,biblio?que nationale de ,france 7,bn,f_/,gallica7 at http3_/_/gallica4bnf4fr7 ,note sur la transcription3 ,les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,l'or?ographe d'orig9e a t cons]ve et n'a pas t h>monise4 ,,la ,,vie ,,en ,,famille ,,comm5t ,,vivre ,a ,,deux8 ,,p> ,b4-,h4 ,,gauss]on ,,deux ,,moities ,,font ,,un ,,enti] ,a ,,la ,d,,c\v]te--,,les ,,ennemis ,,miel ,,et ,,fiel ,,sables ,,m\vants--,,craquem5ts ,,et ,,ru9e ,,ce ,,qui ,,me ,,s\ti5t--,,aim] ,,et ,,croire ,,le ,,n]f ,,de ,,la ,,gu]re ,,le ,,m9i/,,re ,,des ,,affaires ,,trang,,res ,,la ,f,e ,,du ,,foy]--,,la ,,gr&e ,,joie ,,home1 ,,sweet ,,home6 ,,p>is ,a ,,la ,,librairie ,,illu/r,e #h1 ,,rue ,,sa9t-,,joseph1 #h ,t\s droits rs]vs4 ,,comm5t ,,vivre ,a ,,deux8 ,,du ,m,,me ,,auteur ,,doit-,,on ,,se ,,m>i]8 ,un beau volume 9-#ah jsus #c fr4 #ej ,,comm5t ,,lev] ,,nos ,,enfants8 ,un beau volume 9-#ah jsus #c fr4 #ej ,,que ,,faire ,,de ,,nos ,,filles8 ,un beau volume 9-#ah jsus #c fr4 #ej ,,que ,,f]ont ,,nos ,,g>,,ons8 ,un beau volume 9-#ah jsus #c fr4 #ej ,,ou ,,e/ ,,le ,,bonheur8 ,un beau volume 9-#ah jsus #c fr4 #ej ,,mile ,,col94--,,imprim]ie ,,de ,,lagny ,,la ,,vie ,,en ,,famille ,,comm5t ,,vivre ,a ,,deux8 ,,p> ,b4-,h4 ,,gauss]on ,illu/ration ,,p>is ,a ,,la ,,librairie ,,illu/r,e #h1 ,,rue ,,sa9t-,,joseph1 #h ,t\s droits rs]vs4 ,,comm5t ,,vivre ,a ,,deux8 ,,*apitre ,,premi] ,,deux ,,moiti,s ,,font ,,un ,,enti] ,le lecteur qui n\s a suivi bi5veillamm5t dans le c\rs de ces tudes de morale pratique et familire1 sait ce que n\s p5sons sur la "q du m>iage#a4 ,n\s n'y rev5ons ici que comme entre en matire et p\r mmoire4 ,il s]ait1 en effet1 assez oiseux de re*]*] les conditions de la vie heureuse deux1 si l'on n'avait1 au pralable1 acquis la conviction que ni l'homme1 d'un ct1 ni la femme1 de l'autre1 ne sont faits p\r vivre seuls4 ,or cette vie deux--homme et femme--c'e/ ju/em5t1 avec t\tes les diffr5ces1 pr(ondes et tr\blantes p>fois1 qu'y apport5t les climats1 les races1 les religions et les degrs de civilisation1--le m>iage4 #a ,voir ,doit-on se m>i]8 ,p>is1 ,librairie illu/re2 #a vol4 9-#ah4 ,il y a deux manires bi5 tran*es de le considr]1 ou plutt d'en p>l]4 ,les uns y *]*5t matire raill]ie1 et1 rditant avec con/ance des plaisant]ies et des satires aussi vieilles que l'in/itution1 font de l'esprit ou de l'hum\r bon m>*4 ,les autres le pr5n5t p\r ce qu'il e/1 c'e/--dire p\r l'lm5t primordial et con/itutif de nos socits4 ,les premi]s1 d'ailleurs1 ne s'en m>i5t pas mo9s que les seconds4 ,sans n\s att>d] aux plaisant]ies et gauss]ies dont le ?me gnral et les donnes ord9aires sont connus de t\s1 n\s cit]ons1 comme spcim5 plus r>e1 une b\tade d',anglais atrabilaire recueillie dans le ,spectator3 ,je ne tr\ve1 dit l'criva91 dans cette premire p>tie du sicle dix-huitime1 que deux c\ples qui ai5t russi3 le premi] e/ un capita9e de navire et sa femme qui1 depuis le soir de leur m>iage1 ne se sont plus vus du t\t4 ,le second e/ un honnte c\ple du vois9age2 le m>i1 homme d'un bon s5s solide et un peu vulgaire1 d'un tempram5t paisible3 la femme1 muette4 ,ceci n'e/ donn que comme un fait d'obs]vation4 ,mais la consqu5ce en dc\le t\t naturellem5t1 et l'on a vite fait de la =mul] en loi4 ,e/-ce qu'il y a du mal aim] son m>i8 dem&e1 dans une comdie de la mme poque1 une jeune femme l'indisp5sable m>quis4 ,et le m>quis de rpondre3 ,du mo9s1 il y a du ridicule4 ,a la c\r1 un homme se m>ie p\r avoir des hriti]s1 une femme p\r avoir un nom1 et c'e/ t\t ce qu'elle a de commun avec son m>i#b4 #b ,d',alla9val3 ,l',ecole des ,m>is4 #agbh4 ,ces deux moitis-l ont beau se rappro*]3 elles ne saurai5t videmm5t con/itu] un t\t4 ,une demi-poire et une demi-p*e ne f]ont jamais un fruit complet4 ,un autre critique prt5tions moralisantes ne va pas jusqu' ni] que1 dans l'union conjugale1 l'homme et la femme ne se doiv5t l'un l'autre4 ,mais il fait une rem>que qui mrite d'autant plus d'tre signale qu'elle a t refaite plus t>d p> un des plus fameux ?orici5s de l'av5ir4 ,je n'ai po9t1 dit-il1 connu de m>i qui ne ft plus ou mo9s t\* de la mort de sa femme4 ,les plus imprieuses et les plus ac>itres sont presque t\j\rs celles qu'on regrette le plus3 on ne s'en console po9t4 ,l'humeur et la pati5ce des hommes ont vraisemblablem5t beso9 d'tre ex]ces4 ,la p]te d'une femme d\ce et compatissante ne laisse pas le mme vuide#c4 #c ,d\tes sur diffr5tes op9ions reues dans la ,socit4 ,nlle d4 ,londres et ,p>is1 #aghc1 #b vol4 9-#af4 ,de mme ,/5dhal3 ,en ,france1 les hommes qui ont p]du leur femme sont tri/es2 les veuves1 au contraire1 gaies et heureuses4 ,il y a un prov]be p>mi les femmes sur les flicits de cet tat4 ,et il conclut3 ,il n'y a donc pas d'galit dans le contrat d'union4 ,on voit avec les yeux qu'on a1 et ce qui p>at bleu au gr& nombre semble r\ge quelques-uns4 ,p\r mon compte1 j'ai r5contr au mo9s autant de veuves dsoles que de veufs accabls de regrets4 ,je crois mme que1 lorsque le veuvage survi5t aprs plusieurs annes de mnage1 si l'impression ress5tie diffre selon les sexes1 c'e/ *ez la femme qu'elle e/ le plus durable4 ,je ne p>le1 e/-il beso9 de le dire1 ni des c]veles1 ni des nvroses1 ni de celles qui se font appel] les gr&es monda9es p> les j\rnaux4 ,il e/ des esprits plus srieux1 qui ne discut5t pas les mrites1 la ncessit physique et sociale de la vie deux1 mais qui recul5t devant le m>iage cause de son c>actre p]ptuel1 de son indissolubilit4 ,le m>iage1 dit ,seld51 e/ une affaire dsespre3 les gr5\illes1 *ez ,esope1 tai5t extrmem5t sages3 elles avai5t bi5 envie d'un peu d'eau1 mais elles ne v\lai5t pas saut] dans le puits1 p>ce qu'elles n'aurai5t plus t capables d'en sortir4 ,il n'entre po9t dans notre plan d'exam9] ici cette "q4 ,m>iage religieux1 m>iage civil1 union libre mme avec les g>anties que les enfants et la socit peuv5t rclam]3 sp>ation1 annulation1 divorce1--t\tes ces =mes div]ses de conscration ou de dissolution de la vie deux ne sont pas ce qui n\s occupe4 ,n\s n'avons qu' rpondre ce que rpondait nagure ,m4 ,alex&re ,dumas un j\rnal anglais3 ,le m>iage tant un acte qui dp5d absolum5t de la volont des individus1 que ceux qui veul5t se m>i] se m>i5t2 que ceux qui ne veul5t pas se m>i] ne se m>i5t pas4 ,quant ceux qui ont t mal et malgr eux m>is1 dis5t-ils1 le divorce exi/ant dans t\s les pays rgis p> la loi civile et l'annulation du m>iage dans t\s les pays rgis p> la loi ecclsia/ique1 qu'ils fass5t rompre leur m>iage p> la magi/rature ou qu'ils le fass5t annul] p> l'glise4 ,comme c'e/ simple6 ,ce n'e/ peut-tre pas t\t fait aussi simple qu'il plat au gr& criva9 de le dire2 mais1 enf91 c'e/ la vrit4 ,on raconte que ,socrate ayant fait un disc\rs sur le m>iage1 t\s les clibataires dans l'auditoire prir5t la rsolution de se m>i] la premire occasion1 et t\s les hommes m>is montr5t immdiatem5t *eval p\r se r5dre auprs de leurs femmes au galop4 ,et ,socrate e/ un des plus fameux mal m>is dont l'hi/oire fasse m5tion4 ,ce doit tre s\s le c\p de quelque disc\rs ou objurgation semblable que le rdacteur du ,tattl] crivait3 ,ce ne s]ait pas une mauvaise *ose que le vieux clibataire1 qui vit dans le mpris du m>iage1 ft oblig de donn] sa dot la vieille fille qui e/ dispose y entr]4 ,c'e/ ce que *antait ,?rsa3 ,n\s v\lons un impt ,sur les clibataires6 ,le cau/ique ,*am=t ne voit po9t de moy5 de gurir le mal du m>iage2 il e/ de l'avis d',arlequ9 dans la f>ce itali5ne1 lorsqu'il dit1 propos des trav]s de *aque sexe1 que n\s s]ions t\s p>faits si n\s n'tions ni hommes ni femmes4 ,il e/ piquant d'ent5dre il signore ,arlequ9o s\hait] t\s d'tre *angs en ,auv]gnats4 ,le mme ,*am=t rapporte ce mot1 qui a d tre repris depuis1 p\r s]vir de lg5de quelque c>icature de j\rnal p\r rire3 ,v\s billez1 disait une femme son m>i4--,ma *re amie1 lui dit celui-ci1 le m>i et la femme ne sont qu'un1 et qu& je suis seul1 je m'ennuie4 ,cela ne pr\ve pas en faveur de l'esprit du p]sonnage4 ,on ne s'ennuie gure que dans la compagnie d'un sot4 ,mais n\s t\*ons ici1 trav]s l'enveloppe d'une assez grossire ironie1 la vritable =mule de la vie deux4 ,vivre deux c'e/ se complt]1 se fondre1 s'unir1 en un mot1 c'e/--dire n'tre qu'un4 ,aussi n'e/-il pas tonnant que le m>iage1 l'union lgale et quasi indissoluble de l'homme et de la femme1 ait t si s\v5t comp> la fois au p>adis et l'enf]3 ,n\s voyons bon nombre de g5s tant heureux ce/e r5contre1 dit ,rabelais1 qu'en leur m>iage semble reluire quelque ide et reprs5tation des joyes du p>adis4 ,autres y sont tant malheureux1 que les diables qui t5t5t les h]mites p> les des]s ne le sont davantage4 ,que p5sez-v\s du m>iage8 dit la du*esse de ,malfy dans une pice de ,web/]2 et ,antonio rpond3 ,je le considre comme ceux qui ni5t le purgatoire2 il conti5t1 ou le ciel1 ou l'enf]2 il n'y a po9t un troisime lieu en lui4 ,le risque e/ gros c\rir1 mo9s qu'il n'y ait l quelque exagration1 comme il arrive frquemm5t aux imag9ations vives qui1 d'un bond1 vont de l'une l'autre extrmit d'un sujet4 ,il me semble bi5 que l'atmosphre conjugale n'e/ pas t\j\rs et exclusivem5t ou bl\issante de soleil1 ou b\lev]se p> la tempte4 ,il y a des temps gris et d\x1 qui ne sont pas les mo9s agrables1 au gt de bi5 des g5s4 ,je suis m>i1 j'ai prs de c9quante ans1 ma femme en a v+t-c9q1 dit ,m4 ,guizot1 dans l'ouvrage po/hume intitul3 ,le ,temps pass2 po9t de comm5taire1 je v\s prie2 n\s sommes des g5s raisonnables et heureux1 cela n'e/ pas si r>e qu'on le p5se4 ,il faut croire que le tableau de ce bonheur s]ait mo9s fidlem5t pe9t en c\leurs clatantes qu'en grisaille4 ,quoi qu'il en soit1 on ne peut que se rang] l'avis du vicaire de ,goldsmi?1 lequel p5sait que l'honnte homme qui se m>ie et lve une nombreuse famille r5d plus de s]vices que celui qui re/e clibataire et se cont5te de p>l] de la population4 ,mal?us f]ait des objections et des calculs4 ,mais qui e/-ce qui croit auj\rd'hui aux objections et aux calculs de ,mal?us1 hors ceux que leur intrt de ca/e ou leur gsme p]sonnel entrane y croire8 ,le vieux prov]be "p d'un po9t de vue mo9s gnral1 mais non mo9s pratique1 lorsqu'il dit3 ,de bonnes armes e/ arm ,qui bonne femme e/ m>i4 ,et comme ri5 n'e/ malicieux comme la sagesse des nations1 le vieux prov]be aj\te3 ,tel homme1 telle femme2 montrant a9si que c'e/ l'tre le plus =t de =m] le plus faible1 et que1 dans le mnage1 le rle d'ducateur app>ti5t au m>i4 ,il y a1 d'ailleurs1 rciprocit1 et ce que la =ce--j'ent5ds l'n]gie de c>actre--de l'homme doit faire sur la femme1 la d\ceur de la femme le doit faire sur l'homme4 ,qu& la femme traite bi5 son m>i1 il en vaut mieux#d4 #d ,encyclopdie des ,prov]bes4 ,cette action mutuelle e/ trop vid5te p\r qu'il soit ncessaire d'y insi/]4 ,mais elle e/ trop intressante aussi p\r que les morali/es et les sociologues--excusez le mot--ne l'ai5t pas tudie s\s t\s ses aspects et dans t\s ses effets4 ,l'vque ,l&riot a dit avec un vrai bonheur d'expression3 ,le frottem5t du c>actre de la femme sur celui de l'homme imite l'action de la pi]re ponce3 il enlve les asprits1 il polit4 ,ailleurs1 en ces t]mes pompeux qu'affectionne l'loqu5ce de la *aire1 mais avec beauc\p de ju/esse et de nettet1 il fait le d"p entre le rle de l'homme et celui de la femme dans le mcanisme de la vie deux4 ,a l'homme la =ce1 dit-il1 le c\rage et une c]ta9e au/rit dans l'intrieur de la famille4 ,cette au/rit1 je n'en veux pas dire de mal1 c> elle e/ ncessaire1 et sans elle la famille se diss\drait dans un excs de molle bont2 mais elle ne suffit pas1 et son complm5t e/ dans le coeur et sur les lvres de la femme4 ,qu& le m>i fait ent5dre cette voix ple9e d'autorit qui met p>t\t le m\vem5t et la vie1 la femme arrive et1 comme l'huile de suavit1 elle se glisse trav]s les r\ages1 elle ad\cit les frottem5ts1 elle facilite l'excution444 ,a une p>ole n]gique et pat]nelle1 elle jo9t un conseil de mre1 un mot de son coeur1 un reg>d affectueux2 et cette sage comb9aison d'ef=ts cont9us fait que t\t va bi5 dans la famille4 ,c'e/ ce que madame ,neck] avait essay d'exprim]1 sans p\voir vit] une subtilit et une s*]esse aussi peu propres conva9cre qu' p]suad]4 ,voici la phrase3 ,p\r aj\t] aux synonymes m5] et conduire1 il me semble qu'on p\rrait dire3 dans un mnage bi5 assorti1 la femme doit m5] et le m>i doit conduire2 l'un ti5t au s5tim5t et l'autre la rflexion4 ,quelle que soit la =me donne la p5se1 le fond en e/ t\j\rs le mme3 la femme et l'homme sont ncessaires l'un l'autre4 ,de mme qu'il faut que deux nuages se r5contr5t p\r que se dgage de *acun d'eux l'lectricit qu'ils r5f]m5t1 de mme les n]gies1 les puissances1 les qualits de l'homme et de la femme ne se manife/5t en leur ple9 que lorsqu'ils sont unis et qu'ils s'influ5c5t mutuellem5t4 ,une femme n'e/ jamais p> elle-mme t\t ce qu'elle peut tre1 dit ,*4 de ,rmusat2 il importe sa p]fection qu'elle soit aime et qu'elle soit heureuse4 ,heureuse dans son am\r et p> son am\r1--cela ne va-t-il pas de soi8 ,ce n'e/ pas dire1 rptons-le1 que le m>iage ait en soi1 et indp5damm5t de t\te circon/ance extrieure et de t\t ef=t p]sonnel1 la v]tu de donn] *acun des p\x runis ce qui lui manquait lorsqu'il tait seul4 ,c'e/ une condition--la meilleure1 sans d\te--p\r l'acqurir2 mais l encore n\s sommes les artisans de notre propre bonheur4 ,aussi ,h4 ,raisson dit-il =t ju/em5t3 ,le m>iage donne de l't5due ou notre bonheur ou nos misres4 ,addison l'avait dit avant lui3 ,le m>iage agr&it le ?tre de notre bonheur et de nos misres4 ,un m>iage d'am\r e/ agrable2 un m>iage d'intrt commode2 et un m>iage o les deux *oses se r5contr5t1 heureux4 ,un heureux m>iage a en soi t\s les plaisirs de l'amiti1 t\tes les j\issances du bon s5s et de la raison1 et1 de fait1 t\tes les d\ceurs de la vie4 ,un des plus anci5s et des plus nobles dpts de la sagesse huma9e *ez les hommes de notre race1 le livre des ,vdas1 conti5t cette maxime3 ,l'homme n'e/ complet que p> la femme1 et t\t homme qui ne se m>ie pas ds l'ge de la virilit doit tre n d'infamie4 ,il dit encore3 ,la femme e/ l'me de l'humanit4 ,belle p>ole qui1 comme le fait rem>qu] ,m4 ,arm& ,hayem dans son livre ,le ,m>iage1 remet en mmoire un mot de ,prudhon frapp au mme co93 ,la femme e/ la consci5ce de l'homme p]sonnifie4 ,a9si1 aj\te ,m4 ,hayem1 c'e/ une manire de l'homme de se complt] que de s'unir la femme4 ,c'e/ mme la seule1 dcl>ons-le4 ,il y a1 sur les vieilles filles et les vieux g>ons1 un d\ble prov]be rimes trop triviales p\r que je le rapporte ici1 mais qui dnote bi5 le s5tim5t populaire cet g>d4 ,ce s5tim5t n'clate-t-il pas1 d'ailleurs1 avec une =ce irrsi/ible dans l'unanimit de t\tes les langues faire du mot moiti le synonyme d'p\x8 ,une anecdote1 raconte p> ,m4 ,lordan ,l>*ey dans son ouvrage intitul3 ,nos vieux ,prov]bes1 fait s5tir d'une faon poignante que cette mtaphore app>5te e/ bi51 aprs t\t1 l'expression d'une ralit4 ,on n\s saura gr de la transcrire3 ,un j\r1 dans la ,loire-,infrieure1 n\s vmes une pauvre petite vieille filant solitaire la porte d'une *aumire p]due sur les rives du lac de ,gr&lieu4 ,au mom5t o n\s passions1 une pluie d'orage la contraignit de r5tr]1 en n\s (frant l'abri de son toit4 ,t\t1 dans l'unique pice1 tait d'une extrme propret2 et1 comme on l'en complim5tait1 elle dit3 --,h6 mon ,dieu6 je n'y ai po9t de mrite1 je suis t\te seule4 --,et v\s avez t\j\rs t de mme8 --,dame1 non6 j'avais un m>i1 mais1 hlas6 sa compagnie m'a quitte4 ,elle se tut en essuyant une l>me4 ,et je n'oubli]ai jamais comm5t elle avait su1 en trois mots1 faire mesur] le vide pr(ond laiss p> la mort de son homme4 ,le c\ple huma91 s\*e de la famille et embryon de la socit1 e/ donc un t\t p>fait1 =m de deux moitis di/9ctes4 ,mais p\r que l'enti] se con/itue et se ma9ti5ne1 il e/ indisp5sable que ces deux moitis s'adapt5t de telle sorte que ni tiraillem5ts ni *ocs ne p>vi5n5t les sp>]4 ,,*apitre ,,ii ,a ,,la ,d,,c\v]te ,ce que je sais le mieux c'e/ mon comm5cem5t1 s'criait l',intim4 ,il n'e/ gure de jeune m>i qui puisse en dire autant4 ,on se tr\ve1 du j\r au l5dema91 lanc dans des eaux inconnues1 o il faut navigu] la dc\v]te4 ,la mo9dre imprud5ce peut tre fune/e4 ,t\te fausse manoeuvre peut faire pr5dre une direction qui loign]a jamais du port1 si elle n'amne pas du premi] c\p le naufrage4 ,on ne saurait donc trop consult] la b\ssole et se con=m] aux rgles de la navigation1 au db de ce voyage au long c\rs dans des m]s ignores4 ,ce sont ces dang]s qu'ont en vue les morali/es et les pres de famille lorsqu'ils mett5t en g>de contre les unions prcipites4 ,dans la jeunesse1 dit ,f]r& dans ses conseils son fils1 on e/ expos s\v5t se laiss] sduire p> les app>5ces2 on croit voir des avantages rels dans ce qui n'en a que les dehors4 ,on contracte t\rdim5t un li5 indissoluble2 on reconnat trop t>d son erreur3 l'union se p]d1 l'aigreur s'en mle1 de l les sp>ations1 les sc&ales publics1 et la mauvaise ducation que reoiv5t presque t\j\rs des enfants ns d'un m>iage mal assorti4 ,il dit encore3 ,il e/ affreux d'tre uni un tre dont la socit e/ un t\rm5t qui ne doit f9ir qu'avec la vie2 surt\t g>dez-v\s de v\s laiss] sduire p> les *>mes de sa figure1 avant de savoir quel e/ son c>actre444 ,la figure passe1 le c>actre re/e2 et l'on se tr\ve condamn aux regrets d'avoir t tromp1 et de l'tre p\r t\j\rs4 ,beaut de femme n'enri*it homme1 dit le prov]be4 ,p\r vit] cet cueil1 on a conseill de n'arriv] au m>iage qu'aprs de longues fianailles1 p]mettant aux futurs p\x de bi5 se connatre avant de s'engag]4 ,c'e/ a9si que n\s lisons dans un des ,essais du ,spectator3 ,gnralem5t les m>iages o il y a le plus d'am\r et de con/ance sont ceux qu'une longue c\r a prcds4 ,il faut que la passion jette des rac9es et acquire de la =ce1 avant d'y greff] le m>iage4 ,une longue suite d'esprance et d'att5te fixe l'ide dans notre esprit1 et n\s habitue la t5dresse p\r la p]sonne aime4 ,l'criva9 anglais ne s'arrte pas l4 ,il n\s donne les indices d'aprs lesquels on p\rra prono/iqu] l'av5ir du mnage3 ,un bon naturel et une humeur gale v\s donn]ont p\r la vie une compagne--ou un compagnon--facile2 la v]tu et le bon s5s1 un ami agrable2--l'am\r et la con/ance1 une bonne femme--ou un bon m>i4 ,il e/ vrai qu'il aj\te cette rem>que amre3 ,p\r une p]sonne que l'on r5contre avec ces qualits la fois1 on en tr\ve c5t qui n'en ont pas mme une4 ,esprons que la proportion n'e/ pas exacte1 et ne soyons pas trop exigeants1 *acun de notre ct4 ,si le jeune m>i ne se s5t pas t\tes les qualits requises1 de quel droit les rclam]ait-il *ez sa femme8 ,et rciproquem5t4 ,que celles qu'on a fass5t oubli] celles qu'on n'a pas1 et que l'indulg5ce mutuelle supple f9alem5t ce qui fait dfaut4 ,et puis1 s'il e/ bon d'avoir un idal trs lev et d'en p\rsuivre la ralisation1 c'e/ *ez soi et en vue de sa propre amlioration1 bi5 plus que *ez autrui4 ,dans les rves du jeune homme1 la fiance pr5d des allures d'ange2 et qu& la jeune fille voque l'image de celui qui s]a son m>i1 pe9e les flamboyants *rub9s ou les sraph9s d\x et *>mants de ,jhovah p>aiss5t-ils dignes de lui tre comp>s4 ,mais1 comme le dit excellemm5t ,font5elle1 les *oses ne pass5t po9t de l'imag9ation la ralit1 qu'il n'y ait de la p]te1 et c'e/ ce qu'il e/ bi5 important de ne po9t oubli]4 ,c'e/ le meilleur moy5 de ne pas donn] raison au prov]be3 ,auj\rd'hui m>i1 dema9 m>ri4 ,la gr&e "p de responsabilit--je ne dis pas t\te la responsabilit1-- cette poque des dbuts1 app>ti5t celui des deux p\x qui a1 d'ord9aire1 le plus d'expri5ce1 le plus de sang-froid1 la volont la plus nette et la plus f]me1 c'e/--dire l'homme4 ,le bonheur d'un mnage1 fait dire =t ju/em5t un de ses p]sonnages un romanci] contempora91 dp5d plus s\v5t du m>i que de la femme3 lui de bi5 dirig] sa b>que1 de savoir o il veut all]4 ,a mo9s de se heurt] une nature exceptionnelle1 un tempram5t t]rible1 on doit p\voir se crer l'exi/5ce que l'on *]*e en se m>iant#e4 #e ,g4 ,t\d\ze1 ,le ,tra9 jaune4 ,le spirituel auteur d'un petit livre publi *ez ,j4-,p4 ,roret1 en #ahbi1 s\s le titre de ,code ,conjugal1 ,horace ,raisson1 claire d'une comp>aison saisissante ce que n\s v\lons faire compr5dre ici4 ,s'il faut en t\t temps1 crit-il1 tre att5tif c>t] les sujets de dsordre1 on doit s'y appliqu] davantage encore dans le comm5cem5t de son union4 ,ri5 n'e/ plus ais que de sp>] deux pices de bois fra*em5t unies ensemble3 au b\t de quelque temps1 on a pe9e les dta*] p> le f] et le feu4 ,il insi/e et aj\te avec un gr& bon s5s3 ,la lune de miel e/ le vritable mom5t critique du m>iage4 ,t\t en en sav\rant la d\ceur1 il faut se trac] p\r l'av5ir une ligne de conduite fixe et immuable1 et ne pas imit] ces m>is1 *>mants durant le premi] qu>ti]1 et dte/ables ds la ple9e lune4 444 ,en mnage 7et la lune de miel e/ dj du mnage71 il faut1 avant t\t1 du naturel4 ,la seule manire de prolong] la lune de miel e/ donc de ne pas j\] le rle d'amant-m>i1 et de se montr] ds le premi] j\r ce que l'on s]a con/amm5t4 ,c'e/ une p5se analogue qui fait dire madame de ,lamb]t dans son opuscule sur l'amiti3 ,n\s sommes d'ord9aire avec les autres comme n\s sommes avec n\s-mmes4 ,les p]sonnes sages sav5t tablir la paix *ez eux1 et la communiqu5t aux autres4 ,snque dit3 ,j'ai assez pr(it p\r appr5dre tre mon ami4 ,quiconque sait vivre avec soi-mme1 sait vivre avec les autres4 ,les c>actres d\x et paisibles rp&5t de l'onction sur t\t ce qui les appro*e4 ,montrons-n\s donc tels que n\s sommes1 mais t*ons d'tre bons et commodes vivre4 ,ce s]ait palli] le mal p\r un temps plus ou mo9s bref1 mais nullem5t le gurir1 que se revtir d'un masque1 *ang] artificiellem5t et artificieusem5t nos allures1 exprim] des s5tim5ts qui ne sont po9t ntres1 faire1 en un mot1 ft-ce p\r le plus l\able des motifs1 le p]sonnage de ,faux-,semblant4 ,croyons-en l'obs]vation de madame de ,rmusat3 ,dans un n\veau mnage1 si un c>actre se prononce avec rudesse1 le plus d\x plie et ruse2 c'e/ assurm5t la femme qui se s\met a9si le plus s\v5t2 mais quelquefois aussi c'e/ l'homme4 ,au surplus1 alors1 quel que soit le trompeur ou le tromp1 le b de l'association e/ manqu2 je n'espre plus de t5dresse1 ni d'e/ime1 l o je ne vois ni confiance ni s9crit4 ,ce n'e/ pas qu'il soit int]dit d'tre adroit4 ,c'e/ f\rbe et vil qu'il ne faut pas tre4 ,la vie isole e/1 dans t\tes les conditions1 un art complexe et difficile2 combi5 plus la vie deux6 ,n\s n'hsit]ons donc pas transcrire les conseils1 la fois monda9s1 sages et pratiques1 qu',horace ,raisson donne au n\vel p\x qui r5contre inop9m5t *ez sa jeune femme des habitudes et des gts opposs aux si5s ou en dsaccord avec son tat dans le monde4 ,un m>i1 suppose-t-il1 aime l'tude1 la simplicit1 la retraite2 sa femme ne se plat que dans le monde1 le fa/e1 la dissipation2 s]a-t-il ncessaire que l'un sacrifie son bonheur au caprice de l'autre8 ,la philosophie conjugale n'e/-elle pas alors un devoir1 presque une v]tu8 ,il y a t\j\rs dang] contr>i] un vif dsir ou une habitude ds longtemps contracte2 le plus sage e/ de laiss] une jeune femme satisfaire ses gts de danse1 de p>ure1 de spectacles1 au lieu de s'oppos] sa volont4 ,on fait a9si natre la satit1 o l'on aurait aiguillonn le caprice1 et la s\mission se montre bi5tt1 o se ft /imule la rsi/ance4 ,je ne sais au ju/e ce que ,raisson ent5dait p> s\mission et rsi/ance1 et je ne veux po9t rev5ir sur ce que j'ai eu l'occasion de dcl>] propos de l'obissance1 dont le code fait aux femmes une obligation au bnfice des m>is4 ,p\r n\s1 l'arbitraire e/ t\j\rs de la tyrannie1 et le m>i n'a de droit sur la conduite de sa femme que celui qu'il puise dans une raison plus mre et une expri5ce plus t5due4 ,c'e/ dans ces limites seulem5t et avec cette int]prtation que je me range la m?ode prconise p> ,horace ,raisson dans le passage qui prcde2 et je conclus d'autant plus facilem5t avec lui que l'art d'obt5ir beauc\p consi/e ne ri5 exig]4 ,de t\t ce qui vi5t d'tre dit1--insi/ons sur ce po9t1--la femme peut et doit faire son pr(it1 aussi bi5 que l'homme4 ,les prjugs ds une ducation suranne1 mais laquelle bi5 peu de jeunes filles *app5t encore1 une timidit exagre et hors de place1 des scrupules d'autant plus t5aces qu'ils sont dicts p> l'ignorance1 des maladresses de p>ole ou d'action qui sont des navets et que le m>i ress5t p>fois comme des injures1 des ri5s de mille sortes qui tir5t une importance capitale du mom5t et du lieu1 sont s\v5t des sem5ces que la jeune femme jette t\rdim5t sur le t]ra9 conjugal1 encore inexplor1 et qui1 si le m>i ne s>cle ces mauvaises h]bes mesure qu'elles g]m5t1 port]ont une moisson de qu]elles1 de dsordre et de de/ruction4 ,si donc le jeune m>i1 en raison de son ducation physique1 intellectuelle et morale1 encore plus qu'en raison d'une supriorit quelconque de nature dont il s]ait va9 d'argu]1 e/ presque t\j\rs le plus directem5t responsable1 des deux cts la t*e e/ gale2 c> les doigts dlicats de la femme peuv5t1 aussi bi5 que la rude ma9 de l'homme1 bris]1 ds le d"p1 le vase trop fragile du bonheur commun4 ,,*apitre ,,iii ,,les ,,ennemis ,les p>ages o les jeunes m>is ont dirig] le navire conjugal leur sont inconnus2 mais ils sont1 en outre1 sillonns de c\rants p]fides et sems d'cueils4 ,les p]sonnes mmes qui1 jusqu'alors1 avai5t t p\r le jeune homme et la jeune fille les guides et les appuis les plus srs1 devi5n5t trop s\v5t1 s9on des ennemis dcl>s1 du mo9s des amis g/es dont les conseils sont p]nicieux et les prt5tions de/ructrices de la paix entre les p\x4 ,lo9 de n\s la p5se de rompre les li5s de famille p\r mieux ress]r] le noeud conjugal4 ,un m>iage devrait tre1 vrai dire1 la greffe d'une famille sur une autre1 et les p>5ts des deux m>is devrai5t se s5tir intimem5t unis les uns aux autres dans l'intime union de leurs enfants4 ,malheureusem5t il n'en va pas t\j\rs a9si4 ,il semble au pre et la mre1 lorsque l'enfant--surt\t la fille--=me un n\veau mnage1 que c'e/ leur bi5 dont on les prive4 ,les plus raisonnables se font difficilem5t l'ide de ne plus ex]c] de contrle1 de ne plus tre les guides et les matres de leur enfant4 ,aprs avoir si longtemps remorqu--au prix s\v5t de combi5 de pe9es et de sacrifices6--la jeune b>que1 ils sont t\t dsols et dconc]ts de la voir vogu] de ses propres voiles1 de cons]ve avec un autre vaisseau qui leur e/ inconnu4 ,de l des d\leurs et des regrets inf9im5t respectables1 mais qui se traduis5t quelquefois dans la vie pratique p> des ef=ts inconsidrs p\r g>d] la haute influ5ce1 dont ils us5t naturellem5t en s5s inv]se de celle qui devrait lgitimem5t dom9] la leur4 ,la lutte qui s'ensuit ncessairem5t n'e/ pas de nature tablir l'h>monie dans le jeune mnage4 ,on a vu des femmes1 incapables de se s\/raire la dom9ation--disons1 si v\s v\lez1 la t5dresse--de leur mre1 se mettre1 ce propos1 en rvolte ouv]te contre le m>i et quitt] la maison conjugale1 p\r repr5dre1 dans la maison pat]nelle1 la po/ure d'enfant s\mise dont l'ducation leur avait donn le pli4 ,p>mi les g>ons1 de tels exemples sont inf9im5t plus r>es1 mais on en tr\v]ait4 ,les p>5ts sont bi5 c\pables ou bi5 aveugles qui1 ne sa*ant pas va9cre leurs s5tim5ts d'affection g/e1 ne se rsign5t pas abdiqu] ce qu'ils appell5t leurs droits1 mme au l5dema9 du m>iage de leurs enfants4 ,qu'on ne se mpr5ne pas sur notre p5se6 ,p]sonne plus que n\s n'e/ t\* du spectacle qu'(fr5t c]ta9es familles1 plus nombreuses qu'on ne le croit1 o la plus d\ce ent5te rgne entre t\s1 depuis les gr&s p>5ts jusqu'aux petits-enfants4 ,le respect des uns1 la condesc5dance des autres1 l'affection de t\s uniss5t admirablem5t les coeurs sans entrav] les volonts4 ,c'e/ ce rsultat qu'il faut t5dre1 et l'on peut t\j\rs espr] d'y arriv]4 ,il vaut bi51 d'ailleurs1 qu'on se gne un peu dans les comm5cem5ts1 que l'on cons5te des concessions1 qu'on se s\mette des sacrifices4 ,il faut se con=m] aux habitudes1 au ton1 la manire de la famille dans laquelle on entre1 s\s pe9e de voir la paix bannie de son mnage1 dit =t sagem5t ,horace ,raisson4 ,je gte mo9s cet autre conseil prs5t s\s =me de maxime3 ,si les belles-mres savai5t dissimul]1 les brus se taire1 et les m>is pr5dre pati5ce1 t\tes les familles s]ai5t en paix4 ,se taire1 qu& on n'a ri5 de bon ou d'agrable dire1 e/1 c\p sr1 =t sage2 et1 quoi qu'on ait racont de la langue des femmes1 la jeune p\se1 en songeant que le bonheur de celui qu'elle aime et le si5 propre sont en jeu1 ne devra pas tr\v] l'ef=t au-dessus d'elle4 ,mais p\rquoi la belle-mre dissimul]ait-elle1 et qu'a-t-elle dissimul]8 ,le mot e/ vila9 et la *ose plus vila9e encore4 ,p\rquoi lui suppos] des s5tim5ts inav\ables1 de la jal\sie1 du dpit1 de la ha9e1 contre celle que son fils a *oisie p\r compagne8 ,si son coeur e/ agit de telles passions1 ce n'e/ pas les dissimul] qu'elle doit travaill] de t\tes ses =ces2 c'e/ les combattre1 les drac9]1 les dtruire4 ,elle y p>vi5dra assurm5t1 si c'e/ son fils qu'elle aime1 et non pas elle en son fils4 ,une ,anglaise1 ,mrs4 ,*apone1 donne d'excell5ts conseils la jeune m>ie propos des relations qu'elle aura entret5ir avec la famille et les amis de son m>i4 ,n\s ne p\vons mieux faire que de les transcrire4 ,votre conduite vis--vis de ses amis p>ticuli]s et de ses pro*es p>5ts1 dit-elle la n\velle p\se1 auront le plus important effet sur votre bonheur mutuel4 ,si v\s n'adoptez pas ses s5tim5ts en ce qui les conc]ne1 votre union re/]a trs imp>faite1 et mille incid5ts dsagrables en surgiront con/amm5t444 ,il faut pr5dre gr& so9 de p>tag]1 extrieurem5t du mo9s1 votre respect et votre affection d'une manire gale et honnte entre les p>5ts de votre m>i et les vtres4 ,il s]ait heureux que vos s5tim5ts puss5t tre les mmes p\r les uns comme p\r les autres2 mais1 que cela soit ou non1 le devoir et la sagesse v\s oblig5t cultiv] autant que possible le bon v\loir et l'amiti de la famille qui v\s a adopte1 sans prjudice de l'affection et de la gratitude dont v\s ne p\vez manqu]1 j'en suis sr1 l'g>d de la vtre4 ,que la bru fasse preuve de ces s5tim5ts1 et1 si la belle-mre lui refuse une "p dans son affection1--que v\lez-v\s8--la belle-mre mrit]a t\s les s>casmes et t\tes les maldictions que la satire populaire lui a t\j\rs si libralem5t octroys4 ,c'e/ bi5 regret que n\s avons d comm5c] p> les p>5ts