,note de transcription3 ,l'or?ographe d'orig9e a t cons]ve4 ,quelques erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,la li/e de ces corrections e/ donne la f9 du texte4 ,la ponctuation a fait l'objet de quelques corrections m9eures4 ,une typographie go?ique p\r c]ta9s titres e/ reprs5te p> ,titre4 ,les titres en gras sont reprs5ts p> ,titre4 ,,code ,,galant1 ,,ou ,,art ,,de ,,cont] ,,fleurette4 ,,du ,m,,me ,,auteur4 ,code civil4 ,code picuri54 ,code conjugal4 ,code de la toilette4 ,code des honntes g5s4 ,hi/oire populaire de ,napolon1 #aj vol4 ---- de la ,rvolution franaise1 #h vol4 ---- de la ,g>de ,nationale1 #a v4 9-#h4 ,m>ie ,/u>t1 roman hi/orique1 #d v4 9-#ab4 ,une ,blonde1 #a vol4 9-#h4 ,vie et ,av5tures de ,pigault-,lebrun1 #a vol4 9-#h4 ,,s\s ,,presse4 ,hi/oire pittoresque1 anecdotique et biographique de la ,police de ,p>is1 #a vol4 9-#h4 ,procs hi/oriques1 #b vol4 9-#h4 ,,p>is4--,imprim]ie de ,,gregoire et ,compagnie1 rue du ,croissant1 n4 #af4 ,gravure p> ,alfr$ ,johannot ,,code ,,galant1 ,,ou ,,art ,,de ,,cont] ,,fleurette4 ,,p> ,,horace ,,raisson1 ,,auteur ,,du ,,code ,,civil1 ,,du ,,code ,,conjugal1 ,,etc4 ,n\velle dition4 ,dans cette c\rte vie1 t\t e/ compte et mcompte4 ,,*>ron4 ,de la ,sagesse4 ,vignette ,,p>is4 ,,ollivi]1 ,,diteur1 ,,quai ,,des ,,augu/9s1 ,n4 #cg4 ,,delaunay1 ,,au ,,palais-,,royal4 #ahcg4 ,,prol,,gom,,nes4 ,jeune ou vieux1 bi5 ou mal1 sot ou sage1 une fois au mo9s l'homme doit aim]2 et du has>d d'un premi] am\r dp5d trop s\v5t la somme de bonheur de la vie entire4 ,ce s]ait un livre prcieux que celui o s]ai5t enseignes t\tes les dlicates ?ories de l'am\r1 o l'art de plaire se tr\v]ait rduit en pr9cipes3 la jeunesse1 l'inexpri5ce1 y puis]ai5t de prcieuses leons2 malheureusem5t un tel ouvrage e/ impossible4 ,un livre ne saurait donn] qu'une ide bi5 pauvre de l'am\r1 de cet am\r qui occupe t\te l'ame1 la remplit d'images t\r--t\r heureuses ou dsesprantes1 mais t\j\rs sublimes1 l'isole et la conc5tre dans une srie d'ides o se ratta*e le malheur ou la flicit4 ,comm5t p\voir r5dre s5sibles la simplicit de ge/e et de c>actre1 le reg>d1 peignant si ju/e et avec tant de c&eur la nuance de *aque s5sation8 ,comm5t surt\t exprim] cette aimable non-curance p\r t\t ce qui n'e/ pas la p]sonne aime8 ,aussi1 que de romans1 que d'hi/oires am\reuses1 et combi5 peu d'obs]vations simples et vraies sur l'am\r6 ,au re/e1 p> le temps qui c\rt1 l'am\r n'e/ pas une des affaires graves de la vie1 et contre un f\ qui se brle la c]velle ,montmor5cy1 on compte v+t t\rdis qui se ru95t dans les c\lisses de l',opra2 notre temps e/ plutt celui de la galant]ie que celui de l'am\r1 et l'on ne saurait1 au vrai1 trop dire s'il faut l'en flicit] ou l'en pla9dre4 ,le ,code ,galant que n\s publions auj\rd'hui e/ donc en quelque sorte un livre de circon/ance1 et ce titre du mo9s n\s esprons p\r lui1 de la "p du lecteur1 un bi5veillant accueil3 quant son cont5u1 n\s av\ons en t\te humilit n'en tre en quelque sorte que le compilateur2 un petit ouvrage de ce g5re s'crit beauc\p plus avec la mmoire qu'avec l'esprit1 et n\s n\s sommes avant t\t appliqu y rassembl] surt\t ce qui se ratta*e l'art de cont] fleurette1 les ides vives1 les ap]u +nieux1 les obs]vations dlicates1 p>s dans une f\le de bons ouvrages1 et qui1 a9si runis1 =m5t en quelque sorte un corps complet de doctr9e1 d'o l'on peut1 son gr1 dduire de faciles et prcieux enseignem5s4 ,dans quelques p>ties de ce ,code n\s avons eu abord] de dlicates matires3 n\s n\s sommes appliqu les trait] avec beauc\p de mnagem5s1 n\s avons mme p>fois mieux aim pass] ct de la difficult que de heurt] de front les ides enrac9es de l'usage reu2 aussi esprons-n\s que la prud]ie n\s saura gr de notre ret5ue4 ,quant aux lecteurs dont les ides sympa?is5t avec les ntres1 n\s sommes assur d'avance d'tre compris p> eux4 ,peut-tre n\s repro*]a-t-on1 comme on a dj fait p\r quelques bagatelles publies antcdemm5t#a1 la futilit de ce petit livre3 mais e/-ce donc une obligation inv>iable d'employ] un /yle mle1 et n'e/-il p]mis d'crire que sur des sujets collets-monts8 ,il y a c5t faons de r=m] et d'in/ruire1 et les heures n'app>ti5n5t pas t\tes aux p5s]s graves4 ,on p>le1 t\t propos1 du positif de la gnration n\velle et de la t5dance srieuse des esprits de la jeune ,france4 ,grace au ciel1 ma9tes g5s1 nos amis1 qui ne sont pas tombs encore l'tat caduc1 aim5t t\j\rs la lib]t1 le plaisir1 peut-tre un peu mme la lic5ce2 mais leur gat1 bi5 qu'elle ne se p9ce pas les lvres1 e/ t\t autant dans les moeurs con/itutionnelles que le srieux de nos philosophes frais m\lus du collge4 #a ,code g\rm&1 ,code civil1 etc4 ,il n\s re/e1 en lanant ce livret dans le monde1 faire des voeux p\r sa =tune et le recomm&] surt\t l'indulg5ce du lecteur4 ,n\s eussions d sans d\te le faire meilleur et plus h>di3 n\s n'osons dire ce qui n\s en a emp*4 ,s'il ennuie1 l'excuse ne s]ait pas admise2 s'il fait pass] gam5t une heure1 il e/ p>donn4 ,h4 ,r4 ,en comm5ant ce petit livre1 il y aurait1 ce semble1 +ratitude ne pas consacr] quelques pages racont] l'hi/oire t\*ante de la g5tille enfant dont le nom a f\rni -la-fois le titre et le sujet4 ,l'orig9e et l'tymologie du vieux dicton cont] fleurette sont d'ailleurs bi5 plus au!ntiques que celles consacres *aque j\r p> la docte ,acadmie1 et ce n'e/ pas sans quelque plaisir que l'on relit la pe9ture nave des premires am\rs de ce roi dont le nom seul rveille dj des s\v5irs de noblesse et de galant]ie4 ,h5ri ,,iv avait pe9e qu9ze ans lorsque ,*>les ,,ix v9t ,nrac p\r visit] la c\r de ,nav>re#b4 ,le c\rt sj\r du roi fut m>qu p> des jeux et des ftes o le jeune ,h5ri se fit surt\t rem>qu] p> son lgance1 son ardeur et sa dextrit4 #b ,en #aeff4 ,*>les aimait tir] de l'arc2 on s'empressa de lui en donn] le div]tissem5t1 et l'on p5se bi5 qu'aucun des c\rtisans1 pas mme le duc de ,guise1 qui excellait cet ex]cice1 n'eut la maladresse de se montr] plus adroit que le roi4 ,mais le t\r d',h5ri 7que l'on appelait encore ,h5riot7 vi5t de tir]3 il s'avance1 et du premi] c\p enlve avec sa fl*e l'orange qui s]vait de b4 ,les lois de ce noble jeu veul5t qu'un second b soit immdiatem5t plac et que le va9queur le tire le premi]3 ,h5ri s'apprte donc tir] sa seconde fl*e2 mais ,*>les s'y oppose et le rep\sse avec humeur2 ,h5ri s'indigne1 recule quelques pas1 et1 b&ant son arc1 dirige la po9te acre contre la poitr9e de ,*>les4 ,le prud5t mon>que se mit bi5 vite l'abri d]rire le plus gros des c\rtisans d'alors1 et donna l'ordre qu'on loignt de sa p]sonne ce dang]eux petit-c\s94 ,la paix se fit3 le tir de l'arc recomm5a le l5dema91 mais ,*>les tr\va un prtexte p\r n'y po9t p>atre4 ,cette fois1 le duc de ,guise enleva t\t d'abord l'orange1 qui se f5dit en deux4 ,on n'en tr\vait pas d'autre p\r replac] au b2 le jeune pr9ce voit brill] une rose sur le se9 d'une des jeunes filles qui ent\r5t la b>rire1 il s'en saisit et c\rt la plac]4 ,le duc tire le premi]3 son adresse e/ en dfaut1 il n'atte9t pas2 ,h5ri1 qui lui succde1 lance sa fl*e au milieu de la fleur1 dont il se saisit galamm5t1 puis il c\rt la r5dre la jolie villageoise1 sans la dta*] de la fl*e qui lui s]t de tige4 ,un tr\ble naf et t\*ant se pe9t sur les traits *>mans de la jeune fille4 ,h5ri s5t s'arrt] le battem5t de son coeur1 un d\x reg>d s'*ange rapidem5t entre eux4 ,h5ri1 en ret\rnant au *teau1 appr5d que cette aimable enfant s'appelle ,fleurette et qu'elle habite avec son pre1 j>d9i] du *teau1 un petit pavillon qui se tr\ve l'extrmit du btim5t des curies#c4 #c ,ce pavillon exi/e encore2 il s]t r5f]m] des in/rum5s aratoires4 ,ds le l5dema91 le j>d9age e/ dev5u la passion dom9ante de ,h5ri2 il *oisit un t]ra9 de quelques toises aux environs de la fonta9e de la ,g>5ne1 o il sait que ,fleurette se r5d plusieurs fois *aque j\r2 il l'ent\re d'un treillage1 y fait des plantations et travaille avec d'autant plus d'ardeur qu'il e/ aid p> le pre de ,fleurette et qu'il a v+t fois p> j\r l'occasion ou le prtexte de la voir4 ,si1 comme madame de ,g5lis1 j'crivais un roman hi/orique1 j'aurais beau jeu arrang] une srie d'insignifians dtails2 mais je raconte une anecdote1 et1 p\r tablir l'tymologie de mon vieux dicton1 il suffit1 je p5se1 de rapport] les simples traditions du fait t\*ant sur lesquelles elle repose4 ,depuis prs d'un mois1 le s5sible ,h5riot en contait ,fleurette2 t\s deux s'aimai5t p]dum5t1 sans trop savoir encore ce qu'ils se v\lai5t3 ils l'apprir5t un soir la fonta9e4 ,fleurette s'y tait r5due un peu t>d2 l'air tait pur2 le murmure de la s\rce1 le *ant pla9tif du rossignol1 en*antai5t le sil5ce de la feuille1 et la lune clairait de son j\r t\*ant cette retraite o la nature e/ dj la volupt4 ,que se passa-t-il dans cette soire la fonta9e de la ,g>5ne1 entre le petit pr9ce de qu9ze ans et la b]g]ette de quatorze6 plus e/ ais de l'imag9] que de le dire2 t\j\rs e/-il qu'au ret\r de la fonta9e1 ,fleurette avait pris le bras du pr9ce de ,barn et que celui-ci portait allgrem5t la cru*e sur sa tte4 ,ils se sp>r5t l'entre du p>c2 l'un ret\rna gam5t au *teau1 l'autre pleurait en r5trant dans son mode/e rduit4 ,le pre de ,fleurette ne s'ap]ut pas que sa fille1 depuis ce j\r1 allait plus t>d la fonta9e2 mais le prcepteur du pr9ce1 le v]tueux ,lagau*]ie1 rem>qua que son royal lve avait t\j\rs un prtexte p\r s'*app] durant la soire1 et que1 p> le plus beau temps du monde1 la =me de son *apeau se tr\vait m\ille au ret\r4 ,une fois sa prud5ce veille1 il suivit de lo9 le jeune pr9ce2 et1 sans tre vu1 arriva assez tt et assez prs p\r s'ap]cevoir qu'il tait v5u trop t>d4 ,conva9cu de cette vrit que la fuite e/ le seul remde l'am\r1 il annona au pr9ce que le l5dema9 ils se mettrai5t en r\te v]s ,pau1 p\r1 de l1 se r5dre l'entrevue de ,baonne#d4 #d ,o fut rsolu le massacre des prote/ans4 ,l'in/9ct de la gloire1 peut-tre aussi celui de l'incon/ance1 p>lai5t dj au coeur de ,h5ri2 cette ncessit d'une premire sp>ation1 qu'il c\rut en l>mes annonc] ,fleurette1 tr\vait son insu quelque ad\cissem5t au fond de son ame2 mais comm5t pe9dre le dsespoir de la nave et s5sible ,fleurette3 dans les d]ni]s in/ans d'un bonheur prs de lui *app]1 elle press5tait t\s les maux de l'av5ir4 ,v\s me quittez1 ,h5ri1 disait la t5dre enfant1 t\ffe p> ses pleurs1 v\s me quittez1 v\s m'oubli]ez1 et je n'aurai plus qu' m\rir6 ,h5ri la rassurait et lui faisait le s]m5t d'un am\r t]nel que ,fleurette seule devait acquitt]4 ,voyez-v\s cette fonta9e de la ,g>5ne1 disait-elle au mom5t o la clo*e du *teau rappelait le pr9ce p\r le signal du d"p3 abs5t1 prs5t1 v\s me tr\v]ez l64444444 t\j\rs l64444444#e #e ,notice sur ,nrac1 p> ,m4 le comte de ,vill5euve-,b>gemont4 ,les qu9ze mois qui s'c\lr5t jusqu'au ret\r d',h5ri au *teau d',ag51 avai5t dvelopp dans l'ame du jeune pr9ce des v]tus incompatibles avec l'innoc5ce des premires am\rs1 et les filles d'honneur de ,ca!r9e de ,mdicis s'tai5t *>ges du so9 d'effac] de son s\v5ir l'image de la pauvre petite ,fleurette4 ,elle1 plus afflige que surprise d'un *angem5t dont sa raison prcoce l'avait ds long-temps av]tie1 ne lutta pas contre un malheur prvu1 et ne songea qu' s'y s\/raire4 ,plusieurs fois elle avait vu le pr9ce de ,barn se prom5] dans les bosquets de la ,g>5ne avec mademoiselle d',ayelle3 elle n'avait pu rsi/] au dsir de se tr\v] un j\r sur leurs pas4 ,la vue de ,fleurette1 plus belle encore de sa tri/esse et de sa pleur1 rveilla dans le coeur du jeune ,h5ri un t5dre et cruel s\v5ir3 il c\rut le l5dema9 mat9 au pavillon1 et la pria de se tr\v] encore une fois du mo9s la fonta9e de la ,g>5ne4 ,j'y s]ai huit heures1 rpondit la jeune fille sans lev] les yeux4 ,h5ri s'loigna ple9 d'espoir1 et att5dit avec cette impati5ce du premi] am\r1 que ,fleurette d'un reg>d avait ranime dans son se91 l'heure qui devait la lui r5dre4 ,huit heures sonn5t3 il s'esquive du *teau1 il trav]se le taillis du p>c et arrive la fonta9e4 ,fleurette ne s'y tr\vait pas4 ,il att5d quelques m9utes3 le plus lg] bruissem5t des feuilles fait tressaillir son coeur2 il va1 vi5t1 s'arrte44444 ,mais il ap]oit prs de la fonta9e une petite baguette fi*e sur l'endroit mme o tant de fois il s'e/ assis prs de ,fleurette4 ,c'e/ une fl*e3 il la reconnat3 la rose fane y ti5t encore2 un papi] e/ atta* la po9te2 il le pr5d1 essaie de le lire2 mais le j\r s'e/ te9t4 ,palpitant1 tr\bl1 il vole au *teau1 ouvre le fatal billet444 le voici3 ,je v\s ai dit que v\s me tr\v]iez la fonta9e3 j'y suis4 ,peut-tre tes-v\s pass bi5 prs de moi4 ,ret\rnez-y1 *]*ez mieux444 ,v\s ne m'aimiez plus444 il le fallait bi544444 ,mon ,dieu6 p>donnez-moi6444 ,h5ri a compris le s5s cruel de ce billet3 des valets munis de flambeaux c\r5t sur ses pas la ,g>5ne44444 ,le corps de l'adorable enfant fut retir du fond du bass9 o s'pan*5t les eaux de la fonta9e1 et dpos entre les deux arbres que l'on y voit encore4 ,des