,note sur la transcription3 ,les erreurs clairement introduites par le typographe ont t corriges4 ,l'orthographe et la ponctuation d'origine ont t conserves et n'ont pas t harmonises4 ,une note plus dtaille se trouve la fin de ce volume4 ,,nouveau ,,manuel ,,complet ,,de ,,marine4 ,,premi,,re ,,partie4 ,,gr,,ement4 ,,nouveau ,,manuel ,,complet ,,de ,,marine4 ,,premi,,re ,,partie4 ,,gr,,ement4 ,par ,m4 ,verdier1 ,capitaine de ,corvette4 ,,paris1 ,a ,,la ,,librairie ,,encyclop,,dique ,,de ,,roret1 ,rue ,hautefeuille1 n #aj bis4 #ahcg4 ,,avertissement4 ,en publiant ce ,manuel de ,grement1 nous avons eu l'intention d'viter aux dbutans dans le mtier de marin1 le moment de dgot et de dcouragement qu'ils prouvent lorsqu'en voyant un navire pour la premire fois1 ils cherchent se faire donner et retenir le nom des manoeuvres4 ,il nous a sembl utile de leur apprendre classer leurs ides en suivant une mthode simple et claire dans la description des diverses parties du grement4 ,c'est pourquoi nous avons parl en premier lieu du dormant1 puis de la garniture et du grement des vergues1 enfin1 de la garniture et du grement des voiles4 ,en traitant ces diverses parties d'une manire gnrale1 en les appliquant ensuite chaque mt1 chaque vergue1 chaque voile2 en expliquant les diffrences ncessites par leurs positions et leurs usages1 nous avons pens que nous nous ferions mieux comprendre1 que si nous avions dcrit le grement1 comme on le met en place lorsqu'on gre un navire4 ,en marine1 pour bien savoir1 il faut beaucoup voir et beaucoup faire4 ,le grand livre pour apprendre est le navire2 mais un guide est ncessaire au commenant1 pour lui enseigner rflchir et classer ses ides pour voir avec fruit4 ,c'est le but que nous nous sommes propos2 il aura t atteint1 si nous facilitons quelques-uns de nos jeunes compatriotes l'tude si utile du grement4 ,,manuel ,,de ,,gr,,ement4 ,on dsigne sous le nom gnral de grement1 toutes les manoeuvres employes bord d'un navire4 ,on les classe en manoeuvres dormantes1 manoeuvres courantes et amarres4 ,les manoeuvres dormantes sont celles qui tiennent les mts dans une position dtermine1 et les empchent de cder aux terribles secousses qui leur sont imprimes par la mer4 ,les manoeuvres courantes servent manoeuvrer les vergues et les voiles4 ,les amarres1 touer et amarrer le navire4 ,avant de passer la description des diverses pices de grement1 et assigner le poste qu'elles doivent occuper1 il est indispensable de donner une ide des noeuds et amarrages qui servent les assujettir4 ,nous ne nous dissimulons pas combien ces descriptions sont souvent insuffisantes1 et nous tcherons d'y mettre toute la clart et la brivet possible1 tout en prvenant le jeune marin qu'une heure de travail dans un atelier de garniture lui en apprendra davantage que la lecture de ce que nous avons dire sur ce sujet4 ,,chapitre ,,premier4 ,,section ,,premi,,re4 ,,noeuds1 ,,amarrages4 ,epissures4 ,l'pissure sert runir les bouts de deux cordages1 ou du mme cordage1 ou encore fixer le bout d'un cordage sur lui-mme1 pour en faire un oeil ou boucle4 ,il y a l'pissure courte et l'pissure longue4 ,la premire se fait en dtordant1 d'une mme quantit1 les deux bouts du cordage qu'on veut runir1 et entrelaant leurs torons de manire qu'ils se joignent leurs racines4 ,on fait passer successivement chacun des torons dtordus entre les torons non dtordus et correspondans de la partie oppose4 ,chaque toron passe de la mme manire deux ou trois fois1 aprs quoi on coupe les bouts restans au bas du cordage4 ,pour sparer les torons1 on se sert d'un instrument en fer de forme conique et lgrement recourb1 qu'on appelle pissoir4 ,si on veut faire un oeil ou boucle1 on dtord un bout du cordage1 et l'appliquant sur le cordage lui-mme1 suivant la grandeur qu'on veut donner l'oeil1 on entrelace les torons dtordus comme nous venons de le dire plus haut4 ,l'pissure longue se fait en dcomettant un toron des deux cordages qu'on veut pisser1 et substituant1 partir de la moiti de la longueur que l'on veut donner l'pissure1 le toron de l'un celui de l'autre4 ,on coupe la partie excdante1 aprs l'avoir croise par un demi-noeud avec le toron correspondant du cordage oppos1 et l'avoir passe dans l'intrieur de ce mme cordage4 ,pour employer les troisimes torons1 on les fait croiser comme les premiers2 on les fixe par un demi-noeud1 et on coupe l'excdant4 ,amarrage plat4 ,cet amarrage sert runir1 sans les croiser1 deux cordages diffrens ou deux bouts du mme cordage4 ,on fait1 l'un des bouts de la ligne qui doit servir l'amarrage1 un oeil au moyen d'une pissure1 passant le bout dans l'oeil1 on forme un noeud coulant dont on embrasse les deux cordages qu'on veut runir1 et on continue les envelopper ainsi de plusieurs tours aussi rapprochs les uns des autres que possible1 et souqus fortement au moyen d'un cabillot en fer1 qui1 appuy sur le ct oppos d'o vient l'amarrage1 sert de levier4 ,si on veut une seconde couche de tours1 parvenu au dernier1 on fait passer la ligne en dedans des tours1 et on recommence les tours4 ,avec le bout qui reste on croise1 dans le sens de la longueur1 le rang ou les deux rangs qu'on vient de former1 et on engage le bout en faisant un noeud son extrmit1 de manire qu'il ne puisse se dpasser4 ,amarrage en trive4 ,l'amarrage en trive est un amarrage plat1 mais dont les bouts doivent se croiser aprs4 ,si on veut estroper une cosse ou un cap-de-mouton1 on l'entoure avec le cordage1 et au point de rencontre on fait un amarrage plat2 on retrousse le bout excdant le long du cordage principal1 pour l'y fixer au moyen d'un nouvel amarrage plat1 et ce premier amarrage plat reoit le nom d'amarrage en trive4 ,cul-de-,porc4 ,le cul-de-porc est un noeud qu'on fait l'extrmit d'un cordage pour l'empcher de se dpasser d'un cap-de-mouton ou tout autre objet4 ,on dcomet le bout du cordage1 et courbant les torons sur eux-mmes1 on les enlace de manire que les trois bouts passent en dedans et forment le centre2 on les lie entre eux1 ou on les enlace de nouveau1 ce qui forme une tte d'alouette4 ,on coupe les bouts excdans4 ,noeud de ,hauban4 ,ce noeud1 ainsi que son nom l'indique1 sert rapprocher les deux parties d'un hauban1 ou toute autre manoeuvre dormante4 ,on spare d'abord1 sur une certaine longueur1 les torons des deux parties joindre1 en les croisant comme pour l'pissure2 mais au lieu de les faire passer dans les torons non dcomis1 on les enlace ensemble1 comme nous l'avons dit pour le cul-de-porc4 ,les bouts excdans sont peigns et appliqus sur les haubans1 o l'on fait un garni de lusin ou merlin4 ,aiguilletage4 ,l'aiguilletage sert runir deux cordages garnis d'un oeillet1 ou fixer une caliorne sur son pendeur1 ou une poulie sur son piton4 ,l'un des deux objets qu'on veut runir est garni d'un cordage appel aiguillette1 qu'on fait passer successivement d'un oeillet l'autre1 en ayant soin de faire les tours galement tendus1 aprs quoi on les bride en travers avec le dernier bout de l'aiguillette qu'on engage dans les tours4 ,genopes4 ,les genopes servent runir deux cordages entre eux1 ou un cordage sur une vergue1 etc4 ,ce ne sont que des amarrages plats1 avec cette diffrence que le premier rang1 au lieu d'tre en tours simples1 est en tours croiss1 passant alternativement de dessus en dessous des deux objets runis4 ,noeud plat4 ,pour runir deux cordages par un noeud plat1 il faut croiser les deux extrmits en les tenant1 celui de gauche par la main droite1 et celui de droite par la main gauche4 ,celui qui vient de la gauche ayant pass de dessus en dessous1 on le fait passer de devant en arrire1 de manire que chaque extrmit du cordage se trouve ct du morceau auquel il fait suite4 ,c'est le noeud qu'on emploie pour amarrer les garcettes de ris4 ,demi-,clef4 ,la demi-clef sert arrter immdiatement un cordage sur un objet quelconque3 on passe le cordage sur l'objet1 et1 le ramenant sur la partie tendue1 on engage le bout entre le cabiot1 par exemple1 et la partie qui l'entoure1 en faisant soit une genope pour l'arrter1 soit une nouvelle demi-clef4 ,noeud d',enflchures4 ,le noeud d'enflchures1 qui sert fixer les enflchures sur les haubans1 se compose de deux demi-clefs renverses4 ,appliquez sur la partie du hauban qui vous fait face1 le quarantenier dont vous voulez faire l'enflchure1 tournez-le autour du hauban en le faisant passer en dessous et par-dessus le premier tour2 ramenez le bout en dessous aprs lui avoir fait faire un second tour en souquant fortement1 vous aurez deux demi-clefs dont les bouts se prsenteront l'un sur l'avant1 l'autre sur l'arrire4 ,noeud d',agui1 simple et double4 ,le noeud d'agui sert former une chaise avec un cartahu pour suspendre un matelot le long d'une manoeuvre qu'il doit rparer1 d'une voile ou du bord4 ,on tourne le cartahu sur lui-mme1 quatre ou cinq pieds de son extrmit1 et on fait ainsi une espce d'oeil dans lequel on fait passer cette extrmit4 ,on le dirige ensuite sur la partie tendue1 de manire l'envelopper1 et on le ramne dans l'oeil que l'on souque fortement4 ,c'est le noeud d'agui simple4 ,si le cordage avec lequel il est fait est double1 ce qui est plus commode pour l'homme qui travaille1 puisque1 pendant qu'il est assis dans un des doubles1 l'autre le soutient sous les bras1 le noeud est dit1 noeud d'agui double4 ,noeud d'coute4 ,ce noeud1 dont le nom indique assez le but1 et qui sert aussi frapper l'orin sur la boue1 la ligne de sonde sur le plomb1 etc41 se fait en passant le bout du cordage dans l'oeillet de l'objet auquel on doit le fixer1 en le ramenant sous la partie du mme cordage introduite dans l'oeillet1 de manire embrasser les deux branches de celui-ci4 ,en tirant ensuite sur le cordage1 le bout se trouve tellement souqu qu'il ne peut se dpasser4 ,si ce noeud s'emploie sur des amarres pour touer un navire1 il est prudent de fixer le noeud d'coute par une demi-clef et un amarrage4 ,,section ,,ii4 ,nous ne pousserons pas plus loin cette description des noeuds1 mais nous allons donner quelques renseignemens indispensables pour bien saisir ce que nous avons dire sur le grement4 ,une manoeuvre est garnie en bitord1 lorsqu'elle est recouverte de tours de bitord bien souqus et rapprochs autant que possible4 ,cette opration se fait au moyen d'un maillet1 appel mailloche fourrer1 qui porte une rainure cylindrique et longitudinale4 ,le bitord tant frapp sur le cordage qu'on veut garnir ou fourrer1 on en fait deux tours sur la mailloche et son manche1 et on la tourne de dessous en dessus1 la rainure applique sur le cordage1 tandis qu'un homme1 qui tient une pelote de bitord1 la fait mouvoir dans le mme sens4 ,il va sans dire que le cordage doit tre fortement tendu pendant cette opration4 ,un cordage est congr lorsque l'espace vide que laissent les torons aprs la torsion est rempli par un cordage d'une dimension suffisante pour donner au cordage congr une forme cylindrique4 ,autrefois on congrait les tais et quelquefois mme les haubans2 mais cette mthode a t abandonne comme nuisible1 parce qu'elle charge le grement d'un poids inutile1 sans augmenter sa solidit2 et en second lieu1 parce que l'eau de pluie sjournait entre le cordage et son congrage1 et htait son dprissement4 ,un cordage est garni en toile ou limand lorsqu'on le recouvre de bandes de toile goudronnes4 ,les bandes ont de trois quatre pouces de largeur et se roulent de manire se recouvrir par la moiti4 ,on les fixe par quelques tours de bitord bien serrs1 mais placs environ un pouce ou deux de distance4 ,on garnit quelquefois les cordages en basane ou en peau4 ,pour cela1 on coupe la peau ou la basane en bandes gales la circonfrence du cordage1 et aprs les avoir fait macrer dans l'eau pour qu'elles puissent tre travailles plus commodment1 on les coud sur le cordage qu'on veut garnir4 ,on appelle paillets1 des espces de nattes confectionnes avec du bitord ou des torons tresss ensemble4 ,on en fait un frquent usage bord pour empcher le frottement qui pourrait entraner la perte de telle ou telle partie du grement4 ,ainsi1 on en place sur les haubans et galhaubans1 l'endroit o les vergues1 lors du brassiage1 portent dessus1 et qu'on appelle pour cela paillets de brassiage4 ,on en place aussi sur les colliers des tais pour qu'ils ne soient pas ragus par les ralingues des huniers et des perroquets2 sur la partie des ancres places dans le porte-haubans1 aux bossoirs1 et qui peuvent se trouver en contact avec les coutes des basses voiles ou toute autre manoeuvre1 etc4 ,les sangles1 faites en fil de carret ou en bitord fin1 sont plus lgres et sont employes dans le mme but que les paillets4 ,on en garnit ordinairement les ralingues de bordures des basses voiles et huniers1 et le premier hauban tribord et babord1 au grand mt et au mt de misaine1 pour les prserver du frottement des basses voiles4 ,l'erse est un assemblage de fils de carret ou de bitord lis ensemble par l'excdant mme de ce fil de carret ou de ce bitord4 ,pour la former1 il faut1 ayant deux points fixes1 deux taquets par exemple1 faire dormant sur l'un d'eux1 et1 allant de l'un l'autre1 les envelopper successivement jusqu' ce que l'erse ait le nombre de fils voulus2 aprs quoi on les lie ensemble par le moyen de demi-clefs espaces de deux trois pouces4 ,on forme ainsi une espce de bague qui sert soulever les fardeaux4 ,pour cela1 on entoure l'objet avec l'erse1 puis on passe un des bouts dans l'autre1 et on croche le palan ou caliorne sur le bout suprieur4 ,lorsque l'erse est faite avec un cordage dont on a runi les deux bouts par le moyen d'une pissure la longue1 elle prend le nom d'lingue4 ,elle sert aux mmes usages que l'erse4 ,les caps-de-mouton1 les cosses et les poulies sont souvent entours d'un cordage qu'on a bagu au moyen d'une pissure4 ,ces cordages1 ainsi prpars1 sont appels estropes1 et l'objet est dit estrop4 ,l'estrope runit deux objets qui doivent agir ensemble4 ,ainsi1 une poulie de retour est estrope sur la cosse d'un piton1 c'est--dire que la mme estrope les enveloppe1 et qu'un amarrage plac entre la cosse et la poulie les empche de se dgager de leurs goujures4 ,les estropes faites au moyen de l'pissure longue doivent tre prfres4 ,en gnral on les garnit en bitord1 toile1 peau ou basane4 ,un palan est l'assemblage de deux poulies1 l'une double et l'autre simple1 runies par un cordage appel garant4 ,on les dsigne ordinairement par le nom de l'action laquelle ils sont employs1 et on dit palans de bouline1 palans d'amures4 ,mais leur vritable diffrence est non dans leur force et leur emploi momentan1 mais dans la manire dont la poulie double est estrope4 ,les estropes sont fouet ou croc4 ,le fouet est form par une des branches de l'estrope qui s'lve au-dessus de la partie suprieure de la poulie1 lorsqu'on a fait l'pissure4 ,si le cordage n'est pas assez maniable pour le frapper facilement1 on le dcomet et on en fait une garcette4 ,le fouet se frappe sur un cordage en l'embrassant par deux tours1 en le croisant ensuite et ramenant le bout du fouet en dessus tourn autour du cordage1 ou on l'arrte par un amarrage4 ,l'estrope croc porte1 dans son pli suprieur1 une cosse croc4 ,tout cordage qui se frappe sur un autre pour s'opposer son action1 est appel bosse4 ,les bosses sont fouet ou aiguillette4 ,a fouet1 elles sont formes par un cordage dont une extrmit porte un oeillet au moyen duquel on la fixe sur un piton ou tout autre point en l'y baguant4 ,son extrmit1 dcomise ordinairement1 est tresse en garcette pour se frapper plus facilement2 ce qu'on fait comme pour le palan4 ,a aiguillette1 le cordage qui les forme est termin par un cul-de-porc double qu'on bride sur le cordage arrter par une aiguillette adapte en dessous du cul-de-porc4 ,l'extrmit oppose est cosse ou croc1 pour se crocher ou s'aiguilleter au lieu convenable4 ,le dormant d'une manoeuvre est son point fixe inamovible2 son courant est la partie sur laquelle on agit pour produire l'effet4 ,,chapitre ,,ii4 ,,section ,,premi,,re4 ,,manoeuvres ,,dormantes ,,des ,,bas ,,mats4 ,beaupr1 ,lires4 ,aussitt que les bas mts sont en place on doit s'occuper les tenir4 ,le mt de beaupr portant tous les tais du mt de misaine qui1 lui-mme1 porte ceux des grands mts de hune et de perroquet1 tant plac l'extrmit du navire1 o les secousses imprimes par le tangage sont les plus violentes2 supportant1 dans ce mme instant1 presque tout le poids de la mture que le mouvement de tangage jette en arrire1 a besoin d'tre tabli de la manire la plus solide1 et sa tenue1 d'o dpend souvent celle du reste de la mture1 doit tre l'objet des soins du second et du matre d'quipage4 ,le mt de beaupr est retenu dans son tambraie par les deux aptres1 et son extrmit infrieure est engage entre deux fortes pices de bois ou montans appels flasques de beaupr4 ,pour faire adhrer autant que possible le beaupr au corps lui-mme du navire1 on le lie la guibre par le moyen d'un ou deux amarrages appels lires de beaupr4 ,pour que les tours du cordage ne s'allongent pas une fois l'amarrage fait1 on se sert en gnral d'un cordage qui a servi1 mais sans avoir perdu de sa force4 ,ordinairement on emploie une guinderesse4 ,il y a dans la guibre autant de mortaises qu'il doit y avoir de lires4 ,avant l'opration1 on charge le beaupr d'un poids considrable1 en suspendant son extrmit une embarcation ou une barrique1 etc41 afin qu'il s'applique plus parfaitement sur la guibre4 ,s'il y a plusieurs lires1 on commence par celle d'en dedans4 ,on fixe par un noeud coulant la guinderesse sur le beaupr1 on la fait passer dans la mortaise1 et aprs avoir fait un tour sur le mt en avant du dormant1 on la fait passer de nouveau dans la mortaise en arrire du premier tour qu'elle croise4 ,si l'on a pu se procurer un ponton pour faire cette opration1 la guinderesse vient1 de la mortaise1 passer dans une poulie de retour croche sur le ponton1 et se garnit son cabestan2 sinon on fixe une poulie de retour dans un des trous de sous-barbe de la guibre1 et la guinderesse vient1 de l1 en passant par le chaumard de l'amure de misaine1 ou l'cubier1 se garnir au cabestan4 ,ce tour bien raidi1 on fait deux ou trois genopes demeure1 et on dvire le cabestan pour faire un second tour qu'on raidit et genope de la mme manire4 ,le nombre des tours qu'on veut donner la lire tant faits1 on les bride ensemble avec le bout restant entre le mt et la guibre4 ,la seconde lire se fait de la mme manire4 ,autrefois1 et quelquefois encore aujourd'hui1 on clouait sur le beaupr et la guibre les tours de la lire ainsi faite1 afin de les empcher soit de se desserrer1 soit d'avoir un mouvement de l'avant l'arrire1 soit afin de tenir le mt lors mme que l'un des tours viendrait casser4 ,mais cette habitude est abandonne par tous les marins que la routine seule ne conduit pas2 car il est vident que le clou qui traverse le cordage le prive d'une partie de sa force et hte sa pourriture par l'eau qui le pntre4 ,les lires faites1 on les entoure sur le beaupr de taquets clous de l'avant et de l'arrire pour empcher tout mouvement4 ,on les enveloppe d'une toile peinte1 cloue sur le mt et lace entre ce dernier et la guibre4 ,la partie de la lire qui embrasse la guibre est recouverte par une feuille de plomb4 ,aprs des traverses longues et pnibles1 il faut avoir soin de faire dclouer le plomb et la toile pour visiter les lires et les faire scher et arer4 ,sous-,barbes1 fausses ,sous-,barbes1 ,capelage4 ,au milieu de la longueur totale du mt de beaupr1 ou plutt aux deux tiers de sa partie extrieure1 partir de l'tambraie1 on aiguillette deux moques pour le ridage des tais de misaine4 ,ces moques sont doubles goujures1 leur estrope doit donc tre double4 ,elles sont aiguilletes sur le beaupr1 mais sur ses cts1 de manire laisser entre elles l'espace ncessaire au passage du bton de foc4 ,on peut aussi estroper les deux moques avec le mme cordage1 en laissant entre les deux amarrages qui les fixent un espace gal au diamtre du beaupr4 ,ces moques sont souvent remplaces par de fortes cosses doubles goujures qui en portent une seconde1 sur laquelle viennent se fixer les tais de misaine4 ,de l'avant et de l'arrire des moques d'tai on aiguillette les moques des sous-barbes1 au-dessous du beaupr4 ,les sous-barbes sont formes par un cordage qui passe dans une mortaise pratique la guibre et dont les deux bouts viennent s'pisser4 ,dans le pli suprieur on fixe1 par un amarrage plat1 une moque semblable celle du beaupr4 ,on les runit par une ride qui va de l'une l'autre1 et dont on a soin de raidir tous les tours au moyen d'un fort palan2 tours qu'on doit genoper l'un l'autre toutes les fois qu'on largue le palan pour en passer un nouveau2 on les bride ensuite avec le bout excdant4 ,d'aprs la place qu'occupent les sous-barbes1 on voit qu'elles doivent contre-balancer les efforts des tais de misaine2 il faut donc les tenir avec beaucoup de soin1 et pendant leur ridage charger la tte du mt comme nous l'avons dit pour faire les lires4 ,presque l'extrmit du mt on aiguillette une troisime moque qui sert au ridage de la fausse sous-barbe1 en tout semblable aux sous-barbes que nous venons de dcrire4 ,celle-ci est destine par sa position contre-balancer l'effort de l'tai du petit mt de hune et de la draille du petit foc4 ,pour viter que les sous-barbes soient ragues par les cbles-chanes1 la fausse sous-barbe et la seconde sous-barbe sont elles-mmes en chanes1 ou au moins leur partie infrieure est forme par une chane qui1 au moyen d'un petit boulon1 vient se marier la cosse qui porte le cordage qui fait l'extrmit suprieure de la sous-barbe4 ,il n'est mme pas rare de voir des navires ayant toutes leurs sous-barbes en chanes4 ,mais si le beaupr est tenu par ces dernires d'une manire plus solide1 puisqu'elles n'adonnent pas comme les sous-barbes en filin1 ce manque d'lasticit ne les expose-t-il pas une rupture plus facile dans les violens coups de tangage8 ,en rsumant ce que nous venons de dire1 on voit que le capelage du beaupr se compose de l'estrope de la premire sous-barbe1 et avant l'estrope ou les deux estropes pour les moques des deux tais de misaine1 les estropes1 ou plutt l'estrope deux branches pour les poulies des boulines de misaine2 l'estrope de la seconde sous-barbe1 presque l'extrmit du mt2 l'estrope pour la fausse sous-barbe4 ,lorsque ce capelage est termin1 pour l'empcher de tomber sur l'arrire1 en ridant les sous-barbes et les tais1 on cloue sur l'arrire un fort croissant en bois1 soutenu par des taquets4 ,haubans4 ,quelquefois1 avant de prendre la mer1 on consolide encore le beaupr au moyen de deux haubans4 ,ces haubans sont forms par un cordage double1 dont le pli infrieur porte une cosse et un croc qui se croche un piton dispos cet effet sur la joue du navire4 ,le pli suprieur porte un cap-de-mouton1 une moque ou une cosse1 arrt par un amarrage plat1 et qui1 garni d'une ride1 vient se rider sur deux caps-de-mouton1 moques ou cosses1 aiguillettes1 en avant de la moque de la seconde sous-barbe4 ,ces haubans et leurs moques s'enlvent ordinairement au mouillage4 ,garde-,corps4 ,sous le chouc du beaupr1 qui est plac verticalement et qui est mis en place avant de mter1 sont deux pitons sur lesquels on pisse un cordage qui1 garni d'une cosse1 vient rider sur deux montans en fer fixs sur la tte des aptres4 ,ces cordages1 appels garde-corps1 servent aux matelots pour monter et descendre le long du mt avec facilit4 ,des ,haubans et des tais des bas ,mts4 ,les bas mts sont tenus par des haubans et des tais4 ,les haubans tiennent les mts de l'arrire1 et les empchent d'obir aux mouvemens du roulis1 c'est--dire d'un bord sur l'autre4 ,pour lier de la manire la plus favorable le mt au navire1 il a fallu1 en prenant pour point fixe le capelage du mt1 en avoir un second sur le navire pour raidir le hauban convenablement1 et loign autant que possible du pied du mt2 car on conoit qu'il sera d'autant mieux tenu que l'angle que fera son axe avec la direction du hauban sera plus grand4 ,ce point a t trouv au moyen du porte-hauban1 plate-forme en bois situe l'extrieur1 partir de la face avant du mt1 et continue de l'arrire1 d'une quantit suffisante pour porter le dernier galhauban de perroquet4 ,la chane de bas hauban se compose d'une barre de fer rond1 double sur elle-mme1 portant son extrmit suprieure une estrope en fer1 qui remplit la gougure d'un cap-de-mouton2 et son extrmit infrieure1 une barre de fer plat1 qui est cheville et boulonne sur les prceintes1 les membres et le vaigrage4 ,la partie infrieure de l'estrope en fer du cap-de-mouton repose dans une chancrure pratique au bord extrieur du porte-hauban1 recouverte1 aprs que tous les caps-de-mouton sont en place1 par une forte tringle en bois4 ,on emploie pour la confection des haubans1 du chanvre de premier brin1 commis en aussire1 c'est--dire quatre4 ,ce cordage doit tre plus commis que les manoeuvres courantes1 afin d'adonner le moins possible1 et d'viter par l de rider2 opration toujours longue et difficile la mer4 ,il y a peu d'annes encore que plusieurs vaisseaux de guerre et mme des frgates avaient leurs bas haubans en grelin2 mais ce commettage a t abandonn et n'existe que pour les tais4 ,la longueur des haubans se prend en mesurant la distance du capelage aux porte-haubans4 ,a bord des btimens de guerre1 on augmente cette quantit de trois1 quatre ou cinq pieds1 suivant le rang du btiment1 afin que le hauban puisse tre piss plusieurs fois1 s'il est coup par les boulets de l'ennemi4 ,le nombre des haubans n'est pas dtermin d'aprs une rgle fixe2 les btimens de guerre seuls sont soumis un tarif4 ,leur grosseur n'est soumise aucune rgle#a1 cependant on leur donne en gnral les deux tiers de l'tai du grand mt1 qui est lui-mme les deux tiers du cble1 lequel a un demi-pouce de circonfrence par pied de bau4 #a ,chaque port de guerre ayant un tarif qui dtermine la grosseur et la longueur de toutes les manoeuvres1 nous ne parlerons ici que des navires du commerce4 ,le mt de misaine a un hauban de moins que le grand mt2 le mt d'artimon un tiers de moins1 et quelquefois il est au-dessous de cette quantit2 car un btiment ayant sept haubans au grand mt1 n'en porte en gnral que quatre son mt d'artimon4 ,avant de couper les haubans1 il faut faire longer la caliorne1 et mme s'il est possible au cabestan1 les pices de cordage qui doivent servir leur confection4 ,il est bon de les laisser ainsi longes pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures1 pour leur faire subir une premire tension et les empcher de se rouler sur elles-mmes2 ce qu'on appelle faire des coques4 ,les haubans se coupent par paire4 ,a partir d'un piquet ou d'une pontille1 on mesure sur le plancher la distance du capelage au porte-hauban1 laquelle on ajoute la moiti de la circonfrence du mt pour former l'oeillet du capelage4 ,de cette marque1 sur laquelle on fixe le bout du cordage1 des hommes tenant la pice marchent vers le piquet1 font passer le cordage sur son avant1 redescendent vers la marque1 et alors on coupe le cordage un demi-pied environ au-del de cette mme marque1 parce que cette seconde branche doit tre plus longue que la premire1 cause de son obliquit4 ,la premire paire du bord oppos se coupe de la mme manire2 seulement1 comme elle est capele au-dessus1 elle doit tre plus longue du diamtre du cordage1 c'est pourquoi en la coupant on la fait passer sur l'avant de la paire dj coupe4 ,on continue pour les autres paires comme on vient de le dire1 en ayant soin de donner chaque branche un demi-pied environ de plus qu' celle qui doit la prcder sur le mt4 ,lorsque tous les haubans sont coups1 on marque le point du cordage qui touchait le piquet1 non comme le milieu de la paire des haubans1 puisqu'une branche est plus longue que l'autre d'un demi-pied1 mais comme le milieu de l'oeillet du capelage4 ,on marque aussi1 au moyen d'un lusin engag entre les torons1 le numro de la paire4 ,cela fait1 chaque paire est longe sur les chevalets et raidie avec un vireveau ou une caliorne4 ,on garnit en bitord l'oeillet du capelage et chacune des branches jusqu'au point o doivent aboutir les gambes de revers4 ,ce point se trouve en portant1 de chaque ct du milieu de l'oeillet du capelage1 une distance gale la longueur du tour du mt4 ,les premiers haubans de l'avant au grand mt et au mt de misaine sont garnis en bitord dans toute leur longueur1 pour rsister au frottement des basses voiles2 on les couvre outre cela d'une sangle lorsqu'on est la mer4 ,quelquefois1 avant de garnir de bitord1 on limande le hauban2 mais c'est lourd et inutile4 ,la garniture faite1 on retire les haubans de dessus les chevalets1 et les pliant partir du milieu de l'oeillet de capelage1 on fait1 avec une forte ligne ou quarantenier1 un amarrage plat de huit ou dix tours1 qui dtermine cet oeillet4 ,au bout de chaque branche1 on fixe1 par un amarrage faux frais1 un cap-de-mouton garni de sa ride4 ,si le nombre des haubans est impair1 le dernier hauban de chaque bord est form avec le mme morceau de cordage2 l'amarrage qui forme l'oeillet du capelage est fait en croisant les branches1 et en capelant on en laisse tomber une tribord et l'autre babord4 ,au lieu de se servir de ce moyen1 quelquefois une des branches de la premire paire de chaque bord n'a que le quart de la longueur du hauban1 et portant une forte cosse enveloppe par son extrmit infrieure et pisse par-dessus1 sert de pendeur de caliorne4 ,les tais sont destins maintenir les mts sur l'avant en s'opposant l'effet du tangage4 ,ils sont en cordage commis en grelin1 c'est--dire qu'aprs avoir commis trois torons pour en faire un cordage1 on commet ensemble trois de ces cordages et on forme le grelin4 ,cette espce de cordage adonne moins que celui commis en aussire1 et c'est pour cette raison qu'on s'en sert pour la confection des tais4 ,la pice de cordage qu'on destine faire un tai1 doit tre longe au moyen d'une caliorne ou d'un cabestan1 et laisse1 s'il est possible1 deux ou trois jours dans cette position1 en ayant soin de faire virer plusieurs fois dans cet intervalle sur la caliorne ou le cabestan1 pour abraquer le mou qui doit rsulter de cette tension4 ,il y a deux manires de prparer l'tai pour le rendre propre tre capel3 #a l'tai ayant t coup la longueur convenable1 on l'longe en le raidissant fortement par deux caliornes4 ,a une des extrmits on fait un oeillet assez grand pour y passer l'tai lorsqu'il aura t garni4 ,on mesure1 partir de l'oeillet1 une longueur gale celle du ton du mt1 et on marque4 ,a cette marque1 on fait1 au moyen d'un garni de bitord1 recouvert par un tissu de ligne ou de bitord en queue de rat1 un bourlet appel pomme d'tai1 dont le grand diamtre qui fait face l'extrmit infrieure de l'tai1 doit tre le double de celui de l'tai et qui se termine en diminuant graduellement vers l'oeillet4 ,aprs avoir garni en bitord toute la partie qui spare la pomme de l'oeillet1 on passe le bout infrieur dans l'oeillet jusqu' ce qu'il s'arrte la pomme1 et on a par ce moyen un vaste collier qui peut embrasser le capelage4 ,cette manire de confectionner les tais est en gnral abandonne1 on y substitue la suivante3 ,l'tai tant long comme nous l'avons dit1 on fait une de ses extrmits un oeillet du diamtre de l'tai4 ,on mesure1 partir de cet oeillet1 une longueur gale celle de la moiti du ton du mt pour lequel on travaille1 et on marque4 ,on prend un morceau du mme cordage qui a servi faire l'tai1 et une de ses extrmits on fait un oeillet comme celui dont nous venons de parler4 ,on applique oeillet contre oeillet1 et le morceau de cordage contre l'tai jusqu' la marque qui a t faite en portant dessus la demi-longueur du ton1 et au-dessous de cette marque on pisse le morceau de cordage sur l'tai4 ,on a form ainsi deux branches gales en longueur et en force1 et qui1 au moyen d'une aiguillette frappe sur l'un des deux oeillets1 et passant successivement de l'un dans l'autre1 embrassent le capelage et y fixent l'tai4 ,on garnit en bitord depuis les oeillets jusqu' un pied environ au-dessous de l'pissure4 ,capeler les longis1 les ,traversins et les ,hunes4 ,ordinairement lorsqu'on mte1 surtout avec une machine mter1 le mt est mis en place avec ses longis2 dans le cas contraire1 on les met en place de la manire suivante3 7la tte de chaque mt doit tre garnie de deux poulies aiguilletes1 dans lesquelles passent deux cartahus47 ,supposons qu'on veuille capeler les longis du grand mt1 on les dispose sur l'avant du grand mt1 dans le sens qu'ils doivent prendre sur les jottereaux4 ,on affale les deux cartahus1 et on les frappe sur la partie avant1 en les longeant extrieurement et les genopant au milieu et sur la partie arrire4 ,on frappe sur l'avant un cartahu de retenue qui vient passer au mt de misaine4 ,les cartahus tant passs dans des poulies de retour1 on fait hisser1 en abraquant celui du mt de misaine4 ,par la manire dont les cartahus sont frapps1 la partie arrire de l'longis se prsente la premire2 on les fait emboter1 et coupant la genope on continue hisser1 ce qui fait prendre l'longis une position horizontale et donne la facilit de le fixer sur les jottereaux la place qu'il doit occuper4 ,les charpentiers mettent les clefs1 et on dfrappe les cartahus4 ,les longis de misaine et d'artimon se hissent et se mettent en place de la mme manire4 ,les longis capels1 on dispose1 dans le sens qu'ils doivent occuper1 les barres traversires ou traversins2 on frappe un cartahu sur chaque bout1 et celui de retenue au milieu2 on fait hisser en abraquant la retenue jusqu' ce que le traversin soit en dessus des adens pratiqus sur les longis1 puis on amne en faisant emboter le traversin dans les adens1 aprs quoi on les fixe au moyen de chevilles4 ,la hune est une espce de plate-forme qui repose sur les longis et les traversins4 ,sa largeur est ordinairement la moiti de celle du navire1 et sa longueur est un peu moindre4 ,sa face arrire est coupe carrment1 et sa face avant arrondie4 ,tribord et babord1 elle est perce de trous quadrangulaires pour laisser passer les lattes des caps-de-mouton des haubans de hune4 ,dans le milieu est un trou carr1 dont le ct a le tiers de la largeur de la hune1 et qui reoit le nom de trou du chat4 ,pour la hisser1 on la pose sur le pont1 la partie circulaire sur l'avant et dans sa position naturelle4 ,on frappe sur sa partie arrire en faisant passer de dessous en dessus1 par le trou du chat1 deux cartahus1 et on les genope de distance en distance jusqu' sa partie circulaire1 de manire qu'elle puisse monter dans une position verticale4 ,un cartahu venant du mt d'artimon1 si on hisse la grande hune1 et du grand mt1 si on hisse la hune de misaine1 est frapp en patte d'oie sur la partie arrire1 et genop sur l'avant1 afin de l'carter des longis4 ,lorsqu'aprs avoir hiss1 elle a dpass les longis1 on mollit la retenue dont on coupe la genope4 ,quand la hune qui s'appuie sur le ton du mt touche les poulies des cartahus1 on coupe les premires genopes en continuant hisser4 ,la partie avant du trou du chat se trouve bientt au-dessus du ton du mt1 alors on abraque la retenue1 et la hune1 excutant un mouvement de bascule1 prend une position horizontale et se trouve suspendue par les cartahus genops sur son milieu2 on l'amne dans la position qu'elle doit occuper sur les barres1 et on l'y fixe par des chevilles goupille4 ,,capelage ,,des ,,bas ,,mats4 ,capelage du grand ,mt4 ,avant de capeler1 on fixe des coussins en bois mou sur les longis1 et on goudronne la partie du ton sur laquelle doit reposer le capelage4 ,les haubans sont longs sur le pont ou dans un canot le long du bord2 on affale le cartahu de tribord1 et on le frappe au milieu du hauban portant le n #a2 on fait ensuite deux genopes1 la premire quelques pieds en dessous de l'amarrage1 et la seconde sur l'oeillet du capelage4 ,on hisse2 cette seconde genope tant parvenue toucher la poulie du cartahu1 on la coupe1 et continuant hisser1 l'oeillet du capelage dpasse le ton du mt2 les gabiers le font incliner sur babord1 et en amenant le cartahu il prend le ton du mt4 ,alors on le fait descendre sur les coussins des longis en le forant coups de maillet4 ,quoiqu'il importe fort