,note sur la transcription3 ,les erreurs clairement introduites par le typographe ont t corriges4 ,l'orthographe d'origine a t conserve et n'a pas t harmonise4 ,une note plus dtaille se trouve la fin de ce volume4 ,,nouveau ,,manuel ,,complet ,,de ,,marine4 ,,seconde ,,partie4 ,,manoeuvres4 ,,nouveau ,,manuel ,,complet ,,de ,,marine4 ,,seconde ,,partie4 ,,manoeuvres ,,du ,,navire ,,et ,,de ,l',,artillerie4 ,par ,m4 ,verdier1 ,capitaine de ,corvette4 ,,paris1 ,a ,,la ,,librairie ,,encyclop,,dique ,,de ,,roret1 ,rue ,hautefeuille1 n #aj bis4 #ahcg4 ,,avertissement4 ,les ouvrages qui traitent de la manoeuvre du navire s'appuient sur des vrits mathmatiques trop leves pour tre la porte de toutes les classes des navigateurs4 ,nous avons pens qu'il pouvait tre utile d'offrir un ,manuel pour la ,manoeuvre1 dpouill de toute dmonstration thorique1 qui ne repose que sur la seule pratique1 et qui1 par consquent1 peut tre lu par le marin le plus illettr4 ,il est plus facile1 et surtout plus utile en marine1 d'aller du simple au compos que du compos au simple4 ,le marin instruit1 qui connatra pratiquement la manoeuvre1 lira ensuite avec bien plus de fruit les ouvrages de thorie4 ,si nous pouvons rendre plus facile quelques jeunes navigateurs l'tude de la manoeuvre1 notre but sera atteint4 ,,nouveau ,,manuel ,,de ,,marine4 ,,seconde ,,partie4 ,,manoeuvres4 ,,chapitre ,,premier4 ,du ,navire4 ,le navire est un corps flottant1 il doit1 par consquent1 occuper dans le fluide un espace tel que son poids soit gal celui du volume d'eau qu'il dplace4 ,c'est la partie submerge qui prouve la force de rsistance du fluide dans le cas du mouvement1 et la puissance destine lui donner ce mouvement doit donc tre en proportion avec la rsistance prouve4 ,les voiles sont des surfaces planes autant que possible1 qui1 tant exposes l'impulsion du vent1 en sont frappes1 et communiquent ainsi du mouvement au navire auquel elles sont assujetties4 ,elles agissent dans le sens latral et dans le sens direct4 ,le centre de gravit d'un corps est le point par lequel ce corps tant suspendu1 reste en quilibre et ne change pas de position4 ,ce point sera au milieu du corps1 si le corps est rgulier2 et s'il est irrgulier1 il sera dans la partie qui a le plus de pesanteur1 par rapport au point qui marque le milieu de la longueur du solide4 ,si un corps tant ainsi suspendu en quilibre1 on veut lui imprimer un mouvement de rotation1 il est vident qu'il faut lui appliquer une force dtermine un point quelconque2 que cette force1 suppose la mme1 agira d'autant plus qu'elle sera plus loigne du centre de gravit1 et qu'elle imprimera au corps un mouvement contraire son application4 ,le centre de gravit d'un navire est toujours sur l'avant du milieu de sa longueur absolue1 parce que l'avant a plus de capacit1 et par consquent plus de pesanteur que l'arrire4 ,si nous considrons le navire comme un corps en suspension par son centre de gravit1 nous pouvons imaginer1 sans grande erreur pour la pratique1 que son point de rotation sera sur l'axe vertical qui passe par le centre de gravit2 et que la force applique sur l'arrire ou l'avant de ce point lui fera prouver un mouvement de rotation de l'avant sur l'arrire ou de l'arrire sur l'avant2 c'est--dire que si la force est applique sur l'arrire1 l'angle que l'avant fait avec la direction de la force diminuera1 et que si elle est applique sur l'avant1 ce sera l'angle form par la direction de cette force et l'arrire qui diminuera4 ,le mouvement est communiqu au navire par le moyen des voiles qui y sont assujetties1 et qui reoivent l'impulsion du vent4 ,la direction de la force applique sera donc la ligne suivant laquelle souffle le vent4 ,il est vident1 d'aprs ce que nous avons dit du corps en suspension1 que si nous l'appliquons au navire1 le vent soufflant dans les voiles de l'arrire1 rapprochera l'avant de sa direction3 c'est ce qu'on appelle venir au vent ou lofer2 et le vent soufflant dans les voiles de l'avant1 rapprochera l'arrire de sa direction2 ce qu'on appelle arriver4 ,les voiles de l'avant tendent donc faire arriver le navire2 celles de l'arrire le faire lofer4 ,c'est en combinant ces deux effets et en les tenant en quilibre1 qu'on imprime au navire une vitesse sur une ligne donne1 qu'on appelle route4 ,ce sera donc en augmentant aussi ou dtruisant un de ces deux effets1 qu'on fera arriver ou lofer le navire1 en un mot qu'on le fera voluer4 ,on voit donc que si les voiles taient exposes d'une manire convenable1 et que la force et la direction du vent restassent les mmes1 le navire conserverait une vitesse gale1 et suivrait une route donne4 ,mais cet quilibre1 qu'il est si important de conserver1 est frquemment troubl1 et on a invent le gouvernail pour le rtablir et forcer le navire suivre une ligne dtermine4 ,les lames sont une cause de la perturbation de l'quilibre1 en frappant le navire et lui imprimant un mouvement de rotation sur l'axe vertical de son centre de gravit1 suivant le point sur lequel elles le frappent1 et leur direction1 qui n'est pas toujours celle du vent4 ,a chaque lame le navire fait deux oscillations3 l'une de chute1 vers la partie oppose celle que choque la lame1 et l'autre de raction l'instant o elle se spare du navire4 ,outre les effets de la lame1 il est encore des actions qui agissent pour faire tourner le navire sur l'axe vertical qui passe par son centre de gravit4 ,c'est en premier lieu l'action produite par la rsistance de l'eau1 dans le sens latral1 ou perpendiculaire la quille1 sur les diffrens points de la carne qui y sont exposs2 secondement l'action que le vent exerce sur les voiles dans le sens latral2 et troisimement1 enfin1 l'action que le vent exerce sur les voiles dans le sens direct4 ,quoique cette action paraisse concider avec le plan vertical qui passe par le centre de gravit1 et ne devoir pas produire un mouvement de rotation1 cependant lorsque le vaisseau incline1 il n'en est pas ainsi4 ,si ces trois actions pouvaient tre en quilibre1 le navire n'aurait pas de mouvement de rotation1 et obirait l'impulsion dans le sens de sa quille2 mais ces actions varient chaque instant par l'tat de la mer ou du vent4 ,ce dfaut d'quilibre se corrige par un changement de voilure1 et enfin par le gouvernail4 ,du ,gouvernail4 ,nous ne dcrirons pas le gouvernail que tout le monde connat1 nous dirons seulement que par sa position peu prs verticale la poupe1 et par le moyen de sa barre1 il peut se porter d'un ct ou de l'autre du navire1 et que s'opposant au courant du fluide de ce ct1 il fait natre une nouvelle force qui oblige le navire tourner1 ou dont l'effet est de faire quilibre aux forces contraires dont nous avons parl1 et qui tendraient faire tourner le navire dans un sens oppos4 ,si le fluide1 coulant le long des flancs du navire1 rencontre le gouvernail faisant un angle avec la quille1 il le choquera1 et poussera la poupe dans le sens oppos au choc2 alors l'avant obissant ce mouvement se rangera ncessairement du ct o le choc a eu lieu1 c'est--dire vers celui o a t mis le gouvernail1 ou enfin du bord oppos celui o l'on a plac la barre4 ,mais si le fluide1 au lieu de couler de l'avant l'arrire1 coulait de l'arrire l'avant1 l'effet serait videmment contraire2 car le fluide qui vient alors de l'arrire1 rencontrant le gouvernail faisant un angle avec la quille1 le choquera en poussant la poupe dans la direction de ce choc2 l'avant tournera donc dans le sens oppos1 c'est--dire dans le sens oppos au ct o le gouvernail aura t mis1 ou enfin du ct o sera la barre4 ,il n'entre pas dans le plan que nous nous sommes trac1 de dmontrer mathmatiquement les effets et la puissance du gouvernail4 ,nous dirons seulement que son effet est d'autant plus grand que la vitesse augmente1 et qu' mme angle il suit la progression du carr des vitesses4 ,si le gouvernail fait avec la quille un angle de #de degrs1 il est dans la position la plus favorable pour oprer les mouvemens de rotation2 mais on ne peut obtenir cette position1 et il est rare que l'angle soit de plus de #ce4 ,le gouvernail agissant en s'opposant au fluide qui coule le long des flancs du navire1 doit ncessairement diminuer sa vitesse2 il faut donc balancer sa voilure de telle manire1 qu'on soit oblig de le mettre en mouvement le moins possible4 ,et rgle gnrale1 toutes les fois que pour conserver le navire en route1 on sera oblig de faire un usage frquent du gouvernail1 ce sera une preuve que la voilure sera mal tablie1 ou mal balance4 ,nous observerons cette occasion1 que souvent tant au plus prs1 et la brise frachissant1 le navire a une grande tendance venir au vent1 et qu'on est oblig d'y avoir une partie de la barre4 ,il suffirait1 notre avis1 de diminuer de voiles1 en se dbarrassant des voiles hautes1 pour rendre le navire bien gouvernant1 et loin de diminuer le sillage1 il est fort possible qu'il augmente4 ,l'inclinaison diminuant1 la submersion de la carne sera moins considrable1 et sa rsistance moins forte2 le navire moins charg gouvernera avec la barre droite1 et le gouvernail ne sera plus un obstacle au sillage2 n'est-il pas possible que ces deux causes qui tendent augmenter la vitesse1 compensent1 et au-del1 la diminution produite par la suppression des perroquets8 ,le temps que deux navires semblables emploient voluer1 est en raison de leur longueur4 ,,chapitre ,,ii4 ,appareillages4 ,lorsqu'un navire a reu tout ce dont il a besoin pour prendre la mer1 on le mouille sur rade sur une ancre1 s'il doit profiter du premier moment favorable2 mais s'il peut y prolonger son sjour1 on le mouille sur deux4 ,amarr de la premire manire1 il est dit sur un pied2 mais on concevra facilement qu'il ne peut rester long-temps dans cette position1 puisque chaque changement de vent et surtout de mare il doit courir sur son ancre et peut la surjoaler4 ,cependant1 depuis l'adoption presque gnrale des cbles-chanes1 sur les rades qui n'ont que peu ou point de mare1 on peut1 en filant une grande quantit de chane1 rester sur un pied4 ,car1 par son poids1 la chane portant sur le fond1 bien de l'arrire de l'ancre1 offre au navire un point d'appui sur lequel il peut tourner sans passer sur son ancre4 ,mais il ne faut pas tre mouill prs d'autres navires1 qu'on pourrait aborder en dcrivant ainsi un cercle autour de son ancre4 ,il est donc plus prudent de mouiller deux ancres1 ce qu'on appelle affourcher4 ,on affourche en mettant deux ancres sur une ligne perpendiculaire celle des vents les plus dangereux4 ,ainsi1 sur une rade o les vents les plus dangereux sont le ,n4 ,e4 et le ,s4 ,o41 les ancres doivent tre mouilles sur une ligne ,n4 ,o4 et ,s4 ,e4 ,il faut aussi avoir l'attention d'affourcher de manire que les cbles ne soient pas croiss pour le vent du large1 qui est celui qui amne la plus grosse mer1 parce qu'alors ils fatigueraient davantage et ragueraient les sous-barbes4 ,ainsi1 si on affourche ,n4 ,o4 et ,s4 ,e41 c'est--dire pour les vents de ,n4 ,e4 et de ,s4 ,o41 ou que les vents du large soient ceux du ,s4 ,o41 les cbles doivent tre croiss lorsqu'on vitera au ,n4 ,e4 ,on affourche1 soit avec le navire1 soit avec la chaloupe2 mais dans le premier cas1 il faut avoir un point d'appui pour touer le navire jusqu'au point o il doit laisser tomber la deuxime ancre4 ,pour cela1 aprs que le navire a mouill sa premire ancre et qu'il a fil une quantit de cble suffisante1 on embarque dans la chaloupe une ancre jet1 garnie de son orin et de sa boue1 laquelle on talingue un grelin et plus s'il est ncessaire1 qu'on embarque dans la chaloupe et dont on garde le bout bord1 ou dont on lui donne le bout qu'elle rapportera bord aprs avoir mouill l'ancre jet1 si1 ayant remonter contre le vent ou le courant1 on craint que le poids du grelin rest bord ne la charge trop et ne la fasse driver sous le vent du point o l'ancre jet doit tre mouille4 ,la chaloupe convenablement remorque1 se dirige dans le rhumb de vent o l'ancre doit tre place1 et lorsqu'elle est parvenue un peu au-del du point qu'elle doit occuper1 elle mouille l'ancre jet4 ,elle porte le bout du grelin bord1 o on le raidit aussitt4 ,on garnit ensuite ce grelin au cabestan1 et on vire en filant la demande du cble de l'ancre mouille4 ,lorsqu'on a dehors une quantit de ce cble gale deux fois la longueur qu'on veut donner chaque amarre d'affourche1 on cesse de virer1 on laisse perdre l'aire du navire1 et on mouille en choquant le grelin afin que le navire puisse culer et ne pas surjoaler4 ,pendant que la chaloupe va lever l'ancre jet1 on vire sur le premier cble mouill en filant du second4 ,lorsqu'on a fil de ce dernier la quantit qu'on veut avoir dehors1 on prend le tour de bitte1 et on vire jusqu' ce qu'ils soient galement raides1 et qu'il n'y ait que peu de mou4 ,on dgarnit et on prend le tour de bitte du cble sur lequel on virait1 on les garnit l'un et l'autre de paillets1 et l'on est affourch4 ,si on fait porter l'ancre d'affourche par la chaloupe1 il faut aussi lui mnager un point d'appui sur lequel elle pourra se tenir lorsqu'elle sera charge4 ,car si en thorie on peut envoyer une chaloupe ainsi1 en la faisant remorquer1 il n'en est pas de mme en pratique4 ,une chaloupe portant une ancre de bossoir en cravate1 son orin et sa boue1 ayant sur son avant la moiti de son cble lov pour contre-balancer le poids de l'ancre1 est dj prive de l'usage de plus de la moiti de ses avirons2 il faut qu'elle supporte encore le poids du cble qu'on file du bord1 et que des canots placs de distance en distance le soutiennent1 pour qu'il ne touche pas au fond avant que l'ancre ne soit mouille4 ,quel est le navire qui a une assez grande quantit de canots pour pouvoir remorquer convenablement une chaloupe ainsi charge1 et la diriger un point fixe1 s'il y a surtout de la mer et du courant4 ,il faut donc1 pendant que l'ancre de bossoir est suspendue en cravate1 de l'arrire de la chaloupe1 et qu'on y embarque le cble1 faire longer par un canot une petite ancre jet dans la direction o l'ancre d'affourche doit tre mouille4 ,le bout de l'aussire de cette ancre jet tant bord1 la chaloupe le place sur le rouleau de son trave et se hale dessus4 ,elle est suivie d'embarcations qui portent le restant du cble dont le bout est bord4 ,lorsque le canot qui porte les premiers plis du cble1 les a fils mesure que la chaloupe laquelle il tient par une remorque se hale1 il le saisit en dehors du bord par une bosse qui fait dormant son grand banc1 et qui s'y amarre aprs avoir embrass le cble2 un homme tient la main le bout de la bosse pour la larguer au signal de la chaloupe4 ,les canots ayant ainsi fil et soutenu le cble1 la chaloupe file celui qu'elle a bord1 et lorsqu'enfin elle l'a raidi autant que possible en se halant1 elle fait un signal aux canots qui larguent les bosses lorsqu'elle mouille4 ,on drape l'ancre jet1 on raidit le cble1 on prend le tour de bitte1 et on fait les paillets4 ,depuis l'usage peu prs gnral des cbles-chanes1 il est bien difficile1 pour ne pas dire impossible1 d'longer une ancre amarre sur un cble-chane4 ,la difficult de ne le filer qu'au fur et mesure que la chaloupe s'loigne du bord1 son poids qui augmente la rsistance qu'elle doit vaincre pour se haler1 l'impossibilit par consquent de le raidir suffisamment avant de mouiller1 doivent faire abandonner cette manire d'amarrer1 et il faut affourcher avec le navire lui-mme4 ,mais comme il est une foule de circonstances qui obligent envoyer une grosse ancre au large par le moyen de la chaloupe1 surtout dans les chouages1 tout navire doit1 outre ses cbles-chanes des ancres de bossoir1 avoir un ou deux cbles en chanvre pour longer dans les circonstances imprvues4 ,on dsaffourche avec le navire ou la chaloupe4 ,avec le navire1 on vire sur une ancre en filant du cble de celle sur laquelle on veut appareiller4 ,parvenu pic1 on cesse de filer1 on drape1 et aussitt l'ancre l'cubier1 pendant qu'on la caponne et la traverse1 on garnit le cble de l'autre ancre1 et on abraque dessus jusqu' ce qu'il n'en reste plus la mer que la quantit suffisante pour tenir le navire4 ,si on dsaffourche avec la chaloupe1 on la munit de deux caliornes de braguets1 de poulies de retour et des amarrages ncessaires l'opration2 on lui donne aussi un bon cordage de la grosseur de l'orin pour faire un maillon4 ,car il ne serait pas prudent de lever une ancre de bossoir par son orin1 sans avoir coul un maillon1 car si l'orin casse et que le navire ne puisse venir chercher son ancre1 on est oblig de la draguer1 ce qui est souvent bien long et oblige faire le sacrifice de l'ancre si on n'a pas le temps ncessaire cette opration4 ,la chaloupe parvenue l'ancre qu'elle doit draper1 saisit la bosse1 place l'orin sur le davier et le raidit4 ,on coule le long de l'orin un maillon noeud coulant1 destin saisir la patte de l'ancre en dessous de ses ailerons1 et soulager et renforcer l'orin4 ,lorsque1 par la hauteur du fond1 on s'aperoit que le maillon est rendu sa patte1 on s'assure si elle a t saisie en pesant dessus2 s'il rsiste1 elle est prise2 dans le cas contraire1 il remonte le long de l'orin et on le coule de nouveau4 ,lorsqu'il est en place on le raidit1 et si on ne compte pas sur l'orin1 on les runit et on frappe dessus la caliorne de braguet1 dont une poulie est croche un piton d'trave et dont le garant revient sur l'arrire dans une poulie de retour1 afin de pouvoir longer dessus la plus grande quantit possible de matelots4 ,l'ancre dtache du fond1 on vire sur son cble bord1 ce qui amne sous l'cubier la chaloupe qui la tient suspendue4 ,rendue l1 on la met poste comme nous l'avons dit1 et on vire sur le cble de l'ancre qui doit servir l'appareillage4 ,le navire dsaffourch1 on embarque sa chaloupe avec un appareil compos de deux caliornes frappes l'une sur la grande vergue1 et la seconde sur la vergue de misaine1 et deux caliornes servant de palans d'tai4 ,les basses vergues portent1 pendant cette opration1 un poids considrable1 et fatiguent beaucoup1 quoiqu'on les renforce par une fausse balancine4 ,pour les soulager1 on fait les caliornes pendeur4 ,ce pendeur passe sur le chouc du bas mt et se marie1 par le moyen d'un burin1 une estrope qui embrasse deux ou trois haubans du ct oppos celui o l'on hisse4 ,ce pendeur se frappe sur la vergue au moyen d'une estrope burin4 ,la vergue alors ne fait plus que l'office d'arc-boutant1 et la plus grande partie de l'effort a lieu sur le chouc du bas mt4 ,appareiller1 le ,navire vit le bout au vent4 ,on vire long pic2 on largue les voiles carres1 le grand foc et la brigantine1 on borde et hisse les huniers4 ,si on veut abattre sur tribord1 on brasse bbord devant tribord derrire1 en effaant bien le petit hunier par sa bouline de revers2 on pse le gui et on le porte sur tribord4 ,on ferait le contraire si on devait abattre sur bbord4 ,on drape4 ,le navire tant vit le bout au vent1 ayant son petit hunier brass bbord et bien effac par sa bouline1 faisant avec la quille l'angle le plus aigu qu'il puisse faire1 l'avant du navire tombera sur tribord4 ,mais pendant ce mouvement il cule1 puisque le vent est sur les voiles1 on met alors la barre tribord pour acclrer le mouvement d'abatte1 qu'on peut encore augmenter en hissant le grand foc aussitt que le mouvement est prononc4 ,lorsque le vent commence prendre dans les voiles de l'arrire1 on dresse la barre et on change le phare de l'avant qu'on oriente4 ,si l'abatte continue encore1 ce qui arrive ordinairement1 parce que le navire n'ayant pas d'aire ne pourra ranger au vent que lorsqu'il en aura pris1 que du reste la barre a t dresse en changeant devant1 on choque l'coute de foc et on borde la brigantine4 ,si les circonstances le permettent1 on laisse le petit hunier masqu pendant le temps qu'on travaille mettre l'ancre poste4 ,si les abattes sont trop grandes1 on borde la brigantine4 ,si le foc tait dehors1 son coute a d tre file aussitt que le vent a pris dans les voiles de l'arrire4 ,l'ancre poste1 on dresse la barre1 on borde le foc1 on cargue la brigantine1 et on change le phare de l'avant qu'on oriente4 ,si la position du navire a exig qu'il ft de la route aussitt que l'ancre a quitt le fond1 pour viter un danger1 ou un btiment mouill petite distance1 il ne faut faire que la voile absolument ncessaire pour assurer la promptitude des mouvemens2 car1 avec un sillage rapide1 il est bien difficile1 surtout s'il y a un peu de mer1 de mettre l'ancre poste1 et il peut en rsulter de graves inconvniens4 ,lorsque le vent est frais1 qu'on juge qu'aprs l'appareillage on ne pourra porter les huniers qu'avec un ou plusieurs ris1 il faut le prendre en larguant les voiles1 avant de le border4 ,il est mme plus prudent de le prendre avant de virer1 pour ne pas s'exposer chasser tant long pic4 ,si le vent est assez fort pour ne pas permettre d'tablir les huniers1 mme avec des ris1 lorsqu'on est long pic1 alors il faut se contenter de contre-brasser les voiles de l'avant et de larguer les fonds du petit hunier2 on doit aussi larguer le petit foc pour pouvoir le hisser aussitt que le phare de l'avant contre-brass a fait prononcer l'abatte4 ,les vergues du grand mt et du mt d'artimon sont orientes et leurs huniers prts tre largus et tablis2 lorsque l'abatte n'est plus incertaine1 l'artimon est largu pour tre bord afin de la modrer4 ,observations4 ,quelque simple que soit un appareillage de temps maniable1 il est une foule de prcautions prparatoires et prendre aprs cette manoeuvre1 dont il est peut-tre utile de parler4 ,si on est amarr avec des cbles et mouill sur un fond de vase1 il faut les laver avec soin mesure qu'on vire1 ou aprs que les ancres sont drapes1 les frotter avec des brosses pont ou des balais pour en dtacher la vase1 les longer autant que possible dans la batterie ou sur le pont1 en faire autant pour les garcettes et la tournevire1 et ne les envoyer dans la cale que lorsqu'ils sont parfaitement secs4 ,si on est amarr avec des cbles-chanes1 il faut aussi les laver1 car tant mis immdiatement dans leurs puits1 la vase qui y est attache ne tarderait pas1 sans cela1 rpandre une odeur ftide et malsaine4 ,aussitt qu'une ancre est drape1 elle doit tre mise en mouillage1 un navire ne devant jamais appareiller sans tre dispos mouiller1 si les circonstances l'y obligent4 ,lorsqu'on est hors de vue de terre1 on soulage les pattes des ancres hauteur du plat bord1 on double les bosses de bout et les serres-bosses1 et cinquante lieues au large on dtalingue les cbles et cbles-chanes pour les envoyer dans la cale et soulager l'avant du navire4 ,en appareillant1 les canots des porte-manteaux doivent tre disposs de manire tre immdiatement amens pour remorquer le navire en cas de calme1 et dfier un abordage4 ,a la mer1 on les tablit sur bosses1 et on dcroche les palans1 afin de pouvoir les amener avec leur quipage1 pour porter secours un homme tomb la mer4 ,ils seront donc toujours munis du gouvernail et de la barre1 des avirons et d'une gaffe4 ,avant d'appareiller1 une visite gnrale doit avoir lieu4 ,la barre et sa drosse doivent tre visites1 celles de rechange dgages1 les palans qui1 en cas de rupture de la drosse1 les remplacent momentanment1 disposs leurs pitons4 ,on s'assure que les mts de hune et de perroquet sont concs dans leurs choucs2 que les objets amovibles1 tels que coffres1 cuisines1 etc41 sont saisis2 que la chaloupe et les drmes ont leurs saisines raidies2 que l'artillerie est amarre garans doubles#a4 #a ,les canons des batteries basses des vaisseaux sont mis la serre avant l'appareillage1 afin de pouvoir fermer les sabords aussitt que l'tat de la mer l'exige4 ,les gabiers dgenopent les manoeuvres et les lovent auprs de leurs poulies de retour4 ,ils visitent les coutes1 drisses et itagues4 ,les paillets de brassiage et d'tais sont mis en place2 les arcs-boutans1 pour pousser les galhaubans volans1 disposs dans les hunes4 ,un navire1 devant toujours tre dispos faire toute la voile que les circonstances exigent1 doit appareiller avec les perroquets croiss et garnis1 lorsque le temps le permet4 ,s'il porte des catacois1 les drisses seront passes1 le grement des bonnettes sera en place1 les drisses frappes au point des huniers1 et les amures loves aux bouts des vergues4 ,les tais des mts de hune et de perroquet sont bosss2 les bosses des amures et coutes des basses voiles1 celles des drisses des huniers et des focs1 sont mises en place4 ,enfin1 suivant la saison et la traverse1 et s'ils n'ont pas t grs en rade1 on place et on raidit les pataras1 l'tai de tangage du mt de misaine1 les haubans de beaupr et sa fausse sous-barbe4 ,appareiller1 le ,navire vit au courant4 ,le navire1 vit le bout au courant1 peut l'tre en mme temps au vent2 alors l'appareillage est celui que nous venons de dcrire1 avec cette diffrence que le courant agissant sur le gouvernail1 comme si le navire allait de l'avant1 il faut mettre la barre du bord oppos celui sur lequel on veut abattre4 ,si cependant le mouvement d'acule tait plus fort que celui du courant1 la diffrence de ces deux mouvemens1 agissant alors dans le sens du plus fort1 qui est celui de l'acule1 on mettrait la barre du bord o on veut abattre4 ,le navire1 vit le bout au courant1 peut recevoir le vent sur ses voiles1 ou dans ses voiles4 ,il le recevra sur ses voiles1 si l'angle qu'il fait avec la quille est moindre que l'angle du plus prs4 ,dans ce cas il est impossible1 par la seule manoeuvre des voiles1 de faire passer son avant dans le lit du vent4 ,on ne peut donc que prendre les amures du bord o vient le vent4 ,il suffit pour cela de le faire abattre d'une quantit assez grande pour que le vent prenne dans les voiles4 ,supposons que le vent venant de bbord fasse avec la quille un angle moindre que celui du plus prs4 ,etant long pic1 on tablit les huniers1 on largue le grand foc et la brigantine1 on met la barre bbord1 et on brasse bbord devant et tribord derrire4 ,au moment o l'ancre drape1 on hisse et borde le grand foc2 l'avant du navire doit ncessairement tomber sur tribord par l'action du foc1 du petit hunier masqu et du gouvernail qui1 par l'effet du courant1 porte l'arrire sur bbord1 puisqu'on y a mis la barre4 ,lorsque par suite de l'abatte le grand hunier et le perroquet de fougue reoivent le vent1 on change le petit hunier1 on dresse la barre1 et s'il est utile de modrer l'abatte1 on borde la brigantine en filant l'coute du grand foc4 ,si la route exigeait qu'on changet d'amures1 on le ferait comme nous le dirons en parlant des viremens de bord vent arrire4 ,mais si les localits taient telles qu'on ne pt prendre les amures du bord du vent1 ou qu'on n'et pas l'espace ncessaire pour en changer aprs avoir drap1 il faudrait trouver un point fixe1 soit terre1 soit sur un navire1 soit en longeant une ancre jet1 de manire qu'en virant sur ce point1 sur lequel on aurait port un grelin qu'on passerait tribord derrire1 on pt porter l'arrire sur tribord1 et par consquent l'avant sur bbord4 ,le navire tant pic1 on hale sur le grelin jusqu' ce que l'avant du navire ait dpass le lit du vent1 c'est--dire que le vent qui tait de bbord soit maintenant tribord4 ,on tourne le grelin1 on tablit les huniers qu'on brasse tribord devant et bbord derrire1 on largue le grand foc et la brigantine2 on drape1 on met la barre tribord1 et lorsque l'avant du navire tombe sur bbord1 on largue le grelin1 et on continue les manoeuvres comme nous l'avons indiqu dj4 ,si le navire n'tait que le bout au vent1 il faudrait1 au moment de draper1 haler sur le grelin pour assurer l'abatte4 ,lorsque le navire1 vit au courant1 reoit le vent dans les voiles1 l'appareillage est bien simple2 il suffit d'tablir assez de voiles pour que1 au moment o l'ancre drape1 le navire puisse refouler le courant1 car sans cela il risquerait de masquer1 si dans un lan le courant venait prendre par la joue sous le vent4 ,pour parer cet inconvnient1 non-seulement il faut avoir une assez grande quantit de voiles dehors1 mais il faut augmenter celles du phare de l'avant pour tre certain que le navire ne viendra pas au vent4 ,le navire ayant pris de l'aire1 on manoeuvre suivant les localits1 pour mettre l'ancre poste le plus lestement possible4 ,appareiller en faisant embossure4 ,il arrive quelquefois qu'un navire est oblig d'appareiller1 sans pouvoir lever son ancre1 lorsqu'il a t oblig de mouiller sur une cte1 sur laquelle il tait affal4 ,la violence du vent ne lui permet pas de virer sur l'ancre1 car en chassant il s'approcherait encore de la cte qu'il doit viter1 et s'y perdrait4 ,s'il peut indiffremment abattre sur un bord ou sur l'autre1 aprs avoir pris dans les huniers les ris que la force du vent exige1 et les avoir serrs1 il faut brasser bbord devant et tribord derrire1 si on doit abattre sur tribord et larguer l'artimon1 le foc d'artimon et le petit foc1 dont on abraque l'coute tribord4 ,on se dispose couper le cble sur la bitte1 ou filer le cble-chane qu'on dmaillone sur l'arrire de la bitte4 ,on largue le fond du petit hunier1 on met la barre tribord1 et au moment o on s'aperoit que l'avant tombe sur tribord par l'effet du petit hunier masqu1 on coupe le cble et on acclre l'abatte en hissant le petit foc4 ,l'acule tant trs forte1 aussitt que le cble est coup1 le gouvernail dont la barre est tribord agit alors avec une grande puissance1 et assure le mouvement d'abatte1 qu'on modrera en bordant l'artimon et le foc d'artimon1 pour soutenir le navire1 puis on tablit toutes les voiles carres que le temps permet de porter4 ,si la configuration de la cte exige qu'on abatte imprieusement d'un bord1 on ne peut se hasarder manoeuvrer comme nous venons de le dire2 car quoique tout ait t dispos pour abattre sur un bord plutt que sur l'autre1 il peut arriver telle circonstance imprvue qui fasse manquer la manoeuvre1 et alors le salut du navire est compromis4 ,dans ce cas il faut manoeuvrer avec certitude4 ,pour cela1 on fait embossure sur le cble du bord oppos celui o l'on veut abattre1 et on garnit l'embossure au cabestan aprs l'avoir fait passer par le sabord ou le chaumard le plus arrire4 ,le cble et les voiles tant disposs comme nous l'avons dit plus haut1 on brasse la misaine et le petit hunier du bord de l'embossure1 et les vergues du grand mt et du mt d'artimon au sens contraire1 on largue le petit foc1 l'artimon et le foc d'artimon1 on dferle les fonds du petit hunier4 ,on vire sur l'embossure1 ce qui approche l'arrire du lit du vent et en loigne l'avant de la mme quantit2 on hisse le petit foc en continuant virer2 lorsque l'abatte est assez prononce1 on coupe le cble1 et on file l'embossure immdiatement aprs4 ,car aussitt que le cble est coup1 l'arrive est considrable1 et si on ne filait pas l'embossure1 le navire viendrait vent arrire1 ce qu'il faut empcher4 ,l'embossure file1 on borde l'artimon et le foc d'artimon1 et on tablit toute la voile que le temps permet pour s'loigner de la terre4 ,,chapitre ,,iii4 ,manoeuvrer les voiles de mauvais temps4 ,prendre des ris aux huniers4 ,rien n'est plus simple et plus facile que de prendre des ris sur rade ou de beau temps la mer2 mais il n'en est pas de mme par une grosse mer et un vent violent1 une foule de circonstances non prvues par la thorie rendent cette opration longue et difficile4 ,le premier ris1 dsign vulgairement par le nom de ris de chasse1 n'est qu'un ris de prcaution qu'on prend tous les soirs au coucher du soleil1 bord des navires de guerre1 et gnralement bord de tous les navires de grande dimension lorsqu'ils naviguent au plus prs4 ,les garcettes sont moins fortes et plus espaces que celles des autres ris2 il a aussi moins de hauteur4 ,le second ris se prend ordinairement aprs avoir serr les perroquets2 cependant les vaisseaux et frgates peuvent porter leur grand et leur petit perroquet avec le deuxime ris4 ,si la mer est forte lorsqu'on prend le deuxime ris1 on rentre le grand foc mi-bton1 et on remplace la brigantine par l'artimon#b4 #b ,ce que nous disons ne s'applique qu'au navire naviguant au plus prs4 ,le troisime ris est un ris de mauvais temps4 ,le grand foc est remplac par le petit foc1 et souvent le foc d'artimon remplace la grande voile4 ,si la mer est grosse on dgre les perroquets4 ,si la violence du vent oblige de prendre le quatrime ris1 le perroquet de fougue est serr4 ,pour prendre un ris aux huniers1 on les brasse au vent en larguant les boulines1 et on les amne lorsqu'ils sont en ralingue4 ,quand les vergues reposent sur les paillets des choucs des bas mts1 on s'assure que les balancines sont raides1 on abraque fortement les bras des deux bords et les palans de roulis pour que la vergue n'ait aucun mouvement4 ,on pse le palanquin et le faux-palanquin du vent1 ensuite ceux sous le vent4 ,le palanquin doit tre assez pes pour que la ralingue entre lui et la vergue soit molle1 et que le faux-palanquin puisse ainsi facilement rendre la cosse d'empointure au taquet de la vergue4 ,nous dirons ce sujet que le faux-palanquin ne doit pas tre frapp demeure comme cela a lieu sur plusieurs navires1 mais amovible1 afin qu'on puisse toujours le crocher au ris prendre1 lorsque le suprieur vient de l'tre4 ,il nous parat aussi simple que facile de faire servir cet usage les drisses de bonnettes de hune qu'on doit tablir croc4 ,les hommes longs sur les vergues saisissent les garcettes et portent la toile au vent1 afin que son empointure soit mise joindre4 ,lorsqu'elle y est1 ils portent la toile sous le vent pour faire prendre celle sous le vent4 ,les empointures prises1 ils laissent tomber la toile1 la reprennent pli par pli pour la porter sur la vergue1 puis ils saisissent les garcettes1 les souquent sur l'arrire de manire que le ris couvre et soit sur l'arrire de ceux pris antrieurement4 ,pendant qu'on amarre les garcettes on double les empointures4 ,on affale les palanquins1 faux-palanquins et cargues1 on choque les palans de roulis1 les bras sous le vent1 et on hisse les huniers1 en ne filant les bras du vent qu'au fur et mesure que la vergue monte1 car sans cela elle raguerait les haubans de hune sous le vent1 et le vent prenant dans la voile et l'effaant1 augmenterait l'effort qu'on est oblig de faire sur la drisse4 ,quand le hunier est rendu1 on fait descendre au-dessus de son racage le racage du galhauban volant1 pour pouvoir le raidir et pousser l'arc-boutant avant que le hunier ne soit orient4 ,lorsqu'on prend le troisime ris1 on est oblig quelquefois de choquer les coutes2 sans cela1 non-seulement les palanquins ne pourraient tre convenablement pess1 mais ils