regrets d*irans1 une d\leur poignante1 fur5t du mo9s la punition de ,h5ri4 ,fleurette fut1 de t\tes les matresses du ,barnais1 la seule qui l'ait aim s9crem5t1 la seule qui lui re/a fidle4 ,mais la pauvre petite ne fit pas des m9i/res1 ne travailla pas avec des confesseurs1 ne donna la ,france ni bt>ds1 ni lgitims2 aussi l'hi/oire ne fait-elle aucune m5tion de ,fleurette1 et nul diteur ne s'avise d'annonc] pompeusem5t ses ,mmoires4 ,p> une heureuse comp5sation t\tefois1 la galant]ie a pris son joli nom s\s ses auspices et s'e/ *>ge de p]ptu] la gracieuse mmoire de la jolie et t5dre enfant1 qui l'on ne saurait se df5dre de donn] un d\x s\v5ir1 *aque fois que l'on t5te de cont] fleurette4 ,code ,galant4 ,,titre ,,premi]4 ,avant4 ,,*apitre ,,premi]4 ,de l',am\r4 ,,article ,,premi]4 ,l'am\r pr5d sa s\rce dans les deux s5tim5s les plus purs1 l'admiration et l'esprance#f4 #f ,qui s'avise de dev5ir am\reux d'une re9e1 mo9s qu'elle ne fasse des avances8 ,,art4 #b4 ,il e/ difficile de df9ir l'am\r3 ce qu'on peut en dire e/ que dans l'ame1 c'e/ une passion de rgn]2 dans l'esprit1 c'e/ une sympa?ie1 et dans le corps1 ce n'e/ qu'une envie ca*e et dlicate de possd] ce que l'on aime1 aprs beauc\p de my/res4 7,la ,ro*ef\cauld47 ,,art4 #c4 ,l'am\r e/ comme la fivre1 il nat et s'te9t sans que la volont y ait la mo9dre "p4 ,aussi ne peut-on s'applaudir des belles qualits de ce qu'on aime que comme d'un has>d heureux4 ,,art4 #d4 ,les gr&es passions se trahiss5t surt\t p> des preuves ridicules1 l'extrme timidit1 p> exemple1 et mme la mauvaise honte4 ,,art4 #e4 ,l'amant e/ bi5 prs d'tre heureux qui comm5ce d\t] du bonheur qu'il se promettait et devi5t svre sur les motifs d'espr] qu'il a cru voir4 ,,art4 #f4 ,dans l'am\r1 au reb\rs de la plup>t des autres passions1 le s\v5ir de ce que l'on a p]du p>at t\j\rs au-dessus de ce qu'on peut att5dre de l'av5ir4 ,,art4 #g4 ,le mom5t le plus d*irant de l'am\r e/ celui o il s'ap]oit qu'il s'e/ mpris et qu'il lui faut1 de ses propres ma9s1 dtruire la belle *imre de bonheur qu'il s'tait btie gr&'pe9e4 ,,art4 #h4 ,l'am\r e/ de t\s les ges3 ,horace ,walpole inspira la passion la plus vive madame du ,deff&1 septuagnaire1 et les belles p]sonnes de la c\r du vieux roi ,l\is ,,xiv tai5t prises de cette ombre4 ,,art4 #i4 ,avant la naissance de l'am\r1 la beaut e/ ncessaire comme enseigne2 elle prdispose cette passion p> les l\anges que l'on ent5d donn] celle que l'on aim]a4 ,une admiration trs vive r5d la plus petite esprance dcisive4 ,,art4 #aj4 ,l'amant tr\ve dans l'objet de son adoration t\tes les p]fections1 mme celles des g5res les plus opposs4 ,voil la raison morale p\r laquelle l'am\r e/ la plus viol5te des passions4 ,dans les autres1 les dsirs doiv5t s'accommod] aux froides ralits2 dans celle-ci1 ce sont les ralits qui s'empress5t de se model] sur les dsirs4 ,,art4 #aa4 ,du mom5t qu'il aime1 l'homme1 mme le plus sage1 ne voit plus aucun objet s\s son j\r vrai4 ,il s'exagre en mo9s ses propres avantages1 et en plus les mo9dres faveurs de l'objet aim4 ,la cra9te1 l'espoir1 donn5t p\r lui de la ralit aux fictions de son esprit2 il p]d enf9 le s5tim5t de la probabilit4 ,,art4 #ab4 ,dans l'am\r1 les femmes ne p>donn5t pas ce qu'elles appell5t un manque de dlicatesse4 ,ce mot1 inv5t p> l'orgueil1 n'e/ pas trs clair2 il a l'air d'exprim] quelque *ose de semblable ce que les rois appell5t lse-maje/1 crime d'autant plus dang]eux qu'on y tombe sans s'en d\t]4 ,cul-de-lampe ,,*apitre ,,ii4 ,de l',atta*em5t4 ,,article ,,premi]4 ,l'atta*em5t e/ une modification de l'am\r et une nuance de l'amiti4 ,,art4 #b4 ,un rapport d'humeur1 de c>actre1 de position1 l'ins\ciance1 le has>d1 =m5t p>fois des li5s qui dur5t sans tr\ble t\te la vie4 ,,art4 #c4 ,dans l'atta*em5t il faut plus d'abngation que dans l'am\r1 c> on y e/ priv des d\ces comp5sations de l'am\r-propre4 ,,art4 #d4 ,un atta*em5t s9cre pr5d ncessairem5t sa s\rce dans un vrai mrite et s'appuie sur quelque v]tu4 ,on blme dans le monde de semblables liaisons1 et p\rtant il y a mille p>i] contre un que la femme qui fait natre un durable atta*em5t e/ plus e/imable que celle qui inspire un viol5t am\r4 ,,art4 #e4 ,*ez quelques hommes d'inf9im5t d'esprit1 un atta*em5t n'e/ le rsultat ni de la passion1 ni de la conv5ance1 ni du dsoeuvrem5t3 c'e/ en quelque sorte un beso9 de socit passive4 ,cette situation se pe9t trs bi5 p> le mot de ,m4 de ,talleyr&1 qui v5ant de quitt] la femme la plus clbre de ,france p> son gnie brillant et ses ouvrages admirables1 prit p\r matresse une belle sotte3 ,cela repose6 disait-il1 et il n'a jamais rompu cet atta*em5t4 ,,*apitre ,,iii4 ,du ,gt4 ,,article ,,premi]4 ,le gt e/ l'am\r ce qu'une e/ampe e/ un tableau3 copie exacte1 mo9s la c\leur4 ,,art4 #b4 ,l'homme d'esprit prvoit d'avance t\tes les phases d'une liaison de gt2 comme il y apporte plus de dlicatesse que de passion1 il s'y montre con/amm5t aimable4 ,,art4 #c4 ,les morali/es rpr\v5t l'am\r-gt3 ils ont tort4 ,a quelque g5re d'affection en effet que l'on doive les plaisirs1 ds qu'il y a exaltation de l'ame1 ils sont vifs1 et leur s\v5ir doit tre pur4 ,,art4 #d4 ,quelquefois le gt se *ange en am\r durable4 ,il e/ alors ple9 de *>mes1 c> il e/ bas sur l'expri5ce1 l'habitude et la c]titude de ne p\voir tr\v] mieux4 ,,art4 #e4 ,le mal1 c'e/ que dans l'am\r-gt on ti5t plus de compte de la manire dont les autres voi5t la p]sonne qui on s'atta*e que de la manire dont on la voit soi-mme4 ,,art4 #f4 ,la grace de la n\veaut e/ l'am\r-gt ce que la fleur e/ sur les fruits3 elle y rp& un lu/re qui s'efface aism5t et qui ne revi5t jamais4 ,,art4 #g4 ,aussi une liaison de gt ne saurait-elle dur] lorsque *ez l'une des deux p>ties seulem5t vi5t natre l'am\r-passion4 ,,*apitre ,,iv4 ,du ,caprice4 ,,article ,,premi]4 ,le caprice e/ l'am\r de ceux qui n'en ont pas4 ,,art4 #b4 ,les organisations trop faibles p\r compr5dre ou p\r support] les dlicieux t\rm5s de l'am\r1 se rejett5t sur le caprice3 l1 s'ils ne tr\v5t pas le bonheur1 ils r5contr5t du mo9s le plaisir4 ,,art4 #c4 ,on confond trop communm5t le caprice avec l'incon/ance2 ri5 de plus dissemblable p\rtant3 l'une e/ un vice du coeur1 l'autre un calcul de l'esprit4 ,,art4 #d4 ,le caprice e/ assurm5t la s\rce de mille petites flicits3 il but9e en am\r sur t\t ce qu'il y a de vif1 de gracieux1 de gai4 ,malheureusem5t son rgne e/ c\rt1 et s'il laisse quelques s\v5irs1 il laisse encore plus de regrets4 ,,art4 #e4 ,le caprice1 dit ,la ,bruyre1 e/ dans les femmes t\t pro*e de la beaut p\r tre son contre-poison et af9 qu'elle nuise mo9s aux hommes1 qui n'en gurirai5t pas sans ce remde4 ,,titre ,,deuxi,,me4 ,p5dant4 ,,*apitre ,,premi]4 ,des ,reg>ds4 ,,article ,,premi]4 ,les reg>ds sont la monnaie c\rante de l'am\r4 ,ils supplent la p>ole1 et p>fois mme ont sur elle l'avantage d'une expression plus f9e et plus vive4 ,,art4 #b4 ,le reg>d e/ la gr&e arme de la coquett]ie v]tueuse4 ,on peut t\t dire avec un reg>d1 et cep5dant on peut t\j\rs ni] ce que l'oeil a si bi5 exprim2 c> le reg>d peut s'int]prt]1 non se traduire4 ,,art4 #c4 ,l'oeil e/1 dit-on1 le miroir de l'ame3 il e/ aussi l'int]prte du coeur2 et1 bi5 qu'une coquette fasse dire peu prs ce qu'elle veut ses reg>ds1 il y a dans ceux de l'innoc5ce et du vritable am\r quelque *ose qu'elle ne saurait fe9dre4 ,,art4 #d4 ,le reg>d1 p\r tre expressif1 doit tre1 avant t\t1 naturel4 ,l'affectation e/ l1 comme p>t\t1 le plus dang]eux cueil2 et ces amans transis qui croi5t se r5dre =t sduisans en jetant en c\lisse des reg>ds lang\reux1 r5contr5t ju/e le ridicule o ils esprai5t tr\v] la passion4 ,,*apitre ,,ii4 ,des ,lettres4 ,,article ,,premi]4 ,c'e/ un si r>e et si prcieux tal5t que celui de bi5 crire une lettre d'am\r1 qu' pe9e tr\ve-t-on dix p>faits modles en ce g5re dans notre langue1 si fconde en crits4 ,,art4 #b4 ,heureux celui dont on reoit les lettres6 elles sont le plus puissant p>mi les moy5s de plaire4 ,une p5se1 un s5tim5t qui dans une conv]sation euss5t faiblem5t frapp l'imag9ation1 s'y grav5t au moy5 d'une lettre4 ,,art4 #c4 ,les reg>ds sont les premi]s billets d\x des amans4 7,n9on47 ,il faut que ceux qui succd5t ai5t autant de vivacit1 d'expression et de my/re4 ,,art4 #d4 ,une lettre que l'am\r a rellem5t dicte1 une lettre d'un amant vraim5t passionn1 s]a l*e1 diffuse1 t\te en langueur1 en dsordre1 en rptitions4 ,son coeur1 ple9 d'un s5tim5t qui dborde1 r$it t\j\rs la mme *ose et n'a jamais a*ev de dire1 comme une s\rce vive qui c\le t\j\rs et ne s'puise jamais4 ,ri5 de saillant1 ri5 de rem>quable2 on ne reti5t ni mots1 ni t\rs1 ni phrases2 on n'admire ri51 et l'on n'e/ frapp de ri52 cep5dant on se s5t l'ame att5drie1 on se s5t mu sans savoir p\rquoi4 ,si la =ce du s5tim5t ne n\s frappe pas1 sa vrit n\s t\*e2 et c'e/ a9si que le coeur sait p>l] au coeur4 7,j4-,j4 ,r\sseau47 ,,art4 #e4 ,ces prceptes de l'auteur d',hlose ne peuv5t-ils pas se rsum] a9si3 ,p\r qu'une lettre d'am\r soit ce qu'elle doit tre1 il faut la comm5c] sans savoir ce que l'on dira1 et la f9ir sans savoir ce que l'on a dit4 ,,*apitre ,,iii4 ,des ,r5dez-v\s4 ,,article ,,premi]4 ,le premi] r5dez-v\s e/ le comm5cem5t du bonheur1 en am\r4 ,c'e/ l surt\t qu'il faut tre matre de soi p\r p>atre naturel4 ,c'e/ le triomphe de l'am\r-gt et le dsespoir de l'am\r-passion4 ,l'un1 brillant1 f91 calculateur1 y pr5d avantage de t\t2 l'autre1 dmoralis1 int]dit1 re/e c\rt4 ,,art4 #b4 ,quel mom5t1 en effet1 p\r l'homme vraim5t pris6 ,ds l'abord1 l'ide de la f9 de la visite e/ trop prs5te p\r qu'il puisse tr\v] de l'esprit et du plaisir4 ,il p>le beauc\p sans s'c\t]1 s\v5t il dit le contraire de ce qu'il p5se4 ,il s'emb>que dans de ridicules disc\rs1 et s'il vi5t c\p] c\rt1 l'ef=t qu'il fait p\r repr5dre son assiette e/ si viol5t qu'il a l'air froid4 ,l'am\r se p]d l p> son excs4 ,,art4 #c4 ,avant d'arriv] au lieu de ce r5dez-v\s1 cep5dant1 l'imag9ation tait b]ce p> les plus *>mans dialogues2 on imag9ait les transports les plus t5dres1 les plus t\*ans1 et t\t ce bel apprt d'loqu5ce et d'audace disp>at s\s l'impression d'un reg>d4 ,,art4 #d4 ,p>l] beauc\p de son am\r1 dire avec grace ce qui l'a fait natre1 att5dre des rponses1 ou plutt les dev9]1 voil la tactique la plus simple et la plus sre des r5dez-v\s4 ,,art4 #e4 ,l'art de la femme e/ prodigieux p\r donn] le *ange un amant4 ,c'e/ lui d'tre t\j\rs sur ses g>des et de ne se pas laiss] pr5dre surt\t cette coquett]ie qui de l'am\r oppose de l'indiffr5ce1 de la froideur1 jusqu' de la colre4 ,une fois c]ta9 d'tre aim1 int]prtez mme l'ironie t\t au reb\rs3 v\s dj\]ez a9si la consci5ce1 la prud5ce1 et peut-tre la coquett]ie4 ,,art4 #f4 ,au re/e1 il y a autant de sortes de r5dez-v\s que de sortes d'am\rs et de c>actres4 ,l1 comme en t\t1 le has>d fait plus que le calcul1 la passion et l'esprit4 ,cul-de-lampe ,,*apitre ,,iv4 ,promesses et ,s]m5s4 ,,article ,,premi]4 ,les purita9s en am\r assur5t qu'on ne doit ri5 promettre ni jur] sa matresse qu'on ne soit assur de le t5ir4 ,les tolrans rpond5t que promettre et t5ir sont deux1 et que l'on doit t\j\rs promettre1 quitte t5ir si l'on peut4 ,,art4 #b4 ,a9si1 entre g5s de coeur1 les prote/ations1 les s]m5s1 jamais1 p\r la vie1 doiv5t all]1 v5ir1 s'*ang] comme les b\lets sur un *amp de bataille4 ,,art4 #c4 ,il e/ un g5re de promesses en am\r qui p]met un peu de vant]ie4 ,il e/ bi5 peu de femmes avec qui il obti5ne beauc\p de succs2 mais enf91 prs des curieuses1 des incrdules1 des g\rm&es1 il e/ de bonne gu]re d'en faire usage1 duss5t-elles plus t>d compr5dre que l'hyp]bole e/ une innoc5te figure de rhtorique4 ,,art4 #d4 ,auprs d'une coquette1 l'homme le plus dang]eux e/ celui qui e/ p>v5u ce po9t de probit et d'aplomb de n'os] pas promettre de fidlit1 et d'en exig]4 ,,art4 #e4 ,autrefois on jurait de mettre f9 ses j\rs1 on jurait de fuir1 de se v5g]1 et t\s ces beaux s]m5s ont fl*i plus d'une cruelle4 ,cette tactique a vieilli3 on jure t\t simplem5t auj\rd'hui de se consol]1 d'(frir ses voeux une ennemie de la ddaigneuse1 et quelquefois on obti5t p> la pique le prix refus l'am\r4 ,cul-de-lampe ,,*apitre ,v4 ,l',accord p>fait4 ,,article ,,premi]4 ,le monde crie contre l'accord p>fait4 ,qu'y faire8 ,ne s]ait-on pas ridicule si l'on s'avisait de rpondre3 ,il e/ beauc\p plus contre la pudeur de se mettre au lit avec un homme qu'on n'a vu que deux fois1 aprs trois mots lat9s dits p> un prtre1 que de cd] en dpit de soi un homme qu'on adore depuis deux ans#g8 #g ,je vi5s de voir cette aprs-midi une crmonie de famille1 comme on dit1 c'e/--dire des hommes rputs honntes1 une socit respectable1 applaudir au bonheur de mademoiselle de ,m>ille1 jeune p]sonne belle1 spirituelle1 v]tueuse1 qui obti5t l'avantage de dev5ir l'p\se de ,m4 ,b41 vieill>d malsa91 rep\ssant1 malhonnte1 imbcile1 mais ri*e1 et qu'elle a vu p\r la troisime fois auj\rd'hui1 en signant le