cette revue des ennemis que doit r$\t] le jeune mnage4 ,mais qu& on a dire une vrit dsagrable1 mieux vaut la dire du premi] c\p4 ,c'e/ eux1 d'un ct1 et aux n\veaux m>is de l'autre1 de ne pas *ang] en un flau1 galem5t fune/e au bonheur de t\s1 l'affection pr(onde p> laquelle le pre1 la mre et les enfants se s5t5t lis les uns aux autres4 ,il suffit de s'impos]1 d'une "p1 des mnagem5ts et des respects dont les fils et les filles ne se doiv5t dp>tir jamais1 et1 de l'autre1 un peu de ds9tressem5t1 disons mme1 si v\s v\lez1 d'abngation4 ,le problme n'e/ insoluble p\r p]sonne1 et on le voit bi51 aprs t\t1 au gr& nombre de ceux qui le rsolv5t4 ,une autre catgorie d'ennemis1 mo9s intressants et plus p]fides1 e/ celle des amies d'enfance4 ,il faut lire1 dans le ,code conjugal d',horace ,raisson1 les pages de f9e physiologie qu'il leur consacre4 ,ds qu'il e/ "q dans le monde du m>iage d'une jeune p]sonne1 les amies de p5sion acc\r5t3 leurs que/ions volubiles1 on juge que c'e/ la curiosit bi5 plus qu'un t5dre intrt qui les excite444 ,tu te m>ies8 ton prt5du e/-il aimable1 beau8444 l'aimes-tu8444 voyons la corbeille8 ,puis vi5n5t les comm5taires1 les projets4 ,on se quitte3 celles qui sont filles lv5t au ciel un reg>d d'envie2 celles qui sont m>ies p\ss5t un s\pir de regret ou de s\v5ance4 ,aprs la noce1 o les amies de p5sion se sont fait rem>qu] p> leur petit air important1 les visites devi5n5t plus frqu5tes2 *aque j\r on propose1 on engage quelque p>tie n\velle4 ,la prom5ade1 les m>*&s1 la campagne1 le spectacle s'emp>5t si bi5 de t\s les mom5ts de la jeune femme1 que son m>i tr\ve pe9e le temps de l'entrevoir dans le c\rs de la j\rne4 ,c'e/ l le mo9dre inconvni5t de ce r$\blem5t de t5dresse r5\vele du p5sionnat4 ,mais le m>i has>de un lg] repro*e2 sa femme reconnat son tort involontaire1 et promet s9crem5t de ne plus se laiss] a9si ravir le temps qu'elle peut pass] si heureuse prs de l'p\x qu'elle aime4 ,elle refuse donc les invitations que ses amies vi5n5t lui faire4 ,celles-ci s'tonn5t1 se piqu5t1 la press5t de que/ions2 la jeune femme av\e enf9 que son m>i p>at dsir] la voir plus s\v5t prs de lui4--,ah6 ,monsieur e/ jal\x6--,non1 il m'aime4--,le despote6 laisse-le faire1 ce s]a bi5tt une tyrannie2 que tu s]as heureuse1 a9si claquemure6 ,mon m>i a v\lu me m5] a9si2 j'ai bi5 s\ff]t le contr>i]2 ma9t5ant il en passe p> o je veux4--,mais1 mes amies1 v\s v\s mpr5ez2 mon m>i n'exige ri51 ne se pla9t de ri52 je p5se seulem5t que1 sans fuir le plaisir1 je puis lui consacr] plus d'in/ants4--,pauvre petite6 si d\ce1 si rsigne444 ,puis arrive le *apitre des conseils4 ,leur in/ance e/ d'abord bi5 faible2 mais1 =ce de rev5ir la *>ge1 de rpt] des pla9tes1 de faire des comp>aisons1 de saisir de fausses app>5ces1 elles t\rn5t bi5tt la tte de la jeune p\se1 qui troque enf9 le bonheur contre la dissipation4 ,le tableau qui prcde1 et qui n'e/ po9t *>g1 explique et ju/ifie cet autre passage qui p\rrait sembl]1 au premi] abord1 dpass] la vrit4 ,beauc\p de m>is r$\t5t p\r leurs femmes la socit des jeunes g5s1 et prfr5t les voir ent\res de femmes2 ils ont tort4 ,on p\rrait dire avec ju/esse3 ,les amies de p5sion ont plus dsuni de mnages que les galants4 ,il e/ clair que ces rem>ques sont applicables t\s les degrs de l'*elle sociale4 ,il n'e/ pas ncessaire d'avoir t en p5sion p\r avoir des dang]s analogues r$\t] et fuir4 ,les amies d'ateli]1 les vois9es1 les habitues de la loge de la conci]ge opr5t1 dans un milieu diffr5t1 de la mme manire p\r am5] les mmes rsultats4 ,l'homme1 de son ct1 n'a pas veill] avec mo9s de so9 ne pas se laiss] circonv5ir p> ses amis de la veille qui1 s'ils ne l'entran5t pas cons]v] en dehors de *ez lui les habitudes de la vie de g>on1 ont vite fait de les apport] avec eux dans son intrieur1 qu'ils envahiss5t et o ils s'in/all5t avec le sans-faon et l'empressem5t de clibataires conva9cus qu'on ne se m>ie qu' leur bnfice4 ,les n\veaux m>is doiv5t apport] un so9 svre dans le *oix des p]sonnes qui1 reues habituellem5t *ez eux1 pass]ont dans le monde p\r les amis de la maison4 ,on juge de la porte1 des op9ions1 du c>actre des g5s1 p> les liaisons qu'ils =m5t2 et s\v5t les amitis d'un m>i compromett5t la rputation et le bonheur de sa femme4 ,sans pr5dre la lettre l'exclamation d'un misan?rope3 ,o mes amis1 n'ayez jamais d'amis6 on peut dire que les jeunes p\x ne saurai5t1 *acun p\r leur "p1 tre trop rs]vs dans le *oix des amis qu'ils admett5t dans leur intimit1 et qu'il doit suffire qu'une p]sonne ne plaise pas l'un d'eux p\r que la maison lui soit irrvocablem5t f]me4 ,depuis qu'il y a des g5s qui comm&5t et des g5s qui obiss5t--bi5 ou mal1--on rpte sur t\s les tons et avec t\tes les v>iantes3 ,notre ennemi1 c'e/ notre matre4 ,il s]ait t\t aussi exact de r5v]s] la proposition et de dire3 ,notre ennemi1 c'e/ qui n\s s]t4 ,il n'e/ po9t de mti] plus mal fait1 ni plus *rem5t pay que celui de dome/ique1 dit l'auteur des ,d\tes sur diffr5tes op9ions reues dans la ,socit4 ,il en tait a9si bi5 avant lui1 et je crois que1 depuis la f9 de l'poque patri>cale1 le bon s]viteur a t\j\rs t une p]le r>e et de gr& prix4 ,on a pu dire avec raison qu'au dix-huitime sicle le mti] de valet m5ait t\t1 mme aux plus gr&s honneurs et aux plus hautes *>ges de l'tat4 ,auj\rd'hui les av5ues sont encombres p> d'autres pr(essions1 *acun le sait2 mais les exig5ces des dome/iques n'en vont pas mo9s croissant4 ,une *ronique signe ,alfr$ ,baude1 que je lisais nagure dans le j\rnal l',e/afette1 m'en f\rnit deux exemples amusants4 ,je ne saurais en g>antir l'au!nticit1 mais ils n'ont1 p> le temps qui c\rt1 ri5 d'invraisemblable4 ,le duc de ,b444 avait beso9 d'un valet de *ambre4 ,un monsieur se prs5te avec la physionomie et la t5ue d'un notaire4 --,monsieur le duc1 je s\ffre d'une dyspepsie1 je ne puis mang] de boeuf et ne peux boire que du bordeaux4 --,soit6 --,monsieur le duc1 mon mdec9 me df5d de veill] le soir et exige que je sois t\j\rs c\* dix heures4 --,soit6 --,monsieur le duc1 j'ai quelques amis que je reois une fois p> sema9e1 et une fois p> sema9e aussi j'ai l'habitude d'all] au spectacle2 j'espre que v\s v\drez bi5 me donn] ces deux soires4 --,mon *]1 reprit froidem5t le duc de ,b4441 ma maison ne saurait v\s conv5ir1 *]*ez-en une autre1 et si p> has>d v\s tr\viez une seconde place comme celle-l1 dites-le-moi1 j'y mettrai mon fils4 ,"l ,h5ry ,seym\r racontait qu'il avait tr\v une fois un valet de *ambre qui lui plaisait beauc\p4 ,au mom5t de l'arrt]1 le valet s'incl9a et dit3 ,je ne peux entr] au s]vice de ,votre ,seigneurie4 --,p\rquoi donc8 fit "l ,h5ry1 =t intrigu4 ,votre ,seigneurie a le pi$ trop petit1 je ne p\rrais jamais entr] dans ses bottes4 ,leurs inve/igations vont au del de la *aussure1 au del mme de la g>de-robe et de l'(fice4 ,le c>actre1 la nature morale de leurs matres et de leurs matresses e/ scrute et analyse p> eux1 non sans p]spicacit1 en ce qui se rapporte leurs intrts immdiats4 ,voici un docum5t prcieux1 tr\v provid5tiellem5t dans un livre de cuis9e3 ,la femme de *ambre du premi] n\s a dit hi]3 ,ret5ez bi5 ceci3 ,t\te matresse grasse e/ pleurni*euse et collante2 t\te matresse maigre e/ agace et agaante2 t\te matresse petite e/ volontaire et hauta9e2 t\te matresse gr&e et m9ce e/ orgueilleuse et dfiante4 ,n\s laissons la responsabilit de ce morceau de physio-psy*ologie ,m4 ,alfr$ ,baude1 qui l'a mis au j\r4 ,mais n\s n\s associons volonti]s aux rflexions suivantes3 ,n\s n\s plaignons de ce que nos dome/iques n\s dte/5t1 et comm5t v\lez-v\s qu'ils n\s aim5t4 ,n\s inquitons-n\s d'eux8 ,qu& leur vi5t-il de notre "p un mot affectueux1 une p>ole qui pr\ve que n\s n\s intressons eux8--,jamais6 ,n\rris--blan*is--logs--clairs--c'e/ t\t4--,et cep5dant1 l'tre huma9 a beso9 d'autre *ose4 ,les dome/iques ne tr\vant plus dans leurs matres que des automates1 absolum5t sans coeur1 se gr\p5t entre eux et =m5t une espce de franc-maonn]ie dont l'unique b e/ de pill] et de ridiculis] l'ennemi commun1 le ,matre4 ,que faire8 ,avant t\t1 traitez vos s]viteurs comme on traite de gr&s enfants4 ,ils le sont p> leur ducation si rudim5taire et p> leur position infrieure4 ,de temps en temps une bonne p>ole1 un bon s\rire1 un enc\ragem5t2 v\s ne s\ponnez pas combi5 v\s v\s en tr\v]ez mieux4 ,puis1 p\r combattre cette dplorable habitude qu'ont les dome/iques de *ang] *aque in/ant de place1 n'acceptez jamais un n\veau s]viteur s'il ne v\s apporte pas la preuve qu'il e/ re/ au m9imum deux ans dans la maison d'o il sort4 ,ah6 si *acun de n\s pr5ait cet engagem5t1 quelle rapide amlioration dans notre mal6 ,et puis1 songez quelquefois l'axiome de ,beaum>*ais3 ,aux qualits qu'on exige d'un dome/ique1 connaissez-v\s beauc\p de matres qui fuss5t dignes d'tre valets8444 ,en f9issant1 il e/ de t\te ju/ice de dire qu'il y a s\v5t de nobles coeurs dans la livre4 ,que d'exemples ne p\rrait-on cit]3 je n'en connais pas de plus t\*ant que celui-ci3 ,un anci5 ngociant avait t\t p]du3 sa femme1 ses enfants1 sa =tune2 il ne lui re/ait qu'une vieille dome/ique4 ,cette pauvre femme s'atta*a lui avec un admirable dv\em5t4 ,il tait atte9t d'une affreuse maladie de la peau2 elle le soigna nuit et j\r4 ,ce n'e/ pas t\t2 elle allait voir les vieux amis de son matre son insu1 et obt5ait quelques sec\rs4 ,un mat9 elle r5trait h>asse2 elle ent5d des clats de voix et des rires1 elle s'arrte et c\te3 on se moquait d'elle1 son vieux matre contrefaisait sa voix4 --,ah6 dit-elle1 mon premi] m\vem5t fut de m'en all] en c\rant1 puis je songeai qu'il tait vieux1 malade1 qu'il avait beso9 de moi2 je ret9s mes l>mes et remuai bruyamm5t la clef dans la s]rure avant d'entr]4 ,un honne/e s]viteur1 dit le vieux g5tilhomme franais de ,la ,hoguette1 dans son ,te/am5t1 e/ le surveillant de son matre1 et un bon matre l'exemplaire de son s]viteur4 ,c'e/ p\rquoi il n'y a po9t de comb9aison entre les hommes1 aprs celle du m>i et de la femme1 qui ait plus beso9 d'e/re bi5 faite que celle-ci4 ,j'ai r>em5t vu la moralit du contrat entre matre et s]viteur dgage avec plus de nettet1 d'lvation et d'loqu5ce que dans ces lignes1 que je suis heureux d'exhum]3 ,que p5ses-tu que fasse p\r moi celui que tu crois un s]viteur8 ,il me s]t2 tu te trompes1 il se s]t3 le mme travail qu'il f]oit en sa maison p\r vivre1 il le fait en la mi5ne2 s'il m'engage sa volont p\r me r5dre quelque s]vice1 la mi5ne lui demeure en tage p\r son salaire2 si je tr\ve mon compte en ce qu'il fait p\r moi1 il y tr\ve le si5 aussi2 s'il se mle de mes affaires1 on s'ap]oit qu'il ne nglige pas les si5nes2 s'il fait valoir ma t]re1 il en p>tage les fruits l'aise avec moi2 s'il m'appre/e mang]1 il en ta/e le premi]1 il y contribu de sa pe9e1 et moi de t\te la dp5se4 ,notre communaut se dc\vre en tant de *oses1 que t\t bi5 considr1 je tr\ve que l'assemblage du s]viteur avec le matre n'e/ autre *ose qu'une socit qui se fait entre le pauvre et le ri*e p\r leur utilit commune1 en laquelle il n'y a aucune diffr5ce que le nom4 ,un peu plus lo91 de ,la ,hoguette dit encore3 ,t\t s]vice fait sans affection e/ sans gt2 si on me le r5d regret1 quoi qu'il me soit d1 je le reois encore plus regret2 il n'y a que la *aleur du coeur t\te seule qui le puisse bi5 assaisonn]4 ,cela tant1 faisons-n\s aim] de nos s]viteurs2 p\r en e/re aim il les faut aim]3 l'amiti ne reoit que ce seul *ange4 ,*>ron avait exprim plus didactiquem5t la mme p5se3 ,traitt] huma9em5t ses s]viteurs1 et *]*] plu/o/ se faire aim] que cra9dre e/ tesmoignage de bonne nature3 les rudoy] p> trop1 mon/re une ame cruelle1 et que la volont e/ t\te p>eille env]s les autres hommes1 mais que le defaut de puissance empes*e l'execution4 ,aussi avoir so9 de leur sant et in/ruction de ce qui e/ requis p\r leur bi5 et salut4 ,fnelon y revi5t s\v5t4 ,n\s avons eu l'occasion1 dans les livres qui ont prcd celui-ci1 de t\*] plus d'une fois la "q des dome/iques1 et d'en p>l] dans le mme s5s#f4 #f ,doit-on se m>i]8 p4 #afi et suiv4--,comm5t lev] nos enfants8 p4 #bac et suiv4--,que faire de nos filles8 pp4 #bca et suiv41 #big1 #cjh4 ,il rsume t\t1 p\r a9si dire1 dans ce passage3 ,t*ez de v\s faire aim] de vos g5s sans aucune basse famili>it3 n'entrez pas en conv]sation avec eux2 mais aussi ne craignez pas de leur p>l] assez s\v5t avec affection et sans hauteur sur leurs beso9s4 ,qu'ils soi5t assurs de tr\v] du conseil et de la compassion3 ne les repr5ez po9t aigrem5t de leurs dfauts2 n'en p>aissez ni surpris ni rebut1 tant que v\s esprez qu'ils ne s]ont pas incorrigibles2 faites-leur ent5dre d\cem5t raison1 et s\ffrez d'eux s\v5t p\r le s]vice1 af9 d'tre en tat de les conva9cre de sang-froid que c'e/ sans *agr9 et sans impati5ce que v\s leur p>lez1 bi5 mo9s p\r votre s]vice que p\r leur intrt4 ,on compr5d que la conduite des dome/iques et notre conduite vis vis d'eux soi5t une difficult de *aque in/ant dans le mnage4 ,cela introduit une complication extrme et de trs dsagrable nature dans la vie deux2 et si n\s ne t5ions1 p\r de dlicates raisons de discrtion que l'on apprci]a sans d\te1 re/] dans les gnralits1 il n\s s]ait facile de mettre le doigt sur bi5 des plaies1 ouv]tes et entret5ues dans le coeur des p\x p> les dome/iques ou leur occasion4 ,n\s n\s cont5t]ons de cit] ce qu',horace ,raisson dit de la femme de *ambre3 ,la femme de *ambre a une gr&e influ5ce sur la fidlit conjugale4 ,confid5te ne des secrets du mnage1 adroite et fire1 elle s]a t\j\rs dispose en abus]2 sotte1 elle commettra t\s propos des inconsqu5ces ou des bal\rdises4 ,c'e/ un art difficile et r>e1 que celui de bi5 /yl] une femme de *ambre4 ,bi5 /yle ou non1 la femme de *ambre e/ s\v5t un in/rum5t de dsunion entre les p\x4 ,son s]vice1 plus p]sonnel1 qui la met *aque in/ant en contact avec les matres1 la r5d plus dang]euse en lui donnant plus de moy5s p\r faire du mal4 ,mais ses collgues des deux sexes1 la cuis9e1 l'curie1 dans l'anti*ambre1 la loge1 ne lui cd5t en ri5 lorsque l'occasion se prs5te ou qu'elle peut se faire natre4 ,le nombre de mnages branls1 *agr9s1 disloqus1 dtruits p> les jal\sies que ces g5s suscit5t1 p> leurs faux rapports1 leurs ins9uations p]fides1 leurs lettres anonymes1 leurs complaisances ins9uantes1 leurs manoeuvres de t\tes sortes1 la fois basses et audacieuses1 e/ littralem5t inimag9able4 ,c]tes ce n'e/ pas n\s qui tr\v]ons mauvais que les matres r5d5t aux s]viteurs la vie plus d\ce1 en s'intressant eux et en leur accordant une affectueuse att5tion4 ,mais qu'ils pr5n5t g>de8 ,la p5te de la famili>it e/ facile1 et s'ils s'y laiss5t une fois gliss]1 ils ne p\rront plus ret5ir ni leurs dome/iques ni eux3 ,ds que v\s oubliez votre place vis--vis d'un dome/ique1 v\s l'autorisez oubli] la si5ne vis--vis de v\s1 dit ,f]r&1 et il dit vrai4 ,c'e/ a9si que le bonheur conjugal1 comme t\tes les *oses prcieuses et dlicates1 e/ ent\r1 assig p> une f\le d'ennemis avides4 ,on croirait voir des gupes attaquant un beau fruit1 au mom5t o sa maturit p>faite le r5d le plus dlicieux4 ,mais que de fois1 sans compt] les gupes et autres insectes de l'extrieur1 le fruit ne porte-t-il pas en lui son v] rongeur6 ,le plus dang]eux ennemi du bonheur des jeunes femmes1 et p> contre-c\p du repos des m>is1 dit le ,code conjugal1 c'e/ l'imag9ation4 ,le j\r o elles se croi5t opprimes1 il n'e/ ri5 qu'elles ne soi5t capables d'entrepr5dre p\r s'affran*ir1 ou du mo9s se v5g]2 leur refus] une *ose ju/e1 c'e/ allum] en elles la volont de l'obt5ir et le dsir d'en abus]4 ,ri5 n'e/ plus dsolant que de voir des jeunes femmes1 ent\res de t\t ce qui donne et assure le bonheur1 dev5ir a9si les victimes d'elles-mmes1 et empoisonn] ceux qu'elles aim5t le mieux du *agr9 de leurs imag9aires griefs4 ,dans t\s les cas1 si la passion n'e/ pas porte au po9t que t\t ce qui n'e/ pas elle soit indiffr5t1 si l'on a encore quelque s\ci de l'op9ion du monde1 quelque respect de soi1 quelque espoir ou quelque dsir que les maux dont on s\ffre se guriss5t un j\r1 ayons t\j\rs prs5t l'esprit ce conseil dont on s5t de plus en plus la ju/esse mesure que l'expri5ce n\s in/ruit3 ,on agit sagem5t en ca*ant avec un so9 gal les d\ceurs et les am]tumes du m>iage#g4 #g ,h4 ,raisson3 ,code conjugal4 ,p\r clore ce *apitre1 n\s rpt]ons la prire factieusem5t judicieuse que des proccupations de mme ordre inspirai5t au vieux compilateur de prov]bes ,g4 ,meuri]3 ,de t\te femme qui se f>de1 ,de p]sonne d\ble et langu>de1 ,de fille qui se recomm&e1 ,de vallet qui comm&e1 ,de *air sall sans m\t>de4 ,de petit disn] qui trop t>de1-- ,de langu>ds en nos maisons1 ,de fille oiseuse et m5teuse1444 ,de s]viteur remply de p>esse1 ,de *ambrire mal soigneuse1 ,de b\rse vuide et creuse1-- ,de maison env9e1-- ,de *ausse d*ire1 ,de fiebvre aigue enrac9e1 ,d'ennemy famili] et priv1 ,d'amy simul et rconcili1 ,et de *oir en deptes t\te cette anne1 ,lib]a nos1 ,dom9e6 ,,*apitre ,,iv ,,miel ,,et ,,fiel ,*ez les anci5s1 les jeunes g5s qui sacrifiai5t ,junon nuptiale tai5t le fiel de la victime immole1 et le jetai5t au lo91 p\r tmoign] leur rsolution de bannir de leur union la colre et l'am]tume#h4 #h ,horace ,raisson1 ,code ,conjugal4 ,l'auteur ne n\s dit pas si le symbole tait vridique ou m5teur4 ,mais l'hi/oire des moeurs1 qui dom9e l'hi/oire des g\v]nem5ts1 le dit p\r lui4 ,les plus anci5s tmoignages pr\v5t assez que les passions huma9es ont1 de t\t temps et p>t\t1 fait peu prs la mme somme de ravages1 et que beauc\p de ceux qui avai5t jet au lo9 le fiel de la victime avai5t cons]v leur propre fiel en leurs flancs4 ,c'e/ cela qu'il faut arra*]1 ds le seuil du m>iage1 et jet] au v5t p\r qu'il le dess*e et l'emporte4 ,on l'a proclam bi5 des fois3 le temps des symboles et des my!s e/ accompli2 n\s sommes arrivs l'poque du fait4 ,c'e/ n\s de faire pass] cette image des rites antiques dans la ralit1 et c'e/ ce prix seul que la vie deux donn]a sa ple9e s\rce de joies individuelles et de =ces actives contribuant au bi5 social4 ,je tr\ve1 dans les crits d'une ,anglaise1 ,mrs4 ,*apone1 que j'ai dj eu l'occasion de cit]1 une page qui dveloppe avec une calme lvation et un r>e bon s5s la p5se que je vi5s d'indiqu]4 ,se reportant aux conditions qui s'impos5t aux m>is1 vis--vis de leur famille respective1 ,mrs4 ,*apone dem&e la jeune femme3 ,si c'e/ un devoir important d'vit] t\te discussion et t\s dsagrm5ts avec ceux qui sont de la pro*e p>5t de votre m>i1 de quelle consqu5ce n'e/-il pas d'vit] t\tes les occasions d'avoir du ress5tim5t l'un contre l'autre6 ,elle p\rsuit3 ,quoi qu'on puisse dire des qu]elles d'am\reux1 croyez-moi1 celles des g5s m>is ont t\j\rs d'p\vantables consqu5ces1 p\r peu qu'elles ai5t quelque dure ou quelque gravit4 ,si on les laisse am5] des expressions d'am]tume ou de mpris1 ou trahir *ez l'un des p\x un s5tim5t habituel d'av]sion ou de rpugnance p\r quelque p>ticul>it physique ou morale de l'autre1 ce sont l des blessures qui ne se guriss5t presque jamais compltem5t444 ,le s\v5ir d\l\reux de ce qui s'e/ pass survi5dra s\v5t aux heures les plus t5dres1 et la mo9dre bagatelle le rveill]a et le r5\vell]a4 ,il faut1 ds le db1 tre p>ticulirem5t en g>de contre cette s\rce de malheur4 ,de n\veaux m>is1 dans l'excs mme de leur am\r1 se laiss5t p>fois all] de petites scnes de jal\sie et des qu]elles puriles1 qui1 t\t d'abord1 ab\tiss5t peut-tre un r$\blem5t de t5dresse1 mais qui1 s\v5t rptes1 p]d5t leurs agrables effets1 et ne t>d5t pas en produire d'autres d'une nature t\t oppose4 ,la dispute devi5t *aque fois plus srieuse2 la jal\sie et la dfiance p\ss5t des rac9es2 le c>actre se gte des deux cts2 les habitudes d'aigreur1 de contradiction1 d'int]prtation m*ante pr5n5t le dessus et f9iss5t p> dom9] t\te autre affection qui leur a donn naissance4 ,ne p]dez jamais de vue que le bonheur du m>iage repose t\t enti] sur une solide et p]man5te amiti1-- quoi ri5 n'e/ plus oppos que la jal\sie et la dfiance4 ,ces dfauts ne sont pas mo9s contraires aux vrais intrts de la passion4 ,v\s ne gagn]ez jamais ri5 exig] de l'affection de votre m>i plus qu'elle ne peut naturellem5t v\s donn]2 la peur d'al>m] votre jal\sie et d'am5] une qu]elle p\rra bi5 le =c] fe9dre une t5dresse plus vive que celle qu'il ress5t2 mais cet ef=t1 cette contra9te mme dim9ue et p> degrs te9t rellem5t cette t5dresse4 ,si donc il p>aissait mo9s affectueux et mo9s att5tif que v\s ne le dsirez1 il faut ou rveill] sa passion en dployant quelque grce n\velle1 quelque *>me irrsi/ible de d\ceur et de s5sibilit1 ou bi5 v\s con=m]1 du mo9s en app>5ce1 au degr d'affection que son exemple prescrit2 c> c'e/ votre rle de suivre mode/em5t sa direction1 plutt que de lui faire s5tir le dsagrm5t de ne pas tre capable de m>*] du mme pas que lui4 ,la vrit e/ que c'e/ l'orgueil1 plutt que la t5dresse1 qui d'ord9aire dicte une p]sonne susceptible ses draisonnables exig5ces2 et cet orgueil e/ rcomp5s1 comme il le mrite1 p> des mortifications et le froid loignem5t de ceux qui en s\ffr5t4 ,ce qu'il y a de p>ticuli] dans cet tat1 et ce que ,mrs4 ,*apone fait bi5 ressortir1 c'e/ que l'am\r travaille ici contre lui-mme4 ,or l'am\r tant aveugle1 comme *acun sait1 ni l'un ni l'autre des p\x ne s'ap]oiv5t du dommage caus1 de la sape de plus en plus pr(onde qui se creuse et f]a cr\l] l'difice4 ,au contraire1 il arrive qu'ils pr5n5t gt ces repro*es et ces qu]elles1 sa*ant quels rappro*em5ts1 quels lans de passion les suiv5t4 ,comme ces g\rm&s au palais blas qui ont beso9 de t\s les feux du poivre1 du pim5t et du curry p\r gt] la saveur d'un mets1 les c>esses de l'am\r leur sembl5t fades s'ils ne les font prcd] de l'orage des p>oles injurieuses ou amres1 et p>fois--je le dis quoi qu'il m'en cote--de la grle des c\ps4 ,mais1 de mme que ces abus de condim5ts gt5t l'e/omac1 les scnes de mnage1 quelque t5dre qu'en soit le dn\em5t ord9aire1 gt5t le coeur4 ,un j\r vi5t o la rcomp5se ne p>at pas valoir le prix dont on l'a*te1 et le mo9dre mal qui puisse rsult] de telles c\tumes matrimoniales1 c'e/ que l'impression de lassitude et de dgt se produise *ez les deux p\x la fois4 ,ils sont1 du mo9s1 en condition de reconnatre en mme temps leur tort et de s'en corrig]1 ou1 s'ils s'en s5t5t incapables1 de s'ent5dre p\r se crer1 soit dans le m>iage1 soit en dehors1 un modus viv5di o la "p du sc&ale1 t\j\rs trop gr&e1 s]a rduite son m9imum4 ,il n'y a gure de g5s plus aigres que ceux qui sont d\x p> intrt1 dit ,vauv5>gues4 ,aussi ne faisons-n\s pas appel au seul intrt4 ,c'e/ l'intellig5ce et au coeur que n\s n\s adressons la fois p\r mettre en g>de les n\veaux p\x contre ces m\vem5ts dsordonns de la passion qui s'use elle-mme et1 comme le fruit dcevant des rivages de la ,m] ,morte1 ne laisse qu'une c5dre amre dans la b\*e des t\rdis qui p5sai5t y puis] des j\issances t\j\rs r5\veles et sans cesse de plus haut gt4 ,il faut tre d\x p>ce qu'on a du plaisir l'tre3 p>ce qu'il n'e/ ri5 de meilleur au monde que d'tre agrable qui l'on aime1 et que1 qu& le m>i tr\ve que sa femme e/ bonne et que la femme tr\ve que son m>i e/ bon1 ils ont eux deux ram5 sur t]re1 p\r eux et ceux qui les ent\r5t1 le p>adis4 ,le sujet e/ trop grave p\r admettre la plaisant]ie vulgaire qui n'a p\r effet que le rire physique1 lorsque son ineptie ou sa trivialit ne font pas hauss] les paules d'impati5ce et d'ennui4 ,on ne s'att5d donc pas tr\v] ici la rptition des t]nelles sottises sur la c\leur du mnage et autres gaudrioles de la mme f>9e4 ,on ne m'en v\dra p\rtant pas1 je l'espre1 de rapport]1 dans un intrt de curiosit d'autant plus p]mise qu'elle se ratta*e troitem5t la "q qui n\s occupe1 une explication assez +nieuse et inatt5due de la c\leur jaune prise comme symbole conjugal4 ,l'auteur des ,mmoires hi/oriques et galans p5se qu',ovide1 en reprs5tant l',hym5 croceo velatus amictu1 a v\lu sans d\te n\s faire une leon de ce qui e/ si ess5tiel au m>iage4 ,les s\cis d'une famille dont v\s v\s *>gez1 le risque que v\s c\rez de tant de c\ps de =tune1 la jal\sie 9vitable que v\s avez d'une femme1 p\r peu qu'elle v\s agre1 ou que votre honneur v\s t\*e1 ne sont-ce pas autant de sujets de jaunisse6 et n'e/-ce pas une m]veille1 si le tempram5t le plus vig\reux et le plus enj\ ne tombe pas dans un tat ictrique8 ,la jal\sie e/1 c\p sr1 la disposition morale la plus propre faire natre cet tat1 et il n'e/ gure de description de jal\x ou de jal\se qui ne soit m>que de ce trait3 jaune comme un co+4 ,c'e/ en effet celle qui met le plus de bile dans le sang1 la passion fielleuse p> excell5ce4 ,t\te jal\sie1 dit un anci5 pote anglais#i1 doit t\j\rs tre trangle sa naissance2 ou le temps conspir]a bi5tt la r5dre assez =te p\r surmont] la vrit4 #i ,sir ,william ,dav5ant4 ,le propre de la jal\sie1 en effet1 e/ de donn] aux visions que le s\pon fait surgir dans l'esprit le relief et la c]titude de la ralit4 ,le jal\x objective les images qui hant5t son c]veau avec une int5sit curieuse p\r l'obs]vateur et =midable p\r les p\x4 ,c>1 sans insi/] sur cette facilit qu'a le jal\x--ou la jal\se-- se croire c]ta9 de ce qu'il imag9e1 surt\t si c'e/ incroyable et mon/rueux1--la jal\sie cre1 dans la vie deux1 t\s les maux1 et ne saurait en gurir un seul4 ,c'e/ ce que voyait ,full] lorsqu'il crivait3 ,l o la jal\sie e/ le geli]1 beauc\p s'*app5t de leur prison2 elle ouvre plus de voies au vice qu'elle n'en f]me4 ,la comdie de t\s les ges et de t\s les peuples a tr\v dans cette ide une s\rce 9puisable de situations plaisantes et d\l\reuses la fois1 qui1 dfaut des exemples que f\rnit en abondance l'expri5ce j\rnalire de la vie1 peuv5t s]vir de docum5ts et d'enseignem5t4 ,le dicton populaire3 ,on n'e/ jal\x que de ce qu'on aime n'e/ vrai que p> rapport un am\r g/e qui1 t\t en se portant sur autrui1 n'e/ proprem5t que l'am\r-propre ou l'am\r de soi4 ,n\s concevons la d\leur imm5se1 l'irrmdiable dsespoir que peut jet] dans un coeur aimant la dc\v]te de la trahison de l'tre aim4 ,n\s concevons encore1 t\t en les blmant et en les regrettant1 les m\vem5ts imptueux qui p\ss5t en ces circon/ances les p]sonnes viol5tes et passionnes des excs que les c\rs d'assises condamn5t ou acquitt5t1 au has>d de l'impression produite sur des jurs s5sibles4 ,mais n\s ne saurions considr] la jal\sie priori1 si l'on peut dire1 celle qui obsde l'esprit au =t mme de l'am\r p>tag et qui1 dfaut de motifs1 se =ge des cata/rophes *imriques et se n\rrit avidem5t du poison des s\pons1 que comme une maladie morale dont il faut se gurir t\t prix1 si l'on ne veut faire son propre malheur en mme temps que le malheur de celui ou de celle qu'on aime plus que t\t au monde1 bi5 qu'en l'aimant =t mal4 ,en de p>eilles maladies1 il n'y a gure qu'un mdec9 et qu'un remde1 savoir la volont4 ,mais1 hlas6 on ne veut pas1 ou l'on ne peut pas v\loir4 ,il y a des maux o l'on se complat1 des plaies qu'on pr5d un cre plaisir aviv]1 des d\leurs dont il e/ voluptueux de s\ffrir4 ,la jal\sie e/ une de ces tortures qui font gt] leurs victimes les dlices de la damnation4 ,on rapporte de ,n9on de ,l5clos cette p>ole3 ,jamais une femme ne sait mauvais gr son m>i de plaire plusieurs femmes1 p\rvu qu'elle soit t\j\rs prfre4 ,malheureusem5t1 en fait de m>iage1 l'autorit de ,n9on e/ mdiocre4 ,et puis de son temps1 le fatalisme de la passion et l'irresponsabilit de la nvrose tai5t *oses peu connues1 qui ne tr\blai5t gure la raison des g5s4 ,en ce temps-l1 et mme plus t>d1 on p\vait espr] conva9cre et p]suad] p> un dilemme1 et l'auteur des ,considrations sur le ,gnie et les ,moeurs de ce sicle ne p]dait pas sa pe9e en crivant3 ,c'e/ faire une cruelle injure une femme sage1 que de lui tmoign] de la jal\sie2 c'e/ faire trop d'honneur une femme galante1 et donn] beau jeu une coquette4 ,il laissait au lecteur le so9 facile de ret\rn] la proposition l'usage de la femme env]s le m>i4 ,auj\rd'hui l'ars5al du raisonnem5t ne f\rnit po9t d'arme capable de port] un c\p sr1 et1 p\r combattre les erreurs du s5tim5t1 c'e/ au s5tim5t qu'il faut avoir rec\rs4 ,la seule considration qui puisse1 croyons-n\s1 contrebalanc] la jal\sie dans une me infe/e de ce v591 c'e/ le dsir de faire le bonheur de l'tre aim4 ,si la passion maudite laisse au jal\x une m9ute de clairvoyance et qu'il ait consci5ce des t\rm5ts qu'il inflige1 il se gurira ou se dom9]a4 ,s'il ne le faisait1 son am\r s]ait mprisable1 c> ce ne s]ait1 rptons-le1 qu'un gsme sans piti4 ,,*apitre ,v ,,sables ,,m\vants ,comm5t assur] la navigation de la b>que conjugale sur les eaux mal sondes de la vie8 ,on relve et l des cueils1 des rcifs1 des promontoires o la m] se brise avec les paves qu'elle entrane1 des po9ts fixes o le pril e/ con/ant4 ,on y tablit des signaux2 on y allume des ph>es2 des pilotes indiqu5t les passes1 les heures de m>e1 les c\rants1 les t\rbillons et les rem\s1 et conduis5t au port pro*a94 ,mais ce que feux1 balises1 ancres1 conseils de pilote sont impuissants signal]1 ce sont les hauts fonds *angeants1 les bancs de sable que le jusant dplace1 qui1 l o t\t l'heure les vaisseaux gr& tirant passai5t voiles dehors et b>re au v5t1 arrt5t les humbles b>ques sans leur laiss] mme l'espoir de se r5fl\] au flot pro*a94 ,contre ce dang] de t\s les p>ages et de t\s les in/ants1 il n'y a qu'une df5se3 la prud5ce et l'adresse des navigateurs4 ,il faut avoir la sonde en ma91 l'oeil au guet1 tre prt la manoeuvre et ne pas s'y tromp] d'un br9 de fil4 ,notre t*e1 n\s1 e/ de dt]m9]1 aussi exactem5t que possible1 les circon/ances dans lesquelles on e/ le plus expos donn] dans ces sables m\vants4 ,s\v5t la peur d'un mal fait tomb] dans un pire1 a v]sifi le sage ,boileau4 ,g>dons-n\s donc galem5t de la disposition habituelle la pusillanimit1 et des sursauts de frayeur qui branl5t les n]fs et tr\bl5t le c]veau4 ,mais ne n\s laissons pas all] une scurit qui e/ trompeuse ds qu'elle endort4 ,les conditions qui sembl5t le mieux faites p\r loign] t\te al>me1 sont quelquefois grosses d'accid5ts4 ,il ne suffit pas1 dit avec raison le ,spectator1 p\r faire un m>iage heureux1 que l'humeur des deux p\x soit semblable2 je p\rrais cit] c5t c\ples qui n'ont pas g>d le mo9dre s5tim5t d'am\r l'un p\r l'autre et qui sont p\rtant tellem5t semblables d'humeur que1 s'ils n'tai5t pas dj m>is1 le monde enti] les