file which includes the original illustrations4 ,see #dcbcc-;h4htm or #dcbcc-;h4zip3 7https3_/_/www4gutenberg4org_/cache_/epu b_/#dcbcc_/pg#dcbcc-;images4html7 or 7https3_/_/www4gutenberg4org_/files_/#dc bcc_/dcbcc-;h4zip7 ,images of the original pages are available through ,internet ,archive4 ,see http3_/_/archive4org_/details_/recherche ssurles#jj;curi ,au lecteur ,les mots en gras dans l'original sont entours par des 4 ,,recherches ,,sur ,,les ,,substances ,,radioactives4 ,,th,,se ,,pr,,sent,e ,a ,,la ,,facult ,,des ,,sciences ,,de ,,paris ,,pour ,,obtenir ,,le ,,grade ,,de ,,docteur ,s ,,sciences ,,physiques2 ,,par ,mme ,,sklodowska ,,curie4 ,,deuxi,,me ,,dition1 ,,revue ,,et ,,corrig,e4 ,illustration ,,paris1 ,,gauthier-,,villars1 ,,imprimeur-,,libraire ,,du ,,bureau ,,des ,,longitudes1 ,,de ,l',,cole ,,polytechnique1 ,quai des ,grands-,augustins1 #ee4 #aijd ,,paris4--,,imprimerie ,,gauthier-,,villars1 #ceaai ,quai des ,grands-,augustins1 #ee4 ,,recherches ,,sur ,,les ,,substances ,,radioactives4 ,,introduction4 ,le prsent travail a pour but d'exposer les recherches que je poursuis depuis plus de #d ans sur les substances radioactives4 ,j'ai commenc ces recherches par une tude du rayonnement uranique qui a t dcouvert par ,m4 ,becquerel4 ,les rsultats auxquels ce travail me conduisit parurent ouvrir une voie si intressante1 qu'abandonnant ses travaux en train1 ,m4 ,curie se joignit moi1 et nous runmes nos efforts en vue d'aboutir l'extraction des substances radioactives nouvelles et de poursuivre leur tude4 ,ds le dbut de nos recherches nous avons cru devoir prter des chantillons des substances dcouvertes et prpares par nous quelques physiciens1 en premier lieu ,m4 ,becquerel1 qui est due la dcouverte des rayons uraniques4 ,nous avons ainsi nous-mmes facilit les recherches faites par d'autres que nous sur les substances radioactives nouvelles4 ,a la suite de nos premires publications1 ,m4 ,giesel en ,allemagne se mit d'ailleurs aussi prparer de ces substances et en prta des chantillons plusieurs savants allemands4 ,ensuite ces substances furent mises en vente en ,france et en ,allemagne1 et le sujet prenant de plus en plus d'importance donna lieu un mouvement scientifique1 de sorte que de nombreux ,mmoires ont paru et paraissent constamment sur les corps radioactifs1 principalement l'tranger4 ,les rsultats des divers travaux franais et trangers sont ncessairement enchevtrs1 comme pour tout sujet d'tudes nouveau et en voie de formation4 ,l'aspect de la question se modifie1 pour ainsi dire1 de jour en jour4 ,cependant1 au point de vue chimique1 un point est dfinitivement tabli2 c'est l'existence d'un lment nouveau fortement radioactif3 le radium4 ,la prparation du chlorure de radium pur et la dtermination du poids atomique du radium constituent la partie la plus importante de mon travail personnel4 ,en mme temps que ce travail ajoute aux corps simples actuellement connus avec certitude un nouveau corps simple de proprits trs curieuses1 une nouvelle mthode de recherches chimiques se trouve tablie et justifie4 ,cette mthode1 base sur la radioactivit1 considre comme une proprit atomique de la matire1 est prcisment celle qui nous a permis1 ,m4 ,curie et moi1 de dcouvrir l'existence du radium4 ,si1 au point de vue chimique1 la question que nous nous sommes primitivement pose peut tre considre comme rsolue1 l'tude des proprits physiques des substances radioactives est en pleine volution4 ,certains points importants ont t tablis1 mais un grand nombre de conclusions portent encore le caractre du provisoire4 ,cela n'a rien d'tonnant1 si l'on considre la complexit des phnomnes auxquels donne lieu la radioactivit et les diffrences qui existent entre les diverses substances radioactives4 ,les recherches des divers physiciens qui tudient ces substances viennent constamment se rencontrer et se croiser4 ,tout en cherchant me conformer au but prcis de ce travail et exposer surtout mes propres recherches1 j'ai t oblige d'exposer en mme temps les rsultats d'autres travaux dont la connaissance est indispensable4 ,j'ai d'ailleurs dsir faire de ce travail un ,mmoire d'ensemble sur l'tat actuel de la question4 ,j'ai excut ce ,travail dans les laboratoires de l'cole de ,physique et de ,chimie industrielles de la ,ville de ,paris avec l'autorisation de ,schtzenberger1 le regrett ,directeur de cette cole1 et de ,m4 ,lauth1 le ,directeur actuel4 ,je tiens exprimer ici toute ma reconnaissance pour l'hospitalit bienveillante que j'ai reue dans cette cole4 ,,historique4 ,la dcouverte des phnomnes de la radioactivit se rattache aux recherches poursuivies depuis la dcouverte des rayons ,rntgen sur les effets photographiques des substances phosphorescentes et fluorescentes4 ,les premiers tubes producteurs de rayons ,rntgen taient ces tubes sans anticathode mtallique4 ,la source de rayons ,rntgen se trouvait sur la paroi de verre frappe par les rayons cathodiques2 en mme temps cette paroi tait vivement fluorescente4 ,on pouvait alors se demander si l'mission de rayons ,rntgen n'accompagnait pas ncessairement la production de la fluorescence1 quelle que ft la cause de cette dernire4 ,cette ide a t nonce tout d'abord par ,m4 ,henri ,poincar#a4 #a ,revue gnrale des ,sciences1 #cj janvier #ahif4 ,peu de temps aprs1 ,m4 ,henry annona qu'il avait obtenu des impressions photographiques au travers du papier noir l'aide du sulfure de zinc phosphorescent#b4 ,m4 ,niewenglowski obtint le mme phnomne avec du sulfure de calcium expos la lumire#c4 ,enfin1 ,m4 ,troost obtint de fortes impressions photographiques avec de la blende hexagonale artificielle phosphorescente agissant au travers du papier noir et un gros carton#d4 #b ,comptes rendus1 t4 ,,cxxii1 p4 #cab4 #c ,comptes rendus1 t4 ,,cxxii1 p4 #chf4 #d ,comptes rendus1 t4 ,,cxxii1 p4 #efd4 ,les expriences qui viennent d'tre cites n'ont pu tre reproduites malgr les nombreux essais faits dans ce but4 ,on ne peut donc nullement considrer comme prouv que le sulfure de zinc et le sulfure de calcium soient capables d'mettre1 sous l'action de la lumire1 des radiations invisibles qui traversent le papier noir et agissent sur les plaques photographiques4 ,m4 ,becquerel a fait des expriences analogues sur les sels d'uranium dont quelques-uns sont fluorescents#e4 ,il obtint des impressions photographiques au travers du papier noir avec le sulfate double d'uranyle et de potassium4 #e ,,becquerel1 ,comptes rendus1 #ahif 7plusieurs ,notes74 ,m4 ,becquerel crut d'abord que ce sel1 qui est fluorescent1 se comportait comme le sulfure de zinc et le sulfure de calcium dans les expriences de ,,mm4 ,henry1 ,niewenglowski et ,troost4 ,mais la suite de ses expriences montra que le phnomne observ n'tait nullement reli la fluorescence4 ,il n'est pas ncessaire que le sel soit clair2 de plus1 l'uranium et tous ses composs1 fluorescents ou non1 agissent de mme1 et l'uranium mtallique est le plus actif4 ,m4 ,becquerel trouva ensuite qu'en plaant les composs d'urane dans l'obscurit complte1 ils continuent impressionner les plaques photographiques au travers du papier noir pendant des annes4 ,m4 ,becquerel admit que l'uranium et ses composs mettent des rayons particuliers3 rayons uraniques4 ,il prouva que ces rayons peuvent traverser des crans mtalliques minces et qu'ils dchargent les corps lectriss4 ,il fit aussi des expriences d'aprs lesquelles il conclut que les rayons uraniques prouvent la rflexion1 la rfraction et la polarisation4 ,les travaux d'autres physiciens 7,elster et ,geitel1 lord ,kelwin1 ,schmidt1 ,rutherford1 ,beattie et ,smoluchowski7 sont venus confirmer et tendre les rsultats des recherches de ,m4 ,becquerel1 sauf en ce qui concerne la rflexion1 la rfraction et la polarisation des rayons uraniques1 lesquels1 ce point de vue1 se comportent comme les rayons ,rntgen1 comme cela a t reconnu par ,m4 ,rutherford d'abord et ensuite par ,m4 ,becquerel lui-mme4 ,,chapitre ,i4 ,,radioactivit ,,de ,l',,uranium ,,et ,,du ,,thorium4 ,,min,,raux ,,radioactifs4 ,rayons de ,becquerel4--,les rayons uraniques1 dcouverts par ,m4 ,becquerel1 impressionnent les plaques photographiques l'abri de la lumire2 ils peuvent traverser toutes les substances solides1 liquides et gazeuses1 condition que l'paisseur en soit suffisamment faible2 en traversant les gaz1 ils les rendent faiblement conducteurs de l'lectricit#f4 #f ,,becquerel1 ,comptes rendus1 #ahif 7plusieurs ,notes74 ,ces proprits des composs d'urane ne sont dues aucune cause excitatrice connue4 ,le rayonnement semble spontan2 il ne diminue point d'intensit quand on conserve les composs d'urane dans l'obscurit complte pendant des annes2 il ne s'agit donc pas l d'une phosphorescence particulire produite par la lumire4 ,la spontanit et la constance du rayonnement uranique se prsentaient comme un phnomne physique tout fait extraordinaire4 ,m4 ,becquerel a conserv un morceau d'uranium pendant plusieurs annes dans l'obscurit et il a constat qu'au bout de ce temps l'action sur la plaque photographique n'avait pas vari sensiblement4 ,,mm4 ,elster et ,geitel ont fait une exprience analogue et ont trouv galement que l'action tait constante#g4 #g ,,becquerel1 ,comptes rendus1 t4 ,,cxxviii1 p4 #gga4--;,,elster et ,,geitel1 ,beibl41 t4 ,,xxi1 p4 #dee4 ,j'ai mesur l'intensit du rayonnement de l'uranium en utilisant l'action de ce rayonnement sur la conductibilit de l'air4 ,la mthode de mesures sera expose plus loin4 ,j'ai ainsi obtenu des nombres qui prouvent la constance du rayonnement dans les limites de prcision des expriences1 c'est--dire #b pour #ajj ou #c pour #ajj prs#h4 #h ,mme ,,curie1 ,revue gnrale des ,sciences1 janvier #ahii4 ,on utilisait pour ces mesures un plateau mtallique recouvert d'une couche d'uranium en poudre2 ce plateau n'tait d'ailleurs pas conserv dans l'obscurit1 cette condition s'tant montre sans importance d'aprs les observateurs cits prcdemment4 ,le nombre des mesures effectues avec ce plateau est trs grand1 et actuellement ces mesures portent sur un intervalle de temps de #e annes4 ,des recherches furent faites pour reconnatre si d'autres substances peuvent agir comme les composs d'urane4 ,m4 ,schmidt publia le premier que le thorium et ses composs possdent galement cette facult#i4 ,un travail analogue fait en mme temps m'a donn le mme rsultat4 ,j'ai publi ce travail1 n'ayant pas encore eu connaissance de la publication de ,m4 ,schmidt#aj4 #i ,,schmidt1 ,wied4 ,ann41 t4 ,,lxv1 p4 #ada4 #aj ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 avril #ahih4 ,nous dirons que l'uranium1 le thorium et leurs composs mettent des rayons de ,becquerel4 ,j'ai appel radioactives les substances qui donnent lieu une mission de ce genre#aa4 ,ce nom a t depuis gnralement adopt4 #aa ,p4 ,,curie et ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 #ah juillet #ahih4 ,par leurs effets photographiques et lectriques les rayons de ,becquerel se rapprochent des rayons de ,rntgen4 ,ils ont aussi1 comme ces derniers1 la facult de traverser toute matire4 ,mais leur pouvoir de pntration est extrmement diffrent3 les rayons de l'uranium et du thorium sont arrts par quelques millimtres de matire solide et ne peuvent franchir dans l'air une distance suprieure quelques centimtres2 tout au moins en est-il ainsi pour la grosse partie du rayonnement4 ,les travaux de divers physiciens1 et1 en premier lieu1 de ,m4 ,rutherford1 ont montr que les rayons de ,becquerel n'prouvent ni rflexion rgulire1 ni rfraction1 ni polarisation#ab4 #ab ,,rutherford1 ,phil4 ,mag41 janvier #ahii4 ,le faible pouvoir pntrant des rayons uraniques et thoriques conduirait les assimiler aux rayons secondaires qui sont produits par les rayons ,rntgen1 et dont l'tude a t faite par ,m4 ,sagnac#ac1 plutt qu'aux rayons ,rntgen eux-mmes4 #ac ,,sagnac1 ,comptes rendus1 #ahig1 #ahih1 #ahii 7plusieurs ,notes74 ,d'autre part1 on peut chercher rapprocher les rayons de ,becquerel de rayons cathodiques se propageant dans l'air 7rayons de ,lenard74 ,on sait aujourd'hui que ces divers rapprochements sont tous lgitimes4 ,mesure de l'intensit du rayonnement4--,la mthode employe consiste mesurer la conductibilit acquise par l'air sous l'action des substances radioactives2 cette mthode a l'avantage d'tre rapide et de fournir des nombres qu'on peut comparer entre eux4 ,l'appareil que j'ai employ cet effet se compose essentiellement d'un condensateur plateaux ,,ab 7fig4 #a74 ,la substance active finement pulvrise est tale sur le plateau ,b2 elle rend conducteur l'air entre les plateaux4 ,pour mesurer cette conductibilit1 on porte le plateau ,b un potentiel lev1 en le reliant l'un des ples d'une batterie de petits accumulateurs ,p1 dont l'autre ple est la terre4 ,le plateau ,a tant maintenu au potentiel du sol par le fil ,,cd1 un courant lectrique s'tablit entre les deux plateaux4 ,le potentiel du plateau ,a est indiqu par un lectromtre ,e4 ,si l'on interrompt en ,c la communication avec le sol1 le plateau ,a se charge1 et cette charge fait dvier l'lectromtre4 ,la vitesse de la dviation est proportionnelle l'intensit du courant et peut servir la mesurer4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,mais il est prfrable de faire cette mesure en compensant la charge que prend le plateau ,a1 de manire maintenir l'lectromtre au zro4 ,les charges1 dont il est question ici1 sont extrmement faibles2 elles peuvent tre compenses au moyen d'un quartz pizo-lectrique ,q1 dont une armature est relie au plateau ,a1 et l'autre armature est terre4 ,on soumet la lame de quartz une traction connue produite par des poids placs dans un plateau 2 cette traction est tablie progressivement et a pour effet de dgager progressivement une quantit d'lectricit connue pendant un temps qu'on mesure4 ,l'opration peut tre rgle de telle manire1 qu'il y ait chaque instant compensation entre la quantit d'lectricit qui traverse le condensateur et celle de signe contraire que fournit le quartz#ad4 ,on peut ainsi mesurer en valeur absolue la quantit d'lectricit qui traverse le condensateur pendant un temps donn1 c'est--dire l'intensit du courant4 ,la mesure est indpendante de la sensibilit de l'lectromtre4 #ad ,on arrive trs facilement ce rsultat en soutenant le poids la main et en ne le laissant peser que progressivement sur le plateau 1 et cela de manire maintenir l'image de l'lectromtre au zro4 ,avec un peu d'habitude on prend trs exactement le tour de main ncessaire pour russir cette opration4 ,cette mthode de mesure des faibles courants a t dcrite par ,m4 ,j4 ,curie dans sa thse4 ,en effectuant un certain nombre de mesures de ce genre1 on voit que la radioactivit est un phnomne susceptible d'tre mesur avec une certaine prcision4 ,elle varie peu avec la temprature1 elle est peine influence par les oscillations de la temprature ambiante2 elle n'est pas influence par l'clairement de la substance active4 ,l'intensit du courant qui traverse le condensateur augmente avec la surface des plateaux4 ,pour un condensateur donn et une substance donne le courant augmente avec la diffrence de potentiel qui existe entre les plateaux1 avec la pression du gaz qui remplit le condensateur et avec la distance des plateaux 7pourvu que cette distance ne soit pas trop grande par rapport au diamtre74 ,toutefois1 pour de fortes diffrences de potentiel1 le courant tend vers une valeur limite qui est pratiquement constante4 ,c'est le courant de saturation ou courant limite4 ,de mme pour une certaine distance des plateaux assez grande1 le courant ne varie plus gure avec cette distance4 ,c'est le courant obtenu dans ces conditions qui a t pris comme mesure de radioactivit dans mes recherches1 le condensateur tant plac dans l'air la pression atmosphrique4 ,voici1 titre d'exemple1 des courbes qui reprsentent l'intensit du courant en fonction du champ moyen tabli entre les plateaux pour deux distances des plateaux diffrentes4 ,le plateau ,b tait recouvert d'une couche mince d'uranium mtallique pulvris2 le plateau ,a1 runi l'lectromtre1 tait muni d'un anneau de garde4 ,la figure #b montre que l'intensit du courant devient constante pour les fortes diffrences de potentiel entre les plateaux4 ,la figure #c reprsente les mmes courbes une autre chelle1 et comprend seulement les rsultats relatifs aux faibles diffrences de potentiel4 ,au dbut1 la courbe est rectiligne2 le quotient de l'intensit du courant par la diffrence de potentiel est constant pour les tensions faibles1 et reprsente la conductance initiale entre les plateaux4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,on peut donc distinguer deux constantes importantes caractristiques du phnomne observ3 #a la conductance initiale pour diffrences de potentiel faibles2 #b le courant limite pour diffrences de potentiel fortes4 ,c'est le courant limite qui a t adopt comme mesure de la radioactivit4 ,en plus de la diffrence de potentiel que l'on tablit entre les plateaux1 il existe entre ces derniers une force lectromotrice de contact1 et ces deux causes de courant ajoutent leurs effets2 c'est pourquoi la valeur absolue de l'intensit du courant change avec le signe de la diffrence de potentiel extrieure4 ,toutefois1 pour des diffrences de potentiel notables1 l'effet de la force lectromotrice de contact est ngligeable1 et l'intensit du courant est alors la mme1 quel que soit le sens du champ entre les plateaux4 ,l'tude de la conductibilit de l'air et d'autres gaz soumis l'action des rayons de ,becquerel a t faite par plusieurs physiciens#ae4 ,une tude trs complte du sujet a t publie par ,m4 ,rutherford#af4 #ae ,,becquerel1 ,comptes rendus1 t4 ,,cxxiv1 p4 #hjj1 #ahig4--,,kelwin1 ,,beattie et ,,smolan1 ,nature1 t4 ,,lvi1 #ahig4--;,,beattie et ,,smoluchowski1 ,phil4 ,mag41 t4 ,,xliii1 p4 #dah4 #af ,,rutherford1 ,phil4 ,mag41 janvier1 #ahii4 ,les lois de la conductibilit produite dans les gaz par les rayons de ,becquerel sont les mmes que celles trouves avec les rayons ,rntgen4 ,le mcanisme du phnomne parat tre le mme dans les deux cas4 ,la thorie de l'ionisation des gaz par l'effet des rayons ,rntgen ou ,becquerel rend trs bien compte des faits observs4 ,cette thorie ne sera pas expose ici4 ,je rappellerai seulement les rsultats auxquels elle conduit3 #a ,le nombre d'ions produits par seconde dans le gaz est considr comme proportionnel l'nergie du rayonnement absorb par le gaz2 #b ,pour obtenir le courant limite relatif un rayonnement donn1 il faut1 d'une part1 faire absorber intgralement ce rayonnement par le gaz1 en employant une masse absorbante suffisante2 d'autre part1 il faut utiliser pour la production du courant tous les ions crs1 en tablissant un champ lectrique assez fort pour que le nombre des ions qui se recombinent devienne une fraction insignifiante du nombre total des ions produits dans le mme temps1 qui sont presque tous entrans par le courant et amens aux lectrodes4 ,le champ lectrique moyen ncessaire pour obtenir ce rsultat est d'autant plus lev que l'ionisation est plus forte4 ,d'aprs des recherches rcentes de ,m4 ,townsend1 le phnomne est plus complexe quand la pression du gaz est faible4 ,le courant semble d'abord tendre vers une valeur limite constante quand la diffrence de potentiel augmente2 mais1 partir d'une certaine diffrence de potentiel1 le courant recommence crotre avec le champ1 et cela avec une rapidit trs grande4 ,m4 ,townsend admet que cet accroissement est d une ionisation nouvelle produite par les ions eux-mmes quand ceux-ci1 sous l'action du champ lectrique1 prennent une vitesse suffisante pour qu'une molcule du gaz1 rencontre par un de ces projectiles1 se trouve brise et divise en ses ions constituants4 ,un champ lectrique intense et une pression faible favorisent cette ionisation par les ions dj prsents1 et1 aussitt que celle-ci commence se produire1 l'intensit du courant crot constamment avec le champ moyen entre les plateaux#ag4 ,le courant limite ne saurait donc tre obtenu qu'avec des causes ionisantes1 dont l'intensit ne dpasse pas une certaine valeur1 de telle faon que la saturation corresponde des champs pour lesquels l'ionisation par choc des ions ne peut encore avoir lieu4 ,cette condition se trouvait ralise dans mes expriences4 #ag ,,townsend1 ,phil4 ,mag41 #aija1 #f;e srie1 t4 ,i1 p4 #aih4 ,l'ordre de grandeur des courants de saturation que l'on obtient avec les composs d'urane est de #aj-aa ampres pour un condensateur dont les plateaux ont #h;cm de diamtre et sont distants de #c;cm4 ,les composs de thorium donnent lieu des courants du mme ordre de grandeur1 et l'activit des oxydes d'uranium et de thorium est trs analogue4 ,radioactivit des composs d'uranium et de thorium4--,voici les nombres que j'ai obtenus avec divers composs d'urane2 je dsigne par i l'intensit du courant en ampres3 i #ajaa4 ,uranium mtallique 7contenant un peu de carbone7 #b1c ,oxyde d'urane noir ,u#b ,o#e #b1f ,oxyde d'urane vert ,u#c ,o#d #a1h ,acide uranique hydrat #j1f ,uranate de sodium #a1b ,uranate de potassium #a1b ,uranate d'ammonium #a1c ,sulfate uraneux #j1g ,sulfate d'uranyle et de potassium #j1g ,azotate d'uranyle #j1g ,phosphate de cuivre et d'uranyle #j1i ,oxysulfure d'urane #a1b ,l'paisseur de la couche du compos d'urane employ a peu d'influence1 pourvu que la couche soit continue4 ,voici quelques expriences ce sujet3 paisseur de la couche4 i #ajaa4 mm ,oxyde d'urane #j1e #b1g #c1j #c1j ,uranate d'ammonium #j1e #a1c #c1j #a1d ,on peut conclure de l1 que l'absorption des rayons uraniques par la matire qui les met est trs forte1 puisque les rayons venant des couches profondes ne peuvent pas produire d'effet notable4 ,les nombres que j'ai obtenus avec les composs de thorium#ah m'ont permis de constater3 #a ,que l'paisseur de la couche employe a une action considrable1 surtout avec l'oxyde2 #b ,que le phnomne n'est rgulier que si l'on emploie une couche active mince 7#jmm1#be par exemple74 ,au contraire1 quand on emploie une couche de matire paisse 7#fmm71 on obtient des nombres oscillant entre des limites tendues1 surtout dans le cas de l'oxyde3 paisseur de la couche4 i #ajaa4 mm ,oxyde de thorium #j1be #b1b #j1e #b1e #b1e #d1g #c1j #e1e en moyenne #f1j #e1e ,sulfate de thorium #j1be #j1h ,il y a dans la nature du phnomne une cause d'irrgularits qui n'existe pas dans le cas des composs d'urane4 ,les nombres obtenus pour une couche d'oxyde de #fmm d'paisseur variaient entre #c1g et #g1c4 #ah ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 avril #ahih4 ,les expriences que j'ai faites sur l'absorption des rayons uraniques et thoriques ont montr que les rayons thoriques sont plus pntrants que les rayons uraniques et que les rayons mis par l'oxyde de thorium en couche paisse sont plus pntrants que ceux qu'il met en couche mince4 ,voici1 par exemple1 les nombres qui indiquent la fraction du rayonnement que transmet une lame d'aluminium dont l'paisseur est #jmm1#ja3 ,fraction du rayonnement transmise ,substance rayonnante4 par la lame4 ,uranium #j1ah ,oxyde d'urane ,u#b ,o#e #j1bj ,uranate d'ammonium #j1bj ,phosphate d'urane et de cuivre #j1ba mm ,oxyde de thorium sous paisseur4 #j1be #j1ch #j1e #j1dg #c1j #j1gj #f1j #j1gj ,sulfate de thorium #j1be #j1ch ,avec les composs d'urane1 l'absorption est la mme quel que soit le compos employ1 ce qui porte croire que les rayons mis par les divers composs sont de mme nature4 ,les particularits de la radiation thorique ont t l'objet de publications trs compltes4 ,m4 ,owens#ai a montr que la constance du courant n'est obtenue qu'au bout d'un temps assez long en appareil clos1 et que l'intensit du courant est fortement rduite par l'action d'un courant d'air 7ce qui n'a pas lieu pour les composs d'uranium74 ,m4 ,rutherford a fait des expriences analogues et les a interprtes en admettant que le thorium et ses composs mettent non seulement des rayons de ,becquerel1 mais encore une manation1 constitue par des particules extrmement tnues1 qui restent radioactives pendant quelque temps aprs leur mission et peuvent tre entranes par un courant d'air#bj4 #ai ,,owens1 ,phil4 ,mag41 octobre #ahii4 #bj ,,rutherford1 ,phil4 ,mag41 janvier #aijj4 ,les caractres de la radiation thorique qui sont relatifs l'influence de l'paisseur de la couche employe et l'action des courants d'air ont une liaison troite avec le phnomne de la radioactivit induite et de sa propagation de proche en proche4 ,ce phnomne a t observ pour la premire fois avec le radium et sera dcrit plus loin4 ,la radioactivit des composs d'uranium et de thorium se prsente comme une proprit atomique4 ,m4 ,becquerel avait dj observ que tous les composs d'uranium sont actifs et avait conclu que leur activit tait due la prsence de l'lment uranium2 il a montr galement que l'uranium tait plus actif que ses sels#ba4 ,j'ai tudi ce point de vue les composs de l'uranium et du thorium et j'ai fait un grand nombre de mesures de leur activit dans diverses conditions4 ,il rsulte de l'ensemble de ces mesures que la radioactivit de ces substances est bien effectivement une proprit atomique4 ,elle semble ici lie la prsence des atomes des deux lments considrs et n'est dtruite ni par les changements d'tat physique ni par les transformations chimiques4 ,les combinaisons chimiques et les mlanges contenant de l'uranium ou du thorium sont d'autant plus actifs qu'ils contiennent une plus forte proportion de ces mtaux1 toute matire inactive agissant la fois comme matire inerte et matire absorbant le rayonnement4 #ba ,,becquerel1 ,comptes rendus1 t4 ,,cxxii1 p4 #ajhf4 ,la radioactivit atomique est-elle un phnomne gnral8--,comme il a t dit plus haut1 j'ai cherch si d'autres substances que les composs d'uranium et de thorium taient radioactives4 ,j'ai entrepris cette recherche dans l'ide qu'il tait fort peu probable que la radioactivit1 considre comme proprit atomique1 appartnt une certaine espce de matire1 l'exclusion de toute autre4 ,les mesures que j'ai faites me permettent de dire que pour les lments chimiques actuellement considrs comme tels1 y compris les plus rares et les plus hypothtiques1 les composs tudis par moi ont t toujours au moins #ajj fois moins actifs dans mon appareil que l'uranium mtallique4 ,dans le cas des lments rpandus1 j'ai tudi plusieurs composs2 dans le cas des corps rares1 j'ai tudi les composs que j'ai pu me procurer4 ,voici la liste des substances qui ont fait partie de mon tude sous forme d'lment ou de combinaison3 #a ,tous les mtaux ou mtallodes que l'on trouve facilement et quelques-uns1 plus rares1 produits purs1 provenant de la collection de ,m4 ,etard1 l'cole de ,physique et de ,chimie industrielles de la ,ville de ,paris2 #b ,les corps rares suivants3 gallium1 germanium1 nodyme1 prasodyme1 niobium1 scandium1 gadolinium1 erbium1 samarium et rubidium 7chantillons prts par ,m4 ,demaray72 yttrium1 ytterbium avec nouvel erbium chantillons prts par ,m4 ,urbain#bb2 #bb ,je suis trs reconnaissante aux savants cits plus haut1 auxquels je dois des chantillons qui ont servi pour mon tude4 ,je remercie galement ,m4 ,moissan qui a bien voulu donner pour cette tude de l'uranium mtallique4 #c ,un grand nombre de roches et de minraux4 ,dans les limites de sensibilit de mon appareil je n'ai pas trouv de substance simple autre que l'uranium et le thorium1 qui soit doue de radioactivit atomique4 ,il convient toutefois de dire quelques mots sur ce qui est relatif au phosphore4 ,le phosphore blanc humide1 plac entre les plateaux du condensateur1 rend conducteur l'air entre les plateaux#bc4 ,toutefois1 je ne considre pas ce corps comme radioactif la faon de l'uranium et du thorium4 ,le phosphore1 en effet1 dans ces conditions1 s'oxyde et met des rayons lumineux1 tandis que les composs d'uranium et de thorium sont radioactifs sans prouver aucune modification chimique apprciable par les moyens connus4 ,de plus1 le phosphore n'est actif ni l'tat de phosphore rouge1 ni l'tat de combinaison4 #bc ,,elster et ,,geitel1 ,wied4 ,ann41 #ahij4 ,dans un travail rcent1 ,m4 ,bloch vient de montrer que le phosphore1 en s'oxydant en prsence de l'air1 donne naissance des ions trs peu mobiles qui rendent l'air conducteur et provoquent la condensation de la vapeur d'eau#bd4 #bd ,,bloch1 ,socit de ,physique1 #f fvrier #aijc4 ,certains travaux rcents conduiraient admettre que la radioactivit appartient toutes les substances un degr extrmement faible#be4 ,l'identit de ces phnomnes trs faibles avec les phnomnes de la radioactivit atomique ne peut encore tre considre comme tablie4 #be ,,mac ,,lennan et ,,burton1 ,phil4 ,mag41 juin #aijc4--,,strutt1 ,phil4 ,mag41 juin #aijc4--,,lester ,,cooke1 ,phil4 ,mag41 octobre #aijc4 ,l'uranium et le thorium sont les deux lments qui possdent les plus forts poids atomiques 7#bdj et #bcb72 ils se rencontrent frquemment dans les mmes minraux4 ,minraux radioactifs4--,j'ai examin dans mon appareil plusieurs minraux#bf2 certains d'entre eux se sont montrs actifs1 entre autres la pechblende1 la chalcolite1 l'autunite1 la monazite1 la thorite1 l'orangite1 la fergusonite1 la clvite1 etc4 ,voici un ,tableau qui donne en ampres l'intensit i du courant obtenu avec l'uranium mtallique et avec divers minraux4 i #ajaa4 ,uranium #b1c ,pechblende de ,johanngeorgenstadt #h1c de ,joachimsthal #g1j ,pechblende de ,pzibran #f1e de ,cornwallis #a1f ,clvite #a1d ,chalcolite #e1b ,autunite #b1g #j1a #j1c ,thorites diverses #j1g #a1c #a1d ,orangite #b1j ,monazite #j1e ,xenotime #j1jc ,aeschynite #j1g ,fergusonite1 #b chantillons #j1d #j1a ,samarskite #a1a ,niobite1 #b chantillons #j1a #j1c ,tantalite #j1jb ,carnotite#bg #f1b #bf ,plusieurs chantillons de minraux de la collection du ,musum ont t obligeamment mis ma disposition par ,m4 ,lacroix4 #bg ,la carnotite est un minerai de vanadate d'urane rcemment dcouvert par ,friedel et ,cumenge4 ,le courant obtenu avec l'orangite 7minerai d'oxyde de thorium7 variait beaucoup avec l'paisseur de la couche employe4 ,en augmentant cette paisseur depuis #jmm1#be #fmm1 on faisait crotre le courant de #a1h #b1c4 ,tous les minraux qui se montrent radioactifs contiennent de l'uranium ou du thorium2 leur activit n'a donc rien d'tonnant1 mais l'intensit du phnomne pour certains minraux est inattendue4 ,ainsi1 on trouve des pechblendes 7minerais d'oxyde d'urane7 qui sont #d fois plus actives que l'uranium mtallique4 ,la chalcolite 7phosphate de cuivre et d'urane cristallis7 est #b fois plus active que l'uranium4 ,l'autunite 7phosphate d'urane et de chaux7 est aussi active que l'uranium4 ,ces faits taient en dsaccord avec les considrations prcdentes1 d'aprs lesquelles aucun minral n'aurait d se montrer plus actif que l'uranium ou le thorium4 ,pour claircir ce point1 j'ai prpar de la chalcolite artificielle par le procd de ,debray1 en partant de produits purs4 ,ce procd consiste mlanger une dissolution d'azotate d'uranyle avec une dissolution de phosphate de cuivre dans l'acide phosphorique1 et chauffer vers #ej ou #fj4 ,au bout de quelque temps1 des cristaux de chalcolite se forment dans la liqueur#bh4 ,la chalcolite ainsi obtenue possde une activit tout fait normale1 tant donne sa composition2 elle est deux fois et demie moins active que l'uranium4 #bh ,,debray1 ,ann4 de ,chim4 et de ,phys41 #c;e srie1 t4 ,,lxi1 p4 #dde ,il devenait ds lors trs probable que si la pechblende1 la chalcolite1 l'autunite ont une activit si forte1 c'est que ces substances renferment en petite quantit une matire fortement radioactive1 