peu de quel bord on commence le capelage1 l'habitude est de commencer par tribord au grand mt et au mt d'artimon1 et par babord au mt de misaine4 ,lorsque le nombre des haubans est impair1 la premire paire a pour seconde branche un pendeur ayant pour longueur le quart du hauban1 lequel pendeur porte son extrmit une forte cosse1 afin de recevoir l'aiguillette de la caliorne4 ,si1 le nombre des haubans tant pair1 on veut avoir les pendeurs des caliornes capels1 on les forme du mme bout de cordage en croisant l'amarrage1 et commenant le capelage par eux on jette une branche de chaque bord4 ,si1 outre le pendeur de caliorne1 on veut capeler celui de candelette1 alors ils se forment comme nous venons de le dire1 et les deux branches tombent du mme bord4 ,mais en gnral on ne capelle plus les pendeurs1 et on les met en place lorsqu'ils sont ncessaires1 en faisant un tour mort sur le capelage4 ,la premire paire de haubans tant capele1 on capelle la seconde1 qui devient premire du ct de babord1 et on lui donne une direction absolument semblable4 ,on capelle ensuite la troisime paire1 et en faisant descendre son oeillet pour l'appliquer exactement sur celui de la deuxime1 on a soin de le faire un peu biaiser1 afin que ses branches tombent en arrire de celles dj en place4 ,on capelle ensuite la quatrime paire babord1 la cinquime tribord1 de manire que1 le capelage termin1 les numros impairs sont tribord1 et les numros pairs babord4 ,a mesure qu'une paire est capele1 on passe la ride du cap-de-mouton du hauban dans celui correspondant sur le porte-haubans1 quoiqu'il n'y soit fix que par un amarrage faux frais2 mais c'est afin de ne pas les laisser pendre le long du mt4 ,pour capeler l'tai1 on passe deux cartahus par le trou du chat et en dehors des longis1 on les frappe deux pieds environ de l'pissure des branches de l'tai1 et l'on genope ensuite chaque cartahu sur une des branches4 ,en hissant1 elles viennent embrasser les longis4 ,quand elles sont dans la hune1 on coupe les genopes et on amarre les cartahus afin d'avoir plus de facilit faire l'aiguilletage des deux branches2 lorsqu'il est termin1 on largue les cartahus et on amarre faux frais l'tai sur le point o plus tard il sera raidi4 ,aprs l'tai1 et de la mme manire1 on capelle le faux tai2 mais1 bord de beaucoup de navires1 au lieu d'un tai et d'un faux tai1 on capelle deux tais gaux4 ,on conoit alors qu'on a d diminuer la grosseur de l'tai2 c'est ce qu'on a fait en prenant1 en gnral1 pour circonfrence de chacun des tais gaux1 la moyenne entre celle du grand tai et de son faux tai4 ,le grand tai avait les deux tiers du cble1 et le faux tai1 les deux tiers du grand4 ,un navire de trente pieds de baux avait donc un tai de #aj pouces et un faux tai de #f-b_/c2 il aura maintenant deux tais de #h pouces #a_/b4 ,le grand tai1 ou plutt les grands tais1 car1 comme nous l'avons dit dj1 presque tous les navires portent1 leur grand mt et leur mt de misaine1 deux tais gaux1 sont disposs de diverses manires3 ,a une estrope faite avec un cordage dont la dimension est les deux tiers de l'tai1 est fixe la moque de ridage2 et aprs que l'amarrage plat a t fait1 les deux branches passent dans des trous garnis en plomb1 pratiqus de chaque ct de l'trave dans la muraille du navire1 puis1 se croisant sur la courbe de capucine1 remontent en se fixant sur elles-mmes par plusieurs amarrages plats4 ,on dispose deux moques semblables en les faisant incliner un peu1 l'une sur tribord1 l'autre sur babord1 pour qu'elles correspondent plus exactement aux tais qui passent le premier tribord1 le second babord du mt de misaine4 ,ce dernier est garni d'un croissant en bois tendre1 pour ne pas tre endommag par les tais qu'on a soin de fourrer et de recouvrir en basane ce point4 ,les estropes dont nous venons de parler sont limands leur partie extrieure1 qu'on recouvre avec une plaque de plomb cloue4 ,on remplace quelquefois les moques par des cosses1 et les tais1 o portent des moques semblables qu'on runit par une ride1 ou passent dans la cosse4 ,quelquefois deux fortes boucles1 chevilles et boulonnes sur bau1 tribord et babord du mt de misaine1 portent les cosses sur lesquelles les tais viennent se raidir4 ,on peut1 au lieu de capeler les haubans1 comme nous l'avons indiqu plus haut1 les uns sur les autres1 les capeler les uns dans les autres2 c'est--dire que chaque oeillet de la paire de babord1 au lieu de reposer sur l'oeillet correspondant de tribord1 l'embrassera4 ,il est vident que pour que cela puisse avoir lieu1 il a fallu1 en confectionnant les haubans de babord1 augmenter d'une quantit suffisante le diamtre de l'oeillet du capelage4 ,cette installation rduit ncessairement de moiti la hauteur du capelage1 et fait paratre le grement plus lger4 ,capelage du ,mt de ,misaine4 ,aprs avoir mis les coussins sur les jottereaux1 comme on l'a fait au grand mt1 on capelle une forte poulie1 ou mieux1 encore une moque rouet de fonte1 pour le passage de l'tai du grand mt de hune4 ,elle doit prsenter de l'arrire et dans la direction du milieu du mt4 ,on capelle ensuite les haubans comme on l'a dit pour le grand mt1 avec la seule diffrence que le premier est mis babord1 et que le capelage une fois termin1 les numros impairs sont babord1 et les numros pairs tribord4 ,l'observation faite pour les pendeurs des caliornes et des candelettes du grand mt1 s'applique aussi ceux de misaine4 ,les tais ayant t capels1 leurs extrmits vont s'amarrer1 faux frais1 sur les deux moques places1 pour leur ridage1 au capelage du mt de beaupr4 ,capelage du ,mt d',artimon4 ,les coussins mis en place1 on capelle une poulie double qui doit servir pour former le palan de la drisse de corne2 elle doit donc tre de l'arrire et rpondre entre les deux longis4 ,cette poulie1 au lieu d'tre capele1 est souvent aiguillete sur le capelage4 ,souvent aussi elle est supprime et remplace par un chaumart deux rouets1 plac entre les longis4 ,on capelle les haubans en commenant par tribord1 aprs quoi on capelle l'tai4 ,le mt d'artimon n'a pas en gnral de faux tai1 moins qu'on ne donne ce nom la manoeuvre qui sert de draille au foc d'artimon2 manoeuvre qui se trouve supprime de droit1 lorsque le foc d'artimon1 ainsi que cela arrive quelquefois1 est envergu sur une corne4 ,l'tai passe dans une moque rouet de fonte1 qui est fixe au grand mt1 quatre cinq pieds du pont4 ,l'estrope de cette moque embrasse le mt1 et est aiguillete sur sa face avant4 ,on la soutient par de petits taquets clous distance de quelques pouces1 afin de l'empcher de descendre au ridage4 ,quelquefois deux boucles sont fixes tribord et babord de l'tambrai du grand mt4 ,on pisse1 sur la cosse d'une de ces boucles1 un morceau de cordage de la mme grosseur et espce que l'tai2 puis1 aprs y avoir pass une cosse1 on pisse le second bout sur la boucle du bord oppos4 ,c'est ensuite sur le milieu de ce cordage1 auquel on doit laisser assez de mou pour qu'il passe au-dessus du rtelier de manoeuvre du grand mt1 que l'tai vient s'amarrer1 en enveloppant la cosse qui y a t place1 avant de faire le dormant sur la deuxime boucle4 ,au lieu de faire dormant sur les boucles1 avec un cordage qui ne fait pas partie de l'tai1 on peut1 en arrire du rtelier de manoeuvre du grand mt1 pisser l'tai un morceau de cordage de mme dimension2 alors l'tai a deux branches qui font dormant sur les deux boucles dont nous venons de parler4 ,l'une ou l'autre de ces installations1 qui rendent l'tai du mt d'artimon indpendant du grand mt1 nous parat prfrable la premire qui a t dcrite4 ,le mt d'artimon n'a pas de caliornes et par consquent de pendeurs4 ,il n'a que des pendeurs de candelettes1 auxquelles il faut appliquer les observations faites pour les candelettes du grand mt4 ,caliornes1 ,candelettes1 ,palans d',etai4 ,les caliornes se composent de deux fortes poulies dez de fonte1 l'une suprieure trois rouets1 et la seconde infrieure deux rouets4 ,elles sont runies par un cordage appel garant qui fait dormant sur l'estrope de la poulie double4 ,dans l'estrope de la poulie triple est fixe1 au moyen d'un amarrage plat1 une cosse portant une aiguillette2 on fixe de la mme manire1 dans la partie infrieure de l'estrope de la poulie double1 une cosse portant un croc4 ,la candelette diffre de la caliorne en ce qu'elle n'est forme que par la runion d'une poulie double et d'une poulie simple4 ,si les pendeurs sont capels et qu'on veuille se servir de la caliorne ou de la candelette1 on les aiguillette leur pendeur1 en les soulageant au moyen d'un cartahu1 afin de donner au matelot1 plac dans les haubans1 la facilit de passer plusieurs tours de l'aiguillette de la poulie dans la cosse du pendeur4 ,si les pendeurs ne sont pas capels1 on les hisse dans la hune au moyen d'un cartahu1 et1 les fixant au ton du mt par un tour mort et un amarrage1 on dirige le pendeur dans la direction convenable et on y aiguillette sa caliorne1 comme nous venons de le dire4 ,les caliornes et les candelettes servent soulever de lourds fardeaux2 elles servent aussi1 comme nous le verrons bientt1 au ridage du grement des bas mts4 ,ordinairement1 lorsque l'opration laquelle elles ont servi est termine1 on largue l'aiguilletage1 en ayant soin1 auparavant1 de les soutenir avec un cartahu2 puis on les longe sur le pont1 on bride les garans par des amarrages en fil de carret ou en bitord1 et elles sont envoyes dans la cale4 ,si les pendeurs ne sont pas capels1 on les dfrappe aussi4 ,si on voulait les garder en place1 il faudrait les longer le long des haubans1 et crocher la poulie double un des pitons des porte-haubans4 ,pour embarquer et dbarquer les objets d'un moindre poids1 on fait usage du palan d'tai4 ,il est form par deux poulies1 l'une double et l'autre simple4 ,la double1 ou suprieure1 est estrope un long pondeur qui s'amarre au ton du grand mt2 la poulie simple porte un croc mrillon4 ,afin de pouvoir diriger le palan d'tai de l'arrire l'avant1 on frappe une poulie simple sur le pendeur1 et on passe dans cette poulie un cordage qui1 aprs avoir fait dormant sur les longis de misaine1 vient passer dans une poulie simple qui y est aiguillete4 ,c'est ce qu'on appelle le guide du palan d'tai4 ,lorsqu'il est simple1 il fait dormant sur le pendeur4 ,on conoit qu'en halant sur le guide1 on peut faire prendre au palan d'tai une position perpendiculaire sur la grande coutille4 ,on bague dans l'estrope de la poulie simple une petite estrope cosse pour y crocher le palan de bout de vergue4 ,on appelle ainsi un palan long pendeur qu'on frappe sur la basse vergue et dont le garant1 passant sur le pont dans une poulie de retour1 sert avec le palan d'tai dcharger les canots1 etc4 ,ridage du ,grement des ,bas ,mts4 ,la tenue du grement d'un mt doit toujours commencer par l'tai4 ,si on veut tenir le grand mt1 il faut aiguilleter les caliornes sur leurs pendeurs1 si elles ne le sont pas2 brider fortement les pendeurs au mt1 et crocher1 aussi loin que possible sur l'avant1 les poulies doubles des caliornes4 ,cela fait1 on enlve tous les coins des tambraies1 de manire que le mt ne porte plus que sur son emplanture4 ,on range les matelots sur les garans des caliornes1 en les faisant1 autant que possible1 haler en marchant et sans secousses1 on porte le mt de l'avant4 ,quand il est dans la position qu'on veut lui donner1 on tourne les garans des caliornes et on les genope en plusieurs endroits4 ,on frappe sur le milieu de chaque tai une caliorne de braguet1 dont la poulie croche la ride1 si l'tai est ride1 ou le trsillon du bout de l'tai1 si on raidit sur l'tai lui-mme4 ,on passe les deux garans des caliornes dans des poulies coupes1 croches au fronteau d'avant1 et on fait haler sur ces caliornes jusqu' ce qu'on s'aperoive que celles qui sont sur le mt mollissent4 ,alors on tourne les garans et on les genope4 ,si l'tai est ride la ride est genope1 passe deux tours en dessus de la moque et bride ensuite tous les tours4 ,si on raidit sur l'tai lui-mme1 on s'occupe immdiatement de faire les amarrages en arrire de la cosse4 ,lorsqu'ils sont termins1 on dfrappe les caliornes de braguet1 on largue la bridure des pendeurs1 et on les longe le long des haubans4 ,nous avons dit qu'aprs avoir capel les haubans1 on passait la ride de chaque cap-de-mouton dans celui qui lui correspondait sur le porte-hauban4 ,les haubans ainsi tenus faux frais1 on marque1 en appliquant sur eux une ligne horizontale1 la hauteur o doit tre le cap-de-mouton de chaque hauban1 et l'on travaille aussitt l'y fixer par un amarrage en trive1 puis on retrousse le bout du hauban lui-mme en l'y retenant par deux amarrages plats4 ,ces amarrages faits1 ainsi que ceux des tais1 on raidit les haubans soit au moyen des caliornes1 soit avec de forts palans frapps l'avance sur le milieu de chaque hauban4 ,le ridage doit commencer par le hauban de l'avant de chaque bord1 en observant de les haler ensemble1 et de continuer ainsi1 de deux en deux1 jusqu' ceux de l'arrire4 ,pour rider1 on frappe sur le croc de la caliorne1 ou du palan1 la ride1 et1 faisant ranger les hommes sur les garans qui passent dans des poulies de retour1 on les fait marcher ou haler sans secousses4 ,pendant ce temps1 ceux placs de chaque bord dans les porte-haubans suivent la ride et embraquent sur la partie la moins tendue1 afin de rendre gal le mouvement de ridage4 ,lorsque les deux haubans qu'on hale ainsi en mme temps1 ont une tension gale et convenable1 on genope la ride1 on fait deux tours sur le hauban1 et le bout excdant1 tombant entre le hauban et le bord1 s'enveloppe sur les tours intrieurs4 ,pendant le ridage1 celui qui dirige cette opration doit apporter le plus grand soin la tenue du mt4 ,il doit savoir de combien de lignes par pied il est ncessaire que le mt incline sur l'arrire2 mais avec les tais il lui fait dpasser cette position sur l'avant1 parce que le ridage des haubans le fera tomber4 ,il veille ce que le mt ne soit pas port plus sur un bord que sur l'autre1 et cela au moyen d'un fil plomb venant de la tte du mt4 ,le ridage termin1 on coince le mt dans ses tambraies1 on cloue les braies de mt1 et on recouvre les caps-de-mouton et les rides de chaque hauban avec un paillet qu'on lace par derrire4 ,on aligne les bouts des haubans en les coupant tous mme hauteur2 on applique sur l'extrmit un morceau de bois rond pais de une ou deux lignes1 qu'on recouvre avec une coiffe en toile peinte qu'on retient par un petit amarrage4 ,ce que nous avons dit pour le ridage du grement du grand mt1 s'applique exactement aux mts de misaine et d'artimon4 ,ce dernier n'ayant pas de caliornes1 on le porte de l'avant au moyen de ses candelettes4 ,lorsque les chanes de bas haubans1 au lieu de porter des caps-de-mouton1 portent des moques ou des cosses1 le bout des haubans passe dans ces moques1 et aprs avoir t raidis comme nous venons de le voir1 sont fixs au-dessus par deux amarrages plats4 ,cette installation1 plus lgre que celle des caps-de-mouton ride1 a le grand inconvnient de rendre plus long et plus difficile1 surtout la mer1 le ridage des haubans4 ,cette considration est bien importante1 particulirement pour les btimens de commerce qui ont des quipages peu nombreux4 ,nous renvoyons la fin de cet ouvrage pour donner la description des rides en fer1 appels rides la ,pinchau1 du nom de l'inventeur4 ,plusieurs grands navires du commerce en ont adopt l'usage1 ainsi qu'une partie des vaisseaux et frgates de la marine de l'tat4 ,enflchures1 ,trelingages1 ,gambes de revers4 ,les haubans raidis1 on fait les enflchures qui servent d'chelons aux matelots pour monter dans la mture4 ,on suspend de chaque ct des haubans1 au moyen d'un cartahu patte d'oie1 un espar qui sert de marche-pied aux gabiers chargs de les faire4 ,ils les commencent au-dessous du point o doit tre fix le trelingage et leur donnent treize pouces d'intervalle4 ,ils sont munis d'un morceau de bois de cette longueur1 qu'ils portent successivement sur chaque hauban pour marquer le point o doit tre fait l'amarrage et le noeud4 ,au bout des quaranteniers ils forment un petit oeillet qui est fix sur le hauban de l'arrire par un amarrage en fil de carret1 ou mieux en lignerole4 ,le quarantenier embrasse1 par le noeud d'enflchure1 chaque hauban1 et1 par un second oeillet et un amarrage1 se fixe sur le second de l'avant4 ,le premier hauban de l'avant tant indpendant du trelingage1 ne porte jamais d'enflchures4 ,a bord des grands navires1 on n'en fait que sur ceux du milieu4 ,le trelingage sert de point d'appui aux gambes de hune ou de revers1 qui font1 pour les haubans des mts de hune1 l'office des chanes de haubans pour les bas haubans4 ,le trelingage se compose de quenouillettes et de morceaux de cordages portant chaque extrmit un oeillet2 c'est ce qu'on nomme les branches du trelingage4 ,la quenouillette est une barre de fer rond1 de deux six pouces de circonfrence1 suivant la force du navire4 ,aprs avoir t limande et garnie1 elle s'amarre en dedans des haubans1 en faisant sur chacun d'eux un amarrage4 ,il faut en excepter celui de l'avant qui1 tant dans l'axe du mt1 ne peut faire partie du trelingage2 on rapproche ensuite les haubans au moyen de palans qu'on frappe sur les quenouillettes elles-mmes1 et on aiguillette les branches sur le hauban et son correspondant l'autre bord4 ,larguant les palans1 les branches se trouvent raidies4 ,mais il ne faut pas qu'elles forcent les haubans se rapprocher1 c'est--dire se couder1 car1 dans les mouvemens de roulis1 les haubans du vent soutenant tout l'effort de la mture et n'tant plus brids par le trelingage1 parce que les haubans sous le vent ont alors du mou1 ils allongent de toute la quantit dont on les aura brid ou fait couder1 et tiendront moins la mture4 ,nous avons dit que1 dans les cts des hunes1 taient pratiqus des trous quadrangulaires en nombre gal celui des haubans de hune4 ,dans ces trous on fait passer une barre de fer plat 7appel latte de hune7 portant son extrmit suprieure un cap-de-mouton ou une cosse1 et ayant sa partie infrieure termine en anneau4 ,la gambe de hune ou de revers1 qui est un morceau de cordage double ou simple1 garni d'un croc bec plat1 se croche dans cet anneau et va se raidir sur la quenouillette2 le bout excdant s'amarre le long du bas hauban4 ,on peut supprimer le trelingage1 et dans ce cas on fixe sur le mt en dessous des jottereaux1 une forte estrope qui en porte de plus petites dans lesquelles sont fixes des cosses1 o viennent se raidir et s'amarrer les gambes de hune4 ,on remplace quelquefois l'estrope par un cercle en fer garni de pitons sur lesquels s'amarrent les gambes4 ,il est inutile de dire que dans l'un et l'autre cas les cosses et les pitons sont en nombre gal celui des gambes4 ,quelques navires suppriment les gambes1 et passant les haubans de hune dans des trous pratiqus comme ceux des lattes1 raidissent et amarrant les haubans sur les cosses de l'estrope1 ou les pitons du cercle4 ,capeler les ,choucs des ,bas ,mts4 ,le grement des bas mts tant tenu1 il faut capeler les choucs4 ,on place le chouc que l'on veut hisser de l'avant de son mt1 et dans la position qu'il doit avoir tant sur son tenon4 ,on frappe de chaque ct un fort cartahu patte d'oie1 et un cartahu de retenue sur la face avant4 ,ce cartahu passe au ton du mt de misaine1 s'il s'agit du chouc du grand mt2 l'extrmit du beaupr1 s'il s'agit de celui du mt de misaine1 et enfin au grand mt1 s'il faut hisser celui du mt d'artimon2 pesant sur les deux cartahus1 et halant propos sur la retenue1 on le fait monter au-dessus de la hune1 et on le prsente entre les longis1 de manire que le mtereau qui doit servir le capeler puisse le saisir en passant entre les longis4 ,ce mtereau1 on le guinde le long du bas mt par le moyen d'une guinderesse1 qui1 passant dans une poulie autour du mt1 et dans le clan du mtereau1 ou1 s'il n'a pas de clan1 dans une poulie qu'on estrope et bride sa partie infrieure1 va faire dormant sur l'longis du bord oppos4 ,quand le mtereau1 en le hissant1 a dpass le chouc de quelques pieds1 au moyen d'une bridure ou de deux palans1 on le lie l'extrmit du mtereau en continuant alors hisser4 ,le chouc parvient au-dessus du ton1 on amne alors en douceur de manire faire emboter la mortaise dans le tenon du mt4 ,on largue la bridure et on dpasse le mtereau4 ,avant de capeler le chouc1 on ne doit pas1 oublier de garnir le tenon du mt d'une coiffe en toile goudronne4 ,on force le chouc coups de masse1 car il faut qu'il n'ait pas le plus petit mouvement dans son tenon4 ,,section ,,ii4 ,manoeuvres dormantes des ,mts de ,hune4 ,les mts de hune se hissent le long des bas mts2 ils passent entre les longis dans la partie avant du chouc qui1 ainsi1 les lie aux bas mts1 et reposent sous les longis par le moyen d'une cheville carre en fer1 appele clef1 qui traverse la partie infrieure ou caisse du mt de hune4 ,ils sont tenus par des haubans qui se capellent et se rident sur les caps-de-mouton des lattes de hune4 ,mais ces haubans n'offrant pas assez d'empature1 vu le peu de largeur de la hune1 et ne pouvant1 cause de sa position1 tre suffisamment ports de l'arrire1 on se sert des galhaubans qui1 capels aprs les haubans1 descendent sur les porte-haubans2 ce qui permet de les diriger de l'arrire et de soutenir le mt dans cette direction4 ,enfin1 un tai et un faux tai les assurent contre les mouvemens du tangage4 ,ces derniers servent de draille une voile d'tai4 ,les haubans de hune se coupent et se garnissent comme nous l'avons dit pour les bas haubans4 ,on leur donne en gnral pour grosseur les deux tiers de celle des galhaubans1 qui sont eux-mmes les deux tiers des bas haubans4 ,si le nombre en est impair1 on forme la premire paire avec un pendeur qui sert la candelette2 mais1 comme on le supprime ordinairement1 et qu'on ne le met en place1 en le frappant sur le ton du mt1 que lorsqu'on veut s'en servir1 la dernire paire1 dont on croisera les branches1 en jettera une de chaque ct4 ,le premier hauban est entirement garni3 la mer on le couvre encore avec une sangle pour le prserver du frottement de la vergue4 ,les galhaubans se placent1 l'un l'extrmit arrire du porte-hauban2 un second1 autant que possible1 dans celle de l'axe du mt2 le troisime et le quatrime1 s'il y en a1 entre les deux premiers1 mais de manire que l'un d'eux soit en arrire de la hune4 ,celui qui est plac dans l'axe du mt gnant le brassiage des vergues1 on le largue pendant cette opration en mollissant le palan qui lui sert de ride1 et on le porte de l'arrire de la hune4 ,il reoit le nom de galhauban volant1 et est aiguillet et non capel1 comme nous le verrons4 ,les navires qui portent quatre galhaubans en ont deux volans et deux fixes2 ceux qui n'en portent que trois en ont un volant et deux fixes4 ,en mme temps qu'on passe le galhauban volant sous le vent pour aider le brassiage1 on donne plus d'empature celui du vent1 en le poussant avec un arc-boutant plac dans la hune1 qu'on fait mouvoir par un petit palan manoeuvr par les gabiers4 ,les galhaubans fixes sont coups par paire comme les haubans2 les volans sont coups un un et sont aiguillets et non capels4 ,ils sont garnis en bitord au portage des vergues1 et en prenant la mer on recouvre ce garni avec un paillet1 une sangle1 ou de la peau de vache4 ,les tais sont confectionns comme nous l'avons dit pour les bas mts4 ,capelage du grand ,mt de ,hune4 ,les capelages des mts de hune reposent sur les barres de perroquet1 qui sont portes sur l'paulement de la noix du mt4 ,pour les capeler1 on les place sur les choucs des bas mts1 de manire que le mt de hune en guindant passe son ton dans le trou carr des barres4 ,les mts de hune se hissent au moyen d'un cordage en grelin1 appel guinderesse1 dont la grosseur est gale celle des bas haubans4 ,lorsque le mt est le long du bord et qu'on veut le prsenter1 on passe le bout de la guinderesse dans la poulie croche au piton du chouc du bord o se trouve le mt2 on l'affale1 on la frappe sur le trou de la clef1 et on fait une forte bridure en dessous de la noix4 ,on vire la guinderesse garnie au cabestan1 et le mt monte en prsentant son ton2 lorsque la caisse est sur le point de parer le bastingage1 on frappe dessus une retenue pour en modrer le mouvement2 on continue virer et on le dirige le long du mt4 ,lorsqu'il y est1 on fait dvirer pour faire reposer la caisse sur le pont1 et on le bride dans cette position pour passer la guinderesse4 ,on largue la bridure de la noix1 on la dfrappe du trou de la clef1 et on la passe dans le clan1 si le mt n'en a qu'un1 ou dans celui le plus arrire1 si le mt en a deux4 ,dans le premier cas la guinderesse va passer entre les longis et fait dormant au piton du chouc du bord oppos la poulie4 ,dans le second cas1 aprs avoir pass dans le clan le plus arrire1 elle vient entre les longis1 et1 passant dans la poulie de guinderesse du bord oppos1 redescend entre les longis1 passe dans le second clan1 et1 remontant encore entre les longis1 fait dormant un piton plac ct de la premire poulie de guinderesse4 ,le dormant fait1 on vire jusqu' ce que les barres de perroquet reposent sur l'paulement de la noix2 alors on bosse la guinderesse1 on bride le mt de hune au bas mt en passant plusieurs tours d'un bon filin dans le trou de la clef1 et on dgarnit au cabestan1 ou on fait une croisure sur la guinderesse1 c'est--dire que1 ramenant le bout abraqu par le dernier tour sur celui qui vient de la poulie1 on les saisit par un fort amarrage crois4 ,on peut alors travailler au capelage2 nous allons capeler le grand mt de hune4 ,aprs avoir mis sur les longis des coussins d'un bois mou1 et goudronn la partie du ton qui doit recevoir le capelage1 on capelle les deux poulies d'itague de hune4 ,la premire prsente tribord et la seconde babord4 ,vient ensuite la premire paire de haubans2 si elle a un pendeur de candelette1 le pendeur doit tre sur l'avant2 puis la seconde paire qui se capelle babord1 la troisime tribord1 et ainsi des autres4 ,si1 le nombre tant impair1 le pendeur de candelette ne fait pas partie de la premire paire1 alors la dernire paire doit avoir une de ces branches de chaque bord4 ,tous les haubans capels1 on aiguillette le galhauban volant de tribord1 ensuite celui de babord1 et on capelle une paire de chaque bord1 ce qui fait trois galhaubans4 ,s'il doit y en avoir un quatrime1 il est volant1 et on l'aiguillette entre le volant et le premier fixe4 ,on embrasse les longis et le capelage avec les deux branches de l'tai1 et on les aiguillette sur l'arrire4 ,puis on capelle le chouc du mt4 ,cet tai va passer dans une poulie1 ou une moque1 que nous avons capele cet effet au mt de misaine1 et descend le long de ce mt au pied duquel il trouve un piton sur lequel il se raidit et s'amarre4 ,au lieu de prendre cette direction1 il remonte quelquefois vers le ton du mt1 et se raidit sur une moque ou cosse aiguillete sur le ton4 ,cette installation n'offre pas une solidit assez grande et ne doit tre employe qu' bord des petits btimens4 ,le faux tai se capelle comme l'tai1 passe en dessous1 et servant de draille la grande voile d'tai1 se dirige au-dessus du trelingage de misaine1 pour aller passer dans une moque ou cosse1 dont l'estrope qui entoure le mt est aiguillete en dessous des jottereaux2 de l1 il remonte vers le ton et se raidit au moyen d'une cosse fixe au capelage4 ,on peut appliquer au capelage de hune le moyen que nous ayons donn pour diminuer de moiti ceux des bas mts4 ,dans tous les cas on peut aiguilleter les galhaubans volans en embrassant les oeillets des haubans1 et non en les posant par-dessus4 ,guinder un ,mt de ,hune4 ,le capelage termin1 on garnit la guinderesse si elle a t dgarnie1 ou on largue la croisure qui y a t faite2 on largue la bridure qui retient le mt de hune contre le mt1 et on vire4 ,lorsque la caisse du mt va s'engager entre les jottereaux1 on la soutient avec un cordage appel braguet1 de la grosseur des haubans1 qui fait dormant au capelage1 et qui1 aprs avoir pass dans une goujure pratique tous la caisse du mt1 passe dans une poulie qui est aiguillete du ct du capelage oppos son dormant1 et vient se frapper sur une caliorne qui sert l'abraquer4 ,le but du braguet n'est pas seulement de soulager la guinderesse1 mais d'empcher la chute du mt1 si cette dernire cassait pendant l'opration4 ,aussitt que le trou de la clef parat au-dessus des longis1 on y engage une pince1 et lorsqu'il est entirement dcouvert on y introduit la clef en retirant la pince4 ,on dvire au cabestan1 on dpasse la guinderesse1 qui gnralement n'est en place que dans les rades peu sres1 o on peut avoir besoin de caler frquemment les mts de hune2 on dcroche les poulies1 et on s'occupe tenir le mt4 ,pour remplacer le braguet1 en renforce l'avant de la hune1 et on cheville sur les longis et la barre traversire de l'avant1 un fort cabrion en chne1 portant un crapaud boulon1 sur lequel se meut un linguet qui ne peut faire avec la hune un angle moindre de #de #ej1 car alors son extrmit infrieure porte sur le crapaud4 ,ce cabrion est plac de manire tangenter presque la face avant du mt de hune4 ,cette face avant1 dans toute la longueur qui correspond au ton du bas mt1 porte un soufflage1 dans lequel on a fix une crmaillre dents4 ,lorsque la premire dent de cette crmaillre est hauteur du cabrion1 la tte du linguet s'appuie dessus2 mais le mouvement d'ascension du mt le fait mouvoir sur son boulon1 il se porte de l'avant1 et retombe sur la deuxime dent1 quand il trouve le vide qui existe entre celle-ci et la premire4 ,si dans cette circonstance la guinderesse cassait1 il est vident que le linguet engag entre deux dents de la crmaillre empcherait la chute du mt de hune4 ,cette installation1 qui n'est pas encore gnrale1 a t adopte pour les mts de perroquet1 bord de presque tous les navires de l'tat4 ,le moment le plus difficile1 et celui o il faut employer la plus grande force dans les mouvemens des mts de hune1 tant lorsqu'il faut placer la clef en les guindant1 ou l'enlever lorsqu'on est oblig de les caler1 on a imagin un systme qui rend ces oprations faciles et sans danger4 ,clefs mobiles4 ,nous allons transcrire le rapport fait par la commission que ,m4 le ministre de la marine chargea de l'examiner3 ,ce systme des clefs1 dites mobiles1 se compose de deux leviers en fer forg1 dont le petit bras est renforc4 ,chaque levier est muni de deux tourillons adapts sa face suprieure et d'un talon saillant au-dessous de sa face infrieure4 ,au commencement de son action1 le levier s'appuie par ses tourillons sur des flasques qui l'lvent au-dessus d'une plaque de fer fondu1 et ensuite par son talon sur cette plaque mme1 qui est fixe sur les longis1 vis--vis le passage du mt manoeuvrer4 ,pour guinder ce mt1 on l'lve au moyen de la guinderesse1 jusqu' ce que le trou de la clef puisse recevoir les bouts des leviers qu'on a abaisss2 on agit ensuite l'aide d'un palan sur les extrmits opposes de ces leviers1 pour les ramener leur position horizontale2 lorsqu'ils y sont arrivs1 on les fixe par des clavettes1 et alors ils remplacent les clefs du mt1 qui lui-mme se trouve dans la position qu'il doit occuper4 ,lorsqu'on veut caler1 on enlve les clavettes1 aprs avoir pes un peu sur les leviers2 ils s'abaissent sous le poids du mt1 qui descend sans qu'il soit ncessaire de mollir les haubans et galhaubans1 ni de les soulever ainsi que le mt1 comme l'exige le dplacement des clefs ordinaires4 ,dans chaque levier1 le grand bras a sept fois la longueur du petit2 et1 le premier restant constant1 le petit bras diminue de plus en plus de moiti1 mesure qu'il s'engage dans le trou de la clef du mt4 ,la force ncessaire pour tablir l'quilibre dans cette machine1 n'est ainsi d'abord que le septime de la rsistance1 et se rduit ensuite moins d'un quatorzime de la rsistance4 ,dans un cabestan de vaisseau1 la puissance tant de multiplier par quatre fois et demi1 ou cinq1 la force oppose la rsistance1 la puissance des leviers est donc celle du cabestan comme #aa est #d-a_/b ou #e1 c'est--dire plus que double4 ,indpendamment de cet excs de puissance1 les leviers ont l'avantage d'prouver un frottement peu considrable1 et qui n'augmente pas beaucoup pendant leur grande action4 ,tandis que les frottemens du cabestan dans son tambraie1 ceux qu'prouve la guinderesse dans les poulies1 et souvent ailleurs1 sont toujours bien plus grands1 et augmentent avec la pression que cause la rsistance4 ,enfin1 la disposition des machines fait que les hommes agissent plus galement et plus efficacement sur les leviers que sur les barres du cabestan4 ,on ne doit donc pas tre tonn de voir les clefs mobiles manoeuvres par vingt hommes1 produire plus d'effet que les poulies de guinderesse et le cabestan mus par quatre-vingts ou cent hommes4 ,les expriences ont conduit la conclusion suivante3 les clefs mobiles paraissent moins propres guinder les mts qu' les caler2 elles peuvent cependant1 au moyen de quelques modifications faciles excuter1 soulager la guinderesse dans des derniers et plus pnibles efforts2 mais ces clefs facilitent considrablement rabaissement des mts1 avantage prcieux qui1 en acclrant le remplacement d'un mt de hune1 peut exercer une influence favorable sur les chances d'un combat1 et mme sauver un btiment surpris par un coup de vent1 en abrgeant la dure du danger4 ,le grand mt de hune guind1 on tient son grement4 ,la direction que doit prendre ce mt est donne par celle du bas mt que nous avons dj tenu4 ,on frappe un fort palan sur l'tai en crochant la poulie simple une erse qui embrasse le capelage du mt de misaine2 on passe le garant dans une poulie de retour croche la mme erse1 et on l'envoie sur le pont pour qu'on puisse peser dessus4 ,on frappe un second palan sur la partie de l'tai comprise entre la poulie du capelage et le pont1 et dont la poulie simple fait dormant sur le bout de l'tai qui passe dans le piton situ au pied du mt de misaine4 ,on frappe aussi un palan sur le faux tai1 la poulie simple se croche une erse qui embrasse le mt sous les jottereaux4 ,avant de rider1 on a d passer dans le faux tai les bagues qui serviront plus tard enverguer la grande voile d'tai1 puisqu'il lui sert de draille4 ,on hale sur les palans1 ayant grand soin de faire travailler l'tai et le faux tai de la mme manire4 ,lorsque la tte du mt de hune a dpass d'une quantit suffisante la direction du bas mt1 car les galhaubans le rappelleront dans cette direction1 on genope les palans1 on tourne leurs garans1 et on fait les amarrages de l'tai et du faux tai4 ,on aligne les haubans de hune et les galhaubans entre eux1 et on marque le point o l'on doit estroper les caps-de-mouton2 on fait les amarrages1 et on coiffe les bouts comme nous l'avons dit pour les bas haubans4 ,on ride les galhaubans1 avec lesquels le mt doit tre mis dans une position convenable1 c'est--dire former le prolongement du bas mt4 ,on ride enfin les haubans avec la candelette de hune4 ,au lieu d'tre garnis de caps-de-mouton1 les haubans de hune peuvent passer dans des cosses portes par les lattes4 ,quelquefois aussi le hauban lui-mme traverse la hune1 et servant de gambe de revers1 se raidit sur la quenouillette ou sur l'estrope1 qui remplace le trelingage4 ,cette installation1 qui offre peu de solidit1 ne doit tre employe qu' bord des petits btimens4 ,trelingage1 ,enflchures4 ,le grement raidi1 on travaille au trelingage4 ,on place une quenouillette sur les haubans1 vis--vis le point du mt o commence le renflement de la noix2 on la fixe par un amarrage sur chacun d'eux1 en laissant1 comme aux bas mts1 le premier hauban indpendant4 ,on bride les haubans avec un palan1 et on amarre les branches de trelingage2 aprs quoi on largue le palan et on le dfrappe4 ,si on supprime le trelingage1 on aiguillette en dessous de la noix une estrope garnie de cosses1 sur lesquelles viendront se raidir les haubans de perroquet4 ,les enflchures des haubans de hune se font de la mme manire que celles des bas haubans4 ,capelage du petit ,mt de ,hune4 ,le petit mt de hune tant prsent1 comme nous l'avons dit pour le grand mt de hune1 on capelle d'abord les poulies d'itague1 ensuite