu'on dp5se des tudes sup]flues1 le temps et les =ces qui p\rrai5t tre employs la *ose la plus ncessaire l'homme3 son p]fectionnem5t moral4 ,x,,nophon4 ,,vii4--,de la lecture des livres4 #a ,fais att5tion que la lecture de nombreux criva9s1 de livres de t\s g5res n'embr\ill5t et ne tr\bl5t ta raison4 ,on ne doit alim5t] son esprit que p> la lecture d'criva9s dont la valeur e/ inconte/able4 ,trop de lecture di/rait l'esprit et le d%abitue du travail p]sonnel4 ,c'e/ p\rquoi ne lis que les vieux livres inconte/ablem5t bons4 ,si jamais tu z envie de pass] des uvres d'un autre g5re1 n'oublie pas de rev5ir aux anci5nes4 ,s,n,,que4 #b ,lisez avant t\t les meilleurs livres2 autrem5t v\s n'aurez pas le temps de les lire4 ,,?oreau4 #c ,il e/ prfrable de ne jamais lire un seul livre que d'en lire beauc\p et de croire t\t ce qui y e/ dit4 ,on peut tre intellig5t sans lire un seul livre1 t&is qu'en croyant t\t ce qui e/ crit dans les livres1 on devi5t =cm5t sot4 #d ,dans la fabrication des livres se rpte le mme fait que dans la vie4 ,la plup>t des g5s s'g>5t sottem5t4 ,c'e/ p\r cela que tant de mauvais livres1 tant de rel5t littraire s'accumul5t p>mi la bonne gra9e4 ,les hommes ne font que p]dre leur temps1 leur arg5t1 et leur att5tion la lecture de ces livres4 ,les mauvais livres ne sont pas seulem5t inutiles1 mais encore nuisibles4 ,c> neuf diximes de t\s les livres ne s'imprim5t que p\r pr5dre l'arg5t des autres4 ,c'e/ p\rquoi il e/ prfrable de ne pas lire du t\t les livres dont on p>le et dont on crit beauc\p4 ,les g5s doiv5t *]*] avant t\t lire et connatre les meilleurs criva9s de t\s les sicles1 et de t\s les peuples4 ,ce sont ces livres l qu'on doit lire en premi] lieu2 autrem5t1 on n'aura pas le temps de les lire du t\t4 ,seuls ces criva9s n\s in/ruis5t et contribu5t notre ducation4 ,n\s ne lirons jamais trop peu de mauvais livres et n\s ne russirons jamais lire trop de bons livres4 ,les mauvais livres sont un poison moral qui ne fait que gris]4 ,d'aprs ,,s*op5hau]4 #e ,les sup]/itions et les erreurs t\rm5t5t les hommes4 ,il n'y a qu'un moy5 p\r s'en db>rass]3 la vrit4 ,or1 n\s appr5ons la vrit tant p> n\s-mmes que p> l'entremise de sages et de sa9ts qui ont vcu avant n\s4 ,c'e/ p\rquoi p\r m5] une vie de bi51 il faut *]*] soi-mme la vrit1 t\t en pr(itant des indications qui sont v5ues jusqu' n\s des anci5s sages et des sa9ts4 #f ,l'un des moy5s les plus puissants de connatre la vrit qui libre des sup]/itions1 consi/e appr5dre t\t ce que l'humanit a fait dans le pass p\r connatre et exprim] la vrit commune t\s les hommes4 ,,viii4--,de la p5se indp5dante4 #a ,*aque homme peut et doit pr(it] de t\t ce que la raison commune de l'humanit a labor1 mais il doit en mme temps contrl] p> sa propre raison les donnes labores p> t\te l'humanit4 #b ,le savoir e/ vraim5t le savoir1 lorsqu'il e/ acquis p> les ef=ts de la p5se et non p> la mmoire4 ,n\s comm5ons savoir rellem5t lorsque n\s n\s arrivons oubli] compltem5t ce que n\s avons appris4 ,je ne me rappro*]ai pas une di/ance d'un *eveu de la connaissance des objets1 tant que je considr]ai l'objet comme on me l'a appris4 ,p\r connatre un objet1 je dois m'en appro*] comme d'une *ose d'absolum5t inconnue de moi4 ,,?oreau4 #c ,n\s att5dons du pr(esseur qu'il fasse de son lve un homme raisonnable1 d'abord1 sage1 ensuite1 et savant1 enf94 ,ce procd prs5te cet avantage que si l'lve n'atte9t jamais le d]ni] degr1 comme cela a1 en effet1 gnralem5t lieu dans la ralit2 il gagn]a nanmo9s s'in/ruire et aura plus d'expri5ce et de sagesse dans la vie4 ,mais si l'on ret\rne ce procd l'env]s1 alors les lves saisiss5t quelque *ose qui ressemble la raison avant d'avoir acquis la facult de raisonn] et emport5t de l'enseignem5t une sci5ce emprunte1 comme colle eux et non n'adhrant1 sans compt] que leurs facults spirituelles re/5t t\t aussi improductives que p> le pass et se tr\v5t en mme temps =tem5t corrompues p> la sagesse imag9aire4 ,c'e/ l la raison p\rquoi n\s r5controns s\v5t des savants 7ou plutt des g5s in/ruits7 qui manife/5t trs peu de raisonnem5t1 et c'e/ p\rquoi il sort des acadmies plus d'idiots que de n'importe quelle autre classe sociale4 ,,kant4 #d ,dans t\tes les classes il y a des hommes qui j\iss5t d'une supriorit m5tale1 bi5 qu'ils n'ai5t s\v5t aucune in/ruction4 ,l'esprit naturel peut remplac] presque t\s les degrs de l'in/ruction1 t&is qu'aucune in/ruction ne peut remplac] l'esprit naturel1 bi5 qu'elle possde l'avantage de la connaissance des vnem5ts et des faits 7sci5ce hi/orique71 de la df9ition des causes 7sci5ces naturelles7--le t\t en une revue facile et rgulire2 mais cela ne lui donne pas une op9ion plus exacte et plus appr(ondie du s5s rel de t\s ces vnem5ts1 faits et causes4 ,l'homme non in/ruit1 mais p]spicace et prompt voir les *oses1 saura se pass] de ces ri*esses4 ,un incid5t de sa propre expri5ce lui appr5dra bi5 plus qu' un savant qui connat des milli]s de cas1 mais qu'il ne compr5d pas trs bi51 p>ce que le peu de savoir de l'homme non in/ruit e/ vcu4 ,,s*op5hau]4 #e ,j'aime les paysans3 ils ne sont pas assez in/ruits p\r p\voir raisonn] erronem5t4 ,,montaigne4 #f ,combi5 de lectures multiples n\s aurions pu vit] si n\s savions rfl*ir avec indp5dance4 ,e/-ce que la lecture et l'tude sont la mme *ose8 ,quelqu'un a affirm1 non sans raison1 que si l'impression des livres a contribu au dveloppem5t plus va/e de l'in/ruction1 cela a t au dtrim5t de leur qualit et de leur t5eur4 ,trop lire e/ mauvais p\r la p5se4 ,les plus gr&s p5seurs1 r5contrs p>mi les savants que j'ai tudis1 tai5t prcism5t les mo9s rudits4 ,si l'on avait enseign aux hommes comm5t ils doiv5t p5s]1 et non pas quoi ils doiv5t p5s]1 le mal5t5du aurait pu tre vit4 ,,li*t5b]g4 ,,*apitre ,,xix ,l',,ef=t ,les p*s1 les t5tations1 les sup]/itions arrt5t1 voil5t l'homme son me4 ,p\r se rvl] soi-mme son me1 l'homme doit faire des ef=ts de consci5ce4 ,c'e/ donc dans ces ef=ts de consci5ce que consi/e l'uvre pr9cipale de la vie de l'homme4 ,i4--,la libration des p*s1 des t5tations et des sup]/itions e/ dans l'ef=t4 #a ,l'abngation libre les hommes des p*s1 l'humilit--des t5tations1 la vracit--des sup]/itions4 ,mais p\r que l'homme puisse r5onc] aux dsirs *>nels1 s'humili] devant les t5tations de l'orgueil et contrl] p> la raison les sup]/itions qui le dsori5t5t1 il doit faire des ef=ts4 ,seul l'ef=t de sa consci5ce p]met l'homme de se libr] des p*s1 des t5tations et des sup]/itions qui le priv5t de bonheur4 #b ,le ,royaume de ,dieu e/ conquis p> l'ef=t4 ,le ,royaume de ,dieu e/ en v\s 7,luc1 ,,xvi1 #af2 ,,xvii1 #ba74 ,ces deux /rophes de l',evangile signifi5t que ce n'e/ que p> des ef=ts de consci5ce que les hommes peuv5t va9cre en eux les p*s1 les sup]/itions et les t5tations qui ret>d5t l'appro*e du ,royaume de ,dieu4 #c ,ici1 sur la t]re1 il ne peut et ne doit pas y avoir de repos1 p>ce que la vie e/ une m>*e v]s le b qu'on ne peut jamais atte9dre4 ,le repos e/ immoral4 ,je ne puis dire en quoi consi/e ce b2 mais quel qu'il soit1 il exi/e et n\s savons que n\s n\s en appro*ons4 ,sans ce rappro*em5t1 la vie s]ait une absurdit et un m5songe4 ,et n\s ne p\vons n\s rappro*] de ce b que p> notre propre ef=t4 ,,joseph ,,mazz9i4 #d ,dev5ir de plus en plus meilleur1 c'e/ t\te l'uvre de la vie1 et on ne peut dev5ir meilleur que p> l'ef=t4 ,*acun sait que sans ef=t1 on ne peut ri5 faire dans le travail4 ,il faut savoir galem5t que dans l'uvre pr9cipale de la vie1 dans la vie spirituelle1 on ne peut ri5 faire sans ef=t4 #e ,la =ce ne se manife/e pas p> le p\voir de faire un nud avec un attisoir en f]1 p> la possession des billions et des trillions de r\bles1 ni p> la dom9ation sur des millions d'hommes2 la vraie =ce e/ dans le p\voir sur soi-mme4 #f ,ne dis jamais d'une bonne action3 ,ce n'e/ pas la pe9e de se donn] du mal2 c'e/ si difficile que je n'y arriv]ai jamais2 ou bi53 ,c'e/ si facile que je n'ai qu' v\loir p\r le faire4 ,ne p5se pas et ne p>le pas a9si3 mme si le b vis n'e/ pas atte9t1 ou si ce b e/ insignifiant1 *aque ef=t =tifie l'me4 #g ,les g5s p5s5t s\v5t que p\r tre un vrai *rti51 il faut accomplir des actes extraord9aires4 ,c'e/ une erreur4 ,le *rti5 n'a pas beso9 d'uvres spciales1 extraord9aires2 il ne lui faut qu'un ef=t d'esprit p]ptuel qui le libre des p*s1 des t5tations et des sup]/itions4 #h ,les mauvaises actions--celles qui caus5t nos malheurs1--s'accompliss5t facilem5t2 mais ce qui e/ noble et bon p\r n\s se fait uniquem5t au prix d'un ef=t4 ,sagesse b\ddhi/e4 #i ,si l'homme pr5d p\r rgle de faire ce qu'il veut1 il ne re/]a pas longtemps v\loir faire ce qu'il fait4 ,la vraie uvre n'e/ jamais que celle laquelle on doit travaill] p\r l'accomplir4 #aj ,la r\te v]s la connaissance du bi5 n'a jamais t trace sur un gazon soyeux jon*e de fleurs2 l'homme a t\j\rs d escalad] des ro*]s dnuds4 ,,john ,,rusk94 #aa ,on ne *]*e jamais la vrit avec joie1 mais avec motion et inquitude2 et cep5dant1 on doit la *]*]2 c> n'ayant pas tr\v la vrit et appris l'aim]1 tu priras4 ,mais1 diras-tu1 si la vrit v\lait que je la *]*e et que je l'aime1 elle se s]ait rvle moi-mme4 ,aussi se rvle-t-elle toi1 mais tu n'y prtes pas att5tion4 ,*]*e donc la vrit1--elle le veut4 ,,pascal4 ,,ii4--,la vie p\r l'me exige des ef=ts4 #a ,je suis l'in/rum5t avec lequel ,dieu travaille4 ,mon vrai bonheur consi/e p>ticip] ,son travail4 ,mais je ne peux y p>v5ir qu'au moy5 des ef=ts que je fais p\r g>d] t\j\rs en tat propre et aiguis l'in/rum5t de ,dieu qui m'e/ confi3 moi-mme1 mon me4 #b ,la *ose la plus *re l'homme1 c'e/ d'tre libre1 de vivre sa guise et non suivant la volont d'autrui4 ,af9 de vivre a9si1 l'homme doit vivre p\r son me4 ,et af9 de vivre p\r l'me1 l'homme doit rprim] les dsirs du corps4 #c ,la vraie vie huma9e n'e/ autre *ose que le passage progressif de la nature be/iale infrieure une conception de plus en plus gr&e de la vie spirituelle4 #d ,n\s faisons un ef=t p\r n\s rveill] et n\s n\s veillons effectivem5t lorsque le rve devi5t affreux et que n\s n'avons plus de =ces de le support]4 ,il faut agir de mme dans la vie relle lorsqu'elle devi5t intolrable4 ,dans ces mom5ts-l1 il faut faire un ef=t de consci5ce p\r s'veill] une vie n\velle1 suprieure1 spirituelle4 #d ,la lutte contre les p*s1 les t5tations et les sup]/itions e/ ncessaire dj p\r cette raison que si tu cesses de les combattre1 ta *air pr5d le dessus4 #e ,il n\s semble qu'un vrai travail ne peut tre fait qu' quelque *ose de visible3 btir une maison1 lab\r] un *amp1 n\rrir le btail1 mais que travaill] son me1 quelque *ose d'invisible1 n'e/ pas une besogne importante1 une besogne que l'on peut faire ou ne pas faire2 p\rtant t\t autre travail1--en dehors du travail intrieur1 celui qui n\s r5d t\s les j\rs plus moral et plus aimant1--t\t autre travail n'e/ ri54 ,c'e/ le seul vrai1 et t\s les autres ne sont utiles que si ce travail pr9cipal de la vie s'effectue4 #g ,celui qui reconnat que sa vie e/ mauvaise et qui veut comm5c] vivre mieux1 ne doit pas p5s] qu'il ne peut comm5c] le faire que lorsqu'il aura modifi les conditions de sa vie4 ,on doit et on peut amlior] sa vie non pas p> les trans=mations extrieures1 mais p> un *angem5t de soi-mme1 en notre me4 ,et cela1 on peut le faire t\j\rs et p>t\t4 ,et *acun a suffisamm5t faire dans ce b4 ,c'e/ seulem5t lorsque ton me aura *ang au po9t que tu ne p\rras plus vivre comme p> le pass1 que tu p\rras la modifi]1 et non qu& tu croiras qu'il te s]a plus facile de te corrig] si tu *anges ta vie4 #h ,il n'y a1 dans la vie1 qu'une seule *ose importante p\r t\s les hommes4 ,cette uvre seule e/ de/9e t\s les hommes4 ,t\t le re/e n'e/ ri5 en comp>aison avec elle4 ,on voit que cela e/ a9si p>ce que dans cette uvre seule1 l'homme n'a pas d'entraves et qu'elle seule donne t\j\rs la joie4 #i ,pr5ds l'exemple du v] soie3 il travaille tant qu'il n'e/ pas en mesure de vol]4 ,et toi1 tu t'es coll la t]re4 ,travaille ton me1 et il te p\ss]a des ailes4 ,d'aprs ,,ang,,lus4 ,,iii4--,le p]fectionnem5t de soi-mme ne saurait tre atte9t que p> des ef=ts de consci5ce4 #a ,soyez p>faits comme votre ,pre cle/e e/ p>fait1 e/-il dit dans l',evangile4 ,cela ne signifie po9t que le ,*ri/ ordonne l'homme d'tre aussi p>fait que ,dieu1 mais que *aque homme doit faire des ef=ts de consci5ce p\r se rappro*] de la p]fection et que la vie de l'homme e/ dans ce rappro*em5t4 #b ,t\t tre ne gr&it pas d'un c\p1 mais peu peu4 ,on ne peut non plus appr5dre une sci5ce d'un c\p4 ,de mme1 on ne peut pas va9cre le p* d'un c\p4 ,il n'y a qu'un moy5 p\r dev5ir meilleur3 le raisonnem5t sage et l'ef=t cont9u et pati5t4 ,,*ann+4 #c ,less+ disait que ce n'e/ pas la vrit qui donne la joie l'homme1 mais l'ef=t qu'il fait p\r la connatre1 ,il en e/ de mme de la v]tu3 la joie que donne la v]tu e/ dans l'ef=t qui n\s rappro*e d'elle4 #d ,les p>oles suivantes tai5t graves sur la baignoire du ,roi ,t*+-,t*ang3 ,r5\velle-toi t\s les j\rs compltem5t2 fais-le n\veau et encore n\veau4 ,sagesse *9oise4 #e ,si les g5s ne s'occup5t pas d'explorations1 et s'ils s'en occup5t1 mais qu'ils n'y russiss5t pas1 ils ne doiv5t pas se dsespr] ni s'arrt]2 si les g5s n'int]rog5t pas les p]sonnes claires sur les *oses qu'ils ignor5t1 et si1 en int]rogeant1 ils ne devi5n5t pas plus avancs1 ils ne doiv5t pas dsespr]2 si les g5s ne raisonn5t pas1 et s'ils raisonn5t1 mais ne peuv5t pas compr5dre clairem5t en quoi consi/e le bi51 ils ne doiv5t pas dsespr]2 si les g5s ne di/+u5t pas le bi5 et le mal1 et s'ils le di/+u5t1 mais n'en ont pas une conception exacte1 ils ne doiv5t pas dsespr]2 si les g5s ne font pas le bi51 et s'ils le font1 mais sans lui consacr] t\tes leurs =ces1 ils ne doiv5t pas dsespr]3 ils f]ont en dix fois ce que d'autres aurai5t fait en une fois2 ils f]ont en mille fois ce que d'autres aurai5t fait en c5t fois4 ,celui qui suivra rellem5t cette rgle de la cont9uit de l'ef=t devi5dra1 si ignorant qu'il soit1 srem5t =t1 et1 si vicieux qu'il soit1 il devi5dra srem5t v]tueux4 ,sagesse *9oise4 #f ,lorsque l'homme fait le bi5 uniquem5t p>ce qu'il e/ habitu le faire1 ce n'e/ pas encore la vie de bi54 ,cette vie comm5ce lorsque l'homme fait un ef=t p\r tre bon4 #g ,tu dis3 ce n'e/ pas la pe9e de faire des ef=ts2 on aura beau s'appliqu]1 on ne p>vi5dra jamais la p]fection4 ,ton uvre n'e/ pas d'atte9dre la p]fection1 mais de t'en rappro*] de plus en plus4 #h ,p\r que la vie soit non un *agr91 mais une joie cont9uelle1 on doit t\j\rs tre bon p\r t\s1 hommes et animaux4 ,et p\r tre bon1 il faut s'y habitu]2 et p\r s'y habitu]1 il ne faut1 pas laiss] pass] une seule de ses mauvaises actions sans s'en faire de repro*es4 ,si tu agis a9si1 tu t'habitu]as bi5tt tre bon p\r t\s les hommes et p\r t\s les animaux4 ,et si tu t'habitues la bont1 tu auras t\j\rs la joie au cur4 #i ,la v]tu de l'homme ne se mesure pas p> ses exploits extraord9aires1 mais p> son ef=t de *aque j\r4 ,,pascal4 ,,iv4--,p\r se rappro*] de la p]fection1 l'homme ne doit compt] que sur ses propres =ces4 #a ,combi5 il e/ erron de dem&] ,dieu1 ou mme aux hommes1 de me dlivr] d'une situation difficile4 ,l'homme n'a beso9 de l'aide de p]sonne2 il n'a pas beso9 non plus de sortir de la situation o il se tr\ve2 il ne lui faut qu'une seule *ose3 faire un ef=t de consci5ce p\r se libr] des p*s1 des t5tations et des sup]/itions4 ,la situation de l'homme *ang]a et s'amlior]a seulem5t en tant qu'il se s]a libr des p*s1 ds t5tations et des sup]/itions4 #b ,ri5 n'affaiblit les =ces de l'homme que l'espoir de tr\v] le salut et le bonheur ailleurs que dans son ef=t4 #c ,il faut se db>rass] de l'ide que le ,ciel peut corrig] nos erreurs4 ,si v\s prp>ez ngligemm5t quelque plat1 v\s n'esprez pas que la ,provid5ce le r5dra bon2 de mme1 si p5dant une srie d'annes de folie1 v\s avez mal dirig votre vie1 v\s ne devez pas espr] que l'int]v5tion div9e dirig]a et arrang]a t\t p\r le mieux4 ,,john ,,rusk94 #d ,tu possdes la connaissance de ce qui e/ la p]fection suprme4 ,en toi galem5t sont les ob/acles qui t'emp*5t d'y arriv]4 ,ta situation e/ prcism5t celle qui t'engage travaill] p\r te rappro*] de la p]fection4 ,,c>lyle4 #e ,c'e/ toi qui p*es1 c'e/ toi qui projettes le mal1 c'e/ toi qui fuis le p*1 c'e/ toi qui purifies tes desse9s1 c'e/ toi qui es m*ant ou pur2 un autre ne p\rra pas te sauv]4 ,,djamapada4 #f ,il n'y a pas de loi morale si je ne puis l'accomplir4 ,les g5s dis5t3 n\s sommes ns g/es1 av>es1 s5suels1 et n\s ne p\vons pas tre autres4 ,non1 n\s le p\vons4 ,la premire *ose1 c'e/ de s5tir dans son cur ce que n\s sommes et ce que n\s devons tre1 et la seconde e/ de faire des ef=ts p\r n\s rappro*] de ce que n\s devrions tre4 ,,solt]4 #g ,l'homme doit dvelopp] ses g]mes de bi54 ,la ,provid5ce ne les a pas sems entirem5t levs dans l'homme2 ce ne sont que des g]mes4 ,se r5dre meilleur1 cultiv] soi-mme--voil l'uvre pr9cipale de la vie de l'homme4 ,,kant4 ,v4--,il n'y a qu'un seul moy5 d'amlior] la vie sociale3 l'ef=t de *aque homme p\r obt5ir une vie morale et bonne4 #a ,les hommes se rappro*5t du ,royaume de ,dieu1 c'e/--dire de la vie bonne et heureuse1 uniquem5t p> l'ef=t de *aque individu v]s une vie morale4 #b ,si tu vois que l'organisation de la socit e/ mauvaise et que tu veux l'amlior]1 sa*e qu'il e/ p\r cela un seul moy53 t\s les hommes doiv5t dev5ir meilleurs4 ,et p\r r5dre t\s les hommes meilleurs1 tu n'z qu'un moy53 c'e/ de dev5ir meilleur toi-mme4 #c ,on ent5d s\v5t dire que t\s les ef=ts faits p\r amlior] la vie1 supprim] le mal1 in/itu] la ju/ice sont inutiles1 et que t\t cela se f]a de soi-mme4 ,les g5s avanai5t1 en ramant1 mais les rameurs1 arrivs de/9ation1 sont desc5dus2 les voyageurs re/s dans le bateau ne se mett5t pas ram] p>ce qu'ils p5s5t que le bateau cont9u]a avanc] comme il l'a fait jusque-l4 #d ,oui1 cela s]ait a9si1 si t\s les hommes avai5t compris d'un c\p que t\t cela e/ mauvais et inutile p\r n\s1 dit-on en p>lant du mal de la vie huma9e4 ,mettons qu'un homme r5once au mal1 qu'il refuse y p>ticip]1 cela avanera-t-il l'uvre du bi5 commun8 ,la trans=mation de la vie sociale s'opre grce aux ef=ts de t\te la socit et non pas ceux des individus isols4 ,il e/ vrai1 qu'une hirondelle ne fait pas le pr9temps4 ,s]ait-il possible1 cep5dant1 que p>ce qu'une hirondelle ne fait pas le pr9temps1 elle ne doit pas s'envol] alors qu'elle s5t l'appro*e du pr9temps8 ,si *aque b\rgeon et *aque h]be att5dai5t1 il n'y aurait jamais de pr9temps4 ,de mme1 p\r tablir le ,royaume de ,dieu1 je ne dois pas me dem&] si je suis la premire ou la millime hirondelle1 mais faire immdiatem5t1 mme si je suis seul1 en s5tant l'appro*e du royaume de ,dieu1 t\t ce qu'il faut p\r le ralis]4 ,dem&ez1 et il v\s s]a donn2 *]*ez1 et v\s tr\v]ez2 frappez1 et on v\s ouvrira4 ,c> quiconque dem&e1 reoit1 et quiconque *]*e1 tr\ve2 et l'on ouvre celui qui frappe4 ,,mat?41 ,,vii1 #g-h4 #e ,notre vie e/ malheureuse4 ,p\rquoi8 ,p>ce que les hommes viv5t mal4 ,et ils viv5t mal p>ce qu'ils sont eux-mmes mauvais4 ,de sorte que p\r que la vie ne soit plus mauvaise1 il faut *ang] les mauvaises g5s en bonnes g5s4 ,comm5t faire cela8 ,p]sonne ne peut trans=m] t\t le monde1 mais *acun peut s'am5d] lui-mme4 ,il semble1 t\t d'abord1 qu'on ne peut pas remdi] cela a9si1 c> que peut faire un homme contre t\s8 ,p\rtant1 t\s se plaign5t de leur vie malheureuse4 ,si donc t\s les hommes compr5n5t que la mauvaise vie vi5t des mauvaises g5s1 et que *acun peut non pas corrig] les autres1 mais se corrig] lui-mme1 t\te la vie devi5dra immdiatem5t meilleure4 ,c'e/ donc que la mauvaise vie dp5d de n\s1 et cela dp5d galem5t1 de n\s qu'elle devi5ne bonne4 ,,vi4--,l'ef=t v]s la p]fection donne le vrai bonheur4 #a ,l'ef=t moral et la joie de la consci5ce de la vie alt]n5t de mme que le travail corporel et la joie du repos4 ,sans travail corporel on n'pr\ve pas la joie du repos3 sans ef=t moral1 il n'y a pas de joie d'tre consci5t de la vie4 #b ,la rcomp5se de la v]tu e/ dans l'ef=t mme de faire une bonne action4 ,,cic,,ron4 #c ,n'att5ds pas non seulem5t un succs rapide1 mais mme un succs p]ceptible de tes ef=ts v]s le bi54 ,tu ne v]ras pas le fruit de tes ef=ts1 p>ce que tu t'es avanc 't\t autant que s'e/ avance la p]fection laquelle tu aspires4 ,l'ef=t de la consci5ce n'e/ pas un moy5 p\r obt5ir le bonheur1 mais l'ef=t de la consci5ce donne p> lui-mme le bonheur4 #d ,dieu a donn aux animaux t\t ce qu'il leur faut4 ,mais il ne l'a pas donn l'homme4 ,l'homme doit se procur] lui-mme t\t ce qui lui e/ ncessaire4 ,la sagesse suprieure de l'homme n'e/ pas ne avec lui2 il doit travaill] p\r la gagn]1 et plus son travail e/ pnible1 plus la rcomp5se e/ gr&e4 ,tablettes des ,babides#a4 #e ,le ,royaume de ,dieu e/ conquis de haute lutte4 ,cela veut dire que p\r se db>rass] du mal et dev5ir bon1 il faut un ef=t4 ,l'ef=t e/ ncessaire p\r se cont5ir du mal4 ,conti5s-toi du mal1 et tu f]as le bi51 p>ce que l'me huma9e aime le bi51 et elle le fait1 si elle e/ exempte de mal4 #f ,v\s tes des travailleurs libres et v\s le s5tez4 ,t\tes sortes de raisonnem5ts m5song]s v\lant pr\v] que la de/9e ou les lois de la nature sont matresses de t\t1 ne s]ont jamais en tat de faire taire les deux tmo9s incorruptibles de la lib]t3 les repro*es de la consci5ce et les gr&s m>tyres4 ,depuis ,socrate jusqu' ,*ri/1 et depuis ,*ri/ jusqu'aux hommes qui1 de sicle en sicle1 meur5t p\r la vrit1 t\s les m>tyrs de la foi montr5t le m5songe de cette doctr9e d'esclaves et n\s1 dis5t t\t haut3 ,n\s aussi1 n\s avons aim la vie1 et aussi t\s les hommes qui ont embelli notre vie et qui n\s suppliai5t de cess] la lutte4 ,*aque battem5t de notre cur semblait n\s cri]3 vivez6 ,mais p\r accomplir la loi de la vie1 n\s avons prfr la mort4 ,depuis ,can et jusqu' l'homme le plus pr(ondm5t misrable de notre poque1 t\s ceux qui ont *oisi la voie du mal ent5d5t au fond de leur me la voix du blme1 du repro*e1 une voix qui ne leur donne pas de repos1 qui leur rpte t]nellem5t3 ,p\rquoi avez-v\s ab&onn le *em9 de la vrit8 ,v\s p\viez1 v\s p\vez faire un ef=t4 ,v\s tes des hommes libres et il tait dans votre p\voir de moisir dans les p*s ou de v\s en libr]4 ,,mazz9i4 #a ,secte religieuse p]sane4 7,note du trad47 ,,*apitre ,,xx ,,la ,,vie ,,e/ ,,dans ,,le ,,pr,,s5t ,les hommes croi5t que leur vie dure un temps donn3 dans le pass et dans l'av5ir4 ,mais ce n'e/ qu'une app>5ce2 la vraie vie huma9e ne dure pas p5dant un temps1 elle e/ t\j\rs1 se ma9t5ant un po9t indt]m9 o le pass t\*e au futur et que n\s appelons improprem5t le prs5t4 ,a ce po9t du prs5t1 et ri5 qu' ce po9t1 l'homme e/ libre2 c'e/ p\rquoi la vraie vie de l'homme e/ dans le prs5t et ri5 que dans le prs5t14 ,i4--,la vraie vie ne dp5d pas du temps4 #a ,le pass n'e/ plus1 le futur n'e/ pas encore v5u4 ,qu'e/-ce qui e/ donc8 ,ri5 que le po9t o le futur et le pass se t\*5t4 ,il sembl]ait que ce po9t n'e/ ri51 et cep5dant1 t\te notre vie e/ uniquem5t dans ce po9t4 #b ,il n\s semble seulem5t que le temps exi/e4 ,il n'e/ pas4 ,le temps n'e/ qu'un t]me conv5tionnel grce auquel n\s voyons graduellem5t ce qui e/ en ralit et ce qui e/ t\j\rs un4 ,l'il ne voit pas t\te la sphre la fois1 bi5 que la sphre exi/e en enti] et en une fois4 ,p\r que l'il voit1 il faut que la sphre t\rne devant l'il qui la reg>de4 ,de mme le monde se dr\le1 ou semble se dr\l]1 dans le temps devant les yeux des hommes4 ,p\r la raison suprieure1 il n'y a pas de temps3 ce qui s]a e/ dj4 ,l'ide du temps et de l'espace s]t au morcellem5t de l'inf9i p\r le pr(it des tres f9aux4 ,,amiel4 #c ,il n'y a ni avant ni aprs3 ce qui arriv]a dema9 exi/e rellem5t dans l't]nit4 ,,ang,,lus4 #d ,il n'y a ni temps1 ni espace2 l'un et l'autre n\s sont indisp5sables p\r que n\s puissions compr5dre les objets4 ,c'e/ p\rquoi il e/ faux de croire que les rflexions conc]nant les toiles1 dont la lumire n'e/ pas encore arrive jusqu' n\s1 et sur l'tat du soleil des millions d'annes1 etc41 sont trs importantes4 ,il n'y a l ri5 d'important ni mme de srieux4 ,t\t cela n'e/ qu'un va9 jeu de l'esprit4 #e ,il n'y a pas de temps1 il n'y a qu'un in/ant4 ,et c'e/ prcis m5t en cet in/ant qu'e/ t\te notre vie4 ,c'e/ p\rquoi il faut donn] t\tes nos =ces cet in/ant4 #f ,si la vie e/ en dehors du temps1 p\rquoi se manife/e-t-elle dans le temps et dans l'espace8 ,p>ce que le m\vem5t1 c'e/--dire la t5dance v]s le dveloppem5t1 v]s l'claircissem5t et la p]fection1 ne peut se manife/] que dans le temps et l'espace4 ,s'il n'y avait pas d'espace et de temps1 il n'y aurait pas de m\vem5t1 il n'y aurait pas de vie4 ,,ii4--,la vie spirituelle de l'homme en dehors du temps et de l'espace4 #a ,le temps ne s]t qu' la vie corporelle4 ,l'tre spirituel de l'homme1 e/ t\j\rs en dehors du temps4 ,et il e/ en dehors du temps1 p>ce que l'activit de l'tre spirituel consi/e uniquem5t dans l'ef=t de la consci5ce4 ,et cet ef=t e/ t\j\rs hors du temps1 p>ce qu'il n'a jamais lieu qu'au prs5t et que le prs5t n'a pas de temps4 #b ,n\s ne p\vons n\s reprs5t] la vie aprs la mort et n\s rappel] de la vie avant notre naissance p>ce que n\s ne p\vons ri5 n\s reprs5t] qui soit en dehors du temps2 et cep5dant1 n\s connaissons le mieux notre vie hors du temps--dans le prs5t4 #c ,notre me e/ jete dans notre corps o elle tr\ve le nombre1 le temps1 la mesure4 ,elle raisonne d'aprs cela et appelle cela nature2 ncessit1 et ne saurait p5s] autrem5t4 ,,pascal #d ,n\s disons que le temps passe4 ,ceci n'e/ pas exact4 ,c'e/ n\s qui avanons1 et non pas le temps4 ,lorsque n\s flottons sur l'eau1 il n\s semble que ce sont les rives qui m>*5t et non pas le bateau dans lequel n\s n\s tr\vons4 ,il en e/ de mme du temps4 #e ,il e/ bon de se rappel] s\v5t que notre vraie vie n'e/ pas uniquem5t extrieure1 corporelle1 telle que n\s la vivons ici1 sur t]re1 telle que n\s la voyons1 mais qu'avec cette vie1 n\s possdons encore une autre vie1 intrieure1 spirituelle1 qui n'a ni comm5cem5t ni f94 ,,iii4--,la vraie vie n'e/ que dans le prs5t4 #a ,la facult de se s\v5ir du pass et de se reprs5t] l'av5ir n\s e/ donne uniquem5t af9 que1 en n\s fondant sur des considrations relatives l'un ou l'autre1 n\s puissions dcid] plus exactem5t nos actes du prs5t1 mais nullem5t p\r regrett] le pass ou prp>] l'av5ir4 #b ,l'homme ne vit que dans l'in/ant prs5t4 ,t\t le re/e e/ dj pass1 ou bi5 n'arriv]a peut-tre pas4 ,,m>c-,,aur,,le4 #c ,si n\s n\s t\rm5tons en songeant au pass et que n\s n\s gtons l'av5ir1 c'e/ uniquem5t p>ce que n\s