,note3 ,images ( ! orig9al pages are available ?r\gh ,int]net ,ar*ive_/,canadian ,libr>ies4 ,see http3_/_/ar*ive4org_/details_/lanticlric alis#jj;faguu(t ,note sur la transcription3 ,les mots et phrases imprims en gras dans le texte d'orig9e sont m>qus a9si4 ,l',,anticl,,ricalisme 99 99 99 99 99 ,,en ,,v5te ,a ,,la ,m,,me ,,librairie ,,du ,m,,me ,,auteur ,seizime sicle1 tudes littraires1 un =t vol4 9-#ah jsus1 #ab;e dition1 bro*4 #c #ej ,dix-septime sicle1 tudes littraires et dramatiques1 un =t vol4 9-#ah jsus1 #bh;e dition1 augm5te et remanie1 bro*4 #c #ej ,dix-huitime sicle1 tudes littraires1 un =t volume 9-#ah jsus1 #be;e dition1 bro*4 #c #ej ,dix-neuvime sicle1 tudes littraires1 un =t volume 9-#ah jsus4 #bi;e dition1 bro*4 #c #ej ,politiques et morali/es du dix-neuvime sicle4 ,trois sries1 =mant *acune un volume 9-#ah jsus1 bro*4 #c #ej ,l'ouvrage e/ complet en trois sries1 *aque volume se v5d sp>m5t4 ,politique comp>e de ,montesquieu1 ,r\sseau et ,voltaire1 un vol4 9-#ah jsus4 #c #ej ,propos littraires ,trois sries1 =mant *acune un volume 9-#ah jsus1 bro* 7*aque volume se v5d sp>m5t74 #c #ej ,propos de ?tre4 ,deux sries1 =mant *acune un volume 9-#ah jsus1 bro* 7*aque volume se v5d sp>m5t74 #c #ej ,le ,libralisme4 ,un volume 9 #ah jsus1 huitime mille1 bro*4 #c #ej ,en lisant ,nietzs*e4 ,un volume 9-#ah jsus1 bro*4 #c #ej ,p\r qu'on lise ,platon4 ,un volume 9-#ah jsus1 bro*4 #c #ej ,simplification simple de l'or?ographe1 une piqre 9-#ah jsus4 #j #ej ,madame de ,ma9t5on in/itutrice1 extraits de ses lettres1 avis1 entreti5s1 et prov]bes sur l',education1 avec une introduction4 ,un volume 9-#ab1 orn d'un portrait1 #b;e dition1 bro*4 #a #ej ,corneille1 un vol4 9-#h illu/r1 #g;e dit41 br4 #b ,la ,fonta9e1 un vol4 9-#h illu/r1 #aj dit41 br4 #b ,voltaire1 un vol4 9-#h illu/r1 #c;e dition1 br4 #b ,ces trois d]ni]s ouvrages font p>tie de la ,collection des ,classiques populaires1 dirige p> ,m4 ,,emile ,,faguet4 ,disc\rs de rception l',acadmie franaise1 avec la rponse de ,m4 ,,emile ,,ollivi]1 une bro*ure 9-#ah jsus4 #a #ej 99 99 99 99 99 ,,emile ,,faguet ,de l',acadmie ,franaise ,l',,anticl,,ricalisme ,illu/ration ,,p>is ,,soci,t ,,fran,,aise ,d',,imprim]ie ,,et ,,de ,,librairie ,,anci5ne ,,librairie ,,lec,,ne1 ,,oud9 ,,et ,cie #ae1 ,rue de ,cluny1 #ae #aijf ,l',anticlricalisme ,,*apitre ,,premi] ,l',,irr,,ligion ,,nationale ,je vais tudi] une des maladies de la race franaise1 la plus rp&ue et l'une des plus pr(ondes la fois et des plus aigus4 ,je p5se apport] de l'imp>tialit dans cette tude1 n'app>t5ant aucune confession religieuse1 ni1 ce qui e/ peut-tre plus important encore dans l'espce1 aucun p>ti politique4 ,mon int5tion trs arrte e/ d'tudi] cette affection comme si j'crivais sur un sujet de l'antiquit1 comme si clricalisme1 anticlricalisme1 ca?olicisme et ,france mme avai5t disp>u depuis dix sicles2 et comme si t\s ces objets faisai5t p>tie du doma9e de la philologie ou de l'ar*ologie4 ,je m'en crois capable1 encore qu'en p>eille matire on ne saurait rpondre de ri52 mais mon desse91 trs f]me1 e/ trs exactem5t ce que je vi5s de dire4 ,on me saura gr d'avoir au mo9s pris la plume dans cet tat d'esprit4 99 99 99 99 99 ,nietzs*e a dit1 dans la mme phrase je crois1 que le ,franais e/ ess5tiellem5t religieux et qu'il e/ ess5tiellem5t irrligieux4 ,il n'a pas tort1 la condition seulem5t qu'on mesure l't5due des manife/ations religieuses des ,franais et l't5due aussi des manife/ations contraires4 ,le ,franais1 ce me semble1 a des dispositions naturelles ess5tiellem5t irrligieuses2 seulem5t1 et prcism5t cause de cela1 p> raction des esprits ns religieux contre leurs ent\rs1 il y a eu des gr\pem5ts pntrs de l'esprit religieux le plus int5se2 il y a eu des lots religieux s+ulirem5t nets et p\r a9si dire aigus1 comme il y a des lots granitiques au milieu des pays calcaires1 qui tran*5t vig\reusem5t avec t\t ce qui les ent\re et se font rem>qu] d'autant4 ,cela1 ce me semble1 t\tes les poques3 vaudois1 ca?>es1 hugu5ots1 jansni/es4 ,la race franaise1 tant ard5te1 devait produire quelques foy]s d'ard5t s5tim5t religieux1 et l1 s\s l'influ5ce d'un esprit dom9ateur ou d'une me apo/olique2 s\s l'influ5ce1 aussi1 des ent\rs mmes1 p\ssant et provoquant au s5tim5t religieux les mes d\es de l'esprit de contradiction4 ,mais le fond de la race franaise1 la gnralit des ,franais me semble t\j\rs avoir t peu capable d'embrass] et d'entret5ir l'esprit religieux et le s5tim5t religieux4 ,il ne faut pas que nos gu]res religieuses1 assez nombreuses et assez longues1 n\s fass5t illusion sur ceci4 ,la religion1 dans ces gu]res1 a t p\r un c9quime cause et p\r quatre c9quimes prtexte1 calcul] approximativem5t1 comme on e/ bi5 =c de faire en p>eille matire4--,e/-il quelqu'un qui e/ime auj\rd'hui que la croisade des ,albigeois ait t une manife/ation de foi religieuse8 ,e/-il quelqu'un qui conte/e qu'elle ait t une rue de pill>ds avides sur des contres ri*es1 pr5ant prtexte dans le mot d'ordre d'un pape1 qui lui-mme obissait des ides politiques en le donnant8 ,de mme les gu]res du ,x,v,ie sicle entre prote/ants et ca?oliques franais ont t surt\t des gu]res de fodaux contre la royaut2 et les gu]res du ,x,v,i,ie sicle entre ca?oliques et prote/ants franais ont t surt\t des gu]res de rpublica9s plus ou mo9s consci5ts et pr5ant plus ou mo9s leur mot d'ordre ,g5ve et en ,holl&e1 contre la royaut franaise dev5ant absoluti/e4 ,et je dis mme que *ez les plus simples et qui ne se savai5t1 ni se s5tai5t ni fodaux telle poque1 ni rpublica9s telle autre1 la religion entrait mo9s en jeu que le simple gt de lutte p\r la lutte et de gu]re p\r la gu]re4 ,le ,franais e/ ess5tiellem5t homme de gu]re civile4 ,il e/ batailleur de village village1 de prov9ce prov9ce1 de qu>ti] qu>ti]4 ,ce peuple1 qui a t am5 l'unit nationale p> la p]svrance tonnante d'une maison royale n]gique et t5ace et qui1 livr lui-mme1 semble ret\rn] peu peu au p>ticul>isme1 ne me p>at jamais avoir montr p> lui-mme un dsir d'unit et une volont de conc5tration4 ,bi5 plus =t a t\j\rs t en lui l'in/9ct de gu]re intrieure et inte/9e1 le dsir1 soit de prov9ce prov9ce1 soit de p>ti p>ti1 d'cras] l'adv]saire1 sans se dem&] trs prcism5t p\rquoi il e/ l'adv]saire et t\t simplem5t p>ce qu'il faut bi5 se har et p>ce qu'il faut bi5 se battre4 ,l'enfant1 en ,france1 e/ lev p> ses p>5ts dans la ha9e d'une c]ta9e catgorie de ,franais2 et la premire *ose1 presque1 qu'on lui dsigne1 c'e/ un ennemi1 trs pro*e1 quelqu'un1 ct de lui1 qu'il faut s'habitu] dte/] et injuri] sans motif trs prcis2 mais p\r montr] qu'on e/ le fils de son pre4 ,je crois que cela e/ dans le sang4 ,ce que sont les p>tis politiques au ,x,xe sicle1 les p>tis religieux l'tai5t au ,x,v,ie et au ,x,v,i,ie sicle4 ,les gu]res de religion n'ont gure t *ez n\s une manife/ation de foi1 d'un ct ou de l'autre2 elles ont t1 avant t\t1 une =me du beso9 gratuit de gu]re civile4 ,faut-il creus]8 ,on le p\rrait1 je crois4 ,faut-il se dem&] d'o vi5t lui-mme ce beso9 *ez le ,franais de se battre contre le vois91 s'il a un c\vre-*ef d'une autre c\leur que la ntre2 et mme ce beso9 de n'adopt] une autre c\leur que la si5ne que p\r p\voir se battre contre lui8 ,on le p\rrait1 je crois4 ,le ,franais e/ actif de corps et p>esseux d'esprit4 ,il e/ n]veux et il e/ de c]veau non*alant4 ,il s5t le beso9 d'agir et il n'aime pas se donn] beauc\p de pe9e p\r tr\v] un motif d'agir1 c'e/--dire une ide4 ,il s'ensuit que sur un simple prtexte1 sur une ombre d'ide adopte en c\rant1 il se jette en campagne et il frappe4 ,les premi]s c\ps *angs sont ensuite un motif suffisant de cont9u]1 p> rancune1 indf9im5t4 ,le ,franais peut donc livr] et s\t5ir une longue gu]re sans avoir jamais eu un motif vrai de l'entrepr5dre1 et tre s\t5u lui-mme p5dant cette longue lutte a*>ne p> une ide qu'en vrit il n'a jamais eue1 et qui1 le bi5 pr5dre1 n'exi/ait pas4 ,c'e/ ce qui a bi5 tromp les philosophes1 trs lg]s eux-mmes1 du ,x,v,i,i,ie sicle4 ,ayant con/at qu'on sortait pe9e des gu]res religieuses1 et de gu]res religieuses p\vantables1 ils se sont imag9 que c'tait la religion qui tait la cause de ces gu]res et de ces p\vantem5ts1 et ils ont maudit et dnonc les religions de t\t leur cur4 ,mais1 aprs eux1 on s'e/ battu p\r d'autres ides1 que du re/e on ne compr5ait pas davantage et qui n'tai5t galem5t que des prtextes2 et il a t suffisamm5t pr\v qu'autre *ose que l'esprit religieux p\vait mettre aux hommes les armes la ma94 ,o ils s'tai5t tromps1 c'tait croire que la religion fut la vritable cause de la gu]re et que1 la religion rduite l'impuissance1 il n'y aurait plus de gu]re civile4 ,la vritable cause des gu]res civiles1 c'tait l'am\r de la gu]re civile elle-mme et l'in/9ct mme1 imprieux et impati5t1 de gu]re civile4 ,des gu]res de religion franaises ne concluons donc nullem5t que le ,franais soit trs religieux ni qu'il l'ait jamais t4 ,il a1 simplem5t1 aim l'*ange des c\ps s\s un prtexte ou s\s un autre4 ,la vrit1 c'e/ que depuis qu'il exi/e il a eu un fond d'esprit irrligieux que les circon/ances ont longtemps comprim1 que les circon/ances ont ensuite comme libr et affran*i4 ,sans remont] aux satires et g\aill]ies anticlricales du moy5 ge1 lesquelles1 d'abord ne sont qu'anticlricales et ne sont po9t antireligieuses2 lesquelles1 ensuite1 p>t5t presque t\j\rs d'auteurs qui sont cl]cs eux-mmes et p> consqu5t ne sont que manires de plaisant]ies de collge ou de div]tissem5ts de c\v5t et se ramn5t la rgle3 mal$ic]e de priore2 on voit trs bi51 p>tir du mom5t o la nationalit franaise e/ con/itue1 que l'esprit moy51 l'esprit b\rgeois a comme une incl9ation naturelle l'impit4 ,t\t1 v]s le ,x,v,ie sicle1 t5d de ce ct ou y mne1 exceptions rs]ves1 qui ne laiss5t pas d'tre r>es4 ,l'esprit de la ,r=me et l'esprit de la ,r5aissance1 si diffr5ts1 si contraires1 du re/e1 en leur d]nire influ5ce sur l'esprit des classes moy5nes franaises1 mn5t galem5t un dta*em5t relativem5t la foi4 ,que la moiti de l',europe rompe avec l'empire spirituel de ,rome1 cela ne mne pas du t\t les classes moy5nes franaises le sec\] elles-mmes4 ,non2 mais cela leur fait dire3 ,rome n'e/ donc pas 9branlable et univ]selle2 et il y a donc deux religions qui se contrebalanc5t et dont il n e/ pas c]ta9 que l'une soit la vraie8 ,peut-tre n\s trompons-n\s ou sommes-n\s tromps4 ,le qui sait8 entrait dans les esprits et dans les murs1 le qui sait8 subconsci5t et insidieux1 qui e/ plus =t comme de/ructeur1 comme rongeur1 que t\tes les affirmations et que t\tes les argum5tations du monde4 ,d'autre "p1 la ,r5aissance appr5ait aux classes moy5nes de la nation que de trs gr&s peuples 7ou au mo9s un7 avai5t vcu1 et brillamm5t et glorieusem5t1 et produit une civilisation extrmem5t belle1 sans avoir connu le ,*ri/ianisme et guids peut-tre p> ceux-l mmes qui n'avai5t aucune religion1 mais seulem5t une philosophie t\te p]sonnelle4 ,platon1 ,znon1 ,cicron et ,snque1 ou plutt ceci que ,platon1 ,znon1 ,cicron et ,snque ont exi/1 a eu une extraord9aire influ5ce sur le b\rgeois lettr ou demi lettr du ,x,v,ie sicle4 ,il s'e/ =m a9si un tat d'esprit1 s9on gnral1 du mo9s assez rp&u1 qui tait base de scepticisme ou qui acceptait le scepticisme comme un de ses lm5ts4 ,la ,r=me et la ,r5aissance n'ont aucunem5t cr l'esprit irrligieux en ,france2 elles l'ont libr1 elles l'ont dgag1 elles lui ont donn occasion et raison de se manife/] et de se dcl>] plus ou mo9s4 ,il tait lat5t1 il e/ dev5u dc\v]t2 il tait subconsci5t1 il a pris consci5ce de lui2 il tait amorphe1 et il a pris une c]ta9e =me4 ,c'e/ p>tir de ce mom5t qu'il faut le considr] dans ses traits gnraux4 99 99 99 99 99 ,le ,franais e/ irrligieux ou peu religieux d'abord en raison d'une de ses qualits1 et c'e/ savoir p>ce qu'il a l'esprit clair et le gt de la cl>t4 ,religion et cl>t ne saurai5t all] ensemble1 puisque la religion e/ surt\t et peut tre avant t\t le s5s du my/re4 ,or le s5s du my/re e/ *ose qui n'e/ pas trs s\v5t connue du ,franais et qui presque t\j\rs ne laisse pas de lui p>atre assez ridicule4 ,le ,franais croit avoir t\t dit1 qu& il a dit3 je ne compr5ds pas1 et c'e/ une *ose qu'il dit extrmem5t vite4 ,le mot galimatias ex]ce sur le ,franais un asc5dant extraord9aire et il l'applique avec une incroyable facilit4 ,les esprits1 je p>le mme des gr&s1 qui ont eu1 et t\t de suite1 sur le ,franais une gr&e influ5ce1 sont ceux qui sont prompts1 vifs et clairs4 ,c'e/ ,montaigne1 c'e/ ,molire1 c'e/ ,voltaire4 ,la moiti1 au mo9s1 de l'empire ex]c p> ,desc>tes et de la gr&e =tune qu'il a faite si vite e/ due ceci qu'il a donn p\r crit]ium du vrai l'vid5ce1 c'e/--dire la vision claire de quelque *ose4 ,t\t le monde s'e/ cri3 ,a la bonne heure6 ,vico s'e/ beauc\p moqu de l'vid5ce de ,desc>tes4 ,il n'a pas si gr& tort4 ,qu& on a un peu rfl*i on s'ap]oit qu'il n'y a qu'une *ose qui soit vid5te1 c'e/ que ri5 n'e/ vid5t4 ,desc>tes a dit 7au mo9s la f\le l'a ent5du a9si73 ,ce qui e/ vrai1 c'e/ ce qui e/ clair4 ,notre meilleur pr(esseur de philosophie de l'cole normale1 en prs5ce d'un de ces sy/mes qui en deux mots r5d5t compte de t\t1 disait d\cem5t3 ,oui1 oui2444 c'e/ trop clair p\r tre vrai4 ,il n'tait pas trs c>tsi5 ce j\r-l4 ,rem>quez-v\s que le gr& irrligieux et le gr& immorali/e allem&1 c'e/ ,nietzs*e sans d\te que je veux dire1 s'crie avec l'acc5t du triomphe1 quelque "p3 ,enf9 n\s dev5ons clairs6--et ailleurs3 ,ce peuple qui se grise de bire et p\r qui l'obscurit e/ une v]tu4 ,il y a un trs gr& s5s dans ces b\tades4 ,ce que ,nietzs*e sait bi51 c'e/ que la passion de la cl>t e/ une *ose excell5te contre la religion1 contre la mtaphysique et mme contre la morale2 et c'e/ encore que ne pas avoir horreur de l'obscurit peut tre favorable ces *oses excres et ces tats d'esprit jugs fune/es4 ,la vrit e/ que le crit]ium de l'vid5ce et le crit]ium de la cl>t ne s'appliqu5t pas t\t objet4 ,la vrit e/ qu'il y a des *oses qui se compr5n5t lum9eusem5t et qu'il y en a d'autres qui s'ent5d5t aussi1 mais qui ne peuv5t pas se dml] dans une lumire si clatante4 ,le plus beau mot de ,hgel e/ celui-ci3 ,il faut compr5dre l'in9telligible444 ,eh oui6 ,il faut le compr5dre comme in9telligible4 ,oui1 encore il faut s'en r5dre compte au mo9s a9si2 et non pas l'exclure de t\t exam5 et de t\te proccupation p>ce qu'il n'e/ pas clair4 ,qu'il ne soit pas objet de connaissance1 n\s le v\lons bi51 et n\s l'appell]ons1 si l'on veut1 l'inconnaissable2 mais qu'il ne soit pas objet d'tude1 c'e/ ce que veut le pr9cipe de l'vid5ce1 et c'e/ ce que n\s ne p\vons pas v\loir4 ,les *oses qui sont claires1 on les con/ate1 et les *oses qui ne sont pas claires1 on en raisonne4 ,de ce qu'il entre de l'hypo?se dans un raisonnem5t1 cela pr\ve qu'on n'a pas fait le t\r de son objet2 cela ne pr\ve pas qu'il ne fallt pas mme essay] de raisonn] sur cet objet4 ,de ce que l'on compr5d l'in9telligible comme in9telligible1 ne concluez pas qu'on a eu tort d'essay] de le compr5dre2 on a trs bi5 fait d'essay] de savoir ce qu'il fallait en p5s]2 et en p5s] quelque *ose1 sans d\te ce n'e/ pas le connatre1 mais encore c'e/ l'ignor] mo9s4 ,la mtaphysique e/ un devoir de l'homme env]s soi-mme1 du mo9s de l'homme cultiv4 ,elle consi/e mesur] les =ces de son esprit et *]*] o e/ le po9t 7qui n'e/ pas le mme p\r t\s les hommes7 o prcism5t l'vid5ce cesse2 et o e/ le po9t 7qui n'e/ pas le mme non plus p\r t\s les hommes7 o la probabilit cesse aussi et o l'hypo?se comm5ce tre1 non plus rationnelle1 mais t\t imag9ative4 ,oui1 c'e/ vraim5t un devoir p\r l'homme cultiv de faire cet ef=t et cet essai4 ,et il e/ bi5 c]ta9 que celui-ci ne les f]a po9t qui se s]a jur de ne pas faire un pas au del de la ple9e cl>t et de l'vid5ce bl\issante4 ,je n'ai pas beso9 de dire que si ,desc>tes a fait ce s]m5t1 il s'e/ bi5 donn de g>de de le t5ir4 ,mais1 p\r y rev5ir1 c'e/ prcism5t ce s]m5t que les ,franais1 d'ord9aire1 mme qu& ils ne l'ont pas fait1 ti5n5t t\j\rs4 ,le clair1 le trs clair1 le clair t\t de suite1 ils ne veul5t pas sortir de cela1 et1 plus =te raison1 ils ne veul5t pas s'en loign]4 ,il y a en ,france comme un prjug contre le complexe1 aussi bi5 en philosophie qu'en politique4 ,le ,franais a mme cet g>d comme un flair p>ticuli]1 comme un sixime s5s4 ,il sait d'avance que v\s allez n'tre pas clair ou que v\s v\s engagez dans une voie au b\t de laquelle v\s ne le s]ez pas4 ,il v\s fait des procs de t5dances l'obscurit4 ,que peut-il cep5dant savoir d'avance en cela8 ,cette cl>t1 qu'il aime tant1 ne va-t-il pas la tr\v] la f9 du raisonnem5t que v\s comm5cez et1 se drob]1 ne re/e-t-il pas dans l'obscur au lieu d'all] v]s la lumire8 ,n'importe4 ,il se dfie extrmem5t et il ne s'emb>que pas v]s une plus gr&e cl>t1 de peur d'ab&onn] la demi-cl>t o il e/1 ou croit tre4 ,au fond1 il y a en cela une norme p>esse d'esprit4 ,ri5 n'e/ plus loign du ,franais que cette passion que s'attribuait ,r5an1 que cette inquitude1 qui1 la vrit tant tr\ve1 la lui faisait *]*] encore4 ,le ,franais aime ne pas *]*]1 avant mme d'avoir tr\v quelque *ose4 ,il fait du bon s5s un cas norme1 du bon s5s1 qui n'e/ pas une mauvaise *ose1 la condition qu'il ne soit pas le nom que l'on donne la non*alance4 ,le bon s5s e/ prcism5t cette demi-cl>t dont se cont5te le ,franais en l'appelant vid5ce et en dcl>ant qu'il n'y a pas lieu de *]*] et de tracass] au del4 ,p]sonne1 sur la t]re1 plus vite que le ,franais1 ne dit3 ,il e/ vid5t que444 et3 cela tombe s\s le s5s4 ,les mtaphysiques et les religions lui sont donc des ennemies naturelles1 puisqu'elles essay5t de sond] les gr&s my/res1 c'e/--dire t\t simplem5t les que/ions les plus gnrales1 et d'en donn] ou une explication ou une vue4 ,quelquefois--et c'e/ cela qui a bi5 tromp ,augu/e ,comte--quelquefois le ,franais semble donn] dans la mtaphysique4 ,mais ce n'e/ que p>ce qu'il croit que la mtaphysique va dtrn] la religion1 la dtruire et--tant elle la dtruira--la remplac]4 ,alors il s'*auffe p\r une mtaphysique laque de t\t son cur ou plutt de t\te son humeur antireligieuse4 ,mais ce beau feu ne se s\ti5t pas1 et cette priode mtaphysique1 dont ,augu/e ,comte faisait une poque de l'humanit1 un ge du g5re huma91 a bi5 dur p\r n\s un sicle et demi t\t au plus4 ,ce beau feu mtaphysique s'te9t trs naturellem5t1 p>ce que le ,franais s'ap]oit assez vite que sa *re cl>t ne se tr\ve pas plus dans les mtaphysiques que dans les religions et ne saurait s'y tr\v]1 p\r cette raison suffisante qu'une religion n'e/ qu'une mtaphysique organise1 et qu'une mtaphysique n'e/ qu'une religion en dev5ir2 et que1 sauf cette diffr5ce1 elles sont mme *ose1 ayant exactem5t les mmes objets4 ,en consqu5ce1 le ,franais r5voie la mtaphysique au mme lieu d'exil o il avait relgu la religion1 et dit de celle-l comme de celle-ci3 ,t\t cela n'e/ pas clair et donne beauc\p de pe9e compr5dre2 ce qui e/ trs vrai4 ,notez ceci que les religions1 comme1 du re/e1 les mtaphysiques1 mais plus peut-tre1 p>ce qu'elles passionn5t davantage1 ne gagn5t pas en cl>t mesure qu'elles dur5t1 mais1 au contraire1 s'enfonc5t dans l'obscurit1 p>ce qu'elles s'expliqu5t sans cesse1 et f9iss5t p> s'ensevelir s\s les comm5taires4 ,elles brill5t1 en leurs comm5cem5ts1 de la lumire clatante d'un pr9cipe n\veau qu'elles apport5t au monde1 et leur =ce1 une p>tie au mo9s de leur =ce1 e/ dans leur cl>t mme4 ,mais bi5tt elles *]*5t r5dre compte de t\t et s'encombr5t d'une mtaphysique complte1 soit croyant s'appuy] sur elle1 soit croyant y m5] et y ab\tir4 ,il ne faut pas leur en v\loir prcism5t1 puisque les religions tant faites p\r donn] aux hommes une rgle de vie1 elles sont bi5 presque contra9tes de donn] aux hommes une rponse relativem5t ce qui les proccupe1 c'e/--dire relativem5t t\t4 ,notre vie dp5d de notre place dans le monde et p> consqu5t dp5d du monde2 et donc1 p\r me montr] ce que je dois tre1 dites-moi ce qu'e/ t\t6 ,de l cette quasi ncessit p\r une religion de se revtir ou de se ml] d'une mtaphysique4 ,en att5dant1 cette religion s'e/ sur*>ge d'obscurits dont elle s'e/ r5due responsable4 ,ces obscurits augm5t5t de sicle en sicle p> les explications t\j\rs n\velles et s'accumulant les unes sur les autres qu'on en donne2 et a9si1 aux yeux d'un peuple qui aime la cl>t1 plus une religion dure plus elle se dtruit1 p>ce que plus elle dure plus elle s'explique1 et plus elle s'explique plus elle s'obnubile4 ,une des =ces d'une religion1 c'e/ qu'elle e/ vieille2 une des faiblesses d'une religion1 c'e/ aussi qu'elle e/ vieille1 p>ce qu'elle s'e/ complique t]riblem5t4 ,je ne mets donc pas en d\te qu'une des raisons de l'ho/ilit d'un gr& nombre de ,franais contre la religion de leurs pres n'ait t la cl>t franaise4 ,la cl>t franaise a du bon4 ,elle a aussi de trs gr&s dang]s4 ,elle n\s p]suade trop vite que t\t e/ rsolu1 dcid1 tran*1 rfut1 ou irrfutable4 ,l'intrpidit de c]titude e/ un dfaut franais p> excell5ce4 ,celui-l n'e/ gure franais qui *]*e en gmissant2 mais celui-l e/ trs franais qui affirme f]mem5t ce qu'il n'a pas appr(ondi1 ou qui nie en riant ce qu'il fait le f]me propos de ne pas appr(ondir4 ,qui gurirait les ,franais1 non pas de leur cl>t d'esprit1 mais d'un c]ta9 excs dans la passion de voir clair trop vite1 ne leur r5drait pas1 peut-tre1 un maigre s]vice4 ,ce n'e/ que dans les prairies que les petits ruisseaux clairs font de gr&s fleuves4 ,dans un peuple ils ne conflu5t pas1 et ils ne =m5t qu'un conc]t de murmures agrables2 ou ils ne sont que de nombreux petits miroirs limpides o l'on se reg>de soi-mme avec un extrme cont5tem5t4 ,le trop gr& gt de cl>t1 c'e/ ce qu'on a appel le simplisme4 ,le simplisme e/ le dfaut des ,franais en politique2 il e/ aussi leur dfaut en *oses religieuses4 ,ce qui n'e/ pas simple n'e/ pas vrai4 ,axiome franais4 ,or ri5 n'e/ simple1 except le sup]ficiel4 ,se condamn] n'admettre que le trs simple1 c'e/ se condamn] ne ri5 appr(ondir4 ,les ,franais ont une t5dance rep\ss] les mtaphysiques et les religions1 qui n'e/ qu'une =me de leur horreur de creus] les que/ions4 99 99 99 99 99 ,a cela leur lgret naturelle contribue beauc\p1 ce po9t que ces *oses se confond5t et que l'on p\rrait presque dire qu'au fond la cl>t franaise n'e/ que de la lgret4 ,p> lgret franaise il faut ent5dre l'impossibilit de s'occup] longtemps de la mme *ose1 l'impossibilit de s'ob/9]1 le manque de tnacit4 ,le ,franais n'e/ pas l'homme des uvres de longue hale9e et des entreprises long t]me4 ,il aime comm5c]1 aime peu cont9u]1 f9it r>em5t et v\drait avoir t]m9 trs peu de temps aprs avoir comm5c4 ,ce n'e/ po9t p>esse1 proprem5t p>l]4 ,le ,franais e/ extrmem5t actif4 ,seulem5t le ,franais a une p>esse active1 ou si l'on veut une activit p>esseuse4 ,il a une activit qui s'accommode de mille besognes c\rtes1 et une p>esse qui s'accommode de mille *angem5ts d'occupation comme d'autant de repos4 ,il e/ l'homme des ,expositions univ]selles bcles en deux ans1 tales six mois1 dmolies en trois sema9es4 ,il fut l'homme des expditions d',italie1 *evau*es rapides1 ret\rs htifs1 nulles comme fondations1 et dont il avait priodiquem5t comme la dmangeaison d'abord et le dgt ensuite4 ,il e/ l'homme des sy/mes philosophiques tracs en gr&es lignes brillantes1 sans consi/ance1 montant au ciel comme des fuses et retombant de mme1 aprs une illum9ation d'un in/ant4 ,il e/ l'homme des rvolutions audacieuses et viol5tes et des ractions ou plutt des dpressions pr(ondes1 qui succd5t presque immdiatem5t1 et qui sont telles qu'il n'y a plus la mo9dre ressemblance app>5te entre l'homme d'hi] et le mme homme d'auj\rd'hui4 ,le ,franais e/ la p]sonne huma9e dont il e/ le plus difficile d'tablir l'id5tit4 ,cette lgret se m>que dans sa vie prive1 dans l'incon/ance de ses am\rs1 s\v5t trs vives1 r>em5t longues et p]svrantes2 pr(ondes1 en vrit1 puisqu'elles le pr5n5t t\t enti] et quelquefois le bris5t et le tu5t1 ob/9es et t5aces1 non pas1 ou trs r>em5t1 et telles que1 volant d'objets en objets1 elles revi5n5t quelquefois v]s le premi]4 ,du ,don ,juan de ,molire tez la m*ancet1 et le ,franais n'e/ po9t du t\t m*ant2 au ,don ,juan de ,molire aj\tez une vritable s9crit dans l'am\r1 et le ,franais e/ s9cre *aque fois1 mme qu& il dit t\j\rs2 du ,don ,juan de ,molire ret5ez l'incon/ance fondam5tale et comme con/itutionnelle1 le dsir de conqutes1 l't]nel beso9 de plaire1 l't]nel beso9 d'tre aim promptem5t et lgrem5t1 l'oubli rapide1 l'impati5ce de t\te obligation et de t\t j\g1 l'incapacit de compr5dre que l'am\r e/ un contrat p> lui-mme et un li5 qui ne peut se rompre que du cons5tem5t des deux p>ties3 v\s avez le ,franais dans le doma9e des *oses de l'am\r4 ,la lgret franaise e/ faite d'intellig5ce vive et vite fatigue p> la contemplation du mme objet2 de s5sibilit vive et vite fatigue de la possession du mme objet4 ,or1 cette lgret e/ peu prs incompatible avec la gravit religieuse1 puisque le s5tim5t religieux e/ la contemplation d'un objet t]nel4 ,ce qui fait la gravit religieuse1 ce qui fait1 du re/e1 le s5tim5t religieux lui-mme1 c'e/ la communion qui veut s'tablir1 qui s'tablit en vrit1 p> une sorte de p>adoxe sublime1 entre un tre d'un j\r et un tre d't]nit4 ,le s5tim5t religieux e/ la soif du p]man5t et de ce qui ne *ange pas4 ,c'e/ un ef=t de l'tre phmre p\r p>ticip] de l't]nel et de l'immuable4 ,cette soif1 le ,franais1 p> df9ition1 l'pr\ve peu1 et cet ef=t1 p> df9ition1 il e/ r>em5t t5t de le faire4 ,il n'e/ pas trang] ce s5tim5t2 c> il e/ homme2 mais il e/1 de t\s les hommes peut-tre1 le plus trang] ce s5tim5t4 ,il n'y a ri5 de plus vrai1 qu& on y rfl*it1 que le mot magnifique de ,lam>t9e3 ,l'homme se compose de deux lm5ts1 le temps et l't]nit4 ,il se compose de ces deux lm5ts1 en ce s5s qu'il e/ dans l'un et qu'il t5d l'autre1 et comme il e/ fait galem5t de ses conditions et de ses t5dances1 il e/ trs vrai qu'il se compose de ces deux lm5ts1 puisqu'il e/ dans l'un1 puisqu'il t5d v]s l'autre et vit en df9itive de t\s les deux4 ,de ces deux lm5ts1 il e/ c]ta9 que le ,franais vit trop dans le mom5t prs5t p\r qu'il ne sacrifie pas1 ou1 t\t au mo9s1 p\r qu'il n'oublie pas trs s\v5t le second4 ,il vit c\rt t]me1 d'une vie n]gique1 p>fois int5se2 mais comme saccade et brves tapes4 ,les ,franais1 a dit ,napolon1 sont des ma*9es n]veuses4 ,il n'y a ri51 ce qu'il peut p>atre1 de mo9s n]veux que l't]nel4 ,le ,franais et le div9 ne sont videmm5t pas trs bi5 faits p\r s'ent5dre4 ,je ne sais plus si ,sa9te-,beuve a dit de son cru ou dit en citant quelqu'un3 ,dieu n'e/ pas franais4 ,il y a du vrai4 99 99 99 99 99 ,aussi bi51 voyez comme ils compr5n5t ,dieu qu& ils le font1 j'ent5ds qu& ils ne le reoiv5t pas1 qu& ils n'en reoiv5t pas l'ide t\te faite d'une religion antrieure1 antique1 qu'ils ont accepte2 mais qu&1 libres de t\t li5 dogmatique et affran*is de t\te p5se traditionnelle et hrite1 ils se font un ,dieu leur guise et leur gr4 ,p\r ,montesquieu ,dieu e/ la plus froide des ab/ractions4 ,c'e/ la ,loi des ,lois1 c'e/ l'esprit des ,lois1 je l'ai dit sans aucune plaisant]ie2 c'e/ la raison primitive444 qui agit selon les rgles qu'elle a faites1 qui les connat p>ce qu'elle les a faites et qui les a faites p>ce qu'elles ont du rapport avec sa sagesse et sa puissance2 c'e/ la ,loi des ,lois1 intellig5te1 p]sonnelle--p]sonnelle autant qu'il faut l'tre p\r tre intellig5te2--mais ri5 de plus4 ,le ,dieu de ,montesquieu e/ un ,dieu p]sonnel qui e/ pe9e une p]sonne4 ,il n'y a pas un atome de s5tim5t religieux dans la religion de ,montesquieu4 ,p\r ,voltaire ,dieu e/ un ,lieut5ant surnaturel de police1 dont il a beso9 p\r que la canaille soit ma9t5ue dans une cra9te salutaire et p\r que ,m4 de ,voltaire ne soit pas assass9 p> ses dome/iques4 ,p\r ,r\sseau1 quoique ,r\sseau ait quelques traits vagues d'une me religieuse1 ,dieu e/1 comme p\r ,voltaire1 en d]nire analyse1 une ide qui importe la cons]vation de l'tat social et que l'tat doit impos] p> la =ce aux citoy5s2 ,dieu e/ un article important du ,contrat social4 ,et enf91 p\r ,did]ot1 ,dieu n'exi/e pas et n'e/ qu'une inv5tion de ces sophi/es oppresseurs1 qui1 p\r dom9] l'homme1 ont cr un homme artificiel4 ,voil comme les ,franais1 qu& ils sont dgags de la trame des li5s traditionnels1 inv5t5t ,dieu1 conoiv5t ,dieu4 ,ils l'inv5t5t1 ils le conoiv5t de la faon la plus sup]ficielle du monde4 ,le pr(ond s5tim5t religieux leur e/ peu prs inconnu4 ,je n'ai pas beso91 ou pe9e1 de dire que les ractions religieuses 7t\j\rs mis "p la religion traditionnelle et le doma9e o elle agit et l'empire qu'elle ex]ce1 et ici comme plus haut je ne p>le que des ,franais inv5tant ,dieu7 sont aussi sup]ficielles que les ?odices philosophiques4 ,les potes qui1 de #ahjb #ahej1 ont exprim des ides religieuses1 ont fait preuve d'un s5tim5t religieux extrmem5t inconsi/ant et dbile4 ,t\s ont t frapps des beauts de la religion1 et non de sa gr&eur1 et non du beso91 en quelque sorte1 con/itutionnel1 que l'homme en a4 ,eux-mmes sembl5t en avoir eu beso9 p\r leurs uvres et non p\r leurs curs4 ,la religion fut p\r eux un excell5t rp]toire de ?mes potiques4 ,leur gnie fut plus religieux que leur cur1 et mme ce fut leur art qui fut plus religieux que leur gnie4 ,musset1 peut-tre seul1 et un seul j\r1 eut un cri o se s5t le vritable1 pr(ond1 absolum5t s9cre s5tim5t religieux1 ou beso9 de s5tim5t religieux4--,la lgret franaise1 mme *ez les plus gr&s ,franais1 e/ dcidm5t un ob/acle assez =t la pntration du s5tim5t religieux2 et l'tat d'me religieux n'e/ *ose franaise que p> exception et p> accid5t4 ,outre le beso9 de cl>t app>5te ou de cl>t provisoire1 outre la lgret d'esprit1 la vanit1 trs rp&ue *ez les ,franais1 ne va pas sans les c>t] beauc\p des voies religieuses ou des *em9s qui p\rrai5t m5] la religion4 ,la vanit franaise e/ *ose trs diffr5te de l'orgueil tel qu'on le peut voir et con/at] dans d'autres nations4 ,l'orgueil e/ national et la vanit e/ individuelle4 ,l',anglais1 l',allem&1 l',amrica9 sont extrmem5t orgueilleux2 mais ils le sont surt\t d'tre amrica9s1 allem&s et anglais4 ,l'orgueil e/ volonti]s collectif et1 tre collectif1 il e/ une =ce plutt qu'une faiblesse4 ,l'orgueil s\s sa =me franaise1 c'e/ savoir la vanit1 e/ t\t fait individuali/e4 ,le ,franais s'admire en soi1 de t\t son cur4 ,il se fait c5tre naturellem5t et se p]suade trs volonti]s que la circonfr5ce doit l'admir]4 ,les mots d'enfants recueillis p> ,ta9e sont bi5 leur place ici3 une petite fille son oncle qui lui dem&e ce qu'elle e/ en tra9 de faire3 ,ouvre les yeux1 mon oncle1 tu le v]ras4 ,elle n'e/ pas f*e d'indiqu] son oncle qu'elle le considre comme un imbcile4--,une autre enfant rem>que entre son pre et elle-mme un trait de ressemblance3 ,tu ti5s de moi4 ,elle rapporte dj t\t elle et a t5dance naturelle se t5ir p\r une cause et non p\r un effet4 ,t\t vieux pr(esseur a rem>qu des incl9ations t\tes p>eilles *ez les jeunes ,franais4 ,ils n'ont presque aucune m*ancet2 mais leur am\r-propre e/ imm5surable4 ,deux traits ess5tiels3 ils sont moqueurs et ils ne peuv5t support] la moqu]ie4 ,c'e/ la vanit s\s ses deux aspects4 ,ils se vant5t t\t propos1 ou1 plus av]tis1 laiss5t seulem5t voir qu'ils se ti5n5t en haute e/ime4 ,t\t petits1 ils *]*5t cont9uellem5t attir] l'att5tion et ils sembl5t ne vivre que de l'att5tion qu'ils veul5t attir] et ne vivre que qu& ils l'attir5t4 ,si p>mi eux il en e/ un qui semble vivre d'une vie intrieure1 qui soit rfl*i et mditatif et ne soit pas t\j\rs comme en scne1 il e/ trait de s\rnois4 ,plus t>d1 adolesc5t1 jeune homme1 le ,franais1 trs s\v5t1 e/ proprem5t insupportable4 ,il semble t\j\rs avoir conquis le monde ou tre sur le po9t de le conqurir1 p\rvu qu'il le veuille et qu'il fasse un ge/e p\r cela4 ,il e/ tran*ant1 dcisif et dcisionnaire4 ,son op9ion e/ la seule op9ion qu'il considre et qui soit digne de considration4 ,il s'tonne qu'il puisse y en avoir une autre et qu'on fasse quelque att5tion celles qu'il n'a pas4 ,surt\t il croit t\j\rs avoir inv5t les ides qu'il a ou qu'il p5se avoir4 ,il expose des op9ions trs connues comme des dc\v]tes qu'il vi5t de faire et qui att5dai5t sa v5ue au monde p\r y p>atre elles-mmes4 ,t\t au plus1 il associe un nom clbre au si51 non pas comme le nom d'un matre celui d'un disciple1 mais comme celui d'un gal celui d'un gal4 ,il dit3 ,comte et moi4 ,il dit3 ,r5an et moi4 ,se mettre de pair avec un gr& homme e/ jusqu'o sa mode/ie puisse atte9dre4 ,t\t jeune ,franais a inv5t une philosophie1 cr un art n\veau et improvis un g5re littraire qui tait inconnu4 ,c'e/ ce qui fait qu'il n'y a pas de peuple au monde1 except peut-tre le peuple grec1 o il y ait autant de dclasss4 ,le dclass e/ un homme qui se s5t tellem5t n p\r les gr&es *oses qu'il ne peut pr5dre sur lui de faire les petites ou les moy5nes4 ,re/e qu'il ne fait ri5 et trane d'expdi5ts en expdi5ts en rvant t\j\rs des gr&s rles auxquels il tait de/9 et que les circon/ances l'ont emp* de j\]4 ,la ,france conti5t beauc\p de ces dvoys qu'un peu de connaissance de soi aurait prs]vs4 ,on s'tonne qu'il n'y en ait pas davantage2 c> t\s les ,franais1 bi5 peu prs1 sont t]riblem5t va9s4 ,mais il faut reconnatre que1 t\t ct de leur vanit1 ils ont un c]ta9 s5s pratique4 ,s'ils ne se r5d5t pas compte d'eux-mmes1 ils se r5d5t assez bi5 compte des *oses4 ,ils reconnaiss5t qu'il faut se rsign] la mdiocrit de situation1 t\t en g>dant la haute op9ion de soi-mme1 qui console et qui rcon=te4 ,le mrite console de t\t1 disait ,montesquieu4 ,c'e/ la devise de la plup>t des b\rgeois franais4 ,de l tant de petits employs qui sont des potes et qui lis5t leurs v]s en famille et leurs amis1 en se disant qu'il ne leur a manqu que quelque loisir et une petite =tune indp5dante p\r tre des ,lam>t9e2 qui ont un sy/me politique et t\te une sociologie et qui gmiss5t de l'obscurit o ce sy/me re/e enseveli avec eux2 qui font des romans et des pices de ?tre et p\rsuiv5t t\te leur vie le rve d'tre imprims ou d'tre j\s2 du re/e1 ponctuels leur bureau1 s9on zls1 et acceptant en maugrant1 mais relativem5t avec pati5ce1 la vie t]ne que l'inju/e de/9 leur a faite4 ,la ,france e/ ple9e de gr&s hommes inconnus de t\s1 mais trs manife/es eux-mmes1 que le sil5ce accable1 et de trs honntes petits employs des contributions indirectes qui se rpt5t sans cesse eux-mmes3 ,qualis artifex p]eo6 ,peut-tre cela ne va-t-il po9t sans quelque inconvni5t p\r le mti] que ces honntes g5s ex]c5t et les fonctions que l'tat leur confie1 et ce s]ait un po9t considr]1 mais qui n\s c>t]ait de notre sujet4 99 99 99 99 99 ,p\r n'en po9t sortir1 considrez et ces hommes dont leur vanit fait des dclasss1 ou des demi-dclasss1 ou des inquiets et des neura/hniques1 lgion qui en ,france e/ une arme2 et ces autres hommes1 mo9s privs du s5s du rel et qui1 cause de cela1 se class5t1 mais t\t aussi va9s1 t\t aussi prt5tieux1 t\t aussi enivrs de s5s propre2 et voyez1 au po9t de vue religieux1 ce qu'ils peuv5t tre4 ,ils ont comme une t5dance in/9ctive rep\ss] ce s5tim5t4 ,le s5tim5t religieux en gnral1 le *ri/ianisme en p>ticuli]1 le ca?olicisme plus p>ticulirem5t encore1 e/ avant t\t humilit4 ,il e/ avant t\t reconnaissance et confession du peu que n\s sommes p\r connatre et p\r agir4 ,et1 p\r ce qui e/ de la connaissance et p\r suppler notre impuissance en cet ordre1 les religions ont inv5t la rvlation4 ,et p\r ce qui e/ de l'action et p\r suppler notre dbilit en cette matire1 elles ont inv5t la grce4 ,l'acte d'humilit e/ la premire dm>*e religieuse2 le premi] mot de l'homme qui e/ attir v]s ,dieu e/3 ,ma sub/ance n'e/ ri5 devant v\s4 ,si l'humilit e/ le pr9cipe de t\te religion1 nos ,franais sont bi5 peu ns p\r tre religieux1 et la religion1 comme l'a trs bi5 vu ,pascal1 e/ quelque *ose comme leur ennemie p]sonnelle4 ,ils la voi5t comme un p]sonnage d\cem5t ironique qui rabat leur sup]be et qui se moque de leurs prt5tions4 ,*acun la voit comme quelqu'un qui lui dirait3 ,votre plus *] entreti5 e/ de v\s croire quelque *ose et v\s n'tes ri5 du t\t4 ,le ,franais e/ l'tre du monde enti] qui aime le mo9s qu'on lui dise cela4 ,conte/] un ,franais sa puissance de savoir1 de connatre et de dcid]1 cela1 p\r lui1 ne se peut s\ffrir4 ,lui conte/] son infaillibilit1 dont1 au fond1 et mme qu& il vite de la proclam]1 il e/ t\j\rs conva9cu1 cela ne v\s fait pas de lui un ami4 ,t\t ,franais e/ un ,voltaire ou un ,r\sseau1 mo9s le gnie1 qui n'e/ pas lo9 de croire qu'il e/ impossible qu'il n'ait pas t\j\rs raison1 qui n'e/ pas lo9 d'e/im] que les autres hommes sont imbciles dans la proportion o ils le contr$is5t et qu'il n'y a beso9 ni d'autre signe ni d'autre mesure4 ,la religion1 selon cette faon de jug]1 ne peut qu'avoir tort4 ,ils l'accus5t la fois de prsomption et de bassesse1 de sup]be et de l*et4 ,de sup]be1 p>ce qu'elle prt5d impos] ses dcisions2 de l*et p>ce que1 si elle nie *ez les autres la capacit de connatre1 elle se la refuse elle-mme et ne se croit en possession de la vrit que p>ce que celle-ci lui a t rvle4 ,ri5 ne peut tre la fois plus insupportable la vanit du ,franais et plus propre excit] sa raill]ie1 ple9e de vanit encore1 que cette d\ble =mule3 ,v\s ne savez ri5 et tes incapable de ri5 savoir2 et1 du re/e1 n\s sommes exactem5t dans les mmes conditions4 ,il y a beauc\p d'analogie entre la situation de l'glise en face des ,franais et celle de ,socrate en face des ,a?ni5s3 ,je sais que je ne sais ri51 disait ,socrate2 et v\s1 v\s ne savez ri5 en croyant savoir quelque *ose4 ,fausse humilit1 rpondai5t les ,a?ni5s1 p\r ce qui e/ de ce que tu dis de toi-mme2 insol5ce p\r ce qui e/ de ce que tu dis de n\s4 ,et dans ton humilit1 insol5ce encore1 c> tu ne dis que tu ne sais ri5 que p\r faire ent5dre quel po9t n\s sommes va9s de croire savoir quelque *ose qu& ,socrate ne sait ri5 et confesse ne ri5 savoir4 ,de mme le ,franais en veut autant l',eglise de sa ngation du savoir huma9 qui le blesse1 que de son humilit qui elle-mme l'humilie4 ,vanit franaise et humilit ecclsia/ique1 que cette humilit soit p> l'glise comm&e aux autres ou qu'elle soit pratique p> elle1 ne peuv5t faire bon mnage ensemble4 ,rem>quez1 comme j'en ai dj dit quelque *ose1 que l'orgueil e/ plus compatible avec la religion que la vanit1 p\r cette simple raison que la vanit e/ individuelle et que l'orgueil peut tre collectif4 ,c'e/ mme ici la vraie di/9ction1 ou l'une au mo9s des vraies di/9ctions entre ces deux s5tim5ts4 ,sans d\te1 l'orgueil oppos la vanit1 c'e/ surt\t un s5tim5t puissant oppos un s5tim5t mesqu93 l'orgueil e/ une exaltation1 la vanit e/ une dmangeaison2 l'orgueil e/ une gr&eur fausse1 la vanit e/ une petitesse2 l'orgueil ne se satisfait que des gr&s succs et ddaigne les mdiocres j\issances1 la vanit se repat de t\t et ne ddaigne ri52 l'orgueil n'atte9t jamais son b1 tant il le met haut2 la vanit1 quoique insatiable1 atte9t ou manque son b t\s les j\rs et presque *aque heure1 le mettant p>t\t4 ,t\t cela e/ vrai2 mais on n'a pas assez rem>qu qu'une des di/9ctions1 et trs considrable et trs significative1 entre l'orgueil et la vanit1 c'e/ que la vanit e/ individuelle et que l'orgueil peut tre collectif4 ,il e/ s\v5t individuel lui-mme1 mais il peut tre collectif4 ,la vanit ne peut tre qu'individuelle4 ,elle consi/e v\loir se di/+u]1 t\s mom5ts et p> t\tes sortes de *oses1 de t\s les autres1 et montr] que l'on e/ un tre t\t p>ticulirem5t privilgi4 ,elle e/ individuelle p> df9ition4 ,elle n'e/ mme que l'individualisme lui-mme1 qu'un individualisme enfant9 et naf4 ,elle dit sans cesse3 ,moi444 ,moi1 au contraire444 ,t&is que moi444 ,l'orgueil s\v5t dit3 ,moi4 ,mais il peut dire3 ,n\s4 ,c'e/ une s5sible diffr5ce4 ,l'orgueil peut se satisfaire et presque se remplir dans la contemplation d'une gr&e uvre accomplie en commun4 ,l'orgueil roma9 fut collectif2 l'orgueil anglais1 l'orgueil allem& sont collectifs4 ,on ne peut gure dire3 la vanit nationale1 et l'on dit trs bi53 l'orgueil national4 ,l'orgueil ne fait jamais ab/raction du moi2 mais1 prcism5t p>ce qu'il e/ un s5tim5t gr& et =t1 il peut s5tir le moi s'exprim]1 se dploy] et triomph] dans une gr&e uvre faite plusieurs4 ,l'homme va9 dit3 ,moi4 ,l'orgueilleux peut trs bi5 dire3 civis romanus sum1 ou3 je suis anglais2 je suis allem&1 et tr\v] le dire une imm5se satisfaction de son orgueil mme4 ,un des phnomnes de l'hi/oire de ,france e/ prcism5t ceci que c]ta9s hommes ont tr\v le moy5 de trans=m] la vanit des ,franais en orgueil3 ,l\is ,,xiv1 ,napolon4 ,s\s l'empire de l'un et de l'autre1 le ,franais a cess d'tre va9 p\r dev5ir orgueilleux4 ,il a confondu sa p]sonnalit dans l'ensemble de la communaut franaise2 et1 dans les succs et dans la gr&eur de cette communaut1 il s'e/ enorgueilli de telle sorte qu'il a presque oubli les sollicitations de sa vanit individuelle4--,mais ceci n'e/1 p\r a9si p>l]1 que de l'orgueil int]mitt5t4 ,le vritable orgueil n'a pas beso9 du succs et de la gloire p\r tre enti]1 p\r tre sans dfaillance et p\r tre actif4 ,aux heures de deuil et mme d'crasem5t1 il demeure f]me1 et conoit et il prp>e les revan*es1 les relvem5ts et les re/aurations futures4 ,la vanit franaise ne devi5t orgueil collectif qu'assez r>em5t et s\s l'impulsion d'une volont puissante et dans l'exaltation d'une gr&e gloire acquise4 ,a l'tat normal1 elle e/ simplem5t vanit individuelle4 ,or1 c'e/ la vanit qui e/ incompatible avec la religion et non pas l'orgueil2 ou la vanit e/ beauc\p plus incompatible que l'orgueil avec la religion4 ,l'orgueil1 sans d\te1 peut mpris] la religion1 et ce n'e/ pas tort que la religion a fait de l'orgueil un p*2 mais la vanit la mprise bi5 plus encore1 ou se s5t beauc\p plus atte9te et mortellem5t blesse p> elle4 ,l'orgueil peut s'accommod] de cette uvre collective qu'e/ la religion et mme y tr\v] son compte et sa satisfaction4 ,on peut tre fi] d'tre *rti51 comme on e/ fi] d'tre roma91 ou comme on e/ fi] d'tre anglais ou allem&4 ,on peut tre fi] d'app>t5ir une in/itution qui a trans=m l'humanit4 ,on peut tre fi] d'app>t5ir une collectivit qui a comme sub/itu un g5re huma9 un autre g5re huma94 ,p]sonne n'ignore que l'orgueil1 s'il e/ qualifi de p* p> l'glise1 e/ prcism5t un p* trs ecclsia/ique4--,mais comm5t veut-on que la vanit puisse support] la religion8 ,elle consi/e prcism5t rep\ss] t\t ce qui e/ collectif2 elle consi/e prcism5t en ceci qu'un homme e/ secrtem5t conva9cu qu'il n'y a que lui4 ,elle consi/e se trait] intimem5t d'excell5ce et d'm95ce4 ,elle consi/e ne gure admettre qu'un autre que v\s puisse avoir compltem5t raison1 ou qu'un autre que v\s ralise ple9em5t en lui l'humanit4 ,t\t ce qui e/ collectif rpugne donc comme naturellem5t l'homme va94 ,il en s]ait plutt comme jal\x4 ,il voit en une collectivit des hommes qui1 contrairem5t lui1 font ab/raction de leur p]sonnalit2 et diffr5ce eng5dre ha9e4 ,il voit en une collectivit des g5s1 aussi1 qui1 p> la =ce que donne l'union1 peuv5t l'(fusqu]1 lui1 et l'clips]1 et il en pr5d ombrage2 et jal\sie eng5dre ha9e4 ,l'homme va9 e/ donc anticollectif p> df9ition1 et1 p> p>5?se1 le furieux individualisme des ,franais qui les r5d ennemis de t\te ca/e1 de t\te classe1 de t\te corporation1 n'e/ qu'une =me de leur vanit4 ,or1 si le ,franais1 de p> sa vanit1 e/ dj ennemi de t\te collectivit1 dans quels s5tim5ts v\lez-v\s qu'il soit l'g>d d'une collectivit qui1 d'abord e/ une collectivit1 et qui ensuite e/ une collectivit qui recomm&e et comm&e l'humilit comme la premire des v]tus huma9es8 ,non1 il e/ trs difficile que l'homme va9 soit religieux2 et il e/ trs facile que l'homme va9 soit ennemi de la religion1 ou1 t\t au mo9s1 ait son g>d quelque impati5ce4 99 99 99 99 99 ,ce qui suit n'e/ qu'un autre aspect de ce qui prcde et n'e/1 au fond1 qu' trs peu prs la mme *ose4 ,p\r ces mmes raisons de vanit et de fanf>onnade1 le ,franais a horreur de la tradition4 ,que quelque *ose1 in/itution1 loi1 maxime publique1 murs1 ide gnralem5t rp&ue1 ait rgn jusqu'au j\r o il nat1 et semble avoir fait la gr&eur de sa nation ou y avoir contribu1 ce lui e/ une raison p\r n'y pas t5ir et p\r la rep\ss] in/9ctivem5t plus ou mo9s =t4 ,il y a des peuples p\r qui le mot antiquit a un gr& pre/ige2 p\r le ,franais antiquit e/ vieill]ie1 et vieill]ie e/ ridicule et absurdit4 ,p\r beauc\p de ,franais1 la n\veaut d'une ide e/ preuve qu'elle e/ ju/e4 ,une ide vraie1 c'e/ une ide n\velle3 il ne faut pas *]*] davantage3 le crit]ium e/ ais4 ,la plup>t des ,franais sont p>faitem5t conva9cus que l'on n'a comm5c faire usage de la raison qu' dat] du mom5t o ils ont eu dix-huit ou v+t ans et que t\t ce qui a prcd cette poque ne fut que tnbres4 ,c'e/ une illusion assez naturelle la jeunesse1 et qui mme ne laisse pas d'avoir sa "p d'utilit2 mais c'e/ une illusion assez =te cep5dant1 et qui a1 somme t\te1 plus d'inconvni5ts que d'avantages4 ,il en rsulte une *ose que l'on n'a peut-tre pas assez rem>que3 c'e/ l'effet t\t p>ticuli] que l'ducation a en ,france4 ,l'ducation1 en ,france1 a p\r effet de conva9cre la gnration duque ju/e l'inv]se de la gnration ducatrice2 de suggr] la gnration duque t\tes les ides contraires celles de la gnration ducatrice4 ,le mpris des fils p\r les pres et des lves p\r les matres e/1 en ,france1 trs gnral1 et il semble trs lgitime4 ,ceux-l ne sont-ils pas jeunes et ceux-ci ne sont-ils pas vieux8 ,que faut-il davantage8 ,t\t n'e/ pas mauvais en cela2 c> il faut c]ta9em5t que *aque gnration *]*e p> elle-mme et ne s'endorme pas sur la p>ole d'autrui2 et ce n'e/ pas sans quelque raison1 =me p>adoxale mise "p1 qu'un pre me disait3 ,oui1 les enfants mpris5t les pres3 c'e/ provid5tiel4 ,mais il faudrait que cet esprit d'indp5dance ne ft pas accompagn d'une gr&e lgret1 d'une gr&e vanit1 ou plutt n'et pas lgret et vanit p\r ses s\rces mmes4 ,t\j\rs e/-il que les *oses vont a9si2 et t\t pre franais peut tre sr que son fils a p\r lui une d\ce piti1 tempre p> un assez faible respect2 et t\t pr(esseur franais peut croire aux mmes s5tim5ts *ez ses lves1 *ez ceux1 du mo9s1 de ses lves qui n'ont pas p\r lui une complte indiffr5ce4 ,la nation entire a un peu le mme c>actre1 et voici p\rquoi4 ,si l'am\r des n\veauts p>adoxales n'tait qu'une maladie de jeunesse dont *acun gurit v]s la tr5ta9e1 il n'en s]ait que cela1 et le corps mme de la nation re/]ait sa9 et re/]ait f]me dans des ides gnrales traditionnelles qui f]ai5t sa =ce morale et sa vigueur intellectuelle4 ,mais l'emp*em5t cela1 c'e/ que le ,franais n'a pas de passion plus viol5te que celle qui consi/e ne po9t v\loir p>atre vieux1 et ne po9t s'av\] qu'il le soit4 ,il en rsulte que les ides des jeunes g5s1 ces ides qu'ils se sont donnes en pr5ant ju/e le contrepi$ des ides de leurs pres1 leurs pres eux-mmes les pr5n5t leur t\r1 gau*em5t1 maladroitem5t1 l\rdem5t2 mais enf9 ils les pr5n5t1 en t\t ou en p>tie1 p\r ne po9t p>atre dmods1 suranns et t\t encombrs de vieill]ies4--,n\s aussi1 n\s sommes mod]nes4 ,n\s aussi1 n\s m>*ons avec notre temps4 ,ils m>*5t1 si suivre peut s'appel] m>*]4 ,c'e/ a9si que1 mme sans s\ci de popul>it1 mme sans s\ci de re/] en bons t]mes avec les g\v]nem5ts n\veaux et de se t5ir t\j\rs du ct du man*e1 mme sans t\t cela1 tel vieux brave homme de #aijf exprim]a1 tal]a en ses propos un mlange prodigieux de ses ides de #ahfi1 de ses ides de #ahgb et de ses ides1 p\r a9si p>l]1 de #aijf1 et (frira aux reg>ds une syn?se biz>re de ,duruy1 de ,gambetta1 de ,jules ,f]ry et de ,m4 ,jaurs4 ,je r5contre un brave homme de ce g5re1 plus ou mo9s loqu5t1 plus ou mo9s spcieux1 plus ou mo9s brillant1 et1 mon ,dieu1 t\j\rs aussi s9cre1 ou peu prs1 t\tes les fois que je me promne4 ,cela e/ si dlicieux de ne po9t vieillir1 de croire que l'on ne vieillit pas et de croire p]suad] aux autres qu'on ne vieillit po9t6 ,presque t\t ,franais de soixante ans e/ un vieux beau qui suit la mode1 qui en a le respect et aussi comme une espce de t]reur1 et qui s]ait dsespr si l'on p\vait s\ponn] qu'il n'e/ plus homme la compr5dre4 ,c'e/ a9si que1 *ez d'autres1 *ez les outranci]s et les inquiets et les n]veux1 le dsir de n'tre pas dpasss va jusqu' tre plus avancs1 non seulem5t qu'ils n'ont jamais t dans leur jeunesse1 mais que ne sont mme les jeunes g5s qui les ent\r5t et dont ils veul5t passionnm5t tre ent\rs t\j\rs4 ,ils v\drai5t les effray] p> leur jeunesse4 ,ils multipli5t les audaces1 les tmrits et les bravades4 ,ils sont iconocla/es avec une frnsie croissante4 ,ils bris5t davantage mesure qu'ils ont les ma9s plus faibles4 ,de ceux-ci la ligne de vie e/ assez biz>re4 ,ils ont t sages et modrs1 quelquefois d'un d\x scepticisme1 dans leur jeunesse2 ils sont affirmatifs et ils sont rvolutionnaires dans leur ge avanc4 ,les annes1 au lieu de les mrir1 les r5d5t acides4 ,ils sembl5t avoir m>* reculons dans le s5ti] de la vie et avoir *em91 p>tir de v+t ans1 d'une d\ce et s]e9e vieillesse une jeunesse inquite et une adolesc5ce tumultueuse4 ,rem>quez que le phnomne n'e/ pas n\veau en ,france et que c'e/ 7surt\t7 p>tir de son ge mr que ,voltaire1 et lui aussi1 ce semble bi51 p\r suivre la mode et c\rir aprs la popul>it1 e/ dev5u p>tiellem5t rvolutionnaire1 avec le tempram5t le plus cons]vateur du monde1 p\ssant t\j\rs de ce ct avec plus d'pret et de viol5ce4 ,il faut dire seulem5t1 l'loge de son bon s5s et aussi1 relativem5t1 de son c\rage1 il faut dire1 p\r tre ju/e1 que cep5dant il n'a pas eu t\t fait la t]reur d'tre dpass et a laiss d'autres all] plus lo9 que lui en disant nettem5t qu'il n'allait pas jusqu'o ils allai5t4 ,tant y a que le ,franais1 p> une horreur bi5 naturelle de la vieillesse1 n'aime les vieill]ies ni qu& il e/ jeune ni qu& il e/ vieux1 s'en dt\rne passionnm5t qu& il e/ jeune1 t5d n'en pas tre s\ponn qu& il e/ vieux1 a donc t\j\rs t5dance s'atta*] aux n\veauts1 sans les exam9] et p\r ce mrite seul qu'elles sont n\velles1 mrite incomp>able aux yeux de sa vanit1 de sa lgret et de sa jeunesse4 ,une vieill]ie comme la religion ne saurait donc lui plaire et il s'en dt\rne1 communm5t1 avec une sorte de dda9 et de hauteur4 ,le ,franais e/ esprit =t dans l'me1 de p> t\s les dfauts qui se tr\v5t ord9airem5t en lui4 99 99 99 99 99 ,on me dira sans d\te que cette t5dance mme qui fait que *aque gnration franaise ti5t ess5tiellem5t pr5dre le contre-pi$ de la gnration prcd5te doit avoir p\r effet qu'une gnration religieuse succde une gnration d'esprits =ts et une gnration d'esprits =ts une gnration religieuse1 et a9si de suite1 de telle sorte que les ga9s et les p]tes f9iss5t p> se contrebalanc] et que le p>ti religieux re/e1 en df9itive1 trs peu prs sur son t]ra94 ,p>tiellem5t1 c'e/ bi5 en effet ce qui arrive2 et1 prcism5t p> suite de ce gt qu'ont les ,franais de dsappr5dre ce qu'ils ont appris1 p> cet effet de l'ducation *ez les ,franais qui e/ de les faire ragir contre l'ducateur4 ,c'e/ a9si que le m\vem5t de r5aissance religieuse de #ahjj #ahdj environ e/ trs videmm5t l'effet des fureurs antireligieuses de la seconde moiti du ,x,v,i,i,ie sicle4 ,c'e/ a9si que l'anticlricalisme de #ahdj #ahgj e/ une raction contre la religiosit de ,*ateaubri& et de ses disciples et aussi contre les manife/ations religieuses du p>ti ecclsia/ique p5dant la ,re/auration4 ,c'e/ a9si que les ca?oliques ou simplem5t les libraux att5d5t beauc\p en ce mom5t de la /upidit et de l'outrecuidance de la plup>t des in/ituteurs franais et ne d\t5t po9t que leurs lves ne soi5t un j\r1 et pro*a9em5t1 ou gr&s amis de l'glise ou trs dfr5ts son g>d4 ,t\t cela e/ assez vrai2 mais il faut rem>qu] d'abord1 comme je l'ai montr1 que le beso91 dans l'esprit de *aque gnration1 de mpris] la gnration prcd5te n'e/ pas la seule cause1 mais une des causes seulem5t de l'anticlricalisme franais1 ce qui fait que qu& cette t5dance agit en faveur du s5tim5t religieux1 les autres causes d'anticlricalisme subsi/5t et ont leur effet comp5satoire4 ,et il faut rem>qu] ensuite que1 de p> son antiquit1 la religion e/ en quelque sorte la vieill]ie p> excell5ce1 la plus vieille des vieill]ies1 dfaut dont le temps ne la gurit pas2 et1 p> consqu5t1 mme devant une gnration qui s]ait assez porte l'accept] p> raction contre ce qu'on lui a enseign1 a t\j\rs ce tort grave d'tre ce qu'on a cru autrefois et p5dant si longtemps qu'il y a vraim5t quelque honte y croire encore4 ,t\s les r=mateurs religieux de ces d]ni]s sicles1 quoiqu'ils ai5t *\1 avai5t raisonn assez ju/e4 ,ils s'tai5t dit3 ,les ,franais ne s'pr5dront d'une religion que si elle e/ n\velle4 ,inv5tons donc une religion 9dite4 ,ce n'tait pas mal p5s4 ,le malheur1 c'e/ que ces religions 9dites ressemblai5t s+ulirem5t l'anci5ne et ne p\vai5t pas ne po9t lui ressembl] beauc\p2 et c'e/ p\rquoi1 p\r les traditioni/es ayant le tort d'tre n\velles et p\r les curieux de *oses vraim5t n\velles ayant le ridicule d'tre des vieill]ies dissimules1 elles n'ont eu de succs auprs de p]sonne4 ,la lgret franaise s\s cette =me3 incon/ance1 v]satilit1 horreur de la tradition1 mpris de l'enseignem5t reu1 t5dance antidome/ique1 e/ donc un trs gr& ob/acle l'influ5ce du s5tim5t religieux4 ,l'glise avait l'habitude de se faire appel] notre sa9te mre l'glise4 ,relativem5t aux ,franais1 c'tait une faute3 ,c'e/ une mre4 ,comm5t v\lez-v\s que je la respecte8 99 99 99 99 99 ,l'immoralit franaise--je m'expliqu]ai t\t l'heure sur ce gros mot--e/ *ose encore qui contr>ie l'influ5ce du s5tim5t religieux4 ,le ,franais n'e/ pas immoral4 ,du mo9s1 il ne l'e/ pas plus que les hommes des autres peuples1 et peut-tre l'e/-il mo9s4 ,j'ai t5dance1 sans m'avanc]1 en une matire o les /ati/iques1 mme demi exactes1 sont impossibles1 croire qu'il l'e/ mo9s1 cause de sa lgret mme1 du peu de viol5ce de ses passions2 cause aussi d'un c]ta9 s5tim5t d'lgance en t\tes *oses1 qu'il a t\j\rs1 mme un peu dans les classes infrieures1 et qui1 c]tes1 n'e/ pas du t\t la moralit1 mais n'e/ pas sans y contribu] et assez =t2 cause aussi de sa bont1 qui e/ relle et qui e/ un fre9 la basse dbau*e3 le gr& dbau* e/ t\j\rs cruel2 cause enf9 de ceci que le ,franais e/ le seul peuple du monde 7avec le peuple amrica97 qui se laisse m5] p> les femmes1 au lieu de les trait] durem5t et despotiquem5t4 ,cette d]nire t5dance a d'imm5ses inconvni5ts3 une p>tie de la =ce des peuples europens autres que la ,france consi/e en ce que les hommes sont matres *ez eux et que les femmes n'ont aucune influ5ce sur leurs dcisions et sur leurs volonts2 une p>tie de notre faiblesse vi5t de ce que les femmes ont un imm5se empire sur n\s et n\s effm95t4 ,mais1 au po9t de vue de la moralit1 qui ne voit qu'un peuple o les femmes dom95t ne peut pas tre trs immoral8 ,les femmes1 je p>le de la majorit des femmes1 ne le p]mett5t pas4 ,le peuple immoral e/ celui o les femmes sont considres comme des *oses ou comme des tres infrieurs et se sont habitues tre considres a9si et sont passives et s'ab&onn5t aux dsirs avec une sorte d'in]tie4 ,le peuple o la femme e/ =te1 sans tre d'une moralit absolue1 ni mme extraord9aire1 e/ ma9t5u1 p> la dignit de la femme1 trs lo9 de la basse immoralit4 ,de l ce foy] franais1 que les trang]s connaiss5t trs bi51 qu'ils pr5n5t plaisir ni] ou moqu]1 sur la foi de nos /upides romanci]s galants1 mais sur lequel ils ne se tromp5t po9t et dont ils connaiss5t trs bi5 les mrites2 ce foy] franais qui a quelques ridicules1 o la femme e/ trop matresse et o l'homme n'e/ s\v5t que l'an des enfants1 ce qui1 du re/e1 e/ dlicieux2 mais ce foy] franais1 presque t\j\rs trs *a/e1 trs honnte1 trs f]m et trs jal\x de son intimit1 et de son secret1 et de son bonheur4 ,non1 je ne crois pas le peuple franais plus immoral qu'un autre peuple1 et mme je crois1 avec t\tes sortes de raisons p\r le croire1 qu'il e/ un trs haut degr1 dans l'*elle de la moralit1 p>mi les nations4 ,seulem5t le ,franais a une manie1 qui e/ de r\gir de la moralit1 et de croire que la moralit e/ ridicule1 et de ne po9t v\loir av\] qu'il e/ moral1 et d'tre un fanf>on de vices ou t\t au mo9s de lib]t9age4 ,je crois bi5 que la ,france e/ le seul peuple du monde o la *a/et soit un ridicule4 ,elle en e/ un *ez lui4 ,le mo9dre c\rtaud de b\tique1 laid1 gau*e1 l\rdaud et imbcile1 se flatte et se vante de ses succs fm99s1 d'autant plus qu'il en a mo9s1 et p\r se pos] avantageusem5t dans le monde4 ,l'adolesc5t le plus timide n'a peur que d'une *ose1 c'e/ qu'on le croie vi]ge4 ,il va9cra sa timidit avec des ef=ts de volont surhuma9e p\r pr\v] qu'il ne l'e/ pas2 ou il m5tira violemm5t p\r assur] qu'il ne l'e/ po9t4 ,l'homme mr n'e/ pas exempt de cette maladie1 et si le bel air *ez les jeunes g5s1 t\t au mo9s de la b\rgeoisie et du peuple1 e/ de se donn] p\r corrompus1 le bel air *ez les hommes qui sont au milieu de la vie e/ de se laiss] s\ponn] d'tre infidles leurs femmes et de n'tre po9t lis cet g>d p> de sots scrupules4 ,les vieill>ds mmes ne dte/5t pas laiss] plan] sur eux une petite lg5de de lib]t9age4 ,c'e/ une lgance2 et ils sont extrmem5t flatts qu'on les considre comme atte9ts de cette turpitude et de cette f*euse maladie4 ,c'e/ plac] sa vanit d'une faon un peu s+ulire4 ,mais c'e/ a9si4 ,o les autres peuples mett5t leur hypocrisie1 n\s mettons notre fanf>onnade1 et o ils mett5t leur pudeur1 n\s mettons notre o/5tation4 ,ce qu'ils font en se ca*ant1 n\s n\s en vantons en ne le faisant pas4 ,ce dont ils r\giss5t1 c'e/ ce dont n\s sommes fi]s1 et ce dont ils se flatt5t1 faussem5t1 du re/e1 c'e/ ce que n\s ne p\vons pas pr5dre sur n\s d'av\]4 ,la *a/et e/ une v]tu dont ils se t>gu5t sans l'avoir et dont n\s avons la plus gr&e honte du monde1 mme qu& n\s la pratiquons4 ,le lib]t9age en ,france e/ une tradition nationale que n\s sommes beauc\p plus encl9s proclam] qu' s\t5ir4 ,il e/ bi5 vid5t que ceci e/ encore un effet de notre vanit4 ,mais p\rquoi avons-n\s mis notre vanit en ceci et non ailleurs8 ,je ne sais trop4 ,j'ai s\v5t p5s que c'tait peut-tre prcism5t p>ce que n\s sommes bons et faibles et trs faciles n\s laiss] m5] p> les femmes4 ,prcism5t cause de cela et p>ce que n\s le savons1 n\s ne v\lons pas en conv5ir1 et c'e/ ici que se place notre vanit et qu'elle agit4 ,ne v\lant pas conv5ir que n\s n\s laissons m5] p> les femmes1 n\s n\s attribuons ce rle de sducteurs1 de conqurants et de ,don ,juan qui1 en effet1 e/ bi5 celui des hommes qui mpris5t les femmes1 les dom95t1 se moqu5t d'elles et sont leurs matres au lieu d'tre leurs s]viteurs4 ,oh6 que ce rle n\s agre1 en ce qu'il montre bi5 et pr\ve d'une manire clatante que n\s ne subissons pas l'empire des femmes1 de la ntre surt\t1 et que n\s sommes des hommes =ts6 ,comme il n\s agre1 en ce qu'il n\s donne ju/em5t comme le contraire de ce que n\s sommes et de ce que n\s n'aimons pas conv5ir que n\s puissions tre6 ,comme il n\s agre1 en ce qu'il dissimule notre faiblesse6 ,comme il n\s agre en ce qu'il n\s dguise6 ,voil mon explication1 une1 du mo9s1 des explications que je me suis donnes de ce trav]s franais1 qui e/ le plus di/9ctif et le plus c>actri/ique de nos trav]s4 ,quoi qu'il en soit de cette hypo?se psy*ologique1 le trav]s exi/e1 et je me rsum]ai en disant3 le ,franais n'e/ pas immoral2 mais il ti5t inf9im5t et il pr5d un plaisir inf9i pass] p\r l'tre4 ,or1 au po9t de vue des *oses religieuses1 tre immoral ou en j\] le rle a exactem5t les mmes effets4 ,l'homme immoral ou l'homme qui ti5t pass] p\r l'tre s'c>te naturellem5t d'une religion qui recomm&e la *a/et et qui la considre comme une gr&e =ce et une gr&e v]tu4 ,il fait p>tie du rle du jeune homme qui se flatte de mpris] la *a/et1 t\t comme un autre1 de s'c>t] avec gr& so9 de la socit des prtres et de t\te pratique religieuse4 ,t\te l'conomie du rle qu'il j\e devant ses amis et devant lui-mme s]ait ru9e p> cette contradiction dplorable et ridicule4 ,m4 ,homais1 qui e/ la raison mme en ces matires1 ne manque pas de dire1 propos d'un jeune homme de prov9ce qui va faire son droit ,p>is3 ,il ne f]a pas de sottises2 c'e/ un jeune homme srieux4 ,il faudra bi5 p\rtant qu'il frqu5te un peu les filles p\r n'avoir pas l'air d'un jsuite4 ,voil la vrit4 ,le ,franais affi*e l'immoralit p> am\r-propre et s'c>te de la religion p\r s\t5ir son bon r5om d'homme immoral2 et1 rciproquem5t1 il e/ immoral1 sans en avoir la mo9dre envie1 p\r ne po9t pass] p\r tre clrical4 ,ces *oses sont cause et effet1 et une fois l'engr5age en m\vem5t1 le ,franais devi5t d'autant plus anticlrical qu'il ti5t plus pass] p\r lib]t91 et d'autant plus lib]t91 au mo9s en app>5ce et d'enseigne1 qu'il s'ef=ce d'tre anticlrical4 ,la langue ne s'y e/ pas trompe1 et c'e/ comme un contrle4 ,elle a appel lib]t93 d'abord l'esprit =t1 et ensuite le dbau* et1 du re/e1 concurremm5t l'un et l'autre2 mais d'abord surt\t l'esprit =t1 et ensuite surt\t le dbau*4 ,cela e/ naturel4 ,ce qui a frapp d'abord1 c'e/ l'affran*issem5t qu'affi*ai5t c]ta9s philosophes l'g>d des dogmes religieux2 de l lib]t9 dans le s5s de libre p5seur4 ,ce qui a frapp ensuite1 c'e/ l'attitude arrogante des dbau*s se faisant gloire de leurs mauvaises murs4 ,le peuple s'e/ dit1 trs f9em5t3 ,ceux-ci sont surt\t des hommes qui sont fi]s de ne subir aucune rgle et qui veul5t le montr] p> leur g5re de vie4 ,ce sont des lib]t9s en acte4 ,ce sont ess5tiellem5t des lib]t9s4 ,le nom leur en re/]a4 ,et cela veut dire1 non pas que la libre p5se mne l'immoralit2 mais que l'affectation de l'immoralit mne l'affectation de la libre p5se et se c\vre de la libre p5se comme d'un beau manteau philosophique4 ,molire non plus ne s'y e/ pas tromp et il a fait de son ,don ,juan la fois un dbau* et un a?e3 d'abord p\r pe9dre un homme d'une c]ta9e classe de son temps2 ensuite1 comme t\j\rs1 p\r pe9dre un homme t]nel en ,france4 ,don ,juan e/ ddaigneux de morale et ddaigneux de religion en mme temps1 galem5t1 et l'un et l'autre surt\t p> vanit et p> air1 la franaise4 ,une de ses joies1 c> il en a d'autres1 et je n'oublie pas qu'il e/ trs complexe1 e/ de sc&alis] le peuple1 les simples1 reprs5ts p> ,sgan>elle4 ,c'e/ ce qu'il a de p>ticulirem5t franais4 ,le ,franais fait t\t1 ou il s'en faut de peu1 p> vanit4 ,la vanit e/ son gr& ressort4 ,t\te l'immoralit qu'il peut avoir ou qu'il peut affect] ti5t cela4 ,l'trang] ne dte/e pas tre lib]t9 sans qu'on le sa*e2 le ,franais aim]ait mieux se priv] de volupts de t\te sa vie et pass] p\r un mauvais sujet1 que possd] t\tes les femmes et tre aim d'elles et tre t5u p\r coqueb94--,il y aurait un joli sujet de comdie3 ,don ,juan blanc4 ,ce ,don ,juan-l1 p\r une raison qu'il faudrait tr\v]1 ou mme sans raison1 n'aurait jamais aucun succs de galant]ie2 mais il aurait la rputation1 habilem5t entret5ue1 soit p> lui-mme1 soit p> un autre qui aurait intrt cela1 d'tre log l'enseigne du gr& va9queur et de t5ir t\tes les promesses de son affi*e4 ,cet homme-l1 n franais1 s]ait le plus heureux des hommes4 ,dans ces conditions1 on compr5d assez que la moralit1 encore qu'elle soit en usage *ez les ,franais1 n'y soit pas en honneur1 et peut-tre y soit aussi peu en honneur qu'elle y e/ en usage4 ,peut-tre y a-t-il proportion ju/e1 et s'il tait a9si1 on ne saurait croire quel po9t les ,franais s]ai5t moraux2 ils le s]ai5t presque avec excs4 ,t\j\rs e/-il que l'affectation d'immoralit et t\tes les habitudes d'esprit1 de conduite et d'attitude que cette affectation entrane dta*5t les ,franais de la religion1 du s5tim5t religieux et de l'tat d'esprit religieux4 ,de trs bonne heure et comme t\t de suite1 longtemps avant d'tre dev5u =mellem5t ca?olique1 l'illu/re philosophe ,m4 ,brunetire avait horreur de la grivois]ie franaise1 de la gaulois]ie1 et la considrait comme une plaie honteuse de la littrature franaise4 ,c'tait comme d'in/9ct1 et celui qui avait en lui comme les g]mes et les sem5ces de l'esprit religieux s5tait bi5 que grivois]ie et gaulois]ie n'tai5t pas autre *ose qu' la fois les effets et les causes de l'irrligion et devai5t tre traites non comme un trav]s dsobligeant1 mais comme une maladie pr(onde et d'autant plus fune/e qu'elle e/ endmique4 99 99 99 99 99 ,telles sont1 ma connaissance1 les causes psy*ologiques les plus gnrales de l'anticlricalisme en ,france4 ,sans atte9dre la nation t\t entire1 elles sont rp&ues1 et depuis trs longtemps1 9galem5t1 du re/e1 mais univ]sellem5t1 dans t\tes les classes de la nation et dans t\tes les rgions du pays4 ,il peut tre utile ma9t5ant de considr] l'anticlricalisme franais dans la suite de son hi/oire4 ,,*apitre ,,ii ,l',,anticl,,ricalisme ,,au ,x,v,i,ie ,,si,,cle4 ,d'une "p1 l'anticlricalisme a exi/ en ,france au ,x,v,i,ie sicle2 mais il y a t trs faible et trs peu rp&u2 d'autre "p1 aucun sicle n'a plus prp> l'anticlricalisme en ,france que le ,x,v,i,ie sicle4 ,ce sont ces trois propositions que n\s exam9]ons dans ce *apitre4 ,l'anticlricalisme a exi/ en ,france au ,x,v,i,ie sicle1 surt\t dans le premi] ti]s de ce sicle et dans le troisime4 ,dans le premi] ti]s il tait reprs5t p> un c]ta9 nombre d'criva9s1 et c'tai5t les ,?ophile de ,viau et les ,cyrano de ,b]g]ac1 n\rris de ,montaigne1 mais plus audacieux que ,montaigne2 n\rris de ,lucrce1 mais mo9s sy/matiques que lui et se plaisant dans la ngation pure et simple2 qui1 p\r se plaire eux-mmes d'abord et p\r plaire ensuite quelques gr&s seigneurs lic5cieux1 leurs protecteurs1 faisai5t comme m>*] de pair le lic5cieux et l'incrdulit et flattai5t a9si deux passions basses assez rp&ues alors dans les hautes classes4 ,il ne faut pas oubli] qu' cette poque1 le g\v]nem5t tant aux ma9s de prtres1 ,ri*elieu1 ,pre ,joseph1 si peu prtre1 du re/e1 que ft l'un d'eux1 c'tait faire acte d'opposition ou d'indp5dance ou de taqu9]ie1 *oses trs *res aux ,franais1 que d'affect] l'incrdulit et le lib]t9age4 ,l'anticlricalisme a t1 v]s #afcj1 une attitude ari/ocratique2 l'anticlricalisme a t1 v]s #afcj1 trs gr& seigneur4 ,il tait grossi]1 du re/e1 et impud5t4 ,il tait immonde4 ,il se r\lait dans les fanges des ,p>nasses satyriques4 ,il tait1 en trs p>faite exactitude1 pi$s de satyre4 ,il conduisait la place de ,grve en ralit ou en effigie4 ,il tait en horreur la majorit de la nation4 99 99 99 99 99 ,il fut la fois plus dc5t et plus sci5tifique1 un peu1 dans le troisime ti]s du ,x,v,i,ie sicle1 plus prud5t aussi4 ,l'influ5ce de ,gass5di fut trs faible1 je crois1 et je ne s]ais pas trs loign de p5s] qu'elle fut nulle1 p>ce qu'elle ne tr\va pas un homme de tal5t p\r se mettre son s]vice et p\r illu/r] de littrature les ides du philosophe prov5al4 ,en ,france le gnie russit peu1 ou t>divem5t2 la =ce de p5se ne russit pas sans le tal5t2 mais la mo9dre *ose russit qu& le tal5t s'y jo9t et se mle de lui faire un succs4 ,gass5di e/1 t\tes proportions g>des1 du re/e1 un ,augu/e ,comte qui n'a pas tr\v d',hippolyte ,ta9e4 ,mais trois influ5ces1 dans cette f9 du ,x,v,i,ie sicle1 ont eu une c]ta9e importance au po9t de vue de l'anticlricalisme1 celle de ,desc>tes1 celle de ,bayle et celle de ,molire4 ,je place l'influ5ce antireligieuse de ,desc>tes au troisime ti]s du ,x,v,i,ie sicle1 et je crois que je ne me trompe pas extrmem5t4 ,dans le milieu du ,x,v,i,ie sicle ,desc>tes t\t enti] e/ trop prs5t aux esprits p\r qu'il ait une influ5ce antireligieuse4 ,il n'e/ pas assez lo9 p\r qu'on ne se rappelle po9t que p]sonnellem5t il e/ *rti51 trs *rti51 aussi *rti5 que possible1 homme qui fait des vux et des pl]9ages2 que1 comme philosophe1 il a un sy/me qui e/ t\t ple9 de ,dieu1 jusque-l qu'on peut dire et1 p\r mon compte1 c'e/ ce que j'ai dit1 que ,dieu e/ la pi]re de fondation et la pi]re clef de vote de t\t son difice et que sans l'ide de ,dieu le sy/me de ,desc>tes n'exi/e absolum5t pas4 ,desc>tes1 en #affj1 n'e/ pas assez lo9 p\r qu'on ne se rappelle pas t\t cela4 ,mais mesure qu'il s'loigne et recule dans le pass1 ce qu'on se rappelle plus di/9ctem5t et peu peu uniquem5t2 d'abord p>ce que c'e/ en quoi il se di/+ue nettem5t de l'enseignem5t religieux traditionnel1 et ce quoi il a atta* son nom2 ensuite p>ce que c'e/ une ide trs simple1 trs prcise et trs accessible au mo9dre esprit2 ce qu'on se rappelle plus di/9ctem5t et peu peu uniquem5t1 c'e/ sa m?ode et le premi] pr9cipe de sa m?ode3 il ne faut croire qu' ce qui e/ absolum5t vid5t l'esprit et ensuite ce qui1 p> raisonnem5ts ju/es1 s'appuie sur cette premire vid5ce4 ,peu peu l'on ne se s\vi5t plus que de cela4 ,or cela e/ le rationalisme pur et simple4 ,cela c>te et lim9e le m]veilleux1 le my/rieux et le miraculeux4 ,cela e/ positivi/e au premi] *ef4 ,et cela e/ c>tsi5 et se revt en quelque sorte de l'imm5se autorit de ,desc>tes4 ,ce pr9cipe et l'autorit dont il se p>e sont des lm5ts considrables d'incrdulit4 ,la de/9e curieuse de ce philosophe consi/e en ceci qu'on a oubli son sy/me p\r ne se s\v5ir que de sa m?ode et qu'on a pris sa m?ode p\r son sy/me4 ,cela s'e/ pass surt\t au ,x,i,xe sicle2 mais cela n'a pas laiss1 ce me semble1 de comm5c] au ,x,v,i,ie sicle1 v]s #afhj4 ,rem>quez que le trs pieux ,malebran*e en e/ dj1 malgr sa pit1 affirm] trs n]giquem5t1 ma9tes reprises1 que ,dieu n'agit jamais p> des volonts p>ticulires4 ,il tr\ve le moy51 ou il croit le tr\v]1 de concili] cela avec la croyance aux miracles1 de sauv] le miracle1 p> je ne sais plus quel t\r de =ce de dialectique2 mais enf9 il affirme et proclame que ,dieu ne peut pas agir p> volonts p>ticulires4 ,or c'e/ un c>tsi51 et un c>tsi5 fieff1 qui pose ce pr9cipe1 et1 vrai dire1 c'e/ bi5 un pr9cipe c>tsi51 si l'on veut2 c> le miracle n'e/ jamais vid5t1 et il faut t\j\rs de la foi p\r y croire2 et que ,dieu n'agisse po9t p> des volonts p>ticulires1 c'e/ une ide assez vid5te aux yeux de la raison1 aux yeux du mo9s de la raison sy/matique4 ,on voit la p5te4 ,desc>tes se trans=me1 v]s #afhj1 en philosophe rationali/e1 et le c>tsianisme se fait rationalisme d'aprs le premi] pr9cipe1 non de lui-mme1 mais de la m?ode qu'il a prt5du suivre et que1 du re/e1 il n'a pas suivie du t\t4 ,mais il e/ bi5 vrai qu'il avait ouv]t cette av5ue1 et qu'il tait naturel1 le s\v5ir du c>tsianisme en son ensemble un peu effac1 qu'on passt p> elle et qu'on allt peu peu o elle m5ait4 ,je ti5s l'influ5ce de ,desc>tes1 p>tir de #afhj environ1 p\r antireligieuse4 ,sic vos1 adv]sus vos4 ,il e/ r>e1 comme a dit peu prs ,bossuet1 avec une hauta9e et belle mlancolie1 que la p5se huma9e ne travaille pas p\r des f9s qui non seulem5t la dpass5t1 mais qui sont le contraire mme de son desse94 99 99 99 99 99 ,je n'ai pas beso9 de dire longuem5t que l'influ5ce antireligieuse de ,bayle se fit s5tir ds le troisime ti]s du ,x,v,i,ie sicle avec une c]ta9e =ce4 ,le scepticisme ins9uant de ,bayle a d mme avoir plus d'effets que le rationalisme lat5t de ,desc>tes4 ,il conv5ait m]veille au tempram5t modr 7surt\t cette poque7 des ,franais et leur faon s\riante et moqueuse1 non r5frogne ou grimaante1 d'tre incrdules4 ,la discrte irrligion de ,bayle e/ m9emm5t accommode la complexion franaise4 ,je f]ai rem>qu] seulem5t ici1 p>ce que j'ai oubli de le dire ailleurs1 qu'une des =ces de ,bayle a t de cont9u] quelqu'un qui n'avait pas cess d'occup] l'esprit des ,franais4 ,montaigne avait t ador des ,franais du ,x,v,i,ie sicle4 ,il n'avait pas quitt leurs ma9s4 ,bossuet le savait bi5 et s5tait bi5 qu'il y avait l p\r la religion un pril extrme1 et c'e/ p\rquoi il e/ rev5u si s\v5t1 p> allusions pigrammatiques ou loqu5tes1 attaqu] ou rfut] ce trs vivant adv]saire4 ,malebran*e aussi le s5tait bi51 et c'e/ la raison de la spirituelle1 incisive et prolonge mauvaise humeur qu'il a montre l'g>d de l'auteur des ,essais4 ,or ,bayle cont9uait ,montaigne1 et la fois bnficiait de la =tune de son prdcesseur et aussi lui donnait comme une n\veaut1 comme un r5\vellem5t et un rega94 ,il cont9uait ,montaigne1 avec mo9s de tal5t1 avec plus de connaissances v>ies1 avec plus d'tudes et de re*]*es fureteuses dans les anci5s philosophes1 les anci5nes croyances et les anci5nes sup]/itions4 ,il rp&ait le scepticisme absolum5t de la mme manire1 petits c\ps mesurs et g\tte g\tte1 p> prtritions et p> s\s-ent5dus1 p> *appes et p> inadv]tances trs calcules1 avec t\s les agrm5ts n\veaux1 du re/e1 des faits du j\r et des actualits intressantes1 amusantes ou in/ructives4 ,il r5\velait ,montaigne en mettant comme des notes en m>ge des ,essais4 ,bayle ram5ait ,montaigne ou y aurait ram5 s'il et t beso9 de cela1 et aussi ,montaigne introduisait ,bayle4 ,a eux deux1 ils entret5ai5t trs proprem5t le scepticisme dans les esprits1 malgr les p>ties dogmatiques de ,montaigne et malgr le mpris de ,bayle p\r la ngation affirmative son t\r et arrogante4 ,montaigne r5\vel p> ,bayle et ,bayle introduit et comme s\t5u de dess\s p> ,montaigne ont d avoir quelque influ5ce sur les esprits dans le troisime ti]s du ,x,v,i,ie sicle1 puisque1 aussi bi51 ils ont eu un succs de lecture1 l'un p]si/ant1 l'autre conqurant1 p\r a9si p>l]1 en cette poque de notre hi/oire intellectuelle4 99 99 99 99 99 ,et enf91 p\r ce qui e/ de ,molire1 je ne saurais dire quel po9t je le considre comme un des pres de l'anticlricalisme franais4 ,qu'il l'ait t consciemm5t et volontairem5t1 il n'e/ ri5 mo9s que c]ta91 et la "q s]a1 je crois1 t\j\rs dbattue4 ,n\s ne savons ri5 et sommes1 ce me semble1 de/9s ne savoir jamais ri5 des op9ions p]sonnelles de ,molire sur la religion4 ,d'abord il n'en a ri5 dit p]sonnellem5t4 ,c'e/ un auteur dramatique et il re/e t\j\rs ca* d]rire ses p]sonnages1 qu'il fait p>l] *acun selon son c>actre1 et il n'e/ responsable de ri5 de ce qu'il dit1 puisque ce n'e/ pas lui qui p>le4 ,c'e/ le privilge de l'auteur dramatique qu'on ne puisse jamais lui faire qu'un procs de t5dances4 ,ensuite1 v\loir saisir et surpr5dre sa p5se p]sonnelle dans le langage de tel de ses p]sonnages qu'il semble bi5 tre et qui vraim5t e/ donn videmm5t comme le tru*em5t de l'auteur lui-mme1 on peut se tromp] encore1 ce p]sonnage1 le ,clante de ,t>tuffe p> exemple1 p\vant bi5 n'tre qu'une prcaution prise p> l'auteur1 et1 non un drapeau1 mais un p>atonn]re4 ,*]*e-t-on quelque lumire dans l'esprit gnral de l'uvre8 ,d'abord ce sont t\j\rs des lumires d\teuses que celles qu'on tire de l'exam5 de l'esprit gnral1 et il ne faudrait s'y li] que sur un bon g>ant qui ici n\s manque4 ,ensuite l'esprit gnral de l'uvre de ,molire c'e/1 il me semble bi51 l'esprit modr1 l'esprit tempr1 l'esprit moy5 t]me et1 en un mot1 l'esprit b\rgeois4 ,molire e/ le plus gr& b\rgeois de notre littrature4 ,t\tes les ides *res au b\rgeois franais du ,x,v,i,ie sicle et un peu des sicles suivants1 il les a eues1 il les a *ries et il les a recomm&es en les illu/rant3 supriorit de l'homme sur la femme1 subord9ation de la femme1 in/ruction sommaire et rudim5taire de la femme2 se t5ir dans sa sphre et ne pas aspir] en sortir2 ne gure croire la sci5ce1 se dfi] des mdec9s et se soign] soi-mme2 mpris] les hommes de lettres1 except ceux qui ti5n5t la c\r et qui ont reu comme une e/ampille (ficielle2 respect du g\v]nem5t et conviction que ri5 ne lui *appe et que c'e/ sur lui qu'il faut compt] comme ,deus ex ma*9a qui tire les honntes g5s des filets des coqu9s2 mpris des vieill>ds ou t\t au mo9s t5dance ne les considr] que comme maniaques et figures nas>des4 ,la plup>t au mo9s des ides *res au b\rgeois franais et des s5tim5ts qui lui sont famili]s =m5t l'esprit gnral du ?tre de ,molire1 et ici encore n\s ne p\vons gure savoir si cet esprit gnral e/ son esprit lui ou s'il se le donne p\r plaire son public et p\r le s]vir selon son gt2 c>1 plus que t\t criva91 beauc\p plus1 l'auteur dramatique a le public p\r pr9cipal collaborateur et p\r inspirateur ess5tiel2 mais encore l'esprit gnral du ?tre de ,molire e/ bi5 celui-l4 ,or suppos]1 p\r faire c\rt1 que cet esprit ft celui de ,molire lui-mme1 qu'en faudrait-il conclure relativem5t au clricalisme ou l'anticlricalisme de ,molire8 ,ri5 du t\t2 c>1 au ,x,v,i,ie sicle1 le b\rgeois e/ en gnral religieux1 et aussi au ,x,v,i,ie sicle le b\rgeois e/ s\v5t t5dances anticlricales4 ,p]sonnellem5t quel gr\pe app>t5ait ,molire8 ,a celui des b\rgeois d'esprit religieux1 celui des b\rgeois trs tides sur la religion et dj frondeurs8 ,on ne peut ri5 en savoir4 ,t\t au plus p\rrait-on dire que1 comme comdi51 il ne p\vait pas avoir gr&e t5dresse p\r l'glise1 qui n'en avait aucune p\r sa corporation2 mais p]sonnellem5t il n'avait nullem5t se pla9dre de l'glise1 qui ne lui a jamais *]* qu]elle1 qui baptisait ses enfants trs honorablem5t2 et il n'e/ pas probable qu'il ait prvu qu'elle lui refus]ait les honneurs suprmes4 ,non1 on ne peut vraim5t ri5 savoir et l'on ne peut honntem5t ri5 affirm] sur les ides et s5tim5ts religieux de ,molire4 ,on ne peut pas assur] qu'il ait t consciemm5t et volontairem5t un des pres de l'anticlricalisme4 ,mais qu'il l'ait t en fait et le plus illu/re et peut-tre le plus puissant1 je crois que c'e/ une t\t autre affaire et je crois que c'e/ inconte/able4 ,on peut d'abord faire rem>qu]1 quoique je ne considre pas cette considration comme trs importante1 que l'uvre de ,molire en son ensemble e/ trangre ess5tiellem5t t\te ide religieuse4 ,on se moqu]a de moi l-dessus et l'on me dem&]a comm5t je v\drais que des comdies et f>ces fuss5t empre9tes de s5tim5t religieux et rvlass5t des proccupations religieuses *ez leur auteur4 ,ce n'e/ po9t cela que je veux dire1 mais seulem5t que1 si l'uvre de ,molire en son ensemble ne rvle aucun pr9cipe religieux1 ce qui e/ assez naturel1 elle ne laisse pas d'en indiqu] d'autres1 qui sont contraires au s5tim5t religieux4 ,trs videmm5t ,molire a confiance1 je ne dirai pas en la nature et en l'in/9ct naturel1 ce qui a t beauc\p trop affirm1 et ce que1 vraim5t1 je ne crois pas du t\t1 mais confiance dans le bon s5s purem5t huma94 ,il e/ rationali/e sa manire1 et c'e/--dire qu'il croit que la raison moy5ne1 la raison de ,*rysale et de ,clante1 con/atant les faits avec sang-froid et tranquillit et raisonnant un peu sur ces faits1 sans subtilit et sans pr(ondeur1 suffit trs bi5 l'humanit1 assure son bonheur relatif et e/ enf9 ce quoi elle doit se t5ir1 sans voir plus lo9 ni plus haut4 ,c'e/ cela ,molire1 c'e/ prcism5t cela1 mon avis4 ,or ri5 n'e/ plus contraire1 sans ho/ilit1 sans la mo9dre ho/ilit1 peut-tre1 mais cep5dant ri5 n'e/ plus contraire au s5tim5t religieux et en gnral et p>ticulirem5t l'influ5ce de l'glise1 en ce que cela donne l'habitude de p5s]1 de s5tir et de vivre sans avoir le mo9dre beso9 de religion1 de mtaphysique1 de philosophie ni mme de morale un peu leve4 ,et cela fait illusion2 c> les honntes g5s de ,molire sont assez honntes g5s en effet p\r donn] suffisamm5t envie de les pr5dre p\r modles2 et1 les pr5dre p\r modles1 on se pass]a de t\t ce que je vi5s de dire le plus aism5t du monde et avec l'approbation ple9e et entire de son bon s5s et en se t5ant p\r un sage et p\r un homme honnte autant qu'on peut l'tre2 et cela mne trs bi5 l'lim9ation de t\te proccupation religieuse et de t\te religion4 ,ne v\s p>atrait-il pas naturel qu'un honnte homme1 comme ,*rysale1 et1 un mom5t donn1 et je dis en passant1 sans une insi/ance qui s]ait p>faitem5t mal propos1 un mot qui indiqu]ait qu'il a reu une ducation religieuse et qu'il en a g>d des traces8 ,ce s]ait trs naturel4 ,ce mot1 il ne l'a jamais4 ,=m] aux bonnes murs l'esprit de ses enfants4 ,aux bonnes murs1 c'e/ t\t4 ,leur faire cra9dre ,dieu ou leur faire aim] ,dieu1 ce qui s]ait si naturel dans la b\*e d'un b\rgeois du ,x,v,i,ie sicle1 non4 ,les bonnes murs2 c'e/ t\t4 ,le bon ,*rysale e/1 p> prtrition1 t5ant de la morale laque4 ,ne v\s p>atrait-il pas naturel et mme d'obs]vation ju/e qu'un honnte homme di/+u1 comme ,phil9te ou comme ,alce/e1 et1 un mom5t donn et en passant1 un mot po9t du t\t de dvot1 mais d'homme ayant un fond religieux1 soit ,phil9te p\r consol] ,alce/e1 soit ,alce/e p\r se consol] dans son in=tune8 ,il n'y aurait ri5 de plus ju/e1 qui ft plus du temps et en vrit qui ft plus att5du4 ,ils n'ont jamais1 ni l'un ni l'autre1 un seul mot1 un seul petit mot de ce g5re4 ,de mon temps1 on avait ,dieu1 dit le m>quis d',aub]ive sa femme4 ,on dirait1 dans ,molire1 qu'au ,x,v,i,ie sicle on n'avait pas ,dieu4 ,encore une fois1 je n'atta*e pas une gr&e importance une obs]vation si gnrale et d'ordre1 p\r a9si p>l]1 ngatif2 mais enf9 que ,dieu1 qui p\vait y t5ir une place1 si petite qu'elle ft et qu'elle dt tre1 soit absolum5t abs5t du ?tre c\rant de ,molire1 du ?tre de ,molire1 les deux pices o la "q religieuse e/ aborde mises "p2 et que t\t ce ?tre c\rant soit dom9 p> la seule ide du bon s5s huma9 se suffisant lui-mme et seul appui et seul rec\rs3 c'e/ une *ose qui ne laisse pas d'avoir peut-tre un peu de signification et qu'il fallait considr] un in/ant4 ,et ma9t5ant1 v5ons aux deux pices o ,molire a abord la "q religieuse4 ,j'ai fait rem>qu] plus haut que ,molire1 qui voit trs ju/e1 qui sait son sicle et qui sait l'humanit1 n'a pas manqu de faire son ,don ,juan la fois a?e et immoral et dbau*1 et il faut lui r5dre cette ju/ice qu'il a trs bi5 vu a9si les rapports qui exi/5t entre le lib]t9age dans un s5s de ce mot et le lib]t9age dans l'autre s5s de ce t]me4 ,et il faut c]ta9em5t rem>qu] que ceci aurait pu et p\rrait pass] p\r tre t5dances religieuses4 ,molire semble dire3 ,voyez que le lib]t9age de la croyance mne au lib]t9age des murs1 ou celui-ci celui-l1 et qu'en t\t cas l'un et l'autre ont ensemble troit p>5tage1 connexion intime1 li5 naturel et li5 rationnel4 ,don ,juan e/ dbau* p>ce qu'il ne croit pas1 et il ne croit pas1 aussi1 p>ce qu'tant dbau*1 il a intrt ne pas croire4 ,et si ,molire ne dit pas cela1 si sa pice ne le dit pas1 7et1 en vrit1 que dit-elle1 s9on cela87 encore e/-il que c]ta9em5t ,molire n\s prs5te un a?e dbau* et qu'il ne l'aime pas4 ,oh6 p\r cela1 c'e/ c]ta94 ,don ,juan n'e/ pas p]sonnage sympa?ique4 ,molire le dte/e bi5 d'une ha9e trs probablem5t p]sonnelle et o il entre de la rancune4 ,le gr& seigneur m*ant homme et corrupteur de femmes e/ fran*em5t dte/ p> ,molire4--,la pice1 au premi] reg>d1 s]ait donc plutt t5dances religieuses4 ,il e/ vrai2 mais rem>quez deux *oses assez significatives en s5s contraire ce qui prcde4 ,d'abord ils n'avai5t pas t\t le tort1 les ennemis de ,molire qui faisai5t obs]v] que ,don ,juan1 qu& il attaque ,dieu1 a le beau rle2 que ,don ,juan1 en tant qu'a?e1 a les rieurs de son ct1 sans les y mettre la vrit1 mais t\t naturellem5t1 d'aprs le texte1 ce qui e/ peut-tre encore plus grave2 que ,don ,juan nie ,dieu et que le df5seur de ,dieu1 l'avocat de ,dieu1 e/ un imbcile qui ne dit ri5 qui vaille1 qui e/ ridicule1 qui fait rire en effet1 qui tombe p> t]re en v\lant plaid] et dont l'argum5t se casse le nez4 ,sophisme de polmique1 dira-t-on4 ,il en re/e cep5dant quelque *ose comme obs]vation1 et l'obs]vation e/ ju/e4 ,don ,juan ne fait pas de pr(ession irrligieuse1 et celui qui lui repro*e son irrligion e/ ridicule4 ,qu'e/-ce dire1 s9on que ,molire semble avoir v\lu p>gn] ,don ,juan l'odieux qu'une pr(ession de foi irrligieuse aurait attir sur lui et n'a pas v\lu p>gn] au croyant imbcile le ridicule de son imbcillit l>gem5t tale8 ,il y a app>5ce au mo9s4 ,molire mnage s+ulirem5t ,don ,juan en tant qu'a?e3 cela me p>at difficile conte/]4 ,je ne tir]ai aucun p>ti de la fameuse scne du pauvre1 qui fit sc&ale l'poque4 ,je ne puis voir dans cette scne qu'une *ose vraie1 o *acun p>le et agit selon son naturel1 l'homme du peuple tant religieux avec hrosme2 ,don ,juan tant corrupteur son ord9aire2 puis1 je ne dirai pas gnreux1 mais homme ne t5ant pas l'arg5t1 comme il e/ naturel qu'il le soit2 puis disant3 ,je te le donne p> am\r de l'humanit1 sans gr& desse9 philosophique1 t\t simplem5t p>ce qu'il ne peut pas dire3 p\r l'am\r de ,dieu et que cep5dant il veut dire3 je te le donne gratis4--,non1 je ne tir]ai aucun p>ti de la scne du pauvre dont on a abus1 ce me semble1 dans un s5s ou dans un autre et dans laquelle je ne vois qu'un incid5t ressortissant l'ide la plus gnrale de l'ouvrage3 montr] qu'un pauvre diable de m5diant peut se tr\v] bi5 au-dessus d'un gr& seigneur1 qu& ce gr& seigneur e/ m*ant homme1 et avoir en quelque sorte1 relativem5t celui-ci1 les honneurs de la scne4 ,je ne vois pas autre *ose dans la scne du pauvre4 ,mais songez la f9 de ,don ,juan selon ,molire4 ,la f9 de ,don ,juan consi/e dev5ir hypocrite de religion4 ,ceci e/ trs significatif4 ,qu'e/-ce qu'il signifie1 s9on1 d'une "p1 que la m*ancet1 le lib]t9age1 la dbau*e1 mn5t premirem5t l'a?isme et secondem5t l'hypocrisie religieuse2 s9on1 d'autre "p1 que le p>ti religieux se recrute p>mi les ,t>tuffe1 ce qui s]a dmontr plus t>d1 p>mi les imbciles comme ,sgan>elle1 et aussi p>mi les a?es dbau*s1 corrupteurs et sclrats qu& ils sont dev5us prud5ts8 ,n'e/-ce po9t cela8 ,n'e/-ce po9t cela1 je ne veux pas dire que ,molire a v\lu faire ent5dre2 c> je n'en sais ri52 mais que le public de ,molire peut compr5dre1 doit sans d\te compr5dre et e/ presque =c de conclure8 ,il me semble a9si1 ou j'en ai peur4 ,un p>adoxal ou un mal9t5tionn dirait sans d\te3 ,molire e/ tellem5t irrligieux qu'ayant prs5t] un p]sonnage pr(ondm5t immoral il le donne comme a?e1 ne p\vant pas faire autrem5t1 puisque c'e/ la vrit et que ,molire e/ p>faitem5t esclave de la vrit2 mais qu'en mme temps1 en tant qu'a?e1 il le mnage et lui donne ou lui laisse presque le beau rle2 et qu'en mme temps1 il tr\ve le moy5 de le faire entr] encore dans le p>ti religieux2 tant il e/ impossible ,molire de concevoir un coqu9 qui ne soit pas religieux p> quelque ct et qui ne ressortisse pas1 en f9 de compte1 d'une manire ou d'une autre1 au p>ti que ,molire dte/e2 et plus il a1 comme =c p> la vrit1 p> l'obs]vation1 p> l'expri5ce1 reprs5t son sclrat comme a?e1 d'autant plus1 comme s'il pr5ait sa revan*e1 il l'a fait plus noir et plus hideux dans le rle de clrical que dans le rle d'a?e1 et c'e/ seulem5t qu& il le considre s\s ce n\vel aspect que ,molire fait clat] t\te la ha9e qu'il pr(esse son endroit4 ,voil ce que dirait un p>adoxal ou un mal9t5tionn4 ,et ce n'e/ pas ce que je dis2 et si l'on me crie3 ,eh6 que dis-tu donc1 tratre8 je f]ai obs]v] que c'e/ seulem5t de l'effet possible et probable du ,don ,juan sur le public que je m'occupe1 et qu'exam9ant cet effet possible et probable1 j'e/ime que ,don ,juan a t p\r le public une pice antia?i/ique un peu1 mais une pice anticlricale beauc\p1 et que le public a d y puis] des s5tim5ts peu sympa?iques la religion et au monde religieux1 quelque int5tion1 desse9 ou t5dance involontaire que1 du re/e1 ,molire ait pu y mettre4 ,p\r ce qui e/ de ,t>tuffe1 la t5dance anticlricale e/ encore plus =te et sans mlange1 ou--encore une fois--l'effet produit en ce s5s e/ encore plus c]ta94 ,ceux-l ont trs bi5 jug de ,t>tuffe qui en ont dit3 ,ce n'e/ pas une pice contre ,t>tuffe1 c'e/ une pice contre ,orgon1 puisque ,t>tuffe n'y e/ qu'odieux et qu',orgon y e/ ridicule4 ,c'e/ une pice de/9e t\rn] en ridicule le dvot1 l'homme entt de religion et qui la religion fait faire sottise sur sottise1 et qui la religion te t\te s5sibilit et t\te humanit1 qu'en un mot la religion r5d bte et m*ant4 ,t\te l'ess5ce de ,t>tuffe e/ dans ces v]s1 qui sont1 t\t g>d1 dignes de ,lucrce3 ,il m'enseigne n'avoir d'affection p\r ri52 ,de t\t atta*em5t il dta*e mon me1 ,et je v]rais m\rir mre1 enfants1 frre1 femme1 ,que je m'en s\ci]ais autant que de cela4 ,tantum relligio potuit suad]e malorum4 ,et si l'on n\s dit qu',orgon a cep5dant quelques belles qualits1 que ce dvot a t et e/ re/ un bon citoy5 et que1 sauf son eng\em5t1 il e/ encore sur le pi$ d'homme sage2 si l'on attire notre att5tion sur cette dualit du c>actre et du rle d',orgon2 n\s rpondrons1 comme il e/ facile de le prvoir et comme sans d\te on s'y att5d1 que c'e/ prcism5t l qu'on saisit le fond de la p5se de ,molire et son desse9 trs net et trs prcis4 ,qu'aurait-il pr\v s'il avait fait d',orgon un simple imbcile8 ,que les imbciles sont facilem5t et volonti]s dvots4 ,c'tait quelque *ose1 et1 du re/e1 ,t>tuffe ne laisse pas de dirig] v]s cette conclusion 7rle de ,mme ,p]nelle74 ,mais il a v\lu pr\v] bi5 plus4 ,il a v\lu pr\v] que d'hommes intellig5ts1 sages1 droits et gnreux la monomanie religieuse fait des imbciles1 des dupes1 des niais1 des b5ts et des figures nas>des4 ,ne voyez-v\s pas qu'il s'adresse ces b\rgeois du p>t]re ou des loges et qu'il leur dit3 ,rem>quez qu',orgon1 c'e/ v\s1 hommes de mrite1 hommes de valeur1 hommes de gr& poids1 et obs]vez ce que devi5t un homme tel p> monomanie religieuse4 ,et nunc intelligite et erudim9i4 ,voil ce que dit ,molire aux b\rgeois de ,p>is4 ,voil sa leon4 ,il e/ clair qu'il ne leur conseille pas de ne po9t tre des ,t>tuffes2 c'e/ =t inutile2 il leur conseille de n'tre pas des ,orgons4 ,et le vrai moy5 c'e/ de comm5c] p> n'avoir aucun comm]ce avec l'glise4 ,t>tuffe e/ une pice contre ,orgon et non contre ,t>tuffe1 puisque c'e/ ,orgon qui e/ ridicule1 t&is que ,t>tuffe n'e/ qu'odieux4 ,n\s dira-t-on qu'ils sont ridicules t\s les deux et que1 p> consqu5t1 la pice peut pass] p\r tre la fois contre ,orgon et contre ,t>tuffe8 ,d'abord ,t>tuffe e/ surt\t odieux2 ensuite1 si ,t>tuffe e/ ridicule1 c'e/ d'abord de p> ce s\ci qu'a t\j\rs eu ,molire1 et dont il faut le l\]1 de ne jamais quitt] le ton de la comdie1 qu'il et quitt s'il avait fait de ,t>tuffe un simple coqu9 habile2 c'e/ ensuite1 peut-tre bi51 p\r montr] quel po9t la monomanie religieuse1 l'imbcillit religieuse a de la puissance sur les hommes et e/ dang]euse1 puisque la contagion en peut v5ir un homme comme ,orgon p> le canal d'un homme comme ,t>tuffe4 ,e/-ce que ,molire ne semble pas dire encore3 ,et non seulem5t un homme de =te tte peut tre assot p> le comm]ce avec les hommes d'glise2 mais il ne faut pas un ,bossuet ou un ,b\rdal\e p\r l'abtir4 ,frqu5tez les hommes d'glise4 ,v\s les tr\v]ez sots1 grossi]s1 g\rm&s1 vulgaires1 plats1 gueux1 et ne v\s en dfi]ez po9t4 ,pr5ez g>de6 ,ils ont en eux une telle puissance1 malgr t\t1 cause de ce au nom de quoi ils p>l5t et p> ce qu'ils v\s dis5t1 relativem5t c]ta9e m*ante affaire1 que1 si v\s avez la foi1 ce qui e/ leur prise sur v\s1 v\s s]ez bi5tt entre leurs ma9s comme de t\t petits g>ons qu'on f\ette4 ,n'e/-ce pas l ce que dit le ,t>tuffe aux b\rgeois de ,p>is qui l'c\t5t8 ,et n'e/-ce po9t une invitation suffisante1 p> la mise en jeu de l'am\r-propre1 l'irrligion et l'incrdulit8 ,p> t\s ses aspects1 p> t\tes ses t5dances1 p> t\t ce qu'il donne ent5dre1 sans qu'on sollicite les textes1 le ,t>tuffe e/ la pice antireligieuse1 t\t au mo9s la pice anticlricale p> excell5ce4 ,le rquisitoire e/ =t1 je ne puis le ni]4 ,j'ai *]* moi-mme le rfut]1 au mo9s p>tiellem5t4 ,j'ai dit1 avec raison1 je crois3 oui1 c'e/ surt\t d',orgon que ,molire se moque dans le ,t>tuffe2 mais cela ti5t ce que l'(fice de l'auteur comique e/ de se moqu]1 non des coqu9s1 mais des honntes g5s4 ,sans aucun d\te4 ,on ne se moque pas des coqu9s2 on les dnonce et on les fltrit1 et si la comdie se mlait de p\rsuivre les coqu9s1 elle devi5drait autre *ose que ce qu'elle e/4 ,elle devi5drait la satire ou l'loqu5ce judiciaire4 ,et c'e/ bi5 p\r cela1 prcism5t1 que telles tirades du ,t>tuffe1 celles qui sont contre ,t>tuffe1 ont le c>actre de la satire ou de l'loqu5ce de m9i/re public ou de tribun4 ,mais la comdie en elle-mme1 ne pas sortir de son doma9e1 de sa df9ition et de son (fice1 la comdie en elle-mme se moque des trav]s des honntes g5s p\r les corrig]4 ,elle se moque de la p>cimonie1 de la vanit du b\rgeois g5tilhomme1 de la manie du bel esprit1 des *imres et folles t]reurs du malade imag9aire4 ,voil son doma9e vritable4 ,rem>quez l'axiome antique3 ,ca/igat rid5do444 vitia8 po9t du t\t3 mores4 ,elle corrige non les vices1 incorrigibles2 mais les murs moy5nes en ce qu'elles ont de mauvais2 c'e/--dire qu'elle corrige1 non les vices1 mais les trav]s4 ,et surt\t 7du re/e encore p\r corrig] ces mmes trav]s71 elle av]tit les honntes g5s des prils o ces trav]s les engag5t1 des ennemis1 p> exemple1 qui se r5dront matres des honntes g5s en exploitant habilem5t leurs dfauts4 ,voil le po9t4 ,elle se moque de ,philam9te1 surt\t p\r l'av]tir que sa manie du bel esprit peut la mettre aux ma9s d'un cornifleur qui flatt]a cette manie2 de ,j\rda91 surt\t p\r lui montr] que ses prt5tions au bel air le livr]ont pi$s et po+s lis aux pr(esseurs de belles manires et de beaux-arts et aux *evali]s d'indu/rie et aux comtesses de contreb&e2 de ,d&9 surt\t p\r lui montr] que d'p\s] une fille de famille o le v5tre anoblit fait du paysan g5tilhomme ce qu'il n'e/ pas beso9 de dire2 d',arnolphe1 surt\t p\r lui montr] que de v\loir qu>ante ans p\s] une fille de seize met un homme en f*euse po/ure2 d',h>pagon1 mme1 p\r lui montr] qu'il se tr\v]a tel int5dant flattant sa manie av>icieuse et p\rsuivant sa po9te et ses secrets desse9s dans la maison1 s\s ce c\v]t4 ,non1 ce n'e/ po9t les vices que la comdie p\rsuit1 c'e/ les dfauts1 et elle met surt\t en lumire ceci que p> leurs dfauts les honntes g5s ou demi-honntes g5s sont la m]ci et tomb5t s\s la prise des crim9els ou des intrigants4 ,et ce qu'elle fait p>t\t1 elle l'a fait dans le ,t>tuffe et elle n'a pas fait autre *ose4 ,voil une df5se de ,molire que naturellem5t je n'ai aucune raison de tr\v] mauvaise2 mais encore on p\rra t\j\rs dire3 ,sans d\te2 mais p\rquoi ,molire a-t-il *oisi1 avec quelque prdilection1 on l'av\]a1 ce g5re de trav]s qui e/ la monomanie religieuse2 beauc\p mo9s grave 7ne l'av\]a-t-on po9t87 que ceux qu'il a attaqus d'ord9aire2 plus respectable aussi2 et p\rquoi a-t-il r5du un homme qui se trompe sur le *oix d'un directeur1 c> il n y a que cela1 aussi ridicule et de temps en temps aussi odieux et plus odieux que l'av>e1 le b\rgeois g5tilhomme et autres8 ,et p\rquoi l'a-t-il fait tomb] dans des malheurs ou l'a-t-il am5 au seuil de malheurs plus gr&s que ceux o tomb5t ou que ceux dont appro*5t t\s les autres8 ,il y a bi5 dans le ,t>tuffe un ,molire plus irrit et plus cruel qu'ailleurs1 et n'e/-ce po9t qu'il se s5t en face1 soit du crime qu'il dte/e le plus1 voil p\r ,t>tuffe2 soit du dfaut1 du trav]s ou de la /upidit qu'il a le plus en horreur1 voil p\r ,orgon2 et peu importe qui soit celui des deux qui p>ticulirem5t il en veut1 p\r ce qui e/ de la *ose qu'il attaque et qu'il baf\e4 ,et surt\t on p\rra t\j\rs dire3 ,laissons de ct ,molire lui-mme et ses int5tions et desse9s et p5ses de d]rire la tte et les ha9es que l'on peut suppos] qu'il ait eues4 ,l'effet produit n'a pu tre qu'un m\vem5t de piti p\r les hommes qui ont comm]ce avec les g5s d'glise et un m\vem5t d'horreur contre les hypocrites de religion2 et la conclusion de gros bon s5s1 la conclusion un peu vulgaire1 mais trs naturelle1 la conclusion b\rgeoise de ce public b\rgeois1 n'a pu tre que celle-ci3 ,t\t compte fait1 il y a beauc\p d'hypocrites1 d'impo/eurs et d'cornifleurs dans le monde religieux1 et ceux qui s'entt5t de religion sont des btes1 ou1 ce qui e/ pire1 le devi5n5t4 ,le plus sr e/ donc de n'avoir po9t comm]ce avec les g5s d'glise et de n'avoir qu'une religion trs tempre1 un m9imum de religion1 la religion de ,valre qui ne hante po9t les glises4--,voil trs c]ta9em5t la conclusion que tir]a du ,t>tuffe le public de ,molire2 c> enf9 si la conclusion des ,femmes savantes e/ bi5 clairem5t3 ,f]mez votre porte aux g5s de lettres1 il faut bi5 que celle du ,t>tuffe soit3 ,ne l'ouvrez pas aux g5s d'glise4 ,et c]ta9em5t1 p\r ce qui e/ de l'effet produit1 ce qui prcde e/ peu conte/able4 ,on peut donc dire que la vogue prodigieuse de ,molire doit tre compte ds le ,x,v,i,ie sicle comme influ5ce anticlricale4 99 99 99 99 99 ,donc l'anticlricalisme au ,x,v,i,ie sicle a exi/1 surt\t dans le premi] ti]s de ce sicle et dans le troisime4 ,mais il a t extrmem5t faible4 ,la masse de la nation1 l'imm5se majorit de la nation n'en a pas t t\*e4 ,cela se voit la gr&e popul>it des livres religieux1 la gr&e popul>it des prdicateurs1 aussi la religion trs f]v5te des esprits les plus disposs p> leurs incl9ations naturelles l'indp5dance1 l'irrvr5ce et au s>casme4 ,la ,bruyre e/ trs bon *rti52 il fait un *apitre contre les esprits =ts4 ,voyez-v\s ,la ,bruyre naissant tr5te ans plus t>d2 e/-ce que v\s le v\s figurez trs *rti58 ,e/-ce que v\s le v\s figurez autre que libre p5seur ou t\t au mo9s trs dta*1 la manire des ,lettres p]sanes8 ,que ,la ,bruyre soit trs *rti51 c'e/ une preuve que t\t le monde l'tait alors et jusqu'aux esprits naturellem5t satiriques et imp]t95ts4 ,songez encore que t\te la b\rgeoisie et t\t le peuple1 sauf les prote/ants1 ont applaudi1 t\s jusqu' un innoc5t paen comme ,la ,fonta9e1 l'excrable rvocation de l'dit de ,nantes4 ,il n'y a pas de signe plus frappant que celui-ci4 ,la ,france de #afhe e/ pr(ondm5t religieuse et pr(ondm5t ca?olique4 ,on n'a pas beso9 de me pri] p\r me faire dire qu'elle l'e/ beauc\p trop4 ,que ceci soit donc ret5u4 ,l'anticlricalisme exi/e au ,x,v,i,ie sicle4 ,il e/ trs faible4 ,on peut all] jusqu' dire qu'il e/ imp]ceptible1 p>ce qu'il e/ encore lat5t4 99 99 99 99 99 ,seulem5t aucun sicle plus que le ,x,v,i,ie sicle n'a prp> m]veilleusem5t et comme c\v l'anticlricalisme4 ,voici p\rquoi et voici comm5t4 ,au ,x,v,i,ie sicle1 t\t au mo9s p>tir de ,l\is ,,xiv1 le prote/antisme e/ df9itivem5t va9cu4 ,il n'e/ plus un pril2 il n'e/ plus mme une opposition gnante2 il e/ absolum5t in(f5sif4 ,c'e/ le mom5t1 bi5 ent5du1 que l'on pr5d et que l'on saisit p\r le combattre avec sauvag]ie et frocit4 ,c'e/ d'ordre commun1 p>ticulirem5t en ,france4 ,avoir va9cu cela ne donne que l'envie d'cras]4 ,plus on e/ srem5t matre1 plus on veut tre tyran4 ,c>1 je v\s le dem&e1 quoi s]virait-il d'tre matre8 ,de mme de nos j\rs1 le ca?olicisme n'ayant plus ni ongles ni d5ts1 que re/e-t-il8 ,a le tu]4 ,et c'e/ ce qu'on fait avec allgresse4 ,donc1 au ,x,v,i,ie sicle1 le prote/antisme tant va9cu1 on le combattit1 et l'on fit le f]me propos de l'ext]m9]4 ,on y p>v9t trs peu prs1 dans t\te la mesure du possible4 ,la ,france en fut affaiblie2 mais p\r un p>ti il ne s'agit jamais de la ,france2 et ,l\is ,,xiv1 en cette affaire1 *ose honteuse p\r un roi1 ne fut pas autre *ose qu'un *ef de p>ti4 ,il eut t\t ju/e la l>geur d'esprit et la porte d'intellig5ce d'un ,combes4 ,il e/ honorable p\r ,m4 ,combes de ressembl] ,l\is ,,xiv2 il e/ mo9s honorable p\r ,l\is ,,xiv de ressembl] ,m4 ,combes4 ,donc on p]scuta avec a*>nem5t le prote/antisme ds>m et in(f5sif4 ,on p]scuta plus in(f5sif et plus ds>m encore1 puisqu'on p]scuta des g5s qui1 non seulem5t n'avai5t plus d'armes1 mais qui n'en avai5t jamais eu4 ,on traqua et l'on *assa c\rre le jansni/e1 on sait avec quelle vigueur et avec quelle p]svrance4 ,c'e/ ici que se voit bi51 peut-tre1 la p5se matresse du g\v]nem5t de cette poque4 ,que l'on combatte mort un p>ti qui a t puissant1 cela se compr5d encore4 ,ce peut tre une illusion4 ,il se peut qu'on le croie encore vivant4 ,mais que l'on combatte une op9ion qui comme p>ti n'a jamais exi/1 cela montre bi5 que c'e/ l'op9ion que l'on combat1 la manire de voir et ri5 de plus1 et que l'on a p\r pr9cipe que p]sonne dans t\t le pays n'a le droit de p5s] autrem5t que v\s1 et que t\t homme dans le pays a le devoir /rict de p5s] exactem5t comme v\s p5sez4 ,je m'tonne que ,l\is ,,xiv ait pu dire que ,boileau s'ent5dait en v]s mieux que lui4 ,au fond1 je n'en crois pas un mot4 ,ou1 s'il e/ vrai1 on voit assez quel po9t cela a /upfi les contempora9s1 puisqu'ils ont rapport cela comme un trait de libralisme absolum5t extraord9aire4 ,en t\t cas ,l\is ,,xiv n'admettait pas que quelqu'un s'ent5dt en ?ologie mieux que lui1 ni que quelqu'un s'y ent5dt d'une autre faon que la si5ne4 ,il e/ possible et mme probable qu'il y et autre *ose encore dans la p5se ou dans l'arrire-p5se du g\v]nem5t d'alors4 ,p\r le g\v]nem5t de ,l\is ,,xiv1 les prote/ants tai5t des rpublica9s et les jansni/es tai5t des demi-prote/ants1 et la gu]re aux prote/ants et aux jansni/es c'tait le royalisme qui se df5dait1 et les p]scutions contre les prote/ants et contre les jansni/es c'tait une expdition de ,holl&e l'intrieur4 ,t\t n'tait pas faux dans cette arrire-p5se du g\v]nem5t2 mais ceci e/ c>actri/ique d'une autre manie1 trs analogue du re/e la prcd5te1 des g\v]nem5ts despotiques4 ,ils ont la manie de se *]*] des ennemis et de tellem5t les *]*] qu'ils en crent p\r en tr\v]4 ,les g\v]nem5ts despotiques sont des femmes jal\ses4 ,celles-ci veul5t absolum5t que leurs m>is les tromp5t2 je veux dire qu'elles en ont tant peur qu'elles se figur5t t\j\rs que la *ose e/1 et qu'elles sembl5t v\loir qu'elle soit1 et qu' =ce de la r$\t] il semble qu'elles la dsir5t4 ,le g\v]nem5t despotique veut avoir des ennemis2 et il les suppose p\r en avoir2 et il en arrive a9si1 p> procs de t5dances trs longue trajectoire1 considr] comme rpublica9s des g5s qui le sont en puissance1 c'e/--dire qui p\rrai5t l'tre2 et des g5s aussi qui ne le sont po9t du t\t1 mais qui ressembl5t un peu1 d'autres g>ds1 ceux qui p\rrai5t le dev5ir4 ,le procs de t5dances consi/e p\rsuivre des p]sonnes1 p\r op9ions1 d'abord1 et ensuite p\r des op9ions qu'elles n'ont pas1 mais qu'il ne s]ait pas impossible qu'elles euss5t si elles en avai5t d'autres que celles qu'elles ont4 ,tel e/ l'tat d'esprit des g\v]nem5ts despotiques4 ,et c'e/--dire1 comme l'a dmontr ,platon dans une jolie page1 que ce ne sont pas des g\v]nem5ts1 mais des factions4 ,ce sont des p>tis qui ont beso9 d'avoir des ennemis2 ce qui e/ prcism5t le propre des p>tis2 et qui s5t5t cont9uellem5t ce beso9 comme une condition et comme une ncessit de leur exi/5ce2 et qui ont beso9 d'opprim] quelqu'un p\r se pr\v] eux-mmes qu'ils exi/5t et qui1 p> consqu5t1 inv5t5t des ennemis p\r p\voir se battre et des oppressibles p\r p\voir tre oppresseurs4 ,ce ne sont donc pas des g\v]nem5ts1 puisqu'ils ne g\v]n5t pas proprem5t p>l]1 mais mn5t les citoy5s la bataille les uns contre les autres2 ce sont des factions au p\voir4 ,l\is ,,xiv1 p5dant t\te une p>tie de son rgne1 a t un factieux4 ,quoi qu'il en soit1 tel a t le ,x,v,i,ie sicle au po9t de vue religieux4 ,il a t p]scuteur de g5s ds>ms et conculcateur de g5s t]re4 ,or un tel sicle prp>e mieux l'irrligion qu'un sicle de gu]res civiles proprem5t dites4 ,un homme naissant aprs le ,x,v,ie sicle1 en ,france1 peut se dire3 ,on s'e/ battu4 ,on s'e/ battu p\r cause de religion et s\s prtexte de religion4 ,on s'e/ battu p\r que la messe ft dite en franais et p\r conqurir le p\voir4 ,c'e/ p\vantable4 ,on ne devrait tre que ,franais4 ,mais encore1 on se battait armes gales ou qui semblai5t l'tre1 r5dant c\ps p\r c\ps et ne frappant que p> s\v5ir d'avoir t frapp ou cra9te de l'tre4 ,c'tait la gu]re4 ,que les religions soi5t cause de cela ou mles trs intimem5t cela1 c'e/ trs regrettable2 mais encore ce n'e/ pas une raison p\r dte/] t\te religion ou se t5ir loign de t\te religion4 ,la preuve n'e/ pas faite que les religions soi5t t]nellem5t et indf9im5t p]scutrices4 ,p\r ce qu'elles ont de bon1 on peut les g>d]1 *acun la si5ne et1 t\t compte fait1 je g>de celle dans laquelle on m'a lev4 ,oui1 un homme naissant aprs le ,x,v,ie sicle1 en ,france1 p\vait raisonn] peu prs de cette faon4 ,mais un homme de la f9 du ,x,v,i,ie sicle tait frapp de ceci que les discordes religieuses survivai5t leurs gr&es causes1 leurs gr&es causes morales1 nationales1 e?niques et politiques2 qu'elles se cont9uai5t et prolongeai5t comme p> elles-mmes2 qu'elles se multipliai5t1 du re/e1 en se subdivisant2 qu'il ne suffisait plus que prote/ants et ca?oliques se combattiss5t d'un b\t de l',europe l'autre2 mais qu'il fallait que les ca?oliques se p>tageass5t en jansni/es et ultramonta9s et les prote/ants en or?odoxes et en libraux1 et que c'tait d'une "p l'glise de ,france proscrivant les jansni/es et que c'tait d'autre "p ,jurieu p\rsuivant ,bayle d'une ha9e implacable et le dnonant furieusem5t t\s les tribunaux comme a?e et comme crim9el1 si bi5 que ,bayle crivait un prote/ant de ,france3 ,si v\s v\lez re/] fidle votre religion1 vivez dans le pays o elle e/ p]scute1 et ,dieu v\s g>de de vivre dans celui o1 tant matresse1 elle e/ p]scutrice4 ,devant ce spectacle1 l'homme de la f9 du ,x,v,i,ie sicle en v5ait se dire que la cause des qu]elles et des viol5ces entre les hommes tait la religion elle-mme1 quelle qu'elle ft1 et qu'il fallait dtruire t\te religion4 ,surt\t l'int]v5tion du p\voir civil dans les qu]elles religieuses1 alors que le p\voir civil n'tait m5ac en ri5 et n'avait nullem5t affaire1 s\s la secte religieuse1 un p>ti politique1 surt\t cela am5ait comme naturellem5t un homme d'esprit moy5 se dire que les religions tai5t les mauvais dmons des p\voirs civils et leur donnai5t de dte/ables inspirations1 et c'tait droit au mauvais dmon qu'il p\ssait1 et le mauvais dmon qu'il dnonait et v\lait dtruire4 ,il ne savait pas dire aux g\v]nem5ts3 ,ne v\s mlez jamais d'affaires religieuses et laissez les religions se qu]ell] p> la p>ole et se disput] les populations p> la p>ole2 et n'int]v5ez que comme *ef de police qu& elles d*an5t la gu]re civile1 et alors avec une p>faite imp>tialit2 et1 en d'autres t]mes1 soyez neutres tant qu'on p>le2 et1 qu& on agit1 n'int]v5ez que p\r qu'on cesse d'agir3 et rprimez la gu]re civile1 ne la faites pas4 ,il ne savait pas dire cela aux g\v]nem5ts2 mais sa*ant1 non sans raison hi/orique1 que les g\v]nem5ts int]v5ai5t t\j\rs1 soit p\r une religion1 soit p\r une autre1 il se disait plutt3 ,ce qu'il faudrait1 c'e/ qu'il n'y et plus de religion du t\t2 ce qu'il faudrait1 c'e/ que la cause p\r laquelle les g\v]nem5ts font des gu]res l'intrieur disp>t4 ,a se d*ir] les unes les autres1 les religions ont fait s\hait] que t\tes disp>uss5t2 s\t5ir les sectes religieuses les unes contre les autres1 les g\v]nem5ts ont fait s\hait] que t\tes les religions cessass5t d'tre4 ,qu& on proscrit1 sans la mo9dre utilit dmontre1 successivem5t prote/ants1 jansni/es et quiti/es1 en df9itive1 ce sont des a?es que l'on fait4 ,la prodigieuse rapidit avec laquelle1 s9on la ,france1 du mo9s la classe dite claire1 en ,france1 e/ dev5ue irrligieuse1 ou indiffr5te en matire de religion1 ou s>ca/ique l'g>d des religions1 ds le comm5cem5t du ,x,v,i,i,ie sicle1 s'explique1 mon avis1 p> ce qu'il y avait de prodigieusem5t inutile1 de prodigieusem5t dnu de raison et mme de prtexte et de prodigieusem5t /upide dans les longues p]scutions religieuses du ,x,v,i,ie sicle4 ,,*apitre ,,iii ,l',,anticl,,ricalisme ,,au ,x,v,i,i,ie ,,si,,cle4 ,l'anticlricalisme au ,x,v,i,i,ie sicle fut plus bruyant qu'il ne fut pr(ond4 ,comme le pr\ve t\t ce qu'on connat des cahi]s de #aghi1 il ne pntra que =t peu dans les c\*es dites infrieures de la nation4 ,comme t5d5t le pr\v] quelques procs clbres du ,x,v,i,i,ie sicle o les *oses religieuses sont mles1 la population aussi bi5 du midi que du nord tait encore trs ca?olique et trs clricale4 ,c'e/ ,voltaire et c'e/ du re/e t\t ce qui n\s e/ rapport p> t\t le monde sur les affaires ,calas1 ,sirv5 et ,la ,b>re qui n\s sont tmo9s que la population de ,t\l\se et de la prov9ce de ,t\l\se1 que la population d',abbeville et de la rgion d',abbeville tai5t unanimes contre ,calas1 contre ,sirv5 et contre ,la ,b>re4 ,les passions ca?oliques tai5t t\t aussi =tes dans la b\rgeoisie et dans le peuple au ,x,v,i,i,ie sicle qu'au ,x,v,i,ie4 ,m4 ,cruppi l'a dit et1 du re/e1 ri5 n'e/ plus vid5t1 si le jury et exi/ au ,x,v,i,i,ie sicle1 ,calas1 ,sirv51 ,la ,b>re et d',etallonde euss5t t condamns2 ,calas et ,la ,b>re euss5t t supplicis t\t comme ils l'ont t p> l'arrt des juges4 ,la *ose seulem5t et t plus c]ta9e ds le premi] mom5t de l'affaire4 ,il n'y a aucun d\te sur ce po9t4 ,quant la magi/rature1 elle tait en imm5se majorit ca?olique2 mais elle l'tait d'une faon p>ticulire4 ,elle tait t\te jansni/e4 ,elle lutta1 depuis le comm5cem5t du sicle jusqu'en #agga1 contre les vques et les curs ultramonta9s et dom9s p> l'influ5ce des ,jsuites1 qui refusai5t les sacrem5ts aux jansni/es4 ,elle tait jansni/e1 gallicane et antipapi/e2 elle voyait1 non sans raison1 dans les jansni/es des hommes indp5dants qui ne se croyai5t pas obligs de p5s] exactem5t en religion et en autres *oses comme le roi v\lait qu'on p5st2 mais elle tait pr(ondm5t ca?olique et d'autant plus srieusem5t1 d'autant plus intimem5t1 d'un s5tim5t d'autant plus rfl*i et d'autant plus passionn que1 prcism5t1 elle tait jansni/e et de la religion de ,pascal4 ,or la magi/rature1 c'tait la b\rgeoisie2 c'tait la gr&e b\rgeoisie franaise2 c'tait la b\rgeoisie franaise assez ri*e1 =t in/ruite et =t claire1 trs patriote1 ca?olique gallicane et ca?olique librale1 antiprote/ante1 t5dances ou sympa?ies jansni/es1 adv]saire1 gnralem5t1 de la noblesse et du haut cl]g1 adv]saire du despotisme1 dv\e au roi1 mais indp5dante son g>d et v\lant qu'il ft respectueux des lois fondam5tales4 ,il y eut accord presque p>fait entre la b\rgeoisie franaise et la magi/rature jusqu'aux appro*es de la ,rvolution de #aghi4 ,on peut donc dire qu'au ,x,v,i,i,ie sicle l'anticlricalisme ne pntra pas trs pr(ondm5t4 ,il n'atteignit ni le peuple1 ni la petite b\rgeoisie1 ni la gr&e4 ,il fut encore trs nettem5t en m9orit et en m9orit trs faible4 ,mais il fut bruyant et trs brillant1 p>ce qu'il fut trs rp&u p>mi les hommes de lettres1 qui tai5t dev5us comme une classe dans la nation4 ,on peut dire que ce fut le ,x,v,i,ie sicle qui fut encore cause de cela et que le ,x,v,i,ie sicle contribua de lo91 trs indirectem5t et trs involontairem5t1 la cause de l'anticlricalisme1 en ce s5s que c'e/ sa gloire littraire qui fit des hommes de lettres une classe1 et une classe trs considrable1 et qu'il se tr\va que les hommes de lettres1 aprs lui1 fur5t anticlricaux4 ,imag9ez1 aprs ,balzac1 ,desc>tes1 ,corneille1 ,molire1 ,la ,ro*ef\cauld1 ,svign1 ,bossuet1 ,rac9e1 ,boileau1 ,la ,bruyre et le ret5tissem5t de ces gr&s noms dans t\te l',europe et la diffusion1 grce eux1 de la langue franaise dans t\te l',europe1 et la gloire europenne de la ,france1 gloire qu'elle s5t qu'elle doit pr9cipalem5t ses hommes de lettres1 imag9ez bi5 ce que c'e/ qu'un homme de lettres en #agjj4 ,c'e/ un homme qui fait p>tie d'une classe mal dt]m9e1 mais illu/re2 et cette classe1 ceci encore e/ not]1 conti5t de petits b\rgeois1 de gr&s b\rgeois1 des hommes nobles1 des femmes nobles1 des gr&s seigneurs et des pr9ces de l'glise4 ,et elle les runit1 p> libre *oix1 titre d'gaux1 dans une sorte de conseil suprieur qui s'appelle l',acadmie franaise4 ,elle e/ mal df9ie2 mais elle e/ con/itue2 elle e/ visible et en gr&e lumire2 c'e/ bi5 une classe de la nation4 ,on pr5dra l'habitude1 et ceci1 s\s l'anci5 rgime1 e/ un signe trs c>actri/ique1 qu& on emprisonn]a les hommes de lettres1 de les enf]m]1 non dans la premire prison v5ue1 ,bictre ou au ,= l'vque1 mais dans la prison ari/ocratique4 ,l'homme de lettres a droit la ,ba/ille4 ,c'e/ reconnatre qu'il fait p>tie d'une classe4 ,or cette classe des hommes de lettres1 au ,x,v,i,ie sicle et ds le comm5cem5t du ,x,v,i,i,ie sicle1 fut en majorit anticlricale et mme antica?olique et mme anti*rti5ne4 ,p\rquoi cela8 ,p>ce qu'elle tait une classe1 p>ce qu'elle avait pris consci5ce qu'elle en tait une et p>ce qu'elle tait laque4 ,in/ruite1 d\e de tal5t et d'loqu5ce1 trs en vue1 trs c\te1 presque organise1 elle a eu l'ide trs naturelle d'avoir de l'influ5ce sur les hommes et de les dirig]4 ,donc elle a t\t de suite vu des rivaux dans ceux qui jusqu'alors avai5t de l'influ5ce sur les hommes et les dirigeai5t1 c'e/--dire dans les glises4 ,t\te classe veut dev5ir un p\voir4 ,la classe des hommes de lettres a eu1 ds #agjj ou #agbj1 l'ide s\rde de dev5ir le p\voir spirituel4 ,or le p\voir spirituel tait occup3 elle a considr ceux qui l'occupai5t comme ses adv]saires4 ,le clricalisme1 c'e/ la concurr5ce4 ,aj\tez1 quoique ceci soit beauc\p mo9s important1 mais ,augu/e ,comte l'a signal avec quelque raison1 que1 mme depuis le ,x,v,ie sicle1 l'homme de lettres se considre comme l'hriti] direct de l'antiquit4 ,la littrature1 c'e/ l'antiquit qui r5at4 ,la r5aissance de ce qui n'a pas connu