file :i* includes ! orig9al illu/rations4 ,see #dcbcc-;h4htm or #dcbcc-;h4zip3 7https3_/_/www4gut5b]g4org_/ca*e_/epub_/ #dcbcc_/pg#dcbcc-;images4html7 or 7https3_/_/www4gut5b]g4org_/files_/#dcbc c_/dcbcc-;h4zip7 ,images ( ! orig9al pages are available ?r\gh ,int]net ,ar*ive4 ,see http3_/_/ar*ive4org_/details_/re*]*essur les#jj;curi ,au lecteur ,les mots en gras dans l'orig9al sont ent\rs p> des 4 ,,re*]*es ,,sur ,,les ,,sub/ances ,,radioactives4 ,,?,,se ,,pr,,s5t,e ,a ,,la ,,facult ,,des ,,sci5ces ,,de ,,p>is ,,p\r ,,obt5ir ,,le ,,grade ,,de ,,docteur ,s ,,sci5ces ,,physiques2 ,,p> ,mme ,,sklod[ska ,,curie4 ,,deuxi,,me ,,dition1 ,,revue ,,et ,,corrig,e4 ,illu/ration ,,p>is1 ,,gau?i]-,,vill>s1 ,,imprimeur-,,libraire ,,du ,,bureau ,,des ,,longitudes1 ,,de ,l',,cole ,,polyte*nique1 ,quai des ,gr&s-,augu/9s1 #ee4 #aijd ,,p>is4--,,imprim]ie ,,gau?i]-,,vill>s1 #ceaai ,quai des ,gr&s-,augu/9s1 #ee4 ,,re*]*es ,,sur ,,les ,,sub/ances ,,radioactives4 ,,introduction4 ,le prs5t travail a p\r b d'expos] les re*]*es que je p\rsuis depuis plus de #d ans sur les sub/ances radioactives4 ,j'ai comm5c ces re*]*es p> une tude du rayonnem5t uranique qui a t dc\v]t p> ,m4 ,becqu]el4 ,les rsultats auxquels ce travail me conduisit p>ur5t ouvrir une voie si intressante1 qu'ab&onnant ses travaux en tra91 ,m4 ,curie se joignit moi1 et n\s runmes nos ef=ts en vue d'ab\tir l'extraction des sub/ances radioactives n\velles et de p\rsuivre leur tude4 ,ds le db de nos re*]*es n\s avons cru devoir prt] des *antillons des sub/ances dc\v]tes et prp>es p> n\s quelques physici5s1 en premi] lieu ,m4 ,becqu]el1 qui e/ due la dc\v]te des rayons uraniques4 ,n\s avons a9si n\s-mmes facilit les re*]*es faites p> d'autres que n\s sur les sub/ances radioactives n\velles4 ,a la suite de nos premires publications1 ,m4 ,giesel en ,allemagne se mit d'ailleurs aussi prp>] de ces sub/ances et en prta des *antillons plusieurs savants allem&s4 ,ensuite ces sub/ances fur5t mises en v5te en ,france et en ,allemagne1 et le sujet pr5ant de plus en plus d'importance donna lieu un m\vem5t sci5tifique1 de sorte que de nombreux ,mmoires ont p>u et p>aiss5t con/amm5t sur les corps radioactifs1 pr9cipalem5t l'trang]4 ,les rsultats des div]s travaux franais et trang]s sont ncessairem5t en*evtrs1 comme p\r t\t sujet d'tudes n\veau et en voie de =mation4 ,l'aspect de la "q se modifie1 p\r a9si dire1 de j\r en j\r4 ,cep5dant1 au po9t de vue *imique1 un po9t e/ df9itivem5t tabli2 c'e/ l'exi/5ce d'un lm5t n\veau =tem5t radioactif3 le radium4 ,la prp>ation du *lorure de radium pur et la dt]m9ation du poids atomique du radium con/itu5t la p>tie la plus importante de mon travail p]sonnel4 ,en mme temps que ce travail aj\te aux corps simples actuellem5t connus avec c]titude un n\veau corps simple de proprits trs curieuses1 une n\velle m?ode de re*]*es *imiques se tr\ve tablie et ju/ifie4 ,cette m?ode1 base sur la radioactivit1 considre comme une proprit atomique de la matire1 e/ prcism5t celle qui n\s a p]mis1 ,m4 ,curie et moi1 de dc\vrir l'exi/5ce du radium4 ,si1 au po9t de vue *imique1 la "q que n\s n\s sommes primitivem5t pose peut tre considre comme rsolue1 l'tude des proprits physiques des sub/ances radioactives e/ en ple9e volution4 ,c]ta9s po9ts importants ont t tablis1 mais un gr& nombre de conclusions port5t encore le c>actre du provisoire4 ,cela n'a ri5 d'tonnant1 si l'on considre la complexit des phnomnes auxquels donne lieu la radioactivit et les diffr5ces qui exi/5t entre les div]ses sub/ances radioactives4 ,les re*]*es des div]s physici5s qui tudi5t ces sub/ances vi5n5t con/amm5t se r5contr] et se crois]4 ,t\t en *]*ant me con=m] au b prcis de ce travail et expos] surt\t mes propres re*]*es1 j'ai t oblige d'expos] en mme temps les rsultats d'autres travaux dont la connaissance e/ indisp5sable4 ,j'ai d'ailleurs dsir faire de ce travail un ,mmoire d'ensemble sur l'tat actuel de la "q4 ,j'ai excut ce ,travail dans les laboratoires de l'cole de ,physique et de ,*imie indu/rielles de la ,ville de ,p>is avec l'autorisation de ,s*tz5b]g]1 le regrett ,directeur de cette cole1 et de ,m4 ,lau?1 le ,directeur actuel4 ,je ti5s exprim] ici t\te ma reconnaissance p\r l'hospitalit bi5veillante que j'ai reue dans cette cole4 ,,hi/orique4 ,la dc\v]te des phnomnes de la radioactivit se ratta*e aux re*]*es p\rsuivies depuis la dc\v]te des rayons ,rntg5 sur les effets photographiques des sub/ances phosphoresc5tes et fluoresc5tes4 ,les premi]s tubes producteurs de rayons ,rntg5 tai5t ces tubes sans antica?ode mtallique4 ,la s\rce de rayons ,rntg5 se tr\vait sur la p>oi de v]re frappe p> les rayons ca?odiques2 en mme temps cette p>oi tait vivem5t fluoresc5te4 ,on p\vait alors se dem&] si l'mission de rayons ,rntg5 n'accompagnait pas ncessairem5t la production de la fluoresc5ce1 quelle que ft la cause de cette d]nire4 ,cette ide a t nonce t\t d'abord p> ,m4 ,h5ri ,po9c>#a4 #a ,revue gnrale des ,sci5ces1 #cj janvi] #ahif4 ,peu de temps aprs1 ,m4 ,h5ry annona qu'il avait obt5u des impressions photographiques au trav]s du papi] noir l'aide du sulfure de z9c phosphoresc5t#b4 ,m4 ,niew5gl[ski obt9t le mme phnomne avec du sulfure de calcium expos la lumire#c4 ,enf91 ,m4 ,troo/ obt9t de =tes impressions photographiques avec de la bl5de hexagonale artificielle phosphoresc5te agissant au trav]s du papi] noir et un gros c>ton#d4 #b ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxii1 p4 #cab4 #c ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxii1 p4 #chf4 #d ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxii1 p4 #efd4 ,les expri5ces qui vi5n5t d'tre cites n'ont pu tre reproduites malgr les nombreux essais faits dans ce b4 ,on ne peut donc nullem5t considr] comme pr\v que le sulfure de z9c et le sulfure de calcium soi5t capables d'mettre1 s\s l'action de la lumire1 des radiations invisibles qui trav]s5t le papi] noir et agiss5t sur les plaques photographiques4 ,m4 ,becqu]el a fait des expri5ces analogues sur les sels d'uranium dont quelques-uns sont fluoresc5ts#e4 ,il obt9t des impressions photographiques au trav]s du papi] noir avec le sulfate d\ble d'uranyle et de potassium4 #e ,,becqu]el1 ,comptes r5dus1 #ahif 7plusieurs ,notes74 ,m4 ,becqu]el crut d'abord que ce sel1 qui e/ fluoresc5t1 se comportait comme le sulfure de z9c et le sulfure de calcium dans les expri5ces de ,,mm4 ,h5ry1 ,niew5gl[ski et ,troo/4 ,mais la suite de ses expri5ces montra que le phnomne obs]v n'tait nullem5t reli la fluoresc5ce4 ,il n'e/ pas ncessaire que le sel soit clair2 de plus1 l'uranium et t\s ses composs1 fluoresc5ts ou non1 agiss5t de mme1 et l'uranium mtallique e/ le plus actif4 ,m4 ,becqu]el tr\va ensuite qu'en plaant les composs d'urane dans l'obscurit complte1 ils cont9u5t impressionn] les plaques photographiques au trav]s du papi] noir p5dant des annes4 ,m4 ,becqu]el admit que l'uranium et ses composs mett5t des rayons p>ticuli]s3 rayons uraniques4 ,il pr\va que ces rayons peuv5t trav]s] des crans mtalliques m9ces et qu'ils d*>g5t les corps lectriss4 ,il fit aussi des expri5ces d'aprs lesquelles il conclut que les rayons uraniques pr\v5t la rflexion1 la rfraction et la pol>isation4 ,les travaux d'autres physici5s 7,el/] et ,geitel1 "l ,kelw91 ,s*midt1 ,ru!r=d1 ,beattie et ,smolu*[ski7 sont v5us confirm] et t5dre les rsultats des re*]*es de ,m4 ,becqu]el1 sauf en ce qui conc]ne la rflexion1 la rfraction et la pol>isation des rayons uraniques1 lesquels1 ce po9t de vue1 se comport5t comme les rayons ,rntg51 comme cela a t reconnu p> ,m4 ,ru!r=d d'abord et ensuite p> ,m4 ,becqu]el lui-mme4 ,,*apitre ,i4 ,,radioactivit ,,de ,l',,uranium ,,et ,,du ,,?orium4 ,,m9,,raux ,,radioactifs4 ,rayons de ,becqu]el4--,les rayons uraniques1 dc\v]ts p> ,m4 ,becqu]el1 impressionn5t les plaques photographiques l'abri de la lumire2 ils peuv5t trav]s] t\tes les sub/ances solides1 liquides et gazeuses1 condition que l'paisseur en soit suffisamm5t faible2 en trav]sant les gaz1 ils les r5d5t faiblem5t conducteurs de l'lectricit#f4 #f ,,becqu]el1 ,comptes r5dus1 #ahif 7plusieurs ,notes74 ,ces proprits des composs d'urane ne sont dues aucune cause excitatrice connue4 ,le rayonnem5t semble spontan2 il ne dim9ue po9t d'int5sit qu& on cons]ve les composs d'urane dans l'obscurit complte p5dant des annes2 il ne s'agit donc pas l d'une phosphoresc5ce p>ticulire produite p> la lumire4 ,la spontanx et la con/ance du rayonnem5t uranique se prs5tai5t comme un phnomne physique t\t fait extraord9aire4 ,m4 ,becqu]el a cons]v un morceau d'uranium p5dant plusieurs annes dans l'obscurit et il a con/at qu'au b\t de ce temps l'action sur la plaque photographique n'avait pas v>i s5siblem5t4 ,,mm4 ,el/] et ,geitel ont fait une expri5ce analogue et ont tr\v galem5t que l'action tait con/ante#g4 #g ,,becqu]el1 ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxviii1 p4 #gga4--;,,el/] et ,,geitel1 ,beibl41 t4 ,,xxi1 p4 #dee4 ,j'ai mesur l'int5sit du rayonnem5t de l'uranium en utilisant l'action de ce rayonnem5t sur la conductibilit de l'air4 ,la m?ode de mesures s]a expose plus lo94 ,j'ai a9si obt5u des nombres qui pr\v5t la con/ance du rayonnem5t dans les limites de prcision des expri5ces1 c'e/--dire #b p\r #ajj ou #c p\r #ajj prs#h4 #h ,mme ,,curie1 ,revue gnrale des ,sci5ces1 janvi] #ahii4 ,on utilisait p\r ces mesures un plateau mtallique rec\v]t d'une c\*e d'uranium en p\dre2 ce plateau n'tait d'ailleurs pas cons]v dans l'obscurit1 cette condition s'tant montre sans importance d'aprs les obs]vateurs cits prcdemm5t4 ,le nombre des mesures effectues avec ce plateau e/ trs gr&1 et actuellem5t ces mesures port5t sur un int]valle de temps de #e annes4 ,des re*]*es fur5t faites p\r reconnatre si d'autres sub/ances peuv5t agir comme les composs d'urane4 ,m4 ,s*midt publia le premi] que le ?orium et ses composs possd5t galem5t cette facult#i4 ,un travail analogue fait en mme temps m'a donn le mme rsultat4 ,j'ai publi ce travail1 n'ayant pas encore eu connaissance de la publication de ,m4 ,s*midt#aj4 #i ,,s*midt1 ,wi$4 ,ann41 t4 ,,lxv1 p4 #ada4 #aj ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 avril #ahih4 ,n\s dirons que l'uranium1 le ?orium et leurs composs mett5t des rayons de ,becqu]el4 ,j'ai appel radioactives les sub/ances qui donn5t lieu une mission de ce g5re#aa4 ,ce nom a t depuis gnralem5t adopt4 #aa ,p4 ,,curie et ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 #ah juillet #ahih4 ,p> leurs effets photographiques et lectriques les rayons de ,becqu]el se rappro*5t des rayons de ,rntg54 ,ils ont aussi1 comme ces d]ni]s1 la facult de trav]s] t\te matire4 ,mais leur p\voir de pntration e/ extrmem5t diffr5t3 les rayons de l'uranium et du ?orium sont arrts p> quelques millimtres de matire solide et ne peuv5t fran*ir dans l'air une di/ance suprieure quelques c5timtres2 t\t au mo9s en e/-il a9si p\r la grosse p>tie du rayonnem5t4 ,les travaux de div]s physici5s1 et1 en premi] lieu1 de ,m4 ,ru!r=d1 ont montr que les rayons de ,becqu]el n'pr\v5t ni rflexion rgulire1 ni rfraction1 ni pol>isation#ab4 #ab ,,ru!r=d1 ,phil4 ,mag41 janvi] #ahii4 ,le faible p\voir pntrant des rayons uraniques et ?oriques conduirait les assimil] aux rayons secondaires qui sont produits p> les rayons ,rntg51 et dont l'tude a t faite p> ,m4 ,sagnac#ac1 plutt qu'aux rayons ,rntg5 eux-mmes4 #ac ,,sagnac1 ,comptes r5dus1 #ahig1 #ahih1 #ahii 7plusieurs ,notes74 ,d'autre "p1 on peut *]*] rappro*] les rayons de ,becqu]el de rayons ca?odiques se propageant dans l'air 7rayons de ,l5>d74 ,on sait auj\rd'hui que ces div]s rappro*em5ts sont t\s lgitimes4 ,mesure de l'int5sit du rayonnem5t4--,la m?ode employe consi/e mesur] la conductibilit acquise p> l'air s\s l'action des sub/ances radioactives2 cette m?ode a l'avantage d'tre rapide et de f\rnir des nombres qu'on peut comp>] entre eux4 ,l'app>eil que j'ai employ cet effet se compose ess5tiellem5t d'un cond5sateur plateaux ,,ab 7fig4 #a74 ,la sub/ance active f9em5t pulvrise e/ tale sur le plateau ,b2 elle r5d conducteur l'air entre les plateaux4 ,p\r mesur] cette conductibilit1 on porte le plateau ,b un pot5tiel lev1 en le reliant l'un des ples d'une batt]ie de petits accumulateurs ,p1 dont l'autre ple e/ la t]re4 ,le plateau ,a tant ma9t5u au pot5tiel du sol p> le fil ,,cd1 un c\rant lectrique s'tablit entre les deux plateaux4 ,le pot5tiel du plateau ,a e/ indiqu p> un lectromtre ,e4 ,si l'on int]rompt en ,c la communication avec le sol1 le plateau ,a se *>ge1 et cette *>ge fait dvi] l'lectromtre4 ,la vitesse de la dviation e/ proportionnelle l'int5sit du c\rant et peut s]vir la mesur]4 ,illu/ration3 ,fig4 #a4 ,mais il e/ prfrable de faire cette mesure en comp5sant la *>ge que pr5d le plateau ,a1 de manire ma9t5ir l'lectromtre au zro4 ,les *>ges1 dont il e/ "q ici1 sont extrmem5t faibles2 elles peuv5t tre comp5ses au moy5 d'un qu>tz pizo-lectrique ,q1 dont une armature e/ relie au plateau ,a1 et l'autre armature e/ t]re4 ,on s\met la lame de qu>tz une traction connue produite p> des poids placs dans un plateau 2 cette traction e/ tablie progressivem5t et a p\r effet de dgag] progressivem5t une quantit d'lectricit connue p5dant un temps qu'on mesure4 ,l'opration peut tre rgle de telle manire1 qu'il y ait *aque in/ant comp5sation entre la quantit d'lectricit qui trav]se le cond5sateur et celle de signe contraire que f\rnit le qu>tz#ad4 ,on peut a9si mesur] en valeur absolue la quantit d'lectricit qui trav]se le cond5sateur p5dant un temps donn1 c'e/--dire l'int5sit du c\rant4 ,la mesure e/ indp5dante de la s5sibilit de l'lectromtre4 #ad ,on arrive trs facilem5t ce rsultat en s\t5ant le poids la ma9 et en ne le laissant pes] que progressivem5t sur le plateau 1 et cela de manire ma9t5ir l'image de l'lectromtre au zro4 ,avec un peu d'habitude on pr5d trs exactem5t le t\r de ma9 ncessaire p\r russir cette opration4 ,cette m?ode de mesure des faibles c\rants a t dcrite p> ,m4 ,j4 ,curie dans sa ?se4 ,en effectuant un c]ta9 nombre de mesures de ce g5re1 on voit que la radioactivit e/ un phnomne susceptible d'tre mesur avec une c]ta9e prcision4 ,elle v>ie peu avec la temprature1 elle e/ pe9e influ5ce p> les oscillations de la temprature ambiante2 elle n'e/ pas influ5ce p> l'clairem5t de la sub/ance active4 ,l'int5sit du c\rant qui trav]se le cond5sateur augm5te avec la surface des plateaux4 ,p\r un cond5sateur donn et une sub/ance donne le c\rant augm5te avec la diffr5ce de pot5tiel qui exi/e entre les plateaux1 avec la pression du gaz qui remplit le cond5sateur et avec la di/ance des plateaux 7p\rvu que cette di/ance ne soit pas trop gr&e p> rapport au diamtre74 ,t\tefois1 p\r de =tes diffr5ces de pot5tiel1 le c\rant t5d v]s une valeur limite qui e/ pratiquem5t con/ante4 ,c'e/ le c\rant de saturation ou c\rant limite4 ,de mme p\r une c]ta9e di/ance des plateaux assez gr&e1 le c\rant ne v>ie plus gure avec cette di/ance4 ,c'e/ le c\rant obt5u dans ces conditions qui a t pris comme mesure de radioactivit dans mes re*]*es1 le cond5sateur tant plac dans l'air la pression atmosphrique4 ,voici1 titre d'exemple1 des c\rbes qui reprs5t5t l'int5sit du c\rant en fonction du *amp moy5 tabli entre les plateaux p\r deux di/ances des plateaux diffr5tes4 ,le plateau ,b tait rec\v]t d'une c\*e m9ce d'uranium mtallique pulvris2 le plateau ,a1 runi l'lectromtre1 tait muni d'un anneau de g>de4 ,la figure #b montre que l'int5sit du c\rant devi5t con/ante p\r les =tes diffr5ces de pot5tiel entre les plateaux4 ,la figure #c reprs5te les mmes c\rbes une autre *elle1 et compr5d seulem5t les rsultats relatifs aux faibles diffr5ces de pot5tiel4 ,au db1 la c\rbe e/ rectiligne2 le quoti5t de l'int5sit du c\rant p> la diffr5ce de pot5tiel e/ con/ant p\r les t5sions faibles1 et reprs5te la conductance initiale entre les plateaux4 ,illu/ration3 ,fig4 #b4 ,illu/ration3 ,fig4 #c4 ,on peut donc di/+u] deux con/antes importantes c>actri/iques du phnomne obs]v3 #a la conductance initiale p\r diffr5ces de pot5tiel faibles2 #b le c\rant limite p\r diffr5ces de pot5tiel =tes4 ,c'e/ le c\rant limite qui a t adopt comme mesure de la radioactivit4 ,en plus de la diffr5ce de pot5tiel que l'on tablit entre les plateaux1 il exi/e entre ces d]ni]s une =ce lectromotrice de contact1 et ces deux causes de c\rant aj\t5t leurs effets2 c'e/ p\rquoi la valeur absolue de l'int5sit du c\rant *ange avec le signe de la diffr5ce de pot5tiel extrieure4 ,t\tefois1 p\r des diffr5ces de pot5tiel notables1 l'effet de la =ce lectromotrice de contact e/ ngligeable1 et l'int5sit du c\rant e/ alors la mme1 quel que soit le s5s du *amp entre les plateaux4 ,l'tude de la conductibilit de l'air et d'autres gaz s\mis l'action des rayons de ,becqu]el a t faite p> plusieurs physici5s#ae4 ,une tude trs complte du sujet a t publie p> ,m4 ,ru!r=d#af4 #ae ,,becqu]el1 ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxiv1 p4 #hjj1 #ahig4--,,kelw91 ,,beattie et ,,smolan1 ,nature1 t4 ,,lvi1 #ahig4--;,,beattie et ,,smolu*[ski1 ,phil4 ,mag41 t4 ,,xliii1 p4 #dah4 #af ,,ru!r=d1 ,phil4 ,mag41 janvi]1 #ahii4 ,les lois de la conductibilit produite dans les gaz p> les rayons de ,becqu]el sont les mmes que celles tr\ves avec les rayons ,rntg54 ,le mcanisme du phnomne p>at tre le mme dans les deux cas4 ,la ?orie de l'ionisation des gaz p> l'effet des rayons ,rntg5 ou ,becqu]el r5d trs bi5 compte des faits obs]vs4 ,cette ?orie ne s]a pas expose ici4 ,je rappell]ai seulem5t les rsultats auxquels elle conduit3 #a ,le nombre d'ions produits p> seconde dans le gaz e/ considr comme proportionnel l'n]gie du rayonnem5t absorb p> le gaz2 #b ,p\r obt5ir le c\rant limite relatif un rayonnem5t donn1 il faut1 d'une "p1 faire absorb] intgralem5t ce rayonnem5t p> le gaz1 en employant une masse absorbante suffisante2 d'autre "p1 il faut utilis] p\r la production du c\rant t\s les ions crs1 en tablissant un *amp lectrique assez =t p\r que le nombre des ions qui se recomb95t devi5ne une fraction insignifiante du nombre total des ions produits dans le mme temps1 qui sont presque t\s entrans p> le c\rant et am5s aux lectrodes4 ,le *amp lectrique moy5 ncessaire p\r obt5ir ce rsultat e/ d'autant plus lev que l'ionisation e/ plus =te4 ,d'aprs des re*]*es rc5tes de ,m4 ,t[ns5d1 le phnomne e/ plus complexe qu& la pression du gaz e/ faible4 ,le c\rant semble d'abord t5dre v]s une valeur limite con/ante qu& la diffr5ce de pot5tiel augm5te2 mais1 p>tir d'une c]ta9e diffr5ce de pot5tiel1 le c\rant recomm5ce crotre avec le *amp1 et cela avec une rapidit trs gr&e4 ,m4 ,t[ns5d admet que cet accroissem5t e/ d une ionisation n\velle produite p> les ions eux-mmes qu& ceux-ci1 s\s l'action du *amp lectrique1 pr5n5t une vitesse suffisante p\r qu'une molcule du gaz1 r5contre p> un de ces projectiles1 se tr\ve brise et divise en ses ions con/ituants4 ,un *amp lectrique int5se et une pression faible favoris5t cette ionisation p> les ions dj prs5ts1 et1 aussitt que celle-ci comm5ce se produire1 l'int5sit du c\rant crot con/amm5t avec le *amp moy5 entre les plateaux#ag4 ,le c\rant limite ne saurait donc tre obt5u qu'avec des causes ionisantes1 dont l'int5sit ne dpasse pas une c]ta9e valeur1 de telle faon que la saturation corresponde des *amps p\r lesquels l'ionisation p> *oc des ions ne peut encore avoir lieu4 ,cette condition se tr\vait ralise dans mes expri5ces4 #ag ,,t[ns5d1 ,phil4 ,mag41 #aija1 #f;e srie1 t4 ,i1 p4 #aih4 ,l'ordre de gr&eur des c\rants de saturation que l'on obti5t avec les composs d'urane e/ de #aj-aa ampres p\r un cond5sateur dont les plateaux ont #h;cm de diamtre et sont di/ants de #c;cm4 ,les composs de ?orium donn5t lieu des c\rants du mme ordre de gr&eur1 et l'activit des oxydes d'uranium et de ?orium e/ trs analogue4 ,radioactivit des composs d'uranium et de ?orium4--,voici les nombres que j'ai obt5us avec div]s composs d'urane2 je dsigne p> i l'int5sit du c\rant en ampres3 i #ajaa4 ,uranium mtallique 7cont5ant un peu de c>bone7 #b1c ,oxyde d'urane noir ,u#b ,o#e #b1f ,oxyde d'urane v]t ,u#c ,o#d #a1h ,acide uranique hydrat #j1f ,uranate de sodium #a1b ,uranate de potassium #a1b ,uranate d'ammonium #a1c ,sulfate uraneux #j1g ,sulfate d'uranyle et de potassium #j1g ,azotate d'uranyle #j1g ,phosphate de cuivre et d'uranyle #j1i ,oxysulfure d'urane #a1b ,l'paisseur de la c\*e du compos d'urane employ a peu d'influ5ce1 p\rvu que la c\*e soit cont9ue4 ,voici quelques expri5ces ce sujet3 paisseur de la c\*e4 i #ajaa4 mm ,oxyde d'urane #j1e #b1g #c1j #c1j ,uranate d'ammonium #j1e #a1c #c1j #a1d ,on peut conclure de l1 que l'absorption des rayons uraniques p> la matire qui les met e/ trs =te1 puisque les rayons v5ant des c\*es pr(ondes ne peuv5t pas produire d'effet notable4 ,les nombres que j'ai obt5us avec les composs de ?orium#ah m'ont p]mis de con/at]3 #a ,que l'paisseur de la c\*e employe a une action considrable1 surt\t avec l'oxyde2 #b ,que le phnomne n'e/ rguli] que si l'on emploie une c\*e active m9ce 7#jmm1#be p> exemple74 ,au contraire1 qu& on emploie une c\*e de matire paisse 7#fmm71 on obti5t des nombres oscillant entre des limites t5dues1 surt\t dans le cas de l'oxyde3 paisseur de la c\*e4 i #ajaa4 mm ,oxyde de ?orium #j1be #b1b #j1e #b1e #b1e #d1g #c1j #e1e en moy5ne #f1j #e1e ,sulfate de ?orium #j1be #j1h ,il y a dans la nature du phnomne une cause d'irrgul>its qui n'exi/e pas dans le cas des composs d'urane4 ,les nombres obt5us p\r une c\*e d'oxyde de #fmm d'paisseur v>iai5t entre #c1g et #g1c4 #ah ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 avril #ahih4 ,les expri5ces que j'ai faites sur l'absorption des rayons uraniques et ?oriques ont montr que les rayons ?oriques sont plus pntrants que les rayons uraniques et que les rayons mis p> l'oxyde de ?orium en c\*e paisse sont plus pntrants que ceux qu'il met en c\*e m9ce4 ,voici1 p> exemple1 les nombres qui indiqu5t la fraction du rayonnem5t que transmet une lame d'alum9ium dont l'paisseur e/ #jmm1#ja3 ,fraction du rayonnem5t transmise ,sub/ance rayonnante4 p> la lame4 ,uranium #j1ah ,oxyde d'urane ,u#b ,o#e #j1bj ,uranate d'ammonium #j1bj ,phosphate d'urane et de cuivre #j1ba mm ,oxyde de ?orium s\s paisseur4 #j1be #j1ch #j1e #j1dg #c1j #j1gj #f1j #j1gj ,sulfate de ?orium #j1be #j1ch ,avec les composs d'urane1 l'absorption e/ la mme quel que soit le compos employ1 ce qui porte croire que les rayons mis p> les div]s composs sont de mme nature4 ,les p>ticul>its de la radiation ?orique ont t l'objet de publications trs compltes4 ,m4 ,ow5s#ai a montr que la con/ance du c\rant n'e/ obt5ue qu'au b\t d'un temps assez long en app>eil clos1 et que l'int5sit du c\rant e/ =tem5t rduite p> l'action d'un c\rant d'air 7ce qui n'a pas lieu p\r les composs d'uranium74 ,m4 ,ru!r=d a fait des expri5ces analogues et les a int]prtes en admettant que le ?orium et ses composs mett5t non seulem5t des rayons de ,becqu]el1 mais encore une manation1 con/itue p> des p>ticules extrmem5t tnues1 qui re/5t radioactives p5dant quelque temps aprs leur mission et peuv5t tre entranes p> un c\rant d'air#bj4 #ai ,,ow5s1 ,phil4 ,mag41 octobre #ahii4 #bj ,,ru!r=d1 ,phil4 ,mag41 janvi] #aijj4 ,les c>actres de la radiation ?orique qui sont relatifs l'influ5ce de l'paisseur de la c\*e employe et l'action des c\rants d'air ont une liaison troite avec le phnomne de la radioactivit induite et de sa propagation de pro*e en pro*e4 ,ce phnomne a t obs]v p\r la premire fois avec le radium et s]a dcrit plus lo94 ,la radioactivit des composs d'uranium et de ?orium se prs5te comme une proprit atomique4 ,m4 ,becqu]el avait dj obs]v que t\s les composs d'uranium sont actifs et avait conclu que leur activit tait due la prs5ce de l'lm5t uranium2 il a montr galem5t que l'uranium tait plus actif que ses sels#ba4 ,j'ai tudi ce po9t de vue les composs de l'uranium et du ?orium et j'ai fait un gr& nombre de mesures de leur activit dans div]ses conditions4 ,il rsulte de l'ensemble de ces mesures que la radioactivit de ces sub/ances e/ bi5 effectivem5t une proprit atomique4 ,elle semble ici lie la prs5ce des atomes des deux lm5ts considrs et n'e/ dtruite ni p> les *angem5ts d'tat physique ni p> les trans=mations *imiques4 ,les comb9aisons *imiques et les mlanges cont5ant de l'uranium ou du ?orium sont d'autant plus actifs qu'ils conti5n5t une plus =te proportion de ces mtaux1 t\te matire inactive agissant la fois comme matire in]te et matire absorbant le rayonnem5t4 #ba ,,becqu]el1 ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxii1 p4 #ajhf4 ,la radioactivit atomique e/-elle un phnomne gnral8--,comme il a t dit plus haut1 j'ai *]* si d'autres sub/ances que les composs d'uranium et de ?orium tai5t radioactives4 ,j'ai entrepris cette re*]*e dans l'ide qu'il tait =t peu probable que la radioactivit1 considre comme proprit atomique1 app>tnt une c]ta9e espce de matire1 l'exclusion de t\te autre4 ,les mesures que j'ai faites me p]mett5t de dire que p\r les lm5ts *imiques actuellem5t considrs comme tels1 y compris les plus r>es et les plus hypo?tiques1 les composs tudis p> moi ont t t\j\rs au mo9s #ajj fois mo9s actifs dans mon app>eil que l'uranium mtallique4 ,dans le cas des lm5ts rp&us1 j'ai tudi plusieurs composs2 dans le cas des corps r>es1 j'ai tudi les composs que j'ai pu me procur]4 ,voici la li/e des sub/ances qui ont fait p>tie de mon tude s\s =me d'lm5t ou de comb9aison3 #a ,t\s les mtaux ou mtallodes que l'on tr\ve facilem5t et quelques-uns1 plus r>es1 produits purs1 prov5ant de la collection de ,m4 ,et>d1 l'cole de ,physique et de ,*imie indu/rielles de la ,ville de ,p>is2 #b ,les corps r>es suivants3 gallium1 g]manium1 nodyme1 prasodyme1 niobium1 sc&ium1 gadol9ium1 erbium1 sam>ium et rubidium 7*antillons prts p> ,m4 ,dem>ay72 yttrium1 ytt]bium avec n\vel erbium *antillons prts p> ,m4 ,urba9#bb2 #bb ,je suis trs reconnaissante aux savants cits plus haut1 auxquels je dois des *antillons qui ont s]vi p\r mon tude4 ,je rem]cie galem5t ,m4 ,moissan qui a bi5 v\lu donn] p\r cette tude de l'uranium mtallique4 #c ,un gr& nombre de ro*es et de m9raux4 ,dans les limites de s5sibilit de mon app>eil je n'ai pas tr\v de sub/ance simple autre que l'uranium et le ?orium1 qui soit d\e de radioactivit atomique4 ,il convi5t t\tefois de dire quelques mots sur ce qui e/ relatif au phosphore4 ,le phosphore blanc humide1 plac entre les plateaux du cond5sateur1 r5d conducteur l'air entre les plateaux#bc4 ,t\tefois1 je ne considre pas ce corps comme radioactif la faon de l'uranium et du ?orium4 ,le phosphore1 en effet1 dans ces conditions1 s'oxyde et met des rayons lum9eux1 t&is que les composs d'uranium et de ?orium sont radioactifs sans pr\v] aucune modification *imique apprciable p> les moy5s connus4 ,de plus1 le phosphore n'e/ actif ni l'tat de phosphore r\ge1 ni l'tat de comb9aison4 #bc ,,el/] et ,,geitel1 ,wi$4 ,ann41 #ahij4 ,dans un travail rc5t1 ,m4 ,blo* vi5t de montr] que le phosphore1 en s'oxydant en prs5ce de l'air1 donne naissance des ions trs peu mobiles qui r5d5t l'air conducteur et provoqu5t la cond5sation de la vapeur d'eau#bd4 #bd ,,blo*1 ,socit de ,physique1 #f fvri] #aijc4 ,c]ta9s travaux rc5ts conduirai5t admettre que la radioactivit app>ti5t t\tes les sub/ances un degr extrmem5t faible#be4 ,l'id5tit de ces phnomnes trs faibles avec les phnomnes de la radioactivit atomique ne peut encore tre considre comme tablie4 #be ,,mac ,,l5nan et ,,burton1 ,phil4 ,mag41 ju9 #aijc4--,,/rutt1 ,phil4 ,mag41 ju9 #aijc4--,,le/] ,,cooke1 ,phil4 ,mag41 octobre #aijc4 ,l'uranium et le ?orium sont les deux lm5ts qui possd5t les plus =ts poids atomiques 7#bdj et #bcb72 ils se r5contr5t frquemm5t dans les mmes m9raux4 ,m9raux radioactifs4--,j'ai exam9 dans mon app>eil plusieurs m9raux#bf2 c]ta9s d'entre eux se sont montrs actifs1 entre autres la pe*bl5de1 la *alcolite1 l'autunite1 la monazite1 la ?orite1 l'orangite1 la f]gusonite1 la clvite1 etc4 ,voici un ,tableau qui donne en ampres l'int5sit i du c\rant obt5u avec l'uranium mtallique et avec div]s m9raux4 i #ajaa4 ,uranium #b1c ,pe*bl5de de ,johanngeorg5/adt #h1c de ,joa*im/hal #g1j ,pe*bl5de de ,pzibran #f1e de ,cornwallis #a1f ,clvite #a1d ,*alcolite #e1b ,autunite #b1g #j1a #j1c ,?orites div]ses #j1g #a1c #a1d ,orangite #b1j ,monazite #j1e ,x5otime #j1jc ,aes*ynite #j1g ,f]gusonite1 #b *antillons #j1d #j1a ,sam>skite #a1a ,niobite1 #b *antillons #j1a #j1c ,tantalite #j1jb ,c>notite#bg #f1b #bf ,plusieurs *antillons de m9raux de la collection du ,musum ont t obligeamm5t mis ma disposition p> ,m4 ,lacroix4 #bg ,la c>notite e/ un m9]ai de vanadate d'urane rcemm5t dc\v]t p> ,fri$el et ,cum5ge4 ,le c\rant obt5u avec l'orangite 7m9]ai d'oxyde de ?orium7 v>iait beauc\p avec l'paisseur de la c\*e employe4 ,en augm5tant cette paisseur depuis #jmm1#be #fmm1 on faisait crotre le c\rant de #a1h #b1c4 ,t\s les m9raux qui se montr5t radioactifs conti5n5t de l'uranium ou du ?orium2 leur activit n'a donc ri5 d'tonnant1 mais l'int5sit du phnomne p\r c]ta9s m9raux e/ inatt5due4 ,a9si1 on tr\ve des pe*bl5des 7m9]ais d'oxyde d'urane7 qui sont #d fois plus actives que l'uranium mtallique4 ,la *alcolite 7phosphate de cuivre et d'urane cri/allis7 e/ #b fois plus active que l'uranium4 ,l'autunite 7phosphate d'urane et de *aux7 e/ aussi active que l'uranium4 ,ces faits tai5t en dsaccord avec les considrations prcd5tes1 d'aprs lesquelles aucun m9ral n'aurait d se montr] plus actif que l'uranium ou le ?orium4 ,p\r claircir ce po9t1 j'ai prp> de la *alcolite artificielle p> le procd de ,debray1 en p>tant de produits purs4 ,ce procd consi/e mlang] une dissolution d'azotate d'uranyle avec une dissolution de phosphate de cuivre dans l'acide phosphorique1 et *auff] v]s #ej ou #fj4 ,au b\t de quelque temps1 des cri/aux de *alcolite se =m5t dans la liqueur#bh4 ,la *alcolite a9si obt5ue possde une activit t\t fait normale1 tant donne sa composition2 elle e/ deux fois et demie mo9s active que l'uranium4 #bh ,,debray1 ,ann4 de ,*im4 et de ,phys41 #c;e srie1 t4 ,,lxi1 p4 #dde ,il dev5ait ds lors trs probable que si la pe*bl5de1 la *alcolite1 l'autunite ont une