diffrente de l'uranium1 du thorium et des corps simples actuellement connus4 ,j'ai pens que1 s'il en tait effectivement ainsi1 je pouvais esprer extraire cette substance du minerai par les procds ordinaires de l'analyse chimique4 ,,chapitre ,,ii4 ,,les ,,nouvelles ,,substances ,,radioactives4 ,mthode de recherches4--,les rsultats de l'tude des minraux radioactifs1 noncs dans le ,chapitre prcdent1 nous ont engags1 ,m4 ,curie et moi1 chercher extraire de la pechblende une nouvelle substance radioactive4 ,notre mthode de recherches ne pouvait tre base que sur la radioactivit1 puisque nous ne connaissions aucun autre caractre de la substance hypothtique4 ,voici comment on peut se servir de la radioactivit pour une recherche de ce genre4 ,on mesure la radioactivit d'un produit1 on effectue sur ce produit une sparation chimique2 on mesure la radioactivit de tous les produits obtenus1 et l'on se rend compte si la substance radioactive est reste intgralement avec l'un d'eux1 ou bien si elle s'est partage entre eux et dans quelle proportion4 ,on a ainsi une indication qui peut tre compare1 en une certaine mesure1 celle que pourrait fournir l'analyse spectrale4 ,pour avoir des nombres comparables1 il faut mesurer l'activit des substances l'tat solide et bien dessches4 ,polonium1 radium1 actinium4--,l'analyse de la pechblende1 avec le concours de la mthode qui vient d'tre expose1 nous a conduits tablir l'existence1 dans ce minral1 de deux substances fortement radioactives1 chimiquement diffrentes3 le polonium1 trouv par nous1 et le radium1 que nous avons dcouvert en collaboration avec ,m4 ,bmont#bi4 #bi ,p4 ,,curie et ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 juillet #ahih4--,p4 ,,curie1 ,mme ,,curie et ,g4 ,b,,mont1 ,comptes rendus1 dcembre #ahih4 ,le polonium est une substance voisine du bismuth au point de vue analytique et l'accompagnant dans les sparations4 ,on obtient du bismuth de plus en plus riche en polonium par l'un des procds de fractionnement suivants3 #a ,sublimation des sulfures dans le vide2 le sulfure actif est beaucoup plus volatil que le sulfure de bismuth4 #b ,prcipitation des solutions azotiques par l'eau2 le sous-nitrate prcipit est beaucoup plus actif que le sel qui reste dissous4 #c ,prcipitation par l'hydrogne sulfur d'une solution chlorhydrique extrmement acide2 les sulfures prcipits sont considrablement plus actifs que le sel qui reste dissous4 ,le radium est une substance qui accompagne le baryum retir de la pechblende2 il suit le baryum dans ses ractions et s'en spare par diffrence de solubilit des chlorures dans l'eau1 l'eau alcoolise ou l'eau additionne d'acide chlorhydrique4 ,nous effectuons la sparation des chlorures de baryum et de radium1 en soumettant leur mlange une cristallisation fractionne1 le chlorure de radium tant moins soluble que celui de baryum4 ,une troisime substance fortement radioactive a t caractrise dans la pechblende par ,m4 ,debierne1 qui lui a donn le nom d'actinium#cj4 ,l'actinium accompagne certains corps du groupe du fer contenus dans la pechblende2 il semble surtout voisin du thorium dont il n'a pu encore tre spar4 ,l'extraction de l'actinium de la pechblende est une opration trs pnible1 les sparations tant gnralement incompltes4 #cj ,,debierne1 ,comptes rendus1 octobre #ahii et avril #aijj4 ,toutes les trois substances radioactives nouvelles se trouvent dans la pechblende en quantit absolument infinitsimale4 ,pour les obtenir l'tat concentr1 nous avons t obligs d'entreprendre le traitement de plusieurs tonnes de rsidus de minerai d'urane4 ,le gros traitement se fait dans une usine2 il est suivi de tout un travail de purification et de concentration4 ,nous arrivons ainsi extraire de ces milliers de kilogrammes de matire premire quelques dcigrammes de produits qui sont prodigieusement actifs par rapport au minerai dont ils proviennent4 ,il est bien vident que l'ensemble de ce travail est long1 pnible et coteux#ca4 #ca ,nous avons de nombreuses obligations envers tous ceux qui nous sont venus en aide dans ce travail4 ,nous remercions bien sincrement ,,mm4 ,mascart et ,michel ,lvy pour leur appui bienveillant4 ,grce l'intervention bienveillante de ,m4 le professeur ,suess1 le gouvernement autrichien a mis gracieusement notre disposition la premire tonne de rsidu traite 7provenant de l'usine de l'tat1 ,joachimsthal1 en ,bohme74 ,l',acadmie des ,sciences de ,paris1 la ,socit d',encouragement pour l',industrie nationale1 un donateur anonyme1 nous ont fourni le moyen de traiter une certaine quantit de produit4 ,notre ami1 ,m4 ,debierne1 a organis le traitement du minerai1 qui a t effectu dans l'usine de la ,socit centrale de ,produits chimiques4 ,cette ,socit a consenti effectuer le traitement sans y chercher de bnfice4 ,a tous nous adressons nos remerciments bien sincres4 ,plus rcemment1 l',institut de ,france a mis notre disposition une somme de #bjjjj;fr pour l'extraction des matires radioactives4 ,grce cette somme1 nous avons pu mettre en train le traitement de #et de minerai4 ,d'autres substances radioactives nouvelles ont encore t signales la suite de notre travail4 ,m4 ,giesel1 d'une part1 ,,mm4 ,hoffmann et ,strauss1 d'autre part1 ont annonc l'existence probable d'une substance radioactive voisine du plomb par ses proprits chimiques4 ,on ne possde encore que peu de renseignements sur cette substance#cb4 #cb ,,giesel1 ,ber4 deutsch4 chem4 ,gesell41 t4 ,,xxxiv1 #aija1 p4 #cgge4--;,,hoffmann et ,,strauss1 ,ber4 deutsch4 chem4 ,gesell41 t4 ,,xxxiii1 #aijj1 p4 #cabf4 ,de toutes les substances radioactives nouvelles1 le radium est1 jusqu' prsent1 la seule qui ait t isole l'tat de sel pur4 ,spectre du radium4--,il tait de premire importance de contrler1 par tous les moyens possibles1 l'hypothse1 faite dans ce travail1 de l'existence d'lments nouveaux radioactifs4 ,l'analyse spectrale est venue1 dans le cas du radium1 confirmer d'une faon complte cette hypothse4 ,m4 ,demaray a bien voulu se charger de l'examen des substances radioactives nouvelles1 par les procds rigoureux qu'il emploie dans l'tude des spectres d'tincelle photographis4 ,le concours d'un savant aussi comptent a t pour nous un grand bienfait1 et nous lui gardons une reconnaissance profonde d'avoir consenti faire ce travail4 ,les rsultats de l'analyse spectrale sont venus nous apporter la certitude1 alors que nous tions encore dans le doute sur l'interprtation des rsultats de nos recherches#cc4 #cc ,tout rcemment1 nous avons eu la douleur de voir mourir ce savant si distingu1 alors qu'il poursuivait ses belles recherches sur les terres rares et sur la spectroscopie1 par des mthodes dont on ne saurait trop admirer la perfection et la prcision4 ,nous conservons un souvenir mu de la parfaite obligeance avec laquelle il avait consenti prendre part notre travail4 ,les premiers chantillons de chlorure de baryum radifre mdiocrement actif1 examins par ,demaray1 lui montrrent1 en mme temps que les raies du baryum1 une raie nouvelle d'intensit notable et de longueur d'onde #cha1dg dans le spectre ultra-violet4 ,avec des produits plus actifs1 prpars ensuite1 ,demaray vit la raie #cha1dg se renforcer2 en mme temps d'autres raies nouvelles apparurent1 et dans le spectre les raies nouvelles et les raies du baryum avaient des intensits comparables4 ,une nouvelle concentration a fourni un produit1 pour lequel le nouveau spectre domine1 et les trois plus fortes raies du baryum1 seules visibles1 indiquent seulement la prsence de ce mtal l'tat d'impuret4 ,ce produit peut tre considr comme du chlorure de radium peu prs pur4 ,enfin j'ai pu1 par une nouvelle purification1 obtenir un chlorure extrmement pur1 dans le spectre duquel les deux raies dominantes du baryum sont peine visibles4 ,voici1 d'aprs ,demaray#cd1 la liste des raies principales du radium pour la portion du spectre comprise entre #ejj1j et #cej1j millimes de micron 774 ,l'intensit de chaque raie est indique par un nombre1 la plus forte raie tant marque #af4 4 ,intensit4 4 ,intensit4 #dhb1fc #aj #dec1ce #i #dgb1fi #e #ddc1fa #h #dfi1ih #c #dcd1jf #ab #dfi1ba #g #cha1dg #af #dfh1cj #ad #cfd1if #ab #dfd1ai #d #cd ,,demar,,ay1 ,comptes rendus1 dcembre #ahih1 novembre #ahii et juillet #aijj4 ,toutes les raies sont nettes et troites1 les trois raies #cha1dg1 #dfh1cj et #dcd1jf sont fortes2 elles atteignent l'galit avec les raies les plus intenses actuellement connues4 ,on aperoit galement dans le spectre deux bandes nbuleuses fortes4 ,la premire1 symtrique1 s'tend de #dfc1aj #dfb1ai avec maximum #dfb1ge4 ,la deuxime1 plus forte1 est dgrade vers l'ultra-violet2 elle commence brusquement #ddf1cg1 passe par un maximum #dde1eb2 la rgion du maximum s'tend jusqu' #dde1cd1 puis une bande nbuleuse1 graduellement dgrade1 s'tend jusque vers #dci4 ,dans la partie la moins rfrangible non photographie du spectre d'tincelle1 la seule raie notable est la raie #eff1e 7environ71 bien plus faible cependant que #dhb1fc4 ,l'aspect gnral du spectre est celui des mtaux alcalino-terreux2 on sait que ces mtaux ont des spectres de raies fortes avec quelques bandes nbuleuses4 ,d'aprs ,demaray1 le radium peut figurer parmi les corps ayant la raction spectrale la plus sensible4 ,j'ai1 d'ailleurs1 pu conclure1 d'aprs mon travail de concentration1 que1 dans le premier chantillon examin qui montrait nettement la raie #cha1dg1 la proportion de radium devait tre trs faible 7peut-tre de #j1jb pour #ajj74 ,cependant1 il faut une activit #ej fois plus grande que celle de l'uranium mtallique pour apercevoir nettement la raie principale du radium dans les spectres photographis4 ,avec un lectromtre sensible1 on peut dceler la radioactivit d'un produit quand elle n'est que #a_/ajj de celle de l'uranium mtallique4 ,on voit que1 pour dceler la prsence du radium1 la radioactivit est un caractre plusieurs milliers de fois plus sensible que la raction spectrale4 ,le bismuth polonium trs actif et le thorium actinium trs actif1 examins par ,demaray1 n'ont encore respectivement donn que les raies du bismuth et du thorium4 ,dans une publication rcente1 ,m4 ,giesel#ce1 qui s'est occup de la prparation du radium1 annonce que le bromure de radium donne lieu une coloration carmin de la flamme4 ,le spectre de flamme du radium contient deux belles bandes rouges1 une raie dans le bleu vert et deux lignes faibles dans le violet4 #ce ,,giesel1 ,phys4 ,zeitschrift1 #ae septembre #aijb4 ,extraction des substances radioactives nouvelles4--,la premire partie de l'opration consiste extraire des minerais d'urane le baryum radifre1 le bismuth polonifre et les terres rares contenant l'actinium4 ,ces trois premiers produits ayant t obtenus1 on cherche1 pour chacun d'eux1 isoler la substance radioactive nouvelle4 ,cette deuxime partie du traitement se fait par une mthode de fractionnement4 ,on sait qu'il est difficile de trouver un moyen de sparation trs parfait entre des lments trs voisins2 les mthodes de fractionnement sont donc tout indiques4 ,d'ailleurs1 quand un lment se trouve mlang un autre l'tat de trace1 on ne peut appliquer au mlange une mthode de sparation parfaite1 mme en admettant que l'on en connaisse une2 on risquerait1 en effet1 de perdre la trace de matire qui aurait pu tre spare dans l'opration4 ,je me suis occupe spcialement du travail ayant pour but l'isolement du radium et du polonium4 ,aprs un travail de quelques annes1 je n'ai encore russi que pour le premier de ces corps4 ,la pechblende tant un minerai coteux1 nous avons renonc en traiter de grandes quantits4 ,en ,europe1 l'extraction de ce minerai se fait dans la mine de ,joachimsthal1 en ,bohme4 ,le minerai broy est grill avec du carbonate de soude1 et la matire rsultant de ce traitement est lessive d'abord l'eau chaude1 puis l'acide sulfurique tendu4 ,la solution contient l'uranium qui donne la pechblende sa valeur4 ,le rsidu insoluble est rejet4 ,ce rsidu contient des substances radioactives2 son activit est #d fois et demie plus grande que celle de l'uranium mtallique4 ,le gouvernement autrichien1 auquel appartient la mine1 nous a gracieusement donn une tonne de ce rsidu pour nos recherches1 et a autoris la mine nous fournir plusieurs autres tonnes de cette matire4 ,il n'tait gure facile de faire le premier traitement du rsidu l'usine par les mmes procds qu'au laboratoire4 ,m4 ,debierne a bien voulu tudier cette question et organiser le traitement dans l'usine4 ,le point le plus important de la mthode qu'il a indique consiste obtenir la transformation des sulfates en carbonates par l'bullition de la matire avec une dissolution concentre de carbonate de soude4 ,ce procd permet d'viter la fusion avec le carbonate de soude4 ,le rsidu contient principalement des sulfates de plomb et de chaux1 de la silice1 de l'alumine et de l'oxyde de fer4 ,on y trouve1 en outre1 en quantit plus ou moins grande1 presque tous les mtaux 7cuivre1 bismuth1 zinc1 cobalt1 manganse1 nickel1 vanadium1 antimoine1 thallium1 terres rares1 niobium1 tantale1 arsenic1 baryum1 etc474 ,le radium se trouve1 dans ce mlange1 l'tat de sulfate et en constitue le sulfate le moins soluble4 ,pour le mettre en dissolution1 il faut liminer autant que possible l'acide sulfurique4 ,pour cela1 on commence par traiter le rsidu par une solution concentre et bouillante de soude ordinaire4 ,l'acide sulfurique combin au plomb1 l'alumine1 la chaux1 passe1 en grande partie1 en dissolution l'tat de sulfate de soude que l'on enlve par des lavages l'eau4 ,la dissolution alcaline enlve en mme temps du plomb1 de la silice1 de l'alumine4 ,la portion insoluble lave l'eau est attaque par l'acide chlorhydrique ordinaire4 ,cette opration dsagrge compltement la matire et en dissout une grande partie4 ,de cette dissolution on peut retirer le polonium et l'actinium3 le premier est prcipit par l'hydrogne sulfur1 le second se trouve dans les hydrates prcipits par l'ammoniaque dans la dissolution spare des sulfures et peroxyde4 ,quant au radium1 il reste dans la portion insoluble4 ,cette portion est lave l'eau1 puis traite par une dissolution concentre et bouillante de carbonate de soude4 ,s'il ne restait plus que peu de sulfates non attaqus1 cette opration a pour effet de transformer compltement les sulfates de baryum et de radium en carbonates4 ,on lave alors la matire trs compltement l'eau1 puis on l'attaque par l'acide chlorhydrique tendu exempt d'acide sulfurique4 ,la dissolution contient le radium1 ainsi que du polonium et de l'actinium4 ,on la filtre et on la prcipite par l'acide sulfurique4 ,on obtient ainsi des sulfates bruts de baryum radifre contenant aussi de la chaux1 du plomb1 du fer et ayant aussi entran un peu d'actinium4 ,la dissolution contient encore un peu d'actinium et de polonium qui peuvent en tre retirs comme de la premire dissolution chlorhydrique4 ,on retire d'une tonne de rsidu #ajkg #bjkg de sulfates bruts1 dont l'activit est de #cj #fj fois plus grande que celle de l'uranium mtallique4 ,on procde leur purification4 ,pour cela1 on les fait bouillir avec du carbonate de soude et on les transforme en chlorures4 ,la dissolution est traite par l'hydrogne sulfur1 ce qui donne une petite quantit de sulfures actifs contenant du polonium4 ,on filtre la dissolution1 on la peroxyde par l'action du chlore et on la prcipite par de l'ammoniaque pure4 ,les oxydes et hydrates prcipits sont trs actifs1 et l'activit est due l'actinium4 ,la dissolution filtre est prcipite par le carbonate de soude4 ,les carbonates alcalino-terreux prcipits sont lavs et transforms en chlorures4 ,ces chlorures sont vapors sec et lavs avec de l'acide chlorhydrique concentr pur4 ,le chlorure de calcium se dissout presque entirement1 alors que le chlorure de baryum radifre reste insoluble4 ,on obtient ainsi1 par tonne de matire premire1 #hkg environ de chlorure de baryum radifre1 dont l'activit est environ #fj fois plus grande que celle de l'uranium mtallique4 ,ce chlorure est prt pour le fractionnement4 ,polonium4--,comme il a t dit plus haut1 en faisant passer l'hydrogne sulfur dans les diverses dissolutions chlorhydriques obtenues au cours du traitement1 on prcipite des sulfures actifs dont l'activit est due au polonium4 ,ces sulfures contiennent principalement du bismuth1 un peu de cuivre et de plomb2 ce dernier mtal ne s'y trouve pas en forte proportion1 parce qu'il a t en grande partie enlev par la dissolution sodique1 et parce que son chlorure est peu soluble4 ,l'antimoine et l'arsenic ne se trouvent dans les oxydes qu'en quantit minime1 leurs oxydes ayant t dissous par la soude4 ,pour avoir de suite des sulfures trs actifs1 on employait le procd suivant3 les dissolutions chlorhydriques trs acides taient prcipites par l'hydrogne sulfur3 les sulfures qui se prcipitent dans ces conditions sont trs actifs1 on les emploie pour la prparation du polonium2 dans la dissolution il reste des substances dont la prcipitation est incomplte en prsence d'un excs d'acide chlorhydrique 7bismuth1 plomb1 antimoine74 ,pour achever la prcipitation1 on tend la dissolution d'eau1 on la traite nouveau par l'hydrogne sulfur et l'on obtient une seconde portion de sulfures beaucoup moins actifs que les premiers1 et qui1 gnralement1 ont t rejets4 ,pour la purification ultrieure des sulfures1 on les lave au sulfure d'ammonium1 ce qui enlve les traces restantes d'antimoine et d'arsenic4 ,puis on les lave l'eau additionne d'azotate d'ammonium et on les traite par l'acide azotique tendu4 ,la dissolution n'est jamais complte2 on obtient toujours un rsidu insoluble plus ou moins important que l'on traite nouveau si on le juge utile4 ,la dissolution est rduite un petit volume et prcipite soit par l'ammoniaque1 soit par beaucoup d'eau4 ,dans les deux cas le plomb et le cuivre restent en dissolution2 dans le second cas un peu de bismuth peine actif reste dissous galement4 ,le prcipit d'oxydes ou de sous-azotates est soumis un fractionnement de la manire suivante3 on dissout le prcipit dans l'acide azotique1 on ajoute de l'eau la dissolution1 jusqu' formation d'une quantit suffisante de prcipit2 pour cette opration il faut tenir compte de ce que le prcipit ne se forme1 quelquefois1 qu'au bout d'un certain temps4 ,on spare le prcipit du liquide surnageant1 on le redissout dans l'acide azotique2 sur les deux portions liquides ainsi obtenues on refait une prcipitation par l'eau1 et ainsi de suite4 ,on runit les diverses portions en se basant sur leur activit1 et l'on tche de pousser la concentration aussi loin que possible4 ,on obtient ainsi une trs petite quantit de matire dont l'activit est norme1 mais qui1 nanmoins1 n'a encore donn au spectroscope que les raies du bismuth4 ,on a malheureusement peu de chances d'aboutir l'isolement du polonium par cette voie4 ,la mthode de fractionnement qui vient d'tre dcrite prsente de grandes difficults1 et il en est de mme pour d'autres procds de fractionnement par voie humide4 ,quel que soit le procd employ1 il se forme avec la plus grande facilit des composs absolument insolubles dans les acides tendus ou concentrs4 ,ces composs ne peuvent tre redissous qu'en les ramenant pralablement l'tat mtallique1 par la fusion avec le cyanure de potassium1 par exemple4 tant donn le nombre considrable des oprations effectuer1 cette circonstance constitue une difficult norme pour le progrs du fractionnement4 ,cet inconvnient est d'autant plus grave que le polonium est une substance qui1 une fois retire de la pechblende1 diminue d'activit4 ,cette baisse d'activit est d'ailleurs lente2 c'est ainsi qu'un chantillon de nitrate de bismuth polonium a perdu la moiti de son activit en onze mois4 ,aucune difficult analogue ne se prsente pour le radium4 ,la radioactivit reste un guide fidle pour la concentration3 cette concentration elle-mme ne prsente aucune difficult1 et les progrs du travail ont pu1 depuis le dbut1 tre constamment contrls par l'analyse spectrale4 ,quand les phnomnes de la radioactivit induite1 dont il sera question plus loin1 ont t connus1 il a paru naturel d'admettre que le polonium1 qui ne donne que les raies du bismuth et dont l'activit diminue avec le temps1 n'est pas un lment nouveau1 mais du bismuth activ par le voisinage du radium dans la pechblende4 ,je ne suis pas convaincue que cette manire de voir soit exacte4 ,au cours de mon travail prolong sur le polonium1 j'ai constat des effets chimiques que je n'ai jamais observs ni avec le bismuth ordinaire1 ni avec le bismuth activ par le radium4 ,ces effets chimiques sont1 en premier lieu1 la formation extrmement facile des composs insolubles dont j'ai parl plus haut 7spcialement sous-nitrates71 en deuxime lieu1 la couleur et l'aspect des prcipits obtenus en ajoutant de l'eau la solution azotique du bismuth polonifre4 ,ces prcipits sont parfois blancs1 mais plus gnralement d'un jaune plus ou moins vif1 allant au rouge fonc4 ,l'absence de raies1 autres que celles du bismuth1 ne prouve pas premptoirement que la substance ne contient que du bismuth1 car il existe des corps dont la raction spectrale est peu sensible4 ,il serait ncessaire de prparer une petite quantit de bismuth polonifre l'tat de concentration aussi avanc que possible1 et d'en faire l'tude chimique1 en premier lieu1 la dtermination du poids atomique du mtal4 ,cette recherche n'a encore pu tre faite cause des difficults de travail chimique signales plus haut4 ,s'il tait dmontr que le polonium est un lment nouveau1 il n'en serait pas moins vrai que cet lment ne peut exister indfiniment l'tat fortement radioactif1 tout au moins quand il est retir du minerai4 ,on peut alors envisager la question de deux manires diffrentes3 #a ou bien toute l'activit du polonium est de la radioactivit induite par le voisinage de substances radioactives par elles-mmes2 le polonium aurait alors la facult de s'activer atomiquement d'une faon durable1 facult qui ne semble pas appartenir une substance quelconque2 #b ou bien l'activit du polonium est une activit propre qui se dtruit spontanment dans certaines conditions et peut persister dans certaines autres conditions qui se trouvent ralises dans le minerai4 ,le phnomne de l'activation atomique au contact est encore si mal connu1 que l'on manque de base pour se former une opinion cohrente sur ce qui touche cette question4 ,tout rcemment a paru un travail de ,m4 ,marckwald1 sur le polonium#cf4 ,m4 ,marckwald plonge une baguette de bismuth pur dans une solution chlorhydrique du bismuth extrait du rsidu du traitement de la pechblende4 ,au bout de quelque temps la baguette se recouvre d'un dpt trs actif1 et la solution ne contient plus que du bismuth inactif4 ,m4 ,marckwald obtient aussi un dpt trs actif en ajoutant du chlorure d'tain une solution chlorhydrique de bismuth radioactif4 ,m4 ,marckwald conclut de l que l'lment actif est analogue au tellure et lui donne le nom de radiotellure4 ,la matire active de ,m4 ,marckwald semble identique au polonium1 par sa provenance et par les rayons trs absorbables qu'elle met4 ,le choix d'un nom nouveau pour cette matire est certainement inutile dans l'tat actuel de la question4 #cf ,berichte d4 deutsch4 chem4 ,gesell41 juin #aijb et dcembre #aijb4 ,prparation du chlorure de radium pur4--,le procd que j'ai adopt pour extraire le chlorure de radium pur du chlorure de baryum radifre consiste soumettre le mlange des chlorures une cristallisation fractionne dans l'eau pure d'abord1 dans l'eau additionne d'acide chlorhydrique pur ensuite4 ,on utilise ainsi la diffrence des solubilits des deux chlorures1 celui de radium tant moins soluble que celui de baryum4 ,au dbut du fractionnement on emploie l'eau pure distille4 ,on dissout le chlorure et l'on amne la dissolution tre sature la temprature de l'bullition1 puis on laisse cristalliser par refroidissement dans une capsule couverte4 ,il se forme alors au fond de beaux cristaux adhrents1 et la dissolution sature1 surnageante1 peut tre facilement dcante4 ,si l'on vapore sec un chantillon de cette dissolution1 on trouve que le chlorure obtenu est environ cinq fois moins actif que celui qui a cristallis4 ,on a ainsi partag le chlorure en deux portions3 ,a et ,b1 la portion ,a tant beaucoup plus active que la portion ,b4 ,on recommence sur chacun des chlorures ,a et ,b la mme opration1 et l'on obtient1 avec chacun d'eux1 deux portions nouvelles4 ,quand la cristallisation est termine1 on runit ensemble la fraction la moins active du chlorure ,a et la fraction la plus active du chlorure ,b1 ces deux matires ayant sensiblement la mme activit4 ,on se trouve alors avoir trois portions que l'on soumet nouveau au mme traitement4 ,on ne laisse pas augmenter constamment le nombre des portions4 ,a mesure que ce nombre augmente1 l'activit de la portion la plus soluble va en diminuant4 ,quand cette portion n'a plus qu'une activit insignifiante1 on l'limine du fractionnement4 ,quand on a obtenu le nombre de portions que l'on dsire1 on cesse aussi de fractionner la portion la moins soluble 7la plus riche en radium71 et on l'limine du fractionnement4 ,on opre avec un nombre constant de portions4 ,aprs chaque srie d'oprations1 la solution sature provenant d'une portion est verse sur les cristaux provenant de la portion suivante2 mais si1 aprs l'une des sries1 on a limin la fraction la plus soluble1 aprs la srie suivante on fera1 au contraire1 une nouvelle portion avec la fraction la plus soluble1 et l'on liminera les cristaux qui constituent la portion la plus active4 ,par la succession alternative de ces deux modes opratoires on obtient un mcanisme de fractionnement trs rgulier1 dans lequel le nombre des portions et l'activit de chacune d'elles restent constants1 chaque portion tant environ cinq fois plus active que la suivante1 et dans lequel on limine d'un ct 7 la queue7 un produit peu prs inactif1 tandis que l'on recueille de l'autre ct 7 la tte7 un chlorure enrichi en radium4 ,la quantit de matire contenue dans les portions va1 d'ailleurs1 ncessairement en diminuant1 et les portions diverses contiennent d'autant moins de matire qu'elles sont plus actives4 ,on oprait au dbut avec six portions1 et l'activit du chlorure limin la queue n'tait que #j1a de celle de l'uranium4 ,quand on a ainsi limin en grande partie la matire inactive et que les portions sont devenues petites1 on n'a plus intrt liminer une activit aussi faible2 on supprime alors une portion la queue du fractionnement et l'on ajoute la tte une portion forme avec le chlorure actif prcdemment recueilli4 ,on recueillera donc maintenant un chlorure plus riche en radium que prcdemment4 ,on continue appliquer ce systme jusqu' ce que les cristaux de tte reprsentent du chlorure de radium pur4 ,si le fractionnement a t fait d'une faon trs complte1 il reste peine de trs petites quantits de tous les produits intermdiaires4 ,quand le fractionnement est avanc et que la quantit de matire est devenue faible dans chaque portion1 la sparation par cristallisation est moins efficace1 le refroidissement tant trop rapide et le volume de solution dcanter trop petit4 ,on a alors intrt additionner l'eau d'une proportion dtermine d'acide chlorhydrique2 cette proportion devra aller en croissant mesure que le fractionnement avance4 ,l'avantage de cette addition consiste augmenter la quantit de la dissolution1 la solubilit des chlorures tant moindre dans l'eau chlorhydrique que dans l'eau pure4 ,de plus1 le fractionnement est alors trs efficace2 la diffrence entre les deux fractions provenant d'un mme produit est considrable2 en employant de l'eau avec beaucoup d'acide1 on a d'excellentes sparations1 et l'on peut oprer avec trois ou quatre portions seulement4 ,on a tout avantage employer ce procd aussitt que la quantit de matire est devenue assez faible pour que l'on puisse oprer ainsi sans inconvnients4 ,les cristaux1 qui se dposent en solution trs acide1 ont la forme d'aiguilles trs allonges1 qui ont absolument le mme aspect pour le chlorure de baryum et pour le chlorure de radium4 ,les uns et les autres sont birfringents4 ,les cristaux de chlorure de baryum radifre se dposent incolores1 mais1 quand la proportion de radium devient suffisante1 ils prennent au bout de quelques heures une coloration jaune1 allant l'orang1 quelquefois une belle coloration rose4 ,cette coloration disparat par la dissolution4 ,les cristaux de chlorure de radium pur ne se colorent pas1 ou tout au moins pas aussi rapidement1 de sorte que la coloration parat due la prsence simultane du baryum et du radium4 ,le maximum de coloration est obtenu pour une certaine concentration en radium1 et l'on peut1 en se basant sur cette proprit1 contrler les progrs du fractionnement4 ,tant que la portion la plus active se colore1 elle contient une quantit notable de baryum2 quand elle ne se colore plus1 et que les portions suivantes se colorent1 c'est que la premire est sensiblement du chlorure de radium pur4 ,j'ai remarqu parfois la formation d'un dpt compos de cristaux dont une partie restait incolore1 alors que l'autre partie se colorait4 ,il semblait possible de sparer les cristaux incolores par triage1 ce qui n'a pas t essay4 ,a la fin du fractionnement1 le rapport des activits des portions successives n'est ni le mme1 ni aussi rgulier qu'au dbut2 toutefois il ne se produit aucun trouble srieux dans la marche du fractionnement4 ,la prcipitation fractionne d'une solution aqueuse de chlorure de baryum radifre par l'alcool conduit aussi l'isolement du chlorure de radium qui se prcipite en premier4 ,cette mthode que j'employais au dbut a t ensuite abandonne pour celle qui vient d'tre expose et qui offre plus de rgularit4 ,cependant1 j'ai encore quelquefois employ la prcipitation par l'alcool pour purifier le chlorure de radium qui contient une petite quantit de chlorure de baryum4 ,ce dernier reste dans la dissolution alcoolique lgrement aqueuse et peut ainsi tre enlev4 ,m4 ,giesel1 qui1 ds la publication de nos premires recherches1 s'est occup de la prparation des corps radioactifs1 recommande la sparation du baryum et du radium par la cristallisation fractionne dans l'eau du mlange des bromures4 ,j'ai pu constater que ce procd est en effet trs avantageux1 surtout au dbut du fractionnement4 ,quel que soit le procd de fractionnement dont on se sert1 il est utile de le contrler par des mesures d'activit4 ,il est ncessaire de remarquer qu'un compos de radium qui tait dissous1 et que l'on vient de ramener l'tat solide1 soit par prcipitation1 soit par cristallisation1 possde au dbut une activit d'autant moins grande qu'il est rest plus longtemps en dissolution4 ,l'activit augmente ensuite pendant plusieurs mois pour atteindre une certaine limite1 toujours la mme4 ,l'activit finale est cinq ou six fois plus leve que l'activit initiale4 ,ces variations1 sur lesquelles je reviendrai plus loin1 doivent tre prises en considration pour la mesure de l'activit4 ,bien que l'activit finale soit mieux dfinie1 il est plus pratique1 au cours d'un traitement chimique1 de mesurer l'activit initiale du produit solide4 ,l'activit des substances fortement radioactives est d'un tout autre ordre de grandeur que celle du minerai dont elles proviennent 7elle est #ajf fois plus grande74 ,quand on mesure cette radioactivit par la mthode qui a t expose au dbut de ce travail 7appareil fig4 #a71 on ne peut pas augmenter1 au del d'une certaine limite1 la charge que l'on met dans le plateau du quartz4 ,cette charge1 dans nos