,biblio?que nationale de ,france 7,bn,f_/,gallica7 at http3_/_/gallica4bnf4fr7 ,note sur la transcription3 ,les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,l'or?ographe d'orig9e a t cons]ve et n'a pas t h>monise4 ,les mots et phrases imprims en gras dans le texte d'orig9e sont m>qus a9si4 ,les mots ou phrases espacs dans le text d'orig9e sont m>qus a9si4 ,le traducteur utilise le mot convicts dans la section sur ,la lutte p\r la civilisation4 ,il s'agit selon t\te vraisemblance d'une erreur de comprh5sion du t]me allem& ,konvikte1 dont la traduction e/ sm9aire dans le s5s o il e/ employ ici4 ,,les ,,enigmes ,,de ,l',,univ]s p> ,,erne/ ,,haeckel ,,pr(esseur ,,de ,,zoologie ,a ,l',,univ]sit ,d',i,,na ,traduit de l'allem& ,,p> ,,camille ,,bos ,,p>is ,,librairie ,c4 ,,re9wald ,,s*lei*] ,,fr,,res1 ,,diteurs #ae1 ,,rue ,,des ,,sa9ts-,p,,res1 #ae #aijb ,,les ,,nigmes ,,de ,l',,univ]s ,,les ,,nigmes ,,de ,l',,univ]s ,,p> ,,erne/ ,,haeckel ,,pr(esseur ,,de ,,zoologie ,a ,l',,univ]sit ,d',i,,na ,traduit de l'allem& ,,p> ,,camille ,,bos ,,p>is ,,librairie ,c4 ,,re9wald ,,s*lei*] ,,fr,,res1 ,,diteurs #ae1 ,,rue ,,des ,,sa9ts-,p,,res1 #ae #aijb ,,pr,,face ,les ,etudes de philosophie moni/e qui vont suivre sont de/9es aux p]sonnes cultives de t\tes conditions qui p5s5t et *]*5t s9crem5t la vrit4 ,un des traits les plus saillants du ,x,i,xe sicle qui f9it e/ l'ef=t croissant et vivace v]s la connaissance de la vrit qui1 de pro*e en pro*e1 a gagn les c]cles les plus t5dus4 ,ce qui l'explique c'e/1 d'une "p1 les progrs in\s de la connaissance relle de la nature accomplis dans ce *apitre1 m]veilleux entre t\s1 de l'hi/oire de l'humanit2 d'autre "p1 la contradiction manife/e o s'e/ tr\ve cette connaissance de la nature p> rapport ce qu'enseigne la tradition comme tant rvl2 c'e/1 enf91 le beso9 sans cesse plus gnral et plus pressant de la raison qui lui fait dsir] compr5dre les innombrables faits rcemm5t dc\v]ts et connatre clairem5t leurs causes4 ,a ces progrs normes des connaissances empiriques dans notre sicle de la sci5ce1 ne rpond5t gure ceux accomplis dans leur int]prtation ?orique et dans cette connaissance suprme de l'en*anem5t causal de t\s les phnomnes que n\s appelons la philosophie4 ,n\s voyons1 au contraire1 que la sci5ce ab/raite et surt\t mtaphysique enseigne depuis des sicles dans nos ,univ]sits1 s\s le nom de philosophie1 re/e bi5 loigne d'accueillir dans son se9 les trsors que lui a rcemm5t acquis la sci5ce exprim5tale4 ,et n\s devons1 d'autre "p1 con/at] avec le mme regret que les reprs5tants de la sci5ce exacte se cont5t5t1 p\r la plup>t de travaill] dans l'troit doma9e de leur *amp d'obs]vation1 t5ant p\r sup]flue la connaissance plus pr(onde de l'en*anem5t gnral des phnomnes obs]vs1 c'e/--dire prcism5t la philosophie6 ,t&is que ces purs empiri/es ne voi5t pas la =t1 emp*s qu'ils sont p> les arbres qui la compos5t--les mtaphysici5s dont n\s p>lions t\t l'heure se cont5t5t du simple t]me de =t sans voir les arbres qui la con/itu5t4 ,le mot de philosophie de la nature v]s lequel conv]g5t t\t naturellem5t les deux voies de re*]*e de la vrit1 la m?ode empirique et la spculative1 e/ encore bi5 s\v5t auj\rd'hui1 de "p et d'autre1 rep\ss avec effroi4 ,cette opposition f*euse et anti-naturelle entre la sci5ce de la nature et la philosophie1 entre les conqutes de l'expri5ce et celles de la p5se e/ inconte/ablem5t ress5tie1 dans t\s les milieux cultivs1 d'une manire sans cesse plus vive et plus d\l\reuse4 ,c'e/ ce dont tmoigne dj l'ext5sion croissante de cette littrature populaire philosophico-sci5tifique qui e/ app>ue dans la seconde moiti de ce sicle4 ,c'e/ ce que pr\ve aussi ce fait consolant que1 malgr l'av]sion rciproque qu'ont les uns p\r les autres les obs]vateurs de la nature et les p5seurs philosophes1 cep5dant1 des deux camps1 des hommes illu/res dans la sci5ce se t5d5t la ma9 et s'uniss5t p\r rs\dre ce problme suprme de la sci5ce que n\s avons dsign d'un mot3 les ,enigmes de l',univ]s4 ,les re*]*es relatives aux nigmes de l',univ]s1 que je publie ici1 ne peuv5t raisonnablem5t pas prt5dre les rs\dre t\t entires2 elles sont plutt de/9es jet] sur ces nigmes les lumires de la critique1 lguant la t*e aux savants v5ir2 et surt\t elles s'ef=c5t de rpondre cette "q3 dans quelle mesure n\s sommes-n\s actuellem5t rappro*s de la solution des nigmes8 ,a quel po9t sommes-n\s rellem5t p>v5us dans la connaissance de la vrit1 la f9 du ,x,i,xe sicle8 et quels progrs v]s ce b indf9im5t loign avons-n\s rellem5t accomplis au c\rs du sicle qui s'a*ve8 ,la rponse que je donne ici ces graves que/ions ne peut naturellem5t tre que subjective et p>tiellem5t exacte2 c> la connaissance que j'ai de la ,nature et la raison avec laquelle je juge de son ess5ce objective sont limites comme celles de t\s les autres hommes4 ,la seule *ose que je rev5dique et l'aveu que j'ai le droit d'exig] de mes adv]saires mme les plus a*>ns1 c'e/ que ma philosophie moni/e e/ loyale d'un b\t l'autre1 c'e/--dire qu'elle e/ l'expression complte des convictions que m'ont acquises l'tude passionne de la nature1 p\rsuivie p5dant de nombreuses annes et une mditation cont9uelle sur le fondem5t vritable des phnomnes naturels4 ,ce travail de rflexion sur la philosophie de la nature s't5d ma9t5ant une dure d'un demi-sicle et il m'e/ bi5 p]mis de p5s]1 dans ma soixante-sixime anne1 qu'il a acquis t\te la maturit possible2 je suis galem5t c]ta9 que ce fruit mr de l'arbre de la sci5ce ne subira plus de *angem5t important ni de p]fectionnem5t ess5tiel durant le peu d'annes que j'ai encore vivre4 ,j'ai dj expos t\tes les ides ess5tielles et dcisives de ma philosophie moni/e et gntique1 il y a de cela tr5te-trois ans1 dans ma ,morphologie gnrale des organismes1 ouvrage prolixe1 crit dans un /yle l\rd et qui n'a tr\v que trs peu de lecteurs4 ,c'tait le premi] essai en vue d't5dre la ?orie de l'volution1 tablie depuis peu1 au doma9e enti] de la sci5ce des =mes organiques4 ,af9 d'assur] du mo9s le triomphe d'une p>tie des ides n\velles1 cont5ues dans ce premi] ouvrage et af91 galem5t1 d'intress] un plus gr& nombre de p]sonnes cultives aux progrs les plus importants de la sci5ce en notre sicle1 je publiai deux ans aprs 7#ahfh7 mon ,hi/oire naturelle de la cration4 ,cet ouvrage1 d'une =me plus aise1 ayant eu1 malgr de gr&es lacunes1 la =tune de tr\v] neuf ditions et d\ze traductions en langues diffr5tes1 n'a pas peu contribu rp&re le sy/me moni/e4 ,on en peut dire de mme de l'an?ropognie 7#ahgd71 mo9s lue1 dans laquelle j'ai essay de rs\dre la t*e difficile de r5dre accessibles et comprh5sibles un plus gr& nombre de p]sonnes in/ruites les faits ess5tiels de l'hi/oire de l'volution huma9e2 la quatrime dition de cet ouvrage1 remanie1 a p>u en #ahia4 ,quelques-uns des progrs importants et surt\t prcieux que cette p>tie ess5tielle de l'an?ropologie a vu se ralis] en ces d]ni]s temps1 ont t mis en lumire dans la ,confr5ce que j'ai faite en #ahih1 au quatrime ,congrs int]national de ,zoologie ,cambridge1 sur l'tat actuel de nos connaissances en ce qui reg>de l'orig9e de l'homme 7septime dition #ahii74 ,quelques que/ions spciales relatives la philosophie de la nature dans son tat actuel et qui (frai5t un intrt p>ticuli]1 ont t abordes dans mon ,recueil de ,confr5ces populaires conc]nant la ?orie de l'volution 7#ahgh74 ,enf9 j'ai rsum les pr9cipes les plus gnraux de ma philosophie moni/e et ses rapports plus spciaux avec les pr9cipales doctr9es religieuses1 dans ma ,pr(ession de foi d'un naturali/e3 le ,monisme1 trait d'union entre la religion et la sci5ce 7#ahib1 huitime dition #ahii74 ,le livre que l'on va lire sur les ,enigmes de l',univ]s e/ un complm5t1 une confirmation1 un dveloppem5t des convictions exposes dans les ouvrages ci-dessus1 indiques et df5dues p> moi depuis un nombre d'annes qui reprs5te dj la dure d'une gnration4 ,je me propose de t]m9] p> l mes tudes de philosophie moni/e4 ,un vieux projet n\rri p5dant bi5 des annes1 celui d'difi] t\t un sy/me de philosophie moni/e sur la base de la doctr9e volutionni/e1 ne s]a jamais mis excution4 ,mes =ces ne suffis5t plus la t*e et bi5 des symptmes de la vieillesse qui s'appro*e me p\ss5t t]m9] mon oeuvre4 ,d'ailleurs je suis1 s\s t\s les rapports1 un enfant du ,x,i,xe sicle et je veux1 le j\r o il se t]m9]a1 appos] mon travail le trait f9al4 ,l'incalculable t5due qu'a atte9t en notre sicle la sci5ce huma9e p> suite de la division croissante du travail1 n\s laisse dj press5tir l'impossibilit d'en possd] t\tes les p>ties aussi fond et d'en expos] la syn?se avec unit4 ,mme un gnie de premi] ordre1 7 suppos] qu'il possdt fond t\tes les p>ties de la sci5ce et qu'il et le don d'en faire l'expos syn?tique71 ne s]ait cep5dant pas en tat de f\rnir1 dans les limites d'un volume de grosseur moy5ne1 un tableau total du ,cosmos4 ,quant moi dont les connaissances1 dans les div]ses bran*es du savoir huma91 sont trs 9gales et comport5t beauc\p de lacunes1 je ne p\vais song] entrepr5dre qu'une t*e3 esquiss] le plan gnral de ce tableau de l',univ]s et indiqu] l'unit p]si/ante trav]s les p>ties1 en dpit de la faon trs 9gale dont j'ai trait ces div]ses p>ties4 ,c'e/ p\rquoi ce livre sur les nigmes de l',univ]s n'(fre gure que le c>actre d'un essai dans lequel des tudes de valeurs trs div]ses ont t runies en un t\t4 ,quant la rdaction1 comme je l'ai comm5ce en p>tie il y a de cela bi5 des annes1 t&is que je ne l'ai t]m9e qu'en ces d]ni]s temps1 la =me en e/ malheureusem5t 9gale2 en outre1 ma9tes rptitions ont t 9vitables3 je prie qu'on veuille bi5 m'en excus]4 ,*acun des v+t *apitres qui compos5t ce livre e/ prcd d'une page dont le recto donne le titre t&is que le v]so donne un c\rt sommaire du *apitre4 ,les notes qui suiv5t relatives la bibliographie n'ont pas la prt5tion d'puis] la matire4 ,elles sont simplem5t de/9es1 d'une "p1 mettre en relief1 p\r *aque "q1 les oeuvres capitales s'y rapportant1 d'autre "p1 r5voy] le lecteur aux travaux rc5ts qui sembl5t surt\t propres facilit] une tude plus appr(ondie de la "q et combl] les lacunes de mon livre4 ,en pr5ant a9si cong de mes lecteurs j'exprime un dsir3 puiss-je1 p> mon travail honnte et consci5cieux et malgr t\tes les lacunes dont j'ai consci5ce1 avoir contribu p> mon obole la solution des nigmes de l',univ]s6--et puiss-je avoir montr quelques lecteurs consci5cieux s'ef=ant au milieu du conflit des sy/mes v]s la sci5ce rationnelle1 ce *em9 qui seul1 d'aprs ma pr(onde conviction1 conduit la vrit1 le *em9 de l'tude empirique de la nature et de la philosophie dont elle e/ le fondem5t3 la philosophie moni/e4 ,ina1 #b avril #ahii4 ,,erne/ ,,haeckel4 ,,*apitre ,,premi] ,comm5t se pos5t les nigmes de l',univ]s4 ,,tableau ,g,n,,ral ,,de ,,la ,,culture ,,intellectuelle ,,au ,x,i,xe ,,si,,cle ,,le ,,conflit ,,des ,,sy/,,mes4--,,monisme ,,et ,,dualisme ,joyeux depuis bi5 des annes1 ,et zl1 l'esprit s'ef=ait ,de scrut]1 de saisir1 ,comm5t la ,nature vit en crant4 ,c'e/ la mme1 c'e/ l't]nelle ,unit1 ,qui1 div]sem5t1 se manife/e2 ,le petit se confond avec le gr&1 le gr& avec le petit1 ,*acun con=mm5t sa propre nature4 ,t\j\rs *angeant1 se ma9t5ant inv>iable4 ,prs comme lo91 lo9 comme prs2 ,a9si crant des =mes1 les d=mant1 ,c'e/ p\r veill] l'tonnem5t que j'exi/e4 ,,goe!4 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,premi] ,etat des connaissances huma9es et de la conception de l',univ]s la f9 du ,x,i,xe sicle4--,progrs accomplis dans la connaissance de la nature1 organique et inorganique4--,la loi de la sub/ance et la loi d'volution4--,progrs accomplis dans la te*nique et la *imie applique4--,etat /ationnaire des autres doma9es de la civilisation3 adm9i/ration de la ,ju/ice1 organisation de l',etat1 l'cole1 l'glise4--,conflit entre la raison et le dogme4--,an?ropisme4--,p]spective cosmologique4--,pr9cipes cosmologiques4--,rfutation du dlire an?ropi/e des gr&eurs4--,nombre des nigmes de l',univ]s4--,critique des sept nigmes de l',univ]s4--,voie qui mne leur solution4--,activit des s5s et du c]veau4--,induction et dduction4--,la raison1 le s5tim5t et la rvlation4--,la philosophie et la sci5ce4--,l'empirisme et la spculation4--,dualisme et monisme4 ,,litt,,rature ,,*4 ,,d>w94--,de l'orig9e des espces p> la slection naturelle dans les rgnes animal et vgtal4 ,trad4 ,e4 ,b>bi]4 ,g4 ,,lam>ck4--,philosophie zoologique4 #ahji4 ,,erne/ ,,haeckel4--,die ,entwickelungsges*i*te d] ,organism5 9 ihr] ,b$eutung fr die ,an?ropologie und ,kosmologie4 #ahff1 #gtes und #hts ,bu* d] ,g5]4 ,morphol4 ,c4 ,g4 ,,reus*le4--,philosophie und ,naturwiss5s*aft4 #ahgd4 ,k4 ,,diet]i*4--,philosophie und ,naturwiss5s*aft1 ihr neue/es ,bndniss und die moni/is*e ,weltans*auung4 #ahge4 ,,h]b]t ,,sp5c]4--,sy/me de ,philosophie ,syn?tique4 #ahge4 ,,fr4 ,,ueb]weg4--,grundriss d] ,ges*i*te d] ,philosophie 7#h;e dition revue et corrige p> ,max ,he9ze74 #ahig4 ,,fr4 ,,pauls54--,e9leitung 9 die ,philosophie 7#e;e dition74 #ahib4 ,,erne/ ,,haeckel4--,hi/oire de la cration naturelle4 ,confr5ces sci5tifiques populaires sur la doctr9e de l'volution4 ,trad4 ,let\rneau4 ,a la f9 du ,x,i,xe sicle1 date laquelle n\s sommes arrivs1 le spectacle qui s'(fre t\t obs]vateur rfl*i e/ des plus rem>quables4 ,t\tes les p]sonnes in/ruites s'accord5t reconnatre que1 s\s bi5 des rapports1 ce sicle a dpass inf9im5t ceux qui l'avai5t prcd et qu'il a rsolu des problmes qui1 son aurore1 semblai5t insolubles4 ,non seulem5t les progrs ont t tonnants dans la sci5ce ?orique1 dans la connaissance relle de la nature1 mais en outre1 leur m]veilleuse application pratique dans la te*nique1 l'indu/rie1 le comm]ce1 etc4--si fconde en rsultats admirables--a imprim notre vie intellectuelle mod]ne1 t\t entire1 un c>actre absolum5t n\veau4 ,mais1 d'autre "p1 il e/ d'importants doma9es de la vie morale et des relations sociales1 sur lesquels n\s ne p\vons rev5diqu] qu'un faible progrs p> rapport aux sicles prcd5ts--s\v5t1 hlas6 n\s avons con/at] un recul4 ,ce conflit manife/e amne non seulem5t un s5tim5t de malaise1 celui d'une scission int]ne1 d'un m5songe1 mais en outre il n\s expose au dang] de graves cata/rophes sur le t]ra9 politique et social4 ,c'e/1 ds lors1 non seulem5t un droit /rict mais aussi un devoir sacr p\r t\t *]*eur consci5cieux qu'anime l'am\r de l'humanit1 de contribu] en t\te consci5ce rs\dre ce conflit et vit] les dang]s qui en rsult5t4 ,ce b ne peut tre atte9t1 d'aprs notre conviction1 que p> un ef=t c\rageux v]s la connaissance de la vrit et1 solidem5t appuye sur celle-ci1 p> l'acquisition d'une philosophie claire et naturelle4 ,progrs dans la connaissance de la nature4--,si n\s essayons de n\s reprs5t] l'tat imp>fait de la connaissance de la nature au db du ,x,i,xe sicle et si n\s le comp>ons avec l'clatante hauteur qu'il a atte9te la f9 de ce mme sicle1 le progrs accompli doit p>atre1 t\t homme capable d'en jug]1 m]veilleusem5t gr&4 ,*aque bran*e p>ticulire de la sci5ce peut se vant] d'avoir ralis en ce sicle--surt\t p5dant la seconde moiti--des conqutes ext5sives et int5sives1 de la plus haute porte4 ,le microscope p\r la sci5ce des inf9im5t petits1 le tlescope p\r l'tude des inf9im5t gr&s1 n\s ont acquis des donnes inapprciables auxquelles1 il y a c5t ans1 il aurait p>u impossible de song]4 ,les m?odes p]fectionnes de re*]*es microscopiques et biologiques n\s ont non seulem5t rvl p>t\t1 dans le royaume des proti/es unicellulaires1 un monde dvies invisibles1 d'une inf9ie ri*esse de =mes1--elles n\s ont encore fait connatre1 avec la plus m9uscule des cellules1 l'organisme lm5taire qui con/itue1 p> ses associations de cellules1 les tissus dont e/ compos le corps de t\tes les plantes et de t\s les animaux pluricellulaires1 t\t comme le corps de l'homme4 ,ces connaissances anatomiques sont de la plus gr&e importance2 elles sont compltes p> la preuve embryologique que t\t organisme suprieur1 pluricellulaire1 se dveloppe aux dp5s d'une cellule simple1 unique1 l'ovule fcond4 ,l'importante ?orie cellulaire1 fonde l-dessus1 n\s a enf9 livr le vrai s5s des processus physiques et *imiques1 aussi bi5 que des phnomnes de la vie psy*ologique1 phnomnes my/rieux p\r l'explication desquels on invoquait aup>avant une =ce vitale surnaturelle ou une me1 ess5ce immortelle4 ,en mme temps1 la vraie nature des maladies1 p> la pa?ologie cellulaire qui se ratta*e troitem5t la ?orie cellulaire1 e/ dev5ue claire et comprh5sible p\r le mdec94 ,non mo9s rem>quables sont les dc\v]tes du ,x,i,xe sicle dans le doma9e de la nature inorganique4 ,t\tes les p>ties de la physique ont fait les progrs les plus tonnants3 l'optique et l'ac\/ique1 la ?orie du magntisme et de l'lectricit1 la mcanique et la ?orie de la *aleur2 et1 ce qui e/ plus important1 cette sci5ce a dmontr l'unit des =ces de la nature dans l',univ]s t\t enti]4 ,la ?orie mcanique de la *aleur a montr les rapports troits qui exi/5t entre ces =ces et comm5t1 dans des conditions prcises1 elles peuv5t se trans=m] l'une en l'autre4 ,l'analyse spectrale n\s a appris que les mmes matriaux qui con/itu5t notre corps et les tres vivants qui l'habit5t1 sont aussi ceux qui con/itu5t la masse des autres plantes1 du soleil et des a/res les plus lo9ta9s4 ,la physique a/rale a l>gi1 dans une gr&e mesure1 notre conception de l',univ]s1 en n\s montrant dans l'espace inf9i des millions de corps t\rbillonnant1 plus gr&s que notre t]re et1 comme elle1 se trans=mant cont9uellem5t1 alt]nant jamais entre dev5ir et disp>atre4 ,la *imie n\s a fait connatre une quantit de sub/ances autrefois inconnues1 con/itues t\tes p> un agrgat de quelques lm5ts irrductibles 7environ soixante-dix7 et dont c]ta9es ont pris1 dans t\s les doma9es de la vie1 la plus gr&e importance pratique4 ,elle n\s a montr dans l'un de ces lm5ts1 le c>bone1 le corps m]veilleux qui dt]m9e la =mation de l'inf9ie v>it des agrgats organiques et qui1 p> suite1 reprs5te la base *imique de la vie4 ,mais t\s les progrs p>ticuli]s de la physique et de la *imie1 quant leur importance ?orique1 sont inf9im5t dpasss p> la dc\v]te de la gr&e loi o ils vi5n5t conv]g] comme en un foy]3 la loi de sub/ance4 ,cette loi cosmologique fondam5tale1 qui dmontre la p]man5ce de la =ce et celle de la matire dans l',univ]s1 e/ dev5ue le guide le plus sr p\r conduire notre philosophie moni/e1 trav]s le labyr9! compliqu de l'nigme de l',univ]s1 v]s la solution de cette nigme4 ,comme n\s n\s ef=c]ons1 dans les *apitres suivants1 d'atte9dre une vue d'ensemble sur l'tat actuel de la sci5ce de la nature et sur ses progrs en notre sicle1 n\s ne n\s arrt]ons pas davantage ici sur *acune des bran*es p>ticulires de cette sci5ce4 ,n\s v\lons seulem5t signal] un progrs imm5se1 aussi important que la loi de sub/ance et qui la complte3 la ?orie de l'volution4 ,sans d\te1 quelques p5seurs1 *]*eurs isols1 avai5t p>l depuis des sicles de l'volution des *oses2 mais l'ide que cette loi g\v]ne t\t l',univ]s et que le monde lui-mme n'e/ ri5 autre qu'une t]nelle volution de la sub/ance1 cette ide puissante e/ fille de notre ,x,i,xe sicle4 ,et c'e/ seulem5t dans la seconde moiti de ce sicle qu'elle a atte9t une entire cl>t et une univ]selle application4 ,l'immortelle gloire d'avoir donn cette haute ide philosophique un fondem5t empirique et une valeur gnrale1 revi5t au gr& naturali/e anglais ,,*>les ,,d>w92 il a donn1 en #ahei1 une base solide cette ?orie de la desc5dance dont le gnial ,franais ,,lam>ck1 philosophe et naturali/e1 avait dj pos en #ahji les traits pr9cipaux et que le plus gr& de nos potes et de nos p5seurs allem&s1 ,,goe!1 avait dj prophtiquem5t entrevue en #agii4 ,p> l n\s tait donne la clef qui devait n\s aid] rs\dre le problme des problmes1 la gr&e nigme de l',univ]s1 savoir la place de l'homme dans la ,nature et la "q de son orig9e naturelle4 ,si1 en cette anne #ahii1 n\s sommes mme de reconnatre clairem5t l'ext5sion univ]selle de la loi d'volution--et de la ,g5se moni/e6--et de l'appliqu] conjo9tem5t la loi de sub/ance1 l'explication moni/e des phnomnes de la ,nature1 n\s en sommes r$evables en premire ligne aux trois philosophes naturali/es de gnie dont n\s avons p>l2 aussi brill5t-ils nos yeux1 p>mi t\s les autres gr&s hommes de notre sicle1 p>eils trois toiles de premire gr&eur#a4 #a ,cf4 ,e4 ,,haeckel1 ,die ,naturans*auung von ,d>w91 ,goe! und ,lam>ck4 7,confr5ce faite ,eis5a*1 ,ina #ahhb47 ,a ces extraord9aires progrs de notre connaissance ?orique de la nature correspond5t leurs applications v>ies t\s les doma9es de la vie civilise4 ,si n\s sommes auj\rd'hui l'poque du comm]ce1 si les *anges int]nationaux et les voyages ont pris une importance ins\ponne jusqu'alors1 si n\s avons triomph des limites de l'espace et du temps au moy5 du tlgraphe et du tlphone--n\s devons t\t cela en premire ligne aux progrs te*niques de la physique1 en p>ticuli] ceux accomplis dans l'application de la vapeur et de l'lectricit4 ,et si1 p> la photographie1 n\s n\s r5dons matres de la lumire solaire avec la plus gr&e facilit1 n\s procurant1 en un in/ant1 des tableaux fidles de tel objet qu'il n\s plat2 si la mdec9e1 p> le *lor(orme et la morph9e1 p> l'antiseptie et l'emploi du srum1 a ad\ci inf9im5t les s\ffrances huma9es1 n\s devons t\t cela la *imie applique4 ,a quelle di/ance1 p> ces dc\v]tes te*niques et p> tant d'autres1 n\s avons laiss d]rire n\s les sicles prcd5ts1 c'e/ un fait trop connu p\r que n\s ayons ici beso9 de n\s y t5dre davantage4 ,progrs des in/itutions sociales4--,t&is que n\s contemplons avec un lgitime orgueil les progrs imm5ses accomplis p> le ,x,i,xe sicle dans la sci5ce et ses applications pratiques1 un spectacle malheureusem5t t\t autre et beauc\p mo9s rj\issant s'(fre n\s si n\s considrons ma9t5ant d'autres aspects1 non mo9s importants1 de la vie mod]ne4 ,a regret1 il n\s faut s\scrire ici cette phrase d',,alfr$ ,,wallace3 ,comp>s nos tonnants progrs dans les sci5ces physiques et leurs applications pratiques1 notre sy/me de g\v]nem5t1 notre ju/ice adm9i/rative1 notre ducation nationale et t\te notre organisation sociale et morale1 sont re/s l'tat de b>b>ie4 ,p\r n\s conva9cre de la ju/esse de ces graves repro*es1 n\s n'avons qu' jet] un reg>d imp>tial au milieu de notre vie publique1 ou bi5 encore dans ce miroir que n\s t5d *aque j\r notre j\rnal1 en tant qu'organe de l'op9ion publique4 ,adm9i/ration de la ju/ice4--,comm5ons notre revue p> la ju/ice1 le fundam5tum regnorum3 ,p]sonne ne prt5dra que son tat actuel soit en h>monie avec notre connaissance avance de l'homme et du monde4 ,pas une sema9e ne s'c\le sans que n\s ne lisions des jugem5ts judiciaires qui provoqu5t de la "p du bon s5s huma91 un ho*em5t de tte significatif2 nombre de dcisions manes de nos tribunaux suprieurs ou ord9aires sembl5t presque incroyables4 ,n\s faisons ab/raction1 en traitant des nigmes de l',univ]s1 du fait que dans beauc\p d'tats mod]nes1 en dpit de la con/itution crite sur papi]1 c'e/ encore l'absolutisme qui rgne en ralit1 et que beauc\p d'hommes de droit jug5t1 non d'aprs la conviction de leur consci5ce1 mais con=mm5t au voeu plus ess5tiel d'un po/e proportionn4 ,n\s prfrons admettre que la plup>t des juges et des fonctionnaires jug5t en t\te consci5ce et ne se tromp5t qu'en qualit d'tres huma9s4 ,alors la plup>t des erreurs s'expliqu]ont p> une insuffisante prp>ation4 ,sans d\te1 l'op9ion c\rante e/ que les juri/es sont prcism5t les hommes ayant la plus haute culture2 et c'e/ mme prcism5t p\r cela qu'ils sont *oisis p\r occup] les plus hauts emplois4 ,mais cette culture juridique tant vante e/ presque t\te =melle1 aucunem5t relle4 ,nos juri/es n'appr5n5t connatre que sup]ficiellem5t l'objet propre et ess5tiel de leur activit3 l'organisme huma9 et sa fonction la plus importante1 l'me4 ,c'e/ ce dont tmoign5t1 p> exemple1 les ides surpr5antes que n\s r5controns *aque j\r sur le libre arbitre1 la responsabilit etc4 ,comme j'assurais un j\r un jurisconsulte m95t que la m9uscule cellule sphrique aux dp5s de laquelle t\t homme se dveloppe tait d\e de vie t\t comme l'embryon de deux1 de sept et mme de neuf mois1 il ne me rpondit que p> un s\rire d'incrdulit4 ,la plup>t de ceux qui tudi5t la jurisprud5ce ne song5t pas s'occup] d'an?ropologie1 de psy*ologie et d'embryologie1 qui sont cep5dant les conditions pralables de t\te ju/e conception sur la nature de l'homme4 ,il e/ vrai que p\r ces tudes1 il ne re/e pas de temps2 ce temps1 malheureusem5t n'e/ que trop pris p> l'tude appr(ondie de la bire et du v9 a9si que p> l'annoblissant ex]cice qui consi/e pr5dre ses mesures#b4 ,le re/e de ce prcieux temps d'tude e/ ncessaire p\r appr5dre les c5ta9es de p>agraphes des codes1 sci5ce qui met auj\rd'hui le juri/e mme d'occup] t\tes les situations4 #b ,l'auteur fait allusion ici1 p> cette expression d'escrime1 l'habitude des duels si rp&ue p>mi les tudiants allem&s1 qui se font une gloire de leurs balafres4 ,organisation de l',etat4--,n\s ne f]ons ici qu'effleur] en passant le tri/e *apitre de la politique1 c> l'organisation dplorable de la vie sociale mod]ne e/ connue de t\s et *acun peut *aque j\r en ress5tir les effets4 ,les imp]fections s'expliqu5t en p>tie p> ce fait que la plup>t des fonctionnaires sont prcism5t des juri/es1 des hommes d'une culture t\te de =me1 mais dnus de cette connaissance appr(ondie de la nature huma9e qu'on ne puise que dans l'an?ropologie comp>e et la psy*ologie moni/e1 dnus de cette connaissance des rapports sociaux1 dont les modles n\s sont f\rnis p> la zoologie et l'embryologie comp>es1 la ?orie cellulaire et l'tude des proti/es4 ,n\s ne p\vons compr5dre vritablem5t la ,/ructure et la ,vie du corps social1 c'e/--dire de l',etat1 que lorsque n\s possdons la connaissance sci5tifique de la ,/ructure et de la ,vie des individus dont l'ensemble con/itue l',etat et des cellules dont l'ensemble con/itue l'individu#c4 ,si nos *efs d',etat et nos reprs5tants du peuple1 leurs collaborateurs1 possdai5t ces inapprciables connaissances prlim9aires en biologie et an?ropologie1 n\s ne tr\v]ions pas *aque j\r dans les j\rnaux cette effrayante quantit d'erreurs sociologiques et de propos politiques de cab>et qui c>actris5t1 d'une faon regrettable1 nos compte r5dus p>lem5taires et plus d'un dcret (ficiel4 ,le pis1 c'e/ de voir l',etat1 dans un pays civilis1 se jet] dans les bras de l',eglise1 cette ennemie de la civilisation1 et de voir aussi l'gsme mesqu9 des p>tis1 l'aveuglem5t des *efs la vue borne1 s\t5ir la hir>*ie4 ,c'e/ alors que se produis5t les tri/es scnes que le ,rei*/ag allem& n\s met malheureusem5t s\s les yeux1 auj\rd'hui1 la f9 du ,x,i,xe sicle6 les de/9es de la nation allem&e1 nation civilise1 entre les ma9s du ,c5tre ultramonta91 diriges p> le papisme roma91 qui e/ son plus a*>n et son plus dang]eux ennemi4 ,au lieu du droit et de la raison rgn5t la sup]/ition et l'abtissem5t4 ,l'organisation de l',etat ne p\rra dev5ir meilleure que lorsqu'elle s]a affran*ie des *anes de l',eglise et lorsqu'elle aura am5 un niveau plus lev1 p> une culture sci5tifique univ]sellem5t rp&ue1 les connaissances des citoy5s1 en ce qui t\*e au monde et l'homme4 ,d'ailleurs1 la =me de g\v]nem5t n'a ici aucune importance4 ,que la con/itution soit mon>*ique ou rpublica9e1 ari/ocratique ou dmocratique1 ce sont l des que/ions secondaires ct de cette gr&e "q capitale3 ,l',etat mod]ne1 dans un pays civilis1 doit-il tre ecclsia/ique ou laque8 doit-il tre ?ocratique1 rgi p> des articles de foi anti-rationnels1 p> l'arbitraire clricalisme1 ou bi5 doit-il tre nomocratique1 rgi p> une loi raisonnable et un droit civil8 ,notre devoir ess5tiel e/ de =m] la jeunesse la raison1 d'lev] des citoy5s affran*is de la sup]/ition et cela n'e/ possible que p> une r=me opportune de l',ecole4 #c ,cf4 ,,%,,ffle2 ,bau und ,leb5 des social5 krp]s #ahge4 ,l',ecole4--,a9si que n\s v5ons de le voir p\r l'adm9i/ration de la ,ju/ice et l'organisation de l',etat1 l'ducation de la jeunesse e/ bi5 lo9 de rpondre aux exig5ces que les progrs sci5tifiques du ,x,i,xe sicle impos5t la culture mod]ne4 ,les sci5ces naturelles qui l'emport5t tellem5t sur t\tes les autres sci5ces et qui1 y reg>d] de prs1 ont absorb en elles t\tes les bran*es de la culture intellectuelle1 ne sont encore considres dans nos coles que comme une tude secondaire ou relgues dans un co9 comme ,c5drillon4 ,p> contre1 la plup>t de nos pr(esseurs reg>d5t encore comme leur premi] devoir d'acqurir une rudition suranne1 emprunte aux clotres du moy5 ge2 au premi] plan figur5t le sport grammatical et cette connaissance appr(ondie des langues classiques qui absorbe tant de temps1 enf9 l'hi/oire extrieure des peuples4 ,la morale1 l'objet le plus important de la philosophie pratique1 e/ nglige et remplace p> la confession de l',eglise4 ,la foi doit avoir le pas sur la sci5ce2 non pas cette foi sci5tifique qui n\s conduit une religion moni/e1 mais cette sup]/ition antirationnelle qui fait le fond d'un *ri/ianisme dfigur4 ,t&is que1 dans nos coles suprieures1 les gr&es conqutes de la cosmologie et de l'an?ropologie mod]nes1 de la biologie et de l'embryologie contempora9es1 ne sont que peu ou pas exposes1 la mmoire des lves e/ sur*>ge d'une masse de faits philologiques et hi/oriques qui n'ont d'utilit ni p\r la culture ?orique1 ni p\r la vie pratique4 ,mais1 d'autre "p1 les in/itutions vieillies et l'organisation des facults1 dans nos univ]sits1 rpond5t aussi peu que le mode d'enseignem5t dans les gymnases et les coles primaires au degr d'volution o e/ p>v5ue auj\rd'hui la philosophie moni/e4 ,l',eglise4--,l',eglise n\s (fre1 sans contr$it1 le summum du contra/e avec la culture mod]ne et ce qui en fait la base1 c'e/--dire la connaissance appr(ondie de la nature4 ,n\s ne p>l]ons pas ici du papisme ultramonta9 ou des sectes vangliques or?odoxes qui ne le cd5t en ri5 au premi] p\r l'ignorance de la ralit et r5seignem5t de la plus inique sup]/ition4 ,considrons plutt le s]mon d'un pa/eur libral1 lequel possd]ait une bonne culture moy5ne et f]ait la raison sa place ct de la foi4 ,n\s y relv]ons1 ct d'excell5tes maximes morales p>faitem5t en h>monie avec notre ,e?ique moni/e 7voy4 notre *ap4 ,,xix7 et ct de vues humanitaires--auxquelles n\s s\scrivons ple9em5t1--des vues sur la nature de ,dieu et du monde1 de l'homme et de la vie1 qui sont en contradiction absolue avec les expri5ces des naturali/es4 ,ri5 d'tonnant ce que les te*nici5s et les *imi/es1 les mdec9s et les philosophes qui ont tudi fond la nature et rfl*i pr(ondm5t sur ce qu'ils avai5t obs]v1 refus5t absolum5t d'all] ent5dre de p>eils s]mons4 ,il manque nos ,?ologi5s comme nos philologues1 nos politici5s comme nos juri/es1 cette connaissance indisp5sable de la ,nature1 fonde sur la doctr9e moni/e de l'volution et qui a dj pris possession de notre sci5ce mod]ne4 ,conflit entre la raison et le dogme4--,de ces conflits regrettables1 trop sommairem5t indiqus ici1 il rsulte1 dans notre vie intellectuelle mod]ne1 de graves problmes qui1 p> le dang] qu'ils prs5t5t1 dem&5t tre c>ts sans ret>d4 ,notre culture mod]ne1 rsultat des progrs imm5ses de la sci5ce1 rev5dique ses droits dans t\s les doma9es de la vie publique et prive2 elle veut voir l'humanit1 grce la raison1 p>v5ue ce haut degr de sci5ce et1 p> suite1 d'approximation du bonheur1 dont n\s sommes r$evables au gr& dveloppem5t des sci5ces naturelles4 ,mais contre elle se dress5t t\t puissants1 ces p>tis influ5ts qui veul5t ma9t5ir notre culture intellectuelle1 en ce qui conc]ne les problmes les plus importants1 au /ade reprs5t p> le moy5 ge et de si lo9 dpass2 ces p>tis s'entt5t demeur] s\s le j\g des dogmes traditionnels et dem&5t la raison de se c\rb] devant cette rvlation plus haute4 ,c'e/ le cas dans le monde des ?ologi5s1 des philologues1 des sociologues et des juri/es4 ,les mobiles de ceux-ci repos5t1 en gr&e p>tie1 non pas sur un complet gsme ou sur des t5dances intresses1 mais tant sur l'ignorance des faits rels que sur l'habitude commode de la tradition4 ,des trois gr&es ennemies de la raison et de la sci5ce1 la plus dang]euse n'e/ pas la m*ancet mais l'ignorance et peut-tre plus encore la p>esse4 ,contre ces deux d]nires puissances les dieux eux-mmes lutt5t en va91 aprs qu'ils ont heureusem5t combattu la premire4 ,an?ropisme4--,cette philosophie arrire puise sa plus gr&e =ce dans l'an?ropisme ou an?ropomorphisme4 ,p> ce t]me1 j'ent5ds ce puissant et va/e complexus de notions errones qui t5d5t mettre l'organisme huma9 en opposition avec t\t le re/e de la nature1 en font la f9 assigne d'avance la cration organique1 le ti5n5t p\r radicalem5t diffr5t de celle-ci et d'ess5ce div9e4 ,une critique plus appr(ondie de cet ensemble de notions n\s montre qu'elles repos5t1 en ralit1 sur trois dogmes que n\s di/+u]ons s\s les noms d'erreurs an?ropoc5trique1 an?ropomorphique et an?ropolatrique#d4 #d ,e4 ,,haeckel3 ,sy/ematis*e ,phylognie1 #ahie1 ,bd4 ,,iii1 ,s4 #fdf bis #fej3 ,an?ropog5ie und ,an?ropismus 7,an?ropoltrie signifie culte div9 de l'tre huma947 ,i4--,le dogme an?ropoc5trique a p\r po9t culm9ant cette ass]tion que l'homme e/ le c5tre1 le b f9al pralablem5t assign t\te la vie t]re/re1 ou1 en l>gissant cette conception1 t\t l',univ]s4 ,comme cette erreur s]t s\hait l'gsme huma9 et comme elle e/ intimem5t mle aux my!s des trois gr&es religions mdit]ranennes relatives la ,cration3 aux dogmes des doctr9es mosaque1 *rti5ne et mahomtane1 elle dom9e encore auj\rd'hui dans la plus gr&e p>tie du monde civilis4 ,,ii4--,le dogme an?ropomorphique se ratta*e de mme aux my!s relatifs la ,cration et qu'on tr\ve non seulem5t dans les trois religions dj nommes1 mais dans beauc\p d'autres encore4 ,il comp>e la cration de l',univ]s et le g\v]nem5t du monde p> ,dieu aux crations arti/iques d'un te*nici5 habile ou d'un +nieur ma*9i/e et l'adm9i/ration d'un sage *ef d',etat4 ,dieu le ,seigneur1 crateur1 cons]vateur et adm9i/rateur de l',univ]s e/ a9si conu1 de t\s po9ts dans son mode de p5s] et d'agir1 sur le modle huma94 ,d'o il rsulte1 rciproquem5t1 que l'homme e/ conu semblable ,dieu4 ,dieu cra l'homme son image4 ,la nave my?ologie primitive e/ un pur homo?isme et confre ses dieux la =me huma9e1 leur donne de la *air et du sang4 ,la rc5te ?osophie my/ique e/ plus difficile imag9] lorsqu'elle adore le dieu p]sonnel comme invisible--en ralit s\s la =me gazeuse6--et le fait1 cep5dant1 en mme temps p5s]1 p>l] et agir la faon huma9e2 elle ab\tit a9si au concept p>adoxal de v]tbr gazeux4 ,,iii4--,le dogme an?ropoltrique rsulte t\t naturellem5t de cette comp>aison des activits huma9e et div9e1 il ab\tit au culte religieux de l'organisme huma91 au dlire an?ropi/e des gr&eurs d'o rsulte1 cette fois encore1 la si prcieuse croyance l'immortalit p]sonnelle de l'me1 a9si que le dogme duali/e de la d\ble nature de l'homme1 dont l'me immortelle n'habite que temporairem5t le corps4 ,ces trois dogmes an?ropi/es1 dvelopps div]sem5t et adapts aux =mes v>iables des diffr5tes religions1 ont pris1 au c\rs des ans1 une importance extraord9aire et sont dev5us la s\rce des plus dang]euses erreurs4 ,la philosophie an?ropi/e qui en e/ issue e/ irrconciliablem5t en opposition avec notre connaissance moni/e de la nature3 celle-ci1 p> sa p]spective cosmologique1 en f\rnit la rfutation4 ,p]spective cosmologique4--,non seulem5t les trois dogmes an?ropi/es1 mais encore bi5 d'autres ?ses de la philosophie duali/e et de la religion or?odoxe devi5n5t inadmissibles1 sitt qu'on les considre du po9t de vue critique de notre p]spective cosmologique moni/e4 ,n\s ent5dons p> l l'obs]vation si comprh5sive de l',univ]s telle que n\s la p\vons faire en n\s levant au po9t le plus haut o soit p>v5ue notre connaissance moni/e de la nature4 ,l n\s p\vons n\s conva9cre des pr9cipes cosmologiques suivants1 pr9cipes importants et1 notre avis1 dmontrs auj\rd'hui p\r la plus gr&e p>tie3 ,i4 ,le monde 7,univ]s ou ,cosmos7 e/ t]nel1 inf9i et illimit4--,,ii4 ,la sub/ance qui le compose avec ses deux attributs 7matire et n]gie7 remplit l'espace inf9i et se tr\ve en tat de m\vem5t p]ptuel4--,,iii4 ,ce m\vem5t se produit dans un temps inf9i s\s la =me d'une volution cont9ue1 avec des alt]nances priodiques de dveloppem5ts et de disp>itions1 de progressions et de rgressions4--,,iv4 ,les innombrables corps cle/es disp]ss dans l'!r qui remplit l'espace sont t\s s\mis la loi de la sub/ance2 t&is que dans une p>tie de l',univ]s1 les corps en rotation vont l5tem5t au devant de leur rgression et de leur disp>ition1 des progressions et des n(ormations ont lieu dans une autre p>tie de l'espace cosmique4--,v4 ,notre soleil e/ un de ces innombrables corps cle/es passag]s et notre t]re e/ une des innombrables plantes passagres qui l'ent\r5t4--,,vi4 ,notre plante a trav]s une longue priode de refroidissem5t avant que l'eau n'ait pu s'y =m] en g\ttes liquides et qu'a9si n'ait t ralise la condition premire de t\te vie organique4--,,vii4 ,le processus biogntique qui a suivi la l5te =mation et dcomposition d'innombrables =mes organiques a exig plusieurs millions d'annes 7plus de c5t millions67#e4--,,viii4 ,p>mi les diffr5ts gr\pes d'animaux qui se sont dvelopps sur notre t]re au c\rs du processus biogntique1 le gr\pe des ,v]tbrs a f9alem5t1 dans la lutte p\r l'volution1 dpass de beauc\p t\s les autres4--,,ix4 ,au se9 du gr\pe des ,v]tbrs et une poque t>dive seulem5t 7p5dant la priode triasique71 desc5dant des ,reptiles primitifs et des ,amphibies1 la classe des ,mammifres a pris le premi] rang en importance4--,x4 ,au se9 de cette classe1 le gr\pe le plus p>fait1 p>v5u au degr le plus lev de dveloppem5t1 e/ l'ordre des ,primates1 app>u seulem5t au db de la priode t]tiaire 7il y a au mo9s trois millions d'annes7 et issu p> trans=mation des ,plac5t>i5s infrieurs 7,pro*oriatids74--,,xi4 ,au se9 du gr\pe des ,primates1 l'espce la d]nire v5ue et la plus p>faite e/ reprs5te p> l'homme1 app>u seulem5t v]s la f9 de l'poque t]tiaire et issu d'une srie de s+es an?ropodes4--,,xii4 ,d'o l'on voit que la soi-disant hi/oire du monde--c'e/--dire le c\rt espace de quelques milli]s d'annes trav]s lesquelles se reflte l'hi/oire de la civilisation huma9e1--n'e/ qu'un c\rt pisode phmre1 au milieu du long processus de l'hi/oire organique de la t]re1 de mme que celle-ci n'e/ qu'une petite p>tie de l'hi/oire de notre sy/me plantaire4 ,et de mme que notre mre1 la t]re1 n'e/ qu'une passagre p\ssire du soleil1 a9si t\t homme considr individuellem5t n'e/ qu'un m9uscule gra9 de plasma1 au se9 de la nature organique passagre4 #e ,dure de l'hi/oire organique de la t]re1 cf4 ma confr5ce de ,cambridge4 ,de l'tat actuel de nos connaissances relativem5t l'orig9e de l'homme4 #ahih4 ,ri5 ne me semble plus propre que cette gr&iose p]spective cosmologique n\s f\rnir1 ds le db1 la ju/e mesure et le po9t de vue le plus l>ge que n\s devons t\j\rs g>d] lorsque n\s essayons de rs\dre la gr&e nigme de l',univ]s qui n\s ent\re4 ,c> p> l il e/ non seulem5t dmontr clairem5t quelle e/ l'exacte place de l'homme dans la nature1 mais1 en outre1 le dlire an?ropi/e des gr&eurs1 si puissant1 se tr\ve rfut2 p> l il e/ fait ju/ice de la prt5tion avec laquelle l'homme s'oppose l',univ]s inf9i et se r5d hommage comme l'lm5t le plus important du ,cosmos4 ,ce grossissem5t illimit de sa propre signification a conduit l'homme1 dans sa vanit1 se considr] comme l'image de ,dieu1 rev5diqu] p\r sa passagre p]sonne une vie t]nelle et s'imag9] qu'il possdait un enti] libre arbitre4 ,le ridicule dlire de ,cs>1 dont ,caligula tait atte9t1 n'e/ qu'une =me spciale de cette orgueilleuse dification de l'homme p> lui-mme4 ,c'e/ seulem5t lorsque n\s aurons r5onc cet inadmissible dlire des gr&eurs et lorsque n\s aurons adopt la p]spective cosmologique naturelle1 que n\s p\rrons p>v5ir rs\dre les nigmes de l',univ]s4 ,nombre des nigmes de l',univ]s4--,l'homme mod]ne1 sans culture1 t\t comme l'homme primitif et grossi]1 se heurte *aque pas un nombre incalculable d'nigmes de l',univ]s4 ,a mesure que la culture augm5te et que la sci5ce progresse1 ce nombre se rduit4 ,la philosophie moni/e ne reconnat1 f9alem5t1 qu'une seule nigme1 compr5ant t\t3 le problme de la sub/ance4 ,cep5dant il peut p>atre utile de dsign] encore de ce nom un c]ta9 nombre des problmes les plus difficiles4 ,dans le disc\rs clbre1 prononc p> lui en #ahhj l',acadmie des sci5ces de ,b]l91 au c\rs d'une sance en l'honneur de ,leibnitz1 ,emile du ,bois-,reymond di/+uait sept nigmes de l',univ]s et les numrait dans l'ordre suivant3 #a ,nature de la matire et de la =ce2 #b ,orig9e du m\vem5t2 #c ,premire app>ition de la vie2 #d ,f9alit 7en app>5ce prconue7 de la nature2 #e ,app>ition de la simple s5sation et de la consci5ce2 #f ,la raison et la p5se avec l'orig9e du langage1 qui s'y ratta*e troitem5t2 #g ,la "q du libre arbitre4 ,de ces sept nigmes1 le prsid5t de l',acadmie de ,b]l9 en ti5t trois p\r t\t fait transc5dantes et insolubles 7la #are1 la #b;e et la #e;e72 il en considre trois autres comme difficiles1 sans d\te1 mais comme p\vant tre rsolues 7la #c;e1 la #d;e et la #f;e72 au sujet de la septime et d]nire nigme de l',univ]s1 pratiquem5t la plus importante 7 savoir le libre arbitre71 l'auteur semble inc]ta94 ,comme mon ,monisme diffre ess5tiellem5t de celui du prsid5t b]l9ois1 comme1 d'autre "p1 la faon dont celui-ci conoit les sept nigmes de l',univ]s a tr\v le plus gr& succs et s'e/ propage dans t\s les milieux1 je considre comme opportun de pr5dre de suite et nettem5t position vis--vis de mon adv]saire4 ,a mon avis1 les trois nigmes transc5dantes 7#a1 #b1 #e7 sont supprimes p> notre conception de la sub/ance 7*apitre ,,xii72 les trois autres problmes1 difficiles mais solubles 7#c1 #d1 #f7 sont df9itivem5t rsolus p> notre mod]ne ?orie de l'volution2 quant la septime et d]nire nigme1 le libre arbitre1 elle n'e/ pas l'objet d'une explication critique et sci5tifique c>1 en tant que dogme pur1 elle ne repose que sur une illusion et1 en vrit1 n'exi/e pas du t\t4 ,solution des nigmes de l',univ]s4--,les moy5s qui n\s sont (f]ts1 les voies que n\s avons suivre p\r rs\dre la gr&e nigme de l',univ]s ne sont po9t autres que ceux dont se s]t la sci5ce pure1 en gnral1 c'e/--dire l'expri5ce d'abord1 le raisonnem5t ensuite4 ,l'expri5ce sci5tifique s'acqui]t p> l'obs]vation et l'exprim5tation1 dans lesquelles int]vi5n5t en premire ligne l'activit de nos organes des s5s1 en second lieu1 celle des foy]s int]nes des s5s situs dans l'corce crbrale4 ,les organes lm5taires microscopiques sont1 p\r les premi]s1 les cellules s5sorielles1 p\r les seconds des gr\pes de cellules ganglionnaires4 ,les expri5ces que n\s avons faites du monde extrieur1 grce ces inapprciables organes de notre vie intellectuelle1 sont ensuite trans=mes p> d'autres p>ties du c]veau en reprs5tations et celles-ci1 leur t\r1 associes p\r =m] des raisonnem5ts4 ,la =mation de ces raisonnem5ts a lieu p> deux voies diffr5tes1 qui ont1 selon moi1 une gale valeur et sont au mme degr indisp5sables3 l'induction et la dduction4 ,les autres oprations crbrales1 plus compliques3 en*anem5t d'une suite de raisonnem5ts2 ab/raction et =mation des concepts2 le complm5t f\rni l'ent5dem5t1 facult de connatre1 p> l'activit pla/ique de la fantaisie2 enf9 la consci5ce1 la p5se et le p\voir de philosoph]--t\t cela ce sont encore autant de fonctions des cellules ganglionnaires corticales1 ni plus ni mo9s que les fonctions prcd5tes1 plus lm5taires4 ,n\s les runissons t\tes s\s le t]me suprieur de raison#f4 #f ,sur l'induction et la dduction1 cf4 mon ,hi/oire de la cration naturelle 7neuvime dition1 #ahih74 ,raison1 s5tim5t et rvlation4--,n\s p\vons1 p> la seule raison1 p>v5ir la vritable connaissance de la nature et la solution des nigmes de l',univ]s4 ,la raison e/ le bi5 suprme de l'homme et la seule prrogative qui le di/+ue ess5tiellem5t des animaux4 ,il e/ vrai1 il n'a acquis cette haute valeur que grce aux progrs de la culture intellectuelle1 au dveloppem5t de la sci5ce4 ,l'homme civilis avant d'tre in/ruit et l'homme primitif1 grossi]1 sont aussi peu 7ou t\t autant7 raisonnables que les ,mammifres les plus vois9s de l'homme 7les s+es1 les *i5s1 les lphants1 etc47 ,cep5dant1 c'e/ une op9ion encore trs rp&ue1 qu'en dehors de la div9e raison il y a en outre deux autres modes de connaissance 7plus importants mme1 va-t-on jusqu' dire673 le s5tim5t et la rvlation4 ,n\s devons1 ds le db1 rfut] n]giquem5t cette dang]euse erreur4 ,le s5tim5t n'a ri5 dml] avec la connaissance de la vrit4 ,ce que n\s appelons s5tim5t et dont n\s faisons si gr& cas1 e/ une activit complique du c]veau1 con/itue p> des motions de plaisir et de pe9e1 p> des reprs5tations d'attraction et de rpulsion1 p> des aspirations du dsir passag]4 ,a cela peuv5t s'adjo9dre les activits les plus div]ses de l'organisme3 beso9s des s5s et des muscles1 de l'e/omac et des organes gnitaux1 etc4 ,la connaissance de la vrit n'e/ en aucune manire ce que rclam5t ces complexus qui con/itu5t la /atique et la dynamique s5tim5tales2 au contraire1 ils tr\bl5t s\v5t la raison1 seule capable d'y atte9dre et ils lui nuis5t un degr s\v5t s5sible4 ,aucune des nigmes de l',univ]s n'a encore t rsolue ni mme sa solution rclame1 p> la fonction crbrale du s5tim5t4 ,n\s en p\vons dire autant de la soi-disant rvlation et des prt5dues vrits de la foi qu'elle n\s fait connatre2 t\t cela repose sur une illusion1 consci5te on inconsci5te1 a9si que n\s le montr]ons au *apitre ,,xvi4 ,philosophie et ,sci5ces ,naturelles4--,n\s devons n\s rj\ir comme d'un des plus gr&s pas accomplis v]s la solution des nigmes de l',univ]s1 de con/at] qu'en ces d]ni]s temps on a de plus en plus reconnu p\r les deux uniques r\tes conduisant cette solution3 l'expri5ce et la p5se--ou l'empirisme et la spculation--enf9 considrs comme ayant des droits gaux et comme des m?odes sci5tifiques se compltant rciproquem5t4 ,les philosophes ont graduellem5t reconnu que la spculation pure1 telle1 p> exemple1 que ,,platon et ,,hegel l'employai5t la con/ruction idali/e de l',univ]s1 ne suffit pas la connaissance vritable4 ,et de mme1 les naturali/es se sont conva9cus1 d'autre "p1 que la seule expri5ce1 telle1 p> exemple1 que ,,bacon et ,,mill la donnai5t p\r base leur philosophie rali/e1 e/ insuffisante elle seule p\r l'a*vem5t mme de cette philosophie4 ,c> les deux gr&s moy5s de connaissance3 l'expri5ce s5sible et la p5se appliquant la raison1 sont deux fonctions diffr5tes du c]veau2 la premire s'effectue p> les organes des s5s et les foy]s s5soriels c5traux1 la seconde s'effectue grce aux foy]s de p5se int]poss au milieu des prcd5ts1 ces gr&s c5tres d'association de l'corce crbrale 7cf4 *ap4 ,,vii et ,x74 ,c'e/ seulem5t de l'action comb9e des deux que peut rsult] la vraie connaissance4 ,je sais bi5 qu'il exi/e encore auj\rd'hui ma9ts philosophes qui veul5t con/ruire le monde en puisant dans leur seule tte et qui mpris5t la connaissance empirique de la nature p\r cette premire raison qu'ils ne connaiss5t pas l',univ]s vritable4 ,d'autre "p1 auj\rd'hui encore1 ma9t naturali/e affirme que l'unique devoir de la sci5ce e/ la connaissance des faits1 l'tude objective des phnomnes naturels considrs isolm5t2 ils affirm5t que l'poque de la philosophie e/ passe et qu' sa place s'e/ in/alle la sci5ce#g4 ,cette suprmatie exclusive accorde l'empirisme e/ une erreur non mo9s dang]euse que l'erreur oppose1 qui confre cette suprmatie la spculation4 ,les deux moy5s de connaissance sont rciproquem5t indisp5sables l'un l'autre4 ,les plus gr&s triomphes de l'tude mod]ne de la nature3 la ?orie cellulaire et la ?orie de la *aleur1 la doctr9e de l'volution et la loi de la sub/ance1 sont des faits philosophiques1 non pas1 cep5dant1 des rsultats de la pure spculation1 mais bi5 d'une expri5ce pralable1 la plus t5due et la plus appr(ondie possible4 #g ,r4 ,,vir*[3 ,die ,grndung d] ,b]l9] ,univ]sitaet und d] ,ueb]gang aus dem philosophis*5 9 das naturwiss5s*aftli*e ,zeitalt]1 ,b]l91 #ahic4 ,au db du ,x,i,xe sicle1 le plus gr& de nos potes idali/es1 ,,s*ill]1 s'adressant aux deux p>tis en lutte1 celui des philosophes et celui des naturali/es1 leur criait3 ,la gu]re soit entre v\s6 l'union vi5dra trop tt encore6 ,c'e/ la seule condition que v\s re/iez dsunis dans la re*]*e1 que la vrit se f]a connatre6 ,depuis lors1 p> bonheur1 la situation s'e/ pr(ondm5t modifie2 comme les deux p>tis1 p> des *em9s diffr5ts1 t5dai5t au mme t]me1 ils se sont r5contrs sur ce po9t et1 unis p> la communaut du b1 ils se rappro*5t sans cesse de la connaissance de la vrit4 ,n\s sommes rev5us cette heure1 la f9 du ,x,i,xe sicle1 cette m?ode sci5tifique moni/e que le plus gr& de nos potes rali/es1 ,,goe!1 au db mme du sicle1 avait reconnue tre la seule con=me la nature#h4 #h ,cf4 l-dessus le *apitre ,,iv de ma ,morphologie gnrale1 #ahff3 ,critique des m?odes employes dans les sci5ces naturelles4 ,dualisme et ,monisme4--,les directions div]ses de la philosophie1 envisages du po9t de vue actuel des sci5ces naturelles1 se sp>5t en deux gr\pes opposs3 d'une "p1 la conception duali/e o rgne la scission1 d'autre "p1 la conception moni/e o rgne l'unit4 ,a la premire se ratta*5t gnralem5t les dogmes tlologiques et idali/es2 la seconde1 les pr9cipes rali/es et mcaniques4 ,le ,dualisme 7au s5s le plus l>ge67 sp>e1 dans l',univ]s1 deux sub/ances absolum5t diffr5tes1 un monde matriel et un ,dieu immatriel qui se pose en face de lui comme son crateur1 son cons]vateur et son rgisseur4 ,le ,monisme1 p> contre 7ent5du galem5t au s5s le plus l>ge du mot67 ne reconnat dans l',univ]s qu'une sub/ance unique1 la fois ,dieu et ,nature2 p\r lui1 le corps et l'esprit 7ou la matire et l'n]gie7 sont troitem5t unis4 ,le ,dieu supra t]re/re du dualisme n\s conduit ncessairem5t au ?isme2 le dieu intracosmique du monisme1 p> contre1 au pan?isme4 ,matrialisme et ,spiritualisme4--,trs s\v5t1 auj\rd'hui encore1 on confond les expressions diffr5tes de monisme et matrialisme1 a9si que les t5dances ess5tiellem5t diffr5tes du matrialisme ?orique et du pratique4 ,comme ces confusions de t]mes et d'autres analogues ont des consqu5ces trs f*euses et amn5t d'innombrables erreurs1 n\s f]ons encore1 af9 d'vit] t\t mal5t5du1 les brves rem>ques suivantes3 ,i4 ,notre pur monisme n'e/ id5tique1 ni avec le matrialisme ?orique qui nie l'esprit et ramne le monde une somme d'atomes morts1 ni avec le spiritualisme ?orique 7rcemm5t dsign p> ,,o/wald du nom d'n]gtique#i7 qui nie la matire et considre le monde comme un simple gr\pem5t d'n]gies ou de =ces naturelles immatrielles1 ordonnes dans l'espace4 ,,ii4 ,n\s sommes bi5 plutt conva9cus avec ,,goe! que la matire n'exi/e jamais1 ne peut jamais agir sans l'esprit et l'esprit jamais sans la matire4 ,n\s n\s en t5ons f]mem5t au monisme pur1 sans ambigut1 de ,,sp9oza3 la matire 7en tant que sub/ance indf9im5t t5due7 et l'esprit ou n]gie 7en tant que sub/ance s5tante et p5sante7 sont les deux attributs fondam5taux1 les deux proprits ess5tielles de l',etre cosmique div91 qui embrasse t\t1 de l'univ]selle sub/ance1 7cf4 ,*apitre ,,xii74 #i ,,wilhelm ,,o/wald3 ,die ,ueb]w9dung des wiss5s*aftli*5 ,mat]ialismus1 #ahie4 ,,*apitre ,,ii ,comm5t e/ con/ruit notre corps4 ,,tudes ,,moni/es ,d',,anatomie ,,huma9e ,,et ,,comp>,e4 ,,con=mit ,d',,ensemble ,,et ,,de ,d,,tail ,,entre ,l',,organisation ,,de ,l',,homme ,,et ,,celle ,,des ,,mammif,,res4 ,n\s p\vons considr] tel sy/me d'organes que n\s v\drons1 la comp>aison des modifications qu'il subit trav]s la srie simiesque1 n\s conduira t\j\rs cette mme conclusion3 ,que les diffr5ces anatomiques qui sp>5t l'homme du gorille et du *impanz1 ne sont pas si gr&es que celles qui di/+u5t le gorille d'entre les autres s+es4 ,,?omas ,,huxley 7#ahfc74 ,,sommaire ,,du ,,deuxi,,me ,,*apitre ,importance fondam5tale de l'anatomie4--,anatomie huma9e4--,hippocrate4 ,ari/ote4 ,gali54 ,vsale4--,anatomie comp>e4--,george ,cuvi]4 ,jean ,mll]4 ,*>les ,geg5baur4--,hi/ologie4--,?orie cellulaire4--,s*leid5 et ,s*wann4 ,kllik]4 ,vir*[4--,les c>actres d'un animal v]tbr se retr\v5t *ez l'homme4--,les c>actres d'un animal ttrapode se retr\v5t *ez l'homme4--,les c>actres des ,mammifres se retr\v5t *ez l'homme4--,les c>actres des ,plac5tali5s se retr\v5t *ez l'homme4--,les c>actres des ,primates se retr\v5t *ez l'homme4--,prosimi5s et ,simi5s4--,cat>rh9i5s4--,papiomorphes et ,an?ropomorphes4--,con=mit ess5tielle dans la /ructure du corps1 entre l'homme et le s+e an?ropode4 ,,litt,,rature ,c4 ,,geg5baur4--,lehrbu* d] ,anatomie des ,m5s*54 #ahhc4 ,r4 ,,vir*[4--,gesammelte ,abh&lung51 z4 wiss5s*aftl4 ,m$iz94 ,i4 ,die ,e9heits-,be/rebung54 #ahef4 ,j4 ,,ranke4--,d] ,m5s*4 #ahhg4 ,r4 ,,wi$]%eim4--,d] ,bau des ,m5s*5 als ,zeugniss fr se9e ,v]gang5heit4 #ahic4 ,r4 ,,h>tmann4--,die m5s*5aehnli*5 ,aff5 und ihre ,organisation im ,v]glei* z4 m5s*li*54 #ahhc4 ,e4 ,,haeckel4--,an?ropog5ie od] ,entwickelungsges*i*te des ,m5s*5 ,,ix1 ,die ,wirbel?i]-,natur des ,m5s*54 #ahgd4 ,,?4 ,,s*wann4--,mikroskopis*e ,unt]su*ung5 b] die ,ueb]e9/immung 9 d] ,/ruktur und dem ,wa*/hum d] ,?i]e und ,pflanz54 #ahci4 ,a4 ,k,,llik]4--,h&bu* d] gewebelehre des ,m5s*54 #ahhi4 ,,ph4 ,,/,,hr4--,lehrbu* d] ,hi/ologie und d] mikroskopis*5 ,anatomie des ,m5s*54 #ahih4 ,o4 ,,h]twig4--,die ,zelle und die ,gewebe4 ,grundzge d] allgem4 ,anatomie und ,physiologie4 #ahif4 ,t\tes les re*]*es biologiques1 t\tes les tudes sur la =me et le fonctionnem5t des organismes1 doiv5t avant t\t s'arrt] la considration du corps visible1 sur lequel n\s p\vons prcism5t obs]v] ces phnomnes morphologiques et physiologiques4 ,ce pr9cipe vaut p\r l'homme aussi bi5 que p\r t\s les autres corps anims de la nature4 ,cep5dant1 les re*]*es ne doiv5t pas se born] la considration de la =me extrieure1 mais1 pntrant l'intrieur de celle-ci1 faire l'tude macroscopique et microscopique des lm5ts qui la con/itu5t4 ,la sci5ce qui a p\r objet cette re*]*e fondam5tale dans t\te son t5due e/ l'anatomie4 ,anatomie huma9e4--,la premire incitation l'tude de la /ructure du corps huma9 v9t1 comme c'tait naturel1 de la mdec9e4 ,celle-ci1 *ez les plus anci5s peuples civiliss1 tant d'ord9aire ex]ce p> les prtres1 n\s avons t\t lieu de croire que ds le second sicle avant ,j4-,c4 ou plus tt encore1 ces reprs5tants de la culture d'alors possdai5t dj des connaissances anatomiques4 ,mais quant des connaissances plus prcises1 acquises p> la dissection des mammifres et appliques ensuite l'homme1--n\s n'en tr\vons que *ez les philosophes-naturali/es grecs des ,v,ie et ,v,i,ie sicles avant ,j4-,c41 *ez ,,emp,,docle 7d',agrig5te7 et ,d,,mocrite 7d',abdre71 mais avant t\t *ez le plus clbre mdec9 de l'antiquit classique1 *ez ,,hippocrate 7de ,cos74 ,c'e/ dans leurs crits et dans d'autres1 que puisa1 au ,i,ve sicle avant ,j4-,c4 le gr& ,,ari/ote1 le si fameux ,pre de l'hi/oire naturelle1 aussi va/e gnie dans la sci5ce que dans la philosophie4 ,aprs lui1 n\s ne tr\vons plus qu'un anatomi/e important dans l'antiquit1 le mdec9 grec1 ,,claude ,,gali5 7de ,p]game72 il eut1 au ,i,ie sicle aprs ,j4-,c41 ,rome1 s\s ,m>c-,aurle1 une cli5tle des plus t5dues4 ,t\s ces anatomi/es anci5s acqurai5t la plus gr&e p>tie de leurs connaissances1 non p> l'tude du corps huma9 lui-mme--qui tait encore cette poque svrem5t int]dite6--mais p> celle des ,mammifres les plus vois9s de l'homme1 surt\t des s+es2 ils faisai5t a9si t\s1 proprem5t p>l]1 de l'anatomie comp>e4 ,le triomphe du ,*ri/ianisme avec les doctr9es my/iques qui s'y ratta*5t1 fut1 p\r l'anatomie comme p\r les autres sci5ces1 le signal d'une priode de dcad5ce4 ,les papes roma9s1 les plus gr&s *>latans de l'hi/oire univ]selle1 *]*ai5t avant t\t entret5ir l'humanit dans l'ignorance et reg>dai5t avec raison la connaissance de l'organisme huma9 comme un dang]eux moy5 d'in=mation sur notre vritable nature4 ,p5dant le long espace de temps de treize sicles1 les crits de ,,gali5 demeurr5t presque l'unique s\rce p\r l'anatomie huma9e1 comme ceux d',ari/ote l'tai5t p\r l'ensemble de l'hi/oire naturelle4 ,c'e/ seulem5t lorsqu'au ,x,i,ve sicle la ,r=me v9t r5v]s] la suprmatie intellectuelle du papisme1--t&is que le sy/me du monde de ,,cop]nic r5v]sait la conception goc5trique troitem5t lie avec lui1--que comm5a1 p\r la connaissance du corps huma91 une n\velle priode de relvem5t4 ,les gr&s anatomi/es1 ,v,,sale 7de ,bruxelles71 ,,eu/a*e et ,,fallope 7de ,modne71 p> leurs propres et savantes re*]*es1 fir5t faire de tels progrs la sci5ce exacte du corps huma91 qu'ils ne laissr5t leurs nombreux successeurs 7en ce qui conc]ne les po9ts ess5tiels7 que des dtails aj\t] leur oeuvre4 ,le h>di autant que sagace et infatigable ,,&r ,v,,sale 7dont la famille1 comme le nom l'indique1 tait orig9aire de ,wesel71 ouvrant aux autres la voie1 les devana t\s2 ds l'ge de #bh ans il t]m9ait sa gr&e oeuvre1 ple9e d'unit1 ,de humani corporis fabrica 7#aedc72 il donna l'anatomie huma9e t\t entire une direction n\velle1 orig9ale et une base c]ta9e4 ,c'e/ p\rquoi1 plus t>d1 ,madrid--o ,v,,sale fut mdec9 de ,*>les-,qu9t et de ,philippe ,,ii--il fut p\rsuivi p> l',inquisition comme sorci] et condamn mort4 ,il n'*appa au supplice qu'en p>tant p\r ,jrusalem2 au ret\r1 il fit naufrage dans l'le de ,zante et il y m\rut misrable1 malade et dnu de t\te espce de ress\rce4 ,anatomie comp>e4--,les mrites que notre ,x,i,xe sicle s'e/ acquis dans la connaissance de la /ructure du corps consi/5t surt\t dans l'ext5sion qu'ont prise deux tudes n\velles1 ess5tiellem5t importantes1 l'anatomie comp>e et l'hi/ologie ou anatomie microscopique4 ,en ce qui conc]ne la premire1 elle a t1 ds le db1 en rapport troit avec l'anatomie huma9e1 elle a mme suppl celle-ci tant que la dissection des cadavres a t t5ue p\r un crime punissable de mort--et c'tait encore le cas au ,x,ve sicle6 ,mais les nombreux anatomi/es des trois sicles suivants se cont5tr5t presque exclusivem5t d'une obs]vation exacte de l'organisme huma94 ,cette discipl9e si dveloppe1 que n\s appelons auj\rd'hui anatomie comp>e1 n'e/ ne qu'en #ahjc1 lorsque le gr& zoologi/e franais #a 7orig9aire de ,montbli>d7 publia ses rem>quables ,leons sur l'anatomie comp>e1 essayant p> l1 p\r la premire fois1 de pos] des lois prcises relativem5t la /ructure du corps huma9 et animal4 ,t&is que ses prdcesseurs--p>mi lesquels ,,goe! en #agij--s'tai5t surt\t atta*s la comp>aison du squelette de l'homme avec celui des autres ,mammifres1 ,,cuvi]1 d'un reg>d plus ample1 embrassa l'ensemble de l'organisation animale2 il y di/+ua quatre =mes pr9cipales ou ,types1 indp5dants l'un de l'autre3 les ,v]tbrs1 les ,articuls1 les ,mollusques et les ,radis4 ,p> rapport la "q des que/ions1 ce progrs faisait poque en ce s5s qu'il ressortait clairem5t de l que l'homme app>t5ait au type des ,v]tbrs--et1 de mme1 qu'il diffrait ess5tiellem5t de t\s les autres types4 ,il e/ vrai que le pntrant ,,l9n1 dans son premi] ,sy/ema ,naturae 7#agce7 avait dj fait faire la sci5ce un progrs important en assignant d'une manire df9itive l'homme sa place dans la classe des mammifres2 il runissait mme dans l'ordre des ,primates les #c gr\pes des ,prosimi5s1 ,s+es et ,homme4 ,mais il manquait encore cette conqute h>die de la sy/matique1 ce fondem5t empirique1 plus pr(ond1 que ,,cuvi] devait lui f\rnir p> l'anatomie comp>e4 ,celle-ci a a*ev de se dvelopp] avec les gr&s anatomi/es de notre sicle3 ,f4 ,,meckel 7de ,halle71 ,j4 ,,mull] 7de ,b]l971 ,r4 ,,ow5 ,,et ,,?4 ,,huxley 7en ,anglet]re71 ,c4 ,,geg5baur 7d',ina1 plus t>d ,heidelb]g74 ,ce d]ni]1 dans ses ,pr9cipes d'anatomie comp>e 7#ahgj7 ayant p\r la premire fois appliqu cette sci5ce la ?orie de la desc5dance1 pose peu avant p> ,,d>w9 l'a leve au premi] rang des discipl9es biologiques4 ,les nombreux travaux d'anatomie comp>e de ,,geg5baur1 de mme que son ,manuel d'anatomie huma9e p>t\t rp&u1 se di/+u5t p> une pr(onde connaissance empirique t5due un nombre in\ de faits1 a9si que p> l'int]prtation philosophique1 dans le s5s de la doctr9e de l'volution1 que l'auteur a su en tir]4 ,son ,anatomie comp>e des ,v]tbrs p>ue rcemm5t 7#ahih7 pose le fondem5t 9branlable sur lequel se peut appuy] notre c]titude de l'id5tit absolue de nature entre l'homme et les ,v]tbrs4 ,hi/ologie et ,cytologie4--,suivant une t\t autre direction que celle prise p> l'anatomie comp>e1 notre sicle a vu se dvelopp] galem5t l'anatomie microscopique4 ,dj en #ahjb1 un mdec9 franais1 ,,bi*at1 avait essay au moy5 du microscope1 de dissoci]1 dans les organes du corps huma91 les lm5ts les plus tnus et de dt]m9] les rapports de ces div]s tissus 7hi/a ou tela74 ,mais ce premi] essai n'ab\tit pas gr&'*ose1 c> l'lm5t commun aux nombreuses espces de tissus diffr5ts demeurait inconnu4 ,il ne fut dc\v]t qu'en #ahch p\r les plantes dans la cellule1 p> ,,s*leid5 et aussitt aprs galem5t p\r les animaux p> ,,s*wann1 l'lve et le prp>ateur de ,,jean ,,mull]4 ,deux autres clbres lves de ce gr& matre1 encore vivants cette heure3 ,a4 ,,koellik] et ,r4 ,,vir*[1 p\rsuivir5t alors dans le dtail1 entre #ahfj et #ahgj ,wrzb\rg1 la ?orie cellulaire et1 fonde sur elle1 l'hi/ologie de l'organisme huma9 l'tat normal et dans les tats pa?ologiques4 ,ils dmontrr5t que1 *ez l'homme comme *ez t\s les autres animaux1 t\s les tissus se compos5t d'lm5ts microscopiques id5tiques1 les cellules et que ces organismes lm5taires sont les vrais citoy5s autonomes qui1 assembls p> milli>ds1 con/itu5t notre corps1 la rpublique cellulaire4 ,t\tes ces cellules provi5n5t de la division rpte d'une cellule simple1 unique1 la cellule s\*e ou ovule fcond 7,cytula74 ,la /ructure et la composition gnrale des tissus e/ la mme *ez l'homme que *ez les autres ,v]tbrs4 ,p>mi ceux-ci1 les ,mammifres1 classe la d]nire p>ue et p>v5ue au plus haut degr de p]fectionnem5t1 se di/+u5t p> c]ta9es p>ticul>its acquises t>divem5t4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que la =mation microscopique des poils1 des gl&es cutanes1 des gl&es lactes1 des globules sangu9s1 leur e/ t\t fait p>ticulire et diffr5te de ce qu'elle e/ *ez les autres ,v]tbrs2 l'homme1 s\s le rapport de t\tes ces p>ticul>its hi/ologiques1 e/ un pur ,mammifre4 ,les re*]*es microscopiques d',a4 ,,koellik] et de ,f4 ,,leydig 7 ,wurzb\rg7 ont non seulem5t l>gi en t\s s5s notre connaissance de la /ructure du corps huma9 et animal1 mais en outre elles ont pris une importance p>ticulire en s'alliant l'hi/oire du dveloppem5t de la cellule et des tissus2 elles ont1 entre autres1 confirm l'importante ?orie de ,,!odore ,,siebold 7#ahde7 selon laquelle les animaux infrieurs1 les ,infusoires et les ,rhizopodes tai5t considrs comme des organismes monocellulaires4 ,c>actres des ,v]tbrs *ez l'homme4--,notre corps t\t enti] prs5te1 aussi bi5 dans l'ensemble que dans les p>ticul>its de sa con/itution1 le type c>actri/ique des ,v]tbrs4 ,ce gr\pe1 le plus important et le plus p]fectionn du rgne animal1 n'a t reconnu dans son unit naturelle qu'en #ahja p>le gr& ,,lam>ck2 celui-ci runit s\s ce t]me les quatre classes suprieures de ,,l9n3 ,mammifres1 ,oiseaux1 ,amphibies et ,poissons4 ,il leur opposa comme ,inv]tbrs les deux classes infrieures3 ,insectes et ,v]s4 ,,cuvi] 7#ahab7 confirma l'unit du type ,v]tbr et lui donna une base plus solide encore p> son anatomie comp>e4 ,de fait1 t\s les c>actres ess5tiels se retr\v5t1 id5tiques1 *ez t\s les v]tbrs depuis les poissons jusqu' l'homme2 ils possd5t t\s un squelette int]ne solide1 c>tilag9eux et osseux1 compos p>t\t d'une colonne v]tbrale et d'un crne2 la complexit de celui-ci e/1 sans d\te1 trs diffr5te suivant les individus1 mais elle se ramne t\j\rs la mme =me primitive4 ,de plus1 *ez t\s les ,v]tbrs se tr\ve1 du ct dorsal de ce squelette axial1 l'organe de l'me1 le sy/me n]veux c5tral1 reprs5t p> une moelle p9ire et un c]veau2 et n\s p\vons dire de cet important c]veau--in/rum5t de la consci5ce et de t\tes les fonctions psy*iques suprieures6--ce que n\s avons dit de la capsule osseuse qui l'ent\re1 du crne3 suivant les individus1 son dveloppem5t et sa taille prs5t5t les degrs les plus div]s1 mais1 en somme1 sa composition c>actri/ique re/e la mme4 ,il en va de mme si n\s comp>ons les autres organes de notre corps avec ceux des autres ,v]tbrs3 p>t\t1 p> suite de l'hrdit1 la disposition primitive et la position relative des organes re/5t les mmes1 bi5 que la taille et le dveloppem5t de *aque p>tie diffr5t au plus haut degr en raison de l'adaptation des conditions de vie trs v>iables4 ,c'e/ a9si que n\s voyons p>t\t le sang circul] p> deux vaisseaux pr9cipaux1 dont l'un 7l'aorte7 passe au-dessus de l'inte/91 l'autre 7la ve9e pr9cipale7 au-dess\s1 et que celui-ci1 en se dilatant un endroit prcis1 con/itue le coeur2 ce coeur v5tral e/ aussi c>actri/ique des ,v]tbrs qu'inv]sem5t le coeur dorsal e/ typique *ez les ,articuls et les ,mollusques4 ,un autre trait non mo9s spcial t\s les ,v]tbrs1 c'e/ la prcoce subdivision du tube dige/if en un ph>ynx 7ou inte/9 bran*ial7 s]vant la respiration1 et un inte/9 auquel se ratta*e le foie1 7d'o le nom d'inte/9 hpatique72 enf9 la segm5tation du sy/me musculaire1 la con/itution spciale des organes ur9aires et gnitaux1 etc4 ,s\s t\s ces rapports anatomiques1 l'homme e/ un vritable ,v]tbr4 ,c>actres des ,ttrapodes *ez l'homme4--,s\s le nom de ,quadrupdes 7,ttrapodes71 ,,ari/ote dsignait dj t\s les animaux suprieurs1 sang *aud1 c>actriss p> la possession de deux paires de pattes4 ,ce t]me prit1 plus t>d1 plus d'ext5sion et fit place au mot lat9 ,quadrupdes aprs que ,,cuvi] et montr que les oiseaux et les hommes1 qui ont deux jambes1 tai5t de vritables ,ttrapodes4 ,il dmontra que le squelette int]ne osseux des quatre jambes *ez t\s les ,v]tbrs t]re/res suprieurs1 depuis les ,amphibies jusqu' l'homme1 tait con/itu orig9airem5t de la mme faon1 p> un nombre fixe de segm5ts4 ,de mme1 les bras de l'homme1 les ailes de la *auve-s\ris et des oiseaux n\s prs5t5t le mme squelette typique que les membres antrieurs des animaux c\reurs1 des ,ttrapodes4 ,l'unit anatomique du squelette si compliqu1 dans les quatre membres des ,ttrapodes1 e/ un fait trs important4 ,p\r s'en conva9cre1 il suffit de comp>] att5tivem5t le squelette d'une salam&re ou d'une gr5\ille avec celui d'un s+e ou d'un homme4 ,on s'ap]cevra aussitt que la ce9ture scapulaire1 en avant et la ce9ture iliaque1 en arrire1 sont composes p> les mmes pices pr9cipales qu'on retr\ve *ez les autres ,ttrapodes4 ,p>t\t1 n\s voyons que le premi] segm5t de la jambe proprem5t dite ne r5f]me qu'un gros os long 7en avant1 l'os du bras1 hum]us2 en arrire1 l'os de la cuisse1 fmur72 p> contre1 le deuxime segm5t e/ orig9airem5t s\t5u p> deux os 7en avant1 ulna et radius2 en arrire1 fibula et tibia74 ,considrons ma9t5ant la /ructure complexe du pi$ proprem5t dit3 n\s s]ons surpris de voir que les nombreux petits os qui le con/itu5t sont p>t\t disposs dans le mme ordre et p>t\t en mme nombre2 dans t\tes les classes de ,ttrapodes1 il y a homologie1 en avant1 entre les trois gr\pes d'os du pi$ antrieur 7ou de la ma973 ,i4 ,c>pus2 ,,ii4 ,metac>pus et ,,iii4 ,digiti ant]iores2 de mme1 en arrire1 entre les trois gr\pes d'os du pi$ po/rieur3 ,i4 ,t>sus2 ,,ii4 ,metat>sus et ,,iii4 ,digiti po/]iores4 ,c'tait une t*e trs difficile que de ram5] la mme =me primitive t\s ces nombreux petits os1 dont *acun peut prs5t] des aspects si div]s1 subir des trans=mations si v>ies1 qui peuv5t s'tre en p>tie s\ds ou avoir en p>tie disp>u--et il n'tait pas mo9s difficile d'tablir p>t\t l'quival5ce 7ou homologie7 des div]ses p>ties4 ,cette t*e n'a t ple9em5t rsolue que p> le plus gr& des anatomi/es contempora9s1 p> ,c4 ,,geg5baur4 ,dans ses ,etudes d'anatomie comp>e *ez les ,v]tbrs 7#ahfd71 il a montr comm5t cette jambe c9q doigts1 c>actri/ique des ,ttrapodes t]re/res1 drivait orig9airem5t 7fait qui ne remonte pas au del de la priode c>bonifre7 de la nageoire aux nombreux rayons 7nageoire pectorale ou v5trale7 des anci5s poissons m>9s4 ,le mme auteur1 dans ses clbres ,etudes sur le squelette cphalique des v]tbrs1 #ahgb1 avait montr que le crne des ,ttrapodes actuels drivait de la plus anci5ne =me de crne des poissons1 celle des requ9s 7,slaci5s74 ,il e/ encore bi5 digne de rem>que que le nombre primitif de c9q doigts *acune des quatre pattes1 la p5tadactylie qui app>at p\r la premire fois *ez les ,amphibies de l'poque c>bonifre1 se soit transmise1 p> suite d'une rig\reuse hrdit1 jusqu' l'homme actuel4 ,en consqu5ce et t\t naturellem5t1 la disposition typique des articulations et des ligam5ts1 des muscles et des n]fs1 e/ re/e dans ses gr&s traits1 la mme *ez l'homme que *ez les autres ,ttrapodes2 s\s ces rapports importants1 encore1 l'homme e/ un vritable ,ttrapode4 ,c>actres des ,mammifres *ez l'homme4--,les ,mammifres con/itu5t la classe la plus rc5te et celle ayant atte9t le plus haut degr de p]fectionnem5t p>mi les ,v]tbrs4 ,ils driv5t1 sans d\te1 comme les ,oiseaux et les ,reptiles1 de la classe plus anci5ne des ,amphibies2 mais ils se di/+u5t de t\s les autres ,ttrapodes p> un c]ta9 nombre de c>actres anatomiques trs frappants4 ,les plus saillants sont1 extrieurem5t1 le revtem5t de poils qui c\vre la peau a9si que la prs5ce de deux sortes de gl&es cutanes3 des gl&es sudorip>es et des gl&es sbaces4 ,p> une trans=mation locale de ces gl&es dans l'pid]me abdom9al1 s'e/ con/itu 7p5dant la priode triasique87 l'organe qui e/ spcialem5t c>actri/ique de la classe et lui a valu son nom1 la mammelle4 ,ce facteur important de l'levage des jeunes1 compr5d les gl&es mammaires et les po*es mammaires 7replis de la peau dans la rgion abdom9ale7 dont le dveloppem5t ultrieur donn]a les mamelons1 p> o le jeune mammifre tt]a le lait de sa mre4 ,dans l'organisation int]ne1 un trait surt\t c>actri/ique c'e/ la prs5ce d'un diaphragme complet1 cloison musculeuse qui1 *ez t\s les ,mammifres--et *ez eux seuls6--sp>e compltem5t la cavit ?oracique de la cavit abdom9ale2 *ez t\s les autres ,v]tbrs1 cette sp>ation fait dfaut4 ,le crne des ,mammifres se di/+ue aussi p> un c]ta9 nombre de trans=mations curieuses1 pr9cipalem5t en ce qui conc]ne la con/itution de l'app>eil maxillaire 7m*oires suprieure et infrieure1 osselets de l'oreille74 ,mais on tr\ve1 en outre1 des p>ticul>its spciales1 d'ensemble et de dtail1 dans le c]veau1 l'organe olfactif1 le coeur1 les p\mons1 les organes gnitaux ext]nes et int]nes1 les re9s et autres p>ties du corps des mammifres4 ,t\t cela runi tmoigne indubitablem5t d'une sp>ation entre ces animaux et les gr\pes ance/raux plus anci5s des ,reptiles et des ,amphibies1 sp>ation qui se s]ait effectue de bonne heure1 au plus t>d p5dant la priode triasique--il y a au mo9s d\ze millions d'annes de cela6--,s\s t\s ces rapports importants1 l'homme e/ un vritable ,mammifre4 ,c>actres des ,plac5tali5s *ez l'homme4--,les nombreux ordres 7de #ab #cc71 que la zoologie sy/matique mod]ne di/+ue dans la classe des ,mammifres1 ont t rp>tis ds #ahaf1 p> ,,bla9ville1 en trois gr&s gr\pes naturels qu'on reg>de comme ayant la valeur de s\s-classes3 ,i4 ,monotrmes2 ,,ii4 ,m>supiaux2 ,,iii4 ,plac5tali5s4 ,ces trois s\s-classes1 non seulem5t se di/+u5t l'une de l'autre p> des c>actres importants de /ructure et de dveloppem5t1 mais correspond5t en outre trois ,/ades hi/oriques diffr5ts de l'volution de la classe1 a9si que n\s le v]rons4 ,au gr\pe le plus anci51 celui des ,monotrmes de la priode triasique1 a fait suite celui des ,m>supiaux de la priode jurassique1 suivi lui-mme1 dans la priode calcaire seulem5t1 p> l'app>ition des ,plac5tali5s4 ,a cette s\s-classe la plus rc5te1 app>ti5t l'homme lui-mme1 c> il prs5te dans son organisation t\tes les p>ticul>its qui di/+u5t les ,plac5tali5s en gnral1 des ,m>supiaux et des ,monotrmes1 plus anci5s encore4 ,au nombre de ces p>ticul>its il faut cit] en premire ligne l'organe c>actri/ique qui a valu aux ,plac5tali5s leur nom1 le gteau mat]nel ou ,plac5ta4 ,celui-ci s]t p5dant longtemps n\rrir le jeune embryon encore enf]m dans le corps de la mre2 il e/ con/itu p> des villosits qui conduiront le sang et qui1 produites p> le *orion de l'enveloppe embryonnaire1 pntr5t dans des replis correspondants1 dp5dant de la muqueuse de l'utrus mat]nel2 cet endroit1 la peau qui sp>e les deux =mations s'am9cit tel po9t que les matriaux nutritifs peuv5t pass] immdiatem5t trav]s elle1 du sang mat]nel dans le sang foetal4 ,cet excell5t mode de nutrition1 qui n'e/ app>u que t>divem5t1 p]met au jeune de sj\rn] plus longtemps dans la matrice protectrice et d'y atte9dre un degr plus complet de dveloppem5t2 il fait encore dfaut *ez les ,implac5tali5s1 c'e/--dire *ez les deux s\s-classes plus primitives des ,m>supiaux et des ,monotrmes4 ,mais les ,plac5tali5s dpass5t encore leurs anctres implac5tali5s p> d'autres c>actres anatomiques1 en p>ticuli] p> le dveloppem5t plus gr& du c]veau et la disp>ition de l'os m>supial4 ,s\s t\s ces rapports importants1 l'homme e/ un vritable ,plac5tali54 ,c>actres des ,primates *ez l'homme4--,la s\s-classe des plac5tali5s prs5te une telle ri*esse de =mes qu'elle se divise son t\r en un gr& nombre d'ordres2 on en admet gnralem5t de #aj #af2 mais lorsqu'on considre1 a9si qu'il convi5t1 les importantes =mes disp>ues1 dc\v]tes en ces d]ni]s temps1 ce nombre s'lve au mo9s #bj ou #bf4 ,p\r mieux pass] en revue ces nombreux ordres et p\r pntr] plus avant dans leurs connexions1 il importe de les runir en gr&s gr\pes naturels dont j'ai fait des lgions4 ,dans l'essai le plus rc5t#aj que j'ai propos p\r le classem5t phylogntique du sy/me plac5tali51 si compliqu1 j'ai rp>ti les #bf ordres en #f lgions et montr que celles-ci se ram5ai5t #d gr\pes-s\*es4 ,ces d]ni]s1 leur t\r1 se ramn5t un gr\pe ance/ral commun t\s les ,plac5tali5s1 au ,pro*oriatids de la priode calcaire4 #aj ,sy/ematis*e ,phylog5ie1 #ahhf1 ,!il ,,iii1 ,o4 #dij4 ,ceux-ci se ratta*5t immdiatem5t aux anctres m>supiaux de la priode jurassique4 ,comme reprs5tants les plus importants de ces quatre gr\pes pr9cipaux1 n\s n\s cont5t]ons de cit]1 p>mi les =mes actuelles1 les ,rongeurs1 les ,onguls1 les ,c>nassi]s et les ,primates4 ,la lgion des ,primates compr5d les trois ordres des prosimi5s1 simi5s et des hommes4 ,t\s les individus compris dans ces trois ordres ont en commun beauc\p de p>ticul>its importantes p> o ils se di/+u5t des #bc autres ordres de ,plac5tali5s4 ,ils sont c>actriss1 surt\t1 p> de longues jambes1 primitivem5t adaptes au mode de vie qui consi/ait grimp]4 ,les ma9s et les pi$s ont c9q doigts et ces longs doigts sont admirablem5t faonns p\r saisir et embrass] les bran*es d'arbres2 ils port5t1 soit quelques-uns1 soit t\s1 des ongles 7jamais de griffes74 ,la d5tition e/ complte1 compr5d les quatre gr\pes de d5ts 7incisives1 can9es1 prmolaires et molaires74 ,p> des p>ticul>its importantes1 spcialem5t p> la con/itution du crne et du c]veau1 les ,primates se di/+u5t des autres ,plac5tali5s--et cela d'une faon d'autant plus frappante qu'ils atteign5t un plus haut degr de dveloppem5t et sont app>us t>d sur la t]re4 ,s\s t\s ces rapports anatomiques importants1 notre organisme huma9 e/ id5tique celui des autres ,primates3 ,l'homme e/ un vritable ,primate4 ,c>actres simiesques *ez l'homme4--,une comp>aison appr(ondie et imp>tiale de la /ructure du corps *ez les diffr5ts primates1 p]met de di/+u] de suite deux ordres dans cette lgion de ,mammifres p>v5us un haut degr de p]fectionnem5t3 les ,prosimi5s 7ou ,hmipi!ci7 et les s+es 7,simi5s ou ,pi!ci74 ,les premi]s app>aiss5t1 s\s t\s les rapports1 comme infrieurs et plus anci5s1 les seconds comme con/ituant l'ordre suprieur et le d]ni] p>u4 ,l'utrus des ,prosimi5s e/ encore d\ble ou bicorne1 comme *ez t\s les autres ,mammifres2 *ez les s+es1 au contraire1 la corne droite et la gau*e sont compltem5t fusionnes1 elles =m5t un utrus piri=me comme celui que l'homme seul1 en dehors du s+e1 n\s prs5te4 ,de mme que *ez celui-ci1 le crne des s+es possde une cloison osseuse qui sp>e compltem5t la capsule optique de la fosse temporale2 *ez les ,prosimi5s1 cette cloison n'e/ pas du t\t ou trs imp>faitem5t dveloppe4 ,enf91 *ez les ,prosimi5s les hmisphres sont encore lisses ou n'ont que peu de circonvolutions et ils sont relativem5t peu dvelopps2 *ez les s+es ils le sont beauc\p plus1 surt\t l'corce grise1 l'organe des fonctions psy*iques suprieures2 sa surface prs5te les circonvolutions et les scissures c>actri/iques1 lesquelles sont d'autant plus nettes qu'on se rappro*e davantage de l'homme4 ,s\s ces rapports importants et s\s d'autres encore1 entr'autres dans la =mation du visage et des ma9s1 l'homme prs5te t\s les c>actres anatomiques du vritable s+e4 ,c>actres des ,cat>rh9i5s *ez l'homme4--,l'ordre des s+es1 si ri*e en =mes v>ies1 a t1 ds #ahab1 subdivis p> ,,ge(froy en deux s\s ordres naturels1 division auj\rd'hui encore gnralem5t admise dans la zoologie sy/matique3 les ,s+es de l',occid5t 7,platyrrh9i5s7 et ceux de l',ori5t 7,cat>rh9i5s72 les premi]s habit5t exclusivem5t le n\veau ,cont95t1 les seconds l'anci54 ,les s+es d',amrique sont appels ,platyrrh9i5s 7 nez plat7 p>ce que leur nez e/ aplati1 les n>9es diriges latralem5t et sp>es p> une l>ge cloison4 ,p> contre1 les s+es de l',anci5 ,cont95t ont t\s le nez m9ce 7,cat>rh9i5s72 leurs n>9es sont1 comme *ez l'homme1 diriges v]s le bas1 la cloison qui les sp>e tant m9ce4 ,une autre diffr5ce entre les deux gr\pes consi/e en ce que le tympan *ez les ,platyrrh9i5s e/ situ sup]ficiellem5t1 t&is que *ez les ,cat>rh9i5s il e/ situ plus pr(ondm5t dans l'os du ro*]4 ,dans cette rgion s'e/ dvelopp un conduit auditif osseux1 long et troit1 t&is qu'il e/ encore c\rt et l>ge *ez les s+es d',amrique1 qu& il ne fait pas compltem5t dfaut4 ,enf91 ce qui con/itue un contra/e trs frappant et trs important entre les deux gr\pes1 c'e/ que t\s les ,cat>rh9i5s ont la d5tition de l'homme1 savoir #bj d5ts de lait et #cb d5ts df9itives 7p\r *aque moiti de m*oire #b incisives1 #a can9e1 #b prmolaires et #c molaires7#aa4 ,les ,platyrrh9i5s1 au contraire1 ont une prmolaire de plus *aque moiti de m*oire1 soit en t\t #cf d5ts4 #aa ,ces *iffres f\rniss5t ce qu'on appelle la =mule d5taire2 celle #b #a #b #c de l'homme s'crit d'ord9aire a9si------- soit #h d5ts *aque moiti de #b'a'b'c' m*oire1 soit en t\t #cb d5ts 7,n4 du ,tr474 ,ces diffr5ces anatomiques entre les deux gr\pes de s+es tant absolum5t gnrales et tran*es1 et correspondant la rp>tition gographique dans deux hmisphres sp>s1 n\s sommes autoriss pos] entre elles une division sy/matique trs nette et en tir] cette consqu5ce phylogntique que depuis =t longtemps 7plus d'un million d'annes7 les deux s\s-ordres se sont dvelopps indp5damm5t l'un de l'autre1 l'un dans l'hmisphre ori5tal1 l'autre dans l'hmisphre occid5tal4 ,cela e/ ess5tiellem5t important p\r la g5se de notre race1 c> l'homme possde t\s les c>actres des vritables cat>rh9i5s2 il desc5d de =mes trs anci5nes et disp>ues de ,cat>rh9i5s1 lesquelles ont volu dans l'anci5 cont95t4 ,gr\pe des ,an?ropomorphes4--,les nombreuses =mes de ,cat>rh9i5s1 encore auj\rd'hui exi/antes en ,asie et en ,afrique1 ont t depuis longtemps gr\pes en deux sections naturelles3 les s+es queue 7,cynopi!ca7 et les s+es sans queue 7,an?ropomorpha74 ,ces d]ni]s se rappro*5t beauc\p plus de l'homme que les premi]s1 non seulem5t p> le manque de queue et la =me gnrale du corps 7surt\t de la tte71 mais encore p> c]ta9s c>actres p>ticuli]s qui1 insignifiants en eux-mmes1 sont importants p> leur con/ance4 ,le sacrum1 *ez les s+es an?ropodes comme *ez l'homme1 e/ compos de c9q v]tbres s\des1 t&is que *ez les ,cynopi?ques il n'en compr5d que trois1 r>em5t quatre4 ,quant la d5tition1 les prmolaires des ,cynopi?ques sont plus longues que l>ges1 celles des ,an?ropomorphes1 au contraire1 plus l>ges que longues2 en outre la premire molaire prs5te *ez ceux-l quatre1 *ez ceux-ci c9q cro*ets4 ,enf9 la m*oire infrieure1 de *aque ct1 *ez les s+es an?ropodes comme *ez l'homme1 l'incisive ext]ne e/ plus l>ge que l'int]ne1 t&is que c'e/ l'inv]se qui a lieu *ez les ,cynopi?ques4 ,aj\tons ce fait1 qui a une importance t\te spciale et n'a t tabli qu'en #ahij p> ,,sel5ka1 savoir que les s+es an?ropodes n\s prs5t5t les mmes p>ticul>its de con=mation que l'homme en ce qui conc]ne le plac5ta discode1 la ,decid9 reflexe et le cordon ombilical 7cf4 *ap4 ,,iv7#ab4 ,d'ailleurs1 un exam5 sup]ficiel de la =me du corps *ez les ,an?ropomorphes encore exi/ants suffit dj faire voir que les reprs5tants asiatiques de ce gr\pe 7orang-outan et gibbon7 aussi bi5 que les africa9s 7gorille et *impanz7 sont plus vois9s de l'homme1 p> l'ensemble de leur /ructure1 que t\s les ,cynopi?ques en gnral4 ,p>mi ceux-ci1 les ,papiomorphes tte de *i51 en p>ticuli] les papi\s et les *ats de m]1 n'atteign5t qu' un degr trs infrieur de dveloppem5t4 ,les diffr5ces anatomiques entre ces grossi]s papi\s et les s+es an?ropodes p>v5us un si haut degr de p]fectionnem5t1 sont plus gr&es s\s t\s les rapports--et quelqu'organe que l'on comp>e6--que celles qui exi/5t entre les s+es suprieurs et l'homme4 ,ce fait in/ructif a t dmontr t\t au long en #ahhc p> l'anatomi/e ,,rob]t ,,h>tmann1 dans son travail sur ,les s+es an?ropodes et leur organisation comp>e celle de l'homme4 ,ce savant a propos1 p> suite1 de subdivis] autrem5t l'ordre des s+es1 savoir en deux gr\pes pr9cipaux3 celui des ,primaires 7,s+es et ,an?ropodes7 et celui des ,simi5s proprem5t dits ou ,pi?ques 7les autres ,cat>rh9i5s et t\s les ,platyrrh9i5s74 ,en t\s cas1 des considrations prcd5tes n\s p\vons conclure la plus intime p>5t entre l'homme et les s+es an?ropomorphes4 #ab ,e4 ,,haeckel1 ,an?ropog5ie4 #ahia1 ,,iv ,aufl41 ,s4 #eii4 ,l'anatomie comp>e amne a9si le *]*eur imp>tial1 qui fait oeuvre de critique1 en face de ce fait important3 savoir que le corps de l'homme et celui des s+es an?ropodes non seulem5t se ressembl5t au plus haut degr mais que1 sur t\s les po9ts ess5tiels1 la con=mation e/ la mme4 ,ce sont les mmes #bjj os1 disposs dans le mme ordre et associs de la mme faon1 qui compos5t notre squelette int]ne2 les mmes #cjj muscles prsid5t nos m\vem5ts2 les mmes poils c\vr5t notre peau2 les mmes gr\pes de cellules ganglionnaires con/itu5t le *ef-d'oeuvre arti/ique qu'e/ notre c]veau1 le mme coeur quatre cavits s]t de pompe c5trale la circulation de notre sang2 les mmes #cb d5ts1 disposes suivant le mme ordre1 compos5t notre d5tition2 les mmes gl&es salivaires1 hpatiques et inte/9ales s]v5t notre dige/ion2 les mmes organes de reproduction r5d5t possible la cons]vation de notre espce4 ,il e/ vrai1 un exam5 plus m9utieux1 n\s dc\vrons quelques petites diffr5ces de gr&eur et de =me dans la plup>t des organes entre l'homme et les ,an?ropodes1 mais les mmes diffr5ces1 ou d'autres analogues ressort5t galem5t d'une comp>aison att5tive entre les races huma9es les plus leves ou les plus infrieures2 on les con/ate mme en comp>ant trs exactem5t entr'eux t\s les individus de notre propre race4 ,n\s n'y tr\vons pas deux p]sonnes qui ai5t t\t fait la mme =me et la mme gr&eur de nez1 d'oreilles ou d'yeux4 ,il suffit1 dans une assemble nombreuse1 de port] son att5tion sur ces diffr5tes p>ties du visage1 p\r se conva9cre de l'tonnante v>it des =mes1 de la trs gr&e v>iabilit de l'espce4 ,t\t le monde sait que mme des frres et soeurs sont s\v5t con=ms si diffremm5t qu'on a pe9e les croire issus d'un mme c\ple4 ,t\tes ces diffr5ces individuelles ne re/reign5t cep5dant pas la porte de la loi d'id5tit fondam5tale de con=mation corporelle1 c> elles provi5n5t de petites div]g5ces dans le dveloppem5t individuel des p>ties4 ,,*apitre ,,iii ,notre vie4 ,,tudes ,,moni/es ,,de ,,physiologie ,,huma9e ,,et ,,comp>,e4--,,id5tit1 ,,dans ,,t\tes ,,les ,,fonctions ,,de ,,la ,,vie1 ,,entre ,l',,homme ,,et ,,les ,,mammif,,res4 ,jamais la physiologie ne n\s conduit1 en tudiant les phnomnes vitaux des corps naturels1 un autre pr9cipe d'explication que ceux qu'admett5t la physique et la *imie p> rapport la nature inanime4 ,l'hypo?se d'une =ce vitale spciale s\s t\tes ses =mes e/ non seulem5t t\t fait sup]flue1 mais en outre inadmissible4 ,le foy] de t\s les processus vitaux et de l'lm5t con/itutif de t\te sub/ance vivante e/ la cellule4 ,p> suite1 si la physiologie veut expliqu] les phnomnes vitaux lm5taires et gnraux1 elle ne le p\rra qu'en tant que ,physiologie cellulaire4 ,,max ,,v]worn 7#ahid74 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,iii volution de la physiologie trav]s l'antiquit et le moy5 ge3 ,gali54--,exprim5tation et vivisection4--,dc\v]te de la circulation du sang p> ,h>vey4--,=ce vitale 7vitalisme74 ,hall]4--,conceptions tlologi/e et vitali/e de la vie4 ,exam5 des processus physiologiques du po9t de vue mcani/e et moni/e4--,physiologie comp>e au ,x,i,xe sicle3 ,jean ,mll]4--,physiologie cellulaire3 ,max ,v]worn4--,pa?ologie cellulaire3 ,vir*[4--,physiologie de ,mammifres4--,id5tit dans t\tes les fonctions de la vie1 entre l'homme et le s+e4 ,,litt,,rature ,m,,ll]4--,h&bu* d] ,physiologie des ,m5s*54 #c ,bd4 ,,iv ,aufl4 #ahdd4 ,traduit en franais4 ,r4 ,,vir*[4--,die ,cellul>-,pa?ologie 9 ihr] ,begrndung auf physiologis*e und pa?ologis*e ,gewebelehre4 ,,iv ,aufl4 #ahga4 ,j4 ,,moles*ott4--,kreislauf des ,leb5s4 ,physiologis*e ,antwort5 auf ,liebig's *emis*e ,briefe4 ,v ,aufl4 #ahhf4 ,,c>l ,,vogt4--,physiologis*e ,briefe fr ,gebildete all] ,/a5de4 ,,iv ,aufl4 #ahgd4 ,,ludwig ,b,,*n]4--,physiologis*e ,bild]4 ,,iii ,aufl4 #ahhf4 ,c4 ,,rad5haus54--,isis3 ,d] ,m5s* und die ,welt4 #d ,bd4 #ahgd4 ,a4 ,,dodel4--,aus ,leb5 und ,wiss5s*aft 7,i4 ,leb5 und ,tod4 ,,ii4 ,natur-,v]a*tung und ,betra*tung4 ,,iii4 ,moses od] ,d>w97 ,/uttg>t4 #ahif4 ,,max ,,v]worn4--,allgeme9e ,physiologie4 ,e9 grundriss d] ,lehre vom ,leb54 7,i5a4 #ahid1 #b ,bd4 ,aufl4 #ahig74 ,nos connaissances relativem5t la vie huma9e ne se sont leves au rang de sci5ce relle et indp5dante qu'au c\rs du ,x,i,xe sicle2 elle y e/ dev5ue une des bran*es du savoir huma9 les plus leves1 les plus importantes et les plus intressantes4 ,de bonne heure1 il e/ vrai1 on avait s5ti que la ,sci5ce des fonctions de la vie1 la physiologie1 con/ituait p\r la mdec9e un avantageux prambule1 bi5 plus mme1 la condition ncessaire de la russite pratique p\r ceux qui faisai5t pr(ession de gurir1 en rapport troit avec l'anatomie1 sci5ce de la /ructure du corps4 ,mais la physiologie ne p\vait tre tudie fond que bi5 aprs l'anatomie et bi5 plus l5tem5t qu'elle1 c> elle se heurtait des difficults bi5 plus gr&es4 ,la notion de vie en tant que contraire de la mort a naturellem5t t1 de trs bonne heure1 un sujet de rflexion4 ,on obs]vait *ez l'homme vivant a9si que *ez les autres animaux galem5t vivants1 un c]ta9 nombre de *angem5ts c>actri/iques1 des m\vem5ts surt\t1 qui tai5t abs5ts *ez les corps morts3 le *angem5t volontaire de lieu1 p> exemple1 les battem5ts du coeur1 le s\ffle1 la p>ole1 etc4 ,mais la di/9ction entre ces m\vem5ts organiques et les phnomnes analogues *ez les corps inorganiques n'tait pas facile et on y *\ait s\v5t2 l'eau c\rante1 la flamme vacillante1 le v5t qui s\fflait1 le ro*] qui s'cr\lait1 (frai5t l'homme des *angem5ts t\t fait analogues et il tait t\t naturel que l'homme primitif attribut aussi ces corps morts une vie indp5dante4 ,et d'ailleurs on ne p\vait pas f\rnir1 quant aux causes effici5tes1 une explication plus satisfaisante dans un cas que dans l'autre4 ,physiologie huma9e4--,n\s r5controns les premires considrations sci5tifiques sur la nature des fonctions vitales de l'homme 7comme dj celles relatives la /ructure du corps7 *ez les mdec9s et les philosophes naturali/es grecs des ,v,ie et ,ve sicles avant ,j4-,c4 ,la plus ri*e encyclopdie des faits alors connus1 se rapportant notre sujet1 se tr\ve dans l'hi/oire naturelle d',,ari/ote2 une gr&e p>tie de ses donnes lui vi5t probablem5t dj de ,d,,mocrite et d',,hippocrate4 ,l'cole de celui-ci avait dj t5t des explications2 elle admettait comme cause premire de la vie *ez l'homme et les animaux un esprit de vie fluide 7,pneuma72 et dj ,,erasi/rate 7#bhj avant ,j4-,c417 di/+uait un esprit de vie infrieur et un suprieur3 le pneuma zoticon1 dans le coeur et le pneuma psy*icon1 dans le c]veau4 ,la gloire d'avoir rassembl t\tes ces connaissances p>ses et d'avoir t5t le premi] essai en vue de con/itu] la physiologie en sy/me1--revi5t au gr& mdec9 grec1 ,,gali51 que n\s connaissons dj comme le premi] gr& anatomi/e de l'antiquit4 ,dans ses re*]*es sur les organes du corps huma91 il s'int]rogeait con/amm5t au sujet des fonctions de ces organes1 procdant ici encore p> comp>aison1 tudiant avant t\t les animaux les plus vois9s de l'homme1 les s+es4 ,les rsultats acquis en exprim5tant sur eux tai5t directem5t t5dus l'homme4 ,gali5 avait dj reconnu la haute valeur de l'exprim5tation en physiologie2 dans ses vivisections de s+es1 de *i5s1 de porcs1 il avait fait div]s essais intressants4 ,les vivisections ont t d]nirem5t l'objet des plus viol5tes attaques non seulem5t de la "p des g5s ignorants et borns1 mais encore de la "p des ?ologi5s ennemis de la sci5ce1 et de p]sonnes l'me t5dre2 mais ce procd fait p>tie des m?odes indisp5sables l'tude de la vie et il n\s a dj f\rni des notions inapprciables sur les que/ions les plus importantes3 ce fait avait dj t reconnu p> ,,gali51 il y a de cela #agjj ans4 ,t\tes les div]ses fonctions du corps tai5t p> lui ram5es trois gr\pes pr9cipaux1 correspondant aux trois =mes de pneuma1 de l'esprit de vie ou spiritus4 ,le pneuma psy*icon--l'me--a son sige dans le c]veau et les n]fs1 il e/ l'in/rum5t de la p5se1 de la s5sibilit et de la volont 7m\vem5t volontaire72 le pneuma zoticon--le coeur--accomplit les fonctions sphygmiques1 le battem5t du coeur1 le p\ls et la production de *aleur2 le pneuma physicon1 enf91 log dans le foie1 e/ la cause des fonctions appeles vgtatives1 de la nutrition et des *anges de matriaux1 de la croissance et de la reproduction4 ,l'auteur insi/ait1 en outre1 spcialem5t sur le r5\vellem5t du sang dans les p\mons et exprimait l'espoir qu'on p>vi5drait un j\r extraire de l'air atmosphrique l'lm5t qui1 p> la respiration1 pntre comme pneuma dans le sang4 ,plus de qu9ze sicles s'c\lr5t avant que ce pneuma respiratoire1--l'acide c>bonique--ft dc\v]t p> ,,lavoisi]4 ,p\r la physiologie de l'homme1 comme p\r son anatomie1 le gr&iose sy/me de ,,gali5 demeura1 p5dant le long espace de temps de treize sicles1 le codex aureus1 la s\rce inattaquable de t\te connaissance4 ,l'influ5ce du *ri/ianisme1 ho/ile t\te culture1 am5a ici1 comme dans t\tes les autres bran*es des sci5ces naturelles1 d'insurmontables ob/acles4 ,du ,i,i,ie au ,x,v,ie sicle1 on ne r5contre pas un seul *]*eur qui ait os tudi] de n\veau p> lui-mme les fonctions de l'organisme huma9 et sortir des limites du sy/me de ,gali54 ,ce n'e/ qu'au ,x,v,ie sicle que de mode/es essais fur5t faits dans cette voie1 p> des mdec9s et des anatomi/es m95ts3 ,,p>acelse1 ,,s]vet1 ,v,,sale1 etc4 ,mais ce n'e/ qu'en #afbh que le mdec9 anglais ,,h>vey publia sa gr&e dc\v]te de la circulation du sang1 dmontrant que le coeur e/ une pompe f\lante qui1 p> la contraction inconsci5te et rgulire de ses muscles1 p\sse sans cesse le flot sangu9 dans le sy/me clos des vaisseaux ve9es et capillaires4 ,non mo9s importantes fur5t les re*]*es d',h>vey sur la gnration animale1 la suite desquelles il posa le pr9cipe clbre3 ,t\t individu vivant se dveloppe aux dp5s d'un oeuf 7omne vivum ex ovo47 ,l'impulsion puissante qu',h>vey avait donne aux obs]vations et aux re*]*es physiologiques am5a1 aux ,x,v,ie et ,x,v,i,ie sicles1 un gr& nombre de dc\v]tes4 ,elles fur5t runies p\r la premire fois au milieu du sicle d]ni] p> le savant ,a4 ,,hall]2 dans son gr& ouvrage1 ,elem5ta physiologiae1 il tablit la valeur propre de cette sci5ce1 indp5damm5t de ses rapports avec la mdec9e pratique4 ,mais p> le fait qu'il admettait comme cause de l'activit n]veuse une =ce d'impressionnabilit ou s5sibilit spciale et p\r cause du m\vem5t musculaire une excitabilit ou irritabilit spciale1 ,hall] prp>ait le t]ra9 la doctr9e errone d'une =ce vitale spciale 7vis vitalis74 ,=ce vitale 7vitalisme74--,p5dant plus d'un sicle1 du milieu du ,x,v,i,i,ie au milieu du ,x,i,xe sicle1 cette ide rgna dans la mdec9e 7et spcialem5t dans la physiologie7 que1 si une p>tie des phnomnes vitaux se ram5ai5t des processus physiques et *imiques1 les autres tai5t produits p> une =ce spciale1 indp5dante de ces processus3 la =ce vitale 7vis vitalis74 ,si diffr5tes que fuss5t les ?ories relatives la nature de cette =ce et en p>ticuli] son rapport avec l'me1 elles tai5t cep5dant t\tes d'accord p\r reconnatre que la =ce vitale e/ indp5dante des =ces physico-*imiques de la matire ord9aire1 et en diffre ess5tiellem5t2 en tant que =ce premire 7ar*eus7 indp5dante1 manquant la nature inorganique1 la =ce vitale devait1 au contraire1 pr5dre celle-ci son s]vice4 ,non seulem5t l'activit de l'me elle-mme1 la s5sibilit des n]fs et l'irritabilit des muscles1 mais encore le fonctionnem5t des s5s1 les phnomnes de reproduction et de dveloppem5t semblai5t si m]veilleux1 leur cause si nigmatique1 qu'on tr\vait impossible de les ram5] de simples processus naturels1 physiques et *imiques4 ,l'activit de la =ce vitale tant libre1 agissant consciemm5t et en vue du b1 elle ab\tit1 en philosophie1 une p>faite tlologie2 celle-ci p>ut surt\t inconte/able aprs que le gr& philosophe critique lui-mme1 ,,kant1 dans sa clbre critique du jugem5t tlologique1 et av\ que1 sans d\te1 la compt5ce de la raison huma9e tait illimite qu& il s'agissait de l'explication mcanique des phnomnes1 mais que les p\voirs de cette raison expirai5t devant les phnomnes de la vie organique2 ici1 la ncessit s'imposait de rec\rir un pr9cipe agissant avec f9alit1 a9si surnaturel4 ,il va de soi que1 le contra/e entre les phnomnes vitaux et les fonctions organiques mcaniques se faisait plus frappant mesure que progressait p\r celles-ci l'explication physico-*imique4 ,la circulation du sang et une p>tie des phnomnes moteurs p\vai5t tre ram5s des processus mcaniques2 la respiration et la dige/ion des actes *imiques analogues ceux qui ont lieu dans la nature inorganique2 mais la mme *ose semblait impossible lorsqu'il s'agissait de l'activit m]veilleuse des n]fs ou des muscles1 comme1 en gnral1 de la vie de l'me proprem5t dite2 et d'ailleurs le conc\rs de t\tes ces diffr5tes =ces1 dans la vie de l'individu1 ne semblait pas non plus explicable p> l4 ,a9si se dveloppa un dualisme physiologique complet1 une opposition radicale entre la nature inorganique et l'organique1 entre les processus vitaux et les mcaniques1 entre la =ce matrielle et la =ce vitale1 entre le corps et l'me4 ,au db du ,x,i,xe sicle1 ce vitalisme a t tabli avec de nombreux argum5ts l'appui1 en ,france p> ,l4 ,,dumas1 p> ,,reil en ,allemagne4 ,un joli expos potique en avait t donn1 ds #agie1 p> ,,alex4 ,,de ,,humboldt dans son rcit du ,gnie de ,rhodes 7reproduit avec des rem>ques critiques dans les ,vues de la nature74 ,le mcanisme de la vie 7physiologie moni/e74--,ds la premire moiti du ,x,v,i,ie sicle1 le clbre philosophe ,,desc>tes1 s\s l'influ5ce de ,,h>vey qui v5ait de dc\vrir la circulation du sang1 avait exprim l'ide que le corps de l'homme1 comme celui des animaux1 n'tait qu'une ma*9e complique1 dont les m\vem5ts se produisai5t en v]tu des mmes lois mcaniques auxquelles obissai5t les ma*9es artificielles con/ruites p> l'homme dans un b dt]m94 ,il e/ vrai1 ,,desc>tes rev5diquait p\r l'homme seul la complte indp5dance de son me immatrielle et il posait mme la s5sation subjective1 la p5se1 comme l'unique *ose au monde dont n\s ayons immdiatem5t une connaissance c]ta9e 7,cogito1 ergo sum67 ,p\rtant1 ce dualisme ne l'emp*a pas de /imul] dans div]ses directions la sci5ce mcanique des phnomnes vitaux considrs en eux-mmes4 ,a sa suite1 ,,borelli 7#affj7 expliqua les m\vem5ts du corps1 *ez les animaux1 p> des lois t\tes mcaniques1 t&is que ,,sylvius essayait de ram5] les phnomnes de la dige/ion et de la respiration des processus purem5t *imiques2 le premi] fonda1 en mdec9e1 une cole iatromcanique1 le second1 une cole iatro*imique4 ,mais ces lans de la raison v]s une explication naturelle mcanique des phnomnes vitaux1 ne tr\vr5t pas d'application univ]selle1 et1 au c\rs du ,x,v,i,i,ie sicle1 ils fur5t compltem5t rprims mesure que se dveloppait le vitalisme tlologique4 ,la rputation df9itive de celui-ci et le ret\r au po9t de vue prcd5t ne fur5t accomplis qu'en ce sicle1 lorsque1 v]s #ahdj1 la physiologie comp>e mod]ne s'leva au rang de sci5ce fconde4 ,physiologie comp>e4--,nos connaissances relatives aux fonctions du corps huma91 pas plus que celles relatives la /ructure de ce corps1 ne fur5t acquises1 l'orig9e1 p> l'obs]vation directe de l'organisme huma9 mais1 en gr&e p>tie1 p> celle des ,v]tbrs suprieurs les plus pro*es de lui1 surt\t des ,mammifres4 ,en ce s5s les dbuts les plus reculs des deux sci5ces mrit5t dj d'tre appels anatomie et physiologie comp>es4 ,mais la physiologie comp>e proprem5t dite1 qui embrasse t\t le doma9e des phnomnes vitaux depuis les animaux infrieurs jusqu' l'homme1 ne date que de ce sicle dont elle a t une difficile conqute2 son gr& fondateur fut ,,jean ,m,,ll] 7n en #ahja ,b]l91 fils d'un cordonni]74 ,de #ahcc #aheh1 v+t-c9q annes durant1 ce biologi/e 7le plus rudit de notre temps et celui dont les aptitudes fur5t les plus div]ses7 dploya l',univ]sit de ,b]l91 tant comme pr(esseur que dans ses re*]*es de savant1 une activit qui n'e/ comp>able qu' celles runies de ,,hall] et de ,,cuvi]4 ,presque t\s les gr&s biologi/es qui ont enseign en ,allemagne ou ex]c quelque influ5ce sur la sci5ce p5dant ces #fj d]nires annes1 ont t directem5t ou indirectem5t les lves de ,j4 ,mll]4 ,p>ti d'abord de l'anatomie et de la physiologie huma9es1 celui-ci t5dit bi5tt ses tudes comp>atives t\s les gr&s gr\pes d'animaux suprieurs et infrieurs4 ,et comme il comp>ait1 en mme temps1 la /ructure des animaux disp>us avec celle des animaux actuels1 les conditions de l'organisme sa9 avec celles du malade1 comme il faisait un ef=t vraim5t philosophique p\r syn?tis] t\s les phnomnes de la vie organique1 ,mll] leva les sci5ces biologiques une hauteur qu'elles n'avai5t jamais encore atte9te4 ,le fruit le plus prcieux de ces tudes si t5dues de ,jean ,mll]1 ce fut son ,manuel de ,physiologie huma9e2 cet ouvrage classique donnait beauc\p plus que ne promettait son titre3 c'e/ l'bau*e d'une va/e ,biologie comp>e4 ,au po9t de vue de la valeur de ce qu'il r5f]me et de la quantit de problmes qu'il embrasse1 ce livre1 auj\rd'hui encore1 e/ sans rival4 ,en p>ticuli]1 les m?odes d'obs]vation et d'exprim5tation y sont appliques de faon aussi magi/rale que les m?odes d'induction et de dduction4 ,m,,ll]1 il e/ vrai1 fut1 au db1 comme t\s les physiologi/es de son poque1 vitali/e4 ,seulem5t1 la doctr9e rgnante de la =ce vitale prit *ez lui une =me spciale et se trans=ma graduellem5t en son exact oppos4 ,c>1 dans t\tes les bran*es de la physiologie1 ,mll] s'ef=ait d'expliqu] les phnomnes vitaux mcaniquem5t2 sa =ce vitale r=me ne rgne pas au-dessus des lois physico-*imiques auxquelles e/ s\mis t\t le re/e de la nature3 elle e/ troitem5t lie ces lois mmes2 ce n'e/ ri5 d'autre1 en somme1 que la vie elle-mme1 c'e/--dire la somme de t\s les phnomnes moteurs que n\s obs]vons *ez les organismes vivants4 ,ces phnomnes1 ,mll] s'ef=ait p>t\t de les expliqu] mcaniquem5t1 dans la vie s5sorielle1 comme dans la vie de l'me1 qu'il s'agt de l'activit musculaire1 des phnomnes de la circulation1 de la respiration ou de la dige/ion1--ou qu'il s'agt des phnomnes de reproduction et de dveloppem5t4 ,mll] provoqua les plus gr&s progrs en ce que1 p>t\t1 p>tant des phnomnes vitaux les plus simples1 obs]vables *ez les animaux infrieurs1 il en suivait pas pas l'volution graduelle jusqu'aux =mes les plus leves1 jusqu' l'homme4 ,ici1 sa m?ode de comp>aison critique1 aussi bi5 en physiologie qu'en anatomie1 se tr\vait confirme4 ,,jean ,m,,ll] e/1 en outre1 le seul des gr&s naturali/es qui ait atta* une gale importance aux div]ses bran*es de la sci5ce et s'en soit con/itu le reprs5tant collectif4 ,aussitt aprs sa mort1 le va/e doma9e de son enseignem5t se morcela en quatre prov9ces1 presque t\j\rs ratta*es auj\rd'hui quatre *aires diffr5tes 7s9on davantage71 savoir3 ,anatomie huma9e et comp>e1 ,anatomie pa?ologique1 ,physiologie et ,embryologie4 ,on a comp> la division du travail qui s'e/ effectue subitem5t 7#aheh7 au se9 de cet imm5se rudition1 au morcellem5t de l'empire autrefois con/itu p> ,alex&re le ,gr&4 ,physiologie cellulaire4--,p>mi les nombreux lves de ,,jean ,m,,ll] qui1 en p>tie de son vivant dj1 en p>tie aprs sa mort1 contribur5t puissamm5t aux progrs des div]ses bran*es de la biologie1 il faut cit] comme l'un des plus heureux 7s9on1 peut-tre1 comme le plus important67 ,,?,,odore ,,s*wann4 ,lorsqu'en #ahch le botani/e de gnie1 ,,s*leid51 reconnut dans la cellule l'organe lm5taire commun t\tes les plantes et dmontra que t\s les tissus du corps des vgtaux tai5t composs de cellules1 ,j4 ,m,,ll] entrevit de suite l'imm5se porte de cette importante dc\v]te2 il essaya lui-mme de retr\v] la mme composition dans diffr5ts tissus du corps animal1 p> exemple dans la corde dorsale des ,v]tbrs1 provoquant a9si son lve ,,s*wann t5dre cette vrification t\s les tissus animaux4 ,celui-ci rsolut heureusem5t cette t*e difficile dans ses ,re*]*es microscopiques sur l'id5tit de /ructure et de dveloppem5t *ez les animaux et les plantes 7#ahci74 ,a9si tait pose la pi]re angulaire de la ?orie cellulaire dont l'importance fondam5tale1 tant p\r la physiologie que p\r l'anatomie1 s'e/ accrue d'anne en anne1 tr\vant t\j\rs une confirmation plus gnrale4 ,que l'activit fonctionnelle de t\s les organismes se ram5t celle de leurs lm5ts hi/ologiques1 aux cellules microscopiques1 c'e/ ce que montrr5t surt\t deux autres lves de ,j4 ,mll]1 le pntrant physiologi/e ,e4 ,,br,,cke1 de ,vi5ne1 et le clbre hi/ologi/e de ,wrzb\rg1 ,,alb]t ,k,,llik]4 ,le premi] dsigna trs ju/em5t la cellule du nom d'organisme lm5taire et montra en elle1 aussi bi5 dans le corps de l'homme que dans celui des animaux1 le seul facteur actuel spontanm5t productif de la vie4 ,k,,llik] s'illu/ra1 non seulem5t p> le progrs qu'il fit faire l'hi/ologie en gnral1 mais pr9cipalem5t p> la preuve qu'il donna que l'oeuf des animaux1 a9si que les sphres de segm5tation qui en provi5n5t1 sont de simples cellules4 ,bi5 que la haute importance de la ?orie cellulaire p\r t\s les problmes biologiques ft univ]sellem5t reconnue1 cep5dant la physiologie cellulaire1 qui s'e/ fonde sur elle1 ne s'e/ con/itue d'une manire indp5dante qu'en ces d]ni]s temps4 ,ici1 il faut reconnatre ,,max ,,v]worn1 pr9cipalem5t1 un d\ble mrite4 ,dans ses tudes psy*ophysiologiques sur les ,proti/es 7#ahhi71 s'appuyant sur d'+nieuses re*]*es exprim5tales1 il a montr que la ,?orie de l'me cellulaire#ac1 propose p> moi en #ahhf1 tr\ve une entire ju/ification dans l'tude exacte des ,protozoaires unicellulaires et que les processus psy*iques obs]vables dans le gr\pe des ,proti/es =m5t le pont qui relie les phnomnes *imiques de la nature inorganique la vie de l'me1 *ez les animaux suprieurs4 ,v]worn a dvelopp ces vues et les a appuyes sur l'embryologie mod]ne dans sa ,physiologie gnrale 7#b;e dition1 #ahig74 #ac ,e4 ,,haeckel3 ,zellseel5 und ,seel5zell54 ,gesammelte popula]e ,vortraege4 ,i ,heft #ahgh4 ,cet ouvrage rem>quable n\s ramne p\r la premire fois au po9t de vue si comprh5sif de ,,jean ,m,,ll]1 au contraire des m?odes troites et exclusives de ces physiologi/es mod]nes qui croi5t p\voir tablir la nature des phnomnes vitaux exclusivem5t au moy5 d'expri5ces physiques et *imiques4 ,,v]worn a montr que c'e/ seulem5t p> la m?ode comp>ative de ,m,,ll] et p> une tude plus appr(ondie de la physiologie cellulaire1 qu'on peut s'lev] jusqu'au po9t de vue qui n\s p]met d'embrass] d'un reg>d d'ensemble t\t le doma9e m]veilleux des phnomnes vitaux2 p> l seulem5t n\s n\s conva9crons que les fonctions vitales de l'homme1 t\tes tant qu'elles sont1 obiss5t aux mmes lois physiques et *imiques que celles des autres animaux4 ,pa?ologie cellulaire4--,l'importance fondam5tale de la ?orie cellulaire p\r