activit si =te1 c'e/ que ces sub/ances r5f]m5t en petite quantit une matire =tem5t radioactive1 diffr5te de l'uranium1 du ?orium et des corps simples actuellem5t connus4 ,j'ai p5s que1 s'il en tait effectivem5t a9si1 je p\vais espr] extraire cette sub/ance du m9]ai p> les procds ord9aires de l'analyse *imique4 ,,*apitre ,,ii4 ,,les ,,n\velles ,,sub/ances ,,radioactives4 ,m?ode de re*]*es4--,les rsultats de l'tude des m9raux radioactifs1 noncs dans le ,*apitre prcd5t1 n\s ont engags1 ,m4 ,curie et moi1 *]*] extraire de la pe*bl5de une n\velle sub/ance radioactive4 ,notre m?ode de re*]*es ne p\vait tre base que sur la radioactivit1 puisque n\s ne connaissions aucun autre c>actre de la sub/ance hypo?tique4 ,voici comm5t on peut se s]vir de la radioactivit p\r une re*]*e de ce g5re4 ,on mesure la radioactivit d'un produit1 on effectue sur ce produit une sp>ation *imique2 on mesure la radioactivit de t\s les produits obt5us1 et l'on se r5d compte si la sub/ance radioactive e/ re/e intgralem5t avec l'un d'eux1 ou bi5 si elle s'e/ p>tage entre eux et dans quelle proportion4 ,on a a9si une indication qui peut tre comp>e1 en une c]ta9e mesure1 celle que p\rrait f\rnir l'analyse spectrale4 ,p\r avoir des nombres comp>ables1 il faut mesur] l'activit des sub/ances l'tat solide et bi5 dess*es4 ,polonium1 radium1 act9ium4--,l'analyse de la pe*bl5de1 avec le conc\rs de la m?ode qui vi5t d'tre expose1 n\s a conduits tablir l'exi/5ce1 dans ce m9ral1 de deux sub/ances =tem5t radioactives1 *imiquem5t diffr5tes3 le polonium1 tr\v p> n\s1 et le radium1 que n\s avons dc\v]t en collaboration avec ,m4 ,bmont#bi4 #bi ,p4 ,,curie et ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 juillet #ahih4--,p4 ,,curie1 ,mme ,,curie et ,g4 ,b,,mont1 ,comptes r5dus1 dcembre #ahih4 ,le polonium e/ une sub/ance vois9e du bismu? au po9t de vue analytique et l'accompagnant dans les sp>ations4 ,on obti5t du bismu? de plus en plus ri*e en polonium p> l'un des procds de fractionnem5t suivants3 #a ,sublimation des sulfures dans le vide2 le sulfure actif e/ beauc\p plus volatil que le sulfure de bismu?4 #b ,prcipitation des solutions azotiques p> l'eau2 le s\s-nitrate prcipit e/ beauc\p plus actif que le sel qui re/e diss\s4 #c ,prcipitation p> l'hydrogne sulfur d'une solution *lorhydrique extrmem5t acide2 les sulfures prcipits sont considrablem5t plus actifs que le sel qui re/e diss\s4 ,le radium e/ une sub/ance qui accompagne le b>yum retir de la pe*bl5de2 il suit le b>yum dans ses ractions et s'en sp>e p> diffr5ce de solubilit des *lorures dans l'eau1 l'eau alcoolise ou l'eau additionne d'acide *lorhydrique4 ,n\s effectuons la sp>ation des *lorures de b>yum et de radium1 en s\mettant leur mlange une cri/allisation fractionne1 le *lorure de radium tant mo9s soluble que celui de b>yum4 ,une troisime sub/ance =tem5t radioactive a t c>actrise dans la pe*bl5de p> ,m4 ,debi]ne1 qui lui a donn le nom d'act9ium#cj4 ,l'act9ium accompagne c]ta9s corps du gr\pe du f] cont5us dans la pe*bl5de2 il semble surt\t vois9 du ?orium dont il n'a pu encore tre sp>4 ,l'extraction de l'act9ium de la pe*bl5de e/ une opration trs pnible1 les sp>ations tant gnralem5t incompltes4 #cj ,,debi]ne1 ,comptes r5dus1 octobre #ahii et avril #aijj4 ,t\tes les trois sub/ances radioactives n\velles se tr\v5t dans la pe*bl5de en quantit absolum5t inf9itsimale4 ,p\r les obt5ir l'tat conc5tr1 n\s avons t obligs d'entrepr5dre le traitem5t de plusieurs tonnes de rsidus de m9]ai d'urane4 ,le gros traitem5t se fait dans une us9e2 il e/ suivi de t\t un travail de purification et de conc5tration4 ,n\s arrivons a9si extraire de ces milli]s de kilogrammes de matire premire quelques dcigrammes de produits qui sont prodigieusem5t actifs p> rapport au m9]ai dont ils provi5n5t4 ,il e/ bi5 vid5t que l'ensemble de ce travail e/ long1 pnible et coteux#ca4 #ca ,n\s avons de nombreuses obligations env]s t\s ceux qui n\s sont v5us en aide dans ce travail4 ,n\s rem]cions bi5 s9crem5t ,,mm4 ,masc>t et ,mi*el ,lvy p\r leur appui bi5veillant4 ,grce l'int]v5tion bi5veillante de ,m4 le pr(esseur ,suess1 le g\v]nem5t autri*i5 a mis gracieusem5t notre disposition la premire tonne de rsidu traite 7prov5ant de l'us9e de l'tat1 ,joa*im/hal1 en ,bohme74 ,l',acadmie des ,sci5ces de ,p>is1 la ,socit d',enc\ragem5t p\r l',indu/rie nationale1 un donateur anonyme1 n\s ont f\rni le moy5 de trait] une c]ta9e quantit de produit4 ,notre ami1 ,m4 ,debi]ne1 a organis le traitem5t du m9]ai1 qui a t effectu dans l'us9e de la ,socit c5trale de ,produits *imiques4 ,cette ,socit a cons5ti effectu] le traitem5t sans y *]*] de bnfice4 ,a t\s n\s adressons nos rem]cim5ts bi5 s9cres4 ,plus rcemm5t1 l',in/itut de ,france a mis notre disposition une somme de #bjjjj;fr p\r l'extraction des matires radioactives4 ,grce cette somme1 n\s avons pu mettre en tra9 le traitem5t de #et de m9]ai4 ,d'autres sub/ances radioactives n\velles ont encore t signales la suite de notre travail4 ,m4 ,giesel1 d'une "p1 ,,mm4 ,h(fmann et ,/rauss1 d'autre "p1 ont annonc l'exi/5ce probable d'une sub/ance radioactive vois9e du plomb p> ses proprits *imiques4 ,on ne possde encore que peu de r5seignem5ts sur cette sub/ance#cb4 #cb ,,giesel1 ,b]4 deuts*4 *em4 ,gesell41 t4 ,,xxxiv1 #aija1 p4 #cgge4--;,,h(fmann et ,,/rauss1 ,b]4 deuts*4 *em4 ,gesell41 t4 ,,xxxiii1 #aijj1 p4 #cabf4 ,de t\tes les sub/ances radioactives n\velles1 le radium e/1 jusqu' prs5t1 la seule qui ait t isole l'tat de sel pur4 ,spectre du radium4--,il tait de premire importance de contrl]1 p> t\s les moy5s possibles1 l'hypo?se1 faite dans ce travail1 de l'exi/5ce d'lm5ts n\veaux radioactifs4 ,l'analyse spectrale e/ v5ue1 dans le cas du radium1 confirm] d'une faon complte cette hypo?se4 ,m4 ,dem>ay a bi5 v\lu se *>g] de l'exam5 des sub/ances radioactives n\velles1 p> les procds rig\reux qu'il emploie dans l'tude des spectres d't9celle photographis4 ,le conc\rs d'un savant aussi compt5t a t p\r n\s un gr& bi5fait1 et n\s lui g>dons une reconnaissance pr(onde d'avoir cons5ti faire ce travail4 ,les rsultats de l'analyse spectrale sont v5us n\s apport] la c]titude1 alors que n\s tions encore dans le d\te sur l'int]prtation des rsultats de nos re*]*es#cc4 #cc ,t\t rcemm5t1 n\s avons eu la d\leur de voir m\rir ce savant si di/+u1 alors qu'il p\rsuivait ses belles re*]*es sur les t]res r>es et sur la spectroscopie1 p> des m?odes dont on ne saurait trop admir] la p]fection et la prcision4 ,n\s cons]vons un s\v5ir mu de la p>faite obligeance avec laquelle il avait cons5ti pr5dre "p notre travail4 ,les premi]s *antillons de *lorure de b>yum radifre mdiocrem5t actif1 exam9s p> ,dem>ay1 lui montrr5t1 en mme temps que les raies du b>yum1 une raie n\velle d'int5sit notable et de longueur d'onde #cha1dg dans le spectre ultra-violet4 ,avec des produits plus actifs1 prp>s ensuite1 ,dem>ay vit la raie #cha1dg se r5=c]2 en mme temps d'autres raies n\velles app>ur5t1 et dans le spectre les raies n\velles et les raies du b>yum avai5t des int5sits comp>ables4 ,une n\velle conc5tration a f\rni un produit1 p\r lequel le n\veau spectre dom9e1 et les trois plus =tes raies du b>yum1 seules visibles1 indiqu5t seulem5t la prs5ce de ce mtal l'tat d'impuret4 ,ce produit peut tre considr comme du *lorure de radium peu prs pur4 ,enf9 j'ai pu1 p> une n\velle purification1 obt5ir un *lorure extrmem5t pur1 dans le spectre duquel les deux raies dom9antes du b>yum sont pe9e visibles4 ,voici1 d'aprs ,dem>ay#cd1 la li/e des raies pr9cipales du radium p\r la portion du spectre comprise entre #ejj1j et #cej1j millimes de micron 774 ,l'int5sit de *aque raie e/ indique p> un nombre1 la plus =te raie tant m>que #af4 4 ,int5sit4 4 ,int5sit4 #dhb1fc #aj #dec1ce #i #dgb1fi #e #ddc1fa #h #dfi1ih #c #dcd1jf #ab #dfi1ba #g #cha1dg #af #dfh1cj #ad #cfd1if #ab #dfd1ai #d #cd ,,dem>,,ay1 ,comptes r5dus1 dcembre #ahih1 novembre #ahii et juillet #aijj4 ,t\tes les raies sont nettes et troites1 les trois raies #cha1dg1 #dfh1cj et #dcd1jf sont =tes2 elles atteign5t l'galit avec les raies les plus int5ses actuellem5t connues4 ,on ap]oit galem5t dans le spectre deux b&es nbuleuses =tes4 ,la premire1 symtrique1 s't5d de #dfc1aj #dfb1ai avec maximum #dfb1ge4 ,la deuxime1 plus =te1 e/ dgrade v]s l'ultra-violet2 elle comm5ce brusquem5t #ddf1cg1 passe p> un maximum #dde1eb2 la rgion du maximum s't5d jusqu' #dde1cd1 puis une b&e nbuleuse1 graduellem5t dgrade1 s't5d jusque v]s #dci4 ,dans la p>tie la mo9s rfrangible non photographie du spectre d't9celle1 la seule raie notable e/ la raie #eff1e 7environ71 bi5 plus faible cep5dant que #dhb1fc4 ,l'aspect gnral du spectre e/ celui des mtaux alcal9o-t]reux2 on sait que ces mtaux ont des spectres de raies =tes avec quelques b&es nbuleuses4 ,d'aprs ,dem>ay1 le radium peut figur] p>mi les corps ayant la raction spectrale la plus s5sible4 ,j'ai1 d'ailleurs1 pu conclure1 d'aprs mon travail de conc5tration1 que1 dans le premi] *antillon exam9 qui montrait nettem5t la raie #cha1dg1 la proportion de radium devait tre trs faible 7peut-tre de #j1jb p\r #ajj74 ,cep5dant1 il faut une activit #ej fois plus gr&e que celle de l'uranium mtallique p\r ap]cevoir nettem5t la raie pr9cipale du radium dans les spectres photographis4 ,avec un lectromtre s5sible1 on peut dcel] la radioactivit d'un produit qu& elle n'e/ que #a_/ajj de celle de l'uranium mtallique4 ,on voit que1 p\r dcel] la prs5ce du radium1 la radioactivit e/ un c>actre plusieurs milli]s de fois plus s5sible que la raction spectrale4 ,le bismu? polonium trs actif et le ?orium act9ium trs actif1 exam9s p> ,dem>ay1 n'ont encore respectivem5t donn que les raies du bismu? et du ?orium4 ,dans une publication rc5te1 ,m4 ,giesel#ce1 qui s'e/ occup de la prp>ation du radium1 annonce que le bromure de radium donne lieu une coloration c>m9 de la flamme4 ,le spectre de flamme du radium conti5t deux belles b&es r\ges1 une raie dans le bleu v]t et deux lignes faibles dans le violet4 #ce ,,giesel1 ,phys4 ,zeits*rift1 #ae septembre #aijb4 ,extraction des sub/ances radioactives n\velles4--,la premire p>tie de l'opration consi/e extraire des m9]ais d'urane le b>yum radifre1 le bismu? polonifre et les t]res r>es cont5ant l'act9ium4 ,ces trois premi]s produits ayant t obt5us1 on *]*e1 p\r *acun d'eux1 isol] la sub/ance radioactive n\velle4 ,cette deuxime p>tie du traitem5t se fait p> une m?ode de fractionnem5t4 ,on sait qu'il e/ difficile de tr\v] un moy5 de sp>ation trs p>fait entre des lm5ts trs vois9s2 les m?odes de fractionnem5t sont donc t\t indiques4 ,d'ailleurs1 qu& un lm5t se tr\ve mlang un autre l'tat de trace1 on ne peut appliqu] au mlange une m?ode de sp>ation p>faite1 mme en admettant que l'on en connaisse une2 on risqu]ait1 en effet1 de p]dre la trace de matire qui aurait pu tre sp>e dans l'opration4 ,je me suis occupe spcialem5t du travail ayant p\r b l'isolem5t du radium et du polonium4 ,aprs un travail de quelques annes1 je n'ai encore russi que p\r le premi] de ces corps4 ,la pe*bl5de tant un m9]ai coteux1 n\s avons r5onc en trait] de gr&es quantits4 ,en ,europe1 l'extraction de ce m9]ai se fait dans la m9e de ,joa*im/hal1 en ,bohme4 ,le m9]ai broy e/ grill avec du c>bonate de s\de1 et la matire rsultant de ce traitem5t e/ lessive d'abord l'eau *aude1 puis l'acide sulfurique t5du4 ,la solution conti5t l'uranium qui donne la pe*bl5de sa valeur4 ,le rsidu insoluble e/ rejet4 ,ce rsidu conti5t des sub/ances radioactives2 son activit e/ #d fois et demie plus gr&e que celle de l'uranium mtallique4 ,le g\v]nem5t autri*i51 auquel app>ti5t la m9e1 n\s a gracieusem5t donn une tonne de ce rsidu p\r nos re*]*es1 et a autoris la m9e n\s f\rnir plusieurs autres tonnes de cette matire4 ,il n'tait gure facile de faire le premi] traitem5t du rsidu l'us9e p> les mmes procds qu'au laboratoire4 ,m4 ,debi]ne a bi5 v\lu tudi] cette "q et organis] le traitem5t dans l'us9e4 ,le po9t le plus important de la m?ode qu'il a indique consi/e obt5ir la trans=mation des sulfates en c>bonates p> l'bullition de la matire avec une dissolution conc5tre de c>bonate de s\de4 ,ce procd p]met d'vit] la fusion avec le c>bonate de s\de4 ,le rsidu conti5t pr9cipalem5t des sulfates de plomb et de *aux1 de la silice1 de l'alum9e et de l'oxyde de f]4 ,on y tr\ve1 en outre1 en quantit plus ou mo9s gr&e1 presque t\s les mtaux 7cuivre1 bismu?1 z9c1 cobalt1 manganse1 nickel1 vanadium1 antimo9e1 ?allium1 t]res r>es1 niobium1 tantale1 ars5ic1 b>yum1 etc474 ,le radium se tr\ve1 dans ce mlange1 l'tat de sulfate et en con/itue le sulfate le mo9s soluble4 ,p\r le mettre en dissolution1 il faut lim9] autant que possible l'acide sulfurique4 ,p\r cela1 on comm5ce p> trait] le rsidu p> une solution conc5tre et b\illante de s\de ord9aire4 ,l'acide sulfurique comb9 au plomb1 l'alum9e1 la *aux1 passe1 en gr&e p>tie1 en dissolution l'tat de sulfate de s\de que l'on enlve p> des lavages l'eau4 ,la dissolution alcal9e enlve en mme temps du plomb1 de la silice1 de l'alum9e4 ,la portion insoluble lave l'eau e/ attaque p> l'acide *lorhydrique ord9aire4 ,cette opration dsagrge compltem5t la matire et en diss\t une gr&e p>tie4 ,de cette dissolution on peut retir] le polonium et l'act9ium3 le premi] e/ prcipit p> l'hydrogne sulfur1 le second se tr\ve dans les hydrates prcipits p> l'ammoniaque dans la dissolution sp>e des sulfures et p]oxyde4 ,quant au radium1 il re/e dans la portion insoluble4 ,cette portion e/ lave l'eau1 puis traite p> une dissolution conc5tre et b\illante de c>bonate de s\de4 ,s'il ne re/ait plus que peu de sulfates non attaqus1 cette opration a p\r effet de trans=m] compltem5t les sulfates de b>yum et de radium en c>bonates4 ,on lave alors la matire trs compltem5t l'eau1 puis on l'attaque p> l'acide *lorhydrique t5du exempt d'acide sulfurique4 ,la dissolution conti5t le radium1 a9si que du polonium et de l'act9ium4 ,on la filtre et on la prcipite p> l'acide sulfurique4 ,on obti5t a9si des sulfates bruts de b>yum radifre cont5ant aussi de la *aux1 du plomb1 du f] et ayant aussi entran un peu d'act9ium4 ,la dissolution conti5t encore un peu d'act9ium et de polonium qui peuv5t en tre retirs comme de la premire dissolution *lorhydrique4 ,on retire d'une tonne de rsidu #ajkg #bjkg de sulfates bruts1 dont l'activit e/ de #cj #fj fois plus gr&e que celle de l'uranium mtallique4 ,on procde leur purification4 ,p\r cela1 on les fait b\illir avec du c>bonate de s\de et on les trans=me en *lorures4 ,la dissolution e/ traite p> l'hydrogne sulfur1 ce qui donne une petite quantit de sulfures actifs cont5ant du polonium4 ,on filtre la dissolution1 on la p]oxyde p> l'action du *lore et on la prcipite p> de l'ammoniaque pure4 ,les oxydes et hydrates prcipits sont trs actifs1 et l'activit e/ due l'act9ium4 ,la dissolution filtre e/ prcipite p> le c>bonate de s\de4 ,les c>bonates alcal9o-t]reux prcipits sont lavs et trans=ms en *lorures4 ,ces *lorures sont vapors sec et lavs avec de l'acide *lorhydrique conc5tr pur4 ,le *lorure de calcium se diss\t presque entirem5t1 alors que le *lorure de b>yum radifre re/e insoluble4 ,on obti5t a9si1 p> tonne de matire premire1 #hkg environ de *lorure de b>yum radifre1 dont l'activit e/ environ #fj fois plus gr&e que celle de l'uranium mtallique4 ,ce *lorure e/ prt p\r le fractionnem5t4 ,polonium4--,comme il a t dit plus haut1 en faisant pass] l'hydrogne sulfur dans les div]ses dissolutions *lorhydriques obt5ues au c\rs du traitem5t1 on prcipite des sulfures actifs dont l'activit e/ due au polonium4 ,ces sulfures conti5n5t pr9cipalem5t du bismu?1 un peu de cuivre et de plomb2 ce d]ni] mtal ne s'y tr\ve pas en =te proportion1 p>ce qu'il a t en gr&e p>tie enlev p> la dissolution sodique1 et p>ce que son *lorure e/ peu soluble4 ,l'antimo9e et l'ars5ic ne se tr\v5t dans les oxydes qu'en quantit m9ime1 leurs oxydes ayant t diss\s p> la s\de4 ,p\r avoir de suite des sulfures trs actifs1 on employait le procd suivant3 les dissolutions *lorhydriques trs acides tai5t prcipites p> l'hydrogne sulfur3 les sulfures qui se prcipit5t dans ces conditions sont trs actifs1 on les emploie p\r la prp>ation du polonium2 dans la dissolution il re/e des sub/ances dont la prcipitation e/ incomplte en prs5ce d'un excs d'acide *lorhydrique 7bismu?1 plomb1 antimo9e74 ,p\r a*ev] la prcipitation1 on t5d la dissolution d'eau1 on la traite n\veau p> l'hydrogne sulfur et l'on obti5t une seconde portion de sulfures beauc\p mo9s actifs que les premi]s1 et qui1 gnralem5t1 ont t rejets4 ,p\r la purification ultrieure des sulfures1 on les lave au sulfure d'ammonium1 ce qui enlve les traces re/antes d'antimo9e et d'ars5ic4 ,puis on les lave l'eau additionne d'azotate d'ammonium et on les traite p> l'acide azotique t5du4 ,la dissolution n'e/ jamais complte2 on obti5t t\j\rs un rsidu insoluble plus ou mo9s important que l'on traite n\veau si on le juge utile4 ,la dissolution e/ rduite un petit volume et prcipite soit p> l'ammoniaque1 soit p> beauc\p d'eau4 ,dans les deux cas le plomb et le cuivre re/5t en dissolution2 dans le second cas un peu de bismu? pe9e actif re/e diss\s galem5t4 ,le prcipit d'oxydes ou de s\s-azotates e/ s\mis un fractionnem5t de la manire suivante3 on diss\t le prcipit dans l'acide azotique1 on aj\te de l'eau la dissolution1 jusqu' =mation d'une quantit suffisante de prcipit2 p\r cette opration il faut t5ir compte de ce que le prcipit ne se =me1 quelquefois1 qu'au b\t d'un c]ta9 temps4 ,on sp>e le prcipit du liquide surnageant1 on le r$iss\t dans l'acide azotique2 sur les deux portions liquides a9si obt5ues on refait une prcipitation p> l'eau1 et a9si de suite4 ,on runit les div]ses portions en se basant sur leur activit1 et l'on t*e de p\ss] la conc5tration aussi lo9 que possible4 ,on obti5t a9si une trs petite quantit de matire dont l'activit e/ norme1 mais qui1 nanmo9s1 n'a encore donn au spectroscope que les raies du bismu?4 ,on a malheureusem5t peu de *ances d'ab\tir l'isolem5t du polonium p> cette voie4 ,la m?ode de fractionnem5t qui vi5t d'tre dcrite prs5te de gr&es difficults1 et il en e/ de mme p\r d'autres procds de fractionnem5t p> voie humide4 ,quel que soit le procd employ1 il se =me avec la plus gr&e facilit des composs absolum5t insolubles dans les acides t5dus ou conc5trs4 ,ces composs ne peuv5t tre r$iss\s qu'en les ram5ant pralablem5t l'tat mtallique1 p> la fusion avec le cyanure de potassium1 p> exemple4 tant donn le nombre considrable des oprations effectu]1 cette circon/ance con/itue une difficult norme p\r le progrs du fractionnem5t4 ,cet inconvni5t e/ d'autant plus grave que le polonium e/ une sub/ance qui1 une fois retire de la pe*bl5de1 dim9ue d'activit4 ,cette baisse d'activit e/ d'ailleurs l5te2 c'e/ a9si qu'un *antillon de nitrate de bismu? polonium a p]du la moiti de son activit en onze mois4 ,aucune difficult analogue ne se prs5te p\r le radium4 ,la radioactivit re/e un guide fidle p\r la conc5tration3 cette conc5tration elle-mme ne prs5te aucune difficult1 et les progrs du travail ont pu1 depuis le db1 tre con/amm5t contrls p> l'analyse spectrale4 ,qu& les phnomnes de la radioactivit induite1 dont il s]a "q plus lo91 ont t connus1 il a p>u naturel d'admettre que le polonium1 qui ne donne que les raies du bismu? et dont l'activit dim9ue avec le temps1 n'e/ pas un lm5t n\veau1 mais du bismu? activ p> le vois9age du radium dans la pe*bl5de4 ,je ne suis pas conva9cue que cette manire de voir soit exacte4 ,au c\rs de mon travail prolong sur le polonium1 j'ai con/at des effets *imiques que je n'ai jamais obs]vs ni avec le bismu? ord9aire1 ni avec le bismu? activ p> le radium4 ,ces effets *imiques sont1 en premi] lieu1 la =mation extrmem5t facile des composs insolubles dont j'ai p>l plus haut 7spcialem5t s\s-nitrates71 en deuxime lieu1 la c\leur et l'aspect des prcipits obt5us en aj\tant de l'eau la solution azotique du bismu? polonifre4 ,ces prcipits sont p>fois blancs1 mais plus gnralem5t d'un jaune plus ou mo9s vif1 allant au r\ge fonc4 ,l'abs5ce de raies1 autres que celles du bismu?1 ne pr\ve pas premptoirem5t que la sub/ance ne conti5t que du bismu?1 c> il exi/e des corps dont la raction spectrale e/ peu s5sible4 ,il s]ait ncessaire de prp>] une petite quantit de bismu? polonifre l'tat de conc5tration aussi avanc que possible1 et d'en faire l'tude *imique1 en premi] lieu1 la dt]m9ation du poids atomique du mtal4 ,cette re*]*e n'a encore pu tre faite cause des difficults de travail *imique signales plus haut4 ,s'il tait dmontr que le polonium e/ un lm5t n\veau1 il n'en s]ait pas mo9s vrai que cet lm5t ne peut exi/] indf9im5t l'tat =tem5t radioactif1 t\t au mo9s qu& il e/ retir du m9]ai4 ,on peut alors envisag] la "q de deux manires diffr5tes3 #a ou bi5 t\te l'activit du polonium e/ de la radioactivit induite p> le vois9age de sub/ances radioactives p> elles-mmes2 le polonium aurait alors la facult de s'activ] atomiquem5t d'une faon durable1 facult qui ne semble pas app>t5ir une sub/ance quelconque2 #b ou bi5 l'activit du polonium e/ une activit propre qui se dtruit spontanm5t dans c]ta9es conditions et peut p]si/] dans c]ta9es autres conditions qui se tr\v5t ralises dans le m9]ai4 ,le phnomne de l'activation atomique au contact e/ encore si mal connu1 que l'on manque de base p\r se =m] une op9ion cohr5te sur ce qui t\*e cette "q4 ,t\t rcemm5t a p>u un travail de ,m4 ,m>ckwald1 sur le polonium#cf4 ,m4 ,m>ckwald plonge une baguette de bismu? pur dans une solution *lorhydrique du bismu? extrait du rsidu du traitem5t de la pe*bl5de4 ,au b\t de quelque temps la baguette se rec\vre d'un dpt trs actif1 et la solution ne conti5t plus que du bismu? inactif4 ,m4 ,m>ckwald obti5t aussi un dpt trs actif en aj\tant du *lorure d'ta9 une solution *lorhydrique de bismu? radioactif4 ,m4 ,m>ckwald conclut de l que l'lm5t actif e/ analogue au tellure et lui donne le nom de radiotellure4 ,la matire active de ,m4 ,m>ckwald semble id5tique au polonium1 p> sa prov5ance et p> les rayons trs absorbables qu'elle met4 ,le *oix d'un nom n\veau p\r cette matire e/ c]ta9em5t inutile dans l'tat actuel de la "q4 #cf ,b]i*te d4 deuts*4 *em4 ,gesell41 ju9 #aijb et dcembre #aijb4 ,prp>ation du *lorure de radium pur4--,le procd que j'ai adopt p\r extraire le *lorure de radium pur du *lorure de b>yum radifre consi/e s\mettre le mlange des *lorures une cri/allisation fractionne dans l'eau pure d'abord1 dans l'eau additionne d'acide *lorhydrique pur ensuite4 ,on utilise a9si la diffr5ce des solubilits des deux *lorures1 celui de radium tant mo9s soluble que celui de b>yum4 ,au db du fractionnem5t on emploie l'eau pure di/ille4 ,on diss\t le *lorure et l'on amne la dissolution tre sature la temprature de l'bullition1 puis on laisse cri/allis] p> refroidissem5t dans une capsule c\v]te4 ,il se =me alors au fond de beaux cri/aux adhr5ts1 et la dissolution sature1 surnageante1 peut tre facilem5t dcante4 ,si l'on vapore sec un *antillon de cette dissolution1 on tr\ve que le *lorure obt5u e/ environ c9q fois mo9s actif que celui qui a cri/allis4 ,on a a9si p>tag le *lorure en deux portions3 ,a et ,b1 la portion ,a tant beauc\p plus active que la portion ,b4 ,on recomm5ce sur *acun des *lorures ,a et ,b la mme opration1 et l'on obti5t1 avec *acun d'eux1 deux portions n\velles4 ,qu& la cri/allisation e/ t]m9e1 on runit ensemble la fraction la mo9s active du *lorure ,a et la fraction la plus active du *lorure ,b1 ces deux matires ayant s5siblem5t la mme activit4 ,on se tr\ve alors avoir trois portions que l'on s\met n\veau au mme traitem5t4 ,on ne laisse pas augm5t] con/amm5t le nombre des portions4 ,a mesure que ce nombre augm5te1 l'activit de la portion la plus soluble va en dim9uant4 ,qu& cette portion n'a plus qu'une activit insignifiante1 on l'lim9e du fractionnem5t4 ,qu& on a obt5u le nombre de portions que l'on dsire1 on cesse aussi de fractionn] la portion la mo9s soluble 7la plus ri*e en radium71 et on l'lim9e du fractionnem5t4 ,on opre avec un nombre con/ant de portions4 ,aprs *aque srie d'oprations1 la solution sature prov5ant d'une portion e/ v]se sur les cri/aux prov5ant de la portion suivante2 mais si1 aprs l'une des sries1 on a lim9 la fraction la plus soluble1 aprs la srie suivante on f]a1 au contraire1 une n\velle portion avec la fraction la plus soluble1 et l'on lim9]a les cri/aux qui con/itu5t la portion la plus active4 ,p> la succession alt]native de ces deux modes opratoires on obti5t un mcanisme de fractionnem5t trs rguli]1 dans lequel le nombre des portions et l'activit de *acune d'elles re/5t con/ants1 *aque portion tant environ c9q fois plus active que la suivante1 et dans lequel on lim9e d'un ct 7 la queue7 un produit peu prs inactif1 t&is que l'on recueille de l'autre ct 7 la tte7 un *lorure enri*i en radium4 ,la quantit de matire cont5ue dans les portions va1 d'ailleurs1 ncessairem5t en dim9uant1 et les portions div]ses conti5n5t d'autant mo9s de matire qu'elles sont plus actives4 ,on oprait au db avec six portions1 et l'activit du *lorure lim9 la queue n'tait que #j1a de celle de l'uranium4 ,qu& on a a9si lim9 en gr&e p>tie la matire inactive et que les portions sont dev5ues petites1 on n'a plus intrt lim9] une activit aussi faible2 on supprime alors une portion la queue du fractionnem5t et l'on aj\te la tte une portion =me avec le *lorure actif prcdemm5t recueilli4 ,on recueill]a donc ma9t5ant un *lorure plus ri*e en radium que prcdemm5t4 ,on cont9ue appliqu] ce sy/me jusqu' ce que les cri/aux de tte reprs5t5t du *lorure de radium pur4 ,si le fractionnem5t a t fait d'une faon trs complte1 il re/e pe9e de trs petites quantits de t\s les produits int]mdiaires4 ,qu& le fractionnem5t e/ avanc et que la quantit de matire e/ dev5ue faible dans *aque portion1 la sp>ation p> cri/allisation e/ mo9s efficace1 le refroidissem5t tant trop rapide et le volume de solution dcant] trop petit4 ,on a alors intrt additionn] l'eau d'une proportion dt]m9e d'acide *lorhydrique2 cette proportion devra all] en croissant mesure que le fractionnem5t avance4 ,l'avantage de cette addition consi/e augm5t] la quantit de la dissolution1 la solubilit des *lorures tant mo9dre dans l'eau *lorhydrique que dans l'eau pure4 ,de plus1 le fractionnem5t e/ alors trs efficace2 la diffr5ce entre les deux fractions prov5ant d'un mme produit e/ considrable2 en employant de l'eau avec beauc\p d'acide1 on a d'excell5tes sp>ations1 et l'on peut opr] avec trois ou quatre portions seulem5t4 ,on a t\t avantage employ] ce procd aussitt que la quantit de matire e/ dev5ue assez faible p\r que l'on puisse opr] a9si sans inconvni5ts4 ,les cri/aux1 qui se dpos5t en solution trs acide1 ont la =me d'aiguilles trs allonges1 qui ont absolum5t le mme aspect p\r le *lorure de b>yum et p\r le *lorure de radium4 ,les uns et les autres sont birfr+5ts4 ,les cri/aux de *lorure de b>yum radifre se dpos5t incolores1 mais1 qu& la proportion de radium devi5t suffisante1 ils pr5n5t au b\t de quelques heures une coloration jaune1 allant l'orang1 quelquefois une belle coloration rose4 ,cette coloration disp>at p> la dissolution4 ,les cri/aux de *lorure de radium pur ne se color5t pas1 ou t\t au mo9s pas aussi rapidem5t1 de sorte que la coloration p>at due la prs5ce simultane du b>yum et du radium4 ,le maximum de coloration e/ obt5u p\r une c]ta9e conc5tration en radium1 et l'on peut1 en se basant sur cette proprit1 contrl] les progrs du fractionnem5t4 ,tant que la portion la plus active se colore1 elle conti5t une quantit notable de b>yum2 qu& elle ne se colore plus1 et que les portions suivantes se color5t1 c'e/ que la premire e/ s5siblem5t du *lorure de radium pur4 ,j'ai rem>qu p>fois la =mation d'un dpt compos de cri/aux dont une p>tie re/ait incolore1 alors que l'autre p>tie se colorait4 ,il semblait possible de sp>] les cri/aux incolores p> triage1 ce qui n'a pas t essay4 ,a la f9 du fractionnem5t1 le rapport des activits des portions successives n'e/ ni le mme1 ni aussi rguli] qu'au db2 t\tefois il ne se produit aucun tr\ble srieux dans la m>*e du fractionnem5t4 ,la prcipitation fractionne d'une solution aqueuse de *lorure de b>yum radifre p> l'alcool conduit aussi l'isolem5t du *lorure de radium qui se prcipite en premi]4 ,cette m?ode que j'employais au db a t ensuite ab&onne p\r celle qui vi5t d'tre expose et qui (fre plus de rgul>it4 ,cep5dant1 j'ai encore quelquefois employ la prcipitation p> l'alcool p\r purifi] le *lorure de radium qui conti5t une petite quantit de *lorure de b>yum4 ,ce d]ni] re/e dans la dissolution alcoolique lgrem5t aqueuse et peut a9si tre enlev4 ,m4 ,giesel1 qui1 ds la publication de nos premires re*]*es1 s'e/ occup de la prp>ation des corps radioactifs1 recomm&e la sp>ation du b>yum et du radium p> la cri/allisation fractionne dans l'eau du mlange des bromures4 ,j'ai pu con/at] que ce procd e/ en effet trs avantageux1 surt\t au db du fractionnem5t4 ,quel que soit le procd de fractionnem5t dont on se s]t1 il e/ utile de le contrl] p> des mesures d'activit4 ,il e/ ncessaire de rem>qu] qu'un compos de radium qui tait diss\s1 et que l'on vi5t de ram5] l'tat solide1 soit p> prcipitation1 soit p> cri/allisation1 possde au db une activit d'autant mo9s gr&e qu'il e/ re/ plus longtemps en dissolution4 ,l'activit augm5te ensuite p5dant plusieurs mois p\r atte9dre une c]ta9e limite1 t\j\rs la mme4 ,l'activit f9ale e/ c9q ou six fois plus leve que l'activit initiale4 ,ces v>iations1 sur lesquelles je revi5drai plus lo91 doiv5t tre prises en considration p\r la mesure de l'activit4 ,bi5 que l'activit f9ale soit mieux df9ie1 il e/ plus pratique1 au c\rs d'un traitem5t *imique1 de mesur] l'activit initiale du produit solide4 ,l'activit des sub/ances =tem5t radioactives e/ d'un t\t autre ordre de gr&eur que celle du m9]ai dont elles provi5n5t 7elle e/ #ajf fois plus gr&e74 ,qu& on mesure cette radioactivit p> la m?ode qui a t expose au db de ce travail 7app>eil fig4 #a71 on ne peut pas augm5t]1 au del d'une c]ta9e limite1 la *>ge que l'on met dans le plateau du qu>tz4 ,cette *>ge1 dans nos expri5ces1 tait de #djjj;g