available by ! ,biblio?que nationale de ,france 7,bn,f_/,gallica7 at http3_/_/gallica4bnf4fr7 ,notes de transcription3 ,les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,l'or?ographe d'orig9e a t cons]ve et n'a pas t h>monise4 ,la =mule mv#b doit tre lue comme mv au c>r 7le #b en exposant74 ,,la ,,lib]t ,,et ,,le ,d,,t]m9isme ,,p> ,,alfr$ ,,f\ill,e ,,troisi,,me ,,dition ,,p>is ,,anci5ne ,,librairie ,,g]m]-,,baill,,re ,,et ,,cie ,f,,lix ,,alcan1 ,,diteur #ajh1 ,,b\lev>d ,,sa9t-,,g]ma91 #ajh #ahij ,,ouvrages ,,du ,m,,me ,,auteur ,la ,philosophie de ,platon4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie des sci5ces morales et politiques et p> l',acadmie franaise1 #b vol4 9-#h4 7,g4 ,baillire74 #af fr4 ,la ,philosophie de ,socrate4 ,ouvrage c\ronn p> l',acadmie des sci5ces morales et politiques4 #b vol4 9-#h 7,g4 ,baillire47 #af fr4 ,l',ide mod]ne du droit1 deuxime dition4 #a vol4 9-#h4 7,ha*ette47 #c fr4 #ej ,la ,sci5ce sociale contempora9e4 #a vol4 9-#ah4 7,ha*ette47 #c fr4 #ej ,hi/oire gnrale de la philosophie1 quatrime dition4 #a vol4 9-#h4 7,delagrave47 #g fr4 #ej ,critique des sy/mes de morale contempora9s4 #a vol4 9-#h4 7,g4 ,baillire47 #g fr4 #ej ,pr9cipes lm5taires de la ,psy*ologie sci5tifique4 #a vol4 9-#h4 7,e4 ,bel947 7,en prp>ation47 ,sa9t ,cl\d4--,imprim]ie ,,bel9 ,,fr,,res ,,pr,,face ,la m?ode de conciliation1 dans l'ordre philosophique1 n\s p>at suprieure la m?ode de rfutation1 comme le libralisme dans l'ordre social e/ suprieur aux voies rpressives4 ,la vrit1 plus l>ge que nos sy/mes1 accorde une place dans son se9 aux *oses les plus opposes3 elle ne divise pas1 elle unit p\r rgn]4 ,notre p5se ne p\rrait-elle1 son image1 se faire conciliante et librale8 ,mieux vaut complt] les doctr9es que les rfut]2 mieux vaut accept] des autres et faire accept] de soi le plus possible4 ,re/e-t-il1 malgr cela1 en dehors du c]cle de nos ides1 quelque gr&e doctr9e qui semble inconciliable avec la ntre et cep5dant vivace1 p> cela mme plausible2 traons encore1 sans n\s dc\rag]1 p>tir de ce c5tre qui e/ notre po9t de vue p]sonnel1 des rayons de plus en plus gr&s1 p\r voir si n\s ne p\rrions pas enf9 embrass] l'op9ion de nos adv]saires dans notre doctr9e l>gie4 ,le sy/me du dt]m9isme et celui de la lib]t1 n'ayant pu se dtruire depuis une lutte de tant de sicles1 doiv5t m>qu] deux directions de l'esprit en p>tie lgitimes1 qui1 si elles tai5t p\sses assez lo91 f9irai5t p> conv]g]4 ,c'e/ cette direction conv]g5te que n\s allons essay] de dc\vrir1 d'abord dans la pratique1 o l'accord s]a plus facile1 puis dans la ?orie4 ,n\s ne prt5dons pas arriv] jusqu'au po9t f9al o se rvl]ait une concid5ce p>faite3 la srie des moy5s-t]mes qu'il faudrait int]cal] p\r obt5ir une entire conciliation des vrits1 et p> consqu5t une entire explication des *oses1 e/ probablem5t inf9ie2 t\t ce qu'on peut faire1 c'e/ d'aj\t]1 s'il e/ possible1 quelques anneaux de plus la *ane des raisons4 99 99 99 99 99 ,en donnant cette n\velle dition1 n\s devons insi/] sur la m?ode et sur la ?orie fondam5tale du livre4 ,notre m?ode consi/]a complt] d'abord et rectifi] *acun des sy/mes adv]ses1 en l>gissant les fondem5ts positifs qui sont comme sa base propre d'opration4 ,puis1 n\s *]*]ons les p>ties communes aux sy/mes a9si complts1 consquemm5t leurs conv]g5ces et concid5ces4 ,enf91 n\s essai]ons d'int]cal] entre eux des moy5s-t]mes1 qu'ils s]ont galem5t =cs d'admettre et p> lesquels se produiront de n\velles h>monies4 ,a cette m?ode1 qu'on a mal propos confondue avec d'autres bi5 diffr5tes1 n\s ne croyons pas qu'on ait adress aucune objection vraim5t srieuse4 ,quant aux moy5s-t]mes entre les sy/mes1 il en e/ un1 croyons-n\s1 dont l'introduction e/ d'une haute importance dans le problme qui n\s occupe3 c'e/ l'ide de la lib]t1 avec le dsir qui en e/ insp>able et l'action directrice qui en rsulte4 ,le livre qu'on va lire a p\r b de montr] l'influ5ce de cette ide4 ,il r5f]me a9si une p>tie entirem5t sci5tifique et p> cela mme1 si n\s ne n\s trompons1 au-dessus de t\te conte/ation en son ensemble4 ,n\s y avons jo9t des spculations mtaphysiques d'un c>actre ncessairem5t conjectural2 il importe de ne pas les confondre avec les rsultats positifs de notre analyse et de notre syn?se4 ,l'action directrice qui app>ti5t l'ide de lib]t demeure aussi inconte/able p\r les p>tisans du dt]m9isme que p\r ses adv]saires4 ,d'une "p1 si c'e/ le dt]m9isme qui1 dans le fond des *oses1 e/ le vrai1 du mo9s a-t-il beso9 de faire une place en son se9 l'ide de lib]t et son efficacit pratique4 ,l'oubli de cet lm5t ess5tiel e/ un vice qui se retr\ve dans t\s les sy/mes dt]m9i/es et qui les r5d incomplets1 inadquats l'obs]vation1 contraires la consci5ce de l'humanit4 ,il faut donc rectifi] le dt]m9isme p> l'introduction de cette donne capitale3 la p5se se rfl*issant sur soi et se concevant directrice2 c> ici la rflexion mme devi5t une =ce n\velle qui s'aj\te aux =ces antcd5tes4 ,d'autre "p1 si c'e/ la lib]t qui e/ le vrai et d]ni] fond des *oses1 encore n'agit-elle qu'en se faisant ide1 qu'en pr5ant consci5ce de soi1 qu'en produisant p> cela mme un dt]m9isme de p5ses et de dsirs1 s\mis une p5se et un dsir dom9ateurs3 p5se de la lib]t1 dsir de la lib]t4 ,n\s avons donc l un t]ra9 commun aux deux doctr9es1 et un t]ra9 proprem5t sci5tifique2 elles peuv5t s'y rconcili] alors mme qu'elles demeur5t encore divises dans leurs hypo?ses sur le my/re mtaphysique1 sur le d]ni] mot de l'exi/5ce1 sur le fond absolu du v\loir4 ,ce my/re mtaphysique subsi/]a t\j\rs au b\t de t\s nos ef=ts1 dans la direction du dt]m9isme comme dans celle de l'indt]m9isme3 c'e/ une leon de mode/ie et de modration galem5t utile aux ?ories adv]ses et qui a1 dans la pratique mme1 son importance morale2 c> le d\te mtaphysique e/1 nos yeux1 une des conditions de la moralit#a4 #a ,voir notre ,critique des sy/mes de morale1 conclusion4 ,le problme que n\s allons abord] n'e/ pas seulem5t un problme philosophique2 il e/1 p> excell5ce1 le problme philosophique4 ,t\tes les autres que/ions vi5n5t se ratta*] celle-l4 ,aussi ne croirons-n\s po9t avoir p]du notre pe9e en contribuant produire l'accord des esprits1 s9on sur l'ess5ce de l'activit morale1 du mo9s sur les ides p> lesquelles elle se manife/e et sur celle qui con/itue sa f9 mme1 sa loi1 son moy5 de progrs3 l'ide libratrice de la lib]t4 ,l'importance et la p]ptuelle actualit du problme n\s a t montre1 comme sur le fait1 p> la discussion passionne laquelle la premire publication de notre travail donna lieu1 il y a dix ans1 dans le monde philosophique et mme non philosophique4 ,n\s avons essay1 dans cette n\velle dition1 de rectifi] ou de complt] notre p5se et de rpondre1 directem5t ou indirectem5t1 t\tes les objections srieuses et s9cres qui n\s ont t adresses4 ,depuis la premire publication de ce livre1 nos ides n\s-mme1 s\s l'influ5ce d'une re*]*e incessante1 se sont sur plus d'un po9t dveloppes et mme modifies2 n\s faisons mo9s de "p auj\rd'hui1 aux spculations transc5dantes et mtaphysiques1 plus de "p au po9t de vue imman5t et aux hypo?ses d'un c>actre sci5tifique4 ,mais les ?ories fondam5tales de ce livre n\s p>aiss5t t\j\rs vraies1 et les spculations mtaphysiques elles-mmes1 o se retr\ve quelque peu de l'en?\siasme propre la jeunesse1 n\s ont sembl cont5ir des p>ties trs plausibles1 que n\s avons cons]ves4 ,n\s n'avons retran* que ce qui n\s p>aissait inexact ou erron2 n\s avons laiss ce qui n\s p>aissait vrai1 ou probable1 ou mme simplem5t possible4 ,notre b a t de cond5s] a9si dans notre livre t\t ce qu'on peut1 t\s les po9ts de vue1 dire en faveur de la lib]t sans se mettre en contradiction avec la sci5ce et avec la logique4 ,n\s avons d'ailleurs pris so9 de m>qu]1 mieux que dans la premire dition1 la diffr5ce du c]ta9 et de l'hypo?tique1 du vrai et du vraisemblable1 de la sci5ce positive et de la mtaphysique4 ,,la ,,lib]t ,,et ,,le ,d,,t]m9isme ,,premi,,re ,,p>tie ,,re*]*e ,d',,une ,,conciliation ,,pratique ,,et ,,de ,,ses ,,limites ,,*apitre ,,premi] ,l',,id,e ,,de ,,lib]t1 ,,moy5 ,,t]me ,,pratique ,,entre ,,les ,,doctr9es ,,contraires4--,,g5,,se ,,de ,l',,id,e ,,de ,,lib]t ,i4 ,g5se de l'ide de lib]t4 ,,ii4 ,puissance pratique cre en n\s p> l'ide de lib]t et p> la p]suasion que n\s sommes pratiquem5t libres4--,evolution laquelle le dt]m9isme e/ a9si am5 dans la pratique4 ,puisque n\s essayons de rappro*] d'abord dans la pratique le dt]m9isme et la lib]t1 ou mme1 s'il e/ possible1 de les faire concid] pratiquem5t dans quelque moy5 t]me1 n\s devons1 selon la m?ode que n\s avons adopte1 p\ss] le dt]m9isme rectifi aussi lo9 que n\s le p\rrons dans l'ordre sci5tifique4 ,n\s v]rons a9si jusqu' quel po9t sa direction vraie le rappro*e du sy/me de la lib]t4 ,je dis sa direction vraie1 c> n\s ne devons considr] le dt]m9isme que dans ce qu'il a de lgitime1 de sci5tifique et de con=me au tmoignage de l'expri5ce4 ,le problme e/ le suivant3--,tr\v] dans les lois mmes de notre dp5dance ce qui supple pratiquem5t notre indp5dance et en produit en n\s le s5tim5t pratique2 produire a9si au se9 mme de la ncessit un progrs v]s la lib]t4 ,ce que le dt]m9isme r5f]me de plus solide et de vraim5t sci5tifique1 c'e/ l'explication des actes s\s le rapport de leurs antcd5ts *ronologiques1 de leurs motifs et de leurs mobiles4 ,cette explication n'e/ peut-tre pas la seule1 elle n'e/ peut-tre pas l'explication radicale et mtaphysique2 mais1 dans ce qu'elle a de lgitime1 elle doit tre p\sse m?odiquem5t aussi avant qu'il e/ possible4 ,or1 p>mi les motifs consci5ts de nos actions que n\s fait connatre l'expri5ce intrieure et qui sont objet de sci5ce positive1 les dt]m9i/es ont oubli le plus important1 c'e/--dire l'ide mme de notre lib]t4 ,quelle qu'en soit la valeur objective et mtaphysique1 l'ide de lib]t exi/e inconte/ablem5t dans l'esprit de l'homme1 et elle j\e un rle considrable dans l'ordre mme de l'expri5ce1 qui e/ celui de la sci5ce4 ,n\s devons donc exam9] successivem5t3 #a la g5se psy*ologique de cette ide dans l'individu et dans l'espce2 #b son action psy*ologique2 #c l'accord qu'elle peut tablir sur le t]ra9 de la pratique entre le dt]m9isme et l'indt]m9isme bi5 ent5dus4 ,ce ne sont pas des conjectures mtaphysiques auxquelles n\s allons n\s livr]2 ce sont des faits sci5tifiques dont n\s v\lons entrepr5dre la con/atation et l'analyse4 ,i4--,l'enfant rem>que de bonne heure qu'il y a en lui comme aut\r de lui des *angem5ts et des diffr5ces3 m\vem5ts droite1 m\vem5ts gau*e1 action et inaction1 dsir et av]sion1 affirmation et ngation4 ,il s'habitue a9si peu peu concevoir t\tes *oses s\s les =mes opposes du oui et du non4 ,il n'a beso9 que de la consci5ce et de la mmoire p\r acqurir cette notion3 div]sit1 alt]native des contraires4 ,or1 c'e/ l le premi] lm5t empirique de l'ide de lib]t4 ,l'animal qui ne voit devant lui qu'une seule ligne1 et qui a p\r a9si dire des oeillres de t\s cts1 sauf sur une seule direction1 ne peut acqurir l'ide de lib]t1 qui enveloppe celle de pluralit4 ,l'association des ides e/ si =te que1 *ez l'tre intellig5t et d\ d'expri5ce1 un contraire voque immdiatem5t l'ide de son contraire1 comme un objet clair qui s]ait insp>able de son ombre4 ,notre p5se procde p> diffr5ces autant que p> ressemblances1 p> oppositions autant que p> h>monies2 c'e/ son ry?me naturel et comme son oscillation propre3 elle e/ s\mise la loi univ]selle de l'ondulation4 ,ma9t5ant1 s\s quelle =me app>at le contraire de ce qui e/ actuel et actuellem5t prs5t la consci5ce8--,s\s la =me du possible1 qu& il a t lui-mme actuel d'autres mom5ts4 ,si je suis actuellem5t immobile1 la m>*e peut m'app>atre comme possible2 le sil5ce actuel me fait song] la possibilit de la p>ole2 la p>ole actuelle la possibilit du sil5ce4 ,possibilit1 c'e/ le second lm5t sci5tifique de l'ide de lib]t4 ,cette possibilit ne re/e pas l'tat ab/rait et purem5t logique3 elle pr5d la =me de puissance active et psy*ologique2 voici comm5t4 ,il y a en psy*ologie un pr9cipe capital et sur lequel n\s aurons s\v5t rev5ir4 ,t\te ide1 surt\t l'ide d'une action possible1 e/ une image1 une reprs5tation intrieure de l'acte2 or1 la reprs5tation d'un acte1 c'e/--dire d'un ensemble de m\vem5ts1 en e/ le premi] mom5t1 le db1 et e/ a9si elle-mme l'action comm5ce1 le m\vem5t la fois naissant et rprim4 ,l'ide d'une action possible e/ donc une t5dance relle2 c'e/ une puissance dj agissante et non une possibilit purem5t ab/raite4 ,si cette ide1 p> hypo?se1 tait seule1 l'action comm5ce et rp&ue p> inn]vation dans l'organisme f9irait p> m\voir les membres1 tant qu'elle ne produirait aucune d\leur4 ,l'ide se ralis]ait en se concevant4 ,l'ide des contraires t5d donc se ralis]1 et c'e/ prcism5t p>ce qu'il s'agit de contraires que leur conception alt]native t5d pr5dre la =me d'un quilibre plus ou mo9s in/able1 comme celui d'une balance4 ,qu& je p5se m>*]1 il y a dans mon c]veau mme quelque *ose qui rpond la reprs5tation de mes jambes et la reprs5tation de leur m\vem5t1 laquelle1 e/ elle-mme le comm5cem5t de ce m\vem5t4 ,p5s] la m>*e1 c'e/ m>*] dans son imag9ation2 c'e/ mme1 la lettre1 m>*] p> le c]veau1 non p> les jambes2 c'e/ comm5c] agir et1 p\r a9si dire1 press] dans le c]veau le ressort qui ouvre passage au c\rant n]veux v]s les jambes4 ,c'e/ aussi1 en consqu5ce1 s5tir les premi]s m\vem5ts de la m>*e son db crbral4 ,ari/ote disait3--,s'il n'y avait pas une puissance di/9cte de l'acte1 je ne p\rrais me lev] qu& je suis assis1 ni m'asseoir qu& je suis lev1 c> ces deux actes se contr$is5t4--,malgr le dilemme d',ari/ote1 je puis m>*] en tant assis1 ou1 si l'on prfre1 comm5c] la m>*e crbralem5t4 ,or1 cette m>*e initiale1 cette m>*e l'tat naissant m'e/ familire3 l'expri5ce m'a appris1 dans mon enfance1 quels sont les m\vem5ts faire p\r m>*]1 quel e/ le mode d'inn]vation crbrale qui ab\tit m\voir mes jambes2 je connais cela comme je connais mes jambes elles-mmes1 bi5 que je ne puisse le figur] ni l'expliqu]4 ,et c'e/ l1 psy*ologiquem5t1 la puissance de m>*]4 ,la puissance de m\vem5t n'e/ que le m\vem5t mme l'tat naissant1 l'inn]vation son degr le plus faible1 le passage d'un c\rant n]veux peu int5se4 ,je l'appelle puissance p>ce que ce phnomne m5tal e/ li1 dans mon expri5ce et dans mon s\v5ir1 un phnomne plus complet1 qui e/ le m\vem5t de translation succdant au m\vem5t de vibration ou la simple t5sion crbrale4 ,qu& j'ai dans ma consci5ce le premi] mode1 l'image du second mode s'y associe d'une manire immdiate2 j'att5ds le second aprs le premi]4 ,mais en mme temps il y a dans mon imag9ation des ides et images antagoni/es1 qui ma9ti5n5t le m\vem5t son tat purem5t initial1 qui le contrebalanc5t et le refrn5t4 ,on a a9si un m\vem5t la fois comm5c et arrt4 ,c'e/ ce m\vem5t que j'appelle m\vem5t possible1 m>*e possible4 ,il e/ dj actuel un c]ta9 degr1 et voil p\rquoi ce n'e/ pas une pure possibilit ab/raite1 mais une puissance concrte2 d'autre "p il e/ cont5u et comme avort1 et voil p\rquoi il n'e/ pas compltem5t ralis1 actualis3 c'e/ un m\vem5t de translation ram5 un m\vem5t molculaire de t5sion2 la consci5ce de ce d]ni] g5re de m\vem5t e/ la t5sion intrieure1 la t5dance1 l'ef=t plus ou mo9s gr&4 ,quelle que soit la valeur mtaphysique de la =ce1 de l'ef=t1 du nisus de ,leibnitz1 de ,grec3 7l'7en]geia d',ari/ote1 t\j\rs e/-il que1 psy*ologiquem5t1 la =ce e/ la face int]ne et consci5te du m\vem5t de t5sion et des m\vem5ts de translation mutuellem5t contraires4 ,quant la p]suasion que n\s p\vons1 elle e/ une simple induction l'av5ir de notre expri5ce passe4 ,je puis m>*]1 signifie3 je comm5ce les premires d*>ges n]veuses de la m>*e1 et la suite vi5dra1 si ces m\vem5ts ne sont pas contr>is1 si l'ide de la m>*e devi5t prdom9ante1 si le dsir de la m>*e l'emporte1 si je veux m>*]4 ,en un mot1 la seule consci5ce de puissance qui se tr\ve en n\s e/ celle du m\vem5t comm5c et int]rompu1 laquelle se ramne l'image plus ou mo9s concrte d'un m\vem5t4 ,t\t m\vem5t accompli p> n\s et c5trifuge e/ accompagn d'un c]ta9 tat de consci5ce qui n\s le fait di/+u] des m\vem5ts c5triptes1 des m\vem5ts reu2 c'e/ cet tat de consci5ce qui fait le fond de ce qu'on nomme ef=t1 t5dance1 t5sion1 et la puissance n'e/ que la prvision de la suite habituelle ou des effets du m\vem5t comm5c3 or cette prvision e/ une ide4 ,c'e/ dans l'ide que rside la puissance ari/otlique4 ,dans cette voie1 n\s ne tr\vons po9t la lib]t absolue dont p>l5t les spirituali/es1 pas mme la puissance mtaphysique dont ils font un int]mdiaire entre le pur possible et le pur rel1 et qui conti5drait d'avance plusieurs effets possibles4 ,psy*ologiquem5t1 cette puissance n'e/ que la consci5ce d'un conflit de reprs5tations auxquelles rpond dans le c]veau un conflit de m\vem5ts en s5s div]s4 ,sans d\te le fond mme du m\vem5t1 de l'ef=t1 du v\loir1 demeure un my/re1 mais on n'a pas le droit de prt5dre1 ds le db1 que ce my/re e/ lib]t plutt que ncessit1 ni de confondre la consci5ce du v\loir et du m\voir avec la consci5ce d'une lib]t indp5dante1 capable en mme temps et s\s les mmes conditions d'effets contraires4 ,si l'arc t5du de ,leibnitz avait consci5ce de sa t5sion1 il n'aurait pas p\r cela consci5ce de sa lib]t1 c> il faut1 p\r que la fl*e p>te1 la dt5te du doigt de l'ar*]4 ,la puissance des contraires e/ le ct int]ne de la composition des =ces en mutuel quilibre4 ,ce s5tim5t d'une puissance active ou1 physiologiquem5t1 d'un quilibre in/able entre deux contraires1 e/ le troisime lm5t de l'ide de lib]t1 dont la div]sit et la possibilit ab/raite tai5t les deux premi]s lm5ts4 ,l'enfant aime se donn] le s5tim5t du p\voir des contraires1 qui e/ une des =mes suprieures et un des plaisirs de la vie4 ,il aime se balanc] p> la p5se comme p> le corps entre des contraires3 il y a une analogie fondam5tale entre le plaisir lev de l'activit oscillante et le plaisir infrieur qu'un enfant pr\ve sur une esc>polette1 se balanant dans le vide1 allant et rev5ant comme le p5dule d'un extrme l'autre2 c'e/ une sorte d'ivresse de m\vem5t alt]natif p> laquelle1 =ce de p>c\rir avec vitesse des po9ts successifs1 il n\s semble que n\s sommes sur t\s les po9ts la fois3 les extrmes se rappro*5t et les contraires t5d5t se confondre en un4 ,il en rsulte un n\veau s5tim5t1 quatrime lm5t de l'ide de lib]t3 c'e/ le s5tim5t de l'indp5dance p> rapport aux contraires mmes1 d'un p\voir qui1 embrassant les contraires1 les dom9e et semble n'en plus dp5dre4 ,qu& le p5dule intrieur1 si on peut a9si p>l]1 e/ p>v5u l'extrmit de sa c\rse et a a9si puis son effet dans un s5s dt]m91 il t5d p> cela mme repr5dre la direction contraire et se donn] dans ce s5s n\veau un n\veau s5tim5t d'activit1 de vie1 de j\issance4 ,ne pas tre born une seule action1 ne pas tre puis dans un seul acte1 retr\v] sa puissance entire p\r un autre1 c'e/ videmm5t avoir1 p\r sa =ce intrieure1 un po9t d'appui et d'application suprieur aux effets div]s qu'elle produit t\r t\r2 c'e/ p> cela mme avoir une c]ta9e indp5dance qui e/ libre d'ob/acles2 voil p\rquoi l'ide d'indp5dance e/ un lm5t de l'ide de lib]t4 ,et puisque t\te ide t5d se =tifi] et se ralis]1 l'ide de l'indp5dance dvelopp]a en n\s1 elle aussi1 une t5dance la ralis] ou du mo9s en essay] la ralisation4 ,l'enfant se dit *aque in/ant3 ,si j'essayais le contraire de ce que j'ai fait8 ,et il l'essaye4 ,il aime se donn]1 ici encore1 le spectacle de son activit arbitraire et indp5dante4 ,on lui dit auj\rd'hui de faire une *ose et il la fait2 on le lui r$ira dema9 et dema9 il refus]a de la faire4 ,on accuse alors l'imp]fection et la biz>r]ie de la nature huma9e4 ,non1 l'enfant fait seulem5t une expri5ce psy*ologique3 il a conu deux faits contraires1 et il veut voir s'il p\rra les ralis]2 il a fait une *ose1 il ne la refait pas1 uniquem5t p\r le plaisir de *ang]1 c'e/--dire d'appliqu] la mme puissance aux *oses les plus div]ses4 ,dans la vie physique1 il se meut en t\s s5s1 prfrant p>fois la ligne droite les lignes les plus capricieuses1 au *em9 le plus c\rt1 mais le plus uni=me1 le *em9 le plus long et le plus v>i3 il aime se s5tir physiquem5t libre1 dgag de t\te contra9te matrielle4 ,il en e/ de mme p\r son intellig5ce3 il p5se aux *oses les plus opposes1 il p5se l'absurde1 p\r se mettre au-dessus de l'absurde2 t\te ide lui app>aissant avec un c>actre p>ticuli] et born1 il aime fran*ir d'un bond les limites de sa p5se prs5te1 comme il aime fran*ir l'espace o il tait d'abord r5f]m4 ,enf91 dans ses dt]m9ations et dans ses actions1 non mo9s que dans ses p5ses1 l'enfant aime faire acte d'indp5dance1 p>fois d'absolutisme3 si on lui (fre deux fruits en lui montrant le plus beau et en lui conseillant de le pr5dre1 il lui arriv]a s\v5t de prfr] l'autre2 il aime en effet la contradiction2 il veut pr\v] autrui et se pr\v] lui-mme qu'il a un c]ta9 p\voir de *oisir1 et de sacrifi] son intrt son caprice4 ,l'ide de p\voir ambigu et suprieur aux alt]natives se =tifie encore p> le d\ble rapport de l'tat prs5t avec le pass et avec l'av5ir4 ,le s\v5ir du pass m'appr5d que deux contraires ont eu lieu dans des circon/ances s5siblem5t id5tiques1 comme sont s5siblem5t id5tiques deux triangles tracs sur un tableau4 ,l'expri5ce actuelle ne m'appr5d pas sans d\te que les deux contraires soi5t possibles en mme temps 7et c'e/ un po9t sur lequel n\s revi5drons dans la suite72 mais il ne m'e/ pas difficile1 p> une simple comb9aison de notions1 d'imag9] cette possibilit 7relle ou non en elle-mme7 et de m'en =m] a9si l'ide1 seule *ose dont n\s n\s occupions en ce mom5t4 ,j'aurais pu pr5dre un autre p>ti si le motif contraire tait dev5u le plus =t2 voil le jugem5t qui n\s s]t de po9t de d"p2 faisons ab/raction p> la p5se de cette condition et remplaons-la p> cette n\velle hypo?se3 ,les motifs tant les mmes1 j'aurais pu agir autrem5t2 n\s aurons a9si con/ruit l'ide du p\voir inconditionnel1 ambigu et libre1 qui con/itu]ait le libre arbitre4 ,il n'e/ pas indisp5sable p\r cela que l'ide du libre arbitre rponde ds l'orig9e une ralit4 ,les lois de l'imag9ation suffis5t ici p\r expliqu] les ab/ractions et comb9aisons d'ides ncessaires4 ,qu& j'ai commis1 p> exemple1 une action mauvaise s\s l'influ5ce d'une passion dom9ante et que je r5tre ensuite en moi-mme1 la passion tant tombe1 le motif raisonnable et ds9tress se tr\ve avoir actuellem5t l'avantage2 si c'tait recomm5c]1 il me semble1 non sans raison1 que j'agirais autrem5t4 ,je comp5se alors inv9ciblem5t le s\v5ir de mon tat pass p> mon tat prs5t1 *ose d'autant plus facile que la passion d'autrefois n'e/ plus en moi qu'une image affaiblie2 je me reprs5te a9si l'action raisonnable comme un possible qui aurait pu se ralis]1 comme un possible gal l'autre1 gal l'action passionne4 ,au fait1 l'action raisonnable et t possible si j'en avais conu plus =tem5t la possibilit mme1 si l'ide de ma puissance sur moi et t plus prs5te et plus n]gique4 ,aurais-je pu sans condition8--,c'e/ ce que n\s aurons plus t>d re*]*]2 en ce mom5t1 n\s voyons qu'il n\s e/ possible de con/ruire1 p> une comp>aison avec le pass1 l'ide de puissance inconditionnelle4 ,cette ide d'inconditionnalit e/ un c9quime et capital lm5t de l'ide de lib]t4 ,n\s allons la voir se complt] p> le rapport de notre tat prs5t l'av5ir4 ,l'av5ir1 en effet1 e/ inc]ta91 incalculable1 impossible prvoir p\r n\s4 ,cette inc]titude e/ plus ou mo9s gr&e selon les cas4 ,elle e/1 dans c]ta9es circon/ances1 d'autant plus gr&e que l'action e/ mo9s importante et1 p> cela mme plus dnue de motifs consci5ts capables de la spcifi]4 ,p> exemple1 dans les occasions o il s'agit de *oses indiffr5tes1 on ne peut prvoir si je *oisirai pile ou face1 si je p>tirai du pi$ gau*e ou du pi$ droit1 si je s]ai deb\t ou assis4 ,dans ce cas1 en effet1 ce qui doit dt]m9] telle action plutt que telle autre1 ce qui doit spcifi] ma dcision volontaire1 c'e/ une concid5ce de causes extrieures1 un has>d1 consquemm5t un dt]m9isme que je ne puis prvoir4 ,dans d'autres cas1 au contraire1 l'inc]titude de l'av5ir e/ proportionnelle l'importance de la dcision3 c'e/ qu'alors les motifs consci5ts et spcifiques sont plus compliqus et plus contraires3 les causes dt]m9antes de l'action sont intrieures1 elles engag5t mon c>actre1 mon moi1 ma p]sonnalit t\t entire4 ,or1 dans c]ta9es alt]natives d'une nature exceptionnelle et1 en quelque sorte1 tragique1 il m'e/ bi5 difficile de prvoir si j'aurai la =ce de prfr]1 p> exemple1 la mort mme la violation de ce qui m'app>at comme un devoir4 ,c]ta9s cas de consci5ce sont comme une tempte qui peut faire s\lev] la vague de mille manires4 ,ici1 l'inc]titude de l'av5ir porte sur les conditions intrieures d'un acte important2 t\t l'heure elle portait sur les antcd5ts extrieurs d'un acte sans importance4 ,dans les deux cas il y a ou il peut y avoir1 p\r n\s et p\r autrui1 impossibilit de calcul] et de prvoir4 ,encore la prvision devi5t-elle de plus en plus probable qu& je connais bi5 le c>actre d'une p]sonne3 je sais que tel de mes amis1 je sais que moi-mme1 n\s ne commettrons pas un vol p\r n\s appropri] un million ou un milli>d4 ,ces considrations n\s amn5t devant le problme de ,sp9oza3 e/-ce l'ignorance des causes de l'acte qui n\s donne l'ide de notre lib]t8--,s\s cette =me gnrale et vague1 la proposition de ,sp9oza e/ videmm5t ins\t5able4 ,on lui a rpondu que le pote qui ignore les causes de son inspiration l'attribue un dieu et non sa lib]t1 que le spirite1 l'illum91 l'en?\sia/e1 se croi5t conduits p> une puissance suprieure eux-mmes1 enf9 que le s5tim5t du libre arbitre crot avec la connaissance mme des motifs de nos actions4 ,mais ces rponses gnrales sont encore mo9s probantes que la proposition de ,sp9oza et repos5t sur des confusions4 ,en premi] lieu1 ce n'e/ pas l'ignorance des causes produisant un acte quelconque qui peut eng5dr] l'ide de lib]t2 c'e/ l'ignorance des causes d'une dt]m9ation volontaire et int5tionnelle4 ,je ne me crois pas libre qu& je s\ffre sans savoir p\rquoi1 ni qu& je remue les paupires sans savoir p\rquoi1 ni qu& je tr\ve une rime ou un v]s sans savoir p\rquoi1 ni qu& j'ai une vision ou illum9ation sans savoir p\rquoi2 mais c'e/ qu'en t\t cela il ne s'agit pas d'une dcision int5tionnelle entre div]s p>tis1 p> exemple vot] ou s'ab/5ir de vot]4 ,les exemples allgus ne pr\v5t donc ri54--,mais1 dira-t-on1 qu& il s'agit d'une dt]m9ation int5tionnelle1 je me crois prcism5t d'autant plus libre que j'ai plus dlibr et que je connais mieux les motifs de mon acte4 ,ici encore1 l'analyse psy*ologique e/ incomplte4 ,ce n'e/ pas l'ignorance des motifs consci5ts de ma dcision qui peut me donn] l'ide d'un libre arbitre *appant la prvision2 c'e/ l'ignorance de la cause qui1 entre div]s motifs consci5ts1 me fait pr5dre telle dcision dt]m9e4 ,or1 cette cause n'e/ pas ncessairem5t elle-mme un motif consci5t3 elle peut tre mon c>actre1 ma nature propre1 mes habitudes inconsci5tes1 mes secrtes incl9ations3 elle e/ ce que ,wundt appelle le facteur p]sonnel1 c'e/--dire ma con/itution psy*ologique et physiologique1 ma manire individuelle de ragir4 ,supposez en *imie un ractif extrmem5t complexe dont v\s ne p\rriez rduire la composition en =mules3 si v\s y jetez telles ou telles sub/ances colores1 v\s ne p\vez prvoir quelle s]a la nuance p>ticulire que produira le mlange4 ,v\s savez que telle c\leur mle telle autre en telles proportions produit du v]t1 du violet1 de l'orang2 mais1 si v\s ne savez pas t\t ce qui entre dans la composition du liquide o v\s mlang]ez ces c\leurs1 v\s ne p\rrez p> cela mme prdire la c\leur complexe qui en rsult]a4 ,notre naturel n'e/ pas une eau claire o les motifs et mobiles se ml]ai5t en g>dant *acun sa nuance propre3 il e/ lui-mme une comb9aison que la *imie m5tale ne saurait rduire des =mules exactem5t dt]m9es4 ,on ne rpond donc pas ,sp9oza ni ,leibnitz qu& on invoque la consci5ce des motifs dans la dlibration p\r s\t5ir que le s5tim5t du libre arbitre crot avec la connaissance des causes1 c> la connaissance des motifs ne n\s donne pas celle de la cause fondam5tale et dcisive3 la raction propre de notre c>actre4 ,s\s les motifs consci5ts se tr\ve notre activit inconsci5te avec ses t5dances et incl9ations de t\te sorte2 c'e/ mme dans cette rgion d'inconsci5ce ou1 si l'on prfre1 de consci5ce gnrale et non spciale1 que n\s plaons notre moi1 notre v\loir p]sonnel4 ,ds lors1 qu& n\s avons comp> et pes des motifs au gr& j\r de la consci5ce claire1 de la consci5ce sup]ficielle1 la dt]m9ation f9ale sort des pr(ondeurs de la consci5ce obscure4 ,il en rsulte un arrt dans la srie app>5te des causes1 une app>5te solution de cont9uit1 comme entre les d]ni]s rayons visibles du spectre et l'obscurit qui les enveloppe4 ,de l vi5t l'app>5ce d'un comm5cem5t impossible prvoir1 d'un comm5cem5t de srie non ratta* d'autres sries1 d'un comm5cem5t absolu4 ,le conflit des motifs consci5ts produisait un arrt mom5tan dans notre volution intrieure et y posait un problme de dynamique m5tale2 c'e/ le triomphe de l'inconsci5t ou du subconsci5t qui rs\t le problme1 met f9 l'arrt et se manife/e p> la rsultante de la dcision4 ,ne p\vant avoir la consci5ce analytique de ce qu'on p\rrait appel] notre consci5ce syn?tique1 n\s ne saurions n\s-mmes calcul] et prvoir ce que n\s v\drons dans telle circon/ance grave3 n\s attribuons alors la volition un p\voir dom9ant les contraires1 et comme ce p\voir e/ prcism5t notre consci5ce obscure et syn?tique1 notre moi1 il en rsulte que n\s attribuons au moi1--non plus un dieu ou une =ce trangre1--la raction f9ale de ce p\voir fondam5tal sur les motifs plus ou mo9s extrieurs p> lesquels il e/ sollicit4 ,qu& n\s p\vons analys] entirem5t t\tes les causes d'une dcision1 n\s ne n\s attribuons plus le p\voir des contraires3 n\s disons que n\s ne p\vions faire autrem5t1 que n\s avions telle incl9ation1 telle p5se1 telle autre1 que celle-ci a t efface p> celle-l1 que tel p5*ant ou telle habitude avait trop de =ce acquise p\r tre contrebalanc p> tel motif1 etc4 ,l'ide du p\voir des contraires nat de la consci5ce syn?tique et obscure1 et seulem5t dans les cas qui engag5t cette consci5ce1 non dans ceux o il s'agit d'effets que n\s n'attribuons pas notre moi1 notre consci5ce concrte et totale4 ,ni ,sp9oza ni ses adv]saires n'ont donc pos la "q sur son vrai t]ra94 ,n\s voyons ma9t5ant qu'une action dt]m9e doit tre enveloppe 7comme d'autant de c]cles conc5triques7 p> des puissances cont5ant en app>5ce les contraires4 ,le premi] c]cle e/ =m p> l'intellig5ce3 n\s exprim5tons en n\s l'action motrice et efficace des ides1 a9si que la possibilit de tr\v] des motifs contraires p\r ou contre t\t acte1 ce qui n\s donne la notion de notre indp5dance intellectuelle4 ,puis1 n\s avons le s5tim5t d'un p\voir encore suprieur aux ides1 les mobiles1 qui =m5t un second c]cle dj plus obscur2 enf9 n\s avons la consci5ce vague d'un p\voir suprieur aux mobiles p>ticuli]s comme aux motifs p>ticuli]s3 l'individualit1 le c>actre p]sonnel1 enf9 un d]ni] c]cle1 le plus va/e et le plus obscur t\t ensemble1 c'e/ la consci5ce mme en sa syn?se1 la consci5ce o vi5n5t se fondre t\tes les images1 l'unit 7app>5te ou relle7 qui dom9e t\t et dcid]a en d]ni] ressort4 ,l se place la volont1 et de l aussi n\s vi5t l'ide de lib]t comme puissance suprieure aux dt]m9ations contraires1 aux mobiles connus et aux motifs connus4 ,alors s'accomplit une d]nire trans=mation de l'ide1 qui pr5d une =me mtaphysique4 ,grce notre facult d'ab/raire1 n\s p\vons considr] une puissance1 non en tant qu'elle dp5d elle-mme d'autre *ose1 mais en tant que quelque *ose dp5d d'elle2 et s\s ce rapport ab/rait1 relativem5t aux t]mes infrieurs1 elle n'e/ plus dp5dante1 mais indp5dante2 elle n'e/ plus consqu5te1 mais antcd5te4 ,les p>tisans de la ncessit considr]ont cette indp5dance comme un mom5t t\t provisoire de la p5se1 comme une simple ab/raction p> laquelle une *ose n\s p>at seulem5t antcd5te1 bi5 qu'elle soit en mme temps consqu5te2 en d'autres t]mes1 l'indp5dance ne s]a jamais p\r eux qu'une moiti du rel1 t&is que p\r les autres elle peut tre un t\t2 mais il s'agit en ce mom5t de montr] la g5se de l'ide1 non son objectivit4 ,or n\s p\vons concevoir le t\t comme expliquant et eng5drant les p>ties1 le complet1 le p>fait comme cont5ant la raison de l'incomplet et du p>ticuli]4 ,enf91 faisant ab/raction des limites1 n\s arrivons concevoir l'illimit1 l'absolu4 ,c'e/ d'abord l'ide ngative d'une indp5dance absolue1 puis l'ide plus positive1 mais non mo9s problmatique d'une plnitude de puissance intellig5te4--,on v]ra plus lo91 en tudiant la "p de la volont dans ce qu'on nomme la raison1 comm5t nat et se dveloppe cette ide1 qui n'e/ autre que celle de la causalit intelligible 7au s5s de ,kant7 conue comme p\vant cont5ir la raison suprme de la causalit s5sible4 ,affran*ie p> hypo?se de la loi des antcd5ts et des consqu5ts qui con/itue le dt]m9isme1 cette causalit purem5t idale peut app>atre comme l'idale lib]t4 ,aprs avoir indiqu comm5t l'ide de lib]t1 d'abord physique1 puis psy*ologique1 puis mtaphysique1 nat dans l'individu1 n\s p\rrions exam9] comm5t elle se transmet dans l'espce p> voie d'hrdit4 ,c'e/ un po9t sur lequel n\s aurons rev5ir4 ,ds prs5t1 il e/ clair que l'ide d'indp5dance et de lib]t e/1 *ez l'individu1 une puissance qui t5d =tifi] le c>actre2 elle con/itue donc une supriorit dans la lutte p\r l'exi/5ce et p\r le progrs4 ,consquemm5t1 les lois de la slection naturelle lui assur5t le triomphe3 cette ide devi5t une =me hrditaire de la consci5ce1 de plus en plus spcifique et c>actri/ique de l'humanit3 elle f9it p> tre inne1 et n\s v5ons au monde avec l'in/9ct de la lib]t1 bi5 plus1 avec la p]suasion de la lib]t1 comme n\s naissons avec l'ide de l'espace ou avec l'in/9ct de la curiosit#b4 #b ,la g5se que n\s v5ons d'indiqu]1 dans l'individu et dans l'espce1 n\s p]met de rpondre une "q s\v5t pose3 ,si l'ide de lib]t1 dit ,m4 ,naville1 ne procde pas de l'obs]vation de la consci5ce1 d'o vi5t-elle8 7,rev4 ph41 ,la physique et la morale1 p4 #bgf47--;,comm5t ce qui n'e/ pas libre1 dem&e ,m4 ,delboeuf1 peut-il avoir l'ide de la lib]t8--,l'argum5t e/ classique2 il n'en e/ pas plus probant4 ,l'ide d'une indp5dance relative e/1 comme n\s l'avons vu1 un objet d'expri5ce2 celle d'une indp5dance complte e/ une con/ruction de la p5se4 ,les =mes s\s lesquelles je me reprs5te cette indp5dance1 =mes en p>tie illusoires et en p>tie ralisables1 sont aussi des con/ructions possibles de la p5se1 et n\s en tudi]ons plus t>d le dveloppem5t4 ,l'expri5ce m'appr5d1 p> exemple1 que deux actions contraires sont ralisables et ont lieu effectivem5t2 elle ne m'appr5d pas qu'elles soi5t possibles en mme temps1 sans d\te2 mais il ne m'e/ pas difficile d'imag9] cette possibilit simultane p> une simple comb9aison de notions4 ,a9si nat l'ide du libre arbitre4 ,,ii4 ,une fois =me1 l'ide de notre lib]t ne peut manqu] d'influ] sur notre conduite4 ,c'e/ cette influ5ce pratique que n\s devons ma9t5ant montr]1 en rs]vant p\r la suite l'exam5 ?orique de la "q4 #a ,libres ou non1 n\s t5dons la lib]t1 l'indp5dance absolue dont n\s avons l'ide4 #b ,cette t5dance1 d'aprs les lois mmes du dt]m9isme1 doit crer en n\s un c]ta9 p\voir proportionn1 ce semble1 son int5sit4 #c ,n\s ne t>dons pas reconnatre l'efficacit pratique de cette t5dance2 et mme1 dans une f\le de cas1 n\s n'ap]cevons po9t de limite dt]m9e et prcise l'ext5sion de notre p\voir3 il en rsulte une confiance en soi qui va gr&issant4 ,n\s n\s p]suadons de plus en plus que n\s avons un p\voir indp5dant et une =ce propre suprieure t\s les contraires1 capable de re/] la mme qu& t\t *ange1 ou de *ang] qu& t\t re/e le mme4 ,cette croyance e/ naturelle et univ]selle1 les dt]m9i/es ne le ni5t pas2 ils conte/5t seulem5t qu'elle reprs5te la ralit4 ,mais1 encore une fois1 t\te ide influant sur nos actes1 le dt]m9isme doit1 p>mi les puissances pratiques dont la psy*ologie entrepr5d l'analyse et dont la morale entrepr5d la discipl9e1 mettre en ligne de compte l'ide de la lib]t1 puisque cette ide entrane d'abord une t5dance la ralis]1 puis une ralisation au mo9s app>5te1 et enf9 une conviction au mo9s subjective de notre propre lib]t4 ,ds lors le sy/me dt]m9i/e subit un *angem5t considrable au po9t de vue de la pratique4 ,voyons1 en effet1 les rsultats que va produire1 dans l'application et dans la vie de *aque j\r1 l'lm5t capital que des sy/mes incomplets avai5t exclu de la "q1 et dont l'influ5ce pratique1 dj con/ate p> n\s *ez l'enfant1 se manife/]a encore plus *ez l'homme4 ,supposons que je sois dom9 p> une viol5te colre4 ,si je suis p]suad que je n'ai aucun p\voir sur ma passion1 ou si je ne songe pas ce p\voir1 il e/ clair que ma colre suivra fatalem5t son c\rs4 ,mais voici qu'une ide1 am5e p> les lois de l'association ou de l'habitude1 pr5d une puissance n\velle dans mon esprit et1 de confuse qu'elle tait1 devi5t di/9cte3 c'e/ l'ide 7subjective ou non7 d'une rsi/ance possible ma colre1 d'un empire que je crois p\voir ex]c]1 et que de plus ma raison juge rationnel et bon d'ex]c]4 ,aussitt cette ide int]rompt la fatalit de la passion2 c'e/ une =ce n\velle qui peut1 en s'accroissant1 faire quilibre ma colre4 ,que mon intellig5ce se fixe sur cette ide qui la sollicite1 qu'elle la r5de p> l de plus en plus int5se1 bi5tt l'ide de la lib]t s]a dev5ue une puissance pratique avec laquelle les autres puissances devront compt]2 et si1 tort ou raison1 je reg>de cette puissance comme absolue en moi1 l'ide de l'absolu devra produire un c]ta9 effet dans la balance4 ,elle