dcl>]ait faits p\r tre m>i et femme4 ,qui se ressemble s'assemble2 les angles sortants s'adapt5t aux angles r5trants2 les lectricits de nom contraire s'attir5t et celles de mme nom se rep\ss5t2 on se plat p> les contra/es1 et on se complte p> les diffr5ces2 t\t s'accepte plutt que les incompatibilits d'humeur4--,voil une li/e de t]mes contradictoires qu'on p\rrait indf9im5t allong]4 ,les maximes se dm5t5t les unes les autres et elles n'en sont pas mo9s vraies *acune en son p>ticuli]4 ,on voit ds lors sur quel t]ra9 m\vant n\s m>*ons1 et de quelle absolue ncessit sont la nettet du c\p d'oeil et la s\plesse des allures dans ce doma9e du relatif4 ,p\r l'homme1 le premi] so91 c'e/ de jet] au rebut un /ock d'op9ions et d'ides c\rantes sur la femme1 dont les jeunes g5s et les vieux clibataires font leur vangile quotidi54 ,on lit dans les ,vdas3 ,celui qui mprise une femme mprise sa mre4 ,beauc\p d'hommes ne croi5t pas manqu] leur mre en entret5ant sur les femmes en gnral des ?ories plus que sceptiques4 ,qu'ils mdit5t le prcepte des ,vdas4 ,le ,franais a trop vive dans l'esprit la vieille logique des races dont il e/ un rejeton1 p\r ne pas compr5dre la rig\reuse vrit de cette p>ole de nos anctres ary5s4 ,il y aj\t]a f9em5t ce corollaire3 ,qui mprise une femme mprise sa femme2 et il conclu]a que le respect de la femme e/ une condition ess5tielle dans la con/itution de la famille1 c> si le m>i1 ayant eu comm]ce avant le m>iage avec tant de femmes qu'il se croyait le droit de mpris]1 gnralise les donnes plus ou mo9s exactes de son expri5ce de jeune homme1 et n'accorde son e/ime sa femme que s\s bnfice d'inv5taire1 comm5t l'lv]a-t-il ou la ma9ti5dra-t-il la hauteur de sa mission1 et p\rquoi ses enfants ne la mpris]ai5t-ils pas aussi8 ,ce respect se traduit de div]ses faons1 suivant les positions sociales et l'ducation reue4 ,il suffit qu'il exi/e4 ,un critrium peu prs c]ta91 c'e/ le ton de politesse qui rgne entre les p\x4 ,l'intimit1 dit l'auteur des ,d\tes sur diffr5tes op9ions reues dans la socit1 qui doit exclure le complim5t et la crmonie1 se dtruit infailliblem5t ds qu'on en bannit la politesse4 ,on ent5d bi5--l'auteur pr5d so9 de l'indiqu]--qu'il ne s'agit pas ici de =mules banales et de conv5tionnalits monda9es1 mais bi5 de cette politesse de coeur qui inspire l'amnit des manires et rp& aut\r d'elle comme une *aude atmosphre de bi5veillance et d'affection4 ,cette politesse entre p\x manque s\v5t4 ,on en a fait mille fois la rem>que4 ,si1 dans une compagnie1 un homme nglige avec affectation une femme et s'ef=ce d'tre aimable avec les autres1 il y a gros p>i] qu'il e/ le m>i de la premire4 ,j'tais1 raconte ,*am=t1 table ct d'un homme qui me dem&a si la femme qu'il avait devant lui n'tait pas la femme de celui qui tait ct d'elle4 ,j'avais rem>qu que celui-ci ne lui avait pas dit un mot2 c'e/ ce qui me fit rpondre mon vois93 ,monsieur1 ou il ne la connat pas1 ou c'e/ sa femme4 ,s'il ne l'avait pas connue1 il n'aurait eu de cesse qu'il n'et fait sa connaissance3 c'tait bi5 sa femme4 ,les rsultats d'une telle conduite sont faciles prvoir4 ,la femme1 ju/em5t froisse1 se s5t loigne et s'loigne2 et les privauts1 s\v5t grossires1 du tte tte1 p> lesquelles tant de malotrus p5s5t comp5s] les froideurs et les dda9s m>qus en public1 sont1 dans les circon/ances1 le contraire de ce qu'il faudrait p\r la ram5]4 ,les rudesses1 les mots qui baf\5t ou rabr\5t dans l'intimit1 doiv5t avoir1 et ont1 un effet analogue4 ,si on savait1 dit une romancire contempora9e qui se ca*e s\s le pseudonyme d',ary ,ecilaw1 combi51 p\r une femme qui son m>i n'en accorde jamais1 la sympa?ie a une attirance6 combi5 il e/ d\x et dang]eux de se voir comprise p> un autre1 ou bi5 de s'ent5dre rpt] qu'on e/ une sotte6 ,on voit o cela mne1 et ce qui se tr\ve fatalem5t au b\t4 ,v\s creusez un foss1 v\s y p\ssez votre compagne1 et v\s v\s indignez de la culbute6444 ,v\s tes de plaisants compagnons6 ,ce que n\s v5ons de dire ne s'applique pas mo9s aux dames qu'aux messieurs4 ,les femmes1 mme les mieux leves et les plus enti*es de belles manires1 ont une rem>quable prop5sion l*] la bride aux gros mots dans l'intimit du foy]1 en s'adressant leurs m>is4 ,l'tre idal1 immatriel1 qui1 dirait-on1 ne t\*e pas t]re1 se n\rrit d'ambroisie1 et app>at avec de vagues ailes d'ange dans le dos1 sait1 l'occasion1 se s]vir d'un vocabulaire dont r\girait le plumage du ,v]t-,v]t des nonnes de ,gresset4 ,les mots sont comme de f9es fl*es emp5nes et b>beles4 ,ils pntr5t pr(ondm5t et re/5t dans la blessure qu'ils env5im5t4 ,on a de l'indulg5ce1 de l'indiffr5ce2 on sec\e les paules2 on rit ou l'on a piti4 ,mais1 si =t qu'on soit1 on e/ atte9t1 et1 si l'am\r y rsi/e1 ce n'e/ pas sans s'affaiblir ou sans y pr5dre de l'aigreur4 ,cette grossiret provocante et ac]be n'e/1 d'ailleurs1 pas plus r$\t] que je ne sais quelle vulg>it de propos1 assez commune *ez les femmes1 et dont l'effet le plus c]ta9 *ez le m>i e/ l'impati5ce ou l'coeurem5t4 ,l'auteur de ,a ,woman's ,?\ghts ^u ,wom5 7,p5ses d'une femme sur les femmes7 a reprs5t en traits assez vifs ce ct du c>actre fm994 ,celle qui1 l'in/ant o l'in=tun m>i r5tre la maison1 s'atta*e lui avec un long rcit de griefs dome/iques1 rels ou imag9aires1--lui disant que le b\*] n'apporte jamais sa vi&e l'heure1 que le b\lang] m>que des pa9s en trop1 qu'elle e/ sre que la cuis9ire boit1 que le c\s9 de ,m>y a prlev son dn] hi] sur le gigot de m\ton1--eh bi51 une telle femme mrite ce qu'elle reoit3 froideur1 p>oles aigres1 empressem5t se plong] dans quelque j\rnal2 quelquefois un cig>e allum de colre1 une prom5ade dehors1 sans invitation de l'accompagn]1 ou le c]cle4 ,pauvre petite femme6 ,elle re/e pleur] sur son foy] solitaire1 ne s'av\ant pas qu'elle a tort1 mais seulem5t qu'elle e/ trs malheureuse et trs mal traite4 ,p\rrait-on se p]mettre de recomm&] son att5tion une maxime qui vaut de l'or8--,n'importunez jamais un homme de *oses auxquelles il ne peut remdi] ou qu'il ne compr5d pas4444--,et qu& il revi5t1 l'honnte homme6 peut-tre un peu rep5tant de son ct1 il n'y a qu'une conduite que je conseille t\tes les femmes s5ses3 l'ent\r] de ses bras et ret5ir sa langue4 ,le bonheur conjugal1 dit ,c>m5 ,sylva 7on sait que tel e/ le nom dont il plat la re9e de ,r\manie de sign] ses crits71 e/ s\v5t compromis p> une simple diffr5ce de vocabulaire4 ,ef=cez-v\s donc1 jeunes p\x1 de p>l] la mme langue1 et1 s'il e/ ncessaire1 que celui des deux qui sait le mo9s pr5ne des leons de l'autre1 simplem5t1 naturellem5t1 avec la navet du coeur et la docilit de l'am\r4 ,on tr\ve1 dans ,h5ri ,he9e1 cette trs ju/e rem>que1 suivie d'une comp>aison que *acun peut v>i] suivant ses s5sations et son gt3 ,ri5 de tri/e1 p\r un homme in/ruit1 comme de vivre avec une femme qui ne sait ri54 ,il pr\ve l'ennui vague et trs rel que donne dans une *ambre la vue d'une p5dule qui ne va pas4 ,ou qui va trop et bat la b]loque4 ,telles ces bonnes b\rgeoises1 que montre ,m]ci] dans son ,tableau de ,p>is1 qui diss]t5t p]te de vue sur des ri5s1 rig5t en vnem5ts les mo9dres incid5ts dome/iques1 p>l5t des mfaits de leurs s]vantes comme de crimes publics et ne tr\v5t d'autre div]sion une conv]sation oiseuse qu'un jeu non mo9s oiseux4 ,plus d'un homme intellig5t1 cultiv1 v\1 p> gt ou p> ncessit de position1 la sci5ce1 ou aux lettres1 ou aux arts1 s'e/ tr\v1 avant de s'en tre r5du compte1 attel une b\rgeoise de cette sorte4 ,quelquefois le c\rage manque1 on jette le man*e aprs la cogne1 et1 le m>iage tant un pige1 on s'en dptre comme on peut4 ,le plus s\v5t on fait la "p du feu1 on s'arrange p\r dd\bl] son exi/5ce1 et1 cont5t de tr\v] l'intrieur c]ta9es satisfactions matrielles au-del desquelles il s]ait va9 de ri5 prt5dre1 on *]*e au dehors l'accomplissem5t des promesses que le m>iage n'a pas t5ues4 ,la *ose ne se fait ni sans tiraillem5ts1 ni sans d\leurs4 ,c> si ri5 n'e/ plus emb>rassant que d'avoir p\r femme ou p\r m>i une p]sonne ridicule1 lorsqu'on ne l'e/ pas soi-mme1 et si c'e/ un sujet habituel d'humiliation1 ou t\t au mo9s d'inquitude#aj1 il e/ difficile d'en pr5dre son p>ti1 et encore plus difficile de faire ent5dre raison celui des deux qui prte rire1 la nature huma9e tant a9si faite que les prt5tions sont d'autant plus t5dues et exigeantes que le mrite e/ m9ce et de mauvais aloi4 #aj ,d\tes sur diffr5tes op9ions reues dans la ,socit4 ,c'e/ bi5 l ce t\rm5t de t\tes les m9utes dont p>le ,phil>te ,*asles1 qui s'emp>e de n\s qu& nulle sympa?ie d'intellig5ce ne n\s atta*e ce que notre coeur aime4 ,jean-,paul ,ri*t] a trac le tableau poignant de ce supplice en des pages que je dem&e la p]mission de reproduire dans la traduction que le gr& critique que je vi5s de cit] en donnait il y a prs de c9quante ans#aa4 #aa ,ph4 ,*asles1 ,c>actres et ,paysages2 p4 #fg4 ,p>is1 #ahhc1 9-#ho4 ,une mort intellectuelle saisit le jeune homme2 il s'assit dans le vieux fauteuil et c\vrit ses yeux de ses ma9s4 ,il vit se s\lev] cette brume qui n\s ca*e l'av5ir2 ses reg>ds se rvla sa vie future1 va/e espace aride1 c\v]t de c5dres et des dbris de feux te9ts2 p]spective dsole1 jon*e de feuillages jaunis1 de rameaux dess*s et d'ossem5ts qui blan*iss5t sur le sable4 ,il reconnut que l'abme entre son coeur et celui de ,l5ette irait t\j\rs se creusant1 il le reconnut avec un dsespoir pr(ond1 avec une nettet dsolante4 ,jamais tu ne peux rev5ir1 anci5 am\r1 am\r si pur et si beau4 ,l5ette ne quitt]a jamais son ob/9ation1 sa froide rs]ve1 ses habitudes troites4 ,son coeur e/ jamais frapp de mort1 sa tte e/ f]me jamais t\te p5se2 elle e/ de/9e ne le compr5dre jamais1 ne jamais l'aim]444 ,l5ette tait assise et cont9uait de travaill] sans ri5 dire4 ,son coeur bless reculait devant les reg>ds et les p>oles1 comme on se g>antirait de l'atte9te des v5ts glacs4 ,la nuit tombait2 elle n'alla pas *]*] de lumire1 elle aimait mieux l'obscurit4 ,alors on ent5dit t\t c\p un musici5 errant s'accompagn] avec la h>pe1 p5dant que son enfant j\ait de la flte444 ,leurs coeurs tai5t ple9s et s]rs4 ,l'h>monie v9t les frapp] comme de mille piqres4 ,jamais notre me ne p>le plus haut que lorsque la musique l'veille2 rossignol1 qui ne *ante jamais mieux qu'aprs un *o sonore4 ,ah6 que d'anci5nes esprances surgiss5t t\t c\p6 ,combi5 de s\v5irs il retr\va qu& les arpges de la h>pe rappelr5t les temps passs sa mmoire6 ,il se revoyait jeune1 ple9 de dsirs1 confiant en l'av5ir1 *]*ant un coeur fait p\r l'aim]1 un esprit fait p\r le compr5dre444 ,joies p]dues6 promesses m5teuses6 que de dsappo9tem5ts6 ,o e/ celle qui devait lui pay] son am\r p> du bonheur8 ,je ne l'ai po9t tr\ve6 ,ces mots ret5tissai5t comme une dissonance au milieu de la mlodie4 ,ses p>5ts bi5-aims1 les bocages de la maison mat]nelle rep>aissai5t ses yeux2 la musique les voquait1 a9si que les amis et les affections de son premi] ge444 ,et ma9t5ant pas une me p\r l'ent5dre1 pas un tre qui l'aime6444 ,les musici5s se tur5t4 ,cette pause sol5nelle augm5ta son motion2 il s'appro*a de ,l5ette1 et d'une voix tremblante il lui dit3 ,allez donn] cela aux musici5s4 ,a pe9e les d]ni]s mots fur5t intelligibles4 ,la cl>t des b\gies de la maison situe en face frappait le visage de ,l5ette2 elle avait1 son appro*e1 affect d'essuy] la vitre que son hale9e avait t]nie4 ,il s'ap]ut que des torr5ts de l>mes muettes s'*appai5t de ses yeux4 ,l5ette1 dit-il plus d\cem5t1 je v\s en prie1 portez-leur cela1 ils vont s'en all]4 ,elle prit la pice de monnaie2 leurs reg>ds se r5contrr5t1 mais ceux de la femme tai5t dj secs1 tant leurs mes tai5t dev5ues trangres l'une l'autre6 ,ils tai5t p>v5us cet tat dplorable1 o une motion commune n'*auffe et ne rconcilie pas4 ,le beso9 d'affections p>tages inondait son tre1 mais le coeur de ,l5ette n'tait plus lui4 ,il aurait v\lu l'aim]1 il en s5tait l'impossibilit d*irante2 il connaissait cette nature aride et vulgaire4 ,il s'assit dans l'embrasure de la f5tre1 sur laquelle il appuya son front brlant4 ,l5ette y avait p> has>d plac son m\*oir tremp de ses l>mes2 c> la malheureuse crature1 aprs une j\rne de contra9te1 avait beauc\p pleur4 ,ce m\*oir humide frappa le jeune homme comme un remords4 ,les musici5s recomm5cr5t2 la voix et la flte seules *antai5t3 ,les morts sont morts1 c'en e/ fait p\r t\j\rs6 ,une angoisse n\velle le saisit comme un l9ceul de glace4 ,il pressa le m\*oir sur ses yeux humides1 et rpta en sanglotant3 --,oui1 oui1 c'en e/ fait p\r t\j\rs6 ,la p5se du trpas se prs5ta lui2 ce fut une esprance2 il lui sembla que les musici5s1 en m>quant la mesure1 sonnai5t les d]nires heures de sa vie2 il se vit desc5dre dans le tombeau et respira4 ,bi5tt il ent5dit ,l5ette entr] et allum] une *&elle4 ,il alla v]s elle et lui donna le m\*oir4 ,si dsol1 si navr1 si abattu1 il avait beso9 de se ratta*] un tre huma9 quel qu'il ft4 ,l5ette n'tait plus la femme de son *oix2 mais elle s\ffrait1 mais elle avait pleur4 ,l5tem5t1 sans se baiss]1 sans prononc] un mot1 il l'enlaa de ses bras et l'attira2 mais elle dt\rna la tte froidem5t1 avec dgt1 se drobant son bais]4 ,il en ress5tit une pe9e aigu4 ,suis-je donc plus heureux que toi8 dit-il4 ,puis1 laissant tomb] sa tte sur celle de ,l5ette1 il la pressa sur son se94 ,va9s embrassem5ts6 ,alors des pr(ondeurs de son me1 mille voix jaillir5t et rptr5t3 ,c'en e/ fait p\r t\j\rs8 ,le beso9 de di/ractions extrieures1 de div]tissem5ts1 de ftes1 de plaisirs monda9s e/ un cueil trop connu et contre lequel on e/1 de t\te "p1 trop mis en g>de p\r que n\s y insi/ions4 ,p\r tre intressant et vraim5t pratique1 il faudrait entr] dans le dtail4 ,mais la revue1 mme rapide1 des occasions et des =mes de dissipation que la vie du monde (fre *aque j\r1 remplirait t\t un volume aism5t4 ,=ce n\s e/ donc de n\s en t5ir l'expression gnralise de notre p5se4 ,eh quoi6 dira-t-on4 ,v\s ne p]mettez mme pas qu'on danse8444--,si vraim5t1 faites de la musique1 *antez1 dansez1 amusez-v\s de mille manires1 mais faites-le fran*em5t1 sans apprt ni arrire-p5se1 et surt\t dans des conditions telles que vos devoirs ne re/5t pas en s\ffrance la maison4 ,ce n'e/ pas ce qu'il y a de plus facile1 s'il faut en croire le ,code conjugal d',horace ,raisson3 ,le bal1 tel que nos usages l'ont fait1 a cess d'tre une di/raction agrable2 les apprts en sont un travail1 le plaisir en e/ une fatigue1 et le rsultat un dang]4 ,je retr\ve1 dans de vieux papi]s1 des v]s juvniles qu'en raison du sujet trait je me has>de transcrire4 ,a dfaut d'autre mrite1 ils ont celui d'tre 9dits3 ,i ,un bal e/1 vrai dire1 une sup]be *ose4 ,t\rnoy] en ayant sur la tte une rose1 ,un bleuet1 des pis1 des fruits ou du fo9 v]t ,arti/em5t monts avec du fil de f]1 ,c'e/ un bonheur auquel s'ab&onn5t les femmes ,sans p\voir rsi/]4 ,l'horizon que les flammes ,du soleil d',ori5t emp\rpr5t au mat91 ,ne brille gure auprs des habits de sat9 ,iriss de reflets p> la lueur des lu/res1 ,les l>ges escali]s1 les pili]s1 les balu/res1 ,les salles o l'on se presse1 et les p>quets cirs ,o le novice tombe1 et les vieux murs dors1 ,et l'or*e/re entass dans une loge troite1 ,les hommes saluant du ge/e1 gau*e1 droite1 ,les femmes portant r\ge et d5ts et *eveux faux1 ,se *]*ant l'une l'autre1 en riant1 des dfauts1-- ,oh6 c'e/ un beau c\p d'oeil6 plus beau que1 dans les pla9es1 ,les sap9s se c\rbant aux nocturnes hale9es2 ,que les buissons d'avril ple9s de fleurs et d'oiseaux1 ,et la *anson du v5t trav]s les roseaux4 ,le pote e/ un f\ que l'on compr5d pe9e2 ,il croit donc la femme une me plus qu'huma9e1 ,puisqu'il l'adore a9si qu'on ador]ait ,dieu1 ,et qu'il s\ffre de voir tant d'hommes au milieu ,de ces femmes faisant1 p\r cela seul v5ues1 ,des exhibitions de leurs paules nues6 ,ces reg>ds1 ces s\ris que l'on jette en passant2 ,ces valses o le se9 palpite1 frmissant ,s\s la ma9 d'un butor qui raille ou qui s'enivre2 ,cette cole o la nuit1 p\r appr5dre bi5 vivre1 ,va la fille au front pur que sa mre conduit1-- ,il croit que t\t cela ne vaut pas un rduit ,obscur1 s\s le feuillage1 alors que le ciel sombre ,s'illum9e des feux lo9ta9s d'a/res sans nombre1 ,et que l'air1 se *>geant de la rose en pleurs1 ,fait mont] au c]veau le d\x p>fum des fleurs4 ,,ii ,en bas3 des murs1 des fleurs1 du sable1 des feuillages2 ,un filet d'eau tombant d'un roc en coquillages2 ,une glace au milieu d'arbrisseaux enlacs 7,meuble t\t pa/oral672 des lampions b]cs ,au v5t qui s\ffle frais s\s l'troit pri/yle4 ,en haut1 de gr&s salons empire1 d'un beau /yle1 ,o l'or des murs fait mal aux yeux en?\siasms ,de voir des fleurs p>mi des flambeaux allums2 ,les hautbois de l'or*e/re envoi5t des notes aigres4 ,des vieux1 en *eveux te9ts1 v]ts-galants1 trs allgres1 ,*oisiss5t p\r dans] les filles de qu9ze ans1 ,et leur ti5n5t1 t\t bas1 de ces disc\rs plaisants ,qui font r\gir t\j\rs1 et quelquefois s\rire2 --,le gr& ge1 en effet1 autorise t\t dire4-- ,les jeunes vont tranant p>mi le t\rbillon ,des mamans de gr& poids1 au te9t de v]millon1 ,ou port5t en leurs bras de laides filles maigres1 ,exhalant les p>fums1 les sels et les v9aigres ,du lo9ta9 ,ori5t1 fabriqus ,p>is2 ,et l'am\r1 le *agr91 les ha9es1 les mpris ,s'en*an5t p> les ma9s en dansant1 face face1 ,l'orage dans le fond1 le calme la surface2 ,calme plus effrayant que1 dans les hautes m]s1 ,l'pre lutte des v5ts contre les flots am]s4 ,,iii ,oh6 ce qui vaut bi5 mieux que ces bals o l'on sue1 ,o l'air v\s pse au front a9si qu'une massue2 ,o p\r mieux respir]1 on brise d'un bton ,les f5tres#ab2 o fleurs1 tulle1 fil de laiton1 ,sat91 franges1 rubans1 paillettes et d5telles ,dont s'enorgueillissai5t follem5t les plus belles1 ,sur le p>quet fumant sont c\*s au mat91 ,comme de va9s flacons aprs un gr& fe/92 ,o d'apptit la femme l'homme le dispute1 ,engl\tissant gteaux et sorbets dans la lutte2-- ,oh6 ce qui vaut bi5 mieux1 c'e/ un pr(ond am\r ,o l'toile la nuit1 et le soleil le j\r1 ,comme en un lac d'azur calme1 se rfl*iss5t4 ,lorsque les rameaux v]ts en cad5ce fl*iss5t1 ,que le rami] gmit auprs du nid natal1-- ,lo9 des va9es rumeurs qui b\rdonn5t au bal1 ,il e/ bon1 il e/ d\x1 au fond des solitudes1 ,a l'abri du m5songe et de ses turpitudes1 ,de voir s'pan\ir1 comme une d\ce fleur1 ,une femme +nue1 l'me gr&e1 au coeur ,pur1 et croyant encore au bi5 dans ce vieux monde2 ,de s5tir1 en ce sicle o l'gsme abonde1 ,que l'on vit p\r une autre1 et qu'on ne va pas seul1 ,mais que1 si le trpas v\s jetait son l9ceul1 ,un d\x tre m\rrait de votre mort peut-tre4 ,l'am\r--oui1 je le sais--e/ le sublime matre ,qui rp& l'h>monie flots sur l'univ]s1 ,et met une aurole aux fronts d'ombre c\v]ts444 #ab ,hi/orique3 l'auteur a t tmo9 du fait dans un gr& bal (ficiel de prov9ce4 ,de la dissipation la p>esse1 il n'y a qu'un pas4 ,la femme dissipe1 lorsqu'elle ne tr\ve pas au dehors l'alim5t propre la frivolit de son esprit1 lorsqu'elle e/ oblige1 p\r une raison ou p\r une autre1 de re/] *ez elle au lieu de se rp&re dans le monde1 se rfugie dans les rves de la non*alance et devi5t inv>iablem5t p>esseuse4 ,de mme dans t\te femme d'intrieur p>esseuse il y a l't(fe d'une dissipe4 ,o femme1 s'crie potiquem5t l',amrica9 ,wa%+ton ,irv+1 tu sais l'heure o revi5t le brave *ef de la maison1 lorsque la *aleur et le f>deau du j\r sont passs4 ,ne le laisse pas alors1 h>ass de fatigue et accabl de dc\ragem5t1 tr\v]1 en arrivant sa demeure1 que les pi$s qui doiv5t acc\rir sa r5contre err5t au lo91 que la d\ce ma9 qui doit essuy] la sueur de son front frappe la porte de maisons trangres4 ,ceci p\r les mesdames ,b5oton4 ,ec\tons ,mi*elet n\s p>l] des casanires oisives1 dont le c]cle d'oprations s't5d du cab9et de toilette la salle mang]1 de la salle mang] la *aise longue du b\doir1 et de la *aise longue au lit4 ,les p]sonnes malades1 p> suite s\v5t d'une activit trop gr&e1 qui ce programme e/ un supplice impos1 sont naturellem5t en dehors de nos apprciations4 ,la femme qui laisse t\t le so9 du mnage ses dome/iques1 et re/e dans sa propre maison comme un hors-d'oeuvre1 p]d bi5tt l'quilibre1 disait ds sa jeunesse l'illu/re hi/ori54 ,elle e/ prise d'ennui1 elle bille ou se f*e inju/em5t tort et trav]s1 comme il arrive *ez ce pauvre ,t444 qui n'a pas mme son cab9et lui p\r s'y rfugi] et s'y faire un peu de sil5ce4 ,ri5 de plus tri/e4 ,une femme dsoeuvre ou mal occupe1 ce qui revi5t peu prs au mme1 e/ un vritable flau p\r le travailleur4 ,je ne saurais seul ordonn] ma maison1 la p>]1 mais je s5s trs bi5 que l'ordre1 l'h>monie dans l'ameublem5t e/1 comme dans la toilette1 une des puissances de la femme p\r ens]r] l'homme1 assur] sa fidlit4 ,combi5 on doit se drac9] plus aism5t d'un am\r qui n'a pas ses h>monies6#ac #ac ,j4 ,mi*elet3 ,mon ,j\rnal4 ,/5dhal p\sse le procs plus lo91 et dc\vre une des causes p\r lesquelles les mnages des ri*es sont si trangem5t sujets la dsunion1 la dsaffection1 l'indiffr5ce et au dgt4 ,il pose d'abord en pr9cipe que sans travail il n'y a pas de bonheur4 ,passant l'application1 il aj\te3 ,une femme qui a quatre enfants et dix mille livres de r5te travaille en faisant des bas ou une robe p\r ses filles4 ,mais il e/ impossible d'accord] qu'une femme qui a c>rosse elle travaille en faisant une brod]ie ou un meuble de tapiss]ie4 ,a "p quelques petites lueurs de vanit1 il e/ impossible qu'elle y mette aucun intrt2 elle ne travaille pas4 ,donc1 son bonheur e/ gravem5t compromis4 ,quant celui du m>i1 mieux vaut ne pas en p>l]4 ,je tr\ve1 dans un livre anglais d'obs]vation f9e et ju/e1 d une femme1 une srie de portraits pris dans le vif du mnage et prs5tant1 non sans une po9te de satire1 les pr9cipales v>its de la matresse de maison4 ,nos lecteurs y pr5dront plaisir et nos lectrices en f]ont leur pr(it4 ,voici ,mrs4 ,smi?4 ,v\s n'entr]ez jamais *ez cette dame sans ent5dre p>l] de *angem5ts dans son organisation dome/ique2 v\s ne frapp]ez gure quatre fois sa porte sans qu'une fille inconnue vi5ne v\s ouvrir4 ,compt] le nombre de s]vantes que ,mrs4 ,smi? a eues depuis son m>iage emb>rass]ait son fils an lui-mme1 bi5 qu'il comm5ce appr5dre la table de ,py?agore4 ,sur plusieurs v+ta9es il e/ absolum5t impossible que t\tes ai5t t si absolum5t mauvaises2 p\rtant1 l'ent5dre1 des suppts de ,satan s\s =me femelle n'aurai5t pas t pires que celles p> qui sa maison a t\j\rs t hante2--cuis9ires qui v5d5t les fritures et donn5t au policeman les re/es du rti2 femmes de *ambre qui ne sav5t que frott] et rcur]1 s]vir table1 lav] la vaisselle1 et se t5ir propres p\r rpondre la porte1 mais qui--le croiriez-v\s8--n'ont jamais pu appr5dre bi5 c\dre et repass] le l+e f96 ,bonnes d'enfant vicieusem5t jolies1 ou se croyant telles1 qui ont l'impud5ce de s'a*et] des *apeaux exactem5t comme mon d]ni]1 avec des fleurs l'intrieur6 ,pauvre ,mrs4 ,smi?6 ,la "q des s]vantes absorbe son me entire4 ,t\te sa vie e/ un combat dome/ique1 combat de petitesses1 c\ps d'p+les1 c\ps de d5ts et de griffes4 ,elle a une bonne maison2 elle--je veux dire le m>i1 qui e/ gnreux--donne de bons gages2 mais pas une s]vante ne veut re/] son s]vice4 ,et p\rquoi8 ,p>ce qu'elle n'a pas ce qu'il faut p\r tre matresse4 ,elle ne sait pas g\v]n]2 elle ne sait que donn] des ordres au has>d2 elle ne sait pas blm]1--elle ne sait que grond]4 ,sans dignit relle1 elle essaie con/amm5t d'en assum] l'app>5ce4 ,elle n'a que peu ou po9t d'ducation1 mais p]sonne ne porte sur l'ignorance des jugem5ts aussi durs qu'elle444 ,une s]vante un peu intellig5te a vite fait de dc\vrir qu'elle n'e/ pas une dame2 que1 de fait1 si on la dp\illait de ses robes de sat91 qu'on v5dt sa voiture et qu'on lui ft habit] le s\s-sol au lieu du salon1 ,mrs4 ,smi? ne s]ait pas d'un br9 suprieure sa cuis9ire444 ,la maison de ,miss ,br[n e/ tablie sur un plan t\t diffr5t4 ,on n'y ent5dra jamais les petites qu]elles dome/iques1 les mesqu9es discussions entre la matresse et la bonne1 inju/ice d'un ct et imp]t95ce de l'autre4 ,miss ,br[n n'aurait jamais l'ide de *]*] qu]elle une s]vante1 pas plus qu' son *i5 ou son *at1 ou t\te autre crature infrieure4 ,elle remplit /rictem5t son devoir de matresse2 elle paie rgulirem5t les gages1--gages trs modrs1 c]ta9em5t1--c> ses rev5us sont =t au-dess\s de sa naissance et de son ducation2 elle n'exige aucun s]vice extra2 elle e/ d'une /ricte exactitude accord] ses s]vantes les congs qu'elle doit1-- savoir le temps de l'(fice1 de deux diman*es l'un1 et une j\rne p> mois4 ,son adm9i/ration e/ conome sans tre ladre4 ,il faut que t\t aille avec la rgul>it d'une horloge2 s9on1 un r5voi immdiat s'ensuit1 c> ,miss ,br[n n'aime pas avoir des repro*es adress]1 mme la di/ance hauta9e o elle se ti5t4 ,c'e/ une p]sonne consci5cieuse et honorable1 qui ne dem&e pas plus qu'elle ne donne elle-mme2 et ses s]vantes la respect5t4 ,mais elles ress5t5t de l'effroi devant elle2 elles ne l'aim5t pas4 ,il y a comme un l>ge g\ffre entre leur humanit et la si5ne4 ,on ne croirait jamais que ses s]vantes et elle sont des femmes de mme *air et de mme sang1 et qu'elles f9iront de mme en p\ssire et en c5dres4 ,elle e/ bi5 s]vie1 bi5 obie1 et c'e/ ju/ice2 mais--et c'e/ ju/ice encore--elle n'obti5t ni sympa?ie ni confiance444 ,dans la famille trs considre de ,jones1 il y a les s]vantes les plus considres du monde1 adroites1 vives1 att5tives1 trs conva9cues de leur valeur et de leurs capacits4 ,elles s'habill5t avec t\t autant d'lgance que la famille2 elles sort5t avec des ombrelles le diman*e et sur l'adresse de leurs lettres elles font mettre ,mademoiselle4 ,elles cons]v5t jal\sem5t leurs privilges et titres acquis1 depuis les cadeaux des f\rnisseurs et la conv]sation1 devant la porte entr'ouv]te1 avec un nombre illimit de s\pirants1 jusqu'au droit *rem5t apprci de rpondre v]tem5t madame qu& celle-ci risque une pla9te4 ,et madame--bonne et facile crature--n'ose pas trop en risqu]2 elle s\ffre ma9t dsagrm5t1 sans compt] quelques dommages rels1 plutt que de donn] un quitable c\p de balai dans sa maison et d'anantir en leur g]me des flaux qui bi5tt envahiront t\t comme des tranes d'h]bes p>asites444 ,voici ma9t5ant le g\v]nem5t de ,mrs4 ,rob9son4 ,depuis longtemps elle laisse all] les rnes1 se r5v]se en arrire et sommeille4 ,o son mnage ira1 ,dieu seul le sait6 ,la maison e/ absolum5t livre elle-mme4 ,la matresse e/ trop bonne p\r blm] p]sonne propos de n'importe quoi1--elle e/ aussi trop inactive p\r faire quoi que ce soit p> elle-mme ou p\r montr] le faire4 ,je suppose qu'elle a des yeux1 et cep5dant on p\rrait crire son nom dans la p\ssire sur t\s les meubles de la maison4 ,sans d\te elle aime avoir le visage propre et port] une robe dc5te1 c> elle n'e/ pas sans avoir des gts dlicats2 cep5dant1 p\r ,betty1 sa bonne t\t faire1 ces deux avantages p>aiss5t tre un luxe impossible atte9dre4 ,mrs4 ,rob9son ne peut pas1 ou se figure qu'elle ne peut pas1 se procur] une bonne s]vante1--c'e/--dire une femme capable1 responsable1 qui dem&e des gages en rapport avec ses s]vices2--en consqu5ce1 elle se cont5te de la pauvre ,betty1 fille ple9e de bonnes int5tions1 mais incapable de remplir les fonctions dont elle s'e/ *>ge1 et qui ne semble pas susceptible d'appr5dre jamais le dev5ir444 ,mais1 quelle que soit l'insuffisance des s]vantes1 t\te matresse n'a-t-elle pas t\j\rs1 p\r y suppler en une c]ta9e mesure1 l'intellig5ce de son c]veau1 et1 au pis all]1 l'activit de ses deux ma9s8 ,avez-v\s jamais considr cette d]nire v5tualit1 ma bonne ,mrs4 ,rob9son8 ,betty aurait-elle mo9s de respect p\r v\s si elle v\s voyait1 t\s les mat9s1 p\sset] une ou deux *aises ou abattre quelques araignes tapies dans leurs toiles1--faisant entr] en elle1 en mme temps que la honte de sa nglig5ce1 la conviction que ce qu'elle ne fait pas1 sa matresse le f]a6 ,s]iez-v\s mo9s aimable aux yeux de votre m>i1 s'il dc\vrait que c'e/ v\s qui avez fait d'abord1 et qui avez ensuite enseign ,betty faire1 le dn] qui lui agre8 ,aurait-il mo9s de plaisir c>ess] vos doigts dlicats1 s'il y ap]cevait quelques piqres d'aiguille gagnes orn] ou raccommod] les *oses du mnage8444 ,voyez plutt ,mrs4 ,johnson4 ,je d\te qu'elle soit plus ri*e que ,mrs4 ,rob9son4 ,elle s'e/ m>ie dix-neuf ans1 ignorante comme une p5sionnaire4 ,elle et sa cuis9ire se sont in/ruites ensemble4 ,auj\rd'hui encore1 j'imag9e que si l'on complim5tait celle-ci sur quelque dn] de crmonie1 elle recevrait mode/em5t les loges en disant3 ,c'e/ n\s deux qui l'avons fait1 madame et moi4 ,et cep5dant t\t e/ si bi5 ordonn et va si rgulirem5t que l'arrive inop9e d'un hte ne ncessit]ait qu'un c\v]t de plus sur la table et une paire de draps blancs dans le lit de la *ambre de rs]ve4 ,quant aux bonnes d'enfant1 ,mrs4 ,johnson les a supprimes ds que ses fils ont pu m>*] seuls4 ,si elle n'a pas d'autres enfants1 ces deux g>ons gt]ont le bonheur inf9i de n'avoir jamais eu p\r les soign] et les conduire d'autre femme que leur mre4 ,sans d\te1 c'e/ p\r elle une vie trs laborieuse1 s\v5t pnible1 et ses s]vantes le sav5t4 ,elles la voi5t occupe du mat9 au soir1 t\j\rs heureuse et gaie1 mais t\j\rs occupe4 ,elles aurai5t honte de re/] oisives et f]ai5t t\t au monde p\r r5dre les *oses mo9s pnibles madame#ad4 #ad ,a ,woman's ,?