fatigueraient trop la voile qu'ils dchireraient peut-tre2 avarie bien dangereuse1 si sur une cte elle obligeait changer un hunier4 ,les coutes ne doivent tre choques qu' retour sur leurs bittes1 et amarres lorsque les palanquins sont poste4 ,il est vident que si en prenant le troisime ou quatrime ris1 les basses voiles ne sont pas appareilles1 on peut se dispenser de choquer les coutes en brassant les basses vergues au vent d'une quantit suffisante pour donner du mou dans les ralingues4 ,lorsqu'on prend le troisime et le quatrime ris d'un temps forc au plus prs1 on peut tenir les huniers en ralingue pour faciliter cette opration2 mais il n'en est pas ainsi lorsqu'on court grand largue et vent arrire4 ,les huniers1 sous ces allures1 ne peuvent tre dvents1 moins qu'on ne range le navire au vent1 et comme1 vu l'tat de la mer1 cette manoeuvre peut tre dangereuse1 il est quelquefois prfrable de ne pas dranger le navire de sa route1 et de carguer les huniers pour y prendre le dernier ris4 ,carguer un ,hunier de mauvais temps4 ,on a discut long-temps1 et on discute encore pour savoir s'il est plus convenable de carguer1 dans un mauvais temps1 les huniers au vent ou sous le vent4 ,quant nous1 nous avouerons avec franchise que non-seulement nous n'avons jamais trouv une bonne raison pour les carguer au vent1 mais que mme nous ne nous sommes jamais trouv dans une circonstance o cette manoeuvre n'et t une faute4 ,nous accordons que lorsqu'on se dbarrasse d'un hunier par prcaution1 on peut le carguer au vent1 en ne mollissant la bouline et l'coute du vent qu' retour1 la demande de la cargue-point et de la cargue-fond4 ,que ces cargues rendues et amarres1 on choque l'coute sous le vent retour1 pour rendre les cargues sous le vent joindre1 et que le hunier peut tre ainsi cargu sans avaries4 ,mais mme dans ce cas1 qui est le plus favorable puisque toutes les dispositions ont t prises l'avance1 peut-on nier que lorsqu'on carguera la portion sous le vent de la voile1 il y aura une plus grande quantit de toile dans laquelle le vent s'engouffrera1 et qui pourra se capeler et se dchirer sur le bout de la vergue1 que si on avait commenc par la partie sous le vent1 car alors celle du vent retenue par l'coute et la bouline ne pourrait se porter en partie sous le vent1 quoique retenue par ses cargues8 ,le plus souvent lorsqu'on se dbarrasse d'un hunier1 c'est parce que le vent augmente de fureur1 et qu'on a t surpris par une pesante rafale1 ou qu'un grain violent charge le navire qu'il faut soulager immdiatement4 ,peut-on alors carguer au vent8 ,non1 et si dans les circonstances les plus dfavorables on parvient sauver la voile1 n'est-on pas en droit de conclure qu'il faut toujours agir ainsi8 ,on doit donc1 pour carguer un hunier de mauvais temps1 peser fortement sur le bras du vent et la cargue-point du mme bord pour le faire amener1 mais sans le dventer1 car il pourrait masquer1 et pour cela ne pas larguer la bouline2 choquer l'coute sous le vent en abraquant la cargue-point et la cargue-fond2 lorsque ces cargues sont rendues1 filer retour l'coute du vent et la bouline1 en pesant les cargues et brassant seulement alors en ralingue4 ,il arrive quelquefois que naviguant au plus prs1 l'coute du vent d'un hunier casse1 alors1 malgr son bras1 la vergue s'efface1 pousse par la voile qui se porte sous le vent1 et on ne peut la brasser et par consquent l'amener1 quelque effort qu'on fasse sur le bras1 parce qu'alors l'angle sous lequel il agit est trop aigu4 ,dans cette circonstance il faut choquer l'coute sous le vent1 ce qui fait ralinguer la voile et permet de la brasser et de l'amener4 ,prendre les ,ris aux basses ,voiles4 ,les basses voiles n'ont pas de palanquins de ris1 on les remplace par des cartahus qu'on frappe avant l'opration4 ,simples1 ils font dormant la patte de la ralingue1 en dessous de celle de l'empointure1 passent dans une poulie au bout de la vergue1 dans une seconde aiguillete au ton1 et se manoeuvrent au pied du mt4 ,doubles1 ils font dormant au bout de la vergue1 passent dans une poulie croche la patte et continuent comme nous venons de le dire4 ,pour prendre le ris aux basses voiles1 on les cargue1 on pse les cartahus2 les hommes longs sur la vergue saisissent les garcettes1 et portent la toile au vent pour faire prendre l'empointure1 puis ils la portent sous le vent1 pour prendre celle sous le vent2 ils larguent les garcettes1 prennent la toile pli par pli pour l'longer sur la vergue1 souquent les garcettes sur l'arrire et les amarrent4 ,on double les empointures4 ,comme il est difficile1 bord des grands navires1 aux hommes qui prennent le ris1 de saisir d'une main la garcette sur l'avant de la voile1 et de la prendre avec l'autre main sous la vergue et sur son arrire1 on a imagin de prendre le ris sur filire1 ce qui est plus facile et diminue considrablement le poids inutile des garcettes1 rduites alors #ab ou #ae pouces4 ,cette filire est place comme celle d'envergure1 mais sur son arrire4 ,les garcettes sont sur l'avant de la voile1 et sont fixes sur son arrire par un menu filin qui passe dans leurs oeillets et fait dormant sur les deux ralingues2 un quarantenier est dispos de la mme manire sur l'avant4 ,lorsque les empointures sont prises1 on saisit les garcettes1 on porte la bande du ris toucher la filire1 en laissant tomber la toile du ris entre la vergue et la voile2 on passe les garcettes sous la filire de dessous en dessus1 et on les amarre deux deux sur l'arrire4 ,carguer une basse ,voile de mauvais temps4 ,lorsque le temps est mauvais1 les basses voiles se carguent sous le vent comme les huniers4 ,on dispose les hommes sur les cargues sous le vent1 et on ne file l'coute sur son taquet qu' la demande des cargues2 quand elles sont joindre1 on passe au vent et on cargue en ne filant aussi l'amure qu' retour1 car si elle tait largue en bande1 la toile porte et colle sur le grand tai par la violence du vent1 n'en serait retire qu'en lambeaux4 ,pour l'tablir1 on commence par l'amure1 en ne filant les cargues qu' sa demande4 ,la voile1 dans cet instant1 doit tre tenue en ralingue1 sans cependant trop battre1 ce qui pourrait la masquer ou la dchirer4 ,le point du vent rendu1 on borde l'coute d'aprs les mmes principes4 ,en amurant une basse voile1 il faut larguer la balancine du vent de la basse vergue1 la cargue-point et la bouline du hunier1 afin qu'elles ne s'opposent pas l'effet de l'amure2 et aussitt qu'elle est tablie1 appuyer fortement le bras du vent en larguant celui sous le vent4 ,car si les deux bras taient amarrs1 dans le coup de tangage1 la mture tombant sur l'avant1 la vergue ne pourrait suivre ce mouvement1 et l'effort que supporterait alors le milieu de la vergue pourrait la faire casser2 tandis que si le bras sous le vent est largue1 la vergue1 par son mouvement de rotation1 chappe l'effort du mt4 ,les huniers s'tablissent de mauvais temps1 comme les basses voiles1 c'est--dire qu'on commence par l'coute du vent1 en ne filant les cargues qu'autant qu'il est ncessaire pour faire agir l'coute1 on borde ensuite sous le vent de la mme manire4 ,,chapitre ,,iv4 ,des ,viremens de bord4 ,un navire vire de bord ou change d'amure1 en faisant passer son avant1 ou son arrire1 dans le lit du vent1 de l les viremens de bord vent devant1 et vent arrire1 ou lof pour lof4 ,mais chacune de ces manires de virer se modifie quelquefois par les circonstances1 soit qu'il faille acclrer l'volution1 soit qu'un espace limit oblige de la circonscrire4 ,virer de bord vent devant en gagnant au vent4 ,si le navire n'est pas au plus prs1 il faut l'y ranger1 et bien faire attention qu'au moment o on commence l'volution il ne soit ni arriv1 ni lanc au vent4 ,on met la barre dessous sans prcipitation1 et pour augmenter le mouvement d'aulofe qu'elle communique au navire1 on borde la brigantine et on file l'coute des focs4 ,aussitt que le navire est assez rang au vent pour faire ralinguer les basses voiles1 on lve les lofs1 et quand il est presque vent devant1 on change vivement les voiles de l'arrire en les orientant de l'autre bord2 on change le gui1 et on dresse la barre4 ,lorsque les voiles de l'arrire commencent porter1 c'est--dire lorsque le navire a fait une abatte de quatre quarts1 on change lestement les voiles de l'avant1 on borde les focs et on oriente au plus prs4 ,si1 avant l'instant de changer le phare de l'arrire1 le navire a perdu son aire1 on dresse la barre1 mais s'il cule on la change1 puisqu'elle produit un effet contraire4 ,observations4 ,le navire1 au moment o on veut le faire virer vent devant1 ne doit tre ni au vent ni arriv4 ,dans le premier cas1 son aire diminu ralentira et pourra faire manquer la manoeuvre2 dans le second1 le mouvement d'aulofe devant tre plus long1 le navire y perdra le surcrot de vitesse qu'on lui a fait acqurir en arrivant1 et l'volution sera prolonge1 sans pour cela tre plus certaine4 ,il faut donc viter avec le plus grand soin les mouvemens d'arrive avant de virer1 surtout si la brise est faible2 car1 dans cette position1 la petite augmentation de vitesse qu'on procure est bien promptement annule par celle de l'angle d'aulofe1 et l'aire est perdu avant que les voiles soient assez masques pour assurer l'volution4 ,le navire incertain n'est plus matris par son gouvernail2 ses voiles en ralingue ne lui impriment pas un mouvement d'acule assez fort pour que la barre1 quoique change1 puisse le faire obir1 et au lieu de venir au vent1 il arrive et manque son volution4 ,pour assurer1 autant que possible1 la manoeuvre lorsque la brise est faible1 on doit tenir le navire au plus prs et haler bas les focs en mettant la barre sous le vent1 et bordant la brigantine4 ,de cette manire1 en dtruisant l'effet des voiles qui s'opposent le plus l'aulofe1 on peut plus facilement parvenir masquer1 et par consquent virer4 ,si la brise est frache et la mer belle1 une arrive1 avant de virer1 n'aurait d'autre inconvnient que de prolonger l'volution1 parce qu'alors le navire1 quoique ayant un plus grand angle parcourir pour masquer1 le franchira l'aide de son gouvernail2 mais comme on doit se piquer de manoeuvrer avec le plus de prcision possible1 il faut viter ce mouvement qui n'est qu'une fausse manoeuvre4 ,si la mer est forte1 il faut choisir pour envoyer un moment favorable1 c'est--dire celui o l'aire du navire n'a pas t cass par un coup de tangage1 et o il possde toute sa vitesse4 ,si1 lorsque la brise est faible1 il est prudent1 pour assurer l'volution1 de haler bas les focs1 on peut1 lorsqu'elle est frache1 ne filer leurs coutes que lorsque les basses voiles commencent ralinguer1 parce que1 jusqu' ce moment1 ils concourent augmenter la vitesse1 et que le gouvernail suffit pour ranger au vent4 ,il est quelques navires qui1 en filant les coutes des focs1 choquent aussi l'coute de misaine4 ,cette mthode1 qui acclre l'volution1 empche ncessairement de gagner au vent puisqu'elle diminue l'aire1 et c'est en gnral ce qu'on se propose en virant vent devant4 ,quand on lve le lof des basses voiles1 on doit abraquer les coutes et amures de revers1 afin qu'elles ne s'engagent pas dans les porte-haubans1 et que le changement des phares puisse se faire avec la plus grande promptitude4 ,en mme temps on largue les galhaubans du vent1 et on les affale pour pouvoir les passer sur l'arrire des hunes quand on orientera4 ,a mesure que les phares sont orients on raidit leurs galhaubans1 et on pousse les arcs-boutans4 ,si le vent est frais1 le phare de l'arrire reste long-temps sur le mt avant d'tre chang1 fait culer le navire1 et lui fait ainsi perdre du chemin au vent2 on augmenterait peut-tre la clrit de l'volution1 et on perdrait moins en carguant la grande voile en levant ses lofs4 ,on l'tablit dans ce cas aprs avoir chang d'arrire ou d'avant4 ,le moment de changer d'arrire1 qui n'est pas toujours indiqu d'une manire convenable par la girouette1 l'est positivement par la brigantine4 ,lorsqu'elle est entirement dvente1 c'est une preuve que le vent est entre les vergues de l'avant et le beaupr2 que le phare de l'avant fait ranger le navire au vent1 et que les voiles de l'arrire1 inutiles cette partie de l'volution1 peuvent tre disposes l'autre bord4 ,lorsque1 par suite de la force de la brise1 les phares de l'arrire ont t changs avec lenteur1 il arrive souvent qu'on se croit oblig de changer devant lorsque l'abatte est suffisamment prononce et qu'on se trouve l'autre bord sans avoir une seule voile oriente1 si ce n'est la brigantine4 ,dans cette position1 le navire tombe sous le vent1 ne peut sentir l'effet de son gouvernail1 puisque ses voiles en ralingue ne lui communiquent aucune vitesse1 il peut masquer1 ou du moins il est trs-lent arriver1 est oblig de gouverner largue pour faire porter ses voiles1 et ne peut ranger au plus prs que lorsqu'elles sont orientes1 ce qui lui fait perdre beaucoup au vent4 ,dans ce cas il nous semble bien prfrable d'orienter parfaitement les phares de l'arrire1 ou au moins d'en brasser les vergues convenablement1 d'amurer et border la grande voile avant de toucher aux voiles de l'avant1 en mettant la barre dessous pour modrer l'abatte2 puis changer les voiles de l'avant1 qui seront bientt dmasques1 le navire tant plus arriv qu'il ne le serait si on avait fait le mouvement comme ci-dessus2 dresser la barre et border les focs4 ,on sent que le navire prenant immdiatement de l'aire1 rangera au plus prs bien plus immdiatement1 et perdra moins au vent4 ,le gouvernail tant un des principaux agens de cette volution1 sa manoeuvre doit tre surveille avec le plus grand soin4 ,la barre ayant t mise sous le vent aussitt qu'on a voulu lancer au vent1 est dresse lorsque le navire a entirement perdu son aire4 ,s'il cule1 on la change1 parce qu'alors le gouvernail agit en sens contraire1 ou comme si on l'imaginait plac de l'avant4 ,si la barre n'a pas t dresse avant le moment o l'on change les phares de l'arrire1 on la dresse alors1 parce que celui de l'avant suffit pour achever l'volution4 ,mais si l'abatte est trop forte1 on la met dessous pour la modrer pendant qu'on change les voiles de l'avant4 ,si aprs avoir pris l'autre bord1 on ne peut pas orienter tout la fois1 on commencera par l'arrire ou l'avant1 suivant que le navire aura besoin de lofer ou d'arriver pour tre au plus prs4 ,si1 ayant chang les voiles de l'avant1 le navire venait au vent malgr que les focs fussent bords1 ce qui peut arriver parce qu'on a chang trop tt1 ou parce que la mer houleuse d'un vent qui a rgn1 une lame a pris le navire par la joue sous le vent1 il faut remasquer devant1 carguer la brigantine pour faire prononcer l'abatte4 ,dans le virement de bord vent devant1 nous n'avons pas parl des voiles d'tai1 parce que dans notre opinion ces voiles ne peuvent tre que nuisibles sous cette allure1 bord des btimens voiles carres4 ,virer de bord1 vent devant1 le plus promptement possible4 ,dans le virement de bord que nous venons de dcrire1 nous avons suppos que rien ne gnait l'volution1 et que son but tait de changer d'amure en gagnant au vent le plus qu'il est possible4 ,mais il peut se faire que le navire1 arrt par un obstacle imprvu1 soit oblig de virer immdiatement sans s'en approcher et sans tomber sous le vent4 ,il faut alors amortir brusquement l'aire du navire1 en mettant en mme temps et trs-vivement la barre dessous1 bordant le gui1 filant les coutes des focs et de la misaine4 ,si la vitesse tait considrable avant la manoeuvre1 il est probable que le navire prendra vent devant1 et alors on terminera l'volution comme nous l'avons dit plus haut4 ,mais s'il ne pouvait prendre1 on masquerait partout en larguant les boulines1 carguant la brigantine et la grande voile1 afin de culer1 puis on change d'amures1 comme nous le dirons en parlant des viremens de bord vent arrire4 ,virer de bord vent arrire4 ,on cargue la brigantine et la grande voile1 on largue les boulines d'arrire1 et on en brasse les voiles en ralingue4 ,aussitt qu'elles y sont1 on met la barre au vent4 ,l'effet des voiles de l'arrire tant dtruit1 l'arrive est prompte1 et pour qu'elle ne se ralentisse pas1 on continue brasser en ralingue mesure que le btiment arrive4 ,lorsque le vent est de la hanche1 on lve les lofs de la misaine1 et on brasse son phare de manire qu'il soit carr lorsque le vent est de l'arrire4 ,les vergues du grand mt et du mt d'artimon ont t aussi brasses de la mme manire4 ,mais comme il faut faire venir le navire sur l'autre bord avec promptitude1 ce quoi il est dj port par sa barre1 qui ayant t mise au vent se trouve sous le vent et du bord oppos celui o on veut prendre les amures1 on file les coutes des focs1 on continue brasser derrire4 ,ds que le vent est de la hanche1 on borde la brigantine mesure que le navire range au vent1 on amure la grande voile4 ,lorsque le vent est du travers1 on doit tre orient derrire1 alors on oriente devant en bordant les focs et dressant la barre pour modrer l'aulofe qui doit tre vive si la brise est frache4 ,observations4 ,le virement de bord vent arrire ne s'excute bord d'un navire naviguant isolment1 que lorsque l'tat du vent et de la mer ne lui permet pas de virer vent devant2 c'est donc le plus souvent avec un vent violent et une grosse mer que cette manoeuvre a lieu4 ,il faut y apporter le plus grand soin pour ne pas faire d'avaries4 ,si la grande voile est remplace par le foc d'artimon1 on le hale bas en carguant l'artimon1 et on passe immdiatement son coute de l'autre bord pour l'empcher de battre lorsqu'on le hissera4 ,a mesure qu'on brasse1 on doit abraquer les drosses et les palans de roulis1 de manire qu'ils soient raides lorsque le navire est vent arrire1 car c'est alors le moment des plus violens roulis4 ,par la mme raison1 on ne largue pas les galhaubans du vent2 ceux sous le vent sont raidis aussitt que le mouvement des vergues le permet1 en sorte qu'ils le sont des deux bords lorsque le vent souffle de l'arrire4 ,il faut haler bas le petit foc et non filer son coute1 car il serait probablement emport si on le laissait battre pendant que le navire vient au vent2 il faut mme le border avant de le hisser1 pour l'tablir l'autre bord4 ,lorsque le vent est violent1 le navire a acquis une grande vitesse au moment o il est vent arrire1 et il serait imprudent de ranger immdiatement au vent4 ,on doit dresser la barre et choisir le moment favorable en donnant le temps ncessaire pour tablir les voiles convenablement4 ,virer de bord vent arrire en masquant4 ,cette manoeuvre doit tre excute avec la plus grande promptitude1 puisqu'elle ne se fait que dans des circonstances imprvues1 lorsqu'il faut instantanment s'loigner d'un objet4 ,il faut1 en mme temps1 s'il est possible1 mettre la barre dessous1 carguer la brigantine et la grande voile1 filer les coutes des focs et de la misaine1 larguer toutes les boulines et contre-brasser devant en levant les lofs de misaine et orientant son phare l'autre bord4 ,le navire dont l'aire a t promptement amorti1 puisque l'effet de toutes ses voiles a t dtruit et que l'aire acquis a t bris en venant au vent1 cule avec rapidit en abattant2 son phare de l'avant tant contre-brass1 et ceux de l'arrire en ralingue1 on continue les tenir ainsi pendant l'arrive2 et s'il est ncessaire de rendre l'acule plus vive1 on les masque1 mais en ne les brassant que carrment pour qu'ils ne s'opposent pas l'abatte4 ,lorsqu'elle sera de #ij1 c'est--dire lorsque le vent sera du travers1 les voiles de l'arrire se trouveront en ralingue1 et malgr cela1 si la brise est frache1 le gouvernail suffira pour faire dpasser ce point au navire qui prendra le vent dans ses voiles de l'arrire1 et acquerra de la vitesse1 alors on bordera les focs en changeant la barre4 ,le vent tant de l'arrire1 on filera les coutes des focs et de la misaine1 on suivra le vent en brassant convenablement les voiles de l'arrire1 puis on bordera la brigantine1 on amurera la grande voile1 et les vents tant du travers1 on bordera les focs et la misaine en dressant la barre et rangeant au plus prs4 ,si l'abatte tant de #ij1 le mouvement d'acule n'est pas assez fort pour que le gouvernail fasse franchir le point o les voiles de l'arrire sont en ralingue1 il faut border les focs et venter derrire pour donner de l'aire au navire en dressant la barre1 puis en la mettant au vent ds qu'il en a acquis pour terminer l'volution4 ,,chapitre ,v4 ,de la ,panne4 ,un navire est en panne1 lorsque ses voiles sont disposes de telle sorte que se contrariant mutuellement dans leurs effets1 leur rsultat est nul4 ,alors le navire est presque immobile1 et n'obit plus qu'au mouvement de la lame et du courant4 ,on rduit ordinairement la voilure aux huniers1 la brigantine et au grand foc1 lorsqu'on veut mettre en panne1 quoique dans quelques circonstances on puisse1 comme nous le dirons1 garder toutes les voiles du plus prs4 ,mettre en panne1 vent dessus1 vent dedans4 ,on rduit la voilure aux huniers1 grand foc et brigantine1 on serre le vent au plus prs1 puis on masque le grand hunier en mettant la barre dessous en douceur1 et filant l'coute du foc1 quand l'aulofe commence se ralentir4 ,on peut aussi1 au lieu de masquer le grand hunier1 masquer le petit hunier et le perroquet de fougue1 ou seulement le petit hunier4 ,observations4 ,l'habitude du btiment doit indiquer quelle est la panne sous laquelle il se comporte le mieux1 c'est--dire celle o il fait les moins grandes abattes1 et o il drive par consquent le moins4 ,car1 quoique la thorie soit la mme pour tous les navires1 il n'en est nullement ainsi pour la pratique1 quoiqu'on en puisse dire4 ,tel navire fait de grandes embardes1 ayant son grand hunier masqu1 et ne revient au vent que lorsqu'il ralingue1 tandis qu'un autre1 parfaitement semblable1 ne fait dans cette position que des embardes de deux quarts4 ,le petit hunier masqu oblige tel navire faire des arrives1 prendre le vent par la hanche1 tandis que tel autre1 non-seulement ne fait que de faibles abattes1 mais mme peut ne pas mettre toute sa barre dessous1 ainsi que nous l'avons vu nous-mme4 ,quoique la connaissance parfaite du navire indique suffisamment la panne qui lui est la plus favorable1 il est des donnes gnrales que nous devons faire connatre4 ,si on met en panne au vent d'un objet qu'on ne veut pas approcher1 il faut disposer sa voilure de manire pouvoir prendre de l'aire et lofer le plus promptement possible4 ,pour cela1 il faut masquer le petit hunier1 et laisser venter le grand hunier et le perroquet de fougue4 ,il est vident que si dans cette position il est ncessaire de prendre de l'aire pour lofer et doubler l'objet sous le vent1 les voiles de l'arrire tant orientes1 il n'y aura qu' dresser la barre en brassant devant1 et aussitt que le petit hunier sera dmasqu on pourra lofer avec la barre et border le foc4 ,tandis que si le grand hunier avait t masqu1 le navire aurait t plus lent ranger au vent1 n'ayant pas son phare du grand mt orient aussi promptement1 et aurait dcrit sous le vent un arc plus grand1 qui l'aurait rapproch de l'objet qu'on doit viter4 ,si1 au contraire1 on met en panne sous le vent d'un navire1 et qu'on veuille tre prt arriver s'il venait vous approcher1 on doit masquer le grand hunier et le perroquet de fougue1 en ne les brassant que carrment4 ,dans cette position1 l'arrive sera bien prompte1 puisqu'il suffira de carguer la brigantine et de border le foc en dressant la barre4 ,le grand hunier et le perroquet de fougue n'tant brasss que carrment1 seront mis en ralingue par le seul mouvement imprim au navire en carguant la brigantine et bordant le foc2 d'ailleurs on les brassera1 mais on est sr que l'arrive sera dj prononce4 ,lorsqu'on mettra en panne1 il est inutile d'arrter tout fait le navire4 ,on peut se contenter de brasser carrment un des deux huniers2 comme alors il conserve un peu d'aire1 un tour de barre dessous suffit pour le maintenir au vent1 et on peut manoeuvrer dans toutes les circonstances avec plus de clrit4 ,mettre en panne sous toutes les voiles du plus prs4 ,si on n'a pas long-temps rester en panne1 si la brise est maniable et la mer belle1 on peut se dispenser de rduire la voilure aux huniers4 ,on cargue la brigantine1 on file en bande l'coute de grande voile1 on largue la bouline du perroquet de fougue1 et on met la barre dessous en douceur2 on amarre les bras sous le vent4 ,une partie de l'effet des voiles de l'arrire tant dtruite1 la vitesse diminue1 et d'autant mieux que la barre tant mise sous le vent peu peu1 le navire perd son aire en rangeant au vent1 et ne peut masquer puisqu'il a ses focs et le phare de l'avant orients1 qui par consquent s'opposent ce mouvement4 ,toutes les voiles se trouveront en ralingue1 et l'aire tant perdu1 le navire arrivera1 jusqu'au moment o le vent reprenant dans les voiles1 lui donnera de la vitesse1 qui1 par la disposition du gouvernail1 le fera de nouveau ranger au vent4 ,on se sert du perroquet de fougue pour acclrer ou modrer les abattes1 en abraquant sa bouline1 ou en le masquant4 ,on amarre les bras sous le vent en commenant l'volution1 afin que les voiles tant en ralingue1 leurs vergues ne se portent pas au vent1 ce qui arriverait si elles n'taient tenues que par leurs boulines1 et pourrait faire masquer4 ,si malgr toutes ces prcautions le navire masquait1 il faudrait aussitt contre-brasser le phare de l'avant pour le faire arriver2 mais on n'aura jamais cette crainte avoir si la barre n'est mise dessous qu'en douceur1 car alors l'aire sera cass avant qu'on puisse masquer4 ,cette manoeuvre1 ainsi que nous le verrons plus bas1 est souvent employe pour sonder de beau temps par un petit fond4 ,faire servir1 lorsqu'on est en panne1 le vent sur le petit hunier4 ,le petit hunier tant masqu pour mettre en route1 on cargue la brigantine1 on borde le petit foc et on dresse la barre4 ,si l'abatte se prononce1 ainsi que cela arrive souvent1 on attend que les vents soient peu prs de travers1 et alors on change le petit hunier qu'on oriente2 lorsqu'il l'est et que la vitesse augmente on borde la brigantine4 ,si l'abatte ne se prononce pas1 aprs avoir cargu la brigantine1 bord le foc et dress la barre1 on ralingue le perroquet de fougue et mme le grand hunier si cela est ncessaire2 puis on les oriente en dmasquant le petit hunier1 comme nous venons de le dire4 ,si on devait courir largue1 on ralinguerait le grand hunier et le perroquet de fougue en dressant la barre1 parce que non-seulement ils acclreraient l'arrive1 mais encore parce qu'ils se trouveraient plus promptement disposs pour la route qu'on doit suivre4 ,faire servir1 lorsqu'on est en panne1 le vent sur le grand hunier4 ,pour mettre en route1 le grand hunier tant masqu1 on cargue la brigantine1 on borde le foc1 on dresse la barre et on ralingue le grand hunier4 ,lorsque le navire prend de l'aire1 on l'oriente en bordant la brigantine1 si on doit serrer le vent4 ,dans le cas contraire1 on continue tenir le grand hunier en ralingue1 jusqu' ce que le navire soit arriv au rhumb o l'on veut gouverner1 puis on l'tablit suivant cette allure4 ,si on choisit le moment d'une abatte pour border le foc et dresser la barre1 il est inutile de carguer la brigantine1 si on doit continuer tenir le plus prs1 parce que dans ce moment le navire a de l'aire1 qu'on augmente promptement en dmasquant et orientant le grand hunier4 ,faire servir1 lorsqu'on est en panne1 sous toutes les voiles du plus prs4 ,il faut profiter d'un mouvement d'abatte pour dresser la barre4 ,dans cette position1 le navire doit prendre de l'aire1 et aussitt qu'il en a1 on met un peu de barre au vent pour l'augmenter1 sans lui faire faire une grande arrive2 puis on rtablit successivement la voilure en bordant la grande voile1 la brigantine en halant la bouline du perroquet de fougue4 ,si le mouvement d'arrive ne se prononce pas1 on ralingue le perroquet de fougue1 et s'il ne suffit pas1 on masque devant4 ,observations4 ,nous avons entendu parler d'une manire de mettre en panne le vent sur toutes les voiles1 qui consiste haler bas les focs1 contre-brassant partout la fois en orientant l'autre bord1 bordant la brigantine et mettant la barre au vent4 ,non-seulement nous n'avons jamais vu employer cette manoeuvre1 mais en y rflchissant1 il nous a t impossible de nous rendre raison de son utilit1 de trouver des cas dans lesquels on peut l'employer avec succs1 et d'imaginer comment une volution1 qui ncessitait un changement total de disposition dans toute la voilure1 et qui en ncessitait un second aussi ou presque aussi total pour revenir en route1 a pu tre employe4 ,,chapitre ,,vi4 ,sonder4 ,pour sonder1 il faut arrter le navire afin qu'il puisse connatre la profondeur du fond2 il ne s'agit que de mettre en panne1 suivant l'tat du vent et de la mer4 ,sonder de beau temps4 ,si on court au plus prs1 on cargue la brigantine1 on file l'coute de la grande voile en bande1 on largue la bouline de perroquet de fougue1 et on met sa barre dessous en douceur4 ,le plomb ayant t port au vent de l'avant et la ligne longe1 on le mouille aussitt que le navire a perdu son aire1 puis on le retire aprs avoir eu le fond1 et on met en route4 ,cette manoeuvre n'tant que la panne sous toutes les voiles du plus prs1 nous n'en parlerons pas plus longuement4 ,si on court largue1 on rentre les bonnettes1 on abraque les coutes des focs et de la misaine1 on cargue la brigantine et on met la barre dessous1 en amarrant les bras sous le vent4 ,le navire rangera avec assez de rapidit au vent1 mais ses voiles tant orientes pour le largue ne tarderont pas ralinguer2 et comme la brigantine est cargue et les focs tablis1 il n'est pas possible qu'il prenne vent devant4 ,si cependant on pouvait concevoir quelque crainte1 il faudrait mettre la barre dessous1 peu peu1 de manire rompre l'aire4 ,si on est grand largue ou vent arrire1 on rentre les bonnettes1 on borde plat les focs1 on met la barre dessous ou du bord oppos celui o on veut venir4 ,si le fond tait considrable1 il serait mieux d'ouvrir le phare de l'avant1 afin que l'acule ne ft pas aussi forte4 ,sonder de mauvais temps4 ,si on est au plus prs1 on se dbarrasse de la misaine et de la grande voile1 si elle est tablie2 mais si elle est remplace par le foc d'artimon1 on n'y touche pas4 ,puis on met en panne1 comme nous l'avons dit plus haut1 en halant bas le foc1 car si on filait son coute1 il se dchirerait1 et on mouille le plomb aussitt que le navire a perdu son aire4 ,lorsqu'il a t retir1 on met en route comme nous l'avons dit en parlant de la panne4 ,mais si on court largue ou vent arrire1 les huniers ayant moins de ris que si on tait au plus prs1 il faudrait les prendre avant de mettre en panne1 pour ne pas compromettre la mture4 ,si le vent est trop violent pour porter les huniers1 on les serre et on vient au vent sous le petit foc1 le foc d'artimon et l'artimon4 ,observations4 ,on a imagin plusieurs instrumens pour avoir le fond lorsque le navire conserve son sillage4 ,le meilleur1 sans contredit1 est la boue stopeur1 connue de tous les marins1 mais que beaucoup ont abandonne1 parce que la ligne1 fortement souque entre le montant de la boue et le stopeur en fer1 tait frquemment coupe4 ,lorsqu'on navigue par de petits fonds qu'il est important de connatre pour diriger la route du navire1 on place un sondeur dans chacun des porte-haubans du grand mt1 qui lancent la main le plomb sur l'avant1 et annoncent successivement le fond4 ,mais on conoit qu'ils ne peuvent le faire avec exactitude que si le plomb a pu toucher le fond dans le temps qui s'coule entre le moment o le plomb tombe l'eau et celui o le grand porte-hauban arrive par le travers1 ou peu prs de ce point4 ,la vitesse du sillage doit donc tre rgle en consquence4 ,,chapitre ,,vii4 ,,de ,,la ,,cape4 ,des diffrentes espces de ,cape4 ,un navire est la cape1 lorsque la violence du vent et sa direction l'empchant de faire route1 il prsente une petite quantit de voiles1 en gardant sa barre dessous1 pour perdre le moins possible4 ,nous disons la direction du vent1 parce que1 quel que soit sa violence1 si le navire fait route1 ft-il sec de voiles1 il n'est pas la cape1 il fuit devant le temps4 ,la voilure conserver pendant la cape dpend autant des qualits du navire que des circonstances dans lesquelles on se trouve1 et le manoeuvrier doit observer son navire avec soin1 pour connatre quelle est celle qui lui convient le mieux4 ,les capes les plus usites sont3 ,le grand hunier au bas ris1 la misaine1 le petit foc et l'artimon2 ,le grand hunier au bas ris1 le petit foc et l'artimon2 ,la misaine1 le petit foc1 le foc d'artimon et l'artimon2 ,le petit foc1 la pouillouse1 le foc d'artimon et l'artimon2 ,le petit foc1 le foc d'artimon et l'artimon2 ,enfin1 la cape sec4 ,la premire1 celle du grand hunier et de la misaine1 est une cape de beau temps4 ,le navire a de la vitesse1 il sent par consquent sa barre1 on ne la met pas entirement dessous1 il suffit1 dans les arrives un peu grandes1 de l'y mettre en partie4 ,on peut ainsi dfier la lame1 puisque le navire gouverne1 et les coups de mer sont moins dangereux4 ,avant d'aller plus loin1 nous ferons observer que1 quoique nous ayons dit en commenant ce chapitre1 que la cape tait l'tat du navire prsentant une petite quantit de voiles la violence du vent en gardant sa barre dessous1 notre opinion n'est pas qu'on doive toujours en agir ainsi1 bien au contraire2 le navire doit tre tenu autant que possible gouvernant1 et nous ne voyons que la cape sec o la barre puisse tre amarre sous le vent4 ,dans toutes les autres circonstances1 il faut gouverner1 afin de pouvoir dresser la barre l'encontre d'une lame qui vient briser avec violence4 ,si on gouverne1 le navire est moins brid1 ses mouvemens sont moins violens1 le gouvernail ne fatigue pas autant et risque moins de s'avarier1 soit dans ses ferrures1 dans sa barre ou dans sa drosse4 ,la cape sous le grand hunier et la misaine1 est celle qu'on prend lorsque le vent a augment graduellement4 ,on doit la garder autant que possible1 puisqu'elle tient le navire gouvernant1 et qu'elle permet par consquent de le faire obir aux mouvemens qu'on peut avoir besoin de lui imprimer4 ,mais si le temps est violentes rafales1 et surtout s'il y a de frquentes sautes de vent1 il faut y renoncer1 parce qu'en masquant on compromettrait la mture4 ,si1 tant sous cette voilure1 le vent augmente encore1 on serre le grand hunier1 si le navire est ardent1 c'est--dire si ses mouvemens d'arrive sont lents et