,note de transcription3 ,quelques erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,la li/e de ces corrections e/ donne la f9 du texte4 ,la ponctuation a fait l'objet de quelques corrections m9eures4 ,typographie3 c>actres en exposant 7 "p les abrviations c\rantes73 v#b etc4 c>actres en indice3 v#b etc4 ,ma?matiques3 expression3 rac9e c>re de expression4 ,,e9/e9 ,,et ,l',,univ]s ,,le ,,roman ,,de ,,la ,,sci5ce ,,*>les ,,nordmann ,a/ronome de l',obs]vatoire de ,p>is ,,e9/e9 ,,et ,l',,univ]s ,,une ,,lueur ,,dans ,,le ,,my/,,re ,,des ,,*oses ,logo de l'diteur ,,librairie ,,ha*ette ,t\s droits de traduction1 de reproduction et d'adaptation rs]vs p\r t\s pays1 ,copyright p> ,librairie ,ha*ette1 #aiba4 ,,introduction ,ce livre n'e/ pas un roman4 ,et p\rtant4444 ,si l'am\r e/1 comme l'assure ,platon1 un lan v]s l',inf9i1 o donc fleurit plus d'am\r que dans cette curiosit passionne qui n\s jette1 tte baisse1 cur haletant1 contre le mur my/rieux du monde extrieur8 ,d]rire1 n\s s5tons qu'il se passe quelque *ose de sublime4 ,quoi8 ,en le *]*ant les hommes ont fond la ,sci5ce4 ,dans ce mur qui n\s masque la ralit un c\p gigantesque vi5t d'tre port p> un homme suprieur1 ,e9/e94 ,grce lui1 trav]s la br*e entr'ouv]te1 un peu des lumires ca*es filtre ma9t5ant jusqu' n\s1 et le reg>d en e/ *>m1 bl\i4 ,je v\drais gliss] dans ce livre1 avec des mots simples et clairs si je puis1 un lg] reflet de cet bl\issem5t4 ,les ?ories d',e9/e9 caus5t dans la ,sci5ce un pr(ond b\lev]sem5t4 ,grce elles le monde n\s p>atra plus simple1 plus coordonn1 plus uni4 ,n\s s5tirons mieux dsormais qu'il e/ gr&iose1 cohr5t1 rgl p> une h>monie inflexible4 ,un peu de l'ineffable n\s devi5dra plus clair4 ,les hommes trav]s5t l',univ]s1 p>eils ces p\ssires qui1 dans l'or f9 du rayon de soleil filtrant p> une p]si5ne1 dans5t un in/ant puis retomb5t aux tnbres4 ,e/-il une manire plus belle et plus noble de remplir la vie que de se gorg] les yeux1 la tte et le cur de l'immortel et p\rtant si fugitif rayon8 ,reg>d]1 *]*] compr5dre le magnifique et surpr5ant spectacle de l',univ]s1 quelle plus haute volupt8 ,dans la ralit il y a plus de m]veilleux1 de romanesque que dans t\tes nos pauvres rv]ies4 ,dans la soif de savoir1 dans l'lan my/ique qui n\s jette au cur pr(ond de l',inconnu1 il y a plus de passion et de d\ceur que dans t\tes les fadaises dont s'alim5t5t tant de littratures4 ,c'e/ p\rquoi j'ai peut-tre tort1 aprs t\t1 de dire que ce livre n'e/ pas un roman4 ,je t*]ai d'y faire compr5dre1 avec exactitude et p\rtant sans l'app>eil sotrique des te*nici5s1 la rvolution apporte p> ,e9/e94 ,je t*]ai aussi d'en m>qu] les limites et de prcis] ce que1 au total1 n\s p\vons rellem5t connatre auj\rd'hui du monde extrieur vu trav]s l'cran translucide de la ,sci5ce4 ,il n'e/ po9t de ,rvolution que bi5tt ne suive une raction1 suivant ce ry?me s9usodal qui semble la dm>*e t]nelle de l'esprit huma94 ,e9/e9 e/ la fois le ,sieys1 le ,mirabeau et le ,danton de la ,rvolution n\velle4 ,mais celle-ci dj connat des ,m>at fanatiques et qui prt5d5t dire la ,sci5ce3 ,tu n'iras pas plus lo94 ,c'e/ p\rquoi une opposition se dess9e contre les prt5tions d'aptres trop zls du n\vel vangile sci5tifique4 ,a l',acadmie des ,sci5ces1 ,m4 ,paul ,pa9lev1 avec la =ce d'un gnie ma?matique rig\reux1 vi5t de se dress] entre ,newton qu'on croyait cras et ,e9/e94 ,j'exam9]ai dans mes conclusions la pntrante critique du gomtre franais4 ,elle m'aid]a situ] exactem5t1 dans l'volution de nos ides1 la spl5dide syn?se e9/e9i5ne que je veux d'abord expos] avec t\t l'am\r qu'il faut v\] aux *oses p\r les bi5 compr5dre4 ,avec ,e9/e9 la ,sci5ce n'a po9t a*ev sa t*e4 ,il laisse encore plus d'un g\ffre int]dit nos sondes et o dema9 quelque autre esprit suprieur projett]a sa cl>t4 ,ce qui fait l'adorable et hauta9e gr&eur de la ,sci5ce1 c'e/ qu'elle e/ un p]ptuel dev5ir4 ,dans la sombre =t du ,my/re1 la ,sci5ce e/ comme une clairire2 l'homme l>git sans cesse le c]cle qui la borde2 mais en mme temps et p> cela mme1 il se tr\ve en contact sur un plus gr& nombre de po9ts la fois avec les tnbres de l',inconnu4 ,dans cette =t peu d'hommes ont port la ha*e t9celante aussi lo9 qu',e9/e94 ,en dpit des basses proccupations qui1 de t\tes p>ts1 n\s h>cl5t1 p>mi tant de misrables cont+5ces1 le sy/me d',e9/e9 app>at ple9 de gr&eur4 ,l'actualit e/ comme cette m\sse bruissante et lgre qui c\ronne et masque un in/ant l'or du v9 gnreux4 ,qu& t\t le bruit fugace qui emplit auj\rd'hui nos oreilles s]a te9t1 la ?orie d',e9/e9 se dress]a comme le ph>e ess5tiel au seuil de ce tri/e et petit v+time sicle4 ,,*>les ,,nordmann4 ,cul-de-lampe ,,e9/e9 ,,et ,l',,univ]s ,,*apitre ,,premi] ,,les ,m,,tamorphoses ,,de ,l',,espace ,,et ,,du ,,temps ,p\r c>t] les difficults ma?matiques ,les pili]s de la connaissance ,le temps et l'espace absolus1 d',ari/ote ,newton ,le temps et l'espace relatifs1 d'picure ,po9c> et ,e9/e9 ,la relativit classique ,ant9omie de l'ab]ration des toiles et de l'expri5ce ,mi*elson4 ,avez-v\s lu ,b>u*8 clamait autrefois le bon ,la ,fonta9e t\t sec\ d'en?\siasme4 ,auj\rd'hui c'e/ en criant ,avez-v\s lu ,e9/e98 qu'il et h>cel ses amis4 ,mais1 t&is que1 p\r accd] ,sp9oza1 il n'e/ que d'ent5dre un peu de lat91 des mon/res effrayants mont5t la g>de devant ,e9/e9 et s'ef=c5t p> des grimaces horribles d'en df5dre l'appro*e4 ,ils s'agit5t d]rire d'tranges grilles m\vantes1 tantt rectangulaires et tantt curvilignes qu'on appelle des coordonnes4 ,ils port5t des noms mon/rueux comme eux-mmes4 ,ils s'appell5t vecteurs contrev>iants et cov>iants1 t5seurs1 scalaires1 dt]m9ants1 vecteurs or?ogonaux1 symboles trois indices gnraliss1 que sais-je4444 ,t\s ces tres1 imports du fond le plus sauvage de la jungle ma?matique1 s'accol5t ou se subdivis5t dans une promiscuit trange1 p> ces *irurgies tonnantes qu'on appelle l'intgration et la diffr5tiation4 ,bref si ,e9/e9 e/ un trsor1 un horrible tr\peau de reptiles ma?matiques en loigne le curieux4 ,qu'il y ait en eux1 comme dans les g>g\illes go?iques1 une secrte beaut1 c'e/ c]ta94 ,mais il vaut mieux1 arms du f\et clatant qu'e/ le v]be1 les *ass] lo9 de n\s et mont] jusqu'aux spl5deurs e9/e9i5nes p> le clair et noble escali] du langage franais4 ,qui e/ le physici5 ,e9/e98 ,il n'importe po9t ici4 ,sa*ons seulem5t qu'il a refus de sign] nagure l'immonde manife/e des #ic1 ce qui lui a valu les p]scutions des pang]mani/es4 ,au surplus1 les vrits gomtriques1 les dc\v]tes sci5tifiques ont une valeur intr9sque qui doit tre juge et pese objectivem5t1 quel que soit celui qui les a tr\ves4 ,py?agore et-il t le d]ni] des crim9els et des malhonntes g5s1 cela n'enlv]ait ri5 la validit du c>r de l'hypotnuse4 ,un ?orme e/ vrai ou faux1 que le nez de son auteur ait la ligne aquil9e des fils de ,sem1 camuse de ceux de ,*am ou rectiligne de ceux de ,japhet4 ,e/-ce rellem5t un signe que l'humanit e/ asymptote la p]fection1 que d'ent5dre dire quelquefois3 ,dis-moi quel temple tu frqu5tes et je te dirai si ta gomtrie e/ ju/e8 ,la ,vrit n'a pas beso9 d'tat-civil4 ,passons4 99 99 99 99 99 ,t\tes nos notions1 t\te la sci5ce1 t\te la vie pratique elle-mme sont fondes sur la reprs5tation que n\s n\s faisons des aspects successifs des *oses4 ,notre esprit1 aid p> nos s5s1 classe avant t\t celles-ci dans le temps et dans l'espace1 qui sont les deux cadres o n\s fixons d'abord ce qui n\s e/ s5sible dans le monde extrieur4 crivons-n\s une lettre3 n\s mettons en suscription le lieu et la date4 ,ouvrons-n\s un j\rnal3 ce sont ces indications qui y prcd5t t\tes les dp*es4 ,il en e/ de mme en t\t et p\r t\t4 ,le temps et l'espace1 la situation des *oses et leur poque app>aiss5t a9si comme les pili]s jumeaux de t\te connaissance1 les deux colonnes sur lesquelles repose l'difice de l'ent5dem5t huma94 ,leconte de ,lisle l'a bi5 s5ti1 lorsque avec sa pr(onde et philosophique intellig5ce il crivait1 s'adressant pa?tiquem5t la div9e mort3 ,dlivre-n\s du temps1 du nombre et de l'espace ,et r5ds-n\s le repos que la vie a tr\bl4 ,le nombre n'e/ ici que p\r df9ir quantitativem5t le temps et l'espace1 et ,leconte de ,lisle a bi5 exprim1 dans ces v]s magnifiques et clbres1 que ce qui exi/e p\r n\s dans le va/e monde1 ce que n\s y savons1 voyons1 t\t l'ineffable et tr\ble c\lem5t des phnomnes ne n\s prs5te un aspect df9i1 une =me prcise qu'aprs avoir trav]s ces deux filtres sup]poss que notre ent5dem5t int]pose3 le temps et l'espace4 ,ce qui donne aux travaux d',e9/e9 leur importance1 c'e/ qu'il a montr1 comme n\s allons voir1 que l'ide que n\s n\s faisions du temps et de l'espace doit tre compltem5t revise4 ,si cela e/1 la sci5ce t\t entire1--et avec elle la psy*ologie1--doit tre refondue4 ,telle e/ la premire p>tie de l'uvre d',e9/e94 ,mais l ne s'e/ pas borne l'action de son pr(ond gnie4 ,si elle n'tait que cela1 elle n'et t que ngative4 ,aprs avoir dmoli1 aprs avoir dblay nos connaissances de ce qu'on croyait en tre le pide/al 9branlable et qui n'tait1 selon lui1 qu'un *afaudage fragile masquant les h>monieuses proportions de l'difice1 il a recon/ruit4 ,il a creus dans le monum5t de va/es f5tres qui p]mett5t ma9t5ant de jet] un reg>d m]veill sur les trsors qu'il recle4 ,en un mot1 ,e9/e9 a d'une "p montr1 avec une acuit et une pr(ondeur tonnantes1 que la base de nos connaissances semble n'tre pas ce qu'on a cru et doit tre refaite avec un n\veau cim5t4 ,d'autre "p1 il a1 sur cette base1 r5\vel1 rebti l'difice dmoli dans ses fondem5ts mmes1 et lui a donn une =me h>die dont la beaut et l'unit sont gr&ioses4 ,il me re/e ma9t5ant t*] de prcis]1 d'une manire concrte et aussi exacte que possible1 ces gnralits4 ,mais je dois insi/] d'abord sur un po9t qui a une signification considrable3 si ,e9/e9 s'tait born la premire p>tie de son uvre1--telle que je vi5s de l'esquiss]1--celle qui branle les notions classiques de temps et d'espace1 il n'aurait po9t1 dans le monde de la p5se1 la gloire qui1 ds auj\rd'hui1 aurole son nom4 ,la *ose e/ d'importance1 c> la plup>t de ceux qui1--en dehors des spciali/es purs1--ont crit sur ,e9/e91 ont insi/ surt\t1 et s\v5t exclusivem5t1 sur ce ct en quelque sorte dmolisseur de son int]v5tion4 ,or1 on va voir qu' ce po9t de vue1 ,e9/e9 n'a pas t le premi] ni le seul4 ,il n'a fait qu'aiguis] davantage et enfonc] un peu plus1 entre les blocs mal jo9ts de la sci5ce classique1 le bur9 que d'autres avant lui1 et surt\t le gr& ,h5ri ,po9c>1 y avai5t ds longtemps port4 ,ensuite il me re/]a expliqu]1 si je puis1 le gr&1 l'immortel titre d',e9/e9 la reconnaissance des hommes1 qui e/1 sur cette uvre critique1 d'avoir recon/ruit1 rdifi p> ses propres =ces quelque *ose de magnifique et de neuf3 et ici1 sa gloire e/ sans p>tage4 99 99 99 99 99 ,la sci5ce entire depuis ,ari/ote jusqu'auj\rd'hui a t fonde sur l'hypo?se ou1 p\r mieux dire1 sur les hypo?ses qu'il exi/e un temps absolu et un espace absolu4 ,autrem5t dit1 on a fait repos] nos notions sur l'ide qu'un int]valle de temps et un int]valle spatial entre deux phnomnes donns sont t\j\rs les mmes1 p\r quelque obs]vateur que ce soit1 et quelles que soi5t les conditions d'obs]vation4 ,p> exemple1 il ne ft v5u l'esprit de p]sonne1 tant que rgna la sci5ce classique1 que l'int]valle de temps1 le nombre de secondes qui sp>e deux clipses successives de soleil1 pt ne pas tre un nombre fixe et id5tiquem5t le mme p\r un obs]vateur plac sur la t]re et un obs]vateur plac sur ,sirius 7la seconde tant d'ailleurs df9ie p\r t\s deux p> le mme *ronomtre74 ,de mme1 p]sonne n'et imag9 que la di/ance en mtres de deux objets1 p> exemple la di/ance de la ,t]re au ,soleil un in/ant donn1 mesure trigonomtriquem5t1 pt ne pas tre la mme p\r un obs]vateur plac sur la ,t]re et un autre plac sur ,sirius 7le mtre tant d'ailleurs df9i p\r t\s deux p> la mme rgle74 ,il exi/e1 dit ,ari/ote#a1 un seul et mme temps qui s'c\l]a en deux m\vem5ts d'une manire semblable et simultane2 et si ces deux temps n'tai5t pas simultans1 ils s]ai5t encore de la mme espce4444 ,a9si1 p\r des m\vem5ts qui s'accompliss5t simultanm5t1 il y a un seul et mme temps1 que ces m\vem5ts soi5t1 ou non1 galem5t vites2 et cela1 lors mme que l'un d'eux s]ait un m\vem5t local et l'autre une altration4444 ,p> consqu5t1 les m\vem5ts peuv5t tre autres et se produire indp5damm5t l'un de l'autre2 de "p et d'autre1 le temps e/ absolum5t le mme4 ,cette df9ition ari/otlici5ne du temps physique date de plus de deux mille ans4 ,elle reprs5te avec beauc\p de cl>t l'ide de temps telle qu'elle a t accepte jusqu' ces t\tes d]nires annes p> la sci5ce classique1 en p>ticuli] p> la mcanique de ,galile et de ,newton4 #a ,ari/ote1 ,physique1 livre ,,iv1 *ap4 ,,xiv4 ,p\rtant il semble qu'en face d',ari/ote1 picure dj ait esquiss l'attitude qui plus t>d oppos]a ,e9/e9 ,newton4 ,voici en effet ce qu'crit ,lucrce exposant la doctr9e picuri5ne3 ,le temps n'exi/e pas p> lui-mme1 mais p> les objets s5sibles seuls1 dont rsulte la notion de pass1 de prs5t1 d'av5ir4 ,on ne peut concevoir le temps en soi et indp5damm5t du m\vem5t ou du repos des *oses#b4 #b ,lucrce1 ,de ,natura ,r]um1 liv4 ,i1 v]s #dfj et suiv4 ,en fait1 l'espace a9si que le temps ont t considrs p> la sci5ce depuis ,ari/ote comme des donnes inv>iables1 fixes1 rigides1 absolues4 ,newton ne p5sait ri5 dire que d'vid5t et de banal lorsqu'il crivait dans son clbre ,s*olie3 ,le temps absolu1 vrai et ma?matique pris en soi et sans relation aucun objet extrieur1 c\le uni=mm5t p> sa propre nature4444 ,l'espace absolu1 d'autre "p1 indp5dant p> sa propre nature de t\te relation des objets extrieurs1 demeure t\j\rs immuable et immobile4 ,t\te la sci5ce1 t\te la physique et la mcanique1 telles qu'on les enseigne encore auj\rd'hui dans les lyces et dans la plup>t des univ]sits1 sont fondes entirem5t sur ces noncs1 sur ces notions d'un temps et d'un espace absolus1 pris en soi et sans relation aucun objet extrieur1 indp5dants p> leur propre nature4 ,en un mot1 et si j'ose employ] cette image1 le temps de la sci5ce classique tait semblable un fleuve portant les phnomnes a9si que des navires1 mais qui ne s'c\le pas mo9s et d'un mme m\vem5t qu& il n'y a pas de navires4 ,p>eillem5t1 l'espace tait un peu comme la rive de ce fleuve et ins5sible aux navires qui pass5t4 ,p\rtant1 ds l'poque de ,newton1 ds mme celle d',ari/ote1 un mtaphysici5 un peu rfl*i aurait pu ap]cevoir qu'il y avait quelque app>5ce *oquante dans ces df9itions4 ,le ,temps absolu1 l',espace absolu sont de ces *oses en soi que l'esprit huma9 a de t\t temps considres comme lui tant directem5t inaccessibles4 ,les spcifications d'espace et de temps1 ces tiquettes numrotes que n\s atta*ons aux objets du monde extrieur1 a9si qu'on fait dans les g>es aux colis p\r ne les po9t p]dre 7444 et la prcaution n'e/ pas t\j\rs suffisante71 ces donnes ne n\s sont f\rnies p> nos s5s1 arms ou non d'in/rum5ts1 qu' l'occasion d'impressions concrtes4 ,en aurions-n\s la notion en l'abs5ce de corps atta*s ces donnes1 ou plutt auxquels n\s atta*ons ces donnes8 ,l'affirm] comme font ,ari/ote1 ,newton1 la sci5ce classique1 c'e/ faire une supposition audacieuse1 et non ncessairem5t fonde4 ,le seul temps dont n\s ayons la notion1 en dehors de t\t objet1 e/ le temps psy*ologique si lum9eusem5t scrut p> ,m4 ,b]gson1 et qui n'a aucun rapport1 que son nom1 avec le temps des physici5s1 de la sci5ce4 ,c'e/ en ralit ,h5ri ,po9c>1 ce gr& ,franais dont la disp>ition laisse un vide qui ne s]a jamais combl1 qui a le mrite d'avoir1 avec la plus gr&e nettet et la plus intellig5te h>diesse1 s\t5u la ?se que le temps et l'espace1 tels qu'ils n\s sont donns1 ne peuv5t tre que relatifs4 ,quelques textes ici ne s]ont pas inutiles2 ils montr]ont qu',h5ri ,po9c> a vraim5t le mrite de la plup>t des *oses qu'on attribue1 dans le public1 c\ramm5t ,e9/e94 ,de cette dmon/ration1 le mrite d',e9/e9 ne s]a pas dim9u1 c> il e/ ailleurs1 n\s le montr]ons4 ,voici comm5t s'exprimait ,h5ri ,po9c>1 dont l'enveloppe *>nelle a pri1 il y a des annes dj1 mais dont la p5se cont9ue dom9] t\s les c]veaux qui rfl*iss5t1 t5dant plus lo9 *aque j\r ses ailes triomphales3 ,il e/ impossible de se reprs5t] l'espace vide4444 ,c'e/ de l que provi5t la relativit irrductible de l'espace4 ,quiconque p>le de l'espace absolu emploie un mot vide de s5s4 ,je suis en un po9t dt]m9 de ,p>is1 place du ,pan?on1 p> exemple1 et je dis3 ,je revi5drai ici dema94 ,si on me dem&e3 ,ent5dez-v\s que v\s revi5drez au mme po9t de l'espace8 je s]ai t5t de rpondre3 ,oui4 ,et cep5dant j'aurai tort1 puisque d'ici dema9 la ,t]re aura m>*1 entranant avec elle la place du ,pan?on1 qui aura p>c\ru plus de #b millions de kilomtres4 ,et si je v\lais prcis] mon langage1 je n'y gagn]ais ri51 puisque ces #b millions de kilomtres1 notre globe les a p>c\rus dans son m\vem5t p> rapport au ,soleil1 que le ,soleil se dplace son t\r p> rapport la ,voie ,lacte1 que ,la ,voie lacte elle-mme e/ sans d\te en m\vem5t sans que n\s puissions connatre sa vitesse4 ,de sorte que n\s ignorons compltem5t et que n\s ignor]ons t\j\rs de combi5 la place du ,pan?on se dplace en un j\r4 ,en somme1 j'ai v\lu dire3 ,dema91 je v]rai de n\veau le dme et le fronton du ,pan?on1 et s'il n'y avait pas de ,pan?on1 ma phrase n'aurait aucun s5s et l'espace s'van\irait4444 ,po9c> complte a9si sa p5se3 ,supposons que1 dans une nuit1 t\tes les dim5sions de l',univ]s devi5n5t mille fois plus gr&es3 le monde s]a re/ semblable lui-mme1 en donnant au mot de similitude le mme s5s qu'au troisime livre de gomtrie4 ,seulem5t1 ce qui avait un mtre de long mesur]a dsormais un kilomtre1 ce qui tait long d'un millimtre devi5dra long d'un mtre4 ,ce lit o je suis c\*1 et mon corps lui-mme se s]ont agr&is dans la mme proportion4 ,qu& je me rveill]ai le l5dema9 mat91 quel s5tim5t pr\v]ai-je en prs5ce d'une aussi tonnante trans=mation8 ,eh bi56 je ne m'ap]cevrai de ri5 du t\t4 ,les mesures les plus prcises s]ont incapables de me ri5 rvl] de cet imm5se b\lev]sem5t1 puisque les mtres dont je me s]virai auront v>i prcism5t dans les mmes proportions que les objets que je *]*]ais mesur]4 ,en ralit1 ce b\lev]sem5t n'exi/e que p\r ceux qui raisonn5t comme si l'espace tait absolu4 ,si j'ai raisonn un in/ant comme eux1 c'e/ p\r mieux faire voir que leur faon de voir implique contradiction4 ,on peut facilem5t t5dre ce raisonnem5t de ,po9c>4 ,si t\s les objets de l',univ]s dev5ai5t p> exemple mille fois plus hauts1 et mille fois mo9s l>ges1 n\s n'aurions non plus aucun moy5 de n\s en ap]cevoir1 c> n\s-mmes et nos rt9es et les mtres dont n\s n\s s]virions p\r mesur] les objets1 s]ions d=ms en mme temps et de mme4 ,bi5 plus1 si t\s les objets de l',univ]s subissai5t une d=mation spatiale absolum5t irrgulire1 si un gnie invisible et t\t-puissant le di/ordait d'une manire quelconque1 en tirant sur lui comme sur une masse de ca\t*\c1 n\s n'aurions aucun moy5 de le savoir4 ,ri5 ne t5d mieux pr\v] que l'espace e/ relatif1 et que n\s ne p\vons concevoir l'espace en dehors des objets qui s]v5t le mesur]4 ,pas de mtre1 pas d'espace4 ,po9c> a p\ss si lo9 ses dductions dans ce doma9e1 qu'il en e/ arriv affirm] que la rotation mme de la ,t]re aut\r du ,soleil n'e/ qu'une hypo?se plus commode que l'hypo?se inv]se1 mais non po9t plus vraie1 c> elle impliqu]ait sans cela l'exi/5ce d'un espace absolu4 ,c]ta9s polmi/es peu av]tis ont mme1--on s'en s\vi5t1--v\lu tir] argum5t de cette dmon/ration po9c>i/e p\r ju/ifi] la condamnation de ,galile4 ,ri5 de plus amusant que les ef=ts faits alors p> l'illu/re ma?matici5-philosophe p\r se df5dre de ce grief1 et1 ma foi1 il faut bi5 reconnatre que la df5se ne fut pas p>faitem5t conva9cante4 ,c'e/ qu'on ne fait pas l'agno/icisme sa "p4 ,po9c> e/ donc la tte de ceux p\r qui l'espace n'e/ ri5 qu'une proprit que n\s donnons aux objets4 ,p\r lui1 la notion que n\s en avons n'e/1 si j'ose dire1 que la rsultante hrditaire des ttonnem5ts s5suels p> quoi n\s essayons pniblem5t d'embrass] le monde extrieur un mom5t donn4 ,aprs l',espace1 le ,temps4 ,a cet g>d aussi les objections du relativisme philosophique tai5t depuis longtemps dans l'air4 ,mais c'e/ ,po9c> qui leur a donn leur =me df9itive4 ,n\s ne le suivrons pas dans ses lum9euses dmon/rations qui sont bi5 connues4 ,ret5ons-en seulem5t que1 p\r le temps comme p\r l'espace1 on peut suppos] un rtrcissem5t ou un allongem5t de l'*elle1 auquel n\s s]ions t\t fait ins5sibles et qui semble montr] l'impossibilit1 p\r les hommes1 de concevoir un temps absolu4 ,si quelque gnie malicieux s'amusait une nuit r5dre mille fois plus l5ts t\s les phnomnes de l',univ]s1 n\s n'aurions aucun moy5 de n\s en ap]cevoir notre rveil et le monde ne n\s p>atrait pas *ang4 ,et p\rtant *acune des heures m>ques p> nos horloges dur]ait mille fois plus qu'une des heures anci5nes4 ,les hommes vivrai5t mille fois plus longtemps1 et n'en saurai5t ri51 c> leurs s5sations s]ai5t ral5ties d'autant4 ,lorsque ,lam>t9e s'criait3 ,o temps1 susp5ds ton vol6 il pr(rait une *ose *>mante1 mais qui n'tait peut-tre qu'une niais]ie4 ,si le temps avait obi cette objurgation passionne1 cet ordre1--les potes ne d\t5t de ri56--,lam>t9e et ,elvire n'euss5t pu le savoir ni en j\ir4 ,le bateli] du lac du ,b\rget qui prom5ait les deux am\reux1 n'et rclam le paiem5t d'aucune heure supplm5taire2 et p\rtant il aurait1 de ses rames1 frapp bi5 plus longtemps les flots h>monieux4 ,si j'ose rsum] t\t cela d'un mot mo9s p>adoxal qu'il ne sembl]a premire vue3 aux yeux des relativi/es ce sont les mtres qui crent l'espace1 les horloges qui crent le temps4 ,t\t cela1 ,po9c> et d'autres l'ont s\t5u bi5 longtemps avant ,e9/e91 et c'e/ faire tort la vrit que de le lui attribu]4 ,je sais bi5 qu'on ne prte qu'aux ri*es1 mais c'e/ aussi faire injure aux ri*es que de leur prt] ce dont ils n'ont que faire1 ce dont ils n'ont pas beso9 p\r tre ri*es4 ,il e/ d'ailleurs un po9t o ,galile et ,newton1 t\t en croyant l'exi/5ce de l'espace et du temps absolus1 admettai5t dj une c]ta9e relativit4 ,c'e/ l'impossibilit1 reconnue p> eux1 de di/+u] les uns des autres1 les m\vem5ts de translation uni=mes2 c'e/ l'quival5ce de t\tes ces translations2 c'e/ p> consqu5t l'impossibilit de mettre en vid5ce une translation absolue4 ,c'e/ cela qu'on appelle le pr9cipe de relativit classique4 99 99 99 99 99 ,un fait imprvu a contribu port] ces que/ions sur un plan n\veau1 et am5 ,e9/e9 donn] une ext5sion inatt5due au pr9cipe de relativit de la mcanique classique3 c'e/ le rsultat d'une expri5ce clbre de ,mi*elson1 qu'il importe de dcrire brivem5t4 ,on sait que les rayons lum9eux se propag5t dans le vide int]a/ral2 c'e/ ce qui n\s p]met d'ap]cevoir les toiles4 ,cela a conduit depuis longtemps les physici5s admettre que ces rayons se propag5t dans un milieu dnu de masse et d'in]tie1 inf9im5t la/ique1 n'opposant aucune rsi/ance au dplacem5t des corps matriels qu'il pntre de t\te "p4 ,ce milieu les savants l'appell5t l'!r4 ,la lumire s'y propage la manire des ondes dans l'eau1 avec une vitesse vois9e de #cjj #jjj kilomtres p> seconde et que je dsign]ai abrviativem5t p> la lettre ,v4 ,la ,t]re circule aut\r du ,soleil dans un vritable ocan d'!r et avec une vitesse de translation d'environ #cj kilomtres p> seconde4 ,a cet g>d la rotation de la ,t]re peut tre nglige c> elle imprime la surface t]re/re dans l'!r une vitesse infrieure #b kilomtres p> seconde4 ,depuis longtemps la "q suivante s'e/ pose3 la ,t]re entrane-t-elle1 dans son m\vem5t orbital aut\r du ,soleil1 l'!r qui e/ son contact1 de mme qu'une ponge lance d'une f5tre emporte avec elle l'eau dont elle e/ imbibe8 ,l'expri5ce a montr1 ou plutt les expri5ces ont montr 7elles sont v>ies et concordantes7 que la "q doit tre rsolue p> la ngative4 ,cela a t tabli d'abord p> les obs]vations a/ronomiques4 ,il exi/e en a/ronomie un phnomne bi5 connu1 dc\v]t p> ,bradley1 et qu'on appelle l'ab]ration4 ,il consi/e en ceci3 lorsqu'on obs]ve une toile avec une lunette1 l'image de l'toile ne se =me pas exactem5t dans la direction de la vise4 ,en voici la raison3 p5dant que les rayons lum9eux de l'toile1 qui ont pntr dans la lunette1 p>c\r5t celle-ci dans sa longueur1 la lunette s'e/ lgrem5t dplace1 entrane qu'elle e/ p> le m\vem5t de la ,t]re4 ,au contraire1 le rayon lum9eux dans la lunette n'a pas p>ticip ce m\vem5t1 ce qui cause prcism5t la petite dviation appele ab]ration4 ,preuve que le milieu dans lequel se propage la lumire1 l'!r qui remplit la lunette et ent\re la ,t]re1 ne p>ticipe pas au m\vem5t de celle-ci4 ,beauc\p d'autres expri5ces ont tabli d'une manire aussi nette que l'!r1 qui s]t de vhicule aux ondes lum9euses n'e/ pas entran p> la ,t]re dans son m\vem5t4 ,mais alors1 puisque la ,t]re e/ m\vante dans l'!r1 puisqu'elle y avance comme un navire dans un lac immobile 7et non pas comme un flotteur port p> le c\rant d'un fleuve71 il doit tre possible de mettre en vid5ce cette vitesse de la ,t]re p> rapport l'!r4 ,un des moy5s qu'on peut imag9] dans ce desse9 e/ le suivant4 ,on sait que la ,t]re t\rne de l',oue/ l',e/ sur elle-mme et dans le mme s5s aut\r du ,soleil4 ,p> consqu5t1 au milieu de la nuit1 la rvolution de la ,t]re aut\r du ,soleil l'entrane dans un s5s tel que ,p>is se dplace1 d',auteuil v]s ,*>5ton1 avec une vitesse d'environ #cj kilomtres p> seconde 7le j\r1 c'e/ le contraire1 ,p>is se dplace aut\r du ,soleil1 de ,*>5ton v]s ,auteuil74 ,supposons donc qu'au milieu de la nuit un physici5 plac ,auteuil envoie un signal lum9eux2 le physici5 de ,*>5ton 7ceci1 encore un c\p1 e/ une hypo?se71 qui mesure la vitesse de ce rayon lum9eux1 devra tr\v] qu'elle e/ gale ,v - #cj kilomtres4 ,en effet1 p> suite du m\vem5t de la ,t]re1 ,*>5ton fuit devant le rayon lum9eux4 ,p> consqu5t1 puisque celui-ci se propage dans un milieu1 dans un !r qui ne p>ticipe pas au m\vem5t de la ,t]re1 l'obs]vateur de ,*>5ton devra tr\v] que ce rayon lui arrive avec une vitesse plus faible que si la ,t]re tait immobile4 ,c'e/ un peu comme un tra9 rapide devant lequel fuirait un obs]vateur bicyclette2 si le tra9 rapide fait #cj mtres la seconde1 si le cycli/e fait #c mtres la seconde1 la vitesse du tra9 p> rapport au cycli/e s]a #cj - #c #bg mtres la seconde2 elle s]ait nulle si tra9 et cycli/e avai5t mme vitesse4 ,au contraire1 si le cycli/e va la r5contre du tra91 la vitesse du tra9 p> rapport lui s]a #cj #c #cc mtres p> seconde4 ,p>eillem5t1 si c'e/ le physici5 de ,*>5ton1 qui au milieu de la nuit1 envoie un signal lum9eux1 et le physici5 d',auteuil qui le reoive1 celui-ci devra tr\v] que ce rayon lum9eux possde une vitesse gale ,v #cj kilomtres4 ,on peut encore exprim] autrem5t t\t cela4 ,supposons qu'il y ait exactem5t #ab kilomtres entre l'obs]vateur d',auteuil et celui de ,*>5ton4 ,p5dant que le rayon lum9eux v5u d',auteuil se propage v]s ,*>5ton1 ,*>5ton fuit devant lui d'une petite quantit4 ,p> consqu5t ce rayon aura p>c\ru un peu plus de #ab kilomtres avant d'arriv] au physici5 de ,*>5ton4 ,il aura au contraire p>c\ru un peu mo9s dans le cas contraire4 ,or1 appliquant une belle ide franaise de ,fizeau1 le physici5 amrica9 ,mi*elson a russi mesur] avec une gr&e prcision les longueurs1 au moy5 des franges d'int]fr5ce de la lumire4 ,t\te v>iation de la longueur mesure se traduit p> un dplacem5t d'un c]ta9 nombre de ces franges que l'on peut obs]v] facilem5t avec un microscope4 ,imag9ons ma9t5ant qu'au lieu d'exprim5t] entre ,*>5ton et ,auteuil1 nos deux physici5s opr5t dans les limites d'un laboratoire4 ,imag9ons qu'ils mesur5t1 au moy5 des franges d'int]fr5ce1 l'espace p>c\ru p> un rayon lum9eux produit dans ce laboratoire1 et selon qu'il s'y propage dans le s5s du m\vem5t de la ,t]re ou dans le s5s contraire4 ,n\s aurons a9si1 rduite ses lm5ts ess5tiels1 et simplifie p\r la cl>t de cet expos1 la clbre expri5ce de ,mi*elson4 ,on devrait tr\v] de la sorte une diffr5ce facilem5t mesurable avec l'app>eil prcis utilis4 ,eh bi56 pas du t\t4 ,contrairem5t t\te att5te1 et la pr(onde /upfaction des physici5s1 on a tr\v que la lumire se propage rig\reusem5t avec la mme vitesse lorsque celui qui la reoit s'loigne d'elle avec la vitesse de la ,t]re1 ou au contraire lorsqu'il s'en rappro*e avec cette vitesse4 ,consqu5ce 9luctable3 l'!r p>ticipe au m\vem5t de la ,t]re4 ,mais n\s v5ons de voir que d'autres expri5ces1 non mo9s prcises1 avai5t tabli que l'!r ne p>ticipe pas au m\vem5t de la ,t]re4 ,c'e/ de cette contradiction1 du *oc de ces deux faits inconciliables et p\rtant rels1 qu'e/ sortie la spl5dide syn?se d',e9/e91 de mme que1 fulgurante1 l't9celle jaillit du *oc de deux silex heurts4 ,cul-de-lampe ,,*apitre ,,deuxi,,me ,,la ,,sci5ce ,,dans ,,une ,,impasse ,la vrit sci5tifique et les ma?matiques ,le rle exact d',e9/e9 ,l'expri5ce de ,mi*elson1 nud gordi5 de la ,sci5ce ,les hsitations de ,po9c> ,l'hypo?se trange mais ncessaire de ,fitzg]ald-,lor5tz ,la contraction des corps en m\vem5t ,difficults philosophiques et physiques4 ,ce s]ait folie de prt5dre pntr] dans les mo9dres reco9s des n\velles ?ories d',e9/e91 sans le sec\rs de la t>ire ma?matique4 ,je crois p\rtant qu'on peut donn] au moy5 du langage ord9aire1 c'e/--dire p> des images et des raisonnem5ts v]baux1 une ide assez appro*e de ces *oses dont la complexit se modle d'habitude sur le jeu inf9im5t subtil et s\ple des =mules et des quations analytiques4 ,aprs t\t1 la ma?matique n'e/ pas1 n'a jamais t et ne s]a jamais autre *ose qu'un langage p>ticuli]1 une sorte de /nographie de la p5se et du raisonnem5t4 ,son objet e/ de fran*ir les m&res compliqus des raisonnem5ts sup]poss1 avec une rapide h>diesse que ne connaiss5t pas la l\rdeur et la l5teur mrov+i5nes des syllogismes exprims p> des mots4 ,si p>adoxal que cela puisse p>atre ceux qui considr5t les ma?matiques comme tant p> elles-mmes une s\rce de dc\v]te1 on n'en sortira jamais autre *ose que ce qui tait implicitem5t inhr5t aux donnes jetes dans la d\ble m*oire des quations4 ,p\r employ] une image triviale qu'on me p>donn]a1 j'espre1 les raisonnem5ts ma?matiques sont t\t fait analogues ces ma*9es qu'on voit ,*icago-- ce que dis5t les h>dis explorateurs de l',amrique1-- l'entre desquelles on met des be/iaux vivants et qui re/itu5t la sortie d'odorantes *>cut]ies4 ,nul p>mi les spectateurs n'et pu ou du mo9s n'et v\lu t5t] d'absorb] l'animal vivant1 t&is que1 s\s la =me o il se prs5te la sortie1 il e/ immdiatem5t assimilable et digr4 ,p\rtant ceci n'e/ que cela conv5ablem5t tritur4 ,ce n'e/ pas autre *ose que font les ma?matiques4 ,elles extrai5t des donnes t\te leur sub/antifique moelle1 p> le moy5 d'une ma*9]ie m]veilleuse4 ,celle-ci e/ efficace l o les r\ages du raisonnem5t v]bal1 l o l'imbrication des syllogismes s]ai5t bi5tt arrts et co9cs4 ,faut-il en conclure que les ma?matiques ne sont pas1 proprem5t p>l]1 des sci5ces8 ,faut-il du mo9s en conclure qu'elles ne sont sci5ces qu'autant qu'elles se modl5t sur la ralit et se n\rriss5t de donnes exprim5tales1 puisque l'expri5ce e/ la s\rce unique de la vrit1 et puisque la sci5ce e/ la re*]*e de la vrit8 ,je me g>d]ai bi5 de rpondre cela1 tant de ceux qui p5s5t que t\t e/ matire de sci5ce4 ,cette "q n'en mritait pas mo9s d'tre pose1 c> on a peut-tre un peu trop t5dance *ez n\s considr] une ducation purem5t ma?matique comme con/ituant une ducation sci5tifique4 ,ri5 n'e/ plus faux4 ,la mise en quations n'e/ p> elle-mme qu'une =me abrviative donne au langage et la p5se logique4 ,elle ne peut ri5 n\s appr5dre intr9squem5t sur le monde extrieur2 elle ne peut n\s r5seign] sur lui qu'autant qu'elle s'y lie docilem5t4 ,c'e/ de la ma?matique surt\t qu'on p\rrait dire3 natur non imp]atur nisi p>5do4 ,les ?ories d',e9/e9 ne sont-elles1 comme c]ta9es p]sonnes mal in=mes l'ont prt5du1 qu'un jeu de =mules transc5dantes 7et j'ent5ds ce mot la fois dans le s5s des ma?matici5s et dans celui des philosophes78 ,si elles n'tai5t qu'un v]tig9eux difice ma?matique o les x enr\l5t leurs volutes en arabesques t\rdissantes1 o les intgrales au col de cygne dess95t des motifs ,l\is ,,xv1 elles ne s]ai5t pas1 elles ne s]ai5t gure intressantes p\r le physici51 p\r celui qui reg>de et exam9e la nature des *oses avant d'en diss]t]4 ,elles ne s]ai5t1 comme t\tes les mtaphysiques cohr5tes1 qu'un sy/me plus ou mo9s plaisant1 mais dont on ne peut dmontr] l'exactitude ou la fausset4 ,la ?orie d',e9/e9 e/ bi5 autre *ose1 bi5 plus que cela4 ,c'e/ sur les faits qu'elle se fonde4 ,c'e/ aussi des faits1 des faits n\veaux qu'elle ab\tit4 ,jamais une doctr9e philosophique1 jamais non plus une con/ruction ma?matique purem5t =melle n'ont fait dc\vrir des phnomnes n\veaux4 ,p>ce qu'elle en a fait dc\vrir la ?orie d',e9/e9 n'e/ ni l'une ni l'autre4 ,l e/ ce qui diffr5cie la ?orie sci5tifique de la spculation pure et qui fait1 j'ose le dire1 la supriorit de celle-l4 ,a9si qu'un audacieux pont susp5du jet trav]s l'abme1 la syn?se d',e9/e9 s'appuie d'un ct sur des phnomnes exprim5taux1 p\r ab\tir1 p> son ct oppos1 d'autres phnomnes jusque-l ins\ponns1 et que grce elle on dc\vre4 ,entre ces deux solides pili]s phnomnaux1 le raisonnem5t ma?matique e/ l'en*evtrem5t m]veilleux des milli]s de croisillons d'aci] qui dess95t l'ar*itecture lgante et translucide du pont4 ,il e/ cela1 il n'e/ que cela4 ,mais l'ag5cem5t des p\trelles et des croisillons p\rrait tre diffr5t et le pont runir qu& mme1--avec mo9s de gracieuse lgret peut-tre1--les faits o il s'arc-b\te des deux p>ts4 ,bref le raisonnem5t ma?matique n'e/ en physique qu'une induction1 dans un langage p>ticuli]1 entre des prmisses exprim5tales et des conclusions ju/iciables de l'expri5ce et vrifiables p> elle4 ,or il n'e/ po9t de langage qui1--tant bi5 que mal1--ne puisse tre traduit dans un autre langage4 ,les hiroglyphes eux-mmes ont d cd] devant ,*ampollion4 ,c'e/ p\rquoi1 f9alem5t1 je suis p]suad que les difficults ma?matiques des ?ories d',e9/e9 s]ont un j\r remplaces p> un jeu de =mules plus simples et plus accessibles4 ,c'e/ p\rquoi je crois aussi qu'il e/ ds ma9t5ant possible de donn]1 au moy5 du langage ord9aire1 une ide peut-tre un peu sup]ficielle mais p\rtant exacte dans les gr&es lignes1 de ce m]veilleux monum5t e9/e9i5 o t\tes les conqutes de la sci5ce vi5n5t se class]1 a9si qu'en un admirable muse1 selon un ordre n\veau et d'une spl5dide unit4 ,essayons4 99 99 99 99 99 ,on peut rcapitul] trs brivem5t de la manire suivante ce qui a t l'orig9e1 la tran*e de d"p du sy/me d',e9/e93 #a l'obs]vation des a/res pr\ve que l'espace int]plantaire n'e/ pas vide1 mais e/ occup p> un milieu p>ticuli]1 l'!r1 dans lequel se propag5t les ondes lum9euses2 #b l'exi/5ce de l'ab]ration et d'autres phnomnes semble pr\v] que l'!r n'e/ pas entran p> la ,t]re dans son m\vem5t circumsolaire2 #c l'expri5ce de ,mi*elson semble pr\v] au contraire que l'!r e/ entran p> la ,t]re dans ce m\vem5t4 ,cette contradiction entre des faits galem5t bi5 tablis a fait p5dant des annes le dsespoir et l'tonnem5t des physici5s4 ,elle fut le nud gordi5 de la sci5ce4 ,on *]*a longtemps et en va9 le dn\]1 jusqu' ce qu',e9/e91 d'un seul c\p de son esprit m]veilleusem5t aiguis1 le tran*e net4 ,p\r compr5dre comm5t cela se fit1--et l e/ le po9t vital de t\t le sy/me1--il n\s faut