p\rra mme1 comme l'pe de ,br5nus1 faire p5*] le plateau du ct qui semblait d'abord le plus faible1 en v5ant s'y aj\t]4 ,l'att5tion et la rflexion 7fatales ou non71 augm5t5t la =ce de cette ide avec sa cl>t4 ,ds que je songe mon p\voir1 l'ide crot2 ds que l'ide crot1 la t5dance de la rflexion s'y applique davantage2 n\vel accroissem5t de l'ide1 suivi d'un n\vel accroissem5t de rflexion2 et1 en df9itive1 multiplication de =ces p> l'addition successive de t\s ces petits accroissem5ts4 ,donc la seule conception de ma lib]t1 comme d'une puissance v5ant de moi et capable de contre-balanc] ma passion1 p\rra en effet dans la pratique p>v5ir s\v5t la contre-balanc]1 en v]tu mme d'un dt]m9isme compliqu dont n\s aurons plus t>d tudi] ?oriquem5t les lois4 ,brisant la ligne uni=me et fatale de mes p5ses et de mes s5tim5ts1 elle aura r5du possible un acte qui1 ne considr] que la =ce intr9sque et naturelle des motifs et des mobiles antrieurs1 n'et pu aucunem5t se produire sans ce motif n\veau et prpondrant4 ,le dt]m9isme se rfl*it sur soi dans cette ide et s'y ret\rne en quelque sorte contre soi-mme4 ,en fait1 l'ide de notre lib]t ne manque jamais de n\s app>atre au mom5t o elle peut n\s tre utile dans la pratique1 mo9s que le p>oxysme de la passion n'ait dtruit t\te rflexion4 ,cette ide1 t\j\rs prs5te en n\s s\s une =me plus ou mo9s lat5te1 r$evi5t manife/e ds que n\s sommes en prs5ce de deux actes possibles1 entre lesquels n\s hsitons4 ,p> l'association du contra/e1 la d\ble possibilit veille ncessairem5t la notion d'un d\ble p\voir2 et comme n\s n\s rappelons avoir dj ralis1 dans d'autres circon/ances1 les deux t]mes de l'alt]native prs5te ou ceux d'une alt]native analogue1 n\s sommes ports n\s attribu] actuellem5t et ralis] a9si dans une c]ta9e mesure un d\ble p\voir1 une lib]t de *oix4 ,c'e/ l une t5dance irrsi/ible1 que le dt]m9i/e subit comme les autres hommes4 ,la notion et la p]suasion de notre lib]t sont donc t\j\rs ou presque t\j\rs p>mi les motifs de notre dcision rfl*ie4 ,oubli] cet lm5t dans ses analyses1 comme l'ont fait les psy*ologues1 c'tait oubli] ce qu'il y a de plus orig9al et de plus ess5tiel dans l'activit huma9e4 ,en outre1 cette ide peut s'affaiblir ou se =tifi]4 ,il e/ des cas1 p> exemple1 o l'habitude n\s fait rpt] un acte sans y associ] p> contra/e la possibilit de faire autrem5t4 ,un homme peut a9si dev5ir l'esclave d'une mauvaise habitude1 comme celle de la colre1 p> l'affaiblissem5t de son ide de lib]t4 ,mais p]suadez cet homme qu'il dp5d de lui de s'en corrig]2 qu'il e/ pratiquem5t libre de se dt]m9] la suivre ou ne pas la suivre2 que1 s'il la suit1 ce n'e/ pas p> une fatalit absolue1 comme il le croit1 mais p> un cons5tem5t auquel il ne rfl*it pas2 qu'il p\rra p> consqu5t repr5dre l'empire de soi qu& il v\dra1 et qu'il e/ matre de v\loir ou de ne pas v\loir3 cette intime conviction de sa puissance que v\s aurez rveille *ez lui1 ft-elle subjective en soi1 n'en aura pas mo9s p\r effet une relle puissance4 ,au contraire1 p]suadez l'homme vicieux que ses vices sont en t\t indp5dants de lui et que t\te puissance sur soi-mme e/ *imrique1 v\s dim9u]ez rellem5t en lui cette puissance2 p> cela seul qu'il ne song]a pas rsi/]1 qu'il n'aura aucune confiance en lui-mme et dans sa lib]t pratique1 il devi5dra faible en effet et esclave de la passion4 ,a9si donc1 autant l'homme veut1 peut1 et devi5t =t1 qu& il se croit pratiquem5t libre1 puissant et capable de p]svrance1 autant il devi5t faible dans la pratique et mme incapable de v\loir1 qu& il ne croit pas dispos] de lui-mme1 qu& il se considre comme s\mis quelque influ5ce extrieure plus puissante que lui4 ,un philosophe anci5 conseillait1 p\r calm] la colre1 de rcit] en soi-mme l'alphabet grec2 le meilleur alphabet1 c'e/ de se rpt] qu'on e/ pratiquem5t libre et que1 dans l'homme1 l'alpha et l'omga1 c'e/ la lib]t pratique de la volont rfl*ie ou d\ble ide4 ,l'effet sur les masses n'e/ pas mo9s frappant que sur les individus4 ,p]suadez une arme qu'il dp5d d'elle-mme de va9cre1 qu'elle n'a p\r cela qu' v\loir1 que v\loir c'e/ p\voir1--cette p]suasion ft-elle t\te subjective1--il n'en e/ pas mo9s vrai que l'ide mme de cette puissance t5dra1 si les circon/ances ne sont pas absolum5t dfavorables1 la ralis] dans la pratique ou comm5c] les mmes effets que la ralit4 ,au contraire1 p]suadez vos soldats que le c\rant de la fatalit entrane t\t1 que l'ef=t e/ inutile et la rsi/ance impossible1 que leur dfaite e/ crite dans le livre des de/9es2 p> l v\s dtruisez t\te n]gie de l'intellig5ce1 v\s anantissez t\t empire sur la passion1 t\te =ce morale4 ,en dtruisant l'ide mme de lib]t1 en l'obscurcissant1 en l'effaant p\r a9si dire1 v\s arrivez presque au mme rsultat que si v\s aviez ananti peu peu la lib]t4 ,c'e/ le sophisme p>esseux ralis p> les ,ori5taux4 ,voil des faits que les dt]m9i/es ne peuv5t ni]1 et qu'ils nglig5t tort dans leurs analyses psy*ologiques4 ,en v]tu mme de leur ?orie sur l'empire des ides1 on arrive conclure que1 pratiquem5t1 il e/ bon1 il e/ ncessaire de =tifi] *ez les hommes l'ide de la puissance des ides4 ,encore une fois1 faites compr5dre aux hommes qu'ils ont un gr& p\voir sur leurs passions1 et v\s leur donn]ez un c]ta9 p\voir2 plus la p]suasion s]a =te1 plus l'effet s]a gr&1 plus l'ide de puissance p]sonnelle triomph]a de l'imp]sonnelle fatalit4 ,sans d\te1 cette ide ne saurait n\s donn] une vritable =ce pratique qu& il s'agit de triomph] d'ob/acles matriels3 il ne suffit pas de se croire capable de s\lev] un f>deau p\r le s\lev] en effet1 et la =ce physique ne se cre pas en n\s p> la p]suasion2 encore y a-t-il des cas o l'n]gie morale semble dvelopp] et mettre en lib]t une vritable n]gie physique4 ,de mme1 il ne suffit pas de se croire le gnie ncessaire la rsolution d'un problme p\r le rs\dre3 mais la confiance d'un homme dans sa =ce intellectuelle fait du mo9s qu'il *]*e la solution2 et combi5 de fois se vrifie pratiquem5t cette p>ole3 ,*]*ez et v\s tr\v]ez6 ,il n'en e/ plus a9si dans le doma9e de la volont2 c> il s'agit d'un p\voir qui1 s'il exi/ait1 opr]ait sur lui-mme et se pr5drait lui-mme p\r objet4 ,ce p\voir1 n\s le considrons comme ne faisant qu'un avec n\s2 et ici1 la p]suasion que n\s possdons une semblable puissance doit tre beauc\p plus efficace dans la pratique4 ,c'e/ donc un bi5 de se croire matre de soi2 c> cette croyance1 si elle ne n\s donne pas une lib]t mtaphysiquem5t absolue1--"q rs]ve1--n\s donne du mo9s une n]gie pratique dont l'indp5dance e/ t\j\rs p]fectible1 s9on p>faite4 ,il ne faut pas p\r cela se p]suad] qu'on e/ libre de t\t faire p> n'importe quels moy5s et p> une lib]t aveugle2 autant il e/ bon de croire qu'une c]ta9e lib]t e/ au c5tre de n\s-mmes1 autant il e/ bon de se rappel] que nos moy5s sont des conditions et des ncessits qu'il faut bi5 connatre4 ,il ne suffit pas de s'attribu] n'importe quel p\voir1 sans autre =me de procs1 p\r acqurir magiquem5t ce p\voir4 ,autre *ose e/ de se croire libre et de se crois] les bras1--ce qui n'avance ri5 ou presque ri51--autre *ose e/ de v\loir tre libre et de faire ef=t p\r le dev5ir4 ,notre b e/ prcism5t de montr] que la lib]t n'e/ pas un p\voir magique ni une *ose t\te faite1 mais une f91 une ide qui ne se ralise que progressivem5t et m?odiquem5t p> le moy5 d'un dt]m9isme rguli]4 ,n\s ne dirons donc pas qu'on soit plus libre1 sans autre condition1 mesure qu'on croit plus l'tre4 ,malgr cela1 un c]ta9 degr de croyance dans la possibilit de ce qu'on veut et dans celle mme du v\loir e/ ncessaire p\r v\loir4 ,l'ignorant1 l't\rdi1 l'enfant1 le f\1 ne s'attribu5t que la lib]t d'indiffr5ce ou de caprice2 mais prcism5t ils t5d5t la ralis] dans la mesure mme o ils la dsir5t et o ils la conoiv5t4 ,il y a donc une c]ta9e h>monie entre la lib]t qu'on croit avoir et celle qu'on t5d pratiquem5t acqurir s\s l'influ5ce de cette ide mme4 ,plus on se croit libre d'une fausse lib]t1 mo9s on l'e/ de la vraie1 mais plus on se fait une ide vraie de la lib]t1 plus on russit la faire pass] dans la ralit4 ,donc1 t\t en concevant les ncessits et les conditions1 il faut plac]1 s\s une =me ou s\s une autre1 quelque lib]t en soi-mme p\r ne pas se rduire l'absolue impuissance4 ,les anci5s disai5t3 ,aud5tes ,=tuna juvat2 n\s ne croyons plus cette ,=tune du paganisme2 mais ce que les anci5s attribuai5t une influ5ce extrieure1 c'e/ en ralit notre intellig5ce qui le fait2 c'e/ la foi en une c]ta9e lib]t des tres intellig5ts qui n\s donne notre puissance d'initiative intellig5te3 ,aud5tes ,lib]tas juvat4 ,s'il en e/ a9si1 dirons-n\s aux dt]m9i/es1--et cela doit tre selon votre hypo?se mme1--v\s t5dez p>l] et agir comme t\s les autres hommes dans la pratique4 ,v\s devez1 aprs avoir pos le dt]m9isme en ?orie1 *]*] un moy5 p\r le concili] avec l'ide de la lib]t pratique1 s9on de la lib]t mtaphysique1 et p\r =tifi] cette ide dans les esprits4 --,soit2 il n'en re/e pas mo9s probable que1 objectivem5t1 c'e/ l'ide de lib]t qui agit1 et non la lib]t2 il e/ donc possible qu'un dt]m9isme suprieur ait simplem5t pris la place du premi]4--,qu& ce s]ait vrai 7et n\s aurons plus t>d l'exam9]71 la contradiction pratique du dt]m9isme et de la lib]t s]ait du mo9s notablem5t dim9ue4 ,a bi5 compt]1 n\s avons dj fait les uns v]s les autres trois pas de plus2 c> n\s n\s sommes accords admettre3 #a l'ide de lib]t prs5te en n\s1 comme un motif d'une nature p>ticulire1 #b la t5dance ralis] la lib]t1 comme un mobile insp>able du motif1 #c l'efficacit au mo9s p>tielle de cette t5dance1 qui peut de plus en plus dim9u]1 s9on supprim]1 notre dp5dance mme4 ,c'e/ sur le degr prcis de cette efficacit que le dsaccord demeure possible4 ,les uns croiront l'efficacit assez gr&e p\r tre la manife/ation d'une lib]t relle2 les autres n'admettront d'autre effet qu'une augm5tation de puissance pratique s\mise aux lois gnrales du dt]m9isme4 ,on a dit que t\te notre sci5ce consi/ait driv] notre ignorance d'une s\rce plus haute2 de mme les dt]m9i/es p\rront dire que t\te notre lib]t consi/e driv] notre dp5dance d'une s\rce plus haute4 ,t\j\rs e/-il que la hauteur de cette s\rce n'e/ pas d'avance dt]m9e p\r n\s1 et n\s concevons le p\voir de la port] sans cesse plus haut2 n\s allons jusqu' n\s dem&] si n\s ne p\rrions pas tre la s\rce mme4 ,les sy/mes opposs ab\tiss5t donc cette conclusion3 d'une "p1 il s]ait dsirable de faire desc5dre en soi t\s les attributs du bi51 non seulem5t la sci5ce et la flicit1 mais encore l'indp5dance1 la dignit1 la lib]t mme2 d'autre "p1 n\s portons dj en n\s l'ide de la lib]t1 et cette ide a dans la pratique des rsultats analogues ceux de la lib]t mme4 ,n\s entrevoyons la possibilit1 p> la =ce mme du dsir1 de ralis]1 s9on la lib]t1 du mo9s son image la plus fidle4 ,la lib]t devi5t a9si un idal progressivem5t ralisable4 ,ds lors1 la direction pratique des deux doctr9es adv]ses n'(fre plus autant de div]g5ce3 peut-tre mme p\rrions-n\s la f9 leur donn] p\r b commun le bi5 accompli avec la plus gr&e indp5dance possible1 qui n\s p]mettrait d'attribu] n\s-mmes notre bont1 d'expliqu] notre am\r du bi5 comme ,montaigne expliquait son amiti avec la ,botie3 ,je l'aime p>ce que c'e/ lui1 p>ce que c'e/ moi4 99 99 99 99 99 ,en rsum1 qu& je me crois libre1 empiriquem5t1 j'attribue la =ce prdom9ante l'ide mme de ma =ce4 ,or1 cette =ce prdom9ante n'a ri5 de *imrique dans une f\le de cas4 ,il e/ c]ta91 d'abord1 que les ides sont des =ces2 puis que1 p>mi les ides1 se tr\ve celle mme de la =ce des ides1 qui peut dev5ir prval5te et directrice4 ,le p\voir a9si produit n\s montre le dt]m9isme se rfl*issant sur soi et dev5ant1 p> cette rflexion1 capable de se dirig] soi-mme4 ,il y a l un important phnomne s\mis des lois trs complexes1 dont les psy*ologues p>tisans du libre arbitre1 comme les adv]saires du libre arbitre1 ont galem5t nglig l'analyse2 une gr&e p>tie des mal5t5dus si frqu5ts en cette "q ti5t1 comme n\s le v]rons1 l'oubli de ce phnomne et de ses lois2 l'ide de la =ce des ides1 dev5ant elle-mme =ce entranante1 e/ comme le foy] et le c5tre d'un sy/me a/ronomique qui entrane avec soi les autres motifs et les autres mobiles dans une trajectoire rsultant de t\tes leurs =ces comb9es avec la si5ne4 ,une fois conue et comprise comme dsirable1 l'ide de ma puissance sur moi p\rra se ralis] peu peu1 mais d'une faon rgulire1 p> des moy5s dt]m9s4 ,a t\t autre motif pratique1 je sub/itu]ai le motif de ma puissance possible1 de mon indp5dance possible comme tre raisonnable1 de ma lib]t que je veux essay] de ralis]1 et ce motif agira comme t\s les autres1 dont il p\rra dev5ir le pr9cipe hgmonique4 ,,*apitre ,,deuxi,,me ,,le ,,de/9 ,,absolu ,,et ,,son ,,id5tit ,,pratique ,,avec ,,le ,,has>d ,,absolu4--,,premi,,re ,,influ5ce ,,de ,l',,id,e ,,de ,,lib]t ,le de/9 absolu1 premire ide d'une lib]t inconditionnelle4 ,rsultats pratiques de cette ide4 ,critique du sophisme p>esseux4--,le has>d absolu4--,rsultats moraux du fatalisme absolu4 ,aprs avoir vu1 d'une manire trs gnrale1 l'influ5ce pratique que doit ex]c] l'ide de lib]t1 n\s devons suivre cette ide dans t\tes ses applications p>ticulires4 ,la premire "q qui se prs5te n\s1 c'e/ de savoir quel rle elle j\e dans l'ide mme du de/9 admise p> les fatali/es absolus4 ,l'ide du de/9 devait natre une des premires *ez les peuples anci5s1 la vue de cette nature dont ils subissai5t la tyrannie sans avoir pu la s\mettre elle-mme1 p> la sci5ce1 aux lois de la p5se4 ,dans leur ignorance des rgles p>ticulires qui reli5t entre eux les phnomnes1 ils se cont5tai5t de plac] l'orig9e des *oses une =ce unique et univ]selle4 ,mais cette =ce qui e/ p\r les autres tres fatalit1 qu'e/-elle en soi8--,le matre n'e/ p\r l'esclave une puissance fatale que p>ce qu'il e/ en lui-mme une puissance relativem5t libre4 ,et l'esclave ne l'ignore pas2 si on lui dem&e quelle e/ ses yeux la =me la plus p>faite de l'exi/5ce1 il rpondra3 la lib]t4 ,a9si1 en concevant le suprme de/91 l'humanit des anci5s ges ne faisait que concevoir dj1 p> une voie indirecte1 je ne sais quel idal de lib]t suprme4 ,l'ide du de/9 e/ l'ide de lib]t absolue projete au-dessus de n\s et dom9ant la ncessit inflexible qui1 dans le monde1 manife/e sa puissance sans bornes4 ,le j\r o l'esclave a compris sa s]vitude et p> l mme la lib]t qui lui manque1 il possde dj1 avec cette ide intrieure de la lib]t1 la condition et le premi] moy5 de sa dlivrance1 mais il ne le voit pas t\t d'abord1 et son premi] m\vem5t e/ de c\rb] la tte s\s le j\g1 de demeur] in]te sans mme essay] une rsi/ance qu'il croit inutile4 ,tel e/ aussi l'effet que produit d'abord sur la volont huma9e la vague conception de l'absolu laquelle son intellig5ce s'e/ leve2 devant cet inf9i1 le f9i se s5t rduit nant et s'ab&onne au de/91 qui lui semble une volont d'une t\te-puissance irrsi/ible4 ,ds lors1 p> une confirmation de l'influ5ce pratique que n\s avons attribue aux ides1 le de/9 rgne en effet sans ob/acle et les *oses suiv5t leur c\rs sans que la volont huma9e1 immobile et neutre1 y *ange ri54 ,en croyant la fatalit1 l'homme l'a ralise en lui autant qu'elle peut l'tre3 l'ide de son t]nel esclavage semble l'avoir r5du jamais esclave4 ,ce n'e/ l p\rtant que le premi] mom5t de l'hi/oire morale et la premire attitude de la volont huma9e devant la volont absolue1 o elle ne reconnat pas t\t d'abord un mirage de sa propre volont4 ,le fatalisme primitif1 p> son excs mme1 t5d se dtruire3 il r5f]me une contradiction qu'une rflexion un peu att5tive ne t>de pas dc\vrir4 ,on sait comm5t l'esprit subtil des ,grecs avait =mul le raisonnem5t des fatali/es1 qui e/ la ?orie de la complte passivit et l'argum5t de la p>esse3 ,grec3 logos argos4 ,on p\rrait l'exprim] a9si3 ,que tu brises ou non ta *ane1 si ta de/9e e/ d'tre dlivr1 tu le s]as2 si elle e/ de ne pas tre dlivr1 tu ne le s]as pas4 ,il e/ donc inutile de bris] ta *ane4--,on commet encore *aque in/ant des sophismes analogues dans les discussions relatives au libre arbitre4 ,nos progrs successifs1 en cette "q1 se rduis5t presque aux diffr5ts moy5s de fran*ir le c]cle o le sophisme p>esseux veut n\s enf]m]1 et l'ide mme de lib]t n\s aide le fran*ir4 ,le premi] vice de l'argum5t e/ dans une conclusion incomplte4 ,ri5 ne s]t de fuir1 dit-on au soldat musulman4--,mais aussi ri5 ne s]t de re/]3 que je n'agisse pas ou que j'agisse1 ce qui doit arriv] arriv]a t\j\rs4 ,les prmisses ab\tiss5t donc indiffremm5t deux conclusions contraires2 on ne peut prfr] l'une l'autre que p\r des raisons trangres l'argum5t lui-mme1 telles que le plaisir ou la d\leur1 l'attrait du repos ou l'attrait de l'action1 en un mot la passion du mom5t4 ,si on s'en ti5t avec rigueur l'argum5t logique1 aucune conclusion dt]m9e n'e/ logiquem5t possible4 ,c'e/ que les prmisses1 s\s l'app>5ce de la ncessit1 r5f]m5t l'arbitraire4 ,cette dt]m9ation absolue des *oses p> le de/91 n\s qui ne sommes pas le de/9 n\s ne la connaissons pas et ne p\vons mme la prvoir2 n\s sommes en dehors d'elle p> notre p5se comme p> notre action4 ,donc1 si les *oses sont absolum5t dt]m9es en elles-mmes et sans n\s1 elles sont absolum5t indt]m9es p\r n\s4 ,que p\vons-n\s alors conclure de prmisses vides8 ,t\t1 ou plutt ri54 ,s'il y a une conclusion prcise1 elle se tire dans l'absolu1 indp5damm5t de n\s et de notre p5se2 et n\s ne la connatrons que qu& elle s]a desc5due dans le doma9e des faits accomplis4 ,si la ncessit des fatali/es e/ a9si en dehors et au-dessus de notre p5se1 c'e/ qu'elle e/ p> hypo?se au-dessus de t\tes conditions3 ce qu'elle produit1 elle le produit p> elle seule1 en dpit de t\t le re/e4 ,ds lors1 cette ncessit absolue devi5t p\r n\s l'absolue cont+5ce2 cette c]titude suprme devi5t suprme inc]titude4 ,si je possdais la mo9dre assurance sci5tifique relativem5t une liaison p>ticulire de cause et d'effet1 si p> exemple j'tais sr que le m\vem5t de mes jambes me port]a t\j\rs d'un lieu dans un autre1 j'aurais en moi un c]ta9 p\voir d'*app] au de/92 et j'y *app]ais en effet1 d'abord p> la p5se1 qui me rvl]ait au mo9s un des secrets de ce de/91 puis p> l'action1 dont je p\rrais prvoir les rsultats rguli]s et infaillibles4 ,mais1 dans l'hypo?se fatali/e1 t\tes les lois de l'expri5ce moi connues sont r5v]ses2 la seule loi qui re/e e/ prcism5t celle dont les rsultats me sont inconnus4 ,quelle diffr5ce y a-t-il entre cet absolu de/9 et un has>d qui s]ait galem5t absolu8 ,dans ce second cas comme dans le premi]1 l'efficacit des causes e/ supprime1 et le has>d peut emp*] l'effet de se produire4 ,le monde (frirait alors un spectacle si incohr5t1 que je ne devrais mme pas compt] sur ce que je ti5drais dans la ma94 ,t\t au plus p\rrais-je1 anim d'un d]ni] espoir1 jet] mes actions comme un enjeu dans ce jeu fanta/ique du has>d4 ,le de/9 e/ l'absolue unit d'une puissance suprme qui se ma9ti5drait immuable et impntrable trav]s la multiplicit des *oses que notre expri5ce et notre p5se peuv5t saisir4 ,le has>d e/ une multiplicit absolue qui irait *angeant et v>iant sans rgle et sans condition1 qui p> cela mme *app]ait t\tes les prvisions de notre p5se4 ,dans le premi] cas1 t\t driv]ait d'une lib]t absolum5t une et fixe2 dans le second1 t\t driv]ait d'une lib]t absolum5t multiple et capricieuse3 dans l'une et l'autre hypo?se1 le pr9cipe suprme se rduit p\r n\s une *ose inconnue4 ,a9si le vice intrieur du fatalisme absolu le =ce se *ang] en son contraire4 ,n\s v5ons de le voir1 les prmisses du fatalisme absolu ne conclu5t ?oriquem5t aucune conduite dt]m9e et p>ticulire2 mais elles n'en r5f]m5t pas mo9s une conclusion gnrale d'une gr&e importance pratique3 c'e/ que n\s ne p\vons ri51 que n\s ne sommes ri51 que t\t s'e/ fait et se f]a sans n\s4 ,l'ide de l'indt]m9ation logique des effets qu'amn]a le de/9 entrane p\r n\s l'in]tie pratique4 ,un corps in]te et passif e/-il en repos1 tant qu'une raison n\velle n'int]vi5t pas il cont9ue d'tre en repos1 p> la raison qu'il y tait dj2 e/-il en m\vem5t1 il cont9ue son m\vem5t4 ,tel s]ait l'esprit exclusivem5t dom9 p> la p5se du de/93 il flott]ait au gr des influ5ces extrieures ou intrieures4 ,au-dess\s de ce motif gnral1 l'impuissance *ang] le de/91 ceux des motifs p>ticuli]s qui sont compatibles avec le premi] repr5drai5t seuls leur empire4 ,or1 il y aurait incompatibilit entre le de/9 absolu et le motif moral1 si l'on ent5d p> ce d]ni] un bi5 qui soit l'oeuvre propre de la volont huma9e4 ,les motifs passionns et g/es pr(it]ai5t donc seuls de cette abdication morale4 ,ce qui r5drait les motifs passionns plus compatibles que les autres avec l'ide du de/91 c'e/ que la passion produit son effet dans le mom5t mme2 elle pr5d donc la =me non plus d'un de/9 v5ir et inconnu1 mais d'un de/9 prs5t et connu4 ,elle n\s donne le s5tim5t d'une possibilit et comme d'une puissance immdiate que le de/9 mme n\s =ce mettre en oeuvre4 ,ce que je fais e/ possible et mme ncessaire1 puisque je le fais4 ,le prs5t aurait a9si t\te autorit2 l'av5ir1 en revan*e1 n'en aurait plus4 ,les ides de prvoyance1 de p]fectibilit1 de progrs futur1 n'aurai5t de valeur que si elles s'incorporai5t dans la peur ou l'esprance prs5te4 ,l'activit huma9e s]ait rduite un m9imum1 conc5tre au po9t o le de/9 semble se confondre avec ce que n\s faisons1 o ce que n\s faisons semble se confondre avec le de/94 ,l'ide d'une puissance ex]ce sur l'av5ir1 puissance qui semble con/itu] dans la pratique la lib]t vraie et efficace1 p]drait t\te sa valeur au pr(it d'une sorte de lib]t prs5te trs vois9e de la passion1 limite commune du has>d et du de/94 99 99 99 99 99 ,en rsum1 l'tude de cette =me du fatalisme n\s donne un premi] exemple de l'influ5ce pratique qu'ex]ce l'ide de lib]t2 et cette influ5ce n\s fait dj entrevoir un moy5 de conciliation pratique entre les doctr9es adv]ses4 ,la mme ide qui n]ve et abaisse p\rra peut-tre1 en se dplaant1 =tifi] et relev]4 ,c'e/1 n\s l'avons vu1 sur la notion de lib]t que le fatali/e mme s'appuie2 seulem5t il la place dans l'absolu et attribue au pr9cipe des *oses une lib]t exclusive de la ntre1 une puissance qui e/ la ngation de notre propre puissance4 ,p> l et tant qu'il s'en ti5t cette conception1 n\s avons vu qu'il se dp\ille effectivem5t lui-mme de t\te initiative2 lorsque ensuite les vnem5ts extrieurs lui app>aiss5t comme la manife/ation du de/91 il leur confre1 tant qu'il s'en ti5t cette n\velle conception1 une puissance absolue sur lui-mme2 enf91 ce qu'il e/ en tra9 de faire ou de ne pas faire dans le mom5t prs5t lui app>at comme la manife/ation du de/9 en lui-mme et comme le rsultat d'une puissance imman5te lui3 il retr\ve alors1 dans ce s5tim5t actuel du rle qui lui e/ dvolu1 le faible re/e d'une puissance rduite au prs5t et qui ne peut que ce qu'elle fait ou plutt ce qu'elle subit4 ,l'ide du fatalisme complet e/ donc la ralisation de la lib]t en t\t ce qui n'e/ pas n\s-mmes1 et la ralisation en n\s de la fatalit1 ou encore d'une sorte de has>d qui n\s livre aux circon/ances et aux passions prs5tes4 ,n\s n\s rapetissons p> l'ide exagre de notre petitesse1 et n\s agr&issons ce qui n'e/ pas n\s4 ,p> l'influ5ce d'une simple ide1 n\s n\s mettons n\s-mmes dans un tat analogue celui des sujets d'un despote absolu2 n\s tremblons la seule p5se du mon>que invisible qui du fond de son palais g\v]ne t\t4 ,notre seule ress\rce e/ de l'oubli]1 ou de lui drob] furtivem5t nos actions prs5tes1 ou enf9 de n\s p]suad] que1 si n\s faisons ces actions1 c'e/ qu'il n\s les laisse faire1 lui qui a les yeux sur t\t4 ,ce n'e/ pas sans raison que les peuples les plus fatali/es dans l'ordre religieux sont gnralem5t les plus esclaves dans l'ordre politique4 ,cette conception ?ologique d'un de/9 absolu1 qui f9it p> se concili] avec la doctr9e p>allle du has>d absolu1 ne saurait subsi/] dans l'tat actuel de la sci5ce4 ,p\r les philosophes et les savants qui admett5t qu'une cause premire produit t\t p> un en*anem5t rguli] de causes secondes et d'effets1 le g\v]nem5t de l'univ]s peut bi5 tre encore une mon>*ie1 mais c'e/ dj une mon>*ie con/itutionnelle4 ,le s\v]a91 s'il y en a un1 agit suivant des lois rgulires et respecte la con/itution qu'il a lui-mme tablie4 ,la raison n\s fait concevoir le s\v]a91 et l'expri5ce n\s met au c\rant de la con/itution4 ,c'e/ ce sy/me que le fatalisme se rduit tt ou t>d1 p\r se mettre d'accord avec les faits positifs de l'ordre intellectuel ou de l'ordre moral4 ,il devi5t alors proprem5t dt]m9isme4 ,voyons jusqu'o peut all] l'accord pratique entre le dt]m9isme et l'ide de lib]t1 en comm5ant p> les faits les plus extrieurs et les plus aism5t conciliables avec les div]ses doctr9es1 p\r n\s repli] peu peu v]s les actes les plus intimes de la consci5ce1 pr9cipes ca*s de t\te vie morale et sociale4 ,,*apitre ,,troisi,,me ,,jusqu',o ,,peut ,,all] ,,la ,,conciliation ,,du ,d,,t]m9isme ,,et ,,de ,,la ,,lib]t ,,dans ,l',,ordre ,,physique ,,et ,,dans ,l',,ordre ,,social ,i4 ,rapports de l'homme avec la nature extrieure4--,conduite de l'automate spirituel devant la nature4 ,,ii4 ,rapports de l'homme avec la vrit conue p> son intellig5ce4 ,l'automate spirituel p\rrait-il *]*] le vrai et dlibr] sur le meilleur8 ,,iii4 ,rapports de l'homme avec ses semblables4 ,comm5t les automates spirituels se conduirai5t-ils les uns l'g>d des autres8--,valeur des preuves de la lib]t qu'on prt5d tir] des m5aces et des prires1 des conseils et des ordres4--,argum5t du p>i4--,argum5ts tirs de la confiance que n\s avons dans la lib]t de nos semblables4 ,analyse des ides de promesse et de contrat4 ,,iv4 ,l'ordre social dans le dt]m9isme et dans la doctr9e de la lib]t4 ,le contrat social4 ,valeur des preuves du libre arbitre tires de l'exi/5ce des lois sociales et de leur sanction4 ,responsabilit et imputabilit lgales4 ,v4 ,le droit social dans le dt]m9isme4 ,i4 ,les rapports de notre activit pratique avec le monde extrieur ne sembl5t pas altrs p> le dt]m9isme4 ,d'abord1 l'ide des objets extrieurs et de leurs lois demeure la mme4 ,le dt]m9i/e ne commettra donc plus en face de la nature et de son c\rs le sophisme p>esseux du fatalisme ori5tal1 c> il ne croit pas que les phnomnes s5sibles arriv5t en dpit des causes1 mais en raison des causes3 c'e/ la df9ition mme du dt]m9isme4 ,le sophisme p>esseux ab\tirait ici la ngation de ce dt]m9isme2 il signifi]ait3 ,v\s aurez beau accumul] t\tes les causes dt]m9antes1 l'effet p\rra ne pas se produire2 supprimez t\tes les causes1 il p\rra se produire encore4 ,la diffr5ce entre la doctr9e dt]m9i/e et l'op9ion commune1 c'e/ que celle-ci1 en prs5ce du mcanisme fatal des *oses1 place un mcanici5 la fois intellig5t et libre2 t&is que le sy/me de la ncessit met en prs5ce deux mcanismes1 l'un in9tellig5t et ins5sible1 l'autre intellig5t et s5sible4 ,mais t\tes les relations qui n'impliqu5t ri5 de moral demeur]ont pratiquem5t les mmes entre les deux t]mes4 ,la conduite de l'automate spirituel devant la nature ressembl]a celle de l'esprit libre2 le premi] aura1 dans sa s5sibilit et son intellig5ce1 les mmes moy5s d'in=mation et d'action p> rapport au monde extrieur4 ,seulem5t1 *ez l'automate intellig5t1 l'intellig5ce s]a efficace p> elle-mme1 t&is que *ez l'tre suppos libre elle s]a efficace p> autre *ose1 je veux dire p> une volont capable de s'oppos] l'intellig5ce et de la r5dre p>fois inefficace4 ,de plus1 il e/ ess5tiel1 ici encore1 de rectifi] le dt]m9isme en y introduisant l'ide de lib]t4 ,l'automate m p> des ides a prcism5t p>mi ses moteurs l'ide de son p\voir sur soi1 l'ide des effets produits p> la rflexion de l'intellig5ce1 l'ide de l'indp5dance qui app>ti5t aux ides mmes p> rapport aux impulsions brutales et mcaniques du dehors4 ,p\r le dt]m9isme a9si rectifi1 l'intellig5ce qui montre le b se confond avec la puissance qui y porte1 la consci5ce de la lib]t avec la consci5ce de l'efficacit inhr5te l'ide de lib]t1 la dlibration intellectuelle avec l'indcision entre plusieurs ides dont cette ide suprieure embrasse p\r a9si dire en soi la multiplicit2 enf9 le jugem5t du meilleur et la prval5ce d'une ide p>ticulire se confond5t avec la dt]m9ation4 ,on objecte qu'un automate ne p\rrait dlibr]3--,ce qui e/ conu comme indp5dant du moi ne peut tre l'objet d'une dlibration2 n\s ne dlibrons pas sur le c\rs des *oses extrieures1 ni mme sur la circulation de notre propre sang1 qui ne dp5d pas de notre lib]t4--,c'e/ que nos ides sur la circulation du sang n'ont aucune influ5ce directe sur cette circulation2 mais les ides que n\s avons1 p> exemple1 sur la ncessit de fuir le dang]1 sont p>mi les causes qui dt]m95t le m\vem5t de nos membres2 et mme1 dans l'hypo?se dt]m9i/e1 nos ides et nos incl9ations suffis5t produire nos m\vem5ts4 ,l'automate intellig5t p\rra donc aussi dlibr]1 et ce s]ait lui oppos] tort le sophisme p>esseux que de lui dire3 ,vos ides ne v\s s]v5t ri51 puisqu'au contraire les ides sont ses ressorts et ont sur lui une puissance dt]m9ante#c4 ,la dlibration e/ simplem5t l'in/ant o les motifs et les mobiles contraires1 consci5ts ou inconsci5ts1 se balanc5t dans l'esprit4 ,et p>mi ces mobiles1 p\r complt] psy*ologiquem5t le dt]m9isme1 il faut plac] l'ide de lib]t1 qui pr5d ici cette =me3 l'ide du p\voir directeur des ides1 consquemm5t du p\voir efficace de la dlibration mme4 #c ,le dt]m9isme1 dit ,m4 ,secrtan1 supprime la dlibration2 il enlve t\t motif p\r diffr] l'action et p\r se dem&]3 ,que dois-je faire8444 ,conva9cu ?oriquem5t que son action s]a con=me la raison la plus =te1 l'homme *]*]a-t-il quelle e/ cette raison8444 ,c]ta9 qu'il ne peut p5s] que ce qu'il p5se1 il ne dem&]ait plus ce qu'il doit p5s]4 ,il obirait la premire impulsion v5ue1 sans la discut]4 7,revue philosophique1 fvri] #ahhb1 p4 #ca47--;,cet argum5t revi5t dire3 ,si n\s sommes conva9cus que l'action rsult]a de ses causes1--qui sont les raisons et motifs1--ne jug]ons-n\s pas sup]flu de modifi] les causes p\r modifi] les effets8 ,les poids entran]ont ncessairem5t le plateau2 donc il ne s]t ri5 d'introduire des poids1 c'e/--dire des ides1 dans la balance intrieure4 ,la dlibration ex]ce une influ5ce ncessaire sur la dt]m9ation2 donc il faut obir la premire impulsion v5ue1 comme si la dlibration n'avait aucune influ5ce2 en un mot1 la dlibration e/ utile1 donc elle e/ inutile4 ,le caprice1 qui se rduit d'ord9aire au dsir de mettre l'essai son p\voir sur soi1 app>atra dans la conduite de l'automate t\t comme dans celle de l'tre libre1 la condition que la mme ide trav]se leur intellig5ce4 ,ils s]ont1 en prs5ce d'un pril peu gr&1 galem5t capables de s'adress] cette "q3 ,si je re/ais8444 ,voyons si j'en aurais le p\voir4 ,c'e/ une des =mes que peut pr5dre l'influ5ce ex]ce p> l'ide de lib]t4 ,somme t\te1 ils ne s]ai5t pas plus p>alyss l'un que l'autre1 et les rsultats s]ai5t analogues2 sauf l'accid5t imprvu p> lequel la volont indiffr5te *oisirait prcism5t le contraire de t\tes ses prfr5ces intellectuelles et de t\s ses s5tim5ts4 ,has>d incomprh5sible1 et c\p sr exceptionnel4 ,,ii4--,nos rapports avec la vrit sci5tifique subsi/5t galem5t dans le dt]m9isme4 ,un des argum5ts ess5tiels des plus rc5ts p>tisans du libre arbitre1 c'e/ que le dt]m9isme supprime t\te re*]*e possible de la vrit4 ,dans le sy/me dt]m9i/e1 dit-on1 o *acun a t\j\rs ncessairem5t la seule op9ion qu'il puisse avoir1 on ne tr\ve pas de motif qui puisse l'engag] la mettre en "q2 au contraire1 dans le sy/me du libre arbitre1 o *acun e/ responsable de ses jugem5ts1 le motif de les contrl] sans cesse e/ manife/e3 c'e/ un motif de consci5ce#d4 ,en raisonnant de cette manire1 on p\rrait dire3 ,t\t malade ayant ncessairem5t le seul tat de sant qu'il puisse avoir1 on ne tr\ve pas de motif p\r l'engag] soign] sa sant4--,les indt]m9i/es oubli5t qu'on peut triomph] d'une ncessit en lui opposant une autre ncessit1 p> exemple d'une fivre qui a t produite ncessairem5t p> ses causes1 en lui opposant des remdes qui la guriront ncessairem5t1 comme le sulfate de qu99e4 ,le motif de contrl] nos op9ions e/ aussi manife/e dans l'hypo?se du dt]m9isme que dans t\tes les autres3 ce motif1 c'e/ l'expri5ce de nos erreurs et de leurs suites4 ,les indt]m9i/es raisonn5t encore ici comme on croit que raisonn5t les soldats de ,mahomet1 qui jug5t inutile de fuir p>ce que1 si leur mort e/ fatale1 ils m\rront quoi qu'ils fass5t4 ,cette prt5due application du dt]m9isme en e/ au contraire la ngation1 puisqu'elle consi/e croire non que les effets sont dt]m9s p> leurs causes1 mais qu'ils sont dt]m9s indp5damm5t de leurs causes#e4 #d ,m4 ,secrtan1 ibid41 p4 #ch4 #e ,mme p>alogisme *ez ,m4 ,r5\vi] et *ez ,m4 ,delboeuf4 ,dans le fond de leur coeur1 dit ce d]ni]1 et en dpit de leur sy/me1 nul d'entre les savants ne rduit la sci5ce ce rle contemplatif2 aucun n'accepte d'tre en t\t un in/rum5t entre les ma9s de l'imprieuse fatalit2 t\s ils ont la prt5tion d'entr] en lutte avec la nature1 de la s\mettre1 de la pli] leurs desse9s4--,oui1 sans d\te1 rpondrons-n\s1 de la s\mettre p> la p5se et p> la =ce mme que les ides ex]c5t4 ,s'ils ti5n5t t\s lui arra*] le secret de la puissance1 c'e/ p\r la dompt] avec ses propres armes2 donc1 p> les lois de la p5se et en se s]vant du dt]m9isme mme p\r obt5ir un effet dt]m9 p> des moy5s dt]m9s en vue d'un b dt]m94 ,mais n'insi/ons pas davantage1 cont9ue ,m4 ,delboeuf1 sur l'inconsqu5ce que commet le dt]m9i/e qu& il reconnat la sci5ce une valeur pratique4 7,rev4 ph41 p4 #fji47 ,cette inconsqu5ce e/ purem5t imag9aire2 croire au dt]m9isme1 c'e/ prcism5t croire la valeur pratique1 l'efficacit de la sci5ce et des ides1 en n\s comme hors de n\s4 ,les p>tisans du libre arbitre1 au contraire1 int]pos5t entre la sci5ce et l'action un p\voir my/rieux et ambigu1 qui seul r5d la sci5ce pratique1 s'il lui plat4 ,c'e/ p\r eux que la sci5ce e/ purem5t contemplative1 et non pratique p> elle-mme4 ,,iii4--,considrons ma9t5ant les mmes p]sonnages dans leurs rapports avec d'autres tres comme eux4 ,le dt]m9isme1 dit-on1 r5d inutile t\te rgle de conduite4 ,mais cette objection1 qui n'e/ pas mme valable contre le dt]m9isme ord9aire1 l'e/ encore mo9s contre le dt]m9isme rectifi p> l'ide de lib]t4 ,la p5se que mes actes s]ont dt]m9s p> mes motifs et mes mobiles1 y compris le motif et le mobile de la lib]t mme1 ne p>alyse pas plus l'activit que la p5se des lois de la mcanique ne p>alyse le con/ructeur de ma*9es2 croire que les effets rsult]ont des causes ne saurait dt\rn] de pos] les causes p\r obt5ir les effets2 t\t au contraire4 ,on a mille fois rpt1 depuis ,ari/ote1 que les m5aces et les prires1 les conseils et les ordres n'aurai5t plus de s5s dans l'hypo?se dt]m9i/e4 ,on n'adresse pas de prires1 dit-on1 au fleuve qui c\le fatalem5t v]s la m]2 on n'adress]ait pas non plus de prires l'automate de ,vaucanson4--,assurm5t2 c> le fleuve n'a ni oreilles ni intellig5ce1 pas plus que l'automate de ,vaucanson4 ,la seule prire que l'+nieur adresse un fleuve p\r l'emp*] de dbord]1 c'e/ une digue solide2 mais1 si les eaux des fleuves ent5dai5t et compr5ai5t ce qu'on leur dit1 il suffirait de leur p>l] avec l'loqu5ce d',orphe4 ,il e/ vid5t que nos p>oles ne conva9crai5t pas un fleuve s\rd1 mais elles ne conva9crai5t pas davantage un homme s\rd4 ,les dt]m9i/es connaiss5t1 mieux encore que les autres1 la loi qui veut qu'on proportionne les moy5s la f91 qu'on emploie p\r produire un effet les causes appropries et dt]m9antes3 on conva9c une intellig5ce avec des raisons1 et on p]suade une s5sibilit avec des s5tim5ts4 ,si on suppose dans l'tre1 outre ces deux facults1 une lib]t d'indiffr5ce capable de se dt]m9] d'une manire imprvue1 on ne s]a jamais compltem5t sr de russir2 si au contraire cette lib]t n'exi/e pas1 on en s]a sr3 voil t\te la diffr5ce1 qui e/ ici l'avantage du dt]m9isme4 ,de plus1 rtablissez dans le dt]m9isme mme l'ide de lib]t et son influ5ce pratique1 il e/ clair que le dt]m9isme a9si complt n'exclura nullem5t les conseils et les ordres2 en effet1 le conseil et l'ordre suppos5t que l'ide de votre p\voir sur v\s-mme e/ capable elle-mme d'ex]c] un p\voir et de t\rn] ce p\voir au pr(it de ce qu'on v\s dem&e4 ,les deux sy/mes1 ici encore1 concid5t donc pratiquem5t#f4 #f ,les p>alogismes prcd5ts se retr\v5t dans ,m4 ,naville3 ,les conseils d'hygine et de rgime suppos5t2 aussi bi5 que les directions de la plus haute morale1 l'exi/5ce d'une volont raisonnable et libre laquelle on s'adresse4 ,on rep>e des ma*9es lorsqu'elles ont quelque dfaut2 on ne leur donne pas de conseils4 7,rev4 phil41 #ahgi47--,on ne donne pas de conseils une ma*9e1 encore une fois1 p>ce qu'elle n'a ni oreilles ni intellig5ce2 on en donne aux hommes sur leur sant et leur rgime1 p>ce qu'ils sont intellig5ts2 mais il e/ inutile p\r cela qu'ils soi5t libres1 et mme1 si on donne des conseils1 c'e/--dire au fond des raisons et1 qu& la *ose e/ possible1 des dmon/rations1 c'e/ que l'on compte sur l'efficacit des ides sci5tifiques et des motifs d'intrt p]sonnel4 ,c'e/ prcism5t une lib]t arbitraire qu'il s]ait inutile de donn] des conseils4 ,m4 ,naville oublie dans son objection que les moy5s doiv5t tre en rapport avec les f9s3 l'argum5tum bacul9um e/ un bon moy5 p\r les animaux2 l'argum5tum logicum e/ un bon moy5 p\r l'homme4 ,on a v\lu tir] un argum5t des p>is4 ,aucun dt]m9i/e1 dit-on1 ne p>i]ait mille francs que je ne lv]ai pas le bras d'ici un qu>t d'heure2 je suis donc libre de lev] le bras4--,sophisme p>esseux4 ,p]sonne ne p>i]a en effet1 p>ce que les mille francs1 ou simplem5t le dsir de la contradiction1 peuv5t dev5ir une raison de lev] le bras4 ,le dt]m9i/e ne saurait