le *ri/ianisme exclut le *ri/ianisme2 l'hi/oire recomm5ce en de du *ri/ianisme et suit son c\rs sans s'occup] de lui1 en faisant ab/raction de lui et en s'appuyant sur son pass elle1 sans avoir t5ir compte de ce qu'il a apport dans le monde4 ,il y a quelque *ose de cela dans la p5se1 comme on le v]ra1 de quelques-uns des hommes de lettres du ,x,v,i,i,ie sicle4 ,en t\t cas1 la littrature au ,x,v,i,i,ie sicle e/ un gr\pe nombreux et vig\reux1 une classe dev5ue adulte1 qui e/ t\rm5te s\rdem5t p> la p5se plus ou mo9s prcise que le *ri/ianisme con/itu et directeur d'me e/ un concurr5t1 un rival et un ob/acle4 ,la raison e/ l de l'anticlricalisme des hommes de lettres au ,x,v,i,i,ie sicle4 ,cet anticlricalisme ne fut pas le mme *ez t\s les philosophes du ,x,v,i,i,ie sicle4 ,il prit1 naturellem5t1 la c\leur de l'esprit et de la complexion de *acun d'eux#a4 #a ,sur ce qui suit voir plus de dtail et voir les textes dans ma ,politique comp>e de ,montesquieu1 ,r\sseau et ,voltaire4 ,montesquieu1 p\r comm5c] p> lui1 a v>i sur ce po9t4 ,dans les ,lettres p]sanes il e/ spirituellem5t et violemm5t antica?olique t5dances prote/antes4 ,il se montre effray p\r l'av5ir de la nation du clibat ecclsia/ique et des bi5s de ma9morte et il se rp& en plaisant]ies sur les dogmes de la religion mme *rti5ne4 ,dans l',esprit des ,lois il en e/ arriv au mo9s compr5dre deux trs gr&es *oses3 la premire que la religion *rti5ne e/ ess5tiellem5t antidespotique1 p>ce qu'elle a dit que quelque *ose de l'individu n'app>ti5t pas l'tat1 savoir son me1 ce qui e/ le fondem5t mme des ,droits de l'homme2 la seconde que la religion *rti5ne e/ pratiquem5t antidespotique1 p>ce qu'elle =me1 contre le p\voir c5tral ou en face de lui1 une de ces b>rires qui1 p\r ,montesquieu1 sont absolum5t ncessaires en un tat bi5 con/itu4 ,mais il re/e1 on le s5t plus qu'on ne le voit1 antica?olique4 ,il n'e/ religieux qu'en tant qu'il e/ libral et1 c]tes1 c'e/ une faon d'tre au mo9s sympa?ique la religion2 mais n'tant religieux qu'en tant qu'il e/ libral1 une religion affirmant les droits de la consci5ce1 d'une "p1 et1 d'autre "p1 une religion organise en dehors de l'tat p\r p\voir s]vir de limite au p\voir c5tral1 lui suffit4 ,il s]ait donc volonti]s prote/ant2 il accept]ait volonti]s un prote/antisme n'ayant pas p\r *ef le *ef de l'tat4 ,il admettrait volonti]s une religion nationale1 sans clibat des prtres et sans mo9es1 ayant des *efs nomms p> elle et indp5dante du g\v]nem5t2 une religion1 si l'on me p]met de p>l] a9si1 nationale1 laque et autonome4 ,on retr\v]a quelque *ose de cela au temps de la ,rvolution4 ,au fond1 ,montesquieu1 ici comme p>t\t ailleurs1 e/ un magi/rat du ,x,v,i,i,ie sicle2 c'e/ un rob9 qui a du gnie4 ,il n'aime pas le p\voir absolu et il e/ jansni/e4 ,il e/ jansni/e sans tre *rti52 mais il e/ jansni/e comme t\s ses confrres4 ,il aim]ait une religion gallicane1 indp5dante et du ,sa9t-,sige et du g\v]nem5t de ,v]sailles et qui ne s]ait pas sans analogies avec le prote/antisme4 ,un jansni/e e/ un demi-prote/ant4 ,montesquieu e/ jansni/e en ce s5s qu'il e/ demi prote/ant dans la conception de la religion qui aurait ses sympa?ies1 s9on religieuses1 du mo9s politiques4 ,voltaire e/ plus simple4 ,il e/ purem5t et simplem5t despoti/e et1 p> consqu5t1 comme il accepte une religion p\r le peuple 7la =mule e/ de lui71 il veut une religion qui soit t\t entire dans la ma9 du g\v]nem5t et des prtres qui soi5t des (fici]s de morale comm&s1 g\v]ns et solds p> le g\v]nem5t4 ,autant ,montesquieu veut plusieurs puissances dans l'tat et1 p> consqu5t1 accepte trs volonti]s une puissance spirituelle1 autant ,voltaire n'en veut qu'une et ti5t f]me p\r que t\t1 dans l'tat1 soit dans la ma9 du s\v]a91 la religion comme le re/e et plus que le re/e4 ,c'e/ le fond et c'e/ comme le t\t de ses ides sur cette "q4 ,un de ses griefs contre les ,p>lem5ts1 c'e/ que les ,p>lem5ts se ml5t de que/ions religieuses en dehors de l'initiative et contre le gr du p\voir royal et1 puissance autonome eux-mmes1 ou v\lant l'tre1 sont auxiliaires1 allis ou collaborateurs d'une puissance encore1 en tant qu'elle veut tre indp5dante et autonome4 ,il n'y a qu'une solution et qu'un bon ordre1 c'e/ que le s\v]a9 g\v]ne s\v]a9em5t temporel1 spirituel et judiciaire1 comme il g\v]ne le militaire et l'adm9i/ratif4 ,du re/e1 il e/ bon1 ne ft-ce1 sans all] plus lo91 que p\r arriv] ce rsultat1 de dcrdit] le p\voir spirituel et de montr] qu'il n'a jamais que commis des crimes et fait des infamies4 ,de l cette dmon/ration mille fois rpte que les gu]res religieuses et les p]scutions religieuses ne sont connues de l'humanit que depuis le *ri/ianisme et ont t inv5tes p> le *ri/ianisme1 l'imitation des ,juifs2 que ni les ,grecs ni les ,roma9s n'ont t p]scuteurs et que les plus gr&s malheurs que l'humanit ait commis ont t d*ans sur elle p> les disciples du ,*ri/4 ,ce qu'il s'agit de dmontr]1 c'e/ que le despotisme temporel e/ in(f5sif et bi5faisant et que la puissance spirituelle une fois englobe1 p\r a9si dire1 et absorbe p> le despotisme temporel1 elle aura p]du t\t son v59 et1 g\v]ne1 inspire et rprime p> le despotisme temporel1 d'abord n'aura que des effets trs limits et ensuite n'aura que de bons effets4 ,mais encore ce despotisme temporel1 p> qui s]a-t-il inspir lui-mme8 ,p> les sages1 les philosophes et les hommes de lettres4 ,p]sonne1 plus que ,voltaire1 n'a eu1 ce me semble1 cette conception1 que j'indiquais plus haut1 d'une classe d'hommes de lettres1 ari/ocratie spirituelle range aut\r de la ,royaut1 la conseillant respectueusem5t1 l'illu/rant et la dcorant1 du re/e1 et l'aidant dans la p>tie intellectuelle de sa t*e4 ,un roi philosophe1 anti*rti5 et ami des philosophes1 il a *]* cela t\te sa vie et a mis t\te sa vie s'ap]cevoir qu'il ne l'avait pas tr\v et dplor] de ne l'avoir tr\v jamais4 ,et encore cette ide que c'e/ l'antiquit qu'il faut faire revivre1 le rve de ,juli5 l',apo/at1 cette ide que l'on doit rebr\ss] en de du *ri/ianisme et cont9u] le *em9 selon les lumires des philosophes de l'antiquit et que les hommes de lettres mod]nes sont les hriti]s et successeurs des sages antiques et ne doiv5t tre que cela1 cette ide e/ encore celle de ,voltaire1 subconsciemm5t au comm5cem5t de sa c>rire1 trs clairem5t la f91 et je s]ais assez port croire que1 sans s'en r5dre compte encore1 c'e/ p\r cela que t\t jeune1 il ragissait contre la raction qui s'attaquait aux hommes de lettres et aux potes du ,x,v,i,ie sicle et *]*ait1 non sans succs1 r5\] le fil1 ma9t5ir la tradition1 celle-ci du mo9s4 ,il devait1 sans y song] trs prcism5t1 raisonn] a9si3 ,hommes de lettres du ,x,v,i,ie sicle1 religieux1 *rti5s1 ca?oliques1 il e/ vrai4 ,sicle de gr&s tal5ts plutt que de lumires4 ,oui4 ,mais ces hommes n'en sont pas mo9s les successeurs des hommes de la ,r5aissance1 lesquels relv5t directem5t de l'antiquit4 ,l'antiquit paenne1 qu'il faut appel] l'antiquit philosophique1 s'oppose naturellem5t1 hi/oriquem5t et fatalem5t l'antiquit judo-*rti5ne1 et c'e/ cela qui tu]a ceci ou aid]a le tu]4 ,ma9t5ons la tradition1 ma9t5ons la suite de notre asc5dance4 ,n\s p\rrons ensuite 7et c'e/ ce qu'il a fait plus t>d7 oppos] comme un bloc homogne t\t l'art hellnique1 roma9 et europen depuis la ,r5aissance l'art *rti51 et montr] combi5 celui-ci e/ ple1 9lgant et ridicule p> comp>aison celui-l1 et cette comp>aison s]a de trs gr& effet et de trs gr&e influ5ce sur l'esprit des hommes et1 p> rp]cussion1 sur leur consci5ce4 ,tel e/ l'tat d'esprit de ,voltaire4 ,il veut le *ri/ianisme dcrdit et dgrad dans l'esprit des hommes1 ma9t5u cep5dant1 p\r le peuple1 mais mis entre les ma9s du g\v]nem5t c5tral comme l'adm9i/ration et comme l'arme1 ass]vi p\r tre in(f5sif1 rudem5t t5u en laisse et f\aill2--et il veut un g\v]nem5t despotique1 absolum5t s\v]a91 mais aid des lumires des philosophes et des hommes de lettres anti*rti5s4 ,au fond1 un ,m>c-,aurle1 v]tueux1 n\rri de sagesse antique1 ami des philosophes et les consultant1 *ef de son cl]g lui et p]scutant les hommes qui ador5t ,dieu d'une autre faon que lui3 c'e/ la p5se complte de ,voltaire en fait de *oses religieuses4 ,r\sseau e/ beauc\p plus compliqu4 ,il a le s5tim5t religieux4 ,il e/ antica?olique =c54 ,il e/ despoti/e autant que ,voltaire et plus durem5t1 plus cruellem5t si l'on peut a9si dire4 ,c'e/ une espce de ,calv9 jacob94 ,il a le s5tim5t religieux4 ,il l'a tellem5t qu'il ne saurait compr5dre qu'un homme dnu du s5tim5t religieux1 non seulem5t puisse tre un bon citoy51 mais puisse tre un citoy54 ,le s5tim5t religieux et la foi religieuse font p\r lui p>tie du civisme4 ,la foi e/ le premi] lm5t social1 l'lm5t social fondam5tal4 ,on reconnat l1 *ose curieuse1 l'esprit g5evois de #aeej cons]v aussi pur que si l'on tait encore en #aeej4 ,c'e/ un phnomne de p]si/ance1 c'e/ un phnomne d'immobilit t\t fait extraord9aire4 ,qu'un libre p5seur puisse re/] dans la cit1 et que la cit puisse subsi/] si elle cons]ve dans son se9 un seul libre p5seur1 c'e/ ce que ,r\sseau n'admet pas et ne peut pas compr5dre4 ,d'autre "p1 ,jean-,jacques ,r\sseau e/ antica?olique radical4 ,on peut admettre dans la cit t\tes les religions except le ca?olicisme4 ,la raison en e/ claire4 ,il e/ impossible de vivre en paix avec des g5s que l'on croit damns4 ,il faut absolum5t qu'on les ramne ou qu'on les t\rm5te4 ,donc1 quiconque ose dire3 ,hors de l'glise po9t de salut1 doit tre *ass de l'tat4 ,t\t tat bi5 con/itu doit faire une rvocation de l'dit de ,nantes contre les ca?oliques1 p>ce que le ca?olicisme e/ antisocial au premi] *ef1 p>ce que le ca?olicisme e/ comme p> lui-mme la gu]re civile en p]man5ce4 ,il faut *ass] le ca?olique de l'tat a priori et sans exam51 sur la simple con/atation qu'il e/ ca?olique4 ,et enf91 ,jean-,jacques ,r\sseau e/ despoti/e radical4 ,il ne l'e/ pas de la mme faon que ,voltaire1 mais il l'e/ autant et mme plus violemm5t4 ,il donne la s\v]a9et la majorit de la nation et il n'assigne cette s\v]a9et aucune limite4 ,il appelle mme lib]t l'oppression de la m9orit de la nation p> la majorit et il ne voit pas la lib]t ailleurs et il ne la conoit pas autrem5t4 ,en un mot1 il e/ despoti/e dmocrate1 ou plutt il e/ dmocrate dans le s5s prcis du mot4 ,or1 tant despoti/e dmocrate d'une "p et d'autre "p ayant un pr(ond s5tim5t religieux et croyant que la religion e/ lm5t social p> excell5ce1 il ne se peut po9t qu'il n'arrive pas la conception d'une religion d'tat4 ,il y arrive trs vite ou plutt la religion d'tat tait en lui en quelque sorte1 sans qu'il et beso9 d'y all]2 elle tait dans la comb9aison mme de son s5tim5t religieux et de sa conviction despoti/e4 ,donc il y aura une religion d'tat1 une espce de m9imum de croyances1 que le citoy5 devra avoir1 s\s pe9e d'tre *ass de l'tat1 s\s pe9e1 aussi1 d'tre mis mort si1 aprs avoir dcl> qu'il a ces croyances1 il se conduit comme s'il ne les avait pas4 ,ce m9imum de croyances1 c'e/ du re/e t\te une religion2 c'e/ la croyance en ,dieu1 la croyance en la ,provid5ce1 la croyance en l'immortalit de l'me1 la croyance la punition future des m*ants et au bonheur futur des ju/es1 la croyance en la sa9tet du contrat social et des lois4 ,telle e/ la religion qu'il faut avoir et pratiqu] s\s pe9e d'exil et de mort1 p>ce que si on ne l'a pas1 on n'e/ pas un citoy52 on n'e/ pas pntr des pr9cipes sur lesquels la socit s'appuie et dont elle a beso9 p\r exi/]2 on e/ p> consqu5t un lm5t antisocial dans la socit1 et donc un ennemi qu'il faut supprim]4 ,l'tat devra donc1 s'il veut vivre3 #a exil] a priori t\s les ca?oliques3 ,quiconque ose dire3 ,hors de l'glise po9t de salut doit tre *ass de l'tat2 #b exil] t\s ceux qui dcl>]ont ne po9t croire ,dieu1 l'immortalit de l'me1 la ,provid5ce1 aux rcomp5ses et aux pe9es futures ou l'un quelconque de ces po9ts2 #c punir de mort ceux qui1 ayant adhr cette religion1 se conduirai5t de manire montr] qu'ils n'y croi5t pas4 ,cela p>at exorbitant au premi] abord2 mais ce n'e/1 en somme1 que l'exclusion des ca?oliques1 des libres p5seurs et des hommes de mauvaises murs4 ,c'e/ le g\v]nem5t de ,g5ve en son temps glorieux4 ,r\sseau e/ un citoy5 de ,g5ve1 comme on le sait et comme il le dit assez s\v5t p\r qu'on le sa*e4 ,il e/ un citoy5 de ,g5ve qui a cons]v en t\te leur puret les traditions de son pays4 ,il n'y a pas autre *ose4 ,on p\rrait seulem5t lui faire obs]v]1 dans un esprit de modration qu'il n'accept]ait pas1 mais qui f]ait peut-tre quelque impression sur lui1 qu'il n'e/ peut-tre pas ncessaire d'exil] et de tu]2 que le ca?olique1 le libre p5seur et l'homme de mauvaises murs1 tant des membres antisociaux de la socit1 il suffirait peut-tre de les dim9u] de la tte seulem5t1 dans le s5s lat91 de les priv] de t\t droit politique et de t\t droit civil4 ,ds lors la socit1 g\v]ne uniquem5t p> des prote/ants1 des di/es et des hommes v]tueux1 sans int]v5tion1 dans le g\v]nem5t ni dans la lgislation1 des ca?oliques1 des libres p5seurs et des p*eurs1 p\rrait1 ce n\s semble1 tre une socit assez bonne4 ,l'ess5tiel e/ que les p*eurs1 les libres p5seurs et surt\t les ca?oliques soi5t des p>ias ou des ilotes4 ,c'e/ le suffisant et le ncessaire4 ,il n'e/ pas indisp5sable de leur c\p] le c\4 ,je crois que1 dans la pratique1 c'e/ cette solution librale que ,jean-,jacques ,r\sseau se s]ait ram5 ou rsign4 ,quoi qu'il en soit1 malgr ses s5tim5ts religieux trs pr(onds1 trs vifs et mme exalts1 ,jean-,jacques ,r\sseau doit tre compt1 je crois1 au nombre des ennemis du ca?olicisme au ,x,v,i,i,ie sicle4 ,il me p>at1 j'ent5ds comme anticlrical1 rem>quez bi51 n'avoir eu qu'une influ5ce assez re/re9te4 ,il a inspir ceux des ,franais qui ont t la fois anticlricaux et religieux4 ,c'e/ une espce r>e4 ,il a inspir ,robespi]re1 ,*aumette et peut-tre ,edg> ,qu9et4 ,il a inspir vaguem5t t\s ceux qui ont p\rsuivi la *imre de fond] une religion nationale plus ou mo9s dta*e ou loigne de t\tes les autres1 ?ophilan?ropes1 etc4 ,mais il a eu1 au po9t de vue religieux1 peu d'influ5ce sur la masse des ,franais1 qui sont volonti]s radicaux en cette affaire1 qui ne s'arrt5t pas aux moy5s t]mes et qui1 qu& ils ne sont pas ca?oliques1 ne croi5t ri52 je p>le de la gnralit4 ,t\t compte fait1 je dis t\j\rs ne le considr] qu'au po9t de vue religieux1 il a t cause de la mort de ,robespi]re1 et c'e/ t\t ce qu'il a fait cet g>d4 ,mais la gr&e influ5ce1 mon avis1 la plus prolonge surt\t1 et peut-tre plus pr(onde que celle de ,voltaire1 au po9t de vue anticlrical1 a t celle de ,did]ot4 ,did]ot e/ a?e2 il e/ naturi/e2 il e/ immorali/e4 ,cet t\rdi1 qui ne laissa pas1 ses heures1 d'tre un homme prud5t1 n'a pas t\j\rs1 tant p> t\rd]ie que p> prud5ce1 proclam =mellem5t ni s\t5u n]giquem5t ces trois doctr9es4 ,il en a mme s\t5u d'autres l'occasion et assez s\v5t4 ,mais son fond1 p\r qui l'a bi5 lu1 c'e/ l'a?isme1 le naturisme et l'immoralisme4 ,il e/ a?e p>ce que1 du re/e dnu de la foi1 il n'e/ s5sible aucune preuve de l'exi/5ce de ,dieu4 ,le s5tim5t gnral de l'humanit jusqu' lui1 le cons5sus communis ne lui impose pas2 c> il e/ trs orgueilleux2 et se s5tant 7avec raison7 trs suprieur comme philosophe t\s les p5seurs contempora9s1 et d'ailleurs croyant au progrs intellectuel et e/imant son sicle suprieur aux sicles prcd5ts1 que t\s les philosophes jusqu' lui ai5t cru en ,dieu1 cela n'e/ pas p\r l'intimid]3 ils vivai5t dans des sicles d'obscurit et de ttonnem5ts2 le sicle de ,did]ot e/ un sicle de lumires2 dans ce sicle ,did]ot e/ suprieur comme p5seur t\s les hommes qui se ml5t de raisonn]2 l'op9ion de ,did]ot1 quoique tant contraire celle de t\t le g5re huma9 jusqu' lui1 peut donc1 malgr cela1 tre la vraie4 ,il n'e/ pas s5sible aux argum5ts philosophiques1 cause premire et causes f9ales1 prcism5t p>ce qu'il e/ philosophe et qu'il e/ comme blas sur ces raisonnem5ts et qu'il sait bi51 ou se p]suade1 que les plus =ts1 les plus graves et les plus conva9cants peuv5t bi5 facilem5t se ploy]1 se tordre et se ret\rn] contre eux-mmes4 ,ce qui p>at irrfutable ,voltaire3 l'horloge qui n'aurait pas d'horlog]1 p> exemple1 p>at ,did]ot1 s9on t\t fait un enfantillage1 du mo9s une de ces *oses qu'on dmolit d'un t\rnema9 en argum5tation mtaphysique ou qui se volatilis5t entre des doigts philosophiques4 ,c'e/ le propre de ceux qui caus5t beauc\p1 discut5t beauc\p et discut5t bi51 que ce qui e/ preuve1 ce qui e/ argum5t1 en vi5t se dgrad] leurs yeux1 p]dre sa valeur1 p> la trop gr&e connaissance qu'ils en ont et l'abus qu'ils en ont fait4 ,ce sont *oses dont on j\e2 elles n'ont po9t d'empire sur l'esprit2 il les fait trop c>acol] p\r qu'elles l'envahiss5t2 il les dirige trop p\r qu'elles le dirig5t4 ,l'argum5t tombant dans l'esprit du sil5cieux et du mditatif creuse1 s'enrac9e et se dveloppe4 ,dans un esprit de cette sorte l'argum5t devi5t s5tim5t 7,kant74 ,dans l'esprit du discuteur l'argum5t1 si s\v5t envoy1 reu et r5voy1 devi5t une *ose t\t extrieure qui ne ti5t plus v\s et qui l'on ne ti5t plus4 ,aucune preuve philosophique de l'exi/5ce de ,dieu ne peut s'impos] ,did]ot1 mme1 ce qui lui arrive1 qu& il l'adm9i/re4 ,quant aux s5tim5ts qui mn5t ,dieu p> d'autres r\tes que celles du raisonnem5t1 ,did]ot tait l'homme du monde qui les pr\vait le mo9s4 ,ni le spectacle des beauts et des sublimits de la nature qui1 t\t raisonnem5t "p1 mett5t c]ta9es mes en tat religieux2 ni la prs5ce au fond de n\s de la consci5ce morale n'tai5t trs capables d'avoir influ5ce sur ,did]ot1 et le mot de ,kant3 ,deux *oses donn5t l'ide de ,dieu1 la vote toile au-dessus de nos ttes et la consci5ce au fond de nos curs1 s'il et pu le connatre1 l'aurait peu mu4 ,on ne voit pas ,did]ot contemplant les toiles et on ne le voit pas non plus c\tant sa consci5ce1 et1 l'c\t]1 s'en faisant une4 ,on ne songe pas assez qu'il n'y a que les g5s rfl*is qui ai5t une consci5ce1 puisque la consci5ce e/ une rflexion de l'esprit sur l'acte1 rflexion qui devi5t peu peu pralable et appr5d s'ex]c] sur l'acte faire1 aprs s'tre longtemps ex]ce sur l'acte fait2 mais rflexion t\j\rs4 ,or1 ,did]ot e/ l'tre le mo9s rfl*i qui ait exi/ et le plus cont9uellem5t impulsif qu'on ait connu4 ,c'e/ un p]ptuel improvisateur de p5ses et d'actions4 ,ces g5s-l n'ont pas de consci5ce1 ou je veux bi5 accord] qu'ils en ont une2 mais elle re/e l'tat rudim5taire ou l'tat lat5t1 et c'e/ ce qu'on peut appel] une consci5ce inconsci5te4 ,en df9itive1 je ne vois pas p> o l'ide de ,dieu aurait pu entr] dans ,did]ot1 ou comm5t il aurait pu l'inv5t]4 ,or1 il aimait assez ne croire qu' ce qu'il inv5tait lui-mme et ne pas accept] t\t fait ce qu'inv5tai5t les autres4 ,et s'il n'y avait aucune raison p\r qu'il inv5tt lui-mme ,dieu1 il y en avait d'autres1 comme on le v]ra plus lo91 p\r qu'il le rep\sst4 ,did]ot e/ naturi/e4 ,j'ent5ds p> l qu'il croit la nature bonne et inspiratrice de bonnes *oses4 ,j'ent5ds p> l qu'il a confiance dans les in/9cts huma9s non rectifis1 dans les in/9cts huma9s leur tat naturel2 et naturel ne signifie ri51 puisqu'il e/ sans d\te dans notre nature aussi de rectifi] nos in/9cts2 mais enf9 dans les in/9cts huma9s mo9s la civilisation qui les a modifis4 ,p> l il rejo9t ,r\sseau1 que trs probablem5t1 du re/e1 il a inspir4 ,ce qui frappe les naturi/es1 c'e/ l'imm5se di/ance--trs faible1 mon avis1 mais qui peut p>atre imm5se1 et ces *oses ne sont pas p\r tre mesures srem5t--qui sp>e l'homme civilis de l'homme444 peu civilis2 c> l'homme naturel n'exi/e pas2 et la di/ance imm5se aussi qui sp>e en *acun de n\s l'homme tel que n\s s5tons qu'il s]ait s'il n'avait pas t dress1 de l'homme tel qu'il e/ dans la ralit de t\s les j\rs aprs ducation et dressage social2 et ils appell5t celui-l l'homme naturel et l'autre l'homme altr4 ,aux *rti5s--et dj un peu aux paens1 il faudrait s'en s\v5ir--cette diffr5ce a p>u si gr&e qu'ils ont p5s que l'homme avait t c>t de sa nature1 et 7p\r eux7 qu'il avait t lev au-dessus de sa nature1 p> la rvlation et p> la grce1 en d'autres t]mes clair p> une lumire suprieure ses lumires et s\t5u p> une =ce suprieure ses =ces4 ,et ils oppos5t la nature la rvlation et la nature la grce4 ,p\r ceux qui ne veul5t que con/at] les faits1 il exi/e une manire de rvlation et une manire de grce4 ,seulem5t elles ne sont qu'huma9es4 ,p\r ceux-ci l'homme avait reu une nature grossire et la facult de voir qu'elle tait grossire et une s\rde et puissante aspiration la modifi]2 et il avait reu une nature grossire et la =ce de la modifi] peu peu1 tel po9t qu'il dt f9ir p> ne po9t la reconnatre4 ,l'homme au c\rs du temps se rvle lui-mme lui-mme et au c\rs du temps se v]se lui-mme une grce efficace dont il avait comme la s\rce dans sa nature mme4 ,dans les deux conceptions il y a bi5 l'homme de la nature et l'homme modifi2 l'homme de la nature et l'homme qui lutte victorieusem5t contre sa nature4 ,p\r le naturi/e ces deux hommes exi/5t aussi2 mais le second se trompe ou a t tromp4 ,la nature1 c'e/--dire les in/9cts1 sont bons et l'on a eu tort de tant lutt] contre eux p\r dtruire quelque *ose qui tait salutaire et p\r le remplac] p> quelque *ose qui e/ fune/e4 ,c'e/ la nature qui a raison et c'e/ la prt5due raison qui a tort4 ,soyons optimi/es4 ,ayons confiance en n\s-mmes4 --,mais il y a deux n\s4 --,ayons confiance au n\s qui e/ sans d\te le vrai1 puisqu'il ressemble la nature entire et puisque1 ne v\loir connatre que celui-ci1 n\s vitons ce p>adoxe mon/rueux qui consi/e croire que dans l'imm5se nature il n'y a qu'un tre qui ait p\r vocation1 p\r mission et p\r devoir de ne pas lui ressembl]1 de ne pas tre selon ses lois et d'tre le contraire de ce qu'elle e/4 ,ayons confiance en l'homme en tant que semblable au re/e de la nature anime4 ,et c'e/ ici que l'a?isme1 naturel--il m'a sembl-- ,did]ot1 r5contre comme sa confirmation et se r5=ce4 ,ne voit-on pas que ,dieu e/ un expdi5t et une inv5tion p\r expdi5t8 ,les hommes qui la fois ont rem>qu que l'homme *appait sa nature et l'ont appr\v d'y *app] et ont v\lu qu'il y *appt1 ces hommes ont inv5t ,dieu1 comme tant celui qui a indiqu l'homme les moy5s d'*app] sa nature et celui qui lui a donn la =ce de la dpass]2 comme un tre suprieur la nature et l'homme1 qui tait capable et seul capable de tir] l'homme au-dessus de la nature4 ,p\rquoi l'ont-ils inv5t a9si8 ,a la fois p\r donn] une explication du *em9 imm5se qu'avait p>c\ru l'homme et de son asc5sion2 et p\r lui p]suad] de cont9u] ce *em9 et cette escalade4 ,ils ont donn l'erreur de l'homme se dta*ant de la nature l'autorit d'une volont et d'une int]v5tion surnaturelles4 ,et ce qui tait1 dans leurs disc\rs1 explication1 =tifiait ce qui tait dans leurs disc\rs exhortation4 ,ils disai5t3 ,dta*ez-v\s de la nature4 ,p\rquoi8 ,p>ce que ,dieu le comm&e4 ,et v\s voyez bi5 que ,dieu le comm&e1 puisque v\s v\s en tes dta*s dj2 et comm5t l'auriez-v\s pu faire1 comm5t auriez-v\s pu saut] au del de votre ombre et v\s lev] au-dessus de v\s-mmes si une puissance suprieure v\s ne v\s avait s\t5us et s\levs8--,ce qui tait explication prp>ait et confirmait ce qui tait exhortation1 et t\t se t5ait4 ,dieu a donc t inv5t1 trs habilem5t1 p> ceux qui prt5dai5t amlior] l'homme et v\lai5t qu'il s'amliort4 ,mais celui qui tr\ve que les hommes1 en se modifiant1 ne se sont pas amliors1 d'abord n'a pas beso9 de ,dieu2 et ensuite il le r5contre comme un adv]saire1 comme le collaborateur trs puissant1 quoique n'exi/ant pas1 de ceux qui veul5t dnatur] l'homme2 et donc la fois il n'a aucun beso9 d'y croire et il a un trs gr& intrt dire qu'il n'y croit po9t et qu'il n'exi/e pas4 ,c'e/ a9si que le naturisme de ,did]ot rejo9t son a?isme et le confirme1 ce que1 du re/e1 il n'tait pas trs ncessaire de dmontr] si longuem5t4 ,enf9 ,did]ot e/ immorali/e1 ce qui n'e/ qu'un n\vel aspect1 mais trs important1 des ides prcd5tes4 ,il croit que la morale elle-mme1 comme la religion1 comme le disme1 e/ une inv5tion de politiques habiles qui ont v\lu dnatur] l'homme p\r l'amlior]1 peut-tre1 mais surt\t p\r l'ass]vir4 ,il exi/ait1 dit-il1 un homme naturel qui tait excell5t2 on a cr un homme artificiel qui e/ comme g>rott d'obligations et de devoirs et qui ne sait plus qu'obir4 ,sec\ez l'homme artificiel et m>*ez dans votre lib]t primitive4 ,l'homme artificiel1 c'e/ l'homme moral4 ,did]ot dnonce la morale comme il a dnonc la croyance en ,dieu1 p\r les mmes raisons et au mme titre4 ,c'e/ ici qu'il se di/+ue et se sp>e plus qu'ailleurs de ,voltaire et de ,r\sseau4 ,voltaire1 du re/e di/e1 on a vu comm5t et p\rquoi1 ti5t extrmem5t la morale et la fonde1 comme il peut1 sur l'ide de solid>it1 sur cette ide que l'homme ne doit *]*] que le bonheur1 mais ne peut le tr\v] que p> le dv\em5t de l'homme l'homme4 ,le moy5 de bonheur p\r l'humanit1 c'e/ l'humanit4 ,il faut tre ju/e1 modr1 temprant et *>itable p> seul am\r du bonheur2 mais bi5 savoir que le bonheur ne s'atte9t pas autrem5t4 ,t\te la morale de ,voltaire e/ eudmonique2 mais encore il y a une morale de ,voltaire4 ,r\sseau1 du re/e di/e1 on a vu comm5t et p\rquoi1 e/ plus prs de ,did]ot1 en ce s5s que1 comme je l'ai dit1 il croit trs bi5 que l'humanit s'e/ trompe de *em9 et que c'e/ l'homme primitif et naturel qui tait dans le vrai2 mais il sauve la morale en la retr\vant dans l'homme primitif et naturel1 en prt5dant l'y retr\v] et en assurant qu'elle y e/4 ,il croit qu'on a *ang l'homme et cr un homme artificiel2 mais il ne met pas la morale au nombre des *oses qu'on lui a apprises1 qu'on a introduites en lui p\r le *ang]2 et1 t\t au contraire1 il considre la morale comme la *ose qui e/ la plus naturelle l'homme et comme une des *oses dont la civilisation le dp\ille et le vide4 ,l'homme e/ n moral et il e/ dev5u corrompu4 ,r\sseau1 t\t en croyant l'homme artificiel1 e/ donc morali/e trs conva9cu et1 du re/e1 comme on sait1 trs passionn et trs loqu5t4 ,did]ot1 non2 et la morale1 cette ,circ des philosophes1 comme dit ,nietzs*e1 ne l'a pas en*ant4 ,il a t jusqu'au b\t1 devanant d',holba*1 devanant ,/irn]1 devanant ,nietzs*e1 et il a rang la morale au nombre des prjugs4 ,c'e/ qu'il a bi5 vu1 comme ,nietzs*e l'a vu plus t>d1 qu'il e/ trs probable qu'on ne vi5t b\t de la religion1 des religions1 de l'esprit religieux1 qu'en v5ant b\t de la morale1 et que si l'on n'a pas fait cela1 il n'y a ri5 de fait1 nil actum reputans si quid sup]esset ag5dum4 ,c> enf91 selon les cas1 la religion cre la morale1 ou la morale cre la religion1 et qu& ce n'e/ pas l'une qui cre l'autre1 c'e/ celle-ci qui cre celle-l1 et il p>at quelquefois qu'elles se crent rciproquem5t l'une l'autre1 et il semble1 c]ta9s mom5ts1 qu'elles ne sont pas autre *ose que le mme aspect de la mme ide ou du mme s5tim5t ou du mme beso94 ,la religion enfante la morale4 ,les hommes1 inquiets1 mus et effrays des gr&es =ces de la nature qui les ent\r5t1 pr5n5t ses =ces p\r des tres puissants et r$\tables4 ,ils *]*5t se les concili]4 ,ils les apais5t p> des sacrifices et des dons et des (fr&es4 ,puis ils s'imag95t que ces tres exig5t quelque *ose d'eux1 leur donn5t des ordres qu'il s'agit de compr5dre4 ,et cela e/ assez naturel1 puisqu'eux-mmes comm&5t c]ta9es *oses ceux qui sont au-dess\s d'eux1 leurs femmes1 leurs enfants1 leurs animaux dome/iques4 ,ils se voi5t naturellem5t1 relativem5t aux dieux1 comme leurs femmes1 leurs enfants1 leurs s]viteurs1 leurs animaux dome/iques sont relativem5t eux4 ,ils se p]suad5t donc qu'ils doiv5t1 non seulem5t plaire aux dieux1 comme t\t l'heure1 mais leur obir1 et que leur obir e/ sans d\te la meilleure faon de leur plaire4 ,mais ces dieux1 que comm&5t-ils8 ,probablem5t et srem5t ce que les hommes comm&5t ceux qui sont s\s leur p\voir4 ,fidlit1 loyaut1 ne pas m5tir1 ne pas drob]1 ne pas frapp]1 ne pas tu]1 conc\rir l'ordre de la maison1 ne pas avoir de passions g/es ou les rprim]4 ,et voil t\te la morale qui e/ con/itue4 ,elle e/ ne de la t]reur des dieux4 ,elle e/ ne de la croyance aux dieux1 de la cra9te des dieux1 et de cette t5dance bi5 naturelle d'imag9] les dieux semblables des hommes1 et de ce raisonnem5t lm5taire qu'ils doiv5t comm&] aux hommes ce que les hommes comm&5t ceux qu'ils dom95t et qui les craign5t4 ,la religion enfante la morale4 ,d'autre "p1 la morale enfante la religion4 ,l'homme veut qu'on lui obisse aut\r de lui2 il veut ma9t5ir le bon ordre aut\r de lui4 ,ri5 de plus jusqu' prs5t4 ,p\r cela il a rec\rs d'abord la =ce1 puis la p]suasion1 puis l'exemple1 et ce sont peut-tre trois /ades1 trs longs1 de l'humanit primitive4--,la =ce ne suffit pas1 elle s'puise2 elle r5contre des rsi/ances dans les faiblesses coalises qui sont des =ces leur t\r2 elle ne suffit pas4 ,la p]suasion vi5t au sec\rs4 ,l'homme s'ef=ce de dmontr] que ce qu'il comm&e e/ le bi5 gnral et que non seulem5t lui1 mais t\s en pr(it5t4 ,cela ne laisse pas de russir3 mais cela s'puise aussi1 r5contre des rsi/ances dans le sophisme ou l'ironie ou l'indiffr5ce2 la p]suasion ne suffit pas4 ,l'homme s'avise que l'exemple e/ d'une gr&e =ce et mme e/ la seule =ce morale un peu srieuse4 ,il plie les autres l'obissance en obissant lui-mme1 c'e/--dire1 ce qu'il veut qui soit fait il en fait une rgle p]man5te laquelle il obx le premi]4 ,cela a une trs gr&e influ5ce2 mais ne suffit pas2 d abord p>ce que la =ce de l'exemple e/ combattue p> l'individualisme1 p> les passions p]sonnelles2 ensuite p>ce qu'aucun homme ou presque aucun ne peut donn] un bon exemple p]man5t1 indfectible1 auquel il soit lui-mme absolum5t et t]nellem5t fidle4 ,ni la =ce1 ni la p]suasion1 ni l'exemple ne suffis5t4 ,alors l'homme s'avise de *]*] une autorit en dehors de lui4 ,ces rgles qu'il a prescrites1 il les donne comme v5ant de plus gr& et de plus =t et de plus haut que lui4 ,il s'appuie d'une autorit suprieure4 ,il dit3 ,ce que je comm&e1 ce sont ces =ces qui v\s ent\r5t et qui sont si r$\tables1 qui v\s l'ordonn5t et qui l'ordonn5t moi-mme2 c> s'il n'en tait pas a9si1 p\rquoi obirais-je moi-mme ce que je v\s prescris8 ,l'ordre du pre de famille1 du *ef de tribu1 c'e/ l'ordre du ciel4 ,et rem>quez qu'en disant cela1 il n'e/ pas f\rbe4 ,ce n'e/ pas un m5songe diplomatique4 ,ce s]ait un m5songe diplomatique s'il n'avait1 p\r se faire obir1 employ que la =ce4 ,mais il a employ la p]suasion et le bon exemple1 c'e/--dire qu'il e/ entr dans l'ordre des =ces morales et c'e/--dire des =ces my/iques4 ,il a t loqu5t et il a t consci5cieux4 ,il s'e/ fait un in/rum5t d'argum5tation et il s'e/ fait une consci5ce4 ,ds que l'homme emploie autre *ose que la =ce1 il s5t un ,dieu en lui4 ,habitat ,deus4 ,il s5t en lui quelque *ose qui ne se mesure pas1 dont il ne connat pas les limites1 qui e/ spirituel et qu'il ne s5t pas absolum5t lui comme son po+ ou son bras4 ,il se s5t inspir4 ,il crot l'tre4 ,et ce ,dieu qu'il invoque comme autorit appuyant sa p>ole et sa p5se1 il y croit comme l'inspirateur secret qui a dict sa p5se et sa p>ole4 ,la religion e/ ne4 ,elle e/ ne de la morale4 ,elle e/ ne de la ncessit de l'ordre ici-bas4 ,cet ordre1 p\r se faire respect]1 a pris t\tes les armes3 il a pris la =ce1 il a pris la p]suasion1 il a pris le bon exemple4 ,ds qu'il a pris le bon exemple p\r arme1 il e/ dev5u consci5ce4 ,ds qu'il e/ dev5u consci5ce1 ,dieu e/ n1 c> la consci5ce s'appuie sur ,dieu comme sur son autorit et le suppose comme son auteur1 et la div9it e/ p\r elle comme une consci5ce univ]selle4 ,la morale enfante la religion4 ,et ri5 ne dit que ces *oses soi5t *ronologiques1 qu'elles se soi5t succd dans le temps1 que3 ou la religion primitive ait peu peu cr la morale2 ou la morale primitive1 de p> la ncessit de l'ordre1 se soit peu peu =me elle-mme et ait enf9 cr la religion4 ,ces *oses peuv5t avoir coexi/ et s'tre cres l'une l'autre rciproquem5t1 la morale crant la religion p\r ses beso9s et la religion en mme temps crant la morale p> son seul dveloppem5t2 la religion n'ayant pas beso9 de la morale mais la suggrant1 comme on a vu plus haut1 et la morale s5tant le beso9 de la religion p\r s'assur]1 mais1 du re/e1 la supposant presque ncessairem5t1 comme je l'ai montr2 et t\tes les deux s'enfantant l'une l'autre ds le comm5cem5t et se compltant l'une l'autre trav]s les sicles2 et ces deux suites d'vnem5ts que je dcrivais sp>m5t p\r la cl>t de l'analyse1 on peut les considr] comme jo9tes et s'entrelaant1 et1 de t\t temps1 non seulem5t p>allles1 mais comme engr5es4 ,c'e/ mme ce que je suis port croire comme tant le vrai4 ,en t\t cas1 la religion et la morale ont de tels li5s1 de telles connexions qu'il e/ trs difficile et d'atte9dre l'une sans t\*] l'autre et1 dtruisant l'une1 de sauv] l'autre1 et1 ma9t5ant l'une1 de ne pas donn] l'autre un involontaire mais puissant sec\rs4 ,le pril e/ donc gr&1 p\r qui veut dtruire ,dieu1 de prt5dre g>d] la morale2 comme il s]ait gr& p\r qui v\drait dtruire la morale de prt5dre g>d] ,dieu2 et les religions qui ont t immorales et qui n'ont pas suivi la morale dans son dveloppem5t et dans son progrs ont d prir et ont pri4 ,au fond1 la religion et la morale n'ont pas t\j\rs t1 et il s'en e/ fallu1 les deux aspects de la mme ide2 mais elles sont dev5ues les deux aspects de la mme ide4 ,la preuve1 c'e/ qu'elles se conv]tiss5t l'une en l'autre4 ,la religion devi5t une morale et la morale devi5t une religion4--,la religion devi5t une morale4 ,avez-v\s rem>qu que le croyant passionn1 exalt1 n'a po9t de morale8 ,a proprem5t p>l]1 il n'en a pas2 c> il ne se croit oblig qu'env]s ,dieu1 et cela1 c'e/ de la religion et non pas de la morale4 ,il ne se croit oblig qu'env]s ,dieu1 ne respire que ,dieu1 ne vit que p> ,dieu et p\r ,dieu4 ,mais ce ,dieu1 que naturellem5t il imag9e sur le modle p]fectionn de l'homme1 il le croit bon1 ju/e1 misricordieux1 sec\rable1 aim des hommes1 et il croit qu'il faut l'imit]2 et1 cause de cela1 il agit comme s'il avait une morale proprem5t dite4 ,*ez cet homme la religion e/ dev5ue une morale4 ,dans un c]veau mal fait et qui se figur]ait1 qui s'imag9]ait un ,dieu m*ant1 la religion ne devi5drait pas une morale1 il e/ vrai1 et cela n'a pas laiss de se produire quelquefois2 mais dans un c]veau normal1 ressortissant la moy5ne de l'humanit1 la quantit d'huma9 que n\s sommes comme =cs de mettre dans notre conception de ,dieu1 fait que1 p> cela seul que n\s aimons ,dieu1 n\s sommes moraux sans avoir de morale et en n'ayant que de la religion4 ,c'e/ la religion qui e/ dev5ue une morale ou qui en ti5t lieu1 et c'e/ la mme *ose4 ,a l'inv]se1 la morale devi5t une religion *ez celui qui s5t =tem5t la morale1 sans avoir1 du re/e1 de la religion4 ,l'homme qui se croit oblig1 qui e/ et qui veut tre esclave de sa consci5ce1 qui a le scrupuleux respect du devoir1 qui s'y sacrifie2 c'e/ un homme qui obx un ,dieu1 un ,dieu intrieur1 mais un ,dieu2 un ,dieu qu'il n'extriorise pas1 mais un ,dieu4 ,il obx quelque *ose qui n'ex]ce pas de contra9te physique2 il obx quelque *ose de spirituel1 il obx1 sans autre raison que la vnration dont il e/ rempli l'g>d de cela1 quelque *ose de my/ique qui ne dit po9t ses raisons et qui s'impose4 ,ce quelque *ose qu'e/-ce donc1 s9on un ,dieu8 ,cet homme e/ p>faitem5t en tat religieux4 ,se s5tir oblig1 c'e/ ador]4 ,l'impratif catgorique de ,kant1 la consci5ce1 le devoir1 sont des dieux4 ,il ne s'en faut que de ri52 savoir il ne s'en faut que d'une mtaphore4 ,impratif1 consci5ce1 devoir1 sont des dieux sur lesquels n'a po9t pass l'opration mtaphorique qui d'une ide fait un tre4 ,ce sont des dieux1 on p\rrait mme dire1 qui n'ont pas t dgrads p> une matrialisation que l'on peut jug] grossire ou enfant9e4 ,a cela prs1 et c'e/--dire ri5 prs1 ce sont des dieux4 ,il n'y a pas d'homme plus religieux que l'homme qui1 sans religion1 e/ passionn de morale4 --,mais il peut y avoir une morale sans obligation1 et1 dans ce cas1 po9t d'assimilation possible entre moralit et religion1 et la morale sans obligation ne peut pas dev5ir une religion4 ,le raisonnem5t e/ ju/e2 mais c'e/ prcism5t qu'il puisse y avoir une morale sans ide d'obligation que je ne crois po9t4 ,j'espre le dmontr] un j\r et que la morale sans obligation e/ un pur ri51 p>ce qu'elle n'a aucune =ce et que la ?orie de la morale sans obligation n'e/ qu'un dt\r prud5t ou une illusion honnte de ceux qui n'ont pas os ni] t\t simplem5t la morale et l'attaqu] de front2 mais c'e/ une dmon/ration que je n'ai pas faire p\r le mom5t1 ne v\lant que montr] que jusqu' prs5t l'humanit n'a pas tr\v le moy5 d'tre religieuse sans tre en mme temps morale1 ni d'tre morale sans tre en mme temps religieuse2 ne v\lant que montr] que la religion se mtamorphose en morale et la morale en religion1 l'une et l'autre comme naturellem5t2 ne v\lant que montr] qu'il y a eu jusqu' prs5t entre elles des li5s intimes de cration rciproque et de sub/itution et mme d'id5tit1 s9on primitive1 du mo9s acquise2 ne v\lant que montr] enf9 que qui veut dtruire l'une doit s'atta*] dtruire les deux4 ,c'e/ ce que n'avai5t fait1 ni v\lu faire1 ni ,montesquieu1 ni ,voltaire1 ni ,r\sseau4 ,c'e/ ce que1 prudemm5t encore1 obliquem5t le plus s\v5t1 mais non sans adresse et non sans =ce1 s'e/ atta* faire ,did]ot4 ,de t\s ceux qui s'attelai5t l'uvre anticlricale1 c'e/ lui qui avait l'il le plus ju/e4 ,il a eu beauc\p d'influ5ce1 non pas au ,x,v,i,i,ie sicle1 ses uvres les plus a?i/iques et immorales n'ayant du re/e t connues qu'au ,x,i,xe2 et d'autre "p le ,x,v,i,i,ie sicle1 comme la premire moiti du ,x,i,xe1 tant re/ assez f]mem5t di/e2 mais il a eu une assez =te influ5ce sur le ,x,i,xe sicle et p>ticulirem5t sur la gnration qui e/ v5ue au j\r v]s #ahej4 ,il s'e/ r5contr alors avec les a?es et les immorali/es mod]nes dont il a sembl tre le prcurseur et dont1 au fait1 il avait prvu et devanc les ides et les dm>*es gnrales4 ,on doit le compt] p>mi les plus importants facteurs de l'anticlricalisme contempora94 99 99 99 99 99 ,en rsum1 c> je nglige les d',holba*1 les ,helvtius et autres disciples et hommes la suite1 le ,x,v,i,i,ie sicle1 le considr] dans ses criva9s et dans ses directeurs d'esprit1 a t1 div]s titres1 trs antireligieux2 mais1 comme j'en ai prv5u1 on se tromp]ait croire que l'esprit irrligieux1 que mme la rpulsion l'endroit du ca?olicisme ai5t t trs rp&us dans les masses4 ,a la veille mme de la ,rvolution la ,france tait travaille de passions antireligieuses et p>ticulirem5t antica?oliques2 mais elle tait trs religieuse et trs ca?olique encore dans son ensemble4 ,,*apitre ,,iv ,l',,anticl,,ricalisme ,,p5dant ,,la ,p,,riode ,r,,volutionnaire4 ,en imm5se majorit1 d'aprs t\t ce que l'on en connat1 les cahi]s de #aghi fur5t trs favorables la religion ca?olique4 ,ils ne rclamr5t que la tolrance1 c'e/--dire le droit p\r les prote/ants et les juifs d'ex]c] librem5t leurs cultes et d'tre les gaux des ca?oliques devant l'tat civil4 ,mais la religion ca?olique1 ma9t5ue comme religion d'tat1 tait encore l'ide dom9ante et presque univ]selle4 ,a la vrit1 la ,con/ituante n'en eut pas une autre2 et mme elle eut cette p5se-l l'tat d'ide matresse et d'ide fixe4 ,elle v\lut tellem5t que la religion ca?olique ft une religion d'tat qu'elle v\lut que la religion ca?olique ft une religion nationale4 ,la ,con/ituante tait ca?olique gallicane4 ,c'tait un contres5s dans les t]mes mmes2 mais c'tait son pr9cipe1 dont aucune obs]vation ne put la dta*]4 ,selon elle1 il devait y avoir une glise ca?olique de ,france1 pr(essant les dogmes ca?oliques1 mais autonome1 indp5dante1 sp>e entirem5t ou presque entirem5t de ,rome1 n'en relevant pas1 ne lui obissant pas et n'en recevant qu'une inspiration gnrale#b4 #b ,il e/ df5du t\te glise ou p>oisse de ,france et t\t citoy5 franais de reconnatre en aucun cas et s\s quelque prtexte que ce soit l'autorit d'un vque dont le sige s]ait tabli s\s la dom9ation d'une puissance trangre444 le t\t sans prjudice de l'unit de foi et de communion qui s]a entret5ue avec le *ef visible de l'glise univ]selle4 7,con/itution civile du cl]g1 ,i1 #d47--,le n\vel vque ne p\rra s'adress] au pape p\r en obt5ir aucune confirmation2 mais il lui crira comme au *ef visible de l'glise univ]selle en tmoignage de l'unit de foi et de la communion qu'il doit entret5ir avec lui 7,,ii1 #ai74 ,cette glise ca?olique p>ticul>i/e devait tre organise dmocratiquem5t4 ,les vques et les curs devai5t tre lus p> la population et1 *ose rem>quable1 p> les mmes lecteurs que ceux qui nommai5t les membres de l'assemble dp>tem5tale et les membres de l'assemble du di/rict1 c'e/--dire p> des ca?oliques1 des prote/ants1 des juifs et des a?es4 ,il n'y a ri5 de plus logique et de plus naturel1 qu& on y rfl*it1 que cette absurdit4 ,elle montre prcism5t le fond de la p5se de l',assemble con/ituante4 ,les ,con/ituants considrai5t tellem5t l'glise qu'ils tablissai5t comme une glise nationale et comme une glise d'tat qu'ils tr\vai5t t\t ju/e et t\t rationnel d'appel] la con/itu] t\s les citoy5s actifs de ,france sans aucune di/9ction4 ,c'e/ la ,france entire qui *oisit1 p>mi les ca?oliques1 ceux en qui elle a confiance p\r dirig] religieusem5t les ca?oliques4 ,l'glise n'a un c>actre vritablem5t national que prcism5t cette condition4 ,ce qui prsidait cette con/itution civile du cl]g1 ce n'tait ni l'ide de ,montesquieu1 ni l'ide de ,voltaire1 ni l'ide de ,r\sseau4 ,c'tait une ide confusm5t jansni/e4 ,d'aprs les ides de ,montesquieu1 il me semble qu'on aurait sp> l'glise de l'tat et fait de l'glise un de ces corps int]mdiaires autonomes de/9s s]vir de b>rires la s\v]a9et du g\v]nem5t c5tral4 ,il me semble a9si1 et il ne faudrait pas beauc\p me p\ss] p\r me faire dire que j'en suis sr4 ,cep5dant il n'e/ pas impossible que1 magi/rat t5dances jansni/es et semi-prote/antes1 il ne se ft ralli la con/itution civile du cl]g en dem&ant seulem5t qu'vques et curs ne fuss5t nomms que p> les ca?oliques et surt\t que les vques fuss5t nomms p> les curs2 c> c'e/ seulem5t a9si que se peut con/itu] un corps autonome4 ,il e/ possible4 ,d'aprs les ides de ,voltaire1 on aurait t\t simplem5t fait nomm] les vques et les curs p> le m9i/re de l'intrieur1 avec1 p\r le m9i/re de l'intrieur1 droit de rvocation ad nutum4 ,enf91 d'aprs ,r\sseau1 on aurait t\t simplem5t exil t\s les ca?oliques4 ,l'ide de la ,con/ituante tait donc une ide jansni/e mle d'ide dmocratique3 l'glise de ,france e/ autonome2 elle e/ lue p> t\s les ,franais quelque confession qu'ils app>ti5n5t et quelques ides qu'ils pr(ess5t1 comme les assembles politiques4 ,c'e/ bi5 une con/itution civile de l'glise4 ,je n'ai pas beso9 de dire que cette inv5tion1 en son pr9cipe mme1 *oquait les ca?oliques franais de telle sorte qu'il leur tait impossible de l'accept]4 ,de l sont v5us t\s les dsordres intrieurs et aussi t\tes les fureurs qui suivir5t4 ,le monde ca?olique franais1 qui avait t en majorit trs favorable la ,rvolution de #aghi1 se ret\rna t\t enti] contre elle1 beauc\p mo9s cause de la confiscation des bi5s du cl]g qu' cause d'une con/itution de l'glise qui obligeait celle-ci r5onc] son *ef et n'entret5ir avec lui que des rapports de politesse4 ,ce n'e/ pas1 comme le croyai5t les ,con/ituants1 une mesure sans importance l'g>d de ca?oliques que de prt5dre en faire des prote/ants4 ,la gu]re du ca?olicisme contre la ,rvolution tait dcl>e1 dat] du #bd aot #agij4 ,mon int5tion n'e/ po9t du t\t d'en retrac] les pisodes tragiques2 mais1 faisant surt\t l'hi/oire des ides1 j'attir]ai l'att5tion sur ce po9t qu'en dehors de la gu]re au c\teau faite p> les ca?oliques contre les hommes qui dtruisai5t leur glise et p> les p>lem5taires contre des hommes qui tai5t dev5us leurs adv]saires lectoraux1 la p5se philosophique de la ,conv5tion l'g>d de l'glise ca?olique tait t\j\rs la mme que celle de la ,con/ituante4 ,la ,conv5tion compltait l'inv5tion de la ,con/ituante p> une srie de mesures1 vexatoires aussi2 mais--c'e/ cela que je m'atta*e p\r le mom5t--qui montrai5t encore trs bi5 l'tat d'esprit des p>lem5taires sur ce sujet4 ,elle v\lait si bi51 elle encore1 que l'glise ft nationale1 que l'glise ft d'tat1 qu'elle lgifrait dans l'glise1 qu'elle faisait des lois religieuses et ecclsia/iques que curs et vques devai5t appliqu]4 ,p> exemple1 elle prt5dait =c] les curs m>i] des g5s qui n'tai5t pas baptiss1 qui ne s'tai5t pas confesss1 qui avai5t divorc1 qui tai5t prtres4 ,elle t5ait surt\t ce d]ni] po9t et dcrtait 7juillet #agic7 que les vques qui apport]ai5t1 soit directem5t1 soit indirectem5t1 quelque ob/acle au m>iage des prtres s]ai5t dports ou remplacs4 ,on conoit trs bi5 que de semblables prt5tions rvoltass5t les prtres ass]m5ts1 les prtres con/itutionnels eux-mmes4 ,ce n'tait cep5dant que la suite trs logique de l'ide qui avait prsid la ,con/itution civile elle-mme4 ,l'glise e/ d'tat1 elle e/1 comme n\s-mmes1 nomme p> le corps de la nation4 ,donc ce ne sont pas ses ides1 ses pr9cipes et ses dogmes qu'elle doit appliqu]1 mais ceux de la nation1 c'e/--dire les ntres4 ,la ,con/itution civile du cl]g tait1 dans l'esprit des rvolutionnaires1 en app>5ce1 une libration1 en ralit un transf]t d'obissance4 ,l'glise ca?olique obissait autrefois au concile et au pape2 en la faisant nationale1 les rvolutionnaires n'ent5dai5t qu'une *ose1 c'e/ que dsormais elle leur obt et que1 relativem5t l'glise1 l'assemble des dputs franais ft le concile4 ,c'tait la religion ca?olique elle-mme qui tait supprime1 sans qu'ils euss5t l'air de s'en d\t]4 ,ce mal5t5du =midable am5a peu peu1 assez vite du re/e1 l'ide de la sp>ation de l'glise et de l'tat4 ,cette sp>ation fut accomplie p> le dcret du #bi septembre #agie1 qui peut tre rsum a9si3 l'tat n'emp*e l'ex]cice d'aucun culte2 il n'en sal>ie aucun2 il emp*e que qui que ce soit tr\ble l'ex]cice des cultes2 il df5d qu'on clbre aucun culte en dehors des locaux dcl>s comme affects l'ex]cice d'un culte2 il croit devoir punir d'une faon p>ticulirem5t svre les attaques au g\v]nem5t qui s]ai5t faites p> les m9i/res d'un culte dans l'ence9te affecte aux crmonies religieuses2 il exige des m9i/res de t\s les cultes la dcl>ation qu'ils reconnaiss5t la s\v]a9et du peuple et qu'ils se s\mett5t aux lois de l'tat4 ,c'tait la sp>ation absolue1 et c'tait1 mon avis1 la loi la plus s5se qu'on ait jamais faite sur cet objet4 ,mais c'tait une loi qui1 librant l'glise ca?olique1 la faisait trs =te2 qui1 laissant l'glise ca?olique /rictem5t l'autorit qu'elle p\rrait tir] d'elle-mme1 lui en donnait une imm5se et trs r$\table p\r le g\v]nem5t d'alors2 c> l'glise1 en #agie1 tait =te de t\te l'autorit qu'elle avait g>de sur les consci5ces ca?oliques et1 en outre1 de t\t le pre/ige que les p]scutions rc5tes lui avai5t donn et de t\te l'horreur qu'une p>tie de la ,france pr\vait p\r les t]rori/es4 ,aussi la loi de sp>ation1 ou1 en d'autres t]mes1 la loi de neutralit ne fut nullem5t applique1 ni en sa lettre ni en son esprit1 p> le g\v]nem5t du ,directoire4 ,la p]scution des ca?oliques et p>ticulirem5t des prtres ca?oliques1 plus ou mo9s dguise1 plus ou mo9s viol5te aussi1 il faut le not]1 fut cont9uelle de #agie #ahjj4 ,en #agif1 arm des lois trs comprh5sives sur les rebelles et insurgs1 arm d'une loi aussi la/ique que possible contre t\te provocation la dissolution du g\v]nem5t rpublica9 et t\t crime att5tatoire la sret publique1 le ,directoire faisait fusill] p> ses colonnes mobiles de l',oue/ les prtres e/ims complices des brig&s1 ou il les faisait jug] et guillot9]4 ,une tr5ta9e1 ce qu'e/ime ,m4 ,debid\r#c1 prir5t a9si en #agif4 ,c'tait bi5 peu1 comme le fait rem>qu] l'auteur1 si l'on comp>e ce *iffre celui des prtres excuts p5dant la ,t]reur1 et c]ta9em5t le ,directoire tait un g\v]nem5t trop modr2 mais enf9 il cont9uait la tradition1 un peu gn p> les deux ,conseils o l'esprit de #agic n'tait presque plus reprs5t4 ,il usait des lois en vigueur contre les prtres ins]m5ts qui s'ob/9ai5t clbr] le culte1 et il ne cessait pas d'en dport] autant qu'il p\vait4 #c ,hi/oire des rapports de l'glise et de l'tat en ,france de #aghi #ahgj4 ,cela trana a9si jusqu'au #ah fructidor2 mais1 p>tir de cette date1 la p]scution1 qui n'avait jamais cess1 reprit avec une vigueur t\te n\velle4 ,le g\v]nem5t dictatorial de ,fructidor s'tait1 ds le premi] j\r 7#ai fructidor71 accord p> loi spciale le droit de dport] sans jugem5t et p> simples arrts individuels les ecclsia/iques qui tr\bl]ai5t la tranquillit publique4 ,c'tait purem5t et simplem5t mettre hors la loi t\s les prtres de ,france et faire dp5dre leur lib]t et leur vie 7c> la dportation tait le plus s\v5t la mort1 et on l'appelait la guillot9e s*e7 du seul caprice d'un g\v]nem5t qui les dte/ait4 ,le g\v]nem5t ne se priva po9t d'appliqu] cette loi de proscription4 ,il dcrta la dportation en masse de six mille prtres de ,belgique4 ,il dporta1 surt\t p>tir de prairial 7#agii71 un nombre difficile calcul] de prtres franais4 ,dans l',oue/1 dans la ,norm&ie1 dans le ,midi1 les ca?oliques1 trs appr\vs1 mme p> les vques con/itutionnels et rpublica9s1 rpondir5t p> la gu]re civile4 ,on peut dire sans exagration qu' la veille du c\p d'tat de ,bonap>te quiconque en ,france tait ca?olique pratiquant tait1 non seulem5t un suspect1 mais un proscrit4 ,c'tait1 peu prs1 le rve de ,jean-,jacques ,r\sseau ralis4 ,il ne faut pas s'y tromp]3 c'tait le rsultat naturel et presque =c1 je dis en ,france1 de la loi de sp>ation de l'glise et de l'tat4 ,il n'y a ri5 de plus s5s et de plus ju/e que la sp>ation de l'glise et de l'tat4 ,dans le monde mod]ne c'e/ la solution vraie1 c'e/ la vrit4 ,ni le g\v]nem5t1 dans un pays p>tag entre prote/ants1 juifs1 ca?oliques et libres p5seurs1 ne peut avoir une religion d'tat2 ni il ne peut1 sans de gr&s inconvni5ts1 p>tag] le g\v]nem5t de l'glise ca?olique avec un *ef spirituel qui e/ un trang]2 ni il ne peut se ml] de lgifr] ecclsia/iquem5t et impos] l'glise ca?olique des lois religieuses selon son gt lui et contre son gt elle4 ,il doit considr] l'glise comme une association spirituelle indp5dante o il n'a ri5 voir et l'g>d de laquelle il n'a que des fonctions de simple police l'effet de ma9t5ir l'ordre matriel4 ,l'tat n'emp*e la clbration d'aucun culte1 il n'en sal>ie aucun1 il n'en g\v]ne ni en rglem5te aucun3 voil la vrit1 laquelle avait t lum9eusem5t df9ie p> la loi de sp>ation1 c'e/--dire p> la loi de lib]t de #agie4 ,mais prcism5t la loi de sp>ation e/ une loi de lib]t4 ,et d'abord une ide de lib]t entre trs difficilem5t dans l'esprit d'un ,franais2 et ensuite une loi de lib]t donne une glise aussi anci5ne que l'glise ca?olique en ,france et aussi enrac9e1 une puissance norme1 une puissance qu'il e/ difficile de mesur]1 mais que je ne s]ais pas tonn qui ft plus gr&e ou devnt plus gr&e que celle dont l'glise j\issait s\s l'anci5 rgime1 s\s le rgime des concordats4 ,a cela un ca?olique dit3 ,tant mieux6 ,a cela un libral dit3 ,soit6 ,il n'y a ri5 dire4 ,on n'a pas le droit d'emp*] une =ce t\te spirituelle d'tre =te2 on n'a pas le droit d'emp*] une ide d'avoir de l'influ5ce4 ,combattez l'ide p> l'ide4 ,faites une association de libres p5seurs et d'a?es qui recrute autant de p>tisans que l'glise ca?olique4 ,le g\v]nem5t n'a pas s'occup] de cela4 ,mais le ,franais raisonne r>em5t a9si1 et ds qu'il s'e/ ap]u que p> une loi de lib]t il a =tifi l'glise ou l'a mise en tat de se =tifi]1 il pr5d peur4 ,il v\drait d'une loi de sp>ation qui ft contre l'glise et qui ne contnt ri5 qui ft p\r elle4 ,il v\drait les bnfices p\r lui d'une loi de sp>ation1 sans aucun bnfice1 p\r l'glise1 de cette mme sp>ation4 ,ds lors1 ou il ma9ti5t la sp>ation1 mais en comp5sant t\t ce qu'elle peut avoir d'avantageux p\r l'glise p> des mesures de p]scution et d'oppression contre l'glise1 et c'e/ ce qui e/ arriv de #agie #ahjj2 ou il se remet rv] d'un ret\r en arrire1 d'un n\veau concordat1 p> exemple1 dispos de telle sorte qu'il replace l'glise s\s la ma9 du p\voir c5tral1 et c'e/ ce qui e/ arriv de #ahjj #ahjd4 ,dans les dispositions d'esprit o tai5t les rvolutionnaires de la f9 du ,x,v,i,i,ie sicle1 la sp>ation de l'glise et de l'tat ne p\vait tre qu'une occasion de p]scut] plus que jamais les ca?oliques et qu'un motif de les opprim] plus que jamais4 ,il e/ probable que t\te sp>ation de l'glise et de l'tat aura t\j\rs en ,france les mmes effets4 ,mais n'anticipons pas et voyons comm5t le ,consulat et l',empire ont compris le problme4 ,,*apitre ,v ,l',,anticl,,ricalisme ,,s\s ,,le ,,consulat ,,et ,l',,empire4 ,les rvolutionnaires1 relativem5t au problme religieux1 avai5t t1 un peu ttonnant et trbu*ant1 des ides de ,montesquieu celles de ,r\sseau et celles des jansni/es4 ,napolon ,bonap>te1 tant un ,frdric ,,ii1 alla t\t droit celle de ,voltaire3 les prtres doiv5t tre des gr5adi]s vtem5ts longs et ides c\rtes4 ,ils doiv5t tre s\s la ma9 du g\v]nem5t1 solds p> lui1 g\v]ns et dirigs p> lui1 enseign] la morale1 un peu de dogme1 s'ils y ti5n5t1 la fidlit et l'obissance au g\v]nem5t2 et avoir de la t5ue4 ,il n'y a pas autre *ose dans la "q religieuse4 ,et c'e/ p\r cela qu'il fit le ,concordat de #ahjb4 ,il e/ assez probable que presque p]sonne en ,france ne le dsirait4 ,comme ,m4 ,debid\r l'a =t lum9eusem5t dmontr1 qui aurait pu le dsir]8 ,ni le cl]g con/itutionnel1 qui n'avait beso9 que d'un g\v]nem5t =t2 ni le cl]g rfractaire1 qui n'avait beso9 que d'un g\v]nem5t libral qui ne le fusillt po9t2 ni la masse des fidles1 qui n'avait beso9 de ri51 s9on que les glises fuss5t ouv]tes et qu'on ne la f\ettt po9t qu& elle y allait4 ,ce qu'on dsirait1 c'tait la f9 des p]scutions et la lib]t religieuse assure p> une bonne police1 et c'e/--dire que ce que l'on dsirait1 c'tait la loi de #agie avec un g\v]nem5t qui la ft respect]2 ce que l'on v\lait1 c'tait que la loi de sp>ation ft dsormais une vrit4 ,mme de ,/al semble dans le vrai1 elle qui connat =t bi5 l'op9ion publique de cette poque1 en disant3 ,a l'poque de l'avnem5t de ,bonap>te1 les p>tisans les plus s9cres du ca?olicisme1 aprs avoir t si longtemps victimes de l'inquisition politique1 n'aspirai5t qu' une p>faite lib]t religieuse4 ,le vu gnral de la nation se bornait ce que t\te p]scution cesst dsormais contre les prtres et que l'on n'exiget plus d'eux aucune espce de s]m5t1 enf9 que l'autorit politique ne se mlt plus en ri5 des op9ions religieuses de p]sonne4 ,le g\v]nem5t consulaire et cont5t l'op9ion en ma9t5ant en ,france la tolrance telle qu'elle exi/e en ,amrique4 ,c'e/ prcism5t ce que le ,premi] ,consul donna la ,france p5dant deux ans1 laissant r\vrir celles des glises qui n'avai5t pas encore t r\v]tes2 laissant sonn] les clo*es1 ce qui p\r les campagnes fut le signal (ficiel de la lib]t r5due au culte2 ne dportant plus1 rappelant les dports1 p]mettant la clbration du diman*e comme j\r fri1 sub/ituant l'anci5 s]m5t exig des prtres celui-ci3 ,je promets fidlit la ,con/itution2 g>antissant aux insurgs de l',oue/ la ple9e lib]t dans l'ex]cice de leur culte4 ,on peut et on doit dire que le rgime de la sp>ation de l'glise et de l'tat ne fut appliqu en son esprit et en sa lettre en ,france que p5dant deux ans et demi1 c'e/ savoir de #agii #ahjb4 ,mais l'application du rgime de la sp>ation n'tait pas ce que dsirait ,napolon ,bonap>te2 et ce dont se cont5tait la ,france n'tait pas et ne p\vait pas tre ce qu'il e/imt lui suffire4 ,il v\lait1 comme ,l\is ,,xiv1 comme ,frdric ,,ii et comme ,voltaire1 que le *ef de la nation ft le *ef de l'glise dans son pays et qu'il s'en s]vt comme d'une arme ses ordres4 ,il v\lait1 lui *ef de la ,france1 tre le matre de l'glise franaise4 ,l\is ,,xiv n'a jamais cess d'tre devant ses yeux et dans son esprit comme modle et comme idal4 ,comm5t v\drait-on1 du re/e1 qu'un despote raisonnt autrem5t qu'un dmocrate8 ,p\r le dmocrate1 t\t le monde doit obir en t\tes *oses la volont de la majorit2 et le croyant doit avoir la croyance de la majorit2 et le prtre doit enseign] au croyant la croyance de la majorit2 et il ne saurait y avoir ri5 de plus ni ri5 autre4 ,p\r le despote1 t\te la nation doit obir en t\te *ose lui et croire ce qu'il croit et p5s] ce qu'il p5se4 ,il n'y a aucune raison p\r que le despotisme individuel et le despotisme collectif ne raisonn5t pas exactem5t de la mme faon4 ,donc ,bonap>te ne p\vait pas ent5dre p>l] d'un cl]g indp5dant4 ,la conclusion logique devait donc tre celle des con/ituants1 ou peu prs3 une glise nationale1 sp>e de ,rome1 g\v]ne p> un patri>*e s\s l'autorit suprieure du *ef de l'tat4 videmm5t2 mais1 av]ti p> le mauvais succs de la ,con/itution civile du cl]g1 *ec qui avait dmontr que le premi] pr9cipe des ca?oliques franais tait d'obir1 en matire de religion1 au pape et aux conciles2 qui avait dmontr que le premi] pr9cipe des ca?oliques franais tait d'tre ca?oliques2 il dut c>t] t\t de suite l'ide d'une glise s*ismatique et se ram5] celle-ci3 tre le matre de l'glise ca?olique en ,france autant qu'on p\rra l'tre en laissant au pape autorit sur l'glise de ,france4 ,cette ide cont5ait le ,concordat2 cette ide1 c'tait le ,concordat lui-mme4 ,bonap>te dut tre concordataire ds le #ah brumaire an ,,viii4 ,de fait1 il comm5a ngoci] avec ,pie ,,vii ds #ahjj4 ,ces ngociations1 aprs bi5 des discussions et bi5 des pripties et mme bi5 des luttes1 ab\tir5t au ,concordat de #ahjb1 ou1 p\r l'appel] p> son nom (ficiel1 la ,conv5tion entre le g\v]nem5t franais et ,sa ,sa9tet ,pie ,,vii du #ah g]m9al an ,x4 ,cette conv5tion1 p\r la rsum] en ses lignes gnrales1 reconnaissait la religion ca?olique comme la religion de la gr&e majorit des ,franais2 portait que la religion ca?olique s]ait librem5t et publiquem5t ex]ce en ,france en se con=mant aux rglem5ts de police que le g\v]nem5t jug]ait ncessaires p\r la tranquillit publique2 que1 s\s le n\veau g\v]nem5t1 comme s\s l'anci51 les vques s]ai5t nomms et p> le g\v]nem5t franais et p> le pape1 en ce s5s qu'ils s]ai5t nomms p> le g\v]nem5t et recevrai5t du pape l'in/itution canonique et ne p\rrai5t ex]c] qu'aprs cette d\ble inve/iture2 que les curs s]ai5t nomms p> les vques1 mais la condition d'tre agrs p> le g\v]nem5t franais2 que le cl]g franais s]ait pay p> l'tat franais et que les ca?oliques franais aurai5t le droit de faire des fondations en faveur des glises2 enf9 que les vques et les curs prt]ai5t au g\v]nem5t un s]m5t de fidlit et d'obissance1 s]m5t allant jusqu' l'engagem5t de dnonc] au g\v]nem5t les conspirations ou les trames p\vant lui port] prjudice4 ,c'tait l'glise de ,france1 non dta*e1 sans d\te1 de ,rome2 mais atta*e au g\v]nem5t franais plus troitem5t qu'au g\v]nem5t du ,sa9t-,sige4 ,cela ne suffisait po9t1 cep5dant1 au ,premi] ,consul qui1 de sa grce et de son *ef1 complta le ,concordat p> des ,articles organiques1 lesquels1 quoique n'ayant jamais t accepts p> le ,sa9t-,sige1 eur5t t\j\rs =ce de loi en ,france4 ,les articles organiques dans lesquels figur5t1 non sans int5tion sans d\te1 les mots d'glise gallicane1 p\r les rsum] en leurs dispositions ess5tielles1 portai5t que3 aucune bulle1 aucun bref1 rescrit1 dcret1 m&at ni autres expditions de la ,c\r de ,rome1 mme ne conc]nant que des p>ticuli]s1 ne p\rrai5t tre reu1 publis1 ni imprims en ,france sans la p]mission du g\v]nem5t2 que les dcrets des conciles ne p\rrai5t tre publis en ,france sans l'exam5 et sans la p]mission du g\v]nem5t2 que la dcl>ation faite p> le cl]g franais en #afhb 7lib]ts de l',eglise gallicane7 s]ait s\scrite p> les pr(esseurs des sm9aires1 qu'ils s'engag]ai5t l'enseign] et qu'ils l'enseign]ai5t en effet2 que t\s les ecclsia/iques franais aurai5t p\r co/ume de ville l'habit la franaise2 que les clo*es des glises ne devrai5t sonn] que p\r l'appel des fidles au s]vice div9 et ne devrai5t sonn] p\r autre cause qu'avec p]mission de la police locale2 que t\t autre tablissem5t ecclsia/ique que les sm9aires s]ait int]dit et que p> consqu5t les ordres mona/iques1 l'glise rgulire1 demeurai5t abolis4 ,c'tait la mise en tutelle de l'glise de ,france aux ma9s du g\v]nem5t4 ,m4 ,debid\r n'exagre po9t en crivant que c'tait l'ass]vissem5t de l'glise de ,france4 ,l'glise de ,france1 p> le ,concordat et p> les ,articles organiques1 tait s\mise au g\v]nem5t n\veau beauc\p plus qu'elle ne l'avait jamais t au g\v]nem5t royal4 ,je ne retrac]ai pas les longs dmls1 si dramatiques1 entre le pape et l'emp]eur jusqu'en #ahac4 ,ils n'entranr5t aucune modification importante dans le rgime de l'glise franaise1 et ce n'e/ que l'hi/oire de ce rgime que j'cris4 #ahjb e/ la date la plus importante de t\te l'hi/oire de l'glise de ,france4 ,l'glise de ,france avait t un corps de l'tat2 elle avait cess de l'tre et le ,concordat ne la replaait pas1 et tant s'en faut1 dans cette situation4 ,elle avait t1 quelques annes1 une glise indp5dante1 traque1 p]scute1 mais1 selon la loi1 indp5dante et qui p\vait re/] telle1 mo9s les p]scutions et vexations1 et dev5ir une des =ces libres de la nation4 ,elle dev5ait une adm9i/ration1 un agrgat de fonctionnaires dirigs p> un m9i/re1 trs analogue l',univ]sit2 et1 d'une "p1 t\t ce qui p\vait la reli] l'glise univ]selle tait soigneusem5t limit et presque aboli2 d'autre "p1 t\t ce qui p\vait con/itu]1 ct d'elle1 une glise autonome1 non fonctionnaire1 non solde1 non ass]m5te1 non dome/ique 7ordres mona/iques71 tait absolum5t int]dit4 ,de #agij #agie et de #agie #ahjb1 l'glise de ,france avait t de *ute en *ute et de dim9ution en dim9ution4 ,ceux qui se sont tonns du rtablissem5t1 malgr t\tes les lois re/rictives1 des ordres mona/iques en ,france1 au c\rs du ,x,i,xe sicle1 et de leur multiplication1 et de leurs rapides succs1 et de leur rapide progrs1 et de leur enri*issem5t1 n'ont pas compris que c'tait la suite naturelle de #ahjb et du dclassem5t de l'glise sculire4 ,une glise n'a une vritable influ5ce sur les mes que si elle e/ sp>e de l'tat ou plutt du g\v]nem5t1 soit p> sa puissance1 soit p> sa lib]t4 ,corps de l'tat1 ordre de l'tat1 l'glise d'avant #agij tait sp>e du g\v]nem5t2 elle n'en dp5dait pas2 elle traitait avec lui de puissance puissance2 elle tait un g\v]nem5t spirituel ct d'un g\v]nem5t d'adm9i/ration1 d'arme et de police4 ,elle p\vait1 elle devait avoir de l'influ5ce sur les mes et de l'empire sur les consci5ces4 ,l'glise de #agie1 dont1 au re/e1 on ne peut gure tir] des conclusions bi5 prcises1 p>ce qu'elle a trop peu dur1 tant sp>e du g\v]nem5t et n'tant pas une puissance1 tait une association libre1 ple9e de feu et de zle1 enivre d'esprit de propag&e1 ard5te de passion ds9tresse1 analogue aux premires glises du *ri/ianisme primitif4 ,elle p\vait1 elle devait avoir un trs gr& empire sur les esprits4 ,ce que les mes croyantes et pieuses ne peuv5t aim] que d'une affection tide1 c'e/ une glise confondue avec l'tat et solde et dirige p> le g\v]nem5t1 une glise de fonctionnaires timides1 cra9tifs1 plis aux habitudes bureaucratiques et l'obissance1 et1 s9on t]roriss1 du mo9s assagis p> la considration des honoraires g>d] ou p]dre4 ,ces prtres-l peuv5t tre de trs dignes (fici]s de morale2 ils peuv5t tre de trs honntes et trs dignes dbitants de sacrem5ts2 ils peuv5t1 ne *icanons po9t1 tre de trs bons prtres2 ils ne peuv5t gure tre des aptres4 ,et c'e/ p\rquoi1 sans mpris] aucunem5t l'glise sculire1 la p>tie ard5te1 la p>tie passionne1 la p>tie vivante de la population ca?olique1 en ,france1 s'e/ porte v]s l'glise rgulire1 v]s les mo9es1 v]s cette glise libre1 autonome1 sans atta*e et sans s\mission au p\voir civil1 qui1 aprs t\t1 avait les vritables c>actres d'une glise1 et a fait cette glise1 en si peu de temps1 une si gr&e =tune4 ,la foi vive ne s'atta*]a jamais qu' une glise qui ne s]a pas le g\v]nem5t4 #ahjb a prp> la =tune des n\veaux mo9es d',occid5t4 ,il p>at bi5 qu'il le prvoyait2 c> il leur int]disait de rep>atre1 et c'tait bi5 vu4 ,t\t g\v]nem5t qui s'atta*]a d*ri/ianis] la ,france devra3 #a dome/iqu] n]giquem5t l'glise (ficielle2 #b int]dire1 lim9]1 proscrire et ext]m9] infatigablem5t t\te glise extra-(ficielle4 --,c'e/--dire faire du despotisme de deux manires4 --,sans d\te1 et l',empire ne compr5ait pas la politique autrem5t que p> le despotisme de t\tes les manires4 ,quoi qu'il en soit1 p\r rsum]1 ,napolon ,bonap>te a fait de l'glise un corps de fonctionnaires s\mis2 il a emp* que t\te autre glise ou quasi glise exi/t en ,france2 il a prp> a9si les voies1 s\s des g\v]nem5ts mo9s autoritaires1 une rsurrection ou un rajeunissem5t trs puissant des corps religieux non ass]m5ts au g\v]nem5t4 ,,*apitre ,,vi ,l',,anticl,,ricalisme ,,s\s ,,la ,,re/auration4 ,napolon avait dit3 ,les ,b\rbons1 qu& ils revi5dront aux ,tuil]ies1 s]ont bi5 aviss de se c\*] dans mon lit4 ,il e/ trs bi5 fait4 ,les ,b\rbons n'y manqur5t po9t1 autant qu'ils pur5t4 ,aprs un essai malheureux de remise en vigueur du ,concordat de ,franois ,i]1 la ,re/auration vcut provisoirem5t p5dant qu9ze ans s\s le rgime du ,concordat de #ahjb4 ,au fond1 elle ne le tr\vait pas mauvais4 ,aucun g\v]nem5t ne tr\ve mauvais un in/rum5t de despotisme4 ,seulem5t ce fut s\s la ,re/auration que ce rgime comm5a de produire les effets que j'ai annonc plus haut qu'il devait sortir4 ,l'glise (ficielle comm5a baiss] et l'glise extra-g\v]nem5tale1 l'glise ct de l'glise1 l'glise latrale comm5a se dvelopp] et gr&ir4 ,cette glise latrale se composait1 d'une "p des ordres mona/iques et compagnies ecclsia/iques 7jsuites et autres72 d'autre "p des associations non seulem5t sculires1 mais laques4 ,les jsuites r5trr5t s\s diffr5ts noms2 les autres ordres religieux se montrr5t aussi et enf9 des congrgations s'tablir5t1 civiles et militaires1 dans le desse9 de rp&re la foi et l'esprit religieux4 ,c'tait 9vitable4 ,c'tait t\t simplem5t l'esprit religieux qui crait son organe1 c'tait une glise n\velle qui se =mait1 au s]vice du re/e de la foi anci5ne2 mais c'tait une glise n\velle qui se =mait2 p>ce qu'il e/ de l'ess5ce d'une glise1 l o il y a un esprit religieux1 d'tre libre et de se s5tir gne dans les cadres et dans l'enrgim5tation g\v]nem5tale4 ,napolon avait dit ou au mo9s p5s3 ,l'glise s]a une cas]ne1 ou elle ne s]a pas4 ,la ,re/auration p5sait1 trs peu prs1 de la mme faon4 ,l'esprit religieux rpondait3 ,l'glise sortira de la cas]ne3 si elle y re/ait1 elle ne s]ait pas une glise4 ,deux p>tis1 trs diffr5ts du re/e entre eux1 ne comprir5t pas cela ou ne v\lur5t pas y ent5dre2 c'e/ savoir le p>ti purem5t g\v]nem5tal et le p>ti rvolutionnaire4 ,le p>ti g\v]nem5tal1 quoique s'appuyant sur la population religieuse1 ou v\lant s'appuy] sur elle1 ne v\lait pas cep5dant d'une glise latrale1 p>ce qu'il tait g\v]nem5t et g\v]nem5t franais et ce titre pntr beauc\p plus qu'il ne le croyait d'ides napoloni5nes2 et a9si1 tir et sollicit en div]s s5s1 il tait trs emb>rass4 ,le p>ti rvolutionnaire se s]ait accommod peu prs d'une glise (ficielle1 c'e/--dire sans ressort2 mais il tait p\vant de la =mation d'une glise latrale1 c'e/--dire vivante4 ,payez l'glise2 mais n'en s\ffrez pas qui soit gratuite4 ,ce sont ceux qu'on ne paie pas qui sont les plus dang]eux4 ,le raisonnem5t1 in/9ctif ou mdit1 tait trs ju/e4 ,aussi1 c'e/ s\s la ,re/auration que s'e/ cr df9itivem5t le p>ti anticlrical1 p>ce que c'e/ s\s la ,re/auration qu'une glise vivante1 beauc\p plus vivante que celle de l'anci5 rgime1 s'e/ =me4 --,autrem5t dit1 font rem>qu] les anticlricaux1 le p>ti anticlrical s'e/ fond s\s la ,re/auration1 p>ce que s\s la ,re/auration s'e/ fond le p>ti clrical4 ,c]ta9em5t1 rpondrai-je2 et une religion1 dans un pays qui n'e/ pas t\t enti] religieux1 ne peut tre qu'un p>ti4 ,je s]ais assez curieux de savoir ce qu'elle p\rrait tre4 ,t\j\rs e/-il que le p>ti anticlrical dnonait avec fureur et gr&s cris l'imm5se pril que le p>ti prtre faisait c\rir la ,france4 ,quel tait ce pril8 ,le p>ti prtre v\lait rp&re ses ides p> la prdication1 p> la propag&e et p> l'enseignem5t1 exactem5t comme v\s ou moi1 comme le premi] citoy5 v5u peut le dsir]4 ,c'tait1 ce semble1 son droit2 et s'il y avait pril1 il tait facile conjur]4 ,ils veul5t rp&re leurs ides p> la prdication3 ne les c\tez pas2 p> la propag&e3 ne les frqu5tez pas2 p> l'enseignem5t3 ne leur envoyez pas vos enfants4 ,mais le ,franais raisonne r>em5t a9si4 ,il en appelle t\j\rs au g\v]nem5t et il disait au g\v]nem5t d'alors1 comme il a cont9u de dire3 ,=cez-moi ne pas les ent5dre2 =cez-moi ne pas les frqu5t]2 =cez-moi ne pas envoy] mes enfants *ez eux4 --,p\rquoi ces mesures de contra9te contre v\s-mmes8 aurait pu rpondre le g\v]nem5t4 --,p>ce que1 aurai5t pu rpliqu] les anticlricaux1 ces g5s-l1 tant organiss1 sont une =ce1 et on ne peut lutt] contre une =ce que p> une =ce4 ,j'en appelle la vtre4 --,eh bi51 si ces messieurs ont organis une =ce1 organisez-en une4 --,c'e/ bi5 pnible4 ,n\s ne sommes pas trs actifs4 ,n\s n'aimons pas n\s g\v]n] n\s-mmes4 ,nos pr9cipes1 mme1 n\s le df5d5t4 ,a n\s organis]1 n\s aurions l'air de faire un tat dans l'tat1 ce qui e/ infme4 ,=cez-n\s ne pas ent5dre ces messieurs2 =cez-n\s ne pas avoir comm]ce avec eux2 =cez-n\s ne pas leur envoy] nos enfants4 ,n\s sommes le p>ti libral4 ,le g\v]nem5t1 p\r les raisons que j'ai dites1 accda p>tiellem5t ce dsir4 ,le gr& ef=t du p>ti religieux et de l'glise latrale portant du ct de l'enseignem5t et les rcrim9ations du p>ti libral portant pr9cipalem5t sur la mme "q1 le g\v]nem5t de ,*>les ,x1 plus autoritaire que l'anci5 rgime1 s'inquita de rprim] l'invasion clricale dans l'enseignem5t4--,il faut bi5 s'ent5dre3 t\j\rs fidle aux ides napoloni5nes1 il v\lait bi5 de l'+r5ce de l'glise (ficielle dans l'enseignem5t (ficiel1 et cette +r5ce il l'avait assure et cont9uait de la ma9t5ir p> t\te une srie de mesures trs favorables l'glise (ficielle2 mais que l'glise latrale enseignt elle-mme ou qu'elle s'introduist dans les coles de l'glise (ficielle 7sm9aires71 voil ce qu'il voyait de trs mauvais il et ce sur quoi il tait d'accord avec le p>ti rvolutionnaire et ce qu'il v\lait enray]4 ,de l les clbres ordonnances de #ahbh4 ,p> l'une1 dont le titre e/ trs significatif3 ,ordonnance sur les coles secondaires ecclsia/iques 7petits sm9aires7 et sur l'immixtion des congrgations dans la direction de ces coles1 il tait df5du aux congrgani/es de dirig] les petits sm9aires et d'y enseign]2 et il tait enjo9t t\t pr(esseur1 soit de l',univ]sit1 soit des coles secondaires ecclsia/iques1 d'affirm] p> crit qu'il n'app>t5ait aucune congrgation religieuse4 ,p> l'autre1 qui re/reignait les droits mmes de l'glise (ficielle1 le nombre des lves des petits sm9aires tait limit svrem5t2 df5se tait faite ces tablissem5ts de recevoir des lves ext]nes2 ordre leur tait donn d'habill] leurs lves en ecclsia/iques ds l'ge de quatorze ans2 le baccalaurat tait int]dit aux lves des petits sm9aires et remplac p> un diplme p>ticuli]1 lequel ne p\vait se trans=m] en diplme de ba*eli] que qu& celui qui le dti5drait s]ait entr dans les ordres4 ,en un mot1 on v\lait que l'glise1 mme (ficielle1 n'enseignt1 trs limitativem5t1 que de futurs prtres4 ,la ,re/auration en v5ait df5dre n]giquem5t le monopole de l',univ]sit napoloni5ne4 ,le pr9cipe tait le mme3 l'tat ne reconnat que l'glise de l'tat1 s\mise ses ordres2 l'tat enseigne et ne veut pas que d'autres que lui puiss5t enseign]4 ,,*apitre ,,vii ,l',,anticl,,ricalisme ,,s\s ,,l\is-,,philippe4 ,la ,rvolution de #ahcj fut une victoire p\r le p>ti religieux1 quelque p>adoxale que puisse p>atre t\t d'abord cette ass]tion4 ,elle fut une victoire1 d'abord p>ce que1 comme le dit trs bi5 ,m4 ,debid\r1 la majorit de la nation1 satisfaite d'avoir r5v]s les ,b\rbons1 ne s'a*>na pas sur l'glise1 qu'elle dte/ait beauc\p mo9s et que mme elle ne dte/ait pas4 ,satisfaite d'avoir bris le trne1 elle ne songea pas bris] l'autel4 ,et la ,rvolution de #ahcj fut une victoire p\r le p>ti religieux p>ce qu'elle inscrivit dans la ,*>te la lib]t de l'enseignem5t1 ce qui autorisait t\tes les rev5dications du p>ti religieux en ce s5s1 ce qui liait les ma9s au g\v]nem5t1 ou t\t au mo9s l'emb>rassait =t au cas o il v\lt rev5ir la conception napoloni5ne2 ce qui enf9 faisait du droit d'enseign] une loi con/itutionnelle de l'tat et du monopole de l',univ]sit un abus contraire la con/itution et condamn p> elle4 ,au po9t de vue religieux1 t\te l'hi/oire de la mon>*ie de ,juillet1 c'e/ la lutte du p>ti religieux rclamant le droit d'enseign] en s'appuyant sur la ,con/itution et du p>ti rvolutionnaire s'insurgeant contre la ,con/itution en refusant aux non-univ]sitaires le droit d'enseign]4 ,au po9t de vue religieux1 l'hi/oire de la mon>*ie de ,juillet1 c'e/ ceux qui avai5t t va9cus en app>5ce en #ahcj criant3 ,vive la ,*>te6 et ceux qui avai5t fait la ,*>te de #ahcj criant3 ,violons la ,*>te6 ,la solution1 c'tait la sp>ation librale et loyale de l'glise et de l'tat4 ,elle tait con=me la ,*>te2 c> il n'y avait ri5 qui pt mieux assur] la lib]t de l'enseignem5t que l'glise livre elle-mme et enseignant sa guise1 ses risques et ses prils1 au gr de la confiance des pres de famille4 ,elle et t1 je crois1 un pr9cipe d'apaisem5t2 c>1 cette poque surt\t1 o les passions antireligieuses n'tai5t pas encore ou n'tai5t plus leur d]ni] degr de viol5ce1 avec la sp>ation de l'glise et de l'tat il y aurait eu fusion ncessaire entre l'glise (ficielle et l'glise latrale1 et cette fusion et t salutaire1 l'glise hi] (ficielle modrant l'glise latrale1 et celle-ci vivifiant l'glise hi] (ficielle1 et l'glise latrale cessant d'tre aussi batailleuse et agressive qu'elle l'tait et surt\t qu'elle le dev9t quelques annes plus t>d4 ,mais la sp>ation ne fut dem&e peu prs p> p]sonne4 ,g\v]nem5t et hommes du ju/e milieu en tai5t t\j\rs la conception napoloni5ne lgrem5t modifie3 pay] l'glise1 la t5ir en bride1 la mnag] et c>ess]4 ,les hommes du p>ti religieux en tai5t t\j\rs leur erreur sculaire3 ma9t5ir l'glise son c>actre1 s9on d'ordre de l'tat1 du mo9s de corps de l'tat1 p\r lui cons]v] son pre/ige4 ,seuls1 d'une "p1 quelques rpublica9s dem&r5t la sp>ation comme mesure vexatoire contre l'glise2 et1 d'autre "p1 ,lam5nais la dem&ait passionnm5t comme pr9cipe et comme condition de la rgnration de l'glise4 ,a mon avis1 ,lam5nais seul avait raison4 ,le ,concordat fut donc ma9t5u4 ,concordat ma9t5u et promesse faite p> la ,*>te de la lib]t d'enseignem5t1 c'e/ sur ce t]ra9 qu'on se battit p5dant dix-huit ans4 ,on se battit =t4 ,l'glise latrale1 multipliant ses associations1 l>gissait sa propag&e et crait plus ou mo9s subrepticem5t autant de maisons d'in/ruction et d'ducation qu'elle p\vait2 et du re/e1 =te du texte de la ,*>te1 d'une "p rclamait une organisation rgulire de la lib]t d'enseignem5t1 d'autre "p affirmait que d'ores et dj t\tes les crations de maisons religieuses d'in/ruction tai5t en con=mit avec l'esprit de la ,con/itution4 ,les p>tis avancs faisai5t1 de leur ct1 une gu]re a*>ne l'esprit clrical1 au p>ti prtre1 au jsuite de robe longue ou de robe c\rte p> le pamphlet1 p> le livre1 p> le roman1 p> le c\rs public2 et inv5tai5t cet argum5t sur lequel ils ont vcu jusqu' nos j\rs1 qu'il ne doit pas y avoir de lib]t p\r les ennemis de la lib]t et que1 p> consqu5t1 le libral ne doit accord] la lib]t qu' lui-mme4 ,quant au g\v]nem5t1 il at]moyait4 ,il at]moya p5dant dix-huit ans4 ,p5dant dix-huit ans il reconnut que la lib]t d'enseignem5t tait dans la ,*>te et s'engagea la faire pass] dans la loi au premi] j\r4 ,il fut r5v]s avant d'avoir comm5c de mettre ce projet excution4 ,,*apitre ,,viii ,l',,anticl,,ricalisme ,,s\s ,,la ,,seconde ,r,,publique ,,et ,,le ,,second ,,empire4 ,l'avnem5t brusque du suffrage univ]sel *angea les *oses4 ,il porta aux assembles lgislatives des hommes qui en majorit tai5t ca?oliques1 ou croyai5t que la religion e/ une *ose bonne4 ,il app>ut trs vite que si #ahcj avait t une victoire p\r les ca?oliques1 ce que j'ai dit1 mais ce qui peut tre conte/1 #ahdh en tait c]ta9em5t une autre4 ,m4 ,debid\r fait rem>qu] avec d\leur1 mais avec raison1 combi5 la ,con/itution de #ahdh fut clricale4 ,elle fut place s\s l'invocation de ,dieu6 ,elle t9t dcl>] dans son prambule qu'il exi/e des droits et des devoirs antrieurs aux lois positives6 ,elle t9t dcl>] que le citoy5 doit tre protg dans sa religion6 ,elle rep\ssa la sp>ation de l'glise et de l'tat4 ,la ,*>te de #ahcj n'avait que promis la lib]t d'enseignem5t1 la con/itution de #ahdh la proclama6 ,p\r ce qui e/ de la lib]t d'association1 de ptitionnem5t1 de la lib]t de la presse1 elle les assurait l>gem5t t\s1 et l'ide ne lui v9t pas de les re/re9dre au prjudice des ca?oliques6--,en un mot1 elle violait =mellem5t t\s les pr9cipes des vrais rpublica9s4 ,quant au ,concordat1 aprs quelques t5tatives timides et mal coordonnes dans le desse9 d'arriv] le modifi]1 il fut purem5t et simplem5t ma9t5u p5dant t\te la dure de la seconde ,rpublique4 ,les faits suivir5t1 en con=mit avec les ides rgnantes3 expdition de la ,rpublique franaise en ,italie p\r relev] le p\voir temporel du pape et expdition de ,rome l'intrieur1 comme on disait alors1 c'e/--dire organisation de la lib]t d'enseignem5t4 ,l'expdition de ,rome ne se ju/ifiait mon avis nullem5t1 l'intrt de la ,france n'tant pas d'int]v5ir dans les affaires du peuple itali51 si ce n'e/ p\r y contrebalanc] l'influ5ce autri*i5ne2 mais on p\vait la contrebalanc] t\t autrem5t et sans j\] en ,italie prcism5t le rle de l',autri*e2 et l'expdition de ,rome ne fut qu'un acte de l'ambition p]sonnelle du pr9ce-prsid5t dsirant s'appuy] en ,france sur le p>ti cons]vateur4 ,quant l'organisation de la lib]t d'enseignem5t1 elle n'tait que l'excution du programme libral1 que l'excution des promesses de la ,*>te de #ahcj et de la ,con/itution de #ahdh et une raction contre le rgime autocratique de ,napolon ,i]4 ,elle rtablissait en ,france une lib]t qui avait exi/ s\s l'anci5 rgime1 une lib]t qui tait indique trs nettem5t dans la ,dcl>ation des ,droits de l'homme1 une lib]t qui avait t inscrite dans les deux con/itutions de #ahcj et de #ahdh2 et elle n'tait en opposition qu'avec les ides napoloni5nes4 ,cette organisation de la lib]t d'enseignem5t 7loi ,fall\x1 #ahej7 admettait d'une "p des coles publiques1 coles d'tat1 coles dont les *efs et les pr(esseurs s]ai5t nomms p> le g\v]nem5t1 d'autre "p des coles libres1 diriges soit p> des p>ticuli]s1 soit p> des associations4 ,ces d]nires tai5t encore s\mises l'tat1 en ce s5s qu'elles devai5t tre inspectes p> les ag5ts du g\v]nem5t et surveilles p> eux1 t\t p>ticulirem5t au po9t de vue politique2 c> il tait spcifi que l'inspection devait avoir p\r objet la moralit1 l'hygine1 la salubrit et ne port] sur l'enseignem5t que p\r vrifi] s'il n'tait pas contraire la morale1 la con/itution et aux lois4 ,c'tait donc une lib]t trs limite encore2 c> un g\v]nem5t autoritaire aurait pu faire f]m]1 con=mm5t cet article1 t\te cole libre o l'on n'aurait pas enseign le culte du g\v]nem5t1 t\te cole libre frqu5te p> les enfants des familles de l'opposition et o ces enfants aurai5t fait ,m4 l'inspecteur des rponses con=mes leurs s5tim5ts1 rponses qu'on aurait supposes dictes p> les pr(esseurs4 ,il l'aurait pu2 c> il aurait traduit le directeur devant le conseil acadmique1 lequel avait le droit d'int]dire l'ex]cice de la pr(ession t\t dl9quant2 et les conseils acadmiques tai5t composs de telle sorte que les fonctionnaires ou membres dsigns p> le g\v]nem5t y tai5t en majorit4 ,il faut reconnatre du re/e que la loi ,fall\x tait favorable au cl]g en ce s5s qu'elle p]mettait d'enseign]1 sans brevet de capacit1 t\t m9i/re d'un culte reconnu p> l'tat ou t\t religieux qui aurait fait un /age de trois ans dans un tablissem5t libre4 ,c'tait disp5s] les religieux1 non seulem5t du brevet de capacit1 mais de capacit4 ,il e/ vrai2 mais encore de quel droit l'tat prt5drait-il me df5dre de confi] mon fils un ignorant ou prt5du tel8 ,c'e/ moi d'en jug]4 ,si l'tat a le droit et mme le devoir d'int]dire la pr(ession de mdec9 un non-diplm p>ce que ceci e/ de salubrit publique2 il n'a aucunem5t le droit d'int]dire l'enseignem5t qui que ce soit4 ,en matire d'enseignem5t1 les diplmes qu'il dc]ne ne sont que des indications3 ,je dsigne monsieur un tel comme ayant t jug p> moi apte enseign]4 ,je f]ai peut-tre bi51 moi1 p>ticuli]1 de me fi] cette indication2 mais j'ai le droit de n'en avoir cure et de confi] mon fils un homme que j'ai jug1 moi1 apte enseign] mon fils2 et c'e/ un abus norme que de prt5dre m'oblig] ne le confi] qu' celui que v\s avez e/ampill4 ,je v\s rem]cie de l'indication que v\s me donnez et j'en p\rrai t5ir compte1 mais je v\s en rem]cie la condition que je cons]v]ai mon droit de n'en po9t pr(it]4 ,on juge bi51 du re/e1 que l'intrt de l'glise tait que ses in/ituteurs et pr(esseurs fuss5t aussi bons que les in/ituteurs et pr(esseurs de l'tat1 et c'tait prcism5t un bi5fait de la lib]t qu'elle tablt la concurr5ce4 ,de fait1 p5dant le qu>t de sicle qui suivit1 si les pr(esseurs religieux de l'enseignem5t secondaire1 ,jsuites et autres1 fur5t 7peut-tre7 infrieurs aux pr(esseurs univ]sitaires de l'enseignem5t secondaire1 les frres des coles *rti5nes fur5t incomp>ablem5t plus in/ruits que les in/ituteurs de l'tat4 ,et1 encore une fois1 le citoy5 prt5du libre d'un tat prt5du libre a le droit de pr5dre p\r l'aid] lev] son fils qui il veut1 et l'tat ne doit avoir sur les pr(esseurs qu'un droit d'inspection /rictem5t relatif l'hygine du local et la moralit de l'enseignem5t et de l'enseignant4 ,la loi ,fall\x tait donc c]ta9em5t favorable au cl]g1 mais elle tait =mellem5t con=me aux pr9cipes du libralisme4 ,c'tait une loi la m>que de #aghi4 ,ceux qui la fir5t p\vai5t dire aux rpublica9s3 ,n\s v\s combattons1 c]ta9em5t2 mais n\s v\s s]vons selon vos pr9cipes1 selon les pr9cipes que v\s invoquez t\j\rs qu& v\s tes les plus faibles1 et que v\s oubliez t\j\rs1 comme il e/ naturel1 qu& v\s tes les plus =ts4 ,mais prcism5t1 en ce mom5t1 v\s tes les plus faibles4 ,de quoi donc v\s plaignez-v\s8 ,et en effet1 les lgislateurs de #ahej aurai5t pu faire du despotisme ractionnaire1 supprim] l',univ]sit et confi] l'enseignem5t l'glise4 ,ils faisai5t de la lib]t2 et ce qu'on leur dem&ait1 c'tait de faire du despotisme rpublica94 ,en vrit1 c'tait leur dem&] trop4 ,rem>quez bi5 que1 mme1 ils ne faisai5t pas de la lib]t pure et simple4 ,la lib]t pure et simple consi/e en ceci3 l'enseignem5t n'e/ pas une affaire de l'tat2 enseigne qui veut2 l'tat n'enseigne pas2 l'tat surveille les maisons d'enseignem5t au po9t de vue de l'hygine et de la moralit4--,ce qu'in/ituai5t les lgislateurs de #ahej tait trs lo9 de cela4 ,ils ma9t5ai5t l'enseignem5t d'tat2 et1 ct de lui1 ils p]mettai5t que les p>ticuli]s enseignass5t librem5t4 ,ce n'tait qu'une demi-lib]t de l'enseignem5t4 ,oui1 ce n'tait qu'une demi-lib]t de l'enseignem5t2 c> rem>quez bi5 que p]mettre une entreprise comm]ciale1--ceci n'e/ qu'une comp>aison1--la p]mettre1 et puis en faire soi-mme une du mme g5re laquelle on =ce t\s les contribuables coopr] de leurs d5i]s1 c'e/ p]mettre l'entreprise libre de vivre1 mais lui faire la vie extrmem5t dure1 et c'e/ presque la condamn] mort au mom5t mme qu'on lui donne le droit de natre4 ,je l'ai dit1 je crois1 quelque "p1 c'e/ comme si l'tat1 qui a une ligne de *em9 de f] de ,p>is ,bordeaux1 p]mettait1 sans d\te1 la ,compagnie d',orlans d'avoir une ligne de ,p>is ,bordeaux1 mais =ait t\s les voyageurs de la ,compagnie d',orlans pay] l'tat une r$evance p\r entret5ir la ligne d'tat ,p>is-,bordeaux4 ,il y aurait quelque *ance p\r qu'on ne voyaget plus que sur la ligne de l'tat4 ,d'autant plus que les moy5s p\r l'tat enseignant de faire concurr5ce l'enseignem5t libre sont illimits4 ,a un univ]sitaire qui tait p>tisan--naturellem5t--du monopole univ]sitaire1 je disais1 il y a tr5te-c9q ans3 ,il y a un moy5 bi5 simple d'assur] en pratique le monopole univ]sitaire1 t\t en affirmant qu'on ne monopolise ri5 et que la lib]t d'enseignem5t e/ ple9e et entire4 ,donnez t\t l'enseignem5t p\r ri51 primaire1 secondaire1 pr(essionnel1 suprieur1 t\t p\r ri54 ,t\s les tablissem5ts libres s]ont ru9s4 --,non1 ils ne le s]ai5t pas compltem5t4 ,il y aura t\j\rs des g5s qui aim]ont mieux pay] deux fois1 une fois comme contribuables p\r n\s entret5ir1 une fois comme p>5ts la caisse des pr(esseurs libres1 que de v5ir n\s4 ,il n'y a que le monopole qui vaille4 ,peut-tre2 mais enf9 ceux qui ma9t5ai5t l'enseignem5t de l'tat comme concurr5ce r$\table et p\vant dev5ir quasi mortelle l'enseignem5t libre2 ceux qui n'admettai5t qu'un enseignem5t libre trs surveill p> l'tat et luttant contre l'enseignem5t de l'tat armes trs 9gales2 ceux qui faisai5t pay] deux fois1 comme s'ils leur imposai5t une am5de1 les p>5ts usant de l'enseignem5t libre2 ceux1 donc1 qui accordai5t une lib]t trs limite en ma9t5ant s9on le monopole1 du mo9s le privilge de l'enseignem5t de l'tat2 ceux-l non seulem5t ne p\vai5t tre incrim9s de livr] l'enseignem5t l'glise2 non seulem5t ne p\vai5t tre incrim9s de faire balance gale l'glise et l'tat2 non seulem5t ne p\vai5t tre incrim9s d'accord] la ple9e lib]t d'enseignem5t2 mais ils p\vai5t l'tre de n'accord] cet g>d qu'une tolrance lgale2 et ce n'e/ pas autre *ose1 en ralit1 qu'ils avai5t fait4 ,les rclamations et accusations de la "p des vrais rpublica9s n'en fur5t pas mo9s bruyantes et furieuses1 comme il e/ naturel1 puisque le tempram5t du dmocrate e/ d'tre purem5t et simplem5t absoluti/e2 et c'e/ propos de cette loi que ,victor ,hugo ne manqua po9t de dire qu'elle con/ituait un monopole au pr(it de la sacri/ie et du confessionnal4 ,les effets du n\veau rgime fur5t les suivants4 ,la bonne intellig5ce de l'glise et du g\v]nem5t d'abord prsid5tiel1 puis imprial1 dura jusqu'en #ahei4 ,extrieurem5t au mo9s1 l'glise ca?olique eut le pre/ige (ficiel qu'elle avait eu s\s le premi] ,empire et s\s la ,re/auration4 ,m4 ,debid\r note avec regret les processions se dr\lant dans les villes avec p>ticipation des fonctionnaires et de l'arme1 le travail susp5du le diman*e dans les *anti]s publics et les cab>ets f]ms p5dant les (fices6 ,les mo9es r5trr5t en f\le1 y compris les ,jsuites1 qui n'tai5t du re/e jamais sortis compltem5t2 l',univ]sit fut intimide et mole/e2 les pr(esseurs anticlricaux mal ns2 une vritable raction clricale1 enc\rage1 il faut le dire1 et ce que je blme p>faitem5t1 p> le g\v]nem5t1 qui doit t\j\rs en ces matires n'tre absolum5t d'aucun ct1 m5a assez durem5t le pays4 ,on ne compr5d pas trs bi5 comm5t un g\v]nem5t qui avait p\r lui la quasi unanimit de la nation1 qui tait sorti d'un plbiscite o il avait obt5u huit millions de voix contre un million1 qui dans la ,*ambre lective avait trois c5t c9quante p>tisans dv\s et trois ou c9q opposants1 s5tit le beso9 de s'appuy] sur le p>ti clrical et de l'appuy]4 ,il tait p]suad sans d\te que la ,france1 p>ce qu'elle dte/ait les rvolutionnaires de #ahdh1 ce qui tait vrai1 tait clricale1 ce qui tait faux4 ,la ,france de #ahdh #ahei1 et mme plus t>d1 ne v\lait que l'ordre et la rpression1 sans rigueurs du re/e1 des dsordonns4 ,l'tat d'esprit du g\v]nem5t prsid5tiel et imprial fut cep5dant celui que je vi5s de dire jusqu'en #ahei1 p> cette ab]ration sans d\te qui consi/e grossir l'ennemi et ne tr\v] jamais que l'on a assez de s\ti5s2 et1 non satisfait d'avoir ces deux appuis =midables1 le peuple et l'arme1 ce g\v]nem5t v\lait encore s'appuy] sur l'glise4 ,a p>tir de #ahei1 sa politique fut t\te diffr5te1 mais cette fois encore plus in9telligible4 ,il fit la gu]re d',italie1 qui tait avant t\t une gu]re anticlricale1 qui d*anait la rvolution dans la ,pn9sule et qui fut salue avec en?\siasme p> t\t le p>ti anticlrical franais1 t\j\rs plus s\cieux1 naturellem5t1 des intrts de l'anticlricalisme que des intrts de la ,france2--et d'autre "p il prt5dit s\t5ir et df5dre le p\voir1 tant spirituel que temporel1 du s\v]a9 pontife4 ,je ne sais pas quel tait son desse91 trav]s cette incohr5ce1 ni s'il en avait un2 mais les effets fur5t ceci3 l'extrieur1 l'unit de l',italie1 qui ne cont5ait po9t du t\t1 comme on a trop dit1 l'unit de l',allemagne1 et les deux gr&es fautes sont indp5dantes l'une de l'autre2 mais qui tait en elle-mme un *ec p\r la ,france1 celle-ci n'ayant aucun intrt crer sur ses flancs une gr&e puissance susceptible de dev5ir l'allie d'un de nos ennemis2-- l'intrieur1 le p>ti bonap>ti/e c\p en deux et p> l s5siblem5t affaibli et n'(frant plus un appui1 une base aussi solide qu'aup>avant4 ,c'e/ p>tir de #ahei1 en effet1 qu'il y eut des bonap>ti/es clricaux et des bonap>ti/es anticlricaux4--,il y eut des bonap>ti/es clricaux1 g5s la manire et la mode de #ahej1 cons]vateurs et clricaux comme fond p]man5t1 rallis l',empire comme un p\voir =t1 dompteur de rvolutionnaires4--,il y eut des bonap>ti/es anticlricaux1 g5s la mode de #ahaj ou de #ahbj1 n\veaux exemplaires des libraux de la ,re/auration1 autoritaires et despoti/es comme fond p]man5t1 mais dsirant que l'on ft despotique en dehors de l'glise et un peu contre elle4 ,c'e/ a9si qu'en #ahfj1 une commission compose du m9i/re d'tat1 du prsid5t du conseil d'tat1 du m9i/re de l'intrieur1 du m9i/re de l'in/ruction et du g>de des sceaux1 fit un rapport qui n'eut pas de suite1 mais o tait signal le dang] de la lib]t d'enseignem5t avec t\s les argum5ts dont en #aijc les rpublica9s1 comme il va de soi1 se sont s]vis leur t\r3 ,la lib]t d'enseignem5t1 qui semble consacr] un gr& pr9cipe d'quit1 a cet imm5se inconvni5t de p]ptu] dans notre pays1 p> la div]sit de l'ducation donne la jeunesse1 t\tes les divisions sociales et politiques qui s'effac]ai5t avec le temps dans l'unit de l'enseignem5t de l'tat4 ,les tablissem5ts religieux sont le refuge des enfants app>t5ant des familles qui n'adopt5t ni les pr9cipes de #hi ni le g\v]nem5t imprial4 ,l'in/ruction qui s'y di/ribue e/ con=me ces regrettables t5dances4--,c'tait l'argum5t des deux ,frances4--,quant l'argum5t des deux glises1 il y tait aussi1 et cette anci5ne volont napoloni5ne qu'il n'y et qu'une glise1 (ficielle1 dome/ique et obissante au g\v]nem5t franais1 se retr\ve dans ce docum5t3 ,les congrgations religieuses vis5t1 en multipliant leurs noviciats et leurs c\v5ts1 remplac] notre cl]g sculi]1 c'e/--dire les curs et les dess]vants qui sort5t de nos sm9aires1 qui sont orig9aires de notre pays et qui reconnaiss5t la direction de leur vque atta* lui-mme au pays et l'emp]eur p> sa nationalit et p> son s]m5t4 ,or1 le cl]g rguli] e/ t\t simplem5t une milice roma9e1 sec\ant le j\g de l',ord9aire1 n'ayant ni patrie ni p]sonnalit1 obissant1 p]9de ac cadav]1 au g\v]nem5t absolu d'un trang]444 ,ce rapport e/1 suppose-t-on1 de ,m4 ,b>o*e4 ,on le dirait rdig p> ,m4 ,georges ,clm5ceau4 ,c'e/ a9si encore qu' un c]ta9 mom5t1 un peu plus t>d1 en #ahfb1 on vit des prfets ultrabonap>ti/es protg] n]giquem5t ou impos] la reprs5tation du ,fils de ,gibog] sur les ?tres de prov9ce et y applaudir avec o/5tation4 ,les bonap>ti/es anticlricaux tai5t les uns trs conva9cus1 il faut t\j\rs faire cette "p1 les autres trs mal9s4 ,ces d]ni]s recueillai5t le d\ble bnfice d'tre =t bi5 avec le p\voir comme bonap>ti/es et d'tre populaires et d'tre qualifis de libraux comme anticlricaux4 ,j'en ai connu de ces sa9ts-l6 ,l'attitude tait excell5te1 po9t trs difficile s\t5ir et assez rmunratrice4 ,cep5dant le p>ti bonap>ti/e tait bifurqu et ce lui tait une faiblesse4 ,les bonap>ti/es anticlricaux voyai5t de mauvais il les bonap>ti/es clricaux et dplorai5t les s]vices r5dus encore au ,sa9t-,pre1 l'occupation de ,rome p> nos tr\pes1 le ma9ti5 des ,jsuites en ,france1 etc41 et1--je p>le des conva9cus1--se dta*ai5t un peu de l',empire p\r incl9] v]s le rpublicanisme4 ,les bonap>ti/es clricaux1 se prt5dant dt5teurs de la tradition de #ahej et vritables appuis1 s\ti5s et mme fondateurs du second ,empire1 reg>dai5t avec colre les bonap>ti/es anticlricaux1 dplorai5t l'expdition d',italie1 r5dai5t1 avec raison du re/e1 le g\v]nem5t responsable de l'unit de l',italie et du triomphe de la ,rvolution en ,italie1 et se refroidissai5t s+ulirem5t l'g>d de l',empire1 et incl9ai5t v]s la lgitimit ou l'orlanisme4 ,a p>tir de #ahei1 l',empire eut deux armes au lieu d'une1 comme on dit p\r se consol] qu& on a vu son arme c\pe en deux p> l'ennemi2 mais il eut deux armes peu solides1 dfiantes l'une de l'autre1 et dfiantes mme de lui1 et qui ne valai5t pas son arme unique d'aup>avant4 ,je suis de ceux qui sont p]suads que l',empire tait encore inf9im5t =t en #ahgj et que ce n'e/ que la gu]re de #ahgj qui l'a tu2 mais enf9 il tait un peu plus faible de #ahei #ahgj que de #ahej #ahei1 et il fallait l'indiqu] p\r tre complet4 ,quant aux effets de la loi sur l'enseignem5t1 v\s p\vez dem&] t\t anticlrical1 de #ahfj environ #aijf1 quels ils ont t4 ,v\s aurez cette rponse ne v>ietur et qui n'a pas v>i et ne v>i]a po9t3 ,la lib]t de l'enseignem5t a fait deux ,frances1 et t\s nos malheurs vi5n5t de l4 ,un snateur franais qui1 du re/e1 e/ trs intellig5t1 mais qui1 lorsqu'il s'agit de clricalisme1 p>at l'tre mo9s1 disait rcemm5t3 ,avant #ahej l'unit morale de la ,france exi/ait1 depuis elle n'exi/e plus4 ,et l'on sait ce qu'tait l'unit morale de la ,france au ,x,v,i,i,ie sicle1 s\s la ,rvolution1 s\s la ,re/auration et s\s ,l\is-,philippe4 ,elle tait figure p> le mot d',horace3 ,tot capita1 tot s5sus4 ,je ne vois que deux poques o il y ait eu en ,france une unit morale1 trs relative encore2 c'e/ l'poque de ,l\is ,,xiv et l'poque de ,napolon ,i]4 ,s\s ,l\is ,,xiv1 malgr les jansni/es et les prote/ants1 on peut dire la rigueur qu'il y a une unit morale1 que t\te la ,france1 trs peu prs1 e/ runie dans un mme s5tim5t3 le culte du roi et le dsir d'ext5sion du t]ritoire4--,s\s ,napolon1 malgr ,*ateaubri&1 ,mme de ,/al et quelques migrs l'extrieur ou l'intrieur1 on peut dire1 la rigueur1 que la ,france e/ runie dans un mme s5tim5t3 l'idoltrie de l'emp]eur et le dsir de conqutes et de gloire4 ,sauf ces deux poques1 o il a exi/ une unit morale1 qui1 du re/e1 n'e/ pas du t\t de mon gt1 l'unit morale de la ,france n'a jamais t4 ,et c'e/ un bi54 ,c'e/ un bi5 videmm5t dans une c]ta9e limite que j'indiqu]ai t\t l'heure2 mais c'e/ un bi54 ,la div]sit des s5tim5ts et des ides1 c'e/ la vie mme1 intellectuelle et morale1 d'un peuple4 ,celui qui a dit3 ,il faut qu'il y ait des hrsies1 a dit une des p>oles les plus pr(ondes qui ai5t t dites dans ce monde4 ,il faut qu'il y ait des hrsies1 c'e/--dire il e/ bon qu'on p5se1 et la seule *ose qui indique qu'un peuple p5se1 c'e/ ceci qu'il p5se de diffr5tes manires4 ,un peuple qui t\t enti] p5s]ait exactem5t la mme *ose--rve de nos dmocrates autoritaires et unitaires--c'e/ qu'il ne p5s]ait pas du t\t1 ce qui peut-tre n'e/ pas trs sa94 ,la multiplicit des sectes religieuses pr\ve la vitalit du s5tim5t religieux1 et la multiplicit des coles et p>tis politiques1 philosophiques1 conomiques1 pr\ve simplem5t qu'un peuple s'occupe de philosophie1 de politique et d'conomie1 et n'e/ pas absolum5t abruti4 ,il y a une limite1 sans d\te1 et je crois la connatre4 ,il peut arriv] qu'un homme1 et ceci ne s]ait ri51 mais il peut arriv] qu'un gr\pe considrable soit tellem5t entt de son ide1 religieuse1 philosophique1 conomique1 qu'il la prfre la patrie4 ,un ca?olique peut tre papi/e avant d'tre franais2 un prote/ant peut tre g5evois plutt que franais2 un sociali/e peut tre proltaire cosmopolite et n'tre po9t franais du t\t4 ,des gr\pes plus ca?oliques que franais ou plus prote/ants que franais1 ce po9t que les uns et les autres appelai5t l'trang] leur sec\rs sur le sol franais1 cela s'e/ vu au ,x,v,ie sicle4 ,des gr\pes plus sociali/es que franais1 ce po9t qu'ils n'app>ti5n5t qu'au prolt>iat univ]sel et non la ,france1 qu'ils sont d'une classe et qu'ils ne sont po9t d'un pays1 cela se voit de nos j\rs4 ,p> p>5?se1 on se dem&e t\j\rs qu& le patriotisme a comm5c en ,france4 ,je le crois trs anci51 mais j'e/ime qu'il a comm5c trs nettem5t1 trs prcism5t et sans ri5 qui re/t confus1 qu'il a comm5c df9itivem5t1 si l'on me p]met de p>l] a9si1 qu'il a t con/itu1 le j\r o cela a p>u un crime de prfr] son p>ti la ,france1 ou de prfr] ses droits de ca/e la ,france2 le j\r o cela a p>u un crime qu'un prote/ant ou un ca?olique appelt l'trang] sur le t]ritoire franais2 le j\r o cela a p>u un crime qu'un gr& seigneur passt l'trang] et combattt contre les ,franais p\r v5g] mme une inju/ice commise son g>d2 et j'e/ime donc que le patriotisme franais a t con/itu au comm5cem5t du ,x,v,i,ie sicle4 ,la ca?olicisation d',h5ri ,,iv me p>at un des actes les plus srieux1 les plus philosophiques1 les plus pr(ondm5t conu p> une gr&e intellig5ce1 qui ai5t jamais t4 ,p>is vaut bi5 une messe e/ une b\tade de ,barnais qui doit se traduire a9si3 ,je suis l'tat1 ou t\t au mo9s je le reprs5te1 et il se rsume et il s'exprime en moi4 ,or cet tat e/ en majorit ca?olique4 ,je dois donc tre (ficiellem5t ca?olique1 non pas1 et je le pr\v]ai1 p\r n'admettre que les ca?oliques comme citoy5s franais2 mais p\r pr\v] qu'aucun de n\s ne doit prfr] ses faons p>ticulires de p5s] au bi5 de l'tat4 ,p>ticuli]1 je re/]ais prote/ant et bon franais2 *ef de l'tat1 je s]ais s\ponn de n'tre qu'un p>ti au p\voir et de prfr] ce p>ti l'ensemble de la nation1 si je re/ais prote/ant4 ,je me fais ca?olique p\r pr\v] que le p>ticul>isme prote/ant n'e/ plus mon fait4 ,je me fais ca?olique1 non pas1 au vrai1 p\r me faire ca?olique1 mais p\r dcl>] que1 politiquem5t1 je ne suis plus hugu5ot1 ce qui e/ prcism5t mon devoir4 ,l'acte d',h5ri ,,iv fut une dcl>ation de patriotisme2 ce fut la nationalisation d',h5ri ,,iv4 ,il y a donc1 en effet1 une limite la div]sit intellectuelle et morale4 ,la div]sit intellectuelle et morale e/ un bi5 en soi2 elle devi5t un mal lorsqu'elle va jusqu' prfr] une ide p>ticulire1 ou de gr\pe1 la patrie4 ,peuples mauvais et qui ont un g]me de mort3 d'une "p1 ceux qui n'ont qu'une faon de p5s] et qui1 p> consqu5t1 ne p5s5t po9t2 d'autre "p1 ceux dans lesquels des gr\pes considrables prfr5t leur faon de p5s] la patrie4 ,peuples excell5ts 7,anglet]re1 tats-,unis1 ,allemagne71 ceux qui p5s5t beauc\p et p> consqu5t de faons div]ses1 mais dans lesquels aucun gr\pe ne prfre sa p5se la patrie4 ,et c'e/ bi5 prcism5t p\r cela qu'il ne faut pas viol5t] les faons de p5s] et que la lib]t de p5s]1 de p>l]1 d'crire1 d'enseign] e/ une mesure patriotique et une mesure de salut public4 ,comm5t cela8 ,mais p>ce que ces migrations1 ces scessions1 ces r5oncem5ts la patrie1 ces dt]m9ations extrmes de l'intellig5ce et de la consci5ce qui consi/5t prfr] son ide son pays1 v\s les crez1 en gnant les lib]ts de p5se et de croyance4 ,un s5tim5t peut tre =t qu& il e/ libre1 mais il e/ viol5t qu& il e/ contr>i et opprim4 ,en accordant la lib]t de p5s] et de rp&re sa p5se1 v\s ma9t5ez donc tel s5tim5t dans la mesure o il e/ actif1 mais non vhm5t et o il ne se prfre pas l'ide de patrie et l'am\r de la patrie4 ,en rprimant1 en proscrivant la lib]t de p5se1 v\s p\ssez tel s5tim5t ce degr d'acuit o il se prfre l'ide de patrie et s'insurge contre une patrie qui l'opprime4 ,en p]scutant un ca?olique1 v\s en faites naturellem5t et ncessairem5t un ultramonta92 en p]scutant un prote/ant1 v\s en faites naturellem5t un g5evois ou un holl&ais2 en p]scutant ,mme de ,/al1 v\s en faites une444 europenne2 en supprimant la lib]t de p5se en ,france1 v\s faites d'un simple libral un homme qui aim]ait autant tre amrica9 ou tre belge4 ,voil ce qui me fait appel] la lib]t une mesure de salut public4 ,il e/ trs vrai que la div]sit de p5se peut all] jusqu' rompre le faisceau national2 mais il e/ aussi vrai que l'unit morale impose p\sse t\t simplem5t les p5ses indp5dantes dev5ir antipatriotiques et rompt le faisceau national bi5 plus compltem5t4 ,la lib]t e/ consolidatrice du patriotisme2 le despotisme e/ de/ructeur de l'ide de patrie4 ,en un mot1 la seule unit morale qu'il faille dsir] et quoi il faille t5ir1 c'e/ l'unit patriotique2 et cette unit morale1 celle-ci1 la lib]t ne la dtruit pas2 elle la confirme4 ,voil p\r moi la vrit absolue4 ,or--rev5ons--les deux ,frances que la lib]t d'enseignem5t tait prt5due avoir cres tai5t-elles vritablem5t deux ,frances ennemies l'une de l'autre8 ,l'une des deux tait-elle trangre ou amie de l'trang]1 ou cosmopolite8 ,la div]sit des p5ses allait-elle jusqu' seulem5t dt5dre et rel*] le li5 national8 ,pas le mo9s du monde et d'abord p\r la raison que j'ai dite4 ,les ,franais ca?oliques1 levs trs librem5t dans des maisons ca?oliques1 n'avai5t aucune raison d'tre froids l'g>d d'un pays qui ne viol5tait ni ne contr>iait leurs ides et s5tim5ts et qui ne leur dem&ait que de re/] ,franais4 ,j'ai connu beauc\p de jeunes g5s levs dans ces maisons4 ,ils tai5t les meilleurs ,franais du monde2 et c'e/ depuis les viol5ces de la ,rpublique autoritaire qu'ils le sont mo9s1 ce que1 sans l'appr\v]1 je ne puis m'emp*] de compr5dre et de tr\v] assez naturel4 ,je n'ai pas beso9 de rappel] ce qui a t reconnu p> t\s et proclam p> t\s1 savoir qu'il n'y a eu aucune diffr5ce entre le patriotisme des anci5s lves des maisons religieuses et celui des anci5s lves de l'tat p5dant la gu]re de #ahgj2 et je ne sa*e pas qu' l'heure o j'cris les antipatriotes soi5t d'anci5s lves ou d'anci5s pr(esseurs des maisons religieuses4 ,rem>quez de plus que les enfants et jeunes g5s qui tai5t confis aux ducateurs religieux app>t5ai5t en majorit ce qu'on appelle plus ou mo9s exactem5t les hautes classes4 ,or t\t le monde1 c]tes1 a intrt tre patriote1 mais p>ticulirem5t les citoy5s app>t5ant aux classes hautes2 p> la trs bonne raison1 qu'il ne leur e/ pas difficile de compr5dre ou de s5tir1 qu'en cas de conqute de la patrie1 ce sont eux qui s]ai5t remplacs comme dirigeants et comme p]sonnages considrables p> des citoy5s du peuple va9queur4 ,ce n'e/ pas1 p> exemple1 un futur sa9t-cyri5 ou polyte*nici51 ou son pre1 qu'il faudrait v5ir dire que ,france ou ,allemagne c'e/ indiffr5t et que l'on doit avoir des objets de proccupation plus considrables4 ,les hautes classes d'une nation sont1 comme les pays frontires1 non pas plus patriotes1 mais patriotes avec plus d'inquitude1 comme premires proies de l'invasion4 ,si t\t se rglait p> l'intrt1 les hautes classes s]ai5t trs patriotes et le peuple le s]ait peu4 ,comme t\t se rgle p> l'intrt et le s5tim5t mls1 ce n'e/ pas a9si que vont les *oses2 mais il re/e encore que les hautes classes sont patriotes plus srem5t1 p>ce qu'elles le sont =cm5t4 ,ce n'e/ donc pas aux enfants des classes dites suprieures que des pr(esseurs1 religieux ou autres1 p\rrai5t1 le v\luss5t-ils1 enseign] l'antipatriotisme ou un patriotisme trs tempr4 ,aussi ne l'ont-ils pas fait et ne le f]ont-ils jamais4 ,les deux ,frances1 au po9t de vue de l'unit patriotique1 n'ont donc jamais exi/4 ,qu'elles ai5t exi/ au po9t de vue de la fameuse unit morale1 je ne le nie po9t4 ,on n'enseignait pas dans les coles religieuses l'am\r de la ,rvolution et on l'enseignait dans les coles de l'tat4 ,c'e/ inconte/able4 ,les pr(esseurs des lyces1 ou tai5t secrtem5t rpublica9s1 ou app>t5ai5t ce bonap>tisme anticlrical dont j'ai p>l plus haut4 ,p> contrep>tie1 les pr(esseurs des maisons religieuses ou tai5t lgitimi/es1 ou app>t5ai5t ce bonap>tisme clrical que j'ai indiqu plus haut galem5t4 ,je dem&ais1 en ,bretagne1 v]s #aheh1 un lve de petit sm9aire3 tes-v\s d'accord en politique8 --,non6 ,il y a deux camps1 les blancs et les bleus4 --,qu'e/-ce qu'ils sont1 les blancs8 --,ils sont p\r ,h5ri ,v4 --,et les bleus8 --,ils sont p\r l'emp]eur4 --,et des rpublica9s8 --,il n'y en a pas4 ,rpublica9s et bonap>ti/es anticlricaux1 c'tait la population des lyces2 lgitimi/es et bonap>ti/es clricaux1 c'tait la population des maisons ecclsia/iques4 ,voil1 au vrai1 les deux ,frances de #ahej #ahgj4 ,voil ce qui exasprait les p>tis avancs4 ,et il n'y a pas de quoi s'exaspr]4 ,d'abord p>ce que1 comme on l'a bi5 vu1 cela n'emp*ait pas t\s ces jeunes g5s d'tre de trs bons ,franais1 ce que j'av\e qui me suffit2 ensuite p>ce que le pril e/1 prcism5t1 comme je l'ai dit1 de faire de mauvais ,franais en tracassant les g5s2 enf9 p>ce que1 non seulem5t la concurr5ce matrielle1 p\r a9si p>l]1 e/ une bonne *ose1 et qu& il y a deux enseignem5ts dans un pays ils sont bons t\s deux2 mais encore et enf9 p>ce que la concurr5ce morale1 si je puis dire a9si1 e/ excell5te4 ,ces jeunes g5s1 t\s bons ,franais1 t\s patriotes1 ayant a9si un li5 commun1 ncessaire et suffisant1 ayant a9si une unit ncessaire et suffisante1 se r5contrai5t dans la vie1 discutai5t1 remuai5t des ides et se faisai5t1 p> la discussion1 des ides p]sonnelles1 et il n'y a que les ides p]sonnelles qui soi5t des ides-=ces1 et des ides =tes1 et des ides fcondes4 ,supposez1 p> impossible du re/e1 du mo9s dans le monde vraim5t civilis1 un peuple qui des ducateurs n'ayant qu'une manire de p5s] inculqu]ai5t indf9im5t cette conception gnrale2 et qui du re/e n'aurait pas une =ce intellectuelle suffisante p\r ragir2 c'e/ le peuple que sembl5t rv] les p>tisans de l'unit morale1 et ce peuple1 je n'en p5se qu'une *ose1 c'e/ qu'il devi5drait promptem5t idiot4 ,tels fur5t1 avec leurs inconvni5ts peut-tre1 avec celui surt\t d'tre dsagrables ceux qui veul5t m5] la ,france comme un t]nel enfant1 tels fur5t1 beauc\p meilleurs mon avis que mauvais1 les effets de la lib]t de l'enseignem5t en ,france s\s le second ,empire4 99 99 99 99 99 ,la politique gnrale de la f9 du second empire fut ce que l'on sait trop4 ,au po9t de vue des *oses religieuses1 il y a un po9t assez important claircir4 ,les anticlricaux1 croyant ou feignant de croire que t\s les maux et t\tes les cata/rophes vi5n5t du ca?olicisme et ne peuv5t v5ir d'autre s\rce1 ont assur que les dsa/res de #ahgj sont imputables aux ca?oliques4 ,ils ne p\vai5t y manqu]4 ,qu& on lit dans un ouvrage de ,m4 ,edme ,*ampion3 ,la p5te qui loigne de ,voltaire ab\tit ,s$an1 on ne compr5d pas trs bi51 p>ce que c'e/ une sorte de rsum de philosophie hi/orique plutt qu'un rquisitoire prcis4 ,mais les j\rnali/es et les hi/ori5s du p>ti sont entrs dans le dtail de cette considration et l'ont expose m9utieusem5t4 ,voici comm5t ils raisonn5t1 je puis dire t\s2 c> j'ai retr\v l'argum5tation un peu p>t\t presque dans les mmes t]mes4 ,l',empire s'e/ ob/9 jusqu'au b\t ma9t5ir et s\t5ir le pape ,rome1 df5dre les re/es du p\voir temporel1 refus] ,rome aux ,itali5s4 ,aux appro*es de la gu]re de #ahgj1 l',empire *]*a des allis4 ,il en tr\va un1 c'e/ savoir l',autri*e2 mais l',autri*e ne v\lait entr] en campagne contre la ,prusse qu'avec le conc\rs de l',italie1 p\r n'tre pas attaque p> celle-ci1 une dixime fois1 p5dant qu'elle s]ait occupe ailleurs4 ,mais l',italie ne v\lait entr] dans cette triple alliance que si on lui laissait ,rome4 ,l'alliance franco-autri*i5ne dp5dait donc de l'agrm5t de l',italie1 et l'agrm5t de l',italie dp5dait de l'ab&on de ,rome aux ,itali5s4 ,jusqu'au d]ni] mom5t1 ,napolon ,,iii t]giv]sa1 recula4 ,a la veille de l'entre en campagne1 ne s'agissant plus d'alliance au/ro-franaise1 mais seulem5t d'alliance itali5ne1 il hsita encore ab&onn] le ,sa9t-,pre p> un engagem5t =mel3 l'alliance n'eut pas lieu4 ,la ,france fut va9cue4 ,c'e/ a9si1 dit loquemm5t ,m4 ,debid\r1 que1 conduit ,s$an p> la ju/ice imman5te des *oses1 ,napolon ,,iii paya1 au b\t de plus de v+t ans1 le tort de s'tre ab&onn l'glise p> ambition et fit1 du mme c\p1 pay] la ,france la faiblesse qu'elle avait eue de s'ab&onn] lui4 ,son alliance avec le pape l'avait lev au trne2 elle contribuait ma9t5ant l'en faire desc5dre4 ,quant la ,france1 elle lui avait valu dix-huit ans de s]vitude1 elle lui valait ma9t5ant d'tre envahie en att5dant d'tre dmembre4 ,cette argum5tation et ces conclusions sont assez d\teuses4 ,laissons de ct la s]vitude intrieure3 la ,france a t ass]vie l',empire1 non pas cause de l'alliance de l',empire avec le ca?olicisme1 mais p>ce qu'elle a v\lu l'tre1 depuis #ahdi2 il n'y a pas d'exemple d'ass]vissem5t volontaire plus net et plus clatant2 la ,france de #ahdi #ahgj tait bonap>ti/e1 et cela suffit p\r qu'on soit ass]vi un ,bonap>te4 ,quant aux alliances 9 extremis1 je crois qu'on n'aurait jamais eu l'alliance ni de l',autri*e ni de l',italie1 mme en livrant ,rome aux ,itali5s1 et que jamais ces deux puissances n'ont t srieusem5t disposes s\t5ir la ,france4 ,l',autri*e l'a montr prcism5t si elle a dit3 ,j'en s]ai si l',italie en e/1 ce qui e/ un at]moiem5t et mme une dfaite4 ,quant l',italie1 qui ne voit que son intrt en t\t tat de cause tait d'att5dre1 p\r se mettre ensuite du ct du va9queur8 ,qu'avait-elle gagn] entr] dans une gu]re o elle ne p\vait que trs peu sec\rir la ,france1 o la ,france avait autant de *ances d'tre va9cue avec le conc\rs de l',italie que sans ce conc\rs1 et o la ,france va9cue1 l',italie se ft tr\ve compromise du ct du victorieux8 ,l',italie1 possesseur de ,rome1 qu'a-t-elle gagn] entr] en gu]re contre la ,prusse en notre faveur8 ,je ne le vois pas4 ,je ne le vois d'aucun ct4 ,je dirai presque au contraire2 c> l',italie tant possesseur de ,rome1 c'e/ du ct du ,tr5t91 de ,trie/e1 etc41 que son ambition t\rne les yeux4 ,au po9t de vue de cette ambition1 ce qu'il lui faut1 c'e/ une ,autri*e affaiblie2 or la ,prusse victorieuse fait une ,autri*e faible4 ,une fois dt5trice de ,rome1 c'e/ plutt de la ,prusse que de la ,france que l',italie doit dsir] le succs4 ,cela p\rrait se s\t5ir et n'e/ po9t du t\t draisonnable4 ,cont5tons-n\s de dire1 sans v\loir trop pr\v]1 que1 possdant ,rome ou ne le possdant pas1 l'intrt de l',italie tait c]ta9em5t d'att5dre et de voir v5ir les vnem5ts4 ,une gu]re engage p> l',italie en faveur de la ,france et t une gu]re purem5t s5tim5tale1 ce dont l',italie a peu l'habitude4 ,l',autri*e1 elle1 avait c]ta9em5t un intrt n\s s\t5ir p\r emp*] que la ,prusse n'absorbt t\s les pays allem&s et ne relevt son pr(it l'empire d',allemagne2 mais il faut song] que l',autri*e e/ en p>tie pays allem& elle-mme1 et que faire m>*] des ,allem&s contre des ,allem&s en faveur des ,franais e/ *ose trs difficile1 s9on impossible4 ,les ,allem&s peuv5t se battre les uns contre les autres2 c'e/ ce qu'ils ont fait ,sad[a2 mais m5] des ,allem&s contre des ,allem&s p\r des ,franais1 ce s]ait presque une folie que de le v\loir entrepr5dre4 ,il me p>at donc c]ta9 qu'il n'y a eu1 de #ahfh #ahgj1 aucune espce de bonne int5tion1 mme conditionnelle1 notre g>d1 ni de la "p de l',autri*e ni de la "p de l',italie1 et qu'il n'y en aurait eu ni plus ni mo9s si n\s avions ab&onn ,rome aux ,itali5s4 ,il y a eu des sollicitations de la "p des ,tuil]ies auprs des c\rs de ,vi5ne et de ,flor5ce4 ,ces sollicitations ont t reues avec politesse2 ces politesses1 mles de considrations div]ses et de prtextes allgus1 ont pu tre prises p\r des promesses conditionnelles2 mais il me semble bi5 qu'il n'y a pas eu autre *ose et que l'int5tion f]me de l',autri*e et de l',italie a t1 quoi qu'il arrivt du ct de ,rome1 de ne pas sec\rir la ,france4 ,p\r les raisons que j'ai dites plus haut1 la triplice1 la triple alliance prusso-italo-autri*i5ne e/ naturelle et1 p\r ces raisons1 on peut dire qu'elle exi/ait en #ahfi-ahgj l'tat lat5t4 ,elle ne dp5dait pas du t\t de la "q roma9e et ne s'y ratta*ait po9t4 ,si n\s avons *\ en #ahfi-ahgj tr\v] un alli1 c'e/ que n\s n\s sommes heurts dj contre la triple alliance4 ,ab&onn] ,rome1 ce que du re/e je crois qu'on aurait d faire beauc\p plus tt1 aurait t cette poque1 au mom5t o n\s tions en po/ure de solliciteurs1 un manque de dignit trs inutile4 ,en t\t cas1 la "q roma9e n'a pes d'aucun poids dans les vnem5ts de cette poque4 ,pie ,,ix et le p>ti clrical responsables de ,s$an e/ quelque *ose que l'on doit considr] comme une lg5de anticlricale sans aucun c>actre sci5tifique4 ,n\s avons t va9cus en #ahgj p>ce que notre organisation militaire tait la plus faible1 p>ce que n\s n'tions pas prts1 ce que je crois que n\s sommes de/9s n'tre jamais1 et p>ce que n\s ne p\vions pas1 quelque sacrifice que n\s cons5tissions1 avoir d'allis3 voil le vrai4 --,mais peut-on concevoir un malheur de la ,france qui ne vi5ne pas des ,jsuites1 le peut-on8 --,je reconnais que p\r beauc\p de ,franais cette conception e/ absolum5t impossible4 ,,*apitre ,,ix ,l',,anticl,,ricalisme ,,s\s ,,la ,,troisi,,me ,r,,publique ,,jusqu',,en #aijd4 ,les lections de #ahga fur5t une troisime victoire p\r le clricalisme4 ,aprs les dsa/res de #ahgj1 une ,assemble1 la plus rem>quable du re/e1 comme runion de tal5ts et de lumires1 que n\s ayons jamais eue1 avait t nomme1 uniquem5t1 dans la p5se des lecteurs1 p\r faire la paix et p\rvoir aux ncessits urg5tes4 ,elle v\lut1 de plus1 faire une con/itution et des lois gnrales4 ,c'tait son droit absolu2 c> il e/ vid5t qu'aprs une rvolution la premire ,assemble qui e/ nomme p> la nation a t\s les droits politiques et e/ con/ituante et lgislative p> le fait mme de sa nom9ation4 ,il n'y a p]sonne qui ait qualit p\r lui conte/] ces droits et p\r limit] sa s\v]a9et4 ,mais peut-tre l',assemble de #ahga et-elle bi5 fait de se limit] elle-mme et1 la paix conclue1 d'appel] la nation de n\velles lections qui euss5t t faites sur une n\velle plate=me1 sur des que/ions con/itutionnelles et sur des que/ions politiques4 ,elle ne le v\lut po9t1 tort ou raison1 et elle fit des lois 7et plus t>d une con/itution71 comme si elle avait t nomme p\r en faire et comme si1 en la nommant1 la nation avait eu en son esprit la considration de ces lois4 ,ce fut une faute1 mon avis1 p>ce que1 tant mon>*ique1 qu& la nation1 comme le pr\vr5t t\t de suite les lections complm5taires de juillet #ahga1 t5dait dev5ir rpublica9e1 t\tes les lois de l',assemble de #ahga devai5t plus t>d pr5dre dans l'op9ion un c>actre mon>*ique et comme une mauvaise odeur mon>*ique et dev5ir suspectes la nation4 ,la raction anticlricale de la troisime rpublique a p\r un de ses fondem5ts le s\v5ir de l',assemble mon>*ique de #ahga et le s\v5ir des t5tatives mon>*iques du #bd mai #ahgc et du #af mai #ahgg4 ,quoi qu'il en soit1 l',assemble de #ahga labora une n\velle loi de lib]t de l'enseignem5t4 ,la seconde ,rpublique avait tabli la lib]t de l'enseignem5t primaire et la lib]t de l'enseignem5t secondaire4 ,elle n'avait ri5 fait l'g>d de l'enseignem5t suprieur4 ,l',assemble de #ahga tablit et organisa la lib]t de l'enseignem5t suprieur4 ,le droit fut reconnu aux p>ticuli]s ou aux associations de donn] l'enseignem5t suprieur qui v\drait le recevoir d'eux4 ,la lib]t d'enseignem5t tait enf9 tablie en ,france t\s les degrs 7#ag ju9 #ahge74 ,les effets1 excell5ts mon avis1 de cette n\veaut1 ne se fir5t pas att5dre4 ,l'enseignem5t suprieur tel qu'il exi/ait l'tat de monopole1 depuis le premi] ,empire jusqu'en #ahge1 tait une des hontes de la ,france4 ,il vgtait4 ,il tait inactif et presque amorphe4 ,pr(esseurs fatigus ou non*alants1 public r>e et endormi1 d'tudiants po9t4 ,s\s l'aiguillon de la concurr5ce1 l'enseignem5t suprieur franais1 qui a r5contr du re/e des directeurs intellig5ts1 zls et h>dis dans l'innovation1 e/ dev5u le plus actif1 le plus laborieux et le plus illu/re peut-tre de l',europe entire4 ,je ne puis pas m'emp*] de croire que la loi de #ahge soit une des causes au mo9s de cet heureux *angem5t4 ,mais l'anticlricalisme veillait1 et vigilante aussi re/ait cette p5se de ,l\is ,,xiv que l'on tr\ve dans t\tes les pices relatives la rvocation de l'dit de ,nantes et qui e/ le ,cr$o mme de t\t le p>ti dmocratique3 ,un seul tr\peau s\s un seul pa/eur4 ,le p>ti dmocratique et anticlrical franais ne peut pas concevoir la ,france autrem5t que comme un tr\peau4 ,aussi1 ds #ahhj1 c9q ans aprs la loi de lib]t de l'enseignem5t1 ,jules ,f]ry lanait1 trs inop9m5t du re/e1 son projet de loi sur l'enseignem5t suprieur cont5ant le fameux article ,,vii4 ,l'article ,,vii1 c'tait l'expulsion des ,jsuites et des congrgations enseignantes non autorises4 ,l'article ,,vii n'ayant pas t adopt p> le ,snat1 le g\v]nem5t1 en v]tu d'anci5nes lois remontant au ,x,v,i,i,ie sicle1 dcrta contre les congrgations non autorises et excuta violemm5t les dcrets1 de ju9 novembre #ahhj4 ,ri5 de plus lgal1 puisqu'on peut t\j\rs excut] une loi qui n'a pas t abroge2 mais1 d'une "p1 c'tait montr] quelque ds9volture l'g>d du ,p>lem5t que de sub/itu] une loi dsute une loi qu'on lui avait prs5te et dont il n'avait pas v\lu1 p\r arriv] un b qu'on t5ait atte9dre et qu'il avait suffisamm5t indiqu qu'il ne v\lait pas qu'on p\rsuivt2 et en ce s5s c'tait un vritable c\p d'tat2--d'autre "p1 c'tait une premire atte9te la lib]t d'enseignem5t1 le pr9cipe de la lib]t d'enseignem5t tant que t\t ,franais a le droit d'enseign]1 s'il e/ honnte homme1 si son enseignem5t n'e/ pas immoral1 si son enseignem5t n'e/ pas dirig contre les lois4 ,la campagne ,f]ry fit1 du re/e1 beauc\p plus de bruit qu'elle n'eut de gr&s effets4 ,jsuites et congrgani/es ne fur5t expulss ou inquits que p\r la =me et re/r5t1 trs peu prs1 plus ou mo9s ouv]tem5t1 sur leurs positions4 ,les temps n'tai5t pas v5us4 ,la ,france tait peu conva9cue de l'imm5sit du pril ca?olique4 ,m4 ,jules ,f]ry lui-mme n'avait m5 cette campagne que p\r se faire une popul>it et eut dans la suite s'occup] de beauc\p d'autres *oses qui1 du re/e1 la lui fir5t p]dre4 99 99 99 99 99 ,jusqu'en #aijj1 il n'y a ri5 relev] de trs important p\r ce qui e/ de l'hi/oire de l'anticlricalisme en ,france4 ,en #aijj la campagne anticlricale recomm5a avec vigueur1 et ce qui pr\ve1 *ose du re/e qu'il e/ naf de faire rem>qu]1 que cette gu]re n'e/ inspire que p> des intrts lectoraux1 ce fut propos d'+r5ce du monde religieux dans les lections que les ho/ilits reprir5t4 ,les mo9es assomptionni/es s'tai5t mls des lections de #ahih4 ,il tait difficile de leur p>donn] cela4 ,ils fur5t p\rsuivis p\r violation de l'article du ,code pnal int]disant les runions de plus de v+t p]sonnes4--,comme s\s l',empire8--,naturellem5t1 comme s\s l',empire4 ,mais ce que le procureur imprial leur repro*a1 ce ne fut pas d'tre plus de v+t1 mais d'avoir favoris des c&idats1 du re/e rpublica9s p\r la plup>t1 mais d'un rpublicanisme qui n'agrait pas au g\v]nem5t4 ,le procureur ,bulot cita dans son rquisitoire les noms de tr5te et un dputs qu'il affirmait qui avai5t d leur lection l'influ5ce des ,pres de l',assomption4 ,les dputs crir5t et les ,assomptionni/es fur5t condamns et leur congrgation diss\te comme illicite4 ,ce fut le premi] c\p de clo*e4 ,l'anne suivante1 le g\v]nem5t 7m9i/re ,waldeck-,r\sseau7 apporta un projet de loi sur les associations4 ,ce projet tait trs confus et n'a jamais t trs compltem5t lucid4 ,au fond1 ,m4 ,waldeck-,r\sseau v\lait rgul>is] la situation des congrgations en ,france4 ,il v\lait que les congrgations d'ores et dj autorises re/ass5t dans la situation o elles tai5t2 que les congrgations non autorises montrass5t leurs /atuts1 dem&ass5t l'autorisation1 fuss5t autorises p> une loi ou ne le fuss5t pas2 que celles qui s]ai5t autorises subsi/ass5t et que celles qui ne le s]ai5t pas disp>uss5t4 ,il v\lait1 semble-t-il1 faire ce qu'on a spirituellem5t appel un concordat congrgani/e4 ,mais ce qui tait prvoir1 c'tait que le p>ti antireligieux pr(itt prcism5t de cette occasion p\r refus] t\te autorisation aux congrgations1 surt\t aux congrgations enseignantes1 et admt la proposition d'un concordat congrgani/e1 prcism5t p\r ne pas le faire1 p\r le rejet]1 et du mme c\p p\r supprim] p> mesure lgale t\te lib]t de congrgation4 ,il le p\vait d'autant plus qu'il lui tait loisible1 p\r a9si agir1 de s'appuy] sur le texte mme du projet du g\v]nem5t4 ,ce projet comm5ait p> dcl>] illicites t\tes les congrgations religieuses possibles1 s\s prtexte3 que les membres de ces associations viv5t en commun1 qu'ils font vu de *a/et1 de clibat et de pauvret1 et que l'article #aaah du ,code civil dcl>e que seules les *oses qui sont dans le comm]ce peuv5t faire l'objet d'une conv5tion et que la communaut1 la *a/et1 la pauvret et le clibat ne sont pas *oses qui sont dans le comm]ce4 ,cette argum5tation tait comme f\rmillante de sophismes4 ,d'abord elle transportait dans le ,code pnal une disposition du ,code civil et elle faisait un crime de ce qui n'e/ qu'une incapacit judiciaire3 le contractant qui a fait un contrat sur une *ose qui n'e/ pas dans le comm]ce ne peut exig] judiciairem5t l'excution de ce contrat si son co-contractant s'y refuse1 et voil t\t ce que signifie l'article #aaah1 et il n'y a aucune pnalit contre un homme qui a fait un contrat non con=me l'article #aaah du ,code civil4 ,a raisonn] a9si1 le m>iage s]ait illicite2 c> il e/ une conv5tion d'obissance1 de protection et de fidlit entre deux p]sonnes1 et ni l'obissance1 ni la protection1 ni la fidlit ne sont *oses qui sont dans le comm]ce1 et donc le m>iage e/ contraire l'article #aaah du ,code civil4 ,mais e/ illicite aussi t\te conv5tion qui e/ contraire aux bonnes murs4 ,sans d\te2 mais il e/ difficile de considr] comme contraire aux bonnes murs le fait de vivre en commun1 le fait de s'engag] la pauvret1 au clibat et la *a/et4 ,et enf9 il y avait dans cette position de la "q une confusion volontaire entre la conv5tion et le vu4 ,un vu n'e/ pas un contrat1 c'e/ une rsolution que l'on pr5d et dans laquelle on p]si/e4 ,d'aucune faon1 l'article #aaah du ,code civil n'a ri5 voir dans la "q des associations et congrgations4 ,voil p> o comm5ait le projet de loi2 mais il cont9uait en affirmant que1--nonob/ant le c>actre illicite de t\te association religieuse si n]giquem5t proclam plus haut1--les associations religieuses p\rrai5t exi/] et subsi/] si elles obt5ai5t l'autorisation de l'tat p> une loi4 ,c'tait dire3 ,les associations religieuses sont p> elles-mmes illgales et crim9elles4 ,mais v\s p\vez autoris] vivre ces associations qui sont crim9elles et illgales p> le seul fait d'exi/]4 ,elles sont1 t\tes1 contraires aux lois2 mais v\s p\vez p]mettre c]ta9es d'entre elles de vivre contrairem5t aux lois et en insurrection contre les lois4 ,c'tait une n\veaut juridique un peu trange4 ,c'tait surt\t1 en mme temps qu'on invitait le p\voir lgislatif autoris] c]ta9es congrgations1 lui f\rnir des argum5ts dte/ables la vrit1 mais lui f\rnir des argum5ts1 p\r les proscrire t\tes2 c'tait1 en mme temps qu'on tablissait les bases d'un concordat congrgani/e1 incit] p> des considrations gnrales le p\voir lgislatif rep\ss] t\t concordat et t\te concorde et frapp] les congrgani/es comme des crim9els2 c'tait1 en mme temps qu'on affi*ait l'int5tion de faire entr] rgulirem5t les congrgani/es dans la socit1 cri] du haut de sa tte qu'ils tai5t des ennemis sociaux4 ,incohr5ce involontaire1 ou incohr5ce volontaire8 ,inadv]tance ou p]fidie8 ,m4 ,waldeck-,r\sseau le faisait-il exprs ou le faisait-il p> mg>de8 ,on ne sait2 c> ri5 jamais ne fut plus lucide que la p>ole de ,m4 ,waldeck-,r\sseau et ne fut plus obscur et plus difficile compr5dre que sa conduite4 ,mais ce qui e/ clair1 c'e/ que ri5 n'tait plus facile que de rep\ss] la seconde p>tie de son projet en s'appuyant sur la premire1 et de conclure logiquem5t de la premire p>tie de son projet une condamnation absolue de la seconde4 ,on n'y manqua po9t4 ,le p>ti antireligieux ne v\lut voir en ,m4 ,waldeck-,r\sseau que l'homme qui mettait t\s les congrgani/es hors la loi en les considrant comme y tant et le salua comme l'ennemi a*>n de t\s les congrgani/es1 ce qu'il n'tait pas et ce que1 bon gr mal gr1 il se donnait comme tant4 ,quant la p>tie antireligieuse de la ,*ambre et du ,snat1 elle saisit avec empressem5t l'occasion de recomm5c] l'uvre traditionnelle1 l'uvre de la d*ri/ianisation de la ,france4 ,elle limitait encore la porte de ses desse9s et de ses esprances4 ,elle re/ait1 en gnral1 sur le t]ra9 napoloni54 ,elle prt5dait n'en v\loir qu' l'glise latrale1 qu' l'glise irrgulire1 c'e/--dire l'glise rgulire4 ,elle re/ait concordataire4 ,t\t le monde en ce temps-l se prt5dait concordataire et s'appuyait sur le ,concordat et s'enf]mait dans le ,concordat comme dans un =t p\r tir] sur les rguli]s4 ,m4 ,waldeck-,r\sseau1 le premi]1 se rclamait du ,concordat1 il pr5ait la df5se du cl]g p>oissial contre le cl]g mona/ique1 et de l'glise contre la *apelle2 mais en mme temps il montrait les congrgations comme l'arme de la contre-,rvolution et conviait vot] son projet t\s ceux qui v\lai5t assur] la paix et le dveloppem5t rguli] de la ,rvolution franaise4 ,et c'tait t\j\rs la mme duplicit volontaire ou inconsci5te3 n'attaqu] que les uns1 mais avec des argum5ts qui peuv5t s'appliqu] t\s et qui peuv5t tre invoqus p\r proscrire t\s4 ,dire que les congrgations sont l'arme de la contre-,rvolution et que l'exi/5ce des congrgations e/ incompatible avec le dveloppem5t pacifique et rguli] de la ,rvolution1 c'e/ plac] la "q en dehors de t\te considration juridique et de t\te considration de ju/ice2 c'e/ dire3 frappez t\s ceux qui v\s p>atront contre-rvolutionnaires2 en langage pratique1 c'e/ dire3 frappez t\s vos adv]saires lectoraux2 et des p>oles de ,m4 ,waldeck-,r\sseau on p\vait tir] une raison suffisante de proscrire t\te l'glise sculire comme t\te l'glise rgulire1 quelque atta* au ,concordat que ,m4 ,waldeck-,r\sseau prt5dt tre4 ,de mme qu'en prt5dant ne t\*] qu'aux mo9es factieux1 ,m4 ,waldeck-,r\sseau in/ituait une ?orie qui frappait t\t mo9e quel qu'il ft comme tant hors la loi et contre la loi2 de mme1 en affectant de ne suspect] que les congrgani/es1 il donnait un argum5t aux t]mes duquel t\s les ecclsia/iques et mme t\s les ca?oliques tai5t dcl>s suspects4 ,en att5dant1 il s'affirmait concordataire4 ,concordataire aussi tait ,m4 ,camille ,pelletan1 qui raisonnait a9si3 ,n\s sommes pr(ondm5t atta*s au ,concordat4 ,or il n'y a ri5 dans le ,concordat qui conc]ne les mo9es4 ,donc c'e/ tre con=mes au ,concordat que de proscrire les mo9es1 et ce s]ait viol] le ,concordat que de les tolr]4 ,la suppression des ordres religieux e/ la contre-p>tie des g>anties accordes l',eglise4 ,si1 donc1 on rtablissait les ordres religieux1 le ,concordat n'exi/]ait plus4--,d'o il faudrait conclure l'heure o n\s sommes que1 le ,concordat n'exi/ant plus1 on doit rtablir les ordres religieux4 ,j'ignore si cette conclusion1 qui s'impose en bonne logique1 e/ accepte l'heure o n\s sommes p> ,m4 ,camille ,pelletan4 ,au milieu de t\s ces sophismes1 je n'ai pas beso9 de dire que le gr\pe libral1 surt\t p> l'loqu5t organe de ,m4 ,ribot1 posa les vrais pr9cipes3 l'association religieuse e/ une association comme une autre1 les hommes ayant le droit de vivre en commun1 d'tre pauvres1 d'tre clibataires et d'tre *a/es2 il ne faut que limit] l'accumulation des bi5s de ma9morte dans les associations religieuses comme dans les autres associations2 il faut surveill] les bi5s et laiss] tranquilles les p]sonnes4 ,la loi fut vote peu prs telle que ,m4 ,waldeck-,r\sseau l'avait prs5te4 ,t\tes les congrgations non autorises devai5t dem&] l'autorisation d'exi/]1 ou disp>atre4 ,p> disposition lgislative1 les congrgations s]ai5t autorises exi/] ou ne le s]ai5t po9t4 ,c]ta9es congrgations 7,jsuites1 ,bndict9s1 etc47 ne jugr5t pas expdi5t de dem&] l'autorisation et se disp]sr5t t\t de suite4 ,d'autres prir5t leurs dispositions p\r dem&] tre autorises4 ,on v]ra plus lo9 ce qu'il en adv9t4 ,subsidiairem5t la loi sur les congrgations avait port une grave atte9te la lib]t de l'enseignem5t4 ,dans le projet primitif il n'y avait ri5 de spcial p\r ou contre cette lib]t2 il n'y avait que ceci1 implicitem5t1 savoir qu'une congrgation enseignante1 si elle n'tait pas autorise1 n'enseign]ait plus1 naturellem5t1 puisqu'elle aurait cess d'tre4 ,mais la gau*e avait exig davantage4 ,elle avait v\lu qu'il ft int]dit d'enseign] t\te p]sonne app>t5ant une congrgation mme diss\te1 c'e/--dire t\te p]sonne ayant app>t5u une congrgation1 c'e/--dire t\t congrgani/e1 mme qui ne le s]ait plus4 ,autrem5t dit1 cet article n\veau1 trs n\veau en effet1 proclamait la p]ptuit des vux1 alors que la loi ne reconnat pas de vux p]ptuels4 ,il disait3 ,la loi ne reconnat pas de vux p]ptuels1 mais moi1 non seulem5t je les reconnais1 mais je les impose4 ,v\s avez t congrgani/e2 v\s prt5dez ne plus l'tre1 v\s v\lez ne plus l'tre2 mais moi je veux que v\s le soyez4 ,du re/e1 j'ai diss\s votre congrgation2 mais qu& il s'agit de v\s1 je la ti5s p\r exi/ant encore1 af9 que v\s en soyez1 et je v\s df5ds d'tre pr(esseur p>ce que v\s en tes4 ,cela dev5ait absolum5t f\4 ,ce fut dnonc comme tel1 en mme temps que comme tyrannique1 et ce fut c+l trs vig\reusem5t p> plusieurs orateurs du c5tre1 notamm5t p> ,m4 ,ayn>d4 ,mais les orateurs de gau*e rpondir5t p> l'argum5t irrsi/ible des deux jeunesses1 des deux ,frances1 p> cette affirmation de ,danton et probablem5t de ,lycurgue1 que les enfants app>ti5n5t la ,rpublique avant d'app>t5ir leurs p>5ts1 et p> cette raison sans rplique que la tolrance n'e/ pas due aux intolrants4 ,d'o il suit que la tolrance ne doit exi/] nulle "p sur la t]re1 les intolrants tant intolrants et les tolrants devant tre intolrants p\r rprim] ceux qui le sont ou qui le s]ai5t s'ils p\vai5t l'tre4 ,on a vu du re/e plus haut que cette ide e/ de ,jean-,jacques ,r\sseau lui-mme4 ,l'article tait absurde en soi2 mais comme il tait despotique1 il passa trs facilem5t4 99 99 99 99 99 ,de quelle faon cette loi sur les associations fut applique1 c'e/ une *ose que le cab9et ,waldeck-,r\sseau aurait pu prvoir et que peut-tre il prvoyait2 c> lorsque l'arbitraire e/ dj dans la loi il se d*ane dans l'application de la loi beauc\p plus violemm5t encore4 ,les lections de #aijb ayant r5=c quelque peu la p>tie antireligieuse de la ,*ambre des dputs1 ,m4 ,waldeck-,r\sseau1 fatigu et peut-tre voyant qu'aprs l'avoir m5 dj plus lo9 qu'il ne lui plaisait d'all]1 on le mn]ait encore beauc\p plus outre1 se retira volontairem5t du m9i/re4 ,mais ce qui laisse s\ponn] qu'il n'tait po9t f* que les iniquits qu'il ne v\lait pas commettre1 fuss5t commises p\rvu qu'elles le fuss5t p> un autre--et on tr\v]a t\j\rs du je ne sais quoi dans la conduite de ,m4 ,waldeck-,r\sseau1 et l'on ne saura jamais s'il fut plus +nu ou plus p]fide1--c'e/ qu'il dsigna p\r lui succd] le plus born et le plus viol5t des hommes politiques1 ,m4 ,combes1 qui ,m4 ,l\bet1 qui ne p\vait pas le s\ffrir1 mais qui a pass sa vie faire ce qu'il dsappr\vait et blm] dans ses disc\rs la politique qu'il signait au bas de t\s ses dcrets1 s'empressa de confi] la prsid5ce du conseil et la direction du g\v]nem5t4 99 99 99 99 99 ,ce fut un g\v]nem5t de combat4 ,les tablissem5ts congrgani/es fur5t f]ms p> dcrets1 prcipitamm5t1 comme au has>d1 sans respect des dlais spcifis p> la loi1 contrairem5t des jugem5ts de la magi/rature1 qui1 dans les comm5cem5ts1 fit quelque rsi/ance au g\v]nem5t et dsira que la loi ft excute au mo9s comme elle tait rdige4--,des excutions fur5t faites contre des tablissem5ts religieux1 mme ne compr5ant qu'un seul membre d'une congrgation et encore d'une congrgation autorise4 ,les tribunaux fur5t mats p> l'intimidation et surt\t p> ce fait que t\t jugem5t man d'eux1 non con=me au bon plaisir du g\v]nem5t1 tait annul p> un arrt de conflit qui leur enlevait le droit de s'occup] de l'affaire dont s'agissait4 ,le g\v]nem5t1 sr de la ,*ambre et encore plus1 s'il tait possible1 du ,snat1 allait droit de l'avant1 ne g>dant aucune mesure dans les actes1 comme aucune =me1 mme hypocrite1 dans les p>oles4 ,il y eut une insurrection1 oratoire du mo9s1 des rpublica9s libraux et mme des rpublica9s les plus au!ntiquem5t radicaux4 ,non seulem5t ,m4 ,*>les ,b5oi/1 mais ,m4 ,gabriel ,monod1 ,m4 ,r5 ,goblet prote/r5t4 ,m4 ,gabriel ,monod crivit3 ,ceux qui1 comme moi1 sont p>tisans d'une lib]t absolue d'association et en mme temps de la sp>ation de l'glise et de l'tat1 p]suads qu'alors c'e/ l'glise mme qui impos]ait des limites au dveloppem5t indf9i des ordres religieux1 sont effrays et navrs de voir les anticlricaux d'auj\rd'hui manife/] l'g>d de l'glise ca?olique des s5tim5ts et des doctr9es id5tiques ceux que les ca?oliques ont manife/s nagure l'g>d des prote/ants et des hrtiques de t\t ordre4 ,on lit auj\rd'hui dans c]ta9s j\rnaux qu'il n'e/ pas possible de laiss] l'glise cont9u] lev] la jeunesse franaise dans l'erreur2 j'ai mme lu qu'il n'tait pas possible d'admettre la lib]t de l'erreur4 ,comme si la lib]t de l'erreur n'tait pas l'ess5ce mme de la lib]t6 ,et dire que ceux qui criv5t ces phrases prote/5t contre le ,syllabus1 t\t en le copiant6 ,sommes-n\s condamns tre t]nellem5t ballotts entre deux incohr5ces8 et le cri de ,vive la lib]t6 ne s]a-t-il jamais que le cri des oppositions p]scutes1 au lieu d'tre la devise des majorits triomphantes8 ,de son ct1 ,m4 ,goblet crivait3 444 ,je ne s\haite mme pas la suppression complte des congrgations enseignantes1 non seulem5t p>ce qu'il n'exi/e pas actuellem5t assez d'coles et de matres laques p\r recueillir t\s les enfants qui reoiv5t l'in/ruction congrgani/e2 mais p>ce que je suis un p>tisan dt]m9 de la lib]t d'enseignem5t et que1 t\t en dem&ant que l'tat ouvre aussi l>gem5t que possible ses tablissem5ts t\s les enfants1 je ne lui reconnais pas le droit d'emp*] les p>5ts de faire donn]1 s'ils le prfr5t1 l'in/ruction leurs enfants dans des tablissem5ts privs1 mme t5us p> des religieux444 ,comm5t donc e/-ce que j'ent5ds qu'on peut combattre le clricalisme8 ,d'abord en faisant ce qui a t\j\rs t un des articles ess5tiels du programme rpublica93 la sp>ation des glises et de l'tat2 en enlevant aux glises la =ce qu'elles tir5t de leur union avec l'tat et les ress\rces qu'elles puis5t dans le budget1 et en laissant aux associations le so9 de subv5ir aux beso9s des diffr5ts cultes444 ,en second lieu1 je v\drais qu'on laisst les congrgations libres de se =m] moy5nant une simple dcl>ation2 mais en rs]vant le droit d'inspection de l'tat et en limitant /rictem5t leur facult d'acqurir et de possd]444 ,et je p]si/e p5s] que le rgime de lib]t1 jo9t l'exacte application des lois scolaires1 s]virait inf9im5t mieux la cause de la ,rpublique et de la lacit que le sy/me de contra9te1 je ne veux pas dire de p]scution1 irritant autant qu'inefficace1 dans lequel je vois avec regret le p>ti rpublica9 s'engag]4 ,ces av]tissem5ts1 comme il arrive qu& on a affaire de c]ta9es g5s1 ne s]vir5t qu' p\ss] plus vivem5t le p>ti despoti/e dans le sy/me de contra9te et dans la manire =te4 ,les f]metures de c\v5ts se multiplir5t p5dant t\te l'anne #aijb2 et ,m4 ,combes1 dans ses disc\rs-manife/es1 talait avec orgueil les *iffres de #bb4jjj ou #bc4jjj c\v5ts mis s\s scells et annonait le j\r pro*a9 o il n'y aurait plus un mo9e en ,france1 ce qui f]ait de la ,france la premire nation du monde4 ,cep5dant re/ait la "q des dem&es d'autorisation4 ,d'aprs la loi de #aija1 il fallait une disposition lgislative p\r dcid] de l'autorisation accord] ou refus] une congrgation qui l'aurait dem&e4 ,m4 ,combes1 qui avait dj montr p> ses actes qu'il e/imait la loi de #aija beauc\p trop librale1 tr\va que discut] *aque dem&e d'autorisation1 alors qu'on v\lait n'autoris] p]sonne1 tait une gr&e p]te de temps4 ,il fit donc dcid] p> le ,p>lem5t qu'on n'exam9]ait po9t du t\t les dem&es d'autorisation1 je veux dire qu'on ne les exam9]ait po9t sp>m5t1 ce qui tait sans d\te la seule manire de les exam9]1 mais qu'on rp>tirait en trois gr\pes les congrgations dem&ant tre autorises3 congrgations enseignantes1 congrgations prdicantes1 congrgations comm]antes2 puis que1 sur *acun de ces gr\pes1 pris en bloc1 on pr5drait une dt]m9ation4 ,c'tait les trois *>rettes1 et la faon dont on les amnageait et attelait1 il n'tait pas difficile de voir o l'on v\lait qu'elles conduisiss5t4 ,cette application de la loi de #aija p>ut une violation de la loi de #aija l'auteur de la loi de #aija4 ,m4 ,waldeck-,r\sseau prote/a contre la manire de sa crature1 ,m4 ,combes4 ,il dit au ,snat3 ,l'application de la loi de #aija s\lve1 l'g>d de t\tes les congrgations en in/ance d'autorisation1 une mme "q4 ,il faut considr] les g>anties qu'elles prs5t5t1 leur utilit au po9t de vue matriel et moral4 ,c'e/ l un exam5 individuel dont aucune ne doit tre disp5se et dont aucune ne peut tre exclue4 ,la loi de #aija1 tant une loi de procdure en mme temps qu'une loi de pr9cipe1 ce s]ait la mconnatre que d'oppos] une dem&e d'autorisation une sorte de "q pralable4 ,ce s]ait la mconnatre aussi que d'admettre l'autorisation sans exam9]1 comme on n'a jamais manqu de le faire s\s le rgime antrieur #aija1 quel e/ le vritable c>actre de la congrgation et si elle e/ en mesure de ralis] son objet444 ,mais ,m4 ,waldeck-,r\sseau tait depuis longtemps dpass2 il n'avait plus qu'une faible autorit2 il avait ouv]t les outres2 et si ,m4 ,combes effrayait ,m4 ,waldeck--patrem suus cont]ruit infans--la majorit du p>ti rpublica9 ne suivait plus que ,m4 ,combes1 que mconnaissait l'il de son pre4 ,successivem5t le ,snat et la ,*ambre adoptr5t la manire =te de ,m4 ,combes4 ,a la ,*ambre ce fut surt\t ,m4 ,f]d9& ,buisson qui exposa en t\te sa prcision la ?orie despoti/e4 ,p\r lui1 au fond1 la loi de #aija n'exi/ait pas4 ,ce qui tait t\j\rs en vigueur c'tait la lgislation de #agib1 qui avait supprim t\tes les congrgations1 quelles qu'elles fuss5t4 ,la loi de #aija avait suppos1 sans d\te1 que des congrgations p\vai5t tre autorises2 mais elle n'obligeait nullem5t en autoris] une seule4 ,et1 de fait1 il n'en fallait pas autoris] une seule1 p>ce que t\tes tai5t en dehors de la vie familiale et de la vie sociale4 ,et c'tait un argum5t faire frmir les clibataires1 lesquels1 vivant en dehors de la vie familiale1 p\vai5t s'att5dre tre *asss du t]ritoire franais p\r cause de conduite antisociale4 ,p\r ce qui e/ de la lib]t du pre de famille1 ,m4 ,buisson rpondait1 en bon platonici51 que l'enfant n'app>ti5t pas aux p>5ts2 mais l'tat1 que l'tat e/ son tuteur et doit le df5dre comme il doit df5dre t\s les faibles4 ,m4 ,buisson tait a9si1 en bon clectique1 familial dans la premire p>tie de son argum5tation et antifamilial dans la seconde4 ,dans la premire p>tie il disait aux religieux3 ,v\s ne p\vez pas enseign]1 p>ce que v\s n'tes pas pres4 ,dans la seconde il disait aux pres de famille3 ,v\s ne p\vez pas *oisir l'enseignem5t donn] vos enfants1 p>ce que v\s tes pres4 ,dans la premire p>tie de l'argum5tation1 n'tre pas pre tait un droit2 dans la seconde1 tre pre n'en donnait aucun4 ,logique au fond1 malgr les contradictions =melles1 tait cette ?orie2 puisque1 selon les dmocrates1 p]sonne n'a aucun droit1 p]sonne1 except le g\v]nem5t4 ,m4 ,combes reproduisit cette argum5tation avec mo9s d'clat1 mais non mo9s de =ce4 ,il assura1 *ose peut-tre tonnante au premi] abord1 qu'int]dire l'enseignem5t un congrgani/e ou l'int]dire un homme n'ayant pas de grades univ]sitaires1 c'tait absolum5t la mme *ose3 ,du mom5t qu'on admet la lgitimit des g>anties1 ne ft-ce que celle des grades1 et des prcautions1 ne ft-ce que celle de la surveillance de l'tat1 il n'y a pas de raison p\r que l'tat1 c]ta9es poques1 ne puisse int]dire l'enseignem5t c]ta9es catgories de p]sonnes444 ,les motifs dont l'tat peut tay] cette int]diction sont de mme nature que ceux en v]tu desquels il int]dit l'enseignem5t ceux qui ne rempliss5t pas les conditions v\lues de grades1 de /age1 de moralit444 ,il et t plus simple de dire3 ,n\s n'admettons enseign] que ceux qui ont des grades1 une moralit reconnue et qui n\s plais5t4 ,et ,m4 ,combes ne disait pas autre *ose2 seulem5t il s'ef=ait d'tablir une id5tit s+ulire entre le fait d'tre ba*eli] et le fait de plaire au g\v]nem5t1 *oses qui sembl5t bi5 n'tre pas t\t fait de mme nature4 ,ces puissantes argum5tations conva9quir5t p>faitem5t la majorit1 qui refusa en bloc t\tes les autorisations dem&es4 ,les trois *>rettes tai5t arrives de/9ation4 99 99 99 99 99 ,p>alllem5t le g\v]nem5t atteignait encore la lib]t d'enseignem5t en faisant supprim] p> le ,snat la loi ,fall\x1 la loi de #ahej4 ,a la vrit1 de cette loi il ne re/ait que peu de *ose1 aprs un c]ta9 nombre de modifications de dtail antrieures mme l'anne #aijj1 et aprs la loi de #aija1 et p>ticulirem5t aprs l'article de cette loi qui int]disait l'enseignem5t t\t membre d'une congrgation mme diss\te4 ,mais il importait1 sans d\te p\r le pr9cipe1 que la lib]t d'enseignem5t ft attaque directem5t et de face2 et que la *>te de la lib]t d'enseignem5t en ,france ft d*ire avec une c]ta9e sol5nit2 et que les rpublica9s de #aijc dcl>ass5t trs nettem5t qu'ils n'avai5t ri5 de commun avec ceux de #ahej4 ,une proposition dpose p> ,m4 ,braud tranait au ,snat depuis #aija1 sur le sujet de l'abrogation de l'article de la loi ,fall\x1 subsi/ant encore1 qui reconnaissait la lib]t de l'enseignem5t secondaire4 ,ce projet ,braud exigeait le vote d'une loi spciale p\r autoris] l'av5ir l'ouv]ture de quelque tablissem5t d'enseignem5t priv que ce ft4 ,le g\v]nem5t ne fit pas si5 ce projet4 ,il en apporta un autre1 mo9s lib]ticide1 quoique trs re/rictif encore de la lib]t d'enseignem5t4 ,ce projet ma9t5ait comme de droit gnral la lib]t de fond] un tablissem5t d'enseignem5t priv4 ,mais il exigeait un c]tificat d'aptitude qui laissait qui devait le donn] une s+ulire et inquitante latitude d'arbitraire et la quasi lib]t de le refus] p> bon plaisir4 ,il organisait du re/e l'inspection des tablissem5ts d'enseignem5t priv1 et la rglem5tation des petits sm9aires1 et la surveillance de l'enseignem5t secondaire1 etc4 ,c'tait ce projet1 extrmem5t dfiant l'g>d de l'enseignem5t libre1 qui rvoltait la gau*e1 p>ce qu'au mo9s en pr9cipe il ma9t5ait ou p>aissait ma9t5ir la lib]t d'enseignem5t4 ,la commission snatoriale fut p\r le projet ,braud1 et la droite1 faute de mieux1 p\r le projet du g\v]nem5t1 dit projet ,*aumi4 ,m4 ,*>les ,dupuy fit un disc\rs gnral1 trs *aleureux1 en faveur de la lib]t d'enseignem5t4 ,il n'y avait pas selon lui pril du ct de l'enseignem5t congrgani/e1 puisque la loi de #aija1 avec application de #aijc1 v5ait de supprim] les congrgations4 ,donc ce que v\lait la commission1 c'tait le rgime antrieur #ahej1 c'e/--dire le monopole de l'tat4 ,p\rquoi8 ,p\r tablir la fameuse unit morale du pays4 ,mais cette unit morale e/ une *imre qui inspirait autrefois la rvocation de l'dit de ,nantes1 qui a inspir quelques autres sottises nationales et dont on devrait bi5 ab&onn] la p\rsuite4 ,m4 ,braud rpondit que ,rome tait l'unique objet de son ress5tim5t et qu'il s'agissait d'arra*] la jeunesse franaise l'tre9te jsuitique4 ,m4 ,eugne ,l9tilhac1 avec citation d',ari/ote1 reproduisit l'argum5tation de ,m4 ,f]d9& ,buisson1 affirma que l'tat avait t\s les droits1 que le libralisme tait une utopie dang]euse et que le pre de famille n'avait pas le droit mon/rueux de mettre son fils en trav]s de la r\te que suit l'humanit4 ,m4 ,?z>d1 rapporteur de la commission1 mit une fois de plus en avant l'unit morale1 en affirmant qu'avant #ahej l'unit morale exi/ait en ,france2 mais que depuis #ahej elle n'exi/ait plus1 ce qui tait d'un gnralisateur h>di et d'un arti/e am\reux de la symtrie1 mais d'un hi/ori5 peut-tre insuffisamm5t in=m4 ,m4 ,clm5ceau osa se moqu] de ,m4 ,l9tilhac1 dire que la citation d',ari/ote1 rapporte du re/e s\s =me de rbus1 lui avait p>u tre de ,loyola4 ,il osa peut-tre plus1 c'e/ savoir qu'il se p]mit de dire que les anticlricaux ne faisai5t que transfr] la puissance spirituelle du pape l'tat4 ,et a9si1 p\r vit] la ,congrgation1 n\s faisons de la ,france une imm5se congrgation444 ,nos pres ont cru qu'ils faisai5t la ,rvolution p\r s'affran*ir2 nullem5t3 c'tait p\r *ang] de matres444 ,auj\rd'hui1 qu& n\s avons dtrn les rois et les papes1 on veut que n\s fassions l'tat roi et pape4 ,je ne suis ni de cette politique ni de cette philosophie4--,en consqu5ce1 et cette logique p>ticulire n'tonn]a aucun de ceux qui sont famili]s avec la m5talit anticlricale1 ,m4 ,clm5ceau concluait int]dire l'enseignem5t t\t congrgani/e1 t\t congrgani/e tant un morceau de la socit roma9e et non de la socit franaise4 ,m4 ,waldeck-,r\sseau v9t une fois de plus1 peut-tre avec je ne sais quoi qui ressemblait un peu du ridicule1 gmir sur l'closion de l'oiseau qu'il avait c\v4 ,l'int5tion 7que v5ait de manife/] le prsid5t du conseil7 d'int]dire l'enseignem5t t\t congrgani/e tait contraire au texte et l'esprit de la loi de #aija4 ,celle-ci n'avait pas indiqu ni ent5du que c]ta9es congrgations fuss5t autorises sauf dduction du droit d'enseign]4 ,on s'appuyait sur la loi de #aija p\r en tir] des consqu5ces qui allai5t contre elle4 ,cruellem5t1 ,m4 ,clm5ceau rpliqua que ,m4 ,waldeck-,r\sseau avait tort de s'en pr5dre aux autres qu& il n'avait s'en pr5dre qu' lui-mme3 qu'il avait ouv]t la voie de telle sorte qu'il tait difficile qu'on n'allt po9t jusqu'au b\t du *em91 et au del des prvisions que ,m4 ,waldeck-,r\sseau avait eu le tort de ne po9t avoir2 que1 si ,m4 ,combes avait mal appliqu la loi de ,m4 ,waldeck1 la faute en tait ,m4 ,waldeck qui avait confi ,m4 ,combes le so9 d'appliqu] la loi de ,m4 ,waldeck1 alors que ri5 ni p]sonne n'avait emp* ,m4 ,waldeck de l'appliqu] lui-mme4--,a quoi ,m4 ,waldeck tr\va c]ta9em5t quelque *ose rpondre1 mais ne rpondit ri54 ,f9alem5t le projet ,*aumi1 trs trans=m et trs aggrav1 cont5ant notamm5t un p>agraphe exigeant que t\t ,franais v\lant ouvrir un tablissem5t libre d'in/ruction doit produire la dcl>ation qu'il n'app>ti5t pas une congrgation1 fut vot p> le ,snat4 ,la "q de savoir si le droit d'enseign] s]ait accord ou refus aux membres du cl]g sculi] tait rs]ve4 ,du re/e1 ce qui re/ait de lib]t dans la loi vote p> le ,snat en premire lecture en #aijc n'tait g>anti p> ri51 puisqu'il avait t /ipul p> cette loi mme que le g\v]nem5t peut f]m] t\te cole libre1 mme contre l'avis du conseil suprieur1 si l'enseignem5t de cette cole lui p>at contraire la morale1 la con/itution et aux lois4 ,or aucun homme s5s ne veut qu'une cole puisse donn] un enseignem5t contraire la con/itution1 la morale et aux lois2 mais t\t homme s5s veut que ce soit un tribunal ou un arbitre quelconque1 indp5dant du g\v]nem5t1 et non le g\v]nem5t lui-mme1 qui soit juge en cette "q4 ,la loi rev9t en seconde lecture au ,snat en #aijd4 ,le dbat fut c\rt4 ,il porta sur l'int]diction d'enseign] faite t\t congrgani/e1 et cette int]diction fut ma9t5ue4 ,m4 ,*aumi1 s'appropriant les ides philosophiques de ,m4 ,buisson1 assura que les congrgani/es n'tai5t po9t mis hors la loi cause de leurs s5tim5ts religieux1 ce qui s]ait contraire la lib]t de consci5ce1 laquelle e/ sacre2 ni cause de leur incapacit1 c> il y en a de bi5 intellig5ts2 mais p>ce qu'ils sont dociles et qu'ils obiss5t leurs *efs et qu'ils ne sont pas des tres d'volution4 ,qu'ils cess5t d'tre congrgani/es et alors ils s]ont des tres d'volution et p\rront enseign]4--,la capacit d'enseign] se mesurant l'indocilit1 on peut espr] que le g\v]nem5t rpublica9 donn]a un avancem5t rapide t\t pr(esseur de l',univ]sit enseignant des *oses dsagrables au g\v]nem5t4 ,le dbat porta encore sur l'article qui p]mettait au g\v]nem5t de f]m] les tablissem5ts d'enseignem5t libre1 mme contre l'avis du conseil suprieur1 en cas d'enseignem5t contraire la morale1 la con/itution et aux lois4 ,cet article donnait ple9e facult d'arbitraire et de bon plaisir au g\v]nem5t4 ,mais ,m4 ,?z>d ayant dcl>1 comme s'il l'avait su1 que le g\v]nem5t ne f]m]ait qu'exceptionnellem5t un tablissem5t contrairem5t l'avis du conseil suprieur1 le ,snat fut ple9em5t rassur et l'article fut ma9t5u4 ,bref1 la loi fut vote en seconde lecture telle qu'elle l'avait t en premire4 99 99 99 99 99 ,en #aijd1 n\veau progrs4 ,m4 ,combes1 au c\rs de la discussion devant le ,snat de la loi abrogatrice de la loi ,fall\x1 s'tait engag dpos] un projet global et df9itif supprimant dcidm5t t\t enseignem5t congrgani/e de quelque ordre et de quelque nature qu'il ft1 et si autorise qu'et t et que ft encore la congrgation laquelle il app>t5ait4 ,c'tait le d]ni] t\r de vis4 ,cette loi fut immdiatem5t dpose la ,*ambre des dputs1 et l'ouv]ture de la discussion eut lieu f9 fvri] et la discussion se prolongea jusqu'au #bh m>s4 ,elle ne p\vait que rdit] t\tes les argum5tations qui s'tai5t produites depuis quatre ans4 ,m4 ,buisson ne manqua pas de dire qu'il tait p]mis d'tre mo9e isol1 mais non d'tre mo9e associ1 p>ce que1 qu& une association e/ religieuse1 elle p]d t\t droit la lib]t d'association4 ,m4 ,combes ne manqua po9t d'affirm] que les mo9es ne sont pas des citoy5s et ne peuv5t rev5diqu] les droits de l'homme1 ni celui d'enseign] ni celui de s'associ]4 ,m4 ,ribot1 mieux plac que ne l'avait t ,m4 ,waldeck-,r\sseau lui-mme1 p\r montr] combi5 les lois de #aijc et #aijd tai5t contraires la loi de #aija1 mesura les pas de gant que l'anticlricalisme avait faits depuis trois ou quatre ans et montra que ce qu'il avait recon/itu de t\tes pices1 c'tait le pur et simple arbitraire1 et que ri5 de p>eil n'avait t rv ni p> ,m4 ,waldeck-,r\sseau ni p> ceux qui l'avai5t suivi4 l>gissant la "q1 il s'en prit la =mule scul>isation complte de l'tat et dem&a si les tats-,unis tai5t un tat scul>is1 eux qui accord5t la lib]t la plus complte t\s les citoy5s sans leur dem&] quelle robe ils port5t ni quels vux ils ont faits4 ,il fit rem>qu] spirituellem5t qu'il y a en ,france1 s9on une gr&e sci5ce ?ologique1 du mo9s un s5tim5t ?ologique p\ss une s+ulire vhm5ce1 savoir la ha9e ?ologique1 invidia !ologica1 et que beauc\p de libres p5seurs n'ont pas d'autre conception de la libre p5se que de pr5dre l'env]s du clricalisme qu'ils combatt5t avec tant d'n]gie1 si bi5 que1 g>dant t\tes les habitudes d'esprit qu'ils repro*5t leurs adv]saires1 ils ne sont que des clricaux reb\rs4 ,il t]m9a a9si1 en donnant comme le programme1 non seulem5t du libralisme franais1 mais de la politique religieuse de t\t tat mod]ne et civilis3 ,je m'inquite et je m'attri/e de voir que dans notre pays il y ait cette t5dance rev5ir t\j\rs v]s le pass1 ne p\voir sortir des ornires o n\s n\s sommes trans1 ne p\voir r5\vel] nos ides et nos conceptions de la lib]t mod]ne4 ,n\s ret>dons s+ulirem5t sur beauc\p d'autres peuples1 et je ne sais pas s'il y a deux p>lem5ts en ,europe o des discussions comme celles auxquelles n\s avons assi/ puiss5t s'ouvrir4 ,ce qui m'inquite et m'attri/e aussi1 c'e/ qu' mesure que ces vieilles ides rep>aiss5t et que se r5\vell5t ces vieilles pratiques si s\v5t condamnes p> nos *efs1 *aque j\r dcl95t ces gr&es ides librales qui sont l'ess5ce mme de cette ,rpublique franaise qui n'e/ ri5 si elle n'e/ pas la lib]t organise4 ,on comm5ce aim] dans ce pays l'usage de la =ce1 mme et surt\t qu& elle e/ accompagne d'un peu de brutalit3 on aime les c\ps de majorit4 ,p]mettez-moi de v\s dire que cela1 c'e/ l'affaiblissem5t1 l'oubli du vritable esprit rpublica9 et que1 s\s prtexte de df5dre la ,rpublique1 on ab\tit abolir ce qui e/ notre honneur et ce qui e/ notre =ce3 l'esprit de l>ge tolrance1 l'esprit d'quit1 le respect de t\s les droits444 ,quant n\s1 libraux1 n\s n'avons pas dire ce que n\s sommes et ce que n\s v\lons4 ,n\s avons t\j\rs1 et ds la premire heure1 df5du nos ides cette tribune4 ,n\s y re/ons fidles4 ,n\s savons1 p>ce que n\s avons tudi l'hi/oire1 p>ce que n\s avons jet les yeux en dehors de *ez n\s1 v]s les pays qui m>*5t1 qui progress5t1--t&is que n\s n\s att>dons dans les luttes1 dans les qu]elles /riles1--n\s savons o va le progrs huma9 et n\s avons la conviction que n\s sommes dans la bonne voie4 ,le prs5t peut n\s rs]v] encore quelques tri/esses et quelques dceptions2 mais l'av5ir n\s donn]a raison4 ,la loi fut vote4 ,elle dcidait1 en somme1 que t\te congrgation enseignante1 qu'elle et t autorise ou qu'elle n'et pas t autorise1 devait avoir disp>u dans le dlai de dix annes4 ,ce qui rsume peut-tre le mieux l'uvre de cette d]nire loi et de t\tes les lois prcd5tes1 c'e/ cette dcl>ation que ,m4 ,h5ri ,m>et lut avant le vote df9itif de la loi3 ,je ne vot]ai pas cette loi p\r plusieurs raisons4 ,la premire1 c'e/ que la loi e/ une loi contre la lib]t4 ,c'e/ une loi de combat1 et t\tes les lois de ce g5re f9iss5t t\j\rs p> se ret\rn] contre leurs auteurs4 ,ensuite v\s faites une loi un peu jsuitique4 ,v\s faites une loi contre les p]sonnes1 puisque v\s laissez subsi/] l'enseignem5t2 v\s ne l'int]disez qu' une c]ta9e catgorie de p]sonnes4 ,en troisime lieu1 v\s faites une loi inutile2 c> l'enseignem5t congrgani/e subsi/]a sans les congrgations4 ,enf9 la loi que v\s avez vote porte une telle atte9te la lib]t d'enseignem5t que cette lib]t ne s]a plus qu'un leurre1 surt\t p\r les pauvres4 99 99 99 99 99 ,mais dj 7comm5cem5t de #aijd71 une autre campagne anticlricale d'un t\t autre g5re avait comm5c4 ,p5dant quelques annes1 le p>ti anticlrical s'tait t5u trs f]me sur le t]ra9 du ,concordat1 en tirant mme des argum5ts du ,concordat contre l'glise latrale1 l'glise rgulire1 l'glise congrgani/e1 a9si que n\s avons vu4 ,a p>tir de #aijd1 il aiguilla v]s la suppression du ,concordat1 v]s la sp>ation de l'glise et de l'tat4 ,il n'y eut du re/e que contradiction app>5te entre ces deux dm>*es1 puisqu'au fond le desse9 du p>ti anticlrical tait de combattre et de dtruire en ,france la religion *rti5ne elle-mme1 et puisque1 l'glise latrale dtruite ou musele1 ce qui re/ait1 c'tait de f\droy] et pulvris] l'glise sculire elle-mme4 ,c'e/ ici que les rpublica9s despoti/es se sp>ai5t de ,napolon ,i]1 celui-ci ayant t5u au ma9ti5 d'une glise ass]vie son g\v]nem5t et les rpublica9s despoti/es v\lant la suppression de l'glise quelle qu'elle ft et1 du re/e1 de la religion *rti5ne elle-mme4 ,c'e/ ce desse9 que n'avait po9t ca* ,m4 ,jaurs dans un disc\rs qui premire vue avait pu p>atre trange1 mais qui1 int5tionnellem5t ou non1 livrait le secret1 lequel1 du re/e1 n'tait un my/re p\r p]sonne4 ,dans la discussion sur la loi int]disant l'enseignem5t t\t congrgani/e1 ,m4 ,jaurs1 p\r conclure simplem5t contre la capacit ducatrice du mo9e1 avait fait son procs au *ri/ianisme t\t enti] depuis ses orig9es jusqu' nos j\rs3 ,au mom5t o le *ri/ianisme e/ app>u la surface du monde1 au mom5t o l'ide div9e a t5u1 selon la religion ca?olique1 se manife/] dans une p]sonne huma9e1 ce mom5t la face du monde a *ang4 ,un d\ble et contradictoire effet allait natre de cet vnem5t hi/orique2 il allait en rsult]1 la f91 une conc5tration1 un assa9issem5t de la p5se huma9e et l'exaltation mme de cette p5se2 et ce contra/e montre combi5 c\rt et misrable doit re/]1 dans le prolongem5t des vnem5ts1 un ef=t1 si puissant soit-il1 de la logique ab/raite4 ,un ,dieu tait v5u sauv] les hommes2 l'inf9i div9 s'tait ml un in/ant aux cont+5ces huma9es2 la loi qu'il avait dicte quelques disciples allait tre et devait re/] l'intangible enseignem5t qu'aucune autre doctr9e ne p\rrait v5ir remplac]1 qu'aucune autre leon ne devait mme attnu] ou expliqu]4 ,le ,syllabus e/ en g]me dans l'vangile3 il fallait que l'homme aveugle recueillt la cl>t rvle un j\r p> le ,dieu qui tait v5u la lui apport] et ne la p]dt jamais de vue1 dt-on la lui impos] de =ce1 dt-on proscrire t\t autre enseignem5t4 ,il fallait rp&re cette vrit de c]veau c]veau2 et p\r cela se rclam] de la lib]t1 puisque seule elle p]mettait de la propag]4 ,mais il fallait aussi refus] cette lib]t aux autres1 puisque le c]veau qui en tait un j\r t\t clair de cette vrit ne devait plus jamais re*]*] d'autre lumire4 ,voil comm5t le *ri/ianisme devait ass]vir la p5se huma9e2 et en mme temps il allait l'exalt] en lui donnant de son orig9e1 puisqu'un ,dieu tait v5u p\r le sauv]1 en lui donnant de son b dans une autre exi/5ce1 la plus haute ide4 ,l'homme avait le droit de s'exalt]1 et c'e/ cette d\ble loi1 cond5se dans le *ri/ianisme naissant1 qui allait se dvelopp] au c\rs de l'hi/oire4 ,c'e/ elle qui explique l'lan passionn du fidle ag5\ill dans la f]veur my/ique--et les abom9ables crimes de l',inquisition4 ,c'e/ elle qui fait compr5dre t\te une longue priode de notre hi/oire qui re/]ait incomprh5sible4 ,c'e/ elle qui n\s montre1 dans les nuits loignes et tr\bles du moy5 ge1 la d\ce lueur de l'toile du mat9 v]s laquelle on prie et les flammes s9i/res des b*]s aut\r desquels on tue4 ,mais p> l'accomplissem5t de cette d\ble loi le *ri/ianisme a puis sa =ce4 ,il a ru9 le droit de la p]sonne huma9e1 et c'e/ la p]sonne huma9e qui1 affran*ie auj\rd'hui1 veut d'autres enseignem5ts4 ,c'e/ a9si que la communaut laque a t conduite int]v5ir p\r inculqu] la jeunesse les pr9cipes de la raison4 ,ces pr9cipes1 n\s avons le devoir d'en faire une ralit1 et c'e/ dans cet esprit que n\s vot]ons la loi4 ,ce disc\rs tait d'une cl>t d\teuse et il semblait dpass] s+ulirem5t son objet1 si attaqu] t\t le *ri/ianisme1 attaqu] l'vangile--et y tr\v] le ,syllabus--p\r ab\tir c>t] de l'enseignem5t les frres des coles *rti5nes1 e/ d'une dialectique disproportionne son objet4 ,mais1 au fond1 le disc\rs tait p]t95t1 et s'il tait nbuleux dans l'exposition1 il tait clair en son desse94 ,il tait mme trs loyal4 ,il v\lait dire3 ,po9t de surprise6 ,soyez prv5us4 ,ceci n'e/ qu'un pisode4 ,n\s frappons auj\rd'hui les congrgani/es p>ce qu' *aque j\r suffit sa proscription2 mais c'e/ au *ri/ianisme t\t enti] que n\s en v\lons et mme t\te religion1 puisque1 ce que n\s v\lons qui disp>aisse1 c'e/ l'exaltation religieuse1 c'e/ le s5tim5t religieux4 ,ce j\r-l1 et il fut trs bi5 compris1 ,m4 ,jaurs dirigeait le p>ti anticlrical v]s la sp>ation de l'glise et de l'tat1 considre elle-mme comme un pisode de la gu]re sans m]ci la religion *rti5ne4 ,a la vrit1 la sp>ation de l'glise et de l'tat tait un trs anci5 article du programme rpublica94 ,la ,conv5tion1 comme on a vu plus haut1 l'avait tablie1 p> lassitude1 il e/ vrai1 de la ,con/itution civile du cl]g2 elle avait t rclame en #ahcj et en #ahdh p> une fraction du p>ti rpublica92 et1 s\s l',empire1 surt\t p> esprit d'opposition l'occupation de ,rome p> les tr\pes franaises1 elle tait son rang dans les manife/es du p>ti dmocratique4 ,s\s la troisime ,rpublique1 un gr& nombre de rpublica9s et quelques hommes aussi qui ne l'tai5t po9t1 t5ai5t la sp>ation p\r s\haitable4 ,peu de propositions p>lem5taires1 cep5dant1 ma connaissance1 fur5t faites en ce s5s4 ,la premire que je connaisse et1 en t\t cas1 la premire qui ait eu quelque ret5tissem5t ou plutt qui l'on ait fait att5tion1 e/ celle de ,m4 ,holtz1 dput de la ,se9e1 en janvi] #aija4 ,il dposa un projet de rsolution portant qu'aussitt aprs la promulgation de la loi sur les associations 7loi ,waldeck71 la ,*ambre p\rsuivrait la sp>ation des glises et de l'tat4 ,mais le temps n'tait pas v5u4 ,le p>ti anticlrical tait alors concordataire ou affectait de l'tre1 ayant appris quelque peu l'art de sri] les que/ions4 ,le p>ti radical re/a ins5sible4 ,m4 ,brisson1 ,m4 ,tr\illot s'ab/9r5t4 ,m4 ,lon ,b\rgeois vota mme contre la proposition1 qui n'obt9t que #adf voix contre #cbh4 ,il e/ vrai qu'immdiatem5t aprs1 ,m4 ,gau?i] 7de ,clagny71 v\lant faire comme confirm] et r5=c] ce vote et ayant propos une rsolution p> laquelle l',assemble s'engageait ma9t5ir le ,concordat1 sa proposition fut rep\sse p> #bfa voix contre #bdf4 ,il n'y avait pas l prcism5t incohr5ce et il ne faudrait pas dire que la ,*ambre manife/a le mme j\r son dsir de ma9t5ir le ,concordat et de le supprim]4 ,la vrit e/ que l',assemble rep\ssait une manife/ation de gau*e et une manife/ation de droite1 ce qui tait une manire de re/] et d'indiqu] qu'elle v\lait re/] dans le /atu quo2 et cette attitude tait encore concordataire1 sans l'tre passionnm5t2 et tel tait bi5 l'tat d'me de l',assemble de #ahih-aijb4 ,celle de #aijb eut un esprit un peu diffr5t4 ,non pas que les lections euss5t m>qu aucunem5t un esprit anticoncordataire4 ,a pe9e une c5ta9e de c&idats--et qui ne fur5t pas t\s lus--avai5t mis la sp>ation de l'glise et de l'tat dans leurs pr(essions de foi4 ,mais l'assemble populaire de #aijb tait un peu plus radicale que celle de #ahih et1 de plus1 ,m4 ,waldeck-,r\sseau1 trs concordataire et mme trs cons]vateur1 avait *oisi ,m4 ,combes p\r la dirig]4 ,a la vrit1 ,m4 ,combes n'tait pas anticoncordataire1 lui non plus1 en #aijb1 et il n'avait pas s\ffl mot dans son disc\rs-programme de la sp>ation de l'glise et de l'tat2 mais il e/ de ces hommes qui vont devant eux beauc\p plus lo9 qu'ils ne veul5t all]1 p> emportem5t et colre1 comme ,m4 ,waldeck tait de ceux qui vont beauc\p plus lo9 qu'ils ne veul5t all]1 p>ce qu'ils ne sav5t pas o ils veul5t all]1 sa*ant seulem5t o ils veul5t p>v5ir4 ,tant y a qu'une c]ta9e agitation s'tant produite dans quelques glises de ,p>is propos d'anci5s congrgani/es qui y pr*ai5t1 les anticlricaux ayant d'abord frapp les fidles1 puis ayant t vig\reusem5t corrigs leur t\r1 et le g\v]nem5t ayant supprim le traitem5t des curs de ces glises1 il y eut la ,*ambre int]pellation et proposition1 faite p> ,m4 ,mass et ,m4 ,hubb>d1 de sp>ation de l'glise et de l'tat 7mai #aijc74 ,les int]pellateurs eux-mmes1 ,,mm4 ,gayraud1 rpublica9 ca?olique1 ,m4 ,x4 ,reille1 ,m4 de ,gr&maison1 ,m4 ,gr\sseau 7de mme nuance7 reconnaissai5t que la conduite du g\v]nem5t depuis un an m5ait droit la sp>ation et que1 sans en tre p>tisans1 ils s'y rsignai5t sans cra9te4 ,m4 ,combes p>la4 ,p\r la premire fois1 il laissa entrevoir la sp>ation comme p\vant entr] dans les prvisions des hommes politiques4 ,il se plaignit de la rbellion de l'glise2 il exprima cette ide que le ,concordat n'avait pas donn l'tat des armes suffisantes contre l'glise et il envisagea la sp>ation comme possible en s'exprimant a9si3 ,devant le spectacle de cette rbellion1 l'op9ion publique s'int]roge avec inquitude et1 p\r peu que ce spectacle se prolonge1 elle s]a fatalem5t am5e rejet] sur le ,concordat la responsabilit d'un tat de *oses o les c>ts de conduite sont enc\rags p> l'insuffisance mme des moy5s de rpression4 ,l'op9ion s]a a9si am5e considr] que le ,concordat de #ahja a fait son temps1 et envisag] une de ces deux solutions3 ou bi5 la sp>ation de l'glise et de l'tat444 ,on l'int]rompit1 on lui cria3 des glises6 ,il en pr(ita p\r bi5 montr] que ce qu'il dsir]ait1 le cas *ant1 c'tait bi5 la sp>ation d'avec l'tat de l'glise ca?olique seule1 de telle sorte que l'glise prote/ante et l'glise juive dev9ss5t religions d'tat et l'glise ca?olique religion prive2 c> il reprit a9si3 444 de l'glise ca?olique et de l'tat2 ou bi51 si elle p5se que cette sp>ation n'a pas t suffisamm5t prp>e1 une rvision srieuse et efficace des rglem5ts sur la police des cultes4 ,la ,*ambre n'accepta po9t la proposition t5dant la sp>ation et vota un ordre du j\r conciliateur de ,m4 ti5ne2 mais la "q tait pose et le g\v]nem5t1 p\r la premire fois1 avait eu un s\rire favorable p\r la sp>ation4 ,s'il n'avait pas t plus lo91 c'e/ que le p>ti rpublica91 comme t\s les autres1 du re/e1 tait divis sur cette "q et d'ailleurs1 comme t\s les autres1 l'e/ encore4 ,il y a des rpublica9s antisp>ati/es2 il y a des libraux antisp>ati/es et il y a des ractionnaires sp>ati/es4 ,les rpublica9s sp>ati/es sont des autoritaires qui ne pr5n5t la sp>ation que p\r une mesure de spoliation l'g>d de l'glise 7suppression du budget des cultes7 et p\r une mesure qui p]mettra de trait] l'glise sculire comme on a trait l'glise rgulire1 en s'appuyant sur les mmes argum5ts4 ,p\r eux1 la sp>ation e/ une prface de l'ext]m9ation4 ,les rpublica9s antisp>ati/es 7,m4 ,?z>d p> exemple1 dans un rem>quable disc\rs prononc devant ses commettants en aot #aijc et qu'il a repris en le dveloppant devant le ,snat en novembre #aije7 sont des autoritaires aussi1 fidles la conception napoloni5ne et qui se dis5t que la sp>ation1 c'e/1 quoi qu'on fasse1 la lib]t et qu'avec la lib]t on ne sait jamais ce qui peut arriv]2 que la sp>ation1 quelque complte qu'elle puisse tre p> t\tes les mesures possibles d'ext]m9ation1 comm5ce t\j\rs p> mettre l'glise hors des ma9s de l'tat et que cela seul e/ dj dang]eux2 que mieux vaut g>d] un esclave en*an que l'affran*ir en se promettant de l'assomm] ensuite4 ,ces considrations n'ont jamais t sans faire hsit] un peu les plus sp>ati/es des rpublica9s4 ,les libraux antisp>ati/es 7,m4 ,ribot7 sont des hommes qui1 d'une "p1 n'aim5t jamais les rsolutions extrmes et qui1 d'autre "p1 sav5t trs bi5 qu'une sp>ation ne p\rrait tre librale que faite p> eux1 et que faite p> des radicaux1 elle n'e/ qu'une mesure de gu]re aj\te d'autres et devant tre suivie p> d'autres indf9im5t2 et que1 p> consqu5t1 il n'y a que des raisons ?oriques et il n'y a aucune raison pratique affran*ir l'esclave p\r qu'il soit assomm le l5dema94 ,les libraux sp>ati/es1 dont je suis1 n'ont pas la navet de croire qu'une sp>ation faite p> des rpublica9s despoti/es puisse tre arrire-p5se librale et sont p>faitem5t conva9cus qu'elle e/ t\j\rs arrire-p5se d'crasem5t4 ,seulem5t ils croi5t que1 mme organise contre la religion et de/9e tre complte dans le mme s5s1 la sp>ation vaut mieux que la dome/ication1 p>ce qu'elle e/ la lib]t1 la lib]t trs m5ace1 mais encore la lib]t4 ,ils dis5t3 ,malo p]iculosam lib]tatem4 ,ils croi5t que dans cette lib]t mme prilleuse1 que dans cette lib]t de combat1 l'glise puis]a des =ces n\velles et qui sont celles mmes qui font qu'une glise e/ vivante4 ,en un mot1 ils croi5t qu'une glise e/ une =ce autonome1 indp5dante de l'tat1 ou qu'elle n'e/ ri54 ,ils croi5t encore que l'glise indp5dante de l'tat1 mme t\rm5te1 mme p]scute1 suscit]a l'tat1 sans mme le v\loir1 mais p>ce que l'tat en ,france s]a t\j\rs autoritaire1 de tels emb>ras1 lui donn]a de telles impati5ces1 que lui-mme en revi5dra1 comme en #ahja1 dsir] passionnm5t un ,concordat1 ce qu'ils ne s\hait5t pas1 mais ce qu'ils prvoi5t4 ,en somme1 ils raisonn5t exactem5t1 p\r conclure la sp>ation1 comme les rpublica9s antisp>ati/es p\r la rep\ss]4 ,et enf9 les ractionnaires sp>ati/es raisonn5t comme les libraux sp>ati/es1 p5dant que les ractionnaires antisp>ati/es1 timors ou prud5ts1 trait5t leurs amis sp>ati/es de risquons-t\t et de casse-c\4 ,voil quel e/ encore1 voil quel tait en mai #aijc l'tat des p>tis dans cette "q4 ,il y avait donc hsitation un peu p>t\t4 ,que les rpublica9s en sortiss5t1 cela dp5dait du g\v]nem5t2 c> ,m4 ,combes inspirait une extraord9aire confiance un p>ti peu intellig5t1 peu rfl*i et que la viol5ce d'attitudes et de p>oles sduit presque t\j\rs4 ,or ,m4 ,combes1 trs peu sp>ati/e au db de son m9i/re1 trs peu sp>ati/e encore en mai #aijc1 comme on vi5t de le voir1 incl9a trs rapidem5t v]s la sp>ation1 comme un homme que mn5t les circon/ances int]prtes p> un tempram5t colrique4 ,il eut avec la c\r de ,rome quelques dmls qu'un g\v]nem5t conciliant ou simplem5t matre de soi1 non seulem5t aurait rsolus en quelques m9utes1 mais mme aurait considrs comme n'exi/ant pas2 c> en vrit ils n'tai5t que de trs lg]s diss5tim5ts4 ,deux vques1 ,m4 ,geay1 vque de ,laval1 ,m4 ,le ,nordez1 vque de ,dijon1 tai5t agrables au g\v]nem5t franais et suspects1 soit p\r leur conduite prive1 soit p\r leur adm9i/ration1 la ,curie4 ,de ,rome on av]tit ,m4 ,le ,nordez de se dmettre de ses fonctions4 ,la lettre roma9e fut communique p> l'vque au g\v]nem5t franais1 qui prote/a auprs du ,sa9t-,sige1 allguant que1 d'aprs le ,concordat1 les nom9ations des vques devant tre faites p> le g\v]nem5t franais1 sauf in/itution canonique rs]ve au ,sa9t-,sige1 il en devait tre des rvocations comme des nom9ations et que le ,sa9t-,sige n'avait pas le droit de dpos] un vque franais4 ,exactem5t la mme procdure avait t suivie l'g>d de ,m4 ,geay et exactem5t les mmes prote/ations1 relativem5t l'affaire de ,m4 ,geay1 tai5t faites p> le g\v]nem5t franais4 ,en mme temps1 ordre tait donn p> le g\v]nem5t franais et ,m4 ,geay et ,m4 ,le ,nordez d'avoir ne pas quitt] leurs po/es4 ,le s\s-secrtaire d'tat roma9 rpondit qu'autre *ose tait une dposition d'vque et un av]tissem5t donn un vque de se dmettre p\r un temps de ses fonctions et de v5ir s'expliqu] et se ju/ifi] devant la ,curie roma9e2 que de p>eils av]tissem5ts tai5t du droit du ,sa9t-,sige1 devant qui les vques1 canoniquem5t in/itus p> lui1 tai5t t\j\rs responsables4 ,la "q tait discutable et videmm5t1 avec