rev5ir un peu sur les conditions exactes de la fameuse expri5ce de ,mi*elson4 ,j'ai indiqu dans le *apitre prcd5t que ,mi*elson s'e/ propos d'tudi] la vitesse de propagation d'un rayon lum9eux que l'on produit au laboratoire et qui e/ dirig de l',e/ l',oue/ ou de l',oue/ l',e/1 c'e/--dire suivant la direction mme o la ,t]re se meut la vitesse de #cj kilomtres environ p> seconde1 dans son m\vem5t aut\r du ,soleil4 ,mais en ralit l'expri5ce de ,mi*elson e/ un peu plus complique que cela et il importe d'y rev5ir4 ,en fait1 elle revi5t dispos] dans le laboratoire quatre miroirs quidi/ants et se faisant face deux deux4 ,deux des miroirs opposs sont placs suivant la direction ,e/-,oue/1 direction du m\vem5t de translation de la ,t]re aut\r du ,soleil2 les deux autres sont placs suivant la direction p]p5diculaire la prcd5te1 la direction ,nord-,sud4 ,on produit deux rayons lum9eux se propageant respectivem5t suivant les directions des deux c\ples de miroirs4 ,le rayon prov5ant du miroir ,e/ va au miroir ,oue/1 e/ rfl*i p> lui et revi5t au miroir ,e/4 ,ce rayon e/ am5 concid] avec celui qui a fait le trajet all] et ret\r entre les miroirs ,nord-,sud2 il int]fre avec lui en produisant des franges d'int]fr5ces1 qui1 a9si que je l'ai expliqu1 p]mett5t de connatre exactem5t la diffr5ce des trajets p>c\rus p> les deux rayons entre les miroirs4 ,s'il se produisait une v>iation de la diffr5ce entre ces deux di/ances1 on v]rait immdiatem5t se dplac] un c]ta9 nombre des franges d'int]fr5ces1 ce qui f\rnirait la gr&eur de cette v>iation4 ,et ma9t5ant une analogie va n\s faire compr5dre ce qui se passe4 ,supposons qu'un v5t viol5t et rguli] ,e/-,oue/ s\ffle au-dessus de ,p>is et qu'un avion se propose de faire le trajet d',auteuil ,*>5ton et ret\r sans escale1 c'e/--dire contre le v5t l'all] et avec le v5t en p\pe au ret\r4 #ab kilomtres sp>5t ,auteuil de ,*>5ton4 ,supposons qu'en mme temps un autre avion id5tique au premi] se propose de fran*ir1 en p>tant galem5t d',auteuil1 un trajet all] et ret\r entre ,auteuil et un po9t situ #ab kilomtres au ,nord4 ,de la sorte ce deuxime avion aura1 l'all] comme au ret\r1 un trajet p]p5diculaire la direction du v5t4 ,ces deux avions tant supposs p>tir en mme temps et faire demi-t\r in/antanm5t1 s]ont-ils de ret\r en mme temps ,auteuil1 et s9on1 quel e/ celui qui aura f9i son d\ble p>c\rs le premi]8 ,s'il n'y avait pas de v5t1 il e/ clair que les deux avions s]ai5t de ret\r en mme temps1 puisqu'ils p>c\r5t t\s deux #bd kilomtres la mme vitesse1 que je suppose1 p\r fix] les ides1 de #bjj mtres la seconde4 ,mais il n'en s]a plus de mme s'il y a du v5t s\fflant dans la direction ,e/-,oue/1 a9si que je l'ai admis4 ,il e/ facile de voir1 dans ces conditions1 que l'avion qui va d',auteuil ,*>5ton et ret\r aura f9i son p>c\rs plus t>d que l'autre avion4 ,en effet1 imag9ons1 p\r fix] les ides1 que le v5t ait la mme vitesse que l'avion 7#bjj mtres p> seconde74 ,l'avion1 qui va p]p5diculairem5t au v5t1 s]a dport v]s l',oue/ de #ab kilomtres1 p5dant qu'il fran*it lui-mme #ab kilomtres du ,sud au ,nord4 ,il aura donc fran*i dans le v5t une di/ance relle gale la diagonale d'un c>r de #ab kilomtres de ct4 ,au lieu de fran*ir #bd kilomtres1 il en aura fran*i rellem5t #cd dans le v5t1 qui e/ le milieu p> rapport auquel il possde sa vitesse4 ,en revan*e1 l'avion qui "p d',auteuil v]s l',e/ n'arriv]a jamais ,*>5ton1 puisqu'il e/ dport v]s l',oue/1 *aque seconde1 d'une quantit gale celle dont il progresse v]s l',e/2 il re/]a sur place2 il lui faudrait donc fran*ir dans le v5t une di/ance inf9ie p\r effectu] son voyage4 ,si1 au lieu de suppos] au v5t une vitesse gale celle de l'avion 7ce qui e/ un cas limite *oisi p\r la cl>t de ma dmon/ration71 je lui avais attribu une vitesse plus faible1 on tr\v]ait p>eillem5t1 et p> un calcul trs simple1 que1 p\r effectu] son trajet all] et ret\r1 l'avion ,nord-,sud p>c\rt dans le v5t un espace mo9s gr& que l'avion ,e/-,oue/4 ,remplaons nos avions p> des rayons lum9eux1 le v5t p> l'!r1 et n\s aurons presque exactem5t les conditions de l'expri5ce de ,mi*elson4 ,un c\rant d'!r1 un v5t d'!r 7puisque celui-ci a t antrieurem5t reconnu immobile p> rapport la translation t]re/re71 va de l'un l'autre de nos deux miroirs ,e/-,oue/4 ,donc le rayon lum9eux qui fait le trajet all] et ret\r entre ces deux miroirs doit p>c\rir dans l'!r un trajet plus long que le rayon qui fait le trajet all] et ret\r entre les miroirs ,nord-,sud4 ,comm5t mettre en vid5ce cette diffr5ce1 assurm5t trs faible1 puisque la ,t]re a une vitesse infime p> rapport celle de la lumire1 #aj #jjj fois plus petite8 ,il y a p\r cela un moy5 trs simple1 un de ces artifices +nieux *]s la malice des physici5s1 un de ces procds diffr5tiels dont l'lgance et la nettet donn5t t\te scurit4 ,supposons que mes quatre miroirs soi5t colls1 placs rigidem5t sur un plateau un peu semblable aux t\rniquets numrots des lot]ies =a9es4 ,supposons qu'on puisse faire t\rn] ce plateau volont1 sans *oc et sans le d=m]1 ce qui e/ ais si on le fait flott] sur un ba9 de m]cure4 ,j'obs]ve la l\pe les franges d'int]fr5ces immobiles qui df9iss5t la diffr5ce des trajets p>c\rus p> mes rayons lum9eux ,nord-,sud et ,e/-,oue/4 ,puis1 sans p]dre de l'il ces franges1 je fais t\rn] mon plateau d'un qu>t de c]cle4 ,cette rotation fait que les miroirs qui tai5t ,e/-,oue/ devi5n5t ,nord-,sud et rciproquem5t4 ,le d\ble trajet p>c\ru p> le rayon lum9eux ,nord-,sud e/ dev5u ,e/-,oue/1 s'e/ donc s\da9 allong2 au contraire1 le d\ble trajet du rayon ,e/-,oue/ e/ dev5u ,nord-,sud1 s'e/ donc s\da9 racc\rci4 ,les franges d'int]fr5ces1 qui indiqu5t la diffr5ce de longueur de ces deux trajets1 laquelle a s\da9 beauc\p v>i1 doiv5t ncessairem5t s'tre dplaces1 et d'une gr&e quantit1 a9si que le montre le calcul4 ,eh bi56 pas du t\t4 ,on con/ate une immobilit complte des franges4 ,elles n'ont pas plus b\g que s\*es4 ,c'e/ r5v]sant1 rvoltant mme1 c> enf9 la prcision de l'app>eil e/ telle que1 si la ,t]re n'avanait dans l'!r qu' la vitesse de #c kilomtres p> seconde 7dix fois mo9s que sa vitesse relle671 le dplacem5t des franges s]ait suffisant p\r manife/] cette vitesse4 99 99 99 99 99 ,lorsque fut connu le rsultat ngatif de cette expri5ce1 ce fut presque de la con/]nation p>mi les physici5s4 ,puisque l'!r1--cela avait t pr\v p> l'obs]vation1--n'tait pas entran p> la ,t]re1 comm5t tait-il possible qu'il se comportt comme s'il avait p>ticip son m\vem5t8 ,casse-tte *9ois1 qui branla ma9te tte *5ue et vnrable4 ,il fallait t\te =ce sortir de cette inexplicable contradiction1 v5g] ce p>adoxal pi$ de nez que les faits dco*ai5t aux prvisions les plus sres du calcul4 ,c'e/ ce qu'on fit4 ,comm5t8 ,mais p> la m?ode habituelle en p>eil cas1 p> des hypo?ses supplm5taires4 ,les hypo?ses sont dans la sci5ce une sorte de morti] s\ple et rapidem5t durci l'air libre1 qui p]met d'une "p de jo9dre les blocs disp>ates d'un difice1 d'autre "p de remplir p> du faux1 que le passant sup]ficiel pr5dra dema9 p\r de la pi]re de taille1 les br*es creuses dans la muraille p> les projectiles adv5tices4 ,et c'e/ p>ce que les hypo?ses sont dans la sci5ce quelque *ose qui ressemble cela1 que les meilleures ?ories sci5tifiques sont celles dont l'assemblage comporte le mo9s d'hypo?ses4 ,mais j'ai tort d'crire1 propos de t\t ceci1 ce mot au pluriel1 c> il se tr\va f9alem5t qu'une seule et unique hypo?se p]mettait1 l'exclusion de t\te autre1 d'expliqu] conv5ablem5t le rsultat ngatif de l'expri5ce de ,mi*elson4 ,ceci d'ailleurs e/ r>e et rem>quable1 c> en gnral les hypo?ses p\ss5t comme des *ampignons dans *aque co9 un peu sombre de la sci5ce1 et on en tr\ve t\t de suite v+t diffr5tes p\r expliqu] la mo9dre inc]titude4 ,cette hypo?se unique1 qui semblait p\voir tir] les physici5s de l'emb>ras o les avait plongs ,mi*elson1 fut imag9e d'abord p> le savant irl&ais ,fitzg]ald1 puis reprise et fconde p> l'illu/re ,holl&ais ,lor5tz1 le ,po9c> nerl&ais1 qui e/ un des plus m]veilleux c]veaux de ce temps1 et sans qui ,e9/e9 n'aurait pas plus exi/ que ,kpl] sans ,cop]nic et ,ty*o-,brah4 ,voici ma9t5ant en quoi consi/e l'hypo?se aussi simple qu'trange de ,fitzg]ald-,lor5tz4444 ,mais aup>avant1 une rem>que importante s'impose4 ,beauc\p de bons esprits ont1--d'ailleurs aprs c\p1--prt5du que le rsultat de l'expri5ce de ,mi*elson ne p\vait tre que ngatif a priori4 ,en effet1--ont-ils raisonn1 ou peu prs1--le pr9cipe de relativit classique1 celui que ,galile et ,newton connaissai5t dj1 veut qu'il soit impossible un obs]vateur p>ticipant la translation uni=me d'un vhicule1 de mettre en vid5ce1 p> des faits obs]vs sur le vhicule1 les m\vem5ts de celui-ci4 ,cela fait que qu& deux navires ou deux tra9s se crois5t#c1 il e/ impossible aux passag]s de connatre lequel e/ en m\vem5t1 lequel va plus vite3 t\t ce qu'ils peuv5t connatre1 c'e/ la vitesse de l'un des tra9s ou des navires p> rapport l'autre4 ,on ne peut connatre que des vitesses relatives4 #c ,on suppose1 bi5 ent5du1 qu'il n'y a ni r\lis ni tangage dans le navire ni trpidation dans le tra94 ,or1 ont dit les bons esprits auxquels je fais allusion1 si l'expri5ce de ,mi*elson avait donn un rsultat positif1 elle n\s aurait fait connatre la vitesse absolue de la ,t]re dans l'espace4 ,ce rsultat aurait t contraire au pr9cipe de relativit de la philosophie et de la mcanique classiques qui e/ une vrit d'vid5ce4 ,donc1 il ne p\vait tre que ngatif4 ,il y a l1 a9si qu'on va voir1 une ambigut et1--si j'ose a9si m'exprim]1--une erreur de raisonnem5t laquelle il semble que n'ai5t pas *app c]ta9s physici5s rem>quables et notamm5t le pr(esseur ,edd+ton1 qui e/ p\rtant le plus av]ti des e9/e9i5s anglais4 ,p> lui fur5t organises les obs]vations de l'clipse du #bi mai #aiai qui ont f\rni1 comme n\s v]rons1 la vrification la plus frappante des inductions d',e9/e94 ,t\t d'abord1 si l'expri5ce de ,mi*elson avait donn un rsultat positif1 ce qu'elle aurait mis en vid5ce1 c'e/ la vitesse de la ,t]re p> rapport l'!r4 ,mais1 p\r que cette vitesse ft une vitesse absolue1 il faudrait que l'!r ft id5tique l'espace4 ,ri5 n'e/ mo9s c]ta9 que cette id5tit1 et la preuve1 c'e/ que n\s p\vons trs bi5 concevoir entre deux a/res un espace1 ou1 p\r mieux dire1 une discont9uit1 vide d'!r mme1 et trav]s laquelle ne se propag]ait ni la lumire1 ni aucune des =mes d'n]gie connues4 ,lorsque ,edd+ton dit qu'il e/ lgitime et rationnel1 qu'il e/ inhr5t aux lois fondam5tales de la nature1 qu'on ne puisse dcel] un m\vem5t des objets p> rapport l'!r1 que cela e/ c]ta91 mme si les preuves exprim5tales sont insuffisantes1 il affirme une *ose qui ne s]ait vid5te que si l'id5tit de l'espace et de l'!r tait elle-mme vid5te4 ,or1 il n'en e/ ri54 ,si l'expri5ce de ,mi*elson avait donn un rsultat positif1 si on avait dcel une vitesse de la ,t]re1 aurait-on dcel une vitesse p> rapport un po9t de repre absolu8 ,nullem5t4 ,il se peut1 il se p\rrait trs bi5 que l',univ]s /ellaire que n\s connaissons1 avec ses c5ta9es de milli]s de ,voies lactes que la lumire ne fran*it qu'en des millions d'annes1 il se peut que t\t cela soit le cont5u d'une bulle d'!r qui r\le dans un abme vide d'!r et sem et l d'autres univ]s1 d'autres g\ttes d'!r gigantesques dont ri51 dont aucun rayon lum9eux ne n\s vi5dra jamais4 ,ceci n'e/ en t\t cas pas inconcevable4 ,mais alors1 l'!r ayant les proprits que lui attribue la physique classique1 si le m\vem5t de la ,t]re p> rapport lui avait pu tre dcel1 ce n'e/ pas un m\vem5t absolu qu'on aurait connu1 c'e/ t\t au plus un m\vem5t p> rapport au c5tre de gravit de notre ,univ]s n\s1 po9t de repre lui-mme irrductible un autre absolum5t immobile4 ,le pr9cipe de relativit classique n'aurait t en ri5 *oqu4 ,le rsultat de l'expri5ce de ,mi*elson p\vait donc1 dans ces hypo?ses1 tre aussi bi5 positif que ngatif sans heurt]1--quoi qu'on en ait dit1--le relativisme classique4 ,en fait1 il s'e/ tr\v ngatif1 et voil t\t3 l'expri5ce a prononc1 mais elle seule p\vait prononc]4 ,ces nuances n'ont pas *app ,po9c>1 qui disait notamm5t3 ,p> vritable vitesse de la ,t]re1 j'ent5ds1 non sa vitesse absolue1 ce qui n'a aucun s5s1 mais sa vitesse p> rapport l'!r4444 ,l'exi/5ce possible d'une vitesse dcelable p> rapport l'!r n'app>aissait donc nullem5t comme une absurdit celui qui a crit3 ,quiconque p>le de l'espace absolu emploie un mot vide de s5s4 ,il e/ assez digne de rem>que que1 dans t\t ceci1 la dm>*e de la p5se de ,po9c> a m>qu quelque hsitation4 ,a propos d'expri5ces analogues celles de ,mi*elson1 il s'criait3 ,je sais ce qu'on va dire1 ce n'e/ pas la vitesse absolue qu'on mesure1 c'e/ la vitesse p> rapport l'!r4 ,que cela e/ peu satisfaisant6 ,ne voit-on pas que du pr9cipe a9si compris on ne p\rra plus ri5 tir]8 ,d'o il ressort que ,po9c> en dpit de lui-mme1 et t\t en s'en df5dant1 avait une t5dance tr\v] peu satisfaisante la discrim9ation de l'espace et de l'!r4 ,j'av\e que l'argum5t de ,po9c> ne me p>at pas1 lui non plus1 t\t fait satisfaisant1 ou du mo9s conva9cant4 ,la nature1 a dit ,fresnel1 ne se s\cie pas des difficults analytiques4 ,je p5se qu'elle ne se s\cie pas non plus des difficults philosophiques ou purem5t physiques4 ,p5s] qu'une conception des phnomnes e/ d'autant plus adquate au rel qu'elle e/ plus satisfaisante1 qu'elle s'adapte mieux aux infirmits de notre esprit1 n'e/ peut-tre pas un crit]ium inattaquable4 ,s9on il faudrait bon gr mal gr en arriv] p5s] que l',univ]s e/ ncessairem5t adapt aux catgories de notre esprit1 qu'il e/ con/itu de manire n\s caus] le mo9s de p]plexits possibles4 ,ce s]ait1 p> un *em9 dt\rn1 un trange ret\r au f9alisme et l'orgueil an?ropoc5triques4 ,le fait que les voitures n'y pass5t pas1 et que les passants y doiv5t rebr\ss] *em91 ne pr\ve pas qu'il n'y ait pas des impasses dans nos villes4 ,il y a peut-tre et mme probablem5t aussi des impasses dans l',univ]s considr comme objet de sci5ce4 ,assurm5t on peut me rpondre3 ce n'e/ pas l',univ]s qui e/ adapt notre esprit1 mais au contraire celui-ci celui-l p> l'volution ncessaire due au frottem5t rciproque de l'un sur l'autre4 ,notre esprit doit volu] en s'adaptant au mieux l',univ]s1 c'e/--dire de sorte que le pr9cipe de mo9dre action de ,f]mat1--qui e/ peut-tre le plus pr(ond pr9cipe du monde physique1 biologique et moral1--soit ralis4 ,et alors les conceptions les plus conomiques1 les plus simples sont bi5 les plus adquates la ralit4 ,oui1 mais qu'e/-ce qui pr\ve que notre volution conceptuelle e/ a*eve et p>faite1 surt\t qu& il s'agit de phnomnes auxquels notre organisme e/ ins5sible8 99 99 99 99 99 ,l'expri5ce1 seule1 a pr\v et tait capable de pr\v] qu'on ne peut mesur] la vitesse d'un objet p> rapport l'!r4 ,mais enf91 elle l'a bi5 pr\v4 ,aprs t\t1 puisqu'il e/ videmm5t dans la nature des *oses que n\s ne puissions dcel] de m\vem5t absolu1 n'e/-ce pas p>ce que la vitesse de la ,t]re p> rapport l'!r con/itue une vitesse absolue1 que n\s n'avons pu la dcel]8 ,peut-tre1 mais c'e/ indmontrable4 ,si oui1--mais il n'e/ pas sr que ce soit oui1--c'e/ f9alem5t l'expri5ce1 seule s\rce de la vrit1 qui t5d n\s montr] a9si1 indirectem5t1 que l'!r e/ rellem5t id5tique l'espace4 ,en ce cas un espace vide d'!r1 ou dans lequel r\l]ai5t des bulles d'!r1 cesse d'tre concevable1 et il n'exi/e ri5 qu'une masse unique d'!r o baign5t les a/res4 ,en un mot1 le rsultat ngatif de l'expri5ce de ,mi*elson ne p\vait tre dduit a priori de l'id5tit problmatique de l'espace absolu et de l'!r4 ,mais ce rsultat ngatif ne p]met pas d'exclure a po/]iori cette id5tit4 ,il importe que n\s rev5ions ma9t5ant nos m\tons1 je veux dire l'hypo?se de ,fitzg]ald-,lor5tz qui explique le rsultat de l'expri5ce de ,mi*elson1 et qui fut en quelque sorte le trempl9 d'o ,e9/e9 prit son essor4 ,voici cette hypo?se4 ,le rsultat de l'expri5ce e/ celui-ci3 qu& le p>c\rs all] et ret\r d'un rayon lum9eux entre deux miroirs e/ transv]sal au m\vem5t de la ,t]re trav]s l'!r1 et qu'on le r5d p>allle ce m\vem5t1 on devrait con/at] que ce p>c\rs a t allong4 ,or1 on con/ate qu'il n'en e/ ri54 ,cela provi5t1 d'aprs ,fitzg]ald et ,lor5tz1 de ce que les deux miroirs se sont rappro*s dans le second cas1 autrem5t dit de ce que le support sur lequel ils sont fixs s'e/ contract dans le s5s du m\vem5t de la ,t]re1 et s'e/ contract d'une quantit qui comp5se exactem5t l'allongem5t1 qu'on aurait d obs]v]1 du p>c\rs des rayons lum9eux4 ,or1 en refaisant l'expri5ce avec les app>eils les plus v>is1 on con/ate que le rsultat e/ t\j\rs le mme 7aucun dplacem5t des franges74 ,donc1 la nature de la matire =mant l'in/rum5t 7mtal1 v]re1 pi]re1 bois1 etc47 n'a aucune influ5ce4 ,donc1 t\s les corps subiss5t1 dans le s5s de leur vitesse p> rapport l'!r1 un racc\rcissem5t gal1 une contraction p>eille4 ,cette contraction e/ telle qu'elle comp5se prcism5t l'allongem5t du trajet des rayons lum9eux entre deux po9ts de la matire4 ,cette contraction e/ donc d'autant plus gr&e que la vitesse des corps p> rapport l'!r e/ plus gr&e4 ,telle e/ l'explication propose p> ,fitzg]ald4 ,elle sembla au premi] abord t\t fait trange et arbitraire1 et p\rtant il n'app>aissait pas d'autre moy5 d'expliqu] le rsultat de l'expri5ce de ,mi*elson4 ,d'ailleurs1 si on y rfl*it1 cette contraction devi5t bi5tt une *ose mo9s extraord9aire1 mo9s *oquante p\r le s5s commun qu'il ne semblait d'abord4 ,si on jette trs vite1 contre un ob/acle1 un objet d=mable1 tel qu'un de ces petits ballons de baudru*e que les enfants ti5n5t en laisse1 on con/ate qu'il e/ lgrem5t d=m p> l'ob/acle1 et prcism5t dans le s5s de la contraction ,fitzg]ald-,lor5tz4 ,le ballon cesse d'tre sphrique1 il s'aplatit un peu et de telle sorte que son diamtre dans la direction de l'ob/acle devi5t plus petit4 ,c'e/ peu prs1 avec plus de viol5ce1 le mme phnomne qui se produit lorsqu'un gra9 de plomb ou une balle vi5t s'aplatir sur un bl9dage4 ,si donc les corps solides sont d=mables1--et ils le sont1 puisque le froid suffit ress]r] leurs molcules1--il n'e/1 aprs t\t1 pas absurde1 pas impossible d'imag9] qu'un viol5t v5t d'!r les d=me4 ,mais il e/ beauc\p mo9s admissible que cette d=mation soit id5tique1 soit gale1 dans des conditions donnes1 p\r t\s les corps quelle que soit la matire dont ils sont =ms4 ,notre petit ballon de t\t l'heure ne s]ait pas du t\t aplati autant1 s'il tait en aci] au lieu d'tre en baudru*e4 ,enf91 il y a dans cette explication quelque *ose de t\t fait invraisemblable1 quelque *ose qui *oque la fois le bon s5s et sa c>icature1 le s5s commun4 ,e/-il admissible que la contraction des objets1 quelles que soi5t les circon/ances des expri5ces 7et on les a beauc\p v>ies71 comp5se t\j\rs exactem5t l'effet optique qu'on *]*e dcel]8 ,e/-il admissible que la nature agisse comme si elle j\ait ca*e-ca*e avec n\s8 ,p> quel my/rieux has>d se tr\v]ait-il p\r *aque phnomne une circon/ance spciale1 provid5tiellem5t et exactem5t comp5satrice8 videmm5t1 il doit y avoir quelque aff9it1 quelque liaison d'abord inap]ue1 qui lie troitem5t la my/rieuse contraction matrielle de ,fitzg]ald et l'allongem5t1 comp5s p> elle1 des trajets lum9eux4 ,n\s v]rons t\t l'heure comm5t ,e9/e9 a lucid le my/re1 dmont le mcanisme jumel qui lie les deux phnomnes1 et projet sur t\t cela un faisceau de brillante lumire4 ,mais n'anticipons pas4444 ,elle e/ d'ailleurs extrmem5t faible1 la contraction de l'app>eil dans l'expri5ce de ,mi*elson4 ,elle l'e/ tellem5t que si l'in/rum5t avait une longueur gale au diamtre de la ,t]re1 c'e/--dire #ab #jjj kilomtres1 il ne s]ait racc\rci dans le s5s de la translation t]re/re que de #f c5timtres et demi6 ,c'e/ dire que ce racc\rcissem5t ne p\rrait en aucun cas1 tant donne son extrme petitesse1 tre mesurable au laboratoire4 ,il y a une autre raison cela3 mme si l'app>eil de ,mi*elson tait racc\rci de plusieurs c5timtres 7c'e/--dire mme si la ,t]re avait une translation des milli]s de fois plus rapide71 cela ne p\rrait tre ni mesur ni con/at4 ,en effet1 les mtres dont n\s n\s s]virions p\r faire cette mesure s]ai5t racc\rcis proportionnellem5t d'autant4 ,la d=mation d'un objet t]re/re p> la contraction de ,fitzg]ald-,lor5tz ne peut tre en aucun cas mise en vid5ce p> un obs]vateur d'ici-bas4 ,seul p\rrait la con/at] un obs]vateur ne p>ticipant pas la translation de la ,t]re et plac p> exemple sur le ,soleil1 ou sur une plante l5te1 comme ,jupit] ou ,saturne4 ,micromgas1 avant que de quitt]1 p\r n\s faire visite1 sa plante d'orig9e1 aurait donc pu1 p> des moy5s optiques1 con/at] que notre globe e/ racc\rci de quelques c5timtres dans la direction de son orbite1 suppos que l'aimable hros voltairi5 ft muni d'app>eils de triangulation inf9im5t plus prcis que ceux de nos godsi5s et de nos a/ronomes4 ,arriv sur la ,t]re1 ,micromgas1 muni des mmes app>eils prcis1 et t dans l'impossibilit de con/at] n\veau ce racc\rcissem5t4 ,il en et pr\v assurm5t une gr&e surprise jusqu' ce que1 r5contrant ,e9/e91 celui-ci lui et expliqu1--comme il f]a p\r n\s1--et lucid le my/re4 ,mais je n'ai hlas6 pas le loisir ni l'espace1--c> c'e/ ici surt\t que l'espace e/ relatif et sans cesse racc\rci p> le m\vem5t mme de la plume1--p\r dcrire ce qu'aurait pu tre le dialogue de ,micromgas et d',e9/e94 ,peut-tre d'ailleurs1 p\r re/] dans la vraisemblance du pa/i*e1 ce dialogue et-il t =t sup]ficiel1 c>--ceci dit confid5tiellem5t1--je crois bi5 que ,voltaire1 encore qu'il en ait =t discut1 n'a jamais trop bi5 compris ,newton1 lequel tait mo9s difficile qu',e9/e94 ,mme du ,*atelet non plus1 dont on a vant tort la traduction des ,pr9cipes444 des immortels ,pr9cipes4444 ,cette traduction f\rmille de non-s5s pr\vant que1 si elle savait bi5 le lat91 l',egrie du philosophe n'ent5dait gure le ,newton4 ,mais t\t ceci e/ une autre affaire1 comme dit ,kipl+4 99 99 99 99 99 ,selon l'heure et la saison o l'on fait l'expri5ce de ,mi*elson et les expri5ces analogues1 la translation de l'app>eil dans l'!r e/ plus ou mo9s rapide4 ,comme la comp5sation se produit t\j\rs exactem5t1 on peut se propos] de calcul] la loi exacte qui rgle la contraction en fonction des vitesses1 et r5d celle-l1 a9si qu'on le con/ate1 exactem5t comp5satrice p\r t\tes celles-ci4 ,c'e/ ce qu'a fait ,lor5tz4 ,si n\s dsignons p> ,v la vitesse de la lumire1 p> v la vitesse du mobile dans l'!r1 ,lor5tz a tr\v que1 p\r qu'il y ait comp5sation dans t\s les cas1 il faut que la longueur du corps mobile soit racc\rcie1 dans le s5s de sa m>*e1 dans la proportion de #a #a - 7v#b_/,v#b74 ,si titre d'exemple n\s pr5ons le cas de la translation t]re/re o v #cj kilomtres1 on voit que la ,t]re e/ racc\rcie suivant son orbite dans la proportion de #a - 7#a_/ajj #jjj #jjj72 la diffr5ce entre ces deux nombres e/ de #a_/bjj #jjj #jjj1 et la deux c5t millionime p>tie du diamtre t]re/re e/ gale #f c5timtres et demi4 ,c'e/ le nombre dj tr\v4 ,cette =mule1 qui donne la valeur de la contraction dans t\s les cas1 e/ lm5taire1 et mme p\r un pr(ane1 la signification en e/ claire4 ,elle n\s p]met de calcul] la valeur du racc\rcissem5t p\r t\te gr&eur de la vitesse4 ,on en dduit facilem5t que si la ,t]re avait une translation non plus de #cj kilomtres1 mais de #bfj #jjj kilomtres p> seconde1 elle s]ait racc\rcie de moiti dans le s5s de son dplacem5t 7sans avoir ses dim5sions altres dans le s5s p]p5diculaire74 ,a cette vitesse1 une sphre devi5t un ellipsode aplati dont le petit axe gale la moiti du gr&2 cette vitesse un c>r devi5t un rectangle dont le ct p>allle au m\vem5t e/ deux fois plus petit que l'autre4 ,ces d=mations doiv5t app>atre un obs]vateur immobile2 mais elles sont inapprciables un obs]vateur p>ticipant au m\vem5t1 p\r la raison que n\s avons dite3 les mtres et in/rum5ts de mesure et l'il lui-mme de cet obs]vateur sont eux-mmes et p>eillem5t d=ms4 ,mettez-v\s devant une de ces glaces trangem5t bombes et d=mantes qu'on voit dans c]ta9es salles de spectacle2 les unes v\s montr]ont de v\s-mme une image extraord9airem5t allonge1 sans que votre corpul5ce ait v>i2 d'autres au contraire v\s montr]ont une image o v\s aurez votre hauteur habituelle1 mais o votre l>geur multiplie s]a grotesque4 ,essayez p\rtant1 avec un mtre gradu1 de mesur] dans la glace et sur ces images d=mes1 votre hauteur et votre l>geur4 ,si votre taille relle e/ de #a m4 #gj et votre l>geur relle de #fj c5timtres1 le mtre juxtapos votre trange image dans la glace v\s indiqu]a t\j\rs que cette image a #a m4 #gj de hauteur et #fj c5timtres de l>geur4 ,c'e/ que le mtre vu dans la glace a subi les mmes d=mations que l'image4 ,cela fait que1 mme si le globe t]re/re avait la vitesse fanta/ique dont n\s avons p>l plus haut1 les habitants de la ,t]re n'aurai5t aucun moy5 de con/at] qu'elle et qu'eux-mmes sont racc\rcis de moiti dans le s5s ,e/-,oue/4 ,un homme de #a m4 #gj1 c\* et ori5t du ,nord au ,sud dans un va/e lit c>r1 et qui il pr5drait fantaisie de se c\*] ensuite en trav]s1 ori5t de l',e/ l',oue/1 n'aurait plus1 son insu1 que #j m4 #he de taille2 en revan*e sa corpul5ce aurait d\bl dans le mme temps1 puisque t\t l'heure c'e/ elle qui tait ori5te de l',e/ l',oue/4 ,mais la ,t]re ne se dplace que de #cj kilomtres p> seconde1 et sa d=mation totale n'e/1 dans ces conditions1 que de quelques c5timtres4 ,a ct de cette vitesse de la ,t]re1 celle de nos vhicules les plus rapides n'e/ que d'une faible fraction de kilomtre p> seconde4 ,p\r un avion faisant #cfj kilomtres l'heure1 la vitesse n'e/ que de #ajj mtres p> seconde4 ,la contraction ,fitzg]ald-,lor5tz maxima de nos vhicules les plus rapides ne peut donc tre que d'une fraction si infime de milli>dime de millimtre qu'elle n\s e/ compltem5t inapprciable4 ,c'e/ p\r cela1 mais p\r cela seulem5t1 que la =me des objets solides qui n\s sont famili]s semble tre inv>iable et con/ante1 quelle que soit la vitesse laquelle ils pass5t devant nos yeux4 ,il en s]ait t\t autrem5t si cette vitesse tait des c5ta9es de milli]s de fois plus gr&e4 ,t\t cela e/ bi5 trange1 bi5 tonnant1 bi5 fanta/ique1 bi5 difficile admettre4 ,et p\rtant cela e/1 si la contraction ,fitzg]ald-,lor5tz1 seule explication possible--du mo9s jusqu'ici--de l'expri5ce de ,mi*elson1 exi/e rellem5t4 ,mais n\s avons dj vu quelques-unes des difficults qu'il y a concevoir l'exi/5ce de cette contraction4 ,il en e/ d'autres4 ,si t\t ce que n\s v5ons de dire e/ vrai1 les objets immobiles dans l'!r cons]v]ai5t seuls leur figure vraie2 celle-ci s]ait d=me ds qu'il y a dplacem5t dans l'!r4 ,p>mi les objets que n\s voyons sphriques dans le monde extrieur 7plantes1 toiles1 projectiles1 g\ttes d'eau1 que sais-je71 il y en aurait donc qui sont rellem5t des sphres1 t&is que d'autres1 p>ce que leur m\vem5t e/ plus rapide ou plus l5t1 ne s]ai5t que des ellipsodes allongs ou aplatis que la vitesse a d=ms8 ,a9si1 p>mi les div]s objets c>rs1 il y en aurait qui s]ai5t de vrais c>rs1 d'autres qui1 anims de vitesses diffr5tes p> rapport l'!r1 ne s]ai5t que des rectangles rels dont la vitesse a racc\rci en app>5ce le plus long ct8 ,et n\s n'aurions aucun moy5 de savoir jamais quels sont1 p>mi ces objets anims de vitesses diffr5tes1 ceux dont n\s voyons la vraie =me1 ceux dont la =me n'e/ qu'app>5te1 puisque n\s ne p\vons1 l'expri5ce de ,mi*elson le pr\ve1 dcel] une vitesse p> rapport l'!r8 ,non1 non1 et c5t fois non1 s'cri5t les relativi/es4 ,il y a dans t\t cela trop de difficults4 ,p\rquoi p>l] sans cesse1 comme fait ,lor5tz1 de vitesses p> rapport l'!r puisque aucune expri5ce ne peut mettre en vid5ce une p>eille vitesse et que l'expri5ce e/ la s\rce unique de la vrit sci5tifique8 ,p\rquoi d'autre "p admettre que1 p>mi les objets s5sibles1 il en e/ de privilgis qui1 l'exclusion des autres1 se montr5t s\s leur aspect rel1 sans d=mation8 ,p\rquoi admettre une *ose p>eille qui1 en soi1 rpugne l'esprit sci5tifique t\j\rs ennemi des exceptions dans la nature1--il n'e/ de sci5ce que du gnral1--surt\t qu& ces exceptions sont indisc]nables8 ,les *oses en tai5t l1--=t avances1 au po9t de vue de l'expression ma?matique des phnomnes1 mais =t embr\illes1 dcevantes1 contradictoires et *oquantes mme au po9t de vue physique--lorsque enf9 ,malh]be v9t444 je veux dire ,e9/e94 ,cul-de-lampe ,,*apitre ,,troisi,,me ,,la ,,solution ,d',,e9/e9 ,rejet provisoire de l'!r ,int]prtation relativi/e de l'expri5ce de ,mi*elson ,n\vel aspect de la vitesse de la lumire ,explication de la contraction des corps en m\vem5t ,le temps et les quatre dim5sions de l'espace ,l',int]valle e9/e9i5 seule ralit s5sible4 ,premire audace intellig5te3 ,e9/e91 sans mettre l'!r au rang de ces fluides prims qui1 comme le phlogi/ique ou les esprits animaux1 ob/ruai5t les av5ues de la sci5ce avant ,lavoisi]2 sans1 dis-je1 dni] l'!r t\te ralit1--c> enf9 quelque *ose s]t de support aux rayons qui n\s vi5n5t du ,soleil1--,e9/e9 a rem>qu d'abord que1 dans t\t ce qui prcde1 on p>le sans cesse de vitesses p> rapport l'!r4 ,on ne peut aucunem5t mettre en vid5ce de telles vitesses1 et il s]ait peut-tre plus simple de ne plus faire int]v5ir dans t\s les raisonnem5ts cette *ose1 relle ou non1 mais inaccessible et qui1 dans la monte cahotante des physici5s trav]s les ornires de ces difficults1 j\e seulem5t le rle inefficace et gnant de la c9quime r\e du c>rosse lectromagntique4 ,premi] po9t donc3 ,e9/e9 provisoirem5t comm5ce p> laiss] l'!r l'c>t de ses raisonnem5ts2 il ne nie1 ni n'affirme sa ralit2 il l'ignore d'abord4 ,c'e/ ce que n\s allons ma9t5ant faire son exemple4 ,n\s ne p>l]ons plus1 dans notre dmon/ration1 du milieu qui propage la lumire4 ,n\s ne considr]ons celle-ci que p> rapport aux tres ou objets matriels qui l'envoi5t ou la reoiv5t4 ,du c\p notre m>*e va se tr\v] s+ulirem5t allge4 ,p\r l'!r des physici5s1 n\s le relgu]ons un mom5t au magas9 des accessoires inutiles1 ct de l'!r suave1 amorphe et vague444 mais si prcieux prosodiquem5t1 des potes4 99 99 99 99 99 ,que montre en somme l'expri5ce de ,mi*elson8 ,qu'un rayon lum9eux se propage la surface de la t]re de l',oue/ l',e/ exactem5t avec la mme vitesse que de l',e/ l',oue/4 ,imag9ons au milieu d'une pla9e deux canons id5tiques tirant1 au mme in/ant1 p> temps calme et sans v5t1 la mme vitesse initiale1 deux projectiles semblables1 l'un v]s l',oue/1 l'autre v]s l',e/4 ,il e/ clair que les deux projectiles mettront le mme temps p\r fran*ir des espaces gaux1 l'un v]s l',oue/1 l'autre v]s l',e/4 ,les rayons lum9eux que n\s p\vons produire sur la ,t]re se comport5t cet g>d1 dans leur propagation1 exactem5t comme ces obus4 ,il n'y aurait donc ri5 d'tonnant au rsultat de l'expri5ce de ,mi*elson si n\s ne connaissions1 des rayons lum9eux1 que ce que n\s enseigne cette expri5ce4 ,mais p\rsuivons notre comp>aison4 ,considrons l'obus tir p> un de ces canons1 et supposons qu'il tombe sur un bl9dage1 sur une cible1 en un c]ta9 po9t du *amp de tir1 et qu'en p>v5ant ce po9t la vitesse re/ante de l'obus soit p> exemple #ej mtres p> seconde4 ,supposons cette cible monte sur un tracteur automobile4 ,si celui-ci e/ arrt1 la vitesse de l'obus p> rapport la cible s]a1 n\s v5ons de le dire1 de #ej mtres p> seconde au po9t d'impact4 ,mais je suppose que le tracteur et la cible qu'il porte soi5t lancs1 p> exemple1 la vitesse de #aj mtres la seconde 7cela fait du #cf kilomtres l'heure7 dans la direction du canon1 de telle sorte que la cible passe sa position prcd5te exactem5t l'in/ant o l'obus lui arrive4 ,il e/ clair que la vitesse de l'obus p> rapport la cible au mom5t o il l'atte9t1 ne s]a plus #ej mtres mais #ej #aj #fj mtres p> seconde4 ,il e/ vid5t au contraire que cette vitesse ne s]ait plus1 t\tes *oses gales d'ailleurs1 que #ej - #aj #dj mtres p> seconde1 si1 au lieu d'tre lance v]s le canon1 la cible tait lance en s5s inv]se4 ,si la vitesse de la cible dans ce d]ni] cas tait gale celle de l'obus1 il e/ clair que celui-ci ne la t\*]ait plus qu'avec une vitesse nulle4 ,t\t cela va de soi-mme1 saute aux yeux4 ,c'e/ p\r cela que dans les music-halls les jongleurs peuv5t recevoir sur une assiette1 sans les cass]1 des ufs crus tombant de trs haut3 il leur suffit de donn] l'assiette1 au mom5t du contact1 une lgre vitesse desc5dante qui amo9drit d'autant la vitesse du *oc4 ,c'e/ p\r cela aussi1 que les boxeurs habiles sav5t1 p> un lg] m\vem5t1 fuir devant le c\p de po+1 ce qui dim9ue sa vitesse efficace1 t&is qu'au contraire1 s'ils vont sa r5contre1 le c\p e/ bi5 plus dur4 ,si les rayons lum9eux se comportai5t en t\t1--comme ils font dans l'expri5ce de ,mi*elson--de mme que nos projectiles1 qu'arriv]ait-il8 ,lorsqu'on va trs vite la r5contre d'un rayon lum9eux1 on devrait tr\v] que ce rayon a1 p> rapport l'obs]vateur1 une vitesse accrue1 et qu'il a au contraire une vitesse dim9ue lorsque l'obs]vateur fuit devant lui4 ,s'il en tait a9si1 t\t s]ait simple2 les lois de l'optique s]ai5t les mmes que celles de la mcanique1 aucune contradiction entre elles n'aurait jet l'moi dans l'arme paisible des physici5s1 et ,e9/e9 aurait d employ] ailleurs les ress\rces de son gnie4 ,malheureusem5t1--ou peut-tre heureusem5t1 c>1 aprs t\t1 l'imprvu et le my/re seuls donn5t du *>me la m>*e de ce monde1--il n'en e/ ri54 ,les obs]vations physiques1 comme les a/ronomiques1 montr5t qu'en t\tes circon/ances1 qu'on c\re trs vite au-devant de la lumire ou qu'on fuie devant elle1 t\j\rs elle a1 p> rapport l'obs]vateur1 exactem5t la mme vitesse4 ,il y a1 en p>ticuli]1 dans le ciel des toiles qui s'loign5t ou se rappro*5t de n\s1 c'e/--dire dont n\s n\s loignons ou n\s rappro*ons avec des vitesses de plusieurs diza9es et mme de c5ta9es de kilomtres p> seconde4 ,eh bi56 l'a/ronome de ,sitt] a montr que la vitesse de la lumire qui n\s en arrive e/ p\r n\s1 et t\j\rs1 exactem5t la mme4 ,a9si1 on n'a jamais pu jusqu'ici1 p> aucun artifice1 p> aucun m\vem5t1 aj\t] ou retran*] quelque *ose la vitesse avec laquelle n\s p>vi5t un rayon lum9eux4 ,l'obs]vateur con/ate que la propagation de la lumire e/1 p> rapport lui1 t\j\rs id5tique1 que cette lumire provi5ne d'une s\rce qui s'loigne ou qui se rappro*e trs vite1 qu'il se prcipite sa r5contre ou en s5s contraire4 ,l'obs]vateur peut t\j\rs augm5t] ou dim9u] la vitesse p> rapport lui d'un obus1 d'une onde sonore1 d'un mobile quelconque1 en s'lanant v]s ce mobile ou en fuyant devant lui4 ,qu& le mobile e/ un rayon lum9eux1 on ne peut ri5 faire de p>eil4 ,a9si1 la vitesse d'un vhicule ne peut en aucun cas s'aj\t] celle de la lumire qu'il reoit ou qu'il met1 ni s'en retran*]4 ,cette vitesse-limite de prs de #cjj #jjj kilomtres p> seconde1 qu'on obs]ve t\j\rs p\r la lumire1 e/1 div]s g>ds1 analogue la temprature de #bgc au-dess\s de zro qu'on appelle le zro absolu et qui e/ elle aussi1 dans la nature1 une limite infran*issable4 ,t\t cela pr\ve que les lois qui rgl5t les phnomnes optiques ne sont pas les mmes que les lois classiques des phnomnes mcaniques4 ,c'e/ concili]1 rconcili] ces lois app>emm5t contradictoires que s'e/ atta* ,lor5tz1 aprs ,fitzg]ald1 p> l'hypo?se trange de la contraction4 99 99 99 99 99 ,mais voici que1 lum9eusem5t1 ,e9/e9 va n\s montr] que cette contraction e/ une *ose p>faitem5t naturelle lorsqu'on ab&onne c]ta9es conceptions peut-tre errones444 encore que classiques1 qui prsidai5t