difficiles2 et on serre la misaine s'il est mou1 c'est--dire s'il prsente difficilement au vent4 ,en serrant le grand hunier1 on le remplace par le foc d'artimon de cape4 ,sous la misaine1 le navire sera mieux dispos pour arriver1 ce qui peut tre d'une grande utilit2 mais ses abattes sont plus grandes1 il acquiert plus de vitesse dans ce moment1 et revenant au vent par l'effet du gouvernail1 choque la lame avec plus de force et peut recevoir des coups de mer dangereux1 quelque soin qu'on mette les dfier en mollissant la barre4 ,d'ailleurs cette voile1 place sur l'avant du navire1 le fait plonger et augmente le tangage4 ,avec le grand hunier1 les abattes sont moins grandes1 le navire a donc moins de vitesse1 il choque la lame avec moins de force1 et rend les coups de mer moins dangereux4 ,il ne charge pas l'avant1 diminue les tangages et modre les roulis en appuyant mieux le navire que la misaine4 ,mais l'arrive est plus difficile1 et sa vergue1 bien moins appuye que la misaine1 peut occasionner des avaries plus frquentes4 ,entre les tropiques1 dans la saison des ouragans1 des tornados et des typhons1 o les sautes de vent sont violentes et instantanes1 il faut prendre la cape sous les voiles latines1 parce que les sautes de vent sont alors sans danger1 ne compromettant ni la mture ni le navire1 et qu'il n'en peut rsulter que la perte de voiles de peu d'importance4 ,sous cette voilure1 le navire est mal appuy1 surtout si la mer est grosse1 parce que ces voiles sont souvent dventes dans les mouvemens de roulis4 ,il reste alors sans vitesse1 ne sent plus son gouvernail1 et peut recevoir des coups de mer dangereux4 ,les arrives sont promptes1 puisque la plus grande partie du systme de voilure est de l'avant du centre de gravit1 et qu'il est toujours facile de se dbarrasser du foc d'artimon de cape et de l'artimon4 ,au sujet de cette dernire voile1 nous ferons observer que1 dans de pareilles circonstances1 il faut viter de se servir de l'artimon envergu sur la corne1 trs-difficile carguer1 et dont la toile se collant sous le vent sur les haubans d'artimon1 peut rendre l'arrive impossible1 que la corne fatigue le mt et qu'elle amne difficilement4 ,on doit le remplacer par un artimon triangulaire ou petite corne de deux ou trois pieds1 qui n'est retenu que par une seule drisse simple1 dont la voile n'est pas lace au mt1 et qui par consquent s'amne et se hisse avec la plus grande facilit4 ,cette cape1 sous les voiles latines1 se compose du petit foc ou du tourmentin1 de la pouillouse1 du foc d'artimon de cape et de l'artimon4 ,mais la pouillouse1 si elle offre une partie des avantages de la misaine en rendant les arrives plus promptes1 a aussi une partie de ses inconvniens4 ,elle occasionne de fortes abattes1 charge l'avant qu'elle fait plonger1 et fait embarquer beaucoup d'eau4 ,aussi est-elle souvent supprime1 et on reste alors sous le petit foc1 le foc d'artimon et l'artimon4 ,les navires se comportent en gnral bien sous cette voilure1 et nous en avons vu un qui1 dans cette position1 perdit son foc1 continua capeyer sous son foc d'artimon de cape1 et se comporta encore mieux qu'il ne le faisait son petit foc dehors4 ,c'tait cependant un btiment fonds trs-fins1 et qui tait ordinairement ardent4 ,la cape sec ne se prend que rarement1 et le plus souvent que lorsqu'on a perdu les voiles latines qu'on avait appareilles4 ,il faut toujours avoir un foc prt tre hiss si on a besoin d'arriver4 ,observations4 ,avant de mettre la cape1 il est une foule de prcautions prendre1 qui importent la sret du navire2 nous indiquerons les principales4 ,si les btimens portent de l'artillerie1 on doit s'assurer que toutes les pices sont bien amarres1 que les sabords des batteries sont hermtiquement ferms4 ,il faut visiter les amarrages des coffres1 cuisines1 etc42 assurer les drmes en les liant entr'elles par de forts palans2 doubler les saisines de la chaloupe et la consolider par des palans qu'on frappe sur son avant et son arrire1 en les crochant sur les serre-gouttire2 renforcer les bosses de bout et serre-bosses des ancres1 tant de celles des bossoirs que de celles qui sont dans les porte-haubans2 soulager les canots de porte-manteaux4 ,saisir le gui sur son support2 si la corne est amene1 la brider sur le gui en bien paquetant la voile1 pour qu'elle ne puisse se dferler4 ,dbarrasser les haubans de tout ce qu'on y place dans les temps ordinaires1 tels que vergues de perroquets1 de catacois1 bonnettes2 les longer sur les drmes et les y saisir2 soulager les hunes des poids inutiles1 comme bonnettes de perroquets1 grement des bonnettes1 etc4 ,les faux bras1 les fausses amures et coutes de misaine1 l'tai de tangage1 ont d tre mis en place dans les premiers momens du mauvais temps4 ,on condamne les panneaux1 qu'on recouvre d'un prlart clou sur l'hiloire1 et on n'en laisse qu'un de libre1 ouvert sous le vent1 pour communiquer dans l'intrieur du navire4 ,on dgage la barre de rechange1 et on met en place les palans qui doivent remplacer la drosse si elle cassait4 ,mais cette prcaution doit toujours tre prise en appareillant4 ,lorsque le coup de vent mollit1 il faut faire de la voile pour appuyer le navire1 car la mer ne tombe pas en mme temps1 surtout lorsque la tempte est arrive subitement1 parce qu'alors elle comprime la mer par sa violence1 et la lame n'acquiert tout son dveloppement que lorsque le vent diminue de force4 ,c'est en gnral dans ces circonstances qu'on fait les plus grandes avaries dans la mture1 si on n'a pas le soin de faire toute la voile convenable4 ,arriver1 ou virer1 lorsqu'on est la ,cape4 ,si on est sous la misaine1 on profite d'une abatte pour dresser promptement la barre1 on hle-bas le foc d'artimon et l'artimon1 et on met la barre vivement au vent4 ,le navire doit ncessairement arriver1 car en profitant d'une abatte1 il avait dj une vitesse acquise2 en dressant la barre dans ce moment1 on l'a augmente2 en dtruisant l'effet des voiles derrire et mettant la barre au vent1 on a concouru aussi l'augmenter1 et par suite l'arrive a d se prononcer4 ,si on veut virer1 lorsque le vent est de l'arrire du travers1 on choque retour l'coute de misaine1 et on largue sa bouline2 on brasse au vent de manire qu'tant vent arrire elle soit carrment2 mais en levant ses lofs1 il faut avoir bien soin de ne filer l'amure qu' retour1 de manire que la voile soit tenue sur l'arrire par ses coutes1 sans cela elle se collerait sur les tais1 et il serait impossible de s'en rendre matre4 ,on la perdrait probablement4 ,lorsqu'on est vent arrire1 on hle-bas le petit foc et on le borde sur l'autre bord4 ,si on filait son coute1 il serait emport en venant au vent4 ,on dispose aussi le foc d'artimon qu'on borde4 ,si on craint de ranger trop vite au vent1 ce qui pourrait arriver puisque le navire a une grande vitesse1 on dresse la barre et on gouverne largue pour tablir la misaine et choisir le moment favorable pour ranger au vent4 ,ds qu'on l'a trouv1 on hisse le foc d'artimon et l'artimon1 et on met la barre dessous4 ,si on est sous le grand hunier1 il faut profiter d'un mouvement d'abatte1 dresser la barre1 carguer l'artimon1 larguer la bouline du grand hunier1 appuyer les bras du vent1 et mettre la barre au vent4 ,l'abatte dj commence se continuera1 puisqu'on dresse la barre et qu'en mme temps on dtruit l'effet de l'artimon et celui du grand hunier1 en larguant sa bouline et le brassant au vent4 ,on continue de le brasser mesure que le navire arrive4 ,lorsqu'il est vent arrire1 on hle-bas le petit foc1 on borde son coute l'autre bord1 et on ouvre le grand hunier4 ,on modre l'aulofe en dressant la barre1 si on ne juge pas le moment favorable pour venir au vent2 dans le cas contraire1 lorsqu'il est de la hanche1 on tablit l'artimon en orientant le grand hunier1 puis on hisse le petit foc4 ,il faut avoir le plus grand soin1 en manoeuvrant le grand hunier1 de ne filer les bras qu' retour1 d'abraquer mesure les balancines1 les drosses et les palans de roulis1 et d'avoir les galhaubans volans raides des deux bords1 lorsqu'on est vent arrire4 ,sous les voiles latines1 la voilure tant mieux distribue1 l'arrive sera prompte en dressant la barre1 se dbarrassant du foc d'artimon1 de l'artimon1 puis mettant la barre au vent4 ,lorsqu'on est peu prs vent arrire1 on hle-bas la pouillouse et le petit foc1 qu'on dispose pour tre hisss sur l'autre bord4 ,le btiment est alors sans voiles1 mais la violence du vent lui communique assez de vitesse pour se prsenter l'autre bord au moyen de sa barre1 alors on tablit l'artimon et le foc d'artimon1 et quand l'aulofe devient rapide1 le petit foc et la pouillouse4 ,a sec de voiles1 si le navire n'arrive pas avec sa barre1 on hisse un petit foc et on manoeuvre les vergues comme si elles avaient leurs voiles4 ,si l'arrive ne se prononce pas1 il faut faire dferler1 s'il est possible1 une voile ou un prlart dans les haubans de misaine1 y faire monter les hommes qui se trouvent sur le pont1 afin d'offrir une surface sur laquelle le vent puisse agir4 ,s'il n'arrive pas1 il faut quelquefois sacrifier le mt d'artimon ou le grand mt de hune1 pour soulager l'arrire1 diminuer la quantit de vent qui le frappe et qui s'oppose par consquent l'arrive4 ,mais cette question si terrible et qui peut entraner la perte du navire1 n'a lieu que lorsqu'il est charg subitement par une augmentation instantane dans la violence du vent1 qui le couche1 le prive de vitesse et annule l'effet du gouvernail4 ,elle peut arriver lorsqu'il capeye sous une des voilures dont nous avons parl1 et peut avoir des rsultats moins funestes1 puisqu'en sacrifiant les voiles qui sont appareilles on peut faire redresser le navire et le faire arriver4 ,si le grand hunier est dehors1 on file ses coutes en bande1 et comme il ne tardera pas tre emport1 le navire peut se relever1 sentir alors l'effet du gouvernail1 et arriver d'autant mieux que l'artimon a d tre hl-bas1 ou ventr si on ne peut le hler-bas4 ,si on est sous la misaine1 on choque son coute en se dbarrassant du foc d'artimon et de l'artimon4 ,en choquant l'coute de misaine1 on dcharge le navire qui se redresse et sent alors l'effet du gouvernail4 ,mais si tous ces moyens taient insuffisans1 il faudrait couper le mt d'artimon4 ,il faut toujours avoir des haches sur le pont lorsqu'on est la cape4 ,,chapitre ,,viii4 ,mouillages4 ,la manire dont on vient au mouillage dpend non-seulement du temps et des localits1 mais encore de l'emploi des cbles ou des cbles-chanes4 ,pour s'amarrer avec les cbles1 il faut mouiller en culant pour ne pas surjoualer l'ancre2 avec les cbles-chanes il faut au contraire mouiller avec de l'aire1 sans cela la chane filant avec rapidit pourrait tomber sur l'ancre et la casser1 ce que nous avons vu arriver plusieurs fois4 ,si on mouillait en culant1 il faudrait culer avec une grande rapidit4 ,mouiller de beau temps4 ,si l'on est au plus prs1 aprs avoir choisi le point o l'on veut mouiller1 on met le navire sous une voilure maniable1 ordinairement les huniers1 les perroquets1 le grand foc et la brigantine4 ,on fait route un peu sous le vent de ce point1 lorsqu'on en est une ou deux encblures1 suivant les qualits qu'on connat son navire1 on hle-bas le foc1 on cargue les huniers et les perroquets1 on court ainsi un instant1 puis on met la barre dessous pour venir amortir l'aire au point o on veut laisser tomber l'ancre1 et on mouille aussitt que le navire cule4 ,la bitture file1 le navire fait tte1 et on cargue la brigantine4 ,si on se sert de cbles-chanes1 on passe avec de l'aire sur le point o l'ancre doit tomber1 on la mouille et on ne revient au vent que lorsque la chane en filant sur la bitte casse l'aire et force le navire faire tte4 ,le mouvement est assez vif pour qu'il soit inutile de l'augmenter en conservant la brigantine4 ,on peut la carguer en mme temps que les autres voiles4 ,si on vient largue1 aprs s'tre mis sous une voilure maniable1 on se dirige sous le vent du point o on veut mouiller1 mais de manire laisser assez d'espace au navire pour ranger au vent sur son aire4 ,parvenu une distance convenable1 on hle-bas les focs1 on cargue les voiles moins la brigantine1 qu'on met dehors si on ne l'a pas1 et on met la barre dessous4 ,le navire range au vent1 et vient s'amortir sur le point dsign1 o on laisse tomber l'ancre aussitt qu'il cule4 ,si on a rang au vent trop tt1 on coupe l'aire en brassant sur le mt les voiles cargues4 ,on voit qu'il est impossible de fixer le moment o on doit carguer et lancer au vent1 puisqu'il dpend de la force du vent1 de la vitesse ou de la dimension des navires qui conservent leur aire d'autant plus que leur masse est plus considrable4 ,pour mouiller avec les cbles-chanes1 comme il est inutile de culer1 il ne s'agit plus que de venir sur le point o on veut mouiller avec une vitesse convenable1 et moins d'une faible brise1 il faut carguer les voiles avant de laisser tomber l'ancre1 ou on pourrait fatiguer la chane et les bittes outre mesure4 ,si aprs avoir mouill on devait viter au courant et non au vent1 il faudrait mouiller de manire ne pas passer sur son ancre en vitant au courant1 dont on connat la direction1 ou garder assez de voiles1 aprs avoir mouill1 pour faire passer le navire sous le vent de son ancre en les masquant4 ,mouiller de mauvais temps4 ,la manoeuvre faire pour mouiller de mauvais temps ne diffre en rien de celle qu'on excute pour mouiller d'un temps maniable2 il est seulement quelques prcautions que ncessitent l'tat du vent et de la mer4 ,avec des chanes1 la manoeuvre est absolument semblable1 puisque tout consiste venir sur le lieu o on veut laisser tomber l'ancre avec une vitesse convenable1 et se dbarrasser promptement des voiles pour ne pas fatiguer les chanes4 ,on doit serrer immdiatement aprs avoir cargu4 ,si on mouille vent arrire1 il faut1 en laissant tomber l'ancre1 mettre un peu de barre du ct oppos l'ancre1 pour dtacher la chane de la joue du navire1 qui sans cela raguerait le cuivre du doublage4 ,en mouillant avec des cbles1 l'aulofe sera bientt limite1 surtout si la mer est forte1 et le navire1 au lieu de ranger au vent et de culer1 drivera par le travers et tombera sous le vent2 c'est alors qu'il faudra mouiller1 en serrant s'il est possible les voiles1 afin que le navire ne trane pas son ancre aprs lui4 ,si on vient grand largue ou vent arrire d'un temps forc1 on cargue et on serre les voiles avant d'arriver au point o l'on veut mouiller4 ,quand on est petite distance1 on met la barre dessous1 ou du bord oppos celui du lieu o on veut mouiller si on est vent arrire1 et on borde l'artimon4 ,le navire prendra le vent par le travers1 perdra sa vitesse et drivera1 alors on mouillera1 en ayant eu le soin de placer des bosses cassantes sur le cble1 pour modrer l'acule du navire et diminuer la secousse qu'il imprimera son cble en faisant tte4 ,mouiller avec embossure4 ,on mouille en faisant embossure1 lorsqu'on veut prsenter le travers un point dtermin1 ce qu'on ne pourrait faire en vitant au vent rgnant ou au courant4 ,avant d'aller au mouillage1 on talingue l'organeau de l'ancre qu'on doit mouiller1 un grelin qu'on dispose de manire pouvoir filer en mouillant l'ancre4 ,aprs avoir manoeuvr comme nous l'avons dit et fil la quantit de cble ou de chane ncessaire1 on passe le grelin par-dehors dans une poulie de retour place dans le sabord de l'arrire ou dans le chaumar d'embossage du bord qu'on veut prsenter au vent ou au courant1 et on le vire au cabestan1 o on le tourne lorsque le travers est bien effac au point dsign4 ,il est inutile de dire que lors mme que le vent ou le courant permettrait de prsenter le travers au point dsign1 il n'en faudrait pas moins venir au mouillage avec une embossure pour s'en servir en cas de changement de vent4 ,observations4 ,l'adoption peu prs gnrale des cbles-chanes a singulirement simplifi la manoeuvre faire pour mouiller avec prcision dans un espace resserr par des dangers ou des navires4 ,l'habitude et la connaissance parfaite des qualits du navire1 l'apprciation exacte de l'influence que telle ou telle circonstance avait sur la vitesse et la rapidit de ses mouvemens1 pouvaient seules donner au manoeuvrier la certitude de venir porter son ancre un point dsign4 ,on en jugera facilement si on rflchit la difficult qu'on prouve souvent prendre des corps morts sur une rade1 sans tre oblig de laisser tomber une ancre4 ,les cbles-chanes qu'on peut mouiller sans se dranger de sa route et qui n'exigent ainsi pour la manoeuvre qu'un bien moins grand espace1 vitent1 dans les rades resserres et encombres de navires1 des avaries autrefois trs-frquentes4 ,on doit toujours venir au mouillage avec les deux ancres des bossoirs disposes1 c'est--dire qu'elles sont garnies de leurs boues et de leurs orins2 que les bittures des cbles sont prises et longes1 ou que les puits sont ouverts et que les chanes ont t tournes aux bittes1 aprs avoir laiss de l'avant un mou de trois quatre brasses4 ,si on mouille de gros temps1 l'ancre de veille des porte-haubans de misaine doit tre talingue4 ,en approchant de terre1 aussitt que la profondeur de l'eau rend le mouillage possible1 on dbouche les cubiers4 ,ds que la sonde la main peut donner le fond1 on place des sondeurs dans les grands porte-haubans1 qui donnent alternativement la profondeur et la nature4 ,,chapitre ,,ix4 ,affourcher la voile4 ,cette manoeuvre ne peut s'excuter que lorsque le vent permet de courir avec au moins un quart de largue sur la ligne o on doit laisser tomber les ancres4 ,elle exige de grandes prcautions1 car si le cble ou la chane tait retenu en filant1 le navire rappellerait et manquerait sa manoeuvre4 ,supposons qu'on veuille affourcher ,s4 ,e4 et ,n4 ,o41 et qu'on vienne du sud1 la premire ancre qu'on laissera tomber sera celle du ,s4 ,e4 ,on se met sous une voilure convenable1 mais il vaut mieux avoir trop que trop peu de voiles1 car si on n'a pas assez de vitesse1 le cble et surtout la chane seront mal longs2 leur poids fera driver le navire1 il tombera sous le vent1 et la deuxime ancre ne sera pas dans le relvement voulu4 ,venant donc avec une vitesse suffisante1 on gouverne au vent de ,n4 ,o41 on laisse tomber l'ancre du vent qui sera celle du ,s4 ,e41 puis on arrive promptement un peu sous le vent du ,n4 ,o42 on court ainsi jusqu' ce que la toue de ,s4 ,e4 soit presque file1 et on lance au vent en carguant vivement les voiles et mouillant la deuxime ancre4 ,on vire sur l'amarre du ,s4 ,e4 en filant celle du ,n4 ,o41 jusqu' ce qu'il y ait dehors une gale quantit de chacune d'elles4 ,observations4 ,aprs avoir mouill l'ancre du ,s4 ,e41 on gouverne un peu sous le vent du ,n4 ,o41 parce que si on gouvernait au ,n4 ,o41 en lanant au vent pour mouiller la deuxime ancre1 on dpasserait la ligne du relvement4 ,le cble de la toue de la premire ancre doit tre entirement long sur le pont par plis dans toute la longueur1 afin de pouvoir filer avec la plus grande facilit4 ,si on affourche avec des chanes1 on ouvre leurs puits et on met sur l'avant de la bitte de la premire ancre1 une quantit de chanes plus considrable que dans les mouillages ordinaires1 afin que le choc occasionn par la chute de l'ancre imprime une assez grande force pour faire filer avec rapidit la chane sur sa bitte4 ,si la brise tait faible1 on pourrait dcapeler le tour de bitte et laisser filer la chane sur son rouleau1 ayant bien soin de l'trangler temps pour qu'elle ne file pas jusqu' l'talingure de la cale1 afin d'viter de se servir de la tournevire pour se haler dessus4 ,si on avait le vent de l'arrire pour affourcher1 on mouillerait sa premire ancre1 puis1 rappelant au vent1 on culerait en mettant les voiles sur le mt1 et on irait ainsi laisser tomber la seconde4 ,on ne peut affourcher la voile qu'avec une brise maniable et une belle mer2 il serait dangereux de le tenter avec un vent frais et une grosse mer1 car alors on est moins sr de la prcision des mouvemens du navire1 qui sont dans cette manoeuvre de la plus grande importance1 pour ne pas la manquer4 ,il faut aussi se bien rendre compte de l'action des courans1 parce que s'ils sont violens1 ils auront une grande influence sur le navire dans le moment o il ira porter sa deuxime ancre1 puisque1 brid par le cble1 il ne sent plus aussi bien l'effet de la voilure et de son gouvernail4 ,si les courans sont sur la perpendiculaire de la ligne du relvement1 on les neutralise facilement en gouvernant pour mouiller la deuxime ancre au vent ou sous le vent de la ligne4 ,s'ils suivent la ligne du relvement1 ils acclrent ou retardent le mouvement1 il n'y a donc qu' diminuer ou augmenter de voiles4 ,enfin s'ils sont sur une ligne oblique1 il faut faire entrer leur apprciation dans la route qu'il faut faire suivre au navire pour parvenir exactement au point dsign4 ,,chapitre ,x4 ,des ,abordages4 ,l'abordage est la manoeuvre qui joint d'assez prs deux navires ennemis1 pour que1 lis entr'eux par les grappins jets par l'abordeur1 son quipage puisse passer sur le navire abord1 afin de l'enlever4 ,celui des deux navires qui juge que l'abordage peut lui tre favorable1 doit avoir une marche suprieure son ennemi2 sans cela1 celui-ci sera toujours le matre d'viter l'abordage1 moins que des avaries dans sa mture ne lui aient donn une infriorit de vitesse4 ,quelle que soit la supriorit de marche de l'abordeur1 si l'abord est manoeuvr par un capitaine de sang-froid et expriment1 il lui sera souvent facile non-seulement d'viter l'abordage1 mais encore de mettre son ennemi dans une position dangereuse4 ,l'abordeur doit veiller non-seulement sa manoeuvre1 mais encore prvoir1 s'il est possible1 celle de son ennemi1 ou au moins l'imiter promptement pour paralyser ses tentatives et parer aux inconvniens et aux dangers qu'il pourrait courir par une manoeuvre habile du navire abord4 ,aborder au vent1 en courant au plus prs4 ,l'abordeur ayant une supriorit de marche1 se place dans la hanche du vent de son ennemi2 lorsqu'il juge le moment favorable1 il fait une petite arrive sur la hanche du vent1 et le prolonge en revenant vivement la mme route que lui en lui lanant ses grappins4 ,mais si aussitt que les grappins sont jets1 l'abord contre-brasse devant1 brasse carr derrire1 cargue la brigantine et met la barre dessous1 il culera avec rapidit1 fera casser les cartahus des grappins1 et se trouvera bientt de l'arrire de son ennemi1 qu'il pourra inquiter en virant lof pour lof sous sa poupe4 ,l'abordeur sera oblig d'imiter cette manoeuvre1 et s'il la fait en temps opportun1 il virera en mme temps que son ennemi1 et ils se trouveront encore abords quoique ayant chang d'amures4 ,mais comme l'abord a prim de manoeuvre1 qu'il entrane avec lui son adversaire1 que ses voiles seront plutt orientes l'autre bord1 il lui sera facile1 en forant de voiles1 d'acqurir une vitesse plus grande1 de faire casser les cartahus des grappins1 et de se dtacher4 ,aborder sous le vent1 en courant au plus prs4 ,l'abordeur se place dans les eaux de son ennemi1 et mme un peu au vent2 une demi-encblure environ1 il arrive de manire raser sa bouteille avec la civadire1 puis redresse sa route et longe sous le vent en jetant les grappins4 ,mais cette manoeuvre dont la russite est assure par l'avantage de marche1 peut avoir les consquences les plus terribles pour l'abordeur4 ,si l'abord a bien jug la manoeuvre de son adversaire1 il a tout dispos pour voluer avec clrit1 et au moment o il voit son ennemi faire une arrive pour le prolonger sous le vent1 il contre-brasse devant1 brasse culer derrire1 cargue la brigantine et met la barre dessous4 ,amortissant son aire ainsi promptement1 et arrivant avec clrit par l'effet de ses voiles de l'avant contre-brasses1 il tombe en travers sur le beaupr de son ennemi1 l'engage dans ses haubans1 et dans cette position l'enfile avec toute son artillerie4 ,les rles peuvent alors changer1 et l'abord devenir abordeur1 s'il manoeuvre avec habilet et sang-froid4 ,protg par son artillerie1 il peut lancer son quipage sur le pont de son ennemi1 que cette manoeuvre a d tonner1 et peut-tre dcourager4 ,il profite du moment o le beaupr est engag pour en hacher toutes les manoeuvres1 surtout les sous-barbes et les tais1 et s'il y a russi et que son quipage soit numriquement trop faible pour lutter avec avantage1 il vente force de voiles pour se dgager et se fait chasser au plus prs1 en virant frquemment de bord vent devant1 manoeuvre que son ennemi ne pourra imiter si ses tais ont t coups4 ,si cette manoeuvre est bien excute1 elle mettra toujours l'abordeur dans une position critique1 ou au moins le fera renoncer son projet2 car quelle que soit sa promptitude imiter les mouvemens de son ennemi1 il sera dans cette circonstance trop prim de manoeuvre pour pouvoir en paralyser les rsultats par une volution semblable4 ,le seul parti prendre1 peut-tre1 serait1 s'il en tait temps encore1 de lancer au vent pour prendre l'autre bord4 ,aborder sur l'avant1 en courant au plus prs4 ,l'abordeur passe au vent de son ennemi1 petite distance1 et parvenu une ou deux longueurs de sa joue du vent1 il arrte son aire en brassant carr derrire2 contre-brasse de vent et cargue la brigantine pour abattre2 met la barre dessous aussitt que l'aire est amorti1 et tombe ainsi en travers sur le beaupr de son adversaire1 qui ne peut trouver d'autres moyens de l'viter qu'en imitant sa manoeuvre1 mais qui tant prim dans le mouvement1 pourra difficilement se soustraire un abordage dangereux4 ,cependant1 s'il a prvu le mouvement temps1 il peut mettre tout culer1 hler-bas les focs2 mettre la barre dessous1 puis la dresser1 et la changer lorsque le navire cule4 ,il est possible que si l'acule se prononce promptement1 l'abordeur dpasse le beaupr et soit alors oblig de manoeuvrer pour prolonger sous le vent4 ,cet abordage est sans contredit le plus terrible pour l'abord1 celui auquel il se soustrait le plus difficilement1 et dont la non-russite offre le moins de dsavantage l'abordeur4 ,aborder en courant largue4 ,si on veut aborder en courant largue1 la manoeuvre ne diffre pas essentiellement de celles que nous avons dcrites pour aborder au vent ou sous le vent1 courant au plus prs4 ,pour aborder au vent1 l'abordeur se placera dans la hanche du vent1 et par sa supriorit de marche prolongera son adversaire d'aussi prs qu'il voudra pour lui lancer ses grappins4 ,mais celui-ci qui court largue1 peut en rangeant vivement au vent1 ce quoi il doit tre prpar1 ou dpasser l'abordeur1 ou mieux encore engager son beaupr4 ,cette manoeuvre oblige l'abordeur lofer pour prolonger l'ennemi sous le vent1 ou mettre tout culer pour dgager son beaupr4 ,pour aborder sous le vent1 l'abordeur se place dans les eaux1 range toucher la hanche sous le vent1 et lofant le prolonge en jetant les grappins4 ,l'abord1 par une arrive prompte1 peut parvenir lui engager son beaupr comme nous l'avons dit en parlant du plus prs4 ,si on veut aborder en engageant le beaupr de son ennemi1 on le prolonge au vent1 et parvenu petite distance de sa joue1 on arrive promptement en ralinguant derrire et mettant la barre au vent4 ,mais ce mouvement doit se faire trs-prs de l'ennemi1 sans quoi on pourrait le dpasser1 si on ne le serrait pas pour l'empcher de lofer et le mettre dans la ncessit d'accepter l'abordage1 ou d'imiter le mouvement en arrivant lui-mme1 et alors1 quelle que soit la vivacit de sa manoeuvre1 on parviendra au moins l'aborder par le travers4 ,il est inutile de parler de la diffrence qui existera dans la manoeuvre1 si les deux navires couraient vent arrire4 ,elle sera facilement saisie4 ,aborder l'ancre4 ,on peut vouloir aborder un navire l'ancre1 mouill dans une rade non dfendue1 car s'il en tait autrement1 on aurait essuyer le feu des batteries de cte1 qui pourraient occasionner de graves avaries dans la mture1 et qui compromettraient la sortie4 ,il ne faudrait dans ce cas tenter l'attaque qu'avec un vent fait1 qui permt d'entrer et de sortir de la borde4 ,mais si la rade n'est pas dfendue1 ne vaut-il pas mieux rduire l'ennemi par le canon1 surtout si le navire surpris par l'attaque n'a pas d'embossure pour se traverser1 car alors on peut prendre une position telle1 que son artillerie lui soit inutile4 ,si on veut aborder1 on peut le faire soit en longeant le navire au vent1 ou sous le vent1 comme nous l'avons dj dit2 ou mieux encore lui passer de l'avant et engager son beaupr dans les haubans du grand mt1 manoeuvre qui alors n'offre aucune difficult4 ,l'abord1 s'il est affourch1 filera une de ses amarres pour rappeler sur l'autre1 au moment o la manoeuvre de son ennemi sera marque1 et la fera manquer1 s'il peut parvenir embarder avec clrit4 ,mais si ce moyen ne lui suffit pas1 il ne reste plus qu' couper ses cbles et se jeter la cte en tchant d'y entraner son ennemi1 qui doit toujours tre prt1 pour l'viter1 laisser tomber une ancre4 ,l'abordeur peut aussi venir mouiller son ancre sur la boue de son adversaire1 et laissant culer1 il l'longera en jetant bord ses grappins et arrtant son cble4 ,mais il faut mouiller avec une bien grande prcision pour tre sr de sa manoeuvre4 ,,chapitre ,,xi4 ,de la ,chasse4 ,on ne peut chasser un navire avec avantage que si on a sur lui une supriorit de marche1 ce dont on s'assure facilement en se mettant aux mmes amures1 et le relevant au compas4 ,si l'angle de relvement augmente1 c'est une preuve qu'on marche mieux1 et on sera sr alors de le joindre si on manoeuvre avec prcision et habilet4 ,le btiment chass doit profiter avec le plus grand soin de toutes les chances favorables que lui offrent ses qualits et les changemens de temps et de vent4 ,etant plus faible1 et par consquent moins long que son adversaire1 il peut le fatiguer et lui faire perdre du temps1 en virant frquemment de bord vent devant s'il est au vent1 puisque le temps des volutions est en rapport de la longueur des navires4 ,il peut prendre l'allure qui lui est la plus favorable1 changer souvent de route avec promptitude pour primer de manoeuvre sur son adversaire1 qui est oblig de l'imiter1 et qui ne pouvant toujours prvoir ces changemens1 perdra ainsi beaucoup de temps4 ,si la mer est forte1 il ne doit pas balancer compromettre sa mture1 en virant vent devant pour forcer son ennemi courir les mmes risques1 ou virer vent arrire1 ce qui lui fera perdre du temps et du chemin4 ,s'il a reconnu que sa vitesse augmentait par tels ou tels changemens oprs bord dans la distribution des poids de l'arrimage1 il doit les excuter1 s'allger s'il le faut pour prolonger la chasse1 afin de pouvoir atteindre la nuit1 car alors une fausse route peut le sauver4 ,chasser au vent4 ,le chasseur doit relever le btiment qu'il veut chasser1 et aussitt qu'il le trouve sur la perpendiculaire sa route1 il vire et continue l'autre bord jusqu' ce qu'il ait encore ramen le navire chass sur la perpendiculaire sa nouvelle route4 ,il continue ainsi et doit infailliblement l'atteindre1 puisqu'il a un avantage de marche et qu'il vire pour s'en rapprocher dans la position la plus convenable4 ,la raison de cette manoeuvre est bien facile saisir4 ,le chasseur virant1 lorsqu'il relve le chass dans la perpendiculaire sa route1 est alors la plus petite distance possible de son adversaire2 virant alors1 il gagne sur cette distance la quantit dont il gagne au vent1 jusqu'au moment o il le relve encore dans la perpendiculaire de sa nouvelle route4 ,l1 il a encore atteint la plus petite distance qui le spare1 et gagne de nouveau en virant la quantit dont il va s'lever au vent dans cette nouvelle borde4 ,cette diffrence qui1 comme on le voit1 est l'excdant de marche1 finira par les faire trouver bord bord si les circonstances ne changent pas4 ,si le chasseur dpassait la perpendiculaire sa route1 il s'loignerait et perdrait du chemin ncessairement4 ,s'il commettait la faute grave de chasser dans les eaux et d'y virer grande distance1 le chass1 en virant immdiatement1 se retrouverait alors au vent du chasseur de toute la distance qui les spare1 puisque les routes sont parallles4 ,c'est dans cette position que le navire chass doit user de tous les moyens pour gagner au vent2 et quoiqu'il paraisse1 la premire vue1 plus prudent pour lui de conserver toujours le mme bord1 il peut arriver telle circonstance1 comme nous l'avons dit1 o il lui soit avantageux de virer frquemment si ses mouvemens sont plus prompts que ceux de son adversaire1 et surtout s'il peut le forcer1 en l'imitant1 compromettre sa mture1 car quant lui il n'a rien perdre et doit tout tenter pour s'chapper4 ,chasser sous le vent4 ,si le chasseur est au vent1 il relve son adversaire avec un compas1 et gouverne de manire le tenir toujours au mme aire de vent1 en ne se drangeant pas de sa route2 car il est vident qu'en continuant ainsi ils viendront se rencontrer au mme point4 ,si le chasseur s'aperoit que l'angle de relvement augmente ou diminue1 c'est une preuve qu'il est trop au vent ou trop arriv1 et il rectifie sa route1 sans quoi il passerait de l'avant ou de l'arrire du vaisseau chass4 ,dans cette position1 le navire chass doit prendre l'allure qui lui est la plus favorable2 faire toute la voile possible2 s'il a un quipage nombreux1 changer souvent d'amures1 car il prime de manoeuvre et oblige ainsi son adversaire l'imiter1 et lui fait perdre du temps1 son volution tant plus longue et non prvue4 ,si le temps est grains1 il ne doit diminuer de voile qu' la dernire extrmit1 et mme compromettre sa mture1 s'il peut forcer ainsi son adversaire l'imiter4 ,on ne doit pas balancer se dbarrasser de tous les objets qui gnent la manoeuvre et qui peuvent retarder la rapidit des volutions4 ,une mture trop fortement tenue nuit souvent la marche2 et si la brise n'est pas violente1 il peut y avoir de l'avantage donner du mou dans les haubans et les galhaubans4 ,au plus prs1 il faudrait se dbarrasser de tous les objets qui augmentent l'lvation des oeuvres mortes4 ,de la ,tactique ,navale4 ,il ne peut entrer dans le plan que nous nous sommes trac1 de donner un trait complet de tactique navale1 qui ne pourrait tre que la copie du trait publi par le gouvernement pour les navires de l'tat4 ,nous nous contenterons d'y prendre quelques dfinitions et l'indication des ordres4 ,la tactique navale est l'art de faire mouvoir des vaisseaux runis en corps d'arme4 ,on entend par volutions les mouvemens d'une arme1 ou partie d'une arme1 pour s'tablir dans un arrangement ou un ordre convenu4 ,on comprend sous la classification gnrale d'volutions1 