contrat4 ,si quelque *ose c>actrise un sicle infme1 c'e/ un p>eil sujet de triomphe1 c'e/ le ridicule d'une telle joie2 et dans la p]spective1 la cruaut prude avec laquelle la mme socit v]s]a le ridicule ple9es ma9s sur la mo9dre imprud5ce d'une pauvre jeune femme am\reuse4 ,,*amp=t1 #d4 #aee4 ,,art4 #b4 ,le naturel1 l'intimit s9cre1 ne peuv5t avoir lieu que dans l'accord p>fait1 c>1 dans t\tes les autres phases de l'am\r1 on doit admettre la possibilit d'un rival favoris4 ,,art4 #c4 ,l'accord p>fait a cet avantage sur l'am\r simplem5t heureux1 que l'h>monie d'ides1 d'affections1 de rsolution sur laquelle il repose ne peut tre tr\ble ni p> la cra9te ni p> le regret4 ,il semble que ce soit l seulem5t qu'on tr\ve l'union telle que la nature l'ordonne et la veut1 telle que l'abolition du divorce la r5d ncessaire#h4 #h ,l'abolition du divorce e/ un des plus gr&s maux dont notre pays ait t afflig depuis v+t ans4 ,la seule manire d'assur] la fidlit des femmes c'e/ de donn] la lib]t aux jeunes filles et le divorce aux g5s m>is4 ,nos lois aboliss5t les voeux p]ptuels et la s]vitude3 qu'e/-ce autre *ose que le m>iage sans divorce8 ,les prtres n\s dis5t3 ,il ne faut pas de divorce1 p>ce que le m>iage e/ un my/re2 et quel my/re6 l'emblme de l'union de ,jsus-,*ri/ avec son glise1 ,tu es ,petrus et sup] hanc petram dificabo ecclesiam meam4 ,mais que dev5ait ce my/re si l'glise se ft tr\ve un nom du g5re mascul94 ,d'ailleurs ces mmes prtres qui ne veul5t pas tolr] le divorce en #ahbi1 ne montai5t-ils pas en *aire1 il y a une tr5ta9e d'annes1 p\r en faire l'apologie6 et ceux qui se montr5t si ho/ilem5t s\mis ,rome ignor5t-ils que ,rome e/ la ville d',europe o *aque anne il se fasse le plus de divorces8 ,le vieux ,milton1 qui1 p\r beauc\p de g5s1 e/ une t\te aussi bonne autorit que le ,tu es ,petrus1 s'exprime a9si dans son ,trait du ,divorce3 ,le m>iage n'a pas t in/itu p\r la seule procration de l'homme1 mais aussi p\r sa consolation2 et comme il e/ r>e que l'on puisse voir avant l'union si les c>actres ne sont pas inconciliables1 il e/ inju/e d'exig] qu'on re/e en*an2 c> si le m>iage prvi5t des dsordres1 c'e/ seulem5t lorsque l'affection e/ rciproque4 ,il en e/ t\t autrem5t lorsqu'on ne peut reg>d] ce li5 que comme un j\g4 ,,art4 #d4 ,an?i/hnes1 dit ,montaigne1 p]met au sage d'aim] et de faire sa mode ce qu'il tr\ve tre opportun1 sans s'att5dre aux lois1 d'autant qu'il a meilleur avis qu'elles1 et plus de connaissance de la v]tu4 ,,titre ,,troisi,,me4 ,aprs4 ,,*apitre ,,premi]4 ,de la ,jal\sie4 ,,article ,,premi]4 ,c'e/ une sotte *ose que la jal\sie1 et qui fait p]dre la tte le plus s\v5t4 ,si n\s la faisons figur] ici1 c'e/ dans l'esprance que les conseils que n\s donnons froid s]ont utiles quelque pauvre jal\x priv du loisir ou de la facult de p5s] lui-mme aux moy5s de s'en gurir4 ,,art4 #b4 ,la jal\sie e/ de t\tes les maladies d'esprit celle qui le plus de *oses s]v5t d'alim5t et mo9s de *oses de remde4 7,montaigne47 ,,art4 #c4 ,dans l'am\r on embellit sa matresse de t\tes les p]fections2 *aque pas de l'imag9ation e/ pay p> un mom5t de dlire4 ,a l'in/ant o nat la jal\sie1 la mme habitude de l'ame re/e1 mais p\r produire un effet contraire4 ,*aque p]fection que v\s aj\tez votre idole v\s blesse1 v\s tue3 c'e/ p\r un rival que v\s la faites belle4 ,,art4 #d4 ,quel remde cela8 peut-tre d'obs]v] le bonheur de son rival1 de le voir s'endormir philosophiquem5t dans le mme salon o se tr\ve cette femme dont la vue seule arrte le battem5t de votre coeur4 ,,art4 #e4 ,ce qui r5d la d\leur de la jal\sie si aigu1 c'e/ que la vanit ne peut aid] la support]4 ,,art4 #f4 ,trs s\v5t le meilleur p>ti pr5dre e/ d'att5dre sans s\rcill] que le rival1 s'il v\s e/ infrieur en mrite1 se p]de lui-mme auprs de l'objet aim4 ,a mo9s d'une gr&e et premire passion1 une femme d'esprit n'aime pas long-temps un homme commun4 ,,art4 #g4 ,p\r qu'une telle tactique russisse1 il faut surt\t ca*] son am\r son rival4 ,en lui montrant votre jal\sie1 v\s auriez l'avantage de lui appr5dre le prix de la femme qui le prfre1 et il v\s devrait l'am\r qu'il pr5drait p\r elle4 ,,art4 #h4 ,dans le cas o la jal\sie nat aprs l'intimit1 il faut us] de l'indiffr5ce app>5te et de l'incon/ance relle1 c> beauc\p de femmes (f5ses p> un amant qu'elles aim5t encore s'atta*5t l'homme p\r lequel il a la maladresse de montr] de la jal\sie4 ,le jeu alors devi5t ralit4 ,,art4 #i4 ,on ne saurait df9ir les effets de la jal\sie d'un homme sur le coeur de la femme qui l'aime2 mais de la "p d'un am\reux qui ennuie1 la jal\sie doit inspir] un s\v]a9 dgt1 qui peut se *ang] en ha9e si le jal\s e/ plus aimable que le jal\x4 ,,art4 #aj4 ,on ne veut de la jal\sie que de ceux dont on p\rrait tre jal\se1 disait madame de ,c\langes4 ,,art4 #aa4 ,la jal\sie peut plaire aux femmes qui ont de la fi]t comme une manire n\velle de leur montr] leur p\voir2 mais si le jal\x e/ aim1 sans cep5dant avoir de droits1 il risque =t de bless] cet orgueil fm991 si difficile mnag] et reconnatre4 ,,art4 #ab4 ,une femme se s5t avilie p> la jal\sie1 elle a l'air de c\rir aprs son amant3 ce doit donc tre p\r les femmes un mal encore plus affreux que p\r les hommes2 il doit y avoir un mlange de rage impuissante et de mpris de soi-mme4 ,,art4 #ac4 ,la ,ro*ef\cauld dit3 ,on a honte d'av\] que l'on a de la jal\sie1 et l'on se fait honneur d'en avoir eu et d'tre capable d'en avoir4 ,,art4 #ad4 ,donn] des conseils aux femmes p\r les dgt] de la jal\sie1 ce s]ait temps p]du3 leur ess5ce e/ si confite en s\pons1 en vanit1 en curiosit1 que de les gurir p> voie lgitime il ne faut pas l'espr]4 7,montaigne47 ,,art4 #ae4 ,quant la jal\sie conjugale1 la plus respectable de t\tes1 n\s ne saurions quels remdes lui oppos]4 ,un mal5contreux p\x cep5dant peut s'amus] *]*] du s\lagem5t en lisant ,o!llo4 ,il y appr5dra d\t] des app>5ces les plus concluantes1 et c'e/ avec dlices qu'il arrt]a les yeux sur ces p>oles4 ,trifles light z air ,seem to ! jeal\s1 confirmations /rong ,z pro(s f holy writ4 ,,o!llo1 ,acte #ci4 #i ,des bagatelles lgres comme l'air sembl5t un jal\x des preuves aussi =tes que celles que l'on puise dans les promesses du sa9t ,evangile4 ,,*apitre ,,ii4 ,br\ille4 ,,article ,,premi]4 ,la br\ille e/ un p]on qui avive et /imule l'am\r4 ,,art4 #b4 ,elle se divise en une inf9it de nuances1 et ri5 ne se ressemble mo9s que la br\ille de jal\sie et celle de vivacit1 d'intrt1 de pique1 de dsoeuvrem5t1 de calcul1 d'incompatibilit4 ,,art4 #c4 ,la br\ille vi5t presque t\j\rs du ct de la femme4 ,elle se f*e d'abord contre elle-mme1 ou p>ce que l'habitude comm5ce produire l'ennui1 ou p>ce qu'elle e/ trop sre de v\s4 ,au lieu de r5dre br\ille p\r br\ille1 il suffit1 dans ce cas1 d'occup] son imag9ation1 d'inquit] son coeur1 d'y faire natre les s\pons et t\s les petits d\tes de l'am\r heureux4 ,,art4 #d4 ,qu& le sujet de br\ille vi5t de la "p de l'homme1 et dans ce cas il e/ en gnral plus grave1 le raccommodem5t e/ t\j\rs facile3 la diffr5ce de l'infidlit dans les deux sexes e/ si relle qu'une femme passionne peut p>donn] une infidlit et tre encore heureuse1 ce qui e/ impossible un homme4 ,,art4 #e4 ,p\r la br\ille d'am\r-propre1 le remde e/ assez difficile1 c> alors la vanit de l'homme s'indigne de p5s] que l'on puisse lui prfr] quelqu'un2 et la cra9te d'tre pris p\r dupe met t\tes les passions en m\vem5t3 le raccommodem5t en e/ plus d\x4 ,,art4 #f4 ,la br\ille d'am\r-propre fait le li5 de beauc\p de m>iages1 et ce sont les plus heureux1 aprs ceux que l'am\r a =ms4 ,un m>i s'assure p\r de longues annes la fidlit de sa femme en lui donnant une rivale ds le premi] mois du m>iage4 ,,art4 #g4 ,la diffr5ce entre la br\ille d'am\r-propre et la br\ille de jal\sie c'e/ que l'une veut la mort de l'objet qu'elle cra9t1 t&is que l'autre veut que le rival vive et soit tmo9 de son triomphe4 ,,art4 #h4 ,en pr9cipe1 dans une br\ill]ie1 on ne doit jamais cra9dre de p>atre imptueux1 vhm5t4 ,on excuse mme des injures lorsqu'elles sembl5t dictes p> un s5tim5t passionn2 mais le ton calme1 dans une br\ille1 donn]ait croire que v\s p5sez t\t ce que v\s dites1 v\s bless]iez l'am\r-propre1 et t\t raccommodem5t devi5drait impossible4 ,,*apitre ,,iii4 ,du ,raccommodem5t4 ,,article ,,premi]4 ,on p>donne1 tant que l'on aime4 7,la ,ro*ef\cauld47 ,,art4 #b4 ,c'e/ une dlicieuse *ose que le raccommodem5t3 il r5d la fra*eur et l'attrait de la n\veaut1 non seulem5t aux ides et aux s5sations1 mais encore aux ralits4 ,,art4 #c4 ,aussi l'am\r qu]elles e/-il le plus durable des am\rs#aj4 #aj ,voir ,duclos4 ,anecdotes relatives la du*esse de ,b]ry4 ,,art4 #d4 ,c'e/ surt\t lorsque l'on s'e/ br\ill1 sp>1 quitt p\r la vie1 qu'il e/ d\x de se raccommod]4 ,il faut alors recomm5c] le roman de l'am\r1 *apitre p> *apitre1 et surt\t f]m] les yeux de peur de voir trop tt le dnom5t4 ,,art4 #e4 ,dans le raccommodem5t1 l'homme fait les trois-qu>ts des frais1 mais il faut que la femme ait prp> les voies ds le mom5t de la br\ille4 ,a9si une femme ne doit jamais dire oui l'amant qu'elle a tromp4#aa #aa ,on connat l'anecdote de mademoiselle de ,somm]y1 qui2 surprise en flagrant dlit p> son amant1 lui nia h>dim5t le fait2 et comme celui-ci se rcriait3 ,ah6 je vois bi51 lui dit-elle1 que v\s ne m'aimez plus3 v\s croyez plus ce que v\s voyez que ce que je v\s dis4 ,,*apitre ,,iv4 ,de la ,sp>ation4 ,,article ,,premi]4 ,se rconcili] avec une matresse adore qui v\s a fait une infidlit1 c'e/ trop prsum] de sa =ce3 il faut que l'am\r meure4 ,c]tes1 c'e/ une des comb9aisons les plus malheureuses de cette passion et de la vie2 mais1 rconcili1 on n'aurait pas un j\r de calme ni de plaisir2 il ne faut pas p5s] ne se voir que comme amis3 la sp>ation e/ le seul rec\rs d'un coeur trahi4 ,,art4 #b4 ,une fois qu'on e/ bi5 conv5u avec soi-mme de la ncessit de la sp>ation1 c'e/ une l*et d'en diffr] le mom5t4 ,,art4 #c4 ,ce qui di/+ue la sp>ation de la br\ille1 ce qui la r5d durable1 c'e/ la ncessit o l'on e/ d'oubli] l'objet aim et la facilit avec laquelle on se rs\t =m] un autre atta*em5t4 ,,art4 #d4 ,on vante tort et trav]s les *>mes du premi] am\r2 l'homme cep5dant qui a t tromp une fois1 et qui tr\ve dans une n\velle liaison t\t le *>me1 t\te l'idalit qu'il n'avait pas r5contrs1 qu'il n'osait mme plus espr]1 cet homme n\s semble bi5 plus heureux et bi5 plus fait p\r donn] le bonheur4 ,applications4 ,,la ,d,,cl>ation4 ,la *>mante vignette de ,m4 ,alfr$ ,johannot place au frontispice de ce volume expose1 mieux que t\t ce que n\s p\rrions dire1 l'attitude et l'effet de la dcl>ation4 ,l'arti/e a reproduit1 avec cette lgance spirituelle qui c>actrise ses mo9dres ouvrages1 le timide emb>ras de la jeune fille1 la mode/e insi/ance de l'amant3 on voit qu'il enveloppe s\s t\t ce qu'il y a de =mes dlicates l'aveu d'un am\r vrai2 qu'il att5d un reg>d o son sort soit crit4 ,elle1 tremblante1 int]dite1 le front c\v]t d'une t5dre r\geur1 flotte inc]ta9e entre l'esprance et la cra9te2 le s5tim5t qui l'agite semble mlang de plaisir1 de pe9e et d'anxit4 ,une dcl>ation peut tre lgante1 passionne1 spirituelle3 elle doit avant t\t tre vraie4 ,il y a dans la voix1 dans le ge/e1 dans l'action de l'homme pr(ondm5t pris un c>actre et un attrait que t\t l'art du monde ne saurait imit]2 et la plus simple jeune fille semble d\e d'une rectitude de jugem5t1 d'une dlicatesse de tact qui ne lui p]mett5t pas de se mpr5dre entre l'expression d'un am\r vrai et la fe9te d'une gr&e passion4 ,s\v5t une surveillance rig\reuse1 des ob/acles imprvus1 une inv9cible timidit1 s'oppos5t ce que l'on puisse dcl>] son am\r celle qui en e/ l'objet1 et l'on a rec\rs une lettre p\r lui pe9dre l'tat de son coeur4 ,une lettre1 en effet1 crite avec s5tim5t1 avec adresse1 avec ame1 ex]ce une telle puissance sur un coeur de femme que s\v5t elle p>vi5t fl*ir une longue rigueur1 triomph] de cruelles prv5tions4 ,con/ance1 s]m5s1 promesses1 ri5 ne saurait att5drir une femme capricieuse et lgre4 ,qu'elle lise une lettre3 les pleurs d'un amant l'ont baigne1 la d\leur et la t5dresse en dict5t les pla9tes t\*antes1 l'esprance a rp&u son gracieux coloris sur le /yle1 et le respect s'unit au plus vif s5tim5t p\r arriv] jusqu'au coeur3 un *angem5t s\da9 s'opr]a en elle1 et la lgre feuille azure v]s]a dans son ame cette vive passion dont l'esprit l'a en quelque sorte imprgne4 ,une lettre d'am\r e/ le complice le plus adroit que l'on puisse plac] entre ses s5tim5s et celle qui en e/ l'objet4 ,une femme la consulte sans cesse1 la lit1 la relit en secret4 ,votre lettre v\s r5d l'(fice d'un habile avocat1 et1 *aque in/ant du j\r1 plaide loquemm5t votre cause4 ,n\s ne t5t]ons pas ici de trac] les rgles de ce g5re de lettres3 dictes p> le coeur1 elles sembl5t t\j\rs loqu5tes2 imites p> l'esprit1 elles manqu]ai5t de ce *>me1 de ce naturel qui en fait t\t le prix4 ,il faudrait la