p>i] que son p>i n'agira pas sur v\s1 puisqu'il croit au contraire l'influ5ce dt]m9ante du motif le plus =t4--,alors1 dites-v\s1 on p\rra p>i] c\p sr que l'automate s]a dt]m9 lev] le bras p> le dsir de gagn] le p>i4--,non2 c> on ne connat pas t\s les motifs1 et on n'en peut calcul] la =ce4 ,le p>i s]ait *anceux dans le cas de la ncessit comme dans celui del lib]t4 ,en outre1 ici encore1 l'ide du p\voir sur soi int]vi5t dans le dt]m9isme mme4 ,je sais que je puis rsi/] votre dsir p\r le seul plaisir d'y rsi/]1 que je puis agir avec une sorte d'arbitraire p\r le seul plaisir de montr] mon arbitraire ou1 si l'on veut1 ma lib]t4 ,v\s ne p\vez1 en p>iant1 savoir quel s]a p>mi t\tes les ides l'effet de cette ide p]turbatrice2 v\s ne p\vez calcul] l'action de l'ide de lib]t4 ,il subsi/e donc un lm5t d'inc]titude qui r5d les p>is possibles4 ,les automates p\rrai5t faire entre eux des p>is comme les hommes libres2 ce s]ait l'quival5t de ceux que l'on fait aux jeux de has>d4 ,ces d]ni]s ne suppos5t aucune lib]t1 ni dans les ds du j\eur1 ni dans sa ma91 ni mme dans la =ce qui meut sa ma92 c> une ma*9e qui lanc]ait les ds en l'air remplirait le mme (fice et p\rrait dev5ir aussi un objet de p>i4 ,un rsultat a beau tre ncessaire1 il laisse place aux conjectures qu& n\s ne connaissons pas t\tes les donnes du problme2 il y a alors indt]m9ation1 s9on dans les *oses1 du mo9s dans notre p5se4 ,en revan*e1 qu& n\s oprons p> la /ati/ique1 sur des masses1 non sur des individus1 le calcul r$evi5t exact et la prvision presque c]ta9e4 ,p\rrons-n\s rep\ss] galem5t les preuves du libre arbitre fondes1 non plus sur la ncessit ma?matique1 mais sur la confiance mme que n\s avons dans la lib]t app>5te ou relle de nos semblables1 je veux p>l] de l'argum5t fond sur les promesses et les contrats8 ,des intellig5ces dt]m9es p> leurs ides p\rrai5t-elles se li] entre elles p> des promesses relatives l'av5ir8--,l'automate spirituel ne peut1 dira-t-on1 sign] qu'un engagem5t a9si conu3 ,mon ide dom9ante et mon dsir dom9ant sont auj\rd'hui d'accomplir dans un an tel ou tel acte2 et je l'accomplirai effectivem5t1 mo9s que dans un an je ne sois dom9 p> une ide et un dsir contraires4 ,v\drait-on sign] un p>eil engagem5t8 --,n\s le sign]ions t\t aussi volonti]s1 rpondront les dt]m9i/es1 qu'un contrat qui s]ait l'oeuvre d'une lib]t indiffr5te et mme d'un libre arbitre4 ,c> la lib]t1 son t\r1 devrait introduire dans son trait une clause non mo9s inquitante3 ,en v]tu de ma lib]t d'indiffr5ce ou de mon libre arbitre1 je veux auj\rd'hui faire telle ou telle *ose dans un an2 et je l'excut]ai en effet1 mo9s que1 en v]tu de la mme lib]t d'indiffr5ce ou du mme libre arbitre1 je ne veuille en ce temps-l le contraire4 ,voil une "p laisse au has>d qui vaut bi5 la "p laisse au de/94 ,dans la dt]m9ation future de l'automate se tr\ve une inconnue1 qui p\r n\s e/ indt]m9e2 et dans la dt]m9ation future d'une lib]t indiffr5te ou du libre arbitre se tr\ve une inconnue1 qui e/ indt]m9e non seulem5t p\r n\s1 mais en elle-mme4 ,tant qu'on s'en ti5t une lib]t vraim5t indiffr5te1 il ne semble pas possible de rpondre cette rplique des dt]m9i/es4 ,on n'y p\rrait rpondre qu'en montrant dans la lib]t mieux ent5due une puissance capable de li] l'av5ir au prs5t1 de dt]m9] l'acte v5ir p> l'acte prs5t4 ,c'e/ ce li51 en effet1 que t\t contrat suppose2 plus il e/ inv9cible1 c'e/--dire plus le prs5t e/ dt]m9ant p> rapport l'av5ir1 et plus le contrat e/ sr4 ,la "q a9si modifie1 les dt]m9i/es ne p\rront-ils tr\v]1 dans un contrat sol5nel1 quelque *ose qui lie l'av5ir au prs5t2 et ce li5 s]a-t-il c]ta91 ou seulem5t probable8 --,le li5 capable d'en*an] l'av5ir1 p\rront-ils dire1 c'e/ le contrat lui-mme1 avec ses motifs1 avec ses clauses1 avec les sanctions extrieures et intrieures qui en suiv5t l'accomplissem5t ou la violation2 retomb]ons-n\s dans le sophisme p>esseux en dcl>ant inutiles ce contrat et ces conditions1 qui ne peuv5t pas ne pas j\] un gr& rle dans la production de l'acte v5ir8 --,non sans d\te1 dira le p>tisan de la lib]t2 mais e/-il bi5 vrai que le contrat fait en ce mom5t soit la cause relle de sa ralisation future8 ,n'e/-il pas plutt1 comme cette ralisation1 l'effet et le signe de notre volont libre elle-mme8 --,dans l'hypo?se dt]m9i/e1 le contrat n'e/ aussi qu'un effet et un signe1 mais c'e/ l'effet et le signe de sa prdom9ance en moi4 --,re/e savoir si cette prdom9ance s]a durable8 ,le savez-v\s8 --,je le crois4 ,et v\s1 savez-v\s de sci5ce c]ta9e si v\s v\drez encore dans un an et t\te votre vie ce que v\s v\lez auj\rd'hui8 ,v\s le croyez d'une croyance plus ou mo9s vois9e de la c]titude1 p>fois mme quival5te la c]titude dans la pratique1 voil t\t4 ,que de s]m5ts t]nels qui n'ont dur que quelques annes6 ,et p\rtant ils tai5t s9cres4 ,que de voeux prononcs p\r t\te la vie et qui n'ont pu t5ir jusqu' la f96 ,pr5ez g>de de tomb] dans l'ide my/ique et trop s\v5t *imrique des ?ologi5s1 qui dem&5t au religieux l'abdication libre de sa lib]t p\r t\te sa vie1 et l'p\se conduite devant l'autel un s]m5t d'esclavage jusqu' sa mort4 ,nos lois ne sont dj que trop empre9tes de cette fausse conception qui1 au lieu de dem&] la dure d'un li5 celle des ides et des affections1 la dem&e la prt5due puissance d'une lib]t qui s'en*ane4 ,voyez d'ailleurs combi5 ces lois ont peu de confiance dans l'immuable lib]t1 puisqu'elles l'environn5t d'entraves et de m5aces sociales1 p\r tre plus sres1 en l'en*anant elles-mmes1 de son immutabilit4 ,la vraie ?orie mod]ne des contrats e/ celle qui les juge t\s rsiliables s\s c]ta9es conditions dt]m9es2 et cette ?orie e/ vraie1 p>ce qu'elle traite les hommes comme des hommes1 non comme des sa9ts1 p\r lesquels prcism5t les lois s]ai5t inutiles4 ,votre ?orie de la lib]t1 au contraire1 n\s a valu t\tes les s]vitudes sociales et religieuses4 ,on e/ all jusqu' engag] non seulem5t sa lib]t1 mais celle de ses enfants et des enfants de ses enfants1 au s]vice d'une dyna/ie4 ,p\r n\s1 n\s dem&ons la /abilit des contrats et des in/itutions la nature mme des *oses et la =ce des ides vraies1 non aux rsolutions t\j\rs rvocables du libre arbitre4 ,p]suadez-moi en m'clairant et en me donnant des ides ju/es1 ce s]a le meilleur moy5 de m'en*an] p\r l'av5ir4 ,la sci5ce e/ immuable comme son objet1 le vrai et le bi52 c'e/ sur elle que n\s fondons l't]nit de nos promesses et de nos engagem5ts4 ,*]*] un po9t d'appui ailleurs que dans les *oses t]nelles et dans la p5se qui les conoit1 c'e/ mettre sa confiance dans ce qui ne la mrite pas4 --,v\s semblez confondre deux *oses3 le sujet qui p5se et l'objet p5s4 ,ri5 ne m'assure que la con/ance qui e/ dans la vrit se tr\v]a aussi dans votre p5se3 c> celle-ci e/ livre t\tes les ncessits1 consquemm5t t\s les has>ds des influ5ces extrieures ou intrieures2 elle ne sait pas si elle re/]a t\j\rs la mme trav]s le temps et l'espace2 au contraire1 ma volont1 si elle e/ libre1 peut le savoir4 ,qu& je m'engage env]s v\s p> une promesse1 je m'engage aussi env]s moi-mme1 et je me promets moi comme v\s de re/] le mme p5dant t\t l'int]valle de temps qui sp>]a la promesse faite de la promesse accomplie4 ,ce temps1 ma volont le dom9e2 elle le ti5t s\s sa puissance1 avec t\te la srie des phnomnes qui peuv5t y tr\v] place4 ,quels que soi5t les vnem5ts qui suivront ma promesse1 quelque nombreux et div]s qu'ils soi5t1 cette srie int]mdiaire d'antcd5ts ou de consqu5ts ne compt]a p\r ri52 ma promesse s]a l'antcd5t immdiat et unique de sa ralisation3 la mme volont qui l'a faite1 l'excut]a4 ,la lib]t1 idale ou relle1 e/ donc la puissance de v\loir une mme *ose des int]valles plus ou mo9s loigns4 ,ds l'in/ant prs5t elle se fixe elle-mme une limite ou un b dans le temps encore v5ir2 puis1 demeurant id5tique p5dant t\t l'int]valle1 elle manife/e cette id5tit *acun des po9ts int]mdiaires1 en rsi/ant t\tes les causes qui t5drai5t la faire dvi]1 en demeurant indiffr5te t\t ce qui n'e/ pas l'action promise4 ,p> l'lan qu'elle s'e/ a9si imprim et dont elle mesure intrieurem5t l'n]gie1 elle sait qu'elle atte9dra le b sans que ri5 l'en dt\rne4 ,si v\s rejetez avec raison la lib]t d'indiffr5ce1 v\s s]a-t-il aussi facile de mconnatre cette lib]t vraie qui se f]ait elle-mme sa ncessit et qui1 aprs s'tre donn un ordre1 y obirait p>t\t1 t\j\rs8 ,ne va pas au snat1 dit ,vespasi5 ,helvidius ,priscus2 et ce d]ni] rpond3 ,tant que je s]ai snateur1 il faut que je me r5de aux dlibrations4--,vas-y1 mais n'y dis mot4--,ne me dem&e pas mon avis1 et je me tairai4--,il faut que je te le dem&e4--,et moi1 il faut que je te dise ce qui p>at ju/e4--,mais si tu p>les1 je te f]ai prir4--,qu& donc t'ai-je dit que je fusse immortel#g8 ,il le faut1 dit ,helvidius2 mais il devrait dire3 il le faut1 p>ce que je le veux librem5t4 #g ,arri51 ,diss]tations1 ,,ii1 #ai4 --,ou plutt p>ce que je le compr5ds1 rpliqu]ont les dt]m9i/es4 ,n\s ne nions pas1 en effet1 comme v\s n\s en accusez1 la di/9ction du sujet et de l'objet1 de l'intellig5ce huma9e et de l'immuable vrit2 mais n\s croyons que la vrit et la ju/ice peuv5t suscit] dans la p5se qui les conoit une puissance analogue elles-mmes et dont la dure1 proportionne leur vid5ce1 subsi/e malgr t\s les ob/acles extrieurs4 ,notre automate e/ un ?orme vivant1 et ce ?orme e/ une ide vivante2 n'assimilez pas le mcanisme ou dynamisme de la nature1 si complexe dans ses causes et plus encore dans ses effets1 aux ouvrages grossi]s et fragiles de l'art huma94 ,si nos microscopes tai5t aussi puissants pntr] les dlicatesses du c]veau huma9 que nos tlescopes sond] les pr(ondeurs du ciel1 qui sait si n\s ne dc\vririons pas entre les m\vem5ts a/ronomiques et les m\vem5ts de la p5se une m]veilleuse analogie8 ,peut-tre notre c]veau e/-il un firmam5t4 ,les toiles qui sont au-dessus de nos ttes n\s envoi5t1 des extrmits du ciel1 une trane lum9euse qui n\s rvle leur prs5ce2 depuis combi5 de temps ce rayon tremblant1 qui semble t\j\rs prt s'te9dre1 e/-il en m>*e trav]s l'inf9i8 ,les sicles pass5t1 et le foy] mme dont il e/ p>ti peut s'obscurcir2 lui1 il cont9ue de vibr] avec une vitesse dont nul ob/acle ne peut arrt] l'lan4 ,et v\s v\driez que les plus lum9euses de nos ides1 celle de la ju/ice1 celle de la vrit1 fuss5t impuissantes p]svr] dans une tte huma9e p5dant la vie entire8 ,de mme que le rayon de l'toile semble s'tre promis de trav]s] l'imm5sit et en effet la trav]se1 a9si le sage se promet lui-mme de trav]s] en droite ligne1 dans son lan v]s le bi51 l'espace enti] de la vie et1 s'il le fallait1 l't]nit4 ,aurez-v\s mo9s de confiance dans cet invisible lan de la p5se que dans le m\vem5t de la lumire visible8 ,les gr&es ides sont des c5tres immuables d'attraction aut\r desquels gravit5t t\tes nos autres p5ses et t\s nos actes4 ,la seule diffr5ce entre les div]s individus e/ que1 *ez les uns1 c'e/ encore un *aos o la lumire e/ diffuse1 o les m\vem5ts sembl5t drgls2 *ez d'autres1 malgr des p]turbations passagres1 c'e/ un petit monde o rgn5t dj1 comme dans le gr&1 un ordre et une h>monie qui euss5t *>m ,py?agore4 ,cette h>monie durable1 dont l'homme ju/e a le s5tim5t et le spectacle intrieur1 ira se communiquant d'une intellig5ce une autre1 comme d'une sphre plus claire une rgion plus obscure1 jusqu' ce que t\t respl5disse enf9 des mmes cl>ts4 --,je veux bi5 que ma tte soit un firmam5t1 p\rvu que v\s reconnaissiez le libre esprit qui anime et agite la masse de ces mondes1 et qui y ralise les prodiges d'une mcanique plus cle/e que celle mme du ciel4 ,mais1 si v\s refusez de reconnatre ce foy] 9puisable de la volont consci5te et t\j\rs sre d'elle-mme1 v\s f9issez p> plac] en dehors de n\s1 quoi que v\s puissiez dire1 la d]nire g>antie des contrats ou des promesses2 et quelque probabilit que v\s laissiez ces contrats1 v\s ne leur laiss]ez pas une c]titude absolue4 ,dans l'hypo?se de la lib]t1 il e/ vrai1 n\s ne sommes pas c]ta9s que le contractant accomplira effectivem5t le contrat3 mais1 s'il ne l'accomplit po9t1 n\s ne dirons pas comme v\s qu'il n'a pas pu1 n\s dirons qu'il n'a pas v\lu4 ,d'aprs v\s1 le moy5 indisp5sable peut manqu] l'ag5t2 selon n\s1 ce moy5 ne manque jamais p>ce qu'il ne fait qu'un avec l'ag5t lui-mme4 ,supposez t\tes les autres conditions *anges1 il y en a une qui1 selon n\s1 ne peut l'tre2 et cette condition suffisante p> elle seule1 c'e/ la puissance de v\loir encore ce qu'on a une fois v\lu et promis4 --,eussiez-v\s raison dans la ?orie1 il ne s'agit ma9t5ant que de la pratique4 ,or1 ce po9t de vue1 n\s f9issons p> admettre t\s les deux un mom5t o la srie des faits v5ir devi5t d\teuse4 ,p\r v\s1 la libre puissance de v\loir se bifurque bi5tt1 et v\s n'tes plus c]ta9s de la voie que pr5dra la volont2 v\s avez seulem5t des probabilits considrables4 ,mais ces probabilits subsi/5t galem5t dans notre dt]m9isme1 et c'e/ d'aprs elles que se guide la pratique1 non d'aprs la nature absolue de la volont4 ,qu'on place le po9t d'int]rogation devant le p\voir ou devant le v\loir1 les autres lm5ts de la "q demeur5t pratiquem5t analogues4 ,il faut t\j\rs faire un acte de confiance en soi ou en autrui2 v\s avez confiance dans la volont1 et moi dans l'intellig5ce2 p\r v\s comme p\r moi1 cette confiance vi5t en df9itive de ce que n\s avons le s5tim5t d'une puissance acquise1 d'une habitude contracte1 d'un dveloppem5t accompli et comme d'une vitesse durable4-- 99 99 99 99 99 ,en d]nire analyse1 les deux doctr9es adv]ses con/at5t galem5t dans l'homme une puissance consci5te de soi1 mais l'exprim5t de deux faons opposes4 ,d'aprs les p>tisans de la lib]t1 puissance exempte de contra9te1 n\s aurions directem5t consci5ce de ce que n\s p\vons1 p> exemple t5ir une promesse2 d'aprs les p>tisans de la ncessit ou de la contra9te subie1 n\s aurions plutt consci5ce de ce que n\s ne p\vons pas faire1 p> exemple manqu] cette promesse4 ,il e/ c]ta9 que n\s p\vons p>faitem5t avoir consci5ce ou connaissance de notre c>actre et des incompatibilits qui s'y rapport5t3 je sais1 p> exemple1 que je ne suis pas capable d'un meurtre1 d'un vol de gr& *em91 etc4 ,je puis savoir de mme qu'un p>jure e/ incompatible avec ma con/itution m5tale1 mon ducation1 mon milieu social1 etc4 ,malgr la diffr5ce de =me entre les doctr9es sur le fondem5t des promesses ou des contrats1 n\s agissons t\j\rs s\s l'ide plus ou mo9s fran*em5t reconnue d'un p\voir que n\s n\s attribuons p> rapport l'espace et au temps1 d'une indp5dance dont n\s dotons notre nature intrieure et notre c>actre en face de l'extrieur4 ,cette indp5dance1 d'ailleurs1 peut t5ir une dp5dance p> rapport des incl9ations suprieures4 ,les uns appell5t cette sorte de dlivrance une heureuse ncessit p> laquelle triomphe l'ide1 les autres y voi5t la lib]t2 et ces deux *oses1 dans la pratique1 f9iss5t p> n\s inspir] une confiance analogue1 s9on id5tique2 c> la confiance suppose une lib]t dt]m9e comme une nature dt]m9e3 en un mot1 elle suppose un c>actre4 ,aussi ne p\vons-n\s avoir confiance dans un inconnu1 ft-il d\ de libre arbitre4 ,si de plus1 dans le dt]m9isme mme1 on introduit l'ide de lib]t et son action pratique1 il en rsult]a1 p\r le dt]m9i/e1 la possibilit de contract] s\s l'ide mme de sa lib]t et de son indp5dance4 ,les deux doctr9es concid]ont donc pratiquem5t4 ,,iv4 ,si les hommes1 dans l'hypo?se de la ncessit1 sont capables d'engagem5ts1 de promesses1 de contrats et d'une confiance mutuelle t\j\rs limite p> quelque dfiance1 il en rsulte qu'ils peuv5t vivre en socit et s\s des lois civiles ou politiques plus ou mo9s rgulires4 ,les mobiles s5sibles ou intellectuels produirai5t le mme effet sur les automates huma9s que les =ces attractives ou c5triptes sur les lm5ts matriels1 et les sy/mes sociaux s]ai5t l'quival5t des sy/mes cosmiques4 ,l'in/9ct mme de la cons]vation conc\rrait avec les p5*ants sympa?iques p\r rappro*] les hommes3 des mcanismes intellig5ts et s5sibles1 outre que les lois mmes de la vie et de l'hrdit les fond5t en un organisme social1 aurai5t bi5tt compris la ncessit de s'unir contre les prils qui les m5ac5t4 ,de l la socit civile1 qui peut tre considre comme une va/e socit d'assurance contre les risques qu'un homme c\rt de la "p de ses semblables4 ,ces risques sont l'objet d'un contrat d'assurance tacite ou explicite1 p> lequel les hommes s'engag5t unir leurs =ces contre le pril commun4 ,l'utilit et l'efficacit de ce contrat tait facile reconnatre1 mme p\r les hommes les plus sauvages1 t&is que l'utilit de l'assurance contre les risques v5ant de la nature se fonde sur de longs calculs ma?matiques et /ati/iques4 ,l'ide de contrat1 l'ide de socit librem5t accepte1 l'ide de lib]t sociale n'e/ donc nullem5t int]dite au dt]m9isme mme1 et peut y j\] le rle d'ide directrice4 ,c'e/ p> un n\vel abus du sophisme p>esseux qu'on a v\lu voir dans l'exi/5ce des lois sociales une preuve suffisante du libre arbitre4--,on ne fait pas de lois1 dit ,ari/ote1 p\r les animaux ou p\r les automates s\mis la ncessit#h4--;,en effet1 les lois re/]ai5t sans action sur des tres sans intellig5ce2 mais p\r les tres intellig5ts elles sont des causes et des moy5s de dt]m9ation1 dont la puissance e/ plus infaillible encore sans le libre arbitre qu'avec la rsi/ance possible du libre arbitre4--,les lois s]v5t =mul]1 dans les socits mod]nes1 soit les ncessits de l'organisme social1 soit les conditions du contrat d'assurance mutuelle2 les impts sont la prime d'assurance f\rnie p> *acun p\r contribu] l'excution du contrat2 et cette excution p> voie de contra9te e/ ce qu'on nomme la sanction4 #h ,voir ces objections reproduites p> ,j\ffroy1 ,c\rs de droit naturel1 t4 ,i]1 et mme p> des contempora9s1 comme ,,mm4 ,secrtan1 ,delboeuf et ,naville1 etc4 ,les sanctions lgales ont aussi t considres comme des preuves du libre arbitre4 ,c'e/ que1 dans l'analyse de la pnalit1 on mle d'ord9aire aux ides sociales des ides morales et religieuses qui prsuppos5t la *ose en "q1 savoir la lib]t mme4 ,en jugeant les actes contraires l'ordre social1 on a trop s\v5t la prt5tion d'apprci] plus ou mo9s exactem5t la "p de la lib]t individuelle1 et on croit que la volont librem5t mauvaise de l'accus e/ la seule ju/ification possible de la pnalit4--,mais si1 dans l'hypo?se dt]m9i/e1 les relations naturelles des *oses r5d5t ncessaire l'emploi de la =ce contre des individus ncessairem5t malfaisants1 si elles n\s oblig5t df5dre l'intrt de t\s contre les viol5ces de quelques-uns1 e/-ce l'homme qu'il faut accus]8 n'e/-ce pas plutt la cause1 quelle qu'elle soit1 d'o drive le mal dans l'univ]s8 ,sans se has>d] dans des considrations mtaphysiques1 les dt]m9i/es peuv5t ju/ifi] la pe9e au po9t de vue huma92 et cette ju/ification purem5t sociale n'a pas beso9 de remont] jusqu' l'absolu des *oses1 c> elle rsulte des rapports sociaux tels qu'ils exi/5t en fait4 ,on fondait autrefois la pnalit sur le pr9cipe t\t mtaphysique d'expiation1 dont les deux t]mes1 le libre arbitre et le bi5 en soi1 sont p\r a9si dire deux absolus4 ,qu'en rsultait-il8--,si d'une "p notre libre arbitre e/ assez absolu p\r faire le mal avec le ple9 p\voir de faire le bi51 et si d'autre "p le bi5 en soi comm&e absolum5t la volont1 on en p\vait conclure la ncessit d'une expiation p\r rtablir entre la mauvaise volont et le bi5 un ordre de dp5dance rationnel4 ,de l les expiations div9es de l'autre vie2 on allait jusqu' les concevoir t]nelles au cas o la mauvaise volont s]ait t]nelle elle-mme1 bi5 plus1 au cas o elle s]ait passagre4 ,l'introduction de ces ides ?ologiques dans les lois sociales ne p\vait produire que les plus f*eux rsultats4 ,les juges huma9s1 p>lant au nom de ,dieu1 croyai5t devoir pntr] et dans l'absolu de la volont individuelle1 p\r en mesur] la malignit1 et dans l'absolu de la volont div9e1 p\r en appliqu] les ju/es dcrets2 en outre l'expiation1 et p> suite la pnalit1 devant tre proportionnelle au crime1 on tait conduit inv5t] des v>its de pe9es et des raff9em5ts de supplices4 ,c'e/ ce qui ne peut manqu] d'arriv] ds qu'on prt5d se sub/itu] la ju/ice absolue de ,dieu et la lib]t absolue de l'homme4 ,n\s compr5ons auj\rd'hui que1 si ces deux absolus exi/5t1 ils n\s sont du mo9s inaccessibles4 ,n\s ne devrions donc plus prt5dre1 dans nos lois pnales1 appliqu] le pr9cipe d'expiation2 c>1 si n\s n'avions d'autre pr9cipe invoqu] que l'immoralit absolue de la mauvaise volont et la ju/ice absolue de la pe9e1 n\s s]ions entirem5t ds>ms env]s les c\pables#i4 #i ,platon prte ,protagoras ces p>oles =t raisonnables3 ,p]sonne ne *tie ceux qui se sont r5dus c\pables d'inju/ice p> la seule raison qu'ils ont commis une inju/ice1 mo9s qu'on ne punisse d'une manire brutale et draisonnable4 ,mais lorsqu'on fait usage de sa raison dans les pe9es qu'on inflige1 on ne *tie pas cause de la faute passe1 c> on ne saurait emp*] que ce qui e/ fait ne soit fait2 mais cause de la faute v5ir1 af9 que le c\pable n'y retombe plus et que son *tim5t reti5ne ceux qui en s]ont tmo9s4 ,les vraies raisons de la pnalit sociale sont des raisons3 #a de psy*ologie et de logique2 #b de sociologie positive1 de df5se et de cons]vation sociale2 or ces raisons sont admises p> les p>tisans comme p> les adv]saires du dt]m9isme4 ,a9si ,platon n'tait nullem5t en contradiction avec lui-mme1 lorsqu'il admettait la fois la ngation du libre arbitre et le svre ma9ti5 des pe9es sociales4 ,dans cette hypo?se les actes d'inju/ice1 considrs en eux-mmes1 *ang5t sans d\te d'aspect2 mais leurs rapports extr9sques ne *ang5t pas4 ,supposez deux hommes qui voi5t les mmes objets dans le mme ordre relatif2 seulem5t l'un voit t\t d'une c]ta9e c\leur1 l'autre d'une c\leur diffr5te3 les rapports demeurant les mmes1 ces deux hommes s'ent5dront p>faitem5t dans la pratique4 ,platon et ,ari/ote *ti5t galem5t l'inju/ice3 ,platon pr\ve de la piti et une sorte d'horreur e/htique1 comme la vue d'un mon/re ou d'un f\2 ,ari/ote pr\ve de l'indignation contre l'individu1 et une horreur proprem5t p>l] morale2 malgr cela1 ils agiss5t de mme et sont aussi logiques l'un que l'autre4 ,en effet1 les animaux ne sont pas libres1 et cep5dant l'homme les *tie2 si mme ils sont dang]eux et incorrigibles1 n\s les condamnons m\rir4 ,l'homme vicieux e/ celui dans lequel les p5*ants de l'animal l'ont emport sur la raison4 ,p\r le ram5] l'ordre il faut d'abord1 suivant ,platon1 essay] de l'clair]4 ,si ses yeux sont f]ms la lumire1 il faut le *ti]2 c> la d\leur e/ propre1 soit rveill] la raison endormie1 soit la remplac] p> une cra9te salutaire3 en *tiant la bte1 on r5d l'esprit sa lib]t4 ,enf91 si la p]suasion et la peur sont galem5t impuissantes sur l'tre corrompu1 il faut r5onc] le gurir3 dans ce cas1 ,platon se dlivre de l'homme dang]eux comme d'une bte sauvage2 il le frappe avec un s5tim5t d'horreur ml de regret et de piti4 ,lo9 de r5dre les lois inutiles1 la ngation du libre arbitre1 ft-elle absolue1 les r5d plus ncessaires et plus infaillibles que jamais4 ,si v\s clairez l'intellig5ce ou faites impression sur le coeur1 n'agirez-v\s pas infailliblem5t sur la conduite8 or1 la loi e/ propre clair] l'intellig5ce et m\voir le coeur en montrant la voie ncessaire et la pe9e ncessaire3 c'e/ une ide-=ce qu'une bonne ducation r5d irrsi/ible#aj4 #aj ,voir notre ,philosophie de ,platon1 t4 ,i1 p4 #djg et suiv41 et l'int]prtation que n\s avons donne de plusieurs passages des ,lois1 qui avai5t sembl contradictoires4 ,voir aussi l'analyse t5due de la pnalit dans notre ,sci5ce sociale contempora9e1 livre ,v4 ,on objecte que la pe9e a p\r fondem5t la responsabilit1 qui e/ nulle dans le dt]m9isme4 ,mais il faut di/+u] entre la responsabilit qui suffit la pnalit sociale1 et la responsabilit mtaphysique ou morale1 dont un tre omnisci5t p\rrait seul tre le juge4 ,une *ose contraire la cons]vation de la socit e/ accomplie p> v\s2 v\s en avez consci5ce1 v\s en connaissez les rsultats f*eux p\r autrui1 et cette connaissance ne suffit pas p\r v\s en dt\rn]2 devez-v\s alors v\s tonn] que les autres supplent cette insuffisance p> des moy5s de df5se1 de contra9te et d'intimidation8 ,c'e/ v\s qu'on s'en pr5dra1 puisque le mal excut au dehors exi/e d'abord en v\s et dans l'intimit de votre v\loir4 ,qu& v\s tes malade1 n'e/-ce pas v\s qu'on adm9i/re des remdes s\v5t trs d\l\reux8 ,et si votre maladie e/ dang]euse p\r les autres1 le lgislateur va-t-il la laiss] suivre son c\rs1 surt\t qu& il exi/e des remdes8 ,il y a1 mme en ce s5s1 imputabilit l'individu4 ,en v\s punissant1 d'ailleurs1 mon b n'e/ pas rellem5t de v\s punir1 mais de v\s gurir1 s'il e/ possible1 ou au mo9s de me df5dre et de v\s mettre dans l'impossibilit de nuire aux autres4 ,j'essaie de rtablir l'ordre dans votre intellig5ce1 dans t\tes vos facults1 en v\s faisant compr5dre votre erreur et la laideur de votre c>actre3 qu'avez-v\s dire8 ,que v\s mritez l'indulg5ce et la piti8 ,je v\s l'accorde2 mais1 malgr cette piti et cause d'elle1 je m'ef=ce de v\s gurir p> la s\ffrance2 sans compt] que ma piti l'g>d de vos semblables m'entrane galem5t v\s *ti]1 si aucun autre moy5 ne russit4 ,mme au se9 du dt]m91 il y a une di/9ction possible entre ce qui e/ imputable en un c]ta9 s5s l'individu1 consquemm5t punissable1 et ce qui ne lui e/ imputable s\s aucun rapport4 ,platon mme a su faire cette di/9ction4 ,p> exemple1 l'inju/ice et l'ignorance simple sont au fond dt]m9es4 ,mais1 dans l'ignorance1 le mal e/ extrieur p\r a9si dire l'individu1 puisqu'il e/ simplem5t l'impuissance des moy5s intellectuels atte9dre leur f92 la f9 e/ ici hors de l'esprit1 et le rapport des facults cette f9 e/ extr9sque4 ,on ne peut donc port] une correction viol5te dans le se9 mme de l'individu2 ce qui ne s]virait absolum5t ri5 et n'augm5t]ait pas la puissance naturelle de son esprit4 ,on gurit un boiteux et un dif=me p> la gymna/ique1 non p> des corrections4 ,l'inju/ice1 au contraire1 e/ p\r ,platon1 un tr\ble intrieur1 qui rsulte d'un r5v]sem5t d'ordre dans les rapports mutuels des fonctions et dans leur hir>*ie1 et qui ab\tit un dsordre social4 ,quoique cette maladie morale et sociale soit t\j\rs dt]m9e et se rduise mme en p>tie1 selon ,platon1 une c]ta9e espce d'ignorance ou d'infriorit m5tale1 la cause ici n'en e/ pas mo9s intr9sque2 comm5t donc la gurir8 ,en agissant p> la correction et la d\leur sur ces facults mmes qui entr5t en lutte4 ,le dsir1 dit ,platon1 contr>ie l'op9ion du bi51 p>ce que le plaisir le sduit2 le correcteur v\s fait pr\v] de la pe9e p\r rtablir l'quilibre3 ds lors la cra9te de la pe9e comp5se l'am\r du plaisir1 et l'ordre rep>at4 ,c'e/ comme une rvulsion mdicale4 ,platon v\s traite p> le f] et le feu1 et ne recule pas devant les moy5s viol5ts p\r remdi] la viol5ce intime de la maladie2 le mal artificiel gurit le mal qui s'tait produit naturellem5t4 ,c'e/ la ?orie que ,socrate lui-mme expose dans le ,gorgias1 et qu'on retr\ve dans la ,rpublique et les ,lois4 ,cette diffr5ce d'imputabilit entre l'ignorance et l'inju/ice ne les emp*e pas1 encore une fois1 d'tre t\tes les deux ncessites2 seulem5t les causes ncessitantes sont tantt intrieures1 tantt extrieures#aa4 #aa ,p\rquoi1 dem&e ,victor ,c\s91 ne punissons-n\s pas aussi bi5 ceux qui agiss5t sans connaissance de cause1 que ceux qui sav5t ce qu'ils font8--,rem>quons-le d'abord1 l'ignorance n'e/ pas t\j\rs une excuse aux yeux de nos juges2 p> exemple1 l'ignorance de la loi n'e/ prise que p\r une circon/ance attnuante3 on veut p> l excit] les citoy5s se t5ir au c\rant de ce qui les conc]ne4 ,quant cette ignorance complte qui consi/e ne pas mme savoir ce qu'on fait1 agir sans aucune connaissance de cause1 elle enlve en effet la responsabilit lgale1 p\r le dt]m9i/e comme p\r le p>tisan de la lib]t4 ,punir un homme p\r un acte accompli dans de telles conditions1 s]ait p]dre son temps et ressembl] l'enfant qui bat la porte o il s'e/ heurt2 ce s]ait en outre *oqu] et corrompre la raison publique1 en ne di/+uant po9t un dommage inconsci5t et passag] d'un dommage prmdit et t5dant se reproduire1 un accid5t sans porte d'une maladie ou p]v]sion qui atte9t le fond mme du c>actre4 ,non que la prmditation du mal implique la lib]t p\r le dt]m9i/e2 lo9 de l1 c'e/ une s]vitude1 et une s]vitude bi5 plus dang]euse p\r autrui que celle de l'ignorance pure et simple2 mais le dang] mme appelle ici des prcautions appropries4 ,p\r des raisons semblables1 la folie se di/+ue de l'inju/ice et doit tre traite autrem5t p> le lgislateur4 ,les *tim5ts ne s]virai5t ri5 p\r un f\1 et ne l'emp*]ai5t pas de ret\rn] sa manie2 encore se s]t-on de corrections env]s les f\s comme env]s les animaux4--,au contraire1 p\r cet autre g5re de dsordre dans les p5*ants1 qui p\sse au meurtre ou au vol1 la punition peut tre efficace3 on peut corrig] l'individu1 soit en l'intimidant1 soit1 ce qui vaudrait mieux encore1 en l'in/ruisant qu& cela e/ possible4 ,la pe9e e/ en mme temps un moy5 d'intimidation p\r les autres hommes4 ,l'emploi de la =ce matrielle et de la p]suasion intellectuelle comme moy5s rpressifs1 et la diffusion de l'in/ruction dans t\tes les classes de la socit comme moy5 prv5tif1 sont donc rationnels dans l'hypo?se du dt]m9isme non mo9s que dans celle de la lib]t2 ici encore la conciliation e/ possible4 ,de plus1 il y a p\r le lgislateur et le juge une di/9ction capitale faire entre les div]s actes selon qu'ils ont t accomplis ou non p> l'individu s\s l'ide de sa lib]t propre2 que cette lib]t soit en elle-mme relative ou absolue1 qu'elle se ramne un dt]m9isme plus pr(ond ou qu'elle rvle un pr9cipe plus fondam5tal encore que le dt]m9isme1 t\j\rs e/-il que l'individu agit tantt s\s l'ide qu'il e/ relativem5t matre de soi1 capable de rsi/] la passion actuelle p> la rflexion sur soi1 tantt sans aucune ide de lib]t et p> un entranem5t d'une viol5ce aveugle4 ,or1 ces deux cas ne peuv5t tre id5tiques p\r le juge4 ,l'un m>que la possession de soi p> l'intellig5ce1 dont e/ insp>able1 p\r le dt]m9isme bi5 ent5du1 une c]ta9e possession de soi effective et proportionnelle la =ce mme de l'ide4 ,l'autre e/ un tat dans lequel on ne se possde plus1 dans lequel on e/ hors de soi4 ,si une action contraire l'ordre social a t accomplie dans le premi] tat1 c'e/ la preuve que ni le motif de l'ordre social ni le motif mme de la lib]t1 conue comme pure ide directrice1 n'ont t assez =ts p\r contrebalanc] la passion4 ,il importe donc au juge de =tifi] #a l'ide de l'ordre social1 #b l'ide mme du p\voir plus ou mo9s gr& que t\t tre intellig5t et raisonnable a sur ses passions4 ,il y aura alors un g5re p>ticuli] de responsabilit individuelle rsultant de ce que non seulem5t c'e/ l'individu qui a agi1 mais encore de ce qu'il a agi s\s l'ide de sa lib]t et de sa responsabilit mme4 ,en df9itive1 la responsabilit sociale dans le dt]m9isme n'e/ pas morale au s5s *rti51 mais intellectuelle et physique au s5s grec du mot3 c'e/ simplem5t le po9t d'application sur lequel la socit doit agir p\r produire l'effet qu'elle *]*e4 ,ds que ce po9t d'application e/ dans l'individu1 il y a une c]ta9e responsabilit1 encore bi5 plus s'il e/ dans l'intellig5ce1 s'il e/ dans la rflexion1 s'il e/ dans cette =me suprme de la rflexion qu'on nomme l'ide de lib]t4 ,du re/e1 la "q de la responsabilit n'e/ plus alors qu'une "q d'efficacit relative1 non de lgitimit absolue4 ,ce n'e/ pas que la pnalit ne soit encore lgitime dans le dt]m9isme2 mais elle ne l'e/ que relativem5t l'intrt majeur de la df5se sociale2 et au fait1 mme dans les autres doctr9es1 la pnalit a-t-elle un autre fondem5t8 ,re/e donc savoir si cet intrt majeur de la socit e/ ju/e et s'il con/itue un vritable droit de cons]vation ou de df5se2 c> on ne peut lim9] de la pnalit cette gr&e ide du droit que prsuppose l'ordre social4 ,le dt]m9isme et la doctr9e de la lib]t1 d'accord sur la "q des faits sociaux et sur celle des intrts sociaux1 p\rront-ils s'accord] jusqu'au b\t sur la "q des droits sociaux8 ,suivons pas pas les deux sy/mes1 sans ri5 prjug]2 ne p>lons pas encore de droit absolu et mtaphysique1 de moralit absolue et mtaphysique2 ne faisons usage que des lm5ts qui jusqu'ici ont p>u communs aux deux doctr9es1 et *]*ons s'ils p\rront n\s suffire dans la pratique4 ,v4--,libres ou non1 n\s sommes des tres intellig5ts1 p> consqu5t d\s d'expri5ce et de raison4 ,n\s dem&]ons donc nos lois et leurs sanctions d'tre non seulem5t efficaces1 mais raisonnables3 il faut que celui mme qui e/ frapp puisse1 en c\tant sa raison au lieu d'c\t] sa passion1 tre d'accord avec la raison du juge qui le frappe4 ,au rapport d'9galit entre la =ce et la faiblesse doit succd] ce rapport d'galit1 d'id5tit mme1 qui exi/e entre une raison et une autre1 entre une intellig5ce qui conva9c et une intellig5ce qui e/ conva9cue4 ,sans cela1 les lois des tres intellig5ts s]ai5t en t\t semblables aux lois des tres matriels ou des brutes1 *ez qui ne rgne d'autre droit que le droit du plus =t4 ,quelle e/ donc la raison valable et suffisante qui doit faire accept] t\t tre intellig5t les lois sociales avec leurs sanctions1 et qui peut appuy] l'action physique sur une conviction intellectuelle8 ,les motifs d'intrt1 gnral ou p>ticuli]1 n'impliqu5t nullem5t l'ide de lib]t2 les dt]m9i/es peuv5t donc faire d'abord appel ces motifs p\r montr] que les lois1 rellem5t efficaces1 sont rationnellem5t intelligibles4 ,le pr9cipe gnral auquel t\tes les rgles de la pratique devrai5t tre con=mes1 dit ,/u>t ,mill#ab1 le critrium p> lequel elles devrai5t tre pr\ves1 c'e/ ce qui t5d procur] le bonheur du g5re huma91 ou plutt de t\s les tres s5sibles2 en d'autres t]mes1 prom\voir le bonheur e/ le pr9cipe fondam5tal de la tlologie4 ,n\s ne sommes po9t encore obligs d'accord] que le bonheur univ]sel soit1 t\s les po9ts de vue et p\r l'individu mme1 la f9 suprme et le s\v]a9 dsirable4 ,mais ce qu'on ne saurait refus] aux dt]m9i/es1 c'e/ que le bonheur du g5re huma9 e/ une *ose rellem5t dsire et rationnellem5t dsirable1 au mo9s p\r le g5re huma9 lui-mme1 considr p> opposition l'individu4 ,en fait1 les hommes1 qu& ils se conoiv5t comme membres d'une socit et non comme individus1 voi5t dans le bonheur social une f9 dsirable et la dsir5t effectivem5t4 ,supposons que les automates spirituels soi5t capables d'ab/raction et de gnralisation1 et qu'ils puiss5t ab/raire les p>ticul>its de leur nature individuelle p\r considr] le g5re huma9 auquel ils app>ti5n5t4 ,le dsir du bonheur1 se retr\vant dans *aque individu1 s]a attribuable au g5re1 et les individus1 div]s s\s une multitude d'autres rapports1 devi5dront semblables s\s ce po9t de vue2 ils s]ont mme id5tiques et gaux les uns aux autres dans cette ab/raction d'tres dsirant le bonheur4 ,de mme1 en gomtrie1 t\s les triangles1 diffr5ts p> une multitude de proprits1 sont id5tiques dans cette ab/raction de figures t]m9es p> trois lignes droites2 et ce qui dc\le ncessairem5t de ce c>actre ab/rait1 tant applicable l'un1 e/ applicable l'autre4 ,si1 p> exemple1 il en dc\le la consqu5ce que les trois angles vaudront deux droits1 on p\rra dire que t\s les triangles sont gaux devant la loi des deux angles droits4 ,c'e/ qu'on les considre seulem5t comme figures planes et rectilignes trois angles1 et qu'on suppose c>t t\t ce qui p\rrait emp*] ou neutralis] les consqu5ces de cette hypo?se4 ,admettons donc que les automates spirituels se considr5t ab/ractivem5t comme une collection d'tres qui t5d5t au bonheur suivant des lois ncessaires2 ils p\rront tir] les consqu5ces de cette notion indp5damm5t de t\tes les considrations trangres4 ,le problme social s]a alors p\r eux le suivant3--,le bonheur collectif et l'ordre collectif tant supposs la f9 la plus dsirable p\r une collection d'tres intellig5ts et s5sibles1 p> quels moy5s atte9dre cette f91 p> quelles causes ou conditions produire ncessairem5t l'effet dsir8--,c'e/ l un problme de /atique et de mcanique sociale1 que peuv5t t5t] de rs\dre l'obs]vation exprim5tale et la dduction rationnelle1 t\t comme une "q de ce g5re3--tant donn un sy/me de po9ts matriels1 anims de m\vem5ts dsordonns1 comm5t leur imprim] une direction p>allle ou les faire gravit] v]s un po9t unique8 #ab ,logique1 ,,ii1 #eei4 ,en *]*ant la solution de ce problme1 on ne t>d]a pas reconnatre que le b dsir1 c'e/--dire le bonheur de t\s1 ne p\vant tre immdiatem5t ni entirem5t atte9t1 doit se traduire dans la ralit prs5te p> le bonheur du plus gr& nombre ou le bonheur gnral1 qui ne peut tre la satisfaction simultane de t\s les individus4 ,en outre1 le bonheur gnral ne peut produire1 dans *aque individu1 la satisfaction complte et simultane de t\s ses dsirs2 s\s ce rapport aussi1 une m9orit de dsirs doit tre prs5tem5t subordonne la majorit1 comme une m9orit d'individus la majorit4 ,la puissance du levi] social r5contr]a donc t\j\rs une rsi/ance4 ,la jurisprud5ce et la politique consi/]ont dans les moy5s les plus propres dim9u] progressivem5t cette rsi/ance1 et rduire le plus possible la quantit de sacrifice ou d'abngation ncessaire au bonheur gnral4 ,il exi/e deux gr&s moy5s d'action capables de conc\rir la f9 propose3 l'action collective ou autorit1 et l'action individuelle ou lib]t1 au s5s purem5t civil et politique4 ,cela revi5t dire que les conditions les plus efficaces du bonheur gnral sont tantt dans le mcanisme collectif1 tantt dans le mcanisme individuel4 ,arrivez-v\s reconnatre que ce d]ni]1 qu& on le laisse agir p> ses propres ressorts1 donne les meilleurs rsultats1 p\rvu que les ressorts dom9ants soi5t une intellig5ce in/ruite et une s5sibilit sympa?ique2 v\s en conclurez que la "p de la contra9te collective