au maximum1 correspondant une quantit d'lectricit dgage gale #be units lectro/atiques4 ,n\s p\vons mesur] des activits qui v>i5t1 dans le rapport de #a #djjj1 en employant t\j\rs la mme surface p\r la sub/ance active4 ,p\r t5dre les limites des mesures1 n\s faisons v>i] cette surface dans un rapport connu4 ,la sub/ance active occupe alors sur le plateau ,b une zone circulaire c5trale de rayon connu4 ,l'activit n'tant pas1 dans ces conditions1 exactem5t proportionnelle la surface1 on dt]m9e exprim5talem5t des coeffici5ts qui p]mett5t de comp>] les activits surface active 9gale4 ,qu& cette ress\rce elle-mme e/ puise1 on e/ oblig d'avoir rec\rs l'emploi d'crans absorbants et d'autres procds quival5ts sur lesquels je n'insi/]ai pas ici4 ,t\s ces procds1 plus ou mo9s imp>faits1 suffis5t cep5dant p\r guid] les re*]*es4 ,n\s avons aussi mesur le c\rant qui trav]se le cond5sateur qu& il e/ mis en circuit avec une batt]ie de petits accumulateurs et un galvanomtre s5sible4 ,la ncessit de vrifi] frquemm5t la s5sibilit du galvanomtre n\s a emp*s d'employ] cette m?ode p\r les mesures c\rantes4 ,dt]m9ation du poids atomique du radium#cg4--;,au c\rs de mon travail1 j'ai1 plusieurs reprises1 dt]m9 le poids atomique du mtal cont5u dans des *antillons de *lorure de b>yum radifre4 ,*aque fois qu' la suite d'un n\veau traitem5t j'avais une n\velle provision de *lorure de b>yum radifre trait]1 je p\ssais la conc5tration aussi lo9 que possible1 de faon obt5ir de #j;g1#a #j;g1#e de matire cont5ant presque t\te l'activit du mlange4 ,de cette petite quantit de matire je prcipitais p> l'alcool ou l'acide *lorhydrique quelques milligrammes de *lorure qui tai5t de/9s l'analyse spectrale4 #cg ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 #ac novembre #ahii1 aot #aijj et #ba juillet #aijb4 ,grce son excell5te m?ode1 ,dem>ay n'avait beso9 que de cette quantit m9ime de matire p\r obt5ir la photographie du spectre de l't9celle4 ,sur le produit qui me re/ait je faisais une dt]m9ation de poids atomique4 ,j'ai employ la m?ode classique qui consi/e dos]1 l'tat de *lorure d'arg5t1 le *lore cont5u dans un poids connu de *lorure anhydre4 ,comme expri5ce de contrle1 j'ai dt]m9 le poids atomique du b>yum p> la mme m?ode1 dans les mmes conditions et avec la mme quantit de matire1 #j;g1#e d'abord1 #j;g1#a seulem5t ensuite4 ,les nombres tr\vs tai5t t\j\rs compris entre #acg et #ach4 ,j'ai vu a9si que cette m?ode donne des rsultats satisfaisants1 mme avec une aussi faible quantit de matire4 ,les deux premires dt]m9ations ont t faites avec des *lorures1 dont l'un tait #bcj fois et l'autre #fjj fois plus actif que l'uranium4 ,ces deux expri5ces ont donn1 la prcision des mesures prs1 le mme nombre que l'expri5ce faite avec le *lorure de b>yum pur4 ,on ne p\vait donc espr] de tr\v] une diffr5ce qu'en employant un produit beauc\p plus actif4 ,l'expri5ce suivante a t faite avec un *lorure dont l'activit tait environ #cejj fois plus gr&e que celle de l'uranium2 cette expri5ce p]mit1 p\r la premire fois1 d'ap]cevoir une diffr5ce petite1 mais c]ta9e2 je tr\vais1 p\r le poids atomique moy5 du mtal cont5u dans ce *lorure1 le nombre #adj1 qui indiquait que le poids atomique du radium devait tre plus lev que celui du b>yum4 ,en employant des produits de plus en plus actifs et prs5tant le spectre du radium avec une int5sit croissante1 je con/atais que les nombres obt5us allai5t aussi en croissant1 comme on peut le voir dans le ,tableau suivant 7,a indique l'activit du *lorure1 celle de l'uranium tant prise comme unit2 ,m le poids atomique tr\v73 ,a4 ,m4 #cejj #adj le spectre du radium e/ trs faible #dgjj #ada #gejj #ade1h le spectre du radium e/ =t1 mais celui du b>yum dom9e de beauc\p ,ordre #agc1h les deux spectres ont une importance de peu prs gale gr&eur1 #bbe le b>yum n'e/ prs5t qu' l'tat de #ajf4 trace4 ,les nombres de la colonne ,a ne doiv5t tre considrs que comme une indication grossire4 ,l'apprciation de l'activit des corps =tem5t radioactifs e/1 en effet1 difficile1 p\r div]ses raisons dont il s]a "q plus lo94 ,a la suite des traitem5ts dcrits plus haut1 j'ai obt5u1 en m>s #aijb1 #j;g1#ab d'un *lorure de radium1 dont ,dem>ay a bi5 v\lu faire l'analyse spectrale4 ,ce *lorure de radium1 d'aprs l'op9ion de ,dem>ay1 tait s5siblem5t pur2 cep5dant son spectre prs5tait encore les trois raies pr9cipales du b>yum avec une int5sit notable4 ,j'ai fait avec ce *lorure quatre dt]m9ations successives dont voici les rsultats3 ,*lorure de radium ,*lorure anhydre4 d'arg5t4 ,m4 ,i #j1aaej #j1aacj #bbj1g ,,ii #j1aadh #j1aaai #bbc1j ,,iii #j1aaace #j1ajhf #bbb1h ,,iv #j1ajibe #j1ajfde #bbc1a ,j'ai entrepris alors une n\velle purification de ce *lorure1 et je suis arrive obt5ir une matire beauc\p plus pure encore1 dans le spectre de laquelle les deux raies les plus =tes du b>yum sont trs faibles4 tant donne la s5sibilit de la raction spectrale du b>yum1 ,dem>ay e/ime que ce *lorure purifi ne conti5t que des traces m9imes de b>yum incapables d'influ5c] d'une faon apprciable le poids atomique4 ,j'ai fait trois dt]m9ations avec ce *lorure de radium p>faitem5t pur4 ,voici les rsultats3 ,*lorure de radium ,*lorure anhydre4 d'arg5t4 ,m4 ,i #j1jiaib #j1jhhij #bbe1c ,,ii #j1jhicf #j1jhfbg #bbe1h ,,iii #j1jhhci #j1jhehi #bbd1j ,ces nombres donn5t une moy5ne de #bbe4 ,ils ont t calculs1 de mme que les prcd5ts1 en considrant le radium comme un lm5t bival5t1 dont le *lorure a la =mule ,ra,cl#b1 et en adoptant p\r l'arg5t et le *lore les nombres ,ag #ajg1h2 ,cl #ce1d4 ,il rsulte de ces expri5ces que le poids atomique du radium e/ ,ra#bbe4 ,je considre ce nombre comme exact une unit prs4 ,les peses tai5t faites avec une balance apriodique ,curie1 p>faitem5t rgle1 prcise au v+time de milligramme4 ,cette balance1 lecture directe1 p]met de faire des peses trs rapides1 ce qui e/ une condition ess5tielle p\r la pese des *lorures anhydres de radium et de b>yum1 qui absorb5t l5tem5t de l'eau1 malgr la prs5ce de corps dess*ants dans la balance4 ,les matires pes] tai5t places dans un creuset de plat9e2 ce creuset tait en usage depuis longtemps1 et j'ai vrifi que son poids ne v>iait pas d'un dixime de milligramme au c\rs d'une opration4 ,le *lorure hydrat obt5u p> cri/allisation tait introduit dans le creuset et *auff l'tuve p\r tre trans=m en *lorure anhydre4 ,l'expri5ce montre que1 lorsque le *lorure a t ma9t5u quelques heures #ajj1 son poids ne v>ie plus1 mme lorsqu'on fait mont] la temprature #bjj et qu'on l'y ma9ti5t p5dant quelques heures4 ,le *lorure anhydre a9si obt5u con/itue donc un corps p>faitem5t df9i4 ,voici une srie de mesures relatives ce sujet3 le *lorure 7#a;dg7 e/ s* l'tuve #ee et plac dans un exsiccateur sur de l'acide phosphorique anhydre2 il p]d alors du poids trs l5tem5t1 ce qui pr\ve qu'il conti5t encore de l'eau2 p5dant #ab heures1 la p]te a t de #cmg4 ,on reporte le *lorure dans l'tuve et on laisse la temprature mont] #ajj4 ,p5dant cette opration1 le *lorure p]d #fmg1#c4 ,laiss dans l'tuve p5dant #c heures #ae m9utes1 il p]d encore #bmg1#e4 ,on ma9ti5t la temprature p5dant #de m9utes entre #ajj et #abj1 ce qui entrane une p]te de poids de #jmg1#a4 ,laiss ensuite #cj m9utes #abe1 le *lorure ne p]d ri54 ,ma9t5u ensuite p5dant #cj m9utes #aej1 il p]d #jmg1#a4 ,enf91 *auff p5dant #d heures #bjj1 il pr\ve une p]te de poids de #jmg1#ae4 ,p5dant t\tes ces oprations1 le creuset a v>i de #jmg1#je4 ,aprs *aque dt]m9ation de poids atomique1 le radium tait ram5 l'tat de *lorure de la manire suivante3 la liqueur cont5ant aprs le dosage l'azotate de radium et l'azotate d'arg5t en excs tait additionne d'acide *lorhydrique pur1 on sp>ait le *lorure d'arg5t p> filtration2 la liqueur tait vapore sec plusieurs fois avec un excs d'acide *lorhydrique pur4 ,l'expri5ce montre qu'on peut a9si lim9] compltem5t l'acide azotique4 ,le *lorure d'arg5t du dosage tait t\j\rs radioactif et lum9eux4 ,je me suis assure qu'il n'avait pas entran de quantit pondrable de radium1 en dt]m9ant la quantit d'arg5t qui y tait cont5ue4 ,a cet effet1 le *lorure d'arg5t fondu cont5u dans le creuset tait rduit p> l'hydrogne rsultant de la dcomposition de l'acide *lorhydrique t5du p> le z9c2 aprs lavage1 le creuset tait pes avec l'arg5t mtallique qui y tait cont5u4 ,j'ai con/at galem5t1 dans une expri5ce1 que le poids du *lorure de radium rgnr tait retr\v le mme qu'avant l'opration4 ,dans d'autres expri5ces1 je n'att5dais pas1 p\r comm5c] une n\velle opration1 que t\tes les eaux de lavage fuss5t vapores4 ,ces vrifications ne comport5t pas la mme prcision que les expri5ces directes2 elles ont p]mis t\tefois de s'assur] qu'aucune erreur notable n'a t commise4 ,d'aprs ses proprits *imiques1 le radium e/ un lm5t de la srie des alcal9o-t]reux4 ,il e/ dans cette srie l'homologue suprieur du b>yum4 ,d'aprs son poids atomique1 le radium vi5t se plac] galem5t1 dans le ,tableau de ,m5deleeff1 la suite du b>yum dans la colonne des mtaux alcal9o-t]reux et sur la range qui conti5t dj l'uranium et le ?orium4 ,c>actres des sels de radium4--,les sels de radium3 *lorure1 azotate1 c>bonate1 sulfate1 ont le mme aspect que ceux de b>yum1 qu& ils vi5n5t d'tre prp>s l'tat solide1 mais t\s les sels de radium se color5t avec le temps4 ,les sels de radium sont t\s lum9eux dans l'obscurit4 ,p> leurs proprits *imiques1 les sels de radium sont absolum5t analogues aux sels correspondants de b>yum4 ,cep5dant le *lorure de radium e/ mo9s soluble que celui de b>yum2 la solubilit des azotates dans l'eau semble tre s5siblem5t la mme4 ,les sels de radium sont le sige d'un dgagem5t de *aleur spontan et cont9u4 ,le *lorure de radium pur e/ p>amagntique4 ,son coeffici5t d'aimantation spcifique ,k 7rapport du mom5t magntique de l'unit de masse l'int5sit du *amp7 a t mesur p> ,,mm4 ,p4 ,curie et ,c4 ,*neveau au moy5 d'un app>eil tabli p> ces deux physici5s#ch4 ,ce coeffici5t a t mesur p> comp>aison avec celui de l'eau et corrig de l'action du magntisme de l'air4 ,on a tr\v a9si ,k #a1je #aj-f4 ,le *lorure de b>yum pur e/ diamagntique1 son coeffici5t d'aimantation spcifique e/ ,k - #j1dj #aj-f4 #ch ,socit de ,physique1 #c avril #aijc4 ,on tr\ve d'ailleurs1 con=mm5t aux rsultats prcd5ts1 qu'un *lorure de b>yum radifre cont5ant environ #ag p\r #ajj de *lorure de radium e/ diamagntique et possde un coeffici5t spcifique ,k - #j1bj #aj-fci4 #ci ,en #ahii1 ,m4 ,/4 ,mey] a annonc que le c>bonate de b>yum radifre tait p>amagntique 7,wi$4 ,ann41 t4 ,,lxviii74 ,cep5dant ,m4 ,mey] avait opr avec un produit trs peu ri*e en radium1 et ne cont5ant probablem5t que #a_/ajjj de sel de radium4 ,ce produit aurait d se montr] diamagntique4 ,il e/ probable que ce corps cont5ait une petite impuret f]rifre4 ,fractionnem5t du *lorure de b>yum ord9aire4--,n\s avons *]* n\s assur] si le *lorure de b>yum du comm]ce ne cont5ait pas de petites quantits de *lorure de radium inapprciables notre app>eil de mesures4 ,p\r cela1 n\s avons entrepris le fractionnem5t d'une gr&e quantit de *lorure de b>yum du comm]ce1 esprant conc5tr] p> ce procd la trace de *lorure de radium si elle s'y tr\vait4 #ejkg de *lorure de b>yum du comm]ce ont t diss\s dans l'eau2 la dissolution a t prcipite p> de l'acide *lorhydrique exempt d'acide sulfurique1 ce qui a f\rni #bjkg de *lorure prcipit4 ,celui-ci a t diss\s dans l'eau et prcipit p>tiellem5t p> l'acide *lorhydrique1 ce qui a donn #hkg1#e de *lorure prcipit4 ,ce *lorure a t s\mis la m?ode de fractionnem5t employe p\r le *lorure de b>yum radifre1 et l'on a lim9 la tte du fractionnem5t #aj;g de *lorure correspondant la portion la mo9s soluble4 ,ce *lorure ne montrait aucune radioactivit dans notre app>eil de mesures2 il ne cont5ait donc pas de radium2 ce corps e/1 p> suite1 abs5t des m9]ais qui f\rniss5t le b>yum4 ,,*apitre ,,iii4 ,,rayonnem5t ,,des ,,n\velles ,,sub/ances ,,radioactives4 ,procds d'tude du rayonnem5t4--,p\r tudi] le rayonnem5t mis p> les sub/ances radioactives1 on peut se s]vir de l'une quelconque des proprits de ce rayonnem5t4 ,on peut donc utilis] soit l'action des rayons sur les plaques photographiques1 soit leur proprit d'ionis] l'air et de le r5dre conducteur1 soit encore leur facult de provoqu] la fluoresc5ce de c]ta9es sub/ances4 ,en p>lant dornavant de ces div]ses manires d'opr]1 j'emploi]ai1 p\r abrg]1 les expressions3 m?ode radiographique1 m?ode lectrique1 m?ode fluoroscopique4 ,les deux premires ont t employes ds le db p\r l'tude des rayons uraniques2 la m?ode fluoroscopique ne peut s'appliqu] qu'aux sub/ances n\velles1 =tem5t radioactives1 c> les sub/ances faiblem5t radioactives telles que l'uranium et le ?orium ne produis5t pas de fluoresc5ce apprciable4 ,la m?ode lectrique e/ la seule qui comporte des mesures d'int5sit prcises2 les deux autres sont surt\t propres donn] ce po9t de vue des rsultats qualitatifs et ne peuv5t f\rnir que des mesures d'int5sit grossires4 ,les rsultats obt5us avec les trois m?odes considres ne sont jamais que trs grossirem5t comp>ables entre eux et peuv5t ne pas tre comp>ables du t\t4 ,la plaque s5sible1 le gaz qui s'ionise1 l'cran fluoresc5t sont autant de rcepteurs auxquels on dem&e d'absorb] l'n]gie du rayonnem5t et de la trans=m] en un autre mode d'n]gie3 n]gie *imique1 n]gie ionique ou n]gie lum9euse4 ,*aque rcepteur absorbe une fraction du rayonnem5t qui dp5d ess5tiellem5t de sa nature4 ,on v]ra d'ailleurs plus lo9 que le rayonnem5t e/ complexe2 les portions du rayonnem5t absorbes p> les diffr5ts rcepteurs peuv5t diffr] entre elles quantitativem5t et qualitativem5t4 ,enf91 il n'e/ ni vid5t1 ni mme probable1 que l'n]gie absorbe soit entirem5t trans=me p> le rcepteur en la =me que n\s dsirons obs]v]2 une p>tie de cette n]gie peut se tr\v] trans=me en *aleur1 en mission de rayonnem5ts secondaires qui1 suivant le cas1 s]ont ou ne s]ont pas utiliss p\r la production du phnomne obs]v1 en action *imique diffr5te de celle que l'on obs]ve1 etc41 et1 l encore1 l'effet utile du rcepteur1 p\r le b que n\s n\s proposons1 dp5d ess5tiellem5t de la nature de ce rcepteur4 ,comp>ons deux *antillons radioactifs dont l'un conti5t du radium et l'autre du polonium1 et qui sont galem5t actifs dans l'app>eil plateaux de la figure #a4 ,si l'on rec\vre *acun d'eux d'une feuille m9ce d'alum9ium1 le second p>atra considrablem5t mo9s actif que le premi]1 et il en s]a de mme si on les place s\s le mme cran fluoresc5t1 qu& ce d]ni] e/ assez pais1 ou qu'il e/ plac une c]ta9e di/ance des deux sub/ances radioactives4 n]gie du rayonnem5t4--,quelle que soit la m?ode de re*]*es employe1 on tr\ve t\j\rs que l'n]gie du rayonnem5t des sub/ances radioactives n\velles e/ considrablem5t plus gr&e que celle de l'uranium et du ?orium4 ,c'e/ a9si que1 petite di/ance1 une plaque photographique e/ impressionne1 p\r a9si dire1 in/antanm5t1 alors qu'une pose de #bd heures e/ ncessaire qu& on opre avec l'uranium et le ?orium4 ,un cran fluoresc5t e/ vivem5t illum9 au contact des sub/ances radioactives n\velles1 alors qu'aucune trace de lum9osit ne se voit avec l'uranium et le ?orium4 ,enf91 l'action ionisante sur l'air e/ aussi considrablem5t plus int5se1 dans le rapport de #ajf environ4 ,mais il n'e/1 vrai dire1 plus possible d'valu] l'int5sit totale du rayonnem5t1 comme p\r l'uranium1 p> la m?ode lectrique dcrite au db 7fig4 #a74 ,en effet1 dans le cas de l'uranium1 p> exemple1 le rayonnem5t e/ trs approximativem5t absorb dans la c\*e d'air qui sp>e les plateaux1 et le c\rant limite e/ atte9t p\r une t5sion de #ajj volts4 ,mais il n'en e/ plus de mme p\r les sub/ances =tem5t radioactives4 ,une p>tie du rayonnem5t du radium e/ con/itue p> des rayons trs pntrants qui trav]s5t le cond5sateur et les plateaux mtalliques1 et ne sont nullem5t utiliss ionis] l'air entre les plateaux4 ,de plus le c\rant limite ne peut pas t\j\rs tre obt5u p\r les t5sions dont on dispose2 c'e/ a9si que1 p\r le polonium trs actif1 le c\rant e/ encore proportionnel la t5sion entre #ajj et #ejj volts4 ,les conditions exprim5tales qui donn5t la mesure une signification simple ne sont donc pas ralises1 et1 p> suite1 les nombres obt5us ne peuv5t tre considrs comme donnant la mesure du rayonnem5t total2 ils ne con/itu5t1 ce po9t de vue1 qu'une approximation grossire4 ,nature complexe du rayonnem5t4--,les travaux de div]s physici5s 7,,mm4 ,becqu]el1 ,mey] et von ,s*weidl]1 ,giesel1 ,vill>d1 ,ru!r=d1 ,m4 et ,mme ,curie7 ont montr que le rayonnem5t des sub/ances radioactives e/ un rayonnem5t trs complexe4 ,il convi5t de di/+u] trois espces de rayons que je dsign]ai1 suivant la notation adopte p> ,m4 ,ru!r=d1 p> les lettres 1 et 4 #a ,les rayons sont des rayons trs peu pntrants qui sembl5t con/itu] la plus grosse p>tie de rayonnem5t4 ,ces rayons sont c>actriss p> les lois suivant lesquelles ils sont absorbs p> la matire4 ,le *amp magntique agit trs faiblem5t sur ces rayons1 et on les a considrs t\t d'abord comme ins5sibles l'action de ce *amp4 ,cep5dant1 dans un *amp magntique int5se1 les rayons sont lgrem5t dvis2 la dviation se produit de la mme manire que dans le cas des rayons ca?odiques1 mais le s5s de la dviation e/ r5v]s2 il e/ le mme que p\r les rayons canaux des tubes de ,crookes4 #b ,les rayons sont des rayons mo9s absorbables dans leur ensemble que les prcd5ts4 ,ils sont dvis p> un *amp magntique de la mme manire et dans le mme s5s que les rayons ca?odiques4 #c ,les rayons sont des rayons pntrants ins5sibles l'action du *amp magntique et comp>ables aux rayons de ,rntg54 ,les rayons d'un mme gr\pe peuv5t avoir un p\voir de pntration qui v>ie dans des limites trs t5dues1 comme cela a t pr\v p\r les rayons 4 ,imag9ons l'expri5ce suivante3 le radium ,r e/ plac au fond d'une petite cavit pr(onde creuse dans un bloc de plomb ,p 7fig4 #d74 ,un faisceau de rayons rectiligne et peu pan\i s'*appe de la cuve4 ,supposons que1 dans la rgion qui ent\re la cuve1 on tablisse un *amp magntique uni=me1 trs int5se1 normal au plan de la figure et dirig v]s l'arrire de ce plan4 ,les trois gr\pes de rayons 1 1 se tr\v]ont sp>s4 ,les rayons peu int5ses cont9u5t leur trajet rectiligne sans trace de dviation4 ,les rayons sont dvis la faon de rayons ca?odiques et dcriv5t dans le plan de la figure des trajectoires circulaires dont le rayon v>ie dans des limites t5dues4 ,si la cuve e/ place sur une plaque photographique ,,ac1 la portion ,,bc de la plaque qui reoit les rayons e/ impressionne4 ,enf91 les rayons =m5t un faisceau trs int5se qui e/ dvi lgrem5t et qui e/ assez rapidem5t absorb p> l'air4 ,ces rayons dcriv5t1 dans le plan de la figure1 une trajectoire dont le rayon de c\rbure e/ trs gr&1 le s5s de la dviation tant l'inv]se de celui qui a lieu p\r les rayons 4 ,illu/ration3 ,fig4 #d4 ,si l'on rec\vre la cuve d'un cran m9ce en alum9ium1 7#jmm1#a d'paisseur71 les rayons sont en trs gr&e p>tie supprims1 les rayons le sont bi5 mo9s et les rayons ne sembl5t pas absorbs notablem5t4 ,l'expri5ce que je vi5s de dcrire n'a pas t ralise s\s cette =me1 et l'on v]ra dans la suite quelles sont les expri5ces qui montr5t l'action du *amp magntique sur les div]s gr\pes de rayons4 ,action du *amp magntique4--,on a vu que les rayons mis p> les sub/ances radioactives ont un gr& nombre de proprits communes aux rayons ca?odiques et aux rayons ,rntg54 ,aussi bi5 les rayons ca?odiques que les rayons ,rntg5 ionis5t l'air1 agiss5t sur les plaques photographiques1 excit5t la fluoresc5ce1 n'pr\v5t pas de rflexion rgulire4 ,mais les rayons ca?odiques diffr5t des rayons ,rntg5 en ce qu'ils sont dvis de leur trajet rectiligne p> l'action du *amp magntique et en ce qu'ils transport5t des *>ges d'lectricit ngative4 ,le fait que le *amp magntique agit sur les rayons mis p> les sub/ances radioactives a t dc\v]t presque simultanm5t p> ,,mm4 ,giesel1 ,mey] et von ,s*weidl] et ,becqu]el#dj4 ,ces physici5s ont reconnu que les rayons des sub/ances radioactives sont dvis p> le *amp magntique de la mme faon et dans le mme s5s que les rayons ca?odiques2 leurs obs]vations se rapportai5t aux rayons 4 #dj ,,giesel1 ,wi$4 ,ann41 #b novembre #ahii4--,,mey] et ,,von ,,s*weidl]1 ,acad4 ,anzeig] ,wi51 #c et #i novembre #ahii4--;,,becqu]el1 ,comptes r5dus1 #aa dcembre #ahii4 ,m4 ,curie a montr que le rayonnem5t du radium comporte deux gr\pes de rayons bi5 di/9cts1 dont l'un e/ facilem5t dvi p> le *amp magntique 7rayons 7 alors que l'autre re/e ins5sible l'action de ce *amp 7rayons et dont l'ensemble tait dsign p> le nom de rayons non dviables7#da4 #da ,p4 ,,curie1 ,comptes r5dus1 #h janvi] #aijj4 ,m4 ,becqu]el n'a pas obs]v d'mission de rayons g5re ca?odique p> les *antillons de polonium prp>s p> n\s4 ,c'e/1 au contraire1 sur un *antillon de polonium1 prp> p> lui1 que ,m4 ,giesel a obs]v p\r la premire fois l'effet du *amp magntique4 ,de t\s les *antillons de polonium1 prp>s p> n\s1 aucun n'a jamais donn lieu une mission de rayons g5re ca?odique4 ,le polonium de ,m4 ,giesel n'met des rayons g5re ca?odique que qu& il e/ rcemm5t prp>1 et il e/ probable que l'mission e/ due au phnomne de radioactivit induite dont il s]a "q plus lo94 ,voici les expri5ces qui pr\v5t qu'une p>tie du rayonnem5t du radium et une p>tie seulem5t e/ con/itue p> des rayons facilem5t dviables 7rayons 74 ,ces expri5ces ont t faites p> la m?ode lectrique#db4 #db ,p4 ,,curie1 ,comptes r5dus1 #h janvi] #aijj4 ,illu/ration3 ,fig4 #e4 ,le corps radioactif 7fig4 #e7 envoie des radiations suivant la direction ,,ad entre les plateaux ,p et ,p'4 ,le plateau ,p e/ ma9t5u au pot5tiel de #ejj volts1 le plateau ,p' e/ reli un lectromtre et un qu>tz pizolectrique4 ,on mesure l'int5sit du c\rant qui passe dans l'air s\s l'influ5ce des radiations4 ,on peut volont tablir le *amp magntique d'un lectro-aimant normalem5t au plan de la figure dans t\te la rgion ,,eeee4 ,si les rayons sont dvis1 mme faiblem5t1 ils ne pntr5t plus entre les plateaux1 et le c\rant e/ supprim4 ,la rgion o pass5t les rayons e/ ent\re p> les masses de plomb ,b1 ,b'1 ,b et p> les armatures de l'lectro-aimant2 qu& les rayons sont dvis1 ils sont absorbs p> les masses de plomb ,b et ,b'4 ,les rsultats obt5us dp5d5t ess5tiellem5t de la di/ance ,,ad du corps radiant ,a l'entre du cond5sateur en ,d4 ,si la di/ance ,,ad e/ assez gr&e 7suprieure #g;cm71 la plus gr&e p>tie 7#ij p\r #ajj environ7 des rayons du radium qui arriv5t au cond5sateur sont dvis et supprims p\r un *amp de #bejj units4 ,ces rayons sont des rayons 4 ,si la di/ance ,,ad e/ plus faible que #femm1 une p>tie mo9s importante des rayons e/ dvie p> l'action du *amp2 cette p>tie e/ d'ailleurs dj compltem5t dvie p> un *amp de #bejj units1 et la proportion de rayons supprims n'augm5te pas qu& on fait crotre le *amp de #bejj #gjjj units4 ,la proportion des rayons non supprims p> le *amp e/ d'autant plus gr&e que la di/ance ,,ad entre le corps radiant et le cond5sateur e/ plus petite4 ,p\r les di/ances faibles les rayons qui peuv5t tre dvis facilem5t ne con/itu5t plus qu'une trs faible fraction du rayonnem5t total4 ,les rayons pntrants sont donc1 en majeure p>tie1 des rayons dviables g5re ca?odique 7rayons 74 ,avec le dispositif exprim5tal qui vi5t d'tre dcrit1 l'action du *amp magntique sur les rayons ne p\vait gure tre obs]ve p\r les *amps employs4 ,le rayonnem5t trs important1 en app>5ce non dviable1 obs]v petite di/ance de la s\rce radiante1 tait con/itu p> les rayons 2 le rayonnem5t non dviable obs]v gr&e di/ance tait con/itu p> les rayons 4 ,lorsque l'on tamise le faisceau au trav]s d'une lame absorbante 7alum9ium ou papi] noir71 les rayons qui pass5t sont presque t\s dvis p> le *amp1 de telle sorte qu' l'aide de l'cran et du *amp magntique presque t\t le rayonnem5t e/ supprim dans le cond5sateur1 ce qui re/e n'tant alors d qu'aux rayons 1 dont la proportion e/ faible4 ,quant aux rayons 1 ils sont absorbs p> l'cran4 ,une lame d'alum9ium de #a_/ajj de millimtre d'paisseur suffit p\r supprim] presque t\s les rayons difficilem5t dviables1 qu& la sub/ance e/ assez lo9 du cond5sateur2 p\r des di/ances plus petites 7#cdmm et #eamm71 deux feuilles d'alum9ium au #a_/ajj sont ncessaires p\r obt5ir ce rsultat4 ,on a fait des mesures semblables sur quatre sub/ances radifres 7*lorures ou c>bonates7 d'activit trs diffr5te2 les rsultats obt5us ont t trs analogues4 ,on peut rem>qu] que1 p\r t\s les *antillons1 les rayons pntrants dviables l'aimant 7rayons 7 ne sont qu'une faible p>tie du rayonnem5t total2 ils n'int]vi5n5t que p\r une faible "p dans les mesures o l'on utilise le rayonnem5t intgral p\r produire la conductibilit de l'air4 ,on peut tudi] la radiation mise p> le polonium p> la m?ode lectrique4 ,qu& on fait v>i] la di/ance ,,ad du polonium au cond5sateur1 on n'obs]ve d'abord aucun c\rant tant que la di/ance e/ assez gr&e2 qu& on rappro*e le polonium1 on obs]ve que1 p\r une c]ta9e di/ance qui tait de #d;cm p\r l'*antillon tudi1 le rayonnem5t se fait trs brusquem5t s5tir avec une assez gr&e int5sit2 le c\rant augm5te ensuite rgulirem5t si l'on cont9ue rappro*] le polonium1 mais le *amp magntique ne produit pas d'effet apprciable dans ces conditions4 ,il semble que le rayonnem5t du polonium soit dlimit dans l'espace et dpasse pe9e dans l'air une sorte de ga9e ent\rant la sub/ance sur l'paisseur de quelques c5timtres4 ,il convi5t de faire des rs]ves gnrales importantes sur la signification des expri5ces que je vi5s de dcrire4 ,qu& j'indique la proportion des rayons dvis p> l'aimant1 il s'agit seulem5t des radiations susceptibles d'actionn] un c\rant dans le cond5sateur4 ,en employant comme ractif des rayons de ,becqu]el la fluoresc5ce ou l'action sur les plaques photographiques1 la proportion s]ait probablem5t diffr5te1 une mesure d'int5sit n'ayant gnralem5t un s5s que p\r la m?ode de mesures employe4 ,les rayons du polonium sont des rayons du g5re 4 ,dans les expri5ces que je vi5s de dcrire1 on n'a obs]v aucun effet du *amp magntique sur ces rayons1 mais le dispositif exprim5tal tait tel qu'une faible dviation passait inap]ue4 ,des expri5ces faites p> la m?ode radiographique ont confirm les rsultats de celles qui prcd5t4 ,en employant le radium comme s\rce radiante1 et en recevant l'impression sur une plaque p>allle au faisceau primitif et normale au *amp1 on obti5t la trace trs nette de deux faisceaux sp>s p> l'action du *amp1 l'un dvi1 l'autre non dvi4 ,les rayons con/itu5t le faisceau dvi2 les rayons tant peu dvis se confond5t s5siblem5t avec le faisceau non dvi des rayons 4 ,rayons dviables 4--,il rsultait des expri5ces de ,,mm4 ,giesel et de ,,mm4 ,mey] et von ,s*weidl] que le rayonnem5t des corps radioactifs e/ au mo9s en p>tie dvi p> un *amp magntique1 et que la dviation se fait comme p\r les rayons ca?odiques4 ,m4 ,becqu]el a tudi l'action du *amp sur les rayons p> la m?ode radiographique#dc4 ,le dispositif exprim5tal employ tait celui de la figure #d4 ,le radium tait plac dans la cuve en plomb ,p1 et cette cuve tait pose sur la face s5sible d'une plaque photographique ,,ac enveloppe de papi] noir4 ,le t\t tait plac entre les ples d'un lectro-aimant1 le *amp magntique tant normal au plan de la figure4 #dc ,,becqu]el1 ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxx1 p4 #bjf1 #cgb1 #haj4 ,si le *amp e/ dirig v]s l'arrire de ce plan1 la p>tie ,,bc de la plaque se tr\ve impressionne p> des rayons qui1 ayant dcrit des trajectoires circulaires1 sont rabattus sur la plaque et vi5n5t la c\p] angle droit4 ,ces rayons sont des rayons 4 ,m4 ,becqu]el a montr que l'impression con/itue une l>ge b&e diffuse1 vritable spectre cont9u1 montrant que le faisceau de rayons dviables mis p> la s\rce e/ con/itu p> une inf9it de radiations 9galem5t dviables4 ,si l'on rec\vre la glat9e de la plaque de div]s crans absorbants 7papi]1 v]re1 mtaux71 une portion du spectre se tr\ve supprime1 et l'on con/ate que les rayons les plus dvis p> le *amp magntique1 autrem5t dit ceux qui donn5t la plus petite valeur du rayon de la trajectoire circulaire1 sont le plus =tem5t absorbs4 ,p\r *aque cran l'impression sur la plaque ne comm5ce qu' une c]ta9e di/ance de la s\rce radiante1 cette di/ance tant d'autant plus gr&e que l'cran e/ plus absorbant4 ,*>ge des rayons dviables4--,les rayons ca?odiques sont1 comme l'a montr ,m4 ,p]r91 *>gs d'lectricit ngative#dd4 ,de plus ils peuv5t1 d'aprs les expri5ces de ,m4 ,p]r9 et de ,m4 ,l5>d#de1 transport] leur *>ge trav]s des enveloppes mtalliques runies la t]re et trav]s des lames isolantes4 ,en t\t po9t1 o les rayons ca?odiques sont absorbs1 se fait un dgagem5t cont9u d'lectricit ngative4 ,n\s avons con/at qu'il en e/ de mme p\r les rayons dviables du radium4 ,les rayons dviables du radium sont *>gs d'lectricit ngative#df4 #dd ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxi1 p4 #aacj4 ,annales de ,*imie et de ,physique1 t4 ,,ii1 #ahig4 #de ,,l5>d1 ,wi$4 ,ann41 t4 ,,lxiv1 p4 #bgi4 #df ,m4 et ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 #e m>s #aijj4 talons la sub/ance radioactive sur l'un des plateaux d'un cond5sateur1 ce plateau tant reli mtalliquem5t la t]re2 le second plateau e/ reli un lectromtre1 il reoit et absorbe les rayons mis p> la sub/ance4 ,si les rayons sont *>gs1 on doit obs]v] une arrive cont9ue d'lectricit l'lectromtre4 ,cette expri5ce1 ralise dans l'air1 ne n\s a pas p]mis de dcel] une *>ge des rayons1 mais l'expri5ce a9si faite n'e/ pas s5sible4 ,l'air entre les plateaux tant r5du conducteur p> les rayons1 l'lectromtre n'e/ plus isol et ne peut accus] que des *>ges assez =tes4 ,p\r que les rayons ne puiss5t apport] de tr\ble dans l'expri5ce1 on peut les supprim] en rec\vrant la s\rce radiante d'un cran mtallique m9ce2 le rsultat de l'expri5ce n'e/ pas modifi#dg4 #dg ,a vrai dire1 dans ces expri5ces1 on obs]ve t\j\rs une dviation l'lectromtre1 mais il e/ facile de se r5dre compte que ce dplacem5t e/ un effet de la =ce lectromotrice de contact qui exi/e entre le plateau reli l'lectromtre et les conducteurs vois9s2 cette =ce lectromotrice fait dvi] l'lectromtre1 grce la conductibilit de l'air s\mis au rayonnem5t du radium4 ,n\s avons sans plus de succs rpt cette expri5ce