\ghts ^u ,wom54 ,la gal]ie n'e/ peut-tre pas complte1 mais elle se t]m9e bi5 p> une figure qui t\te femme doit v\loir ressembl]4 ,que si quelqu'une n'y p>vi5t pas1 ou si mme elle e/ trop dvoye ou trop indiffr5te p\r y t*]1 elle n'aura qu'elle blm] de la p]te du bonheur qu'on a le droit d'att5dre de la vie deux4 ,le pire1 c'e/ que le blme lui vi5dra d'autre "p4 ,je laisse de ct l'op9ion du monde1 d'autant plus svre qu'on lui sacrifie davantage2 mais le m>i n'e/ pas aveugle1 et il sait d'o provi5n5t les ennuis1 les mcomptes1 les dsagrm5ts et les dsillusions de t\te espce qu'il r5contre *aque j\r et t\t propos dans son mnage1 et qui f9iss5t p> lui en r5dre le sj\r insupportable1 s9on odieux4 ,comm5t en saurait-il gr celle qui devait faire de sa maison un lieu de repos et de dlices1 et qui en fait l'habitacle du gaspillage1 du dsordre et de la confusion8 ,l'am\r le plus robu/e n'y rsi/e qu'un temps4 ,que faire8 ,se pla9dre1 s'emport]1 p>l] en matre irrit1 mais impuissant8 ,a quoi bon8 ,qu]ell] en m>iage ,n'accroi/ gra91 bi5 n'hritage1 non plus qu'il ne donne les qualits dont manqu5t les p\x4 ,le plus sage pr5d pati5ce1 supporte t\t ce qu'il peut le plus longtemps qu'il le peut1 et1 lorsqu'il e/ b\t1 pr5d son *apeau et s'en va4 ,o va-t-il8 ,on peut le suppos]1 et la femme en a l'in/9ct1 lorsque1 seule et dpite1 elle se dit3 ,s'il ne se plat plus *ez lui1 c'e/ qu'il ne m'aime plus1 c> s'il m'aimait1 comm5t se tr\v]ait-il mieux ailleurs8 ,le raisonnem5t peut tre bon1 mais il y manque l'aveu qu'elle ne se r5d pas aimable1 et que le rsultat dont elle s\ffre tant1 elle a t\t fait p\r l'obt5ir4 ,c'e/ ce que dit1 en t]mes peu diffr5ts1 le ,code ,conjugal3 ,il e/ un po9t dans le m>iage sur lequel on n'insi/e pas assez2 c'e/ que l'infidlit des m>is1 cette s\rce p]man5te de tr\ble1 de qu]elles et de rciprocits1 e/ la plup>t du temps le rsultat du peu de pe9e que les femmes pr5n5t p\r leur plaire4 ,combi5 de jeunes p]sonnes1 *>mantes avant le m>iage1 se croi5t1 une fois unies celui qu'elles enviai5t p\r p\x1 disp5ses d'amabilit1 de prv5ances1 de d\ceur mme4 ,un jeune homme1 avant de song] se m>i]1 a ncessairem5t connu le monde1 tudi les femmes2 il sait que l'on t5t]ait en va91 p> des pla9tes1 de r=m] leurs trav]s2 il se tait donc1 et se console de son mieux en s'loignant d'un intrieur qui lui (fre trop peu d'attraits4 ,mais la femme1 dont t\te l'expri5ce se borne des s\v5irs de p5sion1 s'tonne d'abord1 *]*e s'expliqu] cette injurieuse froideur1 et bi5tt1 de la b\d]ie passe aux repro*es et l'exagration4 ,une telle union s]a p\r les deux p\x une s\rce de pe9es et de maux4 ,la conduite de l'homme1 son scepticisme1 son ironie1 son dda9 p\r les faiblesses ou les ignorances fm99es1 sa vanit s\v5t cruelle p\r l'am\r-propre et les susceptibilits de sa compagne1 peuv5t am5] inv]sem5t le mme effet4 ,en ce cas il e/ encore plus c\pable1 puisque1 tant le plus =t et le plus clair1 il doit tre le plus raisonnable et le plus matre de lui4 ,sans d\te1 comme le dit ,horace ,raisson1 si tr\v] t\j\rs sa femme aimable n'e/ gure possible1 l'tre t\j\rs soi-mme n'e/ gure plus ais4 ,les c>actres les plus unis ont leurs 9galits1 et p]sonne n'e/ l'abri des influ5ces f*euses qu'ex]ce sur la disposition de l'esprit une contr>it1 un accid5t1 une inquitude1 un malaise physique1 p>fois mme une simple v>iation dans l'atmosphre4 ,mais les p\x dignes de ce nom ne song]ont jamais en faire vis--vis l'un de l'autre un sujet de rancune ou de repro*es2 au contraire1 devant le *agr9 de l'un1 l'autre r$\bl]a de prv5ances1 de t5dresse et d'entra91 p\r l'en gurir4 ,et il l'en gurira srem5t1 c>1 comme l'a si bi5 rem>qu sir ,john ,lubbock1 un ami gai e/ comme un j\r ensoleill qui jette son clat sur t\t aut\r de lui4 ,ce qu'il faut vit] avec le plus gr& so91 c'e/ que le ton morose et rev*e ne devi5ne habituel4 ,on s'acc\tume grond]1 dprci]1 se pla9dre1 tr\v] t\t de trav]s et se mettre en trav]s de t\t4 ,ri5 de plus p]nicieux p\r la paix commune4 ,la mauvaise humeur e/ l'hiv] des mnages1 a-t-on dit#ae4 ,l'image e/ d'une vrit saisissante1 et fait pass] comme un frisson4 #ae ,horace ,raisson3 ,code ,conjugal4 ,un morali/e du sicle d]ni]#af rem>que que l'humeur e/ ord9airem5t le dfaut des mes s5sibles4 ,cette s5sibilit mme1 qui fait qu'on e/ vivem5t branl p> les mo9dres *oses1 donne de l'importance aux plus petites contr>its1 lesquelles1 se rptant de t\te ncessit *aque in/ant dans la vie1 f9iss5t p> altr] le c>actre1 l'assombrir ou l'aigrir4 ,les femmes1 qui sont naturellem5t plus s5sibles que les hommes1 doiv5t donc tre p>ticulirem5t en g>de contre ces exagrations de la s5sibilit qui font les p]sonnes ac]bes1 rev*es et ac>itres4 #af ,d\tes sur diffr5tes op9ions reues dans la ,socit4 ,le mme criva9 aj\te1 t\j\rs p>lant de l'humeur3 ,elle r5d le comm]ce difficile et f*eux4 ,lorsque le caprice s'y jo9t1 il n'y a plus moy5 d'y t5ir4 ,autant vaudroit-il vivre avec la folie4 ,un des hommes les plus di/+us de l',anglet]re contempora9e1 sir ,john ,lubbock1 exprime une p5se analogue mais plus rcon=tante1 dans son livre ,! ,pleasures ( ,life 7,les ,plaisirs de la ,vie74 ,comme on p\rrait le plus s\v5t1 s'crie-t-il1 r5dre heureux le foy] dome/ique1 n'tai5t les sottes qu]elles ou les mal5t5dus1 comme on les nomme si ju/em5t6 ,c'e/ notre faute si n\s sommes grognons et de mauvaise humeur2 et mme1 bi5 que ceci soit mo9s facile1 n\s ne sommes pas =cs de n\s laiss] r5dre malheureux p> l'humeur *agr9e ou le mauvais c>actre des autres4 ,n\s n'avons1 en effet1 qu' dom9] t\t du haut de la srnit de notre propre esprit4 ,mais si la recette e/ simple1 t\t le monde n'e/ pas en tat de l'excut]4 ,mieux vaut peut-tre s\ffrir de l'humeur *agr9e de son compagnon ou de sa compagne1 et travaill]1 avec t\te l'ardeur et la =ce communicative de la sympa?ie1 lui r5dre le calme et la joie4 ,mais1 quoi qu'il en soit des relations des p\x entre eux1 il importe surt\t de se g>d] d'un trav]s trop commun3 celui de se pla9dre autrui des torts rels ou app>5ts de sa femme444 ,les fautes d'une femme retomb5t t\j\rs sur son m>i2 le mo9s qui puisse lui arriv]1 c'e/ le blme d'avoir fait un mauvais *oix#ag4 #ag ,horace ,raisson3 ,code ,conjugal4 ,si c'e/ le m>i qui se pla9t1 il se r5d odieux ou ridicule1 et1 p>vnt-il excit] la piti1 il n'en s]ait que plus pitoyable4 ,full] donne ce propos un conseil que les jeunes m>is oubli5t s\v5t p> trop d'ardeur1 et que les vieux nglig5t p>ce que1 d'ord9aire1 plus on e/ vieux et plus on aime ge9dre4 ,dfauts ca*s sont moiti p>donns1 dit-il4 ,t\t le monde sait que c'e/ d\ble travail de raccommod] les *oses la maison et de faire la langue des g5s au dehors4 ,aussi un bon m>i ne blme-t-il jamais publiquem5t sa femme4 ,un repro*e public e/ comme une pnit5ce inflige devant t\s ceux qui sont prs5ts2 aprs quoi1 beauc\p *]*5t mo9s se r=m] qu' se v5g]4 ,cela n'emp*e pas le tableau que trace ,m4 ,gu/ave ,t\d\ze1 dans un de ses romans#ah1 d'tre lam5tablem5t exact4 #ah ,le ,tra9 jaune4 ,oh6 s'crie-t-il1 cette paix m5teuse de c]ta9s mnages1 qui sembl5t les plus unis1 les meilleurs des mnages1 et qui1 s\v5t1 ne sont que de petits enf]s6 ,dehors1 s\s les yeux du monde1 t\t p>at calme1 enviable2 au d$ans1 t\t e/ remu1 turbul5t1 tiraill p> les mille secrtes misres des tres incompatibles lis au mme anneau4 ,la surface e/ unie1 miroitante1 refltant la paix1 la joie2 le fond e/ b\eux1 agit1 trav]s de mon/res invisibles2 fond et surface d'tang1 d'eau dormante4 ,qui dev9]a d]rire ce masque les b\d]ies1 les disputes1 les froids de glace succdant aux colres r\ges1 les allusions mesqu9es et cruelles se r5\velant sans cesse1 les froissem5ts d'am\r-propre1 les s\ffrances morales ou physiques1 les purilits m*antes1 t\te la gu]re misrable et r5aissante que se font deux natures qui ne se compr5n5t pas et que *aque j\r sp>e davantage8 ,et que s]virait-il qu'on les dev9t8 ,ayons la pudeur de nos plaies et ne faisons pas concurr5ce aux misrables qui tal5t le long des *em9s leurs moignons r\ges et leurs ulcres purul5ts4 ,mme p\r les cas dsesprs dont le romanci] p>le1 s'il y a encore une *ance de cure1 c'e/ dans la discrtion qu'elle gt4 ,t\te maison divise contre elle-mme prira1 dit l'criture4 ,combi5 plus e/-ce vrai p\r les maisons dont les divisions sont proclames la face du monde6 ,qu& un m>i et une femme sont av]tis que leur ms9tellig5ce e/ connue de ceux qu'ils frqu5t5t1 il semble que le monde enti] se mette entre eux p\r emp*] t\t accommodem5t4 ,aucune faute n'e/ plus irrmissible1 aucune cata/rophe plus irrp>able que celle o l'on e/ p\ss p> l'am\r-propre ou le respect huma94 ,le gr& po9t1 ici comme ailleurs1 e/ d'all] droit devant soi1 faisant son devoir suivant les dictes de sa consci5ce1 sans s'inquit] des applaudissem5ts ou des clabaud]ies des spectateurs4 ,la vie deux dem&e1 sans d\te1 plus de complaisance1 d'indulg5ce1 de compromis et de sacrifices qu'aucune autre2 mais n'exagrons ri5 et1 t\t en tant att5tifs et dv\s1 ne soyons ni timors1 ni tatillons4 ,le bonheur dans l'habitude doit tre mnag avec sagesse si l'on veut assur] l'am\r sa dure1 dit ,mi*elet4 ,il dit aussi3 ,s]vons ceux que n\s aimons dans les *oses importantes1 mais ne n\s dp5sons pas en pices de quatre s\s4 ,,*apitre ,,vi ,,craquem5ts ,,et ,,ru9e ,engag dans ces sables m\vants1 dont n\s v5ons d'expos] succ9ctem5t la nature et la *angeante topographie1 le navire conjugal ne t>de pas craqu] de t\tes p>ts1 jusqu' ce qu'un c\p de v5t ou la p\sse des vagues en dt]m9e la dislocation f9ale4 ,c'e/ en mnage surt\t que l'on doit mdit] ce prov]be3 ,la discorde des matelots subm]ge le vaisseau#ai4 #ai ,horace ,raisson1 ,code conjugal4 ,ici1 les matelots ne sont que deux2 s'ils ne manoeuvr5t pas ensemble1 le navire ncessairem5t prit4 ,qu& on en a pris son p>ti avant le m>iage1 qu'on n'a vu1 dans l'union contracte1 qu'une association de conv5ances ou d'intrts1 les consqu5ces1 quelles qu'elles soi5t1 sont acceptables puisqu'elles sont prvues2 mais1 si ri5 ne t\rne au tragique1 t\t e/ lam5tablem5t nausabond et plat4 ,c'e/ une situation plus la mode de son temps que de nos j\rs1 que ,*am=t dpe9t en ces quelques lignes3 ,un homme de qualit se m>ie sans aim] sa femme1 pr5d une fille d'opra qu'il quitte en disant3 ,c'e/ comme ma femme2 pr5d une femme honnte p\r v>i]1 et quitte celle-ci en disant3 ,c'e/ comme une telle2 a9si de suite4 ,on dirait que ce g5tilhomme ne s'e/ m>i que p\r tre plus libre4 ,s9on1 p\rquoi se m>iait-il8 ,la lib]t1 d'ailleurs1 en de semblables occurr5ces1 e/ rciproque4 ,s\s leur commune raison sociale1 le m>i et la femme viv5t *acun de son ct1 et le m>iage a9si compris n'a ri5 faire avec le problme de la vie deux4 ,mais cette philosophie p>faite1 dont le bonhomme ,la ,fonta9e a donn l'exemple et la =mule1 n'e/ ni la porte ni au gt de t\t le monde4 ,horace ,raisson p>le de ces esprits *at\illeux1 de ces c>actres intraitables1 qu'un ri5 effraie ou rebute1 et il dcl>e =t s5sm5t que c'e/ eux de savoir re/] dans le clibat1 ou de se rsign] faire ici-bas l'appr5tissage du purgatoire4 ,sans p>l] de ceux-l1 qui ne sont pas plus propres se m>i] qu'un p>alytique faire un soldat1 que de m>is et de femmes empoisonn5t leur vie conjugale et la r5d5t impossible1 faute de compr5dre qu'on ne reoit qu'autant qu'on donne1 et que t\t autre m>* e/ pure et simple dup]ie4 ,je ne compr5ds pas1 dit ,la ,bruyre1 comm5t un m>i qui s'ab&onne son humeur et sa complexion1 qui ne ca*e aucun de ses dfauts1 et se montre au contraire p> ses mauvais endroits1 qui e/ av>e1 qui e/ trop nglig dans son aju/em5t1 brusque dans ses rponses1 incivil1 froid et taciturne1 peut espr] de df5dre le coeur d'une jeune femme contre les entreprises de son galant qui emploie la p>ure et la magnific5ce1 la complaisance1 les so9s1 l'empressem5t1 les dons1 la flatt]ie4 ,et1 de fait1 p\rquoi la femme ne r5drait-elle pas son p\x ,fves p\r pois1 et pa9 blanc p\r f\ace8 ,d'un autre ct1 si la femme fait au m>i la vie dure1 qu& mme elle re/]ait physiquem5t v]tueuse et plus inappro*able qu'un dragon1 le m>i s]a comp>able aux asctes qui se plais5t au cilice et se dlect5t la fu/igation1 s'il ne qute pas sur t]ra9 prohib les d\ceurs et la t5dresse qu'on lui refuse en ses lgitimes doma9es4 ,lorsque les *oses en sont arrives ce po9t1 il se produit d'ord9aire une rdition du fameux dbat du *asseur et du lap94 ,le *asseur tue le lap91 mais c'e/ le lap9 qui avait comm5c4 ,de mme1 c'e/ la premire victime qui presque t\j\rs reoit les repro*es et porte la responsabilit de fautes qu'elle n'a p>tages qu'aprs en avoir s\ff]t4 ,dans cette lutte devant l'op9ion1 la femme ne le cde en ri5 l'homme en ardeur1 en ruse1 en a/ucieuse audace1 et si elle e/ le plus s\v5t accable1 c'e/ que l'homme a plus de moy5s qu'elle d'agir sur le mcanisme social1 aussi bi5 vis--vis de la ju/ice monda9e que vis--vis de la ju/ice des tribunaux4 ,il s]ait p\rtant du devoir de l'homme1 prcism5t p>ce qu'il e/ le plus =t1 de laiss] la femme l'avantage dans un combat dont l'issue doit1 aprs t\t1 les dlivr] l'un et l'autre4 ,d'ailleurs1 s'il n'a pas t\j\rs les premi]s torts1 il e/ bi5 r>e qu'il n'en ait pas d'quival5ts ceux de la femme1 au mo9s1 sans compt] celui--le plus grave--de n'avoir pas su--lui1 le guide et le s\ti5--us] de son expri5ce et de son autorit p\r1 ds le db1 emp*] les faux pas4 ,en somme1 la "q e/ de dtail et presque oiseuse4 ,avant d'en v5ir l1 la c\rtoisie a d tre si s\v5t et si outrageusem5t viole de "p et d'autre1 qu'on ne peut gure s'att5dre1 au mom5t dcisif1 ce qu'elle repr5ne ses droits4 ,n\s n'insi/]ons pas et n\s n\s cont5t]ons d'indiqu] les trois solutions entre lesquelles les p\x1 irrp>ablem5t dsunis de fait1 ont le *oix3 cons]v] les app>5ces de la vie commune1 p> respect p\r soi-mme1 p> intrt p\r les enfants1 af9 de ne pas donn] son nom et sa p]sonne en pture au sc&ale1 et de ma9t5ir du mo9s le cadre de la famille p\r les tres *]s qui y ont reu le j\r et les premi]s so9s2 ,la sp>ation de corps1 qui loigne les p\x l'un de l'autre sans diss\dre l'union1 et laisse une porte ouv]te au ret\r2 ,le divorce1 qui1 t\t en sauveg>dant autant que faire se peut les droits 7je ne p>le pas des s5tim5ts1 c> lorsque la loi t\*e aux s5tim5ts1 elle fait song] aux doigts d'un j>d9i] sur les ailes d'un papillon7 des enfants1 r5d a *acun des p\x sa lib]t premire1 et leur p]met ou de vivre dsormais seuls ou de recomm5c] avec un autre1 dans des conditions prsumes meilleures1 leur expri5ce de la vie deux4 ,n\s ne discut]ons pas la valeur respective de ces trois solutions4 ,n\s re*]*ons comm5t on peut le mieux et le plus heureusem5t vivre deux1 et non le mode prfrable de mettre f9 cette vie et de tran*] l'unit sociale p> moitis4 ,cep5dant1 dans t\s les cas o ce s]ait possible1 et il en e/ bi5 peu o ce ne le soit pas1 n\s incl9]ions dcidm5t v]s la premire4 ,mieux vault desli] que c\p]1 lit-on dans les prov]bes de ,g4 ,meuri]4 ,c'e/ le seul moy5 de ma9t5ir aux yeux du monde la dignit de son exi/5ce1 t\t en dn\ant des li5s trop durs port]2 c'e/ aussi le seul moy51 n\s le rptons1 de cons]v] aux enfants un milieu familial que ri5 ne peut remplac]1 quelque re/re9t et refroidi qu'il soit2 c> de ce que l'am\r a cess1 ou mme a fait place l'av]sion entre le m>i et la femme1 il ne saurait s'ensuivre que1 dans le dsa/re1 l'am\r du pre et de la mre p\r les enfants ait galem5t pri4 ,enf91 l o les app>5ces sont ma9t5ues1 la ralit peut t\j\rs repr5dre corps et1 de quelques ru9es qu'ait t fait le b*]1 on ne n\s p]suad]a pas que1 semblable au phnix1 l'am\r ne puisse p>fois r5atre de ses c5dres4 ,c'e/ une *ance qui vaut bi5 la pe9e qu'on la c\re4 ,,*apitre ,,vii ,,ce ,,qui ,,lie ,,s\ti5t ,c'e/ avec une s5sation de s\lagem5t rel que n\s n\s tr\vons au b\t de ce long et attri/ant *em9 de croix1 dont la premire /ation e/ la mairie1 le j\r du m>iage1 et la d]nire au tribunal1 le j\r du divorce4 ,ce *em9 de croix1 il n\s fallait le faire1 la suite des c\ples malheureux qui expi5t si *rem5t tantt l'erreur initiale1 tantt les imprud5ces ou les fautes commises p5dant le c\rs de la vie deux4 ,le meilleur moy5 de bi5 faire voir la r\te1 en un t]ra9 non fray1 c'e/ de m>qu] les ob/acles qui la c\p5t1 les fondrires et prcipices qui la bord5t4 ,la besogne e/ faite1 n\s n'y revi5drons plus4 ,quiconque a lu des v]s de mirliton connat cet lgant di/ique3 ,les li5s du m>iage1 ,sont un d\x esclavage4 ,des li5s1 un esclavage1--ft-il d\x1--cela n'a ri5 de bi5 t5tant4 ,c'e/ p\rtant en ces t]mes qu'on p>le communm5t du m>iage1 soit en v]s1 soit en prose4 ,noeuds1 *anes1 f>deau1 b\let1 dom9ation1 tyrannie1 s]vitude1 v>i5t l'expression1 mais ne t\*5t pas au fond de la mtaphore4 ,sans d\te elle n'a pas surgi sans raison dans la langue des peuples1 et les mauvais plaisants seuls n'aurai5t pas suffi la rp&re si univ]sellem5t4 ,assurm5t elle a rpondu un fait rel4 ,elle y rpond encore1 puisque le fait re/e crit dans la loi3 la femme doit obissance au m>i4 ,mais les moeurs sont plus =tes que les lois1 et1 de j\r en j\r1 les moeurs banniss5t du m>iage la notion de dom9ation d'un ct et de s\mission de l'autre1 p\r y sub/itu] l'accord raisonn et affectueux de deux volonts libres1 dont les effets t5d5t s'aid] et se complt] mutuellem5t4 ,au seizime sicle1 ,%akespe>e p\vait crire3 ,ton m>i e/ ton seigneur2 ta vie1 ton g>di51 ton *ef1 ton s\v]a92 celui qui s'inquite de toi et de ton entreti52 qui livre son corps au travail pnible1 et sur m] et sur t]re2 veillant la nuit dans les orages1 le j\r au froid1 p5dant que tu es *audem5t c\*e la maison bi5 en sret2 et il ne dem&e de toi d'autre tribut que de l'am\r1 un air aimable1 et une vritable obissance1-- paiem5t trop modique p\r une dette si gr&e4 ,le mme devoir que le sujet doit au pr9ce1 la femme le doit son m>i2 et1 lorsqu'elle e/ volontaire1 ac>itre1 maussade1 aigre1 et ins\mise son honnte volont1 qu'e/-elle autre *ose qu'une impure et dcl>e rebelle1 qu'une p]v]se tratresse1 vis--vis de son seigneur aimant8 ,j'ai honte que les femmes soi5t si simples que d'(frir la gu]re l o elles devrai5t dem&] g5\x la paix1 ou que de re*]*] la rgle1 la suprmatie et la dom9ation1 l o elles sont t5ues de s]vir1 d'aim] et d'obir4 ,tirade qui fait song]1 comme le rem>quait nagure ,m4 ,augu/e ,vitu1 dans une de ses *roniques ?trales1 la clbre b\tade que ,molire mettait1 au sicle suivant1 dans la b\*e d'un de ses bons b\rgeois3 ,du ct de la b>be e/ la t\te-puissance4 ,bi5 qu'on soit deux moitis de la socit1 ,ces deux moitis p\rtant n'ont po9t d'galit444 ,et ce que le soldat1 dans son devoir in/ruit1 ,montre d'obissance au *ef qui le conduit1 ,le valet son matre1 un enfant son pre1 ,a son suprieur le mo9dre petit frre1 ,n'appro*e po9t encor de la docilit1 ,et de l'obissance et de l'humilit1 ,et du pr(ond respect o la femme doit tre ,p\r son m>i1 son *ef1 son seigneur et son matre6 ,le pote laurat d',anglet]re1 "l ,t5nyson1 p>lant1 il y a qu>ante ans1 de la vie deux1 disait que la femme devait tre l'homme comme une musique p>faite adapte de nobles p>oles1 et aj\tait que c'e/ le rle de l'homme de comm&]1 et celui de la femme d'obir4 ,sur quoi ,miss ,w$gwood1 dans un des j\rnaux de la maison ,cassell et ,cie1 ,le ,monde de la ,femme 7,! ,woman's ,_w1 ju9 #ahhh71 fait cette rem>que3 ,ce passage assigne sa date au pome4 ,auj\rd'hui1 il y a encore des hommes qui comm&5t et des femmes qui obiss5t2 mais l'obissance a cess d'tre l'idal du m>iage4 ,il n'y a qu' s'en flicit]4 ,t\te sujtion implique contra9te1 et t\te contra9te d'un tre libre implique bassesse1 plus encore p\r la p]sonne qui l'impose que p\r celle qui doit la support]4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que la vie deux cre des devoirs rciproques1 div]sifis p> la diffr5ce des aptitudes et des fonctions dans les deux moitis de l'unit conjugale1 et que l'application ces devoirs e/ la condition ess5tielle du bonheur et de la dure de l'union4 ,on a dit3 ,l'homme fait son tat1 la femme le reoit4 ,c'e/ en effet sur la conduite1 les manires1 le ton de son m>i1 qu'une jeune p\se se rgle#bj4 #bj ,h4 ,raisson4 ,ce sont donc les devoirs du m>i qu'il importe de dt]m9] d'abord4 ,ces devoirs1 selon la ju/e obs]vation de l'auteur du ,code conjugal1 se tr\v5t crits en quelque sorte dans la comp>aison de sa con/itution et de celle de sa femme4 ,la =ce1 la f]met1 le c\rage1 la gravit en sont les pr9cipaux c>actres4 ,c'e/ donc lui df5dre1 dlibr]1 prvoir4 ,il lui e/ t\j\rs facile de communiqu] de la rsolution1 de la f]met sa compagne1 d't5dre ses vues1 d'lev] ses s5tim5ts1 et de la dlivr] de ces hsitations1 de ces cra9tes1 auxquelles sa con/itution plus faible l'assujtit4 ,c'e/ ce que dit1 en t]mes plus gnraux et plus potiques1 ,w4 ,seck]3 ,la femme e/ le trsor du m>i1 et le m>i doit tre l'armure de la femme4 ,dans les tnbres1 il doit tre le soleil qui la dirige2 dans le dang]1 le b\cli] qui la protge4 ,a peu prs sur le mme ton1 l',anglais ,dodsley n\s dit3 ,elle e/ la matresse de la maison2 traite-la donc avec g>ds1 p\r que tes s]viteurs puiss5t lui obir4 ,ne te montre pas1 sans motif1 contraire ses gts2 puisqu'elle p>tage tes pe9es1 fais-la p>ticip] tes plaisirs4 ,repr5ds ses fautes avec mnagem5t2 n'exige pas avec rigueur qu'elle te soit s\mise4 ,dpose tes secrets dans son se92 ses avis p>t5t du coeur1 elle ne te tromp]a pas2 sois-lui fidlem5t atta*1 c> elle e/ la mre de tes enfants4 ,si les maladies et les s\ffrances vi5n5t l'assaillir1 que ta t5dresse s\lage son affliction2 un reg>d de s5sibilit ou d'am\r ad\cira sa d\leur1 ou modr]a sa pe9e1 et lui s]a d'un plus gr& sec\rs que t\s les mdec9s4 ,considre la faiblesse de son tre2 la dlicatesse de ses =mes2 n'use pas de svrit avec elle1 s\vi5s-toi de tes imp]fections4 ,hippo?adie dit ,panurge1 dans le gr& livre de ,franois ,rabelais3 ,v\s1 de vo/re co/1 l'entreti5drez en amiti conjugale1 cont9u]ez en preud'hommie1 luy mon/r]ez bon exemple1 vivrez pudiquem5t1 *a/em5t1 v]tueusem5t en vo/re m>iage1 comme v\lez qu'elle de son co/ vive4 ,t\s ceux qui ont envisag la "q au po9t de vue pratique1 srieusem5t et s9crem5t1 p>l5t de mme4 ,vivez avec votre femme dans la plus gr&e union1 dit un magi/rat son fils1 au l5dema9 de la ,rvolution2 ayez p\r elle t\s les g>ds1 t\s les so9s qui tabliss5t la confiance et font natre l'intimit4 ,ne la gnez en ri5 dans ses gts2 n'usez de l'autorit de m>i p\r la refus] que dans les cas o elle aurait des volonts dont les consqu5ces s]ai5t dang]euses2 et mme alors1 n'employez jamais que l'empire de la raison1 auquel elle f9ira ncessairem5t p> cd]4 ,un peu aup>avant1 l'auteur du livre ,les ,moeurs s'exprimait a9si3 ,qu'un m>i qui veut tre aim travaille s'en r5dre digne2 qu'aprs v+t ans il se montre aussi att5tif ne po9t (f5s]1 qu'au temps o il re*]*a sa compagne4 ,on gagne plus cons]v] un coeur qu' le conqurir4 ,l'am\r1 l'honneur1 les so9s complaisants p]ptu5t les d\ceurs de l'hym54 ,qu'il se s\vi5ne donc que si1 dans l'accord des deux sons1 c'e/ t\j\rs la basse qui dom9e1 de mme1 dans un mnage rgl et uni1 l'ordre et l'h>monie sont surt\t l'effet des mesures sages du m>i4 ,et t\t cela se rsume en cette grave et vridique p>ole de ,william ,cobbett3 ,jamais un mauvais m>i n'a t un homme heureux4 ,e/-ce dire que t\s les bons m>is sont heureux8 ,hlas6 les dfauts se r5contr5t des deux p>ts1 et ri5 ne vi5t d'un des p\x qui n'ait son action1 agrable ou d\l\reuse1 sur l'autre4 ,dans les citations qui prcd5t1 il a t1 et ju/e titre1 s\v5t "q des g>ds1 des att5tions1 de la politesse1 que le m>i doit sa compagne1 et sans lesquels la vie commune s'enlise peu peu dans les vases sans fond de l'indiffr5ce et de la grossiret4 ,le ,code ,conjugal fait une di/9ction +nieuse et ncessaire entre les g>ds dont nul galant homme ne se d"p vis--vis de t\te p]sonne du sexe1 et cette politesse du coeur que seule la t5dresse peut dict]4 ,il faut se g>d]1 dit-il1 de confondre les g>ds et les politesses2 ce sont *oses =t dissemblables1 et plus d'un m>i1 p\r n'avoir pas su tablir cette subtile di/9ction1 a vu la paix ds]t] son mnage4 ,un m>i confie sa femme ses pe9es1 ses inquitudes2 il la consulte sur ses intrts1 et ne s'emb>que pas dans une opration difficile avant d'avoir pris son avis3 voil des g>ds6 ,att5tif1 prv5ant1 un autre e/ con/amm5t aux ordres de sa femme2 il l'accompagne au bal1 au spectacle1 ne va pas dans le monde sans elle1 r5tre t\j\rs avec un visage aimable1 risque mme p>fois un galant complim5t3 voil de la politesse6 ,m4 de ,lab\isse1 le plus f]me *ampion du conjugalisme1 a d dire quelque "p1 en p>odiant un mot clbre3 ,on doit des g>ds t\tes les femmes1 on ne doit des politesses qu' la si5ne4 ,il y a t\tefois une exception cette rgle gnrale4 ,dans les m>iages d'arg5t1 qu'on appelle plus dcemm5t m>iages de conv5ance1 les g>ds sont seuls rig\reusem5t ds4 ,ceci1 c'e/ la "p du m>i4 ,mais t\t re/e incomplet1 dans le mnage1 s'il n'y a qu'un seul des p\x en jeu4 ,c'e/ ce que rappelle1 avec une rem>quable nettet1 cette page du j\rnal d',addison1 ,! ,spectator3 ,un homme a assez faire de va9cre ses voeux et dsirs draisonnables2 mais c'e/ en va9 qu'il y arrive1 s'il a ceux d'une autre satisfaire4 ,qu'il mette son orgueil dans sa femme et sa famille3 qu'il leur donne t\tes les commodits de la vie1 comme s'il en tirait vanit2 mais que ce soit cet orgueil innoc5t1 et non leurs extravagants dsirs1 qu'il consulte en cela444 ,n\s rions1 et n\s ne pesons pas cette s\mission la femme avec la gravit qu'une *ose de cette importance mrite444 ,une fois que v\s lui avez cd1 v\s n'tes plus son g>di5 et son protecteur1 comme la nature v\s y de/9ait2 mais en v\s faisant le complaisant de ses faiblesses1 v\s v\s tes r5du incapable d'vit] les malheurs o elles v\s conduiront l'un et l'autre1 et v\s v]rez l'heure o elle v\s repro*]a elle-mme votre complaisance son g>d4 ,c'e/1 il e/ vrai1 la plus difficile conqute que n\s puissions arriv] faire sur n\s-mmes1 que de rsi/] au *agr9 de ce qui n\s *>me4 ,mais que le coeur s\ffre1 que l'angoisse soit aussi poignante et d\l\reuse que possible1 c'e/ *ose qu'il v\s faut endur] et trav]s]1 si v\s v\lez vivre en g5tleman1 ou v\s r5dre tmoignage v\s-mme que v\s tes un homme de probit4 ,le vieux raisonnem5t3 ,v\s ne m'aimez pas1 si v\s me refusez ceci1 dont on s'e/ d'abord s]vi p\r obt5ir une bagatelle1 amn]a1 p> son succs c\tumi]1 le malheureux homme qui y cde ab&onn] jusqu' la cause de la patrie et de l'honneur4 ,un criva91 qui donne un j\rnal du mat9 des *roniques monda9es ju/em5t rem>ques p\r la connaissance des p]sonnes et l'expri5ce des *oses dont il y fait preuve1 consacrait un article1 propos des noces d'arg5t du pr9ce et de la pr9cesse de ,galles1 re*]*] la "p qui revi5t la femme dans le bonheur du mnage#ba4 ,on ne tr\v]a pas mauvais que je rappelle ces pages1 o le ton al]te ne nuit pas aux vues ju/es4 #ba ,santillane1 dans le ,gil ,blas du #aj m>s #ahhh4 ,l'art d'tre heureux en mnage e/ beauc\p plus simple qu'un va9 peuple ne p5se et que la majorit des morali/es ne le prt5d4 ,il consi/e dans une indulg5ce p]ptuelle de la femme env]s l'homme et dans la c\rtoisie inv9cible de celui-ci env]s celle-l4 ,p\r que le foy] conjugal soit aim1 il faut que la fille d've qui le prside le fasse aimable1 et c'e/ seulem5t au prix de concessions incessantes qu'elle atte9dra ce b4 ,le m>i e/ un gr& enfant1 un gr& enfant t]rible1 si v\s v\lez1 avec les caprices duquel l'p\se doit compt]1 de manire bnfici] du total de l'addition4 ,v\loir heurt] de front ses caprices1 s'lev] de haut contre ses fantaisies1 s'rig] en c5seur implacable1 se dress] en ju/ici] infaillible1 e/ une folie1 et j'aj\t]ai1 une my/ification1 de la "p de l'p\se1 et qui peut lui cot] le bonheur de sa vie4 ,la femme1 au foy] conjugal1 doit tre un cam>ade facile1 agrable et de bonne composition1 et non po9t un pion en jupon1 pionnant de pionn]ie4 ,l'homme n'e/ pas p>fait1 *acun sait a1 et c'e/ compos] avec ses imp]fections que doit s'appliqu] la femme4 ,ce n'e/ po9t la faute du m>i1 comme le prt5d la comdie1 qui r5d la plup>t du temps les mnages malheureux1 c'e/ la faute de l'p\se1 c'e/ sa fausse int]prtation des situations1 son in9tellig5ce de l'art des nuances1 sa maladresse dans la conduite de ses propres intrts4 ,a9si1 neuf fois sur dix1 les diss5sions inte/9es dans les mnages p>isi5s1 ayant d'autre "p t\tes les conditions de =tune1 d'ge1 d'ducation p\r tre heureux1 vi5n5t du gt trop vif montr p> le m>i p\r la vie au dehors1 la libre allure de l'exi/5ce1 le gr& air respir] ple9s p\mons sans contrle4 ,la femme s'effraie de cette cole buissonnire qu'elle s'imag9e enta*e de t\s les att5tats contre le respect conjugal2 elle jette feu et flamme1 crie la trahison1 agite les f\dres v5g]esses1 multiplie les scnes sur les scnes1 et f9alem5t fait de son foy] un enf]1--ce qui e/ une trange faon d'y ram5] l'p\x mancip4 ,ah6 l'inhabile et la malavise6444 ,comme elle f]ait oeuvre plus fconde p\r son bonheur en n'ayant po9t l'air de s'ap]cevoir des envoles de son p\x1 en ne leur faisant po9t l'honneur de leur atta*] plus d'importance qu'elles ne comport5t1 en ne leur prtant po9t son g>d une signification (f5sante qu'elles ne saurai5t avoir6 ,il plat monsieur de s'g>] sur les plates-b&es1 c'e/ affaire ses pas2 il lui convi5t de temps autre de sec\] la bride conjugale et de j\] la vie de g>on1 qu'il satisfasse son humeur2 ayant bon s\p]1 bon gte et le re/e domicile1 il veut mang] la table d'hte1 c\rir les *amps et c\*] la belle toile1 qu'il s'en passe la fantaisie6 ,c'e/ l'hi/oire du pigeon de la fable4 ,v\s v]rez1 si v\s lui laissez la r\te ouv]te1 comme il se lass]a vite de sa lib]t2 comme1 maudissant sa curiosit1 tirant l'aile et tranant le pi$1 il saura repr5dre de lui-mme le *em9 du foy] et de combi5 de plaisirs il pai]a votre pe9e6444 ,la femme ne se d\te pas assez de la somme de bonheur qu'elle se met sur la plan*e en ne faisant pas de son intrieur une prison svre1 en n'invoquant pas t\t propos les rglem5ts du m>iage4 ,mo9s elle lev]a de b>rires devant sa porte1 mo9s son m>i *]*]a s'*app]4 ,c'e/ p> l'atmosphre qu'ils respir5t dans leur intrieur que les hommes y sont ret5us1 ce n'e/ po9t p> les articles du ,code ou les rev5dications de la morale proclames hauts cris4 ,plus une femme e/ irrpro*able1 plus elle e/ respectueuse de t\tes les *>ges du foy]1 plus elle peut se montr] facile1 conciliante1 indulg5te2 c>1 sre de la considration inv9cible de son m>i1 elle sait bi5 qu'une heure sonn]a o il lui revi5dra1 t\t jamais1 cette fois1 comme la seule et vritable amie1 la compagne au coeur pr\v1 au dv\em5t infaillible4 ,l'indulg5ce de la femme dans la premire priode du m>iage1 c'e/ sa flicit assure p\r la d]nire1 l'affection de son m>i se gr&issant alors du rep5tir de ses torts son g>d et de t\te la reconnaissance qu'il lui doit4 ,en faisant acte de conciliation et d'abngation1 elle a j\ qui p]d gagne et sauve sa mise de bonheur4 ,et ce rle lui e/ facile1 c> les enfants sont l p\r l'accap>] t\t entire1 la di/raire1 lui r5dre les heures rapides4 ,le m>i s'*appe du foy] un peu plus qu'il ne faudrait1 qu'importe6 ,les enfants y re/5t1 eux1 p\r le remplac]1 p\r l'y rappel]1 p\r y plaid] sa cause1 p\r lui g>d] intact le coeur