la formation des ordres2 le passage de l'un l'autre2 enfin1 leur rtablissement lorsqu'ils viennent tre troubls4 ,la ligne du plus prs est celle que tiennent des vaisseaux qui s'approchent le plus possible du lit du vent4 ,en tactique1 cette ligne est rpute faire avec la direction du vent un angle de #fg #cj'1 ou de six des trente-deux divisions de la boussole4 ,on distingue deux lignes du plus prs3 un vaisseau court sur la ligne du plus prs bbord1 s'il est au plus prs1 les amures bbord2 il court sur la ligne du plus prs tribord1 s'il est au plus prs1 les amures tribord4 ,des vaisseaux rangs dans les eaux les uns des autres1 et faisant la mme route1 sont en ligne de file4 ,dans ce cas le relvement et la route sont reprsents par le mme rhumb de vent4 ,si des vaisseaux en ligne de file gouvernent au plus prs1 cette ligne de file prend alors le nom de ligne de bataille4 ,si des vaisseaux en ligne de file courent1 non au plus prs1 mais deux quarts largue seulement1 cette disposition particulire de la ligne de file1 qui convient souvent pour combattre1 s'appelle ligne de file sur la perpendiculaire du vent4 ,mais si des vaisseaux dploys sur une ligne se relvent les uns les autres sur une aire de vent donne1 et gouvernent sur une autre1 ils sont tablis sur une ligne de relvement4 ,l'ordre en gnral est la manire dtermine dont les vaisseaux d'une arme doivent tre rangs4 ,il y a diffrens ordres1 selon les circonstances dans lesquelles une arme doit naviguer et peut se trouver4 ,l'ordre est appel naturel toutes les fois que chaque vaisseau suit le matelot d'avant qui lui a t assign par l'ordre de bataille de l'amiral4 ,l'ordre est dit renvers toutes les fois que les matelots d'avant deviennent matelots d'arrire2 ce qui arrive lorsque les queues deviennent ttes par des changemens de position ou par inversion d'ordre4 ,la transposition des escadres dans une ligne de bataille ne change pas la dnomination de l'ordre1 qui sera appel naturel si dans chaque escadre les ttes mnent les queues2 et il sera renvers1 si au contraire dans chaque escadre1 les queues mnent les ttes1 quand mme les escadres seraient leur poste naturel1 c'est--dire la seconde escadre l'avant-garde1 la premire au corps de bataille1 et la troisime l'arrire-garde4 ,les ordres sont3 les ordres de marche et les ordres de bataille1 que l'on est convenu de distribuer de la manire suivante3 ,ordres de marche1 #a ,par colonnes et ligne de file1 c'est--dire sur trois ou deux colonnes1 ou sur une seule ligne2 #b ,sur une des lignes du plus prs2 #c ,sur la perpendiculaire du vent2 #d ,sur la perpendiculaire de la route ou ligne de front2 #e ,en chiquier4 ,les ordres ou ligne de bataille1 #a ,au plus prs du vent2 #b ,en ligne de file sur la perpendiculaire du vent4 ,l'ordre de marche sur trois colonnes runit le mieux les btimens sans les exposer aux abordages2 il facilite la prompte formation de la ligne de bataille aussi bien que la surveillance de l'amiral et la transmission des signaux4 ,cet ordre suppose que les trois escadres de l'arme se placent sur trois lignes gales et parallles1 dans les conditions ci-aprs3 #a ,les vaisseaux de la premire escadre qui est au centre1 et la tte de laquelle marchera l'amiral pour marquer la route1 seront exactement dans les eaux les uns des autres1 et la distance qui aura t prescrite2 #b ,les chefs de file des deux autres escadres ou colonnes tant placs par le travers du chef de file de la colonne du centre1 relveront le serre-file de cette colonne deux rhumbs de la route2 #c ,les serre-files des colonnes des ailes tant dans les eaux de leurs colonnes1 se tiendront par le travers du serre-file de la colonne du centre1 d'o ils doivent relever le chef de file de cette dernire deux rhumbs de la route4 ,on peut appliquer l'ordre de marche sur deux colonnes ce qui vient d'tre dit sur les trois colonnes1 les conditions de formation et d'volution tant1 par analogie1 les mmes pour ces deux ordres4 ,l'ordre de marche sur une ligne de file1 grand largue ou vent arrire1 s'appelle gnralement ordre ou ligne de convoi4 ,c'est la condition de la route vent arrire ou grand largue qui constitue la diffrence entre cet ordre et la ligne de bataille4 ,l'ordre de marche sur une des lignes du plus prs1 est celui dans lequel les vaisseaux courant largue ou vent arrire se relvent sur une des lignes du plus prs4 ,ainsi l'on distingue cet ordre en ordre de marche sur la ligne du plus prs tribord1 et ordre de marche sur la ligne du plus prs bbord1 selon que les vaisseaux se relvent sur l'une ou l'autre de ces deux lignes4 ,dans l'ordre de marche sur la perpendiculaire du vent1 les vaisseaux courant grand largue1 ou vent arrire1 se relvent sur la perpendiculaire du vent4 ,des vaisseaux faisant une route quelconque1 s'ils se relvent sur la perpendiculaire de cette route1 sont dits en ordre de marche sur cette perpendiculaire1 ou en ordre de front4 ,des vaisseaux qui tiennent l'amure d'une des lignes du plus prs1 et qui se relvent sur l'autre1 sont dits en chiquier sur cette ligne4 ,c'est le relvement et non pas l'amure qui donne le nom l'chiquier2 ainsi on dit chiquier sur la ligne du plus prs tribord1 pour exprimer la position des vaisseaux qui se relvent sous cette ligne et ont les amures bbord2 et chiquier sur la ligne du plus prs bbord1 si les vaisseaux se relvent sur cette ligne et courent les amures tribord4 ,des vaisseaux rangs en ligne de file au plus prs du vent1 ou sur la perpendiculaire du vent1 sont en ligne de bataille4 ,cette ligne peut tre forme tribord ou bbord amures1 ordre naturel ou ordre renvers4 ,mais on entend plus particulirement par ligne de bataille1 la ligne de file dont les vaisseaux courent au plus prs du vent4 ,s'il s'agit d'exprimer la ligne de bataille deux quarts largue1 on doit dire ligne de file sur la perpendiculaire du vent4 ,dans toute formation d'ordre1 le vaisseau amiral1 ou celui qui est au centre de l'arme1 est le rgulateur1 c'est--dire le point sur lequel se rgle le mouvement4 ,chaque vaisseau doit connatre son relvement et sa distance par rapport au rgulateur4 ,si l'arme est en ligne et que l'amiral fasse le signal de forcer ou d'augmenter de voiles1 c'est au chef de file excuter l'ordre le premier2 et s'il s'agit au contraire de diminuer de voiles1 le mouvement doit commencer par le serre-file4 ,il est tabli en tactique1 que tout mouvement tout la fois commence1 en ligne de file1 par le serre-file1 c'est--dire que1 lorsqu'une arme en bataille ou en ordre de convoi devra virer de bord1 arriver ou tenir le vent tout la fois1 aucun vaisseau ne virera1 n'arrivera1 ou ne tiendra le vent1 qu'aprs que son matelot d'arrire aura commenc le mouvement2 ce qu'on exprime en disant qu'il aura marqu sa manoeuvre4 ,s'il s'agit au contraire d'un mouvement successif1 c'est au chef de file commencer4 ,on dit tenir le vent1 arriver par un mouvement successif1 lorsque des vaisseaux viennent au vent ou arrivent l'un aprs l'autre1 en suivant le chef de file qui rgle la route2 s'il est question d'un virement de bord opr successivement1 l'usage le plus gnral est alors de virer par la contre-marche4 ,le principe gnral est qu'en ligne de bataille1 ou dans un ordre de marche quelconque1 le mouvement1 quel qu'il soit1 doit commencer par le vaisseau qui n'en voit pas d'autre du ct o l'on va mettre le cap4 ,la contre-marche est le mouvement d'une ligne dont les vaisseaux virent successivement de bord1 vent devant ou vent arrire1 pour prendre les eaux du chef de file4 ,ainsi l'on dit1 pour exprimer cette double volution1 virer de bord vent devant par la contre-marche2 virer de bord lof pour lof par la contre-marche4 ,,manoeuvre ,,de ,l',,artillerie4 ,,chapitre #a;er4 ,dfinitions et ,nomenclature4 ,les pices d'artillerie dont on se sert dans la marine sont les canons1 les caronades1 les pierriers et les espingoles4 ,ces deux dernires armes ne s'emploient gure que sur les hunes et les embarcations4 ,les canons et les caronades sont en fer coul2 les caronades ne sont autre chose que des canons courts1 lgers1 modifis en quelques parties accessoires1 installs diffremment1 et qui1 dans certains cas1 ont plusieurs avantages sur les canons4 ,elles se manoeuvrent plus facilement et avec moins de monde2 elles se chargent plus vite2 elles laissent plus d'espace libre dans les batteries1 et elles fatiguent moins les ponts4 ,de leur ct1 les canons ont leurs avantages particuliers4 ,ainsi1 ils portent plus loin dans les mmes circonstances2 distance gale1 ils percent les vaisseaux ennemis plus facilement que les caronades1 mais font moins d'clats lorsqu'on se bat de prs1 et sont par consquent moins dangereux4 ,ils sont plus longs1 par consquent d'un pointage plus sr et d'un danger moindre sous le rapport de l'incendie2 la rupture de la brague n'est ni aussi frquente ni aussi grave1 enfin leur recul adoucit davantage les secousses communiques la muraille des vaisseaux4 ,on dsigne les canons et les caronades par le nombre de livres que psent les boulets ou projectiles ronds qu'ils sont destins lancer2 le diamtre de ces boulets dtermine celui du creux du cylindre de la pice2 et ce poids1 ou indiffremment ce dernier diamtre1 est ce qu'on appelle le calibre de la bouche feu4 ,les canons en usage bord sont ceux des calibres de #cf1 #cj1 #bd1 #ah1 #ab et #h1 c'est--dire dont les boulets psent trs-peu prs ce mme nombre de livres2 les caronades ont les mmes calibres1 l'exception de celui de #h4 ,pour diminuer la confusion et les inconvniens d'avoir plusieurs calibres un mme bord1 on tend gnraliser celui de #cj4 ,pour chaque calibre de canons il y a deux sortes de pices1 savoir3 les longues et les courtes1 et celles-ci n'ont d'autre diffrence avec les premires1 que d'avoir moins de longueur et plus de lgret4 ,on trouve dans le tableau ci-dessous la longueur totale1 le poids de ces diverses pices1 et le diamtre de leurs boulets4 ,diamtre ,longueur ,longueur ,longueur ,poids du,poids dudu ,boulet du ,canon du ,canon de la ,canon ,canon rglemen- ,calibre4long4 court4 ,caronade4long4 court4 taire4 p4 p4 p4 p4 p4 p4 liv4 liv4 p4 lig4 #cf #aj #a #i #g-a_/b #e #g #g4agd #f4ahg #f #c #cj #i #h-c_/d #i #a-a_/b #e #f #f4bjj #e4cah #e #aj-e_/d #bd #i #e-a_/b #h #i #d #aj #e4abj #d4cba #e #e-a_/e #ah #h #aj-a_/b #h #c #d #e #d4bad #c4ejf #d #aa-a_/b #ab #h #c #g #f-c_/d #c #aj #b4iig #b4cih #d #d #h #h #g-e_/d #g #e-e_/d #b4chh #b4jfb #c #i-a_/b ,les caronades psent environ le tiers du canon long du mme calibre4 ,les canons et les caronades sont les bouches feu dont on munit les batteries et les gaillards des btimens de guerre2 la nomenclature et les explications suivantes complteront cette dfinition4 ,l'me 7fig4 #a47 a reoit la charge4 ,la bouche b entre de l'me4 99 ,les tourillons c sorte d'essieux qui maintiennent la pice sur son chariot ou afft4 99 ,les embases d paulement de tourillons4 ,la vole e commence la gorge qui est en avant des tourillons et finit la bouche4 7,on appelle l'avant de la pice le ct de la bouche1 et l'arrire le ct oppos47 ,la tranche f surface plane perce par la bouche1 et qui termine la vole en avant4 ,le bourrelet g renflement prs de la bouche4 99 ,la tulipe h partie creuse en arrire du bourrelet4 99 ,la plate-bande de vole i cordon la naissance de la tulipe4 ,la lumire et le champ de lumire j tronc et creux o se placent la capsule1 l'toupille1 ou la poudre d'amorce4 ,le support de la platine k ex-croissance prs de la lumire pour placer le ressort1 appel platine1 qui doit mettre le feu4 99 ,l'astragale de la lumire l cordon en avant de la lumire4 7,les canons courts n'en ont pas47 ,la plate-bande de culasse m renflement en arrire de la lumire4 ,la culasse n partie de la pice en arrire de la plate-bande de culasse4 ,le renfort o partie de la pice qui commence la gorge de la plate-bande la plus en arrire et qui finit la vole4 ,le cul-de-lampe p faon de la culasse de l'arrire4 ,le bouton q extrmit de la pice du ct de la culasse et en forme de boule4 ,le collier du bouton r partie trangle par laquelle le bouton tient la culasse4 ,l'anneau de brague s anneau qui tient la culasse et au bouton4 7,quelques canons n'en ayant pas encore1 la brague passe alors dans une cosse estrope au collet47 ,pour la ,caronade4 ,la caronade a les mmes parties que le canon1 moins celles marques d'un astrisque 79971 et il faut y ajouter les suivantes3 ,l'encampanement 7fig4 #b7 t entre vase de l'me pour appuyer le boulet en l'introduisant lors de la charge4 ,le trou de vis de pointage u perc dans le bouton de culasse4 ,le support tourillons v maintient la pice sur l'afft au moyen d'un boulon1 dit boulon-tourillon4 ,ces pices sont portes sur des espces de chariots nomms affts qui servent les manoeuvrer1 et dont suivent galement les parties en bois ou en fer dont ils se composent4 ,afft du ,canon4 7,parties en bois47 #b flasques 7fig4 #c7 a pices principales o sont les encastremens de tourillons4 ,le croissant b plac en travers des flasques en avant pour faciliter le pointage1 et compos de deux pices dont une charnire4 ,l'entretoise c joint et maintient les deux flasques dans le sens de la hauteur1 et sert d'appui au croissant4 #b essieux d supportent les flasques4 #d roues e sur lesquelles reposent les essieux4 ,la sole f est situe entre les flasques et joint les essieux entre eux4 ,afft de ,canon4 7,parties en fer47 ,le boulon d'assemblage et son crou g runissent les flasques et l'entretoise4 #b charnires du croissant h pour rendre une partie du croissant mobile4 #b clous rivet de tte de flasques i pour empcher les flasques de se fendre4 #b sus-bandes et clavettes j maintiennent les tourillons en dessus4 #b chevilles mentonnet avec crou et rosettes k retiennent les sus-bandes et fixent l'essieu d'en avant aux flasques4 #b chevilles tte ronde l contiennent le bois des flasques 7prs du premier adent74 #b chevilles tte carre m fixent l'essieu d'en arrire aux flasques4 #b pitons de manoeuvre n sur le dernier adent pour la manoeuvre de la pice et pour la mettre la serre1 ou l'assujettir de mauvais temps4 #b pitons de ct o contre les flasques pour amarrer la pice garans doubls4 #b anneaux de brague p pour servir de conduite la brague4 #d esses et leurs viroles q pour retenir les roues dans leurs essieux4 #b fourrures d'anspect r sous les flasques en arrire de l'essieu pour le garantir de l'action des leviers appels pince et anspect4 ,piton carr de manoeuvre pour le pointage l'aide de ,piton rond de manoeuvre l'anspect et de la pince4 ,piton de retraite contre l'essieu de derrire pour crocher le palan de retraite4 ,afft de la ,caronade4 7,parties en bois47 ,la semelle 7fig4 #d47 a reoit et supporte la caronade4 ,le chssis b porte la semelle qui se meut dans sa coulisse4 ,les supports de chssis c taquets qui supportent le chssis4 ,parties en fer de la ,semelle4 ,le boulon-tourillon d est pass dans le support pour servir de tourillon4 #b crapaudines e places en avant et reoivent le boulon-tourillon4 #d boulons d'assemblage f deux placs en avant1 et deux fixant les anneaux de la brague2 tous les quatre maintiennent la semelle4 #b boucles de brague avec plaque g aux deux tiers de la longueur2 elles servent passer la brague et diminuer l'effort qui fait basculer la pice lors du tir2 elles peuvent servir palanquer la semelle4 ,plaques de levier et de vis de pointage avec leurs rivets k places contre le derrire1 le dessus et le dessous de l'afft1 pour prvenir les dgradations des leviers et vis de pointage4 ,le pivot l traverse le chssis et facilite son mouvement de rotation4 ,parties en fer du ,chssis4 ,la cheville ouvrire1 sa plaque1 etc j pour mouvoir obliquement la tte du chssis1 tout en la maintenant contre le bord4 ,le piton de cheville ouvrire sa tte reoit la cheville ouvrire1 et sa tige traverse le bord2 il maintient le chssis au moyen de la cheville ouvrire4 ,le boulon d'assemblage pour maintenir le bois du chssis et le manoeuvrer4 #d boulons de support fixent le chssis sur le support4 ,le briquet avec rivets ,plaque de fer qui reoit le choc du pivot et de la rondelle1 et qui empche l'cartement des deux cts opposs4 ,la plaque du levier de pointage comme celle de la semelle4 7,dans les grandes obliquits on peut pointer par le chssis1 ce qui diminue l'obliquit de la semelle1 et par consquent l'effort qui en rsulte sur le chssis lors du tir47 ,les canons1 les caronades et leurs affts sont manoeuvrs ou retenus bord au moyen de divers cordages et palans1 dont l'ensemble constitue le grement de la pice4 ,outre ce grement1 chaque pice ncessite encore l'usage de divers ustensiles qui servent son service et son pointage1 et qui sont connus sous le nom d'armement4 ,grement du ,canon4 ,la brague fort cordage qui retient la pice aprs l'effet du recul4 #b palans de ct pour manoeuvrer le canon et le contenir au roulis4 ,le palan de retraite pour tenir le canon au recul aprs le tir1 le mettre hors de batterie et la serre4 ,la croupire pour accrocher le palan de retraite4 ,l'estrope de culasse pour accrocher le palan de retraite quand le canon est la serre4 ,le raban de vole pour assujettir la vole au fronteau de vole1 quand on met le canon la serre4 ,l'aiguillette pour brider la brague avec les palans de ct1 quand on met les canons la serre4 ,l'itague1 le palanquin et deux rabans pour ouvrir et tenir ferm le mantelet de sabord4 ,grement de la ,caronade4 ,la brague fort cordage qui maintient la pice contre le sabord et l'empche de reculer4 7,c'est ce qu'on appelle brague fixe2 l'installation de la brague du canon s'appelle brague courante47 ,armement du ,canon4 ,le coussin1 #b coins de mire sur la sole de l'afft pour lever le canon au pointage4 ,l'anspect ou levier sert au servant de gauche pour pointer4 ,la pince sert au servant de droite pour pointer4 ,le tire-bourre et la cuillre pour dcharger la pice4 ,la platine ou batterie ressort l'instar de celui du fusil pour mettre le feu la pice4 ,la bote capsules et les capsules la capsule est un petit tuyau fait d'une lgre feuille de cuivre1 contenant de la poudre fulminante pour mettre le feu la charge au moyen de platines piston ou percussion4 ,la corne d'amorce tui qui contient la poudre d'amorce pour les platines pierre1 ou pour les cas o l'on n'a plus de platines4 ,le dgorgeoir pour dgager la lumire et crever la gargousse4 ,l'pinglette pour diriger la poudre dans la lumire4 ,la bote toupille et les toupilles l'toupille est un tuyau de plume plein d'artifice1 destin mettre le feu la charge4 ,le doigtier forte peau que le chef de pice met son doigt pour pouvoir boucher la lumire quand la pice est trs-chaude4 ,le couvre-lumire et ses rabans pour couvrir la lumire quand la pice est au repos4 7,la lumire est en outre ferme par un bouchon d'toupe garni de suif1 nomm toupillon47 ,la tape pour fermer la bouche de la pice4 ,le gargoussier bote dans laquelle on apporte de la soute1 la gargousse ou le sac contenant la charge de poudre4 ,le boute-feu avec sa tresse pour mettre le feu la pice si on amorce avec de la poudre4 ,les valets pelotes en fil de carret pour assujettir le boulet dans la pice4 ,l'couvillon pour nettoyer l'intrieur de la pice quand elle a fait feu4 ,le refouloir pour enfoncer la charge4 7,pour les calibres de #ab et au-dessous1 l'couvillon et le refouloir1 la cuillre et le tire-bourre1 sont sur la mme hampe2 alors la tte de l'couvillon est tourne du ct de la culasse pendant le service de la pice47 ,la baille 7contenant de l'eau7 pour mouiller la poudre qui peut tomber sur le pont1 et pour rafrachir la pice au besoin4 ,le faubert pour le service de la baille ci-dessus4 ,armement de la ,caronade4 ,la vis de pointage pour lever et abaisser la pice au pointage4 7,des coins de mire sont allous pour suppler la vis au besoin47 ,le levier en fer tient la semelle par une goupille pour lui donner la direction convenable4 7,des anspects et des pinces sont alloues afin de suppler le levier au besoin47 ,le tire-bourre1 la cuillre1 etc4 comme pour l'armement du canon4 ,en outre des objets d'armement ci-dessus1 le dernier servant de droite pour les canons1 et le servant de gauche pour les caronades1 ont devant eux un petit tablier contenant des pierres feu de rechange 7si les platines sont pierres71 et du vieux linge pour nettoyer la platine3 une corne d'amorce garnie est alloue en cas de besoin pour chaque pice1 et elle est suspendue dans les batteries le long du bord1 entre les baux1 ou dispose la sainte-barbe4 ,enfin1 dans les grands btimens1 deux canonniers par batterie ont un grand sac contenant un vilebrequin1 quatre vrilles1 un tournevis1 quatre platines1 des capsules1 des toupilles s'il y a lieu1 de la ligne pour platine1 et du vieux linge pour obvier aux accidens4 ,sur les bricks et btimens au-dessous il n'y a qu'un grand sac4 ,,chapitre ,,ii4 ,des ,projectiles et de la ,charge4 ,on donne le nom de projectiles tous les corps lancs dans l'espace1 mais plus particulirement ceux qui le sont par l'explosion de la poudre4 ,dans la marine1 les projectiles sont les boulets ronds1 ou simplement les boulets2 les boulets rams1 les grappes de raisin ou la grosse mitraille1 et les botes ou paquets de mitraille2 ces derniers1 connus aussi sous le nom de petite mitraille1 ne s'emploient plus gure que dans les pierriers4 ,les boulets ronds sont en fer fondu1 et autant que possible sans asprits ou cavits2 leur destination principale est de percer la muraille des vaisseaux et d'abattre les mts4 ,le diamtre d'un boulet et en gnral de tout projectile1 est un peu plus petit que celui de la pice1 afin d'y pouvoir entrer librement2 la petite diffrence qui existe entre ces deux diamtres s'appelle le vent du boulet4 ,le vent ne doit pas dpasser certaines limites qui sont fixes pour chaque calibre2 il faut donc que chaque projectile ait le diamtre prescrit2 et l'on appelle calibrer1 l'opration par laquelle on s'en assure3 elle se fait au moyen de deux lunettes en mtal1 dont l'une a trois points de plus1 et l'autre six points de moins que le boulet rglementaire4 ,on rejette tout boulet qui ne passe pas en tous sens par la premire1 ou qui passe dans un sens quelconque dans la seconde4 ,le boulet de #cf a #b lignes #f points de vent1 ceux de #cj et de #bd #b lignes #c points1 et ensuite en diminuant de trois points par calibre2 le vent est d'une ligne #f points pour les boulets de toutes les caronades2 plus un boulet a de vent1 plus la poudre perd de son action1 et moins la pice a de porte et de justesse dans le tir4 ,les boulets rams sont deux lentilles de fonte runies par une tige en fer dont la longueur a deux diamtres du boulet2 leur forme s'oppose ce qu'ils portent aussi loin que les boulets ronds1 et ce qu'ils pntrent la muraille des gros vaisseaux2 mais ils peuvent produire de grands effets sur la mture et le grement de l'ennemi1 et quand le peu d'loignement du btiment ennemi1 ou la faiblesse de ses murailles1 permettent qu'ils entrent bord1 ils y occasionnent des clats considrables4 ,les grappes de raisin sont un assemblage de balles de fontes assujetties autour d'une tige de fer qui tient une plaque ronde de mme mtal2 celle-ci1 qui sert de base au projectile1 est du diamtre du boulet1 et ces balles sont retenues par une espce de coiffe en grosse toile peinte1 lie en plusieurs sens3 il en rsulte une grappe -peu-prs cylindrique1 dont le poids et la longueur sont rgls par un tarif4 ,la porte des grappes de raisin est environ les deux tiers de celle des boulets rams2 leurs balles ou biscaens rompent leur enveloppe au sortir de la pice2 elles divergent et elles sont trs-propres de prs 7 deux encblures par exemple7 couper des manoeuvres ou dtruire des hommes au sabord1 et sur les ponts quand on se bat sous le vent1 ou que ces hommes sont faiblement abrits4 ,les botes de mitraille se composent d'une bote cylindrique de fer-blanc dont la base a le diamtre du boulet et qui contient de petites balles2 la longueur de la bote est dtermine par un tarif4 ,la porte de cette mitraille est -peu-prs celle des grappes de raisin2 mais ces petites balles1 aprs leur chappement1 ont encore moins d'action que les biscaens2 elles ne peuvent tre efficaces que contre des embarcations ou contre des hommes entirement dcouvert4 ,la charge se compose d'une gargousse1 d'un ou de deux projectiles1 et d'un valet4 ,la gargousse est un sac du calibre de la pice1 et dans lequel est contenu la poudre destine faire l'explosion2 cette quantit de poudre est rgle ainsi qu'il suit3 pour prouver un canon1 la moiti du poids du boulet de mme calibre2 pour le combat1 le tiers dudit poids2 pour salut ou pour signaux1 le quart4 ,quand les pices doivent rester charges1 on met sur la gargousse un valet qui est attach cette gargousse1 pour pouvoir la retirer facilement1 s'il y a lieu4 ,la charge de la caronade pour le combat est de #a_/i du poids du boulet1 et pour salut le #a_/ab2 celle du pierrier est le #a_/e1 et celle de l'espingole le #a_/aj4 ,les gargousses aujourd'hui ne sont plus ordinairement prpares bord des btimens2 ceux-ci les reoivent du magasin1 conformment au rglement1 et la poudre qui est ainsi prpare et dlivre par les magasins1 s'appelle l'apprte4 ,lorsqu'une pice a tir plusieurs fois de suite1 elle s'chauffe1 la presque totalit de la poudre s'embrase1 et l'on en diminue alors par prcaution la quantit2 c'est ce qu'on appelle saigner la gargousse2 ainsi l'on conserve -peu-prs la mme porte qu'auparavant1 l'on prserve la pice du danger d'clater1 et les affts ainsi que les btimens sont moins fatigus4 ,on met dans les canons1 un1 deux ou trois projectiles4 ,ce dernier cas doit tre fort rare et peu rpt tout de suite1 car il y aurait danger que le canon n'clatt2 d'ailleurs la porte se trouvant par l trs-diminue1 on ne doit l'employer que de fort prs et sur un ordre suprieur4 ,il y a toujours inconvnient charger un canon avec deux projectiles de diffrente espce1 cause de l'ingalit des portes2 mais alors en se rglant sur la diffrence des vitesses de ces projectiles1 on introduit le boulet ram avant le boulet rond1 et de mme la bote de mitraille1 ou la grappe de raisin avant le boulet ram4 ,la brague des caronades devant tre trs-mnage1 on ne doit charger ces pices avec deux projectiles que rarement1 et pour ainsi dire jamais avec trois4 ,au surplus1 quand on traitera de l'exercice1 on indiquera plus particulirement quelle est exactement la manire de procder pour charger une pice4 ,remarques4 ,ceux qui ont crit sur la porte des charges plusieurs projectiles ne sont nullement d'accord sur leur rsultat et leur emploi4 ,nous allons rapporter quelques expriences4 ,dans les preuves excutes en ,france en #aghc1 deux boulets ronds de #cf lancs la fois par #ab livres de poudre1 sous un angle de projection de #ag1 ont port #a1bjj toises2 et dans les mmes circonstances la porte d'un boulet de mme calibre1 tir seul1 fut de #a1dej toises4 ,la porte de deux boulets ronds de #bd1 lancs par #h livres de poudre sous le mme angle de #ag1 a t de #a1jij toises1 et celle d'un seul boulet de #bd1 de #a1cfj toises4 ,les canons des autres calibres en usage dans la marine1 tirs alternativement aussi avec un et deux boulets1 ont offert des rsultats analogues1 et confirms d'ailleurs par des preuves de mme nature1 qui furent excutes en ,angleterre en #agic4 ,la divergence des boulets tirs ensemble parat trs-fonde lorsque le but est loign2 ainsi on ne doit pas les permettre au-del de #cjj toises4 ,mais de trs-prs1 et lorsqu'on tire sur des navires offrant par leur grement et leur voilure une grande surface1 il est assurment trs-avantageux de tirer deux boulets au lieu d'un1 surtout s'ils sont de gros calibre2 car non-seulement ils auront la force de traverser les murailles les plus paisses1 et ils feront deux trous au lieu d'un1 mais encore chacun d'eux enlvera plus d'clats4 ,en outre1 lorsqu'on est bout portant1 comme dans certains passages poupe1 ou dans l'instant d'un abordage1 il convient extrmement de charger tous les canons avec trois projectiles1 dirigeant ceux du petit calibre contre les bastingages1 et les autres contre la partie du navire ennemi dont l'lvation correspond la leur#c4 #c ,de ,montgry1 rgles de pointage4 ,des expriences faites ,brest prouvent que les balles de nos fusils de munition1 avec leur charge de poudre accoutume1 et tires de #bj #ej toises de distance1 possdent plus que la force ncessaire pour traverser les bastingages les plus pais qui se trouvent gnralement bord des btimens#d4 ,or trois boulets d'une livre lancs par #f onces de poudre1 tant anims chacun d'une plus grande quantit de mouvement que les balles susdites1 et pouvant s'enfoncer davantage dans un corps solide1 traverseront1 plus forte raison1 avec une extrme facilit toute espce de bastingage usit4 ,les boulets d'une livre sont au reste les plus petits qu'on emploie bord des navires franais2 ce sont ceux de pierriers4 ,donc aussi les boulets des autres bouches feu peuvent tre tirs avec succs trois la fois contre les bastingages1 et mme contre la muraille des gaillards1 qui a rarement plus de #h #aj pouces d'paisseur#d4 #d ,procs-verbal de ces expriences4 ,si la divergence des boulets ronds tirs ensemble est considrable1 elle l'est encore bien davantage si la charge se compose d'un boulet rond et d'un boulet ram4 ,voici ce que dit ce sujet ,m4 ,cornibert3 ,j'assurerai que pendant deux ans que j'ai t inspecteur de la fonderie de ,nevers1 il a t tir plus de deux mille coups de canon plusieurs boulets ronds et rams pour preuves ordinaires et extraordinaires des bouches feu fabriques dans cet tablissement4 ,les canons et caronades placs sur des traneaux et plateaux trs-solides1 reposant sur la terre1 quelquefois molle1 dans toute leur longueur1 taient points1 avec tout le soin possible1 contre une butte distante de #aej toises au plus du lieu de dpart des boulets1 et d'ailleurs assez large pour n'tre jamais manque dans le tir ordinaire4 ,malgr toutes les prcautions prises et la rgularit du pointage1 que quelquefois j'ai fait rectifier avec un cordeau1 la moiti et plus des boulets manquait la butte2 un boulet frappait au pied1 tandis que l'autre allait frapper plus loin1 en passant par-dessus4 ,ces irrgularits ne pouvaient certainement tre occasionnes que par le choc de projectiles l'un contre l'autre dans la pice en en sortant4 ,aux preuves outrance1 on s'est servi de boulets rams1 bien justes dans leurs dimensions1 fabriqus soigneusement et avec du bon fer aux forges de ,gurigny2 presque tous se sont casss sortant des pices2 rarement ils ont atteint la butte1 et des morceaux ont t trouvs trs-carts droite et gauche de la direction du tir4 ,au reste1 l'emploi du boulet ram doit tre peu frquent2 mis dans la pice avec un boulet rond1 comme il s'abaisse davantage que celui-ci1 distances gales1 il arrivera que si l'on veut endommager le grement1 le boulet rond passera par-dessus ou n'y fera que peu d'avaries en ne rencontrant que des manoeuvres leves2 que si au contraire le boulet rond rencontre les bas mts et les basses vergues1 le boulet ram rencontrera la coque qu'il est incapable de traverser4 ,la charge compose d'un boulet et d'un paquet de mitraille est sujette aux mmes inconvniens et ne doit tre employe que de trs-prs4 ,la charge double projectile avec boulets ronds ne doit pas tre employe au-del de #cjj toises2 et celles composes d'un boulet rond et d'une mitraille1 ou un boulet ram1 au-del d'une encblure4 ,ce n'est qu' trs-petites distances qu'on peut esprer de tirer un parti avantageux de doubles charges des caronades1 et on ne peut continuer long-temps s'en servir sans craindre la rupture presque certaine de la brague4 ,on ne doit jamais commencer le feu avec des caronades sans avoir pralablement pass la fausse brague4 ,,chapitre ,,iii4 ,emplacement des ,canons et de leurs projectiles1 bord4 ,c'est au sabord des btimens que les canons sont placs1 amarrs et manoeuvrs4 ,une dcision du #ah septembre #ahbh en a rgl le nombre par batterie1 ainsi qu'il suit3 ,,rang #are #b;e #c;e des ,,batterie4 ,,batterie4 ,,batterie4 ,,batimens4 ---------------------------------------- ------------- ,vaisseau de #cb canons #cd canons #cd caron4 #a;er rang4 de #cj longs4de #cj courts4 de #cj4 ,vaisseau de #cb canons #cd canons #b;e rang4 de #cj longs4de #cj courts4 ,vaisseau de #cj canons #cb canons #c;e rang4 de #cj longs4de #cj courts4 ,vaisseau de #bh canons #cj canons #d;e rang4 de #bj longs4de #cj courts4 ,frgate de #cj canons #a;er rang4 de #cj longs4 ,frgate de #bh canons #b;e rang4 de #bd longs4 ,frgate de #bh canons #c;e rang4 de #ah longs4 ,corvette #bj;c4 de #cj l4 gaillards4 #d;c4 de #ah l4 ,corvette sans id4 gaillards4 ,,rang ,total des,et plus pour dunettes1 des ,,gaillards4 bouches hunes ,,batimens4 feu4 et embarcations4 ---------------------------------------- ------------------------- #a caronade de #ah4 ,vaisseau de #af caronades de #cj4 #abj #a id4 de #ab4 #a;er rang4 #d canons #ah longs4 #d pierriers4 #h espingoles4 ,vaisseau de #cj caronades de #cj4 #ajj id4 #b;e rang4 #d canons #ah longs4 ,vaisseau de #bd caronades de #cj4 #ij id4 #c;e rang4 #d canons #ah longs4 ,vaisseau de #bj caronades de #cj4 #hb id4 #d;e rang4 #d canons #ah longs4 ,frgate de #bh caronades de #cj4 #fj id4 #a;er rang4 #b canons de #ah longs4 #b caronades de #ab4 ,frgate de #bb caronades de #bd4 #eb #d pierriers4 #b;e rang4 #b canons de #ah #h espingoles4 courts4 ,frgate de #af caronades de #cj4 #df id4 #c;e rang4 #b canons de #ah courts4 #a caronade de #ab4 ,corvette #h caronades de #cj4 #cb #d pierriers4 gaillards4 #f espingoles4 ,corvette sans #bd id4 gaillards4 ,chaque canon s'installe au sabord1 de manire que les flasques ou le croissant de l'afft touchent la muraille2 alors la vole sort au dehors de tout ce dont elle excde l'paisseur de la muraille4 ,tenu en cette position par les palans de ct1 dont les courans sont fixs par un simple tour au bouton de culasse1 le canon est dit tre au sabord ou en batterie1 et amarr garans simples4 ,c'est l'amarrage de beau temps1 mais il en est de plus solides pour d'autres circonstances dont nous parlerons plus loin4 ,l'ouverture du sabord permet de pointer ou de diriger l'axe du canon #ah ou #bj1 droite ou gauche de la ligne du travers4 ,sans coussin ni coin de mire1 cet axe peut s'lever d'environ #ad au-dessus de l'horizon1 et avec coussin et coin de mire s'abaisser d'-peu-prs #f #g4 ,quant aux caronades1 elles sont prsentes au sabord comme les canons2 mais1 ainsi que nous l'avons dit1 elles y sont en ce moment