doit dim9u] de plus en plus1 mesure qu'augm5te l'in/ruction et l'ducation des individus2 aux motifs de contra9te extrieure et physique v\s prfr]ez les motifs de contra9te intrieure et intellectuelle1 comme plus efficaces en ?orie et en pratique3 votre jurisprud5ce et votre politique s]ont alors librales4 ,ce libralisme ne s]a pas fond sur le respect d'un libre arbitre absolu1 conu comme inviolable tant qu'il ne viole pas l'gale lib]t d'autrui2 il s]a fond sur un simple rapport de causes effet et de moy5s f94 ,les rgles de la jurisprud5ce et de la politique ne f]ont que =mul] ce qui e/ le plus logique et le plus utile au po9t de vue social4 ,ab&onn] les automates individuels leurs ressorts intrieurs1 s\s la condition lgalem5t exigible qu'ils s'in/ruis5t1 tel s]a1 dans cette hypo?se1 l'intrt bi5 ent5du des g\v]nants et des g\v]ns4 ,l'intrt d'un horlog] n'e/-il pas que ses horloges n'ai5t po9t t\j\rs beso9 d'tre remontes1 et qu'une fois montes elles m>*5t seules1 en s'accordant avec les autres le plus longtemps possible8 ,dans la socit telle que les dt]m9i/es la conoiv5t1 les horloges elles-mmes1 c'e/--dire les citoy5s1 peuv5t p>v5ir compr5dre cet intrt collectif2 elles confi]ont alors aux plus ju/es d'entre elles le so9 de rgl] et de g\v]n] les autres2 mais1 quoique g\v]nants et g\v]ns soi5t horloges1 les consqu5ces politiques ne *ang]ont pas p\r cela1 et le ressort intellectuel devra t\j\rs tre prfr aux autres p> les g\v]nants1 comme le plus solide et le plus durable4 ,si p> exemple l'conomie politique dmontre que le moy5 le plus efficace de la ri*esse sociale e/ la lib]t conomique1 il s]a t\j\rs prfrable que la production1 la di/ribution et la consommation soi5t ab&onnes le plus possible au libre jeu des intellig5ces individuelles4 ,les lgislateurs1 reprs5tants de la collection sociale1 devront re*]*]1 en gnralisant cette m?ode1 quelle e/ p\r la collection la f9 la plus dsirable de t\tes2 puis le moy5 le plus prs de cette f91 p> cela mme le plus dsirable aprs elle1 et a9si de suite en r$esc5dant l'*elle des moy5s et des f9s4 ,p> l la sci5ce sociale s]a con/ruite4 ,supposons ma9t5ant que1 grce au progrs des lumires1 le bonheur gnral et la ju/ice soi5t reconnus p> les individus mmes comme la f9 la plus dsirable1 ils ne p\rront pas ne pas la dsir]2 et si en outre ils connaiss5t les meilleurs moy5s d'y atte9dre1 on les v]ra ncessairem5t ralis] dans leur conduite l'ordre de moy5s et de f9s dt]m9 p> la sci5ce4 ,on p\rra mme prdire leurs actions et les div]s int]mdiaires p> o ils pass]ont1 comme on prdit la m>*e d'un mobile qu& on connat le po9t de d"p1 le po9t d'arrive1 la direction et l'int5sit de la =ce dom9ante4 ,cette con=mit p>faite des dsirs individuels avec l'intrt de t\s n'tant qu'un idal1 il y aura t\j\rs des dsaccords p>tiels1 des crimes et dlits4 ,mais la conduite de la socit1 en rprimant ces dlits1 s]a logique1 p>ce qu'elle s]a con=me la vraie m?ode p\r atte9dre le bonheur2 et c'e/1 comme on le voit1 dans cette logique que les dt]m9i/es peuv5t plac] la ju/ice sociale ou le droit social1 qui devi5n5t a9si un intrt majeur ou un objet majeur de dsir4 ,l'individu1 contra9t d'obir la loi et puni p\r y avoir dsobi1 compr5dra que la socit agit rationnellem5t son g>d2 et tant qu'il se considr]a lui-mme ab/ractivem5t1 comme app>t5ant au g5re huma91 il tr\v]a son *tim5t rationnel4 ,c'e/ l l'espce de droit compatible avec le dt]m9isme4 ,on peut mme all] plus lo9 et rappro*] encore la conception dt]m9i/e de la conception contraire en introduisant dans le problme l'ide de lib]t2 c> alors le droit s]a cette ide mme reconnue comme un type directeur d'action p\r la socit1 comme un idal ralis] de plus en plus dans son se9 p> le progrs du libralisme civil et politique#ac4 #ac ,a cette trans=mation du droit p> l'introduction de l'ide de lib]t n\s avons consacr un ouvrage enti]3 l',ide mod]ne du droit1 #b;e dition4 ,mais1 dira-t-on1 l'homme n'e/ pas seulem5t une unit ab/raite de la collection sociale3 il a un moi et une individualit propre4 ,si d'une "p1 comme app>t5ant au g5re1 il dsire le bonheur gnral et la lib]t gnrale1 d'autre "p1 comme individu1 il dsire son bonheur et sa lib]t individuelle4 ,les actes contraires aux lois1 illogiques au premi] po9t de vue1 peuv5t donc r$ev5ir logiques un po9t de vue diffr5t4 ,lequel des deux intrts1 laquelle des deux lib]ts1 laquelle des deux logiques doit cd] l'autre8 de quel ct e/ le droit df9itif8 ,e/-ce du ct de la socit1 p>ce qu'elle e/ la plus =te8 ,mais cette =ce n'e/ po9t un droit vritable2 c>1 si l'individu russit tre plus =t que la socit1 le droit pass]a de son ct4 ,le droit app>ti5t-il la socit p>ce qu'elle e/ le nombre8 ,mais le nombre1 considr seul1 n'e/ qu'une =ce1 une quantit plus gr&e qu'une autre4--,prcism5t3 une quantit suprieure de bi5 e/ un bi5 plus gr& et un droit4--,mais p> l v\s reconnaissez que ce qui donne du prix au nombre1 c'e/ ce dont il e/ =m2 ce qui r5d la quantit prcieuse1 c'e/ la qualit de ses lm5ts4 ,qu'y a-t-il donc dans l'individu de prcieux qui se retr\ve dans les autres1 qui se retr\ve dans la socit t\t entire1 et qui con/itue le droit8 ,qu'y a-t-il1 en un mot1 qui n\s impose ce que n\s appelons un devoir de respect1 et cette ide mme peut-elle se compr5dre dans le dt]m9isme8 ,t\tes ces que/ions demeur5t insolubles si on ne desc5d pas du po9t de vue social1 trop purem5t utilitaire et eudmonique1 au po9t de vue moral et individuel4 ,les rapports sociaux ne sont compltem5t ju/ifiables que p> les rapports moraux1 comme la lgalit p> la lgitimit4 ,le problme recule donc de la sphre extrieure dans le monde intime de la consci5ce1 o n\s devons *]*] les d]ni]s fondem5ts des droits ou des devoirs sociaux1 et en gnral de t\te la vie pratique4 ,n\s v]rons si1 dans ce doma9e1 peut subsi/] jusqu'au b\t l'quival5ce du dt]m9isme et de la lib]t4 ,,*apitre ,,quatri,,me ,,re*]*e ,d',,une ,,conciliation ,,du ,d,,t]m9isme ,,et ,,de ,,la ,,lib]t ,,dans ,l',,ordre ,,moral4 ,,limites ,,de ,,cette ,,conciliation ,i4 ,possibilit d'un accord sur les sries de moy5s et de f9s secondaires p> lesquels peut tre atte9te la f9 morale4 ,,ii4 ,jusqu' quel po9t la conception de la f9 suprme ou du bi5 e/-elle modifie p> les diffr5tes manires de concevoir la volont8 ,,iii4 ,la morale idale1 une fois con/ruite1 peut-elle tre ralise p> la volont dans l'hypo?se dt]m9i/e8 ,selon la doctr9e la plus rp&ue1 la ngation du libre arbitre s]ait la ngation de t\te morale4 ,cep5dant les plus illu/res reprs5tants du dt]m9isme ont t en mme temps les morali/es les plus au/res1 depuis ,socrate1 ,platon1 les ,/oci5s et les ,alex&r9s1 jusqu'aux calv9i/es et aux jansni/es4 ,dire1 avec ,j\ffroy et les clectiques1 que c'e/ l l'9vitable contradiction de la p5se et du coeur1 de la spculation et de la moralit1 c'e/ admettre une raison peu valable qu& il s'agit des plus puissants logici5s de la philosophie ou de la ?ologie4 ,il e/ plus probable que1 dans la sphre de la moralit comme dans les autres1 les doctr9es rivales ont des po9ts communs et peuv5t se concili] en une c]ta9e mesure4 ,essayons de p\ss] cette conciliation aussi lo9 qu'il e/ possible1 af9 de circonscrire de plus en plus la "q p> ces oprations successives1 l'exemple des tactici5s qui1 p> une srie de c]cles p>allles et conc5triques1 envelopp5t peu peu la place au c5tre de laquelle ils veul5t pntr]4 ,i4--,supposons que les dt]m9i/es et les p>tisans de la lib]t soi5t d'accord sur l'ordre des *oses dsirables ou des f9s1 p\rront-ils s'accord] sur les moy5s qui y conduis5t8--,ri51 ce semble1 n'emp*e cet accord4 ,voici1 p> hypo?se1 une f9 dsire1 le s\lagem5t de la misre1 et une volont qui la dsire2 il s'agit de s'ent5dre sur la srie int]mdiaire de moy5s p> laquelle la volont p\rra atte9dre sa f91 sur la ligne que devra suivre le mobile donn1 dans des circon/ances donnes1 p\r p>v5ir au b4 ,on ne se dem&e pas quelle e/ la nature absolue de la volont qui dsire1 ni la valeur absolue de la f9 dsire3 la volont peut tre libre et se donn] elle-mme l'impulsion1 ou au contraire l'avoir reue d'ailleurs2 la f9 peut ne pas tre dsirable1 ou ne pas tre la plus dsirable4 ,mais1 ces que/ions une fois rs]ves1 ri5 n'emp*e les doctr9es adv]ses de dt]m9] sci5tifiquem5t et pratiquem5t les int]mdiaires4 ,p\r les dt]m9] sci5tifiquem5t1 on reg>d]a la f9 propose 7p> exemple la dim9ution de la misre7 comme un effet dont il faut dc\vrir les conditions ou causes4 ,cette dt]m9ation s]a ici dem&e plusieurs sci5ces p>ticulires1 pr9cipalem5t la psy*ologie et l'conomie politique4 ,on leur emprunt]a les ?ormes dans lesquels1 de c]ta9es causes et conditions1 elles dduis5t comme effet et consqu5ce la dim9ution de la misre2 puis on di/+u]a1 p>mi ces conditions1 celles qui sont en notre p\voir et ralisables p\r n\s3 p> exemple tel g5re d'in/ruction et d'ducation1 telle espce de *>it prive ou publique1 telles in/itutions conomiques1 telles ou telles socits de sec\rs1 etc4 ,les ?ormes des div]ses sci5ces1 gr\ps dans l'ordre le plus conv5able p\r la ralisation de l'objet p>ticuli] qu'on se propose1 devi5dront des moy5s ou des rgles pratiques2 et la runion de ces rgles1 indp5dantes des sy/mes sur le libre arbitre1 ressembl]a aux c>tes qui1 rsumant les travaux de la sci5ce1 indiqu5t p> quelle voie on va d'un po9t un autre de la t]re1 quel que soit d'ailleurs le sy/me de locomotion4 ,on peut mieux compr5dre1 ma9t5ant1 p\rquoi n\s avons tr\v les p>tisans du libre arbitre d'accord avec ceux de la ncessit dans t\tes les que/ions qui ne r\l5t pas sur la nature absolue de la volont active1 et sur la valeur absolue des f9s p\rsuivies p> elle4 ,l'un et l'autre sy/me1 en effet1 admet que des causes spciales et dt]m9es sont ncessaires p\r produire un effet spcial2 v\loir la f9 ne suffit pas3 il faut encore v\loir les moy5s appropris1 et p\r cela les connatre4 ,or1 c'e/ l vraim5t le doma9e du dt]m9isme1 o les p>tisans de la volont libre sont eux-mmes obligs de desc5dre2 c>1 quelque inconditionne que soit d'aprs eux la volont dans l'acte du v\loir1 elle e/ t\j\rs conditionne dans l'accomplissem5t de ce qu'elle a v\lu4 ,la srie int]mdiaire des conditions ?oriques1 qui1 un autre po9t de vue1 sont des moy5s pratiques1 s]a donc t\j\rs dt]m9e1 et dt]m9e de la mme manire dans les div]s sy/mes4 ,les philosophes1 aprs s'tre reprs5t diffremm5t la cause initiale1 la pos]ont une fois p\r t\tes s\s le nom de volont libre ou de dsir ncessaire1 sans la faire de n\veau int]v5ir dans le dtail des vnem5ts4 ,de mme les ?ories mtaphysiques sur la cause du monde ne *ang5t ri5 la conception sci5tifique du monde lui-mme1 tant qu'on ne fait pas int]v5ir de n\veau et miraculeusem5t1 comme un ,deus ex ma*9a1 la ,provid5ce ou la ,nature4 ,,ii4--,passons des moy5s la f9 morale1 et *]*ons jusqu' quel po9t la conception du bi5 e/ modifie p> les diffr5tes manires de concevoir la volont1 c'e/--dire la cause initiale d'o "p t\t le m\vem5t intrieur4 ,les p>tisans et les adv]saires de la lib]t ent5d5t galem5t p> f9 un bi5 conu et dsir qui ex]ce sur nos actes une influ5ce1 dt]m9ante ou non dt]m9ante4 ,les uns et les autres peuv5t galem5t concevoir une f9 qui s]ait intelligible et dsirable p\r elle-mme et non p\r autre *ose1 une f9 vraim5t f9ale2 le bi5 ou le meilleur1 ,grec3 to aga?on1 to ari/on4 ,ce sup]latif e/ comme la limite1 idale ou relle1 de la c\rbe dcrite p> notre raison et notre dsir2 n\s appelons cette limite la p]fection2 elle peut tre admise ou rejete indp5damm5t des div]ses op9ions sur notre libre arbitre4 ,on object]a l'exemple de ,sp9oza3 c'e/ son fatalisme1 dit-on1 qui semble l'avoir conduit ni] la di/9ction du bi5 et du mal4 ,si t\t e/ ncessaire1 si *aque *ose e/ ce qu'elle peut tre1 n'e/-il pas draisonnable de se reprs5t] sa place une *ose meilleure8 n'e/-ce pas sub/itu] les caprices de l'imag9ation aux lois t]nelles des *oses1 et mettre au-dessus d'une ralit ncessaire la *imre d'un idal impossible8 ,mais dire qu'une *ose e/ ncessaire quant l'exi/5ce1 ce n'e/ pas la qualifi] quant au bi52 c> il re/e t\j\rs savoir si la ncessit de cette *ose e/ la ncessit d'un bi5 ou d'un mal4 ,s*ell+ prt5d que ce qu'il peut y avoir d'immoral dans ,sp9oza ne vi5t pas de son pan?isme1 mais de son fatalisme2 le contraire p\rrait aussi se s\t5ir4 ,si en effet t\t e/ ,dieu et que ,dieu soit la p]fection1 il en rsulte que t\t e/ ou la p]fection ou la consqu5ce de la p]fection2--optimisme absolu qui ju/ifie et div9ise la d\leur1 la ha9e1 la gu]re1 les div]ses =mes du mal4 ,t\t e/ bi5 dans un p>eil monde1 p>ce qu'on tr\ve en t\tes *oses non plus simplem5t la ncessit1 mais la ncessit d'une nature div9e et p>faite4 ,l'immoralit du sy/me consi/e alors t\t div9is] plutt qu' t\t ncessit]4 ,la ncessit des *oses1 simple rapport de pr9cipe consqu5ce ou de cause effet1 ressemble l'id5tit logique des *oses avec elles-mmes1 qui ne n\s appr5d pas leur valeur intr9sque4 ,si p> une *ose id5tique elle-mme j'ent5ds un gr& malheur1 ce s]a l'id5tit d'une *ose mauvaise avec elle-mme2 si j'ent5ds un gr& bonheur1 ce s]a l'id5tit d'une *ose bonne avec elle-mme4 ,supposons encore que j'aj\te deux *oses deux autres *oses3 cela f]a ncessairem5t quatre2 si ce sont deux maux que j'aj\te deux maux1 j'aurai quatre maux2 si ce sont des bi5s1 j'aurai des bi5s4 ,l'univ]selle ncessit ne con/itue donc pas p> elle-mme et p> elle seule l'univ]selle p]fection1 mo9s qu'on ne pose en pr9cipe1 comme ,sp9oza1 que t\t ce qui e/ ,dieu1 et consquemm5t que t\te ncessit e/ div9e4 --,mais1 dit-on1 dans l'hypo?se ncessitaire1 une *ose1 tant t\t ce qu'elle peut tre1 e/ t\t ce qu'elle doit tre4--,on peut rpondre que1 si une *ose e/ t\t ce qu'elle peut tre1 c'e/ tantt p> puissance1 tantt p> impuissance2 or1 dans le premi] cas1 il re/e savoir si sa puissance e/ bonne et bi5faisante2 dans le second1 l'impuissance de cette *ose tre meilleure que ce qu'elle e/1 au mom5t o elle l'e/1 n'implique pas qu'elle soit la meilleure absolum5t4 ,il peut y avoir des *oses meilleures qu'elles dans un autre g5re2 il peut y en avoir de meilleures dans le mme g5re4 ,enf91 elle-mme peut tre meilleure un autre mom5t2 elle peut l'avoir t dans le pass1 elle peut l'tre dans l'av5ir4 ,bi5 plus1 cette amlioration future rsult]a s\v5t de ce qu'un tre1 t\t en tant ce qu'il peut au mom5t actuel1 s'ap]oit qu'il n'e/ pas ce que sa p5se conoit de plus p>fait4 ,qu& il se comp>e avec un idal1 bi5 qu'il ne soit pas et ne puisse pas tre con=me cet idal au mom5t mme de la comp>aison1 il ne s'en juge pas mo9s imp>fait p> rapport lui4 ,si de plus il conoit un p]fectionnem5t comme possible dans l'av5ir1 quoique impossible dans le mom5t mme1 dira-t-on qu'il p]d son temps concevoir un idal *imrique8 ,qu& j'pr\ve une d\leur dont je conois le remde1 ce remde n'e/ pas possible dans le mom5t mme1 c> il s]ait contradictoire de dire qu'au mme in/ant je sois malade et guri2 en rsulte-t-il que je conoive et dsire en va9 la gurison future8 ,n\s n\s retr\vons ici en prs5ce de l'argum5t p>esseux1 qui e/ le fond ca* de tant d'objections aux dt]m9i/es4 ,si de plus l'ide mme du progrs contribue le r5dre possible1 si l'ide de la dlivrance contribue dlivr]1 si l'ide de lib]t s]t suscit] un p\voir qui n\s amliore1 l'introduction de cette ide dans le dt]m9isme mme le rappro*]a encore de la doctr9e contraire4 ,le sp9ozisme1 appliqu l'hi/oire1 doit tre jug d'aprs les pr9cipes prcd5ts4 lim9ez t\t pan?isme1 et ne cons]vez que le dt]m9isme2 telle *ose1 dites-v\s1 ne p\vait arriv] autrem5t4--,soit2 elle n'e/ pas p\r cela bonne en elle-mme2 de plus1 elle aurait pu arriv] autrem5t si telle condition et t *ange4--,hypo?se sans valeur1 puisqu'en fait elle ne s'e/ pas ralise4--,sans valeur p\r le pass1 oui2 p\r l'av5ir1 c'e/ une autre "q4 ,le dt]m9i/e ne rcrim9]a pas sur le pass1 assurm5t2 nos anctres ont fait ce qu'ils ont pu et su faire2 qu'ils repos5t en paix3 nos pla9tes ne *ang]ai5t ri5 ce qui n'e/ plus4 ,mais n\s1 les vivants1 la ncessit mme n\s a am5s concevoir et dsir] un idal meilleur2 et si cette ide-=ce e/ assez claire1 si ce dsir e/ assez dom9ant1 n\s n\s rappro*]ons ncessairem5t de l'objet conu et dsir4 ,n'avons n\s pas t\j\rs le droit de =mul] en ces t]mes la comp>aison du rel avec l'idal3 ,relativem5t au bi5 idal1 il n'e/ pas bon que n\s soyons ce que n\s sommes1 et il e/ bon que n\s soyons autrem5t8 ,qu'on ne s'tonne donc plus de voir ,sp9oza trac] des rgles de conduite3 ces rgles sont des descriptions de l'idal qui s'adress5t l'intellig5ce2 si ces descriptions sont assez claires et assez belles p\r n\s m\voir1 n\s s]ons ports ncessairem5t dans la direction que ,sp9oza n\s indique4 ,un sage voit et suit ncessairem5t le meilleur *em91 il n\s le montre ncessairem5t1 n\s le voyons ncessairem5t notre t\r et n\s le suivons ncessairem5t2 cet 9vitable adv]be ne n\s emp*e pas de dcl>] qu'il e/ bon de voir1 de suivre et de montr] aux autres le bon *em94 ,on le voit1 le dt]m9isme n'exclut pas la notion de progrs2 seulem5t le progrs y e/ conu s\s l'ide de ncessit1 au lieu d'tre conu s\s l'ide de lib]t4 ,si on ent5d p> sci5ce morale la sci5ce des conditions ncessaires du progrs p\r l'individu et la socit1 on compr5dra que ,sp9oza ait pu crire une morale1 une ?ique4 ,e/-ce dire que la morale ne soit en ri5 modifie8 ,n\s ne le prt5dons pas4 ,t\t ce que n\s avons le droit de conclure en ce mom5t1 c'e/ que la ngation de notre libre arbitre ne supprime pas l'ide d'un bi5 en soi1 ni d'un bi5 plus ou mo9s gr& dans les *oses1 ni d'un bi5 plus ou mo9s gr& en n\s-mmes1 ni d'un agr&issem5t possible de ce bi5 s\s l'influ5ce des ides et des dsirs4 ,en un mot1 il y a1 dans l'hypo?se dt]m9i/e1 du bi5 et de la p]fection1 il y a du p]fectionnem5t et du progrs4 99 99 99 99 99 ,cette ide du bi5 e/ encore trs indt]m9e1 vide d'un cont5u prcis4 ,une n\velle "q se prs5te donc3 si les dt]m9i/es peuv5t concevoir un bi5 et une p]fection1 t]me et f9 du progrs1 peuv5t-ils concevoir la nature ou le cont5u de ce bi5 de la mme manire que les p>tisans du libre arbitre8 ,l'idal picuri51 le bonheur1 se conoit indp5damm5t des sy/mes sur la lib]t2 n\s p\vons donc plac] en premi] lieu1 p>mi les doctr9es ouv]tes au dt]m9isme1 celle d',epicure sur le s\v]a9 bi54 ,les ides de p]fection s5sible1 de dsir satisfait1 de joie ou de flicit1 n'ont ri5 d'incompatible avec l'ide d'une ncessit fondam5tale4 ,les dt]m9i/es peuv5t aussi s'lev] plus haut et plac] l'idal1 non dans le bonheur p]sonnel1 mais dans le bonheur univ]sel4 ,c'e/ la doctr9e adopte p> l'cole anglaise4 ,on peut tre dt]m9i/e et jug] que le bonheur de t\s e/ un bi5 prfrable en soi au bonheur individuel1 et un idal plus satisfaisant p\r la raison en gnral4 ,c> il ne s'agit encore1 ne l'oublions pas1 que du bi5 en soi1 et non du bi5 p\r n\s2 n\s ne faisons qu'une spculation ds9tresse sur l'idal1 indp5damm5t du rapport qu'il peut avoir avec notre propre conduite4 ,la notion encore vague de bonheur a beso9 elle-mme d'tre complte4 ,a la p]fection s5sible aj\tons la p]fection intellectuelle2 au bonheur1 la sci5ce et l'intellig5ce3 c'e/ l'lm5t socratique et /oque4 ,ici encore1 ri5 d'incompatible avec le dt]m9isme4 ,de mme p\r la puissance1 si on ent5d p> l l'abs5ce de t\t ob/acle la satisfaction de l'intellig5ce et du dsir1 la sci5ce et au bonheur4 ,mais cette puissance attribue l'idal du bi5 s]a-t-elle une puissance de ncessit ou de lib]t8--,il semble1 au premi] abord1 que ceux qui admett5t dans l'homme la lib]t p\rront seuls la transport] dans le s\v]a9 bi5 comme un de ses attributs les plus ess5tiels3 ils f]ont a9si consi/] le bi51 non plus tre intellig5t1 heureux et puissant de n'importe quelle manire1 mais tre le libre auteur de son intellig5ce et de sa flicit2 au contraire1 la p]fection de puissance que les dt]m9i/es aj\t5t la p]fection d'intellig5ce et de flicit1 semble ne p\voir tre qu'une puissance ncessaire sans relle dignit morale2 leur idal p>at t\j\rs un bi5 neutre et imp]sonnel1 plutt qu'une bont vivante et p]sonnelle qui suppos]ait la volont librem5t bonne2 il semble qu'on mle en va9 la puissance1 l'intellig5ce et le bonheur3 ces attributs runis ne sont pas encore la bont4 ,cette objection suppose que la conception du s\v]a9 bi5 et de sa nature e/ t\te subordonne celle de la nature huma9e2 en d'autres t]mes1 que la notion de l'idal et mme du div9 dp5d entirem5t de la notion du rel et de l'huma94 ,de ce po9t de vue1 on dit aux dt]m9i/es3 ,v\s ne mettez pas dans l'homme la lib]t1 donc v\s ne devez pas la mettre dans le bi54--,mais1 p\vons-n\s rpondre1 la conclusion n'e/ pas 9vitable4 ,de ce qu'on n'attribue pas l'homme l't]nit ou l'imm5sit1 s'ensuit-il qu'on n'ait pas le droit de l'attribu] la p]fection1 idale ou relle8 ,e/-il df5du de dire3 l't]nit1 l'imm5sit s]ait *ose trs belle et trs bonne2 p> malheur1 n\s ne la possdons pas4 ,sans lev] si haut notre ambition1 ce s]ait aussi *ose trs belle et trs utile de p\voir p>c\rir dix mille lieues en une seconde2 en fait1 n\s n'avons pas ce p\voir4 ,y a-t-il des tres qui le possd5t8 ,n\s l'ignorons2 peut-tre dans quelque toile ces tres privilgis exi/5t2 peut-tre sur la t]re mme quelque dc\v]te de la sci5ce accomplira un j\r le miracle4 ,de mme1 les dt]m9i/es1 p>ce qu'ils n'admett5t po9t en n\s la lib]t1 ne sont pas rduits l'exclure de p>t\t1 t\s ses degrs1 s\s t\tes ses =mes1 non seulem5t comme ralit1 mais mme comme ide3 ils ne p]d5t pas le droit de prononc] jamais ce mot4 ,les dt]m9i/es1 il e/ vrai1 ont eux-mmes p>tag cette erreur2 c'e/ prcism5t p\r la dtruire que n\s crivons ce livre4 ,ni] que la lib]t exi/e en n\s1 ce n'e/ pas ni] que l'ide de lib]t exi/e et agisse dans notre p5se4 ,une telle ngation e/ impossible2 les dt]m9i/es et leurs adv]saires ont t\s galem5t cette ide1 comme ils ont t\s celle de ncessit3 ce sont deux notions corrlatives et p> cela mme insp>ables2 il e/ donc p]mis aux dt]m9i/es comme leurs adv]saires de *]*] s'il faut plac] la lib]t idale p>mi les attributs idaux du s\v]a9 bi54 ,l'ide de lib]t1 considre en elle-mme1 ne peut avoir que trois sortes de cont5u1 dont aucun n'e/ in9telligible p\r les dt]m9i/es4 ,en premi] lieu1 si la lib]t dsigne un tat de consci5ce1 les ncessitaires peuv5t con/at] cet tat subjectivem5t sans en admettre p\r cela la valeur objective4 ,en second lieu1 si l'ide de lib]t e/ une comb9aison de notions due l'ent5dem5t discursif1 elle peut tre p\r les ncessitaires un objet d'analyse1 de df9ition et de description4 ,enf91 si l'ide de lib]t e/ une donne de la raison1 telle que l'ent5d5t les rationali/es1 les ncessitaires peuv5t en tudi] les lm5ts intelligibles et mtaphysiques4 ,dans ce d]ni] cas la lib]t s]ait1 au mo9s en p>tie1 un n\mne1 une ide rationnelle1 que les ncessitaires p\rrai5t apprci] en elle-mme sans en affirm] ou ni] la ralisation dans l'homme4 ,les philosophes qui ne s'accord5t pas sur ce que n\s tr\vons dans notre consci5ce comme ralis en n\s1 p\rrai5t s'accord] sur ce que notre p5se conoit ou con/ruit comme suprieur n\s4 ,l'habitude de se figur] la lib]t comme une notion t\te de s5s intime1 e/ une des causes qui ont ret>d les t5tatives de rappro*em5t4 ,mais l'hypo?se platonici5ne et ari/otlique d'une puissance indp5dante1 quelle qu'en soit la valeur1 e/ concevable p\r les p>tisans et les adv]saires de la ncessit4 ,n\s avons donc le droit de leur pos] t\s la "q suivante3--,cette puissance indp5dante 7,grec3 aut>keia71 qui1 p> hypo?se1 aurait en elle-mme la raison de ses actes1 et que les dt]m9i/es conoiv5t comme le contraire idal de leur sy/me sur la ralit1 aurait-elle en soi quelque *ose de bon et s]ait-elle un signe de p]fection8 ,prfr]iez-v\s1 si v\s p\viez tre le bi5 mme1 ,grec3 to aga?on1 que les conditions du bi5 v\s fuss5t trangres1 ou qu'elles fuss5t v\s-mme8 ,la ncessit de conditions trangres1 qui p\rrai5t emp*] ou ret>d] le bi51 s]ait assurm5t un re/e de dp5dance2 il vaudrait mieux qu'il ft lui-mme sa propre condition4 ,possible ou non1 cette possession p> le bi5 de t\tes les conditions du bi5 e/ donc une *ose que v\s concevez comme bonne3--,grec3 ,hikanon taga?on8 dit ,platon4 ,ce n'e/ pas t\t4 ,dans un bi5 qui ne v]rait pas la raison de sa bont en dehors de lui-mme1 mais qui s]ait bon p> lui-mme1 on peut suppos]1 avec la vraie lib]t1 une sorte de dignit1 ,grec3 semnots1 ,grec3 axima1 et comme de mrite inf9i4 ,ce mrite ne suppos]ait1 il e/ vrai1 aucun ef=t2 c> n\s sommes dans le pur idal4 ,mais l'abs5ce d'ef=t n'entrane peut-tre pas l'abs5ce de dignit2 elle n'emp*]ait pas la suprme conv5ance entre une volont p>faitem5t bonne et une volont p>faitem5t heureuse4 ,on peut prt5dre avec les platonici5s et les pripattici5s que cette batitude idale s]ait mrite1 dans le s5s le plus lev de ce mot4 ,les dt]m9i/es et les p>tisans de la lib]t p\rront s'accord] aussi1 sans d\te1 sur cette autre hypo?se3--,le bi5 s]ait plus gr& si sa puissance tait assez indp5dante p\r tre expansive1 p\r communiqu] le bi5 aux autres tres1 ,grec3 aneu ph?on\1 et avec le bi5 l'intellig5ce1 la puissance1 le bonheur4 ,cette expansion s]ait la m>que d'une plus haute intellig5ce1 capable de rs\dre un plus difficile problme1 d'une puissance mo9s limite1 d'un bonheur c5tupl p> le bonheur d'autrui4 ,un bi5 expansif1 tel que n\s v5ons de l'imag9] avec ,platon et le *ri/ianisme1 s]ait suppos capable de se donn] et de se communiqu]4 ,si ce don fait p> la bont tait indp5dant de t\te autre *ose que de la bont mme1 le croyant p\rrait tr\v] celle-ci plus aimable2 il lui en saurait plus de gr1 il ne f]ait pas remont] sa reconnaissance au-dessus d'elle et comme p>-dessus sa tte4 ,s]ait-ce alors =c] le s5s des mots que de l'appel] une bont librem5t aimante1 comme celle que rvait l'trangre de ,mant9e8 ,bi5 plus1 si une p>eille bont p\vait exi/]1 on tr\v]ait dsirable de lui r5dre un am\r analogue au si51 indp5dant aussi de t\te autre *ose que la bont4 ,on la tr\v]ait meilleure si sa puissance communiquait le bi5 d'autres tres avec les c>actres qu'elle possde elle-mme1 je veux dire avec les c>actres d'une bont consci5te1 indp5dante1 libre et aimante4 ,le triomphe du bi51 sans cess] de n\s p>atre infaillible et c]ta91 pr5drait alors p\r moy5 de cette heureuse c]titude l'indp5dance mme et la lib]t intr9sque de t\s les tres4 ,voil ce qui1 selon les platonici5s1 s]ait le meilleur et le plus aimable1 ,grec3 to ari/on2 c'e/ une pure conception de la p5se qui enveloppe peut-tre de secrtes contradictions2 c'e/ une con/ruction dans l'idal2 mais1 dt cette con/ruction s'cr\l] comme une vision fugitive pe9e entrevue au plus pr(ond du ciel intelligible1 elle n\s aurait cep5dant montr ce que l'homme a rv de plus beau et de meilleur1 ce dont n\s v\drions l'exi/5ce1 ce que n\s v\drions tre n\s-mmes1 si l'homme p\vait tre un dieu8 ,aprs t\t1 l'idal de la moralit ne saurait tre plac trop haut2 ,platon a raison de croire qu'il ne saurait tre trop div94 ,la vraie morale e/ celle qui1 sans mconnatre les conditions de la vie huma9e1 n\s propose comme modle une vie qu'on peut appel] div9e1 ,grec3 bion !ion4 ,c'e/ la mtaphysique proprem5t dite qu'il app>ti5t de *]*] si le plus haut idal moral et social e/ t]nellem5t ralis dans une exi/5ce suprieure la nature1 si1 comme le croit ,platon1 le div9 exi/e en un ,dieu2 mais le dsaccord des doctr9es sur cette "q d'objectivit et de ralit transc5dante ne r5d pas impossible t\t accord sur ce que la p]fection devrait tre1 autant que n\s p\vons la concevoir4 ,si ,dieu n'exi/e pas1 quel ,dieu faut-il inv5t]8--,n\s l'avons vu1 le suprme intelligible et le suprme aimable de ,platon s]ait la suprme indp5dance1 l'absolue spontanx1 l'action ayant en elle-mme sa raison explicative1 la puissance dgage et affran*ie de t\t li51 ou1 dans le s5s grec du mot1 la suprme lib]t4 99 99 99 99 99 ,ma9t5ant1 e/-il bon que l'idal du s\v]a9 bi5 soit ralis en tant qu'il e/ ralisable8--,proposition analytique1 qui p\rrait s'exprim] encore de cette manire3 le meilleur s\s t\s les rapports e/-il aussi le meilleur ralis]8 ,le sujet une fois pos1 on ne peut refus] l'attribut4 ,la mme vrit s'exprime en d'autres t]mes1 lorsqu'on dit3 le meilleur doit tre ralis4 ,au cas o le sup]latif absolu ne s]ait pas ralisable1 le sup]latif relatif devrait t\j\rs tre ralis2 donc1 en d]nire analyse1 le meilleur possible1 absolu ou relatif1 doit tre ralis4 ,le mot doit exprime que1 p>mi les bi5s qui ne sont pas et peuv5t tre1 le meilleur a un c>actre qui ne se retr\ve po9t dans t\s les autres1 et qui consi/e prcism5t en ce qu'il e/ le meilleur1 p> consqu5t sup]latif et d]ni]4 ,considr p> rapport l'intellig5ce et au dsir1 c'e/ ce qu'il y a de plus intelligible et de plus dsirable2 considr p> rapport la puissance1 ce qui e/ le plus intelligible et le plus aimable e/ aussi le meilleur ralis]1 et c'e/ surt\t ce rapport l'activit objective que le mot doit exprime4 ,ce mot n'avait pas au fond d'autre s5s dans la mtaphysique anci5ne4 ,on a dit cep5dant que doit et devoir n'avai5t aucune espce de s5s dans t\te hypo?se autre que le libre arbitre4 ,mais n'avons-n\s pas le droit d'employ] ces t]mes1 comme le fir5t ,socrate et ,platon1 ab/raction faite de l'arbitre huma98 ,p> l n\s exprimons une suprme h>monie1 un rapport de dignit idale1 de vrit1 de beaut1 et en d]nire analyse de bont intr9sque4 ,entre l'idal du meilleur et la ralit du meilleur1 n'y a-t-il pas p\r la p5se et le dsir une conv5ance immdiate1 qui rsulte d'une comp>aison des deux t]mes1 indp5damm5t de la considration des autres *oses possibles et de t\te autre comp>aison8 ,le bi5 idal a en lui une valeur suprme1 un titre et un droit idal l'exi/5ce4 ,les deux notions de bont p>faite et de ralit p>faite sont idalem5t unies dans notre esprit p> une sorte d'aff9it et d'attraction1 qui fait que l'une n\s semble incomplte sans l'autre4 ,c'e/ ce que n\s v\lons dire p> ces mots3 le bi5 doit tre rel1 et la ralit doit tre bonne4 ,au fond1 cela revi5t dire3 il e/ bon que le bi5 soit4 ,cette affirmation se produit d'abord en prs5ce du bi5 qui exi/e rellem5t3 ce bi5 e/ et il doit tre2 la premire proposition n'emp*e pas la seconde4 ,de mme1 en prs5ce du bi5 qui n'e/ pas1 n\s disons3 ce bi5 n'e/ pas1 mais doit tre4 ,n\s jug]ions encore de mme en prs5ce du bi5 qui non seulem5t ne s]ait pas1 mais ne p\rrait pas tre3 ce bi5 devrait exi/]1 quoiqu'il ne pt exi/]4--,p>oles p]dues1 rpondra-t-on4--,pas entirem5t p]dues2 c> elles exprim5t la ju/e rvolte de l'intellig5ce concevant l'idal contre la brutalit du fait4 ,n'avons-n\s pas t\j\rs le droit de corrig] la ralit1 au mo9s dans notre p5se1 en la comp>ant l'idal8 ,d'ailleurs1 la p5se de ce qui devrait tre1 en opposition avec ce qui e/1 con/itue dj p\r l'idal une ralisation2 qu'il ait au mo9s celle-l1 s'il n'en peut avoir d'autre4 ,puisqu'il e/ bon que le bi5 soit1 il e/ bon qu'il soit dans notre p5se et dans notre p>ole1 alors mme qu'il ne p\rrait tre ailleurs2 notre p>ole du mo9s ne s]a pas p]due4 ,si1 au lieu de cette impossibilit qui n\s *oque1 n\s concevons au contraire quelque possibilit du bi51 n\s aurons encore plus raison de dire que le bi5 doit tre4 ,si n\s concevons1 non une simple possibilit1 mais une c]titude1 n\s ne n\s born]ons pas dire qu'en fait le bi5 s]a1 mais n\s affirm]ons t\j\rs qu'il doit tre1 et n\s le dcl>]ons digne de l'exi/5ce qui lui e/ assure4 ,enf91 si n\s aj\tons la ncessit la c]titude1 n\s ne p]drons pas alors1 a9si qu'on le croit d'ord9aire1 le droit de dire que le bi51 qui s]a ncessairem5t1 doit exi/]2 peut-tre mme e/-ce p>ce qu'il doit exi/] qu'il s]a ncessairem5t4 ,en un mot1 la conv5ance entre le bi5 et l'tre e/ une "q de droit idal qui ne dp5d pas des que/ions de fait2 la conception de la ncessit a rapport aux faits et aux conditions de l'exi/5ce1 la causalit1 non la f9alit intellig5te2 elle embrasse une sphre que notre raison peut dpass] et dpasse effectivem5t en concevant son idal problmatique4 ,victor ,c\s9 et ,j\ffroy f]ont cette objection3--,on ne dit pas que #b et #b doiv5t faire #d1 mais qu'ils font ncessairem5t #d2 on ne dit pas que les rayons d'un c]cle doiv5t tre gaux1 mais que ncessairem5t ils sont ou s]ont gaux2 il en s]ait de mme des vrits morales si leur ralisation tait aussi ncessaire que celle des vrits gomtriques4--,la conclusion dpasse les prmisses4 ,p>ce qu'il y a des *oses ncessaires dont on ne dit po9t qu'elles doiv5t tre1 mais seulem5t qu'elles sont1 il n'en rsulte pas qu'il en soit de mme p\r t\tes les *oses ncessaires4 ,le mot doit indique un rapport de conv5ance entre le bi5 dsirable et l'exi/5ce1 rapport qui ne se tr\ve pas dans celui de #b #d4 ,la quantit pure n\s e/ p> elle-mme indiffr5te1 et ne vaut que p> son cont5u4 ,n\s l'avons dj dit1 il e/ bon que #b bi5s et #b bi5s fass5t #d bi5s2 mais n\s ne tr\vons pas bon que #b maux et #b maux fass5t #d maux2 il s]ait peut-tre mme bon1 dans ce cas1 que le mal ne ft pas multipli p> la loi des nombres4 ,p\rtant1 mme dans cette proposition ab/raite1 #b et #b font #d1 un exam5 att5tif dc\vre autre *ose que la quantit indiffr5te4 ,cette proposition nonce un raisonnem5t lm5taire dans lequel la p5se1 p\r re/] d'accord avec elle-mme1 aprs avoir pos #b #b1 pose #d4 ,or1 il y a quelque *ose de bon et de satisfaisant dans l'accord de la p5se avec elle-mme2 il exi/e1 s\s ce rapport1 une conv5ance entre #b #b et #d4 ,n\s p\vons donc dire que #b et #b doiv5t faire #d1 ou que cela e/ con=me l'ordre de notre intellig5ce et la p]man5ce dsirable de notre p5se4 ,cette conv5ance intr9sque se montre encore plus dans les vrits gomtriques1 qui exprim5t l'ordre et l'h>monie des =mes1 p> consqu5t la beaut lm5taire2 en ce s5s les rayons du c]cle doiv5t tre gaux4 ,si le mot doit n'a pas encore ici t\te son n]gie1 c'e/ qu'il n'exprime qu'un rapport entre un bi5 trs secondaire 7la rgul>it gomtrique7 et l'exi/5ce2 mais le mme t]me a une valeur inf9im5t plus gr&e qu& il s'agit du s\v]a9 bi5 idal et des moy5s d'y atte9dre4 ,en ce cas1 n\s disons que le bi5 idal et ses moy5s doiv5t tre1 qu'ils doiv5t tre ncessairem5t si la ncessit vaut mieux1 le plus librem5t possible si la lib]t vaut mieux4 ,au contraire1 t\tes les fois que la relation d'une *ose avec le s\v]a9 dsirable e/ nulle1 ou plutt que n\s ne l'ap]cevons po9t1 cette *ose e/ indiffr5te4 ,une autre raison emp*e d'assimil] entirem5t les vrits logiques et gomtriques aux vrits pratiques4 ,c'e/ que1 dans les premires1 il n'y a jamais opposition entre ce qui doit tre et ce qui e/3 il n'y a po9t de cas o #b et #b fass5t #e2 au contraire1 il y a des cas o la connaissance1 l'am\r1 le bonheur1 l'indp5dance1 ne sont pas raliss4 ,dans ces cas si nombreux1 la di/9ction du bi5 en tant qu'il doit tre et en tant qu'il e/1 devi5t plus prcise2 c> n\s saisissons mieux les *oses p> contra/e1 et l'idal s'affirme plus nettem5t dans son anti?se avec la ralit4 ,n\s ne p\vons donc concd] ,victor ,c\s9 et ,j\ffroy que la notion d'une conv5ance quelconque entre le bi5 et l'tre1 ou d'une h>monie qui doit exi/] entre eux1 soit le privilge exclusif des doctr9es qui admett5t le libre arbitre4 ,dans l'ab/rait et dans la pure spculation sur le s\v]a9 bi51 les dt]m9i/es peuv5t s'accord] avec leurs adv]saires4 ,ils peuv5t mme suppos] l'union du bi5 avec l'tre comme produite p> l'indp5dance du bi51 laquelle ri5 ne f]ait ob/acle4 ,ce qui s'exprim]a a9si3--,non seulem5t le bi5 doit tre1 mais il doit tre avec une p>faite indp5dance1 il doit tre p> lui-mme1 il doit avoir p\r attribut la spontanx1 l'abs5ce de passivit et de contra9te1 la lib]t4 ,si les tres ne peuv5t tre indp5dants au po9t d'exi/] p> eux-mmes1 du mo9s s]ait-il dsirable qu'ils fuss5t assez indp5dants p\r se r5dre bons p> eux-mmes1 une fois qu'ils ont l'exi/5ce et qu'ils ont acquis l'intellig5ce du plus gr& bi5 et du plus gr& bonheur4 ,cette indp5dance1 ralise ou non quelque "p1 s]ait la lib]t4 ,n\s arrivons a9si n\s dem&] les rapports qui exi/]ai5t entre le bi5 idal et des tres libres1 s'il exi/ait des tres de ce g5re4 ,n\s ne posons la lib]t que comme une ide1 sans exam9] si elle e/ ralise en n\s-mmes4 ,aussi le dt]m9isme p\rra-t-il se mettre d'accord avec les autres doctr9es sur ce problme encore spculatif3--,quelles modifications la notion de lib]t apporte-t-elle dans l'ide du bi5 ralisable1 et quelle =me pr5d le bi5 idal p\r des tres qui1 tort ou raison1 se croi5t libres8 ,les dt]m9i/es et leurs adv]saires p\rront a9si re*]*] en commun la df9ition subjective des ides directrices de la conduite1 des notions morales1 en rs]vant la "q d'objectivit4 ,on arriv]a de "p et d'autre une comb9aison des mmes ides1 des mmes lm5ts1 et p\r a9si dire des mmes c\leurs lm5taires4 ,p> exemple1 comb9ez l'ide de lib]t avec l'hypo?se d'un bi5 idal qui app>atrait comme s\v]a9em5t intelligible et aimable1 sans n\s ncessit] et n\s contra9dre2 v\s aurez l'ide d'une conv5ance absolue entre deux t]mes1 le bi5 idal et la lib]t des tres1 dont l'un n'ex]c]ait po9t sur l'autre une contra9te physique3 c'e/ l'ide traditionnelle de l'obligation morale4 ,il ne s'agit pas encore de savoir si n\s sommes1 n\s1 rellem5t libres et obligs2 n\s ne faisons qu'tudi] le rapport de deux ides1 n\s con/ruisons hypo?tiquem5t la notion du devoir comme un gomtre con/ruirait la notion du triangle4 ,puis1 de mme qu'on peut se dem&]3 le triangle e/-il bon1 a-t-il des proprits belles et bonnes8 on peut aussi se dem&]3 le devoir1 s'il exi/ait1 s]ait-il une *ose belle et bonne8 ,un bi5 idal qui oblig]ait les tres moralem5t1 vaudrait-il mieux qu'un bi5 qui les contra9drait physiquem5t8 ,la bonne volont ou la lib]t bonne vaudrait-elle mieux qu'un bi5 ncessaire8 