t\tes les bran*es de la biologie a tr\v une confirmation n\velle dans la seconde moiti du ,x,i,xe sicle4 ,non seulem5t1 en effet1 la morphologie et la physiologie ont fait de gr&ioses progrs1 mais encore et surt\t n\s avons assi/ la complte r=me de cette sci5ce biologique qui eut de t\s temps la plus gr&e importance p> ses rapports avec la mdec9e pratique3 la ,pa?ologie4 ,l'ide que les maladies de l'homme1 comme celles de t\s les tres vivants1 sont des phnomnes naturels qui doiv5t1 p>tant1 tre tudis sci5tifiquem5t au mme titre que les autres fonctions vitales1 tait dj une conviction pr(onde *ez beauc\p d'anci5s mdec9s4 ,au ,x,v,i,ie sicle mme1 quelques coles mdicales1 celles des ,iatrophysici5s et des ,iatro*imi/es1 avai5t dj essay de ram5] les causes des maladies c]ta9es trans=mations physiques ou *imiques4 ,mais le degr trs infrieur de dveloppem5t de la sci5ce d'alors emp*ait le succs durable de ces lgitimes ef=ts4 ,c'e/ p\rquoi1 jusqu'au milieu du ,x,i,xe sicle1 quelques ?ories anci5nes qui *]*ai5t l'ess5ce de la maladie dans des causes surnaturelles ou my/iques1 fur5t-elles presque univ]sellem5t admises4 ,c'e/ seulem5t cette poque que ,,rudolf ,,vir*[1 galem5t l'lve de ,,jean ,m,,ll]1 eut l'heureuse p5se d'appliqu] l'organisme malade la ?orie cellulaire qui valait p\r l'homme sa92 il *]*a dans des trans=mations imp]ceptibles des cellules malades et des tissus con/itus p> leur ensemble1 la vritable cause de ces trans=mations plus app>5tes qui1 s\s l'aspect de maladies1 m5ac5t l'organisme vivant de dang] et de mort4 ,p5dant les sept annes1 surt\t1 qu'il fut pr(esseur ,wrzb\rg 7#ahdi-ahef71 ,,vir*[ s'acquitta avec un tel succs de la t*e qu'il s'tait propose1 que sa ,pa?ologie cellulaire 7publie en #aheh7 ouvrit brusquem5t1 devant la pa?ologie t\t entire et devant la mdec9e pratique appuye sur elle1 des voies n\velles1 hautem5t fcondes4 ,quant n\s et la t*e que n\s n\s sommes propose1 l'importance capitale qu'(fre p\r n\s cette r=me de la mdec9e vi5t de ce qu'elle n\s conduit une conception purem5t sci5tifique et moni/e de la maladie4 ,l'homme malade1 aussi bi5 que l'homme sa91 sont donc s\mis aux mmes t]nelles lois d'aira9 de la physique et de la *imie1 que t\t le re/e du monde organique4 ,physiologie des ,mammifres4--,p>mi les nombreuses classes d'animaux 7#ej #hj7 que di/+ue la zoologie mod]ne1 les ,mammifres1 non seulem5t au po9t de vue morphologique1 mais encore au po9t de vue physiologique1 occup5t une place t\t fait "p4 ,et puisque l'homme1 p> la /ructure t\t entire de son corps1 app>ti5t la classe des ,mammifres1 n\s p\vons n\s att5dre l'avance ce que le c>actre spcial de ses fonctions lui soit commun avec les autres ,mammifres4 ,et de fait1 il en va bi5 a9si4 ,la circulation et la respiration s'accompliss5t *ez l'homme absolum5t en v]tu des mmes lois et s\s la mme =me p>ticulire que *ez t\s les autres ,mammifres--et *ez eux seuls--2 elle rsulte de la /ructure spciale et trs complexe de leur coeur et de leurs p\mons4 ,c'e/ *ez les ,mammifres seulem5t que t\t le sang artriel e/ emport du v5tricule gau*e et conduit dans le corps p> un seul arc aortique--situ1 p>t\t1 gau*e--t&is que *ez les ,oiseaux il e/ situ droite et que *ez les ,reptiles1 les deux arcs fonctionn5t4 ,le sang des ,mammifres diffre de celui de t\s les autres ,v]tbrs p> ce fait que le noyau des globules r\ges a disp>u 7p> rgression74 ,les m\vem5ts respiratoires1 dans cette classe seulem5t1 s'effectu5t surt\t grce au diaphragme1 p>ce que celui-ci ne =me que *ez les ,mammifres une cloison complte entre les cavits ?oracique et abdom9ale4 ,mais le c>actre le plus important de cette classe p>v5ue un si haut degr de dveloppem5t1 c'e/ la production de lait dans les gl&es mammaires et le mode spcial d'levage des jeunes1 consqu5ce du fait qu'ils sont n\rris p> le lait mat]nel4 ,et comme cet allaitem5t ex]ce une influ5ce capitale sur d'autres fonctions1 comme l'am\r mat]nel des ,mammifres a rac9e dans ce mode de rapports si troits entre la mre et le jeune1 le nom donn la classe n\s rappelle ju/e titre la haute importance de l'allaitem5t *ez les ,mammifres4 ,des millions de tableaux1 dus la plup>t des arti/es de premi] rang1 glorifi5t la ,madone avec l'enfant ,jsus1 comme l'image la plus pure et la plus sublime de l'am\r mat]nel1 de ce mme in/9ct dont la =me extrme e/ la t5dresse exagre des mres-s+es4 ,physiologie des s+es4--,puisqu'entre t\s les ,mammifres les s+es se rappro*5t le plus de l'homme p> l'ensemble de leur con=mation1 on peut prvoir l'avance qu'il en ira de mme en ce qui reg>de les fonctions physiologiques2 et1 de fait1 il en va bi5 a9si4 ,*acun sait combi5 les habitudes1 les m\vem5ts1 les fonctions s5sorielles1 la vie psy*ique1 les so9s donns aux jeunes sont les mmes *ez les s+es et *ez l'homme4 ,mais la physiologie sci5tifique dmontre la mme id5tit capitale galem5t sur des po9ts mo9s rem>qus3 le fonctionnem5t du coeur1 la scrtion gl&ulaire et la vie sexuelle4 ,a cet g>d1 un dtail surt\t curieux1 c'e/ que *ez beauc\p d'espces de s+es les femelles1 p>v5ues l'ge adulte1 sont rgulirem5t exposes un c\lem5t de sang prov5ant de l'utrus et qui correspond la m5/ruation 7ou rgles m5suelles7 de la femme4 ,la scrtion du lait p> la gl&e mammaire et la faon dont le jeune tte1 se font encore absolum5t de la mme manire *ez la femelle du s+e et *ez la femme4 ,enf91 un fait p>ticulirem5t intressant1 c'e/ que la langue des sons *ez les s+es app>at l'exam5 de la physiologie comp>e1 comme l'tape pralable v]s la langue articule de l'homme4 ,p>mi les s+es an?ropodes encore exi/ants1 il y en a dans l',inde une espce qui e/ musici5ne3 l'hylobates syndactilus *ante et sa gamme de sons1 p>faitem5t purs et mlodieux1 progressant p> demi-tons1 s't5d sur un octave4 ,p\r un l+ui/e imp>tial1 il n'y a plus moy5 de d\t] auj\rd'hui que notre langue des concepts1 si p]fectionne1 ne se soit dveloppe l5tem5t et progressivem5t p>tir de la langue des sons imp>faite de nos anctres1 les s+es du pliocne4 ,,*apitre ,,iv ,notre ,embryologie ,,tudes ,,moni/es ,d',,ontog,,nie ,,huma9e ,,et ,,comp>,e4--,,id5tit ,,de ,d,,veloppem5t ,,de ,l',,embryon ,,et ,,de ,l',,adulte1 ,,*ez ,l',,homme ,,et ,,*ez ,,les ,,v]t,,br,s4 ,l'homme e/-il un tre spcial8 ,e/-il produit p> un autre procd qu'un *i51 un oiseau1 une gr5\ille ou un poisson8 ,donne-t-il a9si raison ceux qui affirm5t qu'il n'a pas place dans la ,nature et n'a aucune p>5t relle avec le monde infrieur de la vie animale8 ,ou bi5 ne sort-il pas d'un g]me id5tique1 ne p>c\rt-il pas l5tem5t et progressivem5t les mmes modifications que les autres tres8 ,la rponse n'e/ pas un in/ant d\teuse et n'a pas t l'objet du mo9dre d\te p5dant les tr5te d]nires annes4 ,il n'y a pas non plus moy5 d'en d\t]3 le mode de =mation et les premi]s /ades de dveloppem5t sont id5tiques *ez l'homme et *ez les animaux situs immdiatem5t au-dess\s de lui dans l'*elle des tres3 il n'y a pas moy5 d'en d\t]1 s\s ces rapports1 il e/ plus prs du s+e que le s+e du *i54 ,,?4 ,,huxley 7#ahfc74 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,iv ,l'embryologie ses dbuts4--,?orie de la pr=mation4--,?orie de l'embotem5t4 ,hall] et ,leibniz4--,?orie de l'pig5se4 ,c4 ,f4 ,wolff4--,?orie des feuillets g]m9atifs4--,c4 ,e4 ,ba]4--,dc\v]te de l'oeuf huma94 ,remak4 ,kllik]4--,l'ovule et l'embryon4--,?orie ga/renne4--,protozoaires et ,mtazoaires4--,l'ovule et le sp]matozode huma9s4--,osc> ,h]twig4--,conception4--,fcondation4--,e bau*e de l'embryon huma94--,id5tit entre les embryons de t\s les ,v]tbrs4--,les enveloppes embryonnaires *ez l'homme4--,amnion1 ,s]olemme et ,allantode4--,=mation du plac5ta et arrire-faix4--,membrane crible et cordon ombilical4--,le plac5ta discode des s+es et de l'homme4 ,,litt,,rature ,c4 ,e4 ,,ba]4--,ueb] ,entwickelungsges*i*te d] ,?i]e4 ,beoba*tung und ,reflexion4 #ahbh4 ,a4 ,,koellik]4--,grundriss d] ,entwickelungsges*i*te des ,m5s*5 und d] hh]5 ,?i]e 7#bte ,aufl4 #ahhd74 ,e4 ,,haeckel4--,/udi5 zur ,ga/ra ,!orie4 ,ina1 #ahgc-ahhd4 ,o4 ,,h]twig4--,lehrbu* d] ,entwickelungsges*i*te des ,m5s*5 und d] ,wirbel?i]e 7,vte ,aufl4 #ahif74 ,j4 ,,kollmann4--,lehrbu* d] ,entwickelungsges*i*te des ,m5s*5 7#ahih74 ,h4 ,,lo*]-,,wild4--,ueb] ,famili5-,anlage und ,erbli*keit4 ,e9e wiss5s*aftli*e ,razzia 7,zuri*1 #ahgd74 ,,*4 ,,d>w94--,de la v>iabilit *ez les animaux et les plantes l'tat de dome/ication 7trad4 fran4 de ,e4 ,b>bi]74 ,e4 ,,haeckel4--,an?ropog5ie4 ,geme9v]/ndli*e wiss5s*aftli*e ,vortrge ueb] ,entwickelungsges*i*te des ,m5s*51 ,i,vte ,aufl4 #ahia4 ,plus encore que l'anatomie et la physiologie comp>es1 l'ontognie1 l'hi/oire du dveloppem5t de l'individu e/ la cration de notre ,x,i,xe sicle4 ,comm5t l'homme se dveloppe-t-il dans la matrice8 ,et comm5t se dvelopp5t les animaux en sortant de l'oeuf8 ,comm5t se dveloppe la plante en sortant de la gra9e8 ,cette "q1 grosse de consqu5ces1 a sans d\te fait rfl*ir l'esprit huma9 depuis des milli]s d'annes2 mais ce n'e/ que trs t>d1--il y a seulem5t #gj ans de cela--que l'embryologi/e ,,ba] n\s a montr les vrais moy5s de pntr] plus avant dans la connaissance des faits my/rieux de l'embryologie4 ,et c'e/ plus t>d encore1--il y a seulem5t #dj ans--que ,,d>w91 p> sa ?orie de la desc5dance r=me1 n\s a f\rni la clef capable d'ouvrir la porte f]me1 d]rire laquelle l'embryologie abrite ses secrets et les moy5s d'en pntr] les causes4 ,ayant donn de ces faits1--du plus haut intrt mais d'une int]prtation difficile1--un expos la porte de t\s et dvelopp1 dans mon ,embryologie de l'homme 7#are p>tie de l'an?ropognie1 #d;e d41 #ahia71 je me born]ai ici rsum] et int]prt] brivem5t les phnomnes pr9cipaux4 ,jetons d'abord un reg>d en arrire af9 d'avoir un ap]u hi/orique de ce que fur5t1 dans le pass1 l',ontognie et1 s'y ratta*ant1 la ?orie de la pr=mation4 ,?orie de la pr=mation4--,l'embryologie ses dbuts 7cf4 la leon ,,ii de mon ,an?ropognie74 ,de mme que1 p\r l'anatomie comp>e1 les oeuvres classiques d',,ari/ote1 du ,pre de l'hi/oire naturelle1 dans t\tes ses bran*es1 sont encore p\r l'embryologie la s\rce sci5tifique la plus anci5ne que n\s connaissions 7,i,ve sicle avant ,j4-,c474 ,non seulem5t dans sa gr&e ,hi/oire des animaux1 mais encore dans un trait spcial et plus petit1 ,c9q livres sur la gnration et le dveloppem5t des animaux1 le gr& philosophe n\s rapporte une masse de faits intressants et il y jo9t des considrations relatives leur int]prtation2 beauc\p d'entre elles n'ont t apprcies leur ju/e valeur qu'en ces d]ni]s temps et mme on peut dire qu'on les a dc\v]tes n\veau4 ,naturellem5t il s'y tr\ve aussi beauc\p de fables et d'erreurs1 et quant au dveloppem5t ca* de l'embryon huma91 on ne savait ri5 de prcis cette poque4 ,mais p5dant la longue priode suivante1 p5dant un espace de temps de deux mille ans1 la sci5ce sommeilla sans faire aucun progrs4 ,c'e/ seulem5t au db du ,x,v,i,ie sicle qu'on recomm5a s'occup] de ces que/ions2 l'anatomi/e itali51 ,,fabrice ,d',,aquap5d5te 7de ,pad\e7 publia en #afjj les plus anci5nes figures et descriptions que n\s ayons d'embryons huma9s et d'animaux suprieurs2 t&is que le clbre ,,malpighi 7de ,bologne71 novateur en zoologie comme en botanique1 donna en #afhg le premi] expos complet de la =mation du jeune p\let dans l'oeuf1 aprs l'incubation4 ,t\s ces anci5s obs]vateurs tai5t dom9s p> cette ide que dans l'oeuf des animaux1 comme dans la sem5ce des plantes suprieures1 le corps t\t enti]1 avec t\tes ses p>ties exi/ait dj pr=m1 mais si tnu et si transp>5t qu'on ne p\vait le reconnatre2 le dveloppem5t t\t enti] n'tait1 p> suite1 ri5 d'autre que la croissance ou l'volution 7evolutio7 des p>ties enveloppes 7p>tes involut74 ,le meilleur nom qui convi5ne cette ?orie errone1 qui a t presque univ]sellem5t admise jusqu'au comm5cem5t de notre sicle1 c'e/ celui de ?orie de la pr=mation2 on l'appelle s\v5t aussi ?orie de l'volution1 mais p> ce t]me beauc\p d'auteurs mod]nes ent5d5t galem5t la ?orie1 t\t autre1 de la trans=mation4 ,?orie de l'embotem5t4 7,?orie de la scatulation74--,en rapport troit avec la ?orie de la pr=mation et comme sa consqu5ce lgitime1 n\s r5controns au sicle d]ni] une ?orie plus va/e qui occupa vivem5t les biologi/es capables de p5s]3 c'e/ l'trange ?orie de l'embotem5t4 ,puisqu'on admettait que dans l'oeuf1 l'bau*e de l'organisme enti] avec t\tes ses p>ties exi/ait dj1 il fallait que l'ovaire du jeune foetus avec les oeufs de la gnration suivante y ft pr=m et que ceux-ci1 leur t\r1 cont9ss5t les oeufs de la gnration d'aprs1 et a9si de suite l'inf9i6 ,l-dessus1 le clbre physiologi/e ,,hall] calcula qu'il y a #f4jjj ans1 le sixime j\r de la cration1 le bon ,dieu avait produit en mme temps les g]mes de #bjj4jjj millions d'hommes et les avait habilem5t embots l'un dans l'autre dans l'ovaire de notre respectable mre ve4 ,un philosophe1 qui n'tait ri5 mo9s que le gr& ,,leibniz1 adopta ces vues et en tira p>ti p\r sa ?orie des ,monades2 et comme en v]tu de celle-ci le corps et l'me sont t]nellem5t et indissolublem5t unis1 ,leibniz appliqua sa ?orie du corps l'me4 ,les mes des hommes ont t\j\rs exi/ s\s la =me de corps organiss en la p]sonne de leurs anctres jusqu' ,adam1 c'e/--dire depuis le comm5cem5t des *oses666 ,?orie de l'pig5se4--,en novembre #ageh1 ,halle1 un jeune mdec9 de #bf ans1 ,g4 ,,fr4 ,,wolff 7le fils d'un cordonni] de ,b]l971 s\t5ait sa ?se de doctorat1 laquelle avait p\r titre ,!oria g5]ationis4 ,appuyant sa dmon/ration sur une srie d'expri5ces aussi laborieuses que soigneusem5t faites1 il tablissait que t\te la ?orie rgnante de la pr=mation et de la scatulation tait fausse4 ,dans l'oeuf de p\le1 aprs l'incubation1 il n'y a1 au db1 aucune trace de ce qui s]a plus t>d le corps de l'oiseau avec ses diffr5tes p>ties2 mais au lieu de cela n\s tr\vons en haut1 sur la sphre jaune de vitellus1 un petit disque circulaire1 blanc4 ,ce m9ce disque g]m9atif devi5t ovale et se subdivise alors en quatre c\*es situes l'une au-dessus de l'autre et qui sont les bau*es des quatre sy/mes les plus importants d'organes3 d'abord1 le plus sup]ficiel1 le sy/me n]veux2 au-dess\s1 la masse *>nue 7sy/me musculaire72 puis le sy/me vasculaire 7avec le coeur7 et enf9 le canal inte/9al4 ,a9si1 disait ,,wolff avec raison1 la =mation du foetus consi/e1 non pas dans le dveloppem5t d'organes pr=ms1 mais dans une *ane de n(ormations1 dans une vraie pig5se2 les p>ties app>aiss5t l'une aprs l'autre et t\tes s\s une =me simple1 absolum5t diffr5te de celle qui se dvelopp]a plus t>d3 celle-ci ne se produit que p> une srie de trans=mations m]veilleuses4 ,cette gr&e dc\v]te--une des plus importantes du ,x,v,i,i,ie sicle--bi5 qu'elle ait pu tre confirme immdiatem5t p> la seule vrification des faits obs]vs1 et bi5 que la ,?orie de la gnration fonde sur elle ne ft pas proprem5t p>l] une ?orie mais un simple fait1 demeura compltem5t mconnue p5dant un demi-sicle4 ,la pr9cipale entrave lui v5ait de la puissante autorit de ,,hall] qui la combattait avec ob/9ation1 lui opposant ce dogme3 ,il n'y a pas de dev5ir6 aucune p>tie du corps n'e/ =me avant l'autre1 t\tes se produis5t en mme temps4 ,,wolff1 qui avait d p>tir p\r ,pt]sb\rg1 tait mort depuis longtemps lorsque ses dc\v]tes1 oublies depuis1 fur5t reproduites p> ,,lor5z ,,ok51 ,ina 7#ahjf74 ,?orie des feuillets g]m9atifs4--,aprs que la ?orie de l'pig5se de ,,wolff et t confirme p> ,,ok5 et p> ,,meckel 7#ahab7 et que l'important travail de celui-ci sur le dveloppem5t du tube inte/9al et t traduit du lat9 en allem&1 beauc\p de jeunes naturali/es1 en ,allemagne1 se mir5t avec le plus gr& zle l'tude prcise de l'embryologie4 ,le plus clbre et le plus heureux d'entre eux fut ,c4 ,e4 ,,ba]2 son fameux ouvrage p>ut en #ahbh s\s ce titre3 ,embryologie des animaux4 ,obs]vation et rflexion4 ,non seulem5t le processus de dveloppem5t du g]me y e/ dcrit d'une faon complte et rem>quablem5t claire1 mais on tr\ve1 en outre1 dans ce livre nombre de rflexions pr(ondes au sujet des faits obs]vs4 ,c'e/ dcrire la =mation de l'embryon *ez l'homme et les ,v]tbrs1 que l'auteur s'e/ surt\t atta*1 mais il exam9e1 en outre1 l'ontognie t\te diffr5te des animaux infrieurs1 inv]tbrs4 ,les deux assises en =me de feuillets qui app>aiss5t les premires dans le disque rond g]m9atif des ,v]tbrs suprieurs1 se subdivis5t d'abord *acune1 selon ,,ba]1 en deux feuillets et les quatre feuillets g]m9atifs se trans=m5t en quatre tubes qui donn5t les organes fondam5taux3 c\*e pid]mique1 c\*e musculaire1 c\*e vasculaire et c\*e muqueuse4 ,a la suite de processus d'pig5se trs compliqus1 les organes df9itifs se con/itu5t et cela de la mme manire *ez l'homme et *ez t\s les ,v]tbrs4 ,il en va t\t autrem5t dans les trois gr\pes pr9cipaux d',inv]tbrs1 qui d'ailleurs diffr5t encore ce po9t de vue les uns des autres4 ,p>mi les nombreuses dc\v]tes p>ticulires de ,,ba]1 l'une des plus importantes fut l'oeuf huma94 ,jusqu'alors1 *ez l'homme comme *ez t\s les ,mammifres1 on avait considr comme des ovules c]ta9es petites vsicules1 abondantes dans l'ovaire4 ,,ba]1 le premi]1 montra en #ahbg que les vritables ovules sont enf]ms dans ces vsicules1 les follicules de ,graaf1 qu'ils sont beauc\p plus petits qu'elles1 que ce sont de petites sphres n'ayant que #j1b millimtres de diamtre1 visibles l'oeil nu dans des circon/ances favorables4 ,le premi]1 ,ba] s'ap]ut encore que1 *ez t\s les ,mammifres1 ces petits ovules fconds1 en se dveloppant1 donn5t d'abord naissance une vsicule g]m9ative c>actri/ique1 une ,sphre creuse cont5ant un liquide1 dont la p>oi e/ =me p> la m9ce enveloppe embryonnaire3 le bla/od]me4 ,ovule et sp]matozode4--,dix ans aprs que ,ba] et donn un solide fondem5t l'embryologie p> sa ?orie des feuillets g]m9atifs1 une n\velle t*e1 trs importante1 fut impose cette sci5ce p> la ?orie cellulaire 7#ahch74 ,quel e/ le rapport de l'oeuf animal et des feuillets g]m9atifs qui en provi5n5t1 aux tissus et aux cellules qui compos5t le corps adulte8 ,la rponse cette "q capitale fut donne au milieu de notre sicle p> deux des lves les plus di/+us de ,j4 ,mll]3 ,,remak 7 ,b]l97 et ,,koellik] 7 ,wrzb\rg74 ,ils dmontrr5t que l'oeuf n'e/ pas autre *ose l'orig9e qu'une cellule et que1 de mme1 les nombreuses sphres de segm5tation qui en provi5n5t1 p> divisions successives1 ne sont que de simples cellules4 ,ces sphres de segm5tation s]v5t d'abord =m] les feuillets g]m9atifs1 puis1 p> suite de la division du travail et de la diffr5ciation qui se produis5t au se9 de ceux-ci1 les div]s organes se con/itu5t4 ,,koellik] eut1 en outre1 le gr& mrite de dmontr] que le liquide sp]matique muqueux des animaux mles n'tait pas autre *ose qu'un amas de cellules microscopiques4 ,les animalcules sp]matiques t\j\rs en m\vem5t et en =me d'p+les1 qui s'y tr\v5t1 les sp]matozodes1 ne sont autre *ose que des cellules flagelles spciales1 a9si que je l'ai dmontr p\r la premire fois1 en #ahff1 sur les filam5ts sp]matiques des ponges4 ,a9si1 on avait dmontr que les deux lm5ts reproducteurs ess5tiels1 le sp]me du mle et l'ovule de la femelle1 r5trai5t1 eux aussi1 dans la ?orie cellulaire2 dc\v]te dont la haute porte philosophique ne fut reconnue que plus t>d1 p> l'tude appr(ondie des phnomnes de fcondation 7#ahge74 ,?orie ga/renne4--,t\tes les re*]*es1 faites jusqu'alors1 sur la =mation de l'embryon1 conc]nai5t l'homme et les ,v]tbrs suprieurs1 mais surt\t l'oeuf d'oiseau3 c> p\r l'exprim5tation1 l'oeuf de p\le e/ le plus gros1 le plus commode et on l'a t\j\rs en gr&e quantit1 sa disposition4 ,on peut trs aism5t faire c\v] l'oeuf jusqu' closion dans la c\veuse--aussi bi5 que si la p\le c\vait elle-mme--puis suivre d'heure en heure la srie de trans=mations qui s'effectu5t en trois sema9es1 depuis la simple cellule oeuf jusqu' l'oiseau complet4 ,,ba] lui-mme n'avait pu dmontr] l'id5tit dans le mode de =mation c>actri/ique de l'embryon et dans l'app>ition des div]s organes1 que p\r les diffr5tes classes de ,v]tbrs4 ,p> contre1 p\r les nombreuses classes d',inv]tbrs--c'e/--dire la plus gr&e majorit des animaux--la =mation du jeune semblait s'effectu] de t\t autre faon et *ez la plup>t1 les feuillets g]m9atifs semblai5t faire dfaut4 ,c'e/ seulem5t au milieu de ce sicle que leur exi/5ce fut dmontre *ez les ,inv]tbrs2 p> ,,huxley 7#ahdi7 p\r les ,mduses1 p> ,,koellik] 7#ahdd7 p\r les ,cphalopodes4 ,les dc\v]tes de ,,k[alewsky 7#ahff7 prir5t ensuite une importance spciale3 ce savant montra que le plus infrieur des ,v]tbrs1 la lancette ou ,amphioxus se dveloppe exactem5t de la mme manire--manire vrai dire trs primitive--qu'un ,tunici]1 ,inv]tbr d'app>5ce trs diffr5t1 l'tui de m] ou ascidie4 ,le mme obs]vateur montra1 en outre1 une =mation analogue aux feuillets g]m9atifs *ez diffr5ts v]s1 *ez les ,e*9od]mes et *ez les ,articuls4 ,je m'occupais alors moi-mme1 depuis #ahff1 du dveloppem5t des ponges1 des coraux1 des mduses et des siphonophores et comme1 dans ces classes infrieures d'organismes pluricellulaires1 j'obs]vais p>t\t la mme =mation de deux feuillets primaires1 j'acquis la conviction que ce processus important de g]m9ation tait le mme trav]s t\te la srie animale4 ,ce fait me p>ut surt\t important que *ez les ponges et les ,coel5trs infrieurs 7polypes1 mduses7 le corps n'e/ con/itu longtemps1 s9on t\te la vie1 que de deux simples assises cellulaires2 ,,huxley 7#ahdi71 les avait dj comp>es1 en ce qui conc]ne les mduses1 aux deux feuillets primaires des ,v]tbrs4 ,m'appuyant sur ces obs]vations et ces comp>aisons1 je posai alors en #ahgb1 dans ma ,philosophie des ponges calcaires1 la ?orie ga/renne dont les po9ts ess5tiels sont les suivants3 ,i4 ,le rgne animal t\t enti] se divise en deux gr&s gr\pes radicalem5t diffr5ts1 les animaux monocellulaires 7,protozoaires7 et les animaux pluricellulaires 7,mtazoaires72 l'organisme t\t enti] des ,protozoaires 7,rhizopodes et ,infusoires71 demeure1 la vie durant1 l'tat de simple cellule 7plus r>em5t on tr\ve un rseau l*e de cellules qui ne =m5t pas encore un tissu1 le co5obium72 l'organisme des ,mtazoaires1 p> contre1 n'e/ unicellulaire qu'au db1 plus t>d il e/ compos de nombreuses cellules qui =m5t des tissus4 ,,ii4 ,il s'ensuit que la reproduction et le mode de dveloppem5t diffr5t aussi ess5tiellem5t dans les deux gr\pes2 la reproduction1 *ez les ,protozoaires1 e/ gnralem5t asexue1 elle se fait p> division1 b\rgeonnem5t ou sporulation2 ces animaux ne possd5t1 proprem5t p>l]1 ni oeuf ni sp]me4 ,*ez les ,mtazoaires1 au contraire1 les sexes mascul9 et fm99 diffr5t1 la reproduction e/ presque t\j\rs sexue1 elle a lieu au moy5 d'oeufs qui sont fconds p> le sp]me du mle4 ,,iii4 ,il s'ensuit que c'e/ *ez les seuls ,mtazoaires que se =m5t des feuillets g]m9atifs et leur suite des tissus1 lesquels manqu5t encore totalem5t *ez les ,protozoaires4 ,,iv4 ,*ez les ,mtazoaires n'app>aiss5t d'abord que deux feuillets g]m9atifs primaires1 qui ont p>t\t la mme signification ess5tielle3 le feuillet pid]mique1 ext]ne1 donn]a le revtem5t cutan ext]ne et le sy/me n]veux2 le feuillet inte/9al1 int]ne1 au contraire1 s]a l'orig9e du tube inte/9al et de t\s les autres organes4 ,v4 ,au /ade qui1 p>t\t1 suit celui de l'oeuf fcond et o l'on ne r5contre que les deux feuillets primitifs1 j'ai donn le nom de l>ve inte/9ale ou de g]me en gobelet 7ga/rula72 le corps deux assises en =me de gobelet1 dlimite orig9airem5t une simple cavit dige/ive1 l'inte/9 primitif 7proga/] ou ar*5t]on7 dont l'unique ouv]ture e/ la b\*e primitive 7pro/oma ou bla/opore74 ,tels sont les premi]s organes du corps1 *ez les animaux pluricellulaires1 et les deux assises cellulaires de la p>oi1 simples pi?liums1 sont les premi]s tissus2 t\s les autres organes et tissus n'app>aiss5t que plus t>d 7=mations secondaires7 et provi5n5t des premi]s4 ,,vi4 ,de cette id5tit1 de cette homologie de la ga/rula dans t\tes les classes et t\tes les subdivisions du gr\pe des ,mtazoaires1 je tirai1 en v]tu de la gr&e loi biogntique 7cf4 *ap4 ,v7 la conclusion suivante3 t\s les ,mtazoaires driv5t primitivem5t d'une =me ance/rale commune1 la ga/ra2 de plus1 cette =me ance/rale1 qui remonte une poque trs recule 7priode laur5ti5ne7 et a disp>u depuis longtemps1 possdait1 dans ses traits ess5tiels1 la =me et la composition qui se sont cons]ves p> hrdit *ez la ga/rula actuelle4 ,,vii4 ,cette conclusion phylogntique1 tire de la comp>aison des faits de l'ontognie1 e/ en outre confirme p> ce fait qu'il exi/e encore auj\rd'hui des individus app>t5ant au gr\pe des ,ga/rads 7,ga/rm>ies1 ,cyem>ies1 ,physem>ies7 a9si que des =mes ance/rales dans d'autres gr\pes1 dont l'organisation n'e/ que trs peu suprieure celle des ga/rads prcd5ts 7l'olyn?us *ez les ,spongiaires2 l'hydre1 le polype commun d'eau d\ce1 *ez les ,coel5trs2 la convolute et autres ,cryptocles1 les plus simples des ,turbell>is1 *ez les ,pla!lm9!s74 ,,viii4 ,la suite du dveloppem5t1 p>tir du /ade ga/rula1 p]met de divis] les ,mtazoaires en deux gr&s gr\pes trs diffr5ts3 les plus anci5s1 animaux infrieurs 7,coel5trs ou ,aclomi5s7 ne prs5t5t pas encore de cavit du corps et ne possd5t ni sang1 ni anus2 c'e/ le cas des ,ga/rads1 des ,spongiaires1 des ,coel5trs et des ,pla!lm9!s4 ,les plus rc5ts1 au contraire1 les animaux suprieurs 7,clomi5s ou ,artiozoaires7 possd5t une vritable cavit du corps et1 la plup>t du mo9s1 du sang et un anus2 ils compr5n5t les v]s 7,v]malia7 et les gr\pes typiques suprieurs auxquels les v]s ont donn naissance3 *9od]mes1 ,mollusques1 ,ar?ropodes1 ,tunici]s et ,v]tbrs4 ,tels sont les po9ts ess5tiels de ma ?orie ga/renne dont la premire bau*e date de #ahgb mais que j'ai reprise plus t>d et dveloppe plus longuem5t1 m'ef=ant1 dans une srie d',etudes sur la ?orie ga/renne1 de lui donn] une base plus solide encore 7#ahgc-ahhd74 ,quoiqu'au db cette ?orie ait t presque univ]sellem5t rep\sse et qu'elle ait t violemm5t combattue p5dant dix ans p> de nombreuses autorits1 elle e/ auj\rd'hui 7depuis prs de qu9ze ans7 admise p> t\s les savants compt5ts4 ,voyons ma9t5ant l't5due des consqu5ces que n\s p\vons tir] de la ?orie ga/renne et de l'embryologie en gnral1 p> rapport au problme pr9cipal que n\s n\s sommes pos3 la place de l'homme dans la nature4 ,ovule et sp]matozode de l'homme4--,l'oeuf de l'homme1 comme celuide t\s les autres ,mtazoaires1 e/ une simple cellule et cette petite cellule sphrique 7qui n'a que #j1b millimtres de diamtre7 a la mme /ructure c>actri/ique que *ez t\s les autres mammifres vivip>es4 ,la petite masse protoplasmique1 en effet1 e/ ent\re d'une paisse membrane transp>5te1 prs5tant de f9es /ries radiales3 la zone pellucide1 la petite vsicule g]m9ative1 elle aussi 7le noyau cellulaire71 incluse l'intrieur du protoplasma 7corps cellulaire7 prs5te la mme gr&eur et la mme /ructure que *ez les autres ,mammifres4 ,on en peut dire autant des sp]matozodes ou filam5ts sp]matiques1 anims de m\vem5ts1 du mle1 de ces m9uscules cellules flagelles en =me de filam5ts et qu'on tr\ve p> millions dans *aque g\ttelette du sp]me muqueux du mle2 on les avait pris autrefois1 cause de leurs m\vem5ts rapides1 p\r des animalcules sp]matiques spciaux3 les sp]matozaires4 ,l'app>ition de ces deux importantes cellules sexuelles dans la gl&e sexuelle 7gonade71 se fait1 elle aussi de la mme faon *ez l'homme et *ez les autres ,mammifres2 les oeufs dans l'ovaire de la femme 7ov>ium7 aussi bi5 que les sp]matozodes dans le te/icule de l'homme 7sp]m>ium7 se produis5t p>t\t de la mme faon3 ils driv5t de cellules1 prov5ant orig9airem5t de l'pi?lium coelomique1 de cette assise cellulaire qui revt la cavit du corps4 ,conception4 ,fcondation4--,le mom5t le plus important dans la vie de t\t homme 7comme de t\t autre ,mtazoaire7 c'e/ celui o comm5ce son exi/5ce individuelle2 c'e/ l'in/ant o les deux cellules sexuelles des p>5ts se r5contr5t et se fusionn5t p\r =m] une cellule unique4 ,cette n\velle cellule1 l'ovule fcond1 e/ la cellule s\*e individuelle 7cytula7 dont provi5dront1 p> des divisions successives1 les cellules des feuillets g]m9atifs1 et la ga/rula4 ,c'e/ seulem5t avec la =mation de cette cytula1 c'e/--dire avec le processus de la fcondation lui-mme1 que comm5ce l'exi/5ce de la p]sonne1 de l'individualit indp5dante4 ,ce fait ontogntique e/ ess5tiellem5t important1 c> de lui seul1 dj1 on peut tir] des consqu5ces d'une porte imm5se4 ,et d'abord il s'en suit1 a9si qu'on le voit clairem5t1 que l'homme1 a9si que t\s les autres ,mtazoaires1 ti5t t\tes ses qualits p]sonnelles1 corporelles et intellectuelles1 de ses deux p>5ts qui les lui ont transmises en v]tu de l'hrdit2 il s'ensuit1 en outre1 qu'une c]titude s'impose n\s1 grosse de consqu5ces3 c'e/ que la n\velle p]sonne1 qui doit son orig9e ces phnomnes1 ne peut absolum5t pas prt5dre tre immortelle4 ,les dtails du processus de fcondation et de reproduction sexue1 en gnral1 pr5n5t p> suite une importance capitale2 ils ne n\s sont connus1 avec t\tes leurs p>ticul>its1 que depuis #ahge1 depuis qu',,osc> ,,h]twig 7alors mon lve et mon compagnon de voyage ,ajaccio7 ouvrit la voie aux re*]*es ultrieures p> celles qu'il fit sur la fcondation des oeufs d'ours9s4 ,la belle capitale de l'le des rom>9s1 o ,napolon naquit en #agfi1 e/ en mme temps l'endroit o fur5t obs]vs p\r la premire fois avec exactitude1 et dans leurs mo9dres dtails1 les secrets de la fcondation animale4 ,,h]twig tr\va que le seul phnomne ess5tiel tait la fusion des deux cellules sexuelles et de leurs noyaux4 ,p>mi les millions de cellules flagelles mles qui se press5t en essaim aut\r de l'ovule femelle1 un seul pntre dans le corps protoplasmique4 ,les noyaux des deux cellules 7noyau du sp]matozode et noyau de l'ovule71 sont attirs l'un v]s l'autre p> une =ce my/rieuse considre comme une activit s5sorielle *imique1 analogue l'odorat3 les deux noyaux s'appro*5t a9si l'un de l'autre et se fusionn5t4 ,a9si1 grce une impression s5sible des deux noyaux sexuels et p> suite d'un *imiotropisme rotique1 il se produit une n\velle cellule qui runit en elle les qualits hrditaires des deux p>5ts2 le noyau du sp]matozode transmet les c>actres pat]nels1 celui de l'ovule les c>actres mat]nels la cellule s\*e aux dp5s de laquelle le g]me se dveloppe2 cette transmission vaut aussi bi5 p\r les qualits corporelles que p\r ce qu'on appelle les qualits de l'me4 ,ebau*e de l'embryon huma94--,la =mation des feuillets g]m9atifs p> division rpte de la cellule s\*e1 l'app>ition de la ga/rula et des =mes embryonnaires issues d'elle1 t\t cela se produit *ez l'homme absolum5t de la mme manire que *ez les ,mammifres suprieurs1 avec les mmes dtails c>actri/iques qui diffr5ci5t ce gr\pe de celui des ,v]tbrs infrieurs4 ,dans les premires priodes du dveloppem5t embryologique1 ces c>actres propres des ,plac5tali5s ne se di/+u5t pas encore4 ,la =me trs importante de la *ordula ou l>ve *ordale1 qui suit immdiatem5t le /ade ga/rula1 prs5te *ez t\s les ,v]tbrs les mmes traits ess5tiels3 une simple baguette axiale1 la *orda1 s't5d t\t droit suivant le gr& axe du corps qui e/ ovale1 en =me de b\cli] 7b\cli] g]m9atif72 au-dessus de la *orda se dveloppe1 aux dp5s du feuillet ext]ne1 la moelle p9ire2 au-dess\s de la *orda le tube dige/if4 ,c'e/ alors seulem5t qu'app>aiss5t des deux cts1 droite et gau*e de la baguette axiale1 la *ane des v]tbres primitives1 et l'bau*e des plaques musculaires avec lesquelles comm5ce la segm5tation du corps4 ,devant1 sur la face inte/9ale1 app>aiss5t de *aque ct les f5tes bran*iales1 ouv]tures du ph>ynx p> lesquelles l'orig9e1 *ez nos anctres les poissons1 l'eau ncessaire la respiration et avale p> la b\*e ressortait a9si sur les cts4 ,p> suite de la tnacit de l'hrdit1 ces f5tes bran*iales1 qui n'avai5t d'importance que *ez les =mes ance/rales aquatiques1 c'e/--dire *ez les animaux vois9s des poissons1 app>aiss5t auj\rd'hui encore *ez l'homme1 comme *ez t\s les autres ,v]tbrs2 elles disp>aiss5t p> la suite4 ,mme aprs l'app>ition1 dans la rgion de la tte1 des c9q vsicules crbrales1 aprs que1 sur les cts1 les yeux et les oreilles se sont bau*s1 aprs que1 dans la rgion du tronc1 les rudim5ts des deux paires de membres ont fait saillie s\s =me de b\rgeons ronds un peu aplatis1 mme alors1 l'embryon huma91 en =me de poisson1 e/ encore si semblable celui de t\s les ,v]tbrs1 qu'on ne peut pas l'en di/+u]4 ,id5tit entre les embryons de t\s les ,v]tbrs4--,l'id5tit sur t\s les po9ts ess5tiels entre l'embryon huma9 et celui des autres ,v]tbrs1 ces premi]s /ades de la =mation et tant en ce qui conc]ne la =me extrieure du corps que la /ructure int]ne--e/ un fait embryologique de premire importance2 on en peut dduire1 en v]tu de la gr&e loi biogntique1 des consqu5ces capitales4 ,c> on ne peut pas l'expliqu] autrem5t qu'en admettant qu'il y a eu hrdit p>tir d'une =me ance/rale commune4 ,lorsque n\s con/atons qu' un c]ta9 /ade1 l'embryon de l'homme et celui du s+e1 celui du *i5 et celui du lap91 celui du porc et celui du m\ton1 quoiqu'on les puisse reconnatre app>t5ir des ,v]tbrs suprieurs1 ne peuv5t cep5dant pas tre di/+us l'un de l'autre1 le fait ne n\s semble p\voir tre expliqu que p> une orig9e commune4 ,et cette explication se confirme si n\s obs]vons les diffr5ces1 les div]g5ces qui survi5n5t ensuite entre ces =mes embryonnaires4 ,plus deux =mes animales sont vois9es dans l'ensemble de leur con=mation et p> suite dans la classification naturelle1 plus aussi leurs embryons se ressembl5t longtemps1 plus aussi dp5d5t troitem5t l'un de l'autre les deux gr\pes de l'arbre gnalogique auxquels se ratta*5t ces deux =mes3 plus e/ pro*e leur p>5t phylogntique4 ,c'e/ p\rquoi les embryons de l'homme et des s+es an?ropodes re/5t encore trs semblables p> la suite1 un degr trs avanc de dveloppem5t o les diffr5ces qui les di/+u5t des embryons des autres ,mammifres sont immdiatem5t reconnaissables4 ,j'ai expos ce fait ess5tiel1 tant dans mon ,hi/oire de la ,cration naturelle 7#ahih1 tabl4 #b et #c7 que dans mon ,an?ropognie 7#ahia1 tabl4 #f #i7 en rappro*ant1 p\r un c]ta9 nombre de ,v]tbrs1 les /ades correspondants du dveloppem5t4 ,les enveloppes embryonnaires *ez l'homme4--,la haute importance phylogntique de la ressemblance dont n\s v5ons de p>l] ressort non seulem5t de la comp>aison des embryons de ,v]tbrs en eux-mmes1 mais aussi de celle de leurs enveloppes4 ,les trois classes suprieures de ,v]tbrs1 en effet 7,reptiles1 ,oiseaux et ,mammifres7 se di/+u5t des classes infrieures p> la =mation d'enveloppes embryonnaires c>actri/iques3 l'amnion 7peau aqueuse7 et le srolemme 7peau sreuse74 ,l'embryon e/ inclus l'intrieur de ces sacs ple9s d'eau et il e/ a9si protg contre les *ocs et les pressions4 ,cet app>eil protecteur1 qui a sa raison d'tre dans l'utilit1 n'e/ probablem5t app>u que p5dant la priode p]mique1 alors que les premi]s ,reptiles1 7les ,proreptiles71 =mes orig9aires des ,amniotes1 se sont compltem5t adapts la vie t]re/re4 ,*ez leurs anctres directs1 les ,amphibies1 comme *ez les ,poissons1 cet app>eil protecteur fait encore dfaut3 il tait sup]flu *ez ces animaux aquatiques4 ,a l'acquisition de ces enveloppes se ratta*5t1 *ez t\s les ,amniotes1 deux *angem5ts3 premirem5t1 la disp>ition complte des bran*ies 7t&is que les arcs bran*iaux et les f5tes qui les sp>ai5t se transmett5t s\s =me d'organes rudim5taires7 et deuximem5t la =mation de l'allantode4 ,ce sac ple9 d'eau1 en =me de vsicule1 se dveloppe *ez l'embryon de t\s les ,amniotes aux dp5s de l'inte/9 po/rieur et n'e/ pas autre *ose que la vessie ur9aire agr&ie des ,amphibies ance/raux4 ,ses p>ties int]ne et infrieure =m]ont plus t>d la vessie df9itive des ,amniotes1 t&is que la p>tie ext]ne1 la plus gr&e1 entre en rgression4 ,d'ord9aire l'allantode j\e1 p5dant quelque temps1 un rle important dans la respiration de l'embryon p> ce fait que d'importants vaisseaux s'tal5t sur sa p>oi4 ,la =mation des enveloppes embryonnaires 7amnion et srolemme71 aussi bi5 que celle de l'allantode1 a lieu *ez l'homme absolum5t de la mme manire que *ez t\s les autres ,amniotes et p> les mmes processus compliqus de dveloppem5t3 l'homme e/ un vritable ,amniote4 ,le plac5ta de l'homme4--,la nutrition de l'embryon huma9 dans la matrice a lieu1 on le sait1 au moy5 d'un organe spcial1 extrmem5t vascul>is1 qu'on appelle plac5ta ou gteau vasculaire4 ,cet important organe de nutrition =me un disque orbiculaire spongieux1 de #af #bj c5timtres de diamtre1 #c #d c5timtres d'paisseur1 et pse de #a #b livres2 aprs la naissance de l'enfant il se dta*e et il e/ expuls s\s le nom d'arrire-faix4 ,le plac5ta compr5d deux p>ties t\tes diffr5tes3 le gteau foetal ou plac5ta de l'enfant 7,pl4 foetalis7 et le gteau mat]nel ou gteau vasculaire mat]nel 7,pl4 ut]9a74 ,ce d]ni] conti5t des s9us sangu9s bi5 dvelopps qui reoiv5t le sang am5 p> les vaisseaux utr9s4 ,le gteau foetal1 au contraire1 e/ =m de nombreuses villosits ramifies qui se dvelopp5t la surface de l'allantode de l'enfant et tir5t leur sang de ses vaisseaux ombilicaux4 ,les villosits creuses1 remplies p> le sang du gteau foetal1 pntr5t dans les s9us sangu9s du gteau mat]nel et la m9ce cloison qui les sp>e l'un de l'autre s'am9cit tellem5t qu'un *ange direct des matriaux nutritifs du sang peut avoir lieu 7p> osmose7 trav]s elle4 ,dans les gr\pes primitifs les plus infrieurs de ,plac5tali5s1 la sup]ficie t\t entire de l'enveloppe ext]ne de l'embryon e/ c\v]te de nombreuses petites villosits2 ces villosits du *orion pntr5t dans des excavations de la muqueuse utr9e et s'en dta*5t aism5t lors de la naissance4 ,c'e/ le cas *ez la plup>t des ,onguls 7p> exemple1 le porc1 le *ameau1 le *eval72 *ez la plup>t des ,ctacs et des ,prosimi5s3 on a dsign ces ,malloplac5tali5s du nom d',indcidus 7 plac5ta diffus1 malloplac5ta74 ,*ez les autres ,plac5tali5s et *ez l'homme1 la mme disposition s'obs]ve au db4 ,elle *ange cep5dant bi5tt1 les villosits v5ant disp>atre sur une p>tie du *orion1 mais elles ne se dvelopp5t que davantage sur la p>tie re/ante et se s\d5t trs intimem5t la muqueuse utr9e4 ,une p>tie de celle-ci1 p> suite de cette s\dure intime1 se d*ire la naissance et son expulsion amne un flux sangu94 ,cette membrane caduque ou membrane crible 7,dcidue7 e/ une =mation c>actri/ique des ,plac5tali5s suprieurs qu'on a runis cause de cela s\s le nom de ,dcidus2 ce gr\pe app>ti5n5t pr9cipalem5t les ,c>nivores1 les ,onguiculs1 les s+es et l'homme2 *ez les ,c>nivores et *ez quelques ,onguls 7p> exemple l'lphant7 le plac5ta prs5te la =me d'une ce9ture 7,zonoplac5tali5s72 p> contre1 *ez les ,onguiculs1 *ez les ,insectivores 7la taupe1 le hrisson7 *ez les s+es et l'homme il a la =me d'un disque 7,discoplac5tali5s74 ,il n'y a pas plus de dix ans1 la plup>t des embryologi/es croyai5t encore que l'homme se di/+uait1 dans la =mation de son plac5ta1 p> c]ta9es p>ticul>its1 surt\t p> l'exi/5ce de ce qu'on appelle la dcidue reflexe et p> celle du cordon ombilical qui relie cette dcidue au foetus2 on p5sait que ces organes embryonnaires spciaux manquai5t aux autres plac5tali5s et en p>ticuli] aux s+es4 ,le cordon ombilical 7funiculus umbilicalis71 organe important1 e/ un cordon cyl9drique et m\1 de #dj #fj cm4 de long et de l'paisseur du petit doigt 7#aa #ac mm474 ,il s]t de li5 entre l'embryon et le gteau mat]nel en ce qu'il conduit les vaisseaux sangu9s1 porteurs des matriaux nutritifs du corps de l'embryon dans le gteau foetal2 de plus il r5f]me aussi l'extrmit de l'allantode et du sac vitell94 ,mais t&is que ce sac1 *ez le foetus huma9 de trois sema9es1 reprs5te encore la plus gr&e moiti de la vsicule embryonnaire1 il se rsorbe bi5tt aprs1 si bi5 qu'on n'en tr\ve plus trace *ez le foetus p>v5u maturit2 cep5dant il p]si/e l'tat rudim5taire et on le retr\ve1 mme aprs la naissance1 s\s =me de m9uscule vsicule ombilicale4 ,l'bau*e de l'allantode1 en =me de vsicule1 entre elle-mme de bonne heure en rgression *ez l'homme et ce fait e/ en rapport avec la =mation1 p> l'amnion1 d'un organe un peu diffr5t1 ce qu'on appelle le pdicule v5tral4 ,n\s ne p\vons pas1 d'ailleurs1 insi/] ici sur les relations anatomiques et embryologiques compliques de ces organes3 je les ai d'ailleurs dcrites en y joignant des illu/rations1 dans mon ,an?ropognie 7,leon #bc74 ,les adv]saires de la ?orie de l'volution invoquai5t encore il y a dix ans ces p>ticul>its t\t fait c>actri/iques de la fcondation *ez l'homme1 lesquelles devai5t le di/+u] de t\s les autres ,mammifres4 ,mais en #ahij1 ,,mile ,,sel5ka dmontra que les mmes p>ticul>its se prs5t5t *ez les s+es an?ropodes1 et notamm5t *ez l'orang 7satyrus71 t&is qu'elles font dfaut *ez les s+es infrieurs4 ,a9si se ju/ifiait1 ici encore1 le pr9cipe pi!comtrique de ,,huxley3 ,les diffr5ces entre l'homme et les s+es an?ropodes sont mo9dres que celles qui exi/5t entre ces d]ni]s et les s+es infrieurs4 ,les prt5dues preuves contre l'troite p>5t de l'homme et du s+e se rvlai5t1 ici encore1 un exam5 plus m9utieux des donnes relles1 comme con/ituant1 au contraire1 d'importants argum5ts en faveur de cette p>5t4 ,t\t naturali/e qui v\dra pntr]1 les yeux ouv]ts1 plus avant dans cet obscur mais si intressant labyr9! de notre embryologie1 s'il e/ en tat d'en faire la comp>aison critique avec celle des autres ,mammifres1 y tr\v]a les fanaux les plus importants p\r la comprh5sion de notre phylognie4 ,c> les div]s /ades du dveloppem5t embryonnaire1 en v]tu de la gr&e loi biogntique1 jett5t comme phnomnes d'hrdit pal+ntiques1 une vive lumire sur les /ades correspondants de notre srie ance/rale4 ,mais1 de leur ct1 les phnomnes d'adaptation c9ogntiques1 la =mation d'organes embryonnaires passag]s--les enveloppes c>actri/iques et avant t\t le plac5ta--n\s donn5t des ap]u trs prcis sur notre troite p>5t orig9elle avec les ,primates4 ,,*apitre ,v ,notre gnalogie4 ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,l',,orig9e ,,et ,,la ,,desc5dance ,,de ,l',,homme1 ,,t5dant ,a ,,montr] ,,qu',,il ,,desc5d ,,des ,,v]t,,br,s ,,et ,,directem5t ,,des ,,primates4 ,l'esquisse gnrale de l'arbre gnalogique des ,primates1 depuis les plus anci5s ,prosimi5s de l'ocne jusqu' l'homme1 e/ r5f]me t\t entire dans la priode t]tiaire3 il n'y a plus l de membre manquant important4 ,la desc5dance de l'homme d'une ligne de ,primates de la priode t]tiaire1 =mes auj\rd'hui disp>ues1 n'e/ plus une vague hypo?se mais un fait hi/orique4 ,l'importance incomm5surable qu'(fre cette connaissance c]ta9e de l'orig9e de l'homme s'impose t\t p5seur imp>tial et consqu5t4 7,confr5ce faite ,cambridge sur l'tat actuel de nos connaissances relativem5t l'orig9e de l'homme1 #ahih47 ,,sommaire ,,du ,,c9qui,,me ,,*apitre ,orig9e de l'homme4--,hi/oire my?ique de la cration4 ,mose et ,l9n4--,cration des espces con/antes4--,?orie des cataclysmes1 ,cuvi]4--,trans=misme1 ,goe! 7#agij74--,?orie de la desc5dance1 ,lam>ck 7#ahji74--,?orie de la slection1 ,d>w9 7#ahei74--;,hi/oire gnalogique 7phylognie7 7#ahff74--;,arbres gnalogiques4--,morphologie gnrale4--,hi/oire de la cration naturelle4--,phylognie sy/matique4--,gr&e loi fondam5tale biogntique4--,an?ropognie4--,l'homme desc5dant du s+e4--,?orie pi?code4--,le pi?can?rope fossile de ,dubois 7#ahid74 ,,litt,,rature ,,*4 ,,d>w94--,l'orig9e de l'homme et la slection sexuelle4 ,,?4 ,,huxley4--,des faits qui tmoign5t de la place de l'homme dans la nature4 ,e4 ,,haeckel4--,an?ropognie4 7#b t] ,!il ,/ammesges*i*te od] ,phylog5ie7 ,i,ve ,aufl4 #ahia4 ,c4 ,,geg5baur4--,v]glei*5de ,anatomie d] ,wirbel?i]e mit ,b]cksi*tigung d] ,wirbellos5 7#b ,bde1 ,leipzig1 #ahih74 ,c4 ,,zittel4--,grundzge d] ,palaeontologie 7#ahie74 ,e4 ,,haeckel4--,sy/ematis*e ,/ammesges*i*te des ,m5s*5 7#g4 ,kapitel d] ,sy/ematis*5 ,phylog5ie d] ,wirbel?i]e71 ,b]l9 #ahie4 ,l4 ,,bu*n]4--,d] ,m5s* und e9e ,/ellung 9 d] ,natur1 9 ,v]gang5heit1 ,geg5w>t und ,zukunft 7#c;e ,aufl4 #ahhi74 ,j4-,g4 ,,vogt4--,die ,m5s*w]dung4 ,die ,entwickelung des ,m5s*5 aus d] ,hauptreihe d] ,primat5 7,leipzig1 #ahib74 ,e4 ,,haeckel4--,ueb] uns]e geg5wa]tige ,k5ntniss vom ,ursprung des ,m5s*5 7,v]trag 9 ,cambridge71 trad4 fr4 du ,dr ,laloy4 #b;e tirage #aijj4 ,la plus jeune1 p>mi les gr&es bran*es de l'arbre vivant de la biologie1 c'e/ cette sci5ce naturelle que n\s appelons ,gnalogie ou ,phylognie4 ,elle s'e/ dveloppe bi5 plus t>d encore et malgr des difficults bi5 plus gr&es1 que sa soeur naturelle1 l'embryognie ou ontognie4 ,celle-ci avait p\r objet la connaissance des processus my/rieux p> suite desquels les individus organiss1 animaux ou plantes1 se dvelopp5t aux dp5s de l'oeuf4 ,la gnalogie1 p> contre1 doit rpondre cette "q beauc\p plus difficile et obscure3 ,comm5t sont app>ues les espces organiques1 les diffr5ts phylums d'animaux ou de plantes8 ,l'ontognie 7aussi bi5 l'embryologie1 que l'tude des mtamorphoses71 p\vait adopt]1 p\r rs\dre sa t*e1 sise t\t pro*e1 la voie immdiate de l'obs]vation empirique2 elle n'avait qu' suivre j\r p> j\r et heure p> heure les trans=mations visibles que l'embryon organis1 dans l'espace de peu de temps1 subit mesure qu'il se dveloppe aux dp5s de l'oeuf4 ,bi5 plus difficile tait1 ds l'orig9e1 la t*e lo9ta9e de la phylognie2 c> les l5ts processus de trans=mation graduelle qui dt]m95t l'app>ition des espces vgtales et animales1 s'accompliss5t ins5siblem5t au c\rs de milli]s et de millions de sicles2 leur obs]vation immdiate n'e/ possible que dans des limites trs re/re9tes et la plus gr&e p>tie de ces processus hi/oriques ne peut tre connue qu'indirectem5t3 p> la rflexion critique1 en utilisant p\r les comp>] des donnes empiriques app>t5ant aux doma9es trs diffr5ts de la palontologie1 de l'ontognie et de la morphologie4 ,a cela se joignait l'important ob/acle que con/ituait p\r la gnalogie naturelle1 en gnral1 son rapport intime avec l'hi/oire de la cration1 avec les my!s surnaturels et les dogmes religieux2 on conoit ds lors aism5t que ce ne soit qu'au c\rs de ces qu>ante d]nires annes que l'exi/5ce1 en tant que sci5ce1 de la vritable phylognie ait pu tre conquise et assure1 aprs de difficiles combats4 ,hi/oire my?ique de la cration4--,t\s les essais srieux entrepris jusqu'au comm5cem5t de notre ,x,i,xe sicle p\r rs\dre le problme de l'app>ition des organismes1 sont v5us *\] dans le labyr9! des lg5des surnaturelles de la cration4 ,les ef=ts individuels de quelques p5seurs m95ts p\r s'mancip]1 atte9dre une explication naturelle1 demeurr5t infructueux4 ,les my!s div]s1 relatifs la cration se sont dvelopps1 *ez t\s les peuples civiliss de l'antiquit1 en mme temps que la religion2 et p5dant le moy5 ge1 ce fut naturellem5t le *ri/ianisme1 p>v5u la t\te-puissance1 qui rev5diqua le droit de rs\dre le problme de la cration4 ,or comme la ,bible tait la base 9branlable de l'difice religieux *rti51 on emprunta t\te l'hi/oire de la cration au premi] livre de ,mose4 ,c'e/ encore l-dessus que s'appuya le gr& naturali/e sudois1 ,,l9n1 lorsqu'en #agce1 le premi]1 dans son ,sy/ema natur1 po9t de d"p de la sci5ce po/rieure1--il entreprit de tr\v]1 p\r les innombrables corps de la nature1 une ordonnance1 une t]m9ologie et une classification sy/matiques4 ,il inaugura1 comme tant le meilleur auxiliaire pratique1 la d\ble dnom9ation bi5 connue1 ou nom5clature b9aire2 il donna *aque espce ou phylum un nom d'espce p>ticuli] qu'il fit prcd] d'un nom plus gnral de g5re4 ,dans un mme g5re 7g5us7 fur5t runies les espces 7species7 vois9es2 c'e/ a9si1 p> exemple1 que ,l9n runit dans le g5re *i5 7canis71 comme des espces diffr5tes le *i5 dome/ique 7canis famili>is71 le *acal 7canis aureus71 le l\p 7canis lupus71 le r5>d 7canis vulpes71 etc4 ,cette nom5clature p>ut bi5tt si pratique qu'elle fut p>t\t adopte et qu'elle e/ applique auj\rd'hui encore dans la sy/matique1 tant en botanique qu'en zoologie4 ,mais la sci5ce se heurta un dogme ?orique des plus dang]eux1 celui-l mme auquel ,,l9n avait ratta* sa notion pratique d'espce4 ,la premire "q qui devait se pos] ce savant p5seur1 c'tait naturellem5t de savoir ce qui con/itue proprem5t le concept d'espce1 quelles en sont la comprh5sion et l'ext5sion4 ,a cette "q fondam5tale1 ,l9n faisait la plus nave rponse1 s'appuyant sur le my! mosaque de la cration1 univ]sellem5t admis3 ,species tot sunt div]s1 quot div]sas =mas ab initio creavit inf9itum eus4 7,il y a autant d'espces diffr5tes que l'tre inf9i a cr au db de =mes diffr5tes74 ,ce dogme ?osophique c\pait c\rt t\te explication naturelle de l'app>ition des espces4 ,,l9n ne connaissait que les espces actuelles vgtales et animales3 il ne s\ponnait ri5 des =mes disp>ues1 inf9im5t plus nombreuses1 qui avai5t peupl notre globe1 s\s des aspects div]s1 p5dant les priodes antrieures de son hi/oire4 ,c'e/ seulem5t au db de notre sicle que ces fossiles fur5t mieux connus p> ,,cuvi]4 ,dans son ouvrage clbre sur les os fossiles des ,v]tbrs quadrupdes 7#ahab71 il donna1 le premi]1 une description exacte et une ju/e int]prtation de nombreux fossiles4 ,il dmontra en mme temps qu'aux diffr5tes priodes de l'hi/oire de la t]re1 une srie de faunes trs diffr5tes s'tai5t succd4 ,comme ,,cuvi] s'ob/9ait ma9t5ir la ?orie de ,,l9n de l'indp5dance absolue des espces1 il crut ne p\voir expliqu] leur app>ition qu'en disant qu'une srie de gr&s cataclysmes et de crations successives s'tai5t succd sur la t]re2 t\tes les cratures vivantes aurai5t t ananties au comm5cem5t de *aque gr&e rvolution t]re/re1 t&is qu' la f91 une n\velle faune aurait t cre4 ,bi5 que cette ?orie des cataclysmes de ,,cuvi] conduist aux consqu5ces les plus absurdes et conclt au pur miracle1 elle fut bi5tt univ]sellem5t adopte et rgna jusqu' ,,d>w9 7#ahei74 ,trans=misme 7,goe!74--,on entrevoit aism5t que les ides c\rantes sur l'absolue indp5dance des espces organiques et leur cration surnaturelle1 ne p\vai5t pas satisfaire les p5seurs plus pr(onds4 ,aussi tr\vons-n\s1 ds la seconde moiti du ,x,v,i,i,ie sicle1 quelques esprits m95ts proccups de tr\v] une solution naturelle au gr& problme de la cration4 ,devanant t\s les autres1 le plus m95t de nos potes et de nos p5seurs1 ,,goe!1 p> ses tudes morphologiques prolonges et assidues1 avait dj clairem5t reconnu1 il y a plus de c5t ans1 le rapport intime de t\tes les =mes organiques et il tait dj p>v5u la f]me conviction d'une orig9e naturelle commune4 ,dans sa clbre ,mtamorphose des plantes 7#agij71 il faisait driv] les div]ses =mes de plantes d'une plante orig9elle et les div]s organes d'une mme plante d'un organe orig9el1 la feuille4 ,dans sa ?orie v]tbrale du crne1 il essayait de montr] que le crne de t\s les ,v]tbrs--y compris l'homme6--tait con/itu de la mme manire p> c]ta9s gr\pes d'os1 disposs selon un ordre fixe1 et qui n'tai5t autre *ose que des v]tbres trans=mes4 ,c'tait prcism5t ses tudes appr(ondies d'o/ologie comp>e qui avai5t conduit ,,goe! la f]me c]titude de l'unit d'organisation2 il avait reconnu que le squelette de l'homme e/ con/itu d'aprs le mme type que celui de t\s les autres ,v]tbrs1 =m d'aprs un modle qui ne s'efface un peu que dans ses p>ties trs con/antes et qui1 *aque j\r1 grce la reproduction1 se dveloppe et se trans=me4 ,goe! ti5t cette trans=mation p\r la rsultante de l'action rciproque de deux =ces pla/iques3 une =ce int]ne c5tripte de l'organisme1 la t5dance la spcification et une =ce ext]ne1 c5trifuge1 la t5dance la v>iation ou l',ide de mtamorphose2 la premire correspond ce que n\s appelons auj\rd'hui l'hrdit1 la seconde l'adaptation4 ,combi5 ,,goe!1 p> ces tudes de philosophie sci5tifique sur la =mation et la trans=mation des corps organiss de la nature1 avait pntr pr(ondm5t dans leur ess5ce et combi5 p> suite1 on peut le considr] comme le prcurseur le plus important de ,d>w9 et de ,lam>ck1 c'e/ ce qui ressort des passages intressants de ses oeuvres que j'ai rassembls dans la #d;e leon de mon ,hi/oire de la ,cration ,naturelle#ad1 7#i;e dition1 p4 #fe #fh74 ,cep5dant1 ces ides d'volution naturelle exprimes p> ,,goe!1 comme aussi les vues analogues 7cf4 op4 cit47 de ,,kant1 ,,ok51 ,,treviranus et autres philosophes naturali/es du comm5cem5t de ce sicle1 ne s't5dai5t pas au-del de c]ta9es notions gnrales4 ,il y manquait le puissant levi]1 ncessaire l'hi/oire de la cration naturelle p\r se fond] df9itivem5t p> la critique du dogme d'espce1 et ce levi] n\s le devons ,,lam>ck4 #ad ,e4 ,,haeckel4 ,die ,naturans*auung von ,d>w91 ,goe! und ,lam>ck4 7,confr5ce faite ,eis5a*1 #ahhb74 ,?orie de la desc5dance 7,lam>ck #ahji74--,le premi] essai vig\reux en vue de fond] sci5tifiquem5t le trans=misme1 fut fait au db du ,x,i,xe sicle p> le gr& philosophe naturali/e franais1 ,,lam>ck1 l'adv]saire le plus r$\table de son collgue ,,cuvi]1 ,p>is4 ,dj1 en #ahjb1 il avait exprim dans ses ,considrations sur les corps vivants1 les ides t\tes n\velles sur l'in/abilit et la trans=mation des espces1 d'ides qu'il a traites fond1 en #ahji1 dans les deux volumes de son ouvrage pr(ond1 la ,philosophie zoologique4 ,,lam>ck dveloppait l1 p\r la premire fois1--en opposition avec le dogme rgnant de l'espce--l'ide ju/e que l'espce organique tait une ab/raction artificielle1 un t]me valeur relative1 aussi bi5 que les t]mes plus gnraux de g5re1 de famille1 d'ordre et de classe4 ,il prt5dait1 en outre1 que t\tes les espces tai5t v>iables et prov5ai5t d'espces plus anci5nes1 p> des trans=mations opres au c\rs de longues priodes4 ,les =mes ance/rales communes1 desquelles provi5n5t les espces ultrieures1 tai5t l'orig9e des organismes trs simples et trs infrieurs2 les premires et les plus anci5nes s'tant produites p> p>?nognse4 ,t&is que p> l'hrdit1 le type se ma9ti5t con/ant trav]s la srie des gnrations1 les espces se trans=m5t ins5siblem5t p> l'adaptation1 l'habitude et l'ex]cice des organes4 ,notre organisme huma91 lui aussi1 provi5t1 de la mme manire1 des trans=mations naturelles effectues trav]s une srie de mammifres vois9s des s+es4 ,p\r t\s ces processus1 comme en gnral p\r t\s les phnomnes de la vie de l'esprit aussi bi5 que de la nature1 ,,lam>ck n'admet exclusivem5t que des processus mcaniques1 physiques et *imiques3 il ne ti5t p\r vraies que les causes effici5tes4 ,sa pr(onde ,philosophie zoologique conti5t les lm5ts d'un sy/me de la nature purem5t moni/e1 fond sur la ?orie de l'volution4 ,j'ai expos en dtail les mrites de ,,lam>ck dans la #d;e leon de mon ,an?ropognie 7#d;e dition1 p4 #fc7 et dans la #e;e leon de ma ,cration naturelle 7#i;e dition1 p4 #hi74 ,on aurait pu s'att5dre ce que ce gr&iose essai1 en vue de fond] sci5tifiquem5t la ?orie de la desc5dance1 ait aussitt branl le my! rgnant de la cration des espces et fray la voie une ?orie naturelle de l'volution4 ,mais1 au contraire1 ,,lam>ck fut aussi impuissant contre l'autorit cons]vatrice de son gr& rival ,,cuvi]1 que devait l'tre1 v+t ans plus t>d1 son collgue et mule ,,ge(froy ,,sa9t-,,hilaire4 ,les combats clbres que ce philosophe naturali/e eut s\t5ir en #ahcj1 au se9 de l',acadmie franaise1 contre ,,cuvi] se t]m9r5t p> le complet triomphe de ce d]ni]4 ,j'ai dj p>l trs longuem5t de ces combats auxquels ,,goe! prit un si vif intrt 7,h4 de la ,cr41 p4 #gg #hj74 ,le puissant dveloppem5t que prit cette poque l'tude empirique de la biologie1 la quantit d'intressantes dc\v]tes faites1 tant sur le doma9e de l'anatomie que sur celui de la physiologie comp>e1 l'tablissem5t df9itif de la ?orie cellulaire et les progrs de l'ontognie1 t\t cela f\rnissait aux zoologi/es et aux botani/es un tel surcrot de matriaux de travail productif1 qu' ct de cela la difficile et obscure "q de l'orig9e des espces fut compltem5t oublie4 ,on se cont5ta du vieux dogme traditionnel de la cration4 ,mme aprs que le gr& naturali/e anglais #a 7#ahcj71 dans ses ,pr9cipes de ,gologie eut rfut la ?orie miraculeuse des cataclysmes de ,cuvi] et eut dmontr que la nature inorganique de notre plante avait suivi une volution naturelle et cont9ue--mme alors1 on refusa au pr9cipe de cont9uit si simple de ,,lyell1 t\te application la nature organique4 ,les g]mes d'une phylognie naturelle1 enf\is dans les oeuvres de ,,lam>ck1 fur5t oublis autant que l'bau*e d'ontognie naturelle qu'avait trace1 c9quante ans plutt 7#agei71 ,g4 ,f4 ,,wolff dans sa ?orie de la gnration4 ,dans les deux cas1 il fallut un demi-sicle t\t enti] avant que les ides ess5tielles sur le dveloppem5t naturel1 p>v9ss5t se faire admettre4 ,ce fut seulem5t aprs que ,,d>w9 7#ahei7 eut abord la solution du problme de la cration p> un t\t autre ct1 s'aidant avec succs du trsor de connaissances empiriques acquises depuis1 que l'on comm5a s'occup] de ,,lam>ck comme du plus gr& p>mi les devanci]s de ,,d>w94 ,?orie de la slection 7,d>w9 #ahei74--,le succs sans exemple que remporta ,,d>w9 e/ connu de t\s2 ce savant app>at a9si1 la f9 du ,x,i,xe sicle1 s9on comme le plus gr& des naturali/es qu'on y compte1 du mo9s comme celui qui y a ex]c le plus d'influ5ce4 ,c>1 p>mi les gr&s et nombreux hros de la p5se notre poque1 aucun1 au moy5 d'un seul ouvrage classique1 n'a remport une victoire aussi colossale1 aussi dcisive et aussi grosse de consqu5ces1 que ,,d>w9 avec son clbre ouvrage pr9cipal3 ,de l'orig9e des espces au moy5 de la slection naturelle dans les rgnes animal et vgtal ou de la survivance des races les mieux organises dans la lutte p\r la vie#ae4 ,sans d\te1 la r=me de l'anatomie et la physiologie comp>es1 p> ,j4 ,,mull]1 a m>qu p\r la biologie t\t entire une poque n\velle et fconde4 ,sans d\te1 l'tablissem5t de la ?orie cellulaire p> ,,s*leid5 et ,,s*wann1 la r=me de l'ontognie p> ,,ba]1 l'tablissem5t de la loi de sub/ance p> ,,rob]t ,,may] et ,,helmholtz ont t des hauts faits sci5tifiques de premi] ordre3 aucun1 cep5dant1 quant l't5due et la pr(ondeur des consqu5ces1 n'a ex]c une action aussi puissante1 trans=m au mme po9t la sci5ce huma9e t\t entire que ne l'a fait la ?orie de ,,d>w91 sur l'orig9e naturelle des espces4 ,c> p> l tait rsolu le problme my?ique de la ,cration et avec lui la grave "q des que/ions1 le problme de la vraie nature et de l'orig9e de l'homme lui-mme4 #ae ,trad4 ,ed4 ,b>bi]4 7,s*lei*]47 ,si n\s comp>ons entre eux les deux gr&s fondateurs du trans=misme1 n\s tr\vons *ez ,,lam>ck une t5dance prpondrante la dduction1 bau*] l'esquisse d'un sy/me moni/e complet1--*ez ,,d>w91 au contraire1 prdom95t l'emploi de l'induction1 les ef=ts prud5ts p\r tablir1 avec le plus de c]titude possible sur l'obs]vation et l'expri5ce1 les div]ses p>ties de la ?orie de la desc5dance4 ,t&is que le philosophe naturali/e franais dpasse de beauc\p le c]cle des connaissances empiriques d'alors et esquisse1 en somme1 le programme des re*]*es v5ir--l'exprim5tateur anglais1 au contraire1 a le gr& avantage de pos] le pr9cipe d'explication qui s]a le pr9cipe d'unification1 p]mettant de syn?tis] une masse de connaissances empiriques accumules jusqu'alors sans p\voir tre comprises4 ,a9si s'explique que le succs de ,,d>w9 ait t aussi triomphant que celui de ,,lam>ck a t phmre4 ,,d>w9 n'a pas eu seulem5t le gr& mrite de faire conv]g] les rsultats gnraux des diffr5tes discipl9es biologiques au foy] du pr9cipe de la desc5dance et de les expliqu] t\s p> l2 il a1 en outre1 dc\v]t dans le pr9cipe de slection1 la cause directe du trans=misme qui avait *app ,lam>ck4 ,,d>w9 pratici51 leveur1 ayant appliqu aux organismes l'tat de nature les conclusions tires de ses expri5ces de slection artificielle et ayant dc\v]t dans la lutte p\r la vie le pr9cipe qui ralise la slection naturelle1 posa son importante ?orie de la slection1 ce qu'on appelle proprem5t le d>w9isme#af4 #af ,,arnold ,,lang3 ,zur ,*>akt]i/ik d] ,=s*ungswege von ,lam>ck und ,d>w91 ,ina #ahhi4 ,gnalogie 7,phylognie #ahff74--,p>mi les t*es nombreuses et importantes que ,,d>w9 traa la biologie mod]ne1 l'une des plus pressantes sembla la r=me du sy/me1 en zoologie comme en botanique4 ,puisque les innombrables espces animale et vgtale n'tai5t pas cres p> un miracle surnaturel mais avai5t volu p> trans=mation naturelle1 leur sy/me naturel app>aissait comme leur arbre gnalogique4 ,la premire t5tative en vue de trans=m] en ce s5s la sy/matique e/ celle que j'ai faite moi-mme dans ma ,morphologie gnrale des organismes 7#ahff74 ,le premi] livre de cet ouvrage 7,anatomie gnrale7 traitait de la sci5ce mcanique des =mes con/itues1 le second volume 7,embryologie gnrale71 des =mes se con/ituant4 ,une ,revue gnalogique du sy/me naturel des organismes s]vait d'introduction sy/matique ce d]ni] volume4 ,jusqu'alors1 s\s le nom d'embryologie1 tant en botanique qu'en zoologie1 on avait ent5du exclusivem5t celle des individus organiss 7embryologie et tude des mtamorphoses74 ,je s\t9s1 p> contre1 l'ide qu'en face de l'embryologie 7ontognie7 se posait1 aussi lgitime1 une seconde bran*e troitem5t lie la premire1 la gnalogie 7phylognie74 ,ces deux bran*es de l'hi/oire du dveloppem5t des tres sont entre elles1 mon avis1 dans le rapport causal le plus troit1 ce qui repose sur la rciprocit d'action des lois d'hrdit et d'adaptation et quoi j'ai donn une expression prcise et gnrale dans ma loi fondam5tale biogntique4 ,hi/oire de la cration naturelle 7#ahfh74--,les vues n\velles que j'avais poses dans ma ,morphologie gnrale1 en dpit de la faon rig\reusem5t sci5tifique dont je les exposais1 n'ayant veill que peu l'att5tion des g5s compt5ts et mo9s encore tr\v de succs prs d'eux1 j'essayai d'en reproduire la p>tie la plus importante dans un ouvrage plus petit1 d'allure plus populaire1 qui ft accessible un plus gr& c]cle de lecteurs cultivs4 ,c'e/ ce que je fis en #ahfh dans mon ,hi/oire de la cration naturelle 7,confr5ces sci5tifiques populaires sur la ?orie de l'volution en gnral et celles de ,d>w91 ,goe! et ,lam>ck en p>ticuli]74 ,si le succs de la ,morphologie gnrale tait re/ bi5 au-dess\s de ce que j'tais en droit d'espr]1 p> contre celui de la ,cration naturelle dpassa de beauc\p mon att5te4 ,dans l'espace de tr5te ans1 il en p>ut neuf ditions remanies et d\ze traductions diffr5tes4 ,malgr ses nombreuses lacunes1 ce livre a beauc\p contribu faire pntr] dans t\s les milieux les gr&es ides directrices de la ?orie de l'volution4 ,je ne p\vais1 bi5 ent5du1 indiqu] l que dans ses traits gnraux1 la trans=mation phylogntique du sy/me naturel1 ce qui tait mon b pr9cipal4 ,je me suis rattrap plus t>d en tablissant t\t au long ce que je n'avais pu faire ici1 le sy/me phylogntique et cela dans un ouvrage plus important1 la ,phylognie sy/matique 7,esquisse d'un sy/me naturel des organismes fond sur leur gnalogie74 ,le premi] volume 7#ahid7 traite des ,proti/es et des plantes2 le second 7#ahif7 des ,inv]tbrs2 le troisime 7#ahie7 des ,v]tbrs4 ,les arbres gnalogiques des gr\pes1 petits et gr&s1 sont t5dus aussi lo9 que me l'ont p]mis mes connaissances dans les trois gr&es *>tes d'orig9e3 palontologie1 ontognie et morphologie4 ,loi fondam5tale biogntique4--,le rapport causal troit qui1 mon avis1 unit les deux bran*es de l'hi/oire organique du dveloppem5t des tres1 avait dj t s\lign p> moi dans ma ,morphologie gnrale 7 la f9 du ,ve livre71 comme l'une des notions les plus importantes du trans=misme et j'avais donn ce fait une expression prcise dans plusieurs ,?ses sur le li5 causal entre le dveloppem5t ontognique et le phyltique3 ,l'ontognie e/ une rcapitulation abrge et acclre de la phylognie1 conditionne p> les fonctions physiologiques de l'hrdit 7reproduction7 et de l'adaptation 7nutrition74 ,dj ,,d>w9 7#ahei7 avait insi/ sur la gr&e importance de sa ?orie p\r expliqu] l'embryologie1 et ,,fritz ,,mull] avait essay 7#ahfd7 d'en donn] la preuve en pr5ant p\r exemple une classe prcise d'animaux1 les ,cru/acs1 dans son +nieux petit travail intitul3 ,p\r ,d>w94 ,j'ai *]*1 mon t\r1 dmontr] la valeur gnrale et la porte fondam5tale de cette gr&e loi biogntique1 dans une srie de travaux1 en p>ticuli] dans ,la biologie des ponges calcaires 7#ahgb7 et dans les ,etudes sur la ?orie ga/renne 7#ahgc-ahhd74 ,les pr9cipes que j'y posais de l'homologie des feuillets g]m9atifs1 et des rapports entre la pal+nie 7hi/oire de l'abrviation7 et la cnognie 7hi/oire des altrations7 ont t confirms depuis p> les nombreux travaux d'autres zoologi/es2 p> eux il e/ dev5u possible de dmontr] l'unit des lois naturelles trav]s la div]sit de l'embryologie animale2 on en conclut1 quant l'hi/oire gnalogique des animaux1 leur commune desc5dance d'une =me ance/rale des plus simples4 ,an?ropognie 7#ahgd74--,le fondateur de la ?orie de la desc5dance1 ,,lam>ck1 dont le reg>d portait si lo91 avait trs ju/em5t reconnu1 ds #ahji1 que sa ?orie valait univ]sellem5t et que1 p> suite1 l'homme1 en tant que ,mammifre le plus p]fectionn1 prov5ait de la mme s\*e que t\s les autres et ceux-ci1 leur t\r1 de la mme bran*e plus anci5ne de l'arbre gnalogique1 que les autres ,v]tbrs4 ,il avait mme dj indiqu p> quels processus p\vait tre expliqu sci5tifiquem5t le fait que l'homme desc5d du s+e1 en tant que ,mammifre le plus vois9 de lui4 ,,d>w91 arriv naturellem5t aux mmes convictions1 laissa avec int5tion de ct1 dans son ouvrage capital 7#ahei71 cette consqu5ce de sa doctr9e1 qui s\levait tant de rvoltes et il ne l'a dveloppe1 avec esprit1 que plus t>d 7#ahga7 dans un ouvrage en deux volumes sur ,les anctres directs de l'homme et la slection sexuelle4 ,mais1 dans l'int]valle1 son ami ,,huxley 7#ahfc7 avait dj discut avec beauc\p de pntration cette consqu5ce1 la plus importante de la ?orie de la desc5dance1 dans son clbre petit ouvrage sur ,les faits qui tmoign5t de la place de l'homme dans la nature4 ,disposant de l'anatomie et de l'ontognie comp>es et s'appuyant sur les faits de la palontologie1 ,,huxley montra dans cette proposition que l'homme desc5d du s+e1 consqu5ce ncessaire du d>w9isme--et qu'on ne p\vait donn] aucune autre explication sci5tifique de l'orig9e de la race huma9e4 ,cette conviction tait1 alors dj1 p>tage p> ,c4 ,,geg5baur1 le reprs5tant le plus m95t de l'anatomie comp>e1 qui a fait faire cette sci5ce importante d'imm5ses progrs p> l'application consqu5te et judicieuse qu'il y a faite de la ?orie de la desc5dance4 ,t\j\rs p> suite de cette ?orie pi?code 7ou orig9e simiesque de l'homme7 une t*e plus difficile s'imposait3 c'tait de re*]*] non seulem5t les anctres de l'homme les plus directs1 p>mi les ,mammifres de la priode t]tiaire1 mais aussi la longue srie de =mes animales qui avai5t vcu des poques antrieures de l'hi/oire de la ,t]re et qui s'tai5t dveloppes trav]s un nombre incalculable de millions d'annes4 ,j'avais dj comm5c *]*] une solution hypo?tique ce gr& problme hi/orique1 en #ahff1 dans ma ,morphologie gnrale2 j'ai cont9u la dvelopp] en #ahgd dans mon ,an?ropognie 7,ire p>tie3 ,embryologie2 ,i,ie p>tie3 ,gnalogie74 ,la quatrime dition remanie de ce livre 7#ahia7 conti5t1 mon avis1 l'expos de l'volution de la race huma9e qui1 dans l'tat actuel de nos connaissances des s\rces1 se rappro*e le plus du b lo9ta9 de la vrit2 je me suis con/amm5t ef=c de rec\rir galem5t et en les accordant entre elles aux trois s\rces empiriques de la palontologie1 de l'ontognie et de la morphologie 7anatomie comp>e74 ,sans d\te1 les hypo?ses sur la desc5dance1 donnes ici1 s]ont plus t>d confirmes et compltes1 *acune en p>ticuli]1 p> les re*]*es phylogntiques v5ir2 mais je suis t\t aussi conva9cu que la hir>*ie que j'ai trace des anctres de l'homme rpond en gros la vrit4 ,c> la srie hi/orique des fossiles de ,v]tbrs correspond absolum5t la srie volutive morphologique1 que n\s font connatre l'anatomie et l'ontognie comp>es3 aux ,poissons siluri5s succd5t les ,poissons amphibies du dvoni5#ag1 les ,amphibies du c>bonifre1 les ,reptiles p]miques et les ,mzozoques mammifres2 p>mi eux app>aiss5t d'abord1 p5dant la priode du trias1 les =mes infrieures1 les ,monotrmes1 puis p5dant la priode jurassique les ,m>supiaux1 enf9 p5dant la priode calcaire1 les plus anci5s ,plac5tali5s4 ,p>mi ceux-ci app>aiss5t d'abord1 au db de la priode t]tiaire 7ocne7 les plus anci5s des ,primates ance/raux1 les ,prosimi5s1 puis1 p5dant le miocne les ,s+es vritables et p>mi les ,cat>rh9i5s t\t d'abord les ,cynopi?ques1 ensuite les ,an?ropomorphes2 un rameau de ces d]ni]s a donn naissance1 p5dant le pliocne1 l'homme s+e encore muet 7,pi!can?ropus alalus7 et de celui-ci desc5d enf9 l'homme d\ de la p>ole4 #ag ,les dipneu/es 7,n4 du ,t474 ,on r5contre bi5 plus de difficult et d'inc]titude en *]*ant recon/ruire la srie des anctres inv]tbrs qui ont prcd nos anctres v]tbrs2 c> n\s n'avons pas de re/es ptrifis de leurs corps m\s et sans squelette2 la palontologie ne peut n\s f\rnir aucune preuve c]ta9e4 ,d'autant plus prcieuses devi5n5t les s\rces de l'anatomie et de l'ontognie comp>es4 ,comme l'embryon huma9 passe p> le mme /ade *ordula que l'embryon de t\s les autres ,v]tbrs1 comme il se dveloppe aux dp5s des deux feuillets d'une ga/rula1 n\s en concluons1 d'aprs la gr&e loi biogntique1 l'exi/5ce passe de =mes ance/rales correspondantes 7,v]malis1 ,ga/rads74 ,mais ce qui e/ surt\t important1 c'e/ ce fait fondam5tal1 que l'embryon de l'homme1 comme celui de t\s les autres animaux1 se dveloppe primitivem5t aux dp5s d'une simple cellule2 c> cette cellule-s\*e 7cytula7--ovule fcond--tmoigne indiscutablem5t d'une =me ance/rale correspondante monocellulaire1 d'un antique anctre 7priode laur5ti5ne7 ,protozoaire4 ,p\r notre philosophie moni/e il importe d'ailleurs assez peu de savoir comm5t on tablira avec plus de c]titude encore1 dans le dtail1 la srie de nos anctres animaux4 ,il n'en re/e pas mo9s ce fait hi/orique c]ta91 cette donne grosse de consqu5ces1 que l'homme desc5d directem5t du s+e et p> del1 d'une longue srie de ,v]tbrs infrieurs4 ,j'ai dj insi/ en #ahff1 au septime livre de ma ,morphologie gnrale sur le fondem5t logique de ce pr9cipe pi?comtrique3 ,cette proposition que l'homme desc5d de ,v]tbrs infrieurs et directem5t des s+es e/ un cas p>ticuli] de syllogisme dductif qui rsulte avec une absolue ncessit1 en v]tu de la loi gnrale d'induction1 de la ?orie de la desc5dance4 ,p\r l'tablissem5t df9itif et le triomphe de ce fondam5tal pr9cipe pi?comtrique1 les dc\v]tes palontologiques de ces tr5te d]nires annes sont d'une plus gr&e importance2 en p>ticuli] la surpr5ante tr\vaille de nombreux ,mammifres disp>us1 de l'poque t]tiaire1 n\s a mis mme d'tablir clairem5t1 dans ses gr&s traits1 l'hi/oire ance/rale de cette classe la plus importante d'animaux et cela depuis les infrieurs ,monotrmes ovip>es jusqu' l'homme4 ,les quatre gr&s gr\pes de ,plac5tali5s1 les lgions si ri*es en =mes des ,c>nivores1 ,rongeurs1 ,onguls et ,primates1 sembl5t sp>s p> un pr(ond abme lorsque n\s ne considrons que les pigones encore vivants qui les reprs5t5t auj\rd'hui4 ,mais ces abmes pr(onds se combl5t entirem5t et les diffr5ces entre les quatre lgions s'effac5t totalem5t lorsque n\s comp>ons les anctres t]tiaires disp>us et lorsque n\s remontons jusqu' l'aube de l'hi/oire1 jusqu' l'ocne1 au db de la priode t]tiaire 7au mo9s trois millions d'annes en arrire67 ,la gr&e s\s-classe des ,plac5tali5s1 qui compte auj\rd'hui plus de #b4ejj espces n'e/ alors reprs5te que p> un petit nombre de ,proplac5tali5s2 et *ez ces ,pro*oriatids1 les c>actres des quatre lgions div]g5tes sont si mls et si effacs1 qu'il e/ plus sage de ne les reg>d] que comme des anctres communs4 ,les premi]s ,c>nivores 7ictopsales71 les premi]s ,rongeurs 7e/honycales71 les premi]s ,onguls 7condyl>?rales7 et les premi]s ,primates 7lemurales7 possd5t dans leurs gr&s traits la mme con=mation du squelette et la mme d5tition typique que les ,plac5tali5s primitifs1 soit #dd d5ts 7 *aque moiti de m*oire1 #c incisives1 #a can9e1 #d prmolaires et #c molaires7#ah1 ils sont t\s c>actriss p> la petite taille et le dveloppem5t imp>fait du c]veau 7pr9cipalem5t de la p>tie la plus importante1 les hmisphres1 qui ne sont con/itus en organe de la p5se que plus t>d1 *ez les pigones du miocne et du pliocne72 ils ont t\s les jambes c\rtes1 c9q orteils aux pi$s et m>*5t sur la plante du pi$ 7plantigrada74 ,p\r c]ta9s de ces ,plac5tali5s primitifs de l'ocne on a d'abord hsit avant de les class] p>mi les ,c>nivores ou les ,rongeurs1 les ,onguls ou les ,primates2 a9si ces quatre gr&es lgions de ,plac5tali5s qui devai5t tellem5t diffr] ensuite1 se rappro*ai5t alors jusqu' se confondre6 ,on en conclut indubitablem5t une communaut d'orig9e dans un gr\pe unique2 ces ,pro*oriatids vivai5t dj dans la priode antrieure1 calcaire 7il y a plus de trois millions d'annes67 et sont probablem5t app>us p5dant la priode jurassique1 desc5dant d'un gr\pe de ,didelphes insectivores 7amphit]ia7 et prs5tant un plac5ta diffus1 =me primitive1 la plus simple4 #ah #c #a #d #c ,=mule d5taire qui s'crit3 -----------4 #c' #a' #d' #c' ,mais les plus importantes de t\tes les dc\v]tes palontologiques rc5tes1 qui ont jet un j\r n\veau sur l'hi/oire gnalogique des plac5tali5s1 sont relatives notre propre ligne1 la lgion des ,primates4 ,autrefois1 les fossiles en tai5t trs r>es4 ,,cuvi] lui-mme1 le gr& fondateur de la palontologie1 affirma jusqu' sa mort 7#ahcb71 qu'il n'exi/ait pas de fossiles de ,primates2 il avait1 il e/ vrai1 dj dcrit le crne d'un ,prosimi5 de l'ocne 7,adapis71 mais il l'avait pris tort p\r un ,ongul4 ,dans ces v+t d]nires annes1 on a dc\v]t un assez gr& nombre de squelettes ptrifis de ,prosimi5s et de ,simi5s1 bi5 cons]vs2 p>mi eux se tr\v5t les int]mdiaires importants qui p]mett5t de recon/itu] la *ane cont9ue des anctres1 depuis le plus primitif ,prosimi5 jusqu' l'homme4 ,le plus clbre et le plus intressant de ces fossiles e/ l',homme s+e ptrifi de ,java1 le ,pi!can?ropus erectus dont on a tant p>l et qui a t dc\v]t en #ahid p> le mdec9 militaire holl&ais1 ,,eug,,ne ,,dubois4 ,c'e/ vraim5t le miss+ l9k tant *]*1 le prt5du membre manquant dans la srie des ,primates qui1 s't5d ma9t5ant1 in9t]rompue1 depuis les s+es cat>rh9i5s infrieurs jusqu' l'homme le plus lev en organisation4 ,j'ai expos longuem5t la haute porte de cette tr\vaille m]veilleuse dans la confr5ce que j'ai faite le #bf aot #ahih1 au quatrime ,congrs int]national de ,zoologie1 ,cambridge3 ,de l'tat actuel de nos connaissances relativem5t l'orig9e de l'homme4 ,le palontologi/e qui connat les conditions requises p\r la =mation et la cons]vation des fossiles1 considr]a la dc\v]te du ,pi?can?rope comme un has>d t\t spcialem5t heureux4 ,c> les s+es1 en tant qu'ils habit5t sur les arbres 7lorsqu'ils ne tomb5t pas p> has>d dans l'eau71 se tr\v5t r>em5t leur mort dans des conditions qui p]mett5t la cons]vation et la ptrification de leur squelette4 ,p> cette tr\vaille de l'homme-s+e fossile1 de ,java1 la ,palontologie1 son t\r1 n\s dmontre que l'homme desc5d du s+e aussi clairem5t et srem5t que l'avai5t dj fait avant elle les disciples de l',anatomie et de l',ontognie comp>es3 n\s possdons ma9t5ant t\s les docum5ts ess5tiels p\r notre hi/oire gnalogique4 ,,*apitre ,,vi ,de la nature de l'me ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,,le ,,concept ,d',,ame4--,,devoirs ,,et ,m,,?odes ,,de ,,la ,,psy*ologie ,,sci5tifique4--,m,,tamorphoses ,,psy*ologiques4 ,les diffr5ces psy*ologiques entre l'homme et le s+e an?ropode sont mo9dres que les diffr5ces correspondantes entre le s+e an?ropode et le s+e le plus infrieur4 ,et ce fait psy*ologique correspond exactem5t ce que n\s prs5te l'anatomie quant aux diffr5ces dans l'corce crbrale1 le plus important ,organe de l',ame4 ,si1 cep5dant1 auj\rd'hui encore1 presque dans t\s les milieux1 l'me de l'homme e/ considre comme une sub/ance spciale et mise en avant comme la preuve la plus importante contre l'affirmation maudite que l',homme desc5d du s+e1 cela s'explique1 d'une "p1 p> l'tat si arrir de la soi-disant psy*ologie1 de l'autre1 p> la sup]/ition si rp&ue de l'immortalit de l'me4 7,confr5ce de ,cambridge sur l'orig9e de l'homme1 #ahih74 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,vi ,signification fondam5tale de la psy*ologie4--,comm5t on la doit concevoir1 quelles m?odes on doit lui appliqu]4--,conflit des op9ions sur ce po9t4--,psy*ologie duali/e et psy*ologie moni/e4--,rapport de celle-ci la loi de sub/ance4--,confusion de t]mes4--,mtamorphoses psy*ologiques3 ,kant1 ,vir*[1 ,du ,bois-,reymond4--,moy5s de p>v5ir la connaissance des faits de l'me4--,m?ode introspective 7auto-obs]vation74--,m?ode exacte 7psy*o-physique74--,m?ode comp>ative 7psy*ologie animale74--,*angem5t de pr9cipes psy*ologiques1 ,wundt4--,psy*ologie des peuples et e?nographie1 ,ba/ian4--,psy*ologie ontognique1 ,prey]4--,psy*ologie phylogntique1 ,d>w91 ,romanes4 ,,litt,,rature ,j4 ,,lamettrie4--,hi/oire naturelle de l'me4 ,h4 ,,sp5c]4--,pr9cipes de psy*ologie 7trad4 fran474 ,w4 ,,wundt4--,grundriss d] ,psy*ologie4 ,leipzig1 #ahih4 ,,?4 ,,zeih54--,leitfad5 d] physiologis*5 ,psy*ologie4 ,ina1 #ahia4 ,,ii ,aufl41 #ahih4 ,h4 ,,mun/]b]g4--,ueb] ,aufgab5 und ,me?od5 d] ,psy*ologie4 ,leipzig1 #ahia4 ,l4 ,,bess]4--,0 i/ ,empf9dung8 ,bonn1 #ahia4 ,a4 ,,rau4--,empf9d5 und ,d5k54 ,e9e physiologis*e ,unt]su*ung b] die ,natur des m5s*li*5 ,v]/&es4 ,giess51 #ahif4 ,p4 ,,c>us4--,! s\l ( man4 ,an inve/igation ( ! facts ( physiological & exp]im5tal ,psy*ology4 ,*icago1 #ahia4 ,a4 ,,=el4--,gehirn und ,seele 7,vortrag 9 ,wi574 ,,iv ,aufl41 ,bonn1 #ahid4 ,a4 ,,svoboda4--,d] ,seel5wahn4 ,ges*i*tli*es und ,philosophis*es4 ,leipzig1 #ahhf4 ,les phnomnes dont l'ensemble con/itue ce qu'on appelle d'ord9aire la ,vie de l'me ou l'activit psy*ique1 sont1 entre t\s ceux que n\s connaissons1 d'une "p1 les plus importants et les plus intressants1 de l'autre1 les plus compliqus et les plus nigmatiques4 ,la connaissance de la nature elle-mme1 qui a fait l'objet de nos prcd5tes tudes philosophiques1 tant une p>tie de la vie de l'me1 et1 d'autre "p1 l'an?ropologie exigeant aussi bi5 que la cosmologie une exacte connaissance de l'me1 on peut considr] la psy*ologie1 la vritable sci5ce de l'me1 comme le fondem5t et la condition pralable de t\tes les autres sci5ces4 ,envisage d'un autre po9t de vue1 elle e/1 de plus1 une p>tie de la philosophie ou de l'an?ropologie4 ,la gr&e difficult de son fondem5t naturel provi5t de ceci1 qu' son t\r1 la psy*ologie prsuppose la connaissance exacte de l'organisme huma9 et avant t\t du c]veau1 l'organe le plus important de la vie de l'me4 ,la gr&e majorit des prt5dus psy*ologues1 ignor5t cep5dant absolum5t ces bases anatomiques de l'me1 ou n'en ont qu'une connaissance trs imp>faite2 et a9si s'explique ce fait regrettable que dans aucune sci5ce n\s ne tr\vons des ides aussi contradictoires et inadmissibles relativem5t sa propre nature et son objet ess5tiel1 que n\s n'en r5controns en psy*ologie4 ,cette confusion e/ dev5ue d'autant plus s5sible en ces tr5te d]nires annes que les progrs imm5ses de l'anatomie et de la physiologie ont aj\t notre connaissance de la /ructure et des fonctions de l'organe le plus important de l'me4 ,m?ode p\r tudi] l'me4--,selon moi1 ce qu'on appelle me e/1 la vrit1 un phnomne de la nature4 ,je considre1 p> consqu5t1 la psy*ologie comme une bran*e des sci5ces naturelles et en p>ticuli] de la physiologie4 ,et p> suite1 j'insi/e ds le db sur ce po9t que n\s ne p\rrons admettre1 p\r la psy*ologie1 d'autres voies de re*]*es que p\r t\tes les autres sci5ces naturelles1 c'e/--dire1 en premire ligne1 l'obs]vation et l'exprim5tation1 en seconde ligne1 l'hi/oire du dveloppem5t et en troisime ligne1 la spculation mtaphysique1 laquelle1 *]*e se rappro*]1 autant que possible1 p> des raisonnem5ts inductifs et dductifs de l'ess5ce inconnue du phnomne4 ,quant l'exam5 selon les pr9cipes de ce d]ni] po9t1 il faut t\t d'abord1 et prcism5t ici1 tudi] de prs l'opposition entre les conceptions duali/e et moni/e4 ,psy*ologie duali/e4--,la conception gnralem5t rgnante du psy*ique et que n\s combattons1 considre le corps et l'me comme deux ess5ces diffr5tes4 ,ces deux ess5ces peuv5t exi/] indp5damm5t l'une de l'autre et ne sont pas =cm5t lies l'une l'autre4 ,le corps organique e/ une ess5ce mortelle1 matrielle1 *imiquem5t con/itue p> du plasma vivant et des composs eng5drs p> lui 7produits protoplasmiques74 ,l'me1 p> contre1 e/ une ess5ce immortelle1 immatrielle1 un ag5t spirituel dont l'activit nigmatique n\s e/ compltem5t inconnue4 ,cette plate conception e/1 comme telle1 spirituali/e et son contraire1 en pr9cipe1 e/ en un c]ta9 s5s matriali/e4 ,la premire e/1 en mme temps1 transc5dante et supranaturelle1 c> elle affirme l'exi/5ce de =ces exi/ant et agissant sans base matrielle2 elle repose sur l'hypo?se qu'en dehors et au-dessus de la nature1 il exi/e encore un monde spirituel1 monde immatriel dont1 p> l'expri5ce1 n\s ne savons ri51 et p> suite de notre nature1 ne p\vons ri5 savoir4 ,cette hypo?se1 monde spirituel1 qui s]ait compltem5t indp5dant du monde matriel des corps et sur lequel repose t\t l'difice artificiel de la philosophie duali/e1 e/ un pur produit de la fantaisie potique2 n\s en p\vons dire autant de la croyance my/ique en l'immortalit de l'me1 qui s'y ratta*e troitem5t et que n\s montr]ons plus t>d1 en traitant spcialem5t de la "q1 tre inadmissible p\r la sci5ce 7cf4 *ap4 ,,xi74 ,si les croyances qui anim5t ces my!s tai5t vraim5t fondes1 les phnomnes dont il s'agit devrai5t n'tre pas s\mis la loi de sub/ance4 ,cette exception unique la loi suprme et fondam5tale du cosmos n'aurait d surv5ir que trs t>d au c\rs de l'hi/oire de la t]re1 puisqu'elle ne porte que sur l'me des hommes et des animaux suprieurs4 ,le dogme du libre arbitre1 lui aussi1 autre pice ess5tielle de la psy*ologie duali/e1 e/ inconciliable avec la loi univ]selle de sub/ance4 ,psy*ologie moni/e4--,la conception naturelle du psy*ique que n\s df5dons1 voit au contraire dans la vie de l'me une somme de phnomnes vitaux qui sont lis1 comme t\s les autres1 un sub/ratum matriel prcis4 ,n\s dsign]ons provisoirem5t cette base matrielle de t\te activit psy*ique1 sans laquelle cette activit n'e/ pas concevable1--s\s le nom de psy*oplasma et cela p>ce que l'analyse *imique n\s la montre p>t\t comme un corps du gr\pe des corps protoplasmiques1 c'e/--dire un de ces composs du c>bone1 de ces album9odes qui sont la base de t\s les processus vitaux4 ,*ez les animaux suprieurs1 qui possd5t un sy/me n]veux et des organes des s5s1 le psy*oplasma1 en se diffr5ciant1 a donn un neuroplasma3 la sub/ance n]veuse4 ,c'e/ en ce s5s que notre conception e/ matriali/e4 ,elle e/1 d'ailleurs1 en mme temps1 empiri/e et naturali/e1 c> notre expri5ce sci5tifique ne n\s a encore appris connatre aucune =ce qui soit dp\rvue de base matrielle1 ni aucun monde spirituel sis en dehors et au-dessus de la nature4 ,a9si que t\s les autres phnomnes de la nature1 ceux de la vie de l'me sont s\mis la loi suprme qui g\v]ne t\t3 la loi de sub/ance2 dans ce doma9e il n'y a pas plus que dans les autres une seule exception cette loi cosmologique fondam5tale 7cf4 *ap4 ,,xii74 ,les processus de la vie psy*ique infrieure1 *ez les ,plantes et *ez les ,proti/es monocellulaires1--mais galem5t *ez les animaux infrieurs--leur irritabilit1 leurs m\vem5ts rflexes1 leur s5sibilit et leur ef=t p\r p]svr] dans l'tre3 t\t cela a p\r condition immdiate des processus psy*ologiques se passant dans le plasma cellulaire1 des *angem5ts physiques et *imiques qui s'expliqu5t en p>tie p> l'hrdit1 en p>tie p> l'adaptation4 ,mais il en faut dire t\t autant de l'activit psy*ique suprieure1 des animaux suprieurs et de l'homme1 de la =mation des reprs5tations et des ides1 des phnomnes m]veilleux de la raison et de la consci5ce4 ,c> ceux-ci provi5n5t1 p> dveloppem5t phylogntique1 de ceux-l et ce qui les porte cette hauteur1 c'e/ seulem5t le degr suprieur d'intgration ou de c5tralisation1 d'association ou de syn?se de fonctions jusqu'alors sp>es4 ,conception de l'me4--,on considre avec raison comme le premi] devoir de *aque sci5ce la df9ition de l'objet qu'elle se propose d'tudi]4 ,mais p\r aucune sci5ce la solution de ce premi] devoir n'e/ si difficile que p\r la psy*ologie et le fait e/ d'autant plus rem>quable que la logique1 la sci5ce des df9itions1 n'e/ elle-mme qu'une p>tie de la psy*ologie4 ,si n\s rappro*ons t\t ce qui a t dit sur les notions ess5tielles de cette sci5ce p> les philosophes et les naturali/es les plus rem>quables de t\s les temps1 n\s n\s tr\vons ens]rs dans un *aos des vues les plus contradictoires4 ,qu'e/-ce donc1 en somme1 que l'me8 ,quel rapport a-t-elle avec l'esprit8 ,qu'ent5d-on proprem5t p> consci5ce8 ,qu'e/-ce qui diffr5cie l'impression du s5tim5t8 ,qu'e/-ce que l'in/9ct8 ,quel e/ son rapport avec le libre arbitre8 ,qu'e/-ce qu'une reprs5tation8 ,quelle diffr5ce y a-t-il entre l'ent5dem5t et la raison8 ,et qu'e/-ce au fond que le s5tim5t#ai8 ,quelles sont les relations de t\s ces phnomnes psy*iques avec le corps8 #ai ,n\s traduisons ,gem? p> s5tim5t1 le mme mot qui n\s a s]vi un peu plus haut traduire ,gefhl4 ,la traduction n'e/ cette fois qu'approximative1 le mot ,gem? tant un idiotisme4 ,les rponses ces que/ions et d'autres qui s'y ratta*5t sont aussi diffr5tes que possible2 non seulem5t les plus gr&es autorits ont l-dessus des manires de voir opposes1 mais encore1 p\r une seule et mme de ces autorits sci5tifiques1 il n'e/ pas r>e de tr\v] au c\rs de l'volution psy*ologique les manires de voir compltem5t *anges4 ,c]tes1 cette mtamorphose psy*ologique de beauc\p de p5seurs n'a pas peu contribu am5] cette confusion colossale des ides qui rgne en psy*ologie plus que dans t\t autre doma9e de la connaissance huma9e4 ,mtamorphose psy*ologique4--,l'exemple le plus intressant d'un *angem5t aussi total des vues psy*ologiques aussi bi5 objectives que subjectives1 c'e/ celui que n\s f\rnit le guide le plus influ5t de la philosophie allem&e1 ,kant4 ,le ,kant de la jeunesse1 le vrai ,kant critique1 tait arriv cette conviction que les trois puissances du my/icisme--,dieu1 la lib]t et l'immortalit--tai5t inadmissibles p\r la raison pure2 ,kant vieilli1 le ,kant dogmatique1 tr\va que ces trois fantmes capitaux tai5t des po/ulats de la raison pratique et comme tels indisp5sables4 ,et plus1 de nos j\rs1 l'cole si considre des ,nokanti5s pr*e le ret\r ,kant comme l'unique salut devant l'p\vantable *>iv>i de la mtaphysique mod]ne2 plus clairem5t se rvle l'indniable et dsa/reuse contradiction entre les ides ess5tielles du jeune et du vieux ,kant2 n\s revi5drons sur ce dualisme4 ,un intressant exemple d'une v>iation analogue n\s e/ f\rni p> deux des plus clbres naturali/es de notre temps3 ,r4 ,,vir*[ et ,,du ,,bois-,,reymond2 la mtamorphose de leurs ides psy*ologiques doit d'autant mo9s tre nglige que les deux biologi/es b]l9ois1 depuis plus de #dj ans1 j\5t un rle des plus importants dans la plus gr&e des univ]sits allem&es et ex]c5t1 tant directem5t qu'indirectem5t1 une influ5ce pr(onde sur la p5se mod]ne4 ,,vir*[1 qui n\s devons tant titre de fondateur de la pa?ologie cellulaire1 tait1 au meilleur temps de son activit sci5tifique1 v]s le milieu du sicle 7et surt\t p5dant son sj\r ,wrzb\rg1 #ahdi-ahef7 un pur moni/e2 il passait alors p\r l'un des reprs5tants les plus m95ts de ce matrialisme naissant qui s'tait introduit v]s #ahee1 p> deux oeuvres clbres p>ues presque en mme temps3 ,la matire et la =ce1 de ,l4 ,,bucun] et ,la foi du *>bonni] et la sci5ce1 de ,c4 ,,vogt4 ,,vir*[ exposait alors ses ides gnrales sur la biologie et les processus vitaux de l'homme--conu t\t comme des phnomnes mcaniques naturels--dans une srie d'articles rem>quables p>us dans les ,ar*ives d'anatomie pa?ologique qu'il dirigeait4 ,le plus important1 sans contr$it1 de ses travaux et celui dans lequel ,,vir*[ a expos le plus clairem5t ses ides moni/es d'alors1 c'e/ son crit sur ,les t5dances v]s l'unit dans la mdec9e sci5tifique 7#ahdi74 ,ce fut c]ta9em5t aprs mre rflexion et p>ce qu'il tait conva9cu de la valeur philosophique de cet ouvrage1 que ,,vir*[1 en #ahef1 plaa cette pr(ession de foi mdicale en tte de ses ,etudes runies de mdec9e sci5tifique4 ,il y s\ti5t les pr9cipes fondam5taux de notre monisme actuel1 avec autant de cl>t et de prcision que je le fais ici en ce qui conc]ne la solution de l'nigme de l'univ]s2 il df5d la lgitimit exclusive de la sci5ce exprim5tale1 dont les seules s\rces dignes de foi sont l'activit des s5s et le fonctionnem5t du c]veau2 il combat non mo9s nettem5t le dualisme an?ropologique1 t\te prt5due rvlation et t\te transc5dance1 a9si que ses deux av5ues3 la foi et l'an?ropomorphisme4 ,il fait ressortir avant t\t le c>actre moni/e de l'an?ropologie1 le li5 indissoluble entre l'esprit et le corps1 la =ce et la matire2 la f9 de sa prface1 il s'exprime a9si 7p4 #d73 ,je suis conva9cu que je ne s]ai jamais am5 ni] le pr9cipe de l'unit de la nature huma9e et ses consqu5ces4 ,malheureusem5t cette conviction tait une grave erreur2 c>1 #bh ans aprs1 ,,vir*[ s\t5ait des ides1 en pr9cipe t\t opposes1 cela dans le disc\rs dont on a tant p>l1 sur ,la lib]t de la sci5ce dans l',etat mod]ne qu'il pronona en #ahgg l',assemble des naturali/es1 ,mni* et dont j'ai rep\ss les attaques dans mon crit3 ,la sci5ce libre et l'enseignem5t libre 7#ahgh74 ,des contradictions analogues1 en ce qui conc]ne les pr9cipes philosophiques les plus importants se r5contr5t aussi *ez ,,du ,,bois-,,reymond1 qui a remport a9si un bruyant succs auprs des coles duali/es et surt\t prs de l',ecclesia militans4 ,plus ce clbre rhteur de l',acadmie de ,b]l9 avait df5du brillamm5t les pr9cipes gnraux de notre monisme1 plus il avait contribu rfut] le vitalisme et la conception transc5dantale de la vie1 d'autant plus bruyant fut le cri de triomphe des adv]saires lorsqu'en #ahgb1 dans son disc\rs s5sationnel de l'ignorabimus1 ,,du ,,bois-,,reymond rtablit la consci5ce comme une nigme insoluble1 l'opposant comme un phnomne surnaturel aux autres fonctions du c]veau4 ,je revi5drai plus lo9 l-dessus 7*4 ,x74 ,psy*ologie objective et ,psy*ologie subjective4--,la nature spciale d'un gr& nombre de phnomnes de l'me et surt\t de la consci5ce1 n\s oblige apport] c]ta9es modifications nos m?odes de re*]*e sci5tifique4 ,une circon/ance surt\t importante ici1 c'e/ qu' ct de l'obs]vation ord9aire1 objective1 extrieure1 il faut faire place la m?ode introspective1 l'obs]vation subjective1 intrieure qui rsulte du fait que notre moi se rfl*it dans la consci5ce4 ,la plup>t des psy*ologues p>t5t de cette c]titude immdiate du moi3 ,cogito ergo sum6 ,je p5se donc je suis4 ,n\s jett]ons donc t\t d'abord un reg>d sur ce moy5 de connaissance et ensuite seulem5t sur les autres m?odes1 complm5taires de celle-ci4 ,psy*ologie introspective4 7,auto-obs]vation de l'me74 ,la plus gr&e p>tie des docum5ts sur l'me huma9e1 consigns depuis des milli]s d'annes dans d'innombrables crits1 provi5t de l'tude introspective de l'me1 c'e/--dire de l'auto-obs]vation1 puis des conclusions que n\s tirons de l'association et de la critique de ces expri5ces int]nes subjectives4 ,p\r une gr&e p>tie de l'tude de l'me cette voie subjective e/ en gnral la seule possible1 surt\t p\r l'tude de la consci5ce2 cette fonction crbrale occupe a9si une place t\te p>ticulire et elle e/ dev5ue1 plus que t\te autre1 la s\rce d'innombrables erreurs philosophiques 7cf4 *ap4 ,x74 ,mais c'e/ un po9t de vue trop troit et qui conduit des notions trs imp>faites1 fausses mme1 que celui qui n\s fait considr] cette auto-obs]vation de notre esprit comme la s\rce pr9cipale1 s9on unique1 o puis] p\r le connatre1 a9si que le font de nombreux et di/+us philosophes4 ,c> une gr&e p>tie des phnomnes les plus importants de la vie de l'me1 surt\t les fonctions des s5s 7vue1 oue1 odorat1 etc471 puis le langage1 ne peuv5t tre tudis que p> les mmes m?odes que t\te autre fonction de l'organisme1 savoir d'abord p> une re*]*e anatomique appr(ondie de leurs organes et1 secondem5t1 p> une exacte analyse physiologique des fonctions qui en dp5d5t4 ,mais p\r p\voir faire cette obs]vation extrieure de l'activit de l'me et complt] p> l les rsultats de l'obs]vation intrieure1 il faut une connaissance pr(onde de l'anatomie et de l'hi/ologie1 de l'ontognie et de la physiologie huma9es4 ,ces donnes fondam5tales1 indisp5sables1 de l'an?ropologie n'en font pas mo9s dfaut *ez la plup>t des prt5dus psy*ologues1 ou sont trs insuffisantes2 aussi ceux-ci ne sont-ils pas en tat de se faire mme de leur me1 une ide suffisante4 ,a cela s'aj\te la circon/ance dfavorable que cette me1 si vnre p> son possesseur1 e/ s\v5t *ez le psy*ologue une me dveloppe dans une direction unique 7quelque haut p]fectionnem5t qu'atteigne cette ,psy* dans son sport spculatif671 c'e/ en outre l'me d'un homme civilis1 app>t5ant une race suprieure1 c'e/--dire le d]ni] t]me d'une longue srie phyltique volutive1 p\r l'exacte comprh5sion duquel la connaissance de prcurseurs nombreux et infrieurs s]ait indisp5sable4 ,a9si s'explique que la plus gr&e p>tie de la puissante littrature psy*ologique soit auj\rd'hui une maculature sans valeur4 ,la m?ode introspective a c]ta9em5t une imm5se valeur1 elle e/ indisp5sable1 mais elle a absolum5t beso9 de la collaboration et du complm5t que lui apport5t les autres m?odes4 ,psy*ologie exacte4--,plus s'enri*issait1 au c\rs de ce sicle1 le dveloppem5t des div]ses bran*es de l'arbre de la connaissance huma9e1 plus se p]fectionnai5t les div]ses m?odes des sci5ces p>ticulires1 plus gr&issait le dsir d'y apport] l'exactitude1 c'e/--dire de faire un exam5 empirique des phnomnes1 aussi exact que possible et de donn] aux lois qui s'en p\rrai5t dduire une =mule aussi nette que possible1 ma?matique qu& il se p\rrait4 ,mais ceci n'e/ ralisable que p\r une petite p>tie de la sci5ce huma9e1 avant t\t dans les sci5ces dont la t*e pr9cipale e/ la dt]m9ation de gr&eurs mesurables2 en premire ligne les ma?matiques1 puis l'a/ronomie1 la mcanique1 et en somme une gr&e p>tie de la physique et de la *imie4 ,aussi dsigne-t-on ces sci5ces du nom de sci5ces exactes1 au s5s propre du mot4 ,p> contre1 on a tort 7et c'e/ s\v5t une cause d'erreur7 de considr]1 a9si qu'on le fait volonti]s1 t\tes les sci5ces naturelles comme exactes1 p\r les oppos] d'autres1 en p>ticuli] aux sci5ces hi/oriques et psy*ologiques4 ,c>1 pas plus que celles-ci1 la plus gr&e p>tie des sci5ces naturelles ne sont susceptibles d'un traitem5t exact au s5s propre2 ceci vaut surt\t p\r la biologie et1 p>mi ses bran*es1 p\r la psy*ologie4 ,celle-ci n'tant qu'une p>tie de la physiologie doit1 en gnral1 p>ticip] des m?odes de la premire4 ,elle doit1 p> l'obs]vation et l'exprim5tation1 donn] un fondem5t empirique1 aussi exact que possible1 aux phnomnes de la vie de l'me2 aprs quoi elle en doit tir] les lois de l'me p> des raisonnem5ts inductifs et dductifs1 et leur donn] une =mule aussi nette que possible4 ,mais1 p\r des raisons faciles compr5dre1 une =mule ma?matique ne s]a que trs r>em5t possible2 on n'a pu en donn] avec succs que p\r une p>tie de la physiologie des s5s2 p> contre1 ces =mules sont inapplicables la plus gr&e p>tie de la physiologie du c]veau4 ,psy*o-physique4--,une petite prov9ce de la psy*ologie qui semble accessible aux re*]*es exactes que l'on p\rsuit1 a t1 depuis v+t ans1 tudie avec gr& so9 et leve au rang de discipl9e spciale s\s le nom de psy*ophysique4 ,ses fondateurs1 les physiologi/es ,,fe*n] et ,,web] de ,leipzig1 tudir5t d'abord avec exactitude la dp5dance de la s5sation p> rapport l'excitant ext]ne1 agissant sur l'organe s5soriel et1 en p>ticuli]1 le rapport quantitatif entre l'int5sit de l'excitation et celle de la s5sation4 ,ils tr\vr5t que p\r produire une s5sation1 un c]ta9 quantum prcis et m9imum d'excitation e/ ncessaire1 seuil de l'excitation1 et qu'une excitation donne doit t\j\rs v>i] d'un surcrot prcis3 seuil de la diffr5ce1 avant que la s5sation ne se modifie d'une manire s5sible4 ,p\r les s5s les plus importants 7la vue1 l'oue1 le s5s de la pression7 on peut pos] cette loi que les v>iations des s5sations sont proportionnelles l'int5sit des excitations4 ,de cette loi de ,,web]1 empirique1 ,,fe*n] dduisit1 p> des oprations ma?matiques1 sa loi fondam5tale psy*o-physique1 en v]tu de laquelle l'int5sit de la s5sation crot selon une progression ari?mtique2 celle de l'excitation1 p> contre1 selon une progression gomtrique4 ,nanmo9s1 cette loi de ,,fe*n]1 a9si que d'autres lois psy*o-physiques1 a t attaque de div]s cts et son exactitude conte/e4 ,malgr t\t1 la psy*o-physique mod]ne n'e/ pas lo9 d'avoir satisfait t\t ce qu'on att5dait d'elle1 t\s les voeux de ceux qui l'acclamai5t il y a v+t ans2 seulem5t le doma9e de son application possible e/ trs re/re9t4 ,et elle a une haute porte ?orique en ce qu'elle n\s dmontre la valeur absolue des lois physiques sur une p>tie1 re/re9te il e/ vrai1 du doma9e de la prt5due vie de l'me1 valeur rev5dique depuis longtemps p> la psy*ologie matriali/e p\r le doma9e t\t enti] de la vie de l'me4 ,la m?ode exacte s'e/ montre1 ici comme dans beauc\p d'autres bran*es de la physiologie1 insuffisante et peu productive2 en pr9cipe elle e/ sans d\te p>t\t dsirable1 mais malheureusem5t inapplicable dans la plup>t des cas4 ,bi5 plus fcondes sont les m?odes comp>ative et gntique4 ,psy*ologie comp>e4--,la ressemblance frappante qui exi/e entre la vie psy*ique de l'homme et celle des animaux suprieurs e/ un fait depuis longtemps connu4 ,la plup>t des peuples primitifs1 auj\rd'hui encore1 ne font aucune diffr5ce entre les deux sries de phnomnes psy*iques1 a9si qu'en font foi les fables p>t\t rp&ues1 les vieilles lg5des et les ides relatives la mtempsy*ose4 ,la plup>t des philosophes de l'antiquit classique tai5t conva9cus1 eux aussi1 de cette p>5t1 et entre les mes huma9e et animale1 ils ne dc\vrai5t aucune diffr5ce ess5tielle qualitative1 mais une simple diffr5ce quantitative4 ,,platon lui-mme1 qui affirma le premi] la di/9ction fondam5tale de l'me et du corps1 faisait trav]s] successivem5t une seule et mme me 7,ide71 p> sa ?orie de la mtempsy*ose1 div]s corps animaux et huma9s4 ,c'e/ seulem5t le *ri/ianisme qui1 ratta*ant troitem5t la foi en l'immortalit la foi en ,dieu1 posa la di/9ction fondam5tale entre l'me huma9e immortelle et l'me animale mortelle4 ,dans la philosophie duali/e1 c'e/ avant t\t s\s l'influ5ce de ,,desc>tes 7#afdc7 que cette ide s'implanta2 il affirmait que l'homme seul a une me vritable et avec elle la s5sibilit et le libre arbitre2 qu'au contraire1 les btes sont des automates1 des ma*9es sans volont ni s5sibilit4 ,depuis1 la plup>t des psy*ologues--et ,,kant en p>ticuli]1--ngligr5t compltem5t l'me des animaux et rduisir5t l'homme l'objet des tudes psy*ologiques2 la psy*ologie huma9e1 presque exclusivem5t introspective1 fut prive de la comp>aison fconde avec la psy*ologie animale et re/a1 p\r cette raison1 au mme niveau infrieur qu'occupait la morphologie avant que ,,cuvi]1 en fondant l'anatomie comp>e1 ne l'levt la hauteur d'une sci5ce naturelle philosophique4 ,psy*ologie animale4--,l'intrt sci5tifique ne se rveilla en faveur de l'me animale que dans la seconde moiti du sicle d]ni]1 p>alllem5t aux progrs de la zoologie et de la physiologie sy/matiques4 ,l'intrt fut /imul surt\t p> l'crit de ,,reim>us3 ,considrations gnrales sur les in/9cts animaux 7,hamb\rg1 #agfj74 ,nanmo9s1 une tude sci5tifique plus srieuse ne dev9t possible qu'avec la r=me fondam5tale de la physiologie1 dont n\s sommes r$evables au gr& naturali/e b]l9ois1 ,m,,ll]4 ,ce biologi/e de gnie1 embrassant le doma9e enti] de la nature organique1 t\t ensemble la morphologie et la physiologie1 introduisit p\r la premire fois les m?odes exactes de l'obs]vation et de l'exprim5tation dans la physiologie t\t entire et y ratta*a en mme temps1 d'une manire gnrale1 les m?odes de comp>aison2 il les appliqua aussi bi5 la vie psy*ique1 au s5s le plus l>ge 7langage1 organes des s5s1 fonctions du c]veau71 qu' t\s les autres phnomnes vitaux4 ,le sixime livre de son ,manuel de physiologie huma9e 7#ahdj7 traite spcialem5t de la vie de l'me et conti5t1 en #hj pages1 une quantit de considrations psy*ologiques des plus importantes4 ,en ces qu>ante d]nires annes1 il a p>u un gr& nombre d'crits sur la psy*ologie comp>e des animaux1 provoqus en p>tie p> l'impulsion puissante donne en #ahei p> ,,d>w9 dans son ouvrage sur l'orig9e des espces1 et aussi p> l'introduction de la ,?orie de l'volution dans le doma9e psy*ologique4 ,quelques-uns de ces crits les plus importants sont dus ,,romanes et ,g4 ,,lubbock1 p\r l',anglet]re2 ,,wundt1 ,b,,*n]1 ,g4 ,,s*neid]1 ,,fritz ,,s*ultze et ,,*>les ,,groos1 p\r l',allemagne2 ,,esp9as et ,,j\rdan1 p\r la ,france2 ,,tito ,,vignoli1 p\r l',italie4 7,j'ai donn les titres de quelques-uns des ouvrages les plus importants1 au db de ce *apitre47 ,en ,allemagne1 ,,wundt passe actuellem5t p\r l'un des plus gr&s psy*ologues2 il possde1 sur la plup>t des philosophes1 l'avantage inapprciable de connatre fond la zoologie1 l'anatomie et la physiologie4 ,autrefois prp>ateur et lve d',,helmholz1 ,,wundt s'e/ de bonne heure habitu appliqu] les lois fondam5tales de la physique et de la *imie au doma9e t\t enti] de la physiologie et1 p> suite1 dans l'esprit de ,m,,ll]1 la psy*ologie en tant que faisant p>tie de la physiologie4 ,plac ce po9t de vue1 ,,wundt publia1 en #ahfc1 ses prcieuses ,leons sur l'me *ez l'homme et *ez l'animal4 ,l'auteur y donne1 comme il le dit lui-mme dans la prface1 la preuve que le ?tre des pr9cipaux phnomnes psy*iques e/ l'me inconsci5te et il laisse notre reg>d pntr] dans ce mcanisme de l'arrire-plan inconsci5t de l'me qui labore les incitations v5ues des impressions extrieures4 ,mais ce qui me p>at surt\t important dans l'ouvrage de ,,wundt et en faire surt\t la valeur1 c'e/ qu'on y tr\ve1 p\r la premire fois1 la loi de la cons]vation de la =ce t5due au doma9e psy*ique et1 en outre1 une srie de faits emprunts l'lectro-physiologie utiliss p\r la dmon/ration4 ,tr5te ans plus t>d 7#ahib71 ,,wundt publia une seconde dition1 mais s5siblem5t abrge et compltem5t remanie1 de ses ,leons sur l'me *ez l'homme et *ez l'animal4 ,les pr9cipes les plus importants de la premire dition sont compltem5t ab&onns dans la seconde et le po9t de vue moni/e y fait place une conception purem5t duali/e4 ,,wundt lui-mme dit1 dans la prface de la seconde dition1 qu'il ne s'e/ dlivr que peu peu des erreurs fondam5tales de la premire et que depuis des annes1 il a appris considr] ce travail comme un p* de jeunesse2 son premi] ouvrage pesait sur lui comme une faute1 qu'il aspirait expi]1 si bi5 que les *oses p>uss5t t\rn] p\r lui4 ,de fait1 les vues ess5tielles de ,,wundt1 en psy*ologie1 sont compltem5t opposes dans les deux ditions de ses ,leons1 si rp&ues2 elles sont1 dans la premire1 t\tes moni/es et matriali/es1 dans la seconde1 t\tes duali/es et spirituali/es4 ,la premire fois1 la psy*ologie e/ traite comme une sci5ce naturelle1 les mmes pr9cipes lui sont appliqus qu' la physiologie t\t entire1 dont elle n'e/ qu'une p>tie2 tr5te ans plus t>d1 l'tude de l'me e/ dev5ue p\r lui une pure sci5ce de l'esprit1 dont l'objet et les pr9cipes diffr5t compltem5t de ceux des sci5ces naturelles4 ,cette conv]sion tr\ve son expression la plus nette dans le pr9cipe du p>alllisme psy*o-physique1 en v]tu duquel1 sans d\te1 *aque vnem5t psy*ique correspond un vnem5t physique quelconque1 mais t\s les deux sont compltem5t indp5dants l'un de l'autre et il n'exi/e pas entre eux de li5 causal naturel4 ,ce p>fait dualisme du corps et de l'me1 de la nature et de l'esprit1 a naturellem5t tr\v le plus vif succs prs de la philosophie d'cole alors rgnante1 qui y applaudit comme un progrs important1 d'autant plus que ce dualisme e/ pr(ess p> un naturali/e rem>quable1 qui a s\t5u jadis les vues opposes4 ,comme je s\ti5s moi-mme ces op9ions troites depuis plus de #dj ans et comme1 en dpit des ef=ts les mieux int5tionns1 je n'ai pas pu m'en dp>tir1 je considre naturellem5t les p*s de jeunesse du jeune physiologi/e ,,wundt comme des ides ju/es sur la nature et je les df5ds n]giquem5t contre les op9ions opposes du vieux philosophe ,,wundt4 ,il e/ trs intressant de con/at] le total *angem5t de pr9cipes philosophiques dont ,,wundt n\s (fre ici l'exemple1 comme autrefois ,,kant1 ,,wir*[1 ,,du ,,bois-,,reymond1 a9si que ,,ba] et d'autres4 ,dans leur jeunesse1 ces naturali/es1 intellig5ts et h>dis1 embrass5t le doma9e t\t enti] de leurs re*]*es biologiques d'un va/e reg>d1 s'ef=ant ardemm5t d'asseoir la connaissance