n\s occupons trop peu du prs5t4 ,le pass a t1 l'av5ir n'e/ pas2 seul le prs5t e/4 #d ,notre tat futur sembl]a t\j\rs un rve notre tat prs5t4 ,ce n'e/ pas la longueur de la vie qui importe1 mais sa pr(ondeur4 ,il ne s'agit pas de prolong] la vie1 mais de vivre en dehors du temps1 et n\s ne le faisons que lorsque n\s vivons p> l'ef=t du bi54 ,lorsque n\s vivons a9si1 n\s ne n\s posons pas la "q du temps4 ,d'aprs ,,em]son4 #e ,vivre jusqu'au soir et jusqu' la mort#a veut dire1 vivre comme si l'on se tr\vait t\j\rs sa d]nire heure et qu'on n'a le temps que d'accomplir l'ess5tiel1 et en mme temps vivre comme si tu p\vais cont9u] indf9im5t l'uvre que tu accomplis4 #f ,le temps e/ d]rire n\s1 il e/ devant n\s1 mais n\s ne l'avons pas avec n\s4 ,lorsqu'on se met p5s] davantage ce qui a t ou ce qui s]a1 on p]d le pr9cipal3 la vraie vie dans le prs5t4 #g ,on ne peut va9cre les mauvaises habitudes qu'auj\rd'hui seulem5t1 et non pas dema94 ,,confucius4 #h ,ri5 n'a de l'importance1 except ce que n\s faisons dans le mom5t prs5t4 #i ,il e/ bon de ne pas p5s] au l5dema92 mais p\r ne pas y p5s]1 il n'y a qu'un seul moy53 c'e/ de p5s] cont9uellem5t si j'accomplis bi5 l'uvre du j\r1 de l'heure1 de la m9ute prs5te4 #aj ,ds qu'on s'absorbe dans le pass et l'av5ir1 on s'loigne de la vraie vie et l'on se s5t ab&onn1 li1 solitaire4 ,que de tortures morales1 et t\t cela p\r m\rir au b\t de quelques m9utes6 ,p\rquoi donc s'inquit]8 ,non1 cela n'e/ pas vrai3 ta vie exi/e actuellem5t4 ,le temps n'e/ pas1 et l'heure prs5te vaut des c5ta9es d'annes si tu vis cette heure avec ,dieu4 ,d'aprs ,,amiel4 #ad ,on dit3 l'homme n'e/ pas libre p>ce que t\t ce qu'il fait a une raison antrieure4 ,mais l'homme n'agit jamais que dans le prs5t2 or1 le prs5t e/ en dehors du temps3 ce n'e/ que le po9t de contact entre le pass et le futur4 ,c'e/ p\rquoi l'homme e/ t\j\rs libre p5dant l'in/ant du prs5t4 #ae ,la =ce libre et div9e de la vie ne se manife/e que dans le prs5t2 c'e/ p\rquoi l'activit du prs5t doit possd] les qualits div9es1 c'e/--dire doit tre raisonnable et bonne4 #af ,on dem&a un sage3 ,quelle e/ l'uvre la plus mportante8 ,quel e/ l'homme le plus important de la vie8 ,quel e/ le mom5t le plus important de la vie8 ,le sage rpondit3 ,l'uvre la plus importante c'e/ d'aim] t\s les hommes p>ce que c'e/ l l'uvre de la vie de *aque homme4 ,l'homme le plus important e/ celui auquel tu z affaire en ce mom5t1 p>ce que tu ne p\rras jamais savoir si tu auras affaire un autre homme4 ,le temps le plus important e/ le prs5t p>ce que l seulem5t l'homme e/ matre de lui-mme4 ,,iv4--,l'am\r ne se manife/e que dans le prs5t4 #a ,l'uvre pr9cipale de la vie e/ l'am\r4 ,et on ne peut aim] ni dans le pass ni dans le futur4 ,on ne peut aim] que dans le prs5t1 cette heure1 cette m9ute4 #b ,l'am\r e/ une manife/ation de l'ess5ce div9e qui n'a pas de temps2 c'e/ p\rquoi l'am\r ne se manife/ que dans le prs5t1 t\t de suite1 t\t mom5t du prs5t4 #c ,aim]1 en gnral1 c'e/ faire le bi54 ,c'e/ a9si que n\s compr5ons t\s l'am\r1 et n\s ne p\vons le compr5dre autrem5t4 ,l'am\r n'e/ pas seulem5t un mot2 il compr5d les uvres que n\s accomplissons p\r le bonheur d'autrui4 ,si l'homme dcide de ne pas rpondre aux exig5ces du plus petit am\r vrai en vue d'un gr& am\r futur1 il se leurre1 leurre les autres et n'aime p]sonne1 sauf lui4 ,il n'y a pas d'am\r dans le futur3 l'am\r n'exi/e que dans le prs5t4 ,si l'homme n'accomplit pas l'uvre de l'am\r dans le prs5t1 c'e/ qu'il n'a pas d'am\r4 #d ,tu veux le bi54 ,or1 le bi5 ne peut se produire qu'immdiatem5t4 ,il ne peut y avoir de bi5 dans l'av5ir1 p>ce qu'il n'y a pas d'av5ir1 il n'y a que le prs5t4 #e ,ne remets jamais une bonne action si tu peux l'accomplir auj\rd'hui1 p>ce que la mort ne dem&e pas si tu z fait ce que tu dois4 ,la mort n'att5d p]sonne ni ri54 ,la *ose la plus importante e/ donc celle qu'on accomplit l'in/ant mme4 #f ,n'att5dons pas p\r tre ju/es1 compatissants4 ,n'att5dons pas la v5ue des s\ffrances exceptionnelles des autres et les ntres4 ,la vie e/ brve2 dp*ons-n\s donc rj\ir les curs de nos compagnons p5dant cette c\rte trav]se4 ,htons-n\s d'tre bons4 ,,amiel4 #g ,les hommes de bi5 oubli5t les bonnes actions qu'ils ont accomplies3 ils sont tellem5t occups ce qu'ils font1 qu'ils ne p5s5t plus ce qu'ils ont dj fait4 ,prov]be *9ois4 #h ,la vie dans le prs5t e/ l'tat dans lequel ,dieu vit en n\s4 ,c'e/ p\rquoi le mom5t prs5t e/ plus *] que t\t4 ,emploie t\tes les =ces de ton me ne pas laiss] *app] ce mom5t1 af9 de ne pas ca*] toi-mme le ,dieu qui peut se manife/] en toi4 ,v4--,t5tation de la prp>ation la vie1 au lieu de la vie mme4 #a ,je f]ai cela qu& je s]ai gr&4--,je vivrai a9si lorsque j'aurai t]m9 mes tudes1 lorsque je me s]ai m>i4 ,je f]ai cela lorsque j'aurai des enfants1 lorsque j'aurai m>i mon fils1 o lorsque je s]ai ri*e1 lorsque j'habit]ai un autre endroit1 ou lorsque je s]ai vieux4 ,a9si p>l5t les enfants1 les adultes1 les vieill>ds1 et p]sonne ne sait s'il vivra jusqu'au soir4 ,n\s ne p\vons ri5 savoir de t\t cela3 si n\s aurons ou non la possibilit de le m5] bonne f91 si la mort ne n\s emp*]a pas de le faire4 ,il n'y a qu'une seule uvre que la mort ne peut entrav]3 c'e/ l'accomplissem5t1 t\te heure de la vie1 de la volont de ,dieu1 celle qui e/ d'aim] les hommes4 #b ,n\s p5sons et n\s disons s\v5t que je ne puis pas faire t\t ce que je dois p> suite de la situation o je me tr\ve4 ,combi5 cela e/ faux6 ,le travail intrieur1 qui e/ la raison mme de la vie1 e/ t\j\rs possible4 ,tu es en prison1 tu es malade1 tu es priv de la possibilit1 d'entrepr5dre t\te activit extrieure2 on t'(f5se1 on te t\rm5te2 mais ta vie intrieure e/ dans ton p\voir3 tu peux1 dans la p5se1 repro*]1 blm]1 envi]1 dte/] les hommes1 et tu peux aussi rprim] ces s5tim5ts et les remplac] p> de bons4 ,de sorte que *aque m9ute de ta vie e/ toi1 et p]sonne ne peut te la pr5dre4 #c ,se savoir malade1 pr5dre so9 p\r se gurir1 surt\t p5s] ce que je suis s\ffrant p\r le mom5t et1 p> suite1 incapable d'agir1 se dire que lorsque je r$evi5drai valide1 j'agirai1 e/ une gr&e t5tation4 ,c> ces p>oles signifi5t3 je refuse ce qui m'e/ donn1 mais je veux ce qui n'exi/e pas4 ,on peut t\j\rs se rj\ir de ce que l'on possde *aque in/ant et faire immdiatem5t t\t ce que l'on peut4 #d ,tu n'es pas bi51 et il te semble que cela vi5t de ce que tu ne peux pas vivre comme tu v\drais1 que tu aurais plus facilem5t fait ce que tu crois devoir faire si ta vie tait autre4 ,c'e/ faux4 ,tu z t\t ce que tu dsires4 ,a t\t mom5t de ta vie1 tu peux faire la meilleure *ose que tu es mme d'accomplir4 #e ,les importantes1 les gr&es uvres qui ne peuv5t tre t]m9es que dans l'av5ir1 ne sont pas de vraies uvres1 elles ne sont pas faites p\r la gloire de ,dieu4 ,si tu crois en ,dieu1 tu croiras la vie dans le prs5t1 tu travaill]as des uvres qui peuv5t tre a*eves dans le prs5t4 #f ,mom5to-mori4 ,s\vi5s-toi de la mort6 e/ une gr&e p>ole4 ,si n\s n\s s\v5ions que n\s m\rrons 9vitablem5t et bi5tt1 notre vie s]ait t\t autre4 ,si l'homme sait qu'il doit m\rir dans une demi-heure1 il ne f]a srem5t ni des *oses va9es1 ni btes1 ni surt\t mauvaises1 dans ce c\rt laps de temps4 ,le demi-sicle qui te sp>e1 peut-tre1 de la mort1 n'e/-ce pas une demi-heure8 ,,vi4--,les consqu5ces de nos actes reg>d5t ,dieu1 et non pas n\s4 #a ,les consqu5ces de nos actes ne dp5d5t pas de n\s1 p>ce qu'elles sont inf9ies dans l'espace inf9i et dans le temps inf9i4 #b ,si tu peux voir t\tes les consqu5ces de ton activit1 sa*e que cette activit e/ nulle4 #c ,nos actes de l'in/ant1 du mom5t1 sont n\s2 ce qu'il en rsult]a1 c'e/ l'affaire de ,dieu4 ,,fran,,ois d',,assise4 #d ,en vivant d'une vie spirituelle1 c'e/--dire en communion avec ,dieu1 l'homme1 bi5 qu'il ne puisse pas connatre les consqu5ces de ses actes1 sait srem5t que ces consqu5ces s]ont heureuses4 #e ,l'acte accompli sans la mo9dre rflexion aux consqu5ces possibles1 uniquem5t en vue d'accomplir la volont de ,dieu1 e/ la meilleure action que l'homme peut accomplir4 #f ,la rcomp5se d'une vie ju/e n'e/ jamais dans l'av5ir1 mais dans le prs5t4 ,si tu fais bi5 l'in/ant1 tu te s5s bi5 l'in/ant4 ,et si tu agis bi51 les consqu5ces ne peuv5t ne pas tre bonnes4 ,,vii4--,ceux qui croi5t que le s5s de la vie e/ dans le prs5t ne se proccup5t pas de la vie d'outre-tombe4 #a ,n\s n\s embr\illons dans nos ides sur la vie future2 n\s n\s dem&ons ce qu'il y aura aprs la mort4 ,mais on ne peut le dem&]1 p>ce que la vie et l'av5ir sont deux t]mes contradictoires3 la vie e/ seulem5t dans le prs5t4 ,il n\s semble qu'elles a t et qu'elle s]a1 t&is qu'elle e/ seulem5t4 ,il ne faut pas *]*] une solution la "q de l'av5ir1 mais p5s] comm5t n\s devons vivre dans le prs5t1 l'in/ant mme4 #b ,n\s ignorons t\j\rs t\t ce qui a trait la vie corporelle1 p>ce que cette vie e/ rgle p> le temps et que n\s ne p\vons pas connatre l'av5ir4 ,mais dans le doma9e de la vie spirituelle1 il n'y a pas de futur4 ,c'e/ p\rquoi l'inconnu de notre vie dim9ue mesure qu'elle se trans=me de *>nelle en spirituelle1 mesure que n\s vivons dans le prs5t4 #c ,n\s devons accomplir honntem5t et d'une manire impeccable le travail qui n\s e/ confi1 indp5damm5t de notre espoir de dev5ir un j\r des anges1 ou de notre croyance d'avoir t jadis des mollusques4 ,,john ,,rusk94 #d ,a mesure que la vie se prolonge1 surt\t la vie en bonnes actions1 l'importance du temps et l'intrt de la "q de ce qui s]a tomb5t4 ,plus n\s sommes vieux1 plus le temps passe vite2 ce qui s]a a de mo9s en mo9s d'importance et ce qui e/ en gagne de plus en plus4 ,si tu peux lev] ton esprit au-dessus de l'espace et du temps1 tu te tr\ves t\t in/ant dans l't]nit4 ,,ang,,lus4 #a ,prov]be russe4 7,n4 du trad474 ,,*apitre ,,xxi ,,le ,,non-,,agir ,les hommes gt5t mo9s leur vie en ne faisant pas ce qu'ils doiv5t faire1 qu'en faisant ce qu'ils ne doiv5t pas faire4 ,c'e/ p\rquoi le plus gr& ef=t que l'homme doit faire sur lui-mme p\r avoir une vie heureuse--e/ de s'ab/5ir de faire ce qu'il ne faut pas faire4 ,i4--,l'ab/5tion e/ le meilleur moy5 de m5] une bonne vie4 #a ,ce qui importe le plus t\s les hommes1 c'e/ de vivre bi54 ,vivre bi51 c'e/ mo9s de faire t\t le bi5 que n\s p\vons1 que de ne pas faire le mal que n\s p\vons vit] de commettre4 ,l'ess5tiel1 c'e/ de ne pas faire de mal4 #b ,t\s les hommes de notre poque sav5t que notre vie e/ mauvaise1 et ils ne se born5t pas critiqu] son organisation1 mais travaill5t ce qui1 leur avis1 doit amlior] notre vie4 ,p\rtant1 lo9 de s'amlior]1 l'organisation de notre vie empire *aque j\r4 ,p\rquoi8 ,p>ce que les hommes accompliss5t les travaux les plus compliqus et les plus difficiles p\r amlior] la vie1 mais ne font pas la *ose la plus simple et la plus facile3 ils ne s'ab/i5n5t pas de pr5dre "p aux uvres qui r5d5t notre vie mauvaise4 #c ,l'homme appr5d ce qu'il doit faire seulem5t aprs avoir compris ce qu'il ne doit pas faire4 ,et1 en en faisant pas ce qu'il ne doit pas faire1 il f]a 9vitablem5t ce qu'il doit faire1 bi5 qu'il ne saura pas p\rquoi il fait ce qu'il fait4 #d ,"q3 ,qu'e/-ce qu'il y a de mieux faire qu& on e/ press8 ,rponse3 ,ri54 #e ,dans les mom5ts d'abattem5t moral1 on doit se comport] env]s soi-mme comme env]s un malade3 ne ri5 entrepr5dre4 #f ,si tu ne sais pas quel p>ti pr5dre3 agir ou ne pas agir1 sa*e qu'il e/ t\j\rs prfrable de s'ab/5ir que d'agir4 ,si tu n'avais pas la =ce de t'ab/5ir1 et si tu savais srem5t que l'affaire e/ bonne1 tu ne te s]ais pas dem& si tu dois la ralis] ou non2 si tu te le dem&es1 c'e/ que tu sais que tu peux te cont5ir et1 ensuite1 tu es sr que l'affaire n'e/ pas t\t fait bonne4 ,si elle tait absolum5t bonne1 tu ne te s]ais pas int]rog4 #g ,si tu z gr&e envie de quelque *ose et s'il te semble que tu ne p\rrais pas rsi/] l'envie1 dfie-toi4 ,ce n'e/ pas vrai que l'homme ne puisse se cont5ir dans n'importe quel cas4 ,seul celui qui s'e/ assur l'avance qu'il ne peut se cont5ir1 n'e/ pas en tat de le faire4 #h ,que *acun1 mme un t\t jeune homme1 se rappelle sa vie4 ,et si tu regrettes une seule fois de n'avoir pas fait ce que tu devais et ce qui s]ait bi51 tu regrett]as des c5ta9es de fois d'avoir fait ce qui tait mal et que tu n'aurais pas du faire1 ,,ii4--,consqu5ces de l'incont95ce4 #a ,il y a mo9s de mal ce que n\s faisons autre *ose que n\s aurions d faire1 qu' ce que n\s ne n\s ab/5ons pas de ce que n\s n'aurions pas d faire4 #b ,le laiss]-all] dans une seule occasion affaiblit la =ce de la cont95ce dans t\te autre4 ,l'habitude prise de ne pas se cont5ir e/ comme un torr5t invisible s\s une maison4 ,une telle maison ne rsi/e pas la p\sse4 #c ,il e/ plus mauvais de faire trop que de ne pas faire assez2 il e/ plus mauvais de se press] que de v5ir en ret>d4 ,les repro*es de la consci5ce sont t\j\rs plus d\l\reux p\r ce que l'on a fait que p\r ce que l'on n'a pas fait4 #d ,plus la situation semble difficile1 mo9s on doit agir4 ,c'e/ prcism5t p> l'action que n\s gtons ord9airem5t ce qui comm5ait dj s'arrang]4 #e ,la plup>t des g5s qu'on appelle m*ants sont dev5us tels p>ce qu'ils pr5ai5t leur mauvaise humeur p\r leur tat d'me normal et s'ab&onnai5t sans faire d'ef=ts p\r y rsi/]4 #f ,si tu ne te s5s pas la =ce de te cont5ir d'un dsir *>nel1 la cause e/ srem5t en ce que tu ne t'es pas cont5u lorsque tu tais encore en tat de le faire2 puis1 le dsir e/ dev5u une habitude4 ,,iii4--,t\te activit n'e/ pas digne d'e/ime4 #a ,on a tort de croire que t\te activit1 sans se proccup] de son c>actre1 e/1 en elle-mme1 une occupation honorable1 digne de considration4 ,il s'agit de savoir quelle e/ cette activit et dans quelles conditions l'homme s'ab/i5t d'agir4 #b ,s\v5t les hommes refus5t firem5t de pr5dre "p des plaisirs innoc5ts en le motivant p> des occupations plus srieuses4 ,cep5dant1 sans compt] que le jeu simple et joyeux e/ plus utile et important que bi5 des affaires1 le travail mme p\r lequel les g5s occups r5onc5t au plaisir1 e/ s\v5t tel qu'il s]ait prfrable de ne pas le faire4 #c ,p\r la m>*e relle de la vie1 une activit extrieure et turbul5te e/ non seulem5t inutile1 mais encore nuisible4 ,l'inaction1 sans les plaisirs procurs p> le travail des autres1 e/ la situation la plus pnible1 si elle n'e/ pas comble p> un travail intrieur2 c'e/ p\rquoi1 si l'homme vit en dehors du luxe assur p> le travail d'autrui1 cet homme ne re/]a pas oisif4 ,le plus gr& tort e/ caus l'humanit1 non p> l'oisivet1 mais p> des actions nuisibles et inutiles4 ,,iv4--,l'homme peut vit] de mauvaises habitudes s'il a consci5ce d'tre non une crature *>nelle1 mais spirituelle4 #a ,p\r appr5dre se cont5ir1 il faut appr5dre se dd\bl] en un homme *>nel et en un homme spirituel1 et habitu] l'homme *>nel faire ce que veut l'homme spirituel4 #b ,lorsque l'me dort1 lorsqu'elle n'agit pas1 le corps e/ irrsi/iblem5t s\mis aux manife/ations des s5s que provoqu5t en lui les actes de ceux qui ent\r5t l'homme4 ,ils bill5t1 il bille galem5t2 ils s'emport5t1 il s'emporte aussi2 ils se f*5t1 il se f*e2 ils s'att5driss5t1 pleur5t1 et il a les l>mes aux yeux4 ,cette subord9ation involontaire aux influ5ces extrieures e/ s\v5t la cause des mauvaises actions qui sont en dsaccord avec les exig5ces de la consci5ce4 ,mets-toi en g>de contre ces influ5ces extrieures et ne te s\mets pas elles4 #c ,si tu habitues ton ct *>nel1 depuis ton jeune ge1 obir la p>tie spirituelle1 il te s]a facile de cont5ir tes dsirs4 ,celui qui s'e/ habitu cont5ir ses dsirs a t\j\rs une vie joyeuse et facile4 ,v4--,plus on lutte contre l'incont95ce1 plus la lutte devi5t facile4 #a ,une gu]re inte/9e se dr\le en l'homme entre sa raison et ses passions4 ,l'homme aurait pu j\ir d'un c]ta9 calme s'il ne possdait que la raison sans les passions1 ou les passions sans la raison4 ,mais comme il possde l'un et les autres1 il ne peut vit] le combat1 il ne peut tre en paix avec l'un que s'il e/ en gu]re avec l'autre4 ,il lutte t\j\rs en lui-mme4 ,et cette lutte e/ indisp5sable2 c'e/ l t\te la vie4 ,,pascal4 #b ,p\r respect] les autres comme soi-mme1 il faut agir env]s eux comme n\s v\lons que l'on agisse env]s n\s2 l e/ l'uvre pr9cipale de la vie4 ,il faut se matris]1 et1 p\r se matris]1 il faut s'y habitu]4 #c ,*aque fois que tu z gr&e envie de faire quelque *ose1 arrte-toi et rfl*is af9 de savoir si ce dont tu z tellem5t envie e/ bi54 #d ,p\r ne pas commettre de mauvaises actions1 il ne suffit pas de s'en ab/5ir2 il faut appr5dre se cont5ir des mauvaises conv]sations et1 surt\t1 des mauvaises p5ses4 ,ds que tu te r5ds compte que tes p>oles sont mauvaises1 que tu te moques1 blmes1 injuries1 arrte-toi1 tais-toi et n'c\te pas les autres4 ,agis de mme lorsque tu z de mauvaises ides1 lorsque tu p5ses mal de ton pro*a92 qu'il soit digne de blme ou non1 arrte-toi et t*e de p5s] autre *ose4 ,c'e/ seulem5t lorsque tu appr5dras te cont5ir des mauvaises p>oles et des mauvaises p5ses1 que tu s]as en tat de te cont5ir des mauvaises actions4 #e ,indp5damm5t du nombre de fois qu'il t'arriv]a de tomb] sans p\voir va9cre tes passions1 ne te laisse pas abattre4 ,t\t ef=t de lutte dim9ue la =ce de la passion et facilite la victoire4 #f ,*aque passion dans le cur de l'homme e/ d'abord comme un solliciteur1 ensuite comme un hte1 et enf9 comme le matre de la maison4 ,n'ouvre pas la porte de la maison de ton cur ce solliciteur4 ,,vi4--,la porte de la cont95ce p\r *aque homme et p\r l'humanit entire4 #a ,si tu veux tre libre1 habitue-toi cont5ir tes dsirs4 #b ,qui e/ sage8 ,celui qui appr5d t\j\rs quelque *ose *ez quelqu'un4 ,qui e/ ri*e8 ,celui qui se cont5te de son sort4 ,qui e/ =t8 ,celui qui sait se matris]4 ,le ,talmud4 #c ,on dit que le *ri/ianisme e/ une doctr9e de faiblesse p>ce qu'il ne recomm&e pas d'agir1 mais plutt de s'ab/5ir de l'action4 ,le *ri/ianisme1 doctr9e de faiblesse6 ,une doctr9e de faiblesse dont le ,fondateur a pri en m>tyr sur la croix1 t\j\rs fidle ,lui-mme1 et dont les fidles compt5t des milli]s de m>tyrs1 les seuls hommes qui reg>dai5t bravem5t le mal en face et qui se rvoltai5t contre lui6 ,et les viol5ts d'alors qui ont excut le ,*ri/1 de mme que les viol5ts d' prs5t sav5t quelle e/ cette doctr9e de faiblesse et la craign5t plus que t\t4 ,leur flair leur montre que seule cette doctr9e dtruit srem5t et jusqu' la base t\t le rgime qui les s\ti5t4 ,il faut bi5 plus de =ce p\r se cont5ir du mal que p\r accomplir la *ose la plus difficile que n\s considrons comme bi54 #d ,t\tes les div]sits de nos situations dans le monde ne sont ri5 en comp>aison de la matrise de l'homme sur lui-mme4 ,si un homme e/ tomb la m]1 il e/ absolum5t indiffr5t d'o il e/ tomb et quelle e/ cette m]4 ,la seule *ose qui importe1 c'e/ de savoir s'il sait nag] ou non4 ,la =ce n'e/ pas dans les conditions extrieures1 mais dans le savoir de se dom9]4 #e ,la vraie =ce n'e/ pas dans celui qui ne va9c pas les autres2 mais dans celui qui se va9c lui-mme qui ne p]met pas la bte de dom9] son me4 #f ,celui qui s'ab&onne aux dsirs de la passion1 qui *]*e les j\issances1 s5t ses passions se dvelopp] de plus en plus et se tr\ve en*an p> les passions4 ,celui qui a pu va9cre la passion a bris les *anes4 ,sagesse b\ddhi/e4 #g ,jeune homme1 refuse de satisfaire tes dsirs 7plaisirs1 luxe1 etc471 si ce n'e/ dans l'int5tion de r5onc] absolum5t t\t cela1 du mo9s dans le b d'avoir devant soi une possibilit cont9uelle de j\issance4 ,cette conomie l'g>d de ton s5tim5t de vitalit te r5dra1 en effet1 plus ri*e p>ce que tu diffres tes j\issances4 ,la consci5ce que la j\issance e/ dans ton p\voir e/ plus fconde et plus va/e1 comme t\t ce qui e/ idal1 que le dsir satisfait p> cette j\issance1 p>ce que la satisfaction dtruit le s5tim5t de j\issance mme4 ,,kant4 #h ,on doit mo9s *]*] faire le bi5 qu' tre bon2 mo9s *]*] luire qu' tre pur4 ,l'me semble vivre dans un vase en v]re1 et l'homme peut le salir ou le t5ir propre4 ,dans la mesure o le v]re e/ pur1 lumire de la vrit luit trav]s1 p\r l'homme lui-mme et p\r les autres4 ,c'e/ p\rquoi l'uvre pr9cipale de l'homme e/ int]ne2 elle consi/e entret5ir son vase dans la propret4 ,g>de-toi seulem5t de te s\ill]1 et la lumire luira p\r toi comme p\r les autres4 #i ,s\v5t1 p\r arriv] ce que n\s dsirons1 il sufft de cess] de faire ce que n\s faisons4 #aj ,il sufft de contempl] la vie que les hommes mn5t dans notre monde1 voir ,*icago1 ,p>is1 ,londres1 t\tes1 les villes1 les us9es1 les *em9s de f]1 les ma*9es1 les armem5ts1 les canons1 les =t]esses1 les imprim]ies1 les muses1 les maisons #cj tages1 etc41 et se pos] la "q de ce que l'on doit faire avant t\t af9 que les hommes puiss5t vivre bi51 p\r que cette rponse vi5ne d'elle-mme3 cess] avant t\t d'accomplir les *oses inutiles2 et l'inutile dans notre monde europen con/itue les #j1ii de t\te l'activit huma9e4 #aa ,si t5u et transp>5t que soit dev5u le m5songe rsultant de la contradiction entre notre vie et notre consci5ce1 il s'am9cit et s'tire encore1 mais ne se rompt pas4 ,et t\t en dev5ant t\j\rs plus m9ce en s'tirant de plus en plus1 ce m5songe lie l'ordre exi/ant des *oses et entrave l'avnem5t d'un n\veau4 ,la plup>t des hommes du monde *rti5 ne croi5t plus aux rglem5ts paens qui g\v]n5t leur vie1 et croi5t aux pr9cipes *rti5s qu'ils reconnaiss5t dans leur consci5ce2 mais la vie cont9ue comme p> le pass4 ,p\r supprim] t\s les malheurs et les contradictions qui t\rm5t5t actuellem5t les hommes af9 que le ,rgne de ,dieu annonc l'humanit depuis #aijj ans arrive1 les hommes de notre temps n'ont beso9 que d'une seule *ose3 d'un ef=t moral4 ,de mme que p\r faire repr5dre un liquide refroidi au-dess\s de son po9t de conglation la =me de cri/aux qui lui e/ propre1 il faut une impulsion1--p\r faire pass] l'humanit la =me de vie qui lui e/ naturelle1 il faut un ef=t moral1 l'ef=t p> lequel e/ conquis le ,royaume de ,dieu4 ,cet ef=t n'e/ pas un ef=t de m\vem5t1 ni l'ef=t de rvlation d'une philosophie n\velle1 de n\velles ides1 ni l'ef=t exig p\r des exploits n\veaux et extraord9aires2 l'ef=t ncessaire p\r pntr] dans le royaume de ,dieu1 ou p\r entr] dans une n\velle =me de vie1 e/ un ef=t ngatif1 l'ef=t de ne pas suivre le c\rant1 l'ef=t de ne pas accomplir des actes incompatibles avec la consci5ce intrieure4 ,et c'e/ la ncessit de faire cet ef=t que les hommes sont am5s ma9t5ant p> la cruaut de la vie et la cl>t et la propagation de la doctr9e *rti5ne4 #ab ,le mo9dre m\vem5t de la matire e/ important p\r la nature4 ,t\te la m] se modifie cause d'une pi]re4 ,de mme1 dans la vie spirituelle1 le mo9dre m\vem5t provoque des consqu5ces sans f94 ,t\t e/ grave4 ,,pascal4 ,,*apitre ,,xxii ,,la ,,p>ole ,la p>ole exprime la p5se et peut s]vir unir ou dsunir les hommes2 c'e/ p\rquoi on doit en us] avec prcaution4 ,i4--,la p>ole e/ une gr&e *ose4 #a ,la p>ole peut unir les hommes2 la p>ole peut les dsunir2 la p>ole peut s]vir l'am\r1 comme elle peut s]vir l'inimiti et la ha9e4 ,g>de-toi de la p>ole qui divise ou qui provoque l'inimiti et la ha9e4 #b ,la p>ole exprime la p5se2 la p5se manife/e la puissance div9e2 c'e/ p\rquoi la p>ole doit correspondre ce qu'elle exprime4 ,elle peut tre indiffr5te1 mais ne peut et ne doit pas exprim] le mal4 #c ,l'homme e/ porteur de ,dieu4 ,il peut exprim] la consci5ce de sa div9it p> la p>ole4 ,comm5t ds lors ne pas obs]v] de la prud5ce en p>lant8 #d ,le temps passe1 et la p>ole dite re/e4 #e ,si tu z le temps de rfl*ir avant de comm5c] p>l]1 rfl*is sur la ncessit de ce que tu veux dire et si cela ne peut faire de tort p]sonne4 ,c> il arrive le plus s\v5t qu'aprs avoir rfl*i1 tu ne comm5ces mme pas p>l]4 #f ,rfl*is avant de p>l]4 ,mais arrte-toi avant que l'on ne te dise assez4 ,la facult de la p>ole met l'homme au-dessus de la bte1 mais il lui e/ infrieur s'il dit t\t ce qui lui passe p> la tte4 ,,saadi4 #g ,aprs une longue conv]sation1 t*e de te rappel] t\t ce qui a t dit1 et tu s]as tonn de voir combi5 t\t ce qui a t dit tait va91 inutile et s\v5t m*ant4 #h ,ec\te1 sois att5tif1 mais p>le peu4 ,ne p>le jamais si l'on ne s'adresse pas toi2 lorsque l'on t'int]roge1 rponds de suite et brivem5t1 et ne sois pas honteux si tu dois av\] que tu ne sais pas ce que l'on te dem&e4 ,,s\fi4 #i ,si tu veux tre sage1 appr5ds que/ionn] raisonnablem5t1 c\t] att5tivem5t1 rpondre tranquillem5t et cess] de p>l] qu& tu n'z plus ri5 dire4 ,,lavat]4 #aj ,ne l\e pas1 ne blme pas1 ne discute pas4 #aa ,ec\te les disc\rs d'un homme savant avec att5tion1 qu& bi5 mme ses actes ne correspondrai5t pas son enseignem5t4 ,l'homme doit s'in/ruire1 qu& bi5 mme les prceptes s]ai5t gravs sur un mur4 ,,saadi4 #ab ,il exi/e trois mots excell5ts trs c\rts3 ,je ne sais4 ,habitue ta langue les dire plus s\v5t4 ,sagesse ori5tale4 #ac ,il y a une anci5ne s5t5ce qui dit3 de mortius aut b5e1 aut nihil1 c'e/--dire3 dis du bi5 des morts ou n'en p>le po9t4 ,combi5 cela e/ inju/e6 ,on aurait d dire1 au contraire3 ,dis du bi5 des vivants ou n'en p>le po9t4 ,combi5 de s\ffrances cela aurait vit aux hommes1 et comme cela e/ facile6 ,p\rquoi ne doit-on pas dire de mal des morts8 ,dans notre monde1 au contraire1 on s'e/ acc\tum1 p> suite de l'usage des ncrologies et des jubils1 de ne faire aux morts que des loges exagrs1 p> consqu5t1 dire des m5songes4 ,et ces loges m5song]s sont nuisibles p>ce qu'ils ca*5t la diffr5ce entre le bi5 et le mal4 #ad ,a quoi peut-on comp>] la langue dans la b\*e de l'homme8 ,c'e/ la clef du trsor2 lorsque la porte e/ f]me1 p]sonne ne peut savoir ce qui y e/ r5f]m3 des pi]res prcieuses ou du rebut inutile4 ,,saadi4 #ae ,bi5 que le sil5ce soit utile d'aprs la doctr9e des sages1 la p>ole libre e/ galem5t utile1 mais utile en son temps seulem5t4 ,n\s p*ons p> la p>ole qu& n\s n\s taisons1 alors que n\s devrions p>l]1 et qu& n\s p>lons1 alors que n\s devrions n\s taire4 ,,saadi4 ,,ii4--,tais-toi lorsque tu te f*es4 #a ,si tu sais comm5t les g5s devrai5t vivre et que tu leur veux du bi51 tu le leur diras4 ,tu t*]as de le leur exprim] de faon ce qu'ils croi5t tes p>oles4 ,et p\r qu'ils le croi5t et te compr5n5t1 tu dois t'ef=c] de leur transmettre tes ides sans irritation et colre1 mais avec calme et bont4 #b ,si tu veux1 dans la conv]sation1 faire "p ton int]locuteur de quelque vrit1 l'ess5tiel e/ de ne pas te f*] et de ne pas prononc] une seule p>ole mauvaise ou blessante4 ,d',aprs ,,pict,,te4 #c ,une p>ole non prononce e/ d'or4 #d ,si tu ne peux pas calm] ta colre immdiatem5t1 ti5s ta langue4 ,tais-toi1 et tu te calm]as