la responsabilit1 que l'irresponsabilit8 ,la satisfaction morale s]ait-elle prfrable au s5tim5t d'un bonheur passivem5t reu1 sorte de bonne =tune1 ,grec3 eutu*ia8 ,en un mot1 les composs des notions de lib]t indp5dante et de bi5 sont-ils plus beaux1 meilleurs1 plus aimables et plus dsirables que les composs des notions de ncessit dp5dante et de bi58 ,n\s aurons con/ruit a9si d'un commun accord une morale idale et problmatique1 celle qui1 si elle tait possible1 s]ait la meilleure et devrait tre ralise4 ,n\s aurons en mme temps con/ruit le droit idal2 n\s p\rrons s\t5ir que1 si elle exi/ait1 la volont capable d'agir p> elle-mme en vue du bi5 univ]sel s]ait p\r t\te autre volont ce qu'il y a de plus sacr et de plus inviolable2 l'ordre de la lib]t devi5drait celui du droit et de la ju/ice#ad4 ,enf91 cet ordre n\s app>atrait aussi comme celui de la solid>it et de l'am\r2 et n\s reconnatrions que ce qu'il y aurait de plus beau et de meilleur1 c'e/ un ensemble de volonts se donnant les unes aux autres1 et ralisant a9si le bi5 univ]sel1 qui n'e/ au fond que l'idal de la socit univ]selle1 l'idal social p> excell5ce4 ,tel e/1 semble-t-il1 le plus haut idal que puisse concevoir la p5se1 qu& elle fait en quelque sorte de l'art p\r l'art2 comm5t refus] d'admettre que la morale la plus belle1 si elle tait possible1 s]ait la morale de la volont individuelle se dv\ant au bi5 de l'univ]s1 ou la morale de la bonne volont1 qui e/ la volont univ]sellem5t aimante4 #ad ,voir notre ,ide mod]ne du droit1 #b;e dit41 livre ,,iii4 ,re/e savoir si1 en effet1 cette morale e/ possible1 ou si la ralisation libre du s\v]a9 idal de la socit n'e/ qu'une utopie ab/raite4 ,il e/ bon que le bi5 univ]sel1 qui idalem5t doit tre en n\s et p> n\s1 puisse rellem5t tre en n\s et p> n\s4 ,mais avons-n\s en n\s-mmes ce p\voir dont n\s avons beso98--,"q de fait1 "q t\t huma9e et pratique1 laquelle il e/ 9vitable de rev5ir4 ,n\s avons considr le b de la moralit en faisant ab/raction de la puissance initiale1 qui e/ le moi2 mais ce b f9al lui-mme n\s p>at (frir un lm5t d'indp5dance et de dignit qui rclame1 dans la puissance initiale1 quelque moy5 capable de le ralis]4 ,les ncessitaires n\s r5f]m]ont-ils ici dans un c]cle d'o n\s ne puissions sortir2 ou n\s e/-il p]mis d'espr]1 sur ce po9t encore1 quelque conciliation1 au mo9s pratique1 entre les p>tisans et les adv]saires de la lib]t8 ,,iii4--,les dt]m9i/es et les non-dt]m9i/es reconnaiss5t galem5t que la ralisation de l'idal e/ possible en n\s dans une c]ta9e mesure et p> le moy5 de ce que l'anci5ne psy*ologie nommait nos facults4 ,p]sonne1 en effet1 ne s\ti5t que les ides de bi51 de p]fectionnem5t1 de progrs1 exprim5t des *oses absolum5t impossibles et sans exemple2 c> la mo9dre obs]vation de notre nature montre qu'elle e/ capable d'amlioration et capable d'agir p\r une ide univ]selle4 ,p]sonne non plus ne s\ti5t que la ralisation de l'idal univ]sel n\s soit possible sans aucune condition1 d'une manire immdiate et absolue1 ce qui revi5drait dire que n\s sommes de pures div9its1 de pures lib]ts sans mlange de ncessit4 ,posons donc en commun ce pr9cipe1 que la ralisation du meilleur e/ p\r n\s possible s\s de c]ta9es conditions4 ,quant ces conditions1 il en e/ sur lesquelles t\t le monde e/ d'accord4 ,p\r que le bi5 univ]sel se ralise ncessairem5t en n\s1 dis5t les dt]m9i/es1 il e/ ncessaire que notre intellig5ce le conoive2 et cette condition n'e/ pas mo9s ncessaire1 selon les p>tisans du libre arbitre1 p\r que le bi5 soit produit librem5t4 ,en second lieu1 p\r ralis] le bi5 de t\s1 ncessairem5t ou librem5t1 il faut que l'ide du meilleur et de la socit univ]selle ne re/e pas ab/raite et froide1 mais se *ange en un s5tim5t capable de n\s m\voir4 ,outre la p5se et le dsir du bi5 univ]sel1 les p>tisans de la ncessit et ceux de la lib]t admett5t une troisime condition1 dont ils se reprs5t5t diffremm5t la nature1 mais qu'ils peuv5t galem5t appel] dt]m9ation de l'ag5t3 c'e/ le facteur p]sonnel4 ,les ncessitaires n'attribu5t pas cette dt]m9ation une puissance diffr5te au fond du dsir1 mais un degr suprieur d'int5sit dans tel ou tel dsir1 ou un degr suprieur d'adaptation notre c>actre4 ,p\r les p>tisans de la lib]t1 au contraire1 ce surplus de =ce1 qui se manife/e p> une dt]m9ation en un s5s prcis1 provi5t d'une puissance spciale1 di/9cte du dsir et du c>actre mme4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que1 dans les deux cas1 il y a dt]m9ation1 soit p> le dsir et le c>actre1 soit p> la volont4 ,dans l'hypo?se de la lib]t1 le prcepte moral peut se =mul] a9si3--,il e/ bon de se dt]m9] au bi5 univ]sel de la socit idale1 en aj\tant la p5se et au dsir de ce bi5 le complm5t d'une puissance libre4--,dans l'hypo?se de la ncessit1 le prcepte pr5d cette =me3--,il e/ bon de connatre et de dsir] le bi5 univ]sel avec une int5sit capable de dom9] t\t le re/e et de produire la dt]m9ation2 voil le meilleur1 ce qui doit tre en n\s1 et consquemm5t aussi ce que n\s devons tre4 --,mais p\vons-n\s tre ce que n\s devons8 dem&]a-t-on aux dt]m9i/es4--,n\s le p\vons1 rpondront-ils1 si n\s compr5ons et dsirons le meilleur4--,et si n\s ne le compr5ons pas ou ne le dsirons pas8--,alors n\s ne le f]ons pas2 mais il en e/ de mme dans l'hypo?se de la lib]t3 po9t de dt]m9ation libre au bi5 univ]sel sans la p5se et le dsir de ce bi54--,ce sont l seulem5t deux des conditions1 mais qui ne suffis5t pas1 qui n'expliqu5t pas t\t1 qui peut-tre mme sont des effets et non des causes4--,p\r n\s1 elles sont les seules causes1 voil la diffr5ce4--,cette diffr5ce e/ grave2 n\s considrons1 n\s1 l'intellig5ce et le dsir comme n'tant pas le moi1 mais une action du dehors sur le moi2 ds lors une *ose qui dp5d de notre intellig5ce et de notre dsir ne dp5d pas du moi3 elle peut encore se ralis]1 elle peut tre1 mais ce n'e/ pas n\s qui p\vons la ralis]2 de mme1 elle doit tre1 mais ce n'e/ pas n\s qui devons la faire4--,c'e/ que1 s\s la p5se et le dsir1 v\s supposez t\j\rs un troisime p]sonnage1 le moi libre1 qui e/ en "q4 ,p\r n\s1 le moi tant le dsir mme1 qui enveloppe la p5se1 ce qui dp5d du dsir dp5d du moi4--,mais le dsir lui-mme1 consquemm5t le moi1 dp5d de conditions extrieures1 qui leur t\r dp5d5t d'autres conditions1 et a9si de suite4 ,dire que nos actions dp5d5t de nos dsirs1 c'e/ dire qu'elles dp5d5t1 en fait1 non de notre indp5dance1 mais de notre dp5dance mme4 ,donc1 quelque belle que puisse encore tre la morale dans votre hypo?se dt]m9i/e1 les conditions de son accomplissem5t ne saurai5t tre en n\s que si elles y ont t mises du dehors4 ,a v\s de les mettre en moi1 en p]suadant ma raison et en t\*ant mon coeur2 un autre de les mettre en v\s4 ,n\s n\s r5v]rons a9si la t*e les uns aux autres1 et avec la t*e le devoir2 notre activit pratique s]a1 s9on dtruite1 du mo9s dim9ue4-- ,telle e/ donc la difficult laquelle semble ab\tir actuellem5t le problme3 le suprme idal de la socit univ]selle1 qui (frirait *ez l'individu1 outre son c>actre intelligible et dsirable1 un c>actre d'indp5dance et de spontanx seul vraim5t moral1 devrait tre ralis la fois en n\s et p> n\s1 en vue de t\s2 mais1 dans l'hypo?se ncessitaire1 il semble que cette ralisation peut avoir lieu en n\s1 non df9itivem5t p> n\s2 elle peut tre produite p> une action des hommes ou des *oses sur notre intellig5ce et notre dsir1 non p> une action dont il y aurait en n\s-mmes quelque cause initiale et indp5dante4 ,d'accord sur la f9 suprme de la morale et de la sociologie1 et aussi sur les moy5s int]mdiaires1 les deux sy/mes sembl5t enf9 se sp>] sur la puissance initiale1 qui dans un cas n\s e/ suppose propre et dans l'autre trangre4 ,ils admett5t en commun t\t ce qui1 dans la sci5ce morale et dans la pratique morale1 n'e/ pas la moralit mme en son pr9cipe2 c> la moralit ess5tielle1 en son idal1 ne s]ait pas seulem5t connaissance reue et bonheur reu p> ncessit3 elle s]ait don libre de soi t\s4 ,de l l'objection classique aux dt]m9i/es3--,le dang] de votre sy/me1 dans la pratique1 e/ un s5tim5t d'irresponsabilit p]sonnelle qui1 tant qu'il dure1 semble p>alys] l'me entire4 ,p\r t\tes nos fautes n\s avons une excuse3 la =ce des *oses dont n\s subissons l'empire4 ,la volont1 dans le dt]m9isme exclusif1 ressemble un corps qui cons]v]ait t\s ses organes1 mais dont le coeur ne battrait plus sans le sec\rs d'une impulsion trangre4 ,les ?ormes de la sci5ce morale subsi/5t1 il e/ vrai2 mais le moteur de la vie vraim5t morale semble avoir disp>u4 ,t\t e/ l'oeuvre de la nature1 comme p\r les ?ologi5s t\t e/ l'oeuvre de la grce1 et ri5 ne p>at tre l'oeuvre de notre p]sonnalit4 ,si n\s en re/ions ce po9t1 la conciliation des doctr9es p\rrait en effet sembl] une con/ruction encore trop extrieure1 qui aurait p\r c5tre1 ici une =ce vive1 l l'in]tie et l'impuissance4 ,l'accord dans l'ordre des relations physiques1 dans l'ordre des relations sociales1 et mme dans l'ordre des relations psy*ologiques1 n'e/ pas l'accord complet dans l'ordre fondam5tal de la moralit la plus intime4 ,n\s ne p\vons donc obt5ir encore1 en l'tat actuel de la "q et avec le dt]m9isme non rectifi1 une conciliation vraim5t et compltem5t pratique2 c> ceux qui sont p]suads de leur entire dp5dance ne s]ont pas les mmes dans la pratique morale que ceux qui s'attribu5t une c]ta9e indp5dance4 ,ici1 la "q pratique et morale devi5t spculative et mtaphysique4 ,c'e/ une trans=mation du problme laquelle il tait impossible d'*app]4 ,la morale1 en effet1 n'e/ pas simplem5t une sci5ce indp5dante de la pratique1 ou une pratique indp5dante de la sci5ce4 ,elle ne peut tre assimile1 p> exemple1 la gomtrie ou l'arp5tage4 ,le gomtre ?orici5 ne se s\cie pas de l'application2 et d'autre "p1 p\r appliqu] les vrits gomtriques1 n\s n'avons pas beso9 d'tre assurs que l't5due e/ objective2 ici les vrits relatives sont suffisantes4 ,au contraire1 dans l'acte moral1 il n'e/ pas indiffr5t que notre indp5dance et notre responsabilit soit relle ou app>5te1 que le devoir soit subjectif ou objectif4 ,la pratique de l'arp5tage ne *ange pas qu& on considre l'espace comme une illusion2 mais l'art de la v]tu demeure-t-il le mme p\r celui qui ne s'attribue po9t une indp5dance quelconque8 ,p\rvu que1 p> l'arp5tage1 n\s p>v5ions modifi] les app>5ces1 n\s n\s inquitons peu de savoir ce qui e/ au del4 ,au contraire1 qu& n\s faisons l'ide de la socit univ]selle le sacrifice de notre plaisir1 de notre intrt1 de notre vie mme1 n\s accordons cette ide1 semble-t-il1 ne ft-ce que p> hypo?se1 une valeur suprieure2 n\s ne v\lons plus seulem5t modifi] une app>5ce1 mais n\s sacrifions des bi5s rels un bi5 idal que n\s traitons comme s'il reprs5tait plus ou mo9s symboliquem5t la ralit et la loi du monde4 ,p> cela mme n\s accordons l'idal une c]ta9e valeur objective2 c>1 si n\s le considrions comme tant c]ta9em5t s\s t\s les rapports une pure illusion1 l'ide mme du bi5 moral et du dv\em5t l'univ]sel devi5drait *imrique en son d]ni] fond4 ,a9si la morale proprem5t dite e/ p> sa nature1 comme la mtaphysique1 une re*]*e hypo?tique de la loi suprme du monde1 au mo9s dans les gr&es alt]natives de la vie qui ont quelque *ose de dcisif et p>fois de tragique#ae4 ,n\s ne p\vons re/] moiti *em9 dans la "q de la lib]t et de la fatalit3 cette "q e/ le po9t de concid5ce entre la pratique et la ?orie1 p>ce qu'elle e/ proprem5t la "q morale1 portant sur la loi suprme et la nature ultime de l'acte moral1 de l'acte ds9tress4 ,p> consqu5t1 p\r obt5ir une conciliation complte des sy/mes dans la pratique morale1--mais dans celle-l seule et seulem5t dans la "q prcise de la moralit intr9sque des actions1--n\s sommes obligs de port] aussi lo9 que n\s le p\rrons la conciliation ?orique1 en *]*ant jusqu' quel po9t1 s\s l'ide de la lib]t1 peut se manife/] une lib]t relle ou du mo9s un progrs v]s cette lib]t4 #ae ,voir1 sur ce po9t1 notre ,critique des sy/mes de morale contempora9s4 ,,deuxi,,me ,,p>tie ,,re*]*e ,d',,une ,,conciliation ,,?,,orique ,,et ,,de ,,ses ,,limites ,,livre ,,premi] ,,exam5 ,,critique ,,de ,l',,ind,,t]m9isme ,,et ,,du ,d,,t]m9isme ,,*apitre ,,premi] ,,avons-,,n\s ,,consci5ce ,,de ,l',,activit ,,et ,,de ,,la ,,lib]t ,i4 ,avons-n\s consci5ce de l'action1 dans son contra/e avec la passion4 ,,ii4 ,avons-n\s consci5ce de la puissance1 dans son contra/e avec les actes p>ticuli]s4 ,,iii4 ,avons-n\s consci5ce du moi1 comme c5tre commun de l'action et de la puissance4 ,la lib]t tant gnralem5t considre comme la puissance de se dt]m9] soi-mme une action1 les lm5ts de cette ide1 sur lesquels il faut *]*] s'ent5dre pralablem5t1 sont l'action1 la puissance1 et le c5tre commun d'o elles driv5t1 le moi4 ,*]*ons d'abord si t\t se rduit dans la consci5ce des s5sations qui se suiv5t1 ou si n\s avons encore consci5ce de notre v\loir et de notre action dans son contra/e avec la passivit4 ,i4--,on s'accorde reconnatre auj\rd'hui que nos s5sations sont t\tes des s5sations de m\vem5t1 et que celles-ci se ramn5t des sries de s5sations musculaires qui1 leur t\r1 suppos5t l'ef=t musculaire4 ,c'e/ p> une srie d'ef=ts que n\s mesurons la quantit ext5sive4 ,en mme temps nos s5sations ont une quantit int5sive1 c'e/--dire un degr d'n]gie1 que n\s apprcions1 semble-t-il1 p> la raction de notre n]gie crbrale et musculaire4 ,action extrieure et raction intrieure se retr\v5t dans le phnomne fondam5tal qui e/ le type des phnomnes crbraux1 l'action rflexe4 ,enf9 les s5sations ont des qualits spcifiques p> lesquelles elles diffr5t les unes des autres2 p5s]1 c'e/ p]cevoir des diffr5ces1 et cette discrim9ation e/1 selon ,ba91 la proprit primordiale de l'intellig5ce4 ,si l'on met le plaisir ou la pe9e hors de compte1 n\s p\vons proprem5t appel] l'effet produit p> le s5tim5t des diffr5ces un *oc1 un tressaillem5t1 une surprise4 ,ba9 croit cette ide de *oc ou de surprise entirem5t irrductible2 videmm5t elle e/ encore une expression de l'action rflexe1 et il n'e/ pas difficile d'y ap]cevoir deux lm5ts3 action subie et raction4 ,la diffr5ce de notre activit et de notre passivit1 diffr5ce qui e/ au fond de l'action rflexe1 s]ait donc implique dans la p]ception de t\tes les autres4 ,compltem5t passif et sans aucun p\voir de ragir1 je ne subirais aucun *oc1 ou t\t au mo9s je ne p]cevrais pas le *oc subi4 ,quant la notion de surprise1 elle indique en outre une raction intellectuelle du d$ans sur le dehors1 une vritable rflexion de la consci5ce1 que ,ba9 introduit jusque dans le phnomne le plus primitif et le plus spontan4 ,lorsqu'un objet matriel en *oque un autre1 ce d]ni]1 en raison de son la/icit1 t5d repr5dre sa =me primitive2 quelque *ose d'analogue se retr\ve dans la consci5ce4 ,j'tais dans l'obscurit1 et la cont9uit des tnbres n'excitait de ma "p aucune raction1 ou t\t au mo9s n'en excitait qu'une galem5t cont9ue et uni=me2 de l quilibre du c]veau et tat neutre de la consci5ce4 ,une lumire subite1 en rompant l'quilibre1 provoque mon tonnem5t2 or1 t\t tonnem5t suppose un contra/e entre ce qui tait att5du et ce qui arrive4 ,si le diffr5t et le discont9u m'tonn5t1 c'e/ que j'att5dais la cont9uation de ce qui exi/ait d'abord1 c'e/--dire de mon tat antrieur et de mon action antrieure1 dirige en tel s5s et v]s tel objet4 ,je saisis la discont9uit et la diffr5ce dans la cont9uit et l'id5tit au mo9s app>5te de ma consci5ce4 ,t\t l'heure1 au milieu des tnbres1 je s5tais1 p5sais1 agissais2 l'effet passif produit en moi p> la nuit avait f9i p> tre annul1 et j'tais comme seul2 qu& la lumire app>at t\t c\p1 elle et moi n\s sommes deux2 et c'e/ cette dualit1 action et passion1 qui veille ma surprise4 ,aux mots d'action et de passion1 on peut sub/itu] ceux de volontaire et d'involontaire1 ou plutt de dsir et de non dsir2 ils exprim]ont peut-tre mieux encore la vrit des *oses3 je n'ai po9t dsir cette lumire qui jette une discont9uit s\da9e dans la cont9uit de ma t5dance antrieure4 ,le contra/e du dsir et du non dsir1 qui a son fond primitif dans le contra/e du plaisir et de la pe9e1 e/1 semble-t-il1 ce qui donne le branle nos facults intellectuelles4 ,ba9 f9it p> dire3 ,l'activit entre comme p>tie composante dans *acune de nos s5sations1 et elle leur donne le c>actre de composs1 t&is qu'elle-mme e/ une proprit simple et lm5taire#af4 #af ,emotions & ,w1 p4 #big4 ,le mieux s]ait d'admettre en n\s1 la rac9e de t\s les phnomnes de consci5ce1 la discrim9ation plus ou mo9s vague des deux directions c5tripte et c5trifuge impliques jusque dans le rflexe1 et auxquelles correspond5t les n]fs affr5ts ou effr5ts4 ,jusque dans le simple *oc1 l'action et la raction sembl5t insp>ables1 et1 si t\tes nos s5sations se ramn5t des *ocs n]veux1 la consci5ce doit di/+u] l'action ex]ce sur n\s de notre raction propre4 ,ce contra/e semble seul expliqu] celui du moi et du non-moi4 ,/u>t ,mill ramne1 comme on sait1 la matire et l'esprit des possibilits ou pot5tialits p]man5tes2 mais1 ab/raites de leur vritable orig9e1 qui e/ la consci5ce de l'action et de la raction enveloppe dans le rflexe1 les possibilits logiques ne peuv5t plus suffire di/+u] le moi du non-moi4 ,d'o vi5t que n\s sp>ons c]ta9s tats de consci5ce de t\s les autres p\r les runir s\s le nom de s5sations et les rapport] la matire8 ,p\rquoi ne rapportons-n\s pas les volitions la matire1 les sons ou les odeurs l'esprit8--,simple affaire de classification et de gnralisation1 dit ,/u>t ,mill2 n\s rangeons dans une mme classe ce qui (fre des c>actres communs4--,oui1 mais quel e/ ce c>actre diffr5tiel qui n\s fait di/+u] en quelque sorte le mi5 et le ti5 dans notre comm]ce avec l'extrieur8 ,quelle e/ comme la m>que de fabrique p> laquelle n\s reconnaissons nos produits au milieu des produits trang]s8 ,dans beauc\p de cas1 n\s voyons une p5se ou une motion succd] inv>iablem5t une s5sation1 ou une s5sation succd] inv>iablem5t une volition2 et cep5dant1 n\s ne rapportons pas une mme cause les s5sations et les p5ses1 ou les motions et les volitions4 ,la d]nire rponse de ,mill e/ que le corps e/ une cause inconnue de s5sations1 t&is que l'esprit e/ un rcipi5t ou p]cevant inconnu de s5sations4--,mais1 si les deux t]mes sont galem5t inconnus1 comm5t puis-je les di/+u] l'un de l'autre8 ,ce n'e/ pas p> ce qu'ils ont d'inconnu que je disc]ne le mi5 et le non-mi51 mais p> ce qu'ils ont de connu4 ,il faut donc bi5 qu'il y ait dans la consci5ce mme une c]ta9e m>que qui tablisse la di/9ction du m\vem5t reu et du m\vem5t effectu4 ,ba9 f\rnit une meilleure rponse en disant que le contra/e du sujet et de l'objet vi5t du contra/e entre l'activit et la s5sation passive2 mais1 vrai dire1 c'e/ l'lm5t moteur qu'il et fallu mettre en lumire4 ,dans cette "q1 d'ailleurs1 ,ba9 p>at en progrs sur ,mill2 et ce d]ni] le reconnaissait lui-mme#ag4 ,sp5c]1 dans ses ,premi]s pr9cipes#ah1 fonde aussi la di/9ction du moi et du non-moi sur celle du volontaire et de l'involontaire1 laquelle on e/ t\j\rs oblig de rev5ir1 semble-t-il1 comme un lm5t ultime impliqu dans t\s les faits de consci5ce4 ,on p\rrait l'appel] encore la di/9ction du m\vant et du m1 du m\vem5t imprim et de la s5sation1 de la contractilit et de la rceptivit4 #ag ,ceux qui ont tudi1 dit-il1 les crits des psy*ologues associationni/es ont vu1 avec dfaveur1 que dans leurs expositions analytiques il y avait une abs5ce presque totale d'lm5ts actifs ou de spontanx app>t5ant l'esprit lui-mme444 ,cette app>5ce de passivit absolue a contribu alin] de la ?orie de l'association de bons esprits qui l'avai5t rellem5t tudie 7tels que ,col]idge7444 ,en ,france1 on a s\v5t cit le progrs qui se fit de ,condillac ,l>omiguire3 le premi] faisant d'un phnomne passif1 la s5sation1 la base de son sy/me2 le second y sub/ituant un phnomne actif1 l'att5tion4 ,la ?orie de ,m4 ,ba9 e/ dans le mme rapport avec la ?orie de ,h>tley que celle de ,l>omiguire avec celle de ,condillac4 7,diss]tations et discussions1 t4 ,,iii1 #aig-aeb1 article ,ba974 #ah ,premi]s pr9cipes1 p4 #afb4 ,n\s voyons donc ici les doctr9es ab\tir un po9t commun1 et les div]ses coles reconnatre galem5t d'une manire vague la prs5ce en n\s d'une c]ta9e activit2 seulem5t la nature de cette activit demeure inconnue et peut s'int]prt] de manires diffr5tes4 ,on n'a nullem5t le droit de l'id5tifi] immdiatem5t avec la lib]t4 ,si1 en effet1 n\s avons consci5ce d'agir1 c'e/ selon des lois4 ,la plus lm5taire de ces lois e/ celle de l'action rflexe1 o n\s avons vu qu'app>at t\t d'abord la consci5ce obscure de l'activit1 de la raction c5trifuge1 en contra/e avec la passivit1 avec l'impression c5tripte4 ,mais quelle lib]t peut-on tr\v] dans l'action rflexe8 ,t\t au plus peut-on dire qu'elle conti5t1 avec l'activit1 le premi] et lo9ta9 g]me de t\te ide de lib]t4 ,la consci5ce de v\loir n'e/ encore ici que la consci5ce de m\voir1 et on peut mme se dem&] si elle ne r5f]me pas quelque illusion1 s'il y a une relle diffr5ce1 autre que celle de direction1 entre les m\vem5ts c5triptes et les m\vem5ts c5trifuges4 ,,ii4--,n\s v5ons de *]*] dans la consci5ce le premi] lm5t dynamique ncessaire la lib]t1 si elle exi/e3 l'action motrice di/9cte de la passion1 le v\loir et le m\voir di/9ct du ptir3 un second lm5t s]ait la puissance1 suprieure l'acte p>ticuli]1 o elle ne s'puis]ait pas4 ,si n\s avions consci5ce de notre lib]t1 n\s devrions avoir consci5ce a priori1 avant de faire une *ose et en la faisant1 de notre p\voir de la faire4 ,il e/ mme beauc\p de psy*ologues qui aj\t5t le p\voir de ne pas la faire2 mais c'e/ l une "q qu'il n'e/ pas temps encore d'exam9]4 ,le simple p\voir de faire e/ dj matire des discussions d'une extrme difficult et dans lesquelles n\s devons successivem5t ent5dre le p\r et le contre4 ,avons-n\s une autre consci5ce que celle de nos tats prs5ts8 ,la consci5ce1 rpond ,/u>t ,mill#ai1 m'appr5d ce que je fais ou ce que je s5s1 non ce dont je suis capable4 ,ceux1 au contraire1 qui admett5t une consci5ce de la puissance rpliqu5t3--,comm5t di/+u] ce que je fais de ce que je s5s ou subis1 si je vois seulem5t la *ose faite1 l'tat de *oses ralis1 sans aucun li5 avec une puissance dont il drive8 ,e/ mi5 ce que je puis1 ce dont je suis la condition suffisante et immdiate2 mme p\r savoir que je fais une *ose1 ne faut-il po9t savoir que je la puis8 ,e/ trang] moi1 passif p\r moi1 ce dont je vois en moi l'actuelle ralit sans en voir en moi la puissance1 ce que je ne puis pas ralis] et qui p\rtant se ralise4--,mill objecte alors qu'on a seulem5t consci5ce du rel2--on lui rpond que la puissance active e/ elle-mme une ralit1 un p\voir rel1 un p\voir qui e/1 mais qui n'e/ encore que p\voir4 ,/u>t ,mill aj\te qu'il e/ contradictoire de dire3--,j'ai prs5tem5t consci5ce de ce qui n'e/ pas prs5tem5t1 de ce qui s]a3 ,la consci5ce n'e/ pas prophtique2 n\s avons consci5ce de ce qui e/1 non de ce qui s]a ou de ce qui peut tre4--,a quoi on rplique3--,v\s raisonnez comme si ,j'ai consci5ce de ce que je puis signifiait ,j'ai consci5ce du fait mme que je puis accomplir et qui cep5dant n'exi/e pas2 mais n\s1 p>tisans de la puissance1 n\s accordons =t bi5 qu'on n'a pas consci5ce de ce qui s]a comme d'une *ose dj prs5te2 selon n\s1 on n'en a pas mo9s consci5ce de ce qui actuellem5t n\s autorise dire qu'une *ose s]a ou peut tre3 il faut bi5 qu'il y ait dans la consci5ce prs5te quelque *ose qui n\s p]mette de concevoir l'av5ir4--,cette *ose1 rpond ,/u>t ,mill1 e/ une simple conclusion du pass3 ,n\s ne savons jamais que n\s sommes capables de faire une *ose qu'aprs l'avoir faite1 ou qu'aprs avoir fait quelque *ose d'gal ou de semblable4--,oui1 rplique-t-on de n\veau1 qu& il s'agit d'excut] ce que n\s avons v\lu4 ,la possibilit de cette excution1 en effet1 n'ayant po9t p\r condition unique la volont1 e/ subordonne une hypo?se3 n\s supposons que les conditions sont gales et semblables1 comme notre volont elle-mme e/ gale et semblable2 et alors1 t\t tant semblable1 n\s affirmons semblablem5t4 ,qu&1 p> exemple1 je me crois capable de m\voir mon bras1 je sais que ma volont1 premire condition1 demeure la mme1 et je suppose que t\tes les autres conditions sont les mmes aussi1 d'o je conclus le mme rsultat1 savoir le mme m\vem5t que d'ord9aire4 ,mais ces dductions ou inductions sembl5t prsuppos] t\j\rs l'ide de possibilit1 dont elles ne sont qu'une ext5sion au dehors4 ,nos jugem5ts sur les *oses qui peuv5t tre1 sont t\j\rs drivs et dt\rns2 le jugem5t je puis e/ la vritable orig9e de t\tes les ides de possibilit4 #ai ,philosophie de ,hamilton1 p4 #eea4 ,telle e/ la ?se des p>tisans de la puissance active1 qui s'inspir5t plus ou mo9s de la mtaphysique pripattici5ne et leibnizi5ne4 c\tons jusqu'au b\t leurs spculations4--,qu& je dcl>e1 dis5t-ils1 que je puis quelque *ose1 je ne suis pas1 assurm5t1 dans un tat d'inaction1 c>1 si je n'agissais pas1 je ne jug]ais po9t que je puis2 et d'ailleurs ce jugem5t e/ dj lui-mme une action2 mais1 d'autre "p1 la dt]m9ation prs5te n'e/ pas la seule *ose que j'affirme1 puisque alors il n'y aurait aucune diffr5ce entre je puis et je fais1 entre je puis tre dans tel tat et je suis dans tel tat4 ,si je puis n'e/ pas adquat ce qui e/1 il l'e/ encore mo9s ce qui n'e/ pas4 ,je puis faire une *ose n'a po9t simplem5t ce s5s3 je ne la fais pas2 c>1 si v\s analysez cette d]nire proposition1 v\s n'en dduirez jamais la proposition suivante3 je puis faire la *ose que je ne fais pas4 ,je puis affirme un li5 entre ce qui e/ et ce qui n'e/ pas2 il faut donc que1 dans ce que je suis1 soit cont5u d'une c]ta9e manire ce que je ne suis pas4 ,or1 ce que je ne suis pas n'e/ po9t cont5u dans ce que je suis comme fait1 comme tat1 comme s5sation ou s5tim5t1 comme action2 c> alors t\t s]ait dj s\s t\s les rapports1 le *angem5t ne s]ait qu'une app>5ce et pas mme une app>5ce1 puisque l'app>5ce e/ encore un *angem5t4 ,n\s retomb]ions a9si dans l'latisme1 fond sur ce pr9cipe qu'il n'y a po9t de milieu entre ce qui e/ et ce qui n'e/ pas4 ,dire que t\t e/ fait ou tat actuel1 que t\t se rs\t en s5sations ou s5tim5ts prs5ts1 c'e/ rev5ir sans le savoir l'antique doctr9e des ,elates et des ,mg>iques1 auxquels ,ari/ote rpondait3 ,si t\t exi/e en fait et en acte1 lorsque je suis assis1 je ne puis me lev]2 lorsque je suis lev1 je ne puis m'asseoir4 ,il doit donc y avoir un moy5 t]me entre ce que le positivisme appelle les faits qui sont et les faits qui ne sont pas1 c'e/--dire les faits qui ne sont pas des faits2 ce moy5 t]me semble suprieur aux faits2 il coexi/e avec le premi] et avec le second1 mais il dpasse le premi] et le second4 ,qu& je me dt]m9e m'asseoir1 cette dt]m9ation n'puise pas mon p\voir dt]m9ant2 voil p\rquoi je dis que je puis me dt]m9] tre deb\t4 ,ce p\voir n'e/ pas une ab/raction ni un extrait2 c'e/ lui plutt qui extrait de lui-mme telle ou telle manife/ation p>ticulire4 ,si je puis n'tait qu'une ab/raction1 la vrit des *oses s]ait t\t entire dans je suis ceci et je ne suis pas cela2 entre les deux1 plus d'int]mdiaire4 ,le p\voir a donc sa ralit2 mais cette ralit n'e/ pas du mme g5re que celle des faits4 ,le fait e/ t\t enti] dans ce qu'il e/ prs5tem5t1 il e/ s\mis cette loi d'exclusion qui fait que les p>ties du temps sont en dehors les unes des autres comme celles de l'espace4 ,un fait ne peut empit] sur le pass ou sur l'av5ir2 il e/ enf]m dans des bornes prcises ou fixes1 et p\r lui po9t de milieu entre demeur] tel qu'il e/ ou cess] d'tre3 y a-t-il le mo9dre *angem5t1 ce n'e/ plus le mme fait1 ce n'e/ plus le mme tat4 ,sa df9ition1 dirait ,platon1 ne r5f]me que le mme1 et non po9t l'autre4 ,le fait d'tre assis1 p> exemple1 tant purem5t et simplem5t ce qu'il e/1 t\t son tre e/ puis dans ce qu'il e/2 il y a quation entre ce qu'il e/ et ce qu'il peut tre4 ,mais cette quation ne saurait exi/] en t\tes *oses sans rduire t\tes *oses l'in]tie et l'immutabilit absolue4 ,n\s sommes a9si am5s la conception d'un p\voir qui e/ rel en lui-mme1 non pas seulem5t dans ses effets et ses manife/ations4 ,selon le phnomnisme de ,m4 ,ta9e1 une *ose e/ relle qu& t\tes les conditions sont donnes2 elle e/ simplem5t possible qu& t\tes les conditions1 mo9s une1 sont donnes4 ,mais le mme philosophe dit ailleurs que l'abs5ce d'une condition entrane l'impossibilit1 puisque la *ose ne se produira jamais en l'abs5ce de la condition f9ale4 ,p> l se tr\v5t id5tifis1 ce semble1 le possible et l'impossible4 ,c'e/ ce qui doit arriv] qu& on n'admet que des faits sans aucune puissance qui les relie4 ,de deux *oses l'une3 ou bi5 un fait n'e/ ri5 de plus que l'ensemble des conditions donnes1 ou il e/ quelque *ose de plus4 ,dans la premire hypo?se1 si t\tes les conditions de t\tes *oses sont donnes1 t\s les faits sont dj1 et aucun *angem5t n'aura lieu2 si t\tes les conditions ne sont pas donnes1 ri5 n'e/1 et ri5 ne s]a2 c> l'exi/5ce des *oses aurait beso9 de c]ta9es conditions qui ne sont pas donnes dans cette totalit des conditions en dehors de laquelle il n'y a ri54 ,il faut donc pass] la seconde hypo?se1 et dire que les conditions prs5tes suffis5t p\r am5] les faits abs5ts2 ds lors1 les faits sont autre *ose que l'ensemble de leurs conditions2 en d'autres t]mes1 l'ensemble des faits actuels r5f]me les faits v5ir en tant que possibilits et non en tant que faits4 ,il faut p> consqu5t admettre autre *ose que de simples faits2 il faut admettre dans la condition du rel un pr9cipe de diffr5ce qui fait que1 sans cess] d'tre elle-mme1 elle donne naissance autre *ose qu'elle4 ,qu'on appelle comme on v\dra cette p>ticul>it1 cette *ose qui1 p> elle-mme1 fait exi/] une autre *ose1 c'e/ l ce que n\s ent5dons p> puissance active4 ,v\s tes donc obligs d'admettre la rac9e des *oses un li5 entre ce qui e/ et ce qui n'e/ pas1 un pr9cipe d'union grce auquel ce qui e/ peut donn] ce qui n'e/ pas4 ,c'e/ dans la consci5ce de notre activit que n\s croyons1 n\s1 tr\v] le type de ce p\voir qui dpasse ses tats prs5ts p> ses tats possibles1 de ce dynamisme suprieur au mcanisme qu'il anime4 ,les ides de possibilit1 de condition1 de raison suffisante1 ne sont nos yeux que les expressions indirectes et neutres d'un s5tim5t vif et d'une ide t\te p]sonnelle son orig9e4 ,sub/itu] cette consci5ce du moi des notions ab/raites1 c'e/ laiss] la proie p\r l'ombre2 la possibilit n'e/1 en df9itive1 qu'une puissance4 ,a9si spcul5t les mtaphysici5s p>tisans de la puissance ari/otlique ou de la =ce leibnizi5ne4 ,leurs spculations r\l5t sur un usage transc5dant des catgories de possibilit et de ralit1 sur lesquelles n\s revi5drons propos de la cont+5ce des actions4 ,au po9t de vue mtaphysique1 il e/ sans d\te plausible d'admettre une diffr5ce entre la cause et les effets1 sans quoi les effets se confondrai5t avec la cause2 il y a dans la cause une raison de *angem5t1 de n\veaut1 une sorte de fcondit que n\s n\s reprs5tons s\s le nom de puissance4 ,mais1 sans s'abm] dans un my/re mtaphysique commun t\tes les doctr9es1 il faut rev5ir au ct psy*ologique du problme1 qui fait le vritable objet de la "q prs5te3 o pr5ons-n\s l'ide de puissance1 et en quoi consi/e rellem5t la puissance dont n\s croyons avoir consci5ce8 ,or1 ce po9t de vue vraim5t intrieur1 il n\s semble que les psy*ologues de l'cole spirituali/e n'ont pas tr\v plus que ,/u>t ,mill lui-mme le vritable moy5 t]me entre la possibilit ab/raite et le fait rel4 ,n\s avons dj vu#bj ce qu'il y a d'artificiel dans le dilemme ari/otlique3 ,ou je suis actuellem5t assis ou je suis actuellem5t lev1 et po9t d'autre milieu s'il n'y a pas de puissance3--ce dilemme laisse *app] dans son ab/raction un int]mdiaire concret et vivant3 cet int]mdiaire1 selon n\s1 e/ l'ide1 avec la =ce qui lui e/ inhr5te et dont n\s avons essay de faire compr5dre la nature4 ,qu& je suis immobile1 je puis avoir l'ide de m>*]2 cette ide e/ une image2 cette image implique un ensemble de m\vem5ts crbraux et un c]ta9 tat du sy/me n]veux2 cet ensemble de m\vem5ts et cet tat n]veux e/ prcism5t le db des m\vem5ts de la m>*e1 le premi] /ade de l'inn]vation qui1 si elle acqurait un c]ta9 degr d'int5sit1 ab\tirait m\voir mes jambes4 ,l'image mme de mes jambes exi/e dans mon imag9ation qu& je p5se m>*]4 ,je puis m>*]1 signifie3--,je comm5ce l'inn]vation ab\tissant la m>*e4 ,puissance1 au po9t de vue psy*ologique1 c'e/ la consci5ce d'un conflit de reprs5tations auquel rpond dans le c]veau un conflit de m\vem5ts en s5s div]s4 ,la puissance des contraires1 avons-n\s dit1 e/ le ct int]ne de la composition des =ces en quilibre mutuel et in/able4 ,la consci5ce de la puissance se ramne donc la consci5ce du m\vem5t imprim1 c'e/--dire du *angem5t1 et du *angem5t selon une loi4 ,l encore la consci5ce de la lib]t n\s *appe4 ,quant au my/re que n\s tr\vons s\s le m\vem5t et le *angem5t mme1 c'e/ celui du temps et du dev5ir4 #bj ,premire p>tie1 *ap4 premi]4 ,,iii4--,outre les ides d'action et de puissance1 l'ide de lib]t enveloppe celle du moi1 conu comme cause am5ant la puissance l'acte4 ,mais avons-n\s consci5ce du moi comme d'une ralit vraim5t indp5dante et active8 ,l e/ le gr& problme4 ,ba91 dans sa critique de la lib]t conue comme dt]m9ation de soi p> soi-mme1 nie l'exi/5ce d'une rgion sp>e qui s]ait le moi1 et dit qu'il ne re/e ri5 en n\s1 pas plus que dans un morceau de qu>tz1 aprs l'numration complte ou exhau/ive de t\tes les qualits4 ,mme doctr9e *ez ,sp5c]1 qui voit dans l'illusion du moi sp> la raison de l'illusion du libre arbitre4--,*]*ons d'abord les difficults que s\lve cette doctr9e purem5t phnomni/e#ba4 ,l'numration exhau/ive1 peut-on dire1 ne suffit que p\r les *oses purem5t numriques et numrables2 mme alors1 elle prsuppose une qualification1 et le nombre ne s]t que de cadre extrieur aux qualits spcifies4 ,ma9t5ant1 mettez sur une mme ligne t\s mes vnem5ts passs1 prs5ts1 v5ir1 et supposons la qualification complte4 ,d\leur plaisir p5se autre plaisir dsir4441 e/-il bi5 sr que ce soit l le t\t de moi-mme8 ,il faut au mo9s1 comme p\r les nombres1 aj\t] ce qui relie ce t\t en une syn?se2 et le li5 n'e/ plus ici entre des quantits discont9ues1 mais entre des vnem5ts cont9us4 ,en outre1 je ne relie pas seulem5t les faits entre eux2 mais je les relie t\s un t]me suprieur et enveloppant1 quoique non vraim5t sp>1 qui e/ ma consci5ce mme et que j'appelle moi4 ,il faut donc aj\t] notre li/e ce c>actre rem>quable qui fait que *aque t]me e/ p5s et p5s comme mi51 qu'il e/ ou me p>at mi54 ,n\s avons alors3 d\leur et attribution moi plaisir et attribution moi1 etc4 ,ce n'e/ pas encore t\t2 c>1 dans la trame de ce qu'on appelle mes vnem5ts1 il y a des *oses que je ne considre pas comme mi5nes de la mme faon que les autres3 il y a des *oses dont1 tort ou raison1 je crois voir en moi la condition ou suffisante ou pr9cipale et que j'attribue mon activit1 d'autres que je subis et que j'attribue des conditions non cont5ues dans la srie des *oses mi5nes4 ,si on ne ti5t pas compte de t\t cela1 l'exhau/ion ne s]a pas complte4 ,or1 t\t cela n'e/ plus une simple numration1 ni mme une simple qualification1 mais une attribution1 une relation t\te p>ticulire des t]mes multiples et *angeants un t]me qui s'app>at lui-mme comme p]man5t4--,il n\s suffira1 direz-v\s1 d'aj\t] *aque fait la proprit d'app>atre comme mi51 d'avoir p\r consqu5t uni=me l'ide d'un moi1 et l'exhau/ion s]a alors complte3 la li/e a9si a*eve s]a l'quival5t de ce qu'on appelle la p]sonne et p\rra lui tre sub/itue4--,oui1 rpondront les p>tisans de l'objectivit du moi1 mais c'e/ peut-tre comme on sub/itue un c]cle des polygones d'un nombre indf9i de cts1 qui donn5t l'approximation indf9ie du c]cle sans donn] jamais le c]cle lui-mme4 ,dans la pratique de la vie et dans le langage1 la srie des vnem5ts mi5s e/ le sub/itut du moi3 il n'e/ pas c]ta9 qu'elle soit adquate au moi lui-mme4 ,ce que n\s dsignons p> moi1 c'e/ la raison1 quelle qu'elle soit1 de la syn?se f9ale1 la cause de cette con/ante rduction l'unit4 ,il y a quelque *ose qui fait que t\s mes lm5ts sont lis entre eux1 et lis l'ide de moi-mme2 et c'e/ ce quelque *ose1 esprit ou c]veau1 dont les vnem5ts intrieurs sembl5t le sub/itut4 #ba ,emotions & ,w1 p4 #eji4 ,les p>tisans de l'objectivit du moi1 p\r cont9u] de s\t5ir ce qu'il y a de plausible dans leur ?se1 p\rrai5t aussi relev] une confusion que l'on commet s\v5t dans les discussions relatives au moi4 ,l'ide du moi peut dsign] soit l'ide rfl*ie1 soit le s5tim5t spontan de notre exi/5ce4 ,or l'ide rfl*ie du moi n'e/ qu'une manife/ation di/9cte et contra/e de notre exi/5ce1 de notre p5se2 cette connaissance analytique que n\s avons de notre exi/5ce e/ drive2 le s5tim5t spontan1 au contraire1 la consci5ce immdiate de l'tre1 de la s5sation1 de la p5se1 ne semble plus une rsultante t>dive des s5sations1 mais un lm5t immdiat et t\j\rs prs5t *aque s5sation1 s\s une =me implicite1 lm5t sans lequel la s5sation ne s]ait pas s5tie1 ne s]ait pas consci5te4 ,l'ide rfl*ie du moi e/ le produit d'une laboration longue et complexe1 elle e/ en gr&e p>tie factice et compose2 en outre1 le moi peut considr] un gr& nombre de qualits avant de se considr] lui-mme ab/raitem5t1 et de se pos] dans la rflexion en face du non-moi2 ce n'e/ pas dire que1 ds l'orig9e1 le s5tim5t confus de l'exi/5ce individuelle et de l'activit c5trale n'ait pas t prs5t n\s dans sa cont9uit1 alors mme que n\s ne le traduisions pas s\s les =mes discont9ues de la p5se ab/raite et gnrale1 ou du langage et de ses catgories artificielles4 ,si t\tes nos p5ses f9iss5t p> se rang] aux deux ples du sujet et de l'objet1 c'e/ sans d\te que1 ds le comm5cem5t1 elles (frai5t cette ori5tation