mme qu'il pr\ve4 ,ah6 les enfants dans le mnage1 quelle aide et quelle =ce1 et comme le devoir lui devi5t facile1 la rsignation aimable1 ds qu'on les reg>de6444 ,dans la premire phase du m>iage1 la mre absorbe l'p\se et il n'e/ po9t de femme1 si dv\e qu'elle soit son m>i1 qui ne soit prte le sacrifi] ses enfants4 ,c'e/ mme ce s\ci si int5se1 si exclusif de l'enfant1 au dtrim5t du m>i1 qui amne le refroidissem5t des rapports dans tant de mnages et p\sse au dehors du logis le *ef de la communaut4 ,il v\drait associ] sa compagne ses di/ractions1 j\ir de sa compagnie1 triomph] de sa beaut dans les endroits publics1 dans les salons1 t\tes les manife/ations de la vie p>isi5ne4 ,rve impossible6 ,madame a ses enfants qui la reti5n5t au gte1 qui l'intress5t avant t\t1 qui lui pr5n5t t\s ses in/ants comme t\tes ses proccupations4 ,il faut qu'elle aille aux c\rs1 au collge1 au cat*isme1 que sais-je8 ,elle n'a pas le loisir de s'amus]1 elle6 ,que ,monsieur ne se prive pas p\r cela1 d'ailleurs1 des plaisirs auxquels il aspire2 elle en s]ait dsole2 *acun son rle6 ,elle s'en ti5t au si5 et le si51 ses yeux1 e/ celui de la mre4 ,monsieur pr(ite de la p]mission1 pr5d la clef des *amps et se fait une d\ce habitude de vivre autant qu'il peut en dehors de la maison4 ,doit-on lui en faire un crime8 ,il se sacrifie1 lui aussi1 sa faon1 aux enfants4 ,il faut bi5 le reconnatre1 dans la classe des honntes femmes1 des p\ses impeccables1 on ne s'ef=ce gure1 la plup>t du temps1 de ret5ir le m>i dans les li5s conjugaux en les r5dant aimables et attrayants4 ,je vi5s de v\s signal] la place absorbante t5ue p> l'enfant dans l'exi/5ce des femmes1 mais1 en dehors de l'enfant1 combi5 peu se donn5t la pe9e de pay] de leur p]sonne en faveur du m>i4 ,voyez l'indiffr5ce montre p> la majorit des femmes sur leur propre compte1 ds qu'elles n'ont que leur mnage p\r ?tre de leurs exploits4 ,ds qu'elles ont mis le pi$ sur le seuil de leur porte1 il semble qu'elles oubli5t les premi]s lm5ts de cet art de plaire qu'elles pratiquai5t si jolim5t dans le salon vois91 quelques m9utes aup>avant4 ,au lieu de cet air enj\ qui faisait t\rn] t\tes les ttes1 de ces rpliques vives et f9es qui faisai5t ouvrir t\tes les oreilles1 un visage t]ne1 une attitude morne1 une conv]sation p>esseuse4 ,du ct de la toilette1 mme jeu3 la robe *atoyante et *>meuse qui tranait t\s les dsirs dans ses sillons soyeux1 succde le nglig1 et quel nglig s\v5t6 ,les b&eaux sont dfaits1 les pant\fles banales remplac5t les s\li]s provocants1 le molleton du ,bonheur des dames c\vre les paules qui s'accommodai5t si bi5 de la robe de la bonne faiseuse2 c'e/ un ent]rem5t complet de grce et de sduction4 ,t\t cela e/ bi5 assez bon p\r la maison6 p5se notre fille d've4 ,la fausse ide6 et la preuve1 c'e/ la promptitude avec laquelle le fils d',adam1 son m>i1 lui annonce qu'il a affaire la ,b\rse1 au c]cle1 ou ailleurs4 ,les femmes doiv5t leurs m>is1 a dit je ne sais plus qui1 leurs qualits1 leurs trav]s et surt\t leur coquett]ie6 ,cela e/ bi5 vrai4 ,il faut de l'attrayant dans le mnage1 ou g>e6444 ,l'homme n'a pas plus le droit que sa compagne de se nglig]1 moralem5t ou physiquem5t dans son intrieur4 ,autrem5t1 il crerait les mmes inconvni5ts et s'expos]ait aux mmes dang]s4 ,ce sujet1 que je ne veux qu'effleur]1 me remet en mmoire une amusante pigramme emprunte la correspondance 9dite de madame ,rol&4 ,en grasseyant1 la div9e ,*lo ,disait un j\r3 ,qu'importe un oeil1 un nez6 ,e/-ce le corps8 ,c'e/ l'me que l'on aime4 ,l'tui n'e/ ri54 ,voici dans l'in/ant mme ,que de l'arme arrive son amant2 ,taffetas noir1 t5du sur la face1 ,y c\vre un nez qui fut jadis *>mant1 ,ou bi5 plutt n'en c\vre que la place4 ,il voit ,*lo1 veut vol] dans ses bras4 ,*lo recule et s5t m\rir sa flamme4 ,mon ,dieu6 dit-elle1 e/-il possible1 hlas6 ,qu'un nez de mo9s *ange si =t une me8 ,c'e/ l de la morale facile1 dira-t-on4 ,et qu'importe1 si c'e/ de la morale pratique6 ,la vie e/ assez hrisse de difficults naturelles sans qu'on la trav]se encore1 p\r le plaisir1 de banquettes irl&aises et de s]p5t9es artificielles4 ,je ne vois gure qu'une *ose sur laquelle le j\rnali/e passe trop lgrem5t3 c'e/ lorsqu'il p>le des relations du m>i et de ses enfants4 ,il semble que les enfants n'app>ti5n5t qu' la mre1 que le pre n'ait leur donn] ni sympa?ies ni so9s4 ,cela arrive s\v5t1 le plus s\v5t mme1 malgr bi5 des exemples du contraire1 dans le monde p\r lequel le *roniqueur crit4 ,mais comme c'e/ tant pis p\r les pres1 dans ce monde-l6 ,ailleurs1 p>t\t o le m>i relaie1 en ce qu'il peut1 sa compagne dans les so9s donn] aux petits1 p>t\t o il pr5d1 si je puis dire1 une "p de la mat]nit1--et ri5 ne t\*e plus dlicieusem5t la mre1--l'enfant1 bi5 lo9 d'tre une cause d'loignem5t ou de refroidissem5t entre les p\x1 e/ entre eux la plus d\ce et la plus irrsi/ible des attractions4 ,ce n'e/ pas des mnages semblables que s'appliqu5t les rem>ques1 les objurgations d'une femme *ez laquelle les entranem5ts politiques n'ont pu ni al\rdir l'esprit1 ni refroidir le coeur4 ,la femme e/ mre1 elle e/ n\rrice2 le m>i se pla9t d'tre rveill1 dit madame ,svr9e2 on fait *ambre "p4 ,adieu l'am\r6 ,monsieur ira ses affaires1 bi5tt ses plaisirs2 ,madame ne dm>re plus du logis2 l'un c\rt et l'autre c\ve6 ,eh bi56 non6 ce n'e/ pas le rle de la femme1 cela1 et je ne saurais trop le rpt]4 ,c]tes1 il faut aim] ses enfants1 et les protg] et les df5dre1 ces *res petites cratures qui sont la *air de notre *air et le fruit de notre am\r4 ,mais il faut aim] p>-dessus t\t--c\tez bi5 ceci1 mes jeunes contempora9es1--il faut aim] p> dessus-t\t son homme1 comme dis5t les femmes du peuple qui ont le s5s ju/e en ces sortes de *oses1 c> la vie leur e/ bi5 plus dure et bi5 plus enseignante qu' n\s4 ,et1 p> aim]1 je n'ent5ds pas seulem5t la fivre des am\reuses1 mais la bonne t5dresse qui rcon=te1 remet le coeur en place et le c]veau po9t4 ,la maman6 je ne m'en ddis pas444 ,jeunes ou vieilles1 allez1 soyons des mamans dans la vie1--la maman des enfants1 la maman de notre m>i1 la maman de nos amis1 la maman des pauvres1 de t\t ce qui s\ffre et de t\t ce qui se pla9t4 ,n\s tr\v]ons des railleurs1 soit2 mais la petite bte que n\s avons l1 dans notre corset1 gau*e1 aura bon *aud et s]a cont5te4 ,oh6 l'indulg5ce1 la pati5ce1 le p>don de la femme1 jamais on n'en vant]a assez la prcieuse et rcon=tante v]tu4 ,en soignant t5drem5t mes faiblesses1 dcl>e1 au gr& honneur de sa femme1 un auteur cossais#bb1 elle m'a guri des plus nuisibles4 ,elle e/ dev5ue prud5te p> affection2 et bi5 qu'elle soit d'une nature trs gnreuse1 elle a appris l'conomie dans son am\r p\r moi4 ,elle m'a d\cem5t arra* mes dissipations2 elle a donn des tuteurs un c>actre faible et irrsolu2 elle a p\ss mon indol5ce t\s les ef=ts qui m'ont t utiles ou honorables2 et elle s'e/ t\j\rs tr\ve l p\r g\rm&] mon ins\ciance ou mon imprvoyance4 ,c'e/ elle que je dois ce que je suis1 elle que je dois ce que je s]ai4 #bb ,mac9to%4 ,un prlat ca?olique#bc1 t\t en se plaant un po9t de vue plus gnral et plus lev1 t5ait dans la *aire un langage id5tique4 ,un homme1 s'criait-il1 peut avoir de gr&s dfauts1 de gr&s vices2 il peut avoir ses heures d'irritation1 o il trait]a sa compagne avec des t]mes aussi durs qu'inju/es3 n'importe1 si la femme e/ ce qu'elle doit tre1 il la respect]a malgr lui1 il aura en elle t\te sa confiance2 et malgr les p>oles viol5tes auxquelles s\v5t la passion fait semblant de croire qu& elle les pr(re1 le coeur re/]a fidle1 le coeur s'incl9]a devant la v]tu1 le coeur aura confiance2 c> c'e/ un autre privilge de la vrit1 qu'il n'e/ pas p]mis l'homme de mpris] longtemps et srieusem5t une v]tu que ri5 n'branle et qui p]si/e au milieu des plus dures preuves4 #bc ,l&riot4 ,tel e/ le m>iage3 ,l'cole la plus sre de l'ordre1 de la bont1 de l'humanit1 qui sont des qualits bi5 autrem5t ncessaires que l'in/ruction et le tal5t4 ,c'e/ ,mirabeau qui l'a dit1 et il s]ait difficile de le rcus] comme p>tial4 ,l'auteur de ,la ,sagesse1 le vieux ,*>ron1 a crit ce sujet quelques lignes o se s5t une motion cont5ue1 assez r>e dans son oeuvre4 ,m>iage1 dit-il1 e/ un sage m>*1 un li5 et une c\/ure sa9te et inviolable1 une conv5tion honorable2 s'il e/ bi5 faonn et bi5 pris1 il n'y a ri5 de plus beau au monde1 c'e/ une d\ce socit de vie3 ple9e de con/ance1 de fiance1 et d'un nombre inf9i d'utiles et solides (fices1 et obligations mutuelles4 ,j'emprunte encore cette page au ,spectator d',addison3 ,le m>iage e/ une in/itution faite p\r tre la scne incessante d'autant de bonheur que notre tre en e/ capable4 ,deux p]sonnes qui se sont *oisies entre t\tes1 dans le desse9 d'tre l'une l'autre un enc\ragem5t et une joie1 se sont1 p> cet acte mme1 engages tre de bonne humeur1 affables1 discrtes1 indulg5tes1 pati5tes1 gaies1 en face des fragilits et imp]fections de l'une ou de l'autre d'entre elles1 et cela jusqu' la f9 de leur vie444 ,lorsque cette union e/ a9si g>de1 les circon/ances les plus indiffr5tes font pr\v] du plaisir4 ,leur condition e/ une s\rce incessante de joies4 ,l'homme m>i peut dire3 ,si le monde enti] me rejette1 il y a un tre que j'aime absolum5t1 qui me recevra avec joie et transport1 et qui se croira oblige de r$\bl] de t5dresse et de c>esses p\r moi1 cause de la tri/esse dans laquelle elle me voit plong4 ,je n'ai pas beso9 de dissimul] les *agr9s de mon coeur p\r lui tre agrable2 ces *agr9s mmes raviv5t son affection4 ,cette passion qu'on a l'un p\r l'autre1 lorsqu'elle e/ une fois bi5 fixe1 entre dans la con/itution mme de l'tre1 et y c\le aussi aism5t et sil5cieusem5t que le sang dans les ve9es444 ,d\ce manire de trav]s] la vie1 appuys l'un sur l'autre1 bravant les mmes dang]s1 sav\rant les mmes joies1 se relevant aux faux pas et se ret5ant aux heurts sans jamais tomb] t\t fait1 c> le devoir1 l'e/ime et l'affection les ent\r5t d'indissolubles atta*es1 et ce qui lie s\ti5t6 ,,*apitre ,,viii ,,aim] ,,et ,,croire ,il n'e/ pas difficile1 aprs ce qui a t dit dj1 de dgag]1 comme conclusion1 cette vritable =mule de la vie deux3 ,aim] et croire4 ,ne craignons pas1 cep5dant1 d'y insi/]3 c'e/ le po9t ess5tiel entre t\s4 ,le roi ,alphonse de ,portugal prt5dait que1 p\r vivre en paix dans le m>iage1 il faut que l'homme soit s\rd1 et la femme aveugle4--,le roi ,alphonse de ,portugal p>lait en cynique qui plaisante4 ,c]tes l'homme doit tre s\rd aux calomnies1 aux mdisances1 aux ins9uations p]fides auxquelles la meilleure des femmes peut tre en butte et1 de mme1 la femme doit tre aveugle1 en ce s5s qu'elle ne doit pas pi] les pas et dm>*es du m>i1 l'espionnage tant *ose vile1 et qu'elle doit s'en remettre aveuglm5t lui du so9 des intrts communs au dehors4 ,ce n'tait po9t ce qu'ent5dait le roi ,alphonse de ,portugal1 ou je me trompe =t2 et c'e/ en quoi lui-mme se trompait4 ,l'homme1 au contraire1 n'ouvrira jamais assez l'oreille p\r c\t] les p>oles de t5dresse et d'ab&on de la femme qui l'aime2 et jamais la femme n'aura assez d'yeux p\r reg>d] les att5tions1 les ef=ts et les travaux d'un m>i qui la veut heureuse4 ,croit-on qu'il tait aveugle ou s\rd le c\ple qu',addison n\s pe9t dans ce tableau d'une si dlicieuse puret de t\*e et d'une si p>faite exactitude de trait3 ,ltitia e/ jolie1 mode/e1 t5dre1 et a assez de jugem5t2 elle a p\s ,era/e1 qui e/ d\ d'un gt gnral p\r la plup>t des *oses de l'intellig5ce et de l'art4 ,p>t\t o ,ltitia va en visite1 elle a le plaisir d'ent5dre rpt] qu',era/e a bi5 dit ou bi5 fait telle ou telle *ose4 ,depuis son m>iage1 ,era/e e/ plus lgant dans son co/ume que jamais1 et1 dans le monde1 il e/ aussi complaisant p\r ,ltitia que p\r t\te autre dame4 ,je l'ai vu lui donn] son v5tail1 qui tait tomb1 avec t\te la galant]ie d'un am\reux4 ,lorsqu'ils pr5n5t l'air ensemble1 ,era/e cultive t\j\rs son esprit1 et1 avec un t\r d'imag9ation qui lui e/ p>ticuli]1 lui donne des ap]u de *oses dont elle n'avait aucune notion aup>avant4 ,ltitia e/ ravie de voir un monde n\veau ouv]t a9si devant elle1 et s'atta*e d'autant plus l'homme qui lui donne un enseignem5t si agrable4 ,era/e a encore p\ss plus lo92 non seulem5t il la fait *aque j\r plus aimante p\r lui1 mais il la fait inf9im5t plus satisfaite d'elle-mme4 ,era/e tr\ve1 dans t\t ce qu'elle dit ou obs]ve1 une ju/esse ou une beaut dont ,ltitia elle-mme ne se d\tait pas1 et1 avec son aide1 elle a dc\v]t *ez elle c5t bonnes qualits et p]fections auxquelles elle n'avait jamais aup>avant song4 ,era/e1 avec la complaisance la plus f]tile du monde1 l'aide d'ins9uations lo9ta9es1 tr\ve le moy5 de lui faire dire ou propos] presque t\t ce qu'il dsire1 et il accueille la *ose comme une dc\v]te v5ant d'elle1 et il lui en donne t\t le crdit4 ,era/e a beauc\p de gt p\r la pe9ture4 ,l'autre j\r il emm5a ,ltitia voir une collection de tableaux4--,je vais quelquefois faire visite cet heureux c\ple4 ,comme n\s n\s prom5ions1 la sema9e d]nire1 dans la longue gal]ie1 avant le dn]3 ,j'ai mis de l'arg5t dans des pe9tures d]nirem5t1 dit ,era/e4 ,j'ai a*et cette ,vnus et cet ,adonis purem5t sur l'avis de ,ltitia4 ,cela me cote soixante gu9es1 et ce mat9 on m'en a (f]t c5t4 ,je me t\rnai v]s ,ltitia1 et vis ses j\es brill] de plaisir1 p5dant qu'elle lanait ,era/e un reg>d1 le plus t5dre et le plus aimant que j'aie jamais surpris4 ,le contra/e ne se fait pas att5dre2 en voici qui aurai5t beso9 d'tre aveugles et s\rds3 ,flavilla a p\s ,tom ,tawdry4 ,elle a t sduite p> son habit galonn et la ri*e dragonne de son pe4 ,mais elle a la mortification de voir ,tom mpris p> t\tes les p]sonnes honorables de son sexe4 ,tom n'a ri5 faire aprs dn]1 qu' dcid] s'il se taill]a les ongles dehors ou *ez lui4 ,depuis qu'il e/ m>i1 il n'a ri5 dit ,flavilla que celle-ci n'ait pu ent5dre dire aussi bi5 p> sa femme de *ambre4 ,nanmo9s il pr5d gr& so9 de ma9t5ir l'autorit arrogante et maussade d'un m>i4 ,si ,flavilla se p]met d'affirm] quoi que ce soit1 ,tom immdiatem5t la contr$it1 avec un juron en guise de prface1 et un3 ,ma *re1 je dois v\s dire que v\s dbitez d'abom9ables sottises4 ,flavilla avait le coeur aussi bi5 dispos p\r t\tes les t5dresses de l'am\r que ,ltitia2 mais comme l'am\r ne survit pas longtemps l'e/ime1 il e/ difficile de dcid] actuellem5t si c'e/ la ha9e ou le mpris qui l'emporte dans l'esprit de la malheureuse ,flavilla p\r celui avec lequel elle e/ oblige de m5] jusqu'au b\t la vie4 ,c'e/ t\j\rs l qu'il en faut rev5ir1 l'am\r1 l'e/ime1 la confiance rciproque4 ,qu& on fait t\t p\r mrit] ces s5tim5ts de son compagnon1 ce n'e/ pas encore assez3 il faut t\t faire p\r les lui accord]4 ,et il e/1 trs malheureusem5t1 des natures p\r qui le second ef=t e/ incomp>ablem5t plus difficile que le premi]4 ,v\s1 femmes et mres1 s'crie ,lon ,tol/o1 v\s savez le bonheur de l'am\r p\r l'p\x1 ce bonheur qui n'a po9t de f91 qui ne se brise po9t comme t\s les autres1 mais qui e/ l'aurore d'un bonheur n\veau1 l'am\r p\r l'enfant4 ,et1 comme c'e/ une dualit qui e/ l'unit dans la famille1 ce bonheur1 que l'p\x donne1 n'e/ pas mo9s vivem5t gt p> lui4 ,se s5tir aim de celle qu'on aime1 il n'e/ po9t de flicit comp>able dans la vie1 po9t de joie aussi ple9e et dlicieuse dont soit capable notre coeur4 ,une prcieuse prdisposition cet am\r qui p>fume et dore t\t1 c'e/ la bont4 ,l'homme bon1 crivait ,m4 ,guizot1 tr\ve presque t\j\rs que sa femme a raison2 il n'e/ pas en*ant qu& il peut lui pr\v] qu'elle a tort2 il ne cra9t pas qu'on ait plus d'esprit que lui1 il a dans son coeur un trsor dont il fait j\ir t\s ceux qui l'ent\r5t1 sans que le fond s'puise jamais4 ,de mme la d\ceur qui1 qu& elle e/ s9cre1 n'e/ que la plus aimable =me de la bont1 e/ l'arme la plus puissante des femmes1 et celles que le bonheur n'a pas favorises en peuv5t surt\t1 dans une union mal assortie1 faire *aque j\r l'expri5ce4 ,quoi qu'il en cote1 il faut support] avec bont1 avec pati5ce du mo9s1 les dfauts ou les torts d'un m>i1 lui cd] sans rpugnance1 dfr] ses volonts4 ,jamais de tels sacrifices ne sont entirem5t p]dus p> celle qui les fait4 ,si un m>i e/ raisonnable et bon1 il aime l'en ddommag]2 s'il ne l'e/ pas1 la d\ceur e/ encore le moy5 le plus efficace p\r le ram5] son devoir2 elle triomphe tt ou t>d#bd4 #bd ,horace ,raisson3 ,code conjugal4 ,sir ,john ,lubbock n'a pas d'autres conseils donn] l'un comme l'autre des p\x4 ,combi5 cette *>it1 qui supporte t\t1 croit t\t1 espre t\t1 endure t\t1 s]ait efficace1 dit-il1 p\r ad\cir et dissip] les *agr9s de la vie et aj\t] au bonheur du foy] dome/ique6 ,le foy] dome/ique assurm5t peut tre un hvre de repos contre les orages et les prils du monde4 ,mais p\r le r5dre tel1 il ne faut pas se cont5t] de le p>] de bonnes int5tions1 il faut le faire brillant et joyeux4 ,si notre vie e/ une vie de pe9e et de s\ffrance1 si le monde extrieur e/ froid et lugubre1 quel plaisir de rev5ir l'ensoleillem5t d'heureux visages et la *aleur de coeurs que n\s aimons6 ,la puissance de l'am\r1--je dis de l'am\r familial1 calme1 repos1 con/ant et quotidi51 non po9t de ces gr&s c\ps de passion qui emport5t comme un v5t de tempte et laiss5t retomb] plat1--n'e/ ici nullem5t exagre4 ,elle va bi5 plus lo9 et n'a d'autre t]me que l'hrosme4 ,c'e/ cet hrosme que ,m4 ,georges ,duruy a v\lu c>actris]1 lorsqu'il dit dans l'avant-propos d'une de ses rc5tes n\velles1 ,victoire d'me3 ,l'am\r *ez une femme plus ge que son m>i ou que son amant1 *ez une femme qui aime avec ses s5s1 t\t autant qu'avec son coeur1 peut arriv] se spiritualis]1 se sublim]1 pr5dre quelque *ose de si mat]nel1 qu'il n'y a plus place en lui p\r ri5 de ce qui e/ seulem5t sugge/ion de la *air4 ,c'e/ le d]ni] t]me de l'am\r1 le plus haut4 ,et en effet1 si les t]mes de ds9tressem5t et d'abngation laiss5t encore1 qu& on les creuse jusqu'au fond1 t\*] le tuf de l'am\r de soi1 on peut dire qu'une p]sonne1 homme ou femme1 n'en aime entirem5t une autre que lorsqu'elle rapporte soi t\tes les joies et t\t le bonheur de celle qu'elle aime1 et qu'elle n'y rapporte que cela4 ,ne compt] p\r ri5 ses propres pe9es et ses propres d\leurs1 ne s5tir qu' trav]s un autre1 mettre t\te sa vie dans la vie de l'tre aim1 voil l'am\r dans sa plnitude et sa p]fection4 ,bi5 peu1 il e/ vrai1 en sont possds ce po9t2 mais t\t le monde peut le concevoir et y aspir]4 ,le seul bi5 qui n\s intresse1 ,crois-m'en1 c> je l'ai mdit1 ,c'e/ le trsor de la t5dresse ,plus huma9 que la vrit1 a dit un pote philosophe#be4 #be ,sully-,prudhomme1 ,le ,bonheur4 ,ce trsor de la t5dresse1 n\s le portons t\s en n\s4 ,mais1 hlas6 comme un v9 gnreux s'aigrit dans un vaisseau impur1 ce trsor se t\rne trop s\v5t en flau et en maldiction4 ,qui sait aim] n'a jamais fait s\ffrir1 dcl>e un prov]be1 rig\reusem5t vrai4 ,mais que de g5s aim5t sans savoir aim]1 et font de leur am\r un in/rum5t deux tran*ants avec lequel ils se d*ir5t eux-mmes en torturant ceux qu'ils aim5t6 ,n\s ne revi5drons pas sur ce tri/e sujet2 il suffit de s'y tre arrt p5dant un *apitre#bf4 ,mais il tait indisp5sable de le rappel] ici3 la jal\sie1 le s\pon1 le repro*e sont les s\rces les plus fcondes de dsunion2 l'indulg5ce aimable1 la confiance sans bornes1 r5d5t seuls durables les vrais atta*em5ts3 l'on n'e/ pas t5t de c\rir aprs le bonheur1 lorsque1 sans ef=ts1 on e/ assur de le tr\v] *ez soi#bg4 #bf ,*ap4 ,,iv1 ,miel et ,fiel4 #bg ,horace ,raisson4 ,les mdec9s ne sont pas mo9s explicites et affirmatifs sur ce po9t que les morali/es4 ,la confiance1 crit le ,dr ,debray1 e/ la pi]re fondam5tale sur laquelle repose l'difice du m>iage4 ,si cette pi]re manque1 l'difice s'cr\le et1 avec lui1 la tranquillit1 le bonheur4 ,un pote a dit3 ,aim]1 c'e/ la moiti de vivre4 ,il le pr5ait1 si je ne me trompe1 au s5s my/ique et religieux4 ,p\r n\s1 aim] et croire1 c'e/ t\t un4 ,la jal\sie1 qui vit de s\pons et pr5d ses imag9ations dte/ables p\r la ralit1 e/ une d=mation de l'am\r1 et le pire ennemi du bonheur dans la vie deux4 ,les ret\rs1 les lans1 les rep5tirs1 les l>mes de regret1 les embrassem5ts passionns1 qui c\p5t d'ord9aire les accs de cette maladie noire1 procur5t peut-tre de =tes et inatt5dues j\issances1 mais ces emportem5ts de l'esprit ou des s5s ne sont pas plus l'am\r que l'intoxication de l'alcool n'e/ une alim5tation4 ,d'ailleurs1 les plaies se cicatris5t mal s\s ces c>esses1 c>1 la premire fantaisie1 les ma9s qui les ont faites et qui *]*ai5t les f]m]1 s'a*>n]ont1 avec je ne sais quelle cre et d\l\reuse volupt1 les r\vrir et les multipli]4 ,combi5 plus heureux ce mnage o le coeur des p\x e/ attir p> une confiance rciproque1 o la fusion des mes exi/e1 o elles se p5*5t naturellem5t l'une v]s l'autre1 comme deux vases dont le premi] r5f]me une liqueur qui e/ ncessaire au second4 ,le m>i1 dans cette vie de confiance mutuelle1 v]se dans l'me de la femme l'intellig5ce1 la lumire1 la vigueur et le conseil2 la femme1 de son ct1 ombrage la tte de son p\x avec une c\ronne de fleurs gracieuses2 elle lui donne1 comme un arbre fcond1 la fra*eur et les fruits de l'me aimante2 elle le ddommage des pe9es de la vie1 elle essuie ses l>mes1 elle glisse dans ses ve9es une huile de joie et de bonheur#bh4 #bh ,l&riot3 ,la ,femme =te4 ,et que l'on ne croie pas que cette s\rce bnie se t>it avec l'ge4 ,ec\tez plutt encore le mme auteur1 s'adressant la femme m>ie depuis longtemps3 ,on dit que le v9 e/ le lait des vieill>ds3 cette p>ole e/ encore plus vraie du v9 de l'affection4 ,v\s devez avoir dans votre coeur quelques g\ttes de ce vieux v92 v\s devez en avoir en abondance p\r peu que v\s ayez cons]v celui de la jeunesse et de l'ge mr4 ,donnez-en t\s les j\rs une c\pe remplie jusqu'au bord votre m>i1 qui dj succombe et dont le front porte les traces de la f9 de son automne et du comm5cem5t de l'hiv]4 ,aim] et croire1 il n'e/ pas d'autre recette1 rptons-le1 p\r extraire de la vie deux t\t le bonheur huma94 ,,*apitre ,,ix ,,le ,,n]f ,,de ,,la ,,gu]re ,le n]f de la gu]re e/ aussi le gr& ressort du mnage4 ,aprs n\s tre occup des conditions morales de la vie deux1 il e/ temps d'abord] l'tude des conditions matrielles dans lesquelles cette vie peut le plus aism5t se ma9t5ir et se dvelopp]4 ,n\s n'crivons pas p\r une classe de la socit plutt que p\r une autre4 ,af9 d'vit] les r$ites1 les d\bles emplois et les divisions qui grossirai5t ce livre outre t\te mesure1 c'e/ la moy5ne que n\s n\s adressons d'ord9aire2 mais les plus ri*es comme les plus pauvres peuv5t faire leur pr(it de nos calculs et de nos conseils4 ,c'e/ eux de les adapt] leur position sociale3 il n'y a l qu'une affaire de proportion4 ,il faut de l'arg5t p\r vivre1 peu ou pr\4 ,/rictem5t1 il en faut plus p\r vivre deux que seul1 bi5 que1 dans la pratique1 l'homme clibataire dp5se presque t\j\rs autant1 si ce n'e/ plus1 que l'homme en mnage4 ,cet arg5t provi5t du patrimo9e ou du travail4 ,tantt c'e/ le m>i qui le possde ou le gagne2 tantt la femme l'apporte en dot2 tantt1 et c'e/ le cas le plus frqu5t1 la dot de la femme vi5t s'aj\t] au capital ou au rev5u du m>i4 ,il e/ donc naturel1 prud5t1 ncessaire mme de supput]1 avant le m>iage1 les ress\rces qu'on peut arriv] mettre en commun et de s'assur] si ces rev5us sont suffisants p\r faire face aux ncessits de la vie deux4 ,n\s r5voyons1 p\r le fond de cette "q1 ce que n\s en avons dit dans ,doit-on se m>i]8 ,con/atons seulem5t que si l'or e/ une *im]e dont il faut savoir se s]vir1 comme le *antait si bi5 ,scribe1 l'art de s'en s]vir sans dang] n'e/ pas commun1 et qu'en t\t cas cette *imre1 en dpit des facilits qu'elle apporte l'exi/5ce1 ne fait p\rtant po9t le bonheur4 ,dans l'pope f9noise1 le ,kalevala1 ,ilm>9n51 le =g]on div91 =ge une fiance d'or et d'arg5t p\r ,we9amo954 ,celui-ci1 cont5t d'abord d'avoir une femme si ri*e1 la tr\ve bi5tt intolrablem5t froide1 c>1 malgr feux et f\rrures1 *aque fois qu'il la t\*e1 elle le glace4 ,p\r tre vieille1 l'allgorie ne manque pas encore d'actualit4 ,s\s ,l\is ,,xiv1 une b\rgeoise de ,p>is1 ayant de v+t tr5te mille livres de dot1 p\sait un avocat4 ,avec tr5te-c9q qu>ante mille livres1 elle dev5ait la femme d'un trsori] de ,france4 ,si sa dot s'levait de qu>ante-c9q soixante-qu9ze mille livres1 on la m>iait un conseill] au ,p>lem5t4 ,apportait-elle de deux c5t six c5t mille livres1 elle p\vait prt5dre un g5tilhomme titr#bi4 #bi ,vicomte de ,broc1 ,la ,france p5dant l'anci5 rgime4 ,les *iffres ne sont plus les mmes1 non plus que les dsignations des positions sociales2 mais1 en fait de prt5tions dans les alliances1 les *oses n'ont gure *ang1 que je sa*e4 ,du re/e1 il ne m'e/ pas pr\v1--au contraire--que ces trocs d'une dot contre une position ou un titre ai5t jamais assur des unions heureuses1 pas plus s\s l'anci5 rgime que s\s le n\veau4 ,c'e/ p\rquoi je p>tage l'avis de l',anglais ,h5ry ,taylor1 qui crivait dans un petit livre =t s5s1 intitul3 ,notes f ,life3 ,eu g>d la quantit de *oses dont le conc\rs e/ requis p\r faire un bon m>i et un heureux mnage1 le pre risque d'impos] de cruelles limites au *oix de sa fille1 lorsqu'il aj\te la ri*esse aux qualits ncessaires au prt5dant4 ,mme les m>iages pauvres faits p> l'imprvoyance ont mo9s de *ances de f9ir mal que les m>iages ri*es faits p> la contra9te4 ,seulem5t cette exig5ce vi5t aussi s\v5t1 s9on plus1 du ct du g>on que du ct de la fille1 et elle e/ alors encore plus blm]4 ,t\t homme qui1 p> son travail ou sa =tune propre1 e/ mme de vivre conv5ablem5t dans le milieu social o il volue1 et qui recule devant le m>iage p>ce qu'il a peur d'impos] des privations sa femme et ses enfants1 e/ un g/e qui ne cra9t1 vrai dire1 que p\r la satisfaction de ses gts#cj4 #cj ,voy4 ,doit-on se m>i]8 *4 ,,iv1 ,v et ,,xi4 ,l'union contracte1 que les ress\rces soi5t petites ou gr&es1--c'e/ un po9t dlicat et sur lequel les avis s]ont longtemps p>tags1 que celui de savoir si1 dans un mnage bi5 rgl1 la b\rse doit tre commune et la clef du secrtaire en d\ble p>tie4 ,le ,code conjugal1 qui pose la "q1 la rs\t a9si3 ,c]tes1 il n'app>ti5t pas la femme de s'+r] dans la "q des rev5us communs1 et il y aurait folie elle d'avoir une telle prt5tion2 mais il e/ naturel qu'elle p>ticipe t\s les avantages que procure la =tune4 ,dans la plup>t des mnages p>isi5s1 le m>i all\e sa femme une somme fixe p\r sa toilette et sa dp5se p>ticulire4 ,ri5 ne n\s semble mo9s conv5able4 ,une femme1 oblige d'att5dre la f9 du mois p\r t\*] ses appo9tem5ts1 ses gages1 ne se tr\ve pas oblige plus d'conomie1 et se voit p>fois contra9te d'aj\rn] le mmoire d'une c\turire1 d'une modi/e1 d'un bij\ti]4 ,c'e/ en confiant sans rs]ve sa femme la g>de entire de la =tune commune1 qu'on l'intresse n'en us] qu'avec sagesse et conomie4 ,quant ces m>is1 comme on en voit trop1 refusant leurs femmes les moy5s de p>atre a9si qu'il convi5t leur tat dans le monde2 grondant1 criant misre t\t propos1 n\s n'en p>l]ons pas4 ,c'e/ une mauvaise conomie que celle qui met une femme aux prises entre la coquett]ie et la sagesse4 ,le bonhomme ,platon crivait1 il y a quelque mille ans3 ,il semble que l'or et la v]tu soi5t placs des deux cts d'une balance1 et qu'on ne puisse aj\t] au poids du premi] sans que l'autre devi5ne au mme in/ant plus lg]4 ,voil qui e/ bi51 et n\s n'allons pas contre la ju/esse de ces obs]vations4 ,n\s ne saurions cep5dant admettre comme absolu le v]dict qu',horace ,raisson porte contre le sy/me qui consi/e ouvrir la femme1 sur le budget commun1 un crdit m5suel proportionn au rev5u des p\x et aux beso9s de la maison4 ,elle sait au ju/e sur quoi elle peut compt]1 et c'e/ elle ne pas se mettre dans le cas que r$\te l'auteur du ,code conjugal1 cas f*eux assurm5t1 mais qui l'e/ mo9s encore que la t5tation de puis] les yeux f]ms dans la b\rse commune1 et peut-tre f9alem5t de l'puis]4 ,cela n'implique1 d'ailleurs1 ni dfiance1 ni mauvaise volont1 ni ge/ion arbitraire de la "p du m>i4 ,c'e/ une simple rgle pose d'un mutuel accord1 et qui n'emp*e en aucune faon les deux p\x d'avoir la plus p>faite unit de vues1 de b\rse et d'intrts4 ,on s'engage1 aprs mre considration1 ne dp5s]1 p\r l'entreti5 c\rant de la maison et les articles de toilette1 qu'une somme dt]m9e4 ,c'e/ prud5ce et raison que d'agir a9si4 ,femme m>ie doit tre simple1 ,et port] la guimpe1 dit un prov]be du qu9zime sicle4 ,la guimpe *ange de =me et de nom avec les temps et les modes4 ,mais ce qui ne *ange pas1 c'e/ le prcepte de simplicit donn dans ces v]s nafs4 ,n\s ne v\lons pas dire que la femme m>ie ne doive pas se mettre suivant sa =tune1 son rang1 les conv5ances et les habitudes du monde dans lequel elle vit2 mais elle doit t\j\rs cons]v] cette simplicit relative qui di/+ue la femme d'intrieur1 la mre de famille de celles p\r qui la vie n'a d'autres obligations que leurs caprices et leurs plaisirs4 ,l'conomie dome/ique n'e/ pas une v]tu brillante1 disait ,m]ci]1 mais elle compose une v]tu solide1 et une des plus belles que je connaisse4 ,elle e/ le fondem5t des maisons1 a9si que des gr&s tablissem5ts3 ce sont les rac9es obscures qui n\rriss5t les pompeux feuillages de ces arbres qui port5t leur front dans la nue4 ,la misre e/ une s\rce cont9uelle de s\cis rongeurs1 d'inquitudes1 de pe9es d'esprit1 d'insomnies cruelles3 elle e/ conseillre de plusieurs actions basses et iniques4 ,l'conomie1 qui *asse t\s ces t\rm5ts1 qui n\s met c\v]t de ces p9es1 e/ t\t la fois et le s\ti5 consolant de notre vie1 et la sauveg>de de notre v]tu2 c'e/ un d\x oreill] o n\s sommeillons sans cra9te de l'av5ir1 t\j\rs obscur4 ,l'conomie enf9 e/ la v]tu la plus utile la gnration qui doit succd]3 elle embrasse donc deux ges la fois3 privilge qui n'app>ti5t gure qu' elle4 ,sans s'lev] des considrations si leves1 ni surt\t une langue si fleurie1 un autre morali/e de la mme poque#ca s'exprime a9si3 #ca ,f]r&4 ,l'av>ice et la prodigalit sont deux extrmes1 entre lesquels se tr\ve une sage conomie4 ,v\s s5tez que cette conomie e/ t\j\rs relative au rang que l'on occupe4 ,il faut t\j\rs t5ir un tat con=me son rang2 mais qu& v\s outrez ce qu'il dem&e1 v\s v\s ru9ez1 sans que p]sonne v\s en sa*e gr4 ,il en e/ de mme de celui qui ne met aucun ordre dans sa maison2 il peut tre p]ptuellem5t tromp p> ses dome/iques2 et ce qu'on lui vole e/ p]du p\r lui1 