bi5tt4 ,,bak/]4 #e ,t*e1 p5dant la discussion1 de r5dre tes p>oles d\ces et tes argum5ts f]mes4 ,t*e non pas de vex] ton adv]saire1 mais de le conva9cre4 ,,wilk9s4 #f ,ds que n\s s5tons la colre p5dant la discussion1 n\s ne discutons plus p\r la vrit1 mais p\r n\s-mmes4 ,,c>lyle4 ,,iii4--,ne discute pas4 ,une qu]elle qui s'allume e/ p>eille un torr5t qui m9e une digue3 ds qu'il la trav]se1 tu ne peux plus le ret5ir4 ,et t\te qu]elle e/ provoque et alim5te p> la p>ole4 ,le ,talmud4 #b ,la discussion ne conva9c p]sonne1 mais elle dsunit et irrite4 ,la discussion e/1 p> rapport l'op9ion des g5s1 la mme *ose que le m>teau p> rapport au cl\4 ,aprs la discussion1 les op9ions1 encore vagues1 se cal5t solidem5t dans la tte1 de mme que les cl\s enfoncs dans le mur jusqu' la tte4 ,d'aprs ,,juv,,nal4 #c ,p5dant la discussion1 on oublie la vrit4 ,celui qui e/ le plus sage cesse le premi] discut]4 #d ,prte l'oreille aux discussions1 mais ne t'y mle po9t4 ,dieu te prs]ve de l'emportem5t et de l'irritabilit1 mme dans leur mo9dre manife/ation4 ,la colre e/ t\j\rs dplace1 mais surt\t dans une affaire o l'on a raison1 p>e qu'elle ne fait que l'obscurcir et la tr\bl]4 ,,gogol4 #e ,la meilleure rponse un f\ e/ le sil5ce4 ,*aque mot de rplique te revi5dra p> rico*et4 ,rpondre une (f5se p> l'(f5se revi5t au mme que de jet] du bois dans le feu4 ,,iv4--,ne juge po9t4 #a ,ne jugez po9t1 af9 que v\s ne soyez po9t jugs2 c> on v\s jug]a du mme jugem5t dont v\s jugez2 et on v\s mesur]a de la mme mesure dont v\s mesurez4 ,et p\rquoi reg>des-tu la paille dans l'il de ton frre1 t&is que tu ne vois pas la p\tre dans ton il8 ,ou bi51 comm5t dis-tu ton frre3 ,p]mets que j'te cette paille de ton il1 et voici qu'une p\tre e/ dans le ti58 ,hypocrite4 ,ote premirem5t de ton il la p\tre1 et alors tu p5s]as t] la paille de l'il de ton frre4 ,,mat?4 ,,vii1 #a-f4 #b ,en pntrant en notre = intrieur1 n\s dc\vrons presque t\j\rs le p* que n\s blmons *ez un autre4 ,et si n\s ne connaissons pas le mme p*1 n\s n'avons qu' *]*] p\r en tr\v] un plus mauvais encore4 #c ,lorsque tu te mets jug] un homme1 p5se ne pas dire de mal de lui1 si tu es sr qu'il a commis ce mal1 et1 plus =te raison1 lorsque tu n'en sais ri5 et que tu rptes simplem5t les p>oles d'autrui4 #d ,il e/ t\j\rs inju/e de jug] un autre1 p>ce que p]sonne ne peut jamais savoir ce qui s'e/ pass et ce qui se passe dans l'me de celui que l'on juge4 #e ,il e/ bon de s'ent5dre avec un ami af9 que l'un arrte l'autre1 si l'un de v\s deux comm5ce mdire de son pro*a94 ,et si tu n'z pas un tel ami1 ent5ds-toi l-dessus avec toi-mme4 #f ,il e/ mauvais de mdire des g5s en leur prs5ce1 p>ce que cela les (f5se1 et il e/ malhonnte de le faire en leur abs5ce1 p>ce que cela les trompe4 ,le mieux e/ de ne pas *]*] le mal *ez les autres1 de l'oubli]1 mais de le *]*] en soi-mme et de s'en rappel]4 #g ,la mdisance spirituelle e/ comme un plat de *>ogne la sauce4 ,la sauce ca*e t\tes les salets que l'on mange sans s'en ap]cevoir4 #h ,mo9s on e/ r5seign sur les mauvaises actions des g5s1 plus on e/ svre env]s soi-mme4 #i ,n'c\tez jamais ceux qui dis5t du mal des autres et du bi5 de v\s-mmes4 #aj ,celui qui mdit de toi d]rire ton dos te cra9t1 et celui qui te l\e en ta prs5ce te mprise4 ,prov]be *9ois4 #aa ,la mdisance plat tellem5t aux g5s qu'il e/ trs difficile de se cont5ir de ne pas tre agrable ses int]locuteurs en mdisant des abs5ts4 ,mais si tu ti5s absolum5t rgal] les g5s1 (fre-leur autre *ose que des mets malsa9s1 tant p\r toi-mme que p\r ceux que tu rgales4 #ab ,ca*e le p* d'autrui1 ,dieu t'en p>donn]a deux4 ,v4--,le dang] de l'intemprance de langage4 #a ,n\s savons que n\s devons mani] les fusils *>gs avec prcaution1 et n\s ne v\lons pas savoir que l'on doit pr5dre les mmes prcautions avec la p>ole4 ,la p>ole peut non seulem5t tu]1 mais caus] plus de mal que la mort4 #b ,n\s n\s rvoltons devant les crimes de la *air3 excs de table1 c\ps de po+1 adultre1 meurtre2 et n\s considrons avec beauc\p de lgret les crimes de la p>ole3 mdisance1 (f5se1 trahison1 publication de p>oles mauvaises et dpravantes1 et1 cep5dant1 les consqu5ces des crimes commis p> la p>ole sont bi5 plus graves que les crimes commis p> la *air4 ,la seule diffr5ce entre les deux catgories e/ en ce fait que le mal des crimes de la *air s'ap]oit immdiatem5t1 t&is que n\s ne rem>quons pas le mal du crime commis p> la p>ole1 p>ce qu'il se manife/e lo9 de n\s1 dans le temps et dans l'espace4 #c ,il y avait une nombreuse runion1 plus de mille p]sonnes1 dans un gr& ?tre4 ,au milieu du spectacle1 un sot v\lut plaisant] et cria3 ,au feu6 ,le public s'lana v]s les portes4 ,t\s se rur5t1 s'crasant1 et lorsque le calme rev9t1 on con/ata que #bj p]sonnes tai5t tues et #ej blesses4 ,ce gr& mal n'a t caus que p> une sotte p>ole4 ,ici1 au ?tre1 le mal caus e/ p]ceptible immdiatem5t1 mais s\v5t une sotte p>ole cause l5tem5t bi5 plus de mal encore1 quoiqu'on ne le rem>que pas immdiatem5t4 #d ,ri5 n'enc\rage l'oisivet autant que les va9s disc\rs4 ,si les g5s se taisai5t1 au lieu de dire les btises p\r *ass] l'ennui de l'oisivet1 ils n'aurai5t pu support] celle-ci et se mettrai5t travaill]4 #e ,en p>lant mal des g5s1 on fait du tort trois p]sonnes la fois3 celui dont on p>le1 celui qui on p>le1 et surt\t celui qui p>le4 ,,basile ,,le ,,gr&4 #f ,il e/ surt\t mauvais de mdire des g5s hors leur prs5ce1 p>ce que l'op9ion exprime qui p\rrait tre utile l'abs5t1 si elle lui tait dite en face1 lui demeure ca*e2 p> contre1 elle e/ communique celui qui elle e/ nuisible1 p>ce qu'elle veille en lui un mauvais s5tim5t env]s celui dont on mdit4 #g ,on se rep5t r>em5t d'avoir g>d le sil5ce1 mais combi5 de fois on se rep5tira d'avoir p>l1 et on s'en s]ait rep5ti plus s\v5t encore si l'on connaissait t\tes les consqu5ces de sa p>ole4 #h ,plus on a envie de p>l]1 plus il y a de dang] dire du mal4 #i ,l'homme qui sait se taire1 mme s'il a raison1 possde une gr&e =ce4 ,,caton4 ,,vi4--,l'utilit du ,sil5ce4 #a ,laisse davantage repos] ta langue que tes bras4 #b ,le sil5ce e/ s\v5t la meilleure des rponses4 #c ,t\rne ta langue sept fois avant de te mettre p>l]4 #d ,il faut ou bi5 se taire1 ou bi5 dire des *oses qui sont meilleures que le sil5ce4 #e ,celui qui p>le beauc\p travaille peu4 ,un homme sage cra9t t\j\rs que ses p>oles ne promett5t plus qu'il ne peut donn]2 c'e/ p\rquoi il se tait le plus s\v5t1 et ne p>le que lorsque cela lui e/ ncessaire1 lui1 non aux autres4 #f ,j'ai vcu t\te ma vie p>mi les sages1 et je n'ai ri5 tr\v de mieux p\r l'homme que le sil5ce4 ,le ,talmud4 #g ,si1 sur c5t fois1 tu regrettes une fois de n'avoir pas dit ce qu'il fallait1 tu regrett]as srem5t #ii fois sur c5t d'avoir p>l lorsqu'il fallait te taire4 #h ,seul le fait d'avoir exprim une bonne int5tion affaiblit dj le dsir de la ralis]4 ,mais comm5t ret5ir l'expression des lans nobles et ple9s de fatuit de la jeunesse8 ,ce n'e/ que bi5 plus t>d qu'on les regrette comme on regrette d'avoir cueilli une fleur encore en b\ton et que l'on voit ensuite fane et f\le au pi$4 #i ,la p>ole e/ la clef du cur4 ,si la conv]sation e/ va9e1 un seul mot e/ dj sup]flu4 #aj ,lorsque tu es seul1 p5se tes p*s2 lorsque tu es en socit1 oublie ceux des autres4 ,s5t5ce *9oise4 #aa ,p\r un sot1 le mieux e/ de se taire4 ,mais s'il le savait1 il ne s]ait plus un sot4 #ab ,qu& tu p>les1 tes p>oles doiv5t tre meilleures que le sil5ce4 ,prov]be arabe4 ,celui qui e/ loquace ne peut vit] le p*4 ,si la p>ole cote un d5i]1 le sil5ce en vaut deux4 ,si le sil5ce si$ aux sages1 il convi5t d'autant plus aux sots4 ,le ,talmud4 ,,vii4--,l',utilit de la temprance du langage4 #a ,mo9s tu p>l]as1 plus tu travaill]as4 #b ,de%abitue-toi de mdire1 et tu pr\v]as1 dans ton me1 un accroissem5t de la capacit d'aim]1 tu ress5tiras une augm5tation de vie et de bonheur4 #c ,mahomet et ,ali r5contrr5t un j\r un homme qui1 considrant ,ali comme son (f5seur1 se mit l'injuri]4 ,assez longtemps1 ,ali supporta cela patiemm5t et en sil5ce2 f9alem5t1 ne se cont5ant plus1 il se mit rpondre p> des injures aux injures4 ,alors1 ,mahomet s'c>ta d'eux4 ,lorsqu',ali revi5t ,mahomet1 il lui dit d'un ton vex3 ,p\rquoi m'z-tu laiss seul support] les injures de cet homme insol5t8--,lorsque cet homme t'injuriait et que tu te taisais1 dit ,mahomet1 je voyais dix anges aut\r de toi et qui lui rpondai5t4 ,mais qu& tu t'es mis lui rpondre p> des injures1 les anges t'ab&onnr5t1 et je me suis c>t galem5t4 ,lg5de musulmane4 #d ,ca*] les dfauts des autres g5s et p>l] de ce qu'ils ont de bon e/ une preuve d'am\r et le meilleur moy5 p\r attir] l'affection des pro*a9s4 ,des ,pieuses ,p5ses4 #e ,le bonheur de la vie des hommes e/ dans l'am\r entre eux2 or1 une mauvaise p>ole dtruit l'am\r4 ,,*apitre ,,xxiii ,,p5s,e ,de mme que l'homme peut s'ab/5ir de commettre un acte qu'il croit mauvais1 il peut rep\ss] une p5se qui l'attire et qu'il croit mauvaise4 ,c'e/ en cette ab/5tion de p5ses qu'e/ la =ce pr9cipale de l'homme1 p>ce que t\s les actes naiss5t de la p5se4 ,i4--,le rl de la p5se4 #a ,on ne peut se db>rass] des p*s1 des t5tations et des sup]/itions p> l'ef=t physique4 ,cela n'e/ possible que p> l'ef=t de la p5se4 ,c'e/ p> l'ef=t de la p5se qu'on peut s'habitu] l'abngation1 l'humilit1 la droiture4 ,qu& l'homme aspire l'abngation1 l'humilit1 la droiture1 il a galem5t la =ce de lutt] dans la vie quotidi5ne contre les p*s1 les t5tations et les sup]/itions4 #b ,bi5 que ce ne soit pas la p5se qui n\s ait rvl que l'on doit aim]--elle ne p\vait n\s le rvl]--elle importe en raison de ce fait qu'elle n\s indique ce qui emp*e l'am\r4 ,c'e/ prcism5t cet ef=t intellectuel contre ce qui emp*e l'am\r qui e/ plus important et plus ncessaire que t\t le re/e4 #c ,si l'homme n'avait pas la facult de rfl*ir1 il ne compr5drait pas p\rquoi il vit4 ,et s'il ne le compr5ait pas1 il n'aurait pu savoir ce qui e/ bi5 et ce qui e/ mal4 ,c'e/ p\rquoi il n'y a ri5 de plus *] l'homme que de savoir p5s]4 #d ,les hommes envisag5t les doctr9es morales et religieuses1 d'une "p1 et la consci5ce1 de l'autre1 comme deux guides diffr5ts4 ,en ralit1 il n'y a qu'un seul guide3 la consci5ce1 c'e/--dire1 la reconnaissance de la voix de ,dieu qui vit en n\s4 ,cette voix dcide indubitablem5t p\r *aque homme ce qu'il doit ou ne doit pas faire2 et *aque homme peut t\j\rs voqu] cette voix p> un ef=t de p5se4 #e ,si l'homme ne savait pas que ses yeux p\vai5t voir et s'il ne les ouvrait jamais1 il aurait t trs misrable4 ,de mme1 et plus encore1 e/ misrable l'homme qui ne compr5d pas que la facult de p5s] lui e/ donne p\r support] t\s les malheurs4 ,si l'homme e/ raisonnable1 il lui s]a facile de les support]2 d'abord1 p>ce que sa raison lui dira que t\s les malheurs pass5t et se trans=m5t en bonheur1 et ensuite1 que *aque malheur e/ utile un homme raisonnable4 ,et p\rtant1 au lieu de reg>d] le malheur en face1 les hommes t*5t de l'vit]4 ,ne s]ait-il pas prfrable de n\s rj\ir de ce que ,dieu n\s ait donn la facult de ne pas n\s *agr9] de ce qui n\s arrive1 indp5damm5t1 de notre volont1 et de ,le rem]ci] de ce qu',il ait subordonn notre me uniquem5t ce qui e/ en notre p\voir3 notre raison8 ,il n'a s\mis notre me ni nos p>5ts1 ni nos frres1 ni la ri*esse1 ni notre corps1 ni la mort4 ,p> ,sa bont1 ,il l'a seulem5t subordonne ce qui dp5d de n\s3 nos p5ses4 ,c'e/ sur ces p5ses-l et sur leur puret que n\s devons veill] de t\tes nos =ces p\r notre bi54 ,d'aprs ,,pict,,te #f ,lorsque n\s appr5ons une n\velle p5se et que n\s la tr\vons ju/e1 il n\s semble l'avoir connue depuis longtemps et n\s rappel] ma9t5ant de ce que n\s savions dj4 ,t\te vrit se tr\ve dj dans l'me de t\t homme4 ,ne l't\ffe pas seulem5t p> le m5songe1 et1 tt ou t>d1 elle se rvl]a toi4 #g ,s\v5t n\s vi5t une p5se qui n\s semble ju/e et trange la fois1 et n\s avons peur d'y croire4 ,mais1 aprs avoir bi5 rfl*i1 n\s voyons que la p5se qui n\s semblait trange e/ la plus simple vrit laquelle on ne peut plus cess] de croire1 ds l'in/ant qu'on l'a apprise4 #h ,p\r pntr] dans la consci5ce de l'humanit1 t\te vrit doit trav]s] trois phases4 ,la premire3 ,c'e/ tellem5t inepte que ce n'e/ mme pas la pe9e de discut]4 ,la deuxime3 ,c'e/ immoral et contraire la religion4 ,la troisime3 ,ah1 c'e/ tellem5t connu de t\s que ce n'e/ mme pas la pe9e d'en p>l]6 #i ,en vivant au milieu des hommes1 n'oublie pas ce que tu z appris dans la solitude4 ,et rfl*is dans la solitude sur ce que tes relations avec les autres t'ont appris4 #aj ,n\s p\vons arriv] la sagesse p> trois *em9s3 d'abord1 p> la voie de l'expri5ce1 et ce *em9-l e/ le plus difficile2 ensuite1 p> la voie de l'imitation1 et ce *em9-l e/ le plus facile2 enf91 p> la voie de la rflexion1 et ce *em9-l e/ le plus noble4 ,,confucius4 ,,ii4--,la vie de l'homme e/ dt]m9e p> ses p5ses4 #a ,le sort de l'homme e/ tel et tel uniquem5t d'aprs la faon dont il compr5d sa vie4 #b ,t\s les gr&s *angem5ts dans la vie d'un homme1 de mme que dans la vie de l'humanit entire1 comm5c5t et s'accompliss5t dans la p5se4 ,p\r qu'une modification puisse s'effectu] dans les s5sations et les actes1 un *angem5t dans les p5ses doit s'effectu] d'abord4 #c ,t\t ce qui e/ bon et ncessaire aux hommes ne s'acqui]t pas d'un c\p1 mais t\j\rs au moy5 d'un travail long et cont9u4 ,c'e/ a9si que l'on appr5d les mti]s1 qu'on acqui]t des connaissances1 et c'e/ a9si que l'on appr5d la *ose plus difficile au monde3 savoir vivre d'une vie ju/e4 ,p\r appr5dre vivre a9si1 il faut avant t\t savoir s'habitu] n'avoir que des bonnes p5ses4 #d ,les passages de notre vie d'un tat dans un autre ne se dt]m95t pas p> les actions1 accomplies selon notre volont3 p> le m>iage1 le *angem5t du lieu d'habitation1 le *angem5t de pr(ession1 etc41 mais p> les p5ses qui n\s vi5n5t p5dant la prom5ade1 au milieu de la nuit1 en mangeant et1 surt\t1 p> les p5ses qui1 englobant t\t notre pass1 n\s dis5t3 ,tu z agi a9si1 mais tu aurais mieux fait d'agir autrem5t4 ,et t\s nos actes ultrieurs s]v5t ces p5ses s]vilem5t1 excut5t leur volont4 ,,?oreau4 #e ,nos dsirs ne s]ont pas bons tant que n\s n'aurons corrig les habitudes de notre raison2 et ces habitudes se =m5t au contact des dductions de sagesse des meilleurs hommes de la t]re4 ,s,n,,que4 #f ,ce qui e/ calme peut tre ma9t5u dans le repos4 ,ce qui ne s'e/ pas encore manife/ peut tre facilem5t prv5u4 ,ce qui e/ encore faible peut facilem5t tre bris4 ,ce qui n'e/ pas encore nombreux peut facilem5t tre disp]s4 ,un gros arbre a comm5c p> tre une tige m9ce4 ,une t\r neuf tages a comm5c tre leve p> la pose de quelques petites briques4 ,un voyage de mille lieues comm5ce p> un pas4 ,faites att5tion vos p5ses3 elles sont le comm5cem5t de vos actes4 ,,lao-,,tseu4 #g ,de mme que la vie et la de/9e d'un homme sont dt]m9es p> ce quoi n\s prtons le mo9s d'att5tion1 p> ses p5ses1 la vie des socits et des peuples e/ dt]m9e non p> les vnem5ts qui ont lieu dans ces socits et ces peuples1 mais p> les ides qui uniss5t la plup>t des hommes de ces socits et de ces peuples4 #h ,ne p5se pas que seuls les hommes extraord9aires peuv5t tre sages4 ,la sagesse e/ ncessaire t\s les hommes1 et c'e/ p\rquoi ils peuv5t t\s tre sages4 ,la sagesse consi/e savoir quelle e/ l'uvre de la vie et comm5t l'accomplir4 ,et p\r l'appr5dre1 il suffit de se rappel] que la p5se e/ une gr&e *ose1 et1 p> consqu5t1 rfl*ir4 ,,iii4--,la cause des plus gr&s malheurs des hommes rside non pas dans leurs actes1 mais dans leurs p5ses4 #a ,lorsqu'il t'arrive un malheur1 sa*e que cela ne vi5t pas de ce que tu z fait1 mais de ce que tu z p5s4 #b ,les p5ses qui provoqu5t les actes mauvais sont bi5 plus nuisibles que les actes eux-mmes4 ,on peut ne pas recomm5c] une mauvaise action et s'en rep5tir2 t&is que les mauvaises p5ses eng5dr5t les mauvaises actions4 ,une mauvaise action aplanit seulem5t la r\te p\r les autres mauvaises actions2 les mauvaises p5ses entran5t sur cette r\te4 #c ,p\r qu'un flambeau puisse donn] une cl>t calme1 il faut qu'il soit mis l'abri du v5t4 ,si le flambeau e/ expos au v5t1 la lumire vacill]a et donn]a des ombres tranges4 ,les mmes ombres tomb]ont dans l'me de l'homme lorsque ses p5ses s]ont futiles1 vacillantes et incontrles4 ,sagesse brahmane4 ,,iv4--,l'homme e/ matre de ses p5ses #a ,notre vie peut tre bonne ou mauvaise1 suivant la qualit de nos p5ses4 ,or on peut les g\v]n]4 ,c'e/ p\rquoi1 p\r vivre bi51 l'homme doit travaill] ses p5ses1 ne pas c\t] les mauvaises4 #b ,travaille purifi] tes p5ses4 ,si tu n'z pas de mauvaises p5ses1 tu ne commettras pas de mauvaises actions4 ,,confucius4 #c ,t\t e/ dans le p\voir du ,ciel1 sauf notre dsir de s]vir ,dieu ou n\s-mmes4 ,n\s ne p\vons emp*] les oiseaux de vol] au-dessus de nos ttes1 mais n\s p\vons ne pas les laiss] y faire leurs nids4 ,de mme1 n\s ne p\vons emp*] les mauvaises p5ses de trav]s] notre esprit1 mais n\s avons le p\voir de ne pas les laiss] y faire leur nid p\r c\v] et eng5dr] de mauvaises actions4 ,,lu!r4 #d ,on ne peut *ass] une mauvaise p5se lorsqu'elle vi5t l'esprit1 mais on peut compr5dre que cette p5se e/ mauvaise4 ,et si l'on sait qu'elle e/ mauvaise1 on peut ne pas s'y ab&onn]4 ,il n\s vi5t l'ide que tel ou tel autre homme e/ m*ant4 ,je ne p\vais pas m'emp*] de le p5s]1 mais si j'ai compris que cette ide tait mauvaise1 je peux me s\v5ir que c'e/ mal de mdire des g5s1 que je suis mauvais moi-mme1 et je peux a9si me cont5ir de la mdisance1 mme p> la p5se4 #e ,si tu veux que ta p5se te s]ve1 t*e de rfl*ir indp5damm5t de tes s5tim5ts et de ta situation1 c'e/--dire de ne pas agir contre tes ides af9 de ju/ifi] la s5sation que tu pr\ves1 ou la *ose que tu z faite ou que tu f]as4 ,v4--,il faut vivre d'une vie spirituelle p\r avoir la =ce de g\v]n] ses p5ses4 #a ,n\s croyons s\v5t que la plus gr&e =ce qui exi/e au monde e/ la =ce matrielle4 ,n\s le p5sons1 p>ce que notre corps1 que n\s le v\lions ou non1 s5t t\j\rs cette =ce4 ,mais la =ce spirituelle1 la =ce de la p5se1 n\s semble insignifiante1 et n\s ne la reconnaissons pas p\r une =ce4 ,cep5dant1 c'e/ en elle qu'e/ la vraie =ce1 celle qui modifie notre vie et la vie des autres hommes4 #b ,notre vie e/ meilleure ou plus mauvaise1 selon que n\s n\s reconnaissons notre nature d'tres *>nels ou d'tres spirituels4 ,dans le premi] cas1 n\s affaiblissons notre vie relle1 n\s dveloppons1 n\s excitons les passions1 la cupidit1 la lutte1 la ha9e1 la cra9te de la mort4 ,t&is que si n\s reconnaissons notre nature d'tres spirituels1 n\s exaltons1 n\s levons la vie1 n\s la librons des passions1 de la lutte1 de la ha9e1 n\s librons l'am\r4 ,le transf]t de la consci5ce de l'tre *>nel dans un tre spirituel s'effectue au moy5 d'un ef=t de p5se4 #c ,voici ce que ,snque crivait un ami3 ,tu fais bi51 mon *] ,luca91 de t*] de ma9t5ir ton esprit bon et *>itable p> tes propres =ces4 ,t\t homme peut t\j\rs se mettre dans cet tat d'me4 ,p\r cela1 on n'a pas beso9 d'lev] les bras au ciel et de dem&] au g>de du temple la p]mission de n\s appro*] de ,dieu af9 qu'il puisse mieux n\s ent5dre3 ,dieu e/ t\j\rs prs de n\s1 ,il e/ en n\s4 ,en n\s vit le ,sa9t ,esprit1 tmo9 et g>di5 de t\t ce qui e/ bon et de t\t ce qui e/ mauvais4 ,il agit avec n\s comme n\s agissons env]s ,lui4 ,si n\s le soignons1 ,il n\s soigne4 #d ,lorsque1 plongs dans nos p5ses1 n\s ne savons pas ce qui e/ bon et ce qui e/ mal1 n\s devons n\s retir] du monde2 seule la proccupation de l'op9ion du monde n\s emp*e de voir le bi5 et le mal4 ,se retir] du monde--c'e/--dire r5tr] en soi-mme1--c'e/ aid] la disp]sion de t\s les d\tes4 #e ,il n'e/ facile de lutt] avec les t5tations que lorsqu'on ne leur e/ pas encore assujetti4 ,dans les s\cis et l'excitation des t5tations1 on n'a pas le temps de *]*] des remdes p\vant contrebalanc] nos dsirs4 ,etablis tes desse9s lorsque les t5tations sont abs5tes1 lorsque tu es seul4 ,,b5?am4 ,,vi4--,la facult de s'unir p> la p5se aux vivants et aux morts e/ un des gr&s bi5faits dont j\it l'homme4 #a ,les jeunes g5s dis5t s\v5t3 ,je ne veux pas vivre d'aprs les autres1 je rfl*irai p> moi-mme4 ,ceci e/ absolum5t ju/e3 l'ide soi e/ plus *re que t\tes les ides des autres4 ,mais p\rquoi rfl*ir des *oses auxquelles on a dj rfl*i8 ,pr5ds ce qui e/ prt et va plus lo94 ,la =ce de l'humanit consi/e en ce qu'on peut pr(it] des p5ses d'autrui et all] plus lo94 #b ,les ef=ts qui libr5t l'homme des p*s1 des t5tations et des sup]/itions1 s'effectu5t avant t\t dans la p5se4 ,l'aide pr9cipale de l'homme dans cette lutte consi/e en ce qu'il peut se jo9dre l'activit raisonnable de t\s les sages et de t\s les sa9ts de ce monde qui ont vcu avant lui4 ,cette communion avec les p5ses des sa9ts et des sages e/ la prire1 c'e/--dire1 la rptition des p>oles p> lesquelles ces hommes exprimai5t leurs rapports env]s leur me1 env]s les autres hommes1 env]s le monde et son pr9cipe4 #c ,depuis les temps les plus reculs1 il e/ reconnu que la prire e/ indisp5sable l'homme4 ,p\r les hommes de l'anci5 temps1 la prire tait--et elle l'e/ encore ma9t5ant p\r la plup>t d'entre n\s--un appel ,dieu1 ou aux dieux1 fait dans c]ta9s endroits et au moy5 de c]ta9s procds et expressions1 avec l'int5tion d'apais] les div9its4 ,la doctr9e *rti5ne ne connat pas ces prires-l4 ,elle n\s appr5d que la prire e/ indisp5sable1 non comme un moy5 de n\s db>rass] des malheurs de ce monde et d'acqurir des bi5faits1 mais comme celui de n\s raff]mir dans nos bonnes p5ses4 #d ,la vraie prire e/ importante et ncessaire l'me1 p>ce que qu& n\s n\s tr\vons a9si seul avec ,dieu1 notre p5se s'lve jusqu'au degr suprme qu'elle peut atte9dre4 #e ,le ,*ri/ a dit3 lorsque tu pries1 re/e seul 7,,mat?4 ,,vi1 #e-f74 ,alors seulem5t1 ,dieu t'ent5dra4 ,dieu e/ en toi et1 p\r qu'il t'ent5de1 tu dois *ass] t\t ce qui te ,le ca*e4 #f ,priez t\tes les heures4 ,la prire la plus difficile et la plus ncessaire e/ celle o l'on doit se s\v5ir1 au milieu du m\vem5t de la vie1 de ses obligations devant ,dieu et devant ,sa loi4 ,tu t'effraies1 tu te f*es1 tu es confus1 tu te passionnes1 fais un ef=t1 s\vi5s-toi qui tu es et ce que tu dois faire4 ,c'e/ en cela que consi/e la prire4 ,c'e/ difficile au db1 mais cette habitude peut se =m]4 #g ,il e/ bon de modifi] sa prire1 c'e/--dire l'expression de ses rapports env]s ,dieu4 ,l'homme gr&it con/amm5t1 *ange1 et1 p> suite1 ses rapports env]s ,dieu doiv5t aussi se modifi] et s'claircir4 ,la prire aussi doit *ang]4 ,,vii4--,la vie ju/e e/ impossible sans un ef=t de p5se4 #a ,matrise tes p5ses si tu veux atte9dre ton b4 ,fixe le reg>d de ton me sur l'unique lumire pure qui e/ exemple de passion4 ,sagesse b\ddhi/e4 #b ,la rflexion e/ le *em9 de l'immortalit2 l't\rd]ie e/ le *em9 de la mort4 ,ceux qui veill5t dans la rflexion ne meur5t jamais2 les t\rdis1 les incroyants sont p>eils aux morts4 ,eveille-toi toi-mme2 alors1 protg p> toi-mme et t'appr(ondissant toi-mme1 tu ne *ang]as pas4 ,sagesse brahmane4 #c ,la vraie =ce de l'homme n'e/ pas dans ses lans1 mais dans sa t5dance f]me et tranquille v]s le bi5 qu'il tablit dans ses p5ses1 exprime p> ses p>oles et excute p> ses actes4 #d ,si tu rem>ques1 en jetant un c\p d'il en arrire sur ta vie1 qu'elle e/ dev5ue meilleure1 plus *>itable1 plus libre de p*s1 de t5tations et de sup]/itions1 sa*e que ce succs n'e/ d qu'au travail de ta p5se4 #e ,voici ce que ,confucius dit de l'importance de la p5se3 ,la vraie doctr9e donne aux hommes le bi5 suprme3 la rgnration et la facult de sj\rn] dans cet tat4 ,p\r obt5ir ce bi5 suprme1 il faut que la vie du peuple enti] soit bi5 organise4 ,et p\r cela1 il faut que la famille soit bi5 organise2 et p\r que la famille soit bi5 organise1 il faut qu'une bonne organisation prside ta propre vie2 et p\r cela1 il faut que ton cur soit amlior2 et p\r amlior] ton cur1 il faut que tu aies des p5ses claires et ju/es4 ,,viii4--,seule la facult de p5s] di/+ue l'homme de la bte4 #a ,l'homme se di/+ue de la bte uniquem5t p>ce qu'il possde la facult de p5s]4 ,les uns augm5t5t cette facult1 les autres ne se s\ci5t pas de cela4 ,ces g5s-l sembl5t v\loir r5onc] ce qui les di/+ue de la bte4 ,sagesse-ori5tale4 #b ,comp> la nature qui l'environne1 l'homme n'e/ qu'un faible roseau p5sant4 ,il ne faut pas que l'univ]s enti] s'arme p\r l'cras]4 ,une vapeur1 une g\tte1 suffit p\r le tu]4 ,mais qu& l'univ]s l'cras]ait1 l'homme s]ait encore plus noble que ceux qui le tu5t1 p>ce qu'il sait qu'il meurt2 et l'avantage que l'univ]s a sur lui1 c'e/ que l'univ]s n'en sait ri54 ,t\te notre dignit consi/e donc en la p5se4 ,c'e/ de l qu'il faut n\s relev]1 non de l'espace et de la dure1 que n\s ne saurions remplir4 ,travaillons donc bi5 p5s]3 voil le pr9cipal de la morale4 ,,pascal4 #c ,l'homme peut appr5dre lire et crire2 mais cela ne lui appr5dra pas s'il doit ou non crire une lettre son ami1 ou =mul] une pla9te contre celui qui l'a (f5s4 ,l'homme peut tudi] la musique1 mais cela ne lui appr5dra pas qu& on peut j\] et *ant] et qu& on ne peut le faire4 ,il en e/ de mme de t\t4 ,seule la raison n\s dit o et qu& on peut faire les *oses et o et qu& on ne doit pas les faire4 ,en n\s d\ant de raison1 ,dieu a mis notre disposition ce dont n\s avions le plus beso94 ,en n\s accordant la raison1 il semblait n\s dire3 ,af9 que v\s puissiez vit] le mal et pr(it] des bi5faits de la vie1 j'ai mis en v\s une p>celle div9e de ,moi-,mme4 ,je v\s ai donn la raison4 ,si v\s l'appliquez t\t ce qui v\s arrive1 ri5 ne s]a p\r v\s un ob/acle ou une entrave sur le *em9 que je v\s ai de/91 et jamais v\s ne v\s pla9drez ni de votre sort1 ni des g5s2 v\s ne mdirez pas d'eux et v\s ne les flatt]ez po9t4 ,ne ,me repro*ez donc pas de ne pas v\s avoir donn davantage4 ,ne v\s suffit-il donc pas de vivre t\te votre vie raisonnablem5t1 dans le calme et la joie8 ,d'aprs ,,pict,,te4 #d ,un sage prov]be dit3 ,dieu vi5t v]s n\s sans sonn]4 ,cela veut dire qu'il n'y a pas de cloison entre n\s et l'inf9i1 qu'il n'y a pas de mur entre l'homme-consqu5ce et ,dieu-cause4 ,les murs sont tombs1 n\s sommes exposs aux pr(ondes ractions des facults div9es4 ,seul le travail de l'esprit ti5t ouv]t l'orifice p> lequel n\s communiquons avec ,dieu4 ,d'aprs ,,emm]son4 #e ,l'homme e/ visiblem5t fait p\r p5s]2 c'e/ t\te sa dignit et t\t son mrite2 et t\t son devoir e/ de p5s] comme il faut2 et l'ordre de la p5se e/ de comm5c] p> soi1 et p> son auteur et sa f92 or1 quoi p5se le monde8 ,jamais cela1 mais dans]1 j\] du lu?1 *ant]1 faire des v]s1 c\rir la