expriences1 tait de #djjj;g au maximum1 correspondant une quantit d'lectricit dgage gale #be units lectrostatiques4 ,nous pouvons mesurer des activits qui varient1 dans le rapport de #a #djjj1 en employant toujours la mme surface pour la substance active4 ,pour tendre les limites des mesures1 nous faisons varier cette surface dans un rapport connu4 ,la substance active occupe alors sur le plateau ,b une zone circulaire centrale de rayon connu4 ,l'activit n'tant pas1 dans ces conditions1 exactement proportionnelle la surface1 on dtermine exprimentalement des coefficients qui permettent de comparer les activits surface active ingale4 ,quand cette ressource elle-mme est puise1 on est oblig d'avoir recours l'emploi d'crans absorbants et d'autres procds quivalents sur lesquels je n'insisterai pas ici4 ,tous ces procds1 plus ou moins imparfaits1 suffisent cependant pour guider les recherches4 ,nous avons aussi mesur le courant qui traverse le condensateur quand il est mis en circuit avec une batterie de petits accumulateurs et un galvanomtre sensible4 ,la ncessit de vrifier frquemment la sensibilit du galvanomtre nous a empchs d'employer cette mthode pour les mesures courantes4 ,dtermination du poids atomique du radium#cg4--;,au cours de mon travail1 j'ai1 plusieurs reprises1 dtermin le poids atomique du mtal contenu dans des chantillons de chlorure de baryum radifre4 ,chaque fois qu' la suite d'un nouveau traitement j'avais une nouvelle provision de chlorure de baryum radifre traiter1 je poussais la concentration aussi loin que possible1 de faon obtenir de #j;g1#a #j;g1#e de matire contenant presque toute l'activit du mlange4 ,de cette petite quantit de matire je prcipitais par l'alcool ou l'acide chlorhydrique quelques milligrammes de chlorure qui taient destins l'analyse spectrale4 #cg ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 #ac novembre #ahii1 aot #aijj et #ba juillet #aijb4 ,grce son excellente mthode1 ,demaray n'avait besoin que de cette quantit minime de matire pour obtenir la photographie du spectre de l'tincelle4 ,sur le produit qui me restait je faisais une dtermination de poids atomique4 ,j'ai employ la mthode classique qui consiste doser1 l'tat de chlorure d'argent1 le chlore contenu dans un poids connu de chlorure anhydre4 ,comme exprience de contrle1 j'ai dtermin le poids atomique du baryum par la mme mthode1 dans les mmes conditions et avec la mme quantit de matire1 #j;g1#e d'abord1 #j;g1#a seulement ensuite4 ,les nombres trouvs taient toujours compris entre #acg et #ach4 ,j'ai vu ainsi que cette mthode donne des rsultats satisfaisants1 mme avec une aussi faible quantit de matire4 ,les deux premires dterminations ont t faites avec des chlorures1 dont l'un tait #bcj fois et l'autre #fjj fois plus actif que l'uranium4 ,ces deux expriences ont donn1 la prcision des mesures prs1 le mme nombre que l'exprience faite avec le chlorure de baryum pur4 ,on ne pouvait donc esprer de trouver une diffrence qu'en employant un produit beaucoup plus actif4 ,l'exprience suivante a t faite avec un chlorure dont l'activit tait environ #cejj fois plus grande que celle de l'uranium2 cette exprience permit1 pour la premire fois1 d'apercevoir une diffrence petite1 mais certaine2 je trouvais1 pour le poids atomique moyen du mtal contenu dans ce chlorure1 le nombre #adj1 qui indiquait que le poids atomique du radium devait tre plus lev que celui du baryum4 ,en employant des produits de plus en plus actifs et prsentant le spectre du radium avec une intensit croissante1 je constatais que les nombres obtenus allaient aussi en croissant1 comme on peut le voir dans le ,tableau suivant 7,a indique l'activit du chlorure1 celle de l'uranium tant prise comme unit2 ,m le poids atomique trouv73 ,a4 ,m4 #cejj #adj le spectre du radium est trs faible #dgjj #ada #gejj #ade1h le spectre du radium est fort1 mais celui du baryum domine de beaucoup ,ordre #agc1h les deux spectres ont une importance de peu prs gale grandeur1 #bbe le baryum n'est prsent qu' l'tat de #ajf4 trace4 ,les nombres de la colonne ,a ne doivent tre considrs que comme une indication grossire4 ,l'apprciation de l'activit des corps fortement radioactifs est1 en effet1 difficile1 pour diverses raisons dont il sera question plus loin4 ,a la suite des traitements dcrits plus haut1 j'ai obtenu1 en mars #aijb1 #j;g1#ab d'un chlorure de radium1 dont ,demaray a bien voulu faire l'analyse spectrale4 ,ce chlorure de radium1 d'aprs l'opinion de ,demaray1 tait sensiblement pur2 cependant son spectre prsentait encore les trois raies principales du baryum avec une intensit notable4 ,j'ai fait avec ce chlorure quatre dterminations successives dont voici les rsultats3 ,chlorure de radium ,chlorure anhydre4 d'argent4 ,m4 ,i #j1aaej #j1aacj #bbj1g ,,ii #j1aadh #j1aaai #bbc1j ,,iii #j1aaace #j1ajhf #bbb1h ,,iv #j1ajibe #j1ajfde #bbc1a ,j'ai entrepris alors une nouvelle purification de ce chlorure1 et je suis arrive obtenir une matire beaucoup plus pure encore1 dans le spectre de laquelle les deux raies les plus fortes du baryum sont trs faibles4 tant donne la sensibilit de la raction spectrale du baryum1 ,demaray estime que ce chlorure purifi ne contient que des traces minimes de baryum incapables d'influencer d'une faon apprciable le poids atomique4 ,j'ai fait trois dterminations avec ce chlorure de radium parfaitement pur4 ,voici les rsultats3 ,chlorure de radium ,chlorure anhydre4 d'argent4 ,m4 ,i #j1jiaib #j1jhhij #bbe1c ,,ii #j1jhicf #j1jhfbg #bbe1h ,,iii #j1jhhci #j1jhehi #bbd1j ,ces nombres donnent une moyenne de #bbe4 ,ils ont t calculs1 de mme que les prcdents1 en considrant le radium comme un lment bivalent1 dont le chlorure a la formule ,ra,cl#b1 et en adoptant pour l'argent et le chlore les nombres ,ag #ajg1h2 ,cl #ce1d4 ,il rsulte de ces expriences que le poids atomique du radium est ,ra#bbe4 ,je considre ce nombre comme exact une unit prs4 ,les peses taient faites avec une balance apriodique ,curie1 parfaitement rgle1 prcise au vingtime de milligramme4 ,cette balance1 lecture directe1 permet de faire des peses trs rapides1 ce qui est une condition essentielle pour la pese des chlorures anhydres de radium et de baryum1 qui absorbent lentement de l'eau1 malgr la prsence de corps desschants dans la balance4 ,les matires peser taient places dans un creuset de platine2 ce creuset tait en usage depuis longtemps1 et j'ai vrifi que son poids ne variait pas d'un dixime de milligramme au cours d'une opration4 ,le chlorure hydrat obtenu par cristallisation tait introduit dans le creuset et chauff l'tuve pour tre transform en chlorure anhydre4 ,l'exprience montre que1 lorsque le chlorure a t maintenu quelques heures #ajj1 son poids ne varie plus1 mme lorsqu'on fait monter la temprature #bjj et qu'on l'y maintient pendant quelques heures4 ,le chlorure anhydre ainsi obtenu constitue donc un corps parfaitement dfini4 ,voici une srie de mesures relatives ce sujet3 le chlorure 7#a;dg7 est sch l'tuve #ee et plac dans un exsiccateur sur de l'acide phosphorique anhydre2 il perd alors du poids trs lentement1 ce qui prouve qu'il contient encore de l'eau2 pendant #ab heures1 la perte a t de #cmg4 ,on reporte le chlorure dans l'tuve et on laisse la temprature monter #ajj4 ,pendant cette opration1 le chlorure perd #fmg1#c4 ,laiss dans l'tuve pendant #c heures #ae minutes1 il perd encore #bmg1#e4 ,on maintient la temprature pendant #de minutes entre #ajj et #abj1 ce qui entrane une perte de poids de #jmg1#a4 ,laiss ensuite #cj minutes #abe1 le chlorure ne perd rien4 ,maintenu ensuite pendant #cj minutes #aej1 il perd #jmg1#a4 ,enfin1 chauff pendant #d heures #bjj1 il prouve une perte de poids de #jmg1#ae4 ,pendant toutes ces oprations1 le creuset a vari de #jmg1#je4 ,aprs chaque dtermination de poids atomique1 le radium tait ramen l'tat de chlorure de la manire suivante3 la liqueur contenant aprs le dosage l'azotate de radium et l'azotate d'argent en excs tait additionne d'acide chlorhydrique pur1 on sparait le chlorure d'argent par filtration2 la liqueur tait vapore sec plusieurs fois avec un excs d'acide chlorhydrique pur4 ,l'exprience montre qu'on peut ainsi liminer compltement l'acide azotique4 ,le chlorure d'argent du dosage tait toujours radioactif et lumineux4 ,je me suis assure qu'il n'avait pas entran de quantit pondrable de radium1 en dterminant la quantit d'argent qui y tait contenue4 ,a cet effet1 le chlorure d'argent fondu contenu dans le creuset tait rduit par l'hydrogne rsultant de la dcomposition de l'acide chlorhydrique tendu par le zinc2 aprs lavage1 le creuset tait pes avec l'argent mtallique qui y tait contenu4 ,j'ai constat galement1 dans une exprience1 que le poids du chlorure de radium rgnr tait retrouv le mme qu'avant l'opration4 ,dans d'autres expriences1 je n'attendais pas1 pour commencer une nouvelle opration1 que toutes les eaux de lavage fussent vapores4 ,ces vrifications ne comportent pas la mme prcision que les expriences directes2 elles ont permis toutefois de s'assurer qu'aucune erreur notable n'a t commise4 ,d'aprs ses proprits chimiques1 le radium est un lment de la srie des alcalino-terreux4 ,il est dans cette srie l'homologue suprieur du baryum4 ,d'aprs son poids atomique1 le radium vient se placer galement1 dans le ,tableau de ,mendeleeff1 la suite du baryum dans la colonne des mtaux alcalino-terreux et sur la range qui contient dj l'uranium et le thorium4 ,caractres des sels de radium4--,les sels de radium3 chlorure1 azotate1 carbonate1 sulfate1 ont le mme aspect que ceux de baryum1 quand ils viennent d'tre prpars l'tat solide1 mais tous les sels de radium se colorent avec le temps4 ,les sels de radium sont tous lumineux dans l'obscurit4 ,par leurs proprits chimiques1 les sels de radium sont absolument analogues aux sels correspondants de baryum4 ,cependant le chlorure de radium est moins soluble que celui de baryum2 la solubilit des azotates dans l'eau semble tre sensiblement la mme4 ,les sels de radium sont le sige d'un dgagement de chaleur spontan et continu4 ,le chlorure de radium pur est paramagntique4 ,son coefficient d'aimantation spcifique ,k 7rapport du moment magntique de l'unit de masse l'intensit du champ7 a t mesur par ,,mm4 ,p4 ,curie et ,c4 ,chneveau au moyen d'un appareil tabli par ces deux physiciens#ch4 ,ce coefficient a t mesur par comparaison avec celui de l'eau et corrig de l'action du magntisme de l'air4 ,on a trouv ainsi ,k #a1je #aj-f4 ,le chlorure de baryum pur est diamagntique1 son coefficient d'aimantation spcifique est ,k - #j1dj #aj-f4 #ch ,socit de ,physique1 #c avril #aijc4 ,on trouve d'ailleurs1 conformment aux rsultats prcdents1 qu'un chlorure de baryum radifre contenant environ #ag pour #ajj de chlorure de radium est diamagntique et possde un coefficient spcifique ,k - #j1bj #aj-fci4 #ci ,en #ahii1 ,m4 ,st4 ,meyer a annonc que le carbonate de baryum radifre tait paramagntique 7,wied4 ,ann41 t4 ,,lxviii74 ,cependant ,m4 ,meyer avait opr avec un produit trs peu riche en radium1 et ne contenant probablement que #a_/ajjj de sel de radium4 ,ce produit aurait d se montrer diamagntique4 ,il est probable que ce corps contenait une petite impuret ferrifre4 ,fractionnement du chlorure de baryum ordinaire4--,nous avons cherch nous assurer si le chlorure de baryum du commerce ne contenait pas de petites quantits de chlorure de radium inapprciables notre appareil de mesures4 ,pour cela1 nous avons entrepris le fractionnement d'une grande quantit de chlorure de baryum du commerce1 esprant concentrer par ce procd la trace de chlorure de radium si elle s'y trouvait4 #ejkg de chlorure de baryum du commerce ont t dissous dans l'eau2 la dissolution a t prcipite par de l'acide chlorhydrique exempt d'acide sulfurique1 ce qui a fourni #bjkg de chlorure prcipit4 ,celui-ci a t dissous dans l'eau et prcipit partiellement par l'acide chlorhydrique1 ce qui a donn #hkg1#e de chlorure prcipit4 ,ce chlorure a t soumis la mthode de fractionnement employe pour le chlorure de baryum radifre1 et l'on a limin la tte du fractionnement #aj;g de chlorure correspondant la portion la moins soluble4 ,ce chlorure ne montrait aucune radioactivit dans notre appareil de mesures2 il ne contenait donc pas de radium2 ce corps est1 par suite1 absent des minerais qui fournissent le baryum4 ,,chapitre ,,iii4 ,,rayonnement ,,des ,,nouvelles ,,substances ,,radioactives4 ,procds d'tude du rayonnement4--,pour tudier le rayonnement mis par les substances radioactives1 on peut se servir de l'une quelconque des proprits de ce rayonnement4 ,on peut donc utiliser soit l'action des rayons sur les plaques photographiques1 soit leur proprit d'ioniser l'air et de le rendre conducteur1 soit encore leur facult de provoquer la fluorescence de certaines substances4 ,en parlant dornavant de ces diverses manires d'oprer1 j'emploierai1 pour abrger1 les expressions3 mthode radiographique1 mthode lectrique1 mthode fluoroscopique4 ,les deux premires ont t employes ds le dbut pour l'tude des rayons uraniques2 la mthode fluoroscopique ne peut s'appliquer qu'aux substances nouvelles1 fortement radioactives1 car les substances faiblement radioactives telles que l'uranium et le thorium ne produisent pas de fluorescence apprciable4 ,la mthode lectrique est la seule qui comporte des mesures d'intensit prcises2 les deux autres sont surtout propres donner ce point de vue des rsultats qualitatifs et ne peuvent fournir que des mesures d'intensit grossires4 ,les rsultats obtenus avec les trois mthodes considres ne sont jamais que trs grossirement comparables entre eux et peuvent ne pas tre comparables du tout4 ,la plaque sensible1 le gaz qui s'ionise1 l'cran fluorescent sont autant de rcepteurs auxquels on demande d'absorber l'nergie du rayonnement et de la transformer en un autre mode d'nergie3 nergie chimique1 nergie ionique ou nergie lumineuse4 ,chaque rcepteur absorbe une fraction du rayonnement qui dpend essentiellement de sa nature4 ,on verra d'ailleurs plus loin que le rayonnement est complexe2 les portions du rayonnement absorbes par les diffrents rcepteurs peuvent diffrer entre elles quantitativement et qualitativement4 ,enfin1 il n'est ni vident1 ni mme probable1 que l'nergie absorbe soit entirement transforme par le rcepteur en la forme que nous dsirons observer2 une partie de cette nergie peut se trouver transforme en chaleur1 en mission de rayonnements secondaires qui1 suivant le cas1 seront ou ne seront pas utiliss pour la production du phnomne observ1 en action chimique diffrente de celle que l'on observe1 etc41 et1 l encore1 l'effet utile du rcepteur1 pour le but que nous nous proposons1 dpend essentiellement de la nature de ce rcepteur4 ,comparons deux chantillons radioactifs dont l'un contient du radium et l'autre du polonium1 et qui sont galement actifs dans l'appareil plateaux de la figure #a4 ,si l'on recouvre chacun d'eux d'une feuille mince d'aluminium1 le second paratra considrablement moins actif que le premier1 et il en sera de mme si on les place sous le mme cran fluorescent1 quand ce dernier est assez pais1 ou qu'il est plac une certaine distance des deux substances radioactives4 nergie du rayonnement4--,quelle que soit la mthode de recherches employe1 on trouve toujours que l'nergie du rayonnement des substances radioactives nouvelles est considrablement plus grande que celle de l'uranium et du thorium4 ,c'est ainsi que1 petite distance1 une plaque photographique est impressionne1 pour ainsi dire1 instantanment1 alors qu'une pose de #bd heures est ncessaire quand on opre avec l'uranium et le thorium4 ,un cran fluorescent est vivement illumin au contact des substances radioactives nouvelles1 alors qu'aucune trace de luminosit ne se voit avec l'uranium et le thorium4 ,enfin1 l'action ionisante sur l'air est aussi considrablement plus intense1 dans le rapport de #ajf environ4 ,mais il n'est1 vrai dire1 plus possible d'valuer l'intensit totale du rayonnement1 comme pour l'uranium1 par la mthode lectrique dcrite au dbut 7fig4 #a74 ,en effet1 dans le cas de l'uranium1 par exemple1 le rayonnement est trs approximativement absorb dans la couche d'air qui spare les plateaux1 et le courant limite est atteint pour une tension de #ajj volts4 ,mais il n'en est plus de mme pour les substances fortement radioactives4 ,une partie du rayonnement du radium est constitue par des rayons trs pntrants qui traversent le condensateur et les plateaux mtalliques1 et ne sont nullement utiliss ioniser l'air entre les plateaux4 ,de plus le courant limite ne peut pas toujours tre obtenu pour les tensions dont on dispose2 c'est ainsi que1 pour le polonium trs actif1 le courant est encore proportionnel la tension entre #ajj et #ejj volts4 ,les conditions exprimentales qui donnent la mesure une signification simple ne sont donc pas ralises1 et1 par suite1 les nombres obtenus ne peuvent tre considrs comme donnant la mesure du rayonnement total2 ils ne constituent1 ce point de vue1 qu'une approximation grossire4 ,nature complexe du rayonnement4--,les travaux de divers physiciens 7,,mm4 ,becquerel1 ,meyer et von ,schweidler1 ,giesel1 ,villard1 ,rutherford1 ,m4 et ,mme ,curie7 ont montr que le rayonnement des substances radioactives est un rayonnement trs complexe4 ,il convient de distinguer trois espces de rayons que je dsignerai1 suivant la notation adopte par ,m4 ,rutherford1 par les lettres 1 et 4 #a ,les rayons sont des rayons trs peu pntrants qui semblent constituer la plus grosse partie de rayonnement4 ,ces rayons sont caractriss par les lois suivant lesquelles ils sont absorbs par la matire4 ,le champ magntique agit trs faiblement sur ces rayons1 et on les a considrs tout d'abord comme insensibles l'action de ce champ4 ,cependant1 dans un champ magntique intense1 les rayons sont lgrement dvis2 la dviation se produit de la mme manire que dans le cas des rayons cathodiques1 mais le sens de la dviation est renvers2 il est le mme que pour les rayons canaux des tubes de ,crookes4 #b ,les rayons sont des rayons moins absorbables dans leur ensemble que les prcdents4 ,ils sont dvis par un champ magntique de la mme manire et dans le mme sens que les rayons cathodiques4 #c ,les rayons sont des rayons pntrants insensibles l'action du champ magntique et comparables aux rayons de ,rntgen4 ,les rayons d'un mme groupe peuvent avoir un pouvoir de pntration qui varie dans des limites trs tendues1 comme cela a t prouv pour les rayons 4 ,imaginons l'exprience suivante3 le radium ,r est plac au fond d'une petite cavit profonde creuse dans un bloc de plomb ,p 7fig4 #d74 ,un faisceau de rayons rectiligne et peu panoui s'chappe de la cuve4 ,supposons que1 dans la rgion qui entoure la cuve1 on tablisse un champ magntique uniforme1 trs intense1 normal au plan de la figure et dirig vers l'arrire de ce plan4 ,les trois groupes de rayons 1 1 se trouveront spars4 ,les rayons peu intenses continuent leur trajet rectiligne sans trace de dviation4 ,les rayons sont dvis la faon de rayons cathodiques et dcrivent dans le plan de la figure des trajectoires circulaires dont le rayon varie dans des limites tendues4 ,si la cuve est place sur une plaque photographique ,,ac1 la portion ,,bc de la plaque qui reoit les rayons est impressionne4 ,enfin1 les rayons forment un faisceau trs intense qui est dvi lgrement et qui est assez rapidement absorb par l'air4 ,ces rayons dcrivent1 dans le plan de la figure1 une trajectoire dont le rayon de courbure est trs grand1 le sens de la dviation tant l'inverse de celui qui a lieu pour les rayons 4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,si l'on recouvre la cuve d'un cran mince en aluminium1 7#jmm1#a d'paisseur71 les rayons sont en trs grande partie supprims1 les rayons le sont bien moins et les rayons ne semblent pas absorbs notablement4 ,l'exprience que je viens de dcrire n'a pas t ralise sous cette forme1 et l'on verra dans la suite quelles sont les expriences qui montrent l'action du champ magntique sur les divers groupes de rayons4 ,action du champ magntique4--,on a vu que les rayons mis par les substances radioactives ont un grand nombre de proprits communes aux rayons cathodiques et aux rayons ,rntgen4 ,aussi bien les rayons cathodiques que les rayons ,rntgen ionisent l'air1 agissent sur les plaques photographiques1 excitent la fluorescence1 n'prouvent pas de rflexion rgulire4 ,mais les rayons cathodiques diffrent des rayons ,rntgen en ce qu'ils sont dvis de leur trajet rectiligne par l'action du champ magntique et en ce qu'ils transportent des charges d'lectricit ngative4 ,le fait que le champ magntique agit sur les rayons mis par les substances radioactives a t dcouvert presque simultanment par ,,mm4 ,giesel1 ,meyer et von ,schweidler et ,becquerel#dj4 ,ces physiciens ont reconnu que les rayons des substances radioactives sont dvis par le champ magntique de la mme faon et dans le mme sens que les rayons cathodiques2 leurs observations se rapportaient aux rayons 4 #dj ,,giesel1 ,wied4 ,ann41 #b novembre #ahii4--,,meyer et ,,von ,,schweidler1 ,acad4 ,anzeiger ,wien1 #c et #i novembre #ahii4--;,,becquerel1 ,comptes rendus1 #aa dcembre #ahii4 ,m4 ,curie a montr que le rayonnement du radium comporte deux groupes de rayons bien distincts1 dont l'un est facilement dvi par le champ magntique 7rayons 7 alors que l'autre reste insensible l'action de ce champ 7rayons et dont l'ensemble tait dsign par le nom de rayons non dviables7#da4 #da ,p4 ,,curie1 ,comptes rendus1 #h janvier #aijj4 ,m4 ,becquerel n'a pas observ d'mission de rayons genre cathodique par les chantillons de polonium prpars par nous4 ,c'est1 au contraire1 sur un chantillon de polonium1 prpar par lui1 que ,m4 ,giesel a observ pour la premire fois l'effet du champ magntique4 ,de tous les chantillons de polonium1 prpars par nous1 aucun n'a jamais donn lieu une mission de rayons genre cathodique4 ,le polonium de ,m4 ,giesel n'met des rayons genre cathodique que quand il est rcemment prpar1 et il est probable que l'mission est due au phnomne de radioactivit induite dont il sera question plus loin4 ,voici les expriences qui prouvent qu'une partie du rayonnement du radium et une partie seulement est constitue par des rayons facilement dviables 7rayons 74 ,ces expriences ont t faites par la mthode lectrique#db4 #db ,p4 ,,curie1 ,comptes rendus1 #h janvier #aijj4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,le corps radioactif 7fig4 #e7 envoie des radiations suivant la direction ,,ad entre les plateaux ,p et ,p'4 ,le plateau ,p est maintenu au potentiel de #ejj volts1 le plateau ,p' est reli un lectromtre et un quartz pizolectrique4 ,on mesure l'intensit du courant qui passe dans l'air sous l'influence des radiations4 ,on peut volont tablir le champ magntique d'un lectro-aimant normalement au plan de la figure dans toute la rgion ,,eeee4 ,si les rayons sont dvis1 mme faiblement1 ils ne pntrent plus entre les plateaux1 et le courant est supprim4 ,la rgion o passent les rayons est entoure par les masses de plomb ,b1 ,b'1 ,b et par les armatures de l'lectro-aimant2 quand les rayons sont dvis1 ils sont absorbs par les masses de plomb ,b et ,b'4 ,les rsultats obtenus dpendent essentiellement de la distance ,,ad du corps radiant ,a l'entre du condensateur en ,d4 ,si la distance ,,ad est assez grande 7suprieure #g;cm71 la plus grande partie 7#ij pour #ajj environ7 des rayons du radium qui arrivent au condensateur sont dvis et supprims pour un champ de #bejj units4 ,ces rayons sont des rayons 4 ,si la distance ,,ad est plus faible que #femm1 une partie moins importante des rayons est dvie par l'action du champ2 cette partie est d'ailleurs dj compltement dvie par un champ de #bejj units1 et la proportion de rayons supprims n'augmente pas quand on fait crotre le champ de #bejj #gjjj units4 ,la proportion des rayons non supprims par le champ est d'autant plus grande que la distance ,,ad entre le corps radiant et le condensateur est plus petite4 ,pour les distances faibles les rayons qui peuvent tre dvis facilement ne constituent plus qu'une trs faible fraction du rayonnement total4 ,les rayons pntrants sont donc1 en majeure partie1 des rayons dviables genre cathodique 7rayons 74 ,avec le dispositif exprimental qui vient d'tre dcrit1 l'action du champ magntique sur les rayons ne pouvait gure tre observe pour les champs employs4 ,le rayonnement trs important1 en apparence non dviable1 observ petite distance de la source radiante1 tait constitu par les rayons 2 le rayonnement non dviable observ grande distance tait constitu par les rayons 4 ,lorsque l'on tamise le faisceau au travers d'une lame absorbante 7aluminium ou papier noir71 les rayons qui passent sont presque tous dvis par le champ1 de telle sorte qu' l'aide de l'cran et du champ magntique presque tout le rayonnement est supprim dans le condensateur1 ce qui reste n'tant alors d qu'aux rayons 1 dont la proportion est faible4 ,quant aux rayons 1 ils sont absorbs par l'cran4 ,une lame d'aluminium de #a_/ajj de millimtre d'paisseur suffit pour supprimer presque tous les rayons difficilement dviables1 quand la substance est assez loin du condensateur2 pour des distances plus petites 7#cdmm et #eamm71 deux feuilles d'aluminium au #a_/ajj sont ncessaires pour obtenir ce rsultat4 ,on a fait des mesures semblables sur quatre substances radifres 7chlorures ou carbonates7 d'activit trs diffrente2 les rsultats obtenus ont t trs analogues4 ,on peut remarquer que1 pour tous les chantillons1 les rayons pntrants dviables l'aimant 7rayons 7 ne sont qu'une faible partie du rayonnement total2 ils n'interviennent que pour une faible part dans les mesures o l'on utilise le rayonnement intgral pour produire la conductibilit de l'air4 ,on peut tudier la radiation mise par le polonium par la mthode lectrique4 ,quand on fait varier la distance ,,ad du polonium au condensateur1 on n'observe d'abord aucun courant tant que la distance est assez grande2 quand on rapproche le polonium1 on observe que1 pour une certaine distance qui tait de #d;cm pour l'chantillon tudi1 le rayonnement se fait trs brusquement sentir avec une assez grande intensit2 le courant augmente ensuite rgulirement si l'on continue rapprocher le polonium1 mais le champ magntique ne produit pas d'effet apprciable dans ces conditions4 ,il semble que le rayonnement du polonium soit dlimit dans l'espace et dpasse peine dans l'air une sorte de gaine entourant la substance sur l'paisseur de quelques centimtres4 ,il convient de faire des rserves gnrales importantes sur la signification des expriences que je viens de dcrire4 ,quand j'indique la proportion des rayons dvis par l'aimant1 il s'agit seulement des radiations susceptibles d'actionner un courant dans le condensateur4 ,en employant comme ractif des rayons de ,becquerel la fluorescence ou l'action sur les plaques photographiques1 la proportion serait probablement diffrente1 une mesure d'intensit n'ayant gnralement un sens que pour la mthode de mesures employe4 ,les rayons du polonium sont des rayons du genre 4 ,dans les expriences que je viens de dcrire1 on n'a observ aucun effet du champ magntique sur ces rayons1 mais le dispositif exprimental tait tel qu'une faible dviation passait inaperue4 ,des expriences faites par la mthode radiographique ont confirm les rsultats de celles qui prcdent4 ,en employant le radium comme source radiante1 et en recevant l'impression sur une plaque parallle au faisceau primitif et normale au champ1 on obtient la trace trs nette de deux faisceaux spars par l'action du champ1 l'un dvi1 l'autre non dvi4 ,les rayons constituent le faisceau dvi2 les rayons tant peu dvis se confondent sensiblement avec le faisceau non dvi des rayons 4 ,rayons dviables 4--,il rsultait des expriences de ,,mm4 ,giesel et de ,,mm4 ,meyer et von ,schweidler que le rayonnement des corps radioactifs est au moins en partie dvi par un champ magntique1 et que la dviation se fait comme pour les rayons cathodiques4 ,m4 ,becquerel a tudi l'action du champ sur les rayons par la mthode radiographique#dc4 ,le dispositif exprimental employ tait celui de la figure #d4 ,le radium tait plac dans la cuve en plomb ,p1 et cette cuve tait pose sur la face sensible d'une plaque photographique ,,ac enveloppe de papier noir4 ,le tout tait plac entre les ples d'un lectro-aimant1 le champ magntique tant normal au plan de la figure4 #dc ,,becquerel1 ,comptes rendus1 t4 ,,cxxx1 p4 #bjf1 #cgb1 #haj4 ,si le champ est dirig vers l'arrire de ce plan1 la partie ,,bc de la plaque se trouve impressionne par des rayons qui1 ayant dcrit des trajectoires circulaires1 sont rabattus sur la plaque et viennent la couper angle droit4 ,ces rayons sont des rayons 4 ,m4 ,becquerel a montr que l'impression constitue une large bande diffuse1 vritable spectre continu1 montrant que le faisceau de rayons dviables mis par la source est constitu par une infinit de radiations ingalement dviables4 ,si l'on recouvre la glatine de la plaque de divers crans absorbants 7papier1 verre1 mtaux71 une portion du spectre se trouve supprime1 et l'on constate que les rayons les plus dvis par le champ magntique1 autrement dit ceux qui donnent la plus petite valeur du rayon de la trajectoire circulaire1 sont le plus fortement absorbs4 ,pour chaque cran l'impression sur la plaque ne commence qu' une certaine distance de la source radiante1 cette distance tant d'autant plus grande que l'cran est plus absorbant4 ,charge des rayons dviables4--,les rayons cathodiques sont1 comme l'a montr ,m4 ,perrin1 chargs d'lectricit ngative#dd4 ,de plus ils peuvent1 d'aprs les expriences de ,m4 ,perrin et de ,m4 ,lenard#de1 transporter leur charge travers des enveloppes mtalliques runies la terre et travers des lames isolantes4 ,en tout point1 o les rayons cathodiques sont absorbs1 se fait un dgagement continu d'lectricit ngative4 ,nous avons constat qu'il en est de mme pour les rayons dviables du radium4 ,les rayons dviables du radium sont chargs d'lectricit ngative#df4 #dd ,comptes rendus1 t4 ,,cxxi1 p4 #aacj4 ,annales de ,chimie et de ,physique1 t4 ,,ii1 #ahig4 #de ,,lenard1 ,wied4 ,ann41 t4 ,,lxiv1 p4 #bgi4 #df ,m4 et ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 #e mars #aijj4 talons la substance radioactive sur l'un des plateaux d'un condensateur1 ce plateau tant reli mtalliquement la terre2 le second plateau est reli un lectromtre1 il reoit et absorbe les rayons mis par la substance4 ,si les rayons sont chargs1 on doit observer une arrive continue d'lectricit l'lectromtre4 ,cette exprience1 ralise dans l'air1 ne nous a pas permis de dceler une charge des rayons1 mais l'exprience ainsi faite n'est pas sensible4 ,l'air entre les plateaux tant rendu conducteur par les rayons1 l'lectromtre n'est plus isol et ne peut accuser que des charges assez fortes4 ,pour que les rayons ne puissent apporter de trouble dans l'exprience1 on peut les supprimer en recouvrant la source radiante d'un cran mtallique mince2 le rsultat de l'exprience n'est pas modifi#dg4 #dg ,a vrai dire1 dans ces expriences1 on observe toujours une dviation l'lectromtre1 mais il est facile de se rendre compte que ce dplacement est un effet de la force lectromotrice de contact qui existe entre le plateau reli l'lectromtre et les conducteurs voisins2 cette force lectromotrice fait dvier l'lectromtre1 grce la conductibilit de l'air soumis au rayonnement du radium4 ,nous avons sans