naturelle2 les p>ticules aimantes1 qui f9iss5t p> se dispos] en ordre aux deux extrmits de l'aimant1 n'en ont-elles pas ds le premi] in/ant subi l'influ5ce8 ,les oppositions ncessaires la consci5ce analytique et rfl*ie ne sont po9t galem5t indisp5sables p\r la consci5ce syn?tique et spontane4 ,bi5 plus1 n\s concevons une limite o les oppositions expir]ai5t et o la p5se s]ait immdiatem5t prs5te elle-mme1 se p5sant en mme temps qu'elle p5se le re/e4 ,la p5se s'van\it-elle1 comme le croit ,hamilton1 dans cette unit fondam5tale du sujet et de l'objet8 ,peut-tre1 mais peut-tre aussi e/-ce l qu'elle se con/itue3 cette unit s]ait alors la p5se mme4-- ,dans cette argum5tation1 les p>tisans du moi ml5t les hypo?ses mtaphysiques l'obs]vation psy*ologique1 et conclu5t trop prcipitamm5t de l'exi/5ce d'un v9culum celle d'un v9culum sub/antiale qui dpasse l'expri5ce4 ,il y a p\rtant dans leur ?se une *ose qu'on peut ret5ir3 c'e/ que1 dans t\t acte de connaissance et de consci5ce1 on ne doit pas exclure le sujet et mconnatre l'orig9alit de cette notion4 ,le sujet ne peut se connatre que dans ses s5sations et dans ses modifications1 non "p1 cela e/ vrai2 il ne se saisit pas comme un tre qui n'aurait aucune manire d'tre2 mais d'autre "p il ne peut concevoir ses manires d'tre comme dta*es4 ,la multiplicit qui e/ dans notre consci5ce n'e/ pas une multiplicit physique1 comme celle d'un agrgat dont les p>ties peuv5t subsi/] *acune en elle-mme1 d'un morceau de qu>tz2 c'e/ une relation d'un autre g5re1 qui ne peut se confondre avec celle de juxtaposition1 de simple coexi/5ce physique1 de succession numrique2 voil p\rquoi n\s la posons "p comme tant la relation orig9ale de la consci5ce ce qu'elle saisit1 l'aspect subjectif impliqu mme p> l'aspect objectif4 ,plus on montre l'impossibilit de mettre d'un ct le sujet et d'un autre ct ses manires d'tre1 plus on lve au-dessus de t\te relation numrique et mcanique la relation incomprh5sible de la consci5ce ses manires d'tre4 ,aussi l'cole anglaise a-t-elle reconnu elle-mme qu'il y a l quelque *ose de spcial1 d'irrductible aux phnomnes purem5t extrieurs et mcaniques4 ,/u>t ,mill f9it p> dire3 ,le li5 ou la loi inexplicable1 l'union organique qui ratta*e la consci5ce prs5te la consci5ce passe qu'elle n\s rappelle1 e/ la plus gr&e approximation que n\s puissions atte9dre d'une conception positive de soi4 ,je crois d'une manire indubitable qu'il y a quelque *ose de rel dans ce li51 rel comme les s5sations elles-mmes1 et qui n'e/ pas un pur produit des lois de la p5se sans aucun fait qui lui corresponde4 ,a ce titre1 j'attribue une ralit au moi1-- mon propre esprit1--en dehors de l'exi/5ce relle des possibilits p]man5tes1 la seule que j'attribue la matire3 et c'e/ en v]tu d'une induction fonde sur mon expri5ce de ce moi que j'attribue la mme ralit aux autres moi ou esprits4--,n\s sommes =cs de reconnatre que *aque p>tie de la srie e/ atta*e aux autres p>ties p> un li5 qui leur e/ commun t\tes1 qui n'e/ que la *ane des s5tim5ts eux-mmes3 et comme ce qui e/ le mme dans le premi] et dans le second1 dans le second et dans le troisime1 dans le troisime et dans le quatrime1 et a9si de suite1 doit tre le mme dans le premi] et dans le c9quime1 cet lm5t commun e/ un lm5t p]man5t4 ,mais aprs cela1 n\s ne p\vons plus ri5 affirm] de l'esprit que les tats de consci5ce4 ,les s5tim5ts ou les faits de consci5ce qui lui app>ti5n5t ou qui lui ont app>t5u1 et son p\voir d'en avoir encore1 voil t\t ce qu'on peut affirm] du soi1--les seuls attributs possibles1 sauf la p]man5ce1 que n\s p\rrons lui reconnatre#bb4 ,sp5c]1 lui1 s'av5ture plus lo93 ,comm5t la consci5ce peut-elle se rs\dre compltem5t 7selon ,hume7 en impressions et en ides1 qu& une impression implique ncessairem5t l'exi/5ce de quelque *ose d'impressionn8 ,ou bi5 encore1 comm5t le sceptique1 qui a dcompos sa consci5ce en impressions et en ides1 peut-il expliqu] qu'il les reg>de comme ses impressions et ses ides#bc8 ,sp5c]1 il e/ vrai1 revi5t dans sa ,psy*ologie l'objection du moi sp>1 et fonde mme l'illusion du libre arbitre sur l'illusion de cette sp>ation4 ,il donne au problme la =me du dilemme suivant3 ,ou le moi qui e/ suppos dt]m9] et v\loir l'action e/ un c]ta9 tat de consci5ce1 simple ou compos1 ou il ne l'e/ pas4 ,s'il n'e/ pas un c]ta9 tat de consci5ce1 il e/ quelque *ose dont n\s sommes inconsci5ts1 quelque *ose donc qui n\s e/ inconnu1 quelque *ose dont l'exi/5ce n'a et ne peut avoir p\r n\s aucune vid5ce1 quelque *ose donc qu'il e/ absurde de suppos] exi/ant4 ,si le moi e/ un c]ta9 tat de consci5ce1 alors1 comme il e/ t\j\rs prs5t1 il ne peut tre *aque mom5t autre *ose que l'tat de consci5ce prs5t *aque mom5t444 ,a9si1 il e/ assez naturel que le sujet des *angem5ts psy*ologiques dise qu'il veut l'action1 vu que1 considr au po9t de vue psy*ologique1 il n'e/ en ce mom5t ri5 de plus que l'tat de consci5ce compos p> lequel l'action exi/e#bd4 ,ce dilemme e/ +nieux1 mais pas assez p\r ne po9t laiss] *app] la vraie "q4 ,en ce qui conc]ne le premi] t]me du dilemme1 le sujet fond inconnu et inconsci5t1 il n'e/ pas de t\t po9t absurde d'en suppos] l'exi/5ce4 ,les ,kanti5s p\rront1 en effet1 appuy] cette hypo?se sur le pr9cipe de causalit1 et ,sp5c] vi5t lui-mme de dire1 en t]mes trop sub/antiali/es qu'il e/ difficile de se figur] des impressions sans quelque *ose d'impressionn4 ,c'e/ prcism5t p> l que ,kant ab\tissait son moi-n\mne1 son moi-transc5dant1 lequel d'ailleurs peut n'tre1 au fond1 que l'organisme mme ou la loi inconnue qui en relie t\s les phnomnes en un t\t organique4 ,il et fallu discut] cette hypo?se4 ,quant au second t]me du dilemme1 le moi consci5t1 en admettant que n\s ne soyons *aque in/ant ri5 autre *ose que l'tat de consci5ce prs5t il re/e t\j\rs savoir ce qui e/ cont5u dans cet tat de consci5ce2 or1 l'expression mme que ,sp5c] emploie implique un tat et une consci5ce2 l'tat e/ p>ticuli] et passag]1 les p>tisans du moi dem&]ont s'il n'e/ pas l'tat d'une consci5ce gnrale et durable1 comme la consci5ce de la =ce absolue dont ,sp5c] lui-mme n\s gratifie4 ,outre les tats de consci5ce1 il y a au mo9s la loi qui les relie1 et cette loi a elle-mme un fondem5t dans quelque ralit2 les p>tisans du moi p\rront donc encore dem&] si cette ralit n'e/ pas prcism5t la consci5ce mme1 le moi consci5t4 ,enf91 que la consci5ce soit une simple =me ou le fond mme de l'tre1 t\j\rs e/-il qu'elle e/ la condition s9e qua non de la p5se et de la s5sation mme3 elle e/ un lm5t sui g5]is1 d'une inconte/able orig9alit4 ,qu'on rduise t\t en n\s la s5sation1 peu importe1 c> la s5sation enveloppe cette *ose elle-mme la fois si trange et si familire3 une consci5ce1 un sujet immdiatem5t prs5t lui-mme1 une p5se qui1 en p5sant autre *ose1 se p5se elle-mme plus ou mo9s confusm5t4 ,l'exi/5ce de la p5se et de la consci5ce e/ l'infran*issable limite du mcanisme purem5t gomtrique4 ,au re/e1 ,sp5c] lui-mme1 dont la doctr9e n'e/ pas t\j\rs bi5 consi/ante1 conclut sa psy*ologie en disant que1 si t\t ce qui e/ dans le sujet p5sant ne peut tre p5s qu'en t]mes d'objets1 d'autre "p les t]mes d'objets ne peuv5t tre saisis qu'en t]mes de sujet4 ,m4 ,ta9e1 son t\r1 reconnat l'antriorit logique du subjectif sur l'objectif1 du m5tal sur le mcanique1 puisqu'en df9itive n\s ne connaissons ri5 que dans et p> la consci5ce1 dans et p> le sujet qui se p5se en p5sant t\tes *oses4-- #bb ,philosophie de ,hamilton1 tr4 ,cazelles1 p4 #bej1 #beb4 #bc ,premi]s pr9cipes1 p4 #fh4 #bd p4 #edd4 ,voil ce qu'on peut dire de plus plausible en faveur de l'exi/5ce du moi4 ,il e/ inconte/able que1 comme sujet p5sant1 le moi e/ impossible ni]1 et c'e/ ce qu'on peut ret5ir de l'argum5tation prcd5te2 mais il n'en rsulte po9t immdiatem5t1 comme le v\drai5t les spirituali/es1 que le moi soit ni vraim5t individuel1 ni simple1 ni id5tique1 ni indp5dant de l'organisme1 ni libre4 ,sans d\te la consci5ce e/ une donne immdiate1 sans laquelle aucune autre *ose ne peut tre donne p\r n\s2 je ne s5s ri5 si je ne s5s pas ce que j'appelle mon exi/5ce1 je ne p5se ri5 si je ne p5se pas ma p5se2 mais d'abord cette exi/5ce et cette p5se sont-elles dans la ralit aussi individuelles qu'elles le p>aiss5t8 ,que d'autres explications possibles6 ,on p\rrait suppos]1 p> exemple1 que c'e/ de l'exi/5ce en gnral que j'ai consci5ce1 ou plutt de l'exi/5ce univ]selle1 que ,s*op5hau] appelait la ,volont univ]selle4 ,l'individualit comm5c]ait avec les =mes1 qui suppos5t la multiplicit des s5sations et un c]veau capable de les conc5tr] en soi2 alors seulem5t la p5se devi5drait individuelle2 la consci5ce pr5drait1 elle aussi1 une =me individuelle1 une =me de moi di/9ct4 ,qui n\s assure que c'e/ l autre *ose qu'une =me1 lie la manire dont le c]veau conc5tre les s5sations et les p5ses8 ,de mme que notre tre1 considr objectivem5t1 e/ insp>able de l'tre de l'univ]s1 p\rquoi notre p5se s]ait-elle autre *ose qu'une conc5tration1 en un c]ta9 po9t du temps1 de la p5se rp&ue p>t\t dans l'univ]s8--,voil l'hypo?se pan?i/e et moni/e4 ,or1 ce n'e/ pas en consultant notre consci5ce que n\s p\rrons en vrifi] la fausset ou la ralit4 ,desc>tes aura beau dire je p5se1 donc je suis1 la p5se et l'exi/5ce sont c\p sr c]ta9es1 mais le je ou moi1 c]ta9 aussi comme =me de la p5se et de l'exi/5ce1 e/-il c]ta9 comme fond absolu1 durable1 di/9ct1 comme monde sp>1 comme microcosme8 ,l-dessus1 la consci5ce m'appr5d comm5t je me p5se subjectivem5t1 non comm5t je suis objectivem5t4 ,aussi1 ce qu'il y a de c]ta9 dans le je p5se1 c'e/ le p5s]1 ce n'e/ pas le je4 ,le vrai et seul vid5t pr9cipe e/ le suivant3 la p5se e/2 il y a de la p5se1 il y a de l'tre1 il y a de la consci5ce4 ,quant moi1 ce mot ne dsigne que la consci5ce mme de la p5se sans m'en rvl] l'individualit vritable1 d'autant plus que t\te p5se a un objet et un objet multiple1 et que1 p> consqu5t1 la multiplicit s'impose la consci5ce autant que l'unit4 ,si le moi p>at un et simple1 ce peut =t bi5 tre1 comme le dit ,kant1 p>ce qu'il e/ la plus pauvre des reprs5tations1 la p5se vide de t\t cont5u4 ,p> moi ou cette *ose qui p5se1 on ne se reprs5te ri5 de plus qu'un sujet transc5dantal de la p5se x2 ce sujet ne peut tre connu que p> les p5ses qui sont ses prdicats1 et en dehors d'elles n\s n'en avons pas le mo9dre concept4 ,la consci5ce n'e/ pas une reprs5tation qui di/+ue un objet p>ticuli]1 mais une =me de la reprs5tation en gnral1 en tant qu'elle mrite le nom de connaissance#be4 ,le fond qui e/ s\s cette =me1 le rel1 le concret1 le vivant1 c'e/ le s5tir1 le p5s]1 le j\ir1 le s\ffrir1 le dsir]2 c'e/ la consci5ce avec la multitude de ses tats2 mais n\s ne savons t\j\rs pas si elle e/ vraim5t et objectivem5t individuelle4 #be ,raison pure1 t4 ,,ii1 p4 #ac4 ,mme inc]titude sur l'id5tit ou la non-id5tit du moi4 ,l encore le p\r et le contre peuv5t tre s\t5us p> des argum5ts qui ne sembl5t dcisifs ni d'un ct ni de l'autre4 ,on ne pr\ve pas que le moi soit de t\t po9t illusoire et que la consci5ce spontane soit sans fond propre1 qu& on rappelle les inconte/ables dviations et les erreurs dont l'ide rfl*ie du moi e/ susceptible4 ,en premi] lieu1 dit-on1 c]ta9s matriaux trang]s peuv5t s'introduire dans l'ide que n\s avons de n\s-mmes2 une srie d'vnem5ts imag9aires s'insre alors dans la srie des vnem5ts rels1 et n\s n\s attribuons ce que n\s n'avons pas fait#bf4--,soit1 rpond5t les p>tisans du moi id5tique2 mais sur quel po9t alors porte exactem5t l'erreur8 ,e/-ce sur le moi et sur la volont1 ou au contraire sur t\t ce qui n'e/ pas le moi ni son action8 ,balzac croit avoir donn son ami un *eval qu'il avait l'int5tion de lui (frir1 et qu'il ne lui a pas donn rellem5t2 l'erreur porte sur la ralisation effective et matrielle de la *ose dans le monde ext]ne1 sur la "p du non-moi3 ,balzac a rellem5t dsir et v\lu faire ce don1 il l'a rellem5t fait dans son imag9ation1 et il a assi/ d'avance la scne dont il tait le pr9cipal acteur4 ,de mme p\r les songes et les halluc9ations2 ce qui leur manque1 c'e/ la ralit extrieure dans le non-moi1 nullem5t la ralit intrieure dans la consci5ce4 ,dans d'autres cas1 inv]ses des prcd5ts1 n\s attribuons autrui des vnem5ts qui app>ti5n5t au moi4 ,au milieu d'un monologue m5tal1 une apo/rophe1 une rponse jaillit1 une sorte de p]sonnage intrieur surgit et n\s p>le la deuxime p]sonne3--,r5tre en toi-mme1 ,octave1 et cesse de te pla9dre4--,supposez que ces apo/rophes1 ces rponses1 t\t en demeurant m5tales1 soi5t t\t fait imprvues et involontaires1 que le malade ne puisse les provoqu] son *oix1 qu'il les subisse1 qu'il en soit obsd2 supposez enf9 que ces disc\rs soi5t bi5 lis1 indiqu5t une int5tion4441 il s]a t5t de les attribu] un int]locuteur invisible#bg4 ,les p>tisans du moi id5tique rpond5t ,m4 ,ta9e qu'il e/ oblig d'introduire ici la di/9ction du volontaire et de l'involontaire1 p\r expliqu] l'alination d'une p>tie de nos p5ses1 de nos s5tim5ts1 de nos actes4 ,ce que n\s subissons doit n\s p>atre trang]2 or1 n\s p\vons dev5ir en quelque sorte passifs de n\s-mmes2 des *oses d'abord volontaires devi5n5t involontaires p> l'habitude3 il s'tablit alors une lutte de n\s avec n\s-mmes1 du mo9s de la volition prs5te avec les effets accumuls des volitions passes1 ou1 physiologiquem5t1 de la voie n\velle que t5te de suivre la d*>ge n]veuse avec les canaux dj tracs qui s'oppos5t ce n\veau c\rs4 ,il y a t\j\rs en n\s une alination p>tielle de n\s-mmes2 p\r que cette alination s'exagre jusqu' l'halluc9ation1 il suffit que les conditions organiques vi5n5t aj\t] leur tyrannie celle qui rsulte dj de nos ides et de nos passions acquises4 ,les vibrations maladives du c]veau produis5t alors des s5sations =tes1 rellem5t imprvues et non v\lues4 ,d'aprs les rgles ord9aires de l'attribution aux causes1 n\s attribuons ce que n\s pr\vons des causes diffr5tes de n\s-mmes1 et vrai dire n\s n'avons pas tort2 notre seule erreur1 c'e/ de projet] une trop gr&e di/ance les causes trangres notre volont4 ,elles sont en n\s et dans notre c]veau2 notre induction les place plus lo9 dans le monde extrieur2 ici encore l'erreur porte1 vrai dire1 sur l'extriorit4 ,si le moi se trompe1 c'e/ dans le p>tage des modes relatifs entre les deux t]mes1 moi et non-moi4 ,les associations1 tant acquises1 peuv5t tre dfaites1 mme les plus importantes4 ,p> exemple l'association du s5tim5t de notre exi/5ce propre avec notre nom propre peut tre dtruite2 ,pi]re se donne le nom de ,paul2 il peut mme confondre l'hi/oire de ,paul avec la si5ne4 ,mais notre hi/oire1 vrai dire1 n'e/ pas encore t\t fait n\s-mmes2 c'e/ notre manife/ation trav]s le temps4 ,notre hi/oire e/ surt\t celle de nos relations avec autrui et avec les *oses extrieures2 elle a surt\t p\r objet nos affaires trangres1 dont nos affaires intrieures elles-mmes ne sont jamais isoles4 ,t\t cela peut donc la rigueur s'oubli]1 se confondre1 s'alin]4 ,dans ce cas encore1 l'oubli et l'erreur port5t seulem5t sur nos relations multiples1 qui ne sont pas le moi lui-mme1 rel ou =mel4 ,l'oubli1 du re/e1 semble tre t\j\rs mom5tan1 l'erreur t\j\rs rp>able2 la maladie a t\j\rs un remde1 connu ou inconnu4 ,la nature opre s\v5t la gurison p> ses propres ress\rces1 dfaut de l'art4 ,tmo9 cette dame amrica9e qui1 au sortir d'un long sommeil1 se rveilla sans aucun s\v5ir app>5t1 fit de n\veau connaissance avec ceux qui l'ent\rai5t1 apprit de n\veau crire1 puis1 aprs un autre sommeil prolong1 retr\va au rveil le s\v5ir de sa premire priode en p]dant celui de la seconde4 ,on en a conclu qu'il y avait dans le mme tre deux p]sonnes morales1 deux moi qui se sont succd priodiquem5t p5dant plus de quatre annes4 ,c'e/ all] un peu trop vite4 ,on n\s dit que cette dame1 qu& elle e/ dans son anci5 tat1 a une belle criture1 et dans son second une pauvre criture maladroite2 l'criture n'e/ pas le moi ni la volont4 ,on aj\te qu'elle ne reconnat pas dans une priode les p]sonnes qu'elle n'a vues que dans la priode prcd5te2 les autres p]sonnes ne sont pas le moi4 ,on ne n\s dit pas si son c>actre tait s5siblem5t modifi3 la *ose aurait valu la pe9e d'un exam51 c> ici n\s appro*ons du moi2 mais enf91 supposons un complet oubli1 une vraie table rase3 ce n'e/ encore l qu'une p]te app>5te de soi-mme1 puisque en fait t\s les s\v5irs qui semblai5t jamais p]dus ont t retr\vs4 ,donc le premi] moi1 rel ou =mel1 subsi/ait t\j\rs1 et il e/ inutile de faire int]v5ir un second moi1 un second p]sonnage1 l o le premi] suffit4 ,qu& la *aleur employe faire fondre la glace devi5t lat5te1 puis1 aprs la fusion1 r$evi5t s5sible1 n\s ne croyons pas ncessaire de suppos] deux *aleurs4 ,ce cas maladif exceptionnel a son analogue dans l'alt]native de la veille et du sommeil1 qui ne sc9de pas p\r cela vritablem5t notre consci5ce en deux4 ,bi5 plus1 p5dant la veille mme1 il a son analogue dans les faits les plus simples d'oubli4 ,l'oubli e/ un sommeil p>tiel1 comme le sommeil e/ un oubli p>tiel4 ,p> exemple1 je vais de mon bureau ma biblio?que p\r *]*] un livre2 en *em9 j'oublie de quel livre il s'agit et fais d'inutiles ef=ts p\r m'en s\v5ir3 e/-ce dire que je sois sc9d en deux1 que je sois dev5u une autre p]sonne1 qu'il y ait en moi-mme deux moi1 l'un qui p5sait t\t l'heure ce livre1 l'autre qui n'y p5se plus8 ,je revi5s mon bureau p\r me remettre dans le mme c\rant d'ides1 et un in/ant aprs le s\v5ir me revi5t2 e/-ce le premi] moi qui a pris la place du second8 ,l'*eveau des associations e/ t\j\rs plus ou mo9s extrieur ma volont1 de mme que l'*eveau de fil la ma9 qui le dbr\ille4 ,ce que j'ent5ds p> moi e/ quelque *ose qui me p>at suprieur ce que j'oublie comme ce dont je me s\vi5s4 ,supposons qu'au lieu d'oubli] un seul fait1 j'oublie t\te une srie de faits1 t\te une priode de mon hi/oire1 et mme t\te mon hi/oire3 je ne devi5drai pas ncessairem5t p\r cela un autre individu4 ,la solution de cont9uit produite dans la connaissance analytique de moi-mme p\rrait n'tre pas absolue et ne pas m'atte9dre en moi-mme2 les p]ceptions s\rdes dont p>le ,leibniz cont9u]ai5t manife/] le mme individu4 #bf ,voir ,m4 ,ta9e1 l',intellig5ce1 ,,ii1 p4 #aia4 #bg ,voir ,ta9e1 l',intellig5ce1 ,,ii1 p4 #aii4 ,telle e/ la discussion laquelle peuv5t donn] lieu les maladies de la mmoire et de la consci5ce1 s\s lesquelles on peut t\j\rs suppos] la p]si/ance de notre id5tit p]sonnelle1 lie elle-mme la p]si/ance du c]veau4 ,mais1 ni d'un ct ni de l'autre1 aucun argum5t n'e/ dcisif relativem5t la ralit absolue des *oses4 ,si les matriali/es ne peuv5t entirem5t dmontr] la non-id5tit absolue du moi1 encore bi5 mo9s les spirituali/es peuv5t-ils dmontr] ou vrifi] son id5tit absolue4 ,la mmoire ft-elle t\j\rs l'abri des altrations et des maladies1 des erreurs mmes sur le pass1 elle ne con/itu]ait pas p\r cela une preuve suffisante de notre id5tit4 ,en effet1 n\s ne saisissons pas directem5t le pass en lui-mme2 n\s ne p\vons le saisir que dans le prs5t4 ,ds lors1 en n\s supposant rduits cette preuve1 n\s p\vons t\j\rs n\s dem&] si1 dans l'int]valle du pass au prs5t1 n\s n'avons po9t *ang en notre fond1 quoique id5tiques dans la =me de la p5se4 ,d'autant plus que1 matriellem5t1 la mmoire e/ lie une inn]vation du c]veau1 dont les p>ties sont *angeantes4 ,une b\le la/ique qui en *oque une autre en droite ligne1 dit ,kant1 lui communique t\t son m\vem5t1 p> consqu5t t\t son tat1 si l'on ne considre que les positions dans l'espace4 ,or1 admettez1 p> analogie avec ces b\les1 des sub/ances dont l'une transmettrait l'autre ses reprs5tations avec la consci5ce qui les accompagne1 la d]nire sub/ance aurait consci5ce de t\s les tats qui se s]ai5t succd avant elle comme des si5s propres1 puisque ces tats s]ai5t passs en elle avec la consci5ce qui les accompagne1 et p\rtant elle n'aurait pas t la mme p]sonne dans t\s ces tats4 ,le s\v5ir1 en effet1 comme r5\vellem5t d'une reprs5tation p>ticulire1 e/ un phnomne qui peut se transmettre et se reproduire de la mme faon que les autres phnomnes4 ,seule1 la reconnaissance immdiate d'un moi absolu dpass]ait la sphre des phnomnes2 mais elle prsuppos]ait un moy5 de se reconnatre qui ft indp5dant du temps lui-mme4 ,la consci5ce de l'id5tit dans diffr5ts temps impliqu]ait la consci5ce de quelque pr9cipe qui1 dans un mme temps1 dpass]ait le temps et fond]ait p> l l'id5tit v5ir4 ,aussi1 ,ma9e de ,biran et ses disciples ont-ils t am5s s\t5ir que n\s n\s saisissons n\s-mmes en dehors du temps et1 comme dit ,sp9oza1 sub specie t]ni4 ,mais1 outre que cette consci5ce de l't]nel ou de l'intemporel1 qui s]ait la consci5ce et l'intuition du n\mne1 e/ ce qu'il y a de plus problmatique1 elle ne s]ait t\j\rs1 ft-elle c]ta9e1 qu'une consci5ce non individuelle1 une consci5ce de ce qui e/ suprieur au moi1 de ce qui e/ v\s autant que moi1 une consci5ce de l'univ]sel4 ,le moi ne s]ait plus absorb dans ses organes1 mais il le s]ait dans l'unit absolue de la raison4 ,la volont dont n\s aurions a9si la vague consci5ce s]ait de n\veau la volont univ]selle de ,s*op5hau] ou la sub/ance t]nelle de ,sp9oza4 ,a l'objection de ,kant1 tire de la communication du m\vem5t et1 en d]nire analyse1 de la communication du *angem5t ou des manires d'tre1 on ne p\rrait rpondre qu'en montrant dans la consci5ce quelque *ose d'absolum5t incommunicable2 et p\r tr\v] ce je ne sais quoi d'incommunicable1 il ne suffirait pas de comp>] le moi en diffr5ts temps1 il faudrait p\voir reconnatre1 non seulem5t dans un seul et mme in/ant1 mais mme indp5damm5t de t\te dure1 ce qui le r5d incommunicable et impntrable4 ,or1 ds qu'on s'lve au-dessus du temps comme de l'espace1 l'tre e/1 au contraire1 ncessairem5t p5s comme communicable1 pntrable1 ouv]t de t\tes p>ts1 en un mot univ]sel4 ,l'individuation1 cette hauteur1 se p]d dans un pr(ond my/re1 et on ne peut plus compr5dre t\s les esprits que dans un seul esprit4 ,d'autre "p1 si de cette rgion problmatique des n\mnes n\s r$esc5dons dans le monde du temps et de l'expri5ce1 le moi ne n\s (fre plus qu'une impntrabilit de fait et en quelque sorte matrielle1 qu'une incommunicabilit relative qui peut n'tre pas df9itive4 ,en effet1 il y a ncessairem5t communication1 d'une manire quelconque1 entre les tres1 puisqu'en fait et dans l'expri5ce n\s n\s communiquons des *angem5ts1 des modifications1 n\s agissons et ptissons les uns p> rapport aux autres4 ,contre ce fait 7pas plus que contre la ralit du m\vem5t7 ne peuv5t prvaloir les spculations des mtaphysici5s sur l'incommunicabilit entre les sub/ances1 ou1 si les sub/ances sont rellem5t incommunicables1 le fait de la communication rciproque pr\ve prcism5t que n\s ne sommes po9t des sub/ances4 ,l'hi/oire naturelle et la psy*ologie des animaux n\s montr5t la fusion de plusieurs tres en un seul1 d\ probablem5t de quelque consci5ce c5trale4 ,l'insecte c\p en deux tronons qui cont9u5t de s5tir n\s rvle la division possible d'une consci5ce encore l'tat de disp]sion4 ,la communication mutuelle des s5sations entre les deux soeurs jumelles s\des p> le tronc1 e/ un fait physiologique qui n\s ouvre des p]spectives sur la possibilit de fondre deux c]veaux1 deux vies1 peut-tre deux consci5ces en une seule#bh4 ,actuellem5t1 les moi sont impntrables2 mais l'impossibilit de les fondre peut t5ir l'impossibilit de fondre les c]veaux4 ,si n\s p\vions greff] un c5tre crbral sur un autre1 ri5 ne pr\ve que n\s ne f]ions pas entr] des s5sations1 aup>avant isoles1 dans une consci5ce commune1 comme un son entre dans un accord qui a p\r n\s son unit1 sa =me individuelle4 ,sans d\te1 n\s n'arrivons pas compr5dre ce my/re3 ne faire plus qu'un avec une autre consci5ce1 se fondre en autrui1 et p\rtant c'e/ ce que rve et semble p\rsuivre l'am\r4 ,qui sait si ce rve n'e/ pas l'expression de ce que fait cont9uellem5t la nature1 et si l'al*imie univ]selle n'opre pas la transmutation des s5sations p> la c5tralisation progressive des organismes8 ,ce moi dont n\s v\drions faire quelque *ose d'absolu1--qui p\rtant doit bi5 tre driv de quelque faon et de quelque faon relatif1 s'il n'e/ pas l',absolu mme1 s'il n'e/ pas ,dieu1--ce moi que ,desc>tes v\lait tablir au rang de premi] pr9cipe1 plus n\s le *]*ons1 plus n\s le voyons s'van\ir1 soit dans les phnomnes dont il semble l'h>monie concrte1 soit dans l'tre univ]sel qui n'e/ plus ma p5se1 mais la p5se ou l'action p>t\t prs5te4 #bh ,voir1 sur ce po9t et sur le c>actre de la consci5ce1 notre *apitre relatif la consci5ce sociale dans la ,sci5ce sociale contempora9e4 ,ds lors1 que devi5t la consci5ce de notre indp5dance en tant que moi1 de notre lib]t individuelle8 ,cette consci5ce de la lib]t suppos]ait que n\s n\s voyons absolum5t indp5dants3 #a de notre corps2 #b de l'univ]s2 #c du pr9cipe mme de l'univ]s4 ,eh bi51 n\s aurons beau contempl] notre consci5ce et rpt] avec ,desc>tes3 cogito1 cogito1 n\s ne v]rons pas p> l notre relle indp5dance p> rapport notre organisme4 ,ce qui peut tre conu sp>m5t1 dit ,desc>tes1 peut aussi exi/] sp>m5t4 ,kant a montr l'impossibilit de ce passage d'une di/9ction intellectuelle1 subjective1 une sp>ation relle1 objective4 ,dire que je di/+ue ma propre exi/5ce1 comme tre p5sant1 des autres *oses qui sont hors de moi1 et dont mon corps fait aussi p>tie1 c'e/ l une proposition simplem5t analytique2 c> les autres *oses sont prcism5t celles que je conois comme di/9ctes de moi4 ,mais cette consci5ce de moi-mme e/-elle possible sans les *oses hors de moi1 p> lesquelles les reprs5tations me sont donnes1 et p> consqu5t puis-je exi/] simplem5t comme tre p5sant1 sans tre homme et uni un corps8 ,c'e/ ce que je ne sais po9t du t\t p> l#bi4 #bi ,raison pure1 ,,ii1 p4 #aa4 ,je sais encore bi5 mo9s1 p> la connaissance de ma consci5ce1 si je puis exi/] indp5damm5t de la totalit des tres1 de l'univ]s avec lequel mes organes me mett5t en communication4 ,il faudrait1 p\r le savoir1 que j'eusse mesur l'action de t\tes les causes extrieures1 et que je pusse montr] un rsidu inexplicable p> ces causes1 explicable p> moi4 ,j'aurais beso91 p\r rs\dre ce problme1 de la sci5ce univ]selle4 ,la prt5due consci5ce de la lib]t s]ait donc id5tique la sci5ce de l'univ]s4 ,quant savoir si je puis exi/] sans un pr9cipe suprieur moi comme l'univ]s mme1 en un mot si je suis l'absolu1 c'e/ ce que l'inspection de ma consci5ce ne m'appr5dra jamais4 ,et p\rtant1 p\r avoir consci5ce de ma sub/antialit propre1 il ne faudrait ri5 mo9s qu'avoir consci5ce de ce que les scola/iques appelai5t mon zx1 mon exi/5ce p> moi seul#cj4 ,on df9it la sub/ance ce qui e/ vritablem5t en soi-mme et non dans autre *ose comme une simple qualit4 ,mais ce qui e/ en soi-mme1 ,sp9oza l'a bi5 compris1 c'e/ ce qui e/ p> soi-mme1 ce qui e/ cause de soi-mme1 ce qui e/ indp5dant ou absolu4 ,on a beauc\p critiqu cette df9ition de ,sp9oza2 mais1 en df9itive1 l'tre qui ne conti5t en lui-mme ri5 d'absolu1 et qui n'e/ qu'un ensemble de relations et de dp5dances1 a-t-il le droit de dire qu'il exi/e individuellem5t et en lui-mme8 ,que peut-il montr]1 comme titre l'exi/5ce1 qui lui app>ti5ne8 ,a-t-il un droit de proprit vritable faire valoir dans le doma9e inf9i de l'tre8 ne p\rrait-on pas montr] t\j\rs que1 s'il possde quelque *ose la surface1 le sol lui-mme et le fonds ne lui app>ti5n5t po9t8 ,il e/ de p> t\tes les autres *oses et non de p> lui-mme2 en consqu5ce1 il e/ en t\t1 plutt qu'en lui-mme4 ,il n'e/ pas plus p\r soi que p> soi et en soi4 ,ce sont l trois *oses insp>ables4 ,la consci5ce de la vraie sub/antialit1 la consci5ce de l'absolu1 voil ce qui p\rrait con/itu] une vraie consci5ce de notre indp5dance p]sonnelle1 de notre lib]t1 voyant en soi1 a priori1 la raison et la cause de t\t ce qu'elle veut1 de t\t ce qu'elle e/4 ,si on le mconnat1 c'e/ qu'on p>tage une erreur commune presque t\s les philosophes3 la confusion du ncessaire et de l'absolu1 laquelle se rduit la confusion de la ncessit et de la lib]t4 ,ent5d-on p> sub/ance la d]nire ncessit de notre tre1 ce qui n\s impose nos manires d'tre fondam5tales1 notre c>actre p]sonnel8--,alors1 relativem5t n\s1 la sub/ance devi5t quelque *ose de passif1 reu du dehors4 ,or1 ce n'e/ plus notre activit1 notre volont1 mais notre nature4 ,*]*ons en n\s cette ncessit d]nire1 n\s ne la tr\v]ons pas4 ,notre nature n\s a t donne1 impose3 c'e/ la "p du physique4 ,notre nature se rduit aux conditions extrieures de notre activit1 au milieu o elle agit1 aux ncessits qu'elle subit1 aux dp5dances et aux relations o elle e/ engage4 ,en croyant n\s *]*] n\s-mmes dans cette sub/ance prt5due qui s]ait notre ncessit1 n\s *]*ons autre *ose4 ,la sub/ance a9si ent5due e/1 comme t\te ncessit1 imp]sonnelle4 ,j'aj\te qu'elle e/ physique2 c'e/ notre corps4 ,et1 comme notre corps n'e/ qu'un dtail du gr& monde1 notre sub/ance e/ univ]selle3 notre vrai support e/ le monde enti]4 ,enf91 si le monde enti] se ramne quelque ncessit primitive et univ]selle1 notre sub/ance f9it p> se confondre avec cette unit ncessaire1 avec cette loi univ]selle1 avec ce fatum suprme1 qu'on a si faussem5t appel ,dieu4 ,dans cette premire voie1 notre sub/ance fuit donc en quelque sorte devant n\s4 ,lo9 d'tre le moi1 la p]sonne1 elle e/ le non-moi1 l'imp]sonnel4 ,de sorte qu'on ab\tit p> l cette consqu5ce3 notre tre1 c'e/ l'tre d'autrui et de t\s4 ,en d'autres t]mes1 n\s n'exi/ons pas rellem5t4 ,telle s]ait1 dans cette hypo?se1 la sub/ance objective1 inconnue1 l',x de l'quation univ]selle1 le n\mne insaisissable4 #cj ,les spirituali/es1 avons-n\s dit ailleurs 7,critique des sy/mes de morale1 p4 #bhg71 di/+u5t entre la cration complte de soi-mme1 qui e/ l'exi/5ce absolue1 et la cration de ses actes1 qu'on nomme lib]t2 ils suppos5t donc que n\s avons reu l'tre ncessairem5t1 mais que n\s donnons l'tre librem5t nos volitions4 ,selon n\s1 si on exam9ait la *ose avec plus d'att5tion1 on reconnatrait qu'elle e/ contradictoire4 ,s'il y a en moi une nature t\te faite que j'ai reue1 une exi/5ce dont je ne suis pas la cause1 il y a p> cela mme en moi un fond dt]m91 ncessit1 impntrable ma consci5ce p>ce qu'il n'e/ pas le rsultat de mon action consci5te4 ,ds lors1 je p\rrai t\j\rs me dem&] si l'action qui p>at v5ir de ma consci5ce ne vi5t pas de ce fond inconsci5t1 si je ne suis pas en ralit1 comme dit ,plot91 esclave de mon ess5ce1 c'e/--dire de la nature propre et de l'exi/5ce que j'ai reues de mon crateur4 ,p> consqu5t1 p\r tre c]ta9 d'tre libre1 il faudrait que je fusse entirem5t l'auteur de moi-mme1 de mon tre comme de mes manires d'tre et que j'en eusse l'entire consci5ce a priori4 ,en d'autres t]mes1 il faudrait que j'eusse l'exi/5ce absolue comme la consci5ce absolue1 il faudrait que je fusse ,dieu4 ,si les spirituali/es veul5t bi5 appr(ondir la notion de la vraie lib]t1 ils v]ront qu'elle ab\tit cette consqu5ce1 qui1 p\r n'en avoir po9t encore t ouv]tem5t dduite1 n'en e/ pas mo9s ncessaire444 ,qu'il y ait en n\s une exi/5ce reue d'ailleurs et p> cela mme inconsci5te1 la volont1 qui ne s]a plus qu'une dt]m9ation sup]ficielle de cette exi/5ce1 ne p\rra plus tre consci5te et sre de sa lib]t1 c'e/--dire de son indp5dance p> rapport t\s les autres tres de l'univ]s4 ,c'e/1 au contraire1 dans une volont se suffisant elle seule1 dans une lib]t absolue que la vraie sub/ance p\rrait rsid]4 ,mais dans ce second s5s1 le plus qu'on pt accord] l'homme1 ce s]ait simplem5t une vague consci5ce de la =ce ou volont univ]selle qui agit en n\s comme dans les autres2 cette prt5due consci5ce de l'univ]sel n'e/ sans d\te qu'une pure ide4 ,en t\t cas1 n\s p]dons notre moi p> ce second ct comme p> l'autre4 ,si n\s avions a9si consci5ce de quelque lib]t1 ce ne s]ait pas de notre lib]t individuelle1 mais de la lib]t1 de l'unit absolue1 suprieure notre individualit propre4 ,en ce cas1 je s]ais libre l o prcism5t je ne s]ais plus moi4 ,en tant que moi1 en tant qu'tre di/9ct et dt]m91 je suis dt]m9 dans mon action comme dans mon tre1 je suis pris au rseau du dt]m9isme univ]sel4 ,la lib]t1 si elle exi/e1 n'e/ plus que le m5s agitat molem4 ,de mme donc que mon moi se p]d dans la sub/ance des mtaphysici5s conue comme ncessit fondam5tale1 il se p]d aussi1 semble-t-il1 dans la sub/ance conue comme lib]t fondam5tale4 ,si la ncessit n'e/ pas moi1 l'absolu d'autre "p n'e/ pas moi1 ou du mo9s il n'e/ pas ce qu'il y a d'individuel et de proprem5t mi5 en moi-mme4 ,en d]nire analyse1 la consci5ce hypo?tique de la lib]t se rduit ou bi5 la vague consci5ce d'une exi/5ce absolue et univ]selle1 d'une volont absolue qui ne s]ait pas vraim5t notre volont individuelle1 ou bi5 une ide d'absolu1 une ide de lib]t1 qui e/ p\r le moi un idal1 et non encore une ralit prs5te au moi4 ,que la lib]t1 l'absolu1 soit la ralit mme1 on peut le prt5dre2 mais ma lib]t1 mon indp5dance absolue e/ c]ta9em5t une ide4 ,je n'ai pas consci5ce d'tre libre1 moi2 j'ai seulem5t consci5ce de p5s] la lib]t1 de l'aim] et d'y t5dre4 ,cette ide mme de lib]t1 n\s l'avons vu#ca1 se produit t\t naturellem5t sans exig] aucun effet de notre "p1 c> elle provi5t de ce que n\s ne faisons pas une analyse complte ni un complet calcul4 ,p> un phnomne s+uli]1 l'ide si utile de notre puissance volontaire provi5t de notre impuissance intellectuelle et de notre repos intellectuel4 ,les div]s possibles n\s p>aiss5t alors concid] dans la p]spective intrieure1 et cette app>5ce mme les rappro*e pratiquem5t4 ,dans une imm5se alle d'arbres1 les arbres lo9ta9s sembl5t se t\*]1 p>ce que n\s demeurons en repos sans all] vrifi] jusqu'au b\t2 que s]ait-ce s'il n'y avait po9t de b\t8 #ca ,voir livre premi]1 *ap4 premi]4 ,la consci5ce de l'indp5dance peut donc avoir p\r fond rel l'inconsci5ce de la dp5dance#cb4 #cb ,voir notre ,critique des sy/mes de morale 7ibid471 o n\s avons trait cette "q avec dtail4 ,soit un motif dt]m93 il e/ clair que je puis ne pas le suivre1--si j'en suis un autre2 mais cet autre son t\r1 je puis ne pas le suivre4 ,j'acqui]s a9si l'ide de mon indp5dance gnrale p> rapport *aque motif p>ticuli]1 et je f9is mme p> me p]suad] que1 si je vide la volont de t\t motif1 il re/]a encore une puissance indp5dante1 une volont pure et absolue analogue la p5se pure d',ari/ote4 ,il me semble mme alors que je ralise en moi cette volont et que j'en ai le s5tim5t ou la consci5ce4 ,mais1 qu& j'ai le s5tim5t de n'tre pas ncessit dans un acte1 ce peut tre prcism5t p>ce que la ncessit y e/ entire4 ,en effet1 p\r s5tir une ncessit et une contra9te1 c'e/--dire au fond un ob/acle1 il y faut rsi/] en quelque mesure et p> cela n'tre pas compltem5t entran2 mais1 si la ncessit se confond avec mon action mme1 ou plutt avec mon v\loir1 je n'ai plus que le s5tim5t d'une spontanx entire4 ,il ne faut pas se figur] t\j\rs la ncessit s\s la =me an?ropomorphique d'une contra9te matrielle1 comme celle d'un bras contra9t p> un autre bras2 elle peut tre la volont mme et le moi2 elle peut tre tellem5t dgage de rsi/ances extrieures que t\te ide de contra9te disp>aisse et que la ncessit imman5te se voie elle-mme spontanx4 ,puisque t\s les po9ts de vue la consci5ce de la lib]t individuelle demeure insaisissable1 le vrai problme de la lib]t e/ bi5 celui que n\s avons pos plusieurs reprises3--,jusqu' quel po9t et p> quels moy5s l'ide de la lib]t e/-elle ralisable au se9 mme du dt]m9isme8--,c'e/ ce problme qu'ab\tiss5t ncessairem5t t\s les sy/mes mtaphysiques1 et c'e/ s\s cette =me seule qu'on peut espr] un rappro*em5t pratique de ces sy/mes4 ,le problme de la lib]t individuelle n'e/ autre que celui de l'individuation3 on ne peut espr] le rs\dre ?oriquem5t et mtaphysiquem5t avec c]titude2 il ne pr5d de =me sci5tifique que s\s la =mule suivante3 ,jusqu' quel po9t et p> quelle srie de moy5s-t]mes p\vons-n\s n\s individualis]8 et aussi1 dans l'ordre moral3 ,jusqu' quel po9t p\vons-n\s n\s univ]salis]8--,c'e/ donc une "q de limite dplac]1 une "q exprim5tale d'volution et de progrs4 ,,*apitre ,,deuxi,,me ,l',,ind,,t]m9isme ,,psy*ologique4--,,la ,,lib]t ,d',,indiff,,r5ce ,i4 ,l'indt]m9ation p>tielle dans la s5sibilit et dans l'intellig5ce4 quilibre artificiel et prval5ce artificielle des ides4 ,,ii4 ,l'indt]m9ation dans la volont4 ,critique de ,reid4 ,,iii4 ,comm5t la dt]m9ation succde l'indt]m9ation4--,peut-on *oisir avec rflexion entre deux *oses indiffr5tes1 et o f9it la "p de la lib]t dans ce *oix8 ,expri5ces psy*ologiques4 ,analyse des faits de caprice et d'ob/9ation4 ,on a espr pr\v] psy*ologiquem5t l'exi/5ce d'une lib]t individuelle p> l'exam5 des cas o n\s *oisissons entre des *oses quival5tes et indiffr5tes4 ,ri5 de plus loign1 au premi] abord1 que le dt]m9isme mcanique et cette lib]t d'indiffr5ce ou d'quilibre4 ,on ne t>de p\rtant pas dc\vrir entre ces doctr9es une f\le de po9ts communs qui peuv5t en prp>] le rappro*em5t dans une notion plus sci5tifique4 ,t\t d'abord1 elles ont galem5t p\r fond des ides d'quilibre et de m\vem5t1 des ides mcaniques2 et elles ne sembl5t gure1 l'une et l'autre1 s'lev] au-dessus des considrations de =ces ou de quantits4 ,la lib]t d'quilibre s]ait plus physique que morale2 c> le problme moral1 que du re/e n\s ne v\lons pas pos] encore1 ne se pose jamais dans l'indiffr5ce4 ,de mme que les ma?matici5s rduis5t ce qu'on appelle jeux de has>d des jeux de ncessit ma?matique1 de mme1 peut-tre1 cette sorte de jeu et de has>d intrieur qui semble con/itu] la lib]t d'indiffr5ce s'explique-t-il p> les rgles gnrales du mcanisme1 auxquelles il p>aissait d'abord faire exception4 ,i4--,le mcanisme et la lib]t d'indiffr5ce s'accord5t reconnatre dans la s5sibilit1 dans l'intellig5ce1 dans l'activit1 des cas d'indt]m9ation et de /atique m5tale qui se ramn5t des tats d'quilibre4 ,mais1 l'un et l'autre sy/me le reconnaiss5t aussi1 cette indiffr5ce intrieure1 dans nos div]ses facults1 n'e/ jamais que p>tielle3 le repos absolu s]ait p\r n\s la mort4 ,la s5sibilit semble p>fois dans un tat de complte indiffr5ce2 mais1 avec un peu d'att5tion1 on y dc\vre t\j\rs quelque s5tim5t confus1 qui enveloppe un ef=t plus ou mo9s pnible ou un dploiem5t plus ou mo9s agrable d'activit4 ,je puis d'ailleurs1 en faisant att5tion quelque objet1 s\/raire ma rflexion1 s9on mon tre t\t enti]1 ces petits *angem5ts qui survi5n5t dans ma s5sibilit4 ,c'e/ alors que celle-ci p>at indiffr5te2 mais cette indiffr5ce n'e/ pas absolue3 c> je pr5ds intrt et plaisir dirig] ma p5se dans ce calme mme des s5s1 comme une b>que sur des eaux endormies et indiffr5tes4 ,en l'abs5ce de t\s les autres plaisirs1 celui-l re/e2 il ressemble au sillon que la b>que produit sa suite sur la surface qu'elle trav]se3 t\t autre flot a disp>u1 mais celui-l suffirait encore p\r faire tressaillir la masse des eaux et y entret5ir un m\vem5t p]ptuel4 99 99 99 99 99 ,l'indt]m9ation absolue de l'intellig5ce ne s]ait que la possibilit ab/raite de p5s]4 ,ce n'e/ pas dans cette torpeur de l'intellig5ce qu'il faut *]*] la place et le doma9e de la lib]t4 ,si celle-ci peut s'ex]c] dans l'indiffr5ce du jugem5t1 il ne s'agit alors que d'une indiffr5ce sur c]ta9s po9ts1 qui ne doit pas exclure1 mais plutt favoris] l'action dt]m9e de l'esprit sur d'autres po9ts4 ,l'indiffr5ce p>tielle de l'ent5dem5t peut tre produite en premi] lieu p> l'ignorance2 c>1 l'g>d de ce qu'elle ignore entirem5t1 mon intellig5ce ne saurait tre qu'indiffr5te et en repos4 ,la seconde cause d'indt]m9ation dans le jugem5t e/ le d\te4 ,en effet1 le d\te e/ un quilibre produit p> l'quival5ce en quantit et en qualit des raisons p\r l'affirmative et des raisons p\r la ngative4 ,ces raisons1 considres en elles-mmes et dans la ralit concrte des *oses1 ne sont jamais p>faitem5t quival5tes1 et c'e/ ce que ,leibniz s\ti5drait bon droit2 mais1 ,leibniz ne l'a pas assez rem>qu1 elles peuv5t tre quival5tes p\r notre intellig5ce imp>faite1 qui ne connat jamais t\s les t]mes de la "q4 ,p> exemple1 si je sais qu'une urne o je dois puis] conti5t c9q b\les blan*es et c9q b\les noires1 sans connatre ri5 de plus1 il y aura quilibre p>fait dans mon intellig5ce entre le p\r et le contre4 ,p\rtant1 cet quilibre n'exi/e pas dans la ralit4 ,les b\les ne sont pas t\tes gale di/ance de ma ma92 il en e/ qui sont au fond de l'urne1 et d'autres p> dessus2 il y a aussi dans le mcanisme de mon bras quelque *ose qui le f]a dvi] droite plutt qu' gau*e4 ,si je connaissais t\s les lm5ts concrets de la "q1 l'quilibre s]ait rompu et le d\te disp>atrait de mon esprit4 ,c'e/ donc l'ignorance1 en df9itive1 qui produit le d\te1 et cette seconde cause d'indt]m9ation intellectuelle se ramne la premire4 ,l'ignorance1 n\s obligeant nglig] c]ta9es *oses qui exi/5t dans la ralit sans exi/] dans notre p5se1 e/ une sorte d'ab/raction naturelle et =ce4 ,d'autre "p1 l'ab/raction logique p\rrait tre appele une ignorance artificielle p> laquelle n\s r5dons notre intellig5ce indt]m9e sur c]ta9s po9ts p\r p\voir la dt]m9] sur d'autres po9ts4 ,c'e/ l un troisime moy5 de produire l'indiffr5ce4 ,l'artifice de l'ab/raction1 en effet1 ne n\s s]t pas seulem5t dans les que/ions ?oriques2 n\s le mettons aussi en usage dans les problmes pratiques1 qu& n\s dlibrons sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire4 ,n\s p\vons alors1 p> l'ab/raction1 introduire mom5tanm5t l'quilibre entre des ides qui ne sont rellem5t pas quival5tes4 ,entre deux p>tis1 dont l'un au premi] abord prvaut dans mon jugem5t1 je puis rtablir artificiellem5t l'quilibre1 en faisant ab/raction des diffr5ces de valeur p\r ne considr] que les ressemblances1 en dt\rnant mon att5tion de c]ta9s po9ts p\r la fix] sur d'autres4 ,l'att5tion ressemble alors au balanci] dont on se s]t p\r ma9t5ir un quilibre in/able3 suivant qu'on le p5*e droite ou gau*e1 on tablit la comp5sation et l'indiffr5ce entre des =ces diffr5tes4 ,cet art de l'quilibre n\s e/ famili] t\s2 l'enfant l'emploie de bonne heure in/9ctivem5t1 et l'homme f9it p> y montr] une adresse vraim5t m]veilleuse4 ,n\s p\vons all] plus lo9 encore1 et faire en sorte que le p>ti infrieur p>aisse non seulem5t gal1 mais suprieur l'autre4 ,n\s faisons1 p> l'ab/raction1 r5tr] dans une sorte de nuit ce qui p\rrait assur] la supriorit un p>ti1 et n\s ne projetons la lumire que sur les cts p> o l'infriorit se montre4 ,les ruses des sophi/es p\r faire triomph] la mauvaise cause1 n\s les employons au se9 mme de notre consci5ce1 dans cette sorte d'assemble dlibrante que =m5t nos ides4 ,n\s p\vons aussi1 comme les rhteurs et les sophi/es1 comp5s] la valeur d'une raison trs =te p> un gr& nombre de raisons faibles4 ,la premire prvaudrait sur *acune des raisons opposes prise "p2 mais elle peut tre quilibre ou surpasse p> leur ensemble4 ,p>fois encore1 comme l'a fait voir ,leibniz1 la victoire que n\s n'aurions pas obt5ue en gros1 n\s l'obt5ons en dtail1 p> un gr\pem5t habile des que/ions et des raisons qui fait que1 dans *aque gr\pe1 le p\r doit l'emport]4 ,cet artifice rappelle l'adresse des politiques et les moy5s dont ils se s]v5t1 dans les pays de suffrage1 p\r obt5ir une majorit plus app>5te que relle1 en gr\pant les lecteurs dans des circonscriptions habilem5t di/ribues4 ,le langage1 qui n'e/ qu'un procd p>ticuli] d'ab/raction et d'analyse1 e/ aussi un moy5 puissant p\r produire artificiellem5t l'quival5ce ou la prval5ce des ides4 ,quelque diffr5ts que soi5t en eux-mmes le devoir et l'intrt1 les mots de devoir et d'intrt peuv5t tre considrs comme indiffr5ts1 et n\s sommes1 p> rapport ces mots1 dans un tat d'quilibre relatif4 ,il en e/ de mme des propositions v]bales1 qu& on les comp>e entre elles4 ,il e/ bon en soi de faire son devoir1 il e/ bon p\r moi de suivre mon intrt2--voil des propositions trs diffr5tes p\r le s5s1 mais qui devi5dront presque indiffr5tes si on dbite les mots sans faire att5tion aux ides4 ,l'ide vraie d'un devoir aurait pu l'emport] sur ma passion prs5te2 mais si je n'oppose cette passion que le mot mme de devoir et la p5se vague qu'il enf]me1 ne p\rrai-je pas p>v5ir1 non seulem5t quilibr] les *ances entre les div]ses raisons1 mais mme faire prvaloir dans mon jugem5t la raison la mo9s bonne8 ,leibniz rem>que que s\v5t1 en p5sant ,dieu1 la v]tu1 la flicit1 n\s raisonnons en p>oles1 presque sans avoir l'objet mme dans l'esprit2 n\s dbitons les mots comme des p]roquets1 et nos raisonnem5ts sont une espce de psittacisme qui ne f\rnit ri5 p\r le prs5t la consci5ce morale4 ,les mots peuv5t donc tre p\r l'intellig5ce un moy5 de se s\/raire t\t la fois l'action du s5sible et celle de l'intelligible4 ,p> les mots1 l'esprit devi5t comme indp5dant des *oses mmes et de leurs diffr5ces relles2 p> eux il peut se m\voir facilem5t en t\s s5s et port] son att5tion sur ce qui lui plat4 ,produit de l'ignorance naturelle ou de l'ab/raction artificielle1 l'indiffr5ce qu'(fre p>fois la p5se s'accorde avec le dt]m9isme aussi bi5 qu'avec la doctr9e contraire4 ,si le dsaccord a lieu1 ce s]a plutt dans l'explication des tats d'indiffr5ce ou d'quilibre que peut (frir la volont et des moy5s p> lesquels elle en sort4 ,,ii4--,les mobiles et les motifs qui influ5t sur notre activit ne sont autre *ose que les dt]m9ations de notre s5sibilit et de notre intellig5ce4 ,reid et les clectiques ont reprs5t la volont comme une sorte de puissance neutre qui demeur]ait p> elle-mme indiffr5te aux diffr5ces surv5ues dans le s5tim5t ou dans la p5se1 et qui ne subirait de leur "p aucune action relle1 aucune dt]m9ation1 ni totale ni p>tielle4 ,des motifs1 dit ,reid1 ne sont ni causes ni ag5ts2 ils suppos5t une cause effici5te1 et sans elle ne peuv5t ri5 produire444 ,un motif e/ galem5t incapable d'action et de passion1 p>ce qu'il n'e/ pas une *ose qui exi/e1 mais une *ose qui e/ conue2 c'e/ ce que les scola/iques appelai5t un tre de raison1 ens rationis4 ,les motifs peuv5t donc influ] sur l'action1 mais ils n'agiss5t pas#cc4 ,un motif1 dit ,reid1 n'e/ qu'une *ose conue2 mais d'abord une *ose conue e/ en mme temps une *ose s5tie1 p>ce que n\s pr5ons t\j\rs un intrt quelconque nos ides4 ,en outre1 un motif e/ une relle action ex]ce sur n\s et p> n\s4 ,la peur1 p> exemple1 e/-elle donc un tre de raison qui ne peut agir8 ,ce n'e/ sans d\te pas la peur prise ab/raitem5t qui agit1 semblable aux ,eumnides et aux ,gorgones2 mais c'e/ l'objet t]rible qui agit sur n\s et qui p> cela mme modifie notre activit1 en provoquant une raction dont la =ce e/ d'autant plus gr&e que l'action extrieure a t elle-mme plus =te4 ,il y a dans t\t motif1 dans t\te ide1 un comm5cem5t d'action et mme de m\vem5t qui t5d p]si/] et s'accrotre1 comme un lan qui n\s s]ait imprim ou que n\s n\s imprim]ions4 ,t\te ide e/ dj une =ce2 notre activit n'e/ donc ici nullem5t indiffr5te4 #cc ,reid1 trad4 ,j\ffroy4 t4 ,,ii1 #bab4 ,reid se contr$it lui-mme en disant que les motifs peuv5t influ5c] notre action et n\s p\ss] agir1 mais qu'ils n'agiss5t pas1 comme si influ5c] n'tait pas agir4 ,hamilton montre bi5 ce p>alogisme de ,reid3 ,si les motifs p\ss5t agir1 dit-il1 ils doiv5t coopr] l'action en produisant un c]ta9 effet sur l'ag5t4 ,mais ,hamilton commet un p>alogisme son t\r lorsqu'il aj\te3 ,cela ne *ange ri5 au raisonnem5t de dire 7avec les ncessitaires7 que les motifs dt]m95t l'homme agir1 ou de dire 7avec ,reid7 qu'ils le dt]m95t se dt]m9] agir#cd4--;,cela *ange quelque *ose1 au contraire4 ,dans le premi] cas1 l'action du motif e/ seule et suffit seule produire l'effet f9al1 p> exemple la fuite du dang]4 ,dans le second cas1 il y a place p\r une autre action1 qui peut-tre s]a elle-mme fatale1 mais qui peut-tre aussi s]a libre4 ,autre *ose e/ de dire simplem5t que la colre me dt]m9e1 et autre *ose de dire qu'elle me dt]m9e me dt]m9]2 c> il re/]a savoir si la fatalit ne cesse pas l o cesse la premire dt]m9ation1 produite p> l'objet1 et si la lib]t ne comm5ce pas l o comm5ce la seconde1 qui vi5t de moi-mme4 ,il n'y aurait qu'une contradiction app>5te dans ces mots3 ,la peur m'a dt]m9 fatalem5t me dt]m9] librem5t entre le c\rage ou la fuite4 ,n\s ne prt5dons pas que cette dt]m9ation libre exi/e2 mais ,hamilton n'en pr\ve pas l'impossibilit1 et l'action du dehors n'e/ pas incompatible avec notre action p]sonnelle4 ,reid et ,hamilton ne mett5t1 l'un et l'autre1 qu'un facteur l o il y en a peut-tre deux4 #cd ,notes ,reid1 p4 #fjh de l'dition anglaise4 ,a9si1 les motifs tant l'action de causes relles et motrices1 on ne peut pas se reprs5t] notre activit comme capable de demeur] absolum5t indiffr5te s\s cette action4 ,t\s les *angem5ts qui se produis5t dans le s5tim5t et la p5se produis5t eux-mmes des *angem5ts dans l'activit2 ce qui semble alors s'accomplir dans trois facults diffr5tes e/ au fond la mme action motrice t5dant p]svr] et crotre1 t5dant dev5ir complte1 objective et extrieure1 d'incomplte et de subjective qu'elle tait d'abord4 ,si donc les motifs peuv5t donn] lieu des faits d'indiffr5ce dans l'activit1 ce ne s]a jamais une indiffr5ce totale qui pntr]ait dans le fond mme de la volont1 mais seulem5t cette indiffr5ce p>tielle produite p> l'quilibre de plusieurs =ces4 ,exam9ons ces cas d'quilibre et de /atique4 ,,iii4--,les motifs donn5t lieu des effets /atiques ou mcaniques1 p>ce qu'ils envelopp5t de la =ce4 ,on dem&]a peut-tre comm5t se mesure cette =ce des motifs2 on dira avec ,j\ffroy qu'il n'y a po9t de commune mesure entre une ide et une passion1 ou entre telle ide et telle autre4--,c'e/ oubli] que t\te ide e/ aussi un s5tim5t2 c'e/ oubli] surt\t que les motifs et les mobiles sont des actions suivies de raction4 ,l o se tr\ve l'action se tr\ve aussi l'int5sit1 la =ce4 ,c'e/ donc dans l'action qu'e/ la commune mesure3 n\s mesurons l'int5sit des motifs l'int5sit de l'action que notre c>actre1 notre moi1 e/ oblig de dploy] p\r leur rsi/]1 en d'autres t]mes1 l'ef=t4 ,il se passe alors quelque *ose d'analogue ce que n\s faisons en s\pesant un objet1 qu& n\s apprcions le poids p> l'ef=t que cet objet exige p\r tre s\lev4 ,si les in/rum5ts de prcision manqu5t p\r les =ces spirituelles1 les lois gnrales de la comb9aison des =ces n'en sont pas mo9s ici applicables4 ,rem>quons d'ailleurs que les =ces m5tales sont elles-mmes le type d'aprs lequel n\s n\s figurons les autres2 n\s n'avons aprs t\t consci5ce que de la =ce intrieure1--ef=t1 t5dance1 dsir1--et c'e/ p> analogie avec elle que n\s n\s reprs5tons la nature intime des autres =ces4 ,deux t5dances contraires et d'gale int5sit peuv5t produire un quilibre relatif dans notre activit2 quilibre t\j\rs =t in/able1 et qui devrait se reprs5t] matriellem5t p> une oscillation plutt que p> le repos4 ,il n\s e/ impossible1 en effet1 d'avoir l'esprit galem5t fix sur deux objets la fois1 p> exemple le pril prs5t et le regret v5ir d'une action l*e4 ,de ces deux ides1 il en e/ t\j\rs une qui dom9e quelque peu et t5d s'clair] t&is que l'autre s'obscurcit4 ,la rflexion mme qui n\s av]tit de l'ide actuellem5t dom9ante fait surgir son t\r l'ide dom9e1 en v]tu de l'habituelle association des contraires1 qui1 dans la dlibration entre des contraires1 e/ ncessairem5t en jeu4 ,la t5dance t\t l'heure matresse e/ alors peu peu contrebalance4 ,de l1 comme n\s l'avons dj rem>qu1 une oscillation analogue celle du p5dule4 ,la =ce con/ante de la pesanteur1 qui excite le p5dule r5tr] dans sa position normale1 peut tre aussi comp>e la t5dance con/ante qui incl9e l'esprit v]s le bonheur en gnral3 le dsir inn du bonheur n'e/-il pas comme la gravitation naturelle des volonts v]s leur c5tre8 ,les impulsions p>ticulires droite ou gau*e sont analogues aux t5dances t\r t\r prdom9antes4 ,la rsi/ance que l'air oppose aux m\vem5ts du p5dule et qui peu peu les ral5tit1 a p\r analogue la dim9ution progressive d'int5sit que produis5t dans nos t5dances rivales1 soit l'habitude1 soit la fatigue et l'ennui4 ,enf91 le po9t fixe auquel e/ atta* le p5dule p\rrait tre comp> l'unit1 relle ou app>5te1 de notre moi4 ,l'oscillation de l'activit a p\r consqu5ce f9ale1 soit le repos1 soit le m\vem5t dans une direction dt]m9e4 ,s\v5t n\s ne savons pas p\rquoi l'indt]m9ation primitive a eu p\r rsultat telle dt]m9ation plutt que telle autre4 ,cep5dant il y a t\j\rs une raison qui explique le fait2 mais cette raison n'e/ pas une ide conue p> l'esprit1 un motif consci5t1 et c'e/ p\r cela mme que le rsultat e/ mcanique4 ,l'abs5ce de motif ne pr\ve pas qu'alors je sois libre3 au contraire1 la lib]t disp>at avec le motif mme1 qui fait place des influ5ces involontaires4 ,je veux pr5dre une gu9e p\r acquitt] une dette1 et j't5ds le bras v]s les gu9es qui sont s\s mes yeux3 l il y a motif1 et il peut y avoir lib]t4 ,ma ma9 saisit telle gu9e et non pas telle autre3 l il n'y a plus de motif et1 contrairem5t l'op9ion de ,reid1 il n'y a plus de lib]t4 ,le rsultat ne cesse pas d'avoir une cause2 mais cette cause e/ dans les organes et dans les circon/ances extrieures4 ,aussi je m'attribue la dt]m9ation initiale1 qui tait de *oisir une gu9e quelconque1 et non le *oix f9al de telle gu9e4 ,la preuve en e/ que1 si la gu9e se tr\ve tre fausse1 je dcl9e t\te responsabilit4 ,et en effet1 les gu9es se confondai5t p\r mon esprit1 grce ma facult d'ab/raire1 et =mai5t une pluralit de t]mes id5tiques2 ce n'e/ donc pas sur telle gu9e p>ticulire1 mais sur la gu9e en gnral qu'a port ma dt]m9ation volontaire4 ,or1 il n'y avait pas indiffr5ce de ma volont l'g>d de la gu9e en gnral1 conue comme moy5 de pay] ma dette4 ,la gu9e en gnral n'e/ pas une *ose indt]m9e et indiffr5te3 elle (fre des c>actres prcis1 p>mi lesquels se tr\ve la possibilit de s]vir au payem5t d'une dette1 et c'e/ p> rapport ces c>actres dt]m9s que je me suis dt]m9 moi-mme1 en laissant les autres c>actres dans le vague4 ,mais1 comme je vis dans un monde o on n'acquitte pas ses dettes avec la gu9e en gnral1 il faut bi5 que l'action ab\tisse une gu9e p>ticulire4 ,ma volont laisse alors des causes trangres le so9 de dt]m9] ce que j'avais laiss dans l'indt]m9ation2 le problme e/ a9si rsolu p> des causes qui ne sont plus moi2 j'abdique p>tir d'un c]ta9 po9t1 et me confie des =ces extrieures2 je donne l'impulsion initiale en laissant au milieu o elle se propage le so9 de l'a*ev]4 ,ma ma9 e/ comme le *eval auquel on a donn un c\p d'p]on1 et qui va ensuite p> lui-mme1 un peu plus gau*e ou un peu plus droite1 selon les circon/ances4 ,la portion indt]m9e des *oses auxquelles je me dt]m9e e/ donc la limite que je pose la sphre d'action de ma volont2 je veux telles et telles *oses jusqu' cette limite o doit comm5c]1 avec mon ab/5tion1 l'action de l'extrieur4 ,je puis d'ailleurs t5dre plus ou mo9s la sphre de mon action propre2 je puis me dt]m9] pr5dre telle gu9e dans le tas qui e/ droite1 et une gu9e telle effigie1 et une gu9e neuve1 etc4 ,mais1 comme il m'e/ impossible de pass] en revue l'inf9it des c>actres inhr5ts une gu9e concrte et relle1 il y aura t\j\rs quelque ab/raction dans mon ide1 et la sphre de ma dt]m9ation s]a enveloppe d'une sphre indt]m9e4 ,a vrai dire1 le has>d e/ ncessit1 et la "p que mon action laisse l'indt]m9ation p\r moi1 c'e/ la "p qu'elle laisse la dt]m9ation p> autre *ose que moi4 ,aussi mon action e/ d'autant plus libre et p]sonnelle qu'elle e/ plus c>actrise dans t\s ses dtails1 plus dt]m9e1 plus diffr5cie1 mo9s ab/raite et mo9s vague4 ,plus la vue e/ p]ante1 plus augm5te le nombre de po9ts dt]m9s qu'elle embrasse2 de mme1 plus ma volont e/ indp5dante1 plus s'accrot le nombre de po9ts dt]m9s auxquels s'applique son action4 ,p\r la volont di/raite1 quelques po9ts dt]m9s flott5t dans un g\ffre d'indt]m9ation2 elle s'en cont5te1 s'y atta*e1 et flotte bi5tt elle-mme au gr des circon/ances extrieures4 ,qu& la volont e/ att5tive1 int5se et rfl*ie1 une f\le de *oses se diffr5ci5t et se dt]m95t s\s son action2 le vague et l'indiffr5ce recul5t devant elle2 elle ne laisse ri5 la =tune1 c'e/--dire la ncessit extrieure1 de t\t ce qu'elle peut lui enlev] p> son initiative intellig5te4 ,reid1 donnant lui-mme l'exemple de l'inatt5tion et d'un jugem5t port sur des ides trop indt]m9es1 a confondu ces deux contraires3 action propre et action extrieure4 ,la lib]t d'indiffr5ce n'e/ que le p\voir de donn] lieu des faits de ncessit mcanique1 et de faire accomplir en quelque sorte la plus gr&e p>tie de sa besogne p> des causes trangres dcores du nom de has>d4 ,aussi exprime-t-on s\v5t la *ose en disant3 ,je suis libre de remu] mon bras au has>d4 ,c'e/ ce qui fait l'infriorit de la lib]t d'indiffr5ce1 ess5tiellem5t mle d'in/9ct et de fatalit4 99 99 99 99 99 ,on object]a qu'on peut *oisir1 non plus au has>d1 mais avec rflexion1 entre des *oses qu'on sait indiffr5tes1 et que l'action ici n'e/ plus ma*9ale4 ,si je dois rang] trois cubes gaux sur une ligne1 disait ,cl>ke1 je s]ai libre de les rang] avec un *oix rfl*i entre des positions indiffr5tes4--,sans d\te2 mais ce qui s]a libre1 ce s]a seulem5t de v\loir les rang]2 quant aux raisons qui v\s f]ont mettre tel cube le premi] plutt que le second1 si elles n'exi/5t pas dans votre p5se1 elles exi/]ont ailleurs1 dans un conc\rs de circon/ances =tuites ou fatales4 ,je fais en ce mom5t l'expri5ce dont p>le ,cl>ke2 seulem5t1 p\r dim9u] le plus possible la "p des causes trangres1 je la fais dans mon imag9ation4 ,je me figure les trois cubes2 puis j'en considre un en p>ticuli]1 et je lui donne div]ses positions ct des deux autres4 ,voici la srie de ces positions telles qu'elles me sont v5ues l'esprit3 #a gau*e1 milieu1 droite2 #b gau*e1 milieu1 droite2 #c milieu1 droite1 gau*e2 #d gau*e1 droite1 milieu4--,en y rfl*issant1 je me rappelle les causes de ce rsultat1 dont j'ai eu une vague consci5ce4 ,si j'ai d'abord reproduit deux fois la mme comb9aison1 c'e/ que mon premi] m\vem5t a t de me rpt] en v]tu d'une vitesse acquise ou d'une habitude l'tat naissant2 j'ai mis a9si une sorte de symtrie dans mes comb9aisons1 et comme un ry?me rguli]4 ,c'e/ l1 rem>quons-le1 l'orig9e de t\s les ry?mes3 si on a *ant une mesure compose d'une noire et de deux cro*es1 on rpte in/9ctivem5t une seconde mesure semblable la premire1 p>ce que la volont1 ou en gnral1 la =ce t5d se ma9t5ir et se reproduire2 ensuite on t5d encore repr5dre l'ensemble des deux mesures1 ce qui donne naissance la priode c>re1 type des phrases musicales4 ,dans la comb9aison des cubes1 j'avais comm5c une sorte de priode c>re4 ,aprs les deux premires comb9aisons symtriques1 je me suis ap]u de cette symtrie1 et j'ai v\lu en rompre l'ordre1 p\r montr] qu'elle ne m'en*anait pas4 ,mais1 en ne v\lant suivre aucun ordre1 j'en ai encore suivi un in/9ctivem5t3 j'avais pris deux fois de suite p\r premi] t]me la gau*e2 j'ai pris ensuite le milieu1 qui se tr\ve tre le second t]me2 c'tait la comb9aison la plus vois9e de la premire4 ,aprs avoir dit3 milieu1 j'ai aj\t3 droite1 r5trant a9si p> habitude dans les deux premires comb9aisons dont je v\lais sortir1 et alors j'ai d pr5dre ncessairem5t p\r troisime t]me3 gau*e4 ,enf91 la quatrime expri5ce1 j'ai dit3 gau*e1 droite1 milieu4 ,comme le d]ni] mot de l'expri5ce prcd5te tait gau*e1 je l'ai rpt in/9ctivem5t2 c'tait ce qu'il y avait de plus vois9 et de plus simple4 ,me s5tant alors ram5 dans les deux premires comb9aisons dont j'avais v\lu sortir1 je me suis tir d'affaire en int]v]tissant les deux d]ni]s t]mes et en mettant3 droite1 milieu1 la place de3 milieu1 droite4 ,j'ai donc suivi un ordre cont9uel1 et il y a eu des dt]m9ations dans cette app>5te indt]m9ation4 ,le c\rs de mon activit t5dait t\j\rs pr5dre la voie la plus vois9e et la plus facile2 cette voie tant celle de la rptition1 je me s]ais t\j\rs rpt moi-mme comme le p5dule rpte ses oscillations1 si je n'avais pas eu le dsir d'introduire des diffr5ces et des *angem5ts brusques p\r pr\v] mon p\voir arbitraire4 ,un mobile matriel qui t5d rpt] son m\vem5t le rpte en effet1 p>ce que c'e/ la voie la plus facile et la plus vois9e1 et que du re/e il n'a po9t l'ide d'autre *ose2 si j'ai pu1 moi1 pr5dre des voies div]ses1 c'e/ que j'en avais l'ide1 et que mon b tait prcism5t de ralis] une div]sit de *angem5ts4 ,ces *angem5ts n'ont p\rtant pas t aussi brusques que je le v\lais1 et j'ai suivi spontanm5t la loi de cont9uit4 ,ma volont ne s'e/ po9t manife/e p> un dsordre inexplicable1 mais p> un ordre intelligible4 ,rev5ant l'exemple prcd5t1 je me dem&e p\rquoi1 dans la premire comb9aison des cubes1 j'ai suivi l'ordre3 gau*e1 milieu1 droite1 plutt que3 droite1 milieu1 gau*e4 ,en comp>ant ces deux reprs5tations1 je m'ap]ois que la seconde exige un peu plus d'ef=t que la premire2 mon reg>d intrieur1 aprs avoir p>c\ru rapidem5t la ligne de gau*e droite1 pr\ve une c]ta9e rsi/ance en rev5ant de droite gau*e1 comme qu& on remonte un c\rant au lieu de le desc5dre4 ,cela doit tre l'effet d'une habitude que je ne m'explique pas t\t d'abord4 ,voici1 aprs rflexion1 ce qui m'en p>at tre la cause3 n\s sommes habitus lire de gau*e droite1 et ce m\vem5t n\s e/ dev5u trs famili]4 ,en v\lant p>c\rir la ligne des cubes en s5s oppos1 je suis comme quelqu'un qui essay]ait de lire reb\rs4 ,cep5dant l'ef=t e/ ici m9ime1 p>ce que les trois cubes sont similaires4 ,de mme1 le lecteur aura peu d'ef=t faire p\r lire reb\rs la =mule suivante3 a a a2 il lui en faudra davantage p\r lire reb\rs le mot toi1 qui devi5t i o t4 ,p\r pel] reb\rs a a a1 je n'ai qu' rpt] trois fois le mme ef=t2 p\r lire iot1 j'ai trois ef=ts diffr5ts faire4 ,de plus1 qu& n\s lisons1 c'e/ l'oeil gau*e qui comm5ce4 ,ma volont a donc t\j\rs suivi la loi de la mo9dre action ou d'conomie4 ,si je frappe la table de lg]s c\ps1 plus ou mo9s rapides1 je retombe t\j\rs malgr moi dans la symtrie et je f9is p> produire des ry?mes c>rs de tamb\r4 ,cet ordre symtrique rep>at ds que je ne suis plus att5tif au dsordre arbitraire que je veux ralis]1 et qui1 au mom5t o je le veux1 ne m'e/ po9t indiffr5t4 ,l'indiffr5ce1 l o elle se tr\ve1 fait immdiatem5t repr5dre le dessus aux in/9cts et aux habitudes4 ,dans t\t cela je *]*e va9em5t cette lib]t d'quilibre qui se dt]m9]ait sans aucune raison entre deux t]mes quipoll5ts4 ,les expri5ces p\rront v>i] avec les individus et leurs habitudes1 elles p\rront (frir des dtails inexpliqus et l'app>5ce d'un caprice absolu1 mais elles n'en dmontr]ont pas rellem5t l'exi/5ce4 ,il m'e/ impossible d'in/itu] une expri5ce telle qu'on puisse calcul] exactem5t t\tes les causes connues ou non connues1 calcul qui p]mettrait seul d'affirm] un p>fait quilibre suivi d'une action dt]m9e4 ,l'hypo?se de ,buridan e/ irralisable4 ,voici p\rtant une des expri5ces qui s'en rappro*]ai5t le plus4 ,soi5t deux po9ts aussi vois9s l'un de l'autre qu'il e/ possible1 de manire p\voir tre ap]u d'un mme reg>d3 ,je ti5s ma plume au-dessus de la page1 un p\ce environ de ces po9ts1 et autant que possible la mme di/ance des deux4 ,il s'agit de savoir si je pos]ai ma plume sur le po9t droite ou sur le po9t gau*e1 ce qui actuellem5t m'e/ =t gal4 ,tant que je reg>de la fois les deux po9ts1 et que j'en ma9ti5s les deux ides en balance p\r qu'elles ai5t la mme int5sit1 je me s5s susp5du et en quilibre4 ,je ne puis rompre cet quilibre que de deux manires4 ,premirem5t1 je me rs\s all] v]s n'importe quel po9t1 et p\r cela t5dre la plume au has>d sans prvoir de quel ct elle se tr\v]a p\sse4 ,p> l je fais ab/raction de la diffr5ce des deux po9ts1 qui se confond5t p\r moi1 et il n'y a plus alors en prs5ce que deux t]mes2 ou repos1 ou m\vem5t v]s un po9t indt]m94 ,j'ab&onne ensuite aux causes extrieures le so9 de dt]m9] ce que j'avais laiss dans l'indt]m9ation et de port] ma ma9 droite ou gau*e4--,voici la deuxime manire de rompre l'quilibre4 ,la dt]m9ation prcise du po9t1 au lieu de suivre le m\vem5t de ma ma91 peut tre faite p> moi d'avance1 c'e/--dire que je puis la faire p> la p5se4 ,mais alors il se produit la mme *ose que t\t l'heure1 idalem5t et non plus physiquem5t4 ,tant que je ma9ti5s les deux ides s\s un acte d'intellig5ce unique1 et comme s\s un unique reg>d intrieur1 je me s5s encore en susp5s2 ma volont ne se pose p\r a9si dire sur aucun des deux po9ts1 mais plutt sur les deux la fois4 ,p\r sortir de l il faut que je brise l'unit concrte de ma conception1 et que je fasse ab/raction d'un po9t p\r faire att5tion l'autre4 ,je puis alors pass] successivem5t de la premire ide la seconde1 et je produis comme un m\vem5t d'oscillation2 aprs quoi1 qu& je me dcide agir1 cette impulsion v5ant se suraj\t] l'ide qui se tr\ve alors plus int5se comme objet de mon att5tion1 la rsultante e/ une dcision dans ce s5s4 ,les deux ides n'tai5t donc plus en quilibre1 et il y a eu une cause p\r le *oix f9al de l'une plutt que de l'autre4 ,on rem>qu]a qu'il e/ physiquem5t impossible ou trs difficile1 selon les physiologi/es1 de considr] la fois1 en les di/+uant1 deux po9ts situs une di/ance apprciable2 la mme difficult se retr\ve qu& il s'agit de p5s] di/9ctem5t deux *oses la fois1 et il e/ probable que le p>fait quilibre des deux images ou des deux ides ne saurait dur] plus d'un in/ant sans faire place une oscillation4 ,l'hypo?se de l'indiffr5ce n'en e/ que mo9s admissible1 et t\t porte croire que cette indiffr5ce n'exi/e plus au mom5t de la dt]m9ation4 ,la seule ress\rce des p>tisans de l'indiffr5ce1 c'e/ de replac] le mme problme plus haut4--,soit1 diront-ils2 une fois prise la dcision d'agir1 il y a eu une raison d'all] v]s tel po9t plutt que v]s tel autre2 mais p\rquoi v\s tes-v\s dcid m>qu] un des po9ts1 physiquem5t avec votre plume1 idalem5t avec votre p5se1 plutt que de v\s ab/5ir8--,je rponds qu'une induction lgitime n\s p]met d'assimil] ces deux n\veaux t]mes1 ab/5tion ou action v]s un po9t1 aux deux t]mes prcd5ts3 action v]s le po9t droite1 ou action v]s le po9t gau*e4 ,il n'e/ pas croire que ma volont1 *angeant t\t d'un c\p de m?ode dans ce dveloppem5t cont9u1 en vi5ne se dt]m9] sans raison2 d'autant plus qu'agir ou ne pas agir sont r>em5t des *oses indiffr5tes4 ,en fait1 la raison p\r laquelle j'ai agi t\t l'heure n'e/ pas difficile tr\v]3 je v\lais faire une expri5ce et vrifi] l'exactitude de votre ?orie4 ,je m'tais donc prdt]m9 agir1 et la seule "q tait de savoir de quel ct je me dirig]ais4 ,cette analyse n\s a dc\v]t le procd dont se s]t la volont p\r dt]m9] sa direction f9ale3 l'ab/raction1 qui remplace deux ides gales p> une ide dom9ante4 ,s'agit-il p\r la volont de faire de deux *oses l'une1 de pr5dre une dt]m9ation entre deux p>tis1 p\r cela la volont ab/rait p> la p5se l'un des t]mes2 c> elle ne p\rrait agir d'une manire une et exclusive s\s deux p5ses quival5tes en int5sit et en intrt4 ,la loi du p>alllogramme des =ces s'applique aussi la mcanique intellectuelle4 ,p\r *ang] sa direction1 la volont doit donc ab/raire l'une des deux =ces en faisant att5tion l'autre4 ,mais cette att5tion suppose une t5dance p]si/ante en un s5s plutt que dans l'autre1 de sorte que ce qui a lieu dans la p5se exprime une dt]m9ation antrieure de l'activit4 ,n\s n\s retr\vons donc t\j\rs en prs5ce d'une activit dt]m9e1 soit qu'elle se dt]m9e elle-mme primitivem5t1 ou qu'autre *ose la dt]m9e4 99 99 99 99 99 ,les p>tisans de la lib]t d'indiffr5ce1 laissant de ct les cas o la volont se rs\drait sans raison1 n\s object]ont peut-tre ceux o elle p>at se rs\dre contre t\te raison4 ,v\s me donnez *oisir entre v+t francs et qu>ante1 je puis *oisir v+t francs4--,oui1 p\r affirm] votre p\voir mme de *oisir4 ,votre acte n'e/ donc pas sans motif ni sans mobile3 le motif e/ l'ide mme que v\s avez de votre puissance1 le mobile e/ le dsir de ralis] cette ide4 ,l'ide de notre puissance sur n\s-mmes1 dont n\s avons montr t\te l'importance1 e/ encore le moy5-t]me qui concilie1 dans cette "q1 la lib]t d'quilibre et le mcanisme4 ,les p>tisans de l'indiffr5ce et leurs adv]saires compr5n5t mal le problme en n'y introduisant comme motifs que des raisons objectives plus ou mo9s extr9sques1 qu'ils comp>5t entre elles 7v+t francs et qu>ante francs72 il y a t\j\rs en outre une raison intr9sque dont ils font ab/raction1 savoir l'ide mme de ma puissance4 ,n'arrive-t-il pas t\t le monde de *oisir le mo9s raisonnable1 et jusqu' l'absurde1 uniquem5t p\r faire l'essai et p\r se donn] le spectacle de sa puissance intrieure8 ,cet acte1 qui s]ait compltem5t draisonnable et in9telligible ne considr] que les raisons extr9sques et objectives1 r$evi5t raisonnable et intelligible p> une raison subjective que je me suis faite moi-mme4 ,les faits de caprice ou d'ob/9ation invoqus p> les p>tisans de l'indiffr5ce sont donc rels1 mais mal int]prts4 ,l'indt]m9ation dont on veut les faire prcd] e/ t\j\rs elle-mme incomplte et p>tielle2 allez plus lo9 et plus haut1 v\s tr\v]ez des motifs dt]m9s1 ne ft-ce que le motif d'pr\v] votre libre puissance4 99 99 99 99 99 ,en df9itive la lib]t d'indiffr5ce1 trangre l'ordre moral1 semble n'tre que la facult de faire incompltem5t une action en ab&onnant le re/e aux faits de has>d ou de ncessit4 ,cette facult e/ d'ailleurs prcieuse1 c> n\s ne p\vons pas t\j\rs accomplir t\te la besogne1 ce qui exig]ait une analyse sans f94 ,appliquant alors le pr9cipe conomique de la division du travail1 la volont p>tage son oeuvre avec la ncessit extrieure1 laquelle elle donne m&at p\r lui v5ir en aide4 ,les p>tisans de la lib]t d'quilibre ou d'indiffr5ce ont eu tort de *]*] la vraie lib]t dans cette sphre physique trangre la morale4 ,plus ils croyai5t s'c>t] de leurs adv]saires en opposant au de/9 une sorte de has>d intrieur1 plus ils se rappro*ai5t de la rgion du mcanisme1 o l'quilibre et le m\vem5t de nos t5dances subiss5t t\tes les conditions de la quantit4 ,le mcanisme m5tal peut excut] les m\vem5ts les plus v>is et en app>5ce les plus arbitraires2 mais c'e/ t\j\rs s\s l'influ5ce d'une ide directrice et explicative1 ne ft-ce que l'ide mme de la lib]t d'indiffr5ce1 illusoire au fond1 et cep5dant ralisable jusqu' un c]ta9 po9t dans ses applications pratiques4 ,,*apitre ,,troisi,,me ,,la ,,lib]t ,d',,indiff,,r5ce ,,et ,,le ,,libre ,,arbitre ,,dans ,l',,ind,,t]m9isme ,,spirituali/e ,i4 ,quatre manires diffr5tes de se reprs5t] le rapport des motifs la volition4 ,,ii4 ,exam5 des ef=ts du spiritualisme p\r di/+u] le libre arbitre de la lib]t d'indiffr5ce4--,avons-n\s consci5ce du libre arbitre1 soit comme fait1 soit comme condition suprieure aux faits4--,artifice du cl9am5 inf9itsimal qu'on p\rrait imag9]4 ,son insuffisance4 ,i4--,la lib]t d'indiffr5ce tant dev5ue ins\t5able1 t\t l'ef=t des p>tisans du libre arbitre consi/e di/+u] ce d]ni] de la lib]t d'indiffr5ce1 c'e/--dire de l'arbitraire1 qui e/ lui-mme ou moralem5t indiffr5t ou immoral4 *app] l'indiffr5tisme sans admettre le dt]m9isme1 tel e/ le b de t\s les argum5ts psy*ologiques proposs soit p> l'clectisme spirituali/e1 soit p> le criticisme phnomni/e4 ,le problme psy*ologique du libre arbitre1 en effet1 e/ t\t enti] dans la manire dont on se reprs5te le rapport des motifs la volition4 ,les motifs peuv5t tre conu de quatre faons diffr5tes4 ,p\r l'indt]m9isme spirituali/e1 ce sont de simples objets de contemplation entre lesquels se dt]m9e son gr une volont indt]m9e en soi et rsidant dans une sub/ance spirituelle4--,p\r l'indt]m9isme phnomni/e 7qui rejette les sub/ances et les n\mnes de ,kant t\t en croyant g>d] son criticisme71 les motifs sont eux-mmes des produits volontaires et mme des crations spontanes2 ce sont des phnomnes qui1 comm5ant absolum5t et en dehors de t\te sub/ance1 se produis5t et se meuv5t p> eux-mmes3 les motifs sont alors automotifs4--,p\r le dt]m9isme matriali/e1 les motifs sont1 dans la consci5ce1 d'inactifs symboles des =ces pr(ondes et seules actives qui1 dans le c]veau1 ont p\r rsultat le m\vem5t f9al3 les faits de consci5ce ne sont alors ni contemplatifs ni automotifs2 ils sont de simples reflets1 comme la lumire d'une locomotive qui n'influe en ri5 sur son m\vem5t4 ,c'e/ l'hypo?se de ,maudsley1 de ,tyndall1 de ,huxley1 de t\s ceux qui considr5t la consci5ce comme un simple piphnomne1 au-dess\s duquel les phnomnes crbraux suiv5t leur c\rs de la mme manire que si la p5se n'exi/ait pas4 ,la p5se n'e/ alors qu'un app>eil enregi/reur4--,il y a1 selon n\s1 une quatrime hypo?se1 celle des ides-=ces1 d'aprs laquelle les motifs consci5ts1 enveloppant des t5dances motrices1 ne sont ni purem5t rflecteurs comme dans le mcanisme1 ni purem5t contemplatifs comme dans la lib]t d'indiffr5ce1 ni crateurs d'eux-mmes et automotifs comme dans l'hypo?se des comm5cem5ts absolus1 mais ragissants et dirigeants4 ,p> l1 n\s v]rons plus lo9 qu'on *appe t\t ensemble3 #a l'indiffr5ce qui e/ ca*e s\s le libre arbitre du spiritualisme2 #b aux comm5cem5ts absolus et aux gnrations spontanes de phnomnes2 #c au mcanisme in]te et la torpeur du matrialisme fatali/e4 ,il faut assur] la fois rgul>it et flexibilit indf9ie1 action de la p5se sur soi et sur le dehors2 p\r cela1 on ne peut admettre ni une ma*9e brute1 comme dans le matrialisme exclusif1 ni une ma*9e miraculeuse1 comme dans le criticisme phnomni/e1 ni une entit vide1 comme dans le spiritualisme2 n\s v\lons la vie avec son activit1 avec ses lois1 mais aussi avec son idal1 qui1 n\s le montr]ons1 peut dev5ir le facteur de sa propre ralisation4 ,cette d]nire solution n\s semble la seule compatible avec la sci5ce au po9t de vue psy*ologique4 ,quant au po9t de vue mtaphysique1 il demeure "p4 ,en ce mom5t1 n\s n\s ti5drons dans le doma9e de la pure psy*ologie2 n\s f]ons voir la ncessaire volution qui1 de la lib]t d'indiffr5ce1 entrane la p5se la lib]t cratrice de motifs1 puis de celle-ci1 simple app>5ce provisoire1 au dt]m9isme mcani/e1 lequel la f9 a beso9 d'tre complt p> un dt]m9isme dynami/e et vivant1 syn?se du naturalisme et de l'idalisme4 ,n\s n'ap]cevons pas p\r le psy*ologue de position possible en dehors de ces quatre hypo?ses1 auxquelles t\tes les autres conceptions psy*ologiques vi5n5t logiquem5t se rduire4 ,la gr&e objection des p>tisans du libre arbitre aux dt]m9i/es e/3--,v\s p>alysez la volont2 et la gr&e objection des dt]m9i/es aux p>tisans du libre arbitre e/3--,v\s p>alysez l'intellig5ce4--,n\s v]rons qu'on peut ma9t5ir ensemble au po9t de vue psy*ologique l'intellig5ce et la volont1 la sci5ce et l'action4 ,au moy5 de cette conception syn?tique1 on vit]a la fois l'argum5t p] absurdum oppos p> le dt]m9isme au libre arbitre1 et l'argum5t p>esseux qui fait le fond de t\tes les objections au dt]m9isme4 ,,ii4--,comm5ons p> exam9] l'argum5tation de l'clectisme spirituali/e4 ,elle consi/e s\t5ir que le libre arbitre n'e/ po9t le p\voir de se dt]m9] sans motifs1 mais qu'il e/ le p\voir de se dt]m9] entre plusieurs motifs1 p> exemple entre l'ide de l'intrt prs5t ou celle de l'intrt durable4 ,les motifs sont comme des conseill]s intimes prononant de beaux disc\rs devant une ,maje/ qui se dt]m9e ensuite selon son bon plaisir4--,a quoi l'on peut rpondre3--,ou bi5 cette dt]m9ation elle-mme a un motif qui la dt]m9e1 et alors il y a dt]m9isme2 ou elle n'en a pas1 et en ce cas elle e/ rellem5t indiffr5te2 ou enf9 elle en a un1 mais elle lui e/ contraire1 et alors elle e/ pis qu'indiffr5te3 elle e/ irrationnelle4 ,le comble de l'indiffr5ce et de l'irrationalit en effet1 c'e/ d'agir non seulem5t sans motifs1 mais contre ses motifs2 or1 c'e/ prcism5t ce qui c>actrise le libre arbitre du spiritualisme classique et