plume brlante de ,jean-,jacques p\r crire des lettres am\reuses4 ,quant ceux qui emprunt5t leurs dcl>ations ,m4 ,ducray-,dum9il ou au secrtaire des amans1 qu'en dire8 ,la plus *>mante femme du monde e/ expose recevoir de telles ptres1 si1 son insu1 elle enc\rage *ez quelque sot une timidit qu'elle ne pr5d que p\r de l'emb>ras4 ,ce qu'elle a de mieux faire en tel cas1 c'e/ de remettre sa femme de *ambre la galante missive3 il y a ncessairem5t eu erreur dans l'adresse4 ,on r5contre s\v5t aussi p> le monde d'innoc5s ,lovelaces ayant t\j\rs un complim5t la b\*e et une dcl>ation en po*e2 cette classe t\t aimable s'adresse indi/9ctem5t l'innoc5te jeune fille1 la d\airire mrite1 la smillante veuve2 le mal n'e/ pas gr& jusque l2 mais1 p\r se consol] de leurs con/ans rev]s1 de telles g5s se vant5t p>fois des conqutes qu'ils rv5t4 ,les femmes d'esprit ne font ju/ice de cet odieux trav]s que p> le ridicule et le mpris4 ,en gnral1 les femmes rpond5t la dcl>ation de l'homme qu'elles dte/5t p> une dcl>ation de pr9cipes2 celle de l'indiffr5t1 p> une dcl>ation de neutralit2 c'e/ p\r l'homme qu'elles aim5t qu'elles rs]v5t la dcl>ation de gu]re4 ,cul-de-lampe ,,des ,,femmes1 ,,filles ,,et ,,veuves4 ,jean-,jacques ,r\sseau1 qui c]tes n'tait pas un aigle en am\r1 tait du mo9s pr(ond ?orici51 et ses ouvrages sont auj\rd'hui l'ars5al o t\t ce qu'il y a d'amans vulgaires puise de l'loqu5ce p\r sduire les pauvres femmes assez sottes p\r se laiss] pr5dre aux faux semblans des gr&es passions4 ,la ,n\velle ,hlose prs5te une sorte de c\rs de l'art de cont] fleurette1 et ceux que le ciel1 dfaut d'esprit1 a du mo9s gratifis de mmoire1 y tr\v5t encore des lm5s de succs4 ,attaqu5t-ils une femme gr&s s5tim5s3 ,femmes6 femmes6 objets *]s et fune/es que la nature orna p\r notre suplice1 qui punissez qu& on v\s brave1 qui p\rsuivez qu& on v\s cra9t1 dont l'am\r et la ha9e sont galem5t nuisibles1 et que l'on ne peut re*]*] ni fuir impunm5t2 beaut1 attraits1 sympa?ie1 *>me inconcevable1 abme de d\leurs et de volupts1 beaut plus t]rible aux mortels que l'lm5t o on l'a fait natre1 malheureux qui se livre ton calme trompeur3 c'e/ toi qui produis les temptes qui t\rm5t5t le g5re huma94 ,avec t\t ce pa?os1 sur lequel en*riss5t encore la voix et le ge/e1 on peut tromp] un faible esprit2 prs d'une femme f9e et smillante1 on ne s]ait que ridicule2 on e/ t\*ant prs d'une romanesque4 ,avec la jeune fille1 la tactique doit tre diffr5te2 mais ,jean-,jacques vi5t encore au sec\rs de l'imag9ation en dfaut3 ,l'accord de l'am\r et de l'innoc5ce semble tre le p>adis sur la t]re3 c'e/ le bonheur le plus d\x et l'tat le plus dlicieux de la vie6 ,que cette phrase ou quelque autre lieu commun aussi bi5 exprim ret5tisse l'oreille de la jeune fille1 aussitt une te9te de p\rpre se rp& sur ses j\es timides1 son coeur tressaille1 ses longues paupires se baiss5t l5tem5t v]s la t]re1 comme incl9es p> un s5tim5t de honte2 un lg] frmissem5t agite sa poitr9e2 il semble qu'alors son esprit *]*e expliqu] ce qu'pr\ve son ame1 qu'elle veuille analys] un s5tim5t n\veau4 ,une jeune fille1 en effet1 t5te t\j\rs d't\ff] cette voix intime qui la t\rm5te et qui a p\r elle un *>me si puissant4 ,mais si l'on fait habilem5t g]m] dans son coeur une t5dre confiance2 si1 mo9s timide1 son oeil ose int]rog] le reg>d de celui dont les p>oles la tortur5t si d\cem5t1 l'am\r vi5dra bi5tt1 p\r l'clair]1 se mettre de la p>tie4 ,mais que de prcautions m9utieuses1 quelle prud5ce extrme1 sont ncessaires celui qui veut plaire l'innoc5te jeune fille6 ,les motions naiss5t si faciles1 si nombreuses dans un coeur novice6 ,l'homme qui *]*e l le bonheur doit se g>d] de les ht]1 de les r5dre trop vives4 ,le g]me de la t5dresse doit se dvelopp] l5tem5t1 et c'e/ un faux calcul que d'anticip] sur le mom5t o il doit clore3 prs d'une jeune fille1 l'homme mme de v+t ans doit tre prcepteur1 plutt qu'amant1 et laiss] la nature1 l'imag9ation le so9 d'expliqu] ses reg>ds1 de comm5t] ses vagues disc\rs4 ,l'ducation que l'on donne p> le temps qui c\rt aux jeunes filles les prdispose recevoir t\tes les impressions de l'am\r2 s\s un va9 prtexte de dc5ce1 on ne leur appr5d ri5 qui puisse les guid] dans des circon/ances qui s'(fr5t elles ds leur premi] pas dans le monde2 on fait plus1 on leur nie ces circon/ances et l'on aj\te a9si leur =ce4 ,espre-t-on donc qu'une fille de seize ans ignore l'exi/5ce de l'am\r8 la plus indiffr5te circon/ance ne lui en rvle-t-elle pas le p\voir8 ,avec une ducation =te1 leve1 les femmes s]ai5t exposes mo9s de fautes et d'erreurs2 le *>me naturel de leur esprit pr5drait plus de solidit1 sans ri5 p]dre de son brillant1 et les rapports sociaux devi5drai5t plus srs et plus agrables4 ,depuis un sicle on rclame contre l'ducation actuelle des femmes2 mais une puissance suprme s'oppose t\te amlioration3 c'e/ la puissance des sots1 des ignorans surt\t4 ,ces messieurs sont naturellem5t ennemis de l'ducation des femmes4 ,ma9t5ant encore1 en effet1 ils pass5t le temps avec elles et en sont mme assez bi5 traits4 ,que devi5drai5t-ils si les femmes s'avisai5t d'appr5dre quelque *ose8 ils s]ai5t ru9s de fond en comble4 ,le pire de l'ducation actuelle1 c'e/ qu'on n'appr5d ri5 aux jeunes filles qu'elles ne doiv5t oubli] bi5 vite aussitt qu'elles sont m>ies2 avec leurs matres de h>pe1 d'aqu>elle et de *ant1 elles arriv5t bi5 r>em5t la mdiocrit1 et de l le prov]be si vrai3 ,qui dit amateur1 dit ignorant4 ,ce qui e/ fait p\r tonn]1 c'e/ qu'un m>i qui a p\s une belle demoiselle leve dans un p5sionnat1 envoie plus t>d1 son t\r1 ses filles dans un p5sionnat p\r recevoir cette mme plate ducation qui a drang t\te l'utopie de sa vie4 ,ignore-t-il donc1 p> exemple1 que le plus commun des hommes1 s'il a v+t ans et des j\es c\leur de rose1 e/ dang]eux p\r une femme qui ne sait ri5 7c> elle e/ t\te l'in/9ct71 t&is que le mme homme1 aux yeux d'une femme d'esprit1 f]a ju/e autant d'effet qu'un beau laquais8 ,ignore-t-il aussi que les intrts dome/iques1 le bonheur de la famille1 repos5t sur les ides inculques ds la jeunesse8 ,dans les deux sexes1 c'e/ de la manire dont on a employ la jeunesse que dp5d le sort de l'extrme vieillesse3 cela e/ vrai de meilleure heure p\r les femmes4 ,comm5t une femme de qu>ante-c9q ans e/-elle reue dans le monde8 d'une manire svre ou plutt infrieure son mrite3 on les flatte v+t ans1 on les ab&onne qu>ante4 ,une femme de qu>ante-c9q ans n'a d'importance que p> ses enfans ou p> son amant4 ,une mre excelle dans les beaux-arts3 elle ne peut communiqu] son tal5t son fils que dans le cas extrmem5t r>e o ce fils a reu de la nature prcism5t l'ame de ce tal5t4 ,une mre qui a l'esprit cultiv donn]a son jeune fils une ide1 non seulem5t de t\s les tal5s purem5t agrables1 mais encore de t\s les tal5s utiles l'homme en socit1 et il p\rra *oisir4 ,les jeunes g5s ns ,p>is doiv5t leurs mres l'inconte/able supriorit qu'ils ont seize ans sur les jeunes prov9ciaux de leur ge4 ,d'aprs le sy/me actuel de l'ducation des jeunes filles1 t\s les gnies qui naiss5t femmes sont p]dus p\r le public4 ,quel e/ l'homme1 dans l'am\r ou dans le m>iage1 qui ait le bonheur de communiqu] ses p5ses1 telles qu'elles se prs5t5t lui1 la femme avec laquelle il passe sa vie8 ,il tr\ve un bon coeur qui p>tage ses pe9es1 mais t\j\rs il e/ oblig de mettre ses p5ses en petite monnaie s'il veut tre ent5du1 et il s]ait ridicule d'att5dre des conseils raisonnables d'un esprit qui a beso9 d'un tel rgime p\r saisir les objets4 ,la femme la plus p>faite1 suivant les ides de l'ducation actuelle1 laisse son p>tn] isol dans les dang]s de la vie1 heureux lorsqu'elle ne f9it pas p> l'accabl] d'ennui4 ,quel excell5t conseill] un homme ne tr\v]ait-il pas dans sa femme1 si elle savait p5s]6 un conseill] dont1 aprs t\t1 hors un seul objet qui ne dure que le mat9 de la vie1 les intrts sont exactem5t id5tiques avec les si5s4 ,une des plus belles prrogatives de l'esprit1 c'e/ qu'il donne de la considration la vieillesse4 ,l'arrive de ,voltaire ,p>is fait plir la maje/ royale4 ,mais quant aux pauvres femmes1 ds qu'elles n'ont plus le brillant de la jeunesse1 leur unique et tri/e bonheur e/ de p\voir se faire illusion sur le rle qu'elles j\5t dans le monde4 ,les dbris des tal5s de la jeunesse ne sont plus qu'un ridicule1 et ce s]ait un bonheur p\r nos femmes actuelles de m\rir c9quante ans#ab4 #ab ,m4 de ,/5dhal4 ,mais me voil bi5 lo9 de ,jean-,jacques1 dont je v\lais t\te =ce faire un prcepteur d'am\r4 ,sur les pas d'un non mo9s bon modle1 je me suis laiss entran] un sujet non mo9s intressant1 et =ce m'e/ de rev5ir sur mes pas4 ,c'e/ un art difficile que de plaire une veuve4 ,habile pr(it] de ses avantages1 elle se ti5t t\j\rs sur un qui vive que ju/ifie sa has>deuse position2 place au milieu d'ennemis cruels et *>mans1 une veuve a t\j\rs un gr& empire sur elle-mme et sur les autres2 son expri5ce la s]t bi5 mieux que ne p\rrait faire l'innoc5te ignorance2 et cette rem>que vi5t encore l'appui de notre op9ion4 ,au re/e1 il n'exi/e pas de femme capable de rsi/] t\j\rs aux occasions1 la p]svrance1 aux sductions de l'esprit et de la t5dresse4 ,montaigne dit avec gr&e raison3 ,oh6 le furieux advantage que l'opportunit6 ,c'e/1 en effet1 le meilleur alli de l'am\r4 ,jeune ou vieille1 belle ou laide1 t\te femme e/ *>me qu'on lui adresse de dlicats hommages2 si l'orgueilleuse rsi/e quelquefois plus long-temps qu'une *a/e1 elle e/ encore flatte dans sa vanit2 elle ne se c\rr\ce pas t\j\rs si on lui dsobx p> un excs d'am\r2 ce s5tim5t se ju/ifie de lui-mme2 et1 p>donn une fois1 l'amant peut t\t os]3 les femmes s'atta*5t p> les faveurs4 ,cul-de-lampe ,,?,,ories ,,physiognomoniques4 ,on nie la physionomie1 et1 en dpit de soi1 on se tr\ve port croire qu'il y a quelque mrite s\s un joli visage4 7,,boi/e1 ,dict47 ,toi dont le coeur e/ fait p\r la t5dresse1 ,connais t\t l'art du *oix d'une matresse3 ,il veut des so9s +nieux1 con/ans2 ,*]*e1 tudie et les lieux et les temps1 ,comp>e1 oppose1 et voit d'un oeil au/re ,l'ge1 les gts1 l'ame1 le c>actre4444 7,,b]n>d47 ,c'e/ une dplaisante *ose que les gr&s mots1 et il faut en vrit compt] un peu sur l'indulg5ce des lecteurs p\r os] leur p>l] physionomie et sympa?ie2 et cep5dant il n'e/ aucun de ceux qui ce petit ouvrage puisse tomb] dans les ma9s1 qui ne se livre *aque j\r1 mme son insu1 des obs]vations du g5re de celles que n\s consignons ici4 ,la jeune p]sonne que l'on voit la prom5ade1 que l'on admire de prime-abord1 dont on rem>que la t\rnure et la grace1 n'attire-t-elle pas p> un *>me sympa?ique8 ,et si1 plus t>d1 on se retr\ve au spectacle plac prs d'elle1 l'att5tion que l'on met *]*] son reg>d1 obs]v] son ge/e1 c\t] sa voix1 tudi] son s\rire1 cette att5tion mlange d'esprance et de curiosit1 n'e/-elle pas elle-mme une tude physiognomonique8 ,du mom5t o les hommes ont comm5c de vivre en socit rgle2 aussitt que1 dans le *oix d'une compagne1 la d\ceur et le calcul ont *ez eux remplac la viol5ce1 un beso9 n\veau a d se faire s5tir leur esprit3 c'tait celui de connatre et d'apprci] les femmes1 de dev9] leur ge1 leur c>actre1 leurs gts1 leurs qualits1 leurs passions1 leurs faiblesses2 de savoir enf9 si une con=mit d'ides1 d'habitudes et de moeurs p\vait assur] le bonheur d'une union durable4 ,p\r y p>v5ir1 il leur a fallu d'abord tudi] avec so9 l'ensemble de la t\rnure et des traits1 puis pi] ensuite c]ta9s mom5s d'ab&on1 l'effet des impressions imprvues1 quelques ge/es et les m\vem5s imprvus des affections div]ses qui se retrac5t si vivem5t sur le visage de la femme1 miroir mobile et fidle de son ame4 ,de l e/ ne sans d\te cette sci5ce1 conjecturale d'abord1 dev5ue c]ta9e depuis1 l'aide de laquelle l'homme1 initi en quelque sorte au mcanisme des passions1 p>vi5t les combattre1 les dmasqu]1 et s\v5t mme les fait t\rn] son avantage4 ,notre b ici n'e/ pas de faire un trait de sci5ce aride ou de svre morale3 n\s trac]ons seulem5t quelques indications utiles et d'une application de t\s les in/ans1 en runissant la plus gr&e p>tie des inductions l'aide desquelles on peut se famili>is] avec l'art si difficile de connatre les femmes4 ,l'application et l'expri5ce modifi]ont sans d\te p\r *aque lecteur quelques unes de nos op9ions3 mais y a-t-il ri5 de gnral8 ,les graves pr(esseurs dis5t que les rgles se confirm5t p> l'exception4 ,on tire des inductions physiognomoniques presque c]ta9es des femmes d'aprs leur t\rnure1 leur mise1 les c\leurs qu'elles prfr5t1 leur m>*e1 leurs m\vem5s1 les traits de leur visage1 la texture des *airs1 la voix1 les ge/es1 les gts dom9ans1 d'aprs l'ensemble et enf9 l'aspect de leur p]sonne4 ,les signes d'une seule p>tie du corps pris isolm5t n'ont beauc\p d'importance qu'autant qu'ils sont en conv5ance avec ceux des autres p>ties3 en effet1 t\t le corps huma9 e/ un1 et *aque symtrie a sa propre nature et ses