notre manire habituelle1 ance/rale1 d'apprci] les longueurs et les temps4 ,considrons un objet quelconque1 une rgle p> exemple4 ,qu'e/-ce qui df9it p\r n\s la longueur app>5te de cette rgle8 ,c'e/ l'image dlimite sur notre rt9e p> les deux rayons prov5ant des deux extrmits de la rgle1 et qui p>vi5n5t notre pupille simultanm5t4 ,je s\ligne desse9 ce mot1 c> il e/ ici la clef de t\t4 ,si notre rgle e/ immobile devant n\s1 cela e/ t\t simple4 ,mais si on la dplace p5dant que n\s la reg>dons1 ce l'e/ mo9s4 ,ce l'e/ mme si peu1 qu'avant ,e9/e9 la plup>t des plus gr&s savants et t\te la sci5ce classique ont p5s que l'image in/antane d'un objet ind=mable tait ncessairem5t et t\j\rs id5tique et indp5dante des vitesses de l'objet et de l'obs]vateur4 ,c'e/ que t\te la sci5ce classique raisonnait comme si la propagation de la lumire avait t elle-mme in/antane1 avait eu une vitesse inf9ie1 ce qui n'e/ pas4 ,je suis sur le talus1 au bord d'une ligne de *em9 de f]2 sur la voie il y a un de ces beaux wagons allongs de la ,compagnie des wagons-lits1 o il e/ si agrable de p5s] que l'espace e/ relatif1 au s5s galilen du mot4 ,je fais plant] t\t au bord de la voie deux piquets l'un bleu1 l'autre r\ge1 qui m>qu5t exactem5t les extrmits de ce wagon et qui encadr5t t\t ju/e sa longueur4 ,puis1 sans quitt] mon po/e d'obs]vation qui e/ sur le talus1 face au milieu du wagon1 j'ordonne que celui-ci soit ram5 en arrire et attel une locomotive d'une puissance in\e qui va le faire pass] devant moi une vitesse fanta/ique1 dpassant des millions de fois t\tes celles qu'ont pu ralis] les +nieurs444 tant e/ gr&e la supriorit pot5tielle de l'imag9ation sur la mdiocre ralit4 ,je suppose aussi que ma rt9e e/ p>faite et con/itue de telle sorte que les impressions visuelles n'y dur5t qu'autant que la lumire qui les provoque4 ,ces hypo?ses un peu arbitraires n'entr5t p\r ri5 dans le fond de la dmon/ration2 elles la r5d5t seulem5t plus commode4 ,et ma9t5ant voici la "q4 ,qu& le wagon-lit1 que je suppose fait1 d'ailleurs1 d'un mtal ind=mable1 pass]a t\te vitesse devant moi1 aura-t-il p\r moi exactem5t la mme longueur app>5te que lorsqu'il tait au repos8 ,autrem5t dit1 l'in/ant o je v]rai son extrmit avant concid] en passant avec le piquet bleu que j'ai fait plant]1 v]rai-je son extrmit arrire concid] en mme temps avec le piquet r\ge8 ,a cette "q1 ,galile1 ,newton et t\s les t5ants de la sci5ce classique aurai5t rpondu oui4 ,et p\rtant la rponse e/ non selon ,e9/e94 ,en voici la dmon/ration trs simple et telle qu'elle drive de la conception e9/e9i5ne4 ,je suis1 rappelons-le1 plac au bord de la voie1 gale di/ance des deux piquets4 ,lorsque l'extrmit antrieure du wagon concide avec le piquet bleu1 elle envoie v]s mon il un c]ta9 rayon lum9eux 7que j'appelle p\r simplifi] rayon-avant7 qui concide avec le rayon que m'envoie le piquet bleu4 ,ce rayon-avant atte9t mon il en mme temps qu'un c]ta9 rayon v5u de l'extrmit arrire du wagon 7et que j'appelle p\r simplifi] rayon-arrire74 ,le rayon-arrire concide-t-il avec le rayon que m'envoie le piquet r\ge8 videmm5t non3 en effet le rayon-avant s'loigne de l'extrmit avant du wagon avec la mme vitesse que le rayon-arrire de l'extrmit arrire 7comme le con/at]ait un voyageur qui1 dans le wagon1 f]ait sur ces rayons l'expri5ce de ,mi*elson74 ,mais l'extrmit avant du wagon s'loigne de mon il t&is que l'extrmit arrire s'en appro*e4 ,p> consqu5t le rayon-avant se propage v]s mon il plus l5tem5t que le rayon-arrire1 sans que je puisse d'ailleurs m'en ap]cevoir1 puisque leur arrive je tr\ve la mme vitesse aux deux rayons4 ,p> consqu5t le rayon-arrire qui arrive mon il en mme temps que l$it rayon-avant1 a d quitt] l'extrmit arrire du wagon plus t>d que le rayon-avant n'a quitt son extrmit avant4 ,donc lorsque je vois le bord antrieur du wagon concid] avec le piquet bleu1 je vois simultanm5t le bord arrire du wagon qui a dj dpass depuis un c]ta9 temps le piquet r\ge4 ,donc la longueur du wagon lanc t\te vitesse1 et telle qu'elle m'app>at1 e/ plus petite que la di/ance des deux piquets1 laquelle m>quait la longueur du wagon au repos4 7,c4 ,q4 ,f4 ,d474 ,avec un peu d'att5tion1 t\t le monde compr5dra cette dmon/ration dont la simplicit lm5taire n'a po9t t obt5ue sans pe9e1 mais qui se ramne en fait la dmon/ration ma?matique d',e9/e9 et sa conception de la simultanx4 99 99 99 99 99 ,il en rsulte que le wagon ou1 d'une manire gnrale1 un objet quelconque semble racc\rci p> sa vitesse et dans le s5s de celle-ci p> rapport l'obs]vateur4 ,la mme *ose a lieu videmm5t si c'e/ l'obs]vateur qui se dplace devant l'objet1 puisqu'on ne peut connatre que des vitesses relatives1 en v]tu du pr9cipe de relativit classique de ,newton et de ,galile4 ,s\s cet aspect n\veau1 la contraction de ,lor5tz-,fitzg]ald devi5t intelligible ou du mo9s admissible4 ,cette contraction n'e/ plus1 de la sorte1 la cause du rsultat ngatif de l'expri5ce de ,mi*elson2 elle en e/ la consqu5ce4 ,t\t s'en tr\ve cl>ifi1 et on compr5d ma9t5ant qu'il y avait1 dans la faon classique d'valu] la dim5sion in/antane des objets1 quelque *ose d'incorrect4 ,c]tes1 le fait que des rayons lum9eux1 anims de vitesses diffr5tes au d"p de leurs s\rces1 ai5t t\j\rs en arrivant notre il des vitesses id5tiques et indisc]nables1 e/ trange et heurte quelque peu nos vieilles habitudes d'esprit4 ,si j'ose employ] une comp>aison qui e/ seulem5t de/9e faire p5s]1 mais nullem5t expliqu]1 il y a l peut-tre quelque *ose d'analogue ce qui se passe avec les bombes d'avions4 ,des bombes d'un modle donn1 qu'elles soi5t l*es p> l'avion d'une hauteur de #e #jjj mtres ou d'une hauteur de #aj #jjj1 et qui1 p> consqu5t1 ont #e #jjj mtres du sol des vitesses de *ute =t dissemblables1 ont t\j\rs en arrivant au sol la mme vitesse re/ante4 ,c'e/ l'effet modrateur1 galisateur1 de la rsi/ance de l'air1 qui emp*e la vitesse de s'accrotre indf9im5t et la r5d con/ante lorsqu'elle atte9t une c]ta9e valeur4 ,faut-il admettre qu'aut\r de notre il1 aut\r des objets1 il y a une sorte de *amp de rsi/ance qui impose la lumire surv5ante une limite semblable8 ,qui le sait8 ,d'ailleurs ces que/ions n'ont peut-tre pas de s5s p\r un physici54 ,celui-ci ne peut connatre et ne connatra le comportem5t de la lumire qu' son d"p de la s\rce matrielle et son arrive l'il arm ou non d'in/rum5ts4 ,il ne peut savoir comm5t se comporte sa propagation dans l'espace int]mdiaire dnu de matire4 ,plus d'ailleurs n\s appr(ondirons la n\velle physique1 plus n\s con/at]ons qu'elle puise presque t\te sa =ce dans son dda9 sy/matique de ce qui n'e/ pas phnomnal1 de ce qui n'e/ pas exprim5talem5t obs]vable4 ,c'e/ p>ce qu'elle e/ base uniquem5t sur les faits 7si contradictoires soi5t-ils7 que notre dmon/ration du racc\rcissem5t ncessaire des objets p> leur vitesse relative l'obs]vateur1 e/ =te4 99 99 99 99 99 ,n\s compr5ons ma9t5ant le s5s pr(ond de la contraction de ,fitzg]ald-,lor5tz4 ,cette contraction app>5te n'e/ nullem5t due au m\vem5t des objets p> rapport l'!r2 elle e/ ess5tiellem5t l'effet des m\vem5ts des objets et des obs]vateurs les uns p> rapport aux autres1 des m\vem5ts relatifs1 au s5s de la vieille mcanique4 ,les plus gr&es vitesses relatives auxquelles n\s soyons habitus1 dans la pratique de l'exi/5ce1 sont infrieures quelques kilomtres p> seconde4 ,la vitesse initiale de l'obus de la ,b]?a n'tait que d'environ #a #cjj mtres p> seconde4 ,p\r des m\vem5ts aussi l5ts1 la contraction relativi/e e/ compltem5t ngligeable4 ,c'e/ p\rquoi1 ne l'ayant jamais con/ate1 la mcanique classique a considr la =me et la dim5sion des objets rigides comme indp5dantes des sy/mes de rfr5ce4 ,c'tait peu prs vrai4 ,c'e/ l t\te la diffr5ce qu'il y a entre le vrai et le faux4 ,dire que #iii #iij #i #a million1 c'e/ dire quelque *ose d' peu prs vrai1 donc de faux4 ,qu& la rotondit de la ,t]re fut dmontre1 elle ne *angea assurm5t ri5 aux procds des ar*itectes1 qui con/ruis5t encore leurs btisses comme si la direction m>que p> le fil plomb tait t\j\rs p>allle elle-mme4 ,p>eillem5t1 nos fabricants de locomotives et d'avions n'auront pas de longtemps considr] les =mes de leurs ma*9es comme dp5dant de leurs vitesses4 ,qu'importe6 ,le po9t de vue de la pratique n'e/ et ne doit tre celui de la sci5ce que p> rico*et4 ,tant pis s'il n'y a pas de rico*et1 ou s'il e/ t>dif4 ,d'ailleurs1 on a dc\v]t depuis quelques annes1 ici-bas1 des mobiles dont les vitesses1 relatives n\s1 atteign5t des diza9es1 des c5ta9es de milli]s de kilomtres3 ce sont les projectiles des rayons ca?odiques et des rayons du radium4 ,a ces allures1 la contraction relativi/e e/ trs notable4 ,n\s v]rons comm5t1 effectivem5t1 elle a t ne4 ,rcapitulons ce qui e/ ma9t5ant acquis3 ,les objets app>aiss5t d=ms dans le s5s de leur m\vem5t et non dans le s5s p]p5diculaire4 ,donc leur =me1 fuss5t-ils d'une matire idale et p>faitem5t ind=mable1 dp5d de leur vitesse rapporte l'obs]vateur4 ,ceci e/ le po9t de vue ess5tiellem5t neuf que la relativit spciale d',e9/e9 suraj\te la relativit des mcanici5s classiques1 et la relativit des philosophes4 ,p\r eux1 les dim5sions absolues d'un objet rigide ou d'une figure gomtrique n'avai5t ri5 d'absolu1 et seuls les ,,rapports de ces dim5sions avai5t une ralit4 ,le po9t de vue n\veau e/ que ces rapports eux-mmes sont relatifs1 puisqu'ils sont fonction de la vitesse de l'obs]vateur4 ,c'e/ une sorte de relativit au second degr1 laquelle les philosophes1 ni les physici5s classiques n'avai5t song4 ,les relations spatiales elles-mmes sont relatives1 dans un espace dj relatif4 ,dans le cas de notre wagon de t\t l'heure et des deux piquets qui df9iss5t sa longueur au repos1 un obs]vateur plac dans le wagon tr\v]ait que la di/ance des deux piquets s'e/ racc\rcie lorsqu'il les croise4 ,son wagon lui semble plus long que l'int]valle des piquets4 ,moi qui demeure entre ceux-ci1 je con/ate le contraire4 ,et p\rtant je n'ai aucun moy5 de dmontr] au voyageur qu'il s'e/ tromp4 ,je vois trs bi5 que le rayon lum9eux v5u du piquet arrire c\rt d]rire le wagon et p> consqu5t a1 p> rapport lui1 une vitesse infrieure #cjj #jjj kilomtres p> seconde2 je sais que de l provi5t l'erreur du voyageur1 mais je n'ai aucun moy5 de le conva9cre de cette erreur1 c> il me rpondra t\j\rs et avec raison3 ,j'ai mesur la vitesse avec laquelle ce rayon m'arrive et je l'ai tr\ve gale #cjj #jjj kilomtres4 ,*acun de n\s en ralit a raison4 ,en m\vem5t trs rapide1 un c>r p>atrait un rectangle l'obs]vateur2 un c]cle p>atrait elliptique4 ,si la ,t]re t\rnait quelques milli]s de fois plus vite aut\r du ,soleil1 n\s le v]rions allong et p>eil un gigantesque citron susp5du dans le ciel4 ,si un aviateur p\vait survol] une vitesse fanta/ique la place ,v5dme1 suivant la direction de la rue de la ,paix1--et si ses impressions rt9i5nes tai5t in/antanes1--la place aurait p\r lui la =me d'un rectangle trs aplati2 s'il la survolait suivant une diagonale1 il la v]rait1 de c>re qu'elle tait1 dev5ir un losange4 ,si le mme aviateur survolait1 en la c\pant1 une r\te o *em9e du btail bi5 engraiss conduit v]s l'abattoir1 il s'tonn]ait1 c> les animaux lui sembl]ai5t tonnamm5t m9ces et maigres sans que leur longueur ait v>i4 ,le fait que les d=mations dues la vitesse sont rciproques e/ une des consqu5ces les plus curieuses de t\t cela4 ,un homme qui s]ait capable de circul] en t\s s5s p>mi les autres hommes avec la vitesse fanta/ique des follets %akespe>i5s 7mettons environ #bfj #jjj kilomtres la seconde444 mais que ne peut un follet %akespe>i567 tr\v]ait que ses semblables sont dev5us des na9s deux fois plus petits que lui4 ,c'e/ donc que lui-mme s]ait dev5u un gant1 une sorte de ,gulliv] p>mi ces ,lilliputi5s8 ,eh bi56 pas du t\t4 ,p> un ju/e ret\r des *oses d'ici-bas1 il app>atrait lui aussi comme un na9 ceux qu'il croit plus petits que lui1 et qui sont srs du contraire4 ,qui a raison1 qui a tort8 ,les uns et les autres4 ,t\s les po9ts de vue sont exacts1 mais il n'y a que des po9ts de vue p]sonnels4 ,autre *ose encore3 un obs]vateur1 quel qu'il soit1 ne peut voir les tres et les objets non lis lui que plus petits1--jamais plus gr&s6--que ceux lis son m\vem5t4 ,si j'osais allg] ce grave expos p> quelque rflexion mo9s au/re qu'il n'e/ d'usage p>mi les physici5s1 je rem>qu]ais que le sy/me n\veau n\s apporte a9si une ju/ification suprme de l'gsme ou plutt de l'goc5trisme4 ,aprs l'espace1 le temps4 ,p> un raisonnem5t analogue celui qui n\s a montr la di/ance des *oses dans l'espace lie leur vitesse relative l'obs]vateur1 on peut tablir que leur di/ance dans le temps en dp5d galem5t4 ,je ne juge pas utile de refaire ici1 p> le m5u1 le raisonnem5t e9/e9i5 p\r les dures2 il s]ait analogue celui qui n\s a s]vi p\r les longueurs1 et encore plus simple4 ,le rsultat e/ le suivant3 le temps exprim en secondes que met un tra9 pass] d'une /ation une autre e/ plus c\rt p\r les voyageurs du tra9 que p\r n\s qui les reg>dons pass]1 et qui sommes munis d'ailleurs de *ronomtres id5tiques aux leurs#d4 ,p>eillem5t t\s les ge/es faits p> des hommes1 sur un vhicule en m\vem5t1 app>atront ral5tis et p> consqu5t prolongs un obs]vateur immobile1 et rciproquem5t4 ,p\r que ces v>iations des dures fuss5t s5sibles1 il faudrait1 comme p\r les v>iations concomitantes des longueurs1 que les vitesses fuss5t fanta/iques4 #d ,la meilleure df9ition qu'on puisse donn] de la seconde e/ la suivante3 c'e/ le temps qu'il faut la lumire p\r p>c\rir #cjj #jjj kilomtres dans le vide et lo9 de t\t *amp int5se de gravitation4 ,cette df9ition1 la seule rig\reuse1 e/ d'ailleurs ju/ifie p> le fait qu'on n'a pas de meilleur moy5 que les signaux lum9eux ou h]tzi5s 7qui ont mme vitesse7 p\r rgl] les horloges4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que la dure qui sp>e la naissance et la mort d'une crature quelconque1 c'e/--dire sa vie1 p>atra prolonge si cette crature se dplace trs vite et frntiquem5t p> rapport au reg>dant4 ,dans ce monde o p>atre e/ presque t\t1 cela a bi5 son importance1 et il re/e de t\t cela que1 philosophiquem5t p>lant1 se m\voir c'e/ dur] davantage444 p\r les autres1 non p\r soi2 c'e/ aussi voir dur] davantage les autres4 ,admirable ju/ification1 et combi5 pr(onde et imprvue1 de ce que le sage avait entrevu3 l'immobilit1 c'e/ la mort4 99 99 99 99 99 ,nagure1 avant l'hgire e9/e9i5ne1 avant le db de l're relativi/e1 *acun tait p]suad que la portion de l'espace occupe p> un objet tait suffisamm5t et explicitem5t df9ie p> ses dim5sions dans le s5s de la longueur1 de la l>geur1 de la hauteur4 ,ces donnes sont ce qu'on appelle les trois dim5sions d'un objet2 comme encore1 si on prfre employ] d'autres po9ts de repres1 la longitude1 la latitude et l'altitude de *acun de ses po9ts2 ou bi51 en a/ronomie1 l'asc5sion droite1 la dcl9aison et la di/ance4 ,il tait bi5 ent5du et bi5 connu qu'en outre il fallait prcis] l'poque1 l'in/ant auquel correspondai5t ces donnes4 ,si je df9is la position d'un aronef p> sa longitude1 sa latitude et son altitude1 ces indications ne sont exactes que p\r l'in/ant considr1 puisque l'aronef se dplace p> rapport au repre1--et cet in/ant doit tre donn lui aussi4 ,en ce s5s1 on s5tait depuis longtemps que l'espace dp5d du temps4 ,mais la ?orie relativi/e montre qu'il en dp5d d'une manire bi5 plus intime encore et bi5 plus pr(onde1 et que le temps et l'espace sont aussi lis et solidaires que ces mon/res xiphopages que les *irurgi5s ne peuv5t sp>] sans tu] l'un et l'autre4 ,les dim5sions d'un objet1 sa =me1 l'espace app>5t occup p> lui dp5d5t de sa vitesse1 c'e/--dire du temps que met l'obs]vateur p>c\rir une c]ta9e di/ance p> rapport cet objet4 ,a cet g>d dj1 l'espace dp5d du temps2 en outre1 l'obs]vateur mesure ce temps avec un *ronomtre dont les secondes sont plus ou mo9s prcipites selon cette vitesse4 ,donc df9ir l'espace sans le temps e/ impossible4 ,c'e/ p\rquoi on dit ma9t5ant que le temps e/ la quatrime dim5sion de l'espace1 et que l'espace o n\s vivons a quatre dim5sions4 ,il e/ curieux que c]ta9s bons esprits1 dans le pass1 en avai5t eu l'intuition plus ou mo9s obscure4 ,c'e/ a9si qu'en #aggg ,did]ot crivait dans l',encyclopdie l'article ,dim5sion3 444 ,j'ai dit plus haut qu'il tait impossible de concevoir plus de trois dim5sions4 ,un homme d'esprit de ma connaissance croit qu'on p\rrait cep5dant reg>d] la dure comme une quatrime dim5sion et que le produit du temps p> la solidit s]ait1 en quelque manire1 un produit de quatre dim5sions4 ,cette ide peut tre conte/e1 mais elle a1 il me semble1 quelque mrite1 qu& ce ne s]ait que celui de la n\veaut4 ,c'e/ c\p sr de l'algbre qu'e/ ne la premire ide d'un espace plus de trois dim5sions4 ,puisqu'en effet les lignes ou espaces une dim5sion sont reprs5ts p> des expressions algbriques du premi] degr1 les surfaces ou espaces deux dim5sions p> des =mules du second degr1 les volumes ou espaces trois dim5sions p> des expressions du troisime degr1 il tait naturel de se dem&] si les =mules du quatrime degr et au del ne sont pas1 elles aussi1 la reprs5tation algbrique de quelque =me d'espace quatre dim5sions et davantage4 ,l'espace quatre dim5sions des relativi/es n'e/1 au surplus1 pas t\t fait ce qu'imag9ait ,did]ot4 ,il n'e/ pas le produit du temps p> l't5due1 c> une dim9ution du temps n'y e/ pas comp5se p> un accroissem5t de l'espace1 bi5 au contraire4 ,considrons deux vnem5ts1 p> exemple les passages successifs1 de notre rapide wagon-lit deux /ations4 ,p\r un voyageur du wagon la di/ance des deux /ations1 mesure p> la longueur du *em9 p>c\ru1 e/1 comme n\s l'avons montr1 plus c\rte que p\r un obs]vateur immobile au bord de la voie4 ,le temps qui sp>e les deux passages e/ galem5t mo9dre p\r le premi] obs]vateur4 ,en effet le nombre des secondes et fractions de secondes c\les au *ronomtre dont il e/ muni1 e/ plus petit p\r lui1 n\s l'avons vu4 ,en un mot1 la di/ance dans le temps et la di/ance dans l'espace dim9u5t t\tes deux en mme temps lorsque la vitesse de l'obs]vateur augm5te et augm5t5t t\tes deux qu& la vitesse de l'obs]vateur dim9ue4 ,a9si la vitesse 7et il ne s'agit jamais1 rappelons-le1 que de la vitesse relativem5t aux *oses obs]ves71 opre en quelque sorte comme un d\ble fre9 qui ral5tit les dures et racc\rcit les longueurs4 ,si l'on prfre une autre image1 la vitesse n\s fait voir la fois les espaces et les temps plus obliquem5t1 s\s un angle de plus en plus aigu4 ,l'espace et le temps ne sont donc que des effets *angeants de p]spective4 ,p\vons-n\s concevoir l'espace quatre dim5sions1 c'e/--dire p\vons-n\s en imag9] une reprs5tation s5sible8 ,si non1 cela ne pr\v]a ri5 contre la ralit de cet espace4 ,p5dant des sicles on n'a pas conu les ondes h]tzi5nes et auj\rd'hui encore elles ne n\s sont pas directem5t s5sibles4 ,en exi/5t-elles mo9s8 ,en vrit1 n\s ne concevons dj que difficilem5t l'espace trois dim5sions4 ,sans nos dplacem5ts musculaires n\s l'ignor]ions4 ,un homme p>alys et borgne1 c'e/--dire n'ayant pas la s5sation du relief que donne la vision b9oculaire1--qui e/1 elle aussi1 avant t\t1 un ttonnem5t musculaire1--v]rait de son il unique et immobile t\s les objets projets dans un mme plan1 comme sur une toile de fond au ?tre4 ,l'espace trois dim5sions lui s]ait inaccessible4 ,je crois que c]ta9es p]sonnes peuv5t se reprs5t] l'espace quatre dim5sions4 ,les aspects successifs d'une fleur aux diffr5ts ges de sa croissance1 du j\r o elle n'e/ qu'un fragile b\rgeon v]t jusqu' celui o ses ptales puiss tomb5t dol5ts1 et les div]s dplacem5ts successifs de sa corolle s\s l'influ5ce du v5t con/itu5t une image globale de la fleur dans l'espace quatre dim5sions4 ,e/-il des hommes p\vant d'un seul c\p voir t\t cet ensemble8 ,oui1 et notamm5t1 je crois1 les bons j\eurs d'*ecs4 ,si un gr& j\eur d'*ec j\e bi51 c'e/ p>ce que1 d'un seul reg>d de son il m5tal1 il embrasse l'ensemble *ronologique et spatial des c\ps possibles drivs d'un seul c\p initial1 avec t\tes leurs rp]cussions sur l'*iqui]4 ,il en voit simultanm5t t\te la succession4 ,ces mots s\ligns jur5t un peu d'tre acc\pls4 ,c'e/ que n\s sommes dans un doma9e o prt5dre exprim] vocabulairem5t les nuances des *oses e/ une gageure4 ,autant vaudrait1 aprs t\t1 t5t] de df9ir avec des mots t\t ce qu'il y a dans une symphonie de ,bee?ov54 ,traduttore traditore3 si cet adage e/ vrai1 c'e/ surt\t p>ce que le mot e/ l'organe de la traduction4 99 99 99 99 99 ,arrivs ce po9t1 dans notre l5te asc5sion de la physique relativi/e1 n\s n'avons plus devant les yeux qu'un *amp de bataille o gis5t des cadavres et des dbris4 ,le temps et l'espace1 n\s croyions ces cro*ets solidem5t rivs au mur d]rire lequel se ca*e la ralit1 et n\s y atta*ions nos flottantes notions du monde extrieur1 a9si que des vtem5ts des portemanteaux4 ,ils gis5t ma9t5ant arra*s et tordus dans le pltras des anci5nes ?ories1 s\s les c\ps de m>teau de la physique n\velle4 ,n\s savions bi51 c]tes1 que l'me des tres n\s tait ca*e1 mais n\s p5sions du mo9s voir leur visage4 ,voil qu'en n\s appro*ant1 celui-ci n'e/ plus qu'un masque4 ,le monde extrieur1 que n\s montre ,e9/e91 n'e/ ri5 qu'un bal trave/i1 et p> une ironie dcevante1 c'e/ n\s-mmes qui avons fabriqu les l\ps de vel\rs aux reflets *angeants1 les co/umes papillotants4 ,lo9 de n\s rvl] la ralit1 l'espace et le temps ne sont1 selon ,e9/e91 que des voiles m\vants1 tisss p> n\s-mmes1 et qui la ca*5t nos yeux4 ,et p\rtant1 *ose trange et mlancolique1 n\s ne p\vons pas plus concevoir le monde sans le temps et l'espace que n\s ne p\vons obs]v] c]ta9s microbes au microscope sans les inject] de matires colorantes4 ,le temps et l'espace ne sont-ils donc que des halluc9ations8 ,et alors1 que re/e-t-il8 ,eh bi56 non4 ,c> voici qu'aprs avoir dtruit les ru9es branlantes1 la doctr9e relativi/e va s\da9 recon/ruire4 ,voici que1 d]rire les voiles d*irs et f\ls aux pi$s1 va surgir une ralit plus neuve1 plus subtile4 ,si n\s dcrivons l'univ]s la manire habituelle1 sp>m5t dans les catgories du temps et de l'espace1 n\s voyons que son aspect dp5d de l'obs]vateur4 ,il n'en e/ heureusem5t pas de mme lorsqu'on le dcrit dans la catgorie unique de ce cont9uum quatre dim5sions o ,e9/e9 situe les phnomnes et o le temps et l'espace unis sont troitem5t solidaires4 ,si j'ose employ] cette image1 le temps et l'espace sont comme deux miroirs1 l'un convexe1 l'autre concave1--dont les c\rbures sont d'autant plus accuses que la vitesse de l'obs]vateur e/ plus gr&e4 ,*acun de ces deux miroirs donne sp>m5t une image d=me de la succession des *oses4 ,mais1 p> une heureuse comp5sation1 il se tr\ve qu'en comb9ant les deux miroirs de telle sorte que l'un rfl*isse les rayons reu p> l'autre1 l'image de cette succession e/ rtablie dans sa ralit non d=me4 ,la di/ance dans le temps et la di/ance dans l'espace de deux vnem5ts donns trs vois9s augm5t5t t\tes deux ou dim9u5t t\tes deux qu& la vitesse de l'obs]vateur dim9ue ou augm5te4 ,n\s l'avons tabli4 ,mais le calcul qui e/ facile1 grce la =mule donne ci-dessus p\r exprim] la contraction de ,lor5tz-,fitzg]ald1 montre qu'il exi/e une relation con/ante entre ces v>iations concomitantes du temps et de l'espace4 ,p\r prcis]1 la di/ance dans le temps et la di/ance dans l'espace de deux vnem5ts vois9s sont numriquem5t entre elles comme l'hypotnuse et un autre ct d'un triangle rectangle sont au troisime ct lequel re/]ait inv>iable#e4 #e ,dans le calcul ou la reprs5tation gomtrique qu'on peut lui sub/itu]1 l'hypotnuse du triangle e/ la di/ance dans le temps1 *aque seconde tant figure p> #cjj #jjj kilomtres4 ,ce troisime ct tant pris p\r base1 les deux autres dess9]ont1 au-dessus de lui1 un triangle plus ou mo9s haut1 selon que la vitesse de l'obs]vateur s]a plus ou mo9s rduite4 ,cette base fixe du triangle dont les deux autres cts1--la di/ance spatiale et la di/ance *ronologique1--v>i5t simultanm5t avec la vitesse de l'obs]vateur1 e/ donc une quantit indp5dante de cette vitesse4 ,c'e/ cette quantit1 qu',e9/e9 a appele l'int]valle des vnem5ts4 ,cet int]valle des *oses dans l'espace-temps quatre dim5sions e/ une sorte de conglomrat de l'espace et du temps1 un amalgame de l'un et de l'autre dont les composants peuv5t v>i]1 mais qui1 lui1 re/e inv>iable4 ,il e/ la rsultante con/ante de deux vecteurs *angeants4 ,l'int]valle des vnem5ts1 a9si df9i1 n\s f\rnit p\r la premire fois1 selon la physique relativi/e1 une reprs5tation imp]sonnelle de l',univ]s4 ,suivant la saisissante image de ,m9k[ski1 l'espace et le temps ne sont que des fantmes4 ,seul exi/e dans la ralit une sorte d'union intime de ces deux entits4 ,l'unique ralit saisissable l'homme dans le monde extrieur1 la seule donne vraim5t objective et imp]sonnelle qui n\s soit accessible1 c'e/ donc l',int]valle e9/e9i51 tel qu'il vi5t d'tre df9i4 ,l',int]valle des vnem5ts e/ p\r les relativi/es la seule "p s5sible du rel4 ,hors de l1 il y a peut-tre quelque *ose1 mais ri5 que n\s puissions connatre4 trange de/9e de la p5se huma9e6 ,le pr9cipe de relativit1 p> les dc\v]tes de la physique mod]ne1 a t5du son aile vaporeuse bi5 plus lo9 qu'autrefois et jusqu' des sommets qu'on croyait inaccessibles son vol aquil94 ,et c'e/ lui p\rtant que n\s devons peut-tre la premire emprise vritable de notre faiblesse sur le monde s5sible1 sur la ralit4 ,le sy/me d',e9/e91 dont il n\s re/e voir ma9t5ant la p>tie con/ructive1 disp>atra un j\r comme les autres4 ,il n'exi/e dans la sci5ce que des ?ories titre temporaire1 jamais de ?ories titre df9itif444 et c'e/ peut-tre ce qui a multipli ses victoires4 ,la notion de l',int]valle des *oses survivra sans d\te t\s les cr\lem5ts4 ,sur elle devra tre btie la sci5ce de l'av5ir2 sur elle s'lve *aque j\r l'difice h>di de la sci5ce d'auj\rd'hui4 ,encore ceci doit-il tre =mellem5t ent5du3 l',int]valle e9/e9i5 ne n\s appr5d ri5 sur l'absolu1 sur les *oses en soi4 ,il ne n\s indique1 lui aussi1 que des rapports entre ces *oses4 ,mais les relations qu'il manife/e sembl5t tre vritables et inv>iantes4 ,elles p>ticip5t de ce degr de vrit objective que la sci5ce classique attribuait1 avec une assurance peut-tre fallacieuse1 aux relations *ronologiques et aux relations spatiales des phnomnes4 ,aux yeux de la physique n\velle celles-ci n'tai5t que des balances fausses1 et seul l',int]valle e9/e9i5 n\s livre ce qui peut tre connu du ,rel4 ,a9si la doctr9e d',e9/e9 s'enorgueillit d'avoir lev jamais un co9 du voile dcevant qui n\s drobe la nudit sacre de la ,nature4 ,,*apitre ,,quatri,,me ,,la ,m,,canique ,,e9/e9i5ne ,la mcanique fondem5t de t\tes les sci5ces ,p\r remont] le c\rs du temps ,la vitesse de la lumire e/ une limite infran*issable ,l'addition des vitesses et l'expri5ce de ,fizeau ,v>iabilit de la masse ,la ,bali/ique des lectrons ,gravitation et lumire des microcosmes atomiques ,matire et n]gie ,la mort du ,soleil4 ,lorsque ,baudelaire crivait3 ,je hais le m\vem5t qui dplace les lignes1 il ne p5sait1 comme les physici5s de son poque1 qu' ces d=mations /atiques connues depuis qu'il y a des hommes et qui reg>d5t4 ,ce que n\s avons vu de l'espace et du temps e9/e9i5s n\s montre qu'il doit exi/]1 en outre1 des d=mations c9matiques l'abri desquelles ne se tr\ve aucun objet s5sible1 si rigide et ind=mable qu'il p>aisse4 ,le m\vem5t d=me donc les lignes bi5 plus que ne p5sait ,baudelaire1 et mme celles des plus m>morennes /atues4 ,cette d=mation-l1 qu'il faut aim] et non har1 p>ce qu'elle n\s rappro*e du cur mme des *oses1 a b\lev]s d'abord la mcanique entire4 ,la mcanique e/ la base de t\tes les sci5ces exprim5tales p>ce qu'elle e/ la plus simple et p>ce que les phnomnes qu'elle tudie sont t\j\rs prs5ts1--s9on exclusivem5t prs5ts1--p>mi les phnomnes objets des autres sci5ces plus complexes1 physique1 *imie1 biologie4 ,la rciproque n'e/ pas vraie4 ,p> exemple1 il n'y a pas un seul phnomne *imique ou biologique o l'on ne doive considr] des corps qui sont en m\vem5t1 qui ont une masse1 qui dgag5t ou absorb5t de l'n]gie4 ,au contraire1 les p>ticul>its d'un phnomne biologique1 *imique1 ou physique1 p> exemple l'exi/5ce d'une diffr5ce de pot5tiel1 ou d'une oxydation1 ou d'une pression osmotique ne se retr\v5t pas t\j\rs dans l'tude des m\vem5ts d'une masse pesante et des =ces agissant sur elle et p> elle4 ,p> rapport la mcanique1 la physique1 la *imie1 la biologie ont1 rangs dans cet ordre1 des objets de complexit croissante et de gnralit1 ou1 p\r mieux dire1 d'univ]salit dcroissante4 ,ces sci5ces ont une dp5dance rciproque qui e/ celle du tronc d'un arbre avec ses bran*es1 ses rameaux et ses fleurs4 ,elles sont aussi entre elles un peu comme les pices embotes des mts o les tlgraphi/es militaires fix5t leurs ant5nes4 ,la pice infrieure du mt1 plus l>ge1 s\ti5t le t\t1 mais ce sont les pices suprieures qui port5t les organes dlicats et compliqus4 ,l'objet des gr&s syn?ti/es de la sci5ce a t\j\rs t et e/ encore de ram5]1 comme l'avait t5t ,desc>tes1 t\s les phnomnes aux phnomnes mcaniques4 ,que ces t5tatives soi5t ou non fondes1 qu'elles puiss5t un j\r ab\tir ou qu'elles soi5t1 au contraire1 a priori v\es l'*ec p>ce que les phnomnes physico-biologiques conti5n5t peut-tre des lm5ts ess5tiellem5t irrductibles aux lm5ts mcaniques1 c'e/ une "q qui a t et qui s]a encore trs dispute4 ,mais quelles que soi5t cet g>d les attitudes v>ies des p5seurs1 ils sont d'accord sur ceci3 dans t\s les phnomnes naturels1 dans t\s les phnomnes objets de sci5ce1 il y a l'lm5t mcanique1--p\r les uns lm5t exclusif1 p\r les autres lm5t pr9cipal1 mais seulem5t p>tiel1 des ralits objectives4 ,si je rappelle ici t\t cela1 c'e/ p\r en arriv] cette conclusion3 t\t ce qui modifie la mcanique1 modifie du mme c\p l'difice des notions fondes sur elle1 c'e/--dire les autres sci5ces1 t\te la sci5ce1 et notre conception de l',univ]s4 ,or n\s allons voir que la ?orie d',e9/e91 p> une consqu5ce immdiate de ce qu'elle n\s a enseign dj du temps et de l'espace1 b\lev]se de fond en comble la mcanique classique4 ,c'e/ p\r cela1 et p> cela surt\t1 qu'elle a port dans l'difice un peu somnol5t de la sci5ce traditionnelle un branlem5t dont les vibrations ne sont pas prs de cess]4 ,en abordant la mcanique e9/e9i5ne1 n\s aurons la joie de pass] des conceptions un peu trop exclusivem5t gomtriques et psy*ologiques de temps et d'espace1 l'tude directe des ralits s5sibles1 des corps4 ,ici n\s p\rrons confront] la ?orie et la ralit1 les prmisses ma?matiques et les vrifications sub/antielles1 et n\s aurons le plaisir de voir p> les faits1 p> l'expri5ce1 ce qu'il faut p5s] de t\t cela4 ,entre les anci5nes manires de concevoir et la n\velle1 n\s p\rrons *oisir en connaissance de cause1 d'aprs des critres visibles4 ,en un mot1 et si j'ose employ] cette image1 tant qu'il s'agissait des notions d'espace et de temps1 cadres assez vides p> eux-mmes1 vases intressants surt\t p> les liquides qu'ils conti5n5t1 n\s tions un peu comme ces jeunes g5s qui doiv5t *oisir une fiance d'aprs les seules descriptions qu'on leur a faites4 ,n\s allons voir ma9t5ant de nos propres yeux1 et l'uvre1 les deux prt5dantes notre dilection3 la sci5ce classique et la ?orie d',e9/e94 ,n\s les v]rons t\tes deux mettre la ma9 la pte des faits1 et n\s p\rrons comp>] les mets dlectables qu'elles en auront respectivem5t tirs p\r la n\rriture de notre esprit4 ,les ?ories ne val5t qu'en fonction des faits1 et celles qui1 comme tant de mtaphysiques1 ne tr\v5t po9t de critre rel p\r les dp>tag]1 val5t t\tes galem5t4 ,l'expri5ce1 s\rce unique du savoir et dont ,lucrce disait dj unde omnia cr$ita p5d5t les faits s5sibles1 voil ce qui va jug] le sy/me e9/e9i54 99 99 99 99 99 ,le rsultat de l'expri5ce de ,mi*elson1 l'impossibilit de mettre en vid5ce aucune vitesse de la ,t]re p> rapport au milieu dans lequel se propage la lumire1 ce fait1 avons-n\s dit dj1 revi5t ceci3 on ne peut p> aucun moy5 con/at]1 ralis] une vitesse suprieure celle de la lumire4 ,cette consqu5ce de l'expri5ce de ,mi*elson gagn]a peut-tre tre dduite s\s une =me tangible4 ,voici une image qui y p\rvoit4 ,dans je ne sais plus quel roman a/ronomique1 un obs]vateur imag9aire e/ suppos s'loign] de la ,t]re avec une vitesse suprieure celle de la lumire1 #ejj #jjj kilomtres la seconde1 p> exemple1 t\t en ma9t5ant ses yeux 7munis au beso9 de puissantes besicles7 con/amm5t dirigs v]s ce petit globe fbrile4 ,que va-t-il arriv]8 ,notre obs]vateur v]ra videmm5t les phnomnes t]re/res l'env]s1 puisque1 dans son voyage1 il rattrap]a successivem5t des ondes lum9euses qui ont quitt la t]re avant lui1 et depuis d'autant plus longtemps qu'elles en sont plus loignes4 ,notre homme1 ou plutt notre surhomme1 assi/]a donc au b\t d'un c]ta9 temps la bataille de la ,m>ne4 ,il v]ra d'abord le *amp de bataille c\v]t de morts4 ,petit petit ces morts se relv]ont p\r rejo9dre leur po/e de combat et f9alem5t ils se rang]ont p> esc\ades dans les taxis de ,galli5i1 lesquels regagn]ont ,p>is t\te vitesse et en m>*e-arrire1 arrivant au milieu de la population inquite de l'issue du combat dont nos soldats ne p\rront1 et p\r cause1 apport] nulle n\velle4 ,en un mot1 notre obs]vateur1 s'il s'loigne de la ,t]re avec une vitesse suprieure celle de la lumire1 v]ra les vnem5ts t]re/res se dr\l] en remontant le c\rs du temps4 ,mais les *oses se pass]ont trs diffremm5t si1 au contraire1 notre obs]vateur re/ant immobile1 c'e/ la ,t]re qui s'loigne de lui avec une vitesse de #ejj #jjj kilomtres la seconde4 ,qu'arriv]a-t-il alors8 ,il e/ clair qu'en ce cas notre obs]vateur v]ra les vnem5ts t]re/res non plus l'env]s mais l'endroit4 ,il y a cette diffr5ce t\tefois1 qu'ils lui p>atront se dr\l] avec une maje/ueuse l5teur1 puisque les rayons lum9eux ayant quitt la ,t]re la f9 d'un vnem5t quelconque1 mettront beauc\p plus de temps lui p>v5ir que les rayons qui ont quitt la ,t]re au comm5cem5t4 ,en rsum1 les phnomnes obs]vs p> lui tant ess5tiellem5t diffr5ts dans les deux cas1 notre obs]vateur suppos aurait un moy5 de savoir si c'e/ lui qui s'loigne de la ,t]re ou si c'e/ la ,t]re qui s'loigne de lui1 de dcel] la translation vraie de la ,t]re dans l'espace4 ,translation p> rapport au milieu qui propage la lumire444 ce qui ne veut pas ncessairem5t dire1--n\s l'avons montr1--translation p> rapport l'espace absolu4 ,l'expri5ce telle que n\s v5ons de la concevoir ne s]ait pas facile ralis] avec les ress\rces actuelles de nos laboratoires4 ,n\s ne p\vons pas obt5ir des vitesses aussi fanta/iques1 et1 si n\s les obt5ions1 l'obs]vateur ne di/+u]ait pas gr&'*ose4 ,mais n\s avons pris un exemple norme et les rsultats en aurai5t t normes1 puisqu'il ne s'agissait de ri5 mo9s que de r5v]s] l'ordre des temps4 ,supposons que n\s employions des moy5s plus mode/es1 les rsultats s]ont plus mode/es1 mais ils devrai5t1 d'aprs les anci5nes ?ories1 tre encore apprciables p\r nos in/rum5ts4 ,or l'expri5ce de ,mi*elson1--qui s]ait en plus petit celle que n\s v5ons de dcrire1--montre que les diffr5ces att5dues ne sont pas obs]ves4 ,donc les prmisses que n\s avons poses1 savoir qu'il peut exi/] des vitesses suprieures celle de la lumire dans le vide1 ne correspond5t pas la ralit4 ,donc cette vitesse e/ un mur1 une limite qui ne peut tre dpasse4 99 99 99 99 99 ,voyons les consqu5ces4 ,il y a la base de la mcanique classique1 telle que l'ont fonde ,galile1 ,huygh5s1 ,newton1 telle qu'on l'enseigne p>t\t1 un pr9cipe fond en d]nire analyse1 comme t\s ceux de la mcanique1 sur l'expri5ce4 ,c'e/ le pr9cipe de la composition des vitesses4 ,si un navire fait en eau calme du #aj kilomtres l'heure et qu'il desc5de un fleuve dont la vitesse e/ de #e kilomtres l'heure1 la vitesse du navire p> rapport au rivage immobile s]a1 comme on peut le mesur] et le con/at]1 gale la somme de ces deux vitesses1 c'e/--dire #ae kilomtres l'heure4 ,c'e/ la rgle de l'addition des vitesses4 ,d'une manire plus gnrale1 si un corps "p du repos et s\s l'action d'une =ce pr5d en une seconde une vitesse ,v1 que va-t-il faire1 si l'action de la =ce se prolonge p5dant une deuxime seconde8 ,il pr5dra1 d'aprs la mcanique classique1 une vitesse #b,v#f4 ,supposons1 en effet1 un obs]vateur anim d'une vitesse de translation ,v et qui se croit au repos4 ,p\r lui1 la f9 de la premire seconde le corps p>at au repos 7puisqu'il a la mme vitesse que l'obs]vateur74 ,en v]tu du pr9cipe de relativit classique1 le m\vem5t app>5t de ce corps doit tre le mme p\r notre obs]vateur que si ce repos tait rel4 ,c'e/--dire qu' la f9 de la deuxime seconde1 la vitesse relative du corps p> rapport l'obs]vateur s]a ,v1 et comme l'obs]vateur a dj une vitesse ,v1 la vitesse absolue du corps s]a #b,v4 ,on v]rait de mme qu'elle s]ait #c,v au b\t de trois secondes1 #d,v au b\t de #d secondes et a9si de suite4 ,elle p\rrait donc crotre au del de t\te limite1 si la =ce agit p5dant assez longtemps8 ,oui1 dit la mcanique classique4 ,non1 dit ,e9/e91 puisque aucune vitesse ne peut dpass] celle de la lumire dans le vide4 #f ,comme exemple d'une =ce id5tique agissant p5dant des temps successivem5t gaux #a1 #b ou #c1 on peut suppos] #c canons de mme calibre1 mais de longueurs gales #a1 #b et #c et dans lesquels les *>ges ou plutt leur =ce propulsive sont id5tiques et con/antes4 ,on con/ate que les vitesses initiales des obus sont entre elles comme #a1 #b et #c4 ,n\s avons suppos un obs]vateur qui possde la vitesse ,v p> rapport n\s et qui se croit au repos4 ,p\r lui1 le corps obs]v tait galem5t au repos au db de la deuxime seconde1 puisque sa vitesse tait la mme que celle de l'obs]vateur4 ,de ce que le m\vem5t app>5t du corps e/ p\r cet obs]vateur1 p5dant la deuxime seconde1 ce qu'il tait p\r n\s p5dant la premire1 la mcanique classique concluait que sa vitesse d\blait p5dant cette deuxime seconde4 ,c'e/ qu'elle ne savait pas ce qu',e9/e9 n\s a enseign3 que le temps et l'espace dont se s]t cet obs]vateur sont diffr5ts des ntres4 ,qu'e/-ce qu'une vitesse8 ,c'e/ l'espace p>c\ru p5dant une seconde4 ,mais l'espace que mesure a9si notre obs]vateur en m\vem5t1 et qu'il croit avoir une c]ta9e longueur1 e/1 en ralit1 p\r n\s immobiles1 plus petit qu'il ne croit1 p>ce que les mtres dont il se s]t1 sont--,e9/e9 n\s l'a montr1--racc\rcis p> la vitesse1 sans qu'il puisse s'en ap]cevoir4 ,et alors les vitesses ne s'aj\t5t plus exactem5t et au del de t\te limite p\r un obs]vateur donn1 comme le v\lait la mcanique classique4 ,s\s l'action d'une mme =ce1 disait cette mcanique1 un corps subira t\j\rs la mme acclration1 quelle que soit la vitesse dj acquise4 ,s\s l'action d'une mme =ce1 dit la mcanique n\velle1 le m\vem5t d'un corps s'acclr]a d'autant mo9s qu'il s]a plus rapide4 ,voici p> exemple un mobile4 ,dans le langage des physici5s1 ce mot n'a pas du t\t le mme s5s que dans celui des morali/es1 puisque1 p\r les premi]s1 il signifie un corps en m\vem5t1 et p\r ceux-ci au contraire ce qui met un corps en m\vem5t6 ,sans m'appesantir sur t\tes les rflexions que suggre cette ant9omie v]bale1 qui n'e/ qu'un exemple de t\t ce qui sp>e la morale de la physique1 je ti5s prcis] que je pr5ds ici ce mot dans le s5s des physici5s4 ,soit donc un mobile anim p> rapport moi d'une vitesse de #bjj #jjj kilomtres p> seconde4 ,sur ce premi] mobile plaons un obs]vateur4 ,celui-ci projett]a dans le mme s5s1 et dans les mmes conditions que n\s avons fait1 un deuxime mobile qui aura donc p> rapport lui une vitesse de #bjj #jjj kilomtres4 ,mais1 dit le relativi/e1 la vitesse rsultante de ce deuxime mobile p> rapport n\s ne s]a pas1 comme le v\drait l'addition classique des vitesses1 #bjj #jjj #bjj #jjj #djj #jjj kilomtres p> seconde4 ,elle s]a seulem5t #bgg #jjj kilomtres p> seconde4 ,ce que le deuxime obs]vateur en m\vem5t croyait tre #bjj #jjj kilomtres 7p>ce que ses rgles tai5t racc\rcies p> sa vitesse7 ne valait donc en ralit que #gg #jjj de nos kilomtres4 ,comm5t peut-on calcul] cela8 ,mais trs simplem5t en appliquant la =mule de ,lor5tz que j'ai indique dans le *apitre ,,ii et qui donne la valeur de la contraction due la vitesse4 ,on tr\ve alors trs aism5t ceci3 si on a deux vitesses v#a et v#b1 et si on appelle w leur rsultante1 la mcanique classique affirmait que w v#a v#b4 ,la mcanique d',e9/e9 enseigne que cela n'e/ pas exact et que l'on a en ralit 7,c tant la vitesse de la lumire7 v#a v#b w ---------------4 v#a v#b #a ----------- ,c#b ,je m'excuse d'introduire de n\veau 7ce s]a la d]nire fois67 une =mule algbrique dans cet expos4 ,mais elle m'p>gne un trs gr& nombre de priphrases et mme de phrases1 et elle e/ d'une telle simplicit que t\s les lecteurs1--et ils sont assurm5t nombreux1--ayant la mo9dre te9ture de ma?matiques lm5taires1 en saisiront immdiatem5t la va/e signification et les consqu5ces4 ,cette =mule exprime d'abord que1 si gr&e qu'elle soit1 la rsultante de deux vitesses ne peut dpass] la vitesse de la lumire4 ,elle exprime aussi que si l'une des vitesses composantes e/ celle de la lumire1 la vitesse rsultante a1 elle aussi1 la mme valeur4 ,elle exprime enf9 qu'aux faibles vitesses auxquelles n\s avons affaire dans la pratique 7c'e/--dire lorsque les vitesses composantes sont beauc\p plus petites que celle de la lumire7 la rsultante e/1 trs peu prs1 gale la somme des deux composantes1 comme le v\lait la mcanique classique4 ,celle-ci a t1 ne l'oublions jamais1 difie sur l'expri5ce4 ,on compr5d1 dans ces conditions1 que ,galile et ses successeurs1 n'ayant eu affaire qu' des mobiles relativem5t l5ts1 soi5t arrivs un pr9cipe app>emm5t vrai p\r eux1 mais qui n'e/ qu'une premire approximation4 ,p> exemple1 la rsultante de deux vitesses1 gales *acune #ajj kilomtres p> seconde 7ce qui dpasse inf9im5t les vitesses ralisables jadis p> ,galile et ,newton71 e/ gale non pas #bjj kilomtres1 mais #aii km4 #iii #igh4 ,la diffr5ce e/ pe9e de #bb millimtres sur #bjj kilomtres6 ,on conoit que les expri5ces anci5nes n'ai5t pu manife/] des diffr5ces bi5 en de de celle-ci4 99 99 99 99 99 ,p>mi les vrifications de la n\velle loi de composition des vitesses1 on peut en cit] une qui e/ frappante et qui ressort d'une expri5ce dj anci5ne de notre gr& ,fizeau4 ,supposons un tuyau ple9 d'un liquide1 d'eau p> exemple1 et que p>c\rt dans sa longueur un rayon lum9eux4 ,on connat la vitesse de la lumire dans l'eau 7qui e/ bi5 infrieure sa valeur dans l'air ou dans le vide74 ,supposons ma9t5ant que l'eau ne soit plus immobile dans le tuyau1 mais c\le1 circule dans celui-ci avec une c]ta9e vitesse4 ,quelle s]a1 la sortie du tuyau1 la vitesse du rayon lum9eux ayant trav]s ce liquide en m\vem5t8 ,c'e/ ce que ,fizeau s'e/ dem&1 en v>iant les conditions de l'expri5ce4 ,la vitesse de la lumire dans l'eau e/ d'environ #bbj #jjj kilomtres p> seconde4 ,il s'agit ici d'une propagation si rapide qu'il y a une gr&e diffr5ce entre la loi d'addition classique et celle de la mcanique e9/e9i5ne4 ,or les rsultats de l'expri5ce de ,fizeau concord5t rig\reusem5t avec la =mule d',e9/e9 et sont en dsaccord avec celle de la mcanique anci5ne4 ,de nombreux obs]vateurs1 et rcemm5t le physici5 holl&ais ,zeeman1 ont repris avec une extrme prcision l'expri5ce de ,fizeau1 et les rsultats ont t id5tiques4 ,lorsqu'au sicle pass ,fizeau fit cette expri5ce1 on avait c]tes essay d'en int]prt] les rsultats numriques la lumire des anci5nes ?ories4 ,mais cela avait conduit des hypo?ses t\t fait invraisemblables4 ,c'e/ a9si que ,fresnel1 p\r expliqu] les rsultats de ,fizeau1 avait t oblig d'admettre que l'!r e/ p>tiellem5t entran p> l'eau dans son m\vem5t1 mais que cet entranem5t p>tiel v>ie avec la longueur des ondes lum9euses propages1 et n'e/ pas la mme p\r les rayons bleus et p\r les rayons r\ges6 ,consqu5ce *oquante et bi5 difficile admettre4 ,la n\velle loi de composition des vitesses donne p> ,e9/e9 r5d compte1 au contraire1 immdiatem5t1 et avec une extrme exactitude1 des rsultats de ,fizeau4 ,ceux-ci sont en contradiction avec la loi classique4 ,les faits1 arbitres et critres s\v]a9s1 montr5t ici que la mcanique n\velle correspond la ralit1 l'anci5ne non1 du mo9s s\s sa =me traditionnelle4 ,et voil qui dj n\s fait t\*] du doigt la beaut1 la vrit pr(onde 7la vrit sci5tifique tant ce qui e/ vrifiable7 de la doctr9e e9/e9i5ne4 ,voil qui n\s dmontre ds ma9t5ant en quoi1 magnifiquem5t1 une ?orie sci5tifique1 une ?orie physique se di/+ue d'un sy/me philosophique arbitraire et plus ou mo9s cohr5t4 ,l'expri5ce1 juge suprme1 dcide en faveur de la mcanique e9/e9i5ne1 contre la mcanique classique4 ,n\s en v]rons d'autres exemples4 ,n\s n'en tr\v]ons aucun qui prononce en s5s contraire4 99 99 99 99 99 ,mais voici bi5 autre *ose4 ,la n\velle loi de composition des vitesses1 et l'exi/5ce d'une vitesse-limite gale celle de la lumire1 peuv5t s'exprim] dans un langage diffr5t de celui que n\s avons employ jusqu'ici4 ,n\s n'avons encore p>l que de vitesses1 de m\vem5ts4 ,voyons comm5t les *oses se prs5t5t lorsque n\s exam9ons en mme temps les qualits p>ticulires des objets qui se meuv5t1 des corps1 de la matire4 ,*acun sait que ce qui c>actrise la matire1 c'e/ ce qu'on appelle l'in]tie4 ,si la matire e/ en repos1 il faut une =ce p\r la mettre en m\vem5t4 ,si elle e/ en m\vem5t1 il faut une =ce p\r l'arrt]4 ,il en faut une p\r acclr] le m\vem5t4 ,il en faut une p\r le dvi]4 ,cette rsi/ance que la matire oppose aux =ces qui t5d5t modifi] son tat de repos ou de m\vem5t1 c'e/ ce qu'on appelle l'in]tie4 ,les div]s corps peuv5t oppos] ces =ces une rsi/ance plus ou mo9s gr&e4 ,si une =ce e/ applique un objet1 elle lui imprim]a une c]ta9e acclration4 ,mais la mme =ce applique un autre objet lui imprim]a en gnral une acclration diffr5te4 ,un *eval de c\rse dployant son ef=t maximum dtal]a plus vite s'il porte un m9uscule jockey1 que s'il porte un cavali] de c5t kilos4 ,un *eval de trait dm>r]a plus rapidem5t si le *>iot qu'il trane e/ vide que s'il e/ *>g de m>*&ises4 ,v\s p\rrez mettre une *>rette en m\vem5t avec le mme ef=t qui n'branl]ait pas un l\rd camion4 ,lorsqu'une locomotive tranant quelques wagons dm>re brusquem5t1 la vitesse imprime au tra9 au b\t de la premire seconde e/ 7 une con/ante prs7 ce qu'on appelle son acclration4 ,si cette locomotive dm>re dans les mmes conditions avec un tra9 beauc\p plus long1 on rem>que que l'acclration e/ plus petite4 ,de l provi5t la notion1 introduite dans la sci5ce p> ,newton1 de la masse des corps qui en mesure l'in]tie4 ,si1 dans notre exemple1 la locomotive produit la seconde fois une acclration deux fois plus petite1 cela s'exprime en disant que la masse du deuxime tra9 e/ d\ble de celle du premi]4 ,si on tr\ve que l'acclration produite p> la locomotive e/ la mme p\r trois wagons *>gs de bl et p\r un seul wagon *>g de l+ots1 on dira que les deux tra9s ont la mme masse totale4 ,en un mot1 les masses des corps sont des donnes conv5tionnelles df9ies p> ce fait qu'elles sont proportionnelles aux acclrations causes p> une mme =ce4 ,autrem5t dit1 la masse d'un corps e/ le quoti5t de la =ce qui agit sur lui p> l'acclration qu'il lui imprime4 ,po9c> disait pittoresquem5t3 ,les masses sont des coeffici5ts qu'il e/ commode d'introduire dans les calculs4 ,s'il e/ une proprit des objets qui tombe s\s le s5s1 s\s les s5s1 dont *aque homme ait en quelque sorte l'in/9ct1 l'intuition1 c'e/ bi5 celle de la masse des corps4 ,eh bi56 une analyse un peu aigu n\s montre donc notre impuissance df9ir cette *ose autrem5t que p> des conv5tions dguises4 ,la df9ition po9c>i/e semble p>adoxale dans son aveu d'impuissance4 ,elle e/ ju/e p\rtant4 ,la masse n'e/ qu'un coeffici5t1 qu'une cration conv5tionnelle de notre infirmit6 ,p\rtant quelque *ose n\s re/ait o n\s p5sions p\voir accro*]1 s9on notre beso9 de c]titude1--il y a longtemps que les savants dignes de ce nom ont r5onc la c]titude6--du mo9s notre beso9 de nettet dans la dduction1 dans le classem5t des phnomnes4 ,on croyait con/ante la masse1 on croyait con/ant le coeffici5t si commode et si bi5 df9i4 ,ici encore1 il faut d*ant]1 hlas6--ou plutt tant mieux1 puisque ri5 n'gale1 aprs t\t1 le sav\reux plaisir de la n\veaut4 ,l'anci5ne mcanique n\s enseignait que la masse e/ con/ante p\r un mme corps1 indp5dante p> consqu5t de la vitesse que ce corps a dj acquise4 ,d'o il suivait1 comme n\s l'expliquions plus haut1 que1 si une =ce cont9ue agir1 la vitesse acquise au b\t d'une seconde s]a d\ble au b\t de deux secondes1 triple au b\t de trois et a9si de suite jusqu'au del de t\te limite4 ,mais n\s v5ons de voir que la vitesse augm5te mo9s p5dant la deuxime seconde que p5dant la premire et a9si de suite1 t\j\rs de mo9s en mo9s jusqu' ce que1 la vitesse de la lumire tant atte9te1 celle du mobile ne puisse plus augm5t]1 quelle que soit la =ce agissante4 ,qu'e/-ce dire8 ,si la vitesse du corps s'accrot mo9s p5dant la deuxime seconde1 c'e/ qu'il oppose la =ce acclratrice une rsi/ance plus gr&e4 ,t\t se passe comme si son in]tie1 comme si sa masse avait *ang6 ,cela revi5t dire3 la masse des corps n'e/ pas con/ante1 elle dp5d de leur vitesse1 elle crot qu& cette vitesse crot4 ,p\r les petites vitesses cette influ5ce e/ ins5sible4 ,p>ce qu'ils n'avai5t pu obs]v] que celles-l1 les fondateurs de la mcanique classique1--sci5ce exprim5tale1--ont rem>qu que les masses tai5t s5siblem5t con/antes1 et en ont cru p\voir conclure qu'elles l'tai5t absolum5t4 ,aux gr&es vitesses cela n'e/ plus vrai4 ,p>eillem5t1 aux petites vitesses1 dans la mcanique n\velle comme dans l'anci5ne1 les corps oppos5t s5siblem5t la mme rsi/ance d'in]tie aux =ces qui t5d5t acclr] leur m\vem5t et celles qui t5d5t le dvi]1 c\rb] leur trajectoire4 ,aux gr&es vitesses cela n'e/ plus vrai4 ,la masse crot donc rapidem5t avec la vitesse1 jusqu' dev5ir inf9ie qu& cette vitesse gale celle de la lumire4 ,un corps quelconque ne p\rra jamais atte9dre ni dpass] la vitesse de la lumire1 puisque1 p\r dpass] cette limite1 il faudrait surmont] une rsi/ance inf9ie4 ,voici1 p\r fix] les ides1 quelques *iffres qui laiss5t voir dans quelles proportions les masses v>i5t avec la vitesse4 ,le calcul e/ facile1 grce la =mule que n\s avons indique et qui donne les valeurs de la contraction de ,fitzg]ald-,lor5tz4 ,une masse de #a #jjj grammes ps]a #b c5tigrammes de plus la vitesse de #a #jjj kilomtres p> seconde2 elle ps]a #a #jfj grammes la vitesse de #ajj #jjj kilomtres p> seconde2 #a #cda grammes la vitesse de #bjj #jjj kilomtres p> seconde2 #b #jjj grammes 7elle aura d\bl7 la vitesse de #bei #hjf kilomtres p> seconde2 #c #ije grammes la vitesse de #bij #jjj kilomtres p> seconde4 99 99 99 99 99 ,voil ce qu'indique la ?orie n\velle4 ,comm5t la vrifi]8 ,cela et t impossible il y a encore c9quante ans1 alors qu'on ne connaissait que nos pauvres petites vitesses de vhicules et de projectiles t]re/res1 qui alors ne dpassai5t jamais1 mme p\r les obus1 #a kilomtre p> seconde4 ,les plantes elles-mmes n'ont que des vitesses bi5 trop faibles p\r cette vrification et ,m]cure1 p> exemple1 qui e/ la plus rapide de t\tes1 ne fait que du #ajj kilomtres la seconde1 ce qui e/ encore insuffisant4 ,si n\s n'avions dispos que de vitesses comme celles-l1 il n'y aurait pas eu moy5 de vrifi] qui avait raison1 de la mcanique classique affirmant la masse con/ante1 ou de la mcanique n\velle l'affirmant v>iable4 ,ce sont les rayons ca?odiques et les rayons ,bta du radium qui n\s ont f\rni des vitesses suffisantes p\r une vrification4 ,ces rayons sont con/itus p> un bomb>dem5t in9t]rompu de petits projectiles trs rapides1 d'une masse infrieure la deux-millime p>tie de celle de l'atome d'hydrogne1 *>gs d'ailleurs d'lectricit ngative et qu'on appelle des lectrons4 ,les tubes ca?odiques et le radium effectu5t un bomb>dem5t cont9uel de ces petits projectiles *>gs non pas de ml9ite1 mais d'lectricit1 bi5 mo9s gros que les obus des artill]ies europennes1 mais en revan*e anims de vitesses initiales inf9im5t plus gr&es et auprs desquelles celle de ,b]?a mme fait trs pitre figure4 ,comm5t ma9t5ant a-t-on pu mesur] la vitesse de ces projectiles8 ,on sait que les corps lectriss agiss5t les uns sur les autres3 ils s'attir5t ou se rep\ss5t4 ,nos lectrons sont *>gs d'lectricit4 ,si donc on les place dans un *amp lectrique1 entre deux plateaux runis aux deux bornes d'une ma*9e lectrique ou d'une bob9e d'induction1 ils vont tre s\mis une =ce qui les dvi]a de leur r\te4 ,les rayons ca?odiques s]ont donc dvis p> un *amp lectrique4 ,cette dviation dp5dra de la vitesse des projectiles et elle dp5dra aussi de leur masse1 c'e/--dire de la rsi/ance d'in]tie qu'elle oppose aux causes qui t5d5t la dvi]4 ,ce n'e/ pas t\t4 ,les *>ges lectriques portes p> ces projectiles sont en m\vem5t1 et mme en m\vem5t rapide4 ,de l'lectricit en m\vem5t1 c'e/ un c\rant lectrique2 or n\s savons que les c\rants sont dvis p> les aimants1 p> les *amps magntiques4 ,les rayons ca?odiques s]ont donc dvis p> l'aimant4 ,cette dviation1 comme la premire1 dp5dra de la vitesse et de la masse du projectile4 ,seulem5t1 elle n'en dp5dra pas de la mme manire4 ,t\tes *oses gales d'ailleurs1 la dviation magntique s]a plus gr&e que la dviation lectrique si la vitesse e/ gr&e4 ,en effet1 la dviation magntique e/ due l'action de l'aimant sur le c\rant2 elle s]a d'autant plus gr&e que le c\rant s]a plus int5se2 et le c\rant s]a d'autant plus int5se que la vitesse s]a plus gr&e1 puisque c'e/ le m\vem5t du projectile qui produit le c\rant4 ,au contraire1 la trajectoire de nos petits projectiles1 s\s l'influ5ce de l'attraction lectrique1 s]a d'autant mo9s dvie que le projectile s]a plus rapide4 ,on conoit donc qu'en s\mettant un rayon ca?odique l'action d'un *amp lectrique1 puis celle d'un *amp magntique1 on puisse1 en comp>ant les deux dviations1 mesur] la fois la vitesse du projectile et sa masse 7rapporte la *>ge lectrique connue de l'lectron74 ,on tr\ve a9si des vitesses normes allant de plusieurs diza9es de kilomtres jusqu' #aej #jjj kilomtres p> seconde et davantage4 ,quant aux rayons ,bta du radium1 ils sont encore plus rapides et atteign5t jusqu' des vitesses trs vois9es de celle de la lumire et suprieures #bij #jjj kilomtres p> seconde4 ,voil bi5 les vitesses qu'il n\s faut p\r voir si1 oui ou non1 la masse augm5te avec elles4 99 99 99 99 99 ,cela pos1 et p\r compr5dre p>faitem5t la m>*e des expri5ces1 il n\s re/e dire quelques mots de ce curieux phnomne d'in]tie lectrique qu'on appelle la self-induction4 ,qu& on veut tablir un c\rant lectrique1 on pr\ve une c]ta9e rsi/ance initiale qui cesse ds que le c\rant e/ tabli2 si ensuite on veut rompre le c\rant1 il t5d se ma9t5ir et on a autant de mal l'arrt] qu' arrt] une voiture une fois lance4 ,l'expri5ce j\rnalire peut le montr]4 ,quelquefois les trolleys d'un tramway quitt5t un in/ant le fil qui amne le c\rant2 ce mom5t1 on voit jaillir des t9celles4 ,p\rquoi8 ,il passait un c\rant qui allait du fil au trolley2 si le trolley s'loigne un in/ant du fil1 laissant un int]valle d'air qui e/ un ob/acle au passage de l'lectricit1 le c\rant ne s'arrte pas p\r cela1 p>ce qu'il e/ lanc p\r a9si dire2 il fran*it l'ob/acle s\s =me d't9celle4 ,ce phnomne e/ ce qu'on appelle la self-induction4 ,la self-induction ou simplem5t la self1 comme dis5t les ouvri]s lectrici5s1 e/ une vritable in]tie4 ,le milieu ambiant oppose une rsi/ance la =ce qui t5d tablir un c\rant lectrique et celle qui t5d faire cess] un c\rant pralablem5t tabli1 de mme que la matire rsi/e la =ce qui t5d la faire pass] du repos au m\vem5t1 ou au contraire du m\vem5t au repos4 ,il y a donc1 ct de l'in]tie mcanique1 une vritable in]tie lectrique4 ,mais nos projectiles ca?odiques1 nos lectrons sont *>gs4 ,qu& ils se mett5t en m\vem5t1 ils font natre un c\rant lectrique2 qu& ils s'arrt5t1 le c\rant cesse4 ,a ct de l'in]tie mcanique1 ils doiv5t donc possd] galem5t l'in]tie lectrique4 ,ils ont p\r a9si dire deux in]ties1 c'e/--dire deux masses in]tes1 une masse relle et mcanique1 et une masse app>5te due aux phnomnes de self-induction lectro-magntique4 ,en tudiant les deux dviations1 lectrique et magntique1 des rayons ,bta du radium ou des rayons ca?odiques1 on peut dt]m9] quelle e/1 dans la masse totale de l'lectron1 la "p de ces deux masses4 ,en effet1 la masse lectro-magntique due aux causes que n\s v5ons d'expliqu] v>ie avec la vitesse1 suivant c]ta9es lois que la ?orie de l'lectricit n\s fait connatre4 ,en obs]vant la relation entre la masse totale et la vitesse1 on peut donc voir quelle e/ la "p de la masse vritable et inv>iable1 et celle de la masse app>5te d'orig9e lectro-magntique4 ,l'expri5ce a t ralise et rpte p> des physici5s trs habiles4 ,le rsultat e/ bi5 fait p\r surpr5dre3 la masse relle e/ nulle1 t\te la masse de la p>ticule e/ d'orig9e lectro-magntique4 ,voil qui e/ de nature modifi] compltem5t nos ides sur l'ess5ce de ce qu'on nomme matire4 ,mais ceci1 e/ une autre hi/oire4444 ,on s'e/ dem& alors1--et c'e/ l que n\s v\lions en v5ir aprs ces quelques dt\rs qui auront dbr\ssaill le *em91--si la relation entre la masse et la vitesse des projectiles ca?odiques1 tait la mme que celle o n\s avait conduits le pr9cipe de relativit4 ,le rsultat des expri5ces e/ absolum5t net et concordant et c]ta9es d'entre elles ont port sur des rayons ,bta correspondant une valeur de la masse dcuple de la masse initiale4 ,ce rsultat e/ celui-ci3 les masses v>i5t avec la vitesse et exactem5t suivant les lois numriques de la dynamique d',e9/e94 ,n\velle et prcieuse confirmation exprim5tale1 et qui t5d tablir1 elle aussi1 que la mcanique classique n'tait qu'une grossire approximation1 valable t\t au plus p\r les mdiocres vitesses auxquelles n\s avons affaire dans le c\rs ridiculem5t born de la vie quotidi5ne4 ,a9si la masse des corps1 cette proprit newtoni5ne qu'on croyait le symbole mme de la con/ance et l'quival5t de ce qu'e/1 dans l'ordre des *oses morales1 la fidlit aux traits1 n'e/ plus qu'un petit coeffici5t v>iable1 ondoyant et relatif selon le po9t de vue4 ,en v]tu de la rciprocit que n\s avons dj prcise1 lorsqu'il s'e/ agi de la contraction due la vitesse1 la masse d'un objet augm5te p>eillem5t non seulem5t s'il se dplace1 mais si celui qui l'obs]ve se dplace1 et sans d'ailleurs qu'un autre obs]vateur li l'objet puisse jamais con/at] la diffr5ce4 ,a9si1 une rgle qui se meut une vitesse d'environ #bfj #jjj kilomtres p> seconde aura non seulem5t sa longueur dim9ue de moiti1 mais en mme temps sa masse d\ble4 ,sa d5sit1 qui e/ le rapport de sa masse son volume1 s]a donc quadruple4 ,les notions physiques qu'on croyait les mieux tablies1 les plus con/antes1 les plus 9branlables devi5n5t1 drac9es p> l'ouragan de la mcanique n\velle1 des *oses flottantes1 molles1 pla/iques et que modle la vitesse4 99 99 99 99 99 ,d'autres vrifications de la =mule n\velle1 et t\t fait indp5dantes de celle que n\s v5ons d'expos]1 ont t f\rnies rcemm5t p> les physici5s4 ,l'une des plus tonnantes e/ apporte p> la spectroscopie4 ,on sait1 que lorsqu'on fait pass] un rayon de lumire solaire1 prov5ant d'une f5te f9e1 trav]s l'arte d'un prisme de v]re1 ce rayon s'tale la sortie du prisme1 comme un magnifique v5tail dont les lames successives sont con/itues p> les c\leurs de l'arc-en-ciel4 ,dans cet v5tail color une obs]vation att5tive fait reconnatre de f9es discont9uits1 des lacunes troites o il n'y a pas de lumire2 on dirait des c\pures faites p> des ciseaux dans l'v5tail poly*rome1 et qui sont les raies sombres du spectre solaire4 ,*acune de ces raies correspond un lm5t *imique dt]m9 et s]t l'id5tifi] tant au laboratoire que dans le ,soleil ou les toiles4 ,on a depuis longtemps expliqu que ces raies provi5n5t des lectrons t\rnant trs rapidem5t aut\r du c5tre de l'atome4 ,leurs *angem5ts s\da9s de vitesse produis5t dans le milieu ambiant une onde 7p>eille celle cause dans l'eau p> la *ute d'un caill\7 et qui e/ une des ondes lum9euses c>actri/iques de l'atome4 ,elle se manife/e p> une des raies du spectre4 ,le physici5 danois ,bohr a rcemm5t dvelopp cette ?orie dans t\s ses dtails1 qui import5t peu ici1 et montr qu'elle r5d compte avec exactitude des div]ses raies spectrales correspondant aux lm5ts *imiques4 ,ceux-ci1 je le rappelle1 diffr5t entre eux p> le nombre et la disposition des lectrons gravitant dans leurs atomes4 ,or ,m4 ,somm]feld a fait le raisonnem5t suivant3 les lectrons qui gravit5t prs du c5tre d'un atome doiv5t avoir une vitesse beauc\p plus gr&e que ceux qui gravit5t v]s l'extrieur1 de mme que les plantes infrieures1 ,m]cure et ,vnus1 ont aut\r du ,soleil des vitesses bi5 plus gr&es que les plantes suprieures1 ,jupit]1 ,saturne4 ,il s'ensuit1--si les ides de ,lor5tz et d',e9/e9 sont exactes1--que la masse des lectrons int]nes des atomes doit tre plus gr&e que celle des lectrons ext]nes1 s5siblem5t plus gr&es1 c> ces lectrons t\rn5t des vitesses normes4 ,le calcul montre alors que1 dans ces conditions1 *aque raie du spectre d'un lm5t *imique doit tre en ralit compose d'un ensemble de plusieurs petites raies f9es et juxtaposes4 ,c'e/ prcism5t ce qui a t po/rieurem5t 7#aiaf7 con/at p> ,pas*54 ,il a tr\v que la /ructure des raies f9es e/ trs rig\reusem5t celle qu'annonait ,somm]feld4 tonnante confirmation de l'hypo?se faite3 exactitude de la n\velle mcanique6 ,mais ce n'e/ pas t\t4 ,on sait que les rayons ,x sont des vibrations analogues la lumire1 de mme orig9e1 mais de longueur d'onde beauc\p plus c\rte1 c'e/--dire d'une plus gr&e frqu5ce4 ,donc1 t&is que la lumire provi5t des lectrons extrieurs de ce petit sy/me solaire en m9iature qu'e/ l'atome1 les rayons ,x provi5n5t des lectrons les plus rapides1 c'e/--dire les plus pro*es du c5tre4 ,il s'ensuit que la /ructure p>ticulire des raies f9es1 due la v>iation de la masse lectronique avec la vitesse1 doit tre bi5 plus m>que encore p\r les raies des rayons ,x que p\r les raies spectrales de la lumire4 ,c'e/ effectivem5t ce que l'expri5ce a con/at4 ,les *iffres c>actrisant les faits obs]vs correspond5t exactem5t aux calculs de la mcanique n\velle1 la v>iation prvue de la masse avec la vitesse4 ,il e/ donc tabli que les phnomnes qui ont lieu dans le microcosme de *aque atome obiss5t aux lois de la mcanique n\velle1 et non de l'anci5ne1 et qu'en p>ticuli] les masses en m\vem5t y v>i5t comme le veut celle-l4 ,l'expri5ce1 s\rce unique de t\te vrit1 a prononc4 ,n\s voil bi5 lo9 des ides nagure c\rantes4 ,lavoisi] n\s a enseign que la matire ne peut se crer ni se dtruire1 qu'elle se cons]ve4 ,ce qu'il a v\lu dire p> l1 c'e/ que la masse e/ inv>iable1 et il l'a vrifi avec la balance4 ,et voici ma9t5ant que les corps n'ont peut-tre plus de masse1--si elle e/ entirem5t d'orig9e lectro-magntique1--et voici en t\t cas que cette masse n'e/ plus inv>iable4 ,cela ne veut pas dire que la loi de ,lavoisi] n'ait plus de s5s4 ,il subsi/e quelque *ose qui se confond avec la masse aux petites vitesses4 ,mais enf9 notre conception de la matire e/ violemm5t b\lev]se4 ,ce que n\s appelions matire1 c'tait avant t\t la masse1 qui tait en elle ce qui n\s semblait de plus tangible la fois et de plus durable4 ,et ma9t5ant cette masse n'exi/e pas plus que le temps et l'espace o n\s croyions p\voir la situ]6 ,ces ralits n'tai5t que des fantmes4444 ,qu'on me p>donne ce que cet expos a d'un peu ardu4 ,mais la n\velle mcanique n\s ouvre des horizons si trangem5t n\veaux qu'elle vaut mieux qu'un reg>d ddaigneux et rapide4 ,p\r contempl] un va/e paysage dans un monde inexplor1 il ne faut pas hsit]1 mme au prix d'un ess\fflem5t passag]1 grimp] p>fois une cte un peu rude4 99 99 99 99 99 ,il e/ enf9 une autre notion fondam5tale de la mcanique1 la notion d'n]gie qui1 la lumire de la ?orie e9/e9i5ne1 n\s app>at s\s un aspect inatt5du et ju/ifi dans une l>ge mesure1 lui aussi1 p> l'expri5ce4 ,n\s avons vu qu'un corps *>g d'lectricit et en m\vem5t oppose une c]ta9e rsi/ance au dplacem5t1 p> suite de cette in]tie lectrique qu'on appelle la self-induction4 ,le calcul et l'expri5ce montr5t que1 si on dim9ue les dim5sions du corps portant une c]ta9e quantit d'lectricit1 sans *ang] celle-ci1 cette in]tie lectrique augm5te4 ,en effet1 dans les hypo?ses faites et si l'in]tie e/ d'orig9e exclusivem5t lectro-magntique1 les lectrons ne sont plus que des sortes de sillages lectriques se m\vant dans ce milieu propagateur des ondes lectriques et lum9euses qu'on appelle l'!r4 ,les lectrons ne sont plus ri5 p> eux-mmes2 ils sont seulem5t1 suivant l'expression de ,po9c>1 des sortes de tr\s dans l'!r1 aut\r desquels s'agite celui-ci1 la manire d'un lac faisant des rem\s qui rsi/5t l'avancem5t d'un esquif4 ,mais alors1 plus les tr\s dans l'!r s]ont petits1 plus l'agitation de l'!r aut\r d'eux s]a proportionnellem5t importante4 ,plus1 p> consqu5t1 l'in]tie du tr\ dans l'!r qui con/itue le corpuscule tudi s]a gr&e4 ,que va-t-il s'ensuivre8 ,on sait1 p> les mesures faites1 que la masse du petit soleil de *aque atome1 du noyau positif1--aut\r duquel t\rn5t les plantes lectrons1--on sait1 dis-je1 que ce noyau positif a une masse beauc\p plus gr&e que celle d'un lectron4 ,si cette masse1 si l'in]tie correspondante sont ici aussi d'orig9e lectro-magntique1 il s'ensuit donc que le noyau positif des atomes e/ beauc\p plus petit que l'lectron4 ,si n\s considrons l'atome de l'hydrogne1 le plus lg] et le plus simple des gaz1 n\s savons qu'il e/ =m p> une seule plante1 p> un seul lectron ngatif t\rnant aut\r du petit soleil c5tral1 aut\r du noyau positif4 ,n\s savons aussi que la masse de l'lectron e/ #b #jjj fois plus petite que celle de l'atome d'hydrogne4 ,il suit de t\t cela1 le calcul le montre1 que le noyau positif doit avoir un rayon #b #jjj fois plus petit que celui de l'lectron4 ,or1 les expri5ces des physici5s anglais ont tabli que les grosses p>ticules alpha des rayons du radium peuv5t trav]s] plusieurs c5ta9es de milli]s d'atomes1 sans tre dvies s5siblem5t p> le noyau positif4 ,on en dduit que celui-ci e/ en effet bi5 plus petit que l'lectron1 con=mm5t aux prvisions ?oriques4 ,t\t cela conduit irrsi/iblem5t p5s] que l'in]tie de t\tes les p>ties con/ituantes des atomes1 c'e/--dire de t\te la matire1 e/ exclusivem5t d'orig9e lectro-magntique4 ,il n'y a plus de matire1 il n'y a plus que de l'n]gie lectrique1 qui1 p> les ractions que le milieu ambiant ex]ce sur elle1 n\s fait croire fallacieusem5t l'exi/5ce de ce quelque *ose de sub/antiel et de massif que les gnrations ont acc\tum d'appel] matire4 ,mais de t\t cela il ressort aussi p> des calculs et des raisonnem5ts simples et lgants d',e9/e91--et dont je ne puis ici que laiss] dev9] la m>*e1--que la masse et l'n]gie sont la mme *ose1 ou du mo9s sont les deux faces d'une mme mdaille4 ,donc1 plus de masse matrielle1 ri5 que de l'n]gie dans l'univ]s s5sible4 trange ab\tissem5t1 presque spirituali/e en un s5s1 de la physique mod]ne6 ,d'aprs t\t cela1 la plus gr&e p>tie de la masse des corps s]ait due une n]gie int]ne considrable et ca*e4 ,c'e/ cette n]gie que n\s voyons se dissip] peu peu dans les corps radioactifs1 seuls rs]voirs d'n]gie atomique ouv]ts jusqu'ici sur l'extrieur4 ,si t\t cela e/ vrai1 si n]gie et masse sont synonymes1 si la masse n'e/ que de l'n]gie1 rciproquem5t l'n]gie libre doit possd] des proprits massives4 ,effectivem5t1 la lumire p> exemple a une masse4 ,des expri5ces prcises ont en effet montr qu'un rayon de lumire1 frappant un objet matriel1 ex]ce sur lui une pression qui a t mesure4 ,la lumire a une masse1 donc elle a un poids comme t\tes les masses4 ,n\s v]rons d'ailleurs1 propos de la n\velle =me donne p> ,e9/e9 au problme de la gravitation1 une autre preuve directe1--et combi5 belle6--que la lumire e/ pesante4 ,on peut calcul] que la lumire reue du ,soleil sur la ,t]re en l'espace d'une anne pse un peu plus de #eh #jjj tonnes4 ,c'e/ peu si l'on songe au poids =midable de *>bon qu'il faudrait p\r entret5ir sur ce globule t]raqu la temprature assez d\ce1 en somme1 qu'y ma9ti5t le ,soleil1444 au cas o celui-ci s'te9drait brusquem5t4 ,la diffr5ce provi5t de ceci3 qu& n\s n\s *auffons avec un c]ta9 poids de *>bon1 n\s n'utilisons qu'une faible p>tie de son n]gie disponible1 son n]gie *imique4 ,t\te son n]gie intra-atomique n\s re/e inaccessible4 ,c'e/ f*eux1 sans quoi il suffirait de quelques grammes de *>bon p\r *auff]1 l'anne durant1 t\tes les villes et t\tes les us9es de ,france4 ,que de problmes en s]ai5t simplifis6 ,qu& l'humanit s]a sortie de l'ignorance et de la maladresse b>b>e o elle cr\pit1 c'e/--dire dans quelques c5ta9es de sicles1 n\s v]rons cela4 ,oui1 n\s v]rons cela4 ,ce s]a un beau spectacle en vrit1 et dont on a le droit de se rj\ir p> avance4 ,en att5dant1 le ,soleil1 comme t\s les a/res1 comme t\s les corps inc&esc5ts1 p]d peu peu de son poids mesure qu'il rayonne4 ,mais avec une telle l5teur que n\s n'avons pas cra9dre de le voir1 de si tt1 s'van\ir nos yeux1 p>eil ces tres de *oix qui meur5t de s'tre trop donns4 99 99 99 99 99 ,voici1 p\r en f9ir avec la mcanique d',e9/e91 une bi5 sugge/ive application de ces ides sur l'id5tit de l'n]gie et de la masse4 ,il y a en *imie une loi lm5taire bi5 connue et qui s'appelle loi de ,pr\t4 ,elle dit que les masses atomiques de t\s les lm5ts doiv5t tre des multiples enti]s de celle de l'hydrogne4 ,celui-ci tant1 de t\s les corps connus1 celui dont l'atome e/ le plus lg]1 la loi de ,pr\t p>tait de l'hypo?se que t\s les atomes sont con/ruits d'aprs un lm5t fondam5tal qui e/ l'atome d'hydrogne4 ,cette unit suppose de la matire semble de plus en plus dmontre p> les faits4 ,d'une "p1 il e/ pr\v que les lectrons prov5ant d'lm5ts *imiques diffr5ts sont id5tiques4 ,d'autre "p1 dans les trans=mations des corps radioactifs n\s voyons des atomes l\rds mettre successivem5t plusieurs atomes du gaz hlium en se simplifiant4 ,enf91 le gr& physici5 britannique ,ru!r=d a montr en #aiai qu'en bomb>dant1 dans c]ta9es conditions1 au moy5 des rayons du radium1 les atomes du gaz azote1 on peut en arra*] des atomes d'hydrogne4 ,cette expri5ce1 d'une importance qui n'a pas t assez ap]ue et qui con/itue en somme le premi] exemple d'une transmutation rellem5t accomplie p> l'homme1 t5d1 elle aussi1 pr\v] la validit de l'hypo?se de ,pr\t4 ,p\rtant1 lorsqu'on mesure exactem5t et qu'on comp>e les masses atomiques des div]s lm5ts *imiques1 on con/ate qu'elles ne suiv5t pas exactem5t la loi de ,pr\t4 ,p> exemple1 la masse atomique de l'hydrogne tant #a1 celle du *lore e/ #ce1df1 ce qui n'e/ pas un multiple enti] de #a4 ,or on peut