retenues bragues fixes2 mais dans les mauvais temps on y ajoute quelques aiguillettes4 ,leur pointage peut aller de #bh droite ou gauche de la ligne du travers2 leur axe peut s'lever au-dessus de l'horizon de #ac avec la vis et de #af sans la vis2 il peut s'abaisser au-dessous de #e avec la vis1 et de #ad avec le coin de mire4 ,il y a confusion et perte de temps tenir dans les soutes les objets ncessaires pour la manoeuvre et le service des pices2 il est aujourd'hui reconnu que les objets doivent tre en grande partie dans les batteries ou prs des canons3 prescrire cet gard des dispositions uniformes pour tous les temps et tous les btimens1 serait cependant d'une excution presque impossible2 mais le principe tant adopt1 il suffit d'indiquer celles que l'on croit bonnes1 ou qui sont le plus en usage4 ,chaque pice est numrote par batterie et en commenant par l'avant2 chaque objet principal l'est aussi comme la pice laquelle il appartient4 ,dans les batteries couvertes1 la bote capsules ou toupilles est place au milieu du dessus du sabord4 ,le gargoussier est maintenu gauche et prs du sabord4 ,la baille de combat 7et son faubert7 est accroche1 l'ouverture contre la muraille1 gauche de sa pice1 mi-distance des deux sabords4 ,l'couvillon et le refouloir sont longs de chaque ct du barrot plac au-dessus de la pice4 ,le fanal de combat est mis comme en un tui dans un seau incendie dont chaque pice est pourvue2 l'un et l'autre sont ainsi accrochs au pont suprieur contre la muraille1 dans l'intervalle de deux canons voisins2 quand ces fanaux servent1 on les suspend au pont1 dans l'intrieur1 par rapport l'alignement des affts en les faisant correspondre au milieu de l'espace qui existe entre deux pices4 ,dans toutes les batteries la pince est droite de l'afft et l'anspect gauche1 sur des supports en fer en dehors des flasques2 on peut aussi les engager sur les essieux entre les flasques et les roues1 ou mme les mettre sur l'entretoise4 ,le coussin et le coin de mire sont entre les flasques et sous la culasse4 ,les platines restent toujours adaptes aux pices2 elles sont garnies de leurs couvre-platines4 ,enfin les tire-bourre et cuillres sont disposs comme les couvillons et refouloirs2 mais il n'y en a qu'un de chaque espce pour une division de quatre pices4 ,une partie des projectiles et valets est dans la cale1 et l'autre sur le pont4 ,un certain nombre de boulets ronds sont gauche de chaque pice1 sur le pont1 et retenus par un cercle de gros cordage garni de pommes2 on peut y ajouter quelques crampes pour maintenir ce cercle sur le pont au roulis4 ,d'autres boulets ronds sont placs autour des hiloires1 panneaux1 ou en d'autres lieux pareils1 en tel nombre qu'il y ait toujours1 en tout1 un approvisionnement de vingt de ces projectiles par pice1 dans la batterie4 ,les boulets rams au nombre de cinq1 et les grappes de raisins au mme nombre1 dont chaque pice est pourvue dans la batterie1 sont accrochs rgulirement le long de la muraille1 quelques pouces au-dessus du pont4 ,s'il y a des caisses de botes de mitraille bord1 elles restent dans la cale1 et1 en cas de combat1 on monte une de ces caisses pour chaque pice4 ,les valets1 au nombre de huit douze par pice1 sont lis ensemble en forme de plateau rond que l'on place quelquefois dans la baille1 quelquefois contre le bord1 ou mme en forme de chapelet autour de la naissance de la vole4 ,les armes d'abordage destines aux chefs et servans peuvent encore tre pareillement disposes avec symtrie et got1 prs des pices ou aux environs4 ,remarques4 ,non-seulement les objets ncessaires au service des pices doivent tre autant que possible dans les batteries1 afin que les branle-bas de combat se fassent avec plus de promptitude2 mais il faut y dposer encore les objets de rechange dont on peut avoir besoin pendant le combat1 afin de ne pas tre oblig de distraire des servans pour aller les chercher la sainte-barbe pendant l'action4 ,les bragues de rechange pour canons peuvent1 dans les batteries1 se placer sur la face avant ou arrire des baux o on les retient par des bouts de tresse clous4 ,pour les caronades on doit en avoir de disposes dans la tuque d'arrire ou dans les coffres d'armes4 ,les affts de rechange ne doivent pas tre exposs aux boulets de l'ennemi1 comme cela arrive quelquefois1 mais placs de manire qu'on puisse les transporter avec la plus grande clrit lorsque le besoin s'en fait sentir4 ,les parcs boulets pratiqus contre le bord1 et autour des hiloires des panneaux1 ne suffisant pas pour contenir les #bj boulets que chaque pice doit avoir dans sa batterie1 on y supple par des parcs en corde2 mais comme il est difficile de les maintenir au roulis et que les crampes qui les fixent endommagent les ponts1 on pratique plus ordinairement deux parcs volans situs dans les batteries basses1 le premier entre le cabestan et le panneau de la cale au vin1 le second en arrire du panneau de l'avant4 ,dans les batteries hautes1 le premier entre le cabestan et le panneau de la cale au vin1 et le second sur l'arrire des cuisines4 ,pour les gaillards on peut placer une grande quantit de projectiles entre les drmes4 ,comme il est dsirable d'avoir un mme nombre de valets que de projectiles1 et que les sacs valets disposs contre le bord n'en contiennent pas une assez grande quantit1 on peut1 sans encombrement1 y suppler en se servant de valets en herseaux1 dont deux ou trois douzaines1 passs dans un bout de filin1 sont suspendus contre le bord4 ,l'appareil ncessaire pour changer un afft bris doit tre dispos dans l'entre-pont1 auprs du grand panneau2 ce panneau tant le seul qui reste ouvert pendant le combat pour le passage des blesss4 ,,chapitre ,,iv4 ,exercice du ,canon d'un bord et par temps4 ,l'exercice du canon est suppos prcd du commandement de branle-bas de combat4 ,a ce commandement1 les derniers servans de droite vont chercher les objets qui ne sont pas habituellement dans les batteries1 comme sacs1 tabliers1 platines de rechange1 etc4 ,les pourvoyeurs vont chercher 7et allumer si c'est l'exercice feu que l'on va faire7 le boute-feu destin tre mis dans la baille de combat1 ainsi que les cornes d'amorces qui doivent tre suspendues porte4 ,le chef de pice et les servans se rendent leurs canons4 ,le chef s'quipe de la bote capsules qu'il attache devant lui1 du doigtier destin pour le pouce gauche1 de l'pinglette et du dgorgeoir qu'il suspend sa ceinture2 le dernier servant de droite arrive avec son tablier1 et il prend place ainsi que le pourvoyeur4 ,enfin chacun se met son poste ainsi qu'il est prescrit par le rle de combat1 et suivant les dispositions et l'ordre tablis bord4 ,les deux derniers servans de gauche longent le palan de retraite2 le dernier l'accroche la boucle du pont en arrire de la pice1 et l'autre la croupire de l'afft4 ,les autres servans disposent pour l'exercice le canon1 qui est suppos charg et amarr garans simples4 ,le chargeur qui est le premier servant de droite1 place l'couvillon et le refouloir sur le pont1 la tte tourne du ct de la culasse2 les troisimes servans de droite et de gauche longent la pince et l'anspect dans le sens de la pice1 en dehors des roues et le gros bout tourn du ct de la muraille4 ,le premier servant de gauche met la baille de combat galement sur le pont1 ainsi que le seau incendie1 qui sont munis d'eau par les autres servans1 si l'ordre en est donn1 et ils disposent le fanal s'il y a lieu4 ,enfin le pourvoyeur se saisit du gargoussier4 ,le but qu'on se propose en faisant l'exercice est d'enseigner la manire de procder avec uniformit pour dmarrer1 pointer1 tirer1 recharger le canon pour le remettre en batterie2 et il ne sera question ici que des moyens mcaniques par lesquels on y parvient4 ,les rgles du pointage sont fondes sur des considrations trop leves pour trouver place dans cette section1 qui est principalement destine l'instruction des servans4 ,la description de l'exercice se divise par commandemens1 et chaque article contient #a le commandement1 #b l'explication par temps1 qui est donne par celui qui commande l'exercice et qui est suivie de l'excution1 laquelle ne commence qu'aprs le nouveau commandement d'action2 #c les observations qui indiquent ce qu'il peut tre ncessaire d'ajouter ou de modifier1 suivant les circonstances4 ,,tat des hommes ncessaires pour le service d'un canon4 ,,emplois4 ,calibre,calibre,calibre,calibre,calibre ,calibre de #cf4 de #cj4 de #bd4 de #ah4 de #ab4 de #h4 ---------------------------------------- ----------------- ,chef de pice #a #a #a #a #a #a ,servans #ab #aj #aj #h #h #d ,pourvoyeurs #a #a #a #a #a #a ---------------------------------------- -- ,,totaux #ad #ab #ab #aj #aj #f ,roulement4 ,le roulement indique qu'on va commencer l'exercice et qu'il faut observer le plus grand silence4 ,toute parole inutile est svrement interdite1 soit pendant l'exercice1 soit devant l'ennemi4 ,les chefs de pices font face au sabord2 les servans font face leurs pices1 et s'alignent sur les deux premiers servans2 tous se serrent bord1 de manire que les coudes s'affleurent1 la tte haute1 l'oeil dirig du ct du chef1 les pieds sur le mme alignement1 le corps d'aplomb1 les bras pendans1 les mains dans les rangs1 ouvertes et plat sur les cuisses4 ,a la fin du roulement1 chacun reste immobile4 ,a dfaut de tambour1 on y supple par le commandement de roulement1 et l'on termine le mouvement par celui-ci3 fin de roulement4 #a;er ,,commandement4 ,dtapez1 dmarrez vos canons6 ,un temps4 ,explication4 ,le premier servant de droite dtape le canon et place la tape contre le bord derrire lui4 ,le chef de pice1 aid des servans placs prs de lui1 dmarre le canon et l'assujettit contre le bord1 en passant au collet du bouton de culasse un tour de chaque garant qu'il fait tenir par les deuximes servans de droite et de gauche2 puis il te le couvre-lumire et le passe au troisime servant de droite1 qui le met prs du bord en arrire des servans4 ,action6 ,observations4 ,si le roulis ou l'inclinaison du btiment n'est pas assez considrable pour dranger l'afft lorsqu'il est au sabord1 il est inutile de le maintenir par les palans de ct2 alors les garans restent longs sur le pont1 hors de la direction des roues4 ,dans tous les cas1 les bouts sont cueillis par les avant-derniers servans de droite et de gauche1 en dehors des files de servans et par le travers de la culasse2 ils sont ainsi bien pars se filer d'eux-mmes au recul4 ,s'il y a du roulis1 ou si l'on est la bande sur l'autre bord1 le chef fait maintenir la pice jusqu'au commandement de feu2 mais auparavant il doit avoir l'attention de faire mettre1 en dessous1 le garant du ct o il prvoit que la culasse devra tre jete pour pointer4 #bme ,,commandement4 ,dgorgez1 amorcez6 ,un temps4 ,explication4 ,le chef de pice prend le dgorgeoir de la main droite2 il perce la gargousse1 et s'assure au mouvement du poignet et la longueur de la sonde1 que la gargousse est perce2 il arme#e la platine1 ouvre ensuite la bote capsules 7ou toupilles si la platine est pierre71 en prend une1 referme la bote1 et il introduit cette capsule dans la lumire en la pressant fortement avec le pouce4 #e ,on prescrit d'armer avant d'amorcer1 de crainte que le marteau en s'chappant ne fasse partir le coup4 ,par le mme motif1 il faut retirer la capsule1 dans le cas o il y aurait lieu dsarmer la platine4 ,action6 ,observations4 ,si l'on manque de capsules 7ou d'toupilles71 ou si la platine est dmonte et qu'elle ne puisse tre remplace1 le chef se fait donner la corne d'amorce par le servant le plus porte qu'il dsigne1 et il amorce la pice en introduisant de la poudre dans la lumire avec l'pinglette qu'il tient de la main gauche1 ayant soin de ne pas laisser engorger la lumire2 il remplit de poudre le champ de lumire1 et en prolonge une trane1 autant qu'il le peut1 du ct o on doit mettre le feu4 ,il s'assure ensuite que la corne d'amorce est bien ferme1 et il la prend deux mains pour craser la partie de la poudre qui doit tre allume par le boute-feu2 puis il te avec le plat de la main gauche le pulverin 7ou poussire de poudre7 qui peut s'tre attach la corne2 il la capelle par-dessus l'paule gauche1 il la place derrire lui1 le petit bout du ct gauche1 et il met le couvre-lumire qu'il se fait donner par le troisime servant de droite4 ,si la platine tait pierre1 il agirait de mme1 mais il ne devrait pas oublier de remplir le bassinet de poudre et de le refermer ensuite#f4 #f ,d'aprs les expriences faites sur les platines et moyennant celles de prcaution qui sont dans les batteries1 l'emploi du boute-feu doit tre fort rare4 #cme ,,commandement4 ,pointez6 ,trois temps4 ,explication4 ,premier temps4 ,le chef de pice se place droite du palan de retraite1 le pied gauche en avant et plat1 le genou pli1 la jambe droite allonge2 la main gauche sur la plate-bande de culasse1 et la main droite la poigne du coin de mire2 les troisimes servans1 aids par les quatrimes pour les gros calibres 7ceux de #bd et au-dessus71 prennent les pinces et anspects1 les placent sur les adents de l'afft1 et ils lvent ou abaissent la culasse au commandement du chef de pice1 jusqu' ce que le canon soit au point convenable1 c'est--dire que la ligne de mire soit1 autant que possible1 dirige sur le point o l'on doit viser lorsque le btiment est dans une position moyenne ses balancemens de roulis4 ,action6 ,deuxime temps4 ,les mmes servans embarrent aux flasques pour diriger la pice droite ou gauche2 le chef dcapelle les garans1 il en charge les derniers servans aids par ceux qui ne sont pas occups au pointage1 pour que tous contiennent la pice au sabord2 puis il prend de la main droite le cordon de la platine1 et il se porte vivement en arrire au-del du recul du canon4 ,il vise en s'inclinant et en mettant dans le mme alignement son oeil1 le point le plus lev de la culasse1 et le point le plus lev de la vole4 ,action6 ,troisime temps4 ,le chef fait le commandement postes6 auquel les servans1 chargs de pinces et anspects1 les retirent de dessous les flasques1 viennent reprendre leur alignement1 et les tiennent le bout pos sur le pont1 de manire que les roues de l'afft ne puissent passer dessus en cas de recul de la pice4 ,action6 ,observations4 ,lorsque celui qui commande l'exercice commande de pointer en belle1 le chef de pice fait endenter la pince et l'anspect entre les adents de l'afft et la culasse1 et il les fait ensuite embarrer sous l'afft jusqu' ce que la pice soit horizontale et perpendiculaire au seuillet du sabord4 ,pour le commandement d'en plein bois1 il faut1 par les mmes moyens1 que la pice soit pointe de telle sorte que le boulet frappe au milieu de la hauteur de ce qui parat de la coque de l'ennemi1 et le plus possible dans le voisinage du grand mt4 ,de mme1 pour pointer en arrire1 il faut porter la culasse en avant2 pour pointer en avant1 il faut porter la culasse en arrire2 dmter1 il faut diriger la ligne de mire de manire que le boulet frappe la mture1 particulirement celle de misaine1 mais pas plus haut que le trelingage4 ,a couler bas1 il faut diriger la ligne de mire de telle sorte que le boulet frappe la ligne de flottaison4 ,enfin s'il n'y a pas d'ordre1 les chefs de pices pointeront tous de manire frapper la position prsume de la roue1 ou en cas d'impossibilit1 vers le point qui en est le plus rapproch2 il peut en rsulter un feu concentr qui peut tre fort efficace4 ,si la bande est trop forte pour que le chef puisse pointer assez haut1 on a la ressource d'ter les roues de l'arrire1 mais ce ne peut tre sans que le chef de la batterie en ait t averti3 lui seul peut en donner l'ordre1 aprs avoir pris ceux du commandant du btiment1 qui pourrait prfrer de prendre une autre position4 #dme ,,commandement4 ,feu6 ,deux temps4 ,explication4 ,premier temps4 ,le chef de pice attend que les mouvemens du navire amnent la ligne de mire dans la direction du point o l'on doit viser2 et quand il le voit prs d'arriver1 il l'indique par un signal1 puis il fait feu en donnant un coup de poignet sec au cordon de la platine4 ,a ce signal du chef de pice1 les servans chargs des garans de palans1 les laissent tomber hors de la direction des roues2 ceux qui ont en main la pince et l'anspect1 les posent sur le pont2 tous les servans1 l'exception des premiers de droite et de gauche1 se portent vivement au palan de retraite pour l'embraquer au recul1 et mme le palanquer si le canon n'est pas assez rentr4 ,le premier servant de droite prend la pince par le gros bout pour caler les roues1 ds que l'afft n'est plus au sabord2 il doit aussi parer les palans et la brague avec le premier servant de gauche2 et le dernier servant de gauche fait une demi-clef sur le palan de retraite4 ,action6 ,deuxime temps4 ,les troisimes servans de droite et de gauche1 aids par les quatrimes pour les gros calibres1 prennent la pince et l'anspect1 embarrent sous la culasse qu'ils lvent pour que le chef place le coussin et le coin de mire1 de manire mettre la pice mme d'tre charge2 les autres servans rouent les garans des palans de retraite et de ct2 l'anspect est remis sa place1 la pince en travers des roues1 et chacun reprend son poste4 ,action6 ,observations4 ,si la capsule ne prend pas1 le chef la retire et en met une nouvelle4 ,si l'on se sert d'une toupille et que le coup ne parte pas1 il faut laisser teindre le feu de l'toupille avant de s'approcher de la pice pour la remplacer2 il en est de mme quand on a amorc avec de la poudre4 ,lorsque la lumire ne fume plus1 le chef de pice et le servant charg du vieux linge s'avancent vers la pice2 le premier pour dgorger1 amorcer s'il y a lieu1 et l'autre pour nettoyer la platine4 ,le chef rectifie toujours son pointage avant de remettre le feu sa pice1 et il agit ensuite comme il a t dit au #dme commandement4 ,s'il est tomb quelque parcelle d'toupille1 capsule allume1 ou poudre1 sur le pont1 il faut les mouiller avec le faubert4 ,quand1 par la position du vaisseau lors du tir1 on craint que la violence du recul n'aille jusqu' briser la poulie du palan de retraite1 il faut dcrocher ce palan et le parer de manire qu'on puisse le recrocher aussitt que le coup est parti4 ,lorsque les platines seront dmontes et qu'elles ne pourront pas tre remplaces1 on mettra le feu la pice l'aide du boute-feu4 ,alors le dernier servant de gauche saisit le pied du boute-feu de la main droite1 il en prend la tte de la main gauche1 il se place vis--vis de la lumire faisant face au sabord1 il se baisse pour souffler la mche1 bien au-dessous de la hauteur de la lumire2 il la porte ensuite quatre doigts de la plate-bande de culasse1 pour faire feu au commandement du chef2 ce qu'il excute en portant la mche l'amorce1 de manire que le boute-feu ne soit pas au-dessus de la lumire4 #eme ,,commandement4 ,bouchez la lumire2 couvillonnez6 ,deux temps4 ,explication4 ,premier temps4 ,le chef de pice prend le dgorgeoir de la main droite et l'enfonce dans la lumire pour voir si elle est dgage2 il la bouche bien ensuite avec le pouce de la main gauche1 jusqu' ce que la pice soit charge1 ne l'tant que pendant les momens o il se sert de son dgorgeoir2 le premier servant de droite se porte en mme temps la vole1 en passant par-dessus les palans et brague2 le deuxime servant lui remet l'couvillon1 qu'il enfonce dans la pice4 ,action6 ,deuxime temps4 ,le premier servant de droite tourne plusieurs fois l'couvillon dans le sens convenable pour faire prendre le tire-bourre1 et il le retire en le tournant du mme ct2 il le pose sur la vole de la pice1 et il le secoue trois ou quatre fois en dvirant pour faire tomber les culots de gargousses et la crasse4 ,le chef de pice passe le dgorgeoir dans la lumire pour s'assurer qu'elle est pare2 si elle ne l'est pas1 il fait couvillonner de nouveau jusqu' ce qu'elle soit dgage1 et il rebouche la lumire4 ,en mme temps1 le servant charg du tablier nettoie la platine1 puis il reprend son poste4 ,action6 ,observations4 ,si le chef de pice ne peut parvenir parer la lumire1 il en prvient l'officier ou le matre le plus porte1 qui la fait dgager par les canonniers porteurs des vrilles et vilebrequins4 ,il faut couvillonner avec beaucoup de soin pour dcrasser la pice et pour en retirer tout ce qui peut s'y trouver d'tranger2 il en rsulte encore l'avantage que la lumire ne se trouve pas obstrue1 et qu'aucun culot n'empche la gargousse de se rendre au fond de l'me4 ,il est bon de rafrachir une pice de temps en temps1 par exemple quand elle a tir huit ou dix coups4 ,c'est ce commandement qu'on le fait1 en aspergeant l'couvillon avec la main1 avant de l'introduire dans l'me1 et en frottant en mme temps la pice avec un faubert mouill4 #fme ,,commandement4 ,au refouloir6 ,un temps4 ,explication4 ,le premier servant remet l'couvillon au second2 il reoit de lui le refouloir1 dont il place le bouton sur la tte de l'afft1 et tient la hampe des deux mains4 ,si c'est du calibre de #ab et au-dessous1 il change l'couvillon en refouloir1 lequel se trouve sur la mme hampe4 ,action6 ,observation4 ,pour changer l'couvillon en refouloir1 et rciproquement1 il faut appuyer le milieu de la hampe sur la vole1 et diriger le ct de l'couvillon de manire passer en dessus4 #gme ,,commandement4 ,la gargousse dans le canon2 la poudre6 ,un temps4 ,explication4 ,le premier servant de gauche fait un demi gauche1 reoit du pourvoyeur la gargousse1 qu'il place dans le canon1 le culot le premier1 la couture en dessous2 le premier servant de droite l'enfonce jusqu'au fond du canon avec le refouloir4 ,il allonge le bras droit de toute sa longueur1 en tenant la main gauche sur la vole du canon et le corps un peu inclin en avant1 prt refouler4 ,ds que le pourvoyeur a remis la gargousse1 il va en chercher une autre1 ayant le gargoussier sous le bras gauche et la main droite sur son couvercle4 ,action6 ,observations4 ,quand les pices sont chauffes1 ou que les distances sont trs-rapproches1 il peut arriver que l'on donne l'ordre de saigner les gargousses2 mais cette besogne ne regarde nullement ni le chef de pice1 ni les servans1 ni le pourvoyeur1 qui doivent employer la gargousse telle qu'elle leur est donne4 ,cet ordre ne peut venir que du commandant du btiment1 et alors il s'excute1 soit dans la soute1 soit dans tout autre lieu dsign1 mais toujours par les soins de personnes galement dsignes1 et qui ne font pas partie de l'quipage des pices4 ,si le chargeur s'aperoit que la gargousse se soit creve en l'introduisant1 il doit mettre alors un valet aprs la gargousse pour ramasser la charge au fond de la pice4 ,le pourvoyeur doit viter1 en allant chercher la gargousse1 de mettre dans ses mouvemens une prcipitation qui pourrait le faire trbucher ou tomber4 ,quand il remet la gargousse au premier servant de gauche1 il ne tient le gargoussier ouvert que le moins de temps possible1 et l'abri1 s'il y a lieu1 du feu de la pice voisine2 en ce moment il doit visiter son gargoussier1 et s'il contient de la poudre chappe de la gargousse1 il la renverse sur la baille4 ,si la pice devait rester long-temps charge1 on mettrait en outre un valet entre la gargousse et le boulet4 ,sans cette prcaution1 si le boulet prenait du jeu1 il pourrait1 au roulis1 comprimer trop fortement la poudre de la gargousse4 #hme ,,commandement4 ,refoulez6 ,un temps4 ,explication4 ,le premier servant de droite refoule trois coups et abandonne la hampe du refouloir en effaant le corps4 ,le chef de pice passe le dgorgeoir dans la lumire pour s'assurer que la gargousse est rendue2 si elle ne l'est pas1 il fait refouler de nouveau2 si elle l'est1 il fait un signal de la main1 auquel le premier servant retire le refouloir1 et en place le bouton sur la tte de l'afft2 en mme temps1 le second servant de gauche se baisse vivement et prend un boulet qu'il remet au premier2 il prend ensuite un valet4 ,action6 ,observations4 ,il est trs-important que le chef de pice ne dbouche jamais la lumire sans s'tre positivement assur que le chargeur s'est effac1 et qu'il n'est plus devant la pice1 afin d'viter1 pendant ce temps1 que l'explosion possible de la charge n'enlve le chargeur4 ,lorsque la mer est assez grosse pour obliger de fermer les sabords de la premire batterie1 aussitt que le coup de canon est tir1 on doit mettre la vole hauteur du hublot1 afin de pouvoir y passer les hampes d'couvillon et de refouloir1 et charger par ce moyen4 ,si l'on est abord par un vaisseau1 de manire que les mouvemens des hampes de bois ne puissent avoir lieu1 il faut y substituer des couvillons et refouloirs hampes de corde1 lesquels sont runis pour tous les calibres4 ,on ne doit pas refouler plus de trois coups1 parce que la gargousse doit tre confectionne de manire se rendre assez facilement2 que la poudre trop refoule donnerait moins de porte au projectile1 et qu'on pourrait faire adhrer au fond de l'me le culot1 qui1 en y sjournant1 nuirait la charge suivante4 ,si la gargousse prouvait d'ailleurs quelque difficult entrer1 il faudrait1 soit la retirer avec le tire-bourre1 et la faire changer par le pourvoyeur dans le cas o elle serait dfectueuse1 soit couvillonner et nettoyer de nouveau le canon1 si l'obstacle provenait de son intrieur4 ,la hampe du refouloir doit avoir une marque qui indique quand la gargousse est rendue4 #ime ,,commandement4 ,le boulet et le valet dans le canon6 ,explication4 ,le premier servant de gauche met le boulet dans le canon1 et l'empche de tomber en plaant la main droite devant la bouche de la pice2 il reoit du second servant le valet1 qu'il prend de la main gauche et qu'il place sur le boulet4 ,le premier servant de droite enfonce aussitt le valet sur le boulet avec le refouloir2 il s'assure qu'il est rendu par la longueur de la hampe1 et il en rend compte au chef1 par ces mots3 rendu1 chef6 ,il allonge le bras droit de toute sa longueur1 il tient la main gauche sur la vole et le corps inclin en avant prt refouler2 le premier et second servant de gauche reprennent leur poste4 ,action6 ,observations4 ,on ne met qu'un projectile dans le canon1 moins que le commandant n'en ordonne autrement2 il donne l'ordre en mme temps de saigner la gargousse ou d'employer celles qui sont prpares l'avance et qui ne contiennent de poudre que le quart du poids du boulet4 ,les chefs de la batterie font bien connatre alors quel est l'ordre dans lequel les projectiles seront placs4 ,le valet ne se met qu'aprs le dernier de ces projectiles4 ,le premier servant de droite est spcialement charg de veiller ce que le boulet qui doit tre introduit par le premier servant de gauche1 ne tombe pas la mer2 ce n'est qu'autant qu'il en est sr qu'il doit lui-mme introduire le valet4 ,si le boulet ne peut pas entrer dans la pice1 il doit tre remplac et mis de ct pour tre nettoy par la suite2 s'il s'arrte dans l'intrieur avant d'tre rendu1 on ne doit pas le forcer1 mais le retirer1 ce qui s'effectue en levant la culasse et lui donnant quelques secousses contre le seuillet du sabord1 ou au moyen de la cuiller4 ,on enlve ensuite avec l'couvillon les culots ou dbris qui s'opposent son introduction4 ,si le valet prouve trop de difficult entrer dans la pice1 on le remplace aussitt1 et le premier est donn aux autres servans pour qu'ils l'amoindrissent en le roulant sous les pieds1 ou en le battant avec l'anspect en le roulant de nouveau pour l'arrondir4 ,les marques des hampes doivent tre susceptibles d'tre reconnues la nuit comme le jour4 #ajme ,,commandement4 ,refoulez6 ,un temps4 ,explication4 ,le premier servant de droite refoule deux coups2 il retire le refouloir et le passe au second1 qui le pose sur le pont2 le premier et second servant de droite reprennent leur poste4 ,action6 #aame ,,commandement4 ,en batterie6 ,deux temps4 ,explication4 ,premier temps4 ,le premier servant de droite dcale les roues et pose la pince sa premire place2 puis avec le premier servant de gauche ils soutiennent les bragues1 pour empcher qu'elles ne s'engagent pendant le mouvement4 ,le dernier servant de gauche dfait la demi-clef du palan de retraite et tient le garant pour filer mesure que la pice ira en batterie4 ,tous les autres servans se rangent sur les palans de ct4 ,action6 ,deuxime temps4 ,le chef de pice commande palanquez6 ,tous les servans agissent ensemble pour mette la pice en batterie droit au milieu du sabord1 et aussitt qu'elle y est1 le chef a soin de l'assujettir1 en passant un tour de chaque garant au collet du bouton4 ,les garans sont tenus par les deuximes servans de chaque ct4 ,action6 ,nota4 ,si l'on continue l'exercice1 on reprendra au #bme commandement4 ,si on ne le continue pas1 on le termine par le #abme commandement1 dans lequel on suppose que l'amarrage est simple4 ,s'il devait tre d'un autre genre1 il faudrait l'noncer et le faire excuter4 ,observations4 ,le dernier servant de gauche doit particulirement veiller le roulis1 afin de contretenir1 quand il y a lieu1 pour empcher la pice d'aller heurter le bord trop vivement1 ce qui serait susceptible de dranger la charge4 ,dans un combat vergue vergue1 pour acclrer le tir dans le fort d'une action dcisive1 ou lorsque les servans sont fatigus ou rduits en nombre1 on est quelquefois oblig de tirer la pice sans la mettre en batterie2 c'est ce qu'on appelle longueur de brague4 ,il faut alors saupoudrer un faubert mouill1 ou tout autre corps pareil1 de sable ou de cendre1 et le faire servir caler les roues de derrire pour soulager la brague dans l'effort qu'elle aura supporter1 et l'on y contribue encore en raidissant les palans de cts4 ,d'ailleurs le palan de retraite sera bien raidi1 et mme1 au besoin1 renforc par son garant1 que l'on fera passer plusieurs fois dans l'estrope de culasse1 ainsi que dans la boucle du palan de retraite2 la pince sera mise en travers des roues de l'avant pour contribuer avec ce palan empcher la pice de se rendre au sabord4 ,il est alors plus essentiel que jamais de veiller aux accidens du feu4 #abme ,,commandement4 ,tapez1 amarrez vos canons6 ,deux temps4 ,explication4 ,premier temps4 ,le troisime servant de droite remet le couvre-lumire au chef de pice1 qui l'amarre sur la culasse1 et qui ensuite dcapelle les palans et les fait tenir par les derniers servans2 il fixe entre les flasques et les garans le mou de la brague qui est soutenue par le deuxime servant2 il fait raidir les palans par tous les servans2 il les arrte par un tour mort au collet du bouton1 et en passant le double de chaque garant entre ce garant et la plate-bande de culasse1 en dessus et en dessous4 ,action6 ,deuxime temps4 ,le premier servant de droite met la tape au canon1 les autres servans rouent les palans1 les amarrent le long des flasques1 et mettent les attirails ncessaires la manoeuvre1 aux places o ils taient auparavant4 ,le dernier servant de gauche dcroche le palan de retraite et le place sur le canon4 ,les objets apports des soutes1 et qui ne sont pas susceptibles de rester dans les batteries1 sont rapports par les canonniers dsigns pour ce service et par le pourvoyeur4 ,action6 ,observations4 ,si dans un combat il s'agissait d'amarrer les pices momentanment pendant qu'on irait servir celles de l'autre bord1 on les assujettirait1 soit en batterie avec les palans de ct1 soit au recul avec la pince mise en avant des roues et avec le palan de retraite amarr4 ,quand le roulis exige un amarrage plus solide1 on laisse deux ou trois servans pour excuter celui qui est prescrit1 et ces servans retournent prendre poste de l'autre bord ds qu'il est fini4 ,roulement6 ,chacun prend son poste comme au commencement de l'exercice1 et nul ne le quitte que lorsqu'on bat la breloque4 ,,exercice ,,de ,,la ,,caronade ,d',,un ,,bord ,,et ,,par ,,temps4 ,le commandement de branle-bas de combat s'excute comme il a t dit pour le canon1 si ce n'est que les caronades tant en ce moment brague fixe1 il n'y a point lieu longer le palan de retraite4 ,la caronade est galement suppose charge1 et amarre seulement par sa brague4 ,pour une caronade d'un calibre quelconque1 il ne faut que quatre hommes3 un chef de pice1 un servant de droite chargeur1 un servant de gauche fournisseur1 et un pourvoyeur4 ,le chef se rend sa pice et s'quipe1 ainsi qu'on l'a expliqu en parlant du canon2 il visite les amarrages de brague1 et il met le levier de pointage en place4 ,les deux servans vont chercher et disposent sur le pont1 prs de la muraille1 les coins de mire1 la pince et l'anspect 7ces deux derniers allous par deux caronades74 ,ils disposent ensuite la baille de combat1 le seau incendie et le fanal1 comme on l'a vu prcdemment4 ,le fournisseur porte le tablier garni1 et le pourvoyeur se saisit du gargoussier4 ,celui-ci se place gauche de la pice faisant face au sabord et affleurant le fournisseur avec le coude4 ,roulement6 ,comme pour le canon4 #a;er ,,commandement4 ,dtapez vos caronades2 dmarrez le couvre-lumire6 ,un temps4 ,explication4 ,le chargeur te la tape de la caronade et la place contre le bord derrire lui4 ,le chef de pice dmarre le couvre-lumire1 et il le place prs du bord1 en arrire du servant de droite4 ,action6 #bme ,,commandement4 ,dgorgez2 amorcez6 ,un temps4 ,explication4 7,comme au #bme commandement pour le canon47 ,observations4 7,comme au #bme commandement pour le canon47 #cme ,,commandement4 ,pointez6 ,deux temps4 ,explication4 ,premier temps4 ,le chef de pice se place droite du levier de pointage1 le pied gauche en avant et plat1 le genou pli1 la jambe droite allonge1 la main gauche sur la plate-bande de culasse1 et la main droite la poigne du levier de pointage1 de manire lever ou baisser la culasse1 jusqu' ce que la caronade soit au point convenable1 c'est--dire que la ligne de mire soit1 autant que possible1 dirige sur le point o l'on doit virer1 lorsque le btiment est dans une position moyenne ses balancemens de roulis4 ,action6 ,deuxime temps4 ,le chef de pice prend de la main droite le cordon de la platine1 et il se porte vivement en arrire au-del du bout du levier de pointage2 en mme temps les servans s'en approchent pour diriger la caronade d'aprs le signal du chef1 qui s'incline et vise1 en mettant dans le mme alignement son oeil1 le point le plus lev de la culasse et le point le plus lev de la vole4 ,quand le pointage est fini1 il fait le commandement postes6 auquel les servans reprennent leur premire position4 ,action6 ,observations4 ,lorsque celui qui commande l'exercice ordonne de pointer en belle1 le chef de pice fait mouvoir le levier et la vis1 de manire ce que la pice arrive tre droite au sabord4 ,pour le