plus de succs rpt cette exprience dans l'air en faisant pntrer les rayons dans l'intrieur d'un cylindre de ,faraday en relation avec l'lectromtre#dh4 #dh ,le dispositif du cylindre de ,faraday n'est pas ncessaire1 mais il pourrait prsenter quelques avantages dans le cas o il se produirait une forte diffusion des rayons par les parois frappes4 ,on pourrait esprer ainsi recueillir et utiliser ces rayons diffuss1 s'il y en a4 ,on pouvait dj se rendre compte1 d'aprs les expriences qui prcdent1 que la charge des rayons du produit radiant employ tait faible4 ,pour constater un faible dgagement d'lectricit sur le conducteur qui absorbe les rayons1 il faut que ce conducteur soit bien isol lectriquement2 pour obtenir ce rsultat1 il est ncessaire de le mettre l'abri de l'air1 soit en le plaant dans un tube avec un vide trs parfait1 soit en l'entourant d'un bon dilectrique solide4 ,c'est ce dernier dispositif que nous avons employ4 ,un disque conducteur ,,mm 7fig4 #f7 est reli par la tige mtallique t l'lectromtre2 disque et tige sont compltement entours de matire isolante iiii2 le tout est recouvert d'une enveloppe mtallique ,,eeee qui est en communication lectrique avec la terre4 ,sur l'une des faces du disque1 l'isolant pp et l'enveloppe mtallique sont trs minces4 ,c'est cette face qui est expose au rayonnement du sel de baryum radifre ,r1 plac l'extrieur dans une auge en plomb#di4 ,les rayons mis par le radium traversent l'enveloppe mtallique et la lame isolante pp1 et sont absorbs par le disque mtallique ,,mm4 ,celui-ci est alors le sige d'un dgagement continu et constant d'lectricit ngative que l'on constate l'lectromtre et que l'on mesure l'aide du quartz pizolectrique4 #di ,l'enveloppe isolante doit tre parfaitement continue4 ,toute fissure remplie d'air allant du conducteur intrieur jusqu' l'enveloppe mtallique est une cause de courant d aux forces lectromotrices de contact utilisant la conductibilit de l'air sous l'action du radium4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,le courant ainsi cr est trs faible4 ,avec du chlorure de baryum radifre trs actif formant une couche de #b;cm#b1e de surface et de #j;cm1#b d'paisseur1 on obtient un courant de l'ordre de grandeur de #aj-aa ampre1 les rayons utiliss ayant travers1 avant d'tre absorbs par le disque ,,mm1 une paisseur d'aluminium de #jmm1#ja et une paisseur d'bonite de #jmm1#c4 ,nous avons employ successivement du plomb1 du cuivre et du zinc pour le disque ,,mm1 de l'bonite et de la paraffine pour l'isolant2 les rsultats obtenus ont t les mmes4 ,le courant diminue quand on loigne la source radiante ,r1 ou quand on emploie un produit moins actif4 ,nous avons encore obtenu les mmes rsultats en remplaant le disque ,,mm par un cylindre de ,faraday rempli d'air1 mais envelopp extrieurement par une matire isolante4 ,l'ouverture du cylindre1 ferme par la plaque isolante mince pp1 tait alors en face de la source radiante4 ,enfin nous avons fait l'exprience inverse1 qui consiste placer l'auge de plomb avec le radium au milieu de la matire isolante et en relation avec l'lectromtre 7fig4 #g71 le tout tant envelopp par l'enceinte mtallique relie la terre4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,dans ces conditions1 on observe l'lectromtre que le radium prend une charge positive et gale en grandeur la charge ngative de la premire exprience4 ,les rayons du radium traversent la plaque dilectrique mince pp et quittent le conducteur intrieur en emportant de l'lectricit ngative4 ,les rayons du radium n'interviennent pas dans ces expriences1 tant absorbs presque totalement par une paisseur extrmement faible de matire4 ,la mthode qui vient d'tre dcrite ne convient pas non plus pour l'tude de la charge des rayons du polonium1 ces rayons tant galement trs peu pntrants4 ,nous n'avons observ aucun indice de charge avec du polonium1 qui met seulement des rayons 2 mais1 pour la raison qui prcde1 on ne peut tirer de cette exprience aucune conclusion4 ,ainsi1 dans le cas des rayons dviables du radium1 comme dans le cas des rayons cathodiques1 les rayons transportent de l'lectricit4 ,or1 jusqu'ici on n'a jamais reconnu l'existence de charges lectriques non lies la matire4 ,on est donc amen se servir1 dans l'tude de l'mission des rayons dviables du radium1 de la mme thorie que celle actuellement en usage pour l'tude des rayons cathodiques4 ,dans cette thorie balistique1 qui a t formule par ,sir ,w4 ,crookes1 puis dveloppe et complte par ,m4 ,j4-,j4 ,thompson1 les rayons cathodiques sont constitus par des particules extrmement tnues qui sont lances partir de la cathode avec une trs grande vitesse1 et qui sont charges d'lectricit ngative4 ,on peut de mme concevoir que le radium envoie dans l'espace des particules charges ngativement4 ,un chantillon de radium renferm dans une enveloppe solide1 mince1 parfaitement isolante1 doit se charger spontanment un potentiel trs lev4 ,dans l'hypothse balistique le potentiel augmenterait1 jusqu' ce que la diffrence de potentiel avec les conducteurs environnants devnt suffisante pour empcher l'loignement des particules lectrises mises et amener leur retour la source radiante4 ,nous avons ralis par hasard l'exprience dont il est question ici4 ,un chantillon de radium trs actif tait enferm depuis longtemps dans une ampoule de verre4 ,pour ouvrir l'ampoule1 nous avons fait avec un couteau verre un trait sur le verre4 ,a ce moment nous avons entendu nettement le bruit d'une tincelle1 et en observant ensuite l'ampoule la loupe1 nous avons aperu que le verre avait t perfor par une tincelle l'endroit o il s'tait trouv aminci par le trait4 ,le phnomne qui s'est produit l est exactement comparable la rupture du verre d'une bouteille de ,leyde trop charge4 ,le mme phnomne s'est reproduit avec une autre ampoule4 ,de plus1 au moment o l'tincelle a clat1 ,m4 ,curie qui tenait l'ampoule ressentit dans les doigts la secousse lectrique due la dcharge4 ,certains verres ont de bonnes proprits isolantes4 ,si l'on enferme le radium dans une ampoule de verre scelle et bien isolante1 on peut s'attendre ce que cette ampoule un moment donn se perce spontanment4 ,le radium est le premier exemple d'un corps qui se charge spontanment d'lectricit4 ,action du champ lectrique sur les rayons dviables du radium4--,les rayons dviables du radium tant assimils des rayons cathodiques doivent tre dvis par un champ lectrique de la mme faon que ces derniers1 c'est--dire comme le serait une particule matrielle charge ngativement et lance dans l'espace avec une grande vitesse4 ,l'existence de cette dviation a t montre1 d'une part1 par ,m4 ,dorn#ej1 d'autre part1 par ,m4 ,becquerel#ea4 #ej ,,dorn1 ,abh4 ,halle1 mars #aijj4 #ea ,,becquerel1 ,comptes rendus1 t4 ,,cxxx1 p4 #hai4 ,considrons un rayon qui traverse l'espace situ entre les deux plateaux d'un condensateur4 ,supposons la direction du rayon parallle aux plateaux4 ,quand on tablit entre ces derniers un champ lectrique1 le rayon est soumis l'action de ce champ uniforme sur toute la longueur du trajet dans le condensateur1 soit l4 ,en vertu de cette action le rayon est dvi vers le plateau positif et dcrit un arc de parabole2 en sortant du champ il continue son chemin en ligne droite suivant la tangente l'arc de parabole au point de sortie4 ,on peut recevoir le rayon sur une plaque photographique normale sa direction primitive4 ,on observe l'impression produite sur la plaque quand le champ est nul et quand le champ a une valeur connue1 et l'on dduit de l la valeur de la dviation 1 qui est la distance des points1 o la nouvelle direction du rayon et sa direction primitive rencontrent un mme plan normal la direction primitive4 ,si h est la distance de ce plan au condensateur1 c'est--dire la limite du champ1 on a1 par un calcul simple1 e,fl7l_/#b h7 ---------------------1 mv#b m tant la masse de la particule en mouvement1 e sa charge1 v sa vitesse et ,f la valeur du champ4 ,les expriences de ,m4 ,becquerel lui ont permis de donner une valeur approche de 4 ,rapport de la charge la masse pour une particule1 charge ngativement1 mise par le radium4--,quand une particule matrielle1 ayant la masse m et la charge ngative e1 est lance avec une vitesse v dans un champ magntique uniforme normal sa vitesse initiale1 cette particule dcrit dans un plan normal au champ et passant par sa vitesse initiale un arc de cercle de rayon tel que1 ,h tant la valeur du champ1 on a la relation m ,h ----- v4 e ,si l'on a mesur pour un mme rayon la dviation lectrique et le rayon de courbure dans un champ magntique1 on pourra1 de ces deux expriences1 tirer les valeurs du rapport e_/m de la vitesse v4 ,les expriences de ,m4 ,becquerel ont fourni une premire indication ce sujet4 ,elles ont donn pour le rapport e_/m une valeur approche gale #ajg units lectromagntiques absolues1 et pour v une grandeur gale #a1f #ajaj4 ,ces valeurs sont du mme ordre de grandeur que pour les rayons cathodiques4 ,des expriences prcises ont t faites sur le mme sujet par ,m4 ,kaufmann#eb4 ,ce physicien a soumis un faisceau trs troit de rayons du radium l'action simultane d'un champ lectrique et d'un champ magntique1 les deux champs tant uniformes et ayant une mme direction1 normale la direction primitive du faisceau4 ,l'impression produite sur une plaque normale au faisceau primitif et place au-dessus des limites du champ par rapport la source prend la forme d'une courbe1 dont chaque point correspond l'un des rayons du faisceau primitif htrogne4 ,les rayons les plus pntrants et les moins dviables sont d'ailleurs ceux dont la vitesse est la plus grande4 #eb ,,kaufmann1 ,nachrichten d4 k4 ,gesell4 d4 ,wiss4 zu ,gttingen1 #aija1 ,heft #b4 ,il rsulte des expriences de ,m4 ,kaufmann que pour les rayons du radium1 dont la vitesse est notablement suprieure celle des rayons cathodiques1 le rapport e_/m va en diminuant quand la vitesse augmente4 ,d'aprs les travaux de ,j4-,j4 ,thomson et de ,townsend#ec nous devons admettre que la particule en mouvement1 qui constitue le rayon1 possde une charge e gale celle transporte par un atome d'hydrogne dans l'lectrolyse1 cette charge tant la mme pour tous les rayons4 ,on est donc conduit conclure que la masse de la particule m va en augmentant quand la vitesse augmente4 #ec ,,thomson1 ,phil4 ,mag41 t4 ,,xlvi1 #ahih4--,,townsend1 ,phil4 ,trans41 t4 ,,cxcv1 #aija4 ,or1 des considrations thoriques conduisent concevoir que l'inertie de la particule est prcisment due son tat de charge en mouvement1 la vitesse d'une charge lectrique en mouvement ne pouvant tre modifie sans dpense d'nergie4 ,autrement dit1 l'inertie de la particule est d'origine lectromagntique1 et la masse de la particule est au moins en partie une masse apparente ou masse lectromagntique4 ,m4 ,abraham#ed va plus loin et suppose que la masse de la particule est entirement une masse lectromagntique4 ,si dans cette hypothse on calcule la valeur de cette masse m pour une vitesse connue v1 on trouve que m tend vers l'infini quand v tend vers la vitesse de la lumire1 et que m tend vers une valeur constante quand la vitesse v est trs infrieure celle de la lumire4 ,les expriences de ,m4 ,kaufmann sont en accord avec les rsultats de cette thorie dont l'importance est grande1 puisqu'elle permet de prvoir la possibilit d'tablir les bases de la mcanique sur la dynamique de petits centres matriels chargs en tat de mouvement#ee4 #ed ,,abraham1 ,nachrichten d4 k4 ,gesell4 d4 ,wiss4 zu ,gttingen1 #aijb1 ,heft #a4 #ee ,quelques dveloppements sur cette question ainsi qu'une tude trs complte des centres matriels chargs 7lectrons ou corpuscules7 et les rfrences des travaux relatifs se trouvent dans la ,thse de ,m4 ,langevin4 ,voici les nombres obtenus par ,m4 ,kaufmann pour e_/m et v3 e ------- m units cm lectromagntiques4 v ----4 sec #a1hfe #ajg #j1g #ajaj pour les rayons cathodiques4 #a1ca #ajg #b1cf #ajaj #a1ag #b1dh pour les rayons du #j1ig #b1ei radium 7,kaufmann74 #j1gg #b1gb #j1fc #b1hc ,m4 ,kaufmann conclut de la comparaison de ses expriences avec la thorie1 que la valeur limite du rapport e_/m pour les rayons du radium de vitesse relativement faible serait la mme que la valeur de e_/m pour les rayons cathodiques4 ,les expriences les plus compltes de ,m4 ,kaufmann ont t faites avec un grain minuscule de chlorure de radium pur1 que nous avons mis sa disposition4 ,d'aprs les expriences de ,m4 ,kaufmann certains rayons du radium possdent une vitesse trs voisine de celle de la lumire4 ,on comprend que ces rayons si rapides puissent jouir d'un pouvoir pntrant trs grand vis--vis de la matire4 ,action du champ magntique sur les rayons 4--,dans un travail rcent1 ,m4 ,rutherford a annonc#ef que1 dans un champ magntique ou lectrique puissant1 les rayons du radium sont lgrement dvis la faon de particules lectrises positivement et animes d'une grande vitesse4 ,m4 ,rutherford conclut de ses expriences que la vitesse des rayons est de l'ordre de grandeur #b1e #aji cm_/sec et que le rapport e_/m pour ces rayons est de l'ordre de grandeur #f #ajc1 soit #ajd fois plus grand que pour les rayons dviables 4 ,on verra plus loin que ces conclusions de ,m4 ,rutherford sont en accord avec les proprits antrieurement connues du rayonnement 1 et qu'elles rendent compte1 au moins en partie1 de la loi d'absorption de ce rayonnement4 #ef ,,rutherford1 ,physik4 ,zeitschrift1 #ae janvier #aijc4 ,les expriences de ,m4 ,rutherford ont t confirmes par ,m4 ,becquerel4 ,m4 ,becquerel a montr1 de plus1 que les rayons du polonium se comportent dans un champ magntique comme les rayons du radium et qu'ils semblent prendre1 champ gal1 la mme courbure que ces derniers4 ,il rsulte aussi des expriences de ,m4 ,becquerel que les rayons ne semblent pas former de spectre magntique1 mais se comportent plutt comme un rayonnement homogne1 tous les rayons tant galement dvis#eg4 #eg ,,becquerel1 ,comptes rendus des #bf janvier et #af fvrier #aijc4 ,m4 ,des ,coudres a fait une mesure de la dviation lectrique et de la dviation magntique des rayons du radium dans le vide4 ,il a trouv pour la vitesse de ces rayons v #a1fe #aji cm_/sec et pour le rapport de la charge la masse e_/m #fdjj en units lectromagntiques#eh4 ,la vitesse des rayons est donc environ #bj fois plus faible que celle de la lumire4 ,le rapport e_/m est du mme ordre de grandeur que celui que l'on trouve pour l'hydrogne dans l'lectrolyse3 e_/m #ifej4 ,si donc on admet que la charge de chaque projectile est la mme que celle d'un atome d'hydrogne dans l'lectrolyse1 on en conclut que la masse de ce projectile est du mme ordre de grandeur que celle d'un atome d'hydrogne4 #eh ,,des ,,coudres1 ,physik4 ,zeitschrift41 #a;er juin #aijc4 ,or nous venons de voir que1 pour les rayons cathodiques et pour les rayons du radium les plus lents1 le rapport e_/m est gal #a1hfe #ajg2 ce rapport est donc environ #bjjj fois plus grand que celui obtenu dans l'lectrolyse4 ,la charge de la particule charge ngativement tant suppose la mme que celle d'un atome d'hydrogne1 sa masse limite pour les vitesses relativement faibles serait donc environ #bjjj fois plus petite que celle d'un atome d'hydrogne4 ,les projectiles qui constituent les rayons sont donc la fois beaucoup plus petits et anims d'une vitesse plus grande que ceux qui constituent les rayons 4 ,on comprend alors facilement que les premiers possdent un pouvoir pntrant bien plus grand que les seconds4 ,action du champ magntique sur les rayons des autres substances radioactives4--,on vient de voir que le radium met des rayons assimilables aux rayons canaux1 des rayons assimilables aux rayons cathodiques et des rayons pntrants et non dviables 4 ,le polonium n'met que des rayons 4 ,parmi les autres substances radioactives1 l'actinium semble se comporter comme le radium1 mais l'tude du rayonnement de ce corps n'est pas encore aussi avance que celle du rayonnement du radium4 ,quant aux substances faiblement radioactives1 on sait aujourd'hui que l'uranium et le thorium mettent aussi bien des rayons que des rayons dviables 7,becquerel1 ,rutherford74 ,proportion des rayons dviables dans le rayonnement du radium4--,comme je l'ai dj dit1 la proportion des rayons va en augmentant1 mesure qu'on s'loigne de la source radiante4 ,toutefois1 ces rayons ne se montrent jamais seuls1 et pour les grandes distances on observe aussi toujours la prsence de rayons 4 ,la prsence de rayons non dviables trs pntrants dans le rayonnement du radium a t1 pour la premire fois1 observe par ,m4 ,villard#ei4 ,ces rayons ne constituent qu'une faible partie du rayonnement mesur par la mthode lectrique1 et leur prsence nous avait chapp dans nos premires expriences1 de sorte que nous croyions alors tort que le rayonnement grande distance ne contenait que des rayons dviables4 #ei ,,villard1 ,comptes rendus1 t4 ,,cxxx1 p4 #ajaj4 ,voici les rsultats numriques obtenus dans des expriences faites par la mthode lectrique avec un appareil analogue celui de la figure #e4 ,le radium n'tait spar du condensateur que par l'air ambiant4 ,je dsigne par d la distance de la source radiante au condensateur4 ,en supposant gal #ajj le courant obtenu sans champ magntique pour chaque distance1 les nombres de la deuxime ligne indiquent le courant qui subsiste quand le champ agit4 ,ces nombres peuvent tre considrs comme donnant le pourcentage de l'ensemble des rayons et 1 la dviation des rayons n'ayant gure pu tre observe avec le dispositif employ4 ,aux grandes distances on n'a plus de rayons 1 et le rayonnement non dvi est alors du genre seulement4 ,expriences faites petite distance3 d en centimtres4 #c1d #e1a #f1j #f1e ,pour #ajj de rayons non dvis4 #gd #ef #cc #aa ,expriences faites aux grandes distances1 avec un produit considrablement plus actif que celui qui avait servi pour la srie prcdente3 d en centimtres4 #ad #cj #ec #hj #ih #abd #aeg ,pour #ajj de rayons dvis4 #ab #ad #ag #ad #af #ad #aa ,on voit1 qu' partir d'une certaine distance1 la proportion des rayons non dvis dans le rayonnement est approximativement constante4 ,ces rayons appartiennent probablement tous l'espce 4 ,il n'y a pas tenir compte outre mesure des irrgularits dans les nombres de la seconde ligne1 si l'on envisage que l'intensit totale du courant dans les deux expriences extrmes tait dans le rapport de #ffj #aj4 ,les mesures ont pu tre poursuivies jusqu' une distance de #am1#eg de la source radiante1 et nous pourrions aller encore plus loin actuellement4 ,voici une autre srie d'expriences1 dans lesquelles le radium tait enferm dans un tube de verre trs troit1 plac au-dessous du condensateur et paralllement aux plateaux4 ,les rayons mis traversaient une certaine paisseur de verre et d'air1 avant d'entrer dans le condensateur4 d en centimtres4 #b1e #c1c #d1a #e1i #g1e #i1f #aa1c #ac1i #ag1b ,pour #ajj de rayons non dvies4 #cc #cc #ba #af #ad #aj #i #i #aj ,comme dans les expriences prcdentes1 les nombres de la seconde ligne tendent vers une valeur constante quand la distance d crot1 mais la limite est sensiblement atteinte pour des distances plus petites que dans les sries prcdentes1 parce que les rayons ont t plus fortement absorbs par le verre que les rayons et 4 ,voici une autre exprience qui montre qu'une lame d'aluminium mince 7paisseur #jmm1#ja7 absorbe principalement les rayons 4 ,le produit tant plac #e;cm du condensateur1 on trouve en faisant agir le champ magntique que la proportion des rayons autres que est de #ga pour #ajj4 ,le mme produit tant recouvert de la lame d'aluminium1 et la distance restant la mme1 on trouve que le rayonnement transmis est presque totalement dvi par le champ magntique1 les rayons ayant t absorbs par la lame4 ,on obtient le mme rsultat en employant le papier comme cran absorbant4 ,la plus grosse partie du rayonnement du radium est forme par des rayons qui sont probablement mis surtout par la couche superficielle de la matire radiante4 ,quand on fait varier l'paisseur de la couche de la matire radiante1 l'intensit du courant augmente avec cette paisseur2 l'augmentation n'est pas proportionnelle l'accroissement d'paisseur pour la totalit du rayonnement2 elle est d'ailleurs plus notable sur les rayons que sur les rayons 1 de sorte que la proportion de rayons va en croissant avec l'paisseur de la couche active4 ,la source radiante tant place une distance de #e;cm du condensateur1 on trouve que1 pour une paisseur gale #jmm1#d de la couche active1 le rayonnement total est donn par le nombre #bh et la proportion des rayons est de #bi pour #ajj4 ,en donnant la couche active l'paisseur de #bmm1 soit #e fois plus grande1 on obtient un rayonnement total gal #ajb et une proportion de rayons dviables gale #de pour #ajj4 ,le rayonnement total qui subsiste cette distance a donc t augment dans le rapport #c1f et le rayonnement dviable est devenu environ #e fois plus fort4 ,les expriences prcdentes ont t faites par la mthode lectrique4 ,quand on opre par la mthode radiographique1 certains rsultats semblent1 en apparence1 tre en contradiction avec ce qui prcde4 ,dans les expriences de ,m4 ,villard1 un faisceau de rayons du radium soumis l'action d'un champ magntique tait reu sur une pile de plaques photographiques4 ,le faisceau non dviable et pntrant traversait toutes les plaques et marquait sa trace sur chacune d'elles4 ,le faisceau dvi produisait une impression sur la premire plaque seulement4 ,ce faisceau paraissait donc ne point contenir de rayons de grande pntration4 ,au contraire1 dans nos expriences1 un faisceau qui se propage dans l'air contient aux plus grandes distances accessibles l'observation #i_/aj environ de rayons dviables 1 et il en est encore de mme1 quand la source radiante est enferme dans une petite ampoule de verre scelle4 ,dans les expriences de ,m4 ,villard1 ces rayons dviables et pntrants n'impressionnent pas les plaques photographiques places au del de la premire1 parce qu'ils sont en grande partie diffuss dans tous les sens par le premier obstacle solide rencontr et cessent de former un faisceau4 ,dans nos expriences1 les rayons mis par le radium et transmis par le verre de l'ampoule taient probablement aussi diffuss par le verre1 mais l'ampoule tant trs petite1 fonctionnait alors elle-mme comme une source de rayons dviables partant de sa surface1 et nous avons pu observer ces derniers jusqu' une grande distance de l'ampoule4 ,les rayons cathodiques des tubes de ,crookes ne peuvent traverser que des crans trs minces 7crans d'aluminium jusqu' #jmm1#ja d'paisseur74 ,un faisceau de rayons qui arrive normalement sur l'cran est diffus dans tous les sens2 mais la diffusion est d'autant moins importante que l'cran est plus mince1 et pour des crans trs minces il existe un faisceau sortant qui est sensiblement le prolongement du faisceau incident#fj4 #fj ,,des ,,coudres1 ,physik4 ,zeitschrift1 novembre #aijb4 ,les rayons dviables du radium se comportent d'une manire analogue1 mais le faisceau dviable transmis prouve1 paisseur d'cran gale1 une modification beaucoup moins profonde4 ,d'aprs les expriences de ,m4 ,becquerel1 les rayons trs fortement dviables du radium 7ceux dont la vitesse est relativement faible7 sont fortement diffuss par un cran d'aluminium de #jmm1#a d'paisseur2 mais les rayons pntrants et peu dviables 7rayons genre cathodique de grande vitesse7 traversent ce mme cran sans aucune diffusion sensible1 et sans que le faisceau qu'ils constituent soit dform1 et cela quelle que soit l'inclinaison de l'cran par rapport au faisceau4 ,les rayons de grande vitesse traversent sans diffusion une paisseur bien plus grande de paraffine 7quelques centimtres71 et l'on peut suivre dans celle-ci la courbure du faisceau produite par le champ magntique4 ,plus l'cran est pais et plus sa matire est absorbante1 plus le faisceau dviable primitif est altr1 parce que1 mesure que l'paisseur de l'cran crot1 la diffusion commence se faire sentir sur de nouveaux groupes de rayons de plus en plus pntrants4 ,l'air produit sur les rayons du radium qui le traversent une diffusion1 qui est trs sensible pour les rayons fortement dviables1 mais qui est cependant bien moins importante que celle qui est due des paisseurs gales de matires solides traverses4 ,c'est pourquoi les rayons dviables du radium se propagent dans l'air de grandes distances4 ,pouvoir pntrant du rayonnement des corps radioactifs4--,ds le dbut des recherches sur les corps radioactifs1 on s'est proccup de l'absorption produite par divers crans sur les rayons mis par ces substances4 ,j'ai donn dans une premire ,note relative ce sujet#fa plusieurs nombres cits au dbut de ce travail indiquant la pntration relative des rayons uraniques et thoriques4 ,m4 ,rutherford a tudi plus spcialement la radiation uranique#fb et prouv qu'elle tait htrogne4 ,m4 ,owens a conclu de mme pour les rayons thoriques#fc4 ,quand vint ensuite la dcouverte des substances fortement radioactives1 le pouvoir pntrant de leurs rayons fut aussitt tudi par divers physiciens 7,becquerel1 ,meyer et von ,schweidler1 ,curie1 ,rutherford74 ,les premires observations mirent en vidence l'htrognit du rayonnement qui semble tre un phnomne gnral et commun aux substances radioactives#fd4 ,on se trouve l en prsence de sources1 qui mettent un ensemble de radiations1 dont chacune a un pouvoir pntrant qui lui est propre4 ,la question se complique encore par ce fait1 qu'il y a lieu de rechercher en quelle mesure la nature de la radiation peut se trouver modifie par le passage travers les substances matrielles et que1 par consquent1 chaque ensemble de mesures n'a une signification prcise que pour le dispositif exprimental employ4 #fa ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 avril #ahih4 #fb ,,rutherford1 ,phil4 ,mag41 janvier #ahii4 #fc ,,owens1 ,phil4 ,mag41 octobre #ahii4 #fd ,,becquerel1 ,rapports au ,congrs de ,physique1 #aijj4--,,meyer et von ,,schweidler1 ,comptes rendus de l',acad4 de ,vienne1 mars #aijj 7,physik4 ,zeitschrift1 t4 ,i1 p4 #bji74 ,ces rserves tant faites1 on peut chercher coordonner les diverses expriences et exposer l'ensemble des rsultats acquis4 ,les corps radioactifs mettent des rayons qui se propagent dans l'air et dans le vide4 ,la propagation est rectiligne2 ce fait est prouv par la nettet et la forme des ombres fournies par l'interposition de corps1 opaques au rayonnement1 entre la source et la plaque sensible ou l'cran fluorescent qui sert de rcepteur1 la source ayant des dimensions petites par rapport sa distance au rcepteur4 ,diverses expriences qui prouvent la propagation rectiligne des rayons mis par l'uranium1 le radium et le polonium ont t faites par ,m4 ,becquerel#fe4 #fe ,,becquerel1 ,comptes rendus1 t4 ,,cxxx1 p4 #igi et #aaed4 ,la distance laquelle les rayons peuvent se propager dans l'air partir de la source est intressante connatre4 ,nous avons constat que le radium met des rayons qui peuvent tre observs dans l'air plusieurs mtres de distance4 ,dans certaines de nos mesures lectriques1 l'action de la source sur l'air du condensateur s'exerait une distance comprise entre #bm et #cm4 ,nous avons galement obtenu des effets de fluorescence et des impressions radiographiques des distances du mme ordre de grandeur4 ,ces expriences ne peuvent tre faites facilement qu'avec des sources radioactives trs intenses1 parce que1 indpendamment de l'absorption exerce par l'air1 l'action sur un rcepteur donn varie en raison inverse du carr de la distance une source de petites dimensions4 ,ce rayonnement1 qui se propage grande distance du radium1 comprend aussi bien des rayons genre cathodique que des rayons non dviables2 cependant1 les rayons dviables dominent de beaucoup1 d'aprs les expriences que j'ai cites plus haut4 ,quant la grosse masse du rayonnement 7rayons 71 elle est1 au contraire1 limite dans l'air une distance de #g;cm environ de la source4 ,j'ai fait quelques expriences avec du radium enferm dans une petite ampoule de verre4 ,les rayons qui sortaient de cette ampoule franchissaient un certain espace d'air et taient reus dans un condensateur1 qui servait mesurer leur pouvoir ionisant par la mthode lectrique ordinaire4 ,on faisait varier la distance d de la source au condensateur et l'on mesurait le courant de saturation i obtenu dans le condensateur4 ,voici les rsultats d'une des sries de mesures3 d cm4 i4 7i d#b7 #aj-c4 #aj #abg #ac #bj #ch #ae #cj #ag1d #af #dj #aj1e #ag #ej #f1i #ag #fj #d1g #ag #gj #c1h #ai #ajj #a1fe #ag ,a partir d'une certaine distance1 l'intensit du rayonnement varie sensiblement en raison inverse du carr de la distance au condensateur4 ,le rayonnement du polonium ne se propage dans l'air qu' une distance de quelques centimtres 7#d;cm #f;cm7 de la source radiante4 ,si l'on considre l'absorption des radiations par les crans solides1 on constate l encore une diffrence fondamentale entre le radium et le polonium4 ,le radium met des rayons capables de traverser une grande paisseur de matire solide1 par exemple quelques centimtres de plomb ou de verre#ff4 ,les rayons qui ont travers une grande paisseur d'un corps solide sont extrmement pntrants1 et1 pratiquement1 on n'arrive plus1 pour ainsi dire1 les faire absorber intgralement par quoi que ce soit4 ,mais ces rayons ne constituent qu'une faible fraction du rayonnement total1 dont la grosse masse est1 au contraire1 absorbe par une faible paisseur de matire solide4 #ff ,m4 et ,mme ,,curie1 ,rapports au ,congrs #aijj4 ,le polonium met des rayons extrmement absorbables qui ne peuvent traverser que des crans solides trs minces4 ,voici1 titre d'exemple1 quelques nombres relatifs l'absorption produite par une lame d'aluminium d'paisseur gale #jmm1#ja4 ,cette lame tait place au-dessus et presque au contact de la substance4 ,le rayonnement direct et celui transmis par la lame taient mesurs par la mthode lectrique 7appareil fig4 #a72 le courant de saturation tait sensiblement atteint dans tous les cas4 ,je dsigne par a l'activit de la substance radiante1 celle de l'uranium tant prise comme unit4 ,fraction du rayonnement transmise a4 par la lame4 ,chlorure de baryum radifre #eg #j1cb ,bromure #dc #j1cj ,chlorure #abjj #j1cj ,sulfate #ejjj #j1bi ,sulfate #ajjjj #j1cb ,bismuth polonium mtallique #j1bb ,composs d'urane #j1bj ,composs de thorium en couche mince #j1ch ,on voit que des composs radifres de nature et d'activit diffrentes donnent des rsultats trs analogues1 ainsi que je l'ai indiqu dj pour les composs d'urane et de thorium au dbut de ce travail4 ,on voit aussi que si l'on considre toute la masse du rayonnement1 et pour la lame absorbante considre1 les diverses substances radiantes viennent se ranger dans l'ordre suivant de pntration dcroissante de leurs rayons3 thorium1 radium1 polonium1 uranium4 ,ces rsultats sont analogues ceux qui ont t publis par ,m4 ,rutherford dans un ,mmoire relatif cette question#fg4 #fg ,,rutherford1 ,phil4 ,mag41 juillet #aijb4 ,m4 ,rutherford trouve1 d'ailleurs1 que l'ordre est le mme quand la substance absorbante est constitue par l'air4 ,mais il est probable que cet ordre n'a rien d'absolu et ne se maintiendrait pas indpendamment de la nature et de l'paisseur de l'cran considr4 ,l'exprience montre1 en effet1 que la loi d'absorption est trs diffrente pour le polonium et le radium et que1 pour ce dernier1 il y a lieu de considrer sparment l'absorption des rayons de chacun des trois groupes4 ,le polonium se prte particulirement l'tude des rayons 