sans qu'il s'en fasse honneur4 ,a9si1 plus la place que l'on occupe exige que l'on ait de dome/iques1 plus il faut les assujettir une rgle exacte1 et les ma9t5ir avec f]met4 ,t\s ces conseils s'adress5t autant l'homme qu' la femme4 ,il en e/ de mme de ce passage1 que n\s empruntons ,h5ry ,taylor3 ,l'art de vivre l'aise consi/e rgl] son g5re de vie d'un cran au dess\s de ses moy5s4 ,le con=t et la j\issance dp5d5t plus de la facilit dans les dtails de la dp5se que d'un degr de plus ou de mo9s dans le g5re de vie que l'on mne2 et1 *ose qui a encore une bi5 autre importance1 l'esprit e/ mo9s obsd de que/ions d'arg5t4 ,g>dez-v\s d'associ] faussem5t dans votre esprit le plaisir avec la dp5se1--de v\s dire que1 puisque le plaisir peut s'a*et] avec de l'arg5t1 l'arg5t ne saurait se dp5s] sans procur] de plaisir4 ,le prov]be qu'on rpte encore dans c]ta9es de nos prov9ces3 ,assez n'y a si trop n'y a1 ne signifie pas qu'il faut en avoir trop p\r en avoir assez1 mais bi5 qu'on n'en aura assez qu'autant qu'on mettra1 quelle que soit d'ailleurs la *ose consomm]1 un surplus en rs]ve1 ne s]ait-ce que p\r se conva9cre soi-mme que1 si l'on peut encore dsir] au del1 ce qu'on a suffit rellem5t4 ,en un mot1 il faut se cont5t] non pas de ce qu'on a1 mais d'un peu mo9s qu'on a4 ,notre prov]be e/ donc d'un degr plus sage que celui de ,g4 ,meuri]3 ,il faut pr5dre le pot au feu ,selon son e/at et rev5u1 ,et qui gures n'a desp5dre peu4 ,*>ron a trait le sujet dans une page rem>quable1 que je dem&e la p]mission de rapport]4 ,les prceptes et advis de mesnag]ie pr9cipaux sont ceux-cy3 #a4 ,a*et] et desp5dre t\tes *oses en temps et saison1 elles sont meilleures et meilleur prix4 #b4 ,g>d] que les *oses qui sont en la maison ne se ga/5t et p]iss5t1 ou se p]d5t et s'emport5t1 cecy e/ pr9cipalem5t la femme3 laquelle ,ari/ote donne p> preciput ce/e au?orit et ce so94 #c4 ,p\rvoir premi]em5t et pr9cipalem5t ces trois1 ,necessit1 ,nettet1 ,ordre3 et puis s'il y a moy51 l'on advis]a ces trois autres 7mais les ,sages ne s'en donn]ont pas gr& pe9e3 non amplit] s$ mundit] convivium3 plus salis quam sumptus7 ,abondance1 pompe et p>ade1 exquise et ri*e faon4 ,le contraire se pratique s\v5t aux bonnes maisons1 o il y aura licts g>nis de soye1 p\rfilez d'or1 et n'y aura qu'une c\v]ture simple en hyv]1 sans aucune commodit de ce qui e/ le plus necessaire4 ,a9si de t\t le re/e4 ,regl] sa desp5se3 ce qui se fait en o/ant la sup]flu1 sans faillir la necessite1 devoir et bi5seance3 un ducat en la b\rse fait plus d'honneur que dix mal desp5dus1 disait quelqu'un4 ,puis1 mais c'e/ l'indu/rie et la suflisanse1 faire mesme desp5se mo9dre frais1 et sur t\t ne desp5dre jamais sur le ga9 adv5ir et esp]4 ,avoir le so9 et l'oeil sur t\t3 la vigilance et prs5ce du mai/re1 dit le prov]be1 engraisse le *eval et la t]re4 ,mais p\r le mo9s le mai/re et la mai/resse doiv5t cel] leur ignorance et insuffisance aux affaires de la maison1 et encores plus leur non*alance1 faisant m9e de s'y ent5dre et d'y p5s]3 c> si les (fici]s et valets voy5t que l'on ne s'en s\cie1 ils en f]ont de belles4 ,on le voit1 la sagesse ne vieillit po9t4 ,elle tait la mme au temps des ,o,economiques qu'au seizime sicle2 elle e/ la mme encore auj\rd'hui4 ,l'adm9i/ration gnrale de la =tune1 le placem5t des fonds1 les dp5ses extrieures que l'homme e/ am5 faire p> ses affaires ou ses di/ractions1 ne n\s occup]ont pas ici4 ,ce que n\s avons en dire1 et n\s ne v\lons en dire que peu1 tr\v]a place au *apitre suivant4 ,mais1 dans l'organisation intime de la vie deux1 dans le fonctionnem5t de cet organisme dlicat dont le coeur e/ au foy]1 la femme j\e un si gr& rle1 la faon dont elle emploie l'arg5t qu'elle a entre les ma9s a des consqu5ces telles1 non seulem5t sur le bi5-tre1 mais aussi sur le bonheur des deux p\x1 qu'il n\s faut =cm5t entr] dans quelques dtails4 ,n\s les emprunt]ons un livre oubli1 oeuvre de deux dames qui y ont enseign en bons t]mes et avec t\te la lucidit du bon s5s1 le rsultat de leur expri5ce4 ,en voici le titre t\t au long3 ,manuel complet de la ,matresse de maison et de la p>faite ,mnagre1 ou ,guide pratique p\r la ge/ion d'une maison la ville et la campagne1 cont5ant les moy5s d'y ma9t5ir le bon ordre et d'y tablir l'abondance4 ,p> madame ,gacon-,duf\r4 ,seconde dition1 mise dans un n\vel ordre et trs augm5te p> madame ,celn>t4 ,p>is1 ,roret1 #ahbh2 #a vol4 9-#af4 ,t\t1 peu prs1 e/ prvu dans les rflexions gnrales dont ces dames font prcd] les in/ructions qu'elles donn5t p\r les div]s so9s du mnage1 et n\s croyons ne p\voir mieux faire1 malgr la longueur de la citation1 que de les (frir mdit]4 ,ce n'e/ pas assez de faire le bi51 dit un livre de pit =t connu1 il faut le bi5 faire4 ,cette maxime t\j\rs utile e/ indisp5sable en mnage1 o t\t doit tre excut avec une m?ode1 un ordre con/ant4 ,la premire *ose faire e/ donc un sage calcul de ses moy5s pcuniaires1 une sage di/ribution de leurs produits1 un inv>iable emploi de ses in/ans2 la seconde e/ l'obs]vation des rgles que l'on s'e/ prescrites4 ,de conc]t avec son p\x1 la matresse de maison comm5c]a p> calcul] ses rev5us et ses dp5ses3 elle v]ra ce qu'il faut p\r le loy]1 le mobili] et son entreti51 le *auffage1 l'clairage1 les dome/iques2 elle all\]a les frais des vtem5s1 de la n\rriture ord9aire1 et les dp5ses extraord9aires qu'elle p\rra avoir faire dans ce g5re3 ceux du blan*issage l'occup]ont ensuite4 ,il e/ bon de subdivis] p\r vit] l'erreur1 et de dire1 tant p\r le m>i1 tant p\r la femme1 p\r *aque enfant1 etc4 ,elle song]a ensuite aux m5ues dp5ses qui s'atta*]ont spcialem5t son tat dans le monde et celui de son p\x1 comme voyages1 ports de lettres1 rceptions1 cadeaux1 abonnem5ts aux j\rnaux1 a*ats de livres1 frais d'ducation1 etc42 il faut t\j\rs prvoir et mme laiss] un lg] compte ouv]t p\r les dp5ses imprvues1 comme le remplacem5t d'objets p]dus1 casss1 la rp>ation de div]s accid5s1 les so9s qu'exig5t de lgres indispositions et autres *oses semblables4 ,p> l1 on s'p>gne la fois et ces lam5tations1 ces regrets prolongs lorsqu'arriv5t quelques-unes de ces contr>its1 et cette conomie mal ent5due qui1 p\r p>gn] le remplacem5t d'une vitre brise1 laisse pntr] dans les app>tem5s une humidit nuisible1 malsa9e1 qui gte les meubles1 occasionne des rhumes fatigans1 dang]eux peut-tre444 ,m4 ,say1 dans ses ,pr9cipes d'conomie politique1 cite une famille de villageois ru9e p\r avoir omis de mettre un loquet une porte1 qu'on se cont5tait de f]m] au moy5 d'une *eville de bois4 ,un porc1 sur lequel ils comptai5t p\r pay] leur t]me1 s'*appa p> la porte mal f]me2 en c\rant inutilem5t aprs1 le f]mi] gagna une fluxion de poitr9e2 cette maladie a*eva de le mettre la misre1 et ses meubles fur5t saisis p> les huissi]s4 ,on s5t comm5t1 dans *aque mnage1 des causes semblables peuv5t produire de semblables effets4 ,ce n'e/ pas assez d'avoir assign p\r *aque dp5se1 d'avoir song mme aux frais imprvus2 il faut encore1 il faut indisp5sablem5t s'arrang] de manire mettre de ct une p>tie de son rev5u de *aque anne4 ,si l'on n'avait po9t d'enfans1 il s]ait bon de pr5dre cette prcaution p\r se prmunir contre les p]tes1 les maladies3 jugez si l'on peut s'en disp5s] lorsqu'on a une nombreuse famille1 qu'il faut lev]1 p\rvoir selon son tat8444 ,l'obligation d'conomis] devi5t encore plus urg5te1 si la gr&e p>tie1 si la totalit de vos rev5us dp5d d'une place que mille circon/ances peuv5t subitem5t v\s t]444 ,il e/ encore une rsolution que doit pr5dre une matresse de maison1 sans se p]mettre une seule fois de l'oubli]1 c'e/ de pay] comptant t\t ce qu'elle a*te1 p\r sa toilette surt\t3 les beso9s du luxe sont1 dans l'tat actuel de nos moeurs1 si bi5 mls aux beso9s de la ncessit1 ils sont si dcevans1 si v>is1 il e/ si facile de se laiss] entran]1 qu'il faut se prmunir contre l'occasion1 contre soi-mme4 ,remet-on pay] plus t>d1 on a*te avec facilit mesure que les circon/ances1 l'attrait1 la fantaisie excit5t2 on ne songe plus au paiem5t2 les emplettes s'accumul5t1 les mmoires s'enfl5t1 et l'in/ant de les acquitt] e/ l'in/ant des tr\bles1 des qu]elles1 de la gne4 ,s'acquitte-t-on1 au contraire1 mesure qu'on a*te1 on s5t la valeur de l'arg5t1 on retran*e sur ce que sollicite l'occasion1 on refuse la fantaisie4 ,fait-on une dp5se draisonnable1 l'aisance de son intrieur1 les beso9s de son m>i1 de ses enfans1 qui s\ffr5t de cette capricieuse emplette1 donn5t une =te leon dont on se s\vi5t l'av5ir4 ,du re/e1 quelque frivole que l'on soit1 on voit avec regret cet *ange d'une =te somme contre les brillantes bagatelles de la mode2 et je suis p]suade que nos plus prodigues lgantes dissip]ai5t une fois mo9s d'arg5t si l'habitude de pay] t\t de suite leur p]mettait de rfl*ir4 ,ces po9ts conv5us1 la matresse de maison aura un livre ouv]t qui port]a les sommes all\es p\r *acune des dp5ses m5tionnes plus haut3 elle crira rgulirem5t les dtails j\rnali]s de *acune de ces dp5ses2 l'addition en s]a faite *aque mois1 et la rcapitulation gnrale la f9 de l'anne1 af9 de jug] si l'ordre adopt dans la maison excde l'allocation des fonds2 si1 au contraire1 l'allocation excde1 ou si l'un et l'autre m>*5t galem5t4 ,on s5t que1 dans le premi] cas1 une r=me e/ urg5te2 que1 dans le second1 il faut att5dre1 avant d'augm5t] sa dp5se1 que l'expri5ce de l'anne suivante1 de plusieurs annes mme1 ait r5\vel cet excd5t1 c> on ne saurait trop se prcautionn] contre les *ances f*euses du sort et l'entranem5t de la vanit444 ,l'habitude d'un surcrot de dp5se se pr5d bi5 vite1 se quitte difficilem5t1 et de c\rts succs eng5dr5t de longs rev]s4 ,un des *apitres les plus importants dans les fonctions de la matresse de maison e/ celui de la table ou de la n\rriture4 ,vi&e et boisson p]dition de maison1 dcl>e1 non sans quelque vrit1 un dicton populaire4 ,il faut p\rtant boire et mang]4 ,la manire dont on le fait a mme une gr&e influ5ce sur l'agrm5t des rapports entre les deux p\x1 outre qu'elle intresse au plus haut degr les f9ances du mnage4 ,voyons donc ce que dis5t mesdames ,gacon-,duf\r et ,celn>t sur un sujet o la femme e/ matresse absolue1 agissant sans autre contrle que la satisfaction ou le mcont5tem5t ga/ronomique de son m>i4 ,la matresse de maison doit considr] la n\rriture s\s le triple rapport de la sant1 du plaisir et de l'conomie444 ,son premi] so9 s]a de fix] des heures inv>iables p\r les repas1 d'aprs l'tat de son m>i et les habitudes reues444 ,les heures une fois adoptes d'aprs les conv5ances de votre intrieur1 que ri5 ne puisse les drang]1 c> si la dome/ique p5se qu'on att5dra1 elle ret>d]a ensuite2 ou si elle e/ exacte et que v\s ne le soyez pas1 les ragots s]ont brls1 les sauces t\rnes2 on emploi]a beauc\p plus de combu/ible1 et il cot]a davantage p\r mang] un mauvais dn]4 ,que la rgle de vos repas ait donc1 en quelque sorte1 =ce de loi2 n'att5dez jamais ni p]sonne de la maison1 ni convives invits2 qu'on en soit bi5 p]suad1 et que si l'on a beso9 de faire avanc] ou ret>d] l'heure des repas1 on v\s en prvi5ne l'avance1 af9 que les prp>atifs soi5t faits en consqu5ce et que les mets n'en s\ffr5t pas4 ,outre l'ordre du temps du repas1 la bonne mnagre veill]a l'ordre de leur composition444 ,elle pr(it]a de la saison p\r que sa table soit v>ie d'une manire agrable4 ,ce so9 la disp5s]a de la re*]*e dans les assaisonnem5s1 tmoign]a de son att5tion p\r le bi5-tre de son p\x1 et lui devi5dra en trs peu de temps *ose si facile1 qu'elle ne s'en ap]cevra mme pas4 ,les dtails de la n\rriture sont extrmem5t multiplis1 et cep5dant il faut t\s les connatre444 ,p\r y p>v5ir1 il faut pay] *aque mois le b\lang]1 le b\*]1 l'pici]1 le *>cuti]1 s'il y a lieu2 port] leurs comptes sur le gr& livre de dp5ses1 et avoir un autre petit livre sur lequel on inscrira *aque j\r t\t ce qui s'a*t]a p\r la table2 on en f]a le relev *aque sema9e1 et au b\t du mois1 additionnant les calculs des quatre sema9es1 on port]a le total sur le gr& livre444 ,on v]ra de cette faon si la dp5se e/ gale d'un mois l'autre3 on se r5dra compte des motifs1 des circon/ances qui ont pu la dim9u] ou l'accrotre1 et on ne dira jamais1 comme trop de femmes3 ,je ne sais pas comm5t cela se fait4 ,quelque =tune qu'ait la matresse de maison1 quelque confiance qu'elle ait en ses dome/iques1 elle ne se cont5t]a pas de comm&] les repas d'aprs ce qui a t dit prcdemm5t2 elle veill]a ce que les provisions j\rnalires soi5t faites de bonne heure1 af9 de mieux *oisir et de pay] mo9s *]2 elle exam9]a si le poids e/ ju/e1 si les objets sont de bonne qualit2 elle les f]a dispos] de la manire la plus avantageuse p\r la g>de1 dans l'(fice de cuis9e ou dans le g>de-mang]444 ,elle pr5dra so9 qu'aucun gaspillage ne se produise1 que ri5 ne se p]de et qu'on tire p>ti de t\t4 ,lgres conomies1 dira-t-on4 ,j'en convi5s2 mais nulle conomie rpte n'e/ ddaign]4 ,les gr&es conomies du mnage1 dit ,m4 ,*4 ,dup91 port5t t\j\rs sur les objets bon m>*444 ,l'art de cons]v] les sub/ances alim5taires procur]a la bonne mnagre d'agrables et pr(itables conomies4 ,p> l1 elle se disp5s]a des frais de dtail1 t\j\rs coteux2 elle p>gn]a la pe9e et le temps de ses dome/iques1 et1 t\t en exigeant mo9s1 elle en retir]a plus2 c> une dome/ique que l'on ne *>ge pas d'une multitude de commissions1 de c\rses1 de petits a*ats mal ent5dus1 ayant beauc\p de temps de re/e1 peut en donn] une p>tie au raccommodage du l+e de cuis9e1 la filature1 etc444 ,survi5t-il dn] quelques p]sonnes que l'on n'att5dait pas8 on n'e/ po9t =c de c\rir *ez le traiteur2 les provisions sont s\s la ma93 que de fatigue1 d'impati5ce1 de frais et d'ennuis sont p>gns6444 ,l'imp>tialit n\s =ce dire ici que n\s avons ent5du des p]sonnes =t compt5tes vant] le sy/me contraire1 et assur] que1 malgr la surveillance la plus active1 les approvisionnem5ts amn5t =cm5t le gaspillage4 ,provisions1 pr(usion1 voil leur mot d'ordre4 ,n\s ne n\s s5tons po9t en tat de pr5dre p>ti1 mais n\s croyons1 sans malice1 que1 l'un et l'autre sy/me1 suivant les circon/ances et celles qui les appliqu5t1 sont =t bons4 ,c'e/ le cas de rpt] une fois de plus le prov]be anglais3 ,ri5 ne russit comme le succs4 ,de t\tes les conomies mal ent5dues dont la matresse de maison doit se df5dre1 une des plus p]nicieuses e/ celle qui ab\tit au manque d'clairage4 ,faute d'y voir on p]d du temps1 on casse les objets1 on se heurte s\v5t d'une manire dang]euse4 ,si dans la nuit on se tr\ve subitem5t rveill p> quelque accid5t1 les sec\rs sont l5s1 et s\v5t mme inefficaces1 p> cette raison4 ,la mnagre doit donc tablir un clairage con/ant1 suffisant1 appropri aux div]s endroits de la maison1 aux diffr5tes heures et occupations4 ,elle doit en ce g5re avoir des provisions1 les di/ribu] avec ordre1 et surt\t veill] ce que t\s les u/5siles soi5t t5us dans la plus gr&e propret4 ,le *auffage1 les approvisionnem5ts et l'amnagem5t des combu/ibles1 donn5t lieu des obs]vations analogues4 ,p\r ce qui e/ du l+e1 il faut que la matresse de maison n'en ait ni trop1 ni trop peu4 ,trop1 il jaunit sans s]vir1 encombre les armoires1 et c'e/ de l'arg5t in]te qui p\rrait avoir un produit avantageux4 ,pas assez e/ peut-tre pis encore3 on n'a pas le temps de l'arrang]1 de le raccommod] conv5ablem5t2 la ncessit des autres dp5ses fait aj\rn] celle-ci2 le l+e s'altre de plus en plus1 s'use bi5tt t\t fait3 il faut des frais extraord9aires p\r le r5\vel]4 ,si on ne le peut1 l'esprit de dsordre s'introduit dans la maison444 ,une *ose indisp5sable1 c'e/ de plac] le l+e votre usage1 a9si que vos vtem5s1 le l+e et les habits de votre m>i1 de vos enfans1 porte de la *ambre de *acun4 ,cette seule prcaution p>gne beauc\p de p]te de temps1 de confusion et d'ennui444 ,t\t le l+e en gnral1 et pr9cipalem5t les s]viettes1 doit tre longtemps repris avec so92 mais il arrive un c]ta9 po9t o il n'e/ plus susceptible d'tre raccommod2 alors le temps norme qu'on emploie sa rp>ation e/ un temps p]du4 ,qu& le l+e e/ ce que l'on appelle lim1 *oisissez ce qu'il peut y avoir de bon dans les co9s p\r l'usage de vos enfants1 ou p\r mettre des pices celui qu'on peut raccommod] encore1 et que le re/e soit en rs]ve p\r les cas de maladie444 ,*acun voit combi5 il e/ ennuyeusem5t onreux d'employ] beauc\p de temps1 de pay] de nombreuses j\rnes d'ouvrires p\r raccommod] du l+e qui revi5t du blan*issage t\t aussi mauvais qu'avant d'y all]4 ,voil1 s'il en fut jamais1 une conomie mal ent5due444 ,un tat dtaill du l+e1 qui en m>que le nombre1 les div]ses qualits1 la date1 le degr de bont et d'usage1 doit se tr\v] dans *aque armoire1 et se vrifi] t\s les trois mois4 ,grce cette habitude1 v\s saurez po9t nomm la quantit de l+e qui s'appro*e plus ou mo9s de la r=me444 ,il en e/ des habits comme de t\t le re/e2 dit madame ,p>iset dans ses ,lettres sur l',economie dome/ique1 c'e/ l'arrangem5t et la propret qui cons]v5t t\t1 l'on a rem>qu que les femmes les mo9s ri*es et qui dp5s5t le mo9s p\r leur toilette sont s\v5t les mieux mises4 ,la ncessit de cons]v] ce qu'elles ne peuv5t r5\vel] que r>em5t1 l'habitude de l'ordre qu'inspire et facilite en gnral une =tune mdiocre1 voil les raisons de cet avantage1 qui surpr5d au premi] abord4 ,aj\tons-y le bon gt1 que les ri*esses ne donn5t pas4 ,att5dez p\r adopt] quelque mode1 qu'elle se soit tablie1 et lorsqu'elle e/ d'une nature ridicule1 att5dez que l'usage gnral en ait presque fait une loi1 c> il arrive que ces modes grotesques ne dur5t qu'un mois1 et qu'ensuite il e/ impossible de se s]vir de *oses qui ont cot =t *]4 ,au re/e1 g>dez-v\s de la manie de faire et de refaire sans cesse vos bonnets1 vos fi*us3 comme la mode et la fantaisie v>i5t cont9uellem5t1 le temps s'use1 l't(fe disp>at dans ces mutations puriles1 qui entran5t beauc\p de pe9es1 de dp5ses1 font nglig] le so9 du mnage1 et1 en dplaisant avec raison au m>i1 amn5t s\v5t l'humeur et la discorde4 ,de plus1 les petites filles pr5n5t ce gt et1 femmes1 re/5t t\j\rs de gr&es enfants j\ant la p\pe444 ,quant aux emplettes des vtem5s1 le temps en e/ peu prs fix *aque saison1 af9 d'avoir des *oses plus n\velles4 ,il importe de se g>d] des bons m>*s1 des *oses passes de mode1 puisque la mise d'une femme ne vaut que p> la grce et la fra*eur4 ,mais il faut avant t\t consult] les circon/ances qui peuv5t se r5contr]1 comme les frais d'une maladie1 un ret>d de paiem5t1 une p]te quelconque4 ,c'e/ alors sur l'habillem5t1 et surt\t sur sa toilette p]sonnelle que la matresse de maison doit faire port] la rduction ncessaire2 son premi] devoir comme son premi] plaisir tant le bi5-tre cont9uel de son intrieur4 ,alors son m>i ne s'ap]cevra po9t du sacrifice1 ou s'il s'en ap]oit1 ce s]a p\r *rir encore plus sa compagne444 ,t\t le *apitre ,,xix s]ait cit]4 ,je n'ai1 dit l'auteur1 cess jusqu'ici de pr*] l'ordre1 et la rgul>it en e/ l'me4 ,fixez le temps du sommeil p\r *aque p]sonne de votre maison2 les femmes doiv5t dormir un peu plus que les hommes1 et les enfants plus que les femmes4 ,que *ez v\s1 en t1 on se c\*e dix heures et qu'on se lve six1 et p5dant l'hiv] onze heures et sept4 ,les dome/iques doiv5t se c\*] un peu aprs et se lev] avant4 ,p\r vit] t\te discussion et t\t prtexte cet g>d1 mettez un rveille-mat9 dans leurs *ambres444 ,ds que v\s s]ez leve1 v\s f]ez prp>] le cab9et1 l'ateli]1 le laboratoire de votre m>i1 en un mot la pice o il doit s'occup]2 si un emploi quelconque l'appelle bonne heure dehors1 v\s veill]ez ce qu'il pr5ne quelque *ose de *aud4 ,donnez ensuite un c\p d'oeil t\te la maison2 voyez si la cuis9e e/ propre2 exam9ez les re/es et le p>ti qu'on en peut tir]1 ordonnez les repas du j\r3 veillez faire nettoy] et prp>] les *ambres2 t&is qu'on f]a la vtre1 occupez-v\s mettre en ordre les comptes de la veille444 ,si v\s avez de jeunes enfans1 l'heure dt]m9e p\r leur lev]1 passez avec la bonne dans leur *ambre1 veillez ce qu'on les habille1 qu'on les peigne proprem5t1 ou bi5 occupez-v\s de ces so9s1 si d\x p\r une mre444 ,sa*ez t\j\rs ce qu'ils font1 mme lorsqu'ils s'amus5t4 444 ,ne laissez jamais la mo9dre dp5se arrire1 mme celle des ports de lettres *ez le porti]2 fixez le temps que v\s emploi]ez l'ducation de vos enfans1 et cela d'aprs leur ge1 leur sexe1 votre tat4 ,si v\s tes seule1 t\t en v\s occupant d'ouvrages l'aiguille1 ncessaires au bi5-tre de la maison1 cultivez votre mmoire1 ex]cez votre imag9ation sur quelque sujet littraire1 votre jugem5t sur quelque trait d'hi/oire2 t*ez de p\voir v\s dire *aque j\r3 ,je n'ai pas p]du un mom5t p\r les autres et p\r moi-mme4 444 ,passez v\s di/raire le temps qui suit immdiatem5t le repas1 et fixez l'emploi habituel de vos soires selon qu'il convi5dra votre m>i4 ,t*ez d'y mettre un peu de v>it2 qu'il y ait *aque sema9e une soire p\r all] au dehors1 une p\r se runir entre amis1 ou recevoir1 si c'e/ votre usage2 une autre p\r la lecture1 une autre p\r les correspondances de politesse et d'amiti1 etc42 t\tes *oses que vos gts et votre position doiv5t ncessairem5t v>i]4 ,fixez galem5t les poques o v\s pai]ez vos dome/iques1 soit *aque anne1 soit t\s les six ou trois mois 7ou t\s les mois71 comme il leur convi5dra444 ,ne manquez jamais leur donn] leur arg5t au j\r conv5u1 c>1 faute de cela1 ils s]ont nglig5s et d'une arrogance outrageante444 ,p>lez-leur avec bont1 mais ne les entret5ez po9t p\r v\s-mme2 g>dez-v\s de ces mom5ts d'pan*em5s1 o1 malgr soi1 on p>le de ce qui intresse3 c'e/ le comm5cem5t de l'empire d'un dome/ique1 ou t\t au mo9s d'une famili>it qui f9ira p> dev5ir insupportable1 et laquelle plus t>d v\s ne p\rrez plus v\s oppos]444 ,fixez le temps qu'ils peuv5t donn] au ma9ti5 de leurs propres affaires2 qu'ils ai5t le diman*e quelques heures de prom5ade ou de rcration4 ,a l'occasion du premi] de l'an et de votre fte1 a9si que de celle de votre m>i1 qu'ils ai5t une gratification1 donnez-leur aussi quelques-uns des re/es de vos vtem5s1 mais qu'ils ne s'en fass5t jamais un droit4 ,faire frquemm5t et sans motif des cadeaux ses dome/iques1 e/ leur inspir] c5t fois plus d'exig5ce que de gratitude4 ,ne s\ffrez po9t qu'ils s'arrog5t le droit de punir vos enfans2 qu'ils soi5t ple9em5t conva9cus qu'ils s]ont congdis ds qu'ils les frapp]ont4 ,quelque habilet qu'ait une dome/ique1 si v\s suspectez sa fidlit1 il faut la congdi] sans balanc]1 p>ce que c'e/ un vrai supplice de vivre avec quelqu'un dont on se dfie4 ,va9em5t v\s t]iez vos clefs1 v\s pr5driez t\tes les prcautions imag9ables1 elle tr\v]ait *aque in/ant le moy5 de mettre votre vigilance en dfaut2 et1 du re/e1 ces so9s cont9uels sont bi5 la *ose la plus ennuyeuse et la plus pnible4 ,le manque de moeurs ne doit tr\v] non plus aucune indulg5ce auprs de v\s4 ,p\r la malpropret1 l'humeur1 la nglig5ce1 v\s p\rrez faire plusieurs reprs5tations et fix] le temps que v\s accordez p\r que l'on se corrige de ces dfauts2 mais au b\t du temps prescrit1 s'il n'y a po9t d'am5dem5t1 av]tissez que v\s ne p\vez plus les s\ffrir4 ,quant l'imp]t95ce1 quelle que soit la d\ceur que l'on tr\ve p>donn]1 v\s tes =ce de ne la po9t tolr]1 c> on v\s f]ait ensuite la loi4 ,les dome/iques sont comme les enfans1 ce n'e/ qu'en montrant de la f]met que l'on acqui]t le droit d'avoir de la d\ceur4 ,p\r t\s les autres trav]s1 l'oubli1 l't\rd]ie1 montrez-v\s pati5te1 indulg5te2 au surplus1 qu'en t\te occasion on voie qu'il v\s en cote de grond]2 acquittez-v\s-en le plus brivem5t possible4 ,si v\s avez de l'humeur1 g>dez-v\s de la pass] sur vos dome/iques1 v\s pai]iez cet in/ant de pitoyable satisfaction p> leur manque d'g>ds1 d'atta*em5t1 d'obissance mme1 c> il e/ avr que plus on crie1 plus on exige1 et mo9s on e/ obi444 ,ne s\ffrez pas que vos dome/iques demeur5t dans une inaction absolue1 mme en dehors de leur s]vice2 engagez-les lire de bons livres1 raccommod] leurs effets1 soign] leurs affaires2 opposez-v\s aussi aux commrages et surt\t g>dez-v\s d'imit] la plup>t des matres qui1 p\r se db>rass] du bruit des enfans1 les envoi5t le soir la cuis9e1 c'e/--dire l'cole des caquets1 de la sottise1 et c'e/ encore le mo9dre mal4 444 ,si v\s connaissez le prix du temps1 que v\s *rissiez la propret2 que1 ju/e et bonne1 v\s ne v\s emportiez jamais sans cause et ne le fassiez en quelque sorte que malgr v\s2 si v\s pr5ez g>de t\t1 et tirez p>ti de t\tes *oses1 que v\s g\v]niez sagem5t votre maison1 soyez sre que vos dome/iques s]ont laborieux1 propres1 dociles1 conomes1 reconnaissans2 ils vieilliront *ez v\s1 f]ont p>tie de la famille et contribu]ont plus qu'on ne p5se au bi5-tre de votre intrieur4 ,il n'e/ pas beso9 que j'appuie sur le dsagrm5t de *ang] s\v5t de dome/iques1 c> il faut aj\rn] =cm5t l'ordre1 l'aisance du s]vice1 qui ti5n5t l'habitude1 a9si que la confiance et l'affection4 ,que vos dome/iques n'ignor5t pas votre rpugnance sur ce po9t3 ils e/im]ont votre c>actre2 mais qu'ils sa*5t aussi que cette rpugnance ne v\s f]a jamais tolr] un vice3 ils r$\t]ont votre f]met4 ,arrive au b\t de sa t*e1--n\s n'avons1 bi5 ent5du1 rapport ici que les prceptes les plus gnraux1 l'usage de t\t le monde et praticables dans t\s les cas1--l'auteur dit1 sans fausse mode/ie1 et avec l'honnte et simple acc5t de la vrit3 ,je crois avoir donn t\s les conseils vritablem5t utiles p\r la conduite d'une maison3 ce s]a aux mnagres suppler ce que je n'ai pu dire444 mais je suis p]suade qu'une femme qui suivrait ces avis1 qui se rpt]ait comme des maximes con/antes3 ordre et propret1 ne ri5 laiss] p]dre1 r5dre t\t utile ou agrable1 qui se reg>d]ait comme l'artisan oblig du bi5-tre de t\s les si5s1 f]ait la =tune1 et1 ce qui e/ mieux encore1 le bonheur de sa maison4 ,on ne saurait trop y insi/]3 la femme doit faire rgn] l'ordre1 l'conomie et la plus exquise propret dans l'intrieur de sa maison2 il exi/e une f\le de petits dtails dome/iques qui ne sont pas faits p\r un m>i2 et c'e/ p\rtant la nglig5ce de ces ri5s importans qui ru9e une =tune1 p>ce que les dp5ses1 sans importance au premi] c\p d'oeil1 sont j\rnalires et revi5n5t *aque in/ant#cb4 #cb ,horace ,raisson4 ,que le m>i mette donc entre les ma9s d'une telle femme l'arg5t qu'il gagne ou qu'il reoit1 le n]f de la gu]re1 et elle saura1 qu'il y en ait peu ou beauc\p1 le mani] avec assez d'intellig5ce et d'n]gie p\r sortir victorieuse de t\tes les difficults matrielles qui peuv5t s'oppos] la flicit conjugale1 au radieux et complet pan\issem5t de la vie deux4 ,p\r t]m9] p> une note plus gaie ce *apitre un peu b\rr de dtails te*niques et spciaux1 rappelons les dix comm&em5ts de la mnagre4 ,comme les dix comm&em5ts de l'glise1 ils en suppos5t au mo9s d\ze autres dont le texte1 p\r n'tre pas =mul1 n'en a pas mo9s1 dans t\t ce que n\s disons ici1 son comm5taire p]ptuel4 #a4 ,dans la maison n'enf]m]as ,tes enfants seuls aucunem5t4 #b4 ,allumettes ne laiss]as ,tran] p>t\t imprudemm5t4 #c4 ,d'un bon grillage ent\r]as ,foy] qu'appro*e ton enfant4 #d4 ,eau b\illante ne laiss]as ,dans son *em9 un seul in/ant4 #e4 ,lampe ptrole n'empliras ,sans bi5 l'te9dre aup>avant4 #f4 ,jamais ton feu n'aviv]as ,p> ce ptrole follem5t4 #g4 ,ta cit]ne ne quitt]as ,sans la f]m] soigneusem5t4 #h4 ,dans le cuivre ne laiss]as ,refroidir aucun alim5t4 #i4 ,dans le z9c ne plac]as ,fruits au v9aigre inconsciemm5t4 #aj4 ,poisons t\j\rs enf]m]as ,p\r vit] tri/e accid5t4 ,,*apitre ,x ,,le ,,m9i/,,re ,,des ,,affaires ,,trang,,res ,la sphre d'activit de la femme1 c'e/ le mnage4 ,elle rayonne au dehors1 mais t\t doit s'y rapport]4 ,l'homme1 au contraire1 a p\r dp>tem5t les affaires extrieures1 le maniem5t des fonds1 les fonctions civiles et militaires1 les intrts politiques et indu/riels1 les p\rsuites de littrature et d'art1 les que/ions de comptition1 d'avancem5t1 de succs1 de ga91 t\t ce qui con/itue la lutte p\r la vie2 et la maison e/ p\r lui le lieu du calme et du repos4 ,c'e/ une gr&e faute d'int]v]tir les rles ou d'empit] de l'un sur l'autre3 les rsultats en sont s\v5t fune/es1 et ri5 ne prte rire davantage4 ,le ,jean-,jean ne vaut pas mieux que la virago2 seulem5t il e/ plus ridicule4 ,a une poque o la rudesse des moeurs faisait qu'on n'en v5ait gure aux gros mots sans en v5ir aux c\ps1 la ,c\tume de ,s5lis 7#acge71 entre autres1 dictait contre de tels m>is cette punition joyeuse3 ,les m>is qui se laiss5t battre p> leurs femmes s]ont contra9s et condemns *evau*] sur un ne1 le visaige p> dev]s la queue du dit ne4 ,il y a1 dit ,la ,bruyre1 telle femme qui anantit ou qui ent]re son m>i1 au po9t qu'il n'en e/ fait dans le monde aucune m5tion3 vit-il encore1 ne vit-il plus8 ,on en d\te4 ,il ne s]t dans sa famille qu' montr] l'exemple d'un sil5ce timide et d'une p>faite s\mission4 ,il ne lui e/ d ni d\aire1 ni conv5tions2 mais cela prs1 et qu'il n'acc\*e pas1 il e/ la femme1 et elle le m>i444 ,monsieur paie le rtisseur et le cuis9i]1 et c'e/ t\j\rs *ez madame qu'on a s\p4 ,t\t le monde peut mettre1 s\s ce portrait1 le nom de quelque p]sonne de connaissance1 c>1 p\r n'tre pas trs communs1 les mnages in/itus sur ce modle se r5contr5t un peu p>t\t4 ,on lit dans l'ouvrage anglais ,p5ses d'une femme sur les femmes3 ,j'ent5dais un j\r une femme m>ie dire avec beauc\p de complaisance et de satisfaction3 ,oh6 monsieur m'p>gne t\te la pe9e dans l'intrieur du mnage2 il fait le m5u du dn]1 va *ez le b\*] *oisir la vi&e1 paie t\tes les notes1 ti5t les comptes de la sema9e1 et ne me dem&e jamais de faire quoi que ce soit4 ,a "p moi1 je p5sais3 ,ma *re1 si j'tais v\s1 j'aurais gr&'honte et de moi-mme et de ,m4 ,x9999994 ,le fait e/ qu'il n'y a pas tir] vanit d'un tel r5v]sem5t de devoirs1 qui n'e/ videmm5t qu'un pur dsordre4 ,d'autres s'y pr5n5t plus habilem5t1 p>ce qu'au lieu d'tre simplem5t des p>esseuses ou des frivoles1 elles sont ambitieuses et prt5d5t ex]c] leur g\v]nem5t sur ce qui les reg>de le mo9s4 ,madame de ,rmusat n\s donne le signalem5t de cette espce4 ,combi5 de femmes1 dit-elle1 t\j\rs prtes1 aux yeux du public1 satisfaire les fantaisies frivoles1 excut] les ordres de dtail1 us5t l'autorit d'un m>i sur une f\le de m9uties1 p\r ressaisir la lib]t dans les occasions qui les intress5t1 et acquir5t1 p> ce mlange habile de la complaisance et de la ruse1 une indp5dance trs effective1 et trs dang]euse1 aj\tons-le4 ,le