dans sa totalit sur une base naturelle et une2 dans leur vieillesse ils ont reconnu que ce n'tait pas ple9em5t ralisable1 aussi prfr5t-ils r5onc] t\t fait leur b4 ,p\r excus] cette mtamorphose psy*ologique1 ils p\rront naturellem5t prt5dre que dans leur jeunesse ils n'ont pas vu t\tes les difficults de la gr&e t*e entreprise et qu'ils se sont tromps sur le vrai b2 que c'e/ seulem5t aprs que leur esprit a mri avec l'ge et qu'ils ont accumul les expri5ces1 qu'ils se sont conva9cus de leurs erreurs et ont tr\v le vrai *em9 qui conduit la s\rce de la vrit4 ,mais on peut aussi affirm]1 inv]sem5t1 que les gr&s savants1 dans leur jeune ge1 abordai5t avec plus de c\rage et d'imp>tialit leur t*e difficile1 que leur reg>d tait plus libre et leur jugem5t plus pur2 les expri5ces des annes po/rieures n'amn5t pas seulem5t un enri*issem5t1 mais un tr\ble de la vue et avec la vieillesse survi5t une dgnresc5ce graduelle1 dans le c]veau comme dans les autres organes4 ,en t\t cas1 cette mtamorphose1 quant la ?orie de la connaissance1 e/ en elle-mme un fait psy*ologique in/ructif2 c> elle montre1 a9si que tant d'autres =mes de *angem5t d'op9ions1 que les plus hautes fonctions de l'me sont s\mises1 au c\rs de la vie1 d'aussi importantes modifications individuelles que t\tes les autres fonctions vitales4 ,psy*ologie des peuples4--,il importe beauc\p1 si l'on veut tudi] avec fruit la psy*ologie comp>e1 de ne pas born] la comp>aison critique l'animal et l'homme en gnral1 mais aussi de plac] l'un ct de l'autre les div]s *elons de la vie psy*ique de *acun d'eux4 ,c'e/ seulem5t a9si que n\s p>vi5drons ap]cevoir clairem5t la longue *elle d'volution psy*ique qui va1 sans int]ruption1 des =mes vivantes les plus infrieures1 monocellulaires1 jusqu'aux ,mammifres et1 leur tte1 jusqu' l'homme4 ,mais au se9 de la race huma9e1 elle-mme1 ces *elons sont trs nombreux et les rameaux de l'arbre gnalogique de l'me inf9im5t v>is4 ,la diffr5ce psy*ique entre le plus grossi] des hommes incultes1 au plus bas degr1 et l'homme civilis le plus accompli1 au plus haut degr de l'*elle e/ colossale1 bi5 plus gr&e qu'on ne l'admet gnralem5t4 ,l'importance de ce fait exactem5t mesure a imprim1 surt\t dans la seconde moiti du ,x,i,xe sicle1 un vif lan l',an?ropologie des peuples primitifs 7,,waitz71 et donn l'e?nographie comp>e une haute importance p\r la psy*ologie4 ,malheureusem5t1 les matriaux bruts1 en quantit norme1 runis p\r la con/itution de cette sci5ce1 n'ont pas encore subi une laboration critique suffisante4 ,on peut jug] des ides confuses et my/iques qui rgn5t encore l1 d'aprs la soi-disant ,p5se des peuples du voyageur connu1 ,,adolphe ,,ba/ian1 lequel s'e/ r5du clbre p> la fondation1 ,b]l91 du ,muse d'e?nographie1 mais qui1 criva9 prolixe1 n\s prs5te une vritable mon/ruosit de compilation sans critique et de spculation confuse4 ,psy*ologie ontogntique4--,la plus nglige1 la mo9s employe de t\tes les m?odes1 dans l'tude de l'me1 a t jusqu' prs5t l'ontogntique2 et p\rtant ce s5ti] peu frqu5t e/ prcism5t celui qui n\s mne le plus vite et le plus srem5t p>mi la sombre =t des prjugs1 des dogmes et des erreurs psy*ologiques1 jusqu'au po9t d'o n\s p\vons voir clair dans beauc\p des plus importants problmes de l'me4 ,de mme que dans t\t autre doma9e de l'embryologie organique1 je comm5ce p> pos] ici l'une en face de l'autre ses deux gr&es bran*es1 que j'ai di/+ues ds #ahff3 l'embryologie 7ontognie7 et la gnalogie 7phylognie74 ,l'embryologie de l'me1 la psy*ognie individuelle ou biontique1 tudie le dveloppem5t graduel et progressif de l'me *ez l'individu et *]*e dt]m9] les lois qui le conditionn5t4 ,p\r une portion importante de la psy*ologie huma9e1 il y a beauc\p de fait depuis des milli]s d'annes2 c> la pdagogie rationnelle a dj d1 de bonne heure1 s'impos] la t*e de connatre ?oriquem5t le progrs graduel et la capacit d'ducation de l'me de l'enfant1 dont elle avait1 en pratique1 ralis] l'h>monieux dveloppem5t et qu'elle devait dirig]4 ,seulem5t1 la plup>t des pdagogues tai5t des philosophes spirituali/es et duali/es qui1 p> suite1 se mettai5t l'oeuvre en y apportant d'avance les prjugs traditionnels de la psy*ologie spirituali/e4 ,depuis quelques diza9es d'annes seulem5t1 la m?ode des sci5ces naturelles a gagn du t]ra91 mme dans les coles1 sur cette direction dogmatique2 on s'ef=ce auj\rd'hui davantage1 mme qu& on traite l'me de l'enfant d'appliqu] les pr9cipes de la doctr9e volutionni/e4 ,les matriaux bruts cont5us dans *aque me individuelle d'enfant1 sont dj qualitativem5t donns priori1 hrits qu'ils sont des p>5ts et des anctres2 l'ducation a p\r t*e de les am5] maturit1 de les faire s'pan\ir p> l'in/ruction intellectuelle et l'ducation morale1 c'e/--dire p> l'adaptation4 ,p\r la sci5ce de notre premi] dveloppem5t psy*ique1 c'e/ ,w4 ,,prey] 7#ahhb7 qui en a pos les fondem5ts dans son intressant ouvrage3 ,l'me de l'enfant1 obs]vations relatives au dveloppem5t intellectuel de l'homme dans les premires annes de sa vie4 ,en ce qui conc]ne les /ades et les mtamorphoses ultrieures de l'me individuelle1 il re/e encore beauc\p faire3 l'application lgitime et pratique de la gr&e loi biogntique comm5ce app>atre1 ici aussi1 comme le fanal lum9eux de la comprh5sion sci5tifique4 ,psy*ologie phylogntique4--,une poque n\velle et fconde1 une re de dveloppem5t plus gr& comm5a1 p\r la psy*ologie comme p\r t\tes les sci5ces biologiques1 lorsqu'il y a qu>ante ans ,,*4 ,,d>w9 y appliqua les pr9cipes de la ?orie de l'volution4 ,le septime *apitre de son ouvrage sur l',orig9e des espces 7#ahei71 ouvrage qui fit poque1 e/ consacr l'in/9ct2 il conti5t la dmon/ration prcieuse que les in/9cts des animaux sont s\mis1 comme t\tes les autres fonctions vitales1 aux autres lois gnrales du dveloppem5t hi/orique4 ,les in/9cts spciaux des espces animales di/9ctes sont trans=ms p> l'adaptation et ces *angem5ts acquis sont transmis p> l'hrdit aux desc5dants4 ,dans leur cons]vation et leur dveloppem5t1 la slection naturelle1 au moy5 de la lutte p\r la vie1 j\e le mme rle discipl9ateur que la trans=mation de n'importe quelle fonction physiologique4 ,plus t>d1 dans plusieurs ouvrages1 ,,d>w9 a dvelopp cette ide et montr que les mmes lois de dveloppem5t intellectuel rgn5t dans t\t le monde organique1 qu'elles val5t p\r l'homme comme p\r les animaux et p\r ceux-ci comme p\r les plantes4 ,l'unit du monde organique1 explicable p> sa commune orig9e1 s't5d a9si au doma9e t\t enti] de la vie de l'me1 depuis le plus simple organisme monocellulaire jusqu' l'homme4 ,le dveloppem5t ultrieur de la psy*ologie de ,,d>w9 et son application aux div]s doma9es de la vie psy*ique sont dus un rem>quable naturali/e anglais1 ,g4 ,,romanes4 ,malheureusem5t1 sa mort rc5te1 si prmature1 l'a emp* d'a*ev] son gr& ouvrage dans lequel t\tes les p>ties de la psy*ologie comp>e devai5t tre galem5t con/itues dans le s5s de la doctr9e moni/e de l'volution4 ,les deux p>ties de cet ouvrage qui ont p>u compt5t p>mi les productions les plus prcieuses de la littrature psy*ologique t\t entire4 ,en effet1 con=mm5t aux pr9cipes moni/es des sci5ces naturelles mod]nes1 ces ouvrages n\s (fr5t premirem5t1 runis et ordonns1 les faits les plus importants qui1 depuis des milli]s d'annes1 ont t tablis empiriquem5t1 p> l'obs]vation et l'expri5ce1 sur le doma9e de la psy*ologie comp>e4 ,secondem5t1 ces faits sont ensuite exam9s et gr\ps en vue d'une f91 p> la critique objective2 et troisimem5t1 il en dc\le en ce qui conc]ne les problmes gnraux les plus importants de la psy*ologie1 ces raisonnem5ts qui seuls1 sont conciliables avec les pr9cipes de notre mod]ne doctr9e moni/e4 ,le premi] volume composant l'oeuvre de ,,romanes1 porte ce titre1 ,l'volution m5tale *ez les animaux 7#ahhe7 et n\s retrace t\te la longue hir>*ie des /ades de l'volution psy*ique dans la srie animale1 depuis les impressions et les in/9cts les plus simples des animaux infrieurs jusqu'aux phnomnes les plus p>faits de la consci5ce et de la raison1 *ez les animaux suprieurs1 t\t cela s'en*anant p> des li5s naturels4 ,on tr\ve aussi dans ce volume de nombreuses notes tires des manuscrits po/humes de ,,d>w9 sur l'in/9ct en mme temps qu'une collection complte de t\t ce que celui-ci a crit sur la psy*ologie4 ,la seconde et la plus importante p>tie de l'oeuvre de ,,romanes1 traite de l',evolution m5tale *ez l'homme et de l'orig9e des facults huma9es#bj 7#ahic74 ,le pntrant psy*ologue y dmontre d'une manire conva9cante que la b>rire psy*ologique entre l'homme et l'animal e/ va9cue6 ,la p5se l'aide des mots1 le p\voir d'ab/raction de l'homme1 se sont graduellem5t dvelopps1 sortis de degrs infrieurs o la p5se et la reprs5tation ne s'aidai5t pas encore de mots1 degrs raliss *ez les ,mammifres les plus pro*es de l'homme4 ,les plus hautes fonctions intellectuelles de l'homme1 la raison1 le langage et la consci5ce ne sont que les p]fectionnem5ts des mmes fonctions aux degrs infrieurs o elles sont ralises dans la srie des anctres primates 7,simi5s et ,prosimi5s74 ,l'homme ne possde pas une seule fonction intellectuelle qui soit sa proprit exclusive4 ,sa vie psy*ique t\t entire ne diffre de celles des ,mammifres1 ses pro*es1 qu'en degr1 non en nature1 quantitativem5t1 non qualitativem5t4 #bj ,traduction franaise p> ,h4 de ,v>igny4 ,je r5voie les lecteurs qui s'intress5t cette capitale "q de l'me1 l'ouvrage fondam5tal de ,,romanes4 ,je suis d'accord1 sur presque t\s les po9ts et t\tes les affirmations1 avec lui et avec ,,d>w92 lorsqu'il semble y avoir des diffr5ces entre l'op9ion de ces auteurs et les vues que j'ai exposes prcdemm5t1 elles provi5n5t soit d'une expression imp>faite *ez moi ou d'une diffr5ce insignifiante dans l'application des t]mes fondam5taux4 ,d'ailleurs1 c'e/ une des c>actri/iques de cette sci5ce des t]mes qu'en ce qui conc]ne les t]mes fondam5taux les plus importants1 les philosophes les plus m>quants ai5t des manires de voir t\tes diffr5tes4 ,place de la psy*ologie dans le sy/me des sci5ces biologiques4 ,biologie ,sci5ce de l'organisme 7,an?ropologie1 ,zoologie et ,botanique7 ---------------------------------------- ------------------ ,morphologie ,biognie ,sci5ce des =mes ,hi/oire du dveloppem5t ----------------------- ----------------------------- ,anatomie ,hi/ologie ,ontognie ,phylognie ,sci5ce ,sci5ce ,hi/oire ,hi/oire des organes des tissus de l'embryon de la race ,physiologie ,sci5ce des fonctions ---------------------------------------- ------------------- ,physiologie des ,physiologie des fonctions animales fonctions vgtatives 7,s5sation et ,m\vem5t7 7,nutrition et ,reproduction7 -------------------------- ---------------------------- ,e/hmatique ,phoronomie ,trophonomie ,gonimatique ,sci5ce ,sci5ce ,sci5ce ,sci5ce de la s5sation du m\vem5t des *anges de la de matriaux gnration ,psy*ologie ,sci5ce de l'me ,,*apitre ,,vii ,degrs dans la hir>*ie de l'me4 ,,tudes ,,moni/es ,,de ,,psy*ologie ,,comp>,e4--,l',,*elle ,,psy*ologique4--,,psy*oplasma ,,et ,,sy/,,me ,,n]veux4--,,in/9ct ,,et ,,raison4 ,le plus m]veilleux des phnomnes naturels1 celui que n\s appelons d'un nom lgu p> la tradition esprit ou me1 e/ une proprit absolum5t gnrale de t\t ce qui vit4 ,dans t\te matire vivante1 dans t\t protoplasma1 il faut bi5 reconnatre l'exi/5ce des premi]s lm5ts de la vie psy*ique1 la =me rudim5taire de s5sibilit au plaisir et la d\leur1 la =me rudim5taire de l'attraction et de la rpulsion4 ,mais les div]s degrs de dveloppem5t et de composition de cette me v>i5t avec les div]s tres vivants2 ils n\s a*em95t1 depuis la muette me cellulaire1 trav]s une longue srie d'int]mdiaires de plus en plus levs1 jusqu' l'me huma9e1 consci5te et raisonnable4 ,ame cellulaire et cellule psy*ique 7#ahgh74 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,vii ,unit psy*ologique de la nature organique4--,base matrielle de l'me3 le psy*oplasma4--,e*elle des s5sations4--,e*elle des m\vem5ts4--,e*elle des rflexes4--,rflexes simples et rflexes complexes4--,l'acte rflexe et la consci5ce4--,e*elle des reprs5tations4--,reprs5tations inconsci5tes et reprs5tations consci5tes4--,e*elle de la mmoire4--,mmoire inconsci5te et mmoire consci5te4--,association des reprs5tations4--,in/9cts4--,in/9cts primaires et in/9cts secondaires4--,e*elle de la raison4--,langage4--,m\vem5ts motifs et passions4--,volont--,libre arbitre4 ,,litt,,rature ,,*4 ,,d>w94--,de l'expression des motions *ez l'homme et *ez les animaux4 ,trad fran4 ,w4 ,,wundt4--,vorlesung5 b] die ,m5s*5 und ,?i]seele4 #bte ,auflage1 ,leipzig1 #ahib4 ,,fritz ,,s*ultze4--,v]glei*5de ,seel5kunde4 ,leipzig1 #ahig4 ,l4 ,,bu*n]4--,aus dem ,gei/esleb5 d] ,?i]e1 od] ,/aat5 und ,?at5 d] ,kle954 #dte ,aufl41 ,b]l91 #ahig4 ,a4 ,,esp9as4--,les socits animales4 ,etudes de psy*ologie comp>e4 ,,tito ,,vignoli4--,de la loi fondam5tale de l'intellig5ce dans le rgne animal4 ,trad4 allem4 ,c4 ,,lloyd ,,morgan4--,animal life & intellig5ce4 ,london1 #ahij4 ,w4 ,,bols*e4--,das ,liebesleb5 9 d] ,natur4 7,etude sur l'volution de l'am\r74 ,leipzig1 #ahih4 ,g4 ,,romanes4--,l'volution m5tale dans le rgne animal et *ez l'homme4 ,trad4 fran4 ,les progrs imm5ses que la psy*ologie1 avec l'aide de la ?orie volutionni/e1 a accomplis dans la seconde moiti du ,x,i,xe sicle1 ont ab\ti ceci3 que n\s reconnaissons l'unit psy*ologique du monde organique4 ,la psy*ologie comp>e1 conjo9tem5t l'ontognie et la phylognie de l'me1 n\s ont conva9cus que la vie organique t\s ses degrs1 depuis les plus simples proti/es monocellulaires jusqu' l'homme1 e/ le produit des mmes =ces naturelles lm5taires1 des mmes fonctions physiologiques de s5sation et de m\vem5t4 ,la t*e fondam5tale p\r la psy*ologie sci5tifique de l'av5ir ne s]a donc pas1 comme elle l'a t jusqu' prs5t1 l'analyse exclusivem5t subjective et introspective de l'me son plus haut degr de p]fectionnem5t--de l'me au s5s o l'ent5d5t les philosophes--mais l'tude objective et comp>ative de la longue srie d'*elons1 de la longue suite de /ades infrieurs et animaux qu'a d p>c\rir en se dveloppant l'esprit huma94 ,di/+u] les div]s degrs de cette *elle psy*ologique et dmontr] leur en*anem5t phylogntique in9t]rompu1 telle e/ la belle t*e laquelle on ne s'e/ srieusem5t appliqu que depuis quelques diza9es d'annes et qui a surt\t t aborde dans l'ouvrage rem>quable de ,,romanes4 ,n\s n\s cont5t]ons ici de trait] trs brivem5t quelques-unes des que/ions les plus gnrales auxquelles n\s conduit la connaissance de cette suite d'tapes4 ,base matrielle de l'me4--,t\s les phnomnes de la vie de l'me sans exception sont lis des processus matriels ayant lieu dans la sub/ance vivante du corps1 dans le plasma ou protoplasma4 ,n\s avons dsign la p>tie de celui-ci qui app>at comme le support indisp5sable de l'me1 du nom de psy*oplasma 7sub/ance de l'me1 au s5s moni/e7 c'e/--dire que n\s n'ent5dons p> l aucune ess5ce p>ticulire1 mais n\s considrons l'me comme un concept collectif dsignant l'ensemble des fonctions psy*iques du plasma4 ,l'me1 en ce s5s1 e/ aussi bi5 une ab/raction physiologique que les t]mes *ange des matriaux ou gnration4 ,*ez l'homme et les animaux suprieurs1 p> suite de l'extrme division du travail dans les organes et les tissus1 le psy*oplasma e/ un lm5t diffr5ci du sy/me n]veux le neuroplasma des cellules ganglionnaires et de leurs prolongem5ts c5trifuges1 les fibres n]veuses4 ,*ez les animaux infrieurs1 p> contre1 qui ne possd5t pas encore de n]fs ni d'organes des s5s di/9cts1 le psy*oplasma n'e/ pas encore p>v5u se diffr5ci] p\r exi/] d'une manire indp5dante1 pas plus que *ez les plantes4 ,*ez les proti/es monocellulaires1 enf91 le psy*oplasma e/1 soit id5tique au protoplasma vivant t\t enti] qui con/itue la simple cellule1 soit une p>tie de celui-ci4 ,en t\s cas1 aussi bi5 ces degrs infrieurs qu'aux degrs suprieurs de l'*elle psy*ologique1 une c]ta9e composition *imique du psy*oplasma et une c]ta9e manire d'tre physique en lui sont indisp5sables ds que l'me doit fonctionn] ou travaill]4 ,cela vaut aussi bi5 p\r l'activit psy*ique lm5taire 7s5sation et m\vem5t plasmatiques7 *ez les ,protozoaires1 que p\r les fonctions complexes des organes s5soriels et du c]veau *ez les animaux suprieurs et1 leur tte1 *ez l'homme4 ,le travail du psy*oplasma1 que n\s nommons me e/ t\j\rs li des *anges de matriaux4 ,e*elle des s5sations4--,t\s les organismes vivants1 sans exception1 sont s5sibles2 ils di/+u5t les conditions du milieu extrieur environnant et ragiss5t sur lui p> c]ta9s *angem5ts produits en eux-mmes4 ,la lumire et la *aleur1 la pesanteur et l'lectricit1 les processus mcaniques et les phnomnes *imiques du milieu environnant agiss5t comme excitants sur le psy*oplasma s5sible et provoqu5t des *angem5ts dans sa composition molculaire4 ,comme /ades pr9cipaux de sa s5sibilit1 n\s di/+u]ons les #e degrs suivants3 ,i4 ,aux /ades les plus infrieurs de l'organisation1 le psy*oplasma t\t enti]1 comme tel1 e/ s5sible et ragit l'action des excitants3 c'e/ le cas des proti/es les plus primitifs1 de beauc\p de plantes et d'une p>tie des animaux suprieurs4--,,ii4 ,au second /ade comm5c5t se dvelopp]1 la surface du corps1 de simples in/rum5ts s5soriels non diffr5cis1 s\s =me de poils protoplasmiques et de ta*es pigm5taires1 prcurseurs des organes du tact et des yeux2 c'e/ le cas d'une p>tie des proti/es suprieurs1 mais aussi de beauc\p d'animaux et de plantes infrieurs4--,,iii4 ,au troisime /ade1 de ces lm5ts simples vont se dvelopp]1 p> diffr5ciation1 des organes s5soriels spcifiques1 ayant *acun une adaptation propre2 in/rum5ts *imiques de l'odorat et du gt1 organes physiques du tact et du s5s de la temprature1 de l'oue et de la vue4 ,l'n]gie spcifique de ces organes s5sibles suprieurs n'e/ pas *ez eux une qualit orig9elle1 mais une proprit acquise graduellem5t p> une adaptation fonctionnelle et une hrdit progressive4--,,iv4 ,au quatrime /ade app>at la c5tralisation1 ou intgration du sy/me n]veux et p> l1 en mme temps1 celle de la s5sation2 p> l'association des s5sations aup>avant isoles ou localises1 se =m5t les reprs5tations qui1 t\t d'abord1 re/5t encore inconsci5tes3 c'e/ le cas *ez beauc\p d'animaux infrieurs et suprieurs4--,v4 ,au c9quime /ade1 p> la rflexion des s5sations dans une p>tie c5trale du sy/me n]veux1 se dveloppe la plus haute fonction psy*ique1 la s5sation consci5te1 c'e/ le cas *ez l'homme et les ,v]tbrs suprieurs1 probablem5t aussi *ez une p>tie des ,inv]tbrs suprieurs1 surt\t des ,articuls4 ,e*elle des m\vem5ts4--,t\s les corps vivants de la nature1 sans exception1 se meuv5t spontanm5t1 l'inv]se de ce qui a lieu *ez les corps inorganiss1 fixs et immobiles 7les cri/aux1 p> exemple72 c'e/--dire qu'il se passe dans le psy*oplasma vivant des *angem5ts de position des p>ties1 p> suite de causes int]nes1 lesquelles s'expliqu5t p> la con/itution *imique de ce psy*oplasma lui-mme4 ,ces m\vem5ts vitaux actifs peuv5t tre en p>tie p]u directem5t1 p> l'obs]vation1 t&is qu'en p>tie ils ne sont connus qu'indirectem5t1 p> leurs effets4 ,n\s en di/+u]ons #e degrs3 ,i4 ,au degr le plus infrieur de la vie organique 7*ez les ,*romaces1 beauc\p de protophytes1 et *ez les mtaphytes infrieurs71 n\s ne con/atons que ces m\vem5ts de croissance qui sont communs t\s les organismes4 ,ils se produis5t d'ord9aire si l5tem5t qu'on ne peut pas les obs]v] immdiatem5t1 mais p> un procd indirect1 en induisant de leurs rsultats1 du *angem5t de gr&eur et de =me du corps en voie de dveloppem5t4--,,ii4 ,beauc\p de proti/es1 en p>ticuli] les algues monocellulaires du gr\pe des ,diatomes et des ,desmidiaces1 se meuv5t en rampant ou en nageant1 grce une secrtion1 p> la simple excrtion d'une masse muqueuse4--,,iii4 ,d'autres organismes1 flottant dans l'eau 7p> exemple1 beauc\p de radiolaires1 de ,siphonophores1 de ,ctnophores1 etc47 s'lv5t ou s'enfonc5t dans l'eau en modifiant leur poids spcifique1 tantt p> osmose1 tantt en expulsant ou emmagas9ant de l'air4--,,iv4 ,beauc\p de plantes1 en p>ticuli] les impressionnables s5sitives 7mimosa7 et autres ,papilionaces1 excut5t1 avec leurs feuilles ou d'autres p>ties1 des m\vem5ts au moy5 d'un *angem5t de turgesc5ce1 c'e/--dire qu'elles modifi5t la t5sion du protoplasma et p> suite sa pression sur la p>oi cellulaire la/ique qui l'enveloppe4--,v4 ,les plus importants de t\s les m\vem5ts organiques sont les phnomnes de contraction1 c'e/--dire les *angem5ts de =me de la sup]ficie du corps qui sont lis des modifications rciproques de position dans ses p>ties2 ils se produis5t t\j\rs en trav]sant deux tats diffr5ts ou phases du m\vem5t3 la phase de contraction et celle d'expansion4 ,on di/+ue comme quatre =mes diffr5tes de conc5tration du protoplasma3 a4 les m\vem5ts amibodes 7*ez les ,rhizopodes1 les globules du sang1 les cellules pigm5taires1 etc472 b4 les c\rants plasmiques1 analogues1 l'intrieur de cellules ent\res d'une membrane2 c4 les m\vem5ts vibratiles 7m\vem5t d'un flagellum ou de cils *ez les ,infusoires1 les ,sp]matozodes1 les cellules de l'pi?lium cils vibratiles72 et enf9 d4 le m\vem5t musculaire 7*ez la plup>t des animaux74 ,e*elle des rflexes 7phnomnes rflexes1 m\vem5ts rflexes1 etc474--,l'activit lm5taire de l'me1 produite p> la liaison d'une s5sation un m\vem5t1 e/ dsigne p> n\s du nom de rflexe 7au s5s le plus l>ge71 ou de fonction rflexe1 ou mieux encore d'action rflexe4 ,le m\vem5t 7n'importe de quelle sorte7 app>at ici comme la suite immdiate de l'excitation provoque p> l'impression2 c'e/ p\rquoi1 dans le cas le plus simple 7*ez les proti/es7 on l'a dsign du simple nom de m\vem5t d'excitation4 ,t\t protoplasma vivant e/ irritable4 ,t\t *angem5t physique ou *imique du milieu extrieur environnant peut1 dans c]ta9es circon/ances1 agir comme excitant sur le psy*oplasma et produire ou contrebalanc] un m\vem5t4 ,n\s v]rons1 plus t>d1 comm5t l'importante notion physique d'quilibre ratta*e immdiatem5t les plus simples rflexes organiques aux m\vem5ts mcaniques analogues dans la nature inorganique 7p> exemple1 l'explosion de la p\dre p> une t9celle1 de la dynamite p> un *oc74 ,n\s di/+uons dans l'*elle des rflexes les sept degrs suivants3 ,i4--,au /ade le plus bas de l'organisation1 *ez les proti/es infrieurs1 les excitations du monde extrieur 7lumire1 *aleur1 lectricit1 etc471 ne provoqu5t dans le protoplasma non diffr5ci1 que ces indisp5sables m\vem5ts int]nes de croissance et d'*ange qui sont communs t\s les organismes et indisp5sables leur cons]vation4 ,il en va de mme p\r la plup>t des plantes4 ,,ii4--,*ez beauc\p de ,proti/es qui se meuv5t librem5t 7surt\t *ez les ,amibes1 les ,hliozoaires et surt\t les ,rhizopodes7 les excitations extrieures provoqu5t sur t\s les po9ts de la sup]ficie du corps monocellulaire1 des m\vem5ts qui se traduis5t p> des *angem5ts de lieu 7m\vem5ts amibodes1 =mation de pseudopodes1 contraction et ext5sion des pseudopodes72 ces prolongem5ts mal dt]m9s et modifiables du protoplasma ne sont pas encore des organes con/ants4 ,l'excitabilit organique gnrale se traduit de la mme faon1 p> un rflexe non diffr5ci1 *ez les impressionnables s5sitives et *ez les ,mtazoaires infrieurs2 *ez ces organismes pluricellulaires1 les excitations peuv5t tre transmises d'une cellule l'autre1 puisque t\tes les cellules1 p> leurs prolongem5ts1 sont en rapport de contigut4 ,,iii4--,*ez beauc\p de ,proti/es1 et en p>ticuli] *ez les ,protozoaires ayant atte9t un haut degr de dveloppem5t1 le corps monocellulaire se diffr5cie dj en deux sortes d'organes des plus rudim5taires3 organes s5sibles du tact et organes moteurs du m\vem5t2 les deux in/rum5ts sont des prolongem5ts directs et ext]nes du protoplasma2 l'excitation qui atte9t le premi] de ces organes e/ transmise immdiatem5t au second p> le psy*oplasma du corps monocellulaire et en provoque la contraction4 ,ce phnomne s'obs]ve surt\t clairem5t 7ou se dmontre exprim5talem5t7 *ez beauc\p d',infusoires fixs 7p> exemple *ez le pot]iod5dron p>mi les ,flagells1 *ez la vorticelle p>mi les ,cilis74 ,la plus faible excitation qui atte9t les prolongem5ts vibratiles trs impressionnables 7flagellum ou cils7 situs l'extrmit libre de la cellule1 produit aussitt une contraction de l'un des b\ts en =me de fil1 l'autre b\t fix4 ,on dsigne ce phnomne du nom d'arc rflexe simple#ba4 #ba ,,max ,,v]worn4 ,allgeme9e ,physiologie1 #bte ,aufl41 #ahig4 ,,iv4--,a ces processus qui se pass5t dans l'organisme monocellulaire des ,infusoires1 se ratta*e immdiatem5t le mcanisme intressant des cellules neuromusculaires1 que n\s tr\vons dans le corps pluricellulaire de beauc\p de ,mtazoaires infrieurs1 en p>ticuli] *ez les ,cnidis 7polypes1 coraux74 ,*aque cellule neuro-musculaire1 prise individuellem5t1 e/ organe rflexe isol2 elle possde1 la surface de son corps1 une p>tie s5sible1 au b\t oppos et int]ne un filam5t musculaire mobile3 celui-ci se contracte aussitt que l'autre e/ excit4 ,v4--,*ez d'autres ,cnidis1 en p>ticuli] *ez les ,mduses qui nag5t librem5t 7et qui sont pro*es p>5tes des polypes fixs71--la cellule neuro-musculaire simple se subdivise en deux cellules diffr5tes mais encore runies p> un filam5t3 une cellule s5sorielle ext]ne 7dans l'pid]me7 et une cellule musculaire int]ne 7s\s la peau72 dans cet organe rflexe bicellulaire1 la premire cellule e/ l'organe lm5taire de la s5sation1 la seconde celui du m\vem5t2 le filam5t de psy*oplasma qui les relie e/ un pont qui p]met l'excitation de pass] de la premire la seconde4 ,,vi4--,le progrs le plus important dans le dveloppem5t progressif du mcanisme rflexe1 c'e/ la diffr5ciation de trois cellules2 la place du simple pont dont n\s v5ons de p>l] app>at une troisime cellule indp5dante1 la cellule psy*ique ou cellule ganglionnaire2 en mme temps survi5t une n\velle fonction psy*ique1 la reprs5tation inconsci5te qui a son sige prcism5t dans cette cellule c5trale4 ,l'excitation e/ transmise1 de la cellule s5sorielle s5sible t\t d'abord cette cellule reprs5tative int]mdiaire 7cellule psy*ique7 et de celle-ci1 elle passe s\s =me de comm&em5t au m\vem5t1 la cellule musculaire motrice4 ,ces organes rflexes tricellulaires prdom95t *ez la gr&e majorit des ,inv]tbrs4 ,,vii4--,a la place de cette comb9aison1 on tr\ve *ez la plup>t des ,v]tbrs l'organe rflexe quadricellulaire consi/ant en ceci qu'entre la cellule s5sorielle s5sible et la cellule musculaire motrice1 non plus une1 mais deux cellules psy*iques diffr5tes sont int]cales4 ,l'excitation ext]ne passe ici de la cellule s5sorielle1 p> voie c5tripte1 la cellule s5sitive 7cellule psy*ique s5sible71 puis de celle-ci la cellule de la volition 7cellule psy*ique motrice7 et c'e/ seulem5t cette d]nire qui la transmet la cellule musculaire contractile4 ,p> le fait que de nombreux organes rflexes analogues s'associ5t1 et que de n\velles cellules psy*iques sont int]cales1 se con/itue le mcanisme compliqu rflexe de l'homme et des ,v]tbrs suprieurs4 ,rflexes simples et rflexes complexes4--,la diffr5ce importante que n\s avons tablie aux po9ts de vue morphologique et physiologique entre les organismes monocellulaires 7,proti/es7 et les pluricellulaires 7,hi/ones7 exi/e de mme qu& il s'agit de l'activit psy*ique lm5taire1 de l'action rflexe4 ,*ez les ,proti/es monocellulaires 7aussi bi5 *ez les plantes primitives plasmodomes1 les ,protophytes1 que *ez les animaux primitifs plasmophages1 les ,protozoaires7 le processus physique du rflexe t\t enti] se passe l'intrieur du protoplasma d'une cellule unique2 leur me cellulaire app>at encore comme une fonction unique du psy*oplasma1 ses div]ses phases ne comm5ant se diffr5ci] qu'au c\rs de la diffr5ciation d'organes di/9cts4 ,dj *ez les ,proti/es cnobiontes1 dans les colonies cellulaires 7p> exemple le volvox1 le c>*esium7 app>at le deuxime /ade d'activit cellulaire1 l'action rflexe compose4 ,les nombreuses cellules sociales qui compos5t ces colonies cellulaires ou cnobies1 sont t\j\rs en rapport plus ou mo9s troit1 s\v5t relies directem5t les unes aux autres p> des filam5ts1 vritables ponts de plasma4 ,une excitation qui atte9t une ou plusieurs des cellules de cette association e/ communique aux autres p> les ponts de runion et peut provoqu] *ez t\tes1 une contraction collective4 ,cette association exi/e aussi dans les tissus des plantes et des animaux pluricellulaires4 ,t&is qu'on admettait autrefois1 tort1 que les cellules des tissus vgtaux exi/ai5t contigus mais isoles les unes des autres1 auj\rd'hui on dmontre p>t\t l'exi/5ce de f9s filam5ts protoplasmiques qui trav]s5t les paisses membranes cellulaires et ma9ti5n5t p>t\t des rapports matriels et psy*ologiques entre leurs protoplasmas vivants4 ,a9si s'explique que l'branlem5t de l'impressionnable rac9e du mimosa1 provoqu p> les pas du prom5eur sur le sol1 transmette aussitt l'excitation t\tes les cellules de la plante1 am5ant t\tes les feuilles dlicates se reploy]1 t\s les ptioles tomb]4 ,action rflexe et consci5ce4--,un c>actre important commun t\s les phnomnes rflexes1 c'e/ le manque de consci5ce4 ,p\r des raisons que n\s exposons au *apitre ,x1 n\s n'admettons une consci5ce relle que *ez l'homme et les animaux suprieurs1 et n\s la refusons aux plantes1 aux animaux infrieurs et aux ,proti/es2 *ez ces d]ni]s1 p> consqu5t1 t\s les m\vem5ts d'excitation doiv5t tre considrs comme des rflexes1 c'e/--dire que tels sont t\s les m\vem5ts en gnral1 en tant qu'ils ne sont pas produits spontanm5t ou p> des causes int]nes 7m\vem5ts impulsifs ou automatiques7#bb4 ,il en va autrem5t *ez les animaux suprieurs qui prs5t5t un sy/me n]veux c5tralis et des organes des s5s p>faits4 ,ici1 l'activit psy*ique rflexe a graduellem5t donn lieu la consci5ce et l'on voit app>atre les actes volontaires consci5ts s'opposant aux rflexes1 qui subsi/5t ct d'eux4 ,mais n\s devons ici1 comme p\r les in/9cts1 di/+u] deux phnomnes ess5tiellem5t diffr5ts3 les rflexes primaires et les secondaires4 ,les rflexes primaires sont ceux qui1 phylogntiquem5t1 n'ont jamais t consci5ts1 c'e/--dire qui ont cons]v leur nature orig9elle 7hrite d'anctres animaux infrieurs74 ,les rflexes secondaires1 au contraire1 sont ceux qui fur5t1 *ez les anctres1 des actes volontaires consci5ts mais qui1 plus t>d1 p> l'habitude ou la disp>ition de la consci5ce1 sont dev5us inconsci5ts4 ,on ne peut ici--pas plus qu'ailleurs--trac] une ligne de dm>cation prcise entre les fonctions psy*iques consci5tes et les inconsci5tes4 #bb ,,max ,,v]worn4 ,psy*ophysiologis*e ,proti/5-,/udi5 7#ahhi74 ,s4 #ace4 ,e*elle des reprs5tations4 7,dokses74--,les psy*ologues d'autrefois 7,,h]b>t1 p> exemple71 ont considr la reprs5tation comme le phnomne psy*ique ess5tiel d'o t\s les autres drivai5t4 ,la psy*ologie comp>e mod]ne accepte cette ide en tant qu'il s'agit de la reprs5tation inconsci5te2 elle ti5t1 au contraire1 la reprs5tation consci5te p\r un phnomne secondaire de la vie psy*ique qui fait encore entirem5t dfaut *ez les plantes et les animaux infrieurs et ne se dveloppe que *ez les animaux suprieurs4 ,p>mi les nombreuses df9itions contradictoires qu'ont donnes les psy*ologues du t]me de reprs5tation1 7,,dokesis7 la plus ju/e n\s semble celle qui ent5d p> l l'image int]ne de l'objet ext]ne1 lequel se transmet n\s p> l'impression 7ide en un s5s p>ticuli]74 ,n\s di/+u]ons1 dans l'*elle croissante de la fonction de reprs5tation1 quatre degrs pr9cipaux qui sont les suivants3 ,i4--,reprs5tation cellulaire4--,aux /ades les plus infrieurs1 la reprs5tation n\s app>at comme une fonction physiologique gnrale du psy*oplasma2 dj *ez les plus simples ,proti/es monocellulaires1 les impressions laiss5t dans ce psy*oplasma des traces durables qui peuv5t tre reproduites p> la mmoire4 ,p>mi plus de quatre mille espces de ,radiolaires que j'ai dcrites1 *aque espce p>ticulire e/ c>actrise p> une =me de squelette spciale1 qui s'e/ transmise elle p> l'hrdit4 ,la production de ce squelette spcifique1 d'une /ructure s\v5t des plus compliques1 p> une cellule des plus simples 7presque t\j\rs sphrique71 ne peut s'expliqu] que si n\s attribuons au plasma1 matire composante1 la proprit de reprs5tation et1 de fait1 celle t\te spciale de s5tim5t pla/ique de la di/ance1 a9si que je l'ai montr dans ma ,psy*ologie des ,radiolaires#bc4 #bc ,e4 ,,haeckel4 ,allg4 ,naturges*4 d] ,radiol>51 #ahhg4 ,s4 #abb4 ,,ii4--,reprs5tation hi/onale4--,dj *ez les ,cnobies ou colonies cellulaires de ,proti/es associs1 mais plus encore dans les tissus des plantes et des animaux infrieurs1 sans sy/me n]veux 7ponges1 polypes71 n\s tr\vons ralis le second degr de reprs5tation inconsci5te1 fond sur une communaut de vie psy*ique entre de nombreuses cellules1 troitem5t lies4 ,si des excitations1 qui se sont produites une seule fois1 produis5t non seulem5t un rflexe passag] dans un organe 7p> exemple d'une feuille ou d'un bras de polype7 mais laiss5t une impression durable qui s]a reproduite spontanm5t plus t>d1 il faut bi5 admettre1 p\r expliqu] ce phnomne1 une reprs5tation hi/onale1 lie au psy*oplasma des cellules associes en tissu4 ,,iii4--,reprs5tation inconsci5te des cellules ganglionnaires4--,ce troisime degr1 plus lev1 de reprs5tation e/ la =me la plus frqu5te de cette fonction dans le rgne animal2 elle app>at comme une localisation de la reprs5tation en c]ta9es cellules psy*iques4 ,dans le cas le plus simple1 on ne la tr\ve1 p> consqu5t1 dans l'action rflexe1 qu'au sixime degr de dveloppem5t1 lorsqu'e/ con/itu l'organe rflexe tricellulaire2 le sige de la reprs5tation e/ alors la cellule psy*ique moy5ne1 int]cale entre la cellule s5sorielle et la cellule musculaire motrice4 ,avec le dveloppem5t croissant du sy/me n]veux dans le rgne animal1 avec son intgration et sa diffr5ciation croissantes1 le dveloppem5t de ces reprs5tations inconsci5tes va1 lui aussi1 t\j\rs croissant4 ,,iv4--,reprs5tation consci5te des cellules crbrales4--,c'e/ seulem5t aux degrs suprieurs de l'organisation animale que se dveloppe la consci5ce1 comme fonction spciale d'un organe c5tral dt]m9 du sy/me n]veux4 ,p> le fait que les reprs5tations devi5n5t consci5tes et que c]ta9es p>ties du c]veau pr5n5t un dveloppem5t considrable t5dant l'association des reprs5tations consci5tes1 l'organisme devi5t capable de ces fonctions psy*iques suprieures dsignes du nom de p5se1 rflexion1 ent5dem5t et raison4 ,bi5 que la limite phylogntique soit des plus difficiles trac] entre les reprs5tations primitives1 inconsci5tes et les secondaires1 consci5tes1 on peut cep5dant admettre comme probable que celles-ci driv5t de celles-l polyphyltiquem5t4 ,c> n\s tr\vons la p5se consci5te et raisonnable1 non seulem5t dans les =mes suprieures de l'embran*em5t des ,v]tbrs 7*ez l'homme1 les ,mammifres1 les ,oiseaux1 une p>tie des ,v]tbrs infrieurs7--mais encore *ez les reprs5tants les plus p>faits des autres gr\pes animaux 7*ez les f\rmis et d'autres ,insectes1 les araignes et les ,cru/acs suprieurs p>mi les ,ar?ropodes1 *ez les ,cphalopodes p>mi les ,mollusques74 ,e*elle de la mmoire4--,elle prs5te un rapport troit avec celle du dveloppem5t des reprs5tations2 cette fonction capitale du psy*oplasma--condition de t\t dveloppem5t psy*ique progressif--n'e/ au fond qu'une reproduction de reprs5tations4 ,les empre9tes que l'excitation avait produites en tant qu'impression sur le bioplasma et qui tai5t dev5ues des reprs5tations durables sont ranimes p> la mmoire2 elles pass5t de l'tat pot5tiel l'tat actuel4 ,la =ce de t5sion lat5te dans le psy*oplasma se trans=me en =ce vive active4 ,correspondant aux quatre /ades de la reprs5tation1 n\s p\vons di/+u] dans la mmoire quatre /ades de dveloppem5t progressif4 ,i4--,mmoire cellulaire4--,il y a dj tr5te ans qu'#a1 dans un travail ple9 de pr(ondeur1 a dsign la mmoire comme une fonction gnrale de la matire organise1 s\lignant la haute importance de cette fonction psy*ique laquelle n\s devons presque t\t ce que n\s sommes et ce que n\s possdons 7#ahgj74 ,j'ai repris plus t>d cette p5se 7#ahgf7 et j'ai *]* l'tablir en lui appliquant avec fruit la ?orie de l'volution 7voir ma ,prig5se des pla/idules1 essai d'explication mcani/e des processus lm5taires de l'volution#bd74 ,j'ai *]* pr\v] dans cette tude que la mmoire inconsci5te tait une fonction gnrale ess5tiellem5t importante1 commune t\s les pla/idules1 c'e/--dire ces molcules ou gr\pes de molcules hypo?tiques1 que ,,naegeli appelle micelles1 d'autres biopla/es1 etc4 ,seuls les pla/idules vivants1 molcules individuelles du plasma actif1 se reproduis5t et possd5t a9si la mmoire3 c'e/ l la diffr5ce ess5tielle entre la nature organique et l'inorganique4 ,on peut dire3 ,l'hrdit e/ la mmoire des pla/idules1 p> contre la v>iabilit e/ l'intellig5ce des pla/idules4 ,la mmoire lm5taire des proti/es monocellulaires1 se con/itue l'aide des mmoires molculaires des pla/idules ou micelles dont l'ensemble =me leur corps cellulaire vivant4 ,les effets les plus surpr5ants de cette mmoire inconsci5te *ez les ,proti/es monocellulaires sont surt\t mis en lumire p> l'inf9ie div]sit et rgul>it de leur app>eil protecteur si compliqu1 le te/ et le squelette2 une quantit d'exemples intressants n\s sont f\rnis1 en p>ticuli]1 p> les ,diatomes et les ,cosm>ies p>mi les ,protophytes1 p> les ,radiolaires et les ,?alamophores1 p>mi les ,protozoaires4 ,dans des milli]s d'espces de ces ,proti/es1 la =me spcifique du squelette se transmet avec une relative con/ance1 tmoignant a9si de la fidlit de la mmoire inconsci5te cellulaire4 #bd ,e4 ,,haeckel4 ,gesammelte popula]e ,vortraege #btes ,heft1 #ahgi4 ,,ii4--,mmoire hi/onale4--,quant au second degr de la mmoire1 des preuves non mo9s intressantes du s\v5ir inconsci5t des tissus n\s sont f\rnies p> l'hrdit des organes et des tissus div]s dans le corps des plantes et des animaux infrieurs inv]tbrs 7,spongiaires1 etc474 ,ce second degr n\s app>at comme une reproduction des reprs5tations hi/onales de cette association de reprs5tations cellulaires qui comm5ce ds la =mation des ,cnobies *ez les ,proti/es sociaux4 ,,iii4--,de mme on peut considr] le troisime degr1 la mmoire inconsci5te de ces animaux qui possd5t dj un sy/me n]veux1 comme une reproduction des reprs5tations inconsci5tes correspondantes1 emmagas9es dans c]ta9es cellules ganglionnaires4 ,*ez la plup>t des animaux infrieurs1 t\te la mmoire e/ sans d\te inconsci5te4 ,mais mme *ez l'homme et les animaux suprieurs auxquels n\s sommes bi5 obligs d'attribu] de la consci5ce1 les fonctions quotidi5nes de la mmoire inconsci5te sont incomp>ablem5t plus nombreuses et v>ies que celles de la mmoire consci5te2 n\s n\s en conva9crons facilem5t p> l'exam5 imp>tial de mille actions inconsci5tes que n\s accomplissons j\rnellem5t qu& n\s m>*ons1 p>lons1 crivons1 mangeons1 etc4 ,,iv4--,la mmoire consci5te1 qui s'effectue *ez l'homme et les animaux suprieurs au moy5 de cellules crbrales spciales1 n'app>at p> suite que comme une rflexion intrieure1 surv5ue trs t>d1 comme l'pan\issem5t d]ni] des mmes reproductions de reprs5tations psy*iques1 qui se rfl*issai5t dj *ez nos anctres animaux infrieurs1 en tant que phnomnes inconsci5ts dans les cellules ganglionnaires4 ,association des reprs5tations4--,l'en*anem5t des reprs5tations1 qu'on dsigne d'ord9aire du nom d'association des ides--ou1 plus brivem5t1 d'association--prs5te galem5t une longue *elle de degrs1 des plus infrieurs aux plus suprieurs4 ,cette association1 elle aussi1 e/ encore l'orig9e et de beauc\p le plus frquemm5t inconsci5te1 in/9ct2 ce n'e/ que dans les gr\pes animaux les plus levs qu'elle devi5t graduellem5t consci5te1 raison4 ,les consqu5ces psy*iques de cette association des ides sont des plus div]ses2 cep5dant1 une trs longue *elle gradue conduit sans int]ruption des plus simples associations inconsci5tes1 ralises *ez les ,proti/es infrieurs1 aux plus p>faites liaisons d'ides consci5tes1 ralises *ez l'homme civilis4 ,l'unit de la consci5ce *ez celui-ci n'e/ reg>de que comme le rsultat suprme de cette association 7,,hume1 ,,condillac74 ,t\te la vie psy*ique suprieure devi5t d'autant plus p>faite que l'association normale s't5d des reprs5tations indf9im5t plus nombreuses et que celles-ci s'ordonn5t plus naturellem5t1 con=mm5t la critique de la raison pure4 ,dans le rve1 o cette critique fait dfaut1 l'association des reprs5tations reproduites se fait s\v5t de la manire la plus confuse4 ,mais galem5t dans les crations de la fantaisie potique1 laquelle p> des liaisons v>ies entre les reprs5tations prs5tes en produit des gr\pes t\t n\veaux1 de mme dans les halluc9ations1 etc41 ces reprs5tations s'ordonn5t d'une manire ant9aturelle et app>aiss5t a9si1 qui les considre avec sang-froid1 compltem5t draisonnables4 ,ceci vaut t\t p>ticulirem5t p\r les =mes surnaturelles de la croyance1 les esprits du spiritisme et les images fantaisi/es de la philosophie transc5dantale et duali/e2 mais prcism5t ces associations anormales dont tmoign5t la croyance et la prt5due rvlation sont div]sem5t prises et considres comme les bi5s intellectuels les plus prcieux de l'homme#be4 7,cf4 *4 ,,xvi47 #be ,,adalb]t ,,svoboda4 ,ge/alt5 des ,glaub5s1 #ahig4 ,in/9cts4--,la psy*ologie suranne du moy5 ge1 qui nanmo9s tr\ve encore auj\rd'hui beauc\p de p>tisans1 considrait la vie psy*ique *ez l'homme et *ez l'animal comme deux *oses radicalem5t diffr5tes2 elle faisait driv] la premire de la raison1 la seconde de l'in/9ct4 ,con=mm5t l'hi/oire traditionnelle de la cration1 on admettait qu' *aque espce animale tait inculque1 l'in/ant de sa cration et p> son crateur1 une qualit d'me dt]m9e et inconsci5te1 et que ce p5*ant naturel 7in/9ct7 propre *aque espce tait aussi inv>iable que son organisation corporelle4 ,aprs que dj ,,lam>ck 7#ahji7 en fondant sa ?orie de la desc5dance1 et montr l'inadmissibilit de cette erreur1 ,,d>w9 7#ahei7 la rfuta compltem5t4 ,il tablit1 s'appuyant sur sa ?orie de la slection1 les pr9cipes ess5tiels suivants3 ,i4 ,les in/9cts de *aque espce sont v>iables suivant les individus et1 p> l'adaptation1 ils sont s\mis au *angem5t aussi bi5 que les c>actres morphologiques de l'organisation corporelle4 ,,ii4 ,ces v>iations 7prov5ant p\r la plup>t d'habitudes modifies71 sont en p>tie transmises aux desc5dants p> l'hrdit1 et au c\rs des gnrations elles s'accumul5t et se fix5t4 ,,iii4 ,la slection 7naturelle ou artificielle7 ralise un *oix p>mi ces modifications hrditaires de l'activit psy*ique3 elle cons]ve celles qui sont utiles et c>te celles qui le sont mo9s4 ,,iv4 ,la div]g5ce de c>actre psy*ique qui s'ensuit1 amne a9si1 au c\rs des gnrations1 l'app>ition de n\veaux in/9cts1 t\t comme la div]g5ce de c>actre morphologique amne l'app>ition de n\velles espces4 ,cette ?orie de l'in/9ct de ,,d>w9 e/ auj\rd'hui admise p> la plup>t des biologi/es2 ,g4 ,,romanes1 dans son rem>quable ouvrage sur l',evolution m5tale dans le rgne animal 7#ahhe7 a trait la "q si fond et en a si notablem5t t5du la porte1 que je ne peux ici que r5voy] cet auteur4 ,je rem>qu]ai seulem5t que1 selon moi1 des in/9cts exi/5t *ez t\s les organismes1 *ez t\s les ,proti/es et t\tes les plantes1 aussi bi5 que *ez t\s les animaux et t\s les hommes2 mais *ez ces d]ni]s ils entr5t d'autant plus en rgression que la raison se dveloppe leurs dp5s4 ,p>mi les innombrables =mes d'in/9cts1 on en peut di/+u] deux gr&es classes3 les primaires et les secondaires4 ,les in/9cts primaires sont les t5dances gnrales infrieures inhr5tes au psy*oplasma et inconsci5tes *ez lui depuis le comm5cem5t de la vie organique1 p> dessus t\t la t5dance la cons]vation de l'individu 7protection et nutrition7 et celle la cons]vation de l'espce 7reproduction et so9 des jeunes74 ,ces deux t5dances fondam5tales de la vie organique1 la faim et l'am\r1 sont l'orig9e p>t\t inconsci5tes1 dveloppes sans le conc\rs de l'ent5dem5t ou de la raison2 *ez les animaux suprieurs1 comme *ez l'homme1 elles sont dev5ues plus t>d des objets de consci5ce4 ,il en va t\t au contraire des in/9cts secondaires2 ceux-ci se sont dvelopps l'orig9e p> une adaptation intellig5te1 p> des rflexions et des raisonnem5ts de la "p de l'ent5dem5t1 a9si que p> des actes consci5ts en vue d'une f92 peu peu ils sont dev5us habituels au po9t que cette alt]a natura agit inconsciemm5t et1 se transmettant aux desc5dants p> l'hrdit1 app>at comme inne4 ,la consci5ce et la rflexion1 lies l'orig9e ces in/9cts p>ticuli]s des animaux suprieurs1 se sont p]dues au c\rs du temps et ont *app aux pla/idules 7comme dans les cas d'hrdit abrge74 ,les actes inconsci5ts accomplis p> les animaux suprieurs en vue d'une f9 7p> exemple les t5dances arti/iques7 p>aiss5t auj\rd'hui des in/9cts inns4 ,a9si se doit expliqu] *ez l'homme l'app>ition des connaissances a priori innes1 qui1 l'orig9e1 *ez ses anctres1 se sont dveloppes a po/]iori et empiriquem5t#bf4 #bf ,e4 ,,haeckel4 ,hi/oire de la cration naturelle1 #i;e d41 #ahih4 ,e*elle de la raison4--,d'aprs les op9ions psy*ologiques t\t fait sup]ficielles trahissant une complte ignorance de la psy*ologie animale et qui ne reconnaiss5t qu' l'homme une me vritable1 c'e/ lui seul aussi que peuv5t tre attribues1 comme bi5 suprme1 la consci5ce et la raison4 ,cette grossire erreur1 qui d'ailleurs se r5contre actuellem5t encore dans beauc\p de manuels a t absolum5t rfute p> la psy*ologie comp>e de ces qu>ante d]nires annes4 ,les ,v]tbrs suprieurs 7surt\t les ,mammifres vois9s de l'homme7 possd5t une raison aussi bi5 que l'homme lui-mme et trav]s la srie animale on peut t\t aussi bi5 suivre la longue volution progressive de la raison1 qu' trav]s la srie huma9e4 ,la diffr5ce entre la raison d'hommes tels que ,,goe!1 ,,lam>ck1 ,,kant1 ,,d>w9 et celle de l'homme inculte le plus infrieur1 d'un ,w$da1 d'un ,akka1 d'un ngre de l',au/ralie ou d'un ,patagoni51 e/ bi5 plus gr&e que la diffr5ce gradue entre la raison de ces d]ni]s et celle des ,mammifres les plus raisonnables1 des s+es an?ropodes et mme des ,papiomorphes1 des *i5s et des lphants4 ,cette proposition importante1 elle aussi1 a t dmontre d'une manire absolum5t conva9cante1 l'aide d'une comp>aison critique appr(ondie1 p> ,,romanes et d'autres4 ,n\s n'y insi/]ons donc pas davantage1 pas plus que sur la diffr5ce entre la raison 7ratio7 et l'ent5dem5t 7intellectus72 de ces t]mes et de leurs limites1 comme de beauc\p d'autres t]mes ess5tiels la psy*ologie1 les philosophes les plus rem>quables donn5t les df9itions les plus contradictoires4 ,d'une manire gnrale1 on peut dire que la facult de =m] des concepts1 commune aux deux fonctions crbrales1 s'applique avec l'ent5dem5t au c]cle plus troit des associations concrtes et t\tes pro*es1 avec la raison1 au contraire1 au c]cle plus va/e des gr\pes d'associations ab/raites et plus t5dues4 ,dans la longue *elle qui conduit des actes rflexes et des in/9cts raliss *ez les animaux infrieurs la raison1 ralise *ez les animaux suprieurs1 l'ent5dem5t devance la raison4 ,le fait surt\t important1 p\r nos re*]*es de psy*ologie gnrale1 c'e/ que ces fonctions psy*iques suprieures1 elles aussi1 sont s\mises aux lois de l'hrdit et de l'adaptation1 t\t comme leurs organes2 ces organes de la p5se *ez l'homme et les ,mammifres suprieurs1 rsid5t1 a9si que l'ont dmontr les re*]*es de ,,fle*sig 7#ahid7 dans ces p>ties de l'corce crbrale situes entre les quatre foy]s s5soriels int]nes 7cf4 *ap4 ,x et ,,xi74 ,le langage4--,le haut degr de dveloppem5t des concepts1 de l'ent5dem5t et de la raison1 qui met l'homme tellem5t au-dessus de l'animal1 e/ troitem5t li au dveloppem5t du langage4 ,mais ici comme l on peut dmontr] l'exi/5ce d'une longue srie in9t]rompue de /ades progressifs1 conduisant des degrs les plus infrieurs aux suprieurs4 ,le langage e/ aussi peu que la raison l'apanage exclusif de l'homme4 ,c'e/ plutt au s5s l>ge un avantage commun t\s les animaux sociaux suprieurs1 au mo9s t\s les ,ar?ropodes et ,v]tbrs qui viv5t en socits et en tr\pes2 il leur e/ ncessaire p\r s'ent5dre1 p\r se communiqu] leurs reprs5tations4 ,ceci ne peut se faire que p> contact1 ou p> signes1 ou p> sons dsignant des concepts4 ,le *ant des oiseaux et celui des s+es an?ropodes *antants 7hylobates7 r5tr5t1 eux aussi1 dans le langage des sons de mme que l'aboiem5t du *i5 et le h5nissem5t du *eval1 de mme enf9 que le *ant du grillon et le cri de la cigale4 ,mais *ez l'homme seul s'e/ dvelopp ce langage articul1 p> concepts1 qui p]met sa raison d'atte9dre de si hautes conqutes4 ,la philologie comp>e1 une des sci5ces les plus intressantes qui soi5t nes en ce sicle1 a montr comm5t les nombreuses langues1 si p]fectionnes1 p>les p> les diffr5ts peuples1 se sont dveloppes graduellem5t1 l5tem5t1 p>tir de quelques langues orig9elles trs simples 7,g4 ,,de ,,humboldt1 ,,bopp1 ,,s*lei*]1 ,,/e9?al1 etc471 ,,augu/e ,,s*lei*]#bg1 d',ina1 en p>ticuli]1 a montr que le dveloppem5t hi/orique des langues s'effectue suivant les mmes lois phylogntiques que celui des autres fonctions physiologiques et de leurs organes4 ,,romanes 7#ahic7 a repris cette dmon/ration et montr d'une manire conva9cante que le langage de l'homme ne diffre que p> le degr de dveloppem5t1 non en ess5ce et p> sa nature1 de celui des animaux suprieurs4 #bg ,a4 ,,s*lei*]3 ,die ,d>w9's*e ,!orie und die ,spra*wiss5s*aft 7,weim>1 #ahfc72 ,ueb] die ,b$eutung d] ,spra*e fr die ,naturges*i*te des ,m5s*5 7,weim>1 #ahfe74 ,e*elle des motions4--,l'important gr\pe de fonctions psy*iques1 dsign p> le t]me collectif de s5tim5t#bh1 j\e un gr& rle dans la ?orie de la raison1 tant ?orique que pratique4 ,p\r notre manire de voir1 ces phnomnes pr5n5t une importance p>ticulire p>ce qu'ici app>at immdiatem5t le rapport direct de la fonction crbrale avec d'autres fonctions physiologiques 7battem5ts du coeur1 activit s5sorielle1 m\vem5t musculaire72 c'e/ p> l qu'app>at avec la plus gr&e cl>t ce qu'a d'anti naturel et d'inadmissible la philosophie qui veut sp>] radicalem5t la psy*ologie de la physiologie4 #bh ,gem?4 ,t\tes les nombreuses manife/ations de la vie motive que n\s tr\vons *ez l'homme s'obs]v5t aussi *ez les animaux suprieurs 7surt\t *ez les s+es an?ropomorphes et *ez les *i5s72 si div]s que soi5t leurs degrs de dveloppem5t1 ils peuv5t se ram5] t\s aux deux fonctions lm5taires de l'me1 la s5sation et le m\vem5t et leur association dans le rflexe ou la reprs5tation4 ,c'e/ au doma9e de la s5sation1 au s5s l>ge1 que se ratta*e le s5tim5t de plaisir et de pe9e1 qui dt]m9e t\te la manire d'tre s5tim5tale1--et de mme1 c'e/1 d'autre "p1 au doma9e du m\vem5t que se ratta*5t l'attraction et la rpulsion correspondantes 7am\r et ha9e71 l'ef=t p\r obt5ir le plaisir et vit] la pe9e4 ,l'attraction et la rpulsion app>aiss5t comme la s\rce primitive de la volont1 cet lm5t de l'me d'une importance capitale1 qui dt]m9e le c>actre de l'individu4 ,les passions1 qui j\5t un si gr& rle dans la vie psy*ique suprieure1 ne sont que des grossissem5ts des motions4 ,et celles-ci sont communes l'homme et aux animaux1 a9si que ,,romanes l'a montr rcemm5t d'une manire clatante4 ,au degr le plus primitif de la vie organique1 n\s tr\vons dj1 *ez t\s les ,proti/es1 ces s5tim5ts lm5taires de plaisir et de pe9e1 qui se manife/5t p> ce qu'on appelle leurs tropismes1 dans leur re*]*e de la lumire ou de l'obscurit1 de la *aleur ou du froid1 dans leur attitude v>iable l'g>d de l'lectricit positive et ngative4 ,au degr suprieur de la vie psy*ique1 n\s tr\vons1 p> contre1 *ez l'homme civilis1 ces infimes nuances de s5tim5t1 ces tons dgrads du ravissem5t et de l'horreur1 de l'am\r et de la ha9e1 qui sont les ressorts de l'hi/oire et la m9e 9puisable de la posie4 ,et p\rtant ces tats lm5taires les plus primitifs du s5tim5t1 raliss dans le psy*oplasma des ,proti/es monocellulaires1 sont relis p> une *ane cont9ue1 faite de t\s les int]mdiaires imag9ables1 aux =mes suprieures de la passion huma9e1 dont le sige e/ dans les cellules ganglionnaires de l'corce crbrale4 ,que ces =mes elles-mmes soi5t s\mises absolum5t aux lois physiques1 c'e/ ce qu'a dj expos le gr& ,,sp9oza dans sa clbre ,/atique des passions4 ,e*elle de la volont4--,le t]me de volont e/ s\mis1 comme t\s les t]mes psy*ologiques importants 7ceux de reprs5tation1 d'me1 d'esprit1 etc471 aux int]prtations et df9itions les plus v>ies4 ,tantt la volont1 au s5s le plus l>ge1 e/ considre comme un attribut cosmologique3 le monde comme volont et reprs5tation 7,,s*op5hau]72 tantt1 au s5s le plus troit1 elle e/ considre comme un attribut an?ropologique1 comme la proprit exclusive de l'homme2 c'e/ le cas de ,,desc>tes p\r qui les animaux sont des ma*9es sans s5sations ni volont4 ,dans le langage c\rant1 l'exi/5ce de la volont se dduit du phnomne de m\vem5t volontaire et on la ti5t a9si comme une =me d'activit psy*ique commune la plup>t des animaux4 ,si n\s analysons la volont la lumire de la physiologie et de l'embryologie comp>es1 n\s n\s conva9crons--comme dans le cas de la s5sation--qu'il s'agit d'une proprit commune t\t psy*oplasma vivant4 ,les m\vem5ts automatiques1 aussi bi5 que les rflexes1 dj obs]vs *ez les ,proti/es monocellulaires1 n\s sont app>us comme la consqu5ce d'aspirations lies indissolublem5t la notion de vie4 ,*ez les plantes et les animaux infrieurs1 eux aussi1 les aspirations ou tropismes n\s sont app>us comme la rsultante des aspirations de t\tes les cellules runies4 ,c'e/ seulem5t lorsque se dveloppe l'organe rflexe tricellulaire1 lorsqu'entre la cellule s5sorielle s5sible et la cellule musculaire motrice1 la troisime cellule indp5dante s'int]cale1 cellule psy*ique ou ganglionnaire1--que n\s p\vons reconnatre en celle-ci un organe lm5taire indp5dant de la volont4 ,mais la volont1 *ez les animaux infrieurs o ceci e/ ralis1 re/e encore presque t\te inconsci5te4 ,c'e/ seulem5t lorsque1 *ez les animaux suprieurs1 se dveloppe la consci5ce1 comme une rflexion subjective des processus int]nes objectifs dans le neuroplasma des cellules psy*iques1 que la volont atte9t ce degr suprme o elle ne diffre plus qualitativem5t de la volont huma9e et p\r lequel le langage c\rant rev5dique le prdicat de ,lib]t4 ,son libre dploiem5t et ses effets app>aiss5t d'autant plus imposants que se dvelopp5t davantage1 avec le m\vem5t libre et rapide1 le sy/me musculaire et les organes des s5s et1 en corrlation avec eux1 les organes de la p5se1 le c]veau4 ,libre arbitre4--,le problme de la lib]t de la volont huma9e e/1 de t\tes les nigmes de l'univ]s1 celle qui1 de t\s temps1 a le plus proccup l'homme p5sant et cela p>ce qu'au haut intrt philosophique de la "q s'aj\t5t les consqu5ces les plus importantes p\r la philosophie pratique1 p\r la morale1 la pdagogie1 la jurisprud5ce1 etc4 ,e4 ,,du ,,bois-,,reymond qui traite de la "q en tant que septime et d]nire de ses sept nigmes de l'univ]s n\s dit avec raison1 en p>lant du problme du libre arbitre3 ,il conc]ne *acun1 il semble abordable *acun1 il e/ troitem5t li aux conditions vitales de la socit huma9e1 il ex]ce une action pr(onde sur les croyances religieuses1 aussi le problme a-t-il j\ dans l'hi/oire de la civilisation et de la p5se huma9e un rle d'une importance capitale et les div]ses solutions qu'il a reues reflt5t-elles nettem5t les /ades d'volution de la p5se huma9e4 ,peut-tre n'e/-il pas un objet de la mditation huma9e qui ait suscit une plus longue collection d'9-folios jamais ouv]ts et de/9s moisir dans la p\ssire des biblio?ques4 ,l'importance de la "q ressort clairem5t aussi de ce fait que ,,kant plaait la croyance au libre arbitre immdiatem5t ct de celles en l'immortalit de l'me et en l'exi/5ce de ,dieu4 ,il reg>dait ces trois gr&es que/ions comme les trois indisp5sables po/ulats de la raison pratique1 aprs avoir clairem5t montr que leur ralit ne p\vait se dmontr] la lumire de la raison pure6 ,ce qu'il y a de plus rem>quable dans les dbats si gr&ioses et si obscurs auxquels a donn lieu le problme du libre arbitre1 c'e/ peut-tre que1 ?oriquem5t1 l'exi/5ce de ce libre arbitre a t nie non seulem5t p> les plus gr&s philosophes critiques1 mais encore p> les p>tis les plus opposs1 t&is qu'en fait1 pratiquem5t1 elle e/ admise comme une *ose t\te naturelle1 auj\rd'hui encore1 p> la plup>t des hommes4 ,des docteurs m95ts de l',eglise *rti5ne1 des ,pres de l',eglise comme ,,augu/91 des r=mateurs comme ,,calv9 ni5t le libre arbitre aussi rsolum5t que les *efs les plus clbres du matrialisme pur1 qu'un d',,holba* au ,x,v,i,i,ie ou qu'un ,,bu*n] au ,x,i,xe sicle4 ,les ?ologi5s *rti5s le ni5t p>ce qu'il e/ inconciliable avec leur pr(onde croyance en la t\te-puissance de ,dieu et en la prde/9ation3 ,dieu1 t\t-puissant et omnisci5t1 a t\t prvu et t\t v\lu de t\te t]nit1 aussi a-t-il dt]m91 comme le re/e1 les actions des hommes4 ,si l'homme1 avec sa volont libre1 agissait autrem5t que ,dieu ne l'a1 p> avance1 dt]m9 agir1 alors ,dieu n'aurait pas t t\t-puissant et omnisci5t4 ,dans le mme s5s1 ,,leibniz fut1 lui aussi1 un absolu dt]m9i/e4 ,les naturali/es moni/es du sicle d]ni]1 mais p>-dessus t\s ,,laplace1 df5dir5t leur t\r le dt]m9isme en s'appuyant sur leur philosophie gnrale moni/e et mcani/e4 ,la lutte ard5te entre les dt]m9i/es et les indt]m9i/es1 entre les adv]saires et les p>tisans du libre arbitre1 e/ auj\rd'hui1 aprs plus de deux mille ans1 df9itivem5t rsolue en faveur des premi]s4 ,la volont huma9e1 e/ aussi peu libre que celle des animaux suprieurs dont elle ne diffre que p> le degr1 non p> la nature4 ,t&is qu'au sicle d]ni] encore on combattait le dogme du libre arbitre avec des argum5ts gnraux1 philosophiques et cosmologiques1 notre ,x,i,xe sicle1 au contraire1 n\s a f\rni1 p\r sa rfutation df9itive1 de t\tes autres armes1 savoir ces armes puissantes dont n\s sommes r$evables l'ars5al de la physiologie et de l'embryologie comp>es4 ,n\s savons auj\rd'hui que t\t acte de volont e/ dt]m9 p> l'organisation de l'individu v\lant et s\s la dp5dance des conditions v>iables du milieu extrieur1 au mme titre que t\te autre fonction psy*ique4 ,le c>actre de l'ef=t e/ dt]m9 l'avance p> l'hrdit1 il vi5t des p>5ts et des anctres2 la dcision1 dans *aque acte n\veau1 vi5t de l'adaptation aux circon/ances mom5tanes1 en v]tu de quoi le motif le plus =t donne l'impulsion1 con=mm5t aux lois qui rgiss5t la /ati/ique des passions4 ,l'ontognie n\s appr5d compr5dre le dveloppem5t individuel de la volont *ez l'enfant1 la phylognie1 le dveloppem5t hi/orique de la volont trav]s la srie de nos anctres v]tbrs4 ,c\p d'oeil rtrospectif sur les /ades pr9cipaux du dveloppem5t de la vie psy*ique4 ,les c9q gr\pes psy*ologiques ,les c9q /ades de dveloppem5t du monde organique4 des organes de l'me4 ,v4--,l'homme1 les ,v]tbrs ,v4--,sy/me n]veux avec suprieurs1 ,ar?ropodes et un organe c5tral trs dvelopp3 ,mollusques4 neuropsy*e avec consci5ce4 ,,iv4--,v]tbrs infrieurs1 la ,,iv4--,sy/me n]veux avec plup>t des ,inv]tbrs4 un organe c5tral simple3 neuropsy*e sans consci5ce4 ,,iii4--,inv]tbrs t\t fait ,,iii4--,le sy/me n]veux infrieurs 7polypes1 ponges72 manque2 me d'un tissu la plup>t des plantes4 pluricellulaire2 hi/opsy*e sans consci5ce4 ,,ii4--,cnobies de proti/es3 ,,ii4--,psy*oplasma compos2 colonies cellulaires de me cellulaire sociale2 cytopsy*e ,protozoaires 7c>*esium7 et socialis4 de ,protophytes 7volvox74 ,i4--,proti/es m\s cellulaires3 ,i4--,psy*oplasma simple2 ,protozoaires et ,protophytes me cellulaire isole1 cytopsy*e solitaires4 solit>ia4 ,,*apitre ,,viii ,embryologie de l'me4 ,,tudes ,,moni/es ,,de ,,psy*ologie ,,ontog,n,,tique4 ,d,,veloppem5t ,,de ,,la ,,vie ,,psy*ique ,,au ,,c\rs ,,de ,,la ,,vie ,,individuelle ,,de ,,la ,,p]sonne4 ,les faits m]veilleux de la fcondation sont du plus haut intrt p\r la psy*ologie1 en p>ticuli] p\r la ?orie de l'me cellulaire1 dont ils sont le fondem5t naturel4 ,c> les processus importants de la conception 7p> lesquels le sp]matozode mle se fusionne avec l'ovule femelle p\r =m] une n\velle cellule7 ne peuv5t se compr5dre et s'expliqu] que si n\s attribuons ces deux cellules sexuelles une sorte d'activit psy*ique infrieure4 ,t\tes deux1 elles s5t5t rciproquem5t leur vois9age2 t\tes deux1 elles sont attires l'une v]s l'autre p> une impulsion s5sible 7probablem5t quelque *ose d'analogue une s5sation d'odeur72 t\tes deux1 elles se meuv5t l'une v]s l'autre et ne se repos5t qu'aprs s'tre fusionnes4 ,le mlange p>ticuli] des deux noyaux cellulaires1 p>5ts1 dt]m9e en *aque enfant son c>actre individuel1 psy*ique4 ,an?ropognie 7#ahia74 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,viii ,importance de l'ontognie p\r la psy*ologie4--,dveloppem5t de l'me de l'enfant4--,comm5cem5t d'exi/5ce de l'me individuelle4--,embotem5t de l'me4--,my?ologie de l'orig9e de l'me4--,physiologie de l'orig9e de l'me4--,processus lm5taires de la fcondation4--,copulation entre l'ovule femelle et le sp]matozode mle4--,l'am\r cellulaire4--,transmission hrditaire de l'me des p>5ts et des anctres4--,leur nature physiologique1 mcanique du plasma4--,fusion des mes 7amphigonie psy*ique74--,rp]cussion1 atavisme psy*ologique4--,la loi fondam5tale biogntique en psy*ologie4--,rptition pal+ntique et modification cnogntique4--,psy*ognie embryonnaire et po/-embryonnaire4 ,,litt,,rature ,j4 ,,romanes4--,l'volution m5tale *ez l'homme4 ,orig9e des facults huma9es4 ,trad4 franaise4 ,w4 ,,prey]4--,l'me de l'enfant4 ,obs]vations sur l'volution m5tale de l'homme durant les premires annes de sa vie4 ,trad4 franaise4 ,e4 ,,haeckel4--,bildungsges*i*te uns]es ,n]v5sy/ems4 ,an?ropognie #dte ,aufl41 #ahia4 ,j4 ,,lamettrie4--,l'homme-ma*9e4 ,,?4 ,,ribot4--,l'hrdit psy*ologique4 ,les maladies de la mmoire4 ,a4 ,,=el4--,das ,g$ae*tniss und se9e ,abnorlitaet54 ,zuri*1 #ahhe4 ,w4 ,,prey]4--,specielle physiologie des ,embryo4 ,unt]su*ung5 b] die ,leb5s]s*e9ung5 vor d] ,geburt4 ,leipzig1 #ahhd4 ,e4 ,,haeckel4--,zellseel5 und ,seel5zell54 ,ursprung und ,entwickelung d] ,s9nesw]kzeuge 7,gesammelte popula]e ,vortraege aus dem ,gebiete d] ,entwickelungslehre4 ,i und ,,ii ,heft74 ,bonn1 #ahgh4 ,l'me huma9e--quelqu'ide qu'on se fasse de son ess5ce subit au c\rs de notre vie individuelle une volution cont9ue4 ,cette donne ontogntique e/ d'une importance fondam5tale p\r notre psy*ologie moni/e1 bi5 que la plup>t des psy*ologues de pr(ession ne lui accord5t que peu ou pas d'att5tion4 ,l'embryologie individuelle tant1 d'aprs l'expression de ,,ba]--et con=mm5t la conviction gnrale des biologi/es1--le vrai fanal p\r t\tes les re*]*es relatives aux corps organiques1 cette sci5ce seule p\rra aussi clair] d'un vrai j\r les secrets les plus importants de la vie psy*ique de ces corps4 ,quoique l'embryologie de l'me huma9e soit des plus importantes et des plus intressantes1 elle n'a tr\v jusqu'ici que dans une mesure re/re9te l'att5tion qu'elle mrite4 ,ce sont presque exclusivem5t les pdagogues qui1 jusqu'ici1 se sont occups de cette embryologie1 et p>tiellem5t2 appels p> leur pr(ession surveill] et dirig] le dveloppem5t de l'activit de l'me *ez l'enfant1 ils en sont v5us tr\v] un intrt ?orique aux faits psy*ogntiques qu'ils obs]vai5t4 ,cep5dant ces pdagogues--en tant du mo9s qu'ils rfl*issai5t6--auj\rd'hui comme dans l'antiquit1 demeurai5t presque t\s s\s le j\g de la psy*ologie duali/e rgnante2 mais1 p> contre1 ils ignorai5t p\r la plup>t les faits les plus importants de la psy*ologie comp>e1 a9si que l'organisation et les fonctions du c]veau4 ,leurs obs]vations1 d'ailleurs1 conc]nai5t presque t\j\rs les enfants l'ge o ils vont en classe ou dans les annes immdiatem5t prcd5tes4 ,les phnomnes m]veilleux que prs5te la psy*ognie individuelle de l'enfant1 prcism5t durant ses premires annes1 et que les p>5ts intellig5ts admir5t avec joie1 n'avai5t presque jamais t l'objet d'tudes sci5tifiques appr(ondies4 ,c'e/ ,g4 ,,prey] 7#ahha7 qui a fray la voie p> son intressant ouvrage sur l',ame de l'enfant4 ,obs]vations sur l'volution m5tale de l'homme durant les premires annes de sa vie4 ,au surplus1 p\r compr5dre les *oses avec une absolue cl>t1 il n\s faut remont] plus lo9 encore1 jusqu' la premire app>ition de l'me dans l'oeuf fcond4 ,app>ition de l'me individuelle4--,l'orig9e et la premire app>ition de l'individu huma9--tant le corps que l'me--passai5t encore1 au db du ,x,i,xe sicle1 p\r tre des secrets absolus4 ,sans d\te le gr& ,c4-,f4 ,,wolff1 ds #agei avait rvl1 dans sa ,!oria g5]ationis la vraie nature du dveloppem5t embryonnaire et montr1 s'appuyant sur l'obs]vation critique1 que dans le dveloppem5t du g]me aux dp5s d'une simple cellule oeuf1 il se produisait une vritable pignse1 c'e/--dire une srie de processus de n(ormations des plus rem>quables#bi4 ,mais la physiologie d'alors1 ayant sa tte le clbre ,,hall]1 c>tait c>rm5t ces donnes empiriques1 qui se p\vai5t immdiatem5t dmontr] l'aide du microscope--et s'en t5ait f]mem5t au dogme traditionnel de la pr=mation embryonnaire4 ,con=mm5t ce dogme1 on admettait que dans l'oeuf huma9--comme dans l'oeuf de t\s les animaux--l'organisme avec t\tes ses p>ties prexi/ait dj1 tait dj pr=m2 le dveloppem5t du g]me ne consi/ait proprem5t qu'en une expansion 7evolutio7 des p>ties incluses4 ,la consqu5ce ncessaire de cette erreur1 c'tait la ?orie de l'embotem5t1 m5tionne plus haut2 comme dans l'embryon fm99 l'ovaire tait dj prs5t1 on devait admettre que dans ses oeufs dj les g]mes de la gnration suivante tai5t embots et a9si de suite1 9 inf9itum6 ,a ce dogme de l'cole des ovuli/es1 s'en opposait un autre1 non mo9s erron1 celui des ,animalculi/es2 ceux-ci croyai5t que le g]me proprem5t dit rsidait1 non pas dans l'ovule fm99 de la mre1 mais dans le sp]matozode mle du pre1 et qu'il fallait *]*] dans cet animalcule sp]matique 7sp]matozoon7 la srie embote des suites de gnrations4 #bi ,e4 ,,haeckel4 ,an?ropologie 7#dte ,aufl41 #ahia71 ,s4 #bc-ch4 ,,leibnitz appliqua trs logiquem5t cette ?orie de l'embotem5t l'me huma9e2 il lui dnia un dveloppem5t vritable 7,epig5esis71 a9si qu'il le dniait au corps et dcl>a dans sa ,?odice3 ,a9si je prt5ds que les mes1 qui devi5dront un j\r des mes huma9es1 tai5t prs5tes dans le sp]me1 a9si que celles des autres espces2 qu'elles ont t\j\rs exi/1 s\s la =me de corps organiss1 *ez les anctres jusqu' ,adam1 c'e/--dire depuis le comm5cem5t des *oses4 ,des ides analogues ont p]si/1 tant dans la biologie que dans la philosophie1 jusque v]s #ahcj1 poque o la r=me de l'embryologie p> ,,ba] leur a port le c\p mortel4 ,mais dans le doma9e de la psy*ologie elles ont su se ma9t5ir1 mme jusqu' nos j\rs2 elles ne reprs5t5t qu'un gr\pe de ces nombreuses et tranges ides my/iques qu'on r5contre auj\rd'hui encore dans l'ontognie de l'me4 ,my?ologie de l'orig9e de l'me4--,les in=mations prcises que n\s avons acquises en ces d]ni]s temps p> l'e?nologie comp>e1 relativem5t la manire dont les div]s my!s se sont =ms *ez les anci5s peuples civiliss et *ez les peuples primitifs actuels1 sont aussi d'un gr& intrt p\r la psy*ognie2 mais n\s s]ions entrans trop lo9 si n\s v\lions entr] ici dans des dveloppem5ts1 n\s r5voyons l'ouvrage excell5t de ,a4 ,,svoboda3 ,les =mes de la croyance 7#ahig74 ,du po9t de vue de leur cont5u sci5tifique ou potique1 les my!s psy*ogntiques considrs peuv5t tre classs1 de la manire suivante1 en c9q gr\pes3 ,i4 ,my! de la mtempsy*ose3 l'me exi/ait aup>avant dans le corps d'un autre animal et n'a fait que pass] de celui-ci dans le corps de l'homme2 les prtres gypti5s1 p> exemple1 affirmai5t que l'me huma9e1 aprs la mort du corps1 errait trav]s t\tes les espces animales et1 aprs trois mille ans1 r5trait dans un corps huma94 ,,ii4 ,my! de l'implantation3 l'me exi/ait indp5dante en un autre lieu1 dans une *ambre de rs]ve psy*ogntique 7dans une sorte de sommeil embryonnaire ou de vie lat5te72 un oiseau vi5t la *]*] 7p>fois reprs5t comme un aigle1 gnralem5t comme une cigogne sonnettes71 et il la transporte dans un corps huma94 ,,iii4 ,my! de la cration3 le ,crateur div91 conu comme ,dieu-,pre cre les mes et les ti5t en rs]ve1 tantt dans un tang mes 7o elles sont conues comme =mant un ,plankton vivant71 tantt sur un arbre mes 7elles sont alors comme les fruits d'une plante phanrogame72 le ,crateur les pr5d et les transporte 7p5dant l'acte de la gnration71 dans un g]me huma94 ,,iv4 ,my! de l'embotem5t des mes 7celui de ,leibniz1 m5tionn plus haut74 ,v4 ,my! de la division des mes 7celui de ,r4 ,,wagn] 7#ahee71 admis aussi p> d'autres physiologi/es#cj72 p5dant l'acte de la gnration1 une p>tie des deux mes 7immatrielles67 qui habit5t le corps des deux p>5ts1 se dta*e2 le morceau d'me mat]nelle *evau*e sur l'ovule1 le morceau d'me pat]nelle sur le sp]matozode mobile3 ces deux cellules v5ant se fusionn]1 les deux fragm5ts d'me qui les accompagnai5t se ml5t galem5t p\r =m] une n\velle me immatrielle4 #cj ,cf4 ,g4 ,,vogt1 ,koehl]glaube und ,wiss5s*aft 7#ahee74 ,physiologie de l'orig9e de l'me4--,bi5 que ces fantaisies potiques sur l'orig9e des mes huma9es individuelles soi5t encore rp&ues et admises auj\rd'hui1 leur c>actre purem5t my?ologique e/ cep5dant dmontr comme c]ta9 cette heure4 ,les re*]*es d'un si haut intrt et si dignes d'admiration1 entreprises p5dant ces v+t-c9q d]nires annes1 p\r connatre en dtail les processus de la fcondation et de la g]m9ation de l'oeuf1 ont montr que ces phnomnes my/rieux r5tr5t t\s dans le doma9e de la ,physiologie cellulaire4 ,le g]me fm991 l'ovule1 et le corpuscule fcondant mascul91 le sp]matozode1 sont de simples cellules4 ,ces cellules vivantes possd5t une somme de proprits physiologiques que n\s runissons s\s le t]me d'me cellulaire1 absolum5t comme *ez les proti/es qui demeur5t t\j\rs monocellulaires4 ,les deux sortes de cellules sexuelles possd5t la proprit de s5tir et de se m\voir4 ,le jeune ovule1 ou oeuf primitif1 se meut la faon d'une amibe2 les m9uscules sp]matozodes1 dont *aque g\tte de sp]me muqueux r5f]me des millions1 sont des cellules flagelles qui se meuv5t au moy5 de leur flagellum vibratile et nag5t au milieu du sp]me aussi vite que les ,infusoires flagells ord9aires 7flagellates74 ,lorsque les deux sortes de cellules1 p> suite de la copulation1 vi5n5t se r5contr]1 ou lorsqu'elles sont mises en contact p> une fcondation artificielle 7p> exemple *ez les poissons71 elles s'attir5t rciproquem5t et s'accol5t troitem5t4 ,la cause de cette attraction cellulaire e/ de nature *imique1 c'e/ un mode d'activit s5sorielle du plasma1 quelque *ose d'analogue l'odorat ou au gt1 quoi n\s donnons le nom de ,*imiotropisme rotique2 on peut trs bi5 aussi 7et cela aussi bi5 au s5s de la *imie qu'au s5s de l'am\r romanesque7 appel] cela une aff9it lective cellulaire ou un am\r cellulaire sexuel4 ,de nombreuses cellules flagelles1 incluses dans le sp]me1 nag5t rapidem5t v]s l'immobile ovule et *]*5t pntr] dans son corps4 ,mais1 a9si que l'a montr ,,h]twig 7#ahge71 il n'y a normalem5t qu'un seul prt5dant qui soit favoris et qui atteigne rellem5t le b s\hait4 ,aussitt que cet animalcule sp]matique favoris s'e/ fray avec sa tte 7c'e/--dire son noyau cellulaire7 un *em9 trav]s le corps de l'ovule1 celui-ci secrte une m9ce membrane muqueuse qui le protge contre la pntration d'autres cellules mles4 ,ce n'e/ qu'au moy5 d'une temprature basse1 en /upfiant l'ovule p> le froid ou en l'ins5sibilisant p> des n>cotiques 7*lor(orme1 morph9e1 nicot9e71 que ,,h]twig a pu emp*] la =mation de cette membrane protectrice2 alors surv5ait la surfcondation ou polysp]mie et de nombreux filam5ts sp]matiques pntrai5t dans le corps de l'inconsci5te cellule 7,cf4 mon ,an?ropognie1 p4 #adg74 ,ce fait m]veilleux pr\vait un faible degr d'in/9ct cellulaire 7ou du mo9s de s5sation vive1 spcifique7 dans les deux sortes de cellules sexuelles1 non mo9s clairem5t que les processus importants appels se j\] aussitt aprs dans les deux cellules4 ,les deux sortes de noyaux cellulaires1 en effet1 celui de l'ovule femelle et celui du sp]matozode mle1 s'attir5t rciproquem5t1 se rappro*5t et se fusionn5t compltem5t lorsqu'ils arriv5t au contact l'un de l'autre4 ,c'e/ a9si que provi5t1 de l'ovule fcond1 cette importante cellule n\velle que n\s appelons cellule s\*e 7,cytula7 laquelle eng5dre1 p> des divisions rptes1 l'organisme pluricellulaire t\t enti]4 ,les consqu5ces psy*ologiques qui ressort5t de ces faits m]veilleux de la fcondation1 lesquels n'ont t bi5 con/ats que p5dant ces #be d]nires annes1 sont d'une importance capitale et n'ont pas t jusqu'ici1 beauc\p prs1 apprcies en raison de leur porte gnrale4 ,n\s rsum]ons les conclusions ess5tielles dans les c9q propositions suivantes3 ,i4 ,t\t tre huma91 comme t\t autre animal suprieur1 e/1 au db de son exi/5ce1 une cellule simple4 ,,ii4 ,cette cellule s\*e 7,cytula7 se produit p>t\t de la mme manire1 p> la fusion ou copulation de deux cellules sp>es1 d'orig9e diffr5te1 l'ovule femelle 7ovulum7 et le sp]matozode mle 7sp]mium74 ,,iii4 ,les deux cellules sexuelles possd5t *acune une me cellulaire diffr5te1 c'e/--dire que *acune e/ c>actrise p> une =me spciale de s5sation et de m\vem5t4 ,,iv4 ,au mom5t de la fcondation ou de la conception1 il y a fusion non seulem5t entre les corps protoplasmiques des deux cellules sexuelles et leurs noyaux1 mais aussi entre leurs mes1 c'e/--dire que les =ces de t5sion cont5ues dans *acune des deux et lies indissolublem5t la matire du plasma1 s'uniss5t p\r f\rnir une n\velle =ce de t5sion1 l'embryon d'me de la cellule s\*e qui vi5t d tre a9si =me4 ,v4 ,a9si *aque p]sonne possde des qualits de corps et d'esprit1 qu'elle ti5t de ses deux p>5ts2 en v]tu de l'hrdit1 le noyau de l'ovule transmet une p>tie des qualits mat]nelles2 celui du sp]matozode1 une p>tie des qualits pat]nelles4 ,ces phnomnes de la conception1 con/ats empiriquem5t1 fond5t en outre la c]titude de ce fait des plus importants1 savoir que p\r t\t homme1 comme p\r t\t animal1 l'exi/5ce individuelle a un comm5cem5t2 la complte copulation des deux noyaux cellulaires sexuels dt]m9e1 avec une prcision ma?matique1 l'in/ant o se produit non seulem5t le corps de la n\velle cellule s\*e1 mais aussi son me4 ,dj p> ce seul fait le vieux my! de l'immortalit de l'me e/ rfut1 mais n\s y revi5drons plus lo94 ,une sup]/ition encore trs rp&ue se tr\ve encore rfute p> l3 c'e/ celle qui n\s fait croire que l'homme doit son exi/5ce individuelle la grce du bon ,dieu4 ,la cause de cette exi/5ce e/ bi5 plutt et uniquem5t l',eros de ses deux p>5ts1 ce puissant in/9ct sexuel commun t\tes les plantes et t\s les animaux pluricellulaires et qui les conduit s'acc\pl]4 ,mais l'ess5tiel1 dans ce processus physiologique1 n'e/ pas1 comme on l'admettait jadis1 l'tre9te ou les jeux de l'am\r qui s'y ratta*5t1 mais uniquem5t l'introduction du sp]me mle dans les conduits sexuels fm99s4 ,c'e/ seulem5t a9si que1 *ez les animaux t]re/res1 la sem5ce fcondante et l'ovule dta* peuv5t se r5contr] 7ce qui a gnralem5t lieu *ez l'homme1 l'intrieur de l'utrus47 ,*ez les animaux infrieurs1 aquatiques 7p> exemple les poissons1 les coquillages1 les mduses71 les produits sexuels1 p>v5us maturit1 tomb5t simplem5t dans l'eau et l leur r5contre e/ ab&onne au has>d2 il n'y a pas d'acc\plem5t au s5s propre et p> suite on ne tr\ve plus ces fonctions psy*iques complexes de la vie de l'am\r qui j\5t un si gr& rle *ez les animaux suprieurs4 ,c'e/ p\rquoi manqu5t1 *ez t\s ces animaux infrieurs1 o la copulation n'exi/e pas1 ces organes intressants1 que ,,d>w9 a dsigns du nom de c>actres sexuels secondaires et qui sont des produits de la slection sexuelle3 la b>be de l'homme1 les bois du c]f1 le sup]be plumage des oiseaux de p>adis et de beauc\p de ,gall9acs a9si que bi5 d'autres signes di/9ctifs des mles qui manqu5t aux femelles4 ,hrdit de l'me4--,p>mi les consqu5ces de la physiologie de la conception que n\s v5ons d'numr]1 celle qui importe surt\t p\r la psy*ologie1 c'e/ l'hrdit des qualits de l'me transmises p> les deux p>5ts4 ,*aque enfant reoit en hritage de ses deux p>5ts c]ta9es p>ticul>its de c>actre1 de tempram5t1 de tal5t1 d'acuit s5sorielle1 d'n]gie de la volont3 ce sont des faits connus de t\s4 ,il en e/ de mme de ce fait que s\v5t 7ou mme gnralem5t7 les qualits psy*iques des gr&s-p>5ts se transmett5t p> l'hrdit2 bi5 plus1 l'homme ressemble trs s\v5t plus1 s\s c]ta9s rapports1 ses gr&s-p>5ts qu' ses p>5ts et cela e/ vrai des p>ticul>its m5tales aussi bi5 que des corporelles4 ,t\tes ces m]veilleuses lois de l'hrdit que j'ai nonces1 d'abord dans la ,morphologie gnrale 7#ahff7 et que j'ai traites s\s une =me populaire dans l',hi/oire de la ,cration ,naturelle1 val5t d'une manire gnrale et aussi bi5 p\r les phnomnes de l'activit psy*ique que p\r les dtails de /ructure du corps2 que dis-je8 elles n\s app>aiss5t bi5 s\v5t d'une manire plus surpr5ante et avec plus de cl>t qu& il s'agit du psy*ique que qu& il s'agit du physique4 ,cep5dant1 pris en soi1 le gr& doma9e de l'hrdit1 dont ,,d>w9 le premi] 7#ahei7 n\s a fait entrevoir l'incomp>able porte et qu'il n\s a1 le premi]1 appris tudi] sci5tifiquem5t1 abonde en nigmes obscures et en difficults physiologiques2 n\s ne p\vons pas prt5dre que1 ds ma9t5ant1 au b\t de #dj ans1 t\s les aspects du problme n\s soi5t clairs4 ,mais ce que n\s avons dj acquis df9itivem5t c'e/ que l'hrdit e/ p> n\s considre comme une fonction physiologique de l'organisme1 indissolublem5t lie sa fonction de reproduction et il n\s faut f9alem5t ram5] celle-ci1 comme t\tes les autres fonctions vitales1 des processus physico-*imiques1 une mcanique du plasma4 ,mais n\s connaissons ma9t5ant avec exactitude le processus de la fcondation lui-mme2 n\s savons que le noyau du sp]matozode apporte la cellule s\*e1 qui vi5t d'tre =me1 les qualits pat]nelles1 t&is que le noyau de l'ovule lui apporte les qualits mat]nelles4 ,la fusion des deux noyaux cellulaires e/ proprem5t le fait ess5tiel de l'hrdit2 p> l1 les qualits individuelles de l'me comme celles du corps pass5t l'individu qui vi5t d'tre =m4 ,a ces faits ontogntiques1 la psy*ologie duali/e et my/ique1 qui rgne auj\rd'hui encore dans les coles1 s'oppose en va91 t&is que notre psy*ognie moni/e les explique avec la plus gr&e simplicit4 ,fusion des mes 7amphigonie psy*ique74--,le fait physiologique qui importe avant t\t p\r l'exacte apprciation de la psy*ognie individuelle1 c'e/ la cont9uit de l'me dans la suite des gnrations4 ,si1 en fait1 au mom5t de la conception1 un n\vel individu e/ produit1 il ne con/itue cep5dant pas une =mation n\velle1 ni au po9t de vue des qualits intellectuelles ni celui des qualits corporelles1 mais c'e/ le simple produit de la fusion des deux facteurs reprs5ts p> les p>5ts1 l'ovule mat]nel et le sp]matozode pat]nel4 ,les mes cellulaires de ces deux cellules sexuelles se fusionn5t aussi compltem5t dans l'acte de la fcondation1 p\r =m] une n\velle me cellulaire1 que le font les deux noyaux1 porteurs matriels de ces =ces de t5sion psy*ique1 p\r =m] un n\veau noyau cellulaire4 ,puisque n\s voyons des individus de la mme espce--mme des frre et soeur issus d'un mme c\ple de p>5ts--prs5t] t\j\rs quelques diffr5ces1 quoique peu importantes1 il n\s faut bi5 admettre que ces diffr5ces exi/5t dj dans la composition *imique du plasma des deux cellules g]mes unies dans la copulation4 7,loi de la v>iation individuelle4 ,hi/oire de la ,cration ,naturelle1 p4 #bae47 ,ces faits dj n\s p]mett5t de compr5dre l'inf9ie div]sit des =mes physiques et psy*iques dans la nature organique4 ,une consqu5ce extrme1 mais trop exclusive1 e/ celle que ,,weisman a tire de ce qui prcde1 considrant l'amphimixis1 la fusion des plasmas g]m9atifs dans la gnration sexue1 comme la cause gnrale et unique de la v>iabilit individuelle4 ,cette conception exclusive1 qui se ratta*e sa ?orie de la cont9uit du plasma g]m9atif1 e/1 mon avis1 exagre2 je suis bi5 plutt conva9cu que les lois importantes de l'hrdit progressive et de l'adaptation fonctionnelle qui s'y ratta*e1 val5t p\r l'me exactem5t comme p\r le corps4 ,les qualits n\velles que l'individu s'e/ acquises p5dant sa vie peuv5t avoir un contre-c\p p>tiel sur la composition molculaire du plasma g]m9atif1 dans l'ovule et le sp]matozode et peuv5t a9si1 dans c]ta9es conditions1 tre transmises la gnration suivante 7naturellem5t1 en tant que simple =ce de t5sion lat5te74 ,atavisme psy*ologique4--,dans la fusion des mes qui se produit au mom5t de la conception1 ce qui se transmet surt\t1 hrditairem5t1 p> la fusion des deux noyaux cellulaires1 c'e/1 sans d\te1 la =ce de t5sion des deux mes des p>5ts2 mais1 en outre1 il peut s'y jo9dre une influ5ce psy*ique hrditaire1 remontant s\v5t en arrire jusqu' des gnrations loignes1 c> les lois de l'hrdit lat5te ou atavisme val5t p\r l'me comme p\r l'organisation anatomique4 ,les phnomnes m]veilleux que produit ce recul n\s app>aiss5t1 s\s une =me bi5 simple et bi5 in/ructive1 dans les gnrations alt]nantes des polypes et des mduses4 ,n\s voyons l deux gnrations trs diffr5tes alt]n] rgulirem5t1 de telle sorte que la premire reproduit la troisime1 la c9quime1 etc41 t&is que la seconde se rpte dans la quatrime1 la sixime1 etc44 7,hi/oire ,naturelle1 p4 #ahe47 ,*ez l'homme1 comme *ez les animaux et les plantes suprieures1 o1 p> suite d'une hrdit cont9ue1 *aque gnration ressemble l'autre1 cette alt]nance rgulire des gnrations fait dfaut1 mais nanmo9s n\s obs]vons1 ici encore1 div]s phnomnes de recul ou d'atavisme qu'il faut ram5] la mme loi d'hrdit lat5te4 ,c'e/ prcism5t dans les traits de dtail de leur vie psy*ique1 dans le fait qu'ils possd5t c]ta9es dispositions ou tal5ts arti/iques1 p> l'n]gie de leur c>actre ou leur tempram5t passionn1 que des hommes m95ts ressembl5t s\v5t plus leurs gr&s-p>5ts qu' leurs p>5ts2 p>fois aussi app>at tel trait frappant de c>actre que ne possdai5t ni les uns ni les autres1 mais qui s'tait manife/ *ez quelque membre loign de la srie des anctres1 longtemps aup>avant4 ,dans ces m]veilleux traits d'atavisme1 les mmes lois d'hrdit applicables l'me val5t aussi p\r la physionomie1 p\r la qualit individuelle des organes des s5s1 les muscles1 le squelette et autres p>ties du corps4 ,n\s p\vons suivre cela dans un cas o le phnomne e/ surt\t frappant3 dans les dyna/ies rgnantes et les familles d'anci5ne noblesse qui1 p> le rle m>quant qu'elles ont j\ dans l',etat n\s ont valu une exacte pe9ture hi/orique des individus =mant la *ane de gnrations1 a9si p> exemple *ez les ,hoh5zoll]n1 ,hoh5/auf51 la famille d',orange1 les ,b\rbons1 etc41 et mieux encore dans l'antiquit1 *ez les ,cs>s4 ,la loi fondam5tale biogntique en psy*ologie 7#ahff74--,le li5 causal entre l'volution biontique 7individuelle7 et la phyltique 7hi/orique71 que1 dans ma ,morphologie gnrale1 j'avais dj plac1 comme la loi suprme1 en tte de t\tes les re*]*es biogntiques1 a la mme valeur gnrale p\r la psy*ologie que p\r la morphologie4 ,j'ai insi/ sur son importance t\te spciale p\r l'homme s\s ce d\ble rapport 7#ahgd7 dans la premire leon de mon ,an?ropognie1 intitule3 ,la loi fondam5tale de l'volution organique4 ,*ez l'homme comme *ez t\s les autres organismes1 l'embryognie e/ une rcapitulation de la phylognie4 ,cette rcapitulation acclre et abrge e/ d'autant plus complte que1 grce une hrdit con/ante1 la rptition volutive orig9elle 7pal+5esis7 e/ mieux cons]ve2 au contraire1 elle e/ d'autant plus incomplte que1 grce une adaptation v>ie1 la modification volutive ultrieure 7c5og5esis7 a t introduite 7,an?ropognie1 p4 #aa74 ,en appliquant cette loi fondam5tale l'volution de l'me1 n\s ne devons surt\t pas oubli] de t5ir t\j\rs nos reg>ds fixs sur les deux aspects de cette loi4 ,c> *ez l'homme1 comme *ez t\tes les plantes et les animaux suprieurs1 au c\rs des millions d'annes de l'volution phyltique1 des modifications si importantes 7cnognses7 se sont produites que1 p> suite1 l'image orig9elle et pure de la pal+nse 7ou rptition hi/orique71 s'e/ tr\ve trs altre et modifie4 ,t&is que1 d'une "p1 en v]tu des lois de l'hrdit dans le mme temps et dans le mme lieu1 la rcapitulation pal+ntique e/ cons]ve1 d'autre "p1 en v]tu des lois de l'hrdit simplifie et abrge1 la rcapitulation cnogntique e/ s5siblem5t modifie 7,hi/oire de la cration ,naturelle1 p4 #aij74 ,cela e/ surt\t nettem5t visible dans l'hi/oire du dveloppem5t des organes psy*iques1 du sy/me n]veux1 des muscles et des organes des s5s4 ,mais il en va exactem5t de mme de l'activit de l'me1 indissolublem5t lie au dveloppem5t normal de ces organes4 ,l'hi/oire de leur dveloppem5t *ez l'homme comme *ez t\s les autres animaux vivip>es1 subit dj une pr(onde modification cnogntique p> ce fait que le dveloppem5t du g]me a lieu ici1 p5dant un temps assez long1 l'intrieur du corps de la mre4 ,n\s devons donc di/+u] l'une de l'autre1 comme deux gr&es priodes de la psy*ognie individuelle3 #a l'hi/oire du dveloppem5t embryonnaire et #b celle du dveloppem5t po/-embryonnaire de l'me4 ,psy*ognie embryonnaire4--,le g]me huma9 ou embryon1 dans les conditions normales1 se dveloppe dans le corps mat]nel p5dant une dure de neuf mois 7ou #bgj j\rs74 ,p5dant cet espace de temps1 il e/ compltem5t sp> du monde extrieur1 protg non seulem5t p> l'paisse p>oi musculaire de l'utrus mat]nel1 mais encore p> les enveloppes embryonnaires spciales 7embryolemmes7 c>actri/iques des trois classes suprieures de ,v]tbrs3 ,reptiles1 ,oiseaux et ,mammifres4 ,dans les trois classes d',amniotes1 ces enveloppes embryonnaires 7amnion ou membrane aqueuse1 s]olemme ou membrane sreuse7 se dvelopp5t exactem5t de la mme manire4 ,ce sont des organes de protection que les premi]s reptiles 7proreptiles71 =mes ance/rales communes t\s les ,amniotes1 ont acquis p5dant la priode p]mique 7v]s la f9 de l'poque palozoque71--alors que ces ,v]tbrs suprieurs s'adaptai5t la vie exclusivem5t t]re/re et la respiration ari5ne4 ,leurs anctres immdiats1 les ,amphibies de la priode h\illre1 vivai5t et respirai5t encore dans l'eau1 comme leurs anctres plus lo9ta9s1 les ,poissons4 ,*ez ces ,v]tbrs primitifs1 infrieurs et aquatiques1 l'embryologie prs5tait encore un haut degr le c>actre pal+ntique1 a9si que c'e/ encore le cas *ez la plup>t des ,poissons et des ,amphibies actuels4 ,les tt>ds bi5 connus1 les l>ves de salam&res et de gr5\illes possd5t1 auj\rd'hui encore dans les premi]s temps de leur libre vie aquatique1 un corps dont la =me rappelle celui de leurs anctres les ,poissons2 ils leur ressembl5t aussi p> leur mode de vie1 leur respiration bran*iale1 le fonctionnem5t de leurs organes s5soriels et de leurs autres organes psy*iques4 ,c'e/ seulem5t lorsque survi5t l'intressante mtamorphose des tt>ds nageurs et alors qu'ils s'adapt5t la vie t]re/re1 que leur corps1 p>eil celui des ,poissons se trans=me en celui d'un ,amphibie rampant et quadrupde2 la place de la respiration bran*iale aquatique1 app>at la respiration ari5ne1 au moy5 de p\mons et1 avec le g5re de vie modifi1 l'app>eil psy*ique 7sy/me n]veux et organes des s5s7 acqui]t un plus haut degr de dveloppem5t4 ,si n\s p\vions suivre compltem5t1 depuis le comm5cem5t jusqu' la f91 la psy*ognie des tt>ds1 n\s p\rrions bi5 des reprises1 appliqu] la loi fondam5tale biogntique1 au dveloppem5t de leur me4 ,c> ils se dvelopp5t immdiatem5t dans les circon/ances les plus v>ies du monde extrieur et doiv5t de bonne heure y adapt] leur s5sation et leur m\vem5t4 ,le tt>d nageur ne possde pas seulem5t l'organisation1 mais aussi le mode de vie des ,poissons et ce n'e/ que p> la trans=mation de l'un et de l'autre qu'il arrive possd] ceux de la gr5\ille4 ,*ez l'homme1 pas plus que *ez les autres ,amniotes1 ce n'e/ le cas2 les embryons1 du fait de leur inclusion dans les membranes protectrices1 sont compltem5t s\/raits l'influ5ce directe du monde extrieur et dsacc\tums de la rciprocit d'action entre ce monde et eux4 ,mais1 en outre1 le so9 des jeunes1 si p>ticuli] *ez les ,amniotes1 f\rnit aux embryons des conditions bi5 plus favorables l'abrviation cnogntique de l'volution pal+ntique4 ,avant t\t1 ce po9t de vue1 il convi5t de signal] l'excell5t mode de nutrition de l'embryon2 elle se fait *ez les ,reptiles1 ,oiseaux et ,monotrmes 7les ,mammifres ovip>es7 p> le vitellus nutritif1 le gr& jaune de l'oeuf qui lui adhre2 *ez les autres ,mammifres1 p> contre 7,m>supiaux et ,plac5tali5s71 elle se fait p> le sang de la mre qui e/ conduit l'embryon p> les vaisseaux sangu9s du sac vitell9 et de l'allantode4 ,*ez les plac5tali5s les plus levs1 ce mode utile de nutrition atte9t1 p> la =mation d'un plac5ta mat]nel1 le plus haut degr de p]fection2 aussi l'embryon e/-il ici compltem5t dvelopp avant la naissance4 ,son me1 cep5dant1 demeure p5dant t\te cette priode dans un tat de sommeil embryonnaire1 tat de repos que ,,prey] a comp> avec raison au sommeil hib]nal des animaux4 ,n\s tr\vons un sommeil analogue1 long et prolong1 dans l'tat l>vaire des insectes qui trav]s5t une mtamorphose complte 7papillons1 m\*es1 caf>ds1 abeilles1 etc474 ,ici1 le sommeil l>vaire1 p5dant lequel s'effectu5t les trans=mations les plus importantes dans les organes et les tissus1 e/ d'autant plus intressant que1 p5dant la priode prcd5te1 o la l>ve vit libre 7*5ille1 l>ve de hanneton ou v]71 l'animai possde une vie psy*ique trs dveloppe1 de beauc\p infrieure1 p\rtant1 ce que s]a le /ade ultrieur 7aprs le sommeil l>vaire7 alors que l'insecte s]a complet1 ail et aura atte9t sa maturit sexuelle4 ,psy*ognie po/-embryonnaire4--,l'activit psy*ique de l'homme trav]se1 p5dant sa vie individuelle1 a9si que cela a lieu *ez la plup>t des animaux suprieurs1 une srie de /ades volutifs2 n\s di/+u]ons1 comme les plus importants d'entre eux1 les c9q degrs suivants3 #a l'me du n\veau-n1 jusqu' l'veil de la consci5ce p]sonnelle et l'acquisition du langage2 #b l'me du petit g>on ou de la petite fille jusqu' la pub]t 7 l'veil de l'in/9ct sexuel72 #c l'me du jeune homme ou de la jeune fille jusqu' ce que survi5ne la liaison sexuelle 7priode de l'idal72 #d l'me de l'homme fait et de la femme mre 7priode de maturit complte71 o se fonde la famille3 s't5dant1 en gnral *ez l'homme jusque v]s la soixanta9e1 *ez la femme jusque v]s la c9quanta9e1 jusqu' ce que survi5ne l'involution2 #e l'me du vieill>d ou de la vieille femme 7priode de rgression74 ,la vie psy*ique de l'homme p>c\rt a9si les mmes /ades volutifs de dveloppem5t progressif1 de ple9e maturit et de rgression1 que t\tes les autres fonctions de l'organisme4 ,,*apitre ,,ix ,phylognie de l',ame4 ,,tudes ,,moni/es ,,de ,,psy*ologie ,,phylog,n,,tique4 ,,volution ,,de ,,la ,,vie ,,psy*ique ,,dans ,,la ,s,,rie ,,animale ,,des ,,anc,,tres ,,de ,l',,homme4 ,les fonctions physiologiques de l'organisme1 runies s\s le t]me d'activit psy*ique1 ou plus brivem5t d'me1 ont p\r in/rum5t *ez l'homme les mmes processus mcaniques 7physiques ou *imiques7 que *ez les autres ,v]tbrs4 ,les organes de ces fonctions psy*iques1 eux aussi1 sont les mmes *ez les uns et les autres3 c]veau et moelle p9ire comme organes c5traux1 n]fs priphriques et organes s5soriels4 ,de mme que ces organes psy*iques se dvelopp5t *ez l'homme l5tem5t et progressivem5t p>tir des degrs infrieurs raliss *ez les anctres v]tbrs1 de mme il en va1 naturellem5t de leurs fonctions c'e/--dire de l'me elle-mme4 7,phylognie sy/matique des ,v]tbrs1 #ahie47 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,ix ,evolution hi/orique progressive de l'me huma9e1 p>tir de l'me animale4--,m?odes de la psy*ologie phylogntique4--,quatre tapes pr9cipales dans la phylognie de l'me3 ,i4 ,ame cellulaire 7cytopsy*e7 des ,proti/es 7,infusoires1 ovule1 psy*ologie cellulaire72 ,,ii4 ,ame d'une colonie cellulaire 7cnopsy*e71 psy*ologie de la ,morula et de la ,bla/ula2 ,,iii4 ,ame des tissus 7hi/opsy*e72 sa duplicit4 ,ame des plantes4 ,ame des animaux infrieurs dp\rvus de sy/me n]veux4 ,ame d\ble des ,siphonophores 7me p]sonnelle et me cormale72 ,,iv4 ,ame du sy/me n]veux 7neuropsy*e7 des animaux suprieurs4--,trois p>ties dans l'app>eil psy*ique3 organes s5soriels1 muscles et n]fs4--,=mation typique du c5tre n]veux dans les div]s gr\pes animaux4--,organe de l'me *ez les ,v]tbrs3 ,canal mdullaire 7c]veau et moelle p9ire74--,hi/oire de l'me *ez les ,mammifres4 ,,litt,,rature ,j4 ,,romanes4--,l'volution m5tale dans le rgne animal4 ,trad4 fr4 p> de ,v>igny4 ,c4 ,,lloyd ,,morgan4--,! law ( psy*og5esis 7,london #ahib74 ,g4 ,h4 ,,s*neid]4--,d] ,?i]is*e ,wille 7,leipzig #ahhj74 ,d] m5s*li*e ,wille 7,b]l9 #ahhb74 ,,?4 ,,ribot4--,psy*ologie contempora9e1 #ahgj-gi4 ,,fritz ,,s*ulze4--,/ammbaum d] ,philosophie4 ,tabell>is*-s*ematis*] ,grundriss d] ,ges*i*te d] ,philosophie 7,ina #ahij74 ,w4 ,,wurm4--,?i] und ,m5s*5seele 7,frankf4 #ahif74 ,f4 ,,hanspaul4--,die ,seel5!orie und die ,gesetze des natrli*5 ,egosmus und d] ,anpassung1 ,b]l9 #ahii4 ,j4 ,,lubbock4--,les dbuts de la civilisation et l'tat primitif de l'espce huma9e4 ,m4 ,,v]worn4--,psy*ophysiologis*e ,proti/5-,/udi5 7exp]im5telle ,unt]su*ung571 ,ina #ahhi4 ,e4 ,,haeckel4--,sy/ematis*e ,phylog5ie 7#ct] ,teil71 ,b]l9 #ahie4 ,la ?orie de la desc5dance1 appuye sur l'an?ropologie1 n\s a f\rni la conviction que l'organisme huma9 provi5t d'une longue srie d'anctres animaux et qu'il s'e/ dvelopp p> des trans=mations progressives1 effectues l5tem5t au c\rs de plusieurs millions d'annes4 ,comme1 en outre1 n\s ne p\vons pas sp>] la vie psy*ique de l'homme de ses autres fonctions vitales1 mais qu'au contraire n\s n\s sommes conva9cus de l'volution uni=me du corps et de l'esprit1 la t*e s'impose notre mod]ne ,psy*ologie moni/e de suivre l'volution hi/orique de l'me huma9e p>tir de l'me animale4 ,c'e/ la solution de cette t*e que n\s entrepr5ons dans notre ,phylognie de l'me2 on peut la dsign] aussi1 en tant que rameau de la sci5ce gnrale de l'me1 du nom de psy*ologie phylogntique ou encore--p> opposition la biontique 7individuelle7--du nom de psy*ognie phyltique4 ,bi5 que cette sci5ce n\velle vi5ne pe9e d'tre aborde srieusem5t1 bi5 que son droit l'exi/5ce soit mme conte/ p> la plup>t des psy*ologues de pr(ession1 n\s devons nanmo9s rev5diqu] p\r elle une importance de premi] rang et le plus gr& intrt4 ,c>1 d'aprs notre f]me conviction1 elle e/ appele plus que t\t autre rs\dre la gr&e nigme de l',univ]s1 relative son ess5ce et son app>ition4 ,m?odes de la psy*ognie phyltique4--,les voies et les moy5s qui n\s doiv5t conduire au b1 encore si lo9ta91 de la psy*ologie phylogntique1 pe9e disc]nables p\r beauc\p d'yeux dans le br\ill>d de l'av5ir1 ne diffr5t pas des voies et des moy5s utiliss dans les autres re*]*es phylogntiques4 ,c'e/1 avant t\t1 ici encore1 l'anatomie comp>e1 la physiologie et l'ontognie qui sont du plus gr& prix4 ,mais la palontologie1 elle aussi1 n\s f\rnit un c]ta9 nombre de po9ts d'appui solides2 c> l'ordre dans lequel se succd5t les dbris fossiles des classes de ,v]tbrs app>t5ant aux div]ses priodes de l'hi/oire organique de la t]re1 n\s rvle en p>tie1 en mme temps que leur en*anem5t phyltique1 le dveloppem5t progressif de leur activit psy*ique4 ,sans d\te1 n\s sommes =cs ici1 comme dans t\tes les re*]*es phylogntiques1 de con/ruire de nombreuses hypo?ses de/9es combl] les notables lacunes de nos donnes empiriques2 mais celles-ci jett5t un j\r si lum9eux et d'une telle importance1 sur les /ades pr9cipaux de rvolution hi/orique1 que n\s sommes mme d'en suivre assez clairem5t le c\rs gnral4 ,pr9cipaux /ades de la psy*ognie phyltique4--,la psy*ologie comp>e de l'homme et des animaux suprieurs n\s p]met1 ds l'abord1 de reconnatre dans les gr\pes les plus levs des ,mammifres plac5tali5s1 *ez les ,primates1 les progrs importants qui ont m>qu le passage de l'me du s+e an?ropode l'me de l'homme4 ,la phylognie des ,mammifres et1 en remontant encore1 celle des ,v]tbrs infrieurs1 n\s montre la longue suite d'anctres loigns des ,primates ayant volu1 au se9 de ce gr\pe1 depuis l'poque siluri5ne4 ,t\s ces ,v]tbrs se ressembl5t quant la /ructure et au dveloppem5t de leur organe psy*ique c>actri/ique1 le canal mdullaire4 ,que ce canal mdullaire provi5ne d'un acroganglion dorsal ou ganglion crbrode des anctres inv]tbrs1 c'e/ ce que n\s appr5d l'anatomie comp>e des ,v]s4 ,remontant plus lo9 encore1 n\s dc\vrons1 p> l'ontognie comp>e1 que cet organe psy*ique trs simple drive de la c\*e cellulaire du feuillet g]m9atif ext]ne de l'ectod]me des ,platod>is2 *ez ces ,pla!lm9!s primitifs1 qui ne possdai5t pas encore de sy/me n]veux spcial1 le revtem5t cutan ext]ne fonctionnait comme organe univ]sel1 la fois s5soriel et psy*ique4 ,enf91 p> l'embryologie comp>e n\s n\s conva9crons que ces ,mtazoaires1 les plus simples1 provi5n5t p> ga/rulation des ,bla/ads1 c'e/--dire de sphres creuses dont la p>oi tait =me p> une simple c\*e cellulaire1 le bla/od]me2 et cette sci5ce n\s appr5d en mme temps1 compr5dre1 avec l'aide de la loi fondam5tale biogntique1 comm5t ces cnobies de ,protozoaires provi5n5t d'animaux primitifs monocellulaires1 des plus simples4 ,l'int]prtation critique de ces div]ses =mes embryonnaires1 dont on peut suivre la filiation immdiate p> l'obs]vation microscopique1 n\s f\rnit1 au moy5 de la loi fondam5tale biogntique1 les ap]u les plus importants sur les /ades pr9cipaux de la phylognie de notre vie psy*ique2 n\s en p\vons di/+u] huit3 #a4 ,protozoaires monocellulaires avec une simple me cellulaire3 ,infusoires2 #b4 ,protozoaires pluricellulaires avec une me cnobiale3 ,catallactes2 #c4 ,premi]s ,mtazoaires avec une me pi?liale3 ,platod>is2 #d4 ,anctres inv]tbrs avec un simple ganglion crbrode3 ,v]s2 #e4 ,v]tbrs acrni5s avec un simple canal mdullaire sans c]veau3 ,acraniotes2 #f4 ,crniotes avec un c]veau 7=m p> c9q vsicules crbrales73 ,crniotes2 #g4 ,mammifres avec dveloppem5t prom95t de l'corce crbrale des hmisphres3 ,plac5tali5s2 #h4 ,s+es an?ropodes suprieurs et homme1 avec des organes de la p5se 7dans le c]veau proprem5t dit73 ,an?ropomorphes4 ,dans ces huit gr\pes hi/oriques de la phylognie de l'me huma9e1 on peut encore di/+u]1 avec plus ou mo9s de cl>t1 un c]ta9 nombre de /ades volutifs secondaires4 ,bi5 ent5du1 qu& il s'agit de leur recon/ruction1 n\s sommes rduits aux tmoignages trs incomplets de la psy*ologie empirique1 que n\s f\rniss5t l'anatomie et la physiologie comp>es de la faune actuelle4 ,comme des ,crniotes du sixime /ade1 et mme des vrais ,poissons se tr\v5t dj l'tat fossile dans le sy/me siluri51 n\s sommes bi5 =cs d'admettre que les anctres des c9q /ades prcd5ts 7qui n'ont pu p>v5ir se fossilis]67 ont volu une poque antrieure1 p5dant la priode prsiluri5ne4 ,i4 ,l'me cellulaire 7,cytopsy*e72 premi] des /ades pr9cipaux de la psy*ognse phyltique4--,les premi]s anctres de l'homme1 comme de t\s les autres animaux1 tai5t des animaux primitifs monocellulaires 7,protozoaires74 ,cette hypo?se fondam5tale de la phylognie rationnelle se dduit1 en v]tu de la gr&e loi biogntique1 de ce fait embryologique bi5 connu1 que t\t homme1 comme t\t autre ,mtazoaire 7t\t animal tissus1 pluricellulaire71 e/1 au db de son exi/5ce individuelle1 une simple cellule1 la cellule s\*e 7cytula7 ou ovule fcond4 ,comme celle-ci1 depuis le premi] mom5t1 a t anime1 a9si faut-il admettre qu'il en a t p\r cette =me ance/rale monocellulaire qui1 dans la srie des premi]s anctres de l'homme1 a t reprs5te p> t\te une suite de ,protozoaires diffr5ts4 ,n\s sommes r5seigns sur l'activit psy*ique de ces organismes monocellulaires p> la physiologie comp>e des ,proti/es encore vivants auj\rd'hui2 tant1 d'une "p1 l'obs]vation exacte1 que de l'autre1 l'exprim5tation bi5 conduite1 n\s ont ouv]t1 durant la seconde moiti du ,x,i,xe sicle1 un n\veau doma9e fcond en phnomnes du plus haut intrt4 ,le meilleur expos en a t donn en #ahhi p> #a1 dans ses pr(ondes ,etudes1 appuyes sur des expri5ces p]sonnelles1 tudes sur la ,psy*ophysiologie des ,proti/es4 ,les quelques obs]vations antrieures sur la vie psy*ique des ,proti/es sont runies ces tudes4 ,,v]worn a acquis la f]me conviction que1 *ez t\s les ,proti/es1 les processus psy*iques sont encore inconsci5ts1 que ceux de la s5sation et du m\vem5t se confond5t encore ici avec les processus vitaux molculaires du plasma lui-mme1 et que les causes premires en doiv5t tre *]*es dans les proprits des molcules de plasma 7des pla/idules74 ,les processus psy*iques1 *ez les ,proti/es1 =m5t a9si le pont qui runit les processus *imiques de la nature inorganique la vie psy*ique des animaux suprieurs2 ils reprs5t5t l'embryon des phnomnes psy*iques les plus levs1 qu'on obs]ve *ez les ,mtazoaires et *ez l'homme4 ,les obs]vations soigneuses et les nombreuses expri5ces de ,,v]worn1 jo9tes celles de ,w4 ,,engelmann1 ,w4 ,,prey]1 ,r4 ,,h]twig et autres savants adonns l'tude des ,proti/es1 f\rniss5t une preuve concluante ma ?orie moni/e de l'me cellulaire 7#ahff74 ,m'appuyant sur des re*]*es p\rsuivies p5dant de longues annes sur div]s ,proti/es1 surt\t des ,rhizopodes et des ,infusoires1 j'avais dj1 il y a #cc ans1 =mul cette affirmation que t\te cellule vivante possde des proprits psy*iques et que1 p> suite1 la vie psy*ique des plantes et des animaux pluricellulaires n'e/ que le rsultat des fonctions psy*iques des cellules composant leur corps4 ,dans les gr\pes infrieurs 7p> exemple les algues et les ponges7 t\tes les cellules du corps y contribu5t p\r une "p gale 7ou avec de trs petites diffr5ces72 au contraire1 dans les gr\pes suprieurs1 en v]tu de la loi de la division du travail1 ce rle n'incombe qu' une p>tie des cellules1 les lues1 les cellules psy*iques4 ,les consqu5ces de cette psy*ologie cellulaire1 de la plus haute importance1 ont t exposes en p>tie 7#ahgf7 dans mon travail sur la ,prig5se des pla/idules1 en p>tie enf9 7#ahgg7 dans mon disc\rs de ,mni* sur la ,?orie de l'volution actuelle dans son rapport avec l'ensemble de la sci5ce4 ,on en tr\v]a un expos plus populaire dans mes deux confr5ces de ,vi5ne 7#ahgh71 sur l',orig9e et l'volution des in/rum5ts s5soriels et sur l',ame cellulaire et la cellule psy*ique#ca4 #ca ,e4 ,,haeckel1 ,gesammelte popula]e ,vortraege aus dem ,gebiete d] ,entwickelungslehre4 ,bonn1 #ahgh4 ,la simple me cellulaire prs5te dj1 d'ailleurs1 au se9 du gr\pe des ,proti/es1 une longue suite de /ades volutifs1 depuis des tats d'me primitifs1 trs simples jusqu' d'autres trs p>faits et levs4 ,*ez les plus anci5s et les plus simples des ,proti/es1 la s5sation et le m\vem5t sont rp>tis galem5t sur le plasma t\t enti] du corpuscule homogne2 dans les =mes suprieures1 p> contre1 des in/rum5ts s5soriels spciaux se diffr5ci5t en organes physiologiques3 ce sont des ,organelles4 ,comme p>ties cellulaires motrices analogues1 n\s cit]ons les pseudopodes des ,rhizopodes1 les cils vibratiles1 les flagellums et les cils des ,infusoires4 ,on considre1 dans la vie cellulaire1 comme un organe c5tral int]ne le noyau1 qui fait encore dfaut *ez les plus anci5s et les plus infrieurs des ,proti/es4 ,au po9t de vue physiologico-*imique1 ce qu'il faut surt\t signal]1 c'e/ que les ,proti/es orig9els les plus anci5s tai5t des ,plasmodomes qui *angeai5t des matriaux nutritifs avec les plantes1 p> suite que c'tait des ,protophytes ou plantes orig9elles2 c'e/ d'elles que provi5n5t1 secondairem5t1 p> mtasitisme1 les premi]s plasmophages1 qui *angeai5t des matriaux nutritifs avec les animaux1 p> suite tai5t des ,protozoaires ou animaux orig9els#cb4 ,ce mtasitisme1 l'inv]sion des matriaux nutritifs m>que un important progrs psy*ologique1 c> c'e/ le po9t de d"p de l'volution des traits c>actri/iques de l'me animale qui font encore dfaut l'me vgtale4 #cb ,e4 ,,haeckel3 ,sy/ematis*e ,phylognie1 ,bd4 #a 7#ahid71 #ch4 ,le plus haut degr de dveloppem5t de l'me cellulaire animale e/ ralis dans la classe des ,cilis ou ,infusoires cilis4 ,lorsque n\s comp>ons ce que n\s obs]vons *ez eux avec les fonctions psy*iques correspondantes d'animaux pluricellulaires1 plus levs1 il ne semble presque pas y avoir de diffr5ce psy*ologique2 les organelles s5sibles et moteurs de ces ,protozoaires p>aiss5t accomplir les mmes fonctions que les organes s5soriels1 les n]fs et les muscles des ,mtazoaires4 ,on a mme reg>d le gros noyau cellulaire 7meganucleus7 des ,infusoires comme un organe c5tral d'activit psy*ique1 qui j\]ait1 dans leur organisme monocellulaire1 un rle analogue celui du c]veau dans la vie psy*ique des animaux suprieurs4 ,au re/e1 il e/ trs difficile de dcid] dans quelle mesure ces comp>aisons sont lgitimes2 les op9ions des savants qui ont tudi d'une manire spciale les infusoires