1 puisque les chantillons que nous possdons n'mettent point d'autres rayons4 ,j'ai fait une premire srie d'expriences avec des chantillons de polonium extrmement actifs et rcemment prpars4 ,j'ai trouv que les rayons du polonium sont d'autant plus absorbables1 que l'paisseur de matire qu'ils ont dj traverse est plus grande#fh4 ,cette loi d'absorption singulire est contraire celle que l'on connat pour les autres rayonnements4 #fh ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 #h janvier #aijj4 ,j'ai employ pour cette tude notre appareil de mesures de la conductibilit lectrique avec le dispositif suivant3 ,les deux plateaux d'un condensateur ,,pp et ,p',p' 7fig4 #h7 sont horizontaux et abrits dans une bote mtallique ,,bbbb en relation avec la terre4 ,le corps actif ,a1 situ dans une bote mtallique paisse ,,cccc faisant corps avec le plateau ,p',p'1 agit sur l'air du condensateur au travers d'une toile mtallique ,t2 les rayons qui traversent la toile sont seuls utiliss pour la production du courant1 le champ lectrique s'arrtant la toile4 ,on peut faire varier la distance ,,at du corps actif la toile4 ,le champ entre les plateaux est tabli au moyen d'une pile2 la mesure du courant se fait au moyen d'un lectromtre et d'un quartz pizolectrique4 ,illustration3 ,fig4 #h ,en plaant en ,a sur le corps actif divers crans et en modifiant la distance ,,at1 on peut mesurer l'absorption des rayons qui font dans l'air des chemins plus ou moins grands4 ,voici les rsultats obtenus avec le polonium3 ,pour une certaine valeur de la distance ,,at 7#d;cm et au-dessus71 aucun courant ne passe3 les rayons ne pntrent pas dans le condensateur4 ,quand on diminue la distance ,,at1 l'apparition des rayons dans le condensateur se fait d'une manire assez brusque1 de telle sorte que1 pour une petite diminution de la distance1 on passe d'un courant trs faible un courant trs notable2 ensuite le courant s'accrot rgulirement quand on continue rapprocher le corps radiant de la toile ,t4 ,quand on recouvre la substance radiante d'une lame d'aluminium lamin de #a_/ajj de millimtre d'paisseur1 l'absorption produite par la lame est d'autant plus forte que la distance ,,at est plus grande4 ,si l'on place sur la premire lame d'aluminium une deuxime lame pareille1 chaque lame absorbe une fraction du rayonnement qu'elle reoit1 et cette fraction est plus grande pour la deuxime lame que pour la premire1 de telle faon que c'est la deuxime lame qui semble plus absorbante4 ,dans le ,tableau qui suit1 j'ai fait figurer3 dans la premire ligne1 les distances en centimtres entre le polonium et la toile ,t2 dans la deuxime ligne1 la proportion de rayons pour #ajj transmise par une lame d'aluminium2 dans la troisime ligne1 la proportion de rayons pour #ajj transmise par deux lames du mme aluminium4 ,distance ,,at #c1e #b1e #a1i #a1de #j1e ,pour #ajj de rayons transmis par une lame #j #j #e #aj #be ,pour #ajj de rayons transmis par deux lames #j #j #j #e #j1g ,dans ces expriences1 la distance des plateaux ,p et ,p' tait de #c;cm4 ,on voit que l'interposition de la lame d'aluminium diminue l'intensit du rayonnement en plus forte proportion dans les rgions loignes que dans les rgions rapproches4 ,cet effet est encore plus marqu que ne l'indiquent les nombres qui prcdent4 ,ainsi1 la pntration de #be pour #ajj1 pour la distance #j;cm1#e1 reprsente la moyenne de pntration pour tous les rayons qui dpassent cette distance1 ceux extrmes ayant une pntration trs faible4 ,si l'on ne recueillait que les rayons compris entre #j;cm1#e et #a;cm1 par exemple1 on aurait une pntration plus grande encore4 ,et1 en effet1 si l'on rapproche le plateau ,p une distance #j;cm1#e de ,p'1 la fraction du rayonnement transmise par la lame d'aluminium 7pour ,,at #j;cm1#e7 est de #dg pour #ajj et1 travers deux lames1 elle est de #e pour #ajj du rayonnement primitif4 ,j'ai fait rcemment une deuxime srie d'expriences avec ces mmes chantillons de polonium dont l'activit tait considrablement diminue1 l'intervalle de temps qui spare les deux sries d'expriences tant de #c ans4 ,dans les expriences anciennes1 le polonium tait l'tat de sous-nitrate2 dans celles rcentes il tait l'tat de grains mtalliques1 obtenus par fusion du sous-nitrate avec le cyanure de potassium4 ,j'ai constat que le rayonnement du polonium avait conserv les mmes caractres essentiels1 et j'ai trouv quelques rsultats nouveaux4 ,voici1 pour diverses valeurs de la distance ,,at1 la fraction du rayonnement transmise par un cran form par #d feuilles trs minces d'aluminium battu superposes3 ,distance ,,at en centimtres #j #a1e #b1f ,pour #ajj de rayons transmis par l'cran #gf #ff #ci ,j'ai constat de mme que la fraction du rayonnement absorbe par un cran donn crot avec l'paisseur de matire qui a dj t traverse par le rayonnement1 mais cela a lieu seulement partir d'une certaine valeur de la distance ,,at4 ,quand cette distance est nulle 7le polonium tant tout contre la toile1 en dehors ou en dedans du condensateur71 on observe que1 de plusieurs crans identiques superposs1 chacun absorbe la mme fraction du rayonnement qu'il reoit1 autrement dit1 l'intensit du rayonnement diminue alors suivant une loi exponentielle en fonction de l'paisseur de matire traverse1 comme cela aurait lieu pour un rayonnement homogne et transmis par la lame sans changement de nature4 ,voici quelques rsultats numriques relatifs ces expriences3 ,pour une distance ,,at gale #a;cm1#e1 un cran en aluminium mince transmet la fraction #j1ea du rayonnement qu'il reoit quand il agit seul1 et la fraction #j1cd seulement du rayonnement qu'il reoit quand il est prcd par un autre cran pareil lui4 ,au contraire1 pour une distance ,,at gale #j1 ce mme cran transmet dans les deux cas considrs la mme fraction du rayonnement qu'il reoit et cette fraction est gale #j1ga2 elle est donc plus grande que dans le cas prcdent4 ,voici1 pour une distance ,,at gale #j et pour une succession d'crans trs minces superposs1 des nombres qui indiquent pour chaque cran le rapport du rayonnement transmis au rayonnement reu3 ,srie ,srie de #i feuilles de cuivre de #g feuilles d'aluminium trs minces4 trs minces4 #j1gb #j1fi #j1gh #j1id #j1ge #j1ie #j1gg #j1ia #j1gj #j1ib ,srie ,srie de #i feuilles de cuivre de #g feuilles d'aluminium trs minces4 trs minces4 #j1gg #j1ic #j1fi #j1ia #j1gi #j1fh tant donnes les difficults d'emploi d'crans trs minces et de la superposition d'crans au contact1 les nombres de chaque colonne peuvent tre considrs comme constants2 seul1 le premier nombre de la colonne relative l'aluminium indique une absorption plus forte que celle indique par les nombres suivants4 ,les rayons du radium se comportent comme les rayons du polonium4 ,on peut tudier ces rayons peu prs seuls en renvoyant les rayons bien plus dviables de ct par l'emploi d'un champ magntique2 les rayons semblent1 en effet1 peu importants par rapport aux rayons 4 ,toutefois1 on ne peut oprer ainsi qu' partir d'une certaine distance de la source radiante4 ,voici les rsultats d'une exprience de ce genre4 ,on mesurait la fraction du rayonnement transmise par une lame d'aluminium de #jmm1#a d'paisseur2 cette lame tait place toujours au mme endroit1 au-dessus et petite distance de la source radiante4 ,on observait1 au moyen de l'appareil de la figure #e1 le courant produit dans le condensateur pour diverses valeurs de la distance ,,ad1 en prsence et en absence de la lame4 ,distance ,,ad #f1j #e1a #c1d ,pour #ajj de rayons transmis par l'aluminium #c #g #bd ,ce sont encore les rayons qui allaient le plus loin dans l'air qui sont le plus absorbs par l'aluminium4 ,il y a donc une grande analogie entre la partie absorbable du rayonnement du radium et les rayons du polonium4 ,les rayons dviables et les rayons non dviables pntrants sont1 au contraire1 de nature diffrente4 ,les expriences de divers physiciens1 notamment de ,,mm4 ,meyer et von ,schweidler#fi1 montrent clairement que1 si l'on considre l'ensemble du rayonnement du radium1 le pouvoir pntrant de ce rayonnement augmente avec l'paisseur de matire traverse1 comme cela a lieu pour les rayons de ,rntgen4 ,dans ces expriences1 les rayons interviennent peine1 parce que ces rayons sont pratiquement supprims par des crans absorbants trs minces4 ,ce qui traverse1 ce sont1 d'une part1 les rayons plus ou moins diffuss1 d'autre part1 les rayons 1 qui semblent analogues aux rayons de ,rntgen4 #fi ,,meyer et von ,,schweidler1 ,physik4 ,zeitschrift1 t4 ,i1 p4 #bji4 ,voici les rsultats de quelques-unes de mes expriences ce sujet3 ,le radium est enferm dans une ampoule de verre4 ,les rayons qui sortent de l'ampoule traversent #cj;cm d'air et sont reus sur une srie de plaques de verre d'paisseur de #amm1#c chacune2 la premire plaque transmet #di pour #ajj du rayonnement qu'elle reoit1 la deuxime transmet #hd pour #ajj du rayonnement qu'elle reoit1 la troisime transmet #he pour #ajj du rayonnement qu'elle reoit4 ,dans une autre srie d'expriences1 le radium tait enferm dans une ampoule de verre place #aj;cm du condensateur qui recevait les rayons4 ,on plaait sur l'ampoule une srie d'crans de plomb identiques dont chacun avait une paisseur de #jmm1#aae4 ,le rapport du rayonnement transmis au rayonnement reu est donn pour chacune des lames successives par la srie des nombres suivants3 #j1dj #j1fj #j1gb #j1gi #j1hi #j1ib #j1id #j1id #j1ig ,pour une srie de #d crans en plomb dont chacun avait #amm1#e d'paisseur1 le rapport du rayonnement transmis au rayonnement reu tait donn pour les lames successives par les nombres suivants3 #j1ji #j1gh #j1hd #j1hb ,de ces expriences il rsulte que1 quand l'paisseur de plomb traverse crot de #jmm1#a #fmm1 le pouvoir pntrant du rayonnement va en augmentant4 ,j'ai constat que1 dans les conditions exprimentales indiques1 un cran de plomb de #a;cm1#h d'paisseur transmet #b pour #ajj du rayonnement qu'il reoit2 un cran de plomb de #e;cm1#c d'paisseur transmet encore #j1d pour #ajj du rayonnement qu'il reoit4 ,j'ai constat galement que le rayonnement transmis par une paisseur de plomb gale #amm1#e comprend une forte proportion de rayons dviables 7genre cathodique74 ,ces derniers sont donc capables de traverser non seulement de grandes distances dans l'air1 mais aussi des paisseurs notables de substances solides trs absorbantes telles que le plomb4 ,quand on tudie avec l'appareil de la figure #b l'absorption exerce par une lame d'aluminium de #jmm1#ja d'paisseur sur l'ensemble du rayonnement du radium1 la lame tant toujours place la mme distance de la substance radiante1 et le condensateur tant plac une distance variable ,,ad1 les rsultats obtenus sont la superposition de ce qui est d aux trois groupes du rayonnement4 ,si l'on observe grande distance1 les rayons pntrants dominent et l'absorption est faible2 si l'on observe petite distance1 les rayons dominent et l'absorption est d'autant plus faible qu'on se rapproche plus de la substance2 pour une distance intermdiaire1 l'absorption passe par un maximum et la pntration par un minimum4 ,distance ,,ad #g1a #f1e #f1j #e1a #c1d ,pour #ajj de rayons transmis par l'aluminium #ia #hb #eh #da #dh ,toutefois1 certaines expriences relatives l'absorption mettent en vidence une certaine analogie entre les rayons et les rayons dviables 4 ,c'est ainsi que ,m4 ,becquerel a trouv que l'action absorbante d'un cran solide sur les rayons augmente avec la distance de l'cran la source1 de sorte que1 si les rayons sont soumis un champ magntique comme dans la figure #d1 un cran plac contre la source radiante laisse subsister une portion plus grande du spectre magntique que le mme cran plac sur la plaque photographique4 ,cette variation de l'effet absorbant de l'cran avec la distance de cet cran la source est analogue ce qui a lieu pour les rayons 2 elle a t vrifie par ,,mm4 ,meyer et von ,schweidler1 qui opraient par la mthode fluoroscopique2 ,m4 ,curie et moi nous avons observ le mme fait en nous servant de la mthode lectrique4 ,les conditions de production de ce phnomne n'ont pas encore t tudies4 ,cependant1 quand le radium est enferm dans un tube de verre et plac assez grande distance d'un condensateur qui est lui-mme enferm dans une bote d'aluminium mince1 il est indiffrent de placer l'cran contre la source ou contre le condensateur2 le courant obtenu est alors le mme dans les deux cas4 ,l'tude des rayons m'avait amene considrer que ces rayons se comportent comme des projectiles lancs avec une certaine vitesse et qui perdent de leur force vive en franchissant des obstacles#gj4 ,ces rayons jouissent pourtant de la propagation rectiligne comme l'a montr ,m4 ,becquerel dans l'exprience suivante4 ,le polonium mettant les rayons tait plac dans une cavit linaire trs troite1 creuse dans une feuille de carton4 ,on avait ainsi une source linaire de rayons4 ,un fil de cuivre de #amm1#e de diamtre tait plac paralllement en face de la source une distance de #dmm1#i4 ,une plaque photographique tait place paralllement une distance de #hmm1#fe au del4 ,aprs une pose de #aj minutes1 l'ombre gomtrique du fil tait reproduite d'une faon parfaite1 avec les dimensions prvues et une pnombre trs troite de chaque ct correspondant bien la largeur de la source4 ,la mme exprience russit galement bien en plaant contre le fil une double feuille d'aluminium battu que les rayons sont obligs de traverser4 #gj ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 #h janvier #aijj4 ,il s'agit donc bien de rayons capables de donner des ombres gomtriques parfaites4 ,l'exprience avec l'aluminium montre que ces rayons ne sont pas diffuss en traversant la lame1 et que cette lame n'met pas1 tout au moins en quantit importante1 des rayons secondaires analogues aux rayons secondaires des rayons de ,rntgen4 ,les rayons sont ceux qui semblent actifs dans la trs belle exprience ralise dans le spinthariscope de ,m4 ,crookes#ga4 ,cet appareil se compose essentiellement d'un grain de sel de radium maintenu l'extrmit d'un fil mtallique en face d'un cran au sulfure de zinc phosphorescent4 ,le grain de radium est une trs petite distance de l'cran 7#jmm1#e1 par exemple71 et l'on regarde au moyen d'une loupe la face de l'cran tourne vers le radium4 ,dans ces conditions l'il aperoit sur l'cran une vritable pluie de points lumineux qui apparaissent et disparaissent continuellement4 ,l'cran prsente l'aspect d'un ciel toil4 ,les points brillants sont plus rapprochs dans les rgions de l'cran voisines du radium1 et dans le voisinage immdiat de celui-ci la lueur parat continue4 ,le phnomne ne semble pas altr par les courants d'air2 il se produit dans le vide2 un cran mme trs mince plac entre le radium et l'cran phosphorescent le supprime2 il semble donc bien que le phnomne soit d l'action des rayons les plus absorbables du radium4 #ga ,chem4 ,news1 #c avril #aijc4 ,on peut imaginer que l'apparition d'un des points lumineux sur l'cran phosphorescent est provoque par le choc d'un projectile isol4 ,dans cette manire de voir1 on aurait affaire1 pour la premire fois1 un phnomne permettant de distinguer l'action individuelle d'une particule dont les dimensions sont du mme ordre de grandeur que celles d'un atome4 ,l'aspect des points lumineux est le mme que celui des toiles ou des objets ultra-microscopiques fortement clairs qui ne produisent pas sur la rtine des images nettes1 mais des taches de diffraction2 et ceci est bien en accord avec la conception que chaque point lumineux extrmement petit est produit par le choc d'un seul atome4 ,les rayons pntrants non dviables semblent tre de tout autre nature et semblent analogues aux rayons ,rntgen4 ,rien ne prouve1 d'ailleurs1 que des rayons peu pntrants de mme nature ne puissent exister dans le rayonnement du radium1 car ils pourraient tre masqus par le rayonnement corpusculaire4 ,on vient de voir combien le rayonnement des corps radioactifs est un phnomne complexe4 ,les difficults de son tude viennent s'augmenter par cette circonstance1 qu'il y a lieu de rechercher si ce rayonnement prouve de la part de la matire une absorption slective seulement1 ou bien aussi une transformation plus ou moins profonde4 ,on ne sait encore que peu de choses relativement cette question4 ,toutefois1 si l'on admet que le rayonnement du radium comporte la fois des rayons genre cathodique et des rayons genre ,rntgen1 on peut s'attendre ce que ce rayonnement prouve des transformations en traversant les crans4 ,on sait1 en effet3 #a que les rayons cathodiques qui sortent du tube de ,crookes travers une fentre d'aluminium 7exprience de ,lenard7 sont fortement diffuss par l'aluminium1 et que1 de plus1 la traverse de l'cran entrane une diminution de la vitesse des rayons2 c'est ainsi que des rayons cathodiques d'une vitesse gale #a1d #ajaj centimtres perdent #aj pour #ajj de leur vitesse en traversant #jmm1#ja d'aluminium#gb2 #b les rayons cathodiques1 en frappant un obstacle1 donnent lieu la production de rayons ,rntgen2 #c les rayons ,rntgen1 en frappant un obstacle solide1 donnent lieu une production de rayons secondaires1 qui sont en partie des rayons cathodiques#gc4 #gb ,,des ,,coudres1 ,physik4 ,zeitschrift1 novembre #aijb4 #gc ,,sagnac1 ,thse de doctorat4--,,curie et ,,sagnac1 ,comptes rendus1 avril #aijj4 ,on peut donc1 par analogie1 prvoir l'existence de tous les phnomnes prcdents pour les rayons des substances radioactives4 ,en tudiant la transmission des rayons du polonium travers un cran d'aluminium1 ,m4 ,becquerel n'a observ ni production de rayons secondaires ni transformation en rayons genre cathodique#gd4 #gd ,,becquerel1 ,rapports au ,congrs de ,physique1 #aijj4 ,j'ai cherch mettre en vidence une transformation des rayons du polonium1 en employant la mthode de l'interversion des crans3 deux crans superposs ,e#a et ,e#b tant traverss par les rayons1 l'ordre dans lequel ils sont traverss doit tre indiffrent1 si le passage au travers des crans ne transforme pas les rayons2 si1 au contraire1 chaque cran transforme les rayons en les transmettant1 l'ordre des crans n'est pas indiffrent4 ,si1 par exemple1 les rayons se transforment en rayons plus absorbables en traversant du plomb1 et que l'aluminium ne produise pas un effet du mme genre avec la mme importance1 alors le systme plomb-aluminium paratra plus opaque que le systme aluminium-plomb2 c'est ce qui a lieu pour les rayons ,rntgen4 ,mes expriences indiquent que ce phnomne se produit avec les rayons du polonium4 ,l'appareil employ tait celui de la figure #h4 ,le polonium tait plac dans la bote ,,cccc et les crans absorbants1 ncessairement trs minces1 taient placs sur la toile mtallique ,t4 ,courant crans employs4 paisseur4 observ4 mm ,aluminium #j1ja #ag1i ,laiton #j1jje ,laiton #j1jje #f1g ,aluminium #j1ja ,aluminium #j1ja #aej tain #j1jje tain #j1jje #abe ,aluminium #j1ja tain #j1jje #ac1i ,laiton #j1jje ,laiton #j1jje #d1d tain #j1jje ,les rsultats obtenus prouvent que le rayonnement est modifi en traversant un cran solide4 ,cette conclusion est d'accord avec les expriences dans lesquelles1 de deux lames mtalliques identiques et superposes1 la premire se montre moins absorbante que la suivante4 ,il est probable1 d'aprs cela1 que l'action transformatrice d'un cran est d'autant plus grande que cet cran est plus loin de la source4 ,ce point n'a pas t vrifi1 et la nature de la transformation n'a pas encore t tudie en dtail4 ,j'ai rpt les mmes expriences avec un sel de radium trs actif4 ,le rsultat a t ngatif4 ,je n'ai observ que des variations insignifiantes dans l'intensit de la radiation transmise lors de l'interversion de l'ordre des crans4 ,les systmes d'crans essays ont t les suivants3 mm mm ,aluminium1 paisseur #j1ee ,platine1 paisseur #j1ja #j1ee ,plomb #j1a #j1ee tain1 paisseur #j1jje #a1jg ,cuivre #j1je #j1ee ,laiton #j1jje #a1jg ,laiton #j1jje #j1ae ,platine #j1ja #j1ae ,zinc #j1je #j1ae ,plomb #j1a ,le systme plomb-aluminium s'est montr lgrement plus opaque que celui aluminium-plomb1 mais la diffrence n'est pas grande4 ,je n'ai pu mettre ainsi en vidence une transformation notable des rayons du radium4 ,cependant1 dans diverses expriences radiographiques1 ,m4 ,becquerel a observ des effets trs intenses dus aux rayons diffuss ou secondaires1 mis par les crans solides qui recevaient les rayons du radium4 ,la substance la plus active1 au point de vue de ces missions secondaires1 semble tre le plomb4 ,action ionisante des rayons du radium sur les liquides isolants4 --,m4 ,curie a montr que les rayons du radium et les rayons de ,rntgen agissent sur les dilectriques liquides comme sur l'air1 en leur communiquant une certaine conductibilit lectrique#ge4 ,voici comment tait dispose l'exprience 7fig4 #i74 ,illustration3 ,fig4 #i4 #ge ,p4 ,,curie1 ,comptes rendus de l',acadmie des ,sciences1 #ag fvrier #aijb4 ,le liquide exprimenter est plac dans un vase mtallique ,,cdef1 dans lequel plonge un tube de cuivre mince ,,ab2 ces deux pices mtalliques servent d'lectrodes4 ,le vase est maintenu un potentiel connu1 au moyen d'une batterie de petits accumulateurs1 dont un ple est terre4 ,le tube ,,ab est en relation avec l'lectromtre4 ,lorsqu'un courant traverse le liquide1 on maintient l'lectromtre au zro l'aide d'un quartz pizolectrique qui donne la mesure du courant4 ,le tube de cuivre ,,mnm',n'1 reli au sol1 sert de tube de garde pour empcher le passage du courant travers l'air4 ,une ampoule contenant le sel de baryum radifre peut tre place au fond du tube ,,ab2 les rayons agissent sur le liquide aprs avoir travers le verre de l'ampoule et les parois du tube mtallique4 ,on peut encore faire agir le radium en plaant l'ampoule en dessous de la paroi ,,de4 ,pour agir avec les rayons de ,rntgen1 on fait arriver ces rayons au travers de la paroi ,,de4 ,l'accroissement de conductibilit par l'action des rayons du radium ou des rayons de ,rntgen semble se produire pour tous les dilectriques liquides2 mais1 pour constater cet accroissement1 il est ncessaire que la conductibilit propre du liquide soit assez faible pour ne pas masquer l'effet des rayons4 ,en oprant avec le radium et les rayons de ,rntgen1 ,m4 ,curie a obtenu des effets du mme ordre de grandeur4 ,quand on tudie avec le mme dispositif la conductibilit de l'air ou d'un autre gaz sous l'action des rayons de ,becquerel1 on trouve que l'intensit du courant obtenu est proportionnelle la diffrence de potentiel entre les lectrodes1 tant que celle-ci ne dpasse pas quelques volts2 mais pour des tensions plus leves1 l'intensit du courant crot de moins en moins vite1 et le courant de saturation est sensiblement atteint pour une tension de #ajj volts4 ,les liquides tudis avec le mme appareil et avec le mme produit radiant trs actif se comportent diffremment2 l'intensit du courant est proportionnelle la tension quand celle-ci varie entre #j et #dej volts1 et cela mme quand la distance des lectrodes ne dpasse pas #fmm4 ,on peut alors considrer la conductivit provoque dans divers liquides par le rayonnement d'un sel de radium agissant dans les mmes conditions4 ,les nombres du ,tableau suivant multipli par #aj-ad donnent la conductivit en mhos 7inverse d'ohm7 pour #a;cm#c3 ,sulfure de carbone #bj ther de ptrole #ae ,amylne #ad ,chlorure de carbone #h ,benzine #d ,air liquide #a1c ,huile de vaseline #a1f ,on peut cependant supposer que les liquides et les gaz se comportent d'une faon analogue1 mais que1 pour les liquides1 le courant reste proportionnel la tension jusqu' une limite bien plus leve que pour les gaz4 ,on pouvait1 par analogie avec ce qui a lieu pour les gaz1 chercher abaisser la limite de proportionnalit en employant un rayonnement beaucoup plus faible4 ,l'exprience a vrifi cette prvision2 le produit radiant employ tait #aej fois moins actif que celui qui avait servi pour les premires expriences4 ,pour des tensions de #ej1 #ajj1 #bjj1 #djj volts1 les intensits du courant taient reprsentes respectivement par les nombres #aji1 #ahe1 #bee1 #cce4 ,la proportionnalit ne se maintient plus1 mais le courant varie encore fortement quand on double la diffrence de potentiel4 ,quelques-uns des liquides examins sont des isolants peu prs parfaits1 quand ils sont maintenus temprature constante1 et qu'ils sont l'abri de l'action des rayons4 ,tels sont3 l'air liquide1 l'ther de ptrole1 l'huile de vaseline1 l'amylne4 ,il est alors trs facile d'tudier l'effet des rayons4 ,l'huile de vaseline est beaucoup moins sensible l'action des rayons que l'ther de ptrole4 ,il convient peut-tre de rapprocher ce fait de la diffrence de volatilit qui existe entre ces deux hydrocarbures4 ,l'air liquide qui a bouilli pendant quelque temps dans le vase d'exprience est plus sensible l'action des rayons que celui que l'on vient d'y verser2 la conductivit produite par les rayons est de #a_/d plus grande dans le premier cas4 ,m4 ,curie a tudi sur l'amylne et sur l'ther de ptrole l'action des rayons aux tempratures de #aj et de -#ag4 ,la conductivit due au rayonnement diminue de #a_/aj seulement de sa valeur1 quand on passe de #aj -#ag4 ,dans les expriences o l'on fait varier la temprature du liquide on peut soit maintenir le radium la temprature ambiante1 soit le porter la mme temprature que le liquide2 on obtient le mme rsultat dans les deux cas4 ,cela tient ce que le rayonnement du radium ne varie pas avec la temprature1 et conserve encore la mme valeur mme la temprature de l'air liquide4 ,ce fait a t vrifi directement par des mesures4 ,divers effets et applications de l'action ionisante des rayons mis par les substances radioactives4--,les rayons des nouvelles substances radioactives ionisent l'air fortement4 ,on peut1 par l'action du radium1 provoquer facilement la condensation de la vapeur d'eau sursature1 absolument comme cela a lieu par l'action des rayons cathodiques et des rayons ,rntgen4 ,sous l'influence des rayons mis par les substances radioactives nouvelles1 la distance explosive entre deux conducteurs mtalliques pour une diffrence de potentiel donne se trouve augmente2 autrement dit1 le passage de l'tincelle est facilit par l'action des rayons4 ,ce phnomne est d l'action des rayons les plus pntrants4 ,si1 en effet1 on entoure le radium d'une enveloppe en plomb de #b;cm1 l'action du radium sur l'tincelle n'est pas considrablement affaiblie1 alors que le rayonnement qui traverse n'est qu'une trs faible fraction du rayonnement total4 ,en rendant conducteur1 par l'action des substances radioactives1 l'air au voisinage de deux conducteurs mtalliques1 dont l'un est reli au sol et l'autre un lectromtre bien isol1 on voit l'lectromtre prendre une dviation permanente1 qui permet de mesurer la force lectromotrice de la pile forme par l'air et les deux mtaux 7force lectromotrice de contact des deux mtaux1 quand ils sont spars par l'air74 ,cette mthode de mesures a t employe par lord ,kelwin et ses lves1 la substance radiante tant l'uranium#gf2 une mthode analogue avait t antrieurement employe par ,m4 ,perrin qui utilisait l'action ionisante des rayons ,rntgen#gg4 #gf ,,lord ,,kelwin1 ,,beattie et ,,smolan1 ,nature1 #ahig4 #gg ,,perrin1 ,thse de doctorat4 ,on peut se servir des substances radioactives dans l'tude de l'lectricit atmosphrique4 ,la substance active est enferme dans une petite bote en aluminium mince1 fixe l'extrmit d'une tige mtallique en relation avec l'lectromtre4 ,l'air est rendu conducteur au voisinage de l'extrmit de la tige1 et celle-ci prend le potentiel de l'air qui l'entoure4 ,le radium remplace ainsi avec avantage les flammes ou les appareils coulement d'eau de lord ,kelwin1 gnralement employs jusqu' prsent dans l'tude de l'lectricit atmosphrique#gh4 #gh ,,paulsen1 ,rapports au ,congrs de ,physique1 #aijj4--,,witkowski1 ,bulletin de l',acadmie des ,sciences de ,cracovie1 janvier #aijb4 ,effets de fluorescence1 effets lumineux4--,les rayons mis par les nouvelles substances radioactives provoquent la fluorescence de certains corps4 ,m4 ,curie et moi1 nous avons tout d'abord dcouvert ce phnomne en faisant agir le polonium au travers d'une feuille d'aluminium sur une couche de platinocyanure de baryum4 ,la mme exprience russit encore plus facilement avec du baryum radifre suffisamment actif4 ,quand la substance est fortement radioactive1 la fluorescence produite est trs belle4 ,un grand nombre de substances sont susceptibles de devenir phosphorescentes ou fluorescentes par l'action des rayons de ,becquerel4 ,m4 ,becquerel a tudi l'action sur les sels d'urane1 le diamant1 la blende1 etc4 ,m4 ,bary a montr que les sels des mtaux alcalins et alcalino-terreux1 qui sont tous fluorescents sous l'action des rayons lumineux et des rayons ,rntgen1 sont galement fluorescents sous l'action des rayons du radium#gi4 ,on peut galement observer la fluorescence du papier1 du coton1 du verre1 etc41 au voisinage du radium4 ,parmi les diffrentes espces de verre1 le verre de ,thuringe est particulirement lumineux4 ,les mtaux ne semblent pas devenir lumineux4 #gi ,,bary1 ,comptes rendus1 t4 ,,cxxx1 #aijj1 p4 #ggf4 ,le platinocyanure de baryum convient le mieux quand on veut tudier le rayonnement des corps radioactifs par la mthode fluoroscopique4 ,on peut suivre l'effet des rayons du radium des distances suprieures #bm4 ,le sulfure de zinc phosphorescent est rendu extrmement lumineux1 mais ce corps a l'inconvnient de conserver la luminosit pendant quelque temps1 aprs que l'action des rayons a t supprime4 ,on peut observer la fluorescence produite par le radium quand l'cran fluorescent est spar du radium par des crans absorbants4 ,nous avons pu observer l'clairement d'un cran au platinocyanure de baryum travers le corps humain4 ,cependant1 l'action est incomparablement plus intense1 quand l'cran est plac tout contre le radium et qu'il n'en est spar par aucun cran solide4 ,tous les groupes de rayons semblent capables de produire la fluorescence4 ,pour observer l'action du polonium il est ncessaire de mettre la substance tout prs de l'cran fluorescent sans interposition d'cran solide1 ou tout au moins avec interposition d'un cran trs mince seulement4 ,la luminosit des substances fluorescentes exposes l'action des substances radioactives baisse avec le temps4 ,en mme temps la substance fluorescente subit une transformation4 ,en voici quelques exemples3 ,les rayons du radium transforment le platinocyanure de baryum en une varit brune moins lumineuse 7action analogue celle produite par les rayons ,rntgen et dcrite par ,m4 ,villard74 ,ils altrent galement le sulfate d'uranyle et de potassium en le faisant jaunir4 ,le platinocyanure de baryum transform est rgnr partiellement par l'action de la lumire4 ,plaons le radium au-dessous d'une couche de platinocyanure de baryum tale sur du papier1 le platinocyanure devient lumineux2 si l'on maintient le systme dans l'obscurit1 le platinocyanure s'altre1 et sa luminosit baisse considrablement4 ,mais1 exposons le tout la lumire2 le platinocyanure est partiellement rgnr1 et si l'on reporte le tout dans l'obscurit1 la luminosit reparat assez forte4 ,on a donc1 au moyen d'un corps fluorescent et d'un corps radioactif1 ralis un systme qui fonctionne comme un corps phosphorescent longue dure de phosphorescence4 ,le verre1 qui est rendu fluorescent par l'action du radium1 se colore en brun ou en violet4 ,en mme temps1 il devient moins fluorescent4 ,si l'on chauffe ce verre ainsi altr1 il se dcolore et1 en mme temps que la dcoloration se produit1 le