les haubans en commenant par babord1 puis les galhaubans fixes1 sur lesquels on aiguillette le ou les galhaubans volans1 suivant que le mt en porte deux ou quatre1 et enfin l'tai et le faux tai4 ,l'tai passe dans le violon de beaupr tribord1 s'longe sous ce mt2 son extrmit1 on estrope une poulie double1 qui forme1 avec une poulie simple croche sur un piton plac sur l'aptre1 un palan qui sert le raidir4 ,on peut aussi passer le bout mme de l'tai dans le piton4 ,le faux tai se dispose de la mme manire1 il passe dans le violon de babord4 ,on tient le grement du petit mt de hune dans le mme ordre1 et de la mme manire que nous l'avons expliqu pour le grand mt de hune4 ,on doit observer que1 d'aprs l'installation de l'tai et du faux tai1 tout l'effort se fait au portage1 sur le rouet du violon2 il faut donc1 non-seulement les garnir avec soin ce point1 mais frapper une forte bosse au-dessus1 toutes les fois qu'on prend la mer4 ,cette observation doit aussi s'appliquer l'tai et au faux tai du grand mt de hune2 c'est l'estrope de la poulie dans laquelle ils passent qui porte tout l'effort2 il faudra les bosser au-dessus de ces poulies1 en embrassant le mt avec la bosse4 ,capelage du ,mt de ,perroquet de ,fougue4 ,on capelle au mt de perroquet de fouque1 d'abord une poulie d'itague1 mais on la supprime lorsque l'itague de la drisse1 qui est toujours simple1 passe dans un clan pratiqu dans la noix du mt2 ensuite les haubans en commenant par tribord1 les galhaubans fixes1 le galhauban volant1 et enfin l'tai et le faux tai qui sert de draille au diablotin4 ,l'tai passe dans une poulie aiguillete au capelage du grand mt1 et1 remontant vers le ton se raidit une cosse qui y est aiguillete4 ,le faux tai passe dans une cosse dont l'estrope entoure le grand mt en dessous des jottereaux1 et se raidit sur une seconde cosse fixe au capelage4 ,on doit1 avant de tenir ce dernier demeure1 y passer les bagues qui serviront enverguer le diablotin4 ,grement du bout-dehors de ,grand-,foc4 ,le bout-dehors de grand-foc1 ou bton de foc1 repose sur la partie suprieure du beaupr1 passe entre les moques des tais de misaine1 et traverse le chouc du beaupr plac verticalement4 ,quelquefois il passe dans les estropes des moques des tais de misaine1 et enfin d'autres fois1 le chouc du beaupr tant inclin sur tribord de #de1 le bout-dehors de foc s'appuie sur le ct tribord du mt1 sur lequel il est retenu par deux fortes bridures4 ,la premire de ces installations est la plus gnralement suivie4 ,le grement du bout-dehors se compose de deux haubans de chaque bord et d'une sous-barbe4 ,les haubans se coupent par paire et se capellent au-dessus de la noix du mt2 ils passent ensuite dans des cosses estropes1 la premire au sixime de la vergue de civadire1 et la deuxime deux pieds de celle-ci4 ,ils portent leur extrmit une poulie double1 qui forme1 avec une poulie simple croche un piton plac l'avant du bossoir1 un palan par le moyen duquel on les raidit4 ,il est vident qu'en brassant la civadire sous le vent on raidit les haubans du vent1 et que par consquent on appuie le bout-dehors4 ,cette considration doit donc faire prfrer cette mthode celle qui1 supprimant la civadire1 fait passer les haubans dans un arc-boutant en fer plac sur les bossoirs4 ,dans ce cas1 les haubans1 aprs avoir pass dans des trous pratiqus dans les arcs-boutans1 se raidissent des pitons placs de l'arrire des bossoirs4 ,a bord des petits btimens1 on supprime mme les arcs-boutans1 et les haubans se raidissent sur les pitons l'avant du bossoir4 ,la sous-barbe a1 sa partie suprieure1 un oeillet qui se capelle par-dessus les haubans4 ,on fixe sur la face arrire et infrieure du chouc de beaupr1 un arc-boutant2 la sous-barbe passe dans le clan suprieur pratiqu l'extrmit de l'arc-boutant1 et de l1 venant passer dans une cosse estrope1 entre les estropes des moques des tais de misaine1 se raidit avec un palan qui longe le mt4 ,il vaut mieux rendre l'arc-boutant mobile1 en le crochant un piton1 ou en le terminant en mchoire qui s'applique la partie infrieure du mt2 on supprime alors les clans et on le termine par une tte4 ,la sous-barbe1 aprs avoir t capele par-dessus les haubans1 vient se fixer cette tte1 d'o partent deux haubans qui se dirigent vers les bossoirs1 o on les raidit au moyen de deux palans4 ,on peut aussi former la sous-barbe avec le double d'un cordage3 un amarrage plat forme l'oeillet du capelage1 les deux branches s'appliquent l'une contre l'autre1 viennent passer tribord et babord de la tte de l'arc-boutant2 on les y arrte par deux amarrages1 l'un de l'avant et l'autre de l'arrire1 et les deux bouts restans forment les haubans de l'arc-boutant4 ,afin que le grement du bout-dehors adonne le moins possible1 ce qui est non-seulement ncessaire sa solidit1 mais encore celle du petit mt de perroquet dont il porte l'tai1 on le confectionne avec du cordage qui1 ayant dj servi1 est peu susceptible de s'allonger4 ,capelage du bout-dehors de grand ,foc4 ,avant de capeler le bout-dehors de grand foc1 on le fait passer dans le chouc du mt de beaupr par le moyen d'une guinderesse1 qui fait dormant un des pitons de ce chouc1 passe dans un clan pratiqu l'extrmit infrieure du bout-dehors1 et dont le courant1 passant dans une poulie fixe un piton du bord oppos du dormant1 vient se manoeuvrer sur le gaillard d'avant4 ,on passe d'abord un grand anneau en fer1 appel rocambeau1 qui1 devant porter la draille du grand foc1 comme nous le dirons plus tard1 doit avoir assez de jeu pour monter et descendre sur le bout-dehors4 ,on capelle une poulie trois rouets pour l'tai du petit mt de perroquet et les boulines du petit hunier2 la paire des haubans de babord1 celle des haubans de tribord1 la sous-barbe et deux marche-pieds qui sont fixs la face avant du chouc de beaupr4 ,le capelage termin et bien souqu1 on hale sur la guinderesse2 lorsque le bout-dehors dpasse le chouc de la quantit convenable1 on le fait porter sur deux taquets1 qui reposent sur le beaupr1 et on le lie ce dernier par deux roustures qu'on bride entre le bout-dehors et le mt1 et qu'on souque en y introduisant des coins coups de masse4 ,pour le consolider encore et l'empcher de rentrer au tangage1 on appuie sa partie infrieure sur un fort taquet clou sur le beaupr1 ou1 en lui donnant plus de longueur1 on le fait reposer sur le fronteau d'avant1 ce qui permet1 en cas de rupture1 de le pousser en dehors d'une quantit convenable2 ou enfin on applique sa partie infrieure une pice de bois ou morceau de bout-dehors qui s'appuie sur le fronteau d'avant4 ,du bout-dehors de ,clinfoc et de son ,capelage4 ,si le bout-dehors de grand foc doit porter un bout-dehors de clinfoc indpendant1 son extrmit est termine par un tenon auquel on capelle un petit chouc en fer1 inclin sur babord1 dans lequel doit passer le bout-dehors de clinfoc1 dont l'extrmit infrieure s'appuie sur le chouc de beaupr3 bien entendu qu'au moyen d'un taquet on les loigne assez l'un de l'autre1 pour que le rocambeau du grand foc ne soit pas gn dans ses mouvemens4 ,plus ordinairement les bouts-dehors de grand foc et de clinfoc sont faits de la mme pice de bois4 ,dans les deux cas1 le grement du bout-dehors de clinfoc se compose d'un hauban de chaque bord1 qui passe dans une cosse estrope sur la vergue de civadire1 en dehors de celles des haubans du bout-dehors du grand foc et d'une sous-barbe qui fait dormant sur la tte de l'arc-boutant4 ,pour le capeler1 on passe d'abord le rocambeau de clinfoc1 qui doit porter la draille de cette voile1 mais qu'on peut supprimer1 comme nous le dirons en parlant du grement du clinfoc4 ,on capelle une poulie trois rouets pour l'tai du mt de catacois ou la flche qui le remplace1 et les boulines du petit perroquet2 les haubans1 un de chaque bord1 et enfin la sous-barbe4 ,le bout-dehors de clinfoc n'est pas coup au ras de son capelage1 il porte encore une flche en bois mort4 ,,section ,,iii4 ,des ,mts de ,perroquet4 ,les mts de perroquet se hissent le long des mts de hune4 ,ils reposent sur les longis des barres capeles sur la noix de ces mts au moyen d'une clef qui traverse leur caisse1 prolongent le ton de ces mmes mts1 et1 passant dans leur chouc1 s'lvent au-dessus d'une quantit dtermine4 ,ces mts sont de deux espces3 ou coups au-dessus de leur capelage1 et alors on les nomme vulgairement mts de perroquet d'hiver2 ou portant une flche qui sert tablir la voile de catacois4 ,on appelle ces derniers1 mts flche4 ,dans le premier cas on est oblig d'tablir un mt supplmentaire pour porter la voile de catacois4 ,ce mt1 appel de bome ou de flche1 longeant la partie arrire du mt de perroquet1 repose son pied sur le chouc du mt de hune o il est retenu par un taquet1 et1 passant dans le chouc en fer du mt de perroquet1 s'lve au-dessus d'une quantit convenable au guindant du catacois4 ,autrefois quelques grands navires portaient1 et portent encore1 mais rarement1 des mts de catacois clef4 ,c'est--dire que sur la noix des mts de perroquet on capelait des barres1 ordinairement en fer2 que ces mts avaient un ton proportionn leur longueur2 que ce ton tait termin par un chouc aussi en fer1 et que le mt de catacois1 passant entre les barres1 reposant sur elles par le moyen d'une clef qui traversait sa caisse1 passait dans le chouc et s'levait au-dessus de la quantit ncessaire rtablissement de sa voile4 ,il est clair que cette installation1 lourde et sans solidit1 n'offre aucun avantage1 et doit tre abandonne4 ,les navires de la plus grande dimension1 les vaisseaux de guerre1 comme les btimens du commerce1 se servent de mts de perroquet flches1 comme plus lgers1 plus faciles tenir1 en un mot1 plus marins4 ,souvent1 en raison de la saison et des parages dans lesquels on doit naviguer1 on se munit de deux jeux de mts1 l'un flche et l'autre d'hiver1 qu'on met en place suivant les circonstances4 ,a bord des btimens de guerre1 les mts de perroquet ont quelquefois une deuxime flche qui porte la voile de contre-catacois1 mais qui plus souvent sert lever et faire distinguer les signaux4 ,cette augmentation de longueur rendait plus longue1 et souvent difficile la mer1 l'opration de passer et dpasser ces mts4 ,on y a obvi par une nouvelle construction des barres1 qui permet d'engager le bout de la flche entre elles1 le mt tant pass sur l'avant de la hune et de la vergue de hune4 ,grement des ,mts de ,perroquet4 ,comme le grement des mts de hune1 celui des mts de perroquet se compose de haubans1 galhaubans et tais4 ,les haubans sont au nombre de trois1 de chaque bord1 pour les plus grands navires1 et de deux pour ceux d'un rang infrieur4 ,ils portent deux galhaubans1 un fixe1 celui de l'arrire1 et un volant1 celui du travers4 ,ils ont un tai et pas de faux tai4 ,les haubans se coupent par paires4 ,si le mt a six haubans1 la troisime paire1 aprs avoir t capele1 jette une de ses branches de chaque bord4 ,ils passent dans des trous pratiqus l'extrmit des barres traversires1 et1 formant la gambe sur les quenouillettes1 longent les haubans de hune et vont se raidir des cosses estropes en dedans des lattes de hune4 ,si le trelingage a t supprim1 ils se raidissent sur les cosses de l'estrope qui entoure le mt de hune en dessous de sa noix4 ,les galhaubans se dirigent sur les porte-haubans1 o ils trouvent celui du travers1 une poulie et celui de l'arrire1 un cap-de-mouton1 o ils se raidissent4 ,quelquefois le galhauban volant du vent1 aprs avoir t raidi1 est pouss par un arc-boutant tabli sur les barres4 ,l'tai du grand mt de perroquet passe dans une poulie aiguillete au capelage du petit mt de hune1 et se raidit sur un moque ou cosse aiguillete sur le capelage du mt de misaine4 ,on peut aussi le faire passer dans une poulie fixe au ton du petit mt de hune1 et alors la cosse o il se raidit est au capelage de ce mt4 ,on le fait aussi passer dans le clan du milieu d'un chaumard trois rouets1 chevill entre les longis des barres du petit mt de perroquet4 ,l'tai du petit mt de perroquet passe dans le clan du milieu de la poulie triple1 capele au bout-dehors du grand foc et longeant ce mt1 et celui de beaupr vient se raidir sur un palan ou une cosse fixe sur le fronteau d'avant4 ,quelques navires le font passer dans un clan pratiqu dans le bout-dehors1 et1 lui faisant remplir l'office de sous-barbe1 le brident sur l'arc-boutant et le raidissent en dessous du mt de beaupr4 ,l'tai du perroquet d'artimon1 vulgairement appel perruche1 passe dans le clan du milieu d'une poulie triple1 aiguillete un piton sur la face arrire du chouc du grand mt1 et se raidit sur une cosse fixe au capelage de ce mt4 ,a bord de la plupart des navires de guerre et de plusieurs navires du commerce1 on adapte aux mts et aux barres de perroquet le systme de linguets et de crmaillres dont nous avons parl pour les mts de hune4 ,on fait aussi un frquent usage des clefs mobiles dont nous avons donn la description4 ,,guinder ,,et ,,capeler ,,les ,,mats ,,de ,,perroquet4 ,capelage du grand ,mt de ,perroquet4 ,pour prsenter les mts de perroquet au-dessus des choucs des mts de hune afin de les capeler1 on les hisse avec une guinderesse 7cordage en aussire7 qui passe dans une poulie croche au ton du mt de hune1 et qui fait dormant au trou de la clef2 on la bride ensuite au-dessus de la noix4 ,lorsqu'en le hissant et faisant passer sa flche entre les barres1 elle est engage dans le chouc du mt de hune1 on le saisit contre ce mt1 on largue la bridure de la noix1 on dfrappe la guinderesse du trou de la clef1 on la passe dans le clan que chacun de ces mts porte sa caisse1 et on en fait le dormant un piton du ct oppos celui o est croche la poulie de guinderesse4 ,on le hisse ensuite de la quantit ncessaire pour faciliter l'opration du capelage aux gabiers4 ,ordinairement1 avant de capeler1 on passe dans le mt un manchon en basane1 qui s'applique parfaitement au-dessus de la noix et sur lequel1 par consquent1 viendront se placer les haubans1 galhaubans et l'tai4 ,le but du placement de ce manchon est de conserver sur le chouc1 facilement et dans l'ordre convenable1 le grement du mt1 lorsqu'on dpasse ce dernier2 et lorsqu'on le guinde1 de capeler avec une grande promptitude1 puisque le mt s'engage dedans en montant et que les gabiers n'ont qu' le maintenir jusqu' ce qu'il repose sur la noix4 ,on capelle en commenant par tribord1 la premire paire de haubans1 la seconde et enfin la troisime1 une branche de chaque ct4 ,puis1 les galhaubans fixes1 on aiguillette les galhaubans volans et on embrasse le tout avec les branches de l'tai4 ,lorsque le mt a t mis en clef en pesant sur la guinderesse1 on le tient1 en raidissant d'abord son tai au moyen duquel on le porte de l'avant de la direction de son mt de hune1 parce qu'en raidissant les galhaubans1 aussitt que l'amarrage de l'tai est fait1 le mt tombe sur l'arrire dans la position convenable2 on raidit ensuite les haubans4 ,afin de ne pas arrter pour larguer la bridure de la noix et faire le dormant de la guinderesse sur le piton lorsqu'on guinde les mts de perroquet1 on donne la guinderesse trois fois la longueur du mt au pont1 et on y passe une cosse estrope4 ,aprs avoir pass la guinderesse dans sa poulie1 dans le clan1 et fait le dormant1 on frappe le fouet de l'estrope sur la noix du mt4 ,on voit que cette cosse sert de bridure et qu'il ne reste plus qu' la larguer lorsque l'extrmit du mt est engage entre les barres4 ,capelage du petit ,mt de ,perroquet4 ,le capelage du petit mt de perroquet s'excute comme celui du grand mt de perroquet1 et se compose du mme grement4 ,seulement on capelle en commenant par babord3 on le tient aussi dans le mme ordre4 ,capelage du ,mt de ,perruche4 ,le mt de perruche n'a jamais qu'une paire de haubans de chaque bord1 et souvent qu'un galhauban qui est alors fixe4 ,on le capelle et on le tient comme les autres mts de perroquet4 ,grement des ,mts de ,catacois1 de ,bome ou ,flche4 ,si le mt de perroquet doit porter un mt de catacois1 il faut1 avant de capeler1 mettre en place les barres sur lesquelles ce mt repose4 ,on les prsente au-dessus du chouc au moyen d'une guinderesse dispose comme celle des mts de perroquet1 et son capelage1 qu'on excute alors1 se compose d'un ou deux haubans1 suivant que les barres sont un ou deux traversins4 ,ces haubans1 aprs avoir pass dans le trou de l'extrmit des barres1 s'amarrent1 en dessous de la noix du mt de perroquet1 d'un galhauban qui se dirige sur l'extrmit arrire du porte-hauban et d'un tai4 ,ces mts de catacois portent une flche qui sert quelquefois tablir la voile de contre-catacois1 comme nous l'avons dit1 et alors on leur capelle un galhauban et un tai4 ,enfin1 au-dessus de ce nouveau capelage1 est une petite flche en bois mort qui porte une pomme o passent dans deux rouets les drisses de flamme4 ,si le mt de perroquet porte un mt de bome1 son grement ne se compose alors que d'un galhauban et de l'tai4 ,enfin1 si le mt de perroquet est flche1 le grement de cette dernire est le mme que celui du mt de bome4 ,dans les trois installations1 les tais se raidissent1 pour le grand1 au capelage du petit perroquet2 pour le petit1 dans le clan du milieu d'une poulie trois rouets1 capele au bout-dehors de clinfoc1 et pour celui de perruche1 au capelage du grand mt de hune4 ,pataras1 ,haubans diagonaux1 ,etai de tangage4 ,pour terminer ce que nous avons dire du grement des mts1 nous avons faire connatre les manoeuvres accidentelles qu'on place pour les consolider dans les circonstances extraordinaires4 ,si on craint la rupture des bas haubans1 soit par un temps forc1 soit par leur tat1 on renforce le mt par des pataras qui ne sont autre chose que des haubans1 qui1 ayant dj servi1 ont acquis tout leur allongement4 ,une des branches passe entre le ton du bas mt et le mt de hune1 on les runit ensuite sur le capelage par un amarrage plat4 ,on les passe entre les gambes de revers1 et aprs les avoir garnis de caps-de-mouton1 on les raidit sur des caps-de-mouton correspondans1 estrops en filin et aiguillets des boucles places sur les prceintes en dessous des porte-haubans1 ou deux chanes des bas haubans4 ,le grand mt et le mt de misaine portent quatre pataras1 deux de chaque bord2 le mt d'artimon n'en a pas4 ,pour soutenir les gambes de revers et par consquent les haubans de hune1 lorsque1 les bas haubans ayant du mou1 le temps ou les circonstances ne permettent pas de les raidir1 on frappe de chaque bord1 aux extrmits des quenouillettes1 un fort cordage qu'on a fait pralablement passer dans une cosse1 sur laquelle est piss un hauban dont le cap-de-mouton correspond un second cap-de-mouton aiguillet sur un des pitons de la serre-gouttire du bord oppos4 ,on les raidit fortement1 et1 au point o ces deux haubans se croisent1 on les bride par un amarrage4 ,ces haubans1 qu'on appelle diagonaux cause de leur position1 ne sont mis en place qu'au grand mt et au mt de misaine4 ,lorsque les bas haubans ont un mou trop considrable1 qui ne peut tre suffisamment abraqu par les haubans diagonaux1 on les bride entre eux1 au tiers de leur hauteur1 partir du capelage1 par deux forts palans2 on place ensuite1 d'un bord l'autre1 des palans renverss qui font l'office de branches de trelingage1 on en genope les garans1 aprs avoir1 par leur moyen1 rapproch les haubans autant que possible1 et on soutient ce faux trelingage en aiguilletant1 la hauteur des palans qui servent de quenouillettes1 deux ou quatre caliornes de bas mt1 qu'on fait croiser en crochant leurs poulies doubles aux pitons de la serre-gouttire du bord oppos leur aiguilletage4 ,pour prserver le mt de misaine des violens coups de tangage qui le fatiguent si souvent dans les grosses mers1 on se sert d'un cordage de la grosseur des haubans1 qu'on appelle tai de tangage4 ,on le hisse avec un cartahu sur la face avant du mt1 on l'aiguillette au capelage et on le bride ensuite sur le mt pour qu'il ne gne pas les mouvemens de la vergue de misaine4 ,on le raidit ensuite au moyen de la poulie triple qu'il porte et d'une poulie semblable dont l'estrope embrasse le mt de beaupr en avant de son tambraie4 ,,chapitre ,,iii4 ,,gr,,ement ,,des ,,vergues4 ,,section ,ire4 ,grement des ,basses ,vergues4 ,les vergues servent dployer et tablir les voiles4 ,ce sont des pices de bois travailles sur leur milieu huit pans1 prenant ensuite la forme cylindrique1 ou plutt conique1 jusqu'aux taquets d'empointure 7espce de coche taille dans la vergue mme pour y retenir1 ainsi que l'indique leur nom1 le raban d'empointure72 la partie qui suit les taquets est ronde1 ensuite coupe carrment4 ,les vergues se hissent le long des mts et s'y fixent comme nous le verrons4 ,celles qui s'adaptent aux bas mts reoivent le nom gnral de basses vergues1 et sont distingues par les noms particuliers de grande vergue pour le grand mt1 vergue de misaine pour le mt de misaine1 vergue sche ou barre pour le mt d'artimon1 vergue de civadire pour le mt de beaupr4 ,ces basses vergues sont places de l'avant des mts la hauteur des trelingages2 elles y sont suspendues par une estrope dite de suspente4 ,les drosses les retiennent contre le mt2 pour soutenir les extrmits on se sert de balancines qui peuvent aussi leur donner un mouvement de haut en bas2 les bras leur communiquent le mouvement de l'avant l'arrire1 et les marche-pieds facilitent aux matelots les moyens de se porter sur la vergue lorsque la manoeuvre des voiles l'exige2 enfin1 le palan de roulis1 dont le nom indique assez l'emploi1 s'oppose aux mouvemens que la vergue pourrait prendre malgr ses drosses4 ,ainsi1 le grement d'une basse vergue1 c'est--dire ce qui lui est ncessaire pour la tenir en place et la manoeuvrer1 se compose3 ,d'une ou deux estropes de suspente1 suivant les dimensions de la vergue2 ,une ou deux drosses2 ,deux balancines2 ,deux bras2 ,deux marche-pieds2 ,deux palans de roulis4 ,nous allons dcrire successivement ces diverses pices4 ,suspentes et ,estropes de ,suspente4 ,pour que la basse vergue puisse tre suspendue ses bas mts par le moyen des estropes de suspente1 on aiguillette au capelage1 ou au-dessus du ton1 deux suspentes4 ,elles sont formes par un cordage de la grosseur des bas haubans1 dont on pisse les bouts2 on le garnit en bitord ou en basane1 ou le plie sur lui-mme1 et dans le pli on fixe1 par un amarre plat1 une forte cosse2 on runit ensuite les branches qui forment un oeillet leur partie suprieure4 ,les deux suspentes ainsi confectionnes1 on les passe dans un trou pratiqu dans la hune entre les longis1 de l'avant de la barre traversire1 on les dirige l'une tribord et l'autre babord du ton du mt1 et on les aiguillette au-dessus du capelage4 ,comme1 dans cette position1 la barre traversire porterait tout le poids de la basse vergue1 on les aiguillette plus ordinairement sur le grand chouc1 et on les bride au ton pour les empcher de s'en carter4 ,on prend ensuite deux morceaux de cordage de la mme grosseur que la suspente2 chacun d'eux doit avoir1 en longueur1 deux fois la grande circonfrence de la vergue et de la cosse1 plus la quantit ncessaire pisser les deux bouts4 ,l'pissure faite1 on les garnit en bitord ou en basane1 on les plie en deux parties ingales2 dans le pli on fixe une cosse par un amarrage plat1 et1 embrassant la vergue avec ces deux branches ingales1 de manire que la cosse soit sur la partie suprieure1 on aiguillette les deux branches ensemble1 et l'on a1 sur le milieu de la vergue1 deux cosses qui correspondent aux deux cosses de la suspente4 ,si maintenant1 par un moyen quelconque1 on hisse la basse vergue1 jusqu' ce que les cosses de la suspente et celles des estropes soient petites distances1 et qu'on passe de l'une l'autre une aiguillette qu'on bride ensuite pour la fixer1 la basse vergue se trouvera suspendue4 ,c'est afin que la vergue ne tourne pas dans ses estropes1 qu'on la taille pans carrs dans son milieu4 ,gnralement les suspentes en cordage sont remplaces par des suspentes en chanes4 ,on plie la chane en deux1 on passe le double sous la vergue1 on le ramne sur la partie suprieure1 et on y passe les deux bouts4 ,elle se trouve ainsi bague sur la vergue4 ,on passe les deux bouts dans le trou appel chemine1 o nous avons dj fait passer la suspente1 et qu'on doit garnir en tle1 et1 embrassant le ton du bas mt qu'on a entour galement d'une feuille de tle1 on les boulonne sur ce capelage o on a tabli un bourrelet4 ,cette installation ayant le mme inconvnient que celui que nous avons signal pour la suspente en corde1 lorsqu'elle passe d'une manire semblable1 on y obvie en crochant ou boulonnant les deux bouts de la chane tribord et babord du chouc4 ,les btimens de rang infrieur n'ont qu'une estrope de suspente place sur le milieu de la vergue1 et alors ils n'ont qu'une suspente dont les branches embrassent le ton pour l'aiguilleter soit sur le capelage1 soit sur le chouc4 ,drosses4 ,les drosses servent retenir la vergue contre le mt4 ,tous les btimens de grande dimension en portent deux pour la grande vergue et la vergue de misaine1 une pour la vergue barre4 ,a une des extrmits du cordage qui doit servir de drosse on fixe une cosse1 et on le garnit en basane dans toute sa longueur4 ,on forme l'autre extrmit un petit oeillet4 ,avec le bout qui porte la cosse on fait1 sur la vergue toucher les estropes de suspente1 un tour mort qu'on arrte par un amarrage4 ,la drosse1 dont le tour mort est tribord1 embrasse le mt en passant sur son arrire1 o elle est soutenue par un petit taquet gueule qui y est fix2 et1 passant dans la cosse de celle de babord de dessous en dessus1 vient crocher son oeillet la poulie simple d'un palan1 appel palan de drosse1 dont la seconde poulie est fixe un piton plac sur la partie arrire de l'longis de babord4 ,cette poulie est ordinairement remplace par un chaumard chevill contre l'longis4 ,la drosse1 dont le tour mort est babord1 passe de la mme manire dans la cosse de tribord et a son palan tribord1 ou son chaumard contre l'longis du mme bord4 ,lorsque la vergue n'a qu'une drosse1 alors la drosse ne porte pas de cosse son extrmit2 mais il faut en estroper une du ct oppos au dormant4 ,alors le dormant fait1 la drosse embrasse le mt1 passe dans la cosse estrope sur la vergue et vient1 par son oeillet1 se crocher la poulie du palan de drosse4 ,il n'y a1 dans ce cas1 qu'un palan de drosse tabli du bord oppos au dormant4 ,au lieu d'avoir les palans des drosses sous la hune1 ainsi que nous venons de le dire1 on peut les crocher sur le pont1 sur des pitons au pied du mt4 ,mais alors1 au lieu de passer la drosse dans la cosse de dessous en dessus1 il faut la passer de dessus en dessous4 ,le bout de la drosse1 dans ce cas1 forme l'estrope de la poulie du palan4 ,mais la premire installation nous parat prfrable4 ,quelques navires remplacent les drosses par un mcanisme en fer1 qui se compose de deux cercles en fer1 l'un sur le milieu de la vergue1 bomb sur la face arrire pour recevoir un boulon qui se joint au cercle plac sous les jottereaux par une bande de fer ayant en avant une charnire horizontale1 et en arrire une verticale4 ,le boulon permet la vergue de se mouvoir de bas en haut en tournant sur son centre1 la charnire horizontale de l'avant l'arrire1 et la verticale1 d'obir aux mouvemens de tangage4 ,il est inutile de dire que ce systme doit tre enlev lorsqu'on doit passer ou dpasser un mt de hune4 ,balancines4 ,les balancines soutiennent les extrmits de la vergue et lui communiquent un mouvement d'apiquage4 ,elles sont passes de diverses manires1 simples1 doubles1 ou mme triples4 ,simples1 elles se capellent au bout de la vergue par le moyen d'un oeillet1 passent1 l'une tribord1 l'autre babord1 dans des poulies fixes au chouc1 descendent par le trou du chat le long des bas haubans1 et forment l'estrope de la poulie double d'un palan1 dont la poulie simple se croche sur le porte-hauban1 en arrire du premier hauban4 ,on peut aussi les faire passer sur l'avant du chouc1 sur lequel on fixe un morceau de bois demi-circulaire garni de deux profondes goujures portant de petits rouets2 elles descendent alors au pied du bas mt et sont croises4 ,on estrope sur un mme pendeur deux poulies simples ou doubles1 suivant que les balancines doivent tre doubles ou triples2 on passe le pendeur par-dessus le chouc en arrire du mt de hune1 et on fait une bridure en dessous1 entre le ton du bas mt et le mt de hune1 de manire que les poulies soient au ras du chouc4 ,sur la poulie d'coute est estrope une poulie simple1 qu'on capelle au bout de vergue1 s'il n'y a pas de poulie d'coute4 ,si elles sont doubles1 elles font dormant sur l'estrope de la poulie du chouc1 passent dans la poulie de la vergue1 et viennent passer dans la poulie du chouc1 d'o elles descendent par le trou du chat le long du premier hauban4 ,si elles sont triples1 elles font dormant sur l'estrope de la poulie de la vergue1 passent dans la poulie du chouc1 de l dans celle de la vergue1 pour revenir dans le second rouet de celle du chouc et descendre de l le long du premier hauban4 ,lorsque les poulies d'coute et de balancine sont faites sur la mme pice de bois1 la partie suprieure de cette dernire porte un excdant de bois per d'un trou au moyen duquel on fait le dormant en y passant le bout de la balancine et l'pissant sur lui-mme4 ,la balancine de la vergue barre est toujours simple4 ,bras4 ,les bras servent faire mouvoir la vergue de l'avant l'arrire4 ,ceux des basses vergues sont toujours doubles1 c'est--dire qu'ils ont une poulie sur la vergue1 appele poulie de bras4 ,on tablit sur l'arrire du btiment1 en dessous des bossoirs d'embarcation1 une vergue qu'on fixe par des mains de fer et qu'on soutient par deux arcs-boutans aussi en fer1 allant le premier de l'avant l'arrire1 du bout de la vergue au-dessus du jardin de la bouteille1 et le second de dessus en dessous1 du bout de la vergue sur la face avant du tableau4 ,ce dernier est aussi remplac quelquefois par un hauban4 ,les grands navires remplacent avantageusement cette vergue par deux forts arcs-boutans en bois1 soutenus comme nous venons de le dire4 ,les bras de la grande vergue1 ou plutt les grands bras1 font dormant l'extrmit de l'arc-boutant1 passent dans les poulies dites de bras1 capeles au bout de la vergue1 descendent paralllement eux-mmes pour venir passer dans les poulies de retour1 capeles et aiguilletes ct du dormant1 et viennent bord en traversant un clan pratiqu dans le prolongement des bossoirs d'embarcation1 et s'amarrent un taquet clou en bord4 ,a bord des btimens dunette1 les grands bras1 en sortant du clan des bossoirs1 reposent sur des rouleaux placs sur le fronteau d'arrire et sont manoeuvrs sur le gaillard4 ,les frottemens considrables qu'ils prouvent1 et le changement de direction qu'on est oblig de leur donner1 nous font penser qu'il serait plus avantageux de les laisser en dehors du navire en sortant de la poulie de retour de l'arc-boutant1 de toute la longueur de la dunette1 et de ne les faire entrer bord que par des chaumards pratiqus dans la muraille1 peu de distance de la face arrire de la dunette4 ,les bras de misaine font dormant chacun sur un des tais du grand mt1 au-dessus de la runion des branches1 passent dans la poulie de bras1 se dirigent ensuite vers les jottereaux du grand mt1 o ils passent dans une poulie double qui y est aiguillete de chaque ct1 descendent le long du mt pour passer dans le clan extrieur du montant du rtelier de manoeuvre1 ou d'une poulie double estrope sur un piton1 et s'amarrent sur des taquets clous sur le pont4 ,le dormant peut aussi se faire sur les jottereaux prs de la poulie de retour1 soit sur le piton qui y est fix1 soit en baguant le bras autour du grand mt4 ,les bras de la vergue barre1 au lieu d'tre appliqus comme pour les autres basses vergues de l'avant l'arrire1 le sont de l'arrire l'avant4 ,ils font dormant au dernier hauban du grand mt1 la hauteur du trelingage1 passent dans les poulies de bras1 qui souvent sont long pendeur brid sur la vergue par un amarrage1 vont passer dans une poulie double aiguillete sur le dernier hauban au-dessus du dormant1 et descendent le long de ce hauban pour s'amarrer en bord un cabillot de tournage4 ,le dormant et la poulie de retour se fixent aussi sur la branche arrire du trelingage1 ou sur la face arrire du mt en dessus du trelingage2 dans ce cas les bras s'amarrent au rtelier de manoeuvre du pied du mt4 ,marche-,pieds4 ,les marche-pieds d'une vergue se composent de deux morceaux de cordage qui1 par un oeillet pratiqu leur extrmit1 se capellent aux bouts de la vergue1 et viennent se runir sous son milieu par un aiguilletage2 mais pralablement chaque marche-pieds a pass dans des cosses estropes sur des bouts de cordage appels triers1 qui sont fixes sur la vergue des distances gales4 ,l'aiguillette qui les runit sert les allonger ou les raccourcir2 mais alors il faut allonger ou raccourcir les triers dans le mme rapport4 ,palans de ,roulis4 ,le but des palans de roulis est d'empcher les vergues d'obir ce mouvement que les drosses seuls ne peuvent paralyser4 ,les palans de roulis sont des palans ordinaires1 dont les poulies simples se crochent des cosses estropes et aiguilletes au tiers de la vergue1 partir des bouts1 et dont les poulies doubles se fixent des cosses tribord et babord du mt1 qui sont retenues par des amarrages plats1 dans une estrope qui entoure le mt hauteur de la vergue4 ,les garans s'amarrent un des cabillots du cercle du mt4 ,fausses ,balancines4 ,lorsqu'on se sert des basses vergues pour lever de lourds fardeaux1 les balancines ne sont point suffisantes pour les maintenir4 ,on les renforce alors par de fausses balancines1 qui se capellent par un oeillet au bout de la vergue et qui estropent la poulie simple d'un palan1 dont la poulie double se croche un des pitons du chouc4 ,le garant descend le long du mt et passe dans une poulie de retour4 ,il est vident que si on dcroche la poulie double de la fausse balancine du piton du chouc1 et qu'on la fixe la cosse de l'estrope aiguillete au mt pour le palan de roulis1 la fausse balancine s'longeant sur la face arrire de la vergue remplacera le palan de roulis4 ,c'est ce qu'on fait ordinairement1 et alors on supprime la cosse et l'estrope qui servaient la poulie simple de ce palan4 ,la vergue barre n'a pas de fausses balancines4 ,faux ,bras4 ,les faux bras se placent au capelage des vergues#b1 dans un mauvais temps1 pour soulager les bras en partageant leur effort2 et lorsqu'on se prpare au combat1 pour les remplacer1 s'ils sont coups par les boulets de l'ennemi4 #b ,on appelle capelage d'une vergue1 la portion cylindrique qui s'tend depuis le taquet d'empointure jusqu'au carr du lien de bout-dehors4 ,les faux bras des basses vergues sont doubles4 ,ceux de la grande vergue se passent de deux manires4 ,dans le mauvais temps1 ils font dormant un piton fix extrieurement en avant des bouteilles1 passent ensuite dans la poulie croche ou aiguillete sur la cosse estrope qui est au capelage de la vergue1 et1 se dirigeant sur l'arrire1 passent dans une poulie de retour fixe sur la vergue et l'arc-boutant1 d'o ils entrent dans le bord par un chaumard perc ct de celui du bras4 ,le faux bras de combat se dirige sur l'avant4 ,le dormant se fait sur le trelingage1 ou plutt sur le mt de misaine hauteur des jottereaux1 passe dans la poulie du bout de vergue1 dont nous venons de parler1 et qu'on dvire sur l'avant1 passe ensuite dans une poulie aiguillete au ton du mt de misaine en dessus du dormant1 et descend le long de ce mt4 ,a bord des grands navires1 on se sert souvent des faux bras de grande vergue passs ainsi1 afin d'acclrer le changement des voiles de l'arrire1 lorsqu'on a louvoyer dans une passe troite2 mais dans ce cas on les met ordinairement simples1 pour avoir moins abraquer4 ,le dormant est alors au capelage de la vergue4 ,les faux bras de misaine font dormant un piton plac extrieurement en avant des grands porte-haubans1 et aprs avoir pass dans la poulie du capelage de la vergue1 traversent le clan d'un chaumard pratiqu dans la muraille et s'amarrent sur un taquet en bord4 ,la vergue barre n'a gnralement pas de faux bras4 ,les