diffr5t beauc\p sur ce po9t4 ,les uns considr5t1 *ez ces animaux1 t\s les m\vem5ts spontans du corps comme automatiques ou impulsifs1 t\s les m\vem5ts d'excitation comme des rflexes2 les autres voi5t l en p>tie des m\vem5ts volontaires et int5tionnels4 ,t&is que ces d]ni]s auteurs attribu5t dj aux ,infusoires une c]ta9e consci5ce1 une reprs5tation d'un moi syn?tique--les premi]s se refus5t les leur reconnatre4 ,de quelque faon qu'on rsolve cette difficile "q1 ce qui e/ en t\s cas c]ta91 c'e/ que ces ,protozoaires monocellulaires n\s prs5t5t une me cellulaire des plus dveloppes qui e/ du plus haut intrt p\r l'apprciation exacte de ce qu'tait l'me *ez nos premi]s anctres monocellulaires4 ,,ii4 ,ame d'une colonie cellulaire ou me cnobiale 7,c5opsy*e72 deuxime des /ades pr9cipaux de la psy*ognse phyltique4 --,l'volution individuelle comm5ce *ez l'homme1 comme *ez t\s les autres animaux pluricellulaires1 p> des divisions rptes *ez une simple cellule4 ,la cellule s\*e 7,cytula7 ou ovule fcond se divise1 d'aprs le processus de la division indirecte ord9aire1 t\t d'abord en deux cellules filles2 ce processus v5ant se rpt]1 il se produit 7p> des sillons quatoriaux71 successivem5t #d1 #h1 #af1 #cb1 #fd cellules p> sillonnem5t1 ou bla/omres id5tiques4 ,d'ord9aire1 *ez la plup>t des animaux1 survi5t1 plus ou mo9s t>d1 la place de cette division primitive rgulire1 un accroissem5t irrguli]4 ,mais dans t\s les cas le rsultat e/ le mme3 =mation d'une masse 7le plus s\v5t sphrique71 d'un ballot de cellules non diffr5cies1 t\tes id5tiques au db4 ,n\s appelons ce /ade ,morula 7cf4 ,an?ropognie1 p4 #aei74 ,d'ord9aire s'amasse alors l'intrieur de cet agrgat cellulaire1 en =me de petite mre1 un liquide1 p> suite de quoi la morula se trans=me en une petite vsicule sphrique2 t\tes les cellules se port5t la surface et s'ordonn5t en une simple c\*e cellulaire1 le bla/od]me4 ,la sphre creuse a9si con/itue e/ le /ade le plus important de la bla/ula ou bla/osphre 7,an?ropognie1 p4 #aej74 ,les phnomnes psy*ologiques que n\s p\vons con/at] immdiatem5t1 dans la =mation de la bla/ula1 sont en p>tie des m\vem5ts1 en p>tie des s5sations de cette colonie cellulaire4 ,les m\vem5ts se rp>tiss5t en deux gr\pes3 ,i4 ,m\vem5ts int]nes1 qui se rpt5t p>t\t suivant un mode ess5tiellem5t analogue1 dans le phnomne de la division cellulaire ord9aire 7indirecte73 =mation du fuseau nuclaire1 mytose1 c>yok9se1 etc42 ,,ii4 m\vem5ts ext]nes1 qui app>aiss5t dans le *angem5t normal de position des cellules assembles et dans leur gr\pem5t p\r =m] le bla/od]me4 ,n\s t5ons ces m\vem5ts p\r hrditaires et inconsci5ts1 p>ce qu'ils sont p>t\t conditionns de la mme manire1 grce l'hrdit transmise eux p> les premires sries ance/rales de ,proti/es4 ,quant aux s5sations1 on en peut di/+u] galem5t deux gr\pes3 ,i4 ,s5sations des cellules isoles1 qu'elles exprim5t p> l'affirmation de leur indp5dance individuelle et p> leur attitude l'g>d des cellules vois9es 7avec lesquelles elles sont en contact1 relies mme en p>tie directem5t p> des ponts de plasma74 ,,ii4 ,la s5sation syn?tique de la colonie cellulaire ou cnobium t\t enti]1 qui se manife/e p> la =mation individuelle de la bla/ula en sphre creuse 7,an?ropognie1 p4 #dia74 ,la comprh5sion de la cause de la =mation de la bla/ula n\s e/ facilite p> la loi fondam5tale biogntique1 qui en explique les phnomnes immdiatem5t obs]vables p> l'hrdit1 et les ramne des processus hi/oriques analogues qui se s]ai5t accomplis l'orig9e1 lors de l'app>ition des premires cnobies de ,proti/es1 des ,bla/ads 7,pylog4 ,sy/41 ,,iii1 #bb-bf74 ,mais ces processus physiologiques et psy*ologiques importants ayant eu leur sige dans les premires associations cellulaires1 n\s devi5n5t clairs p> l'obs]vation et l'exprim5tation faites sur les cnobies encore auj\rd'hui vivantes4 ,ces colonies cellulaires /ables ou hordes cellulaires 7dsignes encore des noms de communauts cellulaires1 pi$ de cellules17 sont auj\rd'hui encore trs rp&ues1 tant p>mi les plantes orig9elles plasmodomes 7paulotomes1 diatomes1 volvoc9es7 que p>mi les animaux orig9els plasmophages 7,infusoires et ,rhizopodes74 ,dans t\tes ces cnobies n\s p\vons dj di/+u]1 ct l'un de l'autre1 deux /ades div]s d'activit psy*ique3 ,i4 ,l'me cellulaire des individus cellulaires isols 7en tant qu'organismes lm5taires7 et ,,ii4 l'me cnobiale de la colonie cellulaire t\t entire4 ,,iii4 ,ame des tissus 7,hi/opsy*e72 troisime des /ades pr9cipaux de la psy*ognse phyltique4--,*ez t\tes les plantes pluricellulaires possdant des tissus 7mtaphytes ou plantes tissus71 de mme que *ez les animaux tissus 7,mtazoaires7 infrieurs1 dp\rvus de sy/me n]veux1 n\s p\vons di/+u] de suite deux =mes diffr5tes d'activit psy*ique1 savoir3 ,a4 l'me des cellules isoles qui compos5t les tissus1 et ,b4 l'me des tissus eux-mmes ou de la rpublique cellulaire con/itue p> les cellules4 ,cette me des tissus e/ p>t\t la fonction psy*ologique la plus leve1 celle qui n\s rvle dans l'organisme pluricellulaire complexe1 un bion syn?tique1 un individu physiologique1 une vritable rpublique cellulaire4 ,elle g\v]ne t\tes les mes cellulaires isoles des cellules sociales qui1 en tant que citoy5s indp5dants1 con/itu5t la rpublique cellulaire unifie4 ,cette duplicit fondam5tale de la psy*e *ez les ,mtaphytes et *ez les ,mtazoaires infrieurs1 dp\rvus de sy/me n]veux1 e/ *ose trs importante2 on en dmontre l'exi/5ce immdiatem5t p> une obs]vation imp>tiale et des expri5ces bi5 conduites3 t\t d'abord1 *aque cellule isole possde sa s5sation et son m\vem5t et ensuite *aque tissu et *aque organe1 compos d'un c]ta9 nombre de cellules id5tiques1 tmoigne d'une excitabilit spciale et d'une unit psy*ique 7p> exemple1 le poll5 et les tam9es74 ,,iii4 ,a4 ,l'me des plantes 7phytopsy*e74--,c'e/ p\r n\s le t]me qui rsume t\te l'activit psy*ique des plantes pluricellulaires1 possdant des tissus 7,mtaphytes1 l'exclusion des ,protophytes monocellulaires72 elle a t l'objet des op9ions les plus div]ses jusqu' ce j\r4 ,on tr\vait autrefois une diffr5ce fondam5tale entre les plantes et les animaux en ce qu'on attribuait d'ord9aire ceux-ci une me qu'on refusait celles-l4 ,cep5dant1 une comp>aison imp>tiale de l'excitabilit et des m\vem5ts1 *ez div]ses plantes suprieures et *ez des animaux infrieurs1 avait conva9cu1 ds le comm5cem5t du sicle1 quelques *]*eurs isols1 que les uns et les autres devai5t tre p>eillem5t anims4 ,plus t>d1 ,,fe*n]1 ,,leitgeb entre autres1 df5dir5t vivem5t l'hypo?se d'une ,ame des plantes4 ,on n'en comprit mieux la nature qu'aprs que la ?orie cellulaire 7#ahch7 et dmontr1 dans les plantes et les animaux1 l'id5tit de /ructure lm5taire1 et surt\t depuis que la ?orie du plasma de ,,max ,,s*ulze 7#ahei7 et reconnu1 *ez les uns et les autres1 la mme attitude du plasma actif et vivant4 ,la physiologie comp>e rc5te 7en ces #cj d]nires annes7 a montr1 en outre1 que l'attitude physiologique1 en raction aux div]ses excitations 7lumire1 lectricit1 *aleur1 pesanteur1 frottem5t1 influ5ces *imiques7 tait absolum5t la mme dans les p>ties s5sibles du corps de beauc\p de plantes et d'animaux1--que les m\vem5ts rflexes1 enf91 provoqus p> les excitations1 se produisai5t absolum5t de la mme manire4 ,si donc on attribue ces modes d'activit *ez les ,mtazoaires infrieurs1 dp\rvus de sy/me n]veux 7ponges1 polypes71 une me p>ticulire1 on e/ autoris admettre la prs5ce de cette mme me *ez beauc\p de ,mtaphytes 7mme *ez t\s71 au mo9s *ez les trs s5sibles plantes impressionnables 7mimosa71 *ez les attrape-m\*es 7dionaea1 dros]a7 et *ez les nombreuses plantes grimpantes4 ,il e/ vrai1 la physiologie vgtale rc5te a donn de ces m\vem5ts d'excitation ou tropismes une explication t\te physique1 les ram5ant des rapports p>ticuli]s de croissance1 des oscillations de t5sion1 etc4 ,mais ces causes mcaniques ne sont ni plus ni mo9s psy*ophysiques que les m\vem5ts rflexes analogues *ez les ponges1 les polypes et autres ,mtazoaires dp\rvus de sy/me n]veux1 mme si le mcanisme tait ici t\t diffr5t4 ,le c>actre de l'hi/opsy*e ou me cellulaire se manife/e galem5t dans les deux cas p> ce fait que les cellules du tissu 7de l'association cellulaire rgulirem5t ordonne7 conduis5t les excitations reues en un po9t et provoqu5t a9si des m\vem5ts en d'autres po9ts ou dans t\t l'organe4 ,cette conduction de l'excitation peut aussi bi5 tre reg>de comme une activit psy*ique1 que la =me plus p>faite qu'elle prs5te *ez les animaux p\rvus de sy/me n]veux2 elle s'explique anatomiquem5t p>ce que les cellules sociales du tissu 7ou association cellulaire71 lo9 d'tre1 comme on le supposait autrefois1 sp>es les unes des autres1 sont p>t\t relies entre elles p> de f9s filam5ts ou ponts de plasma4 ,lorsque les plantes impressionnables nuisibles 7mimosa71 qu'on vi5t t\*] ou branl]1 repli5t leurs feuilles tales et laiss5t p5*] leurs ptioles--lorsque les excitables attrape-m\*es 7dionaea7 au contact imprim leurs feuilles1 les ref]m5t vivem5t et attrap5t la m\*e1--la s5sation semble1 c]tes1 plus vive1 la conduction de l'excitation plus rapide et le m\vem5t plus n]gique que la raction rflexe d'une ponge (fic9ale 7ou d'autres ponges7 excite4 ,,iii4 ,b4 ,ame des ,mtazoaires dp\rvus de sy/me n]veux4--,l'activit psy*ique de ces ,mtazoaires infrieurs qui possd5t1 il e/ vrai1 des tissus et s\v5t mme des organes diffr5cis1 mais ni n]fs ni organes des s5s spciaux1 e/ d'un intrt t\t p>ticuli] p\r la psy*ologie comp>e en gnral1 et p\r la phylognie de l'me animale en p>ticuli]4 ,on di/+ue1 p>mi eux1 quatre gr\pes diffr5ts de ,coel5trs primitifs1 savoir3 #a4 ,les ,ga/rads2 #b4 les ,platod>is2 #c4 les ,eponges2 #d4 les ,hydropolypes1 =mes infrieures des ,cnidis4 ,les ,ga/rads ou animaux inte/9 primitif =m5t ce petit gr\pe des ,coel5trs les plus infrieurs qui prs5te une haute importance1 comme tant le gr\pe orig9el commun de t\s les ,mtazoaires4 ,le corps de ces petits animaux nageurs a la =me d'une vsicule 7le plus s\v5t ovode7 cont5ant une simple cavit avec une ouv]ture 7inte/9 primitif et b\*e primitive74 ,la p>oi de la cavit dige/ive e/ con/itue p> deux assises cellulaires simples1 dont l'int]ne 7feuillet inte/9al7 remplit les fonctions vgtatives de nutrition et l'ext]ne 7feuillet pid]mique71 les fonctions animales de s5sation et de m\vem5t4 ,les cellules s5sibles1 t\tes p>eilles1 de ce feuillet pid]mique1 port5t de f9s flagellums1 de longs cils dont les vibrations effectu5t le m\vem5t volontaire de natation4 ,les quelques seules =mes encore vivantes de ,ga/rads1 les ,ga/rm>is 7tri*oplacides7 et les ,cym>is 7or?onectides7 sont trs intressantes p> ce fait qu'elles re/5t1 leur vie durant1 ce /ade de dveloppem5t que trav]s5t1 au db de leur volution embryonnaire1 les g]mes de t\s les autres ,mtazoaires1 depuis les ponges jusqu' l'homme4 ,a9si que je l'ai montr dans ma ,?orie ga/renne 7#ahgb71 *ez t\s les animaux tissus1 la bla/ula1 dont n\s avons dj p>l1 donne naissance t\t d'abord une =me embryonnaire des plus c>actri/iques1 la ga/rula4 ,le bla/od]me1 reprs5t p> la p>oi de la sphre creuse1 =me d'un ct une excavation en =me de fosse qui devi5t bi5tt une invag9ation si pr(onde que la cavit int]ne de la vsicule disp>at4 ,la moiti invag9e 7int]ne7 du bla/od]me s'accole troitem5t la moiti non invag9e 7ext]ne72 celle-ci =me le feuillet pid]mique ou feuillet g]m9atif ext]ne 7ectod]me1 pibla/e71 la premire1 p> contre1 =me le feuillet inte/9al ou feuillet g]m9atif int]ne 7entod]me1 hypobla/e74 ,l'espace vide a9si con/itu dans le corps en =me de gobelet e/ la cavit dige/ive1 l'inte/9 primitif 7proga/]71 son ouv]ture1 la b\*e primitive 7pro/oma7#cc4 ,le feuillet pid]mique ou ectod]me e/1 *ez t\s les ,mtazoaires1 le premi] organe de l'me2 c> il donne naissance1 *ez t\s les animaux p\rvus de sy/me n]veux1 non seulem5t au revtem5t cutan ext]ne et aux organes des s5s1 mais aussi au sy/me n]veux4 ,*ez les ,ga/rads1 o ce d]ni] n'exi/e pas encore1 t\tes les cellules qui compos5t l'assise pi?liale simple de l'ectod]me sont la fois des organes de s5sation et de m\vem5t3 l'me des tissus se manife/e ici s\s sa =me la plus simple4 #cc ,cf4 ,an?ropog5ie1 p4 #afa1 #dig2 ,nat4 ,s*opf-,ges*41 p4 #cjj4 ,la mme =mation primitive semble aussi exi/] *ez les ,platod>is1 =mes les plus anci5nes et les plus simples des ,platodes4 ,quelques-uns de ces ,cryptocles 7convoluta1 etc471 n'ont pas encore de sy/me n]veux di/9ct1 t&is que *ez leurs pro*es pigones1 les ,turbell>is1 le sy/me n]veux se di/+ue dj de l'pid]me et un ganglion crbrode app>at4 ,les ,spongiaires reprs5t5t un gr\pe indp5dant du rgne animal qui diffre de t\s les autres ,mtazoaires p> son organisation c>actri/ique2 les trs nombreuses espces de cette classe viv5t presque t\tes fixes au fond de la m]4 ,la =me la plus simple1 l'olyn?us1 n'e/ en somme qu'une ,ga/rea dont la p>oi du corps e/ p]ce1 la faon d'une passoire1 de petits pores qui laiss5t entr] le c\rant d'eau1 porteur des matriaux nutritifs4 ,*ez la plup>t des ponges 7entre autres *ez la plus connue1 l'ponge (fic9ale71 le corps1 en =me de bosse1 =me un pi$ compos de milli]s de ces ,ga/rads 7corbeilles vibratiles7 et trav]s p> un sy/me de canaux nutritifs4 ,la s5sation et le m\vem5t n'exi/5t qu' un trs faible degr *ez les ,spongiaires2 les n]fs1 les organes s5soriels et les muscles n'y exi/5t pas4 ,il e/ donc trs naturel que l'on ait autrefois considr ces animaux fixs1 in=mes et ins5sibles1 comme des plantes4 ,leur vie psy*ique 7p\r laquelle il n'y a pas d'organe spcial diffr5ci71 e/ bi5 infrieure celle des mimosas et des autres plantes s5sibles4 ,l'me des ,cnidis prs5te une importance t\t fait capitale p\r la psy*ologie comp>e et phylogntique4 ,c> c'e/ au se9 de ce gr\pe1 aux =mes si ri*es1 que s'accomplit1 s\s nos yeux1 le passage de l'me des tissus l'me du sy/me n]veux4 ,a ce gr\pe app>ti5n5t les classes si v>ies des ,polypes et des ,coraux fixs1 des ,mduses et des ,siphonophores libres4 ,on peut reg>d] en t\te c]titude comme la =me orig9elle commune t\s les ,cnidis1 un hypo?tique ,polype des plus simples1 rappelant1 dans ses traits ess5tiels1 le ,polype vulgaire d'eau d\ce actuelle1 l'hydre4 ,mais ces hydres1 de mme que les ,hydropolypes fixs qui s'en rappro*5t beauc\p1 ne possd5t ni n]fs ni organes des s5s suprieurs1 bi5 qu'elles soi5t trs s5sibles4 ,au contraire1 les ,mduses qui nag5t librem5t et qui driv5t des animaux prcd5ts 7auxquels elles re/5t lies auj\rd'hui encore p> le fait des gnrations alt]nantes71 ces ,mduses possd5t dj un sy/me n]veux indp5dant et des organes des s5s di/9cts4 ,n\s p\vons donc con/at] ici l'orig9e hi/orique de l'me du sy/me n]veux 7neuropsy*e71 prov5ant immdiatem5t p> ontognse de l'me des tissus 7hi/opsy*e71 en mme temps que n\s appr5ons en compr5dre la phylognse4 ,ces connaissances sont d'autant plus intressantes que ces processus =t importants sont polyphyltiques1 c'e/--dire qu'ils se sont accomplis plusieurs fois 7au mo9s deux7 indp5damm5t l'un de l'autre4 ,a9si que je l'ai dmontr1 les ,hydromduses 7craspdotes7 driv5t des ,hydropolypes selon un autre mode que les ,skyphomduses 7ou acraspdotes7 des ,skyphopolypes2 le mode de b\rgeonnem5t e/ t]m9al *ez ceux-ci1 latral *ez les autres4 ,les deux gr\pes prs5t5t1 en outre1 des diffr5ces hrditaires c>actri/iques dans la /ructure microscopique de leurs organes psy*iques4 ,une classe trs intressante aussi p\r la psy*ologie e/ celle des ,siphonophores4 ,dans ces magnifiques colonies animales1 nageant librem5t1 drives des ,hydromduses1 n\s p\vons obs]v] une d\ble me3 l'me individuelle 7me p]sonnelle7 des nombreuses p]sonnes qui la con/itu5t et l'me commune syn?tique et active de la colonie t\t entire 7me cormale74 ,,iv4 ,ame du sy/me n]veux 7neuropsy*e72 quatrime des /ades pr9cipaux de la psy*ognse phyltique4--,la vie psy*ique de t\s les animaux suprieurs1 comme celle de l'homme1 s'effectue au moy5 d'un app>eil psy*ique plus ou mo9s compliqu et celui-ci compr5d t\j\rs trois p>ties pr9cipales3 les organes des s5s qui r5d5t possibles les div]ses s5sations2 les muscles qui p]mett5t les m\vem5ts2 les n]fs qui tabliss5t une communication entre les premi]s et les seconds l'aide d'un organe c5tral spcial1 c]veau ou ganglion 7noeud de n]fs74 ,on comp>e d'ord9aire la disposition et le fonctionnem5t de cet app>eil psy*ique un tlgraphe lectrique2 les n]fs sont les fils de f] conducteurs1 le c]veau la /ation c5trale1 les muscles et les organes des s5s les /ations locales secondaires4 ,les fibres n]veuses motrices conduis5t les ordres de la volont ou impulsions1 suivant une direction c5trifuge1 de ce c5tre n]veux aux muscles et1 p> la contraction de ceux-ci1 produis5t des m\vem5ts2 les fibres n]veuses s5sibles1 au contraire1 conduis5t les div]ses impressions1 suivant une direction c5tripte1 des organes s5soriels priphriques au c]veau et y r5d5t compte des impressions reues du monde extrieur4 ,les cellules ganglionnaires ou cellules psy*iques1 qui con/itu5t l'organe n]veux c5tral1 sont les plus p>faites de t\tes les p>ties lm5taires organiques1 c> elles r5d5t possibles1 non seulem5t les rapports entre les muscles et les organes des s5s1 mais aussi les plus hautes fonctions de l'me animale1 la =mation de reprs5tations et de p5ses et1 au-dessus de t\t1 la consci5ce4 ,les gr&s progrs de l'anatomie et de la physiologie1 de l'hi/ologie et de l'ontognie en ces d]ni]s temps1 ont enri*i nos connaissances relatives l'app>eil psy*ique d'une f\le de dc\v]tes intressantes4 ,si la philosophie spculative s'tait emp>e1 ne ft-ce que des pr9cipales de ces importantes conqutes de la biologie empirique1 elle prs5t]ait ds auj\rd'hui une t\t autre physionomie qu'elle ne le fait malheureusem5t4 ,abord] ce sujet d'une manire appr(ondie n\s entran]ait trop lo91 aussi me cont5t]ai-je de s\lign] seulem5t les faits ess5tiels4 ,*acun des gr\pes animaux suprieurs possde son organe psy*ique propre2 *ez *acun1 le sy/me n]veux c5tral e/ c>actris p> une =me1 une situation et une con/itution spciales4 ,p>mi les ,cnidis rayonns1 les ,mduses prs5t5t un anneau n]veux1 au bord de l'ombrelle1 p\rvu le plus s\v5t de quatre ou huit ganglions4 ,*ez les ,e*9od]mes c9q rayons1 la b\*e e/ ent\re d'un anneau n]veux duquel p>t5t c9q troncs n]veux4 ,les ,platodes symtrie bilatrale et les ,v]s possd5t un ganglion crbrode ou acroganglion1 compos d'une paire de ganglions situs dorsalem5t1 au-dessus de la b\*e2 de ces ganglions sus-oesophagi5s p>t5t latralem5t deux troncs n]veux qui se r5d5t la peau et aux muscles4 ,*ez une p>tie des ,v]s et *ez les ,mollusques s'aj\t5t cela une paire de ganglions s\s-oesophagi5s v5traux relis aux autres p> un anneau qui ent\re l'oesophage4 ,cet anneau oesophagi5 rep>at *ez les ,ar?ropodes 7,articulata71 mais se cont9ue ici du ct v5tral du corps allong p> une moelle v5trale1 un d\ble cordon en =me d'*elle1 qui se r5fle *aque segm5t en un d\ble ganglion4 ,les ,v]tbrs n\s prs5t5t une disposition t\te contraire de l'organe psy*ique2 *ez eux1 on tr\ve t\j\rs1 du ct dorsal du corps1 dont la segm5tation n'e/ plus qu'int]ne1 une moelle dorsale2 c'e/ un r5flem5t de sa p>tie antrieure qui =m]a plus t>d le c]veau c>actri/ique1 en =me de vsicule#cd4 #cd ,cf4 mon ,hi/4 de la ,crat4 ,nat41 #i;e d4 7#ahih71 tabl4 #ah et #ai1 p4 #eab4 ,bi5 que les organes psy*iques1 a9si qu'on le voit1 prs5t5t1 dans les gr\pes animaux suprieurs1 des diffr5ces trs c>actri/iques de situation1 de =me et de con/itution--cep5dant l'anatomie comp>e e/ mme de dmontr]1 dans la plup>t des cas1 une orig9e commune qu'il faut *]*] dans le ganglion crbrode des ,platodes et des ,v]s2 et t\s ces organes div]s ont cela de commun qu'ils driv5t de la c\*e cellulaire la plus ext]ne de l'embryon1 du feuillet pid]mo-s5soriel 7ectod]me74 ,de mme n\s retr\vons1 dans t\tes les =mes d'organes n]veux c5traux1 la mme /ructure ess5tielle3 un mlange de cellules ganglionnaires ou cellules psy*iques 7organes lm5taires proprem5t actifs1 de la psy*e et de fibres n]veuses71 qui tabliss5t des connexions et sont les in/rum5ts de l'action4 ,organe de l'me *ez les ,v]tbrs4--,la premire *ose qui n\s frappe1 dans la psy*ologie comp>e des ,v]tbrs et qui devrait tre le po9t de d"p empirique de t\te tude sci5tifique de l'me huma9e1 c'e/ la /ructure c>actri/ique de leur sy/me n]veux c5tral4 ,de mme que cet organe psy*ique c5tral prs5te1 dans *acun des gr\pes animaux suprieurs1 une position1 une =me et une con/itution spciales1 propres ce gr\pe1 de mme il en va *ez les ,v]tbrs4 ,p>t\t1 ici1 n\s tr\vons une moelle dorsale1 un gros cordon n]veux cyl9drique1 situ sur la ligne mdiane du dos1 au-dessus de la colonne v]tbrale 7ou de la corde dorsale qui y supple74 ,p>t\t n\s voyons p>tir1 de cette moelle dorsale1 de nombreux troncs n]veux qui se di/ribu5t d'une faon rgulire et segm5taire1 t\j\rs une paire p> segm5t4 ,p>t\t n\s voyons ce canal mdullaire se produire *ez l'embryon suivant le mme mode3 sur la ligne mdiane de l'pid]me dorsal se =me un f9 sillon1 une g\ttire2 les deux bords p>allles de cette g\ttire mdullaire se s\lv5t1 se c\rb5t l'un v]s l'autre et s'accol5t sur la ligne mdiane p\r =m] un canal4 ,le long canal mdullaire dorsal et cyl9drique1 a9si =m1 e/ t\t fait c>actri/ique des ,v]tbrs2 il e/ p>t\t le mme au db1 *ez l'embryon1 et il e/ le po9t de d"p commun de t\tes les diffr5tes =mes d'organes psy*iques auxquels il donn]a naissance p> la suite4 ,un petit gr\pe d',inv]tbrs prs5te seul une disposition analogue2 ce sont les tranges ,tunici]s m>9s1 les ,coplates1 les ,ascidies et les ,?alidies4 ,ils prs5t5t1 en outre1 p> d'autres p>ticul>its importantes de leurs corps 7en p>ticuli] p> la prs5ce de la *orda et de l'inte/9 bran*ial71 des diffr5ces frappantes avec les autres ,inv]tbrs et des analogies avec les ,v]tbrs4 ,n\s admettons donc que ces deux gr\pes animaux1 les ,v]tbrs et les ,tunici]s1 provi5n5t d'un gr\pe ance/ral commun et plus anci5 qu'il faut *]*] p>mi les ,v]s3 les ,pro*ordoni5s#ce4 ,une diffr5ce importante entre les deux gr\pes1 c'e/ que le corps des ,tunici]s ne se segm5te pas et cons]ve une organisation trs simple 7la plup>t se fix5t plus t>d au fond de la m] et entr5t en rgression74 ,*ez les ,v]tbrs1 au contraire1 survi5t de bonne heure une segm5tation int]ne du corps1 trs c>actri/ique1 la premire =mation des ,v]tbrs 7,v]tebratio74 ,celle-ci p]met le dveloppem5t morphologique et physiologique beauc\p plus lev de l'organisme1 qui f9it p> atte9dre *ez l'homme le degr suprme de p]fection4 ,elle se rvle1 de trs bonne heure dj1 dans la /ructure plus f9e du canal mdullaire1 dans le dveloppem5t d'un plus gr& nombre de paires segm5taires de n]fs qui1 s\s le nom de n]fs de la moelle dorsale ou de n]fs sp9aux1 se r5d5t *acun des segm5ts du corps4 #ce ,,haeckel4 ,an?ropog5ie1 #dte ,aufl4 #ahia1 ,vortrag #af und #ag 7,korp]bau und keimesges*4 d] ,amphioxus und d] ,ascidie74 ,/ades de dveloppem5t phyltique du canal mdullaire4--,la longue hi/oire phylogntique de notre me des ,v]tbrs comm5ce avec le dveloppem5t du simple canal mdullaire *ez les premi]s ,acraniotes2 elle n\s conduit1 l5tem5t et graduellem5t1 trav]s un espace de temps de plusieurs millions d'annes jusqu' cette m]veille complique qu'e/ le c]veau huma91 m]veille qui semble autoris] la =me la plus p]fectionne des ,primates rev5diqu] dans la ,nature une place t\t fait exceptionnelle4 ,une ide claire de cette m>*e l5te et cont9ue de notre psy*ognie phyltique tant la premire condition d'une psy*ologie con=me la nature1 il n\s a p>u utile de subdivis] ce va/e espace de temps en un c]ta9 nombre de gr&es phases2 dans *acune de celles-ci1 en mme temps que la /ructure du sy/me n]veux c5tral1 sa fonction1 la psy*e e/ alle se p]fectionnant4 ,je di/+ue donc huit priodes dans la phylognie du canal mdullaire1 c>actrises p> huit gr\pes pr9cipaux de ,v]tbrs2 ce sont3 ,i4 les ,acraniotes2 ,,ii4 les ,cyclo/omes2 ,,iii4 les ,poissons2 ,,iv4 les ,amphibies2 ,v4 les ,mammifres implac5tali5s 7,monotrmes et ,m>supiaux72 ,,vi4 les premi]s ,mammifres plac5tali5s1 en p>ticuli] les ,prosimi5s2 ,,vii4 les ,primates plus rc5ts1 les vrais ,s+es ou ,simi5s2 ,,viii4 les ,s+es an?ropodes et l'homme 7,an?ropomorphes74 ,i4 ,premi] /ade3 les ,acrni5s1 reprs5ts auj\rd'hui encore p> l'amphioxus2 l'organe psy*ique re/e au /ade de simple canal mdullaire1 n\s tr\vons une moelle p9ire rgulirem5t segm5te1 sans c]veau4--,,ii4 ,deuxime /ade3 les ,cyclo/omes1 le gr\pe le plus anci5 des ,crniotes1 reprs5t auj\rd'hui encore p> les petromyzontes et les myx9odes2 l'extrmit antrieure de la moelle p9ire se r5fle en une vsicule qui se diffr5cie en c9q vsicules crbrales situes l'une d]rire l'autre 7c]veau antrieur1 c]veau int]mdiaire1 c]veau moy51 c]velet et arrire-c]veau72 ces c9q vsicules sont le po9t de d"p commun d'o sortira le c]veau de t\s les ,crniotes1 depuis le ptromyzonte jusqu' l'homme4--,,iii4 ,troisime /ade3 ,poissons primitifs 7,slaci5s7 analogues aux requ9s actuels2 *ez ces poissons primitifs1 desquels driv5t t\s les ,gna?o/oma1 comm5ce s'acc5tu] la diffr5ciation des c9q vsicules crbrales d'abord p>eilles4--,,iv4 ,quatrime /ade3 ,amphibies4 ,dans cette classe des plus anci5s ,v]tbrs t]re/res1 app>us p\r la premire fois p5dant la priode h\illre1 comm5ce app>atre la =me du corps c>actri/ique des ,ttrapodes1 en mme temps que se trans=me le c]veau hrit des ,poissons2 les modifications se p\rsuiv5t *ez les ,epigones de la priode p]mique1 les ,reptiles dont les plus anci5s reprs5tants1 les ,tocosauri5s1 sont les =mes ance/rales communes t\s les ,amniotes 7les ,reptiles et les ,oiseaux1 d'une "p2 les ,mammifres de l'autre74--,v ,,viii4 du c9quime au huitime /ade2 les ,mammifres4 ,l'hi/oire de la =mation de notre sy/me n]veux et la phylognie de notre me1 qui s'y ratta*e1 ont t exposes en dtail dans mon ,an?ropognie et r5dues plus claires p> de nombreuses figures#cf4 ,je dois donc y r5voy]1 a9si qu'aux notes dans lesquelles j'ai insi/ p>ticulirem5t sur quelques-uns des faits les plus importants4 ,cep5dant1 j'aj\t]ai1 ici encore1 quelques rem>ques relatives la d]nire et la plus intressante p>tie de ces faits1 au dveloppem5t de l'me et de ses organes au se9 de la ,classe des ,mammifres3 je rappell]ai surt\t que l'orig9e monophyltique de cette classe1 le fait que t\s les ,mammifres desc5d5t d'une =me ance/rale commune 7de la priode triasique7 e/ ma9t5ant bi5 tabli4 #cf ,an?ropognie1 #d;e d41 #ahia1 p4 #fba-fhh4 ,hi/oire de l'me *ez les ,mammifres4--,la consqu5ce la plus importante qui ressorte de l'orig9e monophyltique des ,mammifres1 c'e/ que l'me de l'homme drive =cm5t d'une longue srie volutive d'autres mes de ,mammifres4 ,un pr(ond abme sp>e anatomiquem5t et physiologiquem5t la /ructure du c]veau et la vie psy*ique qui en dc\le1 *ez les ,mammifres suprieurs1 de ce qu'elles sont *ez les ,mammifres infrieurs et p\rtant ce pr(ond abme e/ combl p> une longue srie de /ades int]mdiaires4 ,c> un espace de temps d'au mo9s quatorze millions d'annes 7selon d'autres calculs plus de c5t millions67 qui se sont c\les depuis le comm5cem5t de l'poque triasique1 suffit compltem5t r5dre possibles les plus gr&s progrs psy*ologiques4 ,les rsultats gnraux des re*]*es appr(ondies faites en ces d]ni]s temps sur ce sujet sont les suivants3 ,i4 ,le c]veau des ,mammifres se di/+ue de celui des autres ,v]tbrs p> c]ta9es p>ticul>its1 communes t\s les membres de la classe1 surt\t p> le dveloppem5t prom95t de la premire et de la quatrime vsicule du c]veau antrieur et du c]velet1 t&is que la troisime1 le c]veau moy51 entre en rgression4--,,ii4 ,cep5dant il y a un li5 troit entre la =me du c]veau *ez les ,mammifres infrieurs les plus anci5s 7,monotrmes1 ,m>supiaux1 ,pro*oriates7 et *ez leurs anctres palozoques1 les ,amphibies du c>bonifre 7,/egocphales7 et les ,reptiles du p]mique 7,tocosauri5s74--,,iii4 ,c'e/ seulem5t l'poque t]tiaire que s'accomplit la complte et typique trans=mation du c]veau antrieur1 qui di/+ue si nettem5t les ,mammifres rc5ts des plus anci5s4--,,iv4 ,le dveloppem5t spcial du c]veau antrieur 7quantitatif et qualitatif7 qui c>actrise l'homme et auquel celui-ci doit l'apanage de ses facults psy*iques1 ne se retr\ve que *ez une p>tie des ,mammifres les plus p]fectionns de la f9 de l'poque t]tiaire1 surt\t *ez les s+es an?ropodes4--,v4 ,les diffr5ces qui exi/5t dans la con/itution du c]veau et dans la vie psy*ique entre l'homme et les s+es an?ropodes sont mo9dres que les diffr5ces correspondantes entre ceux-ci et les ,primates infrieurs 7les ,s+es les plus anci5s et les ,prosimi5s74--,,vi4 ,p> suite1 il n\s faut considr]1 comme un fait sci5tifiquem5t dmontr1 que l'me huma9e provi5t1 p> une volution hi/orique progressive1 d'une longue *ane d'mes de ,mammifres1 d'abord grossires puis plus p]fectionnes--et cela en v]tu des lois phyltiques p>t\t valables1 de la ,?orie de la ,desc5dance4 ,,*apitre ,x ,consci5ce de l'me4 ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,,la ,,vie ,,psy*ique ,,consci5te ,,et ,,inconsci5te4--,,embryologie ,,et ,,?,,orie ,,de ,,la ,,consci5ce4 ,c'e/ seulem5t *ez les animaux suprieurs et *ez l'homme1 que la consci5ce s'lve jusqu' pr5dre une importance qui en r5d possible un exam5 p>ticuli]1 en tant que d'une facult spciale de l'me4 ,mais cela n'a pas lieu t\t d'un c\p3 bi5 au contraire1 trs l5tem5t et progressivem5t1 en raison d'une meilleure organisation du c]veau et du sy/me n]veux1 en raison aussi d'une ri*esse croissante des impressions et des reprs5tations suscites leur suite4--,la consci5ce e/ prcism5t1 plus que t\te autre qualit intellectuelle1 s\s la dp5dance de conditions ou de circon/ances matrielles4 ,elle vi5t1 va1 s'van\it et revi5t en raison directe d'un gr& nombre d'influ5ces matrielles agissant sur l'organe de l'esprit4 ,l4 ,b,,*n] 7#ahih74 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,x ,la ,consci5ce1 phnomne de la nature4 ,cette notion4--,difficults de l'apprciation4--,rapport de la consci5ce la vie psy*ique4--,la consci5ce huma9e4--,?ories div]ses3 ,i4 ,?orie an?ropi/ique 7,desc>tes74--,,ii4 ,?orie neurologique 7,d>w974--,,iii4 ,?orie animale 7,s*op5hau]74--,,iv4 ,?orie biologique 7,fe*n]74--,v4 ,?orie cellulaire 7,fritz ,s*ulze74--,,vi4 ,?orie atomi/ique4--,?ories moni/e et duali/e4--,transc5dance de la consci5ce4--,ignorabimus 7,du ,bois ,reymond74--,physiologie de la consci5ce4--,dc\v]te de l'organe de la p5se 7,fle*sig74--,pa?ologie4--,consci5ce d\ble et int]mitt5te4--,ontognie de la consci5ce4--,*angem5ts aux diffr5ts ges de la vie4--,phylognie de la consci5ce4--,=mation de ce t]me4 ,,litt,,rature ,p4 ,,fle*sig4--,gehirn und ,seele 7,leipzig #ahid74--,localisation des processus crbraux1 en p>ticuli] des s5sations de l'homme 7#ahif7 trad4 franaise4 ,a4 ,,may]4--,die ,lehre von d] ,erk5ntniss1 ,leipzig #ahge4 ,m4 ,l4 ,,/]n4--,philosophis*] und ,naturwiss5s*aftli*] ,monismus4 ,e9 ,beitrag zur ,seel5frage4 ,leipzig #ahhe4 ,,ed4 ,,h>tmann4--,philosophie de l',inconsci5t 7trad4 fr474 ,,fr4 ,,lange4--,hi/oire du matrialisme 7trad4 fr474 ,b4 ,,c>n]i4--,gefhl1 ,bewus/se91 ,wille4 ,e9e psy*ologis*e ,/udie 7,wi51 #ahgf74 ,g4 ,c4 ,,fis*]4--,das ,bewus/se91 ,leipzig #ahgd4 ,l4 ,b,,*n]4--,=ce et matire ou pr9cipes de l'ordre naturel de l'univ]s mis la porte de t\s 7trad4 fr4 p> ,a4 ,regn>d74 ,p>mi t\tes les manife/ations de la vie psy*ique1 il n'en e/ aucune qui semble si m]veilleuse et soit si div]sem5t juge que la consci5ce4 ,les op9ions les plus contradictoires sont encore aux prises1 auj\rd'hui comme il y a des milli]s d'annes1 non seulem5t sur la "q de la nature propre de cette fonction psy*ique et de son rapport avec le corps1 mais aussi quant son ext5sion dans le monde organique1 quant son app>ition et son volution4 ,plus que t\t autre fonction psy*ique1 la consci5ce a donn lieu l'ide errone d'une me immatrielle et1 s'y ratta*ant1 la sup]/ition d'une immortalit p]sonnelle2 beauc\p des grossires erreurs qui dom95t encore auj\rd'hui notre vie intellectuelle ont l leur orig9e4 ,c'e/ p\rquoi j'ai dj appel autrefois la consci5ce1 le my/re c5tral psy*ologique2 c'e/ la rsi/ante citadelle de t\tes les erreurs duali/es et my/iques contre les remp>ts de laquelle les assauts de la plus solide raison sont en dang] d'*\]4 ,ces faits1 eux seuls1 n\s autoris5t dj consacr] la consci5ce un exam5 critique spcial du po9t de vue de notre monisme4 ,n\s v]rons que la consci5ce e/ un phnomne naturel ni plus ni mo9s que t\te autre fonction psy*ique et qu'elle e/ s\mise1 comme t\s les autres phnomnes naturels1 la loi de sub/ance4 ,notion de consci5ce4--,dj1 qu& il s'agit de df9ir le t]me lm5taire de cette fonction psy*ique1 son ext5sion et sa comprh5sion1 les op9ions des philosophes et des naturali/es les plus m95ts div]g5t compltem5t4 ,la meilleure df9ition1 peut-tre1 qu'on puisse donn] de la consci5ce c'e/ de l'appel] une intuition int]ne et de la comp>] une rflexion4 ,on y peut di/+u] deux doma9es pr9cipaux3 la consci5ce objective et la subjective1 la consci5ce de l'univ]s et la consci5ce du moi4 ,la plus gr&e p>tie de l'activit psy*ique consci5te1 de beauc\p1 se rapporte1 a9si que ,,s*op5hau] l'a trs ju/em5t reconnu1 la consci5ce du monde extrieur1 des autres *oses4 ,cette consci5ce de l',univ]s compr5d t\s les phnomnes possibles du monde extrieur1 que notre connaissance peut atte9dre4 ,beauc\p plus re/re9te e/ notre consci5ce du ,moi1 la rflexion int]ne de notre propre activit psy*ique t\t entire1 de t\tes nos reprs5tations1 s5sations et ef=ts volontaires4 ,consci5ce et vie psy*ique4--,beauc\p de p5seurs et des plus m95ts1 surt\t des physiologi/es 7,,wundt et ,,zieh57 reg>d5t les t]mes de consci5ce et de fonctions psy*iques comme id5tiques3 ,t\te activit psy*ique e/ consci5te2 le doma9e de la vie psy*ique n'excde pas celui de la consci5ce4 ,a notre avis1 cette df9ition accrot illgalem5t l'importance de celle-ci et donne lieu des erreurs et des mal5t5dus nombreux4 ,n\s sommes bi5 plutt de l'avis d'autres philosophes 7,,romanes1 ,,fritz ,,s*ulze1 ,,pauls57 qui p5s5t qu' la vie psy*ique app>ti5n5t1 en outre1 les reprs5tations1 s5sations et ef=ts volontaires inconsci5ts2 de fait1 le doma9e de ces actions psy*iques inconsci5tes 7rflexes1 etc47 e/ mme beauc\p plus t5du que celui des actions consci5tes4 ,les deux doma9es sont d'ailleurs troitem5t associs et ne sont sp>s p> aucune frontire nette2 t\t in/ant1 une reprs5tation inconsci5te peut n\s dev5ir consci5te2 si l'att5tion que n\s lui portions e/ attire p> un autre objet1 elle peut aussi rapidem5t s'van\ir p\r notre consci5ce4 ,consci5ce de l'homme4--,notre unique s\rce1 qu& il s'agit de connatre la consci5ce1 e/ celle-ci elle-mme et c'e/ l1 en premire ligne1 ce qui fait l'extraord9aire difficult de son tude et de son int]prtation sci5tifiques4 ,sujet et objet se confond5t ici en une mme unit2 le sujet connaissant se rfl*it dans son propre tre intrieur1 qui doit dev5ir objet de connaissance4 ,relativem5t la consci5ce d'autres individus1 n\s ne p\vons donc jamais ri5 conclure avec une entire c]titude objective1 n\s sommes t\j\rs rduits comp>] leurs tats d'me avec les ntres4 ,tant que cette comp>aison ne porte que sur des individus normaux1 n\s p\vons1 sans d\te1 relativem5t leur consci5ce1 tir] quelques conclusions dont nul ne conte/]a la validit4 ,mais dj qu& il s'agit de p]sonnes anormales 7gnies ou exc5triques1 idiots ou dm5ts7 ces raisonnem5ts p> analogie sont1 ou inc]ta9s ou faux4 ,c'e/ encore bi5 pis qu& n\s comp>ons la consci5ce de l'homme avec celle des animaux 7d'abord des animaux suprieurs1 puis des infrieurs74 ,n\s r5controns l des difficults matrielles si gr&es que les op9ions des physiologi/es et des philosophes les plus m95ts se tr\v5t sur ce po9t aux antipodes4 ,n\s n\s cont5t]ons ici de mettre1 en reg>d les unes des autres1 les op9ions les plus importantes mises sur ce sujet4 ,i4 ,?orie an?ropi/ique de la consci5ce4--,elle e/ le propre de l'homme4 ,cette ide trs rp&ue que la consci5ce et la p5se sont exclusivem5t propres l'homme et que lui seul possde en mme temps une me immortelle1 remonte ,,desc>tes 7#afdc74 ,ce pr(ond philosophe et ma?matici5 franais 7lev dans un collge de ,jsuites67 posa une sp>ation complte entre l'activit psy*ique de l'homme et celle de l'animal4 ,l'me de l'homme1 sub/ance p5sante et immatrielle1 e/1 selon lui1 compltem5t di/9cte de son corps1 sub/ance t5due et matrielle4 ,cep5dant1 il faut qu'elle soit unie au corps en un po9t du c]veau 7la gl&e p9ale67 p\r y recueillir les impressions v5ues du monde extrieur et1 son t\r1 agir sur le corps4 ,les animaux1 p> contre1 n'tant pas des sub/ances p5santes1 ne doiv5t pas possd] d'me1 mais tre de purs automates1 des ma*9es con/ruites avec inf9im5t d'art dont les s5sations1 reprs5tations et volitions se produis5t t\t mcaniquem5t et obiss5t aux lois physiques4 ,p\r la psy*ologie de l'homme1 ,,desc>tes s\t5ait donc le pur dualisme1 p\r celle des animaux le pur monisme4 ,cette contradiction manife/e1 *ez un p5seur si clair et si pntrant1 doit p>atre bi5 extraord9aire2 p\r l'expliqu]1 on e/ en droit d'admettre que ,,desc>tes a tu sa propre p5se1 laissant aux p5seurs indp5dants le so9 de la dev9]4 ,comme lve des ,jsuites1 ,,desc>tes avait t lev de bonne heure taire la vrit1 qu& il la voyait plus clairem5t que d'autres2 peut-tre craignait-il aussi la puissance de l',eglise et ses b*]s4 ,d'autre "p dj1 son pr9cipe sceptique que t\t ef=t v]s la connaissance vraie doit p>tir d'un d\te au sujet du dogme traditionnel1 lui avait attir de fanatiques accusations de scepticisme et d'a?isme4 ,la pr(onde action que ,,desc>tes ex]a sur la philosophie ultrieure fut trs rem>quable et con=me sa t5ue de livres en p>tie d\ble4 ,les ,matriali/es des ,x,v,i,ie et ,x,v,i,i,ie sicles1 p\r pos] leur psy*ologie moni/e1 se rclamr5t de la ?orie c>tsi5ne de l'me des btes et de leur activit t\te mcanique de ma*9es4 ,les ,spirituali/es1 au contraire1 affirmr5t que leur dogme de l'immortalit de l'me et de son indp5dance l'g>d du corps avait t irrfutablem5t fond p> la ?orie c>tsi5ne de l'me huma9e4 ,cette op9ion e/ encore auj\rd'hui celle qui prvaut dans le camp des ?ologi5s et des mtaphysici5s duali/es4 ,la conception sci5tifique du ,x,i,xe sicle a compltem5t triomph de la prcd5te1 avec l'aide des progrs empiriques accomplis dans le doma9e de la psy*ologie physiologi/e et comp>e4 ,,ii4 ,?orie neurologique de la consci5ce4--,elle n'exi/e que *ez l'homme et les animaux suprieurs qui possd5t un sy/me n]veux c5tralis et des organes des s5s4 ,la conviction qu'une gr&e p>tie des animaux--au mo9s les ,mammifres suprieurs1--possd5t une me p5sante et une consci5ce1 t\t comme l'homme1 a conquis t\te la zoologie exacte et la psy*ologie moni/e4 ,les progrs gr&ioses accomplis en ces d]ni]s temps dans div]s doma9es de la biologie ont t\s conv]g p\r n\s am5] reconnatre cette importante vrit4 ,n\s n\s born]ons1 p\r l'apprci]1 l'exam5 des ,v]tbrs suprieurs et1 avant t\t1 des ,mammifres4 ,que les reprs5tants les plus intellig5ts de ces ,v]tbrs plus p]fectionns1--les s+es et les *i5s surt\t--se rappro*5t normm5t de l'homme dans t\te leur activit psy*ique1 c'e/ un fait qui1 depuis des milli]s d'annes e/ bi5 connu et a excit l'admiration4 ,leur mode de reprs5tation1 d'activit s5sorielle1 leurs s5sations et leurs dsirs se rappro*5t tant de ceux de l'homme que n\s n'avons pas beso9 de pr\v] ce que n\s avanons4 ,mais la fonction suprieure d'activit crbrale1 la =mation de jugem5ts1 leur en*anem5t en raisonnem5ts1 la p5se et la consci5ce au s5s propre1 sont dvelopps *ez les animaux t\t comme *ez l'homme--la diffr5ce n'e/ que dans le degr1 non dans la nature4 ,en outre1 l'anatomie comp>e et l'hi/ologie n\s appr5n5t que la /ructure si complte du c]veau 7aussi bi5 macroscopique que microscopique7 e/ au fond la mme *ez les ,mammifres suprieurs et *ez l'homme4 ,l'ontognie comp>e n\s montre la mme *ose quant l'app>ition de ces organes de l'me4 ,la physiologie comp>e n\s enseigne que les div]s tats de consci5ce se comport5t1 *ez les plus levs des ,plac5tali5s1 de la mme manire que *ez l'homme et l'expri5ce dmontre qu'ils ragiss5t de la mme manire aux actions ext]nes4 ,on peut ane/hsi] les animaux suprieurs p> l'alcool1 le *lor(orme1 l'!r1 etc42 on peut1 en s'y pr5ant comme il faut1 les hypnotis] t\t comme l'homme4 ,mais1 p> contre1 il n'e/ pas possible de prcis] nettem5t la limite laquelle1 aux degrs infrieurs de la vie animale1 la consci5ce app>at p\r la premire fois comme telle4 ,c]ta9s zoologi/es la font remont] trs haut dans la srie animale1 d'autres t\t la f94 ,,d>w91 qui di/+ue trs exactem5t les div]s /ades de la consci5ce1 de l'intellig5ce et du s5tim5t *ez les animaux suprieurs et les explique p> une volution croissante1 rem>que en mme temps qu'il e/ trs difficile et mme impossible de fix] les dbuts de ces fonctions psy*iques suprieures *ez les animaux infrieurs4 ,p\r moi1 entre les div]ses ?ories contradictoires1 celle qui me semble la plus vraisemblable e/ celle qui ratta*e la =mation de la consci5ce la c5tralisation du sy/me n]veux1 laquelle fait encore dfaut *ez les animaux infrieurs4 ,la prs5ce d'un organe n]veux c5tral1 d'organes des s5s trs dvelopps et d'une association trs t5due entre les gr\pes de reprs5tations1 me sembl5t les conditions ncessaires p\r r5dre possible la consci5ce syn?tique4 ,,iii4 ,?orie animale de la consci5ce4--,elle exi/e *ez t\s les animaux et *ez eux seuls4 ,d'aprs cela1 il y aurait une diffr5ce pr(onde entre la vie psy*ique des animaux et celle des plantes2 c'e/ ce qui a t admis p> beauc\p d'auteurs anci5s et nettem5t =mul p> ,,l9n dans son capital ,sy/ema ,natur 7#agce72 les deux gr&s rgnes de la nature organique se di/+u5t1 selon lui1 p> cela que les animaux ont la s5sation et la consci5ce1 les plantes pas4 ,plus t>d1 ,,s*op5hau]1 en p>ticuli]1 a beauc\p insi/ sur cette diffr5ce3 ,la consci5ce ne n\s e/ absolum5t connue que comme la proprit des tres animaux4 ,qu& mme elle s'lve et progresse trav]s t\te la srie animale p\r atte9dre jusqu' l'homme et sa raison1 l'inconsci5ce de la plante1 d'o la consci5ce e/ sortie1 re/e t\j\rs le po9t de d"p fondam5tal4 ,l'inadmissibilit de cette op9ion e/ app>ue ds le milieu du sicle1 alors qu'on a tudi de plus prs la vie psy*ique *ez les animaux infrieurs1 surt\t *ez les ,cl5trs 7,spongiaires et ,cnidis73 animaux vritables1 qui p\rtant prs5t5t aussi peu de traces d'une consci5ce claire que la plup>t des plantes4 ,la ligne de dm>cation entre les deux rgnes s'e/ encore plus efface mesure qu'on exam9ait plus soigneusem5t1 dans *acun d'eux1 les =mes vitales monocellulaires4 ,les animaux primitifs plasmophages 7,protozoaires7 et les plantes primitives plasmodomes 7,prosophytes7 ne prs5t5t pas de diffr5ces psy*ologiques1 pas plus au po9t de vue de la consci5ce qu' d'autres4 ,,iv4 ,?orie biologique de la consci5ce4--,elle e/ commune t\s les organismes1 elle exi/e *ez t\s les animaux et t\tes les plantes1 t&is qu'elle fait dfaut *ez t\s les corps inorganiques 7cri/aux1 etc474 ,cette op9ion va d'ord9aire de pair avec celle qui reg>de t\s les organismes 7p> opposition aux corps inorganiques7 comme anims2 les trois t]mes3 vie1 me1 consci5ce m>*5t d'ord9aire de front4 ,selon une modification de cette manire de voir1 les trois phnomnes de la vie organique1 sans d\te s]ai5t lis indissolublem5t1 mais la consci5ce ne s]ait qu'une p>tie de l'activit psy*ique1 de mme que celle-ci n'e/ qu'une p>tie de l'activit vitale4 ,que les plantes possd5t une me au mme s5s que les animaux1 c'e/ ce que ,,fe*n] en p>ticuli] s'e/ ef=c de montr] et beauc\p d'auteurs attribu5t l'me vgtale une consci5ce de mme nature que celle de l'me animale4 ,de fait1 on tr\ve *ez les s5sitives trs impressionnables 7mimosa1 dros]a1 dionaea7 d'tonnants m\vem5ts d'excitation des feuilles2 *ez d'autres plantes 7trfle1 pa9 de c\c\1 mais surt\t l'h$ys>um7 des m\vem5ts autonomes2 *ez les plantes dormeuses 7et aussi *ez quelques ,papilionaces7 des m\vem5ts p5dant le sommeil1 qui ressembl5t trangem5t ceux des animaux infrieurs2 celui qui attribue ces d]ni]s la consci5ce ne peut la refus] aux autres4 ,v4 ,?orie cellulaire de la consci5ce4--,c'e/ une proprit vitale de t\te cellule4 ,l'application de la ?orie cellulaire t\tes les bran*es de la biologie exige aussi qu'on la ratta*e la psy*ologie4 ,aussi lgitimem5t qu'en anatomie et en physiologie on considre la cellule vivante comme l' organisme lm5taire d'o l'on driv]a la connaissance du corps pluricellulaire des plantes et des animaux suprieurs--de mme et aussi lgitimem5t on peut considr] l'me cellulaire comme l'lm5t psy*ologique et l'activit psy*ique complexe des organismes suprieurs1 comme le rsultat de la runion des vies psy*iques cellulaires con/ituantes de l'organisme4 ,j'ai dj esquiss cette psy*ologie cellulaire en #ahff dans ma ,morphologie gnrale et j'ai repris la "q plus en dtails1 p> la suite1 dans mon travail sur les ,ames cellulaires et cellules psy*iques#cg4 ,j'ai t conduit p> mes longues re*]*es sur les organismes monocellulaires1 pntr] plus avant dans cette psy*ologie lm5taire4 ,beauc\p de ces petits ,proti/es 7la plup>t microscopiques7 donn5t des m>ques de s5sation et de volont1 trahiss5t des in/9cts et des m\vem5ts semblables ceux qu'on obs]ve *ez les animaux suprieurs2 cela e/ vrai en p>ticuli] des impressionnables et remuants ,infusoires4 ,tant dans l'attitude de ces m9uscules et excitables cellules l'g>d du monde extrieur1 que dans beauc\p d'autres manife/ations de vie de leur "p 7p> exemple la m]veilleuse =mation de l'habitacle *ez les ,rhizopodes1 les ,?alamophores et les ,infusoires7 on p\rrait croire disc]n] des m>ques nettes d'activit psy*ique consci5te4 ,si ma9t5ant on accepte la ?orie biologique de la consci5ce 7no #d7 et si l'on ti5t *aque fonction psy*ique p\r accompagne d'un peu de consci5ce1 on devra alors attribu] aussi la consci5ce *aque cellule proti/e1 considre individuellem5t4 ,le pr9cipe matriel de la consci5ce s]ait1 en ce cas1 ou le plasma t\t enti] de la cellule1 ou son noyau1 ou une p>tie de celui-ci4 ,dans la ,?orie des ,psy*ades de ,,fritz ,,s*ulze1 la consci5ce lm5taire de la psy*ade se comporte vis--vis de la cellule individuelle de la mme manire que1 *ez les animaux suprieurs et *ez l'homme1 la consci5ce p]sonnelle vis--vis de l'organisme pluricellulaire de la p]sonne4 ,cette hypo?se1 que j'ai df5due autrefois1 ne se peut rfut] df9itivem5t4 ,auj\rd'hui1 je me range l'avis de ,,max ,,v]worn qui admet1 dans ses rem>quables ,etudes psy*ophysiologiques sur les ,proti/es qu'il leur manque probablem5t t\s la consci5ce du moi dveloppe et que leurs s5sations1 comme leurs m\vem5ts1 ont un c>actre d'inconsci5ce4 #cg ,e4 ,,haeckel4 ,gesammelte populre ,vortraege1 ,bonn1 #ahgh4 ,,vi4 ,?orie atomi/ique de la consci5ce4--,c'e/ une proprit lm5taire de t\t atome4 ,p>mi t\tes les diffr5tes manires de voir relatives l'ext5sion de la consci5ce1 c'e/ cette hypo?se atomi/ique qui p\sse les *oses le plus lo94 ,elle e/ sans d\te ne pr9cipalem5t de la difficult qu'ont r5contre beauc\p de philosophes et de biologi/es en abordant la "q de la premire app>ition de la consci5ce4 ,ce phnomne1 en effet1 prs5te un c>actre si p>ticuli]1 qu'il p>at des plus d\teux qu'on le puisse driv] d'autres fonctions psy*iques2 on a cru p> suite que le moy5 le plus ais de surmont] la difficult tait d'admettre que la consci5ce tait une proprit lm5taire de la matire analogue l'attraction de la masse ou aux aff9its *imiques4 ,il y aurait ds lors1 autant de =mes de consci5ce lm5taire qu'il y a d'lm5ts *imiques2 *aque atome d'hydrogne aurait sa consci5ce d'hydrogne1 *aque atome de c>bone sa consci5ce de c>bone1 etc4 ,beauc\p de philosophes ont attribu aussi la consci5ce aux quatre anci5s lm5ts d',,emp,,docle1 dont le mlange1 s\s l'influ5ce de l'am\r et de la ha9e1 eng5drait le dev5ir des *oses4 ,p\r ma "p1 je n'ai jamais adopt cette hypo?se d'une consci5ce des atomes2 je suis oblig de le dcl>] ici1 p>ce que ,,du ,,bois ,,reymond m'attribue faussem5t cette op9ion4 ,dans la vive polmique que celui-ci a engage avec moi 7#ahhj7 p> son disc\rs sur les ,sept nigmes de l',univ]s1 il combat violemm5t ma ,philosophie de la nature1 fausse et corruptrice et il affirme que j'ai pos1 comme un axiome mtaphysique1 dans mon travail sur la ,prig5se des pla/idules1 cette hypo?se que les atomes ont une consci5ce individuelle4 ,j'ai1 au contraire1 dcl> expressm5t que je me reprs5tais comme inconsci5tes les fonctions psy*iques lm5taires de s5sation et de volont qu'on peut attribu] aux atomes1 aussi inconsci5tes que la mmoire lm5taire1 qu' l'exemple du di/+u physiologi/e #a 7#ahgj71 je considre comme une fonction gnrale de la matire organise 7ou mieux de la sub/ance vivante74 ,,du ,,bois ,,reymond confond ici trs videmm5t ,ame et ,consci5ce2 je laiss]ai en susp5s la "q de savoir s'il ne commet cette confusion que p> mg>de4 ,puisqu'il considre lui-mme la consci5ce comme un phnomne transc5dant 7a9si que n\s allons le voir7 t&is qu'une p>tie des autres fonctions de l'me 7p> exemple l'activit s5sorielle7 ne le s]ait pas1--je dois admettre qu'il ti5t les deux t]mes p\r diffr5ts4 ,le contraire1 il e/ vrai1 semble ressortir d'autres passages de ses lgants disc\rs1 mais ce clbre rhteur1 prcism5t en ce qui t\*e aux importantes que/ions de pr9cipes1 se contr$it s\v5t de la faon la plus manife/e4 ,je rpte ici encore une fois que p\r moi la consci5ce ne con/itue qu'une p>tie des phnomnes psy*iques1 obs]vables *ez l'homme et les animaux suprieurs1 t&is que de beauc\p la plus gr&e p>tie de ces phnomnes sont inconsci5ts4 ,?ories moni/e et duali/e de la consci5ce4--,si div]g5tes que soi5t les div]ses op9ions relatives la nature et l'app>ition de la consci5ce1 elles se laiss5t p\rtant ram5] t\tes1 en f9 de compte--si l'on traite la "q clairem5t et logiquem5t-- deux conceptions fondam5tales opposes3 la transc5dante 7duali/e7 et la physiologique 7moni/e74 ,j'ai t\j\rs1 quant moi1 s\t5u cette d]nire1 clair p> la ?orie de l'volution et cette manire de voir e/ auj\rd'hui p>tage p> un gr& nombre de naturali/es m95ts1 bi5 qu'il s'en faille de beauc\p qu'elle le soit p> t\s4 ,la premire conception e/ la plus anci5ne et de beauc\p la plus rp&ue2 elle s'e/ acquis de n\veau1 en ces d]ni]s temps un gr& r5om1 grce ,,du ,,bois-,,reymond et son clbre ,disc\rs de l',ignorabimus lequel a fait de cette "q une de celles dont on p>le le plus de nos j\rs dans les ,discussions sur les nigmes de l',univ]s4 ,vu l'extraord9aire importance de cette capitale "q1 n\s ne p\vons faire autrem5t que de rev5ir ici sur ce qui en con/itue le coeur4 ,transc5dance de la consci5ce4--,dans le clbre disc\rs sur les limites de la connaissance de la ,nature1 que ,,du ,,bois-,,reymond fit le #ad aot #ahgb au ,congrs des naturali/es ,leipzig1 il posa deux limites absolues notre connaissance de la nature1 limites que l'esprit huma91 au degr le plus avanc de sa connaissance de la nature1 ne peut jamais fran*ir--jamais1 selon le mot f9al s\v5t cit de ce disc\rs1 concluant emphatiquem5t sur notre impuissance3 ,ignorabimus6 ,l'une de ces absolues et insolubles nigmes de l',univ]s1 c'e/ le li5 entre la matire et la =ce et l'ess5ce propre de ces phnomnes fondam5taux de la nature2 n\s trait]ons fond de ce problme de la sub/ance au *apitre ,,xii du prs5t ouvrage4 ,le second ob/acle insurmontable la philosophie1 s]ait le problme de la consci5ce1 cette "q3 comm5t notre activit intellectuelle peut-elle s'expliqu] p> des conditions matrielles1 p> des m\vem5ts8 ,comm5t la sub/ance 7qui fait le fond commun de la matire et de la =ce7 dans c]ta9es conditions1 s5t-elle1 dsire-t-elle et p5se-t-elle8 ,p\r tre bref et en mme temps p\r c>actris] d'un mot dcisif la nature du disc\rs de ,leipzig1 je l'ai dsign du nom de ,disc\rs de l',ignorabimus4 ,cela m'e/ d'autant mieux p]mis que ,,du ,,bois-,,reymond lui-mme1 huit ans plus t>d 7#ahhj1 dans le ,disc\rs sur les sept nigmes du monde7 se l\ant avec un lgitime orgueil du succs extraord9aire qu'il avait remport1 aj\tait3 ,la critique a fait ent5dre t\s les sons1 depuis le joyeux loge approbateur jusqu'au blme qui rejette t\t et le mot ,ignorabimus qui c\ronnait mes re*]*es1 e/ dev5u une sorte de p>ole symbolique p\r la philosophie naturelle4 ,il e/ vrai de dire que les sons ret5tissants des joyeux loges approbateurs p>tai5t des amphi?tres de la philosophie spirituali/e et moni/e1 surt\t du camp retran* de l',ecclesia militans 7de l',int]nationale noire72 mais t\s les spiriti/es1 galem5t1 t\tes les natures crdules1 qui p5sr5t que l',ignorabimus sauv]ait l'immortalit de leur *re me fur5t ravis du disc\rs4 ,le blme qui rejette t\t ne v9t1 p> contre1 au brillant disc\rs de l',ignorabimus que de la "p de quelques naturali/es et philosophes 7au db du mo9s72 de la "p des quelques esprits possdant la fois une connaissance suffisante de la philosophie naturelle et le c\rage moral exig p\r t5ir tte aux arrts sans appel du dogmatique et t\t puissant secrtaire et dictateur de l',acadmie des ,sci5ces de ,b]l94 ,le rem>quable succs du disc\rs de l',ignorabimus 7que l'orateur lui-mme a plus t>d ju/ifi d'illgitime et d'exagr7 s'explique p> deux raisons1 l'une ext]ne1 l'autre int]ne4 ,considr extrieurem5t1 ce disc\rs tait inconte/ablem5t un rem>quable *ef-d'oeuvre de rhtorique1 un joli s]mon1 d'une haute p]fection de =me et (frant une v>it surpr5ante d'images empruntes la philosophie naturelle4 ,c'e/ un fait connu1 que la majorit--et surt\t le beau sexe6--jug5t un joli s]mon non pas d'aprs sa ri*esse relle en ides1 mais d'aprs la valeur e/htique de l'entreti54 7,monisme1 p4 #dd74 ,analys au po9t de vue int]ne1 p> contre1 le disc\rs de l',ignorabimus conti5t trs net1 le programme du dualisme mtaphysique2 le monde e/ d\blem5t incomprh5sible3 d'abord en tant que monde matriel dans lequel la matire et la =ce dploi5t leur ess5ce--et ensuite1 en reg>d et t\t fait sp> du prcd5t1 le monde en tant que monde immatriel de l'esprit dans lequel la p5se et la consci5ce sont inexplicables p> des conditions matrielles a9si que l'tai5t les phnomnes du premi] monde4 ,il tait t\t naturel que le dualisme et le my/icisme rgnants se saisiss5t ardemm5t de cet aveu qu'il exi/ait deux mondes diffr5ts1 c> cela leur p]mettait de dmontr] la d\ble nature de l'homme et l'immortalit de l'me4 ,le ravissem5t des spirituali/es tait d'autant plus pur et plus lgitime que ,,du ,,bois-,,reymond avait pass jusqu'alors p\r un des df5seurs r$\ts du matrialisme sci5tifique le plus absolu2 et cela il l'avait1 en effet1 t et l'e/ encore re/ 7malgr ses beaux disc\rs87 t\t comme les autres naturali/es contempora9s1 comme t\s ceux qui sont v]ss dans leur sci5ce1 dont la p5se e/ nette et qui re/5t consqu5ts avec eux-mmes4 ,d'ailleurs1 l'auteur du ,disc\rs de l',ignorabimus s\levait en t]m9ant1 la "q de savoir si les deux nigmes de l',univ]s1 opposes l'une l'autre3 le problme gnral de la sub/ance et le problme p>ticuli] de la consci5ce ne se confondai5t pas4 ,il dit en effet3 ,sans d\te cette ide e/ la plus simple et doit tre prfre celle qui n\s f]ait app>atre le monde comme d\ble et incomprh5sible4 ,mais il e/ inhr5t la nature des *oses que n\s ne p>v5ions pas sur ce po9t la cl>t1 et t\t autre disc\rs ci-dessus re/e va94--,c'e/ cette d]nire op9ion que je me suis1 ds le db1 oppos n]giquem5t1 m'ef=ant de montr] que les deux gr&es que/ions indiques plus haut ne con/ituai5t pas deux nigmes de l',univ]s diffr5tes4 ,le problme neurologique de la consci5ce n'e/ qu'un cas p>ticuli] du problme cosmologique univ]sel1 celui de la sub/ance 7,monisme1 #ahib1 p4 #bc74 ,ce n'e/ pas ici le lieu de rev5ir sur la polmique engage ce sujet ni sur la littrature trs ri*e qui en e/ rsulte4 ,j'ai dj1 il y a v+t-c9q ans1 dans la prface de la premire dition de mon ,an?ropognie1 prote/ n]giquem5t contre le ,disc\rs de l',ignorabimus1 ses pr9cipes duali/es et ses sophismes mtaphysiques et j'ai ju/ifi explicitem5t mon attitude dans mon crit sur3 ,la sci5ce libre et l'enseignem5t libre4 7,/uttg>t1 #ahgh74 ,j'ai effleur de n\veau le sujet dans le ,monisme 7p4 #bc #dd74 ,,du ,,bois-,,reymond1 t\* l son po9t s5sible1 rpondit p> div]s disc\rs o p]ait l'irritation#ch2 ceux-ci1 comme la plup>t de ses ,disc\rs si rp&us1 sont bl\issants p> leur /yle1 d'une lgance t\te franaise et captivants p> la ri*esse des images et les surpr5antes t\rnures de phrases4 ,mais la faon sup]ficielle dont les *oses sont envisages ne fait po9t faire de progrs ess5tiel notre connaissance de l',univ]s4 ,il en e/ a9si1 du mo9s1 p\r le ,d>w9isme1 dont le physiologi/e de ,b]l9 s'e/ dcl> plus t>d conditionnellem5t l'adhr5t1 quoiqu'il n'ait jamais fait la mo9dre *ose p\r en t5dre les conqutes2 les rem>ques p> lesquelles il conte/e la valeur de la loi fondam5tale biogntique1 le fait qu'il rejette la phylognie1 etc41 montr5t assez que notre auteur n'e/ ni assez famili] avec les faits empiriques de la morphologie et de l'embryologie comp>es1 ni capable d'apprci] philosophiquem5t leur importance ?orique4 #ch ,,du ,,bois-,,reymond4 ,d>w9 ,v]sus ,galiani #ahgf4 ,die sieb5 ,weltraetsel4 ,physiologie de la consci5ce4--,la nature p>ticulire du phnomne naturel qu'e/ la consci5ce n'e/ pas1 comme l'affirm5t ,,du ,,bois ,,reymond et la philosophie duali/e1 un problme compltem5t et absolum5t transc5dant2 mais elle con/itue1 a9si que je l'ai dj montr il y a tr5te ans1 un problme physiologique1 ram5able1 comme tel1 aux phnomnes qui ressortiss5t la physique et la *imie4 ,je l'ai dsign plus t>d1 d'une manire encore plus prcise1 du nom de problme neurologique1 p>ce que je suis d'avis que la vraie consci5ce 7la p5se et la raison7 ne se tr\ve que *ez les animaux suprieurs qui possd5t un sy/me n]veux c5tralis et des organes des s5s ayant atte9t un c]ta9 degr de p]fectionnem5t4 ,cette proposition peut s'affirm] avec une absolue c]titude en ce qui conc]ne les ,v]tbrs suprieurs et p>-dessus t\t les ,mammifres ,plac5tali5s1 tronc dont e/ issue la race huma9e elle-mme4 ,la consci5ce *ez les plus p]fectionns d'entre les s+es1 les *i5s1 les lphants1 etc41 ne diffre de celle de l'homme qu'en degr1 non en nature et les diffr5ces graduelles de consci5ce entre ces ,plac5tali5s raisonnables et les plus infrieures des races huma9es 7,w$das1 ngres de l',au/ralie7 sont mo9dres que les diffr5ces correspondantes entre celles-ci et ce qui exi/e *ez les hommes raisonnables les plus suprieurs 7,,sp9oza1 ,,goe!1 ,,lam>ck1 ,,d>w91 etc474 ,la consci5ce n'e/ a9si qu'une p>tie de l'activit psy*ique suprieure et comme telle elle dp5d de la /ructure normale de l'organe de l'me auquel elle e/ lie1 du c]veau4 ,l'obs]vation physiologique et l'expri5ce n\s ont1 depuis v+t ans1 f\rni la preuve c]ta9e que l'troite rgion du c]veau des ,mammifres1 que l'on dsigne en ce s5s comme le sige 7ou mieux l'organe7 de la consci5ce1 e/ une p>tie des hmisphres1 savoir cette corce grise ou corce crbrale1 qui se dveloppe trs t>divem5t et aux dp5s de la p>tie dorsale convexe de la premire vsicule primaire1 du c]veau antrieur4 ,mais la preuve morphologique de ces faits physiologiques a pu tre tablie grce aux progrs m]veilleux de l'anatomie microscopique du c]veau1 dont n\s sommes r$evables aux m?odes de re*]*es p]fectionnes de ces d]ni]s temps 7,k,,llik]1 ,,fle*sig1 ,,golgi1 ,,ed+]1 ,,weig]t74 ,le plus important de ces faits et de beauc\p c'e/1 sans contr$it1 la dc\v]te qu'a faite ,p4 ,,fle*sig des organes de la p5se2 il a dmontr l'exi/5ce1 dans l'corce grise du c]veau1 de quatre rgions d'organes s5soriels c5traux--de quatre sphres int]nes de s5sation3 sphre de s5sation du corps dans le lobe p>ital1 sphre olfactive dans le lobe frontal1 sphre visuelle dans le lobe occipital1 sphre auditive dans le lobe temporal4 ,entre ces quatre foy]s s5soriels sont les quatre gr&s foy]s de la p5se ou c5tres d'association1 organes rels de la vie de l'esprit2 ce sont ces in/rum5ts les plus p>faits de l'activit psy*ique qui sont les in/rum5ts de la p5se et de la consci5ce3 en avant1 le c]veau frontal ou c5tre d'association frontal1 en arrire et au-dessus de lui1 le c]veau p>ital ou c5tre d'association p>ital1 en arrire et au-dess\s1 le c]veau pr9cipal ou gr& c5tre d'association occipito-temporal 7le plus important de t\s67 et enf91 t\t fait en bas1 ca* l'intrieur1 le c]veau insulaire ou lot de ,reil1 c5tre d'association insulaire4 ,ces quatre foy]s de la p5se qui se di/+u5t p> une /ructure n]veuse p>ticulire et des plus compliques1 des foy]s s5soriels int]cals entre eux sont les vritables organes de la p5se1 les seuls organes de notre consci5ce4 ,t\t d]nirem5t1 ,,fle*sig a dmontr qu'une p>tie de ces organes prs5t5t1 *ez l'homme1 une /ructure t\t p>ticulirem5t complique1 qu'on ne r5contre pas *ez les autres ,mammifres et qui explique la supriorit de la consci5ce huma9e4 ,pa?ologie de la consci5ce4--,cette dc\v]te capitale de la physiologie mod]ne que les hmisphres sont1 *ez l'homme et les ,mammifres suprieurs1 l'organe de la vie psy*ique et de la consci5ce1 e/ confirme d'une manire lum9euse p> la ,pa?ologie1 p> l'tude des maladies de cet organe4 ,qu& les p>ties en "q des hmisphres sont dtruites1 leur fonction disp>at et l'on peut mme a9si obt5ir une dmon/ration p>tielle de la localisation des fonctions crbrales2 lorsque des po9ts isols de cette rgion sont malades1 on con/ate la suppression des lm5ts de la p5se et de la consci5ce qui tai5t lis aux p>ties conc]nes4 ,l'exprim5tation pa?ologique donne les mmes rsultats3 la de/ruction de tel po9t connu 7p> exemple le c5tre du langage7 dtruit la fonction 7le langage74 ,d'ailleurs1 il suffit de rappel] les phnomnes bi5 connus qui se produis5t j\rnellem5t dans le doma9e de la consci5ce1 p\r acqurir la preuve qu'ils sont s\s la dp5dance absolue des *angem5ts *imiques de la sub/ance crbrale4 ,beauc\p d'alim5ts de luxe 7caf1 ?7 /imul5t notre p5se2 d'autres 7le v91 la bire7 n\s mett5t d'humeur gaie2 le musc et le camphre1 en tant qu'excitants ranim5t la consci5ce faiblissante2 l'!r et le *lor(orme la susp5d5t1 etc4 ,comm5t t\t cela s]ait-il possible si la consci5ce tait une ess5ce immatrielle1 indp5dante des organes anatomiques dont n\s avons p>l8 ,et o rsid]a la consci5ce de l'me immortelle qu& elle ne possd]a plus ces organes8 ,t\s ces faits et d'autres bi5 connus dmontr5t que la consci5ce *ez l'homme 7et absolum5t de mme *ez les ,mammifres pro*es de lui7 e/ *angeante et que son activit peut tre modifie t\t in/ant p> des causes int]nes 7*anges nutritifs1 circulation sangu9e7 et des causes ext]nes 7blessure du c]veau1 excitation74 ,trs in/ructifs sont aussi ces phnomnes m]veilleux de consci5ce d\ble ou alt]nante1 qui rappell5t les gnrations alt]nantes de reprs5tations2 le mme homme manife/e1 des j\rs diffr5ts1 dans des circon/ances v>ies1 une consci5ce t\te diffr5te2 il ne sait plus auj\rd'hui ce qu'il a fait hi]2 hi] il p\vait dire3 je suis moi2--auj\rd'hui il e/ oblig de dire3 je suis un autre4 ,ces int]mitt5ces de la consci5ce peuv5t dur] non seulem5t des j\rs1 mais des mois et des annes2 ils peuv5t mme dev5ir df9itifs#ci4 #ci ,l4 ,b,,*n]4 ,=ce et ,matire et ,physiologis*e ,bild] 7#bt] ,b&74 ,ontognie de la consci5ce4--,a9si que *acun sait1 l'enfant n\veau-n n'a encore aucune consci5ce et1 a9si que ,,prey] l'a montr1 celle-ci ne se dveloppe que t>divem5t1 aprs que le petit enfant a comm5c p>l]2 longtemps il p>le de lui-mme la troisime p]sonne4 ,c'e/ seulem5t au mom5t trs important o il dit p\r la premire fois ,moi1 o le ,s5tim5t du ,moi lui devi5t clair1 que comm5ce g]m] sa consci5ce p]sonnelle en mme temps que son opposition au monde extrieur4 ,les progrs rapides et pr(onds que fait l'enfant en connaissance1 grce l'in/ruction qu'il reoit de ses p>5ts et l'cole p5dant ses dix premires annes1 se ratta*5t troitem5t aux innombrables progrs que fait en croissance et en dveloppem5t sa consci5ce et ceux du c]veau1 organe de celle-ci4 ,et mme lorsque l'coli] a obt5u son ,c]tificat de maturit1 il s'en faut1 la vrit1 de beauc\p que sa consci5ce soit mre1 et c'e/ seulem5t alors que1 grce la div]sit des rapports avec le monde extrieur1 la ,consci5ce de l',univ]s comm5ce vraim5t se dvelopp]4 ,c'e/ seulem5t alors1 dans les annes qui prcd5t la tr5ta9e1 que s'accomplit dans t\te sa maturit le complet dploiem5t de la p5se raisonnable et de la consci5ce1 qui donn]ont ensuite1 dans les conditions normales1 p5dant les tr5te annes suivantes1 des fruits rellem5t mrs4 ,et c'e/ alors1 aprs la soixanta9e 7tantt avant1 tantt aprs71 que comm5ce d'ord9aire cette l5te et graduelle rgression des facults psy*iques suprieures qui c>actrise la vieillesse4 ,la mmoire1 les facults rceptives1 celle de s'intress] des sujets spciaux dcroiss5t de plus en plus2 p> contre1 les facults productrices1 la consci5ce mre et l'intrt philosophique p\r les sujets gnraux se cons]v5t s\v5t longtemps encore4 ,l'volution individuelle de la consci5ce dans la premire jeunesse confirme la valeur gnrale de la loi fondam5tale biogntique2 mais dans les d]nires annes1 on en tr\ve encore bi5 des m>ques4 ,en t\s cas1 l'ontognse de la consci5ce n\s conva9c clairem5t de ce fait qu'elle n'e/ po9t une ess5ce immatrielle1 mais une fonction physiologique du c]veau et qu'elle ne con/itue pas1 p> consqu5t1 une exception la loi de sub/ance4 ,phylognie de la consci5ce4--,le fait que la consci5ce1 comme t\tes les autres fonctions psy*iques1 e/ lie au dveloppem5t normal d'organes dt]m9s et que1 *ez l'enfant1 cette consci5ce se dveloppe graduellem5t1 p>alllem5t ces organes crbraux--n\s p]met dj de conclure qu'elle s'e/ dveloppe hi/oriquem5t pas pas trav]s la srie animale4 ,p\r c]ta9e que soit1 en pr9cipe1 cette phylognie naturelle de la consci5ce1 n\s ne sommes malheureusem5t pas en tat1 nanmo9s1 de la p\rsuivre =t avant ni d'difi] sur elle des hypo?ses prcises4 ,p\rtant1 la palontologie n\s f\rnit d'intressants po9ts de repre qui ne sont pas sans importance4 ,un fait trs frappant1 p> exemple1 c'e/ l'norme dveloppem5t 7quantitatif et qualitatif7 du c]veau *ez les ,mammifres plac5tali5s1 p5dant l'poque t]tiaire4 ,la cavit crni5ne de beauc\p de crnes fossiles de cette poque1 n\s e/ exactem5t connue et n\s f\rnit de prcieux docum5ts sur la gr&eur1 et en p>tie aussi sur la /ructure du c]veau qui y tait r5f]m4 ,on con/ate l1 dans une seule et mme lgion 7p> exemple celle des ,onguls1 celle des ,c>nivores1 celle des ,primates7 un important progrs entre les reprs5tants d'un mme gr\pe1 au db1 p5dant la priode de l'ocne et de l'oligocne1 et plus t>d p5dant la priode du miocne et du pliocne2 *ez ces d]ni]s1 le c]veau 7p> rapport la gr&eur du corps7 e/ de six huit fois plus gr& que *ez les premi]s4 ,et ce po9t culm9ant de l'volution de la consci5ce1 qu'atte9t seul l'homme civilis1 ne rsulte1 lui aussi1 que d'un dveloppem5t graduel--accompli grce aux progrs de la culture elle-mme-- p>tir d'tats infrieurs que n\s tr\vons raliss1 auj\rd'hui encore1 *ez les peuples primitifs4 ,c'e/ ce que n\s montre dj la comp>aison de leurs langues1 lie troitem5t celle de leurs ides4 ,plus se dveloppe1 *ez l'homme civilis qui p5se1 la =mation des ides1 plus il devi5t capable d'ab/raire les c>actres communs plusieurs objets div]s p\r les exprim] p> un t]me gnral1 et plus1 en mme temps1 sa consci5ce devi5t claire et int5se4 ,,*apitre ,,xi ,immortalit de l'me ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,,le ,,?anatisme ,,et ,l',,a?anisme4--,,immortalit ,,cosmique ,,et ,,immortalit ,,p]sonnelle4--,,agr,,gation ,,qui ,,con/itue ,,la ,,sub/ance ,,de ,l',,ame4 ,une des accusations p]ptuelles de l',eglise contre la sci5ce1 c'e/ que celle-ci e/ matriali/e4 ,je v\drais faire rem>qu]1 en passant1 que la conception ecclsia/ique de la vie future a t\j\rs t1 et e/ encore1 le matrialisme le plus pur4 ,le corps matriel doit ressuscit] et habit] un ciel matriel4 ,m4 ,j4 ,,savage4 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,xi ,la citadelle de la sup]/ition4--,a?anisme et ,?anatisme4--,c>actre individuel de la mort4--,immortalit des ,protozoaires 7,proti/es74--,immortalit cosmique et immortalit p]sonnelle4--,?anatisme primitif 7*ez les peuples sauvages74--,?anatisme secondaire 7*ez les philosophes de l'antiquit et des temps mod]nes74--,a?anisme et religion4--,comm5t e/ ne la croyance en l'immortalit4--,a?anisme *rti54--,la vie t]nelle4--,le jugem5t d]ni]4--,a?anisme mtaphysique4--,l'me-sub/ance4--,l'me-!r4 --,l'me-air4--,ames liquides et mes solides4--,immortalit de l'me animale4--,preuves p\r et contre l'a?anisme4--,illusions a?ani/iques4 ,,litt,,rature ,d4 ,,/rauss4--,gesammelte ,s*rift54 ,auswahl 9 se*s ,ba5d5 7h]ausg4 von ,ed4 ,zell]71 #ahij4 ,l4 ,,feu]ba*4--,got!it ,freiheit und ,un/]bli*keit vom ,/&punkt d] ,an?ropologie1 #bte ,aufl4 #ahij4 ,l4 ,,bu*n]4--,das knflige ,leb5 und die mod]ne ,wiss5s*aft--,zehn ,briefe an e9e ,freund91 ,leipzig1 #ahhi4 ,c4 ,,vogt4--,koehl]glaube und ,wiss5s*aft4 #ahee4 ,g4 ,,kuhn4--,naturphilosophis*e ,/udi51 frei von ,my/icismus4 #ahie4 ,p4 ,,c>us ,,et ,,hegel]4--,! ,moni/4 ,a qu>t]ly magaz9e4 ,vol4 ,i-,,ix1 ,*icago1 #ahij-ahii4 ,m4 ,j4 ,,savage4--,die ,un/]bli*keit 7,kap4 ,,xii 9 ,die ,religion im ,li*t d] ,d>w9s*5 ,lehre71 #ahhf4 ,,ad4 ,,svoboda4--,ge/alt5 des ,glaub5s1 #b ,bde1 ,leipzig1 #ahig4 ,en passant de l'tude gntique de l'me la gr&e "q de son immortalit1 n\s abordons ce suprme doma9e de la sup]/ition qui con/itue en quelque sorte la citadelle inde/ructible de t\tes les ides duali/es et my/iques4 ,c> lorsqu'il s'agit de cette "q c>d9ale1 plus que dans t\t autre problme1 se jo9t l'intrt purem5t philosophique l'intrt g/e de la p]sonne qui veut t\t prix se voir g>antie l'immortalit individuelle au del de la mort4 ,ce suprme beso9 de l'me e/ si puissant qu'il rejette p> dessus bord t\s les raisonnem5ts logiques de la raison critique4 ,consciemm5t1 ou inconsciemm5t *ez la plup>t des hommes1 t\tes les autres ides gnrales et t\te la conception de la vie elle-mme sont influ5ces p> le dogme de l'immortalit p]sonnelle et cette erreur ?orique se ratta*5t des consqu5ces pratiques dont la porte e/ imm5se4 ,n\s n\s proposons donc d'exam9]1 du po9t de vue critique1 t\s les aspects de ce dogme important et de dmontr] qu'il e/ inadmissible en face des donnes empiriques de la biologie mod]ne4 ,a?anisme et ,?anatisme4--,af9 d'avoir une expression c\rte et commode p\r dsign] les deux attitudes opposes dans la "q de l'immortalit1 n\s appell]ons la croyance en l'immortalit p]sonnelle de l'homme l',a?anisme 7de ,a?anes ou ,a?anatos3 immortel74 ,p> contre1 n\s appell]ons ,?anatisme 7de ,?anatos3 mort7 la conviction qu'avec la mort de l'homme1 non seulem5t t\tes les autres fonctions vitales physiologiques s'teign5t1 mais que l'me1 elle aussi1 disp>at--en ent5dant p> l cette somme de fonctions crbrales que le dualisme psy*ique considre comme une ess5ce spciale1 indp5dante des autres manife/ations vitales du corps vivant4 ,puisque n\s abordons ici le problme physiologique de la mort1 faisons rem>qu] une fois de plus le c>actre individuel de ce phnomne de la nature organique4 ,n\s ent5dons p> mort exclusivem5t la cessation df9itive des fonctions vitales *ez l'individu organique1 n'importe quelle catgorie l'individu considr app>ti5t ou quel degr d'individualit il s'e/ lev4 ,l'homme e/ mort qu& sa p]sonne meurt1 qu'importe qu'il ne laisse pas de po/rit ou qu'il ait donn le j\r des enfants dont les desc5dants se succd]ont p5dant plusieurs gnrations4 ,on dit1 il e/ vrai1 en un c]ta9 s5s que l'esprit des gr&s hommes 7p> exemple dans une dyna/ie de s\v]a9s m95ts1 dans une famille d'arti/es ple9s de tal5t7 se p]ptue trav]s plusieurs gnrations2 on dit1 de mme1 que l'me des femmes suprieures se survit en leurs enfants et petits-enfants4 ,mais dans ces cas il s'agit t\j\rs de phnomnes complexes d'hrdit1 en v]tu desquels une cellule microscopique dta*e du corps 7sp]matozode du pre1 ovule de la mre71 transmet aux desc5dants c]ta9es proprits de la sub/ance4 ,les p]sonnes elles-mmes qui produis5t ces cellules sexuelles p> milli]s1 demeur5t nanmo9s mortelles et avec leur mort cesse leur activit psy*ique individuelle1 de mme que t\t autre fonction physiologique4 ,immortalit des ,protozoaires4--,il s'e/ tr\v1 en ces d]nires annes1 plusieurs zoologi/es m95ts--surt\t ,,weismann 7#ahhb7--p\r s\t5ir cette op9ion que seuls les plus infrieurs des organismes1 les ,proti/es monocellulaires1 tai5t immortels1 l'inv]se de t\s les autres animaux et plantes pluricellulaires1 dont le corps tait con/itu p> des tissus4 ,a l'appui de cette trange ide1 on invoquait surt\t cet argum5t que la plup>t des ,proti/es se reproduis5t presque exclusivem5t p> gnration asexue1 p> division ou sporulation4 ,le corps t\t enti] de l'tre monocellulaire se subdivise en deux p>ties 7ou plus7 ayant mme valeur 7cellules filles71 puis *acune de ces p>ties se complte p> la croissance jusqu' ce qu'elle soit r$ev5ue semblable1 en gr&eur et en =me1 la cellule mre4 ,mais p> le processus de division lui-mme1 l'individualit de l'organisme monocellulaire e/ dj anantie1 il a p]du aussi bi5 l'unit physiologique que la morphologique4 ,le t]me d'individu lui-mme1 d'indivisible e/ la rfutation logique de la conception de ,,weismann2 c> ce mot signifie une unit que l'on ne peut divis] sans supprim] son ess5ce4 ,en ce s5s1 les plantes primitives monocellulaires 7,protophytes7 et les animaux primitifs monocellulaires 7,protozoaires7 sont1 leur vie durant1 des biontes ou individus physiologiques au mme titre que les plantes et les animaux pluricellulaires1 dont le corps e/ con/itu p> des tissus4 ,*ez ceux-ci aussi exi/e la reproduction asexue1 p> simple division 7p> exemple *ez beauc\p de ,cnidis1 *ez les ,coraux1 les ,mduses72 l'animal-mre1 dont les deux animaux-filles provi5dront p> division1 cesse ici aussi d'exi/] p> le fait qu'il se sp>e en deux4 ,,weismann dcl>e3 ,il n'exi/e pas *ez les ,protozoaires d'individus ni de gnrations au s5s qu'ont ces mots *ez les ,mtazoaires4 ,voil une affirmation laquelle je m'oppose nettem5t4 ,ayant moi-mme1 le premi]1 donn la df9ition des ,mtazoaires et oppos ces animaux pluricellulaires1 dont le corps e/ con/itu p> des tissus1 aux ,protozoaires monocellulaires 7,infusoires1 ,rhizopodes71 ayant1 en outre1 moi-mme montr le premi] la diffr5ce radicale qui exi/ait dans le mode de dveloppem5t de ces deux gr\pes 7aux dp5s de feuillets g]m9atifs p\r les premi]s1 pas p\r les seconds71--je dois dcl>] d'autant plus nettem5t que je considre les ,protozoaires p\r t\t aussi mortels au s5s physiologique 7c'e/--dire aussi au s5s psy*ologique7 que les ,mtazoaires2 dans ces deux gr\pes1 ni le corps ni l'me ne sont immortels4 ,les autres conclusions errones de ,,weismann ont dj t rfutes 7#ahhd7 p> ,,moebius1 qui fait rem>qu] avec raison que t\s les vnem5ts du monde sont priodiques et qu'il n'exi/e pas de s\rce d'o des individus organiques immortels ai5t pu jaillir4 ,immortalit cosmique et immortalit p]sonnelle4--,si l'on pr5d le t]me d'immortalit en un s5s t\t fait gnral et qu'on l't5de l'ensemble de la nature connaissable1 il pr5d une valeur sci5tifique2 il app>at alors1 p\r la philosophie moni/e1 non seulem5t acceptable1 mais t\t naturel et clair p> lui-mme4 ,c> la ?se de l'inde/ructibilit et de l't]nelle dure de t\t ce qui e/ concide alors avec notre suprme loi naturelle1 la loi de sub/ance 7*apitre ,,xii74 ,comme n\s aurons plus t>d1 qu& n\s *]*]ons tablir la doctr9e de la cons]vation de la =ce et de la matire1 discut] longuem5t cette immortalit cosmique1 n\s ne n\s y arrt]ons pas plus longtemps p\r l'in/ant4 ,abordons plutt de suite la critique de cette croyance en l'immortalit1 la seule qu'on ent5de d'ord9aire p> ce mot1 celle en l'immortalit de l'me p]sonnelle4 ,etudions d'abord la faon dont s'e/ =me et propage cette ide my/ique et duali/e et insi/ons ensuite et surt\t sur la propagation de son contraire1 de l'ide moni/e1 du ?anatisme fond empiriquem5t4 ,je di/+u]ai1 comme deux =mes absolum5t diffr5tes de celui-ci1 le ?anatisme primitif et le secondaire2 dans le premi]1 l'abs5ce du dogme de l'immortalit e/ un phnomne orig9el 7*ez les peuples sauvages72 le ?anatisme secondaire1 p> contre1 e/ le rsultat t>dif d'une connaissance de la nature con=mm5t la raison1 il exi/e *ez les peuples ayant atte9t un haut degr de civilisation4 ,?anatisme primitif 7abs5ce orig9elle de l'ide d'immortalit74--,dans beauc\p d'ouvrages philosophiques et surt\t ?ologiques1 n\s lisons auj\rd'hui encore l'affirmation que la croyance en l'immortalit p]sonnelle de l'me huma9e e/ commune1 l'orig9e1 t\s les hommes ou du mo9s t\s les hommes raisonnables4 ,cela e/ faux4 ,ce dogme n'e/ pas une ide orig9elle de la raison huma9e et jamais il n'a t univ]sellem5t admis4 ,s\s ce rapport1 un fait surt\t important1 auj\rd'hui c]ta9 mais qui n'a t tabli qu'en ces d]ni]s temps p> l'e?nologie comp>e1 c'e/ celui-ci1 savoir que plusieurs peuples primitifs1 au degr de culture le plus rudim5taire1 ont aussi peu l'ide d'une immortalit que celle d'un ,dieu4 ,c'e/ le cas1 en p>ticuli]1 de ces ,w$das de ,ceylan1 de ces ,pygmes primitifs que n\s p\vons considr]1 en n\s appuyant sur les rem>quables re*]*es des messieurs ,,s>as91 comme un re/e des premi]s hommes primitifs de l',inde4#dj ,c'e/ encore le cas de div]ses bran*es des plus anci5nes p>mi les ,dravidas1 trs pro*es p>5ts des ,w$das1--enf9 des ,seelongs indi5s et de quelques bran*es p>mi les ngres de l',au/ralie4 ,de mme1 plusieurs peuples primitifs de race amrica9e 7dans l'intrieur du ,brsil1 dans le haut c\rs du fleuve1 etc471 ne connaiss5t ni dieux ni immortalit4 ,cette abs5ce orig9elle de la croyance en ,dieu et en l'immortalit e/ un fait des plus importants2 il convi5t naturellem5t de le di/+u] de l'abs5ce secondaire des mmes croyances acquises p> l'homme p>v5u un haut degr de civilisation1 t>divem5t et avec pe9e1 la suite d'tudes faites dans l'esprit de la philosophie critique4 #dj ,e4 ,,haeckel1 ,lettres d'un voyageur dans l',inde4 ,trad4 fr4 du ,dr ,let\rneau4 ,?anatisme secondaire4 7,abs5ce acquise de l'ide d'immortalit47--,a l'inv]se du ?anatisme primaire1 qui exi/ait srem5t ds l'orig9e *ez les t\t premi]s hommes et fut t\j\rs trs rp&u1 l'abs5ce secondaire de croyance en l'immortalit n'e/ app>ue que t>d2 c'e/ le fruit mr d'une rflexion pr(onde sur la vie et la mort1 p> consqu5t le produit d'une rflexion philosophique pure et indp5dante4 ,comme telle1 elle n\s app>at ds le ,v,ie sicle avant ,jsus-,*ri/1 *ez une p>tie des philosophes naturali/es ioni5s1 plus t>d *ez les fondateurs de la vieille philosophie matriali/e1 *ez ,d,,mocrite et ,,emp,,docle1 mais aussi *ez ,,simonide et ,,epicure1 *ez ,s,n,,que et ,,pl9e et le plus compltem5t dveloppe *ez ,,lucr,,ce4 ,alors1 lorsqu'aprs la *ute de l'antiquit classique1 le *ri/ianisme se fut propag et qu'avec lui l',a?anisme1 comme un de ses plus importants articles de foi1 et conquis la suprmatie1--alors1 en mme temps que d'autres sup]/itions1 celle relative l'immortalit p]sonnelle prit la plus gr&e importance4 ,durant la longue nuit intellectuelle que fut le moy5-ge *rti51 il tait naturellem5t r>e qu'un p5seur h>di ost exprim] des convictions s'c>tant de l'or?odoxie2 les exemples de ,,galil,e1 de ,,giordano ,,bruno et autres philosophes indp5dants qui fur5t livrs la torture et au b*] p> les successeurs du ,*ri/ t]rifiai5t suffisamm5t ceux qui euss5t t t5ts de s'exprim] librem5t4 ,cela ne r$ev9t possible qu'aprs que la ,r=me et la ,r5aissance eur5t bris la t\te-puissance du papisme4 ,l'hi/oire de la philosophie mod]ne n\s montre les div]ses voies p> lesquelles la raison huma9e1 p>v5ue maturit1 a *]* *app] la sup]/ition de l'immortalit4 ,nanmo9s1 le li5 troit qui unissait celle-ci au dogme *rti5 lui confrait une telle puissance jusque dans les milieux prote/ants1 plus libres1 que mme la plup>t des libres p5seurs conva9cus1 g>dai5t p\r eux leur manire de voir sans en ri5 dire4 ,il tait r>e que quelques hommes m95ts1 isols1 se risquass5t confess] librem5t leur conviction de l'impossibilit p\r l'me de cont9u] exi/] p> del la mort4 ,cela s'e/ surt\t produit dans la seconde moiti du ,x,v,i,i,ie sicle1 en ,france1 avec ,,voltaire1 ,,danton1 ,,mirabeau et d'autres1 puis avec les *efs du matrialisme d'alors1 ,,holba*1 ,,lamettrie4 ,ces convictions tai5t p>tages p> le spirituel ami de ,,voltaire1 le plus gr& pr9ce de la maison des ,hoh5zoll]n1 le philosophe de ,sans-,s\ci1 moni/e lui aussi4 ,que dirait ,,fr,d,,ric ,,le ,,gr&1 ce ?anati/e et a?i/e c\ronn1 s'il p\vait auj\rd'hui comp>] ses convictions moni/es avec celles de ses successeurs8 ,p>mi les mdec9s p5seurs1 la conviction qu'avec la mort de l'homme cesse aussi l'exi/5ce de son me e/ trs rp&ue depuis des sicles1 mais eux aussi se sont g>d le plus s\v5t de l'exprim]4 ,d'ailleurs1 mme au sicle d]ni]1 la connaissance empirique du c]veau tait encore si imp>faite1 que l'me1 p>eille un habitant my/rieux1 p\vait cont9u] d'y p\rsuivre son exi/5ce indp5dante4 ,elle n'a t df9itivem5t c>te que p> les progrs gigantesques qu'a faits la biologie en notre sicle1 p>ticulirem5t dans la d]nire moiti4 ,la ?orie de la desc5dance et la ?orie cellulaire jamais tablies1 les surpr5antes dc\v]tes de l'ontognie et de la physiologie exprim5tale1 mais avant t\t les m]veilleux progrs de l'anatomie microscopique du c]veau ont graduellem5t sap t\s les fondem5ts de l',a?anisme1 si bi5 qu'auj\rd'hui il e/ r>e qu'un biologi/e v]s dans sa sci5ce et loyal s\ti5ne encore l'immortalit de l'me4 ,les philosophes moni/es du ,x,i,xe sicle 7,,/rauss1 ,,feu]ba*1 ,,bu*n]1 ,,sp5c]1 etc47 sont t\s ,?anati/es4 ,a?anisme et religion4--,le dogme de l'immortalit p]sonnelle ne s'e/ tant propag et n'a pris une telle importance que p> suite de son rapport troit avec les articles de foi du *ri/ianisme2 et c'e/ celui-ci galem5t qui a donn lieu cette ide errone1 encore auj\rd'hui trs rp&ue1 que cette croyance l'immortalit con/ituait un des lm5ts ess5tiels de t\te religion pure4 ,ce n'e/ aucunem5t le cas6 ,la croyance en l'immortalit de l'me fait compltem5t dfaut dans la plup>t des religions les plus leves de l',ori5t2 elle e/ inconnue au ,b\ddhisme1 qui e/1 encore auj\rd'hui1 la religion que pr(ess5t les #cj de la population de la t]re2 elle e/ aussi inconnue la vieille religion populaire des ,*9ois qu' cette religion r=me p> ,,confucius et qui a pris plus t>d la place de la premire1 et ce qui e/ plus important que t\t le re/e1 elle e/ inconnue la religion primitive et pure des juifs2 ni dans les c9q livres de ,mose1 ni dans les crits antrieurs du ,n\veau-,te/am5t1 crits avant l'exil de ,babylone1 on ne tr\ve ce dogme d'une immortalit individuelle aprs la mort4 ,comm5t s'e/ =me la croyance l'immortalit4--,l'ide my/ique que l'me de l'homme survit la mort1 p\r vivre ensuite t]nellem5t1 a c]ta9em5t une orig9e polyphyltique2 elle n'exi/ait pas *ez le premi] homme d\ dj du langage1 *ez l'homme primitif 7homo primig5ius hypo?tique de l',asie7 pas plus que *ez ses anctres1 le pi!can?ropus et le pro?ylobates1 pas plus que *ez ses desc5dants actuels1 mo9s p]fectionns que lui1 les ,w$das de ,ceylan1 les ,seelongs de l',inde et autres peuples sauvages vivant au lo94 ,c'e/ seulem5t avec les progrs de la raison1 la suite des rflexions plus pr(ondes sur la vie et la mort1 le sommeil et le rve1 que se dveloppr5t1 *ez div]ses races huma9es--indp5damm5t les unes des autres--des ides my/iques sur la composition duali/e de notre organisme4 ,des motifs trs div]s doiv5t avoir conc\ru am5] cet vnem5t polyphyltique3 culte des anctres1 am\r des pro*es1 joie de vivre et dsir de prolong] la vie1 espoir d'une situation meilleure dans l'au-del1 espoir que les bons s]ont rcomp5ss et les m*ants punis1 etc4 ,la psy*ologie comp>e n\s a fait connatre1 en ces d]ni]s temps1 un gr& nombre de ces pomes relatifs aux croyances#da2 ils se ratta*5t troitem5t1 p\r la plus gr&e p>tie1 aux =mes les plus anci5nes de la croyance en ,dieu et de la religion en gnral4 ,dans la plup>t des religions mod]nes1 l',a?anisme e/ intimem5t li au ?isme1 et la conception my/ique que la plup>t des croyants se font de leur ,dieu p]sonnel1 e/ t5due p> eux leur me immortelle4 ,cela vi5t surt\t de la religion qui dom9e le monde civilis mod]ne1 du *ri/ianisme4 #da ,cf4 ,,ad4 ,,svoboda ,ge/alt5 des ,glaub5s #ahig4 ,croyance *rti5ne en l'immortalit4--,a9si que *acun sait1 le dogme de l'immortalit de l'me a pris1 depuis longtemps1 dans la religion *rti5ne1 cette =me prcise exprime a9si dans l'article de foi3 ,je crois la rsurrection de la *air1 la vie t]nelle4 ,le ,*ri/ lui-mme ressuscit d'entre les morts1 le j\r de ,pques p\r tre dsormais dans l',et]nit1 fils de ,dieu assis la droite du ,pre1 ce sont l des ides que n\s ont r5dues s5sibles d'innombrables tableaux et lg5des4 ,de mme1 l'homme lui aussi1 ressuscit]a au j\r du jugem5t et recevra la rcomp5se qu'il aura mrite p> sa vie t]re/re4 ,t\te cette conception *rti5ne e/ d'un b\t l'autre matriali/e et an?ropi/ique2 elle ne s'lve pas beauc\p au-dessus des ides grossires que bon nombre de peuples infrieurs et incultes peuv5t se faire sur les mmes sujets4 ,que la rsurrection de la *air soit impossible1 c'e/ ce que sav5t t\s ceux qui ont la mo9dre connaissance de l'anatomie et de la physiologie4 ,la rsurrection du ,*ri/1 que des millions de *rti5s croyants clbr5t *aque ,pques1 e/ un pur my!1 exactem5t comme la ,rsurrection des morts1 que le ,*ri/ e/ c5s avoir accompli plusieurs fois4 ,p\r la raison pure1 ces articles de foi my/iques sont aussi inadmissibles que l'hypo?se d'une vie t]nelle qui s'y ratta*e4 ,la vie t]nelle4--,les notions fantaisi/es que l',eglise *rti5ne n\s enseigne relativem5t la vie t]nelle de l'me immortelle aprs la mort du corps sont aussi purem5t matriali/es que le dogme de la rsurrection de la *air qui s'y ratta*e4 ,,savage1 dans son intressant ouvrage3 ,la religion tudie la lumire de la doctr9e d>w9i/e 7#ahhf71 fait ce sujet la trs ju/e rem>que suivante3 ,une des accusations p]ptuelles de l',eglise contre la sci5ce1 c'e/ que celle-ci e/ matriali/e4 ,je v\drais faire rem>qu] en passant que la conception ecclsia/ique de la vie future a t\j\rs t et e/ encore le matrialisme le plus pur4 ,le corps matriel doit ressuscit] et habit] un ciel matriel4 ,p\r s'en conva9cre1 il suffit de lire avec imp>tialit un de ces innombrables s]mons ou un de ces disc\rs si ple9s de belles phrases et si gts en ces d]ni]s temps1 dans lesquels sont vantes la spl5deur de la vie t]nelle1 bi5 suprme des *rti5s1 et la croyance en elle1 fondem5t de la morale4 ,ce qui att5d les pieux croyants spirituali/es dans le ,p>adis1 ce sont t\tes les joies de la vie civilise1 avec t\s les raff9em5ts d'une culture avance--t&is que les matriali/es a?es sont m>tyriss t]nellem5t dans les tortures de l',enf]1 p> leur ,pre au coeur aimant4 ,croyance mtaphysique en l'immortalit4--,en face de l'a?anisme matriali/e1 qui dom9e le *ri/ianisme et le mahomtanisme1 il semble que l'a?anisme mtaphysique1 tel que l'ont enseign la plup>t des philosophes duali/es et spirituali/es1 reprs5te une =me de croyance plus pure et plus leve4 ,le plus m>quant p>mi ceux qui ont contribu la fond] e/ ,,platon2 il enseignait dj1 au ,i,ve sicle avant ,jsus-,*ri/1 ce complet dualisme entre le corps et l'me1 qui e/ dev5u ensuite1 dans la croyance *rti5ne1 un des articles les plus importants en ?orie et les plus gros de consqu5ces pratiques4 ,le corps e/ mortel1 matriel1 physique2 l'me e/ immortelle1 immatrielle1 mtaphysique4 ,t\s deux ne sont associs que passagrem5t1 p5dant la vie individuelle4 ,comme ,,platon admettait une vie t]nelle de l'me autonome aussi bi5 avant qu'aprs cette alliance temporaire1 ce fut aussi un adepte de la mtempsy*ose2 les mes exi/5t en tant que telles1 en tant qu'ides t]nelles1 avant qu'elles ne pass5t dans un corps huma94 ,aprs avoir quitt celui-ci1 elles se mett5t en qute d'un autre corps habit]1 lequel soit aussi appropri que possible leur nature2 les mes des tyrans t]ribles pass5t dans les corps des l\ps et des vaut\rs1 celles des travailleurs v]tueux dans les corps des abeilles et des f\rmis1 et a9si de suite4 ,ce qu'il y a d'enfant9 et de naf dans ces ?ories de l'me saute aux yeux2 un exam5 plus appr(ondi n\s montre qu'elles sont compltem5t inconciliables avec les connaissances psy*ologiques1 autrem5t c]ta9es1 que n\s devons l'anatomie et la physiologie mod]nes1 aux progrs de l'hi/ologie et de l'ontognie4 ,n\s les m5tionnons seulem5t ici p>ce que1 malgr leur absurdit1 elles ont ex]c la plus gr&e influ5ce sur l'hi/oire de la p5se4 ,c>1 d'une "p1 la ?orie de l'me platonici5ne1 se ratta*e la my/ique des ,noplatonici5s1 qui pntra dans le ,*ri/ianisme2 d'autre "p1 elle dev9t plus t>d un des pili]s pr9cipaux de la philosophie spirituali/e4 ,l'ide platonici5ne se trans=ma p> la suite en la notion de sub/ance de l'me1 vrai dire aussi mtaphysique et impossible saisir1 mais qui gagna revtir p>fois un aspect physique4 ,ame-sub/ance4--,la conception de l'me en tant que sub/ance e/1 *ez beauc\p de psy*ologues1 =t peu claire2 tantt elle e/ considre1 au s5s ab/rait et idal1 comme un tre immatriel d'une espce t\te p>ticulire1 tantt au s5s concret et rali/e1 tantt1 enf91 comme une *ose peu claire1 hybride t5ant des deux4 ,si n\s n\s arrtons la notion moni/e de sub/ance1 telle que n\s la pr5drons 7*ap4 ,,xii7 comme la base la plus simple sur laquelle s'difi]a notre philosophie t\t entire1 l'n]gie et la matire n\s y app>atront indissolublem5t unies4 ,il n\s faudra alors di/+u] dans l'me sub/ance1 l'n]gie psy*ique proprem5t dite 7s5sation1 reprs5tation1 volition7 qui n\s e/ seule connue--et la matire psy*ique1 au seul moy5 de laquelle la premire peut se produire1 c'e/--dire le plasma vivant4 ,*ez les animaux suprieurs1 la matire-me e/ a9si con/itue p> une p>tie du sy/me n]veux2 *ez les animaux infrieurs et les plantes1 dp\rvus de sy/me n]veux1 p> une p>tie de leur corps pluricellulaire2 *ez les ,proti/es monocellulaires1 p> une p>tie de leur corps cellulaire4 ,n\s rev5ons a9si aux organes de l'me et n\s sommes conduits cette conclusion1 con=me la nature1 que ces organes matriels de l'me sont indisp5sables l'activit psy*ique2 quant l'me elle-mme1 elle e/ actuelle1 c'e/ la somme de ses fonctions physiologiques4 ,le concept de l'me sub/ance spcifique pr5d un t\t autre s5s *ez les philosophes duali/es qui en admett5t l'exi/5ce4 ,l'me immortelle e/ matrielle1 sans d\te1 mais cep5dant invisible et t\te diffr5te du corps visible dans lequel elle habite4 ,l'invisibilit de l'me e/ a9si considre comme un de ses attributs ess5tiels4 ,quelques-uns1 p> suite1 comp>5t l'me avec l'!r et p5s5t qu'elle e/ comme lui1 une matire ess5tiellem5t mobile1 des plus subtiles et lgres ou bi5 encore un ag5t impondrable qui circule p>t\t entre les p>ticules pondrables de l'organisme vivant4 ,d'autres1 p> contre1 comp>5t l'me au v5t et lui attribu5t p> suite un tat gazeux2 et c'e/ cette comp>aison1 faite d'abord p> les peuples primitifs1 qui a conduit plus t>d la conception duali/e1 dev5ue si gnrale4 ,qu& l'homme m\rait1 son corps demeurait1 dp\ille morte1 mais l'me immortelle s'envolait avec le d]ni] s\ffle4 ,ame-!r4--,la comp>aison de l'me huma9e avec l'!r physique1 comme tant qualitativem5t de mme nature1 a pris en ces d]ni]s temps une =me plus concrte1 grce aux progrs imm5ses de l'optique et de l'lectricit 7accomplis surt\t en ces dix d]nires annes72 c> ceux-ci n\s ont appris connatre l'n]gie de l'!r et p> l n\s ont f\rni c]ta9s ap]u sur la nature matrielle de cette sub/ance qui remplit l'espace4 ,devant p>l] plus longuem5t de ces importants rapports 7*ap4 ,,xii7 je ne m'y arrt]ai pas plus longuem5t ici1 je f]ai seulem5t rem>qu] en deux mots que l'hypo?se d'une me-!r e/ dev5ue1 p> suite1 absolum5t inadmissible4 ,une telle me ?re1 c'e/--dire une sub/ance-me qui s]ait p>eille l'!r physique et circul]ait1 a9si que lui1 entre les p>ties pondrables du plasma vivant ou des molcules crbrales1 s]ait jamais incapable de produire une vie psy*ique individuelle4 ,ni les conceptions my/iques qui ont fait1 ce sujet1 l'objet de vives discussions v]s le milieu du sicle1 ni les t5tatives du ,novitalisme mod]ne p\r tablir un li5 entre la my/ique =ce vitale et l'!r physique--ne mrit5t plus auj\rd'hui d'tre rfutes4 ,ame air4--,une conception bi5 plus rp&ue et encore auj\rd'hui en haute e/ime1 c'e/ celle qui attribue la sub/ance-me une nature gazeuse4 ,de t\te antiquit on a comp> le s\ffle de la respiration huma9e celui du v5t2 les deux fur5t1 l'orig9e1 t5us p\r id5tiques et dsigns p> un mme nom4 ,anemos et ,psy*e *ez les ,grecs1 ,anima et ,spiritus *ez les ,roma9s dsign5t orig9airem5t le s\ffle du v5t2 de l ces t]mes ont t appliqus ensuite au s\ffle de l'homme4 ,plus t>d ce s\ffle vivant fut id5tifi avec la =ce vitale et f9alem5t considr comme l'ess5ce mme de l'me1 ou1 en un s5s plus re/re9t1 comme celle de sa suprme manife/ation1 l'esprit4 ,de l1 la fantaisie driva ensuite la conception my/ique des esprits individuels1 fantmes 7,spirits72 ceux-ci sont encore conu auj\rd'hui1 la plup>t du temps1 comme des tres de =me ari5ne--mais d\s des fonctions physiologiques de l'organisme6--dans ma9t c]cle spirite clbre1 les esprits sont nanmo9s photographis6 ,ames liquides et mes solides4--,la physique exprim5tale e/ p>v5ue1 dans les dix d]nires annes de notre ,x,i,xe sicle1 faire pass] t\s les corps gazeux l'tat liquide--et mme la plup>t l'tat d'agrgat solide4 ,il ne faut p\r cela ri5 d'autre que des app>eils appropris qui comprim5t =tem5t les gaz1 s\s une trs =te pression et avec une temprature trs basse4 ,non seulem5t des lm5ts analogues l'air 7oxygne1 hydrogne1 azote7 ont pu a9si pass] de l'tat gazeux l'tat liquide1 mais en outre des gaz composs 7acide c>bonique7 et des mlanges de gaz 7air atmosphrique74 ,mais p> l ces corps invisibles sont dev5us p\r t\s visibles et1 en un c]ta9 s5s1 il e/ possible de les t\*] du doigt4 ,avec ce *angem5t de d5sit s'e/ van\i le nimbe my/ique qui enveloppait autrefois1 dans l'op9ion c\rante1 la nature des gaz t5us p\r des corps invisibles produisant cep5dant des effets visibles4 ,si la sub/ance-me tait rellem5t1 comme beauc\p de savants le croi5t auj\rd'hui encore1 de la mme nature que les gaz1 on devrait tre en tat1 en employant une haute pression et une temprature trs basse1 de la recueillir dans un flacon1 s\s le titre de liquide d'immortalit 7fluidum anim immortale74 ,en p\rsuivant le refroidissem5t et la cond5sation on devrait aussi p>v5ir faire pass] l'me liquide l'tat solide 7neige d'me74 ,jusqu'ici l'expri5ce n'a pas encore russi4 ,immortalit de l'me animale4--,si l'a?anisme tait vrai1 si rellem5t l'me de l'homme devait t]nellem5t subsi/]1 on devrait s\t5ir absolum5t la mme *ose relativem5t l'me des animaux suprieurs1 au mo9s des ,mammifres les plus pro*es de l'homme 7,s+es1 ,*i5s74 ,c> l'homme ne se di/+ue pas d'eux p> une n\velle sorte de fonction psy*ique spciale1 n'app>t5ant qu' lui1--mais uniquem5t p> un degr suprieur d'activit psy*ique1 p> le plus gr& p]fectionnem5t du /ade d'volution atte9t4 ,ce qui e/ surt\t plus p]fectionn *ez beauc\p d'hommes 7mais pas *ez t\s671 c'e/ la consci5ce1 la facult d'associ] des ides1 la p5se et la raison4 ,d'ailleurs1 la diffr5ce n'e/1 beauc\p prs1 pas aussi gr&e qu'on se l'imag9e et elle e/1 s\s t\s les rapports1 bi5 mo9dre que la diffr5ce correspondante entre l'me des animaux suprieurs et celles des animaux infrieurs1 ou mme que la diffr5ce entre le plus haut et le plus bas degr de l'me huma9e4 ,si donc on accorde celle-ci une immortalit p]sonnelle1 il faut l'attribu] aussi l'me des animaux suprieurs4 ,cette conviction de l'immortalit individuelle des animaux se r5contre1 a9si qu'il tait naturel1 *ez beauc\p de peuples anci5s et mod]nes2 mme auj\rd'hui encore elle e/ s\t5ue p> beauc\p de p5seurs qui rev5diqu5t p\r eux-mmes une vie t]nelle et1 d'autre "p1 possd5t une connaissance empirique trs appr(ondie de la vie psy*ique des animaux4 ,j'ai connu un vieil inspecteur des =ts qui1 veuf et sans enfants1 avait vcu plus de tr5te ans absolum5t seul1 dans une spl5dide =t de la ,prusse ori5tale4 ,il n'avait de rapports qu'avec quelques dome/iques1 avec lesquels il n'*angeait que les p>oles indisp5sables1 et avec une nombreuse meute de *i5s de t\te espce1 avec lesquels il vivait dans la plus gr&e communaut d'mes4 ,aprs plusieurs annes d'ducation et de dressage1 ce f9 obs]vateur et ami de la ,nature avait su pntr] pr(ondm5t dans l'me individuelle de ses *i5s et il tait aussi p]suad de leur immortalit p]sonnelle que de la si5ne propre et quelques-uns1 p>mi les plus intellig5ts de ses *i5s1 lui semblai5t1 d'aprs une comp>aison objective1 p>v5us un /ade psy*ique plus lev que sa vieille et /upide s]vante ou que son grossi] dome/ique l'esprit born4 ,t\t obs]vateur imp>tial qui tudi]a p5dant des annes la vie psy*ique consci5te et intellig5te de *i5s suprieurs1 qui suivra att5tivem5t les processus physiologiques de leur p5se1 de leur jugem5t1 de leur raisonnem5t1 devra reconnatre que ces *i5s peuv5t rev5diqu] l'immortalit avec autant de droit que l'homme4 ,preuves en faveur de l',a?anisme4--,les motifs que l'on invoque depuis deux mille ans en faveur de l'immortalit de l'me et que l'on fait encore valoir auj\rd'hui1 provi5n5t en gr&e p>tie1 non de l'ef=t p\r connatre la vrit1 mais bi5 plutt du soi-disant beso9 de l'me1 c'e/--dire de la fantaisie et de l'inv5tion4 ,p\r p>l] comme ,,kant1 l'immortalit de l'me n'e/ pas un objet de connaissance de la raison pure1 mais un po/ulat de la raison pratique4 ,mais celle-ci et les beso9s de l'me1 de l'ducation morale1 etc41 qui s'y ratta*5t1 doiv5t tre laisss absolum5t de ct si n\s v\lons s9crem5t et sans p>ti pris p>v5ir la pure connaissance de la vrit2 c> celle-ci n'e/ exclusivem5t possible qu'au moy5 des raisonnem5ts logiques et clairs1 fonds empiriquem5t1 de la raison pure4 ,n\s p\vons donc r$ire ici de l',a?anisme ce que n\s avons dit du ?isme3 ce ne sont t\s deux que des objets de fantaisie my/ique1 de croyance transc5dante1 non de sci5ce1 laquelle procde de la raison4 ,si n\s analysions l'une aprs l'autre t\tes les raisons qu'on a fait valoir en faveur de la croyance l'immortalit1 il en ressortirait que pas une seule n'e/ vraim5t sci5tifique2 il n'en e/ pas une seule qui se puisse concili] avec les notions claires que n\s avons acquises1 depuis quelques diza9es d'annes1 p> la psy*ologie physiologique et la ?orie de l'volution4 ,l'argum5t ?ologique selon lequel un crateur p]sonnel aurait mis en l'homme une me immortelle 7le plus s\v5t conue comme une p>tie de sa propre me div9e7 e/ un pur my!4 ,l'argum5t cosmologique selon lequel l'ordre moral du monde exig]ait l't]nelle dure de l'me huma9e1 e/ un dogme qui ne s'appuie sur ri54 ,l'argum5t tlologique1 selon lequel la de/9e suprme de l'homme exig]ait un complet dveloppem5t dans l'au-del de son me si incomplte p5dant la vie t]re/re1 repose sur un an?ropisme erron4 ,l'argum5t moral selon lequel les privations1 les s\haits insatisfaits durant la vie t]re/re devrai5t tre satisfaits dans l'au del p> une ju/ice di/ributive1 e/ un pieux s\hait1 mais ri5 de plus4 ,l'argum5t e?nologique selon lequel la croyance en l'immortalit1 comme celle en ,dieu1 s]ait une vrit inne1 commune t\s les hommes1 e/ nettem5t une erreur4 ,l'argum5t ontologique1 selon lequel l'me1 sub/ance simple1 immatrielle et indivisible ne saurait disp>atre avec la mort1 repose sur une conception absolum5t fausse des phnomnes psy*iques3 c'e/ une erreur spirituali/e4 ,t\s ces argum5ts en faveur de l'a?anisme et d'autres analogues sont suranns2 ils ont t df9itivem5t rfuts p> la critique sci5tifique de cette f9 de sicle4 ,preuves contraires l',a?anisme4--,en reg>d des argum5ts cits1 t\s inadmissibles1 en faveur de l'immortalit de l'me1 il convi5t1 vu la haute importance de cette "q1 de rsum] brivem5t ici les argum5ts sci5tifiques1 bi5 fonds1 contraires cette croyance4 ,l'argum5t physiologique n\s enseigne que l'me huma9e1 pas plus que celle des animaux suprieurs1 n'e/ une sub/ance immatrielle1 indp5dante1 mais un t]me collectif dsignant une somme de fonctions crbrales2 celles-ci sont conditionnes1 comme t\tes les autres fonctions vitales1 p> des processus physiques et *imiques1 p> suite s\mis1 eux aussi1 la loi de sub/ance4 ,l'argum5t hi/ologique s'appuie sur la /ructure microscopique si complique du c]veau et n\s appr5d *]*] dans les cellules ganglionnaires de celui-ci les vritables organes lm5taires de l'me4 ,l'argum5t exprim5tal n\s f\rnit la conviction que les div]ses fonctions de l'me sont lies des t]ritoires dt]m9s du c]veau et sont impossibles sans l'tat normal de ceux-ci2 si ces t]ritoires sont dtruits1 la fonction qui y tait atta*e disp>at en mme temps2 cette loi vaut1 en p>ticuli]1 p\r les organes de la p5se1 uniques in/rum5ts c5traux de la vie de l'esprit4 ,l'argum5t pa?ologique complte le physiologique2 lorsque des rgions crbrales dt]m9es 7c5tre du langage1 sphre visuelle1 sphre auditive7 sont dtruites p> la maladie1 leur travail n'e/ plus effectu1 le langage1 la vue1 l'oue disp>aiss5t2 la nature ralise ici l'expri5ce physiologique la plus dcisive4 ,l'argum5t ontogntique n\s met immdiatem5t s\s les yeux les faits de l'volution individuelle de l'me2 n\s voyons comm5t1 dans l'me de l'enfant1 les div]ses facults se dvelopp5t peu peu2 elles atteign5t leur ple9e maturit *ez le jeune homme1 elles port5t leurs fruits *ez l'homme2 dans la vieillesse se produit une graduelle rgression de l'me1 correspondant la dgnresc5ce snile du c]veau4 ,l'argum5t phylogntique s'appuie sur la palontologie1 l'anatomie comp>e et la physiologie du c]veau2 se compltant rciproquem5t1 ces sci5ces runies n\s f\rniss5t la c]titude que le c]veau de l'homme 7et en mme temps sa fonction1 l'me7 s'e/ dvelopp graduellem5t et p> tapes p>tir de celui des ,mammifres1 et1 en remontant plus lo91 des v]tbrs infrieurs4 ,illusions a?ani/iques4--,les re*]*es prcd5tes1 qui p\rrai5t tre compltes p> beauc\p d'autres rsultats de la sci5ce mod]ne1 ont dmontr l'absolue inadmissibilit du vieux dogme de l'immortalit de l'me4 ,celui-ci ne peut plus1 au ,x,i,xe sicle1 faire l'objet d'une tude sci5tifique1 srieuse1 mais seulem5t celui de la croyance transc5dante4 ,mais la critique de la raison pure a dmontr que cette croyance1 dont on fait tant de cas1 envisage au gr& j\r1 e/ une pure sup]/ition1 t\t comme la croyance qu'on y ratta*e si s\v5t1 en un ,dieu p]sonnel4 ,et cep5dant1 auj\rd'hui encore1 des millions de croyants--non seulem5t dans les basses classes1 dans le peuple sans culture1 mais aussi dans les milieux les plus levs--ti5n5t cette sup]/ition p\r leur bi5 le plus *]1 p\r leur plus prcieux trsor4 ,il e/ donc ncessaire de pntr] un peu plus avant dans le c]cle d'ides auquel celle-l se ratta*e et--en la supposant vraie--de s\mettre sa valeur relle un exam5 critique4 ,la critique objective dc\vrira alors que cette valeur repose en gr&e p>tie sur l'imag9ation1 sur l'abs5ce de jugem5t clair et de p5se consqu5te4 ,la r5onciation df9itive ces illusions a?ani/iques1 j'en ai la pr(onde et s9cre conviction1 non seulem5t ne s]ait pas p\r l'humanit une p]te d\l\reuse1 mais con/itu]ait un inapprciable ga9 positif4 ,le beso9 de l'me huma9e s'atta*e la croyance en l'immortalit surt\t p\r deux motifs3 premirem5t1 l'espoir d'une vie meilleure dans l'au-del1 secondem5t l'espoir d'y revoir nos amis et t\s ceux qui n\s sont *]s1 et que la mort n\s a enlevs ici-bas4 ,en ce qui conc]ne la premire esprance1 elle provi5t d'un s5tim5t naturel de rmunration1 lgitime il e/ vrai subjectivem5t1 mais objectivem5t sans fondem5t4 ,n\s prt5dons tre ddommags d'innombrables dceptions1 des tri/es expri5ces de cette vie t]re/re1 sans y tre autoriss p> aucune p]spective relle ou aucune g>antie4 ,n\s rclamons la dure illimite d'une vie t]nelle dans laquelle n\s ne v\lons pr\v] que plaisir et joie1 ni dplaisir ni d\leur4 ,la faon dont la plup>t des hommes se reprs5t5t cette vie bi5heureuse dans l',au del e/ des plus surpr5antes1 et d'autant plus tonnante que d'aprs cela1 l'me immatrielle gt]ait des j\issances on ne peut plus matrielles4 ,la fantaisie de *aque croyant1 faonne cette flicit p]man5te con=mm5t