verre met de la lumire4 ,aprs cela le verre a repris la proprit d'tre fluorescent au mme degr qu'avant la transformation4 ,le sulfure de zinc qui a t expos l'action du radium pendant un temps suffisant s'puise peu peu et perd la facult d'tre phosphorescent1 soit sous l'action du radium1 soit sous celle de la lumire4 ,le diamant est rendu phosphorescent par l'action du radium et peut tre distingu ainsi des imitations en strass1 dont la luminosit est trs faible4 ,tous les composs de baryum radifre sont spontanment lumineux#hj4 ,les sels halodes1 anhydres et secs1 mettent une lumire particulirement intense4 ,cette luminosit ne peut tre vue la grande lumire du jour1 mais on la voit facilement dans la demi-obscurit ou dans une pice claire la lumire du gaz4 ,la lumire mise peut tre assez forte pour que l'on puisse lire en s'clairant avec un peu de produit dans l'obscurit4 ,la lumire mise mane de toute la masse du produit1 tandis que1 pour un corps phosphorescent ordinaire1 la lumire mane surtout de la partie de la surface qui a t claire4 ,a l'air humide les produits radifres perdent en grande partie leur luminosit1 mais ils la reprennent par desschement 7,giesel74 ,la luminosit semble se conserver4 ,au bout de plusieurs annes aucune modification sensible ne semble s'tre produite dans la luminosit de produits faiblement actifs1 gards en tubes scells l'obscurit4 ,avec du chlorure de baryum radifre1 trs actif et trs lumineux1 la lumire change de teinte au bout de quelques mois2 elle devient plus violace et s'affaiblit beaucoup2 en mme temps le produit subit certaines transformations2 en redissolvant le sel dans l'eau et en le schant nouveau1 on obtient la luminosit primitive4 #hj ,,curie1 ,soc4 de ,physique1 #c mars #ahii4--;,,giesel1 ,wied4 ,ann41 t4 ,,lxix1 p4 #ia4 ,les solutions de sels de baryum radifres1 qui contiennent une forte proportion de radium1 sont galement lumineuses2 on peut observer ce fait en plaant la solution dans une capsule de platine qui1 n'tant pas lumineuse elle-mme1 permet d'apercevoir la luminosit faible de la solution4 ,quand une solution de sel de baryum radifre contient des cristaux qui s'y sont dposs1 ces cristaux sont lumineux au sein de la solution1 et ils le sont bien plus que la solution elle-mme1 de sorte que1 dans ces conditions1 ils semblent seuls lumineux4 ,m4 ,giesel a prpar du platinocyanure de baryum radifre4 ,quand ce sel vient de cristalliser1 il a l'aspect du platinocyanure de baryum ordinaire1 et il est trs lumineux4 ,mais peu peu le sel se colore spontanment et prend une teinte brune1 en mme temps que les cristaux deviennent dichroques4 ,a cet tat1 le sel est bien moins lumineux1 quoique sa radioactivit ait augment#ha4 ,le platinocyanure de radium1 prpar par ,m4 ,giesel1 s'altre encore bien plus rapidement4 #ha ,,giesel1 ,wied4 ,ann41 t4 ,,lxix1 p4 #ia4 ,les composs de radium constituent le premier exemple de substances spontanment lumineuses4 ,dgagement de chaleur par les sels de radium4--,tout rcemment ,,mm4 ,curie et ,laborde ont trouv que les sels de radium sont le sige d'un dgagement de chaleur spontan et continu#hb4 ,ce dgagement de chaleur a pour effet de maintenir les sels de radium une temprature plus leve que la temprature ambiante2 l'excs de temprature dpend d'ailleurs de l'isolement thermique de la substance4 ,cet excs de temprature peut tre mis en vidence par une exprience grossire faite au moyen de deux thermomtres mercure ordinaires4 ,on utilise deux vases isolateurs thermiques vide1 identiques entre eux4 ,dans l'un des vases on place une ampoule de verre contenant #g;dg de bromure de radium pur2 dans le deuxime vase on place une autre ampoule de verre toute pareille qui contient une substance inactive quelconque1 par exemple du chlorure de baryum4 ,la temprature de chaque enceinte est indique par un thermomtre dont le rservoir est plac au voisinage immdiat de l'ampoule4 ,l'ouverture des isolateurs est ferme par du coton4 ,quand l'quilibre de temprature est tabli1 le thermomtre qui se trouve dans le mme vase que le radium indique constamment une temprature suprieure celle indique par l'autre thermomtre2 l'excs de temprature observ tait de #c4 #hb ,,curie et ,,laborde1 ,comptes rendus1 #af mars #aijc4 ,on peut valuer la quantit de chaleur dgage par le radium l'aide du calorimtre glace de ,bunsen4 ,en plaant dans ce calorimtre une ampoule de verre qui contient le sel de radium1 on constate un apport continu de chaleur qui s'arrte ds qu'on loigne le radium4 ,la mesure faite avec un sel de radium prpar depuis longtemps indique que chaque gramme de radium dgage environ #hj petites calories pendant chaque heure4 ,le radium dgage donc pendant une heure une quantit de chaleur suffisante pour fondre son poids de glace1 et un atome gramme 7#bbe;g7 de radium dgagerait en une heure #ahjjj;cal1 soit une quantit de chaleur comparable celle qui est produite par la combustion d'un atome gramme 7#a;g7 d'hydrogne4 ,un dbit de chaleur aussi considrable ne saurait tre expliqu par aucune raction chimique ordinaire1 et cela d'autant plus que l'tat du radium semble rester le mme pendant des annes4 ,on pourrait penser que le dgagement de chaleur est d une transformation de l'atome de radium lui-mme1 transformation ncessairement trs lente4 ,s'il en tait ainsi1 on serait amen conclure que les quantits d'nergie mises en jeu dans la formation et dans la transformation des atomes sont considrables et dpassent tout ce qui nous est connu4 ,on peut encore valuer la chaleur dgage par le radium diverses tempratures en l'utilisant pour faire bouillir un gaz liqufi et en mesurant le volume du gaz qui se dgage4 ,on peut faire cette exprience avec du chlorure de mthyle 7 -#ba74 ,l'exprience a t faite par ,,mm4 ,dewar et ,curie avec l'oxygne liquide 7 -#ahj7 et avec l'hydrogne liquide 7 -#beb74 ,ce dernier corps convient particulirement bien pour raliser l'exprience4 ,une prouvette ,a1 entoure d'un isolateur thermique vide1 contient de l'hydrogne liquide ,h 7fig4 #aj72 elle est munie d'un tube de dgagement t qui permet de recueillir le gaz dans une prouvette gradue ,e remplie d'eau4 ,l'prouvette ,a et son isolateur plongent dans un bain d'hydrogne liquide ,h'4 ,dans ces conditions aucun dgagement gazeux ne se produit dans l'prouvette ,a4 ,lorsque l'on introduit1 dans l'hydrogne liquide contenu dans cette prouvette1 une ampoule qui contient #g;dg de bromure de radium1 il se fait un dgagement continu de gaz1 et l'on recueille #gc;cm#c de gaz par minute4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,un sel de radium solide qui vient d'tre prpar dgage une quantit de chaleur relativement faible2 mais ce dbit de chaleur augmente continuellement et tend vers une valeur dtermine qui n'est pas encore tout fait atteinte au bout d'un mois4 ,quand on dissout dans l'eau un sel de radium et qu'on enferme la solution en tube scell1 la quantit de chaleur dgage par la solution est d'abord faible2 elle augmente ensuite et tend devenir constante au bout d'un mois2 le dbit de chaleur est alors le mme que celui d au mme sel l'tat solide4 ,quand on a mesur l'aide du calorimtre ,bunsen la chaleur dgage par un sel de radium contenu dans une ampoule de verre1 certains rayons pntrants du radium traversent l'ampoule et le calorimtre sans y tre absorbs4 ,pour voir si ces rayons emportent une quantit d'nergie apprciable1 on peut refaire une mesure en entourant l'ampoule d'une feuille de plomb de #bmm d'paisseur2 on trouve que1 dans ces conditions1 le dgagement de chaleur est augment de #d pour #ajj environ de sa valeur2 l'nergie mise par le radium sous forme de rayons pntrants n'est donc nullement ngligeable4 ,effets chimiques produits par les nouvelles substances radioactives4 ,colorations4--,les radiations mises par les substances fortement radioactives sont susceptibles de provoquer certaines transformations1 certaines ractions chimiques4 ,les rayons mis par les produits radifres exercent des actions colorantes sur le verre et la porcelaine#hc4 #hc ,m4 et ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 t4 ,,cxxix1 novembre #ahii1 p4 #hbc4 ,la coloration du verre1 gnralement brune ou violette1 est trs intense2 elle se produit dans la masse mme du verre1 elle persiste aprs l'loignement du radium4 ,tous les verres se colorent en un temps plus ou moins long1 et la prsence du plomb n'est pas ncessaire4 ,il convient de rapprocher ce fait de celui1 observ rcemment1 de la coloration des verres des tubes vide producteurs des rayons de ,rntgen aprs un long usage4 ,m4 ,giesel a montr que les sels halodes cristalliss des mtaux alcalins 7sel gemme1 sylvine7 se colorent sous l'influence du radium1 comme sous l'action des rayons cathodiques4 ,m4 ,giesel montre que l'on obtient des colorations du mme genre en faisant sjourner les sels alcalins dans la vapeur de sodium#hd4 #hd ,,giesel1 ,soc4 de ,phys4 allemande1 janvier #aijj4 ,j'ai tudi la coloration d'une collection de verres de composition connue1 qui m'a t obligeamment prte cet effet par ,m4 ,le ,chatelier4 ,je n'ai pas observ de grande varit dans la coloration4 ,elle est gnralement violette1 jaune1 brune ou grise4 ,elle semble lie la prsence des mtaux alcalins4 ,avec les sels alcalins purs cristalliss on obtient des colorations plus varies et plus vives2 le sel1 primitivement blanc1 devient bleu1 vert1 jaune brun1 etc4 ,m4 ,becquerel a montr que le phosphore blanc est transform en phosphore rouge par l'action du radium4 ,le papier est altr et color par l'action du radium4 ,il devient fragile1 s'effrite et ressemble enfin une passoire crible de trous4 ,dans certaines circonstances il y a production d'ozone dans le voisinage de composs trs actifs4 ,les rayons qui sortent d'une ampoule scelle1 renfermant du radium1 ne produisent pas d'ozone dans l'air qu'ils traversent4 ,au contraire1 une forte odeur d'ozone se dgage quand on ouvre l'ampoule4 ,d'une manire gnrale l'ozone se produit dans l'air1 quand il y a communication directe entre celui-ci et le radium4 ,la communication par un conduit mme extrmement troit est suffisante2 il semble que la production d'ozone soit lie la propagation de la radioactivit induite1 dont il sera question plus loin4 ,les composs radifres semblent s'altrer avec le temps1 sans doute sous l'action de leur propre radiation4 ,on a vu plus haut que les cristaux de chlorure de baryum radifres qui sont incolores au moment du dpt prennent peu peu une coloration tantt jaune ou orange1 tantt rose2 cette coloration disparat par la dissolution4 ,le chlorure de baryum radifre dgage des composs oxygns du chlore3 le bromure dgage du brome4 ,ces transformations lentes s'affirment gnralement quelque temps aprs la prparation du produit solide1 lequel1 en mme temps1 change d'aspect et de couleur1 en prenant une teinte jaune ou violace4 ,la lumire mise devient aussi plus violace4 ,les sels de radium purs semblent prouver les mmes transformations que ceux qui contiennent du baryum4 ,toutefois les cristaux de chlorure1 dposs en solution acide1 ne se colorent pas sensiblement pendant un temps qui est suffisant1 pour que les cristaux de chlorure de baryum radifres1 riches en radium1 prennent une coloration intense4 ,dgagement de gaz en prsence des sels de radium4--,une solution de bromure de radium dgage des gaz d'une manire continue#he4 ,ces gaz sont principalement de l'hydrogne et de l'oxygne1 et la composition du mlange est voisine de celle de l'eau2 on peut admettre qu'il y a dcomposition de l'eau en prsence du sel de radium4 #he ,,giesel1 ,ber41 #aijc1 p4 #cdg4--,,ramsay et ,,soddy1 ,phys4 ,zeitschr41 #ae septembre #aijc4 ,les sels solides de radium 7chlorure1 bromure7 donnent aussi lieu un dgagement continu de gaz4 ,ces gaz remplissent les pores du sel solide et se dgagent assez abondamment quand on dissout le sel4 ,on trouve dans le mlange gazeux de l'hydrogne1 de l'oxygne1 de l'acide carbonique1 de l'hlium2 le spectre des gaz prsente aussi quelques raies inconnues#hf4 #hf ,,ramsay et ,,soddy1 loc4 cit4 ,on peut attribuer des dgagements gazeux deux accidents qui se sont produits dans les expriences de ,m4 ,curie4 ,une ampoule de verre mince scelle1 remplie presque compltement par du bromure de radium solide et sec1 a fait explosion deux mois aprs la fermeture sous l'effet d'un faible chauffement2 l'explosion tait probablement due la pression du gaz intrieur4 ,dans une autre exprience une ampoule contenant du chlorure de radium prpar depuis longtemps communiquait avec un rservoir d'assez grand volume dans lequel on maintenait un vide trs parfait4 ,l'ampoule ayant t soumise un chauffement assez rapide vers #cjj1 le sel fit explosion2 l'ampoule fut brise1 et le sel fut projet distance2 il ne pouvait y avoir de pression notable dans l'ampoule au moment de l'explosion4 ,l'appareil avait d'ailleurs t soumis un essai de chauffage dans les mmes conditions en l'absence du sel de radium1 et aucun accident ne s'tait produit4 ,ces expriences montrent qu'il y a danger chauffer du sel de radium prpar depuis longtemps et qu'il y a aussi danger conserver pendant longtemps du radium en tube scell4 ,production de thermoluminescence4--,certains corps1 tels que la fluorine1 deviennent lumineux quand on les chauffe2 ils sont thermoluminescents2 leur luminosit s'puise au bout de quelque temps2 mais la facult de devenir de nouveau lumineux par la chaleur est restitue ces corps par l'action d'une tincelle et aussi par l'action du radium4 ,le radium peut donc restituer ces corps leurs proprits thermoluminescentes#hg4 ,lors de la chauffe la fluorine prouve une transformation qui est accompagne d'une mission de lumire4 ,quand la fluorine est ensuite soumise l'action du radium1 une transformation se refait en sens inverse1 et elle est encore accompagne d'une mission de lumire4 #hg ,,becquerel1 ,rapports au ,congrs de ,physique1 #aijj4 ,un phnomne absolument analogue se produit pour le verre expos aux rayons du radium4 ,l aussi une transformation se produit dans le verre1 pendant qu'il est lumineux sous l'action des rayons du radium2 cette transformation est mise en vidence par la coloration qui apparat et augmente progressivement4 ,quand on chauffe ensuite le verre ainsi modifi1 la transformation inverse se produit1 la coloration disparat1 et ce phnomne est accompagn de production de lumire4 ,il parat fort probable qu'il y a l une modification de nature chimique1 et la production de lumire est lie cette modification4 ,ce phnomne pourrait tre gnral4 ,il pourrait se faire que la production de fluorescence par l'action du radium et la luminosit des substances radifres fussent ncessairement lies un phnomne de transformation chimique ou physique de la substance qui met la lumire4 ,radiographies4--,l'action radiographique des nouvelles substances radioactives est trs intense4 ,toutefois la manire d'oprer doit tre trs diffrente avec le polonium et le radium4 ,le polonium n'agit qu' trs petite distance1 et son action est considrablement affaiblie par des crans solides2 il est facile de la supprimer pratiquement au moyen d'un cran peu pais 7#amm de verre74 ,le radium agit des distances considrablement plus grandes4 ,l'action radiographique des rayons du radium s'observe plus de #bm de distance dans l'air1 et cela mme quand le produit radiant est enferm dans une ampoule de verre4 ,les rayons qui agissent dans ces conditions appartiennent aux groupes et 4 ,grce aux diffrences qui existent entre la transparence de diverses matires pour les rayons1 on peut1 comme avec les rayons ,rntgen1 obtenir des radiographies de divers objets4 ,les mtaux sont1 en gnral1 opaques1 sauf l'aluminium qui est trs transparent4 ,il n'existe pas de diffrence de transparence notable entre les chairs et les os4 ,on peut oprer grande distance et avec des sources de trs petites dimensions2 on a alors des radiographies trs fines4 ,il est trs avantageux1 pour la beaut des radiographies1 de renvoyer les rayons de ct1 au moyen d'un champ magntique1 et de n'utiliser que les rayons 4 ,les rayons 1 en traversant l'objet radiographier1 prouvent1 en effet1 une certaine diffusion et occasionnent un certain flou4 ,en les supprimant1 on est oblig d'employer des temps de pose plus grands1 mais les rsultats sont meilleurs4 ,la radiographie d'un objet1 tel qu'un porte-monnaie1 demande un jour avec une source radiante constitue par quelques centigrammes de sel de radium1 enferm dans une ampoule de verre et plac #am de la plaque sensible1 devant laquelle se trouve l'objet4 ,si la source est #bj;cm de distance de la plaque1 le mme rsultat est obtenu en une heure4 ,au voisinage immdiat de la source radiante1 une plaque sensible est instantanment impressionne4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,radiographie obtenue avec les rayons du radium4 ,effets physiologiques4--,les rayons du radium exercent une action sur l'piderme4 ,cette action a t observe par ,m4 ,walkhoff et confirme par ,m4 ,giesel1 puis par ,,mm4 ,becquerel et ,curie#hh4 #hh ,,walkhoff1 ,phot4 ,rundschau1 octobre #aijj4--;,,giesel1 ,berichte d4 deutsch4 chem4 ,gesell41 t4 ,,xxiii4--,,becquerel et ,,curie1 ,comptes rendus1 t4 ,,cxxxii1 p4 #abhi4 ,si l'on place sur la peau une capsule en cellulod ou en caoutchouc mince renfermant un sel de radium trs actif et qu'on l'y laisse pendant quelque temps1 une rougeur se produit sur la peau1 soit de suite1 soit au bout d'un temps qui est d'autant plus long que l'action a t plus faible et moins prolonge2 cette tache rouge apparat l'endroit qui a t expos l'action2 l'altration locale de la peau se manifeste et volue comme une brlure4 ,dans certains cas il se forme une ampoule4 ,si l'exposition a t prolonge1 il se produit une ulcration trs longue gurir4 ,dans une exprience1 ,m4 ,curie a fait agir sur son bras un produit radiant relativement peu actif pendant #aj heures4 ,la rougeur se manifesta de suite1 et il se forma plus tard une plaie qui mit #d mois gurir4 ,l'piderme a t dtruit localement1 et n'a pu se reconstituer l'tat sain que lentement et pniblement avec formation d'une cicatrice trs marque4 ,une brlure au radium avec exposition d'une demi-heure apparut au bout de #ae jours1 forma une ampoule et gurit en #ae jours4 ,une autre brlure1 faite avec une exposition de #h minutes seulement1 occasionna une tache rouge qui apparut au bout de #b mois seulement et son effet fut insignifiant4 ,l'action du radium sur la peau peut se produire travers les mtaux1 mais elle est affaiblie4 ,pour se garantir de l'action1 il faut viter de garder longtemps le radium sur soi autrement qu'envelopp dans une feuille de plomb4 ,l'action du radium sur la peau a t tudie par ,m4 le ,dr ,danlos1 l'hpital ,saint-,louis1 comme procd de traitement de certaines maladies de la peau1 procd comparable au traitement par les rayons ,rntgen ou la lumire ultra-violette4 ,le radium donne ce point de vue des rsultats encourageants2 l'piderme partiellement dtruit par l'action du radium se reforme l'tat sain4 ,l'action du radium est plus profonde que celle de la lumire1 et son emploi est plus facile que celui de la lumire ou des rayons ,rntgen4 ,l'tude des conditions de l'application est ncessairement un peu longue1 parce qu'on ne peut se rendre compte immdiatement de l'effet de l'application4 ,m4 ,giesel a remarqu l'action du radium sur les feuilles des plantes4 ,les feuilles soumises l'action jaunissent et s'effritent4 ,m4 ,giesel a galement dcouvert l'action des rayons du radium sur l'il#hi4 ,quand on place dans l'obscurit un produit radiant au voisinage de la paupire ferme ou de la tempe1 on a la sensation d'une lumire qui remplit l'il4 ,ce phnomne a t tudi par ,,mm4 ,himstedt et ,nagel#ij4 ,ces physiciens ont montr que tous les milieux de l'il deviennent fluorescents par l'action du radium1 et c'est ce qui explique la sensation de lumire perue4 ,les aveugles chez lesquels la rtine est intacte1 sont sensibles l'action du radium1 tandis que ceux dont la rtine est malade n'prouvent pas la sensation lumineuse due aux rayons4 #hi ,,giesel1 ,naturforscherrersammlung1 ,mnchen1 #ahii4 #ij ,,himstedt et ,,nagel1 ,ann4 der ,physik1 t4 ,,iv1 #aija4 ,les rayons du radium empchent ou entravent le dveloppement des colonies microbiennes1 mais cette action n'est pas trs intense#ia4 #ia ,,aschkinass et ,,caspari1 ,ann4 der ,physik1 t4 ,,vi1 #aija1 p4 #egj4 ,rcemment1 ,m4 ,danysz a montr que les rayons du radium agissent nergiquement sur la moelle et sur le cerveau4 ,aprs une action d'une heure1 des paralysies se produisent chez les animaux soumis aux expriences1 et ceux-ci meurent gnralement au bout de quelques jours#ib4 #ib ,,danysz1 ,comptes rendus1 #af fvrier #aijc4 ,action de la temprature sur le rayonnement4--,on n'a encore que peu de renseignements sur la manire dont varie l'mission des corps radioactifs avec la temprature4 ,nous savons cependant que l'mission subsiste aux basses tempratures4 ,m4 ,curie a plac dans l'air liquide un tube de verre qui contenait du chlorure de baryum radifre#ic4 ,la luminosit du produit radiant persiste dans ces conditions4 ,au moment o l'on retire le tube de l'enceinte froide1 il parat mme plus lumineux qu' la temprature ambiante4 ,a la temprature de l'air liquide1 le radium continue exciter la fluorescence du sulfate d'uranyle et de potassium4 ,m4 ,curie a vrifi par des mesures lectriques que le rayonnement1 mesur une certaine distance de la source radiante1 possde la mme intensit quand le radium est la temprature ambiante1 ou quand il est dans une enceinte la temprature de l'air liquide4 ,dans ces expriences1 le radium tait plac au fond d'un tube ferm un bout4 ,les rayons sortaient du tube par le bout ouvert1 traversaient un certain espace d'air et taient recueillis dans un condensateur4 ,on mesurait l'action des rayons sur l'air du condensateur1 soit en laissant le tube dans l'air1 soit en l'entourant d'air liquide jusqu' une certaine hauteur4 ,le rsultat obtenu tait le mme dans les deux cas4 #ic ,,curie1 ,socit de ,physique1 #b mars #aijj4 ,quand on porte le radium une temprature leve1 sa radioactivit subsiste4 ,le chlorure de baryum radifre qui vient d'tre fondu 7vers #hjj7 est radioactif et lumineux4 ,toutefois1 une chauffe prolonge temprature leve a pour effet d'abaisser temporairement la radioactivit du produit4 ,la baisse est trs importante1 elle peut constituer #ge pour #ajj du rayonnement total4 ,la baisse proportionnelle est moins grande sur les rayons absorbables que sur les rayons pntrants1 qui sont sensiblement supprims par la chauffe4 ,avec le temps1 le rayonnement du produit reprend l'intensit et la composition qu'il avait avant la chauffe2 ce rsultat est atteint au bout de #b mois environ partir de la chauffe4 ,,chapitre ,,iv4 ,,la ,,radioactivit ,,induite4 ,communication de la radioactivit des substances primitivement inactives4--,au cours de nos recherches sur les substances radioactives1 nous avons remarqu1 ,m4 ,curie et moi1 que toute substance qui sjourne pendant quelque temps au voisinage d'un sel radifre devient elle-mme radioactive#id4 ,dans notre premire publication ce sujet1 nous nous sommes attachs prouver que la radioactivit1 ainsi acquise par des substances primitivement inactives1 n'est pas due un transport de poussires radioactives qui seraient venues se poser la surface de ces substances4 ,ce fait1 actuellement certain1 est prouv en toute vidence par l'ensemble des expriences qui seront dcrites ici1 et notamment par les lois suivant lesquelles la radioactivit provoque dans les substances naturellement inactives disparat quand on soustrait ces substances l'action du radium4 #id ,m4 et ,mme ,,curie1 ,comptes rendus1 #f novembre #ahii4 ,nous avons donn au phnomne nouveau ainsi dcouvert le nom de radioactivit induite4 ,dans la mme publication1 nous avons indiqu les caractres essentiels de la radioactivit induite4 ,nous avons activ des lames de substances diverses1 en les plaant au voisinage de sels radifres solides et nous avons tudi la radioactivit de ces lames par la mthode lectrique4 ,nous avons observ ainsi les faits suivants3 #a ,l'activit d'une lame expose l'action du radium augmente avec le temps de l'exposition en se rapprochant d'une certaine limite1 suivant une loi asymptotique4 #b ,l'activit d'une lame qui a t active par l'action du radium et qui a t ensuite soustraite cette action disparat en quelques jours4 ,cette activit induite tend vers zro en fonction du temps1 suivant une loi asymptotique4 #c ,toutes conditions gales d'ailleurs1 la radioactivit induite par un mme produit radifre sur diverses lames est indpendante de la nature de la lame4 ,le verre1 le papier1 les mtaux s'activent avec la mme intensit4 #d ,la radioactivit induite sur une mme lame par divers produits radifres a une valeur limite d'autant plus leve que le produit est plus actif4 ,peu de temps aprs1 ,m4 ,rutherford publia un travail1 duquel il rsulte que les composs du thorium sont capables de produire le phnomne de la radioactivit induite#ie4 ,m4 ,rutherford trouva pour ce phnomne les mmes lois que celles qui viennent d'tre exposes1 et il dcouvrit en plus ce fait important1 que les corps chargs d'lectricit ngative s'activent plus nergiquement que les autres4 ,m4 ,rutherford observa d'ailleurs que l'air qui a pass sur de l'oxyde de thorium conserve pendant #aj minutes environ une conductibilit notable4 ,l'air qui est dans cet tat communique la radioactivit induite des substances inactives1 surtout celles charges ngativement4 ,m4 ,rutherford interprte ses expriences en admettant que les composs du thorium1 et surtout l'oxyde1 mettent une manation radioactive particulire1 susceptible d'tre entrane par les courants d'air et charge d'lectricit positive4 ,cette manation serait la cause de la radioactivit induite4 ,m4 ,dorn a reproduit1 avec les sels de baryum radifres1 les expriences que ,m4 ,rutherford avait faites avec de l'oxyde de thorium#if4 #ie ,,rutherford1 ,phil4 ,mag41 janvier et fvrier #aijj4 #if ,,dorn1 ,abh4 ,naturforsch4 ,gesell4 ,halle1 juin #aijj4 ,m4 ,debierne a montr que l'actinium provoque1 d'une faon extrmement intense1 l'activit induite des corps placs dans son voisinage4 ,de mme que pour le thorium1 il se produit un entranement considrable de l'activit par les courants d'air#ig4 #ig ,,debierne1 ,comptes rendus1 #cj juillet #aijj2 #af fvrier #aijc4 ,la radioactivit induite se prsente sous des aspects trs varis1 et quand on produit l'activation d'une substance au voisinage du radium l'air libre1 on obtient des rsultats irrguliers4 ,,mm4 ,curie et ,debierne ont remarqu que le phnomne est1 au contraire1 trs rgulier quand on opre en vase clos2 ils ont donc tudi l'activation en enceinte ferme#ih4 #ih ,,curie et ,,debierne1 ,comptes rendus1 #d mars #aija4 ,activation en enceinte ferme4--,la radioactivit induite est la fois plus intense et plus rgulire quand on opre en vase clos4 ,la matire active est place dans une petite ampoule en verre a ouverte en o 7fig4 #aa7 au milieu d'une enceinte close4 ,diverses plaques ,a1 ,b1 ,c1 ,d1 ,e places dans l'enceinte deviennent radioactives au bout d'un jour d'exposition4 ,l'activit est la mme1 quelle que soit la nature de la plaque1 dimensions gales plomb1 cuivre1 aluminium1 verre1 bonite1 cire1 carton1 paraffine4 ,l'activit d'une face de l'une des lames est d'autant plus grande1 que l'espace libre en regard de cette face est plus grand4 ,si l'on rpte l'exprience prcdente avec l'ampoule a compltement ferme1 on n'obtient aucune activit induite4 ,le rayonnement du radium n'intervient pas directement dans la production de la radioactivit induite4 ,c'est ainsi que1 dans l'exprience prcdente1 la lame ,d1 protge du rayonnement par l'cran en plomb pais ,,pp1 est active autant que ,b et ,e4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,la radioactivit se transmet par l'air de proche en proche depuis la matire radiante jusqu'au corps activer4 ,elle peut mme se transmettre au loin par des tubes capillaires trs troits4 ,la radioactivit induite est la fois plus intense et plus rgulire1 si l'on remplace le sel radifre activant solide par sa dissolution aqueuse4 ,les liquides sont susceptibles d'acqurir la radioactivit induite4 ,on peut1 par exemple1 rendre radioactive l'eau pure1 en la plaant dans un vase l'intrieur d'une enceinte close qui renferme galement une solution d'un sel radifre4 ,certaines substances deviennent lumineuses1 quand on les place dans une enceinte activante 7corps phosphorescents et fluorescents1 verre1 papier1 coton1 eau1 solutions salines74 ,le sulfure de zinc phosphorescent est particulirement brillant dans ces conditions4 ,la radioactivit de ces corps lumineux est cependant la mme que celle d'un morceau de mtal ou autre corps qui s'active dans les mmes conditions sans devenir lumineux4 ,quelle que soit la substance que l'on active en vase clos1 cette substance prend une activit qui augmente avec le temps et finit par atteindre une valeur limite1 toujours la mme1 quand on opre avec la mme matire activante et le mme dispositif exprimental4 ,la radioactivit induite limite est indpendante de la nature et de la pression du gaz qui se trouve dans l'enceinte activante 7air1 hydrogne1 acide carbonique74 ,la radioactivit induite limite dans une mme enceinte dpend seulement de la quantit de radium qui s'y trouve l'tat de solution1 et semble lui tre proportionnelle4 ,rle des gaz dans les phnomnes de radioactivit induite4 manation4--,les gaz prsents dans une enceinte qui renferme un sel solide ou une solution de sel de radium sont radioactifs4 ,cette radioactivit persiste si l'on aspire les gaz avec une trompe et qu'on les recueille dans une prouvette4 ,les parois de l'prouvette deviennent alors elles-mmes radioactives1 et le verre de l'prouvette est lumineux dans l'obscurit4 ,l'activit et la luminosit de l'prouvette disparaissent ensuite compltement1 mais fort lentement1 et l'on peut au bout d'un mois constater encore la radioactivit4 ,ds le dbut de nos recherches1 nous avons1 ,m4 ,curie et moi1 extrait en chauffant la pechblende un gaz fortement radioactif1 mais1 comme dans l'exprience prcdente1 l'activit de ce gaz avait fini par disparatre compltement#ii4 #ii ,p4 ,,curie et ,mme ,,curie1 ,rapports au ,congrs de ,physique1 #aijj4 ,ainsi1 pour le thorium1 le radium1 l'actinium1 la radioactivit induite se propage de proche en proche travers les gaz1 depuis le corps actif jusqu'aux parois de l'enceinte qui le renferme1 et la proprit activante est entrane avec le gaz lui-mme1 quand on extrait celui-ci de l'enceinte4 ,quand on mesure la radioactivit de matires radifres par la mthode lectrique au moyen de l'appareil 7fig4 #a7 l'air entre les plateaux devient galement radioactif2 cependant1 en envoyant un courant d'air entre les plateaux1 on n'observe pas de baisse notable dans l'intensit du courant1 ce qui prouve que la radioactivit rpandue dans l'espace entre les plateaux est peu importante par rapport celle du radium lui-mme l'tat solide4 ,il en est tout autrement dans le cas du thorium4 ,les irrgularits que j'avais observes en mesurant la radioactivit des composs du thorium provenaient du fait qu' cette poque je travaillais avec un condensateur ouvert l'air2 or le moindre courant d'air produit un changement considrable dans l'intensit du courant1 parce que la radioactivit rpandue dans l'espace au voisinage du thorium est importante par rapport la radioactivit