bague1 etc41 se btir1 se faire roi1 sans p5s] ce que c'e/ que d'tre roi et que d'tre homme4 ,,pascal4 ,,*apitre ,,xxiv ,l',,abn,,gation ,le bonheur de l'homme e/ dans sa communion d'am\r avec ,dieu et avec ses pro*a9s4 ,les p*s entrav5t ce bonheur4 ,la cause des p*s e/ en ce fait que l'homme met son bonheur satisfaire les dsirs de son corps1 et non aim] ,dieu et son pro*a94 ,c'e/ p\rquoi le bonheur de l'homme e/ dans l'affran*issem5t des p*s4 ,s'affran*ir des p*s1 c'e/ faire un ef=t p\r r5onc] la vie *>nelle4 ,i4--,la loi de la vie e/ dans le r5oncem5t la *air4 #a ,t\s les p*s *>nels3 la luxure1 l'oisivet1 le luxe1 l'inimiti1 la cupidit1 vi5n5t uniquem5t de ce qu'on reconnat son corps comme son moi1 de ce qu'on s\met son me son corps4 ,alors ,jsus dit ,ses disciples3 si quelqu'un veut v5ir avec ,moi1 qu'il r5once ,lui-mme1 qu'il se *>ge de sa croix et me suive4 ,c> quiconque v\dra sauv] sa vie1 la p]dra2 et quiconque p]dra sa vie p\r l'am\r de moi1 la tr\v]a2 c> que s]virait-il l'homme de gagn] t\t le monde1 s'il p]dait son me8 ,ou bi51 que donn]ait l'homme en *ange de son me8 ,,mat?1 ,,xvi1 #bd-bf4 #c ,voici p\rquoi ,mon ,pre m'aime3 c'e/ que ,je donne ma vie p\r la repr5dre4 ,p]sonne ne me l'te1 mais ,je la donne de ,moi-mme2 ,j'ai le p\voir de la quitt]1 et le p\voir de la repr5dre4 ,j'ai reu cet ordre de mon ,pre4 ,,jean1 ,x1 #ag-ah4 #d ,le fait que l'homme peut r5onc] sa vie corporelle pr\ve clairem5t que l'homme e/ p\rvu de quelque *ose en v]tu de quoi il r5once4 #e ,plus on s'ab&onne au *>nel1 plus on p]d le spirituel4 ,plus tu r5onces au *>nel1 plus tu reois de spirituel4 ,vois lequel des deux t'e/ plus ncessaire4 #f ,l'abngation n'e/ pas le r5oncem5t soi-mme1 mais le transport de son moi d un tre *>nel dans un tre spirituel4 ,r5onc] soi-mme1 n'e/ pas r5onc] la vie4 ,p> contre1 r5onc] la vie *>nelle1 c'e/ augm5t] la vraie vie spirituelle4 #g ,la raison dmontre l'homme que son bonheur ne peut tre dans la satisfaction des exig5ces de sa *air2 c'e/ p\rquoi la raison entrane l'homme irrsi/iblem5t v]s le bonheur qui lui e/ propre1 mais qui ne se place pas dans sa vie corporelle4 ,on p5se et on dit gnralem5t que le r5oncem5t la vie corporelle e/ un haut fait2 ceci n'e/ pas exact4 ,ce r5oncem5t n'e/ pas un exploit1 mais une condition 9vitable de la vie de l'homme4 ,p\r la bte1 le bonheur dans la vie corporelle1 et la prolongation de l'espce qui en dc\le1 e/ le b suprme de la vie4 ,mais p\r l'homme1 cette vie1 et la prolongation de l'espce1 n'e/ qu'un degr de l'exi/5ce d'o s'ouvre p\r lui le vrai bonheur de la vie1 incompatible avec le bonheur de la vie *>nelle4 ,p\r l'homme1 celle-ci n'e/ pas t\te la vie1 mais uniquem5t une condition de la vraie vie qui consi/e en une communion de plus en plus gr&e avec le pr9cipe spirituel de l'univ]s4 ,,ii4--,l'imm95ce de la mort amne ncessairem5t l'homme la consci5ce de la vie spirituelle qui n'e/ pas assujettie la mort4 #a ,lorsqu'un enfant vi5t de natre1 il lui semble qu'il n'y a que lui qui exi/e au monde4 ,il ne cde ri5 ni p]sonne1 ne veut ri5 savoir de p]sonne et ne fait que rclam] ce qui lui e/ ncessaire4 ,il ne connat pas mme sa mre1 il ne connat que son se94 ,mais des j\rs1 des mois1 des annes pass5t1 et l'enfant comm5ce compr5dre qu'il y a d'autres hommes p>eils lui qui veul5t aussi ce qu'il dsire p\r lui4 ,et plus il vit1 plus il compr5d qu'il n'e/ pas seul au monde et qu'il doit1 s'il en a la =ce1 lutt] contre les autres hommes p\r obt5ir ce qu'il dsire possd]1 ou bi51 s'il n'a pas la =ce1 se s\mettre ce qui e/4 ,en outre1 plus l'homme vit1 plus il compr5d clairem5t que sa vie ne dure qu'un temps1 et que *aque heure peut se t]m9] p> la mort4 ,il voit1 auj\rd'hui1 dema91 tantt l'un1 tantt l'autre1 emports p> la mort1 et il compr5d que cela peut galem5t lui arriv] t\t in/ant et que cela arriv]a srem5t tt ou t>d4 ,et alors1 l'homme ne peut ne pas compr5dre qu'il n'y a pas de vraie vie dans son corps1 et que t\t ce qu'il p\rrait faire dans cette vie p\r son corps ne s]virait ri54 ,et lorsque l'homme aura clairem5t compris t\t cela1 il compr5dra galem5t que l'esprit qui vit en lui n'e/ pas uniquem5t en lui1 mais en t\s les hommes1 dans t\t l'univ]s1 que cet esprit e/ l',esprit de ,dieu4 ,et ayant compris cela1 l'homme n'atta*]a plus d'importance sa vie corporelle et fond]a le b de sa vie sur la communion avec l',esprit de ,dieu1 avec ce qui e/ t]nel4 #b ,la mort1 la mort1 la mort n\s guette t\t in/ant4 ,notre vie s'accomplit en vue de la mort4 ,si v\s travaillez p\r votre vie *>nelle v5ir1 v\s savez qu'une seule *ose v\s att5d dans l'av5ir3 la mort4 ,et cette mort dtruit t\t ce quoi v\s avez travaill4 ,v\s direz que v\s travaillez p\r le bi5 des gnrations v5ir2 mais elles disp>atront galem5t et il n'en re/]a ri54 ,p> consqu5t1 la vie1 dans un b matriel1 ne peut avoir aucun s5s4 ,la mort dtruit t\te cette vie4 ,p\r que la vie ait un s5s1 il faut que la mort ne puisse pas dtruire l'uvre de la vie4 ,et c'e/ cette vie-l que le ,*ri/ rvle aux hommes4 ,il montre aux hommes qu' ct de la vie *>nelle1 qui n'e/ qu'une app>5ce de la vie1 il e/ une autre vie1 la vraie1 qui donne le vritable bonheur l'homme1 et que *aque homme connat cette vie dans son cur4 ,la doctr9e du ,*ri/ indique l'illusion de la vie p]sonnelle1 la ncessit d'y r5onc] et de report] le s5s et le b de la vie dans une vie ju/e1 la vie de l'humanit entire1 dans la vie du ,fils de l'homme4 #c ,p\r compr5dre la doctr9e du ,*ri/ indiquant le salut de la vie1 il faut bi5 compr5dre ce que disai5t t\s les prophtes1 ce que disait ,salomon1 ce que disait ,b\ddha1 ce que disai5t t\s les sages du monde enti] sur la vie individuelle de l'homme4 ,on peut1 suivant l'expression de ,pascal1 ne pas y p5s]1 port] devant soi des petits crans qui ca*]ai5t au reg>d l'abme de la mort auquel n\s c\rons t\s2 mais il n'y a qu' rfl*ir ce qu'e/ la vie corporelle individuelle p\r se p]suad] que t\te cette vie1 si elle n'e/ que matrielle1 n'a non seulem5t aucun s5s1 mais encore n'e/ qu'une mauvaise plaisant]ie aux dp5s du cur1 de la raison de l'homme et de t\t ce qu'il y a de bon en lui4 ,c'e/ p\rquoi1 p\r compr5dre la doctr9e du ,*ri/1 il faut t\t d'abord repr5dre ses s5s1 rfl*ir1 af9 qu'il se fasse en n\s ce que dit ,jean1 le prcurseur du ,*ri/1 en pr*ant sa doctr9e des g5s g>s comme n\s3 ,rep5tez-v\s avant t\t1 c'e/--dire1 rev5ez v\s2 s9on1 v\s prirez t\s4 ,lorsqu'on eut racont au ,*ri/ comm5t ont pri les ,galilens p> la ma9 de ,pilate1 il dit3 ,p5sez-v\s que ces ,galilens avai5t commis plus de p*s que t\s les ,galilens p\r avoir s\ff]t a9si8 ,je v\s dis que non2 mais si v\s ne v\s rep5tez pas1 v\s prirez t\s a9si4 ,la mort 9vitable e/ devant v\s t\s4 ,n\s t*ons va9em5t de l'oubli]1 mais cela ne n\s p]mettra pas de l'vit]2 au contraire1 lorsqu'elle vi5dra p> surprise1 elle s]a plus affreuse encore4 ,il n'y a qu'un seul moy5 de salut3 c'e/ de r5onc] la vie qui meurt et de vivre de celle p\r laquelle il n'y a pas de mort4 #d ,celui qui ne voit pas son moi dans son corps m\rant1 connat la vrit de la vie4 ,sagesse b\ddhi/e4 #e ,c'e/ p\rquoi je v\s dis3 ne soyez po9t en s\ci p\r votre vie1 de ce que v\s mang]ez et de ce que v\s boirez2 ni p\r votre corps1 de quoi v\s s]ez vtus4 ,la vie n'e/-elle pas plus que la n\rriture1 et le corps plus que le vtem5t8 ,reg>dez les oiseaux de l'air2 c> ils ne sm5t ni moissonn5t1 ni n'amass5t dans des gr5i]s1 et votre ,pre ,cle/e les n\rrit4 ,n'tes-v\s pas beauc\p plus qu'eux8 ,et qui e/-ce d'entre v\s qui1 p> son s\ci1 puisse aj\t] une c\de sa taille8 ,ne soyez donc po9t en s\ci1 disant que mang]ons-n\s1 que boirons-n\s et de quoi s]ons-n\s vtus4 ,mais *]*ez premirem5t le ,royaume de ,dieu et sa ju/ice1 et t\tes ces *oses v\s s]ons donnes p> surcrot4 ,ne soyez donc po9t en s\ci du l5dema92 c> le l5dema9 aura le s\ci de ce qui le reg>de3 *aque j\r suffit sa pe9e4 ,,mat?41 ,,vi1 #be-cg1 #ca1cc-cd4 ,,iii4--,le r5oncem5t son moi corporel rvle ,dieu dans l'me de l'homme4 #a ,plus l'homme r5once son moi corporel1 plus ,dieu se rvle lui4 ,le corps ca*e ,dieu l'homme4 #b ,si tu veux arriv] connatre le moi univ]sel1 tu dois1 avant t\t1 appr5dre te connatre toi-mme4 ,et p\r cela1 tu dois sacrifi] ton moi au moi univ]sel4 ,sagesse brahmane4 #c ,si tu mprises le monde1 ce n'e/ pas un gr& mrite4 ,p\r celui qui vit selon ,dieu1 lui-mme et le monde s]ont t\j\rs ri54 ,,ang,,lus4 #d ,le r5oncem5t la vie corporelle e/ prcieux1 ncessaire et joyeux uniquem5t lorsqu'il e/ religieux1 c'e/--dire1 lorsque l'homme r5once lui-mme1 son corps1 af9 d'accomplir la volont du ,dieu qui vit en lui4 ,mais lorsque l'homme r5once la vie corporelle1 non p\r excut] la volont de ,dieu1 mais p\r accomplir sa volont lui et celle des hommes qui sont p>eils lui1 une telle abngation n'e/ ni prcieuse1 ni ncessaire1 ni joyeuse1 mais uniquem5t nuisible lui-mme et aux autres4 #e ,si v\s t*ez de plaire aux hommes p\r qu'ils v\s soi5t reconnaissants1 v\s travaill]ez en va94 ,mais si v\s faites du bi5 aux autres sans song] eux1 p\r ,dieu1 v\s v\s f]ez du bi51 et les autres v\s s]ont reconnaissants4 ,dieu se s\vi5t de celui qui ne p5se pas lui-mme1 et ,dieu oublie celui qui p5se lui-mme4 #f ,c'e/ seulem5t qu& notre corps meurt1 que n\s ressuscitons en ,dieu4 #g ,si tu n'att5ds ri5 et que tu ne veux ri5 recevoir des autres hommes1 ceux-ci ne peuv5t pas te faire peur1 de mme qu'une abeille ne cra9t pas une autre et qu'un *eval n'a pas peur d'un autre4 ,mais si ton bonheur e/ dans le p\voir des autres hommes1 tu les cra9dras srem5t4 ,c'e/ p> l que l'on doit comm5c]3 il faut r5onc] t\t ce qui ne n\s app>ti5t pas1 y r5onc] au po9t qu'il ne soit pas notre matre1 r5onc] t\t ce qui e/ ncessaire au corps1 r5onc] l'am\r de la ri*esse1 de la gloire1 des fonctions1 des honneurs1 r5onc] ses enfants1 sa femme1 ses frres4 ,tu dois te dire que t\t cela n'e/ pas ta proprit4 ,mais comm5t arriv] cela8 ,subordonn] sa volont la volont de ,dieu3 s',il veut que j'aie la fivre--je le veux aussi4 ,s'il veut que je fasse ceci et non pas cela--je le veux aussi4 ,s',il veut qu'il m'arrive une *ose laquelle je ne m'att5dais pas--je le veux aussi4 ,,pict,,te4 #h ,la volont propre ne se satisf]a jamais1 qu& elle aurait p\voir de t\t ce qu'elle veut2 mais on e/ satisfait ds l'in/ant qu'on y r5once4 ,sans elle1 on ne peut tre cont5t4 ,la vraie et unique v]tu e/ donc de se har1 c> on e/ hassable p> sa concupisc5ce1 et de *]*] un tre vritablem5t aimable1 p\r l'aim]4 ,mais1 comme n\s ne p\vons aim] ce qui e/ hors de n\s1 il faut aim] un tre qui soit en n\s1 et qui ne soit pas n\s1 et cela e/ vrai d'un *acun de t\s les hommes4 ,or1 il n'y a que l'tre univ]sel qui soit tel4 ,le royaume de ,dieu e/ n\s 7,luc1 ,,xvii1 #ba72 le bi5 univ]sel e/ en n\s-mmes et ce n'e/ pas n\s4 ,,pascal4 ,,iv4--,le vrai am\r env]s les hommes n'e/ possible que p> l'abngation4 #a ,seul ce qui ne vit pas p\r soi-mme ne prit pas4 ,mais p\rquoi celui qui ne vit pas p\r lui-mme vivra-t-il8 ,on peut ne pas vivre p\r soi-mme alors seulem5t qu'on vit p\r ,t\t4 ,c'e/ en vivant p\r le ,t\t que l'homme peut tre et e/ tranquille4 ,,lao-,,tseu4 #b ,qu& mme tu le v\drais1 tu ne p\rrais pas sp>] ta vie de celle de l'humanit4 ,tu vis dans l'humanit1 p> elle et p\r elle4 ,en vivant p>mi les hommes1 tu ne peux pas ne pas r5onc] toi-mme1 p>ce que n\s sommes t\s crs p\r agir d'un commun accord1 comme les jambes1 les bras1 les yeux1 et l'accord ne s]ait pas possible sans l'abngation4 ,,m>c-,,aur,,le4 #c ,on ne saurait se contra9dre l'am\r des autres4 ,on ne peut que rejet] ce qui emp*e l'am\r4 ,et ce qui l'emp*e1 c'e/ l'am\r de son moi matriel4 #d ,tu aim]as ton pro*a9 comme toi-mme ne veut pas dire que tu dois t*] d'aim] ton pro*a94 ,on ne peut pas se =c] aim]4 ,tu aim]as ton pro*a9 veut dire que tu dois cess] de t'aim] plus que t\t4 ,et ds que tu ne t'aim]as plus a9si1 tu te mettras aim] ton pro*a9 comme toi-mme4 #e ,il faut s'habitu] de se dire lorsqu'on r5contre un homme3 je ne p5s]ai qu' lui1 et non pas moi-mme4 #f ,i suffit de p5s] soi au beau milieu d'un disc\rs1 p\r p]dre le fil de ses ides4 ,de mme1 qu& n\s n\s oublions compltem5t1 que n\s sortons de n\s-mmes1 n\s p\vons communiqu] fructueusem5t avec les autres1 les s]vir et avoir sur eux une influ5ce bi5faisante4 #g ,plus la vie d'un homme e/ con=table et mieux organise extrieurem5t1 plus la joie de l'abngation e/ lo9 et difficile p\r lui4 ,les ri*es en sont presque entirem5t privs4 ,au pauvre1 t\t travail int]rompu dans le b de v5ir en aide son pro*a91 *aque morceau de pa9 t5du un m5diant1 procure la joie de l'abngation4 #h ,ce que tu z donn e/ toi1 ce que tu z g>d e/ aux autres4 ,si tu t'es priv de quelque *ose p\r le donn] aux autres1 tu t'es fait du bi5 toi-mme2 ce bi5 e/ jamais toi et p]sonne ne peut te le pr5dre4 ,mais si ta z g>d ce qu'un autre v\lait pr5dre1 lu ne l'z que p\r un temps ou jusqu'au mom5t o tu devras le r5dre4 ,et tu devras srem5t le r5dre lorsque la mort s]a v5ue4 #i ,s]ait-il possible de ne p\voir espr] qu'il vi5dra un j\r o les g5s v]ront qu'il leur e/ t\t aussi facile de vivre p\r les autres qu'il leur e/ facile de m\rir la gu]re dont ils ne connaiss5t pas la cause8 ,il suffit aux hommes d'avoir cet effet un peu plus de =ce d'esprit et un peu plus de consci5ce4 ,,braun4 ,v4--,l'homme qui emploie t\tes ses =ces satisfaire uniquem5t ses beso9s be/iaux1 dtruit sa vraie vie4 #a ,si l'homme ne p5se qu' lui-mme et *]*e p>t\t son pr(it1 il ne peut tre heureux4 ,si tu veux rellem5t vivre p\r toi-mme1 vis p\r les autres4 ,s,n,,que4 #b ,p\r compr5dre combi5 il e/ indisp5sable de r5onc] la vie corporelle p\r la vie spirituelle1 il suffit de se reprs5t] combi5 s]ait t]rible et rpugnante une vie consacre uniquem5t la satisfaction des dsirs *>nels4 ,la vraie vie ne comm5ce qu'au mom5t o l'homme r5once t\te be/ialit4 #c ,p> la p>abole des vign]ons 7,,mat?41 #cc-db71 le ,*ri/ claircit l'erreur des g5s qui pr5n5t l'app>5ce de la vie--leur vie *>nelle--p\r la vraie vie4 ,a =ce d'habit] le j>d9 cultiv de leur matre1 des g5s se crur5t propritaires du j>d94 ,et de cette conception errone il rsulte une srie d'actes ins5ss et cruels accomplis p> ces g5s qui1 f9alem5t1 sont *asss du j>d91 exclus de la vie4 ,de mme1 n\s n\s sommes imag9s que la vie de *acun de n\s e/ notre vie p]sonnelle1 que n\s y avons droit et p\vons en j\ir notre gr1 n'ayant aucune obligation env]s p]sonne4 ,aussi1 commettons-n\s 9vitablem5t la mme srie d'actes cruels et ins5ss et sommes de mme exclus de la vie4 ,comme les habitants du j>d9 avai5t oubli que le j>d9 leur avait t donn en tat1 ent\r d'un foss et d'une clture1 p\rvu d'un puits1 que quelqu'un avait travaill leur int5tion et att5d1 p> suite1 qu'ils f\rniss5t galem5t du travail1 les hommes qui ne possd5t qu'une vie p]sonnelle ont oubli1 ou veul5t oubli]1 t\t ce qui a t fait p\r eux avant leur naissance1 ce qui se fait au c\rs de leur vie1 et ce qu'on att5d d'eux4 ,d'aprs la doctr9e du ,*ri/1 de mme que les vign]ons1 qui habitai5t une vigne qu'ils n'avai5t pas travaille1 doiv5t s5tir et compr5dre qu'ils ont contract une dette con/ante env]s leur matre1 les hommes doiv5t s5tir et compr5dre que1 depuis leur naissance et jusqu' la mort1 ils ont contract une dette env]s ceux qui ont vcu avant eux1 qui viv5t encore et qui vivront1 et env]s ce qui tait1 e/ et s]a t\j\rs le comm5cem5t de t\t4 ,ils doiv5t compr5dre que *aque heure de leur exi/5ce confirme cette obligation1 et que1 p> consqu5t1 l'homme qui vit p\r lui-mme et qui nie cette obligation1 l'atta*ant la vie et son pr9cipe1 se prive lui-mme de la vie4 #d ,les hommes p5s5t que l'abngation compromet la lib]t4 ,ils ne sav5t pas que seule l'abngation n\s donne la vraie lib]t1 en n\s db>rassant de n\s-mmes1 de l'esclavage de notre dpravation4 ,nos passions sont les tyrans les plus cruels3 il suffit de r5onc] eux1 et tu te s5tiras libre4 ,f,,nelon4 #e ,la consci5ce de notre mission1 qui implique la loi de l'abngation1 n'a ri5 de commun avec la j\issance de la vie4 ,si n\s v\lions confondre la consci5ce de notre mission avec la j\issance1 et que n\s (frions ce mlange1 en qualit de remde1 une me malade1 ces deux lm5ts se s]ai5t sp>s spontanm5t4 ,mais si cela n'avait pas eu lieu et que la consci5ce de la haute de/9ation de l'homme n'avait produit aucun effet1 et que la vie corporelle aurait acquis1 en aspirant au plaisir1 une c]ta9e =ce qui correspondrait avec la de/9ation1 la vie morale de l'homme aurait disp>u sans ret\r4 ,,kant4 ,,vi4--,on ne peut se libr] de ses p*s qu' condition de r5onc] soi-mme4 #a ,le r5oncem5t au bonheur corporel p\r le bonheur spirituel e/ la consqu5ce d'une modification de la consci5ce2 c'e/--dire un homme qui se croyait tre d'abord purem5t un animal1 comm5ce se reconnatre comme un tre spirituel4 ,qu& ce *angem5t s'e/ effectu1 ce qui semblait avant une privation1 une s\ffrance1 n'e/ plus une privation ni une s\ffrance1 mais une prfr5ce naturelle du meilleur au plus mauvais4 #b ,on croit et on dit que p\r remplir la mission de la vie1 il faut avoir la sant1 l'aisance et1 en gnral1 tre dans des conditions extrieures favorables4 ,c'e/ inexact3 la sant1 l'aisance et les conditions extrieures favorables ne sont pas ncessaires p\r remplir sa mission et obt5ir le bonheur4 ,il n\s e/ donn la possibilit d'acqurir le bi5 spirituel et que ri5 ne peut dtruire3 le bi5 de dvelopp] en soi l'am\r4 ,seulem5t1 il faut croire en cette vie spirituelle1 conc5tr] v]s elle t\s ses ef=ts4 ,tu mnes une vie *>nelle1 tu travailles p\r elle2 mais ds que tu tr\ves des ob/acles dans cette vie1 transporte-toi dans la vie spirituelle2 c> la vie spirituelle e/ t\j\rs libre4 ,c'e/ comme les ailes de l'oiseau4 ,l'oiseau m>*e sur ses pattes4 ,mais voil que survi5t un ob/acle1 un dang]1 et l'oiseau1 ayant foi en ses ailes1 les dploie et survole4 #c ,l'unique uvre joyeuse et vraie de la vie e/ d'lev] son me2 et p\r lev] son me1 il faut r5onc] soi-mme4 ,comm5ce p> le r5oncem5t dans les petites *oses2 lorsque tu t'habitu]as r5onc] aux petites1 tu p\rras r5onc] aux gr&es4 #d ,lorsque la lumire de ta vie spirituelle s'te9t1 l'ombre noire de tes dsirs *>nels tombe sur ton *em94--,mfie-toi de cette t]rible ombre3 la lumire de ton esprit1 ne peut dtruire ces tnbres tant que tu n'auras pas *ass les dsirs de ton me4 ,sagesse brahmane4 #e ,la plus gr&e difficult de se libr] de l'gsme matriel rside en ce fait que cet gsme e/ une condition indisp5sable de la vie4 ,il e/ indisp5sable et naturel p5dant l'enfance2 mais il doit faiblir et disp>atre mesure que la raison s'claire4 ,l'enfant n'pr\ve pas de remords de consci5ce p\r son gsme2 mais mesure que la raison s'claire1 l'gsme devi5t un poids p\r soi-mme2 au c\rs de la vie1 l'gsme faiblit de plus en plus1 et lorsqu'on appro*e de la mort1 il disp>at entirem5t4 #f ,totalem5t r5onc] soi-mme1 c'e/ dev5ir ,dieu2 vivre uniquem5t p\r soi-mme1 c'e/ dev5ir une brute absolue4 ,la vie huma9e se passe dans1 l'loignem5t progressif de la vie be/iale et dans le rappro*em5t graduel de la vie div9e4 #g ,sans sacrifice1 il n'y a pas de vie4 ,t\te la vie1 que tu le veuilles ou non1 n'e/ qu'un sacrifice du corporel au spirituel4 ,,vii--,le r5oncem5t sa p]sonnalit be/iale donne l'homme le vrai bonheur spirituel qui e/ inalinable4 #a ,une seule et mme loi rgit la vie de *aque homme et celle de t\s les hommes2 cette loi dit3 p\r amlior] la vie1 il faut tre prt la donn]4 #b ,l'homme ne peut connatre les consqu5ces de sa vie d'abngation1 mais il n'a qu' l'essay] p\r un temps1 et je suis sr que t\t honnte homme reconnatra l'influ5ce favorable qu'avai5t sur son me et son corps les in/ants1 mme fugitifs1 p5dant lesquels il ne p5sait plus lui-mme et r5onait sa p]sonnalit corporelle4 ,,john ,,rusk94 #c ,l'homme e/ comme un nuage dont l'eau se dv]se sur les *amps1 les prs1 les =ts1 les j>d9s1 les tangs1 les rivires4 ,la pluie a pass1 elle a rafra*i et donn la vie des millions de jeunes p\sses1 d'pis1 de buissons1 d'arbres2 le nuage e/ dev5u clair et transp>5t et bi5tt il disp>atra compltem5t4 ,il en e/ de mme de la vie corporelle d'un homme de bi53 il e/ v5u en aide bi5 des g5s1 il leur a facilit la vie1 il leur a montr la voie suivre1 les a consols2 ma9t5ant1 il e/ vid et1 en m\rant1 il se relire l o vit seul l't]nel1 l'invisible1 le spirituel4 #d ,les arbres donn5t leurs fruits et mme leur corce1 leurs feuilles et leur suc ceux qui en ont beso94 ,heureux e/ l'homme qui en fait autant6 ,mais il y a peu de g5s qui le compr5n5t et qui agiss5t a9si4 ,,kri%na4 #e ,le bonheur n'e/ pas possible tant qu'on ne cesse p5s] soi-mme4 ,mais on ne peut le faire incompltem5t4 ,si le mo9dre s\ci de soi-mme re/e1 t\t e/ gt4444 ,je sais que c'e/ difficile1 mais je sais galem5t qu'il n'y a pas d'autre moy5 d'acqurir le bonheur4 ,,c>p5t]4 #f ,bi5 des g5s p5s5t que si l'on exclut la p]sonnalit et l'am\r1 il ne re/]a plus ri5 dans la vie4 ,ils s'imag95t que1 sans p]sonnalit1 il n'y a pas de vie4 ,mais cela semble seulem5t ceux qui n'ont jamais pr\v la joie de l'abngation4 ,rejette ta p]sonnalit1 r5once elle1 et il te re/]a ce qui e/ l'ess5ce de la vie3 l'am\r1 donnant le bi5fait inconte/able4 #g ,plus l'homme appr5d connatre son moi moral et plus il r5once la vie *>nelle1 mieux il se compr5d lui-mme4 ,sagesse brahmane4 #h ,au po9t de vue du bonheur1 la "q de la vie e/ insoluble1 p>ce que nos lans les plus levs n\s emp*5t d'tre heureux4 ,au po9t de vue du devoir1 la mme difficult subsi/e1 c> le devoir accompli donne la paix et non le bonheur4 ,seul le div9 am\r et la communion avec ,dieu supprim5t cette difficult1 c>1 dans ce cas1 le sacrifice devi5t une joie con/ante1 croissante etimmuable4 ,,amiel4 #i ,l'ide du devoir dans t\te sa puret e/ non seulem5t bi5 plus simple1 plus claire1 plus comprh5sible dans la pratiqu5t plus naturelle que l'impulsion v5ant du dsir du bonheur ou qui e/ lie lui 7et qui exige t\j\rs beauc\p d'artifice et de spculations appr(ondies71 mais mme devant le simple bon s5s1 cette ide app>at comme bi5 plus puissante1 plus p]si/ante et promet bi5 plus de succs que t\tes les impulsions prov5ant de l'gsme1 condition que l'ide du devoir soit comprise p> le bon s5s t\t fait indp5damm5t des impulsions g/es4 ,la consci5ce que je peux p>ce que je dois1 rvle en l'homme la pr(ondeur des dons div9s1 lui p]mettant1 comme un sa9t prophte1 de press5tir la puissance et la gr&eur de sa vraie de/9ation4 ,et si l'homme y faisait plus s\v5t att5tion et s'tait habitu sp>] entirem5t la v]tu de t\s les avantages qui sont la rcomp5se du devoir accompli1 si l'ex]cice de la v]tu avait t la proccupation pr9cipale de l'ducation prive et sociale1 l'tat moral des hommes se s]ait bi5tt amlior4 ,si l'expri5ce de l'hi/oire n'a pas encore donn de bons rsultats conc]nant la doctr9e de la v]tu1 cela vi5t de la fausse conception que l'impulsion dduite de l'ide du devoir s]ait trop faible et di/ante1 et qu'une impulsion plus pro*e1 prov5ant d'un calcul sur les avantages que l'on doit att5dre p\r l'accomplissem5t du devoir1 tant en ce monde que dans l'autre monde1 agit plus =tem5t sur l'me4 ,t&is que1 en ralit1 la consci5ce de possd] en soi le pr9cipe spirituel1 suscitant le r5oncem5t sa p]sonnalit1 incite l'homme1 bi5 plus que t\tes les rcomp5ses1 obir la loi du bi54 ,,kant4 ,,*apitre ,,xxv ,l',,humilit ,le plus gr& bonheur de l'homme dans ce monde e/ de communiqu] avec ses p>eils4 ,les orgueilleux1 en se mettant l'c>t des autres1 se priv5t eux-mmes de ce bi54 ,mais l'homme humble supprime t\s les ob/acles en lui-mme p\r obt5ir ce bonheur4 ,c'e/ p\rquoi l'humilit e/ une condition indisp5sable du vrai bonheur4 ,i4--,l'homme ne peut tre fi] de ses uvres1 p>ce que t\t le bi5 qu'il fait ne vi5t pas de lui1 mais de l'lm5t div9 qui vit en lui4 #a ,seul l'homme qui sait que ,dieu vit en son me peut tre humble4 ,un tel homme e/ absolum5t indiffr5t ce que les g5s dis5t de lui4 #b ,l'homme qui se crot matre de sa vie ne peut tre humble1 p>ce qu'il p5se qu'il n'e/ l'oblig de p]sonne1 ni de ri54 ,mais l'homme qui voit son uvre1 dans le s]vice de ,dieu1 ne saurait ne pas tre humble1 p>ce qu'il s5t t\j\rs qu'il e/ lo9 d'avoir accompli t\tes ses obligations4 #c ,n\s sommes s\v5t fi]s de ce que n\s avons bi5 fait1 n\s sommes fi]s de ce que n\s avons fait1 et n\s oublions que ,dieu vit en *acun de n\s et qu'en faisant le bi51 n\s ne sommes que les in/rum5ts de ,son uvre4 ,dieu fait avec moi ce qui ,lui e/ ncessaire1 et moi je m'en vante4 ,c'e/ comme si la pi]re qui int]cepte la s\rce tait fire de ce que l'eau s'*appe d'elle1 et que les hommes et les animaux boiv5t cette eau4 ,on dira que la pi]re peut tre fire de ce qu'elle e/ propre et qu'elle ne salit pas l'eau4 ,ceci encore n'e/ pas vrai4 ,si elle e/ propre1 c'e/ uniquem5t p>ce que cette mme eau l'a lave et la lave t\j\rs4 ,ri5 n'e/ n\s1 t\t e/ ,dieu4 #d ,n\s sommes les in/rum5ts de ,dieu4 ,n\s savons ce que n\s devons faire1 mais il ne n\s e/ pas donn de savoir p\rquoi n\s le faisons4 ,celui qui compr5d cela1 ne peut ne pas tre humble4 #e ,l'uvre pr9cipale de la vie de *aque homme e/ de dev5ir plus *>itable et meilleur4 ,et comm5t peut-on dev5ir meilleur si l'on se croit dj bon8 #f ,il suffit de se croire non pas le matre1 mais le s]viteur1 p\r que les ttonnem5ts1 l'inquitude1 le mcont5tem5t se trans=m5t en c]titude1 en tranquillit1 en paix et en joie4 ,,ii4--,t\tes les t5tations vi5n5t de l'orgueil4 #a ,si l'homme t5d ,dieu1 il ne peut jamais tre satisfait de lui-mme4 ,il aura beau avanc]1 il se s5tira t\j\rs loign de la p]fection1 c> la p]fection e/ inf9ie4 #b ,l'assurance e/ la qualit de la bte2 l'humilit e/ la qualit de l'homme4 #c ,celui qui se connat le mieux1 s'e/ime le mo9s4 #d ,celui qui e/ cont5t de lui-mme1 n'e/ jamais satisfait des autres4 ,celui qui e/ t\j\rs mcont5t de lui-mme1 e/ t\j\rs cont5t des autres4 #e ,on dit un sage qu'il a la r5omme d'tre mauvais4 ,il rpondit3 ,c'e/ heureux qu'ils ne sa*5t pas t\t sur moi3 ils aurai5t dit des *oses bi5 pires4 #f ,il n'y a ri5 de plus utile l'me que de te s\v5ir que tu n'es qu'un vil sc>abe et que t\te ta =ce consi/e p\voir compr5dre ta nullit et1 p> suite1 d'tre humble4 #g ,malgr le peu d'att5tion que la plup>t des hommes atta*5t leurs dfauts1 il n'y a pas d'homme qui ne se connaisse quelque *ose de plus mauvais que ce qu'il sait sur son pro*a94 ,c'e/ p\rquoi il e/ facile *aque homme d'tre humble4 ,,wolseley4 #h ,il suffit de