dispositions p>ticulires2 on e/ frapp du rapport con/ant entre les div]s membres1 et la con=mation d'un seul peut faire prjug] c\p sr de celle de plusieurs autres4 ,les div]s organes d\bles *ez la femme1 correspond5t entre eux d'une manire frappante et exacte3 a9si1 un joli pi$ dnote 9vitablem5t une ma9 petite et dlicate2 une jambe bi5 faite e/ un indice presque c]ta9 d'un joli bras1 elle indique mme l'lgance et l'h>monie de t\tes les p>ties du corps4 ,quant aux organes int]mdiaires et uniques1 tels que le nez1 la b\*e1 etc41 il exi/e entre eux des relations sympa?iques dont l'expri5ce dmontre la ju/esse et dont les rvlations piquantes ne sont pas un des mo9dres attraits de la sci5ce physiognomonique4 ,le plus prcieux avantage dont la femme puisse tre favorise1 celui qui agit le plus puissamm5t sur l'imag9ation de l'homme1 c'e/ la grace3 elle l'emporte mme sur la beaut4 ,une femme qui n'e/ que belle et bi5 faite excite l'admiration3 le s5tim5t qu'inspire une gracieuse lgance a bi5 plus de vivacit et de d\ceur4 ,p>mi les inductions physiognomoniques l'tude desquelles il e/ bon de se livr]1 n\s plac]ons donc au premi] rang la t\rnure4 ,,de ,,la ,,t\rnure1 ,,des ,,m\vem5s ,,du ,,corps1 ,,et ,,de ,,la ,,m>*e4 ,la t\rnure et les div]s m\vem5s du corps *ez les femmes1 lorsqu'elles m>*5t1 prs5t5t des signalem5s c]ta9s p\r la d\ble connaissance du physique et du moral4 ,les jeunes femmes qui se c\rb5t habituellem5t en m>*ant1 et dont les m\vem5s sont contra9ts et ramasss1 uniss5t un c>actre dissimul un fond d'gsme2 celles1 au contraire1 qui m>*5t fran*em5t1 dont les m\vem5s sont l>ges et faciles1 sont naturelles1 gnreuses et s9cres4 ,la femme mode/e m>*e les yeux baisss2 la femme =te passion a le pas dlibr1 la tte haute4 ,les c>actres tracassi]s trott5t-m5u2 une m>*e non*alante1 des m\vem5s al\rdis rvl5t un c>actre trompeur1 un tempram5t p>esseux4 ,des m\vem5s brusques et frqu5s sont le signe d'un c>actre incon/ant1 inquiet et s\ponneux2 la con/ance1 la bonne foi1 la discrtion1 se trahiss5t p> des m\vem5s rguli]s et poss1 sans non*alance4 ,en gnral1 une m>*e prompte et des m\vem5s vifs annonc5t *ez une femme des passions f\gueuses1 de l'emportem5t dans l'esprit4 ,les naturels modrs ont des m\vem5s rfl*is et ple9s d'accord4 ,,de ,,la ,,mise ,,et ,,du ,,*oix ,,des ,,c\leurs4 ,on reconnat encore au *oix des vtem5s c]ta9es p>ties du c>actre *ez les femmes4 ,les jeunes p]sonnes1 il e/ vrai1 prfr5t le blanc et les nuances claires1 t&is que les femmes d'un ge mr *oisiss5t des te9tes fonces3 ri5 de plus naturel1 la jeunesse1 au c>actre gai1 vif1 smillant1 aime t\t ce qui e/ brillant comme son humeur1 t&is que la froide vieillesse re*]*e les nuances sombres et semble port] le deuil de l'n]gie et du plaisir qui l'ont fuie2 mais d'autres raisons dt]m95t la c\pe des vtem5s1 la manire de les port]1 et ces raisons1 on les tr\ve dans la t\rnure de l'esprit et dans la nature du c>actre4 ,a9si1 les femmes du ,midi1 plus actives que celles du ,nord1 aim5t les vtem5s troits et c\rts4 ,celles des dp>tem5s de l',oue/1 plus graves1 plus rfl*ies1 port5t des vtem5s amples et longs2 celles de l',e/1 qui p\r la plup>t mn5t un g5re de vie inactif et sd5taire1 ont un co/ume trs long et d'une c\pe t\te p>ticulire4 ,cette diffr5ce notable de l'habillem5t des femmes dans les div]ses p>ties de la ,france pr5d ncessairem5t sa s\rce dans la div]sit des c>actres et des moeurs4 ,en appliquant cette obs]vation avec disc]nem5t1 on doit tir] des inductions prcises1 et quoique la v>it des co/umes dans *aque ville soit bi5 lgre1 elle se tr\ve encore assez s5sible p\r rvl] quelque qualit1 quelque trav]s4 ,p>mi v+t femmes on n'en voit jamais deux mises exactem5t de la mme manire1 et lorsqu'on veut tudi] un c>actre aussi lg] que celui de la femme1 il importe de ne ri5 nglig]4 ,la c\leur d'une *>pe1 la =me d'une coll]ette1 la manire de drap] un *le1 t\t doit proccup] et f\rnir matire obs]vation dans la p]sonne que l'on veut dev9] avant de *]*] lui plaire4 ,,du ,,rang ,,et ,,de ,,la ,,=tune4 ,a voir pass] une p5sion de jeunes demoiselles1 l'obs]vateur doit dev9] le rang et la =tune de la famille laquelle *aque jeune fille app>ti5t4 ,il y a dans la m>*e1 dans le reg>d1 dans la manire quelque *ose qui trahit la position sociale1 indp5damm5t de la mise et de la beaut4 ,ds la plus t5dre enfance1 la vanit et la ri*esse contract5t une habitude de raideur1 de protection qui demeure indlbile2 la mode/e aisance1 l'honorable mdiocrit1 imprim5t un ca*et de bi5veillance1 une allure d'honntet2 la pauvret1 en rtrcissant les ides et les s5sations1 donne une timidit1 une rs]ve mticuleuse1 que ne peuv5t effac] ni l'ducation ni le *angem5t de situation4 ,il suffit d'une bi5 lgre dose d'obs]vation p\r di/+u] la t\rnure la fille du banqui] de celle du duc et pair1 la femme du commis de celle de l'arti/e4 ,,de ,,la ,,voix4 ,une voix haute et grave dnote une c]ta9e ardeur am\reuse2 une voix grle et aigu indique la froideur et l'gsme2 une voix faible et cri>de annonce une humeur irascible2 une voix molle c>actrise un naturel d\x et s5sible2 la voix nasill>de1 une mauvaise con/itution2 enf9 la voix casse tmoigne *ez les femmes qu'elles sont prives de la plus belle de leurs prrogatives1 celle de dev5ir mres4 ,un langage naturellem5t humble et tremblant1 ou le p>l] arrogant et haut1 sont des signes galem5t c>actri/iques4 ,une p>ole prompte1 mais bgayante1 e/ le propre des esprits t\rdis1 prcipits2 l'excessive l5teur dans l'articulation des mots e/ une consqu5ce de la pesanteur de l'esprit4 ,une locution simple annonce *ez une femme la puret de c>actre2 celles qui grassei5t sont ord9airem5t composes et mign>des2 celles qui prononc5t =tem5t les sons pres et gutturaux sont g/es et intresses4 ,on a dit avec esprit3 ,p>le af9 que je te connaisse1 et ,plut>que tr\vait plus d'indications du c>actre moral dans quelques mots l*s sans rflexion1 que dans les traits de la physionomie4 ,ces signes sont en effet r>em5t trompeurs1 et l'on doit d'ailleurs rem>qu] que le s5s des p>oles d'une femme se tr\ve presque t\j\rs en rapport avec la voix dont elle les prononce4 ,,du ,,*ant4 ,ri5 n'indique mieux la disposition intrieure de la femme et son plus ou mo9s de p5*ant la s5sibilit que le g5re de *ant et le rhy?me musical auxquels elle accorde la prfr5ce4 ,a9si1 celles qui aim5t les airs simples et graves annonc5t un esprit rfl*i et ont dans l'imag9ation quelque *ose de f9 et d'lev4 ,les airs compliqus1 *romatiques1 rhy?me vif et big>r1 dcl5t1 dans la femme qui les *ante de prfr5ce un naturel ard5t1 inconsqu5t1 t\rdi4 ,quelque grave c5seur cit]a peut-tre l'appui de cette obs]vation la prfr5ce que les gr&es dames du noble faub\rg accord5t l',acadmie ,royale-de-,musique1 et l'ardeur dont les lgantes de la ,*ausse-d',ant9 et du qu>ti] de la ,b\rse suiv5t les reprs5tations des ,b\ffes4 ,les premires1 en effet1 admir5t ,gluck1 vnr5t ,sac*9i2 les autres raffol5t de ,ross9i et de ,web]4 ,les femmes qui mett5t le mode h>monique au-dessus de la mlodie annonc5t mo9s de s5sibilit que celles qui prfr5t cette d]nire2 au re/e1 il exi/e mille nuances rvlatrices dans la manire dont plusieurs femmes dis5t le mme air3 *acune l'embellit et l'empre9t de ses s5sations et de ses s5tim5s4 ,la respiration1 cette p>tie si importante de l'art du *ant1 mrite aussi l'att5tion srieuse de l'obs]vateur4 ,on juge une respiration faible1 l5te ou r>e qu'une femme e/ dlicate1 timide ou froide2 au contraire1 une respiration ple9e1 prompte1 sonore e/ le signe d'un tempram5t sa9 et robu/e4 ,,des ,,g\ts ,,div]s4 ,dans leurs affections1 dans leurs prfr5ces1 dans leurs inimitis1 les femmes dcl5t galem5t leur c>actre et leur naturel4 ,les coeurs simples aim5t les enfans1 t&is que les esprits srieux se plais5t avec les vieill>ds4 ,l'esprit lg]1 la dlicatesse de s5tim5t1 se montr5t dans le gt de la pe9ture et des fleurs4 ,un vif am\r p\r de brillans spectacles1 p\r les ornem5s de luxe1 les dcorations futiles1 app>ti5t un naturel va9 et enti* de prjugs4 ,un esprit mle s'annonc]a ds l'enfance en prfrant des jeux et des occupations propres dvelopp] la =ce et les passions2 un esprit faible ne f]a jamais que des p\pes4 ,de mme que le diagno/ic d'une complexion vig\reuse e/ d'aim] les alim5s pres1 secs et grossi]s1 la re*]*e des fri&ises e/ l'indice d'un c>actre t5dre et d'une sant dlicate4 ,la femme qui prfre une n\rriture succul5te doit avoir l'esprit l\rd2 celle qui s]a s5sible et apte aux travaux de l'esprit re*]*]a les alim5s maigres et vgtaux4 ,le gt p\r des sub/ances pices1 piquantes1 p\r les liqueurs spiritueuses1 dnote un tempram5t vif et viol5t2 les alim5s f>9eux1 les boissons d\ces1 sont prfrs des c>actres l5ts et des passions t5dres4 ,l'usage des odeurs suaves annonce *ez les femmes un p5*ant prononc v]s la volupt4 ,on a rem>qu *ez les femmes dont le gt e/ prononc p\r les liqueurs spiritueuses et les v9s ptillans une gr&e fran*ise1 de la gnrosit1 une sorte de tmrit2 l'extrme sobrit1 au contraire1 e/ s\v5t le p>tage d'un c>actre dissimul et cra9tif4 ,les femmes qui1 dans les gr&es villes1 ,p>is surt\t1 ne font en gnral usage que d'eau p\r boisson1 f\rniss5t r>em5t l'occasion de quelque rem>que de ce g5re4 ,heureux t\tefois celui qui peut les surpr5dre et les jug] dans ces mom5s o l'ab&on fait p]c] le naturel et le dgage de fe9te et d'apprts4 ,,du ,,/yle4 ,buffon a dit avec esprit et ju/esse1 ,le /yle e/ l'homme mme4#ac ,on peut1 en effet1 se =m] une ide de ce qu'tai5t nos gr&s criva9s en lisant leurs pages immortelles4 ,pascal1 mlancolique1 spirituel et pr(ond1 se pe9t dans ses crits2 lire ,fnlon1 on dev9e son ame d\ce1 sa figure noble et bi5veillante2 l'hrosme de c>actre1 la sret du ma9ti51 sont empre9ts dans ,p4 ,corneille et dans ,bossuet2 en lisant la correspondance de ,voltaire on voit nu son c>actre1 on saisit sa physionomie4 #ac ,qu9tili51 avant lui1 exprime a9si la mme ide3 ,cs> crivait du mme /yle dont il combattait4 ,on lit quelque "p3 ,une femme qui crit une lettre envoie son portrait4 ,cela s]ait vrai si les femmes crivai5t t\j\rs sans prt5tion2 mais la plup>t s'tudi5t mettre l'esprit la place du naturel3 le s5tim5t ou l'ab&on suffirait4 ,il faut tre quelque peu obs]vateur p\r reconnatre1 au milieu des lieux communs des f9esses1 des exagrations d'une lettre de femme1 l'endroit o elle se trahit et dvoile son c>actre avec sa p5se4 ,,des ,,moeurs ,,et ,,des ,,occupations ,,famili,,res4 ,c'e/ surt\t dans les actions ord9aires1 dans les actions quotidi5nes de la vie que le naturel des femmes se dcle3 alors1 en effet1 elles n'ont pas le loisir de s'apprt]1 de se contrefaire2 obs]ves l'improvi/e1 elles se montr5t vraies et telles qu'on v\drait t\j\rs les voir4 ,la lib]t d'un repas1 quelque occupation de la vie dome/ique1 un lan subit d'obligeance ou de sec\rs1 tmoign5t les gts dom9ans2 *aque so91 *aque ge/e alors fait reconnatre une capacit4 ,la femme d'une humeur solitaire devi5t la longue orgueilleuse ou *agr9e3 elle se plaira dans les ex]cices de dvotion2 celle1 au contraire1 qui1 =t jeune1 aime dj le monde1 aim]a plus t>d la dissipation4 ,les moeurs1 *ez les femmes1 dt]m95t trop r>em5t le *oix des tudes2 leur ducation e/ s\mise trop de concessions1 trop de conv5ances2 mais1 ds leur entre dans le monde1 les gts1 les p5*ans qui ont t comprims se dvelopp5t4 ,a ce mom5t1 l'am\r des lettres et des beaux-arts annonce un esprit ju/e1 noble et lev2 celles qui prfr5t dans la musique l'h>monie la mlodie2 dans la pe9ture1 le coloris la composition2 dans la posie1 le /yle au sujet1 suiv5t plus l'impression de leurs s5s que celle de leur ame4 ,elles sont p\r l'ord9aire vives1 dissipes et incon/antes2 elles ont plus d'imag9ation que de jugem5t1 plus d'esprit que d'in/ruction1 c> les femmes dont les gts sont diamtralem5t opposs sont t5dres1 ranges1 /udieuses1 naturellem5t rfl*ies et conc5tres en elles-mmes4 ,celui qui n'a pas vu une jeune fille au milieu de sa famille ne peut port] sur elle un jugem5t assur2 l seulem5t le naturel clate sans contra9te1 les gts et les p5*ans se montr5t dc\v]t4 ,,du ,,visage ,,et ,,de ,,ses ,,div]s ,,traits4 ,la beaut du visage n'e/ pas *ez les femmes t\t--fait de conv5tion1 a9si qu'on le p5se trop communm5t4 ,voltaire a dit3 ,int]rogez un crapaud sur le beau1 il v\s rpondra que c'e/ sa crapaude avec ses gros yeux et sa peau gluante4 ,le ngre doit faire son type de beaut noir comme lui sans d\te2 mais n'y a-t-il pas un tat positif de p]fection1 de rgul>it1 d'h>monie1 d'organisation dans *aque espce8 ,*acune n'a-t-elle pas sa beaut propre1 indp5dante de nos prfr5ces et de nos prv5tions8 ,la figure de la femme e/ le miroir des affections de son ame1 il y a long-temps qu'on l'a rem>qu2 mais on n'a jamais assez insi/ sur cette obs]vation1 que *acune des p>ties du visage donne plus directem5t l'indication d'un g5re