m>i qui s'+re dans les *oses du mnage p> esprit tatillon1 ou p> un s5tim5t jal\x et dplac de son autorit1 ne fait pas de meilleure besogne4 ,il y a beauc\p d'hommes qui ex]c5t ou prt5d5t ex]c] une surveillance m9utieuse sur les dp5ses du mnage3 trs c]ta9em5t il vaudrait t\j\rs mieux qu'une femme et t\te l'autorit dome/ique4 ,n\s sommes faites p\r les dtails1 n\s avons le gt et l'intellig5ce des petites *oses1 et n\s savons mieux que les hommes n\s faire obir des subalt]nes1 t\t en comm&ant avec plus de d\ceur#cc4 #cc ,madame de ,rmusat4 ,ce sont l des raisons2 mais il y en a une autre1 celle qu'exprime trivialem5t1 mais n]giquem5t1 le prov]be3 ,*acun son mti]1 etc4 ,que f]a la femme1 si v\s lui pr5ez ses fonctions8 ,ne craignez-v\s pas qu'elle n'occupe des p5ses ou des oeuvres qui ne sont po9t faites p\r v\s plaire1 les loisirs que v\s lui crez8 ,et v\s-mme1 ou v\s tes un membre inutile de la socit1 n'ayant ri5 faire p>mi vos semblables1 ou v\s ngligez1 p\r usurp] des so9s qui ne sont pas les vtres1 les travaux qui v\s incomb5t1 les intrts que v\s avez sauveg>d]4 ,de son ct1 suivant la judicieuse rem>que d',horace ,raisson1 la femme tire sa considration de celle dont elle sait ent\r] son p\x2 elle doit donc t\j\rs p>atre s'en rapport] ses lumires1 surt\t en prs5ce de tmo9s4 ,j'ai eu s\v5t l'occasion d'obs]v]1 dans des familles trangres1 la rs]ve extrme dans laquelle la femme se ti5t en public vis--vis du m>i4 ,jamais un mot de contradiction1 d'objection1 de d\te4 ,elle n'a pas d'autre avis que le *ef de famille2 elle ne p>le pas avant lui1 et qu& il a p>l1 t\t e/ dit4 ,n\s sommes lo9 des discussions1 du ton tran*ant ou agressif1 des int]v5tions p]sonnelles aigre-d\ces1 volontaires ou mut9es1 de l'talage bruyant d'importance et d'autorit dont tant de femmes1 dans nos mnages franais1 se font comme un po9t d'honneur4 ,eh bi51 je ne veux pas conte/] l'influ5ce de la ,franaise sur les dcisions et p>ticulirem5t sur l'humeur de son m>i2 mais la vrit me =ce dire que jamais un homme ne f]a ri5 sans avoir srieusem5t consult dans l'intimit cette femme qui s'efface tellem5t en public4 ,elles ont l'une et l'autre la satisfaction qu'elles re*]*5t3 la premire a l'influ5ce effective et pr(onde1 le respect et l'e/ime de son m>i2 la seconde1 dont on dit3 elle n'a pas froid aux yeux1 cette petite femme-l1 ou elle n'a pas sa langue dans sa po*e1 ou c'e/ elle qui le fait fil] d\x6 et autres phrases ironiquem5t admiratives1 voit ce mme m>i1 dont elle f]me si le/em5t la b\*e devant la gal]ie1 la ddaign]1 p>fois la malm5]1 dans le tte tte1 et ne faire1 en somme1 que ce qu'il veut4 ,un j\rnal littraire anglais du sicle d]ni]1 le ,tattl]1 dit quelque "p3 ,le bon m>i g>de sa femme dans une sa9e ignorance de ce qu'elle n'a pas beso9 de savoir4 ,et plus lo93 ,il ne sait pas gr&'*ose celui qui dit sa femme t\t ce qu'il sait4 ,on aurait gr& tort d'en conclure que l'homme doit avoir1 en tant que m>i et *ef du mnage1 des secrets p\r sa femme4 ,mais1 de mme qu'il lui messirait de dem&] celle-ci les comptes m9utieux de son adm9i/ration intrieure et la *ronique dtaille de ses rapports quotidi5s avec les f\rnisseurs et la cuis9ire1 de mme--et bi5 plus =te raison1 c> les intrts d'autrui y sont presque t\j\rs engags1--ne la ti5dra-t-il pas au c\rant1 p> le m5u1 de ses conv]sations d'affaires1 des travaux de son emploi1 des faits et ge/es de ses commis1 des confid5ces des g5s qui le consult5t1 des intrigues et des pot9s de ses collgues ou comptiteurs4 ,il risqu]ait =t1 s'il le faisait1 de tr\bl] la paix d'esprit de sa femme en mme temps que son propre jugem5t4 ,sans compt] qu'en des cas nombreux il y a de l'indlicatesse1 de la d%onntet et quelquefois du crime rvl]1 mme la moiti de soi-mme1 ce qu'on a appris dans son bureau adm9i/ratif ou dans son cab9et de consultation4 ,dans des cas semblables l'oreille gau*e ne doit pas mme ent5dre ce qui e/ dit la droite1 et le devoir /rict e/ de se taire4 ,il n'e/ qu'un seul moy5 de t5ir ignor ce qu'on ne veut pas qui soit su3 c'e/ de ne le dire p]sonne1 non pas mme soi1 t\t bas6 ,faut-il rappel] l'apologue de ,midas8 ,bi5 ent5du1 il y a1 suivant les circon/ances1 la nature des affaires1 le c>actre et la porte d'esprit de la femme1 des degrs1 des tempram5ts1 des nuances1 dont le m>i e/ juge4 ,autant il e/ ncessaire de se taire sur ce qui reg>de autrui1 autant il e/ t\j\rs d\x et s\v5t utile de p>l] avec confiance et s9crit de ce qui ne reg>de que soi4 ,une p\se1 dit avec un gr& bon s5s ,madame de ,rmusat1 doit se complaire dans la conv]sation d'un m>i occup des affaires publiques4 ,elle peut avoir d'elle lui un avis sur son op9ion s'il e/ membre d'une assemble1 sur son livre s'il e/ criva91 sur son vote s'il n'e/ que citoy52 elle doit entr] dans ses projets relativem5t aux progrs de la sci5ce1 de l'art ou du mti] qu'il ex]ce4 ,eclaire et s5sible1 dv\e et prud5te la fois1 presque t\j\rs la raison s'applaudira de l'avoir consulte1 et l'am\r lui rapport]a une "p du succs4 ,a un autre po9t de vue1 l'homme a1 p\r c]ta9es *oses laides de la vie1 une sci5ce et une expri5ce =cm5t acquises au contact des autres hommes et dans l'entranem5t de plaisirs et de liaisons irrgulires qui1 dans notre trange ordre social1 sont p\r les jeunes g5s comme la prp>ation ncessaire1 l'initiation obligatoire aux v]tus de l'homme m>i et la puret de la vie de famille4 ,il f]a sagem5t de g>d] p\r lui ses notions spciales1 et de cons]v] de son mieux sa femme cette navet dlicieuse1 qui e/ l'ignorance du mal4 ,elle en s]a mieux g>de dans son intrieur1 p5dant que lui travaill]a au dehors4 ,la f]m5tation des ides fausses ou malsa9es dans une tte de femme e/ plus r$\table p\r sa v]tu que les d\ces et sollicitantes p>oles des sducteurs4 ,si son imag9ation e/ pure1 si nulle curiosit maladive ne la met en veil1 le m>i1 prs5t ou abs5t1 suffira1 avec les devoirs et les so9s de son mnage1 fconds en sa9es joies1 occup] son esprit4 ,si les affaires l'appell5t au lo91 il p\rra1 comme le dit ,horace ,raisson1 voyag] sans cra9te1 c> il saura que *ez lui1 l-bas1 la femme qu'il a laisse au foy]1 la mre de ses enfants1 dimidium anim su1 att5d *aque j\r avec anxit l'heure o passe le facteur4 ,qu'il e/ pla9dre1 s'crie ,william ,cobbett1 l'homme qui ne peut pas ab&onn] t\t *ez lui1 et qui n'e/ pas bi5 sr1 bi5 c]ta9 que t\t e/ aussi en sret que s'il le t5ait dans sa ma96 ,heureux le m>i qui s'loigne de sa maison et de sa famille avec aussi peu d'inquitude que l'on quitte une aub]ge1 et qui1 son ret\r1 s]ait plus surpris d'avoir quelque repro*e faire1 qu'il ne le s]ait si le soleil s'arrtait t\t c\p6444 ,puis1 p>lant p\r son compte1 il aj\te3 ,j'ai gt les plaisirs inexprimables du *ez-soi et de la famille1 et j'ai j\i1 en mme temps1 de la p>faite indp5dance du clibataire2 sans cette indp5dance1 je n'aurais jamais pu accomplir tant de travaux1 c> le plus petit s\ci dome/ique m'et enlev t\te mon n]gie4 ,telle e/ la =ce de la femme dans le monde4 ,non seulem5t elle cre et lve les hommes de l'av5ir1 mais elle complte et arme p\r la lutte1 en lui assurant la paix du foy]1 son m>i1 l'homme du prs5t4 ,,*apitre ,,xi ,,la ,f,e ,,du ,,foy] ,milton1 disait quelqu'un au gr& pote anglais aprs son troisime m>iage1 votre femme a la fra*eur d'une rose4--,il se peut1 rpondit le pauvre pote1 mais je suis aveugle et je n'en s5s que les p9es4 ,ne re*]*ons pas si l'odorat manquait comme la vue l',homre des purita9s4 ,il suffit de con/at] que sa femme n'tait pas t\t fait une ,xantippe et qu'en tant que m>i1 lui n'tait ri5 mo9s qu'un ,socrate4 ,l'auteur des ,d\tes sur diffr5tes op9ions reues dans la socit pose ces deux axiomes d\ble tran*ant3 ,quelques femmes ne peuv5t russir g\v]n] leurs m>is2 mais il n'y a pas un m>i peut-tre qui p>vi5ne g\v]n] sa femme444 ,on voit un petit nombre de m>is faire la flicit de leurs femmes2 c'e/ un phnomne que de r5contr] une femme qui fasse le bonheur de son m>i4 ,un morali/e d'une autre env]gure1 ,la ,bruyre1 avait dit dj plus f9em5t3 ,il y a peu de femmes si p>faites qu'elles emp*5t leurs m>is de se rep5tir1 au mo9s une fois le j\r1 d'avoir une femme1 ou de tr\v] heureux celui qui n'en a po9t4 ,voil le ton sur lequel bon nombre d'hommes modrs1 s5ss1 quelques-uns d\s d'une gr&e acuit d'obs]vation et d'une rem>quable sagacit de jugem5t1 p>l5t s\v5t des femmes4 ,d'autres y aj\t5t des plaisant]ies au gros sel ou des ironies de p9ce-sans-rire1 comme dans ces v]s de ,pope3 ,gr&e e/ la bndiction d'avoir une femme prud5te1 qui met un po9t d'arrt aux luttes dome/iques4 ,l'un de n\s deux doit g\v]n]1 et l'un obir1 et puisque1 *ez l'homme1 la raison a t\t p\voir1 laissons cet tre frle1 la faible femme1 faire ses volonts4 ,les p\ses1 dans t\te ma famille1 ont g\v]n ,leurs t5dres m>is et calm leurs emportem5ts4 ,l'homme qui ne voit dans la femme que la rivale de son autorit et qui fait du foy] le ?tre d'une lutte mesqu9e et sotte1 rpt]a ces raill]ies et y aj\t]a1 de t\te la bonne foi de son coeur g/e et de son esprit born4 ,d'autres les rpt]ont et y aj\t]ont aussi1 tantt p> fanf>onnade1 tantt p> un niais respect huma9 et p>ce qu'avec les l\ps il faut hurl]1 tantt enf9 p\r le seul plaisir de raill]1 p> am\r du p>adoxe ou de la satire1 sans se croire eux-mmes et sans se s\ci] qu'on les croie4 ,n\s qui n\s t5ons en dehors de ces catgories1 qui n'avons d'autre proccupation que la vrit et ne p\rsuivons d'autre b que le bonheur du c\ple huma91 n\s ne p\vons1 t\t en con/atant des exceptions d\l\reuses1 que s\rire t\s ces disc\rs am]s ou comiques1 et dire ce que n\s savons et ce que n\s voyons4 ,t*e aise1 lorsque tant d'autres1 illu/res p> la puret de leur vie et l'clat de leur tal5t1 l'ont vu et su avant n\s1 et que1 p\r le bi5 dire1 n\s n'avons qu' reproduire leurs p>oles4 ,voici1 p> exemple1 le portrait de la jeune femme telle que la concevait ,fnelon4 ,c'e/ ,m4 ,octave ,grard qui en a recueilli et rassembl les traits#cd f]mes et prcis1 dans le cadre de g5tilhommire prov9ciale o ,fnelon la place4 ,voyez-la leve de bonne heure p\r ne pas se laiss] gagn] p> le gt de l'oisivet et l'habitude de la mollesse2 arrtant l'emploi de sa j\rne et rp>tissant le travail entre ses dome/iques sans famili>it ni hauteur2 consacrant ses enfants t\t le temps ncessaire p\r les bi5 connatre et leur p]suad] les bonnes maximes2 ayant t\j\rs un ouvrage en tra91 non de ceux qui s]v5t simplem5t de cont5ance1 mais de ceux qui occup5t de faon ne po9t se laiss] saisir p> le plaisir de j\]1 de disc\rir sur les modes1 de s'ex]c] de petites g5tillesses de conv]sation2 s'intressant la culture de ses t]res2 ne ddaignant aucune compagnie1 c> les g5s les mo9s clairs peuv5t f\rnir1 p\r peu qu'on sa*e les faire p>l] de ce qu'ils sav5t1 un enseignem5t pr(itable2 att5tive t\t ce qui t\*e au bonheur du nombreux peuple qui l'ent\re2 fondant de petites coles p\r l'in/ruction des pauvres et prsidant des assembles de *>it p\r le s\lagem5t des malades2 m5ant au milieu de ces occupations solides et utiles une exi/5ce rgulire et ple9e1 plus conc5tre qu't5due1 mais non sans lvation morale et animant t\t aut\r d'elle du mme s5tim5t de vie4 #cd ,oct4 ,grard3 ,l',education des ,femmes p> les femmes2 ,fnelon4 ,dans une donne plus mod]ne et mo9s svre1 madame de ,gir>d9 n\s (fre cette *>mante esquisse#ce3 ,t\t e/ gracieux dans un jeune tablissem5t1 t\t p>le d'am\r1 *aque objet du mnage e/ un gage d'union4 ,cette joie du luxe n'e/ pas de l'orgueil1 c'e/ le premi] plaisir de la proprit1 c'e/ la vie intime1 c'e/ la famille1 c'e/ quelquefois mme l'am\r2 comme on l'aime1 cette arg5t]ie et ce beau l+e damass qui v\s app>ti5n5t en commun avec le jeune homme que v\s appeliez hi] monsieur1 et qui v\s nommait avec respect mademoiselle6 ,comme t\s ces objets grossi]s du mnage devi5n5t potiques qu& ils v\s in/all5t dans votre bonheur1 qu& ils vi5n5t *aque in/ant du j\r v\s pr\v] que v\s tes unis p\r la vie1 et que v\s avez le droit de v\s aim]6 #ce ,lettres du vicomte de ,launay4 ,n\s n'att5drons pas qu'on n\s dise que t\tes les jeunes femmes ne sont pas *tela9es dans des g5tilhommires et qu'il en e/ qui se m>i5t sans arg5t]ie ni l+e damass4 ,si le milieu e/ plus humble1 les objets s]ont diffr5ts1 mais les rapports entre ces objets1 aussi bi5 que les ides qu'ils rveill5t1 re/]ont les mmes4 ,le mnage de l'ouvri] e/ aussi ri*e en joies du coeur que le mnage de l'homme de f9ances1 s'il ne l'e/ pas davantage4 ,et mme lorsque la misre noire s'abat sur les d%rits et les p>ias1 le d]ni] morceau de pa9 dur e/ mo9s am] la b\*e de l'homme qui le p>tage avec celle qu'il aime4 ,mais laissons ces situations extrmes4 ,si dignes d'intrt qu'elles soi5t--et ri5 ne l'e/ davantage1--n\s ne n\s les sommes po9t proposes p\r tude en ces pages qui s'adress5t la moy5ne des conditions dans notre tat social4 ,il n\s suffit de not] en passant la puissance de la femme p\r ad\cir la vie de l'homme1 mme lorsqu'elle e/ le plus rude1 p\r l'attir] et le ret5ir au foy]1 mme lorsqu'il e/ te9t et froid4 ,analysons1 s'il se peut1 ce *>me s\v]a94 ,d'o vi5t-il1 et quels en sont les lm5ts6 ,on dit d'ord9aire que la beaut1 quelque en*ant]esse qu'elle soit avant le m>iage1 devi5t une *ose indiffr5te aprs4 ,p\rtant si la beaut e/ de telle nature que1 non seulem5t elle attire l'admiration1 mais qu'elle contribue donn] cette admiration la pr(ondeur de l'am\r1 je ne suis pas de ceux qui p5s5t que ce qui *>mait l'amant doit tre1 du j\r au l5dema91 p]du p\r le m>i4 ,ces p>oles de ,h5ry ,taylor n\s sembl5t =t s5ses4 ,p\r bi5 les compr5dre1 t\tefois1 il ne faut pas oubli] que la beaut e/ *ose ess5tiellem5t relative4 ,le s5s e/htique peut tre satisfait dans les conditions les plus div]ses1 quel que soit l'ge1 quelle que soit mme l'imp]fection des traits ou des =mes4 ,mais ni] qu'il exi/e ou qu'il ait une influ5ce considrable sur les s5tim5ts1 s]ait ni] gratuitem5t l'vid5ce4 ,il e/ p]mis de dire avec le prlat ca?olique#cf3 ,la beaut ne peut qu'tre nuisible1 mo9s qu'elle ne s]ve faire m>i] avantageusem5t une fille4 ,mais comm5t y s]vira-t-elle1 si elle n'e/ s\t5ue p> le mrite et p> la v]tu8 ,elle ne peut espr] d'p\s] qu'un jeune f\1 avec qui elle s]a malheureuse1 mo9s que sa sagesse et sa mode/ie ne la fass5t re*]*] p> des hommes d'un esprit rgl et s5sibles aux qualits solides4 ,les p]sonnes qui tir5t t\te leur gloire de leur beaut devi5n5t bi5tt ridicules3 elles arriv5t1 sans s'en ap]cevoir1 un c]ta9 ge o leur beaut se fltrit1 et elles sont encore *>mes d'elles-mmes1 quoique le monde1 bi5 lo9 de l'tre1 en soit dgt4 ,enf9 il e/ aussi draisonnable de s'atta*] uniquem5t la beaut1 que de v\loir mettre t\t le mrite dans la =ce du corps1 comme font les peuples b>b>es et sauvages4 #cf ,fnelon1 ,de l',education des ,filles4 ,sans d\te2 mais ni la =ce du corps1 ni la beaut ne sont quantits ngligeables4 ,et1 mo9s que l'on n'ait affaire aux coquettes1 la beaut ne se fltrit po9t si vite et ne devi5t pas si dgtante que ,fnelon semble le croire4 ,en t\t cas1 et quoi qu'en puisse p5s] le monde1 le m>i et la femme vieilliss5t ensemble1 mais leurs s\v5irs re/5t jeunes1 et1 aussi longtemps qu'ils s'aim5t1 ils se voi5t avec leurs yeux de fiancs4 ,elle e/1 notre s5s1 encore plus t\*ante qu'ironique1 l'aimable cration du *ansonni] qui a p\r refra93 ,c'tait en dix-huit c5t1 ,s\v5ez-v\s-en444 ,nombreux sont les c\ples qui1 jusqu'au b\t1 se s\vi5n5t et viv5t dans l'en*antem5t des premires heures1 comme ,monsieur et ,madame ,d5is4 ,le ,code conjugal a donc raison lorsqu'il dit3 ,une femme a beso9 des grces p\r cons]v] l'affection de son m>i2 elle doit1 mme *ez elle1 tre t\j\rs mise avec une c]ta9e re*]*e4 ,le so91 l'lgance1 ont un *>me innoc5t et secret1 dont un m>i1 autant1 plus qu'un autre peut-tre1 ne peut mconnatre l'attrait et la puissance4 ,dans une confr5ce sur la vie de mnage dans l'antiquit1 l'hellni/e ,egg] disait1 d'aprs ,xnophon3 ,le plus gr& *>me d'une femme s]a t\j\rs la fra*eur mme de la jeunesse et de la bonne sant2 il s'entreti5dra d'une manire simple et peu de frais3 que la matresse du logis se lve de bonne heure1 qu'elle se mle au travail de ses s]vantes1 qu'elle mette la ma9 l'oeuvre1 elle se port]a d'autant mieux et vieillira mo9s vite4 ,grce1 bonne sant1 bonne humeur1 sympa?ie1 intellig5ce et am\r du travail qui lui e/ propre1 ne sont-ce pas l les lm5ts ess5tiels qui font de la femme la joie de l'homme1 la protectrice et la directrice bi5faisante du foy]8 ,a ce sujet1 une ,anglaise1 d'un gr& bon s5s qui n'exclut pas la f9esse1 fait quelques rem>ques qui mrit5t d'tre rapportes4 ,une matresse de maison ne peut pas t\j\rs avoir la p>ure des s\rires1 dit-elle =t ju/em5t4 ,il lui incombe p>fois de tr\v] repr5dre1 et il arrive la faiblesse de la nature de ne pas s'en acquitt] t\j\rs avec t\te la modration et t\te la dignit conv5ables4 ,ne le faites donc jamais en prs5ce de votre m>i4 ,ne l'ennuyez pas du dtail de vos griefs contre les dome/iques et les f\rnisseurs1 ni de vos m?odes d'adm9i/ration intrieure4 ,mais surt\t que ri5 de ce g5re n'aigrisse ses repas1 lorsqu'il v\s arrive d'tre en tte tte table4 ,dans son comm]ce avec le monde et dans ses affaires1 il r5contr]a s\v5t des *oses qui ne peuv5t manqu] de bless] un esprit comme le si51 et qui peuv5t quelquefois affect] son c>actre4 ,mais lorsqu'il revi5t la maison1 qu'il y tr\ve t\t s]e9 et paisible1 et que votre gaiet complaisante lui r5de la bonne humeur et apaise t\te inquitude et t\t ennui4 ,ef=cez-v\s d'entr] dans ses occupations1 de pr5dre ses gts1 de pr(it] de ses connaissances2 que ri5 de ce qui l'intresse ne p>aisse v\s tre indiffr5t4 ,c'e/ a9si que v\s v\s r5drez p\r lui une compagne et une amie dlicieuse1 en qui il s]a t\j\rs sr de tr\v] cette sympa?ie qui e/ le cim5t pr9cipal de l'amiti4 ,mais si v\s affectez de p>l] de ses occupations comme au-dessus de vos capacits ou trangres vos gts1 v\s ne sauriez lui tre agrable de ce ct1 et v\s n'aurez plus compt] que sur vos *>mes p]sonnels1 dont1 hlas6 le temps et l'habitude dim9u5t *aque j\r la valeur444 ,craignez1 entre t\tes *oses1 qu'il ne s'ennuie ou se fatigue en votre compagnie4 ,si v\s p\vez l'am5] lire avec v\s1 faire de la musique avec v\s1 v\s enseign] une langue ou une sci5ce1 alors v\s aurez de l'amusem5t p\r *aque heure de loisir1 et ri5 ne n\s r5d plus *]s l'un l'autre qu'une semblable communaut d'tudes4 ,les connaissances1 les p]fections que v\s recevrez de lui s]ont d\blem5t prcieuses ses yeux1 et c]ta9em5t v\s ne les acqu]rez jamais avec tant d'agrm5t que de ses lvres444 ,avec un tel matre1 v\s s5tirez votre intellig5ce s'l>gir et votre gt se raff9] bi5 au del de votre att5te2 et la d\ce rcomp5se de ses l\anges v\s inspir]a assez d'ardeur et d'application p\r surmont] facilem5t t\t dfaut de dispositions naturelles que v\s p\rriez avoir4 ,conseils judicieux qui1 s'ils tai5t suivis1 p>gn]ai5t1 de "p et d'autre1 bi5 des dboires1 et1 disons le mot1 bi5 des *utes6 ,ils ne s'adress5t po9t t\tes1 dira-t-on1 non sans quelque vrit4 ,mais1 encore une fois1 les circon/ances *ang5t1 et les applications d'un pr9cipe ju/e *ang5t avec elles4 ,c'e/ aux intresss d'tre assez de bonne volont et de bonne foi p\r en faire une raisonnable adaptation4 ,d'ailleurs1 un po9t de vue gnral et1 on peut le dire1 qui ne s\ffre po9t d'exception1 n\s rpt]ons avec ,william ,cobbett3 ,je dfie t\t homme actif de p\voir aim] une p>esseuse plus d'un mois4 ,un mois1 deux mois1 un an1 plus ou mo9s1 le temps1 ici encore1 ne fait ri5 l'affaire1 c> il ne s]a jamais bi5 long1 et le rsultat e/ t\j\rs c]ta94 ,en effet1 les femmes n'ont-elles pas des devoirs remplir1 mais des devoirs qui sont les fondem5ts de t\te la vie huma9e8 ,ne sont-ce pas les femmes qui ru95t ou qui s\ti5n5t les maisons1 qui rgl5t t\t le dtail des *oses dome/iques1 et qui1 p> consqu5t1 dcid5t de ce qui t\*e le plus prs t\t le g5re huma9#cg4 #cg ,fnelon4 ,a9si p>lait la vieille sagesse franaise3 ,la femme fait un mesnage ou deffait#ch4 #ch ,e4 ,meuni]1 ,trsor des ,s5t5ces4 ,a9si disait ,*>ron3 ,vaqu] et e/udi] la mesnag]ie1 c'e/ la plus utile et honorable sci5ce et occupation de la femme1 c'e/ sa mai/resse qualit1 et qu'on doit en m>iage *]*] pr9cipalem5t en moy5ne =tune3 c'e/ le seul daire1 qui s]t ruyn]1 ou sauv] les maisons1 mais elle e/ r>e4 ,et il aj\tait1--ce qui e/ mlancolique3 ,il y en a d'av>icieuses1 mais de mesnagres peu4 ,n\s croyons qu'il y en a plus que n'en voyait l'lve de ,montaigne2 que beauc\p mme sav5t d'in/9ct t\tes les rgles que n\s exposons et s'y con=m5t4 ,c> enf9 les bons mnages1 les maisons prospres ne sont pas tellem5t r>es2 et puisque c'e/ la femme qui en e/ la clef de vote et la *eville ouvrire1 il faut bi5 que1 le plus s\v5t1 elle connaisse et remplisse son devoir4 ,oui1 on ne saurait trop le rpt]1 dans t\tes les positions de la vie1 le bonheur et la prosprit du mnage repos5t sur l'activit de la mnagre4 ,e/-elle p>esseuse1 les dome/iques sont p>esseux1 et ce qui e/ encore plus fune/e1 les enfants le s]ont aussi3 on remettra au l5dema9 excut] les *oses les plus pressantes1 elles s]ont mal faites1 et le plus s\v5t elles ne le s]ont pas du t\t4 ,le dn] ne s]a jamais prt4 ,les c\rses1 les visites ne s]ont pas faites temps2 et il en rsult]a des inconvni5ts de t\te espce4 ,il y aura t\j\rs un arrir effrayant de *oses moiti comm5ces1 ce qui e/1 mme *ez les ri*es1 un vritable flau#ci4 #ci ,william ,cobbett4 ,le ,code conjugal donne ce propos un conseil prcieux3 ,une p\se sage vite de se rp&re trop dans le monde1 et1 p> la trop frqu5te exig5ce des petits devoirs de socit1 de contract] l'habitude du dsoeuvrem5t4 ,c'e/ dans l'intrieur de sa maison que l'on tr\ve surt\t un bonheur solide et rel4 ,en re/ant d'ailleurs plus con/amm5t dans son intrieur1 une femme habitue son m>i y re/] prs d'elle4 ,ri5 n'e/ ddaign] dans les so9s du mnage4 ,la femme qui fait fi de c]ta9s dtails comme trop grossi]s et au-dess\s d'elle1 a l'esprit dplorablem5t fauss4 ,combi5 il avait un plus vif s5tim5t du beau et des ralits de la vie1 l'anci5 qui s'criait3 ,la belle *ose voir que des *aussures bi5 ranges de suite et selon leur espce2 la belle *ose que des vtem5ts sp>s selon leur usage2 la belle *ose que des vases de cuivre et des u/5siles de table2 la belle *ose enf9 7dt en rire quelque c]vel1 c> un homme grave n'en rira pas7 que de voir des m>mites ranges avec intellig5ce et symtrie#dj4 #dj ,xnophon1 cit p> ,egg]4 ,c'e/ ce qu'avait admirablem5t compris la femme suprieure p> la beaut et p> le tal5t1 la gr&e arti/e que fut ,fanny ,m5delssohn4 ,ri51 ft-ce la musique1 dit un de ses biographes1 ne rompait le p>fait quilibre de sa nature4 ,t\tes les j\issances du coeur et de l'esprit se p>tageai5t ses facults1 aucune ne les absorbait4 ,fanny compr5ait t\t2 elle s'en?\siasmait p\r les gr&es *oses et s'intressait aux petites2 ri5 ne lui tait trang] ou indiffr5t4 ,autant que les beauts de la nature et de l'art1 elle s5tait les *>mes du foy] et la posie de la vie dome/ique4 ,l'arti/e s'effaait avec simplicit devant la mre de famille ou la mnagre4 ,elle ne manquait aucun de ses devoirs1 mme les plus humbles4 ,dans une mme j\rne elle dirigeait un or*e/re *ez elle et faisait des confitures4 ,elle quittait son piano p\r revoir un mmoire de m5uisi]1 et donnait dans une lettre sa soeur des dtails de musique et des recettes de cuis9e2 t\t cela sans fausse simplicit1 c> ri5 n'tait plus trang] cette nature ess5tiellem5t vraie que l'affectation et ce qu'on appelle la pose4 ,ne rions pas de ces recettes de cuis9e4 ,rappelons-n\s plutt le plaisir que n\s pr\vons t\s devant une table lgante et bi5 s]vie1 et la maussad]ie que n\s inspire un dn] t>dif ou manqu4 ,quoi de plus naturel1 d'ailleurs1 que n\s sa*ions gr celle qui pr5d so9 de n\s assur] une j\issance1 et que n\s n\s s5tions mal disposs env]s celle qui1 s'tant *>ge de ce so91 s'en acquitte mal ou ne s'en proccupe pas8 ,la bonne humeur1 *ez beauc\p de p]sonnes1 dp5d de la bonne sant2 la bonne sant de la bonne dige/ion2 et la bonne dige/ion d'une n\rriture sa9e1 bi5 prp>e1 mange en paix et avec plaisir4 ,les repas mal cuis9s1 malpropres1 sont une cause aussi =te de mauvaise humeur que ma9t ennui moral#da4 #da ,a ,woman's ,?\ghts ^u ,wom54 99 99 99 99 99 ,mi*elet1 disait avec plus de *>me et de sympa?ie3 ,les femmes1 qu& elles veul5t s'en donn] la pe9e1 s'ent5d5t m]veille adm9i/r] le rgime1 le v>i] p\r le meilleur entreti5 de la sant du corps et de l'me4 ,elles seules sav5t encore donn] la table un air de fte4 ,avec quoi8 ,oh6 bi5 peu de *ose4 ,ce n'e/ s\v5t qu'un mets mieux prs5t1 une fleur sur la salade1 un fruit ri*em5t color4 ,il n'en faut pas davantage p\r rj\ir les yeux et v\s mettre en apptit4 ,c'e/ p\rtant de ces petites *oses1 de ces niais]ies1 de ces ri5s1 que le gros du bonheur e/ fait1 et bon nombre d'hommes tr\v5t l leur idal de flicit dome/ique4 ,aussi1 sans retir] ce que n\s avons dit ou rapport propos de la sympa?ie intellectuelle si dsirable entre la femme et le m>i1 ne p\vons-n\s pas ne pas s\scrire ce conseil d',horace ,raisson3 ,une jeune femme fait sagem5t de ne se ml] que des affaires du mnage1 et d'att5dre que son m>i lui confie les autres4 ,mais encore une fois1 lorsque le m>i *]*]a dans sa femme1 comme il le f]a t\j\rs p\r peu qu'il espre l'y tr\v]1 la confid5te et le s\ti5 de ses esprances et de ses ef=ts1 que cet appel ce qu'il y a d'lev dans les facults de son esprit et de son coeur ne lui fasse ni ddaign] ni nglig] les fonctions de mnagre et de mre de famille qui1 p\r humbles qu'elles p>aiss5t1 sont en ralit au-dessus de t\t4 ,une des lettres si reposes que madame ,rol& crivait du ,clos 7#bc m>s #aghe71 la montre dans t\te l'activit de la vie de famille1 s'occupant1 au sortir du lit1 de son enfant et de son m>i1 faisant lev] l'un1 prp>ant djeun] t\s deux1 puis les laissant ensemble au cab9et1 t&is qu'elle va elle-mme donn] son c\p d'oeil dans t\te la maison1 de la cave au gr5i]#db4 #db ,oct4 ,grard4 ,l'ducation des ,femmes p> les ,femmes2 ,madame ,rol&4 ,et l'on sait si son m>i avait des secrets p\r celle-l4 ,une autre1 qui savait quoi s'en t5ir1 a appel la gloire le tombeau du bonheur1 plus s9cre peut-tre en ce cri que ne l'tait ,lam>t9e lorsqu'il crivait1 t\j\rs en p>lant de la gloire1 ces v]s fameux3 ,plus j'ai sond ce mot plus je l'ai tr\v vide1 ,et je l'ai rejet comme une corce aride ,que les lvres press5t en va94 ,leur vritable gloire1 aux femmes1 un criva9 inconnu la dt]m9ait au sicle d]ni] dans un opuscule que n'ouvr5t plus que de r>es curieux3 ,p> une prud5ce s\mise1 une habilet mode/e1 d\ce1 adroite et sans art1 elles excit5t la v]tu1 ranim5t les s5tim5ts du bonheur et ad\ciss5t t\s les travaux de la vie huma9e#dc4 #dc ,bnoit ,t\zelli4 ,apologie des ,femmes4 ,tur91 #agih1 9-#ho4 ,nagure encore le gr& pote du sicle1 en peignant d'un trait hroque les matrones de la cit roma9e1 traait aux femmes mod]nes1 surt\t aux femmes de ,france1 le programme de la gloire o elles doiv5t t5dre3 ,ce qui fit la beaut des ,roma9es antiques1 ,c'tai5t leurs humbles toits1 leurs v]tus dome/iques1 ,leurs doigts que l'pre la9e avait faits noirs et durs1 ,leurs c\rts sommeils1 leur calme1 ,annibal prs des murs ,et leurs m>is deb\t sur la porte ,coll9e4 ,t\j\rs et p>t\t1 suivant le mot de ,bacon1 les femmes1 nos p\ses1 sont nos matresses1 durant la jeunesse1 nos compagnes qu& vi5t l'ge mr1 et nos n\rrices dans la vieillesse4 ,il y a longtemps que l',ecriture traait en p>oles loqu5tes1 en mtaphores enflammes1 le portrait de cette femme idale1 de cette fe du foy]1 que sont des degrs div]s t\tes les mres de famille dignes de ce nom4 ,le morceau se tr\ve p>t\t et n\s ne le transcrirons pas une fois de plus4 ,mais on pr5drait peut-tre plaisir en lire la p>aphrase faite en v]s nafs p> une ,poitev9e du seizime sicle1 ,ca!r9e ,neveu1 demoiselle des ,ro*es4 ,a t\t has>d1 en voici quelques fragm5ts3 ,fuyant le d\x langur du p>esseux sommeil ,ell' se lve au mat91 premi] que le soleil ,mon/re ses beaux rayons1 et puis faict un ouvrage ,ou de la9e ou de l91 p\r s]vir son mesnage1 ,tirant de son labeur un utile plaisir444 ,a9si la dame sage ordonne sa famille1 ,af9 que son m>y et ses fils et sa fille1 ,ses s]vants1 ses sujects1 puiss5t avoir t\sj\rs ,le pa91 le drap1 l'arg5t1 p\r leur donn] sec\rs ,contre la faim1 le froid et ma9tes autres pe9es ,qui t\rm5t5t s\v5t les p5ses huma9es444 ,*acun la recoignoi/ p\r ses p]fections1 ,son m>y e/ pris en t\s lieux de la ville ,p\r e/re possesseur de femme si g5tille3 ,elle a dessus sa langue un c\lant fleuve d'or1 ,et ti5t en son esprit un prcieux trsor ,de grce et de v]tus444#dd4 #dd ,la ,femme =te4 ,imitation de la mme de ,salomon1 ddie la ,royne mre du ,roy 7,les ,o,euvres de mesdames des ,ro*es1 de ,poicti]s1 mre et fille47 ,p>is1 ,langeli]1 #aegi4 ,qui tr\v]a la femme =te8 dem&e l'vque ,l&riot4 ,la femme =te qui rsi/e aux *ocs si nombreux de la vie1 aux tri/esses de familles1 aux froissem5ts d'intrieur1 et t\tes ces pe9es intimes qui1 semblables aux lgions d'insectes en automne1 assig5t cont9uellem5t le coeur de la femme2 la femme =te qui prside avec une sagesse imp]turbable aux travaux de sa maison1 aux dtails du mnage1 aux so9s des enfants1 la surveillance des dome/iques et l'ordonnance de cette multitude de petites affaires qui se succd5t dans la famille aussi rapidem5t que les nuages dans le ciel8 ,qui tr\v]a la femme =te1 plus =te que le malheur1 que les c\ps de la =tune1 que les calomnies1 que la malignit huma9e2 et qui1 aprs le passage de t\tes les vagues1 demeure comme la colonne en m] p\r clair] et =tifi] les pauvres naufrags6 ,heureux1 inexpressiblem5t heureux celui qui n'a qu' reg>d] son ct p\r rpondre3 ,la voil6 ,c'e/ autant l'un qu' l'autre des deux p\x qu'il app>ti5t de faire qu'un tel bonheur ne soit pas r>e4 ,,*apitre ,,xii ,,la ,,gr&e ,,joie ,le my! biblique de la =mation de la femme tire de l'homme1 *air de sa *air1 os de ses os et sang de son sang1 a une pr(onde signification4 ,l'homme sans la femme n'e/ pas complet1 il lui manque quelque *ose de lui-mme1 et ce n'e/ que p> son union avec la femme que se con/itue vraim5t l'unit de l'tre huma94 ,c'e/ aussi