ses dsirs p]sonnels4 ,l',indi5 d',amrique1 dont ,,s*ill] n\s a si vivem5t dpe9t l',a?anisme dans sa pla9te funbre espre tr\v] dans son ,p>adis les plus sup]bes *asses avec une quantit norme de buffles et d'ours2 l',esquimeau1 s'att5d y voir des nappes de glaces claires p> le soleil avec une quantit norme d'ours polaires1 de phoques et autres animaux polaires2 le d\x ,s+halais conoit son ,p>adis d'aprs la m]veilleuse le p>adisiaque de ,ceylan1 avec ses j>d9s et ses =ts spl5dides2 mais il admet tacitem5t qu'il y tr\v]a t\j\rs pr(usion le riz et le curry1 les noix de coco et autres fruits2 l',arabe mahomtan e/ conva9cu que son ,p>adis s]a c\v]t de j>d9s ombrags1 ple9s de fleurs1 o bruiront p>t\t de fra*es s\rces et qu'habit]ont les plus belles filles2 le p*eur ca?olique1 en ,sicile1 s'att5d avoir *aque j\r une pr(usion des plus f9s poissons et du meilleur mac>oni et une indulg5ce t]nelle1 p\r t\s les p*s que1 mme dans la vie t]nelle1 il p\rra commettre *aque j\r2 le *rti5 du ,nord de l',europe espre une ca?drale go?ique dont on ne p\rra pas mesur] la hauteur et dans laquelle ret5tiront des l\anges t]nelles au ,dieu des armes4 ,bref1 *aque croyant att5d en somme de la vie t]nelle qu'elle soit un prolongem5t direct de son exi/5ce t]re/re individuelle1 mais qu'elle en soit une dition considrablem5t revue et augm5te4 ,il n\s faut faire ressortir1 ici encore1 le c>actre d'absolu matrialisme que prs5te l',a?anisme *rti51 li troitem5t au dogme absurde de la rsurrection de la *air4 ,d'aprs ce que n\s montr5t des milli]s de toiles de ,matres clbres1 les corps ressuscits avec leurs mes nes n\veau vont se prom5] l-haut dans le ciel t\t comme ici-bas dans la valle de misres t]re/res2 ils voi5t ,dieu avec leurs yeux1 ils ent5d5t sa voix avec leurs oreilles1 ils *ant5t en son honneur des cantiques avec leur l>ynx1 etc4 ,bref1 les mod]nes habitants du ,p>adis *rti5 sont aussi bi5 des tres d\bles1 composs d'un corps et d'une me1 ils sont aussi bi5 en possession de t\s les organes du corps t]re/re1 que nos vieux devanci]s au ,walhalla1 dans la salle d',od91 que les immortels turcs et arabes dans les plaisants j>d9s du ,p>adis de ,mahomet1 que les demi-dieux et les hros de l'anci5ne ,grce dans l',olympe1 la table de ,zeus1 se dlectant avec le nect> et l'ambroisie4 ,quelque m]veilleuse pe9ture qu'on se fasse de cette vie t]nelle au ,p>adis1 la longue elle doit dev5ir inf9im5t ennuyeuse4 ,et p5s] que c'e/ p\r l't]nit6 ,sans int]ruption p\rsuivre cette t]nelle exi/5ce individuelle6 ,le my! pr(ond du ,juif errant1 l'in=tun ,ahasv]us *]*ant en va9 le repos1 devrait n\s clair] sur la valeur d'une p>eille vie t]nelle4 ,la meilleure *ose que n\s puissions s\hait]1 aprs une vie bi5 remplie o n\s avons fait de notre mieux1 en t\te consci5ce1 c'e/ la paix t]nelle du tombeau2 ,seigneur donnez-leur le repos t]nel6 ,t\te p]sonne in/ruite1 raisonnable1 qui connat le sy/me *ronologique de la gologie et qui a rfl*i sur la longue suite de millions d'annes que compte l'hi/oire organique de la t]re1 devra av\]1 si son jugem5t e/ imp>tial1 que la banale p5se de la vie t]nelle1 lo9 d'tre mme p\r le meilleur homme une admirable consolation1 e/ plutt une t]rible m5ace4 ,p\r conte/] cela il faut manqu] d'un jugem5t clair et d'une p5se consqu5te4 ,le meilleur motif et le plus lgitime qu'invoque l',a?anisme1 c'e/ l'esprance de revoir dans la vie t]nelle nos amis et t\s ceux qui n\s sont *]s et dont un sort cruel n\s a trop tt sp>s ici-bas4 ,mais ce bonheur qu'on se promet1 si l'on y reg>de de plus prs1 app>atra encore illusoire2 et en t\s cas il s]ait =tem5t tr\bl p> la p]spective de retr\v] en mme temps l-haut tant de p]sonnes peu sympa?iques et mme les ennemis odieux qui ont empoisonn notre vie ici-bas4 ,sans compt] que les rapports de famille s]ai5t encore la s\rce de bi5 des difficults6 ,beauc\p d'hommes r5onc]ai5t srem5t t\tes les spl5deurs du ,p>adis1 s'ils avai5t la c]titude de s'y retr\v] t]nellem5t ct de leur meilleure moiti ou de leur belle-mre6 ,il e/ d\teux1 galem5t1 que le roi ,h5ri ,,viii d',anglet]re s'y plairait t]nellem5t entre ses six femmes2 c'e/ d\teux aussi p\r le roi de ,pologne1 ,augu/e le ,=t1 qui aima c5t femmes et en eut #ceb enfants6 ,celui-ci1 ayant t au mieux avec le pape1 vicaire de ,dieu1 devrait habit] le ,p>adis1 malgr t\tes ses fautes et bi5 que ses gu]res av5tureuses et folles ai5t cot la vie plus de c5t mille ,saxons4 ,d'insolubles difficults att5d5t aussi les a?ani/es croyants sur le po9t de savoir quel /ade de leur volution individuelle l'me vivra sa vie t]nelle8 ,les n\veau-ns dvelopp]ont-ils leur me au ciel1 aux prises avec la mme lutte p\r la vie qui faonne1 p> un traitem5t si dur1 l'homme ici-bas8 ,le jeune homme ple9 de tal5t qui tombe1 victime du meurtre en masse de la gu]re1 va-t-il dvelopp] au ,walhalla les ri*es dons inemploys de son esprit8 ,le vieill>d affaibli p> les ans1 tomb en enfance1 mais qui1 dans la =ce de l'ge1 avait rempli le monde du bruit de ses exploits1 vivra-t-il t]nellem5t en vieill>d gteux8 ou bi5 revi5dra-t-il en arrire un tat de maturit antrieure8 ,mais si les mes immortelles doiv5t vivre dans l',olympe1 rajeunies et comme des tres p>faits1 le *>me et l'intrt de la p]sonnalit sont compltem5t p]dus p\r eux4 ,t\t aussi inadmissible n\s app>at auj\rd'hui1 la lumire de la raison pure1 le my! an?ropi/ique du ,jugem5t d]ni]1 de la sp>ation des mes huma9es en deux gr&s tas1 l'un cont5ant celles de/9es aux t]nelles joies du ,p>adis1 l'autre celles de/9es aux tortures t]nelles de l',enf] et cela p> un ,dieu p]sonnel qui s]ait le ,pre de l',am\r6 ,c'e/ cep5dant ce ,pre t\t am\r qui a cr lui-mme les conditions d'hrdit et d'adaptation dans lesquelles devai5t fatalem5t volu]1 d'une "p1 les lus favoriss p\r dev5ir des ,bi5heureux innoc5ts1 d'autre "p1 non mo9s fatalem5t1 les pauvres malheureux p\r dev5ir de c\pables damns4 ,une comp>aison critique des innombrables tableaux v>is1 fantaisi/es1 eng5drs depuis des milli]s d'annes suivant les div]s peuples et les div]ses religions1 p> la croyance en l'immortalit1 n\s f\rnit un spectacle des plus curieux2 une description des plus intressantes1 tmoignant de re*]*es puises des s\rces nombreuses1 n\s en a t donne p> ,,ad4 ,,svoboda dans ses rem>quables ouvrages3 ,les dlires de l'me 7#ahhf7 et les ,=mes de la croyance 7#ahig74 ,si absurdes que la plup>t de ces my!s puiss5t n\s sembl]1 si inconciliables qu'ils soi5t t\s avec les progrs de la sci5ce mod]ne1 ils n'en j\5t pas mo9s1 auj\rd'hui encore1 un rle important1 et comme po/ulat de la raison pratique1 ils ex]c5t la plus gr&e influ5ce sur la conception que se font de la vie les individus et sur les de/9es des peuples4 ,la philosophie idali/e et spirituali/e du prs5t1 il e/ vrai1 convi5dra que ces =mes matriali/es de la croyance en l'immortalit sont ins\t5ables et qu'elles doiv5t faire place l'ide pure d'une ess5ce immatrielle de l'me1 une ide platonici5ne ou une sub/ance transc5dante4 ,mais la conception naturali/e idali/e du prs5t ne peut absolum5t pas admettre ces notions insaisissables2 elles ne satisfont ni le beso9 de causalit de notre ent5dem5t ni les dsirs de notre me4 ,si n\s runissons t\t ce que les progrs de l'an?ropologie1 de la psy*ologie et de la cosmologie mod]nes ont lucid relativem5t l',a?anisme1 n\s en vi5drons cette conclusion prcise3 ,la croyance l'immortalit de l'me huma9e e/ un dogme1 qui se tr\ve en contradiction insoluble avec les donnes exprim5tales les plus c]ta9es de la sci5ce mod]ne4 ,,*apitre ,,xii ,la loi de sub/ance4 ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,,la ,,loi ,,fondam5tale ,,cosmologique4 ,,cons]vation ,,de ,,la ,,mati,,re ,,et ,,de ,l',,n]gie4 ,,concepts ,,de ,,sub/ance ,,kyn,,tique ,,et ,,de ,,sub/ance ,,pyknotique4 ,la loi de la cons]vation de la =ce montre que l'n]gie rp&ue dans l',univ]s reprs5te une gr&eur fixe et con/ante4 ,la loi de la cons]vation de la matire pr\ve de mme que la matire du ,cosmos reprs5te une gr&eur fixe et con/ante4 ,ces deux gr&es lois3 la loi fondam5tale physique de la cons]vation de l'n]gie et la loi fondam5tale *imique de la cons]vation de la matire peuv5t tre runies et dsignes p> un seul t]me philosophique1 s\s le nom de loi de la cons]vation de la sub/ance2 c>1 d'aprs notre conception moni/e1 la =ce et la matire sont insp>ables1 ce ne sont que des =mes div]ses1 inalinables1 d'une seule et mme ess5ce cosmique1 la sub/ance4 ,le monisme1 li5 entre la ,religion et la ,sci5ce 7#ahii74 ,trad4 fran4 de ,,va*] ,,de ,,lap\ge4 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,xii ,la loi fondam5tale *imique de la cons]vation de la matire 7con/ance de la matire74--,la loi fondam5tale physique de la cons]vation de la =ce 7con/ance de l'n]gie74--,union des deux lois fondam5tales dans la loi de sub/ance4--,notions de sub/ance k9tique1 pyknotique et duali/e4--,monisme de la matire4--,masse ou matire corporelle 7matire pondrable74--,atomes et lm5ts4--,aff9its lectives des lm5ts4--,atome-,ame 7,s5sation et t5dance de la masse74--,exi/5ce et ess5ce de l'!r4--,e!r et masse4--,=ce et n]gie4--,=ce de t5sion et =ce vive4--,unit des =ces naturelles4--,t\te-puissance de la loi de sub/ance4 ,,litt,,rature ,,sp9oza4--,e?ica2 ,tractatus !ologico politicus4 ,m4 ,,grunwald4--,sp9oza 9 ,deuts*l& 7ouvrage c\ronn4 ,b]l91 #ahig74 ,a4 ,,lavoisi]4--,pr9cipes de *imie 7#aghi74 ,g4 ,,dalton4--,n\veau sy/me de philosophie *imique4 ,g4 ,,w5dt4--,die ,entwickelung d] ,elem5te 7#ahia74 ,,fr4 ,,mohr4--,allgeme9e ,!orie d] ,bewegung und ,kraft als ,grundlage d] ,physik und ,*emie 7#ahfi74 ,r4 ,,may]4--,die ,me*anik d] ,wa]me 7#ahdb74 ,h4 ,,helmholz4--,ueb] die ,erhaltung d] ,kraft 7,b]l91 #ahdg74 ,h4 ,,h]tz4--,ueb] die ,beziehung5 zwis*5 ,li*t und ,elektrizitat 7#it] ,aufl41 #ahie74 ,j4-,g4 ,,vogt4--,das ,wes5 d] ,elektrizitat und d] ,magnetismus auf ,grund e9es e9heitli*5 ,sub/anz ,begriffs 7,leipzig1 #ahig74 ,je considre comme la suprme1 la plus gnrale des lois de la nature1 la vritable et unique loi fondam5tale cosmologique1 la loi de sub/ance2 le fait de l'avoir dc\v]te et df9itivem5t tablie e/ le plus gr& vnem5t intellectuel du ,x,i,xe sicle1 en ce s5s que t\tes les autres lois naturelles connues s'y subordonn5t4 ,p> le t]me de loi de sub/ance1 n\s ent5dons la fois deux lois extrmem5t gnrales1 d'orig9e et d'ge trs diffr5ts3 la plus anci5ne e/ la loi *imique de la cons]vation de la matire1 la plus rc5te1 la loi physique de la cons]vation de la =ce#db4 ,ces deux lois fondam5tales des sci5ces exactes sont insp>ables dans leur ess5ce1 a9si que cela app>atra de soi-mme beauc\p de lecteurs et que cela a t reconnu p> la plup>t des naturali/es mod]nes4 ,cep5dant cet axiome fondam5tal e/ trs combattu d'autre "p1 auj\rd'hui encore et on doit avant t\t le dmontr]4 ,il n\s faut donc comm5c] p> jet] un reg>d rapide sur *acune de ces deux lois en p>ticuli]4 #db ,e4 ,,haeckel1 ,monisme 7#ahib71 #h;e d4 7trad4 fran474 ,loi de la cons]vation de la matire 7ou de la con/ance de la matire7 ,,lavoisi] 7#aghi74--,la somme de matire qui remplit l'espace inf9i e/ con/ante4 ,qu& un corps semble disp>atre1 il ne fait que *ang] de =me4 ,qu& le c>bone brle1 il se trans=me1 en se mlangeant l'oxygne de l'air1 en acide c>bonique gazeux3 lorsqu'un morceau de sucre se diss\t dans l'eau1 il passe de la =me solide la =me liquide4 ,de mme1 la matire ne fait que *ang] de =me lorsqu'un n\veau corps semble se produire2 lorsqu'il pleut1 la vapeur d'eau de l'air tombe s\s =me de g\ttes de pluie2 qu& le f] se r\ille1 la c\*e sup]ficielle du mtal s'allie l'eau et l'oxygne de l'air p\r =m] a9si la r\ille ou oxyde de f] hydrat4 ,nulle "p dans la nature n\s ne voyons de la matire n\velle se produire ou tre cre2 nulle "p n\s ne voyons que la matire exi/ante vi5ne disp>atre ou tre anantie4 ,ce pr9cipe exprim5tal e/ auj\rd'hui le premi] et 9branlable axiome fondam5tal de la *imie et peut tre t\t in/ant immdiatem5t dmontr l'aide d'une balance4 ,mais c'e/ l l'immortel s]vice qu'a r5du le gr& *imi/e franais ,,lavoisi]1 d'avoir le premi] f\rni cette preuve au moy5 de la balance4 ,auj\rd'hui1 t\s les naturali/es qui1 p5dant de longues annes1 se sont occups de l'tude des phnomnes naturels et qui ont rfl*i1 sont si pr(ondm5t conva9cus de l'absolue con/ance de la matire1 qu'ils ne peuv5t plus mme concevoir le contraire4 ,loi de la cons]vation de la =ce 7ou de la con/ance de l'n]gie71 ,,rob]t ,,may]1 7#ahdb74--,la somme de =ce qui agit dans l'espace inf9i et produit t\s les phnomnes e/ con/ante4 ,qu& la locomotive entrane le tra91 la =ce de t5sion de la vapeur d'eau *auffe se trans=me en la =ce vive du m\vem5t mcanique2 lorsque n\s ent5dons le sifflet de la locomotive1 les ondes sonores de l'air branl sont recueillies p> notre tympan et conduites1 p> la *ane des osselets1 au labyr9! de l'oreille int]ne1 puis1 de l1 p> le n]f auditif aux cellules ganglionnaires ac\/iques qui con/itu5t la sphre auditive dans le lobe temporal de l'corce crbrale4 ,l'innombrable pr(usion de =mes m]veilleuses qui anim5t le globe t]re/re ne sont1 en d]nire in/ance1 que de la lumire solaire trans=me4 ,*acun sait comm5t les progrs m]veilleux de la te*nique actuelle n\s ont p]mis de trans=m] l'une en l'autre les div]ses =ces de la nature3 la *aleur devi5t m\vem5t1 celle-ci lumire ou son1 celle-ci lectricit ou inv]sem5t4 ,la mesure exacte de la somme de =ce qui agit lors de cette trans=mation a montr que cette =ce1 elle aussi1 demeure con/ante4 ,il n'y a pas dans l',univ]s une p>ticule de =ce motrice qui se p]de2 aucune p>ticule n\velle ne s'aj\te ce qui exi/ait4 ,dj1 en #ahcg1 ,f4 ,,mohr1 ,bonn1 s'tait beauc\p appro* de cette dc\v]te fondam5tale2 elle a t faite en #ahdb1 p> le rem>quable mdec9 s\abe1 ,,rob]t ,,may]2 indp5damm5t de lui et presque en mme temps1 le clbre physiologi/e ,h4 ,,helmholz arrivait pos] le mme pr9cipe2 il en dmontrait1 c9q ans plus t>d1 l'applicabilit gnrale et les consqu5ces fcondes dans t\s les doma9es de la physique4 ,n\s devrions p\voir dire auj\rd'hui que le mme pr9cipe dom9e aussi le doma9e enti] de la physiologie--c'e/--dire de la physique organique6--si n\s n'tions pas contr$its p> les biologi/es vitali/es et p> les philosophes duali/es et spirituali/es4 ,ceux-ci voi5t dans les =ces intellectuelles de l'homme un gr\pe p>ticuli] de libres manife/ations de la =ce non s\mises la loi de l'n]gie2 cette conception duali/e puise surt\t sa =ce dans le dogme du libre arbitre4 ,n\s avons dj vu1 en p>lant de celui-ci1 qu'il tait inadmissible4 ,en ces d]ni]s temps la physique a di/+u la notion de =ce de celle d'n]gie4 ,p\r les considrations gnrales que n\s n\s sommes proposes1 cette di/9ction e/ ngligeable4 ,unit de la loi de sub/ance4--,ce qui importe bi5 davantage1 p\r notre conception moni/e1 c'e/ de n\s conva9cre que les deux gr&es doctr9es cosmologiques3 la loi *imique de la cons]vation de la matire et la loi physique de la cons]vation de la =ce1 =m5t un t\t indissoluble2 les deux ?ories sont aussi troitem5t lies l'une l'autre que les deux objets1 la matire et la =ce 7ou n]gie74 ,a beauc\p de philosophes et de naturali/es moni/es1 cette unit fondam5tale des deux lois app>atra d'elle-mme1 puisqu'elles ne sont que deux aspects diffr5ts d'un seul et mme objet1 le ,cosmos2 nanmo9s cette conviction t\te naturelle e/ bi5 lo9 de j\ir de l'adhsion univ]selle4 ,elle e/1 au contraire1 n]giquem5t combattue p> t\te la philosophie duali/e1 p> la biologie vitali/e1 p> la psy*ologie p>allli/e2--et mme p> beauc\p de moni/es 7inconsqu5ts67 qui croi5t tr\v] une preuve du contraire dans la consci5ce1 ou dans l'activit intellectuelle suprieure de l'homme1 ou encore dans d'autres phnomnes de la libre vie de l'esprit4 ,j'insi/e donc t\t p>ticulirem5t sur l'importance fondam5tale d'une loi de sub/ance unique1 comme expression du li5 indissoluble entre ces deux lois que sembl5t sp>] deux noms di/9cts4 ,qu' l'orig9e1 les deux n'ai5t pas t conues ensemble et qu'on n'ait pas reconnu leur unit1 c'e/ ce qui ressort dj du seul fait que les deux lois ont t dc\v]tes des poques diffr5tes4 ,la plus anci5ne1 plus aism5t con/atable1 la loi fondam5tale *imique de la con/ance de la matire1 fut pose ds #aghi1 p> ,,lavoisi] et grce l'emploi gnral de la balance elle s'leva au rang de base de la *imie exacte4 ,p> contre1 la plus rc5te1 beauc\p plus ca*e1 la loi fondam5tale de la con/ance de l'n]gie1 ne fut dc\v]te qu'en #ahcb1 p> ,,rob]t ,,may] et ne dev9t qu'avec ,,helmholz la base de la physique exacte4 ,l'unit des deux lois fondam5tales1 encore s\v5t conte/e auj\rd'hui1 e/ exprime p> beauc\p de naturali/es conva9cus1 s\s cette dnom9ation de ,loi de la cons]vation de la =ce et de la matire4 ,j'ai depuis longtemps propos d'exprim] cette loi fondam5tale p> la =mule plus c\rte et plus commode de loi de sub/ance ou de loi fondam5tale cosmologique2 on p\rrait l'appel] aussi loi univ]selle ou loi de con/ance ou encore axiome de con/ance de l'univ]s2 au fond1 elle drive ncessairem5t du pr9cipe de causalit#dc4 #dc ,e4 ,,haeckel1 ,monisme 7#ahib72 ,ursprung des ,m5s*5 7#ahih74 ,notion de sub/ance4--,le premi] p5seur qui introduisit dans la sci5ce la notion de sub/ance1 t]me t\t moni/e et qui en reconnut la p>tie fondam5tale1 ce fut le gr& philosophe ,,sp9oza2 son ouvrage pr9cipal p>ut peu aprs sa mort prcoce en #afgg1 ju/e c5t ans avant que ,,lavoisi]1 au moy5 du gr& in/rum5t *imique1 la balance1 dmontrt exprim5talem5t la con/ance de la matire4 ,dans la gr&iose conception pan?i/e de ,sp9oza la notion du ,monde 7univ]sum1 ,cosmos7 s'id5tifie avec la notion totale de ,dieu2 cette conception e/ en mme temps le plus pur et le plus raisonnable monisme1 et le plus intellectuel1 le plus ab/rait mono?isme4 ,cette univ]selle sub/ance ou ce div9 tre cosmique n\s montre deux aspects de sa vritable ess5ce1 deux attributs fondam5taux3 la matire 7la sub/ance-matire e/ inf9ie et t5due7 et l'esprit 7la sub/ance-n]gie compr5ant t\t et p5sante74 ,t\tes les fluctuations qu'a subies plus t>d la notion de sub/ance1 provi5n5t1 p> une analyse logique1 de cette suprme notion fondam5tale de ,,sp9oza que je considre1 d'accord avec ,,goe!1 comme une des p5ses les plus hautes1 les plus pr(ondes et les plus vraies de t\s les temps4 ,t\s les objets div]s de l',univ]s1 que n\s p\vons connatre1 t\tes les =mes individuelles d'exi/5ce ne sont que des =mes spciales et passagres de la sub/ance1 des accid5ts ou des modes4 ,ces modes sont des objets corporels1 des corps matriels1 lorsque n\s les considrons s\s l'attribut de l't5due 7comme remplissant l'espace72 au contraire1 ce sont des =ces ou des ides lorsque n\s les considrons s\s l'attribut de la p5se 7de l'n]gie74 ,c'e/ cette conception fondam5tale de ,,sp9oza que notre monisme pur revi5t aprs deux c5ts ans2 p\r n\s aussi la matire 7ce qui remplit l'espace7 et l'n]gie 7la =ce motrice7 ne sont que deux attributs insp>ables d'une seule et mme sub/ance4 ,la notion de sub/ance k9tique 7pr9cipe orig9el de la vibration74--,p>mi les div]ses modifications que la notion fondam5tale de sub/ance1 p> son alliance avec l'atomi/ique rgnante1 a trav]se1 dans la physique mod]ne1 indiquons seulem5t brivem5t deux ?ories qui div]g5t l'extrme3 la k9tique et la pyknotique4 ,ces deux ?ories de la sub/ance s'accord5t reconnatre que t\tes les div]ses =ces de la nature peuv5t tre ram5es une =ce primitive commune3 pesanteur et *imisme1 lectricit et magntisme1 lumire et *aleur1 etc41 ne sont que div]s modes de manife/ations1 div]s modes de =ce ou dynamodes d'une =ce primitive unique 7prodynamis74 ,cette unique =ce primitive gnrale e/ la plup>t du temps conue comme un m\vem5t oscillatoire des plus petites p>ties de la masse1 comme une vibration des atomes4 ,les atomes eux-mmes1 d'aprs la notion de sub/ance k9tique c\rante1 sont des p>ticules corporelles1 mortes1 discrtes1 qui vibr5t dans l'espace vide et agiss5t di/ance4 ,le vritable et illu/re fondateur de cette ?orie k9tique de la sub/ance e/ le gr& ma?matici5 ,,newton1 qui l'on doit la dc\v]te de la loi de gravitation4 ,dans son pr9cipal ouvrage1 ,philosophiae naturalis pr9cipia ma!matica 7#afhg71 il dmontra que l',univ]s t\t enti] tait rgi p> une seule et mme loi fondam5tale1 celle de l'attraction de la masse1 d'o il suit que la gravitation re/e con/ante2 l'attraction des deux p>ticules de matire e/ t\j\rs en rapport direct de leur masse et en rapport inv]se du c>r de leur di/ance4 ,cette =ce de pesanteur gnrale provoque aussi bi5 la *ute de la pomme et le flux de la m] que la rotation des plantes aut\r du soleil et les m\vem5ts cosmiques de t\s les corps de l'univ]s4 ,l'immortel mrite de ,,newton c'e/ d'avoir tabli df9itivem5t cette loi de gravitation et d'en avoir tr\v une =mule ma?matique inattaquable4 ,mais cette =mule ma?matique morte laquelle les naturali/es1 ici comme dans beauc\p d'autres cas1 s'atta*5t p> dessus t\t1 n\s donne simplem5t la dmon/ration quantitative de la ?orie2 elle ne n\s fait pas entrevoir le mo9s du monde la nature qualitative des phnomnes4 ,l'immdiate action di/ance que ,,newton dduisit de sa loi de gravitation et qui e/ dev5ue un des dogmes les plus importants et les plus dang]eux de la physique ultrieure1 ne n\s f\rnit pas le mo9dre ap]u sur les vraies causes de l'attraction des masses2 bi5 plus1 elle n\s b>re le *em9 qui p\rrait n\s conduire v]s ces causes4 ,je prsume que les spculations de ,,newton sur sa my/rieuse action di/ance n'ont pas peu contribu entran] le pntrant ma?matici5 anglais dans l'obscur labyr9! de rv]ie my/ique et de sup]/ition ?i/e1 dans lequel il a pass les #cd d]nires annes de sa vie2 il a mme f9i p> con/ruire des hypo?ses mtaphysiques sur les prophties de ,daniel et sur les /upides fantaisies de la rvlation de sa9t ,jean4 ,la notion de sub/ance pyknotique 7,pr9cipe orig9el de cond5sation ou pyknose74--,la ?orie mod]ne de la d5sation ou ?orie de la sub/ance pyknotique e/ en contradiction radicale avec la ?orie c\rante de la vibration ou ?orie de la sub/ance k9tique4 ,la premire a t expose le plus explicitem5t p> ,j4 ,g4 ,,vogt1 dans son ouvrage fcond en ap]u1 sur ,la nature de l'lectricit et du magntisme fonde sur la notion d'une sub/ance unique 7#ahia74 ,,vogt admet comme =ce orig9elle gnrale du ,cosmos1 comme prodynamie univ]selle1 non pas la vibration des p>ticules de matire1 se m\vant dans l'espace vide1 mais la cond5sation ou d5sation individuelle d'une sub/ance unique qui remplit cont9uellem5t t\t l'espace inf9i1 c'e/--dire in9t]rompu et sans int]valles vides2 la seule =me d'action mcanique 7ag5s7 inhr5te cette sub/ance consi/e en ce que1 p> l'ef=t de cond5sation 7ou contraction71 il se produit d'inf9im5t petits c5tres de cond5sation1 qui peuv5t1 il e/ vrai1 v>i] de d5sit et p> suite de volume1 mais qui1 en eux-mmes1 demeur5t con/ants4 ,ces m9uscules p>ties individuelles de l'univ]selle sub/ance1 ces c5tres de cond5sation qu'on p\rrait appel] pyknatomes correspond5t1 d'une faon gnrale1 aux atomes primitifs ou d]nires p>ticules1 discrtes1 de la matire dans la notion de sub/ance k9tique1 mais ils s'en di/+u5t ess5tiellem5t en ce qu'ils possd5t s5sation et t5dance 7ou m\vem5t volontaire s\s sa =me la plus primitive71 c'e/--dire qu'en un c]ta9 s5s ils ont une me--s\v5ir de la doctr9e du vieil ,,emp,,docle sur l'am\r et la ha9e des lm5ts4 ,de plus1 ces atomes anims n'err5t pas dans l'espace vide1 mais dans cette sub/ance int]mdiaire1 cont9ue1 inf9im5t subtile qui con/itue la p>tie non cond5se de la sub/ance primitive4 ,grce c]ta9es con/ellations1 c5tres de tr\bles ou sy/mes d=mateurs1 des masses de c5tres de cond5sation m>*5t rapidem5t les uns v]s les autres p\r con/itu] une gr&e t5due et arriv5t l'emport] en poids sur les masses environnantes4 ,p> l1 la sub/ance qui1 l'tat de repos primitif1 possdait p>t\t la mme d5sit moy5ne1 se sp>e ou se diffr5cie en deux lm5ts pr9cipaux3 les c5tres de d=mation qui dpass5t la d5sit moy5ne positivem5t1 p> la pyknose1 con/itu5t les masses pondrables des corps cosmiques 7ce qu'on appelle la matire pondrable72 la sub/ance int]mdiaire plus subtile1 son t\r1 qui en dehors des c5tres remplit l'espace et la d5sit moy5ne ngativem5t1 con/itue l'!r 7matire impondrable74 ,la consqu5ce de cette sp>ation entre la masse et l'!r e/ une lutte sans trve entre ces deux p>tis antagoni/es de la sub/ance et cette lutte e/ la cause de t\s les processus physiques4 ,la masse positive1 vhicule du s5tim5t de plaisir1 s'ef=ce t\j\rs davantage de complt] le processus de cond5sation comm5c et runit les plus hautes valeurs d'n]gie pot5tielle2 l'!r ngatif1 au contraire1 s'oppose dans la mme proportion1 t\te lvation de sa t5sion et du s5tim5t de dplaisir qui y e/ atta*2 il runit les plus hautes valeurs d'n]gie actuelle4 ,n\s s]ions entrans trop lo9 si n\s v\lions expos] plus fond la pr(onde ?orie de la cond5sation de #a2 le lecteur que la "q intress]ait devra *]*] compr5dre les gr\pes d'ides dont la difficult ti5t au sujet lui-mme1 dans l'extrait populaire1 crit avec cl>t1 qui rsume le second volume de l'ouvrage cit4 ,je suis1 quant moi1 trop peu famili] avec la physique et les ma?matiques p\r p\voir sp>] leurs bons et leurs mauvais cts2 je crois p\rtant que cette notion de la sub/ance pyknotique1 p\r t\s les biologi/es conva9cus de l'unit de la nature1 p\rra p>atre ma9ts g>ds plus acceptable que la notion de sub/ance k9tique actuellem5t rgnante4 ,un mal5t5du p\rra aism5t rsult] de ceci3 que ,,vogt pose son processus cosmique de cond5sation1 en contradiction radicale avec le phnomne gnral du m\vem5t1 ent5dant p> l la vibration au s5s de la physique mod]ne4 ,mais son hypo?tique cond5sation 7pyknosis71 implique aussi bi5 le m\vem5t de la sub/ance que l'hypo?tique vibration2 seulem5t le mode de m\vem5t et l'attitude des p>ticules de sub/ance qui se meuv5t1 sont t\t autres dans la premire hypo?se que dans la seconde4 ,d'ailleurs1 la ?orie de la cond5sation ne supprime aucunem5t la ?orie de la vibration dans son ensemble1 elle en c>te seulem5t une importante p>tie4 ,la physique mod]ne1 l'heure qu'il e/1 s'en ti5t encore presque t\te1 timidem5t1 l'anci5ne ?orie de la vibration1 la notion de l'action immdiate di/ance et de l't]nelle vibration des atomes morts dans l'espace vide2 elle rejette1 p> suite1 la ?orie pyknotique4 ,qu& mme cette d]nire s]ait encore trs imp>faite et qu& bi5 mme les spculations orig9ales de ,,vogt s]ai5t s\v5t des erreurs1 je reg>d]ais cep5dant comme un gr& mrite de la "p de ce philosophe naturali/e1 qu'il ait lim9 les pr9cipes inadmissibles de la ?orie de la sub/ance k9tique4 ,d'aprs ma manire de voir p]sonnelle1 et d'aprs celle aussi de beauc\p d'autres naturali/es p5seurs1 je v\drais ma9t5ir1 dans la ?orie de la sub/ance pyknotique de ,,vogt1 les pr9cipes suivants qui y sont cont5us et que je ti5s p\r indisp5sables t\te conception de la sub/ance vraim5t moni/e1 compr5ant vraim5t t\t le doma9e de la nature organique et inorganique3 ,i4 ,les deux lm5ts pr9cipaux de la sub/ance1 la masse et l'!r1 ne sont pas morts et mus seulem5t p> des =ces extrieures1 mais ils possd5t la s5sation et la volont 7naturellem5t au plus bas degr672 ils pr\v5t du plaisir dans la cond5sation1 du dplaisir dans la t5sion2 ils t5d5t v]s la premire et lutt5t contre la seconde4 ,,ii4 ,il n'y a pas d'espace vide2 la p>tie de l'espace inf9i que n'occup5t pas les atomes-masses e/ remplie p> l'!r4 ,,iii4 ,il n'y a pas d'action immdiate di/ance trav]s l'espace vide2 t\te action des masses corporelles l'une sur l'autre rsulte soit d'un contact immdiat1 p> rappro*em5t des masses1 soit d'une transmission p> l'!r4 ,la notion duali/e de sub/ance4--,les deux ?ories de la sub/ance que n\s v5ons d'oppos] l'une l'autre1 sont1 en pr9cipe1 t\tes deux moni/es1 puisque la diffr5ce entre les deux lm5ts pr9cipaux de la sub/ance 7masse et !r7 n'e/ pas primitive2 il faut en outre admettre un contact et une rciprocit d'action directs et p]man5ts entre les deux sub/ances4 ,il en e/ t\t autrem5t dans les ?ories duali/es de la sub/ance qui prval5t1 auj\rd'hui encore1 dans la philosophie idali/e et spirituali/e2 elles sont d'ailleurs s\t5ues p> l'influ5te ?ologie1 en tant du mo9s que celle-ci int]vi5t dans ces spculations mtaphysiques4 ,d'aprs ces ?ories1 il faudrait di/+u] dans la sub/ance deux lm5ts pr9cipaux t\t fait diffr5ts3 l'un matriel1 l'autre immatriel4 ,la sub/ance matrielle con/itue le monde des corps1 dont l'tude e/ l'objet de la physique et de la *imie3 c'e/ p\r elle seule que vaut la loi de la cons]vation de la matire et de l'n]gie 7en tant1 du mo9s1 qu'on ne la croit pas tire du nant ou qu'on n'invoque pas de miracle quelconque674 ,la sub/ance immatrielle1 au contraire1 con/itue le monde des esprits dans lequel cette loi n'a pas c\rs2 ici1 les lois de la physique et de la *imie1 ou bi5 sont sans valeur ou bi5 sont subordonnes la =ce vitale1 ou la volont libre1 la t\te-puissance div9e ou autres fantmes qui n'ont ri5 voir avec la sci5ce critique4 ,a vrai dire1 ces erreurs absolues n'ont plus beso9 auj\rd'hui d'tre rfutes2 c> jusqu' ce j\r l'expri5ce ne n\s a appris connatre aucune sub/ance immatrielle1 aucune =ce qui ne soit pas lie une matire1 aucune =me d'n]gie qui ne s'effectue pas au moy5 de m\vem5ts de la matire1 soit de la masse1 soit de l'!r1 soit des deux lm5ts la fois4 ,mme les =mes d'n]gie les plus compliques et les plus p>faites que n\s connaissions1 la vie psy*ique des animaux suprieurs1 la p5se et la raison huma9es1 repos5t sur des processus matriels1 sur des *angem5ts dans le neuroplasma des cellules ganglionnaires2 on ne peut pas les concevoir sans cela4 ,j'ai dj dmontr 7*ap4 ,,xi7 que l'hypo?se physiologique d'une sub/ance me spciale1 immatrielle1 tait inadmissible4 ,masse ou matire corporelle 7matire pondrable74--,la sci5ce de cette p>tie pondrable de la matire fait avant t\t l'objet de la *imie4 ,les extraord9aires progrs ?oriques accomplis p> cette sci5ce au c\rs du ,x,i,xe sicle1 et l'influ5ce in\e qu'ils ont ex]ce dans t\s les doma9es de la vie pratique1--sont connus de t\s4 ,n\s n\s cont5t]ons donc de quelques rem>ques propos des plus importantes que/ions ?oriques t\*ant la nature de la masse4 ,la *imie analytique e/ p>v5ue1 on le sait1 ram5] les innombrables corps de la nature1 en les dissociant1 un petit nombre de sub/ances premires ou lm5ts1 c'e/--dire de corps simples qu'on ne peut plus dissoci]4 ,le nombre de ces lm5ts s'lve environ soixante-dix4 ,il n'y en a qu'une petite fraction 7en somme1 quatorze71 qui soi5t rp&us sur t\te la t]re et qui sont d'une gr&e importance2 la majeure p>tie consi/e en lm5ts r>es et peu importants 7c'e/ le cas p\r la plup>t des mtaux74 ,la p>5t entre c]ta9s de ces lm5ts qui con/itu5t des gr\pes et les rapports rem>quables qui exi/5t entre leurs poids atomiques 7a9si que l'ont dmontr ,l4 ,,mey] et ,,m5delejeff1 dans leur sy/me priodique des lm5ts71 r5d5t trs vraisemblable que ces lm5ts ne sont pas des espces absolum5t fixes de la matire1 qu'ils ne sont pas des gr&eurs t]nellem5t con/antes4 ,dans ce sy/me1 on a rp>ti les soixante-dix lm5ts en huit gr\pes pr9cipaux et on les a ordonns1 l'intrieur de ceux-ci1 d'aprs la gr&eur de leurs poids atomiques1 de sorte que les lm5ts *imiques analogues =m5t des sries de familles4 ,les rapports entre corps d'un mme gr\pe dans le sy/me naturel des lm5ts rappell5t1 d'une "p1 les phnomnes analogues que prs5t5t les div]s composs du c>bone2 d'autre "p1 les rapports entre gr\pes p>allles que n\s obs]vons dans le sy/me naturel des espces vgtales et animales4 ,de mme que1 dans ce d]ni] cas1 la p>5t entre =mes analogues provi5t de la desc5dance commune de =mes ance/rales plus simples--de mme1 il e/ trs probable que la mme explication vaut p\r les familles et les ordres d'lm5ts4 ,n\s p\vons donc admettre que les lm5ts empiriques actuels ne sont pas vritablem5t des espces fixes de la matire1 simples et con/antes1 mais qu'elles sont1 ds l'orig9e1 composes d'atomes primitifs simples1 t\s id5tiques1 dont le nombre et la position v>i5t seuls4 ,les spculations de ,g4 ,,w5dt1 ,w4 ,,prey]1 ,w4 ,,crookes et d'autres1 ont montr de quelle manire on p\vait concevoir que t\s les lm5ts se soi5t diffr5cis p>tir d'une seule et unique matire premire1 le pro?yl4 ,atomes et lm5ts4--,il faut bi5 di/+u] la ?orie des atomes actuelle1 telle qu'elle app>at la *imie comme un auxiliaire indisp5sable1 de l'anci5 atomisme philosophique1 tel que l'enseignai5t dj1 il y a plus de deux mille ans1 les philosophes moni/es m95ts de l'antiquit3 ,,leucippe1 ,d,,mocrite et ,,lucr,,ce3 cet atomisme se complta et prit plus t>d une n\velle direction1 grce ,,desc>tes1 ,,hobbes1 ,,leibnitz et autres philosophes m95ts4 ,il n'a t donn de l'empirisme mod]ne une conception prcise et acceptable1 un fondem5t empirique qu'en #ahjh1 p> le *imi/e anglais ,,dalton qui posa la loi des proportions simples et multiples dans la =mation des comb9aisons *imiques4 ,il dt]m9a d'abord les poids atomiques des div]s lm5ts1 posant a9si la base exacte1 9branlable1 sur laquelle repos5t les n\velles ?ories *imiques2 celles-ci sont t\tes atomi/es en tant qu'elles admett5t que les lm5ts sont composs de p>ticules id5tiques1 m9uscules1 discrtes1 qu'on ne peut dissoci]4 ,le problme de la nature propre des atomes1 de leur =me1 de leur gr&eur1 la "q de savoir s'ils sont anims re/5t d'ailleurs hors de cause2 c> ces qualits sont hypo?tiques2 au contraire1 le *imisme des atomes ou leurs aff9its *imiques1 c'e/--dire la proportion con/ante dans laquelle ils se comb95t avec les atomes d'autres lm5ts#dd1--;e/ t\t empirique4 #dd ,e4 ,,haeckel4 ,le ,monisme1 #ahib1 traduction franaise4 ,aff9its lectives des lm5ts4--,l'attitude v>iable des lm5ts isols l'g>d les uns des autres1 ce que la *imie dsigne du nom d'aff9it1 e/ une des proprits les plus importantes de la masse et se manife/e p> les div]s rapports de quantit ou proportions dans lesquelles s'effectue leur comb9aison1 et dans l'int5sit avec laquelle elle se produit4 ,t\s les degrs d'incl9ation1 depuis la plus complte indiffr5ce1 jusqu' la plus viol5te passion1 s'obs]v5t dans l'attitude *imique des div]s lm5ts l'g>d les uns des autres1 de mme que dans la psy*ologie de l'homme et en p>ticuli] dans l'incl9ation des deux sexes l'un p\r l'autre1 le mme phnomne j\e un gr& rle4 ,,goe! a rappro*1 comme on sait1 dans son roman classique les ,aff9its lectives1 les rapports entre deux am\reux des phnomnes de mme nature1 qui int]vi5n5t dans les comb9aisons *imiques4 ,l'irrsi/ible passion qui entrane ,ed\>d v]s la sympa?ique ,ottilie1 ,pris v]s ,hlne1 et qui triomphe de t\s les ob/acles de la raison et de la morale e/ la mme puissante =ce d'attraction inconsci5te qui1 lors de la fcondation des oeufs animaux ou vgtaux1 p\sse le sp]matozode vivant pntr] dans l'ovule2 c'e/ encore le mme m\vem5t viol5t p> lequel deux atomes d'hydrogne et un atome d'oxygne s'uniss5t p\r =m] une molcule d'eau4 ,cette foncire ,unit des aff9its lectives dans t\te la nature1 depuis le processus *imique le plus simple1 jusqu'au plus compliqu des romans d'am\r1 a t reconnue ds le ,ve sicle avant ,jsus-,*ri/1 p> le gr& philosophe naturali/e grec1 ,,emp,,docle1 dans sa doctr9e de l'am\r et de la ha9e des lm5ts4 ,elle e/ confirme p> les intressants progrs de la psy*ologie cellulaire1 dont la haute importance n'a t entrevue qu'en ces tr5te d]nires annes4 ,n\s appuyons l-dessus notre conviction que les atomes1 dj1 possd5t s\s leur =me la plus simple1 la s5sation et la volont--ou plutt3 le s5tim5t 7,ae/hesis7 et l'ef=t 7tropesis7--c'e/--dire une me univ]selle s\s sa =me la plus primitive4 ,mais on en peut dire autant des molcules ou p>ticules de matire con/itues p> la runion de deux ou plusieurs atomes4 ,p> la comb9aison1 enf91 de div]ses de ces molcules se produis5t d'abord les comb9aisons *imiques simples1 puis les plus complexes1 dans lesquelles le mme jeu se rpte s\s une =me plus complique4 ,e!r 7,matire impondrable74--,l'tude de cette p>tie impondrable de la matire e/ avant t\t l'objet de la physique4 ,aprs avoir depuis longtemps admis l'exi/5ce d'un mdium inf9im5t subtil1 remplissant l'espace en dehors de la matire et avoir invoqu cet !r p\r expliqu] div]s phnomnes 7la lumire surt\t7--ce n'e/ qu'en la seconde moiti du ,x,i,xe sicle qu'on e/ p>v5u connatre plus exactem5t cette m]veilleuse sub/ance et ce progrs se ratta*e aux surpr5antes dc\v]tes empiriques faites dans le doma9e de l'lectricit1 leur connaissance exprim5tale1 leur comprh5sion ?orique et leur application pratique4 ,signalons en premi] lieu ici1 comme ayant fray les voies1 les re*]*es clbres d',,h5ri ,,h]tz1 ,bonn 7#ahhh72 on ne saurait trop dplor] la mort prcoce de ce jeune physici5 de gnie qui donnait les plus gr&es esprances2 c'e/ l1 comme la mort trop prmature de ,,sp9oza1 de ,,rapha,l1 de ,,s*ub]t et de tant d'autres jeunes g5s de gnie1 un de ces faits brutaux dans l'hi/oire de l'humanit qui1 p> eux-mmes1 suffis5t dj compltem5t rfut] le my! inadmissible d'une ,sage ,provid5ce et d'un ,pre cle/e qui ne s]ait qu'am\r4 ,l'exi/5ce de l'!r ou de l'!r cosmique1 comme matire relle1 e/ auj\rd'hui 7depuis d\ze ans7 un fait positif4 ,on peut1 il e/ vrai1 lire auj\rd'hui encore que l'!r e/ une pure hypo?se2 cette affirmation errone e/ rpte1 non seulem5t p> des philosophes et des criva9s populaires qui ne sont pas au c\rant des faits1 mais encore p> quelques prud5ts physici5s exacts4 ,mais on devrait1 t\t aussi lgitimem5t1 ni] l'exi/5ce de la matire pondrable1 de la masse4 ,sans d\te1 il y a auj\rd'hui encore des mtaphysici5s qui en vi5n5t l et dont la suprme sagesse consi/e ni] 7ou du mo9s rvoqu] en d\te7 la ralit du monde extrieur2 d'aprs eux1 il n'exi/e1 en somme1 qu'un seul tre rel1 savoir leur *re p]sonne ou plutt l'me immortelle qu'elle r5f]me4 ,quelques physiologi/es m95ts ont mme1 en ces d]ni]s temps1 accept ce po9t de vue ultra idali/e qui avait dj t dvelopp dans la mtaphysique de ,,desc>tes1 ,,b]keley1 ,,fi*te et autres2 ils affirm5t dans leur psy*omonisme3 ,il n'exi/e qu'une *ose et c'e/ mon me4 ,cette affirmation spirituali/e h>die n\s semble repos] sur une dduction fausse tire de la rem>que trs ju/e de ,,kant3 savoir que n\s ne p\vons connatre du monde extrieur que les phnomnes r5dus possibles p> nos organes huma9s de connaissance1 le c]veau et les organes des s5s4 ,mais si1 p> leur fonctionnem5t1 n\s ne p\vons atte9dre qu' une connaissance imp>faite et limite du monde des corps1 cela ne n\s donne pas le droit d'en ni] l'exi/5ce4 ,p\r moi du mo9s1 l'!r exi/e aussi c]ta9em5t que la masse1 aussi c]ta9em5t que moi-mme lorsque je rfl*is et que j'cris sur ces que/ions4 ,si n\s n\s conva9quons de la ralit de la matire pondrable1 p> la mesure et le poids1 p> des expri5ces mcaniques et *imiques1 n\s p\vons t\t aussi bi5 n\s conva9cre de l'exi/5ce de l'!r impondrable1 p> les expri5ces d'optique et d'lectricit4 ,nature de l'!r4--,bi5 qu'auj\rd'hui presque t\s les physici5s considr5t l'exi/5ce relle de l'!r comme un fait positif1 et bi5 que n\s connaissions trs exactem5t1 grce d'innombrables expri5ces 7surt\t d'optique et d'lectricit7 les nombreux effets de cette matire m]veilleuse1--cep5dant n\s ne sommes pas encore p>v5us connatre avec cl>t et c]titude sa vraie nature4 ,au contraire1 auj\rd'hui encore1 les op9ions des physici5s les plus m95ts1 qui ont spcialem5t tudi la "q1 div]g5t pr(ondm5t2 elles se contr$is5t mme sur les po9ts les plus importants4 ,*acun e/ donc libre d'adopt]1 p>mi les hypo?ses contradictoires1 celle qui s]a le plus con=me son degr de connaissance et la =ce de son jugem5t 7qui t\s deux re/]ont t\j\rs trs imp>faits74 ,l'op9ion laquelle j'en suis v5u aprs avoir mrem5t rfl*i 7et bi5 que je ne sois qu'un dilettante sur ce t]ra971 peut tre rsume dans les huit propositions suivantes3 ,i4 ,l'!r remplit1 s\s =me de matire cont9ue1 t\t l'espace cosmique1 en tant que celui-ci n'e/ pas occup p> la masse 7ou matire pondrable72 il comble en outre t\s les int]valles laisss entre les atomes de celle-ci2 ,,ii4 ,l'!r ne possde probablem5t encore aucun *imisme et n'e/ pas encore compos d'atomes1 comme la masse2 si l'on admet qu'il e/ compos d'atomes id5tiques1 inf9im5t petits 7p> exemple de petites sphres d'!r de mme gr&eur71 on doit alors admettre aussi qu'entre celles-ci1 il exi/e encore quelque *ose d'autre1 soit l'espace vide1 soit un troisime mdium t\t fait inconnu1 un ,int]!r t\t hypo?tique2 le problme de son ess5ce s\lv]ait les mmes difficults que lorsqu'il s'agissait de l'!r 79 inf9itum72 ,,iii4 ,l'hypo?se d'un espace vide et d'une action di/ance immdiate1 n'tant plus gure possible dans l'tat actuel de la sci5ce 7ou du mo9s1 ne conduisant aucune claire conception moni/e71 j'admets une /ructure p>ticulire de l'!r qui ne s]ait pas atomi/ique comme celle de la masse pondrable et qu'on p\rrait provisoirem5t concevoir 7sans df9ition plus prcise71 comme une /ructure ?rique ou dynamique4 ,,iv4 ,l'tat d'agrgat de l'!r1 p> suite de cette hypo?se1 s]ait galem5t p>ticuli] et diffr5t de celui de la masse2 il ne s]ait ni gazeux1 ni solide1 comme le s\ti5n5t c]ta9s physici5s2 la meilleure faon de se le reprs5t]1 c'e/ peut-tre de le comp>] une gele inf9im5t tnue1 la/ique et lgre4 ,v4 ,l'!r e/ une matire impondrable1 en ce s5s que n\s ne possdons aucun moy5 de dt]m9] exprim5talem5t son poids2 s'il en a rellem5t un1 ce qui e/ trs vraisemblable1 ce poids e/ inf9im5t petit et *appe la mesure de nos plus f9es balances4 ,quelques physici5s ont essay de calcul] le poids de l'!r d'aprs l'n]gie des ondes lum9euses2 ils ont tr\v qu'il tait qu9ze trillions de fois plus petit que celui de l'air atmosphrique2 en t\s cas1 une sphre d'!r du mme volume que la t]re ps]ait au mo9s #bej livres 7874 ,,vi4 ,l'tat d'agrgat de l'!r peut probablem5t 7en v]tu de la ?orie pyknotique71 dans des conditions dt]m9es p> une cond5sation croissante1 pass] l'tat gazeux de la masse1 de mme que celui-ci1 p> un refroidissem5t croissant1 p\rra r$ev5ir liquide et ensuite solide4 ,,vii4 ,ces tats d'agrgat de la matire s'ordonn5t p> consqu5t 7ce qui e/ trs important p\r la ,cosmognie moni/e71 suivant une srie gntique cont9ue1 n\s en di/+u]ons c9q mom5ts3 #a ,l'tat ?rique2 #b le gazeux2 #c le liquide2 #d le liquide-solide 7dans le plasma vivant72 #e l'tat solide4 ,,viii4 ,l'!r e/ inf9i et incomm5surable t\t comme l'espace qu'il remplit2 il e/ t]nellem5t en m\vem5t4 ,ce motus propre de l'!r 7qu'on le conoive comme une vibration1 une t5sion1 une cond5sation1 etc471 en rciprocit d'action avec les m\vem5ts de la masse 7gravitation71 e/ la cause d]nire de t\s les phnomnes4 ,e!r et masse4--,la colossale "q de la nature de l'!r a9si qu',,h]tz la nomme avec raison1 compr5d celle de ses rapports avec la masse2 c> ces deux lm5ts pr9cipaux de la matire sont non seulem5t p>t\t en contact extrieur trs intime1 mais encore en cont9uelle rciprocit d'action dynamique4 ,on peut rp>tir les phnomnes naturels les plus gnraux1 dsigns p> la physique s\s le nom de =ces naturelles ou de fonctions de la matire1 en deux gr\pes1 dont l'un compr5d surt\t 7mais pas exclusivem5t7 les fonctions de l'!r1 l'autre celles de la masse2 on obti5t alors le s*ma suivant que j'ai donn 7#ahib7 dans le ,monisme3 ,univ]s 7 ,nature ,sub/ance ,cosmos7 ,i4 !r 7,,impond]abile ,,ii4 ,masse 7,,pond]able1 ,,sub/ance ,a ,l',,tat ,,de ,,t5sion7 ,a ,l',,tat ,,de ,,cond5sation7 #a4 ,etat d'agrgat3 ?rique 7ni #a4 ,etat d'agrgat3 pas ?rique gazeux1 ni liquide1 ni solide74 7mais gazeux1 liquide ou solide74 #b4 ,/ructure3 pas atomique1 #b4 ,/ructure3 atomique1 cont9ue1 compose de p>ticules discont9ue1 compose d'inf9im5t discrtes 7atomes74 petites p>ticules 7atomes7 discrtes4 #c4 ,fonctions pr9cipales3 #c4 ,fonctions pr9cipales3 lumire1 *aleur rayonnante1 pesanteur1 in]tie1 *aleur lectricit1 magntisme4 lat5te1 *imisme4 ,les deux gr\pes de fonctions de la matire1 opposs l'un l'autre dans ce s*ma1 peuv5t en quelque mesure tre reg>ds comme rsultant de la premire division du travail de la matire1 comme l'ergonomie primaire de la matire4 ,mais cette di/9ction ne m>que pas une sp>ation absolue entre les deux gr\pes opposs2 au contraire1 t\s deux re/5t unis1 cons]v5t un li5 et demeur5t p>t\t en con/ante rciprocit d'action4 ,les processus optiques et lectriques de l'!r sont1 comme on sait1 troitem5t lis aux *angem5ts mcaniques et *imiques de la masse2 la *aleur rayonnante de celui-l passe directem5t l'tat de *aleur lat5te ou *aleur mcanique de celle-ci2 la gravitation ne peut agir sans que l'!r ne s]ve d'int]mdiaire l'attraction des atomes sp>s1 puisque n\s ne saurions admettre d'action di/ance4 ,la trans=mation d'une des =mes de l'n]gie en l'autre1 dmontre p> la loi de la cons]vation de la =ce confirme en mme temps la con/ante rciprocit d'action entre les deux p>ties ess5tielles de la sub/ance1 l'!r et la masse4 ,=ce et n]gie4--,la gr&e loi fondam5tale de la nature1 que n\s plaons s\s le nom de loi de sub/ance en tte de t\tes les considrations d'ordre physique1 a t dsigne orig9ellem5t1 p> ,r4 ,,mey] qui la =mula 7#ahdb7 et p> ,,helmholz qui la dveloppa 7#ahdg71 s\s le nom de loi de la cons]vation de la =ce4 ,dix ans aup>avant1 dj1 un autre naturali/e allem&1 ,,fr4 ,,mohr1 de ,bonn1 en avait clairem5t expos l'ess5tiel 7#ahcg74 ,plus t>d1 la physique mod]ne sp>a l'anci5ne notion de =ce de celle d'n]gie1 dont elle ne se sp>ait pas l'orig9e4 ,aussi cette mme loi e/-elle ord9airem5t dsigne auj\rd'hui du nom de loi de la con/ance de l'n]gie4 ,p\r l'tude gnrale1 dont je dois me cont5t] ici et p\r le gr& pr9cipe de la cons]vation de la sub/ance1 cette di/9ction subtile n'entre pas en ligne de compte4 ,le lecteur que cette "q intress]ait en tr\v]ait une explication trs claire1 p> exemple1 dans le travail rem>quable du physici5 anglais ,,tyndall1 sur la loi fondam5tale de la nature#de4 ,la porte univ]selle de cette gr&e loi cosmologique y e/ bi5 mise en lumire1 de mme que son application aux problmes les plus importants1 dans les doma9es les plus diffr5ts4 ,n\s n\s cont5t]ons de relev] ici le fait important qu'auj\rd'hui le pr9cipe de l'n]gie et la c]titude de l'unit des =ces naturelles qui s'y ratta*e1 a9si que leur orig9e commune1 sont reconnus p> t\s les physici5s compt5ts et considrs comme le progrs le plus important de la physique au ,x,i,xe sicle4 ,n\s savons auj\rd'hui que la *aleur e/ une =me de m\vem5t au mme titre que le son1 l'lectricit au mme titre que la lumire et le *imisme au mme titre que le magntisme4 ,n\s p\vons1 p> des procds appropris1 trans=m] une de ces =ces en l'autre et n\s conva9cre a9si1 en mesurant avec exactitude1 que jamais il ne se p]d la plus petite p>ticule de leur somme totale4 #de ,,john ,,tyndall3 ,fragm5ts d'hi/oire naturelle4 ,=ce de t5sion et =ce vive 7n]gie pot5tielle et n]gie actuelle74--,la somme totale de la =ce ou n]gie dans l'univ]s re/e con/ante1 quels que soi5t les phnomnes qui n\s frapp5t2 elle e/ t]nelle et inf9ie comme la matire1 laquelle elle e/ lie indissolublem5t4 ,t\t le jeu de la nature consi/e en l'alt]nance du repos app>5t avec le m\vem5t2 mais les corps immobiles possd5t une quantit inde/ructible de =ce1 t\t comme les corps en m\vem5t4 ,dans le m\vem5t lui-mme1 la =ce de t5sion des premi]s se trans=me en la =ce vive des seconds4 ,le pr9cipe de la cons]vation de la =ce conc]nant aussi bi5 la rpulsion que l'attraction1 nonce l'affirmation que la valeur mcanique des =ces de t5sion et des =ces vives dans le monde matriel1 e/ une quantit con/ante4 ,en un mot1 le capital de =ce de l'univ]s se compose de deux p>ties qui1 d'aprs un rapport de valeur dt]m91 peuv5t se trans=m] l'une en l'autre4 ,la dim9ution de l'une entrane l'augm5tation de l'autre2 la valeur totale de la somme re/e cep5dant immuable4 ,la =ce de t5sion ou n]gie pot5tielle et la =ce vive ou n]gie actuelle se trans=m5t cont9uellem5t l'une en l'autre1 sans que la somme totale inf9ie de =ce1 dans l'univ]s inf9i1 pr\ve jamais la mo9dre p]te4 ,unit des =ces de la nature4--,aprs que la physique mod]ne et pos la loi de sub/ance propos des rapports trs simples des corps inorganiques1 la physiologie en dmontra la valeur gnrale dans le doma9e t\t enti] de la nature organique4 ,elle montra que t\tes les fonctions vitales de l'organisme--sans exception6--repos5t sur un cont9uel *ange de =ces et sur l'*ange de matriaux qui s'y ratta*e1 aussi bi5 que les processus les plus simples de ce qu'on appelle la nature inanime4 ,non seulem5t la croissance et la nutrition des plantes et des animaux1 mais encore leurs fonctions de s5sation et de m\vem5t1 leur activit s5sorielle et leur vie psy*ique1--ont p\r base la trans=mation de la =ce de t5sion en =ce vive et inv]sem5t4 ,cette loi suprme rgit encore les phnomnes les plus p>faits du sy/me n]veux qu'on dsigne1 *ez les animaux suprieurs et *ez l'homme1 s\s le nom de vie intellectuelle4 ,t\te-puissance de la loi de sub/ance4--,notre f]me conviction moni/e1 que la loi fondam5tale cosmologique vaut univ]sellem5t dans la nature entire1 e/ de la plus haute importance4 ,c> non seulem5t elle dmontre positivem5t l'unit foncire du ,cosmos et l'en*anem5t causal de t\s les phnomnes que n\s p\vons connatre1 mais elle ralise1 en outre1 ngativem5t1 le suprme progrs intellectuel1 la *ute df9itive des trois dogmes c5traux de la mtaphysique3 ,dieu1 la lib]t et l'immortalit4 ,en tant que la loi de sub/ance n\s dmontre que p>t\t les phnomnes ont des causes mcaniques1 elle se ratta*e la loi gnrale de causalit4 ,la loi de sub/ance ou loi n\velle ,a ,,la ,,lumi,,re ,,de ,,la ,,philosophie ,,duali/e ,,et ,,de ,,la ,,philosophie ,,moni/e ,dualisme ,monisme 7,,conception ,t,l,,ologique7 7,,conception ,m,,cani/e7 #a4 ,le monde 7,cosmos7 compr5d #a4 ,le monde 7,cosmos7 ne compr5d deux doma9es di/9cts1 celui qu'un seul et unique de la nature 7des corps matriels7 doma9e3 le royaume de la et celui de l'esprit 7du sub/ance2 ses deux attributs monde psy*ique immatriel74 insp>ables sont la matire 7sub/ance t5due7 et l'n]gie 7la =ce effici5te74 #b4 ,p> suite1 le royaume de la #b4 ,p> suite1 le royaume t\t sci5ce se divise en deux doma9es enti] de la sci5ce1 =me un di/9cts3 sci5ces naturelles doma9e1 unique2 les sci5ces 7?orie empirique des dites de l'esprit ne sont que processus mcaniques7 et sci5ces c]ta9es p>ties des sci5ces de l'esprit 7?orie transc5d5tale naturelles univ]selles2 t\te des processus psy*iques74 vritable sci5ce repose sur l'empirisme1 non sur la transc5dance4 #c4 ,la connaissance des phnomnes #c4 ,la connaissance de t\s les naturels s'acqui]t p> phnomnes 7aussi bi5 de la la m?ode empirique1 p> nature que de la vie de l'obs]vation1 l'expri5ce et l'esprit7 s'acqui]t l'association des reprs5tations4 exclusivem5t p> la m?ode ,la connaissance des phnomnes empirique 7p> le de l'esprit1 au contraire1 travail de nos organes des s5s n'e/ possible que p> et de notre c]veau74 ,t\te des procds surnaturels1 p> prt5due rvlation ou la rvlation4 transc5dance repose sur une illusion1 consci5te ou inconsci5te4 #d4 ,la loi de sub/ance avec ses #d4 ,la loi de sub/ance a une deux p>ties 7,cons]vation de valeur absolum5t univ]selle1 la matire et de l'n]gie7 n'a aussi bi5 dans le doma9e de de valeur que dans le doma9e la nature que dans celui de de la nature2 c'e/ ici seulem5t l'esprit--sans exception6--,mme que la matire et la =ce dans les plus hautes fonctions sont indissolublem5t lies4 intellectuelles 7reprs5tation ,dans le doma9e de l'esprit1 et p5se7 le travail des p> contre1 l'activit de l'me cellules n]veuses effici5tes e/ libre et n'e/ pas lie des e/ aussi ncessairem5t *angem5ts physico-*imiques li aux *angem5ts matriels dans la sub/ance de ses de leur sub/ance 7plasma organes4 n]veux71 que dans t\t autre processus naturel la =ce et la matire sont lies l'une l'autre4 ,,*apitre ,,xiii ,hi/oire du dveloppem5t de l',univ]s4 ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,l',,t]nelle ,,volution ,,de ,l',,univ]s4--,,cr,,ation1 ,,comm5cem5t ,,et ,,f9 ,,du ,,monde4--,,cosmog,,nie ,,cr,,ati/e ,,et ,,cosmog,,nie ,g,n,,tique4 ,la d]nire nigme de l',univ]s ne s]a c]tes pas rsolue p> les libres esprits de la philosophie moni/e v5ir4 ,mais ils ne se cont5t]ont plus de pr5dre l'app>5ce p\r la ralit1 et l'illusion p\r la vrit4 ,la gr&e loi de l'volution pr5dra la place de l'hypo?se de la cration1 la croyance un ordre naturel du monde1 la place du miracle1 la vive et gaie ralit1 celle de la phrase et de l'imag9ation1 le monisme con=me la nature1 celle du faux dualisme1 l'idal positif 7pratique71 celle du fol idal 7?orique74 ,l4 ,b,,*n] 7#ahih74 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,xiii ,notion de cration4--,miracle4--,cration de l',univ]s en gnral et des *oses p>ticulires4--,cration de la sub/ance 7cratisme cosmologique74--,disme3 ,un j\r de la cration4--,cration des *oses p>ticulires4--,c9q =mes du cratisme ontologique4--,notion d'volution 7g5esis1 evolutio74--,i4 ,cosmognie moni/e4--,comm5cem5t et f9 du monde4--,inf9it et t]nit de l',univ]s4 ,espace et temps4--,univ]sum p]petuum mobile4 ,entropie de l',univ]s4--,,ii4 ,gognie moni/e4--,hi/oire de la t]re inorganique et hi/oire organique4--,,iii4 ,biognie moni/e4 ,trans=misme et ?orie de la desc5dance4 ,lam>ck et ,d>w94--,,iv4 ,an?ropognie moni/e4--,desc5dance de l'homme4 ,,litt,,rature ,,kant4--,allgeme9e ,naturges*i*te und ,!orie des ,himmels4 #agee4 ,,alex4 ,,humboldt4--,kosmos4 ,entwurf e9] physis*5 ,weltbes*reibung4 #d ,bd4 #ahde-ahed4 ,w4 ,b,,ls*e4--,entwicklungsges*i*te d] ,natur4 #ahif4 ,,c>us ,,/]ne 7,e4 ,,krause74--,w]d5 und ,v]geh54 ,e9e ,entwicklungsges*4 des ,naturganz5 9 geme9v]/4 ,fassung 7#dte ,aufl47 ,b]l91 #ahii4 ,h4 ,,wolff4--,kosmos4 ,die ,welt5twickl4 na* moni/is*4 psy*ol4 ,pr9zipi5 auf ,grundlage d] exact5 ,natur=s*4 d>ge/ellt 7#b ,bd47 ,leipzig1 #ahij4 ,k4 ,a4 ,,spe*t4--,populre ,entwicklungsges*i*te d] ,welt4 ,l4 ,,zehnd]4--,die ,me*anik des ,weltalls4 #ahig4 ,m4 ,,neumayr4--,erdges*i*te 7#bte ,aufl4 von ,v4 ,uhlig74 #ahie4 ,j4 ,,wal!r4--,e9leit4 ,9 die ,geologie als hi/oris*e ,wiss5s*aft4 ,c4 ,,rad5haus54--,osiris4 ,weltgesetze 9 d] ,erdges*i*te4 ,l4 ,,noire4--,die ,welt als ,entwickl4 des ,gei/es4 ,bau/e9e zu e9] moni/i*5 ,weltans*auung4 #ahgd4 ,entre t\tes les nigmes de l',univ]s1 la plus gr&e1 la plus difficile rs\dre1 celle qui embrasse le plus de problmes1 c'e/ celle de l'app>ition et du dveloppem5t de l',univ]s1 appele d'ord9aire d'un mot la "q de la cration4 ,a la solution de cette nigme1 difficile entre t\tes1 notre ,x,i,xe sicle1 une fois encore1 a plus contribu que t\s ses prdcesseurs2 il a mme1 jusqu' un c]ta9 po9t1 russi la donn]4 ,du mo9s voyons-n\s que t\tes les div]ses que/ions p>ticulires1 relatives la cration sont lies entre elles insp>ablem5t1 qu'elles ne =m5t t\tes qu'un unique et total problme cosmique univ]sel--et que la clef qui donne la solution de cette "q cosmique n\s e/ f\rnie p> un seul mot magique3 volution6 ,les gr&es que/ions de la cration de l'homme1 de celle des animaux et des plantes1 de celle de la t]re et du soleil1 etc41 ne sont t\tes que des p>ties de cette "q univ]selle3 ,comm5t l',univ]s t\t enti] e/-il app>u8 ,a-t-il t cr p> des procds surnaturels1 ou bi5 s'e/-il graduellem5t produit p> des procds naturels8 ,de quelle nature sont les causes et les procds de cette volution8 ,si n\s p>v5ons tr\v] une rponse c]ta9e ces que/ions en ce qui conc]ne l'un de ces problmes p>tiels1 n\s aurons alors1 d'aprs notre conception moni/e de la nature1 tr\v en mme temps un flambeau qui n\s clair]a et n\s montr]a la rponse ces que/ions en ce qui conc]ne le problme cosmique t\t enti]4 ,cration 7creatio74--,l'op9ion presque p>t\t admise1 aux sicles passs1 relativem5t l'orig9e du monde1 c'tait la croyance sa cration4 ,cette croyance a tr\v des expressions diffr5tes dans des milli]s de lg5des et de pomes intressants1 plus ou mo9s fabuleux1 dans les cosmogonies et dans les my!s relatifs la cration4 ,seuls1 quelques gr&s philosophes re/r5t rfractaires cette croyance1 surt\t ces admirables libres p5seurs de l'antiquit classique qui1 les premi]s1 conur5t l'ide d'une volution naturelle4 ,a l'inv]se1 t\s les my!s relatifs la cration portai5t le c>actre du surnaturel1 du m]veilleux ou du transc5dant4 ,incapable de saisir l'ess5ce du monde en elle-mme et d'expliqu] l'app>ition de ce monde p> des causes naturelles1 la raison encore peu dveloppe devait naturellem5t rec\rir au miracle4 ,dans la plup>t des lg5des relatives la cration1 le miracle s'allie l'an?ropisme4 ,de mme que l'homme cre ses oeuvres avec une int5tion et en faisant preuve d'art1 de mme le ,dieu crateur devait avoir produit le monde con=mm5t un plan2 l'ide de ce ,dieu tait presque t\j\rs t\t an?ropomorphique2 il s'agissait manife/em5t d'un cratisme an?ropi/ique4 ,le t\t-puissant crateur du ciel et de la t]re1 d'aprs le premi] livre de ,mose et d'aprs le cat*isme encore auj\rd'hui admis1 e/ conu crant d'une faon aussi purem5t huma9e que le crateur mod]ne d',,agassiz ou de ,,re9ke ou que l'intellig5t +nieur ma*9i/e d'autres biologi/es contempora9s4 ,cration de l',univ]s en gnral et des *oses p>ticulires 7,cration de la sub/ance et de ses accid5ts74--,pntrant plus avant dans la notion m]veilleuse de cration1 n\s y p\vons di/+u] comme deux actes ess5tiellem5t diffr5ts1 la cration totale de l',univ]s en gnral et la cration p>tielle des *oses p>ticulires1 correspondant la notion1 *ez ,,sp9oza1 de la sub/ance 7,univ]sum7 et des accid5ts 7ou modes1 =mes phnomnales isoles de la sub/ance74 ,cette di/9ction e/ foncirem5t importante2 c> il y a eu beauc\p de philosophes et des plus di/+us 7et il en e/ encore auj\rd'hui7 qui admett5t la premire cration1 mais qui rejett5t la seconde4 ,cration de la sub/ance 7,cratisme cosmologique74--,d'aprs cette ?orie de la cration1 ,dieu a cr le monde en le tirant du nant4 ,on se reprs5te le ,dieu t]nel 7tre raisonnable mais immatriel7 comme ayant seul exi/1 de t\te t]nit 7dans l'espace7 sans monde1 jusqu' ce qu'un beau j\r il lui soit v5u l'ide de crer le monde4 ,quelques p>tisans de cette croyance re/reign5t l'extrme cette activit cratrice de ,dieu1 la limitant un acte unique1 ils admett5t que le ,dieu extra monda9 7dont l'activit1 en dehors de cela1 re/e une nigme67 a cr1 un in/ant donn1 la sub/ance1 qu'il lui a confr la capacit de se dvelopp] l'extrme et puis qu'il ne s'e/ plus jamais occup d'elle4 ,cette ide trs rp&ue a t1 en p>ticuli]1 reprise s\s div]ses =mes p> le disme anglais2 elle se rappro*e1 jusqu' y t\*]1 de notre ?orie moni/e de l'volution et ne l'ab&onne que dans ce seul in/ant 7celui de l't]nit67 o e/ v5u ,dieu la p5se de crer4 ,d'autres p>tisans du cratisme cosmologique admett5t1 au contraire1 que le ,seigneur ,dieu1 non seulem5t a cr une fois la sub/ance1 mais en tant que cons]vateur et rgisseur du monde1 cont9ue d'agir sur ses de/9es4 ,plusieurs v>iations de cette croyance se rappro*5t tantt du ,pan?isme1 tantt du ?isme consqu5t4 ,t\tes ces =mes 7et autres semblables7 de la croyance la cration sont inconciliables avec la loi de la cons]vation de la =ce et de la matire2 celle-ci ne connat pas de comm5cem5t du monde4 ,il e/ p>ticulirem5t intressant de voir que ,e4 ,,du ,,bois-,,reymond1 dans son d]ni] disc\rs 7sur le ,novitalisme1 #ahid71 a embrass ce cratisme cosmologique 7comme solution de la gr&e nigme de l',univ]s72 il dit3 ,la seule conception digne de la t\te-puissance div9e1 c'e/ celle qui consi/e p5s] qu'elle a1 de temps immmorial1 cr1 p> un seul acte de cration1 t\te la matire1 de telle sorte qu'en v]tu des lois inviolables qui lui sont inhr5tes1 p>t\t o les conditions d'app>ition et de dure de la vie s]ai5t prs5tes1 p> exemple ici-bas sur t]re1 les tres les plus simples app>atrai5t1 desquels1 sans autre int]v5tion1 sortirait la nature actuelle1 depuis le bacille primitif jusqu' la =t de palmes1 depuis le micrococcus orig9el jusqu'aux gracieuses attitudes d'une ,suleima1 jusqu'au c]veau d'un ,newton6 ,a9si n\s sortirions de t\tes les difficults p> un j\r de cration767 et laissant de ct l'anci5 et le n\veau vitalisme1 n\s admettrions que la ,nature s'e/ produite mcaniquem5t4 ,ici1 comme lorsqu'il s'agissait de la "q de la consci5ce1 dans le disc\rs de l',ignorabimus1 ,,du ,,bois-,,reymond trahit1 de la faon la plus clatante1 le peu de pr(ondeur et de logique inhr5ts sa conception moni/e4 ,cration des *oses p>ticulires 7,cratisme ontologique74--,d'aprs cette ?orie individuelle de la cration1 encore auj\rd'hui prdom9ante1 ,dieu n'a pas seulem5t produit le monde t\t enti] 7de ri57 mais encore t\tes les *oses p>ticulires qui y sont r5f]mes4 ,dans le monde civilis *rti51 c'e/ la lg5de primitive et smitique de la ,cration1 emprunte au premi] livre de ,mose1 qui prvaut auj\rd'hui encore2 mme p>mi les naturali/es mod]nes1 elle tr\ve encore ici et l de croyants adeptes4 ,je l'ai critique en dtail dans le premi] *apitre de mon ,hi/oire de la ,cration naturelle4 ,on p\rrait relev]1 comme d'intressantes modifications de ce cratisme ontologique1 les ?ories suivantes3 ,i4 ,cration duali/e4--,dieu s'e/ born deux actes de cration2 d'abord il a cr le monde inorganique1 la sub/ance morte laquelle seule s'applique la loi de l'n]gie1 aveugle et agissant sans b dans le mcanisme du monde corporel et des =mations gologiques2 plus t>d1 ,dieu acquit l'intellig5ce et la communiqua aux dom9antes1 ces =ces intellig5tes1 s'ef=ant v]s un b1 qui produis5t et dirig5t le dveloppem5t des organismes 7,,re9ke7#df4 #df ,j4 ,,re9ke1 ,die ,welt als ,t4 #ahii ,s #dea1 #dgg4 ,,ii4 ,cration triali/ique4--,dieu a cr le monde en trois actes pr9cipaux3 ,a4 ,cration du ,ciel 7cas du monde supra-t]re/re72 ,b4 ,cration de la t]re 7comme c5tre du monde7 et de ses organismes2 ,c4 ,cration de l'homme 7comme image de ,dieu72 ce dogme e/ encore auj\rd'hui trs rp&u p>mi les ?ologi5s *rti5s et autres savants2 on l'enseigne comme une vrit dans beauc\p d'coles4 ,,iii4 ,cration heptamrale4--,la ,cration en sept j\rs1 de ,mose4 ,bi5 que peu de savants1 auj\rd'hui1 croi5t encore ce my! mosaque1 il se grave p\rtant pr(ondm5t1 ds la premire jeunesse1 en mme temps que l'enseignem5t de la ,bible1 dans l'esprit de nos enfants4 ,les div]s essais1 t5ts surt\t en ,anglet]re1 p\r mettre ce my! d'accord avec la ?orie de l'volution1 ont compltem5t *\4 ,p\r les sci5ces naturelles1 ce my! a pris une gr&e importance en ce que ,,l9n1 lorsqu'il fonda son sy/me de la nature1 l'adopta et l'employa p\r df9ir la notion d'espce organique 7t5ue p> lui p\r fixe73 ,il y a autant d'espces diffr5tes d'animaux et de plantes1 qu'au comm5cem5t du monde l'tre inf9i a cr d'espces diffr5tes#dg4 ,ce dogme a t admis assez gnralem5t jusqu' ,,d>w9 7#ahei71 bi5 que1 ds #ahji1 ,,lam>ck en ait expos l'inadmissibilit4 #dg ,e4 ,,haeckel1 ,hi/oire de la ,crat4 nat41 #i;e dit4 ,,iv4 ,cration priodique4--,au comm5cem5t de *aque priode gologique1 t\te la population animale et vgtale e/ cre n\veau1 et la f9 de *aque priode elle e/ anantie p> une cata/rophe gnrale2 il y a autant d'actes de cration gnrale qu'il s'e/ succd de priodes gologiques di/9ctes 7?orie des cata/rophes de ,,cuvi]1 #ahah et ,,agassiz1 #aheh74 ,la palontologie qui1 lors de ses dbuts1 encore trs incomplte 7dans la premire moiti du ,x,i,xe sicle71 semblait prt] appui cette ?orie des crations successives du monde organique1 l'a compltem5t rfute p> la suite4 ,v4 ,cration individuelle4--,*aque homme1 en p>ticuli]--de mme que *aque animal et *aque plante en p>ticuli]--ne provi5t pas d'un acte naturel de reproduction1 mais e/ cr p> la grce de ,dieu 7qui connat t\tes *oses et qui a compt les *eveux sur notre tte74 ,on lit s\v5t1 auj\rd'hui encore1 cette conception *rti5ne de la ,cration1 dans les j\rnaux1 en p>ticuli] aux annonces de naissance 7,hi]1 ,dieu1 dans sa bont1 n\s a fait cadeau d'un fils qui se porte bi51 etc47 ,mme dans les tal5ts individuels1 dans les avantages de nos enfants1 n\s con/atons s\v5t1 avec reconnaissance1 les dons spciaux de ,dieu 7mais n\s ne le faisons pas1 d'ord9aire1 qu& il s'agit des dfauts hrditaires674 ,evolution 7,g5esio1 ,evolutio74--,ce qu'avai5t d'inadmissible les lg5des relatives la ,cration et la croyance au miracle qui s'y ratta*e a d frapp] de bonne heure les hommes capables de p5s]2 aussi tr\vons-n\s1 remontant plus de deux mille ans1 de nombreuses t5tatives p\r remplac] ces my!s p> une ?orie raisonnable et expliqu] l'app>ition du monde p> des causes naturelles4 ,au premi] rang1 n\s retr\vons ici les gr&s p5seurs de l'cole naturali/e ioni5ne1 puis ,d,,mocrite1 ,h,,raclite1 ,,emp,,docle1 ,,ari/ote1 ,,lucr,,ce et autres philosophes de l'antiquit4 ,leurs premi]s essais1 encore imp>faits1 n\s surpr5n5t en p>tie p> leurs intuitions lum9euses1 tant ils sembl5t les prcurseurs des ides mod]nes4 ,cep5dant1 il manquait l'antiquit ce t]ra9 solide de la spculation sci5tifique qui n'a t conquis que p> les innombrables obs]vations et expri5ces des temps mod]nes4 ,p5dant le moy5 ge--et surt\t s\s la suprmatie du papisme--la re*]*e sci5tifique e/ re/e /ationnaire4 ,la torture et les b*]s de l',inquisition veillai5t ce que la foi inconditionne en la my?ologie hbraque de ,mose demeurt la rponse df9itive aux que/ions conc]nant la ,cration4 ,mme les phnomnes qui invitai5t l'obs]vation immdiate des faits embryologiques3 le dveloppem5t des animaux et des plantes1 l'embryologie de l'homme1 passai5t inap]u ou n'excitai5t et l que l'intrt de quelques obs]vateurs ayant soif de savoir2 mais leurs dc\v]tes fur5t ignores ou p]dues4 ,d'ailleurs1 le *em9 tait l'avance b>r t\te vraie sci5ce du dveloppem5t naturel1 p> la ?orie rgnante de la pr=mation1 p> le dogme que la =me et la /ructure c>actri/iques de *aque espce animale ou vgtale sont dj pr=ms dans le g]me4 ,?orie de l'volution 7,gntisme1 ,evolutisme1 ,evolutionnisme74--,la sci5ce que n\s appelons auj\rd'hui volutionnisme 7au s5s le plus l>ge7 e/1 aussi bi5 dans son ensemble que dans ses div]ses p>ties1 l'enfant du ,x,i,ie sicle2 elle e/ au nombre de ses crations les plus importantes et les plus brillantes4 ,de fait1 la notion d'volution1 encore presque inconnue au sicle d]ni]1 e/ dj dev5ue une pi]re angulaire1 solide1 de notre conception de l',univ]s4 ,j'en ai expos explicitem5t les pr9cipes dans des crits antrieurs1 surt\t dans ma ,morphologie gnrale 7#ahff71 puis1 s\s une =me plus populaire1 dans mon ,hi/oire de la cration naturelle 7#ahfh71 enf91 en ce qui conc]ne spcialem5t l'homme1 dans mon ,an?ropognie 7#ahgd1 #d;e d4 #ahia74 ,je me cont5t]ai donc ici de pass] rapidem5t en revue les progrs les plus importants accomplis p> la doctr9e de l'volution au c\rs de notre sicle2 elle se divise1 d'aprs son objet1 en quatre p>ties pr9cipales3 elle tudie l'app>ition naturelle3 #a du ,cosmos1 #b de la t]re1 #c des organismes vivants et #d de l'homme4 ,i4 ,cosmognie moni/e4 ,le premi] qui ait essay d'expliqu] d'une manire simple la con/itution et l'orig9e mcanique de t\t le sy/me cosmique1 d'aprs les pr9cipes de ,,newton--c'e/--dire p> des lois physiques et ma?matiques1--c'e/ ,,kant1 dans son oeuvre de jeunesse1 si clbre3 ,hi/oire naturelle gnrale et ?orie du ciel 7#agee74 ,malheureusem5t1 cette oeuvre gr&iose et h>die demeura #ij ans presque inconnue2 elle ne fut tire du tombeau qu'en #ahde p> ,a4 ,,de ,,humboldt qui lui donna droit de cit dans le premi] volume de son ,cosmos4 ,dans l'int]valle1 le gr& ma?matici5 franais1 ,,laplace1 tait arriv1 de son ct1 des ?ories analogues celles de ,,kant et les avait dveloppes1 les appuyant sur les ma?matiques1 dans son ,exposition du sy/me du monde 7#agif74 ,son oeuvre pr9cipale1 la ,mcanique cle/e1 p>ut il y a c5t ans4 ,les pr9cipes de la ,cosmognie de ,,kant et de ,,laplace1 qui sont les mmes1 repos5t sur une explication mcanique du m\vem5t des plantes et sur l'hypo?se qui en dc\le1 que t\s les mondes provi5n5t orig9airem5t de nbuleuses qui se sont cond5ses4 ,l',hypo?se des ,nbuleuses ou ,?orie cosmologique des gaz a t trs ret\*e et complte depuis1 mais elle re/e 9branlable1 auj\rd'hui encore1 comme la meilleure des t5tatives d'explication mcani/e et moni/e de t\t le sy/me cosmique#dh4 ,elle a tr\v1 en ces d]ni]s temps1 un important complm5t en mme temps qu'une confirmation dans l'hypo?se que ce processus cosmogonique n'aurait pas seulem5t eu lieu une fois1 mais se s]ait reproduit priodiquem5t4 ,t&is que1 dans c]ta9es p>ties de l'espace inf9i1 des nbuleuses en rotation donn]ai5t naissance de n\veaux mondes qui volu]ai5t1 dans d'autres p>ties1 au contraire1 des mondes refroidis et morts v5ant s'entre*oqu]1 se dissm9]ai5t en p\ssire et ret\rn]ai5t l'tat de nbuleuses diffuses4 #dh ,cf4 ,w4 ,,bols*e1 ,entwickelungsges*i*te d] ,natur4 ,bd1 #ahid4 ,comm5cem5t et f9 du monde4--,presque t\tes les cosmognies anci5nes et mod]nes et la plup>t aussi de celles qui se ratta*5t ,,kant et ,,laplace1 p>tai5t de l'op9ion rgnante1 que le monde avait eu un comm5cem5t4 ,a9si1 d'aprs une =me trs rp&ue de l'hypo?se des ,nbuleuses1 une norme nbuleuse1 faite d'une matire inf9im5t subtile et lgre1 se s]ait =me au comm5cem5t1 puis un mom5t dt]m9 du temps 7il y a de cela inf9im5t longtemps71 un m\vem5t de rotation aurait comm5c dans cette nbuleuse4 ,le premi] comm5cem5t de ce m\vem5t cosmogne une fois donn1 les processus ultrieurs de =mation des mondes1 de diffr5ciation des sy/mes plantaires1 etc41 se dduis5t alors avec c]titude des pr9cipes mcaniques et il devi5t alors ais de les fond] mcaniquem5t4 ,cette premire orig9e du m\vem5t e/ la seconde des nigmes de l',univ]s de ,,du ,,bois-,,reymond2 il la dcl>e transc5dante4 ,beauc\p d'autres naturali/es et philosophes ne peuv5t pas davantage sortir de cette difficult et se rsign5t en av\ant qu'il faut admettre ici une premire impulsion surnaturelle1 c'e/--dire un miracle4 ,d'aprs n\s1 cette seconde nigme de l',univ]s e/ rsolue p> l'hypo?se que le m\vem5t e/ une proprit de la sub/ance aussi imman5te et orig9elle que la s5sation4 ,ce qui lgitime cette hypo?se moni/e1 c'e/ d'abord la loi de sub/ance et ensuite les gr&s progrs que l'a/ronomie et la physique ont faits dans la seconde moiti du ,x,i,xe sicle4 ,p> l'analyse spectrale de ,,buns5 et de ,,kir*h(f 7#ahfj71 n\s avons non seulem5t acquis la preuve que les millions de mondes qui rempliss5t l'espace inf9i sont faits de la mme matire que notre soleil et notre t]re--mais encore qu'ils se tr\v5t des /ades diffr5ts d'volution2 n\s avons mme1 grce l'auxiliaire de l'analyse spectrale1 acquis des connaissances sur les m\vem5ts et les di/ances des a/res1 que le tlescope seul tait impuissant n\s f\rnir4 ,enf9 le tlescope lui-mme a t trs p]fectionn et1 avec l'aide de la photographie1 n\s a p]mis de faire une masse de dc\v]tes a/ronomiques1 qu'on ne p\vait mme pas s\ponn] au db du sicle4 ,en p>ticuli]1 n\s avons appris compr5dre la gr&e importance des petits corps cle/es sems p> milli>ds dans l'espace entre les toiles plus gr&es1 en appr5ant mieux connatre les comtes et les toiles filantes1 les agglomrations d'toiles et les nbuleuses4 ,n\s savons galem5t auj\rd'hui que les orbites traces p> des millions de corps cle/es sont v>iables et en p>tie irrgulires1 t&is qu'on admettait1 autrefois1 que les sy/mes plantaires tai5t con/ants et que les sphres en rotation dcrivai5t leurs c\rbes avec une t]nelle rgul>it4 ,l'a/rophysique doit aussi d'importants ap]u aux progrs imm5ses accomplis dans d'autres doma9es de la physique1 surt\t en optique et en lectricit1 a9si qu' la ?orie de l'!r1 am5e p> ces progrs4 ,enf91 et avant t\t1 rapp>at ici1 comme con/ituant le plus gr& progrs accompli v]s la connaissance de la nature1 l'univ]selle loi de sub/ance4 ,n\s savons ma9t5ant que p>t\t1 dans les espaces les plus lo9ta9s1 cette loi a la mme valeur absolue que dans notre sy/me plantaire1 qu'elle vaut dans le plus petit co9 de notre t]re comme dans la plus petite cellule de notre corps4 ,n\s avons le droit 7et n\s sommes logiquem5t =cs7 d'admettre cette importante hypo?se1 que la cons]vation de la matire et de l'n]gie a exi/ de t\s temps aussi univ]sellem5t qu'elle rgit t\t auj\rd'hui sans exception4 ,de t\te t]nit1 l',univ]s inf9i a t1 e/ et re/]a s\mis la loi de sub/ance4 ,de t\s ces imm5ses progrs de l'a/ronomie et de la physique qui s'clair5t et se complt5t l'un l'autre1 une srie de conclusions inf9im5t importantes dc\l5t relativem5t la composition et l'volution du ,cosmos1 la /abilit et la v>iabilit de la sub/ance4 ,n\s les rsum]ons brivem5t dans les ?ses suivantes3 ,i4 ,l'espace e/ inf9im5t gr& et illimit2 il n'e/ jamais vide mais p>t\t rempli de sub/ance4 ,,ii4 ,le temps e/ de mme inf9i et illimit2 il n'a ni comm5cem5t ni f91 c'e/ l't]nit4 ,,iii4 ,la sub/ance se tr\ve p>t\t et en t\s temps dans un tat de m\vem5t et de *angem5t in9t]rompu2 nulle "p ne rgne le repos p>fait2 mais en mme temps la quantit inf9ie de matire demeure aussi inv>iable que celle de l'n]gie t]nellem5t *angeante4 ,,iv4 ,le m\vem5t t]nel de la sub/ance dans l'espace e/ un c]cle t]nel1 avec des phases d'volution se rptant priodiquem5t4 ,v4 ,ces phases consi/5t en une alt]nance priodique de conditions d'agrgat1 la pr9cipale tant la diffr5ciation primaire de la masse et de l'!r 7l'ergonomie de la matire pondrable et impondrable74 ,,vi4 ,cette diffr5ciation e/ fonde sur une cond5sation croissante de la matire1 la =mation d'innombrables petits c5tres de cond5sation dont les causes effici5tes sont les proprits orig9elles imman5tes la sub/ance3 le s5tim5t et l'ef=t4 ,,vii4 ,t&is que dans une p>tie de l'espace1 p> ce processus pyknotique1 de petits corps cle/es1 puis de plus gr&s1 se produis5t et que l'!r qui e/ entre eux augm5te de t5sion--dans l'autre p>tie de l'espace1 le processus inv]se se produit en mme temps3 la de/ruction des corps cle/es qui vi5n5t s'entre*oqu]4 ,,viii4 ,les sommes in\es de *aleur produites1 dans ces processus mcaniques p> le *oc des corps cle/es en rotation1 sont reprs5tes p> les n\velles =ces vives qui amn5t le m\vem5t des masses de p\ssire cosmique eng5dres1 a9si que la n(ormation de sphres en rotation3 le jeu t]nel recomm5ce n\veau4 ,notre mre1 la ,t]re1 elle aussi1 issue il y a des millions de milli]s d'annes d'une p>tie du sy/me solaire en rotation1--aprs que de n\veaux millions de milli]s d'annes se s]ont c\ls1 se glac]a son t\r1 et aprs que son orbite aura t\j\rs t se rtrcissant1 elle se prcipit]a dans le soleil4 ,p\r compr5dre clairem5t l'univ]sel processus d'volution cosmique1 ces ap]u mod]nes sur l'alt]nance priodique de la disp>ition et de la n(ormation des mondes1 que n\s devons aux imm5ses progrs de la physique et de l'a/ronomie mod]ne1--me p>aiss5t p>ticulirem5t importants1 ct de la loi de sub/ance4 ,notre mre1 la ,t]re1 se rduit alors la valeur d'une m9uscule p\ssire de soleil1 p>eille aux autres incalculables millions de ces p\ssires qui se p\r*ass5t dans l'espace inf9i3 ,notre propre ,etre huma9 qui1 dans son dlire de gr&eur an?ropi/ique1 s'adore comme l'image de ,dieu1 retombe au rang de mammifre plac5tali51 lequel n'a pas plus de valeur p\r l',univ]s t\t enti]1 que la f\rmi ou l'phmre1 que l'infusoire microscopique ou le plus infime bacille4 ,n\s autres1 hommes1 n\s ne sommes encore que des /ades d'volution passag]s de l't]nelle sub/ance1 des =mes phnomnales individuelles de la matire et de l'n]gie1 dont n\s compr5ons le nant qu& n\s n\s plaons en reg>d de l'espace inf9i et du temps t]nel4 ,espace et ,temps4--,depuis que ,,kant a fait1 des notions d',espace et de ,temps1 de simples =mes de l'intuition--de l'espace1 la =me ext]ne1 du temps l'int]ne--une lutte ard5te s'e/ leve au sujet de ces importants problmes de la connaissance1 qui dure encore auj\rd'hui4 ,une gr&e p>tie des mtaphysici5s mod]nes se sont conva9cus de cette op9ion1 qu'on devait attribu] l'acte critique de ,kant1 comme po9t de d"p d'une ?orie de la connaissance purem5t idali/e1 la plus gr&e importance et qu'elle rfutait l'op9ion naturelle du bon s5s huma9 qui croit la ralit de l'espace et du temps4 ,cette conception exclusive et ultra-idali/e des deux notions capitales e/ dev5ue la s\rce des plus grosses erreurs2 elle ne voit pas que ,,kant1 dans sa proposition1 n'abordait qu'un ct du problme1 le ct subjectif1 mais reconnaissait l'autre1 le ct objectif comme t\t aussi lgitime2 il dit3 ,l'espace et le temps possd5t la ralit empirique1 mais l'idalit transc5d5tale4 ,notre monisme mod]ne peut =t bi5 accept] cette proposition de ,,kant1 mais non pas la prt5tion exclusive de c]ta9s ne relev] que le ct subjectif du problme2 c> la consqu5ce logique de ceci1 c'e/ l'absurde idalisme qui atte9t son comble avec cette proposition de ,,b]keley3 ,les corps ne sont que des reprs5tations2 leur exi/5ce relle consi/e tre p]u4 ,cette proposition devrait s'nonc] a9si3 ,les corps ne sont1 p\r ma consci5ce p]sonnelle1 que des reprs5tations2 leur exi/5ce e/ aussi relle que celle des organes de ma p5se1 savoir des cellules ganglionnaires des hmisphres qui recueill5t les impressions faites p> les corps extrieurs sur mes organes s5soriels et en les associant1 =m5t les reprs5tations4 ,de mme que je rvoque en d\te1 ou mme que je nie la ralit de l'espace et du temps1 de mme je peux ni] celle de ma propre consci5ce2 dans le dlire fbrile1 l'halluc9ation1 le rve1 les cas de d\ble consci5ce1 je ti5s p\r vraies des reprs5tations qui ne sont pas relles1 mais ne sont que des imag9ations2 je pr5ds mme ma propre p]sonne p\r une autre2 le clbre cogito ergo sum n'a plus ici de valeur4 ,p> contre1 la ralit de l'espace et du temps e/ auj\rd'hui df9itivem5t pr\ve p> le progrs mme de notre conception1 que n\s devons la loi de sub/ance et la cosmognie moni/e4 ,aprs avoir heureusem5t dp\ill l'inadmissible notion d'un espace vide1 il n\s re/e comme inf9i mdium emplissant l'espace1 la matire et cela s\s ses deux =mes3 l'!r et la masse4 ,et1 de mme1 n\s considrons comme le dev5ir emplissant le temps1 le m\vem5t t]nel ou n]gie gntique1 qui s'exprime p> l'volution in9t]rompue de la sub/ance1 p> le p]petuum mobile de l',univ]s4 ,univ]sum p]petuum mobile4--,puisque t\t corps qui se meut cont9ue de se m\voir tant qu'il n'en e/ pas emp* p> des ob/acles extrieurs1 il tait naturel que l'homme et l'ide1 depuis des milli]s d'annes1 de con/ruire des app>eils qui1 une fois mis en m\vem5t1 cont9uass5t se m\voir t\j\rs de mme4 ,on ne voyait pas que t\t m\vem5t r5contre des ob/acles extrieurs et s'te9t graduellem5t si une n\velle impulsion ne survi5t pas du dehors1 si une n\velle =ce ne s'aj\te pas qui l'emporte sur les ob/acles4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 qu'un p5dule oscillant se m\vrait t]nellem5t de droite gau*e avec la mme vitesse1 si la rsi/ance de l'air et le frottem5t au po9t de susp5sion n'teignai5t graduellem5t la =ce vive1 mcanique1 de son m\vem5t p\r la trans=m] en *aleur4 ,n\s devons lui imprim] une n\velle =ce mcanique p> une n\velle impulsion 7ou1 s'il s'agit de l'horloge p5dule1 en remontant le poids74 ,c'e/ p\rquoi la con/ruction d'une ma*9e qui1 sans sec\rs extrieur1 produirait un surplus de travail1 p> lequel elle se ma9ti5drait d'elle-mme t\j\rs en m>*e1 e/ *ose impossible4 ,t\tes les t5tatives faites p\r crer un p>eil p]petuum mobile1 tai5t d'avance condamnes *\]2 la connaissance de la loi de sub/ance dmontrait d'ailleurs1 ?oriquem5t1 l'impossibilit de cette entreprise4 ,mais il n'en va plus de mme qu& n\s envisageons le cosmos comme un ,t\t1 l'inf9i ,t\t cosmique1 conu t]nellem5t en m\vem5t4 ,n\s nommons la matire inf9ie qui1 objectivem5t le remplit1 d'aprs notre conception subjective1 espace2 son t]nel m\vem5t qui1 objectivem5t1 reprs5te une volution priodique rev5ant sur elle-mme1 e/ ce que n\s appelons subjectivem5t le temps4 ,ces deux =mes de l'intuition n\s conva9qu5t de l'inf9it et de l't]nit du ,cosmos4 ,mais p> l n\s reconnaissons en mme temps que l',univ]s t\t enti]1 lui-mme1 e/ un p]petuum mobile embrassant t\t4 ,cette inf9ie et t]nelle ma*9e du ,cosmos se ma9ti5t dans un m\vem5t t]nel et in9t]rompu p>ce que l'inf9im5t gr&e somme d'n]gie actuelle et pot5tielle re/e t]nellem5t la mme4 ,la loi de la cons]vation de la =ce dmontre donc que l'ide du p]petuum mobile e/ aussi vraie et d'une importance aussi fondam5tale1 en ce qui conc]ne le cosmos t\t enti]1 qu'elle e/ impossible en ce qui conc]ne l'action isole d'une p>tie de celui-ci4 ,p> l se tr\ve encore rfute la ?orie de l'entropie4 ,entropie du ,cosmos4--,le pntrant fondateur de la ,?orie mcanique de la ,*aleur 7#ahej71 ,,clausius1 rsumait ce qu'il y avait de plus ess5tiel dans cette importante ?orie dans deux propositions pr9cipales4 ,la premire e/ celle-ci3 ,l'n]gie du ,cosmos e/ con/ante2 cette proposition =me la moiti de notre loi de sub/ance1 le pr9cipe de l'n]gie4 ,la seconde affirme3 ,l'entropie du ,cosmos t5d v]s un maximum2 cette seconde proposition e/1 notre avis1 aussi errone que la premire tait ju/e4 ,d'aprs ,,clausius1 l'n]gie totale du ,cosmos se compose de deux p>ties1 dont l'une 7en tant que *aleur une haute temprature1 n]gie mcanique1 lectrique1 *imique1 etc47 e/ encore p>tiellem5t conv]tible en travail1 t&is que l'autre1 au contraire1 ne l'e/ pas2 celle-ci1 qui e/ dj de l'n]gie trans=me en *aleur et accumule dans des corps plus froids1 e/ p]due sans ret\r p\r la production ultrieure du travail4 ,cette p>tie d'n]gie inemploye1 qui ne peut plus tre trans=me en travail mcanique1 e/ ce que ,,clausius appelle entropie 7c'e/--dire la =ce employe l'intrieur72 elle crot cont9uellem5t aux dp5s de l'autre p>tie4 ,mais comme j\rnellem5t1 une p>tie de plus en plus gr&e de l'n]gie mcanique du ,cosmos se trans=me en *aleur et que celle-ci ne peut pas1 rciproquem5t1 rev5ir sa premire =me1--alors la quantit totale 7inf9ie7 de *aleur et d'n]gie doit se disp]s] et dim9u] de plus en plus4 ,t\tes les diffr5ces de temprature devrai5t1 en f9 de compte1 s'van\ir1 et la *aleur1 t\te l'tat fix1 devrait tre rp>tie galem5t dans un unique et in]te morceau de matire congele2 t\te vie et t\t m\vem5t organiques aurai5t cess lorsque s]ait atte9t ce maximum d'entropie2 ce s]ait la vraie f9 du monde4 ,si cette ?orie de l'entropie tait exacte1 il faudrait qu' cette f9 du monde qu'on admet1 correspondt aussi un comm5cem5t1 un m9imum d'entropie dans lequel les diffr5ces de temprature des p>ties di/9ctes de l',univ]s euss5t atte9t leur maximum4 ,ces deux ides1 d'aprs notre conception moni/e et rig\reusem5t logique du processus cosmogntique t]nel1 sont aussi inadmissibles l'une que l'autre2 t\tes deux sont en contradiction avec la loi de sub/ance4 ,le monde n'a pas plus comm5c qu'il ne f9ira4 ,de mme que l'univ]s e/ inf9i1 de mme il re/]a t]nellem5t en m\vem5t2 la =ce vive se trans=me en =ce de t5sion et inv]sem5t1 p> un processus in9t]rompu2 et la somme de cette n]gie pot5tielle et actuelle re/e t\j\rs la mme4 ,la seconde proposition de la ?orie mcanique de la *aleur contr$it la premire et doit tre sacrifie4 ,les df5seurs de l'entropie la s\ti5n5t1 p> contre1 ju/e titre1 tant qu'ils n'ont en vue que des processus p>ticuli]s dans lesquels1 dans c]ta9es conditions1 la *aleur fixe ne peut plus tre trans=me en travail4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que dans la ma*9e vapeur1 la *aleur ne peut tre trans=me en travail mcanique que lorsqu'elle passe d'un corps plus *aud 7la vapeur7 un plus froid 7l'eau fra*e71 mais non inv]sem5t4 ,mais dans le gr& ,t\t du ,cosmos1 les *oses se pass5t bi5 autrem5t2 des conditions sont donnes1 cette fois1 qui p]mett5t aussi la trans=mation inv]se de la *aleur lat5te en travail mcanique4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que lorsque deux corps cle/es vi5n5t s'entre*oqu]1 anims *acun d'une vitesse in\e1 des quantits normes de *aleur sont mises en lib]t1 t&is que les masses1 rduites en p\ssire1 sont dissm9es et rp&ues dans l'espace4 ,le jeu t]nel des masses en rotation avec cond5sation des p>ties1 grossissem5t en =me de sphres de n\veaux petits mtorites1 runion de ceux-ci p\r en con/itu] de plus grosses1 etc41 recomm5ce alors n\veau#di4 #di ,,zehnd]4 ,die ,me*anik des ,weltalls1 #ahig4 ,,ii4 ,gognie moni/e4--,l'hi/oire de l'volution de la t]re1 sur laquelle n\s allons jet] ici un rapide c\p d'oeil1 ne =me qu'une inf9im5t petite p>tie de celle du ,cosmos4 ,elle a t1 il e/ vrai1 comme cette d]nire1 depuis des milli]s d'annes1 l'objet des spculations philosophiques et1 plus encore1 de la fantaisie my?ologique2 mais elle n'e/ dev5ue objet de sci5ce que beauc\p plus rcemm5t et date1 presque t\t entire1 de notre ,x,i,xe sicle4 ,en pr9cipe1 la nature de la t]re1 en tant que plante t\rnant aut\r du soleil1 tait dj dt]m9e p> le sy/me de ,,cop]nic 7#aedc72 ,,galil,e1 ,,kepl] et autres gr&s a/ronomes ont fix ma?matiquem5t sa di/ance du soleil1 la loi de son m\vem5t1 etc4 ,dj1 d'ailleurs1 la cosmognie de ,,kant et de ,,laplace s'tait engage dans la voie qui montrait comm5t la t]re prov5ait de la mre-soleil4 ,mais l'hi/oire ultrieure de notre plante1 les trans=mations de sa sup]ficie1 la =mation des cont95ts et des m]s1 des montagnes et des ds]ts3 t\t cela1 la f9 du ,x,v,i,i,ie sicle et dans les v+t premires annes du ,x,i,xe1 n'avait fait que bi5 peu l'objet de srieuses re*]*es sci5tifiques2 on se cont5tait1 le plus s\v5t1 de suppositions assez inc]ta9es ou bi5 on admettait les traditionnelles lg5des relatives la cration2 c'tait surt\t1 ici encore1 la croyance en l'hi/oire mosaque de la cration qui b>rait1 p> avance1 la r\te qui et conduit les re*]*es indp5dantes la connaissance de la vrit4 ,ce n'e/ qu'en #ahbb que p>ut une oeuvre importante1 dans laquelle tait employe1 p\r l'tude sci5tifique de l'hi/oire de la t]re1 cette m?ode qu'on reconnut bi5tt aprs tre de beauc\p la plus fconde1 la m?ode ontologique ou le pr9cipe de l'actualisme#ej4 ,elle consi/e tudi] m9utieusem5t les phnomnes du prs5t et s'en s]vir p\r expliqu] les processus hi/oriques analogues du pass4 ,la ,socit des sci5ces de ,gtt+ue avait en outre 7#ahah7 promis un prix l'tude la plus appr(ondie et la plus comprh5sive sur les *angem5ts de la surface de la t]re dont on peut tr\v] la preuve dans l'hi/oire et sur l'application qu'on peut faire des donnes a9si acquises l'tude des rvolutions t]re/res qui *app5t au doma9e de l'hi/oire4 ,cette importante "q de conc\rs fut rsolue p> ,k4 ,,h(f de ,go?a1 dans son excell5t ouvrage3 ,hi/oire des *angem5ts naturels de la surface de la t]re1 dmontrs p> la tradition 7#d vol4 #ahbb-ahcd74 ,la m?ode ontologique ou actuali/e1 fonde p> lui1 fut applique avec une porte plus va/e et un imm5se succs au doma9e t\t enti] de la gologie p> le gr& gologue anglais ,c4 ,,lyell2 les ,pr9cipes de gologie 7#ahcj7 de celui-ci fur5t la base solide sur laquelle l'hi/oire ultrieure de la t]re cont9ua de con/ruire avec un si clatant succs#ea4 ,les importantes re*]*es gogntiques d',,al4 ,,humboldt et ,l4 ,,bu*1 de ,g4 ,,bis*( et ,e4 ,,suss1 a9si que celles de beauc\p d'autres gologues mod]nes1 s'appui5t sur les solides bases empiriques et sur les pr9cipes spculatifs1 dont n\s sommes r$evables aux re*]*es de ,h4 ,,k(f et de ,,*4 ,,lyell qui ont fray la voie2 ils ont dgag la voie la sci5ce pure1 fonde sur la raison1 dans le doma9e de l'hi/oire de la t]re2 ils ont loign les puissants ob/acles qu'ici aussi la fantaisie my?ologique et la tradition religieuse avai5t entasss1 surt\t la ,bible et la my?ologie *rti5ne fonde sur elle4 ,j'ai dj p>l1 dans la sixime et la qu9zime leon de mon ,hi/oire de la ,cration naturelle1 des gr&s mrites de ,,*4 ,,lyell et des rapports qui exi/ai5t entre lui et son ami ,,*4 ,,d>w92 quant une tude plus appr(ondie de l'hi/oire de la t]re et des imm5ses progrs que la gologie dynamique et hi/orique a faits en notre sicle1 je r5voie aux ouvrages connus de ,,suss1 ,,neumayr1 ,,cr$n] et ,j4 ,,wal!r4 #ej ,j4 ,,wal!r1 ,e9leit4 9 die ,geologie als hi/oris*e ,wiss5s*aft1 #ahic4 ,s4 ,,xiv4 #ea ,cf4 ,m4 ,,neumayr1 ,erdges*i*te1 #bte ,aufl4 #ahie4 ,il faut avant t\t di/+u] deux p>ties pr9cipales dans l'hi/oire de la t]re3 la gognie anorganique et l'organique2 cette d]nire comm5ce avec la premire app>ition des tres vivants la surface du globe4 ,l'hi/oire anorganique de la t]re1 priode la plus anci5ne1 s'e/ c\le p>eille celle des autres plantes de notre sy/me solaire2 t\s ils se sont dta*s de l'quateur du corps solaire en rotation1 s\s =me d'anneaux nbuleux qui se cond5sr5t graduellem5t en mondes indp5dants4 ,de la nbuleuse gazeuse e/ sortie1 p> refroidissem5t1 la t]re en ignition1 aprs quoi s'e/ produite sa sup]ficie1 p> un progressif rayonnem5t de *aleur1 la m9ce corce solide que n\s habitons4 ,c'e/ seulem5t aprs qu' la surface la temprature se ft abaisse jusqu' un c]ta9 degr1 que la premire g\tte d'eau liquide put se =m] au milieu de l'enveloppe vaporeuse qui l'ent\rait3 c'tait la condition la plus importante p\r l'app>ition de la vie organique4 ,bi5 des millions d'annes se sont c\ls--en t\s cas plus de c5t--depuis que cet important processus de la =mation de l'eau s'e/ produit1 n\s conduisant a9si la troisime p>tie de la cosmognie1 la biognie4 ,,iii4 ,biognie moni/e4--,la troisime phase de l'volution du monde comm5ce avec la premire app>ition des organismes sur notre globe t]re/re et se prolonge depuis lors1 sans int]ruption1 jusqu' nos j\rs4 ,les gr&es nigmes de l',univ]s qui se pos5t n\s1 dans cette intressante p>tie de l'hi/oire de la t]re1 passai5t encore1 au comm5cem5t du ,x,i,xe sicle1 p\r insolubles1 ou du mo9s p\r si difficiles que leur solution semblait recul] dans un lo9ta9 av5ir2 la f9 du sicle1 n\s p\vons dire1 avec un orgueil lgitime1 qu'elles sont rsolues en pr9cipe p> la biologie mod]ne et son trans=misme2 et mme1 beauc\p de phnomnes isols de ce m]veilleux royaume de la vie1 s'expliqu5t auj\rd'hui physiquem5t d'une manire aussi p>faite que n'importe quel phnomne physique trs connu1 de la nature inorganique4 ,le mrite d'avoir fait le premi] pas1 si gros de consqu5ces1 sur cette r\te difficile et d'avoir montr la r\te v]s la solution moni/e de t\s les problmes biologiques1--revi5t au pr(ond naturali/e franais ,j4 ,,lam>ck2 il publia en #ahji1 l'anne mme o naissait ,,*4 ,,d>w91 sa ,philosophie zoologique si ri*e en ap]u4 ,cette oeuvre orig9ale e/ non seulem5t un essai gr&iose d'explication de t\s les phnomnes de la vie organique d'un po9t de vue unique et physique1 c'e/1 en outre1 un *em9 fray1 le seul qui puisse conduire la solution de la plus difficile nigme de ce doma9e3 du problme de l'app>ition naturelle des espces organiques4 ,,lam>ck1 qui possdait des connaissances empiriques aussi t5dues en zoologie qu'en botanique1 bau*a ici1 p\r la premire fois les pr9cipes de la ?orie de la desc5dance2 il montra comm5t les innombrables =mes des rgnes animal et vgtal provi5n5t1 p> trans=mations graduelles1 de =mes ance/rales communes1 des plus simples1 et comm5t les *angem5ts graduels de =me1 produits p> l'action de l'adaptation contrebalance p> celle de l'hrdit1 ont am5 cette l5te transmutation4 ,dans la c9quime leon de mon ,hi/oire de la ,cration naturelle1 j'ai apprci les mrites de ,,lam>ck comme ils mritai5t de l'tre1 dans la sixime et la septime1 j'en ai fait autant p\r ceux de ,,*4 ,,d>w9 7#ahei74 ,grce lui1 c9quante ans plus t>d1 non seulem5t t\s les pr9cipes importants de la ?orie de la desc5dance tai5t poss irrfutablem5t1 mais1 en outre1 grce l'introduction de la ,?orie de la slection1 les lacunes laisses p> son devanci] tai5t combles p> ,d>w94 ,le succs que1 malgr t\s ses mrites1 ,,lam>ck n'avait pu obt5ir1 *ut libralem5t ,,d>w92 son ouvrage qui fait poque1 sur l',orig9e des ,espces au moy5 de la slection naturelle a rvolutionn de fond en comble t\te la biologie mod]ne en ces qu>ante d]nires annes1 et l'a leve une hauteur qui ne le cde en ri5 celle des autres sci5ces naturelles4 ,,d>w9 e/ dev5u le ,cop]nic du monde organique1 a9si que je m'exprimais dj en #ahfh et a9si que ,e4 ,,du ,,bois-,,reymond le faisait qu9ze ans aprs1 rptant mes p>oles 7,cf4 ,monisme74 ,,iv4 ,an?ropognie moni/e4--,n\s p\vons considr]1 n\s autres hommes1 comme la quatrime et d]nire priode de l'volution cosmique1 celle p5dant laquelle notre propre race a volu4 ,dj ,,lam>ck 7#ahji7 avait clairem5t reconnu que cette volution ne se p\vait raisonnablem5t concevoir que p> une solution naturelle1 la desc5dance du ,s+e en tant que ,mammifre le plus pro*e4 ,,huxley montra ensuite 7#ahfc71 dans son clbre mmoire sur ,la place de l'homme dans la nature--que cette importante hypo?se tait une consqu5ce ncessaire de la ?orie de la desc5dance et qu'elle s'appuyait sur des faits trs probants de l'anatomie1 de l'embryologie et de la palontologie2 il t5ait cette "q ess5tielle entre t\tes les que/ions p\r rsolue en pr9cipe4 ,,d>w9 la traita ensuite1 de div]s po9ts de vue et de faon rem>quable dans son ouvrage sur ,la desc5dance de l'homme et la slection sexuelle 7#ahga74 ,j'avais moi-mme1 dans ma ,morphologie gnrale1 7#ahff71 consacr un *apitre spcial cet important problme de la desc5dance4 ,en #ahgd je publiai mon ,an?ropognie dans laquelle1 p\r la premire fois1 e/ m5e bonne f9 la t5tative de suivre la desc5dance de l'homme trav]s la srie entire de ses aeux1 jusqu'aux plus anci5nes =mes ar*igones de ,monres2 je me suis appuy galem5t sur les trois gr&es bran*es de la phylognie3 l'anatomie comp>e1 l'ontognie et la palontologie 7#d;e d4 #ahia74 ,ce que n\s avons encore acquis en ces d]nires annes1 grce aux nombreux et importants progrs des tudes an?ropogntiques1--j'ai essay de le montr] dans la confr5ce que j'ai faite1 en #ahih1 au ,congrs int]national de zoologie t5u ,cambridge1 sur l'tat actuel de nos connaissances relativem5t l'orig9e de l'homme4 7,bonn #g;e d4 #ahii1 trad4 fran1 p> le ,dr ,laloy47 ,,*apitre ,,xiv ,unit de la nature4 ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,l',,unit ,,mat,,rielle ,,et ,,n]g,,tique ,,du ,,cosmos4--,m,,canisme ,,et ,,vitalisme4--,,b1 ,,f9 ,,et ,,has>d4 ,t\s les corps naturels connus1 anims ou inanims1 concord5t dans t\tes leurs proprits ess5tielles4 ,les diffr5ces qui exi/5t entre ces deux gr&s gr\pes de corps 7les organiques et les inorganiques71 quant la =me et aux fonctions1 sont simplem5t la suite ncessaire de leur diffr5te composition *imique4 ,les phnomnes c>actri/iques de m\vem5t et de =me de la vie organique ne sont pas la manife/ation d'une =ce vitale spciale1 mais simplem5t les modes d'activit 7immdiate ou mdiate7 des corps album9odes 7comb9aisons du plasma7 et autres comb9aisons plus compliques du c>bone4 ,morphologie gnrale 7#ahff74 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,xiv ,monisme du ,cosmos4--,unit foncire de la nature organique et de l'inorganique4--,?orie c>bogne4--,hypo?se de la procration primitive 7ar*igonie74--,causes mcaniques et causes f9ales4--,mcanique et tlologie *ez ,kant4--,la f9 dans la nature organique et dans l'inorganique4--,vitalisme1 =ce vitale1 novitalisme1 dom9antes4--,dy/lologie4--,?orie des organes rudim5taires4--,abs5ce de f9alit et imp]fection de la nature4--,t5dance v]s un b1 *ez les corps organiques4--,son abs5ce dans l'ontognse et dans la psy*ognse4--,ides platonici5nes4--,ordre moral du monde3 on n'en peut dmontr] l'exi/5ce ni dans l'hi/oire organique de la t]re1 ni dans celle des ,v]tbrs1 ni dans celle des peuples4--,provid5ce4--,b1 f9 et has>d4 ,,litt,,rature ,p4 ,,holba*4--,sy/me de la nature4 ,p>is1 #aggj4 ,h4 ,,helmholz4--,popula]e wiss5s*4 ,vortraege4 ,i-,,iii1 ,heft4 ,w4 ,r4 ,,grove4--,die ,v]w&s*aft d] ,naturkraefte4 #ahga4 ,,ph4 ,,spill]4--,die ,ent/ehung d] ,welt und die ,e9heit d] ,naturkraefte4 ,popula]e ,kosmog5ie4 ,b]l91 #ahgj4 ,,ph4 ,,spill]4--,die ,urkraft des ,weltalls na* ihrem ,wes5 und ,wirk5 auf all5 ,naturgebiet54 #ahgf4 ,c4 ,,naegeli4--,me*anis*-physiologis*e ,!orie d] ,ab/ammungslehre4 ,mn*51 #ahhd4 ,l4 ,,zehnd]4--,die ,ent/ehung des ,leb5s1 aus me*anis*5 ,grundlag5 entwickelt4 #ahii4 ,e4 ,,haeckel4--,allgem4 ,unt]su*ung5 b] die ,natur und er/e ,ent/ehung d] ,organism51 ihr ,v]haeltniss zu d5 ,anorgan5 und ihre ,e9!ilung 9 ,?i]e und ,pflanz54 #btes ,bu* d] ,g5]ell5 ,morphologie1 ,bd4 ,i4 ,s4 #aji-bch1 #ahff4 ,,kosmos4--,zeits*rift fr e9heitli*e ,weltans*auung auf ,grund d] ,entwicklungslehre4 ,unt] ,mitwirkung von ,*4 ,d>w9 und ,e4 ,haeckel1 h]ausgegeb5 von ,e4 ,krause4 ,bd4 ,i-,,xix1 #ahgg-ahhf4 ,la loi de sub/ance n\s f\rnit avant t\t la preuve de ce fait fondam5tal que t\te la =ce de la nature peut tre1 mdiatem5t ou immdiatem5t trans=me en une autre4 ,l'n]gie mcanique et la *imique1 le son et la *aleur1 la lumire et l'lectricit1 sont conv]tibles l'un en l'autre et ne n\s app>aiss5t que comme des aspects phnomnaux diffr5ts d'une seule et mme =ce orig9elle1 l'n]gie4 ,il s'en dduit le pr9cipe important de l',unit de t\tes les =ces de la ,nature ou du ,monisme de l'n]gie4 ,dans t\t le doma9e des sci5ces physico-*imiques1 ce pr9cipe fondam5tal e/ univ]sellem5t adopt1 en tant qu'il s'applique aux corps naturels inorganiques4 ,il semble en all] autrem5t dans le monde organique1 dans le doma9e ri*e et v>i de la vie4 ,sans d\te1 il e/ visible ici aussi qu'une gr&e p>tie des phnomnes vitaux sont ram5ables immdiatem5t l'n]gie mcanique ou *imique1 des effets d'lectricit ou d'optique4 ,mais p\r une autre p>tie de ces phnomnes1 la *ose e/ conte/e auj\rd'hui encore1 surt\t en ce qui conc]ne l'nigme de la vie psy*ique1 en p>ticuli] de la consci5ce4 ,le gr& mrite de la ?orie mod]ne de l'volution1 c'e/ prcism5t d'avoir jet un pont entre ces deux doma9es1 en app>5ce di/9cts4 ,n\s en sommes v5us1 ma9t5ant1 la conviction nette que t\s les phnomnes de la vie organique1 eux aussi1 sont s\mis la loi univ]selle de sub/ance1 t\t comme les phnomnes anorganiques qui se pass5t dans l'inf9i ,cosmos4 ,l',unit de la ,nature qui s'en dduit1 la dfaite du dualisme d'autrefois1 e/ c]ta9em5t une des plus belles conqutes de notre mod]ne gntique4 ,j'ai dj *]*1 il y a tr5te-trois ans1 dmontr] trs explicitem5t ce ,monisme du ,cosmos1 cette foncire unit de la ,nature organique et de l'inorganique1 en s\mettant un exam5 critique et une comp>aison m9utieuse1 la concordance que prs5t5t les deux gr&s rgnes quant aux matriaux premi]s1 aux =mes et aux =ces#eb4 ,j'ai donn un c\rt extrait des rsultats obt5us dans la qu9zime leon de mon ,hi/oire de la ,cration naturelle4 ,t&is que les ides exposes l sont admises auj\rd'hui p> la plus gr&e majorit des philosophes1 de plusieurs cts on a v\lu essay]1 en ces d]ni]s temps1 de les combattre et de rtablir l'anci5ne opposition entre deux doma9es di/9cts de la ,nature4 ,le plus rig\reux de ces essais e/ l'ouvrage rcemm5t p>u du botani/e ,,re9ke3 ,le monde comme action#ec4 ,l'auteur y df5d1 avec une cl>t et une rigueur logique dignes d'loges1 le pur dualisme cosmologique et dmontre en mme temps lui-mme combi5 la conception tlologique qu'on y veut ratta*]1 e/ ins\t5able4 ,dans le doma9e t\t enti] de la ,nature inorganique n'agirai5t que des =ces physiques et *imiques1 t&is que dans celui de la ,nature organique se jo9drai5t aux prcd5tes des =ces intellig5tes1 les =ces directrices ou dom9antes4 ,la loi de sub/ance n'aurait de valeur que dans le premi] gr\pe1 non dans le second4 ,au fond1 il s'agit encore ici de la vieille opposition entre la conception mcanique et la tlologique4 ,avant d'abord] celle-ci1 indiquons brivem5t deux autres ?ories qui sont1 mon avis1 trs prcieuses p\r rs\dre ces importants problmes3 la ?orie c>bogne et la ?orie de la procration primitive4 #eb ,,haeckel4 ,g5]elle ,morphologie d] ,organism54 #ahff1 #btes ,bu*1 #etes ,kap4 #ec ,f4 ,,re9ke4 ,die ,welt als ,t4 ,b]l9 #ahii4 ,?orie c>bogne4--,la *imie physiologique1 p> d'innombrables analyses1 a tabli au c\rs de ces qu>ante d]nires annes1 les c9q faits suivants3 ,i4 ,dans les corps naturels organiques il n'entre pas d'lm5ts qui ne soi5t pas inorganiques2 ,,ii4 ,les comb9aisons d'lm5ts1 p>ticulires aux organismes et qui dt]m95t leurs phnomnes vitaux1 consi/5t t\tes en composs de plasma1 du gr\pe des album9odes2 ,,iii4 ,la vie organique elle-mme e/ un processus physico-*imique1 fond sur des *anges nutritifs entre ces plasmas album9odes2 ,,iv4 ,l'lm5t qui seul e/ capable de con/ruire ces album9odes complexes en se comb9ant d'autres lm5ts 7oxygne1 hydrogne1 azote1 s\fre71 c'e/ le c>bone2 ,v4 ,ces comb9aisons de plasma base de c>bone se di/+u5t de la plup>t des autres comb9aisons *imiques p> leur /ructure molculaire trs complexe1 p> leur in/abilit et p> l'tat gonfl de leurs agrgats4 ,m'appuyant sur ces c9q faits fondam5taux1 j'avais pos1 il y a tr5te-trois ans1 la ,?orie c>bogne suivante3 ,seules1 les proprits c>actri/iques1 physico-*imiques du c>bone--et pr9cipalem5t son tat d'agrgat semi-liquide1 a9si que la facilit avec laquelle se dtruis5t ses comb9aisons1 ses trs complexes album9odes1--sont les causes mcaniques de ces phnomnes moteurs p>ticuli]s qui di/+u5t les organismes des corps inorganiss1 ensemble de phnomnes qu'on dsigne du nom de vie 7,hi/4 de la ,crat4 ,nat41 p4 #ceg74 ,bi5 que cette ?orie c>bogne ait t violemm5t attaque p> div]s biologi/es1 aucun cep5dant n'a pu jusqu'ici propos] sa place une meilleure ?orie moni/e4 ,auj\rd'hui que n\s connaissons bi5 mieux et plus fond les conditions physiologiques de la vie cellulaire1 la physique et la *imie du plasma vivant1 n\s p\vons pos] la ?orie c>bogne plus explicitem5t et plus srem5t qu'il ne n\s tait possible de le faire il y a tr5te-trois ans4 ,ar*igonie ou procration primitive4--,le vieux concept de procration 7gnration spontane ou quivoque7 e/ encore employ auj\rd'hui dans des s5s trs diffr5ts2 l'obscurit de ce t]me et son application contradictoire des hypo?ses anci5nes et mod]nes1 t\tes diffr5tes1 sont prcism5t causes que cet important problme compte p>mi les que/ions les plus confuses et les plus dbattues des sci5ces naturelles4 ,je limite le t]me de procration--ar*igonie ou abiognse-- la premire app>ition du plasma vivant succdant aux comb9aisons anorganiques du c>bone desquelles il e/ issu et je di/+ue deux priodes pr9cipales dans ce ,comm5cem5t de biognse3 ,i4 ,l',autogonie1 l'app>ition de corps plasmiques des plus simples dans un liquide =mateur inorganique1 et ,,ii4 la ,plasmogonie1 l'individualisation en organismes primitifs1 de ces comb9aisons de plasma1 s\s =me de monres4 ,j'ai trait si fond ces problmes importants mais trs difficiles1 dans le *apitre ,,xv de mon ,hi/oire de la ,cration ,naturelle1--que je peux me cont5t] d'y r5voy]4 ,on en tr\v]ait dj une discussion trs longue1 rig\reusem5t sci5tifique1 dans ma ,morphologie gnrale 7vol4 ,i4 p4 #afg-aij72 plus t>d1 dans sa ?orie mcanico-physiologique de la desc5dance1 7#ahhd7 ,,naegeli a repris t\t fait dans le mme s5s l'hypo?se de la procration qu'il considre comme indisp5sable la ?orie naturelle de l'volution4 ,j'appr\ve compltem5t son affirmation3 ,ni] la procration c'e/ proclam] le miracle4 ,tlologie et mcanisme4--,l'hypo?se de la procration1 a9si que la ?orie c>bogne qui s'y relie troitem5t1 sont de la plus gr&e importance lorsqu'il s'agit de se prononc] dans le vieux conflit entre la conception tlologique 7duali/e7 des phnomnes et la mcanique 7moni/e74 ,depuis que ,,d>w91 il y a qu>ante ans de cela1 n\s a mis entre les ma9s la clef de l'explication moni/e de l'organisation1 p> sa ?orie de la slection1 n\s sommes en tat de ram5] l'inf9ie div]sit des dispositions con=mes une f91 que n\s obs]vons dans le monde des corps vivants1 des causes mcaniques1 naturelles1 absolum5t comme n\s le faisons qu& il s'agit de la nature inorganique1 p\r laquelle seule la *ose tait possible aup>avant4 ,les causes f9ales surnaturelles1 auxquelles on tait oblig de rec\rir autrefois1 sont a9si dev5ues sup]flues4 ,cep5dant la mtaphysique mod]ne cont9ue les dcl>] indisp5sables et les causes mcaniques insuffisantes4 ,causes effici5tes et causes f9ales4--,nul n'a mieux fait ressortir que ,,kant le pr(ond contra/e entre les causes effici5tes et les causes f9ales qu& il s'agit d'expliqu] la nature dans sa totalit4 ,dans son oeuvre de jeunesse1 si clbre1 l',hi/oire naturelle gnrale et ?orie du ciel 7#agee71 il avait t5t l'entreprise h>die de trait] de la composition et de l'orig9e mcanique de t\t l'difice cosmique1 d'aprs