un peu de diplomatie et de temporisation1 tait susceptible d'arrangem5t4 ,le g\v]nem5t franais fut cassant1 brusqua les *oses1 rappela l'ambassadeur franais et remit ses passeports au nonce4 ,c'tait la gu]re dcl>e4 ,les deux vques1 qui avai5t eu jusqu'alors *oisir entre l'obissance l'g>d du g\v]nem5t franais et l'obissance l'g>d du ,sa9t-,sige1 se dcidr5t p\r celle-ci1 p>tir5t furtivem5t p\r ,rome1 se s\mir5t la ,curie et donnr5t leur dmission d'vques franais4 ,m4 ,combes vit dans t\t cela des motifs suffisants1 non seulem5t p\r rompre t\tes relations diplomatiques avec le ,sa9t-,sige1 mais encore p\r dnonc] le ,concordat et p\r sp>] l'glise de l'tat1 en rejetant =mellem5t--il l'a fait v+t fois--t\te la responsabilit de ces graves mesures sur le g\v]nem5t pontifical4 ,aussi1 ds le #d septembre1 disc\rant ,aux]re1 il fit cette dcl>ation importante qu'il croyait s9crem5t que le p>ti rpublica91 clair enf9 ple9em5t p> l'expri5ce des deux d]nires annes1 accept]ait sans rpugnance la p5se du divorce entre l'glise et l'tat4 ,la proposition de sp>ation de l'glise et de l'tat tait dpose devant le peuple4 ,elle le fut deux mois aprs 7#aj novembre7 sur le bureau de la ,*ambre des dputs4 ,quelque op9ion que l'on puisse avoir sur le fond de la "q1 il y a c]ta9em5t affirm] que la responsabilit de la sp>ation ne doit pas tre rejete sur ,rome et que cette mesure a t engage sur les plus futiles motifs1 s'il ne faut pas dire sans motifs1 et avec une prcipitation qui s5t la colre infantile4 ,ce n'e/ pas que les av]tissem5ts f]mes en mme temps que respectueux euss5t manqu ,m4 ,combes et ,m4 ,delcass1 m9i/re des affaires trangres4 ,a propos d'un premi] rappel de notre ambassadeur accrdit auprs du pape1 ,m4 ,ribot avait appr\v cette mesure en tant que provisoire1 mais il avait montr les dang]s d'une rupture qui ft df9itive avec le ,sa9t-,sige et1 envisageant cette esc>m\*e comme le prlude de la sp>ation de l'glise et de l'tat1 il avait manife/ ses inquitudes patriotiques3 ,les g\v]nem5ts trang]s444 peuv5t *]*] pr(it] d'une br\ille un peu prolonge entre le ,sa9t-,sige et le g\v]nem5t franais p\r se faire accord] quelques avantages ou opr] quelque demi-rconciliation nos dp5s4 ,je ne saurais1 quant moi1 leur en v\loir3 ils font leur mti] de g\v]nem5ts4 ,c'e/ n\s ne po9t n\s prt] bnvolem5t ce que ce mal5t5du1 cette br\ille1 qui1 je l'espre1 s]a aussi c\rte que possible1 puisse donn] nos concurr5ts dans le monde des avantages qu'il vaut mieux g>d] p\r n\s444 ,j'ai c\t avec beauc\p d'intrt le disc\rs de l'honorable ,m4 ,bri&4 ,il m'a *>m p> c]ta9s cts1 je le dis sans ironie4 ,m4 ,bri& fait en mom5t-ci un travail que je s]ai le premi] discut] dans un esprit trs l>ge1 p>ce que notre collgue e/ en tra9 de dc\vrir et de n\s montr] les difficults d'une "q qu'on prs5te depuis tr5te ans s\s une =me trop simplifie--il l'a dit lui-mme--aux lecteurs1 en risquant a9si de les tromp]4 ,il e/ en tra9 de dc\vrir les difficults du problme de la sp>ation de l'glise et de l'tat4 ,n\s avons peut-tre sur ,m4 ,bri& cet avantage que n\s les avons dc\v]tes avant lui444 ,qu& le mom5t s]a v5u1 je montr]ai quelles conditions on peut s'a*em9] v]s une indp5dance plus gr&e de l'glise et de l'tat1 et n\s discut]ons fond sur t\s ces po9ts4 ,la seule *ose que je reti5ne et sur laquelle n\s sommes d'accord ma9t5ant 7871 c'e/ que ce s]ait une folie et une folie crim9elle de v\loir procd] une rupture viol5te avec le ,sa9t-,sige et de dcrt] la sp>ation sans avoir prp> les esprits p> t\tes les mesures ncessaires4 ,gambetta1 qu& on lui p>lait de la sp>ation de l'glise et de l'tat1 avait c\tume de dire3 ,oh6 ,ce s]ait la f9 de t\t4 ,il me semble que v\s comm5cez compr5dre que ce s]ait au mo9s la f9 d'une f\le de *oses auxquelles je ti5s et auxquelles n\s devons t\s t5ir4 ,ce s]ait la f9 de ce qui re/e de paix religieuse dans ce pays1 et c'e/ p\rquoi v\s tes prud5ts1 v\s n'tes que prud5ts1 en dem&ant des dlais1 en ne v\lant pas tir] des consqu5ces imprvues1 en ne dem&ant pas la rupture df9itive avec le ,sa9t-,sige444 7#bg mai #aijd47 ,et sur la rupture1 qui prcism5t devait tre df9itive1 ,m4 ,ribot p>lait a9si c9q mois aprs4 ,il s'atta*ait surt\t dmontr] que c'tait un sophisme que de prt5dre que le ,sa9t-,sige tait responsable de la rupture3 444 ,v\s p\viez pr5dre un de ces moy5s qui1 t\t en ma9t5ant avec la d]nire f]met les droits de la ,france1 ne compromett5t pas t\t1 ne bris5t pas t\t en une heure4 ,mais1 v\s v5ez de le dire v\s-mme la tribune1 v\s avez donn v+t quatre heures au pape p\r v\s rpondre4 ,v\s avez v\lu la rupture4 ,j'ai le droit de le dire1 la prcipitation avec laquelle v\s l'avez opre ne laisse aucun d\te sur le b que v\s p\rsuiviez4 ,v\s v\liez la sp>ation de l'glise et de l'tat2 c'tait votre n\velle politique1 qui avait pris naissance il y a quelques j\rs pe9e1 et il v\s fallait comme prface et comme prtexte cette sp>ation dont v\s tiez dsormais le p>tisan1 il v\s fallait une rupture publique1 (ficielle avec ,rome1 et alors v\s avez t\t press1 v\s avez t\t bris1 v\s n'avez pas laiss le temps de v\s rpondre4 ,v\s port]ez devant le pays et devant l'hi/oire la responsabilit des consqu5ces de votre conduite4 ,c'e/ une s+ulire prface la sp>ation que cette rupture totale avec le ,sa9t-,sige6 ,elle la r5d s+ulirem5t dang]euse6 ,elle contribue lui donn] ce c>actre qui suffirait lui seul emp*] beauc\p de nos collgues de la vot]444 ,la sp>ation p\rra se faire le j\r o l'tat des esprits le p]mettra2 elle se f]a comme une mesure de pacification4 ,mais si elle e/ faite en ple9e gu]re contre l'glise1 elle pr5d un t\t autre c>actre et elle doit faire recul] les plus h>dis dans cette ,*ambre444 ,qu& mme n\s s]ions d'accord sur le papi]1 qu& v\s auriez fait le plan de cette cit future o l'tat et l'glise s]ont compltem5t sp>s1 v\s n'auriez pas rsolu la plus gr&e difficult1 qui e/ de faire pass] ce n\veau rgime dans les murs d'un pays aussi vieux que le ntre1 de donn] la lib]t totale un cl]g qui a t t5u en tutelle jusqu' ce j\r et de faire compr5dre vos amis et t\s les citoy5s de ce pays1 habitus rclam] contre l'+r5ce du cl]g dans la politique1 que t\t e/ *ang et que dsormais il faut qu'ils s'y rsign5t6444 ,fussions-n\s en tat1 dema91 de faire la sp>ation de l'glise et de l'tat1 ce s]ait encore une faute imp>donnable d'avoir1 la veille de cette sp>ation1 dem&e p> v\s1 rompu violemm5t t\tes relations avec le ,sa9t-,sige4 ,il e/ trs c]ta9 que l'opration1 trs grave1 je le reconnais1 de la sp>ation de l'glise et de l'tat1 a t engage prcism5t dans les conditions qui lui donnai5t et qui lui laiss5t le c>actre qu'elle ne devrait pas avoir4 ,la sp>ation a t une mesure de combat au c\rs d'une bataille4 ,elle a t un c\p de canon rpondant une attitude de mcont5tem5t1 assez ju/ifie du re/e4 ,elle a t une mesure de reprsailles et de v5geance4 ,dans ces conditions1 il e/ possible qu'il en sorte1 mais il e/ difficile et il e/ inf9im5t peu probable qu'il en sorte une excution1 une pratique dom9e p> des s5tim5ts libraux1 dom9e1 mme1 p> des s5tim5ts de loyaut4 ,qui ne voit que1 en raison1 en bon s5s froid1 le ,concordat e/ un rgime rguli] et pacifique et la sp>ation un autre rgime pacifique et rguli]2 que1 p> consqu5t1 la prface une sp>ation doit tre exactem5t la mme qu'une prface un concordat2 qu'une sp>ation doit tre faite1 p\r tre bi5 faite et sortir de bons effets1 p> des ngociations longues1 prud5tes et rciproquem5t respectueuses et bi5veillantes1 entre le p\voir spirituel et le p\voir temporel2 qu'elle doit tre faite aprs un exam5 bilatral et une discussion bilatrale de t\te la "q de pr9cipe1 de t\te la "q de =me et de t\te la "q de consqu5ces2 et que c'e/ prcism5t d'une faon t\te contraire celle que n\s v5ons d'indiqu] que la sp>ation a t engage et qu'elle a t accomplie8 ,si le ,concordat1 rgime du re/e dte/able mon avis1 je l'ai dit assez1 a t cep5dant un rgime viable1 t\t au mo9s1 et sur lequel on a pu vivre rgulirem5t et se t5ir peu prs en quilibre1 c'e/ qu'il avait t dbattu entre les deux p>ties contractantes1 s9on avec beauc\p de sagesse1 s9on1 mme1 avec une extrme bonne foi1 du mo9s avec une c]ta9e prud5ce1 du mo9s avec cet avantage1 qu'a t\j\rs une tractation contradictoire1 que t\s les cts et t\s les aspects de la "q avai5t t envisags4 ,qu'on ne me dise po9t3 ,eh6 ,il faut dlibr] ensemble et f9alem5t s'ent5dre p\r contract]2 mais c'e/ bi5 inutile p\r dcid] qu'on n'e/ plus contractants4 ,il e/ beso9 d'un contrat p\r un m>iage2 il n'en e/ pas beso9 p\r un divorce4 ,il e/ beso9 de conv5ir p\r savoir comm5t on vivra ensemble2 il n'e/ pas beso9 de conv5ir p\r savoir comm5t on vivra sp>s et *acun de son ct1 sans jamais se voir4 ,je rpondrais3 ,p>don6 ,dans un pays o e/ tablie la sp>ation de l'glise et de l'tat1 l'glise et l'tat sont indp5dants l'un de l'autre1 mais ils viv5t ensemble2 ils ne sont sp>s que de bi5s2 ils habit5t la mme maison4 ,il faut donc qu'il y ait des conv5tions entre eux4 ,ces conv5tions sont fondes sur la sp>ation1 c'e/--dire sur l'indp5dance rciproque1 au lieu de l'tre sur le concordat1 c'e/--dire sur un p>tage des p\voirs2 mais il faut encore qu'il y ait conv5tions4 ,il faut qu'il y ait conv5tions passes une fois p\r t\tes et auxquelles on se con=me1 et il faut qu'il y ait t\t le temps relations rgulires et pacifiques p\r rgl] les po9ts de dtail et circon/anciels4 ,c'e/ donc prcism5t qu& on fait la sp>ation qu'il faudrait la faire aprs dlibration bilatrale et aprs conv5tions prises de commun accord2 et c'e/1 aussi1 prcism5t qu& on a fait la sp>ation qu'il faut entret5ir de con/antes relations diplomatiques avec le *ef de l'glise2 et ce sont surt\t les pays de sp>ation de l'glise et de l'tat qui ont beso9 d'tre1 d'une faon ou d'une autre1 d'ailleurs1 en conv]sation et comm]ce cont9uels avec le s\v]a9 pontife4 ,c'e/ donc et dans les pires conditions du monde que la sp>ation a t faite en ,france et dans les pires conditions du monde qu'elle exi/e1 et ce db et cette situation ne peuv5t qu'tre fconds en emb>ras inextricables et ne peuv5t tre fconds qu'en cela2 et il y aurait s\ponn]1 si l'on incl9ait tre mfiant1 que c'e/ ju/em5t dans cet esprit1 dans ces prvisions et dans ce desse9 que la sp>ation a t faite4 ,en t\t cas1 elle e/ de/9e port] t\j\rs ou trs longtemps la m>que1 le poids et la pe9e de son orig9e4 ,,*apitre ,x ,,la ,,situation ,,actuelle4 ,la sp>ation e/ faite ma9t5ant4 ,elle e/ faite p> la loi de #aije1 dite loi ,bri&4 ,cette loi1 imite en p>tie de la loi de #agie1 e/1 mon avis1 acceptable p\r les libraux et p\r les ca?oliques4 ,elle e/ beauc\p plus librale qu'on n'aurait pu l'att5dre de la majorit qui l'a vote1 ce qui fait honneur et ,m4 ,bri& lui-mme1 qui a d la df5dre contre les attaques de ses propres amis1 et ,m4 ,ribot1 qui l'a discute pi$ pi$ et po9t p> po9t avec un incomp>able tal5t4 ,elle e/ plus librale1 t\t compte fait1 que la loi de la ,conv5tion4 ,elle p]met une glise ca?olique de se =m] et de se dvelopp] en ,france en autorisant des associations cultuelles1 organis] le culte1 recueillir des cotisations et des (fr&es1 p]cevoir des fonds p> qutes et location de bancs et *aises1 en un mot1 possd] et adm9i/r]1 mme en s'aidant les uns les autres1 ce qui tablit une cohsion et un organisme de l'glise ca?olique franaise4 ,la re/riction p> laquelle les associations cultuelles ne peuv5t consacr] leur arg5t1 exclusivem5t1 qu'aux frais du culte1 e/ une prcaution assez ju/e prise contre les bi5s de ma9morte1 e/ con=me aux ides traditionnelles de t\te l'cole librale et semble directem5t inspire du mot heureux de ,m4 ,ribot3 ,surveill] les bi5s1 laiss] libres les p]sonnes4 ,d'autres re/rictions qui ne me plais5t po9t du t\t peuv5t1 la rigueur1 tre considres comme des mesures de transition qui s]ai5t de/9es disp>atre avec le temps1 si la loi tait de/9e elle-mme tre applique dans un esprit libral4 ,p> exemple 7art4 #ce71 si un disc\rs prononc ou un crit affi* ou di/ribu publiquem5t dans les lieux o s'ex]ce le culte t5d s\lev] ou arm] une p>tie des citoy5s contre les autres1 le m9i/re du culte qui s'en s]a r5du c\pable s]a puni d'un emprisonnem5t de trois mois deux ans4 ,db>rass de la phrasologie lgislative1 ce texte veut dire que t\t propos politique t5u dans l'glise p> un prtre s]a puni de l'emprisonnem5t4 ,or on peut1 en raison pure et en logique pure1 raisonn] a9si3 ,c'e/ mon/rueux6 ,s'il e/ naturel et mme obligatoire d'int]dire au prtre rmunr p> l'tat et1 p> consqu5t1 s9on fonctionnaire1 du mo9s subordonn au g\v]nem5t1 t\t propos politique1 comm5t peut-on int]dire t\te p>ole de politique un homme qui e/ *ez lui1 absolum5t *ez lui1 avec ses amis et qui n'e/ rmunr1 s'il l'e/1 que p> ses amis1 lesquels1 aut\r de lui1 sont galem5t *ez eux1 absolum5t *ez eux8 ,ri5 de plus ju/e2 mais on peut rpondre3 ,p5dant un c]ta9 temps1 le prtre dev5u prtre libre cons]v]a1 mme malgr lui1 aux yeux des populations1 quelque *ose du c>actre du prtre (ficiel2 et1 p5dant ce temps1 ce c>actre pseudo-(ficiel les p>oles qu'il peut prononc] devant emprunt] une autorit p>ticulire1 il faut1 p5dant ce temps et p\r ce temps seulem5t1 int]dire au prtre ce qui e/ p]mis un simple citoy5 dans une runion publique4 ,comme mesure de transition cette entrave peut donc1 la rigueur1 tre accepte4 ,cette loi e/ donc relativem5t librale4 ,elle met l'glise ca?olique peu prs1 je ne dis pas trs peu prs1 dans la situation de l'glise ca?olique amrica9e4 ,je crois qu'il y a dans cette loi p\r l'glise ca?olique non seulem5t facult d'exi/]1 mais pr9cipe ou occasion d'une vritable rnovation et d'un magnifique rajeunissem5t4 ,c'e/ ce que1 selon le p>ti dont on e/1 il e/ possible1 d'aprs cette loi1 ou d'espr] ou de cra9dre4 ,au fond1 il me semble bi5 que cette loi n'a vritablem5t inquit que ceux qui l'ont faite4 ,les rpublica9s despoti/es y ont t am5s au gr de circon/ances int]prtes t\t de trav]s p> des frntiques1 et1 ma9t5ant qu'ils l'ont faite1 ils ne sont pas t\t fait srs qu'elle ne soit pas contre eux4--,et de mme ceux qui l'ont rep\sse ne sont pas t\t fait srs qu'elle ne leur soit pas favorable et se dem&5t un peu s'ils n'aurai5t pas d la propos]4 ,en somme1 on ne l'a gure rep\sse droite que p>ce qu'elle v5ait de la gau*e1 et on l'aurait c]ta9em5t rep\sse gau*e si elle tait v5ue du ct droit4 ,la raison des rsi/ances qui se sont produites a t le ,timeo ,danaos et dona f]5tes1 et l'on n'a suspect le don qu' cause des donateurs4 ,a ne reg>d] que le don seulem5t1 comme un homme qui s'ob/9e n'app>t5ir aucun p>ti1 je ne puis pas dire que je ne sois po9t relativem5t satisfait4 ,en somme1 c'e/ bi5 l une sp>ation de l'glise et de l'tat rationnelle1 s9on gnreuse1 et pacifique1 en soi1 s9on bi5veillante4 ,or la sp>ation e/ p\r moi la vrit1 et je crois que1 comme j'en ai t\j\rs t1 je s]ai t\j\rs de l'avis de ,lam>t9e en #ahca et en #ahdc4 ,en #ahca1 il crivait1 en son ,mmoire sur la politique rationnelle3 ,la sp>ation de l'glise et de l'tat e/ l'heureuse et inconte/able ncessit d'une poque o le p\voir app>ti5t t\s et non quelques-uns3 inconte/able1 c> s\s un g\v]nem5t univ]sel et libre1 un culte ne peut tre exclusif et privilgi2 heureuse1 c> la religion n'a de =ce et de v]tu que dans la consci5ce4 ,si l'tat s'int]pose1 la religion devi5t p\r l'homme quelque *ose de palpable et de matriel1 qu'on lui jette ou qu'on lui retire au caprice de t\tes les tyrannies4 ,elle p>ticipe e/-ce assez vrai considr] l'tat de l'op9ion de #ahae #ahcj8 de l'am\r ou de la ha9e que le p\voir huma9 inspire2 c'e/ le feu sacr de l'autel alim5t avec les corruptions des c\rs et les immondices des places publiques4 ,et il crivait en #ahdc1 avec cette horreur du rgime napoloni5 qu'il eut t\j\rs et qui1 s'il n'e/ pas le comm5cem5t de t\te sagesse politique1 e/ le comm5cem5t de t\t libralisme et de t\te conception gnreuse de la *ose politique1 il crivait dans sa bro*ure l'tat1 l'glise et l',enseignem5t3 ,napolon1 ce gr& de/ructeur de t\tes les uvres de la philosophie1 s'e/ ht de r5v]s] cette lib]t1 fondem5t mme de t\tes les autres4 ,il a fond de n\veau l'glise dans l'tat1 l'tat dans l'glise2 il a fait subir un sacre au p\voir civil2 il a fait un ,concordat3 il a dcl> une glise nationale et p> l mme ou plutt p>alllem5t un enseignem5t aussi444 ,il a v5du faux poids son peuple l'glise et l'glise ensuite son peuple4 ,cet acte a recul d'un sicle peut-tre le rgne de la lib]t des mes qui appro*ait4 ,il me semble que ces =tes p>oles du gr& homme1 que p]sonne ne peut incrim9] ou s\ponn] d'ho/ilit1 ni mme de malveillance l'g>d de la religion ca?olique1 sont mdit] auj\rd'hui et port5t considr] comme un progrs t\te mesure qui1 mme maladroitem5t1 mme p>cimonieusem5t1 dlivre l'glise des *anes l\rdes et peu dores de l'tat4 99 99 99 99 99 ,quoi qu'il en puisse tre1 la situation actuelle e/ celle-ci4 ,au po9t de vue des congrgations religieuses1 despotisme absolu1 proscription absolue4 ,c'e/ pe9e si quelques ordres hospitali]s sont tolrs encore4 ,au po9t de vue de la lib]t de l'enseignem5t1 int]diction absolue t\t congrgani/e d'enseign] quoi que ce soit4 ,les prtres sculi]s peuv5t enseign] encore4 ,au po9t de vue du culte1 de la prdication et de l'adm9i/ration des sacrem5ts1 glise libre1 relativem5t1 assez l>gem5t1 non paye p> l'tat1 vivant des ress\rces qu'elle se crera p> le mcanisme des associations cultuelles4 ,dans cette situation y a-t-il solution tr\ve et acquise8 ,en d'autres t]mes1 la "q du clricalisme et de l'anticlricalisme e/-elle f]me ou re/e-t-elle ouv]te8 ,elle re/e ouv]te ple9em5t4 ,c> ce qui re/e reconqurir p\r les ca?oliques1 les considr] comme libraux1 le voici3 ,c'e/ la lib]t d'association p\r les religieux1 lesquels ont p>faitem5t le droit de vivre en commun et de possd] en commun1 s\s rs]ve de prcautions pr5dre contre l'accroissem5t des bi5s de ma9morte4 ,c'e/ la lib]t d'enseignem5t p\r les religieux1 lesquels ont p>faitem5t le droit d'enseign]1 ou plutt c'e/ la lib]t p\r les pres de famille de faire enseign] leurs enfants p> qui ils veul5t1 p\rvu que l'enseignem5t ne soit ni immoral ni dirig contre la patrie ou contre les lois4 ,c'e/ enf91 quoique beauc\p mo9s important1 la lib]t p\r le prtre sculi]1 qui dsormais e/ un prtre libre1 de dire1 dans la *aire libre o il p>l]a dsormais1 t\t ce qu'il v\dra1 sauf des *oses immorales ou des *oses contre la patrie2 de dire mme des *oses contre les lois1 c> il e/ p]mis de discut] les lois entre hommes libres dans le desse9 de faire am5d] celles qu'on tr\ve mauvaises1 p\rvu qu'on n'insulte pas le lgislateur4 ,et1 d'autre "p1 ce que les rpublica9s la fois autoritaires et anticlricaux ont conqurir3 c'e/ la disp]sion1 proscription et de/ruction des d]nires congrgations religieuses encore p>gnes1 si r>es soi5t-elles4 ,c'e/ l'int]diction d'enseign] t\t prtre sculi]2 c> exactem5t les mmes raisons exi/5t d'emp*] un prtre1 *a/e1 pauvre et docile1 d'enseign] quoi que ce soit1 que d'emp*] un mo9e1 *a/e1 pauvre et docile1 d'enseign] quoi que ce puisse tre4 ,c'e/ enf9 la disp]sion1 de/ruction et suppression de l'glise libre elle-mme1 qu& on s'ap]cevra1 ce dont on ne p\rra pas manqu] de s'ap]cevoir1 qu'elle e/ un lm5t de lib]t2 qu'elle ne dit pas exactem5t et littralem5t ce que le g\v]nem5t p5se et veut qu'on p5se et que1 p> consqu5t1 elle rompt l'unit morale de la ,france et e/ contraire la =mule de ,l\is ,,xiv1 reprise p> ,m4 ,combes3 ,une loi1 une foi4 ,or p\rquoi les ca?oliques1 les considr] comme libraux1 ce qu'ils sont p\r le mom5t obligs d'tre1 et les t5ir p\r actifs et n]giques1 ce qu'ils sont1 r5onc]ai5t-ils ce qu'ils ont reconqurir2 et p\rquoi les rpublica9s despoti/es et antica?oliques r5onc]ai5t-ils aux conqutes si va/es qu'ils ont encore faire8 ,il n'y a aucune raison ni p\r ceci ni p\r cela4 ,je laisse de ct cette p>tie du sujet3 les *oses que les ca?oliques ou simplem5t les libraux ont reconqurir2 cela n'a pas beso9 de dmon/ration4 ,je m'atta*e cette p>tie du sujet3 ce que les rpublica9s despoti/es ont conqurir encore et les raisons p\rquoi ils ne v\dront ni ne p\rront r5onc] la p\rsuite de cette conqute4 ,qu'ils ai5t conqurir encore1 on vi5t de le voir suffisamm5t2 qu'ils veuill5t conqurir encore1 ils l'ont dit d'une faon gnrale dans la dcl>ation de l'extrme gau*e avant le vote de la loi de #aije la ,*ambre des dputs3 ,la loi n'e/ que provisoire3 elle m>que seulem5t une tape ncessaire dans la m>*e de la lacit intgrale2 et ils l'ont dit en dtail mille fois1 a9si qu'on v]ra plus lo94--,et qu'ils soi5t dsormais comme obligs de conqurir encore1 c'e/ de quoi l'on v]ra t\tes les raisons1 ou du mo9s les plus vid5tes1 dans les pages qui vont suivre4 ,il e/ trs vid5t et il n'e/ pas beso9 de dduire longuem5t que les rpublica9s despoti/es v\dront dtruire et v\dront ensuite t]nellem5t emp*] de r5atre ce qui re/e encore des congrgations1 puisque p\r eux1 ils l'ont assez dit1 le congrgani/e e/ un tre1 non seulem5t antisocial1 mais antihuma94 ,l'homme1 ou la femme1 docile1 pauvre et *a/e1 e/ p\r le rpublica9 despoti/e1 p\r le dmocrate1 un tre qui ne doit plus enseign]4 ,et p\rquoi ne doit-il pas enseign]8 ,p>ce qu'il e/ un tre contre nature4 ,c'e/ leur argum5t mille fois rpt4 ,il e/ clair que l'argum5t va plus lo9 qu' int]dire l'enseignem5t au congrgani/e2 il va jusqu' int]dire au congrgani/e d'exi/]4 ,si le congrgatisme fait du congrgani/e un tre contre nature1 le congrgatisme e/ un dlit1 e/ un crime4 ,si p]mettre un tel tre d'enseign] e/ mon/rueux1 lui p]mettre d'tre e/ au mo9s illicite1 e/ au mo9s indigne4 ,songez qu'il y a mme id5tit entre le crime d'enseign] qu& on e/ dans c]ta9es conditions et le crime d'exi/] qu& on e/ dans ces mmes conditions4 ,c> on enseigne p> l'enseignem5t1 mais t\t autant 7peut-tre plus7 p> l'exemple4 tre ou enseign]1 au fond1 c'e/ donc la mme *ose4 ,celui qui donne1 dans la socit mod]ne1 l'exemple de la docilit1 de la pauvret et de la *a/et e/ donc et aussi dang]eux et aussi c\pable que s'il donnait l'ducation proprem5t dite4 ,au fond1 le crime1 d'aprs l'argum5tation des anticlricaux1 ce n'e/ pas d'enseign]1 tant mo9e2 c'e/ d'tre mo9e4 ,et les anticlricaux n'ont pas tort1 se plac] leur po9t de vue2 c> le mo9e1 tre docile1 tre pauvre et tre *a/e1 donne l'exemple de v]tus--il les appelle a9si--qui sont contraires au dveloppem5t et l'aff]missem5t de la socit dmocratique4 ,une socit dmocratique1 telle que l'ent5d5t les dmocrates mod]nes1 e/ une socit o t\te =ce individuelle e/ supprime4 ,ri5 ne donne =ce individuelle comme le ds9tressem5t1 et celui-l e/ une p]sonnalit trs =te qui n'e/ l'esclave ni du dsir de possd]1 ni du dsir de comm&] p]sonnellem5t1 ni du dsir de j\ir4 ,un tel homme se s\/rait en quelque sorte l'tat p> le peu de beso9 ou p> le nul beso9 qu'il a de l'tat4 ,homme dang]eux p> ceci qu'il e/ indp5dant4 ,v]tueux peut-tre1 mais de v]tus qui1 tant antisociales1 peuv5t et doiv5t tre appeles des vices sociaux4 ,un tel homme n'a pas de place en rgime despotique et1 p> consqu5t1 il doit tre proscrit de la ,rpublique telle que la compr5n5t la plup>t des rpublica9s4 ,ils y mett5t mo9s de dialectique2 mais l'in/9ct a sa logique qui1 p\r tre confuse1 n'en e/ pas mo9s sre4 ,le congrgani/e e/1 de p> un in/9ct qui ne se trompe aucunem5t1 un tre mon/rueux et r$\table p\r le dmocrate4 ,il doit1 non seulem5t ne plus enseign]1 mais cess] d'tre4 ,il n'y a aucun d\te que les rpublica9s despoti/es ne p\rsuiv5t et ne consomm5t la de/ruction totale de t\te espce de congrgation1 quelle qu'elle puisse tre et si anod9e en app>5ce qu'elle soit4 ,je suis mme p]suad que si la dmocratie se dveloppe dans le s5s o elle se dirige1 elle inv5t]a un o/racisme1 contre le citoy51 mme isol1 qui p> son indp5dance1 son obissance une loi p]sonnelle1 sa pauvret1 sa sobrit1 sa *a/et1 s]a un homme qui ne prs5t]a plus de prises1 p\r a9si dire1 l'tat et s]a une espce de prote/ation contre la s]vilit gnrale que l'tat s]a p>v5u tablir4 ,croit-on que la dmocratie dte/e et r$\te l'homme ri*e p>ce qu'il e/ ri*e8 ,po9t du t\t4 ,elle le dte/e et elle le r$\te1 p>ce qu'il e/ =t2 et p>ce qu'tant =t1 il n'a aucun beso9 de se s\mettre elle et lui *appe4 ,or le ds9tressem5t1 l'abngation1 c'e/ une =ce2 c'e/ mme la plus gr&e =ce qui soit3 la dmocratie ne peut donc pas ou ne p\rra donc pas s\ffrir le ds9tressem5t et l'abngation4 ,les rpublica9s despoti/es p\rsuivront de mme la de/ruction complte de la lib]t d'enseignem5t et1 progressivem5t1 ils int]diront d'enseign] #a aux prtres sculi]s1 #b aux laques non enregim5ts dans l',univ]sit1 #c aux univ]sitaires qui montr]ont quelque indp5dance1 soit dans leur enseignem5t1 soit en dehors de leur enseignem5t4 ,la raison en e/ simple4 ,c'e/ qu' *aque de/ruction p>tielle et limite de la lib]t d'enseignem5t1 ils s'ap]cevront qu'ils n'ont ri5 fait qui soit adquat1 ni mme qui soit accommod1 leur desse9 et qu'il leur re/e t\t faire nil actum reputans si quid sup]esset ag5dum1 et a9si ils s]ont comme acculs au monopole1 euss5t-ils comm5c p> n'en pas v\loir1 et au monopole ex]c /rictem5t selon leurs ides4 ,on comm5ce p> ne pas v\loir du jsuite et on le *asse4 ,qu'y gagne-t-on8 ,le jsuite e/ remplac p> l'oratori51 p> le m>i/e ou p> tel autre ducateur qui donne le mme enseignem5t1 peu de *ose prs1 on en convi5dra1 que le jsuite4 ,on *asse le m>i/e et l'oratori54 ,il e/ remplac p> le prtre sculi] qui donne le mme enseignem5t que le m>i/e ou l'oratori54 ,on int]dit l'enseignem5t au prtre sculi]4 ,il e/ remplac p> le laque ca?olique qui a exactem5t les mmes ides que le prtre sculi]4 ,on *asse le laque ca?olique et l'on arrive au monopole1 auquel on a t comme adoss4 ,c'e/ la lib]t qu'on ne fait pas sa "p1 surt\t en *oses intellectuelles4 ,elle re/e entire tant qu'elle n'e/ pas nulle4 ,cela e/ tellem5t s5ti p> t\s les rpublica9s despoti/es que t\s ou le proclam5t ou en convi5n5t1 soit p> leur sil5ce1 soit p> leur emb>ras en sortir4 ,m4 ,f]d9& ,buisson a t\j\rs t ou a t\j\rs cru tre l'adv]saire et l'adv]saire indign du monopole4 ,il a dit un j\r3 ,le rtablissem5t du monopole univ]sitaire1 c'e/ un aveu d'impuissance dans la lutte contre les congrgations4 ,c'e/ le rec\rs un biais p\r vit] la lutte directe4 ,c'e/ une div]sion p\r masqu] une dfaite4 ,c'e/ l'ab&on de la politique anticlricale que l'on remplac]ait p> la politique antilibrale444 ,je suis prt p>l] du monopole1 en exam9] l'utilit1 l'opportunit1 l'efficacit2 mais aprs la suppression relle des congrgations enseignantes1 le j\r o la ,rpublique ayant lacis p\r t\t de bon coles publiques et coles prives1 ayant diss\s les congrgations1 disp]s leurs membres et f]m leurs noviciats1 il s]a dmontr que n\s n\s retr\vons en prs5ce1 comme on l'assure1 du mme pril clrical4 ,on lui a rpondu3 mais1 sans aucun d\te1 v\s v\s retr\v]ez en prs5ce du mme pril clrical4 ,m4 ,buisson abolit t\tes les congrgations enseignantes4 ,il les abolit p>ce que congrgations4 ,ent5du6 ,abolit-il aussi p\r les prtres le droit d'enseign]8 ,abolit-il p\r les mo9es le droit de se scul>is] et d'endoss] la s\tane8 ,s'il n'abolit pas t\s ces droits1 ce s]a comme s'il n'avait ri5 fait4 ,m4 ,buisson dtruirait-il l'enseignem5t clrical p>ce qu'il dtruirait l'enseignem5t congrgani/e8 ,il me semble que n\s ne s]ions pas mieux lotis qu& le mme enseignem5t s]ait di/ribu p> des ecclsia/iques en robe sculire ou p> d'anci5s mo9es qui aurai5t fait simplem5t l'emplette d'un ve/on4 ,l'enseignem5t congrgani/e n'e/ qu'une =me de l'enseignem5t clrical1 la =me la plus visible2 mais il n'e/ pas l'enseignem5t clrical lui mme4 7,dp*e de ,t\l\se47--,le raisonnem5t ne me p>at pas trs facilem5t rfutable4 ,de mme1 ,m4 ,f]d9& ,buisson se flicitait de ce que la ,*ambre avait rejet un am5dem5t int]disant l'enseignem5t aussi bi5 aux prtres sculi]s qu'aux congrgani/es2 et1 p\r dmontr] qu'il avait raison de se rj\ir1 il employait des argum5ts qui prcism5t1 en s'appliquant aux congrgani/es1 s'appliquai5t t\t aussi bi5 aux sculi]s4 ,il disait3 ,n\s v\lons seulem5t enlev] aux matres ca?oliques le privilge de se gr\p] dans des conditions exceptionnelles qui les trans=m5t en une masse militairem5t con/itue4 --,=t bi51 lui rpondait-on 7,sigismond ,lacroix1 ,radical72 mais qui ne voit que les prtres sculi]s sont1 aussi eux1 gr\ps dans des conditions exceptionnelles1 qu'ils =m5t eux aussi une masse militairem5t con/itue8 ,il disait3 ,il faut et il suffit que la socit laque retire l'enseignem5t clrical la seule *ose qui en fasse une =ce abusive1 savoir le droit d'enrgim5tation1 grce auquel les matres ca?oliques =m5t une masse homogne pesant de son poids mort sur la socit laque4 ,on lui rpondait3 ,mais le cl]g sculi] e/ enrgim5t comme l'autre4 ,il disait444 la mme *ose en d'autres t]mes4 ,on lui rpondait3 ,s'il e/ ju/e et ncessaire d'int]dire l'enseignem5t aux membres des congrgations1 il e/ non mo9s ju/e et ncessaire de pr5dre la mme prcaution l'g>d des prtres sculi]s2 c> l'glise e/ une congrgation1 ou qu'e/-ce qu'elle e/ donc8 ,et l'on concluait en disant trs ju/em5t que ,m4 ,buisson avait donn des argum5ts p\r l'av5ir1 c'e/--dire contre les prtres sculi]s1 et des argum5ts dmontrant trs exactem5t le contraire de la ?se s\t5ue p> lui4 ,m4 ,buisson disait3 ,ce n'e/ pas cause de leur enseignem5t que je proscris les mo9es2 c> je suis p>tisan de la lib]t d'enseignem5t et je reconnais quiconque le droit d'enseign] ce qu'il v\dra comme il v\dra4 ,si je proscris les mo9es1 #a c'e/ p>ce qu'une socit mona/ique donne ses membres un idal trop diffr5t d'une socit dmocratique2 #b c'e/ p>ce que les mo9es ex]c5t sur l'enfant une pression qui e/ de nature compromettre le dveloppem5t normal de son esprit4 ,on lui rpondait3 ,mais c'e/ une p>tie de leur enseignem5t que leur respect et leur culte p\r l'idal auquel ils sont s\mis et qui e/ trop diffr5t de la socit dmocratique2 et donc1 qu& mme ils ne le v\drai5t pas1 ils enseign5t la contre-dmocratie4 ,et c'e/ bi5 aussi 7ou de quoi p>lons-n\s87 une p>tie de leur enseignem5t que la pression qu'ils ex]c5t sur l'enfant de manire compromettre le dveloppem5t normal de son esprit4 ,c'e/ probablem5t leur m?ode mme4 ,c'e/ donc bi5 en raison de leur enseignem5t que v\s leur int]disez d'enseign]4 ,eh bi56 si c'e/ p\r la qualit de leur enseignem5t que ,m4 ,buisson frappe les congrgations enseignantes1 p\rquoi tolre-t-il le mme enseignem5t de la "p de l'anci5 congrgani/e1 de la "p du prtre sculi]1 de la "p du ti]s ordre8 ,ce qui e/ dte/able de la "p d'une congrgation e/-il mo9s dte/able de la "p des individus8 ,en supportant *ez les individus ce qui e/ condamn *ez les congrgations1 ce s]a absolum5t comme si ri5 n'tait fait contre le dang] de ces d]nires4 ,si v\s n'excluez de l'enseignem5t que les communauts religieuses et si v\s n'en excluez pas t\s les ducateurs qui sont leur image1 qu'aurez-v\s fait p\r b>r] la r\te l'enseignem5t clrical8444 ,l'abolition de l'enseignem5t congrgani/e n'aura s]vi de ri5 si cet enseignem5t doit se survivre s\s une =me quelconque1 soit sculire1 soit laque4 ,p\rquoi il faut combattre l'enseignem5t clrical1 c'e/ p>ce qu'il e/ p>tial2 c'e/ p>ce qu'il e/ exclusif4 ,cet argum5t n\s donne le moy5 de mat] l'glise t\t entire1 de ses mo9es jusqu' ses prtres et de ses prtres jusqu' ses dvots4 7,dp*e de ,t\l\se47 ,enf9 ,m4 ,f]d9& ,buisson1 se rfutant lui-mme ou plutt se r5onant et s'ab&onnant et se laissant all] jusqu'o sa doctr9e conduit t\t homme logique et p> consqu5t devait le conduire lui-mme1 ,m4 ,f]d9& ,buisson1 dans le mme article 7,temps du #ag septembre #aijb7 d'une "p1 aprs avoir m>qu que seule la congrgation1 p> sa con/itution mme1 tait inapte enseign]1 dniait ensuite ce droit t\t autant au prtre sculi] qu'au congrgani/e2--d'autre "p1 qu& il en arrivait au prtre sculi]1 confessait que c'tait p>faitem5t en raison de la qualit de son enseignem5t qu'il dniait le droit d'enseign] au simple prtre4 ,en effet1 il disait d'abord3 ,la socit a le droit de dire au congrgani/e3 ,v\s rclamez la lib]t de v\s retir] du monde1 de v\s enf]m] au clotre1 aprs avoir jur p> t\t ce que v\s avez de plus sacr de r5onc] au m>iage1 la proprit de vos bi5s1 la lib]t de votre p]sonne4 ,je v\s y autorise4 ,mais1 pe9e en possession de cette autorisation1 v\s rapp>aissez1 rclamant vos droits d'homme et de citoy5 et t\t d'abord celui d'in/ruire et d'lev] les enfants de/9s vivre au se9 de cette socit dont v\s tes isol4 ,voil qui e/ trange4 ,v\s ne sortez du monde que p\r y mieux r5tr]2 v\s ne r5oncez aux *>ges et aux conditions ord9aires de la vie de vos concitoy5s que p\r pr5dre aussitt p> l'ducation la direction de la socit de dema91 s9on de celle d'auj\rd'hui4 ,*oisissez4 ,l'une de ces deux lib]ts suppose que l'on r5once l'autre4 ,vivez si bon v\s semble cette vie exceptionnelle du c\v5t1 vie extra-familiale et extra-sociale4 ,mais tant qu'il v\s plaira d'y re/]1 tr\vez bon que je ne v\s *>ge pas de prp>] nos enfants la vie familiale et sociale de t\t le monde2 444 qu'en t\t cas je ne v\s autorise pas1 sans plus ample exam51 v\s dd\bl] a9si en deux hommes1 dont l'un vit en dehors de ce monde et dont l'autre aspire le g\v]n]4 ,voil ce que ,m4 ,buisson disait d'abord1 et c'tait bi5 la ?se ,buisson no #a1 cette ?se qui consi/e s\t5ir que le congrgani/e vivant en congrgation e/ inapte enseign] et indigne d'enseign] cause de sa manire de vivre4 ,sans d\te1 cette ?se e/ fausse4 ,elle repose sur ce pr9cipe qu'on ne peut prp>] les enfants vivre dans le monde qu' la condition de lui ressembl] trait p\r trait2 qu'on ne peut prp>] les enfants vivre dans le monde qu' la condition de n'tre pas meilleur que lui3 v\s tes docile1 v\s ne p\vez pas lev] mon enfant2 v\s mprisez l'arg5t1 v\s ne p\vez pas lev] mon enfant2 v\s tes *a/e1 v\s ne p\vez pas lev] mon enfant4 ,l'ide e/ conte/able4 ,et1 d'autre "p1 cette ?se repose sur cette ide qu'us] d'une lib]t suppose que l'on r5once l'autre2 qu'us] de la lib]t d'association implique que l'on r5once la lib]t d'enseignem5t4 ,si je vis associ1 videmm5t je ne puis tre pr(esseur2 si je suis pr(esseur il e/ vid5t1 il va de soi que je ne puis tre associ d'autres pr(esseurs4 ,voil une n\veaut4 ,cette incompatibilit entre les div]s droits de l'homme n'avait pas encore t releve4 ,faut-il dire aussi que si j'use du droit de proprit je r5once p> cela mme mon droit de lib]t individuelle1 et que si j'use du droit d'all] et dev5ir je ne puis plus tre propritaire8 ,ce s]ait t\t aussi ju/e4 ,l'incompatibilit du droit d'association et du droit enseign] e/ une tr\vaille bi5 rem>quable4 ,la ?se e/ donc fausse1 et quelques-uns p\rrai5t all] jusqu' la tr\v] ridicule4 ,mais encore c'e/ bi5 la ?se ,buisson no #a3 le congrgani/e e/ inhabile enseign] cause de son g5re de vie2 et cette ?se rs]ve et respecte le droit enseign] du prtre sculi]1 lequel n'a pas du t\t le mme g5re de vie que le congrgani/e4 ,or1 dans le mme article1 comme j'ai dit1 c5t c9quante lignes plus lo91 ,m4 ,buisson en vi5t refus] le droit d'enseign] au prtre sculi]1 au prtre qui vit dans le monde1 au prtre monda91 et c'e/ la ?se no #b1 celle des criva9s qui tai5t t\t l'heure les adv]saires assez mordants de ,m4 ,buisson1 et celle qui1 comme les adv]saires de ,m4 ,buisson l'avai5t p>faitem5t vu1 e/ bi5 =ce de dni] le droit d'enseign]1 non en raison du g5re de vie de ceux qui enseign5t1 mais en raison de la qualit de l'enseignem5t de ceux qui prt5d5t enseign]3 ,envisageons donc de sang-froid le mom5t1 pro*a9 peut-tre1 o la consci5ce publique1 s'tant ressaisie1 accept]a1 appr\v]a1 dcrt]a une d]nire et non mo9s naturelle incompatibilit3 celle des fonctions religieuses et des fonctions enseignantes4 ,le prtre1 et encore plus le mo9e1 e/ l'homme de la foi2 le pr(esseur e/ l'homme de la raison1 p> consqu5t1 du libre exam54 ,s'engag] tre pr(esseur c'e/ s'engag] p5s] librem5t et faire p5s] librem5t4 ,c'e/ promettre d'veill] et d'ex]c] le s5s critique1 l'habitude de la discussion1 l'esprit de re*]*e sans limite et sans rs]ve2 c'e/ dcl>] que1 quelle que soit la vrit1 on l'accept]a le j\r o la sci5ce la f]a clat]1 dt-elle r5v]s] t\tes les ?ories reues4 ,peut-on s\t5ir que cet tat d'esprit soit celui d'un prtre8 ,et voil la ?se no #b1 et voil les incompatibilits naturelles qui se multipli5t4 ,il y avait incompatibilit naturelle entre le droit d'association et le droit d'enseign]4 ,il y a ma9t5ant incompatibilit naturelle entre1 non pas l'tat de vie1 mais l'tat d'me du prtre et le droit d'enseign]4 ,p\r p>l] net1 et non pas plus net que ,m4 ,buisson1 mais plus c\rt1 on n'a pas le droit d'enseign] qu& on a la foi2 on n'a le droit d'enseign] que qu& on e/ libre p5seur2 les libres p5seurs seuls peuv5t enseign] et en ont le droit2 la lib]t d'enseignem5t exi/]a et nul n'en e/ plus p>tisan que ,m4 ,buisson2 mais1 naturellem5t1 elle ne peut exi/] que p\r les libres p5seurs4 ,donc on la refus]a t\t prtre ca?olique1 bi5 ent5du4 ,p\r ce qui e/ des prtres prote/ants1 c'e/ trs dlicat4 ,comme c'e/ une "q d'tat d'me et comme il e/ trs difficile de savoir quel e/ l'tat d'me d'un prtre prote/ant1 il faudra voir et il y aura matire exam54 ,comme le prtre prote/ant1 selon qu'il e/ plus ou mo9s prs de ,calv91 e/ plus homme de foi ou plus homme de libre exam51 mais e/ t\j\rs en p>tie foi1 et en p>tie libre exam51 il faudra lui dem&] si dcidm5t il a encore la foi1 ou s'il ne l'a plus du t\t et s'il e/ sans rs]ve et sans ret\r libre p5seur comme ,m4 ,b]!lot4 ,s'il a encore un peu de foi1 on lui dira3 ,p]dez cela1 et v\s p\rrez tre pr(esseur4 ,il en s]ait de mme du prtre isralite et1 rem>quez-le bi51 il ne p\rra pas en tre diffremm5t du laque ca?olique1 du laque prote/ant et du laque juif4 ,du mom5t que l'incompatibilit naturelle1 c'e/--dire l'incapacit d'enseign]1 e/ fonde et qu'on av\e qu'on la fonde sur l'tat d'me du prt5dant ducateur et sur l'enseignem5t qu' cause de cet tat d'me il doit donn]1 non seulem5t t\t prtre qui a la foi1 mais t\t homme qui a la foi ou qui e/ suspect de l'avoir e/ proscrit de l'enseignem5t4 ,il n'y a absolum5t aucune raison p\r qu'un laque s5tim5ts religieux1 qu'il soit1 du re/e1 ca?olique1 prote/ant ou juif1 soit plus apte enseign] qu'un prtre ca?olique1 prote/ant ou juif4 ,l'incompatibilit signale p> ,m4 ,buisson avec une nettet qui ne laisse ri5 s\hait]1 c'e/ l'incompatibilit du s5tim5t religieux et du droit d'enseign]4 ,le premi] acte du futur pr(esseur ou du futur in/ituteur doit donc tre une abjuration4 ,la premire dcl>ation que devra faire le futur pr(esseur ou le futur in/ituteur s]a1 non seulem5t3 ,je ne s]ai pas docile1 je ne s]ai pas pauvre1 je ne s]ai pas *a/e1 ce qui va de soi et e/ indisp5sable2 mais encore3 ,je n'ai aucune foi religieuse2 s'il m'en vi5t une je dmissionn]ai1 ce qui1 d'aprs la doctr9e1 e/ indisp5sable t\t autant et ni plus ni mo9s4 ,on voit donc bi5 que si1 p> la =ce des *oses1 les rpublica9s despoti/es doiv5t tre obligs d'en v5ir la suppression de t\te lib]t d'enseignem5t et au pur et simple monopole1 s'ap]cevant qu' int]dire l'enseignem5t aux congrgani/es ils n'ont ri5 gagn tant que les prtres sculi]s p\rront enseign] et enseign]ont1 et qu' int]dire l'enseignem5t aux prtres sculi]s ils n'auront ri5 gagn tant que les laques croyants p\rront enseign] et enseign]ont2 selon la doctr9e1 aussi1 la lib]t d'enseignem5t s'effondre et doit s'effondr] ds que la doctr9e pr5d consci5ce d'elle-mme et s'ap]oit qu'elle vise non pas telle ou telle faon de vivre de tels hommes1 mais leur tat d'me lui-mme1 leur conception de la vie et du monde1 leur m5talit et leur consci5ce1 et ds qu'elle s'ap]oit qu'elle e/ en son fond la libre p5se pure et simple oppose t\te espce de foi et t\te espce de croyance1 et la libre p5se qui refuse t\te lib]t de p5se t\t ce qui n'e/ pas elle-mme4 ,entre la lib]t d'enseignem5t et le pur et simple et rude monopole de l'enseignem5t aux ma9s de l'tat il n'y a ri5 du t\t1 ri51 si ce n'e/ des subtilits d'opportunisme ou de polmique et des sophismes un peu ridicules dont ne sont pas dupes ceux-l mme qui les align5t et auxquels ils r5onc5t sitt1 ou qu'ils sont vivem5t presss1 ou qu'ils pr5n5t plus nettem5t consci5ce et matrise de leur p5se mme4 ,et non seulem5t les rpublica9s despoti/es s]ont acculs p> la =ce des *oses et conduits t\t droit p> leurs pr9cipes autant que p> leurs passions au monopole de l'enseignem5t2 mais encore il s]ait tonnant qu'ils ne s'avisass5t po9t un j\r et pro*a9em5t qu'ils doiv5t int]dire aux prtres mme l'enseignem5t religieux et qu'il n'e/ que logique et aussi qu'il e/ ncessaire1 aprs avoir f]m l'cole au prtre1 de lui f]m] l'glise et de l'emp*] de p>l] de quelque faon que ce soit et sur quoi que ce puisse tre4 ,c'e/ ce que le pa/eur ,f>el a trs lum9eusem5t dmontr1 *ose qui n'tait pas trs difficile1 dans une lettre la ,dp*e de ,t\l\se4 ,il crivait1 sans se f*]1 et trs p]t9emm5t1 en homme qui sait que le logique et intgral ,calv9 n'a pas int]dit aux ca?oliques seulem5t l'enseignem5t gnral1 mais t\t enseignem5t et surt\t l'enseignem5t de leur religion3 ,monsieur1 voici ce que je lis dans votre article du #g novembre #aijc3 ,ce que n\s v\lons mat]1 ce n'e/ pas l'enseignem5t en s\tane4 ,c'e/ l'enseignem5t sectaire de l'glise1 s\s quelque vtem5t qu'il se ca*e1 c'e/ l'enseignem5t confessionnel444 ,n\s ent5dons protg] l'enfant contre t\tes les ma9mises1 plus ou mo9s dissimules1 plus ou mo9s hypocrites1 de l'glise4 ,j'aurais pu relev] des citations de mme nature dans d'autres articles de v\s sur la "q de l'enseignem5t4 ,v\s v\lez donc p\r l'tat le monopole complet de l'enseignem5t et v\s le v\lez dans l'intrt de la lib]t de l'enfant que v\s dsirez s\/raire l'influ5ce de l'glise4 ,non sans d\te que v\s p5siez que l'glise a une grammaire ou une ari?mtique diffr5tes de celles des coles de l'tat1 mais p>ce que v\s craignez que1 la faveur de la grammaire et de l'ari?mtique1 ou concurremm5t avec elles1 l'glise ne glisse son enseignem5t religieux4 ,je me dem&e alors comm5t v\s faites--avec les argum5ts dont v\s appuyez le droit et le devoir de l'tat d'accap>] l'enseignem5t--p\r ne pas ab\tir l'int]diction l'glise de donn] son enseignem5t religieux lui-mme la jeunesse4 ,v\s lui conte/ez le droit de donn] l'enseignem5t que n\s appell]ons pr(ane2 v\s le lui conte/ez p> dfiance1 videmm5t1 de l'enseignem5t religieux1 que l'glise p\rrait donn] s\s le c\v]t de l'autre444 ,cet enseignem5t v\s p>atra-t-il mo9s dang]eux qu& il s]a donn t\t seul1 que lorsqu'il e/ donn concurremm5t avec d'autres leons8 ,je v\drais bi5 savoir1 en un mot1 comm5t v\s faites1 avec vos pr9cipes1 p\r respect] la lib]t de l'enseignem5t religieux4 ,et voil qui e/ raisonn et quoi il n'y a ri5 rpondre1 et il s]ait plus logique de dire aux glises3 ,comme c'e/ de votre enseignem5t religieux que n\s n\s dfions1 v\s enseign]ez t\t ce que v\s v\drez1 except votre religion1 que de leur dire3 ,comme c'e/ de votre enseignem5t religieux que n\s n\s dfions1 v\s n'enseign]ez ri5 du t\t1 except votre religion4 ,et le plus logique encore e/ de leur dire3 ,comme c'e/ de votre enseignem5t religieux que n\s n\s dfions1 et comme n\s ne l'aimons ni lui-mme ni se glissant s\s le c\v]t de l'enseignem5t de l'hi/oire1 de la physique ou de la trigonomtrie1 v\s n'enseign]ez ni votre religion ni autre *ose4 ,et c'e/ 9vitablem5t1 d'aprs leurs pr9cipes et p> les ncessits de leur desse91 ce que les anticlricaux en arriv]ont dire en effet4 ,comme le proclamait sans f>d la ,lant]ne du #ag m>s #aijc3 ,un j\r vi5dra o les socits polices p\rsuivront les m>*&s de messes comme des malfaiteurs4 ,aj\tez ceci1 qui n'a que peu d'importance1 tant que les sociali/es sont en m9orit assez faible2 mais ce qui p\rra tre considrable un j\r1 et qui ds prs5t doit compt]3 les sociali/es sont dans les mmes ides au po9t de vue religieux que les radicaux1 et cela p> con=mit et p> fidlit leurs pr9cipes les plus pr(onds et leurs ides les plus gnrales4 ,la gr&e diffr5ce entre le radical et le sociali/e1 c'e/ que p\r le radical il n'y a qu'une "q1 la "q religieuse1 et qu'un desse9 p\rsuivre1 l'crasem5t des religions2 et que1 ds qu'il e/ "q de socialisme1 le radical ne compr5d plus et1 du re/e1 se mfie et1 du re/e1 a peur4 ,mais si le radical n'e/ pas sociali/e 7et malgr c]ta9s essais d'alliance et c]ta9es tiquettes de c>actre t\t lectoral1 p]sonne n'e/ plus antisociali/e que le radical71 si le radical n'e/ pas sociali/e1 le sociali/e e/ radical1 c'e/--dire anticlrical et antireligieux4 ,p\rquoi cela8 ,trs con=mm5t ses pr9cipes1 comme je le disais4 ,c'e/ p>ce qu'il voit trs bi5 que le monopole de l'enseignem5t aux ma9s de l'tat et1 d'une faon plus gnrale1 le monopole de t\te p5se attribu l'tat e/ du mme ordre et du mme sy/me que le monopole de t\te proprit aux ma9s de l'tat et e/ un a*em9em5t l'tablissem5t de ce monopole de proprit4 ,le socialisme1 c'e/ le ret\r ,l\is ,,xiv4 ,or1 ,l\is ,,xiv prt5dait t\t aussi bi5 tre le propritaire de t\s les bi5s de ses sujets qu'il prt5dait que t\s ses sujets n'euss5t qu'une religion et qu'une manire de p5s]1 savoir la si5ne4 ,ce rapport p>faitem5t ju/e entre des monopolisations et des socialisations du re/e si diffr5tes1 e/ rem>qu] et mdit]4 ,m4 ,jean ,iz\let1 radical sans d\te1 a dit ce mot1 que je cite s\v5t en lui dem&ant la p]mission de le tr\v] abom9able3 ,ce ne sont pas les bi5s qu'il faut socialis]2 ce sont les p]sonnes4 ,et voil ce que dis5t les radicaux4 ,socialisons les p]sonnes en faisant de telle sorte qu'elles n'ai5t qu'une p5se1 celle que l'tat leur dict]a4 ,le sociali/e dit1 lui3 ,il faut socialis] les bi5s et les p]sonnes1 et qu'on socialise les p]sonnes avant les bi5s1 n\s en sommes1 p>ce que1 t\t au mo9s1 la socialisation des p]sonnes a*em9e la socialisation des bi5s et1 en att5dant1 en r5d l'ide familire et habitue la conception de l'tat s\v]a94 ,l'ess5tiel1 aprs t\t1 c'e/ que la lib]t recule4 ,qu'elle recule ici ou l1 c'e/ t\j\rs ga94 ,c'e/ ce que ,m4 ,br\sse tablissait nagure dans un article qu'il faut lire l5tem5t2 c> ,m4 ,br\sse n'e/ pas lum9eux2 mais qui n'e/ ni sans porte1 ni sans pr(ondeur1 ni sans ju/esse3 ,in\ que des amis aussi pro*es de n\s que les citoy5s ,aul>d et ,buisson soi5t am5s df5dre1 s\s c\leur de lib]t d'enseign]1 la suprmatie des t]nels adv]saires de la ,rpublique et de la ,dmocratie6444 ,leur lib]t d'enseign] ressemble trangem5t la fameuse lib]t de travail de ,messieurs les conomi/es444 ,je le proclame ici sans ambages1 le pre ,combes p>vi5drait-il nettoy] le t]ritoire de t\tes congrgations1 en aurait-il f9i avec les comdies de scul>isations1 je demeur]ais p>tisan du monopole de l'enseignem5t de l'tat1 t\s les degrs1 p>ce que c'e/ uniquem5t avec un s]vice public de l'enseignem5t qu'il s]a loisible d'assur] t\s les g5s capables le droit d'enseign]4 ,on croira que je ti5s une gageure2 mais je ne sais pas si1 t\t pr5dre1 il ne vaudrait pas mieux p\r la ,dmocratie subir p]ptuit la suprmatie de l'enseignem5t congrgani/e444 que l'enseignem5t victorieux de telle gr&e compagnie mmire ou laque1 telle que les sceptiques la ,jules ,lematre s]ai5t =t capables d'en crer444 ,ce n'e/ pas le c>actre confessionnel seulem5t de la ,congrgation qui con/itue un dang]1 mais le fait mme du monopole religieux1 et je le rpte1 il p\rrait se =m] tel monopole laque c>actre religieux dont l'enseignem5t s]ait p\r notre av5ir plus dang]eux encore que le congrgani/e4 ,le cl]g rguli]1 p> la cration d'un monopole de l'enseignem5t1 j\e le mme rle social que celui qui e/ dvolu dans le monde capitali/e aux gr&es compagnies indu/rielles4 ,et de mme qu'on n'assur]a t\s le droit au travail que p> la nationalisation des moy5s de production1 de mme on ne p\rra g>antir quiconque le droit d'enseign] que p> le monopole de r5seignem5t aux ma9s de l'tat4 ,que dema91 dans le monde conomique1 quelqu'un fasse table rase des =tunes et que p>t\t l'intgrale concurr5ce s'ex]ce3 avant un qu>t de sicle1 de va/es monopoles privs1 de gr&es compagnies indu/rielles se s]ont cres sur l'crasem5t des plus faibles dans la lutte p\r la vie444 ,il en s]ait de mme le j\r o la lib]t intgrale de l'enseignem5t s]ait proclame4 ,a dfaut de la corporation congrgani/e1 il se =m]ait un gr& nombre de monopoles privs dsireux de conduire la jeunesse leur gr4 ,et un seul remde s]ait efficace3 l'expropriation et la nationalisation de t\t cet enseignem5t p>ticuli]1 aux vues g/es444 ,la "q1 au po9t de vue sociali/e1 e/ trs bi5 pose dans cet article1 quoique l\rdem5t4 ,plus habile crire en franais et tr\v] la =mule nette1 ,m4 ,jaurs a dit1 de son ct1 exactem5t la mme *ose d'une faon plus =te4 ,il a dit1 et le mot doit re/]3 ,le monopole univ]sitaire1 c'e/ le collectivisme de l'enseignem5t4--,c]ta9em5t cette troite p>5t entre la socialisation intellectuelle et la socialisation matrielle1 cette connexit indiscutable entre la socialisation des p]sonnes et la socialisation des proprits1 s]a peu du gt des radicaux qu&1 l'un des deux t]mes acquis1 on pass]a l'autre2 c]ta9em5t ils diront3 ce n'e/ pas du t\t la mme *ose2 c]ta9em5t ,m4 ,jaurs a raison de dire1 en s\riant dans sa b>be3 ,peut-tre les radicaux1 qui dem&5t auj\rd'hui avec n\s le collectivisme de l'enseignem5t1 s]ont-ils emb>rasss un j\r p\r combattre le collectivisme de la production4 ,peut-tre1 aprs avoir dmontr et proclam que la nation enseignante ne m5ace dans une dmocratie aucune lib]t1 devront-ils reconnatre que la mme nation possdante ne m5ac]ait dans une dmocratie aucune initiative et aucun droit4 ,mais j'en suis mettre en lumire1 d'une "p que les sociali/es1 consqu5ts avec eux-mmes1 s]ont les allis des radicaux dans l'uvre de la de/ruction de la lib]t de l'enseignem5t tant que de cette lib]t il re/]a un ve/ige ou une ombre2 d'autre "p que t\tes les socialisations sont solidaires comme t\tes les lib]ts se ti5n5t1 et que p> le *em9 du monopole de l'enseignem5t on va t\t droit la nation possdante1 c'e/--dire l'abolition de la proprit et la confiscation des proprits4 ,et qu'e/-ce1 en effet1 que le droit de p5s]1 le droit de p>l]1 le droit d'crire1 le droit d'enseign]1 si ce n'e/ proprits intellectuelles8 99 99 99 99 99 ,et enf9 j'ai dit qu'aprs avoir int]dit aux congrgani/es d'enseign]1 aprs avoir int]dit aux prtres sculi]s d'enseign]1 p\r les mmes raisons qui s'appliquai5t aux congrgani/es2 aprs avoir int]dit aux laques s5tim5ts religieux d'enseign]1 p\r les mmes raisons qui s'appliquai5t aux prtres sculi]s--voir l'argum5tation de ,m4 ,br\sse2 voir le mot de la ,dp*e3 ,aussi bi5 leurs dvots qu' leurs prtres--aprs avoir tabli le monopole univ]sitaire absolu1 les anticlricaux en vi5drai5t1 dans le monopole mme1 dans l',univ]sit1 dans leur ,univ]sit mme1 tablir et faire rgn] un despotisme absolu et une absolue con=mit et s]vilit leur manire de voir1 au cr$o qu'ils dict]ai5t4 ,c'e/ ce que l'on conte/e beauc\p4 ,une =mule assez bi5 tr\ve1 assez spcieuse1 a eu beauc\p de succs et a t rpte1 avec v>iantes ngligeables1 p> t\s les ennemis secrets ou dcl>s de la lib]t de l'enseignem5t1 depuis ,m4 ,buisson jusqu' la ,dp*e de ,t\l\se1 et depuis la ,dp*e jusqu' ,m4 ,br\sse3 ,a la lib]t de l'enseignem5t n\s v\lons sub/itu] la lib]t dans l'enseignem5t4 ,n\s ne v\lons pas de la lib]t de l'enseignem5t2 n\s v\lons la lib]t dans l'enseignem5t2 le seul enseignem5t libre1 c'e/ l'enseignem5t monopolis p> l'tat1 mais o la lib]t rgn]a4 ,je ne veux jamais suspect] la s9crit de mes adv]saires2 mais en laissant d'autres de dcl>] que cette =mule e/ hypocrite1 j'affirme qu'il n'en e/ pas de plus dcevante1 ni de plus creuse4 ,soit2 v\s avez p>faitem5t1 en t\te s9crit et mme en t\te conviction1 en y t5ant1 l'int5tion1 d'abord de n'avoir en ,france qu'une ,univ]sit d'tat1 ensuite de laiss] les pr(esseurs de cette ,univ]sit d'tat enseign] ce qu'ils v\dront1 comme ils v\dront4 ,soit2 c'e/ bi5 votre int5tion et1 si cela v\s peut plaire que je v\s le dise1 je reconnatrai que je suis moi-mme assez p]suad que v\s laiss]ez une c]ta9e latitude de doctr9e et d'enseignem5t dans l',univ]sit qui s]a v\s1 malgr la t5tation bi5 naturelle d'impos] ses ides aux g5s qu'on paie4 ,soit donc4 ,mais cette latitude1 v\s ne la laiss]ez videmm5t que dans c]ta9es limites444 --,non2 sans limites6 --,comm5t6 ,mais alors p\rquoi faites-v\s votre ,univ]sit et lui donnez-v\s le monopole8 ,ce n'e/ donc pas p\r arra*] la jeunesse l'influ5ce clricale8 ,ce n e/ donc pas p\r qu'il n'y ait plus deux jeunesses et deux ,frances8 ,ce n'e/ donc pas p\r tablir l',unit morale8 ,si c'e/ p\r cela1 et v\s ne p\vez pas dire1 aprs t\tes vos dcl>ations1 que ce ne soit pas p\r cela2 si c'e/ p\r cela1 ne voyez-v\s pas que t\t ce qui dtruit l'unit morale1 que t\t ce qui fait deux jeunesses1 que t\t ce qui fait deux ,frances1 que l'influ5ce contre-rvolutionnaire1 que l'influ5ce religieuse1 que l'influ5ce clricale va r5tr] dans votre ,univ]sit et y svir et que v\s n'aurez fait que transport] *ez v\s ce que v\s aurez v\lu dtruire ailleurs8 ,d\tez-v\s que vos ennemis1 leurs coles dtruites1 n'entr5t dans les vtres1 prcism5t p>ce que dtruites auront t les leurs1 comme ils ont mis so9 et ardeur entr] l'cole polyte*nique et l'cole ,sa9t-,cyr8 ,v\s les connaissez2 v\s ne d\tez pas de cela4 ,eh bi5 alors1 qu'aurez-v\s fait et quoi de gagn8 ,la lib]t de l'enseignem5t1 c'tait la ,france moiti infe/e2 la lib]t dans l'enseignem5t1 ce s]a l',univ]sit moiti infe/e1 et la ,france1 p> suite1 moiti infe/e comme aup>avant4 ,on p\rrait mme dire3 un peu plus2 c> la moiti des pr(esseurs de l',univ]sit clricalisant la jeunesse1 les clricalis]a avec plus d'autorit que des pr(esseurs libres1 p>ce qu'ils auront comme l'e/ampille et l'apo/ille de l'tat et f]ont comme p>tie du g\v]nem5t2 et l'on aura ce spectacle curieux d'un g\v]nem5t affran*issant et libralisant la ,france p> une moiti de ses pr(esseurs et la *ri/ianisant et clricalisant p> l'autre moiti4 ,av\ez que ce spectacle et ce rsultat1 v\s n'en v\drez pas4 ,v\s ne p\rrez pas en v\loir1 puisque prcism5t ce que v\s aurez v\lu vit] en monopolisant l'enseignem5t1 v\s v\s tr\v]ez le faire v\s-mme p> votre enseignem5t monopolis et p>ce que v\s l'aurez monopolis4 ,on ne russit pas ce po9t contre son desse9 et contre t\tes les raisons de son desse91 sans regimb] contre soi-mme et sans dire3 ,ah6 ,cep5dant6 ,ah6 mais non6 ,et ds lors v\s s]ez am5s impos] un cr$o1 c'e/--dire supprim] la lib]t dans l'enseignem5t1 aprs avoir supprim la lib]t de l'enseignem5t4 ,ce cr$o1 j'admets que v\s ne l'impos]ez pas p> un programme1 p> une dcl>ation1 p> une bulle1 p> un ,syllabus2 je l'admets2 mais v\s l'impos]ez p> vos inspecteurs1 proviseurs1 doy5s1 directeurs et les av]tissem5ts qu'ils donn]ont aux pr(esseurs hrtiques ou dissid5ts1 et ce s]a exactem5t la mme *ose qu'un cr$o affi* sur les murailles ou insr l',(ficiel4 ,je reconnais encore que ce cr$o aura un c>actre p>ticuli]3 il aura un c>actre ngatif4 ,v\s admettrez trs bi5 une c]ta9e lib]t de p5s] en dehors de la m5talit *rti5ne et de la m5talit contre-rvolutionnaire4 ,qu'un pr(esseur enseigne ,kant ou enseigne ,sp5c]1 cela v\s s]a peu prs indiffr5t2 qu'un pr(esseur enseigne ,danton ou enseigne ,robespi]re1 v\s n'y reg>d]ez pas de trs prs4 ,mais qu'un pr(esseur enseigne la foi pr\ve p> la raison2 ou la ncessit de la foi1 la raison tant infirme2 ou1 comme veut ,m4 ,b\rget1 la de/ruction m?odique de l'uvre de la ,rvolution2 il e/ clair comme le j\r que v\s ne le laiss]ez pas se livr] ces ex]cices4 ,votre cr$o s]a donc ngatif4 ,en s]a-t-il mo9s imprieux1 mo9s exclusif1 mo9s tyrannique8 ,pas le mo9s du monde4 ,il s]a comme celui de l'glise1 qui laisse t\te lib]t de p5s] et d'enseign] dans c]ta9es limites1 celles au del desquelles les hrsies comm5c5t4 ,la lib]t que v\s laiss]ez s]a celle d'tre libre p5seur comme on v\dra et rvolutionnaire comme on l'ent5dra2 elle ne s]a jamais celle d'tre anci5-rgime ou d'tre croyant4 ,cela veut dire que le seul moy5 d'avoir la lib]t dans l'enseignem5t1 c'e/ d'avoir la lib]t de l'enseignem5t1 et qu'en dehors de la lib]t de l'enseignem5t il n'y a plus de lib]t