pices du grement que nous venons de dcrire ne sont pas les seules que portent les basses vergues4 ,puisqu'elles servent tablir et serrer les voiles1 elles doivent aussi porter les poulies ncessaires ces deux oprations4 ,ces poulies sont3 les poulies d'coute de sous-vergues1 plus brivement appeles poulies de sous-vergues2 poulies d'coute de bout de vergues2 poulies de cargues-points1 poulies de cargues-fonds1 et poulies de cargues-boulines4 ,si nous joignons aux pices du grement et aux poulies dont nous venons de parler1 une filire pour enverguer la basse voile1 la runion de toutes ces parties formera ce qu'on appelle la garniture de la basse vergue2 et les disposer convenablement sur la vergue1 est ce qu'on appelle les garnir4 ,garniture de la ,grande ,vergue4 ,la grande vergue tant suppose l'eau le long du bord babord1 on aiguillette les caliornes sur leurs pendeurs1 si elles ne le sont pas2 on affale celle de babord et on la croche sur une lingue bague et bride sur la vergue1 au tiers de la moiti qui doit tre sur tribord4 ,on pse sur la caliorne1 et la vergue monte le long du bord4 ,lorsque l'lingue est au-dessus du plat-bord1 on y croche la caliorne de tribord1 on dcroche celle de babord et on l'accroche une seconde lingue bride de la mme manire1 au tiers de la seconde moiti4 ,pesant alors sur cette caliorne1 la moiti infrieure se soulage1 le bout suprieur pare le plat-bord1 et la vergue guide par une retenue place sur l'avant1 est conduite ainsi dans une position horizontale l'aplomb des caliornes4 ,on la laisse ainsi suspendue pour la garnir4 ,on aiguillette d'abord les estropes ou l'estrope de suspente1 ensuite les poulies de sous-vergues qu'on en loigne d'un demi-diamtre du mt1 puis les poulies de cargues-points qui sont au sixime de la moiti4 ,si la fausse balancine ne sert pas de palan de roulis1 on place au tiers1 partir du bout1 l'estrope dans la cosse de laquelle on doit le crocher4 ,on capelle en premier lieu la filire d'envergure1 qui se compose de deux morceaux de cordage1 se capelant par un oeillet et se runissant sur le milieu de la vergue par une aiguillette qui les raidit1 en passant successivement dans les cosses que porte leur extrmit infrieure4 ,on les place un peu sur l'avant du milieu de la partie suprieure de la vergue1 et on les maintient dans cette position1 en les embrassant par de petits morceaux de basane dont les bouts sont runis et clous sur la vergue4 ,on les maintient encore par quelques crampes dont les branches les embrassent et qu'on enfonce dans la vergue4 ,on capelle ensuite les marche-pieds1 puis les poulies d'coutes des huniers2 si les basses vergues sont clans pour passer les coutes1 on les supprime2 puis les estropes cosses pour les faux-bras2 les poulies de bras1 et enfin les balancines1 si elles sont simples4 ,dans le cas contraire1 la poulie d'coute porte1 comme nous l'avons dit plus haut1 la poulie de balancine4 ,les poulies de cargues-fonds et de cargues-boulines se suppriment souvent2 nous y reviendrons en parlant de ces manoeuvres4 ,d'ailleurs elles s'aiguillettent au-dessus de la filire d'envergure4 ,ordinairement les cercles des blins des bouts-dehors sont mis en place dans le lieu o on travaille les vergues4 ,dans le cas contraire1 il faut le faire aussitt que la vergue est dispose pour tre garnie4 ,nous parlerons plus bas de leur usage4 ,la vergue ainsi garnie1 on passe les balancines et les bras4 ,pour la hisser son poste1 c'est--dire hauteur du trelingage1 on se sert de deux caliornes dont les pondeurs sont frapps au chouc du mt4 ,leur poulie double se croche deux fortes lingues bagues sur la vergue contre les estropes des poulies de sous-vergues2 les garans passent dans des poulies de retour sur le pont4 ,on hisse en abraquant les balancines4 ,lorsque la cosse de l'estrope de suspente est presque toucher celle de la suspente1 on tourne et genope les garans des caliornes1 et on fait l'aiguilletage de la suspente1 ou on place la suspente en fer4 ,lorsque l'une de ces deux oprations est termine1 on largue les genopes des caliornes1 on les affale2 la vergue porte alors sur sa suspente et ses balancines1 on dcroche et on dfrappe les caliornes4 ,on fait le dormant des drosses1 on les passe de l'une des manires que nous avons indiques1 et la vergue peut recevoir sa voile4 ,autrefois on hissait les basses vergues avec un appareil compos de quatre poulies triples1 et de deux garans appels drisses de basses vergues4 ,deux de ces poulies taient aiguilletes sur la vergue1 entre l'estrope de suspente et celle de la poulie de sous-vergue2 les deux autres de chaque ct des longis1 en faisant passer leurs estropes qu'on aiguilletait au ton du mt en avant de la barre traversire4 ,on les runissait ensuite par la drisse dont le dormant tait sur l'estrope de la poulie du mt4 ,souvent ce lourd et inutile appareil tait laiss en place la mer2 puis on s'en dbarrassa et on ne le mit plus que sur les rades pour tre dispos amener les basses vergues dans un mauvais temps2 enfin1 on ne le mit plus en place qu'au moment mme de s'en servir4 ,mais on s'aperut bientt qu'il tait trs-long disposer1 et on l'a remplac par les caliornes4 ,garniture de la ,vergue de ,misaine4 ,la vergue de misaine se garnit et se hisse absolument de la mme manire que la grande vergue2 il est donc inutile de rpter ce que nous venons de dire pour cette vergue4 ,garniture de la ,vergue ,barre4 ,la vergue barre ne portant pas de voile1 sa garniture est beaucoup plus simple que celles de la grande vergue et de la misaine4 ,on la dispose en avant du mt pour la garnir au moyen des candelettes du mt d'artimon4 ,on aiguillette d'abord l'estrope de suspente au milieu de la vergue1 puis1 la distance d'un demi-diamtre du mt1 les poulies de sous-vergues pour les coutes du perroquet de fougue4 ,le capelage se compose du marche-pied1 de la poulie d'coute1 qui est ordinairement supprime parce que la vergue est garnie d'un clan pour le passage de l'coute1 du pendeur de la poulie de bras et de la balancine4 ,on aiguillette aussi sur la vergue1 tribord ou bbord1 la cosse pour la drosse1 si1 comme cela arrive le plus souvent1 elle n'en a qu'une4 ,les balancines capeles1 on passe les bras et on hisse la vergue son poste pour faire l'aiguilletage de la suspente avec deux forts palans brids au chouc du mt d'artimon1 enfin on passe la drosse4 ,grement de la ,vergue de ,civadire4 ,cette vergue dont la place est sous le beaupr1 ne portant plus de voiles1 n'a d'autre but que celui de supporter et raidir les haubans des bouts-dehors de grand foc et de clinfoc4 ,son grement se compose3 d'un palan appel palan de bout qui la retient au mt de beaupr2 d'un racage par lequel elle y est suspendue2 des estropes cosses pour le passage des haubans du grand foc et du clinfoc1 de bras et de balancines4 ,le palan de bout est un palan ordinaire dont la poulie double1 qui gnralement est violon1 se croche un piton fix en dessous et l'extrmit du beaupr2 la poulie simple est fixe une cosse estrope sur le milieu de la vergue4 ,ce palan est souvent remplac par un cordage ayant un croc chaque extrmit4 ,le racage est confectionn avec un cordage garni en basanne1 dont les deux extrmits sont termines par un oeillet ou une cosse4 ,on embrasse la vergue avec les deux moitis ingales1 et l'endroit o elles se joignent on fait un amarrage2 on en fait un second l'extrmit la plus courte2 on entoure le mt avec ces deux branches ainsi unies2 enfin la plus longue embrasse la vergue et vient s'aiguilleter sur l'autre4 ,les marche-pieds sont confectionns et tablis comme nous l'avons vu pour les basses vergues4 ,les bras1 s'ils sont doubles1 font dormant sur une des branches des tais du mt de misaine1 passent dans la poulie de bras au bout de la vergue1 de l dans une poulie frappe sous l'avant de la barre de la hune de misaine1 ou sur la branche avant du trelingage1 ou aux jottereaux1 et descendent le long du mt4 ,s'ils sont simples1 le dormant est au capelage de la vergue1 et alors quelquefois la poulie de retour est aiguillete sur la branche extrieure de l'tai de misaine1 mais peut aussi tre fixe comme nous l'avons dit pour le bras double4 ,on les amarre soit au rtelier de manoeuvre en bord1 soit un des cabillots du cercle du mt4 ,les balancines sont simples1 elles se capellent la vergue1 passent dans une poulie aiguillete au chouc du beaupr1 et descendant le long de ce mt1 s'amarrent au rtelier du gaillard d'avant4 ,si1 par extraordinaire1 on voulait les passer en double1 alors il faudrait une poulie au capelage de la vergue1 et le dormant se ferait ct de la poulie du chouc4 ,garniture de la ,vergue de ,civadire4 ,on aiguillette au milieu de la vergue l'estrope cosse qui doit servir au palan de bout1 ou la petite suspente qui le remplace4 ,a la distance d'un demi-diamtre du beaupr de cette dernire on fait le premier amarrage du racage1 et ensuite le second pour qu'il puisse tre employ aussitt la vergue haute4 ,au sixime de la longueur de la vergue1 partir du bout1 on aiguillette l'estrope de la cosse o doit passer le premier hauban du grand foc2 deux pieds de celle-ci1 celle du second1 et entre la premire et le capelage de la vergue1 celle o on fera passer le hauban du clinfoc4 ,on capelle d'abord le marche-pied1 les poulies de bras et les balancines1 ou leurs poulies si elles sont doubles4 ,dans cet tat1 la vergue est conduite sous le mt de beaupr1 dans une embarcation ou l'eau4 ,on passe les bras et les balancines2 on aiguillette ensemble et on met cheval sur le beaupr1 en les bridant1 deux palans dont les garans sont envoys sur le gaillard d'avant1 et dont les poulies sont croches deux lingues bagues sur la vergue4 ,on hisse en abraquant les balancines et les bras4 ,lorsque les poulies de palans sont joindre1 on met en place le palan de bout ou les suspentes qui le remplacent1 on aiguillette le racage et on dfrappe les palans4 ,autrefois quelques navires portaient au bout-dehors du grand foc une vergue semblable1 appele contre-civadire2 mais elle est gnralement supprime4 ,si1 comme nous l'avons dit en parlant du grement du bout-dehors du grand foc1 quelques navires suppriment la vergue de civadire1 le bout-dehors est moins bien tenu1 puisque les haubans n'ont plus autant d'empature1 et on le prive sans raison d'une vergue de rechange qui peut tre d'une grande utilit lorsqu'on fait des avaries4 ,la vergue de civadire est de la mme dimension que la vergue barre1 et peut ainsi la remplacer en cas de rupture1 le navire n'en ayant pas de rechange4 ,il faut1 avant de prendre la mer1 se munir des arcs-boutans en fer qui remplacent la civadire dans le cas o cette dernire prendrait la place de la vergue barre4 ,des navires entreprenant une longue campagne ont quelquefois mis une vergue de hune pour civadire1 afin d'augmenter leur rechange sans grossir leur drme4 ,grement et garniture du ,gui4 ,le gui se place horizontalement de l'arrire du mt d'artimon1 auquel il s'adapte au moyen d'une mchoire qui repose sur un taquet circulaire clou sur le mt de trois six pieds du pont1 suivant l'espce de navire4 ,il se repose ensuite sur le couronnement1 sur un taquet dispos cet effet1 ou sur un chandelier en fer1 et se prolonge au-del d'une quantit gale au tiers de la longueur totale4 ,une des branches de la mchoire est traverse par un cordage qui s'y arrte par un cul-de-porc1 et va se fixer de la mme manire sur la seconde1 aprs avoir entour la face avant du mt4 ,si la mchoire est remplace par un piton1 il se fixe dans l'oeillet d'un cercle en fer qui embrasse le mt4 ,le piton peut aussi se remplacer par une double charnire qui runit le cercle l'trier qui embrasse l'extrmit du gui4 ,pour soutenir la partie extrieure qui dpasse le couronnement1 on se sert de balancines qui servent aussi le soulever en conservant son point d'appui sur le mt4 ,deux poulies runies par un cordage servent le porter sur le centre du navire ou le retenir au vent2 c'est ce qu'on appelle l'coute du gui ou plus ordinairement la grande coute4 ,pour lui donner le mouvement circulaire du centre toucher les haubans de l'arrire1 on y adapte l'itague d'un palan appel palan de retenue1 qui se trouve en dehors du bord et se manoeuvre en faisant rentrer son garant par un des chaumards du gaillard en arrire des grands porte-haubans4 ,nous allons dcrire successivement les diverses manires dont on peut passer les balancines4 ,doubles1 on les confectionne avec le mme morceau de cordage2 son milieu on fait un oeillet arrt par deux amarrages diamtralement opposs1 on capelle cet oeillet au bout du gui1 les amarrages tant tribord et bbord2 les deux extrmits du cordage se dirigent ensuite vers le mt d'artimon1 passent dans des poulies fixes de chaque ct du ton1 suivent le hauban de l'arrire en estropant les poulies doubles de deux palans1 dont les poulies simples sont croches sur des pitons placs sur la partie arrire des porte-haubans d'artimon4 ,pour rapprocher le point de suspension et soutenir d'autant mieux la vergue1 au quart environ de sa partie extrieure1 partir du couronnement1 on l'entoure avec un cordage dont les extrmits portent des cosses dans lesquelles on fait passer les balancines avant de les diriger vers le mt d'artimon4 ,ces cordages1 appels triers1 ne peuvent glisser sur l'arrire des balancines1 tant retenues par des pommes4 ,pour supprimer les triers1 on fait le capelage aux deux tiers de la partie extrieure4 ,les balancines1 aprs avoir pass dans les poulies du ton du mt d'artimon1 peuvent revenir sur le gui1 passer dans des joues de vaches brides peu de distance en avant du couronnement1 et s'longer le long de la vergue1 ainsi que leurs palans dont les garans se tournent alors sur des taquets rousturs sur l'arrire4 ,s'il n'y a qu'une balancine1 elle se capelle au bout de la vergue1 passe dans un clan qui1 comme nous le verrons1 est pratiqu l'extrmit de la corne1 vient passer dans une poulie aiguillete sur le ton1 ou dans un des rouets de la poulie que nous placerons bientt pour la drisse du pic1 et descend le long du mt au pied duquel se croche son palan4 ,au lieu de se diriger vers le ton du mt d'artimon1 elle passe quelquefois dans une poulie aiguillete au capelage du mt de perroquet de fougue4 ,on peut aussi faire le dormant soit au capelage du mt de perroquet de fougue1 soit au ton du mt d'artimon2 alors on capelle au bout de la vergue1 ou un tiers de sa partie extrieure1 l'estrope de la poulie double dont le garant passe sur le couronnement et s'amarre sur le gui4 ,si les balancines ne sont pas du mme morceau de cordage1 on peut faire leur dormant tribord et bbord des jottereaux1 les faire passer dans les joues de vaches dont nous avons dj parl2 alors elles longent le gui ainsi que leurs palans4 ,enfin le dormant des deux balancines tant fait aux jottereaux1 leurs poulies doubles se fixent soit au bout du gui1 soit au tiers de sa partie extrieure4 ,les coutes de gui1 ou grandes coutes1 se composent de deux poulies deux rouets runies par un cordage4 ,les poulies sont aiguilletes sur la vergue1 un peu en arrire du couronnement1 et leurs correspondantes sur des mains de fer fixes dans le tableau4 ,les cosses qui servent aiguilleter les poulies sur la vergue sont dans la mme estrope1 aiguillete elle-mme pour pouvoir s'enlever facilement ainsi que les poulies4 ,les coutes n'agissant que vers le milieu du gui1 la partie extrieure doit flchir lorsqu'on hale sur une d'elles pour porter la brigantine au vent4 ,pour la soutenir1 on capelle son extrmit deux itagues dont les palans se crochent des pitons placs prs de chacun des bossoirs4 ,toutes les fois qu'on se sert d'une des coutes1 on hale sur le palan du mme bord4 ,ces palans itague reoivent le nom de moustaches4 ,les retenues sont aussi des palans itague4 ,les itagues sont crocs et se fixent deux cosses1 dont les estropes sont aiguilletes de l'arrire de celles des poulies d'coute4 ,les palans ont leurs poulies simples sur l'arrire des grands porte-haubans1 et les garans rentrant par un chaumard se manoeuvrent sur le gaillard d'arrire4 ,lorsqu'on hale sur la retenue pour porter le gui sous le vent1 celle du vent se dcroche1 et se place extrieurement4 ,quelques navires suppriment le gui et le remplacent par deux bouts-dehors traversant des blins fixs sur le couronnement hauteur des bossoirs1 et retenus dans ces blins par une clavette4 ,le grement de ces bouts-dehors se compose d'une poulie pour l'coute de brigantine1 o ils ont un clan pour son passage1 et de deux moustaches qui servent la fois de retenue et de grande coute4 ,on n'tablit quelquefois qu'un seul bout-dehors1 qu'on place alors au milieu du couronnement4 ,le blin doit tourner dans son pivot pour permettre la partie qui porte le point d'coute de la brigantine de s'loigner du centre du navire4 ,une poulie ou un clan pour cette coute1 deux moustaches et une sous-barbe qui1 aprs avoir t capeles1 passent dans un piton du tableau et viennent s'amarrer sur l'arrire1 composent son grement4 ,il est inutile de faire observer combien ces diffrentes installations sont loin de remplacer le gui avec avantage2 elles n'offrent aucune solidit et doivent obliger de carguer la brigantine lorsque cette voile pourrait encore tre utile4 ,grement de la ,corne d',artimon4 ,la corne d'artimon se hisse sur le mt au moyen de deux drisses2 elle s'y adapte par sa mchoire1 et se place immdiatement au-dessous du trelingage1 faisant1 avec le prolongement du mt1 un angle de #de4 ,ces drisses1 que nous allons dcrire1 la maintiennent dans cette position2 un racage qui traverse les deux branches de la mchoire la fixe au mt1 et deux palans itague1 ou gardes1 limitent ses mouvemens de roulis4 ,la premire de ces drisses1 appele drisse du mt de corne et plus ordinairement grande drisse1 se compose de deux poulies deux rouets1 dont l'une1 la suprieure1 a t dj capele au mt d'artimon1 ou aiguillete sur le capelage1 ou enfin remplace par un chaumard chevill entre les deux longis4 ,l'infrieure se croche un piton plac prs de la mchoire4 ,le garant qui runit ces deux poulies descend le long du mt o il s'amarre4 ,la seconde drisse1 appele drisse du pic1 fait dormant au capelage de la vergue1 passe dans un des rouets d'une poulie double fixe la face arrire du chouc du mt d'artimon1 se dirige ensuite vers une poulie frappe au tiers de la longueur totale partir du capelage1 vient passer dans le second rouet de la poulie du chouc1 et descend le long des haubans de l'arrire tribord ou bbord1 suivant le clan o passe le dernier tour4 ,on peut rendre la drisse du pic simple1 en fixant au capelage et au point o nous avons plac une poulie1 un cordage en patte d'oie garni d'une cosse1 sur laquelle la drisse vient se fixer4 ,la poulie du chouc est alors simple4 ,les gardes1 destines empcher la corne d'obir aux mouvemens du roulis1 et se porter sous le vent lorsque la brigantine est tablie1 se composent de deux pendeurs palans1 capels au bout de la vergue et dont les poulies simples se fixent des pitons placs extrieurement au-dessus des bouteilles4 ,on les forme aussi en capelant deux poulies au bout des vergues1 et faisant passer dans chacune d'elles un cordage qui fait dormant un piton au-dessus de la bouteille et vient passer dans une poulie de retour croche prs du dormant4 ,on supprime les poulies en se servant du mme cordage1 qu'on bague au capelage et dont les bouts passent dans les poulies de retour places sur les bouteilles4 ,a bord des grands navires o la brigantine est une voile de beau temps1 o l'on ne prend jamais de ris1 o la corne ne s'amne que dans de rares circonstances1 on la considre presque demeure une fois en place1 et on substitue la grande drisse une suspente croche au piton de la poulie de drisse et aiguillete sur le capelage du mt d'artimon4 ,au contraire1 dans les bricks o la brigantine est une voile principale1 dont la manoeuvre est de tous les instans1 on la rend plus facile en passant les deux drisses itagues4 ,l'itague de la grande drisse fait dormant au piton qui est prs de la mchoire1 passe dans un des rouets de la poulie fixe l'arrire du chouc du mt d'artimon1 et vient tablir son palan le long de ce mt4 ,celle de la drisse du pic fait dormant la cosse d'une patte d'oie fixe au capelage et au tiers de la longueur de la vergue1 passe dans le second rouet de la poulie du chouc1 et vient former son palan au pied du mt du bord oppos celui de la grande drisse4 ,garniture de la ,corne d',artimon4 ,la corne1 outre la longueur qui lui est ncessaire pour l'tablissement de la brigantine1 porte un bout de bois mort l'extrmit duquel est une petite poulie pour les drisses des pavillons et signaux4 ,le capelage est au point o la corne coupe pans carrs s'amincit pour former le prolongement qui ne fait pas partie de la longueur de la vergue2 il est souvent remplac par un arc-boutant en fer servant au mme usage1 et dont le bout alors porte un et mme deux rouets pour les drisses des pavillons4 ,la brigantine s'enverguant ou s'tablissant sur la corne au moyen d'une draille1 la garniture de cette vergue doit prouver des changemens suivant la mthode qu'on emploie4 ,si la brigantine est envergue1 on aiguillette deux pitons placs tribord et bbord de la mchoire1 deux petites poulies triples pour le passage des cargues de cette voile2 au milieu de la longueur de la vergue on fixe1 par deux roustures1 deux joues de vaches rouets pour le passage de deux de ces cargues2 un peu en arrire du tiers on en fixe deux autres pour celui des deux autres cargues2 au tiers on passe l'estrope dans laquelle on fixe1 par un amarrage plat1 la poulie qui sert la drisse du pic2 au milieu de la distance qui spare cette estrope du capelage1 on fixe les poulies ou les pendeurs des gardes1 puis on capelle l'oeillet du dormant de la drisse du pic4 ,si la brigantine est draille1 avant de capeler le dormant de la drisse du pic1 on capelle la draille garnie de ses anneaux1 et on la fait passer dans une poulie fixe en dessous de la mchoire1 pour pouvoir la raidir avec un palan plac au pied du mt d'artimon4 ,dans ce cas l'artimon est envergu1 et les joues de vaches roustures sur la corne servent au passage de ses cargues4 ,il est des navires qui portent la brigantine et l'artimon envergus sur la corne4 ,nous en parlerons l'article qui traitera du grement de ces deux voiles4 ,pour terminer ce qui a rapport aux vergues qui se hissent sur les bas mts1 il faudrait dcrire le grement des cornes sur lesquelles quelques navires tablissent le foc d'artimon et la grande voile d'tai4 ,mais comme cette mthode est plus exceptionnelle que gnrale1 nous le donnerons en traitant du grement de ces voiles4 ,,section ,,ii4 ,grement des ,vergues de ,hune4 ,les vergues de hune se distinguent par le nom du mt qui les soutient et de la voile qu'elles portent4 ,celle du grand mt de hune s'appelle vergue du grand hunier2 celle du petit mt de hune1 vergue du petit hunier1 et celle du mt de perroquet de fougue1 vergue du perroquet de fougue4 ,elles sont tailles huit pans dans leur milieu1 portent quatre taquets pour les empointures des ris des huniers1 et sont ordinairement perces de deux clans1 l'un pour le palaquin des huniers1 et le second pour les coutes de perroquet4 ,ces vergues s'adaptent au mt de hune2 mais n'y tant pas demeure comme les basses vergues le sont aux bas mts1 on n'a pu les y fixer de la mme manire4 ,il faut qu'elles puissent monter et descendre le long de leurs mts lorsqu'il est ncessaire de diminuer ou d'augmenter la surface de la voile qu'elles portent1 et d'ailleurs au mouillage elles reposent sur les choucs des bas mts4 ,on leur communique ces mouvemens par une drisse itague2 des balancines les tiennent dans une position horizontale1 ou les apiquent s'il est ncessaire2 les bras les dirigent de l'avant sur l'arrire en tournant sur l'avant du mt o elles sont retenues par un racage1 et des marche-pieds facilitent aux matelots le moyen de s'y porter quand la manoeuvre l'exige4 ,le grement d'une vergue de hune se compose donc de3 ,deux drisses itague2 ,deux bras2 ,deux balancines2 ,un racage2 ,deux marche-pieds2 ,deux palans de roulis4 ,drisses itague4 ,l'itague est faite avec un cordage de la force des galhaubans de hune1 garni en bitord dans toute la longueur qui doit passer dans les poulies de la vergue et du capelage4 ,les vaisseaux ont deux itagues2 elles font dormant au capelage du mt de hune1 descendent ensuite le long de ce mt pour passer de dedans en dehors dans une poulie qu'elles trouvent sur la vergue1 remontent le long du mt pour passer de l'avant l'arrire dans les poulies correspondantes1 que nous avons capeles au mt de hune2 de l1 se dirigeant chacune d'un bord1 sur l'arrire de la hune1 elles vont s'pisser la cosse des estropes de deux poulies doubles1 ou former l'estrope des palans de deux poulies doubles qu'on runit au moyen d'un garant deux poulies simples mrillons1 croches des pitons placs hors le bord en arrire des porte-haubans4 ,ces palans ainsi forms se nomment drisses4 ,pour les manoeuvrer avec plus de facilit1 on dcroche les poulies simples1 on les croche sur des pitons fixs sur la serre-gouttire et on passe les garans dans des poulies de retour1 en ayant soin de les dvelopper de l'arrire l'avant pour les drisses de la vergue du grand hunier1 et de l'avant l'arrire pour celles du petit hunier4 ,lorsque les itagues sont d'un mme cordage1 c'est--dire qu'il n'y a qu'une mme itague pour les deux drisses1 on ne place sur la vergue qu'une poulie4 ,l'itague1 aprs avoir pass dans cette poulie1 envoie ses bouts passer l'un tribord1 l'autre bbord1 dans les poulies du capelage1 et se dirigeant comme nous l'avons dit1 vont s'pisser1 ou former les estropes des poulies doubles des deux drisses4 ,les btimens qui n'ont qu'une drisse font le dormant de l'itague au capelage o ils n'ont alors qu'une seule poulie4 ,l'itague1 aprs avoir fait dormant1 passe dans la poulie sur la vergue1 de l dans la poulie du capelage1 qui est du bord oppos celui o le dormant a t fait1 et vient estroper sa poulie de drisse4 ,dans ce cas la drisse du grand hunier se place tribord1 et celle du petit hunier bbord4 ,c'est de cette manire qu'on tablit les itagues du perroquet de fougue bord des vaisseaux4 ,les petits btimens suppriment la poulie du capelage en pratiquant la noix du mt de hune un clan dedans lequel passe l'itague4 ,quelquefois mme ils suppriment celle de la vergue1 et alors l'itague fait dormant sur son milieu4 ,ces mmes btimens diminuent quelquefois la dimension de l'itague et s'en servent pour drisse4 ,alors la vergue porte une poulie double1 et le capelage une poulie de chaque bord4 ,l'itague fait dormant au capelage1 et allant successivement de chacun des clans de la poulie de la vergue celle du capelage1 descend ensuite de l'arrire de la hune et va passer dans une poulie de retour fixe la serre-gouttire4 ,bras4 ,les bras des vergues de hune sont doubles4 ,ceux du grand hunier font dormant au capelage du mt de perroquet de fougue1 passent dans les poulies de bras1 de l dans des poulies pendeurs qui embrassent le mt d'artimon en dessous des jottereaux1 et dans les poulies de retour qui sont au pied du mt ou croches sur la serre-gouttire4 ,leur dveloppement se fait de l'arrire l'avant4 ,ils s'amarrent des taquets clous sur la muraille ou le pont4 ,le dormant se fait aussi aux jottereaux du mt d'artimon1 et alors les poulies pendeurs sont au capelage du mt de perroquet de fougue4 ,si par cette installation la vergue du grand hunier est mieux appuye et apique moins au brassiage1 d'un autre ct le mt de perroquet est plus fatigu4 ,les bras du petit hunier font dormant au capelage du grand mt de hune1 de l vont dans leurs poulies de bras1 et se dirigeant vers le grand mt passent dans les seconds rouets des poulies o passent dj les bras de la vergue de misaine2 descendent le long du mt et passent de l'avant l'arrire dans les montans du rtelier de manoeuvre en dedans et ct des bras de misaine4 ,ils s'amarrent comme eux des taquets clous sur le pont4 ,le dormant peut se faire sur l'tai du grand mt1 l'pissure des branches1 et alors les poulies de retour sont au capelage des grands mts de hune4 ,les bras du perroquet de fougue font dormant sur les derniers haubans de l'arrire du grand mt1 au-dessus du trelingage1 ou sur la branche arrire du trelingage lui-mme ou des pitons fixs aux jottereaux1 et aprs avoir pass dans leurs poulies de bras viennent dans des poulies fixes un peu au-dessus et ct du dormant1 et descendent soit le long du mt pour s'amarrer au rtelier de manoeuvre1 soit le long des haubans pour s'amarrer au cabillot fix sur la muraille4 ,a bord des petits navires les bras du perroquet de fougue sont simples4 ,balancines4 ,les balancines des vergues de hune sont simples4 ,aprs avoir t capeles au bout de la vergue1 elles passent dans les rouets infrieurs des poulies vierges trois rouets1 qui sont fixes par quatre amarrages entre le premier et le second hauban2 descendent le long du mt1 passent par le trou du chat1 et1 longeant les bas haubans1 se fixent par un amarrage un piton plac sur les porte-haubans entre le premier et le deuxime hauban4 ,lorsqu'on fait cet amarrage la vergue doit reposer sur le chouc du bas mt4 ,les trois vergues de hune ont leurs balancines passes de la mme manire4 ,les poulies vierges1 fixes au hauban du mt de perroquet de fougue1 n'ont que deux rouets4 ,racage4 ,le racage des vergues de hune se compose de pommes et de bigots2 ou est form par un cordage garni en basanne1 ainsi que nous l'avons expliqu pour la vergue de civadire2 ou se remplace par un taquet mchoire fix sur la vergue4 ,les racages pommes se composent de quatre rangs de pommes spares l'une de l'autre par des bigots2 les bouts de filin qui enfilent les pommes et les bigots1 et s'appellent btards de racage1 ont leur extrmit un oeillet et un bourrelet qui empche les pommes de se dpasser1 et sont d'une longueur suffisante pour faire trois fois le tour de la vergue4 ,les oeillets doivent tre placs alternativement l'un sur tribord1 l'autre sur bbord4 ,ce racage ainsi fait tant plac sur l'arrire du mt1 le bout de chaque btard croise la vergue en passant sur son avant1 passe dans l'oeillet de l'autre btard1 repasse sur l'avant de la vergue1 entoure le mt sur les bigots1 entoure encore la vergue et le mt1 puis on les bride entre eux1 entre ce dernier et la vergue4 ,le racage simple1 comme nous l'avons dit pour la civadire1 se fait avec un cordage garni en basanne1 ayant ses deux extrmits une cosse4 ,on embrasse la vergue avec les deux moitis ingales1 et on fait un amarrage sur la face arrire2 on en fait un second pour runir les deux branches1 toucher la cosse de la plus courte4 ,l'excdant de la seconde branche entoure la vergue et vient s'aiguilleter sur la cosse de la premire4 ,dans un cabrion en chne1 ayant en hauteur le diamtre d'une vergue de hune1 on creuse un demi-cylindre dont le diamtre est un peu plus fort que celui de son mt4 ,a deux1 trois ou quatre pouces du cylindre on vide le cabrion en le taillant en sifflet1 et on gouge sa partie oppose dans le sens horizontal pour pouvoir l'appliquer sur la vergue4 ,lorsqu'il y est1 milieu sur milieu1 on le saisit par deux fortes roustures et par un cercle en fer qui embrasse le cabrion et la vergue4 7,le cercle peut porter un piton qui sert alors aiguilleter la poulie d'itague47 ,on arrondit lgrement les angles de cette mchoire qu'on perce d'un trou1 et on la garnit en basanne4 ,la vergue tant sur le chouc1 la mchoire embrasse le mt et y est retenue par un cordage qui passe dans les trous pratiqus dans la mchoire et dont les bouts s'aiguillettent l'un sur l'autre4 ,cette installation non-seulement dispense de se servir des palans de roulis1 mais elle offre l'inapprciable avantage d'empcher l'apiquement de la vergue lorsqu'une balancine casse pendant que les matelots sont dessus1 et peut ainsi sauver la vie plusieurs de ces hommes prcieux4 ,quoique la mchoire soit garnie en basanne1 il est prudent1 en prenant la mer1 d'introduire entre elle et le mt un paillet fin ou une sangle bien suive qu'on lace faux frais sur la vergue4 ,marche-pieds4 ,les marche-pieds des vergues de hune sont confectionns et placs absolument comme ceux des basses vergues4 ,palans de ,roulis4 ,les palans de roulis sont des palans ordinaires1 dont la poulie simple est croche une cosse estrope sur la vergue au tiers de sa longueur1 et dont la poulie double se fixe une estrope qui entoure le mt4 ,le garant s'amarre dans la hune1 ou descend le long du bas mt pour s'amarrer un des cabillots du cercle qui l'embrasse4 ,outre le grement dont nous venons de parler1 les vergues de hune portent encore les poulies ncessaires la manoeuvre de leurs voiles et de celles des perroquets1 qui1 avec la filire d'envergure et les blins des bouts-dehors compltent leur garniture4 ,garniture de la ,vergue du grand ,hunier4 ,les vergues de hune se garnissent bord1 sur le pont1 o on les dispose convenablement pour cette opration4 ,bien au milieu de la vergue1 si elle n'a qu'une itague1 ou une distance d'un demi-diamtre du mt si elle en a deux1 on aiguillette la ou les poulies d'itagues1 de manire que le rouet soit dans le sens de la vergue4 ,ces poulies sont ordinairement double goujure2 leur estrope est double1 les branches en sont ingales1 et l'aiguilletage se fait sur le ct4 ,de chaque ct de la vergue1 une distance de son milieu1 gale au douzime de sa longueur1 on aiguillette une poulie double dont le rouet de l'avant servira pour l'coute du grand perroquet1 et celui de l'arrire pour la cargue-point du grand hunier4 ,cette poulie est place sous la vergue4 ,au milieu de chaque moiti et dans la mme position1 on place une poulie simple pour le passage des cargues-boulines4 ,de chaque ct sur l'estrope de la poulie d'itague ou sur chacune des estropes des poulies d'itague s'il y en a deux1 on fixe une poulie pour le passage des cargues-fonds du grand hunier4 ,mais comme presque toujours en rade on pse les fonds bien au-dessus de la vergue pour serrer la voile avec plus de facilit1 ces poulies sont fouet pour pouvoir tre dfrappes4 ,on aiguillette au tiers1 partir de chaque bout1 l'estrope pour le palan de roulis4 ,on capelle d'abord la filire d'envergure1 confectionne et place comme nous l'avons dit pour les basses vergues2 puis les marche-pieds semblables et semblablement disposs encore ceux de ces vergues4 ,si la vergue n'est pas perce d'un clan son carr pour le passage de l'coute de perroquet1 on capelle une poulie pour le remplacer4 ,puis on capelle la poulie de bras et la balancine4 ,on met en place les blins des bouts-dehors4 ,garniture de la ,vergue du petit ,hunier4 ,la garniture de la vergue du petit hunier est en tout semblable celle du grand hunier4 ,garniture de la ,vergue du ,perroquet de fougue4 ,si la vergue de perroquet de fougue n'a pas de poulie d'itague1 on aiguillette sur son milieu l'estrope d'une cosse1 sur laquelle l'itague se croche si elle est croc1 ou se frappe si elle n'a pas de croc4 ,si les bras sont simples1 on les bague1 ou on les capelle la place qu'auraient occupe les poulies4 ,croiser les ,vergues de ,hune4 ,les vergues de hune garnies1 on les place1 pour plus de facilit1 sur l'avant de leurs mts respectifs pour les hisser4 ,on passe un fort cordage dans une des poulies d'itague1 on le frappe sur le milieu de la vergue1 on l'longe sur une de ses moitis en faisant au tiers et aux deux tiers de bonnes genopes4 ,cette drisse1 aprs avoir long le mt1 se dirige dans une poulie de retour4 ,il faut1 autant que possible1 passer les balancines1 et si elles sont trop courtes on fait ajut avec un autre filin2 on fait de mme pour les bras4 ,on pse sur le cordage qui sert de drisse en guidant la vergue par une retenue pour qu'elle pare la hune4 ,lorsque son extrmit suprieure a dpass le chouc1 on passe les balancines et les bras s'ils ne le sont pas4 ,on continue hisser en abraquant un peu les bras1 et on coupe la premire genope lorsqu'elle parat sur le chouc4 ,on commence alors abraquer la balancine sous le vent1 et continuant hisser on coupe la dernire genope1 en pesant la