p>ticuli] d'affection4 ,il s]ait utile de class] ces traits si rvlateurs en trois rgions1 savoir3 #a ,les yeux et le front4 ,ayant des rapports plus intimes avec le c]veau1 ils exprim5t pr9cipalem5t les s5tim5s de l'ame1 de l'esprit et de la p5se4 #b ,les j\es et le nez4 ,ils r5d5t les passions physiques et les motions mimiques de la d\leur et de la volupt4 #c ,la b\*e et le m5ton4 ,ils correspond5t spcialem5t aux affections les plus secrtes1 trahiss5t la p5se la plus dlie1 le plus vague dsir4 ,c'e/ p> les yeux1 ces lumires de l'ame1 d'o jaillit l'clair de la p5se1 que brill5t l'intellig5ce et le feu du gnie4 ,c'e/ dans l'expression des reg>ds que se font lire les s5tim5s1 que se peign5t les volonts1 que se manife/5t les s5sations4 ,le plaisir fait ptill] les yeux1 le dpit les allume1 la tri/esse les abat1 l'tonnem5t les fixe1 la cra9te les agite1 le respect les abaisse1 la t5dresse les ad\cit1 la curiosit les ouvre1 le c\rr\x les enflamme et l'ennui les appesantit4 ,*ez les femmes surt\t1 les s\rcils aj\t5t beauc\p l'expression du c>actre2 on peut dire que la tri/esse1 la jal\sie et le dpit les habit5t4 ,les rides du front1 heureusem5t si r>es *ez les femmes1 m>qu5t les agitations auxquelles leur coeur e/ en proie4 ,ce qu'on appelle ord9airem5t physionomie spirituelle ou sotte se pe9t de prfr5ce dans le haut du visage1 les yeux1 les s\rcils et le front4 ,les d\leurs du corps et les s5sations physiques se peign5t galem5t1 quoique d'une manire bi5 div]se1 p> les m\vem5s n]veux des j\es et des co9s de la b\*e4 ,enf91 le coloris de la physionomie1 la r\geur de la honte1 l'animation du dsir1 la pleur de la cra9te2 le jeu des muscles gonfls dans la colre1 rel*s dans l'abattem5t1 susp5dus dans l'tonnem5t1 r5v]ss dans le dsespoir2 le m\vem5t de la tte1 p5*e dans l'am\r1 tombante dans la tri/esse1 t5due dans le dsir1 leve dans l'indignation3 t\t conc\rt1 mme p> les traits les plus fugitifs1 pe9dre au vif les affections de la femme4 ,a9si1 une impression frqu5te se *ange *ez elles en une sorte de nature1 et les femmes qui sont s\v5t affectes p> une passion vive contract5t dans leur t\rnure et leur physionomie c]ta9s traits indicatifs de cette passion4 ,encl9es qu'elles sont quelque action v]tueuse ou vicieuse1 elles en saisiss5t l'air sans y p5s]1 et cet air1 en se modifiant dans t\te leur p]sonne1 lui imprime un c>actre p>ticuli]4 ,p\r reconnatre cette sorte d'indice1 il faut exam9] les passions qui1 le plus gnralem5t1 agit5t le coeur d'une femme1 a9si que la manire dont ces passions agiss5t extrieurem5t sur elle4 ,dans la joie ou le plaisir1 le visage s'pan\it1 la poitr9e se dveloppe1 s'l>git en quelque sorte1 t\tes les s5sations sont portes l'extrieur4 ,dans la tri/esse ou le *agr91 t\s les membres se retir5t1 le visage se r5frogne et la poitr9e semble se rtrcir4 ,dans la colre ou mme le mcont5tem5t1 l'ame s'*auffe1 les membres se raidiss5t1 le sang b\illonne4 ,dans la t]reur ou la cra9te1 les membres sembl5t affaisss1 le coeur manque et se glace1 les traits se dcompos5t entirem5t4 ,t\tes les autres passions1 *ez les femmes1 ne sont en quelque sorte que des modifications ou des nuances de ces quatre primitives3 l'am\r et l'av]sion1 n'tant1 en effet1 que des affections purem5t relatives aux individus1 ne peuv5t tre cont9uelles et sont inhr5tes celles-ci4 ,a9si1 *ez les femmes1 t\t dcle le c>actre1 mme les *oses en soi les plus indiffr5tes4 ,madame de ,/al a dit3 ,une sotte ne pr5d pas son v5tail et ne se ti5t pas deb\t comme une femme spirituelle4 ,de l naiss5t les prfr5ces involontaires1 les sympa?ies imprvues4 ,la rflexion pr(onde1 la con/ance1 l'inspiration1 se manife/5t *ez les femmes dans un reg>d fixe1 arrt et d'une assurance mode/e4 ,au contraire1 des reg>ds vides1 mobiles1 d\teux1 app>ti5n5t un esprit irrfl*i2 de petits yeux enfoncs annonc5t s\v5t une nature envieuse et maligne2 de gros yeux saillans et gris1 un esprit simple et vulgaire2 un oeil noir1 vif et anim indique un tempram5t ard5t et irascible2 des yeux bleus ou v]ts1 au reg>d languissant1 dcl5t une ame t5dre1 d\ce et cra9tive4 ,ce sont donc les yeux qu'il faut tudi] surt\t dans la physionomie des femmes1 p\r pntr] leurs plus intimes p5ses4 ,il e/ r>e qu'une femme c\pable s\ti5ne h>dim5t un m5songe s\s les reg>ds d'un juge obs]vateur et physionomi/e4 ,l'abb de ,mancy assure que les ,*9ois ne s'enquir5t pas autrem5t de la fidlit de leurs femmes2 l'p\se qui s\ti5t avec assurance le reg>d du m>i irrit triomphe du s\pon et rec\vre sa t5dresse4 ,une telle preuve s]ait peut-tre mo9s dcisive dans un pays encore plus civilis que la ,*9e4 ,faut-il s'en pla9dre1 doit-on s'en applaudir8 n\s laissons aux m>is dcid] la "q4 ,de ce petit trait1 o n\s avons rassembl les pr9cipales obs]vations physiognomoniques consignes dans une f\le d'pais 9-qu>to1 le lecteur retir]a sans d\te quelque fruit4 ,avant de s'av5tur] tre aimable ou mme galant prs d'une femme1 il l'tudi]a et raisonn]a son attaque d'aprs une ?orie base sur l'expri5ce et que le rsultat dm5tira bi5 r>em5t4 ,l'art physiognomonique e/ assurm5t une des pr9cipales bran*es accessoires du gr& art de plaire2 mais1 en lui accordant la confiance qu'il mrite1 il ne faut pas non plus se trop fi] son sec\rs4 ,c'e/ de l'ensemble des moy5s que rsulte seulem5t le succs4 ,en comp>ant l'art de cont] fleurette un jeu d'enfant1 on p\rrait dire que la physiognomonie donne b>re sur le beau sexe1 mais il s'agit ensuite de bi5 c\rir p\r l'attrap]4 ,cul-de-lampe ,,apologie ,de la ,coquett]ie4 ,mademoiselle de ,scudry1 dans ses ,conv]sations morales1 aprs avoir +nieusem5t df9i la coquett]ie un drglem5t de l'esprit1 fait v5ir le mot coquette de l'itali5 civetta1 *\ette3 elle prt5d que la *\ette attire la nuit quantit de petits oiseaux aut\r d'elle1 et que1 p> allusion1 on a appel de son nom les femmes qui s'attirai5t des adorateurs4 ,mnage1 en s'appuyant de ,pasqui]1 tr\ve l'orig9e de coquette dans le mot coq1 et dit qu'on donna le nom de coquet et coquette aux hommes et aux femmes qui eur5t la prt5tion de plaire plusieurs1 comme les coqs lorsqu'ils font l'am\r leurs p\lettes4 ,les ,anci5s n'ont po9t connu la coquett]ie1 sans d\te p>ce que les deux sexes tai5t trop isols *ez eux1 o on ne se runissait gure qu'en famille3 dans les ftes publiques1 en effet1 dans les crmonies religieuses1 les hommes et les femmes tai5t presque t\j\rs sp>s4 ,on ne connaissait po9t alors ce que n\s appelons la socit1 ces runions o le dsir de p>atre aimable porte *acun faire valoir les agrm5s de sa p]sonne1 les grces de son esprit1 le *>me de ses tal5s1 les avantages de son rang ou de sa =tune4 ,on *]*]ait en va9 dans leurs crits quelque indice du c>actre de la coquett]ie3 les potes n'ont pe9t que des femmes v]tueuses et fidles1 des femmes adultres et drgles1 et des c\rtisanes4 ,jusqu'au seizime sicle1 les peuples mod]nes ressemblr5t s\s ce rapport aux anci5s1 et ne laissr5t ap]cevoir dans leurs moeurs aucune trace de coquett]ie4 ,ce fut s\s ,ca!r9e de ,mdicis seulem5t que la coquett]ie prit naissance3 c'tait un c>actre n\veau4 ,le c]cle que cette pr9cesse tablit la c\r inspira la noblesse et la b\rgeoisie le dsir d'en =m] de semblables3 ce fut en quelque sorte une rvlation que l'on p\vait tr\v] des agrm5s et des plaisirs hors des runions dont l'amiti ou la p>5t tait l'ame4 ,on reut ds-lors *ez soi une p]sonne p\r son esprit1 une autre p\r sa =tune1 une troisime p> dfr5ce p\r son rang2 on cons5tit bi5 encore en voir quelques unes cause de leurs qualits ou de leurs v]tus2 mais le b1 en se =mant une socit1 tant de se div]tir1 d'augm5t] en quelque sorte la somme de plaisirs1 dont *aque matre de maison veut la plus grosse "p1 la frivolit prsida au *oix de ceux qu'on y admit sans amiti1 sans li5 de p>5t1 sans am\r4 ,les deux sexes a9si runis n'aurai5t eu qu'une conv]sation froide et insignifiante si le p5*ant naturel qui les h>monise l'un l'autre n'et galem5t agi sur les coeurs3 il porta les hommes ne pas voir avec indiffr5ce des femmes dont la bi5veillance se colorait p\r eux des dehors de l'amiti2 obligs mo9s de ret5ue qu'elles1 ils crur5t devoir donn] leur politesse t\te l'app>5ce de l'am\r4 ,le langage des femmes1 quoique rs]v1 fut aimable et piquant1 p>ce que la grace dont la nature les a d\es p]ce t\j\rs1 mme leur insu1 dans leurs disc\rs comme dans leurs actions2 celui des hommes fut vif1 spirituel1 p>ce que1 ne p\vant dissimul] qu'ils connaissai5t l'am\r1 ils se s]ai5t v\s au ridicule en feignant la navet1 p>donnable pe9e l'ignorance4 ,cep5dant les femmes reconnur5t qu'il y avait plus de flatt]ie que de s5tim5t dans les hommages qu'on leur r5dait2 elles s5tir5t le dang] de se montr] s5sibles des adulations intresses2 mais ces adulations leur plaisai5t trop p\r que leurs belles rsolutions de rsi/ance puss5t tre de longue dure3 alors l'esprit1 t\j\rs fidle les s]vir1 l'esprit1 inn *ez elles avec la malice1 v9t leur sec\rs et leur (frit le plus puissant auxiliaire1 la coquett]ie4 ,p> imitation de la c\r1 t\tes les femmes dev9r5t bi5tt coquettes4 ,brantme n\s appr5d dans le ,pangyrique de ,ca!r9e de ,mdicis1 que cette re9e avait sa suite trois c5ts filles ou dames d'honneur1 dont la d\ce occupation tait de sduire et de fix] prs de leur s\v]a9e les seigneurs trang]s et nationaux4 ,suivant lui1 habiles et gracieuses comme les nymphes d',armide1 elles russissai5t si bi5 dans leurs dcevantes entreprises1 que l'on disait de la c\r de ,france3 ,c'e/ le p>adis de la t]re4 ,quelques auteurs ont prt5du que la politique ,ca!r9e avait tir p>ti de cette brillante et n\velle sorte de g>de du corps2 si l'on en croit leurs accusations1 les dames de la c\r lui rvlai5t les secrets des captifs qu'elles t5ai5t dans leurs f]s3 la *ose e/ possible1 mais1 c]tes1 la faute en e/ plus l'insidieuse pr9cesse qu' la complaisante coquett]ie de ses aimables ag5s diplomatiques4 ,quoi qu'il en soit1 nulle c\r ne s'tait1 d'aprs les *roniqueurs1 montre aussi brillante1 aussi aimable que celle de ,h5ri ,,ii2 la c\r de ,*>lemagne mme lui fut1 dis5t-ils1 infrieure3 ,c> cet emp]eur-roi ne donnait ses dames que deux ou trois t\rnois p> an2 et1 aprs *aque t\rnoi1 comtes1 *evali]s1 palad9s ret\rnai5t dans leurs *teaux1 ,*>les n'ayant pas prs de lui1 comme ,ca!r9e1 un c]cle o la beaut1 l'esprit et les graces fuss5t en rivalit p\r dompt] les c\rages et s\mettre les coeurs4 ,n\s allons peut-tre bi5 tonn] les femmes en leur disant qu'il leur e/ plus facile de demeur] fidles que coquettes2 leur surprise cess]a qu& n\s expliqu]ons ce que l'on doit ent5dre p> la coquett]ie dans l'acception vritable du mot4 ,la coquett]ie e/ le triomphe p]ptuel de l'esprit sur les s5s3 une coquette doit inspir] de l'am\r sans jamais l'pr\v]2 il faut qu'elle mette autant de so9 rep\ss] lo9 d'elle ce s5tim5t qu' le faire natre *ez les autres2 elle contracte l'obligation d'vit] jusqu'aux app>5ces d'aim]1 de cra9te que celui de ses adorateurs qui pass]ait p\r prfr ne ft reg>d comme plus heureux p> ses rivaux2 son art consi/e leur laiss] cont9uellem5t concevoir de l'esprance1 sans leur en donn]2 une coquette1 enf91 ne peut avoir que des caprices d'esprit4 ,or1 n\s le dem&ons aux dames1 e/-ce donc *ose si facile que de s\mettre les beso9s du coeur aux j\issances de l'esprit8 ,un m>i1 s'il e/ rp&u dans le monde1 doit dsir] que sa femme soit coquette2 ce c>actre assure sa flicit2 mais il faut1 avant t\t1 que ce m>i ait assez de philosophie p\r accord] sa femme une confiance illimite4 ,un jal\x ne peut croire que sa femme re/e ins5sible aux ef=ts con/ans que l'on t5te p\r t\*] son coeur2 il ne voit dans les s5tim5s qu'on lui porte qu'un l>c9 fait sa t5dresse p\r elle4 ,de l beauc\p de femmes qui n'aurai5t t que coquettes1 p> l'impossibilit de l'tre1 devi5n5t infidles2 c> les femmes aim5t les hommages1 les flatt]ies1 les petits so9s3 le monde n'atta*e pas un assez gr& prix aux sacrifices qu'elles peuv5t faire leur v]tu p\r qu'elles ne satisfass5t pas ce gt de leur vanit4 ,a ceux qui cri]ai5t au p>adoxe et qui ni]ai5t que la coquett]ie ft rellem5t une qualit de l'esprit imposant la *a/et aux s5s1 n\s cit]ons ,la ,bruyre3 ,une femme1 dit-il1 qui a un galant se croit coquette2 celle qui en a deux ne se croit que coquette4 ,abusons-n\s mo9s du nom de coquette qu'on ne faisait du temps de ,la ,bruyre8 ,n\s appelons coquette une jeune p]sonne1 une femme qui aime la toilette p\r s'embellir seulem5t aux yeux d'un m>i1 d'un amant4 ,n\s appelons encore coquette une femme qui e/ s\mise la mode1 sans rem>qu] que s\v5t *ez elle il n'y a aucune int5tion de plaire1 qu'elle obx uniquem5t aux exig5ces de son rang et de sa =tune4 ,enf91 n\s appelons coquettes des femmes qui pass5t d'un atta*em5t un autre2 et1 p> un mme abus de ce mot1 on ent5d dire t\s les j\rs que ,n9on tait la re9e des coquettes p> des p]sonnes qui ont ri du billet ,la ,*tre4 ,boileau