les pr9cipes de ,,newton4 ,cette ?orie cosmologique des gaz s'appuyait t\t entire sur les phnomnes du m\vem5t mcanique de la gravitation2 elle fut reprise plus t>d p> le gr& a/ronome et ma?matici5 ,,laplace1 qui la fonda sur les ma?matiques4 ,lorsque ,napolon ,i] dem&a ce savant1 quelle place ,dieu1 crateur et cons]vateur de l',univ]s1 occupait dans son sy/me1 ,laplace rpondit simplem5t et loyalem5t3 ,sire1 je n'ai pas beso9 de cette hypo?se4 ,c'tait reconnatre ouv]tem5t le c>actre a?i/ique que cette cosmognie mcanique p>tage avec t\tes les sci5ces inorganiques4 ,n\s devons d'autant plus insi/] l-dessus que la ?orie ,kant-,laplace a cons]v jusqu' ce j\r une valeur presque univ]selle2 t\tes les t5tatives faites p\r la remplac] p> une meilleure ont *\4 ,si l'accusation d'a?isme con/itue encore auj\rd'hui1 dans beauc\p de milieux1 un grave repro*e1 il s'applique l'ensemble des sci5ces naturelles mod]nes en tant qu'elles donn5t du monde inorganique une explication t\te mcanique4 ,le mcanisme lui seul 7au s5s de ,,kant7 n\s f\rnit une relle explication des phnomnes naturels en ce qu'il les ramne des causes effici5tes1 des m\vem5ts aveugles et inconsci5ts1 provoqus p> la con/itution matrielle de ces corps naturels eux-mmes4 ,,kant fait rem>qu] que sans ce mcanisme de la nature1 il ne peut pas y avoir de sci5ce--et que les droits qu'a la raison huma9e de rec\rir une explication mcanique de t\s les phnomnes sont illimits4 ,mais lorsque1 plus t>d1 dans sa critique du jugem5t tlologique1 il aborda l'explication des phnomnes compliqus de la nature organique1 ,,kant affirma que p\r ceux-ci les causes mcaniques tai5t insuffisantes2 qu'il fallait rec\rir des causes f9ales4 ,sans d\te1 ici encore1 la raison e/ en droit de rec\rir une explication mcanique1 mais sa puissance e/ limite4 ,,kant1 il e/ vrai1 reconnat en p>tie la puissance de la raison1 mais p\r la plus gr&e p>tie des phnomnes vitaux 7et surt\t p\r l'activit psy*ique de l'homme7 il ti5t p\r indisp5sable d'admettre les causes f9ales4 ,le rem>quable p>agraphe #gi de la ,critique du jugem5t porte cette pigraphe c>actri/ique3 ,de la subord9ation ncessaire du pr9cipe du mcanisme au pr9cipe tlologique p\r expliqu] qu'une *ose soit une f9 naturelle4 ,les dispositions con=mes une f91 ralises dans le corps des tres organiques1 semblai5t ,,kant si inexplicables sans causes f9ales 7c'e/--dire une =ce cratrice se con=mant un plan71 qu'il n\s dit3 ,il e/ bi5 c]ta91 en ce qui conc]ne les tres organiss et leurs facults int]nes1 qu'au moy5 des seuls pr9cipes mcaniques de la nature1 non seulem5t n\s les connaissons insuffisamm5t1 mais que n\s p\vons encore bi5 mo9s n\s les expliqu]2 cela e/ si c]ta9 que l'on peut affirm] h>dim5t ceci3 il s]ait absurde1 de la "p de l'homme1 de concevoir seulem5t un tel projet et d'espr] qu'un n\veau ,,newton p\rrait peut-tre surgir qui n\s f]ait compr5dre1 ne ft-ce que la production d'un br9 d'h]be1 d'aprs des lois naturelles qu'aucune p5se pralable n'aurait pas ordonnes3 on doit dt\rn] absolum5t l'homme de cette p5se4 ,soixante-dix ans plus t>d1 cet impossible ,,newton de la nature organique e/ app>u en la p]sonne de ,,d>w9 et a rsolu le gr& problme que ,,kant avait dcl> insoluble4 ,la f9 dans la nature inorganique 7,tlologie anorganique74--,depuis que ,,newton a pos la loi de la gravitation 7#afhb71 que ,,kant a tabli la composition et l'orig9e mcanique de t\t l'difice cosmique d'aprs les pr9cipes de ,,newton 7#agee71 depuis1 enf91 que ,,laplace a fond ma?matiquem5t cette loi fondam5tale du mcanisme cosmique1 les sci5ces naturelles anorganiques1 t\tes ensemble1 sont dev5ues purem5t mcaniques et en mme temps purem5t a?i/es4 ,dans l'a/ronomie et la cosmognie1 dans la gologie et la mtorologie1 dans la physique et la *imie inorganiques1 depuis lors1 les lois mcaniques1 appuyes sur une base ma?matique1 sont considres comme absolum5t tablies et rgnant sans rs]ve4 ,depuis lors aussi1 la notion de f9 a disp>u de t\t ce gr& doma9e4 ,actuellem5t1 la f9 de notre ,x,i,xe sicle o cette conception moni/e1 aprs de durs combats1 e/ arrive se faire accept]1 aucun naturali/e1 p>lant srieusem5t1 ne s'inquite du b d'un phnomne quelconque dans le doma9e incomm5surable qu'il explore4 ,p5se-t-on qu'un a/ronome s'in=m]ait srieusem5t auj\rd'hui du b des m\vem5ts plantaires1 ou un m9ralogi/e du b de telles =mes de cri/aux8 ,un physici5 va-t-il se creus] la tte sur la f9 des =ces lectriques ou un *imi/e sur celle des poids atomiques8 ,n\s p\vons avec confiance rpondre3 ,non6 ,a c\p sr pas en ce s5s que le bon ,dieu ou quelque =ce naturelle t5dant v]s un b1 aurait un beau j\r tir subitem5t du nant ces lois fondam5tales du mcanisme cosmique1 en vue d'une f9 dt]m9e--et qu'il les f]ait agir j\rnellem5t con=mm5t sa volont raisonnable4 ,cette conception an?ropomorphique d'un con/ructeur et rgisseur de l',univ]s1 agissant en vue d'une f91 e/ compltem5t suranne2 sa place a t prise p> les gr&es1 t]nelles lois d'aira9 de la nature4 ,la f9 dans la nature organique 7,tlologie biologique74--,qu& il s'agit de la nature organique1 la notion de f9alit possde1 auj\rd'hui encore1 une t\t autre signification et une t\t autre valeur que lorsqu'il s'agissait du monde inorganique4 ,dans la /ructure du corps et dans les fonctions vitales de t\t organisme1 l'activit en vue d'une f9 s'impose n\s1 indniable4 ,*aque plante et *aque animal1 la manire dont ils sont composs de p>ties di/9ctes1 n\s app>aiss5t organiss en vue d'une f9 dt]m9e1 absolum5t comme le sont les ma*9es artificielles1 inv5tes et con/ruites p> l'homme2 et tant que dure leur vie1 la fonction de leurs div]s organes t5d v]s une f9 prcise1 absolum5t comme le travail dans les div]ses p>ties de la ma*9e4 ,il tait donc t\t naturel que les conceptions primitives et naves1 p\r expliqu] l'app>ition et l'activit vitale des tres organiques1 invoquass5t un crateur qui aurait ordonn t\tes *oses avec sagesse et lumires et aurait organis *aque plante et *aque animal1 con=mm5t la f9 spciale de sa vie4 ,on se reprs5te d'ord9aire ce t\t-puissant ,crateur du ,ciel et de la ,t]re d'une faon t\t an?ropomorphique2 il cra *aque tre d'aprs son espce4 ,cep5dant1 tant que l'homme se figurait le crateur s\s =me huma9e1 p5sant avec son c]veau huma91 voyant avec ses yeux1 faonnant avec ses ma9s1 on p\vait encore se faire une image s5sible de ce div9 con/ructeur de ma*9es et de son oeuvre artificielle dans le gr& ateli] de la cration4 ,la *ose dev9t bi5 plus difficile lorsque l'ide de ,dieu s'pura et que l'on envisagea dans le dieu invisible un crateur sans organes--7une crature gazeuse74 ,ces conceptions an?ropi/iques dev9r5t encore plus incomprh5sibles lorsqu' la place du ,dieu con/ruisant consciemm5t1 la physiologie v9t mettre la =ce vitale crant inconsciemm5t--=ce naturelle inconnue1 agissant con=mm5t une f9 et qui1 diffr5te des =ces physiques et *imiques connues1 ne les pr5ait que temporairem5t son s]vice--p5dant sa vie4 ,ce vitalisme rgna jusqu'au milieu de notre sicle2 il ne fut rellem5t rfut que p> le gr& physiologi/e de ,b]l91 ,j4 ,m,,ll]4 ,celui-ci1 sans d\te 7comme t\s les autres biologi/es de la premire moiti du ,x,i,xe sicle7 avait t lev dans la croyance la =ce vitale et la t5ait p\r indisp5sable l'explication des causes d]nires de la vie1 mais il donna d'autre "p1 dans son manuel classique de ,physiologie 7#ahcc7 qui1 jusqu' ce j\r1 n'a pas t dpass1 la preuve apagogique1 qu'en somme on ne p\vait ri5 faire de cette =ce vitale4 ,m,,ll] montra1 p> une longue srie d'obs]vations rem>quables et d'expri5ces +nieuses1 que la plup>t des fonctions vitales de l'organisme huma91 comme de l'organisme animal1 s'excutai5t d'aprs des lois physiques et *imiques1 que c]ta9es d'entre elles p\vai5t mme tre dt]m9es ma?matiquem5t4 ,et cela s'applique aussi bi5 aux fonctions animales des muscles et des n]fs1 des organes des s5s suprieurs ou infrieurs1 qu'aux processus de la vie vgtative1 de la nutrition et des *anges de matriaux1 de la dige/ion et de la circulation4 ,seuls1 deux doma9es re/ai5t nigmatiques et inexplicables si l'on n'admettait pas une =ce vitale3 celui de l'activit psy*ique suprieure 7la vie de l'esprit7 et celui de la reproduction 7gnration74 ,mais dans ces doma9es1 leur t\r1 on fit1 sitt aprs la mort de ,m,,ll]1 des dc\v]tes et des progrs si importants1 que l'inquitant spectre de la =ce vitale disp>ut galem5t de ces deux d]ni]s reco9s4 ,c'e/ vraim5t un curieux has>d *ronologique que #a soit mort en #aheh1 l'anne mme o ,,d>w9 publiait les premi]s faits relatifs sa ?orie qui fit poque4 ,la ?orie de la slection de ce d]ni] rpondait la gr&e nigme devant laquelle le premi] s'tait arrt3 la "q de l'app>ition de dispositions con=mes un b et produites p> des causes t\tes mcaniques4 ,la f9 dans la ?orie de la slection 7,,d>w9 #ahei74--,l'immortel mrite philosophique de ,,d>w9 demeure1 a9si que je l'ai s\v5t rpt1 d\ble3 c'e/ d'abord d'avoir r=m l'anci5ne ?orie de la desc5dance1 fonde en #ahji p> ,,lam>ck1 df9itivem5t tablie p> ,,d>w9 sur l'imm5se amas de faits amoncels au c\rs de ce demi-sicle2--c'e/ ensuite d'avoir pos la ?orie de la slection qui1 p\r la premire fois1 n\s dc\vre seulem5t les vritables causes effici5tes de la graduelle trans=mation des espces4 ,,d>w9 montra d'abord comm5t l'pre lutte p\r la vie e/ le rgulateur inconsciemm5t efficace qui g\v]ne l'action rciproque de l'hrdit et de l'adaptation1 dans la graduelle trans=mation des espces2 c'e/ le gr& ,dieu leveur qui1 sans int5tion1 produit de n\velles =mes p> la slection naturelle1 t\t comme un leveur huma91 avec int5tion1 ralise de n\velles =mes p> la slection artificielle4 ,a9si tait rsolue cette gr&e nigme philosophique3 ,comm5t des dispositions con=mes une f9 peuv5t-elles tre produites d'une manire t\te mcanique1 sans causes agissant en vue d'une f98 ,,kant1 lui encore1 avait dcl> cette difficile nigme insoluble1 bi5 que1 plus de deux mille ans avant lui1 le gr& p5seur ,,emp,,docle et indiqu le *em9 de la solution4 ,grce celle-ci1 le pr9cipe de la mcanique tlologique a pris1 en ces d]ni]s temps1 une valeur de plus en plus gr&e et n\s a expliqu mcaniquem5t les dispositions les plus subtiles et les plus ca*es des tres organiques1 p> l'aut(ormation fonctionnelle de la /ructure con=me une f94 ,p> l1 la notion transc5dante de f9alit propre la philosophie tlologique de l',ecole1 se tr\ve c>te et avec elle l'ob/acle le plus gr& qui s'opposait une conception rationnelle et moni/e de la nature4 ,novitalisme4--,en ces d]ni]s temps1 le vieux spectre de la my/ique =ce vitale1 qui semblait mort jamais1 s'e/ ranim2 div]s biologi/es di/+us ont *]* le faire revivre s\s un n\veau nom4 ,l'expos le plus clair et le plus rig\reux en a t donn rcemm5t1 p> le botani/e de ,kiel1 ,j4 ,,re9ke#ed4 ,il df5d la croyance au miracle et le ?isme1 l'hi/oire mosaque de la ,cration et la con/ance des espces2 il appelle les =ces vitales1 p> opposition aux =ces physiques1 des =ces directrices1 =ces suprieures ou dom9antes4 ,d'autres1 au lieu de cela1 d'aprs une conception t\te an?ropi/ique1 admett5t un +nieur-ma*9i/e1 qui aurait inculqu la sub/ance organique une organisation con=me une f9 et dirige v]s un b dt]m94 #ed ,j4 ,,re9ke1 ,die ,welt als ,t 7,b]l91 #ahii74 ,ces tranges hypo?ses tlologiques ncessit5t aussi peu1 auj\rd'hui1 une rfutation sci5tifique1 que les naves objections contre le ,d>w9isme1 dont elles s'accompagn5t d'ord9aire4 ,?orie des organes non con=mes une f9 7,dy/logie74--,s\s ce nom j'ai dj con/itu1 il y a tr5te-trois ans1 la sci5ce des faits biologiques intressants et importants entre t\s1 qui contr$is5t directem5t1 d'une manire qui saute aux yeux1 la traditionnelle conception tlologique des corps vivants organiss con=mm5t une f9#ee4 ,cette ,sci5ce des individus rudim5taires1 avorts1 manqus1 tiols1 atrophis ou catapla/iques s'appuie sur une quantit norme de phnomnes des plus rem>quables1 connus1 il e/ vrai1 depuis longtemps des zoologi/es et des botani/es mais dont ,,d>w91 le premi]1 a expliqu la cause et valu la haute porte philosophique4 #ee ,e4 ,,haeckel4 ,g5]elle ,morphologie #ahff4 ,bd4 ,,ii1 ,s4 #bff-bhe ,cf4 ,natrl4 ,s*pf ,ges*4 ,,ix ,aufl4 #ahih4 ,s4 #ad1 #ah1 #bhh1 #gib4 ,*ez t\tes les plantes et t\s les animaux suprieurs1 en p>ticuli] *ez t\s les organismes dont le corps n'e/ pas simple mais compos de plusieurs organes conc\rant une mme f91--on con/ate1 un exam5 att5tif1 un c]ta9 nombre de dispositions inutiles ou inactives1 et mme en p>tie dang]euses ou nuisibles4 ,dans les fleurs de la plup>t des plantes1 on tr\ve ct des feuilles sexuelles1 actives1 p> lesquelles s'effectue la reproduction1 quelques organes-feuilles1 inutiles1 sans importance 7tam9es1 c>pophylles1 ptales1 spales1 etc41 tiols ou manqus74 ,dans les deux gr&es classes d'animaux volants1 classes si ri*es en =mes1 les oiseaux et les insectes1 on tr\ve ct des animaux normaux qui se s]v5t j\rnellem5t de leurs ailes un c]ta9 nombre d'individus dont les ailes sont atrophies et qui ne peuv5t pas vol]4 ,presque dans t\tes les classes d'animaux suprieurs dont les yeux s]v5t la vision1 il exi/e des espces isoles qui viv5t dans l'obscurit et ne voi5t pas2 cep5dant ils possd5t encore presque t\s des yeux2 mais ces yeux sont atrophis1 incapables de s]vir la vision4 ,notre propre corps huma9 prs5te de p>eils rudim5ts inutiles3 les muscles de nos oreilles1 la membrane clignotante de nos yeux1 la gl&e mammaire de l'homme et autres p>ties du corps2 bi5 plus1 le r$\table app5dice v]mi=me du coecum inte/9al1 n'e/ pas seulem5t inutile1 mais dang]eux c> son inflammation amne *aque anne la mort d'un c]ta9 nombre de p]sonnes#ef4 #ef ,c'e/ cette inflammation qui con/itue l'app5dicite4 ,l'explication de ces dispositions et d'autres semblables qui ne rpond5t aucun b dans la con/itution du corps animal ou vgtal1 ne peut n\s tre f\rnie ni p> le vieux vitalisme my/ique1 ni p> le mod]ne novitalisme1 t\t aussi irrationnel2 au contraire1 elle devi5t trs simple p> la ?orie de la desc5dance4 ,celle-ci n\s montre que les organes rudim5taires sont atrophis et cela p> suite du manque d'usage4 ,de mme que les muscles1 les n]fs1 les organes s5soriels se =tifi5t p> l'ex]cice et une activit rpte1 de mme1 inv]sem5t1 ils entr5t plus ou mo9s en rgression s'ils ne fonctionn5t pas et que l'usage en soit ab&onn4 ,mais quoique l'ex]cice et l'adaptation /imul5t a9si le dveloppem5t des organes1 ces organes ne disp>aiss5t cep5dant pas1 p> suite d'inaction1 immdiatem5t et sans qu'on en puisse retr\v] la trace2 la =ce de l'hrdit les ma9ti5t encore p5dant plusieurs gnrations1 ils ne disp>aiss5t qu'au b\t de trs longtemps et graduellem5t4 ,l'aveugle lutte p\r l'exi/5ce entre organes amne leur disp>ition hors de l'hi/oire1 comme elle avait1 l'orig9e1 am5 leur app>ition et leur dveloppem5t4 ,aucun b imman5t ne j\e de rle ici4 ,imp]fection de la ,nature4--,a9si que la vie de l'homme1 celle de l'animai et celle de la plante re/5t p>t\t et t\j\rs imp>faites4 ,ceci e/ la consqu5ce trs simple du fait que la ,nature--l'organique comme l'inorganique--e/ conue dans un flux con/ant d'volution1 de *angem5t et de trans=mation4 ,cette volution n\s app>at dans son ensemble--dans la mesure1 du mo9s1 o n\s p\vons suivre l'hi/oire de la nature sur notre plante--comme une trans=mation progressive1 comme un progrs hi/orique du simple au complexe1 de l'infrieur au suprieur1 de l'imp>fait au p>fait4 ,j'ai dj dmontr dans ma ,morphologie gnrale 7#ahff7 que ce progrs hi/orique 7progressus7--ou p]fectionnem5t graduel 7teleosis71--tait l'effet ncessaire de la slection et non la suite d'un b conu au pralable4 ,c'e/ ce qui ressort aussi du fait qu'aucun organisme n'e/ absolum5t p>fait2 mme s'il tait un mom5t donn1 p>faitem5t adapt aux conditions extrieures1 cet tat ne dur]ait pas longtemps2 c> les conditions d'exi/5ce du monde extrieur sont elles-mmes s\mises un cont9uel *angem5t1 lequel a p\r suite une adaptation in9t]rompue des organismes4 ,t5dance v]s un b *ez les corps organiques4--,s\s ce titre1 le clbre embryologi/e ,k4 ,e4 ,,ba] publia1 en #ahgf1 un travail suivi d'un article sur ,,d>w91 qui fut trs bi5 accueilli des adv]saires de celui-ci et qu'on invoque auj\rd'hui encore1 en des s5s div]s1 contre la ?orie de l'volution4 ,en mme temps1 il r5\vela s\s un nom n\veau l'anci5ne conception tlologique de la ,nature2 ce d]ni] po9t dem&e une c\rte critique4 ,faisons d'abord rem>qu] que ,,ba]1 bi5 que philosophe naturali/e au meilleur s5s du mot et moni/e l'orig9e1 a montr1 mesure qu'il avanait en ge1 des t5dances my/iques et qu'il a ab\ti au pur dualisme4 ,dans son ouvrage pr9cipal sur l'embryologie des animaux 7#ahbh7 qu'il intitule lui-mme3 ,obs]vations et rflexions1--il s'e/ s]vi1 en effet1 de deux modes de connaissance4 ,un exam5 m9utieux de t\s les faits isols du dveloppem5t de l'oeuf animal a p]mis ,,ba] d'expos]1 p\r la premire fois1 l'ensemble des trans=mations m]veilleuses que subit l'oeuf1 simple petite sphre1 avant de dev5ir le corps d'un ,v]tbr4 ,p> des comp>aisons prud5tes et des rflexions +nieuses1 ,,ba] *]*a en mme temps dc\vrir les causes de cette trans=mation et les ram5] des lois gnrales de =mation4 ,il a exprim le rsultat de celles-ci p> la proposition suivante3 ,l'hi/oire du dveloppem5t de l'individu e/ l'hi/oire de l'individualit croissante1 t\s po9ts de vue4 ,en mme temps1 il insi/ait sur ce fait que la p5se fondam5tale qui rgit t\tes les conditions du dveloppem5t animal1 e/ la mme qui runit en sphres les fragm5ts de la masse et gr\pe ceux-ci en sy/mes solaires4 ,cette p5se fondam5tale n'e/ autre *ose que la vie elle-mme1 t&is que les syllabes et les mots p> lesquels elle s'exprime sont les div]ses =mes de la vie4 99 99 99 99 99 ,,ba] ne p\vait pas alors p>v5ir une connaissance plus appr(ondie de cette p5se fondam5tale gntique1 ni la claire comprh5sion des vritables causes effici5tes du dveloppem5t organique1 c> ses tudes portai5t exclusivem5t sur une moiti de l'hi/oire de ce dveloppem5t1 celle qui a rapport aux individus3 l'embryologie ou ontognie4 ,l'autre moiti1 l'hi/oire du dveloppem5t des gr\pes et espces1 notre hi/oire gnalogique ou phylognie n'exi/ait pas encore cette poque1 bi5 que1 ds #ahji1 ,,lam>ck avec son reg>d de voyant1 et montr la r\te qui y conduisait4 ,lorsque plus t>d cette sci5ce fut fonde p> ,,d>w9 7#ahei71 ,,ba] vieilli ne put pas la compr5dre2 la lutte va9e qu'il entreprit contre la ?orie de la slection montre clairem5t qu'il n'en reconnut ni le vrai s5s ni la porte philosophique4 ,des spculations tlologiques auxquelles1 plus t>d1 s'en joignir5t de ?osophiques1 avai5t r5du le vieux ,,ba] incapable d'apprci] quitablem5t cette gr&e r=me de la biologie2 les considrations tlologiques qu'il lui opposa1 dans ses ,disc\rs et ,etudes 7#ahgf71 alors qu'il tait g de quatre-v+t-quatre ans ne sont que la rptition des erreurs analogues que la doctr9e f9ali/e de la philosophie duali/e oppose depuis plus de deux mille ans la philosophie mcani/e ou moni/e4 l'ide t5dant v]s un b qui1 d'aprs ,,ba]1 rgit le dveloppem5t t\t enti] du corps animal p>tir de l'ovule1--n'e/ qu'une autre expression de l't]nelle ,ide de ,,platon et de l'entl*ie de son lve ,,ari/ote4 ,notre biognie mod]ne1 au contraire1 explique les faits embryologiques d'une faon t\te physiologique en ce qu'elle reconnat p\r leurs causes effici5tes et mcaniques les fonctions d'hrdit et d'adaptation4 ,la loi fondam5tale biogntique que ,,ba] ne p\vait pas compr5dre1 n\s livre le li5 causal intime entre l'ontognse des individus et la phylognse de leurs anctres2 la premire n\s app>at ma9t5ant comme la rcapitulation hrditaire de la seconde4 ,or1 nulle "p dans la phylognie des animaux et des plantes1 n\s ne con/atons une t5dance v]s un b1 mais uniquem5t le rsultat ncessaire de la t]rible lutte p\r la vie1 rgulateur aveugle1 non ,dieu prvoyant1 qui amne la trans=mation des =mes organiques p> l'action rciproque des lois de l'adaptation et de l'hrdit4 ,n\s ne p\vons pas davantage admettre de t5dance v]s un b dans l'hi/oire du dveloppem5t des individus1 dans l'embryologie des plantes1 des animaux et des hommes4 ,c> cette ontognie n'e/ qu'un c\rt extrait de cette phylognie1 une rptition abrge et acclre de celle-ci1 p> les lois physiologiques de l'hrdit4 ,,ba] t]m9ait en #ahbh la prface de sa classique ,hi/oire du dveloppem5t des animaux p> ces mots3 ,celui-l se s]a acquis une c\ronne de lauri]s1 auquel il e/ rs]v de ram5] les =ces qui faonn5t le corps animal aux =ces ou aux =mes gnrales de la vie univ]selle4 ,l'arbre qui doit f\rnir le b]ceau de cet homme n'a pas encore g]m4--,sur ce po9t encore1 le gr& embryologi/e se trompait4 ,en la mme anne #ahbh entrait l'univ]sit de ,cambridge p\r y tudi] la ?ologie 7671 le jeune ,,*4 ,,d>w9 qui1 tr5te ans plus t>d s'acquit rellem5t une c\ronne de lauri]s p> sa ?orie de la slection4 ,ordre moral du monde4--,dans la philosophie de l'hi/oire1 dans les considrations gnrales que dvelopp5t les hi/ori5s sur les de/9es des peuples et sur la m>*e tortueuse de l'volution des ,etats1 on admet encore auj\rd'hui l'exi/5ce d'un ordre moral du monde4 ,les hi/ori5s *]*5t1 dans les alt]natives v>ies de l'hi/oire des peuples1 un b conducteur1 une int5tion idale qui aurait lu telle ou telle race1 tel ou tel ,etat p\r lui procur] une flicit spciale et la suprmatie sur les autres4 ,cette conception tlologique de l'hi/oire s'e/ tr\ve en ces d]ni]s temps en opposition d'autant plus radicale avec notre philosophie moni/e1 que celle-ci e/ app>ue avec plus de c]titude comme la seule lgitime dans le doma9e t\t enti] de la nature inorganique4 ,qu& il s'agit de l'a/ronomie et de la gologie1 de la physique et de la *imie1 p]sonne auj\rd'hui ne p>le plus d'un ordre moral du monde1 pas plus que d'un ,dieu p]sonnel dont la ma9 a ordonn t\tes *oses avec sagesse et lumires4 ,mais il en va de mme dans t\t le doma9e de la biologie1 de la composition et de l'hi/oire de la nature organique1 l'homme encore except4 ,,d>w9 ne n\s a pas seulem5t montr1 dans sa ?orie de la slection1 comm5t les dispositions con=mes un b1 dans la vie et la /ructure du corps des animaux et des plantes1 ont t produites mcaniquem5t1 sans b prconu1 mais en outre il n\s a appris reconnatre dans la lutte p\r la vie1 la puissante =ce naturelle qui1 depuis plusieurs millions d'annes1 rgit et rgle sans int]ruption t\t le processus volutif du monde organique4 ,on p\rrait dire3 ,la lutte p\r la vie e/ la survivance du plus apte ou le triomphe du meilleur1 mais on ne le peut que si l'on considre t\j\rs le plus =t comme le meilleur 7au s5s moral7 et d'ailleurs l'hi/oire t\t entire du monde organique n\s montre1 en t\s temps1 ct du progrs v]s le plus p>fait1 qui prdom9e1 quelques ret\rs en arrire v]s des tats infrieurs4 ,la t5dance v]s un b au s5s de ,,ba] lui-mme1 n'(fre pas davantage le mo9dre c>actre moral4 ,en irait-il peut-tre autrem5t dans l'hi/oire des peuples1 dans cette hi/oire que l'homme1 en proie qu'il e/ au dlire an?ropi/ique des gr&eurs1 se plat nomm] l'hi/oire univ]selle8 ,peut-on y dc\vrir1 p>t\t et en t\s temps1 un pr9cipe moral suprme ou un sage rg5t de l'univ]s qui dirige les de/9es des peuples8 ,dans l'tat avanc o sont auj\rd'hui p>v5ues l'hi/oire naturelle et l'hi/oire des peuples1 la rponse imp>tiale ne peut tre qu'un3 ,non4 ,les de/9es des div]ses bran*es de l'espce huma9e qui1 en tant que races et nations1 lutt5t depuis des milli]s d'annes p\r cons]v] leur exi/5ce et p\rsuivre leur dveloppem5t--sont s\mises aux mmes gr&es et t]nelles lois d'aira91 que l'hi/oire du monde organique t\t enti] qui1 depuis des millions d'annes1 peuple la t]re4 ,les gologues di/+u5t dans l'hi/oire organique de la t]re en tant qu'elle n\s e/ connue p> les docum5ts de la palontologie1 trois gr&es priodes3 les priodes primaire1 secondaire et t]tiaire4 ,la dure de la premire1 d'aprs des calculs rc5ts1 doit s'lev] au mo9s #cd millions d'annes1 celle de la seconde #aa et celle de la troisime #c4 ,l'hi/oire de l'embran*em5t des ,v]tbrs1 dont notre propre race e/ issue1 e/ facile suivre trav]s ce gr& espace de temps2 trois /ades div]s du dveloppem5t des ,v]tbrs sont successivem5t app>us durant ces trois gr&es priodes2 dans la primaire 7priode palozoque7 les ,poissons1 dans la secondaire 7priode msozoque7 les ,reptiles1 dans la t]tiaire 7priode cnozoque7 les ,mammifres4 ,de ces trois gr&s gr\pes de ,v]tbrs1 les ,poissons reprs5t5t le degr infrieur de p]fection1 les ,reptiles le degr moy5 et les ,mammifres le degr suprieur4 ,une tude plus appr(ondie de l'hi/oire de ces trois classes n\s montr]ait galem5t que les div]s ordres et familles qui les compos5t ont volu progressivem5t1 p5dant ces trois priodes1 v]s un degr t\j\rs suprieur de p]fection4 ,peut-on ma9t5ant considr] ce processus volutif progressif comme l'expression d'une t5dance consci5te v]s un b ou d'un ordre moral du monde8 ,absolum5t pas4 ,c> la ?orie de la slection n\s enseigne1 comme la diffr5ciation organique1 que le progrs organique e/ une consqu5ce ncessaire de la lutte p\r la vie4 ,des milli]s d'espces1 bonnes1 belles1 dignes d'admiration1 tant dans le rgne animal que dans le rgne vgtal1 ont disp>u au c\rs de ces qu>ante-huit millions d'annes1 p>ce qu'il leur a fallu faire place d'autres plus =tes et ces va9queurs1 dans la lutte p\r la vie1 n'ont pas t\j\rs t les =mes les plus nobles ni les plus p>faites au s5s moral4 ,il en va de mme exactem5t de l'hi/oire des peuples4 ,la m]veilleuse culture de l'antiquit classique a disp>u p>ce que le ,*ri/ianisme e/ v5u f\rnir l'esprit huma9 qui se dbattait1 un puissant et n\vel essor1 p> la croyance en un ,dieu aimant et p> l'esprance d'une vie meilleure dans l'au-del4 ,le papisme dev9t bi5tt la c>icature impud5te du *ri/ianisme pur et f\la impitoyablem5t aux pi$s les trsors de sci5ce que la philosophie grecque avait dj amasss2 mais il conquit la suprmatie univ]selle p> l'ignorance des masses aveuglm5t croyantes4 ,c'e/ la ,r=me qui brisa les *anes dans lesquelles l'esprit tait captif et qui aida la raison rev5diqu] ses droits4 ,mais dans cette n\velle priode de l'hi/oire de la civilisation1 comme dans la prcd5te1 la gr&e lutte p\r la vie ondoie t]nellem5t1 sans le mo9dre ordre moral4 ,provid5ce4--,si un exam5 critique et imp>tial des *oses ne n\s p]met pas de reconnatre un ordre moral dans la m>*e de l'hi/oire des peuples1 n\s ne p\vons pas tr\v] davantage qu'une sage provid5ce rgle la de/9e des individus4 ,l'une comme l'autre rsult5t avec une ncessit de f] de la causalit mcanique qui fait driv] *aque phnomne d'une ou de plusieurs causes antcd5tes4 ,dj les anci5s ,hellnes reconnaissai5t comme pr9cipe suprme de l',univ]s l',,ananke1 l'aveugle ,,heim>m5e1 le ,fatum qui dom9e les dieux et les hommes4 ,a sa place1 le *ri/ianisme mit la ,provid5ce consci5te1 non plus aveugle mais voyante et qui dirige le g\v]nem5t du monde en s\v]a9 patri>cal4 ,le c>actre an?ropomorphique de cette conception1 troitem5t lie d'ord9aire celle du ,dieu p]sonnel1 saute aux yeux4 ,la croyance en un pre aimant qui ti5t entre ses ma9s la de/9e des qu9ze c5ts millions d'hommes de notre plante et qui ti5t compte de leurs prires1 de leurs pieux dsirs se croisant en t\s s5s--e/ une croyance p>faitem5t inadmissible2 on s'en ap]oit de suite1 sitt que la raison rfl*issant l-dessus dp\ille les v]res te9ts de la croyance4 ,d'ord9aire1 *ez l'homme mod]ne civilis--de mme que *ez le sauvage inculte--la croyance en la ,provid5ce et la confiance en un pre aimant surgiss5t trs vives lorsque quelque *ose d'heureux survi5t1 soit que l'homme *appe un dang] mortel1 qu'il gurisse d'une maladie grave1 qu'il gagne le gros lot une lot]ie1 qu'il ait un enfant depuis longtemps dsir1 etc4 ,si1 au contraire1 un malheur arrive ou qu'un dsir ard5t ne soit pas ralis1 la ,provid5ce e/ oublie1 le sage rg5t de l',univ]s a alors dormi ou bi5 il a refus sa bndiction4 ,vu l'essor in\ qu'a pris la vie sociale au ,x,i,xe sicle1 le nombre des crimes et des accid5ts a ncessairem5t augm5t1 dans une proportion ins\ponne jusqu'alors1 les j\rnaux n\s en in/ruis5t =mellem5t4 ,*aque anne des milli]s d'hommes disp>aiss5t dans des naufrages1 des milli]s dans des accid5ts de *em9s de f]1 des milli]s dans des cata/rophes de m9es etc4 ,*aque anne des milli]s s'entretu5t p> la gu]re et les prp>atifs ncessaires ce meurtre en masse absorb5t1 *ez les nations les plus civilises1 pr(essant la *>it *rti5ne1 la plus gr&e p>tie de la =tune nationale4 ,et p>mi ces c5ta9es de milli]s d'hommes qui tomb5t annuellem5t1 victimes de la civilisation mod]ne1 il s'en tr\ve de t\t fait rem>quables1 =ts et travailleurs4 ,et l'on p>l]a encore d'ordre moral du monde6 ,b1 f9 et has>d4--,si un exam5 imp>tial de l'volution univ]selle n\s enseigne qu'on n'y peut reconnatre ni un b prcis1 ni une f9 spciale 7au s5s de la raison huma9e71 il semble ne plus re/] d'autre alt]native que d'ab&onn] t\t l'aveugle has>d4 ,et1 de fait1 ce repro*e a t adress au trans=misme de ,,lam>ck et de ,,d>w91 comme autrefois la cosmognie de ,,kant et de ,,laplace2 beauc\p de philosophes duali/es attribu5t mme cette objection une importance t\te spciale4 ,elle vaut donc bi5 la pe9e que n\s l'exam9ions encore une fois rapidem5t4 ,un c]ta9 gr\pe de philosophes affirm5t1 d'aprs leur conception tlologique3 l',univ]s t\t enti] e/ un ,cosmos bi5 ordonn dans lequel *aque phnomne a un b et une f92 il n'y a pas de has>d6 ,un autre gr\pe1 p> contre1 en v]tu de sa conception mcani/e s\ti5t que3 ,le dveloppem5t de l',univ]s enti] e/ un processus mcanique uni=me1 dans lequel n\s ne p\vons dc\vrir nulle "p de b ni de f92 ce que n\s nommons a9si1 dans la vie organique1 e/ une consqu5ce spciale des conditions biologiques2 ni dans le dveloppem5t des corps cle/es1 ni dans celui de notre corce t]re/re inorganique1 on ne peut disc]n] de f9 directrice2 t\t e/ has>d4 ,les deux p>tis ont raison1 d'aprs leur df9ition du has>d4 ,la loi gnrale de causalit1 d'accord avec la loi de sub/ance1 n\s assure que t\t phnomne a sa cause mcanique2 en ce s5s il n'y a pas de has>d4 ,mais n\s p\vons et devons cons]v] ce t]me indisp5sable1 p\r dsign] p> l la r5contre de deux phnomnes que n'unit pas un rapport de causalit mais dont1 naturellem5t1 *acun a sa cause indp5dante de celle de l'autre4 ,a9si que *acun sait1 le has>d1 en ce s5s moni/e1 j\e le plus gr& rle dans la vie de l'homme comme dans celle de t\s les autres corps de la nature4 ,cela n'emp*e pas que1 dans *aque has>d p>ticuli]1 comme dans l'volution de l',univ]s t\t enti]1 n\s ne reconnaissions l'univ]sel empire de la loi naturelle qui rgit t\t1 de la loi de sub/ance4 ,,*apitre ,,xv ,dieu et le ,monde ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,,le ,,?,,isme ,,et ,,le ,,pan?,,isme4--,,le ,,mono?,,isme ,,an?ropi/ique ,,des ,,trois ,,gr&es ,,religions ,m,,dit]ran,,ennes4--,,le ,,dieu ,,extramonda9 ,,et ,,le ,,dieu ,,intramonda94 ,que s]ait un ,dieu qui ne f]ait qu'imprim] du dehors une impulsion au monde ,qui1 en le t\*ant du doigt1 f]ait m\voir le ,t\t suivant un c]cle8 ,il lui convi5t bi5 mieux de m\voir l',univ]s du d$ans1 ,d'enf]m] la ,nature en soi1 de s'enf]m] en elle ,de telle sorte que t\t ce qui1 en ,lui1 vit1 s'agite et e/ ,ne soit jamais priv de sa =ce ni de son esprit4 ,,goe!4 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,xv ,l'ide de ,dieu en gnral4--,contra/e entre ,dieu et le monde1 le surnaturel et la nature4--,?isme et pan?isme4--,=mes pr9cipales du ?isme4--,poly?isme4--,triplo?isme4-- ,amphi?isme4--,mono?isme4--,/ati/ique des religions4-- ,mono?isme naturali/e4--,sol>isme 7culte du soleil74-- ,mono?isme an?ropi/ique4--,les trois gr&es religions mdit]ranennes4--,mosasme 7,jehovah74--,*ri/ianisme 7,tr9it74--,culte de la ,madone et des sa9ts4--,poly?isme papi/e4--,islamisme4--,mixo?isme4--,ess5 ce du ?isme4--,le ,dieu extramonda9 et an?ropomorphique4--,v]tbr =me gazeuse4--,pan?isme4--,le ,dieu intramonda9 7la ,nature74--,hylozosme des ,moni/es ioni5s 7,anaxim&re74--,conflit entre le ,pan?isme et le ,*ri/ianisme4--,sp9oza4--,monisme mod]ne4 ,a?isme4 ,,litt,,rature ,w4 ,,goe!4--,dieu et le ,monde4 ,fau/4 ,prom?e4 ,,kuno ,,fis*]4--,ges*i*te d] neu]5 ,philosophie4 ,bd4 ,i ,b>u* ,sp9oza #bte ,aufl41 #ahfe4 ,h4 ,,brunnh(]4--,giordano ,bruno's ,weltans*auung und ,v]ha5gniss4 ,leipzig1 #ahhb4 ,j4 ,,drap]4--,ges*i*te d] gei/ig5 ,entwicklung ,europa's4 ,leipzig1 #ahfe4 ,,fr4 ,,kolb4--,kulturges*i*te d] ,m5s*heit4 #bte ,aufl41 #ahgc4 ,,?4 ,,huxley4--,disc\rs et ,travaux1 trad4 fr4 ,w4 ,,/reck]4--,welt und ,m5s*heit1 vom ,/&punkte des ,mat]ialismus4 ,leipzig1 #ahib4 ,c4 ,,/]ne 7,e4 ,,krause74--,die allgem4 ,weltans*auung 9 ihr] hi/oris*5 ,entwicklung4 ,/uttg>t1 #ahhi4 ,l'humanit considre1 depuis des milli]s d'annes1 comme la raison d]nire et suprme de t\s les phnomnes1 une cause effici5te qu'elle appelle ,dieu 7,deus1 ,!os74 ,comme t\tes les notions gnrales1 cette notion suprme a subi1 au c\rs de l'volution de la raison1 les trans=mations les plus importantes et les dviations les plus div]ses4 ,on peut mme dire qu'aucun t]me n'a subi autant de modifications et de d=mations2 c> aucun autre ne t\*e de si prs1 la fois1 aux devoirs suprmes de l'ent5dem5t s'ef=ant de connatre1 de la sci5ce fonde sur la raison et aux intrts les plus pr(onds de l'me croyante et de la fantaisie potique4 ,une comp>aison critique des nombreuses =mes diffr5tes de l'ide de ,dieu s]ait des plus intressantes et in/ructives1 mais n\s entran]ait trop lo92 n\s n\s cont5t]ons ici de jet] un reg>d rapide sur les =mes les plus importantes qu'a revtues l'ide de ,dieu et sur le rapport qu'elles prs5t5t avec notre conception mod]ne1 dt]m9e p> la seule connaissance de la nature4 ,n\s r5voyons1 p\r t\te autre re*]*e qu'on v\drait faire sur cet intressant doma9e1 l'ouvrage rem>quable1 dj plusieurs fois cit d',,ad4 ,,svoboda3 ,les =mes de la croyance 7#b vol4 ,leipzig #ahig74 ,si n\s faisons ab/raction des nuances trs f9es et des revtem5ts v>is apposs sur l'image de ,dieu et si n\s n\s bornons au cont5u le plus ess5tiel de cette notion1 n\s p\rrons bon droit rang] les div]ses conceptions en deux gr&s gr\pes opposs3 le gr\pe ?i/e et le gr\pe pan?i/e4 ,celui-ci se ratta*e directem5t la conception moni/e ou rationnelle1 celui-l la philosophie duali/e ou my/ique4 ,i4 ,?isme3 ,dieu et le monde sont deux p]sonnes di/9ctes4--,dieu s'oppose au monde comme son crateur1 son cons]vateur et son rgisseur4 ,aussi ,dieu e/-il conu plus ou mo9s l'image de l'homme1 comme un organisme qui p5se et agit la faon de l'homme 7bi5 que s\s une =me beauc\p plus p>faite74 ,ce ,dieu an?ropomorphe1 dont la conception *ez les diffr5ts peuples e/ manife/em5t polyphyltique1 a t s\mis p> leur fantaisie aux =mes les plus v>ies1 depuis le fti*isme jusqu'aux religions mono?i/es pures1 du prs5t4 ,p>mi les s\s-classes les plus importantes du ?isme1 n\s di/+u]ons le poly?isme1 le triplo?isme1 l'amphi?isme et le mono?isme4 ,poly?isme4--,le monde e/ peupl de div9its v>ies qui int]vi5n5t1 avec plus ou mo9s d'indp5dance1 dans la m>*e des vnem5ts4 ,le fti*isme tr\ve de p>eils dieux subalt]nes dans les corps inanims les plus div]s de la nature1 dans les pi]res1 dans l'eau1 dans l'air1 dans les produits de t\tes sortes de l'art huma9 7images des dieux1 /atues1 etc474 ,le dmonisme voit des dieux dans les organismes vivants les plus v>is3 dans les arbres1 les animaux1 les hommes4 ,ce poly?isme revt dj1 dans les =mes les plus infrieures de la religion1 *ez les peuples primitifs et incultes1 les =mes les plus div]ses4 ,il n\s app>at avec son maximum de puret dans le poly?isme grec1 dans ces sup]bes lg5des des dieux qui f\rniss5t auj\rd'hui encore notre art mod]ne les plus beaux modles potiques et pla/iques4 ,bi5 infrieur e/ le poly?isme ca?olique1 dans lequel de nombreux sa9ts 7de rputation s\v5t =t quivoque71 sont invoqus comme des div9its subalt]nes ou supplis d'int]cd] auprs du ,dieu suprme 7ou de son amie1 la ,vi]ge ,m>ie74 ,triplo?isme 7,doctr9e de la ,tr9it74--,la doctr9e de la ,tr9it de ,dieu qui =me auj\rd'hui encore1 dans le ,cr$o des peuples *rti5s1 les trois articles de foi fondam5taux1 ab\tit1 comme on sait1 l'ide que le ,dieu unique du *ri/ianisme1 se compose la vrit de trois p]sonnes d'ess5ce trs diffr5te3 ,i4 ,dieu le ,pre e/ le t\t-puissant crateur du ciel et de la t]re 7ce my! inadmissible e/ depuis longtemps rfut p> la cosmognie1 l'a/ronomie et la gologie sci5tifiques74 ,,ii4 ,jsus-,*ri/ e/ le fils unique de ,dieu le ,pre 7et en mme temps de la troisime p]sonne1 le ,sa9t-,esprit667 conu p> l'immacule conception de la ,vi]ge ,m>ie 7sur ce my!1 cf4 *apitre ,,xvii74 ,,iii4 ,le ,sa9t-,esprit1 tre my/ique1 dont les rapports incomprh5sibles avec le fils et avec le pre font1 depuis dix-neuf c5ts ans1 que des millions de ?ologi5s *rti5s se cass5t inutilem5t la tte4 ,les vangiles1 qui sont cep5dant la seule s\rce claire de ce triplo?isme *rti51 n\s laiss5t dans une ignorance complte au sujet des rapports p>ticuli]s qu'ont entre elles ces trois p]sonnes1 et quant la "q de leur nigmatique unit1 ils ne n\s donn5t aucune rponse satisfaisante4 ,p> contre1 n\s devons insi/] p>ticulirem5t sur la confusion que cette obscure et my/ique ?orie de la ,tr9it amne ncessairem5t dans la tte de nos enfants1 ds les premires leons qu'ils ent5d5t l-dessus l'cole4 ,le lundi mat91 p5dant la premire heure de leon 7religion7 ils appr5n5t3 ,trois fois un font un6--et aussitt aprs1 p5dant la seconde heure de leon 7calcul73 ,trois fois un font trois6 ,je me s\vi5s encore trs bi51 p\r ma "p1 des hsitations que cette frappante contradiction veilla en moi ds la premire leon4--,d'ailleurs la ,tr9it du *ri/ianisme n'e/ aucunem5t orig9ale1 mais 7comme la plup>t des autres dogmes7 elle e/ emprunte aux religions plus anci5nes4 ,du culte du soleil des mages *aldens e/ issue la ,tr9it d',ilu1 la my/rieuse s\rce de l',univ]s2 ses trois manife/ations sont ,anu1 le *aos orig9el1 ,bel1 l'ordonnateur du monde et ,ao1 la lumire div9e1 la sagesse clairant t\t4 ,dans la religion des ,brahmanes1 la ,trimurti1 unit div9e e/ compose galem5t de trois p]sonnes3 ,brahma 7le crateur71 ,wis*nu 7le cons]vateur7 et ,s*iwa 7le de/ructeur74 ,il semble que1 dans ces conceptions1 a9si que dans d'autres relatives la ,tr9it1 le sa9t nombre trois en tant que tel--en tant que nombre symbolique--ait j\ un rle4 ,les trois premi]s devoirs *rti5s1 eux aussi3 la foi1 l'esprance et la *>it =m5t une triade analogue4 ,amphi?isme4--,le monde e/ rgi p> deux dieux diffr5ts1 un bon et un mauvais1 le dieu et le diable4 ,ces deux rg5ts de l',univ]s sont en lutte t]nelle1 comme le roi et l'anti-roi1 le ,pape et l'anti-pape4 ,le rsultat de cette lutte e/ cont9uellem5t l'tat actuel du monde4 ,le bon ,dieu1 en tant qu'tre bon1 e/ la s\rce du ,bon et du ,beau1 du plaisir et de la joie4 ,le monde s]ait p>fait si son action n'tait pas cont9uellem5t contrebalance p> celle de l'tre mauvais1 du ,diable2 ce mauvais ,satan e/ la cause de t\t mal et de t\te laideur1 du dplaisir et de la d\leur4 ,cet amphi?isme e/1 sans contr$it1 p>mi t\tes les diffr5tes =mes de croyance aux dieux1 la plus raisonnable1 celle dont la ?orie s'accorde le mieux avec une explication sci5tifique de l',univ]s4 ,aussi la tr\vons-n\s dveloppe1 plusieurs milli]s d'annes dj avant le ,*ri/ianisme1 *ez les div]s peuples civiliss de l'antiquit4 ,dans l',inde anci5ne1 ,,wis*nu1 le cons]vateur1 lutte contre ,,s*iwa1 le de/ructeur4 ,dans l'anci5ne gypte1 au bon ,,osiris s'oppose le m*ant ,,typhon4 ,*ez les premi]s ,hbreux1 un dualisme analogue se retr\ve entre ,,as*]a1 la t]re1 mre fconde qui eng5dre 7 ,keturah7 et ,,elj\ 7 ,molo* ou ,se?os71 le svre pre cle/e4 ,dans la religion ,z5de des anci5s ,p]ses1 fonde p> ,zoroa/re deux mille ans avant ,j4-,c41 rgne une gu]re cont9uelle entre ,,ormudz1 le bon dieu de la lumire et ,,ahriman1 le m*ant dieu des tnbres4 ,le diable ne j\e pas un mo9dre rle dans la my?ologie du ,*ri/ianisme1 en tant qu'adv]saire du bon ,dieu1 en tant que t5tateur1 pr9ce de l',enf] et des ,tnbres4 ,en tant que ,satanas p]sonnel il tait encore au comm5cem5t de notre sicle1 un lm5t ess5tiel dans la croyance de la plup>t des *rti5s2 c'e/ seulem5t v]s le milieu du sicle qu'avec le progrs des lumires il fut peu peu dpossd ou qu'il dut se cont5t] du rle subalt]ne que ,,goe! dans le ,fau/1 le plus gr& de t\s les pomes dramatiques1 assigne ,mphi/ophls4 ,actuellem5t1 dans les milieux les plus cultivs1 la croyance en un ,diable p]sonnel passe p\r une sup]/ition du moy5 ge1 qu'on a dpasse1 t&is qu'en mme temps la croyance en ,dieu 7c'e/--dire en un ,dieu p]sonnel1 bon et aimant7 e/ cons]ve comme un lm5t indisp5sable de la religion4 ,et p\rtant la premire croyance e/ aussi ple9em5t lgitime 7et aussi peu fonde7 que la seconde4 ,en t\s cas1 l'imp]fection de la vie t]re/re dont on se pla9t tant1 la lutte p\r la vie et t\t ce qui s'y ratta*e1 s'expliqu5t bi5 plus simplem5t et plus naturellem5t p> cette lutte entre le dieu bon et le dieu m*ant1 que p> n'importe quelle autre =me de croyance en ,dieu4 ,mono?isme4--,la doctr9e de l'unit de ,dieu peut pass]1 s\s plus d'un rapport1 p\r la =me la plus simple et la plus naturelle du culte r5du ,dieu2 d'aprs l'op9ion c\rante1 c'e/ le fondem5t le plus rp&u de la religion et qui dom9e en p>ticuli] la croyance de l',eglise *ez les peuples cultivs4 ,cep5dant1 en fait1 ce n'e/ pas le cas2 c> le prt5du mono?isme1 si l'on y reg>de de plus prs1 app>at le plus s\v5t comme une des =mes prcdemm5t exam9es du ?isme1 en ce s5s qu' ct du ,dieu pr9cipal1 suprme1 un ou plusieurs dieux secondaires s'introduis5t4 ,en outre1 la plup>t des religions qui ont eu un po9t de d"p purem5t mono?i/e1 sont dev5ues1 au c\rs du temps1 plus ou mo9s poly?i/es4 ,il e/ vrai et la /ati/ique mod]ne l'affirme1 p>mi les qu9ze c5ts millions d'hommes qui habit5t notre t]re1 la plus gr&e majorit sont mono?i/es2 il y aurait soi-disant1 p>mi eux1 environ #fjj millions de brahmano-b\ddhi/es1 #ejj millions de ,*rti5s 7prt5dus71 #bjj millions de paens 7de div]ses sortes71 #ahj millions de ,mahomtans1 #aj millions d',isralites et #aj millions qui s]ai5t sans religion aucune4 ,mais la gr&e majorit des prt5dus mono?i/es se fait de ,dieu l'ide la plus obscure1 ou bi5 croit1 ct du ,dieu pr9cipal unique1 beauc\p de dieux accessoires1 comme p> exemple3 aux anges1 au diable1 aux dmons1 etc4 ,les div]ses =mes s\s lesquelles le mono?isme s'e/ dvelopp polyphyltiquem5t peuv5t tre ram5es deux gr&s gr\pes3 le mono?isme naturali/e et le naturalisme an?ropi/ique4 ,mono?isme naturali/e4--,cette anci5ne =me de religion voit l'inc>nation de ,dieu dans quelque phnomne naturel lev1 dom9ant t\t4 ,comme tel1 depuis plusieurs milli]s d'annes1 ce qui a frapp l'homme avant t\t c'e/ le soleil1 la div9it clairant et r*auffant qui ti5t visiblem5t1 s\s sa dp5dance immdiate1 t\te la vie organique4 ,le culte du soleil 7sol>isme ou hlio?isme7 app>at au naturali/e mod]ne1 entre t\tes les =mes de croyances ?i/es1 comme la plus e/imable et celle qui se fusionne le plus aism5t avec la philosophie naturelle moni/e du prs5t4 ,c> notre a/rophysique et notre gognie mod]nes n\s ont conva9cus que notre t]re e/ une p>tie dta*e du soleil et qu'elle ret\rn]a plus t>d se p]dre dans son se94 ,la physiologie mod]ne n\s enseigne que la s\rce premire de t\te vie organique1 sur la t]re1 e/ la =mation du plasma ou plasmodomie et que cette syn?se de comb9aisons inorganiques simples 7eau1 acide c>bonique et ammoniaque ou acide azotique7 ne peut se produire que s\s l'influ5ce de la lumire solaire4 ,le dveloppem5t primaire des plantes plasmodomes n'a t suivi que t>divem5t1 secondairem5t p> celui des animaux plasmophages qui1 directem5t ou indirectem5t1 se n\rriss5t des premires et l'app>ition de l'espce huma9e elle-mme n'e/1 son t\r1 qu'un fait t>dif dans l'hi/oire gnalogique du rgne animal4 ,notre vie huma9e t\t entire1 corporelle et intellectuelle1 se ramne en d]nire analyse1 comme t\te autre vie organique1 au rayonnem5t du soleil disp5sateur de lumire et de *aleur4 ,du po9t de vue de la raison pure1 le culte du soleil app>at donc comme un mono?isme naturali/e1 beauc\p plus fond que le culte an?ropi/ique des *rti5s et autres peuples civiliss1 qui se reprs5t5t ,dieu s\s la =me huma9e4 ,de fait1 les adorateurs du soleil tai5t dj p>v5us1 il y a des milli]s d'annes1 un degr de culture intellectuelle et morale plus lev que la plup>t des autres ?i/es4 ,me tr\vant en #ahha ,bombay1 j'y ai suivi avec la plus gr&e sympa?ie les difiants ex]cices de pit des fidles p>sis qui1 deb\t au bord de la m] ou ag5\ills sur des tapis t5dus1 lors du lev] et du c\*] du soleil exprimai5t l'a/re leur adoration#eg4--,le culte de la lune1 lun>isme ou ,slno?isme e/ mo9s important que le sol>isme2 s'il y a quelques peuples primitifs qui ador5t la lune seule1 la plup>t cep5dant pr(ess5t en mme temps le culte du soleil et des toiles4 #eg ,e4 ,,haeckel1 ,lettres d'un voyageur dans l',inde 7trad4 franaise74 ,mono?isme an?ropi/ique4--,l'id5tification de ,dieu l'homme1 l'ide que l',etre suprme p5se1 s5t et agit comme l'homme 7quoique s\s une =me plus leve7 j\e le plus gr& rle dans l'hi/oire de la civilisation1 en tant que mono?isme an?ropomorphique4 ,il faut mettre ici au premi] plan les trois gr&es religions de la race mdit]ranenne3 la religion mosaque anci5ne1 la religion *rti5ne int]mdiaire et la religion mahomtane1 d]nire v5ue4 ,ces trois gr&es religions mdit]ranennes1 app>ues t\tes trois sur les rivages favoriss de la plus intressante des m]s1 fondes t\tes trois d'une manire analogue p> un en?\sia/e de race smitique1 l'imag9ation enflamme--ont entre elles les rapports les plus troits1 non seulem5t extrieurem5t1 p> cette orig9e commune1 mais encore intrieurem5t1 p> de nombreux traits communs leurs articles de foi4 ,de mme que le ,*ri/ianisme a emprunt directem5t une gr&e p>tie de sa my?ologie l'anci5 ,judasme1 de mme l',islamisme1 d]ni] v5u1 a cons]v beauc\p de l'hritage des deux autres religions4 ,les religions mdit]ranennes tai5t t\tes les trois1 l'orig9e1 purem5t mono?i/es2 t\tes les trois1 elles ont subi plus t>d les trans=mations poly?i/es les plus v>ies1 mesure qu'elles se rp&ai5t sur les ctes dc\pes et si div]sem5t habites de la ,mdit]rane et de l sur les autres po9ts du globe4 ,le ,mosasme4--,le mono?isme juif1 tel que ,mose le fonda 7#afjj av4 ,j4-,c47 passe d'ord9aire p\r la =me de croyance religieuse qui1 dans l'antiquit1 a ex]c la plus gr&e influ5ce sur le dveloppem5t ultrieur1 ?ique et religieux1 de l'humanit4 ,il e/ inconte/able que cette haute valeur hi/orique lui incombe dj p\r cette raison que les deux autres religions mdit]ranennes qui p>tag5t avec lui l'empire du monde sont issues de lui2 le ,*ri/ e/ port sur les paules de ,mose comme plus t>d ,mahomet sur celles du ,*ri/4 ,de mme1 le ,n\veau ,te/am5t qui1 dans le c\rt espace de dix-neuf c5ts ans1 e/ dev5u le fondem5t de la foi de t\s les peuples civiliss1 repose sur la base vnrable de l',anci5 ,te/am5t4 ,t\s deux runis1 s\s le nom de ,bible1 ont pris une influ5ce et une ext5sion qu'on ne peut comp>] celles d'aucun livre au monde4 ,de fait1 la ,bible e/ auj\rd'hui encore s\s c]ta9s rapports--et malgr le mlange trange du bon et du mauvais--le livre des livres4 ,mais si n\s exam9ons imp>tialem5t et sans prjug1 cette rem>quable s\rce hi/orique1 bi5 des po9ts importants se prs5t]ont s\s un t\t autre j\r qu'on ne l'enseigne p>t\t4 ,ici aussi1 la critique mod]ne et l'hi/oire de la civilisation pntrant plus avant1 n\s ont f\rni des r5seignem5ts prcieux qui branl5t dans ses fondem5ts la tradition admise4 ,le mono?isme1 tel que ,mose *]*a l'tablir dans le culte de ,jhovah et tel qu'il fut plus t>d dvelopp avec gr& succs p> les prophtes--les philosophes des ,hbreux--eut l'orig9e de longs et durs combats s\t5ir avec l'anci5 poly?isme1 alors t\t puissant4 ,jhovah ou ,japheh fut d'abord driv de ce ,dieu cle/e qui1 s\s le nom de ,molo* ou ,baal tait une des div9its les plus honores de l',ori5t4 7,se?os ou ,typhon des ,egypti5s1 ,saturne ou ,*ronos des ,grecs74 ,mais ct1 d'autres dieux demeurai5t en haute e/ime1 et la lutte contre l'idoltrie ne cessa jamais *ez le peuple juif4 ,cep5dant1 en pr9cipe1 ,jhovah demeura le seul ,dieu1 celui qui1 dans le premi] des dix comm&em5ts de ,mose1 dit expressm5t3 ,je suis le ,seigneur ton ,dieu1 tu n'auras pas d'autre ,dieu que moi4 ,le ,*ri/ianisme4--,le mono?isme *rti5 p>tagea le sort de son pre1 le mosasme1 il ne re/a mono?isme vrai que ?oriquem5t1 en pr9cipe1 t&is que pratiquem5t il revtait les =mes les plus div]ses du poly?isme4 ,a vrai dire1 dj p> la doctr9e de la ,tr9it1 qui passait p\rtant p\r un des lm5ts indisp5sables de la religion *rti5ne1 le mono?isme tait logiquem5t supprim4 ,les trois p]sonnes di/+ues comme ,pre1 ,fils et ,sa9t-,esprit1 sont et re/5t trois individus diffr5ts 7et mme des p]sonnages an?ropomorphes7 au mme titre que les trois div9its h9d\es de la ,trimurti 7,brahma1 ,wis*n\1 ,s*iwa7 ou que celles de la ,tr9it des anci5s ,hbreux 7,anu1 ,bel1 ,ao74 ,aj\tons que dans les sectes les plus rp&ues du ,*ri/ianisme1 la ,vi]ge ,m>ie1 comme ,mre immacule du ,*ri/1 j\e un gr& rle titre de quatrime div9it2 dans beauc\p de c]cles ca?oliques1 elle passe mme p\r plus importante et plus influ5te que les trois p]sonnages mascul9s du ,cle/e royaume4 ,le culte de la ,madone a pris l une telle importance qu'on p\rrait l'oppos] comme un mono?isme fm99 la =me ord9aire de mono?isme mascul94 ,l'augu/e re9e des ,cieux occupe si bi5 le premi] plan 7a9si que d'innombrables portraits de la madone et d'innombrables lg5des en font preuve71 que les trois p]sonnages mascul9s sont compltem5t effacs4 ,en dehors de cela1 la fantaisie des ,*rti5s croyants a de bonne heure jo9t une nombreuse socit de ,sa9ts de t\tes espces au *ef suprme du g\v]nem5t cle/e et des anges musici5s veill5t ce que1 dans la vie t]nelle on ne manque pas de j\issances musicales4 ,les papes roma9s--les plus gr&s *>latans que jamais religion ait produits--s'empress5t cont9uellem5t d'augm5t] p> des canonisations n\velles le nombre de ces cle/es trabans an?ropomorphes4 ,cette tonnante socit du ,p>adis a reu une augm5tation de population1 la fois plus considrable et plus intressante que t\tes les autres1 le #ac juillet #ahgj1 lorsque le ,concile du ,vatican a dcl> les papes1 en tant que reprs5tants du ,*ri/1 infaillibles1 les levant a9si1 de lui-mme1 au rang de dieux4 ,si n\s aj\tons cela le diable p]sonnel et les mauvais anges qui compos5t sa c\r1 p]sonnages reconnus p> les papes1 le papisme n\s prs5t]a encore auj\rd'hui la =me la plus rp&ue du ,*ri/ianisme mod]ne1 et le tableau v>i d'un poly?isme si ri*e1 que l',olympe hellnique n\s p>atra1 ct de lui1 petit et misrable4 ,l',islamisme 7ou ,mono?isme mahomtan7 e/ la =me la plus rc5te et en mme temps la plus pure du ,mono?isme4 ,lorsque le jeune ,mahomet 7n en #egj71 de bonne heure en v9t mpris] le culte poly?i/e de ses concitoy5s arabes et apprit connatre le ,*ri/ianisme des ,ne/ori5s1 il s'appropria1 il e/ vrai1 les doctr9es fondam5tales de ceux-ci1 mais il ne put se rs\dre voir dans le ,*ri/ autre *ose qu'un ,prophte1 comme ,mose4 ,dans le dogme de la ,tr9it1 il ne tr\va que ce qu'y doit =cm5t tr\v] t\t homme sans prjug aprs une rflexion imp>tiale3 un article de foi absurde qui n'e/ ni conciliable avec les pr9cipes de notre raison1 ni du mo9dre prix p\r notre dification religieuse4 ,mahomet considrait avec raison l'adoration de l'immacule ,vi]ge ,m>ie ,mre de ,dieu comme une idoltrie aussi va9e que le culte r5du aux images et aux /atues4 ,plus il y rfl*issait1 plus il aspirait v]s une plus pure conception de ,dieu1 plus clairem5t lui app>aissait la c]titude de son gr& pr9cipe3 ,dieu e/ le seul ,dieu2 il n'y a pas ct de lui d'autres dieux4 ,sans d\te1 ,mahomet ne p\vait pas non plus s'affran*ir de t\t an?ropomorphisme dans sa conception de ,dieu4 ,son ,dieu unique re/ait1 lui aussi1 un homme t\t-puissant1 idalis1 t\t comme le svre ,dieu v5geur de ,mose1 t\t comme le ,dieu d\x et aimant du ,*ri/4 ,mais n\s devons cep5dant reconnatre la religion mahomtane cette supriorit qu' trav]s son volution hi/orique et ses 9vitables dviations1 elle a cons]v bi5 plus rig\reusem5t que les religions mosaque et *rti5ne le c>actre du pur mono?isme4 ,cela se voit encore auj\rd'hui1 extrieurem5t1 dans les =mules de prires1 la faon de pr*] inhr5tes au culte mahomtan1 de mme que dans l'ar*itecture et la dcoration de ses temples4 ,lorsqu'en #ahgc1 je visitai p\r la premire fois l',ori5t1 que j'admirai les spl5dides mosques du ,caire et de ,smyrne1 de ,br\sse et de ,con/ant9ople1 je fus rempli d'une pit s9cre p> la dcoration simple et ple9e de gt de l'intrieur1 p> l'ornem5tation ar*itectonique d'un /yle si lev et en mme temps si ri*e de l'extrieur4 ,comme ces mosques p>aiss5t nobles et d'un /yle lev1 comp>es la plup>t des glises ca?oliques qui1 l'intrieur1 sont sur*>ges de tableaux de t\tes sortes et d'oripeaux dors1 t&is qu' l'extrieur elles sont dfigures p> une pr(usion de figures huma9es et animales6 ,le mme c>actre d'lvation se retr\ve dans les prires sil5cieuses et les simples ex]cices de pit du ,coran1 comp>s au bruyant et incomprh5sible br$\illage de mots des messes ca?oliques ou la musique tapageuse des processions ?trales4 ,mixo?isme4--,on peut bon droit runir s\s ce t]me t\tes les =mes de croyance aux dieux qui r5f]m5t des mlanges de conceptions religieuses diffr5tes et en p>tie mme contradictoires4 ,en ?orie1 cette =me de religion1 des plus rp&ues1 n'a jamais t reconnue jusqu'ici4 ,en pratique1 nanmo9s1 c'e/ la plus importante et la plus rem>quable de t\tes4 ,c> la gr&e majorit des hommes qui se sont =ms des ides religieuses ont t de t\s temps et sont auj\rd'hui encore mixo?i/es2 leur notion de ,dieu e/ un mlange des pr9cipes religieux de telle confession spciale1 qu'on leur a inculqus ds l'enfance et de beauc\p d'impressions div]ses pr\ves plus t>d au contact d'autres =mes de croyance et qui ont modifi les premires4 ,p\r beauc\p de savants il faut aj\t] cela l'influ5ce trans=matrice des tudes philosophiques de l'ge mr et surt\t l'tude imp>tiale des phnomnes de la nature qui montre le nant des croyances ?i/es4 ,la lutte entre ces notions contradictoires1 inf9im5t d\l\reuse p\r les mes s5sibles et qui p>fois se prolonge sans solution p5dant la vie entire1--montre clairem5t la puissance in\e de l'hrdit des vieux pr9cipes religieux d'une "p et de l'adaptation prcoce des pr9cipes errons1 d'autre "p4 ,la confession spciale qui1 ds sa plus t5dre enfance1 a t inculque de =ce l'enfant p> ses p>5ts1 re/e le plus s\v5t et p\r la plus gr&e "p1 prdom9ante1 au cas o plus t>d l'influ5ce plus =te d'une autre confession n'amne pas une conv]sion4 ,mais mme dans ce passage d'une =me de croyance l'autre1 le n\veau nom1 comme dj celui qu'on vi5t de quitt]1 n'e/ s\v5t qu'une tiquette extrieure s\s laquelle s'abrit5t les croyances et les erreurs les plus div]ses1 =mant le mlange le plus b>iol4 ,la gr&e majorit des prt5dus *rti5s ne sont pas mono?i/es 7comme ils le croi5t71 mais amphi?i/es1 triplo?i/es ou poly?i/es4 ,on en peut dire autant des adeptes de l'islamisme et du mosasme1 a9si que de ceux de t\tes les religions mono?i/es4 ,p>t\t vi5n5t s'adjo9dre la notion orig9elle du ,dieu unique ou du dieu triple1 des croyances1 acquises plus t>d1 des div9its subalt]nes3 anges1 diables1 sa9ts et autres dmons1 mlange b>iol des =mes les plus div]ses du ?isme4 ,ess5ce du ?isme4--,t\tes les =mes que n\s v5ons de pass] en revue1 du ?isme au s5s propre--peu importe que cette croyance en ,dieu revte une =me naturali/e ou an?ropi/ique--ont en commun la conception de ,dieu comme d'un tre extrieur au monde 7extra mundanum7 ou surnaturel 7supranaturale74 ,t\j\rs ,dieu s'oppose1 comme un ,etre indp5dant1 au monde ou la nature1 le plus s\v5t comme leur ,crateur1 leur ,cons]vateur et leur ,rgisseur4 ,dans la plup>t des religions s'aj\te encore cela le c>actre de p]sonnalit et l'ide1 plus prcise encore1 que ,dieu en tant que p]sonne e/ semblable l'homme4 ,l'homme se pe9t dans ses dieux4 ,cet an?ropomorphisme de ,dieu ou conception an?ropi/ique d'un ,etre qui p5se1 s5t et agit comme l'homme1 prdom9e *ez la majorit de ceux qui croi5t en ,dieu1 tantt s\s une =me plus nave et plus grossire1 tantt s\s une =me plus ab/raite et plus raff9e4 ,sans d\te1 la ?osophie la plus leve affirme que ,dieu1 en tant qu',etre suprme1 e/ absolum5t p>fait et p> suite compltem5t diffr5t de l',etre imp>fait qu'e/ l'homme4 ,mais un exam5 plus m9utieux on s'ap]oit t\j\rs que ce qui e/ commun aux deux c'e/ l'activit psy*ique ou intellectuelle4 ,dieu s5t1 p5se et agit comme l'homme1 quoique s\s une =me inf9im5t plus p>faite4 ,l'an?ropisme p]sonnel de ,dieu e/ dev5u p\r la plup>t des croyants une ide si naturelle qu'ils ne sont pas *oqus de voir ,dieu p]sonnifi s\s la =me huma9e dans les tableaux et les /atues1 ni de lui voir revtir cette =me huma9e dans les div]ses crations potiques de l'imag9ation1 o ,dieu se trans=me a9si en un ,v]tbr4 ,dans beauc\p de my!s1 ,dieu app>at encore s\s la =me d'autres ,mammifres 7s+es1 lions1 taureaux1 etc471 plus r>em5t s\s celle d',oiseaux 7aigle1 colombe1 cigogne7 ou s\s celle de ,v]tbrs infrieurs 7s]p5ts1 crocodiles1 dragons74 ,dans les religions les plus leves et les plus ab/raites1 cette =me corporelle disp>at et ,dieu n'e/ ador que comme pur esprit sans corps4 ,dieu e/ esprit et celui qui l'adore doit l'ador] en esprit et en vrit4 ,mais nanmo9s l'activit psy*ique de ce pur esprit e/ absolum5t la mme que celle des dieux an?ropomorphes4 ,a la vrit1 ce ,dieu immatriel n'e/ pas incorporel1 mais invisible1 conu s\s la =me d'un gaz4 ,n\s ab\tissons a9si la notion p>adoxale d'un ,dieu1 ,v]tbr gazeux 7cf4 ,morphol4 gn41 #ahff74 ,,ii4 ,pan?isme 7,doctr9e de l',un-,t\t71 ,dieu et le monde sont un seul et mme tre4 ,l'ide de ,dieu s'id5tifie avec celle de la nature ou de la sub/ance4 ,cette conception pan?i/e e/ en opposition radicale1 en pr9cipe du mo9s1 avec t\tes les =mes prcd5tes et autres possibles du ?isme1 bi5 qu'on se soit ef=c1 p> des concessions rciproques1 de combl] le pr(ond abme qui sp>e les deux doctr9es4 ,entre elles p]si/e t\j\rs cette opposition fondam5tale que1 dans le ?isme1 ,dieu1 tre extramonda91 s'oppose la nature qu'il cre et cons]ve1 agissant sur elle du dehors1 t&is que dans le pan?isme1 ,dieu1 ,etre intramonda91 e/ p>t\t la nature elle-mme et agit l'intrieur de la sub/ance1 en tant que =ce ou n]gie4 ,ce d]ni] po9t de vue e/ seul conciliable avec la loi naturelle suprme qu'un des plus gr&s triomphes du ,x,i,xe sicle e/ d'avoir pose3 la loi de sub/ance4 ,le pan?isme e/ donc ncessairem5t le po9t de vue des sci5ces naturelles mod]nes4 ,sans d\te1 les naturali/es1 auj\rd'hui encore1 sont nombreux qui conte/5t cette affirmation et p5s5t p\voir concili] l'anci5ne doctr9e ?i/e avec les ides fondam5tales du pan?isme exprimes p> la loi de sub/ance4 ,mais ces va9s ef=ts ne repos5t t\s que sur l'obscurit ou sur l'inconsqu5ce de la p5se1 dans le cas t\tefois o ils sont s9cres et t5ts avec loyaut4 ,le pan?isme ne p\vant prov5ir que de l'obs]vation de la nature1 rectifie et int]prte p> la p5se de l'homme civilis1 on compr5d qu'il soit app>u bi5 plus t>d que le ?isme qui1 s\s sa =me la plus grossire1 tait dj con/itu il y a plus de dix mille ans1 *ez les peuples primitifs et avec les v>iations les plus div]ses4 ,si des g]mes de pan?isme se tr\v5t dj p>s dans les div]ses religions ds le db de la philosophie 7*ez les plus anci5s des peuples civiliss dans l',inde et en ,egypte1 en ,*9e et au ,japon71 bi5 des milli]s de sicles avant ,jsus-,*ri/1 cep5dant1 le pan?isme1 comme philosophie prcise et con/itue1 n'app>at qu'avec l'hylozosme des philosophes naturali/es ioni5s dans la premire moiti du ,v,ie sicle avant ,jsus-,*ri/4 ,a cette poque de spl5deur p\r l'esprit grec1 t\s les gr&s p5seurs sont dpasss p> ,,anaxim&re de ,milet1 lequel conut l'unit fondam5tale du ,t\t inf9i 7,apeiron7 avec plus de pr(ondeur et de cl>t que son matre ,,?al,s ou son lve ,,anaxim,,ne4 ,non seulem5t ,,anaxim&re avait dj exprim la gr&e p5se de l'unit orig9elle du ,cosmos1 de l'volution de t\s les phnomnes prov5ant de la matire premire qui pntre t\t1 mais aussi la conception h>die d'une alt]nance priodique et indf9ie de mondes app>aissant et disp>aissant4 ,beauc\p d'autres gr&s philosophes ultrieurs1 dans l'antiquit classique1 surt\t ,d,,mocrite1 ,h,,raclite et ,,emp,,docle ont t am5s p> leurs rflexions pr(ondes concevoir dans le mme s5s ou d'une manire analogue1 cette unit de la ,nature et de ,dieu1 du corps et de l'esprit qui a tr\v son expression la plus prcise dans la loi de sub/ance de notre monisme actuel4 ,le gr& pote roma9 et philosophe naturali/e1 ,,lucr,,ce1 a expos ce monisme s\s une =me hautem5t potique dans son clbre pome didactique ,de r]um ,natura4 ,mais ce monisme pan?i/e et con=me la ,nature fut bi5tt rep\ss p> le dualisme my/ique de ,,platon et surt\t p> la puissante influ5ce que conquit sa philosophie idali/e en se fusionnant avec les doctr9es *rti5nes4 ,lorsqu'ensuite leur plus puissant reprs5tant1 le pape1 eut acquis l'empire intellectuel du monde1 le pan?isme fut violemm5t comprim1 #a1 son reprs5tant le plus rem>quable1 fut brl vif le #ag fvri] #afjj1 sur le ,campo ,fiori de ,rome1 p> le reprs5tant de ,dieu4 ,ce n'e/ que dans la seconde moiti du ,x,v,i,ie sicle que le sy/me pan?i/e fut con/itu s\s sa =me la plus pure p> le gr& ,,sp9oza2 il cra p\r dsign] la totalit des *oses le pur concept de sub/ance dans lequel ,dieu et le ,monde sont insp>ables4 ,n\s devons d'autant plus admir] auj\rd'hui la cl>t1 l'exactitude et la logique du sy/me moni/e de ,,sp9oza1 qu'il y a deux c5t c9quante ans1 ce puissant p5seur manquait encore de t\tes les donnes empiriques c]ta9es que n\s n'avons acquises que dans la seconde moiti du ,x,i,xe sicle4 ,quant aux rapports entre le pan?isme de ,,sp9oza1 le matrialisme ultrieur du ,x,v,i,i,ie sicle et notre monisme actuel1 n\s en avons dj p>l au premi] *apitre de ce livre4 ,ri5 n'a tant contribu le propag]1 surt\t en ,allemagne1 que les oeuvres immortelles du plus gr& de nos potes et p5seurs1 de ,,goe!4 ,ses admirables pomes ,dieu et le ,monde1 ,prom?e1 ,fau/1 etc41 conti5n5t1 enveloppes s\s la =me potique la plus p>faite1 les p5ses fondam5tales du pan?isme4 ,a?isme 7,conception de l',univ]s dp\ill de ,dieu74--,il n'y a pas de ,dieu ni de dieux1 si l'on dsigne p> ce t]me des tres p]sonnels exi/ant en dehors de la ,nature4 ,cette conception a?i/e concide1 quant aux po9ts ess5tiels1 avec le monisme ou pan?isme des sci5ces naturelles2 elle en donne seulem5t une autre expression1 en ce qu'elle en fait ressortir le ct ngatif1 la non-exi/5ce de la div9it extramonda9e ou surnaturelle4 ,en ce s5s1 ,,s*op5hau] dit trs ju/em5t3 ,le pan?isme n'e/ qu'un a?isme poli4 ,la vrit du pan?isme consi/e dans la suppression de l'opposition duali/e entre ,dieu et le monde1 dans la con/atation que le monde exi/e en v]tu de sa =ce int]ne et p> lui-mme4 ,la proposition pan?i/e3 ,dieu et le monde ne font qu'un1 e/ un dt\r poli p\r signifi] au seigneur ,dieu son cong4 ,p5dant t\t le moy5 ge1 s\s la tyrannie sanglante du papisme1 l',a?isme a t p\rsuivi p> le f] et p> le feu comme la =me la plus p\vantable de conception de l',univ]s4 ,comme dans l',evangile l'a?e e/ compltem5t id5tifi au m*ant et qu'il e/ m5ac dans la vie t]nelle--p\r un simple manque de foi--des pe9es de l',enf] et de la damnation t]nelle1 on conoit que t\t bon *rti5 ait vit soigneusem5t le mo9dre s\pon d'a?isme4 ,malheureusem5t c'e/ l une op9ion accrdite auj\rd'hui encore1 dans beauc\p de milieux4 ,le naturali/e a?e1 qui consacre ses =ces et sa vie la re*]*e de la vrit1 e/ t5u d'avance p\r capable de t\t ce qui e/ mal2 le dvot ?i/e qui assi/e sans p5se t\tes les crmonies vides du culte papi/e1 passe dj1 ri5 qu' cause de cela1 p\r un bon citoy51 mme si1 s\s sa croyance il ne p5se ri5 du t\t et qu'il pratique ct de cela la morale la plus rprh5sible4 ,cette erreur ne s'expliqu]a qu'au ,x,xe sicle lorsque la sup]/ition cd]a davantage le pas la connaissance de la nature p> la raison et la conviction moni/e de l'unit de ,dieu et du monde4 ,,*apitre ,,xvi ,sci5ce et ,croyance ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,,la ,,connaissance ,,de ,,la ,v,,rit4--,,activit ,,des ,,s5s ,,et ,,activit ,,de ,,la ,,raison4--,,croyance ,,et ,,sup]/ition4--,,exp,,ri5ce ,,et ,r,v,,lation4 ,la re*]*e sci5tifique ne connat qu'un b3 la connaissance de la ralit4 ,aucun sanctuaire ne peut lui tre plus sacr que celui de la ,vrit4 ,il faut qu'elle pntre t\t2 elle ne doit recul] devant aucun exam51 devant aucune analyse1 si =t que ti5ne au coeur du *]*eur ce qu'il lui faut exam9]1 soit que le respect1 l'am\r1 le s5tim5t de la loyaut1 la religion1 les op9ions vi5n5t se mettre la trav]se de sa t*e4 ,il lui faut dcl>] les rsultats de l'exam5 sans mnagem5t1 sans s\ci de son avantage ou de son dsavantage1 sans *]*] l'loge et sans cra9dre le blme4 ,l4 ,,br5tano4 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,xvi ,connaissance de la ,vrit et ses s\rces3 activit s5sorielle et association des reprs5tations4--,organes des s5s 7,e/htes7 et organes de la p5se 7phrontes74--,organes des s5s et leur n]gie spcifique4--,dveloppem5t de celle-ci4--,philosophie de la s5sibilit4--,valeur inapprciable des s5s4--,limites de la connaissance s5sible4--,hypo?se et croyance4--,?orie et croyance4--,opposition radicale entre les croyances sci5tifiques 7naturelles7 et les croyances religieuses 7surnaturelles74--,sup]/ition des peuples primitifs et des peuples civiliss4--,confessions div]ses4--,ecoles sans confession4--,la croyance de nos pres4--,spiritisme4--,rvlation4 ,,litt,,rature ,a4 ,,svoboda4--,ge/alt5 des ,glaub5s4 ,leipzig1 #ahig4 ,d4 ,,/rauss4--,gesammelte ,s*rift51 #ab ,bnd]1 ,bonn1 #ahgg4 ,j4 ,w4 ,,drap]4--,ges*i*te d] ,konflikte ,zwis*5 ,religion und ,wiss5s*aft1 ,leipzig1 #ahfe4 ,l4 ,,bu*n]4--b] religioese und wiss5s*aftli*e ,weltans*auung1 #ahhg4 ,o4 ,m,,ll+]4--,die ,gott-,idee d] neu5 ,zeit und d] no?w5dige ,ausbau des ,*ri/5?ums #bte ,aufl41 ,zuri* #ahgj4 ,a4 ,,rau4--,empf9d5 und ,d5k54 ,giess5 #ahif4 ,f4 ,,zolln]4--,ueb] die ,natur d] ,komet54 ,beitraege zur ,ges*4 und ,!orie d] ,erk5ntniss1 ,leipzig1 #ahgb4 ,a4 ,,lehmann4--,ab]glaube und ,zaub]ei von d5 aelte/5 ,zeit5 an bis 9 die ,geg5w>t4 trad4 allem4 de #ahii4 ,f4 ,,bacon4--,novum ,organon ,sci5ti>um4 ,t\t travail vritablem5t sci5tifique t5d la connaissance de la vrit4 ,notre vrai savoir1 celui qui a du prix1 se rapporte au rel et consi/e en reprs5tations auxquelles correspond5t des *oses rellem5t exi/antes4 ,n\s sommes incapables1 il e/ vrai1 de connatre l'ess5ce intime de ce monde rel1--la *ose en soi--mais une obs]vation imp>tiale et une comp>aison critique des *oses n\s conva9qu5t que1 dans l'tat normal du c]veau et des organes des s5s1 les impressions du monde extrieur sur ceux-ci sont les mmes *ez t\s les hommes raisonnables--et que1 lorsque les organes de la p5se fonctionn5t normalem5t1 c]ta9es reprs5tations se =m5t1 qui sont p>t\t les mmes2 n\s les disons vraies et sommes conva9cus p> l que leur cont5u correspond la p>tie des *oses qu'il n\s e/ donn de connatre4 ,n\s savons que ces faits ne sont po9t imag9aires mais rels4 ,s\rces de connaissance4--,t\te connaissance de la vrit a p\r fondem5t deux gr\pes de fonctions physiologiques di/9cts mais ayant entre eux d'troits rapports3 d'abord la s5sation des objets1 au moy5 de l'activit s5sorielle et ensuite la liaison des impressions a9si recueillies1 en reprs5tation1 grce l'association4 ,les in/rum5ts de la s5sation sont les organes des s5s 7s5sibles ou ,ae/htes72 les in/rum5ts l'aide desquels se =m5t et s'en*an5t les reprs5tations1 sont les organes de la p5se 7phrontes74 ,ceux-ci font p>tie du sy/me n]veux c5tral2 les autres1 au contraire1 du sy/me n]veux priphrique1 sy/me si important et si dvelopp *ez les animaux suprieurs p\r lesquels il e/ le seul et unique facteur de l'activit psy*ique4 ,organes des s5s 7s5silles ou ae/htes74--,l'activit s5sorielle de l'homme1 po9t de d"p de t\te connaissance1 s'e/ dveloppe l5tem5t et progressivem5t1 comme un p]fectionnem5t de celle des ,mammifres les plus pro*es1 les ,primates4 ,les organes1 *ez t\s les reprs5tants de cette classe trs leve1 prs5t5t p>t\t la mme /ructure ess5tielle et leurs fonctions sont p>t\t s\mises aux mmes lois physico-*imiques4 ,elles se sont p>t\t con/itues hi/oriquem5t de la mme manire4 ,de mme que *ez t\s les autres animaux1 les s5silles1 *ez les ,mammifres1 sont l'orig9e des p>ties du revtem5t cutan et les cellules s5sibles de l'pid]me sont les anctres des diffr5ts organes s5soriels1 lesquels ont acquis leur n]gie spcifique en s'adaptant des excitations diffr5tes 7lumire1 *aleur1 son1 *imiopa?ie74 ,aussi bi5 les btonnets de la rt9e que les cellules auditives du limaon de l'oreille1 que les cellules olfactives et les cellules gu/atives1 provi5n5t orig9airem5t de ces simples cellules non diffr5cies de l'pid]me1 qui revt5t t\te la surface de notre corps4 ,ce fait trs important peut tre directem5t dmontr p> l'obs]vation immdiate de l'embryon huma9 ou de t\t autre embryon animal4 ,de ce fait ontogntique se dduit avec c]titude1 d'aprs la loi fondam5tale biogntique1 cette conclusion phylogntique grosse elle-mme de consqu5ces1 savoir3 que dans la longue hi/oire gnalogique de nos anctres1 les organes s5soriels suprieurs1 avec leur n]gie spcifique1 driv5t orig9airem5t1 eux aussi1 de l'pid]me d'animaux infrieurs1 d'une assise cellulaire simple qui ne cont5ait pas encore de p>eilles s5silles diffr5cies4 n]gie spcifique des s5silles4--,c'e/ un fait de la plus haute importance p\r l'tude de l'homme1 que diffr5ts n]fs de notre corps puiss5t p]cevoir des qualits trs diffr5tes du monde extrieur et ne puiss5t p]cevoir que celles-l4 ,le n]f visuel ne transmet que les impressions lum9euses1 le n]f auditif que les impressions de son1 le n]f olfactif que des impressions olfactives1 etc4 ,de quelque nature que soit l'excitation qui /imule un de ces n]fs dt]m9s1 la raction1 p> contre1 e/ t\j\rs qualitativem5t la mme4 ,de cette n]gie spcifique des n]fs s5soriels1 dont t\te la porte a t expose p\r la premire fois p> le gr& physiologi/e ,j4 ,m,,ll]1 on a tir des consqu5ces trs inexactes1 surt\t au pr(it d'une ?orie de la connaissance duali/e et a priori/e4 ,on a prt5du que le c]veau ou l'me ne p]cevait qu'un c]ta9 tat du n]f excit et qu'on ne p\vait ri5 conclure de l1 quant l'exi/5ce ou la nature du monde extrieur d'o prov5ait l'excitation4 ,la philosophie sceptique en tirait cette conclusion que l'exi/5ce mme de ce monde tait d\teuse et l'extrme idalisme1 non seulem5t mettait en d\te cette ralit1 mais la niait simplem5t2 il prt5dait que le monde n'exi/ait que dans notre reprs5tation4 ,en face de ces erreurs1 n\s devons rappel] que l'n]gie spcifique n'e/ pas orig9airem5t une qualit inne de c]ta9s n]fs1 mais qu'elle provi5t de leur adaptation l'activit p>ticulire des cellules pid]miques dans lesquelles ils se t]m95t4 ,en v]tu des gr&es lois de la division du travail1 les cellules s5sorielles pid]miques1 l'orig9e non diffr5cies1 se sont attribues des t*es div]ses1 en ce s5s que les uns ont recueilli l'excitation des rayons lum9eux1 les autres l'impression des ondes sonores1 un troisime gr\pe l'action *imique des sub/ances odorantes1 etc4 ,au c\rs des sicles1 ces excitations s5sorielles ext]nes ont am5 une modification graduelle des proprits physiologiques et morphologiques de ces rgions pid]miques1 t&is qu'en mme temps se modifiai5t aussi les n]fs s5sibles1 *>gs de conduire au c]veau les impressions recueillies la priphrie4 ,la slection amliora pas pas celles d'entre les trans=mations de ces n]fs qui se montrr5t utiles et cra enf9 au c\rs de millions d'annes1 ces m]veilleux in/rum5ts qui1 comme l'oeil et l'oreille1 con/itu5t nos bi5s les plus prcieux2 leur disposition e/ si admirablem5t con=me un b d'utilit qu'ils ont pu n\s induire l'hypo?se errone d'une cration d'aprs un plan prconu4 ,a9si la proprit c>actri/ique de t\t organe s5soriel et de son n]f spcifique ne s'e/ dveloppe que graduellem5t p> l'habitude et l'ex]cice--c'e/--dire p> l'adaptation--et s'e/ transmise ensuite p> l'hrdit de gnration en gnration4 ,a4 ,,rau a tabli explicitem5t cette conception dans son excell5t ouvrage3 ,s5sation et p5se1 tude physiologique sur la nature de l'ent5dem5t huma9 7#ahif74 ,on y tr\ve ct de la ju/e int]prtation de la loi de ,m,,ll] sur l'n]gie s5sorielle spcifique1 des discussions pntrantes sur le rapport de ces n]gies avec le c]veau et1 dans le d]ni] *apitre en p>ticuli]1 appuye sur celle de ,l4 ,,feu]ba*1 une rem>quable philosophie de la s5sibilit2 je me range compltem5t du ct de ce conva9quant expos4 ,limites de la p]ception s5sorielle4--,d'une comp>aison critique entre l'activit s5sorielle de l'homme et celle des autres v]tbrs1 il ressort un c]ta9 nombre de faits de la plus haute importance1 dont n\s sommes r$evables aux re*]*es appr(ondies faites au ,x,i,xe sicle1 surt\t dans la seconde moiti4 ,cela e/ vrai1 p>ticulirem5t1 des deux organes s5soriels les plus p]fectionns1 des organes e/htiques1 l'oeil et l'oreille4 ,ils prs5t5t1 dans l'embran*em5t des ,v]tbrs1 une /ructure diffr5te de ce qu'elle e/ *ez les autres animaux1 /ructure plus complexe1--et ils se dvelopp5t en outre1 dans l'embryon des ,v]tbrs1 d'une manire t\te spciale4 ,cette ontognse et cette /ructure typique des s5silles1 *ez t\s les ,v]tbrs1 s'explique p> l'hrdit remontant jusqu' une =me ance/rale commune4 ,mais au se9 du gr\pe1 on obs]ve une gr&e v>it de dtail dans le dveloppem5t1 laquelle rsulte de l'adaptation des conditions de vie v>iant avec les espces1 a9si que de l'ex]cice plus frqu5t ou plus r>e des div]ses p>ties de l'organisme4 ,l'homme1 s\s le rapport du dveloppem5t des s5s1 e/ bi5 lo9 de n\s app>atre comme le ,v]tbr le plus p]fectionn4 ,l'oiseau a la vue bi5 plus pntrante et di/+ue les petits objets une gr&e di/ance1 bi5 plus di/9ctem5t que l'homme4 ,l'oreille de nombreux ,mammifres1 en p>ticuli] des ,c>nivores1 ,onguls1 ,rongeurs vivant dans les ds]ts1 e/ beauc\p plus s5sible que celle de l'homme et p]oit les bruits lg]s des di/ances bi5 plus gr&es2 c'e/ ce qu'indique dj le pavillon de leur oreille1 trs gr& et trs mobile4 ,les oiseaux *anteurs prs5t5t1 mme au po9t de vue des sons musicaux1 une organisation bi5 suprieure celle de l'homme4 ,le s5s olfactif1 *ez la plup>t des ,mammifres1 en p>ticuli] *ez les ,c>nivores et les ,onguls1 e/ beauc\p plus dvelopp que *ez l'homme4 ,si le *i5 p\vait comp>] son flair1 si f91 avec celui de l'homme1 il reg>d]ait celui-ci avec une piti ddaigneuse4 ,de mme1 quant aux s5s infrieurs 7s5s du gt1 s5s sexuel1 s5s du contact et de la temprature71 l'homme e/ bi5 lo9 de p\voir prt5dre au plus haut degr de p]fectionnem5t4 ,n\s autres hommes ne p\vons naturellem5t jug] que des s5sations que n\s possdons4 ,mais l'anatomie n\s dmontre l'exi/5ce1 dans le corps de beauc\p d'animaux1 d'organes s5soriels autres que ceux que n\s connaissons4 ,c'e/ a9si que les poissons et d'autres ,v]tbrs aquatiques infrieurs possd5t1 dans la peau1 des s5silles c>actri/iques en communication avec des n]fs s5soriels spciaux4 ,sur les cts du corps des poissons1 droite et gau*e1 c\rt un long canal qui1 en avant1 dans la rgion de la tte1 se prolonge p> plusieurs canaux ramifis4 ,dans ces canaux muqueux sont des n]fs p\rvus de bran*es nombreuses dont les t]m9aisons sont en rapport avec des m95ces n]veuses c>actri/iques4 ,il e/ probable que cet organe s5soriel pid]mique t5du s]t p]cevoir les diffr5ces1 soit dans la pression1 soit dans les autres qualits de l'eau4 ,d'autres gr\pes d'animaux se di/+u5t encore p> la possession d'autres s5silles c>actri/iques dont le rle n\s e/ inconnu4 ,ces faits n\s montr5t dj que l'activit s5sorielle de l'homme e/ limite et cela aussi bi5 quantitativem5t que qualitativem5t4 ,a l'aide de nos s5s1 mme de celui de la vue et de celui du tact1 n\s ne p\vons donc jamais connatre qu'une p>tie des qualits que possd5t les objets du monde extrieur4 ,mais cette p]ception p>tielle e/ elle-mme incomplte1 c> nos organes s5soriels sont imp>faits et les n]fs s5soriels sont des int]prtes qui ne transmett5t au c]veau que la traduction des impressions reues4 ,cette imp]fection reconnue de notre activit s5sorielle ne doit p\rtant pas n\s emp*] de considr] ces in/rum5ts et l'oeil avant t\t1 comme les plus nobles des organes2 ils con/itu5t1 avec les organes de la p5se localiss dans le c]veau1 le cadeau le plus prcieux que la ,nature ait fait l'homme4 ,a4 ,,rau dit trs ju/em5t3 ,t\te sci5ce e/ en d]nire analyse une connaissance s5sible2 les donnes des s5s ne sont pas nies mais int]prtes p> elle2 les s5s sont nos premi]s et nos meilleurs amis2 bi5 avant que l'ent5dem5t ne se dveloppe1 les s5s dis5t l'homme ce qu'il doit faire et ce dont il doit s'ab/5ir4 ,celui qui r5i]ait la s5sibilit p\r *app] ses dang]s1 agirait avec autant d'irrflexion et de sottise que celui qui s'arra*]ait les yeux p>ce que ces organes p\rrai5t un j\r voir des *oses honteuses2 ou celui qui s'cor*]ait la peau de la ma91 de cra9te que cette ma9 ne se saisisse un j\r du bi5 d'autrui4 ,aussi ,,feu]ba* a-t-il ple9em5t raison de trait] t\tes les philosophies1 les religions1 les in/itutions qui sont en contradiction avec le pr9cipe de la s5sibilit1 non seulem5t d'errones1 mais de foncirem5t p]nicieuses4 ,sans s5s pas de connaissance6 ,nihil e/ 9 intellectu1 quod non fu]it 9 s5su4 7,,locke74 ,l'imm5se mrite que s'e/ acquis en ces d]ni]s temps le ,d>w9isme1 en n\s faisant connatre plus fond et apprci] plus hautem5t l'activit s5sorielle1 a dj fait1 il y a v+t ans1 le sujet de ma confr5ce sur l'orig9e et le dveloppem5t des organes des s5s#eh4 #eh ,e4 ,,haeckel1 ,gesammelte popula]e ,vortraege 7,bonn1 #ahgh74 ,hypo?se et croyance4--,le beso9 de connatre de l'homme civilis1 p>v5u un haut degr de culture1 n'e/ pas satisfait p> la connaissance1 ple9e de lacunes1 du monde extrieur que cet homme acqui]t au moy5 de ses organes des s5s1 si imp>faits4 ,il s'ef=ce de trans=m] les impressions s5sibles qui lui ont t a9si f\rnies1 en valeurs de connaissance2 il les labore1 dans les c5tres s5soriels de l'corce crbrale1 en s5sations spcifiques et p> l'association1 dans le c5tre propre cette opration1 il assemble ces s5sations de manire =m] des reprs5tations2 p> l'en*anem5t des gr\pes de reprs5tations1 l'homme p>vi5t ensuite con/itu] une sci5ce d'ensemble4 ,mais cette sci5ce re/e t\j\rs ple9e de lacunes et insatisfaisante1 si la fantaisie ne vi5t pas complt] la =ce de comb9aison insuffisante de l'ent5dem5t et si elle ne rassemble pas1 p> l'association des images1 des connaissances anci5nes1 de manire en con/itu] un t\t4 ,de l rsult5t de n\velles =mations de reprs5tations qui1 seules1 p]mettront d'expliqu] les faits p]u et satisf]ont le beso9 de causalit de la raison4 ,les reprs5tations qui combl5t les lacunes de la sci5ce et pr5n5t sa place peuv5t tre dsignes1 d'une manire gnrale1 du nom de croyance4 ,et c'e/ a9si qu'il en va con/amm5t dans la vie j\rnalire4 ,lorsque n\s ne sommes pas srs d'une *ose1 n\s disons que n\s la croyons4 ,en ce s5s1 dans la sci5ce elle-mme1 n\s sommes =cs de croire2 n\s prsumons ou admettons qu'il exi/e un c]ta9 rapport entre deux phnomnes1 quoique n\s ne le sa*ions pas d'une faon c]ta9e4 ,dans le cas o il s'agit de la connaissance des causes1 n\s con/ruisons des hypo?ses4 ,d'ailleurs on ne peut admettre1 en sci5ce1 que les hypo?ses comprises dans les limites des facults huma9es et qui ne contr$is5t pas des faits connus4 ,telles sont1 p> exemple1 en physique1 la ?orie des vibrations de l'!r2 en *imie1 l'exi/5ce des atomes avec leurs aff9its2 en biologie1 la ?orie de la /ructure molculaire du plasma vivant4 ,?orie et croyance4--,l'explication d'un gr& nombre de phnomnes se ratta*ant les uns aux autres1 p> une cause qu'on admet leur tre commune1 con/itue ce qu'on appelle une ?orie4 ,p\r la ?orie1 comme p\r l'hypo?se1 la croyance 7au s5s sci5tifique7 e/ indisp5sable2 c>1 ici aussi1 la fantaisie cratrice comble les lacunes que l'ent5dem5t laisse qu& il t*e de connatre les rapports entre les *oses4 ,la ?orie1 p> suite1 ne peut jamais tre considre que comme une approximation de la vrit2 on doit av\] qu'elle p\rra1 plus t>d1 tre supplante p> une autre mieux fonde4 ,malgr l'aveu de cette inc]titude1 la ?orie re/e indisp5sable t\te vraie sci5ce2 c>1 seule1 elle explique les faits en supposant admises leurs causes4 ,celui qui r5onc]ait absolum5t la ?orie et ne v\drait con/ruire la sci5ce pure qu'avec des faits c]ta9s 7ce qui e/ le cas des esprits borns1 dans les prt5dues sci5ces naturelles exactes de nos j\rs7--celui-l r5onc]ait du mme c\p la connaissance des causes en gnral et p> l la satisfaction du beso9 de causalit inhr5t la raison4 ,la ?orie de la gravitation en a/ronomie 7,,newton71 la ?orie cosmologique des gaz en cosmognie 7,,kant et ,,laplace71 le pr9cipe de l'n]gie en physique 7,,may] et ,,helmholtz71 la ?orie atomique en *imie 7,,dalton71 la ?orie des vibrations en optique 7,,huygh5s71 la ?orie cellulaire en hi/ologie 7,,s*leid5 et ,,s*wann71 la ?orie de la desc5dance en biologie 7,,lam>ck et ,,d>w973 autant d'exemples gr&ioses de ?ories de premi] ordre4 ,elles expliqu5t t\t un monde de gr&s phnomnes naturels p> l'hypo?se d'une cause qui soit commune t\s les faits isols de leurs doma9es respectifs et p> la dmon/ration qu'elles donn5t que t\s les phnomnes font bi5 p>tie d'un mme doma9e et qu'ils sont rgis p> des lois fixes1 dc\lant de cette cause unique4 ,d'ailleurs1 cette cause elle-mme peut tre inconnue dans son ess5ce ou peut n'tre qu'une hypo?se provisoire4 ,la pesanteur1 dans la ?orie de la gravitation et la cosmognie1 l'n]gie elle-mme1 dans son rapport avec la matire1 l'!r en optique et en lectricit1 l'atome en *imie1 le plasma vivant dans la ?orie cellulaire1 l'hrdit dans la ?orie de la desc5dance--t\s ces concepts1 et autres semblables1 dont us5t les gr&es ?ories1 peuv5t tre considrs p> la philosophie sceptique comme de pures hypo?ses1 comme les produits de la croyance sci5tifique1 mais ils n\s demeur5t1 comme tels1 indisp5sables aussi longtemps qu'ils n'auront pas t remplacs p> une hypo?se meilleure4 ,croyance et ,sup]/ition4--,d'une t\te autre nature que ces =mes de croyance sci5tifique sont ces conceptions qui1 dans les div]ses religions1 s]v5t expliqu] les phnomnes et qu'on dsigne simplem5t du nom de croyance1 au s5s re/re9t du mot4 ,comme ces deux =mes de croyance1 la croyance naturelle de la sci5ce et la croyance surnaturelle de la religion1 sont s\v5t confondues et qu'une c]ta9e obscurit s'ensuit2 il e/ utile1 ncessaire mme de bi5 mettre en relief leur opposition radicale4 ,la croyance religieuse e/ t\j\rs une croyance au miracle et1 comme telle1 e/ en contradiction irrmdiable avec la croyance naturelle de la raison4 ,p> opposition celle-ci1 elle affirme l'exi/5ce de faits surnaturels et peut a9si tre dsigne du nom de surcroyance1 hyp]croyance1 =me orig9elle du mot ,sup]/ition#ei4 ,la diffr5ce ess5tielle entre cette sup]/ition et la croyance raisonnable consi/e en ceci que la premire admet des =ces et des phnomnes surnaturels1 que la sci5ce ne connat pas et qu'elle n'admet pas1 auxquels ont donn naissance des p]ceptions fausses et des inv5tions errones de la fantaisie potique2 la sup]/ition e/ a9si en contradiction avec les lois naturelles clairem5t reconnues et1 p>tant1 elle e/ draisonnable4 #ei ,la p>5t des trois mots n'app>at qu'en allem& o t\s trois sont des composs du mot croyance3 b]glaube1 ,ob]glaube et ,ab]glaube 7,n4 du ,tr474 ,sup]/ition des peuples primitifs4--,grce aux gr&s progrs de l'e?nologie au ,x,i,xe sicle1 n\s connaissons une quantit norme de =mes et de produits de la sup]/ition tels qu'on les tr\ve auj\rd'hui encore *ez les grossi]s peuples primitifs4 ,si on les comp>e entre eux1 puis avec les conceptions my?ologiques correspondantes des ges antrieurs1 on con/ate une analogie sur bi5 des po9ts1 s\v5t une orig9e commune et1 f9alem5t1 une s\rce primitive trs simple d'o t\s dc\l5t4 ,n\s tr\vons celle-ci dans le beso9 naturel de causalit de la raison1 dans la re*]*e de l'explication des phnomnes inconnus qui p\sse tr\v] leur cause4 ,c'e/ le cas1 en p>ticuli]1 p\r ces phnomnes moteurs qui veill5t la cra9te p> la m5ace d'un dang]3 comme l'clair et le tonn]re1 les tremblem5ts de t]re1 les clipses1 etc4 ,le beso9 d'une explication causale de ces phnomnes naturels exi/e dj *ez les peuples primitifs les plus infrieurs qui le ti5n5t eux-mmes1 p> l'hrdit1 de leurs anctres primates4 ,il exi/e galem5t *ez beauc\p d'autres ,v]tbrs4 ,qu& un *i5 aboie devant la ple9e lune1 ou en ent5dant sonn] une clo*e dont il voit le battant se m\voir1 ou en voyant un drapeau flott] au v5t1 il n'exprime pas seulem5t p> l sa cra9te mais aussi le vague beso9 de connatre la cause de ce phnomne inconnu4 ,les g]mes grossi]s de religion1 *ez les peuples primitifs1 ont leurs rac9es en p>tie dans cette sup]/ition hrditaire de leurs anctres primates1--en p>tie dans le culte des aeux1 dans div]s beso9s de l'me et dans des habitudes dev5ues traditionnelles4 ,sup]/ition des peuples civiliss4--,les croyances religieuses des peuples civiliss mod]nes1 qu'ils considr5t comme leur bi5 spirituel le plus prcieux1 sont places p> eux bi5 au-dessus des grossires sup]/itions des peuples primitifs2 on l\e le gr& progrs qu'a am5 la m>*e de la civilisation1 en dpassant ces sup]/itions4 ,c'e/ l une gr&e erreur6 ,un exam5 critique et une comp>aison imp>tiale n\s montr]ai5t que les deux croyances ne diffr5t que p> la =me spciale et p> l'enveloppe ext]ne de la confession4 ,a la claire lumire de la raison1 la croyance au miracle1 croyance di/ille des religions les plus librales--en tant qu'elle contr$it les lois naturelles solidem5t tablies1--n\s p>at une sup]/ition aussi draisonnable et au mme titre que la grossire croyance aux fantmes des religions primitives1 fti*i/es1 que les premires reg>d5t avec un orgueilleux dda94 ,de ce po9t de vue imp>tial1 si n\s jetons un reg>d critique sur les croyances religieuses encore auj\rd'hui rgnantes1 p>mi les peuples civiliss1 n\s les tr\v]ons p>t\t pntres de sup]/itions traditionnelles4 ,la croyance *rti5ne la ,cration1 la ,tr9it div9e1 l',immacule ,conception de ,m>ie1 la ,rdemption1 la ,rsurrection et l',asc5sion du ,*ri/1 etc41 t\t cela e/ de la fantaisie pure et ne peut pas plus s'accord] avec la connaissance rationnelle de la ,nature que les diffr5ts dogmes des religions mahomtane1 mosiaque1 b\ddhi/e et brahmanique4 ,*acune de ces religions e/1 p\r le vrai croyant1 une vrit inconte/able et *acune d'elles considre t\te autre croyance comme une hrsie et une dang]euse erreur4 ,plus une religion donne se considre comme la seule qui sauve--comme tant la religion ca?olique1--et plus cette conviction e/ *aleureusem5t df5due comme tant ce que cette religion a le plus coeur1 plus1 naturellem5t1 elle doit mettre de zle combattre les autres et plus devi5n5t fanatiques ces t]ribles gu]res religieuses qui rempliss5t les pages les plus tri/es du livre d'hi/oire de la civilisation4 ,et p\rtant1 l'imp>tiale ,critique de la raison mre n\s conva9c que t\tes ces diffr5tes =mes de croyance sont au mme titre fausses et draisonnables1 produits1 t\tes1 de l'imag9ation potique et de la tradition accepte sans critique4 ,la sci5ce fonde sur la raison doit les rejet] t\tes tant qu'elles sont1 comme des crations de la sup]/ition4 ,pr(essions de foi 7,confessions74--,l'incomm5surable dommage que la sup]/ition1 contraire la raison1 cause depuis des milli]s d'annes dans l'humanit croyante1 ne se manife/e nulle "p dune manire aussi frappante que dans l't]nel ,combat des confessions4 ,entre t\tes les gu]res que les peuples ont entreprises les uns contre les autres1 p> le f] et p> le feu1 les gu]res de religion ont t entre t\tes les plus sanglantes2 entre t\tes les =mes de discorde qui ont tr\bl le bonheur des familles et des individus1 celles d'orig9e religieuse1 prov5ant de diffr5ces de croyance sont1 encore auj\rd'hui1 les plus ha9euses4 ,qu'on songe aux nombreux millions d'hommes qui ont p]du la vie lors des conv]sions au ,*ri/ianisme1 des p]scutions des *rti5s1 dans les gu]res de religion de l',islamisme et de la ,r=me1 p5dant l',inquisition ou les procs de sorcell]ie6 ,ou bi5 qu'on p5se au nombre encore plus gr& de malheureux qui1 cause de diffr5ces de croyance1 ont eu s\ffrir des diss5sions de famille1 ont p]du l'e/ime de leurs concitoy5s croyants1 leur position dans l',etat--ou qui ont d migr] hors de leur patrie4 ,la confession (ficielle ex]ce l'action la plus nuisible lorsqu'elle s'allie aux buts politiques de l',etat civilis et que l'enseignem5t en e/ impos dans les coles1 s\s le nom de leon de religion confessionnelle4 ,la raison des enfants e/ p> l dt\rne de bonne heure de la connaissance de la vrit et a*em9e v]s la sup]/ition4 ,t\t philan?rope devrait donc1 p> t\s les moy5s possibles1 p\ss] la fondation d'coles sans confession1 comme l'une des in/itutions les plus prcieuses de l',etat mod]ne o rgne la raison4 ,la croyance de nos pres4--,la haute valeur dont j\it1 encore auj\rd'hui1 dans beauc\p de milieux1 l'enseignem5t de la religion confessionnelle1 ne rsulte pas seulem5t du j\g confessionnel impos p> un ,etat arrir ni de sa dp5dance vis--vis de l'autorit clricale--elle s'explique aussi p> la pression d'anci5nes traditions et de beso9s de l'me de diffr5tes sortes4 ,p>mi ceux-ci le plus puissant e/ le culte pieux1 r5du dans beauc\p de milieux1 la confession traditionnelle1 la sa9te croyance de nos pres4 ,dans des milli]s de rcits et de pomes1 la fidlit ces croyances e/ clbre comme un trsor spirituel et un devoir sacr4 ,et p\rtant il suffit de rfl*ir avec imp>tialit sur l'hi/oire de la croyance p\r se conva9cre de l'absolue absurdit de cette ide si puissamm5t influ5te4 ,la croyance dom9ante1 celle de l'glise vanglique1 e/ ess5tiellem5t diffr5te dans la seconde moiti du ,x,i,xe sicle si clair1 de ce qu'elle tait dans la premire moiti et celle qui rgnait alors e/ son t\r t\t autre que celle du ,x,v,i,i,ie sicle4 ,cette d]nire s'c>te beauc\p de ce qui tait la croyance de nos pres au ,x,v,i,ie sicle et encore plus au ,x,v,ie4 ,la ,r=me qui a dlivr la raison ass]vie de la tyrannie du papisme e/ naturellem5t p\rsuivie p> celui-ci comme la pire des hrsies2 mais la croyance au papisme elle-mme avait compltem5t *ang au c\rs d'un milli] d'annes4 ,et combi5 la croyance des *rti5s baptiss diffre de celle de leurs pres paens6 ,*aque homme1 capable de p5s] d'une faon indp5dante1 se =me une croyance propre1 plus ou mo9s p]sonnelle1 qui diffre t\j\rs de celle de ses pres1 c> elle dp5d de l'tat de culture gnrale du temps4 ,plus n\s remontons dans l'hi/oire de la civilisation1 plus n\s app>at comme une sup]/ition inadmissible1 la croyance de nos pres tant vante1 dont les =mes se r5\vell5t incessamm5t4 ,spiritisme4--,une des =mes les plus rem>quables de la sup]/ition e/ celle qui1 auj\rd'hui encore dans notre socit civilise1 j\e un rle tonnant3 le spiritisme ou croyance aux esprits s\s sa =me mod]ne4 ,c'e/ une *ose aussi tonnante qu'affligeante de voir que1 de nos j\rs1 des millions d'hommes civiliss sont encore compltem5t s\s le j\g de cette sombre sup]/ition2 bi5 plus1 on compte quelques naturali/es clbres qui n'ont pas pu s'en affran*ir4 ,de nombreuses revues spirites rp&5t cette croyance aux esprits dans t\s les milieux et dans nos salons les plus di/+us1 on n'a pas honte de faire app>atre des esprits qui frapp5t1 criv5t1 apport5t des n\velles de l'au-del1 etc4 ,on fait valoir1 dans les c]cles spirites1 que des naturali/es m95ts eux-mmes p>tag5t cette sup]/ition4 ,on invoque comme exemple1 en ,allemagne1 ,,zoelln] et ,,fe*n] ,leipzig1 en ,anglet]re ,,wallace et ,,crookes4 ,le fait regrettable que des physici5s et des biologi/es aussi di/+us ai5t pu tomb] dans cette erreur s'explique en p>tie p> l'excs *ez eux de l'imag9ation1 p> le manque de critique1 en p>tie aussi p> la puissante influ5ce de dogmes inflexibles implants dans le c]veau de l'enfant1 ds la premire jeunesse1 p> l'in/ruction religieuse4 ,d'ailleurs1 propos des clbres croyances spirites rp&ues ,leipzig et dans l'erreur desquelles les physici5s ,,zoelln]1 ,,fe*n] et ,w4 ,,web] sont tombs grce au rus escamoteur ,,slade1 la sup]*]ie de celui-ci a t mise au j\r bi5 que t>divem5t2 ,,slade lui-mme a t reconnu p\r un escroc vulgaire et dmasqu4 ,dans t\s les autres cas o l'on a exam9 fond les prt5dus miracles du spiritisme1 on a reconnu qu'ils avai5t t\s p\r orig9e une sup]*]ie plus ou mo9s grossire et quant aux prt5dus mdiums 7la plup>t sont des femmes7 les uns ont t dmasqus comme de russ escamoteurs1 t&is que dans les autres on a reconnu des p]sonnes n]veuses d'une excitabilit anormale1 leur soi-disant tlpa?ie 7ou action di/ance de la p5se sans int]mdiaire matriel71 exi/e aussi peu que les voix des esprits1 les s\pirs des fantmes1 etc4 ,les descriptions animes que ,,c>l ,,du ,,prel de ,mni* et autres spirites donn5t de ces app>itions des esprits1 s'expliqu5t p> l'excitation de leur imag9ation active1 jo9te au manque de critique et de connaissances physiologiques4 ,rvlation4--,la plup>t des religions1 en dpit de leurs v>its1 ont un trait fondam5tal commun qui con/itue en mme temps1 dans beauc\p de milieux1 un de leurs plus puissants supports2 elles affirm5t p\voir donn]1 de l'nigme de l'exi/5ce1 dont la solution n'e/ pas possible p> la voie naturelle de la raison1 la solution p> la voie surnaturelle de la rvlation2 on en dduit en mme temps la valeur des dogmes ou articles de foi qui1 en tant que lois div9es1 doiv5t rgl] les moeurs et la vie pratique4 ,de telles inspirations div9es sont au fond de nombreux my!s et lg5des dont l'orig9e an?ropi/ique saute aux yeux4 ,le ,dieu qui se rvle1 il e/ vrai1 n'app>at pas directem5t s\s =me huma9e1 mais au milieu du tonn]re et des clairs1 des orages et des tremblem5ts de t]re1 des buissons en feu ou des nuages m5aants4 ,mais la rvlation elle-mme qu'il donne ceux des enfants des hommes qui ont la foi1 e/ t\j\rs conue s\s une =me an?ropi/ique3 c'e/ t\j\rs une communication d'ides ou d'ordres =muls et exprims selon le mode normal de fonctionnem5t des hmisphres crbraux et du l>ynx huma9s4 ,dans les religions de l',inde et de l'gypte1 dans les my?ologies grecque et roma9e1 dans le ,talmud comme dans le ,coran1 dans l',anci5 comme dans le ,n\veau ,te/am5t--les dieux p5s5t1 p>l5t et agiss5t absolum5t comme les hommes et les rvlations p> lesquelles ils n\s dvoil5t les secrets de la vie et prt5d5t en rs\dre les sombres nigmes1--sont des inv5tions potiques de la fantaisie huma9e4 ,la vrit que le croyant y tr\ve e/ une inv5tion huma9e et la croyance enfant9e ces rvlations contraires la raison n'e/ que sup]/ition4 ,la vritable rvlation1 c'e/--dire la vritable s\rce de connaissance fonde sur la raison1 ne se tr\ve que dans la nature4 ,le ri*e trsor de savoir vritable1 qui con/itue l'lm5t le plus prcieux de la civilisation huma9e1 jaillit de la seule et unique expri5ce que s'e/ acquise l'ent5dem5t en *]*ant connatre la nature et des raisonnem5ts qu'il a con/ruits en associant les reprs5tations empiriques a9si acquises4 ,t\t homme raisonnable dont le c]veau et les s5s sont normaux puise dans l'obs]vation imp>tiale de la nature cette vritable rvlation et se libre a9si des sup]/itions que lui ont imposes les rvlations de la religion4 ,,*apitre ,,xvii ,sci5ce et ,*ri/ianisme ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,,le ,,conflit ,,entre ,l',,exp,,ri5ce ,,sci5tifique ,,et ,,la ,r,v,,lation ,,*r,,ti5ne4--,,quatre ,p,,riodes ,,dans ,,la ,m,,tamorphose ,,hi/orique ,,de ,,la ,,religion ,,*r,,ti5ne4--,,raison ,,et ,,dogme4 ,entre les pr9cipes fondam5taux du ,*ri/ianisme et la culture mod]ne le conflit e/ irrmdiable et ce conflit se t]m9]a ncessairem5t1 soit p> une raction victorieuse du ,*ri/ianisme1 soit p> sa complte dfaite p> la culture mod]ne2 soit p> l'en*anem5t de la lib]t des peuples s\s le flot montant de l'ultramontanisme1 soit p> la disp>ition du ,*ri/ianisme1 s9on de nom1 du mo9s de fait4 ,,ed4 ,,h>tmann4 ,affirm] que le ,*ri/ianisme a introduit dans le monde des vrits morales inconnues aup>avant1 tmoign]ait soit d'une grossire ignorance1 soit d'une impo/ure v\lue4 ,,?4 ,,buckle4 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,xvii ,opposition croissante entre la connaissance de la nature *ez les mod]nes1 et la conception *rti5ne4--,l'anci5ne et la n\velle croyance4--,df5se de la sci5ce fonde sur la raison contre les attaques de la sup]/ition *rti5ne1 surt\t du papisme4--,quatre priodes dans l'volution du ,*ri/ianisme4--,i4 ,le ,*ri/ianisme primitif 7trois sicles74--,les quatre vangiles canoniques4--,les ptres de ,paul4--,,ii4 ,le papisme 7le *ri/ianisme ultramonta974--tat arrir de la culture au ,moy5 ,age4--,falsification de l'hi/oire p> l'ultramontanisme4--,papisme et ,sci5ce4--,papisme et ,*ri/ianisme4--,,iii4 ,la ,r=me4--,lu!r et ,calv94--,le sicle des lumires 7,aufklrung74--,,iv4 ,le ,*ri/ianisme du ,x,i,xe sicle4--,dcl>ation de gu]re du pape la raison et la sci5ce3--#a ,infaillibilit4--#b ,l'encyclique4--#c ,immacule ,conception4 ,,litt,,rature ,,salad9 7,,/ew>t ,,ross74--,jehovas ,gesammelte ,w]ke4 ,e9e kritis*e ,unt]su*4 des jdis*-*ri/4 ,religions ,gebudes auf ,grund d] ,bibel=s*4 7,zuri* #ahif74 ,s4 ,e4 ,,v]us4--,v]gl4 ,ueb]si*t d] vi] ,evangeli5 9 unv]krztem ,wortlaut 7,leipzig #ahig74 ,d4 ,,/rauss4--,das ,leb5 ,jesus fr das deuts*e ,volk 7#aate ,aufl4 #ahij74 ,l4 ,,feu]ba*4--,das ,wes5 des ,*ri/5tums 7#dte ,aufl4 #ahhc74 ,p4 ,,de ,,regla 7,p4 ,,desj>d974--,jesus von ,naz>e? vom wiss5s*aftli*4 ges*i*tl4 und gesells*aftli*4 ,/&punkt aus ,d>ge/ellt 7#ahia74 ,,?4 ,,buckle4--,ges*i*te d] ,civilisation 9 ,engl& 7trad4 all474 ,m4 ,j4 ,,savage4--,die ,religion im ,li*te d] d>w9's*5 ,lehre 7trad4 all474 ,,ed4 ,,h>tmann4--,die ,selb/z]setzung des ,*ri/5?ums 7,b]l9 #ahgd74 ,p>mi les traits c>actri/iques les plus saillants du ,x,i,xe sicle f9issant1 il faut signal] la vivacit croissante du contra/e entre la sci5ce et le *ri/ianisme4 ,c'e/ p>faitem5t naturel et ncessaire2 c> dans la mesure mme o les progrs victorieux de la ,sci5ce de la nature mod]ne ont laiss lo9 d]rire eux les conqutes sci5tifiques des sicles prcd5ts1 l'inadmissibilit de t\tes ces conceptions my/iques qui essai5t de c\rb] la raison s\s le j\g de la prt5due ,rvlation dev5ait manife/e1 et la religion *rti5ne e/ du nombre4 ,plus l'a/ronomie1 la physique et la *imie mod]nes dmontrai5t avec c]titude que des lois naturelles inflexibles rgn5t seules dans l',univ]s1 plus la botanique1 la zoologie et l'an?ropologie dmontrai5t leur t\r la valeur des mmes lois dans le doma9e t\t enti] de la nature organique--plus la religion *rti5ne1 d'accord avec la mtaphysique duali/e1 se refuse n]giquem5t reconnatre la valeur de ces lois naturelles dans le doma9e de la prt5due vie de l'esprit1 c'e/--dire dans un dp>tem5t de la physiologie crbrale4 ,nul n'a montr plus clairem5t1 avec plus de c\rage et plus irrfutablem5t1 le conflit manife/e et irrmdiable de la sci5ce mod]ne et de la tradition *rti5ne--que le plus gr& ?ologi5 du ,x,i,xe sicle1 ,,david ,,fr,d,,ric ,,/rauss4 ,sa d]nire confession3 l',anci5ne et la n\velle croyance 7#i;e d4 #ahgg7 e/ l'expression univ]selle des convictions s9cres de t\s les savants mod]nes qui disc]n5t le conflit irrmdiable entre les doctr9es c\rantes du *ri/ianisme dont on n\s imprgne et les rvlations lum9euses1 con=mes la raison1 des sci5ces naturelles actuelles2 ce livre exprime les convictions de t\s ceux qui ont le c\rage de df5dre les droits de la raison contre les prt5tions de la sup]/ition et qui pr\v5t le beso9 philosophique de se faire de la nature une conception moni/e4 ,,/rauss1 libre p5seur loyal et c\rageux1 a expos1 beauc\p mieux que je ne l'aurais cru1 les contradictions les plus importantes entre l'anci5ne et la n\velle croyance4 ,l'absolue impossibilit de rs\dre la contradiction1 l'9vitabilit d'un combat dcisif entre les deux croyances--"q de vie ou de mort--ont t dmontres au po9t de vue philosophique1 en p>ticuli] p> ,,ed4 ,,h>tmann dans son intressant ouvrage sur l',auto-dissolution du *ri/ianisme 7#ahgd74 ,aprs avoir lu les oeuvres de ,,/rauss et de ,,feu]ba* a9si que l',hi/oire des conflits entre la religion et la sci5ce de ,g4 ,w4 ,,drap] 7#ahge71 il p\rrait p>atre sup]flu de consacr] ce sujet un *apitre spcial4 ,il e/ cep5dant utile1 ncessaire mme1 de jet] ici un reg>d critique sur l'volution hi/orique de ce gr& conflit et cela p\r cette raison que les attaques de l',eglise militante contre la sci5ce en gnral et contre la ?orie de l'volution en p>ticuli]1 sont dev5ues1 en ces d]ni]s temps1 p>ticulirem5t vives et m5aantes4 ,de plus1 malheureusem5t1 le rel*em5t intellectuel qui svit actuellem5t1 de mme que le flot montant de la raction sur le t]ra9 politique1 social et religieux1 ne sont que trop propres augm5t] encore ces dang]s4 ,si quelqu'un en d\tait1 il n'aurait qu' lire les dbats des synodes *rti5s et du ,rei*/ag allem&1 en ces d]nires annes4 ,c'e/ dans le mme s5s que beauc\p de g\v]nem5ts s'ef=c5t de faire aussi bon mnage que possible avec le rgim5t ecclsia/ique1 leur ennemi mortel1 c'e/--dire de se s\mettre son j\g2 les deux allis entrevoi5t comme b commun l'oppression de la libre p5se et de la libre re*]*e sci5tifique1 dans le b de s'assur] a9si1 p> le procd le plus facile1 l'absolue dom9ation4 ,n\s devons faire rem>qu] expressm5t qu'il s'agit ici d'un cas de lgitime df5se de la "p de la sci5ce et de la raison1 contre les vives attaques de l'glise *rti5ne et de ses puissantes lgions--et non pas du t\t d'un cas d'attaque inju/ifie des premires contre la seconde4 ,en premire ligne1 n\s devons p>] au c\p du papisme ou de l'ultramontanisme2 c> cette glise ca?olique qui seule sauve et (fre le salut t\s1 e/ non seulem5t plus nombreuse et plus puissante que les autres confessions *rti5nes1 mais elle a surt\t l'avantage d'une organisation admirablem5t c5tralise et d'une politique ruse1 sans gale4 ,on ent5d s\v5t des naturali/es et autres savants s\t5ir cette op9ion que la sup]/ition ca?olique n'e/ pas pire que les autres =mes de croyance au surnaturel et que ces trompeuses =mes de la croyance sont t\tes au mme titre les ennemies naturelles de la raison et de la sci5ce4 ,en ?orie1 comme pr9cipe gnral1 cette affirmation e/ exacte1 mais quant aux consqu5ces pratiques1 elle e/ fausse2 c> les attaques faites avec un b prcis et que ri5 n'arrte1 comme celles que dirige contre la sci5ce l'glise ultramonta9e1 s\t5ue p> l'in]tie et la btise des masses1 sont inf9im5t plus graves et plus dang]euses1 cause de leur organisation puissante1 que celles de t\tes les autres religions4 ,evolution du ,*ri/ianisme4--,p\r apprci] exactem5t l'importance in\e du ,*ri/ianisme dans t\te l'hi/oire de la civilisation1 mais surt\t son antagonisme radical avec la religion et la sci5ce1 il faut jet] un reg>d rapide sur les phases pr9cipales de son volution hi/orique4 ,n\s y di/+u]ons quatre priodes3 ,i4 ,le ,*ri/ianisme primitif 7les trois premi]s sicles72 ,,ii4 ,le ,papisme 7d\ze sicles1 du ,i,ve au ,x,ve72 ,,iii4 ,,la ,r,,=me 7trois sicles1 du ,x,v,ie au ,x,v,i,i,ie72 ,,iv4 ,le mod]ne ,pseudo-*ri/ianisme 7au ,x,i,xe sicle74 ,i4 ,le *ri/ianisme primitif embrasse les trois premi]s sicles4 ,le ,*ri/ lui-mme1 ce prophte noble et illum91 t\t rempli de l'am\r des hommes1 tait bi5 au-dess\s du niveau de culture de l'antiquit classique2 il ne connaissait que la tradition juive2 il n'a laiss aucune ligne de sa ma94 ,il n'avait1 d'ailleurs1 aucun s\pon du degr avanc1 auquel la philosophie et la sci5ce grecques s'tai5t leves c9q c5ts ans dj avant lui4 ,ce que n\s savons du ,*ri/ et de la doctr9e primitive1 n\s le puisons donc dans les pr9cipaux crits du ,n\veau ,te/am5t3 d'abord dans les quatre vangiles et ensuite dans les lettres de ,,paul4 ,quant aux quatre ,evangiles canoniques1 n\s savons ma9t5ant qu'ils ont t *oisis en #cbe1 au concile de ,nice1 p> #cah vques assembls1 p>mi un tas de manuscrits contradictoires et falsifis1 datant des trois premi]s sicles4 ,sur la premire li/e d'lection1 figurai5t qu>ante vangiles1 sur la seconde1 re/re9te1 quatre re/r5t4 ,comme les vques1 se disputant1 s'injuriant m*amm5t1 ne p\vai5t pas s'ent5dre sur le *oix df9itif1 on dcida 7aprs le ,synodikon de ,,pappus7 de laiss] un miracle div9 dcid] de ce *oix3 on posa t\s les livres s\s l'autel et l'on pria le ,ciel de faire que les crits apocryphes d'orig9e huma9e1 re/ass5t s\s l'autel t&is que les crits vridiques1 mans de ,dieu lui-mme1 sautass5t au contraire sur l'autel4 ,et il en fut a9si6 ,les trois vangiles synoptiques 7de ,mat?ieu1 ,m>c et ,lucas1 t\s trois rdigs non p> ces hommes1 mais d'aprs eux1 au comm5cem5t du deuxime sicle7--a9si que le quatrime vangile1 t\t diffr5t 7probablem5t compos d'aprs ,jean1 au milieu du ,i,ie sicle7--t\s ensemble1 ces quatre vangiles sautr5t sur la table et dev9r5t ds lors les bases au!ntiques 7se contr$isant en mille endroits67--de la doctr9e *rti5ne 7cf4 ,salad974 ,si quelque incrdule mod]ne tr\vait incroyable ce ,saut des livres n\s lui rappell]ions que le t\t aussi incroyable remuem5t des tables et les c\ps frapps p> les esprits tr\v5t encore auj\rd'hui1 p>mi les spirites cultivs1 des millions de croyants2 et des c5ta9es de millions de croyants *rti5s ne sont pas mo9s conva9cus1 cette heure encore1 de leur propre immortalit1 de la rsurrection aprs la mort et de la ,tr9it de ,dieu--dogmes qui ne sont ni plus ni mo9s en contradiction avec la raison pure que ce m]veilleux saut des vangiles manuscrits4 ,a ct des ,evangiles1 on sait que les s\rces pr9cipales sont les quatorze ptres diffr5tes 7en gr&e p>tie falsifies67 de l'aptre ,,paul4 ,les lettres au!ntiques de ,paul 7qui d'aprs la critique mod]ne ne sont qu'au nombre de trois3 celles aux ,roma9s1 aux ,galates et aux ,cor9?i5s7--ont t\tes t crites antrieurem5t aux quatre vangiles canoniques et conti5n5t mo9s de lg5des miraculeuses incroyables que ceux-ci2 on y dmle aussi1 plus que dans ces d]ni]s1 un ef=t p\r se concili] avec une conception rationnelle4 ,aussi la ?ologie mod]ne claire1 con/ruit-elle1 en p>tie1 son ,*ri/ianisme idal en s'appuyant plus sur les lettres de ,paul que sur les ,evangiles1 ce qui a fait dsign] cette ?ologie du nom de ,paul9isme4 ,la p]sonnalit m>quante de l'aptre ,,paul1 qui tait beauc\p plus in/ruit et d\ d'un s5s pratique beauc\p plus gr& que le ,*ri/1 e/ intressante1 en outre1 au po9t de vue an?ropologique en ce que les races orig9elles des deux gr&s fondateurs de la religion *rti5ne1 sont peu prs les mmes4 ,les p>5ts de ,,paul1 eux aussi1 7d'aprs les re*]*es hi/oriques rc5tes7 app>t5ai5t1 le pre la race grecque la mre la race juive4 ,les mtis1 issus de ces deux races1 qui l'orig9e sont trs diffr5tes 7quoique rameaux1 t\tes deux1 d'une mme espce3 homo m$it]raneus7 se di/+u5t s\v5t p> un heureux mlange de tal5ts et de traits de c>actre1 a9si qu'en font foi de nombreux exemples1 une poque ultrieure celle de ,paul et de nos j\rs encore4 ,la fantaisie ori5tale1 pla/ique1 des ,smites et la raison occid5tale1 critique1 des ,ari5s1 se complt5t s\v5t d'une faon avantageuse4 ,c'e/ ce dont tmoigne la doctr9e paul9i5ne qui acquit bi5tt une plus gr&e influ5ce que la conception primitive du *ri/ianisme orig9el4 ,aussi a-t-on v\lu voir avec raison dans le ,paul9isme une app>ition n\velle dont le pre s]ait la philosophie grecque et la mre1 la religion juive2 un mlange analogue tait dj app>u dans le ,noplatonisme4 ,en ce qui conc]ne la doctr9e orig9elle et le b que se proposait le ,*ri/--de mme qu'en ce qui t\*e beauc\p de po9ts importants de sa vie--les op9ions des ?ologi5s en conflit ont div]g de plus en plus mesure que la critique hi/orique 7,,/rauss1 ,,feu]ba*1 ,,baur1 ,,r5an1 etc47 a remis dans leur vrai j\r les faits qu'il lui tait donn de connatre et en a tir des conclusions imp>tiales4 ,ce qui demeure comme c]ta91 c'e/ le noble pr9cipe de l'am\r univ]sel du pro*a9 et le pr9cipe suprme de la morale1 qui s'en dduit3 la rgle d'or--t\s deux d'ailleurs connus et pratiqus plusieurs sicles avant ,j4-,c4 7cf4 *ap4 ,,xix47 ,au re/e1 les premi]s *rti5s1 ceux des premi]s sicles1 tai5t en gr&e p>tie de simples communi/es1 en p>tie des dmocrates-sociali/es qui1 d'aprs les pr9cipes auj\rd'hui en vigueur en ,allemagne1 aurai5t ds tre ext]m9s p> le feu et p> le f]4 ,,ii4 ,le papisme4--,le ,*ri/ianisme lat9 ou papisme1 l'glise ca?olique roma9e1 appele s\v5t aussi ,ultramontanisme1 ou1 d'aprs la rsid5ce de son *ef1 vaticanisme ou plus brivem5t papisme1 e/1 entre t\s les phnomnes de l'hi/oire de la civilisation huma9e1 l'un des plus gr&ioses et des plus rem>quables1 une gr&eur de l'hi/oire univ]selle1 de premi] ordre2 en dpit des assauts du temps1 elle j\it auj\rd'hui encore d'une imm5se influ5ce4 ,sur les #daj millions de *rti5s rp&us actuellem5t sur la t]re1 la plus gr&e moiti1 savoir #bbe millions1 pr(ess5t le ca?olicisme roma91 #ge millions seulem5t le ca?olicisme grec et #aaj millions sont prote/ants4 ,p5dant une dure de d\ze c5ts ans1 du ,i,ve au ,x,v,ie sicle1 le papisme a presque entirem5t dom9 et empoisonn la vie intellectuelle de l',europe2 p> contre1 il n'a gagn que trs peu de t]ra9 sur les gr&s sy/mes religieux anci5s de l',asie et de l',afrique4 ,en ,asie1 le b\ddhisme compte1 auj\rd'hui encore1 #ejc millions d'adhr5ts1 la religion de ,brahma1 #ach millions1 l'islamisme #abj millions4 ,c'e/ surt\t la suprmatie du papisme qui a imprim au moy5 ge son c>actre sombre2 son vrai s5s1 c'e/ la mort de t\te libre vie intellectuelle1 le recul de t\te vraie sci5ce1 la ru9e de t\te pure moralit4 ,de la brillante spl5deur o s'tait leve la vie intellectuelle dans l'antiquit classique1 p5dant le premi] sicle avant ,j4-,c4 et durant les premi]s sicles du *ri/ianisme1 elle tombe bi5tt1 s\s le rgne du papisme1 jusqu' un niveau qu'on ne peut c>actris] autrem5t1 en ce qui conc]ne la connaissance de la vrit1 que du nom de b>b>ie4 ,on fait bi5 valoir qu'au moy5 ge1 d'autres cts de la vie intellectuelle tr\vr5t un ri*e dploiem5t3 la posie et les arts pla/iques1 l'rudition s*ola/ique et la philosophie patri/ique4 ,mais cette production intellectuelle tait au s]vice de l'glise rgnante et elle tait employe1 non comme un levi]1 mais comme un in/rum5t d'oppression vis--vis de la libre re*]*e4 ,le s\ci exclusif de se prp>] une vie t]nelle dans l'au-del inconnu1 le mpris de la nature1 l'av]sion p\r son tude1 inhr5ts au pr9cipe de la religion *rti5ne1 dev9r5t des devoirs sacrs p\r la hir>*ie roma9e4 ,une trans=mation en mieux n'eut lieu qu'au comm5cem5t du ,x,v,ie sicle1 grce la ,r=me4 tat arrir de la culture au moy5 ge4--,n\s s]ions entrans trop lo9 si n\s v\lions dcrire ici le dplorable recul qui s'opra dans la culture et dans les moeurs1 p5dant d\ze sicles1 s\s la dom9ation intellectuelle du papisme4 ,l'illu/ration la plus frappante n\s en s]a f\rnie p> une phrase du plus gr& et du plus spirituel des ,,hoh5zoll]n3 ,,fr,d,,ric ,,le ,,gr& rsumait sa p5se en disant que l'tude de l'hi/oire conduisait cette conclusion que depuis ,con/ant9 jusqu' l'poque de la ,r=me1 l',univ]s enti] avait t en proie au dlire4 ,une c\rte mais excell5te pe9ture de cette priode de dlire n\s a t donne en #ahhg p> ,,bu*n] dans son trait sur les conceptions religieuses et sci5tifiques4 ,n\s r5voyons celui qui v\drait appr(ondir ces que/ions aux ouvrages hi/oriques de ,,ranke1 ,,drap]1 ,,kolb1 ,,svoboda1 etc4 ,la pe9ture con=me la vrit1 que n\s donn5t ces hi/ori5s et d'autres non mo9s imp>tiaux1 en ce qui conc]ne l'horrible tat de *oses du moy5 ge *rti51 e/ cont9ue p> t\tes les s\rces d'in=mation vridiques et p> les monum5ts hi/oriques que cette priode1 la plus tri/e de t\tes1 a laisss p>t\t d]rire elle4 ,les ca?oliques in/ruits qui *]*5t loyalem5t la vrit ne saurai5t trop tre r5voys l'tude de ces s\rces4 ,n\s devons d'autant plus insi/] l-dessus qu'actuellem5t encore la littrature ultramonta9e ex]ce une gr&e influ5ce2 le vieil artifice qui consi/e dnatur] impudemm5t les faits et inv5t] des hi/oires miraculeuses p\r dup] le peuple croyant1 e/ employ auj\rd'hui encore avec succs p> l'ultramontanisme3 qu'il n\s suffise de rappel] ,l\rdes et la ro*e sa9te de ,trves 7#ahih74 ,jusqu'o la d=mation de la vrit peut all]1 mme dans les ouvrages sci5tifiques1 c'e/ ce dont le pr(esseur ultramonta91 ,j4 ,,janss5 de ,franc=t1 n\s f\rnit un exemple frappant2 ses ouvrages trs rp&us 7surt\t l',hi/oire du peuple allem& depuis la f9 du moy5 ge1 qui a de nombreuses ditions7 p\ss5t un degr incroyable l'impud5te falsification de l'hi/oire#fj4 ,le m5songe de ces falsifications jsuitiques m>*e de pair avec la crdulit et l'abs5ce de s5s critique du simple peuple allem& qui les accepte comme de l'arg5t comptant4 #fj ,l5z1 ,janss5's ,ges*i*te des deuts*5 ,volks1 #ahhc4 ,papisme et sci5ce4--,p>mi les faits hi/oriques qui dmontr5t de la manire la plus clatante l'odieux de la tyrannie intellectuelle ex]ce p> l'ultramontanisme1 ce qui n\s intresse avant t\t c'e/ la lutte n]gique et m?odiquem5t m5e contre la sci5ce comme telle4 ,cette lutte1 il e/ vrai1 ds son po9t de d"p1 tait dt]m9e p> ceci1 que le ,*ri/ianisme plaait la foi au-dessus de la raison et exigeait l'aveugle s\mission de celle-ci devant la premire2 et non mo9s p> cette autre raison que le ,*ri/ianisme considrait t\te la vie t]re/re comme une simple prp>ation l'au-del imag9aire et dniait p> consqu5t t\te valeur la re*]*e sci5tifique en soi-mme4 ,mais la lutte victorieuse1 m5e con=mm5t un plan1 ne comm5a contre la sci5ce qu'au db du ,i,ve sicle1 surt\t la suite du clbre ,concile de ,nice 7#cbg71 prsid p> l'emp]eur ,,con/ant9--nomm le gr& p>ce qu'il fit du ,*ri/ianisme la religion d',etat et fonda la ville de ,con/ant9ople1 ce qui ne l'emp*a pas d'tre un c>actre sans valeur1 un faux hypocrite et plusieurs fois assass94 ,les succs du papisme dans la lutte contre t\te p5se et t\te re*]*e sci5tifique indp5dantes sont bi5 mis en lumire p> l'tat dplorable de la connaissance de la nature et de la littrature s'y rapportant1 au moy5 ge4 ,non seulem5t les ri*es trsors intellectuels lgus p> l'antiquit classique fur5t en gr&e p>tie dtruits ou s\/raits la publicit1 mais1 en outre1 des b\rreaux et des b*]s veillai5t ce que *aque hrtique1 c'e/--dire t\t p5seur indp5dant1 g>dt p\r soi ses p5ses raisonnables4 ,s'il ne le faisait pas1 il devait s'att5dre tre brl vif1 ce qui fut le sort du gr& philosophe moni/e ,,giordano ,,bruno1 du r=mateur #a et de plus de c5t mille autres tmo9s de la vrit4 ,l'hi/oire des sci5ces au moy5 ge n\s appr5d1 de quelque ct que n\s n\s t\rnions1 que la p5se indp5dante et la re*]*e sci5tifique1 empirique1 sont re/es p5dant d\ze tri/es sicles1 rellem5t ent]res s\s l'oppression du t\t-puissant papisme4 ,papisme et ,*ri/ianisme4--,t\t ce que n\s t5ons en haute e/ime dans le vritable *ri/ianisme1 selon l'esprit de son fondateur et des successeurs les plus levs de celui-ci et ce que1 dans la ru9e 9vitable de cette religion univ]selle1 n\s *]*ons sauv] en le transportant dans notre religion moni/e1--t\t cela app>ti5t au ct ?ique et social du ,*ri/ianisme4 ,les pr9cipes de la vritable humanit1 de la rgle d'or1 de la tolrance1 de l'am\r du pro*a9 au s5s le meilleur et le plus lev du mot3 t\s ces beaux cts du ,*ri/ianisme n'ont sans d\te pas t inv5ts ni poss p\r la premire fois p> lui1 mais ils ont t mis en pratique avec succs lors de cette priode critique p5dant laquelle l'antiquit classique m>*ait sa dissolution4 ,p\rtant le papisme a su tr\v] le moy5 de trans=m] t\tes ces v]tus en leur contraire direct1 t\t en cons]vant l'anci5ne enseigne4 ,a la place de la *>it *rti5ne s'in/alla la ha9e fanatique contre t\s ceux dont les croyances tai5t diffr5tes2 le feu et le f] fur5t employs ext]m9] non seulem5t les paens1 mais aussi ces sectes *rti5nes qui puisai5t dans une meilleure in/ruction des objections qu'elles osai5t lev] contre les dogmes de la sup]/ition ultramonta9e qui leur tai5t imposs4 ,p>t\t en ,europe florissai5t les tribunaux de l',inquisition rclamant d'innombrables victimes dont les tortures procurai5t un plaisir p>ticuli] ces pieux b\rreaux t\t pntrs d'un frat]nel am\r *rti54 ,la puissance papale son apoge fit rage p5dant des sicles1 sans piti p\r t\t ce qui tait un ob/acle sa suprmatie4 ,s\s le clbre ,gr& ,inquisiteur ,torquemada 7#adha #adih71 ri5 qu'en ,espagne1 huit mille hrtiques fur5t brls vifs1 quatre-v+t-dix mille eur5t leurs bi5s confisqus et fur5t condamns aux pnit5ces publiques les plus irritantes1--t&is qu'aux ,pays-,bas1 s\s le rgne de ,*>les-,qu9t1 c9quante mille hommes au mo9s tombai5t1 victimes de la soif sangu9aire du cl]g4 ,et p5dant que les hurlem5ts des m>tyrs emplissai5t l'air1 ,rome1 dont le monde *rti5 t\t enti] tait tributaire1 les ri*esses de la moiti de l'univ]s v5ai5t afflu] et les prt5dus reprs5tants de ,dieu sur t]re1 a9si que leurs suppts 7eux-mmes1 s\v5t p\ssant l'a?isme ses d]ni]s degrs7 se vautrai5t dans les dbau*es et les crimes de t\tes sortes4 ,quels avantages1 disait ironiquem5t le frivole et syphilitique pape ,lon ,x1 n\s a p\rtant valus cette fable de ,jsus-,*ri/6 ,en dpit de la dvotion l',eglise et de la dvotion ,dieu1 la condition de la socit en ,europe tait dplorable4 ,le fodalisme1 le s]vage1 les ordres m5diants et le mon>*isme rgnai5t p> t\t le pays et les pauvres hilotes tai5t heureux lorsqu'il leur tait p]mis d'lev] leurs misrables huttes sur les t]res app>t5ant aux *teaux ou aux clotres de leurs oppresseurs et exploiteurs laques et ecclsia/iques4 ,n\s s\ffrons auj\rd'hui encore des re/es et des suites d\l\reuses du tri/e tat de *oses d'alors1 de cette poque o il ne p\vait tre "q qu'exceptionnellem5t et en ca*ette de l'intrt de la sci5ce et d'une haute culture intellectuelle4 ,l'ignorance1 la pauvret et la sup]/ition se joignai5t au dplorable effet du clibat1 introduit au ,x,ie sicle1 p\r =tifi] t\j\rs davantage la puissance absolue de la papaut 7,b,,*n]74 ,on a calcul que p5dant cette priode d'clat du papisme1 plus de dix millions d'hommes avai5t t victimes des fanatiques ha9es de religion de la *>it *rti5ne2 et combi5 de millions a d s'lev] le nombre des victimes huma9es qu'ont faites le clibat1 la confession auriculaire1 l'oppression des consci5ces1 ces in/itutions prjudiciables et maudites entre t\tes1 de l'absolutisme papi/e6 ,les philosophes incrdules qui ont runi les preuves contre l'exi/5ce de ,dieu en ont oubli une des plus =tes3 le fait que les reprs5tants du ,*ri/ ,rome ont pu impunm5t1 p5dant d\ze sicles1 ex]c] les pires crimes et commettre les pires infamies au nom de ,dieu4 ,,ii4 ,la ,r=me4--,l'hi/oire des peuples civiliss que n\s appelons d'ord9aire hi/oire univ]selle1 fait comm5c] sa troisime priode1 les temps mod]nes1 avec la ,r=me de l',eglise *rti5ne1 comme elle fait comm5c] le moy5 ge avec la fondation du ,*ri/ianisme3 elle a en cela raison1 c> avec la ,r=me comm5ce la r5aissance de la raison en*ane1 le rveil de la sci5ce1 que la poigne de f] du papisme *rti5 avait comprime p5dant d\ze c5ts ans4 ,la propagation gnrale de la culture avait dj comm5c1 il e/ vrai1 v]s le milieu du ,x,ve sicle1 grce l'imprim]ie et v]s la f9 du mme sicle1 plusieurs gr&s vnem5ts1 surt\t la dc\v]te de l',amrique 7#adib71 v9r5t se jo9dre la ,r5aissance des arts p\r prp>] aussi la ,r5aissance des sci5ces4 ,en outre1 de la premire moiti du seizime sicle1 dat5t des progrs inf9im5t importants1 dans la connaissance de la ,nature1 qui sont v5us branl] dans ses fondem5ts la conception rgnante3 tels la premire navigation aut\r de la t]re p> ,,magellan1 qui f\rnit la preuve empirique de la =me sphrique de notre plante 7#aebb71 puis la fondation du n\veau sy/me cosmique p> ,,cop]nic 7#aedc74 ,mais le #ca octobre #aeag1 j\r o ,,m>t9 ,,lu!r cl\a ses #ie ?ses sur la porte de bois de l'glise du *teau de ,witt5b]g1 n'en re/e pas mo9s un j\r m>quant dans l'hi/oire univ]selle2 c> ,lu!r brisait la porte de f] du ca*ot dans lequel l'absolutisme papi/e avait t5u p5dant d\ze c5ts ans la raison en*ane4 ,les mrites du gr& r=mateur qui traduisit la ,bible la ,w>tburg ont t en p>tie exagrs1 en p>tie mconnus2 on a d'ailleurs fait ressortir avec raison combi5 ,,lu!r1 p>eil en cela aux autres r=mateurs1 tait encore re/ captif de la sup]/ition4 ,c'e/ a9si que1 de t\te sa vie il ne put s'affran*ir d'une croyance fige la lettre de la ,bible2 il df5dit *aleureusem5t les dogmes de la rsurrection1 du p* orig9el et de la prde/9ation1 le salut p> la foi1 etc4 ,il rejeta comme une sottise la puissante dc\v]te de ,,cop]nic p>ce que dans la ,bible ,josu ordonne au ,soleil de s'arrt] et non la ,t]re4 ,il ne pr5ait aucun intrt aux gr&es rvolutions politiques de son temps1 le gr&iose et si lgitime m\vem5t des paysans1 en p>ticuli]1 le laissa compltem5t indiffr5t4 ,le fanatique r=mateur de ,g5ve1 ,,calv91 fit pis encore en faisant brl] vif le rem>quable mdec9 espagnol ,,s]veto 7#aeec7 p>ce qu'il avait attaqu la croyance inique en la ,tr9it4 ,d'ailleurs1 les or?odoxes fanatiques de l',eglise r=me ne s'engagr5t que trop s\v5t dans les s5ti]s ensanglants tracs p> leurs ennemis mortels1 les papi/es1 a9si qu'ils le font encore auj\rd'hui4 ,malheureusem5t aussi la ,r=me entrana bi5tt sa suite des cruauts in\es3 la nuit de la ,sa9t-,b>?lemy et la p]scution des ,hugu5ots en ,france1 les sanglantes *asses aux hrtiques en ,italie1 de longues gu]res civiles en ,anglet]re1 la gu]re de ,tr5te ans en ,allemagne4 ,mais les ,x,v,ie et ,x,v,i,ie sicles g>d5t malgr t\t la gloire d'avoir les premi]s r\v]t librem5t la r\te la p5se huma9e et d'avoir dlivr la raison de l'oppression t\ffante de la dom9ation papi/e4 ,c'e/ seulem5t grce cela que r$ev9t possible le ri*e dploiem5t1 en des directions div]ses1 de la critique philosophique et de l'tude de la nature1 qui a valu au sicle suivant le glorieux nom de sicle des lumires4 ,,iv4 ,le pseudo-*ri/ianisme du ,x,i,xe sicle4--,dans une quatrime et d]nire priode de l'hi/oire du ,*ri/ianisme1 notre ,x,i,xe sicle vi5t s'oppos] aux prcd5ts4 ,si p5dant ceux-ci dj1 les lumires v5ues de t\tes les directions avai5t fait avanc] la philosophie critique et si les sci5ces naturelles florissantes avai5t dj f\rni cette philosophie les armes empiriques les plus r$\tables1 cep5dant1 dans les deux directions1 le progrs accompli durant notre ,x,i,xe sicle n\s p>at encore colossal4 ,avec ce sicle recomm5ce une priode t\te n\velle de l'hi/oire de l'esprit huma91 c>actrise p> le dveloppem5t de la philosophie naturelle moni/e4 ,ds le db du sicle fur5t poss les fondem5ts d'une an?ropologie n\velle 7p> l'anatomie comp>e de ,,cuvi]7 et d'une n\velle biologie 7p> la philosophie zoologique de ,,lam>ck74 ,ces deux gr&s ,franais fur5t bi5tt suivis p> deux de leurs pairs allem&s1 ,,ba]1 le fondateur de l'embryologie 7#ahbh7 et ,j4 ,m,,ll] 7#ahcd71 le fondateur de la morphologie et de la physiologie comp>es4 ,un lve de celui-ci1 ,,?4 ,,s*wann1 posa en #ahch1 avec ,m4 ,,s*leid5 la ?orie cellulaire1 fondam5tale4 ,aup>avant dj 7#ahcj71 ,,lyell avait ram5 l'hi/oire de l'volution de la t]re des causes mcaniques et confirm p> l1 en ce qui conc]ne nos plantes1 la valeur de cette cosmognie mcanique que ,,kant1 en #agee1 avait dj bau*e d'une ma9 h>die4 ,enf91 ,r4 ,,may] et ,,helmholz 7#ahdb7 tablir5t le pr9cipe de l'n]gie qui compltait1 comme sa seconde moiti1 la gr&e loi de sub/ance dont la premire moiti1 la con/ance de la matire1 avait dj t dc\v]te p> ,,lavoisi]4 ,t\s ces ap]u pr(onds sur l'ess5ce intime de la ,nature reur5t leur c\ronnem5t1 il y a qu>ante ans1 p> la n\velle ?orie de l'volution de ,,*4 ,,d>w91 le plus gr& vnem5t du sicle p\r la philosophie de la ,nature 7#ahei74 ,comm5t se comporte ma9t5ant1 en face de ces imm5ses progrs dans la connaissance de la nature1 dpassant de si lo9 t\t ce qui avait t fait jusqu'alors1 le ,*ri/ianisme mod]ne8 ,d'abord1 et c'tait naturel1 l'abme s'e/ creus de plus en plus pr(ond entre ses deux directions pr9cipales1 entre le papisme cons]vateur et le prote/antisme progressi/e4 ,le cl]g ultramonta9 et1 d'accord avec lui1 l',alliance ,evanglique or?odoxe1 devai5t naturellem5t oppos] la rsi/ance la plus vive ces gr&es conqutes du libre esprit2 ils s'enttai5t1 indemnes1 dans leur rig\reuse croyance littrale et rclamai5t la s\mission absolue de la raison leur dogme4 ,le prote/antisme libral1 p> contre1 se rfugiait de plus en plus dans un pan?isme moni/e et s'ef=ait de rconcili] les deux pr9cipes opposs2 il *]*ait alli] l'9vitable ralit des lois naturelles dmontres empiriquem5t1 avec une =me de religion pure dans laquelle1 il e/ vrai1 ne re/ait presque plus ri5 d'une doctr9e proprem5t dite4 ,entre les deux extrmes1 de nombreux essais de compromis s'int]calai5t2 mais au-dessus d'eux pntrait t\j\rs plus avant cette conviction que le *ri/ianisme dogmatique1 en gnral1 avait p]du t\tes ses rac9es et qu'il n'y avait plus qu' sauv] sa gr&e valeur ?ique en la transportant dans la n\velle religion moni/e du ,x,xe sicle4 ,mais comme1 en mme temps1 les =mes extrieures de la religion *rti5ne rgnante survivai5t1 comme elles tai5t mme1 en dpit des progrs de rvolution politique1 ratta*es de plus en plus troitem5t aux beso9s pratiques de l',etat1--il se dveloppa cette =me de conception religieuse1 si rp&ue dans les milieux in/ruits1 que n\s ne p\vons dsign] autrem5t que du nom de ,pseudo-*ri/ianisme--m5songe religieux1 au fond1 de la nature la plus d\teuse4 ,les gr&s dang]s qu'entrane sa suite ce pr(ond conflit entre les convictions vritables et les fausses manife/ations des mod]nes ,pseudo-*rti5s ont t excellemm5t dcrits p> ,m4 ,,nordau dans son intressant ouvrage3 ,les m5songes conv5tionnels de l'humanit civilise 7#ab;e dition #ahhf74 ,au milieu de l'ins9crit manife/e du ,pseudo-*ri/ianisme rgnant1 c'e/ un fait apprciable p\r le progrs de la connaissance de la nature fonde sur la raison1 que son adv]saire le plus dcid et le plus puissant1 le papisme1 ait rejet1 v]s le milieu du sicle1 le vieux masque d'une prt5due haute culture intellectuelle p\r dcl>] la sci5ce indp5dante1 un combat "q de vie ou de mort4 ,il y eut a9si trois importantes dcl>ations de gu]re faites la raison1 p\r lesquelles la sci5ce et la culture mod]nes ne peuv5t qu'tre reconnaissantes env]s le reprs5tant du ,*ri/ ,rome1 c> ces attaques ont t aussi dcisives que peu ambigus3 ,i4 ,en dcembre #ahed1 le pape proclama le dogme de l',immacule conception de ,m>ie4 ,,ii4 ,dix ans plus t>d1 en dcembre #ahfd1 le ,sa9t ,pre pronona dans l'encyclique clbre1 un jugem5t de damnation plnire sur t\te la civilisation et t\te la culture intellectuelle mod]nes2 dans le syllabus qui accompagnait l'encyclique1 le pape numrait et ana?misait l'une aprs l'autre les affirmations de la raison et les pr9cipes philosophiques que la sci5ce mod]ne ti5t p\r des vrits claires comme le j\r4 ,,iii4 ,enf9 six ans plus t>d1 le #ac juillet #ahgj1 le belliqueux pr9ce de l',eglise mettait le comble son extravagance1 en prononant p\r lui et p\r t\s ceux qui l'avai5t prcd dans ses fonctions papales l'infaillibilit4 ,ce triomphe de la curie roma9e fut annonce au monde /upfait1 c9q j\rs plus t>d1 le #ah juillet #ahgj1 en ce j\r mmorable o la ,france dcl>ait la gu]re l',allemagne6 ,deux mois aprs1 la suite de cette gu]re1 le p\voir temporel du pape tait supprim4 ,infaillibilit du pape4--,ces trois actes1 ess5tiels entre t\s1 de la "p du papisme au ,x,i,xe sicle1 tai5t si manife/em5t des c\ps de po+ donns en ple9 visage la raison qu'ils ont1 ds le db1 s\lev les plus gr&es hsitations dans le se9 mme du ca?olicisme or?odoxe4 ,lorsque le ,concile du ,vatican se runit le #ac juillet #ahgj p\r vot]1 au sujet du dogme de l'infaillibilit1 les trois qu>ts seulem5t des pr9ces de l',eglise se prononcr5t en faveur de ce dogme1 savoir #dea votants sur #fja2 il manquait1 en outre1 beauc\p d'autres vques qui avai5t v\lu se s\/raire ce vote dang]eux4 ,p\rtant on s'ap]ut bi5tt que le pape1 rus connaisseur des hommes1 avait calcul plus ju/e que les ca?oliques rfl*is et timors2 c>1 dans la masse ignorante et crdule1 ce dogme mon/rueux fut accueilli aveuglm5t4 ,l'hi/oire de la papaut t\t entire1 telle qu'elle ressort nettem5t trace de milli]s de s\rces dignes de foi et de docum5ts hi/oriques d'une vid5ce palpable1 app>at t\t juge imp>tial comme un tissu de m5songes et d'impud5ces1 comme un ef=t sans scrupule p\r conqurir l'absolue dom9ation intellectuelle avec la puissance temporelle1 comme la dngation frivole de t\s les comm&em5ts moraux levs1 prescrits p> le vritable *ri/ianisme3 ,am\r du pro*a9 et pati5ce1 vracit et *a/et1 pauvret et r5oncem5t4 ,si l'on applique la longue srie des papes et des pr9ces de l',eglise roma9e p>mi lesquels on les *oisissait1 la mesure de la pure morale *rti5ne1 il ressort clairem5t que la plup>t de ces hommes tai5t d'impud5ts et f\rbes *>latans1 et beauc\p d'entre eux des crim9els mprisables4 ,ces faits hi/oriques bi5 connus n'emp*5t p\rtant pas qu'auj\rd'hui encore1 des millions de ca?oliques croyants et in/ruits ne croi5t l'infaillibilit que ce sa9t pre s'e/ octroye lui-mme2 cela n'emp*e pas1 auj\rd'hui encore1 des pr9ces prote/ants d'all] ,rome tmoign] leur vnration au ,sa9t ,pre 7leur ennemi le plus dang]eux72 cela n'emp*e pas auj\rd'hui encore1 dans l'empire allem&1 les valets et les suppts de ce ,sa9t ,*>latan de dcid] des de/9es du peuple allem&--grce son incroyable incapacit politique et sa crdulit sans critique6 ,encyclique et ,syllabus4--,des trois gr&s actes d'autorit p> lesquels n\s avons vu le papisme mod]ne1 en la seconde moiti du ,x,i,xe sicle1 essay] de sauv] et d'aff]mir son autorit absolue1 le plus intressant p\r n\s e/ la proclamation de l'encyclique et du ,syllabus 7dcembre #ahfd72 c> dans ces pices mmorables1 la raison et la sci5ce se voi5t refus] t\te activit indp5dante et l'on exige leur absolue s\mission la foi qui seule sauve c'e/--dire aux dcrets du pape infaillible4 ,l'incroyable agitation provoque p> cette impud5ce sans borne dans t\s les milieux cultivs o l'on p5se avec indp5dance1 correspondait bi5 au cont5u in\ de l'encyclique2 une excell5te discussion n\s a t donne de sa porte politique et intellectuelle p> ,,drap]1 dans son ,hi/oire des conflits entre la religion et la sci5ce 7#ahge74 ,immacule conception de la ,vi]ge ,m>ie4--,ce dogme p>at peut-tre de mo9dre consqu5ce et mo9s effrontm5t h>di que celui de l'infaillibilit du pape4 ,cep5dant la plus gr&e importance e/ atta*e cet article de foi1 non seulem5t p> la hir>*ie roma9e1 mais aussi p> une p>tie du prote/antisme or?odoxe 7p> exemple l'alliance vanglique74 ,ce qu'on appelle le ,s]m5t d'immaculation c'e/--dire l'affirmation p> s]m5t de la foi en l'immacule conception de ,m>ie e/ encore un devoir sacr p\r des millions de *rti5s6 ,beauc\p de croyants runiss5t sur ce po9t deux ides3 ils prt5d5t que la mre de la ,vi]ge ,m>ie a t fconde p> le ,sa9t ,esprit comme ,m>ie elle-mme4 ,p> suite1 cet trange ,dieu aurait vcu la fois avec la mre et avec la fille dans les rapports les plus intimes2 il devrait1 p> suite1 tre son propre beau-pre 7,,salad974 ,la ?ologie critique et comp>e a rcemm5t dmontr que ce my!1 comme la plup>t des autres lg5des de la my?ologie *rti5ne1 n'tait aucunem5t orig9al1 mais avait t emprunt des religions plus anci5nes1 en p>ticuli] au b\ddhisme4 ,des fables analogues tai5t dj trs rp&ues plusieurs sicles avant la naissance du ,*ri/1 dans l',inde1 en ,p]se1 en ,asie ,m9eure et en ,grce4 ,lorsque des filles de roi ou autres jeunes filles de haute condition1 sans tre lgitimem5t m>ies1 donnai5t le j\r un enfant1 on dsignait comme le pre de ce rejeton illgitime un ,dieu ou un demi-,dieu1 qui tait en ce cas le my/rieux ,sa9t ,esprit4 ,les dons t\t p>ticuli]s de l'esprit ou du corps qui di/+uai5t s\v5t ces enfants de l'am\r des enfants des hommes ord9aires1 tai5t en mme temps expliqus p>tialem5t p> l'hrdit4 ,ces m95ts fils des dieux j\issai5t1 tant dans l'antiquit qu'au moy5 ge1 d'une haute considration1 t&is que le code moral de la civilisation mod]ne leur impute1 comme une fltrissure1 le manque de p>5ts lgitimes4 ,cela s'applique encore bi5 davantage aux filles des dieux1 quoique ces pauvres jeunes filles soi5t t\t aussi innoc5tes du fait qu'il manquait un titre leur pre4 ,d'ailleurs1 t\s ceux qui se sont dlects des beauts de la my?ologie de l'antiquit classique sav5t que ce sont prcism5t les prt5dus fils et filles des dieux grecs et roma9s1 qui se sont le plus rappro*s de l'idal suprme du pur type huma92 qu'on p5se la nombreuse famille lgitime et la famille illgitime plus nombreuse encore de ,zeus1 pre des dieux 7,cf4 ,,%akespe>e76 ,en ce qui conc]ne spcialem5t la fcondation de la ,vi]ge ,m>ie p> le ,sa9t-,esprit1 n\s sommes r5seigns p> le tmoignage des vangiles eux-mmes4 ,les deux vangli/es qui seuls n\s en p>l5t1 ,,mat?ieu et ,,lucas s'accord5t p\r n\s racont] que ,m>ie1 la ,vi]ge juive1 tait fiance au *>p5ti] ,joseph1 mais dev9t ence9te sans qu'il y ft p\r ri5 et p> l'opration du ,sa9t-,esprit4 ,,mat?ieu dit expressm5t 7,*ap4 ,i41 v]s4 #ai73 ,cep5dant ,joseph1 son p\x1 tait pieux et ne v\lait pas la p]dre de rputation1 mais il songeait la quitt] secrtem5t2 il ne fut apais que lorsque l'ange du ,seigneur lui annona3 ,ce qui a t conu en elle1 l'a t p> le ,sa9t-,esprit4 ,,lucas e/ plus explicite 7,*ap4 ,i1 v]s4 #bf-ch72 il n\s raconte l'annonciation faite ,m>ie p> l'ar*ange ,gabriel ,l'esprit sa9t desc5dra sur toi et la =ce du ,trs ,haut te c\vrira de son ombre-- quoi ,m>ie rpond3 ,voici1 je suis la s]vante du ,seigneur1 qu'il soit fait selon ce que tu dis4 ,a9si qu'on sait1 cette visite de l'ange ,gabriel et son ,annonciation ont f\rni beauc\p de pe9tres le sujet d'intressants tableaux4 ,,svoboda n\s dit3 ,l'ar*ange p>le ici avec une exactitude que la pe9ture1 p> bonheur1 ne p\vait pas reproduire4 ,n\s avons un cas n\veau d'anoblissem5t d'un sujet prosaque tir de la ,bible1 p> les arts pla/iques4 ,il s'e/1 d'ailleurs tr\v des pe9tres dont les toiles ont r5du facile la comprh5sion des considrations embryologiques de l'ar*ange ,gabriel4 ,a9si que n\s l'avons dit1 les quatre ,evangiles canoniques qui1 seuls1 ont t reconnus p\r au!ntiques p> l',eglise *rti5ne et qui ont t levs au rang de fondem5ts de la foi1 ont t *oisis arbitrairem5t p>mi un nombre beauc\p plus gr& d',evangiles dont les donnes prcises ne se contr$is5t pas mo9s entre elles que les lg5des des quatre autres4 ,les ,pres de l'glise eux-mmes ne compt5t pas mo9s de #dj #ej de ces vangiles inau!ntiques ou apocryphes2 quelques-uns exi/5t encore en grec et en lat91 tels l'vangile de ,jacob1 celui de ,?omas1 de ,nicodme1 etc4 ,les rcits que font ces vangiles apocryphes sur la vie de ,jsus1 en p>ticuli] sur sa naissance et sur son enfance1 peuv5t prt5dre t\t autant 7ou plutt t\t aussi peu7 la vracit hi/orique1 que ceux que n\s f\rniss5t les quatre vangiles canoniques1 prt5dus au!ntiques4 ,or il se tr\ve dans un de ces vangiles apocryphes un rcit hi/orique1 confirm d'ailleurs p> le ,seph] ,toldo? ,jes*ua et qui n\s donne1 probablem5t1 une solution t\te naturelle de l'nigme de la conception surnaturelle et de la naissance du ,*ri/4 ,cet hi/ori5 raconte1 trs fran*em5t1 en une phrase1 l'anecdote s+ulire qui conti5t cette solution3 ,,josephus ,,p&]a1 *ef roma9 d'une lgion calabri5ne tablie en ,jude1 sduisit ,mirjam de ,be?lem1 une jeune fille hbraque1 et dev9t le pre de ,jsus4 ,d'autres rcits du mme auteur sur ,mirjam 7le nom hbraque de ,m>ie7 r5d5t bi5 quivoque la rputation de la pure re9e du ,ciel6 ,naturellem5t ces rcits hi/oriques sont soigneusem5t passs s\s sil5ce p> les ?ologi5s (ficiels1 c> ils s'accord]ai5t mal avec le my! traditionnel et lv]ai5t le voile qui rec\vre le secret de ce my!1 d'une faon trop simple et trop naturelle4 ,la re*]*e objective de la vrit n'en a que d'autant plus le droit1 et la raison pure le devoir sacr1 de faire de ces rcits importants un exam5 critique4 ,il en rsulte qu'ils peuv5t1 beauc\p plus ju/e titre que les autres rcits1 prt5dre la vracit en ce qui conc]ne les orig9es du ,*ri/4 ,ne p\vant1 au nom des pr9cipes sci5tifiques connus1 que rep\ss] la conception surnaturelle p> l'ombre protectrice du ,trs ,haut1 comme un pur my!1 il ne re/e plus que l'op9ion trs rp&ue de la ?ologie rationnelle mod]ne1 savoir que le *>p5ti] juif1 ,joseph1 aurait t le pre rel du ,*ri/4 ,mais cette op9ion e/ expressm5t contr$ite p> plusieurs passages de l'vangile2 le ,*ri/ lui-mme tait p]suad d'tre le ,fils de ,dieu et n'a jamais reconnu son pre adoptif1 ,joseph1 comme l'ayant eng5dr4 ,quant ,joseph1 il songea quitt] sa fiance ,m>ie lorsqu'il s'ap]ut qu'elle tait ence9te sans qu'il y ft p\r ri54 ,il ne r5ona ce projet qu'aprs qu'en rve un ange du ,seigneur lui ft app>u et l'et tranquillis4 ,a9si que ,mat?ieu le fait rem>qu] expressm5t 7,*ap4 ,i1 v]s4 #bd1 #be7 l'union sexuelle de ,joseph et de ,m>ie eut lieu p\r la premire fois aprs que ,jsus fut n4 ,le rcit des ,evangiles apocryphes d'aprs lequel le *ef roma9 ,,p&]a aurait t le vrai pre du ,*ri/1 p>at d'autant plus vraisemblable1 qu& on exam9e la p]sonne du ,*ri/ du po9t de vue /rictem5t an?ropologique4 ,on le considre1 d'ord9aire1 comme un pur juif4 ,mais prcism5t les traits de son c>actre qui font sa p]sonnalit si haute et si noble et qui imprim5t son sceau sa religion de l'am\r1 ne sont srem5t pas smites2 ils sembl5t tre bi5 plutt les traits di/9ctifs de la race ari5ne1 plus leve et en p>ticuli] de son rameau le plus noble1 de l'hellnisme4 ,de plus1 le nom du vritable pre du ,*ri/3 ,,p&]a1 indique indubitablem5t une orig9e grecque2 dans le manuscrit1 il e/ mme crit ,,p&ora4 ,or ,,p&ora tait1 comme on sait1 d'aprs la lg5de grecque1 la premire femme ne de l'union de ,vulca9 avec la ,t]re1 dote p> les dieux de t\s les *>mes1 qui p\sa ,epim?e et que ,dieu le pre envoya v]s les hommes avec la t]rible bote de ,p&ore o t\s les maux tai5t cont5us1 en punition de ce que ,,prom,,?,e1 porteur de lumire1 avait ravi du ciel le feu div9 7la raison74 ,il e/ intressant1 d'ailleurs1 de comp>] la manire diffr5te dont a t conu et apprci le roman d'am\r de ,mirjam1 p> les quatre gr&es nations cultives et *rti5nes de l',europe4 ,con=mm5t aux au/res ides morales de la race g]manique1 celle-ci le rejette entirem5t2 l'honnte ,allem& et le prude ,anglais croi5t plus volonti]s l'impossible lg5de de la conception p> le ,sa9t-,esprit4 ,a9si qu'on sait1 l'au/re prud]ie de la socit di/+ue1 soigneusem5t tale 7surt\t en ,anglet]re67 ne correspond aucunem5t ce qu'e/1 en ralit1 la moralit au po9t de vue sexuel1 dans le ,high life d',outre-,man*e4 ,les rvlations1 p> exemple1 que n\s a faites l-dessus1 il y a une d\za9e d'annes1 le ,pall ,mall ,gazette n\s rappell5t =t les moeurs de ,babylone4 ,les races romanes qui se ri5t de cette prud]ie et jug5t avec plus de lgret les rapports sexuels1 tr\v5t ce roman de ,m>ie trs *>mant et le culte spcial1 dont j\it ju/em5t en ,france et en ,italie notre *re ,madone1 se ratta*e s\v5t1 avec une navet rem>quable1 cette hi/oire d'am\r4 ,c'e/ a9si1 p> exemple que ,p4 ,,de ,,regla 7,dr ,,desj>d971 qui n\s a donn 7#ahid7 un ,jsus de ,naz>e?1 du po9t de vue sci5tifique1 hi/orique et social1 tr\ve prcism5t dans la naissance illgitime du ,*ri/ un droit spcial l'app>5ce de sa9tet qui se dgage de sa sublime figure6 ,il m'a sembl ncessaire de mettre ici dans t\t leur j\r1 fran*em5t et dans le s5s de la sci5ce hi/orique objective1 cette importante "q des orig9es du ,*ri/1 p>ce que l'glise belliqueuse atta*e elle-mme la plus gr&e importance cette "q et p>ce qu'elle emploie la croyance au miracle1 qu'elle appuie l-dessus1 comme l'arme la plus r$\table contre la conception mod]ne de l'univ]s4 ,la haute valeur ?ique du pur *ri/ianisme orig9el1 l'influ5ce anoblissante que cette religion de l'am\r a ex]ce sur la civilisation1 sont *oses indp5dantes de ce dogme my?ologique2 les prt5dues rvlations sur lesquelles s'appui5t ces my!s sont inconciliables avec les rsultats les plus c]ta9s de notre mod]ne sci5ce de la nature4 ,,*apitre ,,xviii ,notre religion moni/e4 ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,,la ,,religion ,,de ,,la ,,raison ,,et ,,son ,,h>monie ,,avec ,,la ,,sci5ce4--,,le ,,triple ,,id,,al ,,du ,,culte3 ,,le ,,vrai1 ,,le ,,beau1 ,,le ,,bi54 ,celui qui possde la sci5ce et l'art ,celui-l possde aussi la religion6 ,celui qui ne possde pas ces deux bi5s1 ,que celui-l ait la religion4 ,,goe!4 ,quelle religion je pr(esse8 ,aucune d'elles6 ,et p\rquoi aucune8--,p> religion6 ,,s*ill]4 ,si le monde dure encore un nombre incalculable d'annes1 la religion univ]selle s]a le ,sp9ozisme pur4 ,la raison laisse elle-mme ne conduit ri5 d'autre et il e/ impossible qu'elle conduise ri5 d'autre4 ,,li*t5b]g4 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,xviii ,le monisme1 li5 entre la religion et la sci5ce4--,la lutte p\r la civilisation4--,rapports de l'glise et de l'tat4--,pr9cipes de la religion moni/e4 ,son triple idal du culte3 le vrai1 le beau et le bi54--,opposition entre la vrit naturelle et la vrit *rti5ne4--,h>monie entre l'ide moni/e de v]tu et l'ide *rti5ne4--,opposition entre l'art moni/e et l'art *rti54--,conception mod]ne enri*ie et agr&ie de la scne de l',univ]s4--,pe9ture de paysage et am\r mod]ne de la nature4--,beauts de la nature4--,vie prs5te et vie future4--glises moni/es4 ,,litt,,rature ,d4 ,,/rauss4--,d] alte und d] neue ,glaube4 ,e9 ,bek5ntnis1 #ahgb1 #adte ,aufl4 #ahib4 ,c4 ,,rad5haus54--,zum neu5 ,glaub54 ,e9leit4 und ,ub]si*t zum ,osiris 7#ahgg74 ,,ed4 ,,h>tmann4--,die ,selb/z]setzung des ,*ri/5tums und die ,religion d] ,zukunft 7#ahgd74 ,j4 ,,tol&4--,pan!i/ikon4 ,kosmopolis1 #agbj4 ,p4 ,,c>us ,,& ,e4 ,c4 ,,hegel]4--,! op5 ,c\rt1 ,a mon?ly magaz9e4 ,*icago1 vol4 ,i-,,xiii 7#ahij-ahii74 --,! ,moni/4 ,a qu>t]ly magaz9e devot$ to ! philosophy ( ,sci5ce4 ,*icago1 vol4 ,i-,,ix4 ,,morison4--,m5s*heitsdi5/4 ,v]su* e9] ,zukunftsreligion 7,leipzig1 #ahij74 ,m4 ,j4 ,,savage4--,die ,religion im ,li*te d] ,d>w9s'*5 ,lehre4 7trad4 all47 ,l4 ,,bess]4--,die ,religion d] ,naturwiss5s*aft 7#ahij47 ,b4 ,,bett]4--,die mod]ne ,weltans*auung und d] ,m5s* 7#ahif74 ,e4 ,,haeckel1 ,le ,monisme1 li5 entre la religion et la sci5ce1 trad4 franaise de ,v4 de ,lap\ge4 ,beauc\p de naturali/es et de philosophes actuels des plus di/+us et qui p>tag5t nos ides moni/es ti5n5t la religion1 en gnral1 p\r une *ose f9ie4 ,ils p5s5t que la connaissance claire de l'volution de l'univ]s1 due aux imm5ses progrs accomplis p> le ,x,i,xe sicle1 non seulem5t satisfait entirem5t le beso9 de causalit qu'pr\ve notre raison1 mais aussi les beso9s les plus levs du s5tim5t qu'pr\ve notre coeur4 ,cette op9ion e/ ju/e en p>tie1 en ce s5s que1 dans une conception p>faitem5t claire et consqu5te du monisme1 les deux notions de religion et de sci5ce se confond5t de fait en une seule4 ,d'ailleurs peu de p5seurs rsolus s'lv5t jusqu' cette conception1 la plus haute et la plus pure1 qui fut celle de ,,sp9oza et de ,,goe!2 la plup>t des savants de notre temps1 au contraire1 sans p>l] des masses ignorantes1 s'en ti5n5t la conviction que la religion con/itue un doma9e propre de la vie intellectuelle1 indp5dant de celui de la sci5ce1 non mo9s prcieux ni indisp5sable que ce d]ni]4 ,si n\s n\s plaons ce po9t de vue1 n\s p\rrons tr\v] une conciliation entre ces deux gr&s doma9es1 en app>5ce sp>s1 dans la ?orie que j'ai expose en #ahib1 dans ma confr5ce d',alt5b\rg3 ,le monisme1 li5 entre la religion et la sci5ce4 ,dans la prface de cette ,pr(ession de foi d'un naturali/e1 je me suis exprim a9si qu'il suit1 sur le d\ble b p\rsuivi p> moi3 ,je v\drais d'abord donn] une ide de la conception rationnelle du monde1 qui n\s e/ impose comme une ncessit logique p> les rc5ts progrs de la sci5ce unitaire de la nature2 elle se tr\ve1 au fond1 *ez t\s les naturali/es indp5dants et qui p5s5t1 bi5 qu'un petit nombre seulem5t ait le c\rage ou pr\ve le beso9 de la confess]4 ,je v\drais ensuite tablir p> l un li5 entre la religion et la sci5ce et contribu] a9si faire disp>atre l'opposition que l'on a tablie tort et sans ncessit2 le beso9 moral de notre s5tim5t s]a satisfait p> le monisme1 autant que le beso9 logique de causalit de notre jugem5t4 ,le gr& effet qu'a produit cette confr5ce d',alt5b\rg montre que1 p> cette pr(ession de foi moni/e1 j'ai exprim celle non seulem5t de beauc\p de naturali/es1 mais encore de beauc\p d'hommes et de femmes in/ruits1 de t\tes conditions4 ,j'ai t rcomp5s non seulem5t p> des c5ta9es de lettres d'approbation1 mais encore p> le gr& succs de presse de cette confr5ce dont1 en six mois1 p>ur5t six ditions4 ,ce succs inatt5du a p\r moi d'autant plus de valeur que cette pr(ession de foi a t t\t d'abord un disc\rs d'occasion1 improvis1 que j'ai prononc sans m'y tre prp>1 le #i octobre #ahib1 ,alt5b\rg1 durant le jubil d'anniv]saire de la ,socit des naturali/es des ,o/]l&es4 ,naturellem5t1 la raction 9vitable surgit bi5tt d'autre "p2 j'ai subi les attaques les plus vives1 non seulem5t de la presse ultramonta9e1 du papisme1 des df5seurs jurs de la sup]/ition1 mais aussi de la "p des lutteurs libraux du *ri/ianisme vanglique qui prt5d5t df5dre la fois la vrit sci5tifique et la croyance pure4 ,cep5dant1 durant les sept annes qui se sont c\les depuis1 la gr&e lutte entre la sci5ce mod]ne et le *ri/ianisme or?odoxe s'e/ faite de plus en plus m5aante2 elle e/ dev5ue d'autant plus dang]euse p\r la premire que le second tait plus s\t5u p> la croissante raction intellectuelle et politique4 ,cette raction e/ dj si avance dans c]ta9s pays1 que la lib]t de p5se et de consci5ce1 g>antie p> la loi1 e/ =t compromise en pratique 7a9si1 p> exemple1 en ,bavire actuellem5t74 ,en somme1 le gr& combat intellectuel1 que ,j4 ,,drap] a si excellemm5t dpe9t dans son ,hi/oire des conflits entre la religion et la sci5ce1 a atte9t auj\rd'hui une ardeur et une importance qu'il n'avait jamais eues jusqu'ici2 aussi l'appelle-t-on avec raison1 depuis v+t-sept ans1 la ,lutte p\r la civilisation4 ,la lutte p\r la civilisation4--,la clbre encyclique suivie du syllabus que le belliqueux pape ,pie ,,ix avait lance en #ahfd1 dans le monde enti]1 dcl>ait la gu]re1 sur t\s les po9ts ess5tiels1 la sci5ce mod]ne2 elle exigeait la s\mission aveugle de la raison aux dogmes de l'infaillible reprs5tant du ,*ri/4 ,ce brutal att5tat contre les bi5s suprmes de l'humanit civilise tait si mon/rueux et si in\ que beauc\p de natures molles et indol5tes1 elles-mmes1 fur5t tires du sommeil de leur foi4 ,jo9te la dcl>ation d'infaillibilit du pape1 qui la suivit en #ahgj1 l'encyclique provoqua une imm5se excitation et un m\vem5t de df5se n]gique1 qui r5dir5t lgitimes les plus belles esprances4 ,dans l'empire allem&1 de =mation rc5te1 qui1 dans les gu]res de #ahff et #ahga1 avait acquis son indisp5sable unit nationale au prix de l\rds sacrifices1 les att5tats imprud5ts du papisme eur5t des suites p>ticulirem5t pnibles2 c>1 d'une "p1 l',allemagne e/ le b]ceau de la ,r=me et de l'affran*issem5t de l'esprit mod]ne1 d'autre "p1 malheureusem5t1 elle possde1 p>mi ses #ah millions de ca?oliques1 une puissante arme de croyants belliqueux qui l'emport5t sur t\s les autres peuples civiliss en fait d'obissance aveugle aux ordres de son pa/eur suprme#fa4 ,les dang]s qui rsultai5t de l fur5t bi5 vus du gr& homme d',etat au reg>d pntrant1 qui a rsolu l'nigme politique de la diss5sion nationale allem&e et qui1 p> une diplomatie rem>quable1 n\s a conduits au b dsir de l'unit et de la puissance nationales4 ,le pr9ce de ,,bism>ck comm5a1 en #ahgb1 cette mmorable lutte p\r la civilisation1 suscite p> le ,vatican1 conduite avec autant d'intellig5ce que d'n]gie p> le rem>quable m9i/re des cultes ,,falk1 au moy5 des ordonnances de mai 7#ahgc74 ,la lutte1 malheureusem5t1 dut tre ab&onne six ans aprs4 ,quoique notre gr& homme d',etat ft un rem>quable connaisseur de la nature huma9e et un habile politici5 pratique1 il avait cep5dant e/im trop bas la puissance de trois r$\tables ob/acles3 premirem5t1 la ruse sans gale et la p]fidie sans scrupule de la curie roma9e2 secondem5t l'incapacit de p5s] et la crdulit de la masse ca?olique ignorante1 conditions bi5 faites p\r s'adapt] la premire et sur lesquelles celle-ci s'appuyait2 enf91 troisimem5t1 la =ce d'in]tie1 de p]svrance dans la draison1 simplem5t p>ce que cette draison e/ l4 ,c'e/ p\rquoi ds #ahgh1 aprs que le pape ,lon ,,xiii1 plus avis1 et inaugur son rgne1 la dure visite ,canossa dut recomm5c]4 ,la puissance du ,vatican1 rcemm5t accrue1 augm5ta ds lors rapidem5t1 d'une "p grce aux manoeuvres sans scrupule1 aux artifices de s]p5t de la politique d'anguille1 d'autre "p grce la politique religieuse errone du g\v]nem5t allem& et la m]veilleuse incapacit politique du peuple allem&4 ,a9si1 la f9 du ,x,i,xe sicle1 il n\s faut assi/] au honteux spectacle qui n\s montre que l'at\t e/ le c5tre du ,rei*/ag et que les de/9es de notre patrie humilie sont diriges p> un p>ti papi/e qui ne reprs5te pas encore le ti]s de la population totale4 #fa ,le ,*ri/ dit ,pi]re3 fais patre mes brebis6 ,les successeurs de ,pi]re ont traduit fais patre p> tonds4 ,lorsque comm5a1 en #ahgb1 la lutte p\r la civilisation1 elle fut salue1 ju/e titre1 p> t\s les hommes p5sants avec indp5dance1 comme une reproduction politique de la ,r=me1 comme une t5tative n]gique p\r dlivr] la civilisation mod]ne du j\g de la tyrannie intellectuelle papi/e2 la presse librale t\t entire clbrait dans le ,pr9ce de ,bism>ck le ,lu!r politique1 le puissant hros qui avait conquis non seulem5t l'unit nationale1 mais encore l'affran*issem5t intellectuel de l',allemagne4 ,dix ans plus t>d1 aprs la victoire du papisme1 la mme presse librale affirmait le contraire et dcl>ait la lutte p\r la civilisation1 une gr&e faute2 c'e/ ce qu'elle fait encore auj\rd'hui4 ,ce fait pr\ve simplem5t combi5 la mmoire de nos j\rnali/es e/ c\rte1 combi5 e/ dfectueuse leur connaissance de l'hi/oire et combi5 imp>faite leur ducation philosophique4 ,le prt5du ,trait de paix entre l'glise et l'tat n'e/ t\j\rs qu'un armi/ice4 ,le papisme mod]ne1 fidle aux pr9cipes absoluti/es suivis depuis #afjj ans1 peut et doit v\loir ex]c] l'ari/ocratie univ]selle sur les mes crdules2 il doit exig] l'absolue s\mission de l'tat qui reprs5te les droits de la raison et de la sci5ce4 ,la paix relle ne p\rra s'tablir que lorsqu'un des deux combattants1 va9cu1 gis]a sur le sol4 ,ou bi5 la victoire s]a l'glise qui seule sauve1 et alors c'en s]a fait df9itivem5t de la ,sci5ce libre et de l'enseignem5t libre1 les ,univ]sits se trans=m]ont en convicts1 les gymnases en clotres4 ,ou bi5 la victoire s]a l'tat mod]ne appuy sur la raison et alors le ,x,xe sicle v]ra se dvelopp] la culture mod]ne1 la lib]t et le bi5-tre dans une bi5 plus l>ge mesure encore que ce ne fut le cas au ,x,i,xe sicle 7cf4 plus haut1 ,,ed4 ,,h>tmann74 ,p\r ht]1 prcism5t1 la ralisation de ce b1 il n\s semble import] surt\t1 non seulem5t que les sci5ces naturelles mod]nes dtruis5t le faux difice de la sup]/ition et dblai5t le *em9 de ses vils dcombres1 mais encore qu'elles difi5t1 sur le t]ra9 libre1 un n\vel difice habitable p\r l'me huma9e1 un palais de la raison dans lequel1 au se9 de notre conception moni/e n\vellem5t conquise1 n\s ador]ons pieusem5t la vraie ,tr9it du ,x,i,xe sicle1 la ,tr9it du ,vrai1 du ,beau et du ,bi54 ,p\r r5dre palpable le culte de ce triple idal div91 il n\s p>at avant t\t ncessaire de rgl] nos comptes avec les =mes rgnantes du ,*ri/ianisme et d'envisag] les *angem5ts qu'il faudrait effectu] en les remplaant p> le culte n\veau4 ,c> le ,*ri/ianisme possde 7dans sa =me pure1 orig9elle7 malgr t\tes ses lacunes et t\tes ses erreurs1 une si haute valeur morale1 il e/ surt\t ml si troitem5t depuis qu9ze c5ts ans1 t\tes les in/itutions politiques et sociales de notre vie civilise1--qu'en fondant notre religion moni/e n\s devrons n\s appuy] autant que possible sur les in/itutions exi/antes4 ,n\s ne v\lons pas de ,rvolution brutale1 mais une ,r=me raisonnable de notre vie intellectuelle et religieuse4 ,et de mme qu'il y a deux mille ans la posie classique des anci5s ,hellnes inc>nait1 s\s la =me des dieux1 la v]tu idale1 de mme n\s p\vons prt] notre triple idal de la raison1 la =me de sublimes desses2 n\s allons exam9] ce que devi5n5t1 dans notre monisme1 les trois desses de la ,vrit1 de la ,beaut et de la ,v]tu2 et n\s exam9]ons1 en outre1 leurs rapports avec les dieux correspondants du ,*ri/ianisme1 qu'elles sont de/9es remplac]4 ,i4 ,l',idal de la ,vrit4--,les considrations prcd5tes n\s ont conva9cus que la ,vrit pure ne se peut tr\v] que dans le temple de la connaissance de la ,nature et que les seules r\tes qui puiss5t s]vir n\s y conduire sont l'obs]vation et la rflexion1 l'tude empirique des faits et la connaissance1 con=me la raison1 de leurs causes effici5tes4 ,c'e/ a9si que n\s arriv]ons1 au moy5 de la raison pure1 la sci5ce vritable1 trsor le plus prcieux de l'humanit civilise4 ,p> contre1 et p\r les raisons importantes exposes au *apitre ,,xvi1 n\s devons c>t] t\te prt5due rvlation1 t\te croyance fantaisi/e qui affirme connatre1 p> des procds surnaturels1 des vrits que notre raison ne suffit pas dc\vrir4 ,et comme t\t l'difice des croyances de la religion judo-*rti5ne1 a9si que de l'islamisme et du b\ddhisme1 repose sur de p>eilles rvlations prt5dues1--comme1 en outre1 ces produits de la fantaisie my/ique sont en contradiction directe avec la connaissance empirique et claire de la ,nature1--il e/ donc c]ta9 que n\s ne p\vons tr\v] la vrit qu'au moy5 de la raison travaillant con/ruire la vritable sci5ce1 non au moy5 de l'imag9ation fantaisi/e aide de la croyance my/ique4 ,s\s ce rapport1 il e/ absolum5t c]ta9 que la conception *rti5ne doit tre remplace p> la philosophie moni/e4 ,la desse de la ,vrit habite le temple de la ,nature1 les v]tes =ts1 la m] bleue1 les monts c\v]ts de neige2--elle n'habite pas les sombres gal]ies des clotres1 ni les troits ca*ots des coles de convicts1 ni les glises *rti5nes1 p>fumes d'enc5s4 ,les *em9s p> lesquels n\s n\s rappro*]ons de cette sublime desse de la ,vrit et de la ,sci5ce1 sont l'tude1 faite avec am\r1 de la nature et de ses lois1 l'obs]vation du monde inf9im5t gr& des toiles au moy5 du tlescope1 du monde cellulaire inf9im5t petit1 au moy5 du microscope2 mais ce n'e/ ni p> d'ineptes ex]cices de pit ou prires murmures sans p5s]1 ni p> les d5i]s de ,sa9t-,pi]re ou les pnit5ces en vue d'obt5ir des indulg5ces4 ,les dons prcieux dont n\s favorise la desse de la ,vrit sont les spl5dides fruits de l'arbre de la connaissance et le ga9 inapprciable d'une claire conception unitaire de l',univ]s1--mais ce n'e/ ni la croyance au miracle surnaturel1 ni le songe creux d'une vie t]nelle4 ,,ii4 ,l',idal de la ,v]tu4--,il n'en va pas1 p\r le div9 idal du ,bi5 t]nel1 de mme que p\r celui du ,vrai t]nel4 ,t&is que1 lorsqu'il s'agit de connatre la vrit1 il faut exclure compltem5t la rvlation que n\s propose l',eglise et int]rog] la seule tude de la nature1 la notion du ,bi51 au contraire1 ce que n\s appelons v]tu1 concide1 dans notre religion moni/e1 presque entirem5t avec la v]tu *rti5ne2 il ne s'agit1 naturellem5t1 que du *ri/ianisme orig9el1 le pur ,*ri/ianisme des trois premi]s sicles dont la ?orie de la v]tu e/ expose dans les vangiles et les lettres de ,paul2 il ne s'agit pas1 naturellem5t1 de la c>icature de cette pure doctr9e1 faite au ,vatican1 et qui a dirig la civilisation europenne p\r son plus gr& dommage1 p5dant d\ze sicles4 ,la meilleure p>tie de la morale *rti5ne1 celle laquelle n\s n\s en t5ons1 consi/e dans les prceptes d'humanit1 d'am\r et d'endurance1 de compassion et de frat]nit4 ,seulem5t ces nobles comm&em5ts1 qu'on runit d'ord9aire s\s le nom de morale *rti5ne 7au meilleur s5s7 ne sont pas une inv5tion n\velle du ,*ri/ianisme1 mais ont t emprunts p> lui des =mes de religion plus anci5nes4 ,de fait1 la ,rgle d'or1 qui rsume ces comm&em5ts en une seule proposition1 e/ antrieure de plusieurs sicles au ,*ri/ianisme4 ,dans la pratique de la vie1 d'ailleurs1 cette loi morale naturelle a t aussi s\v5t suivie p> des a?es et des hrtiques qu'elle a t laisse de ct p> de pieux croyants *rti5s4 ,au surplus1 la doctr9e de la v]tu *rti5ne a commis une gr&e faute en ne faisant un comm&em5t que de l'altruisme seul et en rejetant l'gsme4 ,notre ?ique moni/e accorde t\s deux la mme valeur et fait consi/] la v]tu p>faite dans un ju/e quilibre entre l'am\r du pro*a9 et l'am\r de soi 7,cf4 *ap4 ,,xix3 la loi fondam5tale ?ique74 ,,iii4 ,l',idal de la ,beaut4--,c'e/ sur le doma9e du ,beau que notre monisme (fre la plus gr&e contradiction avec le ,*ri/ianisme4 ,le *ri/ianisme pur1 orig9el1 pr*ait le nant de la vie t]re/re et ne la considrait que comme une prp>ation la vie t]nelle dans l',au del4 ,il s'ensuit immdiatem5t que t\t ce que n\s (fre la vie huma9e dans le prs5t1 t\t ce qu'il peut y avoir de beau dans l'art et dans la sci5ce1 dans la vie publique ou la vie prive1 n'a aucune valeur4 ,le vrai *rti5 doit s'en dt\rn] et ne p5s] qu' se prp>] conv5ablem5t la vie future4 ,le mpris de la nature1 l'loignem5t p\r t\s ses *>mes 9puisables1 l'ab/5tion de t\te =me d'art3 ce sont l les purs devoirs *rti5s2 le meilleur moy5 de remplir ces devoirs1 p\r l'homme1 c'e/ de se sp>] de ses semblables1 de se mortifi] et de ne s'occup]1 dans les clotres ou les ermitages1 exclusivem5t qu' ador] ,dieu4 ,l'hi/oire de la civilisation n\s appr5d1 il e/ vrai1 que cette morale *rti5ne asctique1 qui insultait la nature1 eut p\r consqu5ce naturelle de produire le contraire4 ,les clotres1 asiles de la *a/et et de la discipl9e1 dev9r5t bi5tt les repaires des pires orgies1 les rapports sexuels des mo9es et des nonnes donnr5t matire quantit de romans1 que la littrature de la ,r5aissance a reproduits avec une vrit con=me la nature4 ,le culte de la ,beaut1 tel qu'on le pratiquait alors1 tait en contradiction absolue avec le r5oncem5t au monde tel qu'on le pr*ait et on en peut dire autant du luxe et de la ri*esse1 qui prir5t bi5tt une telle ext5sion dans la vie prive dissolue du haut cl]g ca?olique et dans la dcoration arti/ique des glises et des clotres *rti5s4 ,l'art *rti54--,on n\s object]a que notre op9ion se tr\ve rfute p> le dploiem5t de beaut de l'art *rti5 qui a produit1 la belle poque du moy5 ge1 des oeuvres imprissables4 ,les spl5dides ca?drales go?iques1 les basiliques byzant9es1 les c5ta9es de *apelles somptueuses1 les milli]s de /atues de m>bre des sa9ts et des m>tyrs *rti5s1 les millions de beaux portraits de sa9ts1 les pe9tures du ,*ri/ et de la ,madone jaillies d'un s5tim5t pr(ond1 t\t cela tmoigne d'un pan\issem5t de l'art au moy5 ge qui1 en son g5re1 e/ unique4 ,t\s ces spl5dides monum5ts des arts pla/iques1 de mme que ceux de la posie1 cons]v5t leur haute valeur e/htique1 quelque jugem5t que n\s portions sur le mlange de ,vrit et ,posie qu'ils n\s prs5t5t4 ,mais qu'e/-ce que t\t cela a voir avec la pure doctr9e *rti5ne8 avec cette religion du r5oncem5t1 qui se dt\rnait de t\te spl5deur t]re/re1 de t\te beaut matrielle et de t\te =me d'art1 qui faisait peu de cas de la vie de famille et de l'am\r1 qui pr*ait exclusivem5t le s\ci des bi5s immatriels de la vie t]nelle8 ,la notion de l'art *rti5 e/1 proprem5t p>l]1 une contradiction en soi1 une contradictio 9 adjecto4 ,les ri*es pr9ces de l',eglise qui cultivai5t cet art p\rsuivai5t p> l1 il e/ vrai1 des buts t\t autres et les atteignai5t d'ailleurs ple9em5t4 ,en dirigeant t\t l'intrt et t\t l'ef=t de l'esprit huma9 v]s l',eglise *rti5ne et son art propre1 on le dt\rnait de la nature et de la connaissance des trsors qu'elle recelait et qui aurai5t pu conduire une sci5ce indp5dante4 ,en outre1 le spectacle quotidi5 des images de sa9ts1 abondamm5t exposes p>t\t1 des scnes tires de l'hi/oire sa9te1 rappelai5t sans cesse aux *rti5s croyants le ri*e trsor de lg5des que la fantaisie de l',eglise avait accumules4 ,ces lg5des tai5t donnes p\r des rcits vridiques1 les hi/oires miraculeuses p\r des vnem5ts rels et les uns comme les autres tai5t crus4 ,il e/ inconte/able que1 s\s ce rapport1 l'art *rti5 a ex]c une influ5ce in\e sur la culture en gnral et sur la croyance1 en p>ticuli]1 p\r la =tifi]1 influ5ce qui1 dans t\t le monde civilis1 s'e/ fait s5tir jusqu' ce j\r4 ,art moni/e4--,l'antipode de cet art *rti5 prdom9ant1 c'e/ la n\velle =me pla/ique qui n'a comm5c se dvelopp] qu'en notre sicle1 corrlativem5t la sci5ce de la nature4 ,la surpr5ante ext5sion de notre connaissance de l',univ]s1 la dc\v]te d'innombrables et belles =mes de vie qui s'en e/ suivie1 ont fait natre1 notre poque1 un gt e/htique t\t autre et imprim en mme temps aux arts pla/iques une direction t\te n\velle4 ,de nombreux voyages sci5tifiques1 de gr&es expditions la re*]*e de pays et de m]s inconnus1 ont mis au j\r1 dj au sicle d]ni] mais bi5 plus encore en celui-ci1 une pr(usion ins\ponne de =mes organiques n\velles4 ,le nombre des espces animales et vgtales s'e/ bi5tt accru l'inf9i et p>mi ces espces 7surt\t dans les gr\pes infrieurs1 dont l'tude a d'abord t nglige71 il s'e/ tr\v des milli]s de =mes belles et intressantes1 des motifs t\t n\veaux p\r la pe9ture et la sculpture1 p\r l'ar*itecture et les arts indu/riels4 ,un n\veau monde1 dans cet ordre d'ides1 n\s a surt\t t ouv]t p> l'ext5sion de l'tude microscopique1 dans la seconde moiti du sicle1 et en p>ticuli] p> la dc\v]te des fabuleux habitants des pr(ondeurs de la m]1 sur lesquels la lumire ne s'e/ faite qu' la suite de la clbre expdition ,*all5g] 7#ahgb-ahgf7fb4 ,des milli]s d'lgantes radiolaires et de ,?alamophores1 de ,mduses et de ,coraux sup]bes1 de ,mollusques et de ,cru/acs s+uli]s1 n\s ont rvl t\t d'un c\p une pr(usion ins\ponne de =mes ca*es1 dont la div]sit et la beaut c>actri/iques dpass5t inf9im5t t\s les produits arti/iques eng5drs p> la fantaisie huma9e4 ,ri5 que dans les c9quante gros volumes qui con/itu5t l'oeuvre de la mission ,*all5g]1 n\s tr\vons sur trois mille plan*es des reproductions d'une masse de ces jolies =mes2 mais1 d'ailleurs1 dans beauc\p d'autres ouvrages de luxe qui1 depuis quelques diza9es d'annes1 sont v5ues enri*ir la littrature botanique et zoologique1 t\j\rs gr&issante1 on tr\ve ces =mes *>mantes reproduites p> millions4 ,j'ai rcemm5t essay1 dans mes ,=mes arti/iques de la ,nature 7#ahii71 de faire connatre au gr& public un *oix de ces =mes *>mantes4 ,d'ailleurs1 il n'e/ pas beso9 de voyages lo9ta9s ni d'oeuvres coteuses p\r rvl] t\s les spl5deurs de ce monde4 ,il suffit d'avoir les yeux ouv]ts et les s5s ex]cs4 ,la nature qui n\s environne n\s prs5te p>t\t une pr(usion surabondante de beaux et intressants objets de t\tes sortes4 ,dans *aque m\sse ou *aque br9 d'h]be1 dans un hanneton ou un papillon1 un exam5 m9utieux n\s f]a dc\vrir des beauts devant lesquelles1 d'ord9aire1 l'homme passe sans pr5dre g>de4 ,et si n\s les obs]vons avec une l\pe1 au faible grossissem5t1 ou mieux encore1 si n\s employons le grossissem5t plus =t d'un bon microscope1 n\s dc\vrirons plus compltem5t encore1 p>t\t dans la nature inorganique1 un monde n\veau ple9 de beauts 9puisables4 #fb ,cf4 ,e4 ,,haeckel ,das ,*all5g] ,w]k 7,deuts*e ,runds*au1 ,feb4 #ahif47 ,mais notre ,x,i,xe sicle e/ le premi] n\s avoir ouv]t les yeux1 non seulem5t cette considration e/htique des inf9im5t petits1 mais encore celle des inf9im5t gr&s de la nature4 ,au comm5cem5t du sicle1 c'tait encore une op9ion rp&ue que les hauts sommets1 gr&ioses sans d\te1 n'en tai5t pas mo9s rep\ssants p> l'effroi qu'ils causai5t et que la m]1 sup]be sans d\te1 n'en tait pas mo9s t]rible4 ,auj\rd'hui1 la f9 du mme sicle1 la plup>t des g5s in/ruits 7et surt\t les habitants des gr&es villes7 sont heureux de p\voir1 *aque anne1 j\ir p5dant quelques sema9es des beauts des ,alpes et de l'clat cri/allique des glaci]s1 ou de p\voir admir] la maje/ de la m] bleue1 du bord de ses ctes *>mantes4 ,t\tes ces s\rces de j\issances les plus nobles1 tires de la nature1 ne n\s ont t rvles dans t\te leur spl5deur et r5dues comprh5sibles que t\t rcemm5t et les progrs surpr5ants de la facilit et de la rapidit des communications ont mis mme de les connatre1 ceux dont les moy5s pcuniaires sont le plus re/re9ts4 ,t\s ces progrs dans la j\issance e/htique tire de la nature--et en mme temps dans la comprh5sion sci5tifique de cette nature--sont autant de progrs dans la culture intellectuelle suprieure de l'humanit et p> suite dans notre religion moni/e4 ,pe9ture de paysage et oeuvres illu/res4--,le contra/e qui exi/e entre notre sicle naturali/e et les prcd5ts1 an?ropi/iques1 s'exprime surt\t p> la diffr5ce dans l'apprciation et l'ext5sion que les div]s objets de la nature ont tr\ves autrefois et auj\rd'hui4 ,un vif intrt p\r les reprs5tations figures de ces objets s'e/ veill de nos j\rs1 intrt qu'on ne connaissait pas aup>avant2 il e/ favoris p> les tonnants progrs de la te*nique et du comm]ce qui lui p]mett5t de se rp&re dans t\s les milieux4 ,de nombreuses revues illu/res propag5t1 en mme temps que la culture gnrale1 le s5s de la beaut inf9ie de la nature4 ,c'e/ surt\t la pe9ture de paysage qui a pris1 ce po9t de vue1 une importance ins\ponne jusqu'ici4 ,dj dans la premire moiti du sicle1 un de nos naturali/es les plus m95ts et les plus cultivs1 ,a4 ,,de ,,humboldt avait fait rem>qu] que le dveloppem5t de la pe9ture de paysage1 notre poque1 n'tait pas seulem5t un /imulant l'tude de la nature ou une reprs5tation gographique de haute importance1 mais encore qu'il avait une haute valeur1 un autre po9t de vue et en tant qu'in/rum5t de culture intellectuelle4 ,depuis1 le gt p\r cette =me de pe9ture s'e/ encore considrablem5t accru4 ,on devrait s'appliqu]1 dans *aque cole1 donn] de bonne heure aux enfants le gt du paysage et de l'art auquel n\s devons que1 p> le dess9 et l'aqu>elle1 les paysages se grav5t dans notre mmoire4 ,am\r mod]ne de la nature4--,l'inf9ie ri*esse de la nature en *oses belles et sublimes rs]ve t\t homme ayant les yeux ouv]ts et d\ du s5s e/htique une s\rce 9puisable de j\issances des plus r>es4 ,si prcieuse et agrable que soit la puissance immdiate de *acune en p>ticuli]1 leur valeur s'accrot p\rtant lorsqu'on reconnat leur s5s et leurs rapports avec le re/e de la nature4 ,qu& #a1 dans son gr&iose ,cosmos donnait1 il y a c9quante ans1 un projet de description physique de l',univ]s1 lorsqu'il alliait si heureusem5t1 dans ses ,vues sur la nature qui re/5t un modle1 les considrations e/htiques aux sci5tifiques1 il insi/ait avec raison sur le rapport troit qui unit le gt pur de la nature au fondem5t sci5tifique des lois cosmiques et il faisait rem>qu] combi5 t\s deux runis contribu5t lev] l'tre huma9 un plus haut degr de p]fection4 ,l'tonnem5t ml de /upeur avec lequel n\s considrons le ciel toil et la vie microscopique dans une g\tte d'eau1 la cra9te qui n\s saisit lorsque n\s tudions les effets m]veilleux de l'n]gie dans la matire en m\vem5t1 le respect que n\s inspire la valeur univ]selle de la loi de sub/ance--t\t cela con/itue autant d'lm5ts de notre vie de l'me qui sont compris s\s le nom de religion naturelle4 ,vie prs5te et vie future4--,les progrs auxquels n\s v5ons de faire allusion1 accomplis de notre temps dans la connaissance du vrai et l'am\r du beau1 con/itu5t1 d'une "p1 le cont5u ess5tiel et prcieux de notre religion moni/e et1 de l'autre1 pr5n5t une position ho/ile vis--vis du *ri/ianisme4 ,c> l'esprit huma9 vit1 dans le premi] cas1 dans la vie prs5te et connue1 dans le second1 dans une vie future inconnue4 ,notre monisme n\s enseigne que n\s sommes des enfants de la t]re1 des mortels qui n'auront que p5dant une1 deux1 au plus trois gnrations1 le bonheur de j\ir en cette vie des spl5deurs de notre plante1 de contempl] l'9puisable ri*esse de ses beauts et de reconnatre le jeu m]veilleux de ses =ces4 ,le *ri/ianisme1 au contraire1 n\s enseigne que la t]re e/ une sombre valle de l>mes dans laquelle n\s n'avons que peu de temps pass]1 p\r n\s y macr] et tortur]1 af9 de j\ir ensuite dans l'au del1 d'une vie t]nelle ple9e de dlices4 ,o se tr\ve cet au del et en quoi consi/]a la spl5deur de cette vie t]nelle1 voil ce qu'aucune rvlation ne n\s a dit encore4 ,tant que le ciel tait p\r l'homme une vote bleue1 t5due au dessus du disque t]re/re et claire p> la lumire t9celante de plusieurs milli]s d'toiles1 la fantaisie huma9e p\vait la rigueur se reprs5t] l-haut1 dans cette salle cle/e1 le repas ambrosique des dieux olympi5s1 ou la table joyeuse des habitants du ,walhalla4 ,mais prs5t1 t\tes ces div9its et les mes immortelles attables avec elles1 se tr\v5t dans le cas manife/e de manque de logem5t1 dcrit p> ,d4 ,,/rauss2 c> n\s savons auj\rd'hui1 grce l'a/rophysique1 que l'espace inf9i e/ rempli d'un !r irrespirable et que des millions de corps cle/es s'y meuv5t1 con=mm5t des lois d'aira91 t]nelles1 sans trve et en t\s s5s1 s\mis t\s l't]nel gr& ry?me de l'app>ition et de la disp>ition4 ,eglises moni/es4--,les lieux de recueillem5t1 dans lesquels l'homme satisfait son beso9 religieux et r5d hommage aux objets de son culte1 sont considrs p> lui comme ses ,eglises sacres4 ,les pagodes de l',asie b\ddhi/e1 les temples grecs de l'antiquit classique1 les synagogues de la ,pale/9e1 les mosques d',egypte1 les ca?drales ca?oliques du sud de l',europe et les temples prote/ants du ,nord--t\tes ces maisons de ,dieu doiv5t s]vir lev] l'homme au dessus des misres et de la prose de la vie relle quotidi5ne2 elles doiv5t le transport] dans la sa9tet et la posie d'un monde idal suprieur4 ,elles rempliss5t ce b de mille manires diffr5tes1 correspondantes aux div]ses =mes du culte et aux diffr5ces entre les poques4 ,l'homme mod]ne1 en possession de la sci5ce et de l'art--et p> suite1 en mme temps de la religion--n'a beso9 d'aucune ,eglise spciale1 d'aucun lieu troit et f]m4 ,c> p>t\t o1 dans la libre nature1 il dirige ses reg>ds sur l',univ]s inf9i ou sur quelqu'une de ses p>ties1 p>t\t il obs]ve sans d\te la dure lutte p\r la vie1 mais ct aussi le vrai1 le beau et le bi52 il tr\ve p>t\t son ,eglise dans la spl5dide nature elle-mme4 ,mais il faut en outre1 p\r rpondre aux beso9s p>ticuli]s de bi5 des hommes1 de beaux temples bi5 orns1 ou des ,eglises1 ou quelque lieu clos de recueillem5t dans lesquels ces hommes puiss5t se retir]4 ,de mme que1 depuis le ,x,v,ie sicle1 le papisme a d cd] de nombreuses ,eglises la ,r=me1 de mme1 au ,x,xe sicle1 un gr& nombre pass]ont aux libres communauts du monisme4 ,,*apitre ,,xix ,notre morale moni/e ,,tudes ,,moni/es ,,sur ,,la ,,loi ,,fondam5tale ,,?ique4--,,quilibre ,,entre ,l',,am\r ,,de ,,soi ,,et ,l',,am\r ,,du ,,pro*a94--,,gale ,l,,gitimit ,,de ,l',,g,,sme ,,et ,,de ,l',,altruisme4--,,faute ,,de ,,la ,,morale ,,*r,,ti5ne4--,,tat1 ,,cole ,,et ,,glise4_/sc ,aucun arbre ne tombe du premi] c\p4 ,le c\p que je porte d'ailleurs ici une trs vieille habitude de p5s]1 e/ lo9 d'tre le premi]3 jamais il ne p\rra me v5ir l'esprit de le considr] comme le d]ni] et de p5s] que je p\rrai voir l'arbre abattu4 ,si je p\vais p>v5ir imprim] la mme direction d'autres bran*es et de plus importantes1 mon s\hait le plus h>di s]ait ralis4 ,je ne d\te pas un seul in/ant qu'un j\r l'arbre ne tombe et que la moralit ne tr\ve dans l'unification de la nature huma9e un abri plus sr que celui qui lui a t (f]t jusqu'ici p> la conception d'une d\ble nature4 ,,c>n]i 7#ahia74 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,xix ,e?ique moni/e et ?ique duali/e4--,contradiction entre la raison pure et la raison pratique de ,kant4--,son impratif catgorique4--,les ,nokanti5s4--,h]b]t ,sp5c]4--,egosme et altruisme 7am\r de soi et am\r du pro*a974 ,equival5ce entre ces deux p5*ants de la nature4--,la loi fondam5tale ?ique3 la rgle d'or4--,son anci5net4--,morale *rti5ne4--,mpris de l'individu1 du corps1 de la nature1 de la civilisation1 de la famille1 de la femme4--,morale papi/e4--,suites immorales du clibat4--,ncessit de l'abolition du clibat1 de la confession auriculaire et du trafic des indulg5ces4--,etat et ,eglise4--,la religion e/ une *ose prive4--,eglise et cole4--,etat et cole4--,ncessit de la r=me scolaire4 ,,litt,,rature ,h4 ,,sp5c]4--,pr9cipes de ,sociologie et de ,morale4 7,trad4 fran474 ,,le/] ,f4 ,,w>d4--,dynamic ,sociology1 or appli$ social sci5ce 7#b vol4 ,new-,york #ahhc74 ,b4 ,,c>n]i4--,d] mod]ne ,m5s*4 ,v]su*e e9] ,leb5sfhrung 7,bonn1 #ahia47--,sittli*keit und ,d>w9ismus4 ,drei ,b*] ,e?ik 7,wi5 #ahga74--;,grundlegung d] ,e?ik 7,wi5 #ahha74--;,entwickelung und ,glckseligkeit 7,/uttg>t1 #ahhf47 ,b4 ,,vett]4--,die mod]ne ,weltans*auung und d] ,m5s* 7#f ,vortrge7 #bte ,aufl4 #ahif4 ,h4 ,e4 ,,ziegl]4--,die ,naturwiss5s*aft und die ,socialdemokratis*e ,!orie 7#ahid74 ,,otto ,,ammon4--,die ,gesells*aftsordnung und ihre natrli*5 ,grundlag54 ,entwurf e9] ,social ,an?ropologie 7#ahie74 ,p4 ,,lili5f$4--,socialwiss5s*aft d] ,zukunft4 #e !ile 7#ahgc74 ,e4 ,,grosse4--,die ,=m5 d] ,familie und die ,=m5 d] ,wir?s*aft 7#ahif74 ,f4 ,,hanspaul4--,die ,seel5!orie und die ,gesetze des natrli*5 ,egosmus und d] ,anpassung 7#ahhi74 ,,max ,,nordau4--,les m5songes conv5tionnels de l'humanit civilise4 7,trad4 fran47 ,la vie pratique impose l'homme une srie d'obligations morales1 prcises1 qui ne peuv5t tre bi5 remplies et con=mm5t la nature1 que lorsqu'elles s'h>monis5t avec la conception rationnelle que l'homme se fait de l',univ]s4 ,il suit de ce pr9cipe fondam5tal de notre philosophie moni/e1 que notre morale doit se tr\v] d'accord1 au po9t de vue de la raison1 avec la conception unitaire du ,cosmos que n\s avons acquise p> la connaissance progressive des lois de la nature4 ,l'univ]s inf9i ne con/ituant p\r notre ,monisme qu'un seul gr& ,t\t1 la vie intellectuelle et morale de l'homme ne =me qu'une p>tie de ce ,cosmos et le rglem5t con=me la nature que n\s lui appliqu]ons ne p\rra tre qu'unitaire4 ,il n'y a pas deux mondes di/9cts et sp>s3 l'un physique1 matriel et l'autre moral1 immatriel4 ,la plup>t des philosophes et des ?ologi5s1 auj\rd'hui encore1 sont d'un t\t autre avis2 ils affirm5t avec ,,kant que le monde moral e/ compltem5t indp5dant du monde physique et s\mis de t\t autres lois2 p> suite1 la consci5ce morale de l'homme1 en tant que base de la vie morale1 s]ait compltem5t indp5dante de la connaissance sci5tifique de l',univ]s et devrait1 au contraire1 s'appuy] sur les croyances religieuses4 ,la connaissance du monde moral doit donc s'effectu] p> la raison pratique1 laquelle croira1 t&is que la connaissance de la ,nature ou du monde physique s'effectu]a p> la raison ?orique pure4 ,cet indniable dualisme1 dont il eut d'ailleurs consci5ce1 fut la plus gr&e et la plus grave faute de ,,kant2 elle a eu1 l'inf9i1 des suites f*euses1 suites dont n\s n\s ress5tons encore auj\rd'hui4 ,t\t d'abord1 le ,kant critique avait difi le gr&iose et m]veilleux palais de la raison pure et montr d'une faon lum9euse que les trois gr&s dogmes c5traux de la ,mtaphysique1 le dieu p]sonnel1 le libre arbitre et l'me immortelle n'y p\vai5t tr\v] place nulle "p et mme qu'on ne p\vait pas tr\v] de preuve rationnelle de leur ralit4 ,mais1 plus t>d1 le ,kant dogmatique con/ruisit1 ct de ce palais de cri/al rel de la raison pure1 le *teau de c>tes idal de la raison pratique1 brillant d'un clat trompeur1 dans lequel on fit trois nefs imposantes p\r abrit] ces trois puissantes desses my/iques4 ,aprs avoir t *asses p> la gr&e porte1 p> la sci5ce rationnelle1 elles sont rev5ues p> la petite porte1 introduites p> la croyance antirationnelle4 ,,kant c\ronna la c\pole de sa gr&e ca?drale de foi p> une trange idole1 le clbre impratif catgorique1 p> l1 l'obligation de la loi morale en gnral e/ absolum5t inconditionne1 indp5dante de t\te considration de ralit ou de possibilit2 elle s nonce a9si3 ,agis t\j\rs de telle sorte que la maxime de ta conduite 7ou le pr9cipe subjectif de ta volont7 puisse tre rige en pr9cipe d'une lgislation univ]selle4 ,t\t homme normal devrait1 p> suite1 avoir le mme s5tim5t du devoir qu'un autre4 ,l'an?ropologie mod]ne a cruellem5t dissip ce beau rve2 elle a montr que1 p>mi les peuples primitifs1 les devoirs tai5t encore bi5 plus diffr5ts que p>mi les peuples civiliss4 ,t\tes les moeurs1 t\s les usages que n\s considrons comme des fautes rprh5sibles ou comme des crimes p\vantables 7le vol1 la fraude1 le meurtre1 l'adultre1 etc47 pass5t *ez d'autres peuples1 dans c]ta9es circon/ances1 p\r des v]tus ou mme p\r des devoirs4 ,quoique la contradiction manife/e des deux ,raisons de ,,kant1 l'antagonisme radical entre la raison pure et la raison pratique ait t reconnue et rfute ds le comm5cem5t du sicle elle a prvalu jusqu' ce j\r dans de nombreux milieux4 ,l'cole mod]ne des ,nokanti5s pr*e1 auj\rd'hui encore1 le ret\r ,kant avec insi/ance1 prcism5t cause de ce dualisme bi5v5u1 et l',eglise militante la s\ti5t *aleureusem5t sur ce po9t1 p>ce que cela concorde trs bi5 avec sa propre foi my/ique4 ,une importante dfaite n'a comm5c p\r celle-ci qu'en la seconde moiti du ,x,i,xe sicle1 prp>e p> la sci5ce mod]ne de la nature2 les prmisses de la doctr9e de la raison pratique ont t1 p> suite1 r5v]ses4 ,la cosmologie moni/e a dmontr1 s'appuyant sur la loi de sub/ance1 qu'il n'y a pas de ,dieu p]sonnel2 la psy*ologie comp>e et gntique a montr qu'une me immortelle ne peut pas exi/] et la physiologie moni/e a pr\v que l'hypo?se du libre arbitre repose sur une illusion4 ,enf9 la ?orie de l'volution n\s a fait voir que les t]nelles lois d'aira9 de la nature qui rgiss5t le monde inorganique1 val5t encore dans le monde organique et dans le monde moral4 ,notre mod]ne connaissance de la ,nature1 cep5dant1 n'agit pas seulem5t sur la philosophie et la morale d'une manire ngative1 en dtruisant le dualisme kanti51 elle agit aussi en un s5s positif1 mettant sa place le n\vel difice du ,monisme ?ique4 ,elle montre que le s5tim5t du devoir *ez l'homme1 ne repose pas sur un impratif catgorique illusoire1 mais sur le t]ra9 rel des in/9cts sociaux1 que n\s tr\vons *ez t\s les animaux suprieurs vivant en socits4 ,elle reconnat comme b suprme de la morale d'tablir une sa9e h>monie entre l'gsme et l'altruisme1 entre l'am\r de soi et l'am\r du pro*a94 ,c'e/ avant t\t au gr& philosophe anglais1 ,,sp5c]1 que n\s devons l'tablissem5t de cette morale ?ique1 p> la doctr9e de l'volution4 ,egosme et altruisme4--,l'homme fait p>tie du gr\pe des v]tbrs sociables et il a1 p> suite1 comme t\s les animaux sociables1 deux sortes de devoirs diffr5ts3 premirem5t env]s lui-mme et secondem5t env]s la socit laquelle il app>ti5t4 ,les premi]s sont les comm&em5ts de l'am\r de soi 7gsme71 les seconds ceux de l'am\r du pro*a9 7altruisme74 ,ces deux sortes de comm&em5ts naturels sont galem5t lgitimes1 galem5t normaux et galem5t indisp5sables4 ,si l'homme veut vivre dans une socit ordonne et s'y bi5 tr\v]1 il ne doit pas seulem5t re*]*] son propre bonheur1 mais aussi celui de la communaut laquelle il app>ti5t et celui de ses pro*a9s1 lesquels con/itu5t cette association sociale4 ,il doit reconnatre que leur prosprit fait la si5ne et leurs s\ffrances les si5nes4 ,cette loi sociale fondam5tale e/ si simple et d'une ncessit si bi5 impose p> la nature1 qu'il e/ difficile de compr5dre qu'on la puisse contr$ire1 ?oriquem5t et pratiquem5t2 et cep5dant1 cela se produit auj\rd'hui encore1 a9si que depuis des annes cela s'e/ produit4 ,equival5ce de l'gsme et de l'altruisme4--,l'gale lgitimit de ces deux p5*ants de la nature1 l'gale valeur morale de l'am\r de soi et de l'am\r du pro*a91 e/ le pr9cipe fondam5tal le plus important de notre morale4 ,le b suprme de t\te morale rationnelle e/1 p> suite1 trs simple3 c'e/ d'tablir un quilibre con=me la nature entre l'gsme et l'altruisme1 entre l'am\r de soi et l'am\r du pro*a94 ,la rgle d'or de la loi morale n\s dit3 ,fais aux autres ce que tu veux qu'ils te fass5t4 ,de ce comm&em5t suprme du ,*ri/ianisme s'ensuit de soi-mme que n\s avons des devoirs aussi sacrs env]s n\s-mmes qu'env]s notre pro*a94 ,j'ai dj expos en #ahib1 dans mon ,monisme1 la faon dont je conois ce pr9cipe fondam5tal et j'ai insi/ surt\t sur trois propositions importantes3 ,i4 ,les deux p5*ants en lutte sont des lois de la nature galem5t importantes et galem5t indisp5sables au ma9ti5 de la famille et de la socit2 l'gsme p]met la cons]vation de l'individu1 l'altruisme celle de l'espce con/itue p> la *ane des individus prissables4 ,,ii4 ,les devoirs sociaux que la con/itution de la ,socit impose aux hommes associs et p> lesquels celle-ci se ma9ti5t1 ne sont que des =mes d'volution suprieures des in/9cts sociaux que n\s con/atons *ez t\s les animaux suprieurs vivant en socits 7en tant qu'habitudes dev5ues hrditaires74 ,,iii4 ,p\r t\t homme civilis1 la morale1 aussi bi5 pratique que ?orique1 en tant que ,sci5ce des ,normes e/ lie la conception philosophique et1 p>tant1 aussi la religion4 ,la loi fondam5tale ?ique4--7,la loi d'or de la morale74 ,notre pr9cipe fondam5tal de la morale tant bi5 reconnu1 il s'ensuit immdiatem5t le suprme comm&em5t de cette morale1 ce devoir qu'on dsigne s\v5t auj\rd'hui du nom de loi d'or de la morale ou1 plus brivem5t de loi d'or4 ,le ,*ri/ l'a nonce plusieurs reprises p> cette simple phrase3 ,tu aim]as ton pro*a9 comme toi-mme 7,ma?41 #ai1 #ai2 #bb1 #ci1 #dj3 ,roma9s1 #aci1 etc472 l'vangli/e ,,m>c aj\tait trs ju/em5t3 ,il n'y a pas de plus gr& comm&em5t que celui-ci2 et ,,ma?ieu disait3 ,ces deux comm&em5ts conti5n5t t\te la loi et les prophtes4 ,p> ce comm&em5t suprme1 notre ,e?ique moni/e concorde absolum5t avec la morale *rti5ne4 ,mais n\s devons m5tionn] t\t de suite ce fait hi/orique que le mrite d'avoir pos cette loi fondam5tale ne revi5t pas au ,*ri/1 comme l'affirm5t la plup>t des ?ologi5s *rti5s et comme l'admett5t aveuglm5t les croyants dp\rvus de s5s critique4 ,cep5dant cette rgle d'or remonte plus de c9q sicles avant le ,*ri/ et elle avait t proclame p> de nombreux sages de la ,grce et de l',ori5t comme la rgle la plus importante de la morale4 ,,pittakus de ,mytilne1 l'un des sept ,sages de la ,grce1 disait1 #fbj ans avant ,j4-,c43 ,ne fais pas ton pro*a9 ce que tu ne v\drais pas qu'il te ft4--,,confucius1 le gr& philosophe et fondateur de la religion de la ,*9e 7qui niait la p]sonnalit de ,dieu et l'immortalit de l'me71 disait #ejj ans avant ,j4-,c41 ,fais *acun ce que tu v\drais qu'il te ft1 et ne fais p]sonne ce que tu ne v\drais pas qu'il te ft4 ,tu n'z beso9 que de ce seul comm&em5t2 il e/ le fondem5t de t\s les autres4 ,,ari/ote enseignait1 au milieu du ,i,ve sicle avant ,j4-,c4 ,n\s devons n\s comport] env]s les autres de la manire dont n\s dsirons qu'ils se comport5t env]s n\s4 ,dans le mme s5s et presque dans les mmes t]mes1 la rgle d'or e/ encore exprime p> ,,?al,s1 ,,isocrate1 ,,ari/ippe1 le py?agorici5 ,,sextus et autres philosophes de l'antiquit classique1 plusieurs sicles avant le ,*ri/4 ,on p\rra consult] l-dessus l'ouvrage excell5t de ,,salad93 ,o,euvres compltes de ,jehovah1 dont l'tude ne saurait tre trop recomm&e t\t ?ologi51 *]*ant avec s9crit la vrit4 ,il ressort de ces rappro*em5ts que la loi d'or fondam5tale a une orig9e polyphyltique1 c'e/--dire qu'elle a t pose des poques diffr5tes et en diffr5ts lieux p> plusieurs philosophes et indp5damm5t l'un de de l'autre4 ,d'autre "p il faut admettre que ,jsus a emprunt cette loi d'autres s\rces ori5tales 7 des traditions plus anci5nes1 smites1 h9d\es1 *9oises et surt\t aux doctr9es b\ddhi/es7 a9si que la *ose e/ auj\rd'hui dmontre p\r la plup>t des autres dogmes *rti5s4 ,,salad9 rsume les rsultats de la ?ologie critique mod]ne1 en cette phrase3 ,il n'e/ pas un pr9cipe moral1 raisonnable et pratique1 enseign p> ,jsus1 qui n'ait pas1 dj avant lui1 t enseign p> d'autres4 7,?als1 ,solon1 ,socrate1 ,platon1 ,confucius1 etc474 ,morale *rti5ne4--,puisque la loi ?ique fondam5tale exi/e a9si depuis deux mille c9q c5ts ans et puisque le *ri/ianisme en a fait expressm5t le prcepte suprme1 compr5ant t\s les autres1 qu'il a plac en tte de sa morale1 il sembl]ait que notre ,e?ique moni/e concorde absolum5t sur ce po9t le plus important1 non seulem5t avec les antiques doctr9es morales du paganisme1 mais encore avec celles du *ri/ianisme4 ,malheureusem5t cette heureuse h>monie e/ dtruite p> le fait que les vangiles et les ptres de ,paul conti5n5t beauc\p d'autres doctr9es morales qui contr$is5t ouv]tem5t ce premi] et suprme prcepte4 ,les ?ologi5s *rti5s se sont1 en va91 ef=cs de rs\dre p> d'habiles int]prtations ces contradictions frappantes dont ils s\ffrai5t#fc4 ,n\s n'avons donc pas beso9 de n\s t5dre l-dessus2 n\s ne f]ons qu'indiqu] brivem5t ces cts regrettables de la doctr9e *rti5ne1 qui sont inconciliables avec la conception mod]ne1 en progrs sur la *rti5ne et qui sont nettem5t nuisibles1 quant leurs consqu5ces pratiques4 ,de ce nombre e/ le mpris de la morale *rti5ne p\r l'individu1 p\r le corps1 la nature1 la civilisation1 la famille et la femme4 #fc ,cf ,d4 ,,/rauss ,gesammelte ,s*rift5 ,auswahl 9 ,c4 ,bnd51 ,bonn #ahgh4 ,,salad9 ,jehovahs ,gesammelte ,w]ke1 #ahhf4 ,i4 ,le mpris de soi-mme pr(ess p> le *ri/ianisme4--,la plus importante et la suprme erreur de la morale *rti5ne1 qui annule compltem5t la rgle d'or1 c'e/ l'exagration de l'am\r du pro*a9 aux dp5s de l'am\r de soi-mme4 ,le *ri/ianisme combat et rejette en pr9cipe l'gsme et p\rtant ce p5*ant de la nature e/ absolum5t indisp5sable la cons]vation de l'individu2 on peut mme dire que l'altruisme1 son contraire en app>5ce1 n'e/ au fond qu'un gsme raff94 ,ri5 de gr&1 ri5 de sublime n'a jamais t accompli sans gsme et sans la passion qui n\s r5d capable des gr&s sacrifices4 ,seules les dviations de ces p5*ants sont rprh5sibles4 ,p>mi les prceptes *rti5s qui n\s ont t inculqus dans la premire jeunesse comme importants entre t\s et dont1 dans des millions de s]mons1 on n\s fait admir] la beaut1 se tr\ve cette phrase 7,mat?4 #e1 #dd73 ,aimez vos ennemis1 bnissez ceux qui v\s maudiss5t1 faites du bi5 ceux qui v\s hass5t1 implorez p\r ceux qui v\s (f5s5t et v\s p\rsuiv5t4 ,ce prcepte e/ d'un haut idal1 mais il e/ aussi contraire la nature que dnu de valeur pratique4 ,,salad9 7op4 cit4 p4 #bje7 dit excellemm5t3 ,faire cela e/ inju/e1 qu& bi5 mme ce s]ait possible2 et ce s]ait qu& bi5 mme impossible1 au cas o ce s]ait ju/e4 ,il en va de mme de l'exhortation3 ,si quelqu'un pr5d ta robe1 donne lui aussi ton manteau2 c'e/ dire1 traduit en langage mod]ne3 ,si quelque coqu9 sans consci5ce te vole la moiti de ta =tune1 donne-lui encore l'autre moiti ou bi51 transpos en politique pratique3 ,allem&s l'esprit simple1 si les pieux ,anglais1 l-bas en ,afrique1 v\s enlv5t l'une aprs l'autre vos n\velles et prcieuses colonies1 donnez-leur1 en outre1 vos autres colonies--ou mieux encore2 donnez-leur l',allemagne p>-dessus le m>*6 ,puisque n\s t\*ons ici la politique t\te-puissante et tant admire de l',anglet]re mod]ne1 faisons rem>qu]1 en passant1 la contradiction flagrante de cette politique p> rapport t\tes les doctr9es fondam5tales de la *>it *rti5ne1 que cette gr&e nation1 plus qu'aucune autre1 a t\j\rs la b\*e4 ,d'ailleurs le contra/e vid5t entre la morale recomm&e idale et altrui/e1 de l'homme isol--et la morale relle1 purem5t g/e1 des socits huma9es1 et en p>ticuli] des tats *rti5s civiliss1 e/ un fait connu de t\s4 ,il s]ait intressant d'tablir ma?matiquem5t1 p>tir de quel nombre d'hommes runis1 l'idal moral altrui/e de t\te p]sonne prise isolm5t1 se trans=me en son contraire1 en la politique relle purem5t g/e des tats et des nations4 ,,ii4 ,le mpris du corps pr(ess p> le *ri/ianisme4--,la foi *rti5ne envisageant l'organisme huma9 d'un po9t de vue absolum5t duali/e et n'assignant l'me immortelle qu'un sj\r passag] dans le corps mortel1 il e/ t\t naturel que la premire se soit vu assign] une bi5 plus haute valeur que le second4 ,il s'ensuit cette nglig5ce des so9s du corps1 de l'ducation physique et des so9s de propret1 p> o le moy5-ge *rti5 se di/+ue1 =t son dsavantage1 de l'antiquit classique et paenne4 ,on ne r5contre pas1 dans la doctr9e *rti5ne1 ces prceptes svres d'ablutions quotidi5nes1 de so9s m9utieux du corps que n\s tr\vons dans les religions mahomtane1 h9d\e ou autres1 non seulem5t tablis ?oriquem5t1 mais encore pratiquem5t excuts4 ,l'idal du pieux *rti51 dans beauc\p de clotres1 c'e/ l'homme qui jamais ne se lave1 ni ne s'habille soigneusem5t1 qui ne *ange jamais son froc qu& il s5t mauvais1 et qui1 au lieu de travaill]1 passe p>esseusem5t sa vie dans des prires sans p5se1 des jenes ineptes1 etc4 ,rappelons enf9 comme de mon/rueux excs de ce mpris du corps1 les odieux ex]cices de pnit5ce des flagellants et autres asctes4 ,,iii4 ,le mpris de la ,nature pr(ess p> le *ri/ianisme4--,une quantit innombrable d'erreurs ?oriques et de fautes pratiques1 de grossirets admises et de lacunes dplorables1 pr5n5t leur s\rce dans le faux an?ropisme du *ri/ianisme1 dans la position exclusive qu'il assigne l'homme en tant qu'image de ,dieu1 p> opposition t\t le re/e de la ,nature4 ,ceci a contribu am5]1 non seulem5t un loignem5t trs prjudiciable l'g>d de notre m]veilleuse mre1 la ,nature1 mais encore un regrettable mpris de notre "p1 p\r les autres organismes4 ,le *ri/ianisme ignore ce l\able am\r des animaux1 cette piti env]s les mammifres1 nos pro*es et nos amis 7les *i5s1 les *evaux1 le btail71 qui font p>tie des lois morales de beauc\p d'autres religions et1 avant t\t1 de celle qui e/ le plus rp&ue1 du b\ddhisme4 ,ceux qui ont habit longtemps le sud de l',europe ca?olique1 ont t s\v5t tmo9s de ces horribles tortures infliges aux animaux et qui veill5t en n\s1 leurs amis1 la plus pr(onde piti et le plus vif c\rr\x2 et s'il leur e/ arriv de faire ces b>b>es *rti5s1 des repro*es de leur cruaut1 on leur aura fait cette ridicule rponse3 ,quoi1 les animaux ne sont p\rtant pas des *rti5s6 ,cette erreur1 malheureusem5t1 a t confirme p> ,,desc>tes qui n'accordait qu' l'homme une me s5tante et la refusait aux animaux4 ,le d>w9isme n\s enseigne que n\s desc5dons directem5t des ,primates et1 si n\s remontons plus lo91 d'une srie de mammifres1 qui sont nos frres2 la physiologie n\s dmontre que ces animaux possd5t les mmes n]fs et les mmes organes s5soriels que n\s2 qu'ils pr\v5t du plaisir et de la d\leur t\t comme n\s4 ,aucun naturali/e moni/e1 compatissant1 ne se r5dra jamais c\pable env]s les animaux1 de ces mauvais traitem5ts que leur inflige t\rdim5t le *rti5 croyant qui1 dans son dlire an?ropique des gr&eurs1 se considre comme l'enfant du ,dieu de l'am\r4 ,en outre1 le mpris radical de la nature prive le *rti5 d'une f\le des joies t]re/res les plus nobles et avant t\t de l'am\r de la ,nature1 ce s5tim5t si beau et si lev4 ,,iv4--,le mpris de la civilisation1 pr(ess p> le *ri/ianisme4--,la doctr9e du ,*ri/ faisant de la t]re une valle de l>mes1 de notre vie t]re/re1 sans valeur p> elle-mme1 une simple prp>ation la vie t]nelle dans un au-del meilleur1 cette doctr9e se tr\vait logiquem5t am5e exig] de l'homme qu'il r5once t\t bonheur en cette vie et qu'il fasse peu de cas de t\s les bi5s t]re/res qu'on dem&e cette exi/5ce4 ,dans ces bi5s t]re/res1 cep5dant1 r5tr5t p\r l'homme civilis mod]ne1 les innombrables sec\rs de la *imie1 de l'hygine1 des moy5s de communication qui r5d5t1 auj\rd'hui1 notre vie civilise agrable et plaisante2--dans ces bi5s t]re/res r5tr5t t\tes les j\issances leves des beaux-arts1 de la musique1 de la posie1 qui dj p5dant le moy5 ge *rti5 7et en dpit de ses pr9cipes7 avai5t atte9t un brillant pan\issem5t et que n\s apprcions si hautem5t1 en tant que bi5s idals2--dans ces bi5s t]re/res r5tr5t enf9 les inapprciables progrs de la sci5ce et surt\t de la connaissance de la nature dont le dveloppem5t inespr p]met notre ,x,i,xe sicle d'tre fi] ju/e titre4 ,t\s ces bi5s t]re/res d'une culture raff9e auxquels n\s atta*ons la plus haute valeur dans notre conception moni/e1 sont1 dans la doctr9e *rti5ne1 sans valeur aucune1 rprh5sibles mme en gr&e p>tie1 et la morale *rti5ne rig\reuse doit dsappr\v] la re*]*e de ces bi5s1 ju/e autant que notre ?ique humani/e l'appr\ve et la recomm&e4 ,le *ri/ianisme se montre donc encore1 sur ce doma9e pratique1 ho/ile la culture1 et la lutte que la civilisation et la sci5ce mod]ne sont obliges de s\t5ir contre lui1 e/ encore en ce s5s la lutte p\r la civilisation4 ,v4--,le mpris de la famille pr(ess p> le *ri/ianisme4--,un des po9ts les plus dplorables de la morale *rti5ne1 c'e/ le peu de cas qu'elle fait de la vie de famille1 c'e/--dire de cette vie commune1 con=me la nature1 p>tage avec ceux qui n\s sont le plus pro*es p> le sang1 et qui e/ aussi indisp5sable l'homme normal qu' t\s les animaux suprieurs sociables4 ,la famille passe bon droit *ez n\s p\r la base de la socit et la vie de la famille honnte1 p\r la premire condition d'une vie sociale florissante4 ,t\t autre tait l'op9ion du ,*ri/1 dont le reg>d1 dirig v]s l'au-del1 faisait aussi peu de cas de la femme et de la famille que de t\s les autres bi5s de cette vie4 ,les vangiles ne n\s dis5t que trs peu de *ose des r>es po9ts de contact du ,*ri/ avec ses p>5ts ou ses frres et soeurs2 ses rapports avec sa mre1 ,m>ie1 n'tai5t nullem5t aussi t5dres et intimes que des milli]s de beaux tableaux n\s reprs5t5t les *oses1 embellies p> la posie2 lui-mme n'tait pas m>i4 ,l'am\r sexuel1 qui e/ p\rtant le premi] fondem5t de la con/itution de la famille1 semblait plutt ,jsus un mal ncessaire4 ,son aptre le plus zl1 ,,paul1 allait plus lo9 encore1 qu& il dcl>ait que ne pas se m>i] valait mieux que se m>i]3 ,il e/ bon p\r l'homme de ne po9t t\*] une femme 7#a ,cor9?4 #g1 #a1 #bh-ch74 ,si l'humanit suivait ce bon conseil1 il e/ sr qu'elle s]ait bi5tt dlivre de t\te s\ffrance et de t\te d\leur t]re/re2 p> cette cure radicale1 elle s'te9drait dans l'espace d'un sicle4 ,,vi4--,le mpris de la femme pr(ess p> le *ri/ianisme4--,le ,*ri/ lui-mme n'ayant pas connu l'am\r de la femme1 ignora t\j\rs p]sonnellem5t ce dlicat anoblissem5t de ce qui fait le fond de la nature huma9e et qui ne jaillit que p> une intime communaut de vie entre l'homme et la femme4 ,les rapports sexuels intimes1 sur lesquels seuls repose la p]ptuit de l'espce huma9e sont aussi importants p\r l'am\r lev1 que la pntration intellectuelle des deux sexes et le complm5t rciproque que *acun des deux f\rnit l'autre1 tant dans les beso9s pratiques de la vie quotidi5ne1 que dans les fonctions idales les plus leves de l'activit psy*ique4 ,c> l'homme et la femme sont deux organismes diffr5ts mais d'gale valeur1 ayant *acun ses avantages et ses dfectuosits4 ,plus la culture e/ alle se dveloppant1 plus a t reconnue cette valeur idale de l'am\r sexuel et plus e/ alle croissant l'e/ime p\r la femme1 surt\t dans la race g]manique2 n'e/-ce pas la s\rce d'o ont jailli les plus belles fleurs de la posie et de l'art8 ,ce po9t de vue1 au contraire1 e/ re/ trang] au ,*ri/1 comme presque t\te l'antiquit2 il p>tageait l'op9ion gnralem5t rp&ue en ,ori5t1 selon laquelle la femme e/ infrieure l'homme et le comm]ce avec elle impur4 ,la nature (f5se s'e/ t]riblem5t v5ge de ce mpris1 dont les tri/es consqu5ces1 pr9cipalem5t dans l'hi/oire de la civilisation du moy5-ge papi/e1 sont inscrites en lettres de sang4 ,morale papi/e4--,la m]veilleuse hir>*ie du papisme roma91 qui ne ngligeait aucun moy5 p\r s'assur] la dom9ation absolue des esprits1 tr\va un excell5t in/rum5t dans l'exploitation de cette ide d'impuret et dans la propagation de cette ?orie asctique que l'ab/5tion de t\t comm]ce avec la femme con/ituait en soi-mme une v]tu4 ,ds les premi]s sicles aprs ,jsus-,*ri/1 beauc\p de prtres s'ab/9r5t volontairem5t du m>iage et bi5tt la valeur prsume de ce clibat augm5ta tellem5t qu'on le dcl>a obligatoire4 ,l'immoralit qui1 p> suite1 se propagea1 e/ un fait univ]sellem5t connu depuis les re*]*es rc5tes de l'hi/oire de la civilisation#fd4 ,ds le ,moy5-,age1 la sduction des femmes et des filles honntes p> le cl]g ca?olique 7la confession j\ait l un rle important7 tait un sujet public de mcont5tem5t2 beauc\p de communauts insi/ai5t p\r que1 dans le b d'vit] ces dsordres1 on p]mit aux *a/es prtres1 le concub9at6 ,c'e/ d'ailleurs ce qui se produisit1 s\s div]ses =mes1 s\v5t =t romantiques4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que la loi canonique exigeant que la cuis9ire du prtre n'et pas mo9s de qu>ante ans1 fut trs judicieusem5t int]prte en ce s5s1 que le *apela9 pr5ait deux cuis9ires1 l'une la cure1 l'autre dehors2 si l'une avait #bd ans et l'autre #ah1 cela faisait en t\t #db1 c'e/--dire #b ans de plus qu'il n'tait ncessaire4 ,p5dant les conciles *rti5s1 o les hrtiques incroyants tai5t brls vifs1 les c>d9aux et les vques assembls fe/oyai5t avec t\te une tr\pe de filles de joie4 ,les dsordres publics et privs du cl]g ca?olique tai5t dev5us si impud5ts et con/ituai5t un dang] gnral si gr&1 que dj avant ,,lu!r l'indignation tait univ]selle et qu'on rclamait gr&s cris une ,r=me de l',eglise dans ses *efs et dans ses membres4 ,on sait d'ailleurs que ces moeurs immorales exi/5t auj\rd'hui encore 7quoique plus cl&e/9es7 dans les pays ca?oliques4 ,autrefois1 on en rev5ait t\j\rs1 de temps temps1 propos] la suppression df9itive du clibat1 p> exemple dans les ,*ambres du ,du* de ,bade1 de la ,bavire1 du ,hesse1 de la ,saxe et d'autres pays4 ,malheureusem5t1 jusqu'ici1 cela a t en va96 ,au ,rei*/ag allem&1 o le c5tre ultramonta9 propose auj\rd'hui les moy5s les plus ridicules p\r vit] l'immoralit sexuelle1 aucun p>ti ne p5se encore dem&] l'abolition du clibat dans l'intrt de la morale publique4 ,le prt5du libralisme et la social-dmocratie utopi/e brigu5t les faveurs de ce c5tre6 #fd ,,cf4 ,les hi/oires de la civilisation de ,kolb1 ,hellwald1 ,s*e]1 etc4 ,l'tat civilis mod]ne1 qui ne doit pas seulem5t lev] un degr suprieur la vie pratique du peuple1 mais aussi sa vie morale1 a le droit et le devoir de faire cess] un tat de *oses si indigne et qui e/ nuisible t\s4 ,le clibat obligatoire du cl]g ca?olique e/ aussi p]nicieux et immoral que la confession auriculaire et le comm]ce des indulg5ces2 ces trois in/itutions n'ont ri5 voir avec le *ri/ianisme orig9el2 t\tes trois insult5t la pure morale *rti5ne2 t\tes trois sont d'indignes inv5tions du papisme1 comb9es en vue de ma9t5ir son absolue puissance sur les masses crdules et de les exploit] matriellem5t autant que possible4 ,la ,nmsis de l'hi/oire prononc]a tt ou t>d1 contre le papisme roma9 un *tim5t t]rible et les millions d'hommes qui cette religion dgnre aura enlev les joies de la vie1 s]viront lui port]1 au ,x,xe sicle1 le c\p mortel--du mo9s dans les vritables tats civiliss4 ,on a rcemm5t calcul que le nombre d'hommes ayant p]du la vie dans les p]scutions papi/es contre les hrtiques1 p5dant l',inquisition1 les gu]res de religion1 etc41 s'levait bi5 au-del de dix millions4 ,mais que signifie ce nombre cot de celui1 dix fois plus gr&1 des malheureux qui sont dev5us les victimes morales des rglem5ts et de la dom9ation des prtres de l',eglise *rti5ne dgnre1-- ct du nombre inf9i de ceux dont la haute vie intellectuelle a t tue p> cette religion1 dont la consci5ce nave a t torture1 la vie de famille brise p> elle8 ,vraim5t1 le mot de ,,goe! dans son sup]be pome ,la fiance de ,cor9! e/ bi5 digne d'tre mdit3 ,des victimes tomb5t2 ni l'agneau ni le taureau ,mais des victimes huma9es1 spectacle in\6 ,etat et ,eglise4--,dans la gr&e lutte p\r la civilisation qui1 p> suite de ce tri/e tat de *oses1 doit t\j\rs tre p\rsuivie1 le premi] b que l'on devrait se propos] devrait tre la sp>ation complte de l',eglise et de l',etat4 ,l',eglise libre doit exi/] dans l',etat libre1 c'e/--dire t\te ,eglise doit tre libre dans l'ex]cice de son culte et de ses crmonies1 de mme que dans la con/ruction de ses pomes fantaisi/es et de ses dogmes sup]/itieux-- la condition1 cep5dant1 qu'elle ne m5ace pas p> l l'ordre public ni la moralit4 ,et alors le mme droit doit rgn] p\r t\s6 ,les communauts libres et les socits religieuses moni/es doiv5t tre tolres et laisses libres de leurs actes1 t\t comme les associations prote/antes librales ou les communauts ultramonta9es or?odoxes4 ,mais1 p\r t\s les croyants de ces confessions diffr5tes1 la religion doit re/] *ose prive2 l',etat ne doit que la surveill] et emp*] ses c>ts1 mais il ne doit ni l'opprim] ni la s\t5ir4 ,avant t\t1 les contribuables ne devrai5t pas tre t5us de donn] leur arg5t p\r le ma9ti5 et la propagation d'une croyance trangre1 qui1 d'aprs leur conviction s9cre1 n'e/ qu'une sup]/ition fune/e4 ,dans les ,etats-,unis d',amrique la sp>ation complte de l',eglise et de l',etat e/1 en ce s5s1 depuis longtemps ralise et cela la satisfaction de t\s les intresss4 ,cela a entran1 dans ce pays1 la sp>ation non mo9s importante de l',eglise et de l',ecole1 raison capitale1 inconte/ablem5t1 du puissant essor que la sci5ce et la vie intellectuelle suprieure1 en gnral1 ont pris en ces d]ni]s temps en ,amrique4 ,eglise et ,ecole4--,il va de soi que l'ab/5tion de l',eglise dans les *oses de l',ecole1 ne doit frapp] que la confession1 la =me spciale de croyance que le cycle lg5daire de *aque ,eglise a con/itue au c\rs du temps4 ,cet enseignem5t confessionnel e/ *ose t\te prive1 c'e/ un devoir qui incombe aux p>5ts ou aux tuteurs1 ou bi5 aux prtres et prcepteurs en qui les premi]s ont mis p]sonnellem5t leur confiance4 ,mais la place de la confession lim9e1 il re/e l'cole deux importants sujets d'enseignem5t3 premirem5t1 la morale moni/e et secondem5t1 l'hi/oire comp>e des religions4 ,la n\velle ,e/htique moni/e1 difie sur le fondem5t solide de la connaissance mod]ne de la nature--et avant t\t de la doctr9e de l'volution--a f\rni matire1 en ces tr5te d]nires annes1 une littrature trs tudie#fe4 ,notre n\velle hi/oire comp>e des religions se ratta*e1 naturellem5t1 l'enseignem5t lm5taire1 tel qu'il exi/e actuellem5t1 de l'hi/oire de la ,bible et de la my?ologie de l'antiquit grecque et roma9e4 ,t\s deux re/5t1 comme jusqu' ce j\r1 des lm5ts ess5tiels dans l'ducation de l'esprit4 ,ce qui se compr5d dj p> ce seul fait1 que t\t notre art pla/ique1 doma9e pr9cipal de notre ,e/htique moni/e1 e/ intimem5t ml aux my?ologies *rti5ne1 hellnique et roma9e4 ,une diffr5ce ess5tielle s]a seule introduite dans l'enseignem5t3 c'e/ que les lg5des et my!s *rti5s ne s]ont plus prs5ts comme des vrits1 mais comme des fantaisies potiques1 au mme titre que les grecs et les roma9s2 la haute valeur du cont5u ?ique et e/htique qu'ils r5f]m5t ne s]a pas p\r cela dim9ue1 mais accrue4 ,quant la ,bible1 ce ,livre des livres1 elle ne devrait tre mise entre les ma9s des enfants que s\s =me d'extraits soigneusem5t *oisis 7s\s =me de ,bible scolaire72 on vit]ait a9si que l'imag9ation enfant9e ne soit s\ille des nombreuses hi/oires impures et rcits immoraux dont l',anci5 ,te/am5t1 en p>ticuli]1 e/ si ri*e4 #fe ,cf4 les ouvrages prcdemm5t cits de ,sp5c]1 ,c>n]i1 ,vett]1 ,ziegl]1 ,ammon1 ,nordau1 etc4 tat et cole4--,aprs que notre tat civilis mod]ne se s]a dlivr et l'cole avec lui1 des *anes o l'glise les t5ait esclaves1 il ne p\rra que mieux consacr] ses =ces et ses so9s l'organisation de l'cole4 ,n\s avons d'autant mieux pris consci5ce de l'inapprciable valeur d'une bonne in/ruction1 qu'au c\rs du ,x,i,xe sicle1 t\tes les bran*es de la culture sont alles se dployant plus ri*em5t et ralisant des progrs plus gr&ioses4 ,mais l'volution des m?odes d'enseignem5t e/ lo9 d'avoir m>* du mme pas4 ,la ncessit d'une r=me scolaire gnrale se fait s5tir n\s t\j\rs plus vive4 ,sur cette grave "q galem5t on a beauc\p crit au c\rs de ces qu>ante d]nires annes4 ,n\s n\s cont5t]ons de relev] quelques-uns des po9ts de vue gnraux qui n\s ont p>u les plus importants3 #a dans l'enseignem5t tel qu'on l'a donn jusqu' nos j\rs1 c'e/ l'homme qui a j\ le rle pr9cipal et en p>ticuli] l'tude grammaticale de sa langue2 l'tude de la ,nature a t compltem5t nglige2 #b dans l'cole mod]ne1 la nature devi5dra l'objet pr9cipal des tudes2 l'homme devra se faire une ide ju/e du monde dans lequel il vit2 il ne devra pas re/] en dehors de la ,nature ou en opposition avec elle1 mais il devra s'app>atre comme son produit le plus lev et le plus noble2 #c l'tude des langues classiques 7lat9 et grec7 qui a absorb jusqu'ici la plus gr&e p>tie du temps et du travail des lves1 demeure sans d\te prcieuse mais doit tre =t re/re9te et rduite aux lm5ts 7le grec facultatif1 le lat9 obligatoire72 #d il n'en faudra cultiv] que plus1 dans t\tes les coles suprieures1 les langues mod]nes des peuples civiliss 7l'anglais et le franais obligatoires1 mais l'itali5 facultatif72 #e l'enseignem5t de l'hi/oire doit s'atta*] davantage la vie intellectuelle1 la civilisation intrieure et mo9s l'hi/oire extrieure des peuples 7sort des dyna/ies1 gu]res1 etc472 #f les gr&s traits de la doctr9e de l'volution doiv5t tre enseigns conjo9tem5t avec ceux de la cosmologie1 la gologie en mme temps que la gographie1 l'an?ropologie avec la biologie2 #g les gr&s traits de la biologie doiv5t tre possds p> t\t homme in/ruit2 l'enseignem5t de la contemplation mod]ne favorise l'attrayante initiation aux sci5ces biologiques 7an?ropologie1 zoologie1 botanique74 ,au comm5cem5t1 on p>tira de la sy/matique descriptive 7simultanm5t avec l'oecologie ou bionomie71 plus t>d1 on y aj\t]a des lm5ts d'anatomie et de physiologie2 #h en outre t\t homme in/ruit devra connatre les gr&s po9ts de la physique et de la *imie1 de mme que leur validation exacte p> les ma?matiques2 #i t\t lve devra appr5dre bi5 dess9] et le faire d'aprs nature2 si possible il pe9dra aussi l'aqu>elle4 ,les esquisses de dess9s et d'aqu>elles d'aprs nature 7de fleurs1 d'animaux1 de paysages1 de nuages1 etc471 veill5t non seulem5t l'intrt p\r la ,nature et cons]v5t le s\v5ir du plaisir pr\v la contempl]1 mais1 en outre1 ce n'e/ que comme cela que les lves appr5n5t bi5 voir et compr5dre ce qu'ils ont vu2 #aj on devra consacr] beauc\p plus de so9 et de temps qu'on ne l'a fait jusqu'ici l'ducation corporelle1 la gymna/ique et la natation2 il y aura avantage faire *aque sema9e1 des prom5ades en commun et entrepr5dre *aque anne1 p5dant les vacances1 plusieurs voyages pi$2 la leon de contemplation1 qui s'(frira dans ces circon/ances1 aura la plus gr&e valeur4 ,le b pr9cipal de la culture suprieure donne dans les coles e/ re/ jusqu' ce j\r1 dans la plup>t des tats civiliss1 la prp>ation la pr(ession ultrieure1 l'acquisition d'une c]ta9e dose de connaissances et le dressage aux devoirs de citoy54 ,l'cole du ,x,xe sicle1 au contraire1 p\rsuivra comme b pr9cipal1 le dveloppem5t de la p5se indp5dante1 la claire comprh5sion des *oses acquises et la dc\v]te de l'en*anem5t naturel des phnomnes4 ,puisque l'tat civilis mod]ne reconnat t\t citoy5 un droit gal l'ligibilit1 il doit aussi lui f\rnir les moy5s1 p> une bonne prp>ation donne l'cole1 de dvelopp] son intellig5ce af9 que *acun l'emploie raisonnablem5t p\r le plus gr& bi5 de t\s4 ,opposition des pr9cipes fondam5taux ,,dans ,,le ,,doma9e ,,de ,,la ,,philosophie ,,moni/e ,,et ,,dans ,,celui ,,de ,,la ,,philosophie ,,duali/e #a4 ,monisme 7,conception #a4 ,dualisme 7,conception unitaire73 ,le monde corporel duali/e73 ,le monde corporel matriel et le monde spirituel matriel et le monde spirituel immatriel =m5t un ,univ]s unique1 immatriel =m5t deux doma9es insp>able et qui compr5d t\t4 compltem5t di/9cts 7compltem5t indp5dants l'un de l'autre74 #b4 ,pan?isme 7et ,a?isme71 #b4 ,?isme 7et ,disme71 ,deus ,deus intramundanus3 ,le monde et extramundanus3 ,dieu et le monde ,dieu sont une seule sub/ance 7la sont deux sub/ances di/9ctes matire et l'n]gie sont des 7la matire et l'n]gie ne sont attributs insp>ables74 que p>tiellem5t unies74 #c4 ,gntisme 7,evolutionnisme71 #c4 ,cratisme 7,dmiurgique71 ,?orie de l'volution3 ,le ,cosmos ,?orie de la cration3 ,le 7,univ]s7 e/ t]nel et inf9i1 ,cosmos 7,univ]sum7 n'e/ ni n'a jamais t cr et volue t]nel1 ni