du t\t4 ,et1 t\t au fond1 v\s le savez bi54 ,je ne veux pas de la lib]t des autres2 je veux tre libral moi-mme4 ,navet ou hypocrisie1 c'e/ un joli mot de comdie1 que p]sonne ne pr5dra un in/ant au srieux4 ,p\r ce qui e/ de la lib]t d'enseignem5t1 ce qui re/e encore faire aux rpublica9s despoti/es et ce qu'ils sont condamns faire1 c'e/ supprim] la lib]t d'enseignem5t p\r les prtres1 supprim] la lib]t d'enseignem5t p\r les laques croyants1 tablir le monopole univ]sitaire1 exclure t\te lib]t vritable de l',univ]sit monopolise4 ,donc la bataille cont9ue4 99 99 99 99 99 ,elle cont9u]a galem5t sur la "q de l'exi/5ce mme de l'glise ca?olique libre1 sur la "q de l'exi/5ce de l'glise ca?olique1 quelque sp>e qu'elle ait t de l'tat4 ,il ne faut se faire aucune illusion l-dessus4 ,la loi de sp>ation1 la loi de #aije1 n'a satisfait p]sonne1 sans d\te1 ni les hommes de droite ni les hommes de gau*e2 mais ce sont surt\t les hommes de gau*e qu'elle n'a pas satisfaits4 ,la "q1 avant la loi de #aije1 se posait a9si3 on sp>]a l'glise de l'tat2 mais1 une fois sp>e1 lui appliqu]a-t-on t\t simplem5t le droit commun1 ou lui impos]a-t-on un rgime exceptionnel8 ,les rpublica9s libraux1 gr\pe insignifiant dans l'arme rpublica9e1 rpondai5t3 ,on la mettra simplem5t dans le droit commun4 ,les rpublica9s despoti/es rpondai5t3 ,jamais de la vie6 ,on lui impos]a un rgime exceptionnel et aussi dur que possible4 ,les rpublica9s libraux avai5t leur reprs5tant le plus net et leur int]prte le plus prcis en la p]sonne du regrett ,m4 ,goblet4 ,m4 ,goblet disait1 dans les ,annales de la ,jeunesse laque 7#aijc73 ,si je re/e fidle l'ide de la sp>ation1 dont j'ai t\j\rs t le p>tisan conva9cu1 c'e/ avant t\t p\r affran*ir l'tat d'un li5 qui lui e/ plus nuisible qu' la religion et aux glises elles-mmes2 mais c'e/ aussi s\s cette rs]ve que l'tat1 en repr5ant sa lib]t1 devra respect] celle des croyances religieuses et aussi celle des glises4 ,son rle e/1 suivant moi1 de les ignor]4 ,le j\r o l'tat aura cess de subv5tionn] les glises et de leur communiqu] la =ce qu'elles tir5t de leur union avec lui1 il n'aurait plus les considr] que comme des associations ord9aires s\mises la loi commune4 ,les sectes div]ses qui ne manqu]ai5t pas de se =m] aurai5t bi5tt rduit l'autorit de l'glise ca?olique ce qu'e/ auj\rd'hui celle des glises prote/antes4 ,les unes et les autres p\rrai5t bi5 ex]c] encore1 et peut-tre mme plus qu'auj\rd'hui1 une influ5ce morale que je ne veux nullem5t leur enlev]2 elles aurai5t p]du l'influ5ce politique que seule il importe de dtruire4 ,je ne vois mme pas1 s\s ce rgime1 la ncessit d'une loi sur la police des cultes2 c> les m&em5ts des vques1 comme les prdications des membres du cl]g1 n'aurai5t pas plus de valeur alors que les articles de j\rnaux ou les disc\rs de runions publiques4 ,les dispositions de la loi pnale suffirai5t p\r les rprim]4 ,voil la pure doctr9e librale en cette matire1 la doctr9e librale intgrale et absolue4 ,mais de cette doctr9e les rpublica9s despoti/es1 les rpublica9s autoritaires et mme beauc\p de rpublica9s modrs tai5t aussi loigns que possible1 comme on peut croire1 et t5ai5t la doctr9e de ,m4 ,goblet p\r une doctr9e ultra-clricale4 ,dans le mme temps1 ,m4 ,aul>d crivait3 ,j'ent5ds bi5 dire que c'e/ viol] les pr9cipes du rpublicanisme que de refus] quiconque le bnfice de la lib]t et du droit commun4 ,mais je rponds que l'glise ca?olique n'e/ pas quiconque4 ,cette glise int]nationale1 dirige p> un mon>que trang]1 p> un mon>que t\t-puissant et qui se dit infaillible1 p> un mon>que auquel ses sujets font pr(ession de s\mettre t\te leur consci5ce1 t\te leur p]sonne morale2 cette glise organise en une solide et s]re hir>*ie despotique2 cette glise qui prt5d tre elle-mme une cit1 une socit1 un tat1 l'tat p>fait1 l'tat dans lequel devrai5t s'absorb] t\s les tats2 cette glise qui affecte un rle mondial1 la fois politique et social1 le rle de conductrice de peuples1 et qui conduit en effet les peuples un idal oppos celui des socits mod]nes1 affi*ant la ha9e et le mpris de la civilisation actuelle1 de la lib]t de consci5ce1 de t\tes les lib]ts1 de la raison2 cette glise1 enf91 qui complote ouv]tem5t la de/ruction de l'difice politique et social lev p> la ,rvolution franaise et l'abolition des ,droits de l'homme qu'elle appelle sataniques2 comm5t cette glise p\rrait-elle se rclam] du droit commun8 ,quel droit a-t-elle au droit commun1 puisqu'elle n'exi/e1 ne p>le et n'agit que p\r r5v]s] ce droit commun8 ,cette dcl>ation1 qui1 mo9s l'loqu5ce1 se ramne cette =mule3 ,je n'accorde la lib]t qu' ceux qui sont si faibles qu'ils me sont in(f5sifs et qu' ceux qui ont le mme idal que moi1 tait l'expression mme de l'esprit gnral du p>ti rpublica92 je n'ai pas beso91 aprs t\t ce que j'ai rapport dans ce volume1 de le pr\v]1 ni mme de le dire4 ,elle concluait un rgime exceptionnel et trs rig\reux p\r cette association t\t fait exceptionnelle qui s'appelle l'glise ca?olique4 ,de son ct1 le rdacteur ord9aire de la ,dp*e de ,t\l\se1 avec les mmes argum5ts et avec d'autres1 pr5ant plus prcism5t p>tie ,m4 ,goblet1 crivait3 444 les associations ca?oliques ne sont pas et ne s]ont jamais des associations comme les autres4 ,elles obiss5t1 elles sont t5ues d'obir un mot d'ordre trang]4 ,cela suffit1 et amplem5t1 leur donn] un c>actre exceptionnel4 ,elles ne peuv5t donc tre s\mises qu' un rgime d'exception4 ,m4 de ,press5s l'a compris4 ,avec beauc\p de prvoyance1 il limite leur dveloppem5t d'abord et ensuite leurs ri*esses4 ,m4 de ,press5s n'a pas tort4 ,ce dveloppem5t1 ces ri*esses1 si on ne leur assignait des limites1 p\rrai5t prcism5t dev5ir des in/rum5ts de rgne de l'glise temporelle4 ,ils p\rrai5t tre des facteurs de cette influ5ce politique que1 de l'aveu mme de ,m4 ,goblet1 il importe de dtruire4 ,et allant1 cette fois1 droit au po9t1 avec un rem>quable esprit de prcision1 le rdacteur aj\tait3 ,le lgislateur 7de #aijc7 a pris le plus gr& so9 de surveill] et d'endigu] les associations religieuses con/itues p> les congrgations4 ,n'aura-t-il pas les mmes motifs de surveill] et d'endigu] les associations religieuses que le cl]g sculi] con/itu]a au l5dema9 de la sp>ation8 ,voil prcism5t le fond des *oses4 ,les associations religieuses1 les associations cultuelles qui s]ont la contexture mme de l'glise aprs la sp>ation1 ces associations1 trs peu prs1 s]ont la mme *ose que ce qu'tai5t les associations de congrgani/es2 et il y aura p\r les rpublica9s1 d'aprs leurs ides et leurs passions1 exactem5t les mmes raisons de surveill]1 puis d'endigu]1 puis de dtruire les associations cultuelles1 qu'il y a eu p\r surveill]1 puis endigu]1 puis dtruire les associations congrgani/es4 ,p\rquoi oui1 cela saute aux yeux2 et p\rquoi non1 il m'e/ impossible de l'entrevoir4 ,*]*ant1 p\r conclure1 une =mule qui exprimt au plus ju/e la m5talit rpublica9e en matire ecclsia/ique1 le rdacteur s'arrtait ceci3 ,p\r ce qui e/ de la propag&e1 glise libre dans l'tat neutre2 mais p\r ce qui e/ de l'association1 glise libre dans l'tat s\v]a94 ,c'e/--dire que l'glise p\rra dire ce qu'elle v\dra2 mais que1 p\r exi/]1 l'association tant dsormais son seul mode possible d'exi/5ce1 elle s]a libre dans l'tat ayant t\t droit de la supprim]4 ,et tel me semble bi5 tre depuis une diza9e d'annes l'esprit gnral et presque univ]sel du p>ti rpublica94 ,or1 depuis ces *anges de vue1 la loi de #aije a t faite4 ,cette loi1 comme n\s l'avons vu1 s'e/ place entre les deux doctr9es exposes ci-dessus4 ,elle s'e/ place entre le droit commun et le rgime exceptionnel dur2 et elle e/1 mon avis1 quoique tablissant un rgime d'exception1 plus prs du droit commun que du rgime exceptionnel rig\reux4 ,cela ne peut aucunem5t satisfaire le p>ti rpublica9 et1 s'il l'a dj inquit au c\rs des discussions de la loi1 l'irrit]a et lui s]a insupportable dans la pratique4 ,il n'y a pas de raison p\r que son esprit *ange et il y a t\tes sortes de raisons p\r que les faits qui doiv5t sortir du rgime n\veau tabli p> la loi de #aije1 vus l'exaspr5t1 puisque1 seulem5t prvus1 ils l'ont al>m4 ,oui1 sans d\te1 il se tr\v]a en face d'associations cultuelles qui lui p>atront des foy]s de raction et des antres d'obscurantisme4 ,lui qui n'a pas pu support] jadis la ,socit de ,sa9t-,v9c5t-de-,paul1 comm5t p\rrait-il support] des associations qui1 avec un maniem5t de fonds1 limit1 sans d\te1 mais encore considrable1 auront cli5tle1 subordonns1 allis1 hir>*ie1 s]ont ce que les rpublica9s appell5t t\t de suite des tats dans l'tat et ce que1 ce titre1 ils dte/5t d'une ha9e sauvage et d'une horreur qui leur te t\t usage de la raison8 ,rem>quez encore que ce que le ,concordat avait int]dit1 savoir les communications1 non contrles p> le g\v]nem5t franais1 entre le ,sa9t-,sige et l'glise franaise1 n'e/ plus int]dit p> la loi n\velle4 ,la loi de sp>ation ne connat pas le ,sa9t-,sige1 elle l'ignore1 et1 p>ce qu'elle l'ignore1 elle le passe s\s sil5ce1 et il le faut bi51 c> si elle en p>lait1 elle s]ait une manire de ,concordat2 elle s]ait un ,concordat unilatral1 si l'on peut p>l] a9si2 mais elle s]ait une manire de ,concordat1 en ce qu'elle connatrait des relations entre le ,sa9t-,sige et l'glise franaise et les rgl]ait4 ,les communications du ,sa9t-,sige l'glise de ,france1 s\s le rgime n\veau1 ne tomb5t plus que s\s l'article #cd de la loi de sp>ation3 comme t\s les autres disc\rs prononcs1 lectures faites1 crits di/ribus1 affi*es apposes1 elles ne sont p\rsuivies que si elles outrag5t ou diffam5t un citoy5 *>g d'un s]vice public1 ou si elles con/itu5t une provocation directe rsi/] l'excution des lois1 ou si elles t5d5t s\lev] ou arm] une p>tie des citoy5s contre les autres4 ,mais1 sauf ces cas1 elles sont p]mises4 ,de quel il les rpublica9s v]ront-ils des communications du ,sa9t-,sige aux fidles de ,france lues en *aire sans avoir pass p> la c5sure du g\v]nem5t franais8 ,ils tr\v]ont videmm5t que la loi n\velle a ds>m la ,france1 la ,rpublique franaise1 l',unit morale de la ,france1 devant le ,sa9t-,sige1 devant la ,rome pontificale4 ,ils regrett]ont le ,concordat1 la digue du ,concordat4 ,rem>quez encore le mot1 p>fait p\r moi1 inquitant p\r eux1 de ,m4 ,goblet3 ,les sectes div]ses lisez3 associations cultuelles1 d'esprits diffr5ts peut-tre p\rrai5t bi5 ex]c] encore et peut-tre plus qu'auj\rd'hui une influ5ce morale que je ne veux nullem5t leur enlev]2 elles aurai5t p]du l'influ5ce politique4 ,ceci e/ si ju/e1 probablem5t1 ceci e/ si vraisemblable qu'un article de la ,sema9e religieuse de ,p>is1 d peut-tre la plume et assurm5t l'inspiration de l'ar*evque de ,p>is1 se r5contre absolum5t avec ces quelques lignes de ,m4 ,goblet3 ,ne se p\rrait-il pas que l'obligation o n\s allons n\s tr\v] de rec\rir l'association p\r sauveg>d] les intrts de l'glise de ,france t\rne en df9itive l'avantage de nos p>oisses et que n\s retr\vions p> l cette cohsion que l'organisation trop adm9i/rative du ,concordat n\s a fait p]dre en n\s d*>geant de trop de s\cis8 ,qui peut dire s'il n'y aura pas l un va/e *amp ouv]t des initiatives jusque-l comprimes et si ce ne s]a pas1 p\r bi5 des vocations laques1 en p>ticuli]1 l'occasion de se rvl]8 ,s'il devait en tre a9si et qu'on pt arriv] dans *aque p>oisse gr\p] dans un faisceau unique1 s\s l'autorit du cur1 les uvres dev5ues plus nombreuses2 si l'on p\vait1 ensuite1 con/itu]1 s\s l'autorit de l'vque1 une union de t\s ces organismes bi5 vivants qui *app]ai5t a9si l'individualisme et c5tupl]ai5t p> l leur action2 ne s]ait-on pas en droit d'espr] qu'aprs les tri/esses de dema9 des j\rs meilleurs p\rrai5t se lev] p\r l'glise de ,france8 ,je suis p]suad1 p\r mon compte1 encore que je puisse me tromp]1 qu'en brisant le ,concordat et en p]mettant les associations cultuelles1 les rpublica9s franais ont rappro* les fidles de leurs pa/eurs1 cr entre eux un li5 et une communication troite qui manquait et qui ne p\vait que manqu] s\s le rgime du ,concordat et que le ,concordat avait t fait p\r dtruire4 ,je suis p]suad que la loi ,bri& a rtabli l'glise dans ses vritables conditions de vie1 c'e/--dire dans les conditions o il faut qu'elle soit p\r qu'elle soit vivante2 et si je l'ai dit longtemps avant1 ce n'e/ pas une raison suffisante p\r que je ne le p5se pas aprs4 ,je suis p]suad que si l'glise latrale1 l'glise congrgani/e1 a t si puissante et si ri*e n'ayant p\r s\ti5 que les fidles1 l'glise (ficielle dev5ue l'glise libre tr\v]a dans les fidles le mme appui et le mme viatique2 et je ne vois pas les raisons p\rquoi il en s]ait autrem5t4 ,je suis p]suad que la loi ,bri&1 telle qu'elle e/1 e/ encore un bi5fait p\r l'glise et qu'elle s]a reg>de comme une faute p> les rpublica9s et qu'ils ne t>d]ont pas beauc\p l'appel] la loi des dupes4 ,mais1 prcism5t cause de cela1 la p]scution l'endroit de l'glise va recomm5c] et ne peut que recomm5c] plus vive et plus ard5te4 ,le procd en quelque sorte automatique des rvolutionnaires l'g>d de l'glise ca?olique e/ celui-ci3 spoli] l'glise2 puis1 en comp5sation de la mesure spoliatrice1 lui accord] c]ta9s avantages2 puis supprim] ces avantages1 sans rev5ir1 bi5 ent5du1 au rgime prcd5t4 ,l'glise tait possdante3 on lui pr5d ses bi5s et en comp5sation on lui donne le budget des cultes g>anti p> un ,concordat4 ,elle a un budget des cultes g>anti p> le ,concordat3 on supprime le ,concordat et le budget des cultes1 et en comp5sation on donne l'glise la lib]t1 en lui disant3 cela vaut mieux2 ce que1 du re/e1 je crois4 ,dema91 si l'on voit que cela vaut mieux1 et d'autant plus que l'on con/at]a que cela vaut mieux1 et mme1 du re/e1 si cela valait mo9s1 et sauf le cas o cela ne vaudrait ri5 du t\t1 on supprim]a la lib]t de l'glise4 99 99 99 99 99 ,autre aspect3 il y a deux glises1 l'glise (ficielle et l'glise latrale4 ,on supprime l'glise latrale et l'on dit l'glise (ficielle3 ,c'e/ un cadeau que n\s v\s faisons1 c> t\t l'arg5t qui allait l'glise latrale ira v\s et t\te l'influ5ce dont elle j\issait1 c'e/ v\s qui l'aurez4 ,mais qu& l'glise latrale e/ supprime on ne p]met pas l'glise (ficielle de possd] autant que cela tait p]mis l'glise latrale1 et quant son influ5ce1 on surveill]a celle qu'elle p\rra pr5dre et on la mat]a1 c'e/ le mot con/amm5t employ1 dans la mesure prcism5t de l'influ5ce prise4 ,d'ailleurs la munific5ce accorde1 t\j\rs rvocable1 doit se mesur]1 p\r ce qu'elle doit dev5ir1 aux ides gnrales et aux pr9cipes du bi5faiteur4 ,les rpublica9s accord5t l'glise la lib]t1 ou peu prs2 mais les rpublica9s1 neuf sur dix1 sont g5s qui la lib]t e/ odieuse1 insupportable et du re/e in9telligible4 ,le seul cadeau que les rpublica9s dmocrates ne puiss5t pas faire de telle manire qu'on y puisse croire1 c'e/ la lib]t1 et il y a soit ironie1 soit di/raction1 soit hypocrisie1 soit1 et en t\t cas1 inconsqu5ce de leur "p l'accord] ou prt5dre qu'ils la donn5t4 ,la lib]t accorde p> des dmocrates1 c'e/ un s]m5t de fidlit prt p> ,don ,juan4 ,autre aspect3 c'e/ s\s =me d'association1 et ce ne p\vait pas tre autrem5t1 que les rpublica9s ont accord la lib]t l'glise4 ,or l'association e/ t\j\rs p\r les rpublica9s un objet de dfiance inv9cible1 depuis ,r\sseau jusqu' ,m4 ,jaurs4 ,ce sont eux1 je l'ai montr bi5 s\v5t1 qui ont inv5t le contres5s qui consi/e appel] ari/ocratie t\t ce qui e/ association4 ,une vraie ari/ocratie1 c'e/ une association qui g\v]ne1 qui a des soldats1 des juges1 des g5d>mes et des collecteurs d'impts4 ,mais p\r les rpublica9s franais e/ corps ari/ocratique t\te association1 sans soldats1 sans juges1 sans g5d>mes et sans publica9s1 p> cela seul qu'elle e/ association et se di/+ue un peu de la va/e association qui e/ l'tat4 ,le mot tat dans l'tat1 qui fait frmir t\t dmocrate franais1 n'a pas d'autre s5s4 ,il veut dire association p>ticulire au se9 de l'association gnrale2 et c'e/ cela qui fait horreur aux rpublica9s4 ,ceux-ci1 en donnant lic5ce l'glise de s'organis] en association1 en l'organisant eux-mmes1 p\r a9si dire1 en association1 ont donc fait quelque *ose qui e/ si contraire leurs passions et leurs pr9cipes qu'en le faisant ils ont comme promis et jur de ne pas le faire1 ou qu'en l'tablissant ils ont comme jur de n'y po9t p]svr]4 ,roy]-,coll>d1 je crois1 discutant un projet de loi qu'il e/imait abom9able1 dcl>ait3 ,si v\s faites cette loi1 je jure de lui dsobir4 ,les rpublica9s de #aije1 en faisant la loi ,bri&1 ont dit1 p> t\t leur pass1 p> t\tes leurs ides mille fois exprimes et p> t\te leur c\tume3 ,je fais cette loi avec le f]me propos de la dtruire4 ,c'e/ ce que ,m4 ,bepmale a dcl> =mellem5t2 c'e/ ce que presque t\s les rpublica9s ont p5s4 ,donc1 sur ce t]ra9 encore1 la bataille cont9ue4 ,le p>ti rpublica9 a*v]a les congrgations1 si tant e/ que quelqu'une de ces blesses respire encore4 ,il dtruira ce qui re/e de la lib]t d'enseignem5t et en arriv]a l'tablissem5t pur et simple du monopole univ]sitaire1 qui e/ son idal4 ,il dtruira pice p> pice la loi ,bri& considre comme trop librale et t5ue p\r seconde loi ,fall\x1 et il rduira l'glise ca?olique la situation qui tait celle de l'glise prote/ante au ,x,v,i,i,ie sicle1 comme c'e/ aussi son idal4 ,le ca?olique e/ t\j\rs un factieux2 il faut le cantonn] lgalem5t dans l'tat de factieux1 voil le fond de la p5se rpublica9e4 ,le clricalisme1 c'e/ l'ennemi2 il faut et le trait] en ennemi et le =c] n'tre dans l'tat qu'un ennemi1 voil1 depuis ,gambetta1 le pr9cipe mme de la socit laque et de la socit mod]ne4 99 99 99 99 99 ,rem>quez1 du re/e1 ce qui e/ le plus important1 que si1 p> leurs pr9cipes1 ides et passions1 les rpublica9s despoti/es dte/5t t\t ca?olique et mme t\t *rti5 croyant1 en pratique1 qu& bi5 mme ils n'aurai5t ni ces ides ni ces passions1 ils s]ai5t peu prs =cs de se conduire comme s'ils les avai5t et de faire la gu]re au ca?olicisme comme s'ils l'excrai5t en effet4 ,c> c'e/1 en vrit1 leur seule ress\rce lectorale1 et ils ne viv5t que d'lections4 ,il s'agit p\r le p>ti rpublica91 ou plutt p\r le syndicat des politici5s rpublica9s1 d'tre populaires4 ,or1 ils n'ont aucun autre moy5 de l'tre que l'anticlricalisme4 ,ils ne peuv5t pas l'tre p> des r=mes utiles1 salutaires et fcondes4 ,d'abord p>ce qu'ils sont peu en tat de les imag9] et de les accomplir1 presque aucun n'tant homme d'tat4 ,ensuite p>ce que le sy/me p>lem5taire tel qu'il e/ organis en ,france1 extrmem5t l5t p\r l'laboration d'une r=me quelconque et extrmem5t prompt remettre le dput en face de ses lecteurs1 ne p]met pas au dput d'tre r=mateur d'une faon utile p\r lui1 de faon qu'il recueille en popul>it le fruit de la r=me laquelle il se s]a attel4 ,supposez un dput qui tudie une bonne r=me faire1 consci5cieusem5t1 srieusem5t4 ,avant qu'elle soit discute1 les quatre ans de la lgislature s]ont puiss et notre homme se retr\v]a en prs5ce de ses lecteurs qui lui diront3 ,v\s n'avez ri5 fait4 ,cela n'enc\rage pas2 cela dgte4 ,il faudrait tre hroque1 en ,france1 p\r s'occup] d'une r=me utile qu& on e/ dput4 ,t\s ceux1 peu d'exceptions prs1 en ,france1 qui s'occup5t de r=mes1 sont trang]s au ,p>lem5t4 ,c'e/ qu& on n'a pas affaire aux lecteurs qu'on peut tre1 non un politici51 mais un homme politique /udieux4 ,cette popul>it1 qui e/ le pa9 dont ils viv5t1 les politici5s se l'assur]ont-ils t\t simplem5t1 t\t humblem5t1 p> une bonne adm9i/ration du pays8 ,ceci reg>de surt\t le g\v]nem5t et aussi les p>lem5taires en tant que contrlant1 surveillant et inspirant le travail adm9i/ratif du g\v]nem5t4 ,or1 non1 la popul>it ne s'acqui]t pas1 en ,france1 p> une bonne adm9i/ration1 p>ce que le pays ne fait presque aucune att5tion la faon dont il e/ adm9i/r4 ,nul peuple au monde n'e/ plus indiffr5t cet g>d4 ,ce n'e/ pas un peuple pratique2 ce n'e/ pas un peuple rali/e1 c'e/ un peuple uniquem5t proccup d'ides gnrales1 d'ides gnrales trs simples et trs grossires1 comme l'galit1 l'abolition des supriorits1 le nivellem5t des =tunes1 la de/ruction des religions2 mais enf9 d'ides gnrales et uniquem5t d'ides gnrales4 ,il semble qu'il vive de cela4 ,t\tes les conv]sations que v\s c\tez r\l5t sur des ?ories4 ,jamais ou presque jamais v\s n'ent5dez1 au caf1 en *em9 de f]1 sur le pont d'un bateau1 p>l] d'une "q adm9i/rative1 d'une amlioration pratique1 d'un meilleur amnagem5t de la maison commune4 ,les ,franais sont un peuple qui ne p>le que de politique gnrale ou de femmes4 ,ce n'e/ pas absolum5t t\j\rs a9si4 ,on a rem>qu et j'ai beauc\p1 non sans complaisance1 insi/ sur ce fait1 qu'en #aghi les ,franais p> leurs cahi]s n'ont presque absolum5t dem& qu'une *ose3 tre bi5 adm9i/rs1 tre adm9i/rs d'une faon rgulire2 et que le gr& succs du #ah ,brumaire e/ v5u de ce qu'il apportait en #agii ju/em5t ce que les ,franais avai5t rclam et presque uniquem5t rclam dix ans aup>avant4 ,mais1 prcism5t1 rem>quez aussi qu'une rvolution qui avait t faite p\r obt5ir des r=mes adm9i/ratives1 a r\l t\t entire sur des ides gnrales1 n'a p\rsuivi clairem5t1 trav]s ses convulsions sanglantes1 que deux desse9s3 l'galit et la s\v]a9et du peuple2 et a t aussi ab/raite et aussi idali/e que possible en son esprit4 ,et1 prcism5t1 rem>quez aussi que le #ah ,brumaire1 agrable la nation franaise p>ce qu'il satisfaisait ses dsirs de #aghi et rpondait son tat d'me de #aghi1 a inaugur un rgime t\t inspir encore d'ides gnrales3 gr&eur et gloire de la ,france1 diffusion p> les armes1 trav]s le monde1 des pr9cipes rvolutionnaires1 galit1 s\v]a9et du peuple1 anti>i/ocratisme1 anticlricalisme1 etc4 ,et1 prcism5t1 rem>quez encore que le second ,empire1 accueilli favorablem5t en ,france t\t simplem5t p>ce qu'il muselait l'an>*ie et p> consqu5t dans un esprit t\t rali/e et t\t pratique1 a presque immdiatem5t eu beso9 d'une ide gnrale1 p>faitem5t contraire du re/e aux intrts matriels de la ,france1 c'e/ savoir du pr9cipe des nationalits1 p\r ma9t5ir sa popul>it1 ou plutt p\r se faire une popul>it d'un g5re n\veau1 la premire s'tant puise p>ce qu'avai5t disp>u les circon/ances qui l'avai5t produite4 ,d'abondant rem>quez encore que le seul g\v]nem5t franais1 au ,x,i,xe sicle1 qui n'ait pas t du t\t populaire e/ le g\v]nem5t de #ahcj-ahdh1 p>ce que1 sans aucun idal1 il ne s'e/ occup absolum5t que de bi5 adm9i/r] et d'assur] la prosprit matrielle du pays4 ,en ,france1 bi5 g\v]n] la maison e/ une dup]ie1 et ce que le ,franais dem&e le mo9s un g\v]nem5t1 c'e/ d'tre une bonne mnagre4 ,les hommes politiques franais f]ai5t donc une pure folie et montr]ai5t une colossale navet s'ils *]*ai5t la popul>it p> la pratique d'une bonne adm9i/ration intrieure1 soit1 m9i/res1 en adm9i/rant bi51 soit1 p>lem5taires1 en exigeant des m9i/res qu'ils adm9i/r5t sagem5t et en contrlant svrem5t leur ge/ion4 ,comm5t donc les hommes politiques s'assur]ont-ils la popul>it dont ils ont beso9 comme d'air et de n\rriture8 ,uniquem5t en exploitant une ide gnrale et1 selon les temps1 celle-ci ou celle-l1 celle qui1 un mom5t donn1 a les faveurs de la f\le ou d'une p>tie au mo9s trs considrable du pays4 ,or1 en ce mom5t1 j'ent5ds depuis #ahga jusqu' nos j\rs et jusqu'aux j\rs qui vont v5ir1 quelle e/ l'ide gnrale exploit]8 ,e/-ce l'ide de s\v]a9et du peuple8 ,non2 elle n'e/ plus exploit]1 p>ce qu'elle e/ acquise4 ,le peuple se s5t s\v]a9 trs suffisamm5t4 ,on p\rrait1 sans d\te1 lui faire rem>qu] qu'il ne l'e/ pas1 qu'il ne le s]ait que sans dputs et sans juges nomms p> le g\v]nem5t2 qu'il ne le s]ait que p> le g\v]nem5t direct et la magi/rature lue4 ,le mom5t vi5dra peut-tre o l'on exploit]a cette ide gnrale trs spcieuse et trs exploitable2 mais il n'e/ pas v5u2 cette ide1 qu& on y t\*e1 ne r5d pas2 il e/ de fait que le peuple franais se s5t trs suffisamm5t s\v]a91 en quoi on peut reconnatre qu'il n'a pas absolum5t tort4 ,les hommes politiques1 p\r se faire une popul>it ou p\r entret5ir celle qu'ils ont1 exploit]ont-ils l'ide d'galit8 ,il en e/ qui font a9si4 ,ce sont les sociali/es4 ,ils s'atta*5t dmontr]1 et ils n'ont aucune pe9e dmontr]1 que l'galit n'exi/e po9t du t\t1 puisqu'il y a des 9galits de =tune1 et normes1 et puisqu'aucune galit lgale et juridique n'e/ que leurre et ombre p\r proie1 tant qu'il y a 9galit de =tunes4 ,ils ont raison1 admis le pr9cipe d'o ils p>t5t1 et ils sont trs c\ts4 ,seulem5t il y a trop de possdants en ,france p\r que la ,france soit sociali/e en majorit1 et l'on ne se fait1 avec le socialisme1 qu'une popul>it locale1 qu'une popul>it de m9orit1 en df9itive1 ce qui n'e/ jamais t\t fait du gt d'un homme politique4 ,l'ide gnrale de l'galit1 de l'galit relle1 n'e/ pas d'un trs bon rapport4 ,les hommes politiques exploit]ont-ils les ides de gr&eur et gloire de la ,france1 de diffusion des pr9cipes rvolutionnaires trav]s le monde1 ou la ?orie des nationalits8 ,depuis #ahga1 t\t cela e/ cruellem5t dmod et hors d'usage4 ,la ,france se s5t nation de second rang1 ne rve plus d'aucune conqute1 ne se s5t plus appele p> les peuples ass]vis1 ou ne peut pas raisonnablem5t s'imag9] qu'elle soit appele p> eux2 et quant au pr9cipe des nationalits1 quelque idali/e qu'elle soit1 il lui a t trop t]riblem5t fune/e p\r qu'elle ne l'ait pas quelque peu c>t de son cur4 ,en d'autres t]mes1 il n'y a plus ici de popul>it se faire avec la politique trangre4 ,la consqu5ce pr9cipale des vnem5ts de #ahgj a t que la ,france ne s'e/ plus occupe du t\t de politique trangre4 ,c'e/ p>tir de #ahga qu'elle aurait d s'en occup] plus que jamais2 mais ne s'intressant qu' ce qui e/ glorieux et non ce qui e/ utile1 elle ne s'e/ plus applique la politique trangre du mom5t que la politique trangre n'tait plus matire de gloire et entreti5 de va/es desse9s4 ,il y a eu cet g>d comme une dpression intellectuelle et morale en ,france4 ,aprs avoir t la nation mgalomane1 la ,france e/ dev5ue la nation1 non seulem5t prud5te1 en quoi elle aurait bi5 raison1 mais timore et p>lant bas4 ,on se faisait une popul>it v]s #ahdj en agitant les s\v5irs de l',empire et en jetant t\j\rs1 p> mtaphore1 l'pe de la ,france au del des frontires4 ,m4 ,maugu91 bi5 oubli1 s'tait fait une spcialit de ce jeu-l et y avait rcolt presque de la gloire4 ,on se faisait une popul>it1 v]s #ahei et un peu plus t>d1 en appelant l',italie l'indp5dance et l'unit et en rclamant le gu]re contre la ,russie p\r dlivr] la ,pologne 7,hav9 et ,gur\lt74 ,t\t cela e/ absolum5t pass4 ,il n'y a aucune popul>it se faire avec la politique trangre4 ,un m9i/re des affaires extrieures1 en ,france1 e/ un m9i/re s\t]ra94 ,on voit donc bi5 qu'un homme politique qui veut tre populaire1 et aucun ne peut ne pas le v\loir1 e/ comme =c de se rabattre sur l'anticlricalisme comme sur son unique ress\rce4 ,le dput ne peut mme mettre en c\pe rgle que cela d'une faon srieuse et lucrative4 ,les s]vices r5dus aux lecteurs1 les faveurs g\v]nem5tales obt5ues p\r l'arrondissem5t ne font presque que blan*ir1 tant1 si multiplis qu'ils soi5t1 ils sont t\j\rs inf9im5t disproportionns la dem&e1 et tant1 *aque bi5fait qu'il disp5se1 il peut dire comme ,l\is ,,xiv3 ,je me fais c5t ennemis et un +rat4 ,c'e/ mme prcism5t p\r se faire p>donn] le peu de s]vices gnraux ou p>ticuli]s qu'il a pu r5dre1 puisqu'on tr\ve t\j\rs qu'il en a r5du trop peu1 que le dput se montre1 d'autant1 anticlrical rsolu et op9itre1 p\r p\voir dire3 ,il e/ vrai1 je n'ai pas r5du t\s les s]vices que j'aurais v\lu r5dre2 je n'ai pas donn autant que j'aurais dsir2 je n'ai pas fait ma circonscription t\t le bi5 que je s\haitais lui faire2 mais j'ai t si anticlrical6 ,l'anticlricalisme e/ la t>te la crme que l'on prodigue qu& on ne peut pas en donn] une autre4 ,quant au g\v]nem5t1 il n'a1 p\r se s\t5ir contre ses ennemis et p\r tay] ou rp>] sa popul>it1 ri5 autre *ose que l'anticlricalisme4 ,hors de la gu]re l'glise1 pas de salut4 ,ne p\vant donn] au peuple ni la gloire1 ni la prosprit1 ni1 jusqu' n\vel ordre1 les proprits de la b\rgeoisie1 ni une recon/itution sociale o le peuple se tr\v]ait plus l'aise1 cette uvre1 peut-tre impossible1 s\ffrant au mo9s de trs gr&es difficults2 il ne peut lui donn] que des satisfactions de ha9e ass\vie1 et il faut bi5 qu'il les lui donne3 il bat le cl]g devant lui4 ,ce sont les circ5ses de notre temps4 ,c'e/ le rec\rs des ,cs>s mod]nes4 ,voyez-les t\s1 successivem5t1 qu& ils s5t5t le t]ra9 *ancelant1 se dirig] v]s ce =t et1 qu& ils se s5t5t dmunis1 ramass] cette arme4 ,m4 ,jules ,f]ry1 trs en faveur avant #ahgj1 mais impopulaire depuis le sige de ,p>is1 s5tant du re/e que son c>actre difficile augm5tait de j\r en j\r dans le ,p>lem5t le nombre de ses ennemis1 brusquem5t1 sans antcd5t1 sans ent5te1 du re/e1 avec ses collgues du m9i/re1 inv5te le fameux article ,,vii et fait la campagne des dcrets p\r reconqurir d'un c\p t\te la popul>it qu'il avait p]due1 p\r p>c\rir la ,france entire la ,gambetta1 et p\r faire cri] sur son passage3 ,vive l'article ,,vii1 mme p> les petits enfants 7c'e/ un mot de lui74 ,m4 ,waldeck-,r\sseau1 trs mal accueilli la ,*ambre lors de la con/itution de son m9i/re1 p> suite de la d\ble biz>r]ie qu'il avait eue de mettre dans son m9i/re un sociali/e p\r irrit] le c5tre et le gnral de ,galliffet p\r exaspr] la gau*e1 entrepr5d t\t aussitt sa campagne anticongrgani/e p\r se faire une popul>it et s'en fait une1 en effet1 en mo9s d'un in/ant2 et un m9i/re qui avait l'air de devoir dur] deux sema9es dure trois ans1 uniquem5t sur la "q anticlricale4 ,m4 ,combes1 enf91 considr unanimem5t comme born1 *oisi1 on ne sait dans quel desse9 secret1 p> ,m4 ,waldeck-,r\sseau1 peut-tre p\r que le prsid5t du conseil ne ft pas1 le cas *ant1 un concurr5t srieux la prsid5ce de la ,rpublique2 ,m4 ,combes1 subi1 on ne sait p> quelle faiblesse1 p> ,m4 ,l\bet1 qui n'avait p\r lui que le contraire de la sympa?ie2 ,m4 ,combes1 m9i/re incapable1 de l'avis et de l'aveu de t\s1 se ma9ti5t au p\voir aussi longtemps1 plus longtemps que ,m4 ,waldeck-,r\sseau1 malgr faute sur faute1 malgr des collaborateurs aussi incapables que lui1 malgr la dlation employe sy/matiquem5t comme in/rum5t de rgne1 uniquem5t p>ce qu'il e/ anticlrical rsolu1 entt et brutal1 que ri5 ne l'arrte dans la p\rsuite furieuse de ce desse9 et prcism5t p>ce que1 comme il l'a dit lui-mme1 il n'a pris le p\voir que p\r cela et qu'il e/ absolum5t incapable de voir autre *ose dans le g\v]nem5t de la ,france et dans t\te l'hi/oire mod]ne4 ,et1 non seulem5t il dure trois ans1 mais il n'e/ jamais r5v]s1 non plus que ,m4 ,waldeck-,r\sseau1 et c'e/ spontanm5t qu'il se retire1 et p]sonne ne peut assur] qu'en s'en allant il n'ait fait que pr5dre les devants et anticip] sur une disgrce4 ,ah6 qu'un anticlrical e/ dur abattre6 ,les g\v]nem5ts sav5t cela et que faire une campagne anticlricale1 c'e/ pr5dre une assurance sur la vie et une assurance contre les accid5ts de voyage4 --,mais cela n'e/ pas une ress\rce indf9ie4 --,si1 prcism5t1 c'e/ une ress\rce t]nelle4 ,m4 ,h5ry ,m>et a dit spirituellem5t3 ,radicaux1 mes frres1 ne solutionnez jamais la "q clricale2 v\s v\s t]iez le pa9 de la b\*e4 ,le mot e/ piquant2 mais il e/ faux2 p>ce qu'on n'puise jamais la "q clricale1 att5du qu'elle e/ 9puisable4 ,j'ai montr qu'elle dur]a1 et avec une vivacit et une int5sit t\j\rs croissantes1 tant qu'il y aura un ca?olique en ,france1 comme la lutte contre les ,maures en ,espagne a dur tant qu'il y a eu un ,maure dans la ,pn9sule4 ,il y aura un pril clrical en ,france tant qu'il y aura un cl]g1 puis tant qu'il y aura des croyants1 tant que la m5talit roma9e ne s]a pas te9te4 ,et tant qu'il y aura ou qu'on affect]a de croire qu'il y a un pril clrical1 les campagnes anticlricales cont9u]ont et se succd]ont les unes aux autres4 ,il y aura des accalmies1 comme il y en a eu1 p> cette seule raison qu'en ,france surt\t on ne peut pas dire t\j\rs la mme *ose1 ni faire t\j\rs la mme *ose1 et que mme l'anticlricalisme a son po9t de saturation2 mais le mom5t revi5dra t\j\rs o un g\v]nem5t dans l'emb>ras1 et j'ai montr qu'ils sont de/9s y tre t\s1 vi5dra dire3 ,le pril clrical r5at2 la raction clricale relve la tte2 et ce s]a t\j\rs vrai ou t\j\rs t5u p\r exact4 ,aprs les congrgani/es on p\rsuivra les prtres sculi]s2 aprs les prtres sculi]s1 les laques croyants1 t5us p\r jsuites de robe c\rte2 aprs les jsuites de robe c\rte1 t\t pre de famille qui aura tr\v ou *]* le moy5 de faire donn] son fils une ducation autre qu'antireligieuse et a?e2 aprs ceux-ci1 les pres de famille qui auront donn eux-mmes leurs enfants une ducation de c\leur dsagrable au g\v]nem5t4 ,j'ai dit en ne plaisantant qu' moiti3 la seule solution efficace de la "q clricale1 c'e/ d'int]dire aux hommes qui ne p5s5t pas comme le m9i/re de l'in/ruction publique d'avoir des enfants4 ,et1 en effet1 la "q clricale n'tant p\r les anticlricaux qu'une "q lectorale1 ce que les anticlricaux p\rsuivront t\j\rs1 infatigablem5t1 ce sont ceux1 quels qu'ils puiss5t tre et quels qu'ils doiv5t tre1 qui leur prp>]ont des lecteurs adv]ses4 ,dans ces conditions1 la gu]re anticlricale e/ t]nelle ou1 du mo9s1 de nature se prolong] au del de t\tes les prvisions possibles4 ,un anticlrical me disait3 ,je ne crois pas1 t\t de mme1 que n\s en ayons p\r plus d'un sicle4 ,il a t dit1 au c\rs de la discussion sur la loi de la sp>ation1 que si les sociali/es donnai5t dans cette loi et avec ardeur1 ce n'tait pas seulem5t p> conviction2 mais p>ce que1 la "q clricale tant rsolue1 les radicaux1 leurs ennemis non av\s1 mais rels1 ne p\rrai5t plus amus] le peuple avec la bataille anticlricale et s]ai5t acculs aux r=mes sociales et obligs enf9 de se prononc] sur elles1 obligs enf9 dev5ir sociali/es pratiques ou dev5ir impopulaires4 ,si les sociali/es ont raisonn a9si1 ils ont raisonn trs mal1 ou ils n'ont raisonn qu' moiti bi54 ,ils n'ont raisonn ju/e que p\r un temps trs c\rt1 inf9im5t c\rt1 ce qui e/ une manire encore de pr5dre l'ombre p\r la proie4 ,oui1 sans d\te1 p\r quelque temps1 et encore je ne sais1 et encore je ne crois pas1 la sp>ation de l'glise et de l'tat p>atra une solution et p]mettra aux sociali/es de dire aux radicaux3 ,et ma9t5ant1 voyons si1 l'anticlricalisme t1 v\s avez quelque *ose dans votre sac4 ,mais1 d'une "p1 les essais de socialisation t5ts p> les sociali/es avec conc\rs timide1 gau*e et de mauvaise grce des radicaux1 tant probablem5t de/9s mal ab\tir1 et1 d'autre "p1 le clricalisme r5aissant1 puisqu'il r5at t\j\rs d'une faon ou d'une autre2 les radicaux1 en*ants de s'vad]1 cri]ont t\t du haut de leur tte3 le pril clrical e/ t\j\rs l1 il y e/ plus que jamais depuis que la sp>ation a donn l'glise une vie n\velle1 et n\s n\s occupons d'autre *ose6 ,c\rons au pril clrical6 ,et il n'y a aucun d\te1 tant donne la m5talit franaise1 que les radicaux ne soi5t c\ts et que cette div]sion ne russisse presque immdiatem5t4 ,sans d\te1 les sociali/es1 qui compr5dront trs bi5 le secret du jeu et qui le compr5n5t dj p>faitem5t1 ne manqu]ont pas de dire1 p\r sauv] leur influ5ce3 ,mais1 faisons1 c]tes1 les deux *oses la fois2 et d'un ct matons l'glise et de l'autre oprons de pr(ondes r=mes sociales2 il n'y a aucune incompatibilit entre ces deux uvres4 ,seulem5t1 un peu p>t\t1 et surt\t en ,france1 il n'y a jamais m\vem5t gnral p\r faire deux *oses la fois4 ,un g\v]nem5t peut faire plusieurs *oses la fois2 un peuple ne p\rsuit pas la fois plusieurs objets2 et longtemps1 peut-tre t\j\rs1 la div]sion sur le clricalisme f]a son effet et amus]a les masses4 ,voil les raisons p\rquoi et p>tis politiques et g\v]nem5ts s]ont longtemps encore comme =cs de rev5ir priodiquem5t l'anticlricalisme comme une ress\rce prcieuse et comme une condition d'exi/5ce4 ,ce dada e/ le *eval de ,troie2 on s'y ca*e p\r va9cre et mme on s'y ca*e p>ce qu'on ne peut pas faire autre *ose4 ,et rem>quez que ce ne sont pas seulem5t les g\v]nem5ts et les politici5s qui ont le plus gr& intrt du monde t5ir t\j\rs p5dante1 t\j\rs actuelle1 la "q du clricalisme1 la t5ir1 p\r a9si dire1 t\j\rs sur le feu4 ,c'e/ la b\rgeoisie franaise elle-mme1 non politici5ne1 non politiquante et qui aim]ait ne s'occup] aucunem5t de politique4 ,je ne compr5ds pas du t\t comm5t un c]ta9 nombre de publici/es1 dont le d]ni] en date e/ ,m4 ,paul ,seippel 7,les ,deux ,frances et leurs orig9es hi/oriques7 s'ob/95t rpt] cette vieille vrit que la b\rgeoisie franaise s'e/ jete entre les bras de l'glise p\r y tr\v] une df5se contre la ,rvolution1 p\r appuy] aussi et s\t5ir ceux qui peuv5t musel] la ,rvolution et l'endormir4 ,c'e/ une vieille vrit et c'e/ une erreur d'auj\rd'hui4 'a pu tre vrai1 mais c'e/ faux actuellem5t plus qu' moiti1 plus qu'aux trois qu>ts4 ,la b\rgeoisie franaise t\t entire1 depuis ses plus hautes rgions jusqu' celles de la t\te petite b\rgeoisie possdante1 n'a qu'une peur et n'a qu'une antipa?ie4 ,et le seul objet de cette antipa?ie et de cette peur1 c'e/ le socialisme4 ,p> consqu5t1 elle n'a ou ne croit avoir qu'un intrt3 dt\rn] le peuple des proccupations sociali/es1 driv] les passions populaires aussi lo9 que possible du socialisme1 amus] le peuple avec quelque *ose qui ne soit pas le socialisme4 ,or1 avec quoi l'amus]8 ,avec une de ses passions4 ,il n'en a que deux1 l'abolition de la proprit individuelle et la ha9e du cur4 ,c'e/ donc exclusivem5t1 et l'on n'a pas le *oix1 avec la ha9e du cur qu'il faut dt\rn] son att5tion et le div]tir4 ,la b\rgeoisie sec\e la robe noire devant le peuple comme le torador sec\e la cape r\ge devant le taureau4 ,c'e/ le procd du ,snat roma94 ,ds que le peuple dem&ait un peu impatiemm5t une r=me sociale1 le ,snat lui montrait un peuple conqurir ou un roi trang] m5aant4 ,de mme1 ,m4 ,waldeck-,r\sseau montrait au peuple le milli>d des congrgani/es p>tag]1 milli>d qui s'e/ rduit en df9itive ri51 si l'on en juge p> ce fait que les impts n'ont pas dim9u1 mais se sont accrus2 et de mme ,m4 ,clm5ceau dnonce t\s les mat9s ,rome--,rome l'unique objet de son ress5tim5t--comme la dang]euse puissance trangre qui e/ t\j\rs sur le po9t de conqurir la ,france1 de l'opprim] et de la rduire en s]vitude4 ,plaise ,dieu1 dit soir et mat9 la b\rgeoisie franaise1 que ,rome soit longtemps1 soit t\j\rs l'unique objet du ress5tim5t du peuple franais4 ,c'e/ elle qui e/ entre le peuple et n\s4 ,c'e/ elle qui n\s c\vre4 ,tant que le peuple reg>d]a avec colre du ct du mona/re et du ct de l'glise1 il ne reg>d]a pas trop du ct de nos proprits ou du ct du gr& livre4 ,enivrons-le d'anticlricalisme4 ,c'e/ un /upfiant qui ne n\s cote ri5 et qui n\s donne la scurit4 ,anticlricalisme1 amusem5t du peuple et tranquillit des b\rgeois4 ,cela ne peut pas dur] indf9im5t1 dira-t-on4 ,non1 sans d\te2 mais c'e/ bi5 prcism5t p>ce que cela ne peut pas dur] t\j\rs que la b\rgeoisie ti5t ce que cela dure le plus possible2 et c'e/ bi5 prcism5t p\r cela qu'elle f]a de l'anticlricalisme jusqu' puisem5t absolu de la "q clricale et p\r a9si dire p> del2 c'e/ bi5 prcism5t p\r cela qu'elle la f]a r5atre de ses c5dres et qu'elle affirm]a t\j\rs qu'elle exi/e t\j\rs1 et plus grave et plus r$\table que jamais2 c'e/ bi5 prcism5t p\r cela qu'aprs avoir dnonc comme pril clrical les congrgations1 qu'aprs avoir dnonc comme pril clrical le ,concordat1 qu'aprs avoir dnonc comme pril clrical le cl]g sculi] ultramonta91 elle dnonc]a comme pril clrical le cl]g sculi] le plus p>ticul>i/e et le plus gallican du monde2 elle dnonc]a comme pril clrical les laques les plus laques1 p\rvu qu'ils ai5t des s5tim5ts religieux1 et les libres p5seurs1 oui1 les libres p5seurs les plus libres1 p\rvu qu'ils mett5t la prt5tion de faire lev] leurs enfants comme ils v\dront1 et les libres p5seurs sans enfants1 les plus libres--croyez que j'en sais quelque *ose--p\rvu qu'ils soi5t libres p5seurs de telle manire--manire assurm5t trs r>e--qu'ils rev5diqu5t la lib]t p\r t\t le monde4 ,l'anticlricalisme1 mais voyez donc que c'e/ les d]nires c>t\*es de la b\rgeoisie4 ,elle en us]a tant que la c>t\*ire ne s]a pas vide1 et ensuite elle fabriqu]a des c>t\*es tant qu'il y aura quelque *ose sa porte qui ressembl]a de la p\dre4 ,compr5ez donc la suite des *oses3 ,la b\rgeoisie lance le peuple contre un ennemi autre qu'elle tant que cet autre ennemi exi/e ou qu'elle peut faire croire qu'il e/4 ,trs longtemps1 p5dant trois qu>ts de sicle1 elle a excit1 s\lev et lanc le peuple contre l'ari/ocratie1 contre les nobles4 ,l'ari/ocratie n'exi/ait plus2 les nobles exi/ai5t1 mais n'avai5t absolum5t aucun privilge et ne con/ituai5t aucun dang]4 ,n'importe3 en v]tu de cette loi qui fait qu'une gnration p\rsuit de sa ha9e les desc5dants de ceux dont a s\ff]t la gnration d'il y a c5t ans1 la b\rgeoisie obt5ait du peuple qu'il dte/t les desc5dants ou les pseudo-desc5dants des ,lauzun ou des ,montmor5cy4 ,c'tai5t les morts qui p>lai5t p> la b\*e de leurs arrire-neveux4 ,tel un prote/ant de #aije ne peut pas voir un ca?olique sans avoir la fivre de la ,sa9t-,b>?lemy et sans croire obscurm5t que ce ca?olique qu'il r5contre a pris "p ce massacre4 ,cep5dant l'ari/ocratie et les nobles et les ci-devant1 cela a f9i p> s'us]4 ,p> habitude1 les b\rgeois daub5t encore sur le ?tre la noblesse franaise2 mais cela a peu de ret5tissem5t4 ,il fallait *]*] ou ret5ir autre *ose4 ,le cl]g ca?olique et le ca?olicisme en gnral tai5t la d]nire ress\rce2 ils sont encore la d]nire ress\rce4 ,exploit] contre eux le ress5tim5t sculaire du peuple contre les abbs trop gras et les vques trop ri*es du ,x,v,i,i,ie sicle1 c'e/ le d]ni] jeu que peut j\] la b\rgeoisie p\r dt\rn] les reg>ds du peuple lo9 des gras d'auj\rd'hui et lo9 des ri*es de ma9t5ant4 ,littralem5t1 p\r la b\rgeoisie franaise actuelle1 hors de la ha9e de l'glise po9t de salut4 ,on peut donc croire qu'elle ne cess]a de suivre cette tactique qu' la d]nire extrmit4 ,qu&8 ,comme p\r l'ari/ocratie et la noblesse3 lorsqu'il n'y aura plus d'glise et plus de ca?oliques1 comme il n'y a plus ma9t5ant1 bi5 visiblem5t1 n'en pas d\t]1 d'ari/ocratie ni de nobles4 ,la limite aura t la mme dans les deux cas4 ,or il y aura une glise1 et peut-tre plus =te1 plus inquitante comme probabilit de survie1 tant qu'on n'aura pas t\t simplem5t int]dit le culte ca?olique en ,france2 et il y aura des ca?oliques t\j\rs m5aants1 c'e/--dire t\j\rs dsireux de s'ent5dre entre eux1 c'e/--dire de crer une glise et t\j\rs sur le po9t de la fond]1 tant qu'il y aura des ca?oliques et tant qu'on ne les aura pas *asss du t]ritoire franais1 comme le v\lait ,r\sseau2 t\t au mo9s tant qu'on ne leur aura pas t t\te lib]t1 non seulem5t d'enseignem5t1 mais d'association1 de p>ole1 de presse et d'criture4 ,on voit comme se prolonge devant n\s1 sans qu'on exagre ri5 et t\t simplem5t en calculant ce que devra =cm5t v\loir la b\rgeoisie et ce qu'elle f]a si le peuple la suit1 la priode de lutte1 de bataille et de p]scution sans m]ci contre le ca?olicisme de ,france4 ,a mon s5s1 les *oses se pass]ont peu prs de la manire suivante3 abolition de l'glise ca?olique considre comme un tat dans l'tat1 prcism5t p>ce qu'elle ne s]a plus lie l'tat1 comme une association trop cohr5te et trop =te1 c'e/--dire comme une ari/ocratie1 analogue la franc-maonn]ie1 mais mo9s agrable4 ,puis longue p]scution contre les glises locales1 fragm5taires1 isoles1 les glises au ds]t1 qui auront russi tant bi5 que mal se =m] et qui s]ont considres comme des socits secrtes1 ce que1 du re/e1 elles s]ont p>faitem5t1 p> impossibilit d'tre autre *ose4 ,puis longue p]scution contre les ca?oliques isols qui auront survcu t\tes les vexations et rigueurs et qui s]ont la d]nire proie ou le d]ni] ennemi signal au peuple p> la b\rgeoisie cramponne sa d]nire ress\rce4 ,et ce s]a1 ralis1 le rve du d\x ,edg> ,qu9et1 qui n'a jamais ri5 vu autre *ose en politique et dans t\te l'hi/oire mod]ne que le ca?olicisme ext]m9] p> t\s les mmes moy5s que le *ri/ianisme va9queur avait employs p\r ext]m9] la religion paenne2 et cette politique e/ d'une gr&e simplicit1 encore qu'elle ne soit pas vanglique4 ,peut-tre avant cette troisime priode1 peut-tre avant la seconde1 la b\rgeoisie aura t balaye p> le peuple4 ,mais1 p\r se plac] dans cette hypo?se1 il faut suppos] le peuple franais dev5u collectivi/e1 ce qu'il devi5t1 sans d\te2 mais avec une extrme l5teur1 p\r t\tes sortes de raisons1 et ce qu'il ne s]a peut-tre jamais4 ,il e/ croire que le /ade anticlrical qui re/e devant n\s et qu'on peut prsum] qui s]a p>c\ru t\t enti]1 e/ extrmem5t long encore4 99 99 99 99 99 ,a le p>c\rir1 la ,france cont9u]a s'affaiblir de plus en plus4 ,l'anticlricalisme lui a fait un mal norme2 il cont9u]a lui en faire un qui e/ difficilem5t calculable4 ,a p>l] en gnral1 d'abord1 l'anticlricalisme a sur une nation1 et sur une nation p>ticulirem5t n]veuse1 t\s les effets d'une passion exclusive sur un homme n]veux4 ,elle le dt\rne t\t simplem5t de t\t4 ,l'homme passionn p\r les femmes ou p\r le jeu ou p\r l'alcool1 ne songe ri5 qu' l'alcool1 au jeu ou aux femmes4 ,il ne nglige pas ses affaires3 il ne les connat plus2 elles n'exi/5t plus p\r lui4 ,il e/ hypnotis4 ,*ose trs rem>quable et trs vraie1 que j'ai p>faitem5t obs]ve1 l'homme passionn1 non seulem5t e/ en proie matriellem5t sa passion et n'y peut po9t rsi/]2 mais il s'en fait une espce de religion3 il la spiritualise et il la my/ifie1 si l'on me p]met d'employ] le mot dans son acception tymologique1 ou1 si v\s v\lez1 il la my/icise4 ,propos de ,don ,juan au premi] acte de la pice de ,molire1 propos du ,j\eur dans ,regn>d1 propos de ,?ausettes dans la ,d5ise de ,dumas fils3 ,oh6 la s5sation6444--,j'ai connu des alcooliques qui p>lai5t des ivrognes avec vnration1 de leurs s\v5irs d'orgies avec t5dresse1 des libations avec une sorte d'extase1 et qui disai5t3 ,cet homme n'aime ri53 il n'aime mme pas boire6 ,l'anticlricalisme n'e/ pas une passion d'une autre nature2 il e/ une passion2 il e/ d'ordre pa?ologique4 ,j'ai ent5du un homme du peuple1 qui n'tait pas m*ant1 peut-tre1 mais qui avait sa conception de la lib]t1 dire3 ,la lib]t6 ,elle e/ jolie1 la lib]t6 ,on n'a pas seulem5t le droit de tu] un cur4 ,la passion p>le l t\te pure4 ,eh bi51 la passion anticlricale r5d la ,france ins5sible t\t1 except l'anticlricalisme4 ,elle lui f]me les yeux sur ses intrts1 sur ses affaires1 sur ses droits 7je n'ai pas beso9 de dire sur ses devoirs7 et sur ses mo9dres commodits4 ,elle l'aveugle et la p>alyse4 ,a l'trang] on dit3 ,qu'e/-ce que c'e/ que la ,france8--,c'e/ un pays o l'on ne s'occupe que du ,vatican4 ,un mot de ,m4 ,ribot e/ admirable1 ou du mo9s excell5t4 ,il p>lait sur une "q trs importante4 ,on lui cria3 ,et l'affaire ,dreyfus8 ,l'affaire ,dreyfus tait prcism5t une affaire trs mle d'anticlricalisme4 ,m4 ,ribot1 p]sonnellem5t1 tait plutt du ct des ,dreyfusi/es4 ,il rpondit3 ,j'ai mon op9ion sur l'affaire dont v\s me p>lez2 mais je n'admets pas que t\te la politique de la ,france pivote sur l'affaire ,dreyfus4 ,c'e/ prcism5t la sottise de la ,france que p\r elle t\te la politique r\le sur le clricalisme et qu'elle n'admette pas qu'il y ait autre *ose dont on ait s'occup]4 ,j'ai ent5du s\hait] que le ca?olicisme disp>t1 p\r que la ,france1 n'ayant plus se passionn] p\r ou contre lui1 s'avist de s'occup] de ses affaires4 ,le malheur1 c'e/ que p5dant que n\s cdons ce trav]s trs franais et cette habitude trs franaise de m5] notre b>que comme si n\s tions seuls au monde1 les trang]s pr(it5t de nos fautes et de notre aveuglem5t et de notre hypnotisation p\r faire leurs affaires notre dtrim5t4 ,il e/ excell5t p\r eux qu'il y ait un peuple en ,europe qui se conduise comme celui qui a les yeux b&s au jeu de col9-maill>d1 p5dant que t\s les autres ont les yeux ouv]ts4 ,en #aije n\s fmes t\t prs d'avoir la gu]re avec l',allemagne4 ,qu'il ft expdi5t de la faire ou trs inopportun de l'entrepr5dre ou de l'accept]1 c'e/ ce qui peut tre matire discussion4 ,un p>ti1 en ,france1 la dsirait1 considrant que l',allemagne tait trs isole et qu'elle p\vait ne l'tre pas t\j\rs1 et c'tait la politique p]sonnelle du m9i/re des affaires trangres1 peut-tre du prsid5t de la ,rpublique4 ,un p>ti la rep\ssait de t\tes ses =ces1 considrant1 non sans raison1 que peut-tre1 malgr nos bons rapports avec l',italie et l',autri*e1 l',allemagne tait mo9s isole qu'on ne croyait et qu' c\p sr notre pr9cipal alli1 la ,russie1 n\s manquait absolum5t1 et qu'enf9 l',anglet]re ne n\s s]virait pas gr&'*ose et qu'en rsum c'tait plutt le bon mom5t p\r l',allemagne que p\r la ,france4 ,mais l n'tait pas vraim5t la "q4 ,la "q ess5tielle tait de savoir si n\s tions prts4 ,or1 on peut le dire ma9t5ant1 de t\s les propos qui s'*angr5t au conseil suprieur de la gu]re1 de t\s les rapports qui p>v9r5t des comm&em5ts au g\v]nem5t1 de t\tes les confid5ces qui fur5t faites1 et j'en ai reu1 il rsulta que n\s n'tions pas prts le mo9s du monde4 ,a la vrit1 n\s ne le sommes jamais1 c'e/ une *ose dire p\r essay] de sec\] l'incroyable =ce d'apa?ie et l'incroyable incurie dont n\s sommes affligs depuis un demi-sicle4 ,mais1 si n\s ne sommes jamais prts1 en #aije n\s l'tions mo9s que jamais2 n\s tions le contraire comme jamais n\s ne l'avions t2 n\s l'tions s\hait4 ,p\rquoi8 ,p>ce que n\s avions eu p5dant trois ou quatre ans un m9i/re de la gu]re et un m9i/re de la m>9e qui en fait de m>9e et de gu]re n'avai5t song qu' combattre la raction et le clricalisme dans les armes de t]re et de m] et qui n'avai5t t *oisis que p\r cela4 ,que l'anticlricalisme dsorganise une arme1 dsorganise une m>9e1 t>isse les approvisionnem5ts1 dmunisse les magas9s de munitions1 laisse en dplorable tat les =ts de l',e/1 dc\vre et ouvre la frontire1 au premi] abord cela p>at s+uli]4 ,c'e/ un fait p\rtant1 p>faitem5t indiscutable1 et c'e/ t\t naturel4 ,si ,l\is ,,xiv1 l'poque de la rvocation de l'dit de ,nantes1 avait disgraci ,l\vois comme insuffisamm5t p>tisan des ,dragonnades et l'avait remplac p> un homme n'ayant p\r t\t mrite que d'tre un jsuite1 peut-tre l'adm9i/ration de l'arme aurait-elle s\ff]t de cette mesure4 ,comme t\te passion1 l'anticlricalisme e/ t]riblem5t exclusif1 et t\te passion1 quelle qu'elle soit1 fait d'un homme ou d'un peuple un tre qui p]d jusqu' l'in/9ct de sa cons]vation1 de sa df5se et de sa p]svrance dans l'tre4 ,le fanatisme antireligieux produit les mmes effets que le fanatisme religieux p\rrait produire et c]ta9em5t produirait4 ,tant que n\s s]ons dvors d'anticlricalisme1 n\s ne p\rrons pas faire la gu]re1 mme attaqus4 99 99 99 99 99 ,en att5dant1 mme en paix1 n\s n\s dim9uons de j\r en j\r4 ,n\s p]dons notre influ5ce et notre prpondrance1 au mo9s morale1 en ,ori5t1 comme protecteurs reconnus des *rti5s d',ori5t1 et c'e/ m]veille et il e/ trs significatif comme ,m4 ,combes e/ indiffr5t la p]te de notre influ5ce en ,ori5t3 ,d'abord les deux que/ions sp>ation de l'glise et de l'tat et ,protectorat des *rti5s d',ori5t ne sont pas ncessairem5t lies ensemble1 l'une conc]nant nos rapports avec la ,papaut1 l'autre nos relations diplomatiques avec d'autres puissances4 ,mais je veux1 sans m'arrt] cette considration1 envisag] directem5t l'v5tualit dont on *]*e n\s effray]4 ,si la croyance des sicles passs a atta* au protectorat une ide de pieux dv\em5t la gr&eur *rti5ne2 si elle a s]vi notre influ5ce une poque de foi2 il s'e/ tr\v alors aussi1 qu'on ne l'oublie pas1 d'autres motifs1 trs positifs et trs huma9s1 qui ont contribu l>gem5t faire attribu] l'anci5ne ,france un privilge1 glorieux1 j'en convi5s1 dans l'esprit de ce temps1 mais t\tefois encore plus emb>rassant que glorieux4 ,il fallait1 p\r l'ex]c]1 une puissance militaire et navale de premi] ordre4 ,la ,france runissait cette d\ble condition4 ,notre pays a rempli honorablem5t les obligations dc\lant des capitulations et des traits1 et il peut s'tonn] bon droit de la m5ace dont il e/ l'objet4 ,mais la ,papaut s'abuse si elle s'imag9e n\s am5]1 p> ce procd comm9atoire1 quelque acte de rsipisc5ce4 ,n\s n'avons plus la mme prt5tion au titre de fille ane de l'glise1 dont la mon>*ie se faisait un sujet d'orgueil p\r la ,france1 et n\s avons la conviction absolue que notre considration et notre asc5dant dp5d5t exclusivem5t auj\rd'hui de notre puissance matrielle1 a9si que des pr9cipes d'honneur1 de ju/ice et de solid>it huma9e qui ont valu la ,france mod]ne1 hritire des gr&es maximes sociales de la ,rvolution1 une place "p dans le monde4 ,impossible de mieux dire1 ou peut-tre de plus mal dire1 mais de dire plus =mellem5t3 ,le protectorat de la ,france sur les *rti5s d',ori5t1 au fond je suis ravi d'en tre db>rass4 ,cela tait bon1 et encore c'tait emb>rassant d'une "p qu& n\s tions *rti5s1 d'autre "p qu& n\s tions =ts4 ,mais v\s ne t5ez ni tre *rti5s ni tre =ts4 ,donc advi5ne que p\rra du protectorat6 ,qu'il passe une nation qui ait cette =ce militaire et cette =ce navale laquelle n\s ne t5ons pas4 ,n\s re/ons1 n\s1 en contemplation devant les immortels ,pr9cipes de #hi4 ,il e/ difficile de p]dre plus gaiem5t un protectorat4 ,p5dant ce temps-l1 l',allemagne1 que n\s n\s ob/9ons sottem5t considr] comme une puissance prote/ante1 et qui e/ une puissance moiti ca?olique1 moiti prote/ante1 se ti5t en bons t]mes avec ,rome1 comme c'e/ son devoir et son intrt1 et s'a*em9e1 et le *em9 e/ moiti fait1 v]s la conqute du protectorat des *rti5s d',ori5t1 qui e/ une affaire d'ext5sion comm]ciale1 autant qu'une affaire d'ext5sion d'influ5ce morale4 ,mais que ne sacrifi]ait-on pas l'imprieux devoir de faire la gu]re au ,vatican8 ,l',ori5t1 p\r des ,franais1 e/ bi5 lo92 mais nos portes1 il y a l',alsace4 ,or1 le rsultat le plus clair de notre gnreux anticlricalisme a t de n\s faire p]dre l',alsace une seconde fois4 ,n\s ne l'avions p]due que matriellem5t en #ahgj4 ,cela ne n\s suffisait pas4 ,n\s n\s sommes atta*s de t\t notre cur la p]dre moralem5t1 n\s l'alin]4 ,l',alsace e/ pr(ondm5t ca?olique1 et de plus1 ce qui n'e/ pas t\t fait la mme *ose et ce qui1 dans l'espce1 e/ plus important1 le cl]g ca?olique a sur elle un trs gr& empire4 ,le cur alsaci5 e/ un petit roi dans son village4 ,et enf9 le cl]g ca?olique alsaci5 tait pr(ondm5t patriote et antiallem&4 ,en consqu5ce1 considrant que l',alsace e/ ca?olique1 que son cl]g ca?olique a de l'empire sur elle et que son cl]g tait antiallem&1 n\s avons mis t\s nos so9s montr] l',alsace que n\s tions les ennemis =c5s de la religion ca?olique et les ennemis enrags du cl]g ca?olique4 ,n\s avons mis t\s nos so9s montr] l',alsace que n\s tions1 s9on ses ennemis1 du mo9s1 ce qui n'e/ pas si lo9 d'tre la mme *ose1 les ennemis de t\t ce qu'elle aime4 ,ce n'e/ peut-tre pas trs adroit4 ,cela r5tre dans notre habitude1 qui e/ de ne jamais n\s occup] de ce qui se passe de l'autre ct de notre frontire4 ,cette habitude e/ franaise2 elle e/ p>ticulirem5t p>lem5taire et politici5ne1 les politici5s ne songeant qu' tre lus et rlus et les trang]s n'tant pas lecteurs en ,france3 ,que n\s font les g5s d',allemagne ou d',anglet]re8 ,ils ne vot5t pas4 ,un dput ou un aspirant dput ne reg>de jamais que dans sa circonscription4 ,aussitt que l',alsace a t matriellem5t allem&e1 il a t absolum5t impossible un politici5 franais de s'en occup]4 ,t\j\rs e/-il que de l'indispos] ou de la mnag] n\s n'avons pas eu la mo9dre cure1 si ce n'e/ qu'on p\rrait dire que plutt n\s avons apport gr&e dilig5ce l'indispos]4 ,n\s aurions v\lu--et cela e/ peut-tre la vrit et ce n'e/ pas ici le lieu de dmontr] p\rquoi1 mais c'e/ peut-tre la vrit et je p\rrai le dmontr] une autre fois--n\s aurions v\lu1 de f]me propos1 de desse9 prmdit et de =te p]svrance1 n\s alin] l',alsace et la p\ss] d\cem5t du ct de l',allemagne que n\s n'aurions pas p>l1 agi et lgifr autrem5t4 ,et1 bi5 ent5du1 p5dant ce temps-l1 c> n\s sommes peut-tre les seuls en ,europe qui depuis un demi-sicle agissions cont9uellem5t droit contre-fil de nos intrts1 l',allemagne qui1 je le rpte1 n'e/ pas une puissance prote/ante1 mais une puissance mi-p>tie prote/ante1 mi-p>tie ca?olique1 et qui n'e/ pas une puissance qui ait pris l'habitude d'agir contre ses intrts1 et qui n'e/ pas une puissance dnue