dans l'air en faisant pntr] les rayons dans l'intrieur d'un cyl9dre de ,f>aday en relation avec l'lectromtre#dh4 #dh ,le dispositif du cyl9dre de ,f>aday n'e/ pas ncessaire1 mais il p\rrait prs5t] quelques avantages dans le cas o il se produirait une =te diffusion des rayons p> les p>ois frappes4 ,on p\rrait espr] a9si recueillir et utilis] ces rayons diffuss1 s'il y en a4 ,on p\vait dj se r5dre compte1 d'aprs les expri5ces qui prcd5t1 que la *>ge des rayons du produit radiant employ tait faible4 ,p\r con/at] un faible dgagem5t d'lectricit sur le conducteur qui absorbe les rayons1 il faut que ce conducteur soit bi5 isol lectriquem5t2 p\r obt5ir ce rsultat1 il e/ ncessaire de le mettre l'abri de l'air1 soit en le plaant dans un tube avec un vide trs p>fait1 soit en l'ent\rant d'un bon dilectrique solide4 ,c'e/ ce d]ni] dispositif que n\s avons employ4 ,un disque conducteur ,,mm 7fig4 #f7 e/ reli p> la tige mtallique t l'lectromtre2 disque et tige sont compltem5t ent\rs de matire isolante iiii2 le t\t e/ rec\v]t d'une enveloppe mtallique ,,eeee qui e/ en communication lectrique avec la t]re4 ,sur l'une des faces du disque1 l'isolant pp et l'enveloppe mtallique sont trs m9ces4 ,c'e/ cette face qui e/ expose au rayonnem5t du sel de b>yum radifre ,r1 plac l'extrieur dans une auge en plomb#di4 ,les rayons mis p> le radium trav]s5t l'enveloppe mtallique et la lame isolante pp1 et sont absorbs p> le disque mtallique ,,mm4 ,celui-ci e/ alors le sige d'un dgagem5t cont9u et con/ant d'lectricit ngative que l'on con/ate l'lectromtre et que l'on mesure l'aide du qu>tz pizolectrique4 #di ,l'enveloppe isolante doit tre p>faitem5t cont9ue4 ,t\te fissure remplie d'air allant du conducteur intrieur jusqu' l'enveloppe mtallique e/ une cause de c\rant d aux =ces lectromotrices de contact utilisant la conductibilit de l'air s\s l'action du radium4 ,illu/ration3 ,fig4 #f4 ,le c\rant a9si cr e/ trs faible4 ,avec du *lorure de b>yum radifre trs actif =mant une c\*e de #b;cm#b1e de surface et de #j;cm1#b d'paisseur1 on obti5t un c\rant de l'ordre de gr&eur de #aj-aa ampre1 les rayons utiliss ayant trav]s1 avant d'tre absorbs p> le disque ,,mm1 une paisseur d'alum9ium de #jmm1#ja et une paisseur d'bonite de #jmm1#c4 ,n\s avons employ successivem5t du plomb1 du cuivre et du z9c p\r le disque ,,mm1 de l'bonite et de la p>aff9e p\r l'isolant2 les rsultats obt5us ont t les mmes4 ,le c\rant dim9ue qu& on loigne la s\rce radiante ,r1 ou qu& on emploie un produit mo9s actif4 ,n\s avons encore obt5u les mmes rsultats en remplaant le disque ,,mm p> un cyl9dre de ,f>aday rempli d'air1 mais envelopp extrieurem5t p> une matire isolante4 ,l'ouv]ture du cyl9dre1 f]me p> la plaque isolante m9ce pp1 tait alors en face de la s\rce radiante4 ,enf9 n\s avons fait l'expri5ce inv]se1 qui consi/e plac] l'auge de plomb avec le radium au milieu de la matire isolante et en relation avec l'lectromtre 7fig4 #g71 le t\t tant envelopp p> l'ence9te mtallique relie la t]re4 ,illu/ration3 ,fig4 #g4 ,dans ces conditions1 on obs]ve l'lectromtre que le radium pr5d une *>ge positive et gale en gr&eur la *>ge ngative de la premire expri5ce4 ,les rayons du radium trav]s5t la plaque dilectrique m9ce pp et quitt5t le conducteur intrieur en emportant de l'lectricit ngative4 ,les rayons du radium n'int]vi5n5t pas dans ces expri5ces1 tant absorbs presque totalem5t p> une paisseur extrmem5t faible de matire4 ,la m?ode qui vi5t d'tre dcrite ne convi5t pas non plus p\r l'tude de la *>ge des rayons du polonium1 ces rayons tant galem5t trs peu pntrants4 ,n\s n'avons obs]v aucun indice de *>ge avec du polonium1 qui met seulem5t des rayons 2 mais1 p\r la raison qui prcde1 on ne peut tir] de cette expri5ce aucune conclusion4 ,a9si1 dans le cas des rayons dviables du radium1 comme dans le cas des rayons ca?odiques1 les rayons transport5t de l'lectricit4 ,or1 jusqu'ici on n'a jamais reconnu l'exi/5ce de *>ges lectriques non lies la matire4 ,on e/ donc am5 se s]vir1 dans l'tude de l'mission des rayons dviables du radium1 de la mme ?orie que celle actuellem5t en usage p\r l'tude des rayons ca?odiques4 ,dans cette ?orie bali/ique1 qui a t =mule p> ,sir ,w4 ,crookes1 puis dveloppe et complte p> ,m4 ,j4-,j4 ,?ompson1 les rayons ca?odiques sont con/itus p> des p>ticules extrmem5t tnues qui sont lances p>tir de la ca?ode avec une trs gr&e vitesse1 et qui sont *>ges d'lectricit ngative4 ,on peut de mme concevoir que le radium envoie dans l'espace des p>ticules *>ges ngativem5t4 ,un *antillon de radium r5f]m dans une enveloppe solide1 m9ce1 p>faitem5t isolante1 doit se *>g] spontanm5t un pot5tiel trs lev4 ,dans l'hypo?se bali/ique le pot5tiel augm5t]ait1 jusqu' ce que la diffr5ce de pot5tiel avec les conducteurs environnants devnt suffisante p\r emp*] l'loignem5t des p>ticules lectrises mises et am5] leur ret\r la s\rce radiante4 ,n\s avons ralis p> has>d l'expri5ce dont il e/ "q ici4 ,un *antillon de radium trs actif tait enf]m depuis longtemps dans une amp\le de v]re4 ,p\r ouvrir l'amp\le1 n\s avons fait avec un c\teau v]re un trait sur le v]re4 ,a ce mom5t n\s avons ent5du nettem5t le bruit d'une t9celle1 et en obs]vant ensuite l'amp\le la l\pe1 n\s avons ap]u que le v]re avait t p]= p> une t9celle l'endroit o il s'tait tr\v am9ci p> le trait4 ,le phnomne qui s'e/ produit l e/ exactem5t comp>able la rupture du v]re d'une b\teille de ,leyde trop *>ge4 ,le mme phnomne s'e/ reproduit avec une autre amp\le4 ,de plus1 au mom5t o l't9celle a clat1 ,m4 ,curie qui t5ait l'amp\le ress5tit dans les doigts la sec\sse lectrique due la d*>ge4 ,c]ta9s v]res ont de bonnes proprits isolantes4 ,si l'on enf]me le radium dans une amp\le de v]re scelle et bi5 isolante1 on peut s'att5dre ce que cette amp\le un mom5t donn se p]ce spontanm5t4 ,le radium e/ le premi] exemple d'un corps qui se *>ge spontanm5t d'lectricit4 ,action du *amp lectrique sur les rayons dviables du radium4--,les rayons dviables du radium tant assimils des rayons ca?odiques doiv5t tre dvis p> un *amp lectrique de la mme faon que ces d]ni]s1 c'e/--dire comme le s]ait une p>ticule matrielle *>ge ngativem5t et lance dans l'espace avec une gr&e vitesse4 ,l'exi/5ce de cette dviation a t montre1 d'une "p1 p> ,m4 ,dorn#ej1 d'autre "p1 p> ,m4 ,becqu]el#ea4 #ej ,,dorn1 ,abh4 ,halle1 m>s #aijj4 #ea ,,becqu]el1 ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxx1 p4 #hai4 ,considrons un rayon qui trav]se l'espace situ entre les deux plateaux d'un cond5sateur4 ,supposons la direction du rayon p>allle aux plateaux4 ,qu& on tablit entre ces d]ni]s un *amp lectrique1 le rayon e/ s\mis l'action de ce *amp uni=me sur t\te la longueur du trajet dans le cond5sateur1 soit l4 ,en v]tu de cette action le rayon e/ dvi v]s le plateau positif et dcrit un arc de p>abole2 en sortant du *amp il cont9ue son *em9 en ligne droite suivant la tang5te l'arc de p>abole au po9t de sortie4 ,on peut recevoir le rayon sur une plaque photographique normale sa direction primitive4 ,on obs]ve l'impression produite sur la plaque qu& le *amp e/ nul et qu& le *amp a une valeur connue1 et l'on dduit de l la valeur de la dviation 1 qui e/ la di/ance des po9ts1 o la n\velle direction du rayon et sa direction primitive r5contr5t un mme plan normal la direction primitive4 ,si h e/ la di/ance de ce plan au cond5sateur1 c'e/--dire la limite du *amp1 on a1 p> un calcul simple1 e,fl7l_/#b h7 ---------------------1 mv#b m tant la masse de la p>ticule en m\vem5t1 e sa *>ge1 v sa vitesse et ,f la valeur du *amp4 ,les expri5ces de ,m4 ,becqu]el lui ont p]mis de donn] une valeur appro*e de 4 ,rapport de la *>ge la masse p\r une p>ticule1 *>ge ngativem5t1 mise p> le radium4--,qu& une p>ticule matrielle1 ayant la masse m et la *>ge ngative e1 e/ lance avec une vitesse v dans un *amp magntique uni=me normal sa vitesse initiale1 cette p>ticule dcrit dans un plan normal au *amp et passant p> sa vitesse initiale un arc de c]cle de rayon tel que1 ,h tant la valeur du *amp1 on a la relation m ,h ----- v4 e ,si l'on a mesur p\r un mme rayon la dviation lectrique et le rayon de c\rbure dans un *amp magntique1 on p\rra1 de ces deux expri5ces1 tir] les valeurs du rapport e_/m de la vitesse v4 ,les expri5ces de ,m4 ,becqu]el ont f\rni une premire indication ce sujet4 ,elles ont donn p\r le rapport e_/m une valeur appro*e gale #ajg units lectromagntiques absolues1 et p\r v une gr&eur gale #a1f #ajaj4 ,ces valeurs sont du mme ordre de gr&eur que p\r les rayons ca?odiques4 ,des expri5ces prcises ont t faites sur le mme sujet p> ,m4 ,kaufmann#eb4 ,ce physici5 a s\mis un faisceau trs troit de rayons du radium l'action simultane d'un *amp lectrique et d'un *amp magntique1 les deux *amps tant uni=mes et ayant une mme direction1 normale la direction primitive du faisceau4 ,l'impression produite sur une plaque normale au faisceau primitif et place au-dessus des limites du *amp p> rapport la s\rce pr5d la =me d'une c\rbe1 dont *aque po9t correspond l'un des rayons du faisceau primitif htrogne4 ,les rayons les plus pntrants et les mo9s dviables sont d'ailleurs ceux dont la vitesse e/ la plus gr&e4 #eb ,,kaufmann1 ,na*ri*t5 d4 k4 ,gesell4 d4 ,wiss4 zu ,gtt+51 #aija1 ,heft #b4 ,il rsulte des expri5ces de ,m4 ,kaufmann que p\r les rayons du radium1 dont la vitesse e/ notablem5t suprieure celle des rayons ca?odiques1 le rapport e_/m va en dim9uant qu& la vitesse augm5te4 ,d'aprs les travaux de ,j4-,j4 ,?omson et de ,t[ns5d#ec n\s devons admettre que la p>ticule en m\vem5t1 qui con/itue le rayon1 possde une *>ge e gale celle transporte p> un atome d'hydrogne dans l'lectrolyse1 cette *>ge tant la mme p\r t\s les rayons4 ,on e/ donc conduit conclure que la masse de la p>ticule m va en augm5tant qu& la vitesse augm5te4 #ec ,,?omson1 ,phil4 ,mag41 t4 ,,xlvi1 #ahih4--,,t[ns5d1 ,phil4 ,trans41 t4 ,,cxcv1 #aija4 ,or1 des considrations ?oriques conduis5t concevoir que l'in]tie de la p>ticule e/ prcism5t due son tat de *>ge en m\vem5t1 la vitesse d'une *>ge lectrique en m\vem5t ne p\vant tre modifie sans dp5se d'n]gie4 ,autrem5t dit1 l'in]tie de la p>ticule e/ d'orig9e lectromagntique1 et la masse de la p>ticule e/ au mo9s en p>tie une masse app>5te ou masse lectromagntique4 ,m4 ,abraham#ed va plus lo9 et suppose que la masse de la p>ticule e/ entirem5t une masse lectromagntique4 ,si dans cette hypo?se on calcule la valeur de cette masse m p\r une vitesse connue v1 on tr\ve que m t5d v]s l'inf9i qu& v t5d v]s la vitesse de la lumire1 et que m t5d v]s une valeur con/ante qu& la vitesse v e/ trs infrieure celle de la lumire4 ,les expri5ces de ,m4 ,kaufmann sont en accord avec les rsultats de cette ?orie dont l'importance e/ gr&e1 puisqu'elle p]met de prvoir la possibilit d'tablir les bases de la mcanique sur la dynamique de petits c5tres matriels *>gs en tat de m\vem5t#ee4 #ed ,,abraham1 ,na*ri*t5 d4 k4 ,gesell4 d4 ,wiss4 zu ,gtt+51 #aijb1 ,heft #a4 #ee ,quelques dveloppem5ts sur cette "q a9si qu'une tude trs complte des c5tres matriels *>gs 7lectrons ou corpuscules7 et les rfr5ces des travaux relatifs se tr\v5t dans la ,?se de ,m4 ,langev94 ,voici les nombres obt5us p> ,m4 ,kaufmann p\r e_/m et v3 e ------- m units cm lectromagntiques4 v ----4 sec #a1hfe #ajg #j1g #ajaj p\r les rayons ca?odiques4 #a1ca #ajg #b1cf #ajaj #a1ag #b1dh p\r les rayons du #j1ig #b1ei radium 7,kaufmann74 #j1gg #b1gb #j1fc #b1hc ,m4 ,kaufmann conclut de la comp>aison de ses expri5ces avec la ?orie1 que la valeur limite du rapport e_/m p\r les rayons du radium de vitesse relativem5t faible s]ait la mme que la valeur de e_/m p\r les rayons ca?odiques4 ,les expri5ces les plus compltes de ,m4 ,kaufmann ont t faites avec un gra9 m9uscule de *lorure de radium pur1 que n\s avons mis sa disposition4 ,d'aprs les expri5ces de ,m4 ,kaufmann c]ta9s rayons du radium possd5t une vitesse trs vois9e de celle de la lumire4 ,on compr5d que ces rayons si rapides puiss5t j\ir d'un p\voir pntrant trs gr& vis--vis de la matire4 ,action du *amp magntique sur les rayons 4--,dans un travail rc5t1 ,m4 ,ru!r=d a annonc#ef que1 dans un *amp magntique ou lectrique puissant1 les rayons du radium sont lgrem5t dvis la faon de p>ticules lectrises positivem5t et animes d'une gr&e vitesse4 ,m4 ,ru!r=d conclut de ses expri5ces que la vitesse des rayons e/ de l'ordre de gr&eur #b1e #aji cm_/sec et que le rapport e_/m p\r ces rayons e/ de l'ordre de gr&eur #f #ajc1 soit #ajd fois plus gr& que p\r les rayons dviables 4 ,on v]ra plus lo9 que ces conclusions de ,m4 ,ru!r=d sont en accord avec les proprits antrieurem5t connues du rayonnem5t 1 et qu'elles r5d5t compte1 au mo9s en p>tie1 de la loi d'absorption de ce rayonnem5t4 #ef ,,ru!r=d1 ,physik4 ,zeits*rift1 #ae janvi] #aijc4 ,les expri5ces de ,m4 ,ru!r=d ont t confirmes p> ,m4 ,becqu]el4 ,m4 ,becqu]el a montr1 de plus1 que les rayons du polonium se comport5t dans un *amp magntique comme les rayons du radium et qu'ils sembl5t pr5dre1 *amp gal1 la mme c\rbure que ces d]ni]s4 ,il rsulte aussi des expri5ces de ,m4 ,becqu]el que les rayons ne sembl5t pas =m] de spectre magntique1 mais se comport5t plutt comme un rayonnem5t homogne1 t\s les rayons tant galem5t dvis#eg4 #eg ,,becqu]el1 ,comptes r5dus des #bf janvi] et #af fvri] #aijc4 ,m4 ,des ,c\dres a fait une mesure de la dviation lectrique et de la dviation magntique des rayons du radium dans le vide4 ,il a tr\v p\r la vitesse de ces rayons v #a1fe #aji cm_/sec et p\r le rapport de la *>ge la masse e_/m #fdjj en units lectromagntiques#eh4 ,la vitesse des rayons e/ donc environ #bj fois plus faible que celle de la lumire4 ,le rapport e_/m e/ du mme ordre de gr&eur que celui que l'on tr\ve p\r l'hydrogne dans l'lectrolyse3 e_/m #ifej4 ,si donc on admet que la *>ge de *aque projectile e/ la mme que celle d'un atome d'hydrogne dans l'lectrolyse1 on en conclut que la masse de ce projectile e/ du mme ordre de gr&eur que celle d'un atome d'hydrogne4 #eh ,,des ,,c\dres1 ,physik4 ,zeits*rift41 #a;er ju9 #aijc4 ,or n\s v5ons de voir que1 p\r les rayons ca?odiques et p\r les rayons du radium les plus l5ts1 le rapport e_/m e/ gal #a1hfe #ajg2 ce rapport e/ donc environ #bjjj fois plus gr& que celui obt5u dans l'lectrolyse4 ,la *>ge de la p>ticule *>ge ngativem5t tant suppose la mme que celle d'un atome d'hydrogne1 sa masse limite p\r les vitesses relativem5t faibles s]ait donc environ #bjjj fois plus petite que celle d'un atome d'hydrogne4 ,les projectiles qui con/itu5t les rayons sont donc la fois beauc\p plus petits et anims d'une vitesse plus gr&e que ceux qui con/itu5t les rayons 4 ,on compr5d alors facilem5t que les premi]s possd5t un p\voir pntrant bi5 plus gr& que les seconds4 ,action du *amp magntique sur les rayons des autres sub/ances radioactives4--,on vi5t de voir que le radium met des rayons assimilables aux rayons canaux1 des rayons assimilables aux rayons ca?odiques et des rayons pntrants et non dviables 4 ,le polonium n'met que des rayons 4 ,p>mi les autres sub/ances radioactives1 l'act9ium semble se comport] comme le radium1 mais l'tude du rayonnem5t de ce corps n'e/ pas encore aussi avance que celle du rayonnem5t du radium4 ,quant aux sub/ances faiblem5t radioactives1 on sait auj\rd'hui que l'uranium et le ?orium mett5t aussi bi5 des rayons que des rayons dviables 7,becqu]el1 ,ru!r=d74 ,proportion des rayons dviables dans le rayonnem5t du radium4--,comme je l'ai dj dit1 la proportion des rayons va en augm5tant1 mesure qu'on s'loigne de la s\rce radiante4 ,t\tefois1 ces rayons ne se montr5t jamais seuls1 et p\r les gr&es di/ances on obs]ve aussi t\j\rs la prs5ce de rayons 4 ,la prs5ce de rayons non dviables trs pntrants dans le rayonnem5t du radium a t1 p\r la premire fois1 obs]ve p> ,m4 ,vill>d#ei4 ,ces rayons ne con/itu5t qu'une faible p>tie du rayonnem5t mesur p> la m?ode lectrique1 et leur prs5ce n\s avait *app dans nos premires expri5ces1 de sorte que n\s croyions alors tort que le rayonnem5t gr&e di/ance ne cont5ait que des rayons dviables4 #ei ,,vill>d1 ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxx1 p4 #ajaj4 ,voici les rsultats numriques obt5us dans des expri5ces faites p> la m?ode lectrique avec un app>eil analogue celui de la figure #e4 ,le radium n'tait sp> du cond5sateur que p> l'air ambiant4 ,je dsigne p> d la di/ance de la s\rce radiante au cond5sateur4 ,en supposant gal #ajj le c\rant obt5u sans *amp magntique p\r *aque di/ance1 les nombres de la deuxime ligne indiqu5t le c\rant qui subsi/e qu& le *amp agit4 ,ces nombres peuv5t tre considrs comme donnant le p\rc5tage de l'ensemble des rayons et 1 la dviation des rayons n'ayant gure pu tre obs]ve avec le dispositif employ4 ,aux gr&es di/ances on n'a plus de rayons 1 et le rayonnem5t non dvi e/ alors du g5re seulem5t4 ,expri5ces faites petite di/ance3 d en c5timtres4 #c1d #e1a #f1j #f1e ,p\r #ajj de rayons non dvis4 #gd #ef #cc #aa ,expri5ces faites aux gr&es di/ances1 avec un produit considrablem5t plus actif que celui qui avait s]vi p\r la srie prcd5te3 d en c5timtres4 #ad #cj #ec #hj #ih #abd #aeg ,p\r #ajj de rayons dvis4 #ab #ad #ag #ad #af #ad #aa ,on voit1 qu' p>tir d'une c]ta9e di/ance1 la proportion des rayons non dvis dans le rayonnem5t e/ approximativem5t con/ante4 ,ces rayons app>ti5n5t probablem5t t\s l'espce 4 ,il n'y a pas t5ir compte outre mesure des irrgul>its dans les nombres de la seconde ligne1 si l'on envisage que l'int5sit totale du c\rant dans les deux expri5ces extrmes tait dans le rapport de #ffj #aj4 ,les mesures ont pu tre p\rsuivies jusqu' une di/ance de #am1#eg de la s\rce radiante1 et n\s p\rrions all] encore plus lo9 actuellem5t4 ,voici une autre srie d'expri5ces1 dans lesquelles le radium tait enf]m dans un tube de v]re trs troit1 plac au-dess\s du cond5sateur et p>alllem5t aux plateaux4 ,les rayons mis trav]sai5t une c]ta9e paisseur de v]re et d'air1 avant d'entr] dans le cond5sateur4 d en c5timtres4 #b1e #c1c #d1a #e1i #g1e #i1f #aa1c #ac1i #ag1b ,p\r #ajj de rayons non dvies4 #cc #cc #ba #af #ad #aj #i #i #aj ,comme dans les expri5ces prcd5tes1 les nombres de la seconde ligne t5d5t v]s une valeur con/ante qu& la di/ance d crot1 mais la limite e/ s5siblem5t atte9te p\r des di/ances plus petites que dans les sries prcd5tes1 p>ce que les rayons ont t plus =tem5t absorbs p> le v]re que les rayons et 4 ,voici une autre expri5ce qui montre qu'une lame d'alum9ium m9ce 7paisseur #jmm1#ja7 absorbe pr9cipalem5t les rayons 4 ,le produit tant plac #e;cm du cond5sateur1 on tr\ve en faisant agir le *amp magntique que la proportion des rayons autres que e/ de #ga p\r #ajj4 ,le mme produit tant rec\v]t de la lame d'alum9ium1 et la di/ance re/ant la mme1 on tr\ve que le rayonnem5t transmis e/ presque totalem5t dvi p> le *amp magntique1 les rayons ayant t absorbs p> la lame4 ,on obti5t le mme rsultat en employant le papi] comme cran absorbant4 ,la plus grosse p>tie du rayonnem5t du radium e/ =me p> des rayons qui sont probablem5t mis surt\t p> la c\*e sup]ficielle de la matire radiante4 ,qu& on fait v>i] l'paisseur de la c\*e de la matire radiante1 l'int5sit du c\rant augm5te avec cette paisseur2 l'augm5tation n'e/ pas proportionnelle l'accroissem5t d'paisseur p\r la totalit du rayonnem5t2 elle e/ d'ailleurs plus notable sur les rayons que sur les rayons 1 de sorte que la proportion de rayons va en croissant avec l'paisseur de la c\*e active4 ,la s\rce radiante tant place une di/ance de #e;cm du cond5sateur1 on tr\ve que1 p\r une paisseur gale #jmm1#d de la c\*e active1 le rayonnem5t total e/ donn p> le nombre #bh et la proportion des rayons e/ de #bi p\r #ajj4 ,en donnant la c\*e active l'paisseur de #bmm1 soit #e fois plus gr&e1 on obti5t un rayonnem5t total gal #ajb et une proportion de rayons dviables gale #de p\r #ajj4 ,le rayonnem5t total qui subsi/e cette di/ance a donc t augm5t dans le rapport #c1f et le rayonnem5t dviable e/ dev5u environ #e fois plus =t4 ,les expri5ces prcd5tes ont t faites p> la m?ode lectrique4 ,qu& on opre p> la m?ode radiographique1 c]ta9s rsultats sembl5t1 en app>5ce1 tre en contradiction avec ce qui prcde4 ,dans les expri5ces de ,m4 ,vill>d1 un faisceau de rayons du radium s\mis l'action d'un *amp magntique tait reu sur une pile de plaques photographiques4 ,le faisceau non dviable et pntrant trav]sait t\tes les plaques et m>quait sa trace sur *acune d'elles4 ,le faisceau dvi produisait une impression sur la premire plaque seulem5t4 ,ce faisceau p>aissait donc ne po9t cont5ir de rayons de gr&e pntration4 ,au contraire1 dans nos expri5ces1 un faisceau qui se propage dans l'air conti5t aux plus gr&es di/ances accessibles l'obs]vation #i_/aj environ de rayons dviables 1 et il en e/ encore de mme1 qu& la s\rce radiante e/ enf]me dans une petite amp\le de v]re scelle4 ,dans les expri5ces de ,m4 ,vill>d1 ces rayons dviables et pntrants n'impressionn5t pas les plaques photographiques places au del de la premire1 p>ce qu'ils sont en gr&e p>tie diffuss dans t\s les s5s p> le premi] ob/acle solide r5contr et cess5t de =m] un faisceau4 ,dans nos expri5ces1 les rayons mis p> le radium et transmis p> le v]re de l'amp\le tai5t probablem5t aussi diffuss p> le v]re1 mais l'amp\le tant trs petite1 fonctionnait alors elle-mme comme une s\rce de rayons dviables p>tant de sa surface1 et n\s avons pu obs]v] ces d]ni]s jusqu' une gr&e di/ance de l'amp\le4 ,les rayons ca?odiques des tubes de ,crookes ne peuv5t trav]s] que des crans trs m9ces 7crans d'alum9ium jusqu' #jmm1#ja d'paisseur74 ,un faisceau de rayons qui arrive normalem5t sur l'cran e/ diffus dans t\s les s5s2 mais la diffusion e/ d'autant mo9s importante que l'cran e/ plus m9ce1 et p\r des crans trs m9ces il exi/e un faisceau sortant qui e/ s5siblem5t le prolongem5t du faisceau incid5t#fj4 #fj ,,des ,,c\dres1 ,physik4 ,zeits*rift1 novembre #aijb4 ,les rayons dviables du radium se comport5t d'une manire analogue1 mais le faisceau dviable transmis pr\ve1 paisseur d'cran gale1 une modification beauc\p mo9s pr(onde4 ,d'aprs les expri5ces de ,m4 ,becqu]el1 les rayons trs =tem5t dviables du radium 7ceux dont la vitesse e/ relativem5t faible7 sont =tem5t diffuss p> un cran d'alum9ium de #jmm1#a d'paisseur2 mais les rayons pntrants et peu dviables 7rayons g5re ca?odique de gr&e vitesse7 trav]s5t ce mme cran sans aucune diffusion s5sible1 et sans que le faisceau qu'ils con/itu5t soit d=m1 et cela quelle que soit l'incl9aison de l'cran p> rapport au faisceau4 ,les rayons de gr&e vitesse trav]s5t sans diffusion une paisseur bi5 plus gr&e de p>aff9e 7quelques c5timtres71 et l'on peut suivre dans celle-ci la c\rbure du faisceau produite p> le *amp magntique4 ,plus l'cran e/ pais et plus sa matire e/ absorbante1 plus le faisceau dviable primitif e/ altr1 p>ce que1 mesure que l'paisseur de l'cran crot1 la diffusion comm5ce se faire s5tir sur de n\veaux gr\pes de rayons de plus en plus pntrants4 ,l'air produit sur les rayons du radium qui le trav]s5t une diffusion1 qui e/ trs s5sible p\r les rayons =tem5t dviables1 mais qui e/ cep5dant bi5 mo9s importante que celle qui e/ due des paisseurs gales de matires solides trav]ses4 ,c'e/ p\rquoi les rayons dviables du radium se propag5t dans l'air de gr&es di/ances4 ,p\voir pntrant du rayonnem5t des corps radioactifs4--,ds le db des re*]*es sur les corps radioactifs1 on s'e/ proccup de l'absorption produite p> div]s crans sur les rayons mis p> ces sub/ances4 ,j'ai donn dans une premire ,note relative ce sujet#fa plusieurs nombres cits au db de ce travail indiquant la pntration relative des rayons uraniques et ?oriques4 ,m4 ,ru!r=d a tudi plus spcialem5t la radiation uranique#fb et pr\v qu'elle tait htrogne4 ,m4 ,ow5s a conclu de mme p\r les rayons ?oriques#fc4 ,qu& v9t ensuite la dc\v]te des sub/ances =tem5t radioactives1 le p\voir pntrant de leurs rayons fut aussitt tudi p> div]s physici5s 7,becqu]el1 ,mey] et von ,s*weidl]1 ,curie1 ,ru!r=d74 ,les premires obs]vations mir5t en vid5ce l'htrognx du rayonnem5t qui semble tre un phnomne gnral et commun aux sub/ances radioactives#fd4 ,on se tr\ve l en prs5ce de s\rces1 qui mett5t un ensemble de radiations1 dont *acune a un p\voir pntrant qui lui e/ propre4 ,la "q se complique encore p> ce fait1 qu'il y a lieu de re*]*] en quelle mesure la nature de la radiation peut se tr\v] modifie p> le passage trav]s les sub/ances matrielles et que1 p> consqu5t1 *aque ensemble de mesures n'a une signification prcise que p\r le dispositif exprim5tal employ4 #fa ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 avril #ahih4 #fb ,,ru!r=d1 ,phil4 ,mag41 janvi] #ahii4 #fc ,,ow5s1 ,phil4 ,mag41 octobre #ahii4 #fd ,,becqu]el1 ,rapports au ,congrs de ,physique1 #aijj4--,,mey] et von ,,s*weidl]1 ,comptes r5dus de l',acad4 de ,vi5ne1 m>s #aijj 7,physik4 ,zeits*rift1 t4 ,i1 p4 #bji74 ,ces rs]ves tant faites1 on peut *]*] coordonn] les div]ses expri5ces et expos] l'ensemble des rsultats acquis4 ,les corps radioactifs mett5t des rayons qui se propag5t dans l'air et dans le vide4 ,la propagation e/ rectiligne2 ce fait e/ pr\v p> la nettet et la =me des ombres f\rnies p> l'int]position de corps1 opaques au rayonnem5t1 entre la s\rce et la plaque s5sible ou l'cran fluoresc5t qui s]t de rcepteur1 la s\rce ayant des dim5sions petites p> rapport sa di/ance au rcepteur4 ,div]ses expri5ces qui pr\v5t la propagation rectiligne des rayons mis p> l'uranium1 le radium et le polonium ont t faites p> ,m4 ,becqu]el#fe4 #fe ,,becqu]el1 ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxx1 p4 #igi et #aaed4 ,la di/ance laquelle les rayons peuv5t se propag] dans l'air p>tir de la s\rce e/ intressante connatre4 ,n\s avons con/at que le radium met des rayons qui peuv5t tre obs]vs dans l'air plusieurs mtres de di/ance4 ,dans c]ta9es de nos mesures lectriques1 l'action de la s\rce sur l'air du cond5sateur s'ex]ait une di/ance comprise entre #bm et #cm4 ,n\s avons galem5t obt5u des effets de fluoresc5ce et des impressions radiographiques des di/ances du mme ordre de gr&eur4 ,ces expri5ces ne peuv5t tre faites facilem5t qu'avec des s\rces radioactives trs int5ses1 p>ce que1 indp5damm5t de l'absorption ex]ce p> l'air1 l'action sur un rcepteur donn v>ie en raison inv]se du c>r de la di/ance une s\rce de petites dim5sions4 ,ce rayonnem5t1 qui se propage gr&e di/ance du radium1 compr5d aussi bi5 des rayons g5re ca?odique que des rayons non dviables2 cep5dant1 les rayons dviables dom95t de beauc\p1 d'aprs les expri5ces que j'ai cites plus haut4 ,quant la grosse masse du rayonnem5t 7rayons 71 elle e/1 au contraire1 limite dans l'air une di/ance de #g;cm environ de la s\rce4 ,j'ai fait quelques expri5ces avec du radium enf]m dans une petite amp\le de v]re4 ,les rayons qui sortai5t de cette amp\le fran*issai5t un c]ta9 espace d'air et tai5t reu dans un cond5sateur1 qui s]vait mesur] leur p\voir ionisant p> la m?ode lectrique ord9aire4 ,on faisait v>i] la di/ance d de la s\rce au cond5sateur et l'on mesurait le c\rant de saturation i obt5u dans le cond5sateur4 ,voici les rsultats d'une des sries de mesures3 d cm4 i4 7i d#b7 #aj-c4 #aj #abg #ac #bj #ch #ae #cj #ag1d #af #dj #aj1e #ag #ej #f1i #ag #fj #d1g #ag #gj #c1h #ai #ajj #a1fe #ag ,a p>tir d'une c]ta9e di/ance1 l'int5sit du rayonnem5t v>ie s5siblem5t en raison inv]se du c>r de la di/ance au cond5sateur4 ,le rayonnem5t du polonium ne se propage dans l'air qu' une di/ance de quelques c5timtres 7#d;cm #f;cm7 de la s\rce radiante4 ,si l'on considre l'absorption des radiations p> les crans solides1 on con/ate l encore une diffr5ce fondam5tale entre le radium et le polonium4 ,le radium met des rayons capables de trav]s] une gr&e paisseur de matire solide1 p> exemple quelques c5timtres de plomb ou de v]re#ff4 ,les rayons qui ont trav]s une gr&e paisseur d'un corps solide sont extrmem5t pntrants1 et1 pratiquem5t1 on n'arrive plus1 p\r a9si dire1 les faire absorb] intgralem5t p> quoi que ce soit4 ,mais ces rayons ne con/itu5t qu'une faible fraction du rayonnem5t total1 dont la grosse masse e/1 au contraire1 absorbe p> une faible paisseur de matire solide4 #ff ,m4 et ,mme ,,curie1 ,rapports au ,congrs #aijj4 ,le polonium met des rayons extrmem5t absorbables qui ne peuv5t trav]s] que des crans solides trs m9ces4 ,voici1 titre d'exemple1 quelques nombres relatifs l'absorption produite p> une lame d'alum9ium d'paisseur gale #jmm1#ja4 ,cette lame tait place au-dessus et presque au contact de la sub/ance4 ,le rayonnem5t direct et celui transmis p> la lame tai5t mesurs p> la m?ode lectrique 7app>eil fig4 #a72 le c\rant de saturation tait s5siblem5t atte9t dans t\s les cas4 ,je dsigne p> a l'activit de la sub/ance radiante1 celle de l'uranium tant prise comme unit4 ,fraction du rayonnem5t transmise a4 p> la lame4 ,*lorure de b>yum radifre #eg #j1cb ,bromure #dc #j1cj ,*lorure #abjj #j1cj ,sulfate #ejjj #j1bi ,sulfate #ajjjj #j1cb ,bismu? polonium mtallique #j1bb ,composs d'urane #j1bj ,composs de ?orium en c\*e m9ce #j1ch ,on voit que des composs radifres de nature et d'activit diffr5tes donn5t des rsultats trs analogues1 a9si que je l'ai indiqu dj p\r les composs d'urane et de ?orium au db de ce travail4 ,on voit aussi que si l'on considre t\te la masse du rayonnem5t1 et p\r la lame absorbante considre1 les div]ses sub/ances radiantes vi5n5t se rang] dans l'ordre suivant de pntration dcroissante de leurs rayons3 ?orium1 radium1 polonium1 uranium4 ,ces rsultats sont analogues ceux qui ont t publis p> ,m4 ,ru!r=d dans un ,mmoire relatif cette "q#fg4 #fg ,,ru!r=d1 ,phil4 ,mag41 juillet #aijb4 ,m4 ,ru!r=d tr\ve1 d'ailleurs1 que l'ordre e/ le mme qu& la sub/ance absorbante e/ con/itue p> l'air4 ,mais il e/ probable que cet ordre n'a ri5 d'absolu et ne se ma9ti5drait pas indp5damm5t de la nature et de l'paisseur de l'cran considr4 ,l'expri5ce montre1 en effet1 que la loi d'absorption e/ trs diffr5te p\r le polonium et le radium et que1 p\r ce d]ni]1 il y a lieu de considr] sp>m5t l'absorption des rayons de *acun des trois gr\pes4 ,le polonium se prte p>ticulirem5t l'tude des rayons 1 puisque les *antillons que n\s possdons