p> l que s'assure physiologiquem5t la p]ptuit de la race2 et1 comme il arrive *aque fois que les conv5tions sociales sont d'accord avec la nature1 le b social du m>iage aussi bi5 que la suprme joie des p\x1 c'e/ l'enfant4 ,l'enfant1 n\s lui avons consacr1 dans le c\rs de ces essais1 bi5 des *apitres et mme un volume t\t enti]#de4 ,n\s n\s g>d]ons de notre mieux de tomb] dans des r$ites1 n'ayant le considr] ici que comme un facteur n\veau dans les lm5ts ord9aires et prvus de la vie deux4 #de ,comm5t lev] nos enfants8 ,librairie illu/re1 #a vol4 9-#ah4 ,un adage franais du seizime sicle1 s\v5t repris et comm5t s\s diffr5tes =mes1 disait3 ,enfans sont ri*esses de pauvres g5s4 ,et les comm5tateurs d'aj\t]1 p\r ceux dont l'esprit e/ l5t1 qu'en effet les enfants des g5s pauvres1 et plus p>ticulirem5t des paysans1 cot5t peu n\rrir1 aid5t les p>5ts ds leur bas ge1 remplac5t les valets de f]me1 augm5t5t p> leur travail les produits de l'exploitation1 et sont a9si s\rce de ri*esses p\r les pauvres4 ,ce sont l raisonnem5ts d'conomi/es4 ,n\s en apprcions la valeur1 mais nos proccupations1 p\r le mom5t du mo9s1 ne se port5t pas de ce ct4 ,a notre po9t de vue1--celui des mres1--les enfants sont ri*esses p\r t\s4 ,ri*esses de coeur1 trsors d'affections1 vivants rs]voirs de t5dresse1 sanction df9itive de l'union des p\x1 qui r5\velle et p]ptue leurs premi]s s5tim5ts d'am\r4 ,le m>iage sans enfants1 c'e/ le monde sans soleil1 a dit ,lu!r4 ,un romanci] contempora91 qui1 sans d\te1 ne songeait gure au mot du fameux r=mateur1 fait dire un de ses p]sonnages3 ,le mnage sans enfants1 quelle hrsie6 ,c'e/ plus t>d1 devant le foy] vide1 devant la glace des c5dres froides1 le tte tte d'une vieille fille et d'un vieux g>on1 deux vieux g/es1 t\t leurs manies1 leurs rhumatismes1 leurs gr9*]ies longuem5t aiguises l'une contre l'autre comme deux lames de c\teaux1 t\t au s5tim5t de leur inutilit dans la socit1 sans la d\ceur d'tres aim]1 d'enfants1 de petits-enfants1 de t\te cette vie neuve et fra*e1 sortie de v\s1 c\le de votre sang1 et v\s rappelant votre enfance1 votre jeunesse1 ad\cissant votre vieillesse de la c>esse de ress\v5irs8444 ,ah6 allez6 ,qu'e/-ce qui peut ratta*] la vie1 sans cela8444#df4 #df ,gu/ave ,t\d\ze4 ,il semble que les *oses mmes s'anim5t1 s'illum95t la prs5ce de l'enfant4 ,lam>t9e a r5du cette impression subtile et vraie1 ce sunt gaudia r]um1 avec une motion s+ulirem5t communicative1 qu& il p>le du temps ,o la maison vibrait comme un gr& coeur de pi]re ,de t\s ces coeurs joyeux qui battai5t s\s ses toits1 et o ,la vie app>aissait rose1 *aque f5tre1 ,dans les beaux traits d'enfants ni*s dans la maison4 ,un morali/e1 qui s'e/ srieusem5t occup des que/ions qui t\*5t la famille et que n\s avons dj cit1 ,m4 ,arm& ,hayem1 met s\s nos yeux le contra/e que prs5te la maison sans enfants ct de la famille fconde#dg4 #dg ,arm4 ,hayem1 ,le m>iage4 ,la /rilit1 de quelque cause et de quelque "p qu'elle vi5ne1 en laissant une place vide dans le mnage1 dnature le m>iage et fait p]dre s\v5t t\t s5s moral la femme4 ,la mat]nit e/ si bi5 faite p\r elle1 qu'avec la mat]nit1 t\t l'tre fm99 e/ emport et ananti4 ,il n'e/ po9t de m>i1 si aim qu'il soit1 qui puisse faire jaillir ce flot de t5dresse 9puisable1 de dv\em5t con/ant1 d'am\r qui ti5t aux entrailles2 et il n'e/ po9t de femme qui puisse cont5ir longtemps ce flot dans son coeur sans le bris]4 ,compr5d-on t\t ce qu'e/ l'enfant et t\t ce qu'il peut sur la femme8 ,qu'e/-ce que le lit nuptial sans le b]ceau8 ,une c\*ette d'am\r6 ,mais le b]ceau8 ,c'e/ la mre1 c'e/ la famille6--,on le croit vide et la femme y a dpos1 ds le premi] j\r1 son am\r1 son esprance3 l'av5ir6--,et si l'enfant ne vi5t pas1 c'e/ t\t cela qui meurt p\r la femme et qu'elle ensevelit dans son me4--,le p\voir de l'enfant e/ imm5se4--,qui e/-ce qui reti5t la femme au foy]8 ,qui e/-ce qui y ramne le m>i8 ,qui e/-ce qui apaise t\te qu]elle1 fait taire t\te colre1 provoque t\t p>don2 rappro*e1 unit1 enlace1 entrane8--,qui e/-ce qui absorbe t\t le coeur et t\t le c]veau de la mre8 ,qui e/-ce qui reti5t la femme prs de cd] au sducteur8--,l'enfant6--il e/ l'me du mnage1 la vie de l'intrieur1 l'attrait de l'homme1 l'ange de la paix dome/ique1 l'idole de la femme1 la lumire de sa consci5ce1 le plus sr g>di5 de l'honneur conjugal4 ,dans les ,in/ructions de ,m4 ,f]r& son fils1 le pre1 p\r mettre le jeune homme en g>de contre la passion du jeu et lui montr] comme elle dp\ille sa victime de t\t s5tim5t huma91 rapporte une lugubre anecdote3 ,un trs gros j\eur de ,p>is1 dit-il1 laissait en prov9ce1 dans une petite t]re1 sa femme et trois enfans1 p5dant que t\s les j\rs il dim9uait ou risquait leur =tune4 ,sa femme1 in/ruite des p]tes normes qu'il faisait1 et n'esprant plus le ram5] p> ses exhortations1 lui envoya une trs belle tabatire1 sur laquelle elle avait fait pe9dre ses trois enfans avec cette devise3 ,s\v5ez-v\s d'eux4 ,c'tait lui rappel] une ide qui devait l'arrt] t\t mom5t4 ,mais la passion du jeu fut plus =te que l'am\r pat]nel2 et aprs avoir p]du t\t son bi51 la tabatire fut la d]nire *ose qu'il j\a et p]dit4 ,encore l'avait-il g>de p\r suprme enjeu4 ,hlas6 de t\t temps et en t\t pays on a pu faire la rem>que exprime p> le gr& pote dramatique anglais en des t]mes dont ,phil>te ,*asles a su r5dre la poignante n]gie3 ,le tissu des vices huma9s e/ ml de v]tus1 le tissu des v]tus huma9es e/ ml de crimes6 ,mais laissons de ct les t]nelles victimes des passions1 ceux qui1 trop dnus de rsi/ance1 trop m\s de volont1 t\rnoi5t s\s leur s\ffle comme le sabot s\s le f\et4 ,qu'on les plaigne ou qu'on en ait horreur1 laissons flott] la drive ces paves d'humanit4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que l'enfant e/ le c\ronnem5t de la famille1 le li5 le plus =t entre les p\x et leur meilleure joie1 t\s les degrs de l'*elle sociale4 ,les devoirs de la mat]nit1 crit =t ju/em5t un j\rnali/e#dh1 sont les meilleurs ag5ts de la moralisation populaire4 ,les mio*es font rev5ir le pre au foy]4 ,c'e/ eux que p5s5t les p>5ts1 qu& ils port5t leurs conomies la caisse d'p>gne4 #dh ,edmond ,des*aumes1 ,e/afette1 #ad ju9 #ahhh4 ,p> les beaux diman*es d't1 les mnages d'ouvri]s revi5n5t de la banlieue4 ,c'e/ peu prs leur seul plaisir4 ,la femme ti5t dans ses bras un bb endormi4 ,l'homme porte1 sur sa robu/e paule1 un gros g>on aux j\es roses1 t\t fi] d'tre si commodm5t p]*4 ,il n'y a place1 sur ces figures satisfaites1 ni p\r la ha9e1 ni p\r l'envie4 ,j'en m>ie le plus que je peux6 me disait l'un des maires les plus intellig5ts de ,p>is4 ,dveloppez donc *ez l'homme et *ez la femme le s5tim5t de la famille4 ,celui qui aime ses enfants1 qui gagne peu prs sa vie en mettant quelques s\s de ct1 e/ bi5 prs du bonheur4 ,je sais des bbs qui ont mieux fait compr5dre leur pre la vritable "q sociale que t\s nos beaux p>leurs runis4 ,eh6 oui1 comme le disait ,horace ,raisson1 qui aime t5drem5t ses enfants aime ncessairem5t sa femme1 et il n'y a ri5 encore qui ressemble au bonheur comme l'am\r4 ,c'e/ dans de telles conditions que l'on peut en t\te scurit conclure avec le mme auteur3 ,si le m>iage a ses *agr9s1 ses inquitudes1 il e/ le seul tat aussi o l'on puisse espr] de runir les d\ceurs de l'amiti1 les plaisirs des s5s et ceux de la raison2 o l'on j\isse enf9 de t\te la somme de bonheur que la nature huma9e puisse ?sauris]44 ,o ,hym56 s'criait le pote ,s\!y1 gurison de t\s les maux1 s\rce de t\tes les joies6 ,( e woe ! cure1 ,( e joy ! s\rce6 ,mais1 p\r lui comme p\r n\s1 d]rire le ,dieu ,hym51 v5ait t\j\rs la desse ,luc9e4 ,,*apitre ,,xiii ,,les ,h,,misph,,res ,,de ,,magdeb\rg ,rappro*es p> l'am\r1 lies p> la communaut des intrts1 les habitudes de la vie quotidi5ne1 les d\leurs et les joies pr\ves ensemble1 encore plus que p> les conv5tions et les lois1 cim5tes p> la v5ue d'enfants qui sont comme la prolongation de leur tre au del de lui-mme dans l'espace et dans le temps1 les deux moitis du gr\pe conjugal1 m>i et femme1 sont dsormais indissolublem5t unies4 ,on peut les comp>] ces hmisphres de mtal que la ma*9e pneumatique s\de tellem5t l'un l'autre que t\te =ce e/ impuissante les sp>]4 ,s'il y pntre un peu d'air1 il e/ vrai1 t\t e/ dtruit3 la sphre1 p>faite t\t l'heure1 se f5d et retombe en deux fragm5ts qui gis5t in]tes sur le sol1 lorsqu'ils ne s'y bris5t pas4 ,mais p\rquoi l'air1 c'e/--dire les diss5tim5ts1 les qu]elles1 les outrages1 la ha9e ou l'indiffr5ce1 pire que la ha9e1 y pntr]ait-il1 si ni l'un ni l'autre des p\x ne donne la sec\sse qui ouvrira le rob9et8 ,et p\rquoi le f]ai5t-ils lorsqu'ils ont une fois gt l'ineffable joie de vivre deux en un1 et de revivre en ses enfants8 ,madame ,neck] qui1 suivant le dire de ,m4 ,o4 ,grard1 tait1 aux yeux de t\s les contempora9s1 l'expression de ce qu' la f9 du dix-huitime sicle l'esprit franais (frait de plus honnte et de plus sa91 a crit des ,rflexions sur le ,divorce o elle expose les c>actres qui doiv5t1 son s5s1 (frir les meilleurs mnages1 les vritables hmisphres de ,magdeb\rg conjugaux4 ,n\s empruntons l'auteur si f9 et si autoris de l'ducation des ,femmes p> les ,femmes#di1 l'analyse qu'il donne de ce morceau4 ,elle pose en pr9cipe t\t d'abord que les meilleurs mnages sont ceux qui l'orig9e sont =ms p> la con=mit des gts et p> l'opposition des c>actres2 mais elle n'admet pas que les c>actres ne puiss5t arriv] se fondre4 ,les ,zuri*ois1 raconte-t-elle agrablem5t1 enf]m5t dans une t\r1 sur leur lac1 p5dant qu9ze j\rs1 absolum5t tte tte1 le m>i et la femme qui dem&5t le divorce p\r incompatibilit d'humeur4 ,ils n'ont qu'une seule *ambre1 qu'un seul lit de repos1 qu'une seule *aise1 qu'un seul c\teau1 etc41 en sorte que1 p\r s'asseoir1 p\r se repos]1 p\r se c\*]1 p\r mang]1 ils dp5d5t absolum5t de leur complaisance rciproque2 il e/ r>e qu'ils ne soi5t pas rconcilis avant les qu9ze j\rs4 ,ce qu'elle prconise s\s le c\v]t de cette espce de lg5de1 c'e/ le mutuel sacrifice qui =me1 p> l'habitude1 le plus solide des atta*em5ts et eng5dre la rciprocit d'une affection insp>able2 elle comp>e le premi] attrait de la jeunesse au li5 qui s\ti5t deux plantes n\vellem5t rappro*es2 bi5tt1 ayant pris rac9e l'une ct de l'autre1 les deux plantes ne viv5t plus que de la mme sub/ance1 et c'e/ de cette communaut de vie qu'elles tir5t leur =ce et leur clat4 #di ,m4 ,octave ,grard4 ,dans les ,avis d'un pre sa fille1 le m>quis de ,halifax1 inquiet de voir se multipli] les exemples de sp>ation conjugale1 proposait d'in/itu] une c\r de ju/ice compose de femmes et *>ge de prononc] s\v]a9em5t entre elles sur les cas de dsunion4 ,r\sseau1 p> sa doctr9e du libre *oix en dehors du mnage1 laissait l'p\se arbitre suprme de ses propres s5tim5ts et l'autorisait se faire honneur de ses c>ts comme d'une v]tu1 sauf lui inspir] ensuite un remords inutile4 ,madame ,neck] s\met simplem5t le m>iage la loi du devoir1 en atta*ant l'obs]vation de cette loi les joies intimes qui sont1 p\r l'un et l'autre sexe1 le prix du devoir fidlem5t accompli4 ,comme madame ,neck] a raison6 ,j'en appelle t\s ceux qui en ont fait l'expri5ce1 quelque *em9 qu'ils ai5t pris4 ,il e/ tres c]ta91 dit le loyal g5tilhomme de ,la ,hoguette1 qu'il e/ assez difficile d'avoir un mme toit1 un mme foy]1 une mme table1 un mme lit1 mmes intrts1 mmes enfans1 et de vivre heureux sans avoir une mme volont4 ,t\tes ces circon/ances f\rniss5t de mom5t en mom5t une n\velle matire d'am\r ou de ha9e1 selon que les m>iages sont bons ou mauvais4 ,c'e/ p\rquoi n\s ne voyons po9t d'affection dont l'e/ra9te soit plus f]me que celle d'une bonne femme et d'un bon m>i2 p>ce qu'tant t\j\rs ensemble ils se r5d5t t\te heure mille petits (fices l'un l'autre1 qui sont autant de li5s communs qui font de n\veaux noeuds en l'ame1 dont l'un ne se rel*e jamais que l'autre ne se ress]re4 ,et de fait1 il arrive s\v5t que le meilleur ami d'un homme e/ sa femme4 ,horace ,raisson n'e/ pas le seul l'avoir rem>qu4 ,c'e/ mme ce qui devrait arriv] t\j\rs4 ,madame de ,rmusat l'indique avec non mo9s de noble f]met que d'+nieuse prcision1 lorsqu'elle crit3 ,une femme qui a su dc\vrir le secret des qualits ou des faiblesses de son m>i1 p>vi5dra sans le bless] l'av]tir p\r le bi5 de t\s deux4 ,dans l'occasion1 elle calm]a son imptuosit ou press]a son indol5ce2 s'il le faut1 elle lui indiqu]a les v]tus mmes qui ne lui manqu5t qu' cause d'elle2 elle saura1 p> exemple1 le prs]v] du rep5tir en consacrant d'avance1 p> un gnreux cons5tem5t1 le sacrifice d'une situation brillante dont la p]te n'afflige s\v5t un m>i que p\r sa femme ou ses enfans4 ,un pre1 plac entre son devoir et le bi5-tre de sa famille1 p\rrait tre t5t de transig]2 sa consci5ce et sa t5dresse doiv5t tre en repos1 si l'am\r mat]nel a accept son sacrifice4 444 ,je ne sais pas de spectacle plus t\*ant1 qui dc\vre mieux ce qu'il y a de beau dans le coeur huma91 que celui d'un citoy5 plac entre un s5tim5t patriotique et les intrts d'une famille digne d'tre *rie3 prt brav] le malheur ou le dang]1 il hsite t\tefois1 mais non cause de lui444 ,c'e/ alors que les p>oles c\rageuses de sa compagne vi5dront t]m9] ses inc]titudes4 ,ou le p\voir de la v]tu n'e/ qu'un rve1 ou dans un p>eil mom5t elle donn]a deux tres qui s'ent5d5t des motions si suprieures1 si pntrantes1 qu'elle les plac]a dans une rgion o le malheur ne porte pas4 ,ces s5tim5ts levs1 ces fi]s m\vem5ts de l'me qui font1 de la famille1 la premire assise des remp>ts de la patrie1 et des deux p\x1 des hros1 ne saurai5t trop s'exalt] l'heure d\teuse o n\s sommes4 ,l'gsme dome/ique ou familial--qu'importe le nom--plus p]nicieux aux nations que l'gsme individuel1 les avait nagure relgus trop lo9 au second plan4 ,si1 comme n\s le croyons1 ce fut une cause de nos dsa/res1 le *tim5t a t svre et suffira4 ,les hommes sav5t auj\rd'hui p>t\t en ,france1 qu'on protge mieux sa femme et ses enfants en m\rant p\r eux qu'en t5dant le front au j\g de l'ennemi p\r l'att5drir4 ,p>t\t les femmes franaises s5t5t dans leurs entrailles de mre qu'il n'e/ pas de sacrifice1 si d\l\reux soit-il1 qui les tr\ve faibles lorsque le salut de la race e/ ce prix4 c\tez cette c\rte hi/oire1 si simplem5t raconte p> ,/5dhal4 ,la plus jolie femme de ,n>bonne e/ une jeune ,espagnole1 pe9e ge de v+t ans1 qui vit l =t retire avec son m>i1 ,espagnol aussi et (fici] en demi-solde4 ,cet (fici] fut oblig1 il y a quelque temps1 de donn] un s\fflet un fat2 le l5dema91 sur le *amp de bataille1 le fat voit arriv] la jeune ,espagnole2 n\veau dluge de propos affects3 ,mais1 en vrit1 c'e/ une horreur6 ,comm5t avez-v\s pu dire cela votre femme8 ,madame vi5t p\r emp*] notre combat6--,je vi5s v\s ent]r]6 rpond la jeune ,espagnole4 ,heureux le m>i qui peut t\t dire sa femme6 ,heureuse et gr&e la femme qui peut t\t ent5dre de son m>i6 99 99 99 99 99 ,un ,allem&#ej a dit1 avec un luxe de comp>aisons un peu outr1 j'en convi5s1 mais de nature faire quelque impression1 me semble-t-il1 sur l'imag9ation vive et t5dre des femmes3 ,le m>i et la femme doiv5t tre comme deux flambeaux brlant ensemble1 qui jett5t dans la maison une plus vive lumire1 ou comme deux fleurs odorantes atta*es dans le mme b\quet1 p\r en augm5t] le d\x p>fum1 ou comme deux in/rum5ts bi5 accords qui1 en j\ant ensemble1 font une musique d'autant plus mlodieuse4 ,le m>i et la femme1 qu'e/-ce1 s9on deux s\rces qui se r5contr5t et se ml5t1 de faon ne =m] qu'un mme c\rant8 #ej ,w4 ,seck]4 ,qu'on ne r$\te pas1 d'ailleurs1 la monotonie que produit la rptition ou la p]si/ance des s5tim5ts1 l'ennui1 le dgt qu'amne le c\rs du temps trav]s une exi/5ce o les affections ne *ang5t ni de nature ni d'objets4 ,il y a des r$ites p\r l'oreille et p\r l'esprit2 il n'y en a po9t p\r le coeur4 ,si l'ironique1 le dsabus1 le pessimi/e ,*am=t a dit cela1 lui qui se plaisait surt\t sond] le coeur huma9 dans ses mauvais replis1 c'e/ que la vrit l'y contraignait4 ,vieilles am\rs et vieux tisons ,se rallum5t en t\tes saisons4 dcl>e un dicton ple9 du bon s5s de nos aeux4 ,qu& on rpte1 crivait ,jules ,simon dans le ,devoir1 que l'am\r e/ remplac1 la f91 entre les p\x1 p> une solide amiti1 on veut dire seulem5t que les s5s s'apais5t ou s'puis5t3 c> l'am\r conjugal cons]ve t\s les autres c>actres de l'am\r4 ,et il aj\tait ce que t\t ce livre e/ de/9 affirm] et pr\v]3 ,n'en mdisons pas1 ne le ddaignons pas4 ,il n'y a sans lui ni dignit ni bonheur au foy] dome/ique4 ,le pote#ea le sait bi5 lorsqu'il esquisse ce riant et t\*ant tableau3 ,vois ces deux p\x dont la tte tremble ,m>*] cte cte1 heureux1 sans p>l]1 ,a =ce de vivre t\te heure ensemble1 ,vois1 ils ont f9i p> se ressembl]4 ,desc5dons comme eux la p5te ins5sible1 ,laissons natre et fuir les brves saisons4 ,en ne n\s quittant que le mo9s possible1 ,n\s ne v]rons pas que n\s vieillissons4 ,c'e/ la rcomp5se2 on peut la prdire4 ,les amants con/ants g>d5t1 et trs t>d1 ,sur leur lvre ple un jeune s\rire1 ,dans leurs yeux fans un jeune reg>d4 ,au fond du foy]1 braise encor vivante1 ,t\j\rs la t5dresse en eux brle un peu4 ,l'habitude1 honnte et bonne s]vante1 ,ne laisse jamais s'te9dre le feu4 ,leurs d]ni]s pr9temps ont p\r hirondelles ,les s\v5irs *]s de l'anci5 bonheur4 ,p\r ne pas vieillir1 soyons-n\s fidles1 ,t5dre et simple amie1 coeur de mon coeur6 #ea ,franois ,coppe4 ,n\s ne tr\bl]ons pas1 p> des dveloppem5ts dsormais inutiles1 la dlicieuse impression que laiss5t ces v]s4 ,mais peut-tre n\s s]a-t-il p]mis de rpt] un mot *>mant sorti du coeur mme de notre d\ce ,france3 ,vieil en am\rs1 hyv] en fleurs#eb4 #eb ,g4 ,meuri]4 ,,*apitre ,,xiv ,,home6 ,,sweet ,,home6 ,p\r mon compte1 dit ,j4 ,mi*elet dans son ,j\rnal1 je ne compr5ds que deux femmes3 celle qu'on peut associ] ses p5ses1 peut-tre mme ses travaux2 ou bi51 la mode/e mnagre qui1 le j\r1 g\v]ne son petit royaume4 ,le soir1 je la vois assise prs de la table de travail4 ,elle file4 ,a deux pas1 le b]ceau1 qu'elle endort au d\x ronflem5t de son r\et4 ,on a vu que ces deux femmes peuv5t n'en faire qu'une1 et c'e/ alors surt\t que la joie et le calme de l'intrieur sont assurs4 ,dans les classes o le travail de l'homme e/ insuffisant et doit tre augm5t1 p\r entret5ir la famille1 des fruits du travail de la femme1 on a rem>qu que ri5 ne vaut le labeur fait la maison1 auprs des enfants1 et1 s'il se peut1 de conc]t avec le m>i4 ,malheureusem5t1 les ncessits de notre tat conomique sont telles que femme et homme doiv5t s\v5t se quitt] ds le mat91 all] des ateli]s diffr5ts et ne se retr\v] que le soir1 h>asss et moroses1 devant un mnage en dsordre et un tre te9t4 ,les enfants se sont1 p5dant ce temps1 g>ds comme ils ont pu3 tantt la soeur ane1 fillette de sept huit ans1 veille sur ses petits frres2 tantt c'e/ une vieille du vois9age qui aurait gr&'beso9 d'une g>de-malade p\r elle-mme3 ou bi5 la mre1 en c\rant au travail1 s'arrte devant la cr*e ou l'asile du qu>ti] et y met les plus petits1 et les plus gr&s vont l'cole lorsqu'ils ne s'arrt5t pas en *em9 recevoir l'ducation du ruisseau4 ,la maison n'e/ plus qu'une tanire o l'on se rfugie le soir1 et le lit conjugal qu'un grabat o s't5d5t1 dans la torpeur1 les membres fatigus4 ,l'homme pr5d son repas la g>gote1 se *auffe et se sur*auffe *ez le di/illateur1 ne r5tre plus qu'ivre et sans le s\1 bat sa femme1 b\scule ses enfants et cuve son eau-de-vie jusqu'au l5dema94 ,dix fois sur v+t la femme f9it p> en faire autant4 ,ce lugubre tableau a t trac bi5 des fois p> des p9ceaux plus vig\reux que le ntre4 ,mais il tait utile de le remettre s\s les yeux de nos lecteurs1 p\r leur faire mieux compr5dre le bi5fait inapprciable qu'e/ p\r le pauvre et le travailleur un intrieur propre et bi5 t5u4 ,je ne crois pas qu'on triomphe de l'alcoolisme p> l'augm5tation des droits sur l'alcool1 dit ,jules ,simon4 ,ceux qui ont l'habitude de boire auront rec\rs des poisons plus grossi]s et on n'aura fait qu'aggrav] leur maladie4 ,ils s'adonn5t presque t\s l'ivrogn]ie1 p>ce que leurs maisons sont des taudis abom9ables auprs desquels les cellules des prisonni]s sont des p>adis4 ,on ne vid]a les cab>ets qu'en r5dant la maison du pauvre habitable4 ,le vrai remde la plup>t des maux dont n\s s\ffrons e/ la recon/itution de la vie de famille4 ,t\t le monde y tr\v]ait son compte1 d'ailleurs1 et la ri*esse publique en augm5t]ait4 ,m4 ,arm& ,hayem met en ple9e lumire cette vrit3 ,comme la famille (fre la premire image du gr\pe social1 dit-il1 elle (fre aussi celle du gr\pe indu/riel4 ,la maison devi5t l'ateli] le plus productif1 celui o rgne le plus gr& ordre1 o le travail se divise le plus naturellem5t1 o t\t e/ p>gn1 mnag1 recueilli3 le temps1 la =ce1 la matire1 l'excd5t2 o se rfugie et s'obs]ve la morale simple et attrayante4 ,t\s les conomi/es convi5n5t que la famille e/ la meilleure comb9aison de travail et l'ateli] qui f\rnit la plus gr&e somme de produits avec le mo9s de frais4 ,rabelais1 le gr& railleur qui1 p> une ironie plus amre que t\t le re/e1 n'a pas v\lu1 dans son livre qui compr5d t\t1 faire entr] l'am\r1 dit p\rtant quelque "p avec une sorte de gravit mue v5ant peut-tre d'un ret\r sur lui-mme3 ,l o n'e/ femme1 j'ent5ds mre de famille et en m>iage lgitime1 le malade e/ en gr& e/rif4 ,hlas6 le malade c'e/ l'homme1 mme qu& il se porte bi54 ,l'e/rif1 l'emb>ras1 le dang]1 l'am]tume de la vie ne saurait s'amo9drir ou s'ad\cir p\r lui tant qu'il e/ seul4 ,au contraire1 il y a une telle flicit dans la vie commune de l'homme et de la femme s'aimant1 se s\t5ant et s'aidant trav]s les plus rudes preuves1 que ,william ,cobbett a pu crire sans tre tax de p>adoxe3 ,qu& on a vu1 comme moi1 le pauvre lab\reur r5tr] la nuit tombante p> la petite porte de son j>d91 les paules *>ges d'une provision de bois p\r un ou deux j\rs1 au mom5t o plusieurs jolies cratures1 qui tai5t depuis longtemps guett] l'appro*e de leur pre1 se prcipit5t dans la *aumire p\r annonc] la joyeuse n\velle1 et revi5n5t encore plus vite p\r vol] sa r5contre1 grimp] sur ses g5\x1 ou se susp5dre ses vtem5ts2 qu& on a vu des scnes comme celle-ci1 des scnes que j'ai s\v5t contemples avec un s5tim5t de bonheur t\j\rs n\veau1 on se dem&e si une vie de privations n'e/ pas prfrable une vie d'aisance1 et si des rapports con/ants et directs avec ses enfants1 rapports que ri5 ne vi5t tr\bl]1 ne sont pas prfrables ceux en trav]s desquels vi5n5t se plac] prcepteurs et dome/iques1 ce qui ne peut que produire une dim9ution d'affection4 ,les ,anglais pass5t p\r avoir ralis l'idal de la vie de famille1 de la vie du home1 comme ils dis5t4 ,le home n'aurait1 ce qu'on prt5d1 aucun quival5t dans les autres langues1 p>ticulirem5t dans la ntre4 ,on oublie que ce t]me e/ un mot allem& 7heim72 et1 qu& les ,roma9s combattai5t pro aris et focis1 qu& n\s1 ,franais1 n\s mettons au-dessus de t\t l'honneur et la paix du foy]1 il p>at qu'il re/e encore dans le home de nos vois9s britanniques quelque *ose que ni les ,roma9s1 ni n\s1 n'avons jamais connu4 ,j'ai beau *]*]1 je ne tr\ve pas ce que peut tre ce quelque *ose1 si ce n'e/ la banalit4 ,le home anglais e/1 en effet1 la plup>t du temps1 gr& ouv]t--non pas gratis-- l'trang]4 ,p\r quelques %ill+s ou quelques livres /]l+--suivant le g5re de vie--p> sema9e1 le premi] v5u y tr\ve le vivre et le c\v]t1 bo>d & lodg+2 de sorte qu'on a pu dire que1 dans le ,royaume-,uni1 t\te bonne mnagre se d\ble d'une matresse d'htel4 ,quoi qu'il en soit1 la vie du foy]1 l'exi/5ce deux1 reflte et rp]cute dans les enfants1 a t de t\t temps *ante avec en?\siasme p> les potes anglais4 c\tons-en quelques-uns1 p>mi les mo9s connus4 ,d\x e/ le s\rire du foy]1 dit ,kable2 le reg>d qu'on se r5voie1 qu& les coeurs l'un de l'autre sont srs2 d\ces t\tes les joies qui se press5t dans le nid du mnage1 sj\r de t\tes les pures affections4 ,mo9s lyrique1 ,cotton crit une /rophe qui s5t le polmi/e3 ,bi5 que les sots mpris5t le d\x p\voir de l',hym5 n\s1 qui r5dons encore meilleures ses heures dores1 n\s savons1 p> une aimable expri5ce1 que le m>iage1 ju/em5t ent5du1 donne ceux qui sont t5dres et bons le p>adis ici-bas4 ,=d repr5d3 les joies du m>iage sont le ciel sur la t]re1 le p>adis de la vie1444 le repos de l'me1 le n]f de la concorde1444 l't]nit des plaisirs4 ,voici une rafra*issante scne d'intrieur trace en c9q v]s p> ,j4 ,s4 ,kn[les3 444 ,oui1 un monde de bi5-tre gt dans ce seul mot--la femme6 ,aprs une j\rne de luttes1 rev5ir l'esprit excd1 la maison1 le soir1 et tr\v] le feu joyeux1 le d\x repas1 o1 orn de j\es et d'yeux brillants de bonheur1 l'am\r s'assi$ et1 de son s\rire1 claire t\te la table6 ,quoi de plus d\x1 et que rv] au-del8 ,c]tes1 on peut le rpt] avec ,moore3 ,c'e/ une flicit au-del de t\t ce qu'a racont le pote1 lorsque deux tres1 en*ans dans ce cle/e li51 le coeur jamais *angeant1 et le reg>d jamais refroidi1 s'aim5t trav]s t\tes les preuves1 et s'aim5t t\j\rs jusqu' la mort6 ,une heure d'une passion si sa9te vaut des sicles enti]s de joie vagabonde1 o le coeur n'e/ p\r ri52 et1 oh6 s'il e/ un tat ,elysen sur t]re1 c'e/ celui-l1 c'e/ celui-l6 ,ri5 d'tonnant ce que les lus qui gt5t ce ple9 bonheur t]re/re soi5t ports s'y absorb]1 s'y conf9]1 oubliant le monde qui les ent\re4 ,sans d\te1 on n'a pas le droit de s'enf]m] en g/es dans sa d\ble flicit1 et la vie deux n'a de v]tu que p>ce qu'elle con/itue1 n\s l'avons dj dit plus d'une fois1 la vritable unit sociale4 ,d'ailleurs1 ce dang] d'isolem5t e/ petit1 c> bi5 r>es sont ceux qui peuv5t se pass] de leurs semblables1 et qui sont en mesure de pr(it] des s]vices sociaux sans tre obligs1 leur t\r1 de r5dre p]sonnellem5t et directem5t1 p> un travail quelconque1 au mo9s une p>tie de ce qu'ils en retir5t4 ,ceux-l mmes ne sont pas inutiles1 et il ne faudrait pas trop rig\reusem5t condamn] l'gsme de leur flicit4 ,on l'a fait rem>qu]1 non sans raison1 un homme v]tueux1 une femme e/imable1 plus unis encore p> le bonheur dont ils j\iss5t que p> leurs s]m5ts1 se sp>5t volonti]s de la socit p\r tre entirem5t l'un l'autre1 mais ils ne sont pas p]dus p\r elle3 ils peuv5t y s]vir d'exemple#ec4 #ec ,l4 ,c4 d',arc1 ,mes ,loisirs4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que les devoirs multiples de la vie sociale s'accord5t p>faitem5t avec les obligations et les joies de la vie deux4 ,n\s n'en v\lons p\r tmoignage que ce que le comte ,beugnot1 dans ses ,mmoires1 raconte de madame ,rol&1 une des femmes qui1 comme on sait1 j\r5t le plus gr& rle dans les affaires publiques de notre pays4 ,p]sonne ne df9issait mieux qu'elle les devoirs d'p\se et de mre1 et ne pr\vait plus loquemm5t qu'une femme r5contre le bonheur dans l'accomplissem5t de ces devoirs sacrs4 ,le tableau des j\issances dome/iques pr5ait dans sa b\*e une te9te ravissante et d\ce2 les l>mes s'*appai5t de ses yeux lorsqu'elle p>lait de sa fille et de son m>i4 ,n\s tr\vons dans le ,j\rnal de ,j4 ,mi*elet une scne plus humble1 mais non mo9s t\*ante1 et dont la place e/ naturellem5t m>que ici4 ,il s'agit des conci]ges de la maison qu'il habitait alors1 et il rapporte avec motion ce dont il fut1 un soir1 le tmo9 invisible et discret4 ,le m>i travaille t\t le j\r au dehors4 ,elle1 g>de la loge1 surveille le va-et-vi5t des locataires1 rpond aux que/ions des surv5ants1 soigne le mnage et l'enfant encore trop jeune p\r all] l'cole4 ,ce soir-l donc1 le m>i me prcdait de quelques pas4 ,la nuit tombait4 ,il entre dans la loge claire p> un beau feu de *em9e1 et jette1 avec sa casquette1 ce mot bref3 ,me voil6 ,c'e/ t\t son salut3 ni mollesse1 ni s5sibl]ie1 et p\rtant1 que de *oses t5dres p\r les si5s1 dans ces deux mots3 ,me voil6 ,cela v\lait dire3 ,enf91 je v\s retr\ve1 v\s1 et ma maison6 ,cet homme1 videmm5t1 a connu la tri/esse des repas solitaires1 ces repas1--j'en sais quelque *ose1--o le miel mme g>d]ait une saveur amre4 ,on s5tait sa joie que ce temps ft pass p\r ne plus rev5ir4 ,l'enfant s'tait emp> de ses g5\x1 et1 de ses petites ma9s1 c>essait sa rude b>be4 ,elle1 bi5 plus aff9e que lui visiblem5t1 tait sa fte4 ,elle allait et v5ait de la *em9e la table4 ,il y avait de la grce dans ses mo9dres m\vem5ts4 ,cette jolie scne d'intrieur m'a rappel le v]s d',horace3 ,muli] pudica ex/rua lignis vetu/is focum sacrum sub adv5tum viri lassi4 ,a9si ri5 n'gale le cont5tem5t de la vie deux1 lorsque les p\x1 p> une tude qui leur doit tre *re1 p> des sacrifices mutuels que l'am\r r5d faciles et d\x1 sont arrivs lagu] les causes d'aigreur et de diss5tim5t1 et se sont fondus l'un dans l'autre jusqu' ralis] ce qu'il y a de pr(ond dans ce mot1 si s\v5t dit la lgre1 tre unis4 ,un pote dlicat a donn avec une grce pntrante l'impression de ce s5tim5t exquis dans un sonnet qui mrite de re/] ct de celui qui a seul fait jusqu'ici surnag] le nom de ,flix ,arv]s4 ,j'avais t\j\rs rv le bonheur en mnage1 ,comme un port o le coeur1 trop longtemps agit1 ,vi5t tr\v]1 la f9 d'un long pl]9age1 ,un d]ni] j\r de calme et de srnit4 ,une femme mode/e1 peu prs de mon ge1 ,et deux petits enfants j\ant son ct2 ,un c]cle peu nombreux d'amis du vois9age1 ,et de joyeux propos dans les beaux soirs d't4 ,j'ab&onnais l'am\r la jeunesse ard5te2 ,je v\lais une amie1 une me confid5te1 ,o ca*] mes *agr9s1 qu'elle seule aurait lus2 ,le ciel m'a donn plus que je n'osais prt5dre2 ,l'amiti1 p> le temps1 a pris un nom plus t5dre1 ,et l'am\r arriva qu'on ne l'att5dait plus4 ,le p>adis t]re/re1 dit un prov]be arabe qui n\s s]vira de conclusion1 se tr\ve p\r l'homme dans les livres de la sagesse1 dans les oeuvres de l'art1 et dans le coeur de la femme4 ,la femme le tr\v]a1 sans qu'aucune autre s\rce de joies honntes lui soit f]me d'ailleurs1 dans les oeuvres de son mnage1 dans l'am\r de ses enfants et dans le coeur de son m>i4 ,,f9 ,,table ,i4--,deux moitis font un enti] #a ,,ii4--,a la dc\v]te #ai ,,iii4--,les ennemis #ca ,,iv4--,miel et fiel #eg ,v4--,sables m\vants #ga ,,vi4--,craquem5ts et ru9e #aae ,,vii4--,ce qui lie s\ti5t #abc ,,viii4--,aim] et croire #aea ,,ix4--,le n]f de la gu]re #afe ,x4--,le m9i/re des affaires trangres #bje ,,xi4--,la fe du foy] #bag ,,xii4--,la gr&e joie #bdc ,,xiii4--,les hmisphres de ,magdeb\rg #bec ,,xiv4--,home6 ,sweet home6 #bfe ,,mile ,,col94--,,imprim]ie ,,de ,,lagny4