calcul] que si la =mation des atomes complexes p>tir de l'hydrogne s'accompagne1--comme il e/ probable1--de v>iation d'n]gie int]ne1 p> suite d'une c]ta9e quantit d'n]gie rayonne dans la comb9aison1 il s'ensuivra ncessairem5t 7puisque l'n]gie p]due e/ pesante7 des v>iations de la masse du corps rsultant qui r5d5t trs bi5 compte des c>ts con/ats la loi de ,pr\t4 99 99 99 99 99 ,dans notre prom5ade un peu htive1 et en zig-zag1 trav]s la br\ssaille des faits n\veaux qui tay5t et vrifi5t la mcanique bau*e p> ,lor5tz1 a*eve p> ,e9/e91 notre dm>*e a t assez heurte4 ,c'e/ que1 faute de la t]m9ologie et des =mules te*niques dont l'app>eil1 ici1 s]ait p> trop rb>batif1 on doit se cont5t] de quelques raids h>dim5t et rapidem5t p\sss dans le secteur reconnatre4 ,ils auront suffi1 peut-tre1 p\r compr5dre quel b\lev]sem5t total des bases mmes de la sci5ce1 quelle explosion dans ses fondem5ts sculaires a produite la fulgurante syn?se e9/e9i5ne4 ,vraim5t des lumires n\velles rayonn5t ma9t5ant sur ceux qui1 l5tem5t1 s'ef=c5t la rude escalade du savoir1 et1 ayant sagem5t r5onc *]*] les p\rquoi1 veul5t du mo9s scrut] quelques comm5t4 ,peu avant sa mort et prvoyant avec son intuition gniale l'avnem5t de la n\velle mcanique1 ,po9c> conseillait aux pr(esseurs de ne pas l'enseign] aux enfants avant qu'ils fuss5t pntrs jusqu'aux moelles de la mcanique classique4 ,c'e/1 aj\tait-il1 avec la mcanique ord9aire qu'ils doiv5t vivre2 c'e/ la seule qu'ils auront jamais appliqu]2 quels que soi5t les progrs de l'automobile1 nos voitures n'atte9dront jamais les vitesses o elle n'e/ plus vraie4 ,l'autre n'e/ qu'un luxe et l'on ne doit p5s] au luxe que qu& il ne risque plus de nuire au ncessaire4 ,p\r un peu1 j'en appell]ais de ce texte de ,po9c> ,po9c> lui-mme4 ,c> p\r lui1 ce luxe1 la vrit1 tait la seule *ose ncessaire4 ,ce j\r-l1 assurm5t il songeait aux enfants4 ,mais les hommes cess5t-ils jamais d'tre des enfants8 ,a cela le matre trop tt disp>u et rpondu peut-tre1 de sa voix grave ad\cie d'un s\rire3 ,oui2 du mo9s il e/ plus commode de le suppos]4 ,cul-de-lampe ,,*apitre ,,c9qui,,me ,,la ,,relativit ,g,n,,ralis,e ,la pesanteur et l'in]tie ,ambigut de la loi de ,newton quival5ce de la ,gravitation et d'un m\vem5t acclr ,l'obus de ,jules ,v]ne et le pr9cipe d'in]tie ,p\rquoi les rayons lum9eux gravit5t ,comm5t on pse les rayons des toiles ,une clipse d'o jaillit la lumire4 ,n\s voici p>v5u au seuil de ce my/re3 la gravitation4 ,dans le *apitre prcd5t on a vu comm5t ,e9/e9 a c5tralis magnifiquem5t1 s\s une loi unique1 les m\vem5ts l5ts des objets massifs et ceux bi5 plus rapides de la lumire4 ,aup>avant c'tai5t dans l',univ]s des prov9ces sp>es et an>*iques4 ,les mmes lois1 n\s le savons ma9t5ant1 rgiss5t la mcanique et l'optique2 s'il avait p>u en tre autrem5t c'e/ qu'aux vitesses vois9es de celle de la lumire les longueurs et les masses des objets subiss5t1 p\r l'obs]vateur1 une v>iation qui e/ ins5sible aux vitesses usuelles4 ,c'e/ p> sa puissance de syn?se que la mcanique e9/e9i5ne e/ spl5dide4 ,grce elle n\s ap]cevons dans le surpr5ant univ]s o pass5t1 phmres1 nos p5ses et nos angoisses1 plus d'unit qu'aup>avant1 donc plus d'h>monie1 plus de beaut4 ,p\rtant la ?orie de la relativit laissait jusqu'ici de ct un phnomne fondam5tal1 ess5tiel1 rp&u p>t\t et t\j\rs dans le cosmos3 la gravitation1 proprit my/rieuse des corps qui g\v]ne les atomes infimes aussi bi5 que les toiles gantes et dirige leurs trajectoires suivant des c\rbes maje/ueuses4 ,l'attraction univ]selle que1 sur la ,t]re1 n\s appelons pesanteur1 tait p>mi les phnomnes une sorte d'le esc>pe et sans rapport avec le re/e de la philosophie naturelle4 ,la mcanique d',e9/e91 telle que n\s l'avons expose jusqu'ici1 passait ct de cette le sans l'abord]4 ,c'e/ p\rquoi1 s\s cette =me1 on l'appelait ?orie de la relativit re/re9te4 ,p\r en faire un in/rum5t de syn?se a*ev1 il re/ait y faire entr] le phnomne de la gravitation4 ,c'e/ p> cela qu',e9/e9 a c\ronn son uvre et que son sy/me a pris la =me admirable dsigne ma9t5ant s\s le nom de ?orie de la relativit gnralise4 ,e9/e9 a tir la gravitation univ]selle de son spl5dide isolem5t1 et l'a atta*e1 docile et va9cue1 au *> triomphal de sa mcanique4 ,bi5 plus1 il a donn de la loi clbre de ,newton une =me plus exacte et que l'expri5ce1 juge sans appel1 a reconnue la seule correcte4 ,comm5t il y e/ p>v5u1 p> quelle *ane subtile et =te de raisonnem5ts et de calculs fonds sur les faits1 c'e/ ce que je vais m'ef=c] ma9t5ant d'expos]1 en t*ant1 une fois encore1 d'vit] avec so9 au passage les rseaux de fils b>bels de la t]m9ologie ma?matique4 ,p\rquoi ,newton a-t-il cru--et t\te la sci5ce classique aprs lui--que la gravitation1 la *ute des corps1 ne r5tre pas dans la mcanique dont il a =mul les lois8 ,p\rquoi en un mot a-t-il considr la gravitation comme une =ce1 ou--p\r employ] un t]me plus vague mais plus gnral--comme une action qui fait que les corps pesants ne se dplac5t pas librem5t dans l'espace vide8 ,c'e/ cause du pr9cipe d'in]tie4 ,ce pr9cipe1 base de t\te la mcanique newtoni5ne1 peut s'exprim] a9si3 un corps sur lequel n'agit aucune =ce cons]ve une vitesse et une direction inv>iables4 ,p\rquoi adjo9t-on aux ma*9es vapeur ces r\es massives qu'on appelle des volants et qui t\rn5t vide8 ,p>ce que le pr9cipe d'in]tie e/ srem5t peu prs vrai4 ,lorsque la ma*9e subit un -c\p1 un arrt brusque et bref1 une acclration imprvue1 le volant e/ l p\r remettre les *oses en tat4 ,entran p> sa vitesse acquise et entranant son t\r la ma*9e il t5d cons]v] cette vitesse et emp*e et corrige aussi bi5 les ral5tissem5ts accid5tels que les acclrations4 ,ce pr9cipe e/ donc fond sur l'expri5ce1 et plus prcism5t sur celles de ,galile qui l'a vrifi en faisant r\l] des billes sur des plans div]sem5t incl9s4 ,p> exemple on con/ate qu'une bille lance sur un plan horizontal p>faitem5t poli cons]ve une mme direction et une vitesse qui re/]ait uni=me1 si la rsi/ance de l'air et le frottem5t sur le plan n'int]v5ai5t p\r la rduire peu peu jusqu' zro4 ,on obs]ve en effet qu'en rduisant ces rsi/ances de frottem5t la bille t5d cons]v] de plus en plus longtemps sa vitesse4 ,c'e/ sur une f\le d'expri5ces analogues qu'e/ bas le pr9cipe d'in]tie de ,newton4 ,ce pr9cipe n'a donc nullem5t le c>actre d'une vrit ma?matique d'vid5ce4 ,cela e/ si vrai que les anci5s1 contrairem5t notre mcanique classique1 croyai5t que le m\vem5t s'arrte ds que cesse la cause qui lui a donn naissance4 ,c]ta9s philosophes grecs avai5t encore une autre manire de voir2 ils p5sai5t que t\t corps1 si ri5 ne vi5t le contr>i]1 pr5dra un m\vem5t circulaire1 p>ce que c'e/ le plus noble de t\s les m\vem5ts4 ,n\s v]rons plus lo9 comm5t le pr9cipe d'in]tie de la mcanique gnralise d',e9/e9 s'app>5te trangem5t cette d]nire conception et en mme temps la curieuse dcl9aison1 au cl9am5 que le gr& et pr(ond ,lucrce attribuait la trajectoire libre de ses atomes4 ,mais n'anticipons pas4444 99 99 99 99 99 ,cette affirmation qu'un objet ab&onn librem5t lui-mme et s\/rait l'action de t\te =ce g>de sa vitesse et sa direction1 ce pr9cipe d'in]tie ne peut prt5dre tre autre *ose qu'une vrit d'expri5ce4 ,or les obs]vations qui s]v5t de base ce pr9cipe1 celles de ,galile en p>ticuli]1 et t\tes celles que les physici5s p\rrai5t imag9]1 ne saurai5t tre p>faitem5t dmon/ratives1 p>ce qu'il e/ impossible1 dans la pratique1 de s\/raire compltem5t un mobile l'action de t\te =ce extrieure1 rsi/ance de l'air1 frottem5t ou autre4 ,je sais bi5 que ,newton a fond ce pr9cipe non pas seulem5t sur les obs]vations t]re/res1 mais sur celles des a/res4 ,il a rem>qu que1 ab/raction faite de l'action attirante des autres corps cle/es1 et p\r autant qu'il e/ possible d'en jug]1 les plantes sembl5t cons]v] leur direction et leur vitesse p> rapport la vote toile4 ,mais les relativi/es p5s5t que les mots s\ligns dans la phrase prcd5te1 et qui correspond5t la p5se de ,newton1 con/itu5t une ptition de pr9cipe4 ,son raisonnem5t prsuppose que les plantes ne circul5t pas librem5t1 qu'elles sont contra9tes dans leur m\vem5t p> une =ce que ,newton a appele attraction univ]selle4 ,n\s v]rons comm5t ,e9/e9 a t am5 p5s] que celle-ci n'e/ peut-tre pas une =ce1 et alors la conclusion du raisonnem5t e/ t\t autre4 ,quoi qu'il en soit1 le pr9cipe d'in]tie classique e/ une vrit fonde sur des expri5ces 7d'ailleurs t\j\rs imp>faites71 et qui comme telle doit re/] s\s le contrle p]ptuel des faits4 ,t\t ce qu'on en peut affirm] c'e/ qu'il correspond pratiquem5t1 c'e/--dire peu prs1 ce qu'on con/ate4 ,newton le considrait non pas de la sorte1 non pas comme une approximation plus ou mo9s exacte mais comme une vrit rig\reuse4 ,c'e/ p\rquoi1 obs]vant que les plantes se meuv5t non en ligne droite1 mais suivant des c\rbes1 il en dduisait 7ce qui e/ la ptition de pr9cipe incrim9e7 qu'elles tai5t s\mises une =ce c5trale1 la gravitation4 ,c'e/ p\rquoi les corps pesants1 les corps gravitants1 ne lui semblai5t pas ju/iciables des lois mcaniques qu'il avait d'abord tablies p\r les corps librem5t ab&onns eux-mmes4 ,c'e/ p\rquoi en un mot1 la loi de gravitation de ,newton1 et les lois de la dynamique de ,newton sont des *oses di/9ctes et sp>es4 ,ce gr& gnie1 ce c]veau sans gal tait p\rtant un c]veau huma94 ,notre immortel ,desc>tes1 aprs avoir dcid de ne ri5 affirm] que ce qu'il p]cevait clairem5t et di/9ctem5t1 a cep5dant lanc des affirmations s+ulires et des hypo?ses =t occultes sur la gl&e p9ale et les esprits animaux4 ,p>eillem5t ,newton aprs avoir pos en pr9cipe ,hypo!ses non f+o a plac la base de sa mcanique les hypo?ses du temps absolu et de l'espace absolu4 ,a la base de sa gniale ?orie de la gravitation il a plac l'hypo?se--d'ailleurs plus admissible a priori--de l'exi/5ce d'une =ce gravitationnelle p>ticulire4 ,ce sont l des faiblesses inhr5tes aux plus gr&s hommes4 ,elles doiv5t n\s faire admir] davantage les cts lum9eux de leur uvre4 ,tant e/ pr(ond1 mme lorsqu'il dvie de la ligne droite1 le sillon creus p> ces gr&s dfri*eurs de l'inconnu1 que deux sicles et demi ont pass avant qu'on songe mme re*]*] si la discrim9ation faite p> ,newton entre les phnomnes purem5t mcaniques et les phnomnes gravitationnels e/ rellem5t fonde4 ,le gr& honneur d',e9/e9 e/ de l'avoir victorieusem5t t5t2 son honneur1 aprs avoir fait table rase de ma9tes acquisitions qu'on croyait df9itives1 e/ d'avoir fondu la gravitation et la mcanique dans une syn?se sup]be1 et de n\s avoir mieux fait s5tir l',unit sublime du monde4 99 99 99 99 99 ,au vrai1 et avant mme de pntr] plus lo9 dans les alles pr(ondes et m]veilleuses de la relativit gnralise1 il e/ vid5t a priori que la loi de l'attraction univ]selle de ,newton ne peut plus tre ma9t5ant considre comme satisfaisante4 ,elle affirme3 ,les corps s'attir5t en raison directe de leurs masses et en raison inv]se du c>r de leurs di/ances4 ,qu'e/-ce dire8 ,n\s avons vu que les masses des corps v>i5t avec leurs vitesses4 ,lorsqu'on introduit p> exemple la masse de la plante ,t]re dans les calculs o int]vi5t la loi de ,newton1 de quoi s'agit-il donc8 ,s'agit-il de la masse qu'aurait la ,t]re si elle ne t\rnait pas aut\r du ,soleil8 ,s'agit-il au contraire de la masse plus gr&e qu'elle possde p> suite de sa translation8 ,mais cette translation n'a pas t\j\rs la mme rapidit puisque la ,t]re dcrit une ellipse et non un c]cle8 ,et alors quelle valeur de cette masse v>iable introduira-t-on dans le calcul8 ,celle qui correspond au prihlie ou l'aphlie1 l'poque o la ,t]re se dplace le plus vite1 ou celle qui ral5tit son m\vem5t orbital8 ,d'ailleurs ne devra-t-on pas t5ir compte aussi de la vitesse de translation du sy/me solaire qui1 selon les saisons1 augm5te ou dim9ue celle de la ,t]re4 ,d'autre "p dans la loi de ,newton1 qu'introduirons-n\s comme di/ance de la ,t]re au ,soleil8 ,s]a-ce la di/ance relative un obs]vateur plac sur la ,t]re ou sur le ,soleil1 ou au contraire immobile au c5tre de la ,voie ,lacte et ne p>ticipant pas au m\vem5t de notre sy/me trav]s celle-ci8 ,ici encore on aura des valeurs diffr5tes suivant les cas1 puisque les di/ances spatiales v>i5t1 n\s l'avons vu avec ,e9/e91 selon la vitesse relative de l'obs]vateur4 ,la loi de ,newton1 en dpit de sa =me si simple1 si e/htique1 e/ donc ambigu et peu nette4 ,je sais bi5 que les diffr5ces dont n\s v5ons de p>l] sont faibles2 mais elles ne sont pas p\r cela ngligeables1 le calcul le montre4 ,s\s sa =me classique1 il e/ donc c]ta9 p\r les e9/e9i5s et sans prjudice des considrations o n\s allons entr]1 que la loi de ,newton e/ obscure et doit tre modifie et complte4 ,ces rem>ques prlim9aires auront peut-tre ceci d'utile1 qu'elles n\s a*em9]ont v]s l'tat d'esprit un peu ncessaire aux iconocla/es444 et dans la sci5ce les iconocla/es sont p>fois les ouvri]s du progrs4 ,les idoles auxquelles ces rem>ques n\s habitu]ont voir port] quelques c\ps injurieux sont la conception et la loi newtoni5nes de la gravitation4 ,laplace a crit dans son exposition du sy/me du monde3 ,il e/ impossible de ne pas conv5ir que ri5 n'e/ mieux dmontr dans la philosophie naturelle que le pr9cipe de la gravitation univ]selle en raison des masses et rciproque au c>r des di/ances4 ,ri5 ne mesure aussi bi5 que cette phrase d'un savant illu/re la gr&eur du progrs accompli p> ,e9/e9 lorsqu'il a1 comme n\s allons voir1 p]fectionn ce qu'on croyait le symbole mme1 l'exemple le plus a*ev de la vrit sci5tifique3 la loi clbre de ,newton4 99 99 99 99 99 ,la gravitation1 la pesanteur a ceci de commun avec l'in]tie des corps1 qu'elle e/ un phnomne p>faitem5t gnral4 ,t\s les objets matriels1 t\s les corps quel que soit leur tat physique et *imique sont la fois in]tes 7c'e/--dire qu'ils rsi/5t suivant leur masse aux =ces t5dant les dplac]7 et pesants1 7c'e/--dire qu'ils tomb5t lorsqu'ils sont librem5t ab&onns74 ,mais il e/ une *ose curieuse1 que ,newton avait dj con/ate sans en ap]cevoir la signification et qu'il considrait comme une simple et extraord9aire concid5ce3 le nombre qui df9it l'in]tie d'un corps e/ le mme qui df9it son poids4 ,ce nombre c'e/ la masse4 ,repr5ons l'exemple qui m'a s]vi dans un *apitre prcd5t propos de la mcanique d',e9/e94 ,si deux tra9s tirs p> deux locomotives id5tiques dm>r5t dans les mmes conditions et que la vitesse communique au premi] tra9 au b\t d'une seconde soit d\ble de celle du second1 on en dduira que l'in]tie1 la masse in]te du second tra9 7ab/raction faite des frottem5ts des rails7 e/ deux fois plus gr&e que celle du premi]4 ,or si n\s mettons ensuite nos deux tra9s sur la bascule1 n\s con/atons que le poids du second e/1 de mme1 deux fois plus gr& que celui du premi]4 ,cette expri5ce qui1 s\s la =me que n\s lui donnons e/ grossire1 a t faite avec une extrme prcision p> les physici5s au moy5 de m?odes dlicates qui import5t peu ici4 ,le rsultat a t semblable3 la masse in]te et la masse pesante des corps sont exprimes rig\reusem5t p> les mmes nombres4 ,newton n'avait vu l qu'une concid5ce4 ,e9/e9 y a tr\v la clef du donjon h]mtique et inviol o la gravitation s'isolait du re/e de la nature4 ,voici comm5t3 ,une *ose e/ rem>quable dans la pesanteur1 dans la gravitation3 quelle que soit la nature des objets1 ils tomb5t t\s avec la mme vitesse 7ab/raction faite de la rsi/ance de l'air74 ,on le con/ate facilem5t en laissant tomb] en mme temps1 dans un long tube o on a fait le vide1 des objets les plus div]s3 ils p>vi5n5t t\s en mme temps au bas du tube4 ,une tonne de plomb ou une feuille de papi] l*s ensemble du haut d'une t\r dans le vide atteign5t le sol simultanm5t1 avec une vitesse dont l'acclration1 e/ de #iha c5timtres p> seconde4 ,c'e/ un fait que ,lucrce connaissait dj4 ,voici en effet ce qu'crivait il y a deux mille ans l'immortel et pr(ond pote3 444 ,nulli1 de nulla p>te1 neque ullo ,tempore1 inane pote/ vacuum subsi/]e rei1 ,qu9 sua quod natura petit conc$]e p]gat4 ,omnia quapropt] deb5t p] inane quietum ,aeque pond]ibus non quis concita f]ri#g4 #g ,de ,natura ,r]um1 liv4 ,,ii1 v]s #bce-bdj4 ,si la pesanteur tait une =ce analogue l'attraction lectrique1 la traction d'une locomotive1 ou bi5 l'action propulsive d'une *>ge de p\dre1 il ne devrait pas en tre a9si4 ,les vitesses qu'elle imprime des masses disp>ates devrai5t tre diffr5tes4 ,les deux tra9s 9galem5t massifs de notre exemple prcd5t reoiv5t des acclrations 9gales s\s l'impulsion de la mme locomotive4 ,p\rtant1 si subitem5t une fosse pr(onde s'ouvrait s\s eux1 ils y tomb]ai5t avec la mme vitesse4 ,de l p5s] que la gravitation n'e/ pas une =ce comme le v\lait ,newton1 mais simplem5t une proprit de l'espace dans lequel se meuv5t librem5t les corps1 il n'y a qu'un pas4 ,e9/e9 le fran*it sans hsitation4 ,imag9ons dans un colossal gratte-ciel un asc5seur dont le cble de ret5ue s\da9 se rompt4 ,l'asc5seur va tomb] d'un m\vem5t acclr1 mo9s vite cep5dant qu'il ne f]ait dans le vide1 cause de la rsi/ance de l'air et du frottem5t de la cage de l'app>eil4 ,mais imag9ons p> surcrot que la ma*9e lectrique qui actionne l'asc5seur ait1 du mme c\p1 son commutateur inv]s1 et acclre la *ute de telle sorte que la vitesse desc5dante s'accroisse *aque seconde de #iha c5timtres4 ,ralis] cela ne s]ait qu'un jeu p\r les +nieurs1 bi5 que l'intrt de cette expri5ce n'ait pas1 jusqu'auj\rd'hui1 p>u assez vid5t p\r la ju/ifi]4 ,mais p\rquoi n'aurions-n\s pas le droit1 de n\s cri] p>fois comme le pote1 lorsqu'il s'agit de cl>ifi] un sujet1 ,si tu veux faisons un rve8 ,voici donc notre rve ralis1 et l'asc5seur tombe de trs haut avec prcism5t la vitesse acclre d'un objet l* librem5t dans le vide4 ,si les passag]s ont g>d dans cette *ute v]tig9euse assez de sang-froid p\r obs]v] ce qui arrive1 ils rem>qu]ont que leurs pi$s cess5t de press] sur le plan*] de l'app>eil4 ,ils p\rront s\da9 se croire semblables la *>mante et potique pr9cesse de ,la ,fonta9e une h]be n'aurait pas ,s5ti la trace de ses pas444 ,les porte-monnaie de nos passag]s1 mme s'ils sont ple9s d'or1 cess]ont de pes] dans leurs po*es1--ce qui p\rra leur caus] un mom5t d'motion4 ,leurs *apeaux1 s'ils leur *app5t des ma9s1 re/]ont susp5dus dans l'air ct d'eux4 ,se sont-ils prcautionns d'une balance8 ,ils obs]v]ont que les plateaux re/5t en quilibre1 mme si on y pose des poids trs diffr5ts4 ,t\t cela p>ce que ces objets tomb5t v]s le sol1 p> l'effet naturel de la pesanteur1 avec la mme vitesse que l'asc5seur lui-mme4 ,la pesanteur en a disp>u4 99 99 99 99 99 ,jules ,v]ne avait dj dcrit des effets semblables dans l'obus qui porte ses hros de la ,t]re la ,lune et au mom5t o le romanesque projectile arrive au po9t neutre1 l'endroit o1 *appant l'attraction t]re/re1 il ne subit pas encore celle de la ,lune4 ,le bon ,jules ,v]ne a d'ailleurs commis quelques petites hrsies sci5tifiques au sujet de cet obus4 ,il a p>ticulirem5t oubli que--en v]tu mme du pr9cipe d'in]tie dans ce qu'il a de plus grossirem5t vid5t--les in=tuns voyageurs devai5t tre aplatis comme galette1 contre le culot de l'obus1 l'in/ant du d"p du c\p4 ,il a cru aussi1 bi5 tort1 que les objets cessai5t de pes] dans l'obus seulem5t l'in/ant o il passe exactem5t entre les deux sphres d'attraction t]re/re et lunaire4 ,passons sur ces vtilles du romanci] et rev5ons l'image excell5te qu'il n\s a prophtiquem5t f\rnie p\r la commodit de notre expos e9/e9i54 ,considrons donc le projectile lorsqu'il comm5ce tomb] librem5t v]s la ,lune#h4 ,il e/ vid5t qu' p>tir de cet in/ant et jusqu' ce qu'il ait att]ri ou plutt aluni4441 il se comport]a exactem5t comme notre asc5seur--je devrais dire notre desc5seur--de t\t l'heure4 #h ,il e/ vid5t que n\s supposons l'obus sans rotation1 c'e/--dire que le canon du ,columbia ne doit pas1 dans nos hypo?ses1 avoir t un canon ray4 ,cette prcision e/ indisp5sable1 c> si l'obus t\rnait il s'y produirait des effets de =ce c5trifuge qui r5drai5t les phnomnes et du mme c\p notre dmon/ration plus compliqus4 ,on jug]a peut-tre que celle-ci l'e/ dj s\hait4 ,p5dant cette *ute v]s la ,lune1 les passag]s--miraculeusem5t *apps l'aplatissem5t fatal du d"p--v]ront t\s les objets aut\r d'eux s\da9 dmunis de leur poids re/] susp5dus en l'air1 et1 s\s l'influ5ce de la mo9dre *iqu5aude1 all] se coll] aux p>ois ou la vote ogivale de l'obus4 ,eux-mmes se s5tiront d'une extraord9aire lgret et sans ef=t f]ont les bonds les plus prodigieux1 r5dre jal\x ,nij9ski4 ,c'e/ qu'eux-mmes et t\s les objets vois9s tomb5t v]s la ,lune avec la mme vitesse que l'obus4 ,d'o p\r eux disp>ition de la pesanteur1 de la gravitation1 s\da9 subtilises comme p> un magici54 ,le magici51 c'e/ le m\vem5t acclr comme il convi5t1 c'e/ la *ute libre des obs]vateurs4 ,en rsum1 p\r supprim] en un lieu quelconque les effets app>5ts de la gravitation1 il suffit que l'obs]vateur possde une vitesse conv5ablem5t acclre4 ,c'e/ ce qu',e9/e9 appelle le pr9cipe d'quival5ce3 quival5ce des effets de la pesanteur et de ceux d'un m\vem5t acclr4 ,l'un et l'autre sont indisc]nables4 ,supposons notre obus de ,jules ,v]ne et ses in=tuns passag]s transports trs lo9 de la ,lune1 de la ,t]re et du ,soleil mme1 en un de ces endroits ds]ts et glacs de la ,voie ,lacte o n'exi/e aucune matire1 et si loign de t\tes les toiles qu'il n'y a plus l pesanteur ni attraction1 et que notre obus ab&onn y re/]a immobile4 ,dans ces conjonctures1 cela e/ clair1 il n'y aura ni haut1 ni bas1 ni pesanteur p\r les passag]s de l'obus4 ,ils se tr\v]ont db>rasss et allgs de t\tes les cont+5ces du poids4 ,ils p\rront indiffremm5t se mettre deb\t sur la p>oi int]ne du sommet de l'obus ou sur son culot1 comme ce fut durant qu'ils tombai5t v]s la ,lune4 ,imag9ons ma9t5ant que l',en*anteur ,m]l9 survi5ne subrepticem5t puis1 ayant atta* une corde l'anneau extrieur qui surmonte le projectile1 se mette le tir] d'un m\vem5t uni=mm5t acclr4 ,que se passe-t-il alors p\r les passag]s8 ,ils rem>qu5t s\da9 qu'ils ont retr\v leur poids et qu'ils sont rivs au plan*] de l'obus1 peu prs comme1 avant leur voyage1 ils tai5t fixs au sol de notre plante t]raque4 ,si mme le m\vem5t de l',en*anteur ,m]l9 s'acclre de #iha c5timtres p> seconde1 ils pr\v]ont exactem5t les mmes s5sations pesantes que sur la ,t]re4 ,ils rem>qu]ont que si1 un mom5t donn1 ils l*5t en l'air une assiette1 elle tomb]a sur le plan*] et s'y bris]a4 ,c'e/1 p5s]ont-ils1 p>ce que n\s sommes de n\veau s\mis la pesanteur2 cette assiette tombe en v]tu de son poids1 de sa masse pesante4 ,mais l',en*anteur ,m]l9 dira lui3 ,cette assiette tombe p>ce qu'elle a g>d1 en v]tu de son in]tie1 de sa masse in]te1 la vitesse asc5dante qu'elle possdait au mom5t qu'on l'a l*e4 ,aussitt aprs1 puisque je tire l'obus d'un m\vem5t acclr1 la vitesse asc5dante de celui-ci a dpass celle de l'assiette l*e4 ,c'e/ p\rquoi le fond de l'obus1 dans sa c\rse asc5dante acclre e/ v5u heurt] l'assiette et la bris]4 ,ceci pr\ve que le poids d'un corps1 sa gravitation1 e/ indisc]nable de son in]tie4 ,masse in]te1 masse pesante sont deux *oses1 non pas gales p> une extraord9aire concid5ce comme le croyait ,newton1 mais id5tiques et insp>ables4 ,ces deux *oses n'en sont qu'une4 ,et alors n\s sommes am5s p5s] que les lois de la pesanteur et celles de l'in]tie1 les lois de la gravitation et celles de la mcanique doiv5t tre id5tiques1 ou du mo9s doiv5t tre des modalits d'une *ose unique4 ,p>eillem5t la face et le pr(il d'un mme visage ne sont que ce mme visage vu s\s deux angles diffr5ts4 ,si mme les voyageurs de notre obus--qui sont vraim5t des sortes de cobayes6--mett5t l'il au hublot et voi5t la corde qui les remorque1 leur illusion p]si/]a4 ,ils se croiront susp5dus et immobiles en un po9t de l'espace o la pesanteur e/ ressuscite1 c'e/--dire1 comme dis5t les spciali/es1 en un po9t de l'espace o rgne un *amp de gravitation4 ,cette locution e/ analogue l'expression c\rante de *amp magntique qui dsigne une rgion de l'espace o s'ex]c5t des actions magntiques1 o la b\ssole se voit impos] une ori5tation4 ,en rsum1 on peut en t\t lieu remplac] un *amp de gravitation1 remplac] l'effet de la pesanteur p> un m\vem5t conv5ablem5t acclr de l'obs]vateur et rciproquem5t4 ,il y a quival5ce complte entre les effets de la pesanteur et ceux d'un m\vem5t appropri4 99 99 99 99 99 ,ceci va n\s p]mettre d'tablir ma9t5ant1 avec beauc\p de simplicit1 ce fait fondam5tal qu'on ne s\ponnait pas il y a quelques annes et qui a t brillamm5t dmontr p> l'expri5ce3 la lumire ne se propage pas en ligne droite dans les p>ties de l',univ]s o il y a de la gravitation1 mais sa trajectoire e/ incurve comme celle des objets pesants4 ,n\s avons tabli au c\rs d'un prcd5t *apitre que dans le cont9uum quatre dim5sions o n\s vivons1 que l'on p\rrait appel] l'espace-temps1 et que n\s appell]ons plus simplem5t l',univ]s1 il y a quelque *ose qui re/e con/ant1 et id5tique p\r des obs]vateurs se dplaant des vitesses donnes et diffr5tes4 ,c'e/ l',int]valle des vnem5ts4 ,il e/ naturel de p5s] que cet ,int]valle re/]a id5tique mme si la vitesse de l'obs]vateur v>ie1 mme si elle e/ acclre comme celle de notre asc5seur ou de l'obus de ,jules ,v]ne p5dant leur *ute4 ,en effet si1 p\r deux obs]vateurs se dplaant des vitesses diffr5tes1 quelque *ose dans l',univ]s e/ un inv>iant comme dis5t les physici5s1 c'e/--dire e/ inv>iable1 ce quelque *ose doit naturellem5t re/] tel p\r un troisime obs]vateur dont la vitesse passe graduellem5t de celle du premi] celle du second1 et qui1 p> consqu5t1 e/ anim d'un m\vem5t uni=mm5t acclr4 ,des consqu5ces fondam5tales en dc\l5t4 ,une *ose d'abord e/ vid5te1 admise d'un cons5tem5t unanime p> t\s les physici5s3 c'e/ que dans le vide1 et en un po9t de l'espace o ne s'ex]ce aucune =ce et o il n'y a pas de pesanteur1 la lumire se propage en ligne droite4 ,cela e/ c]ta9 p\r beauc\p de motifs et d'abord p> pure raison de symtrie1 p>ce qu'en une rgion du vide isotrope1 un rayon que ri5 ne sollicite ne doit po9t dvi] de sa m>*e rectiligne1 dans un s5s ou dans l'autre4 ,cela e/ vid5t quelque hypo?se qu'on fasse sur la nature de la lumire1 et mme si1 comme ,newton1 on suppose qu'elle e/ =me de p>ticules pesantes4 ,ceci admis1 supposons ma9t5ant qu'en un po9t de l',univ]s o il y a de la pesanteur1 la surface de la ,lune1 p> exemple1 un m]veilleux fusil puisse tir] une balle qui possde et g>de 7t\t le long de la trajectoire7 la vitesse de la lumire4 ,cette balle dcrira une trajectoire trs t5due1 cause de sa gr&e vitesse1 et nanmo9s incurve v]s le sol lunaire1 cause de la pesanteur4 ,puisque n\s p\vons cueillir loisir dans le *amp des hypo?ses1 ri5 ne n\s emp*e de suppos] que cette balle e/ une balle traante qui m>que sa trajectoire p> une lgre trane lum9euse4 ,la gr&e gu]re a connu des balles de ce g5re4 ,cette balle1 en mme temps qu'elle avance1 tombe *aque seconde v]s le sol lunaire1 d'une quantit gale celle dont tomb]ait t\t autre projectile lanc n'importe quelle vitesse1 ou mme sans vitesse4 ,t\s les objets prs de la surface du sol tomb5t 7dans le vide7 avec la mme vitesse v]ticale1 et qui e/ indp5dante de leur dplacem5t dans le s5s horizontal4 ,c'e/ mme p\r cela que les trajectoires des projectiles sont d'autant plus incurves qu'ils ont une plus faible vitesse initiale4 ,obs]ve trav]s les hublots de l'obus de ,jules ,v]ne 7qui1 au mme mom5t1 tombe librem5t v]s la ,lune71 la trajectoire de cette balle p>atra aux passag]s une ligne droite p>ce qu'elle tombe avec la mme vitesse qu'eux4 ,supposons qu'un rayon lum9eux prov5ant de la lueur du fusil sorte de celui-ci en mme temps que la balle1 en la rasant1 et dans la mme direction4 ,ce rayon lum9eux s]a videmm5t rectiligne p\r les passag]s de l'obus1 puisque la lumire se propage en ligne droite qu& il n'y a pas de pesanteur4 ,p> consqu5t1 puisqu'il a la mme =me1 la mme direction et la mme vitesse que la balle fusante1 les passag]s v]ront ce rayon lum9eux concid] p5dant t\t son trajet avec la trajectoire de cette balle4 ,p> consqu5t encore1 l',int]valle 7 la fois dans le temps et dans l'espace7 du rayon lum9eux et de la balle e/ et re/e zro4 ,or cet ,int]valle doit demeur] tel1 quelle que soit la vitesse de l'obs]vateur4 ,si donc l'obus de ,jules ,v]ne ne tombe plus mais e/ arrt la surface de la ,lune1 ses passag]s cont9u]ont de voir le rayon lum9eux concid] en *acun de ses po9ts1 avec la trajectoire de la balle4 ,cette trajectoire 7ils le rem>qu5t ma9t5ant7 e/ incurve p> la pesanteur2 donc le rayon lum9eux e/ p>eillem5t incurv p> elle4 ,ceci dmontre que la lumire ne se propage pas en ligne droite mais tombe exactem5t comme t\s les objets1 s\s l'influ5ce de la gravitation4 ,si on ne l'a jamais con/at nagure1 si on a t\j\rs cru que la lumire se propage en ligne droite1 c'e/ que p> suite de son norme vitesse1 sa trajectoire n'e/ que trs peu c\rbe p> la pesanteur4 ,cela e/ comprh5sible4 ,a la surface de la ,t]re p> exemple1 la lumire doit tomb] 7comme t\s les objets7 avec une vitesse qui au b\t d'une seconde e/ de #iha c5timtres4 ,or1 au b\t d'une seconde1 un rayon lum9eux a dj p>c\ru #cjj #jjj kilomtres4 ,supposons 7ce qui e/ bi5 exagr7 qu'on puisse obs]v] prs de la surface de la ,t]re un rayon lum9eux horizontal de #cjj kilomtres de long4 ,p5dant le millime de seconde que ce rayon emploi]a all] d'un obs]vateur l'autre il tomb]a seulem5t d'une quantit gale #e millimes de millimtre4 ,on conoit qu'un rayon lum9eux qui1 sur une di/ance de #cjj kilomtres1 ne s'loigne de sa direction initiale que de cette quantit absolum5t inobs]vable1 ait t\j\rs t considr comme rectiligne4 ,n'e/-il donc nul moy5 de vrifi] si1 oui ou non1 la lumire e/ incurve p> la gravitation8 ,ce moy5 exi/e et c'e/ l'a/ronomie qui va n\s l'apport]4 99 99 99 99 99 ,s'il e/ impossible d'apprci] la c\rbure d'un rayon lum9eux allant d'un po9t l'autre de la surface t]re/re1 c'e/ d'abord p>ce que la pesanteur sur la ,t]re e/ trop petite p\r infl*ir beauc\p ce rayon2 c'e/ ensuite p>ce que n\s ne p\vons pas le suivre sur une suffisante di/ance1 notre plante tant ridiculem5t petite4 ,mais ce qu'on ne peut faire sur ce petit globule t]raqu1 dont la lumire rapide fran*it le diamtre t\t enti] en un v+t-c9quime de seconde1 on arriv]a peut-tre le ralis] dans le laboratoire gigantesque de l'espace cle/e4 ,ju/em5t n\s avons1 presque porte de la ma91-- #aej millions de kilomtres1 seulem5t1 d'ici--un a/re sur lequel la pesanteur e/ v+t-sept fois plus int5se qu'ici-bas4 ,c'e/ le ,soleil4 ,un corps ab&onn lui-mme y tombe dans la premire seconde de #acb mtres4 ,sa *ute e/ v+t-sept fois plus rapide que sur la ,t]re4 ,la lumire s]a donc1 prs du ,soleil1 infl*ie beauc\p plus p> la pesanteur4 ,cette inflexion s]a encore accrue p> le fait que le ,soleil a un million et demi de kilomtres de diamtre1 et qu'un rayon lum9eux a beso9 de beauc\p plus de temps p\r fran*ir cette di/ance que p\r fran*ir le diamtre t]re/re4 ,l'action de la pesanteur sur ce rayon s'ex]ce donc p5dant bi5 plus longtemps que sur un rayon rasant la ,t]re1 et1 p\r cela aussi1 elle l'incurv]a davantage4 ,soit un rayon lum9eux prov5ant1 p> exemple1 d'une toile situe trs lo9 d]rire le ,soleil4 ,s'il n\s arrive aprs avoir ras celui-ci1 il se comport]a comme un projectile4 ,sa trajectoire cesse d'tre rectiligne1 elle e/ lgrem5t c\rbe v]s le ,soleil4 ,autrem5t dit1 ce rayon e/ dvi de la ligne droite1 et la direction qu'il a lorsque nos yeux le reoiv5t sur la ,t]re e/ un peu diffr5te de la direction qu'il possdait en p>tant de l'toile4 ,il a subi une dviation4 ,le calcul montre que cette dviation1 bi5 que faible encore1 e/ mesurable4 ,elle e/ gale un angle d'une seconde et trois qu>ts1 angle que les m?odes prcises des a/ronomes p]mett5t de mesur]4 ,ah6 a n'e/ po9t qu'il soit bi5 gr& cet angle1 qu'on en juge3 il faut juxtapos] #cbd #jjj angles d'une seconde p\r faire un angle droit4 ,autrem5t dit1 un angle d'une seconde e/ celui s\s lequel on v]rait1 #bjf kilomtres de di/ance1 les deux extrmits d'un piquet d'un mtre fi* dans le sol4 ,si nos yeux tai5t assez aigus p\r voir un homme de taille normale deb\t #bjj kilomtres de l'endroit o n\s n\s t5ons1 notre reg>d1 en fixant successivem5t sa tte1 puis ses pi$s1 dvi]ait d'un angle =t petit4 ,eh bi51 cet angle reprs5te exactem5t la dviation subie p> la lumire qui n\s vi5t d'une toile aprs qu'elle a ras le globe d'or du ,soleil4 ,si m9uscule que soit cet angle1 les a/ronomes sav5t le dt]m9] grce la dlicate exactitude de leurs m?odes4 ,il ne faut po9t le mpris]1 cet angle infime4 ,il ne faut po9t ddaign] ceux qui raff95t jusqu' obs]v] de p>eilles bagatelles1 puisque auj\rd'hui la sci5ce en e/ b\lev]se4 ,e9/e9 a raison contre ,newton p>ce qu'on a pu mesur] cet angle si petit1 p>ce que cette dviation a t con/ate en fait4 ,p\r vrifi] si elle exi/e1 une grosse difficult se prs5tait4 ,comm5t ap]cevoir le rayon qui n\s vi5t d'une toile en rasant le bord du ,soleil1 c'e/--dire en ple9 j\r8 ,c'e/ impossible4 ,mme avec les lunettes les plus puissantes1 l'image des toiles situes l'arrire-plan du ,soleil sont compltem5t noyes dans l'clat de celui-ci1 ou--p\r s'exprim] plus exactem5t--dans la lumire diffuse p> notre atmosphre4 ,on peut mme rem>qu] ce propos 7si l'on ose ouvrir ici une p>5?se444 et p\rquoi n'os]ait-on pas87 que la nuit n\s a appris beauc\p plus de *oses que le j\r sur les my/res de l',univ]s4 ,dans le symbolisme littraire1 et dans le politique1 la lumire du j\r e/ l'image du progrs et du savoir1 la nuit l'emblme de l'ignorance4 ,quelle sottise6 ,c'e/ blasphm] la nuit dont n\s devons vnr] la brune d\ceur4 ,et je n'ent5ds po9t p>l] ici de son *>me romanesque1 mais seulem5t des admirables progrs que n\s lui devons dans le savoir4 ,m9uit n'e/ pas seulem5t l'heure des crimes4 ,c'e/ celle aussi des va/es envoles v]s les mondes lo9ta9s4 ,le j\r on ne voit qu'un ,soleil1 la nuit n\s en montre des millions4 ,et si le rideau bl\issant que la lumire solaire t5d devant le ciel e/ tiss de rayons clatants1 c'e/ un rideau qu& mme1 c> il n\s r5d p>eils aux phalnes qu'une lumire trop vive emp*e de voir plus lo9 que le b\t444 de leurs ailes4 ,il faut donc1 p\r rs\dre notre problme1 voir en ple9e nuit des toiles dont l'image s]ait prs du bord solaire4 ,cela e/-il donc impossible8 ,non4 ,la nature y a p\rvu en crant des clipses totales de soleil1 visibles p>fois en c]ta9s lieux de la ,t]re4 ,alors1 et p5dant quelques m9utes1 le disque radieux e/ trs exactem5t ca* d]rire celui de la ,lune1 si bi5 qu'en ple9 j\r t\t se passe comme s'il tait nuit1 et qu'on voit les toiles brill] prs du ,soleil masqu de noir4 99 99 99 99 99 ,t\t ju/em5t1 une clipse totale devait tre visible en ,afrique et dans l',amrique du ,sud le #bi mai #aiai1 peu aprs qu',e9/e9 eut1 p> un raisonnem5t semblable celui qui prcde1 annonc la dviation des rayons /ellaires prs du soleil4 ,deux expditions fur5t organises p> les a/ronomes de ,gre5wi* et d',ox=d4 ,l'une s'in/alla ,sobral au ,brsil1 l'autre dans une petite le portugaise1 ,pr9cipe1 dans le golfe de ,gu9e4 ,c]ta9s des a/ronomes anglais tai5t bi5 un peu sceptiques sur le rsultat4 ,comm5t admettre1 jusqu' preuve du contraire1 que ,newton s'e/ tromp1 ou du mo9s n'a pas donn une loi p>faite8 ,cette preuve du contraire rsulta p\rtant1 et d'clatante faon1 