n'mett5t po9t d'autres rayons4 ,j'ai fait une premire srie d'expri5ces avec des *antillons de polonium extrmem5t actifs et rcemm5t prp>s4 ,j'ai tr\v que les rayons du polonium sont d'autant plus absorbables1 que l'paisseur de matire qu'ils ont dj trav]se e/ plus gr&e#fh4 ,cette loi d'absorption s+ulire e/ contraire celle que l'on connat p\r les autres rayonnem5ts4 #fh ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 #h janvi] #aijj4 ,j'ai employ p\r cette tude notre app>eil de mesures de la conductibilit lectrique avec le dispositif suivant3 ,les deux plateaux d'un cond5sateur ,,pp et ,p',p' 7fig4 #h7 sont horizontaux et abrits dans une bote mtallique ,,bbbb en relation avec la t]re4 ,le corps actif ,a1 situ dans une bote mtallique paisse ,,cccc faisant corps avec le plateau ,p',p'1 agit sur l'air du cond5sateur au trav]s d'une toile mtallique ,t2 les rayons qui trav]s5t la toile sont seuls utiliss p\r la production du c\rant1 le *amp lectrique s'arrtant la toile4 ,on peut faire v>i] la di/ance ,,at du corps actif la toile4 ,le *amp entre les plateaux e/ tabli au moy5 d'une pile2 la mesure du c\rant se fait au moy5 d'un lectromtre et d'un qu>tz pizolectrique4 ,illu/ration3 ,fig4 #h ,en plaant en ,a sur le corps actif div]s crans et en modifiant la di/ance ,,at1 on peut mesur] l'absorption des rayons qui font dans l'air des *em9s plus ou mo9s gr&s4 ,voici les rsultats obt5us avec le polonium3 ,p\r une c]ta9e valeur de la di/ance ,,at 7#d;cm et au-dessus71 aucun c\rant ne passe3 les rayons ne pntr5t pas dans le cond5sateur4 ,qu& on dim9ue la di/ance ,,at1 l'app>ition des rayons dans le cond5sateur se fait d'une manire assez brusque1 de telle sorte que1 p\r une petite dim9ution de la di/ance1 on passe d'un c\rant trs faible un c\rant trs notable2 ensuite le c\rant s'accrot rgulirem5t qu& on cont9ue rappro*] le corps radiant de la toile ,t4 ,qu& on rec\vre la sub/ance radiante d'une lame d'alum9ium lam9 de #a_/ajj de millimtre d'paisseur1 l'absorption produite p> la lame e/ d'autant plus =te que la di/ance ,,at e/ plus gr&e4 ,si l'on place sur la premire lame d'alum9ium une deuxime lame p>eille1 *aque lame absorbe une fraction du rayonnem5t qu'elle reoit1 et cette fraction e/ plus gr&e p\r la deuxime lame que p\r la premire1 de telle faon que c'e/ la deuxime lame qui semble plus absorbante4 ,dans le ,tableau qui suit1 j'ai fait figur]3 dans la premire ligne1 les di/ances en c5timtres entre le polonium et la toile ,t2 dans la deuxime ligne1 la proportion de rayons p\r #ajj transmise p> une lame d'alum9ium2 dans la troisime ligne1 la proportion de rayons p\r #ajj transmise p> deux lames du mme alum9ium4 ,di/ance ,,at #c1e #b1e #a1i #a1de #j1e ,p\r #ajj de rayons transmis p> une lame #j #j #e #aj #be ,p\r #ajj de rayons transmis p> deux lames #j #j #j #e #j1g ,dans ces expri5ces1 la di/ance des plateaux ,p et ,p' tait de #c;cm4 ,on voit que l'int]position de la lame d'alum9ium dim9ue l'int5sit du rayonnem5t en plus =te proportion dans les rgions loignes que dans les rgions rappro*es4 ,cet effet e/ encore plus m>qu que ne l'indiqu5t les nombres qui prcd5t4 ,a9si1 la pntration de #be p\r #ajj1 p\r la di/ance #j;cm1#e1 reprs5te la moy5ne de pntration p\r t\s les rayons qui dpass5t cette di/ance1 ceux extrmes ayant une pntration trs faible4 ,si l'on ne recueillait que les rayons compris entre #j;cm1#e et #a;cm1 p> exemple1 on aurait une pntration plus gr&e encore4 ,et1 en effet1 si l'on rappro*e le plateau ,p une di/ance #j;cm1#e de ,p'1 la fraction du rayonnem5t transmise p> la lame d'alum9ium 7p\r ,,at #j;cm1#e7 e/ de #dg p\r #ajj et1 trav]s deux lames1 elle e/ de #e p\r #ajj du rayonnem5t primitif4 ,j'ai fait rcemm5t une deuxime srie d'expri5ces avec ces mmes *antillons de polonium dont l'activit tait considrablem5t dim9ue1 l'int]valle de temps qui sp>e les deux sries d'expri5ces tant de #c ans4 ,dans les expri5ces anci5nes1 le polonium tait l'tat de s\s-nitrate2 dans celles rc5tes il tait l'tat de gra9s mtalliques1 obt5us p> fusion du s\s-nitrate avec le cyanure de potassium4 ,j'ai con/at que le rayonnem5t du polonium avait cons]v les mmes c>actres ess5tiels1 et j'ai tr\v quelques rsultats n\veaux4 ,voici1 p\r div]ses valeurs de la di/ance ,,at1 la fraction du rayonnem5t transmise p> un cran =m p> #d feuilles trs m9ces d'alum9ium battu sup]poses3 ,di/ance ,,at en c5timtres #j #a1e #b1f ,p\r #ajj de rayons transmis p> l'cran #gf #ff #ci ,j'ai con/at de mme que la fraction du rayonnem5t absorbe p> un cran donn crot avec l'paisseur de matire qui a dj t trav]se p> le rayonnem5t1 mais cela a lieu seulem5t p>tir d'une c]ta9e valeur de la di/ance ,,at4 ,qu& cette di/ance e/ nulle 7le polonium tant t\t contre la toile1 en dehors ou en d$ans du cond5sateur71 on obs]ve que1 de plusieurs crans id5tiques sup]poss1 *acun absorbe la mme fraction du rayonnem5t qu'il reoit1 autrem5t dit1 l'int5sit du rayonnem5t dim9ue alors suivant une loi expon5tielle en fonction de l'paisseur de matire trav]se1 comme cela aurait lieu p\r un rayonnem5t homogne et transmis p> la lame sans *angem5t de nature4 ,voici quelques rsultats numriques relatifs ces expri5ces3 ,p\r une di/ance ,,at gale #a;cm1#e1 un cran en alum9ium m9ce transmet la fraction #j1ea du rayonnem5t qu'il reoit qu& il agit seul1 et la fraction #j1cd seulem5t du rayonnem5t qu'il reoit qu& il e/ prcd p> un autre cran p>eil lui4 ,au contraire1 p\r une di/ance ,,at gale #j1 ce mme cran transmet dans les deux cas considrs la mme fraction du rayonnem5t qu'il reoit et cette fraction e/ gale #j1ga2 elle e/ donc plus gr&e que dans le cas prcd5t4 ,voici1 p\r une di/ance ,,at gale #j et p\r une succession d'crans trs m9ces sup]poss1 des nombres qui indiqu5t p\r *aque cran le rapport du rayonnem5t transmis au rayonnem5t reu3 ,srie ,srie de #i feuilles de cuivre de #g feuilles d'alum9ium trs m9ces4 trs m9ces4 #j1gb #j1fi #j1gh #j1id #j1ge #j1ie #j1gg #j1ia #j1gj #j1ib ,srie ,srie de #i feuilles de cuivre de #g feuilles d'alum9ium trs m9ces4 trs m9ces4 #j1gg #j1ic #j1fi #j1ia #j1gi #j1fh tant donnes les difficults d'emploi d'crans trs m9ces et de la sup]position d'crans au contact1 les nombres de *aque colonne peuv5t tre considrs comme con/ants2 seul1 le premi] nombre de la colonne relative l'alum9ium indique une absorption plus =te que celle indique p> les nombres suivants4 ,les rayons du radium se comport5t comme les rayons du polonium4 ,on peut tudi] ces rayons peu prs seuls en r5voyant les rayons bi5 plus dviables de ct p> l'emploi d'un *amp magntique2 les rayons sembl5t1 en effet1 peu importants p> rapport aux rayons 4 ,t\tefois1 on ne peut opr] a9si qu' p>tir d'une c]ta9e di/ance de la s\rce radiante4 ,voici les rsultats d'une expri5ce de ce g5re4 ,on mesurait la fraction du rayonnem5t transmise p> une lame d'alum9ium de #jmm1#a d'paisseur2 cette lame tait place t\j\rs au mme endroit1 au-dessus et petite di/ance de la s\rce radiante4 ,on obs]vait1 au moy5 de l'app>eil de la figure #e1 le c\rant produit dans le cond5sateur p\r div]ses valeurs de la di/ance ,,ad1 en prs5ce et en abs5ce de la lame4 ,di/ance ,,ad #f1j #e1a #c1d ,p\r #ajj de rayons transmis p> l'alum9ium #c #g #bd ,ce sont encore les rayons qui allai5t le plus lo9 dans l'air qui sont le plus absorbs p> l'alum9ium4 ,il y a donc une gr&e analogie entre la p>tie absorbable du rayonnem5t du radium et les rayons du polonium4 ,les rayons dviables et les rayons non dviables pntrants sont1 au contraire1 de nature diffr5te4 ,les expri5ces de div]s physici5s1 notamm5t de ,,mm4 ,mey] et von ,s*weidl]#fi1 montr5t clairem5t que1 si l'on considre l'ensemble du rayonnem5t du radium1 le p\voir pntrant de ce rayonnem5t augm5te avec l'paisseur de matire trav]se1 comme cela a lieu p\r les rayons de ,rntg54 ,dans ces expri5ces1 les rayons int]vi5n5t pe9e1 p>ce que ces rayons sont pratiquem5t supprims p> des crans absorbants trs m9ces4 ,ce qui trav]se1 ce sont1 d'une "p1 les rayons plus ou mo9s diffuss1 d'autre "p1 les rayons 1 qui sembl5t analogues aux rayons de ,rntg54 #fi ,,mey] et von ,,s*weidl]1 ,physik4 ,zeits*rift1 t4 ,i1 p4 #bji4 ,voici les rsultats de quelques-unes de mes expri5ces ce sujet3 ,le radium e/ enf]m dans une amp\le de v]re4 ,les rayons qui sort5t de l'amp\le trav]s5t #cj;cm d'air et sont reu sur une srie de plaques de v]re d'paisseur de #amm1#c *acune2 la premire plaque transmet #di p\r #ajj du rayonnem5t qu'elle reoit1 la deuxime transmet #hd p\r #ajj du rayonnem5t qu'elle reoit1 la troisime transmet #he p\r #ajj du rayonnem5t qu'elle reoit4 ,dans une autre srie d'expri5ces1 le radium tait enf]m dans une amp\le de v]re place #aj;cm du cond5sateur qui recevait les rayons4 ,on plaait sur l'amp\le une srie d'crans de plomb id5tiques dont *acun avait une paisseur de #jmm1#aae4 ,le rapport du rayonnem5t transmis au rayonnem5t reu e/ donn p\r *acune des lames successives p> la srie des nombres suivants3 #j1dj #j1fj #j1gb #j1gi #j1hi #j1ib #j1id #j1id #j1ig ,p\r une srie de #d crans en plomb dont *acun avait #amm1#e d'paisseur1 le rapport du rayonnem5t transmis au rayonnem5t reu tait donn p\r les lames successives p> les nombres suivants3 #j1ji #j1gh #j1hd #j1hb ,de ces expri5ces il rsulte que1 qu& l'paisseur de plomb trav]se crot de #jmm1#a #fmm1 le p\voir pntrant du rayonnem5t va en augm5tant4 ,j'ai con/at que1 dans les conditions exprim5tales indiques1 un cran de plomb de #a;cm1#h d'paisseur transmet #b p\r #ajj du rayonnem5t qu'il reoit2 un cran de plomb de #e;cm1#c d'paisseur transmet encore #j1d p\r #ajj du rayonnem5t qu'il reoit4 ,j'ai con/at galem5t que le rayonnem5t transmis p> une paisseur de plomb gale #amm1#e compr5d une =te proportion de rayons dviables 7g5re ca?odique74 ,ces d]ni]s sont donc capables de trav]s] non seulem5t de gr&es di/ances dans l'air1 mais aussi des paisseurs notables de sub/ances solides trs absorbantes telles que le plomb4 ,qu& on tudie avec l'app>eil de la figure #b l'absorption ex]ce p> une lame d'alum9ium de #jmm1#ja d'paisseur sur l'ensemble du rayonnem5t du radium1 la lame tant t\j\rs place la mme di/ance de la sub/ance radiante1 et le cond5sateur tant plac une di/ance v>iable ,,ad1 les rsultats obt5us sont la sup]position de ce qui e/ d aux trois gr\pes du rayonnem5t4 ,si l'on obs]ve gr&e di/ance1 les rayons pntrants dom95t et l'absorption e/ faible2 si l'on obs]ve petite di/ance1 les rayons dom95t et l'absorption e/ d'autant plus faible qu'on se rappro*e plus de la sub/ance2 p\r une di/ance int]mdiaire1 l'absorption passe p> un maximum et la pntration p> un m9imum4 ,di/ance ,,ad #g1a #f1e #f1j #e1a #c1d ,p\r #ajj de rayons transmis p> l'alum9ium #ia #hb #eh #da #dh ,t\tefois1 c]ta9es expri5ces relatives l'absorption mett5t en vid5ce une c]ta9e analogie entre les rayons et les rayons dviables 4 ,c'e/ a9si que ,m4 ,becqu]el a tr\v que l'action absorbante d'un cran solide sur les rayons augm5te avec la di/ance de l'cran la s\rce1 de sorte que1 si les rayons sont s\mis un *amp magntique comme dans la figure #d1 un cran plac contre la s\rce radiante laisse subsi/] une portion plus gr&e du spectre magntique que le mme cran plac sur la plaque photographique4 ,cette v>iation de l'effet absorbant de l'cran avec la di/ance de cet cran la s\rce e/ analogue ce qui a lieu p\r les rayons 2 elle a t vrifie p> ,,mm4 ,mey] et von ,s*weidl]1 qui oprai5t p> la m?ode fluoroscopique2 ,m4 ,curie et moi n\s avons obs]v le mme fait en n\s s]vant de la m?ode lectrique4 ,les conditions de production de ce phnomne n'ont pas encore t tudies4 ,cep5dant1 qu& le radium e/ enf]m dans un tube de v]re et plac assez gr&e di/ance d'un cond5sateur qui e/ lui-mme enf]m dans une bote d'alum9ium m9ce1 il e/ indiffr5t de plac] l'cran contre la s\rce ou contre le cond5sateur2 le c\rant obt5u e/ alors le mme dans les deux cas4 ,l'tude des rayons m'avait am5e considr] que ces rayons se comport5t comme des projectiles lancs avec une c]ta9e vitesse et qui p]d5t de leur =ce vive en fran*issant des ob/acles#gj4 ,ces rayons j\iss5t p\rtant de la propagation rectiligne comme l'a montr ,m4 ,becqu]el dans l'expri5ce suivante4 ,le polonium mettant les rayons tait plac dans une cavit l9aire trs troite1 creuse dans une feuille de c>ton4 ,on avait a9si une s\rce l9aire de rayons4 ,un fil de cuivre de #amm1#e de diamtre tait plac p>alllem5t en face de la s\rce une di/ance de #dmm1#i4 ,une plaque photographique tait place p>alllem5t une di/ance de #hmm1#fe au del4 ,aprs une pose de #aj m9utes1 l'ombre gomtrique du fil tait reproduite d'une faon p>faite1 avec les dim5sions prvues et une pnombre trs troite de *aque ct correspondant bi5 la l>geur de la s\rce4 ,la mme expri5ce russit galem5t bi5 en plaant contre le fil une d\ble feuille d'alum9ium battu que les rayons sont obligs de trav]s]4 #gj ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 #h janvi] #aijj4 ,il s'agit donc bi5 de rayons capables de donn] des ombres gomtriques p>faites4 ,l'expri5ce avec l'alum9ium montre que ces rayons ne sont pas diffuss en trav]sant la lame1 et que cette lame n'met pas1 t\t au mo9s en quantit importante1 des rayons secondaires analogues aux rayons secondaires des rayons de ,rntg54 ,les rayons sont ceux qui sembl5t actifs dans la trs belle expri5ce ralise dans le sp9?>iscope de ,m4 ,crookes#ga4 ,cet app>eil se compose ess5tiellem5t d'un gra9 de sel de radium ma9t5u l'extrmit d'un fil mtallique en face d'un cran au sulfure de z9c phosphoresc5t4 ,le gra9 de radium e/ une trs petite di/ance de l'cran 7#jmm1#e1 p> exemple71 et l'on reg>de au moy5 d'une l\pe la face de l'cran t\rne v]s le radium4 ,dans ces conditions l'il ap]oit sur l'cran une vritable pluie de po9ts lum9eux qui app>aiss5t et disp>aiss5t cont9uellem5t4 ,l'cran prs5te l'aspect d'un ciel toil4 ,les po9ts brillants sont plus rappro*s dans les rgions de l'cran vois9es du radium1 et dans le vois9age immdiat de celui-ci la lueur p>at cont9ue4 ,le phnomne ne semble pas altr p> les c\rants d'air2 il se produit dans le vide2 un cran mme trs m9ce plac entre le radium et l'cran phosphoresc5t le supprime2 il semble donc bi5 que le phnomne soit d l'action des rayons les plus absorbables du radium4 #ga ,*em4 ,news1 #c avril #aijc4 ,on peut imag9] que l'app>ition d'un des po9ts lum9eux sur l'cran phosphoresc5t e/ provoque p> le *oc d'un projectile isol4 ,dans cette manire de voir1 on aurait affaire1 p\r la premire fois1 un phnomne p]mettant de di/+u] l'action individuelle d'une p>ticule dont les dim5sions sont du mme ordre de gr&eur que celles d'un atome4 ,l'aspect des po9ts lum9eux e/ le mme que celui des toiles ou des objets ultra-microscopiques =tem5t clairs qui ne produis5t pas sur la rt9e des images nettes1 mais des ta*es de diffraction2 et ceci e/ bi5 en accord avec la conception que *aque po9t lum9eux extrmem5t petit e/ produit p> le *oc d'un seul atome4 ,les rayons pntrants non dviables sembl5t tre de t\t autre nature et sembl5t analogues aux rayons ,rntg54 ,ri5 ne pr\ve1 d'ailleurs1 que des rayons peu pntrants de mme nature ne puiss5t exi/] dans le rayonnem5t du radium1 c> ils p\rrai5t tre masqus p> le rayonnem5t corpusculaire4 ,on vi5t de voir combi5 le rayonnem5t des corps radioactifs e/ un phnomne complexe4 ,les difficults de son tude vi5n5t s'augm5t] p> cette circon/ance1 qu'il y a lieu de re*]*] si ce rayonnem5t pr\ve de la "p de la matire une absorption slective seulem5t1 ou bi5 aussi une trans=mation plus ou mo9s pr(onde4 ,on ne sait encore que peu de *oses relativem5t cette "q4 ,t\tefois1 si l'on admet que le rayonnem5t du radium comporte la fois des rayons g5re ca?odique et des rayons g5re ,rntg51 on peut s'att5dre ce que ce rayonnem5t pr\ve des trans=mations en trav]sant les crans4 ,on sait1 en effet3 #a que les rayons ca?odiques qui sort5t du tube de ,crookes trav]s une f5tre d'alum9ium 7expri5ce de ,l5>d7 sont =tem5t diffuss p> l'alum9ium1 et que1 de plus1 la trav]se de l'cran entrane une dim9ution de la vitesse des rayons2 c'e/ a9si que des rayons ca?odiques d'une vitesse gale #a1d #ajaj c5timtres p]d5t #aj p\r #ajj de leur vitesse en trav]sant #jmm1#ja d'alum9ium#gb2 #b les rayons ca?odiques1 en frappant un ob/acle1 donn5t lieu la production de rayons ,rntg52 #c les rayons ,rntg51 en frappant un ob/acle solide1 donn5t lieu une production de rayons secondaires1 qui sont en p>tie des rayons ca?odiques#gc4 #gb ,,des ,,c\dres1 ,physik4 ,zeits*rift1 novembre #aijb4 #gc ,,sagnac1 ,?se de doctorat4--,,curie et ,,sagnac1 ,comptes r5dus1 avril #aijj4 ,on peut donc1 p> analogie1 prvoir l'exi/5ce de t\s les phnomnes prcd5ts p\r les rayons des sub/ances radioactives4 ,en tudiant la transmission des rayons du polonium trav]s un cran d'alum9ium1 ,m4 ,becqu]el n'a obs]v ni production de rayons secondaires ni trans=mation en rayons g5re ca?odique#gd4 #gd ,,becqu]el1 ,rapports au ,congrs de ,physique1 #aijj4 ,j'ai *]* mettre en vid5ce une trans=mation des rayons du polonium1 en employant la m?ode de l'int]v]sion des crans3 deux crans sup]poss ,e#a et ,e#b tant trav]ss p> les rayons1 l'ordre dans lequel ils sont trav]ss doit tre indiffr5t1 si le passage au trav]s des crans ne trans=me pas les rayons2 si1 au contraire1 *aque cran trans=me les rayons en les transmettant1 l'ordre des crans n'e/ pas indiffr5t4 ,si1 p> exemple1 les rayons se trans=m5t en rayons plus absorbables en trav]sant du plomb1 et que l'alum9ium ne produise pas un effet du mme g5re avec la mme importance1 alors le sy/me plomb-alum9ium p>atra plus opaque que le sy/me alum9ium-plomb2 c'e/ ce qui a lieu p\r les rayons ,rntg54 ,mes expri5ces indiqu5t que ce phnomne se produit avec les rayons du polonium4 ,l'app>eil employ tait celui de la figure #h4 ,le polonium tait plac dans la bote ,,cccc et les crans absorbants1 ncessairem5t trs m9ces1 tai5t placs sur la toile mtallique ,t4 ,c\rant crans employs4 paisseur4 obs]v4 mm ,alum9ium #j1ja #ag1i ,laiton #j1jje ,laiton #j1jje #f1g ,alum9ium #j1ja ,alum9ium #j1ja #aej ta9 #j1jje ta9 #j1jje #abe ,alum9ium #j1ja ta9 #j1jje #ac1i ,laiton #j1jje ,laiton #j1jje #d1d ta9 #j1jje ,les rsultats obt5us pr\v5t que le rayonnem5t e/ modifi en trav]sant un cran solide4 ,cette conclusion e/ d'accord avec les expri5ces dans lesquelles1 de deux lames mtalliques id5tiques et sup]poses1 la premire se montre mo9s absorbante que la suivante4 ,il e/ probable1 d'aprs cela1 que l'action trans=matrice d'un cran e/ d'autant plus gr&e que cet cran e/ plus lo9 de la s\rce4 ,ce po9t n'a pas t vrifi1 et la nature de la trans=mation n'a pas encore t tudie en dtail4 ,j'ai rpt les mmes expri5ces avec un sel de radium trs actif4 ,le rsultat a t ngatif4 ,je n'ai obs]v que des v>iations insignifiantes dans l'int5sit de la radiation transmise lors de l'int]v]sion de l'ordre des crans4 ,les sy/mes d'crans essays ont t les suivants3 mm mm ,alum9ium1 paisseur #j1ee ,plat9e1 paisseur #j1ja #j1ee ,plomb #j1a #j1ee ta91 paisseur #j1jje #a1jg ,cuivre #j1je #j1ee ,laiton #j1jje #a1jg ,laiton #j1jje #j1ae ,plat9e #j1ja #j1ae ,z9c #j1je #j1ae ,plomb #j1a ,le sy/me plomb-alum9ium s'e/ montr lgrem5t plus opaque que celui alum9ium-plomb1 mais la diffr5ce n'e/ pas gr&e4 ,je n'ai pu mettre a9si en vid5ce une trans=mation notable des rayons du radium4 ,cep5dant1 dans div]ses expri5ces radiographiques1 ,m4 ,becqu]el a obs]v des effets trs int5ses dus aux rayons diffuss ou secondaires1 mis p> les crans solides qui recevai5t les rayons du radium4 ,la sub/ance la plus active1 au po9t de vue de ces missions secondaires1 semble tre le plomb4 ,action ionisante des rayons du radium sur les liquides isolants4 --,m4 ,curie a montr que les rayons du radium et les rayons de ,rntg5 agiss5t sur les dilectriques liquides comme sur l'air1 en leur communiquant une c]ta9e conductibilit lectrique#ge4 ,voici comm5t tait dispose l'expri5ce 7fig4 #i74 ,illu/ration3 ,fig4 #i4 #ge ,p4 ,,curie1 ,comptes r5dus de l',acadmie des ,sci5ces1 #ag fvri] #aijb4 ,le liquide exprim5t] e/ plac dans un vase mtallique ,,cdef1 dans lequel plonge un tube de cuivre m9ce ,,ab2 ces deux pices mtalliques s]v5t d'lectrodes4 ,le vase e/ ma9t5u un pot5tiel connu1 au moy5 d'une batt]ie de petits accumulateurs1 dont un ple e/ t]re4 ,le tube ,,ab e/ en relation avec l'lectromtre4 ,lorsqu'un c\rant trav]se le liquide1 on ma9ti5t l'lectromtre au zro l'aide d'un qu>tz pizolectrique qui donne la mesure du c\rant4 ,le tube de cuivre ,,mnm',n'1 reli au sol1 s]t de tube de g>de p\r emp*] le passage du c\rant trav]s l'air4 ,une amp\le cont5ant le sel de b>yum radifre peut tre place au fond du tube ,,ab2 les rayons agiss5t sur le liquide aprs avoir trav]s le v]re de l'amp\le et les p>ois du tube mtallique4 ,on peut encore faire agir le radium en plaant l'amp\le en dess\s de la p>oi ,,de4 ,p\r agir avec les rayons de ,rntg51 on fait arriv] ces rayons au trav]s de la p>oi ,,de4 ,l'accroissem5t de conductibilit p> l'action des rayons du radium ou des rayons de ,rntg5 semble se produire p\r t\s les dilectriques liquides2 mais1 p\r con/at] cet accroissem5t1 il e/ ncessaire que la conductibilit propre du liquide soit assez faible p\r ne pas masqu] l'effet des rayons4 ,en oprant avec le radium et les rayons de ,rntg51 ,m4 ,curie a obt5u des effets du mme ordre de gr&eur4 ,qu& on tudie avec le mme dispositif la conductibilit de l'air ou d'un autre gaz s\s l'action des rayons de ,becqu]el1 on tr\ve que l'int5sit du c\rant obt5u e/ proportionnelle la diffr5ce de pot5tiel entre les lectrodes1 tant que celle-ci ne dpasse pas quelques volts2 mais p\r des t5sions plus leves1 l'int5sit du c\rant crot de mo9s en mo9s vite1 et le c\rant de saturation e/ s5siblem5t atte9t p\r une t5sion de #ajj volts4 ,les liquides tudis avec le mme app>eil et avec le mme produit radiant trs actif se comport5t diffremm5t2 l'int5sit du c\rant e/ proportionnelle la t5sion qu& celle-ci v>ie entre #j et #dej volts1 et cela mme qu& la di/ance des lectrodes ne dpasse pas #fmm4 ,on peut alors considr] la conductivit provoque dans div]s liquides p> le rayonnem5t d'un sel de radium agissant dans les mmes conditions4 ,les nombres du ,tableau suivant multipli p> #aj-ad donn5t la conductivit en mhos 7inv]se d'ohm7 p\r #a;cm#c3 ,sulfure de c>bone #bj !r de ptrole #ae ,amylne #ad ,*lorure de c>bone #h ,b5z9e #d ,air liquide #a1c ,huile de vasel9e #a1f ,on peut cep5dant suppos] que les liquides et les gaz se comport5t d'une faon analogue1 mais que1 p\r les liquides1 le c\rant re/e proportionnel la t5sion jusqu' une limite bi5 plus leve que p\r les gaz4 ,on p\vait1 p> analogie avec ce qui a lieu p\r les gaz1 *]*] abaiss] la limite de proportionnalit en employant un rayonnem5t beauc\p plus faible4 ,l'expri5ce a vrifi cette prvision2 le produit radiant employ tait #aej fois mo9s actif que celui qui avait s]vi p\r les premires expri5ces4 ,p\r des t5sions de #ej1 #ajj1 #bjj1 #djj volts1 les int5sits du c\rant tai5t reprs5tes respectivem5t p> les nombres #aji1 #ahe1 #bee1 #cce4 ,la proportionnalit ne se ma9ti5t plus1 mais le c\rant v>ie encore =tem5t qu& on d\ble la diffr5ce de pot5tiel4 ,quelques-uns des liquides exam9s sont des isolants peu prs p>faits1 qu& ils sont ma9t5us temprature con/ante1 et qu'ils sont l'abri de l'action des rayons4 ,tels sont3 l'air liquide1 l'!r de ptrole1 l'huile de vasel9e1 l'amylne4 ,il e/ alors trs facile d'tudi] l'effet des rayons4 ,l'huile de vasel9e e/ beauc\p mo9s s5sible l'action des rayons que l'!r de ptrole4 ,il convi5t peut-tre de rappro*] ce fait de la diffr5ce de volatilit qui exi/e entre ces deux hydroc>bures4 ,l'air liquide qui a b\illi p5dant quelque temps dans le vase d'expri5ce e/ plus s5sible l'action des rayons que celui que l'on vi5t d'y v]s]2 la conductivit produite p> les rayons e/ de #a_/d plus gr&e dans le premi] cas4 ,m4 ,curie a tudi sur l'amylne et sur l'!r de ptrole l'action des rayons aux tempratures de #aj et de -#ag4 ,la conductivit due au rayonnem5t dim9ue de #a_/aj seulem5t de sa valeur1 qu& on passe de #aj -#ag4 ,dans les expri5ces o l'on fait v>i] la temprature du liquide on peut soit ma9t5ir le radium la temprature ambiante1 soit le port] la mme temprature que le liquide2 on obti5t le mme rsultat dans les deux cas4 ,cela ti5t ce que le rayonnem5t du radium ne v>ie pas avec la temprature1 et cons]ve encore la mme valeur mme la temprature de l'air liquide4 ,ce fait a t vrifi directem5t p> des mesures4 ,div]s effets et applications de l'action ionisante des rayons mis p> les sub/ances radioactives4--,les rayons des n\velles sub/ances radioactives ionis5t l'air =tem5t4 ,on peut1 p> l'action du radium1 provoqu] facilem5t la cond5sation de la vapeur d'eau sursature1 absolum5t comme cela a lieu p> l'action des rayons ca?odiques et des rayons ,rntg54 ,s\s l'influ5ce des rayons mis p> les sub/ances radioactives n\velles1 la di/ance explosive entre deux conducteurs mtalliques p\r une diffr5ce de pot5tiel donne se tr\ve augm5te2 autrem5t dit1 le passage de l't9celle e/ facilit p> l'action des rayons4 ,ce phnomne e/ d l'action des rayons les plus pntrants4 ,si1 en effet1 on ent\re le radium d'une enveloppe en plomb de #b;cm1 l'action du radium sur l't9celle n'e/ pas considrablem5t affaiblie1 alors que le rayonnem5t qui trav]se n'e/ qu'une trs faible fraction du rayonnem5t total4 ,en r5dant conducteur1 p> l'action des sub/ances radioactives1 l'air au vois9age de deux conducteurs mtalliques1 dont l'un e/ reli au sol et l'autre un lectromtre bi5 isol1 on voit l'lectromtre pr5dre une dviation p]man5te1 qui p]met de mesur] la =ce lectromotrice de la pile =me p> l'air et les deux mtaux 7=ce lectromotrice de contact des deux mtaux1 qu& ils sont sp>s p> l'air74 ,cette m?ode de mesures a t employe p> "l ,kelw9 et ses lves1 la sub/ance radiante tant l'uranium#gf2 une m?ode analogue avait t antrieurem5t employe p> ,m4 ,p]r9 qui utilisait l'action ionisante des rayons ,rntg5#gg4 #gf ,,"l ,,kelw91 ,,beattie et ,,smolan1 ,nature1 #ahig4 #gg ,,p]r91 ,?se de doctorat4 ,on peut se s]vir des sub/ances radioactives dans l'tude de l'lectricit atmosphrique4 ,la sub/ance active e/ enf]me dans une petite bote en alum9ium m9ce1 fixe l'extrmit d'une tige mtallique en relation avec l'lectromtre4 ,l'air e/ r5du conducteur au vois9age de l'extrmit de la tige1 et celle-ci pr5d le pot5tiel de l'air qui l'ent\re4 ,le radium remplace a9si avec avantage les flammes ou les app>eils c\lem5t d'eau de "l ,kelw91 gnralem5t employs jusqu' prs5t dans l'tude de l'lectricit atmosphrique#gh4 #gh ,,pauls51 ,rapports au ,congrs de ,physique1 #aijj4--,,witk[ski1 ,bullet9 de l',acadmie des ,sci5ces de ,cracovie1 janvi] #aijb4 ,effets de fluoresc5ce1 effets lum9eux4--,les rayons mis p> les n\velles sub/ances radioactives provoqu5t la fluoresc5ce de c]ta9s corps4 ,m4 ,curie et moi1 n\s avons t\t d'abord dc\v]t ce phnomne en faisant agir le polonium au trav]s d'une feuille d'alum9ium sur une c\*e de plat9ocyanure de b>yum4 ,la mme expri5ce russit encore plus facilem5t avec du b>yum radifre suffisamm5t actif4 ,qu& la sub/ance e/ =tem5t radioactive1 la fluoresc5ce produite e/ trs belle4 ,un gr& nombre de sub/ances sont susceptibles de dev5ir phosphoresc5tes ou fluoresc5tes p> l'action des rayons de ,becqu]el4 ,m4 ,becqu]el a tudi l'action sur les sels d'urane1 le diamant1 la bl5de1 etc4 ,m4 ,b>y a montr que les sels des mtaux alcal9s et alcal9o-t]reux1 qui sont t\s fluoresc5ts s\s l'action des rayons lum9eux et des rayons ,rntg51 sont galem5t fluoresc5ts s\s l'action des rayons du radium#gi4 ,on peut galem5t obs]v] la fluoresc5ce du papi]1 du coton1 du v]re1 etc41 au vois9age du radium4 ,p>mi les diffr5tes espces de v]re1 le v]re de ,?ur+e e/ p>ticulirem5t lum9eux4 ,les mtaux ne sembl5t pas dev5ir lum9eux4 #gi ,,b>y1 ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxx1 #aijj1 p4 #ggf4 ,le plat9ocyanure de b>yum convi5t le mieux qu& on veut tudi] le rayonnem5t des corps radioactifs p> la m?ode fluoroscopique4 ,on peut suivre l'effet des rayons du radium des di/ances suprieures #bm4 ,le sulfure de z9c phosphoresc5t e/ r5du extrmem5t lum9eux1 mais ce corps a l'inconvni5t de cons]v] la lum9osit p5dant quelque temps1 aprs que l'action des rayons a t supprime4 ,on peut obs]v] la fluoresc5ce produite p> le radium qu& l'cran fluoresc5t e/ sp> du radium p> des crans absorbants4 ,n\s avons pu obs]v] l'clairem5t d'un cran au plat9ocyanure de b>yum trav]s le corps huma94 ,cep5dant1 l'action e/ incomp>ablem5t plus int5se1 qu& l'cran e/ plac t\t contre le radium et qu'il n'en e/ sp> p> aucun cran solide4 ,t\s les gr\pes de rayons sembl5t capables de produire la fluoresc5ce4 ,p\r obs]v] l'action du polonium il e/ ncessaire de mettre la sub/ance t\t prs de l'cran fluoresc5t sans int]position d'cran solide1 ou t\t au mo9s avec int]position d'un cran trs m9ce seulem5t4 ,la lum9osit des sub/ances fluoresc5tes exposes l'action des sub/ances radioactives baisse avec le temps4 ,en mme temps la sub/ance fluoresc5te subit une trans=mation4 ,en voici quelques exemples3 ,les rayons du radium trans=m5t le plat9ocyanure de b>yum en une v>it brune mo9s lum9euse 7action analogue celle produite p> les rayons ,rntg5 et dcrite p> ,m4 ,vill>d74 ,ils altr5t galem5t le sulfate d'uranyle et de potassium en le faisant jaunir4 ,le plat9ocyanure de b>yum trans=m e/ rgnr p>tiellem5t p> l'action de la lumire4 ,plaons le radium au-dess\s d'une c\*e de plat9ocyanure de b>yum tale sur du papi]1 le plat9ocyanure devi5t lum9eux2 si l'on ma9ti5t le sy/me dans l'obscurit1 le plat9ocyanure s'altre1 et sa lum9osit baisse considrablem5t4 ,mais1 exposons le t\t la lumire2 le plat9ocyanure e/ p>tiellem5t rgnr1 et si l'on reporte le t\t dans l'obscurit1 la lum9osit rep>at assez =te4 ,on a donc1 au moy5 d'un corps fluoresc5t et d'un corps radioactif1 ralis un sy/me qui fonctionne comme un corps phosphoresc5t longue dure de phosphoresc5ce4 ,le v]re1 qui e/ r5du fluoresc5t p> l'action du radium1 se colore en brun ou en violet4 ,en mme temps1 il devi5t mo9s fluoresc5t4 ,si l'on *auffe ce v]re a9si altr1 il se dcolore et1 en mme temps que la dcoloration se