balancine sous le vent1 filant celle du vent1 et abraquant les bras du mme bord4 ,la vergue tenue ainsi carrment par ses bras et ses balancines1 on fait le racage2 on passe et on pisse l'itague2 on dfrappe le cartahu qui a servi de drisse2 on la soulage un peu du chouc du bas mt pour placer entre elle et lui le paillet sur lequel elle doit porter1 et on amarre les balancines sur les pitons des porte-haubans4 ,faux bras des ,vergues de ,hune4 ,les vergues de hune1 comme les basses vergues1 portent des faux bras dans les temps forcs1 ou lorsqu'on se prpare au combat4 ,mais dans ces deux cas leurs installations diffrent totalement4 ,dans les deux cas les bras sont simples2 mais dans le premier ceux du grand hunier1 aprs avoir fait dormant au capelage de la vergue1 passent dans un des rouets du chaumard en arrire des haubans d'artimon2 et dans le second cas1 dans des poulies frappes sur les haubans d'arrire du petit mt de hune hauteur du trelingage1 ou aiguilletes au ton de ce mt4 ,les faux bras de la vergue du petit hunier1 pour le mauvais temps1 aprs avoir fait dormant au capelage de la vergue1 passent dans un des rouets du chaumard en avant du grand mt1 ou dans une poulie frappe sur les branches du grand tai4 ,pour le combat ils passent dans des poulies aiguilletes sur le bout-dehors de grand foc1 et se manoeuvrent du gaillard d'avant4 ,la vergue de perroquet de fougue n'a ordinairement pas de faux bras2 cependant lorsqu'on porte le perroquet de fougue avec gros temps1 quelques capitaines en font placer qui passent dans des poulies fouettes sur la corne et s'amarrent le long du bord4 ,,section ,,iii4 ,grement des ,vergues de ,perroquet4 ,les vergues de perroquet s'tablissent sur les mts de perroquet d'une manire semblable celle qui vient de nous servir tablir les vergues de hune sur leurs mts4 ,elles reoivent le nom de vergue de grand perroquet1 vergue de petit perroquet1 vergue de perruche4 ,leur grement se compose des mmes manoeuvres que celui des vergues de hune1 mais simplifi cause de leurs moindres dimensions4 ,il se compose de3 ,une drisse simple ou itague2 ,deux bras simples1 et doubles seulement pour les vaisseaux et frgates2 ,deux balancines2 ,deux marche-pieds2 ,une estrope pour la drisse2 ,un racage4 ,drisse4 ,la drisse simple se frappe sur la cosse que nous placerons en garnissant la vergue2 passe dans un clan pratiqu la noix du mt1 et descend en arrire de la drisse de la vergue de hune1 pour passer dans une poulie de retour fixe sur la serre-gouttire4 ,pour faciliter la manoeuvre de la vergue de perroquet1 on frappe sur la drisse1 une hauteur convenable et au moyen d'un cabillot1 une poulie double dont l'estrope porte une cosse2 et passant successivement la drisse elle-mme dans une poulie double fixe sur la serre-gouttire1 et dans celle qui fait dormant sur le courant de la drisse1 on forme un palan qui permet de hisser la vergue avec une grande facilit4 ,on aiguillette quelquefois une poulie simple sur l'estrope de la vergue1 on fait dormant de la drisse au capelage1 on la passe dans la poulie de la vergue1 de l dans le clan du mt1 et elle descend soit pour passer dans la poulie de retour1 soit pour former un palan comme nous venons de le dire4 ,si la drisse est itague1 l'itague se croche la cosse de l'estrope de la vergue1 passe dans le clan de la noix du mt1 et estrope une poulie simple4 ,la drisse passe dans cette poulie1 va faire dormant un piton plac en arrire de la drisse de la vergue de hune1 et vient de l'autre bord passer dans la poulie de retour4 ,l'itague1 bord des grands navires1 porte quelquefois une poulie double2 la drisse qui vient alors au pied du mt forme le garant d'un palan1 dont la poulie simple est fixe dans la hune sur l'arrire du mt4 ,bras4 ,les bras de grand perroquet se capellent au bout de la vergue1 passent dans des poulies fixes sur les premiers haubans du perroquet de fougue1 ou dans les clans d'un chaumard chevill entre les barres1 se rendent de l dans le trou du chat1 o1 suivant le premier hauban du mt d'artimon1 ils s'amarrent un cabillot le long du bord4 ,s'ils sont doubles1 le dormant se fait au-dessus de la poulie place sous le premier hauban du perroquet de fougue1 ou au capelage de mt au-dessus du clan du chaumard des barres4 ,aprs avoir pass dans la poulie de bras1 ils passent dans la poulie ou le clan au-dessous du dormant et vont s'amarrer comme nous l'avons dit4 ,les bras de la vergue du petit perroquet1 aprs avoir t capels au bout de vergue1 passent dans les poulies aiguilletes sur les premiers haubans du grand mt de hune hauteur du trelingage1 ou dans le clan du chaumard fix entre les barres du grand perroquet4 ,ils descendent par le trou du chat1 et suivant les haubans de l'arrire s'amarrent le long du bord un cabillot4 ,s'ils sont doubles on les fait passer comme ceux du grand perroquet1 c'est--dire que le dormant se fait alors au-dessus de la poulie ou du clan qui sert au courant4 ,les bras de la vergue de perruche1 aprs avoir t capels1 passent dans des poulies aiguilletes de chaque ct de la face arrire du chouc du grand mt1 ou dans des poulies aiguilletes sur les derniers haubans du grand mt hauteur du capelage4 ,ces bras sont ordinairement simples1 mme bord des plus grands vaisseaux2 cependant si on voulait les passer en double1 il est clair que1 comme pour les autres vergues de perroquet1 il faudrait faire le dormant au-dessus de la poulie o passe le courant4 ,les navires qui ont les bras de perroquet en double1 les font passer en simple lorsqu'ils doivent rester sur rade1 afin de grer et dgrer avec plus de promptitude4 ,balancines4 ,les balancines des perroquets passent dans la ganse fixe sur la vergue1 et se capellent aprs les bras4 ,elles passent ensuite dans le clan infrieur d'une poulie vierge deux rouets1 fixe entre les haubans de perroquet1 et descendent ensuite pour s'amarrer ordinairement dans la hune4 ,quelquefois aussi elles passent par le trou du chat et s'amarrent le long du bord1 entre le premier et le deuxime hauban4 ,de cette manire le nombre des hommes envoyer dans la hune pour grer et dgrer les vergues est moins considrable4 ,les poulies vierges o passent les balancines sont simples1 ou un seul rouet pour la perruche4 ,marche-pieds4 ,les marche-pieds sont en tout semblables ceux des autres vergues4 ,estrope4 ,la cosse o l'on croche l'itague est retenue par un amarrage plat dans une estrope qu'on aiguillette sur le milieu de la vergue2 plus gnralement l'estrope est faite en bague4 ,on fixe la cosse par un amarrage et on passe1 en la faisant entrer de force1 l'estrope dans la vergue4 ,quand elle est parvenue au milieu1 on l'y fixe par de petits taquets clous de chaque ct4 ,l'estrope doit tre garnie en bitord ou en basanne4 ,racage4 ,le racage des vergues de perroquet est absolument semblable celui que nous avons dcrit pour les vergues de civadire1 et qui sert aussi frquemment pour les vergues de hune4 ,garniture de la ,vergue de grand perroquet4 ,on aiguillette1 ou on passe l'estrope de la cosse de drisse bien au milieu de la vergue et la cosse au centre4 ,on capelle la filire sur laquelle on enverguera la voile2 on la fixe comme sur les autres vergues4 ,on fait l'amarrage qui runit les deux branches ingales du racage1 et on le fait glisser sur la vergue jusqu' ce qu'il soit peu de distance de l'estrope de drisse4 ,au sixime de la longueur1 partir de l'estrope1 on place de chaque ct une poulie double pour le passage des cargues-points1 et dont le second rouet servira1 comme nous le verrons1 l'coute des catacois4 ,sur l'avant de la vergue1 et sur l'estrope mme1 on aiguillette une poulie pour la cargue-fond1 qui est forme par une patte d'oie4 ,s'il en tait autrement1 il faudrait deux poulies de cargue-fond1 qu'on placerait alors1 une de chaque ct1 mi-distance entre la poulie du point et l'estrope de la drisse4 ,on capelle les marche-pieds4 ,ces vergues1 portant toujours un clan1 n'ont pas de poulie d'coute pour le catacois4 ,on sent que si elles n'en avaient pas1 il faudrait les capeler4 ,on fixe sur le carr du capelage de la vergue1 la ganse o doit passer la balancine4 ,on devrait capeler les bras et les balancines2 mais ces manoeuvres ne se mettent en place qu'en grant la vergue4 ,garniture de la ,vergue de petit ,perroquet4 ,la garniture de la vergue de petit perroquet est absolument semblable celle du grand perroquet4 ,garniture de la ,vergue de ,perruche4 ,la garniture de la vergue de perruche est semblable celle des autres perroquets1 avec cette seule diffrence que souvent elle n'a pas de cargue-fond1 et qu'alors la poulie aiguillete l'estrope de drisse est supprime4 ,grer les vergues de ,perroquet4 ,grer les perroquets1 c'est les envoyer leurs mts respectifs1 c'est les avoir prts tre tablis aussitt que le besoin s'en fait sentir4 ,les voiles de perroquet s'enverguent sur le pont2 en grant les perroquets1 nous supposons qu'elles sont en place4 ,si la drisse est simple1 on en affale le bout sur le pont1 ou dans les bas haubans o se trouvent ordinairement les vergues lorsqu'elles sont garnies4 ,la vergue de grand perroquet et de perruche tribord1 celle de petit perroquet bbord4 ,si la drisse est itague1 on dfrappe le dormant fait au piton dans le porte-hauban2 c'est ce dormant qui sera amarr sur l'estrope de la vergue1 et on hale sur l'itague de manire que sa poulie soit rendue au clan4 ,on le croche alors un erse bagu sur les barres4 ,mais si l'itague est palan1 c'est--dire si la poulie est double1 alors on fouette au capelage du perroquet une poulie o passera une manoeuvre appele drisse volante1 qui servira hisser le perroquet4 ,le bout de la drisse affal1 on la frappe sur la cosse de l'estrope1 on l'longe sur la moiti de la vergue qui doit monter la premire1 et on la genope aux deux tiers partir du milieu4 ,on pse sur la drisse en faisant parer la vergue de la hune2 lorsqu'elle est rendue dans les haubans de hune1 on capelle les bras et les balancines1 qu'on passe dans les ganses1 et on continue hisser jusqu' ce que le milieu de la vergue soit sur le chouc du mt de hune4 ,alors on coupe la genope1 on appuie sur le bras du mme bord en pesant fortement sur les balancines du bord oppos1 et la vergue vient horizontalement sur le chouc4 ,on fait aussitt le racage pour l'y maintenir4 ,on la met carrment sur ses bras et balancines1 et on la garnit1 c'est--dire qu'on frappe les manoeuvres qui servent tablir les voiles et hisser les vergues4 ,on dfrappe la drisse2 on croche l'itague2 on passe la drisse dans la poulie d'itague1 et on en fait le dormant4 ,les cargues-points sont amarres sur les barres1 on les passe dans les poulies sur la vergue1 et on les frappe au-dessus des cosses o l'on fait le dormant des points d'coute4 ,on passe dans la poulie aiguillete sur l'estrope1 la cargue-fond qu'on frappe sur sa patte d'oie2 enfin on capelle l'oeil des boulines aux cabillots des branches de boulines4 ,il faut avoir soin1 en capelant les bras et balancines1 de faire passer1 au large du mt1 de manire l'entourer sur l'avant1 le bras et la balancine du bord oppos celui o se trouve la vergue dans les haubans de hune4 ,pour faciliter cette manoeuvre1 le bras et la balancine sont sur la mme bague et se capellent en mme temps4 ,mais nous ne parlerons pas des escamotages1 si souvent mis en usage par les btimens de guerre1 pour rendre cette manoeuvre plus prompte l'oeil2 escamotages plus nuisibles qu'utiles1 car pour la mer1 o il faut grer rellement1 ils n'ont rien appris aux matelots4 ,lorsqu'on gre le perroquet la mer avec du roulis ou du tangage1 ce qui arrive presque toujours1 il serait imprudent de livrer la vergue elle-mme lorsqu'on la hisse1 elle pourrait s'endommager en frappant sur la hune1 et crever les voiles appareilles4 ,pour la guider on frappe au bout infrieur1 au piton qui y est fix pour porter1 comme nous le verrons1 la poulie de drisse de la bonnette1 un cordage qu'on passe dans une poulie de retour1 ou un piton1 qu'on tourne un cabillot1 et qu'on ne file qu' la demande de la drisse4 ,de cette manire la vergue sollicite par ses deux extrmits n'a que peu ou point de mouvement4 ,lorsqu'elle est parvenue dans les haubans de hune1 on l'y saisit pour capeler les bras et balancines1 et on ne dfrappe la retenue que lorsqu'on est prt couper la genope4 ,a dfaut de retenue1 on peut saisir la vergue par le moyen de son racage au galhauban arrire du mt de hune4 ,lorsque son bout infrieur a dpass la hune1 on mollit le racage et le saisit dans les haubans1 et on continue les manoeuvres comme nous l'avons dit4 ,dgrer les ,vergues de ,perroquet4 ,dgrer les vergues de perroquet1 c'est les placer sur le pont ou dans les bas haubans1 pour les soustraire la force du vent et soulager la mture2 c'est le contraire de l'opration que nous venons de dcrire4 ,pour dgrer un perroquet1 on dfrappe les coutes1 on les amarre sur les barres2 on dfrappe galement les cargues-points et la cargue-fond1 on les dpasse de leurs poulies et on les amarre1 les cargues-points aux pitons du chouc du mt de hune1 la cargue-fond sur l'avant2 on dcapelle les boulines de leurs cabillots1 et on les fixe tribord et bbord sur la barre de l'avant4 ,si la drisse est simple1 on l'affale1 on l'longe sur la vergue du bord oppos celui o on veut l'amener1 et on fait une genope au tiers4 ,a la mer1 o il faut ncessairement envoyer la vergue au vent1 la genope se fait sous le vent4 ,si la drisse est itague1 on dcroche l'itague1 on la croche un erse sur les barres2 la poulie doit tre alors rendue au clan2 on largue le dormant de la drisse dans le porte-hauban1 et on hale sur le courant1 pour que le dormant monte la hauteur de la vergue4 ,enfin1 si l'itague est palan1 il faut1 comme nous l'avons dit pour grer1 passer une drisse volante4 ,la genope faite1 on largue le racage1 on pse fortement sur la drisse qui1 par le moyen de la genope1 fait apiquer la vergue2 on aide ce mouvement en pesant sur la balancine du mme bord et mollissant l'autre2 en mme temps on mollit le bras du ct de la genope1 et on abraque l'autre pour diriger le bout de la vergue dans les haubans de hune4 ,on amne la drisse1 et lorsque le bout suprieur de la vergue est hauteur du chouc1 on dcapelle les balancines et les bras1 et on amne la vergue au poste qu'on lui a assign4 ,les bras et balancines sont amarrs sur les barres et raidis4 ,si la mer est forte1 aussitt que la vergue est dans les haubans de hune1 on l'y saisit pour dcapeler les bras et les balancines1 aprs quoi on entoure les galhaubans de l'arrire avec le racage et on amne la vergue sur ce galhauban4 ,,section ,,iv4 ,grement des ,vergues de ,catacois4 ,les vergues de catacois s'tablissent sur les mts de catacois1 les mts de bome qui les remplacent1 ou sur les flches des mts de perroquet1 de la mme manire que les vergues de perroquet sur leurs mts4 ,ces vergues reoivent le nom de grand catacois1 petit catacois1 et catacois de perruche4 ,leur grement1 absolument semblable celui des vergues de perroquet1 se compose comme celui de ces dernires1 de3 ,une drisse simple2 ,deux bras2 ,deux balancines2 ,deux marche-pieds2 ,une estrope de drisse2 ,un racage4 ,drisse4 ,la drisse1 toujours simple1 fait dormant sur la cosse de l'estrope de drisse1 passe dans un clan pratiqu en dessous du capelage1 et se dirigeant en arrire de la hune1 descend s'amarrer contre le bord1 en arrire de la drisse du perroquet4 ,bras4 ,les bras du grand catacois1 aprs avoir t capels1 passent1 l'un tribord l'autre bbord1 dans des poulies ou des cosses aiguilletes sur le hauban d'en avant du mt de perruche1 ou prs de son capelage1 et descendant par le trou du chat vont s'amarrer contre le bord1 en arrire et ct des bras du grand perroquet4 ,ceux du petit catacois1 aprs avoir t capels1 se dirigent sur l'arrire au capelage du mt du grand perroquet1 passent dans les poulies ou les cosses qui sont aiguilletes sur le hauban d'en avant1 et descendant par le trou du chat s'amarrent contre le bord en arrire et ct des bras du petit perroquet4 ,enfin ceux du catacois de perruche1 aprs avoir t capels1 passent dans des poulies ou des cosses aiguilletes sur le hauban d'en arrire du grand mt de perroquet1 descendent par le trou du chat1 et s'amarrent en bord1 en avant et ct des bras de perruche4 ,balancines4 ,les balancines1 aprs avoir pass dans la ganse fixe au carr de la vergue1 et avoir t capeles1 passent dans des poulies et plus gnralement dans des cosses aiguilletes au capelage4 ,elles s'amarrent et se manoeuvrent des hunes4 ,les marche-pieds sont comme ceux des vergues de perroquet4 ,l'estrope de drisse est faite aussi de la mme manire4 ,on la supprime quelquefois1 et alors la drisse fait dormant sur le milieu de la vergue qu'elle entoure4 ,le racage est semblable ceux des vergues de perroquet4 ,les haubans de perroquet n'ayant souvent pas d'enflchures1 pour faciliter aux matelots les moyens de monter pour la manoeuvre des catacois1 on aiguillette au capelage des perroquets une chelle dont les branches se fixent sur l'arrire des choucs des mts de hune4 ,garnir et grer les ,vergues de ,catacois4 ,on fixe d'abord l'estrope de drisse au milieu de la vergue1 o on la retient en clouant des deux bords de petits taquets1 ou en ayant pratiqu sur les vergues1 en les confectionnant1 deux petites mortaises4 ,a petite distance de l'estrope1 on aiguillette de chaque ct une poulie pour les cargues-points4 ,on capelle les marche-pieds4 ,comme pour les vergues de perroquet1 les bras et balancines ne se capellent que lorsqu'on gre les vergues2 pour celles-ci1 lorsqu'elles sont parvenues dans les haubans de perroquet4 ,on les garnit ensuite en faisant le racage1 frappant les coutes et les cargues-points1 et en filant les boulines aux cabillots des branches4 ,les navires qui portent leurs catacois au plus prs sont les seuls qui les tablissent comme nous venons de le dire4 ,quant ceux d'une moindre dimension qui ne les portent que sur le largue1 ils suppriment le racage1 les bras et les boulines1 et le catacois s'oriente alors en brassant le perroquet sur lequel sont les coutes4 ,dans ce cas on frappe sur le milieu de la vergue un cordage appel hle-bas1 qui vient sur l'avant4 ,lorsqu'on veut se dbarrasser du catacois1 on largue les coutes qui sont amarres sur les barres de perroquet1 on mollit la drisse1 et pesant sur le hle-bas1 la voile passe sur l'avant des autres voiles appareilles1 et se serre sur le pont4 ,on les place aprs dans les bas haubans du bord oppos celui o se trouvent les perroquets4 ,les btimens ayant des mts de perroquet doubles flches1 portent quelquefois1 mais bien rarement1 des vergues de contre-catacois1 qui s'tablissent comme nous venons de le dire pour les catacois1 qui n'ont ni bras1 ni balancines1 ni racage1 ou catacois volans4 ,,chapitre ,,iv4 ,,section ,,premi,,re4 ,des ,voiles4 ,les voiles se divisent en deux espces distingues par les noms de voiles carres et de voiles auriques ou latines4 ,la premire espce comprend les basses voiles1 ou voiles portes par les basses vergues2 les huniers1 voiles portes par les vergues de hune2 les perroquets1 ports par les vergues de perroquet2 les catacois1 par les vergues de catacois4 ,on range aussi parmi les voiles carres les bonnettes4 ,ces voiles prennent le nom des vergues sur lesquelles elles sont fixes ou envergues4 ,ainsi pour les basses vergues3 la grande voile1 la misaine1 la civadire2 mais cette dernire est rarement et mme jamais envergue4 ,la vergue barre n'a pas de voiles4 ,pour les vergues de hune3 grand hunier1 petit hunier1 perroquet de fougue4 ,pour les vergues de perroquet3 grand perroquet1 petit perroquet1 perruche4 ,pour les vergues de catacois3 grand catacois1 petit catacois1 catacois de perruche4 ,toutes ces voiles ont la forme d'un trapze rgulier4 ,la base suprieure1 la moins tendue1 est fixe sur la vergue2 la base infrieure1 ou la plus tendue1 est fixe sur le pont pour les basses voiles1 sur la vergue infrieure pour les autres4 ,en confectionnant ces voiles1 on coud sur les cts un cordage peu commis1 appel ralingue4 ,celle de la base suprieure1 beaucoup plus faible que les autres1 s'appelle ralingue de faix1 de ttire1 ou d'envergure2 celles qui partent de la ralingue d'envergure prennent le nom de ralingues de chute1 et celles de la base infrieure1 celui de ralingues de bordure4 ,ces expressions servent dterminer les dimensions d'une voile2 on dit3 elle a tant d'envergure1 de chute et de bordure4 ,les voiles1 en sortant de l'atelier de la voilerie1 doivent tre pourvues des oeillets1 cosses1 pattes1 margouillets1 ncessaires sa manoeuvre4 ,nous allons assigner les places que ces diffrens objets occupent4 ,on pratique1 toucher la ralingue de ttire1 des petits oeillets faits l'aiguille1 dans lesquels passeront les bouts de bitord ou de ligne1 qui serviront plus tard fixer la voile sur la filire d'envergure1 ou1 dfaut de celle-ci1 sur la vergue4 ,aux angles que la ralingue de ttire fait avec celle de chute1 on forme un oeillet qu'on garnit d'une cosse2 c'est ce qu'on appelle la cosse d'empointure4 ,aux angles infrieurs1 c'est--dire ceux qui sont forms par la rencontre des ralingues de chute et de celles de bordure1 on forme pareillement un oeillet garni d'une cosse retenue par un amarrage4 ,ce sont les points d'coutes4 ,pour diminuer la surface des voiles carres1 lorsqu'on y est oblig par la force du vent1 on place sur ces voiles des bandes de ris4 ,ces bandes de ris sont d'troites bandes de toile1 cousues sur l'avant et l'arrire de la voile1 paralllement la ttire1 dans toute sa largeur2 elles sont perces1 de distance en distance1 de trous sur les bords desquels on coud des bagues formes par un petit cordage2 ces trous1 appels oeils-de-pies1 servent passer les garcettes qui fixent sur la vergue la portion de la voile diminue4 ,les huniers des grands navires portent quatre bandes de ris espaces de manire que lorsque le dernier est pris1 le hunier puisse se soulager encore de deux ou trois pieds sur le chouc de son bas mt4 ,les btimens d'un rang infrieur n'en ont que trois1 enfin quelques-uns deux4 ,les basses voiles ont toujours un ris2 les perroquets souvent un1 mais on s'en sert si rarement1 qu'ordinairement on n'y passe pas de garcettes4 ,a chaque extrmit des bandes de ris on forme sur les ralingues de chute1 des pattes au moyen d'un toron qui1 aprs avoir pass dans ceux de la ralingue1 est tordu sur lui-mme4 ,dans ces pattes en engage des cosses1 ce sont les cosses d'empointures1 ou plus simplement les empointures4 ,au-dessous de ces pattes d'empointures1 et peu de distance de celles du dernier ris1 on en forme1 de la mme manire1 une nouvelle pour le dormant de l'itague du palanquin4 ,aux basses voiles1 elles servent crocher la poulie du cartahu qui remplace le palanquin4 ,on fixe ensuite1 suivant la dimension de la voile1 les deux ou trois pattes o doivent s'amarrer les branches des boulines4 ,a la ralingue de bordure on frappe les hersiaux pour les dormans des cargues-fonds2 aux ralingues de chute1 ceux pour les cargues-boulines4 ,on concevra qu'il est impossible d'assigner exactement la place que doit occuper chacun de ces hersiaux1 puisqu'elle dpend entirement du nombre de cargues que porte la voile4 ,la basse voile d'un vaisseau ayant quatre cargues-fonds et quatre cargues-boulines1 les hersiaux ne peuvent tre placs comme ceux d'un navire qui n'en a que deux4 ,les bonnettes sont des voiles supplmentaires qui augmentent la surface des voiles carres auxquelles elles sont adaptes4 ,nous parlerons de la manire de les tablir en traitant de leur grement4 ,les voiles qui portent des bonnettes1 sont3 ,la misaine2 on les appelle bonnettes basses4 ,le grand et le petit hunier2 on les distingue sous le nom de bonnettes de grand ou de petit hunier4 ,le grand et le petit perroquet1 dsigns semblablement par le nom de bonnettes de grand ou de petit perroquet4 ,quelquefois le grand et le petit catacois portent des bonnettes4 ,on en met aussi une1 mais rarement1 la brigantine2 enfin on donne le nom de bonnette de sous-gui une voile qu'on plaait sous le gui en arrire du couronnement4 ,les bonnettes des huniers ont un ris1 afin de pouvoir tre tablies lorsque les huniers ont le premier ris ou ris de chasse pris4 ,les voiles auriques ou latines sont triangulaires ou trapzodes4 ,lorsqu'elles sont triangulaires1 les deux ralingues qui partent de l'angle suprieur sont les ralingues de chute2 celle qui les runit est la ralingue de bordure4 ,les voiles latines qui s'tablissent sur le mt de beaupr et son bout-dehors1 prennent le nom gnral de focs et se dsignent plus particulirement sous ceux de petit foc1 faux foc1 grand foc1 clinfoc4 ,ces voiles sont triangulaires3 elles sont fixes au mt de beaupr par l'angle extrieur1 appel point d'amure1 s'lvent le long d'un cordage qui leur sert de vergue et qui se nomme draille1 par le moyen d'une drisse2 sont ramenes sur le mt par un hle-bas1 et portent l'angle intrieur une coute qui raidit leur ralingue de chute et de bordure4 ,les voiles latines qui s'tablissent sur le mt de misaine1 mais qui reoivent le nom de voiles d'tai du grand mt et sont plus gnralement dsignes sous le nom de voiles d'tai1 sont3 ,la pouillouse1 ou voile d'tai du grand mt2 ,la grande voile d'tai1 ou voile d'tai du grand hunier2 ,la contre-voile d'tai2 ,la voile d'tai de grand perroquet2 ,la voile d'tai de grand catacois4 ,celles qui s'tablissent sur le grand mt1 et qui sont les voiles d'tai du mt d'artimon1 sont3 ,le foc d'artimon1 ou voile d'tai du mt d'artimon2 ,le diablotin1 ou voile d'tai du perroquet de fougue2 ,la voile d'tai de perruche4 ,celles du mt d'artimon1 sont3 ,la brigantine qui s'tablit sur les vergues de gui et de corne que nous avons dj mises en place en parlant des vergues des bas mts2 ,le flche-en-cul4 ,ces voiles ont la forme d'un trapze irrgulier1 dont les cts parallles se placent verticalement1 le moins tendu au mt4 ,l'un et l'autre reoivent le nom de ralingue de chute4 ,le ct suprieur qui se dveloppe sur la drisse qui sert de vergue1 est la ralingue de ttire1 et le ct infrieur celle de bordure4 ,comme aux voiles carres1 les angles forms par les ralingues portent des cosses qui servent les tablir sur les manoeuvres4 ,le point suprieur de la ralingue de ttire1 est le point de drisse2 l'infrieur le point d'amure suprieur1 pour le distinguer du point d'amure form par la ralingue de chute au mt1 et celle de bordure2 celui form par cette dernire et la ralingue de chute arrire1 est le point d'coute4 ,,section ,,ii4 ,grement des ,voiles carres4 ,nous avons dit plus haut que lorsqu'une voile sortait de l'atelier de la voilerie1 elle avait les cosses1 pattes1 hersiaux1 ncessaires l'tablir et la manoeuvrer4 ,placer dans ces cosses1 pattes1 hersiaux1 les rabans1 garcettes1 poulies ncessaires1 est ce qu'on appelle garnir une voile1 et ce dont nous allons nous occuper4 ,garniture des basses ,voiles4 ,la voile tant tendue sur le pont1 on fixe chaque oeillet de la ralingue de ttire un bout de bitord pour enverguer sur la filire4 ,si on envergue sur la vergue1 le bitord devra tre assez long pour en faire deux fois le tour et joindre ses bouts par un amarrage4 ,aux cosses d'empointures et celles places aux extrmits de la bande de ris1 on fixe1 en les pissant sur eux-mmes aux deux tiers de leur longueur1 des morceaux de quarantenier de plusieurs brasses1 suivant les dimensions de la vergue1 et qu'on appelle rabans d'empointures4 ,dans chaque oeil-de-pie de la bande de ris on passe une garcette qu'on retient sur l'avant par un noeud2 on fait un noeud semblable sur l'arrire pour l'empcher de se dpasser4 ,ces garcettes doivent avoir assez de longueur pour embrasser la vergue1 la portion de toile du ris1 et s'amarrer par un noeud plat4 ,elles seront1 comme on l'imaginera facilement1 d'une grande longueur1 et par consquent d'un poids considrable pour les grands navires4 ,pour obvier cet inconvnient1 on peut prendre le ris des basses voiles sur filire1 comme nous l'expliquerons plus tard4 ,alors les garcettes sont trs-courtes1 elles sont oeil4 ,on les passe dans les oeils-de-pie de l'arrire l'avant1 on fixe sur une des ralingues de chute un cordage de moyenne grosseur1 qu'on passe successivement dans tous les oeils des garcettes et qu'on amarre sur la ralingue de chute oppose4 ,sur l'avant de la voile et de la mme manire1 on passe dans tous les oeils des garcettes un quarantenier fix sur les deux ralingues de chute1 afin qu'elles ne puissent se dpasser4 ,au-dessus de l'amarrage que bride la cosse du point d'coute1 on bague l'estrope d'une poulie simple1 qui sert au passage de la cargue-point4 ,a ces mmes points d'coute on bague l'estrope d'une cosse1 pour fixer une bosse qui renforce l'amure lorsque la voile est tablie4 ,dans une longue estrope on fixe1 par deux amarrages plats1 deux fortes poulies2 on plie ensuite l'estrope dans la partie qui reste libre entre les deux amarrages des poulies2 on forme un oeillet au pli par un bon amarrage1 et on passe cet oeillet dans la cosse des points d'coute1 o on le retient par un burin en bois4 ,cette runion de poulie1 appele bouquet1 sert passer l'amure et l'coute des basses voiles4 ,sur la plus leve des trois pattes places sur les ralingues de chute pour les boulines1 on fixe1 par un noeud dit de bouline1 un cordage qui passe1 avant de s'amarrer sur la seconde patte1 dans une cosse que porte un second bout de cordage semblable1 et qui fait dormant sur la troisime patte4 ,dans ce dernier passe une cosse sur laquelle on estrope la poulie de bouline4 ,pour la misaine cette poulie n'existe pas4 ,tout ce dont nous venons de parler tant mis en place1 les basses voiles sont garnies2 nous allons nous occuper de leur grement4 ,la garniture des basses voiles et leur grement sont absolument les mmes2 seulement1 en parlant de ce dernier1 nous indiquerons les diffrences que la position de ces deux voiles exige dans le passage et la direction de leurs manoeuvres4 ,grement des basses ,voiles4 ,la manoeuvre des voiles consiste les dferler et les prsenter l'action du vent dans la position la plus convenable2 les carguer et serrer pour les soustraire sa violence4 ,ces deux oprations tout--fait diffrentes ont ncessit l'action de manoeuvres dont les effets pussent se dtruire rciproquement4 ,les basses voiles sont dferles et prsentes au vent par les amures et les coutes2 l'amure tend et raidit la partie au vent1 l'coute celle sous le vent4 ,s'il est ncessaire d'effacer la voile plus que la vergue qui la porte1 c'est--dire lui faire faire avec la quille un angle plus aigu1 on se sert de la bouline4 ,les cargues disposes sur les ralingues de chute et de bordure la ramassent sous la vergue1 lorsque leur effet n'est plus contrari par celui des amures1 coutes et boulines4 ,le grement d'une basse voile se compose donc de3 ,deux coutes2 ,deux amures2 ,deux boulines2 ,deux cargues-points2 ,quatre ou deux cargues-fonds2 suivant la dimension ,quatre ou deux cargues-boulines2 de la voile4 ,ecoutes4 ,les coutes de la grande voile1 aprs avoir fait dormant des pitons fixs extrieurement en avant des porte-haubans d'artimon1 passent dans la poulie arrire du bouquet1 longent ensuite l'extrieur du navire pour y rentrer par le clan des chaumards placs dans la muraille1 en avant des haubans d'artimon1 et s'amarrent de forts taquets chevills dans la muraille et connus sous le nom de grands taquets4 ,dans les grands navires1 les coutes1 au lieu de venir directement des poulies du bouquet aux clans des chaumards1 passent dans des poulies de retour longues estropes1 supportes par des mains de fer places l'avant des haubans d'artimon4 ,les coutes de la misaine font dormant des pitons fixs extrieurement l'avant des grands porte-haubans1 passent dans les poulies des bouquets1 reviennent extrieurement pour passer dans les clans des chaumards placs de l'avant des grands porte-haubans2 elles s'amarrent des taquets chevills dans la muraille1 ou sur les serre-gouttires4 ,on garnit les coutes en bitord leur partie extrieure1 c'est--dire la partie qui reste hors du bord lorsque la voile est tablie4 ,quelquefois ces manoeuvres sont commises en grelin2 mais il nous semble que c'est plutt nuisible qu'utile1 puisqu'on augmente par l la difficult de border la voile1 sans en retirer aucun avantage pour la solidit2 car un cordage en aussire sera aussi fort qu'un cordage en grelin compos du mme nombre de fils de carret2 seulement il sera un peu moins gros et adonnera moins2 mais cette dernire considration n'est d'aucun intrt pour une manoeuvre courante4 ,amures4 ,les amures de la grande voile font dormant deux boucles fixes sur les serre-gouttire par le travers de l'arrire des porte-haubans de misaine1 passent dans les poulies des bouquets et viennent passer ensuite dans des poulies de retour places un peu sur l'arrire des boucles des dormans4 ,elles s'amarrent non loin de l sur de forts taquets clous sur les serre-gouttire ou sur le pont4 ,ces poulies de retour pour l'amure1 bord des btimens batterie1 sont longues estropes doubles1 qui traversent le pont et sont aiguilletes sur des boucles triangulaires1 dont les pitons sont bouts perdus dans la muraille de la batterie4 ,pour empcher l'eau de tomber dans les batteries par les trous o passent ces estropes1 on leur donne un peu de longueur au-dessus du pont1 de manire pouvoir y clouer une hiloire circulaire de deux ou trois pouces de hauteur1 sans gner les mouvemens des poulies4 ,pour tablir les amures de misaine1 on place dans la construction deux arcs-boutans qui font avec le mt de beaupr un angle de #cj environ#c4 ,ces arcs-boutans1 qui sont appels minots ou porte-lofs1 sont assujettis extrieurement par deux haubans forms par un cordage double1 dont le pli suprieur estrope un cap-de-mouton1 une cosse ou une moque1 et dont le pli infrieur est garni d'une cosse croc1 qui se croche pour ceux de l'avant dans des pitons chevills sur le taille-mer1 et pour ceux de l'arrire dans des pitons chevills dans la joue du navire1 un peu en avant de la direction des bossoirs4 ,a l'extrmit des minots on capelle deux caps-de-mouton1 moques ou cosses1 sur lesquels se raidissent les haubans4 #c ,c'est l'angle le plus aigu que forme la basse vergue avec la grille1 quand elle est oriente au plus prs4 ,les amures de misaine font dormant sur l'extrmit des minots1 passent dans les poulies des bouquets1 passent ensuite dans des poulies talon dont les estropes sont capeles sur le bout des minots1 passent ensuite dans des clans ou conduits garnis en plomb dans la muraille du fronteau d'avant1 et s'amarrent des taquets clous sur le pont par le travers du mt de misaine4 ,les navires qui portent les coutes et amures des basses voiles simples1 les forment avec le mme cordage dont le double est engag dans les cosses des points d'coute2 alors on supprime les bouquets4 ,le dormant se trouve sur le point mme de la voile et ne se fait plus sur les pitons placs extrieurement4 ,quelquefois ces coutes sont doubles et les amures simples4 ,dans ce cas1 les coutes passent comme nous venons de le dire1 et les amures formes par un cordage indpendant font dormant par leur extrmit1 qu'on engage par un cul-de-porc double dans la cosse du point d'coute4 ,boulines des basses ,voiles4 ,les boulines de la grande voile ne sont pas demeure4 ,celle du vent est seule passe2 on la largue et on la dpasse toutes les fois qu'on cargue la voile1 ou qu'on change d'amures4 ,la bouline de grande voile n'est donc qu'un cordage de grosseur et longueur convenables1 qui est toujours dispos sur le gaillard d'avant2 lorsqu'on doit s'en servir1 on le passe dans la poulie estrope sur la cosse que portent les branches2 on fait le dormant sur le montant du rtelier de manoeuvre du mt de misaine1 on passe le courant dans une poulie coupe croche une estrope qui embrasse le mt de beaupr en arrire du fronteau d'avant1 et on l'amarre un taquet ou au montant du bord oppos au dormant4 ,c'est ordinairement par le dormant qu'on la largue lorsqu'on veut la dpasser4 ,les boulines de misaine font dormant la cosse de leurs branches1 passent dans les poulies que nous avons aiguilletes pour