prt5d que1 de son vivant1 ,p>is ne comptait que trois femmes fidles3 le trait du satirique n'e/ ni de bon gt ni de bon s5s2 il et pu dire1 avec plus de raison1 qu'on n'y p\vait cit] trois femmes vritablem5t coquettes4 ,le dictionnaire devrait sub/itu] galant]ie et galant coquet et coquett]ie4 ,mais si la vritable1 l'innoc5te coquett]ie devi5t *aque j\r plus r>e1 la faute n'en e/-elle pas aux hommes8 ,prfrant auj\rd'hui les s5sations aux s5tim5s1 ils se lass]ai5t bi5tt d'une coquette qui ressembl]ait celles de ,mdicis ou la ,cl>isse de mademoiselle de ,scudry2 on compr5d pe9e auj\rd'hui1 au ?tre1 ces rles de coquettes que les auteurs comiques ont pe9ts cep5dant d'aprs nature3 ce c>actre n'e/ plus ma9t5ant qu'une idalit4 ,excusons1 t\tefois1 les femmes3 il e/ naturel que1 conva9cues de l'impossibilit de se faire un c]cle de *evali]s de l'esprance1 elles ai5t ddaign un c>actre qui ne leur p\vait russir4 ,combi5 n\s devons regrett] la coquett]ie6 si elle v5ait s'emp>] des femmes1 quel *angem5t prcieux dans nos moeurs6 ,nos petits-matres1 que la facilit des succs r5d suffisans au po9t de nglig] d'tre aimables1 s'tudi]ai5t alors le dev5ir2 le ton1 les manires1 les disc\rs acqu]rai5t un *>me qu'ils ont peu prs p]du2 on v]rait rev5ir ces brillantes runions dont le dsir mutuel de plaire faisait le *>me et l'ess5ce2 on rev]rait cette fleur de politesse1 ce d\x m5songe qui imite l'am\r et la con/ance1 dans la cra9te de l'insuccs2 peut-tre se tr\v]ait-il de ces coquettes qui brillr5t s\s ,l\is ,,xiii et son successeur1 de ces femmes qui ne se bornai5t pas s'ef=c] de plaire et de se faire aim] p> les agrm5s de leur p]sonne et de leur esprit1 mais qui avai5t encore l'ambition d'inspir] leurs adorateurs des s5tim5s levs3 les hommes alors c\t]ai5t encore la raison en croyant ne prt] l'oreille qu' l'am\r4 ,eh quoi6 va-t-on me dire1 d'un vice1 ou t\t au mo9s d'un dfaut1 v\lez-v\s faire une v]tu8 ,je rpondrai que1 dans l'impossibilit d'tre p>faits1 n\s devons t*] d'tre aimables2 si l'on peut concili] l'esprit de socit avec la fidlit en am\r1 il vaut mieux combattre les progrs de l'incon/ance avec la coquett]ie1 que de la laiss] dgnr] en galant]ie4 ,la coquett]ie arrte le temps p\r les femmes1 prolonge leur jeunesse et r5d durable la saison des hommages3 c'e/ un ju/e calcul de l'esprit4 ,la galant]ie1 au contraire1 prcipite la m>*e des ans1 dim9ue le prix des faveurs et hte le j\r o elles sont ddaignes4 ,rsumons-n\s donc en exprimant ce voeu du plus pr(ond de notre coeur3 ,puiss5t les femmes dev5ir *aque j\r plus coquettes6 ,,mac,,do9e ,d',,aphorismes1 ,p5ses1 ,lieux ,communs1 etc4 ,il e/ p]mis d'tre am\reux comme un f\1 mais non pas comme un sot4 99 ,epr\ve ton coeur avant de p]mettre l'am\r d'y pntr]1 disait l'cole de ,py?agore3 le miel le plus d\x s'aigrit dans un vase qui n'e/ pas net4 99 ,m4 de ,portalis1 qu'il faut bi5 se g>d] de confondre avec ,s4 ,exc4 le m9i/re actuel des affaires trangres1 disait1 dans la sance du #af v5tose an ,,xvi3 ,le m>i et la femme doiv5t inconte/ablem5t tre fidles la foi promise2 mais l'infidlit de la femme suppose plus de corruption et a des effets plus dang]eux que l'infidlit du m>i3 aussi l'homme a t\j\rs t jug mo9s svrem5t que la femme4 ,t\tes les nations1 claires sur ce po9t p> l'expri5ce et p> une sorte d'in/9ct1 se sont accordes444 ,voil une belle dcl>ation des droits de l'homme3 ,la ,fonta9e rpond3 ,ah6 si les btes savai5t pe9dre6 ,rem>que4 ,les hommes qui ont p]du leur femme sont tri/es2 les veuves1 au contraire1 gaies et heureuses4 ,il y a mme un prov]be p>mi les femmes sur la flicit du veuvage4 ,il n'y a donc pas galit dans le contrat d'union4 99 ,les enfans connaiss5t t\t le prix des l>mes3 c'e/ p> elles qu'ils comm&5t1 et qu& on ne les c\te pas1 ils se font mal exprs4--,les jeunes femmes agiss5t de mme3 elles se piqu5t d'am\r-propre4 99 ,le premi] am\r d'un jeune homme qui entre dans le monde e/ ord9airem5t ambitieux4 ,il se dcl>e r>em5t p\r une jeune fille d\ce1 aimable1 innoc5te4 ,un adolesc5t a beso9 d'aim] un tre dont les qualits l'lv5t ses propres yeux4 ,c'e/ au dcl9 de la vie qu'on en revi5t aim] le simple1 le naturel1 dsesprant du sublime4 ,entre ces deux priodes se place l'am\r vritable1 qui ne p5se ri5 qu' soi-mme4 99 ,appr5ons aux dames se faire valoir1 s'e/im]1 n\s amus] et n\s pip]4 ,faisant fil] leurs faveurs et les talant en dtail1 *acun1 jusqu' la vieillesse misrable1 y tr\ve quelque b\t de lisire1 selon son vaillant et son mrite4 7,montaigne47 ,l'empire des femmes e/ beauc\p trop gr& en ,france1 l'empire de la femme beauc\p trop re/re9t4 99 ,l'am\r e/ la seule passion qui se paie d'une monnaie qu'elle fabrique elle-mme4 99 ,quelle sotte *ose que l'op9ion publique6 ,un homme de tr5te ans sduit une jeune p]sonne de qu9ze3 c'e/ elle qui e/ d%onore6 99 ,en am\r1 qu& on divise de l'arg5t1 on augm5te l'am\r2 qu& on en donne1 on le tue4 99 ,une femme app>ti5t de droit l'homme qui l'aime et qu'elle aime plus que la vie4 99 ,mademoiselle de ,scudry1 qui tait1 du re/e1 une =t respectable demoiselle1 assure que ,la mesure du mrite se tire de l't5due du coeur et de la capacit d'aim]4 99 ,votre rival le plus dang]eux e/ celui qui v\s ressemble le mo9s4 99 ,dans une socit trs avance1 l'am\r-passion e/ aussi naturel que l'am\r physique *ez les sauvages4 99 ,si une femme ne me cde que p> piti1 dit ,montaigne1 je prfre ne vivre po9t que de vivre d'aumne4 99 ,il n'y a d'unions jamais lgitimes que celles qui sont comm&es p> une gr&e passion4 99 ,si v\s v\lez dploy] l'am\r et le considr] un peu de prs1 dc\v]t1 pe9e tr\v]ez-v\s une autre affection qui ait les d\leurs plus aigus1 ni les joies plus vhm5tes1 ni de plus gr&es extases et ravissem5s d'esprit4 ,c'e/ l'antique ,plut>que qui s'exprime a9si dans les symposiaques1 et1 d'honneur1 il n'e/ pas un coli] de rhtorique qui1 en traduisant ce passage1 ne brle de reconnatre l'exactitude de la df9ition du philosophe4 99 ,les hommes s'atta*5t mo9s la ralit de l'objet qu' l'image arbitraire que la prv5tion y sub/itue4 ,aussi1 l'objet des passions n'e/ pas ce qui les dgrade ou ce qui les ennoblit1 mais la manire dont on envisage cet objet4 99 ,j'appelle plaisir t\te p]ception que l'ame aime mieux pr\v] que de ne pas pr\v]4 ,j'appelle pe9e t\te p]ception que l'ame aime mieux ne pas pr\v] qu'pr\v]4#ad #ad ,maup]tuis4 ,dsir-je m'endormir plutt que de s5tir ce que j'pr\ve1 nul d\te1 c'e/ une pe9e3 donc les dsirs de l'am\r ne sont pas des pe9es1 c> l'amant quitte p\r rv] son aise les socits les plus attrayantes4 99 ,il ne faut pas p5s] g\v]n] un coeur t\t d'un c\p et sans aucune prp>ation3 il s5tirait d'abord l'empire et l'asc5dant qu'on veut pr5dre sur lui1 il sec\]ait le j\g p> honte ou p> caprice4 ,il s5t t\tes les petites *oses2 et de l le progrs jusqu'aux plus gr&es e/ immanquable4 7,labruyre47 99 ,on f9it t\j\rs au d]ni] mom5t de la visite p> trait] son amant mieux qu'on ne v\drait4 99 ,la plup>t des hommes1 p> vanit1 p> mfiance1 p> cra9te du malheur1 ne se livr5t aim] une femme qu'aprs l'intimit4 99 ,une femme croit ent5dre la voix du public dans le premi] sot ou la premire amie p]fide qui se dcl>e auprs d'elle l'int]prte fidle du public4 99 ,un homme p>fois dc\vre que son rival e/ aim1 et celui-ci ne le voit pas1 cause de sa passion4 99 ,plus un homme e/ p]dum5t am\reux1 plus gr&e e/ la viol5ce qu'il e/ oblig de se faire p\r os] risqu] de f*] la femme qu'il aime en lui pr5ant la ma94 99 ,il faut aussi p>fois cit] les gnies positifs3 osons donc invoqu] en faveur de la galant]ie les p>oles du grave ,leibnitz4 ,ouvrez1 ,lecteur1 le *apitre v+t du titre deux1 sur les ,progrs de l',ent5dem5t huma93 ,aim]1 c'e/ tre port pr5dre du plaisir dans la p]fection4 ,n\s n'aimons po9t proprem5t ce qui e/ incapable de plaisir ou de bonheur4 ,l'am\r de bi5veillance n\s fait avoir en vue le plaisir d'autrui1 mais comme faisant ou plutt con/ituant le ntre2 c> s'il ne rejaillissait pas sur n\s en quelque faon1 n\s ne p\rrions pas n\s y intress]1 puisqu'il e/ impossible1 quoiqu'on dise1 d'tre dta* du bi5 propre4 99 ,madame de ,g5lis1 qui a raffol v+t ans du ?tral ,l\is ,,xiv1 dit dans ,mademoiselle de ,cl]mont3 ,p> la suite1 l'expri5ce lui apprit que p\r les femmes le vritable am\r n'e/ qu'une amiti exalte1 et que celui-l seul e/ durable3 c'e/ p\rquoi l'on peut cit] tant de femmes qui ont eu de gr&es passions p\r des hommes avancs en ge4 99 ,la prud]ie e/ une espce d'av>ice1 la pire de t\tes4 99 ,l'influ5ce de l'ducation et des moeurs de l'enfance se fait t\j\rs s5tir1 mme trav]s le gnie4 ,a9si ,r\sseau tombe am\reux de t\tes les dames qu'il r5contre1 et pleure de ravissem5t p>ce que le duc de ,l9999991 un des plus plats c\rtisans de l'poque1 daigne se prom5] droite plutt qu' gau*e p\r accompagn] un ,m4 ,co9det1 ami de ,r\sseau4 99 ,combi5 un m>i sage doit applaudir ces p>oles de ,montaigne3 ,c'e/ folie de v\loir s'claircir d'un mal auquel il n'y a po9t de remde1 auquel la honte s'augm5te et se publie surt\t p> la jal\sie1 duquel la v5geance blesse plus nos enfans qu'elle ne n\s gurit4 ,faites que votre v]tu t\ffe votre malheur1 que les g5s de bi5 en maudiss5t l'occasion1 que celui qui v\s (f5se tremble seulem5t le p5s]4 99 ,pittacus disait que *acun a son dfaut1 que le si5 tait la mauvaise tte de sa femme4 99 ,il ne faut po9t confi] ses am\rs aucune femme3 elles sont t\tes nes jal\ses et envieuses4 ,les femmes ne se plais5t po9t les unes aux autres3 mille manires qui allum5t dans les hommes de gr&es passions =m5t entre elles l'av]sion et l'antipa?ie4 7,labruyre47 99 ,une femme galante veut qu'on l'aime3 il suffit la coquette d'tre tr\ve belle4 ,celle-l *]*e engag]1 celle-ci se cont5te de plaire4 ,la premire passe successivem5t d'un engagem5t un autre1 la seconde a plusieurs amusem5s la fois4 ,ce qui dom9e dans l'une1 c'e/ la passion et le plaisir2 dans l'autre1 c'e/ la vanit et la lgret4 ,la galant]ie e/ un vice du coeur1 la coquett]ie un drglem5t de l'esprit4 ,la femme galante se fait cra9dre1 et la coquette se fait har4 99 ,les passions sont les seuls orateurs qui p]suad5t t\j\rs3 elles sont comme un art de la nature dont les rgles sont infaillibles2 et l'homme le plus simple qui a de la passion p]suade plus que le plus loqu5t qui n'en a po9t4 7,la ,ro*ef\cauld47 99 ,l'am\r1 aussi bi5 que le feu1 ne peut subsi/] sans un m\vem5t cont9uel1 et il cesse de vivre ds qu'il cesse d'espr] ou de cra9dre4 99 ,que d'honntes femmes ressembl5t ces trsors ca*s qui ne sont en sret que p>ce qu'on ne les re*]*e pas4 99 ,les coquettes se font honneur d'tre jal\ses de leurs amans1 p\r ca*] qu'elles sont envieuses des autres femmes4 99 ,dans la vieillesse de l'am\r1 comme dans celle de l'ge1 on vit encore p\r les maux1 mais on ne vit plus p\r les plaisirs4 99 ,dans les premires passions1 les femmes aim5t l'amant2 dans les autres1 elles aim5t l'am\r4 ,notre ,code p>atrait sans d\te incomplet si l'on n'y tr\vait1 en reg>d de l'esquisse de nos c\tumes actuelles1 un ap]u des moeurs galantes si r5ommes du moy5-ge4 ,l'hi/oire des c\rs d'am\r1 que n\s empruntons l'excell5t ouvrage de ,m4 de ,/5dhal1 (frira au lecteur de piquans contra/es1 de s+ulires analogies et un piquant intrt4 ,,des ,,c\rs ,d',,am\r4 ,il y a eu des c\rs d'am\r en ,france1 de l'an #aaej #abjj4 ,voil ce qui e/ pr\v4 ,probablem5t l'exi/5ce des c\rs d'am\r remonte une poque beauc\p plus recule4 ,les dames runies dans les c\rs d'am\r r5dai5t des arrts1 soit sur des que/ions de droit1 p> exemple3 ,l'am\r peut-il exi/] entre m>is8 ,soit sur des cas p>ticuli]s que les amans leur s\mettai5t#ae4 #ae ,&r1 le *apela91 ,no/radamus1 ,rayn\>d1 ,cresc9b5i1 d',art94 ,autant que je puis me figur] la p>tie morale de cette jurisprud5ce1 cela devait ressembl] ce qu'aurait t la c\r des m>*aux de ,france1 tablie p\r le po9t d'honneur p> ,l\is ,,xiv1 si t\tefois l'op9ion et s\t5u cette in/itution4 ,&r1 *apela9 du roi de ,france1 qui crivait v]s l'an #aagj1 cite les c\rs d'am\r ,des dames de ,gascogne1 ,d',erm5g>de1 vicomtesse de ,n>bonne 7#aadd1 #aaid71 ,de la re9e lonore1 ,de la comtesse de ,fl&re1 ,de la comtesse de ,*ampagne 7#aagd74 ,&r rapporte neuf jugem5s prononcs p> la comtesse de ,*ampagne4 ,il cite deux jugem5s prononcs p> la comtesse de ,fl&re4 ,jean de ,no/radamus1 ,vie des potes prov5aux1 dit1 page #ae3 ,les t5sons tai5t disputes d'am\rs1 qui se faisai5t entre les *evali]s et dames potes entre-p>lant ensemble de quelque belle et subtile "q d'am\r2 et o il ne s'en p\vai5t accord]1 il les envoyai5t1 p\r en avoir la df9ition1 aux dames illu/res prsid5tes1 qui t5ai5t c\r d'am\r ouv]te et planire ,signe et ,pi]refeu1 ou ,roman9 ou autres1 et l-dessus en fesai5t arrts qu'on nommait l\s arrts d'am\rs4 ,voici les noms de quelques unes des dames qui prsidai5t aux c\rs d'am\r de ,pi]refeu et de ,signe3 ,/ephanette1 dame de ,baulx1 