de la substance4 ,cet effet est encore bien plus marqu pour l'actinium4 ,un compos trs actif d'actinium parat beaucoup moins actif quand on envoie un courant d'air sur la substance4 ,l'nergie radioactive est donc renferme dans les gaz sous une forme spciale4 ,m4 ,rutherford suppose que certains corps radioactifs dgagent constamment un gaz matriel radioactif qu'il appelle manation4 ,c'est ce gaz qui aurait la proprit de rendre radioactifs les corps qui se trouvent dans l'espace o il est rpandu4 ,les corps qui mettent de l'manation sont le radium1 le thorium et l'actinium4 ,dsactivation l'air libre des corps solides activs4--,un corps solide1 qui a t activ par le radium dans une enceinte activante pendant un temps suffisant1 et qui a t ensuite retir de l'enceinte1 se dsactive l'air libre suivant une loi d'allure exponentielle qui est la mme pour tous les corps et qui est reprsente par la formule suivante#ajj3 ,i ,i#j 7 a e-t_/#a - 7a - #a7 e-t_/#b71 ,i#j tant l'intensit initiale du rayonnement au moment o l'on retire la lame de l'enceinte1 ,i l'intensit au temps t2 a est un coefficient numrique a #d4bj2 #a et #b sont des constantes de temps3 #a #bdbj secondes1 #b #ahfj secondes4 ,au bout de #b ou #c heures cette loi se rduit sensiblement une exponentielle simple3 l'influence de la seconde exponentielle sur la valeur de ,i ne se fait plus sentir4 ,la loi de dsactivation est alors telle que l'intensit du rayonnement baisse de la moiti de sa valeur en #bh minutes4 ,cette loi finale peut tre considre comme caractristique de la dsactivation l'air libre des corps solides activs par le radium4 #ajj ,,curie et ,,danne1 ,comptes rendus1 #i fvrier #aijc4 ,les corps solides activs par l'actinium se dsactivent l'air libre suivant une loi exponentielle voisine de la prcdente4 ,mais cependant la dsactivation est un peu plus lente#aja4 #aja ,,debierne1 ,comptes rendus1 #af fvrier #aijc4 ,les corps solides activs par le thorium se dsactivent beaucoup plus lentement2 l'intensit du rayonnement baisse de moiti en #aa heures#ajb4 #ajb ,,rutherford1 ,phil4 ,mag41 fvrier #aijj4 ,dsactivation en enceinte close4 ,vitesse de destruction de l'manation#ajc4--,une enceinte ferme active par le radium et soustraite ensuite son action1 se dsactive suivant une loi beaucoup moins rapide que celle de la dsactivation l'air libre4 ,on peut1 par exemple1 faire l'exprience avec un tube en verre que l'on active intrieurement1 en le mettant pendant un certain temps en communication avec une solution d'un sel de radium4 ,on scelle ensuite le tube la lampe1 et l'on mesure l'intensit du rayonnement mis l'extrieur par les parois du tube1 pendant que la dsactivation se produit4 #ajc ,p4 ,,curie1 ,comptes rendus1 #ag novembre #aijb4 ,la loi de dsactivation est une loi exponentielle4 ,elle est donne avec une grande exactitude par la formule ,i ,i#j e-t_/ ,i#j intensit du rayonnement initial2 ,i1 intensit du rayonnement au temps t2 1 une constante de temps #d4igj #aje secondes4 ,l'intensit du rayonnement diminue de moiti en #d jours4 ,cette loi de dsactivation est absolument invariable1 quelles que soient les conditions de l'exprience 7dimensions de l'enceinte1 nature des parois1 nature du gaz dans l'enceinte1 dure de l'activation1 etc474 ,la loi de dsactivation reste la mme1 quelle que soit la temprature entre -#ahj et #dej4 ,cette loi de dsactivation est donc tout fait caractristique et pourrait servir dfinir un talon de temps absolument indpendant4 ,dans ces expriences1 c'est l'nergie radioactive accumule dans le gaz qui entretient l'activit des parois4 ,si1 en effet1 on supprime le gaz en faisant le vide dans l'enceinte1 on constate que les parois se dsactivent ensuite suivant le mode rapide de dsactivation1 l'intensit du rayonnement diminuant de moiti en #bh minutes4 ,ce mme rsultat est obtenu en substituant dans l'enceinte de l'air ordinaire l'air activ4 ,la loi de dsactivation avec baisse de moiti en #d jours est donc caractristique de la disparition de l'nergie radioactive accumule dans le gaz4 ,si l'on se sert de l'expression adopte par ,m4 ,rutherford1 on peut dire que l'manation du radium disparat spontanment en fonction du temps avec baisse de moiti en #d jours4 ,l'manation du thorium est d'une autre nature et disparat beaucoup plus rapidement4 ,le pouvoir d'activation diminue de moiti en #a minute #aj secondes environ4 ,l'manation de l'actinium disparat encore plus rapidement2 la baisse de moiti a lieu en quelques secondes4 ,,mm4 ,elster et ,geitel ont montr qu'il existe toujours dans l'air atmosphrique1 en trs faible proportion1 une manation radioactive analogue celles mises par les corps radioactifs4 ,des fils mtalliques tendus dans l'air et maintenus un potentiel ngatif s'activent sous l'influence de cette manation4 ,l'air que l'on aspire au moyen d'un tube enfonc dans le sol est particulirement charg d'manation#ajd4 ,l'origine de cette manation est encore inconnue4 #ajd ,,elster et ,,geitel1 ,physik4 ,zeitschrift1 #ae septembre #aijb4 ,l'air extrait de certaines eaux minrales contient de l'manation tandis que l'air contenu dans l'eau de la mer et des rivires en est peu prs exempt4 ,nature des manations4--,suivant ,m4 ,rutherford l'manation d'un corps radioactif est un gaz matriel radioactif qui s'chappe de ce corps4 ,en effet1 bien des points de vue1 l'manation du radium se comporte comme un gaz ordinaire4 ,quand on met en communication deux rservoirs en verre dont l'un contient de l'manation tandis que l'autre n'en contient pas1 l'manation passe en se diffusant dans le deuxime rservoir1 et quand l'quilibre est tabli1 on constate que l'manation s'est partage entre les deux rservoirs comme le ferait un gaz ordinaire3 si les deux rservoirs sont la mme temprature1 l'manation se partage entre eux dans le rapport de leurs volumes2 s'ils sont des tempratures diffrentes1 elle se partage entre eux comme un gaz parfait obissant aux lois de ,mariotte et de ,gay-,lussac4 ,pour tablir ce rsultat il suffit de mesurer le rayonnement du premier rservoir avant et aprs le partage2 ce rayonnement est proportionnel la quantit d'manation contenue dans le rservoir4 ,mais1 comme la diffusion de l'manation demande un certain temps jusqu' ce que l'quilibre soit tabli1 il est ncessaire1 pour l'exactitude du calcul relatif l'exprience1 de tenir compte de la destruction spontane de l'manation avec le temps#aje4 #aje ,p4 ,,curie et ,j4 ,,danne1 ,comptes rendus1 #b juin #aijc4 ,l'manation du radium se diffuse le long d'un tube troit suivant les lois de la diffusion des gaz1 et son coefficient de diffusion est comparable celui de l'acide carbonique#ajf4 #ajf ,p4 ,,curie et ,j4 ,,danne1 ,comptes rendus1 #b juin #aijc4 ,,mm4 ,rutherford et ,soddy ont montr que les manations du radium et du thorium se condensent la temprature de l'air liquide1 comme le feraient des gaz qui seraient liqufiables cette temprature4 ,un courant d'air charg d'manation perd ses proprits radioactives en traversant un serpentin qui plonge dans l'air liquide2 l'manation reste condense dans le serpentin1 et elle se retrouve l'tat gazeux quand on rchauffe celui-ci4 ,l'manation du radium se condense -#aej1 celle du thorium une temprature comprise entre -#ajj et -#aejajg4 ,on peut faire l'exprience suivante3 deux rservoirs de verre ferms1 l'un grand1 l'autre petit1 communiquent ensemble par un tube court muni d'un robinet2 ils sont remplis de gaz activ par le radium et sont par suite tous les deux lumineux4 ,on plonge le petit rservoir dans l'air liquide1 toute l'manation s'y condense2 au bout d'un certain temps on spare les deux rservoirs l'un de l'autre en fermant le robinet1 et l'on retire ensuite le petit rservoir de l'air liquide4 ,on constate que c'est le petit rservoir qui contient toute l'activit4 ,pour s'en assurer il suffit d'observer la phosphorescence du verre des deux rservoirs4 ,le grand rservoir n'est plus lumineux1 tandis que le petit est plus lumineux qu'au dbut de l'exprience4 ,l'exprience est particulirement brillante si l'on a eu soin d'enduire les parois des deux rservoirs de sulfure de zinc phosphorescent4 #ajg ,,rutherford et ,,soddy1 ,phil4 ,mag41 mai #aijc4 ,toutefois1 si l'manation du radium est tout fait comparable un gaz liqufiable1 la temprature de condensation par refroidissement devrait tre fonction de la quantit d'manation contenue dans un certain volume d'air2 ce qui n'a pas t signal4 ,on doit aussi faire remarquer que l'manation passe avec une grande facilit travers les trous ou les fissures les plus tnues des corps solides1 dans des conditions o les gaz matriels ordinaires ne peuvent circuler qu'avec une lenteur extrme4 ,enfin1 l'manation du radium se distingue d'un gaz matriel ordinaire en ce qu'elle se dtruit spontanment quand elle est enferme en tube de verre scell2 tout au moins observe-t-on1 dans ces conditions1 la disparition de la proprit radioactive4 ,cette proprit radioactive est d'ailleurs encore actuellement la seule qui caractrise l'manation notre connaissance1 car jusqu' prsent on n'a encore tabli avec certitude ni l'existence d'un spectre caractristique de l'manation1 ni une pression due l'manation4 ,toutefois tout rcemment ,,mm4 ,ramsay et ,soddy ont observ1 dans le spectre des gaz extraits du radium1 des raies nouvelles qui pourraient1 leur avis1 appartenir l'manation du radium4 ,ils ont aussi constat que les gaz extraits du radium contiennent de l'hlium1 et que ce dernier gaz se forme spontanment en prsence de l'manation du radium#ajh4 ,si ces rsultats1 dont l'importance est considrable1 se confirment1 on pourra tre amen considrer l'manation comme un gaz matriel instable1 et l'hlium serait peut-tre un des produits de la dsagrgation de ce gaz4 #ajh ,,ramsay et ,,soddy1 ,physikalische ,zeitschrift1 #ae septembre #aijc4 ,les manations du radium et du thorium ne semblent pas tre altres par divers agents chimiques trs nergiques1 et pour cette raison ,,mm4 ,rutherford et ,soddy les assimilent des gaz de la famille de l'argon#aji4 #aji ,phil4 ,mag41 #aijb1 p4 #ehj2 #aijc1 p4 #deg4 ,variation d'activit des liquides activs et des solutions radifres4--,un liquide quelconque devient radioactif lorsqu'il est plac dans un vase dans une enceinte activante4 ,si l'on retire le liquide de l'enceinte et qu'on le laisse l'air libre1 il se dsactive rapidement en transmettant son activit aux gaz et aux corps solides qui l'entourent4 ,si l'on enferme un liquide activ dans un flacon ferm1 il se dsactive bien plus lentement et l'activit baisse alors de moiti en #d jours1 comme cela arriverait pour un gaz activ enferm dans un vase clos4 ,on peut expliquer ce fait en admettant que l'nergie radioactive est emmagasine dans les liquides sous une forme identique celle sous laquelle elle est emmagasine dans un gaz 7sous forme d'manation74 ,une dissolution d'un sel radifre se comporte en partie d'une faon analogue4 ,tout d'abord1 il est fort remarquable que la solution d'un sel de radium1 qui est place depuis quelque temps dans une enceinte close1 n'est pas plus active que de l'eau pure place dans un vase contenu dans la mme enceinte1 lorsque l'quilibre d'activit s'est tabli4 ,si l'on retire de l'enceinte la solution radifre et qu'on la laisse l'air dans un vase largement ouvert1 l'activit se rpand dans l'espace1 et la solution devient peu prs inactive1 bien qu'elle contienne toujours le radium4 ,si alors on enferme cette solution dsactive dans un flacon ferm1 elle reprend peu peu1 en une quinzaine de jours1 une activit limite qui peut tre considrable4 ,au contraire1 un liquide activ qui ne renferme pas de radium et qui a t dsactiv l'air libre1 ne reprend pas son activit quand on le met dans un flacon ferm4 ,thorie de la radioactivit4--,voici1 d'aprs ,,mm4 ,curie et ,debierne1 une thorie trs gnrale qui permet de coordonner les rsultats de l'tude de la radioactivit induite1 rsultats que je viens d'exposer et qui constituent des faits indpendants de toute hypothse#aaj4 #aaj ,,curie et ,,debierne1 ,comptes rendus1 #bi juillet #aija4 ,on peut admettre que chaque atome de radium fonctionne comme une source continue et constante d'nergie1 sans qu'il soit1 d'ailleurs1 ncessaire de prciser d'o vient cette nergie4 ,l'nergie radioactive qui s'accumule dans le radium tend se dissiper de deux faons diffrentes3 #a par rayonnement 7rayons chargs et non chargs d'lectricit72 #b par conduction1 c'est--dire par transmission de proche en proche aux corps environnants1 par l'intermdiaire des gaz et des liquides 7dgagement d'manation et transformation en radioactivit induite74 ,la perte d'nergie radioactive1 tant par rayonnement que par conduction1 crot avec la quantit d'nergie accumule dans le corps radioactif4 ,un quilibre de rgime doit s'tablir ncessairement quand1 la double perte1 dont je viens de parler1 compense l'apport continu fait par le radium4 ,cette manire de voir est analogue celle qui est en usage dans les phnomnes calorifiques4 ,si1 dans l'intrieur d'un corps1 il se fait1 pour une raison quelconque1 un dgagement continu et constant de chaleur1 la chaleur s'accumule dans le corps1 et la temprature s'lve1 jusqu' ce que la perte de chaleur par rayonnement et par conduction fasse quilibre l'apport continu de chaleur4 ,en gnral1 sauf dans certaines conditions spciales1 l'activit ne se transmet pas de proche en proche travers les corps solides4 ,lorsqu'on conserve une dissolution en tube scell1 la perte par rayonnement subsiste seule1 et l'activit radiante de la dissolution prend une valeur leve4 ,si1 au contraire1 la dissolution se trouve dans un vase ouvert1 la perte d'activit de proche en proche1 par conduction1 devient considrable1 et1 lorsque l'tat de rgime est atteint1 l'activit radiante de la dissolution est trs faible4 ,l'activit radiante d'un sel radifre solide1 laiss l'air libre1 ne diminue pas sensiblement1 parce que1 la propagation de la radioactivit par conduction ne se faisant pas travers les corps solides1 c'est seulement une couche superficielle trs mince qui produit la radioactivit induite4 ,on constate1 en effet1 que la dissolution du mme sel produit des phnomnes de radioactivit induite beaucoup plus intenses4 ,avec un sel solide l'nergie radioactive s'accumule dans le sel et se dissipe surtout par rayonnement4 ,au contraire1 lorsque le sel est en dissolution dans l'eau depuis quelques jours1 l'nergie radioactive est rpartie entre l'eau et le sel1 et si on les spare par distillation1 l'eau entrane une grande partie de l'activit1 et le sel solide est beaucoup moins actif 7#aj ou #ae fois7 qu'avant dissolution4 ,ensuite le sel solide reprend peu peu son activit primitive4 ,on peut chercher prciser encore davantage la thorie qui prcde1 en imaginant que la radioactivit du radium lui-mme se produit au moins en grande partie par l'intermdiaire de l'nergie radioactive mise sous forme d'manation4 ,on peut admettre que chaque atome de radium est une source continue et constante d'manation4 ,en mme temps que cette forme d'nergie se produit1 elle prouve progressivement une transformation en nergie radioactive de rayonnement ,becquerel2 la vitesse de cette transformation est proportionnelle la quantit d'manation accumule4 ,quand une solution radifre est enferme dans une enceinte1 l'manation peut se rpandre dans l'enceinte et sur les parois4 ,c'est donc l qu'elle est transforme en rayonnement1 tandis que la solution n'met que peu de rayons ,becquerel1--le rayonnement est1 en quelque sorte1 extrioris4 ,au contraire1 dans le radium solide1 l'manation1 ne pouvant s'chapper facilement1 s'accumule et se transforme sur place en rayonnement ,becquerel2 ce rayonnement atteint donc une valeur leve#aaa4 #aaa ,,curie1 ,comptes rendus1 #bf janvier #aijc4 ,si cette thorie de la radioactivit tait gnrale1 il faudrait admettre que tous les corps radioactifs mettent de l'manation4 ,or1 cette mission a t constate pour le radium1 le thorium et l'actinium2 ce dernier corps en met normment mme l'tat solide4 ,l'uranium et le polonium ne semblent pas mettre d'manation1 bien qu'ils mettent des rayons ,becquerel4 ,ces corps ne produisent pas la radioactivit induite en vase clos comme les corps radioactifs cits prcdemment4 ,ce fait n'est pas en contradiction absolue avec la thorie qui prcde4 ,si1 en effet1 l'uranium et le polonium mettaient des manations qui se dtruisent avec une trs grande rapidit1 il serait trs difficile d'observer l'entranement de ces manations par l'air et les effets de radioactivit induite produits par elles sur les corps voisins4 ,une telle hypothse n'est nullement invraisemblable1 puisque les temps pendant lesquels les quantits d'manation du radium et du thorium diminuent de moiti sont entre eux comme #ejjj est #a4 ,on verra d'ailleurs que dans certaines conditions l'uranium peut provoquer la radioactivit induite4 ,autre forme de la radioactivit induite4--,d'aprs la loi de dsactivation l'air libre des corps solides activs par le radium1 l'activit radiante au bout d'une journe est peu prs insensible4 ,certains corps cependant font exception3 tels sont le cellulod1 la paraffine1 le caoutchouc1 etc4 ,quand ces corps ont t activs assez longtemps1 ils se dsactivent plus lentement que ne le veut la loi1 et il faut souvent quinze ou vingt jours pour que l'activit devienne insensible4 ,il semble que ces corps aient la proprit de s'imprgner de l'nergie radioactive sous forme d'manation2 ils la perdent ensuite peu peu en produisant la radioactivit induite dans leur voisinage4 ,radioactivit induite volution lente4--,on observe encore une tout autre forme de radioactivit induite1 qui semble se produire sur tous les corps1 quand ils ont sjourn pendant des mois dans une enceinte activante4 ,quand ces corps sont retirs de l'enceinte1 leur activit diminue d'abord jusqu' une valeur trs faible suivant la loi ordinaire 7diminution de moiti en une demi-heure72 mais1 quand l'activit est tombe #a_/bjjjj environ de la valeur initiale1 elle ne diminue plus ou du moins elle volue avec une lenteur extrme1 quelquefois mme elle va en augmentant4 ,nous avons des lames de cuivre1 d'aluminium1 de verre qui conservent ainsi une activit rsiduelle depuis plus de six mois4 ,ces phnomnes d'activit induite semblent tre d'une tout autre nature que ceux ordinaires1 et ils offrent une volution beaucoup plus lente4 ,un temps considrable est ncessaire aussi bien pour la production que pour la disparition de cette forme de radioactivit induite4 ,radioactivit induite sur des substances qui sjournent en dissolution avec le radium4--,quand on traite un minerai radioactif contenant du radium1 pour en extraire ce corps1 et tant que le travail n'est pas avanc1 on ralise des sparations chimiques1 aprs lesquelles la radioactivit se trouve entirement avec l'un des produits de la raction1 l'autre produit tant entirement inactif4 ,on spare ainsi d'un ct des produits radiants qui peuvent tre plusieurs centaines de fois plus actifs que l'uranium1 de l'autre ct du cuivre1 de l'antimoine1 de l'arsenic1 etc41 absolument inactifs4 ,certains autres corps 7le fer1 le plomb7 n'taient jamais spars l'tat compltement inactif4 ,a mesure que les corps radiants se concentrent1 il n'en est plus de mme2 aucune sparation chimique ne fournit plus de produits absolument inactifs2 toutes les portions rsultant d'une sparation sont toujours actives des degrs variables4 ,aprs la dcouverte de la radioactivit induite1 ,m4 ,giesel essaya le premier d'activer le bismuth inactif ordinaire en le maintenant en solution avec du radium trs actif4 ,il obtint ainsi du bismuth radioactif#aab1 et il en conclut que le polonium extrait de la pechblende tait probablement du bismuth activ par le voisinage du radium contenu dans la pechblende4 #aab ,,giesel1 ,socit de ,physique de ,berlin1 janvier #aijj4 ,j'ai galement prpar du bismuth activ en maintenant le bismuth en dissolution avec un sel radifre trs actif4 ,les difficults de cette exprience consistent dans les soins extrmes qu'il faut prendre pour liminer le radium de la dissolution4 ,si l'on songe la quantit infinitsimale de radium qui suffit pour produire dans un gramme de matire une radioactivit trs notable1 on ne croit jamais avoir assez lav et purifi le produit activ4 ,or1 chaque purification entrane une baisse d'activit du produit activ1 soit que rellement on en retire des traces de radium1 soit que la radioactivit induite dans ces conditions ne rsiste pas aux transformations chimiques4 ,les rsultats que j'obtiens semblent cependant tablir avec certitude que l'activation se produit et persiste aprs que l'on a spar le radium4 ,c'est ainsi qu'en fractionnant le nitrate de mon bismuth activ par prcipitation de la solution azotique par l'eau1 je trouve que1 aprs purification trs soigneuse1 il se fractionne comme le polonium1 la partie la plus active tant prcipite en premier4 ,si la purification est insuffisante1 c'est le contraire qui se produit1 indiquant que des traces de radium se trouvaient encore avec le bismuth activ4 ,j'ai obtenu ainsi du bismuth activ pour lequel le sens du fractionnement indiquait une grande puret et qui tait #bjjj fois plus actif que l'uranium4 ,ce bismuth diminue d'activit avec le temps4 ,mais une autre partie du mme produit1 prpare avec les mmes prcautions et se fractionnant dans le mme sens1 conserve son activit sans diminution sensible depuis un temps qui est actuellement de trois ans environ4 ,cette activit est #aej fois plus grande que celle de l'uranium4 ,j'ai activ galement du plomb et de l'argent en les laissant en dissolution avec le radium4 ,le plus souvent la radioactivit induite ainsi obtenue ne diminue gure avec le temps1 mais elle ne rsiste gnralement pas plusieurs transformations chimiques successives du corps activ4 ,m4 ,debierne#aac a activ du baryum en le laissant en solution avec l'actinium4 ,ce baryum activ reste actif aprs diverses transformations chimiques1 son activit est donc une proprit atomique assez stable4 ,le chlorure de baryum activ se fractionne comme le chlorure de baryum radifre1 les parties les plus actives tant les moins solubles dans l'eau et l'acide chlorhydrique tendu4 ,le chlorure sec est spontanment lumineux2 son rayonnement ,becquerel est analogue celui du chlorure de baryum radifre4 ,m4 ,debierne a obtenu du chlorure de baryum activ #ajjj fois plus actif que l'uranium4 ,ce baryum n'avait cependant pas acquis tous les caractres du radium1 car il ne montrait au spectroscope aucune des raies les plus fortes du radium4 ,de plus son activit diminua avec le temps1 et au bout de trois semaines elle tait devenue trois fois plus faible qu'au dbut4 #aac ,,debierne1 ,comptes rendus1 juillet #aijj4 ,il y a toute une tude faire sur l'activation des substances en dissolution avec les corps radioactifs4 ,il semble que1 suivant les conditions de l'exprience1 on puisse obtenir des formes de radioactivit induite atomique plus ou moins stables4 ,la radioactivit induite dans ces conditions est peut-tre la mme que la forme volution lente que l'on obtient par activation prolonge distance dans une enceinte activante4 ,il y a lieu de se demander jusqu' quel degr la radioactivit induite atomique affecte la nature chimique de l'atome1 et si elle peut modifier les proprits chimiques de celui-ci1 soit d'une faon passagre1 soit d'une faon stable4 ,l'tude chimique des corps activs distance est rendue difficile par ce fait que l'activation est limite une couche superficielle trs mince1 et que1 par suite1 la proportion de matire qui a pu tre atteinte par la transformation est extrmement faible4 ,la radioactivit induite peut aussi tre obtenue en laissant certaines substances en dissolution avec l'uranium4 ,l'exprience russit avec le baryum4 ,si1 comme l'a fait ,m4 ,debierne1 on ajoute de l'acide sulfurique une solution qui contient de l'uranium et du baryum1 le sulfate de baryum prcipit entrane de l'activit2 en mme temps le sel d'uranium perd une partie de la sienne4 ,m4 ,becquerel a trouv qu'en rptant cette opration plusieurs fois1 on obtient de l'uranium peine actif4 ,on pourrait croire1 d'aprs cela1 que dans cette opration on a russi sparer de l'uranium un corps radioactif diffrent de ce mtal1 et dont la prsence produisait la radioactivit de l'uranium4 ,cependant il n'en est rien1 car au bout de quelques mois l'uranium reprend son activit primitive2 au contraire1 le sulfate de baryum prcipit perd celle qu'il avait acquise4 ,un phnomne analogue se produit avec le thorium4 ,m4 ,rutherford prcipite une solution de sel de thorium par l'ammoniaque2 il spare la solution et l'vapore sec4 ,il obtient ainsi un petit rsidu trs actif1 et le thorium prcipit se montre moins actif qu'auparavant4 ,ce rsidu actif1 auquel ,m4 ,rutherford donne le nom de thorium x1 perd son activit avec le temps1 tandis que le thorium reprend son activit primitive#aad4 #aad ,,rutherford et ,,soddy1 ,zeitschr4 fr physik4 ,chemie41 t4 ,,xlii1 #aijb1 p4 #ha4 ,il semble qu'en ce qui concerne la radioactivit induite en dissolution1 les divers corps ne se comportent pas tous de la mme faon1 et que certains d'entre eux sont bien plus susceptibles de s'activer que les autres4 ,dissmination des poussires radioactives et radioactivit induite du laboratoire4--,lorsqu'on fait des tudes sur les substances fortement radioactives1 il faut prendre des prcautions particulires si l'on veut pouvoir continuer faire des mesures dlicates4 ,les divers objets employs dans le laboratoire de chimie1 et ceux qui servent pour les expriences de physique1 ne tardent pas tre tous radioactifs et agir sur les plaques photographiques au travers du papier noir4 ,les poussires1 l'air de la pice1 les vtements sont radioactifs4 ,l'air de la pice est conducteur4 ,dans le laboratoire1 o nous travaillons1 le mal est arriv l'tat aigu1 et nous ne pouvons plus avoir un appareil bien isol4 ,il y a donc lieu de prendre des prcautions particulires pour viter autant que possible la dissmination des poussires actives1 et pour viter aussi les phnomnes d'activit induite4 ,les objets employs en chimie ne doivent jamais tre emports dans la salle d'tudes physiques1 et il faut autant que possible viter de laisser sjourner inutilement dans cette salle les substances actives4 ,avant de commencer ces tudes nous avions coutume1 dans les travaux d'lectricit statique1 d'tablir la communication entre les divers appareils par des fils mtalliques isols protgs par des cylindres mtalliques en relation avec le sol1 qui prservaient les fils contre toute influence lectrique extrieure4 ,dans les tudes sur les corps radioactifs1 cette disposition est absolument dfectueuse2 l'air tant conducteur1 l'isolement entre le fil et le cylindre est mauvais1 et la force lectromotrice de contact invitable entre le fil et le cylindre tend produire un courant travers l'air et faire dvier l'lectromtre4 ,nous mettons maintenant tous les fils de communication l'abri de l'air en les plaant1 par exemple1 au milieu de cylindres remplis de paraffine ou d'une autre matire isolante4 ,il y aurait aussi avantage faire usage1 dans ces tudes1 d'lectromtres rigoureusement clos4 ,activation en dehors de l'action des substances radioactives4--,des essais ont t faits en vue de produire la radioactivit induite en dehors de l'action des substances radioactives4 ,m4 ,villard#aae a soumis l'action des rayons cathodiques un morceau de bismuth plac comme anticathode dans un tube de ,crookes2 ce bismuth a t ainsi rendu actif1 vrai dire1 d'une faon extrmement faible1 car il fallait #h jours de pose pour obtenir une impression photographique4 #aae ,,villard1 ,socit de ,physique1 juillet #aijj4 ,m4 ,mac ,lennan expose divers sels l'action des rayons cathodiques et les chauffe ensuite lgrement4 ,ces sels acquirent alors la proprit de dcharger les corps chargs positivement#aaf4 #aaf ,,mac ,,lennan1 ,phil4 ,mag41 fvrier #aijb4 ,les tudes de ce genre offrent un grand intrt4 ,si1 en se servant d'agents physiques connus1 il tait possible de crer dans des corps primitivement inactifs une radioactivit notable1 nous pourrions esprer de trouver ainsi la cause de la radioactivit spontane de certaines matires4 ,variations d'activit des corps radioactifs4 ,effets de dissolution4--,le polonium1 comme je l'ai dit plus haut1 diminue d'activit avec le temps4 ,cette baisse est lente1 elle ne semble pas se faire avec la mme vitesse pour tous les chantillons4 ,un chantillon de nitrate de bismuth polonium a perdu la moiti de son activit en #aa mois et #ie pour #ajj de son activit en #cc mois4 ,d'autres chantillons ont prouv des baisses analogues4 ,un chantillon de bismuth polonium mtallique fut prpar avec un sous-nitrate1 lequel1 aprs sa prparation1 tait #ajjjjj fois plus actif que l'uranium4 ,ce mtal n'est plus maintenant qu'un corps moyennement radioactif #bjjj fois plus actif que l'uranium4 ,sa radioactivit est mesure de temps en temps4 ,pendant #f mois ce mtal a perdu #fg pour #ajj de son activit4 ,la perte d'activit ne semble pas tre facilite par les ractions chimiques4 ,dans des oprations chimiques rapides on ne constate gnralement pas de perte considrable d'activit4 ,contrairement ce qui se passe pour le polonium1 les sels radifres possdent une radioactivit permanente qui ne prsente pas de baisse apprciable au bout de quelques annes4 ,quand on vient de prparer un sel de radium l'tat solide1 ce sel n'a pas tout d'abord une activit constante4 ,son activit va en augmentant partir de la prparation et atteint une valeur limite sensiblement invariable au bout d'un mois environ4 ,le contraire a lieu pour la solution4 ,quand on vient de la prparer1 elle est d'abord trs active1 mais laisse l'air libre elle se dsactive rapidement1 et prend finalement une activit limite qui peut tre considrablement plus faible que la valeur initiale4 ,ces variations d'activit ont t tout d'abord observes par ,m4 ,giesel#aag4 ,elles s'expliquent fort bien en se plaant au point de vue de l'manation4 ,la diminution de l'activit de la solution correspond la perte de l'manation qui s'chappe dans l'espace2 cette baisse est bien moindre si la dissolution est en tube scell4 ,une solution dsactive l'air libre reprend une activit plus grande quand on l'enferme en tube scell4 ,la priode de l'accroissement de l'activit du sel qui1 aprs dissolution1 vient d'tre ramen l'tat solide1 est celle pendant laquelle l'manation s'emmagasine nouveau dans le radium solide4 #aag ,,giesel1 ,wied4 ,ann41 t4 ,,lxix1 p4 #ia4 ,voici quelques expriences ce sujet3 ,une solution de chlorure de baryum radifre laisse l'air libre pendant #b jours devient #cjj fois moins active4 ,une solution est enferme en vase clos2 on ouvre le vase1 on verse la solution dans une cuve et l'on mesure l'activit3 ,activit mesure immdiatement #fg au bout de #b heures #bj #b jours #j1be ,une solution de chlorure de baryum radifre qui est reste l'air libre est enferme dans un tube de verre scell1 et l'on mesure le rayonnement de ce tube4 ,on trouve les rsultats suivants3 ,activit mesure immdiatement #bg aprs #b jours #fa #c jours #gj #d jours #ha #g jours #ajj #aa jours #ajj ,l'activit initiale d'un sel solide aprs sa prparation est d'autant plus faible que le temps de dissolution a t plus long4 ,une plus forte proportion de l'activit est alors transmise au dissolvant4 ,voici les activits initiales obtenues avec un chlorure dont l'activit limite est #hjj et que l'on maintenait en dissolution pendant un temps