cet usage au capelage du mt de beaupr1 longent ce mt1 et passent dans des clans du fronteau d'avant1 o on les amarre sur des taquets clous sur le gaillard4 ,cargues-,points des basses ,voiles4 ,les cargues-points des basses voiles sont destines ramener les points des voiles presque au centre et sur l'arrire de la voile2 elles sont doubles1 font dormant peu de distance du centre de la vergue1 passent sur l'arrire de la voile pour se diriger dans les poulies frappes aux points d'coute1 au-dessus des bouquets1 remontent vers la vergue pour passer dans les poulies que nous avons aiguilletes cet effet1 descendent ensuite sur le pont pour passer dans un clan des montans des coutes de hune1 ou plus ordinairement dans des poulies places sur la serre-gouttire2 on les amarre alors des cabillots le long du bord4 ,si les cargues-points taient simples1 elles feraient dormant sur les points d'coute au-dessus de l'amarrage qui bride la cosse4 ,cargues-,fonds des basses ,voiles4 ,les basses voiles portent quatre ou deux cargues-fonds1 suivant la dimension des navires auxquels elles appartiennent4 ,si elles sont au nombre de quatre1 on les distingue par les dnominations de cargues-fonds d'en-dedans1 et cargues-fonds d'en-dehors4 ,leur destination est de porter la ralingue de bordure de la voile hauteur et de l'avant de la vergue4 ,leur dormant se fait aux hersiaux placs en garnissant la voile1 de l elles se dirigent sur l'avant de la voile1 dans des poulies frappes sur l'avant de la vergue1 puis dans des poulies aiguilletes des pitons sur les traversins de l'avant de la hune1 et descendent le long du mt1 o elles s'amarrent aux cabillots du rtelier de manoeuvre1 aprs avoir pass dans les marionnettes4 ,gnralement on supprime1 et avec raison1 les poulies sur la vergue1 afin de pouvoir lever les fonds au-dessus et faciliter le serrage de la voile4 ,souvent1 lorsque les basses voiles ont quatre cargues-fonds1 les deux en dedans de la grande voile sont formes par un mme cordage ainsi dispos3 il est pass dans une poulie dont la caisse porte deux rouets bout bout2 les deux bouts de ce cordage passent1 l'un tribord l'autre bbord1 dans les clans intrieurs des deux poulies doubles1 aiguilletes aux pitons du traversin avant de la hune1 puis se dirigeant sur l'avant de la voile ils vont faire dormant sur les deux hersiaux infrieurs correspondans4 ,dans le second rouet de cette poulie on passe un cordage semblable dont les bouts se dirigent dans deux marionnettes du rtelier de manoeuvre du mt de misaine1 o on les amarre4 ,on se trouve ainsi avoir deux des cargues-fonds de la grande voile sur le gaillard d'avant4 ,on voit qu'on pourrait ne haler que sur un des bouts en laissant l'autre amarr1 mais le mouvement serait plus long4 ,cargues-,boulines des basses ,voiles4 ,les cargues-boulines sont en mme nombre que les cargues-fonds1 deux ou quatre1 suivant les dimensions des voiles2 elles prennent le nom de cargues-boulines d'en-dehors1 ou cargues-boulines d'en-dedans1 pour les distinguer4 ,elles servent porter les ralingues de chute sur l'avant et le long de la vergue4 ,avant de les passer1 on aiguillette de chaque ct de la vergue1 des distances gales de la poulie de cargue-point et de l'empointure1 une poulie pour chaque cargue4 ,les cargues-boulines d'en-dehors font dormant aux pattes suprieures places au tiers des ralingues de chute2 de l1 se dirigeant par l'avant de la voile1 elles passent dans les poulies extrieures places sur la vergue et dans les rouets intrieurs de nouvelles poulies doubles1 aiguilletes sur les traversins1 en dehors de celles qui servent au passage des cargues-fonds1 descendent le long du mt1 au pied duquel on les amarre au rtelier de manoeuvre4 ,celles d'en-dedans passent de la mme manire1 les pattes de leur dormant sont au milieu des branches de boulines4 ,lorsque la voile n'a qu'une seule cargue-bouline de chaque ct1 son dormant est au milieu de la ralingue de chute4 ,enverguer une basse ,voile4 ,on la place de l'avant du mt auquel elle appartient1 en travers et dans le sens qu'elle doit avoir sur la vergue4 ,on passe et on frappe les cargues-fonds et les cargues-boulines1 et on les genope sur la ralingue de ttire2 on passe aussi les cargues-points1 mais en simple1 le dormant se fait aprs avoir envergu la voile4 ,les amures et les coutes ne sont aussi passes qu'aprs l'opration4 ,aux cosses des empointures on frappe de chaque ct un cartahu qui passe dans une poulie au bout de la vergue1 de l dans une poulie au chouc1 descend le long pour mt pour passer dans une poulie de retour place son pied4 ,les cargues et cartahus frapps1 on serre la voile1 de manire que les deux ralingues soient au-dessus1 et celle de ttire sur l'arrire pour tre applique immdiatement sur la vergue4 ,on pse sur les cartahus et les cargues2 aussitt que les matelots rpandus sur la vergue peuvent saisir la ttire1 ils coupent les bitords qui serraient la voile1 et lorsqu'elle est longe sur la vergue1 les genopes des cargues4 ,comme elles ont t amarres1 la voile se trouve cargue4 ,on amarre les empointures l'une aprs l'autre1 en ayant soin de mettre le milieu de la voile sur celui de la vergue4 ,si la voile est neuve1 et que par cette raison les empointures ne puissent venir aux taquets1 quoiqu'on ait employ un palan pour les faire rendre1 on fait peser dessus les matelots de tout leur poids2 il faut les mettre distance gale4 ,les empointures prises1 on amarre sur la filire s'il y en a une1 et dans le cas contraire1 sur la vergue1 les bitords ou rabans qui garnissent les oeillets de la ttire4 ,on fait le dormant des cargues-points1 on passe les amures et les coutes1 et la voile peut tre tablie si on est la mer1 et serre si on est en rade4 ,pour la serrer on prend la toile pli par pli sur l'avant de la vergue2 de la manire dont elle est cargue1 les ralingues de chute et de bordure tenues par les cargues-boulines et les cargues-fonds se trouveront en dedans de ces plis1 dont le dernier qui recouvre le tout est fait avec la toile qui touche la ttire4 ,pour les maintenir dans cette position1 on a conserv sur l'arrire de la voile1 son milieu1 deux ou trois pieds de la ttire1 une cosse patte d'oie1 faite avec de larges tresses4 ,un cartahu qui passe dans une poulie sous la hune1 et qui descend sur le pont au pied du mt1 a son bout suprieur au-dessus de la vergue4 ,quand on est aux derniers plis de la toile1 on frappe le cartahu sur la cosse1 et pesant fortement dessus on soulage et on soutient les fonds1 o se trouve la plus grande partie de la toile4 ,celle longe sur les deux cts de la vergue y est maintenue par des rabans appels de ferlage1 qui sont fixs sur la filire ou sur la vergue par un noeud coulant4 ,ils embrassent la voile et la vergue par deux ou trois tours1 et le bout s'engage dans les tours mmes4 ,ces rabans ne sont employs qu' la mer1 et lorsqu'on serre les voiles en rade on les cache dans la voile4 ,ils sont tresss et jets sur l'avant de la voile1 lorsqu'elle est appareille4 ,on les remplace par de larges morceaux de sangle1 fixs sur la filire et dont la branche arrire porte un anneau4 ,lorsque la voile est serre1 on passe la branche de l'avant dans l'anneau1 et on souque fortement en engageant l'excdant dans le tour de l'avant4 ,,section ,,iii4 ,,huniers4 ,garniture des ,huniers4 ,les huniers se garnissent peu prs comme les basses voiles2 cependant il est des diffrences qu'il est ncessaire d'indiquer4 ,aux cosses d'envergure et d'empointure on fixe1 comme nous l'avons dit pour les basses voiles1 un raban dispos de la mme manire1 mais dont le bout est amarr sur celui qui lui est suprieur2 en sorte que1 lorsque le premier raban a servi pour prendre la premire empointure1 le bout de celui de la seconde puisse tre amarr sur la vergue1 afin que le matelot qui doit la prendre puisse la saisir pour soulager la toile1 aussitt qu'il est sur la vergue4 ,si l'itague du palanquin de ris a une poulie sur la vergue1 on la fixe la patte du palanquin qui est en dessous de celle du dernier ris4 ,les branches de boulines portent une cosse pour le dormant de la bouline comme pour la misaine1 ces manoeuvres tant toujours simples4 ,on bague au-dessus des points d'coute une poulie simple pour les cargues-points4 ,a chacune des cosses des points d'coute1 on estrope une moque qui sert au passage des coutes4 ,quelques navires fixent la moque dans le point mme de l'coute en faisant servir la ralingue comme estrope2 mais on concevra facilement que cette installation est vicieuse2 car estrope de cette manire1 le clan de la moque regarde de l'avant l'arrire1 tandis que celui de la poulie capele au bout de vergue1 ou le clan qui la remplace1 regarde de tribord bbord4 ,de sorte que lorsque les coutes sont joindre1 l'coute et la ralingue sont tordues pour appeler convenablement et fatiguent assez pour rompre facilement1 ainsi que nous l'avons vu souvent2 avarie qui peut tre bien dangereuse1 car s'il vente frais et que la ralingue du hunier casse1 presque toujours il est dchir4 ,grement des ,huniers4 ,les huniers1 ayant leur ralingue de bordure tablie sur les basses vergues1 n'ont point d'amures1 puisqu'ils suivent les mouvemens de ces vergues qui les prsentent au vent2 mais ils ont en plus des palanquins de ris4 ,leur grement se compose de ,deux coutes2 ,deux boulines2 ,deux cargues-points2 ,deux cargues-boulines2 ,deux cargues-fonds2 ,deux palanquins itagues4 ,ecoutes des ,huniers4 ,les coutes1 lorsqu'elles sont doubles1 font dormant aux bouts de la vergue par un noeud de bouline1 vont de l passer dans la moque du point1 reviennent au bout de la vergue1 passer dans les poulies qui y sont capeles1 ou dans les clans qui les remplacent1 longent l'arrire de la vergue pour passer dans les poulies de sous-vergues aiguilletes prs de l'estrope de suspente1 descendent de l'avant du mt pour traverser le clan d'un bitton ou montant1 sur la tte duquel on les amarre un cabillot en fer qui le traverse4 ,si les coutes sont simples1 leur dormant se fait aux points d'coute o elles sont arrtes par un cul-de-porc double4 ,elles passent aprs cela comme nous venons de le dire4 ,lorsque les poulies sont remplaces par des clans1 on doit avoir le soin d'arrondir les angles1 et de garnir les clans en entier1 en cuivre ou en basanne4 ,les coutes du perroquet de fougue sont gnralement simples2 comme ce mt n'a pas ordinairement de montans1 le retour des coutes se fait dans des poulies aiguilletes des pitons boulonns sur le pont l'aplomb des poulies de sous-vergues4 ,on les amarre des taquets fixs au mt par deux roustures4 ,quelquefois le clan de retour est pratiqu dans ces taquets mmes2 mais comme alors tout l'effort de l'coute se fait sur le taquet1 cette mthode offre peu de solidit1 et ne peut tre employe que pour des navires d'une faible dimension4 ,il est des btimens du commerce qui ont leurs coutes en chanes4 ,alors le clan de la vergue doit tre garni en tle2 la poulie de sous-vergue est remplace par une chape en fer1 portant un rouet de fonte4 ,elles sont manoeuvres avec un palan1 ou ce qui vaut mieux1 avec un vireveau qui remplace de chaque ct le montant d'coute4 ,ce vireveau1 sur lequel elles s'enveloppent1 sert les border avec facilit et les filer peu peu pour carguer le hunier4 ,mais si on est oblig de se dcharger promptement d'un hunier1 dans une rafale non prvue1 ou dans un grain1 auxquels cas il faut filer l'coute en bande1 on concevra facilement combien il est craindre que son poids agisse sur le hunier qui bat violemment par la force du vent1 et ne le fasse dchirer1 et mme quelquefois ne fasse craquer la vergue4 ,boulines des ,huniers4 ,les boulines des huniers font dormant la cosse des branches de bouline1 elles passent ensuite3 ,celles du grand hunier dans des poulies dont les estropes1 d'un seul cordage1 forment un long pendeur qui embrasse le mt de misaine sous les jottereaux2 elles descendent le long des haubans1 passent dans des poulies de retour fixes sur les serre-gouttire1 et s'amarrent un cabillot en bord4 ,pour les haler1 lorsqu'on est au plus prs1 on se sert d'un petit palan qu'on fouette sur le courant suprieur et dont la poulie simple se croche sur la serre-gouttire2 pendant qu'on hale sur son garant on abraque la bouline sur son cabillot1 o on l'amarre lorsqu'elle est assez raidie4 ,on dfrappe le palan et on le fouette sur le hauban le plus voisin4 ,les poulies que nous avons places en dessous des jottereaux1 peuvent s'aiguilleter sur l'arrire du chouc du mt de misaine1 ou bien encore embrasser par leur pendeur le capelage de ce mt4 ,dans ces cas les boulines descendent par le trou du chat4 ,on peut aussi remplacer ces poulies par des clans pratiqus dans les longis ou le traversin de l'arrire de la hune de misaine4 ,mais on fatigue la hune inutilement et sans rsultat avantageux4 ,les boulines du petit hunier1 aprs avoir fait dormant1 passent1 l'une tribord l'autre bbord1 dans les clans extrieurs de la poulie trois rouets1 capele cet effet1 comme nous l'avons dit1 au bout-dehors de grand foc4 ,elles longent ce mt et celui de beaupr et entrent sur le gaillard d'avant1 d'o on les manoeuvre par deux clans du fronteau1 ct desquels on les amarre4 ,celles du perroquet de fougue passent dans le second clan de la poulie double que nous avons place pour le passage des bras de la vergue de perroquet de fougue1 descendent le long des haubans1 et s'amarrent ct de ces mmes bras4 ,cargues-,points des ,huniers4 ,les cargues-points des huniers sont passs comme ceux des basses voiles1 c'est--dire qu'aprs avoir fait dormant sur la vergue1 ils se dirigent sur l'arrire de la voile1 pour aller passer dans la poulie bague aux points1 remontent vers la vergue1 passent dans le clan arrire des poulies doubles de sous-vergues1 descendent par le trou du chat pour faire retour dans les poulies fixes sur les serre-gouttire et s'amarrer des cabillots en bord4 ,si les cargues-points sont simples1 ils font dormant au-dessus de l'amarrage des points d'coute4 ,cargues-,boulines des ,huniers4 ,les cargues-boulines des huniers font dormant sur les pattes suprieures des branches de bouline1 se dirigent ensuite sur l'avant des voiles pour passer dans des poulies frappes sur la vergue1 au tiers de sa moiti partir du milieu1 vont sous les barres du perroquet1 o elles passent dans les clans extrieurs de deux poulies doubles1 fixes1 l'une tribord l'autre bbord1 sur la barre avant des perroquets1 et descendent le long du mt1 au pied duquel elles s'amarrent au rtelier de manoeuvre4 ,le perroquet de fougue n'a gnralement pas de cargues-boulines4 ,cargues-,fonds des ,huniers4 ,les cargues-fonds des huniers font dormant aux pattes de la ralingue de bordure1 montent sur l'avant de la voile pour passer dans les poulies que nous avons frappes1 en garnissant les vergues tribord et bbord de la poulie d'itague2 de l elles montent sous les barres de perroquet1 o elles passent dans les clans intrieurs des poulies doubles que nous venons de placer pour le passage des cargues-boulines2 elles descendent ensuite le long du mt1 au pied duquel elles s'amarrent ct et en dedans des cargues-boulines4 ,si le perroquet de fougue n'a qu'une cargue-fond1 ce qui arrive pour les petits navires1 elle est patte d'oie1 comme nous le verrons pour les perroquets4 ,palanquins de ,ris4 ,les palanquins de ris sont itagues4 ,l'itague fait dormant sur la ralingue de chute1 une patte place en dessous de celle de l'empointure du dernier ris4 ,elle va de l passer dans un clan pratiqu au bout de la vergue1 passe dans le second clan de la poulie vierge fixe entre le premier et le deuxime hauban de hune1 et descend le long du mt4 ,elle se termine par une cosse laquelle on croche la poulie double d'un palan1 ou elle forme l'estrope de la poulie double de ce palan1 dont la poulie simple se fixe au ton du bas mt1 ou sur les longis de la hune4 ,le garant de ce palan descend le long du bas mt et s'amarre son pied au rtelier de manoeuvre4 ,pour augmenter la puissance du palanquin1 les grands navires portent1 la patte o nous venons de faire le dormant1 une poulie dans laquelle passe l'itague qui alors fait son dormant au bout de la vergue1 ct du clan o elle passe4 ,les btimens de petite dimension1 au contraire1 n'ayant pas besoin d'une aussi grande force1 passent bien l'itague comme nous venons de le dire1 mais ils suppriment le palan1 et l'itague descend alors sur le pont au pied du mt4 ,on prouve souvent la mer le besoin de renforcer et d'aider le palanquin4 ,on se sert alors d'une manoeuvre supplmentaire laquelle on donne le nom de faux-palanquin4 ,la plus convenable1 nous croyons1 et celle qu'on a toujours sa disposition1 est la drisse de la bonnette de hune4 ,dans le cas o on la destine servir de faux-palanquin1 il faut qu'elle soit croc2 alors on la croche au ris qu'on doit prendre1 et en halant dessus en mme temps que sur le palanquin1 elle rend l'empointure1 tandis que le palanquin soulage la toile4 ,le premier ris1 ou ris de chasse1 tant un ris de prcaution1 n'a pas besoin de l'aide du faux-palanquin4 ,mais lorsqu'il a t pris1 si les bonnettes ne sont pas appareilles1 on croche la drisse l'empointure du second ris pour aider la prendre4 ,aprs l'avoir prise1 on la croche celle du troisime1 et ainsi des autres4 ,avant d'enverguer un hunier1 nous ferons une observation que nous croyons trs-utile la promptitude si ncessaire dans cette opration1 lorsqu'on l'excute la mer4 ,nous avons dit1 en grant un hunier1 que le dormant des cargues-boulines et cargues-fonds se faisait sur les pattes des ralingues1 et celui des boulines sur la cosse des branches de boulines4 ,lorsqu'il faut enverguer ou dverguer les huniers1 il est toujours long de faire et dfaire tous ces dormans1 et il est bien plus simple de les remplacer par des estropes cabillots qu'on frappe sur les ralingues et auxquelles on capelle les cargues-fonds1 cargues-boulines1 et boulines termines par une ganse4 ,enverguer un ,hunier4 ,avant d'enverguer un hunier1 il faut que toutes ses manoeuvres soient passes et frappes dans la hune4 ,les cargues-fonds et cargues-boulines sur la poulie d'itague1 les boulines sur l'avant de la hune1 les cargues-points arrts leurs poulies par un noeud1 les coutes aux pitons du chouc1 les palanquins et drisses de bonnette longs sur la vergue1 prts tre frapps4 ,au ton du mt de hune on aiguillette une poulie dans laquelle on passe un fort cartahu1 un garant de capon par exemple1 qui sert hisser le hunier4 ,il doit tre serr de manire que les ralingues de ttire et de bordure soient dgages et prsentent leurs pattes ou cabillots4 ,lorsqu'il est serr ainsi1 on l'lingue par son milieu1 mais sans baguer l'lingue4 ,on le passe sous le hunier et on le ramne par-dessus en deux plis ingaux1 celui de l'avant le plus court4 ,dans ce dernier on passe une garcette qu'on amarre par les deux bouts1 on passe le cartahu dans le pli arrire de l'lingue et dans la garcette1 et on l'amarre4 ,sur l'avant on frappe un cartahu de retenue pour faire parer de la hune1 et si l'on est la mer et qu'elle soit grosse1 on bride les deux extrmits du hunier ainsi lingu avec un cartahu qu'on passe dans une poulie de retour1 qu'on amarre un taquet et qu'on ne mollit qu' la demande de la drisse et de la retenue4 ,lorsqu'en hissant1 les extrmits du hunier sont parvenues au-dessus de la hune1 on frappe les palanquins et on croche les drisses de bonnette 7nous les supposons croc7 des cosses places sur la ttire une brasse de celles d'empointure4 ,on capelle leurs cabillots les cargues-boulines1 cargues-fonds et boulines1 on passe les coutes dans les moques et on en fait le dormant4 ,on pse sur les palanquins et les drisses de bonnette en mollissant de la drisse1 et le hunier s'longe le long de la vergue2 alors on coupe la garcette de l'lingue1 qui reste ainsi suspendue la drisse4 ,les matelots rpandus sur la vergue saisissent les ralingues de ttire1 les rabans d'empointure1 et coupent les bitords qui serraient la voile4 ,elle dferle1 et on peut la border si le temps le permet1 ou la carguer pour terminer l'opration et la serrer4 ,lorsqu'on place les huniers dans les soutes voiles1 ils doivent tre garnis et serrs pour monter dans la hune immdiatement4 ,on se sert aussi de la drisse de hune pour cette opration4 ,alors on abraque celle du bord oppos1 de manire que la poulie simple puisse s'lever au-dessus de la hune pour y dposer le hunier4 ,dans ce cas on le hisse paquet et lingu1 et lorsqu'il est parvenu dans la hune on le dispose sur son avant pour y frapper les cargues4 ,on peut aussi le hisser comme une basse voile2 ou bien encore le hisser pli en double1 support par les cargues-fonds et cargues-boulines qu'on fait travailler ensemble4 ,on l'lve ainsi au-dessus de la vergue1 on frappe les palanquins pour longer la ttire4 ,la premire mthode dont nous avons parl1 nous parat la plus prompte et la moins sujette aux accidens1 puisque le hunier n'est dferl que lorsqu'on a tous les moyens de le carguer et de le serrer4 ,,section ,,iv4 ,,perroquets4 ,garniture et grement des ,voiles de ,perroquet4 ,la garniture des voiles de perroquet se rduit aux deux rabans d'empointure pour l'envergure2 aux petits bouts de bitord sur les oeillets de la ttire1 et aux branches des boulines qui portent toujours leur cabillot sur lequel se frappe la bouline4 ,quoiqu'on y pratique quelquefois une bande de ris1 on ne la garnit pas de garcettes4 ,le grement est beaucoup plus simple que celui des huniers1 cause de la moins grande dimension de la voile1 et ne se compose que de ,deux coutes2 ,deux boulines2 ,deux cargues-points2 ,deux cargues-fonds1 et plus souvent une patte d'oie4 ,ecoutes des ,perroquets4 ,les coutes1 toujours simples1 font dormant au point d'coute1 passent dans les clans pratiqus dans la vergue de hune1 ou dans les poulies qui les remplacent1 longent chacune une moiti de la vergue de hune pour passer dans le clan de l'avant des poulies o nous avons fait dj passer les cargues-points des huniers1 descendent le long du mt1 passent dans le trou du chat1 et longeant les haubans s'amarrent en bord1 aprs avoir pass dans des poulies de retour fixes sur les serre-gouttire4 ,si les grands navires veulent mettre les coutes des perroquets en double1 afin de ne pas faire et dfaire le dormant qui alors est sur le capelage de la vergue de hune1 toutes les fois qu'on gre et dgre les perroquets1 il faut fixer les poulies aux points d'coute par le moyen d'un cabillot2 de cette manire le dormant reste toujours fait1 et on n'a plus qu' passer ou dpasser le cabillot1 ce qui est tout aussi facile que de frapper ou dfrapper les coutes simples4 ,boulines des ,perroquets4 ,les boulines des perroquets se capellent aux cabillots des branches2 elles passent ensuite celles du grand perroquet4 ,dans des poulies frappes au chouc1 aux barres1 ou au hauban arrire du petit mt de hune2 descendent par le trou du chat1 et s'amarrent ct et en avant des boulines du grand hunier4 ,celles du petit perroquet se dirigent sur le bout-dehors de clinfoc1 passent dans les clans extrieurs de la poulie triple qui est son capelage1 longent ce mt ainsi que le bout-dehors de grand foc et le beaupr1 et s'amarrent ct des boulines du petit hunier4 ,celles de la perruche passent dans des poulies aiguilletes au chouc du grand mt ou sur le hauban arrire du grand mt de hune1 hauteur du trelingage1 descendent par le trou du chat1 et s'amarrent ct des boulines du perroquet de fougue4 ,cargues-,points des ,perroquets4 ,les cargues-points1 toujours simples1 font dormant en dessus des cosses des points1 passent dans le clan arrire des poulies doubles aiguilletes sur la vergue de chaque ct de l'estrope de drisse1 descendent le long du mt et s'amarrent ct des coutes1 aprs les avoir quelquefois fait passer dans la mme poulie de retour qui alors est double4 ,cargues-,fonds des ,perroquets4 ,s'il y a deux cargues-fonds1 chacune d'elles fait dormant une des pattes de la ralingue de bordure1 monte sur l'avant de la voile pour passer dans une poulie frappe sur la vergue l'estrope de drisse1 de l se dirige pour passer dans une poulie aiguillete au capelage du perroquet1 et descend le long du mt au rtelier duquel on l'amarre4 ,s'il n'y a qu'une cargue-fond1 elle est patte d'oie1 c'est--dire que son extrmit porte deux branches qu'on frappe sur les pattes de la ralingue de bordure1 passe ensuite dans une poulie ou une cosse fixe sur l'avant de la vergue1 l'estrope de drisse1 monte au capelage o elle passe dans une poulie qui y est aiguillete1 et descend le long du mt o on l'amarre au rtelier si on ne la garde pas dans la hune1 d'o on la manoeuvre4 ,les perroquets s'enverguent sur le pont4 ,s'ils n'ont pas de filires1 on les envergue souvent avec un mme bout de ligne qui passe dans le premier oeillet de la ttire1 embrasse la vergue et y fait dormant2 il passe ensuite dans chaque oeillet en embrassant la vergue sur laquelle on le raidit par un demi-tour1 et fait dormant au dernier oeillet4 ,,section ,v4 ,,catacois4 ,garniture et grement des ,voiles de ,catacois4 ,la garniture de catacois est semblable celle des perroquets4 ,leur grement est plus simple1 n'ayant pas de cargue-fond4 ,il se compose donc de ,deux coutes2 ,deux boulines2 ,deux cargues-points4 ,ecoutes des ,catacois4 ,les coutes se frappent aux points1 passent dans les clans pratiqus sur les vergues de perroquet1 longent ces vergues1 passent dans les clans avant des poulies doubles o nous avons fait passer les cargues-points des perroquets1 descendent le long des mts de perroquet et de hune1 et s'amarrent dans la hune1 au rtelier des haubans4 ,boulines des ,catacois4 ,les boulines sont capeles au cabillot des branches4 ,elles passent ensuite3 ,celles du grand catacois dans des poulies ou des cosses aiguilletes sur les haubans arrire du petit mt de perroquet1 et descendent le long des mts par le trou du chat s'amarrer ct des boulines du grand perroquet4 ,celles du petit catacois se dirigent sur la flche du bout-dehors de clinfoc1 et passent dans des cosses qui sont son capelage1 longent le bout-dehors et le beaupr1 et s'amarrent ct des boulines du petit perroquet4 ,celles du catacois de perruche passent dans des cosses aiguilletes sur les haubans arrire du grand mt de perroquet1 et descendant le long des mts1 s'amarrent ct des boulines de perruche4 ,cargues-,points des ,catacois4 ,les cargues-points font dormant au point d'coute1 passent dans les poulies aiguilletes sous la vergue de chaque ct de l'estrope de drisse1 ou de sa mortaise1 et s'amarrent dans la hune4 ,si les vergues de catacois1 ainsi que nous l'avons dit en parlant de leur grement1 n'ont ni bras1 ni balancines1 ni racage1 alors la voile n'a ni boulines ni cargues-points4 ,son grement consiste en deux coutes qui1 aprs avoir pass comme nous l'avons dit1 s'amarrent sur les barres4 ,si les navires ayant des mts de perroquet doubles flches1 ou des mts de catacois flche1 portent des vergues de contre-catacois1 les voiles tablies sur ces vergues n'auront pour grement que celui des catacois volans1 c'est--dire deux coutes4 ,ces coutes passeront dans des clans pratiqus aux vergues de catacois1 ou dans des cosses qui les remplaceront1 longeront la vergue1 passeront dans des cosses aiguilletes de chaque ct de l'estrope1 ou dans un clan des poulies de cargue-point de catacois qui seront alors doubles1 et s'amarreront sur les barres4 ,,section ,,vi4 ,bonnettes4 ,les bonnettes sont des voiles quadrangulaires1 qui augmentent la surface des voiles carres1 en dehors desquelles on les tablit sur des esparts appels bouts-dehors et distingus par le nom de la vergue qui les porte2 ainsi on dit bout-dehors des basses vergues1 bout-dehors de huniers4 ,ces bouts-dehors sont ports sur l'avant des vergues par deux rouleaux supports par des cercles en fer1 placs l'un l'extrmit1 le second au sixime de la vergue4 ,ces rouleaux sont recouverts par une bande de fer plate demi-circulaire1 assez leve pour que le bout-dehors ne soit pas gn dans ses mouvemens2 elle s'ouvre charnire pour pouvoir la faire sortir au besoin4 ,on les appelle blins de bouts-dehors4 ,chaque bout-dehors porte1 son extrmit extrieure1 un clan ou une poulie dont l'estrope est arrte par un cabillot qui le traverse4 ,l'extrmit intrieure est perce d'un trou dans lequel passe un cordage arrt par un cul-de-porc2 c'est ce qu'on appelle l'aiguillette du bout-dehors4 ,cette aiguillette sert le brider sur la vergue1 qu'il soit ou non employ tablir la bonnette4 ,toute sa manoeuvre consiste le pousser de la quantit ncessaire l'tablissement de la bonnette1 et le faire rentrer son premier poste lorsqu'elle est serre4 ,ces mouvemens se font soit la main1 par les gabiers qui vont alors sur les vergues1 soit par le moyen d'un palan dont le garant descend sur le pont pour ceux des basses vergues1 et dans la hune pour ceux des huniers4 ,,bonnettes ,,basses4 ,garnitures des ,bonnettes basses4 ,la ralingue de ttire de la bonnette basse n'est garnie d'oeillets que dans une moiti2 ces oeillets servent la fixer sur une vergue dont le milieu est marqu par une mortaise4 ,la moiti non envergue porte son extrmit une cosse4 ,la ralingue de bordure est envergue dans les deux tiers de sa longueur4 ,aux extrmits de cette vergue on fait le dormant d'un cordage formant une patte d'oie4 ,le tiers non envergu porte son angle1 avec la ralingue de chute1 une cosse4 ,grement des ,bonnettes basses4 ,la bonnette basse s'tablissant sur le bout-dehors de la basse vergue1 y est fixe par deux drisses2 sa ralingue de bordure envergue est retenue par la patte d'oie frappe sur son arrire2 la partie non envergue est fixe au btiment par une coute4 ,le grement d'une bonnette basse est donc3 ,deux drisses1 l'une extrieure et la seconde intrieure1 distingues par les noms de drisse d'en dehors1 drisse d'en dedans4 ,une patte d'oie1 une coute2 on y ajoute un lve-nez qui sert soustraire la voile l'effort du vent1 lorsqu'on veut l'tablir ou la rentrer4 ,la drisse d'en dehors fait dormant sur le milieu de la vergue de la ttire1 passe dans un clan pratiqu l'extrmit du bout-dehors de la basse vergue1 passe dans une poulie qui se trouve mi-hauban de hune1 et dont le pendeur se frappe au capelage de ce mt1 ou dans une poulie fixe au chouc du bas mt1 puis descend par le trou du chat et le long du mt1 et s'y amarre aprs avoir pass dans une poulie de retour4 ,la drisse d'en dedans fait dormant la cosse de la ttire non envergue1 passe dans une poulie fouette sur la basse vergue1 et descend sur le pont pour passer dans une poulie de retour1 prs de laquelle on l'amarre4 ,la patte d'oie fait dormant par son oeillet sur la cosse ou le cabillot qui porte celle de la vergue de bordure2 elle passe ensuite dans un des clans du chaumard plac dates la muraille1 en avant des grands haubans1 et s'amarre un taquet clou sur la serre-gouttire ou sur la muraille4 ,on tablit aussi la bonnette basse sur un arc-boutant fix sur un bras de fer plac l'avant des porte-haubans de misaine1 sur lesquels il est tabli par un croc ou une double charnire4 ,on assujettit cet arc-boutant par une balancine capele au tiers de sa longueur1 passant dans une poulie au chouc du bas mt1 au pied duquel on l'amarre1 et deux espces de bras frapps au mme point que la balancine1 et venant s'amarrer l'un sur l'avant1 l'autre sur l'arrire4 ,si le btiment a des oeuvres mortes considrables1 on peut y ajouter un troisime cordage en forme de sous-barbe qui1 aprs avoir t capel ou frapp1 passera dans un piton plac sur la joue du navire et montera le long du bord pour s'y raidir et s'y amarrer4 ,la bonnette n'a plus alors de vergue sa ralingue de bordure2 on y frappe une amure qui passe dans une poulie capele sur l'extrmit de l'arc-boutant et vient se manoeuvrer et s'amarrer sur le gaillard d'avant4 ,l'coute1 dans les deux installations1 n'est autre chose qu'un bout de cordage qu'on fixe par son double au point intrieur de la bordure1 et qu'on amarre sur l'arrire et l'avant de la bonnette pour retenir son point4 ,le lve-nez est frapp sur le milieu de la vergue de bordure1 passe dans une poulie fouette sur la vergue de misaine1 et descend sur le pont1 o il s'amarre en bord4 ,il sert replier la voile sur elle-mme et empcher le vent de s'engouffrer dedans2 lorsqu'on la hisse on la rentre4 ,il est inutile si la bonnette s'tablit sur arc-boutant4 ,les bonnettes basses1 lorsqu'on les a rentres1 dgres et serres1 se recouvrent d'une toile appele tui1 et s'amarrent soit sur le premier hauban1 soit sur l'avant du mt de misaine4 ,grement des ,bonnettes de ,hune4 ,les bonnettes de hune ont leur ralingue de bordure tablie sur le bout-dehors de la basse vergue par une amure et une coute2 la ralingue de ttire1 totalement envergue1 est hisse l'extrmit de la vergue de hune4 ,cette drisse fait dormant sur le milieu de la vergue1 et si elle est croc pour servir de faux palanquin1 elle y est croche sur une cosse1 passe dans une poulie aiguillete un piton fix au bout de la vergue1 passe dans le clan suprieur de la poulie vierge trois rouets qui est entre les haubans de hune1 et descend le long du mt pour passer son pied dans une poulie de retour4 ,les amures sont frappes au point1 passent dans le clan du bout-dehors ou dans la poulie qui le remplace1 et se dirigent3 celles du grand hunier1 vers le clan le plus en arrire du chaumard plac prs du couronnement1 puis s'amarrent le long du bord2 celles du petit hunier1 vers le chaumard plac en avant des grands porte-haubans1 et s'amarrent sur les passe-avents4 ,les coutes se jettent sur le pont1 une sur l'avant1 l'autre sur l'arrire2 cette dernire est passe dans une poulie de retour pour border la voile2 elle sert aussi la rentrer avec plus de promptitude4 ,les bouts-dehors de la vergue de misaine portent les bonnettes basses1 et sont en outre fatigus par les bonnettes de hune1 dont les amures cependant sont seules la retenir au vent4 ,pour les renforcer on frappe souvent1 leur extrmit1 un cordage appel bras de bout-dehors1 qui passe comme l'amure dans un des clans du chaumard plac en avant des grands haubans4 ,sans cela la rupture de l'amure de bonnette de hune entranerait ncessairement celle du bout-dehors1 que l'effort de la bonnette basse porterait de l'avant sans que rien pt s'y opposer1 si ce n'est la force elle-mme du bout-dehors4 ,pour contre-balancer le poids de la bonnette basse1 on capelle aux bouts-dehors de misaine un morceau de cordage cosse1 sur lequel on fixe la candelette de hune qui sert de balancine4 ,grement des ,bonnettes de ,perroquet4 ,le grement des bonnettes de perroquet est absolument semblable celui des bonnettes de hune1 il passe d'une manire parfaitement analogue2 seulement1 au lieu de se manoeuvrer sur le pont1 il se manoeuvre et s'amarre dans les hunes4 ,les bonnettes dgres1 serres et enveloppes de leurs tuis1 sont places dans les haubans de hune1 et celles des huniers dans les grands haubans4 ,les vergues de perroquet n'ayant pas de bout-dehors1 si les catacois portent des bonnettes1 il faut1 l'extrmit de chaque vergue de bonnette de perroquet1 aiguilleter une cosse dans laquelle on passera l'amure4 ,cette amure1 dont les deux bouts restent sur les barres1 doit tre passe avant qu'on tablisse la bonnette du perroquet4 ,la drisse et l'coute se manoeuvrent sur les barres4 ,lorsqu'on dgre les bonnettes1 leur grement reste pass si on espre pouvoir s'en servir dans peu de temps4 ,alors les drisses de la bonnette basse sont frappes sur le hauban de l'avant1 ainsi que le lve-nez2 la patte-d'oie est amarre dans le porte-hauban4 ,les drisses et amures des bonnettes de hune sont dfrappes1 mais restent le bout amarr sur le pont4 ,si on s'en dbarrasse totalement1 on dpasse tout le grement des bonnettes basses2 mais les amures des bonnettes de hune doivent toujours tre leves et saisies sur le bout des basses vergues1 leurs drisses passes en faux palanquin1 ou frappes sur les points des huniers4 ,,chapitre ,v4 ,,gr,,ement ,,des ,,voiles ,,latines4 ,,section ,,premi,,re4 ,,focs4 ,petit ,foc4 ,le petit foc se hisse le long du faux tai du petit mt de hune1 qui1 ainsi1 lui sert de draille et doit1 