rfl*ir un jeu p\r se dc\vrir quelque dfaut env]s le g5re huma9 7ne s]ait-ce que cette faute qu'en v]tu de l'9galit des hommes1 n\s j\issons de c]ta9s avantages p\r lesquels d'autres doiv5t pr\v] de plus gr&es privations7--et cela n\s emp*]a d'exagr] nos mrites au dtrim5t d'autres hommes4 ,,kant4 #i ,on ne peut voir ses dfauts qu'avec les yeux des autres4 ,prov]be *9ois4 #aj ,*aque homme peut tre p\r n\s un miroir dans lequel n\s voyons nos vices1 nos dfauts et t\t le mal qui e/ en n\s2 or1 n\s agissons le plus s\v5t comme un *i5 qui aboie contre le miroir1 p5sant que ce n'e/ pas lui qu'il voit l-d$ans1 mais un autre *i54 ,,s*op5hau]4 #aa ,les g5s trop srs d'eux-mmes1 sots et immoraux1 inspir5t s\v5t le respect aux g5s mode/es1 sages et moraux1 prcism5t p>ce qu'un homme mode/e1 en se jugeant1 ne peut pas compr5dre qu'un mauvais homme puisse tellem5t se respect]4 #ab ,s\v5t les hommes les plus simples1 les mo9s lettrs1 les mo9s in/ruits1 s'assimul5t facilem5t la doctr9e *rti5ne1 t&is que les plus savants cr\piss5t dans le paganisme le plus vulgaire4 ,cela vi5t de ce que les g5s simples sont le plus s\v5t humbles1 et que les savants sont p\r la plup>t trop surs d'eux-mmes4 #ac ,p\r compr5dre raisonnablem5t la vie et la mort et att5dre celle-ci en paix1 il e/ indisp5sable de compr5dre combi5 on e/ nul4 ,tu es une p>celle inf9im5t petite de quelque *ose1 et tu ne s]ais ri5 si tu n'avais pas une mission dt]m9e--une uvre4 ,cela seulem5t donne un s5s et une signification ta vie4 ,ton uvre consi/e pr(it] des in/rum5ts qui te sont donns1 de mme qu' t\t ce qui exi/e3 d'us] ton corps ce qui t'a t recomm&4 ,c'e/ p\rquoi1 t\tes les uvres sont gales et tu ne peux pas faire plus qu'il ne t'a t comm&4 ,tu ne peux tre qu'adv]saire de ,dieu ou int]prte de son uvre4 ,de sorte que l'homme ne peut s'attribu] ri5 de gr& ni d'important4 ,il suffit de s'attribu] quelque uvre exceptionnelle1 p\r qu'il n'y ait plus f9 aux dceptions de la lutte1 la jal\sie1 aux s\ffrances de t\tes sortes1 tu n'z qu' t'attribu] plus d'importance qu' la plante qui donne des fruits1 et tu es p]du4 ,la tranquillit1 la lib]t1 la joie de la vie1 le c\rage devant la mort1 ne sont donns qu' celui qui ne se croit dans cette vie ri5 de plus qu'un ouvri] de son ,matre4 ,,iii4--,l',humilit unit les hommes p> l'am\r4 #a tre inconnu des hommes ou non compris d'eux1 et ne pas s'en attri/]--voil la qualit de l'homme rellem5t v]tueux qui aime les autres4 ,sagesse *9oise4 #b ,de mme que l'eau ne re/e pas sur les sommets1 la bont et la sagesse ne se r5contr5t pas *ez les orgueilleux4 ,l'un comme les autres *]*5t des t]ra9s bas4 ,sagesse p]sane4 #c ,un homme *>itable e/ celui qui se s\vi5t de ses p*s et qui oublie le bi5 qu'il fait2 un homme m*ant e/ celui qui1 au contraire1 se s\vi5t de sa bont et oublie ses p*s4 ,ne te p>donne pas1 et tu p>donn]as facilem5t aux autres4 #d ,on peut reconnatre un homme bon et intellig5t ce qu'il considre t\s les autres hommes meilleurs et plus intellig5ts que lui4 ,les g5s les plus agrables ce sont les ju/es qui se croi5t p*eurs4 ,et les plus dsagrables ce sont les p*eurs qui se croi5t ju/es4 ,,pascal4 #f ,combi5 il e/ difficile d'aim]1 de pla9dre les orgueilleux1 confiants en eux-mmes6 ,on voit1 ri5 qu' cela1 combi5 la mode/ie e/ non seulem5t bonne1 mais encore avantageuse4 ,elle suscite ce qu'il y a de plus prcieux dans la vie3 l'am\r des hommes4 #g ,t\t le monde aime les humbles2 n\s v\lons t\s tre aims4 ,comm5t ne pas s'ef=c] d'tre humbles8 #h ,p\r que les hommes puiss5t bi5 vivre1 il faut que la paix rgne p>mi eux4 ,et l o *acun veut tre au-dessus des autres1 il ne peut y avoir de paix4 ,plus les hommes sont humbles1 plus il leur e/ facile de vivre en paix4 ,,iv4--,l',humilit unit l'homme ,dieu4 #a ,il n'y a ri5 de plus =t qu'un homme humble2 c>1 en r5onant lui-mme1 cet homme cde la place ,dieu4 #b ,les p>oles de la prire3 ,v5ez et desc5dez en n\s sont =t belles4 ,t\t e/ dans ces p>oles4 ,l'homme a t\t ce qu'il lui faut si ,dieu desc5d en lui4 ,et p\r cela1 il ne faut qu'une *ose3 se dim9u] p\r faire une place ,dieu4 ,ds que l'homme se dim9ue1 ,dieu s'tablit en lui4 ,c'e/ p\rquoi1 p\r obt5ir t\t ce qui lui e/ ncessaire1 l'homme doit s'humili] avant t\t4 #c ,plus l'homme desc5d en lui-mme et se croit insignifiant1 plus il s'lve v]s ,dieu4 ,sagesse brahmane4 #d ,l'orgueil disp>at du cur de celui qui adore l'tre ,suprme1 de mme que la lueur du b*] s'clipse la lumire du soleil4 ,celui dont le cur e/ pur et qui e/ sans orgueil1 celui qui e/ d\x1 fidle et simple1 qui considre *aque tre comme son ami et qui aime *aque me comme la si5ne1 qui traite *acun galem5t avec t5dresse et am\r1 qui veut faire le bi5 et a banni t\te vanit1 e/ l'homme dont le cur e/ habit p> le ,s\v]a9 de la vie4 ,de mme1 que la t]re se dcore de belles plantes qu'elle produit1 celui dans l'me duquel habite le ,seigneur de la vie1 s'en tr\ve embelli4 ,vi*n\ ,p\rana4 ,v4--,comm5t lutt] contre l'orgueil4 #a ,les dfauts qui sont pnibles et intolrables *ez les autres1 p>aiss5t ne ri5 pes] en n\s-mmes4 ,il arrive trs s\v5t qu'en p>lant des autres et en les blmant cruellem5t1 les g5s ne rem>qu5t pas qu'ils se dcriv5t eux-mmes4 ,ri5 ne n\s corrig]ait aussi vite de nos dfauts que si n\s p\vions n\s voir dans les autres4 ,en voyant clairem5t nos dfauts *ez les autres1 n\s aurions dte/ nos dfauts comme ils le mrit5t4 ,,labruy,,re4 #b ,t*e de ne pas p5s] de bi5 de toi-mme4 ,si tu ne peux pas p5s] mal de toi1 sa*e que c'e/ dj mal que tu ne peux pas p5s] mal de loi4 #c ,la t5dance de te comp>] aux autres ton avantage e/ une t5tation r5dant impossible une bonne vie et entravant l'uvre pr9cipale3 le p]fectionnem5t4 ,comp>e-toi uniquem5t la p]fection suprme1 et non aux hommes qui peuv5t tre infrieurs toi4 #d ,qu& on t'injurie o que l'on te blme1 rj\is-toi2 qu& on te vante et que l'on t'appr\ve1 mfie-toi4 #e ,ta*e de ne pas ca*] dans des co9s sombres les s\v5irs honteux de tes p*s2 au contraire1 ti5s-les t\j\rs prts1 af9 de p\voir jug] des p*s de tes pro*a9s4 #f ,considre-toi t\j\rs comme un coli]4 ,ne p5se pas que tu es trop vieux p\r appr5dre1 que ton me e/ dj telle qu'elle doit tre et qu'elle ne peut tre meilleure4 ,p\r l'homme raisonnable1 le c\rs des tudes n'e/ jamais t]m93 il e/ lve jusqu' la tombe4 #g ,seul l'humble de cur connat la vrit4 ,l'humilit ne provoque pas la jal\sie4 ,les arbres sont emports p> le torr5t1 les joncs re/5t4 ,un sage a dit3 ,mon enfant1 ne t'attri/e pas de n'avoir pas t apprci1 c> p]sonne ne peut te repr5dre ce que tu z fait1 ou te donn] ce que tu n'z pas fait4 ,l'homme raisonnable se cont5te du respect qu'il mrite4 ,sois aimable1 respectueux1 affable1 s\cieux du pr(it des autres1 et le bonheur vi5dra toi t\t aussi naturellem5t que l'eau desc5d dans les valles4 ,vi*n\ h9d\4 ,,vi4--,consqu5ces de l'orgueil4 #a ,l'homme sans humilit blme t\j\rs les autres2 il ne voit que les fautes des hommes1 p5dant que ses passions et ses vices lui se dvelopp5t de plus en plus4 ,sagesse b\ddhi/e4 #b ,l'homme non clair p> le *ri/ianisme n'aime que lui4 ,et en n'aimant que lui1 un tel homme veut tre gr&1 et il se voit petit2 il veut tre heureux1 et il se voit misrable2 il veut tre p>fait1 et il se voit ple9 d'imp]fections4 ,et en voyant t\t cela1 l'homme comm5ce dte/] la vrit et imag9] des argum5ts d'aprs lesquels il rsult]ait qu'il e/ prcism5t ce qu'il v\drait tre1 et il devi5t ses yeux gr&1 heureux et p>fait4 ,il y a l un d\ble p* d'orgueil et de m5songe4 ,le m5songe vi5t de l'orgueil1 et l'orgueil vi5t du m5songe4 ,d'aprs ,,pascal4 #c ,qui ne hait en soi son am\r-propre et cet in/9ct qui le porte se faire ,dieu e/ bi5 aveugl4 ,qui ne voit pas que ri5 n'e/ si oppos la ju/ice et la vrit8 ,c> il e/ faux que n\s mritions cela1 et il e/ inju/e et impossible d'y arriv]1 puisque t\s dem&5t la mme *ose4 ,,pascal4 #d ,il y a t\j\rs une t*e sombre sur notre soleil3 c'e/ l'ombre qui tombe de la considration que n\s avons p\r notre p]sonne4 ,,c>lyle4 ,,vii4--,l',humilit donne l'homme le bonheur spirituel et la =ce de lutt] contre les t5tations4 #a ,ri5 n'e/ aussi pr(itable l'me que l'humiliation accepte avec joie4 ,elle rafra*it l'me comme une *aude pluie aprs le soleil ard5t de la fatuit4 #b ,la porte d'entre du temple de la vrit et du bonheur e/ basse4 ,seule ceux qui se baiss]ont p\rront y entr]4 ,et heureux s]ont ceux qui p\rront pass] cette porte4 ,le temple e/ va/e et libre1 et t\s les g5s qui s'y tr\v5t s'aim5t les uns les autres1 s'entr'aid5t et ne connaiss5t po9t de *agr94 ,ce temple e/ la vraie vie des hommes4 ,la porte du temple1 c'e/ la doctr9e de la sagesse4 ,et la sagesse e/ donne aux humbles1 ceux qui ne s'lv5t pas1 mais qui se dim9u5t4 #c ,la joie p>faite1 selon les p>oles de sa9t ,franois d',assise1 consi/e support] le repro*e non mrit1 mme une s\ffrance corporelle1 sans pr\v] d'inimiti env]s la cause du repro*e ou de la s\ffrance4 ,cette joie e/ p>faite p>ce qu'aucune (f5se1 aucune injure et aucun repro*e ne peuv5t la compromettre4 #d ,quiconque s'lve s]a abaiss1 et quiconque s'abaisse s]a lev4 ,,luc1 ,,xiv1 #aa4 #e ,le plus faible en ce monde va9c le plus =t2 le bas et l'humble va9c le gr& et le fi]4 ,un trs petit nombre de g5s compr5n5t t\te la =ce de l'humilit4 ,,lao-,,tseu4 #f ,il n'y a ri5 de plus t5dre et de plus conciliant que l'eau1 et cep5dant1 en attaquant les *oses solides et dures1 ri5 n'e/ plus =t qu'elle4 ,le faible va9c le =t4 ,le dlicat va9c le cruel4 ,l'humble va9c le fi]4 ,t\t le monde le sait1 mais p]sonne ne veut agir selon cette loi4 ,,lao-,,tseu4 #g ,si les rivires et les m]s dom95t t\tes les valles qu'elles trav]s5t1 c'e/ p>ce qu'elles sont plus basses4 ,c'e/ p\rquoi1 si un sa9t homme veut tre au-dessus du peuple1 il doit t*] d'tre au-dess\s de lui4 ,s'il veut le g\v]n]1 il doit tre d]rire lui4 ,p> consqu5t1 si un sa9t homme vit au-dessus du peuple1 le peuple ne le s5t pas4 ,il e/ au-devant du peuple1 mais le peuple n'en s\ffre pas4 ,c'e/ p\rquoi le monde ne cesse de le l\]4 ,le sa9t homme ne discute avec p]sonne1 et p]sonne ne discute avec lui4 ,,lao-,,tseu4 #h ,l'eau e/ lgre1 liquide et peu rsi/ante1 mais lorsqu'elle attaque quelque *ose de solide1 de dure et de rsi/ant1 ri5 ne peut lutt] contre elle3 elle emporte des maisons1 j\e avec d'normes bateaux comme avec des copeaux1 creuse la t]re4 ,l'air e/ encore mo9s d5se1 plus d\x et mo9s rsi/ant que l'eau1 mais il e/ plus =t encore lorsqu'il attaque des *oses dures1 f]mes et solides4 ,il arra*e les arbres avec leurs rac9es1 dmolit les maisons1 gonfle l'eau en vagues normes et *asse l'eau dans les nuages4 ,le t5dre1 le d\x et le liquide va9c le dur1 le f]me et le rsi/ant4 ,il en e/ de mme dans la vie des hommes4 ,si tu veux tre va9queur1 sois t5dre1 d\x et condesc5dant4 ,,*apitre ,,xxvi ,,la ,v,,racit ,les sup]/itions emp*5t de se bi5 conduire4 ,on ne peut s'en db>rass] que p> la s9crit1 et cela non seulem5t env]s les autres1 mais encore env]s soi-mme4 ,i4--,comm5t on doit se comport] env]s les op9ions et les c\tumes tablies4 #a ,le moy5 habituel employ p\r ni] l'exi/5ce de ,dieu e/ de reconnatre l'op9ion publique comme inconte/ablem5t ju/e et de n'atta*] aucune importance la voix de ,dieu que n\s ent5dons con/amm5t en notre me4 ,,john ,,rusk94 #b ,qu& mme le monde enti] reconnatrait la vracit d'une doctr9e1 qu& mme elle s]ait anci5ne1 l'homme doit la contrl] p> sa raison et la rejet] h>dim5t1 si elle ne s'accorde pas avec les exig5ces de sa raison4 #c ,v\s connatrez la vrit1 et la vrit v\s affran*ira4 ,,jean1 ,,viii1 #cb4 #d ,celui qui veut dev5ir vraim5t un homme doit ab&onn] la proccupation de plaire au monde2 celui qui veut vivre d'une vie ju/e ne doit pas se con=m] ce qu'il e/ d'usage de considr] comme bi52 il n'a qu' *]*] scrupuleusem5t o e/ vritablem5t le bi54 ,il n'y a ri5 de plus sacr et de plus fcond que la curiosit d'une me indp5dante4 ,,em]son4 #e ,la t5dance de croire ce que l'on n\s prs5te comme vrit r5f]me le bi5 comme le mal4 ,c'e/ prcism5t cette t5dance qui r5d possible la m>*e progressive de la socit1 et c'e/ elle encore qui r5d cette m>*e si l5te et pnible3 *aque gnration hrite1 grce elle1 sans ef=t1 des connaissances acquises gr&e pe9e p> ceux qui ont vcu avant1 et c'e/ grce elle que *aque gnration se tr\ve esclave des fautes et des erreurs de la prcd5te4 ,,h5ry ,,george4 #f ,plus l'homme vit1 plus il se libre des sup]/itions4 #g ,croire que t\t ce qui n\s e/ avantageux et agrable e/ vrai1 e/ une qualit naturelle tant aux enfants qu' l'humanit en bas ge4 ,plus l'homme et l'humanit avanc5t en ge1 et plus leur raison s'claircit1 devi5t f]me1 plus ils se libr5t de la conception errone d'aprs laquelle t\t ce qui e/ avantageux l'homme e/ vrai4 ,c'e/ p\rquoi1 mesure qu'ils avanc5t dans la vie1 l'homme et l'humanit doiv5t ncessairem5t exam9]1 p> les ef=ts de leur raison et de la sagesse de ceux qui ont vcu avant eux1 si les pr9cipes1 accepts sur foi1 sont vrais4 #h ,*aque vrit exprime p> les p>oles e/ une =ce dont l'action e/ inf9ie4 ,,ii4--,le m5songe1 ses causes et ses consqu5ces4 #a ,ne p5se pas que l'on doive dire et crer la vrit uniquem5t dans les cas graves4 ,on doit t\j\rs le faire1 mme dans les que/ions les plus futiles4 ,il ne s'agit pas du gr& ou du petit mal qui s]a caus p> ton m5songe1 il importe que tu ne te s\illes jamais p> le m5songe4 #b ,t\s1 n\s aimons mieux la vrit que le m5songe2 mais lorsqu'il s'agit de notre vie1 n\s prfrons s\v5t le m5songe la vrit1 p>ce que le m5songe ju/ifie notre mauvaise vie1 t&is que la vrit la dnonce4 #c ,*aque vrit qui pntre dans la consci5ce des hommes et remplace une anci5ne erreur arrive un mom5t o l'erreur e/ claire et la vrit vid5te4 ,mais les g5s qui pr(it5t de cette erreur ou qui y sont habitus s'ef=c5t de la ma9t5ir4 ,dans ces mom5ts-l1 il e/ t\t p>ticulirem5t important de proclam] h>dim5t la vrit4 #d ,si l'on v\s dit qu'il ne faut pas *]*] la vrit p>t\t1 p>ce qu'on ne tr\ve jamais t\te la vrit1 ne le croyez pas4 ,ceux qui p>l5t a9si sont vos plus r$\tables ennemis1 comme ils sont ceux de la vrit4 ,ils le dis5t p>ce qu'ils ne viv5t pas selon la vrit1 p>ce qu'ils le sav5t et qu'ils veul5t que les autres viv5t comme eux4 #e ,si tu veux connatre la vrit1 db>rasse-toi1 du mo9s p\r le temps que tu la *]*es1 de t\tes les considrations sur les avantages que tu p\rrais tir] de telle ou telle autre dcision4 #f ,on e/ joyeux lorsqu'on dc\vre le m5songe des autres et qu'on le dnonce4 ,mais combi5 on e/ plus heureux encore lorsqu'on se surpr5d soi-mme ayant m5ti et que l'on s'accuse4 ,t*e de t'(frir ce plaisir aussi s\v5t que possible4 #g ,bi5 que le m5songe et t\tes ses sductions soi5t trs t5tantes1 il arrive un temps o l'homme se s5t tellem5t t\rm5t p> le m5songe1 que p\r fuir le dsordre moral qu'eng5dre t\j\rs le m5songe1 il s'adresse la vrit et tr\ve le salut en elle seule4 #h ,l'amre expri5ce n\s montre qu'on ne peut cons]v] les anci5nes conditions de vie1 et que1 p> consqu5t1 il faut en re*]*] des n\velles1 celles qui puiss5t rpondre aux temps n\veaux4 ,mais au lieu d'employ] leur temps *]*] et in/itu] ces n\velles conditions1 les hommes emploi5t leur raison re*]*] des moy5s de cons]v] les anci5nes conditions de vie qui exi/5t depuis des c5ta9es d'annes4 #i ,le m5songe n\s ca*e ,dieu en n\s-mmes et *ez les autres hommes2 c'e/ p\rquoi1 il n'y a ri5 de plus *] que la vrit qui n\s ramne l'am\r de ,dieu et de notre pro*a94 #aj ,il n'y a pas de plus gr& malheur que lorsque l'homme comm5ce cra9dre la vrit1 p>ce qu'elle lui ca*e combi5 il e/ mauvais4 ,,pascal4 #aa ,le meilleur signe de la vrit e/ la simplicit et la cl>t4 ,le m5songe e/ t\j\rs compliqu1 affect et gr&iloqu5t4 #ab ,on peut tre solitaire dans un milieu priv et temporaire2 mais *acune de nos p5ses et *acune de nos s5sations tr\ve1 a tr\v et tr\v]a un ret5tissem5t dans l'humanit4 ,p\r c]ta9es p]sonnes1 que la majorit de l'humanit reconnat p\r ses *efs1 ses r=mateurs1 ses ducateurs1 ce ret5tissem5t e/ imm5se et il rsonne avec une =ce extrme2 mais il n'y a pas d'homme dont les ides ne produirai5t pas sur les autres le mme effet1 bi5 que mo9s app>5t4 ,*aque manife/ation s9cre de l'me1 *aque dcl>ation d'une conviction p]sonnelle s]v5t quelqu'un ou quelque *ose1 mme si n\s n'en savons ri51 mme si on n\s f]me la b\*e1 ou qu'on n\s jette un nud1 c\lant sur le c\4 ,un mot dit quelqu'un cons]ve un effet inde/ructible2 comme t\t m\vem5t1 il ne disp>at jamais1 mais pr5d d'autres aspects4 ,,amiel4 ,,iii4--,sur quoi repose la sup]/ition4 #a ,plus les objets1 les c\tumes1 les lois sont ent\rs de considration1 plus on doit exam9] att5tivem5t leur droit la considration4 #b ,bi5 des vrits anci5nes n\s sembl5t probables uniquem5t p>ce que n\s n'y avons jamais song srieusem5t4 ,,ed\>d ,,rod4 #c ,la raison e/ la *ose la plus sacre au monde2 c'e/ p\rquoi c'e/ un trs gr& p* que d'abus] de la raison1 de l'employ] ca*] ou dguis] la vrit4 #d ,en feuilletant l'hi/oire de l'humanit1 n\s rem>quons con/amm5t que les inepties les plus vid5tes passai5t auprs des g5s p\r des vrits inconte/ables1 que des nations entires dev5ai5t la proie de sup]/itions sauvages et s'humiliai5t devant des mortels qui tai5t leurs p>eils1 s\v5t devant des idiots et des voluptueux4 ,et la cause de ces inepties et s\ffrances huma9es tait t\j\rs la mme3 la croyance des *oses qui p>atrai5t draisonnables mme un enfant4 ,d'aprs ,,h5ry ,,george4 #e ,notre sicle e/ un vrai sicle de critique4 ,t\t ce qui e/ cru e/ vrifi p> la critique4 ,la raison n'a de la considration que p\r ce qui e/ en tat de support] son preuve libre et univ]selle4 ,,kant4 #f ,on ne doit pas cra9dre les dva/ations commises p> la raison dans les lg5des admises p> les hommes4 ,la raison ne peut ri5 dtruire sans y mettre de la vrit4 ,telle e/ sa qualit4 ,,iv4--,les sup]/itions religieuses4 #a ,c'e/ mal qu& les hommes ne connaiss5t pas ,dieu2 mais c'e/ bi5 pis lorsque les hommes reconnaiss5t comme ,dieu ce qui n'e/ pas ,dieu4 ,,lactance4 #b ,n\s n'avons plus de religions4 ,les lois t]nelles de ,dieu1 avec leur p>adis et leur enf]1 se sont tran=mes en rgles de philosophie pratique1 fondes sur d'habiles calculs de pr(ils et de p]tes1 avec un faible re/e de respect p\r les joies apportes p> la v]tu et la moralit leve4 ,p\r p>l] comme nos anctres1 n\s avons oubli ,dieu1 et en n\s s]vant de l'expression contempora9e1 n\s devons dire que n\s compr5ons faussem5t la vie du monde4 ,n\s f]mons tranquillem5t les yeux et ne v\lons pas voir la ralit t]nelle des *oses1 n\s ne reg>dons que leur aspect trompeur4 ,n\s considrons tranquillem5t l'univ]s comme une gr&e v5tualit incomprh5sible3 son aspect extrieur1 n\s n\s le reprs5tons assez nettem5t comme un imm5se pr p\r les btes1 ou une maison de travail1 de va/es cuis9es avec des tables mang]1 o seuls les g5s raisonnables peuv5t tr\v] une place4 ,oui1 n\s n'avons pas de ,dieu4 ,les lois de ,dieu sont remplaces p> ,je pr9cipe du plus gr& pr(it possible4 ,,c>lyle4 #c ,dieu n\s a donn ,son esprit1 ,sa raison1 p\r que n\s le s]vions2 et n\s employons cet esprit p\r n\s s]vir n\s-mmes4 #d ,g>dez-v\s des docteurs qui se plais5t se prom5] en longues robes1 et qui aim5t les salutations dans les places et les premi]s siges dans les synagogues1 et les premires places dans les fe/9s1 qui dvor5t les maisons des veuves1 t\t en affectant de faire de longues prires2 ils enc\rront une plus gr&e condamnation4 ,,luc1 ,,xx1 #df-dg4 #e ,mais v\s1 ne v\s faites po9t appel] ,matre2 c> v\s n'avez qu'un ,matre1 le ,*ri/1 et p\r v\s1 v\s tes t\s frres4 ,et n'appelez p]sonne sur la t]re votre pre1 c> v\s n'avez qu'un seul ,pre1 ,celui qui e/ dans les cieux4 ,et ne v\s faites po9t appel] docteur2 c> v\s n'ayez qu'un seul ,docteur3 ,le ,*ri/4 ,,mat?41 ,,xxiii1 #h-aj4 #f ,p\rquoi ador] ,dieu si l'me n'e/ pas pure8 ,p\rquoi dire3 j'irai ,b5>s#a4 ,comm5t celui qui fait le mal peut-il atte9dre le vrai ,b5>s8 ,la sa9tet n'e/ pas dans les =ts1 ni au ciel1 ni sur la t]re1 ni dans les fleuves sacrs4 ,purifie-toi1 et tu v]ras ,dieu4 ,trans=me ton corps en temple1 ab&onne les mauvaises p5ses et contemple ,dieu de l'il de ta consci5ce4 ,lorsque n\s ,le connaissons1 n\s n\s connaissons n\s-mmes4 ,sans expri5ce p]sonnelle1 l'criture seule ne dtruira pas nos cra9tes1--de mme que les tnbres ne s'clair]ont pas p> un feu pe9t4 ,quelles que soi5t ta religion et tes prires1 tant que tu n'z pas la vrit1 tu n'atte9dras pas le *em9 du bonheur4 ,celui qui conoit la vrit1 nat n\veau4 ,la s\rce du vrai bonheur1 c'e/ le cur2 celui qui *]*e le bonheur ailleurs e/ un ins5s4 ,il e/ p>eil au ptre qui *]*e la brebis qu'il a ca*e sur sa poitr9e4 ,p\rquoi ramassez-v\s des pi]res et con/ruisez-v\s de gr&s temples8 ,p\rquoi v\s t\rm5tez-v\s a9si1 alors que ,dieu habite t\j\rs en v\s-mme8 ,un *i5 de g>de e/ meilleur qu'une idole sans vie dans la maison1 et le gr& ,dieu de l'univ]s e/ meilleur que t\s les demi-dieux4 ,la lumire qui1 comme l'toile du mat91 vit dans le cur de *aque homme1 e/ notre refuge4 ,,vemana4 #g ,combi5 il e/ tonnant que1 de t\tes les rvlations suprmes de la vrit1 le monde n'accepte et ne tolre que les plus anci5nes1 celles qui ne rpond5t plus notre poque1 t&is qu'il considre *aque rvlation directe1 *aque p5se orig9ale comme nulles et p>fois les hait4 ,,?oreau4 #h ,la consci5ce religieuse de l'homme n'e/ pas immuable3 elle se trans=me con/amm5t1 s'claircit et se purifie de plus en plus4 #i ,le mal de la vie ne peut tre corrig p> ri5 d'autre que p> la dmon/ration du m5songe religieux et p> l'tablissem5t de la vrit religieuse p> *aque homme pris individuellem5t4 ,v4--,le pr9cipe raisonnable de l'homme4 #a ,qu'e/-ce que la raison8 ,t\t ce que n\s tablissons1 n\s l'tablissons t\j\rs p> la raison4 ,or1 p> quoi tablirons-n\s la raison4 ,si n\s avons t\t tabli p> la raison1 n\s ne p\vons1 p> cela mme1 tablir la raison4 ,mais non seulem5t n\s connaissons t\s la raison1 mais encore il n'y a qu'elle seule que n\s connaissons indubitablem5t et t\s au mme degr4 #b ,n\s devons avoir confiance en notre raison4 ,c'e/ une vrit qu'il ne faut pas et que l'on ne doit pas ca*]4 ,la foi en la =ce de la raison e/ la base de t\te autre foi4 ,on ne peut croire en ,dieu si n\s dim9uons l'importance de la facult l'aide de laquelle n\s connaissons ,dieu4 ,la raison e/ prcism5t la seule facult laquelle la rvlation s'adresse4 ,la rvlation ne peut tre comprise que p> la raison4 ,si1 aprs avoir utilis consci5cieusem5t et imp>tialem5t nos meilleures facults1 c]ta9e doctr9e n\s semble contradictoire et en dsaccord avec les pr9cipes ess5tiels dont n\s ne d\tons pas1 n\s devons inconte/ablem5t n\s ab/5ir de croire cette doctr9e4 ,je suis plus p]suad que ma nature raisonnable e/ ,dieu1 plutt qu'un livre ne soit l'expression de sa volont4 ,,*ann+4 #c ,la raison rvle l'homme le s5s et la signification de sa vie4 #d ,la raison n'e/ pas donne l'homme p\r appr5dre aim] ,dieu et son pro*a94 ,cette connaissance e/ dans le cur de l'homme1 indp5damm5t de sa raison4 ,la raison e/ donne l'homme p\r lui indiqu] o e/ le m5songe et o e/ la vrit4 ,et il suffit l'homme de rejet] le m5songe1 p\r appr5dre t\t ce qu'il lui faut4 #e ,les erreurs et les dsaccords entre hommes dans les re*]*es et l'adoption de la vrit vi5n5t uniquem5t de leur dfiance de la raison2 il en rsulte que la vie huma9e1 guide p> les usages1 les traditions1 les modes1 les sup]/itions1 les prjugs1 la viol5ce1 p> t\t ce que l'on veut1 sauf la raison1 va l'av5ture1 et la raison exi/e p> elle-mme4 ,s\v5t il arrive galem5t que si la rflexion e/ utilise quelque *ose1 ce n'e/ pas *]*] et propag] la vrit1 mais p\r ju/ifi] et ma9t5ir1 malgr et contre t\t1 les usages1 les traditions1 les modes1 les sup]/itions1 les prjugs4 ,les erreurs et les dsaccords des hommes reconnatre l'unique vrit ne vi5n5t pas de ce que la raison n'e/ pas la mme *ez t\s les hommes ou p>ce qu'elle ne peut pas leur dmontr] la mme vrit1 mais p>ce qu'ils ne croi5t pas la raison4 ,s'ils avai5t foi en leur raison1 ils aurai5t tr\v moy5 de comp>] les jugem5ts de leur raison avec ceux des autres4 ,et ayant tr\v ce moy5 de vrification mutuelle1 ils se s]ai5t p]suads que la raison e/ la mme *ez t\s1 et ils se s]ai5t s\mis ses volonts4 ,,?4 ,,/rakhov#b4 #f ,autant que l'homme e/ vridique1 autant il e/ div92 l'inv9cibilit1 l'immortalit1 la gr&eur de la div9it entr5t en l'homme avec sa vracit4 ,,em]son4 #g ,s\vi5s-toi que la raison1 ayant la facult de vivre p> elle-mme1 te donne la lib]t1 si tu ne l'emploies pas s]vir ton corps4 ,l'me huma9e1 claire p> la raison1 e/ libre de passions qui ca*5t la lumire2 elle con/itue une vritable =t]esse1 et l'homme n'a pas de refuge plus sr et mo9s accessible au mal4 ,celui qui ne le sait pas1 e/ aveugle1 et celui qui1 t\t en le sa*ant1 ne croit pas sa raison1 e/ rellem5t malheureux4 ,,m>c-,,aur,,le4 #h ,l'un des devoirs pr9cipaux de l'homme consi/e faire brill] dans t\te sa =ce le clair pr9cipe de la raison que n\s recevons du ,ciel4 ,sagesse *9oise4 #i ,je glorifie le *ri/ianisme p>ce qu'il dveloppe1 augm5te et lve ma nature raisonnable4 ,si je ne p\vais cons]v] la raison en tant *rti51 j'aurais r5onc au *ri/ianisme4 ,je s5s que mon devoir e/ de sacrifi] au *ri/ianisme mon bi51 ma gloire1 ma vie2 mais je ne saurais sacrifi] aucune religion la raison qui m'lve au-dessus de la bte et fait de moi un homme4 ,je ne connais pas de pire sacrilge que de r5onc] la plus haute facult que l'on ti5t de ,dieu4 ,en agissant a9si1 n\s n\s opposons sciemm5t l'lm5t div9 qui vit en n\s4 ,la raison e/ l'expression suprme de notre nature intellig5te4 ,elle correspond l'unit de ,dieu et celle de l'univ]s et t5d faire de l'me le miroir de l'unit suprme4 ,,*ann+4 #aj ,l'homme qui ne saurait pas que ses yeux peuv5t voir et qui ne les ouvrirait jamais1 s]ait trs misrable4 ,mais l'homme qui ne compr5d pas que la raison lui e/ donne p\r support] facilem5t t\tes les pe9es1 e/ plus misrable encore4 ,grce la raison1 n\s p\vons v5ir b\t de t\s les ennuis4 ,l'homme qui raisonne1 ne r5contr]a pas dans la vie des ennuis impossibles1 support]2 ils n'exi/5t pas p\r lui4 ,et cep5dant1 combi5 s\v5t1 au lieu de reg>d] un ennui en face1 n\s t*ons l*em5t de l'vit]4 ,ne s]ait-il pas prfrable de n\s rj\ir que ,dieu n\s ait donn le p\voir de ne pas n\s *agr9] de ce qui n\s arrive indp5damm5t de notre volont1 et de le rem]ci] de ce qu',il n'a subordonn notre me qu' ce qui dp5d de n\s-mmes4 ,il n'a