fille du comte de ,prov5ce2 ,adal>ie1 vicomtesse d',avignon2 ,alalte1 dame d',ongle2 ,h]myss5de1 dame de ,posquires2 ,b]trane1 dame d',urgon2 ,mabille1 dame d',yres2 ,la comtesse de ,dye2 ,ro/angue1 dame de ,pi]refeu2 ,b]trane1 dame de ,signe2 ,jauss]&e de ,clau/ral#af4 #af ,no/radamus1 page #bg4 ,il e/ vraisemblable que la mme c\r d'am\r s'assemblait tantt dans le *teau de ,pi]refeu1 tantt dans celui de ,signe4 ,ces deux villages sont trs vois9s l'un de l'autre1 et situs peu prs gale di/ance de ,t\lon et de ,brignoles4 ,dans la ,vie de ,b]tr& d',alamanon1 ,no/radamus dit3 ,ce tr\bad\r fut am\reux de ,phanette ou ,e/ephanette de ,roman91 dame dudit lieu1 de la maison de ,gantelmes1 qui t5ait de son temps c\r d'am\r ouv]te et planire en son *teau de ,roman91 prs la ville de ,sa9t-,remy1 en ,prov5ce1 tante de ,laurette d',avignon1 de la maison de ,sado1 tant clbre p> le pote ,ptr>que4 ,a l'article de ,laurette1 on lit que ,laurette de ,sade1 clbre p> ,ptr>que1 vivait ,avignon v]s l'an #acda1 qu'elle fut in/ruite p> ,phanette de ,gantelmes1 sa tante1 dame de ,roman92 que t\tes deux romansoy5t promptem5t en t\te sorte de ri?me prov5salle1 suyvant ce qu'en a escrit le monge des ,isles d',or1 les oeuvres desquelles r5d5t ample tesmoignage de leur doctr9e4444 ,il e/ vray 7dict le monge7 que ,phanette ou ,e/ephanette1 comme trs excell5te en la posie1 avait une fureur ou inspiration div9e1 laquelle fureur e/ait e/ime un vray don de ,dieu2 elles e/oy5t accompagnes de plusieurs44444 dames illu/res et gnreuses#ag de ,prov5ce1 qui fleurissoy5t de ce temps en ,avignon1 lorsque la c\r roma9e y rsidoit1 qui s'adonnoy5t l'e/ude des lettres t5ans c\r d'am\r ouv]te1 et y deff9issoy5t les que/ions d'am\r qui y e/oy5t proposes et envoyes44444 #ag ,jehanne1 dame de ,baulx2 ,huguette de ,=calqui]1 dame de ,trects2 ,bri&e d',ag\lt1 comtesse de la ,lune2 ,mabille de ,vill5euve1 dame de ,v5ce2 ,batrix d',ag\lt1 dame de ,sault2 ,yso>de de ,roquefueilh1 dame d',ansoys2 ,anne1 vicomtesse de ,tall>d2 ,blan*e de ,flassans1 surnomme ,blankafl\r2 ,d\lce de ,mon/i]s1 dame ,clumane2 ,antonette de ,cad5et1 dame de ,lambesc2 ,magdalne de ,sallon1 dame dudict lieu2 ,rix5de de ,puyv]d1 dame de ,trans4 ,no/radamus1 page #bag4 ,guill5 et ,pi]re ,balbz et ,loys des ,lasc>is1 comtes de ,v9timille1 de ,t5de et de la ,brigue1 p]sonnages de gr& r5om1 e/ant v5us de ce temps en ,avignon visit] ,innoc5t ,,vi du nom1 pape1 fur5t ouyr les deff9itions et s5t5ces d'am\r prononces p> ces dames2 lesquels1 esm]veillez et ravis de leurs beaults et savoir1 fur5t surpris de leur am\r4 ,les tr\bad\rs nommai5t s\v5t1 la f9 de leurs t5sons1 les dames qui devai5t prononc] sur les que/ions qu'ils agitai5t entre eux4 ,un arrt de la c\r des dames de ,gascogne porte3 ,la c\r des dames1 assemble en ,gascogne1 a tabli1 du cons5tem5t de t\te la c\r1 cette con/itution p]ptuelle1 etc41 etc4 ,la comtesse de ,*ampagne1 dans l'arrt de #aagd1 dit3 ,ce jugem5t1 que n\s avons port avec une extrme prud5ce1 e/ appuy de l'avis d'un trs gr& nombre de dames44444 ,on tr\ve dans un autre jugem5t3 ,le *evali]1 p\r la fraude qui lui avait t faite1 dnona t\te cette affaire la comtesse de ,*ampagne1 dem&a humblem5t que ce dlit ft s\mis au jugem5t de la comtesse de ,*ampagne et des autres dames4 ,la comtesse1 ayant appel auprs d'elle soixante dames1 r5dit ce jugem5t1 etc4 ,,&r1 le *apela91 duquel n\s tirons ces r5seignem5s1 rapporte que le code d'am\r avait t publi p> une c\r compose d'un gr& nombre de dames et de *evali]s4 ,&r n\s a cons]v la supplique qui avait t adresse la comtesse de ,*ampagne lorsqu'elle dcida p> la ngative cette "q3 ,le vritable am\r peut-il exi/] entre p\x8 ,mais quelle tait la pe9e enc\rue lorsque l'on n'obissait pas aux arrts des c\rs d'am\r8 ,n\s voyons la c\r de ,gascogne ordonn] que tel de ses jugem5s s]ait obs]v comme con/itution p]ptuelle1 et que les dames qui n'y obirai5t pas enc\rrai5t l'inimiti de t\te dame honnte4 ,jusqu' quel po9t l'op9ion sanctionnait-elle les arrts des c\rs d'am\r8 ,y avait-il autant de honte s'y s\/raire qu'auj\rd'hui une affaire comm&e p> l'honneur8 ,je ne tr\ve ri5 dans ,&r ou dans ,no/radamus qui me mette mme de rs\dre cette "q4 ,deux tr\bad\rs1 ,simon ,doria et ,lanfranc ,cigalla1 agitr5t la "q3 ,qui e/ plus digne d'tre aim1 ou celui qui donne libralem5t1 ou celui qui donne malgr soi1 af9 de pass] p\r libral8 ,cette "q fut s\mise aux dames de la c\r d'am\r de ,pi]refeu et de ,signe2 mais les deux tr\bad\rs ayant t mcont5s du jugem5t1 rec\rur5t la c\r d'am\r s\v]a9e des dames de ,roman9#ah4 #ah ,no/radamus1 page #aca4 ,la rdaction des jugem5s e/ t\te con=me celle des tribunaux judiciaires de cette poque4 ,quelle que soit l'op9ion du lecteur sur le degr d'importance qu'obt5ai5t les c\rs d'am\r dans l'att5tion des contempora9s1 je le prie de considr] qu'elles sont auj\rd'hui1 en #ahbb1 les sujets de conv]sation des dames les plus considres et les plus ri*es de ,t\lon et de ,m>seille4 ,n'tai5t-elles pas plus gaies1 plus spirituelles1 plus heureuses en #aagd qu'en #ahbb8 ,presque t\s les arrts des c\rs d'am\r ont des considrans fonds sur les rgles du code d'am\r4 ,ce code d'am\r se tr\ve en enti] dans l'ouvrage d',&r1 le *apela94 ,il y a tr5te et un articles4 ,les voici3 ,,code ,d',,am\r ,,du ,x,i,ie ,,si,,cle4 #a4 ,l'allgation de m>iage n'e/ pas excuse lgitime contre l'am\r4 #b4 ,qui ne sait cl] ne sait aim]4 #c4 ,p]sonne ne peut se donn] deux am\rs4 #d4 ,l'am\r peut t\j\rs crotre ou dim9u]4 #e4 ,n'a pas de saveur ce que l'amant pr5d de =ce l'autre amant4 #f4 ,le mle n'aime d'ord9aire qu'en ple9e pub]t4 #g4 ,on prescrit l'un des amans1 p\r la mort de l'autre1 une viduit de deux annes4 #h4 ,p]sonne1 sans raison plus que suffisante1 ne doit tre priv de son droit en am\r4 #i4 ,p]sonne ne peut aim] s'il n'e/ engag p> la p]suasion d'am\r 7p> l'espoir d'tre aim74 #aj4 ,l'am\r d'ord9aire e/ *ass de la maison p> l'av>ice4 #aa4 ,il ne convi5t pas d'aim] celle qu'on aurait honte de dsir] en m>iage4 #ab4 ,l'am\r vritable n'a dsir de c>esses que v5ant de celle qu'il aime4 #ac4 ,am\r divulgu e/ r>em5t de dure4 #ad4 ,le succs trop facile te bi5tt son *>me l'am\r3 les ob/acles lui donn5t du prix4 #ae4 ,t\te p]sonne qui aime plit l'aspect de celle qu'elle aime4 #af4 ,a la vue imprvue de ce qu'on aime1 on tremble4 #ag4 ,n\vel am\r *asse l'anci54 #ah4 ,le mrite seul r5d digne d'am\r4 #ai4 ,l'am\r qui s'te9t tombe rapidem5t1 et r>em5t se ranime4 #bj4 ,l'am\reux e/ t\j\rs cra9tif4 #ba4 ,p> jal\sie vritable l'affection d'am\r crot t\j\rs4 #bb4 ,du s\pon et de la jal\sie qui en drive crot l'affection d'am\r4 #bc4 ,mo9s dort et mo9s mange celui qu'assige p5se d'am\r4 #bd4 ,t\te action de l'amant se t]m9e p> p5s] ce qu'il aime4 #be4 ,l'am\r vritable ne tr\ve ri5 de bi5 que ce qu'il sait plaire ce qu'il aime4 #bf4 ,l'am\r ne peut ri5 refus] l'am\r4 #bg4 ,l'amant ne peut se rassasi] de la j\issance de ce qu'il aime4 #bh4 ,une faible prsomption fait que l'amant s\ponne des *oses s9i/res de ce qu'il aime4 #bi4 ,l'habitude trop excessive des plaisirs emp*e la naissance de l'am\r4 #cj4 ,une p]sonne qui aime e/ occupe p> l'image de ce qu'elle aime assidm5t et sans int]ruption4 #ca4 ,ri5 n'emp*e qu'une femme ne soit aime p> deux hommes1 et un homme p> deux femmes#ai4 #ai #a4 ,causa conjugii ad amorem non e/ excusatio recta4 #b4 ,qui non celat1 am>e non pote/4 #c4 ,nemo duplici pote/ amore lig>i4 #d4 ,semp] amorem m9ui vel cresc]e con/at4 #e4 ,non e/ sapidum quod amans ab invito sumit amante4 #f4 ,masculus non solet nisi 9 pl5 pub]tate am>e4 #g4 ,bi5nalis viduitas pro amante defuncto sup]/iti prscribitur amanti4 #h4 ,nemo1 s9 rationis excessu1 suo debet amore priv>i4 #i4 ,am>e nemo pote/1 nisi qui amoris suasione compellitur4 #aj4 ,amor semp] ab av>iti consuevit domiciliis exul>e4 #aa4 ,non decet am>e qu>um pudor e/ nuptias affect>e4 #ab4 ,v]us amans alt]ius nisi su coamantis ex affectu non cupit amplexus4 #ac4 ,amor r> consuevit dur>e vulgatus4 #ad4 ,facilis p]ceptio contemptibilem r$dit amorem1 difficilis eum p>m facit hab]i4 #ae4 ,omnis consuevit amans 9 coamantis aspectu pallesc]e4 #af4 ,9 rep5t9 coamantis visione1 cor tremescit am5tis4 #ag4 ,novus amor vet]em compellit abire4 #ah4 ,probitas sola quemcumque dignum facit amore4 #ai4 ,si amore m9uatur1 cit deficit et r> convalescit4 #bj4 ,amorosus semp] e/ timorosus4 #ba4 ,ex v] zelotypi affectus semp] crescit am&i4 #bb4 ,de coamante suspicione p]cept zelus int]e et affectus crescit am&i4 #bc4 ,m9s dormit et edit quem amoris cogitatio vexat4 #bd4 ,quilibet amantis actus 9 coamantis cogitatione f9itur4 #be4 ,v]us amans nihil beatum cr$it1 nisi quod cogitat amanti plac]e4 #bf4 ,amor nihil posset amori d5eg>e4 #bg4 ,amans coamantis solatiis sati>i non pote/4 #bh4 ,modica prsumptio cogit amantem de coamante suspic>i s9i/ra4 #bi4 ,non solet am>e quem nimia voluptatis abundantia vexat4 #cj4 ,v]us amans assidu1 s9 int]missione1 coamantis imag9e det9etur4 #ca4 ,unam fem9am nihil prohibet duobus am>i1 et duabus muli]ibus unum4 ,fol4 #ajc4 ,voici le dispositif d'un jugem5t r5du p> une c\r d'am\r4 ,,"q3 ,le vritable am\r peut-il exi/] entre p]sonnes m>ies8 ,,jugem5t de la comtesse de ,*ampagne3 ,n\s disons et assurons1 p> la t5eur des prs5tes1 que l'am\r ne peut t5dre ses droits sur deux p]sonnes m>ies4 ,en effet1 les amans s'accord5t t\t1 mutuellem5t et gratuitem5t1 sans tre contra9ts p> aucun motif de ncessit1 t&is que les p\x sont t5us1 p> devoir1 de subir rciproquem5t leurs volonts et de ne se refus] ri5 les uns aux autres44444 ,que ce jugem5t1 que n\s avons r5du avec une extrme prud5ce1 et d'aprs l'avis d'un gr& nombre d'autres dames1 soit p\r v\s d'une vrit con/ante et irrfragable4 ,a9si jug1 l'an #aagd1 le #c;e j\r des cal5des de mai1 indiction ,v,i,ie#bj4 #bj ,utrum int] conjugatos amor possit hab]e locum8 ,dicimus enim et /abilito t5ore firmamus amorem non posse int] duos jugales suas ext5d]e vires1 nam amantes sibi invicem gratis omnia l>giuntur1 nullius necessitatis ratione cog5te2 jugales v] mutuis t55tur ex debito voluntatibus ob$ire et 9 nullo seipsos sibi ad invicem d5eg>e444 ,hoc igitur no/rum judicium1 cum nimi mod]atione prolatum1 et ali>um quamplurium dom9>um consilio roboratum1 pro indubitabil vobis sit ac v]itate con/anti4 ,ab anno ,m4 ,c4 ,,lxxiv1 t]tio cal5d4 maii1 indictione ,,vii1 ,fol4 #ef4 ,ce jugem5t e/ con=me la premire rgle du code d'am\r3 ,causa conjugii1 non e/ ab amore excusatio recta4 ,cul-de-lampe ,,table4 ,prolgomnes4 #e ,orig9e et tymologie du vieux dicton ,cont] ,fleurette4 #ac ,,code ,,galant4 ,,titre ,,premi]4 ,,avant4 --,*apitre premi]4--,de l',am\r4 #cc --,*apitre ,,ii4--,de l',atta*em5t4 #ci --,*apitre ,,iii4--,du ,gt4 #da --,*apitre ,,iv4--,du ,caprice4 #dc ,,titre ,,deuxi,,me4 ,,p5dant4 --,*apitre premi]4--,des ,reg>ds4 #de --,*apitre ,,ii4--,des ,lettres4 #dg --,*apitre ,,iii4--,des ,r5dez-v\s4 #ej --,*apitre ,,iv4--,promesses et ,s]m5s4 #ec --,*apitre ,v4--,l'accord p>fait4 #ef ,,titre ,,troisi,,me4 ,,apr,s4 --,*apitre premi]4--,de la ,jal\sie4 #fa --,*apitre ,,ii4--,br\ille4 #fh --,*apitre ,,iii4--,du ,raccommodem5t4 #gb --,*apitre ,,iv4--,de la ,sp>ation4 #gd ,,applications4 ,la dcl>ation4 #gi ,des femmes1 filles et veuves4 #hg ,?ories physiognomoniques4 #ajd --,de la t\rnure1 des m\vem5s du corps et de la m>*e4 #aab --,de la mise et du *oix des c\leurs4 #aad --,du rang et de la =tune4 #aag --,de la voix4 #aai --,du *ant4 #aba --,des gts div]s4 #abd --,du /yle4 #abh --,des moeurs et des occupations familires4 #acj --,du visage et de ses div]s traits4 #acc ,apologie ,de la ,coquett]ie4 #adf ,macdo9e d',aphorismes1 ,p5ses1 ,lieux ,communs1 etc4 #afe ,des c\rs d'am\r4 #ahd --,code d'am\r du ,x,i,ie sicle4 #aih ,,f9 ,,de ,,la ,,table4 99 99 99 99 99 ,corrections3 ,page #h3 inv]s dans ides 7les ides vives1 les ap]u +nieux74 ,page #bi3 olie remplac p> jolie 7la gracieuse mmoire de la jolie et t5dre enfant74 ,page #bi3 j'on p> l'on 7*aque fois que l'on t5te de cont] fleurette74 ,page #dh3 qu p> que 7,il faut que ceux qui succd5t74 ,page #fb3 al\sie p> jal\sie 7,la jal\sie e/74 ,page #fe3 emme p> femme 7sur le coeur de la femme qu'il aime74 ,page #aja 7note73 ,m4 de ,/5dhald p> ,m4 de ,/5dhal4 ,page #aab3 m\vevem5s p> m\vem5s 7,la t\rnure et les div]s m\vem5s74 ,page #aac3 tempramm5t p> tempram5t 7un c>actre trompeur1 un tempram5t p>esseux74 ,page #aag3 col]ette p> coll]ette 7la =me d'une coll]ette74 ,page #abb3 elle elle p> elle 7auxquels elle accorde la prfr5ce74 ,page #acj3 quotidi5s p> quotidi5nes 7dans les actions quotidi5nes74 ,page #adf3 ,mademoiselle de ,scudri p> ,mademoiselle de ,scudry4 ,page #aed3 qu'elle p> qu'elles 7les secrets des captifs qu'elles t5ai5t74 ,page #aei3 =tuue p> =tune 7aux exig5ces de son rang et de sa =tune74 ,page #bjh3 ans p> sans 7sans tre contra9ts74