avant d'avoir t amarr demeure1 tre garni de bagues en fer sur lesquelles ce foc doit s'enverguer4 ,sa drisse fait dormant au point suprieur1 passe dans une joue de vache bride et rousture sur le ton du petit mt de hune bbord1 descend ensuite sur le pont1 en arrire des haubans de misaine1 passe dans une poulie de retour aiguillete sur la serre-gouttire1 et s'amarre sur un cabillot le long du bord4 ,son hle-bas1 qui agit en sens contraire de la drisse1 fait dormant au mme point1 passe dans toutes les bagues d'envergure1 dans une poulie aiguillete sur l'amure1 longe le beaupr1 et s'amarre sur le fronteau d'avant1 en passant dans un de ses clans bbord4 ,l'amure n'est qu'un bout de forte ligne qui bride son point au ras du beaupr sur la draille4 ,il porte deux coutes formes par le mme cordage1 fix par son milieu sur le point d'coute1 et qui vont ensuite1 l'une tribord l'autre bbord1 passer dans des poulies de retour aiguilletes en avant des haubans de misaine1 et s'amarrent des taquets clous contre le bord4 ,pour l'enverguer on le porte sur le gaillard d'avant1 on affale sa drisse1 dont on fait le dormant1 on passe le hle-bas dans sa poulie et dans toutes les bagues2 on fait aussi son dormant1 on le serre et on l'envoie ainsi sur le beaupr2 on frappe alors chaque bague sur l'oeillet de la ralingue au moyen d'un amarrage en fil de carret4 ,on commence par la bague suprieure et on est oblig de soulager la drisse mesure qu'on fait les amarrages2 on place enfin l'amure4 ,on peut remplacer les bagues par une filire ou forte ligne dont le dormant se fait l'oeillet suprieur de la ralingue1 et qu'on passe successivement dans tous les oeillets en embrassant la draille1 mais dans le sens oppos aux torons de cette dernire1 pour que la filire ne soit pas retenue dans leur vide quand on hisse ou amne le foc4 ,grand ,foc4 ,en grant le bout-dehors du grand foc1 nous y avons pass un grand anneau en fer appel rocambeau4 ,la draille du grand foc est fixe au capelage du petit mt de hune comme les tais de ce mt1 c'est--dire qu'elle a deux branches qui s'aiguillettent au capelage4 ,elle passe dans un rouet en fer du rocambeau1 de l passe dans un clan pratiqu l'extrmit du bout-dehors1 vient en dessous se frapper un palan dont la poulie simple est croche l'trave1 et dont le garant1 venant sur le gaillard d'avant1 sert la raidir au besoin4 ,on conoit qu'en halant sur le palan1 on fait monter le rocambeau2 pour le faire rentrer on y frappe un cordage appel hle--bord1 qui vient s'amarrer sur le fronteau du gaillard4 ,c'est au moyen de ce hle--bord et de la draille qu'on place le rocambeau sur un point quelconque du bout-dehors4 ,si la draille1 au lieu d'tre aiguillete au capelage1 fait dormant sur le rocambeau 7 un anneau fix sa partie suprieure71 passe dans une joue de vache bride au ton du petit mt de hune1 et vient ensuite se frapper un palan qui descend le long du mt1 alors on frappe sur le rocambeau un cordage appel amure1 qui passe dans le clan de l'extrmit du bout-dehors et vient se crocher au palan de l'trave1 qui raidissait la draille dans la premire installation4 ,c'est avec l'amure et le hle--bord qu'on manoeuvre le rocambeau lorsqu'on y fait le dormant de la draille4 ,le point d'amure du grand foc est fix sur le rocambeau4 ,sa drisse est double ordinairement2 elle fait dormant au capelage du petit mt de hune1 passe dans la poulie fixe au point1 dans le clan de la joue de vache fixe au ton du petit mt de hune tribord1 descend ensuite sur l'arrire des haubans de misaine pour passer dans une poulie de retour aiguillete tribord sur la serre-gouttire1 et s'amarre un cabillot contre le bord4 ,si la drisse est simple1 le dormant se fait sur le point2 elle passe du reste de la mme manire4 ,le hle-bas fait dormant au point de drisse1 passe dans toutes les bagues1 dans une poulie aiguillete au rocambeau1 et s'amarre tribord au fronteau d'avant1 aprs avoir pass dans un de ses clans4 ,les coutes sont pendeurs2 les pendeurs sont faits avec le mme cordage1 qu'on fixe par son milieu au point d'coute1 et dont les extrmits servent estroper deux poulies simples4 ,les coutes font dormant l'une tribord l'autre bbord1 des pitons placs en arrire des bossoirs1 passent dans la poulie de leur pendeur1 de l dans des poulies aiguilletes sur la serre-gouttire1 et s'amarrent contre le bord4 ,on fixe souvent1 de chaque ct du rocambeau1 un cordage qu'on fait passer dans une cosse aiguillete sur la civadire1 et qui vient se raidir un palan croch en avant du bossoir4 ,ce cordage1 qu'on appelle hauban du rocambeau1 sert principalement appuyer le bout-dehors lorsqu'en rentrant le rocambeau on change le point d'effort de la voile sur le mt4 ,il s'envergue comme le petit foc1 et se serre sur son bout-dehors4 ,faux ,foc4 ,le faux foc est une voile supplmentaire qui se place entre le grand et le petit foc4 ,il est amur sur un rocambeau qui doit tre pass dans le bout-dehors lorsqu'on le gre avant celui du grand foc4 ,ce rocambeau1 comme celui du grand foc1 porte une amure et un hle--bord4 ,il n'a pas de draille2 sa drisse1 simple1 fait dormant au point suprieur1 passe dans une poulie aiguillete au capelage du petit mt de hune1 et descend au pied du mt de misaine4 ,son amure n'est pas fixe comme pour le grand foc1 elle fait dormant au point d'amure1 passe dans un piton adapt au-dessus du rocambeau1 et1 longeant le mt1 s'amarre sur l'avant4 ,les coutes sont simples et disposes comme pour le petit foc4 ,lorsqu'on veut l'appareiller1 on frappe l'amure1 dont les bouts sont sur le gaillard d'avant1 et la drisse qui y est aussi2 on hale sur l'amure jusqu' ce que le point soit rendu au piton du rocambeau1 et on l'amarre1 puis on raidit la drisse4 ,pour le rentrer1 on mollit l'amure en halant sur les coutes4 ,si1 comme le font quelques navires de guerre trangers1 on considre le faux foc comme devant remplacer le grand foc dans les mauvais temps1 lorsqu'on ne peut porter celui-ci qu' mi-bton1 on lui donne une draille qui fait dormant sur son rocambeau1 si celle du grand foc le fait au capelage1 et au capelage si celle du grand foc le fait au rocambeau1 afin qu'elles ne soient pas toutes les deux passes de la mme manire4 ,il porte alors un hle-bas pass comme celui du grand foc1 et les haubans que nous avons placs son rocambeau1 le sont celui du faux foc4 ,lorsqu'on veut le serrer1 on fait descendre son rocambeau toucher le chouc du mt de beaupr4 ,il se serre le long de ce mt4 ,clinfoc4 ,le clinfoc est tabli sur son bout-dehors1 ou sur la flche de celui du grand foc4 ,son amure est fixe sur un rocambeau qu'on passe avant de grer la flche ou le mt4 ,sa draille1 aiguillete par deux branches au capelage du mt de petit perroquet1 passe dans un clan en fer adapt au-dessus du rocambeau1 passe ensuite dans un clan pratiqu l'extrmit du bout-dehors1 et vient se raidir sur l'trave4 ,son rocambeau1 comme celui du grand foc1 a une amure et un hle--bord disposs d'une manire semblable4 ,la drisse frappe au point1 passe dans une poulie aiguillete en dessous du capelage du petit mt de perroquet1 et s'amarre contre le bord ct et en arrire de celle du grand foc4 ,son hle-bas frapp au point de drisse passe dans toutes les bagues1 dans une poulie aiguillete sur le rocambeau1 et s'amarre ct de celui du grand foc4 ,les coutes sont formes par le mme cordage1 fix au point par son milieu1 et dont les branches s'amarrent1 l'une tribord l'autre bbord1 contre le bord4 ,il se serre sur son bout-dehors4 ,les petits navires qui portent le clinfoc volant1 n'ont pas de draille4 ,l'amure est amovible1 passe dans le rouet du rocambeau et vient amarrer ses deux bouts sur le gaillard d'avant4 ,on l'appareille et on le rentre comme nous l'avons dit pour le faux foc volant4 ,il est des navires qui portent encore un et mme deux focs supplmentaires appels foc volant1 foc dragon1 vedette4 ,mais1 comme leur grement ressemble celui du faux foc et que leur position dpend du caprice de celui qui les fait tablir1 nous n'en parlerons pas4 ,trinquette4 ,a la cape1 on remplace quelquefois le petit foc par un foc de moindre dimension1 en forte toile1 dont la draille longe l'tai de misaine4 ,il est appel trinquette ou tourmentin4 ,sa drisse passe dans une poulie aiguillete au capelage du mt de misaine2 le hle-bas et les coutes sont semblables celles du petit foc4 ,la draille doit avoir les bagues ncessaires l'enverguer4 ,mais comme cette voile n'est mise en place que dans des temps forcs1 lorsque le besoin s'en fait sentir1 il est plus expditif de l'enverguer avec une filire4 ,,section ,,ii4 ,,voiles ,d',,tai ,,du ,,grand ,,mat4 ,pouillouse4 ,la pouillouse1 qu'on devrait appeler grande voile d'tai1 n'a pas de draille passe demeure et ne s'tablit que dans les mauvais temps4 ,la draille fait dormant au ton du grand mt1 passe dans une poulie1 ou une moque dont l'estrope embrasse le mt de misaine au-dessus des grands tais1 et vient se raidir et s'amarrer un piton au pied du mt4 ,l'amure infrieure se fixe ce mme piton1 et la suprieure l'amarrage de l'estrope ou de la moque o passe la draille4 ,l'estrope de cette moque1 ou poulie1 porte aussi une poulie qui sert au passage du hle-bas1 aprs qu'il a fait dormant sur le point de drisse et pass dans toutes les bagues2 il s'amarre au pied du mt4 ,la drisse est double1 elle fait dormant au ton du grand mt1 passe dans une poulie fixe au point de drisse1 dans une seconde poulie frappe sur une branche du grand tai1 ou au capelage du mt1 du ct oppos au dormant1 et descend s'amarrer au pied du mt aprs avoir pass dans une poulie de retour4 ,elle n'a pas d'coutes2 on la borde avec un fort palan ou une caliorne de braguet aiguillete au point d'coute1 et dont la poulie infrieure se croche un piton de la serre-gouttire1 en avant des grands haubans4 ,cette voile se serre sur sa draille contre le mt1 ou se relve et se parquette sur le grand tai1 ce qui n'est que momentan1 car on la dvergue aussitt que le mauvais temps est pass4 ,grande ,voile d'tai4 ,le faux tai du grand mt de hune sert de draille la grande voile d'tai4 ,l'amure suprieure embrasse le mt1 ou se fixe l'amarrage de la moque o passe la draille4 ,l'amure infrieure peut aussi embrasser le mt2 mais plus ordinairement elle se forme avec un bout de cordage dont le milieu est sur le point d'amure et qui sert le prsenter au vent1 en s'amarrant au ct du vent du mt de misaine4 ,le hle-bas fait dormant au point de drisse1 passe dans toutes les bagues1 dans une poulie aiguillete l'estrope de la moque de la draille1 et s'amarre au pied du mt4 ,la drisse fait dormant au point1 passe dans un clan d'une joue de vache bride au ton du grand mt de hune tribord1 et descend sur le pont passer dans une des marionnettes du rtelier de manoeuvre1 ou une poulie de retour4 ,si on voulait la passer en double1 il faudrait placer une poulie au point de la voile1 et alors le dormant de la drisse se ferait au capelage du ton du grand mt de hune4 ,les coutes sont pendeurs4 ,les pendeurs sont forms par le mme cordage fix par son milieu au point d'coute2 chacune de ses extrmits estrope une poulie dans laquelle passe l'coute dont le dormant se fait contre le bord en avant des grands haubans1 et dont le courant s'amarre ct4 ,si on veut mettre une cargue1 on en fait le dormant sur la ralingue1 toucher la poulie du hle-bas2 on la passe dans le point d'coute ou dans une cosse place un peu plus haut sur la ralingue1 puis on la fait passer dans une poulie aiguillete l'estrope de la moque de draille1 du bord oppos celle du hle-bas1 et elle s'amarre au pied du mt4 ,si on voulait avoir deux cargues1 de manire en avoir une au vent et une sous le vent1 il faudrait faire les dormans au point et placer alors une poulie sous leur passage1 de chaque ct de la draille1 l'estrope de la moque4 ,cette voile se serre le long du mt sur la ralingue1 ou on la ramasse sur le trelingage4 ,afin de ne pas fatiguer le grand mt de hune1 quelques navires portent leur grande voile d'tai envergue sur une corne qui se hisse le long d'un mtereau ou seneau lev derrire le mt de misaine4 ,cette corne1 est retenue dans l'lvation convenable par une drisse qui fait dormant son extrmit1 passe dans une poulie double aiguillete sur l'arrire du chouc du mt de misaine1 dans une poulie simple aiguillete sur le milieu de la corne1 dans le second rouet de celle du chouc1 et descend au pied du mt4 ,elle est mise en place au moyen de cette drisse et d'un palan frapp aux longis et croch prs de la mchoire4 ,lorsqu'elle est dans une position convenable1 on remplace le palan par une petite suspente4 ,la voile envergue par la ralingue de ttire la corne1 l'est au mt de seneau1 au moyen d'anneaux en bois qui l'entourent4 ,son amure est un cordage en double1 remplac quelquefois par un palan qu'on porte au vent du mt4 ,les coutes sont pendeur comme nous l'avons dit pour la voile draille4 ,elle a deux cargues qui font dormant sur la ralingue1 et passent dans des poulies fixes sous la corne2 et deux cargues-points dont les poulies de retour sont aiguilletes sur la ralingue de chute1 envergue aux anneaux du mt de seneau4 ,elle se serre sur sa corne et son mt de seneau4 ,si on supprime le mt de seneau1 la drisse se remplace par une patte d'oie qui fait dormant l'extrmit et au milieu de la corne1 et qui porte une cosse sur laquelle on pisse un cordage qu'on aiguillette un piton sur la face arrire du chouc du mt de misaine4 ,la ralingue de chute est lace par une filire au mt de misaine4 ,contre-,voile d',etai4 ,la contre-voile d'tai se place au-dessus de la hune de misaine1 et monte le long du mt de hune4 ,la draille doit donc pouvoir monter et descendre le long de ce mt1 pour ne pas gner le mouvement de la vergue de hune4 ,elle s'aiguillette par ses deux branches au ton du grand mt de hune1 vient passer dans une poulie fixe un collier mobile qui embrasse le petit mt de hune1 remonte vers les barres du petit perroquet1 passe dans une poulie qui y est aiguillete1 et redescend dans la hune se crocher un palan qui fait monter la draille4 ,lorsqu'on veut tablir la voile pour faire descendre le collier1 et par consquent la draille et la voile sur le chouc1 on frappe sur le collier un cordage qui fait l'office du hle-bas4 ,cette voile est envergue comme toutes les voiles d'tai1 sur les bagues de la draille4 ,le point d'amure suprieure est fix au collier2 le point d'amure infrieure est mobile et s'amarre sur une cosse au chouc du bas mt1 ou passe dans une cosse frappe sur le premier hauban1 et s'amarre dans la hune4 ,la drisse est simple2 elle se fixe sur le point de drisse1 passe dans un clan de la joue de vache du ton du grand mt de hune1 du bord oppos celui de la drisse de la grande voile d'tai1 et s'amarre au pied du grand mt4 ,le hle-bas est pass comme celui de la grande voile d'tai4 ,les coutes sont formes par le mme cordage1 fix par son milieu au point d'coute1 en envoyant une des branches de chaque bord s'amarrer ct de celle de la grande voile d'tai4 ,elle se serre le long du ton du mt de misaine4 ,quelques navires portent1 au-dessus de la contre-voile d'tai1 une voile appele fausse voile d'tai1 mais absolument inutile1 car elle est masque par la contre-voile d'tai4 ,on la supprime gnralement1 et la voile qui est au-dessus de la contre-voile d'tai est la voile d'tai du grand perroquet4 ,voile d'tai du grand ,perroquet4 ,la draille de cette voile est fixe au capelage du grand mt de perroquet1 passe successivement dans la poulie fixe au collier mobile qui entoure le mt du petit perroquet1 dans une poulie frappe au capelage du mme mt1 et descend dans la hune o on l'amarre4 ,pour ramener sur le chouc du mt de hune ce collier qu'on fait monter en pesant sur la drisse1 on y frappe un hle-bas qui vient aussi s'amarrer dans la hune4 ,l'amure suprieure est fixe au collier de la draille2 l'amure infrieure sur les barres4 ,la drisse1 aprs avoir fait dormant au point1 passe dans une poulie aiguillete au capelage du grand mt de perroquet1 et descend pour s'amarrer au pied du grand mt4 ,le hle-bas se passe comme celui de toutes les voiles d'tai dont nous avons parl4 ,les coutes sont frappes et amarres comme celles de la contre-voile d'tai4 ,elle se serre sur l'arrire du ton du petit mt de perroquet1 et pour cela le collier de la drisse doit reposer sur le chouc du petit mt de hune4 ,si on ne porte pas de fausse voile d'tai1 ce qui arrive le plus souvent1 on peut alors faire servir l'tai du grand mt de perroquet de draille sa voile d'tai4 ,mais il faut alors que la moque de cet tai soit aiguillete sur la face avant du chouc du petit mt de hune1 et non son capelage4 ,dans ce cas l'amure infrieure de la voile est amovible et descend s'amarrer dans la hune du bord du vent4 ,mais ces lgres voiles d'tai rendent en gnral si peu de services1 qu'il vaudrait mieux ne pas en charger le grement et les rendre volantes4 ,on aiguilleterait une cosse au capelage du petit mt de perroquet1 dans laquelle passerait l'amure suprieure dont les deux bouts seraient dans la hune1 on la frapperait son poste ainsi que la drisse1 on la hisserait ainsi au capelage du perroquet2 l'amure amarre1 on tarquerait la drisse qui servirait aussi de draille1 et avec l'amure infrieure amarre dans la hune on la rentrerait lorsqu'on voudrait s'en dbarrasser4 ,voile d',etai de grand ,catacois4 ,si1 au-dessus de la voile d'tai du grand perroquet1 on tablit une autre voile qui prend alors le nom de voile d'tai de catacois1 elle est volante1 comme nous venons de le dire pour celle de perroquet1 avec cette diffrence que son point d'amure suprieure est au capelage de la flche du petit mt de perroquet2 son point d'amure infrieure s'amarre sur les barres1 et sa drisse passe dans une poulie ou une cosse aiguillete au capelage du grand mt de perroquet4 ,,section ,,iii4 ,,voiles ,d',,tai ,,du ,,mat ,d',,artimon4 ,foc d',artimon4 ,la draille du foc d'artimon1 qu'on appelle aussi faux tai du mt d'artimon1 s'aiguillette au capelage de ce mt comme son tai2 elle passe dans une moque dont l'estrope embrasse le grand mt sur lequel elle est aiguillete quelques pieds au-dessus de l'tai1 et se raidit et s'amarre un piton plac sur le pont en arrire du pied du mt4 ,son amure suprieure est aiguillete l'estrope de la moque de draille1 et son amure infrieure aiguillete au mt ou amarre son pied4 ,la drisse double ordinairement fait dormant au capelage du mt d'artimon1 passe dans une poulie fixe au point de la voile1 dans une seconde poulie aiguillete au capelage du mme mt1 et descend le long de son premier hauban pour passer dans une poulie de retour1 sur la serre-gouttire1 et s'amarrer contre le bord4 ,si elle est simple1 le dormant se fait sur le point de drisse4 ,le hle-bas frapp sur le point de drisse1 passe dans toutes les bagues1 dans une poulie aiguillete l'estrope de la moque1 et s'amarre au pied du mt4 ,l'coute est forme par un cordage qui porte une cosse une de ses extrmits4 ,on le passe dans celle du point1 et il forme ainsi deux branches qu'on runit par un amarrage1 toucher le point1 lorsque la cosse de l'coute n'en est plus qu' quelques pouces de distance4 ,pour border1 on passe la longue branche de l'coute dans une poulie du retour fixe sur la serre-gouttire1 on en passe le bout dans la cosse de la petite branche1 et on pse sur le courant pour tendre la ralingue4 ,afin qu'on puisse faire facilement passer cette voile d'un bord l'autre1 au-dessus de l'tai d'artimon1 on frappe son point d'coute deux cargues1 une de chaque bord1 qui passent dans des poulies aiguilletes la moque d'estrope et s'amarrent au pied du mt4 ,on peut aussi ne placer qu'une cargue1 qui passe dans une poulie oppose celle du hle-bas1 puis dans la cosse du point d'coute1 et fait dormant sur la draille au point d'amure4 ,cette voile se serre le long du grand mt sur sa ralingue4 ,si1 au lieu d'tre sur draille1 le foc d'artimon est envergu sur une corne1 son installation est absolument la mme que celle que nous avons donne pour la grande voile d'tai4 ,comme la toile du foc d'artimon n'est pas de force rsister un temps de cape1 les navires sont ordinairement pourvus d'un foc d'artimon dit de cape1 fait en forte toile1 d'une moins grande surface1 ayant peu de chute au mt1 et dont la draille longe presque l'tai d'artimon4 ,cette draille frappe au capelage1 passe peu de distance de l'tai d'artimon dans une poulie dont l'estrope embrasse le grand mt sur lequel elle est aiguillete1 et se raidit sur un piton plac son pied4 ,sa drisse passe comme celle du foc d'artimon2 mais la poulie du capelage et celle de retour sur le pont sont du bord oppos4 ,le hle-bas se passe de la mme manire4 ,les coutes sont simples1 trs-fortes1 et pour les renforcer encore1 on les amarre ordinairement toutes deux du mme bord4 ,diablotin4 ,la draille du diablotin est le faux tai du mt de perroquet de fougue2 elle est donc envergue sur les bagues que porte ce faux tai4 ,son amure suprieure est fixe au collier de la moque2 l'amure infrieure1 amovible1 s'amarre au pied du grand mt du bord du vent4 ,la drisse fait dormant son point1 passe dans une joue de vache fixe tribord au ton du mme mt de perroquet de fougue1 et descend sur le pont le long des haubans1 o on l'amarre4 ,le hle-bas est pass comme pour les autres voiles d'tai4 ,les coutes sont simples1 faites avec le mme cordage1 dont le milieu est au point1 et s'amarrent en avant des haubans du mt d'artimon4 ,on le serre sur le trelingage du grand mt4 ,si le foc d'artimon est corne1 le diablotin devient nul1 puisque la corne monte peu de distance du trelingage4 ,dans ce cas on le supprime4 ,on tablit quelquefois au-dessus de la grande hune une voile d'tai appele fausse voile d'tai du perroquet de fougue4 ,son grement et son installation sont absolument semblables ceux de la contre-voile d'tai2 nous n'en parlerons donc pas4 ,du reste1 elle est juge si peu utile que peu ou point de navires ne la portent4 ,voile d'tai de ,perruche4 ,la voile d'tai de perruche1 si on l'tablit1 doit tre volante comme celle du grand catacois1 et on l'installe de la mme manire4 ,brigantine4 ,la brigantine s'tablit sur les vergues de gui et de corne1 que nous avons places sur l'arrire du mt d'artimon2 elle peut donc tre considre comme faisant partie des voiles auriques de ce mt4 ,elle est envergue sur la corne1 o elle se dploie sur une draille capele au capelage de la vergue1 qui vient ensuite passer dans une poulie aiguillete sous la mchoire1 et descend sur le pont s'amarrer et se raidir un piton sur l'arrire du mt d'artimon4 ,elle se hisse le long de cette draille au moyen d'une drisse frappe sur son point1 qui passe dans une poulie place au bout de la vergue1 dans une seconde fixe au ton du mt d'artimon1 et qui descend s'amarrer au pied de ce mt4 ,elle porte alors un hle-bas1 dont le dormant est au point de drisse1 qui passe dans toutes les bagues1 dans une poulie aiguillete sous la mchoire1 et s'amarre ct de la draille4 ,elle a deux cargues1 une de chaque ct1 faisant dormant au point d'coute1 passant dans des poulies sous la mchoire et s'amarrant au pied du mt4 ,lorsqu'on veut s'en dbarrasser1 on la hle-bas1 on met les cargues-points joindre1 et on la serre sur sa ralingue contre le mt auquel elle est lace par une filire1 qui1 passant dans tous les oeillets1 embrasse le mt dans chacun de ses tours4 ,l'coute fait dormant au bout du gui1 passe dans une poulie au point de la voile1 dans un clan pratiqu dans le gui en avant du dormant1 et s'amarre un taquet fix sur le gui lui-mme4 ,l'amure suprieure est aiguillete sous la mchoire2 l'amure infrieure est forme par un palan dont la poulie simple se croche sur le pont au vent du mt4 ,si la brigantine est envergue1 ce qui arrive le plus ordinairement1 la drisse1 la draille et le hle-bas sont supprims2 mais on augmente le nombre des cargues1 afin de pouvoir la serrer sur la corne et sur le mt4 ,on place quatre cargues de chaque ct2 elles sont formes de deux en deux par le mme cordage qui fait dormant par son milieu sur la ralingue de chute1 et passe ses branches1 l'une tribord et l'autre bbord1 dans les deux premires joues de vache places sur la corne1 dans les clans intrieurs des deux poulies triples aiguilletes sous la mchoire1 et s'amarrent au pied du mt2 les deux secondes cargues passent de la mme manire4 ,les deux troisimes1 appeles vulgairement trangloirs1 se manoeuvrent au pied du grand mt4 ,le cordage qui les forme passe dans le clan arrire d'une poulie dont la caisse porte deux rouets bout bout4 ,les deux branches de ce cordage1 venant de l'avant1 passent1 l'une tribord l'autre bbord1 dans les clans extrieurs des poulies triples fixes sous la mchoire1 et vont faire dormant sur la ralingue de chute un peu au-dessus des points d'coute4 ,dans le clan de l'avant de la poulie deux rouets1 on passe un cordage qui fait dormant par un de ses bouts au pied du grand mt1 et dont l'autre bout1 passant dans une marionnette de son rtelier de manoeuvre1 sert carguer les deux fourches de l'trangloir4 ,enfin1 les deux quatrimes font dormant au point d'coute1 et passent1 pour venir s'amarrer au pied du mt d'artimon1 dans des poulies aiguilletes sur la ralingue de chute mi-distance des points d'amure4 ,les btimens qui portent leur brigantine envergue1 y prennent quelquefois des ris4 ,pour faciliter le mouvement de la corne1 qu'on est oblig d'amener1 on place un mt de seneau de l'arrire du mt d'artimon1 ou plus gnralement une jumelle sur laquelle la mchoire monte et descend avec facilit4 ,les bricks portant toujours leur brigantine envergue1 on a souvent besoin de l'amener1 soit pour prendre des ris1 soit pour s'en dbarrasser4 ,s'ils ne portent pas un mt de seneau1 leur grand mt doit tre suiv afin que les cercles qui remplacent la filire pour lacer la brigantine au mt1 puissent courir avec facilit4 ,les ris se prennent sur le gui1 c'est--dire qu'aprs avoir amen la corne1 on roule la toile dans la partie infrieure1 et qu'on la retient ainsi roule en amarrant les garcettes ou hanets qui traversent les oeillets de ris4 ,l'empointure se bride sur son taquet correspondant1 par un raban qui passe dans la cosse de la ralingue et embrasse la fois la voile et la vergue4 ,la brigantine ne peut plus alors se carguer1 et on l'amne pour s'en dbarrasser4 ,pour le faire avec plus de facilit1 on a soin de frapper sous la mchoire de la corne une poulie dans laquelle passe un cordage qui fait dormant sur le gui1 ou le pont1 et qui fait l'office du hle-bas4 ,l'amure infrieure a aussi une cargue qui passe dans une poulie sous la mchoire et s'amarre au pied du mt4 ,artimon4 ,l'artimon est une brigantine de moindre dimension1 confectionne avec une toile plus forte4 ,les navires qui ont leur brigantine sur draille1 enverguent l'artimon1 qui est alors gr comme la brigantine envergue2 avec cette seule diffrence1 qu'ayant moins de surface1 son coute1 au lieu d'tre sur le bout du gui1 est un palan qu'on croche sur le couronnement4 ,si la brigantine est envergue1 l'artimon est sur draille1 et son grement est semblablement plac et semblable celui de la brigantine sur draille2 mais on ne le met en place que lorsque dans un mauvais temps on croit avoir besoin de remplacer la brigantine4 ,dans les temps forcs1 l'artimon lui-mme est quelquefois remplac par un artimon de moindre surface1 confectionn avec de la toile plus forte4 ,cet artimon1 qu'on appelle artimon de cape1 est envergu sur une corne de trois quatre pieds de long1 qui se hisse sur le mt d'artimon par une drisse volante4 ,l'amure et l'coute sont fermes par des palans4 ,on lui donne aussi la forme d'un foc pour supprimer la corne4 ,lorsqu'on tablit cette voile de cape1 la corne de la brigantine est ordinairement amarre et saisie4 ,flche-en-cul4 ,la flche-en-cul est une voile triangulaire qui s'tablit sur la corne1 l'extrmit de laquelle elle se borde1 et dont la ralingue de chute se hisse le long du mt de perroquet de fougue1 soit sur une draille1 soit plus gnralement par une simple drisse qui passe dans une poulie aiguillete au capelage du mt de perroquet de fougue1 et vient s'amarrer au pied du mt d'artimon4 ,si on l'envergue sur une draille1 cette draille fait dormant au capelage du mt d'artimon1 passe dans une poulie sous les barres de perruche1 et vient se raidir dans la hune par un petit palan4 ,on frappe au point de drisse un hle-bas qui s'amarre dans la hune4 ,l'coute fait dormant au point d'coute1 passe dans une poulie aiguillete au bout de la corne et s'amarre dans la hune4 ,l'amure est forme par un cordage qu'on place du ct du vent1 au pied du mt d'artimon4 ,on le serre sur l'arrire du ton de ce mt1 ou bien il est volant1 et se met en soute lorsqu'on s'en est servi4 ,cette voile1 d'une bien faible utilit pour les trois mts1 est d'un usage journalier pour les bricks1 et surtout pour les golettes o souvent elle remplace le grand hunier4 ,ces navires1 pour lui donner plus de surface1 font passer la drisse non pas dans une poulie1 ou un clan au capelage du grand mt de hune1 mais dans un clan pratiqu au capelage de la flche2 ou encore la flche-en-cul est quadrangulaire1 et sa ralingue de ttire est envergue sur une petite corne qu'une drisse patte d'oie1 passe dans le clan du mt de hune1 tient dans une position parallle celle de la grande voile#d4 ,au-dessus de la corne du flche-en-cul1 ils placent une voile triangulaire qui y est fixe par ses deux amures1 et dont la drisse passe dans le clan de l'extrmit de la flche du mt4 #d ,a bord des golettes1 la brigantine prend le nom de grande voile1 ces btimens n'en ayant pas de carres4 ,bonnette de la ,brigantine1 ,bonnette de ,sous-,gui4 ,lorsque courant largue1 on porte la brigantine1 dont le gui est alors pouss sous le vent1 on tablit quelquefois cette voile une bonnette1 dont la vergue se hisse au bout du pic par une drisse qui passe dans une poulie aiguillete au mme piton que celle des drisses du pavillon4 ,l'amure passe dans le clan du bout-dehors adapt sur le gui1 et s'amarre sur le couronnement2 l'coute s'y amarre aussi4 ,en dessous de la partie extrieure du gui1 on suspend une voile appele bonnette de sous-gui1 par une drisse qui passe dans une cosse frappe l'extrmit du gui ou de son bout-dehors1 et une seconde drisse passe dans une cosse fixe sur le gui1 prs du couronnement o elle s'amarre4 ,la partie infrieure de la voile est sur une vergue retenue par une patte d'oie amarre sur le bossoir du vent4 ,il est inutile de faire remarquer le peu d'utilit de ces deux voiles4 ,,chapitre ,v 7bis74 ,,section ,,premi,,re4 ,,des ,,manoeuvres ,,qui ,n',,appartiennent ,,pas ,,au ,,gr,,ement4 ,,manoeuvres ,,du ,,gouvernail4 ,drosse4 ,on appelle drosse le cordage qui sert manoeuvrer la barre du gouvernail4 ,a bord des petits btimens qui manoeuvrent la barre la main1 ce qu'on appelle gouverner barre franche1 la drosse n'est qu'un garant passant dans deux poulies simples aiguilletes en bord1 et dans deux clans pratiqus l'extrmit de la barre4 ,mais dans les navires d'une plus grande dimension1 la barre est mise en mouvement par le moyen d'un cylindre plac horizontalement sur deux montans en avant du mt d'artimon4 ,aux extrmits du cylindre1 mais en dedans des montans1 on adapte deux roues dont les rayons dpassent d'une quantit ncessaire pour tre saisis la main lorsqu'on veut faire tourner le cylindre4 ,la drosse se cloue sur son milieu1 l'enveloppe par trois ou quatre tours4 ,si la barre est sous le pont suprieur1 les deux branches de la drosse le traversent perpendiculairement1 passent l'une tribord1 l'autre bbord1 dans des galoches fixes aux murailles1 de l dans des mortaises pratiques aux deux cts de la barre1 prs de son extrmit1 et sont raidies par des palans dont les poulies simples sont croches des pitons sur les barres1 et qui leur servent ainsi de dormant1 lorsque leurs garans sont amarrs et genops4 ,l'extrmit de la barre se repose et court sur une pice de bois circulaire garnie de rouleaux1 appele tamisaille1 et cloue aux baux suprieurs4 ,si la barre est sur le pont suprieur1 les deux branches de la drosse passent dans des poulies de retour fixes sur le pont leur aplomb1 passent dans des galoches contre le bord1 pour de l venir s'amarrer sur les pitons de l'extrmit de la barre1 ou passer dans des poulies aiguilletes sur ces pitons1 et venir faire dormant contre le bord ct des galoches4 ,les drosses sont en filin de premier brin non goudronn1 ou plus gnralement en cuir4 ,sauve-,gardes4 ,les sauve-gardes du gouvernail font dormant1 l'une tribord1 la seconde bbord1 sur de forts pitons chevills sur membre1 de l'avant des bouteilles2 elles descendent ensuite le long de la vote o on les assujettit par des crampes1 et se marient ensuite deux bouts de chane en cuivre1 fixs de chaque ct de la face du gouvernail1 au-dessus de la partie submerge4 ,elles servent tenir le gouvernail le long du bord1 lorsqu'il est enlev de ses ferrures par un chouage ou tout autre accident4 ,bragues4 ,la brague n'est qu'un bout de cordage qu'on passe successivement dans deux boucles1 l'une cheville l'tambord1 et l'autre du mme ct sur la mche du gouvernail2 on ne laisse que le mou ncessaire son jeu et on pisse les bouts4 ,on en place une de chaque ct4 ,leur but est d'empcher le gouvernail de s'lever au-dessus de ses ferrures1 et par consquent de se dmonter par le choc qu'il prouve dans un chouage1 lorsque le navire talonne2 mais comme elles sont rompues dans ce cas1 et que1 si elles rsistent trop1 elles peuvent concourir faire casser les aiguillettes dans leur femelots1 on les supprime souvent4 ,,section ,,ii4 ,grement des ,bossoirs des ,canots4 ,les petites embarcations sont hisses extrieurement sur des bossoirs placs l'arrire du btiment1 et sur les cts1 par le travers du mt d'artimon4 ,ceux de l'arrire1 n'tant que de fortes pices de bois en saillie1 chevilles sur le plat bord1 n'ont besoin d'aucun secours pour porter le canot4 ,on les hisse au moyen de garans appels garans de porte-manteaux1 qui1 par un cul-de-porc ou un amarrage1 font dormant sur le bossoir1 et passent successivement dans des poulies doubles mrillon1 et dans les clans pratiqus la tte de chaque bossoir#e4 #e ,les poulies mrillon se crochent la cosse des pattes du canot4 ,ces pattes se forment en fixant par un amarrage une cosse dans le pli d'un cordage4 ,les deux branches portent chacune un croc qui se fixe1 pour la patte de l'avant1 sur un piton l'trave1 et un second sur la carlingue2 pour la patte arrire1 un piton sur l'tambot1 et un second sur la carlingue4 ,ceux placs par le travers du mt d'artimon1 sont forms avec des pices de bois courbes1 ou des montans en fer coud4 ,la partie suprieure est garnie de deux rouets2 la partie infrieure est fixe au bord par des pitons chevills4 ,ils sont tenus dans une position convenable par une balancine qui embrasse par son milieu le mt d'artimon1 dont les deux branches1 aprs avoir fait un demi-tour sur le mt1 sont brides par un amarrage1 et vont faire dormant sur la tte des bossoirs4 ,mais comme cette installation oblige1 la mer1 lorsque dans le mauvais temps on veut soulager les canots1 de frapper des palans sur les deux branches de la balancine1 et de les y laisser1 puisqu'alors le point d'appui de la balancine au mt devrait tre refait1 on prfre en gnral tablir la balancine patte d'oie4 ,pour cela on runit les deux bossoirs par un cordage plus long que leur distance respective1 et qui porte son milieu une cosse qu'on empche de courir par deux pommes qu'on fait l'une de l'avant1 l'autre de l'arrire4 ,sur la cosse on pisse la balancine qui passe dans une poulie aiguillete au capelage du mt d'artimon4 ,on la genope dans la hune lorsque les bossoirs sont hauteur convenable2 mais lorsqu' la mer on veut les soulager1 on l'envoie sur le pont1 o on la pse de manire placer les canots dans les haubans pour les soustraire1 autant que possible1 la violence des coups de mer4 ,un cordage appel hauban1 aiguillet sur des pitons placs sur la face intrieure de chaque bossoir1 leur extrmit1 les runit1 et se raidit au moyen d'un bras capel et amarr1 pour le bossoir de l'arrire1 un piton plac sur le jardin de la bouteille1 et pour celui de l'avant1 un