commandement d'en plein bois 7comme aux #bme et #cme paragraphes des observations au #cme commandement pour le canon47 ,si la bande est trop forte pour que le chef puisse pointer sur l'ennemi1 il a la ressource du coin de mire pour abaisser le pointage2 et s'il veut l'lever1 il dmonte la vis4 #dme ,,commandement4 ,feu6 ,un temps4 ,explication4 ,le chef de pice attend1 etc4 7,comme au #a;er paragraphe de l'explication du #d;e commandement pour le canon47 ,observations4 7,comme aux #a;er1 #bme et #dme paragraphes des observations du #dme commandement pour le canon47 #eme ,,commandement4 ,bouchez la lumire1 couvillonnez6 ,deux temps4 ,explication4 ,premier temps4 ,le chef de pice prend le dgorgeoir de la main droite1 et l'enfonce dans la lumire pour voir si elle est dgage2 il la bouche ensuite avec le pouce de la main gauche1 jusqu' ce que la pice soit charge1 ne l'tant que pendant les momens o il se sert du dgorgeoir4 ,le servant de droite se porte vivement la vole de la caronade1 passe le corps et la jambe en dehors du seuillet du sabord1 et pose le pied droit sur le taquet qui est dispos cet effet2 son pied gauche est appuy en dedans4 ,action6 ,deuxime temps4 ,le servant de gauche prend l'couvillon1 et il le donne au servant de droite3 celui-ci tourne plusieurs fois l'couvillon1 etc4 7,comme aux #bme et #cme paragraphes des explications1 et comme aux observations du #eme commandement pour le canon47 #fme ,,commandement4 ,la gargousse dans la caronade2 au refouloir2 la poudre6 ,un temps4 ,explication4 ,le servant de droite remet l'couvillon au servant de gauche1 qui le pose contre le bord et se tourne ensuite vivement du ct du pourvoyeur pour en recevoir la gargousse2 il la donne au chargeur qui la place dans la pice1 le culot le premier1 la couture en dessous2 le servant de gauche remet l'couvillon en place1 prend le refouloir1 le passe celui de droite qui s'en sert pour enfoncer la charge jusqu'au fond de la caronade2 il allonge le bras droit de toute sa longueur1 ayant la main gauche sur la vole et le corps un peu inclin en avant1 prt refouler4 ,ds que le pourvoyeur a remis la gargousse1 il va en chercher un autre1 ayant le gargoussier sous le bras gauche1 et la main droite sur le couvercle4 ,action6 ,observations4 7,comme au #gme commandement pour le canon47 #gme ,,commandement4 ,refoulez6 ,un temps4 ,explication4 ,le servant de droite refoule trois coups et abandonne la hampe du refouloir en effaant le corps4 ,le chef de pice passe le dgorgeoir dans la lumire pour s'assurer que la gargousse est rendue2 si elle ne l'est pas1 il fait refouler de nouveau2 si elle l'est1 il fait un signal de la main auquel le servant retire le refouloir et le passe au servant de gauche1 qui le pose et prend vivement un boulet4 ,action6 ,observations4 ,il est trs-important1 etc4 7,comme au #a;er paragraphe des observations du #hme commandement pour le canon47 ,on ne doit pas refouler plus de trois coups1 etc4 7,comme au #dme paragraphe des observations du #hme commandement pour le canon47 #hme ,,commandement4 ,le boulet et le valet dans la caronade6 ,un temps4 ,explication4 ,le servant de gauche pose le boulet sur la caronade et le conduit avec les mains jusqu' ce que le servant de droite puisse le prendre2 alors celui-ci l'introduit dans la caronade et place sa main droite devant la bouche de la pice pour empcher le boulet de tomber4 ,le servant de gauche prend aussi un valet et le refouloir2 il remet d'abord le valet celui de droite qui le prend de la main gauche et le place sur le boulet2 puis il lui donne le refouloir qu'il prend de la main droite1 et avec lequel il enfonce la charge4 ,il s'assure qu'elle est rendue par la longueur de la hampe2 il en rend compte par ces mots3 rendu1 chef6 et il allonge le bras droit de toute sa longueur1 la main gauche sur la vole et le corps inclin en avant4 ,action6 ,observations4 ,on ne met qu'un projectile dans la caronade surtout1 moins que le commandant1 etc4 7,comme au #a;er paragraphe des observations du #ime commandement pour le canon47 ,le chargeur doit avoir soin que le boulet ne tombe pas la mer1 et le valet ne doit tre plac qu'autant qu'il est sr que le boulet est dans la pice2 ce dont au surplus il s'apercevra toujours1 aprs qu'il aura enfonc la charge1 par la marque qui est sur la hampe4 ,si on dcouvrait alors que le boulet n'est pas dans la pice1 il faudrait ter le valet avec le tire-bourre pour mettre un autre boulet4 ,si le boulet n'entre pas dans la pice1 etc4 7,comme au #cme paragraphe des observations du #ime commandement pour le canon47 #ime ,,commandement4 ,refoulez6 ,un temps4 ,explication4 ,le servant de droite refoule deux coups2 il retire le refouloir et le passe au servant de gauche qui le remet sa place4 ,action6 ,nota4 ,si on continue l'exercice1 on reprend au #bme commandement4 ,si on ne continue pas1 on le termine par le commandement qui suit3 #ajme ,,commandement4 ,tapez vos caronades1 amarrez le couvre-lumire6 ,un temps4 ,explication4 ,le servant de droite remet la tape la caronade4 ,le chef de pice va prendre le couvre-lumire et l'amarre2 puis il te le levier de pointage qu'il fait remettre1 ainsi que les autres attirails1 o ils taient avant la manoeuvre4 ,les objets apports des soutes et qui ne sont pas susceptibles de rester dans les batteries1 sont reports par les servans et par les pourvoyeurs4 ,action6 ,roulement4 ,chacun reprend son poste comme au commandement de l'exercice1 et nul ne le quitte que lorsqu'on bat la breloque4 ,,exercice ,,du ,,canon ,,obusier4 ,roulement4 ,comme pour le canon4 #a;er ,,commandement4 ,dtapez1 dmarrez vos canons6 7,un temps47 ,comme pour le canon4 #bme ,,commandement4 ,dgorgez1 amorcez6 7,un temps47 ,comme pour le canon4 #cme ,,commandement4 ,pointez6 7,trois temps47 ,comme pour le canon4 #dme ,,commandement4 ,feu6 7,deux temps47 #a;er temps4 ,comme pour le canon jusqu' ces mots1 si le canon n'est pas assez rentr4 ,le chef de pice dans ce cas facilite le mouvement de rentre en prenant son levier-directeur1 dont il engage le bec dans le cran de la tige mobile1 pour lever le derrire de l'afft4 ,les premiers servans de droite et de gauche rests leur poste parent les palans et bragues4 ,le chef de pice remet le levier-directeur sa place1 et le #b;e servant de gauche fait une demi-clef au palan de retraite4 #b;e temps4 ,comme pour le canon4 #eme ,,commandement4 ,bouchez la lumire1 couvillonnez6 7,deux temps47 #a;er temps4 ,comme pour le canon4 ,aprs ces mots1 qu'il enfonce dans la pice1 ajoutez3 l'aide du premier servant de gauche qui se porte galement la vole de l'obusier par un mouvement semblable celui de droite4 #b;e temps4 ,les deux servans tournent plusieurs fois l'couvillon au fond de la chambre et de l'me dans le sens ncessaire pour faire prendre le tire-bourre1 et ils le retirent en le tournant du mme ct4 7,le reste comme pour le canon47 #fme ,,commandement4 ,au refouloir6 7,un temps47 ,comme pour le canon4 #gme ,,commandement4 ,la gargousse dans le canon2 la poudre2 l'obus6 7,un temps47 ,le premier servant de gauche fait un demi gauche et reoit du pourvoyeur la gargousse qu'il place dans le canon1 le culot le premier1 la couture en dessous2 puis il aide le premier servant de droite l'enfoncer avec le refouloir jusqu'au fond de la chambre4 ,tous les deux prennent la position de refouler4 ,ds que le pourvoyeur a remis la gargousse1 il va en chercher une autre1 ayant le gargoussier sous le bras gauche et la main droite sur son couvercle4 ,le deuxime servant de gauche prend la bote vide et se dirige avec le troisime servant du mme ct1 vers l'coutille destine au passage des projectiles chargs4 ,le deuxime servant affale la bote par l'coutille au moyen d'un cartahu croc2 puis tous les deux hissent dans la batterie1 par le mme moyen1 la bote renfermant l'obus2 lovent le cartahu sur la bote2 ils la saisissent ensuite par les anses1 le deuxime de la main droite1 et le troisime de la main gauche1 et la transportent sur l'avant de l'afft1 sous la vole de l'obusier1 en passant par derrire la file des servans de gauche4 ,aprs l'avoir pose sur le pont1 tous les deux reprennent leur poste4 ,action6 #hme ,,commandement4 ,refoulez6 7,un temps47 ,les premiers servans de droite et de gauche refoulent trois coups bien gaux et abandonnent la hampe du refouloir en effaant le corps4 ,le chef de pice passe le dgorgeoir dans la lumire pour s'assurer que la gargousse est rendue au fond de la chambre4 ,si elle ne l'est pas1 il fait refouler de nouveau2 si elle l'est1 il fait un signal de la main1 auquel le premier servant retire le refouloir qu'il passe au deuxime qui le pose sur le pont1 et duquel il reoit le gros refouloir qu'il pose sur le seuillet de sabord1 la tte sur le pont1 appuyant contre le devant du flasque droit4 ,action6 #ime ,,commandement4 ,l'obus et le valet dans le canon6 7,un temps47 ,les premiers servans de droite et de gauche enlvent l'obus de la bote et l'lvent la hauteur de la bouche de la pice4 ,le deuxime servant de gauche retire aussitt la bote1 laquelle il remet le couvercle t prcdemment1 et la place contre le bord derrire lui4 ,le premier servant de gauche introduit l'obus dans le canon aprs l'avoir pralablement dcoiff1 il le maintient dans cette position avec la main gauche1 ayant la main droite appuye contre la masse de mire4 ,le premier servant de droite prend le refouloir1 et aid du premier servant de gauche qui abandonne l'obus1 il l'enfonce au fond de l'me et retire le refouloir4 ,le premier servant de gauche reoit du deuxime1 du mme ct1 un valet qu'il place dans la pice1 et les deux premiers servans l'enfoncent sur l'obus avec le refouloir4 ,le premier servant de droite s'assure que l'obus et le valet sont rendus au fond de la pice par la longueur de la hampe1 et en rend compte au chef4 ,ces deux servans prennent la position pour refouler4 #ajme ,,commandement4 ,refoulez6 7,un temps47 ,comme pour le canon4 #aame ,,commandement4 ,en batterie6 7,deux temps47 #a;er temps4 ,le chef de pice prend le levier-directeur1 et le tenant des deux mains par l'extrmit1 il engage le bec sous la tige mobile4 7,comme pour le canon47 #b;e temps4 ,le chef de pice plac paralllement l'afft1 faisant effort sur le trou du levier-directeur1 soulve le derrire de l'afft et commande palanquez6 alors tous les servans agissent ensemble pour mettre la pice en batterie droite au milieu du sabord2 le chef facilite ce mouvement en continuant de peser sur son levier et poussant en avant jusqu' ce que la pice soit en batterie4 ,alors il dbarre1 remet le levier-directeur sa place1 et 7comme pour le canon47 #abme ,,commandement4 ,tapez1 amarrez vos canons6 7,deux temps47 ,comme pour le canon4 ,nota4 ,l'armement de ces bouches feu est le mme que pour le canon de #cf1 plus un levier-directeur et un petit refouloir tte conique pour la gargousse4 ,mais le levier-directeur n'est utile que lorsque l'afft est priv de roues de derrire2 dans le cas contraire1 tout ce qui a rapport dans l'exercice au levier-directeur1 doit tre supprim4 ,,exercice ,,des ,,deux ,,bords1 ,,et ,a ,,volont4 ,l'exercice des deux bords n'apporte aucune modification la manire dont une pice doit tre pointe1 tire et charge4 ,mais comme alors ce sont les canonniers d'un seul bord qui se partagent pour faire le service des deux bords1 il a fallu adopter un ordre de rpartition qu'il importe de faire connatre4 ,cet exercice se divise en quatre parties4 ,i4--,armement des pices et changement de bord4 ,,trois ,,commandemens4 #a;er4--,armez les deux bords6 ,explication4 ,les chefs des pices paires si l'on est tribord1 et ceux des pices impaires si l'on est bbord1 disposent sur le boulon de culasse les botes capsules1 le doigtier1 le dgorgeoir1 l'pinglette et le tablier du servant4 ,action6 ,observation4 ,le numrotage des pices commence par l'avant1 et si le nombre des pices d'une batterie est impair1 l'quipage des deux dernires pices de l'arrire les manoeuvre ensemble comme s'il s'agissait de deux pices voisines4 #b;e4--,par le flanc gauche et par le flanc droit2 gauche1 droite6 ,explication4 ,les servans de droite font gauche1 ceux de gauche font droite1 et les chefs de pice demi-tour droite6 tous se tiennent prts se porter la pice correspondante de l'autre bord4 ,action6 ,observation4 ,dans un combat1 c'est le chef de pice qui fait le commandement de par le flanc gauche6 etc4 #c;e4--,marche6 ,explication4 ,les chefs de pices qui ont fait demi-tour se rendent avec leurs servans aux pices correspondantes de l'autre bord1 et dtachent1 chemin faisant1 la pice voisine droite1 les trois premiers servans de droite1 savoir3 le premier pour chef de pice2 le deuxime pour chargeur1 et le troisime pour fournisseur4 ,a cet effet1 les servans de droite marquent le pas jusqu' ce que le dernier homme de la file de gauche l'ait dpass1 et tous se rendent leur poste en se formant1 les servans de gauche sur la droite1 et ceux de droite sur la gauche1 par file en bataille4 ,les chefs de pices qui n'ont pas quitt leurs pices1 s'quipent du tablier et envoient celle qui est voisine droite1 devenue vacante1 les trois premiers servans de droite2 le premier pour chef de pice1 le deuxime pour chargeur1 et le troisime pour fournisseur4 ,les chargeurs envoys pour chefs de pices1 sont nomms chefs provisoires1 et les autres1 chefs titulaires4 ,a chaque pice des deux bords o se trouve le chef titulaire1 le premier servant de gauche devient chargeur1 et le second fournisseur4 ,chaque chef1 son arrive la nouvelle pice qu'il va servir1 s'arme de la bote capsules1 du doigtier1 du dgorgeoir et de l'pinglette qui doivent s'y trouver2 les couvillons et les refouloirs sont passs la gauche des pices dans toutes les batteries2 le chef de pice dmarre le couvre-lumire et fait dtaper la pice4 ,action6 ,observation4 ,pendant un combat1 c'est le chef qui fait le commandement de marche6 ,le tablier est suppos avoir t apport au commandement de branle-bas4 ,,ii4--,manoeuvre de la pice de chaque chef titulaire jusqu' ce qu'elle ait fait feu1 et passage des servans mobiles la pice de chaque chef provisoire4--,quatre commandemens4 #a;er4--,en batterie2 dgorgez2 amorcez6 ,explication4 ,aprs avoir mis les pices en batterie1 si elles n'y sont pas1 les chefs titulaires seulement dgorgent et amorcent4 ,action6 #b;e4--,pointez6 ,explication4 ,les chefs titulaires seulement passent par tous les temps du pointage4 ,action6 #c;e4--,feu6 ,explication4 ,les chefs de pices attendent le moment favorable et ils excutent le feu4 ,aids par leurs servans1 ils mettent les pices hors de batterie1 et le premier servant de gauche fait la demi-clef au palan de retraite4 ,la pince est mise en travers des roues par le premier servant de droite4 ,action6 ,observation4 ,s'il y a lieu de se servir du boute-feu1 c'est le dernier servant de gauche qui s'en saisit4 #d;e4--,servans mobiles1 changez6 ,explication4 ,les chefs de pices qui viennent de tirer ne conservent que le premier servant de droite et de gauche2 tous les autres1 nomms servans mobiles1 se portent la pice voisine droite1 o ils occupent les mmes postes qu' celle du chef titulaire4 ,action6 ,,iii4--,manire de charger la pice pendant que celle du chef provisoire est mise en batterie et fait feu1 et rciproquement4--,cinq commandemens4 ,observation4 ,chacun des cinq commandemens en comprend deux ou plusieurs1 qui s'adressent tantt aux chefs titulaires1 tantt aux chefs provisoires2 comme ils ne pourraient tre donns la voix sans confusion1 on en marque l'excution par un coup de baguette4 ,chefs titulaires4 ,chefs provisoires4 #a;er coup de baguette4--,bouchez #a;er coup de baguette4--,en la lumire1 couvillonnez au batterie2 dgorgez1 amorcez6 refouloir6 7,le dernier servant de gauche dfait la demi-clef du palan de retraite47 #b;e ,la gargousse dans le canon2 #b;e ,pointez6 refoulez1 la poudre6 ,observation4 ,le pourvoyeur va chercher la poudre et la porte la pice qui va tirer2 il continue alternativement ce service pour les deux pices de l'approvisionnement desquelles il est charg4 #c;e ,le boulet et le valet dans #c;e ,au boute-feu6 le canon6 7,s'il y a lieu47 #d;e ,refoulez6 #d;e ,feu6 ,observation4 ,comme dornavant on se servira trs-rarement du boute-feu1 le chef provisoire fera alors feu au troisime coup de baguette2 et au quatrime1 il fera mettre sa pice hors de batterie2 les deux commandemens des troisime et quatrime coups de baguette1 pris simultanment1 devant1 dans tous les cas1 commencer et finir -peu-prs en mme temps4 #e;e4--,servans mobiles1 changez6 ,l'exercice continuant1 les chefs provisoires excutent chaque coup de baguette les commandemens indiqus pour les titulaires1 et rciproquement4 ,ensuite ils alternent encore4 ,au roulement1 le feu cesse1 mais on continue de charger les pices qui ne le sont pas4 ,un chef ne doit jamais quitter sa pice qu'elle ne soit charge1 mise en batterie et amarre si c'est une pice des batteries hautes1 ou rentre et fixe par la pince place en avant des roues1 si c'est une pice de la batterie basse4 ,,iv4--,dsarmement d'un des deux bords4--,trois commandemens4 #a;er4--,canonniers1 tous tribord2 ou canonniers1 tous bbord6 ,explication4 ,les couvillons et les refouloirs sont replacs droite des pices1 et les couvre-lumires leurs places2 les chefs provisoires du bord qui restent arms1 ainsi que les chefs titulaires et provisoires du bord qui doivent tre dsarms1 laissent leur quipement sur le bouton de culasse4 ,action6 #b;e4--,par le flanc gauche et par le flanc droit2 gauche1 droite6 ,les servans font droite et gauche1 et les chefs de pices demi-tour droite4 ,si l'on a fait le commandement d'armer bbord1 ce sont les chefs titulaires des pices impaires1 qui sont tous tribord dans ce moment1 qui excutent ce mouvement4 ,action6 #c;e4--,marche6 ,explication4 ,les chefs de pices se rendent avec leurs servans aux pices correspondantes du bord oppos2 les servans de droite marquent le pas jusqu' ce que ceux de gauche soient passs2 alors ils se rendent tous leurs postes1 en se formant sur la droite et sur la gauche par file en bataille4 ,les chefs de pices qui ont chang de bord se munissent de la bote capsules1 et les servans chargs du tablier le reprennent4 ,action6 ,si la batterie est arme de caronades ou de pices de #h et au-dessous1 leur quipage n'est pas assez nombreux pour se diviser2 on suit alors les mmes principes pour leur destination de chaque bord1 mais on ne peut y servir que la moiti des pices4 ,dans ce cas1 lorsqu'il devient utile de rapprocher le feu de l'avant ou de l'arrire1 on ordonne chaque quipage de se serrer du ct o on veut le faire1 de manire ne laisser aucun intervalle4 ,si parmi les matelots de la manoeuvre il s'en trouve de disponibles1 comme tous doivent connatre l'exercice du canon1 le commandant peut alors les envoyer servir les pices qui sont sans quipage2 on y met pour chef le chargeur titulaire de ladite pice1 qui est remplac la pice qu'il quitte par le fournisseur1 et celui-ci par un des matelots provenant de la manoeuvre4 ,outre ces passages d'une partie des hommes d'un bord pour armer tout l'autre bord1 ou seulement une portion1 il est encore un cas qui peut se prsenter3 c'est celui o se battant d'un seul bord1 il y a lieu cesser entirement le feu de ce mme bord et se porter de l'autre1 pour se battre sur cet autre bord4 ,alors on commande3 ,armez l'autre bord6 ,explication4 ,les pices de la premire batterie1 charges ou non1 sont assujetties la longueur du recul1 afin de pouvoir fermer les sabords1 si c'est ordonn4 ,pour celles qui sont charges1 chaque chef passe aussitt avec son quipage la pice du bord oppos2 et pour les autres1 il y laisse son chargeur et le second et troisime servans de droite pour la charger2 cet effet1 le chef de pice commande gauche et droite1 lui-mme fait demi-tour2 il prononce le mot marche6 et il va avec les servans prendre pareil poste la pice oppose4 ,les servans qu'il a laisss1 s'il y avait lieu recharger1 viennent le joindre ds qu'ils ont fini4 ,dans les batteries hautes1 les pices sont amarres au moyen de leurs palans de ct4 ,action6 ,exercice volont6 ,explication4 ,chaque chef de pice fait alors en particulier ses servans les commandemens des divers temps2 il doit leur en faire observer toutes les circonstances et ne jamais sacrifier l'exactitude la vivacit des mouvemens4 ,action6 ,observations4 ,le feu volont est ordinairement celui d'un combat1 et les canonniers doivent y tre exercs4 ,il est pourtant d'autres feux qui peuvent tre dsigns par les dnominations suivantes3 ,feu de file ou de salut4 ,c'est celui o l'on commande toutes les pices de faire feu successivement1 suivant un ordre et intervalles indiqus4 ,on peut employer ce feu contre un btiment plus faible que l'on chasse1 ou mesure qu'on dcouvre un navire dans une manoeuvre2 il a l'avantage de vous laisser libre de former et de favoriser le pointage4 ,feu de section4 ,c'est celui o l'on commande un certain nombre de pices de faire feu simultanment1 suivant un ordre prescrit et un intervalle indiqu4 ,on peut employer ce feu quand on veut se mnager un certain nombre de coups toujours prts tre envoys4 ,feu de division4 ,c'est le feu de section lorsque chaque section est compose de la moiti des pices conscutives d'un mme bord d'une batterie4 ,on peut employer ce feu quand la fume empche de bien juger la position de l'ennemi1 et qu'on veut se rserver des pices prtes pour l'instant o il paratra4 ,feu de batterie4 ,c'est celui que chaque batterie doit faire alternativement2 les gaillards peuvent alors1 suivant les ordres reus1 tirer volont ou leur tour4 ,feu par bordes4 ,c'est celui o l'on fait des dcharges gnrales de toute son artillerie2 on l'emploie quand1 pendant une manoeuvre1 on vient dcouvrir son ennemi1 et qu'on veut profiter de ce moment pour l'craser4 ,il y a cependant des inconvniens dans chacune de ces manires de faire feu1 tandis que le feu volont est celui qui en a le moins et qui runit le plus d'avantages4 ,il reste faire observer que les voles sont en gnral plus meurtrires ou plus efficaces1 #a quand elles sont tires en enfilade1 c'est--dire dans le sens de la longueur du btiment ennemi1 surtout de l'arrire l'avant2 #b en charpe1 c'est--dire obliquement sur sa batterie2 les boulets peuvent alors faire des clats considrables4 ,remarques4 ,outre les devoirs imposs aux chefs de pices et servans1 au commandement de branle-bas de combat1 il en est d'autres qui ont rapport au service de l'artillerie4 ,le commandement de branle-bas de combat fait1 ou la gnrale battue1 pendant que les chefs et servans se rendent leurs pices pour les prparer faire feu1 les soutes poudre sont ouvertes1 et les hommes affects ce service s'y rendent4 ,les rondiers des batteries dmontent les chandeliers des panneaux1 enlvent les chelles qu'ils font passer dans l'entre-pont pour viter les clats1 la communication s'tablissant pendant le combat par les chelles de cordes toujours en place4 ,les hommes pour le passage des poudres dans les batteries1 mettent en place les panneaux de combat#g1 les manches pour les gargoussiers vides et les reposoirs pour les gargoussiers pleins#h4 #g ,les panneaux de combat sont des panneaux pleins1 garnis de deux coutillons pour faire passer1 l'un la manche des gargoussiers vides1 et le second les gargoussiers pleins4 #h ,les reposoirs sont des supports en cuivre adapts au-dessous de l'coutillon dont nous venons de parler1 sur lesquels on dpose le gargoussier plein1 pour que le pourvoyeur puisse l'y prendre4 ,les feux sont teints1 les pompes incendie garnies et armes4 ,l'emploi des capsules rend inutile le mouvement du chef de pice pour percer la gargousse1 il doit s'assurer seulement si la lumire est dgage4 ,les gargousses dlivres ordinairement bord des navires de l'tat sont en papier1 en serge1 en parchemin1 ou en papier-parchemin4 ,depuis quelque temps cependant les gargousses en serge paraissent abandonnes1 et on ne donne plus que des gargousses en papier pour le salut et l'exercice1 et en papier-parchemin pour le combat4 ,les gargousses en papier-parchemin ont l'avantage de ne pas conserver long-temps le feu1 mais elles forment de trs-forts culots qui restent dans la pice aprs l'explosion1 et il faut couvillonner avec le plus grand soin1 pour que ces culots ne s'amoncellent pas au fond de l'me et n'empchent pas la gargousse de s'y rendre4 ,l'apprt ne se faisant plus bord depuis l'adoption des caisses poudre1 on ne se trouve plus dans la ncessit de saigner la gargousse4 ,on donne pour chaque calibre1 un cinquime de gargousse au tiers et quatre cinquimes de gargousse au quart2 de sorte que lorsque le chef de la batterie trouve les pices chauffes1 il prend les ordres du commandant du btiment1 pour qu'il soit prescrit dans les soutes d'approvisionner avec des gargousses au quart4 ,les valets dont on se sert ordinairement sont cylindriques pour les canons1 et ovodes pour les caronades2 on commence cependant les remplacer par des herseaux1 qui1 d'aprs les expriences faites ,toulon en #ahcd1 ont donn les rsultats semblables1 sinon prfrables aux valets cylindriques4 ,ces derniers ont le grand inconvnient de pouvoir former un coin autour du boulet1 ce qui ncessitant une plus grande force pour le chasser de l'me1 peut tre prjudiciable la pice4 ,non-seulement lorsqu'on est vergue vergue1 mais dans plusieurs autres circonstances1 il peut tre trs-utile de tirer longueur de brague4 ,il rsulte de plusieurs expriences faites en #ahcf ,toulon1 que non-seulement il ne faut pas raidir les palans de ct1 comme le dit l'instruction1 mais qu'il faut les dcrocher si on ne veut que les poulies soient brises aux premiers coups tirs4 ,aprs avoir cal les roues de derrire avec des fauberts mouills et sabls1 on dcroche les palans de ct et on runit1 sans les forcer1 par une aiguillette1 les deux portions de la brague en avant de l'afft4 ,a bord des btimens arms de caronades1 en dsignant d'avance un homme par pice pour remplir les fonctions de chargeur1 on peut servir toutes les pices lorsqu'on se bat des deux bords4 ,dans ce cas1 les chefs titulaires dtachent la pice voisine1 droite1 leur chargeur pour chef de pice1 et prennent pour chargeur leur fournisseur4 ,les chefs provisoires ont pour chargeur un homme de la manoeuvre dsign d'avance1 et le pourvoyeur de la pice du chef titulaire approvisionne galement celle du chef provisoire4 ,,chapitre ,v4 ,noeuds1 ,amarrages et divers ,travaux de ,garniture appliqus au ,canonnage4 ,c'est bord et dans les ateliers de garniture que l'instruction sur ces objets1 tous de pure pratique1 peut tre le plus facilement donne et le plus promptement acquise2 on ne saurait donc entrer ici cet gard dans de grands dtails1 et l'on se contentera de fixer l'attention sur les points suivans1 qui sont distribus par ordre alphabtique pour faciliter les recherches4 ,aiguilletage1 aiguillette4 ,l'aiguilletage est un amarrage qui sert runir deux cordages ou deux branches du mme cordage2 il s'excute le plus souvent avec un petit filin flexible qu'on nomme aiguillette1 qu'on fait passer en tours multiplis dans les anneaux1 bagues ou oeillets dont ces cordages peuvent tre pourvus4 ,on se sert d'aiguillettes pour les amarrages des canons et des caronades1 pour embarquer et dbarquer les canons1 pour saisir les chandeliers de pierrier et d'espingole2 pour fixer le bout des bragues des pices1 qu'au besoin on passe aux sabords de chasse ou de retraite1 et pour raidir l'appareil des batteries quand les pices sont au grelin par un mauvais temps4 ,brague4 ,fort cordage fait de fil de premire qualit1 commis avec le plus grand soin et lgrement goudronn1 et qui sert borner le recul des bouches feu4 ,la brague est longe et tendue de force avec des palans1 ou mme au cabestan1 avant d'tre mise en usage1 pour qu'elle soit moins expose ensuite prendre du mou4 ,sa longueur pour les canons de calibre de #cf1 de #ab et intermdiaires1 varie de #aj-a_/b mt4 #g-c_/d mt41 et sa grosseur de #bj #af centimtres4 ,la brague est fixe par ses deux bouts dans les boucles de la muraille du btiment par un amarrage avec trive1 c'est--dire avec changement de direction du cordage principal1 aprs qu'il a t repli sur lui-mme4 ,bridure4 ,amarrage qui sert rapprocher deux ou plusieurs cordages dj tendus1 ou les tours d'un mme cordage1 et les trangler en un point1 afin qu'ils souquent davantage4 ,il s'excute soit avec un cordage particulier1 soit avec le bout mme du cordage brid4 ,brin4 ,un cordage est de premier brin quand il ne contient que les filamens les plus longs et les plus propres qui restent dans les mains du peigneur4 ,tous les cordages de l'artillerie sont du premier brin4 ,civire4 ,moyen cordage qui sert comme une suspente et qu'on nomme herse2 c'est une sorte d'lingue4 7,voyez ce mot47 ,coiffe d'couvillon4 ,sac de toile pour envelopper et prserver la tte de l'couvillon2 il se fait avec un morceau de toile pli en deux1 cousu sur le ct et adapt ensuite un fond circulaire2 on le termine par une coulisse au bord1 pour y faire passer un lusin goudronn qui sert serrer la coulisse sur la hampe2 la coiffe est ensuite peinte sur la face extrieure4 ,croupire4 ,bout de cordage fix au corps de l'essieu de l'arrire et formant une boucle pour accrocher le palan de retraite2 il y a souvent un piton dans cette partie qui rend la croupire inutile4 ,elingue4 ,cordage dont on entoure un fardeau pour le soulever4 ,les deux bouts en sont runis par une pissure4 ,on s'en sert pour embarquer et dbarquer les canons4 ,longueur pour les calibres de #cf1 de #ab et intermdiaires1 de #g mtres #a_/g #f mtres #a_/b2 grosseur1 de #bj #af centimtres4 ,epissure4 ,runions de deux bouts de cordages ents1 en quelque sorte1 par l'entrelacement rciproque de leurs torons2 l'excdant des torons est coup au ras du cordage1 et la jonction a lieu solidement sans noeuds ni bourrelets4 ,estrope4 ,cordage fourr1 dont on entoure une poulie en le faisant passer dans les rainures pratiques sur sa caisse2 les deux bouts de cordage sont joints par une pissure4 ,on y ajoute souvent une cosse pour pouvoir accrocher la poulie2 on applique alors cette cosse dans un pli de l'estrope sur la tte de la poulie1 et l'on approche les deux branches de l'estrope par un amarrage plat1 entre la poulie et la cosse1 qui empche l'estrope de se dgager de ses goujures4 ,estrope de culasse4 ,cordage employ dans l'amarrage la serre4 ,les deux bouts en sont runis par une pissure4 ,on y fixe une cosse en fer1 de sorte que l'estrope est divise en deux parties ingales4 ,de semblables estropes1 mais plus longues1 sont employes pour l'embarquement et le dbarquement de l'artillerie1 savoir3 deux pour la culasse1 et un pour la vole2 celle-ci est plus courte que les autres4 ,faubert4 ,faisceau de fil de carret li par une de ses extrmits1 et emmanch d'un petit bton2 les fils en se dtordant par le bout forment une toupe qui fait ponge4 ,fourrer un cordage4 ,c'est recouvrir un cordage en bitord2 on l'tend horizontalement la hauteur de ceinture1 on prend une pelote de bitord dont le bout se fixe sur le cordage1 on applique sur celui-ci le maillet fourrer1 on les saisit par deux ou trois tours de bitord tant sur le maillet que sur le manche2 en faisant tourner le maillet1 le bitord se range en tours serrs et en spirale sur le cordage1 qui est ainsi l'abri du frottement des corps trangers4 ,on fourre aussi en basane1 en toile goudronne4 ,les anneaux de brague des caronades et la partie des bragues qui y portent1 sont fourrs4 ,garant4 ,cordage d'un palan4 ,l'une de ses extrmits se frappe sur le cul de la poulie simple2 l'autre passe sur un des rouets de la double1 de dessous en dessus2 on le ramne sur le rouet de la simple1 de dessus en dessous1 et de l sur le second rouet de la double1 de dessous en dessus4 ,c'est sur cette extrmit1 appele courant1 que l'on agit4 ,dans les palans de ct1 le courant doit se trouver dessus4 ,pour les canons de #cf1 de #ab et intermdiaires1 la longueur des garans des palans de retraite et de ct 7qui sont les mmes7 varie de #ca mtres #bd1 et leur grosseur de #i #g centimtres4 ,garcette4 ,tresse plate en bitord4 ,la poigne du coussin est une tresse semblable4 ,garnir une brague4 ,c'est entourer la partie expose au frottement d'une toile goudronne1 maintenue par des tours serrs d'un cordage fin4 ,on peut se servir encore d'un morceau de basane cousu1 suivant la longueur de la brague4 ,hampe de corde4 ,bout de filin de retour1 fourr1 de mme longueur que la hampe de bois2 il a #h centimtres pour les calibres de #cf1 #cj et #bd2 et #g-a_/b pour les calibres au-dessous4 ,itague4 ,cordage tenant un palan1 et ordinairement en double pour en augmenter l'effet4 ,on s'en sert quand on change un canon d'afft1 ou qu'on l'amne sur le pont4 ,un bout est garni d'une cosse1 l'autre est en queue de rat4 ,pour les canons des calibres de #cf1 #cj1 #bd et #ah1 la longueur de l'itague varie de #f mtres #a_/d #e mtres #b_/c1 et la grosseur de #ab #aj centimtres4 ,on se sert aussi d'un itague pour fermer les mantelets des sabords2 il porte son milieu1 et en dedans du bord1 une cosse o passe le croc de la poulie double du palanquin2 les deux bouts de l'itague traversent la muraille et vont s'amarrer sur le mantelet4 ,ligne d'amarrage4 ,menu cordage goudronn1 servant faire certains amarrages1 comme ceux des bouts de brague1 ceux qui servent rapprocher les cts des lingues ou des estropes1 etc4 ,lusin4 ,petit cordage compos de deux fils de carret2 il y a du lusin blanc et du lusin goudronn4 ,il est employ serrer les coiffes d'couvillon1 et pour la confection des grappes de raisin4 ,machine dmonter les canons4 ,elle se compose de deux estropes 7garnies chacune de deux poulies simples71 de deux civires 7garnies de deux poulies simples71 de quatre itagues1 et de quatre palans 7ceux de la pice et de la voisine74 ,on a propos d'autres machines1 mais les parties de celle-ci sont les plus faciles se procurer4 ,mche4 ,corde lessive servant1 au besoin1 mettre le feu une pice4 ,la mche est fabrique avec des toupes de lin2 elle doit tre ferme1 sans trop de duret1 bien pntre de lessive salptre1 mais sche1 sans moisissure1 et sans tre cornue sa surface4 ,merlin4 ,petit cordage de trois fils de carret commis ensemble au moyen de la roue du sige de commettage4 ,celui qui s'emploie pour l'artillerie est compos de fils goudronns2 une pice de #fj brasses pse environ #a livre #a_/b4 ,noeuds4 ,les noeuds diffrent suivant leur destination2 c'est pour le marin une tude