des obs]vations faites4 ,celles-ci consi/r5t photographi] sur un c]ta9 nombre de plaques1 et p5dant les quelques m9utes de l'clipse totale1 les toiles vois9es du ,soleil occult4 ,elles avai5t t1 avec les mmes lunettes1 photographies quelques sema9es aup>avant1 alors que la rgion du ciel o elles brill5t tait encore dans la nuit et lo9 du ,soleil4 ,celui-ci comme on sait1 trav]se successivem5t1 dans sa c\rse annuelle1 les div]ses con/ellations du ,zodiaque4 ,si la lumire des toiles photographies n'tait pas dvie en passant prs du ,soleil1 il e/ vid5t que leurs c>tem5ts devai5t tre id5tiques sur les plaques prises p5dant l'clipse et sur les plaques prises la nuit1 quelque temps aup>avant4 ,mais si leur lumire tait dvie p5dant l'clipse1 p> l'attraction du ,soleil1 il en devait tre t\t autrem5t4 ,voici p\rquoi3 ,qu& la ,lune se lve sur une de nos pla9es1 elle n'e/ pas ronde1 t\t le monde l'a rem>qu1 mais aplatie dans le s5s v]tical et semblable un peu une gigantesque m&>9e pose sur l'horizon1 p\r je ne sais quel s\p] fantasmagorique4 ,p\rtant la ,lune n'a pas cess d'tre ronde4 ,si elle semble aplatie1 c'e/ p>ce que les rayons prov5ant de son bord infrieur1 et qui n\s arriv5t aprs avoir trav]s une c\*e d'air trs paisse1 sont c\rbs v]s le sol p> la rfraction de cette c\*e d'air1 et bi5 plus que les rayons du bord suprieur qui trav]s5t une mo9dre paisseur d'atmosphre4 ,notre il voit le bord lunaire dans la direction suivant laquelle n\s arriv5t ses rayons et non pas dans celle o ils sont p>tis4 ,c'e/ p\rquoi le bord infrieur de la ,lune n\s p>at surlev sur l'horizon plus qu'il n'e/ rellem5t4 ,cette dviation e/ due la rfraction4 ,semblablem5t1 une toile situe un peu l',e/ du ,soleil 7et dont la lumire e/ c\rbe1 non po9t p> la rfraction1 mais p> la pesanteur7 n\s p>atra plus c>te de lui4 ,elle n\s p>atra plus l',e/ qu'elle n'e/ en ralit4 ,de mme une toile situe l',oue/ du ,soleil n\s p>atra dcale v]s l',oue/ du bord solaire occid5tal4 ,donc les toiles situes de "p et d'autre du ,soleil p>atront plus c>tes1 plus sp>es les unes des autres sur les cli*s pris p5dant l'clipse4 ,dans leur position normale1 sur les cli*s pris p5dant la nuit1 elles sembl]ont au contraire plus ress]res1 plus rappro*es4 ,c'e/ prcism5t ce qu'on a con/at1 p> l'tude micromtrique des photographies obt5ues ,sobral et ,pr9cipe4 ,non seulem5t la dviation de la lumire des toiles p> le ,soleil a t a9si dmontre1 mais on a con/at que cette dviation a exactem5t la gr&eur numrique annonce p> ,e9/e94 ,elle correspond un angle d'une seconde et trois qu>ts 7#age7 p\r une toile tang5te au bord solaire1 angle qui dcrot proportionnellem5t trs vite p\r des toiles plus loignes de ce bord4 ,glorieux triomphe de la ?orie et qui tablissait p\r la premire fois un li5 entre la lumire et la gravitation6 ,j'ai comp> il y a un in/ant l'incurvation de la lumire p> la pesanteur celle que produit la rfraction atmosphrique4 ,prcism5t c]ta9s a/ronomes se sont dem& si la concordance de la ?orie d',e9/e9 et des rsultats obt5us p5dant l'clipse tait autre *ose qu'une concid5ce1 et si les dviations obs]ves ne prov5ai5t pas d'une rfraction cause dans l'atmosphre du ,soleil4 ,cette explication p>at ins\t5able4 ,on obs]ve p>fois des comtes trav]sant l'espace t\t prs de la surface solaire4 ,elles subiss5t dans leur m\vem5t une rsi/ance qui le p]turb]ait compltem5t si le ,soleil avait une atmosphre assez rfr+5te p\r expliqu] les dviations obs]ves ,sobral et ,pr9cipe4 ,de telles p]turbations des orbites comtaires prs du ,soleil n'ont jamais t con/ates4 ,cela exclut t\te autre int]prtation qu'un effet de la pesanteur sur la lumire4 ,a9si1 les rayons des toiles pess p> des procds d'une exquise dlicatesse1 ont f\rni l'clatante confirmation des prmisses ?oriques d',e9/e94 ,a ses fruits on juge l'arbre4 ,cul-de-lampe ,,*apitre ,,sixi,,me ,,conception ,,n\velle ,,de ,,la ,,gravitation ,gomtrie et ralit ,la gomtrie d',euclide et les autres ,cont+5ce du crit]ium de ,po9c> ,l'univ]s rel n'e/ pas euclidi5 mais riemanni5 ,les avat>s du nombre ,le po9t de vue de l'ivrogne4444 ,lignes droites et godsiques ,la n\velle loi d'attraction univ]selle ,l'anomalie de la plante ,m]cure explique ,?orie gravitationnelle d',e9/e94 ,l'univ]s e/-il con=me la gomtrie8 ,voil une "q dont philosophes et savants ont beauc\p disput1 et que la dviation de la lumire p> la pesanteur va n\s p]mettre d'attaqu] =t simplem5t4 ,on enseigne t\te une magnifique srie de ?ormes de gomtrie solidem5t embots les uns dans les autres et dont les pr9cipaux fur5t autrefois crs p> un gr& gnie grec1 ,euclide4 ,c'e/ p\rquoi cette gomtrie classique s'appelle la gomtrie euclidi5ne4 ,ces ?ormes sont bass sur un c]ta9 nombre d'axiomes et de po/ulats qui ne sont1 en somme1 que des affirmations1 des df9itions4 ,la pr9cipale de ces df9itions e/ la suivante3 ,la ligne droite e/ le plus c\rt *em9 d'un po9t un autre4 ,cela p>at t\t simple aux coli]s p>ce qu'ils sav5t qu'au /ade le c\reur qui s'amuse faire des zigzags arriv]a au b aprs les autres444 et qu& on va s\v5t au t]ra9 de sports on n'a ni l'envie1 ni le loisir de se dess*] sur la validit des axiomes de la gomtrie4 ,que veut dire exactem5t cette df9ition de la ligne droite8 ,on en a longtemps discut et ,h5ri ,po9c> a crit l-dessus des pages pr(ondes et f9es1 mais dont la conclusion n'e/ pas dnue d'un peu d'inc]titude4 ,dans la pratique1 *acun de n\s sait bi5 ce qu'il appelle une ligne droite3 c'e/ la ligne que dess9e l'arte d'une rgle bi5 dresse4 ,comm5t sait-on qu'une rgle e/ bi5 dresse8 ,en la plaant devant l'il et en obs]vant que ses deux extrmits1 lorsqu'on les vise1 sont confondues p> le reg>d qui voit en mme temps t\s les po9ts int]mdiaires de l'arte4 ,c'e/ comme cela que les m5uisi]s jug5t qu'une plan*e e/ rabote droit4 ,en un mot n\s appelons ligne droite1 dans la pratique1 la ligne que suit le reg>d du tireur entre le guidon et le cran de mire4 ,t\t cela revi5t en somme df9ir la ligne droite p> la direction d'un rayon lum9eux4 ,comme qu'on ret\rne la "q on en arrive t\j\rs ceci3 dire que le bord d'un objet e/ droit1 c'e/ dire que la ligne qui le dlimite concide sur t\te sa longueur avec un rayon lum9eux#i4 ,on peut donc affirm]3 pratiquem5t la ligne droite e/ le *em9 p>c\ru p> la lumire dans un milieu homogne4 #i ,il va sans dire que dans t\t ceci le rayon lum9eux e/ c5s se propag] dans un milieu homogne4 ,mais alors une "q se pose4 ,le monde o n\s vivons1 l'univ]s e/-il con=me la gomtrie d',euclide1 e/-il euclidi51 p\r employ] l'adjectif la mode qui n'e/ peut-tre pas encore au dictionnaire de l',acadmie1 mais qui y s]a8 ,c> il faut bi5 dire ma9t5ant que la gomtrie d',euclide n'e/ pas la seule qu'on ait cre4 ,au ,x,i,xe sicle des savants pr(onds et h>dis1 ,riemann1 ,bolyay1 ,lobat*ewski1 ,po9c> lui-mme1 ont fond des gomtries n\velles trs diffr5tes1 assez tranges4 ,elles sont t\t aussi logiques et cohr5tes que la gomtrie classique d',euclide1 mais elles sont bases sur des axiomes1 sur des po/ulats autres1 c'e/--dire sur des df9itions diffr5tes4 ,p> exemple on appelle p>allles deux lignes droites situes dans un mme plan et qui ne se r5contr5t jamais4 ,la gomtrie *re notre enfance dit3 p> un po9t on ne peut faire pass] qu'une seule p>allle une droite donne4 ,c'e/ ce qu'on appelle le po/ulat d',euclide4 ,survi5t ,riemann qui n'admet pas ce po/ulat et le remplace p> celui-ci3 p> un po9t on ne peut faire pass] aucune droite p>allle une droite donne1 c'e/--dire aucune ligne qui ne la r5contre jamais4 ,et l-dessus il fonde une gomtrie p>faitem5t cohr5te4 ,qui os]ait affirm] que la gomtrie d',euclide e/ vraie1 celle de ,riemann fausse8 ,comme con/ructions ?oriques idales1 elles sont aussi vraies l'une que l'autre4 99 99 99 99 99 ,on peut pos] la "q suivante3 le monde rel correspond-il la gomtrie classique d',euclide ou celle de ,riemann8 ,on a cru longtemps qu'il correspondait la gomtrie d',euclide4 ,po9c> lui-mme disait1 p>lant de celle-ci3 ,elle e/ et re/]a la plus commode3 #a p>ce qu'elle e/ la plus simple2 #b p>ce qu'elle s'accorde assez bi5 avec les proprits des solides naturels1 ces corps dont se rappro*5t nos membres et notre il et avec lesquels n\s faisons nos in/rum5ts de mesure4 ,lorsque les anci5s affirmai5t que la ,t]re e/ plate1 ils assurai5t de mme444 ou peu prs3 ,cette notion e/ la plus commode3 #a p>ce qu'elle e/ la plus simple2 #b p>ce qu'elle s'accorde assez bi5 avec les proprits des objets naturels avec lesquels n\s sommes en contact4 ,mais qu& les hommes sont v5us en contact avec des objets plus loigns1 qu& les navigateurs et les a/ronomes ont multipli ces objets n\veaux1 la notion de la ,t]re plate a cess d'tre la plus commode1 la plus simple1 la mieux adquate aux donnes s5sibles4 ,et alors a surgi la notion de la rotondit de la ,t]re qui s'e/ tr\ve inf9im5t plus commode1 plus simple1 mieux adapte au monde extrieur4 ,la commodit1 qui e/ p\r ,po9c> le crit]ium de la vrit sci5tifique1 e/ une *ose cont+5te et la/ique4 ,tel po9t de vue e/ commode ,p>is1 qui ne le s]a plus ,pontoise4 ,telle ?orie e/ commode sur un espace de #ajj mtres qui ne le s]a plus sur un espace de #ajj millions de kilomtres4 ,l'hypo?se d'une ,t]re plate a cd le pas celle d'une ,t]re ronde4 ,la ,t]re immobile a cd le pas la ,t]re t\rnante4 ,de mme il semble qu'auj\rd'hui1 la gomtrie euclidi5ne doive cd] le pas une autre1 comme reprs5tation commode du monde rel4 ,dans l',univ]s1 dans notre espace rel peut-on m5] une p>allle une droite8 ,c'e/--dire deux droites relles situes dans le mme plan peuv5t-elles ne jamais se r5contr]8 ,cette "q signifie ceci3 deux rayons lum9eux *em9ant dans l'espace vide et dans ce que 7p\r *aque fraction de ces rayons7 n\s appell]ons un mme plan1 peuv5t-ils ne jamais se r5contr]8 ,la rponse cette "q e/ non4 ,puisque dans l'espace cle/e ces deux rayons lum9eux sont dvis p> la gravitation des a/res1 puisque d'ailleurs ils sont dvis 9galem5t1 leur di/ance ces a/res tant diffr5te1 il s'ensuit ncessairem5t qu'ils cess5t d'tre p>allles 7au s5s euclidi5 du mot7 et qu'ils f9iss5t p> se r5contr]2 ou bi5 qu'ils cess5t de remplir la premire condition du p>alllisme3 la coexi/5ce dans un mme plan local4 ,en un mot1 et p\rvu qu'on le considre non plus dans le *amp ridiculem5t born des expri5ces de laboratoire1 mais dans le va/e *amp des t5dues cle/es1 l'univ]s rel n'e/ pas euclidi5 p>ce que la lumire ne s'y propage pas en ligne droite4 ,kant considrait les vrits1 ou1 p\r mieux dire1 les affirmations dductives de la gomtrie euclidi5ne1 comme des jugem5ts syn?tiques a priori1 comme des vid5ces sans autre issue qu'elles-mmes4 ,n\s v5ons de voir que l-dessus ,kant s'e/ tromp1 non seulem5t du po9t de vue de la gomtrie ?orique1 mais aussi du po9t de vue de la gomtrie relle4 ,l'tymologie seule du mot gomtrie1 qui signifie mesure du t]ra91 suffit d'ailleurs montr] qu'elle fut l'orig9e1 et avant t\t1 une sci5ce pratique4 ,cela lgitime assez la "q que n\s avons pose ici1 de savoir quelle gomtrie s'app>5te l',univ]s rel4 ,gauss1 ce pr(ond esprit1 s'tait dj pos la "q et il avait1 au sicle pass1 t5t des expri5ces prcises p\r mesur] si la somme des angles d'un triangle e/ gale deux droits comme l'affirme la gomtrie euclidi5ne4 ,dans ce desse91 il =ma un va/e triangle dont les sommets tai5t con/itus p> les po9ts culm9ants de trois montagnes loignes4 ,l'une tait le clbre ,brock54 ,il fit1 avec ses aides1 simultanm5t des vises de *acun des sommets aux deux autres4 ,il tr\va que la somme des trois angles du triangle ne diffrait de #ahj degrs que d'une quantit gale aux erreurs d'expri5ce4 ,beauc\p de boti5s et quelques philosophes se moqur5t =t de ces expri5ces et de ,gauss4 ,ils dcl>r5t1 avec le catgorisme apriorique qu'on r5contre p>fois *ez les uns et les autres1 que les mesures mme si elles avai5t eu un autre rsultat n'aurai5t ri5 pr\v contre les ?ormes d',euclide1 mais tabli seulem5t que quelque cause p]turbatrice incurvait les rayons lum9eux entre les trois sommets du triangle4 ,c'e/ exact1 mais cela ne signifie ri54 ,si ,gauss avait tr\v que la somme des angles du triangle tudi dpassait deux droits1 cela aurait pr\v que la gomtrie relle n'tait pas celle d',euclide4 ,la "q que s'tait pose ,gauss tait ple9e de pr(ondeur et de s5s4 ,les boti5s et quelques philosophes qui le conspur5t euss5t pu tre mis au dfi de df9ir les lignes droites relles1 les lignes droites naturelles autrem5t que p> les trajets de la lumire4 ,si ,gauss n'a pas tr\v que la somme des angles ft diffr5te de deux droits c'e/ p>ce que ses mesures tai5t trop peu prcises4 ,si elles avai5t t beauc\p plus exactes1 ou s'il avait pu opr] sur un triangle plus gr&1 dont les sommets euss5t t la ,t]re1 ,jupit] en opposition et une autre plante1 il et tr\v une diffr5ce notable4 ,l',univ]s rel n'e/ donc pas euclidi54 ,il n'e/ peu prs euclidi5 que dans les rgions de l'espace o la lumire se propage rectilignem5t1 c'e/--dire aux endroits trs loigns de t\te masse gravitante1 tel celui o n\s avions plus haut ab&onn l'obus de ,jules ,v]ne4 ,bi5 d'autres raisons encore font que1 p> suite de la gravitation1 l',univ]s n'e/ pas con=me la gomtrie d',euclide4 ,exemple3 ,dans cette gomtrie la longueur de la circonfr5ce e/ avec son diamtre dans un c]ta9 rapport bi5 connu et qui e/ dsign p> la lettre grecque 4 ,ce rapport qui exprime combi5 de fois le diamtre e/ compris dans la circonfr5ce e/ gal #c1adaeibfe444 etc444 j'en passe c> possde un nombre inf9i de dcimales4 ,alors voici la "q3 ,dans la pratique1 le rapport des circonfr5ces leurs diamtres e/-il rellem5t gal la valeur classique de 8 ,p> exemple le rapport de la circonfr5ce de la ,t]re#aj son diamtre a-t-il prcism5t cette valeur8 ,selon ,e9/e91 la rponse e/ non1 et en voici la preuve3 ,imag9ons que deux godsi5s1 deux arp5teurs trs habiles1 trs rapides et un peu magici5s1 se propos5t de mesur] la circonfr5ce et le diamtre de la ,t]re l'quateur4 ,ils sont munis de rgles gradues id5tiques4 ,ils comm5c5t leurs mesures en mme temps et en p>tant du mme po9t de l'quateur4 ,seulem5t l'un se dirige v]s l',oue/1 l'autre v]s l',e/ et leurs vitesses sont gales et telles que celui qui va v]s l',oue/ annule en quelque sorte la rotation de la ,t]re et voit t\te la j\rne le ,soleil immobile la mme hauteur au-dessus de l'horizon4 ,a9si1 dans les music-halls1 on voit p>fois un jongleur qui1 m>*ant sur une b\le en m\vem5t1 re/e cep5dant au sommet de la b\le p>ce que la vitesse de ses pas e/ exactem5t gale et contraire au dplacem5t de la surface sphrique4 #aj ,n\s supposons bi5 ent5du la ,t]re p>faitem5t circulaire et sans asprits4 ,un obs]vateur immobile dans l'espace1 p> exemple sur le ,soleil1 v]ra donc immobile1 en face de lui1 celui de nos deux arp5teurs qui se dirige v]s l',oue/4 ,au contraire1 celui qui va v]s l',e/ lui p>atra t\rn] aut\r de la ,t]re et deux fois plus vite que s'il tait re/ son po9t de d"p4 ,nos deux arp5teurs lorsqu'ils auront1 la mme vitesse1 a*ev *acun de son ct de mesur] le t\r de la ,t]re1 auront-ils tr\v la mme longueur8 videmm5t non4 ,c>1 comme le con/ate le sur-obs]vateur plac dans le ,soleil1 le mtre de l'arp5teur qui va l',e/ e/ racc\rci p> sa vitesse1 en v]tu1 n\s l'avons montr1 de la contraction ,fitzg]ald-,lor5tz4 ,au contraire le mtre de l'arp5teur qui va l',oue/ ne subit pas cette contraction1 a9si que le con/ate le sur-obs]vateur solaire1 p> rapport qui il e/ immobile4 ,p> consqu5t les deux arp5teurs tr\v5t p\r le diamtre t]re/re des nombres diffr5ts1 et celui qui se dirige v]s l',oue/ tr\ve un nombre de mtres plus petit que l'autre4 ,d'autre "p il e/ vid5t que lorsqu'ils mesur5t ensuite le diamtre t]re/re en le p>c\rant la mme vitesse1 nos deux obs]vateurs tr\v]ont p\r ce diamtre deux valeurs id5tiques4 ,le nombre qui exprime1 d'aprs les mesures faites1 le rapport de la circonfr5ce de la ,t]re son diamtre1 e/ donc diffr5t1 selon qu'on m>*e dans le s5s o la ,t]re t\rne1 ou dans le s5s inv]se4 ,puisque les valeurs relles du nombre sont div]ses1 c'e/ donc qu'elles ne peuv5t tre le nombre unique et bi5 dt]m9 de la gomtrie classique4 ,c'e/ donc que l',univ]s rel n'e/ pas con=me cette gomtrie4 ,ces diffr5ces1 dans l'exemple prcd5t1 provi5n5t de ce que la ,t]re t\rne4 ,au po9t de vue de la gravitation1 la rotation t]re/re a des effets c5trifuges qui dim9u5t l'effet c5tripte de la pesanteur4 ,n\s v5ons de voir d'ailleurs que p\r celui de nos deux arp5teurs dont la vitesse annule la rotation t]re/re1 la valeur du nombre e/ plus petite que p\r l'obs]vateur dont la vitesse semble d\bl] cette rotation4 ,les effets de la pesanteur tant inv]ses de ceux de la rotation1 de la =ce c5trifuge1 il s'ensuit donc 7et la dmon/ration en e/ aussi simple que la prcd5te7 que l'effet de la pesanteur e/ de donn] au nombre une valeur plus petite que sa valeur classique4 ,en un mot1 dans l',univ]s les circonfr5ces relles traces aut\r des masses gravitantes1 aut\r des a/res1 ont p> rapport leur diamtre1 une longueur plus petite que dans la gomtrie euclidi5ne4 ,la diffr5ce e/ d'ailleurs en gnral assez faible4 ,mais elle n'e/ pas nulle4 ,si on place une masse de #a #jjj kilogs au c5tre d'un c]cle de #aj mtres de diamtre1 le nombre diffr]a rellem5t de sa valeur euclidi5ne de mo9s d'un septillionime1 c'e/--dire de mo9s d'un millionime de milli>dime de milli>dime4 ,au vois9age de masses =midables comme celles des a/res1 la diffr5ce p\rra tre beauc\p plus gr&e1 a9si que n\s v]rons4 ,c'e/ de l surt\t que provi5n5t les div]g5ces entre la loi de gravitation de ,newton et celles d',e9/e91 div]g5ces que l'obs]vation a tran*es l'avantage de celle-ci4444 ,mais n'anticipons pas4444 99 99 99 99 99 ,n\s avons montr dans un *apitre prcd5t que l',univ]s rel des relativi/es e/ un cont9uum quatre dim5sions et non pas trois comme le croyait la sci5ce classique1 et qu'au se9 de ce cont9uum les di/ances dans l'espace et les di/ances dans le temps sont relatives4 ,seul a une valeur indp5dante des conditions d'obs]vation1 seul a une ralit absolue444 ou du mo9s objective1 ce que n\s avons appel l',int]valle des vnem5ts1 syn?se des donnes spatiales et *ronologiques4 ,mais1 p\r avoir quatre dim5sions1 l',univ]s1 tel que n\s l'avons discut propos de l'expri5ce de ,mi*elson et de la relativit spciale qui s'y ratta*e1 n'en tait pas mo9s un cont9uum euclidi51 o la gomtrie classique tait vrifie1 o la lumire se propageait en ligne droite4 ,il faut d*ant]1 n\s v5ons de le voir4 ,non seulem5t il e/ quatre dim5sions1 mais il n'e/ pas euclidi54 ,a quelle gomtrie s'app>5te le mieux1 le plus commodm5t--p\r p>l] comme ,po9c>--cet ,univ]s8 ,probablem5t celle de ,riemann4 ,lorsqu'on trace1 sur une feuille de papi] tale sur la table1 un petit c]cle au moy5 d'un compas1 le rayon de ce c]cle e/ donn p> l'c>tem5t des po9tes du compas et ce c]cle e/ euclidi54 ,mais si on trace ce c]cle sur un uf1 la po9te fixe du compas tant pique au sommet de l'uf1 et si le rayon e/ de n\veau donn p> l'c>tem5t des po9tes1 le c]cle trac n'e/ plus euclidi54 ,le rapport de la circonfr5ce dcrite au rayon a9si df9i e/ plus petit que 1 exactem5t comme il e/ plus petit que lorsque le c]cle e/ trac aut\r d'un a/re massif4 ,eh bi56 il y a la mme diffr5ce entre l',univ]s rel non euclidi5 et un cont9uum euclidi51 qu'entre notre feuille de papi] plane et la surface de notre uf1 cela prs que ces surfaces ont deux dim5sions t&is que l',univ]s en a quatre4 ,l'espace deux dim5sions peut tre plat comme la feuille de papi] ou c\rbe comme la surface de l'uf4 ,on peut mme1 suivant qu'on laisse plat ou qu'on r\le une feuille de papi]1 faire que la gomtrie qui s'applique aux figures traces sur elle soit ou ne soit pas la gomtrie euclidi5ne4 ,d'une manire t\t fait analogue1 l'espace plus de deux dim5sions peut tre euclidi5 ou non4 ,en fait l',univ]s1 n\s v5ons de le voir1 n'e/ peu prs euclidi5 que dans les rgions du monde trs loignes de t\tes masses pesantes4 ,il n'e/ pas euclidi5 mais c\rbe au vois9age des a/res et d'autant plus qu'on en e/ plus prs4 ,la gomtrie de l'espace c\rbe1 telle que l'a fonde ,riemann1 e/ donc celle qui p>at le mieux s'appliqu] l',univ]s rel4 ,c'e/ elle qu',e9/e9 a employe dans ses calculs4 99 99 99 99 99 ,p\r dmontr] t\t l'heure que les rayons lum9eux tomb5t comme f]ai5t des projectiles d'gale vitesse1 n\s sommes p>tis du raisonnem5t que voici3 ,puisque l',int]valle de deux vnem5ts e/ le mme p\r deux obs]vateurs anims de vitesses uni=mes et diffr5tes1 il e/ naturel de p5s] qu'il re/]a le mme p\r un troisime obs]vateur dont la vitesse passe progressivem5t de celle du premi] celle du second1 c'e/--dire dont la vitesse e/ uni=mm5t acclre4 ,il n'y a en effet aucune raison p\r que les voyageurs d'un tra9 anim d'une vitesse con/ante de #ajj kilomtres l'heure1 p> exemple1 obs]v5t comme ceux d'un autre tra9 faisant #ej kilomtres l'heure1 quelque *ose d'inv>iant dans les phnomnes1 t&is que cet inv>iant cess]ait d'tre tel p\r les voyageurs d'un troisime tra9 qui passe graduellem5t de la vitesse du premi] tra9 celle du second4 ,admettre le contraire s]ait donn] une situation privilgie1 dans l',univ]s1 aux deux premi]s ou leurs p>eils4 ,or s'il e/ un doma9e qui a eu rellem5t sa nuit du #d aot1 un doma9e o les privilges inju/ifis ont t supprims p> la physique n\velle1 c'e/ bi5 la contemplation du monde extrieur4 ,ce privilge des obs]vateurs en m\vem5t uni=me s]ait d'autant mo9s ju/ifi que1 si on va au fond des *oses1 il e/ bi5 difficile de df9ir exactem5t un m\vem5t uni=me4 ,dire qu'un tra9 a une vitesse uni=me de #ajj kilomtres l'heure1 qu'e/-ce que cela veut dire8 ,cela veut dire que ce tra9 possde cette vitesse p> rapport la voie1 p> rapport au sol4 ,mais p> rapport un obs]vateur en ballon1 ou qui passe dans un autre tra91 cette vitesse n'a plus la mme valeur et elle peut cess] d'tre une vitesse uni=me4 ,n\s ne connaissons que des m\vem5ts relatifs1 et p\r mieux dire des m\vem5ts relatifs tel ou tel objet matriel4 ,selon le *oix de cet objet1 de ce repre1 une mme vitesse p\rra tre uni=me ou acclre4 ,f9alem5t on voit qu'il faudrait rev5ir l'hypo?se de l'espace absolu de ,newton1 p\r p\voir dire si une vitesse donne e/ rellem5t uni=me ou acclre4 ,l e/ la raison pr(onde p\r laquelle l',int]valle e9/e9i5 des *oses1 quantit inv>iable1 ,inv>iant1 doit re/] le mme p> rapport t\s les obs]vateurs quelles que soi5t leurs vitesses1 et en p>ticuli] p\r les obs]vateurs anims de vitesses quival5tes1 en un lieu donn1 aux effets de la gravitation4 ,mais alors les dductions que n\s avons tires de l'expri5ce de ,mi*elson1 relativem5t l'aspect des phnomnes p\r des obs]vateurs en translations uni=mes diffr5tes1 ne suffis5t plus n\s r5dre compte de t\te la ralit4 ,elles ont beso9 d'tre compltes de sorte que l'inv>iant univ]sel1 l',int]valle des *oses1 re/e tel p\r un obs]vateur en m\vem5t quelconque4 ,si je trav]se une rue une vitesse in\e1 mais d'un m\vem5t uni=me1 son aspect gnral1 p> suite de la contraction due ma vitesse1 p\rra tre p\r moi un peu diffr5t de ce qu'il m'app>atrait si j'tais immobile#aa4 ,les maisons p> exemple me p>atront plus troites en proportion de leur hauteur4 ,cep5dant l'aspect et les proportions gnrales des objets1 s]ont peu prs les mmes dans les deux cas1 et auront quelque *ose de commun4 ,c'e/ a9si que les becs de gaz m'app>atront plus m9ces1 mais ils s]ont t\j\rs droits4 #aa ,il va sans dire qu'on suppose ici l'obs]vateur muni d'une rt9e impressions in/antanes4 ,il en s]a t\t autrem5t si l'obs]vateur e/ anim de m\vem5ts v>is quelconques1 s'il e/ p> exemple un ivrogne1 un ivrogne m]veilleux capable de titub] des vitesses prodigieuses4 ,p\r cet ivrogne1 la rue qu'il p>c\rt aura un aspect t\t n\veau4 ,les becs de gaz ne lui p>atront plus droits1 mais gondols en zigzags qui reproduiront1 en s5s inv]se1 les zigzags qu'il dcrit en titubant4 ,cela e/ si vrai que les c>icaturi/es ont l'habitude de reprs5t] en lignes follem5t s9ueuses les arbres1 lampadaires et maisons vues p> un ivrogne4 ,notre homme s]a d'ailleurs p]suad que les objets ont bi5 rellem5t la =me zigzagante qu'il leur voit1 et que cette =me *ange *acun de ses pas4 ,essayez de le p]suad] que c'e/ lui qui danse et non pas les rv]bres2 essayez de lui montr] que c'e/ lui qui ne m>*e pas droit et non le *i5 qu'il ti5t444 ou plutt qui le ti5t en laisse4 ,il n'en croira ri51 et ma foi1 du po9t de vue de la relativit gnralise1 il aura raison ni plus ni mo9s que v\s4 ,p\rtant il y a quelque *ose qui1 dans l'aspect du monde doit re/] commun l'ivrogne et au buveur d'eau4 ,si l',univ]s t\t enti] tait s\da9 noy dans une masse de glat9e qui se pr5ne en gele1 et que l'on torde1 comprime1 d=me d'une manire quelconque cette masse glat9euse1 il y aurait quelque *ose qui re/]ait p\rtant inaltr dans ce coagulum4 ,quel e/ ce quelque *ose1 quel e/ le calcul qu'il faut lui appliqu]8 ,la rponse ces que/ions con/ituait la d]nire tape fran*ir p> ,e9/e9 p\r p\voir tablir les quations de la gravitation et de la relativit gnralise4 99 99 99 99 99 ,ici c'e/ le gnie pntrant d',h5ri ,po9c> qui a rellem5t trac la voie4 ,il e/ d'autant plus ncessaire d'y insi/] que ju/ice n'a pas t r5due sur ce po9t l'illu/re savant franais4 ,si t\s les corps de l',univ]s v5ai5t se dilat] simultanm5t et dans la mme proportion1 n\s n'aurions aucun moy5 de le savoir4 ,nos in/rum5ts et n\s-mmes tant dilats p>eillem5t1 n\s ne n\s ap]cevrions pas de ce =midable vnem5t hi/orique et cosmique1 qui ne n\s arra*]ait pas mme un in/ant nos petites cont+5ces ridicules4 ,il y a plus3 non seulem5t les mondes s]ont indisc]nables s'il se modifi5t de sorte que soit *ange l'*elle des longueurs et des temps2 mais ils s]ont encore indisc]nables si1 *aque po9t de l'un1 correspond un po9t et un seul de l'autre et si1 *aque objet1 *aque vnem5t du premi] monde1 en correspond un de mme nature plac prcism5t au po9t correspondant du second4 ,or1 les d=mations successives et quelconques que l'on fait subir la masse glat9euse o n\s avons incorpor plus haut et mtaphoriquem5t l',univ]s t\t enti]1 n\s f\rniss5t prcism5t des mondes indisc]nables ce po9t de vue4 ,po9c> a la gloire d'avoir attir l'att5tion l-dessus et montr que la relativit des *oses doit tre ent5due dans ce s5s trs l>ge4 ,le cont9uum amorphe et d=mable1 o n\s plaons l',univ]s1 possde un c]ta9 nombre de proprits exemptes de t\te ide de mesure4 ,l'tude de ces proprits fait l'objet d'une gomtrie p>ticulire1 d'une gomtrie qualitative4 ,les ?ormes de cette gomtrie ont ceci de s+uli]1 qu'ils re/]ai5t vrais mme si les figures tai5t copies p> un dess9ateur malhabile qui altr]ait grossirem5t t\tes les proportions et qui remplac]ait les droites p> des lignes irrgulires et s9ueuses4 ,telle e/ la gomtrie que1 suivant l'indication gniale de ,po9c>1 il si$ d'appliqu] ce cont9uum quatre dim5sions et plus ou mo9s euclidi51 selon ses po9ts1 qu'e/ l',univ]s e9/e9i54 ,cette gomtrie e/ prcism5t celle qui nonce ce qu'il y a de commun entre les =mes p>ticulires des objets vues p> notre ivrogne et notre buveur d'eau de t\t l'heure4 ,c'e/ dans cette voie1 ou plutt dans une voie p>allle celle-l1 qu',e9/e9 a f9alem5t obt5u le succs4 ,l',univ]s tant un cont9uum plus ou mo9s incurv1 il a eu l'ide de lui appliqu] la gomtrie que ,gauss a cre p\r l'tude des surfaces c\rbure v>iable et que ,riemann a gnralise4 ,c'e/ au moy5 de cette gomtrie p>ticulire qu'on a exprim le fait que l',int]valle des vnem5ts e/ un inv>iant4 ,voici ma9t5ant une image qui1 je p5se1 va n\s guid] au cur mme du problme de la gravitation et jusqu' sa solution4 99 99 99 99 99 ,considrons une surface c\rbure v>iable1 p> exemple1 la surface d'un co9 de la ,france avec ses coll9es1 ses montagnes1 ses vallonnem5ts4 ,en p>c\rant ce pays en t\s s5s1 n\s p\rrons all] en ligne droite tant que n\s sommes en pla9e4 ,la ligne droite en pla9e unie a ceci de rem>quable qu'elle e/ le *em9 le plus c\rt entre deux po9ts4 ,elle a aussi ceci de p>ticuli] qu'elle e/1 entre ces deux po9ts1 seule de son espce et ayant sa longueur1 t&is que l'on peut trac] un trs gr& nombre de lignes non droites runissant aussi ces deux po9ts1 plus longue que la ligne droite mais t\tes d'gale longueur4 ,mais n\s voici arrivs dans la rgion des coll9es4 ,il n\s e/ ma9t5ant impossible p\r pass] d'un po9t un autre1 sp>s p> une coll9e1 de m>*] suivant une ligne droite4 ,comme que n\s fassions1 notre trajet s]a c\rbe4 ,mais p>mi les div]s *em9s possibles qui n\s mn5t d'un po9t l'autre p> dessus la coll9e1 il en e/ un1 et un seul en gnral1 qui e/ plus c\rt que t\s les autres1 a9si que n\s p\vons le con/at] avec un cordeau4 ,ce *em9 le plus c\rt1 seul de son espce1 e/ ce qu'on appelle la godsique de la surface trav]se4 ,p>eillem5t1 p\r all] de ,lisbonne ,new-,york1 aucun navire ne peut m>*] en ligne droite4 ,t\s doiv5t faire un trajet incurv1 cause de la rotondit t]re/re4 ,mais p>mi les trajets incurvs possibles1 il en e/ un privilgi1 plus c\rt que t\s les autres1 c'e/ celui qui suit la direction d'un gr& c]cle de la ,t]re4 ,p\r all] de ,lisbonne ,new-,york1 qui sont p\rtant peu prs sur le mme p>allle1 les vaisseaux se g>d5t bi5 de c+l] droit v]s l',oue/ dans la direction des p>allles4 ,ils c+l5t un peu v]s le ,nord-,oue/1 de faon arriv] ,new-,york en v5ant du ,nord-,e/1 et suivre peu prs un gr& c]cle t]re/re4 ,sur notre globe1 comme sur t\tes les sphres1 la godsique1 le plus c\rt *em9 entre deux po9ts1 e/ l'arc de gr& c]cle passant p> ces deux po9ts4 ,a9si sur t\tes les surfaces c\rbes1 on peut1 d'un po9t un autre1 trac] une ligne privilgie de longueur m9ima1 une godsique qui e/1 sur ces surfaces1 l'analogue de la ligne droite dans le plan4 ,eh6 bi5 l',int]valle de deux po9ts dans l',univ]s quatre dim5sions 7 un signe algbrique prs7 reprs5te exactem5t la godsique1 la ligne de trajet m9imum trace dans l',univ]s entre ces deux po9ts4 ,l o l',univ]s e/ incurv1 cette godsique e/ une ligne c\rbe4 ,l o l',univ]s e/ peu prs euclidi51 elle e/ une ligne droite4 ,on me dira ce propos qu'il e/ bi5 difficile de se reprs5t] comme incurv un espace trois1 et a =tiori quatre dim5sions4 ,j'en convi5s4 ,n\s avons vu qu'il e/ dj assez difficile de se reprs5t] l'espace quatre dim5sions mme s'il n'e/ pas incurv4 ,qu'e/-ce que cela pr\ve8 ,il y a dans la nature bi5 d'autres *oses que n\s ne p\vons pas n\s reprs5t]1 c'e/--dire dont n\s ne p\vons pas n\s =m] une image visuelle4 ,les ondes h]tzi5nes1 les rayons ,x1 les ondes ultra-violettes en exi/5t-elles mo9s p>ce que n\s ne p\vons pas n\s les figur]1 ou que du mo9s n\s ne le p\vons qu'en leur attribuant une =me visible qui prcism5t leur manque4 ,c]tes1 c'e/ une des faiblesses de l'infirmit huma9e que de ne ri5 concevoir que ce qui e/ imag4 ,de l cette t5dance qui n\s porte t\t visualis] 7si j'ose risqu] ici ce mot 9lgant1 mais expressif74 ,rev5ons donc nos godsiques4 ,celles-ci n\s p\vons trs bi5 n\s les reprs5t]1 c> elles sont dans l',univ]s1 en dpit de ses quatre dim5sions1 des lignes une seule dim5sion p>eilles t\tes les lignes que n\s connaissons4 99 99 99 99 99 ,l'exi/5ce des godsiques1 des lignes de plus c\rte di/ance1 va n\s dvoil] avec clat la liaison qui1 dans le monde euclidi5 de la sci5ce classique1 n'tait pas app>ue1 entre l'in]tie et la pesanteur4 ,de l tait n le di/+uo newtoni5 entre le pr9cipe d'in]tie et la =ce gravitante4 ,p\r n\s relativi/es1 ce di/+uo n'e/ ma9t5ant plus ncessaire4 ,les masses matrielles1 comme la lumire1 se propag5t en ligne droite lo9 de t\t *amp de gravitation1 et en ligne c\rbe prs des masses gravitantes4 ,p> raison de symtrie1 un po9t matriel libre ne peut suivre dans l',univ]s qu'une godsique4 ,si alors on considre que la =ce gravitante invoque p> ,newton n'exi/e pas--et une telle action di/ance e/ bi5 hypo?tique1--si on considre que dans l'espace vide il n'y a que des objets librem5t ab&onns eux-mmes1 on e/ irrsi/iblem5t am5 l'nonc suivant qui runit s\s une =me simple ces surs autrefois sp>es1 l'in]tie et la pesanteur4 ,t\t mobile ab&onn librem5t lui-mme dcrit dans l',univ]s une godsique4 ,lo9 des a/res massifs1 cette godsique e/ une ligne droite p>ce que l',univ]s y e/ peu prs euclidi54 ,prs des a/res elle e/ une ligne c\rbe1 p>ce que l',univ]s n'y e/ plus euclidi54 ,admirable conception et qui runit s\s une seule rgle le pr9cipe d'in]tie et la loi de la pesanteur6 ,syn?se clatante de la mcanique et de la gravitation1 p> quoi disp>at la scession qui nagure en faisait des sci5ces sp>es et incommunicantes6 ,dans cette ?orie h>die et simple1 la gravitation n'e/ plus une =ce4 ,si les plantes dcriv5t des c\rbes c'e/ p>ce que1 prs du ,soleil1 comme prs de t\te conc5tration de matire1 l',univ]s e/ incurv4 ,le plus c\rt *em9 d'un po9t un autre e/ une ligne qui ne n\s p>at droite1 pauvres pygmes que n\s sommes1 que p>ce que n\s la mesurons avec des rgles trs petites et sur de faibles longueurs4 ,si n\s p\vions suivre cette ligne sur des millions de kilomtres et p5dant un temps suffisant1 n\s la tr\v]ions infl*ie4 ,en somme1 et si on veut me p]mettre une image qui n'e/ qu'une analogie1 les plantes dcriv5t des c\rbes p>ce qu'elles avanc5t suivant le *em9 le plus facile dans un univ]s incurv1 de mme qu'au vlodrome les cycli/es arrivant au virage n'ont pas beso9 de t\rn] leur guidon1 mais n'ont qu' pdal] droit devant eux1 la p5te incurve les obligeant t\rn] naturellem5t4 ,au vlodrome1 comme dans le sy/me solaire1 la c\rbure e/ d'autant plus m>que qu'on e/ plus prs du bord int]ne de la pi/e4 ,ma9t5ant il ne re/e plus qu' assign] l',univ]s1 l'espace-temps1 une c\rbure telle1 en ses div]s po9ts1 que les godsiques reprs5t5t exactem5t les trajectoires des plantes et des corps qui tomb5t1 en admettant que la c\rbure de l',univ]s e/ cause en *aque po9t p> les masses matrielles prs5tes ou vois9es4 ,dans ce calcul1 il faut t5ir compte aussi de ce que l',int]valle1 c'e/--dire la portion de godsique entre deux po9ts trs vois9s1 doit tre un inv>iant quelque soit l'obs]vateur4 ,il arriv]a donc que1 p\r l'ivrogne titubant que n\s avons dj invoqu1 une mme godsique s]a une ligne c\rbe ou mme s9ueuse alors qu'elle e/ une ligne droite p\r un obs]vateur immobile4 ,la longueur de cette ligne1 qu'on la voie droite ou c\rbe1 re/e la mme4 ,t5u compte de t\t cela1 et grce des prodiges d'habilet ma?matique dont n\s avons suffisamm5t indiqu l'objet1 ,e9/e9 arrive exprim] s\s une =me compltem5t inv>iante1 la loi de gravitation4 ,en calculant p> la loi de ,newton l',int]valle de deux vnem5ts a/ronomiques1 p> exemple de deux *utes successives de bolides sur le ,soleil1 on tr\v]ait que cet ,int]valle n'a pas exactem5t la mme valeur p\r des obs]vateurs anims de vitesse diffr5tes et quelconques4 ,avec la =me n\velle donne p> ,e9/e9 la loi1 cette diffr5ce n'exi/e plus4 ,les deux lois sont d'ailleurs trs peu diffr5tes1 et il fallait s'y att5dre tant donne l'exactitude avec laquelle depuis deux sicles la loi de ,newton a t vrifie p> les a/ronomes4 ,le p]fectionnem5t apport p> ,e9/e9 la loi de ,newton revi5t en somme 7si n\s v\lons employ] le vieux langage de l',univ]s euclidi571 considr] celle-ci comme exacte1 s\s la condition que les di/ances des plantes au ,soleil soi5t mesures avec un mtre dont la