p\rtant pas subordonn notre me nos p>5ts1 ni nos frres1 ni la ri*esse1 ni notre corps1 ni la mort4 ,etant bon1 ,il ne l'a s\mis qu' ce qui dp5d de n\s-mmes3 notre raison4 ,,pict,,te4 #aa ,dieu n\s a donn la raison p\r que n\s ,le s]vions4 ,c'e/ p\rquoi n\s devons veill] sa puret1 af9 qu'elle puisse t\j\rs reconnatre le bi5 et le mal4 #ab ,l'homme n'e/ libre que lorsqu'il e/ dans la vrit2 et la vrit e/ rvle p> la raison4 ,,vi4--,la raison vrifie les pr9cipes de la foi4 #a ,lorsqu'un homme emploie sa raison rs\dre les que/ions de la cause de l'exi/5ce du monde et de la cause de sa vie dans ce monde1 il s5t une espce de malaise1 d't\rdissem5t4 ,la raison huma9e ne peut imag9] de rponses ces que/ions4 ,qu'e/-ce que cela veut dire8 ,cela signifie que la raison n'e/ pas donne l'homme p\r rpondre ces que/ions1 et que c'e/ une erreur de la raison que de l'espr]4 ,la raison ne rs\t qu'une "q3 ,comm5t vivre8 ,et la rponse e/ claire3 ,il faut vivre de faon ce que je me s5te bi5 et que les autres hommes se s5t5t bi54 ,t\t ce qui vit en a autant beso9 que moi4 ,et la possibilit en e/ donne t\t ce qui vit et moi p> la raison que je possde4 ,cette solution exclut t\tes les que/ions3 le comm5t et le p\rquoi4 #b ,n'avons-n\s pas raison8 ,il faut que le peuple re/e dans le m5songe3 voyez comme il e/ peu veill et sauvage6 ,non1 il e/ peu veill et sauvage p>ce qu'il e/ grossirem5t tromp4 ,c'e/ p\rquoi cessez t\t d'abord de le tromp]4 #c ,si ,dieu1 en tant qu'objet de notre foi1 e/ au-dessus de notre comprh5sion et si n\s ne p\vons le concevoir p> la raison1 cela ne pr\ve pas encore que n\s devions nglig] les fonctions de la raison en les considrant comme nuisibles4 ,bi5 que les objets de notre foi soi5t1 sans aucun d\te1 au-dessus du niveau de notre comprh5sion1 notre raison a cep5dant une si gr&e importance leur g>d1 que n\s ne p\vons absolum5t pas n\s en pass]4 ,elle semble remplir les fonctions de c5seur qui1--t\t en admettant1 dans le doma9e de la foi1 la vrit qui e/ au-dessus de la raison1 c'e/--dire1 la vrit mtaphysique1--nie t\te vrit imag9aire qui e/ contraire la raison4 ,mais en dehors de cette uvre positive1 la raison accomplit galem5t l'uvre ngative de libration de l'homme1 des p*s1 des t5tations 7ju/ification des p*s7 et des sup]/itions4 ,,?4 ,,/rakhov4 #d ,sois ton propre flambeau4 ,sois le refuge4 ,laisse-toi guid] p> la lumire de ton flambeau et ne *]*e pas autre refuge4 ,,la ,,s\?a ,,b\ddhi/e4 #e ,p5dant que v\s avez la lumire1 croyez en la lumire1 af9 que v\s soyez les enfants de lumire4 ,,jean1 ,,xii1 #cf4 ,lo9 de comprim] la raison1 comme le conseill5t les faux docteurs1 il faut la purifi]1 l'ex]c]1 en contrl] t\t ce qu'on v\s s\met1 af9 de dc\vrir la vritable religion4 #a ,ville sa9te des ,h9d\s4 7,note de l'auteur74 #b ,philosophe et critique russe1 ami de ,tol/o1 mais ne p>tageant que p>tiellem5t ses op9ions4 7,note du trad474 ,,*apitre ,,xxvii ,,du ,,mal ,n\s appelons mal t\t ce qui tr\ble le bonheur de notre vie corporelle4 ,et p\rtant1 t\te notre vie n'e/ qu'une libration graduelle de notre me1 de ce qui con/itue le bonheur de notre corps4 ,c'e/ p\rquoi1 p\r celui qui compr5d la vie telle qu'elle e/1 en ralit1 le mal n'exi/e pas4 ,i4--,ce que n\s appelons la s\ffrance e/ la condition 9vitable de la vie4 #a ,c'e/ un bi5 p\r l'homme que de support] les malheurs de cette vie t]re/re1 c> cela conduit au sa9t isolem5t du cur1 et on s'y tr\ve comme un exil de son pays natal et oblig de ne se fi] aucune joie t]re/re4 ,il e/ galem5t bon p\r l'homme de se heurt] des contradictions et des repro*es1 lorsque l'on p5se et que l'on p>le mal de lui1 bi5 que ses int5tions soi5t pures et ses actes ju/es2 c> cette manire d'agir le ma9ti5t dans l'humilit et e/ un contre-poison de la va9e gloire4 ,et c'e/ t\t p>ticulirem5t un bi5 p>ce que n\s p\vons n\s entret5ir1 avec le tmo9 qui e/ en n\s1 qui e/ ,dieu1 n\s entret5ir1 alors que le monde n\s mprise1 n\s manque de respect et n\s prive d'am\r4 ,,?omas ,a ,,kempis#a4 #b ,si quelque div9it n\s avait (f]t1 n\s1 hommes1 de supprim] t\s nos *agr9s1 avec t\tes leurs causes1 n\s s]ions1 de prime abord1 trs t5ts d'accept] cette proposition4 ,lorsque le dur travail et la misre n\s cras5t1 lorsque la d\leur n\s m9e1 lorsque l'anxit tre9t notre cur1 il n\s semble qu'il n'y aurait ri5 de meilleur que de vivre sans travaill]1 dans le calme1 l'aisance et la paix4 ,mais aprs avoir gt une telle vie1 je p5se que n\s aurions bi5tt dem& la div9it de n\s r5dre notre vie anci5ne1 avec t\tes ses pe9es1 ses misres1 ses *agr9s et ses dang]s4 ,la vie1 exempte de t\t *agr9 et de t\te cra9te1 n\s sembl]ait bi5tt non seulem5t peu intressante1 mais encore intolrable4 ,c>1 avec les causes de nos pe9es1 t\s les ob/acles1 t\s les dang]s et t\s les *ecs aurai5t disp>u1 supprimant avec eux la t5sion de nos =ces1 le zle1 l'excitation du risque1 les ef=ts de la lutte et les joies de la victoire4 ,il ne re/]ait que l'accomplissem5t facile du b1 la russite sans rsi/ance4 ,n\s en s]ions bi5tt1 ennuys comme d'un jeu o n\s savons d'avance que n\s gagn]ons *aque c\p4 ,,fr4 ,,pauls5#b4 ,,ii--,les s\ffrances veill5t l'homme la vie spirituelle4 #a ,l'homme e/ l'esprit de ,dieu enf]m dans un corps4 ,au db de la vie1 l'homme ne le sait pas1 et croit que sa vie e/ dans son corps4 ,mais plus il avance1 plus il appr5d que la vraie vie e/ dans l'esprit et non dans le corps4 ,t\te l'exi/5ce de l'homme consi/e l'appr5dre de mieux en mieux4 ,et cette connaissance n\s e/ donne plus facilem5t et plus srem5t p> les s\ffrances corporelles qui r5d5t notre vie telle qu'elle doit tre1 c'e/--dire spirituelle4 #b ,la croissance physique s]t prp>] les provisions p\r la croissance spirituelle1 qui comm5ce lorsque le corps dcl9e4 #c ,l'homme vit p\r son corps qui dit3 t\t e/ mal4 ,l'homme vit p\r son me qui dit3 ce n'e/ pas vrai1 t\t e/ bi54 ,ce que tu crois mauvais e/ prcism5t la meule sans laquelle ce qu'il y a de plus prcieux en toi s]ait m\ss et r\ill3 ton me4 #d ,t\s les malheurs--ceux des individus comme ceux de l'humanit entire--conduis5t l'humanit et les hommes1 bi5 que p> des *em9s dt\rns1 l'unique b qui e/ donn t\s les hommes3 la manife/ation de plus en plus gr&e de l'lm5t spirituel1 p> *aque homme sp> comme p> t\te l'humanit4 #e ,c> je suis desc5du du ,ciel p\r faire non pas ma volont1 mais la volont de ,celui qui m'a envoy4 ,or1 la volont du ,pre qui m'a envoy e/ que je ne p]de ri5 de ce qu'il m'a donn1 dit ,jean 7,,vi1 #bh-ci71 autrem5t dit1 il e/ comm& de cons]v]1 de cultiv]1 d'am5] au plus haut degr possible l't9celle div9e qui m'e/ donne1 qui m'e/ confie1 comme un enfant sa bonne4 ,que faut-il p\r accomplir cela8 ,non pas satisfaire nos dsirs *>nels1 celui de la gloire2 non la vie tranquille1 mais1 au contraire1 l'ab/95ce1 l'humilit1 le travail1 la lutte1 les privations1 les p]scutions1 t\t ce qui e/ dit tant de fois dans l',evangile4 ,et c'e/ prcism5t ce dont n\s avons beso9 qui n\s e/ envoy s\s div]ses =mes1 en gr&es et en petites mesures4 ,sa*ons seulem5t l'accept] comme il convi5t1 comme une preuve dont n\s avons beso9 et qui donne la joie1 et non comme quelque *ose d'ennuyeux qui tr\ble notre exi/5ce be/iale1 et celle que n\s croyons tre la vraie et dont l'accroissem5t d'int5sit n\s app>at comme un bonheur4 #f ,si l'homme p\vait ne pas cra9dre la mort et ne pas y p5s]1 les s\ffrances affreuses1 inutiles1 inju/ifiables et 9vitables suffirai5t enlev] t\t s5s raisonnable attribu la vie1 dis5t les hommes4 ,je m'emploie une bonne uvre1 inconte/ablem5t utile aux autres1 et brusquem5t la maladie int]rompt mon travail1 me fait s\ffrir sans raison4 ,la vis d'un rail se r\ille1 et il faut que ce soit prcism5t le j\r mme qu'il saute1 qu'une excell5te mre se tr\ve dans le wagon et que ses enfants soi5t crass devant elle4 ,il faut que le tremblem5t de t]re se produise ju/e l'endroit o se tr\ve ,lisbonne ou ,v]ny1 et que des innoc5ts soi5t ensevelis s\s la t]re et priss5t dans d'affreux t\rm5ts4 ,p\rquoi les milli]s d'autres accid5ts affreux1 ineptes1 tant de s\ffrances qui frapp5t les hommes8 ,quel s5s cela8 ,la rponse e/ que ces raisonnem5ts sont absolum5t ju/es p\r ceux qui ne reconnaiss5t pas la vie spirituelle4 ,p\r eux1 la vie huma9e n'a rellem5t aucun s5s4 ,la vie de ceux qui n'admett5t pas de vie spirituelle ne saurait1 en effet1 qu'tre ins5se et malheureuse4 ,et s'ils dduisai5t t\t ce qui dc\le 9vitablem5t de leur conception matrielle de la vie1 ils ne p\rrai5t vivre un in/ant de plus4 ,c> aucun ouvri] ne s]ait re/ *ez un patron qui1 en l'engageant1 aurait exig le droit de brl]1 t\tes les fois qu'il en aurait envie1 cet ouvri] sur un feu l5t1 ou bi5 de l'cor*] vif1 de le s\mettre t\tes les horreurs que le patron f]ait subir ses ouvri]s1 en prs5ce de celui qu'il engage4 ,si les hommes compr5ai5t rellem5t la vie1 comme ils le dis5t1 c'e/--dire uniquem5t comme une exi/5ce matrielle1 nul p>mi eux1 p> la seule cra9te des affreux et inexplicables tortures qu'il voit aut\r de lui et qui peuv5t l'assaillir t\t in/ant1 ne cont9u]ait vivre sur la t]re4 ,p\rtant1 les hommes viv5t1 se plaign5t1 se lam5t5t1 mais cont9u5t vivre4 ,il n'y a qu'une seule explication celte trange contradiction3 c'e/ que t\s les hommes sav5t1 dans leur = intrieur1 que leur vie n'e/ pas dans leur corps1 mais dans leur me1 et que t\tes les s\ffrances sont ncessaires1 indisp5sables p\r le bi5 de la vie spirituelle2 qu&1 ne voyant aucun s5s la vie huma9e1 ils se rvolt5t contre les s\ffrances1 mais cont9u5t nanmo9s vivre1 cela ti5t uniquem5t ce que leur raison affirme la matrialit de leur vie1 t&is qu'ils s5t5t1 au fond de leur me1 qu'elle e/ spirituelle et qu'aucune s\ffrance ne peut priv] l'homme de son vrai bonheur4 ,,iii4--,les s\ffrances appr5n5t l'homme considr] la vie au po9t de vue raisonnable4 #a ,t\t ce que n\s appelons mal1 t\te pe9e1 condition de l'envisag] comme il convi5t1 amliore notre me4 ,et t\te l'uvre de la vie consi/e en cette amlioration4 ,en vrit1 en vrit1 je v\s dis que v\s pleur]ez et v\s v\s lam5t]ez1 et le monde se rj\ira2 v\s s]ez dans la tri/esse1 mais votre tri/esse s]a *ange en joie4 ,qu& une femme acc\*e1 elle a des d\leurs p>ce que son t]me e/ v5u2 mais ds qu'elle a acc\* d'un enfant1 elle ne se s\vi5t plus de son travail1 cause de sa joie de ce qu'un homme e/ n dans le monde4 ,,jean1 ,,xvi1 #bj-ba4 #b ,les s\ffrances de la vie draisonnable amn5t reconnatre la ncessit d'une vie raisonnable4 #c ,de mme que seuls les tnbres de la nuit rvl5t les a/res cle/es1 seules les s\ffrances rvl5t la vraie signification de la vie4 ,,?oreau4 #d ,les ob/acles extrieurs ne font pas de mal l'homme d'esprit =t1 c> le mal e/ t\t ce qui dfigure ou affaiblit1 comme cela e/ le cas p\r les animaux que les ob/acles irrit5t ou affaibliss5t2 mais p\r l'homme qui les accueille avec la =ce d'esprit qui lui e/ donne1 t\t ob/acle ne peut qu'augm5t] sa beaut morale et sa =ce4 ,,m>c-,,aur,,le4 #e ,seulem5t aprs avoir pr\v la s\ffrance1 j'ai appris la p>5t des mes huma9es entre elles4 ,il suffit de bi5 s\ffrir soi-mme p\r savoir compr5dre t\s ceux qui s\ffr5t4 ,bi5 plus3 la raison mme devi5t plus lucide2 on comm5ce connatre la situation et la c>rire des g5s qui s'tai5t ca*s jusque-l1 et l'on ap]oit nettem5t ce dont *acun a beso94 ,gr& e/ le ,dieu qui n\s in/ruit a9si ,i ,et p> quoi n\s in/ruit-il8 ,p> les misres mmes que n\s fuyons4 ,c'e/ p> les s\ffrances et les pe9es qu'il n\s e/ donn d'acqurir les petites p>celles de sagesse1 de celle qui ne s'appr5d pas dans les livres4 ,,gogol4 #f ,si ,dieu n\s donnait des ducateurs et si n\s savions srem5t qu'ils n\s sont envoys p> ,dieu1 n\s leur obirions librem5t avec joie4 ,et n\s possdons bi5 ces ducateurs3 ce sont la misre et t\s les accid5ts de la vie4 ,,pascal4 #g ,t\t ce que la ,provid5ce envoie t\t tre vivant lui e/ non seulem5t utile1 mais encore utile au mom5t o la ,provid5ce le lui envoie4 ,,m>c-,,aur,,le4 #h ,l'homme qui ne reconnat pas la bi5faisance des s\ffrances1 n'a pas encore comm5c vivre de la vie raisonnable1 c'e/--dire de la vraie vie4 ,,iv4--,les maladies n'entrav5t pas la vraie vie1 mais y aid5t4 #a ,ri5 qu'en voyant combi5 sont faibles et s\v5t mauvais ceux qui t\t russit dans la vie1 qui se port5t t\j\rs bi51 qui sont ri*es1 qui ne connaiss5t ni les (f5ses1 ni les humiliations1 on voit combi5 les preuves sont indisp5sables l'homme4 ,et n\s n\s plaignons de devoir les support]6 #b ,il n'e/ po9t de maladie qui puisse emp*] l'accomplissem5t du devoir4 ,si tu ne peux pas s]vir les hommes p> tes travaux1 s]s-les p> l'exemple de pati5ce et d'am\r4 #c ,il y a une hi/oire o l'on conte qu'un homme a t puni1 cause de ses p*s1 p> l'impossibilit de m\rir4 ,on peut dire srem5t que si l'homme avait t puni p> l'impossibilit de s\ffrir1 la punition aurait t t\t aussi pnible4 #d ,ce n'e/ pas bi5 de ca*] un malade qu'il peut m\rir de sa maladie4 ,il faut1 au contraire1 le lui rappel]4 ,en le lui ca*ant1 n\s le privons du bi5fait que lui donne la maladie2 elle voque en lui1 p> la consci5ce de la mort pro*a9e1 la consci5ce de la vie spirituelle4 #e ,le feu dtruit et *auffe4 ,il en e/ de mme de la maladie4 ,lorsque1 bi5 portant1 n\s t*ons de bi5 vivre1 n\s le faisons avec difficult2 durant la maladie1 au contraire1 t\t le poids des t5tations monda9es disp>at1 on se s5t brusquem5t libre1 et l'on e/ mme effray de p5s]--t\t le monde l'a pr\v--qu'aussitt la maladie passe1 ce poids retombe sur v\s de t\te sa =ce4 #f ,plus l'homme s\ffre physiquem5t1 mieux il se s5t moralem5t4 ,c'e/ p\rquoi l'homme ne peut pas tre malheureux4 ,le spirituel et le corporel sont comme deux flaux d'une balance3 plus le corporel e/ l\rd1 plus le spirituel s'lve1 plus l'me e/ bi51 et vice v]sa4 #g ,la dcrpitude1 la s5sibilit m>qu5t l'van\issem5t de la consci5ce et de la vie de l'homme1 dit-on s\v5t4 ,je me reprs5te1 d'aprs la lg5de1 le vieux ,jean ,?ologue1 tomb dans l'enfance4 ,il n'aurait fait que rpt]3 ,mes frres1 aimez-v\s les uns les autres4 ,un petit vieill>d c5t5aire1 m>*ant avec pe9e1 aux yeux l>moyants1 m>mottant t\j\rs les mmes trois mots3 aimez-v\s t\s4 ,dans un tel homme1 l'exi/5ce animale e/ presque imp]ceptible2 elle s'e/ dsagrge s\s l'action de la n\velle conception du monde1 du n\vel tre qui n'a plus ri5 de *>nel4 ,un homme1 compr5ant la vie comme elle doit tre comprise en ralit1 ne saurait p>l] de l'amo9drissem5t de sa vie p> les maladies et la vieillesse2 ce s]ait se lam5t] du fait qu'en s'appro*ant de la lumire1 son ombre dim9ue mesure qu'il avance4 ,v4--,ce que n\s appelons le mal1 ce sont nos fautes4 #a ,le mal e/ uniquem5t en n\s1 c'e/--dire d'un endroit d'o l'on peut le *ass]4 #b ,s\v5t un homme sup]ficiel1 en songeant aux malheurs qui afflig5t le g5re huma91 p]d l'espoir dans la possibilit de l'amlioration de la vie1 et se s5t mcont5t de la ,provid5ce qui dirige le monde4 ,,il y a l une gr&e erreur4 tre satisfait de la ,provid5ce 7bi5 qu'elle n\s ait trac le *em9 le plus difficile dans la vie7 e/ ess5tiellem5t important p\r ne pas p]dre c\rage au milieu de nos malheurs1 mais surt\t p\r ne pas p]dre de vue notre faute n\s1 t\t en n'en accusant pas le sort1 cette faute tant la seule cause de t\s nos malheurs4 ,d'aprs ,,kant4 #c ,l'homme peut vit] les malheurs que ,dieu lui envoie1 mais il ne peut tre sauv des malheurs qu'il cause lui-mme p> sa mauvaise vie4 ,,vi4--,la consci5ce des bi5faits de la s\ffrance supprime son poids4 #a ,que faire lorsque t\t n\s ab&onne3 la sant1 la joie1 l'affection1 la fra*eur des s5s1 la mmoire1 la capacit du travail1 lorsqu'il n\s semble que le soleil devi5t froid et que la vie p]d t\s ses *>mes8 ,que faire qu& n\s n'avons plus aucun espoir8 ,n\s gris]1 ou n\s ptrifi]8 ,il n'y a jamais qu'une seule rponse3 vivre d'une vie spirituelle1 crotre sans cesse4 ,arrive ce que p\rra1 si ta consci5ce e/ tranquille1 si tu s5s que tu accomplis ce que ton tre spirituel dem&e4 ,sois ce que tu dois tre2 le re/e e/ affaire de ,dieu4 ,et qu& mme il n'y aurait pas de ,dieu sa9t et *>itable1 la vie spirituelle s]ait1 nanmo9s1 la solution du my/re et l'toile polaire de l'humanit m\vante1 c> elle1 seule donne le vrai bonheur4 ,,amiel4 #b ,sa*e seulem5t et crois que t\t ce qui t'arrive te conduit v]s ton vrai bonheur spirituel1 et tu accueill]as la maladie1 la misre1 l'outrage2 t\t ce que les hommes considr5t comme des malheurs1 non comme des malheurs1 mais comme ncessaires p\r ton bi51 de mme que le cultivateur accueille la pluie qui le trempe1 mais qui e/ ncessaire son *amp1 comme le malade pr5d un mdicam5t am]4 #c ,s\vi5s-toi que la facult p> laquelle se di/+ue un tre raisonnable1 c'e/ la s\mission libre son sort1 et non la lutte honteuse contre lui1 c> cette lutte e/ le propre des btes4 ,,m>c-,,aur,,le4 #d ,*acun a sa croix1 son j\g1 non pas dans le s5s du poids1 mais dans le s5s de la de/9e de la vie1 et lorsque n\s ne considrons pas la croix comme un poids1 mais comme une de/9e1 il n\s e/ facile de la port]4 ,cela n\s e/ facile lorsque n\s sommes humbles de cur1 dociles et mode/es4 ,et cela devi5t plus facile encore lorsque n\s r5onons n\s-mmes2 et cela e/ encore plus facile lorsque n\s la portons t\tes les heures1 comme n\s l'enseigne le ,*ri/4 ,et cela devi5t de plus en plus facile lorsque n\s n\s oublions dans le travail spirituel1 de mme que les g5s s'oubli5t dans les travaux monda9s4 ,la croix qui n\s e/ envoye e/ ce quoi n\s devons travaill]4 ,t\te notre vie e/ dans ce travail4 ,si la croix e/ une maladie--il faut la port] avec humilit2 si c'e/ une (f5se faite p> les g5s--c'e/ de savoir pay] le mal p> le bi52 si c'e/1 une humiliation1--c'e/ de s'abaiss]2 si c'e/ la mort--c'e/ de l'accueillir avec gratitude4 #e ,plus on rep\sse sa croix1 plus elle devi5t l\rde4 ,,amiel4 #f ,la faon dont l'homme accueille son sort e/ inconte/ablem5t plus importante que le sort mme4 ,,humboldt4 #g ,aucun *agr9 n'e/ aussi gr& que la cra9te qu'on en a4 #h ,si tu z un ennemi et que tu sais en pr(il] p\r t'ex]c] sur lui aim] tes ennemis1 ce que tu considres comme mal devi5dra p\r toi un gr& bi54 #i ,la maladie1 la p]te d'un membre1 la dception cruelle1 la p]le des bi5s ou des amis sembl5t d'abord des p]tes irrp>ables4 ,mais les annes donn5t ces p]les une gr&e =ce curative4 ,,em]son4 #aj ,a l'poque pnible des maladies1 des p]tes et de malheurs1 la prire e/ plus ncessaire qu' t\t autre mom5t1--non pas la prire de n\s p>gn]1 mais de reconnatre notre dp5dance de la volont suprme4 ,que ,ta volont soit faite et non la mi5ne1 et non comme je le veux1 mais comme ,tu le veux4 ,ma mission e/ d'accomplir ,ta volont dans les conditions o tu m'z plac4 ,dans les mom5ts difficiles1 il e/ on ne peut plus ncessaire de n\s rappel] que si n\s s\ffrons1 cette s\ffrance n\s e/ ju/em5t donne af9 que n\s puissions montr] que n\s v\lons accomplir ,sa volont et non la ntre4 ,,vii--,les s\ffrances ne peuv5t entrav] l'accomplissem5t de la volont de ,dieu4 #a ,l'homme n'e/ jamais plus prs de ,dieu que lorsqu'il e/ dans le malheur4 ,pr(itez-en p\r ne pas p]dre l'occasion de v\s rappro*] de ce qui donne seul le bonheur con/ant4 #b ,combi5 e/ ju/e l'anci5 prov]be disant que ,dieu envoie la s\ffrance celui qu',il aime4 ,p\r celui qui y croit1 la s\ffrance n'e/ pas une s\ffrance1 mais un bonheur4 #c ,il te sufft de te dire que la volont de ,dieu s'accomplit dans t\t ce qui arrive1 de croire que la volont de ,dieu e/ t\j\rs le bi51 et tu ne cra9dras plus ri51 et la vie s]a t\j\rs un bonheur p\r toi4 #a ,ou ,?omas ,hem]k51 auteur prsum de l',imitation de ,jsus-,*ri/4 7,note du trad474 #b ,philosophe allem&1 de t5dance no-k>iti5ne1 pr(esseur l',univ]sit de ,b]l94 7,n4 du trad474 ,,*apitre ,,xxviii ,,de ,,la ,,mort ,si l'homme croit que sa vie e/ dans son corps1 sa vie s'a*ve avec la mort de son corps4 ,mais si l'homme considre que sa vie e/ dans son me1 il ne peut mme pas se reprs5t] la f9 de sa vie4 ,i4--,la vie de l'homme ne f9it pas lorsque son corps meurt4 #a ,t\te la vie de l'homme1 depuis sa naissance jusqu' sa mort1 ressemble un j\r de sa vie1 depuis qu'il s'veille et jusqu' ce qu'il s'endorme4 ,s\vi5s-toi comm5t tu te rveilles aprs un sommeil pr(ond1 comm5t tu ne reconnais pas d'abord l'endroit o tu le tr\ves1 comm5t tu ne reconnais pas celui qui e/ ton *evet et qui te rveille2 comm5t tu ne veux pas te lev] et qu'il te semble n'en avoir pas la =ce4 ,mais1 peu peu1 tu revi5s toi1 tu comm5ces compr5dre ce que tu es et o tu te tr\ves1 tu te lves et tu te mets l'ouvrage4 ,il en e/ de mme1 trs peu de *oses prs1 de l'homme lorsqu'il nat et comm5ce entr] peu peu dans la vie1 gagn] des =ces1 dev5ir raisonnable et travaill]4 ,la diffr5ce consi/e en ce fait que les manife/ations du sommeil se pass5t rapidem5t1 t&is que celles de la croissance dur5t des mois1 des annes4 ,ensuite1 un j\r ressemble galem5t la vie huma9e t\t entire4 ,en s'veillant1 l'homme travaille1 s'occupe1 et plus la j\rne avance1 plus il devi5t al]te4 ,arriv au milieu de la j\rne1 il ne se s5t plus aussi robu/e que le mat92 et v]s le soir1 il se fatigue de plus en plus et il a dj envie de se repos]4 ,il en e/ de mme de la vie entire4 ,dans sa jeunesse1 l'homme e/ al]te et il vit gaiem5t2 v]s le milieu de sa vie1 il n'e/ plus aussi robu/e1 et dans la vieillesse1 il se s5t fatigu et il a de plus en plus envie de repos4 ,et de mme que la nuit arrive la f9 de la j\rne et que l'homme se c\*e1 de mme que les ides comm5c5t se br\ill] dans sa tte1 et1 en s'endormant1 qu'il se s5t s'en all]1 il a la mme s5sation lorsqu'il meurt4 ,de sorte que l'veil d l'homme e/ une petite naissance2 la j\rne1 depuis le mat9 jusqu' la nuit1 e/ une petite vie2 le sommeil e/ une petite mort4 #b ,lorsque le tonn]re gronde1 n\s savons que la f\dre e/ dj tombe et le tonn]re ne peut plus n\s tu]2 cep5dant1 n\s tressaillons t\j\rs en ent5dant un c\p de tonn]re4 ,il en e/ de mme de la mort4 ,il semble celui qui ne compr5d pas le s5s de la vie1 que t\t prit avec la mort1 et il la cra9t1 se ca*e d'elle comme le sot se ca*e d'un c\p de tonn]re1 alors que ce c\p ne peut plus le tu]4 #c ,p>ce qu'un homme a trav]s l5tem5t l'espace qui s'ouvre mes yeux et au del duquel je ne vois plus1 et qu'un autre l'a trav]s rapidem5t1 je ne vais pas p5s] que celui qui m>*ait l5tem5t vit plus longtemps que celui qui m>*ait vite4 ,je ne sais qu'une *ose3 je sais que si j'ai vu un homme pass] vite ou l5tem5t devant ma f5tre1 l'un et l'autre ont exi/ avant que je ne les vis et qu'ils vivront aussi aprs4 ,il en e/ de mme des hommes dont j'ai vu la vie c\rte ou longue avant leur mort4 #d ,la mort e/ la trans=mation de l'enveloppe laquelle notre me e/ lie4 ,il ne faut pas confondre l'enveloppe avec ce qu'il y a d$ans4 #e ,s\vi5s-toi que tu ne re/es pas sur place1 mais que tu passes1 que tu n'es pas dans une maison1 mais dans un tra9 qui te conduit la mort4 ,s\vi5s-toi que ton corps ne fait que pass] et que seul l'esprit vit en toi4 #f ,bi5 que je ne puisse pas le pr\v] indubitablem5t1 je sais t\tefois que l'lm5t immatriel libre et raisonnable qui vit en moi ne peut pas m\rir4 #g ,mme si je me trompais1 en supposant que les mes sont immortelles1 je s]ais heureux et satisfait de mon erreur2 et1 tant que je suis en vie1 aucun homme ne s]a mme d'branl] cette conviction4 ,cette conviction me donne le calme et la satisfaction absolue4 ,,cic,,ron4 ,,ii4--,la vraie vie e/ en dehors du temps2 c'e/ p\rquoi elle n'a pas d'av5ir4 #a ,le temps ca*e la mort4 ,lorsque l'on compte avec le temps1 on ne peut s'imag9] qu'il f9isse4 #b ,la raison p\r laquelle l'ide de la mort ne fait pas l'effet qu'elle p\rrait produire1 rside en ce fait qu'en raison de notre nature d'tres actifs1 n\s aurions d ne pas p5s] du t\t la mort4 ,,kant4 #c ,la "q de savoir si la vie exi/e au-del1 ou non1 e/ la mme que de savoir si le temps e/ le produit de notre facult de p5s]1 ou une condition indisp5sable de t\t ce qui exi/e4 ,que le temps ne puisse tre une condition indisp5sable t\t ce qui exi/e1 cela peut tre pr\v p> le fait que n\s s5tons en n\s-mmes quelque *ose qui n'e/ pas subordonn au temps3 notre vie dans le prs5t4 ,c'e/ p\rquoi la "q de savoir si la vie d'outre-tombe exi/e ou non1 e/ la mme que de dem&] laquelle des deux *oses e/ relle3 notre conception du temps1 ou la consci5ce de notre vie dans le prs5t4 #d ,si l'homme base sa vie sur le prs5t1 il ne peut tre "q p\r lui de sa vie future4 ,,iii4--,la mort ne peut effray] un homme qui vit de la vie spirituelle4 #a ,la mort libre si facilem5t de t\tes les difficults et de t\s les malheurs1 que ceux qui ne croi5t pas l'immortalit devrai5t la s\hait]4 ,et ceux qui croi5t en l'immortalit1 qui att5d5t une vie n\velle1 devrai5t la s\hait] plus encore4 ,p\rquoi donc la plup>t des hommes ne la dsir5t pas8 ,c'e/ p>ce qu'ils viv5t de la vie corporelle1 et non de la vie spirituelle4 #b ,les s\ffrances et la mort se prs5t5t l'homme comme un malheur qu& il pr5d la loi de son exi/5ce corporelle et be/iale p\r la loi de sa vie4 ,alors seulem5t1 il s'abaisse au niveau de l'animal1 alors seulem5t les s\ffrances et la mort l'effrai5t4 ,de t\s cts1 elles se ru5t sur lui et le *ass5t sur l'unique r\te de la vie huma9e qui lui e/ ouv]te1 celle de la loi de la raison et se manife/ant p> l'am\r4 ,les s\ffrances et la mort ne sont que les drogations la loi de la vie4 ,si l'homme m5ait une vie absolum5t spirituelle1 il n'y aurait p\r lui ni s\ffrances1 ni mort4 #c ,cra9dre la mort revi5t au mme que de cra9dre les fantmes1 de cra9dre ce qui n'exi/e pas4 #d ,p\r l'homme qui vit p\r son me1 la de/ruction du corps n'e/ qu'une libration1 et les s\ffrances sont les conditions 9vitables de cette libration4 ,mais quelle e/ la situation de celui qui croit que t\te sa vie e/ dans son corps1 lorsqu'il voit que la seule *ose dont il vit-- son corps--se dtruit et qu'il doit1 de plus1 endur] des s\ffrances8 #e ,l'animal meurt sans s'ap]cevoir de la mort et presque sans la cra9dre4 ,p\rquoi donc l'homme doit-il voir la f9 qui le guette1 et p\rquoi lui semble-t-elle si affreuse1 au po9t qu'elle le =ce p>fois mettre f9 ses j\rs8 ,je ne sais p\rquoi cela e/ a9si2 mais je sais dans quel b3 p\r que l'homme consci5t et raisonnable trans=me sa vie *>nelle en vie spirituelle4 ,cette trans=mation abolit non seulem5t la cra9te de la mort1 mais encore elle donne l'att5te de la mort une s5sation analogue celle qu'pr\ve le voyageur l'appro*e de sa maison4 #f ,la vie n'a