longue et importante1 qui ne peut se graver dans l'esprit que par la pratique4 ,on doit se borner dire ici1 en gnral1 que les noeuds et amarrages sont disposs de manire que les frottemens des tours les uns contre les autres rendent l'enlacement solide1 tout en permettant1 au besoin1 de pouvoir dfaire le noeud4 ,palans de ct et de retraite4 ,ils sont composs d'une poulie simple1 d'une poulie double et d'un garant 7voyez ce mot74 ,les poulies sont estropes et garnies chacune d'un croc4 ,il y en a pour d'autres objets1 pour embarquer et dbarquer les pices1 pour descendre les barils poudre dans les soutes1 etc42 mais ils sont tablis de la mme manire1 peu prs4 ,palanquin4 ,petit palan croch dans la boucle de l'itague de mantelet par sa partie double2 la poulie simple a une cosse fixe un piton sur le pont suprieur1 et vis--vis le milieu du sabord4 ,quarantainier4 ,cordage compos de trois torons commis ensemble2 il y en a de #f #i fils1 et de #ab #ae fils2 celui qu'on emploie pour l'artillerie est goudronn4 ,queue de rat4 ,espce de pointe que l'on fait l'extrmit des cordages pour faciliter leur introduction dans une poulie4 ,on l'excute en liant le cordage au point o l'on veut commencer la queue de rat2 on dfait les torons jusqu' la ligature2 et renversant les fils extrieurs sur le cordage1 on en amincit les intrieurs l'aide d'un couteau1 de manire que leur volume aille toujours en diminuant2 on reprend alors les fils extrieurs1 et on les rabat alternativement par pairs et par impairs1 ayant soin1 chaque fois1 de les lier fortement4 ,une ligature termine cette espce de tissu4 ,raban de sabord4 ,bout de quarantainier de #d #e mtres de longueur1 et de #e #g centimtres de grosseur1 employ pour fermer solidement les mantelets4 ,il y en a deux par sabord4 ,raban de retenue des caronades4 ,aiguillette de #bj #bd mtres de longueur1 et de #e #g centimtres de grosseur1 employe pour fortifier l'amarrage des caronades par un mauvais temps4 ,raban de vole4 ,cordage de #aa #ae mtres de longueur1 et de #f #h centimtres de grosseur1 employ dans l'amarrage du canon la serre1 pour assujettir la vole contre la partie suprieure du sabord2 ce cordage porte une ganse l'une de ses extrmits4 ,on en donne un par sabord de batterie basse4 ,surliure4 ,amarrage fait sur les bouts d'un cordage pour empcher les torons de se sparer2 la surliure s'excute avec du fil voile1 ou de la petite ligne qui sert faire plusieurs tours bien serrs1 et dont on engage les bouts sous les tours4 ,valet4 ,bouchon de corde servant maintenir la charge dans l'me de la pice1 et donner1 par quelque rsistance1 le temps la poudre de s'enflammer en plus grande partie4 ,l'influence du valet sur la charge1 sur la porte du projectile1 sur la pice mme1 a t envisage sous plusieurs faces1 et diverses propositions ont t faites pour sa configuration1 ou pour en altrer la composition4 ,on doit ici se borner dire comment se confectionnent ceux qui sont adopts bord de nos btimens4 ,le valet est cylindrique1 son diamtre doit passer avec frottement dans l'me de la pice1 et sa hauteur a quelques lignes de plus que son diamtre4 ,il se fait avec du vieux fil de carret dont on forme un faisceau que l'on serre par le milieu avec du fil de carret neuf4 ,dans les ateliers on se sert pour faire les valets1 d'un banc garni d'une paille bitte un bout1 et d'un morceau de filin oeillet de l'autre2 on a une petite planche appele moule1 qui a pour longueur la hauteur du valet1 mais un peu plus troite son extrmit4 ,on charge le moule pour le placer sur le bout de filin oeillet1 et en le retirant on fait faire au filin un tour complet autour des fils de carret1 puis on amarre ce filin sur la paille bitte2 enfin on roule le valet et on le souque au moyen d'une gournable qu'on introduit dans l'oeillet du filin1 et sur laquelle on trvire4 ,il ne reste plus qu' amarrer le valet par le milieu4 ,si on veut faire un valet ovode1 ou en forme d'oeuf1 on enfonce une poigne de vieux fils de carret dans le trou de fuse d'une roue d'afft de calibre infrieur2 on forme ainsi un noyau solide qu'on serre par le milieu2 on le recouvre dans le sens de la longueur de plusieurs tours de fil de carret neuf1 et l'on incline ensuite ces tours4 ,on le serre enfin comme le valet cylindrique4 ,dans les deux cas on fait une poigne ou deux au valet1 en y introduisant pendant sa confection une ou deux petites bagues en fil de carret1 qu'on a toujours soin de laisser dborder4 ,,chapitre ,,vi4 ,diffrentes manires d'amarrer les canons bord4 ,les amarrages employs pour contenir les bouches feu bord1 dpendent de la place qu'elles occupent et des craintes que peut donner le mauvais temps4 ,amarrage garans simples4 ,cet amarrage est usit dans les beaux temps4 ,la pice tant en batterie1 maintenue par un tour de chaque garant pass autour du collet du bouton1 le troisime servant de droite remet le couvre-lumire au chef de pice qui l'amarre sur la culasse1 et qui ensuite dcapelle les palans1 et les fait tenir par les derniers servans2 il fixe1 entre les flasques et les garans le mou de la brague qui est soutenue par les deuximes servans2 il les arrte par un tour mort au collet du bouton1 en passant le double de chaque garant entre ce garant et la plate-bande de culasse de dessus en dessous4 ,le reste des garans se love et s'amarre le long des flasques2 le dernier servant de gauche dcroche le palan de retraite1 le love et le place sur le canon4 ,amarrage garans doubls4 ,cet amarrage est usit pour les batteries hautes dans les mauvais temps4 ,la poulie double des palans de ct s'accroche la boucle de la brague1 et la simple au piton contre l'afft2 on fait avec un garant deux tours du bouton de culasse aux crocs1 et trois tours de bridure sur la culasse1 d'abord du ct o est le garant1 puis de l'autre ct du canon2 on passe ensuite son bout dans une boucle place sur le pont1 et il vient faire croupire en passant par-dessous la culasse1 en dedans de la partie du garant qui s'y trouve2 il est arrt par une bridure sur la croupire4 ,l'autre palan s'amarre l'ordinaire en faisant passer le garant par-dessus celui qui est doubl1 afin de l'avoir toujours sa disposition1 si les circonstances exigeaient un amarrage plus solide4 ,les bragues sont replies le long des flasques1 et le palan de retraite est plac sur le canon4 ,amarrage la serre4 ,cet amarrage est usit pour les batteries basses dans les mauvais temps4 ,la culasse se pose sur la sole de l'afft2 le tiers de la bouche environ est appuy contre la serre au-dessus du sabord1 les poulies doubles des palans de ct s'accrochent aux boucles de bragues contre le bord1 la poulie simple aux pitons sur l'adent des flasques4 ,on passe le garant sur le collet du bouton1 et de l au croc prs du sabord de dedans en dehors2 on fait ainsi deux ou trois tours au ras de la plate-bande de culasse1 et un tour la hauteur du troisime adent de l'afft1 pour venir ensuite faire une bridure sur le derrire de la poulie simple1 o l'on emploie le reste du garant4 ,cette opration se fait des deux cts du canon4 ,les deux cts de la brague passent par-dessous les fuses de l'essieu de l'avant2 une aiguillette les embrasse par trois tours2 elle repasse ensuite par-dessus les palans1 qu'elle serre avec la brague par trois autres tours qu'elle runit en passant ses bouts entre les palans et les bragues1 puis elle embrasse et serre fortement tous les tours par le milieu au moyen d'une bridure1 et on l'arrte4 ,la vole est soutenue par le raban de vole1 qui fait plusieurs tours dessous et dans la boucle de raban place au-dessus du sabord4 ,la poulie double du palan de retraite est accroche la boucle du raban de sabord1 et la simple une estrope qu'on met autour du collet du bouton de culasse4 ,on raidit bien le palan1 et l'on fait avec le reste deux bridures1 dont une sur la plate-bande de culasse1 et l'autre sur la vole4 ,lorsque les roulis sont considrables1 on joint ces prcautions celle de clouer sur le pont1 sous les roues de l'arrire de l'afft1 un cabrion1 qui est un morceau de bois taill en biseau4 ,on pourrait mme en clouer un autre sous les roues de l'avant4 ,amarrage le long du bord1 dit en vache4 ,cet amarrage est usit soit pour avoir plus de place bord1 soit pour adoucir les roulis du navire4 ,on place le canon contre le bord1 dans le sens de la longueur du navire2 on accroche les poulies simples des palans des estropes qui embrassent les fuses extrieures des essieux de derrire1 et les poulies doubles aux boucles de brague1 de manire que les palans se croisent2 on passe plusieurs tours de garant dans les crocs1 ainsi que sous les fuses des essieux1 et l'on finit l'amarrage par une bridure au ras de la fuse4 ,amarrage au grelin4 ,cet amarrage est usit lorsque le canon tant la serre1 on craint que les amarrages prcdens1 ou les boucles et les crocs1 ne puissent pas rsister aux secousses du navire4 ,on passe un grelin tout autour de la batterie2 on le raidit aux extrmits du vaisseau1 en le faisant passer sur tous les boutons de culasse des canons2 entre chaque couple de pices1 il y a des boucles places contre le bord1 dans chacune desquelles on passe le palanquin du mantelet1 ou une aiguillette que l'on fixe sur le grelin1 et on les raidit la fois4 ,amarrage par la fausse brague4 ,cet amarrage est usit quand le btiment est vieux1 ou lorsque l'on craint que la muraille n'prouve trop de fatigue1 par les secousses que pourraient donner les batteries la serre1 lorsque les cordages ont pris du jeu4 ,on prpare un cordage ayant -peu-prs la grosseur de la brague1 et pour cet usage nomm fausse brague2 les deux bouts en sont replis et pisss afin de pouvoir former des oeillets susceptibles de recevoir la fuse de l'essieu2 il doit tre assez long pour que1 ses oeillets embrassant la fuse de l'essieu de devant1 il puisse tre aiguillet sur la boucle de derrire1 en passant par-dessus les derniers adents de l'afft4 ,on dispose la pice comme pour l'amarrage la serre2 on recule l'afft de manire que la bouche de la pice se trouve #d ou #e pouces du bord2 on place sur le pont1 vers le derrire de l'afft1 des boucles de fer goupilles solidement par-dessus2 on passe les oeillets de la fausse brague aux fuses de l'essieu de l'avant1 et on l'aiguillette sur la boucle dont on vient de parler1 en la faisant venir par-dessus les derniers adents de l'afft4 ,l'amarrage se fait d'ailleurs comme dans l'autre manire de mettre la serre4 ,amarrage aux chevrons de retraite4 ,cet amarrage a le mme but que le prcdent1 et il fatigue moins le navire que la fausse brague4 ,les chevrons de retraite sont deux pices de bois de chne assez longues pour tenir la tranche du canon quatre ou cinq pouces de bord2 elles sont entailles de manire recevoir d'un bout la tte de chaque flasque1 l'autre bout s'appuie sur le bord2 on place des cabrions devant et derrire1 et l'on continue l'amarrage comme dans la mthode ordinaire4 ,amarrage par la queue des flasques4 ,cet amarrage est prfrable l'amarrage la serre1 indiqu prcdemment1 lorsque les canons ont un anneau de brague sur la culasse4 ,le canon tant rentr1 on fait tomber la culasse sur la sole2 on appuie le tiers de la tranche contre la partie suprieure du sabord2 on dispose le raban de vole1 l'aiguillette et le palan de retraite comme l'ordinaire2 on passe galement les deux cts de la brague sous les fuses des essieux de l'avant1 on accroche le croc de chaque poulie double la boucle de brague1 et le croc de la poulie simple au piton4 ,on raidit chaque palan de ct1 on passe ensuite un tour de garant sur la queue des flasques1 et deux au croc4 ,quand le troisime tour est achev sur la queue des flasques1 on passe le bout du garant entre le tour du mme garant1 et le dessus de la queue des flasques de dessous en dessus2 ensuite on fait trois tours de bridure1 entre la cheville piton et le dernier adent1 puis trois autres tours en allongeant de manire ramener le dernier la queue de la poulie simple1 o l'on emploie le reste du garant4 ,il faut viter que les tours de garant passs la queue des flasques1 ne frottent contre les roues4 ,observation gnrale4 ,si un canon de gros calibre se dmarre et obit au roulis1 il ne faut pas briser les roues2 on jette sur son passage quelque sacs valets4 ,quatre hommes saisissent un levier chacun1 et ils engagent le sifflet sous les roues1 ce qui donne le temps de saisir le canon avec des cordages pour le ramener bord4 ,amarrage des caronades4 ,on maintient les caronades brague fixe1 en raidissant leurs bragues et en contenant leurs affts par des aiguillettes passes dans les pitons de derrire du chssis1 et dans les boucles fixes sur le pont4 ,,chapitre ,,vii4 ,pointage au tir4 ,la ligne qui joindrait le point le plus lev de la plate-bande de culasse avec le point le plus lev du bourrelet1 et qu'on peut imaginer prolonge indfiniment au-del de la vole1 est ce qu'on appelle la ligne de mire4 ,c'est celle par laquelle le canonnier vise pour pointer1 c'est--dire pour donner la pice la direction qu'il juge convenable pour atteindre le but4 ,la ligne passant par le milieu de l'me1 c'est--dire son axe1 qui est en mme temps l'axe de la pice1 et qu'on peut imaginer prolonge indfiniment au-del de la bouche1 est ce qu'on appelle la ligne de tir4 ,c'est celle que suit sensiblement le boulet son dpart1 et qu'il suivrait indfiniment s'il pouvait se mouvoir en ligne droite4 ,comme le canon a plus de grosseur ou de diamtre la culasse qu' la vole1 il est clair que la ligne de mire et la ligne de tir sont plus rapproches la vole qu' la culasse1 et que leurs prolongemens doivent se rencontrer une certaine distance de la bouche2 de sorte que la ligne de mire1 qui tait d'abord au-dessus de la ligne de tir1 est ensuite en dessous1 et que l'cartement de l'une l'autre devient d'autant plus grand qu'on les imagine prolonges davantage4 ,ce qui prcde doit faire concevoir comment il arrive que le boulet1 qui tait d'abord au-dessus de la ligne de mire1 est bientt au-dessous4 ,c'est pour exprimer cette circonstance du tir1 que le canonnier dit3 qu'en partant1 le coup relve4 ,on voit donc que si le boulet allait en ligne droite1 il faudrait diriger la ligne de mire au-dessous du but1 toutes les fois que celui-ci se trouverait plus loign que la distance assez petite 7de #ae #be pieds dans les canons7 o la ligne de mire et la ligne de tir se rencontrent4 ,chacun a pu remarquer qu'une pierre lance dans l'espace ne se mouvait pas en ligne droite1 mais qu'elle dcrivait une courbe trs-sensible l'oeil4 ,toutefois on a d observer que la courbure de la ligne suivie par la pierre tait d'autant moins grande que la pierre avait t lance avec plus de force ou de vitesse4 ,cette courbure est due l'action de la pesanteur1 qui tend rapprocher tous les corps du centre de la terre1 et qui les en rapproche effectivement quand ils ne sont pas supports ou suspendus4 ,cette action de la pesanteur qui fait dcrire une courbe une pierre lance la main ou avec une fronde1 fait aussi que le boulet lanc par le canon dcrit une ligne dont la courbure1 quoique moins sensible l'oeil1 n'en est pas moins relle1 et le boulet s'carte d'autant plus de la ligne de tir en dessous1 qu'il s'loigne davantage du canon4 ,cette courbe dcrite par le boulet se nomme trajectoire4 ,puisque le boulet1 aprs s'tre lev par-dessus la ligne de mire1 se baisse ensuite en dessous la ligne de tir par l'action de la pesanteur qui le rapproche de la surface de la terre1 il y aura un moment o il viendra couper une seconde fois la ligne de mire2 de sorte que1 pour atteindre un but plac la distance1 soit du premier1 soit du second point o le boulet coupe la ligne de mire1 il faut viser sur lui comme si le boulet se mouvait en ligne droite1 et qu'il dt suivre la ligne de mire4 ,ces deux points portent l'un et l'autre le nom de but-en-blanc4 ,mais comme le premier est peu utile pour le tir du canon1 on ne s'occupe gure que du second1 qu'on appelle but-en-blanc naturel quand la ligne est horizontale1 ou simplement1 dans les autres cas1 but-en-blanc2 et l'on appelle pointer de but-en-blanc1 l'action de viser directement par la ligne de mire sur un point loign4 ,nous avons dit que la ligne de tir et la ligne de mire se coupaient une certaine distance de la bouche du canon4 ,l'ouverture de ces lignes1 ou l'inclinaison de l'une l'gard de l'autre1 est ce qu'on appelle l'angle de mire4 ,on voit que la grandeur de cet angle dpend de la diffrence de grosseur et de diamtre de la culasse et de la vole du canon1 ainsi que de sa longueur4 ,comme le boulet a d s'lever d'autant plus au-dessus de la ligne de mire que l'angle de mire est plus grand1 et que la trajectoire a d'autant moins de courbure que la poudre imprime plus de vitesse au boulet1 il est vident que la vitesse du but-en-blanc dpend #a de l'angle de mire2 #b de la force de la poudre1 tant sous le rapport de sa quantit que de sa qualit1 ou plutt de la vitesse qu'elle peut communiquer au boulet4 ,on appelle porte d'une pice1 la distance laquelle elle peut chasser son projectile4 ,cette distance varie pour une mme bouche feu1 suivant la charge de poudre employe1 suivant la forme1 la grosseur et le poids de son projectile1 et surtout suivant l'inclinaison de l'axe de la pice ou de la ligne de tir1 par rapport au niveau ou l'horizon4 ,cette inclinaison de l'axe avec l'horizon est ce qu'on appelle l'angle de projection4 ,on concevra facilement que plus cet angle sera grand1 toutes choses tant gales d'ailleurs1 plus la porte sera tendue1 et rciproquement4 ,toutefois ce n'est vrai que dans de certaines limites2 car si l'angle de projection tait plus grand qu'un demi-angle droit1 le contraire aurait lieu2 la porte recommence mme diminuer pass #db-a_/c pour les canons1 et #bh pour les fusils4 7,pour les positions de ces diverses lignes et de ces angles1 voyez la figure ,v47 ,ce qui prcde fait concevoir que si le point que l'on veut frapper est la distance du but-en-blanc1 il faut diriger sur ce point la ligne de mire1 comme si le boulet devait suivre cette mme ligne de mire2 que si le point que l'on veut battre est plus loign que le but-en-blanc1 il faut diriger la ligne de mire par-dessus1 ce qui vient augmenter l'angle de projection4 ,il faut diriger la ligne de mire par dessous1 dans le cas contraire1 moins pourtant que ce point ne soit trs-rapproch du premier but-en-blanc1 auquel cas il faudrait encore pointer en dessus4 ,la distance de ce premier but-en-blanc varie1 ainsi qu'on l'a dj dit1 de #ae #be pieds4 ,l'angle de mire est d'environ #a-a_/b pour les canons1 et #c-a_/b pour les caronades4 ,la distance du but-en-blanc1 avec la charge ordinaire du combat 7d'aprs les expriences les plus rcentes71 est environ de #d encblures pour les canons de #ah et au-dessus2 de #d-a_/b encblures pour les caronades de #bd et au-dessus3 les uns et les autres tant chargs avec des boulets ronds4 ,les mmes distances sont plus petites d'un tiers peu prs si les pices sont charges avec des boulets rams1 et de moiti si elles sont charges avec des mitrailles4 ,la difficult du tir consiste dterminer de combien la ligne de mire doit tre plus leve que le point qu'on veut battre1 quand celui-ci est plus loign que le but-en-blanc1 ou de combien elle doit tre plus basse dans le cas contraire4 ,pour cela1 des instrumens ont t imagins1 proposs ou excuts2 des tables ont t dresses pour faire connatre les angles sous lesquels il fallait pointer1 suivant les distances2 mais ces moyens1 plus ou moins ingnieux1 ont t gnralement peu utiles cause des difficults qu'il y a les employer la mer4 ,on a donc cherch un autre moyen qui pt frapper les yeux1 en prsentant les hauteurs respectives des coques et des mtures des divers navires1 et en plaant ct une chelle que nous nommerons de pointage1 qui indique d'une manire suffisamment exacte1 suivant les distances1 les hauteurs o il faut pointer pour atteindre les btimens aux points voulus4 ,par ce moyen1 il suffira qu'on fasse connatre1 dans les batteries1 la distance o se trouve l'ennemi1 et s'il faut tirer soit couler bas1 soit aux gaillards1 ou dmter4 ,l'officier commandant la batterie indiquera alors aux chefs de pices quelle hauteur ils doivent viser1 et pour donner cette indication il pourra se servir1 dans le premier cas1 de la planche n #a2 ,dans le second cas1 de la planche n #b2 ,et dans le troisime cas1 de la planche n #c4 ,dans chaque planche la flche ou le zro indique la hauteur o il faut atteindre le btiment1 et celle o il sera frapp si1 tant la distance du but-en-blanc on vise cette hauteur4 ,le chiffre plac sur l'chelle1 la hauteur du zro1 indique cette distance en encblures1 pour chaque calibre et dans chaque espce de pices en usage dans la marine4 ,les autres chiffres ports sur les chelles1 soit plus haut1 soit plus bas que la flche1 sont placs la hauteur du point de la mture ou de la coque o il faut viser1 quand on est plac la distance qu'ils expriment pour frapper le btiment la hauteur de zro4 ,ainsi1 pour pointer couler bas par la ligne de mire naturelle1 #e encblures par exemple1 il faut viser un peu au-dessus des bastingages des vaisseaux trois ponts1 ou la hauteur des filets de casse-tte de ceux deux ponts1 ou au quart peu prs de la distance qui spare les bastingages et la grande hune des frgates4 7,planche n #a47 ,pour pointer aux gaillards1 la distance de #d-a_/b encblures1 il faut viser la hune des grands mts des vaisseaux2 la moiti du ton des frgates1 et d'une quantit gale la moiti du ton1 au-dessus du chouquet du grand mt des corvettes4 7,planche n #b47 ,enfin1 pour pointer aux trelingages1 c'est--dire dmter1 la distance de #f encblures par exemple1 il faut viser au-dessus du chouquet du grand mt de hune des vaisseaux2 au capelage du grand mt de perroquet des frgates1 et la pomme des corvettes 7,planche n #c71 et ainsi de suite4 ,les exemples prcdens ne s'appliquent qu'au cas o l'on tire avec des boulets ronds2 mais de semblables chelles ont t dresses pour les boulets rams et pour les grappes de raisin ou mitrailles4 ,toutefois ces dernires chelles n'indiquent pas les distances au-del de deux encblures pour les mitrailles1 parce que1 pass ces distances1 le tir de ces projectiles est trop incertain pour qu'on doive en faire usage4 ,le tir double charge de projectiles ne devant avoir lieu qu' moins d'une encblure pour les boulets ronds1 et d'une demi-encblure pour les mitrailles1 on pourra1 pour ainsi dire1 pointer toujours alors de but-en-blanc1 attendu que les gargousses1 ayant d tre saignes1 n'ont pu communiquer qu'une petite vitesse aux deux projectiles1 en sorte qu'ils doivent bientt s'abaisser et se rapprocher de la ligne de mire4 ,si le vaisseau tait toujours parfaitement tranquille1 et le pont parfaitement de niveau1 on aurait marqu sur la plate-bande de culasse et sur le bourrelet1 les deux points qui dterminent1 dans tous les cas1 la ligne de mire2 mais il n'en est point ainsi4 ,le tangage est cause que les points les plus levs de la culasse et de la vole changent tous momens1 ce qui rend le pointage beaucoup plus difficile4 ,c'est donc l'intelligence du pointeur remdier cet inconvnient1 en suivant le mouvement de la pice2 et il y parvient en plaant toujours son oeil dans la direction de la ligne de mire1 variable en ce qu'elle doit toujours passer par les points les plus levs de la plate-bande de culasse et du bourrelet4 ,le roulis fait aussi changer chaque instant l'angle que l'axe de la pice fait avec l'horizon2 d'o il suit qu'on ne peut rellement pointer les pices sur les points indiqus par les planches #a1 #b et #c1 au moment o l'on doit faire feu4 ,mais on remdie cet inconvnient en donnant d'avance aux pices1 comme on l'a indiqu dans l'exercice1 une hauteur convenable pour qu'au roulis le point sur lequel la ligne de mire doit tre dirige puisse se prsenter dans le prolongement de cette ligne2 et il faut que le canonnier sache saisir ce moment pour faire partir le coup1 ce qui demande beaucoup d'intelligence et d'habilet4 ,enfin1 lorsque la marche du navire est trs-grande1 la vitesse acquise par le boulet comme par tous les corps qui sont bord1 vient encore modifier la direction du projectile au sortir de la pice1 en sorte que celui-ci doit arriver un peu avant du point qu'on voulait frapper4 ,mais cet effet est assez peu sensible1 et il est rare qu'il y ait lieu de le prendre en considration1 d'autant que la marche du vaisseau ennemi en corrige l'inconvnient si1 comme il arrive ordinairement1 il suit la mme route1 et s'il a un sillage -peu-prs gal4 ,comme il est impossible que les canonniers puissent lever toutes les difficults que les mouvemens du vaisseau apportent au pointage1 il est propos de faire remarquer que les boulets qui arrivent plus haut qu'on ne voulait1 peuvent ne pas tre perdus et atteindre les mts les plus levs ainsi que leur grement1 et que ceux qui sont points trop bas peuvent ricocher et frapper la coque de l'ennemi4 ,il semble donc qu'il convient de faire feu pendant que le vaisseau se relve1 si l'on tire en plein bois1 dmter1 boulet ram ou mitraille2 et pendant qu'il s'abaisse1 si la mer n'est pas trop grosse1 et que l'on tire couler bas4 ,on a suppos jusqu'ici que le boulet devait atteindre le but de plein-fouet1 c'est--dire sans sauts ou ricochets2 mais comme le tir ricochets1 quand la mer est belle1 prsente lui-mme des chances beaucoup plus nombreuses pour frapper un btiment ennemi1 il est utile d'entrer dans quelques explications4 ,on appelle ricochets1 les sauts et les bonds que fait un boulet pendant sa course lorsqu' terre il vient rencontrer le sol1 et la mer la surface des eaux2 il n'est pas de marin qui n'ait t mme de remarquer cet effet4 ,sur mer1 pour qu'un boulet puisse ricocher 7et il ne s'agit ici que des boulets ronds71 il faut que l'angle de projection soit au-dessous de sept degrs1 et que d'ailleurs la mer soit belle2 dans le cas pourtant o il y a quelque agitation1 la forme des lames1 qui sont toujours plus couches du ct du vent que du ct de dessous le vent1 rend les ricochets plus faciles ou plus frquens lorsqu'on tire contre un btiment sous le vent1 que contre un btiment au vent4 ,observons actuellement les effets du ricochet dans un boulet de moyen calibre1 lanc horizontalement sur une belle mer1 et partant d'un canon de premire batterie de vaisseau3 ce boulet parcourt environ #aej toises du premier jet2 il se relve de #f pieds environ par son premier ricochet1 il parcourt ensuite #bbe toises sous une lvation qui atteint encore environ #f pieds2 le troisime ricochet est de #aej toises et de #aj pieds d'lvation2 la porte s'achve enfin par plusieurs bonds ingaux et incertains4 ,on comprend facilement que l'angle de chute d'un projectile tant toujours plus grand que celui de projection1 et que chaque angle de rflexion tant -peu-prs gal celui de chute1 les derniers ricochets doivent tre plus levs que les premiers4 ,on voit donc que si le tir de plein-fouet prsente des difficults qui croissent en raison de la distance1 laquelle est elle-mme fort difficile estimer#i1 il n'en est pas de mme du tir ricochets1 puisque sous les conditions nonces1 et mme celle d'une charge de poudre diminue d'un tiers1 on peut esprer d'atteindre souvent le but1 sans autre exactitude que celle d'un bon pointage latral4 #i ,on peut indiquer comme moyen de dterminer cette distance1 celui qui consiste mesurer1 avec un instrument rflexion1 l'angle oppos la hauteur de la mture du btiment ennemi2 c'est d'aprs cette mesure1 divers loignemens1 qu'on a dress la table qui est annexe aux chelles et planches du pointage4 ,il reste faire observer que les ricochets n'altrent sensiblement ni la porte ni la force des projectiles1 et ajouter que plus l'angle de projection est petit1 plus le ricochet est rasant3 il est convenable1 s'il y a du roulis1 de tirer alors de prfrence quand le btiment s'abaisse du ct o l'on tire4 ,l'efficacit du tir ricochets peut se dmontrer par plusieurs expriences2 on ne citera que celle-ci3 sur #ahj boulets de #ab1 lancs terre de plein-fouet1 aucun n'a souvent atteint le but de #bjj pieds de longueur1 sur #f de hauteur1 et plac #ijj toises de distance2 tandis que sous le mme nombre de boulets lancs sous le pointage de la ligne de mire horizontale1 ceux qui frappent ce but sont moyennement de #cf4 ,quant aux moyens de pointage par lesquels on peut obtenir le tir ricochets1 on peut donner1 comme pouvant servir d'indication1 celui de faire partir la pice lorsque la ligne de mire est en direction de la flottaison d'un btiment loign de #a-a_/b #b encblures4 ,des guidons de mire1 ou fronteaux de vole1 qui ont t proposs pour galiser le rayon de la vole avec celui de la culasse1 seraient1 dans le cas dont il s'agit1 trs-avantageux1 si l'on parvenait les fixer solidement2 il suffirait alors de pointer par la ligne de mire sur un point plac une hauteur du bord ennemi correspondant celle d'o l'on tire#aj4 #aj ,dans son trait de l'artillerie navale1 ,douglas propose1 pour le tir horizontal1 dont il reconnat tous les avantages1 un pendule qui s'adapterait au canon1 sur lequel serait d'ailleurs une raie latrale en peinture blanche1 parallle l'axe de la pice4 ,il ne reste plus qu' ajouter quelques rgles particulires3 les canonniers devront toujours charger1 pointer et tirer avec calme et sans prcipitation2 jamais une pice ne devra faire feu sans qu'elle ait t dirige sur un point bien reconnu1 ou au moins sans qu'on soit fix sur la vritable position de l'ennemi1 soit qu'on l'aperoive rellement1 soit qu'on distingue o il est par la lueur de son feu1 par l'paisseur ou la direction de la fume qui sort de son bord1 etc4 ,la distance de l'ennemi doit tre annonce par les officiers2 dans le cas contraire1 le chef de pice devra l'apprcier le mieux qu'il lui sera possible1 pour pointer le plus juste qu'il pourra2 il convient cet effet qu'il s'exerce d'avance bien juger des distances4 ,si l'on doit dpasser l'objet sur lequel on veut tirer1 ou qu'on doive tre dpass par lui1 il est convenable de pointer1 ds que la chose est possible1 pour tre dans le cas de faire feu de nouveau avant que l'ennemi soit hors de direction2 mais si l'on prvoit ne pas avoir le temps de tirer une seconde fois1 le chef de pice doit pointer -peu-prs en belle1 et attendre dans cette position l'instant o le vaisseau ennemi se prsentera4 ,quand il y a des mouvemens frquens d'aulofe et d'arrive1 on doit pointer dans une direction moyenne ces mouvemens1 et saisir le moment favorable pour faire feu4 ,un tir oblique est susceptible de causer un surcrot de fatigue aux boucles et aux crocs2 cependant il n'altre pas la justesse du coup1 et on ne doit pas hsiter s'en servir dans l'occasion4 ,si par l'effet de la marche du navire1 ou d'une volution1 on peut prvoir que le vaisseau ennemi cessera bientt d'tre dans une direction convenable1 il faut acclrer un peu le feu pour ne pas perdre une occasion de lui nuire4 ,remarques4 ,du but-en-blanc4 ,on considre deux espces de lignes dans le tir des armes feu3 la ligne de mire1 qui est le rayon visuel dirig le long de la surface suprieure du canon vers l'objet qu'on veut atteindre2 la ligne de tir1 qui est la courbe que dcrit le projectile lorsqu'il est lanc hors du tube par l'explosion de la poudre4 ,cette courbe serait une parabole1 si l'lasticit et la tnacit de l'air n'opposaient de la rsistance au mobile4 ,par la construction des armes en gnral1 la ligne de tir et celle de mire forment entre elles1 au-del de la bouche1 un angle plus ou moins ouvert1 suivant l'paisseur la culasse et celle l'extrmit oppose4 ,le projectile1 sa sortie du cylindre1 coupe d'abord1 et peu de distance de la bouche1 la ligne de mire1 passe au-dessus d'elle1 et1 forc par l'action de sa pesanteur1 il se rapproche de cette ligne1 la coupe une seconde fois1 et achve de dcrire sa courbe jusqu' sa chute4 ,ce second point d'intersection est ce qu'on appelle le but-en-blanc2 il est plus ou moins loign de l'extrmit de l'arme1 selon le nombre de degrs de l'angle sur lequel on tire4 ,ainsi1 #a pour frapper un but qui serait entre le bout du canon et la premire intersection1 il faudrait pointer au-dessus2 #b si le but tait entre les deux intersections1 il faudrait pointer au-dessous2 #c si le but tait une des intersections1 il faudrait y viser directement pour l'atteindre2 #d enfin s'il tait au-del de la seconde intersection1 il faudrait pointer au-dessus#aa4 #aa ,hulot1 instruction sur l'artillerie4 ,les projectiles de diffrentes espces n'ont pas une mme porte1 quoique tirs avec la mme pice et dans les circonstances semblables2 la mitraille va moins loin1 toutes choses d'ailleurs gales1 que le boulet4 ,quant au boulet ram1 les expriences prouvent que sa porte est -peu-prs un terme moyen entre celles du boulet et de la mitraille4 ,en consquence1 chacune de ces trois espces de projectiles a un but-en-blanc trs-distinct1 dont la distance varie encore beaucoup1 si l'on tire avec plusieurs projectiles la fois4 ,on ne peut donc indiquer un seul but-en-blanc aux canonniers pour chaque arme4 ,,table donne dans les rgles de pointage du capitaine ,,montg,,ry4 ,d,,signation ,,angle ,,de ,,mire1 ,,but-,,en-,,blanc ,,des ,,bouches ,a ,,feu4 conformment _/------------_/----------- au dernier du ,boulet4 du ,boulet de la grosse rglement4 ram4 mitraille4 ---------------------------------------- ------------------------ ,encblures4,encblures4,encblures4 ,canons de #cf #a #cb' #af #c #b-a_/d #a-a_/b -- #bd #a #bh #dh #c #b-a_/d #a-a_/b -- #ah #a #bi #dj #c #b-a_/d #a-a_/b -- #ab #a #bd #ea #b-c_/d #b #a-a_/b -- #h long4 #a #aj #ad #b-a_/b #a-c_/d #a-a_/d -- #h court4 #a #bb #ba #b-c_/d #b #a-a_/b -- #f long4 #a #af #cg #b-a_/b #a-c_/d #a-a_/d -- #f court4 #a #bg #aa #b-c_/d #b #a-a_/d -- #d long4 #a #aa #ad #b-a_/d #a-a_/b #a -- #d court4 #a #ai #ce #b-a_/b #a-c_/d #a-a_/d ,caronade de #cf #c #dc #bd #d-a_/d #c #b-a_/d -- #bd #c #ah #dj #c-c_/d #b-c_/d #b ,,table donne par le rglement de #ahcd4 ,,boulets ,,ronds4 ,,boulets ,,ram,s4 ,,mitrailles4 ,canons de #cf -- #cj -- #bd #d encblures4 #b-a_/b encblures4#b encblures4 -- #ah ,caronade de #cf -- #cj #d-a_/b encblures4#c encblures4 #b-a_/d encblures4 -- #bd ,cette diffrence considrable qui existe entre ces deux tables provient probablement de la diffrence des pices avec lesquelles ont t faites les expriences4 ,on doit donc accorder plus de confiance celle du tableau de #ahcd1 puisqu'on a d se servir des pices plus rcemment en usage4 ,l'angle de mire des caronades de #cf1 #cj et #bd1 dont on se sert