longueur dim9ue lgrem5t en se rappro*ant du ,soleil4 99 99 99 99 99 ,il e/ tonnant que ,newton et ,e9/e9 arriv5t exprim] s\s une =me peu prs id5tique les m\vem5ts des a/res gravitants1 c> leurs po9ts de dp>ts sont extrmem5t diffr5ts4 ,newton "p de l'hypo?se de l'espace absolu1 des lois exprim5tales du m\vem5t des plantes exprimes dans les lois de ,kpl]1 et de l'assimilation de l'attraction gravitationnelle une =ce proportionnelle la masse4 ,e9/e9 au contraire fait ses calculs en p>tant des conditions d'inv>iance que n\s avons indiques4 ,il procde en quelque sorte du po/ulat philosophique1 du pr9cipe1 du beso9 d'affirm] que les lois de la nature sont inv>iantes1 indp5dantes du po9t de vue1 irrlatives1 si j'ose dire4 ,e9/e9 ab&onne mme l'hypo?se qui attribuait la c\rbure des trajectoires gravitationnelles une =ce attractive di/9cte4 ,p\rtant1 p>ti de ce po9t de vue totalem5t diffr5t du po9t de vue newtoni51 et au premi] abord mo9s sur*>g d'hypo?ses1 ,e9/e9 arrive une loi de gravitation qui e/ presque id5tique la loi de ,newton4 ,ce presque a un prodigieux intrt1 c> il va n\s p]mettre de vrifi] quelle e/ la loi exacte3 celle de ,newton ou celle d',e9/e94 ,si elles conduis5t au mme rsultat tant qu'il s'agit de vitesses faibles relativem5t celle de la lumire1 les deux lois donn5t des rsultats un peu div]g5ts lorsqu'il s'agit de vitesses trs gr&es4 ,n\s avons vu dj que la lumire elle-mme subit1 prs du ,soleil1 une dviation exactem5t con=me la loi d',e9/e91 et que la loi de ,newton au contraire ne prvoyait pas telle4 ,mais il y a une autre div]g5ce entre les deux lois4 ,d'aprs celle de ,newton1 les plantes dcriv5t aut\r du ,soleil des ellipses qui--si on nglige les petites p]turbations dues aux autres plantes--ont une position rig\reusem5t fixe4 ,posons sur une table une tran*e de citron c\pe dans la longueur du fruit et imag9ons que sur la vote de la va/e salle hmisphrique au milieu de laquelle n\s supposons cette table1 soi5t pe9tes les pr9cipales toiles1 les con/ellations borales4 ,notre tran*e de citron possde peu prs la =me d'une ellipse1 et si n\s assimilons le ,soleil un des pp9s1 elle peut figur] a9si l'orbite d'une plante dans l',univ]s /ellaire4 ,la loi de ,newton dit que--t\tes corrections faites--l'orbite plantaire g>de une ori5tation fixe p>mi les toiles1 durant que la plante en p>c\rt indf9im5t le t\r4 ,cela veut dire que notre tran*e de citron re/e immobile4 ,au contraire1 la loi d',e9/e9 affirme que l'ellipse orbitale t\rne avec beauc\p de l5teur p>mi les toiles t&is que la plante la p>c\rt4 ,cela veut dire que notre tran*e de citron doit t\rn] lgrem5t sur la table de manire que les deux sommets du citron ne re/5t pas en face des mmes toiles pe9tes sur le mur4 ,si on calcule1 p> la loi d',e9/e91 la quantit dont doiv5t t\rn] a9si les orbites elliptiques des plantes on tr\ve que cette quantit e/ inobs]vable cause de sa petitesse1 sauf p\rtant p\r une plante1 la plus rapide de t\tes1 ,m]cure4 ,m]cure accomplit une rvolution complte aut\r du ,soleil en #hh j\rs environ1 et la loi d',e9/e9 montre que son orbite doit t\rn] en mme temps d'un petit angle qui au b\t d'un sicle monte #dc secondes d'arc 7#dc74 ,si petite qu'elle soit1 cette quantit e/ de celles que les a/ronomes avec leurs m?odes raff9es mesur5t facilem5t4 ,prcism5t1 ds le sicle pass on avait rem>qu que1 seule de t\tes les plantes1 ,m]cure prs5tait dans son m\vem5t une petite anomalie inexplicable p> la loi de ,newton4 ,le ,v]ri] fit ce sujet des calculs prodigieux1 p5sant que cette anomalie p\vait tre due l'attraction d'un a/re ignor1 situ entre ,m]cure et le ,soleil4 ,il esprait a9si dc\vrir p> le calcul une plante intra-m]curielle de mme qu'il avait dc\v]t la plante transurani5ne3 ,neptune4 ,mais jamais l'obs]vation ne rvla la plante annonce et l'anomalie du m\vem5t de ,m]cure cont9ua faire le dsespoir des a/ronomes4 ,or en quoi consi/ait cette anomalie8 ,prcism5t en une rotation anormale de l'orbite plantaire1 rotation qui1 d'aprs les calculs de ,le ,v]ri]1 e/ de #dc secondes d'arc p> sicle4 ,exactem5t le *iffre qu'on dduit1 sans aucune hypo?se1 de la loi de gravitation d',e9/e96 ,il e/ vrai que d'aprs les calculs rc5ts de ,grossmann1 il rsulte des obs]vations a/ronomiques runies p> ,newcomb que la valeur effectivem5t con/ate du dplacem5t sculaire du prihlie de ,m]cure e/1 non pas de #dc comme le croyait ,le ,v]ri]1 mais de #ch t\t au plus4 ,l'accord avec le *iffre ?orique d',e9/e9 p\r n'tre plus p>fait 7ce qui tait bi5 extraord9aire7 n'en e/ pas mo9s excell5t1 et en de des inc]titudes de l'obs]vation4 ,la loi d',e9/e9 a la mme exactitude que celle de ,newton tant qu'il s'agit de plantes l5tes4 ,mais p\r les a/res plus rapides dont l'obs]vation p]met de connatre le m\vem5t avec une prcision suprieure1 la loi de ,newton e/ en dfaut1 celle d',e9/e9 triomphe encore4 99 99 99 99 99 ,ce p]fectionnem5t de ce qu'on croyait p>fait--l'uvre de ,newton--e/ une belle victoire de l'esprit huma94 ,l'a/ronomie1 la mcanique cle/e y gagn5t une prcision et une puissance prophtique accrues4 ,sur les ailes triomphales du calcul1 n\s savons ma9t5ant mieux que nagure suivre et prcd] les orbes d'or des a/res1 p> del les sicles et dans l'espace dmesur4 ,il exi/e encore un autre crit]ium de la loi gravitationnelle d',e9/e94 ,si celle-ci e/ exacte1 la dure d'un phnomne donn augm5te1 selon ,e9/e91 qu& le *amp de gravitation devi5t plus int5se4 ,p> consqu5t1 la dure de vibration d'un atome donn doit tre plus gr&e sur le ,soleil que sur la ,t]re4 ,les longueurs d'onde des raies spectrales d'un mme lm5t *imique doiv5t tre un peu plus gr&es dans la lumire solaire1 que dans une lumire d'orig9e t]re/re4 ,c'e/ ce que des expri5ces rc5tes t5d5t tablir4 ,mais ici la vrification e/ mo9s nette que dans le cas de ,m]cure1 c> d'autres causes peuv5t int]v5ir p\r modifi] les longueurs d'onde de la lumire4 ,au total1 la puissante syn?se qu',e9/e9 a appele la ?orie de la ,relativit gnralise1 et dont n\s v5ons d'embrass] trs vite les gr&es lignes1 e/ vraim5t une haute et belle con/ruction m5tale en mme temps qu'un spl5dide outil explor] le my/re des *oses4 ,savoir1 c'e/ prvoir4 ,elle prvoit cette ?orie1 et mieux que ses anes4 ,elle jo9t p\r la premire fois en un faisceau unique la gravitation et la mcanique4 ,elle montre comm5t la matire impose au monde extrieur une c\rbure dont la gravitation n'e/ que l'indice1 de mme que les algues qu'on voit flott] sur la m] ne sont que les signes du c\rant qui les entrane4 ,quelques modifications qu'elle puisse subir dans l'av5ir--c> t\t dans la sci5ce re/e jamais p]fectible--elle a manife/1 p>mi les lois de la nature1 un peu plus de cette h>monie qui nat de l',unit4 ,mais j'en ai dit assez l-dessus1 si j'ai pu faire compr5dre1 ou plutt faire s5tir ces *oses1 sans m'aid] de cette pure lumire que la ,gomtrie projette sur l'invisible4 ,cul-de-lampe ,,*apitre ,,septi,,me ,l',,univ]s ,,e/-,,il ,,inf9i8 ,kant et le nombre des a/res toiles te9tes et nbuleuses obscures ,ext5sion et aspect de l',univ]s a/ronomique ,div]ses sortes d',univ]s ,le calcul de ,po9c> ,df9ition physique de l',inf9i ,l',inf9i et l',illimit ,/abilit et c\rbure de l'espace-temps cosmique toiles relles et toiles virtuelles ,diamtre de l',univ]s e9/e9i5 ,l'hypo?se des bulles d'!r4 ,l'univ]s e/-il inf9i8 ,c'e/ une "q que les hommes se sont t\j\rs pose444 sans peut-tre en prcis] le s5s avec exactitude4 ,la ?orie de la ,relativit gnralise p]met de l'abord] s\s un angle n\veau et =t subtil4 ,kant--ce grognon gnial qui tr\vait horriblem5t monotone de voir t\s les ans brill] le mme soleil et fleurir le mme pr9temps--se fondait sur des considrations mtaphysiques p\r s\t5ir que l'espace e/ inf9i et p>t\t sem d'a/res semblables4 ,il e/ peut-tre plus prud5t de n'exam9] ce problme qu' l'aide des donnes rc5tes de l'obs]vation1 en f]mant soigneusem5t l'huis de notre discussion sur cette br\illeuse de c>tes qu'e/ la mtaphysique4 ,aussi bi5 celle-ci n\s oblig]ait df9ir l'espace pur1 conv5ir que n\s n'en savons ri5 et d\t] mme s'il exi/e4 ,la preuve que n\s n'en connaissons pas gr&'*ose e/ que les newtoni5s y croi5t t&is que les e9/e9i5s ne le conoiv5t que comme un attribut insp>able des objets4 ,ils df9iss5t l'espace p> la matire2 il leur faut alors df9ir celle-ci4 ,desc>tes au contraire df9issait la matire p> l't5due1 c'e/--dire p> l'espace4 ,c]cle vicieux4 ,le mieux e/ donc de laiss] nettem5t en dehors de notre expos les raisonnem5ts mtaphysiques de ,kant et de n\s riv] p]dm5t l'expri5ce1 ce qui e/ mesurable4 ,p\r simplifi]1 n\s admettrons la ralit de ce cont9uum o baign5t les a/res1 que p>c\r5t les radiations et que le s5s commun appelle l'espace4 ,s'il y avait p>t\t et indf9im5t des toiles et si le nombre de celles-ci tait inf9i1 il y aurait la fois de l'espace et de la matire p>t\t4 ,les newtoni5s en p\rrai5t triomph] comme les e9/e9i5s1 ceux qui croi5t l'espace absolu comme ceux qui le ni5t1 les absoluti/es comme les relativi/es4 ,quel bonheur si les obs]vations a/ronomiques montrai5t que le nombre des toiles e/ en effet inf9i1 et que p> consqu5t les t5ants des deux op9ions contraires peuv5t galem5t *ant] victoire dans leurs communiqus6 ,mais que montr5t les obs]vations a/ronomiques8 ,c]ta9s ont ni a priori que le nombre des toiles pt tre inf9i4 ,le nombre des toiles1 disai5t-ils1 p\rrait tre augm5t2 il n'e/ donc pas inf9i puisqu'on ne peut ri5 aj\t] l'inf9i4 ,ce raisonnem5t e/ spcieux1 mais faux1 bi5 que ,voltaire s'y soit laiss pr5dre4 ,po9t n'e/ beso9 d'tre gr& cl]c s ma?matiques p\r savoir qu'on peut t\j\rs aj\t] un nombre inf9i et qu'il exi/e des quantits inf9ies qui sont elles-mmes inf9im5t petites p> rapport d'autres4 ,v5ons-en donc aux faits4 ,si l',univ]s des toiles e/ sans f91 il n'y a pas une seule ligne visuelle m5e de la ,t]re v]s le ciel qui ne doive r5contr] un de ces a/res4 ,l'a/ronome ,olb]s a rem>qu que le ciel nocturne s]ait alors t\t enti] d'un clat comp>able celui du ,soleil4 ,or l'clat total de t\tes les toiles runies n'e/ gure que #c #jjj fois celui d'une toile de premire gr&eur1 c'e/--dire tr5te millions de fois plus petit que celui du ,soleil4 ,mais cela ne pr\ve ri51 c> le raisonnem5t d',olb]s e/ faux p\r deux raisons4 ,d'une "p1 il y a ncessairem5t dans le ciel beauc\p d'toiles te9tes ou obscures4 ,n\s en connaissons qui sont =t bi5 tudies et mme peses1 et qui manife/5t leur exi/5ce en v5ant priodiquem5t clips] les toiles vois9es aut\r desquelles elles t\rn5t4 ,d'autre "p1 on a dc\v]t depuis peu que l'espace cle/e e/ occup sur de l>ges t5dues p> des masses gazeuses obscures et des nuages de p\ssire cosmique qui absorb5t la lumire des a/res situs au del4 ,on voit bi5 que l'exi/5ce d'un nombre inf9i d'toiles e/ p>faitem5t compatible avec la faible cl>t du ciel nocturne4 99 99 99 99 99 ,et ma9t5ant1 si n\s aju/ons nos besicles444 nos tlescopes1 veux-je dire1 et si n\s passons du doma9e du possible celui du rel1 les obs]vations a/ronomiques rc5tes n\s f\rniss5t un c]ta9 nombre de faits =t rem>quables1 et qui conduis5t irrsi/iblem5t aux conclusions suivantes4 ,le nombre des toiles n'e/ pas1 comme on l'a cru longtemps1 limit p> la seule puissance des lunettes4 ,lorsqu'on s'loigne du ,soleil le nombre des toiles cont5ues dans l'unit de volume1 la frqu5ce des toiles1 la d5sit de la population /ellaire1 si j'ose dire1 ne re/5t pas uni=mes1 mais dim9u5t mesure qu'on appro*e des conf9s de la ,voie ,lacte4 ,celle-ci e/ un gigantesque ar*ipel d'a/res et notre ,soleil p>at situ dans sa rgion c5trale4 ,cet amas1 cette f\rmilire d'toiles dont n\s faisons p>tie a grossirem5t la =me d'un boti] de montre dont l'paisseur s]ait peu prs la moiti de sa l>geur4 ,la lumire qui va en une seconde de la ,t]re la ,lune1 en huit m9utes de la ,t]re au ,soleil1 en trois ans de la ,t]re l'toile la plus pro*e1 la lumire a beso9 d'au mo9s #cj #jjj ans1 #cjj sicles1 p\r p>c\rir la ,voie ,lacte4 ,celle-ci conti5t un nombre d'toiles compris entre #ejj et #a #ejj millions4 ,c'e/ un trs petit nombre1 au plus gal celui des tres huma9s sur la ,t]re1 et beauc\p plus petit que celui des molcules de f] que r5f]me une tte d'p+le4 ,en outre on a dc\v]t des amas trs s]rs d'toiles1 comme la ,nue de ,magellan1 l',amas d',h]cule et div]s autres qui ne p>aiss5t gure dpass] les conf9s de notre ,voie ,lacte1 et sont comme ses faub\rgs4 ,ces faub\rgs sembl5t d'ailleurs s't5dre trs lo9 et surt\t d'un ct de la ,voie ,lacte1 et le plus loign n'e/ peut-tre pas mo9s de #bjj #jjj annes de lumire de n\s4 ,au del1 l'espace p>at ds]t et priv d'toiles sur des di/ances normes p> rapport aux dim5sions de notre ,univ]s lact tel que n\s v5ons de le df9ir4 ,mais plus lo9 encore8 ,eh bi56 plus lo91 on tr\ve ces a/res s+uli]s1 que sont les nbuleuses spirales1 poss comme des esc>gots d'arg5t dans le j>d9 des toiles et dont on a repr plusieurs c5ta9es de mille4 ,c]ta9s a/ronomes croi5t que les amas spiralodes d'toiles sont peut-tre des annexes de la ,voie ,lacte1 et des images rduites de celle-ci4 ,le plus gr& nombre incl9e p5s]1 p> des raisons trs =tes1 que les nbuleuses spirales sont des sy/mes en t\t analogues la ,voie ,lacte et de dim5sions comp>ables aux si5nes4 ,dans le premi] cas1 l'ensemble des a/res accessibles nos tlescopes a des dim5sions fran*issables la lumire en quelques c5ta9es de milli]s d'annes4 ,dans la seconde hypo?se les dim5sions de l',univ]s /ellaire dont n\s faisons p>tie sont encore dcuples et c'e/ des millions d'annes au mo9s qu'il faudrait la lumire p\r les p>c\rir4 ,dans le premi] cas1 l',univ]s /ellaire t\t enti]1 tel qu'il n\s e/ accessible1 e/ con/itu p> la ,voie ,lacte et ses annexes1 c'e/--dire p> une conc5tration locale d'toiles au del de laquelle on n'obs]ve ri54 ,l',univ]s /ellaire e/ donc pratiquem5t limit1 ou du mo9s f9i4 ,dans le cas contraire1 la ,voie ,lacte n'e/ plus qu'une des myriades de nbuleuses spirales qu'on obs]ve4 ,la nbuleuse spirale 7avec ses c5ta9es de millions d'toiles7 j\e dans cet ,univ]s agr&i le mme rle que l'toile dans l',univ]s lact4 ,le problme se pose comme aup>avant1 mais sur une plus va/e *elle3 de mme que la ,voie ,lacte e/ =me d'un amas1 d'une conc5tration d'toiles en nombre f9i--cela l'obs]vation le pr\ve1--de mme l',univ]s accessible e/-il =m d'un amas de nbuleuses spirales en nombre f9i8 ,sur ce d]ni] po9t l'expri5ce n'a pas encore prononc4 ,mais il e/ probable1 mon s5tim5t1 que lorsque nos in/rum5ts s]ont d'une puissance proportionne ce va/e problme1 c'e/--dire bi5tt444 dans quelques sicles1 ils rpondront3 oui4 ,s'il en tait autrem5t1 si la rp>tition des nbuleuses spirales re/ait t\j\rs peu prs la mme1 mesure qu'on s'loigne1 le calcul montre que1 l'attraction tant en raison inv]se du c>r des di/ances1 la gravitation crotrait au del de t\te limite dans cet univ]s1 p> exemple dans la rgion o n\s vivons4 ,or cela n'e/ pas4 ,ceci pr\ve3 soit que1 aux trs gr&es di/ances1 l'attraction de deux masses dcrot un peu plus vite que suivant l'inv]se du c>r des di/ances 7ce qui n'e/ pas t\t fait impossible71 soit que le nombre des sy/mes /ellaires et des toiles e/ f9i4 ,p]sonnellem5t j'incl9e v]s la seconde hypo?se1 mais elle e/ indmontrable4 ,en ces matires il y a t\j\rs une alt]native1 t\j\rs un moy5 d'*app] suivant la p5te de ses prfr5ces1 et ri5 en somme ne p]met rellem5t d'affirm] que le nombre des toiles e/ f9i4 99 99 99 99 99 ,en p>tant de la valeur moy5ne1 telle qu'on l'obs]ve1 des m\vem5ts propres des toiles vois9es de n\s1 ,h5ri ,po9c> a calcul que le nombre total des toiles de la ,voie ,lacte doit tre d'environ #a milli>d4 ,ce nombre concorde bi5 avec celui qui rsulte exprim5talem5t des jaugeages a/ro-photographiques4 ,il a montr aussi que les m\vem5ts propres des toiles devrai5t tre plus =ts1 s'il y avait beauc\p plus d'toiles que n\s n'en voyons6 ,c'e/ a9si que les calculs de ,po9c> sont contraires l'hypo?se d'une ext5sion indf9ie de l',univ]s /ellaire1 puisque le nombre des toiles comptes concorde peu prs avec le nombre qui a t calcul4 ,mais1 encore un c\p1 ces calculs ne pr\v5t plus ri5 si la loi d'attraction n'e/ pas t\t fait l'inv]se du c>r1 aux di/ances normes4 ,p\rtant si l',univ]s e/ f9i1 dans l'espace tel que le conoit la sci5ce classique1 la lumire des toiles et les toiles isoles elles-mmes irai5t peu peu se p]dre sans ret\r dans l'inf9i1 et le cosmos s'van\irait4 ,notre esprit rpugne cette consqu5ce et les obs]vations a/ronomiques ne montr5t aucun indice d'une telle dislocation4 ,en un mot dans l'espace des absoluti/es l',univ]s /ellaire ne peut tre inf9i que si la loi du c>r des di/ances n'e/ pas t\t fait exacte p\r des masses trs loignes1 et il ne peut tre f9i que s'il e/ phmre dans le temps4 ,d'ailleurs p\r ,newton1 l',univ]s /ellaire p\rrait tre f9i dans un ,univ]s inf9i1 puisque l'espace p\r lui ne suppose po9t la matire4 ,p\r ,e9/e9 au contraire1 l',univ]s t\t c\rt et l',univ]s matriel ou /ellaire sont une seule et mme *ose1 puisqu'il n'y a po9t d'espace sans matire ou n]gie4 99 99 99 99 99 ,les difficults et les inc]titudes prcd5tes disp>aiss5t en gr&e p>tie lorsqu'on considre l'espace ou plutt l'espace-temps du po9t de vue e9/e9i5 de la ,relativit gnralise4 ,que signifi5t ces mots3 l',univ]s e/ inf9i8 ,du po9t de vue e9/e9i51 comme du po9t de vue newtoni51 comme du po9t de vue pragmati/e cela veut dire3 ,si je m>*e droit devant moi1 t\j\rs et jusqu' la f9 de l't]nit1 je ne revi5drai jamais mon po9t de d"p4 ,e/-ce possible8 ,newton dit ncessairem5t oui1 puisque l'espace p\r lui s't5d1 indf9i1 indp5dant des corps qui y sont plongs1 que le nombre des toiles soit ou non limit4 ,mais ,e9/e9 dit3 non4 ,p\r le relativi/e1 l',univ]s peut n'tre pas inf9i4 ,e/-il donc born1 limit p> je ne sais quelles balu/rades8 ,non4 ,il n'e/ pas limit4 ,quelque *ose peut tre illimit sans tre inf9i4 ,p> exemple un homme qui se dplace la surface de la ,t]re p\rra en faire indf9im5t le t\r en t\s s5s sans tre arrt p> une limite4 ,la surface de la ,t]re a9si envisage1 comme la surface d'une sphre quelconque e/ donc la fois f9ie et illimite4 ,eh bi56 il suffit de report]1 dans l'espace trois dim5sions1 ce qui se passe dans l'espace deux dim5sions qu'e/ la surface sphrique1 p\r compr5dre que l',univ]s puisse tre la fois f9i et illimit4 ,n\s avons vu que1 p> suite de la gravitation1 l',univ]s e9/e9i5 n'e/ pas euclidi5 mais incurv4 ,il e/ difficile s9on impossible1 n\s l'avons dj dit1 de se reprs5t]1 de visualis] une incurvation de l'espace4 ,mais cette difficult ne doit exi/] que p\r notre imag9ation limite p> nos habitudes s5sibles1 non p\r notre raison qui va plus lo9 et plus haut4 ,c> c'e/ encore une des erreurs les plus frqu5tes des hommes de croire que l'imag9ation a des ailes plus puissantes que la raison4 ,p\r tre p]suad du contraire il suffit de comp>] ce que les anci5s les plus potiques avai5t pu rv] au sujet de la vote toile et ce que la sci5ce mod]ne n\s y montre4444 ,voici alors comm5t notre problme se pose4 ,ngligeons1 p\r l'in/ant1 la rp>tition un peu irrgulire des toiles dans notre sy/me /ellaire1 et supposons-la peu prs homogne4 ,quelle e/ la condition p\r que cette rp>tition des toiles s\s l'influ5ce de la gravitation demeure /able8 ,la rponse f\rnie p> le calcul e/3 p\r cela la c\rbure de l'espace doit tre con/ante et telle que l'espace se f]me sur lui-mme la manire d'une surface sphrique4 ,les rayons de lumire des toiles peuv5t faire t]nellem5t1 indf9im5t le t\r de cet ,univ]s illimit et p\rtant f9i4 ,si le cosmos e/ sphrique de la sorte1 on peut mme p5s] que les rayons mans d'une toile1 du ,soleil p> exemple1 iront conv]g] au po9t diamtralem5t oppos de l',univ]s aprs en avoir fait le t\r4 ,on p\rrait s'att5dre alors voir1 en des po9ts opposs du ciel1 des toiles dont l'une ne s]ait que l'image1 que le fantme de l'autre1 que son d\ble au s5s o les anci5s gypti5s ent5dai5t ce mot4 ,au vrai1 ce d\ble1 cette toile-image1 n\s reprs5t]ait1 non pas ce qu'e/ l'toile gnratrice1 l'toile-objet1 mais ce qu'elle tait l'poque o elle a mis les rayons qui =m5t cette image1 c'e/--dire des millions d'annes aup>avant4 ,si d'un po9t donn du sy/me /ellaire1 p> exemple de notre plante1 n\s obs]vons en mme temps l'toile-objet et l'toile-image1 la ralit et le mirage1 n\s les v]rons bi5 diffr5tes l'une de l'autre1 puisque l'image n\s montr]a l'objet tel qu'il tait des milli]s de sicles aup>avant4 ,il p\rra mme arriv] que l'toile-image soit plus brillante que l'toile-objet p>ce que1 dans l'int]valle1 celle-ci se s]a te9te1 peu peu refroidie p> les sicles4 99 99 99 99 99 ,en fait1 il e/ improbable que n\s tr\vions s\v5t de ces a/res-fantmes1 de ces toiles-virtuelles1 filles lum9euses et irrelles des l\rds soleils4 ,la raison en e/ que les rayons dans leur trajet trav]s l'univ]s s]ont en gnral dvis p> les toiles non lo9 desquelles ils pass]ont4 ,leur conc5tration1 leur conv]g5ce s]a donc r>em5t p>faite l'antipode de l'toile relle4 ,et puis ces rayons auront t plus ou mo9s absorbs p> les matires cosmiques r5contres *em9 faisant4 ,p\rtant il n'e/ po9t impossible que quelquefois dans l'av5ir les a/ronomes obs]v5t ce phnomne4 ,il n'e/ po9t impossible qu'ils l'ai5t dj1 sans le savoir1 obs]v dans le pass6 ,mais ce que les obs]vateurs n'ont pas fait hi]1 ils le p\rront dema9 grce aux sugge/ions de la sci5ce n\velle1 et c'e/ a9si qu'elle va b\lev]s] peut-tre l'a/ronomie d'obs]vation et y tr\v] quelque j\r l'clatante aurole de n\velles vrifications4 ,consqu5ces tonnantes1 follem5t imprvues1 des n\velles conceptions et qui dpass5t p> leur posie fanta/ique t\tes les con/ructions les plus romanesques de l'extrapolation imag9ative4 ,le rel ou du mo9s le possible monte des hauteurs v]tig9euses o jamais n'avai5t atte9t les ailes dores de la fantaisie4 ,j'ai p>l t\t l'heure des millions d'annes que la lumire emploie faire le t\r de notre ,univ]s incurv4 ,c'e/ qu'en p>tant de la valeur peu prs connue de la quantit de matire incluse dans la ,voie ,lacte on peut calcul] facilem5t la c\rbure du monde et son rayon4 ,on tr\ve que ce rayon a une valeur au m9imum gale #aej millions d'annes de lumire4 ,il faut donc au mo9s #ijj millions d'annes la lumire p\r faire le t\r de l',univ]s si celui-ci e/ limit la ,voie ,lacte et ses annexes4 ,le *iffre e/ p>faitem5t compatible avec ceux que n\s ont donns ci-dessus les obs]vations a/ronomiques p\r la dim5sion du sy/me galactique1 et aussi avec ceux--beauc\p plus gr&s--que n\s avons obt5us en assimilant les nbuleuses spirales des ,voies ,lactes4 ,a9si1 p\r le relativi/e1 l',univ]s peut tre illimit sans tre inf9i4 ,quant au pragmati/e qui m>*e droit devant lui--c'e/--dire qui suit ce qu'il appelle une ligne droite3 le trajet de la lumire--il f9ira =cm5t p> retr\v] l'a/re d'o il e/ p>ti1 p\rvu qu'il dispose d'un temps suffisant4 ,il dira donc1 si telle e/ la nature des *oses3 l',univ]s n'e/ pas inf9i4 ,l'inf9it ou la f9it de l',univ]s peut donc en pr9cipe tre contrle p> l'expri5ce1 et on p\rra vrifi] quelque j\r si le cosmos dans son ensemble et si l'espace sont newtoni5s ou e9/e9i5s4 ,malheureusem5t1 c'e/ une expri5ce de trs longue hale9e et qui s\lv]a quelques petites difficults pratiques4 ,on peut donc1 sans trop se compromettre jusqu' n\vel ordre1 ne pas se croire oblig de *oisir entre les deux conceptions et laiss] plan] le bnfice du d\te sur celle des deux qui e/ fausse4444 99 99 99 99 99 ,il y a d'ailleurs peut-tre encore une troisime issue s9on p\r le pragmati/e1 du mo9s p\r le philosophe1 j'ent5ds p> l le physici51 me s\v5ant que les ,anglais appell5t la physique ,natural ,philosophy4 ,voici3 si t\t ce que n\s connaissons d'a/res se ratta*e notre ,voie ,lacte1 d'autres ,univ]s trs loigns peuv5t n\s tre inaccessibles p>ce qu'ils sont optiquem5t isols du ntre1 peut-tre p> les phnomnes d'absorption cosmique de la lumire dont n\s avons p>l dj4 ,mais ceci p\rrait tre aussi caus p> autre *ose qui *oqu]a peut-tre quelques relativi/es mais sembl]a possible aux newtoni5s4 ,l'!r1 ce milieu qui transmet les vibrations lum9euses et dont ,e9/e9 lui-mme a f9i p> radmettre l'exi/5ce t\t en lui refusant ses proprits c9matiques habituelles2 l'!r1 dis-je1 et la matire1 sembl5t de plus en plus n'tre que des modalits l'un de l'autre4 ,n\s l'avons expliqu dans un *apitre prcd5t1 d'aprs les dc\v]tes physiques les plus rc5tes4 ,ri5 ne pr\ve donc que ces deux =mes de la sub/ance ne soi5t pas t\j\rs associes l'une l'autre4 ,n'ai-je pas alors le droit de p5s] que peut-tre notre ,univ]s visible t\t enti]1 conc5tration locale de matire1 n'e/ qu'une bulle d'!r isole8 ,si l'espace absolu exi/e 7ce qui ne veut pas dire qu'il n\s soit s5sible1 accessible71 il e/ indp5dant non seulem5t de la matire1 mais de l'!r4 ,et alors1 aut\r de notre ,univ]s1 s't5d5t des espaces vides d'!r4 ,d'autres ,univ]s1 peut-tre1 palpit5t au del1 et ces mondes sont jamais p\r n\s comme s'ils n'tai5t pas4 ,ri5 de s5sible1 ri5 de connaissable ne peut n\s en p>v5ir2 ri5 ne peut fran*ir les abmes noirs et muets qui ent\r5t notre le /ellaire4 ,nos reg>ds sont jamais prisonni]s dans cette monade gante444 et dj trop petite4 ,il y a donc des *oses qu'on ne saura jamais et qui1 p\rtant1 exi/5t peut-tre8 vont s'cri] les nafs tonns4 ,plaisante prt5tion de v\loir t\t cont5ir dans quelques c5timtres cubes de sub/ance grise4444 ,cul-de-lampe ,,*apitre ,,huiti,,me ,,sci5ce ,,et ,r,,alit ,l'absolu e9/e9i5 ,la ,rvlation p> la ,sci5ce ,discussion des bases exprim5tales de la relativit ,autres explications possibles ,argum5ts en faveur de la contraction relle de ,lor5tz ,l'espace newtoni5 peut tre di/9ct de l'espace absolu ,le rel e/ une =me privilgie du possible ,deux attitudes en face de l'inconnu4 ,et ma9t5ant il faut conclure4 ,la ralit1 vue trav]s le prisme aigu de la sci5ce1 a-t-elle *ang d'aspect avec les n\velles ?ories8 ,oui1 assurm5t4 ,la doctr9e relativi/e prt5d avoir r5du plus p>fait l'a*romatisme de ce prisme1 et rectifi du mme c\p l'image qu'il n\s donne du monde4 ,le temps et l'espace1 ces deux ples aut\r desquels t\rnait la sphre des donnes s5sibles1 et qu'on croyait 9branlables se sont vus dpossd] de leur puissante fixit4 ,a leur place ,e9/e9 fait surgir ce cont9uum o baign5t les tres et les phnomnes3 l'espace-temps quatre dim5sions et o le temps et l'espace sont lis un j\g commun4 ,mais ce cont9uum lui-mme n'e/ plus qu'une =me flasque1 sans rigidit et qui docilem5t s'applique t\t4 ,plus ri5 de fixe1 puisque aucun repre df9i n'exi/e1 o n\s puissions encadr] les phnomnes2 puisque au bord de l'ocan o flott5t les *oses1 il ne re/e plus aucun de ces solides anneaux o les m>9s nagure am>rai5t les vaisseaux4 ,jusqu'ici la ?orie de la relativit mrite bi5 son nom4 ,mais voici que malgr elle1 encore que p> elle et en dpit de son nom mme1 surgit quelque *ose qui dans le monde extrieur semble avoir une exi/5ce indp5dante et dt]m9e1 une objectivit1 une ralit absolue4 ,c'e/ l',int]valle des vnem5ts qui1 lui1 trav]s t\tes les fluctuations des *oses1 quelle que soit la div]sit inf9ie des po9ts de vue1 la mobilit des repres1 demeure con/ant1 inv>iable4 ,de cette donne1 qui1 philosophiquem5t p>lant1 p>ticipe trangem5t des qualits intr9sques tant repro*es au vieil espace absolu1 au vieux temps absolu1 drive en ralit t\te la p>tie con/ructive de la ,relativit1 t\te celle qui a conduit aux spl5dides vrifications que n\s avons dites4 ,a9si la ?orie de la ,relativit1 dans ce qui en fait un monum5t sci5tifique utile1 un outil con/ructif1 un in/rum5t de dc\v]te1 semble r5i] son nom et sa s\rce mme4 ,elle e/ une ?orie d'un n\vel absolu3 l',int]valle reprs5t p> les godsiques de l',univ]s quadridim5sionnel4 ,elle e/ une n\velle ?orie absolue4 ,tant il e/ vrai que1 mme dans la sci5ce1 on ne con/ruit ri5 sur la ngation pure4 ,p\r crer il faut affirm]4 ,la ?orie de la ,relativit a obt5u des victoires clatantes que la sanction imprieuse des faits a c\ronnes4 ,n\s en avons donn1 dans les *apitres prcd5ts1 les exemples les plus tonnants4 ,mais dire de cette ?orie qu'elle e/ vraie p>ce qu'elle a prdit des phnomnes vrifis ensuite1 ce s]ait la jug] d'un po9t de vue trop troitem5t pragmati/e4 ,ce s]ait aussi--et il y a l un dang]--b>r] la r\te des lans de la p5se v]s d'autres *em9s o il y aura encore des fleurs cueillir4 ,g>dons-n\s-en bi54 ,il importe donc en dpit et cause mme de ses succs1 de dirig] sur les bases de la doctr9e n\velle le faisceau lum9eux de la critique4 ,cs> montant au ,capitole devait ent5dre auprs de son *> les soldats plaisant] ses trav]s et rabattre sa sup]be4 ,la ?orie de la ,relativit1 si magnifiquem5t qu'elle avance sur la voie triomphale1 doit elle aussi connatre qu'elle a des limites et peut-tre des faiblesses4 99 99 99 99 99 ,avant de la f\ill] p\rtant1 avant d'y projet] une lumire crue1 une rem>que s'impose4 ,quelles que soi5t les inc]titudes des ?ories physiques1 quelle que soit l'imp]fection t]nelle et fatale de la sci5ce1 une *ose doit tre ici affirme3 ,les vrits sci5tifiques sont les mieux fondes1 les plus c]ta9es1 les mo9s d\teuses des vrits que n\s puissions connatre t\*ant le monde extrieur4 ,si la sci5ce ne peut n\s dvoil] t\t fait la nature des *oses1 il n'e/ ri5 qui puisse n\s la faire connatre autant qu'elle4 ,les vrits du s5tim5t1 de la foi1 de l'intuition sont irrductibles celles de la sci5ce tant qu'elles re/5t des vrits du monde intrieur2 elles sont sur un autre plan4 ,mais si elles prt5dai5t se montr] adquates au monde extrieur--ce qui s]ait leur seule cause de faiblesse--elles se subordonn5t ds cet in/ant la ralit s5sible1 la re*]*e sci5tifique de la vrit4 ,c'e/ donc un non-s5s de v\loir oppos] la prt5due faillite de la sci5ce la c]titude que d'autres discipl9es n\s apport5t t\*ant le monde extrieur4 ,la faillite de l'une entrane celle des autres4 ,tant qu'il ne s'agit plus de l'oasis intime o fleuriss5t les s]e9es ralits du s5tim5t1 mais du ds]t aride et mal explor du monde extrieur1 les donnes sci5tifiques sont la base de t\tes les autres4 branl] celles-l1 c'e/ branl] celles-ci4 ,un c\p de bli] dans un rez-de-*ausse1 s'il le fait cr\l]1 dmolit srem5t aussi les tages suprieurs4 ,au vrai1 il semble que ri5 ne manife/e ici-bas la prs5ce my/ique du div9 autant que cette h>monie t]nelle et inflexible qui lie les phnomnes et qu'exprim5t les lois sci5tifiques4 ,la sci5ce qui n\s montre le va/e univ]s ordonn1 cohr5t1 h>monieux1 my/rieusem5t uni1 organis comme une va/e et muette symphonie1 dom9 p> la loi et non p> le caprice1 p> des rgles 9luctables et non p> des volonts p>ticulires1 la sci5ce n'e/-elle pas1 aprs t\t1 une ,rvlation8 ,l doit tre1 l s]a la conciliation ncessaire entre les esprits dociles la ralit s5sible et ceux qu'obsde le my/re mtaphysique4 ,proclam] la faillite de la sci5ce1 si cela veut dire autre *ose que proclam] la faiblesse huma9e1 dont nul ne d\te hlas6 c'e/ en ralit dnigr] cette "p du div9 qui e/ accessible nos s5s1 celle que la sci5ce n\s dvoile4 99 99 99 99 99 ,en somme1 t\te la syn?se e9/e9i5ne dc\le du rsultat de l'expri5ce de ,mi*elson1 ou du mo9s d'une int]prtation p>ticulire de ce rsultat4 ,le phnomne de l'ab]ration des toiles pr\ve que le milieu qui transmet leur lumire jusqu' notre il ne p>ticipe pas la translation de la ,t]re aut\r du ,soleil4 ,ce milieu les physici5s l'appell5t l'!r4 ,"l ,kelv9 qui a mrit l'honneur de repos] ,we/m9/] s\s la dalle contigu celle o gt ,newton1 considrait avec raison l'exi/5ce de l'!r int]/ellaire comme aussi bi5 pr\ve que celle de l'air que n\s respirons2 c> sans ce milieu la *aleur solaire1 mre et n\rrice de t\te vie t]re/re1 ne p>vi5drait pas jusqu' n\s4 ,dans la ?orie de la relativit re/re9te1 ,e9/e91 n\s l'avons vu1 int]prte les phnomnes sans faire int]v5ir l'!r1 ou du mo9s sans faire int]v5ir les proprits c9matiques habituellem5t attribues cette sub/ance4 ,autrem5t dit la relativit re/re9te n'affirme ni ne nie l'!r classique2 elle l'ignore4 ,mais cette indiffr5ce l'g>d de l'!r1 ce dda9 disp>at dans la ?orie de la ,relativit gnralise4 ,n\s avons vu dans un *apitre prcd5t que les trajectoires des corps gravitants et de la lumire procd5t directem5t1 d'aprs cette ?orie1 d'une c\rbure p>ticulire et du c>actre non euclidi5 du milieu qui1 dans le vide1 avois9e les corps massifs1 c'e/--dire de l'!r4 ,celui-ci1 bi5 que ses proprits c9matiques ne soi5t pas p\r ,e9/e9 ce qu'elles sont p\r les classiques1 devi5t le sub/ratum de t\s les vnem5ts de l',univ]s4 ,il repr5d son importance1 sa ralit objective4 ,il e/ le milieu cont9u o volu5t les faits spatio-temporels4 ,donc s\s sa =me gnrale1 et en dpit de l'attitude c9matique n\velle qu'elle lui attribue1 la ?orie gnrale d',e9/e9 admet l'exi/5ce objective de l'!r4 ,l'ab]ration des toiles montre ce milieu immobile p> rapport la translation de la ,t]re sur son orbite4 ,le rsultat ngatif de l'expri5ce de ,mi*elson t5d au contraire pr\v] qu'il p>ticipe ce m\vem5t de la ,t]re4 ,l'hypo?se de ,fitzg]ald-,lor5tz concilie cette ant9omie en admettant que l'!r ne p>ticipe rellem5t pas la translation t]re/re1 mais que t\s les corps qui s'y dplac5t subiss5t dans le s5s de ce dplacem5t une contraction4 ,celle-ci crot avec leur vitesse dans l'!r1 ce qui explique le rsultat ngatif de ,mi*elson4 ,l'explication de ,lor5tz a p>u inadmissible ,e9/e91 cause de quelques invraisemblances que n\s avons signales1 et surt\t p>ce qu'elle suppose l'exi/5ce dans l',univ]s d'un sy/me de rfr5ces privilgies qui ressuscite l'espace absolu de ,newton4 ,e9/e9 en v]tu du pr9cipe que t\s les po9ts de vue sont galem5t relatifs1 n'admet pas qu'il y ait dans l',univ]s des obs]vateurs privilgis--ceux qui sont immobiles dans l'!r--qui v]rai5t les *oses telles qu'elles sont t&is que ces *oses s]ai5t d=mes p\r t\t autre obs]vateur4 ,et alors1 t\t en cons]vant la contraction de ,lor5tz et les =mules qui l'exprim5t1 ,e9/e9 affirme que cette contraction exi/e1 mais n'e/ qu'une app>5ce1 une sorte d'illusion d'optique prov5ant de ce que la lumire qui n\s df9it les objets ne se propage pas in/antanm5t1 mais avec une vitesse f9ie4 ,cette propagation de la lumire se fait suivant des lois telles que prcism5t l'espace et le temps app>5t soi5t d=ms con=mm5t aux =mules de ,lor5tz4 ,telle e/ la base de la relativit spciale d',e9/e94 ,a9si les deux premires explications possibles du rsultat ngatif de l'expri5ce de ,mi*elson sont3 #a ,il y a une contraction des objets mobiles dans l'!r immobile1 sub/ratum fixe des phnomnes4 ,cette contraction e/ relle1 crot avec la vitesse du mobile p> rapport l'!r4 ,c'e/ l'explication de ,lor5tz4 #b ,il y a une contraction des objets mobiles p> rapport un obs]vateur quelconque4 ,cette contraction n'e/ qu'une app>5ce due aux lois de la propagation de la lumire4 ,elle crot avec la vitesse du mobile p> rapport l'obs]vateur4 ,c'e/ l'explication d',e9/e94 99 99 99 99 99 ,mais il y a encore--p\r le mo9s--une troisime explication possible4 ,elle introduit des hypo?ses n\velles et mme insolites1 mais nullem5t absurdes4 ,d'ailleurs c'e/ surt\t en physique que le vrai peut quelquefois n'tre pas vraisemblable4 ,elle montr]a1 que mme en dehors de celle de ,lor5tz1 on peut r5dre compte du rsultat de ,mi*elson autrem5t que