donn2 puis on schait le sel et l'on mesurait son activit immdiatement3 ,activit limite #hjj ,activit initiale aprs dissolution et dessiccation immdiate #ddj ,activit initiale aprs que le sel est rest dissous #e jours #abj #ah jours #acj #cb jours #aad ,dans cette exprience le sel dissous se trouvait dans un vase simplement couvert d'un verre de montre4 ,j'ai fait avec le mme sel deux dissolutions que j'ai conserves en tube scell pendant #ac mois2 l'une de ces dissolutions tait #h fois plus concentre que l'autre3 ,activit initiale du sel de la solution concentre aprs dessiccation #bjj ,activit initiale du sel de la solution tendue aprs dessiccation #ajj ,la dsactivation du sel est donc d'autant plus grande que la proportion du dissolvant est plus grande1 l'nergie radioactive transmise au liquide ayant alors un plus grand volume de liquide saturer et un plus grand espace remplir4 ,les deux chantillons du mme sel1 qui avaient ainsi une activit initiale diffrente1 ont d'ailleurs augment d'activit avec une vitesse trs diffrente au dbut2 au bout d'un jour ils avaient la mme activit1 et l'accroissement d'activit se continua exactement de la mme faon pour tous les deux jusqu' la limite4 ,quand la dissolution est tendue1 la dsactivation du sel est trs rapide2 c'est ce que montrent les expriences suivantes3 trois portions gales d'un mme sel radifre sont dissoutes dans des quantits gales d'eau4 ,la premire dissolution a est laisse l'air libre pendant une heure1 puis sche4 ,la deuxime dissolution b est traverse pendant une heure par un courant d'air1 puis sche4 ,la troisime dissolution c est laisse pendant #ac jours l'air libre1 puis sche4 ,les activits initiales des trois sels sont3 ,pour la portion a #ade1b b #ada1f c #ajb1f ,l'activit limite du mme sel est environ #dgj4 ,on voit donc qu'au bout d'une heure la plus grande partie de l'effet tait produite4 ,de plus1 le courant d'air qui a barbot pendant une heure dans la dissolution b n'a produit que peu d'effet4 ,la proportion du sel dans la dissolution tait d'environ #j1e pour #ajj4 ,l'nergie radioactive sous forme d'manation se propage difficilement du radium solide dans l'air2 elle prouve de mme une rsistance au passage du radium solide dans un liquide4 ,quand on agite du sulfate radifre avec de l'eau pendant une journe entire1 son activit aprs celle opration est sensiblement la mme que celle d'une portion du mme sulfate laisse l'air libre4 ,en faisant le vide sur du sel radifre on retire toute l'manation disponible4 ,toutefois la radioactivit d'un chlorure radifre sur lequel nous avions fait le vide pendant #f jours ne fut pas sensiblement modifie par cette opration4 ,cette exprience montre que la radioactivit du sel est due principalement l'nergie radioactive utilise dans l'intrieur des grains1 laquelle ne peut tre enleve en faisant le vide4 ,la perte d'activit que le radium prouve quand on le fait passer par l'tat dissous est relativement plus grande pour les rayons pntrants que pour les rayons absorbables4 ,voici quelques exemples3 ,un chlorure radifre1 qui avait atteint son activit limite #dgj est dissous et reste en dissolution pendant une heure2 on le sche ensuite et l'on mesure sa radioactivit initiale par la mthode lectrique4 ,on trouve que le rayonnement initial total est gal la fraction #j1c du rayonnement total limite4 ,si l'on fait la mesure de l'intensit du rayonnement en recouvrant la substance active d'un cran d'aluminium de #jmm1#ja d'paisseur1 on trouve que le rayonnement initial qui traverse cet cran n'est que la fraction #j1ag du rayonnement limite traversant le mme cran4 ,quand le sel est rest en dissolution pendant #ac jours1 on trouve pour le rayonnement initial total la fraction #j1bb du rayonnement limite total et pour le rayonnement qui traverse #jmm1#ja d'aluminium la fraction #j1ac du rayonnement limite4 ,dans les deux cas le rapport du rayonnement initial aprs dissolution au rayonnement limite est de #a1g fois plus grand pour le rayonnement total que pour le rayonnement qui traverse #jmm1#ja d'aluminium4 ,il faut d'ailleurs remarquer que1 en schant le produit aprs dissolution1 on ne peut viter une priode de temps pendant laquelle le produit se trouve un tat mal dfini1 ni entirement solide1 ni entirement liquide4 ,on ne peut non plus viter de chauffer le produit pour enlever l'eau rapidement4 ,pour ces deux raisons il n'est gure possible de dterminer la vraie activit initiale du produit qui passe de l'tat dissous l'tat solide4 ,dans les expriences qui viennent d'tre cites des quantits gales de substances radiantes taient dissoutes dans la mme quantit d'eau1 et ensuite les dissolutions taient vapores sec dans des conditions aussi identiques que possible et sans chauffer au-dessus de #abj ou #acj4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,j'ai tudi la loi suivant laquelle augmente l'activit d'un sel radifre solide1 partir du moment o ce sel est sch aprs dissolution1 jusqu'au moment o il atteint son activit limite4 ,dans les ,tableaux qui suivent j'indique l'intensit du rayonnement ,i en fonction du temps1 l'intensit limite tant suppose gale #ajj1 et le temps tant compt partir du moment o le produit a t sch4 ,le ,tableau ,i 7fig4 #ac1 courbe ,i7 est relatif au rayonnement total4 ,le ,tableau ,,ii 7fig4 #ac1 courbe ,,ii7 est relatif seulement aux rayons pntrants 7rayons qui ont travers #c;cm d'air et #jmm1#ja d'aluminium74 ,,tableau ,i4 ,,tableau ,,ii4 ,temps4 ,i4 ,temps4 ,i4 #j #ba #j #a1c #a jour #be #a jour #ai #c #dd #c #dc #e #fj #f #fj #aj #gh #ae #gj #ai #ic #bc #hf #cc #ajj #df #id #fg #ajj ,j'ai fait plusieurs autres sries de mesures du mme genre1 mais elle ne sont pas absolument en accord les unes avec les autres1 bien que le caractre gnral des courbes obtenues reste le mme4 ,il est difficile d'obtenir des rsultats bien rguliers4 ,on peut cependant remarquer que la reprise d'activit met plus d'un mois se produire1 et que les rayons les plus pntrants sont ceux qui sont le plus profondment atteints par l'effet de la dissolution4 ,l'intensit initiale du rayonnement qui peut traverser #c;cm d'air et #jmm1#ja d'aluminium n'est que #a pour #ajj de l'intensit limite1 alors que l'intensit initiale du rayonnement total est #ba pour #ajj du rayonnement total limite4 ,un sel radifre1 qui a t dissous et qui vient d'tre sch1 possde le mme pouvoir pour provoquer l'activit induite 7et1 par consquent1 laisse chapper au dehors autant d'manation7 qu'un chantillon du mme sel qui1 aprs avoir t prpar l'tat solide est rest dans cet tat un temps suffisant pour atteindre la radioactivit limite4 ,l'activit radiante de ces deux produits est pourtant extrmement diffrente2 le premier est1 par exemple1 #e fois moins actif que le second4 ,variations d'activit des sels de radium par la chauffe4--,quand on chauffe un compos radifre1 ce compos dgage de l'manation et perd de l'activit4 ,la perte d'activit est d'autant plus grande que la chauffe est la fois plus intense et plus prolonge4 ,c'est ainsi qu'en chauffant un sel radifre pendant #a heure #acj on lui fait perdre #aj pour #ajj de son rayonnement total3 au contraire1 une chauffe de #aj minutes #djj ne produit pas d'effet sensible4 ,une chauffe au rouge de quelques heures de dure dtruit #gg pour #ajj du rayonnement total4 ,la perte d'activit par la chauffe est plus importante pour les rayons pntrants que pour les rayons absorbables4 ,c'est ainsi qu'une chauffe de quelques heures de dure dtruit environ #gg pour #ajj du rayonnement total1 mais la mme chauffe dtruit la presque totalit 7#ii pour #ajj7 du rayonnement qui est capable de traverser #c;cm d'air et #jmm1#a d'aluminium4 ,en maintenant le chlorure de baryum radifre en fusion pendant quelques heures 7vers #hjj71 on dtruit #ih pour #ajj du rayonnement capable de traverser #jmm1#c d'aluminium4 ,on peut dire que les rayons pntrants n'existent sensiblement pas aprs une chauffe forte et prolonge4 ,quand un sel radifre a perdu une partie de son activit par la chauffe1 cette baisse d'activit ne persiste pas3 l'activit du sel se rgnre spontanment la temprature ordinaire et tend vers une certaine valeur limite4 ,j'ai observ le fait fort curieux que cette limite est plus leve que l'activit limite du sel avant la chauffe1 du moins en est-il ainsi pour le chlorure4 ,en voici des exemples3 un chantillon de chlorure de baryum radifre qui1 aprs avoir t prpar l'tat solide1 a atteint depuis longtemps son activit limite1 possde un rayonnement total reprsent par le nombre #dgj1 et un rayonnement capable de traverser #jmm1#ja d'aluminium1 reprsent par le nombre #aeg4 ,cet chantillon est soumis une chauffe au rouge pendant quelques heures4 ,deux mois aprs la chauffe1 il atteint une activit limite avec un rayonnement total gal #fij1 et un rayonnement travers #jmm1#ja d'aluminium gal #bbg4 ,le rayonnement total et le rayonnement qui traverse l'aluminium sont donc augments respectivement dans le rapport #fij_/dgj et #bbg_/aef4 ,ces deux rapports sont sensiblement gaux entre eux et gaux #a1de4 ,illustration3 ,fig4 #ad4 ,un chantillon de chlorure de baryum radifre qui1 aprs avoir t prpar l'tat solide1 a atteint une activit limite gale #fb1 est maintenu en fusion pendant quelques heures2 puis le produit fondu est pulvris4 ,ce produit reprend une nouvelle activit limite gale #adj1 soit plus de #b fois plus grande que celle qu'il pouvait atteindre1 quand il avait t prpar l'tat solide sans avoir t notablement chauff pendant la dessiccation4 ,j'ai tudi la loi de l'augmentation de l'activit des composs radifres aprs la chauffe4 ,voici1 titre d'exemple1 les rsultats de deux sries de mesures4 ,les nombres des ,tableaux ,i et ,,ii indiquent l'intensit du rayonnement ,i en fonction du temps1 l'intensit limite tant suppose gale #ajj1 et le temps tant compt partir de la fin de la chauffe4 ,le ,tableau ,i 7fig4 #ad1 courbe ,i7 est relatif au rayonnement total d'un chantillon de chlorure de baryum radifre4 ,le ,tableau ,,ii 7fig4 #c1 courbe ,,ii7 est relatif au rayonnement pntrant d'un chantillon de sulfate de baryum radifre1 car on mesurait l'intensit du rayonnement qui traversait #c;cm d'air et #jmm1#ja d'aluminium4 ,les deux produits ont subi une chauffe au rouge cerise pendant #g heures4 ,,tableau ,i4 ,,tableau ,,ii4 ,temps4 ,i4 ,temps4 ,i4 #j #af1b #j #j1h #j1f jour #be1d #j1g jour #ac #a #bg1d #a #ah #b #ch #a1i #bf1d #c #df1c #f #df1b #d #ed #aj #ee1e #f #fg1e #ad #fd #aj #hd #ah #ga1h #bd #ie #bg #ha #eg #ajj #cf #ia #ej #ie1e #eg #ii #hd #ajj ,j'ai fait encore plusieurs autres sries de dterminations1 mais1 de mme que pour la reprise d'activit aprs dissolution1 les rsultats des diverses sries ne sont pas bien concordants4 ,l'effet de la chauffe ne persiste pas quand on dissout la substance radifre chauffe4 ,de deux chantillons d'une mme substance radifre d'activit #ahjj1 l'un a t fortement chauff1 et son activit a t rduite par la chauffe #fgj4 ,les deux chantillons ayant t ce moment dissous et laisss en dissolution pendant #bj heures1 leurs activits initiales l'tat solide ont t #dfj pour le produit non chauff et #dbj pour celui chauff2 il n'y avait donc pas de diffrence considrable entre l'activit de ces deux produits4 ,mais1 si les deux produits ne restent pas en dissolution un temps suffisant1 si1 par exemple1 on les sche immdiatement aprs les avoir dissous1 le produit non chauff est beaucoup plus actif que le produit chauff2 un certain temps est ncessaire pour que l'tat de dissolution fasse disparatre l'effet de la chauffe4 ,un produit d'activit #cbjj a t chauff et n'avait plus aprs la chauffe qu'une activit de #ajcj4 ,ce produit a t dissous en mme temps qu'une portion du mme produit non chauffe1 et les deux portions ont t sches immdiatement4 ,l'activit initiale tait de #adej pour le produit non chauff et de #gfj pour celui chauff4 ,pour les sels radifres solides1 le pouvoir de provoquer la radioactivit induite est fortement influenc par la chauffe4 ,pendant que l'on chauffe les composs radifres1 ils dgagent plus d'manation qu' la temprature ordinaire2 mais1 quand ils sont ensuite ramens la temprature ordinaire1 non seulement leur radioactivit est bien infrieure celle qu'ils avaient avant la chauffe1 mais aussi leur pouvoir activant est considrablement diminu4 ,pendant le temps qui suit la chauffe1 la radioactivit du produit va en augmentant et peut mme dpasser la valeur primitive4 ,le pouvoir activant se rtablit aussi partiellement2 cependant1 aprs une chauffe prolonge au rouge1 la presque totalit du pouvoir activant se trouve supprime1 sans tre susceptible de reparatre spontanment avec le temps4 ,on peut restituer au sel radifre son pouvoir activant primitif en le dissolvant dans l'eau et en le schant l'tuve une temprature de #abj4 ,il semble donc que la calcination ait pour effet de mettre le sel dans un tat physique particulier1 dans lequel l'manation se dgage bien plus difficilement que cela n'a lieu pour le mme produit solide qui n'a pas t chauff temprature leve1 et il en rsulte tout naturellement que le sel atteint une radioactivit limite plus leve que celle qu'il avait avant la chauffe4 ,pour remettre le sel dans l'tat physique qu'il avait avant la chauffe1 il suffit de le dissoudre et de le scher1 sans le chauffer1 au-dessus de #aej4 ,voici quelques exemples numriques ce sujet3 ,je dsigne par a l'activit induite limite provoque en vase clos sur une lame de cuivre par un chantillon de carbonate de baryum radifre d'activit #afjj4 ,posons pour le produit non chauff3 a #ajj4 ,on trouve3 #a jour aprs la chauffe a #c1c #d a #g1a #aj a #ae #bj a #ae #cg a #ae ,la radioactivit du produit avait diminu de #ij pour #ajj par la chauffe1 mais1 au bout d'un mois1 elle avait dj repris la valeur primitive4 ,voici une exprience du mme genre faite avec un chlorure de baryum radifre d'activit #cjjj4 ,le pouvoir activant est dtermin de la mme faon que dans l'exprience prcdente4 ,pouvoir activant du produit non chauff3 a #ajj4 ,pouvoir activant du produit aprs une chauffe au rouge de trois heures3 #b jours aprs chauffe #b1c #e #g1j #aa #h1b #ah #h1b ,pouvoir activant du produit non chauff qui a t dissous1 puis sch #aej #ib ,pouvoir activant du produit chauff qui a t dissous1 puis sch #aej #aje ,interprtation thorique des causes des variations d'activit des sels radifres1 aprs dissolution et aprs chauffe4--,les faits qui viennent d'tre exposs peuvent tre1 en partie1 expliqus par la thorie d'aprs laquelle le radium produit l'nergie sous forme d'manation1 cette dernire se transformant ensuite en nergie de rayonnement4 ,quand on dissout un sel de radium1 l'manation qu'il produit se rpand au dehors de la solution et provoque la radioactivit en dehors de la source dont elle provient2 lorsqu'on vapore la dissolution1 le sel solide obtenu est peu actif1 car il ne contient que peu d'manation4 ,peu peu l'manation s'accumule dans le sel1 dont l'activit augmente jusqu' une valeur limite1 qui est obtenue quand la production d'manation par le radium compense la perte qui se fait par dbit extrieur et par transformation sur place en rayons de ,becquerel4 ,lorsqu'on chauffe un sel de radium1 le dbit d'manation en dehors du sel est fortement augment1 et les phnomnes de radioactivit induite sont plus intenses que quand le sel est la temprature ordinaire4 ,mais quand le sel revient la temprature ordinaire1 il est puis1 comme dans le cas o on l'avait dissous1 il ne contient que peu d'manation1 l'activit est devenue trs faible4 ,peu peu l'manation s'accumule de nouveau dans le sel solide et le rayonnement va en augmentant4 ,on peut admettre que le radium donne lieu un dbit constant d'manation1 dont une partie s'chappe l'extrieur1 tandis que la partie restante est transforme1 dans le radium lui-mme1 en rayons de ,becquerel4 ,lorsque le radium a t chauff au rouge1 il perd la plus grande partie de son pouvoir d'activation2 autrement dit1 le dbit d'manation l'extrieur est diminu4 ,par suite1 la proportion d'manation utilise dans le radium lui-mme doit tre plus forte1 et le produit atteint une radioactivit limite plus leve4 ,on peut se proposer d'tablir thoriquement la loi de l'augmentation de l'activit d'un sel radifre solide qui a t dissous ou qui a t chauff4 ,nous admettrons que l'intensit du rayonnement du radium est1 chaque instant1 proportionnelle la quantit d'manation q prsente dans le radium4 ,nous savons que l'manation se dtruit spontanment suivant une loi telle que l'on ait1 chaque instant1 7#a7 q q#j e-t_/ q#j tant la quantit d'manation l'origine du temps1 et la constante de temps gale #d1ig #aje sec4 ,soit1 d'autre part1 le dbit d'manation fourni par le radium1 quantit que je supposerai constante4 ,voyons ce qui se passerait1 s'il ne s'chappait pas d'manation dans l'espace ambiant4 ,l'manation produite serait alors entirement utilise dans le radium pour y produire le rayonnement4 ,on a d'ailleurs1 d'aprs la formule 7#a71 dq_/dt - q#j_/ e-t_/ - q_/1 et1 par suite1 l'tat d'quilibre1 le radium contiendrait une certaine quantit d'manation ,q telle que l'on ait 7#b7 ,q_/1 et le rayonnement du radium serait alors proportionnel ,q4 ,supposons qu'on mette le radium dans des conditions o il perd de l'manation au dehors2 c'est ce que l'on peut obtenir en dissolvant le compos radifre ou en le chauffant4 ,l'quilibre sera troubl et l'activit du radium diminuera4 ,mais aussitt que la cause de la perte d'manation a t supprime 7le corps est revenu l'tat solide1 ou bien on a cess de chauffer71 l'manation s'accumule nouveau dans le radium1 et nous avons une priode1 pendant laquelle le dbit l'emporte sur la vitesse de destruction q_/4 ,on a alors dq_/dt - q_/ 7,q - q7_/1 d'o d_/dt 7,q - q7 7,q - q7_/1 7#c7 ,q - q 7,q - q#j7 e- t_/1 q#j tant la quantit d'manation prsente dans le radium au temps t #j4 ,d'aprs la formule 7#c7 l'excs de la quantit d'manation ,q que le radium contient l'tat d'quilibre sur la quantit q qu'il contient un moment donn1 dcrot en fonction du temps suivant une loi exponentielle qui est la loi mme de la disparition spontane de l'manation4 ,le rayonnement du radium tant d'ailleurs proportionnel la quantit d'manation1 l'excs de l'intensit du rayonnement limite sur l'intensit actuelle doit dcrotre en fonction du temps suivant cette mme loi2 cet excs doit donc diminuer de moiti en #d jours environ4 ,la thorie qui prcde est incomplte1 puisqu'on a nglig la perte d'manation par dbit l'extrieur4 ,il est1 d'ailleurs1 difficile de savoir comment celle-ci intervient en fonction du temps4 ,en comparant les rsultats de l'exprience ceux de cette thorie incomplte1 on ne trouve pas un accord satisfaisant2 on retire cependant la conviction que la thorie en question contient une part de vrit4 ,la loi d'aprs laquelle l'excs de l'activit limite sur l'activit actuelle diminue de moiti en #d jours reprsente1 avec une certaine approximation1 la marche de la reprise d'activit aprs chauffe pendant une dizaine de jours4 ,dans le cas de la reprise d'activit aprs dissolution cette mme loi semble convenir peu prs pendant une certaine priode de temps1 qui commence deux ou trois jours aprs la dessiccation du produit et se poursuit pendant #aj #ae jours4 ,les phnomnes sont d'ailleurs complexes2 la thorie indique n'explique pas pourquoi les rayons pntrants sont supprims en plus forte proportion que les rayons absorbables4 ,,nature ,,et ,,cause ,,des ,,ph,,nom,,nes ,,de ,,radioactivit4 ,ds le dbut des recherches sur les corps radioactifs1 et alors que les proprits de ces corps taient encore peine connues1 la spontanit de leur rayonnement s'est pose comme un problme1 ayant pour les physiciens le plus grand intrt4 ,aujourd'hui1 nous sommes plus avancs au point de vue de la connaissance des corps radioactifs1 et nous savons isoler un corps radioactif d'une trs grande puissance1 le radium4 ,l'utilisation des proprits remarquables du radium a permis de faire une tude approfondie des rayons mis par les corps radioactifs2 les divers groupes de rayons qui ont t tudis jusqu'ici prsentent des analogies avec les groupes de rayons qui existent dans les tubes de ,crookes3 rayons cathodiques1 rayons ,rntgen1 rayons canaux4 ,ce sont encore les mmes groupes de rayons que l'on retrouve dans le rayonnement secondaire produit par les rayons ,rntgen#aah1 et dans le rayonnement des corps qui ont acquis la radioactivit induite4 #aah ,,sagnac1 ,thse de doctorat4--,,curie et ,,sagnac1 ,comptes rendus1 avril #aijj4 ,mais si la nature du rayonnement est actuellement mieux connue1 la cause de la radioactivit spontane reste mystrieuse et ce phnomne est toujours pour nous une nigme et un sujet d'tonnement profond4 ,les corps spontanment radioactifs1 en premier lieu le radium1 constituent des sources d'nergie4 ,le dbit d'nergie auquel ils donnent lieu nous est rvl par le rayonnement de ,becquerel1 par les effets chimiques et lumineux et par le dgagement continu de chaleur4 ,on s'est souvent demand si l'nergie est cre dans les corps radioactifs eux-mmes ou bien si elle est emprunte par ces corps des sources extrieures4 ,aucune des nombreuses hypothses1 qui rsultent de ces deux manires de voir1 n'a encore reu de confirmation exprimentale4 ,on peut supposer que l'nergie radioactive a t emmagasine antrieurement et qu'elle s'puise peu peu comme cela arrive pour une phosphorescence de trs longue dure4 ,on peut imaginer que le dgagement d'nergie radioactive correspond une transformation de la nature mme de l'atome du corps radiant qui serait en voie d'volution2 le fait que le radium dgage de la chaleur d'une manire continue plaide en faveur de cette hypothse4 ,on peut supposer que la transformation est accompagne d'une perte de poids et d'une mission de particules matrielles qui constitue le rayonnement4 ,la source d'nergie peut encore tre cherche dans l'nergie de gravitation4 ,enfin1 on peut imaginer que l'espace est constamment travers par des rayonnements encore inconnus qui sont arrts leur passage au travers des corps radioactifs et transforms en nergie radioactive4 ,bien des raisons sont invoquer pour et contre ces diverses manires de voir1 et le plus souvent les essais de vrification exprimentale des consquences de ces hypothses ont donn des rsultats ngatifs4 ,l'nergie radioactive de l'uranium et du radium ne semble pas jusqu'ici s'puiser ni mme prouver une variation apprciable avec le temps4 ,demaray a examin au spectroscope un chantillon de chlorure de radium pur #e mois d'intervalle2 il n'a observ aucun changement dans le spectre au bout de ces #e mois4 ,la raie principale du baryum qui se voyait dans le spectre et indiquait la prsence du baryum l'tat de trace1 ne s'tait pas renforce pendant l'intervalle de temps considr2 le radium ne s'tait donc pas transform en baryum d'une manire sensible4 ,les variations de poids signales par ,m4 ,heydweiller pour les composs du radium#aai ne peuvent pas encore tre considres comme un fait tabli4 #aai ,,heydweiller1 ,physik4 ,zeitschr41 octobre #aijb4 ,,mm4 ,elster et ,geitel ont trouv que la radioactivit de l'uranium n'est pas change au fond d'un puits de mine de #hejm de profondeur2 une couche de terre de cette paisseur ne modifierait donc pas le rayonnement primaire hypothtique qui provoquerait la radioactivit de l'uranium4 ,nous avons mesur la radioactivit de l'uranium midi et minuit1 pensant que si le rayonnement primaire hypothtique avait sa source dans le soleil1 il pourrait tre en partie absorb en traversant la terre4 ,l'exprience n'a donn aucune diffrence pour les deux mesures4 ,les recherches les plus rcentes sont favorables l'hypothse d'une transformation atomique du radium4 ,cette hypothse a t mise ds le dbut des recherches sur la radioactivit#abj2 elle a t franchement adopte par ,m4 ,rutherford qui a admis que l'manation du radium est un gaz matriel qui est un des produits de la dsagrgation de l'atome du radium#aba4 ,les expriences rcentes de ,,mm4 ,ramsay et ,soddy tendent prouver que l'manation est un gaz instable qui se dtruit en donnant lieu une production d'hlium4 ,d'autre part1 le dbit continu de chaleur fourni par le radium ne saurait s'expliquer par une raction chimique ordinaire1 mais pourrait peut-tre avoir son origine dans une transformation de l'atome4 #abj ,mme ,,curie1 ,revue gnrale des ,sciences1 #cj janvier #ahii4 #aba ,,rutherford et ,,soddy1 ,phil4 ,mag41 mai #aijc4 ,rappelons enfin que les substances radioactives nouvelles se trouvent toujours dans les minerais d'urane2 nous avons vainement cherch du radium dans le baryum du commerce 7voir page #df74 ,la prsence du radium semble donc lie celle de l'uranium4 ,les minerais d'urane contiennent d'ailleurs de l'argon et de l'hlium1 et cette concidence n'est probablement pas non plus due au hasard4 ,la prsence simultane de ces divers corps dans les mmes minerais fait songer que la prsence des uns est peut-tre ncessaire pour la formation des autres4 ,il est toutefois ncessaire de remarquer que les faits qui viennent l'appui de l'ide d'une transformation atomique du radium peuvent aussi recevoir une interprtation diffrente4 ,au lieu d'admettre que l'atome de radium se transforme1 on pourrait admettre que cet atome est lui-mme stable1 mais qu'il agit sur le milieu qui l'entoure 7atomes matriels voisins ou ther du vide7 de manire donner lieu des transformations atomiques4 ,cette hypothse conduit tout aussi bien admettre la possibilit de la transformation des lments1 mais le radium lui-mme ne serait plus alors un lment en voie de destruction4 ,,fin4 ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,pages4 ,,introduction #a ,historique #c ,i4--,radioactivit de l'uranium et du thorium4 ,minraux radioactifs4 ,rayons de ,becquerel #f ,mesure de l'intensit du rayonnement #h ,radioactivit des composs d'uranium et de thorium #ad ,la radioactivit atomique est-elle un phnomne gnral8 #ag ,minraux radioactifs #ai ,,ii4--,les nouvelles substances radioactives4 ,mthode de recherches #bb ,polonium1 radium1 actinium #bb ,spectre du radium #be ,extraction des substances radioactives nouvelles #bg ,polonium #ca ,prparation du chlorure de radium pur #cd ,dtermination du poids atomique du radium #dj ,caractres des sels de radium #de ,fractionnement du chlorure de baryum ordinaire #df ,,iii4--,rayonnement des nouvelles substances radioactives4 ,procds d'tude du rayonnement #dg ,energie du rayonnement #dh ,nature complexe du rayonnement #di ,action du champ magntique #ea ,rayons dviables #ef ,charge des rayons dviables #eg ,action du champ lectrique sur les rayons du radium #fb ,rapport de la charge la masse pour une particule charge #fc ngativement1 mise par le radium ,action du champ magntique sur les rayons #ff ,action du champ magntique sur les rayons des autres #fh substances radioactives ,proportion des rayons dviables dans le rayonnement #fh du radium ,pouvoir pntrant du rayonnement des corps radioactifs #gc ,action ionisante des rayons du radium sur les liquides #ij isolants ,divers effets et applications de l'action ionisante des #ic rayons mis par les substances radioactives ,effets de fluorescence1 effets lumineux #ie ,dgagement de chaleur par les sels de radium #ih ,effets chimiques produits par les nouvelles substances radioactives4 ,colorations #ajb ,dgagement de gaz en prsence des sels de radium #ajd ,production de thermoluminescence #aje ,radiographies #ajf ,effets physiologiques #ajg ,action de la temprature sur le rayonnement #aji ,,iv4--,la radioactivit induite4 ,communication de la radioactivit des substances primitivement inactives #aaa ,activation en enceinte ferme #aac ,rle des gaz dans les phnomnes de radioactivit induite4 #aae ,emanation ,dsactivation l'air libre des corps solides activs #aaf ,dsactivation en enceinte close4 ,vitesse de destruction de #aag l'manation ,nature des manations #aai ,variations d'activit des liquides activs et des solutions #abb radifres ,thorie de la radioactivit #abc ,autre forme de la radioactivit induite #abf ,radioactivit induite volution lente #abf ,radioactivit induite sur des substances qui sjournent en dissolution avec le radium #abg ,dissmination des poussires radioactives et radioactivit induite du laboratoire #acj ,activation en dehors de l'action des substances radioactives #aca ,variations d'activit des corps radioactifs4 ,effets de #acb dissolution ,variations d'activit des sels de radium par la chauffe #aci ,interprtation thorique des causes de variation d'activit #add des sels radifres aprs dissolution et aprs chauffe ,nature et cause des phnomnes de radioactivit #adg ,,fin ,,de ,,la ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,,paris4--,,imprimerie ,,gauthier-,,villars1 #ceaai ,quai des ,grands-,augustins1 #ee4 ,,librairie ,,gauthier-,,villars1 ,,quai ,,des ,,grands-,,augustins1 #ee1 ,a ,,paris 7#f;e74 ,,blondlot 7,r471 ,correspondant de l',institut1 ,professeur l',universit de ,nancy4--,rayons ,n4 ,recueil des ,communications faites l',acadmie des ,sciences1 avec des ,,notes ,,compl,,mentaires et une ,,instruction ,,pour ,,la ,,construction ,,des ,,crans ,,phosphorescents4 ,in-#af 7#ai #ab7 de ,,vi-#ge pages1 avec #c figures1 #b planches et un cran phosphorescent2 #aijd #b fr4 ,,berthelot 7,m471 ,snateur1 ,secrtaire perptuel de l',acadmie des ,sciences1 ,professeur au ,collge de ,france4--,les carbures d'hydrogne 7#ahea-aija74 ,recherches exprimentales4 ,trois volumes grand in-#h2 #aija1 se vendant ensemble #de fr4 ,,tome ,i3 ,l',actylne3 synthse totale des carbures d'hydrogne4 ,volume de ,x-#dad pages4 ,,tome ,,ii3 ,les ,carbures pyrogns4--,sries diverses4 ,volume de ,,iv-#eeh pages4 ,,tome ,,iii3 ,combinaison des carbures d'hydrogne avec l'hydrogne1 l'oxygne1 les lments de l'eau4 ,volume de ,,iv-#dei pages4 ,,guillaume 7,ch4-,ed471 ,docteur s ,sciences1 ,adjoint au ,bureau international des ,poids et ,mesures4--,les ,radiations nouvelles4--,les ,rayons ,x et la ,photographie travers les corps opaques4 #b;e dition4 ,in-#h1 avec #bb figures et #h planches2 #ahig #c fr4 ,,haller 7,albin71 ,membre de l',institut1 ,professeur la ,facult des ,sciences de ,paris1 ,rapporteur du ,jury de la ,classe #hg l',exposition universelle de #aijj4--,les industries chimiques et pharmaceutiques4 ,deux vol4 gr4 in-#h de ,,xc-#dje et #dde pages avec #ajh fig2 #aijc #bj fr4 ,,londe 7,a471 ,directeur du ,service photographique et radiographique la ,salptrire 7,clinique des maladies du systme nerveux71 ,laurat de l',acadmie de ,mdecine1 de la ,facult de ,mdecine de ,paris4--,trait pratique de ,radiographie et de ,radioscopie4 ,technique et applications mdicales4 ,grand in-#h1 avec #aac fig2 #ahih #g fr4 ,,moissonnier 7,p471 ,pharmacien principal de l',arme1 ,chef des laboratoires des usines de ,billancourt et du ,service de l',intendance du ,gouvernement militaire de ,paris1 ex-,secrtaire de la ,commission de l'aluminium au ,ministre de la ,guerre4--,l'aluminium4 ,ses proprits4 ,ses applications4 ,historique4 ,minerais4 ,fabrication4 ,proprits4 ,applications gnrales4 ,grand in-#h1 avec #b figures et un titre tir sur aluminium2 #aijc #g fr4 #ej c4 #ceaai ,paris4--,imprimerie ,,gauthier-,,villars1 quai des ,grands-,augustins1 #ee4 99 99 99 99 99 99 ,au lecteur ,cette version numrise reproduit dans son intgralit la version originale4 ,l'orthographe a t conserve4 ,seules les erreurs de typographie manifestes ont t corriges4 ,la ponctuation n'a pas t modifie hormis quelques corrections mineures4