produit1 le v]re met de la lumire4 ,aprs cela le v]re a repris la proprit d'tre fluoresc5t au mme degr qu'avant la trans=mation4 ,le sulfure de z9c qui a t expos l'action du radium p5dant un temps suffisant s'puise peu peu et p]d la facult d'tre phosphoresc5t1 soit s\s l'action du radium1 soit s\s celle de la lumire4 ,le diamant e/ r5du phosphoresc5t p> l'action du radium et peut tre di/+u a9si des imitations en /rass1 dont la lum9osit e/ trs faible4 ,t\s les composs de b>yum radifre sont spontanm5t lum9eux#hj4 ,les sels halodes1 anhydres et secs1 mett5t une lumire p>ticulirem5t int5se4 ,cette lum9osit ne peut tre vue la gr&e lumire du j\r1 mais on la voit facilem5t dans la demi-obscurit ou dans une pice claire la lumire du gaz4 ,la lumire mise peut tre assez =te p\r que l'on puisse lire en s'clairant avec un peu de produit dans l'obscurit4 ,la lumire mise mane de t\te la masse du produit1 t&is que1 p\r un corps phosphoresc5t ord9aire1 la lumire mane surt\t de la p>tie de la surface qui a t claire4 ,a l'air humide les produits radifres p]d5t en gr&e p>tie leur lum9osit1 mais ils la repr5n5t p> dess*em5t 7,giesel74 ,la lum9osit semble se cons]v]4 ,au b\t de plusieurs annes aucune modification s5sible ne semble s'tre produite dans la lum9osit de produits faiblem5t actifs1 g>ds en tubes scells l'obscurit4 ,avec du *lorure de b>yum radifre1 trs actif et trs lum9eux1 la lumire *ange de te9te au b\t de quelques mois2 elle devi5t plus violace et s'affaiblit beauc\p2 en mme temps le produit subit c]ta9es trans=mations2 en r$issolvant le sel dans l'eau et en le s*ant n\veau1 on obti5t la lum9osit primitive4 #hj ,,curie1 ,soc4 de ,physique1 #c m>s #ahii4--;,,giesel1 ,wi$4 ,ann41 t4 ,,lxix1 p4 #ia4 ,les solutions de sels de b>yum radifres1 qui conti5n5t une =te proportion de radium1 sont galem5t lum9euses2 on peut obs]v] ce fait en plaant la solution dans une capsule de plat9e qui1 n'tant pas lum9euse elle-mme1 p]met d'ap]cevoir la lum9osit faible de la solution4 ,qu& une solution de sel de b>yum radifre conti5t des cri/aux qui s'y sont dposs1 ces cri/aux sont lum9eux au se9 de la solution1 et ils le sont bi5 plus que la solution elle-mme1 de sorte que1 dans ces conditions1 ils sembl5t seuls lum9eux4 ,m4 ,giesel a prp> du plat9ocyanure de b>yum radifre4 ,qu& ce sel vi5t de cri/allis]1 il a l'aspect du plat9ocyanure de b>yum ord9aire1 et il e/ trs lum9eux4 ,mais peu peu le sel se colore spontanm5t et pr5d une te9te brune1 en mme temps que les cri/aux devi5n5t di*roques4 ,a cet tat1 le sel e/ bi5 mo9s lum9eux1 quoique sa radioactivit ait augm5t#ha4 ,le plat9ocyanure de radium1 prp> p> ,m4 ,giesel1 s'altre encore bi5 plus rapidem5t4 #ha ,,giesel1 ,wi$4 ,ann41 t4 ,,lxix1 p4 #ia4 ,les composs de radium con/itu5t le premi] exemple de sub/ances spontanm5t lum9euses4 ,dgagem5t de *aleur p> les sels de radium4--,t\t rcemm5t ,,mm4 ,curie et ,laborde ont tr\v que les sels de radium sont le sige d'un dgagem5t de *aleur spontan et cont9u#hb4 ,ce dgagem5t de *aleur a p\r effet de ma9t5ir les sels de radium une temprature plus leve que la temprature ambiante2 l'excs de temprature dp5d d'ailleurs de l'isolem5t !rmique de la sub/ance4 ,cet excs de temprature peut tre mis en vid5ce p> une expri5ce grossire faite au moy5 de deux !rmomtres m]cure ord9aires4 ,on utilise deux vases isolateurs !rmiques vide1 id5tiques entre eux4 ,dans l'un des vases on place une amp\le de v]re cont5ant #g;dg de bromure de radium pur2 dans le deuxime vase on place une autre amp\le de v]re t\te p>eille qui conti5t une sub/ance inactive quelconque1 p> exemple du *lorure de b>yum4 ,la temprature de *aque ence9te e/ indique p> un !rmomtre dont le rs]voir e/ plac au vois9age immdiat de l'amp\le4 ,l'ouv]ture des isolateurs e/ f]me p> du coton4 ,qu& l'quilibre de temprature e/ tabli1 le !rmomtre qui se tr\ve dans le mme vase que le radium indique con/amm5t une temprature suprieure celle indique p> l'autre !rmomtre2 l'excs de temprature obs]v tait de #c4 #hb ,,curie et ,,laborde1 ,comptes r5dus1 #af m>s #aijc4 ,on peut valu] la quantit de *aleur dgage p> le radium l'aide du calorimtre glace de ,buns54 ,en plaant dans ce calorimtre une amp\le de v]re qui conti5t le sel de radium1 on con/ate un apport cont9u de *aleur qui s'arrte ds qu'on loigne le radium4 ,la mesure faite avec un sel de radium prp> depuis longtemps indique que *aque gramme de radium dgage environ #hj petites calories p5dant *aque heure4 ,le radium dgage donc p5dant une heure une quantit de *aleur suffisante p\r fondre son poids de glace1 et un atome gramme 7#bbe;g7 de radium dgag]ait en une heure #ahjjj;cal1 soit une quantit de *aleur comp>able celle qui e/ produite p> la combu/ion d'un atome gramme 7#a;g7 d'hydrogne4 ,un dbit de *aleur aussi considrable ne saurait tre expliqu p> aucune raction *imique ord9aire1 et cela d'autant plus que l'tat du radium semble re/] le mme p5dant des annes4 ,on p\rrait p5s] que le dgagem5t de *aleur e/ d une trans=mation de l'atome de radium lui-mme1 trans=mation ncessairem5t trs l5te4 ,s'il en tait a9si1 on s]ait am5 conclure que les quantits d'n]gie mises en jeu dans la =mation et dans la trans=mation des atomes sont considrables et dpass5t t\t ce qui n\s e/ connu4 ,on peut encore valu] la *aleur dgage p> le radium div]ses tempratures en l'utilisant p\r faire b\illir un gaz liqufi et en mesurant le volume du gaz qui se dgage4 ,on peut faire cette expri5ce avec du *lorure de m?yle 7 -#ba74 ,l'expri5ce a t faite p> ,,mm4 ,dew> et ,curie avec l'oxygne liquide 7 -#ahj7 et avec l'hydrogne liquide 7 -#beb74 ,ce d]ni] corps convi5t p>ticulirem5t bi5 p\r ralis] l'expri5ce4 ,une pr\vette ,a1 ent\re d'un isolateur !rmique vide1 conti5t de l'hydrogne liquide ,h 7fig4 #aj72 elle e/ munie d'un tube de dgagem5t t qui p]met de recueillir le gaz dans une pr\vette gradue ,e remplie d'eau4 ,l'pr\vette ,a et son isolateur plong5t dans un ba9 d'hydrogne liquide ,h'4 ,dans ces conditions aucun dgagem5t gazeux ne se produit dans l'pr\vette ,a4 ,lorsque l'on introduit1 dans l'hydrogne liquide cont5u dans cette pr\vette1 une amp\le qui conti5t #g;dg de bromure de radium1 il se fait un dgagem5t cont9u de gaz1 et l'on recueille #gc;cm#c de gaz p> m9ute4 ,illu/ration3 ,fig4 #aj4 ,un sel de radium solide qui vi5t d'tre prp> dgage une quantit de *aleur relativem5t faible2 mais ce dbit de *aleur augm5te cont9uellem5t et t5d v]s une valeur dt]m9e qui n'e/ pas encore t\t fait atte9te au b\t d'un mois4 ,qu& on diss\t dans l'eau un sel de radium et qu'on enf]me la solution en tube scell1 la quantit de *aleur dgage p> la solution e/ d'abord faible2 elle augm5te ensuite et t5d dev5ir con/ante au b\t d'un mois2 le dbit de *aleur e/ alors le mme que celui d au mme sel l'tat solide4 ,qu& on a mesur l'aide du calorimtre ,buns5 la *aleur dgage p> un sel de radium cont5u dans une amp\le de v]re1 c]ta9s rayons pntrants du radium trav]s5t l'amp\le et le calorimtre sans y tre absorbs4 ,p\r voir si ces rayons emport5t une quantit d'n]gie apprciable1 on peut refaire une mesure en ent\rant l'amp\le d'une feuille de plomb de #bmm d'paisseur2 on tr\ve que1 dans ces conditions1 le dgagem5t de *aleur e/ augm5t de #d p\r #ajj environ de sa valeur2 l'n]gie mise p> le radium s\s =me de rayons pntrants n'e/ donc nullem5t ngligeable4 ,effets *imiques produits p> les n\velles sub/ances radioactives4 ,colorations4--,les radiations mises p> les sub/ances =tem5t radioactives sont susceptibles de provoqu] c]ta9es trans=mations1 c]ta9es ractions *imiques4 ,les rayons mis p> les produits radifres ex]c5t des actions colorantes sur le v]re et la porcela9e#hc4 #hc ,m4 et ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxix1 novembre #ahii1 p4 #hbc4 ,la coloration du v]re1 gnralem5t brune ou violette1 e/ trs int5se2 elle se produit dans la masse mme du v]re1 elle p]si/e aprs l'loignem5t du radium4 ,t\s les v]res se color5t en un temps plus ou mo9s long1 et la prs5ce du plomb n'e/ pas ncessaire4 ,il convi5t de rappro*] ce fait de celui1 obs]v rcemm5t1 de la coloration des v]res des tubes vide producteurs des rayons de ,rntg5 aprs un long usage4 ,m4 ,giesel a montr que les sels halodes cri/alliss des mtaux alcal9s 7sel gemme1 sylv9e7 se color5t s\s l'influ5ce du radium1 comme s\s l'action des rayons ca?odiques4 ,m4 ,giesel montre que l'on obti5t des colorations du mme g5re en faisant sj\rn] les sels alcal9s dans la vapeur de sodium#hd4 #hd ,,giesel1 ,soc4 de ,phys4 allem&e1 janvi] #aijj4 ,j'ai tudi la coloration d'une collection de v]res de composition connue1 qui m'a t obligeamm5t prte cet effet p> ,m4 ,le ,*ateli]4 ,je n'ai pas obs]v de gr&e v>it dans la coloration4 ,elle e/ gnralem5t violette1 jaune1 brune ou grise4 ,elle semble lie la prs5ce des mtaux alcal9s4 ,avec les sels alcal9s purs cri/alliss on obti5t des colorations plus v>ies et plus vives2 le sel1 primitivem5t blanc1 devi5t bleu1 v]t1 jaune brun1 etc4 ,m4 ,becqu]el a montr que le phosphore blanc e/ trans=m en phosphore r\ge p> l'action du radium4 ,le papi] e/ altr et color p> l'action du radium4 ,il devi5t fragile1 s'effrite et ressemble enf9 une passoire crible de tr\s4 ,dans c]ta9es circon/ances il y a production d'ozone dans le vois9age de composs trs actifs4 ,les rayons qui sort5t d'une amp\le scelle1 r5f]mant du radium1 ne produis5t pas d'ozone dans l'air qu'ils trav]s5t4 ,au contraire1 une =te odeur d'ozone se dgage qu& on ouvre l'amp\le4 ,d'une manire gnrale l'ozone se produit dans l'air1 qu& il y a communication directe entre celui-ci et le radium4 ,la communication p> un conduit mme extrmem5t troit e/ suffisante2 il semble que la production d'ozone soit lie la propagation de la radioactivit induite1 dont il s]a "q plus lo94 ,les composs radifres sembl5t s'altr] avec le temps1 sans d\te s\s l'action de leur propre radiation4 ,on a vu plus haut que les cri/aux de *lorure de b>yum radifres qui sont incolores au mom5t du dpt pr5n5t peu peu une coloration tantt jaune ou orange1 tantt rose2 cette coloration disp>at p> la dissolution4 ,le *lorure de b>yum radifre dgage des composs oxygns du *lore3 le bromure dgage du brome4 ,ces trans=mations l5tes s'affirm5t gnralem5t quelque temps aprs la prp>ation du produit solide1 lequel1 en mme temps1 *ange d'aspect et de c\leur1 en pr5ant une te9te jaune ou violace4 ,la lumire mise devi5t aussi plus violace4 ,les sels de radium purs sembl5t pr\v] les mmes trans=mations que ceux qui conti5n5t du b>yum4 ,t\tefois les cri/aux de *lorure1 dposs en solution acide1 ne se color5t pas s5siblem5t p5dant un temps qui e/ suffisant1 p\r que les cri/aux de *lorure de b>yum radifres1 ri*es en radium1 pr5n5t une coloration int5se4 ,dgagem5t de gaz en prs5ce des sels de radium4--,une solution de bromure de radium dgage des gaz d'une manire cont9ue#he4 ,ces gaz sont pr9cipalem5t de l'hydrogne et de l'oxygne1 et la composition du mlange e/ vois9e de celle de l'eau2 on peut admettre qu'il y a dcomposition de l'eau en prs5ce du sel de radium4 #he ,,giesel1 ,b]41 #aijc1 p4 #cdg4--,,ramsay et ,,soddy1 ,phys4 ,zeits*r41 #ae septembre #aijc4 ,les sels solides de radium 7*lorure1 bromure7 donn5t aussi lieu un dgagem5t cont9u de gaz4 ,ces gaz rempliss5t les pores du sel solide et se dgag5t assez abondamm5t qu& on diss\t le sel4 ,on tr\ve dans le mlange gazeux de l'hydrogne1 de l'oxygne1 de l'acide c>bonique1 de l'hlium2 le spectre des gaz prs5te aussi quelques raies inconnues#hf4 #hf ,,ramsay et ,,soddy1 loc4 cit4 ,on peut attribu] des dgagem5ts gazeux deux accid5ts qui se sont produits dans les expri5ces de ,m4 ,curie4 ,une amp\le de v]re m9ce scelle1 remplie presque compltem5t p> du bromure de radium solide et sec1 a fait explosion deux mois aprs la f]meture s\s l'effet d'un faible *auffem5t2 l'explosion tait probablem5t due la pression du gaz intrieur4 ,dans une autre expri5ce une amp\le cont5ant du *lorure de radium prp> depuis longtemps communiquait avec un rs]voir d'assez gr& volume dans lequel on ma9t5ait un vide trs p>fait4 ,l'amp\le ayant t s\mise un *auffem5t assez rapide v]s #cjj1 le sel fit explosion2 l'amp\le fut brise1 et le sel fut projet di/ance2 il ne p\vait y avoir de pression notable dans l'amp\le au mom5t de l'explosion4 ,l'app>eil avait d'ailleurs t s\mis un essai de *auffage dans les mmes conditions en l'abs5ce du sel de radium1 et aucun accid5t ne s'tait produit4 ,ces expri5ces montr5t qu'il y a dang] *auff] du sel de radium prp> depuis longtemps et qu'il y a aussi dang] cons]v] p5dant longtemps du radium en tube scell4 ,production de !rmolum9esc5ce4--,c]ta9s corps1 tels que la fluor9e1 devi5n5t lum9eux qu& on les *auffe2 ils sont !rmolum9esc5ts2 leur lum9osit s'puise au b\t de quelque temps2 mais la facult de dev5ir de n\veau lum9eux p> la *aleur e/ re/itue ces corps p> l'action d'une t9celle et aussi p> l'action du radium4 ,le radium peut donc re/itu] ces corps leurs proprits !rmolum9esc5tes#hg4 ,lors de la *auffe la fluor9e pr\ve une trans=mation qui e/ accompagne d'une mission de lumire4 ,qu& la fluor9e e/ ensuite s\mise l'action du radium1 une trans=mation se refait en s5s inv]se1 et elle e/ encore accompagne d'une mission de lumire4 #hg ,,becqu]el1 ,rapports au ,congrs de ,physique1 #aijj4 ,un phnomne absolum5t analogue se produit p\r le v]re expos aux rayons du radium4 ,l aussi une trans=mation se produit dans le v]re1 p5dant qu'il e/ lum9eux s\s l'action des rayons du radium2 cette trans=mation e/ mise en vid5ce p> la coloration qui app>at et augm5te progressivem5t4 ,qu& on *auffe ensuite le v]re a9si modifi1 la trans=mation inv]se se produit1 la coloration disp>at1 et ce phnomne e/ accompagn de production de lumire4 ,il p>at =t probable qu'il y a l une modification de nature *imique1 et la production de lumire e/ lie cette modification4 ,ce phnomne p\rrait tre gnral4 ,il p\rrait se faire que la production de fluoresc5ce p> l'action du radium et la lum9osit des sub/ances radifres fuss5t ncessairem5t lies un phnomne de trans=mation *imique ou physique de la sub/ance qui met la lumire4 ,radiographies4--,l'action radiographique des n\velles sub/ances radioactives e/ trs int5se4 ,t\tefois la manire d'opr] doit tre trs diffr5te avec le polonium et le radium4 ,le polonium n'agit qu' trs petite di/ance1 et son action e/ considrablem5t affaiblie p> des crans solides2 il e/ facile de la supprim] pratiquem5t au moy5 d'un cran peu pais 7#amm de v]re74 ,le radium agit des di/ances considrablem5t plus gr&es4 ,l'action radiographique des rayons du radium s'obs]ve plus de #bm de di/ance dans l'air1 et cela mme qu& le produit radiant e/ enf]m dans une amp\le de v]re4 ,les rayons qui agiss5t dans ces conditions app>ti5n5t aux gr\pes et 4 ,grce aux diffr5ces qui exi/5t entre la transp>5ce de div]ses matires p\r les rayons1 on peut1 comme avec les rayons ,rntg51 obt5ir des radiographies de div]s objets4 ,les mtaux sont1 en gnral1 opaques1 sauf l'alum9ium qui e/ trs transp>5t4 ,il n'exi/e pas de diffr5ce de transp>5ce notable entre les *airs et les os4 ,on peut opr] gr&e di/ance et avec des s\rces de trs petites dim5sions2 on a alors des radiographies trs f9es4 ,il e/ trs avantageux1 p\r la beaut des radiographies1 de r5voy] les rayons de ct1 au moy5 d'un *amp magntique1 et de n'utilis] que les rayons 4 ,les rayons 1 en trav]sant l'objet radiographi]1 pr\v5t1 en effet1 une c]ta9e diffusion et occasionn5t un c]ta9 fl\4 ,en les supprimant1 on e/ oblig d'employ] des temps de pose plus gr&s1 mais les rsultats sont meilleurs4 ,la radiographie d'un objet1 tel qu'un porte-monnaie1 dem&e un j\r avec une s\rce radiante con/itue p> quelques c5tigrammes de sel de radium1 enf]m dans une amp\le de v]re et plac #am de la plaque s5sible1 devant laquelle se tr\ve l'objet4 ,si la s\rce e/ #bj;cm de di/ance de la plaque1 le mme rsultat e/ obt5u en une heure4 ,au vois9age immdiat de la s\rce radiante1 une plaque s5sible e/ in/antanm5t impressionne4 ,illu/ration3 ,fig4 #aa4 ,radiographie obt5ue avec les rayons du radium4 ,effets physiologiques4--,les rayons du radium ex]c5t une action sur l'pid]me4 ,cette action a t obs]ve p> ,m4 ,walkh(f et confirme p> ,m4 ,giesel1 puis p> ,,mm4 ,becqu]el et ,curie#hh4 #hh ,,walkh(f1 ,phot4 ,runds*au1 octobre #aijj4--;,,giesel1 ,b]i*te d4 deuts*4 *em4 ,gesell41 t4 ,,xxiii4--,,becqu]el et ,,curie1 ,comptes r5dus1 t4 ,,cxxxii1 p4 #abhi4 ,si l'on place sur la peau une capsule en cellulod ou en ca\t*\c m9ce r5f]mant un sel de radium trs actif et qu'on l'y laisse p5dant quelque temps1 une r\geur se produit sur la peau1 soit de suite1 soit au b\t d'un temps qui e/ d'autant plus long que l'action a t plus faible et mo9s prolonge2 cette ta*e r\ge app>at l'endroit qui a t expos l'action2 l'altration locale de la peau se manife/e et volue comme une brlure4 ,dans c]ta9s cas il se =me une amp\le4 ,si l'exposition a t prolonge1 il se produit une ulcration trs longue gurir4 ,dans une expri5ce1 ,m4 ,curie a fait agir sur son bras un produit radiant relativem5t peu actif p5dant #aj heures4 ,la r\geur se manife/a de suite1 et il se =ma plus t>d une plaie qui mit #d mois gurir4 ,l'pid]me a t dtruit localem5t1 et n'a pu se recon/itu] l'tat sa9 que l5tem5t et pniblem5t avec =mation d'une cicatrice trs m>que4 ,une brlure au radium avec exposition d'une demi-heure app>ut au b\t de #ae j\rs1 =ma une amp\le et gurit en #ae j\rs4 ,une autre brlure1 faite avec une exposition de #h m9utes seulem5t1 occasionna une ta*e r\ge qui app>ut au b\t de #b mois seulem5t et son effet fut insignifiant4 ,l'action du radium sur la peau peut se produire trav]s les mtaux1 mais elle e/ affaiblie4 ,p\r se g>antir de l'action1 il faut vit] de g>d] longtemps le radium sur soi autrem5t qu'envelopp dans une feuille de plomb4 ,l'action du radium sur la peau a t tudie p> ,m4 le ,dr ,danlos1 l'hpital ,sa9t-,l\is1 comme procd de traitem5t de c]ta9es maladies de la peau1 procd comp>able au traitem5t p> les rayons ,rntg5 ou la lumire ultra-violette4 ,le radium donne ce po9t de vue des rsultats enc\rageants2 l'pid]me p>tiellem5t dtruit p> l'action du radium se re=me l'tat sa94 ,l'action du radium e/ plus pr(onde que celle de la lumire1 et son emploi e/ plus facile que celui de la lumire ou des rayons ,rntg54 ,l'tude des conditions de l'application e/ ncessairem5t un peu longue1 p>ce qu'on ne peut se r5dre compte immdiatem5t de l'effet de l'application4 ,m4 ,giesel a rem>qu l'action du radium sur les feuilles des plantes4 ,les feuilles s\mises l'action jauniss5t et s'effrit5t4 ,m4 ,giesel a galem5t dc\v]t l'action des rayons du radium sur l'il#hi4 ,qu& on place dans l'obscurit un produit radiant au vois9age de la paupire f]me ou de la tempe1 on a la s5sation d'une lumire qui remplit l'il4 ,ce phnomne a t tudi p> ,,mm4 ,him/$t et ,nagel#ij4 ,ces physici5s ont montr que t\s les milieux de l'il devi5n5t fluoresc5ts p> l'action du radium1 et c'e/ ce qui explique la s5sation de lumire p]ue4 ,les aveugles *ez lesquels la rt9e e/ intacte1 sont s5sibles l'action du radium1 t&is que ceux dont la rt9e e/ malade n'pr\v5t pas la s5sation lum9euse due aux rayons4 #hi ,,giesel1 ,natur=s*]r]sammlung1 ,mn*51 #ahii4 #ij ,,him/$t et ,,nagel1 ,ann4 d] ,physik1 t4 ,,iv1 #aija4 ,les rayons du radium emp*5t ou entrav5t le dveloppem5t des colonies microbi5nes1 mais cette action n'e/ pas trs int5se#ia4 #ia ,,as*k9ass et ,,casp>i1 ,ann4 d] ,physik1 t4 ,,vi1 #aija1 p4 #egj4 ,rcemm5t1 ,m4 ,danysz a montr que les rayons du radium agiss5t n]giquem5t sur la moelle et sur le c]veau4 ,aprs une action d'une heure1 des p>alysies se produis5t *ez les animaux s\mis aux expri5ces1 et ceux-ci meur5t gnralem5t au b\t de quelques j\rs#ib4 #ib ,,danysz1 ,comptes r5dus1 #af fvri] #aijc4 ,action de la temprature sur le rayonnem5t4--,on n'a encore que peu de r5seignem5ts sur la manire dont v>ie l'mission des corps radioactifs avec la temprature4 ,n\s savons cep5dant que l'mission subsi/e aux basses tempratures4 ,m4 ,curie a plac dans l'air liquide un tube de v]re qui cont5ait du *lorure de b>yum radifre#ic4 ,la lum9osit du produit radiant p]si/e dans ces conditions4 ,au mom5t o l'on retire le tube de l'ence9te froide1 il p>at mme plus lum9eux qu' la temprature ambiante4 ,a la temprature de l'air liquide1 le radium cont9ue excit] la fluoresc5ce du sulfate d'uranyle et de potassium4 ,m4 ,curie a vrifi p> des mesures lectriques que le rayonnem5t1 mesur une c]ta9e di/ance de la s\rce radiante1 possde la mme int5sit qu& le radium e/ la temprature ambiante1 ou qu& il e/ dans une ence9te la temprature de l'air liquide4 ,dans ces expri5ces1 le radium tait plac au fond d'un tube f]m un b\t4 ,les rayons sortai5t du tube p> le b\t ouv]t1 trav]sai5t un c]ta9 espace d'air et tai5t recueillis dans un cond5sateur4 ,on mesurait l'action des rayons sur l'air du cond5sateur1 soit en laissant le tube dans l'air1 soit en l'ent\rant d'air liquide jusqu' une c]ta9e hauteur4 ,le rsultat obt5u tait le mme dans les deux cas4 #ic ,,curie1 ,socit de ,physique1 #b m>s #aijj4 ,qu& on porte le radium une temprature leve1 sa radioactivit subsi/e4 ,le *lorure de b>yum radifre qui vi5t d'tre fondu 7v]s #hjj7 e/ radioactif et lum9eux4 ,t\tefois1 une *auffe prolonge temprature leve a p\r effet d'abaiss] temporairem5t la radioactivit du produit4 ,la baisse e/ trs importante1 elle peut con/itu] #ge p\r #ajj du rayonnem5t total4 ,la baisse proportionnelle e/ mo9s gr&e sur les rayons absorbables que sur les rayons pntrants1 qui sont s5siblem5t supprims p> la *auffe4 ,avec le temps1 le rayonnem5t du produit repr5d l'int5sit et la composition qu'il avait avant la *auffe2 ce rsultat e/ atte9t au b\t de #b mois environ p>tir de la *auffe4 ,,*apitre ,,iv4 ,,la ,,radioactivit ,,induite4 ,communication de la radioactivit des sub/ances primitivem5t inactives4--,au c\rs de nos re*]*es sur les sub/ances radioactives1 n\s avons rem>qu1 ,m4 ,curie et moi1 que t\te sub/ance qui sj\rne p5dant quelque temps au vois9age d'un sel radifre devi5t elle-mme radioactive#id4 ,dans notre premire publication ce sujet1 n\s n\s sommes atta*s pr\v] que la radioactivit1 a9si acquise p> des sub/ances primitivem5t inactives1 n'e/ pas due un transport de p\ssires radioactives qui s]ai5t v5ues se pos] la surface de ces sub/ances4 ,ce fait1 actuellem5t c]ta91 e/ pr\v en t\te vid5ce p> l'ensemble des expri5ces qui s]ont dcrites ici1 et notamm5t p> les lois suivant lesquelles la radioactivit provoque dans les sub/ances naturellem5t inactives disp>at qu& on s\/rait ces sub/ances l'action du radium4 #id ,m4 et ,mme ,,curie1 ,comptes r5dus1 #f novembre #ahii4 ,n\s avons donn au phnomne n\veau a9si dc\v]t le nom de radioactivit induite4 ,dans la mme publication1 n\s avons indiqu les c>actres ess5tiels de la radioactivit induite4 ,n\s avons activ des lames de sub/ances div]ses1 en les plaant au vois9age de sels radifres solides et n\s avons tudi la radioactivit de ces lames p> la m?ode lectrique4 ,n\s avons obs]v a9si les faits suivants3 #a ,l'activit d'une lame expose l'action du radium augm5te avec le temps de l'exposition en se rappro*ant d'une c]ta9e limite1 suivant une loi asymptotique4 #b ,l'activit d'une lame qui a t active p> l'action du radium et qui a t ensuite s\/raite cette action disp>at en quelques j\rs4 ,cette activit induite t5d v]s zro en fonction du temps1 suivant une loi asymptotique4 #c ,t\tes conditions gales d'ailleurs1 la radioactivit induite p> un mme produit radifre sur div]ses lames e/ indp5dante de la nature de la lame4 ,le v]re1 le papi]1 les mtaux s'activ5t avec la mme int5sit4 #d ,la radioactivit induite sur une mme lame p> div]s produits radifres a une valeur limite d'autant plus leve que le produit e/ plus actif4 ,peu de temps aprs1 ,m4 ,ru!r=d publia un travail1 duquel il rsulte que les composs du ?orium sont capables de produire le phnomne de la radioactivit induite#ie4 ,m4 ,ru!r=d tr\va p\r ce phnomne les mmes lois que celles qui vi5n5t d'tre exposes1 et il dc\vrit en plus ce fait important1 que les corps *>gs d'lectricit ngative s'activ5t plus n]giquem5t que les autres4 ,m4 ,ru!r=d obs]va d'ailleurs que l'air qui a pass sur de l'oxyde de ?orium cons]ve p5dant #aj m9utes environ une conductibilit notable4 ,l'air qui e/ dans cet tat communique la radioactivit induite des sub/ances inactives1 surt\t celles *>ges ngativem5t4 ,m4 ,ru!r=d int]prte ses expri5ces en admettant que les composs du ?orium1 et surt\t l'oxyde1 mett5t une manation radioactive p>ticulire1 susceptible d'tre entrane p> les c\rants d'air et *>ge d'lectricit positive4 ,cette manation s]ait la cause de la radioactivit induite4 ,m4 ,dorn a reproduit1 avec les sels de b>yum radifres1 les expri5ces que ,m4 ,ru!r=d avait faites avec de l'oxyde de ?orium#if4 #ie ,,ru!r=d1 ,phil4 ,mag41 janvi] et fvri] #aijj4 #if ,,dorn1 ,abh4 ,natur=s*4 ,gesell4 ,halle1 ju9 #aijj4 ,m4 ,debi]ne a montr que l'act9ium provoque1 d'une faon extrmem5t int5se1 l'activit induite des corps placs dans son vois9age4 ,de mme que p\r le ?orium1 il se produit un entranem5t considrable de l'activit p> les c\rants d'air#ig4 #ig ,,debi]ne1 ,comptes r5dus1 #cj juillet #aijj2 #af fvri] #aijc4 ,la radioactivit induite se prs5te s\s des aspects trs v>is1 et qu& on produit l'activation d'une sub/ance au vois9age du radium l'air libre1 on obti5t des rsultats irrguli]s4 ,,mm4 ,curie et ,debi]ne ont rem>qu que le phnomne e/1 au contraire1 trs rguli] qu& on opre en vase clos2 ils ont donc tudi l'activation en ence9te f]me#ih4 #ih ,,curie et ,,debi]ne1 ,comptes r5dus1 #d m>s #aija4 ,activation en ence9te f]me4--,la radioactivit induite e/ la fois plus int5se et plus rgulire qu& on opre en vase clos4 ,la matire active e/ place dans une petite amp\le en v]re a ouv]te en o 7fig4 #aa7 au milieu d'une ence9te close4 ,div]ses plaques ,a1 ,b1 ,c1 ,d1 ,e places dans l'ence9te devi5n5t radioactives au b\t d'un j\r d'exposition4 ,l'activit e/ la mme1 quelle que soit la nature de la plaque1 dim5sions gales plomb1 cuivre1 alum9ium1 v]re1 bonite1 cire1 c>ton1 p>aff9e4 ,l'activit d'une face de l'une des lames e/ d'autant plus gr&e1 que l'espace libre en reg>d de cette face e/ plus gr&4 ,si l'on rpte l'expri5ce prcd5te avec l'amp\le a compltem5t f]me1 on n'obti5t aucune activit induite4 ,le rayonnem5t du radium n'int]vi5t pas directem5t dans la production de la radioactivit induite4 ,c'e/ a9si que1 dans l'expri5ce prcd5te1 la lame ,d1 protge du rayonnem5t p> l'cran en plomb pais ,,pp1 e/ active autant que ,b et ,e4 ,illu/ration3 ,fig4 #ab4 ,la radioactivit se transmet p> l'air de pro*e en pro*e depuis la matire radiante jusqu'au corps activ]4 ,elle peut mme se transmettre au lo9 p> des tubes capillaires trs troits4 ,la radioactivit induite e/ la fois plus int5se et plus rgulire1 si l'on remplace le sel radifre activant solide p> sa dissolution aqueuse4 ,les liquides sont susceptibles d'acqurir la radioactivit induite4 ,on peut1 p> exemple1 r5dre radioactive l'eau pure1 en la plaant dans un vase l'intrieur d'une ence9te close qui r5f]me galem5t une solution d'un sel radifre4 ,c]ta9es sub/ances devi5n5t lum9euses1 qu& on les place dans une ence9te activante 7corps phosphoresc5ts et fluoresc5ts1 v]re1 papi]1 coton1 eau1 solutions sal9es74 ,le sulfure de z9c phosphoresc5t e/ p>ticulirem5t brillant dans ces conditions4 ,la radioactivit de ces corps lum9eux e/ cep5dant la mme que celle d'un morceau de mtal ou autre corps qui s'active dans les mmes conditions sans dev5ir lum9eux4 ,quelle que soit la sub/ance que l'on active en vase clos1 cette sub/ance pr5d une activit qui augm5te avec le temps et f9it p> atte9dre une valeur limite1 t\j\rs la mme1 qu& on opre avec la mme matire activante et le mme dispositif exprim5tal4 ,la radioactivit induite limite e/ indp5dante de la nature et de la pression du gaz qui se tr\ve dans l'ence9te activante 7air1 hydrogne1 acide c>bonique74 ,la radioactivit induite limite dans une mme ence9te dp5d seulem5t de la quantit de radium qui s'y tr\ve l'tat de solution1 et semble lui tre proportionnelle4 ,rle des gaz dans les phnomnes de radioactivit induite4 manation4--,les gaz prs5ts dans une ence9te qui r5f]me un sel solide ou une solution de sel de radium sont radioactifs4 ,cette radioactivit p]si/e si l'on aspire les gaz avec une trompe et qu'on les recueille dans une pr\vette4 ,les p>ois de l'pr\vette devi5n5t alors elles-mmes radioactives1 et le v]re de l'pr\vette e/ lum9eux dans l'obscurit4 ,l'activit et la lum9osit de l'pr\vette disp>aiss5t ensuite compltem5t1 mais =t l5tem5t1 et l'on peut au b\t d'un mois con/at] encore la radioactivit4 ,ds le db de nos re*]*es1 n\s avons1 ,m4 ,curie et moi1 extrait en *auffant la pe*bl5de un gaz =tem5t radioactif1 mais1 comme dans l'expri5ce prcd5te1 l'activit de ce gaz avait f9i p> disp>atre compltem5t#ii4 #ii ,p4 ,,curie et ,mme ,,curie1 ,rapports au ,congrs de ,physique1 #aijj4 ,a9si1 p\r le ?orium1 le radium1 l'act9ium1 la radioactivit induite se propage de pro*e en pro*e trav]s les gaz1 depuis le corps actif jusqu'aux p>ois de l'ence9te qui le r5f]me1 et la proprit activante e/ entrane avec le gaz lui-mme1 qu& on extrait celui-ci de l'ence9te4 ,qu& on mesure la radioactivit de matires radifres p> la m?ode lectrique au moy5 de l'app>eil 7fig4 #a7 l'air entre les plateaux devi5t galem5t radioactif2 cep5dant1 en envoyant un c\rant d'air entre les plateaux1 on n'obs]ve pas de baisse notable dans l'int5sit du c\rant1 ce qui pr\ve que la radioactivit rp&ue dans l'espace entre les plateaux e/ peu importante p> rapport celle du radium lui-mme l'tat solide4 ,il en e/ t\t autrem5t dans le cas du ?orium4 ,les irrgul>its que j'avais obs]ves en mesurant la radioactivit des composs du ?orium prov5ai5t du fait qu' cette poque je travaillais avec un cond5sateur ouv]t l'air2 or le mo9dre c\rant d'air produit un *angem5t considrable dans l'int5sit du c\rant1 p>ce que la radioactivit rp&ue dans l'espace au vois9age du ?orium e/ importante p> rapport la radioactivit de la sub/ance4 ,cet effet e/ encore bi5 plus m>qu p\r l'act9ium4 ,un compos trs actif d'act9ium p>at