d'intellig5ce lm5taire1 l',allemagne compr5ait trs bi5 qu'il fallait montr] la plus gr&e bi5veillance l'g>d des ca?oliques alsaci5s4 ,l'emp]eur allem& multipliait--ces d]nires annes surt\t1 c'e/--dire mesure que l'anticlricalisme svissait plus furieusem5t en ,france--les avances1 les amabilits et les grces l'endroit des ca?oliques alsaci5s4 ,l',allemagne1 il e/ vrai1 p>ce qu'elle considrait cela comme une mesure ncessaire de ratta*em5t et de c5tralisation1 supprimait le sm9aire de ,/rasb\rg1 p\r que les jeunes cl]cs ca?oliques reuss5t l'in/ruction de pr(esseurs allem&s de l',univ]sit1 ce qui1 aprs t\t1 peut se df5dre2 mais ds #ahgb elle levait trs =tem5t les traitem5ts des ecclsia/iques ca?oliques2 elle les levait une seconde fois en #ahhd4 ,les *ano9es1 qui en #ahga recevai5t #abhj m>ks1 en reur5t #aibj en #ahgb et #bjjj en #ahhd4 ,les curs reur5t une augm5tation1 suivant leur ge et leur anci5net1 de #ejj m>ks ou de #gjj m>ks4 ,l',allemagne a v\lu qu'on dit3 ,il n'y a qu'un pays franais o le cl]g ca?olique soit bi5 trait2 ce pays e/ en ,allemagne4 ,les ca?oliques alsaci5s ont t mnags et c>esss p> l',allemagne en proportion ju/e des mauvais traitem5ts que la ,france faisait subir aux ca?oliques franais1 et c'e/ de la politique lm5taire4 ,les rsultats favorables l',allemagne1 je ne dirai po9t ne se sont pas fait att5dre1 selon la =mule1 c>1 ,dieu m]ci1 l',alsaci5 e/ entt2 mais ils arriv5t1 et c'e/ ma9t5ant l'affaire d'une gnration et peut-tre de beauc\p mo9s4 ,le temps n'e/ plus o1 confondant ,rome et la ,france1 selon l'esprit bism>cki51 un inspecteur prussi5 disait aux in/ituteurs3 ,on ft]a l'anniv]saire de ,s$an en s\v5ir de ceux qui sont tombs p\r l'unit allem&e2 on le ft]a p\r rappel] que l'empire a devant lui dans la ,papaut un second ennemi hrditaire 7#ahhb74 ,non1 beauc\p plus intelligemm5t1 les ca?oliques allem&s1 en #aije1 *oisiss5t ,/rasb\rg p\r sige de leur ,congrs annuel et entreti5n5t leurs coreligionnaires alsaci5s1 de quoi8 ,de la ,france considre1 avec quelque raison1 comme l'ennemi du ca?olicisme1 de t\t cl]g ca?olique et de t\te croyance religieuse et de t\t s5tim5t religieux4 ,et les ,alsaci5s1 que rpond5t ils8 ,quelque *ose qui dj e/ trs grave4 ,jusqu' prs5t1 au ,rei*/ag1 les ca?oliques alsaci5s =mai5t gr\pe intransigeant et intangible4 ,ils reprs5tai5t la prote/ation4 ,ils se r5contrai5t quelquefois dans leurs votes avec le c5tre ca?olique allem&2 mais ils re/ai5t absolum5t indp5dants de lui4 ,ma9t5ant ils manife/5t l'int5tion de s'unir au c5tre ca?olique allem&1 de faire cause commune avec lui et presque de se confondre avec lui4 ,c'e/ plus qu'une nuance4 ,c'e/ une dm>*e d'une porte considrable1 d'une suite imm5se4 ,l',alsace devi5t allem&e4 ,elle devi5t allem&e ca?olique1 mais elle devi5t allem&e4 ,elle y voit surt\t un intrt local2 c'e/ vid5t2 elle veut avoir sa "p efficace et relle dans les dlibrations de la gr&e assemble allem&e2 mais elle n'e/ plus aussi arrte qu'elle l'tait p> les scrupules de sa consci5ce traditionnelle et1 p\r a9si p>l]1 de sa consci5ce hi/orique4 ,elle se fond peu peu dans la p>tie ca?olique de l'empire allem&1 mais enf9 et t\t compte fait dans l'empire allem& lui-mme4 ,voil le fruit de la politique relativem5t habile et intellig5te de l',allemagne en ,alsace1 ou du mo9s voil quoi a contribu cette politique2 voil le fruit de la politique intrieure--et extrieure malgr elle et sans qu'elle y songet--de la ,france2 ou du mo9s voil quoi n'a pas mal contribu cette politique1 la plus troite et la plus aveugle que j'aie jamais r5contre4 99 99 99 99 99 ,c'e/ cette politique qu'il ne faut pas cont9u]4 ,c'e/ de cette politique qu'il faut pr5dre exactem5t le contrepi$4 ,il en faut pr5dre le contrepi$ p\r t\tes les raisons que j'ai dites et p\r celle-ci1 p> laquelle je t]m9]ai4 ,en rgime despotique ou en tat d'esprit despotique1 ce qui revi5t trs peu prs au mme1 t\t ce qui semble le dfaut d'une mesure quelconque en e/ le pr9cipe4 ,t\t ce qui p>at vicieux1 mauvais1 dang]eux1 absurde dans une dm>*e du g\v]nem5t despotique ou du p>ti despotique1 en e/ le pr9cipe intime1 la raison secrte1 l'inspiration mme1 pr(onde1 quelque fois inconsci5te1 consci5te s\v5t1 mais enf9 en e/ la s\rce4 ,lorsque ,l\is ,,xiv p]scutait les prote/ants1 si l'on avait dit1 non pas peut-tre lui1 mais ses m9i/res1 que cette p]scution p\vait avoir p\r effet de jet] un million de prote/ants l'trang]1 ils aurai5t sans d\te rpondu3 ,c'e/ prcism5t p\r cela que n\s les p]scutons4 ,que la plbe prote/ante migre l'trang]1 n\s n'y t5ons pas du t\t et n\s n\s ef=c]ons1 mme p> la =ce1 de la ret5ir 7c'e/ ce qu'ils ont fait74 ,mais l'migration des *efs prote/ants et des sommits intellectuelles du p>ti1 c'e/ la dcapitation de la faction prote/ante1 et c'e/ ce que n\s s\haitons2 c> ce que n\s v\lons1 c'e/ qu'il n'y ait pas de p>tis en ,france4 ,n\s savons1 p> l'exemple de l',anglet]re1 qu'un p>ti religieux e/ t\j\rs un p>ti politique et que les p>tis politiques dcapit5t les rois qu& ils le peuv5t1 et n\s aimons mieux dcapit] les p>tis qu& n\s le p\vons4 ,n\s disons comme ,bossuet1 qui e/ conseill] d'tat3 444 la loi ne p]mettait pas aux hrtiques de s'assembl] en public1 et le cl]g1 qui veillait sur eux1 les emp*ait de le faire en p>ticuli]1 de sorte que la plus gr&e p>tie se runissait l'glise or?odoxe et que les op9itres m\rai5t sans laiss] de po/rit1 p>ce qu'ils ne p\vai5t ni communiqu] entre eux ni enseign] librem5t leurs dogmes4 ,n\s disons comme ,bossuet3 ,n\s avons vu444 leurs faux pa/eurs les ab&onn] sans mme en att5dre l'ordre et heureux d'avoir leur allgu] leur bannissem5t p\r excuse4 ,n\s disons comme ,bossuet3 ,quelque *ose de plus viol5t se remue dans le fond des curs des hrtiques1 c'e/ un dgt secret de t\t ce qui a de l'autorit et une dmangeaison d'innov] sans f91 aprs qu'on en a vu le premi] exemple4 ,n\s disons comme ,bossuet3 ,il ne faut pas s'tonn] s'ils p]dir5t le respect de la maje/ et des lois ni s'ils dev9r5t factieux1 rebelles et op9itres444 ,on ne laisse plus ri5 mnag] aux peuples qu& on leur p]met de se r5dre matres de leur religion1 et c'e/ de l que n\s e/ n ce prt5du rgne du ,*ri/ qui devait anantir t\te royaut et gal] t\s les hommes4 ,n\s n\s disons t\t cela et qu'il n'y a donc aucune diffr5ce s5sible entre un prote/ant et un factieux1 entre un prote/ant et un rpublica91 entre un prote/ant et un an>*i/e1 et si l'on n\s repro*e de rejet] au del des frontires les matres d'an>*ie1 n\s rpondons que c'e/ prcism5t l ce que n\s v\lons4 ,lorsque ,l\is ,,xv1 aprs ,l\is ,,xiv1 p]scutait les jansni/es1 si on lui avait dit que1 t\t compte fait1 les jansni/es tai5t ce qu'il y avait de plus pur1 de plus lev1 de plus noble et de plus croyant dans la religion ca?olique et que le jansnisme1 plus ou mo9s bi5 compris1 tait la faon de croire de la haute b\rgeoisie franaise et du monde p>lem5taire1 p>tie s+ulirem5t recomm&able de la nation1 il aurait rpondu1 s'il avait pu pr5dre sur sa non*alance de rpondre3 ,c'e/ prcism5t p\r cela que je rprime et combats les jansni/es et que je n'en veux plus4 ,ils sont comme l'me d'une p>tie de la nation qui e/ trop indp5dante p\r moi et trop puissante et trop vivante1 qui n'e/ pas une simple p\ssire d'hommes1 qui s'ent5d1 qui se compr5d1 qui se s5t vivre en commun1 dont les diffr5ts lm5ts et les diffr5ts gr\pes ont des intellig5ces entre eux1 qui p> consqu5t =me presque une association1 et l'on sait bi5 qu'une association e/ un tat dans l'tat1 ce qui e/ insupportable4 ,et c'e/ prcism5t p>ce que le jansnisme e/ la religion de la haute b\rgeoisie indp5dante et du monde p>lem5taire1 t\j\rs sur le po9t d'tre rebelle1 que je ne veux po9t de jansnisme et que je ne veux qu'un peuple docile1 ayant simplem5t la religion du confesseur du roi et ne s'avisant pas de v\loir tre matre de sa religion4 ,que les jansni/es ai5t p\r eux la haute b\rgeoisie et le monde p>lem5taire1 c'e/ ce qui les condamne4 ,si l'on avait dit ,napolon ,i]3 ,po9t de lib]t religieuse2 les prtres ass]vis aux vques et les vques ass]vis v\s2 voil quelle e/ votre ide et voil quel e/ votre sy/me4 ,c'e/ =t bi5 peut-tre1 un c]ta9 po9t de vue2 seulem5t ce n'e/ pas une religion2 ce n'e/ pas du t\t une religion4 ,c'e/ une adm9i/ration gnrale de la morale publique et ce n'e/ ri5 que cela444 ,il aurait rpondu3 ,eh bi56 si v\s croyez que je veux une religion6 ,c'e/ prcism5t ce dont je ne veux pas du t\t4 ,un p\voir spirituel1 n'e/-ce pas8 ,l'empire p>tag1 le g\v]nem5t p>tag6 ,quelqu'un comm&ant aux mes et quelqu'un comm&ant aux corps1 c'e/--dire *acun de mes sujets c\p en deux6 ,non pas1 s'il v\s plat6 ,moi seul g\v]nant1 je ne sors pas de l et je n'ent5ds pas autre *ose4 ,alors dtruire la religion *rti5ne8 ,po9t du t\t1 s'il v\s plat encore4 ,ceux qui ont rv cela tai5t des sots4 ,ils ne savai5t pas qu'on ne dtruit pas les religions t\t d'un c\p1 ni mme vite4 ,elles ne meur5t que de vieillesse1 d'puisem5t de leur pr9cipe vital4 ,tant qu'elles n'ont pas compltem5t p]du ce pr9cipe1 en essayant de les dtruire on le leur r5d4 ,tant qu'elles ne sont pas mortes1 en les tuant on les ressuscite4 ,il faut savoir cela4 ,c'e/ du re/e lm5taire4 ,il faut tre un avocat p\r l'ignor] ou le mconnatre4 ,non6 non6 ,je ne veux pas dtruire la religion4 ,seulem5t je veux qu'elle n'exi/e pas4 ,elle n'exi/]a pas1 sans que ri5 soit fait p\r la dtruire1 si l'glise e/ organise de telle sorte qu'elle ne puisse pas et qu'elle ne veuille pas enseign] la religion4 ,j'y mettrai ordre4 ,l'glise s]a tellem5t atta*e moi1 rive moi1 qu'elle enseign]a la religion dans les limites o la religion ne me gn]a pas et ne me contr$ira pas4 ,ds lors1 ce qui s]a enseign s\s c\leur de religion1 ce s]a bons propos de morale c\rante et bonnes vieilles hi/oires att5drissantes relativem5t ,jsus et aux m>tyrs4 ,v\s me dites que ce n'e/ gure une religion et que mme ce n'en e/ pas une4 ,je l'espre bi51 et c'e/ ju/em5t a9si que je l'ent5ds4 ,ce que v\s me signalez comme le dfaut de mon sy/me en e/ le pr9cipe4 ,si l'on avait dit ,napolon3 ,ni lib]t de p>ole1 ni lib]t de presse ni lib]t d'enseignem5t1 ni lib]t d'association3 c'e/ bi5 votre p5se4 ,elle peut tre s\t5ue4 ,il y a p\rtant t\t cela cet inconvni5t qu'une nation vit de lib]t1 qu'elle ne ti5t elle-mme qu'en raison des lib]ts dont elle j\it et dans l'ex]cice desquelles elle se s5t vivre1 qu'elle pr5d consci5ce d'elle-mme dans cet ex]cice et qu' n'en plus avoir l'usage elle s'ab&onne1 s'endort1 languit1 n'e/ plus une nation1 mo9s que1 t\t entire l'action extrieure1 elle ne bataille et conquire sans cesse1 ce qui ne peut po9t1 sans d\te1 tre rgime t]nel2 il aurait rpondu probablem5t3 ,prcism5t ce que je ne veux pas1 c'e/ que la ,france soit une nation1 une nation comme v\s l'ent5dez1 v\s1 avec vos propos d'idologue4 ,une nation6 ,j'ent5ds bi53 une nation comme l',anglet]re ou la ,holl&e1 une nation di/9cte de son g\v]nem5t et ayant rellem5t une vie propre en dehors de ceux qui la rgiss5t4 ,c'e/ cela que v\s appelez une nation4 ,c'e/ ce que je ne veux pas que soit la ,france4 ,je veux qu'elle vive en moi1 de ma p5se qu'elle p\s]a et de ma volont laquelle elle s'associ]a4 ,d'elle-mme1 de ses p5ses elle1 multiples et div]ses1 jamais6 ,de ses volonts multiples et div]g5tes1 jamais6 ,v\s me dites3 ,dans ces conditions1 elle s'affaiss]a sur elle-mme1 mo9s qu'elle ne combatte et conquire t\j\rs4 ,t\t ju/e6 ,comme ,rome4 ,un peuple de comm]ce1 de sci5ce1 de lettres et de beaux-arts peut avoir beso9 de lib]ts2 un peuple se de/9ant la conqute du monde et l'adm9i/ration du monde1 non seulem5t n'en a pas beso91 mais en s]ait gn dans son uvre4 ,si jamais j'accepte les lib]ts1 c'e/ que j'aurai r5onc mon rle de conqurant et de ,cs> travaillant p> la gu]re la pacification future du monde1 la pax romana p] orbem4 ,il e/ possible que ce mom5t de r5oncem5t arrive4 ,alors ce ne s]ont po9t mes ides qui auront *ang1 ce s]a mon desse94 ,mais tant que mon desse9 s]a celui que v\s me voyez1 ne me p>lez pas d'une nation4 ,p>bleu6 ce que je veux aut\r de moi1 ce n'e/ pas une nation2 c'e/ une arme4 ,ce que v\s me signalez comme le dfaut de mon sy/me en e/ le pr9cipe4 ,t\t de mme1 de nos j\rs1 o l'in/9ct despotique rep>at s\s une n\velle =me et svit de t\tes ses =ces1 ce qui p>at le dfaut de *aque mesure1 gnrale ou p>ticulire1 dont on se pla9t1 en e/ le pr9cipe inspirateur1 que ceux1 du re/e1 qui pr5n5t cette mesure s'en ap]oiv5t ou qu'ils ne s'en ap]oiv5t po9t4 ,a quoi song]ons-n\s p\r pr5dre des exemples8 ,au sy/me p>lem5taire8 ,soit4 ,qu'e/-ce qu'on lui repro*e8 ,d'tre1 de la manire dont il e/ organis1 le contraire mme du sy/me reprs5tatif2 d'arriv]1 p> t\te suppression de la reprs5tation des m9orits1 ce rsultat que le pays e/ g\v]n p> une majorit t\te factice et1 au vrai1 p> une m9orit4 ,c'e/ ce qu'on a appel1 trs ju/em5t1 le m5songe du g\v]nem5t p>lem5taire4 ,c> enf9 s'il e/ pr\v1 et il l'a t1 qu'en t5ant compte de t\tes les voix exprimes p> le pays1 les gr\pes de gau*e qui g\v]n5t depuis huit ans reprs5t5t la m9orit du pays1 il e/ dmontr que la faon de compt] e/ mauvaise et que la ,france e/ g\v]ne depuis huit ans p> ceux qui devrai5t obir1 ou t\t au mo9s ne pas comm&]4 ,c'e/ le mot d'un trang] ari/ocrate3 ,en *oses de sci5ce1 et la politique e/ une sci5ce1 il faut pes] les suffrages et non les compt]4 ,v\s1 v\s comptez au lieu de pes]2--mais encore v\s comptez mal4 ,sans d\te2 mais rem>quez que cette faon de compt] e/ m9emm5t dmocratique et radicale4 ,si v\s t5ez compte des voix des m9orits1 qu'e/-ce que v\s faites8 ,v\s t5ez compte1 dans *aque circonscription1 des voix de ceux qui n'obiss5t pas aux gr&s c\rants1 qui ne suiv5t pas la f\le1 qui ne sont pas1 comme dit ,nietzs*e1 btes de tr\peau4 ,eh6 mais6 ju/em5t1 ces voix1 il faut les supprim]6 ,ce sont des suffrages =tem5t suspects d'tre ari/ocrates4 ,ils se dsign5t eux-mmes1 en quelque sorte1 comme tant tels4 ,supprimons-les2 t5ons-les comme n'exi/ant pas4 ,autre aspect de la mme "q3 ,si 7p> exemple7 dcidant que s]a dcl> dput t\t homme qui1 dans t\t le pays1 aura runi tel nombre de suffrages suffisant p\r tre lu dans une circonscription moy5ne1 v\s am5ez a9si la ,*ambre des hommes qui n'aurai5t t lus dans aucune circonscription1 mais qui sont connus1 aims et admirs un peu p>t\t dans le pays t\t enti]1 que faites-v\s8 ,v\s t5ez compte du suffrage des m9orits1 videmm5t2 mais v\s am5ez la ,*ambre des hommes beauc\p trop connus1 beauc\p trop admirs et beauc\p trop aims1 des espces d'hommes suprieurs1 des illu/rations politiques1 sci5tifiques1 littraires4 ,or1 l'homme suprieur n'e/ pas *ose dmocratique4 ,il reprs5te cette slection intellectuelle dont la dmocratie a horreur et t]reur1 non sans raison2 il e/ l'homme1 qu'au contraire de l'lire ou de le considr] comme lu1 la dmocratie devrait lim9] p> o/racisme4 ,il ne faut donc po9t de reprs5tation des m9orits4 ,de quelque faon qu'on la mette en pratique1 elle s]vira1 au mo9s un peu1 les intrts ari/ocratiques4 ,il ne s'agit pas de dire1 sottem5t1 que t\tes les voix des m9orits se port5t sur des g5s qui app>ti5n5t une lite2 non2 mais les g5s qui app>ti5n5t une lite tr\v5t le plus gr& nombre des suffrages qui vont eux dans les bullet9s des m9orits4 ,en rayant de compte t\s les bullet9s des m9orits1 on lim9]a donc t\j\rs un c]ta9 nombre de g5s d'lite4 ,le suffrage univ]sel n'e/ vraim5t dmocratique qu' la condition d'tre brutal4 ,cons]vons-lui1 s\s des app>5ces trs lgales et trs lgitimes1 son c>actre de brutalit4 ,a9si raisonn5t les dmocrates#d1 avec un trs gr& s5s1 si l'on se place leur po9t de vue4 ,ils s5t5t vaguem5t1 peut-tre avec prcision1 que le prt5du dfaut du sy/me en e/ le pr9cipe ou du mo9s e/ trs con=me l'esprit mme du sy/me4 #d ,il y a des exceptions3 ,m4 ,jaurs entre autres 7peut-tre p>ce qu'il e/ une supriorit intellectuelle7 e/ p>tisan de la reprs5tation des m9orits4 ,qu'e/-ce qu'on repro*e encore au sy/me p>lem5taire franais8 ,de rduire ri5 la fameuse division des p\voirs et de conc5tr]1 au contraire1 t\s les p\voirs dans le ,p>lem5t1 de lgifr]1 de g\v]n] et d'adm9i/r]1 le t\t ensemble4 ,eh bi5 mais1 ce n'e/ pas p\r autre *ose que les politici5s se font nomm] dputs4 ,ils ne se font pas nomm] dputs p\r faire des lois--si ce n'e/ des lois de circon/ance1 qui sont prcism5t des actes de g\v]nem5t et de g\v]nem5t despotique--ils se font nomm] p\r g\v]n]1 p> l'int]mdiaire de leurs m9i/res1 d'une manire con=me leurs intrts2 et1 d'autre "p1 p\r pes]1 *acun *ez eux1 sur l'adm9i/ration de leur dp>tem5t et p\r y tre de petits rois4 ,sans cela1 ils ne ti5drai5t pas le mo9s du monde tre lus dputs4 ,le dfaut ou l'abus du sy/me p>lem5taire que v\s leur signalez e/ p\r eux l'ess5ce mme du sy/me p>lem5taire et sa pr9cipale1 s9on sa seule raison d'tre4 ,le sy/me p>lem5taire1 direz-v\s encore1 tel qu'il e/ pratiqu en ,france1 a de s+uli]s rsultats de temps en temps et mme t\j\rs3 il met un avocat la m>9e1 un homme de lettres la gu]re1 un f9anci] la ju/ice1 un comm]ant l'in/ruction publique et a9si de suite4 ,quoi de plus naturel1 puisqu'il s'agit1 p\r un m9i/re1 non pas de bi5 adm9i/r]1 mais de ne pas tre r5v]s1 et que ds lors ce qu'il doit *]*] c'e/ di/ribu] les portefeuilles1 non de manire qu'ils soi5t bi5 t5us1 mais de manire que les diffr5ts gr\pes de la *ambre ai5t1 *acun1 peu prs satisfaction8 ,montesquieu disait3 ,en tel cas444 la ,rpublique e/ une dp\ille4 ,en /yle mo9s noble on peut dire3 ,en ,france le m9i/re e/ un gteau4 ,qu& il s'agit de p>tag]1 il ne s'agit pas d'attribu]4 ,on p>tage comme on peut4 ,de l ces attributions s+ulires1 amusantes et p>faitem5t dsa/reuses p\r les intrts du pays4 ,mais quoi8 le pr9cipe p\r les politici5s1 c'e/ de p>tag] le p\voir et l'influ5ce4 ,les politici5s franais sont t\j\rs les fils de ces conv5tionnels qui n'admettai5t pas que la ,france cesst jamais d'tre leur proprit et qui se prorogeai5t eux-mmes dans les assembles qui devai5t succd] la leur et qui c>tai5t p> la proscription ceux qui y pntrai5t leur t\r2 p\r qui enf9 la ,rpublique n'tait qu'un syndicat de propritaires de la ,rpublique4 ,de l un sy/me p>lem5taire qui1 dans la pratique1 e/ le contraire mme de la df9ition du sy/me p>lem5taire4 ,voyez encore quelques mesures rc5tes ou quelques projets en voie de ralisation4 ,la caisse de retraite p\r l'invalidit et la vieillesse e/ un projet1 c]tes1 excell5t en soi4 ,quelques-uns lui adress5t p\rtant cette critique3 ,qui pr(it]a de ces sec\rs ou de ces retraites8 --,les invalides et les vieill>ds4 --,sans d\te2 mais lesquels8 --,ceux que n\s e/im]ons en avoir le plus beso94 ,a ceux-l n\s p>gn]ons t\t dlai dans la liquidation de leur retraite4 ,p\r les autres on saura voir444 --,c'e/--dire que v\s faites la loi p\r vos protgs et vos cli5ts ou ceux dont v\s v\drez faire vos cli5ts et vos protgs4 ,c'e/ donc un simple in/rum5tum regni1 une sportule di/ribu] titre1 soit de rcomp5se1 soit d'enc\ragem5t1 un moy5 de v\s conqurir des lecteurs4 ,n'e/-ce pas cela8--,a c]ta9es dispositions des projets en discussion1 cela en a l'air4 ,p\r que t\t s\pon de ce g5re ft c>t1 il faudrait que les caisses de retraite p\r l'invalidit ou la vieillesse ne fuss5t pas d'tat1 fuss5t aux ma9s de mutualits p>faitem5t indp5dantes de l'tat1 auxquelles l'tat1 cette fois inconte/ablem5t p> humanit pure et sans p\voir tre s\ponn d'intrt politique1 accord]ait t\tes les subv5tions qu'il v\drait4 ,mais faites adopt] ce sy/me nos hommes politiques4 ,je d\te que v\s y russissiez4 ,c'e/ trs vraisemblablem5t p\r se crer un in/rum5t de rgne de plus qu'ils organis5t cette adm9i/ration de sec\rs4 ,ce qui e/ p\r v\s1 ce qui e/ en soi le dfaut de la mesure en e/ p\r eux la raison d'tre4 ,l'impt sur le rev5u n'a ri51 assurm5t1 que de trs acceptable2 mais on fait rem>qu] qu' mo9s de se cont5t] d'une dcl>ation1 qui1 hlas1 tant donne la nature huma9e1 s]ait t\j\rs fausse1 l'impt sur le rev5u ne p\rrait s'ex]c] qu'avec une inquisition cont9uelle sur les s\rces de rev5us de *acun1 ou p> une fixation t\t arbitraire et faite p\r a9si dire au has>d4 ,ou se cont5t] de cette affirmation du contribuable3 ,mon rev5u8 ,il e/ de tant4 ,ou f\ill]1 et sans cesse1 dans t\s les papi]s d'affaires et mme dans la correspondance du contribuable4 ,ou s'en rapport] aux signes visibles et extrieurs de la =tune4 ,ou tax] au has>d le contribuable4 ,je ne crois pas qu'on puisse sortir de ces quatre p>tis4 ,or le premi] e/ purem5t va92 il ne r5drait ri5 du t\t ou quasi ri54--,le second1 sans compt] qu'il e/ p\vantablem5t vexatoire1 e/ impraticable4 ,il exig]ait une arme de commis1 d\ani]s l'intrieur et d\ani]s dome/iques1 plus nombreux que celle des contributions indirectes4--,le troisime e/ trompeur3 les signes extrieurs de la =tune ne signifi5t ri51 l'av>e ne manife/ant sa =tune p> aucun signe extrieur et l'homme plac dans une c]ta9e situation qui exige de la reprs5tation1 du pre/ige et de la p\dre aux yeux1 montrant des signes extrieurs de =tune1 alors qu'il n'a pas de =tune du t\t4 ,re/e donc la fixation arbitraire3 ,n\s supposons que ,monsieur un tel e/ millionnaire4 ,n\s le croyons4--,sur quoi le croyez-v\s8--,n\s le croyons sur ce que n\s le croyons4 ,or1 ceci e/ du pur despotisme4 ,eh bi51 il e/ croire que c'e/ prcism5t p>ce qu'il n'y a1 en impt sur le rev5u1 que la taxation arbitraire qui soit pratique1 que c]ta9 p>ti ti5t tellem5t l'impt sur le rev5u4 ,l'impt sur le rev5u s]a un moy5 de frapp] qui dplat et d'p>gn] qui plat4 ,c'e/ ju/em5t ce qui en fait le mrite aux yeux d'un c]ta9 p>ti4 ,cela p\rra avoir d'admirables consqu5ces lectorales4 ,ici encore1 ce qui e/ le dfaut de la mesure en e/ le pr9cipe p\r ceux qui la propos5t4 ,les ides du p>ti radical sur l'arme et l'organisation de l'arme sont exactem5t les mmes en leur fond et driv5t exactem5t de la mme p5se secrte4 ,rduire successivem5t le s]vice militaire de sept ans c9q ans1 de c9q ans trois ans1 de trois ans deux ans1 t\t le monde le sait1 aussi bi5 ceux qui sont favorables ce m\vem5t que ceux qui lui sont opposs1 c'e/ abolir l'esprit militaire1 c'e/--dire la cohsion1 l'ent5te cordiale1 la communion d'esprit entre l'(fici]1 lm5t p]man5t de l'arme1 et le soldat1 qui ne fait plus qu'y pass]4 ,il e/ vid5t que le soldat qui ne passe que deux ans dans l'arme n'a que deux s5tim5ts successifs3 la premire anne1 le regret d'avoir quitt sa famille et son village2 la seconde anne1 l'impati5ce d'y r5tr]4 ,en deux annes1 qui1 dans la pratique1 s]ont rduites v+t mois1 un troisime s5tim5t n'a pas le temps de se =m]4 ,dans un pays ardemm5t patriote1 comme l',allemagne ou l',anglet]re1 l'inconvni5t e/ ou s]ait mo9dre4 ,il e/ clair que si le s5tim5t patriotique et l'esprit militaire sont dvelopps ds l'cole primaire et ds le gymnase1 il n'e/ pas beso9 d'un long temps pass s\s les armes p\r le =m]4 ,il exi/e l'avance1 il p]si/e p5dant le temps du s]vice militaire1 il re/e ensuite4 ,mais dans un pays o l'cole primaire et le lyce sont ho/iles au s5tim5t patriotique ou t\t au mo9s ne s'appliqu5t aucunem5t l'entret5ir1 o l'cole primaire et le lyce sont ho/iles l'esprit militaire ou t\t au mo9s song5t t\t autre *ose qu' le faire natre1 il n'e/ que trs vraisemblable que le s]vice militaire c\rt1 non seulem5t ne crera pas l'esprit militaire1 mais l'emp*]a d'clore l o il aurait pu se produire1 ne ret5ant le jeune homme s\s les drapeaux que ju/e le temps de lui faire d'abord regrett]1 puis dsir] la vie civile4 ,une arme sans esprit militaire1 c'e/ ce que va crer notre n\velle loi sur l'arme4 ,mais c'e/ que prcism5t l'esprit militaire e/ ce que dte/e et r$\te le plus le p>ti dmocratique4 ,il e/ trs emb>rass3 il n'e/ pas prcism5t antipatriote2 c>1 aprs t\t1 la disp>ition de la ,france comme nation ne lui pr(it]ait gure1 puisque ce s]ait la ,france exploite p> d'autres et non plus p> lui2 et l'on n'envisage jamais une p>eille p]spective de gat de cur2 mais1 d'autre "p1 il e/ antimilit>i/e fatalem5t et comme =cm5t2 c> il r$\te t\j\rs le despotisme militaire1 le tyran militaire1 celui qui dtruit ou annihile le rgime p>lem5taire et exploite le pays p\r lui-mme1 p\r ses favoris1 p\r ses gnraux1 p\r ses (fici]s et non plus au pr(it des orateurs de village et des politici5s de s\s-prfecture4 ,a9si p>tag1 le p>ti dmocratique e/ donc dans un c]ta9 emb>ras2 mais envisageant la disp>ition de la ,france comme une *ose lo9ta9e1 p> suite de cette t5dance qu'on a t\j\rs considr] un gr& *angem5t europen comme une *ose lo9ta9e1 t5dance in/9ctive et du re/e absurde2 et envisageant le despotisme militaire comme une *ose qui peut se produire dema91 mme en ple9e paix 7et l'av5ture du gnral ,b\lang] l'a confirm dans cette ide71 il a p\r l'esprit militaire une av]sion sans aucun mlange et ne ti5t ri5 tant qu' le dtruire p>t\t o il e/ et l'emp*] de natre p>t\t o il p\rrait g]m]4 ,c'e/ le plus press2 et p\r le re/e1 selon la =mule de t\s les esprits borns1 p\r le re/e1 on v]ra plus t>d4 ,n'exprimez donc pas cette cra9te qu'avec les n\velles lois militaires l'esprit militaire ne s'affaiblisse et ne t5de disp>atre3 c'e/ prcism5t p\r dim9u] l'esprit militaire que les n\velles lois militaires ont t faites1 que les n\velles lois militaires se font et que se f]ont de n\velles lois militaires1 jusqu' ce qu'il n'y ait plus en ,france que des milices ou une g>de nationale4 ,il e/ vrai que1 selon t\te app>5ce1 la ,france aura disp>u aup>avant2 mais je ne v\lais dmontr] que ceci qu'en cette "q encore1 ce qui p>at le dfaut de la mesure prise en e/ ju/em5t l'esprit directeur et la cause effici5te et aussi la cause f9ale4 ,or1 p\r y rev5ir1 dans cette gr&e affaire du clricalisme et de l'anticlricalisme il en va t\t de mme4 ,ce qui r5d l'anticlricalisme incurable1 c'e/ que t\tes les sottises dont il e/ compos sont les raisons mmes p\r quoi il e/ *ri et c>ess p> ses p>tisans2 c'e/ que t\s les prils qu'il r5f]me sont considrs p> ses p>tisans comme des *ances qu'il ne s]ait pas mauvais de c\rir2 c'e/ que t\tes ses dsa/reuses consqu5ces sont1 plus ou mo9s consciemm5t1 considres p> ses p>tisans comme des progrs1 ou t\t au mo9s comme des *oses qui ne s]ai5t pas si mauvaises qu'on affecte de le croire4 ,qu'ai-je dit1 que disons-n\s p\r p]suad] la ,france de ne pas s'hypnotis] dans la passion antireligieuse8 ,n\s lui disons que d'opprim]1 de mole/]1 de p]scut] une p>tie1 et importante1 de la population franaise p\r ses op9ions religieuses et p\r sa manire de faire lev] ses enfants1 cela supprime des ,franais1 cela dim9ue le nombre des ,franais1 cela aline des ,franais qui ne dem&]ai5t qu' aim] la ,france1 cela fait des trang]s l'intrieur4 --,c'e/ prcism5t ce qu'il faut1 n\s rpond5t nos adv]saires1 ou n\s rpondrai5t-ils s'ils allai5t net jusqu'au b\t de leur p5se ou s'ils se r5dai5t nettem5t compte du pr9cipe mme de leur p5se4 ,c'e/ prcism5t ce qu'il faut4 ,l'unit morale le veut4 ,n\s ne considrons comme ,franais que ceux qui p5s5t comme n\s1 que ceux qui dat5t de #agic1 que ceux qui ne croi5t qu' la dmocratie et la libre p5se1 que ceux qui ont rejet t\te sup]/ition et qui sont dlivrs de cette maladie m5tale qu'on appelle le s5tim5t religieux4 ,voil ceux qui con/itu5t l'unit morale1 c'e/--dire la ,france4 ,les autres sont des antiunitaires1 c'e/--dire des antifranais4 ,il ne faut donc pas n\s dire que n\s supprimons des ,franais2 n\s frappons des g5s qui ne sont pas des ,franais1 qui dj ne sont pas des ,franais4 ,n\s n'alinons pas des compatriotes1 n\s df5dons la ,france contre des g5s qui ne sont pas des compatriotes4 ,n\s ne crons pas des trang]s l'intrieur2 n\s tr\vons des trang]s l'intrieur1 et n\s leur df5dons de l'tre1 et n\s les prions ou de cess] de l'tre ou de dgu]pir4 ,on ne peut pas tre plus patriotes que n\s le sommes4 ,le vritable patriotisme consi/e ne compt] p\r ,franais que ceux qui le sont4 ,ceux qui prt5d5t la fois tre franais et roma9s1 leur prt5tion l'g>d du titre de citoy5 franais e/ mon/rueuse4 ,qu'ils *oisiss5t4 ,ils n'aim]ont pas la ,france si n\s leur df5dons de faire lev] leurs enfants p> des prtres8 ,oh6 ,tant mieux6 ,qu'ils ne l'aim5t po9t et qu'ils la quitt5t4 ,il n'y a que pr(it p\r elle1 ou ce qu'ils y re/5t en ne l'aimant po9t1 c> ils ne dem&]ont po9t ses faveurs1 ses places1 ses po/es et ne les obti5dront pas et laiss]ont les vrais ,franais se p>tag] t\t cela2 ou ce qu'ils la quitt5t1 c> ils supprim]ont a9si le sc&ale de l'trang] camp et organis en ,france contre la ,france1 contre son esprit1 contre ses pr9cipes et contre son unit4 ,n\s prfrons une ,france une et s]re en faisceau une ,france de population plus nombreuse1 mais divise1 d*ire et incohr5te4 ,voil en son fond le vritable esprit du ,franais unitaire4 ,ce que n\s signalons comme le po9t faible de sa m5talit en e/ le fond mme4 ,compr5dre que l'unit morale1 aux temps mod]nes1 ne peut tre que dans la lib]t1 dans le s5tim5t1 rp&u *ez t\s les citoy5s1 que1 quoi qu'ils p5s5t1 quoi qu'ils dis5t et quoi qu'ils fass5t1 except contre la patrie1 ils tr\v]ont dans la patrie une gale bi5veillance leur endroit2 compr5dre que c'e/ l1 dsormais1 le vrai li51 le vrai faisceau et la vraie unit2 compr5dre que si l'unit amrica9e exi/e1 c'e/ que les citoy5s amrica9s s5t5t et pr\v5t que1 quelles que soi5t leurs ides et leurs t5dances p>ticulires1 la ,rpublique s'en ds9tresse absolum5t et ne leur dem&e que d'tre des ,amrica9s2 compr5dre que si l'unit anglaise exi/e1 c'e/ que le citoy5 anglais s5t dans sa patrie une protectrice de t\s ses droits et de t\tes ses faons de p5s]1 si diffr5tes qu'elles soi5t de celles du vois92 compr5dre que si l'unit allem&e exi/e1 c'e/ que ca?oliques allem&s sont aussi libres d'tre ca?oliques que les prote/ants sont libres d'tre prote/ants et prote/ants allem&s aussi libres d'tre prote/ants que les ca?oliques sont libres d'tre ca?oliques et que1 p> consqu5t1 les uns et les autres sont avant t\t allem&s3 l',allemagne au-dessus de t\t62--compr5dre t\t cela1 voil ce qui e/ absolum5t impossible l'unitaire franais1 avec son me du ,x,v,ie sicle4 ,il e/ rem>quable comme le gt de l'unit ne donne que la passion de la gu]re civile4 ,p\rtant il en e/ a9si4 ,on voit que ce qui e/ le dfaut ess5tiel du raisonnem5t de nos unitaires en e/ la majeure4 ,que disons-n\s encore8 ,que l'anticlricalisme mne peu peu une conception et une organisation de l'enseignem5t qui r5drai5t les ,franais idiots4 ,oui1 n\s disons cela1 peu prs1 et je crois bi5 que n\s le p5sons t\t fait4 ,l'unit effrne d'enseignem5t1 si l'on me p]met de p>l] a9si1 ne peut avoir en effet p\r rsultat qu'une pr(onde dbilitation de l'intellig5ce nationale4 ,un peuple qui l'on n'enseigne qu'une manire de voir f9it bi5tt p> n'avoir aucune manire de voir4 ,assez plaisamm5t1 quoique avec un esprit un peu gros1 ,victor ,hugo disait en #ahej aux ,jsuites3 ,v\s dem&ez la lib]t d'enseignem5t8 ,ce que v\s v\lez1 c'e/ la lib]t de ne pas in/ruire4 ,t\s les argum5ts l'adresse de la ,france noire se ret\rnant ma?matiquem5t contre la ,france r\ge1 je dirai1 un peu l\rdem5t aussi1 aux p>tisans du monopole de l'enseignem5t3 ,v\s prt5dez in/ruire seuls2 c'e/ v\loir ne pas enseign]2 c'e/ v\loir1 =ce de n'enseign] qu'une *ose et f]m] les esprits t\tes les autres1 les f]m] t\tes4 ,c> on n'a une ide1 on ne la possde vraim5t1 on ne la voit avec cl>t1 que qu& on a fait le t\r de t\tes les ides et qu& on en a *oisi une4 ,intellig5ce1 c'e/ comp>aison1 puis prfr5ce4 ,les p>tisans intellig5ts du monopole s5t5t si bi5 la =ce de cette objection et ce qu'elle conti5t de vrit1 qu'ils ne manqu5t pas d'assur] de t\t leur c\rage que c'e/ dans l'enseignem5t monopolis que l'on tr\v]a l'exposition de t\tes les ides1 les plus diffr5tes1 et p\r l'lve la lib]t la plus l>ge de comp>aison1 de *oix et de prfr5ce4 ,j'ai discut plus haut1 avec le plus gr& srieux1 cette plaisant]ie1 et je n'y revi5s que p\r rappel] que p]sonne n'en peut tre dupe1 non pas mme ceux qui en sont les auteurs1 s'il n'y a pas dire plutt que surt\t ceux qui en sont les auteurs n'en peuv5t croire un mot4 ,donc1 cette objection c>te1 n\s prt5dons que les p>tisans du monopole de l'enseignem5t veul5t surt\t ne pas in/ruire1 j'ent5ds ne pas mettre les jeunes esprits mme de *oisir entre les ides4 ,notez que cela se dmontre dj p> une f\le de signes4 ,dans les programmes univ]sitaires il y a t5dance trs visible n'enseign] l'hi/oire que depuis #aghi et laiss] le jeune homme dans l'ignorance la plus pr(onde sur t\t ce qui s'e/ pass aup>avant4 ,voil ce que j'appelle ne pas enseign]4 ,l'homme qui ne connat l'hi/oire que depuis #aghi e/ un homme si limit qu'il en e/ b\*4 ,il ne compr5d ri5 du t\t et non pas mme #aghi4 ,il e/ absolum5t in9tellig5t en humanit4 ,il a une complte in9tellig5ce de l'hi/oire et une ignorance encyclopdique du g5re huma91 y compris celui o il vit4 ,cet homme-l1 c'e/ l'homme que veul5t les p>tisans du monopole de l'enseignem5t2 c'e/ p\r eux l'homme de l'av5ir4 ,de mme au congrs de ,lige1 en septembre #aije1 ,m4 ,salomon ,re9a* insi/ait p\r que l'on lim9t dcidm5t de l'enseignem5t littraire les auteurs du ,x,v,i,ie sicle1 si pr(ondm5t arrirs et qui ne peuv5t ri5 appr5dre1 du mo9s de bon1 aux gnrations du ,x,xe sicle4 ,voil qui va =t bi51 et je crois v\s ent5dre4 ,mais si l'on croit que le jeune /udieux compr5dra un mot l',essai sur les murs s'il n'a pas lu le ,disc\rs sur l'hi/oire univ]selle1 et ,montesquieu s'il n'a pas lu la ,politique tire de l',ecriture sa9te1 et1 p\r sortir un in/ant de la politique1 ,m>ivaux s'il n'a pas lu ,rac9e1 et ,jean-,jacques ,r\sseau s'il n'a pas lu ,fnelon1 etc41 etc41 il faut tre un peu inexprim5t soi-mme en matire d'enseignem5t et en matire intellectuelle4 ,ce n'e/ donc pas conjecture de notre "p1 ni induction1 du re/e lgitime1 ni procs de t5dances1 du re/e fond1 qu& n\s disons aux p>tisans du monopole de l'enseignem5t3 ,v\s ne v\lez pas plus de lib]t dans l'enseignem5t que de la lib]t de l'enseignem5t4 ,v\s ne v\lez de lib]t de *oix1 et c'e/--dire de lib]t d'intellig5ce1 nulle "p4 ,un peu p>t\t1 et p>ticulirem5t dans un pays comme le ntre1 la lib]t dans l'enseignem5t ne peut tre obt5ue que p> la lib]t de l'enseignem5t4 ,si les cl]cs seuls enseignai5t1 ils enseign]ai5t l'hi/oire jusqu'en #aghi et jett]ai5t un voile sur t\t ce qui s'e/ pass depuis2 ils enseign]ai5t la littrature avec ,bossuet1 ,nicole1 ,b\rdal\e et peut-tre ,corneille2 ne f]ai5t lire aucun auteur du ,x,v,i,i,ie sicle1 et du ,x,i,xe sicle ne mettrai5t s\s les yeux de leurs lves que de ,mai/re et ,veuillot 7je n'inv5te ri53 lisez le livre de ,m4 l'abb ,delf\r1 ,ca?olicisme et ,romantisme71 et ils f]ai5t des lves /upides4 ,inv]sem5t1 si v\s1 antireligieux1 v\s enseigniez seuls1 v\s n'enseign]iez que #aghi1 #agic1 #ahdh et #ahgj1 v\s laiss]iez ignor] le ,x,v,i,ie sicle1 et v\s enseign]iez la littrature avec ,voltaire1 ,did]ot1 ,helvtius1 d',holba*1 ,/5dhal et ,victor ,hugo d]nire manire2 et v\s f]iez des lves /upides4 ,et1 donc1 n\s avons le droit de dire3 ,en rclamant le monopole de l'enseignem5t1 v\s rclamez1 non le privilge d'in/ruire seuls1 mais le droit de ne pas in/ruire du t\t4 ,voil ce que n\s disons1 et ce qui ne s]a jamais t\t fait vrai1 mais ce qui se rappro*]a de plus en plus de la vrit3 c'e/ asymptotique4 ,oui1 que le monopole de l'enseignem5t ait p\r effet de m5] un peuple un tat trs vois9 de l'ignorance et trs pro*e de l'incomprh5sion univ]selle1 cela me p>at inconte/able2 mais c'e/ prcism5t p\r cela1 sans peut-tre s'en r5dre bi5 compte1 que les rpublica9s despoti/es n'ont aucune rpugnance p\r le monopole de l'enseignem5t4 ,aucun despotisme n'aime le savoir1 aucun despotisme n'aime l'intellig5ce4 ,montesquieu l'a rpt satit p\r le despotisme anci5 /yle1 c'e/--dire p\r le despotisme d'un seul4 ,il n'y a aucune raison p\r que ce ne soit pas t\t aussi vrai du despotisme collectif4 ,la ,rpublique n'a pas beso9 de savants e/ peut-tre un mot lg5daire et1 p\r mon compte1 j'incl9e croire qu'il a t inv5t p> un ractionnaire spirituel1 p> quelque ,riv>ol2 mais il exprime bi5 la p5se de la dmocratie1 de la plus basse1 la vrit2 mais le malheur e/ que la basse dmocratie =ce la haute tomb] sans cesse un peu au-dess\s du niveau de la basse4 ,tant y a que le dmocrate moy51 si v\s v\lez1 ne p5se po9t prcism5t du mal du savoir et de l'intellig5ce1 mais se dit3 ,aprs t\t1 ce n'e/ pas de gr& savoir et de f9e intellig5ce que n\s avons le plus beso92 avant t\t1 ce qu'il n\s faut1 ce sont des hommes dv\s la dmocratie et le plus antireligieux possible1 p>ce que1 qu& on n'e/ antireligieux qu' demi1 si l'on n'e/ pas prcism5t avec les prtres1 du mo9s on les mnage4 ,or il e/ con/at que le va/e savoir et l'intellig5ce trs ex]ce mn5t s\v5t cet tat d'esprit s9on favorable1 du mo9s indulg5t1 aux hommes de religion4 ,c'e/ trs frqu5t4 ,il y a donc lieu de ne pas t5ir ess5tiellem5t ce qu'il y ait dans ce pays beauc\p d'hommes de haute culture4 ,en somme1 v\s ne v\lez que des ignorants1 p>ce que v\s ne v\lez que des fanatiques4 ,c'e/ l'arrire-p5se de t\s les sectaires4 --,v\s exagrez6 --,eh6 non6 ,je prcise4 ,il y a bi51 sans qu'on en convi5ne et1 je le reconnais1 sans qu'on s'en r5de compte1 quelque *ose comme cela4 ,ici encore1 la plus gr&e erreur que l'on puisse tr\v] dans le sy/me n'e/ pas autre *ose que le pr9cipe secret du sy/me4 ,et enf91 p\r abrg]1 c> on p\rrait p\rsuivre cette analyse en beauc\p de s5s1 n\s assurons que l'anticlricalisme p\ss fond1 comme les radicaux veul5t l'y p\ss] en effet1 mne t\t droit au despotisme4 ,il y mne de t\tes les faons4 ,il habitue les esprits considr] qu'un homme n'a pas les droits de l'homme qu& il p5se d'autre manire que le g\v]nem5t4 ,il habitue les esprits considr] qu'un homme peut tre proscrit p>ce qu'il vit d'une manire honorable1 mais diffr5te de la faon commune4 ,il habitue les esprits mpris] la lib]t et aussi l'galit4 ,la lib]t1 puisque je n'ai pas celle de faire des vux de morale svre et de m'associ] ceux qui font les mmes vux2 la lib]t1 puisque je n'ai pas le droit d'enseign] ce que je crois vrai et qui1 du re/e1 n'e/ pas contraire la con/itution de ce pays2 la lib]t1 puisque je n'ai pas le droit de faire in/ruire mon fils p> qui me plat1 du re/e honnte homme4 ,mais l'anticlricalisme habitue aussi les esprits mpris] l'galit2 p>ce qu'il cre des classes4 ,il en cre au mo9s deux3 premire classe1 qui a t\tes sortes de droits1 l'exclusion de l'autre1 c'e/--dire qui a t\tes sortes de privilges1 droit d'enseign]1 droit de pr*]1 droit de faire des processions et de h>angu] les f\les dans la rue aut\r de la /atue d'un m>tyr et d'entrav] la circulation2--seconde classe1 qui e/ prive du droit d'enseign]1 du droit de s'associ]1 du droit de vivre en commun1 du droit de faire des processions dans la rue et des meet+s sur la place publique1 d]ni] droit du re/e que je n'accord]ais p]sonne1 mais qu'enf9 il e/ con/ant que v\s attribuez aux uns et que v\s refusez aux autres4--,l'anticlricalisme cre donc des classes3 les unes privilgies1 les autres dnues2 les unes avantages1 les autres fru/res2 les unes accap>antes1 les autres spolies2 les unes oppressives1 les autres opprimes4 ,il fait des p>ias4 ,c'e/ le signe mme du despotisme ou plutt c'en e/ bi5 le fait2 c'en e/ la ralisation nette1 pure et simple4 --,mais le g5re de despotisme que l'anticlricalisme in/itue s'arrte l6 --,ce s]ait dj suffisant1 mon avis1 et il y a oppression du corps social1 dit la trs ractionnaire ,dcl>ation des droits de l'homme1 ds qu'un seul de ses membres e/ opprim2 mais le g5re de despotisme que l'anticlricalisme in/itue va plus lo9 encore dans ses consqu5ces et dans ses consqu5ces pro*a9es4 ,le mot de ,m4 ,jaurs e/ trs pr(ond3 ,le collectivisme intellectuel mne t\t droit au collectivisme conomique4 ,ce qui veut dire3 ,l'tat omnisci5t1 cela mne l'tat omnipossesseur2 le monopole de l'enseignem5t1 c'e/ le collectivisme intellectuel1 c'e/ la collectivit se sub/ituant1 p\r in/ruire1 aux individus ou aux associations2--du mme pr9cipe sortira ceci3 la collectivit se sub/ituant1 p\r possd]1 aux individus ou aux associations2 il n'y a pas plus de raison p\r que v\s possdiez individuellem5t ou p> socits p>ticulires que p\r que v\s enseigniez individuellem5t ou p> socits p>ticulires2 l'tat auj\rd'hui enseigne seul2 l'tat dema91 du mme droit1 possd]a seul2 il n'y a auj\rd'hui d'autre pr(esseur que l'tat2 il n'y aura pas dema9 d'autre propritaire que l'tat2 collectivit p>t\t2 le collectivisme intellectuel n'e/ qu'un essai1 heureux du re/e1 du collectivisme des bi5s2 t\t compte fait1 collectivisme de l'enseignem5t et collectivisme des bi5s1 c'e/ la mme *ose1 c'e/ le collectivisme des droits4 ,c'e/--dire la suppression des droits1 c'e/--dire le despotisme pur et simple4 ,il e/ trs vrai que supprim] le droit du citoy5 comme pre de famille mne directem5t supprim] son droit comme propritaire4 ,il dit auj\rd'hui3 ,je suis pre de famille2 on lui rpond3 a ne compte pas4 ,il dira dema93 ,je suis propritaire2 on lui rpondra3 a ne signifie ri54 ,le droit m95t d'enseignem5t app>t5ant l'tat et le droit m95t de proprit app>t5ant l'tat1 c'e/ absolum5t la mme ?orie1 la mme doctr9e et le mme dogme4 ,p> t\tes sortes de *em9s1 l'anticlricalisme mne donc au despotisme et de t\tes sortes de faons il le r5f]me en lui4 ,ai-je beso9 de faire rem>qu] encore une fois que ce n'e/ son dfaut que p>ce que c'e/ la s\rce mme d'o il drive8 ,l'anticlrical e/ despoti/e4 ,ce n'e/ pas o il arrive1 c'e/ de quoi il "p2 ce n'e/ pas la consqu5ce inatt5due de ses dm>*es1 c'e/ le premi] pas de sa c\rse2 ou plutt c'e/ la fois d'o il "p et o il arrive2 c> c'e/ de quoi il ne sort jamais4 ,il n'e/ autre *ose1 comme il a t dit mille fois1 qu'un clrical ret\rn1 et son ,syllabus e/ exactem5t aussi contraire la ,dcl>ation des droits de l'homme que le ,syllabus roma94 ,un plaisant dirait3 ,il n'y a qu'une ,dcl>ation des droits de l'homme1 mais il y a deux dcl>ations des droits de ,rome4 ,que v\lez-v\s que celle-l fasse contre les deux autres4 ,l'anticlrical n'e/ qu'un clrical ret\rn1 comme cela se voit1 mme hi/oriquem5t1 p> ce fait que les contres de ,france qui conti5n5t le plus d'anticlricaux effrns sont celles qui cont5ai5t1 il n'y a pas un sicle1 le plus de clricaux enfivrs2 mais c'e/ un clrical d'autant plus viol5t et d'autant plus dang]eux1 ce me semble1 qu'il ne compte pas1 ou qu'il compte assez peu sur l'association prive1 et qu'il ne compte que sur l'tat1 et que1 p> consqu5t1 il a t\t intrt ce que l'tat soit passionnm5t despotique p\r qu'il le soit au s]vice des passions antireligieuses4 ,il e/ possible qu'un ca?olique soit libral4 ,il place ou peut plac] sa volont de puissance ailleurs que dans l'tat3 ,je s]ai =t p> corporation1 p> mon association1 p> mon glise4 ,il e/ possible un homme qui n'e/ ni clrical ni anticlrical d'tre libral3 on peut tre autoritaire t\t en n'tant ni clrical ni anticlrical1 mais au mo9s on a une raison de mo9s p\r l'tre4 ,il e/ impossible un anticlrical d'tre libral et il v]se t\j\rs dans le despotisme1 si tant e/ qu'il n'y soit pas t\j\rs4 ,entre ca?oliques et antica?oliques la lutte cont9u]a donc trs longtemps1 puisque t\tes les erreurs que l'on peut signal] aux antica?oliques dans leurs doctr9es sont les pr9cipes mmes de leurs doctr9es et les s\rces pr(ondes et secrtes qui les alim5t5t4 ,entre les ca?oliques--s\t5us p> les libraux tant que les ca?oliques s]ont mis hors du droit--et les antica?oliques s\t5us p> t\t ce qui1 en ce pays1 a des t5dances v]s le despotisme dmocratique s\s une =me ou s\s une autre1 la bataille1 comm5ce depuis si longtemps1 n'e/ pas prs ni de f9ir1 ni de se rel*]1 ni de s'int]rompre4 ,,conclusions ,p\r la faire f9ir1 cette bataille sculaire qui n\s puise1 il faudrait qu'il se con/itut un p>ti de modrs trs n]giques1 *ose du re/e qui ne s'e/ jamais vue4 ,ce p>ti ne s]ait ni clrical ni anticlrical et ne p]mettrait pas que l'on ft ni l'un ni l'autre4 ,il s]ait patriote et libral1 et libral p> patriotisme4 ,il s]ait conva9cu de cette vrit que t\t peuple a intrt1 non seulem5t n'lim9] hors de la cit1 ne dtruire1 en l'lim9ant a9si1 aucune des =ces nationales1 mais encore qu'il a intrt conv]tir en =ces nationales t\s les lm5ts d'n]gie intellectuelle et morale qui se tr\v5t en lui4 ,or1 tant donne l'inf9ie div]sit de tempram5ts1 de c>actres1 de t5dances1 de croyances1 d'op9ions et d'ides qui exi/e dans le monde mod]ne1 la patrie ne peut tre aime p> t\s1 que si elle admet cette div]sit1 c'e/--dire que si elle respecte la lib]t et la favorise2 et la patrie ne peut tre aime que de quelques-uns1 ce qui e/ un dang] p\vantable1 si1 dans cette div]sit d'op9ions1 elle en pr5d une p\r la faire si5ne et p\r l'impos]4 ,il en rsulte d'abord qu'il n'y a ri5 de plus rtrograde et de plus ractionnaire que de rebr\ss]1 au ,x,xe sicle1 v]s l'tat antique1 v]s l'tat roma9 et v]s l'tat grec1 qui a une doctr9e religieuse lui1 qui l'impose1 qui l'assne et qui fait boire la cigu ou pr5dre le *em9 de l'exil ceux qui en ont une autre1 dm>*e d'autant plus ractionnaire et rtrograde que jamais1 mme ,a?nes et ,rome1 on n'a proscrit la lib]t d'enseign]1 d'une faon p]man5te et cont9ue1 aussi rig\reusem5t qu'on le fait en ,france au temps o n\s sommes4 ,il en rsulte ensuite que le patriotisme s'te9drait bi5tt si la patrie n'tait plus1 dans l'esprit des citoy5s1 qu'un tre tracassi]1 imprieux et tyrannique1 d'esprit troit du re/e et qui veut1 comme un gr&-pre autoritaire et ttu1 qu'on ne p5se dans sa maison que comme il p5se et qu'on ne p>le qu'en rptant ce qu'il dit4 ,c'e/ a9si que les familles s'aigriss5t et du re/e se dsuniss5t et se dissolv5t4 ,et l'on peut rem>qu] ceci1 qui peut-tre e/ f*eux3 c'e/ au mom5t o les hommes d'op9ions dites avances r5onc5t au patriotisme ou l'attidiss5t s+ulirem5t dans leurs curs1 qu'on s'arrange d'autre "p de manire refroidir le patriotisme *ez les hommes d'op9ions dites arrires1 de sorte qu'on peut se dem&] o1 bi5tt1 le patriotisme se rfugi]a4 ,le p>ti libral1 et libral p> patriotisme1 que je suppose1 dirait donc1 autant p> patriotisme que p> dvotion la ,dcl>ation des droits de l'homme1 d'une "p la ,france noire3 ,il v\s e/ p]mis d'tre noirs1 la condition que v\s soyez patriotes4 ,il v\s e/ p]mis de croire en ,dieu et de dire que v\s y croyez et p\rquoi v\s y croyez4 ,il v\s e/ p]mis de v\s associ] en une communion de croyances1 de p5ses1 d'espoirs et d'ef=ts1 dite l'glise ca?olique1 et de pr*] et d'enseign] ce que v\s croyez2 p>ce que ce sont des droits de l'homme et qu'il ne suffit pas d'tre ca?olique p\r cess] d'tre t5u p\r un tre huma94 ,il v\s e/ p]mis de ne pas croire que la ,rvolution franaise e/ la vrit absolue et df9itive et la seule religion que l'humanit doive embrass]2 et il v\s e/ p]mis de donn] t\tes les raisons p\rquoi v\s ne croyez po9t cela4 ,il v\s e/ p]mis de discut] t\tes les lois que font les reprs5tants de la majorit du peuple franais2 c> ces lois n'ont ri5 de div91 de sacr1 ni mme d'irrvocable2 il v\s e/ p]mis de les discut]1 la condition que1 de fait1 v\s y obissiez et que v\s disiez que1 de fait1 il y faut obir4 ,il v\s e/ p]mis de discut] la ,con/itution1 comme font les pr(esseurs de droit con/itutionnel dans leurs c\rs et les philosophes sociologues dans leurs leons2 il v\s e/ p]mis de la discut] t\t entire1 la condition que1 de fait1 v\s y obissiez et que v\s disiez que1 de fait1 il y faut obir4 ,il v\s e/ p]mis de faire vos doctr9es1 ides et op9ions1 autant d'adhr5ts que v\s en p\rrez faire et d'int]v5ir dans les lections1 sauf p> corruption1 t\t autant que v\s le v\drez2 et n\s considrons que1 non seulem5t c'e/ votre droit1 mais que c'e/ mme votre devoir1 comme il e/ le ntre et p>ce qu'il e/ le ntre1 c> mon droit c'e/ le ti5 et ton droit c'e/ le mi51 et us] de son droit e/ un devoir4 ,il ne v\s e/ df5du que de dta*] les citoy5s de la patrie4 ,v\s p\vez all] jusqu' dire du mal de la patrie1 ent5dons p> l jusqu' lui dire des vrits dures1 mais de telle faon qu'il soit visible que v\s n'en dites du mal que p\r la r5dre meilleure1 et p> consqu5t p> pr(onde affection p\r elle1 et la condition que votre conclusion soit t\j\rs qu'il faut aim] sa patrie1 mme1 qu& elle se trompe1 plus diligemm5t1 mme1 qu& elle se trompe et ne jamais la r5onc]1 mme dans le secret du cur4 ,voil t\t ce qui v\s e/ p]mis4 ,voil la seule *ose qui v\s soit df5due4 ,allez1 ,messieurs4 99 99 99 99 99 ,il dirait d'autre "p la ,france r\ge3 ,il v\s e/ p]mis d'tre r\ges1 la condition d'tre patriotes4 ,il v\s e/ p]mis d'tre a?es et de faire pr(ession et propag&e d'a?isme4 ,il v\s e/ p]mis de considr] le s5tim5t religieux comme une maladie m5tale que les g5s bi5 portants doiv5t mettre t\s leurs ef=ts gurir *ez ceux qui en sont atte9ts4 ,il v\s e/ p]mis de dire la nation la plus intellig5te de l'univ]s que l'vque de ,rome l'opprime et qu'elle gmit encore s\s le j\g accablant du pontife roma94 ,il v\s e/ p]mis de v\s associ] en corporations puissantes p\r combattre les m5es infmes et dang]euses de la congrgation et p\r rp&re vos doctr9es4 ,cela v\s e/ mme recomm&2 c> si v\s russissiez1 peut-tre1 combattant p> v\s-mmes et p> les corporations dont v\s s]iez membres et que v\s s\ti5driez1 p]driez-v\s l'habitude de v\s adress] t\j\rs l'tat et de le p]scut] p\r qu'il se *>ge de vos qu]elles1 de vos v5geances et de l'ex]cice de vos ha9es et p\r qu'il consacre t\tes ses =ces combattre une p>tie considrable de la nation franaise1 ce qui donne celle-ci le dsir et presque le droit d'en faire autant qu& elle a la majorit4 ,il v\s e/ p]mis d'us] de la p>ole1 du livre1 de la bro*ure1 de la revue et du j\rnal1 de t\t enf91 except de la rue 7exception qui frapp]a aussi vos adv]saires71 p\r faire connatre1 faire jug] et faire accept] les vrits politiques1 religieuses1 conomiques et sociologiques dont v\s tes dt5teurs4 ,il ne v\s e/ df5du que de dta*] les citoy5s de la patrie4 ,et1 comme vos adv]saires1 il v\s e/ mme p]mis d'en dire du mal1 la condition que v\s n'en concluiez jamais1 quelque faute qu'elle puisse commettre1 qu'il faut la quitt]1 la r5onc]1 ds]t] son drapeau et tir] des c\ps de fusil sur ceux qui le ti5n5t4 ,voil t\t ce qui v\s e/ p]mis2 voil la seule *ose qui v\s soit df5due4 ,allez1 ,messieurs4 ,le p>ti libral dirait enf9 au g\v]nem5t1 quel qu'il ft3 ,v\s n'tes o l'on v\s a mis que p\r df5dre la patrie et l'adm9i/r]1 c'e/--dire p\r p\rvoir l'arme1 la m>9e1 aux f9ances1 la police et la ju/ice4 ,l se born5t votre rle et votre fonction et1 du re/e1 votre capacit4 ,qu& v\s v\s mlez d'autre *ose1 v\s sortez de vos droits et1 du re/e1 v\s le faites mal4 ,v\s devriez n'avoir qu'un budget de la gu]re et de la m>9e1 qu'un budget de l'adm9i/ration intrieure1 qu'un budget de la ju/ice et de la police et qu'un budget des affaires trangres4 ,ds que v\s v\s mlez de religion1 d'enseignem5t et mme d'indu/rie et de beaux-arts1 v\s dev5ez un p>ti1 et c'e/ au pr(it d'un p>ti1 blanc1 r\ge ou noir1 selon les saisons1 que v\s v\s mlez de t\t cela2 de sorte que1 cr p\r assur] la concorde entre les citoy5s1 v\s tes t\j\rs1 plus ou mo9s vivem5t1 un g\v]nem5t de gu]re civile2 et que1 cr p\r df5dre1 ma9t5ir et agr&ir la patrie1 v\s mettez au mo9s une p>tie de vos ef=ts la dim9u]4 ,re/reignez-v\s donc votre rle et votre emploi1 p\r n'tre du re/e que plus =t dans votre emploi et dans votre rle4 ,assurez l'extrieur la df5se1 l'intrieur l'ordre et les bonnes f9ances4 ,c'e/ t\t4 ,v\s n'avez pas autre *ose faire4 ,ne v\s considrez pas comme le premi] ?ologi5 de ,france1 le premi] morali/e de ,france1 le premi] pr(esseur de ,france et le premi] amateur d'art de ,france4 ,o avez-v\s pris que v\s fussiez t\t cela8 ,il n'en e/ ri51 je v\s assure1 et la fois v\s avez trop de prt5tion et v\s v\s donnez trop de mal4 ,ne v\s rduisez pas1 n\s le concdons p> cra9te des *angem5ts trop brusques1 ne v\s rduisez pas1 du j\r au l5dema91 ce simple rle de soldat sur la frontire et de g5d>me l'intrieur que n\s disons qui e/ le vtre2 mais1 en att5dant une simplification plus complte1 au mo9s sur les doma9es qui ne sont pas les vtres1 o v\s avez empit et o v\s v\s tr\vez in/all1 soyez neutre1 vritablem5t neutre2 n'ayez pas d'op9ion2 ne s]vez aucun p>ti4 ,n'imposez aucune doctr9e vos pr(esseurs1 ne leur en int]disez aucune1 sauf l'antipatriotisme2 c> cela r5tre prcism5t dans votre rle d'int]dire celle-l4 ,n'exigez de vos fonctionnaires1 quels qu'ils soi5t1 aucune qualit confessionnelle1 aucune doctr9e et aucune pratique soit religieuse1 soit antireligieuse4 ,n'exigez de vos fonctionnaires1 quels qu'ils soi5t1 aucune op9ion politique1 et soyez absolum5t indiffr5t celles qu'ils peuv5t avoir1 p\rvu qu'ils s'acquitt5t bi5 de leurs fonctions et qu'ils soi5t dv\s au pays4 ,laissez la magi/rature1 quoique nomme p> v\s1 une indp5dance absolue et ne la mettez jamais1 p> promesses1 enc\ragem5ts1 intimidation et autres influ5ces1 au s]vice d'un p>ti1 quelque bon que puisse tre vos yeux ce p>ti4 ,p\r ce qui e/ de la masse des citoy5s1 qu'ils s5t5t bi51 t\s1 que v\s ne v\lez pas mme savoir quel p>ti ils app>ti5n5t et que ce s]ait en va9 que1 p\r obt5ir des faveurs et bnfici] d'inju/ices1 ils se mettrai5t dans celui-ci1 dans celui-l ou dans un troisime4 ,v\s aimez rp&re des ides4 ,n'en rp&ez qu'une1 c'e/ que v\s tes la ju/ice et l'imp>tialit absolues4 ,a cause de l'expri5ce acquise1 on ne v\s croira pas t\t de suite1 mais on f9ira p> s'ap]cevoir que v\s dites vrai4 ,a ce disc\rs1 il e/ inf9im5t probable que le g\v]nem5t rpondrait3 ,je dp5ds des lecteurs4 ,avec votre sy/me1 j'en aurais p\r moi trois mille sur huit millions4 ,s\ffrez que je sois le g\v]nem5t d'un p>ti1 comme t\s les g\v]nem5ts depuis #aghi2 et du p>ti le plus =t4 --,mais tre le g\v]nem5t d'un p>ti1 c'e/ tre g\v]n p> un p>ti4 ,omnia s]vilit] pro dom9atione4 --,a qui le dites-v\s8 ,c'e/ p\rtant le seul moy5 d'exi/]4 ,il faudrait voir4 ,ce n'e/ pas si c]ta9 qu'on s'ob/9e le croire4 ,un g\v]nem5t de p>ti e/ vite dvor p> son p>ti mme1 dont il ne russit jamais satisfaire t\s les apptits4 ,un g\v]nem5t de ju/ice impose beauc\p4 ,il a1 dans une ,rpublique1 quelque *ose de la maje/ du g\v]nem5t royal1 lequel e/ p> df9ition et quelquefois en ralit1 au-dessus de t\s les p>tis2 et1 naturellem5t1 c'e/ dans une ,rpublique qu'on e/ le plus s5sible ce qui e/ le bon aspect du g\v]nem5t royal4 ,mon scepticisme ne va peut-tre pas assez lo91 et c'e/ t\j\rs ce que je suis t5t de lui repro*]2 mais j'ai t5dance croire qu'un g\v]nem5t de ju/ice se crerait assez vite un trs gr& p>ti et p\rrait a9si tre1 lui aussi1 un g\v]nem5t de p>ti1 mais d'un p>ti ju/e4 ,en t\t cas1 p\r cont9u] un in/ant le dialogue1 le p>ti libral dit au g\v]nem5t3 ,soyez libral4 ,le g\v]nem5t rpond aux libraux3 ,soyez les plus nombreux1 et je v\s jure bi5 que je s]ai libral4 ,je ne p\rrai mme pas faire autrem5t4 ,c'e/ donc aux libraux tre les plus nombreux4 ,c'e/ p\r en augm5t] le nombre que j'ai crit ces quelques pages1 aprs d'autres1 au cas que je p\rrais avoir quelque =ce de p]suasion4--,mais c'e/ sur ce po9t que mon scepticisme e/ radical4 ,aot-,novembre #aije4 ,table des ,matires ,,*apitre ,i]4--,l'irrligion nationale #a ,,*apitre ,,ii4--,l'anticlricalisme au ,x,v,i,ie sicle #ec ,,*apitre ,,iii4--,l'anticlricalisme au ,x,v,i,i,ie sicle #hi ,,*apitre ,,iv4--,l'anticlricalisme p5dant la priode rvolutionnaire #abf ,,*apitre ,v4--,l'anticlricalisme s\s le ,consulat et l',empire #ach ,,*apitre ,,vi4--,l'anticlricalisme s\s la ,re/auration #adi ,,*apitre ,,vii4--,l'anticlricalisme s\s ,l\is-,philippe #aef ,,*apitre ,,viii4--,l'anticlricalisme s\s la seconde ,rpublique et le second ,empire #afj ,,*apitre ,,ix4--,l'anticlricalisme s\s la troisime ,rpublique jusqu'en #aijd #aia ,,*apitre ,x4--,la situation actuelle #bdg ,,conclusions #cga ,p>is4--,socit franaise d',imprim]ie et de ,librairie4 99 99 99 99 99 ,note sur la transcription3 ,les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,l'or?ographe d'orig9e a t cons]ve et n'a pas t h>monise4