p> l'int]prtation e9/e9i5ne4 ,voici cette troisime hypo?se explicative3 ,*aque corps matriel entrane avec lui1 comme une sorte d'atmosphre1 l'!r qui lui e/ li4 ,il exi/e en outre dans le vide int]a/ral un !r immobile1 ins5sible au m\vem5t des corps matriels qui s'y meuv5t1 et que1 p\r le di/+u] de l'!r li aux corps1 n\s appell]ons le sur!r4 ,ce sur!r occupe t\t le vide int]/ellaire et se sup]pose prs des a/res l'!r qu'ils entran5t4 ,l'!r et le sur!r se transpntr5t de mme qu'ils transpntr5t la matire1 et les vibrations qu'ils transmett5t s'y propag5t indp5damm5t4 ,qu& un corps matriel met des tra9s d'ondes dans l'!r qui l'ent\re1 celles-ci sont animes p> rapport lui de la vitesse con/ante de la lumire4 ,mais lorsqu'elles ont trav]s la c\*e relativem5t m9ce d'!r lie ce corps matriel1 et qui se fond graduellem5t dans le sur!r1 c'e/ dans celui-ci que se fait leur propagation et c'e/ p> rapport lui qu'elles pr5n5t progressivem5t leur vitesse4 ,c'e/ a9si qu'un bateau trav]sant le lac de ,g5ve avec une c]ta9e vitesse possde1 v]s le milieu du lac1 cette vitesse p> rapport l'troit c\rant qu'y fait le ,rhne1 puis la repr5d p> rapport au lac immobile4 ,a9si1 bi5 qu'manes d'a/res qui s'loign5t ou s'appro*5t de n\s1 les rayons lum9eux des toiles possd]ont la mme vitesse lorsqu'ils n\s p>vi5dront1 et qui s]a la vitesse commune que leur impose le sur!r4 ,a9si1 d'autre "p1 les rayons des toiles arrivant nos lunettes s]ont propags jusqu' n\s p> le sur!r et sans que la trs m9ce c\*e d'!r mobile avec la ,t]re ait pu tr\bl] cette propagation4 ,dans ces hypo?ses t\s les faits s'expliqu5t et se concili5t3 #a l'ab]ration des toiles1 p>ce que les rayons qui n\s en arriv5t n\s sont transmis sans altration p> le sur!r2 #b le rsultat ngatif de l'expri5ce de ,mi*elson1 p>ce que la lumire que n\s produisons au laboratoire se propage dans l'!r entran p> la ,t]re et o elle e/ ne2 #c le fait qu'en dpit du rappro*em5t ou de l'loignem5t des toiles1 leurs rayons n\s arriv5t avec la vitesse commune qu'ils ont acquise dans le sur!r1 peu aprs leur mission4 ,cette explication1 si trange qu'elle puisse p>atre1 n'e/ pas absurde et ne s\lve aucune difficult qu'on ne puisse surmont]4 ,elle pr\ve que si le rsultat de ,mi*elson con/itue une sorte de cul-de-sac1 il e/ p\r en sortir d'autres issues que la ?orie d',e9/e94 ,en rsum1 p\r *app] aux difficults1 aux app>5tes contradictions manife/es p> l'expri5ce1 l'ant9omie qui exi/e entre l'ab]ration et le rsultat de ,mi*elson1 trois voies n\s sont (f]tes1 et qui se ramn5t cette alt]native3 #a ,la contraction des corps p> la vitesse e/ relle 7,lor5tz74 #b ,la contraction des corps p> la vitesse n'e/ qu'une app>5ce due aux lois de propagation de la lumire 7,e9/e974 #c ,la contraction des corps p> la vitesse n'e/ ni une ralit ni une app>5ce2 elle n'exi/e pas 7hypo?se du sur!r conjugu l'!r74 ,cela pr\ve que l'explication e9/e9i5ne des phnomnes n'e/ nullem5t impose p> les faits1 ou du mo9s n'e/ pas impose p> eux imprativem5t et l'exclusion de t\te autre4 99 99 99 99 99 ,e/-elle du mo9s impose p> la raison1 p> les pr9cipes1 p> le c>actre d'vid5ce de ses prmisses rationnelles1 p>ce qu'elle ne *oque pas1 l'gal des autres1 le bon s5s et nos habitudes m5tales8 ,on p\rrait le croire d'abord1 lorsqu'on la comp>e la doctr9e de ,lor5tz1--et p\r ne pas sur*>g] cette discussion1 je laiss]ai provisoirem5t de ct la troisime ?orie explicative qui a t esquisse1 celle du sur!r4 ,ce qui a p>u *oquant dans l'hypo?se de la contraction relle de ,lor5tz c'e/ en premi] lieu que cette contraction ne dp5d que de la vitesse des objets1 nullem5t de leur nature2 c'e/ qu'elle e/ la mme p\r t\s quelle que soit leur sub/ance1 leur composition *imique1 leur tat physique4 ,a la rflexion cette *ose trange p>at mo9s inadmissible4 ,ne savons-n\s pas en effet que les atomes sont t\s =ms des mmes lectrons dont l'arrangem5t et le nombre atomique diffr5t seuls et seuls diffr5ci5t les corps4 ,si alors les lectrons communs t\te matire subiss5t ensemble1 de mme que leurs di/ances relatives1 une contraction due la vitesse1 il e/ en somme assez naturel de p5s] que le rsultat puisse tre id5tique p\r t\s les objets4 ,qu& la *aleur dilate une grille de f] de longueur donne1 la quantit dont une temprature de c5t degrs surlve et l>git cette grille s]a la mme1 que celle-ci compte dix b>reaux ou c5t b>reaux d'aci] au mtre c\rant1 p\rvu qu'ils soi5t id5tiques4 ,ce n'e/ donc pas l en df9itive que rside l'invraisemblance qui a fait rejet] p> les relativi/es la ?orie de ,lor5tz4 ,c'e/ dans les pr9cipes mmes de cette ?orie1 c'e/ p>ce qu'elle admet dans la nature un sy/me de rfr5ce privilgi1 l'!r immobile p> rapport quoi les corps se dplac5t4 ,exam9ons cela d'un peu plus prs4 ,on a dit que l'!r immobile de ,lor5tz e/ en somme une rsurrection de l'espace absolu de ,newton tant attaqu p> les relativi/es4 ,ri5 n'e/ mo9s sr4 ,si1 comme n\s l'avons suppos dans le *apitre prcd5t1 notre ,univ]s /ellaire n'e/ qu'une gigantesque bulle d'!r divaguant dans un espace vide d'!r1 p>mi d'autres bulles d'!r jamais inconnaissables l'homme1 il e/ vid5t que la g\ttelette ?re qui con/itue notre ,univ]s peut trs bi5 tre en m\vem5t dans l'espace qui l'ent\re et qui s]ait le vritable espace absolu4 ,de ce po9t de vue1 l'!r lor5tzi5 ne peut donc tre assimil l'espace absolu4 ,faire cette assimilation revi5t dire que l'espace dnomm absolu p> ,newton ne mrite peut-tre pas ce nom4 ,si l'espace newtoni5 n'e/ que le cont9u physique o se dr\l5t les vnem5ts de notre ,univ]s p>ticuli]1 il n'e/ alors ri5 mo9s qu'absolum5t immobile4 ,t\te la qu]elle faite ,newton revi5t en ce cas lui repro*] une improprit d'expression1 et d'avoir appel absolu ce qui n'e/ que privilgi p\r un ,univ]s donn4 ,ce s]ait une qu]elle grammaticale1 et ,vaugelas n'a jamais suffi b\lev]s] la ,sci5ce4 ,mais les relativi/es1 ou du mo9s ces relativi/es impnit5ts que sont les e9/e9i5s ne se cont5t]ont pas de cela4 ,il ne leur suffit po9t que l'espace newtoni5 avec t\s ses privilges ne soit peut-tre pas l'espace absolu4 ,notre conception de l',univ]s1 le m\vante d'!r1 concili]ait trs bi5 la prm95ce de l'espace newtoni5 et l'agno/icisme qui n\s dnie t\te emprise sur l'absolu4 ,cela encore un c\p ne suffit pas aux e9/e9i5s4 ,ce qu'ils ent5d5t faire1 c'e/ dp\ill] rsolum5t l'espace newtoni5 sur lequel a t con/ruit la mcanique classique1 de t\s ses privilges4 ,c'e/ faire r5tr] cet espace dans le rang1 c'e/ le rduire tre l'analogue de t\s les autres espaces qu'on peut imag9] et qui se meuv5t arbitrairem5t p> rapport lui3 ri5 de plus4 99 99 99 99 99 ,du po9t de vue agno/ique1 du po9t de vue sceptique et d\teur1 cette attitude e/ =te et belle4 ,mais au c\rs de ce volume n\s avons assez admir la puissante syn?se ?orique d',e9/e9 et les surpr5antes vrifications quoi elle a conduit1 p\r avoir le droit de faire ma9t5ant nos rs]ves4 ,on peut mettre en d\te mme les dngations des d\teurs1 c> elles aussi1 en f9 de compte sont des affirmations4 ,n\s croyons qu'en face de l'attitude philosophique des e9/e9i5s1 en face de ce que j'appell]ais volonti]s leur relativisme absolu1 il e/ p]mis de s'insurg] un peu et de dire ceci3 ,oui1 t\t e/ possible1 ou du mo9s beauc\p de *oses sont possibles mais t\tes ne sont pas4 ,oui1 si je pntre dans un app>tem5t inconnu1 la p5dule du salon peut tre ronde1 c>re ou octogone4 ,mais lorsque fran*issant la porte j'ai vu que cette p5dule e/ c>re1 j'ai le droit de dire3 elle e/ c>re2 elle a le privilge d'tre c>re1 c'e/ un fait qu'elle n'e/ ni ronde1 ni octogone4 ,de mme dans la nature4 ,le cont9u physique qui1 comme un vase1 p\se les phnomnes de l',univ]s1 p\rrait avoir p> rapport moi--et tant que je ne l'ai pas obs]v--des m\vem5ts ou des =mes quelconques4 ,mais en fait1 il e/ ce qu'il e/1 et il ne peut tre en mme temps des *oses diffr5tes4 ,l'horloge du salon ne peut tre la fois t\te en or et t\te en arg5t4 ,on peut donc concevoir1 p>mi les possibilits que n\s imag9ons dans le monde extrieur1 une possibilit privilgie3 celle qui e/ effectivem5t ralise1 celle qui exi/e4 ,le relativisme total des e9/e9i5s revi5t affirm] l',univ]s tellem5t extrieur n\s que n\s n'avons aucun moy5 d'y di/+u] le rel du possible1 en ce qui conc]ne l'espace et le temps4 ,les newtoni5s au contraire affirm5t que l'espace rel1 le temps rel se manife/5t n\s p> des signes p>ticuli]s4 ,n\s analys]ons plus lo9 ces signes4 ,en somme les relativi/es purs ont *]* *app] la ncessit de suppos] une ralit inaccessible4 ,c'e/ un po9t de vue la fois beauc\p plus mode/e et beauc\p plus outrecuidant que celui des newtoni5s1 des absoluti/es4 ,plus mode/e1 p>ce que selon l'e9/e9i5 n\s ne p\vons pas connatre c]ta9es *oses que l'absoluti/e p5se au contraire p\voir appro*]3 le temps et l'espace rels4 ,plus outrecuidant1 p>ce que le relativi/e affirme qu'il n'y a pas de ralit autre que celle qui e/ accessible l'obs]vation4 ,p\r lui inconnaissable et inexi/ant sont presque synonymes4 ,c'e/ p\rquoi ,h5ri ,po9c> qui fut1 avant ,e9/e91 le plus pr(ond des relativi/es rptait sans cesse que les que/ions conc]nant l'espace et le temps absolus n'ont aucun s5s4 ,en df9itive les e9/e9i5s ont fait leur devise du mot d',augu/e ,comte3 ,t\t e/ relatif et cela seul e/ absolu4 ,en face1 ,newton dont ,h5ri ,po9c> se refusait n]giquem5t admettre les prmisses spatio-temporelles1 et avec lui la sci5ce classique1 ont une attitude que ,newton a admirablem5t df9ie lui-mme lorsqu'il crivait3 ,je ne suis qu'un enfant qui j\e sur le rivage1 m'amusant tr\v] de temps en temps un caill\ mieux poli ou un coquillage plus beau que d'ord9aire1 p5dant que le gr& ocan de la vrit re/e t\j\rs inexplor devant moi4 ,newton affirme que cet ocan e/ inexplor1 seulem5t il affirme qu'il exi/e1 et de la =me des coquillages tr\vs1 il dduit c]ta9es des qualits de cet ocan1 et notamm5t celles qu'il appelle le temps et l'espace absolus4 ,e9/e9i5s et newtoni5s sont d'accord p\r p5s] que le monde extrieur n'e/ pas auj\rd'hui totalem5t rductible la sci5ce4 ,mais leur agno/icisme a des limites diffr5tes4 ,les newtoni5s croi5t que1 si extrieur que n\s soit le monde1 il ne l'e/ pas au po9t que le temps rel et l'espace rel n\s soi5t inaccessibles4 ,les e9/e9i5s sont d'un autre avis4 ,ce qui les sp>e c'e/ seulem5t une "q de degr dans le scepticisme4 ,t\te la controv]se se ramne une conte/ation de frontires entre deux agno/icismes4 ,cul-de-lampe ,,*apitre ,,neuvi,,me ,,e9/e9 ,,ou ,,newton8 ,discussion rc5te du relativisme l',acadmie des ,sci5ces ,les indices de l'espace privilgi de ,newton ,le pr9cipe de causalit base de la ,sci5ce ,exam5 des objections de ,m4 ,pa9lev ,argum5ts newtoni5s et *appatoires relativi/es ,les =mules de gravitation de ,m4 ,pa9lev ,fcondit de la doctr9e e9/e9i5ne ,deux conceptions du monde ,conclusion4 ,en quoi consi/5t les signes p>ticuli]s o la conception newtoni5ne de la nature reconnat qu'on a affaire cet espace privilgi que ,newton appelait l'espace absolu et qui lui app>at1 l'exclusion des autres1 comme le cadre rel1 intr9sque des phnomnes8 ,ces signes1 ces critres sont implicitem5t la base du dveloppem5t de la sci5ce classique4 ,p\rtant ils tai5t un peu re/s dans l'ombre des discussions provoques p> le sy/me d',e9/e94 ,dlaissant un mom5t d'autres so9s peut-tre mo9s nobles1 ,m4 ,paul ,pa9lev vi5t1 devant l',acadmie des ,sci5ces1 d'attir] avec clat l'att5tion sur les raisons anci5nes mais t\j\rs vig\reuses qui ont communiqu leur =ce la conception newtoni5ne du monde4 ,l'espace absolu1 le temps absolu de ,newton et de ,galile1 appelons-les dsormais l'espace privilgi1 le temps privilgi1 p\r ne plus prt] le flanc aux objections mtaphysiques assez ju/ifies en somme1 que le qualificatif absolu p\vait s\lev]4 ,p\rquoi la sci5ce classique1 la mcanique de ,galile et de ,newton sont-elles fondes sur l'espace privilgi1 le temps privilgi8 ,p\rquoi rapport5t-elles t\s les phnomnes ces repres uniques qu'elles considr5t comme adquats la ralit8 ,c'e/ cause du pr9cipe de causalit4 ,ce pr9cipe peut s'nonc] a9si3 des causes id5tiques produis5t des effets id5tiques4 ,cela veut dire que les conditions initiales d'un phnomne dt]m95t ses modalits ultrieures4 ,c'e/ en somme l'affirmation du dt]m9isme des phnomnes1 sans lequel la sci5ce e/ impossible4 ,assurm5t on peut *ican] l-dessus4 ,des conditions p>faitem5t id5tiques des conditions initiales donnes ne peuv5t jamais tre reproduites ou retr\ves1 en un autre temps ou en un autre lieu4 ,il y a t\j\rs quelque circon/ance qui ne s]a plus la mme1 p> exemple le fait que1 entre les deux expri5ces1 la ,nbuleuse d',&romde se s]a rappro*e de n\s de quelques milli]s de kilomtres4 ,et n\s sommes sans action sur la ,nbuleuse d',&romde4 ,heureusem5t1 et cela sauve t\t1 les corps loigns n'ont qu'une action ngligeable1 semble-t-il1 sur nos expri5ces1 et c'e/ p\rquoi n\s p\vons rpt] celles-ci4 ,p> exemple1 si n\s mettons auj\rd'hui un gramme d'acide sulfurique fumant dans dix grammes de solution de s\de au dixime1 ces corps produiront dans le mme temps1 la mme quantit du mme sulfate de s\de qu'ils euss5t fait l'an pass1 dans les mmes conditions de temprature et de pression1 et bi5 que dans l'int]valle le m>*al ,fo* ait db>qu aux tats-,unis4 ,cela fait que le pr9cipe de causalit 7mmes causes1 mmes effets7 e/ t\j\rs vrifi et ne p\rra jamais tre pris en dfaut4 ,ce pr9cipe e/ donc une vrit d'expri5ce1 mais en outre il s'impose notre ent5dem5t avec une puissance irrsi/ible4 ,il s'impose mme aux animaux4 ,le prov]be ,*at *aud cra9t mme l'eau froide le pr\ve4444 ,il pr\ve aussi qu'on peut int]prt] abusivem5t ce pr9cipe4444 ,en t\t cas1 non seulem5t la sci5ce1 mais la vie t\t entire des hommes et des btes sont fondes sur lui4 ,la consqu5ce de ce pr9cipe1 c'e/ que si les conditions initiales d'un m\vem5t prs5t5t une symtrie1 celle-ci se retr\v]a dans le m\vem5t4 ,m4 ,paul ,pa9lev vi5t d'y insi/] avec =ce au c\rs de la discussion rc5te du ,relativisme l',acadmie des ,sci5ces4 ,de cette rem>que dc\le notamm5t le pr9cipe de l'in]tie3 un corps ab&onn librem5t lo9 de t\te masse matrielle1 re/]a immobile ou dcrira une ligne droite1 p> raison de symtrie4 ,il dcrira effectivem5t une droite p\r un c]ta9 obs]vateur 7ou p\r des obs]vateurs anims de vitesses uni=mes p> rapport au premi]74 ,les newtoni5s dis5t que l'espace de ces obs]vateurs e/ privilgi4 ,au contraire1 p\r un autre obs]vateur anim p> rapport ceux-l d'un m\vem5t acclr1 la trajectoire du mobile e/ une p>abole et n'e/ plus symtrique4 ,donc l'espace de ce n\vel obs]vateur n'e/ pas l'espace privilgi4 ,il me semble qu' cela les relativi/es peuv5t rpondre3 ,v\s n'avez pas le droit de df9ir les conditions initiales p\r un obs]vateur donn1 puis le m\vem5t subsqu5t p\r un autre anim d'une vitesse acclre4 ,si v\s df9issez aussi vos conditions initiales p> rapport celui-ci1 le mobile l'in/ant qu'on l'ab&onne n'e/ pas libre p\r cet obs]vateur1 mais tombe dans un *amp de gravitation4 ,ri5 d'tonnant alors ce que le m\vem5t produit lui semble acclr et dissymtrique4 ,le pr9cipe de causalit n'e/ en dfaut ni p\r l'un ni p\r l'autre des obs]vateurs4 ,on peut aussi df9ir autrem5t le sy/me privilgi en disant3 c'e/ celui p> rapport auquel la lumire se propage en ligne droite dans un milieu isotrope4 ,mais en ce cas1 p\r un obs]vateur fix la ,t]re qui t\rne1 les rayons des toiles se dplac5t en spirale1 et les newtoni5s en dduirai5t que la ,t]re t\rne p> rapport leur espace privilgi4 ,les e9/e9i5s rpliqu]ont que l'espace o circul5t ces rayons n'e/ pas isotrope et qu'ils y sont dvis de la ligne droite p> le *amp de gravitation t\rnant qui cause la =ce c5trifuge de la rotation t]re/re4 ,il y aura t\j\rs p\r eux une *appatoire qui laiss]a intact le pr9cipe de causalit4 ,il semble donc difficile de dmontr] sans rplique l'exi/5ce du sy/me privilgi en p>tant du pr9cipe de causalit et *acun re/e sur ses positions4 99 99 99 99 99 ,en revan*e il y a une =ce d'vid5ce1 une pntration aigu et conva9cante dans la seconde p>tie des critiques leves p> ,m4 ,pa9lev contre les pr9cipes de la doctr9e e9/e9i5ne4 ,rsumons l'argum5tation du clbre gomtre4 ,v\s dniez1 dit-il aux e9/e9i5s1 t\t privilge un sy/me de rfr5ce quelconque4 ,mais lorsque1 de vos quations gnrales1 v\s v\lez dduire p> le calcul la loi de la gravitation1 v\s ne p\vez le faire et v\s ne le faites rellem5t1 qu'en introduisant des hypo?ses newtoni5nes pe9e dguises et des axes de rfr5ce privilgis4 ,v\s n'arrivez au rsultat de votre calcul qu'en sp>ant nettem5t le temps de l'espace comme ,newton1 et en rapportant vos mobiles gravitants des axes privilgis purem5t newtoni5s1 et p\r lesquels c]ta9es conditions de symtrie sont ralises4 ,t\te cette f9e et pr(onde critique de ,m4 ,pa9lev e/ rappro*] de celle de ,wie*]t qui a dni* div]ses autres hypo?ses introduites1 *em9 faisant1 dans les calculs d',e9/e94 ,en df9itive1 celui-ci p>at ne s'tre pas compltem5t dgag des prmisses newtoni5nes qu'il rpudie4 ,il ne les ddaigne pas autant qu'on p\rrait croire et ne cra9t pas1 l'occasion1 de les appel] son sec\rs1 qu& il s'agit de faire ab\tir le calcul4 ,c'e/ proprem5t un peu ador] ce qu'on a brl4 ,p\r se tir] d'affaire1 les e9/e9i5s rpondront sans d\te que s'ils introduis5t des axes newtoni5s1 au c\rs de leurs dveloppem5ts1 c'e/ p\r r5dre le rsultat du calcul comp>able celui des mesures exprim5tales4 ,les axes a9si introduits dans les quations ont p\r les relativi/es cet unique privilge d'tre ceux auxquels les exprim5tateurs rapport5t leurs mesures4 ,mais on convi5dra que ce n'e/ pas l un m9ce privilge4 99 99 99 99 99 ,ce n'e/ pas t\t4 ,le pr9cipe de relativit gnralise dit en somme ceci3 t\s les repres1 t\s les sy/mes de rfr5ce sont quival5ts p\r exprim] les lois de la nature et ces lois sont inv>iantes quelque sy/me de rfr5ce qu'on les rapporte4 ,cela veut dire en somme3 il y a entre les objets du monde extrieur des relations qui sont indp5dantes de celui qui les reg>de1 et notamm5t de sa vitesse4 ,a9si un triangle tant trac sur un papi]1 il y a dans ce triangle quelque *ose qui le c>actrise et qui e/ id5tique1 que le reg>dant passe trs vite ou trs l5tem5t ou avec des vitesses quelconques et en s5s quelconque devant le papi]4 ,m4 ,pa9lev rem>que avec quelque raison que1 s\s cette =me1 le pr9cipe e/ une sorte de truisme4 ,le mot e/ dur4 ,il exprime p\rtant un fait c]ta94 ,les rapports rels des objets extrieurs ne peuv5t tre altrs p> le po9t de vue de l'obs]vateur4 ,e9/e9 rpondra que c'e/ dj quelque *ose de f\rnir un crible au trav]s duquel doiv5t pass]1 un critre auquel doiv5t satisfaire p\r tre reconnues exactes1 les lois et =mules qui s]v5t reprs5t] les phnomnes empiriquem5t obs]vs4 ,il e/ vrai4 ,la loi de ,newton s\s sa =me classique ne satisfaisait pas ce critre4 ,cela pr\ve qu'il n'tait pas si vid5t que cela4 ,il arrive qu'une vrit mconnue hi] devi5ne auj\rd'hui un truisme4 ,tant mieux4 ,en exprimant une des conditions auxquelles doiv5t satisfaire les lois naturelles1 la ?orie de la relativit acqui]t p\r le mo9s ce que dans le j>gon philosophique on appelle une valeur heuri/ique4 ,il n'en e/ pas mo9s c]ta91 comme ,m4 ,pa9lev le montre avec une vigueur et une cl>t p>faites1 que le pr9cipe de la relativit gnralise a9si considr1 ne saurait suffire f\rnir des lois prcises4 ,il s]ait p>faitem5t conciliable avec une loi de gravitation o l'attraction s]ait en raison inv]se1 non pas du c>r1 mais de la dix-septime1 de la c5time puissance1 d'une puissance quelconque de la di/ance4 ,p\r extraire du pr9cipe de la relativit gnralise la loi exacte de l'attraction1 il faut y suraj\t] l'int]prtation e9/e9i5ne du rsultat de ,mi*elson savoir3 que p> rapport un obs]vateur quelconque la lumire se propage localem5t avec la mme vitesse en t\s s5s4 ,il faut suraj\t] encore div]ses hypo?ses que ,m4 ,pa9lev considre comme newtoni5nes4 ,a son expos critique de la relativit prs5t avec clat devant l',acadmie des ,sci5ces1 ,m4 ,paul ,pa9lev a aj\t une contribution ma?matique prcieuse dont le pr9cipal rsultat e/ le suivant3 on peut tr\v] d'autres lois de la gravitation que celle indique p> ,e9/e9 et qui t\tes correspond5t aux conditions e9/e9i5nes4 ,le savant gomtre franais en a indiqu plusieurs1 une en p>ticuli] dont la =mule nettem5t diffr5te de celle d',e9/e91 r5d compte comme celle-ci et avec prcision du m\vem5t des plantes1 du dplacem5t du prihlie de ,m]cure1 et de la dviation des rayons lum9eux prs du ,soleil4 ,cette =mule n\velle correspond un espace qui e/ indp5dant du temps1 et elle n'entrane pas la consqu5ce qui drive de la =mule d',e9/e9 au sujet du dplacem5t v]s le r\ge de t\tes les raies spectrales du ,soleil4 ,la vrification ou la non vrification de cette consqu5ce de l'quation d',e9/e9 dont n\s avons dans un *apitre prcd5t indiqu les difficults--peut-tre insurmontables--en acqui]t une importance n\velle4 ,*ose rem>quable1 plusieurs des =mules de gravitation donnes p> ,m4 ,pa9lev conduis5t1 contrairem5t celle d',e9/e91 la conclusion que l'espace re/e euclidi5 lorsqu'on s'appro*e du ,soleil1 en ce s5s que les mtres ne doiv5t pas ncessairem5t se racc\rcir4 ,t\t cela brille l'horizon de l'a/ronomie comme l'aurore d'une poque n\velle o des obs]vations d'un raff9em5t ins\ponn f\rniront les critres dlicats1 capables d'impos] une =me plus prcise1 plus exempte d'ambigut la loi de la gravitation4 ,il y a encore de beaux j\rs444 ou plutt de belles nuits p\r les a/ronomes4 99 99 99 99 99 ,p\r ce qui e/ des pr9cipes la controv]se cont9u]a4 ,elle doit en df9itive ab\tir un dialogue dans le g5re de celui-ci4 ,le newtoni53 ,admettez-v\s qu'en un po9t de l',univ]s trs loign de t\tes masses matrielles1 un mobile ab&onn lui-mme doit dcrire une ligne droite8 ,en ce cas v\s reconnaissez l'exi/5ce d'obs]vateurs privilgis1 ceux p\r lesquels cette ligne e/ droite4 ,p\r un autre obs]vateur il arrive que cette ligne e/ une p>abole4 ,donc son po9t de vue e/ faux4 ,le relativi/e3 ,oui1 je l'admets1 mais en fait1 il n'exi/e aucun po9t de l',univ]s o l'action des masses matrielles loignes soit nulle4 ,p> consqu5t votre mobile ab&onn librem5t n'e/ qu'une ab/raction1 et je ne peux fond] la sci5ce sur une ab/raction invrifiable4 ,t\t l'ef=t du relativi/e e/ de db>rass] la sci5ce de ce qui n'a pas un s5s exprim5tal4 ,quant l'obs]vateur qui voit le mobile suppos dcrire une ligne p>abolique1 il int]prt]a son obs]vation en disant que le mobile e/ dans un *amp de gravitation4 ,le newtoni53 ,v\s tes donc oblig d'admettre que trs lo9 de t\te matire1 trs lo9 de t\s les a/res1 il peut exi/] ce que v\s appelez un *amp de gravitation1 que celui-ci v>ie selon la vitesse de l'obs]vateur1 et qu'il p\rra tre trs int5se en dpit de la di/ance des a/res et mme crotre p>fois avec cette di/ance4 ,ce sont des hypo?ses tranges et absurdes4 ,le relativi/e3 ,elles sont tranges mais je v\s dfie de dmontr] qu'elles sont absurdes4 ,elles le sont mo9s que de localis] et mettre en m\vem5t un po9t isol et indp5dant de t\te masse matrielle4 ,le newtoni53 ,quant moi j'imag9e trs bi5 un po9t matriel unique dans l',univ]s1 et qui y possd]ait une c]ta9e position et une c]ta9e vitesse4 ,le relativi/e3 ,p\r moi1 au contraire1 si un tel po9t matriel exi/ait1 il s]ait absurde et impossible de p>l] de sa position et de son m\vem5t4 ,ce po9t n'aurait ni position1 ni m\vem5t1 ni immobilit4 ,ces *oses ne peuv5t exi/] que p> rapport d'autres po9ts matriels4 ,le newtoni53 ,tel n'e/ pas mon avis4 ,le spectateur imp>tial3 ,p\r savoir qui a raison il faudrait faire une expri5ce sur un po9t matriel s\/rait l'action du re/e de l',univ]s4 ,p\vez-v\s1 messieurs1 faire cette expri5ce8 ,le newtoni5 et le relativi/e 7ensemble73 ,non1 hlas6 ,le mtaphysici5 7surv5ant comme le troisime l>ron de la fable73 ,p\r lors1 messieurs1 je v\s engage ret\rn] vos tlescopes1 vos laboratoires et vos tables de log>i?mes4 ,le re/e me reg>de4 ,le newtoni5 et le relativi/e 7ensemble73 ,en ce cas n\s sommes bi5 srs de ne jamais ri5 appr5dre de plus l-dessus que ce que n\s savons et croyons dj4 99 99 99 99 99 ,au demeurant1 on ne saurait s'exagr] l'importance des cl>ts n\velles projetes dans la "q de la relativit p> l'int]v5tion de ,m4 ,paul ,pa9lev l',acadmie des ,sci5ces4 ,le ret5tissem5t en s]a imm5se et durable4 ,l'admirable syn?se e9/e9i5ne en s]a-t-elle abattue8 ,s'branl]a-t-elle jusqu' cr\l] s\s les controv]ses1 les d\tes1 les inc]titudes dont n\s v5ons de donn] un bref ap]u8 ,je ne le crois pas4 ,qu& ,*ri/ophe ,colomb a dc\v]t l',amrique1 on eut beau jeu de lui dire que ses prmisses tai5t fausses et que s'il n'avait cru p>tir p\r les ,indes1 il n'et jamais atte9t un cont95t n\veau4 ,il aurait pu rpondre la manire de ,galile3 ,et p\rtant je l'ai dc\v]t4 ,celle qui donne de beaux rsultats e/ t\j\rs une bonne m?ode4 ,ds qu'il s'agit de plong] au fond de l'inconnu p\r tr\v] du n\veau1 ds qu'il s'agit de savoir plus et mieux1 la f9 ju/ifie les moy5s4 ,en montrant du doigt l'optique1 la mcanique1 la gravitation lies solidem5t en une neuve g]be1 la dviation de la lumire p> la gravit qu'il a annonce contre t\te att5te1 les anomalies de ,m]cure qu'il a le premi] expliques1 la loi de ,newton qu'il a embellie et prcise1 ,e9/e9 aurait le droit de s'cri] avec quelque orgueil3 ,voil ce que j'ai fait4 ,les voies p> lesquelles il a obt5u t\s ces rsultats admirables ne sont pas exemptes1 dit-on1 de dt\rs assez f*eux et de fondrires4 ,c'e/ donc que plusieurs *em9s1 et mme imp>faits1 peuv5t m5] ,rome et la vrit4 ,l'ess5tiel e/ d'y p>v5ir4 ,et ici la vrit1 ce sont des faits anci5s rappro*s p> une h>monie suprieure1 ce sont des faits n\veaux annoncs en des quations prophtiques et vrifis de la manire la plus surpr5ante4 ,si la discussion des pr9cipes1 si la ?orie qui n'e/ que la s]vante du savoir1 ho*e un peu devant l'uvre d',e9/e9 ses paules s]viles et infidles1 du mo9s l'expri5ce1 s\rce unique de t\te vrit1 lui a donn raison4 ,on dc\vre auj\rd'hui des =mules brillantes que n'avait pas prvues ,e9/e9 p\r expliqu] l'anomalie de ,m]cure1 et la dviation de la lumire4 ,c'e/ bi51 mais on ne saurait oubli] que la premire de ces =mules exactes1 celle d',e9/e91 a audacieusem5t prcd la vrification4 ,dans la bataille contre l't]nel ennemi1 l',inconnu1 des tran*es n\velles ont t conquises4 ,c]tes1 il importe de les organis] et de creus] des *em9em5ts qui y accd5t plus directem5t4 ,mais il faudra dema9 m>*] encore de l'avant1 gagn] encore du t]ra94 ,il faudra1 p> quelque dt\r ?orique que ce soit1 annonc] d'autres faits n\veaux1 imprvus et vrifiables4 ,c'e/ a9si qu'a fait ,e9/e94 ,si c'e/ une faiblesse p\r la doctr9e e9/e9i5ne de dni] t\te objectivit1 t\t privilge l'un quelconque des sy/mes de rfr5ce444 t\t en utilisant un tel sy/me p\r les beso9s du calcul1 cette faiblesse du mo9s aurait t aussi celle d',h5ri ,po9c>4 ,jusqu' sa mort il s'e/ insurg vig\reusem5t contre la conception newtoni5ne4 ,l'adhsion de ce puissant esprit qu'on retr\ve t\s les c>ref\rs des dc\v]tes mod]nes1 suffirait assur] le respect la doctr9e relativi/e4 ,d'un ct s'il y a ,newton1 devant qui se dresse ma9t5ant un df5seur ard5t et p]suasif1 arm d'un vif gnie ma?matique1 ,paul ,pa9lev1 de l'autre il y a ,e9/e9 et prs de lui ,h5ri ,po9c>4 ,dj l'hi/oire de "p et d'autre de la mme b>ricade n\s avait montr ,ari/ote contre picure1 ,cop]nic contre les s*ola/iques4 ,bataille t]nelle d'ides qui e/ peut-tre sans issue1 si1 comme le croyait ,po9c>1 le pr9cipe de relativit n'e/ au fond qu'une conv5tion que l'expri5ce ne peut pr5dre en dfaut p>ce que1 applique l',univ]s enti]1 elle e/ invrifiable4 ,ce qui pr\ve que la doctr9e e9/e9i5ne e/ =te et vraie1 c'e/ qu'elle e/ fconde4 ,les tres n\veaux dont elle a peupl la sci5ce1 et qui sont les dc\v]tes am5es et prdites p> elle1 sont-ils des enfants lgitimes8 ,les newtoni5s dis5t que non4 ,mais dans une sci5ce bi5 faite comme dans un tat idal1 ce qui importe ce sont les enfants1 ce n'e/ pas leur lgitimit4 ,du mo9s la vig\reuse contre-(f5sive de ,m4 ,paul ,pa9lev aura ram5 dans leurs lignes les zlateurs trop presss de l'vangile n\veau1 qui dj p5sai5t avoir pulvris1 sans espoir de revan*e1 t\te la sci5ce classique4 ,*acun re/e ma9t5ant sur ses positions1 et il n'e/ plus "q de considr] comme un enfantillage b>b>e la conception newtoni5ne du monde4 ,en face une autre conception se dresse et voil t\t4 ,entre elles la bataille e/ indcise et peut-tre le s]a t\j\rs1 les armes capables de dcl5*] la victoire devant re/] jamais scelles dans l'ars5al mtaphysique4 99 99 99 99 99 ,quoi qu'il advi5ne1 la doctr9e d',e9/e9 possde une puissance de syn?se et de prvision qui ncessairem5t fondra son maje/ueux ensemble d'quations dans la sci5ce de dema94 ,m4 mile ,pic>d1 secrtaire p]ptuel de l',acadmie des ,sci5ces1 qui e/ un des esprits lum9eux et pr(onds de ce temps1 s'e/ dem& si c'e/ un progrs de *]*] ram5]1 comme l'a fait ,e9/e91 la ,physique la ,gomtrie4 ,sans n\s att>d] cette "q qui e/ peut-tre insoluble1 comme t\tes les que/ions spculatives1 n\s conclurons avec l'illu/re ma?matici5 que seuls import5t l'accord des =mules f9ales avec les faits et le m\le analytique o la ?orie enf]me les phnomnes4 ,considre s\s cet angle1 la ?orie d',e9/e9 a la solidit de l'aira94 ,son exactitude consi/e dans sa =ce explicative et dans les dc\v]tes exprim5tales prdites p> elle et aussitt ralises4 ,ce qui *ange dans les ?ories ce sont les images qu'on se cre des objets entre lesquels la sci5ce dc\vre et tablit des rapports4 ,p>fois on remplace ces images1 mais les rapports re/5t vrais s'ils repos5t sur des faits bi5 obs]vs4 ,grce ce fonds commun de vrit1 les ?ories les plus phmres ne meur5t pas t\t entires4 ,elles se transmett5t1 comme le flambeau des c\reurs antiques1 la seule ralit accessible3 les lois qui exprim5t les rapports des *oses4 ,il arrive auj\rd'hui que deux ?ories ti5n5t ensemble dans leurs ma9s jo9tes le flambeau sacr4 ,la vision e9/e9i5ne et la vision newtoni5ne du monde en sont deux reflets vridiques4 ,a9si les deux images pol>ises en s5s contraire1 que le spa? d',isl&e n\s montre trav]s son trange cri/al1 p>ticip5t t\tes deux de la lumire du mme objet4 ,tragiquem5t isol1 prisonni] de son moi1 l'homme a fait un ef=t dsespr p\r saut] p>-dessus son ombre1 p\r tre9dre le monde extrieur4 ,de cet ef=t a jailli la ,sci5ce dont les ant5nes m]veilleuses prolong5t subtilem5t nos s5sations4 ,a9si n\s avons appro* p> endroits les brillantes p>ures de la ralit4 ,mais1 ct du my/re rman5t1 les *oses qu'on sait sont aussi petites que les toiles du ,ciel p> rapport l'abme o elles flott5t4 ,e9/e9 au fond de l'inconnu n\s a dvoil des cl>ts n\velles4 ,il e/1 et re/]a un des ph>es de la p5se huma9e4 ,cul-de-lampe ,,table ,,des ,,mati,,res ,pages4 ,,introduction #e ,,*apitre ,,premi] ,,les ,m,,tamorphoses ,,de ,l',,espace ,,et ,,du ,,temps ,p\r c>t] les difficults ma?matiques4--,les pili]s de la connaissance4--,le ,temps et l',espace absolus d',ari/ote ,newton4--,le ,temps et l',espace relatifs d'picure ,po9c> et ,e9/e94--,la ,relativit classique4--,ant9omie de l'ab]ration des toiles et de l'expri5ce de ,mi*elson4 #i ,,*apitre ,,deuxi,,me ,,la ,,sci5ce ,,dans ,,une ,,impasse ,la vrit sci5tifique et les ma?matiques4--,le rle exact d',e9/e94--,l'expri5ce de ,mi*elson1 nud gordi5 de la ,sci5ce4--,les hsitations de ,po9c>4--,l'hypo?se trange mais ncessaire de ,fitzg]ald-,lor5tz4--,la contraction des corps en m\vem5t4--,difficults philosophiques et physiques4 #bg ,,*apitre ,,troisi,,me ,,la ,,solution ,d',,e9/e9 ,rejet provisoire de l'!r4--,int]prtation relativi/e de l'expri5ce de ,mi*elson4--,n\vel aspect de la vitesse de la lumire4--,explication de la contraction des corps en m\vem5t4--,le temps et les quatre dim5sions de l'espace4--,l',int]valle e9/e9i5 seule ralit s5sible4 #ec ,,*apitre ,,quatri,,me ,,la ,m,,canique ,,e9/e9i5ne ,la mcanique fondem5t de t\tes les sci5ces4--,p\r remont] le c\rs du temps4--,la vitesse de la lumire e/ une limite infran*issable4--,l'addition des vitesses et l'expri5ce de ,fizeau4--,v>iabilit de la masse4--,la bali/ique des lectrons4--,gravitation et lumire des microcosmes atomiques4--,matire et n]gie4--,la mort du ,soleil4 #gh ,,*apitre ,,c9qui,,me ,,la ,,relativit ,g,n,,ralis,e ,la pesanteur et l'in]tie4--,ambigut de la loi de ,newton4--quival5ce de la gravitation et d'un m\vem5t acclr4--,l'obus de ,jules ,v]ne et le pr9cipe d'in]tie4--,p\rquoi les rayons lum9eux gravit5t4--,comm5t on pse les rayons des toiles4--,une clipse d'o jaillit la lumire4 #aac ,,*apitre ,,sixi,,me ,,conception ,,n\velle ,,de ,,la ,,gravitation ,gomtrie et ralit4--,la gomtrie d',euclide et les autres4--,cont+5ce du crit]ium de ,po9c>4--,l'univ]s rel n'e/ pas euclidi5 mais riemanni54--,les avat>s du nombre 4--,le po9t de vue de l'ivrogne444--,lignes droites et godsiques4--,la n\velle loi d'attraction univ]selle4--,l'anomalie de la plante ,m]cure explique4--,?orie gravitationnelle d',e9/e94 #adb ,,*apitre ,,septi,,me ,l',,univ]s ,,e/-,,il ,,inf9i8 ,kant et le nombre des a/res4--toiles te9tes et nbuleuses obscures4--,ext5sion et aspect de l',univ]s a/ronomique4--,div]ses sortes d',univ]s4--,le calcul de ,po9c>4--,df9ition physique de l',inf9i4--,l',inf9i et l',illimit4--,/abilit et c\rbure de l'espace-temps cosmique4--toiles relles et toiles virtuelles4--,diamtre de l',univ]s e9/e9i54--,l'hypo?se des bulles d'!r4 #aga ,,*apitre ,,huiti,,me ,,sci5ce ,,et ,r,,alit ,l'absolu e9/e9i54--,la ,rvlation p> la sci5ce4--,discussion des bases exprim5tales de la relativit4--,autres explications possibles4--,argum5ts en faveur de la contraction relle de ,lor5tz4--,l'espace newtoni5 peut tre di/9ct de l'espace absolu4--,le rel e/ une =me privilgie du possible4--,deux attitudes en face de l'inconnu4 #ahf ,,*apitre ,,neuvi,,me ,,e9/e9 ,,ou ,,newton8 ,discussion rc5te du relativisme l',acadmie des ,sci5ces4--,les indices de l'espace privilgi de ,newton4--,le pr9cipe de causalit base de la sci5ce4--,exam5 des objections de ,m4 ,pa9lev4--,argum5ts newtoni5s et *appatoires relativi/es4--,les =mules de gravitation de ,m4 ,pa9lev4--,fcondit de la doctr9e e9/e9i5ne4--,deux conceptions du monde4--,conclusion4 #bjb ,,imprim]ie ,,paul ,,brod>d ,,c\lommi]s 99 99 99 99 99 ,corrections ,page #bc3 ont remplac p> dont 7emporte avec elle l'eau dont elle e/ imbibe74 ,page #dc3 ,ftizg]ald p> ,fitzg]ald 7,cela provi5t1 d'aprs ,fitzg]ald et ,lor5tz74 ,page #ec3 qu p> qui 7s]t de support aux rayons qui n\s vi5n5t du ,soleil74 ,page #hi3 celles p> celle 7beauc\p plus petites que celle de la lumire74 ,page #aag3 es p> les 7,mais les relativi/es p5s5t que74 ,page #abc3 ,ommia p> ,omnia 7,omnia quapropt] deb5t p] inane quietum74 ,page #abh3 *5t p> l*5t 7ils l*5t en l'air une assiette74 ,page #afj3 remaquable p> rem>quable 7a ceci de rem>quable qu'elle e/ le *em9 le plus c\rt74 ,page #aic3 mobille p> mobile 7la vitesse du mobile p> rapport l'!r74 ,page #aig3 es p> les 7les vnem5ts de notre ,univ]s p>ticuli]74 ,page #aig3 un p> en 7peut trs bi5 tre en m\vem5t dans l'espace qui l'ent\re74 ,page #aih3 agnoticisme p> agno/icisme 7l'agno/icisme qui n\s dnie t\te emprise sur l'absolu74 ,page #bjd3 ci5ces p> ,sci5ces 7l',acadmie des ,sci5ces74