beauc\p mo9s actif qu& on envoie un c\rant d'air sur la sub/ance4 ,l'n]gie radioactive e/ donc r5f]me dans les gaz s\s une =me spciale4 ,m4 ,ru!r=d suppose que c]ta9s corps radioactifs dgag5t con/amm5t un gaz matriel radioactif qu'il appelle manation4 ,c'e/ ce gaz qui aurait la proprit de r5dre radioactifs les corps qui se tr\v5t dans l'espace o il e/ rp&u4 ,les corps qui mett5t de l'manation sont le radium1 le ?orium et l'act9ium4 ,dsactivation l'air libre des corps solides activs4--,un corps solide1 qui a t activ p> le radium dans une ence9te activante p5dant un temps suffisant1 et qui a t ensuite retir de l'ence9te1 se dsactive l'air libre suivant une loi d'allure expon5tielle qui e/ la mme p\r t\s les corps et qui e/ reprs5te p> la =mule suivante#ajj3 ,i ,i#j 7 a e-t_/#a - 7a - #a7 e-t_/#b71 ,i#j tant l'int5sit initiale du rayonnem5t au mom5t o l'on retire la lame de l'ence9te1 ,i l'int5sit au temps t2 a e/ un coeffici5t numrique a #d4bj2 #a et #b sont des con/antes de temps3 #a #bdbj secondes1 #b #ahfj secondes4 ,au b\t de #b ou #c heures cette loi se rduit s5siblem5t une expon5tielle simple3 l'influ5ce de la seconde expon5tielle sur la valeur de ,i ne se fait plus s5tir4 ,la loi de dsactivation e/ alors telle que l'int5sit du rayonnem5t baisse de la moiti de sa valeur en #bh m9utes4 ,cette loi f9ale peut tre considre comme c>actri/ique de la dsactivation l'air libre des corps solides activs p> le radium4 #ajj ,,curie et ,,danne1 ,comptes r5dus1 #i fvri] #aijc4 ,les corps solides activs p> l'act9ium se dsactiv5t l'air libre suivant une loi expon5tielle vois9e de la prcd5te4 ,mais cep5dant la dsactivation e/ un peu plus l5te#aja4 #aja ,,debi]ne1 ,comptes r5dus1 #af fvri] #aijc4 ,les corps solides activs p> le ?orium se dsactiv5t beauc\p plus l5tem5t2 l'int5sit du rayonnem5t baisse de moiti en #aa heures#ajb4 #ajb ,,ru!r=d1 ,phil4 ,mag41 fvri] #aijj4 ,dsactivation en ence9te close4 ,vitesse de de/ruction de l'manation#ajc4--,une ence9te f]me active p> le radium et s\/raite ensuite son action1 se dsactive suivant une loi beauc\p mo9s rapide que celle de la dsactivation l'air libre4 ,on peut1 p> exemple1 faire l'expri5ce avec un tube en v]re que l'on active intrieurem5t1 en le mettant p5dant un c]ta9 temps en communication avec une solution d'un sel de radium4 ,on scelle ensuite le tube la lampe1 et l'on mesure l'int5sit du rayonnem5t mis l'extrieur p> les p>ois du tube1 p5dant que la dsactivation se produit4 #ajc ,p4 ,,curie1 ,comptes r5dus1 #ag novembre #aijb4 ,la loi de dsactivation e/ une loi expon5tielle4 ,elle e/ donne avec une gr&e exactitude p> la =mule ,i ,i#j e-t_/ ,i#j int5sit du rayonnem5t initial2 ,i1 int5sit du rayonnem5t au temps t2 1 une con/ante de temps #d4igj #aje secondes4 ,l'int5sit du rayonnem5t dim9ue de moiti en #d j\rs4 ,cette loi de dsactivation e/ absolum5t inv>iable1 quelles que soi5t les conditions de l'expri5ce 7dim5sions de l'ence9te1 nature des p>ois1 nature du gaz dans l'ence9te1 dure de l'activation1 etc474 ,la loi de dsactivation re/e la mme1 quelle que soit la temprature entre -#ahj et #dej4 ,cette loi de dsactivation e/ donc t\t fait c>actri/ique et p\rrait s]vir df9ir un talon de temps absolum5t indp5dant4 ,dans ces expri5ces1 c'e/ l'n]gie radioactive accumule dans le gaz qui entreti5t l'activit des p>ois4 ,si1 en effet1 on supprime le gaz en faisant le vide dans l'ence9te1 on con/ate que les p>ois se dsactiv5t ensuite suivant le mode rapide de dsactivation1 l'int5sit du rayonnem5t dim9uant de moiti en #bh m9utes4 ,ce mme rsultat e/ obt5u en sub/ituant dans l'ence9te de l'air ord9aire l'air activ4 ,la loi de dsactivation avec baisse de moiti en #d j\rs e/ donc c>actri/ique de la disp>ition de l'n]gie radioactive accumule dans le gaz4 ,si l'on se s]t de l'expression adopte p> ,m4 ,ru!r=d1 on peut dire que l'manation du radium disp>at spontanm5t en fonction du temps avec baisse de moiti en #d j\rs4 ,l'manation du ?orium e/ d'une autre nature et disp>at beauc\p plus rapidem5t4 ,le p\voir d'activation dim9ue de moiti en #a m9ute #aj secondes environ4 ,l'manation de l'act9ium disp>at encore plus rapidem5t2 la baisse de moiti a lieu en quelques secondes4 ,,mm4 ,el/] et ,geitel ont montr qu'il exi/e t\j\rs dans l'air atmosphrique1 en trs faible proportion1 une manation radioactive analogue celles mises p> les corps radioactifs4 ,des fils mtalliques t5dus dans l'air et ma9t5us un pot5tiel ngatif s'activ5t s\s l'influ5ce de cette manation4 ,l'air que l'on aspire au moy5 d'un tube enfonc dans le sol e/ p>ticulirem5t *>g d'manation#ajd4 ,l'orig9e de cette manation e/ encore inconnue4 #ajd ,,el/] et ,,geitel1 ,physik4 ,zeits*rift1 #ae septembre #aijb4 ,l'air extrait de c]ta9es eaux m9rales conti5t de l'manation t&is que l'air cont5u dans l'eau de la m] et des rivires en e/ peu prs exempt4 ,nature des manations4--,suivant ,m4 ,ru!r=d l'manation d'un corps radioactif e/ un gaz matriel radioactif qui s'*appe de ce corps4 ,en effet1 bi5 des po9ts de vue1 l'manation du radium se comporte comme un gaz ord9aire4 ,qu& on met en communication deux rs]voirs en v]re dont l'un conti5t de l'manation t&is que l'autre n'en conti5t pas1 l'manation passe en se diffusant dans le deuxime rs]voir1 et qu& l'quilibre e/ tabli1 on con/ate que l'manation s'e/ p>tage entre les deux rs]voirs comme le f]ait un gaz ord9aire3 si les deux rs]voirs sont la mme temprature1 l'manation se p>tage entre eux dans le rapport de leurs volumes2 s'ils sont des tempratures diffr5tes1 elle se p>tage entre eux comme un gaz p>fait obissant aux lois de ,m>iotte et de ,gay-,lussac4 ,p\r tablir ce rsultat il suffit de mesur] le rayonnem5t du premi] rs]voir avant et aprs le p>tage2 ce rayonnem5t e/ proportionnel la quantit d'manation cont5ue dans le rs]voir4 ,mais1 comme la diffusion de l'manation dem&e un c]ta9 temps jusqu' ce que l'quilibre soit tabli1 il e/ ncessaire1 p\r l'exactitude du calcul relatif l'expri5ce1 de t5ir compte de la de/ruction spontane de l'manation avec le temps#aje4 #aje ,p4 ,,curie et ,j4 ,,danne1 ,comptes r5dus1 #b ju9 #aijc4 ,l'manation du radium se diffuse le long d'un tube troit suivant les lois de la diffusion des gaz1 et son coeffici5t de diffusion e/ comp>able celui de l'acide c>bonique#ajf4 #ajf ,p4 ,,curie et ,j4 ,,danne1 ,comptes r5dus1 #b ju9 #aijc4 ,,mm4 ,ru!r=d et ,soddy ont montr que les manations du radium et du ?orium se cond5s5t la temprature de l'air liquide1 comme le f]ai5t des gaz qui s]ai5t liqufiables cette temprature4 ,un c\rant d'air *>g d'manation p]d ses proprits radioactives en trav]sant un s]p5t9 qui plonge dans l'air liquide2 l'manation re/e cond5se dans le s]p5t91 et elle se retr\ve l'tat gazeux qu& on r*auffe celui-ci4 ,l'manation du radium se cond5se -#aej1 celle du ?orium une temprature comprise entre -#ajj et -#aejajg4 ,on peut faire l'expri5ce suivante3 deux rs]voirs de v]re f]ms1 l'un gr&1 l'autre petit1 communiqu5t ensemble p> un tube c\rt muni d'un rob9et2 ils sont remplis de gaz activ p> le radium et sont p> suite t\s les deux lum9eux4 ,on plonge le petit rs]voir dans l'air liquide1 t\te l'manation s'y cond5se2 au b\t d'un c]ta9 temps on sp>e les deux rs]voirs l'un de l'autre en f]mant le rob9et1 et l'on retire ensuite le petit rs]voir de l'air liquide4 ,on con/ate que c'e/ le petit rs]voir qui conti5t t\te l'activit4 ,p\r s'en assur] il suffit d'obs]v] la phosphoresc5ce du v]re des deux rs]voirs4 ,le gr& rs]voir n'e/ plus lum9eux1 t&is que le petit e/ plus lum9eux qu'au db de l'expri5ce4 ,l'expri5ce e/ p>ticulirem5t brillante si l'on a eu so9 d'enduire les p>ois des deux rs]voirs de sulfure de z9c phosphoresc5t4 #ajg ,,ru!r=d et ,,soddy1 ,phil4 ,mag41 mai #aijc4 ,t\tefois1 si l'manation du radium e/ t\t fait comp>able un gaz liqufiable1 la temprature de cond5sation p> refroidissem5t devrait tre fonction de la quantit d'manation cont5ue dans un c]ta9 volume d'air2 ce qui n'a pas t signal4 ,on doit aussi faire rem>qu] que l'manation passe avec une gr&e facilit trav]s les tr\s ou les fissures les plus tnues des corps solides1 dans des conditions o les gaz matriels ord9aires ne peuv5t circul] qu'avec une l5teur extrme4 ,enf91 l'manation du radium se di/+ue d'un gaz matriel ord9aire en ce qu'elle se dtruit spontanm5t qu& elle e/ enf]me en tube de v]re scell2 t\t au mo9s obs]ve-t-on1 dans ces conditions1 la disp>ition de la proprit radioactive4 ,cette proprit radioactive e/ d'ailleurs encore actuellem5t la seule qui c>actrise l'manation notre connaissance1 c> jusqu' prs5t on n'a encore tabli avec c]titude ni l'exi/5ce d'un spectre c>actri/ique de l'manation1 ni une pression due l'manation4 ,t\tefois t\t rcemm5t ,,mm4 ,ramsay et ,soddy ont obs]v1 dans le spectre des gaz extraits du radium1 des raies n\velles qui p\rrai5t1 leur avis1 app>t5ir l'manation du radium4 ,ils ont aussi con/at que les gaz extraits du radium conti5n5t de l'hlium1 et que ce d]ni] gaz se =me spontanm5t en prs5ce de l'manation du radium#ajh4 ,si ces rsultats1 dont l'importance e/ considrable1 se confirm5t1 on p\rra tre am5 considr] l'manation comme un gaz matriel in/able1 et l'hlium s]ait peut-tre un des produits de la dsagrgation de ce gaz4 #ajh ,,ramsay et ,,soddy1 ,physikalis*e ,zeits*rift1 #ae septembre #aijc4 ,les manations du radium et du ?orium ne sembl5t pas tre altres p> div]s ag5ts *imiques trs n]giques1 et p\r cette raison ,,mm4 ,ru!r=d et ,soddy les assimil5t des gaz de la famille de l'argon#aji4 #aji ,phil4 ,mag41 #aijb1 p4 #ehj2 #aijc1 p4 #deg4 ,v>iation d'activit des liquides activs et des solutions radifres4--,un liquide quelconque devi5t radioactif lorsqu'il e/ plac dans un vase dans une ence9te activante4 ,si l'on retire le liquide de l'ence9te et qu'on le laisse l'air libre1 il se dsactive rapidem5t en transmettant son activit aux gaz et aux corps solides qui l'ent\r5t4 ,si l'on enf]me un liquide activ dans un flacon f]m1 il se dsactive bi5 plus l5tem5t et l'activit baisse alors de moiti en #d j\rs1 comme cela arriv]ait p\r un gaz activ enf]m dans un vase clos4 ,on peut expliqu] ce fait en admettant que l'n]gie radioactive e/ emmagas9e dans les liquides s\s une =me id5tique celle s\s laquelle elle e/ emmagas9e dans un gaz 7s\s =me d'manation74 ,une dissolution d'un sel radifre se comporte en p>tie d'une faon analogue4 ,t\t d'abord1 il e/ =t rem>quable que la solution d'un sel de radium1 qui e/ place depuis quelque temps dans une ence9te close1 n'e/ pas plus active que de l'eau pure place dans un vase cont5u dans la mme ence9te1 lorsque l'quilibre d'activit s'e/ tabli4 ,si l'on retire de l'ence9te la solution radifre et qu'on la laisse l'air dans un vase l>gem5t ouv]t1 l'activit se rp& dans l'espace1 et la solution devi5t peu prs inactive1 bi5 qu'elle conti5ne t\j\rs le radium4 ,si alors on enf]me cette solution dsactive dans un flacon f]m1 elle repr5d peu peu1 en une qu9za9e de j\rs1 une activit limite qui peut tre considrable4 ,au contraire1 un liquide activ qui ne r5f]me pas de radium et qui a t dsactiv l'air libre1 ne repr5d pas son activit qu& on le met dans un flacon f]m4 ,?orie de la radioactivit4--,voici1 d'aprs ,,mm4 ,curie et ,debi]ne1 une ?orie trs gnrale qui p]met de coordonn] les rsultats de l'tude de la radioactivit induite1 rsultats que je vi5s d'expos] et qui con/itu5t des faits indp5dants de t\te hypo?se#aaj4 #aaj ,,curie et ,,debi]ne1 ,comptes r5dus1 #bi juillet #aija4 ,on peut admettre que *aque atome de radium fonctionne comme une s\rce cont9ue et con/ante d'n]gie1 sans qu'il soit1 d'ailleurs1 ncessaire de prcis] d'o vi5t cette n]gie4 ,l'n]gie radioactive qui s'accumule dans le radium t5d se dissip] de deux faons diffr5tes3 #a p> rayonnem5t 7rayons *>gs et non *>gs d'lectricit72 #b p> conduction1 c'e/--dire p> transmission de pro*e en pro*e aux corps environnants1 p> l'int]mdiaire des gaz et des liquides 7dgagem5t d'manation et trans=mation en radioactivit induite74 ,la p]te d'n]gie radioactive1 tant p> rayonnem5t que p> conduction1 crot avec la quantit d'n]gie accumule dans le corps radioactif4 ,un quilibre de rgime doit s'tablir ncessairem5t qu&1 la d\ble p]te1 dont je vi5s de p>l]1 comp5se l'apport cont9u fait p> le radium4 ,cette manire de voir e/ analogue celle qui e/ en usage dans les phnomnes calorifiques4 ,si1 dans l'intrieur d'un corps1 il se fait1 p\r une raison quelconque1 un dgagem5t cont9u et con/ant de *aleur1 la *aleur s'accumule dans le corps1 et la temprature s'lve1 jusqu' ce que la p]te de *aleur p> rayonnem5t et p> conduction fasse quilibre l'apport cont9u de *aleur4 ,en gnral1 sauf dans c]ta9es conditions spciales1 l'activit ne se transmet pas de pro*e en pro*e trav]s les corps solides4 ,lorsqu'on cons]ve une dissolution en tube scell1 la p]te p> rayonnem5t subsi/e seule1 et l'activit radiante de la dissolution pr5d une valeur leve4 ,si1 au contraire1 la dissolution se tr\ve dans un vase ouv]t1 la p]te d'activit de pro*e en pro*e1 p> conduction1 devi5t considrable1 et1 lorsque l'tat de rgime e/ atte9t1 l'activit radiante de la dissolution e/ trs faible4 ,l'activit radiante d'un sel radifre solide1 laiss l'air libre1 ne dim9ue pas s5siblem5t1 p>ce que1 la propagation de la radioactivit p> conduction ne se faisant pas trav]s les corps solides1 c'e/ seulem5t une c\*e sup]ficielle trs m9ce qui produit la radioactivit induite4 ,on con/ate1 en effet1 que la dissolution du mme sel produit des phnomnes de radioactivit induite beauc\p plus int5ses4 ,avec un sel solide l'n]gie radioactive s'accumule dans le sel et se dissipe surt\t p> rayonnem5t4 ,au contraire1 lorsque le sel e/ en dissolution dans l'eau depuis quelques j\rs1 l'n]gie radioactive e/ rp>tie entre l'eau et le sel1 et si on les sp>e p> di/illation1 l'eau entrane une gr&e p>tie de l'activit1 et le sel solide e/ beauc\p mo9s actif 7#aj ou #ae fois7 qu'avant dissolution4 ,ensuite le sel solide repr5d peu peu son activit primitive4 ,on peut *]*] prcis] encore davantage la ?orie qui prcde1 en imag9ant que la radioactivit du radium lui-mme se produit au mo9s en gr&e p>tie p> l'int]mdiaire de l'n]gie radioactive mise s\s =me d'manation4 ,on peut admettre que *aque atome de radium e/ une s\rce cont9ue et con/ante d'manation4 ,en mme temps que cette =me d'n]gie se produit1 elle pr\ve progressivem5t une trans=mation en n]gie radioactive de rayonnem5t ,becqu]el2 la vitesse de cette trans=mation e/ proportionnelle la quantit d'manation accumule4 ,qu& une solution radifre e/ enf]me dans une ence9te1 l'manation peut se rp&re dans l'ence9te et sur les p>ois4 ,c'e/ donc l qu'elle e/ trans=me en rayonnem5t1 t&is que la solution n'met que peu de rayons ,becqu]el1--le rayonnem5t e/1 en quelque sorte1 extrioris4 ,au contraire1 dans le radium solide1 l'manation1 ne p\vant s'*app] facilem5t1 s'accumule et se trans=me sur place en rayonnem5t ,becqu]el2 ce rayonnem5t atte9t donc une valeur leve#aaa4 #aaa ,,curie1 ,comptes r5dus1 #bf janvi] #aijc4 ,si cette ?orie de la radioactivit tait gnrale1 il faudrait admettre que t\s les corps radioactifs mett5t de l'manation4 ,or1 cette mission a t con/ate p\r le radium1 le ?orium et l'act9ium2 ce d]ni] corps en met normm5t mme l'tat solide4 ,l'uranium et le polonium ne sembl5t pas mettre d'manation1 bi5 qu'ils mett5t des rayons ,becqu]el4 ,ces corps ne produis5t pas la radioactivit induite en vase clos comme les corps radioactifs cits prcdemm5t4 ,ce fait n'e/ pas en contradiction absolue avec la ?orie qui prcde4 ,si1 en effet1 l'uranium et le polonium mettai5t des manations qui se dtruis5t avec une trs gr&e rapidit1 il s]ait trs difficile d'obs]v] l'entranem5t de ces manations p> l'air et les effets de radioactivit induite produits p> elles sur les corps vois9s4 ,une telle hypo?se n'e/ nullem5t invraisemblable1 puisque les temps p5dant lesquels les quantits d'manation du radium et du ?orium dim9u5t de moiti sont entre eux comme #ejjj e/ #a4 ,on v]ra d'ailleurs que dans c]ta9es conditions l'uranium peut provoqu] la radioactivit induite4 ,autre =me de la radioactivit induite4--,d'aprs la loi de dsactivation l'air libre des corps solides activs p> le radium1 l'activit radiante au b\t d'une j\rne e/ peu prs ins5sible4 ,c]ta9s corps cep5dant font exception3 tels sont le cellulod1 la p>aff9e1 le ca\t*\c1 etc4 ,qu& ces corps ont t activs assez longtemps1 ils se dsactiv5t plus l5tem5t que ne le veut la loi1 et il faut s\v5t qu9ze ou v+t j\rs p\r que l'activit devi5ne ins5sible4 ,il semble que ces corps ai5t la proprit de s'imprgn] de l'n]gie radioactive s\s =me d'manation2 ils la p]d5t ensuite peu peu en produisant la radioactivit induite dans leur vois9age4 ,radioactivit induite volution l5te4--,on obs]ve encore une t\t autre =me de radioactivit induite1 qui semble se produire sur t\s les corps1 qu& ils ont sj\rn p5dant des mois dans une ence9te activante4 ,qu& ces corps sont retirs de l'ence9te1 leur activit dim9ue d'abord jusqu' une valeur trs faible suivant la loi ord9aire 7dim9ution de moiti en une demi-heure72 mais1 qu& l'activit e/ tombe #a_/bjjjj environ de la valeur initiale1 elle ne dim9ue plus ou du mo9s elle volue avec une l5teur extrme1 quelquefois mme elle va en augm5tant4 ,n\s avons des lames de cuivre1 d'alum9ium1 de v]re qui cons]v5t a9si une activit rsiduelle depuis plus de six mois4 ,ces phnomnes d'activit induite sembl5t tre d'une t\t autre nature que ceux ord9aires1 et ils (fr5t une volution beauc\p plus l5te4 ,un temps considrable e/ ncessaire aussi bi5 p\r la production que p\r la disp>ition de cette =me de radioactivit induite4 ,radioactivit induite sur des sub/ances qui sj\rn5t en dissolution avec le radium4--,qu& on traite un m9]ai radioactif cont5ant du radium1 p\r en extraire ce corps1 et tant que le travail n'e/ pas avanc1 on ralise des sp>ations *imiques1 aprs lesquelles la radioactivit se tr\ve entirem5t avec l'un des produits de la raction1 l'autre produit tant entirem5t inactif4 ,on sp>e a9si d'un ct des produits radiants qui peuv5t tre plusieurs c5ta9es de fois plus actifs que l'uranium1 de l'autre ct du cuivre1 de l'antimo9e1 de l'ars5ic1 etc41 absolum5t inactifs4 ,c]ta9s autres corps 7le f]1 le plomb7 n'tai5t jamais sp>s l'tat compltem5t inactif4 ,a mesure que les corps radiants se conc5tr5t1 il n'en e/ plus de mme2 aucune sp>ation *imique ne f\rnit plus de produits absolum5t inactifs2 t\tes les portions rsultant d'une sp>ation sont t\j\rs actives des degrs v>iables4 ,aprs la dc\v]te de la radioactivit induite1 ,m4 ,giesel essaya le premi] d'activ] le bismu? inactif ord9aire en le ma9t5ant en solution avec du radium trs actif4 ,il obt9t a9si du bismu? radioactif#aab1 et il en conclut que le polonium extrait de la pe*bl5de tait probablem5t du bismu? activ p> le vois9age du radium cont5u dans la pe*bl5de4 #aab ,,giesel1 ,socit de ,physique de ,b]l91 janvi] #aijj4 ,j'ai galem5t prp> du bismu? activ en ma9t5ant le bismu? en dissolution avec un sel radifre trs actif4 ,les difficults de cette expri5ce consi/5t dans les so9s extrmes qu'il faut pr5dre p\r lim9] le radium de la dissolution4 ,si l'on songe la quantit inf9itsimale de radium qui suffit p\r produire dans un gramme de matire une radioactivit trs notable1 on ne croit jamais avoir assez lav et purifi le produit activ4 ,or1 *aque purification entrane une baisse d'activit du produit activ1 soit que rellem5t on en retire des traces de radium1 soit que la radioactivit induite dans ces conditions ne rsi/e pas aux trans=mations *imiques4 ,les rsultats que j'obti5s sembl5t cep5dant tablir avec c]titude que l'activation se produit et p]si/e aprs que l'on a sp> le radium4 ,c'e/ a9si qu'en fractionnant le nitrate de mon bismu? activ p> prcipitation de la solution azotique p> l'eau1 je tr\ve que1 aprs purification trs soigneuse1 il se fractionne comme le polonium1 la p>tie la plus active tant prcipite en premi]4 ,si la purification e/ insuffisante1 c'e/ le contraire qui se produit1 indiquant que des traces de radium se tr\vai5t encore avec le bismu? activ4 ,j'ai obt5u a9si du bismu? activ p\r lequel le s5s du fractionnem5t indiquait une gr&e puret et qui tait #bjjj fois plus actif que l'uranium4 ,ce bismu? dim9ue d'activit avec le temps4 ,mais une autre p>tie du mme produit1 prp>e avec les mmes prcautions et se fractionnant dans le mme s5s1 cons]ve son activit sans dim9ution s5sible depuis un temps qui e/ actuellem5t de trois ans environ4 ,cette activit e/ #aej fois plus gr&e que celle de l'uranium4 ,j'ai activ galem5t du plomb et de l'arg5t en les laissant en dissolution avec le radium4 ,le plus s\v5t la radioactivit induite a9si obt5ue ne dim9ue gure avec le temps1 mais elle ne rsi/e gnralem5t pas plusieurs trans=mations *imiques successives du corps activ4 ,m4 ,debi]ne#aac a activ du b>yum en le laissant en solution avec l'act9ium4 ,ce b>yum activ re/e actif aprs div]ses trans=mations *imiques1 son activit e/ donc une proprit atomique assez /able4 ,le *lorure de b>yum activ se fractionne comme le *lorure de b>yum radifre1 les p>ties les plus actives tant les mo9s solubles dans l'eau et l'acide *lorhydrique t5du4 ,le *lorure sec e/ spontanm5t lum9eux2 son rayonnem5t ,becqu]el e/ analogue celui du *lorure de b>yum radifre4 ,m4 ,debi]ne a obt5u du *lorure de b>yum activ #ajjj fois plus actif que l'uranium4 ,ce b>yum n'avait cep5dant pas acquis t\s les c>actres du radium1 c> il ne montrait au spectroscope aucune des raies les plus =tes du radium4 ,de plus son activit dim9ua avec le temps1 et au b\t de trois sema9es elle tait dev5ue trois fois plus faible qu'au db4 #aac ,,debi]ne1 ,comptes r5dus1 juillet #aijj4 ,il y a t\te une tude faire sur l'activation des sub/ances en dissolution avec les corps radioactifs4 ,il semble que1 suivant les conditions de l'expri5ce1 on puisse obt5ir des =mes de radioactivit induite atomique plus ou mo9s /ables4 ,la radioactivit induite dans ces conditions e/ peut-tre la mme que la =me volution l5te que l'on obti5t p> activation prolonge di/ance dans une ence9te activante4 ,il y a lieu de se dem&] jusqu' quel degr la radioactivit induite atomique affecte la nature *imique de l'atome1 et si elle peut modifi] les proprits *imiques de celui-ci1 soit d'une faon passagre1 soit d'une faon /able4 ,l'tude *imique des corps activs di/ance e/ r5due difficile p> ce fait que l'activation e/ limite une c\*e sup]ficielle trs m9ce1 et que1 p> suite1 la proportion de matire qui a pu tre atte9te p> la trans=mation e/ extrmem5t faible4 ,la radioactivit induite peut aussi tre obt5ue en laissant c]ta9es sub/ances en dissolution avec l'uranium4 ,l'expri5ce russit avec le b>yum4 ,si1 comme l'a fait ,m4 ,debi]ne1 on aj\te de l'acide sulfurique une solution qui conti5t de l'uranium et du b>yum1 le sulfate de b>yum prcipit entrane de l'activit2 en mme temps le sel d'uranium p]d une p>tie de la si5ne4 ,m4 ,becqu]el a tr\v qu'en rptant cette opration plusieurs fois1 on obti5t de l'uranium pe9e actif4 ,on p\rrait croire1 d'aprs cela1 que dans cette opration on a russi sp>] de l'uranium un corps radioactif diffr5t de ce mtal1 et dont la prs5ce produisait la radioactivit de l'uranium4 ,cep5dant il n'en e/ ri51 c> au b\t de quelques mois l'uranium repr5d son activit primitive2 au contraire1 le sulfate de b>yum prcipit p]d celle qu'il avait acquise4 ,un phnomne analogue se produit avec le ?orium4 ,m4 ,ru!r=d prcipite une solution de sel de ?orium p> l'ammoniaque2 il sp>e la solution et l'vapore sec4 ,il obti5t a9si un petit rsidu trs actif1 et le ?orium prcipit se montre mo9s actif qu'aup>avant4 ,ce rsidu actif1 auquel ,m4 ,ru!r=d donne le nom de ?orium x1 p]d son activit avec le temps1 t&is que le ?orium repr5d son activit primitive#aad4 #aad ,,ru!r=d et ,,soddy1 ,zeits*r4 fr physik4 ,*emie41 t4 ,,xlii1 #aijb1 p4 #ha4 ,il semble qu'en ce qui conc]ne la radioactivit induite en dissolution1 les div]s corps ne se comport5t pas t\s de la mme faon1 et que c]ta9s d'entre eux sont bi5 plus susceptibles de s'activ] que les autres4 ,dissm9ation des p\ssires radioactives et radioactivit induite du laboratoire4--,lorsqu'on fait des tudes sur les sub/ances =tem5t radioactives1 il faut pr5dre des prcautions p>ticulires si l'on veut p\voir cont9u] faire des mesures dlicates4 ,les div]s objets employs dans le laboratoire de *imie1 et ceux qui s]v5t p\r les expri5ces de physique1 ne t>d5t pas tre t\s radioactifs et agir sur les plaques photographiques au trav]s du papi] noir4 ,les p\ssires1 l'air de la pice1 les vtem5ts sont radioactifs4 ,l'air de la pice e/ conducteur4 ,dans le laboratoire1 o n\s travaillons1 le mal e/ arriv l'tat aigu1 et n\s ne p\vons plus avoir un app>eil bi5 isol4 ,il y a donc lieu de pr5dre des prcautions p>ticulires p\r vit] autant que possible la dissm9ation des p\ssires actives1 et p\r vit] aussi les phnomnes d'activit induite4 ,les objets employs en *imie ne doiv5t jamais tre emports dans la salle d'tudes physiques1 et il faut autant que possible vit] de laiss] sj\rn] inutilem5t dans cette salle les sub/ances actives4 ,avant de comm5c] ces tudes n\s avions c\tume1 dans les travaux d'lectricit /atique1 d'tablir la communication entre les div]s app>eils p> des fils mtalliques isols protgs p> des cyl9dres mtalliques en relation avec le sol1 qui prs]vai5t les fils contre t\te influ5ce lectrique extrieure4 ,dans les tudes sur les corps radioactifs1 cette disposition e/ absolum5t dfectueuse2 l'air tant conducteur1 l'isolem5t entre le fil et le cyl9dre e/ mauvais1 et la =ce lectromotrice de contact 9vitable entre le fil et le cyl9dre t5d produire un c\rant trav]s l'air et faire dvi] l'lectromtre4 ,n\s mettons ma9t5ant t\s les fils de communication l'abri de l'air en les plaant1 p> exemple1 au milieu de cyl9dres remplis de p>aff9e ou d'une autre matire isolante4 ,il y aurait aussi avantage faire usage1 dans ces tudes1 d'lectromtres rig\reusem5t clos4 ,activation en dehors de l'action des sub/ances radioactives4--,des essais ont t faits en vue de produire la radioactivit induite en dehors de l'action des sub/ances radioactives4 ,m4 ,vill>d#aae a s\mis l'action des rayons ca?odiques un morceau de bismu? plac comme antica?ode dans un tube de ,crookes2 ce bismu? a t a9si r5du actif1 vrai dire1 d'une faon extrmem5t faible1 c> il fallait #h j\rs de pose p\r obt5ir une impression photographique4 #aae ,,vill>d1 ,socit de ,physique1 juillet #aijj4 ,m4 ,mac ,l5nan expose div]s sels l'action des rayons ca?odiques et les *auffe ensuite lgrem5t4 ,ces sels acquir5t alors la proprit de d*>g] les corps *>gs positivem5t#aaf4 #aaf ,,mac ,,l5nan1 ,phil4 ,mag41 fvri] #aijb4 ,les tudes de ce g5re (fr5t un gr& intrt4 ,si1 en se s]vant d'ag5ts physiques connus1 il tait possible de crer dans des corps primitivem5t inactifs une radioactivit notable1 n\s p\rrions espr] de tr\v] a9si la cause de la radioactivit spontane de c]ta9es matires4 ,v>iations d'activit des corps radioactifs4 ,effets de dissolution4--,le polonium1 comme je l'ai dit plus haut1 dim9ue d'activit avec le temps4 ,cette baisse e/ l5te1 elle ne semble pas se faire avec la mme vitesse p\r t\s les *antillons4 ,un *antillon de nitrate de bismu? polonium a p]du la moiti de son activit en #aa mois et #ie p\r #ajj de son activit en #cc mois4 ,d'autres *antillons ont pr\v des baisses analogues4 ,un *antillon de bismu? polonium mtallique fut prp> avec un s\s-nitrate1 lequel1 aprs sa prp>ation1 tait #ajjjjj fois plus actif que l'uranium4 ,ce mtal n'e/ plus ma9t5ant qu'un corps moy5nem5t radioactif #bjjj fois plus actif que l'uranium4 ,sa radioactivit e/ mesure de temps en temps4 ,p5dant #f mois ce mtal a p]du #fg p\r #ajj de son activit4 ,la p]te d'activit ne semble pas tre facilite p> les ractions *imiques4 ,dans des oprations *imiques rapides on ne con/ate gnralem5t pas de p]te considrable d'activit4 ,contrairem5t ce qui se passe p\r le polonium1 les sels radifres possd5t une radioactivit p]man5te qui ne prs5te pas de baisse apprciable au b\t de quelques annes4 ,qu& on vi5t de prp>] un sel de radium l'tat solide1 ce sel n'a pas t\t d'abord une activit con/ante4 ,son activit va en augm5tant p>tir de la prp>ation et atte9t une valeur limite s5siblem5t inv>iable au b\t d'un mois environ4 ,le contraire a lieu p\r la solution4 ,qu& on vi5t de la prp>]1 elle e/ d'abord trs active1 mais laisse l'air libre elle se dsactive rapidem5t1 et pr5d f9alem5t une activit limite qui peut tre considrablem5t plus faible que la valeur initiale4 ,ces v>iations d'activit ont t t\t d'abord obs]ves p> ,m4 ,giesel#aag4 ,elles s'expliqu5t =t bi5 en se plaant au po9t de vue de l'manation4 ,la dim9ution de l'activit de la solution correspond la p]te de l'manation qui s'*appe dans l'espace2 cette baisse e/ bi5 mo9dre si la dissolution e/ en tube scell4 ,une solution dsactive l'air libre repr5d une activit plus gr&e qu& on l'enf]me en tube scell4 ,la priode de l'accroissem5t de l'activit du sel qui1 aprs dissolution1 vi5t d'tre ram5 l'tat solide1 e/ celle p5dant laquelle l'manation s'emmagas9e n\veau dans le radium solide4 #aag ,,giesel1 ,wi$4 ,ann41 t4 ,,lxix1 p4 #ia4 ,voici quelques expri5ces ce sujet3 ,une solution de *lorure de b>yum radifre laisse l'air libre p5dant #b j\rs devi5t #cjj fois mo9s active4 ,une solution e/ enf]me en vase clos2 on ouvre le vase1 on v]se la solution dans une cuve et l'on mesure l'activit3 ,activit mesure immdiatem5t #fg au b\t de #b heures #bj #b j\rs #j1be ,une solution de *lorure de b>yum radifre qui e/ re/e l'air libre e/ enf]me dans un tube de v]re scell1 et l'on mesure le rayonnem5t de ce tube4 ,on tr\ve les rsultats suivants3 ,activit mesure immdiatem5t #bg aprs #b j\rs #fa #c j\rs #gj #d j\rs #ha #g j\rs #ajj #aa j\rs #ajj ,l'activit initiale d'un sel solide aprs sa prp>ation e/ d'autant plus faible que le temps de dissolution a t plus long4 ,une plus =te proportion de l'activit e/ alors transmise au dissolvant4 ,voici les activits initiales obt5ues avec un *lorure dont l'activit limite e/ #hjj et que l'on ma9t5ait en dissolution p5dant un temps donn2 puis on s*ait le sel et l'on mesurait son activit immdiatem5t3 ,activit limite #hjj ,activit initiale aprs dissolution et dessiccation immdiate #ddj ,activit initiale aprs que le sel e/ re/ diss\s #e j\rs #abj #ah j\rs #acj #cb j\rs #aad ,dans cette expri5ce le sel diss\s se tr\vait dans un vase simplem5t c\v]t d'un v]re de montre4 ,j'ai fait avec le mme sel deux dissolutions que j'ai cons]ves en tube scell p5dant #ac mois2 l'une de ces dissolutions tait #h fois plus conc5tre que l'autre3 ,activit initiale du sel de la solution conc5tre aprs dessiccation #bjj ,activit initiale du sel de la solution t5due aprs dessiccation #ajj ,la dsactivation du sel e/ donc d'autant plus gr&e que la proportion du dissolvant e/ plus gr&e1 l'n]gie radioactive transmise au liquide ayant alors un plus gr& volume de liquide satur] et un plus gr& espace remplir4 ,les deux *antillons du mme sel1 qui avai5t a9si une activit initiale diffr5te1 ont d'ailleurs augm5t d'activit avec une vitesse trs diffr5te au db2 au b\t d'un j\r ils avai5t la mme activit1 et l'accroissem5t d'activit se cont9ua exactem5t de la mme faon p\r t\s les deux jusqu' la limite4 ,qu& la dissolution e/ t5due1 la dsactivation du sel e/ trs rapide2 c'e/ ce que montr5t les expri5ces suivantes3 trois portions gales d'un mme sel radifre sont diss\tes dans des quantits gales d'eau4 ,la premire dissolution a e/ laisse l'air libre p5dant une heure1 puis s*e4 ,la deuxime dissolution b e/ trav]se p5dant une heure p> un c\rant d'air1 puis s*e4 ,la troisime dissolution c e/ laisse p5dant #ac j\rs l'air libre1 puis s*e4 ,les activits initiales des trois sels sont3 ,p\r la portion a #ade1b b #ada1f c #ajb1f ,l'activit limite du mme sel e/ environ #dgj4 ,on voit donc qu'au b\t d'une heure la plus gr&e p>tie de l'effet tait produite4 ,de plus1 le c\rant d'air qui a b>bot p5dant une heure dans la dissolution b n'a produit que peu d'effet4 ,la proportion du sel dans la dissolution tait d'environ #j1e p\r #ajj4 ,l'n]gie radioactive s\s =me d'manation se propage difficilem5t du radium solide dans l'air2 elle pr\ve de mme une rsi/ance au passage du radium solide dans un liquide4 ,qu& on agite du sulfate radifre avec de l'eau p5dant une j\rne entire1 son activit aprs celle opration e/ s5siblem5t la mme que celle d'une portion du mme sulfate laisse l'air libre4 ,en faisant le vide sur du sel radifre on retire t\te l'manation disponible4 ,t\tefois la radioactivit d'un *lorure radifre sur lequel n\s avions fait le vide p5dant #f j\rs ne fut pas s5siblem5t modifie p> cette opration4 ,cette expri5ce montre que la radioactivit du sel e/ due pr9cipalem5t l'n]gie radioactive utilise dans l'intrieur des gra9s1 laquelle ne peut tre enleve en faisant le vide4 ,la p]te d'activit que le radium pr\ve qu& on le fait pass] p> l'tat diss\s e/ relativem5t plus gr&e p\r les rayons pntrants que p\r les rayons absorbables4 ,voici quelques exemples3 ,un *lorure radifre1 qui avait atte9t son activit limite #dgj e/ diss\s et re/e en dissolution p5dant une heure2 on le s*e ensuite et l'on mesure sa radioactivit initiale p> la m?ode lectrique4 ,on tr\ve que le rayonnem5t initial total e/ gal la fraction #j1c du rayonnem5t total limite4 ,si l'on fait la mesure de l'int5sit du rayonnem5t en rec\vrant la sub/ance active d'un cran d'alum9ium de #jmm1#ja d'paisseur1 on tr\ve que le rayonnem5t initial qui trav]se cet cran n'e/ que la fraction #j1ag du rayonnem5t limite trav]sant le mme cran4 ,qu& le sel e/ re/ en dissolution p5dant #ac j\rs1 on tr\ve p\r le rayonnem5t initial total la fraction #j1bb du rayonnem5t limite total et p\r le rayonnem5t qui trav]se #jmm1#ja d'alum9ium la fraction #j1ac du rayonnem5t limite4 ,dans les deux cas le rapport du rayonnem5t initial aprs dissolution au rayonnem5t limite e/ de #a1g fois plus gr& p\r le rayonnem5t total que p\r le rayonnem5t qui trav]se #jmm1#ja d'alum9ium4 ,il faut d'ailleurs rem>qu] que1 en s*ant le produit aprs dissolution1 on ne peut vit] une priode de temps p5dant laquelle le produit se tr\ve un tat mal df9i1 ni entirem5t solide1 ni entirem5t liquide4 ,on ne peut non plus vit] de *auff] le produit p\r enlev] l'eau rapidem5t4 ,p\r ces deux raisons il n'e/ gure possible de dt]m9] la vraie activit initiale du produit qui passe de l'tat diss\s l'tat solide4 ,dans les expri5ces qui vi5n5t d'tre cites des quantits gales de sub/ances radiantes tai5t diss\tes dans la mme quantit d'eau1 et ensuite les dissolutions tai5t vapores sec dans des conditions aussi id5tiques que possible et sans *auff] au-dessus de #abj ou #acj4 ,illu/ration3 ,fig4 #ac4 ,j'ai tudi la loi suivant laquelle augm5te l'activit d'un sel radifre solide1 p>tir du mom5t o ce sel e/ s* aprs dissolution1 jusqu'au mom5t o il atte9t son activit limite4 ,dans les ,tableaux qui suiv5t j'indique l'int5sit du rayonnem5t ,i en fonction du temps1 l'int5sit limite tant suppose gale #ajj1 et le temps tant compt p>tir du mom5t o le produit a t s*4 ,le ,tableau ,i 7fig4 #ac1 c\rbe ,i7 e/ relatif au rayonnem5t total4 ,le ,tableau ,,ii 7fig4 #ac1 c\rbe ,,ii7 e/ relatif seulem5t aux rayons pntrants 7rayons qui ont trav]s #c;cm d'air et #jmm1#ja d'alum9ium74 ,,tableau ,i4 ,,tableau ,,ii4 ,temps4 ,i4 ,temps4 ,i4 #j #ba #j #a1c #a j\r #be #a j\r #ai #c #dd #c #dc #e #fj #f #fj #aj #gh #ae #gj #ai #ic #bc #hf #cc #ajj #df #id #fg #ajj ,j'ai fait plusieurs autres sries de mesures du mme g5re1 mais elle ne sont pas absolum5t en accord les unes avec les autres1 bi5 que le c>actre gnral des c\rbes obt5ues re/e le mme4 ,il e/ difficile d'obt5ir des rsultats bi5 rguli]s4 ,on peut cep5dant rem>qu] que la reprise d'activit met plus d'un mois se produire1 et que les rayons les plus pntrants sont ceux qui sont le plus pr(ondm5t atte9ts p> l'effet de la dissolution4 ,l'int5sit initiale du rayonnem5t qui peut trav]s] #c;cm d'air et #jmm1#ja d'alum9ium n'e/ que #a p\r #ajj de l'int5sit limite1 alors que l'int5sit initiale du rayonnem5t total e/ #ba p\r #ajj du rayonnem5t total limite4 ,un sel radifre1 qui a t diss\s et qui vi5t d'tre s*1 possde le mme p\voir p\r provoqu] l'activit induite 7et1 p> consqu5t1 laisse *app] au dehors autant d'manation7 qu'un *antillon du mme sel qui1 aprs avoir t prp> l'tat solide e/ re/ dans cet tat un temps suffisant p\r atte9dre la radioactivit limite4 ,l'activit radiante de ces deux produits e/ p\rtant extrmem5t diffr5te2 le premi] e/1 p> exemple1 #e fois mo9s actif que le second4 ,v>iations d'activit des sels de radium p> la *auffe4--,qu& on *auffe un compos radifre1 ce compos dgage de l'manation et p]d de l'activit4 ,la p]te d'activit e/ d'autant plus gr&e que la *auffe e/ la fois plus int5se et plus prolonge4 ,c'e/ a9si qu'en *auffant un sel radifre p5dant #a heure #acj on lui fait p]dre #aj p\r #ajj de son rayonnem5t total3 au contraire1 une *auffe de #aj m9utes #djj ne produit pas d'effet s5sible4 ,une *auffe au r\ge de quelques heures de dure dtruit #gg p\r #ajj du rayonnem5t total4 ,la p]te d'activit p> la *auffe e/ plus importante p\r les rayons pntrants que p\r les rayons absorbables4 ,c'e/ a9si qu'une *auffe de quelques heures de dure dtruit environ #gg p\r #ajj du rayonnem5t total1 mais la mme *auffe dtruit la presque totalit 7#ii p\r #ajj7 du rayonnem5t qui e/ capable de trav]s] #c;cm d'air et #jmm1#a d'alum9ium4 ,en ma9t5ant le *lorure de b>yum radifre en fusion p5dant quelques heures 7v]s #hjj71 on dtruit #ih p\r #ajj du rayonnem5t capable de trav]s] #jmm1#c d'alum9ium4 ,on peut dire que les rayons pntrants n'exi/5t s5siblem5t pas aprs une *auffe =te et prolonge4 ,qu& un sel radifre a p]du une p>tie de son activit p> la *auffe1 cette baisse d'activit ne p]si/e pas3 l'activit du sel se rgnre spontanm5t la temprature ord9aire et t5d v]s une c]ta9e valeur limite4 ,j'ai obs]v le fait =t curieux que cette limite e/ plus leve que l'activit limite du sel avant la *auffe1 du mo9s en e/-il a9si p\r le *lorure4 ,en voici des exemples3 un *antillon de *lorure de b>yum radifre qui1 aprs avoir t prp> l'tat solide1 a atte9t depuis longtemps son activit limite1 possde un rayonnem5t total reprs5t p> le nombre #dgj1 et un rayonnem5t capable de trav]s] #jmm1#ja d'alum9ium1 reprs5t p> le nombre #aeg4 ,cet *antillon e/ s\mis une *auffe au r\ge p5dant quelques heures4 ,deux mois aprs la *auffe1 il atte9t une activit limite avec un rayonnem5t total gal #fij1 et un rayonnem5t trav]s #jmm1#ja d'alum9ium gal #bbg4 ,le rayonnem5t total et le rayonnem5t qui trav]se l'alum9ium sont donc augm5ts respectivem5t dans le rapport #fij_/dgj et #bbg_/aef4 ,ces deux rapports sont s5siblem5t gaux entre eux et gaux #a1de4 ,illu/ration3 ,fig4 #ad4 ,un *antillon de *lorure de b>yum radifre qui1 aprs avoir t prp> l'tat solide1 a atte9t une activit limite gale #fb1 e/ ma9t5u en fusion p5dant quelques heures2 puis le produit fondu e/ pulvris4 ,ce produit repr5d une n\velle activit limite gale #adj1 soit plus de #b fois plus gr&e que celle qu'il p\vait atte9dre1 qu& il avait t prp> l'tat solide sans avoir t notablem5t *auff p5dant la dessiccation4 ,j'ai tudi la loi de l'augm5tation de l'activit des composs radifres aprs la *auffe4 ,voici1 titre d'exemple1 les rsultats de deux sries de mesures4 ,les nombres des ,tableaux ,i et ,,ii indiqu5t l'int5sit du rayonnem5t ,i en fonction du temps1 l'int5sit limite tant suppose gale #ajj1 et le temps tant compt p>tir de la f9 de la *auffe4 ,le ,tableau ,i 7fig4 #ad1 c\rbe ,i7 e/ relatif au rayonnem5t total d'un *antillon de *lorure de b>yum radifre4 ,le ,tableau ,,ii 7fig4 #c1 c\rbe ,,ii7 e/ relatif au rayonnem5t pntrant d'un *antillon de sulfate de b>yum radifre1 c> on mesurait l'int5sit du rayonnem5t qui trav]sait #c;cm d'air et #jmm1#ja d'alum9ium4 ,les deux produits ont subi une *auffe au r\ge c]ise p5dant #g heures4 ,,tableau ,i4 ,,tableau ,,ii4 ,temps4 ,i4 ,temps4 ,i4 #j #af1b #j #j1h #j1f j\r #be1d #j1g j\r #ac #a #bg1d #a #ah #b #ch #a1i #bf1d #c #df1c #f #df1b #d #ed #aj #ee1e #f #fg1e #ad #fd #aj #hd #ah #ga1h #bd #ie #bg #ha #eg #ajj #cf #ia #ej #ie1e #eg #ii #hd #ajj ,j'ai fait encore plusieurs autres sries de dt]m9ations1 mais1 de mme que p\r la reprise d'activit aprs dissolution1 les rsultats des div]ses sries ne sont pas bi5 concordants4 ,l'effet de la *auffe ne p]si/e pas qu& on diss\t la sub/ance radifre *auffe4 ,de deux *antillons d'une mme sub/ance radifre d'activit #ahjj1 l'un a t =tem5t *auff1 et son activit a t rduite p> la *auffe #fgj4 ,les deux *antillons ayant t ce mom5t diss\s et laisss en dissolution p5dant #bj heures1 leurs activits initiales l'tat solide ont t #dfj p\r le produit non *auff et #dbj p\r celui *auff2 il n'y avait donc pas de diffr5ce considrable entre l'activit de ces deux produits4 ,mais1 si les deux produits ne re/5t pas en dissolution un temps suffisant1 si1 p> exemple1 on les s*e immdiatem5t aprs les avoir diss\s1 le produit non *auff e/ beauc\p plus actif que le produit *auff2 un c]ta9 temps e/ ncessaire p\r que l'tat de dissolution fasse disp>atre l'effet de la *auffe4 ,un produit d'activit #cbjj a t *auff et n'avait plus aprs la *auffe qu'une activit de #ajcj4 ,ce produit a t diss\s en mme temps qu'une portion du mme produit non *auffe1 et les deux portions ont t s*es immdiatem5t4 ,l'activit initiale tait de #adej p\r le produit non *auff et de #gfj p\r celui *auff4 ,p\r les sels radifres solides1 le p\voir de provoqu] la radioactivit induite e/ =tem5t influ5c p> la *auffe4 ,p5dant que l'on *auffe les composs radifres1 ils dgag5t plus d'manation qu' la temprature ord9aire2 mais1 qu& ils sont ensuite ram5s la temprature ord9aire1 non seulem5t leur radioactivit e/ bi5 infrieure celle qu'ils avai5t avant la *auffe1 mais aussi leur p\voir activant e/ considrablem5t dim9u4 ,p5dant le temps qui suit la *auffe1 la radioactivit du produit va en augm5tant et peut mme dpass] la valeur primitive4 ,le p\voir activant se rtablit aussi p>tiellem5t2 cep5dant1 aprs une *auffe prolonge au r\ge1 la presque totalit du p\voir activant se tr\ve supprime1 sans tre susceptible de rep>atre spontanm5t avec le temps4 ,on peut re/itu] au sel radifre son p\voir activant primitif en le dissolvant dans l'eau et en le s*ant l'tuve une temprature de #abj4 ,il semble donc que la calc9ation ait p\r effet de mettre le sel dans un tat physique p>ticuli]1 dans lequel l'manation se dgage bi5 plus difficilem5t que cela n'a lieu p\r le mme produit solide qui n'a pas t *auff temprature leve1 et il en rsulte t\t naturellem5t que le sel atte9t une radioactivit limite plus leve que celle qu'il avait avant la *auffe4 ,p\r remettre le sel dans l'tat physique qu'il avait avant la *auffe1 il suffit de le diss\dre et de le s*]1 sans le *auff]1 au-dessus de #aej4 ,voici quelques exemples numriques ce sujet3 ,je dsigne p> a l'activit induite limite provoque en vase clos sur une lame de cuivre p> un *antillon de c>bonate de b>yum radifre d'activit #afjj4 ,posons p\r le produit non *auff3 a #ajj4 ,on tr\ve3 #a j\r aprs la *auffe a #c1c #d a #g1a #aj a #ae #bj a #ae #cg a #ae ,la radioactivit du produit avait dim9u de #ij p\r #ajj p> la *auffe1 mais1 au b\t d'un mois1 elle avait dj repris la valeur primitive4 ,voici une expri5ce du mme g5re faite avec un *lorure de b>yum radifre d'activit #cjjj4 ,le p\voir activant e/ dt]m9 de la mme faon que dans l'expri5ce prcd5te4 ,p\voir activant du produit non *auff3 a #ajj4 ,p\voir activant du produit aprs une *auffe au r\ge de trois heures3 #b j\rs aprs *auffe #b1c #e #g1j #aa #h1b #ah #h1b ,p\voir activant du produit non *auff qui a t diss\s1 puis s* #aej #ib ,p\voir activant du produit *auff qui a t diss\s1 puis s* #aej #aje ,int]prtation ?orique des causes des v>iations d'activit des sels radifres1 aprs dissolution et aprs *auffe4--,les faits qui vi5n5t d'tre exposs peuv5t tre1 en p>tie1 expliqus p> la ?orie d'aprs laquelle le radium produit l'n]gie s\s =me d'manation1 cette d]nire se trans=mant ensuite en n]gie de rayonnem5t4 ,qu& on diss\t un sel de radium1 l'manation qu'il produit se rp& au dehors de la solution et provoque la radioactivit en dehors de la s\rce dont elle provi5t2 lorsqu'on vapore la dissolution1 le sel solide obt5u e/ peu actif1 c> il ne conti5t que peu d'manation4 ,peu peu l'manation s'accumule dans le sel1 dont l'activit augm5te jusqu' une valeur limite1 qui e/ obt5ue qu& la production d'manation p> le radium comp5se la p]te qui se fait p> dbit extrieur et p> trans=mation sur place en rayons de ,becqu]el4 ,lorsqu'on *auffe un sel de radium1 le dbit d'manation en dehors du sel e/ =tem5t augm5t1 et les phnomnes de radioactivit induite sont plus int5ses que qu& le sel e/ la temprature ord9aire4 ,mais qu& le sel revi5t la temprature ord9aire1 il e/ puis1 comme dans le cas o on l'avait diss\s1 il ne conti5t que peu d'manation1 l'activit e/ dev5ue trs faible4 ,peu peu l'manation s'accumule de n\veau dans le sel solide et le rayonnem5t va en augm5tant4 ,on peut admettre que le radium donne lieu un dbit con/ant d'manation1 dont une p>tie s'*appe l'extrieur1 t&is que la p>tie re/ante e/ trans=me1 dans le radium lui-mme1 en rayons de ,becqu]el4 ,lorsque le radium a t *auff au r\ge1 il p]d la plus gr&e p>tie de son p\voir d'activation2 autrem5t dit1 le dbit d'manation l'extrieur e/ dim9u4 ,p> suite1 la proportion d'manation utilise dans le radium lui-mme doit tre plus =te1 et le produit atte9t une radioactivit limite plus leve4 ,on peut se propos] d'tablir ?oriquem5t la loi de l'augm5tation de l'activit d'un sel radifre solide qui a t diss\s ou qui a t *auff4 ,n\s admettrons que l'int5sit du rayonnem5t du radium e/1 *aque in/ant1 proportionnelle la quantit d'manation q prs5te dans le radium4 ,n\s savons que l'manation se dtruit spontanm5t suivant une loi telle que l'on ait1 *aque in/ant1 7#a7 q q#j e-t_/ q#j tant la quantit d'manation l'orig9e du temps1 et la con/ante de temps gale #d1ig #aje sec4 ,soit1 d'autre "p1 le dbit d'manation f\rni p> le radium1 quantit que je suppos]ai con/ante4 ,voyons ce qui se pass]ait1 s'il ne s'*appait pas d'manation dans l'espace ambiant4 ,l'manation produite s]ait alors entirem5t utilise dans le radium p\r y produire le rayonnem5t4 ,on a d'ailleurs1 d'aprs la =mule 7#a71 dq_/dt - q#j_/ e-t_/ - q_/1 et1 p> suite1 l'tat d'quilibre1 le radium conti5drait une c]ta9e quantit d'manation ,q telle que l'on ait 7#b7 ,q_/1 et le rayonnem5t du radium s]ait alors proportionnel ,q4 ,supposons qu'on mette le radium dans des conditions o il p]d de l'manation au dehors2 c'e/ ce que l'on peut obt5ir en dissolvant le compos radifre ou en le *auffant4 ,l'quilibre s]a tr\bl et l'activit du radium dim9u]a4 ,mais aussitt que la cause de la p]te d'manation a t supprime 7le corps e/ rev5u l'tat solide1 ou bi5 on a cess de *auff]71 l'manation s'accumule n\veau dans le radium1 et n\s avons une priode1 p5dant laquelle le dbit l'emporte sur la vitesse de de/ruction q_/4 ,on a alors dq_/dt - q_/ 7,q - q7_/1 d'o d_/dt 7,q - q7 7,q - q7_/1 7#c7 ,q - q 7,q - q#j7 e- t_/1 q#j tant la quantit d'manation prs5te dans le radium au temps t #j4 ,d'aprs la =mule 7#c7 l'excs de la quantit d'manation ,q que le radium conti5t l'tat d'quilibre sur la quantit q qu'il conti5t un mom5t donn1 dcrot en fonction du temps suivant une loi expon5tielle qui e/ la loi mme de la disp>ition spontane de l'manation4 ,le rayonnem5t du radium tant d'ailleurs proportionnel la quantit d'manation1 l'excs de l'int5sit du rayonnem5t limite sur l'int5sit actuelle doit dcrotre en fonction du temps suivant cette mme loi2 cet excs doit donc dim9u] de moiti en #d j\rs environ4 ,la ?orie qui prcde e/ incomplte1 puisqu'on a nglig la p]te d'manation p> dbit l'extrieur4 ,il e/1 d'ailleurs1 difficile de savoir comm5t celle-ci int]vi5t en fonction du temps4 ,en comp>ant les rsultats de l'expri5ce ceux de cette ?orie incomplte1 on ne tr\ve pas un accord satisfaisant2 on retire cep5dant la conviction que la ?orie en "q conti5t une "p de vrit4 ,la loi d'aprs laquelle l'excs de l'activit limite sur l'activit actuelle dim9ue de moiti en #d j\rs reprs5te1 avec une c]ta9e approximation1 la m>*e de la reprise d'activit aprs *auffe p5dant une diza9e de j\rs4 ,dans le cas de la reprise d'activit aprs dissolution cette mme loi semble conv5ir peu prs p5dant une c]ta9e priode de temps1 qui comm5ce deux ou trois j\rs aprs la dessiccation du produit et se p\rsuit p5dant #aj #ae j\rs4 ,les phnomnes sont d'ailleurs complexes2 la ?orie indique n'explique pas p\rquoi les rayons pntrants sont supprims en plus =te proportion que les rayons absorbables4 ,,nature ,,et ,,cause ,,des ,,ph,,nom,,nes ,,de ,,radioactivit4 ,ds le db des re*]*es sur les corps radioactifs1 et alors que les proprits de ces corps tai5t encore pe9e connues1 la spontanx de leur rayonnem5t s'e/ pose comme un problme1 ayant p\r les physici5s le plus gr& intrt4 ,auj\rd'hui1 n\s sommes plus avancs au po9t de vue de la connaissance des corps radioactifs1 et n\s savons isol] un corps radioactif d'une trs gr&e puissance1 le radium4 ,l'utilisation des proprits rem>quables du radium a p]mis de faire une tude appr(ondie des rayons mis p> les corps radioactifs2 les div]s gr\pes de rayons qui ont t tudis jusqu'ici prs5t5t des analogies avec les gr\pes de rayons qui exi/5t dans les tubes de ,crookes3 rayons ca?odiques1 rayons ,rntg51 rayons canaux4 ,ce sont encore les mmes gr\pes de rayons que l'on retr\ve dans le rayonnem5t secondaire produit p> les rayons ,rntg5#aah1 et dans le rayonnem5t des corps qui ont acquis la radioactivit induite4 #aah ,,sagnac1 ,?se de doctorat4--,,curie et ,,sagnac1 ,comptes r5dus1 avril #aijj4 ,mais si la nature du rayonnem5t e/ actuellem5t mieux connue1 la cause de la radioactivit spontane re/e my/rieuse et ce phnomne e/ t\j\rs p\r n\s une nigme et un sujet d'tonnem5t pr(ond4 ,les corps spontanm5t radioactifs1 en premi] lieu le radium1 con/itu5t des s\rces d'n]gie4 ,le dbit d'n]gie auquel ils donn5t lieu n\s e/ rvl p> le rayonnem5t de ,becqu]el1 p> les effets *imiques et lum9eux et p> le dgagem5t cont9u de *aleur4 ,on s'e/ s\v5t dem& si l'n]gie e/ cre dans les corps radioactifs eux-mmes ou bi5 si elle e/ emprunte p> ces corps des s\rces extrieures4 ,aucune des nombreuses hypo?ses1 qui rsult5t de ces deux manires de voir1 n'a encore reu de confirmation exprim5tale4 ,on peut suppos] que l'n]gie radioactive a t emmagas9e antrieurem5t et qu'elle s'puise peu peu comme cela arrive p\r une phosphoresc5ce de trs longue dure4 ,on peut imag9] que le dgagem5t d'n]gie radioactive correspond une trans=mation de la nature mme de l'atome du corps radiant qui s]ait en voie d'volution2 le fait que le radium dgage de la *aleur d'une manire cont9ue plaide en faveur de cette hypo?se4 ,on peut suppos] que la trans=mation e/ accompagne d'une p]te de poids et d'une mission de p>ticules matrielles qui con/itue le rayonnem5t4 ,la s\rce d'n]gie peut encore tre *]*e dans l'n]gie de gravitation4 ,enf91 on peut imag9] que l'espace e/ con/amm5t trav]s p> des rayonnem5ts encore inconnus qui sont arrts leur passage au trav]s des corps radioactifs et trans=ms en n]gie radioactive4 ,bi5 des raisons sont invoqu] p\r et contre ces div]ses manires de voir1 et le plus s\v5t les essais de vrification exprim5tale des consqu5ces de ces hypo?ses ont donn des rsultats ngatifs4 ,l'n]gie radioactive de l'uranium et du radium ne semble pas jusqu'ici s'puis] ni mme pr\v] une v>iation apprciable avec le temps4 ,dem>ay a exam9 au spectroscope un *antillon de *lorure de radium pur #e mois d'int]valle2 il n'a obs]v aucun *angem5t dans le spectre au b\t de ces #e mois4 ,la raie pr9cipale du b>yum qui se voyait dans le spectre et indiquait la prs5ce du b>yum l'tat de trace1 ne s'tait pas r5=ce p5dant l'int]valle de temps considr2 le radium ne s'tait donc pas trans=m en b>yum d'une manire s5sible4 ,les v>iations de poids signales p> ,m4 ,heydweill] p\r les composs du radium#aai ne peuv5t pas encore tre considres comme un fait tabli4 #aai ,,heydweill]1 ,physik4 ,zeits*r41 octobre #aijb4 ,,mm4 ,el/] et ,geitel ont tr\v que la radioactivit de l'uranium n'e/ pas *ange au fond d'un puits de m9e de #hejm de pr(ondeur2 une c\*e de t]re de cette paisseur ne modifi]ait donc pas le rayonnem5t primaire hypo?tique qui provoqu]ait la radioactivit de l'uranium4 ,n\s avons mesur la radioactivit de l'uranium midi et m9uit1 p5sant que si le rayonnem5t primaire hypo?tique avait sa s\rce dans le soleil1 il p\rrait tre en p>tie absorb en trav]sant la t]re4 ,l'expri5ce n'a donn aucune diffr5ce p\r les deux mesures4 ,les re*]*es les plus rc5tes sont favorables l'hypo?se d'une trans=mation atomique du radium4 ,cette hypo?se a t mise ds le db des re*]*es sur la radioactivit#abj2 elle a t fran*em5t adopte p> ,m4 ,ru!r=d qui a admis que l'manation du radium e/ un gaz matriel qui e/ un des produits de la dsagrgation de l'atome du radium#aba4 ,les expri5ces rc5tes de ,,mm4 ,ramsay et ,soddy t5d5t pr\v] que l'manation e/ un gaz in/able qui se dtruit en donnant lieu une production d'hlium4 ,d'autre "p1 le dbit cont9u de *aleur f\rni p> le radium ne saurait s'expliqu] p> une raction *imique ord9aire1 mais p\rrait peut-tre avoir son orig9e dans une trans=mation de l'atome4 #abj ,mme ,,curie1 ,revue gnrale des ,sci5ces1 #cj janvi] #ahii4 #aba ,,ru!r=d et ,,soddy1 ,phil4 ,mag41 mai #aijc4 ,rappelons enf9 que les sub/ances radioactives n\velles se tr\v5t t\j\rs dans les m9]ais d'urane2 n\s avons va9em5t *]* du radium dans le b>yum du comm]ce 7voir page #df74 ,la prs5ce du radium semble donc lie celle de l'uranium4 ,les m9]ais d'urane conti5n5t d'ailleurs de l'argon et de l'hlium1 et cette concid5ce n'e/ probablem5t pas non plus due au has>d4 ,la prs5ce simultane de ces div]s corps dans les mmes m9]ais fait song] que la prs5ce des uns e/ peut-tre ncessaire p\r la =mation des autres4 ,il e/ t\tefois ncessaire de rem>qu] que les faits qui vi5n5t l'appui de l'ide d'une trans=mation atomique du radium peuv5t aussi recevoir une int]prtation diffr5te4 ,au lieu d'admettre que l'atome de radium se trans=me1 on p\rrait admettre que cet atome e/ lui-mme /able1 mais qu'il agit sur le milieu qui l'ent\re 7atomes matriels vois9s ou !r du vide7 de manire donn] lieu des trans=mations atomiques4 ,cette hypo?se conduit t\t aussi bi5 admettre la possibilit de la trans=mation des lm5ts1 mais le radium lui-mme ne s]ait plus alors un lm5t en voie de de/ruction4 ,,f94 ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,pages4 ,,introduction #a ,hi/orique #c ,i4--,radioactivit de l'uranium et du ?orium4 ,m9raux radioactifs4 ,rayons de ,becqu]el #f ,mesure de l'int5sit du rayonnem5t #h ,radioactivit des composs d'uranium et de ?orium #ad ,la radioactivit atomique e/-elle un phnomne gnral8 #ag ,m9raux radioactifs #ai ,,ii4--,les n\velles sub/ances radioactives4 ,m?ode de re*]*es #bb ,polonium1 radium1 act9ium #bb ,spectre du radium #be ,extraction des sub/ances radioactives n\velles #bg ,polonium #ca ,prp>ation du *lorure de radium pur #cd ,dt]m9ation du poids atomique du radium #dj ,c>actres des sels de radium #de ,fractionnem5t du *lorure de b>yum ord9aire #df ,,iii4--,rayonnem5t des n\velles sub/ances radioactives4 ,procds d'tude du rayonnem5t #dg ,en]gie du rayonnem5t #dh ,nature complexe du rayonnem5t #di ,action du *amp magntique #ea ,rayons dviables #ef ,*>ge des rayons dviables #eg ,action du *amp lectrique sur les rayons du radium #fb ,rapport de la *>ge la masse p\r une p>ticule *>ge #fc ngativem5t1 mise p> le radium ,action du *amp magntique sur les rayons #ff ,action du *amp magntique sur les rayons des autres #fh sub/ances radioactives ,proportion des rayons dviables dans le rayonnem5t #fh du radium ,p\voir pntrant du rayonnem5t des corps radioactifs #gc ,action ionisante des rayons du radium sur les liquides #ij isolants ,div]s effets et applications de l'action ionisante des #ic rayons mis p> les sub/ances radioactives ,effets de fluoresc5ce1 effets lum9eux #ie ,dgagem5t de *aleur p> les sels de radium #ih ,effets *imiques produits p> les n\velles sub/ances radioactives4 ,colorations #ajb ,dgagem5t de gaz en prs5ce des sels de radium #ajd ,production de !rmolum9esc5ce #aje ,radiographies #ajf ,effets physiologiques #ajg ,action de la temprature sur le rayonnem5t #aji ,,iv4--,la radioactivit induite4 ,communication de la radioactivit des sub/ances primitivem5t inactives #aaa ,activation en ence9te f]me #aac ,rle des gaz dans les phnomnes de radioactivit induite4 #aae ,emanation ,dsactivation l'air libre des corps solides activs #aaf ,dsactivation en ence9te close4 ,vitesse de de/ruction de #aag l'manation ,nature des manations #aai ,v>iations d'activit des liquides activs et des solutions #abb radifres ,?orie de la radioactivit #abc ,autre =me de la radioactivit induite #abf ,radioactivit induite volution l5te #abf ,radioactivit induite sur des sub/ances qui sj\rn5t en dissolution avec le radium #abg ,dissm9ation des p\ssires radioactives et radioactivit induite du laboratoire #acj ,activation en dehors de l'action des sub/ances radioactives #aca ,v>iations d'activit des corps radioactifs4 ,effets de #acb dissolution ,v>iations d'activit des sels de radium p> la *auffe #aci ,int]prtation ?orique des causes de v>iation d'activit #add des sels radifres aprs dissolution et aprs *auffe ,nature et cause des phnomnes de radioactivit #adg ,,f9 ,,de ,,la ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,,p>is4--,,imprim]ie ,,gau?i]-,,vill>s1 #ceaai ,quai des ,gr&s-,augu/9s1 #ee4 ,,librairie ,,gau?i]-,,vill>s1 ,,quai ,,des ,,gr&s-,,augu/9s1 #ee1 ,a ,,p>is 7#f;e74 ,,blondlot 7,r471 ,correspondant de l',in/itut1 ,pr(esseur l',univ]sit de ,nancy4--,rayons ,n4 ,recueil des ,communications faites l',acadmie des ,sci5ces1 avec des ,,notes ,,compl,,m5taires et une ,,in/ruction ,,p\r ,,la ,,con/ruction ,,des ,,crans ,,phosphoresc5ts4 ,9-#af 7#ai #ab7 de ,,vi-#ge pages1 avec #c figures1 #b plan*es et un cran phosphoresc5t2 #aijd #b fr4 ,,b]!lot 7,m471 ,snateur1 ,secrtaire p]ptuel de l',acadmie des ,sci5ces1 ,pr(esseur au ,collge de ,france4--,les c>bures d'hydrogne 7#ahea-aija74 ,re*]*es exprim5tales4 ,trois volumes gr& 9-#h2 #aija1 se v5dant ensemble #de fr4 ,,tome ,i3 ,l',actylne3 syn?se totale des c>bures d'hydrogne4 ,volume de ,x-#dad pages4 ,,tome ,,ii3 ,les ,c>bures pyrogns4--,sries div]ses4 ,volume de ,,iv-#eeh pages4 ,,tome ,,iii3 ,comb9aison des c>bures d'hydrogne avec l'hydrogne1 l'oxygne1 les lm5ts de l'eau4 ,volume de ,,iv-#dei pages4 ,,guillaume 7,*4-,ed471 ,docteur s ,sci5ces1 ,adjo9t au ,bureau int]national des ,poids et ,mesures4--,les ,radiations n\velles4--,les ,rayons ,x et la ,photographie trav]s les corps opaques4 #b;e dition4 ,9-#h1 avec #bb figures et #h plan*es2 #ahig #c fr4 ,,hall] 7,alb971 ,membre de l',in/itut1 ,pr(esseur la ,facult des ,sci5ces de ,p>is1 ,rapporteur du ,jury de la ,classe #hg l',exposition univ]selle de #aijj4--,les indu/ries *imiques et ph>maceutiques4 ,deux vol4 gr4 9-#h de ,,xc-#dje et #dde pages avec #ajh fig2 #aijc #bj fr4 ,,londe 7,a471 ,directeur du ,s]vice photographique et radiographique la ,salptrire 7,cl9ique des maladies du sy/me n]veux71 ,laurat de l',acadmie de ,mdec9e1 de la ,facult de ,mdec9e de ,p>is4--,trait pratique de ,radiographie et de ,radioscopie4 ,te*nique et applications mdicales4 ,gr& 9-#h1 avec #aac fig2 #ahih #g fr4 ,,moissonni] 7,p471 ,ph>maci5 pr9cipal de l',arme1 ,*ef des laboratoires des us9es de ,billanc\rt et du ,s]vice de l',int5dance du ,g\v]nem5t militaire de ,p>is1 ex-,secrtaire de la ,commission de l'alum9ium au ,m9i/re de la ,gu]re4--,l'alum9ium4 ,ses proprits4 ,ses applications4 ,hi/orique4 ,m9]ais4 ,fabrication4 ,proprits4 ,applications gnrales4 ,gr& 9-#h1 avec #b figures et un titre tir sur alum9ium2 #aijc #g fr4 #ej c4 #ceaai ,p>is4--,imprim]ie ,,gau?i]-,,vill>s1 quai des ,gr&s-,augu/9s1 #ee4 99 99 99 99 99 99 ,au lecteur ,cette v]sion numrise reproduit dans son intgralit la v]sion orig9ale4 ,l'or?ographe a t cons]ve4 ,seules les erreurs de typographie manife/es ont t corriges4 ,la ponctuation n'a pas t modifie hormis quelques corrections m9eures4