ordinairement1 tant trs-ouvert1 il s'ensuit ncessairement que lorsqu'on tire une porte moindre que celle du but-en-blanc1 c'est--dire de #a #d encblures1 le boulet passera bien au-dessus du point qu'on veut battre1 puisque1 terme moyen1 la trajectoire1 dans ces circonstances1 s'lvera de quarante pieds au-dessus de la ligne de mire4 ,pour y remdier on a imagin d'appliquer la vole un morceau de bois ou de mtal1 appel fronteau de mire1 gradu pour les distances de #a #d encblures4 ,du ,pointage et du ,tir4 ,la difficult d'obtenir un bon pointage des canonniers1 puisqu'il faut qu'occups manoeuvrer leur pice1 ils estiment la distance laquelle ils sont du navire ennemi1 et qu'ils calculent ensuite quelle est l'lvation ou l'abaissement donner au canon1 d'aprs cette distance1 pour atteindre le but1 a fait imaginer plusieurs moyens pour viter cette opration1 le plus souvent impraticable1 et dont les rsultats sont presque toujours incertains4 ,mais tous ces moyens1 rels en thorie1 ont offert dans la pratique des inconvniens si graves1 qu'ils ont t abandonns presque aussitt mis en usage4 ,les chelles donnes par l'instruction de #ahcd ont prsent un rsultat plus avantageux sans doute1 mais non encore exempt d'inconvniens nombreux4 ,l'instruction dit3 pour pointer couler bas par la ligne de mire naturelle1 #e encblures par exemple1 il faut viser un peu au-dessus des bastingages des vaisseaux trois ponts1 ou la hauteur du filet de casse-tte de ceux deux ponts1 ou au quart -peu-prs de la distance qui spare les bastingages et la grande hune des frgates1 etc4 ,supposons qu'une apprciation exacte de la distance laquelle on est de l'ennemi1 parvienne du pont aux chefs des batteries1 et qu'ils ordonnent aux chefs de pices de pointer hauteur des filets de casse-tte1 ou au quart -peu-prs de la distance qui spare le bastingage et la grande hune2 est-il probable que ce point pourra tre aperu des chefs1 lorsque souvent il est difficile de distinguer l'ennemi envelopp de fume1 surtout si l'on combat au vent8 ,n'est-il pas craindre que les chefs1 pour ne pas encourir le reproche de manquer d'ardeur1 ne tirent leur coup au hasard8 ,le moyen qui1 jusqu'ici1 nous parat remplir le mieux toutes les conditions1 est l'emploi des hausses1 qui n'exige que l'apprciation de la distance1 laquelle donne aux chefs de pices par les chefs des batteries1 rduit le tir celui du but-en-blanc4 ,ce systme se compose de deux pices3 l'une1 appele masse de mire1 est un morceau de mtal qui s'adapte1 au moyen d'un cercle en fer crou1 au renfort de la vole2 la seconde1 d'une espce de bote en cuivre1 renfermant un montant mobile qui s'adapte par deux vis sur le champ de lumire l'arrire de la plate-bande de culasse4 ,le montant mobile est gradu sur ses faces avant et arrire de #a_/b #f encblures pour les charges au tiers et au quart2 une vis de pression le rend immobile1 lorsque le chef de pice l'a mis la hauteur convenable4 ,la distance du but-en-blanc dpendant1 non-seulement de la courbure de la trajectoire1 mais encore du plus ou moins d'ouverture de l'angle de mire1 on diminue cet angle en ajoutant la vole la masse de mire2 et comme sa hauteur rend le demi-diamtre de la pice ce point gal au demi-diamtre de la culasse1 on le rduit zro4 ,par l on diminue la distance du but-en-blanc1 parce que la ligne de mire s'cartant moins dans le principe de la trajectoire1 en est plus promptement rencontre une seconde fois4 ,mais l'application du montant ou hausse la culasse produit un effet contraire et rduit par consquent le pointage pour toutes les distances gradues sur le montant1 celle du but-en-blanc1 c'est--dire que le chef pointe1 en mettant dans le mme alignement son oeil1 le point le plus lev du montant et celui de la masse de mire4 ,les expriences faites avec ces hausses ont donn les rsultats les plus avantageux2 sur cent boulets lancs de #b #c encblures1 plus de la moiti auraient port dans la coque d'un navire ayant #aj pieds d'oeuvres-mortes1 l'autre moiti n'aurait pas dpass la grande hune4 ,,chapitre ,,viii4 ,manoeuvres de ,force relatives au ,canonnage4 ,embarquement et dbarquement d'un afft4 ,l'afft se saisit par les fuses de l'essieu de derrire2 on le hisse le long et au haut du mt du ponton qui l'a port2 on y a accroch d'avance le palan d'tai du bord1 et1 en halant sur celui-ci1 l'afft arrive l'appel du grand panneau par o on l'introduit bord2 c'est l'aide des mmes moyens1 mais dans un ordre inverse1 qu'on le dbarque4 ,au lieu d'un ponton1 on peut employer la chaloupe mte du btiment1 ou le palan de bout de vergue4 ,embarquement d'un canon4 ,si la pice est de gros calibre1 on aiguillette une caliorne la grande vergue1 de manire que le point de suspension corresponde #b ou #c pieds en dehors de la prceinte2 on brasse la vergue pour que cette caliorne se trouve en direction du sabord par o l'on veut faire passer la pice1 et l'on adapte une fausse balancine1 que l'on raidit ainsi que les drosses et les bras4 ,la pice est suppose dans un chalan ou sur un quai le long du bord1 vis--vis du sabord dsign2 on la saisit par une lingue canon1 que l'on passe d'abord au bouton de culasse1 et qu'on longe ensuite par ses doubles sur la pice1 en remontant jusqu' la vole1 laquelle elle est saisie en avant des tourillons par plusieurs tours d'aiguillette4 ,on accroche la boucle que forment les doubles de l'lingue en dehors de l'aiguilletage1 la caliorne frappe la vergue1 et dont le courant du garant est dirig et enroul au cabestan4 ,on vire au cabestan jusqu' ce que la pice soit arrive la hauteur du sabord2 on introduit un anspect ou levier dans l'me pour servir diriger la pice qui doit entrer horizontalement dans le sabord1 la culasse la premire2 cet effet1 on se sert aussi d'un palan croch dans l'intrieur de la batterie1 et qui1 sortant par ce sabord1 s'accroche prs du bouton de culasse4 ,on hale sur le garant de ce palan2 et avec ces moyens on appelle et on place la pice sur son afft1 que l'on prsente au sabord4 ,on mollit la caliorne mesure qu'on amne1 et on la mollit encore pour la dcrocher2 on en fait autant du palan1 on dfrappe l'lingue2 on roule cet afft un autre sabord1 et l'on y en prsente un nouveau pour recevoir un autre canon par le mme procd4 ,on peut en outre frapper une estrope sur la vole pour y crocher le palan de la candelette1 ce qui donne un surcrot de force et un moyen de direction4 ,on peut aussi enlever le croissant de l'afft pour rapprocher celui-ci du bord4 ,l'afft est pralablement amarr au sabord1 ou bien on en cale les roues1 suivant les cas1 pour l'empcher de bouger4 ,il est prfrable que l'estrope de la poulie infrieure de la caliorne soit oeillet1 parce qu'aprs l'avoir passe dans l'lingue de la pice on y introduit un burin pour la retenir contre celle-ci2 le burin dtriore moins le cordage qu'un croc4 ,lorsque la pice est de petit calibre1 ou s'il s'agit d'une caronade1 il suffit d'employer le palan de bout de vergue et le palan d'tai2 et si cette pice est destine pour les gaillards1 on la fait passer par-dessus le bastingage2 chaque canon s'amne alors directement sur son afft1 que l'on prsente sous les palans ds que l'afft prcdemment prsent a reu sa pice et a t loign4 ,dbarquement d'un canon4 ,on dpasse la brague1 si elle se trouve par-dessus la culasse1 on retient l'afft au bord1 ou l'on en cale les roues2 et dans un ordre inverse de celui de l'embarquement1 mais l'aide des mmes procds1 on opre le dbarquement du canon4 ,si le btiment est dsarm ou dmt1 on le conduit sous une grue1 ou bien l'on se sert de mts de charge1 de bigues ou de cabres4 ,changement d'afft d'un canon bord4 ,il y a plusieurs moyens d'excuter cette manoeuvre2 ils vont tre indiqus afin qu'on puisse employer le plus avantageux1 relativement aux attirails dont on est pourvu et la position des canons4 ,premier moyen4 ,par la machine dite monter et dmonter les canons1 et forme de deux civires canon1 garnies chacune de deux poulies simples1 proportionnes la grosseur des itagues1 et dont les caisses ont le moins de longueur possible4 ,deux estropes garnies de mme1 et quatre itagues proportionnes aux calibres des canons1 ayant un bout garni d'une cosse1 et l'autre en queue de rat4 ,on se sert de deux boucles places au barrot1 l'une environ #c pieds1 et l'autre #i4 ,on dispose le canon de manire que sa culasse et sa vole soient sous les deux boucles du barrot2 on passe une estrope dans chacune2 elle tient d'un ct une poulie simple qui y est immdiatement fixe1 et ds que l'autre bout est pass dans la boucle1 on y amarre solidement une autre poulie1 mais de manire qu'on puisse la dmarrer facilement lorsque la manoeuvre est finie4 ,on saisit le canon la vole et la culasse avec les deux civires qui doivent faire tour mort autour du canon2 les poulies simples1 dont chacune est garnie1 doivent se prsenter de chaque ct de la pice et gale hauteur4 ,on passe chaque itague dans une poulie de l'estrope de la boucle1 puis dans celle correspondante de la civire2 et l'on ramne son bout pour le fixer par un dormant la boucle4 ,les quatre poulies doubles des quatre palans sont accroches aux quatre cosses des itagues2 quant leurs poulies simples1 celles des palans de derrire le sont aux boucles des palans de retraite des canons voisins1 et celles de devant1 aux boucles fixes la serre-gouttire1 et1 leur dfaut1 dans celles places pour fausses bragues1 immdiatement sur le derrire des affts voisins ou autres qui se trouveraient dans la direction et la distance convenables4 ,les palans de devant sont dirigs droite et gauche de la pice1 perpendiculairement son axe1 et ceux de derrire le sont en ventail en arrire du canon4 ,on te les sus-bandes1 et au commandement ferme6 les hommes agissent ensemble pour lever la pice jusqu' ce qu'on puisse ter l'afft4 ,ce moyen exige deux quipages de canon1 mais il est sr et il convient dans les gros temps4 ,deuxime moyen4 ,sans machine4 ,on saisit solidement la pice la boucle de serre par le raban de vole2 on passe ensuite le milieu d'un bon cordage sous le collet du bouton1 et ses bouts dans la boucle de dessus2 on te les sus-bandes2 on place sous le bouton deux forts leviers sur lesquels on fait effort pour lever le canon jusqu' ce qu'on puisse retirer l'afft de dessous4 ,a mesure qu'il s'lve1 on embraque le cordage sous le collet du bouton1 et ds qu'il est assez lev1 on fait une quantit de tours suffisans pour en supporter le poids pendant qu'on change l'afft4 ,troisime moyen4 ,lorsque l'afft changer est sous les passe-avants ou sur les gaillards1 on transporte la pice sous les caliornes ou candelettes du vaisseau1 et leur aide on enlve et on replace le canon4 ,quatrime moyen4 ,si l'afft est bris1 et le canon tellement plac qu'on ne puisse employer aucun des moyens prcdens1 on l'lve sur deux chantiers en disposant la lumire en dessous2 on pose l'afft nouveau sans roues sur le canon1 de manire que toutes leurs parties se correspondent2 on met les sus-bandes et les clavettes en place2 on passe deux trvires1 une sous le ceintre de l'afft1 et l'autre en avant de l'essieu de devant3 elles embrassent le canon et son afft par plusieurs tours2 on passe ensuite un levier dans l'me de la pice1 au moyen duquel et des trvires on commence renverser le canon4 ,ds que les fuses des deux essieux touchent le pont1 on y cloue un cabrion pour les empcher de glisser2 on place des cordages de retenue du ct oppos celui des trvires1 pour modrer l'effort du choc sur le pont1 lorsqu'il tombe sur sa base2 on embarre des pinces et des leviers mesure que l'lvation de l'afft le permet2 puis faisant effort la fois sur les leviers1 sur la bouche1 sur les trvires1 en garnissant le dessous de l'afft mesure que le canon s'lve1 maintenant avec force1 pendant ces oprations1 les cordages de retenue pour retenir l'afft lorsqu'il tombera sur la base1 on achve de remettre le canon dans sa position ordinaire4 ,on place ensuite les roues de l'afft1 et on le conduit au sabord4 ,dans le cas o1 faute d'afft de rechange1 on est oblig de descendre le canon sur le pont1 alors1 s'il fait mauvais temps1 on le place sur deux chantiers1 et l'on a soin de le bien saisir au moyen de quatre mains de fer ou galoches places de chaque ct de la culasse et de la vole1 et cloues solidement sur le pont2 elles serviront passer de bonnes aiguillettes dont les tours seront assez multiplis autour du canon pour tre certain qu'il ne peut se dmarrer4 ,jeter les canons la mer4 ,cette opration a lieu lorsque le vaisseau est vieux1 dli1 que l'artillerie le fatigue beaucoup1 ou que le temps est trs-mauvais4 ,il faut lever la culasse du canon autant que possible2 on retire alors les sus-bandes1 en ne laissant la pice qu'un ou deux tours de raban2 on passe une pince sous chaque tourillon1 puis deux anspects un peu en arrire1 et l'instant o le roulis est favorable1 on fait force sur tous ces leviers la fois1 et1 en ouvrant les mantelets1 on dbarque les canons4 ,remarques4 ,en gnral1 pour ne pas fatiguer les basses vergues par l'embarquement des canons1 les pontons sont munis d'un mt appareil1 et la caliorne de l'appareil se vire sur le cabestan du ponton2 deux forts palans crochs dans l'intrieur de la batterie servent diriger le canon et le faire entrer lorsque la caliorne l'a lev un peu au-dessus de la hauteur du sabord4 ,en embarquant l'artillerie1 on doit avoir soin de la rpartir d'une manire uniforme en allant du centre aux extrmits1 pour ne pas fatiguer le btiment4 ,le poids de chaque pice tant connu1 on doit aussi le rpartir de manire que la somme des poids soit la mme pour les deux bords4 ,,chapitre ,,ix4 ,mise hors de ,service1 ,enclouage et ,dsenclouage des ,bouches feu4 ,le meilleur moyen de mettre les bouches feu hors de service1 consiste leur casser un tourillon2 mais ce moyen serait1 sinon impossible1 au moins bien difficile pour les pices en bronze4 ,quant aux canons en fer coul1 on en dtache assez facilement un tourillon en le frappant fortement faux1 principalement sur l'arte1 et toujours dans le mme sens1 avec une masse ou un fort marteau4 ,il faut1 aprs chaque coup1 maintenir la masse sur le point frapp4 ,s'il s'agit d'vacuer un arsenal1 et qu'il y ait des pices en bronze ranges sur les chantiers1 on allume sous ces pices un bon feu de charbon1 et quand elles sont chaudes1 on les frappe fortement sur la vole pour les faire plier4 ,on peut encore chauffer fortement un tourillon et essayer de le casser1 ou au moins de le faire plier en le frappant4 ,on tire aussi quelquefois les pices en bronze avec une forte charge de poudre1 en remplaant le projectile par des fragmens de boulets artes vives1 lesquels produisent des raflemens qui dgradent promptement l'me4 ,on tire galement quelquefois un coup de canon bout portant contre la vole de la pice qu'on veut mutiler2 mais ce moyen ne serait pas toujours sans danger1 si l'on n'avait l'attention de communiquer le feu avec une mche lente1 qui donne aux canonniers le temps de se retirer avant l'explosion4 ,cette mche lente peut tre faite avec un morceau d'amadou de #ae lignes de longueur et traversant un morceau de papier qui couvre l'amorce4 ,on fait clater une bombe ou un obus bien cliss dans un mortier1 ou dans un obusier1 pour le mettre hors de service4 ,a dfaut des moyens ci-dessus1 on encloue les pices2 pour y parvenir1 on emploie des vis en acier tremp2 aprs les avoir enfonces le plus possible1 on les casse au ras de la pice4 ,quand on n'a pas de vis1 on enfonce dans la lumire un clou carr d'acier1 dont les artes ont t entailles de diffrentes coches1 ayant leur ouverture tourne vers le gros bout4 ,ces clous doivent tre tremps et avoir leur pointe recuite pour pouvoir tre rivs en dedans4 ,aprs les avoir enfoncs grands coups de marteau1 on casse l'excdant de ces clous en dehors4 ,on met au fond de la pice de la terre glaise1 et quelquefois par-dessus un cylindre de bois dur qui ne doit pouvoir entrer qu'avec beaucoup d'efforts4 ,dans tous les cas1 on place par-dessus un boulet de calibre envelopp de feutre ou de plomb1 et enfonc avec beaucoup de force4 ,dans un moment press1 on peut se contenter d'introduire dans l'me un boulet ainsi forc4 ,s'il s'agit au contraire de dsenclouer les pices1 voici comment on peut y parvenir4 ,quand le clou n'est pas viss et que les obstacles qui se trouvaient dans l'me ont t retirs1 on charge la pice au tiers ou moiti du poids du boulet2 on emploie une tringle de bois de quelques lignes d'quarrissage1 ayant une rainure dans sa longueur1 et dans cette rainure une mche dite cravate d'toupilles1 communiquant la charge4 ,on bourre le canon avec des bouchons de vieilles cordes1 bien refouls avec un levier ou un anspect1 et l'on met le feu l'toupille4 ,il faut souvent plusieurs coups pour faire sauter le clou4 ,si le clou qui est dans la lumire est viss1 il faut s'assurer s'il ne serait pas en fer ou en acier pur tremp1 parce qu'avec un petit burin en bon acier on pourrait peut-tre fendre sa tige1 et le retirer avec un tournevis4 ,il convient encore1 lorsque tout autre moyen a chou1 de gratter un peu le mtal de la pice autour du clou1 d'y faire un petit godet en cire1 et d'emplir ce godet d'acide nitrique ou d'acide sulfurique1 qu'on renouvelle de temps en temps4 ,il arrive quelquefois que l'acide s'introduit par l'effet de la capillarit entre le clou et la pice1 et qu'il ronge le mtal1 au point qu'il est facile de faire sauter le clou avec une charge de poudre assez faible4 ,si les obstacles qui se trouvaient dans l'me n'ont pu tre enlevs immdiatement1 on perce une nouvelle lumire ct de la premire1 on introduit un peu de poudre par cette lumire1 et l'on fait sauter les obstacles en enflammant cette poudre4 ,,chapitre ,x4 ,des ,soutes ,poudre4 ,on appelle ainsi le lieu o on enferme les poudres bord4 ,la place occupe par les soutes poudre varie suivant le rang des navires4 ,les vaisseaux et frgates en ont deux1 l'une appele grande soute1 situe de l'arrire de la cale au vin1 et la seconde sur l'avant du magasin gnral4 ,dans la construction1 le plancher infrieur des soutes est lev de quelques pieds au-dessus de la carlingue1 afin que l'eau ne puisse l'atteindre dans les circonstances ordinaires4 ,les cloisons avant et arrire sont formes par deux rangs de bordages1 dont l'intervalle est rempli par une maonnerie1 pour rsister autant que possible l'action du feu4 ,pour noyer les poudres en cas d'incendie1 lorsqu'on craint de ne pouvoir s'en rendre matre1 on ouvre les robinets placs en abord et renferms dans des caisses en chne1 doubles en plomb1 dont la clef est entre les mains du second du btiment4 ,les soutes sont claires par un ou deux fanaux1 suivant leurs dimensions1 placs l'extrieur de la cloison avant ou arrire4 ,deux fortes glaces encastres dans la cloison laissent passer la lumire et isolent le fanal de la soute4 ,le long des cloisons on pratique des armoires1 dont les portes sont caille-botis ou grillage en fil de laiton1 pour laisser circuler l'air1 dans lesquelles on range sur des tagres1 et par calibre1 les gargousses pleines ou l'apprte4 ,la poudre en baril est arrime bbord et tribord dans la soute4 ,dans le lieu le plus clair de la soute on place l'auge ou ptrin1 pour confectionner les gargousses4 ,c'est dans ce ptrin qu'on vide la poudre contenue dans les barils1 puis des canonniers munis d'une mesure la remplissent exactement et la versent dans une gargousse dont on amarre le collet4 ,chaque calibre a sa mesure particulire4 ,l'apprte faite avant le dpart du port1 doit tre au moins du tiers de la poudre embarque4 ,l'adoption des caisses en cuivre a chang la disposition des soutes et simplifi le service des poudres4 ,ces caisses1 qui sont de diffrentes dimensions pour chaque calibre1 ne sont pas couvercle1 mais calotte visse sur la face suprieure au moyen d'une clef mobile4 ,elles sont de forme quadrangulaire lgrement coupe sur les angles1 et sont garnies d'anses4 ,sur le couvercle on indique1 en grosses lettres1 l'espce de bouche feu1 son calibre1 et l'espce de charge4 ,les soutes sont alors divises en compartimens propres recevoir les caisses places les unes ct des autres1 mais sur un seul rang4 ,l'apprte faite terre est envoye bord dans les caisses qui sont immdiatement arrimes par calibre1 et par espce de charge2 c'est--dire que le #cf charge au tiers1 est spar du #cf charge au quart1 et ainsi pour les autres calibres4 ,pour que les hommes chargs du passage des gargousses ne puissent pas se tromper1 quoique chaque caisse porte sur son couvercle l'indication du calibre et l'espce de charge1 chaque compartiment porte encore un criteau qui indique le calibre1 l'espce de charge et leur nombre4 ,sur le pont suprieur de la soute1 aussi prs que possible du lieu o l'on a plac les caisses d'un mme calibre1 mais si on le peut en dehors de leur direction1 on perce deux coutillons1 dont un reoit une manche en toile dans laquelle on jette les gargoussiers vides qui tombent ainsi dans la soute2 et le second sous lequel on place un reposoir1 sert au passage de la gargousse pleine4 ,de cette manire chaque calibre a un passage particulier1 ce qui vite la confusion4 ,les gargoussiers vides1 avant d'tre envoys dans les soutes1 sont secous dans une baille pleine d'eau1 place dans l'entre-pont ct de la manche par o ils se rendent des batteries4 ,il suffit1 dans chaque soute1 de deux hommes par calibre1 plus un novice ou un mousse pour ramasser les gargoussiers vides et les remettre l'homme charg d'y poser la gargousse4 ,on dpose aussi dans les soutes poudre1 les botes cartouches pour fusils et pistolets1 ainsi que les barils bourse pour l'approvisionnement des hunes et des embarcations4 ,description de la ,hausse ,marine4 ,ce systme de hausse se compose de deux pices principales3 la masse de mire1 la hausse4 ,la masse de mire est une pice de fer ou de cuivre bronze1 place vers l'extrmit suprieure du renfort1 et fixe la bouche feu par deux boulons vis4 ,la partie suprieure est arrondie par un arc de cercle dont le centre est pris sur l'axe de la bouche feu4 ,la hausse est compose de deux pices1 la bote1 le curseur4 ,la bote est en cuivre1 elle est fixe par trois petits boulons la culasse de la bouche feu2 c'est dans cette bote que glisse le curseur4 ,une vis la maintient diffrentes hauteurs4 ,pour faire tourner cette vis1 on se sert de clef1 et pour que le chef de pice en fasse usage volont1 elle tient au cabillot plac au bout du cordon du percuteur4 ,le curseur en fer forg est compos d'une tige carre et d'un chapeau2 le dessus du chapeau est termin par un arc de mme rayon que celui de la masse de mire4 ,deux faces de la tige sont divises chacune par six profondes rainures horizontales4 ,la face qui est du ct du bouton est divise pour la charge au quart1 celle oppose pour la charge au tiers4 ,pointage au moyen de cette ,hausse4 ,pour pointer le canon bout portant1 on place la tte du curseur sur la bote2 #bjj mtres1 il suffit d'lever le curseur de manire que la premire rainure soit la hauteur de la bote4 ,a #djj mtres1 on place le curseur la #bme division1 et ainsi de suite jusqu' la #fme qui est la hauteur donner pour obtenir la porte de #a1bjj mtres4 ,installation du systme de ,hausse4 ,pour que le systme de hausse soit bien plac1 il faut3 #a que la ligne qui passe par le point le plus lev du chapeau 7celui pos sur la bote7 et le point le plus lev de la masse de mire1 soient parallles l'axe de la bouche feu4 ,si la masse de mire se trouvait trop haute1 il faudrait la limer2 si elle tait trop basse1 on l'lverait en mettant une cale entre elle et la pice4 #b ,qu'un plan vertical1 passant par le centre du curseur et par le milieu de la masse de mire1 passe aussi par l'axe de la bouche feu1 lorsque les tourillons sont placs horizontalement4 #c ,il faut que la distance du milieu du curseur au milieu de la masse de mire soit exactement celle porte pour chaque pice dans le tableau ci-joint4 ,ce tableau contient aussi les hauteurs donner aux divisions des hausses1 pour toutes les bouches feu de la marine4 ,quand les canons ont des anneaux de brague1 la bote des hausses est attache la partie infrieure par un boulon qui traverse cet anneau1 comme on le voit pour les caronades4 ,le dessus du chapeau et de la masse de mire sont peints en bandes noires et blanches1 afin de guider le canonnier pour le rayon visuel4 ,,tableau faisant connatre les distances entre les masses de mire et les hausses1 ainsi que les graduations de ces dernires4 ,d,,signation ,,distance entre les ,espces ,charges des axes du curseur et de de ,,bouches ,a ,,feu4 de la masse de mire4 projectiles4poudre4 ---------------------------------------- ----------------- p p l p k ,canon-obusier #c4 #f4 #f4 #j4--a1aejf4 ,creux4 #c1ib de #hj4 #ab #a1d p p l p ,canon #cf long4 #c4 #aj4 #e4 #i4--a1beha4 ,plein4 #a1c #a1d p p l p ,canon #bd long4 #c4 #h4 #a4 #c4--a1aiff4 id4 #a1c #a1d p p l p ,canon #ah long4 #c4 #e4 #i4 #c4--a1acjg4 id4 #a1c p p l p ,caronade #cf4 #b4 #b4 #h4 #f4--j1gbcj4 id4 #a1if ,d,,signation ,,distances ,,de ,,la ,,batterie ,,au ,,but des ,,et ,,graduation ,a ,,chacune ,,de ,,ces ,,distances4 ,,bouches ,a ,,feu4 ---------------------------------------- ----- #bjj m4#djj m4#fjj m4#hjj m4#ajjj m4#aajj m4#abjj m4 ---------------------------------------- --------------------- ,canon-obusier #j1jjiej1jbjfj1jccfj1jdhbj1jjdg #j1jgce de #hj4 #ab #j1jjhej1jahdj1jbifj1jdbcj1jefc #j1jgaf ,canon #cf long4 #j1jjggj1jafgj1jbfij1jchcj1jeaj #j1jfdi #j1jjhbj1jaghj1jbijj1jdahj1jeeh #j1jgad ,canon #bd long4 #j1jjgdj1jafbj1jbfcj1jcghj1jejf #j1jfdg #j1jjghj1jagbj1jbcaj1jdjfj1jede #j1jgja ,canon #ah long4 #j1jjgaj1jaefj1jbeej1jcfhj1jdie #j1jfcf ,caronade #cf4 #j1jjhfj1jahej1jbihj1jdbej1jeff #j1jgba #ab ,observations4 ,canon-obusier de #hj4--,la nouvelle masse de mire ne permet de pointer qu' #aajj m4 avec la charge #ck4#ib4 ,,table servant dterminer la distance d'un ,btiment un autre1 au moyen de la hauteur angulaire des mts4 ,distances ,vaisseaux,vaisseaux,frgates,corvettes,c orvettes,bricks en #c pontsde #gd1 et de #dd4 de #bd de #bj de #af encblures4et de #hj4;grandes #cb4 #bd4 #bj4 frgates4 ---------------------------------------- ---------------------- ' ' ' ' ' ' #a_/b #bd #ci #bb #ba #ah #cg #af #be #ae #bb #ad #dd #a #ab #ef #aa #ch #i #cc #h #bc #g #di #g #bb #a-a_/b #c #da #h #j #f #bd #e #cg #e #ae #d #ef #b #f #bi #e #eb #d #di #d #ac #c #ef #c #db #b-a_/b #e #ad #d #db #c #ea #c #bb #c #i #b #eh #c #d #bb #d #c #ac #b #cj #b #cg #b #bh #c-a_/b #c #de #c #bb #b #de #b #be #b #ae #b #g #d #c #ag #b #eg #b #be #b #f #a #eh #a #ea #d-a_/b #b #ee #b #cg #b #i #a #ed #a #de #a #ci #e #b #ch #b #ba #a #ef #a #da #a #cd #a #bi #e-a_/b #b #bc #b #i #a #de #a #cb #a #bf #a #ba #f #b #aa #b #a #a #cf #a #bd #a #ai #a #ad ,hauteur du capelage du grand #afe p4 #afb #abf #ajf #ii #ee mt de perroquet4 ---------------------------------------- ----------------------- ,observation4 ,les angles sont mesurs partir de la flottaison jusqu'au capelage du grand mt de perroquet des btimens anglais1 dont la mture est d'un douzime moins leve que celle des btimens franais du mme rang2 ainsi qu'on le voit dans les ,tables de ,m4 ,gicquel des ,touches4 ,,fin4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,de ,,la ,,seconde ,,partie1 ,,contenant ,,les ,,manoeuvres ,,du ,,navire ,,et ,,de ,l',,artillerie4 ,,manoeuvre ,,du ,,navire4 ,avertissement4 #e ,,chapitre ,ier4 ,du navire4 #g ,du gouvernail4 #ab ,,chapitre ,,ii4 ,appareillages4 #ae ,appareiller1 le navire vit le bout au vent4 #bc ,appareiller1 le navire vit le bout au courant4 #bi ,appareiller1 en faisant embossure4 #cb ,,chapitre ,,iii4 ,manoeuvrer les voiles de mauvais temps4 ,prendre des ris aux huniers4 #ce ,carguer un hunier de mauvais temps4 #ci ,prendre le ris aux basses voiles4 #da ,carguer une basse voile de mauvais temps4 #dc ,,chapitre ,,iv4 ,des ,viremens de bord4 ,virer de bord1 vent devant1 en gagnant au vent4 #de ,observations4 #df ,virer de bord1 vent devant1 le plus promptement possible4 #eb ,virer de bord1 vent arrire4 #ec ,observations4 #ed ,virer de bord1 vent arrire1 en masquant4 #ef ,,chapitre ,v4 ,de la ,panne4 ,mettre en panne1 vent dessus1 vent dedans4 #eh ,observations4 #ei ,mettre en panne1 sous toutes les voiles du plus prs4 #fa ,faire servir1 lorsqu'on est en panne1 le vent sur le petit hunier4 #fc ,faire servir1 lorsqu'on est en panne1 le vent sur le grand hunier4 #fd ,faire servir1 lorsqu'on est en panne1 sous toutes les voiles du plus prs4 #fe ,observations4 id ,,chapitre ,,vi4 ,sonder4 ,sonder de beau temps4 #ff ,sonder de mauvais temps4 #fh ,observations4 #fi ,,chapitre ,,vii4 ,de la ,cape4 ,des diffrentes espces de cape4 #gj ,observations4 #ge ,arriver1 ou virer1 lorsqu'on est la cape4 #gh ,,chapitre ,,viii4 ,mouillages4 ,mouiller de beau temps4 #hc ,mouiller de mauvais temps4 #he ,mouiller avec embossure4 #hg ,observations4 #hh ,,chapitre ,,ix4 ,affourcher la voile4 #hi ,observations4 #ia ,,chapitre ,x4 ,des ,abordages4 ,aborder au vent1 lorsqu'on est au plus prs4 #id ,aborder sous le vent1 lorsqu'on court au plus prs4 #ie ,aborder sur l'avant1 lorsqu'on court au plus prs4 #ig ,aborder en courant largue4 #ih ,aborder l'ancre4 #ii ,,chapitre ,,xi4 ,de la ,chasse4 ,chasser au vent4 #ajb ,chasser sous le vent4 #ajd ,de la ,tactique ,navale4 #ajf ,,manoeuvre ,,de ,l',,artillerie4 ,,chapitre ,ier4 ,dfinition et nomenclature4 #aad ,,chapitre ,,ii4 ,des projectiles et de la charge4 #abi ,remarques4 #acd ,,chapitre ,,iii4 ,emplacement des canons et de leurs projectiles bord4 #adj ,remarques4 #adf ,,chapitre ,,iv4 ,exercice du canon d'un bord et par temps4 #adh ,exercice de la caronade d'un bord et par temps4 #agf ,exercice du canon obusier4 #ahg ,exercice des deux bords et volont4 #aic ,remarques4 #bjg ,,chapitre ,v4 ,noeuds1 ,amarrages1 etc41 appliqus au ,canonnage4 ,aiguilletage4 #baa ,brague4 #bab ,bridure4 id ,brin4 #bac ,civire4 id ,coiffe d'couvillon4 id ,croupire4 id ,elingue4 id ,epissure4 #bad ,estrope4 id ,estrope de culasse4 id ,faubert4 #bae ,fourrer un cordage4 id ,garant4 id ,garcette4 #baf ,garnir une brague4 id ,hampe de corde4 id ,itague4 id ,ligne d'amarrage4 #bag ,lusin4 id ,machine dmonter les canons4 id ,mches4 #bah ,merlin4 id ,noeuds4 id ,palans de ct et de retraite4 #bah ,palanquin4 #bai ,quarantainier4 id ,queue de rat4 id ,raban de sabord4 id ,raban de retenue4 #bbj ,raban de vole4 id ,surliure4 id ,valet4 id ,,chapitre ,,vi4 ,diffrentes manires d'amarrer les ,canons bord4 ,amarrage garans simples4 #bbb ,amarrage garans doubls4 #bbc ,amarrage la serre4 #bbd ,amarrage le long du bord1 dit en vache4 #bbf ,amarrage au grelin4 id ,amarrage par la fausse brague4 #bbg ,amarrage aux chevrons de retraite4 #bbh ,amarrage par la queue des flasques4 id ,observation gnrale4 #bbi ,amarrages de caronades4 id ,,chapitre ,,vii4 ,pointage au tir4 #bcj ,remarques2 du but-en-blanc4 #bdf ,du pointage et du tir4 #beb ,,chapitre ,,viii4 ,manoeuvres de ,force relatives au ,canonnage4 ,embarquement et dbarquement d'un afft4 #bef ,embarquement d'un canon4 id ,dbarquement d'un canon4 #beh ,changement d'afft d'un canon bord4 #bei ,premier moyen4 id ,deuxime moyen4 #bfa ,troisime moyen4 id ,quatrime moyen4 #bfb ,jeter les canons la mer4 #bfc ,remarques4 #bfd ,,chapitre ,,ix4 ,mise hors de service2 enclouage et dsenclouage des bouches feu4 #bfe ,,chapitre ,x4 ,des soutes poudre4 #bfi ,description de la ,hausse ,marine4 #bgc ,,fin ,,de ,,la ,,table4 ,bar-s4-,seine4--,imp4 de ,,saillard4 ,,errata ,,du ,,deuxi,,me ,,volume4 ,pages4 lignes4 au lieu de lisez3 #ag #b ancre jas1 ancre jet4 id4 #h id4 id4 id4 #aa id4 id4 id4 #ag id4 id4 #ah #d id4 id4 #ai #aa id4 id4 id4 #ac id4 id4 #bj #d id4 id4 #ca #b id4 id4 #fa #aa lorsqu'on mettra1 lorsque mettant4 #hd #e si on vient largue aprs1 si on vient largue1 #he #i en le masquant1 en les1 etc41 etc4 #aaf dern4 du tabl4 #ac #i-a_/b #c #i-a_/b #aag #c le stourillons1 les tourillons4 #abd #i le lanon1 le canon4 99 99 99 99 99 ,note sur la transcription3 ,ce volume fait rfrence des figures 7fig4 #a en p4 #aag1 fig4 #b en p4 #aah1 fig4 #c en p4 #aai1 fig4 #d en p4 #aba et figure ,v en p4 #bcd74 ,malgr des recherches srieuses et tendues1 aucune dition trouve ne comprend ces illustrations1 ce qui fait supposer que l'imprimeur a oubli de les inclure4 ,les errata mentionns dans le livre la dernire page ont t appliqus4 ,quelques points ont t rajouts dans les listes et tableaux afin d'harmoniser avec le reste des lments4 ,faute de place en largeur1 certaines tables ont t modifies3 99 p4 #adj et #ada1 la table ,emplacement des ,canons et de leurs projectiles1 bord a t scinde en deux1 et sa premire colonne duplique4 99 p4 #bge et #bgf1 la table ,tableau faisant connatre les distances entre les masses de mire et les hausses1 ainsi que les graduations de ces dernires a t scind en deux4 ,la premire colonne 7,dsignation des bouches feu7 a t duplique1 et la colonne ,observation a t mise en note la suite du deuxime tableau4 ,ce livre comprend de possibles erreurs de syntaxe comme l'utilisation de surjoaler et surjoualer la place de surjaler4 ,celles-ci n'ont gnralement pas t corriges4 ,a l'exception des corrections suivantes et des erreurs clairement introduites par le typographe1 l'orthographe d'origine a t conserve et n'a pas t harmonise3 99 p4 #e1 corrige illtr en illettr1 99 p4 #bb1 corrige renfonce en renforce 7quoiqu'on les renforce71 99 p4 #bc1 corrige lan en lan 7si dans un lan71 99 p4 #ch1 corrige ralingne en ralingue 7les huniers en ralingue71 99 p4 #de1 corrige de vent en devant 7viremens de bord vent devant71 99 p4 #ff1 corrige employ en employe 7a pu tre employe71 99 p4 #gg1 corrige iloire en hiloire 7l'hiloire71 99 p4 #ha1 corrige annulle en annule 7annule l'effet du gouvernail471 99 p4 #hg1 corrige un en une 7une embossure71 99 p4 #ajj1 corrige tachant en tchant 7en tchant d'y entraner71 99 p4 #aag1 suppression des points aprs ,le support de la platine et ,l'astragale de la lumire pour harmoniser avec le reste de la table1 99 p4 #abe4 idem p4 #aag avec ,la platine ou batterie et ,la corne d'amorce1 99 p4 #acf1 capitalisation de ,montgry1 99 p4 #adf1 corrige tugue en tuque 7la tuque d'arrire71 99 p4 #ahj1 ligne #af1 ferme la parenthse aprs commandement pour le canon41 99 p4 #ahh1 ferme la parenthse aprs cosse estrope au collet41 99 p4 #baj1 corrige bt en bat 7lorsqu'on se bat71 99 p4 #bbe1 corrige pace en place 7place au-dessus71 99 p4 #bfh1 corrige enflamment en enflammant 7enflammant cette poudre74