inf9i1 mais a t d'aprs des lois naturelles tir une fois 7ou plusieurs fois7 t]nelles4 du nant p> ,dieu4 #d4 ,naturalisme 7et ,rationalisme73 #d4 ,supranaturalisme 7et ,la loi de sub/ance 7cons]vation ,my/icisme73 ,la loi de de la matire et de l'n]gie7 sub/ance ne rgit qu'une p>tie rgit t\s les phnomnes sans de la nature2 les phnomnes de exception2 t\t se ramne des la vie intellectuelle en sont *oses naturelles4 indp5dants et sont surnaturels4 #e4 ,mcanisme 7et ,hylozosme73 #e4 ,vitalisme 7et ,?ologie73 ,il n'exi/e pas de =ce vitale ,la =ce vitale 7vis spciale qui puisse se pos] vitalis7 agit dans la nature indp5dante en face des =ces organique con=mm5t un b1 physiques et *imiques4 indp5dante des =ces physiques et *imiques4 #f4 ,?anatisme 7,croyance en la #f4 ,a?anisme 7,croyance en mortalit73 ,l'me de l'homme l'immortalit73 ,l'me de l'homme n'e/ pas une sub/ance indp5dante1 e/ une sub/ance indp5dante1 immortelle1 mais elle immortelle1 cre p> une voie e/ issue1 p> des voies naturelles1 surnaturelle1 p>tiellem5t ou de l'me animale3 c'e/ un complexus compltem5t indp5dante des de fonctions crbrales4 fonctions crbrales4 ,,*apitre ,,xx ,solution des nigmes de l',univ]s4 ,,c\p ,d',,oeil ,r,,trospectif ,,sur ,,les ,,progr,s ,,de ,,la ,,connaissance ,,sci5tifique ,,de ,l',,univ]s ,,au ,,xixe ,,si,,cle4--,r,,ponses ,,donn,,es ,,aux ,,nigmes ,,de ,l',,univ]s ,,p> ,,la ,,philosophie ,,naturelle ,,moni/e4 ,va/e ,univ]s et longue vie1 ,ef=t s9cre p\rsuivi p5dant de nombreuses annes ,t\j\rs scrut1 t\j\rs fond ,jamais a*ev1 s\v5t arrondi2 ,l'anci5 cons]v fidlem5t1 ,le n\veau amicalem5t accueilli444 ,l'esprit s]e91 le b noble ,allons6 ,on avanc]a bi5 un peu6 ,,goe!4 ,,sommaire ,,du ,,*apitre ,,xx ,c\p d'oeil rtrospectif sur les progrs du ,x,i,xe sicle v]s la solution des nigmes de l',univ]s4--,i4 ,progrs de l'a/ronomie et de la cosmologie4 ,unit physique et *imique de l',univ]s4--,mtamorphose du ,cosmos4--,evolution des sy/mes plantaires4--,analogie des processus phylogntiques sur la ,t]re et dans les autres plantes4--,habitants organiques des autres corps cle/es4--,alt]nance priodique des =mations cosmiques4--,,ii4 ,progrs de la gologie et de la palontologie4--,neptunisme et vulcanisme4--,?orie de la cont9uit4--,,iii4 ,progrs de la physique et de la *imie4--,,iv4 ,progrs de la biologie4--,?orie cellulaire et ?orie de la desc5dance4--,v4 ,an?ropologie4--,orig9e de l'homme4--,considrations gnrales f9ales4 ,,litt,,rature ,w4 ,,goe!4--,fau/4 ,dieu et le ,monde4 ,prom?e4 ,sur les ,sci5ces naturelles en gnral4 ,,alex4 ,,humboldt4--,kosmos4 ,entwurf e9] physis*5 ,weltbes*reibung4 ,,c>us ,,/]ne 7,e4 ,,krause74--,w]d5 und ,v]geh54 7#dte ,aufl4 ,b]l91 #ahii47 ,w4 ,b,,ls*e4--,entwickelungsges*i*te d] ,natur4 7#b ,bde4 #ahif47 ,g4 ,,h>t4--,d] neue ,gott4 ,e9 ,ausblick auf das neue ,jahrhund]t 7,leipzig1 #ahii74 ,g4 ,g4 ,,vogt4--,ent/eh5 und ,v]geh5 d] ,welt auf ,grund e9es e9heitli*5 ,sub/anz-,begriffes 7#bte ,aufl4 ,leipzig1 #ahig74 ,g4 ,,spick]4--,d] ,kampf zwei] ,weltans*auung54 ,e9e ,kritik d] alt5 und neue/5 ,philosophie1 mit ,e9s*luss d] *ri/li*5 ,(f5b>ung 7,/uttg>t1 #ahih74 ,l4 ,b,,*n]4--,an ,/]belag] des ,jahrhund]ts4 ,blicke e9es frei5 ,d5k]s aus d] ,zeit 9 ,die ,zeit 7#ahih74 ,e4 ,,haeckel4--,hi/oire de la ,cration naturelle 7,trad4 ,let\rneau74 ,p>v5us au t]me de nos tudes philosophiques sur les ,enigmes de l',univ]s1 n\s p\vons avec confiance t5t] de rpondre cette grave "q3 ,dans quelle mesure n\s sommes-n\s appro*s de leur solution8 ,que val5t les progrs in\s qu'a faits le ,x,i,xe sicle f9issant dans la vritable connaissance de la nature8 ,et quels horizons n\s entr'ouvr5t-ils p\r l'av5ir1 p\r le dveloppem5t ultrieur de notre conception du monde1 p5dant le ,x,xe sicle au seuil duquel n\s sommes p>v5us8 ,t\t p5seur non prv5u1 qui aura pu suivre quelque peu les progrs rels de nos connaissances empiriques et l'int]prtation que n\s en avons donne la lumire d'une philosophie unitaire1 p>tag]a notre op9ion3 le ,x,i,xe sicle a accompli dans la connaissance de la nature et dans la comprh5sion de son ess5ce1 de plus gr&s progrs que t\s les sicles antrieurs2 il a rsolu beauc\p et d'importantes nigmes de l',univ]s qui1 son aurore1 passai5t p\r insolubles2 il n\s a dvoil1 dans la ,sci5ce et dans la connaissance1 de n\veaux doma9es1 dont l'homme ne s\ponnait pas l'exi/5ce il y a c5t ans4 ,avant t\t1 il a mis nettem5t devant nos yeux le b lev de la ,cosmologie moni/e et n\s a montr le *em9 qui seul n\s en rappro*]a1 le *em9 de l'tude exacte1 empirique des faits et de la connaissance gntique1 critique de leurs causes4 ,la gr&e loi ab/raite de la causalit mcanique dont notre loi cosmologique fondam5tale1 la loi de sub/ance1 n'e/ qu'une autre expression concrte1 rgit ma9t5ant l',univ]s aussi bi5 que l'esprit huma92 elle e/ dev5ue l'toile conductrice sre et fixe1 dont la claire lumire n\s indique la r\te trav]s l'obscur labyr9! des innombrables phnomnes isols4 ,p\r n\s en conva9cre1 n\s allons jet] un rapide c\p d'oeil rtrospectif sur les tonnants progrs qu'ont faits1 en ce mmorable sicle1 les bran*es pr9cipales des ,sci5ces ,naturelles4 ,i4 ,progrs de l'a/ronomie4--,la ,sci5ce du ,ciel e/ la plus anci5ne1 comme celle de l'homme la plus rc5te des ,sci5ces naturelles4 ,l'homme n'a appris connatre et lui-mme et sa propre ess5ce1 avec une entire cl>t que dans la seconde moiti de notre sicle1 t&is qu'il possdait dj sur le ,ciel toil1 le m\vem5t des plantes1 etc41 des connaissances m]veilleuses1 depuis plus de quatre mille c9q c5ts ans4 ,les anci5s ,*9ois1 ,indi5s1 ,egypti5s et ,*aldens1 dans leur lo9ta9 ,ori5t1 connaissai5t ds lors mieux l'a/ronomie des sphres que la plup>t des *rti5s cultivs de l',occid5t quatre mille ans plus t>d4 ,dj en l'an #bfig avant ,jsus-,*ri/1 en ,*9e1 une clipse de soleil avait t obs]ve a/ronomiquem5t et onze c5ts ans avant ,jsus-,*ri/1 au moy5 d'un gnomon1 l'incl9aison de l'cliptique dt]m9e1 t&is que le ,*ri/ lui-mme 7le fils de ,dieu7 n'avait1 comme on sait1 aucune connaissance a/ronomique mais jugeait1 au contraire1 le ,ciel et la ,t]re1 la ,nature et l'homme du po9t de vue goc5trique et an?ropoc5trique le plus troit4 ,on considre d'ord9aire1 et bon droit1 comme le plus gr& des progrs accomplis en a/ronomie1 le sy/me hlioc5trique du monde de ,,cop]nic1 dont l'ouvrage gr&iose3 ,de revolutionibus orbium coele/ium provoqua son t\r la plus gr&e rvolution dans les ttes p5santes4 ,en mme temps qu'il r5v]sait le sy/me goc5trique du monde1 admis depuis ,,ptol,m,e1 il supprimait t\t po9t d'appui la pure conception *rti5ne1 qui faisait de la t]re le c5tre du monde et de l'homme un s\v]a9 semblable ,dieu4 ,il e/ donc logique que le cl]g *rti51 et sa tte le pape de ,rome1 ai5t attaqu avec la d]nire viol5ce la rc5te et inapprciable dc\v]te de ,,cop]nic4 ,cep5dant elle se fraya bi5tt un *em91 aprs que ,,kepl] et ,,galil,e eur5t fond sur elle la vraie mcanique cle/e et que ,,newton lui et donn1 p> sa ?orie de la gravitation1 une base ma?matique 9branlable 7#afhf74 ,un autre progrs imm5se1 embrassant t\t l',univ]s1 fut l'introduction de l'ide d'volution en a/ronomie2 ce progrs fut accompli en #agee p> ,,kant1 alors trs jeune encore1 et qui1 dans sa h>die ,hi/oire naturelle gnrale et ,?orie du ,ciel entreprit de trait] d'aprs les pr9cipes de ,,newton1 non seulem5t de la composition1 mais encore de l'orig9e mcanique du sy/me cosmique t\t enti]4 ,grce au gr&iose ,sy/me du monde1 de ,,laplace1 qui tait arriv1 indp5damm5t de ,,kant1 aux mmes ides sur la =mation du monde1--cette n\velle ,mcanique cle/e fut fonde en #agif et si solidem5t tablie qu'on et pu croire que notre ,x,i,xe sicle ne p\rrait ri5 apport] d'ess5tiellem5t n\veau dans ce dp>tem5t de la connaissance1 qui et une importance gale4 ,et p\rtant il re/e notre sicle la gloire d'avoir1 ici aussi1 fray des voies t\tes n\velles et d'avoir t5du inf9im5t1 dans l',univ]s1 la porte de nos reg>ds4 ,p> la dc\v]te de la photographie et de la photomtrie1 mais surt\t de l'analyse spectrale 7p> ,,buns5 et ,,kir*h(f1 #ahfj7 la physique et la *imie ont pntr dans l'a/ronomie et p> l n\s avons acquis des donnes cosmologiques d'une imm5se porte4 ,il en ressort cette fois1 avec c]titude1 que la matire e/ la mme dans t\t l',univ]s et que ses proprits physiques et *imiques ne sont pas diffr5tes1 dans les toiles les plus loignes1 de ce qu'elles sont sur notre t]re4 ,la conviction moni/e de l'unit physique et *imique du ,cosmos inf9i1 que n\s avons acquise a9si1 e/ c]ta9em5t une des connaissances gnrales les plus prcieuses dont n\s soyons r$evables l',a/rophysique1 cette bran*e rc5te de l'a/ronomie dans laquelle s'e/ illu/r1 en p>ticuli]1 ,f4 ,,zolln]#ff4 ,une autre connaissance1 non mo9s importante et acquise l'aide de la prcd5te1 c'e/ celle de ce fait que les mmes lois d'volution mcanique qui g\v]n5t notre t]re val5t encore p>t\t dans l',univ]s inf9i4 ,une puissante mtamorphose du ,cosmos embrassant t\t s'accomplit sans int]ruption dans t\tes les p>ties de l',univ]s aussi bi5 dans l'hi/oire gologique de notre t]re1 aussi bi5 dans l'hi/oire gnalogique de ses habitants que dans l'hi/oire des peuples et dans la vie de *aque homme en p>ticuli]4 ,dans une p>tie du ,cosmos1 n\s dc\vrons1 avec nos tlescopes p]fectionns1 d'normes nbuleuses faites de masses gazeuses1 inc&esc5tes1 inf9im5t subtiles2 n\s les t5ons p\r les g]mes de corps cle/es loigns de milli>ds de milles et que n\s concevons tre au premi] /ade de leur volution4 ,dans une p>tie de ces g]mes /ellaires1 les lm5ts *imiques ne sont probablem5t pas encore sp>s1 mais runis1 une temprature extraord9airem5t leve1 value plusieurs millions de degrs1 en un lm5t primordial 7,pro?yl72 peut-tre mme la sub/ance primordiale n'e/-elle ici1 en p>tie1 pas encore diffr5cie en masse et !r4 ,dans d'autres p>ties de l',univ]s1 n\s tr\vons des toiles qui sont dj1 p> suite de refroidissem5t1 l'tat de liquide brlant1 d'autres qui sont dj congeles2 n\s p\vons dt]m9] approximativem5t leurs /ades respectifs d'volution d'aprs leurs diffr5tes c\leurs4 ,n\s voyons1 en outre1 des toiles qui sont ent\res d'aroles et de lunes1 comme notre ,saturne2 n\s reconnaissons1 dans le brillant anneau nbuleux1 le g]me d'une n\velle lune qui s'e/ dta*e de la plante mre1 comme celle-ci du soleil4 #ff ,f4 ,,zolln] ,ueb] die ,natur d] ,komet54 ,beitrage zur ,ges*i*te und ,!orie d] ,erk5ntniss4 #ahga4 ,p\r beauc\p d'toiles fixes1 dont la lumire met des milli]s d'annes n\s p>v5ir1 n\s p\vons admettre avec c]titude1 que ce sont des soleils1 p>eils notre ,pre ,soleil et qu'ils sont ent\rs de plantes et de lunes1 p>eils ceux de notre propre sy/me solaire4 ,n\s p\vons1 en outre1 prsum] que des milli]s de ces plantes se tr\v5t peu prs au mme degr d'volution que notre t]re1 c'e/--dire un ge o la temprature de la sup]ficie v>ie entre le degr de conglation et le degr d'bullition de l'eau1 c'e/--dire o l'eau peut exi/] l'tat de g\ttes liquides4 ,il devi5t p> suite possible l'acide c>bonique1 ici comme sur la t]re1 de =m] avec les autres lm5ts des comb9aisons trs complexes et p>mi ces composs azots peut se dvelopp] le plasma1 cette m]veilleuse sub/ance vivante1 que n\s avons reconnu conc5tr] en elle seule t\tes les proprits de la vie organique4 ,les ,monres 7p> exemple les ,*romaces et les ,bactries7 con/itues exclusivem5t p> ce protoplasma primitif et qui provi5n5t1 p> gnration spontane 7,ar*igonie7 de ces nitroc>bonates inorganiques1 peuv5t avoir suivi1 sur beauc\p d'autres plantes1 la m>*e volutive qu'elles ont suivie sur la ntre2 t\t d'abord se sont con/itues1 p> la diffr5ciation de leurs corps plasmique homogne en un noyau 7,k>yon7 int]ne et un corps cellulaire 7,cytosoma7 ext]ne1 les plus simples des cellules vivantes4 ,mais l'analogie qui se retr\ve dans la vie de t\tes les cellules--aussi bi5 des cellules vgtales plasmodomes que des cellules animales plasmophages--n\s autorise conclure que la suite de l'hi/oire gnalogique e/ encore la mme dans beauc\p d'a/res que sur notre t]re1--naturellem5t en prsupposant les mmes troites limites de temprature1 celles dans lesquelles l'eau re/e l'tat de g\ttes liquides2 p\r les corps cle/es l'tat de liquide brlant1 o l'eau e/ l'tat de vapeur et p\r les corps congels1 o elle e/ l'tat de glace1 la vie organique y e/ *ose impossible4 ,l'analogie de la phylognie1 cette analogie dans l'volution gnalogique1 que n\s p\vons p> suite admettre p\r beauc\p d'a/res p>v5us au mme /ade d'volution biogntique1 (fre naturellem5t l'imag9ation cratrice1 un va/e *amp de spculations attrayantes4 ,un de ses sujets de prdilection1 depuis longtemps1 c'e/ la "q de savoir si des hommes ou des organismes analogues1 peut-tre suprieurs n\s1 habit5t d'autres plantes8 ,p>mi les nombreux ouvrages qui essai5t de rpondre cette "q p5dante1 ceux de l'a/ronome p>isi51 ,c4 ,,flamm>ion1 en p>ticuli]1 ont tr\v rcemm5t des lecteurs nombreux3 ils se di/+u5t p> la ri*esse de la fantaisie et la vivacit des pe9tures en mme temps que p> une regrettable insuffisance de critique et de connaissances biologiques4 ,dans la mesure o n\s p\vons1 l'heure actuelle1 rpondre cette "q1 n\s p\vons n\s reprs5t] les *oses peu prs a9si qu'il suit3 ,i4 ,il e/ trs vraisemblable que sur quelques plantes de notre sy/me 7,m>s et ,vnus7 et sur beauc\p de plantes d'autres sy/mes solaires1 le processus biogntique e/ le mme que sur notre t]re2 t\t d'abord se sont produites1 p> ar*igonie1 des monres simples1 lesquelles ont donn naissance des proti/es monocellulaires 7d'abord les plantes primitives plasmodomes1 plus t>d les animaux primitifs1 plasmophages74 ,,ii4 ,il e/ trs vraisemblable qu'au c\rs ultrieur de l'volution1 ces proti/es monocellulaires ont con/itu d'abord des colonies cellulaires1 sociales 7,cnobies71 plus t>d des plantes et des animaux tissus 7,mtaphytes et ,mtazoaires74 ,,iii4 ,il e/ encore trs vraisemblable que1 dans le rgne vgtal1 sont app>us d'abord les ,tallophytes 7algues et *ampignons71 puis les diaphytes 7m\sses et f\gres71 enf9 les autophytes 7les plantes phanrogames1 gymnosp]mes et angiosp]mes74 ,,iv4 ,il e/ vraisemblable1 de mme1 que dans le rgne animal galem5t1 le processus biogntique a suivi une m>*e analogue1 que des ,bla/ads 7,catallactes7 ont volu d'abord les ,ga/rads1 puis de ceux-ci1 les animaux infrieurs 7,cl5trs7 et plus t>d les animaux suprieurs 7,clom>is74 ,v4 ,il e/ trs d\teux1 p> contre1 que les gr\pes di/9cts d'animaux suprieurs 7comme de plantes suprieures7 p>c\r5t1 dans d'autres plantes1 une m>*e volutive analogue celle qu'ils p>c\r5t sur notre t]re4 ,,vi4 ,en p>ticuli]1 il e/ =t peu c]ta9 que des v]tbrs exi/5t en dehors de la t]re et que1 p> suite de leur mtamorphose phyltique1 au c\rs de millions d'annes1 des mammifres soi5t app>us et l'homme leur tte1 comme cela a eu lieu sur la t]re2 il faudrait alors que des millions de trans=mations se soi5t rptes en d'autres plantes1 exactem5t comme ici-bas4 ,,vii4 ,il e/ au contraire1 bi5 plus vraisemblable qu'il s'y e/ dvelopp d'autres types de plantes et d'animaux suprieurs1 trang]s notre t]re1 peut tre aussi prov5ant d'une s\*e animale suprieure aux v]tbrs p> sa capacit pla/ique1 des tres suprieurs1 dpassant de beauc\p les hommes t]re/res en intellig5ce et en =ce de p5se4 ,,viii4 ,la possibilit que n\s entrions jamais en contact direct avec ces habitants des autres plantes semble exclue p> la gr&e di/ance qui sp>e notre t]re des autres corps cle/es et p> l'abs5ce de l'air atmosphrique indisp5sable1 dans l'int]-espace que remplit seul l'!r4 ,t&is que beauc\p d'a/res en sont1 probablem5t1 au mme /ade d'volution biogntique que notre t]re 7depuis au mo9s c5t millions d'annes71 d'autres sont dj plus avancs et s'appro*5t1 dans leur vieillesse plantaire de leur f91 de la mme f9 qui att5d srem5t notre t]re4 ,grce au rayonnem5t de la *aleur dans le froid espace cosmique1 la temprature1 peu peu1 s'abaisse tellem5t que t\te l'eau liquide se congle en glace2 p> l cesse la possibilit de la vie organique4 ,en mme temps1 la masse des corps cle/es en rotation se contracte t\j\rs davantage2 la rapidit de leur rvolution circulaire se modifie l5tem5t4 ,les orbites des plantes en rotation se font de plus en plus troits1 de mme que ceux des lunes qui les ent\r5t4 ,f9alem5t les lunes se prcipit5t dans les plantes1 celles-ci dans les soleils qui les ont eng5dres4 ,ce *oc gnral produit n\veau des quantits normes de *aleur4 ,la masse des corps cle/es rduits en p\ssire p> la collision se rp& librem5t dans l'espace inf9i et le jeu t]nel des =mations solaires recomm5ce n\veau4 ,le tableau gr&iose que l'a/rophysique mod]ne dr\le a9si devant les yeux de notre esprit n\s rvle une t]nelle app>ition et disp>ition des innombrables corps cle/es1 une alt]nance priodique des conditions cosmogntiques diffr5tes que n\s obs]vons l'une aprs l'autre dans l',univ]s4 ,t&is qu'en un po9t de l'espace inf9i1 sort d'une nbuleuse diffuse un n\veau g]me de monde1 un autre g5re1 en un po9t trs loign1 s'e/ dj cond5s en une masse d'une matire liquide et brlante1 anime d'un m\vem5t circulaire2 de l'quateur d'un autre1 ont dj t projets des aroles qui se pelotonn5t en plantes2 un quatrime e/ dj dev5u un soleil puissant1 dont les plantes se sont ent\res de trabants secondaires1 etc4 ,et au milieu de t\t cela1 dans l'espace cosmique1 des milli>ds de corps cle/es plus petits1 de mtorites et d'toiles filantes1 s'agit5t en t\s s5s1 en app>5ce sans loi et p>eils des vagabonds qui c\p5t l'orbite des plus gr&s et dont *aque j\r une gr&e p>tie se prcipit5t dans ceux-l4 ,en outre1 les temps de rvolution et les orbites des corps cle/es qui se p\r*ass5t1 se modifi5t l5tem5t et cont9uellem5t4 ,les lunes refroidies se prcipit5t dans leurs plantes comme celles-ci dans leurs soleils4 ,deux soleils loigns l'un de l'autre1 peut-tre dj congels1 s'entre*oqu5t avec une =ce in\e et s'p>pill5t en p\ssire1 =mant une masse nbuleuse4 ,ils dgag5t1 p> l1 de si colossales quantits de *aleur que la nbuleuse r$evi5t inc&esc5te et le vieux jeu recomm5ce n\veau4 ,dans ce p]petuum mobile1 cep5dant1 la sub/ance inf9ie de l',univ]s1 la somme de sa matire et de son n]gie demeure t]nellem5t inv>iable et a9si se rpte t]nellem5t dans le temps inf9i l'alt]nance priodique des =mations cosmiques1 la ,mtamorphose du ,cosmos rev5ant t]nellem5t sur elle-mme4 ,t\te-puissante1 la loi de sub/ance ex]ce p>t\t son empire4 ,,ii4 ,progrs de la gologie4--,la t]re et le problme de son app>ition ne sont dev5us des objets de re*]*e sci5tifique que bi5 aprs le ,ciel4 ,les nombreuses cosmognies de l'antiquit et des temps mod]nes prt5dai5t1 il e/ vrai1 n\s r5seign] sur l'app>ition de la t]re aussi bi5 que sur celle du ciel2 mais le vtem5t my?ologique dont elles s'enveloppai5t1 les unes et les autres1 trahissait de suite qu'elles tirai5t leur orig9e de l'imag9ation potique4 ,p>mi t\tes les nombreuses lg5des relatives la ,cration et que n\s font connatre l'hi/oire des religions et celle de la civilisation1 une seule a bi5tt conquis la priorit sur t\tes les autres3 c'e/ l'hi/oire de la cration de ,mose telle qu'elle e/ raconte dans le premi] livre du ,p5tateuque 7,g5se74 ,elle n'e/ app>ue1 s\s sa =me actuelle1 que longtemps aprs la mort de ,mose 7probablem5t pas mo9s de huit c5ts ans aprs72 mais ses s\rces sont en gr&e p>tie plus anci5nes et remont5t aux lg5des assyri5nes1 babyloni5nes et indi5nes4 ,cette lg5de de la cration judaque prit la plus gr&e influ5ce p> ce fait qu'elle passa dans la pr(ession de foi *rti5ne et fut vnre comme la p>ole de ,dieu4 ,il e/ vrai que #ejj ans dj avant ,j4-,c41 les philosophes naturali/es grecs avai5t expliqu la =mation naturelle de la t]re de la mme manire que celle des autres corps cle/es4 ,ds cette poque1 galem5t1 ,xnophane de ,colophon avait dj reconnu la vraie nature des ptrifications1 qui prir5t plus t>d une si gr&e importance4 ,le gr& pe9tre ,l,,on>d ,,de ,,v9ci avait1 de mme1 au ,x,ve sicle1 dcl> que ces ptrifications tai5t des re/es fossiles d'animaux ayant vcu des poques antrieures de l'hi/oire de la t]re4 ,mais l'autorit de la ,bible et en p>ticuli] le ,my! du dluge1 emp*ai5t t\t progrs dans la connaissance des faits rels et faisai5t tant que les lg5des mosaques1 relatives la ,cration1 ont eu c\rs jusqu'au milieu du sicle d]ni]4 ,dans le c]cle de la ?ologie or?odoxe1 elles sont encore admises auj\rd'hui4 ,ce n'e/ que dans la seconde moiti du ,x,v,i,i,ie sicle que comm5cr5t1 indp5damm5t de ces lg5des1 des re*]*es sci5tifiques sur la /ructure de l'corce t]re/re et que des conclusions s'en dduisir5t relativem5t la =mation de cette plante4 ,le fondateur de la gognosie1 ,,w]n] de ,freib]g1 faisait prov5ir t\tes les ro*es de l'eau1 t&is que ,,voigt et ,,hutton 7#aghh7 reconnaissai5t trs ju/em5t que seules les ro*es sdim5taires1 *>riant des fossiles1 avai5t cette orig9e1 t&is que les masses montagneuses vulcani5nes et plutoni5nes s'tai5t con/itues p> la conglation de masses ignes liquides4 ,la lutte ard5te qui s'ensuivit entre l'cole neptuni5ne et la plutoni5ne durait encore p5dant les tr5te premires annes du sicle2 elle ne s'apaisa qu'aprs que ,c4 ,,h(f et pos le pr9cipe de l'actualisme 7#ahbb7 et que ,,*4 ,,lyell l'et s\t5u avec le plus gr& succs1 quant l'volution naturelle t\t entire de la t]re4 ,p> ses ,pr9cipes de gologie 7#ahcj7 la ?orie ess5tiellem5t importante de la ,cont9uit de la trans=mation de la t]re tait df9itivem5t reconnue et triomphait de la ?orie oppose1 celle des cata/rophes de ,,cuvi]#fg4 ,la palontologie1 que ce d]ni] avait fonde p> son ouvrage sur les ossem5ts fossiles 7#ahab71 dev9t bi5tt l'auxiliaire important de la gologie et ds le milieu de notre sicle celle-ci tait si avance que les priodes pr9cipales de l'hi/oire de la t]re et de ses ,habitants tai5t tablies4 ,on reconnaissait ds lors1 dans la m9ce c\*e qui =me l'corce t]re/re1 la crote =me p> la solidification de la plante en fusion1 dont le refroidissem5t et la contraction se cont9u5t1 l5tem5t1 mais sans int]ruption4 ,le plissem5t de l'corce solidifie1 la raction de l'intrieur de la t]re1 l'tat de fusion1 contre la surface refroidie1 et avant t\t1 l'activit gologique in9t]rompue de l'eau1 sont les causes naturelles effici5tes qui travaill5t j\rnellem5t la l5te trans=mation de l'corce t]re/re et de ses montagnes4 #fg ,cf4 ,l-dessus1 mon ,hi/oire de la cration naturelle4 ,leons #c1 #f1 #ae et #af4 ,trois rsultats de la plus haute importance et d'une porte gnrale sont dus aux progrs m]veilleux de la gologie mod]ne4 ,d'abord1 grce eux1 ont t exclus de l'hi/oire de la t]re t\s les miracles1 t\tes les causes surnaturelles qui v5ai5t expliqu] l'dification des montagnes et la trans=mation des cont95ts4 ,en second lieu1 notre ide de la longueur des espaces de temps in\s c\ls depuis leur =mation1 s'e/ considrablem5t l>gie4 ,n\s savons ma9t5ant que les masses de montagnes imm5ses des =mations palozoque1 msozoque et cnozoque ont exig p\r se con/itu]1 non pas des milli]s d'annes1 mais des millions d'annes 7bi5 au-del de c5t74 ,en troisime lieu1 n\s savons auj\rd'hui que les nombreux fossiles compris dans ces =mations1 ne sont pas de m]veilleux jeux de la nature1 comme on le croyait encore il y a c5t c9quante ans1 mais les re/es ptrifis d'organismes1 ayant rellem5t vcu des poques antrieures de l'hi/oire de la t]re1 rsultats eux-mmes d'une l5te trans=mation dans la srie des anctres disp>us4 ,,iii4 ,progrs de la physique et de la *imie4--,les innombrables et importantes dc\v]tes que ces sci5ces fondam5tales ont faites au ,x,i,xe sicle sont si connues et leurs applications pratiques dans t\tes les bran*es de la civilisation huma9e sont si vid5tes t\s les yeux1 que n\s n'avons pas beso9 d'y insi/] ici en dtail4 ,avant t\t1 l'emploi de la vapeur et de l'lectricit ont imprim notre sicle le sceau c>actri/ique du ma*9isme4 ,mais les progrs colossaux de la *imie1 organique et inorganique1 ne sont pas mo9s prcieux4 ,t\tes les bran*es de notre civilisation mod]ne3 la mdec9e et la te*nologie1 l'indu/rie et l'agriculture1 l'exploitation des m9es et des =ts1 le transport p> t]re et p> m] ont reu1 grce ces progrs1 une telle impulsion au c\rs du ,x,i,xe sicle1 surt\t de sa seconde moiti1 que nos gr&s-pres du ,x,v,i,i,ie sicle ne se reconnatrai5t plus et s]ai5t dpayss dans notre civilisation4 ,mais un progrs plus prcieux encore et d'une plus haute porte1 c'e/ l'ext5sion in\e qu'a prise notre connaissance ?orique de la nature et dont n\s sommes r$evables la loi de sub/ance4 ,aprs que ,,lavoisi] 7#aghi7 et pos la loi de la cons]vation de la matire et que ,,dalton 7#ahjh71 grce cette loi1 et r5\vel la ?orie atomique1 la *imie mod]ne tr\va gr&e ouv]te la voie dans laquelle elle prit1 p> une c\rse rapide et victorieuse1 une importance ins\ponne jusqu'alors4 ,on en peut dire autant de la physique1 au sujet de la loi de la cons]vation de l'n]gie4 ,la dc\v]te de cette loi p> ,r4 ,,may] 7#ahdb7 et ,h4 ,,helmholz 7#ahdg71 m>que galem5t p\r cette sci5ce une n\velle priode de fcond dveloppem5t4 ,c> c'e/ seulem5t p>tir de cette date que la physique a t en tat de saisir l'unit univ]selle des =ces de la nature et le jeu t]nel des processus innombrables p> lesquels1 *aque in/ant1 une =ce peut se trans=m] en une autre4 ,,iv4 ,progrs de la biologie4--,les gr&ioses dc\v]tes1 si importantes p\r t\te notre conception de l',univ]s1 qu'ont faites en notre ,x,i,xe sicle l'a/ronomie et la gologie1 sont encore bi5 surpasses p> celles de la biologie2 n\s p\vons mme dire que1 p\r t\tes les nombreuses bran*es dans lesquelles cette va/e sci5ce de la vie organique a pris en ces d]ni]s temps une telle ext5sion1 la plus gr&e p>tie des progrs n'ont t accomplis qu'au ,x,i,xe sicle4 ,a9si que n\s l'avons vu au comm5cem5t de cet ouvrage1 t\tes les p>ties diffr5tes de l'anatomie et de la physiologie1 de la botanique et de la zoologie1 de l'ontognie et de la phylognie1 se sont tellem5t enri*ies1 grce aux innombrables dc\v]tes et inv5tions de notre sicle1 que l'tat actuel de nos connaissances biologiques e/ multiple de ce qu'il tait il y a c5t ans4 ,cela e/ vrai1 d'abord1 quantitativem5t1 de la croissance colossale de notre connaissance positive1 dans t\tes les sci5ces et dans t\tes leurs subdivisions4 ,mais cela e/ vrai aussi1 et plus encore1 qualitativem5t1 de la comprh5sion plus appr(ondie des phnomnes biologiques1 de la connaissance de leurs causes effici5tes4 ,c'e/ l que ,,*4 ,,d>w9 s'e/ conquis1 avant t\t autre1 les palmes de la gloire 7#ahei72 il a rsolu1 p> la ?orie de la slection1 la gr&e nigme de la cration organique1 de l'orig9e naturelle des nombreuses =mes de vie1 p> une trans=mation graduelle4 ,c9quante ans aup>avant1 il e/ vrai 7#ahji71 le gr& ,,lam>ck avait dj reconnu que le moy5 de cette trans=mation tait l'influ5ce rciproque de l'hrdit et de l'adaptation1 mais il lui manquait encore le pr9cipe de la slection et il lui manquait surt\t une connaissance plus appr(ondie de l'ess5ce vritable de l'organisation1 ce qui n'a t acquis que plus t>d1 lorsque fur5t fondes l'embryologie et la ?orie cellulaire4 ,en runissant les rsultats gnraux de ces discipl9es et d'autres encore et aprs avoir tr\v dans la phylognie des organismes la clef qui n\s en f\rnissait une explication unitaire1 n\s sommes p>v5us fond] cette biologie moni/e dont j'ai essay de pos] les pr9cipes 7#ahff7 dans ma ,morphologie gnrale4 ,v4 ,progrs de l'an?ropologie4--,au-dessus de t\tes les autres sci5ces se place en un c]ta9 s5s1 la vritable ,sci5ce de l'homme1 la vraie an?ropologie rationnelle4 ,le mot du sage antique3 ,homme1 connais-toi toi-mme 7homo1 nosce te ipsum7 et cette autre p>ole clbre3 ,l'homme e/ la mesure de t\tes *oses1 ont t de t\s temps reconnus et appliqus4 ,et p\rtant cette sci5ce--prise en son acception la plus l>ge--a langui plus longtemps que t\tes les autres1 dans les *anes de la tradition et de la sup]/ition4 ,n\s avons vu1 au comm5cem5t de ce livre1 combi5 la connaissance de l'organisme huma9 s'tait dveloppe l5tem5t et t>divem5t4 ,une de ses bran*es les plus importantes1 l'embryologie1 n'a t df9itivem5t fonde qu'en #ahbh 7p> ,,ba]7 et une autre1 non mo9s importante1 la ?orie cellulaire1 en #ahch seulem5t 7p> ,,s*wann74 ,et ce n'e/ que plus t>d encore qu'a t rsolue la "q des que/ions1 la colossale nigme de l'orig9e de l'homme4 ,bi5 que1 ds #ahji1 ,,lam>ck ait montr l'unique r\te qui p\vait conduire rs\dre heureusem5t cette nigme et qu'il ait affirm que l'homme desc5d du s+e1 ce n'e/ que c9quante ans plus t>d que ,,d>w9 russit dmontr] cette affirmation1 et ce n'e/ qu'en #ahfc qu',,huxley1 dans ses ,preuves de la place de l' homme dans la ,nature1 en rassembla les dmon/rations les plus conva9cantes4 ,j'ai moi-mme1 alors1 dans mon ,an?ropognie 7#ahgd71 essay p\r la premire fois de retrac]1 dans son en*anem5t hi/orique1 t\te la srie d'anctres p> lesquels1 au c\rs de millions d'annes1 notre race a l5tem5t volu du rgne animal4 ,considrations f9ales ,le nombre des nigmes de l',univ]s1 grce aux progrs que n\s v5ons de retrac] et qui se sont accomplis de la connaissance de la nature au c\rs du ,x,i,xe sicle1--s'e/ considrablem5t rduit2 il se ramne f9alem5t une seule nigme univ]selle1 embrassant t\t1 au problme de la sub/ance4 ,qu'e/ donc proprem5t1 au plus pr(ond de son ess5ce1 cette t\te puissante m]veille de l',univ]s que le naturali/e rali/e glorifie s\s le nom de ,nature ou d',univ]s1 le philosophe idali/e en tant que sub/ance ou cosmos1 et le dvot croyant comme crateur ou ,dieu8 ,p\vons-n\s affirm] auj\rd'hui que les m]veilleux progrs de notre cosmologie mod]ne ai5t rsolu cette ,enigme de la sub/ance1 ou mme simplem5t1 qu'ils n\s ai5t rappro*s beauc\p de cette solution8 ,la rponse cette "q f9ale diffr]a naturellem5t beauc\p d'aprs le po9t de vue du philosophe qui la pos]a et d'aprs les connaissances empiriques qu'il possd]a du monde rel4 ,n\s accordons t\t de suite que1 quant l'ess5ce intime de la nature1 elle n\s e/ aussi trangre1 n\s demeure aussi incomprh5sible qu'elle p\vait l'tre ,anaxim&re ou ,empdocle1 il y a deux mille quatre c5ts ans1 ,sp9oza ou ,newton il y a deux c5ts ans1 ,kant ou ,goe! il y a c5t ans4 ,bi5 plus1 n\s devons mme av\] que cette ess5ce propre de la sub/ance n\s app>at de plus en plus m]veilleuse et nigmatique mesure que n\s pntrons plus avant dans la connaissance de ses attributs1 la matire et l'n]gie1 mesure que n\s appr5ons connatre ses innombrables phnomnes et leur volution4 ,quelle e/ la *ose en soi qui e/ ca*e d]rire ces phnomnes connaissables1 n\s ne le savons pas encore auj\rd'hui4 ,mais que n\s importe cette my/ique *ose en soi puisque n\s n'avons aucun moy5 de la connatre1 puisque n\s ne savons pas mme au ju/e si elle exi/e8 ,laissons donc les /riles mditations sur ce fantme idal aux purs mtaphysici5s et rj\issons-n\s1 au contraire1 en purs physici5s1 des progrs rels et gigantesques que notre philosophie naturelle moni/e a accomplis4 ,ici1 t\s les autres progrs et dc\v]tes de notre gr& sicle sont clipss p> la gr&iose et univ]selle loi de sub/ance1 la loi fondam5tale de la cons]vation de la =ce et de la matire4 ,le fait que la sub/ance e/ p>t\t s\mise un t]nel m\vem5t et une cont9uelle trans=mation1 imprime en outre la mme loi le c>actre de loi d'volution univ]selle4 ,cette loi suprme de la nature tant pose et t\tes les autres lui tant subordonnes1 n\s n\s sommes conva9cus de l'univ]selle ,unit de la nature et de l't]nelle valeur des lois naturelles4 ,de l'obscur problme de la sub/ance e/ issue la claire loi de sub/ance4 ,le ,monisme du ,cosmos1 que n\s avons tabli sur cette base1 n\s enseigne la porte univ]selle1 dans l'univ]s enti]1 des gr&es lois d'aira9 t]nelles4 ,mais du mme c\p ce monisme dmolit les trois gr&s dogmes c5traux de la philosophie duali/e admise jusqu' ce j\r3 le dieu p]sonnel1 l'immortalit de l'me et le libre arbitre4 ,beauc\p d'entre n\s assi/5t sans d\te avec un vif regret1 peut-mme avec une pr(onde d\leur1 la *ute de ces dieux1 qui fur5t les bi5s spirituels suprmes de nos *]s p>5ts et anctres4 ,consolons-n\s1 cep5dant1 avec les p>oles du pote3 ,l'anci5 succombe1 les temps se modifi5t ,et sur les ru9es fleurit une vie n\velle6 ,l'anci5ne conception du ,dualisme idali/e1 avec ses dogmes my/iques et an?ropi/iques1 tombe en ru9es2 mais au-dessus de cet imm5se *amp de dcombres se lve1 augu/e et spl5dide1 le n\veau soleil de notre ,monisme rali/e1 qui n\s ouvre t\t gr& le temple m]veilleux de la nature4 ,dans le culte pur du vrai1 du beau1 du bi51 qui =me le c5tre de notre n\velle religion moni/e1 n\s tr\v]ons une ri*e comp5sation au triple idal an?ropi/ique de ,dieu1 lib]t et immortalit que n\s avons p]du4 ,dans les tudes qu'on vi5t de lire sur les nigmes de l'univ]s1 j'ai fait nettem5t ressortir mon po9t de vue moni/e avec ses consqu5ces et j'ai clairem5t s\lign l'opposition qu'il prs5te p> rapport la conception duali/e1 encore auj\rd'hui rgnante4 ,je m'appuie d'ailleurs sur l'adhsion de presque t\s les naturali/es mod]nes1 ceux du mo9s qui ont le dsir et le c\rage de pr(ess] une conviction philosophique a*eve et =mant un t\t4 ,je ne v\drais cep5dant pas pr5dre cong de mes lecteurs sans leur faire rem>qu]1 en signe de rconciliation1 que ce contra/e brutal s'attnue jusqu' un c]ta9 degr1 qu& on rfl*it avec cl>t et logique1--que mme il peut se rs\dre en une heureuse h>monie4 ,une p5se p>faitem5t consqu5te avec elle-mme1 l'application uni=me des gr&s pr9cipes l'ensemble t\t enti] du ,cosmos1-- la nature organique aussi bi5 qu' l'inorganique--rappro*]ont l'un de l'autre les deux antipodes du ?isme et du pan?isme1 du vitalisme et du mcanisme1 jusqu' les faire se t\*]4 ,mais il e/ vrai qu'une p5se consqu5te avec elle-mme demeure un r>e phnomne4 ,la gr&e majorit des philosophes s\hait]ai5t p\voir saisir de la ma9 droite la sci5ce pure1 fonde sur l'expri5ce1 mais en mme temps ne peuv5t pas se pass] de la foi my/ique fonde sur la rvlation et qu'ils reti5n5t de la ma9 gau*e4 ,ce dualisme contradictoire tr\ve son illu/ration c>actri/ique dans le conflit entre la raison pure et la raison pratique1 tel que n\s le con/atons dans la philosophie critique du plus m95t p5seur mod]ne1 du gr& ,,kant4 ,mais le nombre des p5seurs qui ont su triomph de ce dualisme p\r se t\rn] v]s le pur monisme a t\j\rs t re/re9t4 ,cela e/ aussi vrai des idali/es et des ?i/es consqu5ts avec eux-mmes1 que des rali/es et des pan?i/es l'esprit logique4 ,la conciliation des contraires app>5ts et p> suite le progrs v]s la solution de l'nigme fondam5tale1 se rappro*5t cep5dant de n\s *aque anne1 grce l'ext5sion cont9ue de notre connaissance de la nature4 ,aussi n\s e/-il p]mis d'espr] que le ,x,xe sicle1 qui va s'ouvrir1 concili]a sans cesse davantage les contraires et p> l'ext5sion du pur monisme1 propag]a sans cesse davantage la dsirable unification de notre conception de l'univ]s4 ,notre plus gr& pote et p5seur1 dont n\s clbr]ons s\s peu le c5t c9quantime anniv]saire1 ,w4 ,,goe!1 a donn au db du ,x,i,xe sicle1 de cette philosophie unitaire1 la plus potique expression1 dans ses immortels pomes3 ,fau/1 ,prom?e4 ,dieu et le monde6 ,d'aprs d'immortelles1 de gr&es ,lois d'aira9 ,n\s devons t\s ,accomplir le c]cle ,de notre exi/5ce4 ,,rem>ques ,,et ,,claircissem5ts #a4 ,p]spective cosmologique 7p4 #ad74--,la faible latitude que n\s p]met notre facult d'imag9ation dans l'apprciation des gr&es dim5sions dans le temps et dans l'espace e/ non seulem5t une gr&e s\rce d'illusions an?ropomorphiques1 mais encore un emp*em5t puissant la pure conception moni/e de l'univ]s4 ,p\r concevoir l'ext5sion inf9ie de l'espace1 il faut considr] d'une "p1 que les plus petits organismes visibles 7bactries7 sont gigantesques en comp>aison des atomes et des molcules invisibles qui demeur5t bi5 lo9 du doma9e de la visibilit1 mme si l'on emploie les microscopes les plus puissants4 ,il faut1 d'autre "p1 considr] les dim5sions inf9ies du monde1 dans lequel notre sy/me solaire n'a que la valeur d'une toile fixe et o notre t]re ne reprs5te qu'une *tive plante du pre/igieux soleil4 ,de mme1 n\s ne concevrons l'ext5sion inf9ie du temps qu'en n\s s\v5ant d'une "p des m\vem5ts physiques et physiologiques qui se t]m95t en une seconde1 et1 d'autre "p1 l'norme dure des espaces de temps que suppose le dveloppem5t de l'univ]s4 ,mme la dure relativem5t c\rte de la gologie organique 7p5dant laquelle s'e/ dveloppe la vie organique sur notre globe7 compr5d d'aprs les n\veaux calculs1 beauc\p plus de c5t millions d'annes1 c'e/--dire1 plus de #ajj4jjj milli]s d'annes6 ,sans d\te1 les faits gologiques et palontologiques1 sur lesquels ces calculs se fond5t1 ne f\rniss5t que des donnes numriques trs inc]ta9es et trs v>iables1 t&is que la plup>t des autorits compt5tes admett5t actuellem5t comme moy5ne vraisemblable #ajj #bjj millions d'annes p\r la dure de la gologie organique1 celle-ci1 d'aprs d'autres apprciations ne s't5drait qu' #be ou #ej millions2 d'aprs une valuation gologique exacte de ces d]ni]s temps1 elle compr5drait au mo9s quatorze c5t millions d'annes 7,cf4 mon disc\rs de ,cambridge sur l',orig9e de l'homme1 #ahih1 p4 #ea47 ,mais si n\s sommes t\t fait hors d'tat de dt]m9] d'une faon peu prs sre la dure absolue des priodes phylognitiques1 n\s possdons1 p> contre1 =t bi5 les moy5s d'valu] approximativem5t leur dure relative4 ,si n\s pr5ons p\r *iffre m9imum c5t millions d'annes1 elles se rp>tiront peu prs de la faon suivante dans les c9q priodes pr9cipales de la gologie organique3 ,i4 ,priode ar*ozoque 7poque primordiale71 du db de la vie organique la f9 de la =mation cambri5ne 7priode des ,inv]tbrs7 #eb millions4 ,,ii4 ,priode palozoque 7poque primaire71 du db de la =mation siluri5ne jusqu' la f9 de la =mation p]mi5ne 7priode des poissons7 #cd millions4 ,,iii4 ,priode msozoque 7poque secondaire71 du db de la priode du trias jusqu' la f9 de la priode crtace 7priode des reptiles7 #aa millions4 ,,iv4 ,priode cnozoque 7poque t]tiaire71 du db de la priode ocne la f9 de la priode pliocne1 7priode des mammifres7 #c millions4 ,v4 ,priode an?ropozoque 7poque quat]naire71 du db de l'poque diluvi5ne 7 laquelle se rapporte vraisemblablem5t le langage huma97 jusqu' l'poque actuelle1 priode de l'homme1 au mo9s #ajj4jjj ans #j1a million4 ,p\r r5dre plus accessible au p\voir de comprh5sion de l'homme l'norme dure de ces priodes phylogntiques1 p\r faire s5tir en p>ticuli] la brivet relative de ce qu'on appelle l'hi/oire univ]selle 7c'e/--dire l'hi/oire des nations civilises671 un de mes lves1 ,he9ri* ,s*midt 7de ,ina7 a rcemm5t rduit le m9imum admis de c5t millions d'annes un j\r p> une rduction *ronomtrique4 ,dans cette *elle de rduction1 les #bd heures du j\r de la cration se rp>tiss5t de la faon suivante dans les c9q priodes phylogntiques1 cites plus haut3 ,i4 ,priode ar*ozoque4 7#eb millions d'annes7 #ab h4 #cj' 7de m9uit midi et demi47 ,,ii4 ,priode palozoque 7#cd millions d'annes7 #h h4 #je' 7de midi et demi #h h4 et demie du soir47 ,,iii4 ,priode msozoque 7#aa millions d'annes7 #b h4 #ch' 7de #h h4 et demie #aa h4 et qu>t47 ,,iv4 ,priode cnozoque 7#c millions d'annes7 #dc' 7de #aa h4 et qu>t m9uit mo9s deux m9utes47 ,v4 ,priode an?ropozoque 7#j1a-j1b de million d'annes7 #jb'4 ,,vi4 ,priode de civilisation 7hi/oire univ]selle7 #je 7#f4jjj ans47 ,si l'on se cont5te donc d'admettre le m9imum de #ajj millions d'annes 7et non le maximum de #a1djj7 p\r la dure du dveloppem5t organique sur notre globe et qu'on la rduise #bd heures1 ce que l'on appelle l'hi/oire univ]selle ne compte que c9q secondes4 7,prome!us ,xe anne4 #ahii1 no #bd #dib1 p4 #cha47 #b4 ,ess5ce de la maladie4--,la pa?ologie e/ dev5ue une vritable sci5ce au c\rs de notre ,x,i,xe sicle1 depuis que l'on a appliqu les doctr9es fondam5tales de la physiologie 7et surt\t de la ?orie cellulaire7 l'organisme huma9 soit en tat de sant1 soit en tat de maladie4 ,depuis cette poque la maladie n'e/ plus une ess5ce spciale1 c'e/ une vie dans des conditions anormales1 nuisibles et dang]euses4 ,depuis cette poque galem5t t\t mdec9 in/ruit ne *]*e plus les causes de la maladie dans les influ5ces my/iques d'ordre surnaturel1 mais dans les conditions physiques et *imiques du monde extrieur1 et dans leurs rapports avec l'organisme4 ,les petites bactries j\5t l un gr& rle4 ,cep5dant1 ma9t5ant encore1 dans des sphres t5dues 7mme *ez les g5s in/ruits7 se ma9ti5t cette conception anci5ne1 sup]/itieuse1 que les maladies sont appeles p> de mauvais esprits ou sont les punitions infliges aux hommes p> ,dieu p\r leurs p*s4 ,cette op9ion tait encore reprs5te p> exemple1 au milieu du sicle1 p> un pa?ologue di/+u1 le conseill] priv ,,r+seis1 ,muni*4 #c4 ,impuissance de la psy*ologie introspective4--,p\r se p]suad] que la ?orie mtaphysique et traditionnelle de l'me e/ compltem5t en tat de rs\dre les gr&s problmes de cette sci5ce p> l'activit propre de la p5se1 il suffit de jet] un c\p d'oeil sur les manuels les plus usits de la psy*ologie mod]ne qui s]v5t de guide dans la plup>t des c\rs des facults4 ,on n'y fait aucune m5tion de la /ructure anatomique des organes de l'me1 ni des rapports physiologiques de leurs fonctions1 ni de l'ontognie ni de la phylognie de la psy*4 ,au lieu de le faire1 ces purs psy*ologues se livr5t des fantaisies sur l'ess5ce de l'me qui e/ immatrielle1 dont p]sonne ne sait ri5 et attribu5t ce fantme immortel t\tes les m]veilles possibles4 ,en outre1 ils injuri5t violemm5t ces m*ants naturali/es matriali/es qui se p]mett5t1 au moy5 de l'expri5ce1 de l'obs]vation1 de l'exprim5tation1 de dmontr] le nant de leurs *imres mtaphysiques4 ,un exemple plaisant de ces invectives communes n\s a t f\rni rcemm5t p> le ,dr ,a4 ,,wagn] dans son ouvrage ,grundprobleme d] ,naturwiss5s*aft1 ,briefe e9es unmod]n5 ,natur=s*]s1 ,b]l9 #ahhg4 ,le *ef rcemm5t dcd du matrialisme mod]ne1 le pr(esseur ,l4 ,,bu*n] qui se tr\vait trs violemm5t attaqu lui a rpondu comme il conv5ait 7,b]l9] ,geg5w>t1 #ahig1 #dj1 p4 #bah1 et ,mun*5] ,algeme9e ,zeitung1 supplm5t #bj m>s #ahii no #eh4--,un ami intellectuel du ,dr ,a4 ,,wagn]1 ,m4 le ,dr ,a4 ,,brodbeck1 de ,hanovre1 m'a fait d]nirem5t l'honneur de dirig] contre mon ,monisme une attaque semblable bi5 que plus conv5able4 ,kraft und ,gei/ ,e9e ,/reits*rift geg5 d5 unhaltb>5 ,s*e9-,monismus ,pr(essor ,hckel's und ,g5oss54 ,leipzig1 ,/rau* #ahii74 ,m4 ,,brodbeck t]m9e sa prface p> cette phrase3 ,je suis curieux de savoir ce que les matriali/es p\rront me rpondre4--,la rponse e/ trs simple3 ,etudiez assidm5t p5dant c9q ans les sci5ces naturelles1 et surt\t l'an?ropologie 7spcialem5t l'anatomie et la physiologie du c]veau67 et v\s acqu]rez1 a9si1 les connaissances empiriques prlim9aires indisp5sables des faits fondam5taux1 connaissances qui v\s font encore compltem5t dfaut4 #d4 ,l',ide nationale4--,comme cette soi-disant ide nationale d',,adolphe ,,ba/ian a t s\v5t admire et clbre non seulem5t en e?nographie1 mais encore en psy*ologie1 et que mme son inv5teur la considre comme le fruit ?orique le plus important de son infatigable application1 il n\s fait obs]v] que dans aucun des nombreux et importants ouvrages de ,,ba/ian on ne peut tr\v] une df9ition claire de ce fantme my/ique4 ,il e/ dplorable que ce voyageur et collectionneur m95t ne compr5ne ri5 la ?orie mod]ne de l'volution4 ,les nombreuses attaques qu'il a diriges contre le d>w9isme et le trans=misme sont les produits les plus tranges et en p>tie les plus amusants de t\te l'abondante littrature qui s'occupe de ce sujet4 #e4 ,novitalisme4--,bi5 que le d>w9isme ait port un c\p fatal la doctr9e my/ique d'une =ce vitale surnaturelle et en ait heureusem5t triomph1 il y a v+t ans dj1 cette ?orie vi5t de rep>atre et a mme1 dans ces dix d]nires annes1 r5contr de nombreux adhr5ts4 ,le physiologue ,,bunge1 le pa?ologue ,,r9dfleis*1 le botani/e ,,re9ke et d'autres1 ont df5du avec gr& succs cette foi en la =ce vitale immatrielle et intellectuelle qui vi5t de r5atre4 ,quelques-uns de mes anci5s lves ont montr le plus gr& zle4 ,ces naturali/es trs mod]nes ont acquis la conviction que la doctr9e de l'volution et surt\t le d>w9isme con/itu5t une ?orie errone1 sans consi/ance et que l'hi/oire n'e/ aucunem5t une sci5ce4 ,l'un d'entre eux a mme port ce diagno/ic que t\s les d>w9i/es sont atte9ts de ramollissem5t crbral4 ,mais comme malgr le novitalisme1 la gr&e majorit des naturali/es mod]nes 7plus des neuf diximes7 voit dans la doctr9e de l'volution le plus gr& progrs qu'ait accompli la biologie dans notre sicle1 il n\s faut expliqu] ce fait regrettable p> une effroyable pidmie crbrale4 ,t\tes ces communications v5ant de spciali/es l'esprit confus et troit ont t\t aussi peu d'effet sur notre doctr9e de l'volution et sur l'hi/oire des sci5ces que les excommunications du pape 7p4 #def74 ,le novitalisme app>at dans t\te son insuffisance et dans t\te son inconsi/ance qu& on l'oppose dans t\t le monde organique aux faits f\rnis p> l'hi/oire4 ,ces faits hi/oriques de l'hi/oire de l'volution ent5dus au s5s le plus l>ge1 les fondem5ts de la gologie1 de la palontologie1 de l'ontognie1 etc41 ne sont explicables dans leur liaison naturelle que grce notre doctr9e moni/e de l'volution1 qui ne s'accorde ni avec l'anci51 ni avec le n\veau vitalisme4 ,cette d]nire ?orie pr5d de l'ext5sion2 cela s'explique en p>tie p> un fait regrettable1 p> la raction gnrale dans la vie politique et individuelle qui di/+ue trs dsavantageusem5t la d]nire dcade du ,x,i,xe sicle de celle du ,x,v,i,i,ie4 ,en ,allemagne1 en p>ticuli]1 ce que l'on a appel l're n\velle 7neue ,kurs7 a fait natre un byzant9isme dprimant qui s'ex]ce non seulem5t dans la vie politique et religieuse1 mais encore dans l'art et dans la sci5ce4 ,cep5dant cette raction mod]ne ne con/itue en somme qu'un pisode passag]4 #f4 ,plasmodomes et plasmophages4--,la division des proti/es ou tres vivants unicellulaires dans les deux gr\pes des plasmodomes et des plasmophages1 e/ la seule classification qui p]mette de les faire r5tr] dans les deux gr&s rgnes de la nature organique1 le rgne animal et le rgne vgtal4 ,les plasmodomes 7dont font p>tie ce que l'on appelle les algues unicellulaires7 possd5t l'*ange de matire c>actri/ique des plantes proprem5t dites4 ,le plasma1 crateur de leur corps cellulaire1 j\it de la proprit *imico-physiologique de p\voir =m] du n\veau plasma vivant p> syn?se et rduction 7assimilation de c>bone7 de comb9aisons anorganiques 7eau1 acide c>bonique1 ammoniaque1 acide nitrique74 ,les plasmophages1 p> contre 7infusoires et rhizopodes71 possd5t l'*ange de matire des animaux proprem5t dits4 ,le plasma analytique de leur corps cellulaire ne possde pas cette proprit syn?tique4 ,il faut que leur plasma emprunte sa n\rriture ncessaire directem5t ou indirectem5t au rgne vgtal4 ,a l'orig9e 7au comm5cem5t de la vie organique sur la t]re71 c'e/ d'abord p> ar*igonie que sont ns les vgtaux primitifs plasmodomes 7phytomonres1 probiontes1 *romaces72 c'e/ de ces d]ni]s que sont prov5us p> mtasitisme les animalcules plasmophages 7zoomonres1 bactries1 amibes74 ,j'ai expliqu le phnomne important de ce mtasitisme dans la d]nire dition de mon ,hi/oire de la cration naturelle 7#ahih1 p4 #dbf-dci74 ,j'en ai fait une discussion complte dans le premi] tome de ma ,phylognie sy/matique 7#ahid1 p4 #dd-ee74 #g4 ,/ades d'volution de l'me cellulaire4--,j'ai di/+u quatre /ades pr9cipaux dans la psy*ognie des proti/es3 #a l'me cellulaire des ar*ephytes2 #b des ar*ezoaires2 #c des rhizopodes2 #d des infusoires4 ,i4 ,a4 ,ame cellulaire des ar*ephytes ou phytomonres1 des plantes les plus simples ou protophytes4 ,de ces =mes les plus primitives de la vie organique1 n\s connaissons exactem5t la classe des *romaces ou cyanophyces1 avec les trois familles des *roocoques1 des oscillaires et des no/ocaces 7,phylognie sy/matique1 ,i1 #hj74 ,le corps1 dans le cas le plus simple 7procytelle1 *roocoque1 gleo?que et autres cocco*romales7 un petit noyau de plasma globuleux1 v]t bleu ou v]t brun1 sans noyau cellulaire1 sans /ructure reconnaissable semblable un gra9 de *lorophylle des cellules des plantes suprieures4 ,sa sub/ance homogne e/ s5sible la lumire et =me du plasma p> une syn?se d'eau1 d'acide c>bonique et d'ammoniaque4 ,les m\vem5ts molculaires int]nes qui p]mett5t cet *ange de matire vgtale1 ne sont pas visibles extrieurem5t4 ,la reproduction se fait de la faon la plus simple1 p> division4 ,*ez beauc\p de *romaces ces produits de division se rang5t en un c]ta9 ordre2 ils =m5t s\v5t des *anes1 et *ez les oscillaires1 ils excut5t des m\vem5ts p>ticuli]s d'oscillation dont la raison et la signification sont inconnues4 ,ces *romaces sont p>ticulirem5t importantes au po9t de vue de la psy*ognie phyltique p>ce que les plus anci5nes d'entre elles 7probiontes7 sont nes p> ar*igonie de comb9aisons anorganiques4 ,c'e/ avec la vie organique que l'activit psy*ologique la plus simple a pris naissance l'orig9e 7,phylognie sy/matique1 ,i1 #ca-cd1 #gh-hj74 ,la vie consi/ait uniquem5t en un *ange de matires vgtales et en une multiplication p> division 7consqu5ce de l'accroissem5t74 ,l'activit psy*ologique se bornait la s5sibilit la lumire et un *ange *imique1 comme cela se passe dans les plaques photographiques s5sibles4 ,i4 ,b4 ,ame cellulaire des ar*ozoaires ou zoomonres1 les plus simples des animaux primitifs ou protozoaires4 ,le corpuscule e/ comme *ez les ar*ephytes un gra9 de plasma homogne1 sans /ructure et sans noyau2 mais l'*ange de matires e/ oppos4 ,comme le gra9 de plasma a p]du la qualit plasmodomique de la syn?se1 il lui faut emprunt] sa n\rriture d'autres organismes4 ,il dcompose le plasma p> analyse1 p> oxydation d'album9ate et d'hydrates de c>bone4 ,a l'orig9e ces zoomonres sont prov5ues de phytomonres plasmodomes p> mtasitisme1 p> une modification dans l'*ange des matires#fh4 ,n\s connaissons deux classes de ces ar*eozoaires1 les bactries et les rhizomonres4 ,les petites bactries 7ranges la plup>t du temps p>mi les *ampignons et dsignes s\s le nom de s*izomyctes7 sont des cellules sans noyau1 et cons]v5t une =me con/ante globuleuse *ez les sphrobactries 7micrococcus1 /reptococcus71 en btonnets *ez les rhabdobactries 7bacillus1 eubactrium71 en spirale *ez les spirobactries 7spirillum1 vibrio74 ,on sait que depuis peu ces bactries prs5t5t un rem>quable intrt p>ce que1 malgr leur /ructure trs simple1 elles caus5t les modifications les plus importantes dans d'autres organismes4 ,les bactries zymognes occasionn5t la f]m5tation1 la putrfaction1 les bactries pa?ognes sont les causes des maladies infectieuses les plus r$\tables 7tub]culose1 typhus1 *olra1 lpre72 les bactries p>asitaires viv5t dans les tissus de beauc\p de plantes et d'animaux sans leur caus] ni beauc\p de bi51 ni beauc\p de mal2 les bactries symbiotiques favoris5t trs utilem5t la nutrition et l'accroissem5t des plantes 7ess5ces =e/ires7 et des animaux *ez qui elles viv5t en bons mutuali/es4 ,ces petits ar*eozoaires tmoign5t d'un gr& degr de s5sibilit2 ils di/+u5t des diffr5ces physiques et *imiques dlicates2 beauc\p j\iss5t de la facult de se dplac] mom5tanm5t 7grce des cils vibratiles74 ,le puissant intrt psy*ologique que prs5t5t les bactries consi/e en ce que ces diffr5tes fonctions de s5sibilit et de m\vem5t app>aiss5t s\s la =me la plus simple comme des processus physiques et *imiques accomplis p> la sub/ance homogne du corpuscule plasmique qui n'a ni noyau ni /ructure4 ,l'me du plasma manife/e ici le po9t d'orig9e le plus anci5 de la vie psy*ologique animale4 ,la mme obs]vation s'applique aux rhizomonres les plus anci5nes 7protomonas1 protomyxa1 ,vampyrella1 etc472 elles se di/+u5t des petites bactries p> la mobilit de leur =me1 elles possd5t des app5dices en =me de lambeaux 7protomoeba7 ou de fils 7protomyxa74 ,ces pseudopodes sont employs diffr5tes fonctions animales1 comme organes du tact1 de mobilit1 de nutrition1 et cep5dant ils ne con/itu5t pas des organes con/ants1 mais des app5dices v>iables de la masse homogne et demi-liquide du corpuscule qui peuv5t natre et disp>atre t\t po9t de la surface comme *ez les rhizopodes proprem5t dits4 #fh ,phylognie sy/matique1 t4 ,i1 #ahid1 #cg1 #ch1 #aja1 #ajh4 ,i4 ,c4 ,ame cellulaire des rhizopodes4 ,la gr&e classe des rhizopodes prs5te plusieurs po9ts de vue un gr& intrt p\r la psy*ognie phyltique4 ,dans ce gr\pe de protozoaires =mes trs v>ies1 n\s connaissons plusieurs milli]s d'espces 7vivant p\r la plup>t dans la m]7 et n\s les di/+uons pr9cipalem5t p> la =me c>actri/ique du squelette que le corpuscule unicellulaire scrte dans un b de protection ou de s\ti54 ,ce cy!cium tant *ez les talamophores coquille calcaire que *ez les radiolaires coquille siliceuse e/ d'une =me trs v>ie1 en gnral trs lgante et trs rgulire4 ,dans beauc\p des =mes les plus gr&es1 7nummulites1 phodaires7 se montre une disposition tonnamm5t complique2 elle se transmet dans les espces isoles avec une con/ance relative aussi gr&e que la =me spcifique typique *ez les animaux suprieurs4 ,et n\s savons cep5dant que ces tonnantes m]veilles de la nature sont les produits de scrtion d'un plasma amorphe1 liquide et consi/ant qui projette les mmes pseudopodes v>iables que les rhizomonres dont n\s avons p>l4 ,p\r expliqu] ce phnomne1 il n\s faut attribu] au plasma sans /ructure des rhizopodes unicellulaires un s5tim5t pla/ique de la di/ance qui leur e/ p>ticuli] a9si qu'un s5tim5t de l'quilibre hydro/atique#fi4 #fi ,,ern/ ,,haeckel1 ,monographie des radiolaires1 ,ire "p4 7#ahfb71 p4 #abg-ace4 ,i,ie "p4 7#ahhg7 p4 #aac-abb4 ,n\s voyons de plus que la mme sub/ance homogne e/ s5sible aux excitations lum9euses1 caloriques1 lectriques1 la pression et aux ractifs *imiques4 ,de mme l'obs]vation microscopique la plus scrupuleuse n\s conva9c que cette masse album9euse1 muqueuse1 liquide1 ne possde pas de /ructure anatomique apprciable1 bi5 que n\s devions admettre l'hypo?se d'une /ructure molculaire trs dveloppe1 invisible p\r n\s et hrditaire4 ,n\s voyons que le nombre et la =me des mailles du rseau muqueux que =m5t en s'unissant les milli]s de pseudopodes rayonnant dans leurs r5contres =tuites *ang5t con/amm5t et qu& n\s les excitons violemm5t ils r5tr5t t\s dans le plasma commun des corpuscules globuleux4 ,n\s obs]vons le mme fait sur une gr&e *elle *ez les mycelozoaires ou mycomyctes1 p> exemple *ez l'ae?alium septicum qui rec\vre d'un mucus jaune gigantesque les c\*es de tan4 ,en une plus faible mesure et s\s une =me plus simple1 n\s obs]vons la mme me des rhizopodes *ez les amibes ord9aires4 ,ces cellules nues projetant des lambeaux sont p>ticulirem5t intressantes p> ce fait que leur con/itution primitive se retr\ve p>t\t dans les tissus d'animaux unicellulaires plus levs4 ,le jeune oeuf dont l'homme provi5t1 les millions de leucocytes ou globules blancs qui circul5t dans notre sang1 beauc\p de cellules muqueuses1 etc41 sont amibodes4 ,qu& ces cellules voyag5t 7planocytes7 ou mang5t 7phagocytes71 elles manife/5t les mmes phnomnes vitaux propres aux animaux1 les mmes faits de m\vem5t et de s5sibilit que les amibes isoles4 ,t\t d]nirem5t ,,rhumbl] a montr1 dans une excell5te tude1 que beauc\p de ces m\vem5ts amibodes donn5t l'impression d'une activit psy*ique1 mais peuv5t tre crs exprim5talem5t et dans la mme =me dans des corps inorganiques4 ,i4 ,d4 ,ame cellulaire des infusoires4 ,c'e/ *ez les infusoires proprem5t dits1 tant *ez les flagells que *ez les cilis et *ez les ac9etes que l'activit psy*ique animale des organismes unicellulaires atte9t son degr le plus lev4 ,ces animalcules dlicats dont le corps t5dre revt ord9airem5t une =me trs simple1 arrondie et allonge1 se meuv5t d'une faon p>ticulirem5t vive dans l'eau1 nageant1 c\rant1 grimpant4 ,ils utilis5t1 comme organes moteurs1 les f9s petits poils qui sort5t de la pellicule4 ,des organes moteurs d'une autre espce sont con/itus p> les fibres musculaires contractiles 7myophnes7 qui se tr\v5t s\s la pellicule et modifi5t la =me du corps d'aprs leur comb9aison4 ,ces myophnes se dvelopp5t sur des po9ts isols du corpuscule p\r =m] les organes moteurs spciaux4 ,les vorticelles se c>actris5t p> un muscle ptiol contractile et beauc\p d'hypotriques1 p> un muscle obturateur de l'orifice cellulaire4 ,des organes de s5sibilit spciaux se sont galem5t dvelopps *ez eux4 ,en p>ticuli] c]ta9s cils phosphoresc5ts se sont trans=ms en organes olfactifs et gu/atifs4 ,*ez les infusoires qui se reproduis5t p> la copulation de deux cellules1 il faut admettre une s5sibilit *imique semblable l'odorat des animaux plus levs4 ,et si les deux cellules qui copul5t prs5t5t dj une diffr5ciation sexuelle1 ce *motropisme pr5d un c>actre rotique4 ,on peut alors di/+u] dans la cellule la plus gr&e1 la cellule femelle une ta*e de conception et dans la cellule la plus petite un cne de fcondation4 #h4 ,=mes pr9cipales des cnobies4--,les nombreuses =mes d'unions cellulaires qui sont trs importantes puisqu'elles =m5t le passage entre les protozoaires et les mtazoaires n'ont pas jusqu' prs5t t suffisamm5t apprcies4 ,beauc\p de *romaces1 de paulotomies1 de diatomes1 de desmidiaces1 de ma/igotes et de mele?aelies con/itu5t des cnobies de protophytes4 ,des cnobies de protozoaires se r5contr5t dans plusieurs gr\pes de rhizopodes 7polycytt>ia7 et d'infusoires 7*ez les flagells et *ez les cilis1 cf4 ,phylognie sy/matique1 l41 p4 #eh74 ,t\tes ces cnobies provi5n5t d'une division rpte 7la division a lieu1 dans la plup>t des cas1 le b\rgeonnem5t e/ plus r>e7 d'une cellule-mre simple4 ,d'aprs la =me p>ticulire de cette division et en suivant la disposition spciale des gnrations cellulaires sociales qui en sont prov5ues1 on peut di/+u] quatre =mes pr9cipales de cnobies3 #a ,cnobies grgales1 masses glat9euses de =me globuleuse1 cyl9drique1 plate1 d'un volume indt]m91 dans lesquelles de nombreuses cellules de mme espce 7la plup>t du temps sans ordre fixe7 sont rp>ties 7la masse glat9euse1 dp\rvue de /ructure qui les runit e/ scrte p> les cellules mmes74 ,la morula app>ti5t ce gr\pe2 #b ,cnobies sphrales1 globules glat9eux la surface desquels les cellules sociales sont disposes les unes ct des autres en une simple range4 ,les colonies globuleuses des volvoc9es et des halosphres1 des catallactes et des polycyttaires4 ,cette =me e/ p>ticulirem5t intressante p>ce que sa disposition rappelle la bla/ula des mtazoaires4 ,comme dans le bla/od]me de ces d]ni]s1 s\v5t les nombreuses cellules des cnobies sphrales se tr\v5t s]res les unes contre les autres et con/itu5t un pi?lium trs simple 7=me la plus anci5ne du tissu74 ,il en e/ a9si *ez les magosphres et les halosphres4 ,dans d'autres cas1 p> contre1 les cellules sociales sont sp>es p> des int]valles et ne sont ratta*es entre elles que p> des ponts de plasma comme si elles se donnai5t la ma94 ,c'e/ ce que l'on r5contre *ez les volvoc9es et les phylocyttaires 7sphrozoaires1 collosphres1 etc472 #c ,cnobies arborales4 ,t\t le btonnet cellulaire e/ ramifi et ressemble une tige de fleurs4 ,comme le fond1 les fleurs et les feuilles1 dans ce d]ni] cas1 les cellules sociales se tr\v5t sur les bran*es d'un tronc glat9eux ramifi1 ou bi5 encore dans leur multiplication elles se dispos5t de telle faon que t\te la colonie ressemble un arbrisseau1 un polypi]4 ,il en e/ a9si *ez beauc\p de diatomes et de ma/igotes1 de flagells et de rhizopodes4 #d ,cnobies cat5ales4 ,les cellules se divisant plusieurs reprises 7transv]salem5t7 et les produits de cette division tant rangs les uns ct des autres1 il se produit des filets ou *anes de cellules4 ,p>mi les protophytes1 elles sont trs rp&ues *ez les *romaces1 desmidiaces1 diatomes1 et p>mi les protozoaires *ez les bactries et les rhizopodes1 plus r>em5t *ez les infusoires4 ,dans t\tes ces diffr5tes =mes de cnobies int]vi5n5t deux degrs diffr5ts d'individualits a9si que d'activit psy*ique3 #a l'me cellulaire de *aque cellule individuelle1 #b l'me cnobiale de t\te la colonie cellulaire4 #i4 ,psy*ologie des cuidaires4--,l'hydre1 polype d'eau d\ce ord9aire possde un corps ovale d'une con/itution trs simple1 de deux ranges de cellules1 ressemblant une ga/rula qui se s]ait fixe4 ,aut\r de la b\*e se tr\ve une c\ronne de t5tacules4 ,les deux ranges de cellules qui con/itu5t la p>oi du corps 7et mme la p>oi des t5tacules7 sont les mmes que *ez les prdcesseurs immdiats des polypes1 *ez les ga/rades4 ,une diffr5ce s'e/ p\rtant tablie dans l'ectod]me1 la division du travail exi/e p>mi les cellules4 ,entre les cellules ord9aires indiffr5tes se tr\v5t des cellules urticantes1 des cellules sexuelles et des cellules neuromusculaires4 ,ces d]nires sont p>ticulirem5t intressantes4 ,du corps cellulaire "p un long app5dice en =me de filet qui se dirige v]s l'intrieur1 il e/ contractile un haut degr et r5d possibles les vives contractions du corps4 ,on le considre comme l'orig9e de la con/itution musculaire1 aussi le nomme-t-on myophne ou myonme4 ,comme la p>tie extrieure des mmes cellules e/ s5sible1 on les dsigne s\s le nom de cellules neuromusculaires ou encore cellules musculaires pi?liales4 ,comme les cellules vois9es sont relies p> de f9s prolongem5ts et qu'elles sont peut-tre unies en un plexus n]veux p> les prolongem5ts des cellules ganglionnaires p>ses1 t\tes ces fibres musculaires peuv5t se contract] en mme temps1 mais un organe n]veux c5tral1 un ganglion vritable n'exi/e pas encore1 pas plus que n'exi/5t d'organes des s5s diffr5cis4 ,les nombreuses =mes des hydropolypes m>9s 7tubul>ies1 campan>ies7 possd5t la mme /ructure pi?liale que l'hydre4 ,la plup>t des espces port5t des b\rgeons et =m5t des pi$s4 ,les nombreux individus qui compos5t ces pi$s sont entre eux en relation directe4 ,une =te excitation v5ant atte9dre une p>tie de le socit peut se transmettre t\s ses membres et caus] la contraction de beauc\p d'entre eux ou mme de t\s4 ,de plus faibles excitations n'amn5t de contraction que *ez le seul individu atte9t4 ,n\s p\vons donc di/+u] dj *ez les polypi]s une d\ble me2 l'me p]sonnelle du polype isol1 et l'me cormale et commune de t\t le pi$4 ,ame des mduses4--,les mduses qui sont =t prs des petits polypes fixes et nag5t librem5t1 possd5t une organisation bi5 suprieure surt\t les gr&es et belles discomduses4 ,leur corps t5dre1 glat9eux ressemble un p>apluie ouv]t1 s'appuyant sur #d ou #h rayons4 ,au man*e du p>apluie 7umbrella7 correspond le canal /omacal qui desc5d au milieu4 ,a son extrmit infrieure se tr\ve la b\*e1 =me de #d lambeaux1 trs s5sible et trs mobile4 ,a la surface infrieure de l'ombrelle se tr\ve une c\*e de muscles annulaires dont la contraction rgulire ma9ti5t plus solidem5t arque l'ombrelle et expuls5t v]s la p>tie infrieure l'eau de m] cont5ue dans les cavits4 ,sur le bord libre et circulaire de l'ombrelle sig5t1 rp>tis en gnral int]valles gaux1 #d ou #h organes s5soriels a9si que de longs t5tacules1 trs mobiles et trs s5sibles4 ,les organes s5soriels 7s5silla7 sont tantt de simples yeux ou des amp\les auditives1 tantt des massues s5sorielles composes 7rhopalia7 dont *acune conti5t un oeil1 une amp\le auditive et un organe gu/atif4 ,le long du bord de l'ombrelle c\rt un anneau n]veux qui met en communication les petits ganglions n]veux situs la base des t5tacules4 ,ces d]ni]s envoi5t des n]fs s5sitifs aux organes des s5s et des n]fs moteurs aux muscles4 ,a cette /ructure diffr5cie de l'app>eil psy*ique correspond *ez les mduses une activit psy*ique vive et compltem5t dveloppe4 ,elles meuv5t comme il leur plat les diffr5tes p>ties de leur corps1 ragiss5t contre la lumire1 la *aleur1 l'lectricit1 les excitations *imiques comme les animaux suprieurs4 ,l'anneau n]veux du bord de l'ombrelle avec ses #d ou #h ganglions con/itue un organe c5tral et celui-ci p]met qu'il y ait relation entre les diffr5ts organes s5sibles et moteurs4 ,mais de plus *acune des #d ou #h p>ties radiales qui conti5t un ganglion a son me et peut indp5damm5t des autres manife/] de la s5sibilit et de la motilit4 ,l'me des mduses possde donc dj le vritable c>actre de l'me n]veuse1 mais elle f\rnit en mme temps un trs intressant exemple du fait que cette me peut se divis] en plusieurs p>ties d'gale valeur4 ,mtag5se de l'me4--,les petits polypes fixes et les gr&es mduses qui nag5t librem5t app>aiss5t t\s les po9ts de vue comme des animaux si diffr5ts qu'autrefois on en faisait univ]sellem5t deux classes totalem5t di/9ctes4 ,le polype1 de /ructure simple1 n'a ni n]fs1 ni muscles1 ni organes s5soriels diffr5cis2 son me e/ mise en action p> la range de cellules de l'ectod]me4 ,la mduse1 de /ructure plus complique1 j\it de n]fs et de muscles indp5dants1 de ganglions et d'organes s5soriels diffr5cis4 ,son me n]veuse a beso9 p\r son activit de cet app>eil complexe4 ,t&is que l'organe de nutrition des polypes se rduit la simple ouv]ture /omacale ou l'inte/9 primitif des anci5s ga/rades1 on tr\ve s\v5t sa place1 *ez les mduses1 un sy/me de ga/rocanal =t compliqu avec des po*es ou canaux de nutrition1 bi5 ordonns en rayons et p>tant de l'e/omac c5tral4 ,dans sa p>oi se dvelopp5t #d ou #h gl&es sexuelles indp5dantes ou gonades qui manqu5t encore aux polypes2 ici naiss5t de la faon la plus simple des cellules sexuelles isoles au milieu des cellules ord9aires et indiffr5tes4 ,la diffr5ce dans la /ructure1 dans la vie psy*ique de ces deux classes d'animaux e/ donc trs importante1 bi5 plus gr&e que la diffr5ce correspondante qui exi/e entre un homme et un poisson1 ou entre une f\rmi et un v] de t]re4 ,gr&e fut donc la surprise des zoologues qu& en #ahda1 l'm95t naturali/e ,,s>o 7d'abord pa/eur prote/ant1 puis zoologue moni/e7 fit la dc\v]te que ces deux =mes animales app>t5ai5t une seule et mme sphre de gnration4 ,des oeufs fconds des mduses naiss5t de simples polypes et ces d]ni]s produis5t p> la voie insexue du b\rgeonnem5t de n\velles mduses4 ,,/e5/rup1 ,cop5hague1 avait dj fait de semblables obs]vations sur les v]s inte/9aux et il runit en #ahdb t\tes les obs]vations s\s le t]me de mtag5se4 ,on dc\vrit plus t>d que le mme phnomne rem>quable e/ trs rp&u aussi bi5 *ez des animaux infrieurs que *ez des plantes 7m\sses1 f\gres74 ,ord9airem5t deux gnrations trs diffr5tes alt]n5t de telle faon que l'une e/ sexue1 produit oeuf et sp]me1 t&is que l'autre re/e insexue et se reproduit p> b\rgeonnem5t4 ,au po9t de vue de la psy*ologie phylogntique cette mtag5se des polypes et des mduses prs5te le plus vif intrt p>ce que les deux reprs5tants d'une mme espce animale qui alt]n5t rgulirem5t app>aiss5t comme si loigns1 non seulem5t dans leur /ructure1 mais encore dans leur activit psy*ique4 ,n\s p\vons suivre ici p> l'obs]vation directe1 en une c]ta9e mesure1 9 /atu nasc5di1 la naissance de l'me n]veuse de =me suprieure d'une me de =me infrieure2 et ce qui e/ surt\t important1 n\s p\vons l'expliqu] en montrant les causes qui se produis5t4 ,orig9e de l'me n]veuse4 ,la premire orig9e du sy/me n]veux1 des muscles et organes des s5s1 sa prov5ance de l'ectod]me peut ontogntiquem5t s'obs]v] directem5t *ez l'homme et *ez les animaux suprieurs1 mais l'explication phylogntique de ces phnomnes rem>quables ne peut tre atte9te qu'indirectem5t4 ,p> contre n\s en tr\vons l'explication directe dans la mtag5se des polypes et des mduses dont n\s v5ons de p>l]4 ,la cause effici5te de cette mtag5se se tr\ve dans les modes d'exi/5ce compltem5t diffr5ts de ces deux =mes animales4 ,les polypes1 antrieurs1 fixs comme des plantes sur le sol de la m] n'avai5t beso9 dans leurs simples prt5tions ni d'organes s5soriels suprieurs ni de muscles et de n]fs di/9cts4 ,p\r n\rrir leurs petits corps vsiculeux il leur suffisait de l'ectod]me1 de mme que le simple pi?lium de leur membrane ext]ne avec ses lg]s comm5cem5ts de diffr5ciation hi/ologique suffisait p\r recevoir leurs s5sations et accomplir leurs m\vem5ts t\j\rs id5tiques4 ,il en e/ t\t autrem5t *ez les gr&es mduses qui nag5t librem5t1 comme je l'ai montr dans ma monographie de ces beaux animaux18 si intressants 7#ahfd-ahhb72 grce leur adaptation aux conditions d'exi/5ce p>ticulires la m]1 leurs organes s5soriels1 leurs muscles et leurs n]fs ne doiv5t pas tre mo9s p>faits et di/9cts que *ez beauc\p d'animaux suprieurs4 ,p\r les n\rrir il a fallu que se dveloppt un ga/ro-canal compliqu4 ,la /ructure plus f9e de leurs organes psy*iques que ,,ri*>d ,,h]twig n\s a fait connatre1 en #ahhb1 correspond des prt5tions plus leves que le mode d'exi/5ce de ces animaux de proie nageant librem5t impose3 yeux1 organes auditifs1 organes p]mettant galem5t de pr5dre consci5ce de l'quilibre1 organes *imiques 7gu/atifs et olfactifs7 sont ns la suite de la di/9ction et de la consci5ce des diffr5tes excitations2 les m\vem5ts arbitraires dans la nage1 la capture de la proie1 dans l'+e/ion de la n\rriture1 dans la lutte contre les ennemis ont conduit la di/9ction de gr\pes de muscles4 ,la liaison rgulire tablie entre les organes moteurs et ces organes s5sibles a caus le dveloppem5t des #d #h ganglions radis situs sur le bord de l'ombrelle a9si que de l'anneau n]veux qui les unit4 ,mais si les oeufs fconds de ces mduses se dvelopp5t de n\veau s\s =mes de polypes libres1 ce ret\r s'explique p> les lois de l'hrdit lat5te4 #aj4 ,psy*ologie des s+es4--,comme les s+es et surt\t les s+es an?ropodes sont trs rappro*s des hommes non seulem5t relativem5t la /ructure et au mode d'volution1 mais encore s\s t\s les rapports p\r la vie psy*ique1 l'tude comp>ative de la psy*ologie des s+es ne saurait tre recomm&e d'une faon assez pressante nos psy*ologues de pr(ession4 ,la visite des j>d9s zoologiques1 des ?tres o p>aiss5t les s+es e/ en p>ticuli] aussi in/ructive que rcrative4 ,mais la frqu5tation du cirque et des ?tres o p>aiss5t des *i5s1 n'e/ pas mo9s ri*e en enseignem5ts4 ,les rsultats tonnants qu'a atte9t le dressage mod]ne non seulem5t dans l'in/ruction des *i5s1 des *evaux et des lphants1 mais encore dans l'ducation des rapaces rongeurs et autres mammifres infrieurs doiv5t f\rnir ces psy*ologues imp>tiaux1 s'ils les tudi5t avec so91 une s\rce de connaissances psy*ologiques des plus importantes au po9t de vue moni/e4 ,indp5damm5t de cela1 la frqu5tation de semblables expositions e/ plus rcrative et l>git bi5 davantage l'horizon an?ropologique que l'tude ennuyeuse et relativem5t abrutissante des fantaisies mtaphysiques que ce que l'on appelle la psy*ologie introspective pure a c\* dans des milli]s de volumes et d'articles4 #aa4 ,tlologie de ,kant4--,les progrs tonnants de la biologie mod]ne ont compltem5t rfut l'explication tlologique de la nature due ,kant4 ,la physiologie a pr\v entre autres *oses que t\s les phnomnes biologiques se ramn5t des procs *imiques et physiques et que leur explication n'exige ni un crateur p]sonnel agissant en *ef d'entreprise1 ni une =ce vitale nigmatique con/ruisant en vue d'une f94 ,la ?orie cellulaire n\s a montr que t\tes les activits biologiques complexes des animaux et des plantes suprieurs doiv5t tre drives des procs physico-*imiques simples qui se produis5t dans l'organisme lm5taire des cellules microscopiques et que la base matrielle de ces procs e/ le plasma du corps cellulaire4 ,cette obs]vation s'applique tant aux phnomnes d'accroissem5t et de la nutrition qu' ceux de la reproduction1 de la s5sibilit et du m\vem5t4 ,la loi biologique fondam5tale n\s enseigne que les phnomnes nigmatiques de l'embryologie 7le dveloppem5t des embryons et la modification rsultant de la pub]t7 repos5t sur la transmission hrditaire de processus correspondants qui se sont produits dans la ligne des anctres4 ,la ?orie de la desc5dance a rsolu l'nigme1 elle a expliqu comm5t ces processus1 ces activits physiologiques de l'hrdit et de l'adaptation1 ont1 au c\rs de longs espaces de temps1 caus un *angem5t con/ant des =mes spcifiques1 une l5te trans=mation des espces4 ,la ?orie de la slection1 enf91 pr\ve clairem5t que1 dans ces procs phylogntiques1 les dispositions les plus opportunes se produis5t d'une faon purem5t mcanique1 p> slection du plus utile4 ,,d>w9 a donc fait prvaloir un pr9cipe d'explication mcanique de l'utilit organique que1 dj plus de #b4jjj ans aup>avant1 ,,emp,,docle avait s\ponn4 ,il e/ dev5u a9si le ,newton de la vie organique ce dont ,kant avait compltem5t conte/ la possibilit4 ,ces circon/ances hi/oriques que j'ai dj releves il y a plus de tr5te ans 7dans le c9quime *apitre de l',hi/oire de la cration naturelle71 sont si intressantes et si importantes que je ti5s insi/] sur elles ici4 ,ce n'e/ pas seulem5t opportun p>ce que la philosophie mod]ne dem&e avec une insi/ance p>ticulire un ret\r ,kant1 mais aussi p>ce qu'il en dc\le que les mtaphysisi5s les plus gr&s tomb5t tte baisse dans les plus graves erreurs en jugeant les que/ions les plus importantes4 ,,kant1 le fondateur subtil et clair de la philosophie critique1 dcl>e avec la plus gr&e prcision qu'il e/ absurde d'espr] une dc\v]te qui #gj ans plus t>d e/ faite rellem5t p> ,d>w9 et il refuse p\r t\s les temps1 l'esprit huma9 une notion importante que ce d]ni] acqui]t rellem5t p> la ?orie de la slection4 ,on voit combi5 e/ dang]eux l'ignorabimus catgorique4 ,en ce qui t\*e l'honneur exagr que l'on r5d ,,kant dans la n\velle philosophie allem&e et qui se trans=me *ez beauc\p de ,no-,kanti5s en une adoration idoltre et indt]m9e1 il n\s s]a p]mis de mettre en lumire les imp]fections huma9es du gr& philosophe de ,knigsb]g et les faiblesses nfa/es de sa sagesse critique4 ,sa t5dance duali/e v]s une mtaphysique transc5d5tale1 qui ne fit qu'accrotre avec les annes1 avait p\r cause l'in/ruction prp>atoire1 ple9e de lacunes incompltes qu'il reut l'cole et l'univ]sit4 ,cette in/ruction a9si obt5ue tait surt\t philologique1 ?ologique et ma?matique4 ,dans les sci5ces naturelles1 il n'apprit fond que l'a/ronomie et la physique et en p>tie galem5t la *imie et la m9ralogie4 ,p> contre1 le va/e doma9e de la biologie1 si peu t5du qu'il ft l'poque1 lui re/e inconnu p\r la plus gr&e p>tie4 ,p>mi les sci5ces naturelles organiques1 il n'a tudi ni la zoologie1 ni la botanique1 ni l'anatomie1 ni la physiologie2 son an?ropologie dont il s'occupa p5dant longtemps re/a =t imp>faite4 ,si ,,kant1 au lieu d'tudi] la philologie et la mdec9e avait appr(ondi la mdec9e1 il aurait puis dans les c\rs d'anatomie et de physiologie une connaissance appr(ondie de l'organisme huma91 si dans les cl9iques il s'tait acquis une apprciation vivante de ces modifications pa?ologiques1 non seulem5t son an?ropologie mais encore t\te la conception de l'univ]s du philosophe critique aurait pris une t\t autre =me4 ,,kant alors n'aurait pas aussi lgrem5t pass sur les phnomnes biologiques les plus importants comme il le fit dans ses crits po/rieurs 7 dat] de #agfi74 ,aprs avoir accompli ses tudes univ]sitaires1 ,,kant dut p5dant neuf ans gagn] son pa9 en donnant des leons domicile1 de #bb #ca ans1 prcism5t dans la priode la plus importante de sa vie de jeunesse1 qu& la suite de l'enseignem5t pris l',univ]sit1 le libre dveloppem5t du c>actre p]sonnel et sci5tifique se dcide4 ,si ,,kant1 qui p5dant la plus gr&e p>tie de son exi/5ce re/a fix ,knigsb]g et ne fran*it presque jamais les frontires de la prov9ce de ,prusse avait accompli des voyages plus importants1 s'il avait donn au vif intrt qu'il portait la gographie et l'an?ropologie un alim5t vivant p> des apprciations relles1 l'ext5sion de son horizon aurait eu une action rali/e trs heureuse sur la =me de sa conception idale de l'univ]s4 ,puis le fait que ,,kant ne se m>ia pas peut1 *ez lui comme *ez d'autres vieux g>ons philosophes excus] ses lacunes et son exclusivisme4 ,l'homme et la femme con/itu5t1 en effet1 deux organismes ess5tiellem5t diffr5ts qui n'arriv5t r5dre p>faitem5t la notion gnrique normale d'hommes qu'en se compltant mutuellem5t4 #ab4 ,critique des vangiles4 7,s4 ,e4 ,,v]us1 ,tableau synoptique des vangiles dans leur texte complet47 ,leipzig #ahig4--;,conclusion3 ,t\te oeuvre doit tre comprise et juge d'aprs l'esprit de son temps4 ,les fictions vangliques naiss5t une poque trs peu sci5tifique et dans des sphres ple9es de grossires sup]/itions2 elles ont t crites p\r leur temps1 et non p\r le temps prs5t ni p\r t\s les temps1 mais non comme oeuvres hi/oriques1 ce sont des oeuvres d'dification et en p>tie des pamphlets ecclsia/iques4 ,seul l'intrt de l'glise et de ses prtres a9si que des in/itutions sociales qui y sont lies p\vait dem&] que l'on rapportt l'orig9e de *aque oeuvre aux aptres 7,mat?ieu1 ,jean7 ou aux disciples des aptres 7,m>c1 ,luc72 cela suffit p\r expliqu] trs simplem5t et trs naturellem5t leur crdit p]si/ant p5dant des sicles et que l'on a c\tume de ram5] des influ5ces surnaturelles4 ,la =me primitive de ces fictions a subi dans les premi]s sicles des modifications v>ies et ne peut plus tre tablie prs5tem5t4 ,le recueil des crits du ,n\veau ,te/am5t ne s'e/ =m que trs l5tem5t et sa reconnaissance n'a t unanimem5t accepte qu'aprs des sicles1 p\r une p>tie du mo9s4 ,t\t ce que l'on tire comme article de foi des crits de cette poque sans critique ne repose que sur l'arbitraire1 l'erreur1 si ce n'e/ sur la falsification consci5te4 ,a t\te poque de gr&e oppression1 les ,isralites ont att5du un sauveur 7,messie74 ,c'e/ a9si qu',isae #de1 ,i1 aprs la captivit de ,babylone 7#eig-ech7 salue du titre de ,messie le roi des ,p]ses1 ,cyrus 7qui n'tait pas ,juif7 p>ce qu'il a r5du la lib]t au peuple4 ,un gr& prtre1 ,josu1 fait r5tr] les ,juifs dans leur patrie et la lg5de cra un ,josu antrieur qui1 comme successeur de ,mose aurait ram5 son peuple ,*anaan4 ,aprs la ru9e de ,jrusalem 7#gj de notre re71 le savant ,josphe dcl>e qu'il re/ait encore l'humanit un temple plus va/e qui ne s]ait pas bti p> la ma9 des hommes1 et voyait dans l'emp]eur ,vespasi5 un ,messie qui apport]ait la lib]t t\t l'univ]s4 ,mais dans le va/e empire roma91 plus d'un pote1 plus d'un p5seur1 rvai5t d'un sauveur du monde1 et en quelques diza9es d'annes se produisit t\te une srie de ,messies4 ,l'esprit potique du peuple cra un troisime ,josu 7en grec ,jsus74 ,la vie d'un semblable ami des pauvres1 d'un faiseur de miracles1 d'un sauveur du monde n'tait pas trop difficile crire3 des av5tures1 des vnem5ts1 des disc\rs tai5t f\rnis p> les modles de l'anci5 te/am5t 7ab/raction faite des lg5des de ,kri%na et de ,b\ddha qui depuis des sicles tai5t rp&ues dans t\t l',ori5t74 ,un ,mose1 un lie1 un lise auxquels il ne fallait pas que le hros re/e infrieur1 des expressions des psaumes et des prophtes4 ,s\v5t les auteurs pr5ai5t la lettre des images4 ,les ptres de l'glise t5ai5t encore beauc\p de contes m]veilleux p\r des allgories1 alors que ma9t5ant l'glise veut que t\t1 mme ce qui e/ le plus tonnant1 soit pris la lettre4 ,la figure du ,messie se cra donc peu peu4 ,dans les ptres de ,paul qui sont pr\ves avoir t composes avant les fictions vangliques1 il n'e/ ri5 dit de la mort ni de la rsurrection4 ,de c]ta9s passages des prophtes1 littralem5t int]prts1 on dduisit la doctr9e du salut4 ,on se dem&a enf91 o1 comm5t1 de qui e/-il n8 ,combi5 de temps a-t-il vcu8 etc4 ,ds que l'exemple d'une semblable fiction eut t donn1 un flot d'oeuvres semblables se rp&it1 c>icatures grossires p\r une p>tie1 p\r une autre1 tableaux de la vie se r5f]mant dans les limites du possible jusqu' un c]ta9 po9t4 ,*aque rgion1 *aque commune importante a son vangile et s\v5t on le nommait d'un nom dev5u clbre4 ,on t5ait p\r p>faitem5t p]mis d'crire a9si s\s un faux nom4 ,ces fictions vangliques plac5t leur hros dans la premire moiti du premi] sicle de notre re4 ,mais ni les criva9s juifs 7,philon1 ,josphe7 ni les criva9s roma9s ou grecs 7comme ,tacite1 ,sutone1 ,pl9e1 ,dion1 ,cassius7 de cette poque et de la suivante1 ne connaiss5t ni ce ,jsus de ,naz>e?1 ni les vnem5ts de sa vie que l'on raconte2 la ville de ,naz>e? e/ mme t\t fait inconnue4 #ac4 ,*ri/ et ,b\ddha4--,a l'excell5t ouvrage de ,s4 ,e4 ,,v]us3 ,v]glei*5de ,ueb]si*t d] vi] ,evangeli5 7s\rce unique p\r une vie de ,jsus7 j'emprunte la communication suivante3 ,le pr(esseur #a a comp> les biographies indi5nes et *9oises de ,b\ddha qui sont nombreuses et sont c]ta9em5t antrieures notre re dans plusieurs travaux consci5cieux e/ims p> d'm95ts ?ologi5s1 tels que le pr(esseur ,,pfleid]]4 ,il a tabli indubitablem5t les faits suivants3 ,le fonds de la vie des deux fondateurs de religion e/ une vie nomade1 apo/olique et salvatrice1 la plup>t du temps en compagnie de disciples1 int]rompue p>fois p> des repos 7banquets1 solitude au ds]t72 en outre on y r5contre des s]mons sur des montagnes et un sj\r dans la capitale aprs une entre triomphale4 ,mais dans t\s les dtails et dans leur suite se montre un surpr5ant accord4 ,b\ddha e/ un ,dieu fait homme2 comme homme il e/ de race royale4 ,il e/ eng5dr et mis au monde de faon surnaturelle1 sa naissance e/ annonce l'avance d'une faon m]veilleuse4 ,dieux et rois salu5t le n\veau-n et lui apport5t des prs5ts4 ,un vieux brahmane le reconnat aussitt p\r le rdempteur de t\s les maux4 ,il ramne la paix et la joie sur la t]re4 ,le jeune ,b\ddha e/ p\rsuivi et miraculeusem5t sauv1 in/all sol5nellem5t dans le temple1 enfant de #ab ans1 il e/ re*]* p> ses p>5ts et retr\v au milieu des prtres4 ,il e/ prcoce1 dpasse ses matres et gr&it en ge et en sagesse4 ,il pr5d le baptme de conscration dans le fleuve sacr4 ,quelques disciples d'un sage brahmane vi5n5t lui4 ,le mot de ralliem5t e/ suis-moi4 ,il consacre un disciple d'aprs l'usage indi5 s\s un figui]4 ,p>mi les d\ze1 trois des disciples sont de vrais modles et il se tr\ve aussi un tratre4 ,les anci5s noms des disciples sont *angs4 ,non lo9 se tr\ve un c]cle plus nombreux de #ah lves4 ,b\ddha envoie ses disciples p> deux et p> trois aprs les avoir munis d'in/ructions4 ,une fille du peuple clbre sa mre comme bi5heureuse4 ,un ri*e brahmane veut le suivre mais ne peut se sp>] de ses bi5s4 ,un autre lui r5d visite la nuit4 ,il n'tait pas apprci p> sa famille1 mais tr\va des sympa?ies *ez les notables et *ez les femmes4 ,b\ddha enseigne en promettant le bonheur comme prix4 ,il p>le volonti]s p> p>abole4 ,ses enseignem5ts montr5t 7s\v5t dans le *oix mme des mots7 une ressemblance1 il dt\rne des prodiges1 recomm&e l'humilit1 l'humeur pacifique1 l'am\r des ennemis1 l'humilit1 la victoire sur soi-mme et mme l'ab/95ce de rapports *>nels4 ,il enseigne aussi sa de/9e4 ,au c\rs des press5tim5ts de sa mort pro*a9e1 il insi/e sur le fait qu'il r5tre au ciel1 dans ses adieux1 il exhorte ses disciples1 leur dsigne un mdiateur 7consolateur7 et annonce un b\lev]sem5t gnral de l'univ]s4 ,sans patrie et pauvre1 il voyage en qualit de mdec91 de sauveur1 de rdempteur4 ,ses adv]saires lui oppos5t qu'il prfre la socit des p*eurs4 ,peu de temps avant sa mort il e/ invit dn] *ez une p*]esse4 ,un disciple conv]tit une fille d'une classe mprise1 prs d'un puits4 ,de nombreux miracles atte/5t sa div9it 7il m>*e sur l'eau1 etc474 ,il entre triomphalem5t dans la capitale et meurt au milieu de signes m]veilleux3 la t]re tremble1 les extrmits de la t]re sont en flamme1 le soleil s'te9t1 un mtore tombe du ciel4 ,b\ddha lui aussi va en enf] et au ciel4 #ad4 ,la gnalogie du ,*ri/4--,,paul ,,de ,,regla dit dans son intressant ouvrage 7#ahia73 ,heureusem5t ce fils de ,m>ie qui1 au s5s de notre langue juridique actuelle tait un fils naturel1 possde d'autres titres de gloire que son obscure extraction4 ,qu'il soit le fils d'un am\r secret ou la suite d'un acte que notre socit actuelle dcl>e tre un crime1 quelle importance cela p\vait-il avoir p\r sa glorieuse exi/5ce3 e/-ce que la dignit de sa conduite ne lui donne pas un droit l'aurole qui illum9e sa noble physionomie8 ,dans le sud de l',italie et de l',espagne1 o beauc\p de notions trs rel*es ont c\rs sur la sa9tet du m>iage le prtre ca?olique s'e/ adapt ces conceptions habituelles dans le pays4 ,les enfants naturels qui sont eng5drs en quantit1 t\s les ans1 p> les prtres et *apela9s 7suite naturelle du sa9t clibat7 sont s\v5t considrs comme les produits d'une immacule conception et j\iss5t d'une considration p>ticulire4 ,p> contre le nom de baptme ,joseph 7,beppo71 qui rappelle le bon *>p5ti] tromp de ,galile1 n'e/ s\v5t pas trs bi5 vu4 ,ayant t en #ahei1 ,mess9e1 le tmo9 oculaire d'une rixe viol5te entre mon p*eur ,v9c5zo et son collgue ,giuseppe1 le premi] cria brusquem5t1 en faisant les cornes au d]ni]1 le seul mot de ,beppo1 ce qui le jeta dans une gr&e fureur4 ,comme je dem&ais ce que cela signifiait ,v9c5zo rpondit en riant2 ,eh6 il s'appelle ,beppo et sa femme ,m>ie et1 de mme1 que p\r notre sa9te madone le premi] fils n'e/ pas de lui2 mais d'un prtre6 ,c'e/ trs c>actri/ique4 ,la doctr9e vaticane p\r qui de semblables dbats sont trs dsagrables *]*e naturellem5t pass] lgrem5t sur la conception d\teuse et la naissance illgitime du ,*ri/ et cep5dant elle ne peut vit] de glorifi] p> des images et des posies cet vnem5t important de sa vie huma9e a9si que d'autres d'ailleurs1 et elle le fait p>fois d'une faon rem>quablem5t matriali/e4 ,dans l'influ5ce extraord9aire que les reprs5tations p> images de l'hi/oire sa9te ont ex]ce sur la fantaisie du peuple croyant et qui auj\rd'hui encore e/ un des s\ti5s les plus =ts de l'ecclesia militans1 il e/ intressant de voir combi5 l',eglise ti5t au ma9ti5 inv>iable du modle fix1 et usit depuis plus de mille ans4 ,t\t homme in/ruit sait que les millions d'images rp&ues p>t\t et consacres l'criture sa9te ne reprs5t5t ni les scnes ni leurs p]sonnages1 dans les vtem5ts de l'poque 7comme le croit la masse ignorante71 mais suivant une conception idalise qui rpond au gt d'arti/es po/rieurs4 ,les coles de pe9tres itali5nes ont ex]c l'influ5ce prpondrante2 cela vi5t de ce qu'au moy5 ge l',italie tait non seulem5t le sige du papisme qui g\v]nait le monde1 mais de ce qu'elle produisait aussi les plus gr&s pe9tres1 sculpteurs1 ar*itectes qui se mettai5t son s]vice4 ,il y a quelques diza9es d'annes t\te une srie de pe9tures consacres l'hi/oire sa9te1 excita une gr&e s5sation4 ,elle tait due au gnial pe9tre russe ,,w]es*t*ag94 ,elles reprs5tai5t les scnes importantes de la vie du ,*ri/ d'aprs une conception orig9ale1 naturali/e et e?nographique3 la sa9te famille1 ,jsus prs de ,jean au bord du ,j\rda91 ,jsus dans le ds]t1 ,jsus sur le lac de ,tibriade1 la prophtie1 etc4 ,le pe9tre avait1 au c\rs de son voyage en ,pale/9e 7en #ahhd71 tudi soigneusem5t non seulem5t t\te la scne du pays sa9t1 mais encore sa population1 le co/ume1 les habitations et les avait reproduits trs fidlem5t4 ,n\s savons que le pays a9si que les ornem5ts en ,pale/9e se sont trs peu modifis depuis #b4jjj ans4 ,aussi les pe9tures de ,,w]es*t*ag9 les reprs5tai5t-elles d'une faon beauc\p plus vraie et plus naturelle que t\s les millions d'images qui trait5t l'criture sa9te d'aprs les patrons traditionnels des ,itali5s4 ,mais c'e/ prcism5t ce c>actre rali/e des pe9tures qui *oquait p>ticulirem5t le prtre ca?olique et il n'eut de repos que qu& l'exposition fut int]dite p> ordre de la police 7en ,autri*e1 p> exemple74 #ae4 ,le *ri/ianisme et la famille4--,l'attitude ho/ile que prit le *ri/ianisme primitif ds le db contre la vie de famille et l'am\r de la femme qui en e/ la raison e/ pr\ve irrfutablem5t p> les vangiles a9si que p> les ptres de ,paul4 ,qu& ,m>ie s'inquitait du ,*ri/1 il la rep\ssa p> ces mots indignes d'un fils3 ,femme qu'ai-je de commun avec toi8 ,qu& sa mre et ses frres v\lai5t conv]s] avec lui1 il rpondait3 ,qui e/ ma mre et qui sont mes frres8 ,puis1 montrant ses disciples assis aut\r de lui3 ,voyez1 voici ma mre et voici mes frres1 etc4 7,ma?ieu #ab1 #df-ej2 ,m>c #c1 #ca-ce2 ,luc1 #h1 #ai-ba74 ,et mme le ,*ri/ faisait du revirem5t complet de sa propre famille et de la ha9e contre elle1 la condition de la v]tu3 ,quiconque vi5t moi et ne hait po9t son pre1 sa mre1 sa femme1 ses frres1 ses soeurs et mme sa propre vie ne peut pas tre mon disciple4 7,luc1 #ad1 #bf47 #af4 ,ana?me du pape contre la sci5ce4--,dans la lutte difficile que la sci5ce mod]ne doit m5] contre la sup]/ition rgnante de l'glise *rti5ne1 la dcl>ation de gu]re publique que le puissant reprs5tant de cette d]nire1 le pape de ,rome1 a lance contre la premire en #ahgj e/ excessivem5t importante4 ,p>mi les propositions canoniques que le concile oecumnique de ,rome en #ahgj a dcl> tre des comm&em5ts de ,dieu se tr\v5t les ana?mes suivants1 soit ana?me1 quiconque nie le seul vrai ,dieu1 crateur et seigneur de t\tes *oses1 visibles et invisibles4--,qui n'a pas honte de prt5dre qu' ct de la matire il n'y a ri5 d'autre4--,qui dit que l'ess5ce de ,dieu et de t\te *ose e/ une seule et mme4--,qui dit que les objets f9is1 corporels et spirituels1 ou au mo9s les spirituels1 sont des manations de la sub/ance div9e1 ou que l'ess5ce div9e produit t\te *ose p> manife/ation ou extriorisation4--,qui ne reconnat pas que t\t l'univ]s et t\s les objets qui y sont cont5us ont t tirs p> ,dieu du nant4--,qui dit que p> son propre ef=t et grce un con/ant progrs l'homme p\rrait et devrait arriv] possd] t\te vrit et t\te bont4--,qui ne veut pas reconnatre p\r sa9ts et canoniques les livres de la sa9te ,ecriture dans leur totalit et dans t\tes leurs p>ties1 tels qu'ils ont t dsigns p> le sa9t concile de ,tr5te ou qui met en d\te leur inspiration div9e4--,qui dit que la raison huma9e possde une indp5dance telle que ,dieu ne peut lui dem&] la foi4--,qui prt5d que la rvlation div9e ne p\rrait gagn] en autorit p> des preuves extrieures4--,qui prt5d qu'il n'y a pas de miracle ou que ceux-ci ne doiv5t jamais tre reconnus srem5t1 ou que l'orig9e div9e du *ri/ianisme ne peut tre pr\ve p> des miracles4--,qui prt5d qu'aucun my/re ne fait p>tie de la rvlation et que t\s les articles de foi doiv5t tre comprh5sibles p\r la raison conv5ablem5t dveloppe4--,qui prt5d que les sci5ces huma9es devrai5t tre traites assez libralem5t p\r que l'on pt considr] leurs propositions p\r fondes en vrit1 mme si elles contr$is5t la doctr9e de la rvlation4--,qui prt5d que p> les progrs de la sci5ce on p\rrait arriv] ce que les doctr9es tablies p> l',eglise puiss5t tre ent5dues en un s5s diffr5t qu'en celui o l',eglise les a t\j\rs ent5dues et les ent5d encore4 ,l'glise vanglique or?odoxe ne re/e pas en arrire de la ca?olique dans cet ana?me port contre la sci5ce4 ,on p\vait lire d]nirem5t dans le ,mecklemburgis*es ,s*ulblatt l'av]tissem5t suivant3 ,pr5ez g>de au premi] pas4 ,v\s v\s tr\vez encore peut-tre t\*s p> le faux dieu de la sci5ce4 ,avez-v\s donn ,satan le petit doigt1 il pr5d peu peu t\te la ma9 jusqu' ce que v\s tombiez avec lui2 il v\s ent\re d'un *>me my/rieux et v\s conduit jusqu' l'arbre de la sci5ce1 et si v\s en avez gt une seule fois1 il v\s ramne v]s cet arbre grce une =ce magique p\r v\s faire compltem5t connatre le vrai du faux1 le bi5 du mal4 ,que votre innoc5ce sci5tifique n\s cons]ve votre p>adis4 #ag4 ,?ologie et zoologie4--,le rapport troit dans lequel se tr\v5t *ez la plup>t des hommes la conception philosophique du monde et leur conviction religieuse m'a contra9t ici insi/] davantage sur les croyances rgnantes du *ri/ianisme et affirm] publiquem5t leur opposition fondam5tale avec les doctr9es ess5tielles de notre philosophie moni/e4 ,mais mes adv]saires *rti5s m'ont autrefois dj fait le repro*e de ne connatre nullem5t la religion *rti5ne4 ,il y a peu de temps encore le pieux docteur ,,dann]t 7p\r recomm&] un travail de psy*ologie animale du p>fait jsuite et zoologue ,,eri* ,,wasmann7 a exprim cette op9ion s\s cette =me polie3 ,on sait qu',erne/ ,hckel connat autant le *ri/ianisme qu'un ne les log>i?mes4 7,kons]vative ,monats*rift1 juillet #ahih1 p4 #ggd47 ,cette op9ion s\v5t exprime e/ une erreur de fait4 ,non seulem5t l'cole--p> suite de ma pieuse ducation--p> un zle et une ardeur p>ticulire aux classes d'in/ruction religieuse1 j'ai appris connatre la religion1 mais j'ai encore df5du l'ge de #ba ans de la faon la plus *aleureuse les doctr9es *rti5nes contre mes futurs compagnons d'armes en libre-p5se1 et cep5dant l'tude de l'anatomie et de la physiologie huma9es1 leur comp>aison avec celles des autres v]tbrs avai5t dj pr(ondm5t branl ma foi4 ,je n'arrivai l'ab&onn] compltem5t--en proie aux combats intrieurs les plus am]s--qu' la suite de l'tude complte de la mdec9e et de ma pratique mdicale4 ,j'appris alors compr5dre le mot de ,fau/3 ,t\te la d\leur de l'humanit me saisit6 ,c'e/ alors que je ne reconnus pas la s\v]a9e bont du ,pre aimant la dure cole de la vie qu& j'essayais de dc\vrir la sage provid5ce dans la lutte p\r la vie4 ,qu& plus t>d j'appris connatre dans mes nombreux voyages sci5tifiques t\s les pays et les peuples d',europe1 qu& dans mes visites nombreuses en ,europe et en ,asie1 je pus obs]v] d'une "p les honorables religions des anci5s peuples civiliss1 et d'autre "p les comm5cem5ts des religions des peuplades naturelles les plus basses1 alors s'labora en moi1 grce une critique comp>ative des religions1 cette conception du *ri/ianisme que j'ai exprime dans le *ap4 ,,xvii4 ,il va d'ailleurs de soi que1 comme zoologue1 je suis autoris faire entr] les conceptions ?ologiques du monde les plus opposes dans la sphre de ma critique philosophique puisque je considre t\te l'an?ropologie comme une p>tie de la zoologie et que je ne puis donc en exclure la psy*ologie4 #ah4 ,l',eglise moni/e4--,le beso9 pratique de la vie s5tim5tale et de l'ordre politique conduira un j\r ou l'autre donn] notre religion moni/e une =me de culte comme ce fut le cas p\r t\tes les autres religions des peuples civiliss4 ,ce s]a une belle oeuvre rs]ve aux honorables ?ologi5s du ,x,xe sicle que de con/itu] ce culte moni/e et de l'adapt] aux diffr5ts beso9s de *acune des nations civilises4 ,comme sur ce t]ra9 important galem5t n\s ne dsirons pas de rvolution viol5te1 mais une r=me rationnelle1 il n\s p>at trs exact de se ratta*] aux in/itutions exi/antes de l',eglise *rti5ne rgnante d'autant plus qu'elles aussi sont unies le plus intimem5t possible aux in/itutions politiques et sociales4 ,de mme que l',eglise *rti5ne a transport ses gr&es ftes annuelles aux anci5s j\rs des ftes des paens1 l'glise moni/e leur r5dra leur de/9ation primitive dc\lant du culte de la nature4 ,nol s]a de n\veau la fte sol/iciale d'hiv]1 la ,sa9t-,jean1 la fte du sol/ice d't4 ,a ,pques1 n\s ne ft]ons pas la rsurrection surnaturelle et impossible d'un crucifi my/ique1 mais la noble r5aissance de la vie organique1 la rsurrection de la nature pr9tanire aprs le long sommeil de l'hiv]4 ,a la fte d'automne1 la ,sa9t-,mi*el1 n\s clbr]ons la clture de la joyeuse saison de l't et l'entre dans la svre et laborieuse priode de l'hiv]4 ,de la mme faon1 d'autres in/itutions de l',eglise *rti5ne dom9ante et mme c]ta9es crmonies p>ticulires peuv5t tre utilises p\r tablir le culte moni/e4 ,le s]vice div9 du diman*e1 qui t\j\rs1 titre de j\r primitif de repos de l'dification et du dlassem5t1 a suivi les six j\rs de la sema9e de travail subira dans l'glise moni/e un p]fectionnem5t ess5tiel4 ,au lieu de la foi my/ique en des miracles surnaturels int]vi5dra la sci5ce claire des vritables m]veilles de la nature4 ,les glises considres comme lieu de dvotion ne s]ont pas ornes d'images des sa9ts et de crucifix1 mais de reprs5tations arti/iques tires de l'9puisable trsor de beauts que f\rnit la vie de l'homme et celle de la nature4 ,entre les hautes colonnes des dmes go?iques qui sont ent\res de lianes1 les sveltes palmi]s et les f\gres arboresc5tes1 les gracieux banani]s et les bamb\s rappell]ont la =ce cratrice des tropiques4 ,dans de gr&s aqu>iums1 au-dess\s des f5tres1 les gracieuses mduses et les siphonophores1 les coraux et les a/ries enseign]ont les =mes arti/iques de la vie m>9e4 ,au lieu du matre autel s]a une uranie qui montre dans les m\vem5ts des corps cle/es la t\te puissance de la loi de sub/ance4 ,en fait1 ma9t5ant1 beauc\p de g5s in/ruits tr\v5t leur dification non dans l'audition de pr*eurs ri*es en phrases et pauvres en p5se1 mais en assi/ant des confr5ces publiques sur la sci5ce et sur l'art1 dans la j\issance des beauts inf9ies qui sort5t du se9 de notre mre nature en un fleuve int>issable4 #ai4 ,egosme et altruisme4--,les deux pili]s de la va9e morale et de la sociologie sont con/itus p> l'gsme et l'altruisme en quilibre exact4 ,cela e/ vrai de l'homme comme de t\s les autres animaux sociaux4 ,de mme que la prosprit de la socit e/ lie celle des p]sonnes qui la compos5t2 d'autre "p1 le ple9 dveloppem5t de l'ess5ce individuelle de l'homme n'e/ possible que dans la vie en commun avec ses semblables4 ,la morale *rti5ne clbre la valeur exclusive de l'altruisme et ne veut accord] aucun droit l'gsme4 ,t\t contrairem5t se conduit la morale ari/ocratique mod]ne 7de ,,max ,,/irn] ,,fr4 ,,nietzs*e74 ,les deux extrmes sont galem5t faux et contr$is5t galem5t aux exig5ces sacres de la nature sociale4 7,cf4 ,,h]mann ,,turck1 ,,fr4 ,,nietzs*e und se9e philosophis*5 ,irrewege1 7,ina #ahia74 ,l4 ,,bu*n]1 ,die ,philosophie des ,egoismus1 ,int]nationale ,lit]atur ,b]i*te47 ,,iv4 ,i 7#g ,janvi] #ahhg74 #bj4 ,c\p d'oeil sur le ,x,xe sicle4--,la f]me conviction en la vrit de la philosophie moni/e qui p]ce dans t\t mon livre sur les nigmes de l'univ]s1 du comm5cem5t la f91 se fonde t\t d'abord sur les progrs m]veilleux accomplis p> la sci5ce naturelle au c\rs du ,x,i,xe sicle4 ,mais elle n\s invite galem5t jet] encore un reg>d ple9 d'espoir sur le ,x,xe sicle qui comm5ce pos] cette "q4 ,n\s s5tons-n\s mus p> l'essor d'un esprit n\veau et portons-n\s en n\s-mmes le press5tim5t sr et le s5tim5t c]ta9 de quelque *ose de suprieur et de meilleur8 ,,julius ,,h>t dont l',hi/oire de la littrature univ]selle 7#b vol4 ,b]l9 #ahid71 a contribu beauc\p clair] en t\s s5s cette "q importante1 l'a rcemm5t rsolue avec esprit dans un n\vel ouvrage3 ,zukunftsl&4 ,im ,kampf um e9e ,weltans*auung1 #a;er vol4 ,d] ,neue ,gott4 ,e9 ,anblick auf das komm5de ,jahrhund]t4 ,p\r moi1 je rponds la "q inconte/ablem5t p> l'affirmative1 p>ce que je considre comme le plus gr& progrs p\vant am5] enf9 la solution des nigmes de l'univ]s l'tablissem5t sr de la loi de sub/ance et de la doctr9e volutionni/e qui y e/ insp>ablem5t lie4 ,je ne mconnais pas le l\rd f>deau que n\s impose la p]te d\leureuse dont s\ffre l'humanit mod]ne en voyant disp>atre les croyances rgnantes et les esprances d'un av5ir meilleur qui s'y ratta*5t4 ,mais je tr\ve une gr&e comp5sation dans le trsor 9puisable ouv]t n\s p> la conception unitaire du monde4 ,je suis f]mem5t conva9cu que le ,x,xe sicle n\s p]mettra p\r la premire fois de j\ir pro*a9em5t de ces trsors intellectuels et n\s conduira a9si la religion du vrai1 du bi5 et du beau que ,goe! a si noblem5t conue4 ,,table ,,des ,,mati]es ,,*apitre ,,premi]4--,comm5t se pos5t les nigmes de l'univ]s4 ,tableau gnral de la culture intellectuelle au ,x,i,xe sicle4 ,le conflit des sy/mes4 ,monisme et dualisme4 #a ,,*apitre ,,ii4--,comm5t e/ con/ruit notre corps4 tudes moni/es d'anatomie huma9e et comp>e4 ,con=mit d'ensemble et de dtail entre l'organisation de l'homme et celle des mammifres4 #be ,,*apitre ,,iii4--,notre vie4 tudes moni/es de physiologie huma9e et comp>e4 ,id5tit1 dans t\tes les fonctions de la vie1 entre l'homme et les mammifres4 #de ,,*apitre ,,iv4--,notre embryologie4 tudes moni/es d'ontognie huma9e et comp>e4 ,id5tit du dveloppem5t de l'embryon et de l'adulte1 *ez l'homme et *ez les v]tbrs4 #fa ,,*apitre ,v4--,notre gnalogie4 tudes moni/es sur l'orig9e et la desc5dance de l'homme1 t5dant montr] qu'il desc5d des v]tbrs et directem5t des primates4 #ha ,,*apitre ,,vi4--,de la nature de l'me4 tudes moni/es sur le concept d'me4 ,devoirs et m?odes de la psy*ologie sci5tifique4 ,mtamorphoses psy*ologiques4 #aja ,,*apitre ,,vii4--,degrs dans la hir>*ie de l'me4 tudes moni/es de psy*ologie comp>e4 ,l'*elle psy*ologique4 ,psy*oplasma et sy/me n]veux4 ,in/9ct et raison4 #abe ,,*apitre ,,viii4--,embryologie de l'me4 tudes moni/es de psy*ologie ontogntique4 ,dveloppem5t de la vie psy*ique au c\rs de la vie individuelle de la p]sonne4 #aec ,,*apitre ,,ix4--,phylognie de l'me4 tudes moni/es de psy*ologie phylogntique4 ,evolution de la vie psy*ique dans la srie animale des anctres de l'homme4 #aga ,,*apitre ,x4--,consci5ce de l'me4 tudes moni/es sur la vie psy*ique consci5te et inconsci5te4 ,embryologie et ?orie de la consci5ce4 #aie ,,*apitre ,,xi4--,immortalit de l'me4 tudes moni/es sur le ?anatisme et l'a?anisme4 ,immortalit cosmique et immortalit p]sonnelle4 ,agrgation qui con/itue la sub/ance de l'me4 #bag ,,*apitre ,,xii4--,la loi de sub/ance4 tudes moni/es sur la loi fondam5tale cosmologique4 ,cons]vation de la matire et de l'n]gie4 ,concepts de sub/ance kyntique et de sub/ance pyknotique4 #bdc ,,*apitre ,,xiii4--,hi/oire du dveloppem5t de l',univ]s4 tudes moni/es sur l't]nelle volution de l'univ]s4 ,cration1 comm5cem5t et f9 du monde4 ,cosmognie crati/e et cosmognie gntique4 #bfg ,,*apitre ,,xiv4--,unit de la nature4 tudes moni/es sur l'unit matrielle et n]gtique du ,cosmos4 ,mcanisme et vitalisme4 ,b1 f9 et has>d4 #bia ,,*apitre ,,xv4--,dieu et le monde4 tudes moni/es sur le ?isme et le pan?isme4 ,le mono?isme an?ropi/ique des trois gr&es religions mdit]ranennes4 ,le ,dieu extramonda9 et le ,dieu intramonda94 #cae ,,*apitre ,,xvi4--,sci5ce et croyance4 tudes moni/es sur la connaissance de la vrit4 ,activit des s5s et activit de la raison4 ,croyance et sup]/ition4 ,expri5ce et rvlation4 #cce ,,*apitre ,,xvii4--,sci5ce et *ri/ianisme4 tudes moni/es sur le conflit entre l'expri5ce sci5tifique et la rvlation *rti5ne4 ,quatre priodes dans la mtamorphose hi/orique de la religion *rti5ne4 ,raison et dogme4 #cec ,,*apitre ,,xviii4--,notre religion moni/e4 tudes moni/es sur la religion de la raison et son h>monie avec la sci5ce4 ,le triple idal du culte3 le vrai1 le beau1 le bi54 #cgg ,,*apitre ,,xix4--,notre morale moni/e4 tudes moni/es sur la loi fondam5tale ?ique4 quilibre entre l'am\r de soi et l'am\r du pro*a94 gale lgitimit de l'gsme et de l'altruisme4 ,faute de la morale *rti5ne4 tat1 cole et glise4 #cie ,,*apitre ,,xx4--,solution des nigmes de l',univ]s4 ,c\p d'oeil rtrospectif sur les progrs de la connaissance sci5tifique de l'univ]s du ,x,i,xe sicle4 ,rponses donnes aux ,enigmes de l'univ]s p> la philosophie naturelle moni/e4 #dag ,,app5dice4--,notes et claircissem5ts4 #dcc ,p>is4--,typ4 ,a4 ,,davy1 #eb rue ,madame4--,tlphone4 ,librairie ,c4 ,,re9wald4--,,s*lei*] ,frres1 ,editeurs ,p>is4--#ae1 rue des ,sa9ts-,pres1 #ae4--,p>is ,ouvrages d',,erne/ ,,haeckel ,pr(esseur de ,zoologie l',univ]sit d',ina ,hi/oire de la cration des tres organiss d'aprs les lois naturelles4 ,confr5ce sci5tifique sur la doctr9e de l'volution en gnral et celle de ,d>w91 ,goe! et ,lam>ck en p>ticuli]4 ,traduit de l'allem& et revu sur la septime dition allem&e1 p> le ,dr ,*4 ,let\rneau1 #c;e dition4 #a vol 9-#ho avec #ag plan*es1 #bj gravures sur bois1 #ba tableaux gnalogiques et une c>te *romoli?ographique4 ,c>tonn l'anglaise4 #ab #ej ,lettres d'un voyageur dans l',inde4 ,traduit de l'allem& p> le ,dr ,*4 ,let\rneau4 #a vol4 9-#ho c>tonn l'anglaise4 #h ,an?ropognie ou ,hi/oire de l'volution huma9e4 ,traduit de l'allem& p> le ,dr ,*4 ,let\rneau4 ,epuis ,le ,monisme1 li5 entre la religion et la sci5ce4 ,pr(ession de foi d'un naturali/e4 ,prface et traduction de ,g4 ,va*] de ,lap\ge4 ,bro*ure gr& 9-#ho4 #b ,etat actuel de nos connaissances sur l'orig9e de l'homme4 ,mmoire prs5t au #d;e ,congrs int]national de ,zoologie ,cambridge 7,anglet]re71 le #bf aot #ahih1 augm5t de rem>ques et tables explicatives1 traduit sur la #g;e dition allem&e et accompagn d'une prface p> le ,dr ,l4 ,laloy4 ,bro*ure gr& 9-#ho4 ,n\veau tirage4 #b ,,bu*n] 7,l\is74--,a l'aurore du sicle4 ,c\p d'oeil d'un p5seur sur le ,pass et l',av5ir1 p> le ,dr ,l\is ,b*n]4 ,traduit de l'allem& p> le ,dr ,laloy4 #a vol4 9-#ho4 #d ,,roy] 7,mme ,clm5ce74--,la ,con/itution du ,monde4 ,dynamique des atomes4 ,n\veaux pr9cipes de philosophie naturelle p> ,mme ,clm5ce ,roy]4 #a vol4 9-#ho de xxii-#hjj pages avec #ib figures et #d plan*es #ae ,imp4 ,c4 ,,r5audie1 #ef1 rue de ,se9e1 ,p>is--#ddeb