ri5 de commun avec la mort4 ,c'e/ probablem5t p\r cela que s'veille en n\s l'espoir inepte qui obscurcit la raison et n\s fait d\t] de l'exactitude de notre connaissance quant au c>actre 9vitable de la mort4 ,la vie corporelle t5d s'ob/9] dans l'exi/5ce4 ,elle rpte t\j\rs1 comme le p]roquet dans la fable1 mme au mom5t o on l'trangle3 ,ce n'e/ ri51 a4 ,,amiel4 #g ,le corps e/ le mur qui limite l'esprit et qui l'emp*e d'tre libre4 ,l'esprit t5d sans cesse c>t] ces murs1 et t\te la vie d'un homme de raison se passe ce travail de libration de l'esprit de l'emprise du corps4 ,la mort complte celte libration4 ,c'e/ p\rquoi la mort non seulem5t n'e/ pas effrayante1 mais e/ une joie p\r celui qui mne une vie ju/e4 #h ,si la mort e/ effrayante1 la cause en e/ en n\s-mmes1 non en elle4 ,meilleur e/ l'homme1 mo9s il cra9t la mort4 ,p\r le sa9t il n'y a pas de mort4 #i ,tu cra9s la mort1 mais songe ce que tu devi5drais si tu devais vivre t]nellem5t tel que tu es actuellem5t8 #aj ,il e/ t\t aussi draisonnable de s\hait] la mort que de la cra9dre4 #aa ,l'homme qui mne une vie raisonnable ressemble celui qui porte une lant]ne p\r clair] son *em94 ,cet homme n'arrive jamais au b\t de l'endroit clair1 c> cette surface se dplace t\j\rs devant lui4 ,telle e/ la vie raisonnable1 et cette vie seule n'a pas de mort1 p>ce que la lant]ne claire sans cesse1 jusqu'au d]ni] mom5t1 et l'on suit la lant]ne aussi tranquillem5t que durant la vie4 ,,iv4--,l'homme doit vivre p> ce qu'il y a d'immortel en lui4 #a ,la "q de savoir si notre vie f9it avec le corps e/ trs importante et on ne peut faire autrem5t que d'y rfl*ir4 ,suivant que n\s croyons l'immortalit ou non1 nos actes s]ont raisonnables ou ins5ss4 ,a9si1 notre premi] s\ci e/ de rs\dre la "q de savoir si n\s m\rons compltem5t lorsque la vie quitte le corps1 ou si cette mort n'e/ pas complte1 d'tablir ce qui e/ immortel en n\s4 ,lorsque n\s aurons compris cela1 il e/ vid5t que n\s n\s s\ci]ons plus de ce qui e/ immortel que de ce qui e/ mortel4 ,la voix qui n\s dit que n\s sommes immortels e/ la voix de ,dieu qui vit en n\s4 ,d'aprs ,,pascal4 #b ,l'expri5ce n\s appr5d que bi5 des g5s in=ms de la doctr9e sur la vie d'outre-tombe et conva9cus de son exi/5ce1 s'adonn5t nanmo9s aux vices et commett5t des actes de bassesse en s'+niant *]*] les moy5s qui leur p]mettrai5t d'vit] les consqu5ces de leur conduite qui les m5ac5t dans l'av5ir4 ,et en mme temps1 je d\te qu'il ait jamais exi/ un seul homme moral sur la t]re qui ait pu se faire l'ide que t\t f9it avec la mort1 et dont la noble t\rnure d'esprit ne se s]ait pas leve jusqu' l'espoir de la vie future4 ,c'e/ p\rquoi il me semble qu'il s]ait plus con=me la nature huma9e et la puret des murs de fond] la foi en la vie future sur les s5tim5ts d'une me noble1 plutt que de bas] la noble conduite sur l'espoir d'une vie future4 ,,kant4 #c ,il n'y a qu'une *ose que n\s sa*ions indubitablem5t3 ,la vie de l'homme e/ p>eille une hirondelle qui trav]se la *ambre4 ,n\s v5ons on ne sait d'o1 et n\s allons on ne sait o4 ,une obscurit impntrable e/ d]rire n\s1 des ombres paisses sont devant n\s4 ,quelle importance cela p\rra-t-il avoir p\r n\s1 lorsque notre mom5t s]a v5u1 que n\s ayons ou non mang de bons plats1 port ou non des vtem5ts s\ples1 laiss une =tune considrable ou aucune1 que n\s ayons recueilli les lauri]s de la gloire ou que n\s ayons t mpriss1 que n\s ayons t considrs comme des savants ou comme des ignorants1 qu'e/ t\t cela en comp>aison de l'emploi que n\s ayons fait du tal5t que le ,matre n\s a confi6 ,quelle valeur t\t cela aura p\r n\s qu& notre vue se br\ill]a et que nos oreilles devi5dront s\rdes8 ,n\s s]ons calmes celte heure1 seulem5t alors que n\s aurons veill con/amm5t au don de la vie spirituelle qui n\s avait t confi1 qu& n\s l'aurons dvelopp jusqu'au po9t o la de/ruction du corps cesse d'tre effrayante4 ,,h5ry ,,george4 #d ,extrait du te/am5t d'un roi mexica93 ,t\t sur la t]re a une limite1 et les plus puissants et les plus heureux tomb5t1 dans leur gr&eur et dans leur joie1 en p\ssire4 ,t\te la t]re n'e/ qu'une gr&e tombe1 et il n'y a ri5 sa surface qui ne soit ca* dans la tombe s\s t]re4 ,les eaux1 les fleuves et les torr5ts s'lanc5t v]s leur de/9ation et ne revi5n5t plus leur s\rce heureuse4 ,t\s se ht5t p\r s'ensevelir dans les pr(ondeurs de l'ocan inf9i4 ,ce qui tait hi] n'e/ plus auj\rd'hui2 et ce qui e/ auj\rd'hui ne s]a plus dema94 ,le cimetire e/ ple9 des dp\illes de ceux qui tai5t jadis ple9s de vie1 qui tai5t rois1 g\v]nai5t les peuples1 prsidai5t les assembles1 comm&ai5t les armes1 faisai5t la conqute de pays n\veaux1 exigeai5t qu'on s'incl9e devant eux1 tai5t gonfls de vanit1 de ri*esse1 de p\voir4 ,mais la gloire e/ passe comme la fume noire sortant du volcan et n'a ri5 laiss qu'une m5tion sur la feuille du *roniqueur4 ,les gr&s1 les sages1 les braves1 les magnifiques1 hlas6 o sont-ils ma9t5ant8 ,ils sont t\s mls l'argile1 et ce qui leur e/ arriv n\s arriv]a2 cela arriv]a aussi ceux qui s]ont aprs n\s4 ,mais pr5ez c\rage v\s t\s1 *efs clbres1 amis srs et sujets fidles--aspirons t\s ce ,ciel o t\t e/ t]nel et o il n'y a ni putrfaction1 ni de/ruction4 ,l'obscurit e/ le b]ceau du soleil1 et les tnbres de la nuit sont ncessaires p\r faire brill] les toiles4 ,,tetsk\ko ,,nezag\al ,,kopotl 7env4 #adfj av4 ,j4-,c474 #e ,la mort e/ 9vitable p\r t\t ce qui e/ n1 comme la naissance e/ 9vitable p\r t\t ce qui e/ mortel4 ,c'e/ p\rquoi on ne doit pas s'lev] contre l'9vitable4 ,la situation antrieure des tres e/ inconnue1 leur situation int]mdiaire e/ vid5te1 leur situation future ne peut tre connue2 ds lors1 quoi bon n\s s\ci]1 n\s inquit]8 ,c]ta9es g5s considr5t l'me comme un miracle1 d'autres en p>l5t et en ent5d5t p>l] avec tonnem5t1 mais p]sonne n'en sait ri54 ,la porte du ciel t'e/ entr'ouv]te ju/e autant qu'il te le faut4 ,db>rasse-toi des s\cis et des inquitudes1 et dirige ton me v]s le spirituel4 ,que tes actes soi5t g\v]ns p> toi-mme1 et non p> les vnem5ts4 ,ne sois pas de ceux qui agiss5t en vue de la rcomp5se4 ,sois att5tif1 fais ton devoir1 ne p5se pas aux consqu5ces1 af9 qu'il te soit indiffr5t que l'affaire f9isse bi5 ou mal p\r toi4 ,bagavad ,hita h9d\e4 #f ,n\s sommes ici comme des passag]s sur quelque gr& bateau1 dont le capita9e possde une li/e que n\s ne connaissons pas2 et il sait o il e/ indiqu o et qu& *acun de n\s doit tre db>qu4 ,mais tant que n\s sommes bord1 n\s ne p\vons faire autrem5t que de n\s ef=c]1 t\t en obs]vant la loi tablie sur le vaisseau1 de pass] avec nos compagnons de voyage1 en paix et en am\r le temps qui n\s e/ assign4 #g ,s]ait-il possible que le *angem5t t'effraie8 ,ri5 ne se fait sans lui4 ,il e/ impossible de *auff] de l'eau sans qu'une trans=mation s'opre dans le bois4 ,la nutrition e/ impossible sans *ang] les alim5ts4 ,t\te la vie huma9e n'e/ ri5 de plus qu'une trans=mation4 ,compr5ds que le *angem5t qui t'att5d a absolum5t le mme s5s et qu'il e/ t\t aussi indisp5sable de p> la nature des *oses4 ,il n'y a qu' se s\ci] uniquem5t de ne pas agir contrairem5t la vraie nature huma9e2 il faut agir en t\t suivant ses indications4 ,,m>c-,,aur,,le4 #h ,ce monde e/ horrible si les s\ffrances qu'on y endure ne suscit5t pas le bi54 ,c'e/ une odieuse organisation1 cre uniquem5t p\r t\rm5t] les hommes moralem5t et physiquem5t4 ,s'il en e/ a9si1 ce monde fait le mal1 non p\r le bi5 futur1 mais inutilem5t1 sans b1 et il e/ p>faitem5t immoral4 ,il semble attir] les hommes t\t exprs p\r les faire s\ffrir4 ,il n\s frappe depuis notre naissance2 mle de l'am]tume *aque c\pe de bonheur et enveloppe la mort de t]reur4 ,et c]tes1 si ,dieu et l'immortalit n'exi/5t pas1 le dgt de la vie manife/ p> les hommes e/ comprh5sible3 il e/ provoqu p> l'ordre1 ou plutt p> le dsordre exi/ant1 p> l'affreux *aos moral1 comme on devrait l'appel]4 ,mais si ,dieu exi/e au-dessus de n\s et l't]nit au-devant de n\s1 t\t *ange4 ,n\s disc]nons le bi5 dans le mal1 la lumire dans les tnbres1 et l'espoir *asse le dsespoir4 ,laquelle de ces deux suppositions e/ la plus probable8 ,peut-on admettre que des tres moraux--les hommes--soi5t mis dans la ncessit de maudire avec raison l'ordre exi/ant dans le monde1 alors qu'ils ont une issue qui rs\t leur contradiction8 ,ils doiv5t maudire le monde et le j\r de leur naissance si ,dieu et la vie future n'exi/5t pas4 ,si1 au contraire1 l'un et l'autre exi/5t1 la vie devi5t un bonheur p> elle-mme et le monde un endroit de p]fectionnem5t moral et d'accroissem5t inf9i de bonheur et de sa9tet4 ,d'aprs ,,erasme4 #i ,pascal dit que si n\s n\s tions vus en rve t\j\rs dans la mme situation et1 en ralit1 dans des situations diffr5tes1 n\s aurions pris le rve p\r la ralit et la ralit p\r le rve4444 ,ce n'e/ pas t\t fait exact4 ,la ralit se di/+ue du rve p> le fait que dans la vie relle n\s avons la facult d'agir con=mm5t nos exig5ces morales2 t&is qu'en rve1 n\s savons s\v5t que n\s accomplissons des actes vils et immoraux qui ne n\s sont pas habituels1 mais dont n\s ne p\vons n\s cont5ir4 ,il s]ait donc plus exact de dire que si n\s ne connaissions pas la vie p5dant laquelle n\s s]ions plus aptes satisfaire nos exig5ces morales qu'en rve1 n\s aurions considr le sommeil comme une vraie vie et n\s n'aurions jamais d\t que celte vie ne soit relle4 ,t\te notre vie1 depuis la naissance jusqu' la mort1 avec ses rves1 n'e/-elle pas1 son t\r1 un songe et que n\s pr5ons p\r la ralit1 p\r la vie relle1 dont n\s ne d\tons pas1 uniquem5t p>ce que n\s ne connaissons pas de vie o notre lib]t de suivre les exig5ces morales de l'me s]ait plus gr&e encore que celle dont n\s j\issons actuellem5t8 #aj ,si ta c\rte vie e/ t\t ton avoir1 t*e d'en faire t\t ce qui e/ possible4 ,,said ,,b5 ,,ham$4 #aa ,comm5t vivre sans savoir ce qui n\s att5d8 dem&5t les hommes4 ,et1 cep5dant1 lorsque tu vis sans song] ce qui t'att5d et uniquem5t p\r p\voir manife/] ton am\r1 la vraie vie comm5ce p\r toi4 #ab ,l'am\r ne supprime pas seulem5t la cra9te de la mort1 mais encore la p5se de la mort4 ,une vieille paysanne disait sa fille1 quelques heures avant sa f91 qu'elle tait cont5te de m\rir en t4 ,lorsque sa fille lui dem&a p\rquoi1 la moribonde rpondit que c'e/ p>ce qu'il e/ plus difficile de creus] la tombe en hiv] qu'en t4 ,la vieille n'avait pas de pe9e m\rir p>ce que1 jusqu'au1 d]ni] mom5t1 elle ne p5sait pas elle-mme1 mais aux autres4 ,accomplis des uvres d'am\r1 et il n'y aura pas de mort p\r toi4 #ac ,lorsque tu es v5u au monde1 tu pleurais1 t&is que t\t le monde se rj\issait aut\r de toi2 arrange-toi de faon ce que t\t le monde pleure lorsque tu quitt]as le monde1 et que toi seul tu puisses s\rire4 ,v4--,la p5se la mort aide la vie spirituelle4 #a ,p\r te =c] bi5 agir1 s\vi5s-toi plus s\v5t que tu m\rras srem5t bi5tt4 ,reprs5te-toi que tu es la veille de la mort et tu ne rus]as plus1 ne tromp]as plus1 ne m5tiras plus1 ne mdiras plus1 n'injuri]as plus1 ne t'irrit]as plus1 ne pr5dras plus ce qui ne t'app>ti5t pas4 ,a la veille de la mort1 on ne peut accomplir que des actions simples et bonnes4 ,et ces actions sont t\j\rs les plus ncessaires et les plus joyeuses4 ,c'e/ p\rquoi il e/ t\j\rs bon1 surt\t lorsqu'on e/ dsori5t1 de song] la mort4 #b ,lorsque les hommes sav5t que la mort e/ v5ue1 ils pri5t1 confess5t leurs p*s1 af9 de p\voir se prs5t] devant ,dieu avec une me pure4 ,mais n\s m\rons t\s les j\rs un peu1 et t\t in/ant n\s p\vons m\rir t\t fait1 ,c'e/ p\rquoi n\s n'aurions pas d att5dre la d]nire heure1 mais tre prt t\t mom5t4 ,et tre prt m\rir1 c'e/ bi5 vivre4 ,la mort e/ t\j\rs susp5due au-dessus de n\s1 prcism5t p\r que n\s soyons t\j\rs prts m\rir et vivions bi5 en se prp>ant la mort4 #c ,tu devras m\rir bi5tt6 ,et p\rtant tu ne peux t\j\rs pas te libr] de l'hypocrisie et des passions1 tu ne peux pas ab&onn] le prjug de croire que t\t ce qui e/ extrieur peut nuire l'homme1 tu ne peux pas dev5ir humble env]s *acun4 ,,m>c-,,aur,,le4 #d ,en vue de la mort1 la vie entire devi5t sol5nelle1 grave1 rellem5t fconde et joyeuse4 ,en vue de la mort1 il n\s e/ impossible de ne pas accomplir le travail qui n\s e/ de/9 dans cette vie1 p>ce qu'on ne peut travaill] avec ardeur ri5 d'autre4 ,et lorsque n\s travaillons a9si1 la vie devi5t joyeuse1 et la cra9te de la mort n'exi/e plus1 cette cra9te qui empoisonne la vie de ceux qui ne viv5t pas en vue de la mort4 #e ,vis comme si tu devais t\t de suite dire adieu la vie1 comme si le temps qui t'e/ accord tait un don inatt5du4 ,,m>c-,,aur,,le4 #f ,vis comme si tu devais vivre un sicle et m\rir le soir mme4 ,travaille comme si tu p\vais vivre t]nellem5t et traite les hommes comme si tu devais m\rir immdiatem5t4 #g ,la vie dans l'oubli de la mort et la vie avec la consci5ce de son appro*e cont9uel sont deux tats absolum5t diffr5ts4 ,l'un se rappro*e de l'tat be/ial1 l'autre de l'tat div94 ,,vi4--,l'appro*e de la mort4 #a ,n\s appelons mort la suppression de la vie et les m9utes ou les heures p5dant lesquelles on meurt4 ,la premire1 la suppression de la vie1 ne dp5d pas de notre volont2 les seconds1 les d]ni]s mom5ts1 sont dans notre p\voir4 ,n\s p\vons m\rir mal et m\rir bi54 ,n\s devons n\s ef=c] de bi5 m\rir4 ,c'e/ ncessaire p\r ceux qui re/5t4 #b ,le moribond compr5d difficilem5t t\t ce qui vit2 mais on s'ap]oit qu'il ne compr5d pas ce qui vit1 non p>ce que ses facults m5tales s'affaibliss5t2 mais p>ce qu'il compr5d quelque *ose que les vivants ne compr5n5t pas1 ne peuv5t compr5dre1 et qui l'absorbe t\t enti]4 #c ,on p5se gnralem5t que la vie des vieill>ds n'a pas d'importance1 qu'ils ne font qu'a*ev] leur vie4 ,ce n'e/ pas vrai4 ,dans la plus pr(onde vieillesse1 la vie e/ plus prcieuse et plus ncessaire que jamais1 aussi bi5 p\r soi que p\r les autres4 ,l valeur de la vie e/ en raison contraire des c>rs de di/ance de la mort3 ,ce s]ait heureux si les vieill>ds eux-mmes et ceux qui les ent\r5t le compr5ai5t4 ,le d]ni] in/ant avant la mort e/ t\t p>ticulirem5t prcieux4 #d ,avant d'arriv] la vieillesse1 je me suis ef=c de bi5 vivre2 dans la vieillesse1 je m'ef=ce de bi5 m\rir2 p\r bi5 m\rir1 il faut m\rir volonti]s4 ,s,n,,que4 #e ,ai-je peur de la mort8 ,je crois que non2 mais son appro*e1 ou en p5sant elle1 je ne peux m'emp*] d'pr\v] une motion p>eille celle que doit pr\v] un voyageur en arrivant l'endroit o son tra9 tombe d'une trs gr&e hauteur la m]1 ou au mom5t o il s'lve une trs gr&e hauteur en ballon4 ,l'homme1 en m\rant1 sait qu'il ne lui arriv]a ri5 de p>ticuli]1 qu'il lui arriv]a ce qui e/ dj arriv des millions d'tres1 qu'il ne fait que *ang] de mode de locomotion1 mais il lui e/ impossible de ne pas pr\v] d'motion en s'appro*ant de l'endroit o ce *angem5t aura lieu4 ,,*apitre ,,xxix ,,apr,s ,,la ,,mort ,on dem&e3 ,qu'arriv]a-t-il aprs la mort8 ,il n'y a qu'une rponse cette "q3 le corps p\rrira et devi5dra p\ssire1 cela n\s le savons srem5t4 ,quant ce qu'il advi5dra de notre me1 n\s ne p\vons en ri5 dire1 p>ce que la "q de3 qu'arriv]a-t-il8 se rapporte au temps4 ,or l'me e/ hors du temps4 ,l'me n'a pas t et ne s]a pas4 ,elle e/4 ,si elle n'exi/ait pas1 il n'y aurait ri54 ,i4--,la mort *>nelle n'e/ pas la f9 de la vie1 mais uniquem5t uns trans=mation4 #a ,qu& n\s m\rons1 il peut n\s arriv] de deux *oses l'une3 ou bi5 ce que n\s considrions comme n\s-mmes pass]a en un autre tre1 ou bi5 n\s ne s]ons plus des tres sp>s1 et n\s n\s confondrons avec ,dieu4 ,que cela soit l'une ou l'autre1 n\s n'avons ri5 cra9dre dans les deux cas4 #b ,la mort con/itue une trans=mation de notre corps1 la plus gr&e1 la d]nire4 ,n\s subissons con/amm5t des *angem5ts dans notre corps3 n\s tions d'abord des morceaux de *air2 n\s dev5ions ensuite des n\rrissons2 graduellem5t1 nos *eveux1 nos d5ts p\ssr5t1 puis tombr5t1 puis ils p\ssr5t n\veau1 la b>be app>ut1 comm5a blan*ir1 tomb]1 et n\s n'avons jamais cra9t ces *angem5ts4 ,p\rquoi craignons-n\s le d]ni] *angem5t8 ,p>ce que p]sonne ne n\s a racont ce qui lui e/ arriv aprs ce *angem5t4 ,mais p]sonne ne dira1 lorsqu'un homme n\s quitte et ne n\s crit plus1 qu'il n'exi/e pas1 qu'il e/ mal l o il e/ all1 n\s dirons simplem5t que n\s n'avons pas de n\velles de lui4 ,il en e/ de mme des morts3 n\s savons qu'ils ne sont plus p>mi n\s1 mais n\s n'avons aucune raison de croire qu'ils n'exi/5t plus1 ou qu'ils sont plus malheureux depuis qu'ils n\s ont quitts4 ,si n\s ne p\vons savoir ni ce qui arriv]a aprs la mort1 ni ce que n\s tions avant cette vie1 cela pr\ve uniquem5t qu'il ne n\s e/ pas donn de le savoir1 p>ce que n\s n'avons pas beso9 de le savoir4 ,n\s ne savons qu'une *ose1 c'e/ que notre vie n'e/ pas dans les *angem5ts du corps1 mais en ce qui vit dans ce corps1 dans l'me4 ,et l'me ne peut avoir ni comm5cem5t ni f91 p>ce qu'elle seule exi/e4 #c ,de deux *oses l'une3 ou la mort e/ la disp>ition absolue de la consci5ce1 ou elle e/1 con=mm5t la lg5de1 simplem5t un *angem5t et la migration de l'me d'un endroit dans un autre4 ,si la mort e/ la de/ruction complte de la consci5ce1 et qu'elle e/ p>eille un sommeil pr(ond sans rves1 elle e/ un bi5fait inconte/able1 c> *acun n'a qu' se rappel] une nuit passe dans un tel sommeil sans rves et la comp>] aux autres j\rs et aux autres nuits1 avec leurs cra9tes1 leurs inquitudes et dsirs non satisfaits1 pr\vs tant en ralit qu'en rves1 et je suis p]suad que p]sonne ne tr\v]a beauc\p de j\rs et de nuits plus heureux que les nuits sans rves4 ,de sorte que1 si la mort e/ un tel sommeil1 je la considre1 quant moi1 comme un bi5fait4 ,si elle con/itue le passage d'un monde dans un autre1 et s'il e/ vrai que t\s les hommes sages et sa9ts morts avant n\s s'y tr\v5t1 p\rrait-on espr] un bonheur plus gr& que de vivre p>mi ces tres8 ,j'aurais v\lu m\rir1 non pas une fois1 mais c5t fois1 p\rvu que je puisse pntr] dans cet endroit4 ,de sorte que ni v\s1 juges1 ni les hommes1 en gnral1 ne doiv5t cra9dre la mort1 me semble-t-il2 ils n'ont qu' se s\v5ir d'une *ose3 p\r un homme de bi51 il n'y a pas de mal ni dans la vie1 ni dans la mort4 7,extrait du disc\rs de ,socrate devant le ,tribunal47 #d ,celui qui voit le s5s de la vie dans le p]fectionnem5t spirituel ne peut croire la mort2 il ne peut croire l'arrt de ce p]fectionnem5t4 ,ce qui se p]fectionne ne peut disp>atre1 cela ne peut que se modifi]4 #e ,la mort e/ l'int]ruption de la consci5ce dont je vis actuellem5t4 ,la consci5ce de cette vie s'arrte2 je le vois sur ceux qui meur5t4 ,mais que devi5t ce qui tait la consci5ce8 ,je ne le sais pas1 et je ne puis le savoir4 #f ,les hommes craign5t la mort et v\drai5t vivre aussi longtemps que possible4 ,mais si la mort e/ un malheur1 n'e/-il pas indiffr5t de m\rir dans tr5te ou dans trois c5ts ans8 ,quelle joie a un condamn mort de savoir que ses cam>ades m\rront dans trois j\rs et que son excution lui aura lieu dans tr5te j\rs4 ,la vie se t]m9ant p> une mort df9itive s]ait la mort mme4 ,,skovoroda4 #g ,*acun s5t qu'il n'e/ pas un ri5 am5 la vie1 un c]ta9 mom5t1 p> quelqu'un d'autre4 ,c'e/ de l que vi5t notre assurance que la mort peut mettre une f9 notre vie1 mais non notre exi/5ce4 ,,s*op5hau]4 #h ,plus on e/ pr(ondm5t consci5t de sa vie1 mo9s on croit sa disp>ition et la mort4 #i ,je ne crois en aucune des religions exi/antes1 et ne puis1 p> suite1 tre s\ponn de suivre aveuglm5t quelque tradition ou de subir l'influ5ce de l'ducation4 ,mais1 durant ma vie entire1 j'ai rfl*i aussi pr(ondm5t que j'en tais capable sur la loi de notre vie4 ,je l'ai *]*e dans l'hi/oire de l'humanit et dans ma propre consci5ce1 et je suis arriv la conviction 9branlable que la mort n'exi/e pas1 que la vie ne peut tre qu't]nelle1 que le p]fectionnem5t inf9i e/ une loi de la vie1 que *aque qualit1 *aque ide1 *aque t5dance que je possde1 doit avoir son dveloppem5t pratique2 que n\s avons des capacits1 des t5dances qui dpass5t1 de beauc\p les v5tualits de notre vie t]re/re1 que le fait mme que n\s en disposons et ne p\vons dc\vrir leur orig9e dans nos s5s peut tre considr comme une preuve de ce quelles n\s vi5n5t des rgions extra-t]re/res et ne peuv5t tre ralises que dans ces rgions2 que ri5 ne peut ici-bas1 sauf les *oses visibles1 et que croire que n\s m\rons p>ce que notre corps meurt revi5t au mme que de s'imag9] que l'ouvri] e/ mort p>ce que son outil s'e/ u4 ,joseph ,,mazz9i4 #aj ,si l'espoir de l'immortalit tait une illusion1 on p\rrait voir clairem5t qui sont ceux qui ont t tromps4 ,non pas les mes basses et noires qui n'ont jamais envisag cette gr&e p5se1 non pas les g5s endormis et di/raits qui sont satisfaits du sommeil voluptueux de cette vie et du sommeil des tnbres dans l'av5ir1 non pas les g/es aux ides troites et qui sont plus mesqu9es encore dans l'am\r4 ,non1 pas eux4 ,ils aurai5t raison1 et le bnfice s]ait de leur ct4 ,ceux qui aurai5t t tromps1 ce s]ai5t les gr&s et les sa9ts que les hommes vnr5t2 les tromps s]ai5t t\s ceux qui ont vcu p\r quelque *ose de meilleur que leur bonheur p]sonnel1 et qui ont donn leur vie p\r le bi5 commun4 ,t\s ces hommes aurai5t t tromps4 ,le ,*ri/ lui-mme aurait s\ff]t inutilem5t en donnant ,son esprit au ,pre imag9aire1 et ,il aurait tort de croire qu',il ,l'avait manife/ p> ,sa vie4 ,t\te la tragdie du ,golgo?a ne s]ait qu'un mal5t5du3 la vrit s]ait du ct de ceux qui se moquai5t de ,lui et dsirai5t ,sa mort2 elle s]ait galem5t auj\rd'hui du ct de ceux qui sont indiffr5ts la con=mit avec la nature huma9e qu'(fre cette hi/oire soi-disant imag9aire4 ,qui vnr]ait-on1 qui croirait-on si l'inspiration des tres suprieurs n'tait que des fables +nieusem5t comb9es8 ,,p>k]4 ,,ii4--,le pr9cipe du *angem5t de l'exi/5ce qui a lieu p5dant la vie corporelle e/ inaccessible la raison huma9e4 ,n\s t*ons s\v5t de n\s reprs5t] la mort comme un passage dans une rgion inconnue2 mais cette conception ne n\s donne absolum5t ri54 ,il e/ t\t aussi impossible de se reprs5t] la mort1 qu'il e/ impossible de se reprs5t] ,dieu4 ,t\t ce que n\s p\vons savoir1 c'e/ que la mort1 de mme que t\t ce qui vi5t de ,dieu1 e/ un bi54 #b ,on n\s dem&e3 que devi5dra l'me aprs la mort8 ,n\s ne le savons pas1 et n\s ne p\vons le savoir4 ,il n'y a qu'une *ose de c]ta93 c'e/ que si tu te diriges quelque "p1 tu es srem5t sorti de quelque endroit4 ,il en e/ de mme de la vie4 ,si tu es dans cette vie1 tu es srem5t sorti de quelque "p4 ,tu ret\rn]as l d'o tu es sorti4 #c ,je ne me s\vi5s absolum5t pas de ce qui a eu lieu avant ma naissance2 je p5se donc qu'aprs la mort je ne me s\vi5drai de ri5 de ma vie actuelle4 ,si la vie aprs la mort exi/e1 il m'e/ impossible de l'imag9]4 #d ,p]sonne ne sait ce qu'e/ la mort et1 cep5dant1 t\s la craign5t1 en la considrant comme le plus gr&-mal1 bi5 qu'elle puisse tre le plus gr& bonheur4 ,,platon4 #e ,p]sonne ne peut se vant] de savoir que ,dieu et la vie future exi/5t4 ,je ne puis pas dire que je sa*e indubitablem5t que ,dieu et mon immortalit exi/5t1 mais je dois dire que je s5s qu'il y a un ,dieu1 comme je s5s qu'il y a un moi immortel4 ,cela pr\ve que ma foi en ,dieu et en l'autre monde e/ tellem5t lie ma nature qu'elle ne peut tre sp>e de moi4 ,d'aprs ,,kant4 #f ,le ,*ri/ a dit en m\rant3 ,pre1 je remets mon esprit entre ,tes ma9s4 ,quiconque prononce ces p>oles1 non pas avec la langue1 mais avec le cur1 n'a plus beso9 de ri54 ,si mon esprit ret\rne ,celui de ,qui il mane1 il ne peut ri5 arriv] mon esprit que ce qu'il y a de meilleur4 ,,iii4--,la mort e/ une libration4 #a ,la mort e/ la de/ruction du vase dans lequel notre esprit e/ enf]m4 ,on ne doit pas confondre ce vase avec ce qu'il conti5t4 #b ,lorsque n\s v5ons au monde1 nos mes sont mises dans les bires de notre corps4 ,cette bire--notre corps--se dsagrge petit petit1 et notre me se libre de plus en plus4 ,mais lorsque le corps meurt p> la volont de ,celui ,qui a uni l'me au corps1 l'me se libre entirem5t4 ,d'aprs ,h,,raclite4 #c ,de mme que le feu fait fondre la cire de la b\gie1 la vie de l'me consume la vie du corps4 ,le corps brle sur le feu de l'me et se consume entirem5t lorsque la mort vi5t4 ,la mort dtruit le corps de mme que les con/ructeurs dtruis5t les *anti]s1 qu& le btim5t e/ prt4 ,le btim5t1 c'e/ la vie spirituelle2 les *anti]s1 c'e/ le corps4 ,et l'homme qui a con/ruit son btim5t spirituel se rj\it en m\rant de voir tomb] les *anti]s de sa vie corporelle4 #d ,t\t au monde p\sse1 fleurit et revi5t sa rac9e4 ,ce ret\r e/ le ret\r con=me la nature4 ,la con=mit avec la nature signifie l't]nit2 c'e/ p\rquoi la de/ruction du corps ne prs5te aucun dang]4 ,,lao-,,tseu4 #e ,l'homme qui travaillait t\te sa vie dompt] ses passions1 ce dont son corps l'emp*ait1 se rj\it d'en tre libr4 ,et la mort n'e/ qu'une libration4 ,le p]fectionnem5t1 dont n\s avons p>l plus d'une fois1 consi/e dans la sp>ation possible de l'me du corps1 et dans la facult acquise de se conc5tr] en dehors du corps1 en elle-mme2 la mort donne cette mme libration4 ,ne s]ait-il pas trange que l'homme qui se prp>e t\te sa vie vivre de faon dev5ir aussi libre que possible p> la dom9ation du corps1 s'en tr\ve mcont5t au mom5t o cette libration e/ prte de se ralis]4 ,c'e/ p\rquoi1 malgr t\t le regret que j'ai de v\s quitt] et de v\s caus] du *agr91 je ne puis ne pas acclam] la mort1 comme la ralisation de ce que je dsirais atte9dre durant t\te ma vie4 7,du disc\rs d'adieu de ,socrate ses lves47 #f ,l'homme voit les plantes et les animaux s'eng5dr]1 crotre1 pr5dre des =ces1 se multipli]1 puis faiblir1 dprir1 vieillir et m\rir4 ,il le voit de mme sur les autres hommes1 et il le sait galem5t que son corps vieillira1 qu'il dprira et m\rra1 comme t\t ce qui nat et vit au monde4 ,mais1 en dehors de ce qu'il voit sur les autres tres et sur lui-mme1 t\t homme sait aussi qu'il y a quelque *ose en lui qui ne faiblit ni ne vieillit2 il sait1 au contraire1 que plus il vit1 plus ce quelque *ose se =tifie et se p]fectionne3 c'e/ son me laquelle ri5 ne peut arriv] de ce qui arrive au corps4 ,c'e/ p\rquoi la mort n'effraie que celui qui ne vit pas de l'me1 mais du corps4 #g ,on dem&a un sage qui disait que l'me tait immortelle3 ,qu'e/-ce qui arriv]a lorsque le monde f9ira8 ,il rpondit3 ,p\r que mon me ne meure pas1 il n'y a pas beso9 du monde4 #h ,l'me ne vit pas dans le corps comme dans une maison1 mais comme un voyageur dans un asile d'autrui4 ,k\ran h9d\4 #i ,plus notre vie devi5t spirituelle1 plus n\s croyons l'immortalit4 ,a mesure que notre nature s'loigne de la grossiret be/iale1 nos d\tes