piton plac contre le bord en arrire des grands haubans4 ,les garans se passent comme aux bossoirs de l'arrire4 ,les canots devant toujours tre disposs pour tre mis l'eau le plus promptement possible1 et cette opration offrant de grandes difficults pour peu que la mer soit grosse1 car alors il est presque impossible que le canot ne remplisse pas1 lorsqu'on dcroche ses palans1 on les tablit sur des bosses aussitt qu'on prend la mer4 ,on confectionne des pattes o la cosse est remplace par une moque1 et on les met en place4 ,a l'extrmit de chaque bossoir1 on capelle un fort cordage dont la longueur doit tre plus de deux fois la distance du bossoir la mer4 ,on les passe chacun d'eux dans la moque de la patte qui correspond son bossoir1 on les fait passer ensuite dans un rouet gueule1 clou sur la face intrieure du bossoir1 et de l ils entrent bord en passant dans des trous pratiqus la muraille o on les amarre sur des taquets4 ,lorsqu'ils sont bien raidis1 on dcroche les palans1 et le canot est suspendu sur ces deux cordages ou bosses4 ,si on veut le mettre la mer1 on fait embarquer les hommes qui en forment l'quipage1 et on file retour les bosses sur les taquets2 lorsque le canot est sur le point de toucher l'eau1 on largue les bosses en bande qui se dpassent aussitt sans arrter le canot4 ,,section ,,iii4 ,grement des ,tangons4 ,en rade1 les canots s'amarrent sur des tangons placs dans les porte-haubans de misaine sur l'avant2 on les fixe par un croc goupille1 ou une double charnire4 ,une balancine1 capele au quart de sa longueur1 passe dans une poulie aiguillete au capelage du mt de misaine1 et qui vient s'amarrer son pied1 sert les tenir horizontalement1 et les apiquer si c'est ncessaire4 ,ils ont deux bras capels1 et passant1 celui sur l'avant dans une poulie sur le mt de beaupr2 celui de l'arrire dans un piton sous les passe-avans1 on l'amarre ensuite dans les grands porte-haubans4 ,on aiguillette1 sur chacun d'eux1 un ou deux pendeurs cosses1 selon la force du navire4 ,c'est sur ces pendeurs que s'amarrent les canots1 en passant leur bosse ou amarre dans la cosse et l'amarrant sur la boucle du canot4 ,a ct de chaque pendeur est fixe une chelle pour faciliter aux matelots de descendre dans les canots2 et sur la balancine on frappe1 hauteur d'appui1 un garde-corps qui s'amarre contre le bord4 ,lorsqu'on doit prendre la mer1 on les dgre et on les rentre2 mais bord des grands navires1 on se contente de les longer le long du bord4 ,quelques navires les emploient pour tablir leurs bonnettes basses1 ils leur servent ainsi d'arcs-boutans4 ,nous en avons parl en traitant de ces voiles4 ,,chapitre ,,vi4 ,,amarres1 ,,cordages ,,des ,,ancres4 ,amarres4 ,on dsigne sous le nom gnral d'amarres1 ce qui sert amarrer un navire dans toutes les circonstances1 soit par le moyen des ancres1 soit sur les boucles des quais4 ,ce sont les cbles1 grelins et aussires4 ,les cbles ont cent vingt brasses de long1 leur circonfrence six lignes par pied de bau2 l'ancre laquelle ils sont talingus a pour poids la moiti du leur2 mais on augmente quelquefois cette proportion bord des grands navires1 et on la porte aux deux tiers4 ,l'talingure se fait en passant le cble dans l'arganeau de l'ancre1 et le tournant deux fois sur lui-mme1 o on le retient par trois amarrages plats4 ,deux cbles pisss bout bout portent le nom de grande toue4 ,chaque navire a au moins une grande toue talingue la plus forte ancre du bossoir2 la moins forte1 appele ancre d'affourche1 ne porte qu'un cble1 afin que lorsqu'on est affourch on puisse dpasser les tours des cbles plus facilement4 ,la seconde grande toue1 si le navire en a une1 est talingue une des ancres de veille des porte-haubans de misaine4 ,la seconde n'est talingue que dans les circonstances extraordinaires4 ,le nombre des cbles est suprieur d'un celui des ancres2 mais l'adoption des chanes a totalement chang les anciennes dispositions1 sans cependant en tablir encore de bien fixes4 ,les btimens de guerre1 tels que vaisseaux et frgates1 avaient cinq ancres et six cbles4 ,deux ancres aux bossoirs1 deux ancres de veille dans les porte-haubans de misaine1 et une cinquime le long de la grande pontille de la cale2 deux grandes toues et deux cbles d'affourche4 ,ces quantits se rduisaient1 pour les plus faibles navires1 trois ancres et quatre cbles4 ,les btimens du commerce dpassaient rarement ce nombre1 et ce n'tait que dans des campagnes qui pouvaient tre d'une longue dure4 ,maintenant tous les btimens de guerre1 sans exception1 ont deux chanes de cent quatre-vingts brasses1 formes de dix bouts de dix-huit brasses1 runis par des manilles boulons4 ,pour les vaisseaux et frgates1 on donne deux cbles pour les ancres de veille1 et on leur talingue trente-six brasses de chane qui s'pissent avec le cble4 ,les btimens d'un rang infrieur n'ont qu'un cble4 ,ceux du commerce ont ordinairement une chane de cent quatre-vingts brasses1 une seconde de quatre-vingt-dix brasses4 ,quel que soit le nombre de chanes qu'on ait bord1 il faut toujours tre muni d'un cble pour les longer en cas d'chouage2 car les chanes sont bien difficiles1 pour ne pas dire impossibles1 longer4 ,ces chanes prennent le nom de cbles-chanes4 ,on leur donne pour grosseur une demi-ligne de diamtre par pied de bau1 ou une ligne par pouce de la circonfrence du cble4 ,les cbles1 en rentrant par les cubiers1 se tournent sur des montans en bois#f appuys sur la carlingue1 longent le pont1 passent sur des rouleaux placs aux angles avant du grand panneau1 et descendent dans la cale o ils sont lovs grands plis1 tribord et bbord de l'archipompe4 ,leur extrmit infrieure est talingue au grand mt4 #f ,on les appelle bittes4 ,les bittes et leurs coussins sont garnis de manchons en fer pour y tourner les cbles-chanes qui se rendent dans leurs puits au pied du grand mt1 et passent dans des coutillons garnis en fer1 pratiqus au-dessus4 ,leur extrmit infrieure est boulonne sur une boucle cheville sur la carlingue1 ou embrassant la grande pontille4 ,les cubiers sont garnis d'un manchon en fer1 et portent extrieurement un rouleau du mme mtal4 ,on les arrte en les bridant en dessous de leurs coutillons par un croc en fer1 appel cou de cigogne1 chevill sous le pont suprieur1 et mis en mouvement par un petit palan dont la poulie double se croche l'oeillet du croc1 et la poulie simple un piton plac sous un bau en avant4 ,on place aussi1 soit l'cubier1 soit en arrire des bittes1 une espce d'tau appel slopper1 dans lequel le cble-chane est pass et brid4 ,les cbles sont garnis l'cubier de paillets1 pour les prserver du frottement2 on les garnit aussi au portage des sous-barbes4 ,ils sont arrts en arrire des bittes par de fortes bosses pisses ou croches des boucles sur le pont4 ,lorsqu'on prend la mer pour de longues traverses1 les cbles et les cbles-chanes sont dtalingus et mis dans la cale4 ,mais les cbles ne doivent y tre mis que bien secs4 ,il faut mme avoir le soin1 pendant la traverse1 de les monter sur le pont pour les faire arer4 ,les grelins ne sont que des cbles d'une moindre dimension1 puisqu'ils sont commis de la mme manire4 ,le plus fort grelin a pour circonfrence la moiti de celle du cble4 ,les autres ont un pouce ou deux de moins4 ,cependant les navires ont souvent deux grelins de la mme force4 ,leur nombre est de quatre pour les grands navires1 de trois pour ceux du rang infrieur1 et enfin de deux4 ,les grelins s'talinguent sur des ancres jet1 soit pour affourcher les navires sur des rades o le vent rgnant est toujours de la mme partie1 et o on n'a besoin que d'empcher le btiment de courir sur son ancre dans les calmes ou les folles brises2 soit pour le touer1 c'est--dire le faire changer de position pour une cause quelconque4 ,le plus fort grelin est maintenant remplac1 sur beaucoup de navires1 par un grelin-chane de quatre-vingt-dix brasses4 ,les aussires sont commises en franc filin1 c'est--dire trois ou quatre torons3 leur grosseur est ordinairement celle des grands haubans4 ,chaque navire en a trois2 ceux d'un rang infrieur deux4 ,elles servent touer par des calmes ou des faibles brises4 ,les grelins et aussires se lovent dans la cale1 entre le grand panneau et celui de l'avant4 ,ils doivent toujours tre dgags et disposs de manire pouvoir tre envoys en mme temps1 un par chaque panneau4 ,les btimens ont trois ou deux ancres jet1 suivant leur rang4 ,elles se placent ordinairement dans les grands porte-haubans4 ,,cordage ,,des ,,ancres4 ,capon4 ,pour saisir l'ancre rendue prs de l'cubier par son cble ou sa chane1 on se sert d'un appareil compos d'une poulie double ou triple1 estrope en fer1 et portant un croc qui doit embrasser l'arganeau de l'ancre runie aux clans pratiqus dans le bossoir par un garant appel garant de capon4 ,ce garant fait dormant sur le bossoir1 et aprs avoir pass successivement dans les rouets de la poulie et ceux du bossoir1 vient passer dans une poulie de retour qui permet de l'longer de l'avant l'arrire4 ,sur le haut du croc de la poulie du capon1 est frapp un filin appel aiguillette du capon1 et qui sert au matelot qui doit la crocher pour la manier4 ,lorsque l'ancre est poste1 le garant est dpass4 ,bosse-,debout4 ,lorsque l'ancre est suspendue au bossoir par le capon1 on se sert pour l'y maintenir d'une bosse-debout1 cordage de la grosseur des bas haubans1 qui traverse un trou pratiqu dans le bossoir1 o il est arrt par son extrmit termine en cul-de-porc4 ,on passe la bosse-debout dans l'arganeau de l'ancre de dedans ou dehors1 on la fait ensuite reposer sur la mortaise pratique l'extrmit du bossoir1 et aprs l'avoir fortement raidie1 on l'amarre sur un patin1 un taquet1 ou une main de fer1 plac dans la direction du bossoir4 ,traversires4 ,l'ancre suspendue au bossoir par sa bosse-debout1 il faut la ramener le long du bord1 en sorte que ses pattes y soient appliques verticalement4 ,cette opration1 qu'on appelle traverser l'ancre1 se fait au moyen de traversires frappes sur l'ancre et de la caliorne de misaine1 ou de cette caliorne portant un pendeur croc1 ou enfin d'un arc-boutant4 ,les traversires sont formes par un cordage pli en double1 dont les bouts sont runis par une pissure et dans les plis duquel est fixe une cosse destine recevoir le croc de la caliorne4 ,chaque traversire est passe sur un des bras de l'ancre1 y est retenue par un amarrage2 un second amarrage1 fait au milieu1 empche les branches de s'carter4 ,elles sont longes contre la verge1 et aiguilletes sur des cosses places sur le milieu du jas4 ,c'est en crochant la caliorne de misaine la cosse de la traversire1 qu'on rapproche du bord et qu'on y applique les pattes de l'ancre4 ,on remplace les traversires par un long pendeur large croc1 avec lequel on saisit la patte4 ,ce pendeur est manoeuvr1 comme la traversire1 par la caliorne de misaine qui se croche la cosse de la partie suprieure4 ,on se sert aussi d'un arc-boutant1 ou bossoir mobile1 qu'on ne met en place qu'au moment de s'en servir4 ,une caliorne de misaine lui sert de balancine1 et deux palans1 l'un sur l'avant1 l'autre sur l'arrire1 lui servent de bras4 ,on aiguillette la tte une caliorne dont le croc se fixe sur l'oreille de l'ancre4 ,la caliorne1 ainsi dtache du bord1 pare le bossoir qui la supporte1 lve avec facilit l'ancre le long du bord1 et rend beaucoup plus prompte cette opration qui est longue et difficile pour les grands navires1 surtout lorsque l'ancre qu'on traverse est celle du vent1 et que la position du btiment exige qu'on fasse de la voile4 ,serre-,bosse4 ,les pattes de l'ancre tant ramenes contre le bord par la traversire1 ou la caliorne1 on les maintient dans cette position en capelant une tte d'allonge du gaillard1 en dessus des pattes de l'ancre1 un cordage appel serre-bosse1 de la grosseur de la bosse-debout1 qu'on passe sous les bras et la verge et qu'on amarre sur la tte d'allonge4 ,on dcroche la caliorne1 et l'ancre se trouve suspendue sur la bosse-debout1 puisque le capon a t dcroch et par la serre-bosse4 ,pour la mouiller on file en douceur la serre-bosse1 et on la dpasse2 l'ancre vient alors prendre une position verticale sur son bossoir2 c'est ce qu'on appelle faire peneau4 ,il ne reste plus pour la mouiller que de larguer la bosse-debout4 ,mouilleur4 ,lorsque la bosse-debout et la serre-bosse sont en chanes1 on se sert1 pour mouiller l'ancre1 d'un mcanisme en fer appel mouilleur1 qui vite l'opration du peneau1 et donne1 par consquent1 les moyens de mouiller avec plus de clrit4 ,le mouilleur est une barre de fer rond fixe sur le bord1 ou contre le bord1 entre le bossoir et le point o reposent les pattes de l'ancre par deux pitons o tournent ses extrmits4 ,il porte son milieu un petit levier1 dont le bout est oeillet et un peu en dedans des pitons sur lesquels il tourne1 deux montans en fer de quelques pouces1 mais placs angle droit avec le levier4 ,si ce dernier est plac horizontalement et aiguillet pour tre retenu dans cette position1 les montans seront verticalement placs4 ,si la bosse-debout en chane est passe dans l'arganeau de l'ancre raidie1 et qu'un de ses chanons se fixe sur le montant de l'avant du mouilleur2 que la serre-bosse passe sur la vergue fixe aussi un de ses chanons sur le montant arrire1 l'ancre se trouvera ainsi suspendue4 ,mais si on coupe l'aiguillette du levier1 le poids de l'ancre le fera cabaner2 les montans alors devenant horizontaux1 les chanons se dcapelleront et l'ancre tombera4 ,cette installation est gnralement adopte2 quelques navires l'ont mme applique aux ancres de veille4 ,tournevire4 ,les cbles ne pouvant1 cause de leur grosseur1 tre garnis au cabestan lorsqu'il faut lever l'ancre1 on se sert pour cela d'un cordage appel tournevire1 dont la grosseur est moiti de celle du cble4 ,avant de se servir de la tournevire1 on pratique dans toute sa longueur1 cinq ou six pieds l'un de l'autre1 des bourrelets ou pommes qui se font avec deux bouts de menus cordages demi-uss1 que l'on passe travers1 perpendiculairement l'un l'autre1 dans la tournevire1 et que l'on entrelace plusieurs fois autour du cordage1 en faisant un cul-de-porc double4 ,on fait un oeillet chaque extrmit1 et on pisse sur l'un d'eux une bonne aiguillette4 ,on garnit la tournevire au cabestan1 ses deux branches se dirigent de l'avant en embrassant les bittes1 et se runissent au moyen d'un aiguilletage qui rapproche les deux oeillets1 et qu'on appelle mariage de la tournevire4 ,pour faire rentrer le cble en virant sur la tournevire ainsi garnie au cabestan1 on frappe par son milieu sur la tournevire1 de l'avant de chaque pomme1 et dans la longueur de l'cubier au grand panneau1 une longue garcette1 dont les branches entourent le cble1 passent par dessous1 embrassent le cble et la tournevire1 et sont tordues ensemble au-dessus pour les brider fortement4 ,les branches des garcettes ainsi tordues1 sont tenues la main par des matelots qui suivent leur mouvement vers le cabestan1 et les larguent au fur et mesure qu'ils s'en approchent4 ,la tournevire se frappe de la mme manire sur les cbles-chanes4 ,on se sert1 depuis peu de temps1 de cabestans dont la cloche porte un cercle en fer dans lequel on peut engrener les maillons du cble-chane4 ,alors on vire sur le cble-chane lui-mme1 et la tournevire est supprime4 ,pour ne pas tre oblig de garnir la chane au cabestan1 on a imagin une tournevire en chane qui y est constamment engrene1 et qu'on marie ensuite avec le cble-chane au moyen des garcettes4 ,orins et ,boues4 ,pour marquer la position des ancres1 quand elles sont mouilles1 on frappe au diamant un cordage appel orin1 commis en grelin1 d'une grosseur gale la moiti de celle du cble1 et qui porte son extrmit un corps flottant appel boue4 ,les boues ont la forme de deux cnes runis par leur base4 ,on les fait en lige1 en douvelle1 ou en tle4 ,elles doivent avoir non-seulement la force de soutenir le poids de l'orin1 mais encore de rsister au courant qui tend le faire plonger4 ,elles sont garnies de deux estropes deux branches1 dont les plis suprieurs contiennent une cosse arrte par un amarrage1 et dont les branches1 espaces galement1 sont1 leur extrmit1 termines en oeillets traverss par un cordage qui embrasse le grand cercle de la boue et s'pisse sur lui-mme4 ,c'est la cosse de la partie infrieure qu'est aiguillet l'orin4 ,mais comme le mouvement que le courant communique la boue peut facilement rompre un des tours de l'aiguilletage1 et par consquent dtacher la boue1 il vaut mieux amarrer l'orin lui-mme sur la cosse4 ,les boues des ancres de bossoirs sont1 dans les porte-haubans de misaine1 suspendues par une petite aiguillette de la cosse suprieure1 au bas hauban de l'avant4 ,quand on mouille1 on ne largue la boue que lorsqu'on s'aperoit que l'orin commence raidir2 autrement il pourrait s'engager sous les pattes de l'ancre et la faire couler4 ,lorsque l'orin est beaucoup plus long que le fond pas lequel on va mouiller1 on le glne1 non au-dessus de la boue comme on le fait quelquefois1 ce qui peut le faire couler1 mais sur le diamant de l'ancre4 ,l'orin servant lever l'ancre1 lorsqu'on fait cette opration avec la chaloupe1 doit tre visit avec soin et toujours en tat de la supporter2 malgr cela1 il n'est pas prudent de lever une ancre par son orin1 sans avoir pralablement coul un maillon4 ,cette prcaution est inutile pour les ancres jet dont les orins sont proportionnellement plus forts et en meilleur tat1 n'tant le plus souvent mouills qu'accidentellement4 ,,chapitre ,,vii4 ,des diverses sortes de ,gremens4 ,nous avons parl de tout ce qui entre dans le grement d'un btiment trois mts de la plus grande dimension1 et nous croyons inutile de passer en revue les divers gremens que les localits ou les besoins ont fait adopter4 ,quelque diffrence qu'il y ait entre leurs formes et leurs dispositions1 il faut toujours empcher les mts de rompre et manoeuvrer les vergues et les voiles4 ,lorsqu'on connatra le grement d'un trois mts1 on sera trs-capable de grer tout autre navire1 les diffrentes installations qui seront ncessaires se prsenteront bien vite l'imagination par la simple analogie4 ,nous nous contenterons donc de donner un lger aperu du grement des navires les plus gnralement employs4 ,on peut1 sans grande erreur1 classer les navires en ,trois mts2 ,deux mts 7bricks et golettes72 ,un mt 7sloop74 ,le grement des deux mts1 bricks1 ne diffre en rien de celui des trois mts4 ,seulement les bras des vergues du grand mt sont passes sur l'avant2 la brigantine devient une voile plus importante4 ,les deux mts1 golettes1 offrent de grands changemens en mture1 voilure et grement4 ,le grand mt qui n'est ordinairement que les cinq huitimes de la longueur du navire1 est pour les golettes de la mme longueur et quelquefois plus considrable4 ,le mt de misaine participe la mme augmentation1 mais le mt de beaupr augment en diamtre ne l'est pas en longueur4 ,les mts de hune sont dans les proportions des trois mts4 ,la golette n'a pas de hune1 mais de simples barres4 ,les mts de hune sont flches4 ,les seules vergues pour voiles carres sont3 une vergue de misaine1 une vergue de petit hunier1 une vergue de petit perroquet4 ,le grand mt ne porte donc pas de voiles carres2 sa voilure se compose d'une voile tablie1 peu de chose prs1 comme la brigantine des bricks1 et qui prend le nom de grande voile1 et d'une flche-en-cul4 ,le mt de misaine n'a pas de misaine carre1 c'est une voile tablie sur corne comme la grande voile d'tai des trois mts qui le remplace et prend le nom de misaine4 ,le petit mt de hune et sa flche portent une voile de petit hunier et une de petit perroquet4 ,les focs1 au nombre de trois1 sont3 le petit foc1 amur sur l'trave1 le grand foc1 amur sur l'extrmit du mt de beaupr1 et le clinfoc sur le bout-dehors4 ,cette voilure n'offrant pas une assez grande surface sur le grand largue1 et surtout sur le vent arrire1 puisque dans cette dernire allure les basses voiles ne peuvent s'tablir1 on y supple par une voile appele fortune1 qu'on hisse sur cartahus la vergue de misaine4 ,elle n'a pour grement que ses cartahus et des coutes qui sont doubles et servent d'amures4 ,lorsque1 pour la porter sur le petit largue1 on l'tablit sur des tangons crochs aux pitons d'un cercle en fer1 adapt au mt de misaine1 au-dessus du plat-bord1 elle a un ris pour en diminuer la surface dans le gros temps4 ,la grande longueur des bas mts1 par rapport au bau1 est cause que les haubans1 appelant sous un angle trs-aigu1 les soutiennent mal2 aussi ces mts doivent-ils tre faits d'une seule pice et d'un bois trs-liant et flexible4 ,si les tais du grand mt taient fixes1 ils gneraient la manoeuvre de la misaine1 qu'on serait oblig de dpasser chaque changement d'amures4 ,pour obvier cet inconvnient1 ils sont palans1 et on largue celui sous le vent pour faciliter les mouvemens de la misaine4 ,mais dans les viremens de bord1 il faut le raidir promptement1 puisque aprs l'volution il va se trouver au vent2 on largue celui qui tait au vent et qui se trouvera sous le vent4 ,pendant cette opration1 qui ne se fait pas toujours propos1 soit par manque de soins1 soit par des circonstances quelquefois indpendantes de la volont de celui qui manoeuvre1 le grand mt fatigu par le tangage se trouve peu ou point tay1 et il peut en rsulter sa chute4 ,c'est pourquoi quelques golettes1 pour ne pas toucher aux tais pendant la manoeuvre1 et avoir toujours leur grand mt tenu uniformment1 avant de prendre la mer1 crochent et raidissent les tais des pitons fixs sur la serre-gouttire1 tribord et bbord1 par le travers du mt de misaine4 ,quelquefois on runit les bas mts par un cordage appel tai de tte1 qui1 aiguillet au chouc du grand mt1 se raidit au capelage du mt de misaine4 ,mais cet tai les rendant trop dpendant l'un de l'autre1 est supprim gnralement4 ,les grandes golettes portent des bonnettes basses la fortune1 et alors elles en ont aussi au petit hunier4 ,elles s'tablissent comme nous l'avons dit pour les trois mts4 ,la grande voile et la misaine ont quatre ris et un ris diagonal1 c'est--dire dont la bande est dirige du point d'amure suprieure la ralingue de chute1 au-dessus du quatrime ris4 ,les ris se prennent en amenant la corne comme pour les brigantines2 mais comme les basses voiles des golettes sont leurs voiles principales1 il s'ensuit qu'on est souvent oblig de les porter avec des ris1 et qu'on a par consquent une grande quantit de toile roule1 dont le poids fatigue inutilement4 ,pour y remdier1 on coupe les basses voiles en deux1 la bande du deuxime ris1 et on runit les deux parties par un transfilage1 de manire que1 lorsqu'on veut prendre le deuxime ris1 on amne les cornes de la quantit suffisante1 et on largue le transfilage4 ,la surface de la voile se trouve rduite1 et est soulage du poids des deux ris4 ,il est bien entendu qu'on est oblig de refrapper les coutes4 ,la grande voile n'a d'autres cargues que celles du point d'amure2 la misaine a une cargue-point4 ,la plupart des gremens des btimens deux mts1 autres que les bricks et les golettes1 participent de ceux-ci et n'en sont que des modifications4 ,ainsi le brick-golette a le mt de misaine d'un brick et le grand mt d'une golette4 ,la golette elle-mme porte quelquefois un grand hunier et un grand perroquet4 ,les btimens un mt sont3 les sloops et leurs modifications4 ,le mt est barres et porte un mtereau2 celui de beaupr est clef1 c'est--dire qu'il se rentre dans le navire1 et qu'on le fixe dans cette nouvelle position par une clef4 ,leur voilure consiste en une grande voile sur corne et gui comme celle des golettes2 une flche-en-cul et deux focs1 quelquefois trois4 ,les sloops de grande dimension portent un mt de hune flche1 sur lequel ils tablissent un hunier et un perroquet4 ,on leur donne assez ordinairement alors le nom de cutter4 ,pour le vent arrire et le grand largue1 ils hissent sur le grand mt une vergue sur laquelle est fixe une voile de fortune4 ,le grement des canots n'tant le plus souvent qu'une modification du grement du lougre1 nous parlerons de ce dernier4 ,le mt de beaupr1 plac horizontalement1 est retenu par deux haubans palans1 capels son extrmit et crochs aux pitons placs en avant des porte-haubans de misaine4 ,une sous-barbe1 galement capele1 revient sur l'avant en passant dans une galoche fixe bbord de l'trave2 dans les petits lougres1 l'amure du foc sert de sous-barbe4 ,le mt de misaine a deux haubans de chaque bord2 ils sont palans4 ,ce mt a de plus deux candelettes1 toujours en place1 croches et raidies2 l'tai se ride sur l'trave4 ,en dessous du capelage et la tte du mt1 sont deux liens en fer destins au passage du petit mt de hune4 ,le lien suprieur est rond1 et l'infrieur est carr4 ,le petit mt de hune est volant1 et ne se gre que lorsqu'on veut s'en servir4 ,son grement se compose d'un galhauban de chaque ct1 un tai1 une guinderesse2 ce mt est termin par une flche en bois mort4 ,la vergue de misaine est estrope au tiers de sa longueur1 vers le gros bout2 chacun des bouts est pratiqu un trou dans lequel passe un cordage cul-de-porc en dessus4 ,on appelle ces cordages bras2 ils servent d'coute aux huniers4 ,la vergue de misaine est hisse par une drisse dont l'itague1 par un de ses bouts1 estrope une poulie de drisse en arrire du mt1 dont la seconde poulie est l'arrire et au pied du mt2 l'autre bout de l'itague1 qui se termine par un cul-de-porc double1 passe dans l'oeil d'un collier mobile1 garni d'un croc1 par lequel on suspend la vergue lorsqu'on veut la hisser4 ,un cartahu de tte de mt sert de balancine la vergue4 ,la vergue de petit hunier se hisse aussi avec un collier mobile qu'on capelle avant les galhaubans1 et dont la drisse passe dans un clan la tte du mt4 ,le grand mt1 gr comme celui de misaine1 a son tai rid un piton sur le pont1 quelques pieds en arrire du mt de misaine4 ,le grand mt de hune1 galement pass comme le petit1 a son tai pass dans une poulie estrope au blin du capelage du grand mt de misaine4 ,la grande vergue et la vergue du grand hunier sont tablies comme la misaine et le petit hunier4 ,le mt de tape-cul n'a que deux haubans4 ,l'itague et la drisse de la vergue sont sur l'avant du mt4 ,la vergue de tape-cul est estrope au quart et non au tiers de la longueur4 ,au-dessus est une vergue pour le hunier de tape-cul1 vulgairement appele pantalon4 ,la voilure d'un lougre se compose donc d'un foc1 une grande voile1 une misaine1 un tape-cul1 trois huniers4 ,le foc se hisse au mt de misaine et s'amure sur un rocambeau4 ,la misaine envergue sur la vergue qui porte ce nom1 a son amure fixe sur l'un des trois crocs d'une barre de fer place en dehors et prs de la tte d'trave4 ,cette voile ne porte pas ordinairement de bouline1 on la remplace par une perche ou foule2 l'coute passe dans un rouet en avant du porte-hauban4 ,le petit hunier se hisse le long de son mt par son collier mobile4 ,les points de cette voile ont chacun une cosse pour recevoir les bras de misaine qui lui servent d'coute4 ,cette voile n'a pas de bouline2 en la hissant on la dispose en dehors des bas haubans et en dedans de ses galhaubans4 ,la grande voile amure des crocs mrillons1 placs tribord et bbord le long du navire et arrire des haubans de misaine et en dedans du bord4 ,on la hisse comme la misaine1 en dedans des haubans2 elle se bouline sur le mt de misaine4 ,le grand hunier s'tablit comme le petit2 il a de plus une bouline au ton du mt de misaine4 ,le tape-cul1 ainsi que les autres basses voiles1 se hisse en dedans de ses haubans2 elle s'amure au pied de son mt et se borde un arc-boutant deux haubans pendeurs1 crochs des pitons placs tribord et bbord sur la prceinte4 ,l'coute1 aprs avoir fait dormant sur l'arc-boutant1 passe dans la poulie du point1 dans le clan de l'arc-boutant1 et revient bord4 ,le hunier de tape-cul est tabli comme les autres huniers4 ,lorsque le vent est grand1 frais1 on remplace la misaine et la grande voile par des voiles de moindre dimension1 appeles taille-vents4 ,l'estrope de drisse est au quart de la longueur de la vergue1 qu'on hisse avec la candelette1 l'itague restant toujours aux vergues des autres voiles4 ,les tailles-vents amurent aux pieds des mts4 ,le lougre ainsi dispos a la voilure d'un chasse-mare4 ,,fin ,,du ,,gr,,ement ,,et ,,de ,,la ,,premi,,re ,,partie4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,de ,,la ,,premi,,re ,,partie ,,contenant ,,le ,,gr,,ement4 ,avertissement4 #a ,du grement4 #c ,,chapitre ,ier4 ,,section ,ire4 ,noeuds et ,amarrages4 ,epissures4 #d ,amarrage plat4 #e ,amarrage en trive4 #f ,cul-de-porc4 #g ,noeud de hauban4 id ,aiguilletage4 #h ,genopes4 id ,noeud plat4 id ,demi-,clef4 #i ,noeud d'enflchures4 id ,noeud d'agui1 simple et double4 #aj ,noeud d'coute4 id ,,section ,,ii4 ,dfinitions4 ,manoeuvre garnie4 id ,manoeuvre congre4 #ab ,paillets4 #ac ,sangles4 id ,erses et ,elingues4 #ad ,estropes4 #ae ,palans4 id ,bosses4 #af ,dormant4 id ,courant4 id ,,chapitre ,,ii4 ,,section ,ire4 ,manoeuvres dormantes des bas mts4 #ag ,beaupr1 ,lires4 id ,sous-,barbes1 fausses sous-barbes1 capelage4 #bj ,haubans4 #bc ,garde-,corps4 id ,des haubans et des tais des bas mts4 #bd ,capeler les longis1 les traversins et les hunes4 #cb ,capelage des bas mts4 #ce ,capelage du grand mt4 id ,capelage du mt de misaine4 #dj ,capelage du mt d'artimon4 #da ,caliornes1 candelettes1 palans d'tai4 #dc ,ridage du grement des bas mts4 #de ,enflchures1 trelingages1 gambes de hune4 #ej ,capeler les choucs des bas mts4 #ec ,,section ,,ii4 ,manoeuvres dormantes des mts de hune4 #ed ,capelage du grand mt de hune4 #eg ,guinder un mt de hune4 #fa ,clefs mobiles4 #fc ,trelingages1 enflchures4 #fh ,capelage du petit mt de hune4 #fi ,capelage du mt de perroquet de fougue4 #gj ,grement du bout-dehors du grand foc4 #ga ,capelage du bout-dehors du grand foc4 #gd ,du bout-dehors du clinfoc et de son capelage4 #ge ,,section ,,iii4 ,des mts de perroquet4 #gf ,grement des mts de perroquet4 #gi ,guinder et capeler un mt de perroquet4 #ha ,capelage du grand mt de perroquet4 id ,capelage du petit mt de perroquet4 #hc ,capelage du mt de perruche4 #hd ,grement des mts de catacois1 de bme ou flche4 id ,pataras1 haubans diagonaux1 tai de tangage4 #he ,,chapitre ,,iii4 ,,gr,,ement ,,des ,,vergues4 ,,section ,ire4 ,grement des basses vergues4 #hh ,suspentes et estropes de suspentes4 #ij ,drosses4 #ic ,balancines4 #ie ,bras4 #ig ,marche-pieds4 #ajj ,palans de roulis4 id ,fausses balancines4 #aja ,faux bras4 #ajb ,garnitures de la grande vergue4 #ajd ,garniture de la vergue de misaine4 #ajh ,garniture de la vergue barre4 id ,grement de la civadire4 #aji ,garniture de la vergue de civadire4 #aab ,grement et garniture du gui4 #aad ,grement de la corne d'artimon4 #abj ,garniture de la corne d'artimon4 #abc ,,section ,,ii4 ,grement des vergues de hune4 #abe ,drisses itague4 #abg ,bras4 #abi ,balancines4 #aca ,racage4 #acb ,marche-pieds4 #acd ,palans de roulis4 id ,garniture de la vergue du grand hunier4 #ace ,garniture de la vergue du petit hunier4 #acg ,garniture de la vergue de perroquet de fougue4 id ,croiser les vergues de hune4 id ,faux bras des vergues de hune4 #aci ,,section ,,iii4 ,grement des vergues de perroquet4 #adj ,drisse4 #ada ,bras4 #adb ,balancines4 #add ,marche-pieds4 #ade ,estrope4 id ,racage4 id ,garniture de la vergue de grand perroquet4 #adf ,garniture de la vergue de petit perroquet4 #adg ,garniture de la vergue de perruche4 id ,grer les vergues de perroquet4 #adh ,dgrer les vergues de perroquet4 #aea ,,section ,,iv4 ,grement des vergues de catacois4 #aed ,garnir et grer les vergues de catacois4 #aeg ,,chapitre ,,iv4 ,,section #are4 ,des voiles4 #aei ,,section ,,ii4 ,grement des voiles carres4 #aff ,garniture des basses voiles4 #afg ,grement des basses voiles4 #agj ,ecoutes4 #aga ,amures4 #agb ,boulines4 #age ,cargues-points4 #agf ,cargues-fonds4 #agg ,cargues-,boulines4 #agh ,enverguer une basse voile4 #agi ,,section ,,iii4 ,huniers1 garnitures des huniers4 #ahc ,grement des huniers4 #ahd ,ecoutes4 #ahe ,boulines4 #ahg ,cargues-points4 #ahi ,cargues-boulines4 #aij ,cargues-fonds4 id ,palanquins de ris4 #aia ,enverguer un hunier4 #aid ,,section ,,iv4 ,perroquets4 ,garniture et grement des voiles de perroquet4 #aig ,ecoutes4 #aih ,boulines4 #aii ,cargues-points4 #bjj ,cargues-fonds4 id ,,section ,v4 ,catacois4 ,garniture et grement des voiles de catacois4 #bja ,ecoutes4 #bjb ,boulines4 id ,cargues-points4 #bjc ,,section ,,vi4 ,bonnettes4 #bjd ,bonnettes basses1 garniture des bonnettes basses4 #bjf ,grement des bonnettes basses4 id ,grement des bonnettes de hune4 #baj ,grement des bonnettes de perroquet4 #bab ,,chapitre ,v4 ,grement des ,voiles ,latines4 ,,section ,ire4 ,focs4 ,petit foc4 #bad ,grand foc4 #baf ,clinfoc4 #bba ,trinquette4 #bbb ,,section ,,ii4 ,voiles d'tai du grand ,mt4 ,pouillouse4 #bbc ,grande voile d'tai4 #bbe ,contre-,voile d'tai4 #bbh ,voile d'tai du grand perroquet4 #bcj ,voile d'tai du grand catacois4 #bcb ,,section ,,iii4 ,voiles d'tai du ,mt d',artimon4 ,foc d'artimon4 #bcc ,diablotin4 #bcf ,voile d'tai de perruche4 #bcg ,brigantine4 id ,artimon4 #bdb ,flche-en-cul4 #bdd ,bonnette de la brigantine1 bonnette de sous-gui4 #bde ,,chapitre ,v 7bis74 ,,section ,ire4 ,des ,manoeuvres qui n'appartiennent pas au ,grement4 ,manoeuvres du ,gouvernail4 ,drosses4 #bdf ,sauve-gardes4 #bdh ,bragues4 id ,,section ,,ii4 ,grement des bossoirs des canots4 #bdi ,,section ,,iii4 ,grement des tangons4 #beb ,,chapitre ,,vi4 ,amarres1 ,cordage des ,ancres4 ,amarres4 #bee ,capon4 #bfa ,bosse-debout4 #bfb ,traversires4 id ,serre-bosse4 #bfd ,mouilleur4 #bfe ,tournevire4 #bff ,orins et ,boues4 #bfh ,,chapitre ,,vii4 ,des diverses sortes de ,gremens4 ,golette4 #bga ,sloops4 #bgf ,lougres4 #bgh ,,fin ,,de ,,la ,,table4 ,bar-s4-,seine4--,imp4 de ,,saillard4 ,,errata ,,du ,,premier ,,volume4 pag4 lign4 au lieu de lisez3 #d #ac en boucle1 ou boucle4 #f #b dans l'oeil4 dans l'oeil4 #h #ac sur une vergue1 sur une vergue1 etc4 #ai #af soit enfin1 soit afin4 #ch #ag et leurs mts1 et leur mt4 #ci #be sur l'oeillet pendant de1 sur l'oeillet correspondant4 #dc #ad poulie simple1 poulie double4 #dg #aa horizontalement1 horizontale4 #ec #bj et pesant1 pesant4 #ed #aj hisser1 le chouc1 hisser4 ,le chouc4 #ei #ag sous l'avant1 sur l'avant4 #fj #bb les mts1 le mt4 #aff #c la flche-en-cul1 le flche-en-cul4 #agb #d serre-gouttire1 serre-gouttires4 id4 #f la poulie1 la partie4 #agc #ba porte-lots1 porte-lofs4 #bch #bb ou le1 on la4 #bda #ac lanets1 hanets4 #bfj #b jas1 jet4 id4 dernire4 id4 id4 #bgj #h id4 id4 99 99 99 99 99 ,note de transcription3 ,les errata mentionnes dans le livre la dernire page ont t appliqus4 ,comme ce livre comporte deux chapitres ,v1 au second1 on y a ajout bis1 tel que rfrenc dans la table des matires du livre d'origine4 ,en plus des corrections des erreurs clairement introduites par le typographe1 les corrections suivantes ont t effectues3 p4 #ae1 corrige apus en dans 7dans la manire dont71 p4 #ba1 corrige cables en cbles 7les cbles-chanes71 p4 #bb1 corrige 2 en 1 7filin171 p4 #ch1 corrige cable en cble 7les deux tiers du cble71 p4 #ch1 corrige ,a un estrope fait en ,a une estrope faite1 p4 #fd1 corrige poid en poids 7le poids du mt71 p4 #ga corrige il en ils 7ils passent ensuite71 p4 #hf1 corrige baubans en haubans 7chose que des haubans71 p4 #aja1 corrige cappellent en capellent 7qui se capellent par71 p4 #ajc1 corrige jotteraux en jottereaux 7 hauteur des jottereaux71 p4 #abc1 corrige envergant en enverguant 7,la brigantine s'enverguant71 p4 #abf1 corrige palaquin en palanquin 7le palanquin des huniers71 p4 #adj1 change ,pour en pour 7pour les vaisseaux71 p4 #aej1 corrige ou en on 7enfin on capelle71 p4 #aff1 corrige formes en forms 7les angles forms71 p4 #agj1 corrige du en au 7la partie au vent71 p4 #bjc1 corrige elles pasent1 ensuite celles du grand perroquet1 en elles passent ensuite celles du grand perroquet41 p4 #bec1 corrige mche en mche 7sur la mche71 p4 #beg1 corrige quatre-vingt-dix-brasses en quatre-vingt-dix brasses1 p4 #bga1 corrige augmention en augmentation 7la mme augmentation71 p4 #bgi1 corrige a en 7voile amure des crocs74