se dissip5t4 ,le voile se lve sur l'av5ir1 les tnbres se dissip5t1 et n\s s5tons notre immortalit encore ici-bas4 ,,m>t9eau4 #aj ,celui qui compr5d faussem5t la vie1 compr5dra t\j\rs faussem5t la mort4 #aa ,celui qui connat les autres e/ sage1 celui qui se connat lui-mme e/ clair4 ,celui qui va9c les autres e/ =t2 celui qui se va9c lui-mme e/ puissant4 ,mais celui qui sait qu'il ne disp>atra pas en m\rant e/ t]nel4 ,,lao-,,tseu4 ,,iv4--,la naissance et la mort sont les bornes au del desquelles notre vie n\s e/ ca*e4 #a ,la naissance et la mort sont deux bornes4 ,au del de ces bornes il y a une sorte d'uni=mit4 #b ,la naissance e/ la mme *ose que la mort4 ,ds sa naissance1 l'enfant entre dans un monde n\veau1 comm5ce une t\t autre vie que celle qu'il avait dans le se9 de sa mre4 ,si l'enfant p\vait racont] ce qu'il a pr\v en quittant la vie anci5ne1 il aurait dit la mme *ose qu'pr\ve l'homme en quittant cette vie4 #c ,o vont les hommes lorsqu'ils meur5t8 ,l1 probablem5t1 d'o vi5n5t ceux qui naiss5t4 ,les hommes vi5n5t de ,dieu1 du ,pre de notre vie4 ,c'e/ de ,lui qu'e/ v5u1 vi5t1 et vi5dra t\te vie4 ,de sorte qu'en m\rant1 l'homme ne fait que ret\rn] v]s ,celui dont il e/ issu4 ,l'homme sort de la maison1 travaille1 se repose1 mange1 s'amuse1 travaille n\veau et1 lorsqu'il e/ fatigu1 il r5tr *ez lui4 ,il en e/ de mme durant t\te la vie huma9e2 l'homme sort de *ez ,dieu1 travaille1 s\ffre1 se console1 se rj\it1 se2 repose et1 s'tant suffisamm5t t\rm5t1 il revi5t la maison1 de laquelle il e/ sorti4 #d ,ne sommes-n\s pas ressuscits une fois dj de l'tat dans lequel n\s tions mo9s r5seigns sur le prs5t que n\s ne le sommes actuellem5t sur l'av5ir8 ,de mme que notre tat antrieur se rapporte l'tat actuel1 notre tat actuel se rapporte l'tat futur4 ,,li*t5b]g4 ,v4--,la mort libre l'me des limites de la p]sonnalit4 #a ,la mort e/ une libration de la p]sonnalit borne4 ,c'e/ de ce fait que rsulte1 app>emm5t1 l'expression de paix et de repos que l'on rem>que sur les figures de la plup>t des morts4 ,la mort de t\t homme de bi5 e/ facile et tranquille2 mais m\rir avec empressem5t1 volonti]s1 m\rir avec joie1 voil l'avantage de celui qui a r5onc lui-mme1 de celui qui r5once la vie individuelle1 de celui qui la nie4 ,c> seul cet homme a rellem5t envie de m\rir et1 p> suite1 n'a beso9 ni ne dem&e d'exi/5ce ultrieure p\r sa p]sonnalit4 ,,s*op5hau]4 #b ,la consci5ce du ,t\t1 r5f]me dans les limites du corps1 t5d l>gir ses limites4 ,dans la premire moiti de sa vie1 l'homme aime de plus en plus les objets1 les g5s1 c'e/--dire qu'en sortant de ses limites il reporte sa consci5ce sur d'autres tres4 ,mais quelle que soit la gr&eur de son am\r1 il ne peut sortir de ses limites et ne voit la possibilit de leur suppression qu'en m\rant4 ,comm5t peut-on cra9dre la mort aprs cela8 ,il se passe quelque *ose d'analogue la trans=mation de la *5ille en papillon4 ,n\s sommes ici des *5illes3 d'abord n\s naissons1 ensuite n\s n\s endormons en *rysalide2 puis n\s dev5ons papillons dans l'autre vie4 #c ,notre corps limite le pr9cipe div91 spirituel que n\s appelons me4 ,et ces bornes1 de mme que le vase donne la =me au liquide ou au gaz qui s'y tr\ve r5f]m1 donn5t la =me cet lm5t div94 ,lorsque le vase se brise1 ce qui s'y tr\vait enf]m p]d la =me qu'il avait et se rp&4 ,e/-ce que cela se relie aux autres sub/ances8 ,e/-ce que cela pr5d une =me n\velle8 ,n\s n'en savons ri54 ,mais n\s savons srem5t que cela p]d la =me que cela avait dans ses bornes1 p>ce que ce qui le bornait e/ dtruit4 ,n\s savons cela1 mais n\s ne p\vons ri5 savoir de ce qui arriv]a ce qui tait limit4 ,n\s savons uniquem5t qu'aprs la mort1 l'me devi5t quelque *ose d'autre que n\s ne p\vons pas df9ir dans la vie prs5te4 #d ,si la vie e/ un sommeil et la mort un rveil1 le fait que je me vois sp> de ce qui exi/e1 e/ un rve dont j'espre me rveill] en m\rant4 #e ,on pr\ve de la joie en m\rant qu& on e/ fatigu d'tre sp> du monde1 qu& on s5t t\te l'horreur de cette sp>ation et la joie1 s9on de se jo9dre t\t1 du mo9s de sortir de la prison qui v\s sp>e ici o l'on n'a que r>em5t l'occasion de communiqu] avec les hommes au moy5 d't9celles d'am\r qui vol5t de l'un l'autre4 ,on a envie de dire3 ,j'en ai assez de cette cage2 donnez-moi d'autres rapports avec le monde1 mieux appropris mon me2 je sais que la mort me les donn]a4 ,et1 p\r me consol]1 on m'assure que mme l je s]ai une p]sonnalit isole4 #f ,j'ai s\s les pi$s une t]re f]me et gele2 aut\r de moi1 sont d'imm5ses arbres2 au-dessus de ma tte1 un ciel c\v]t2 je s5s mon corps1 je suis plong dans mes p5ses1 et p\rtant1 je sais1 je s5s de t\t mon tre que la t]re f]me1 les arbres1 le ciel1 mon corps et mes p5ses1 t\t cela n'e/ que mom5tan1 que cela n'e/ que le rsultat de mes c9q s5s1 de mon s5tim5t individuel du monde que j'ai moi-mme bti1 que t\t cela n'e/ a9si que p>ce que je suis telle p>tie du monde et non pas une autre1 que telle e/ ma sp>ation de l'univ]s4 ,je sais qu'il suffit que je meurs1 et t\t cela ne disp>atra pas avec moi1 mais se trans=m]a1 comme cela arrive au ?tre3 les arbres et les pi]res se trans=m5t en palais1 en t\rs etc4 ,la mort opr]a en moi une trans=mation1 que je pass]ai en un autre tre1 autrem5t sp> du monde4 ,et alors1 t\t l'univ]s1 en re/ant le mme p\r ceux qui y viv5t1 devi5dra autre p\r moi4 ,t\t l'univ]s e/ tel et non autre1 uniquem5t p>ce que je me considre comme tel et non autre4 ,et il peut y avoir une quantit innombrable de procds p\r sp>] les tres de l'univ]s et les *ang] de po9t d'obs]vation4 ,,vi4--,la mort dvoile ce qui p>aissait inconcevable4 #a ,plus l'homme vit longtemps1 plus la vie se rvle lui3 ce qui tait ignor devi5t connu2 et il en e/ a9si jusqu' la mort4 ,et la mort rvle t\t ce que l'homme e/ en tat de concevoir4 #b ,quelque *ose se rvle l'homme au mom5t de la mort4 ,ah1 voil ce que c'e/1 dit presque t\j\rs l'expression du visage du moribond4 ,mais n\s1 ceux qui re/ons1 n\s ne p\vons pas voir ce qui lui a t rvl4 ,cela n\s s]a rvl plus t>d1 en son temps4 #c ,t\t se rvle tant qu'on vit1 comme si on s'levait de plus en plus sur des m>*es4 ,mais la mort survi5t1 et ce qui se rvlait1 ne se rvle plus1 ou bi5 celui qui la rvlation tait faite cesse de voir ce qui se rvlait avant1 p>ce qu'il voit quelque *ose de n\veau1 de t\t diffr5t4 #d ,ce qui meurt app>ti5t dj en p>tie l't]nit4 ,il n\s semble que le moribond n\s p>le d'outre-tombe4 ,ce qu'il n\s dit1 n\s semble tre un comm&em5t4 ,n\s n\s le reprs5tons presque comme un prophte4 ,il e/ vid5t que p\r celui qui s5t la vie s'en all] et le c]cueil s'ouvrir1 le mom5t des graves disc\rs e/ arriv4 ,la sub/ance de sa nature doit se manife/]4 ,le div9 qui e/ en lui ne peut plus re/] ca*4 ,,amiel #e ,t\s les malheurs n\s rvl5t ce qu'il y a en n\s de div91 d'immortel1 qui =me la base de notre vie4 ,le plus gr& malheur1 d'aprs la conception huma9e--la mort--n\s rvle entirem5t notre vrai moi4 ,,*apitre ,,xxx ,,la ,,vie ,,e/ ,,un ,,bi5 ,la vie de l'homme et son bonheur e/ dans l'union de plus en plus intime de l'me1 sp>e p> le corps des autres mes et de ,dieu1 avec ce dont elle e/ sp>e4 ,cette union s'opre p> la manife/ation de l'am\r1 dt]m9ant la libration de l'me du corps4 ,c'e/ p\rquoi1 si l'homme compr5d que la vie et son bonheur consi/5t en cette libration de l'me1 sa vie1 malgr t\tes les s\ffrances1 n'importe quels malheurs et n'importe quelles maladies1 ne peut tre ri5 d'autre qu'un bonheur4 ,i4--,la vie e/ le bonheur suprme1 accessible l'homme4 #a ,la vie1 quelle qu'elle soit1 e/ un bi5 qui e/ suprieur t\t autre4 ,si n\s disons que la vie e/ un mal1 c'e/ uniquem5t p> comp>aison une autre vie que n\s imag9ons meilleure2 mais n\s ne connaissons aucune autre vie meilleure et ne p\vons la connatre2 c'e/ p\rquoi1 la vie1 quelle qu'elle soit1 e/ notre bonheur suprme4 #b ,n\s ngligeons s\v5t le bi5 de la vie prs5te1 dans l'espoir de recevoir quelque "p un bi5 suprieur4 ,mais un si gr& bi5 ne peut jamais exi/] nulle "p1 p>ce que ce bi5 n\s e/ dj donn3 la vie1 bi5 au-dessus duquel il n'y a ri5 et il ne peut ri5 y avoir4 #c ,le monde ici-bas n'e/ pas une plaisant]ie1 ni une valle de l>mes1 ni l'asile avant le passage dans un monde meilleur1 mais un des mondes t]nels1 beau1 joyeux et que n\s p\vons et devons1 p> nos ef=ts1 r5dre plus beau et plus joyeux encore p\r ceux qui viv5t avec n\s et p\r t\s ceux qui y vivront aprs n\s4 #d ,l'homme e/ malheureux p>ce qu'il ne sait pas qu'il e/ heureux4 ,,do/oievsky4 #e ,on ne doit pas dire que le b de la vie e/ de s]vir ,dieu4 ,le b de la vie e/ t\j\rs et s]a t\j\rs la re*]*e du bonheur4 ,et comme ,dieu a v\lu donn] le bonheur aux hommes1 ceux-ci1 en le p\rsuivant1 font ce que ,dieu veut d'eux3 ils accompliss5t ,sa volont4 ,,ii4--,le vrai bi5 e/ dans la vie prs5te1 et non dans la vie d'outre-tombe4 #a ,d'aprs la fausse doctr9e1 la vie en ce monde e/ un mal1 t&is que le bi5 e/ atte9t dans l'autre monde4 ,d'aprs la vraie doctr9e *rti5ne1 le b de la vie e/ le bonheur1 et on obti5t ce bonheur ici-bas4 ,le vrai bi5 e/ t\j\rs en notre p\voir4 ,il suit la vie ju/e comme une ombre4 #b ,si le p>adis n'e/ pas en toi-mme1 tu n'y pntr]as jamais4 ,,ang,,lus4 #c ,ne crois pas que la vie n'e/ qu'un passage dans un autre monde1 et seulem5t que l n\s p\vons tre heureux4 ,n\s devons tre bi5 ici1 en ce monde4 ,et p\r tre bi5 ici1 n\s n'avons qu' vivre comme veut ,celui ,qui n\s y a envoys4 ,et ne dis pas que p\r que tu puisses bi5 vivre1 il faut que t\s viv5t bi51 qu'ils mn5t t\s une vie ju/e4 ,non4 ,vis toi-mme selon ,dieu1 fais des ef=ts toi-mme1 et tu vivras srem5t bi51 et les autres ne s'en ress5tiront pas plus mal1 mais mieux4 #d ,vis de la vraie vie1 et tu auras beauc\p d'ennemis2 mais ceux-ci mmes t'aim]ont4 ,la vie t'apport]a bi5 des malheurs2 mais eux aussi te r5dront heureux1 tu bniras la vie et tu =c]as les autres la bnir4 ,d'aprs ,,do/oievsky4 ,,iii--,tu ne tr\v]as le vrai bonheur qu'en toi-mme4 #a ,dieu e/ entr en moi et c'e/ p> moi qu'il *]*e ,son bi54 ,mais quel peut tre le bonheur de ,dieu8 ,seulem5t celui d'tre ,lui4 ,,ang,,lus4 #b ,un sage dit3 ,j'ai fait le t\r du monde enti] en *]*ant le bi54 ,je l'ai *]* sans trve1 j\r et nuit4 ,qu& je dsesprais dj de le tr\v]1 une voix intrieure me dit3 ce bi5 e/ en toi-mme4 ,j'ai c\t cette voix et j'ai tr\v le vrai bonheur4 #c ,quel bi5 te faut-il encore1 qu& ,dieu et t\t l'univ]s e/ en toi8 ,,ang,,lus4 #d ,les hommes sont heureux lorsqu'ils dis5t que ri5 n'e/ eux sauf leur me4 ,ils sont heureux mme qu& ils viv5t p>mi les g5s cupides et m*ants qui les hass5t3 p]sonne ne peut leur pr5dre leur bonheur4 ,doctr9e b\ddhi/e4 #e ,mieux les hommes viv5t1 mo9s ils se plaign5t des autres4 ,et plus ils viv5t mal1 plus ils sont mcont5ts non pas d'eux-mmes1 mais des autres4 #f ,le sage *]*e t\t en lui-mme2 l'ins5s *]*e t\t dans les autres4 ,,confucius4 ,,iv4--,la vraie vie e/ la vie spirituelle4 #a ,la vie huma9e1 ple9e de s\ffrances corporelles p\vant s'arrt] t\t in/ant1 doit avoir1 p\r ne pas tre la plaisant]ie la plus grossire1 un s5s con=mm5t auquel elle ne peut tre tr\ble ni p> les s\ffrances1 ni p> sa longue dure1 ni p> sa brivet4 ,or la vie huma9e a ce s5s4 ,il e/ dans notre consci5ce de plus en plus nette de recel] en n\s ,dieu4 #b ,la vie huma9e e/ une communion cont9ue de l'tre spirituel1 isol p> le corps1 avec ce quoi il a consci5ce d'tre uni4 ,que l'homme le compr5ne ou non1 qu'il le veuille ou non1 cette communion s'opre irrsi/iblem5t p> l'tat que n\s appelons3 vie huma9e4 ,la diffr5ce entre les hommes qui ne compr5n5t pas leur de/9ation et ne veul5t pas vivre con=mm5t elle1 et ceux qui la compr5n5t et veul5t vivre con=mm5t elle1 consi/e en ce que la vie de ceux qui ne la compr5n5t pas1 e/ une s\ffrance cont9uelle1 alors que la vie de ceux qui la compr5n5t et qui accompliss5t leur de/9ation1 e/ un bi5 cont9u qui augm5te sans cesse4 #c ,ri5 ne confirme de faon aussi clatante1 que l'uvre de la vie e/ dans le p]fectionnem5t moral1 que le fait que1 si v>is que soi5t tes dsirs en dehors de ce p]fectionnem5t1 et bi5 qu'ils soi5t entirem5t raliss1 l'attrait du dsir s'te9t aussitt que le b e/ ralis4 ,il n'y a qu'une *ose qui cons]ve la joie--c'e/ d'tre consci5t que l'on avance v]s la p]fection4 ,seul ce p]fectionnem5t cont9uel donne la vraie joie qui ne cesse de gr&ir4 ,*aque pas en avant fait sur ce *em91 entrane une rcomp5se qui e/ obt5ue immdiatem5t4 ,et ri51 ne peut la ravir4 #d ,celui qui consacre sa vie au p]fectionnem5t spirituel ne peut tre mcont5t1 c> ce qu'il dsire e/ t\j\rs en son p\voir4 ,,pascal4 #e tre heureux1 possd] la vie t]nelle1 vivre en ,dieu1 tre sauv1 t\t cela a le mme s5s3 c'e/ la solution du problme de la vie4 ,et ce bi5 s'accrot2 l'homme ress5t la possession de plus en plus =te et pr(onde de la joie cle/e4 ,et ce bi5 n'a pas de bornes1 c> ce bi5 e/ la lib]t1 la t\te-puissance1 la satisfaction complte de t\s les dsirs4 ,,amiel4 ,v4--,en quoi consi/e le vrai bonheur4 #a ,les bi5s rels sont peu nombreux4 ,le vrai bi51 le vrai bonheur e/ ce qui e/ le bi5 p\r t\s4 ,c'e/ p\rquoi1 on ne doit dsir] que ce qui e/ con=me au bi5 commun4 ,celui dont l'uvre vise ce b obti5dra son bonheur4 ,,m>c-,,aur,,le4 #b ,dans les situations des hommes1 le mal e/ uni au bi51 t&is que dans leurs t5dances ce mlange n'exi/e pas4 ,la t5dance peut tre mauvaise3 *]*] accomplir la volont de sa nature *>nelle--1 ou bonne3 *]*] accomplir la volont de ,dieu4 ,si l'homme suit le premi] dsir1 il e/ srem5t malheureux2 s'il suit le deuxime1 il n'y a pas p\r lui de malheur possible--t\t e/ bonheur4 #c ,p]sonne ne peut faire le vrai bonheur d'un autre4 ,l'homme ne peut faire que son propre bonheur4 ,le vrai bi5 ne consi/e qu'en une seule *ose3 vivre p\r l'me et non p\r le corps4 #d ,faire le bi5 e/ la seule uvre dont on puisse dire qu'elle n\s e/ srem5t pr(itable4 #e ,on dit que celui qui fait le bi5 n'a pas beso9 de rcomp5se4 ,c'e/ vrai1 si l'on croit que la rcomp5se ne s]a pas en toi et ne vi5dra pas de suite1 mais dans l'av5ir4 ,mais l'homme e/ incapable de faire le bi5 sans rcomp5se1 sans que cela lui donne la joie4 ,il s'agit de compr5dre en quoi consi/e la vraie rcomp5se4 ,elle n'e/ pas dans ce qui e/ extrieur ni dans l'av5ir1 mais dans ce qui e/ int]ne et actuel3 elle e/ dans le p]fectionnem5t de l'me4 ,c'e/ l qu'e/ la rcomp5se et en mme temps la raison de faire le bi54 #f ,un homme de sa9te vie priait ,dieu p\r les hommes3 ,o ,seigneur1 disait-il1 sois misricordieux p\r les m*ants1 p>ce que tu z dj t misricordieux p\r les bons3 ils sont heureux1 p>ce qu'ils sont bons4 ,,saadi4 ,,vi4--,le bi5 e/ dans l'am\r4 #a ,il n'y a qu'une *ose faire p\r tre sr d'tre heureux3 c'e/ d'aim]1 d'aim] t\s1 les m*ants et les bons4 ,aime t\j\rs et tu s]as heureux t\j\rs4 #b ,n\s ne savons pas et n\s ne p\vons savoir p\rquoi n\s vivons4 ,aussi1 ne p\rrions-n\s pas savoir ce que n\s devons et ce que n\s ne devons pas faire1 si n\s n'pr\vions pas le dsir du bi54 ,ce dsir n\s dmontre clairem5t ce que n\s devons faire1 condition de ne pas compr5dre notre vie la faon de l'animal1 mais en n\s s\v5ant que n\s avons une me4 ,et le bonheur que dsire notre me n\s e/ donn dans l'am\r4 #c ,si le ,dieu de *>it exi/e et s',il a cr le monde1 ,il l'a srem5t fait de faon ce que t\s1 y compris les hommes1 y soi5t heureux4 ,mais si ,dieu n'exi/e pas1 vivons n\s-mmes de faon ce que n\s soyons bi54 ,et p\r que n\s soyons bi51 il faut que n\s n\s aimions les uns et les autres1 il faut qu'il y ait de l'am\r4 ,et ,dieu tant am\r1 n\s vi5drons encore ,lui4 #d ,on dit3 ,p\rquoi aim]ions-n\s ceux qui n\s sont dsagrables8 ,p>ce que c'e/ l qu'e/ la joie4 ,epr\ve-le et tu sauras si c'e/ vrai4 #e ,ri5 que la mort devant n\s1 ri5 que l'accomplissem5t immdiat du devoir6 ,comme cela semble tri/e et effrayant6 ,p\rtant1 consacre ta vie l'union1 p> l'am\r1 aux hommes et ,dieu1 et ce qui te p>aissait effrayant1 devi5dra le plus gr& bi54 ,,vii4--,plus l'homme vit p\r son corps1 plus il e/ priv du vrai bonheur4 #a ,les uns *]*5t le bi5 dans la puissance1 les autres dans les sci5ces1 les troisimes dans les plaisirs4 ,ces trois g5res de j\issances ont =m trois coles diffr5tes1 et t\s les philosophes ont t\j\rs suivi l'une d'elles4 ,d'autres1 qui se sont plus rappro*s de la vraie philosophie1 ont compris qu'il e/ ncessaire que le bi5 gnral dsir p> t\s ne soi5t dans aucune des *oses p>ticulires qui ne peuv5t tre possdes que p> un seul1 et qui1 tant p>tages1 afflig5t plus le possesseur p> le manque de la p>tie qu'il n'a pas1 qu'elles ne le cont5t5t p> la j\issance de celle qui lui app>ti5t4 ,ils ont compris que le vrai bi5 devait tre tel que t\s puiss5t le possd] la fois1 sans dim9ution et sans envie1 et que p]sonne ne pt le p]dre contre son gr4 ,et ce bi5 exi/e3 ce bi5 e/ dans l'am\r4 ,,pascal4 #b ,p\rquoi t'agites-tu1 malheureureux8 ,tu *]*es le bi51 tu c\rs quelque "p1 et le bi5 e/ en toi-mme4 ,inutile de le *]*] d'autres portes4 ,si le bi5 n'e/ pas en toi1 il n'e/ nulle "p4 ,le bi5 e/ en toi1 en ce que tu peux aim] t\s1 non p\r quelque *ose1 mais p\r vivre1 et non de ta propre vie1 mais aussi de celle des autres4 ,*]*] le bi5 dans le monde et ne pas pr(it] du bi5 qui e/ en notre me1 revi5t au mme que d'all] puis] l'eau dans une gr&e m>e tr\ble et loigne1 t&is qu'il y a ct une s\rce pure v5ant de la montagne4 ,d'aprs ,,ang,,lus4 #c ,si tu veux le vrai bonheur1 ne le *]*e pas dans les pays loigns1 dans la ri*esse1 dans les honneurs1 ne le dem&e pas aux hommes1 ne t'incl95t pas devant eux et ne lutte pas contre eux p\r le bonheur4 ,on peut1 p> ces moy5s1 obt5ir des ri*esses1 un gr& titre et div]ses *oses inutiles2 mais le vrai bonheur1 dont *acun a beso91 ne peut tre obt5u auprs des hommes1 ni a*et ou sollicit1 ni donn gratuitem5t4 ,sa*e que t\t ce que tu ne peux pr5dre toi-mme1 ne t'app>ti5t pas et ne t'e/ pas ncessaire4 ,tu peux t\j\rs pr5dre toi-mme1 p> une vie ju/e1 t\s ce dont tu z beso94 ,oui1 le bonheur ne dp5d ni du ciel1 ni de la t]re1 mais uniquem5t de n\s-mmes4 ,il n'y a qu'un seul bi5 au monde1 lui seul n\s e/ ncessaire4 ,quel e/ donc ce bi58 ,c'e/ la vie dans l'am\r4 ,et ce bi5 peut tre facilem5t obt5u4 ,d'aprs ,,skovoroda4 #d ,dieu soit l\ d'avoir r5du facile aux hommes t\t ce qui leur e/ ncessaire1 et difficile t\t ce dont ils n'ont pas beso94 ,le bonheur e/ trs ncessaire l'homme1 et il n'y a ri5 de plus facile que d'tre heureux4 ,dieu en soit l\6 ,le ,royaume de ,dieu e/ en n\s4 ,le bonheur e/ dans le cur1 s'il conti5t de l'am\r4 ,qu'arriv]ait-il si le bonheur ncessaire t\t homme avait t accord suivant l'endroit1 le temps1 l'tat1 la position1 la sant1 la =ce corporelle8 ,qu'arriv]ait-il si le bonheur exi/ait uniquem5t en ,amrique1 ou uniquem5t ,jrusalem1 ou l'poque de ,salomon1 dans la demeure des rois1 grce la ri*esse1 aux grades1 si on le tr\vait seulem5t au ds]t1 dans les sci5ces1 dans la sant1 dans la beaut8 ,s]ait-il possible aux hommes de ne vivre qu'en ,amrique1 ou de vivre la mme poque8 ,si le bonheur tait dans la ri*esse1 ou dans la sant1 ou dans la beaut1 t\s les pauvres1 t\s les vieux1 t\s les malades1 t\s les laids s]ai5t malheureux4 ,dieu aurait-il priv t\s ces g5s de bonheur8 ,non1 ,dieu soit l\1 il a r5du l'inutile difficile3 il a agi de faon ce qu'il n'y ait pas de bonheur dans la ri*esse1 ni dans les grades1 ni dans la beaut du corps4 ,le bonheur n'e/ qu'en une seule *ose--dans la vie ju/e1 et cela e/ au p\voir de *acun4 #e ,dem&] ,dieu que quelqu'un n\s donne le bi5 dans cette vie1 revi5t au mme que d'tre assis auprs d'une s\rce1 et dem&] d'autres de calm] ta soif4 ,baisse-toi et bois4 ,le bonheur n\s e/ donn1 il faut savoir en pr(it]4 #f ,si tu considres comme un bi5 ce qui n'e/ pas en ton p\voir1 tu s]as t\j\rs malheureux4 ,p]suades-toi que t\t le bonheur e/ ta porte1 et p]sonne ne te le ravira4 ,,viii4--,l'homme n'pr\ve pas le bi5 de la vie uniquem5t qu& il ne suit pas la loi de la vie4 #a ,si tu dem&es3 p\rquoi le mal exi/e-t-il8 ,je rponds p> la "q3 p\rquoi la vie exi/e-t-elle8 ,le mal e/ p\r que la vie soit4 ,la vie se manife/e p> la libration du mal4 #b ,si notre vie n'e/ pas heureuse1 cela ti5t uniquem5t ce que n\s ne faisons pas ce que n\s aurions d faire p\r que la vie soit une joie p]ptuelle4 #c ,si quelqu'un dit qu'il se s5t malheureux en faisant le bi51 cela pr\ve uniquem5t que ce qu'il considre comme le bi5 ne l'e/ pas4 #d ,sa*e et s\vi5s-toi que si l'homme e/ malheureux1 c'e/ p> sa propre faute4 ,les hommes ne sont malheureux que lorsqu'ils dsir5t ce qu'ils ne peuv5t avoir4 ,que ne peuv5t-ils pas t\j\rs avoir1 bi5 qu'ils le dsir5t1 et que peuv5t-ils t\j\rs avoir qu& ils le dsir5t8 ,ils ne peuv5t pas t\j\rs avoir ce qui n'e/ pas en leur p\voir1 ce que les autres peuv5t lui pr5dre4 ,seul e/ en leur p\voir ce que ri5 ni p]sonne ne saurai5t leur ravir4 ,a la premire catgorie app>ti5n5t t\s les bi5s t]re/res3 la ri*esse1 les honneurs1 la sant4 ,a la deuxime3 notre me1 notre p]fectionnem5t spirituel4 ,et prcism5t la *ose qui n\s e/ le plus ncessaire p\r notre bi5 e/ en notre p\voir1 p>ce que ri51 aucun bi5 t]re/re ne donne le vrai bi51 mais ne fait que n\s leurr]4 ,le vrai bi5 ne peut tre obt5u que p> notre ef=t v]s la p]fection spirituelle1 et cet ef=t e/ t\j\rs en notre p\voir4 ,on a agi p\r n\s de mme qu'un bon pre aurait agi p\r ses enfants4 ,seul ce qui ne peut n\s donn] le bonheur ne n\s app>ti5t pas1 t&is que t\t ce qui n\s e/ ncessaire n\s e/ donn4 ,,pict,,te4 #e ,ne crois pas que la p]plexit devant le s5s de la vie soit quelque *ose de noble ou de tragique4 ,cette p]plexit e/ p>eille celle que l'homme pr\ve lorsqu'il se voit dans une socit occupe lire un bon livre4 ,la p]plexit de cet homme qui n'c\te pas att5tivem5t ou n'a pas compris ce qu'on lit et qui s'agite au milieu des g5s occups1 n'a ri5 de noble ni de tragique1 mais e/ ridicule1 bte et pitoyable4 #f ,il y avait une fois un bi5faiteur qui1 v\lant faire aux hommes le plus de bi5 possible1 se mit rfl*ir p\r savoir comm5t il devait s'y pr5dre p\r n'(f5s] p]sonne et p\r que t\s en pr(it5t4 ,si l'on di/ribue les ri*esses directem5t aux g5s1 on risque de donn] mo9s celui qui en a le plus beso91 et l'on en saurait en donn] galem5t t\t le monde2 alors ceux qui n'en aurai5t pas assez dirai5t3 ,p\rquoi z-tu donn aux autres et pas n\s8 ,le bi5faiteur eut alors l'ide d'in/all] une aub]ge dans un endroit o passait beauc\p de monde et d'y dpos] t\t ce qui peut tre utile1 ou faire plaisir au voyageur4 ,il y mnagea des *ambres bi5 *audes1 de bons poles1 du bois brl] de provisions d'clairage1 de pa9s1 de lgumes1 de fruits1 de boissons de t\te sorte1 des lits1 des vtem5ts1 du l+e1 des *aussures1 bref1 quantit de produits p\vant suffire beauc\p de monde4 ,puis1 le bi5faiteur s'en alla p\r voir ce qui en rsult]a son ret\r4 ,les bonnes g5s comm5cr5t afflu] l'aub]ge3 y mangeai5t1 buvai5t1 c\*ai5t1 passai5t p>fois un j\r ou deux1 y re/ai5t p>fois une sema9e entire4 ,p>fois1 ceux qui en avai5t beso9 emportai5t des vtem5ts et des *aussures4 ,avant de s'en all]1 ils rangeai5t t\t p\r que d'autres passants puiss5t aussi en pr(it]1 et puis ils p>tai5t en rem]ciant le bi5faiteur inconnu4 ,mais un j\r1 arrivr5t des g5s grossi]s et m*ants4 ,ils s'emp>r5t de t\t ce qui leur conv5ait1 et une dispute clata p>mi eux au mom5t du p>tage4 ,d'abord1 ils s'injurir5t1 puis ils en v9r5t aux ma9s1 et se mir5t s'arra*] les uns aux autres les objets et les bris] exprs p\r que d'autres ne puiss5t s'en emp>]4 ,et lorsqu'ils eur5t t\t dtruit et comm5cr5t s\ffrir du froid et de la faim ils se mir5t mdire du propritaire1 en l'accusant d'avoir mal organis les *oses1 de n'avoir pas mis de g>di5s p\r emp*] d'entr] de mauvaises g5s4 ,d'autres prt5dai5t qu'il n'y avait pas de propritaire du t\t1 et que l'aub]ge s'tait organise t\te seule4 ,affams1 transis de froid et irrits1 ces g5s quittr5t l'aub]ge en s'injuriant entre eux1 maudissant l'aub]ge et celui qui l'avait con/ruite4 ,les hommes agiss5t de mme sur la t]re qu& ils ne viv5t pas p\r leur me1 mais p\r leur corps1 qu'ils g*5t leur vie et celle des autres1 s'accus5t entre eux et accus5t ,dieu1 au lieu de s'accus] eux-mmes1 s'ils croi5t en ,dieu1 et accus5t l'univ]s1 s'ils ne croi5t pas en ,dieu1 et s'imag95t que le monde s'e/ organis t\t seul4 ,,ix4--,seule l'obs]vance de la loi de la vie donne le bi5 l'homme4 #a ,il faut t\j\rs tre joyeux4 ,si tu ne l'es plus1 *]*e o tu t'es tromp4 #b ,si l'homme n'e/ pas satisfait de sa situation1 il peut la modifi] p> deux moy5s3 amlior] les conditions de sa vie1 ou bi5 amlior] son tat moral4 ,le premi] n'e/ pas t\j\rs en son p\voir1 le second l'e/ t\j\rs4 ,,em]son4 #c ,il me semble que l'homme doit considr] comme rgle pr9cipale d'tre heureux et satisfait4 ,il faut tre honteux de son mcont5tem5t comme d'une mauvaise action1 et savoir que s'il y a quelque *ose qui ne va pas en soi1 on ne doit pas le racont] aux autres et s'en pla9dre1 mais t*] de corrig] ce qui va mal4 #d ,l'obs]vance de la loi de ,dieu1 de la loi d'am\r qui donne le bi5 suprme1 e/ possible dans t\tes les situations4 #e ,v5ez ,moi1 v\s t\s qui tes fatigus et *>gs1 et je v\s s\lag]ai4 ,c> ,mon j\g e/ le bi5 et ,ma *>ge e/ lgre1 dit la doctr9e du ,*ri/4 ,ces p>oles signifi5t qu'indp5damm5t des malheurs qui accabl5t l'homme1 indp5damm5t des (f5ses et des am]tumes qu'il doit support]1 il lui suffit de compr5dre et de recueillir dans son cur la vraie doctr9e1 qui dit que la vie et son bi5 consi/5t unir l'me ce dont elle e/ sp>e p> le corps3 aux mes des autres hommes et ,dieu1 p\r que t\t le mal app>5t disp>aisse4 ,il suffit l'homme de voir le b de la vie dans l'union affectueuse avec t\t ce qui vit et avec ,dieu1 et sa vie1 au lieu d'tre un t\rm5t1 devi5t aussitt le bonheur4 ,,f9 99 99 99 99 99 ,,table ,,des ,,mati,,res ,prface du traducteur ,prface de l'auteur ,i4 ,la foi ,,ii4 ,dieu ,,iii4 ,l'me ,,iv4 ,une mme me *ez t\s ,v4 ,l'am\r ,,vi4 ,p*s1 t5tations1 sup]/itions ,,vii4 ,les excs ,,viii4 ,la lubricit ,,ix4 ,l'oisivet ,x4 ,la cupidit ,,xi4 ,la colre ,,xii4 ,l'orgueil ,,xiii4 ,l'9galit ,,xiv4 ,la viol5ce ,,xv4 ,le *tim5t ,,xvi4 ,la vanit ,,xvii4 ,les fausses croyances ,,xviii4 ,la fausse sci5ce ,,xix4 ,l'ef=t ,,xx4 ,la vie e/ dans le prs5t ,,xxi4 ,le non-agir ,,xxii4 ,la p>ole ,,xxiii4 ,la p5se ,,xxiv4 ,l'abngation ,,xxv4 ,l'humilit ,,xxvi4 ,la vracit ,,xxvii4 ,le mal ,,xxviii4 ,la mort ,,xxix4 ,aprs la mort ,,xxx4 ,la vie e/ un bi5