clectique4 ,on en a propos une bonne =mule en c>actrisant les motifs comme de simples objets de contemplation1 de reprs5tation1 entre lesquels la volont se dcide p> un ef=t propre#ce2 tel le prom5eur *oisit entre deux rues dont *acune e/ claire4 ,ce sont des ides-spectacles1 qui n'ex]c5t qu'une action platonique1 comme les toiles brillant sur nos ttes1 comme les a/res qui ne ncessit5t pas4--,mais1 en croyant p> l sauv] la lib]t1 on fait ce qui e/ le plus propre la compromettre1 et on donne la ma9 sans le savoir aux purs mcani/es4 ,en effet1 on rduit comme eux les ides de simples reflets2 l'action re/e donc expliqu] t\t entire3 on n'a plus alors de refuge que dans une volont indiffr5te1 qu'on place entre deux ides comme entre deux fanaux4 ,aussi les matriali/es ont-ils le droit de dire3--,votre volont indt]m9e e/ un my!1 et vos motifs ab/raits sont des symboles2 le vrai fond1 c'e/ le dsir1 face subjective des m\vem5ts crbraux3 et ces dsirs ne sont plus des motifs dilettantes3 ils ne se cont5t5t mme pas d'incl9]1 comme dit ,leibnitz1 ils ncessit5t4 ,votre volont prt5due e/ une aiguille d'horloge mue p> des ressorts qui sont les dsirs1 t\t aut\r d'un cadran lum9eux dont les ides sont les heures4 ,l'intellig5ce v\s appr5d simplem5t quelle heure m>que votre volont1 ou1 p\r p>l] plus clairem5t1 votre organisme3 la consci5ce n'e/ que la mesure et le symbole des =ces crbrales4 #ce ,m4 ,janet1 ,morale4--,voir notre apprciation dtaille dans notre ,critique des sy/mes du morale3 ,la morale spirituali/e4 ,la vrit e/ qu'il n'y a pas d'ides contemplatives1 s9on les ides trs ab/raites et indiffr5tes1 qui se rduis5t elles-mmes des mots et un psittacisme1 qu& on ne les remplit pas d'images concrtes et p> cela mme de s5tim5ts4 ,t\t motif pratique e/ en mme temps un mobile1 p> cela mme une t5dance1 laquelle rpond une t5sion du c]veau4 ,s'il en e/ a9si1 que devi5t le libre arbitre de la philosophie traditionnelle8 ,on df9it ord9airem5t ce libre arbitre la facult de se dt]m9] avec la consci5ce et la c]titude qu'on p\rrait rellem5t se dt]m9] d'une autre manire4 ,jusqu' quel po9t cette possibilit des contraires e/-elle effectivem5t vrifiable dans la consci5ce8 ,on fait appel au s5s commun et la consci5ce univ]selle p\r s\t5ir qu'au mom5t mme o n\s v\lons une *ose1 n\s p\rrions v\loir exactem5t le contraire4 ,mais ce qui fait du s5s commun un tmo9 =t suspect1 c'e/ qu'on l'amne facilem5t se contr$ire lui-mme sur ce po9t4 ,dem&ez au premi] v5u si1 t\tes les circon/ances tant les mmes1 il aurait pu agir autrem5t qu'il n'a fait3 sa rponse s]a d'abord affirmative1 surt\t s'il s'agit d'une action qu'il regrette d'avoir commise4 ,mais1 avec un peu d'att5tion1 v\s dc\vrirez qu'au lieu de se suppos] exactem5t le mme dans les mmes circon/ances1 il projette son prs5t dans le pass1 il se suppose dans les mmes circon/ances avec les ides ou les s5tim5ts qu'il a auj\rd'hui2 en disant3 ,j'aurais pu faire le contraire1 il s\s-ent5d3 si j'avais p5s ce qu'auj\rd'hui je p5se4--,ma9t5ant1 *angez son c5tre de p]spective1 et dites-lui3 ,si v\s tiez auj\rd'hui exactem5t dans les mmes dispositions qu'autrefois1 sans l'expri5ce des *oses que v\s avez1 avec les mmes prjugs et les mmes passions1 f]iez-v\s la mme *ose qu'autrefois8--,sa rponse la plus spontane s]a3 ,si c'tait refaire dans les mmes circon/ances et avec le mme tat d'esprit1 je le ref]ais4 ,c'e/ que1 t\t l'heure1 il projetait son prs5t dans son pass1 et ma9t5ant il projette son pass dans son prs5t4 ,ce simple *angem5t de po9t de vue l'amne se contr$ire4 ,comm5t se fi] ce bon s5s tant de fois invoqu p> les cossais et p> les clectiques8 ,v\s p>vi5drez difficilem5t faire concevoir au bon s5s deux cas absolum5t indisc]nables2 mais1 si v\s y arrivez1 v\s le v]rez hsit] entre la croyance la lib]t1 qui lui semble impliqu] la possibilit des contraires1 et la croyance aux causes1 qui r5d incomprh5sible la production d'effets diffr5ts p> une cause absolum5t id5tique4 ,plaons-n\s donc sur le vrai t]ra9 de la "q1 c'e/--dire dans le mom5t prs5t4 ,qu& n\s n\s dt]m9ons1 avons-n\s la consci5ce que n\s p\rrions v\loir en ralit le contraire8--,lorsque la *ose n'e/ pas logiquem5t contradictoire et qu'elle tombe s\s ma puissance physique1 je p\rrais agir autrem5t si je v\lais1 et je p\rrais v\loir si4448 ,l comm5ce la difficult4 ,assurm5t je p\rrais v\loir le contraire1 si je p5sais et s5tais autrem5t2 en ce cas1 la condition de la volont autre s]ait dans d'autres ides et d'autres s5tim5ts1 c'e/--dire dans une diffr5ce de direction et d'int5sit de l'activit antcd5te4 ,mais aurais-je pu v\loir autrem5t si le c\rs de mon activit et si ma passivit euss5t t absolum5t id5tiques8 ,en ce cas1 la condition s]ait dans la volont mme3 j'aurais pu v\loir autrem5t si j'avais v\lu1 et j'aurais pu le v\loir4 ,ce qui revi5t rpt] deux fois3 j'aurais pu v\loir autrem5t4 ,on admet donc alors une possibilit inconditionnelle4 ,or1 cette possibilit e/ d'abord invrifiable comme fait dans l'ordre des phnomnes1 dans l'ordre du temps2 c>1 p\r la vrifi] et la voir en action1 il faudrait faire en un mme in/ant deux *oses contraires2 ou1 s'il y a une diffr5ce de temps1 il faudrait que1 sans aucune autre diffr5ce1 n\s fissions deux actes diffr5ts4 ,cette seconde expri5ce e/ irralisable1 et qu& n\s faisons successivem5t des *oses opposes1 sans autre diffr5ce app>5te que celle du temps1 un peu plus d'att5tion dc\vre d'autres diffr5ces4 ,au second in/ant1 n\s avons en plus le s\v5ir du premi]2 et ce s\v5ir de ce que n\s avons fait e/ une raison de ne pas le refaire qu& n\s avons l'int5tion de montr] prcism5t notre p\voir de ralis] les contraires4 ,aussi1 n\s l'avons vu1 les expri5ces dans lesquelles on lve ou on abaisse le bras1 et t\s les faits de ce g5re1 impliqu5t une vritable div]sit d'un mom5t l'autre4 ,n\s ne p\vons donc ralis] comme fait obs]vable le p\voir idal que n\s n\s attribuons4 ,la mo9dre diffr5ce dans les conditions suffit p\r expliqu] la diffr5ce des actes1 comme le mo9dre c>t de deux lignes qui concidai5t d'abord suffit p\r produire un angle et une div]g5ce indf9ie4 ,or n\s ne sommes jamais absolum5t id5tiques dans deux mom5ts diffr5ts2 et d'autre "p1 en un seul et mme in/ant1 n\s ne p\vons v\loir deux actes contraires la fois4 ,si donc n\s affirmons qu'au mme in/ant n\s p\rrions v\loir le contraire1 c'e/ ou une simple croyance ou une consci5ce de quelque *ose qui n'e/ pas un fait proprem5t dit4 ,dira-t-on que cette *ose e/ une condition premire1 commune aux deux actes diffr5ts1 comme le sommet de l'angle e/ commun aux deux lignes div]g5tes8--,ce qu'il y a de commun aux deux actes1 c'e/1 semble-t-il1 d'tre p5ss comme possibles p\r la volont2 il faut mme1 p\r que cette condition soit vraim5t commune1 qu'ils soi5t p5ss comme galem5t possibles s\s t\s les rapports2 bi5 plus1 il faudrait qu'ils fuss5t p5ss en mme temps4 ,mais la p5se simultane de deux *oses galem5t possibles e/ irralisable4 ,a *aque mom5t notre p5se e/ plus sur un des cts de l'angle que sur l'autre4 ,dans l'in/ant o je p5se l'un des possibles1 cette p5se e/ dj un comm5cem5t d'excution qui con/itue un surplus actuel en sa faveur2 et n\s avons vu que1 dans les cas d'quilibre1 ce surplus peut suffire motiv] la direction f9ale de la volont4 ,n\s n'avons donc pas mme consci5ce de p5s] au mme in/ant deux possibles gaux1 plus =te raison de le p\voir au mme in/ant4 ,d'ailleurs on a dj vu ce qu'il faut p5s] de la prt5due consci5ce de notre puissance#cf4 #cf ,voir ,ire p>tie1 *ap4 ,i]1 et ,i,ie p>tie1 *ap4 ,i]4 ,essayons de dim9u] la difficult p\r la mieux rs\dre4--,les psy*ologues1 p\rrons-n\s dire1 mett5t ord9airem5t en prs5ce de la volont des p>tis extrmes et lui dem&5t si elle p\rrait *oisir l'un ou l'autre1 p> exemple1 faire du bi5 un ami ou le tu]4 ,p> l ils tabliss5t entre les *oses un hiatus1 une solution de cont9uit1 qui oblig]ait la volont faire un saut norme4 ,mais peut-tre au contraire la volont1 t\t en demeurant libre1 p\rrait-elle respect] la gr&e loi de la nature3 natura non facit saltus4 ,si v\s m'(frez le *oix entre deux *oses trop opposes1 le *oix me s]a impossible2 je s]ai oblig pralablem5t de les rappro*] dans une ide commune1 de tr\v] un moy5 t]me qui les relie et dim9ue leurs diffr5ces3 j'ab/rairai les contra/es p\r considr] les *oses s\s quelque rapport commun4 ,cette m?ode semble un moy5 de rtablir la cont9uit dans les *oses4 ,la volont comm5ce p> plac] les objets trop di/ants l'un ct de l'autre1 comme si elle se s5tait incapable de faire un bond subit et de pass] d'un extrme l'autre sans p>c\rir les int]mdiaires4 ,eh bi51 une fois les deux objets rappro*s1 ne peut-elle pass] de l'un l'autre p> une dviation inf9im5t petite8 ,un po9t qui se meut s'c>te inf9im5t peu de sa premire position1 puis inf9im5t peu de sa seconde2 et ces c>ts diffr5tiels f9iss5t p\rtant p> produire un c>t s5sible4 ,deux positions successives sembl5t la fois indiffr5tes et diffr5tes1 comme deux po9ts contigus sembl5t se confondre t\t en se di/+uant4 ,la volont n'aurait-elle po9t aussi un p\voir de dvi]1 une lib]t de *oix entre des *oses peu diffr5tes8 ,ne p\rrait-elle suivre ou la ligne droite ou une c\rbe qui s'en c>te d'abord trs peu p\r s'en loign] ensuite de plus en plus8 ,je ne puis me mettre en opposition absolue avec le bi5 que j'aime2 mais ne puis-je lui faire une lgre opposition et comme une lgre infidlit8 ,dans les cas o j'ai le *oix entre plusieurs p>tis presque semblables1 mais dont l'un me semble un peu meilleur que l'autre1 ne puis-je *oisir le mo9s bon comme plus agrable1 et prfr] a9si un lg] gsme un lg] ds9tressem5t8 ,on p\rrait1 dans cette hypo?se1 comp>] le bi5 un m9i/re p>lem5taire qui propose une mesure au p\voir dlibratif3 dans les cas graves1 le m9i/re fait de la mesure propose une "q de cab9et1 et un refus amn]ait sa retraite df9itive2 une assemble fidle s]a incapable de cette opposition extrme1 mais elle p\rra us] de son libre arbitre sur les que/ions de dtail et y montr] plus ou mo9s de bonne volont4 ,dans l'ordre moral les que/ions de dtail ont leur importance p> le rsultat qu'elles peuv5t produire en s'accumulant4 ,si un gr& nombre de fois j'ai prfr un lg] acte de ds9tressem5t un lg] acte d'gsme1 j'accumule en moi une =ce d'affection qui1 ex]ce d'abord dans les petites *oses1 p\rra se manife/] dans les gr&es4 ,l'amiti et l'am\r viv5t de petits so9s1 qui p\rront r5dre capable de gr&s dv\em5ts4 ,d'autre "p1 de petits actes d'gsme accumuls p\rront r5dre incapable de telle ou telle bonne action4 ,cette conception rpond assurm5t une m?ode s\v5t suivie p> l'homme2 elle semble f\rnir un artifice p\r sauv] la cont9uit dans la discont9uit mme4 ,n\s p\rrions alors faire1 s9on le contraire de ce que n\s faisons1 du mo9s une *ose trs peu diffr5te de notre action1 mais capable en se cont9uant de produire la longue un c>t considrable2 on p\rrait mme dire en gnral que le contraire e/ t\j\rs possible1 mais p> int]mdiaires et p> m?ode4 ,aprs t\t1 la loi de cont9uit e/ la loi de l'action mme3 p\r pass] d'un lieu un lieu diffr5t1 il faut en un c]ta9 s5s r5dre les deux po9ts extrmes indiffr5ts1 ce qui se fait en fran*issant d'abord des po9ts inf9im5t peu diffr5ts et en multipliant inf9im5t la mme action4 ,ce my/re du m\vem5t cont9u1 qu'il faut bi5 accept] sans le compr5dre1 a peut-tre son analogue dans t\s les *angem5ts en gnral1 et en p>ticuli] dans les *angem5ts volontaires4--,telle e/ l'hypo?se qu'on p\rrait propos] p\r v5ir au sec\rs du libre arbitre4 ,mais la difficult1 p\r tre a9si ram5e des proportions inf9itsimales1 n'e/ cep5dant pas supprime4 ,l'explication que n\s v5ons d'imag9] rappelle1 p> plusieurs po9ts1 la ?orie picuri5ne du cl9am53 la raison veut que l'atome se meuve en ligne droite p>ce qu'il n'y a aucune raison p\r dvi] d'un ct plutt que de l'autre2 mais ,epicure1 ayant beso9 d'une lgre dviation1 la suppose inf9im5t petite3 cet c>t e/ du re/e dcl> sans raison1 et attribu une spontanx qui ressemble =t au has>d et qui en pr5d mme le nom4 ,le has>d s]ait aussi1 dans l'hypo?se prcd5te1 le c>actre de la dviation libre p> laquelle n\s n\s c>t]ions progressivem5t du bi54 ,mais voici ce qu'on peut object]4 ,si n\s dvions a9si sans n\s en ap]cevoir1 notre acte s]a une erreur involontaire2 si n\s n\s ap]cevons de l'c>t1 mais qu'il n\s semble trs petit ou inf9im5t petit1 la faute s]a elle-mme insignifiante2 enf91 mme dans ces limites1 l'acte de libre arbitre prfrant le mo9s au plus s]a t\j\rs in9telligible4 ,quelque petite que soit la diffr5ce entre la premire position et la seconde1 il y aura t\j\rs sur quelque po9t contr>it absolue entre les deux actions qu'on suppose possibles3 une petite diffr5ce e/ une contr>it ress]re dans d'troites limites1 mais qui subsi/e dans ces limites2 et c'e/ sur cette contr>it que doit port] le *oix4 ,on en revi5dra donc t\j\rs se dem&] comm5t le libre arbitre peut opt] entre des contraires1 et entre des contraires 9gaux4 ,cette dcision de la volont demeur]a une biz>r]ie1 mo9s qu'on ne l'explique p> un mobile g/e1 ce qui replac]a le s5tim5t du plus gr& bi5 ou son app>5ce du ct o aura p5* le libre arbitre4 ,enf91 dans les dcisions vraim5t morales il y a ord9airem5t une alt]native tran*e1 s\v5t viol5te1 p> exemple entre une trahison ou la mort1 entre une l*et ou une s\ffrance1 entre un oui et un non sans milieu4 ,l'artifice d'un cl9am5 inf9itsimal s]ait donc ici /rile4 99 99 99 99 99 ,en rsum1 la puissance de v\loir le contraire de ce qu'on fait1 sans autre condition que de le v\loir1 demeure t\s les po9ts de vue problmatique p\r la consci5ce et incomprh5sible p\r la raison4 ,la facult de *oisir1 dont l'exi/5ce en n\s semble si vid5te la consci5ce spontane1 recule et fuit devant la consci5ce rfl*ie4 ,la lib]t de *oix ou libre arbitre revi5t f9alem5t cette lib]t d'indt]m9ation que la consci5ce rfl*ie ne peut p>v5ir pr5dre sur le fait4 ,le *oix1 d'ailleurs1 ne suppose-t-il pas deux p>tis8 ,si je *oisis t\j\rs celui auquel je suis port p> une incl9ation plus =te1 le p\voir de *oisir n'aj\te ri5 la =ce antrieure de l'incl9ation et n'e/1 dans le calcul1 qu'un t]me sup]flu3 la prval5ce de l'incl9ation la plus =te e/ t\j\rs relle en fait1 et le p\voir de faire le contraire demeure t\j\rs virtuel4 ,n\s n\s attribuons idalem5t ce p\voir1 mais n\s ne p\vons jamais n\s en s]vir2 or une puissance qu'on a s\s la condition de ne jamais s'en s]vir en fait1 ressemble =t de l'impuissance4--,d'autre "p1 si on dit que je puis *oisir l'objet de l'incl9ation la plus faible1 cela revi5t dire que je puis v\loir1 non seulem5t sans raison1 mais mme contre t\te raison4 ,en opposant l'incl9ation la plus =te la =ce de ma volont1 j'ai d1 avant de la dom9]1 la contrebalanc] d'abord jusqu' un p>fait quilibre2 p\rquoi donc cet quilibre1 une fois tabli1 s'e/-il rsolu en une action plutt qu'en une autre8 ,voil qui suppose t\j\rs une dt]m9ation arbitraire4 ,le *oix du libre arbitre1 p\r s'oppos] la rsultante dynamique des incl9ations et au jugem5t de prfr5ce purem5t intellectuel1 implique donc une volont qui1 p> rapport aux incl9ations et aux ides1 s]ait indt]m9e1 ft-ce un seul in/ant1 et qui sortirait de cette indt]m9ation sans mobile s5sible et sans motif intellectuel1 p> un acte absolum5t incomprh5sible4 ,le libre arbitre des spirituali/es ne peut se di/+u] de la lib]t d'indiffr5ce#cg4 #cg ,comp>ez ce que n\s avons dit sur le mme sujet dans notre ,ide mod]ne du droit1 livre ,,iv1 et dans notre ,critique des sy/mes de morale contempora9s4 ,,*apitre ,,quatri,,me ,,la ,,lib]t ,d',,indiff,,r5ce ,,et ,,le ,,libre ,,arbitre ,,dans ,l',,ind,,t]m9isme ,,ph,,nom,,ni/e ,i4 ,c]cle vicieux de l'indt]m9isme phnomni/e4 ,,ii4 ,syn?se et analyse artificielles dans l'indt]m9isme phnomni/e4 ,,iii4 ,consqu5ces psy*ologiques4--,l'indt]m9isme de la p5se et du jugem5t dans la dlibration4--,prt5due impossibilit de la c]titude dans le dt]m9isme4 ,p\r *app] ces inconvni5ts1 un n\vel clectisme1 qui se donne le nom de criticisme phnomni/e1 s'e/ ef=c de juxtapos] le phnomnisme de ,hume1 les lois priori de ,kant et le libre arbitre sans lois du spiritualisme4 ,dans la "q qui n\s occupe1 il a propos des argum5ts en p>tie emprunts ,desc>tes1 en p>tie n\veaux4 ,la m?ode de ce criticisme rduit aux phnomnes consi/e1 comme n\s le v]rons1 soit report] la difficult plus haut1 soit la rp&re sur t\s les po9ts1 soit enf9 la voil] p> le moy5 d'une fusion sy/matique entre les ides4 ,n\s avons exam9] si ce n'e/ pas l simplem5t dplac] ou dguis] l'indiffr5ce en croyant la supprim]4 ,i4 ,c]cle vicieux de l'indt]m9isme phnomni/e4--,jules ,lequi] comm5ce p> dcl>] qu'il rejette absolum5t la lib]t d'indiffr5ce4 ,si la lib]t des rsolutions huma9es e/ relle1 dit-il1 la lib]t s'applique au d]ni] jugem5t qui motive l'acte libre1 et non pas seulem5t l'acte proprem5t dit d'une volont2 c> il n'y a pas de volont indiffr5te en matire d'actes rfl*is444 ,il faut que l'ess5ce de la lib]t remonte jusque-l#ch4 ,a9si1 c'e/ bi5 en faisant remont] la difficult que ,lequi] espre la rs\dre4 ,m4 ,r5\vi]1 son t\r1 admet que la volont suit le d]ni] jugem5t1 que la volont e/ con=me au motif s\s la reprs5tation duquel se produit l'acte#ci2 mais il nie le c>actre de ncessit des jugem5ts qui s'en*an5t dans une dlibration4 ,si l'acte n'e/ pas ncessaire444 c'e/ que le d]ni] jugem5t n'e/ pas non plus ncessaire444 ,en un mot1 dans une vraie dlibration o t\t l'homme e/ en ex]cice1 les jugem5ts sont aussi des actions4--,admettons qu'un motif e/ t\j\rs v\lu1 c'e/--dire voqu ma9t5ant p>mi d'autres motifs galem5t possibles2 et l'argum5tation du dt]m9isme e/ l'in/ant r5v]se4 #ch ,voyez les fragm5ts de ,lequi] dans ,m4 ,r5\vi]1 ,essais de critique gnrale 7,psy*ologie71 t4 ,,ii1 p4 #daa4 #ci ,voir la rponse de ,m4 ,r5\vi] nos objections cont5ues dans l',ide mod]ne du droit 7,critique phil41 #ahgi1 n #ca74 ,a l'in/ant n\s semble un peu rapide3 suffit-il de recul] la difficult p\r qu'elle soit l'in/ant supprime8 ,on songe ici involontairem5t au raisonnem5t indi53--,qui s\ti5t la t]re dans l'espace8--,une tortue4--,mais qui s\ti5t la tortue8444 ,les motifs expliqu5t la volont1 mais qui explique les motifs8 ,de deux *oses l'une3 ou ces motifs auxquels la rsolution se con=me t\j\rs sont les rsultats de lois m5tales ncessaires1 et alors la rsolution mme tombe s\s ces lois2 ou ils sont le rsultat d'une dt]m9ation de la volont2 dans ce second cas1 ils devi5n5t des actions comme d'autres1 puisque les jugem5ts sont aussi des actions2 on peut donc leur appliqu] le mme raisonnem5t4 tant donn un c]ta9 ensemble de motifs et de mobiles1 qui exprim5t l'tat de l'ag5t un mom5t donn1 v\s reconnaissez qu'il n'en peut sortir qu'une seule action#dj2 de mme1 aj\t]ons-n\s1 il n'en peut sortir qu'un seul motif n\veau1 puisque le motif e/ lui-mme une action4 ,si on le nie1 au c]cle vicieux s'aj\te une contradiction4 #dj ,id41 p4 #adh4--;,ibid41 p4 #aai4--;,essais de psy*41 ,,ii1 ibid41 p4 #ga4 ,les motifs sont comme les cts d'un p>alllogramme de =ces1 l'action en e/ la diagonale2 on n\s concde que la diagonale e/ la rsultante ncessaire des cts1 mais on s\ti5t que les cts eux-mmes peuv5t tre libres et modifi] spontanm5t leur direction4 ,soit2 mais avez-v\s montr que les cts ne sont po9t eux-mmes des diagonales et des rsultantes d'un p>alllogramme ca* plus pr(ondm5t1 p> cela mme invisible8 ,p\r sortir de ce c]cle1 il ne suffit pas de rec\rir l'image de l'vocation1 qui prcism5t ne reprs5te qu'une fiction de l'esprit4 ,la volont1 n\s dit-on1 se con=me t\j\rs ses motifs1 mais elle a le p\voir d'appel]1 d'voqu] ces motifs mmes2 elle n'e/ donc pas indiffr5te1 puisqu'elle agit selon ses motifs2 et elle e/ libre1 puisqu'elle se donne elle-mme ses motifs4 ,le philosophe qui croit srieusem5t la lib]t444 pr5dra la volont p\r le nom donn la proprit qu'a l'homme de crer1 de faire sortir en c]ta9s cas1 des mmes prcd5ts donns1 un fait ou le contraire de ce fait1 ambigum5t1 sans prvision possible1 mme imag9able2 enf9 de dlibr] de manire confr] ses motifs1 ceux qu'il possde1 ceux qu'il rep\sse1 ceux qu'il voque1 des puissances 9gales1 imprvisibles444 ,voil ce qu'on doit croire qu& on croit la lib]t#da4 ,n\s d\tons que la foi vi5ne de cette manire4 ,on ne peut1 en effet1 sortir de ce dilemme3--,si la volont a un motif p\r appel] tel motif et non tel autre1 ou p\r le rep\ss]1 ou p\r le ma9t5ir1 c'e/ le motif antcd5t qui explique les motifs subsqu5ts1 et a9si de suite jusqu' ce que la succession des motifs et jugem5ts1 qui e/ la dlibration1 ab\tisse l'action f9ale4 ,si au contraire la volont voque sans motif un motif plutt qu'un autre1 n\s voil rev5us la lib]t d'indiffr5ce1 avec cette aggravation qu'elle s'applique aux jugem5ts mmes1 aux phnomnes intellectuels et passionnels1 la raison et aux passions1 c'e/--dire aux *oses les mo9s indiffr5tes qu'il y ait au monde4 ,c'e/ la raison qui1 aprs avoir suivi une srie de raisons1 se met t\t d'un c\p dvi]2 c'e/ la passion qui1 aprs avoir suivi une ligne de passions1 se met t\t d'un c\p1 p\r a9si dire1 draill]3 au lieu du cl9am5 de la volont1 on a le cl9am5 de la raison et de la passion4 ,or1 s'il e/ difficile d'admettre une volont irrationnelle1 que s]a-ce qu& il faudra admettre une raison irrationnelle8 ,la premire hypo?se violait simplem5t le pr9cipe de causalit2 la seconde viol]a le pr9cipe de contradiction4 ,au lieu de supprim] l'indiffr5ce1 l'indt]m9isme phnomni/e la place au fond de la raison mme et de la passion4 ,le libre arbitre e/ la passion mme1 mais une passion qui se fait4 ,les motifs automotifs1 a9si que les passions1 se mett5t en m\vem5t p> une puissance absolue et comm5c5t absolum5t sans driv] ni d'un n\mne1 ni d'une sub/ance1 ni d'une loi4 ,cette puissance de s'voqu] eux-mmes qui app>ti5t aux motifs et aux mobiles1 de simples phnomnes1 e/ une vocation magique encore plus tonnante que celle de ,rob]t le ,diable2 ici1 en effet1 ce sont les motifs qui s'appell5t et se rpond5t du fond de leur non-tre antrieur#db4 #da ,critique phil41 #be septembre #ahgc1 p4 #abd4 #db ,m4 ,la*eli] a avanc1 lui aussi1 que dans la nature1 hors de n\s comme en n\s1 la production des ides e/ libre dans le s5s le plus rig\reux du mot1 puisque *aque ide e/1 en elle-mme1 absolum5t indp5dante de celle qui la prcde1 et nat de ri51 comme un monde4 7,l'induction1 page #aji47 ,sans d\te1 ,m4 ,la*eli] ne se plaait qu'au po9t de vue des causes f9ales3 il considrait seulem5t les =mes n\velles que pr5d un mcanisme t\j\rs s\mis aux mmes lois de causalit4 ,supposez un kalidoscope que l'on t\rne3 les images qui se succd5t s]ont *acune1 en ce s5s1 une cration =melle1 une =me indp5dante de celle qui la prcde2 p\rtant ce s]ont t\j\rs les mmes lois mcaniques et gomtriques qui produiront ces =mes *angeantes4 ,telle semble cette lib]t que ,m4 ,la*eli] reprs5te1 non sans exagration1 comme un monde n de ri5 et absolum5t indp5dant1 comme une lib]t au s5s le plus rig\reux du mot2 si c'e/ l une lib]t1 ce ne peut tre1 selon n\s1 qu'au s5s le plus l>ge4 ,bi5 plus tonnante e/ la lib]t dont p>le ,m4 ,r5\vi]3 c'e/ une cration d'ides s\s le rapport de la causalit mme et non pas seulem5t de la f9alit4 ,j'avais en moi tels et tels motifs ou passions en conflit3 t\t c\p jaillit spontanm5t un n\veau motif1 une n\velle passion1 une image de kalidoscope non seulem5t n\velle en sa =me1 mais indp5dante en son orig9e du m\vem5t qui fait t\rn] le kalidoscope1 des lois gomtriques de ses images4 ,,ii4 ,syn?se et analyse artificielles dans l'indt]m9isme phnomni/e4--,une difficult recule n'e/ pas une difficult rsolue4 ,l'indt]m9isme phnomni/e1 il e/ vrai1 ne se borne pas recul] la difficult3 il l'enlve du po9t prcis o l'on aurait pu la saisir et la rp& sur l'ensemble des phnomnes int]nes en disant que la volont libre e/ dj dans t\s les motifs et mobiles#dc4 ,c'e/ ce qu'il appelle une syn?se naturelle1 p> opposition l'analyse artificielle des indiffr5ti/es et des dt]m9i/es1 qui1 l'en croire1 bris5t galem5t l'unit huma9e4--,p>l] a9si1 rpondrons-n\s1 c'e/ confondre l'analyse factice et fausse des cossais ou des clectiques1 qui ab\tit des facults1 avec l'analyse naturelle et sci5tifique des dt]m9i/es1 qui ab\tit des lois4 ,dire avec les cossais que l'intellig5ce conseille la volont1 c'e/ sans d\te p]sonnifi] des ab/ractions2 mais montr]1 avec les dt]m9i/es1 que les lois de la succession des dsirs et ides sont id5tiques aux lois de la succession des actes et m\vem5ts1 ce n'e/ pas bris] l'homme en facults4 ,la direction suivie p> un mobile a beau tre une3 le mcanici5 n'en a pas mo9s le droit de dcompos] les =ces composantes qui l'entran5t2 on ne l'accus]a pas p\r cela de sp>] et de p]sonnifi] des =ces insp>ables4 ,v\s refusez de considr] "p les lm5ts et les lois d'une volition1 s\s prtexte que c'e/ le t\t qui e/ libre2 mais on aura t\j\rs le droit d'oppos] l'analyse cet artifice de syn?se4 ,cette fusion trop vois9e d'une confusion ne fait que dguis] la difficult en mlant les t]mes du problme4 ,supposons1 p\r pr5dre un exemple s5sible1 qu'il y ait dans un vase une c\*e d'eau et au-dessus une c\*e de v9 plus lgre qui surnage3 un *imi/e conclut1 aprs analyse1 que le v9 ne peut prov5ir de l'eau1 ayant une composition et des proprits diffr5tes1 pas plus qu'un vrai libre arbitre ne peut v5ir de la passion ou de la raison4 ,son contradicteur1 aussitt1 agite le vase et mle intimem5t p\r les yeux les deux liqueurs3 de cette app>5te syn?se1 aura-t-il bi5 le droit de conclure que le v9 e/ dj dans *aque p>ticule d'eau et en e/ insp>able1 comme le libre arbitre s]ait dj dans les motifs8 #dc ,conte/ons qu'au del des impressions reues et passives il se pose jamais1 dans la dlibration proprem5t dite1 un motif o ce qu'on appelle volont n'entre dj comme lm5t4 7,r5\vi]1 ,essais1 ibid41 p4 #ga47 ,c'e/ donc tort que les critici/es infidles ,kant croi5t tr\v] dans le dt]m9isme1 s\t5u p> ,kant lui-mme1 des p]sonnifications my?ologiques4 ,selon eux1 la ?orie de la lib]t d'indiffr5ce et la ?orie des dt]m9i/es s'accord]ai5t admettre une volont nue et sp>e du jugem5t1 avec cette seule di/9ction que1 p\r les indiffr5ti/es1 la volont peut rsi/] aux motifs1 p\r les dt]m9i/es1 elle ne peut que leur obir4 ,l une volont rebelle1 ici une volont docile2 mais1 dans les deux cas1 une volont sp>e de l'intellig5ce et des s5tim5ts1 une volont "p1 une volont au fond indiffr5te4 ,ces deux doctr9es s'accord5t1 dans le fond1 donn] la volont comme indiffr5te de sa nature2 seulem5t l'indiffr5ce e/ active ici 7p\r les p>tisans de la lib]t indiffr5te7 et l passive 7p\r les dt]m9i/es qui attribu5t t\te l'activit aux motifs7#dd444 ,n\s avons vu l'indiffr5tisme imag9] une volont sp>e du jugem5t1 sp>e de l'homme raisonnable1 hors-d'oeuvre de la consci5ce rfl*ie1 impulsion gratuite1 p\voir insaisissable1 cause absolue et *imrique introduite dans l'ordre de la rflexion et de la dlibration4 ,mais1 *ose trange6 le dt]m9isme s'appuie sur une fiction p>eille4 ,seulem5t1 au lieu de faire la volont se m\voir d'elle-mme1 il suppose qu'elle e/ l p\r cd] des m\vem5ts communiqus1 semblable une balance dont les plateaux444 j'omets le dtail d'une comp>aison consacre#de4--,on p\rrait rpondre que cette fiction e/ t\t entire de la faon des critici/es et n'app>ti5t nullem5t aux dt]m9i/es4 ,oui1 sans d\te1 les p>tisans de la lib]t d'indiffr5ce admett5t une volont nue et sp>e1 qui peut rsi/] aux motifs2 mais les dt]m9i/es1 eux1 n'admett5t aucune volont nue2 ils admett5t1 tort ou raison1 une volont nulle1 ce qui e/ bi5 diffr5t4 ,ils ni5t qu'il exi/e1 en dehors de l'intellig5ce1 de la s5sibilit et de la motilit1 en dehors des phnomnes intellectuels ou s5sibles et de leurs lois1 une facult sp>e1 du nom de volont1 qui aurait une puissance propre4 ,o a-t-on vu le dt]m9isme imag9] une volont diffr5te de la passion et de l'ide1 qui s]ait l uniquem5t p\r leur cd]1 qui n'aurait d'autre *>ge que de n'en pas avoir1 simple s9cure1 simple passivit8 ,c'e/ l un fantme qu'on cre p\r l'exorcis] ensuite1 ou plutt on prte aux dt]m9i/es prcism5t la doctr9e de leurs adv]saires4 ,il ne s'agit pas de savoir si la volont e/ passive ou active3 il s'agit de savoir si n\s avons ou non une volont1 une puissance libre diffr5te des phnomnes intellectuels et des phnomnes s5sibles4 ,il ne s'agit pas de savoir1 p> exemple1 si les rev5ants sont actifs ou passifs1 mais s'ils exi/5t4 ,qu'on appelle la ?orie des facults une di*otomie artificielle1 une my?ologie1 ri5 de mieux2 mais qu'on attribue cette ?orie ceux mmes qui l'ont r5v]se1 c'e/ l une sorte de contre-s5s hi/orique4 ,la ?orie des facults n'e/ nullem5t implique dans la comp>aison de la balance2 cette comp>aison e/ exacte et sci5tifique comme expression du p>alllogramme des =ces2 seulem5t1 dans le dt]m9isme1 le plateau n'e/ pas une volont in]te2 il e/ le c>actre1 le c]veau sur lequel ps5t les incl9ations dom9antes3 la volont n'e/ que le nom ab/rait donn la rsultante f9ale des =ces inhr5tes au c]veau et des =ces inhr5tes aux mobiles4 ,comm5t voir dans cette comp>aison un homme purem5t passif1 recevant l'impulsion d'un homme purem5t actif#df8 #dd ,m4 ,r5\vi]1 id41 p4 #ga4 #de ,m4 ,r5\vi]1 ,essais1 p4 #fh4 #df ,en gnral1 n\s tr\vons lgitime en philosophie l'emploi de la comp>aison sci5tifique2 si elle ne con/itue pas1 comme on a dit1 une d\ble raison p>ce qu'elle montre une d\ble vrit1 du mo9s peut-elle tre une raison1 p\r ce motif bi5 simple que t\te raison e/ elle-mme une comp>aison4 ,la mtaphore 7le mot l'indique7 ressemble l'induction1 qui transporte d'un objet l'autre une relation semblable4 ,aussi les anci5s appelai5t-ils les figures expressives les lumires des p5ses1 lum9a s5t5ti>um4 ,la sci5ce elle-mme1 qui n'atte9t que les relations des *oses1 e/ un tissu de comp>aisons1 une mtaphore p]ptuelle et rgle4 ,c'e/ ce qui fait que c]ta9es images sci5tifiques1 comme celle de la balance1 ont f9i p> tre consacres1 et que les images my?ologiques1 comme celles de l'vocation1 sont inadmissibles4 ,cette di*otomie des deux hommes e/ au contraire le propre de t\te ?orie du libre arbitre1 et non pas seulem5t de la ?orie indiffr5ti/e4 ,c'e/ prcism5t le criticisme phnomni/e qui oppose la vraie syn?se sci5tifique une division arbitraire et mme une sp>ation absolue entre la volont et les autres faits intrieurs4 ,il admet t\t le premi] deux hommes ou1 ce qui revi5t au mme1 deux sries de phnomnes absolum5t irrductibles qui se dvelopp5t dans l'homme et le c\p5t en deux tronons3 #a une srie de phnomnes s\mis aux lois du dt]m9isme2 #b des phnomnes non s\mis ces lois et se produisant spontanm5t1 de manire introduire en n\s la discont9uit4 ,o y a-t-il une dualit1 une di*otomie plus radicale qu'entre le ncessaire et le libre1 entre l'homme ncessit et l'homme libre8 ,or ces deux hommes1 selon le criticisme phnomni/e1 sont en n\s3 l'homme prs5t peut se dta*] de l'homme pass1 au mo9s sur quelques po9ts rs]vs la n\veaut absolue1 aux comm5cem5ts absolus2 il peut dire3 ,toi et moi1 n\s sommes deux2 ce n'e/ pas seulem5t une dualit1 mais une pluralit indf9ie qu'on place a9si en n\s3 il y a en effet non pas deux1 mais plusieurs comm5cem5ts absolus2 et1 comme s\s ces comm5cem5ts le criticisme phnomni/e n'admet po9t la p]man5ce d'une sub/ance quelconque1 il en rsulte qu'il n'y a plus seulem5t un *angem5t en moi1 mais une vicissitude 7au s5s de ,kant7#dg1 un p]ptuel dev5ir1 une suite cont9ue ou plutt discont9ue de morts et de naissances1 enf9 une srie de petites crations1 qui bris5t p\r a9si dire le moi en autant de fragm5ts#dh4 ,l'analyse des critici/es e/ donc aussi peu sci5tifique que leur syn?se3 lo9 de montr]1 comme ils l'esprai5t1 l'id5tit de l'indiffr5tisme avec le dt]m9isme1 ils mett5t en ple9e lumire l'id5tit de l'indiffr5tisme avec le libre arbitre4 ,c'e/ ce que va r5dre encore plus vid5t l'exam5 des consqu5ces psy*ologiques et morales qui dc\l5t de leur ?orie4 #dg ,on peut 7rem>que ,kant7 dire1 au risque d'employ] une expression en app>5ce quelque peu p>adoxale1 que seul le p]man5t1 la sub/ance *ange1 et que le v>iable n'pr\ve pas de *angem5t1 mais une vicissitude1 puisque c]ta9es dt]m9ations cess5t et que d'autres comm5c5t4 7,raison pure1 trad4 ,b>ni1 ,i1 #bdh47 #dh ,jules ,lequi]1 dans ,m4 ,r5\vi]1 ,essais1 ib41 p4 #cgg4 ,,iii4 ,consqu5ces psy*ologiques4--,l'indt]m9isme de la p5se4--,la premire "q que s\lve le criticisme phnomni/e e/ celle des rapports de la p5se et du libre arbitre4 ,le jugem5t1 acte ess5tiel de la p5se1 peut-il tre le produit d'un libre arbitre *appant d'une "p aux lois ncessaires de l'association des ides1 de l'autre aux lois ncessaires des s5tim5ts et des dsirs8 ,le dt]m9isme1 dit-on1 n\s enlve le moy5 de reconnatre la vrit4 ,si t\tes nos op9ions1 si t\tes nos reprs5tations intrieures sont galem5t ncessaires1 dit ,m4 ,secrtan1 quoi reconnatre celles qui sont vraies8 ,v\s ne p\vez sortir de v\s-mme p\r comp>] vos reprs5tations avec les objets reprs5ts3 le critrium objectif v\s manque2 il e/ vrai qu'il n\s manque aussi n\s-mmes1 p>tisans du libre arbitre2 mais en revan*e n\s en avons un quival5t3 ,c'e/ le conc]t des esprits1 obt5u p> le s9cre ef=t de *acun d'eux p\r t5dre et p\r ordonn] le *amp de ses reprs5tations4 ,cet accord s'obti5t p> la vrification1 c'e/--dire p> la concordance des rsultats d'une m?ode avec ceux d'une autre1 se reproduisant dans *aque esprit#di4 #di ,revue philosophique1 janv4 #ahhb1 page #ch4 ,si t\t e/ ncessaire1 avait dit dj ,m4 ,r5\vi] avec ,jules ,lequi]1 l'erreur e/ ncessaire aussi bi5 que la vrit1 et leurs titres sont p>eils1 cela prs du nombre des hommes qui ti5n5t p\r l'une ou p\r l'autre1 et qui dema9 peut *ang]4 ,le faux e/ donc vrai1 comme ncessaire1 et le vrai peut dev5ir faux444 ,il suit de l que la ncessit n'accorde po9t de moy5s p\r disc]n] le vrai du faux2 *acun de n\s p5se et juge comme il doit p5s] et jug]#ej4--,nie-t-on la lib]t1 dit son t\r ,m4 ,delboeuf1 il n'y a plus de bi5 ni de mal1 de vrit ni d'erreur1 p>tant plus de sci5ce2 t\t ce qui e/ fait et t\t ce qui e/ pass e/ indiffremm5t lgitime2 l'op9ion qui se pose comme le *ampion de la lib]t vaut t\t autant que celle qui la combat444 ,le fatali/e e/ a9si =c de ni] la sci5ce en mme temps qu'il nie la lib]t#ea4 #ej ,r5\vi]1 ,essais de critique gnrale 7psy*ologie71 t4 ,,ii1 p4 #eh et #cdc4 #ea ,revue philosophique1 nov4 #ahha1 p4 #eai4 ,faire avanc] la sci5ce1 a dit encore ,m4 ,secrtan1 c'e/ am5] l'uni=mit des reprs5tations4 ,ma9t5ant1 comm5t les op9ions div]g5tes p\rrai5t-elles se modifi] et se rappro*] si *acune d'elles tait ncessaire8 ,comm5t puis-je propos] quelqu'un de *ang] d'avis1 s'il e/ vrai que *acun de n\s ne puisse p5s] que ce qu'il p5se8--,rem>quons en passant ce n\vel exemple du ,grec3 logos argos dont la philosophie ne p>vi5t pas se dlivr]4 ,c'e/ comme si l'on disait3--,a quoi bon rappro*] des yeux de quelqu'un un objet cubique qu'il pr5d de lo9 p\r une sphre1 s'il e/ vrai que *acun de n\s ne puisse voir que ce qu'il voit8--,dans une leon de ,m4 ,p5jon1 publie p> la ,critique philosophique du #aj m>s #ahhc1 on lit3 ,il n'y a ri5 object] celui qui ti5t t\t p\r ncessaire3 il v\s dirait que v\s ne p\vez pas ne pas lui adress] vos critiques et qu'il ne peut pas v\s rpliqu] lui-mme autrem5t qu'il ne fait4 ,l'auteur met a9si au compte des dt]m9i/es un p>alogisme qui e/ t\t enti] de l'inv5tion des indt]m9i/es4 ,ce que n\s disons de l'espce1 cont9ue ,m4 ,secrtan1 et de la sci5ce objective1 univ]selle1 il faut le dire galem5t de l'esprit individuel et des croyances p]sonnelles444 ,quoi qu'il en soit du dt]m9isme pris en lui-mme1 la croyance au dt]m9isme intellectuel bris]ait videmm5t le n]f de l'esprit4 ,les fatali/es du sy/me ne sont po9t d'accord avec eux-mmes1 et ils le sav5t4 ,ils oubli5t leur philosophie et se dirig5t suivant la doctr9e oppose dans leur cab9et d'tude et dans la discussion savante1 aussi bi5 que dans les affaires et dans la socit4 7,revue philosophique1 janvi] #ahhb1 p4 #cg47 ,m4 ,victor ,egg]1 dans un travail sur la c]titude sci5tifique1 publi p> les ,annales de la facult de ,bordeaux1 dit son t\r en s'inspirant de ,m4 ,r5\vi]3 ,la p5se et le s5tim5t runis facilit5t l'oeuvre de la lib]t2 mais1 sans la lib]t1 il n'e/ po9t de c]titude sci5tifique4 7,p4 #i47--,m4 ,bro*>d dit dans sa ?se sur l',erreur3 ,l'homme n'e/ capable de sci5ce que p>ce qu'il e/ libre2 c'e/ aussi p>ce qu'il e/ libre qu'il e/ sujet l'erreur4 7,p4 #dg47--,m4 ,r5\vi] et ,jules ,lequi] avai5t dit3 ,la ?se de la ncessit1 si elle e/ admise1 int]dit d'aspir] la possession d'un critre de la c]titude4 ,les adv]saires du dt]m9isme ne song5t pas que nos op9ions1 fuss5t-elles ncessaires p\r n\s au mom5t mme o n\s les avons1 ont t\j\rs un d\ble contrle2 les faits mmes et les lois de la logique1 en d'autres t]mes les ncessits du dehors et les ncessits fondam5tales du d$ans4 ,si j'ai prdit une clipse p\r telle heure et que l'clipse n'ait pas lieu1 j'aurai beau me dire que mon erreur a t produite p> des causes ncessaires1 je n'en reconnatrai pas mo9s que c'tait la ncessit d'une erreur1 non d'une vrit4 ,de plus1 si je vrifie mes calculs et que j'y dc\vre1 p> exemple1 une faute d'addition1 j'y reconnatrai =t bi5 une violation des ncessits fondam5tales de la p5se1 quoique cette violation ait t am5e p> des ncessits accid5telles3 di/raction1 confusion1 fatigue crbrale1 etc4 ,une erreur ncessite1 rpte-t-on1 n'e/ pas une erreur2 p> exemple1 si les anci5s devai5t fatalem5t jug] la t]re immobile1 ri5 ne n\s autorise croire que1 de leur temps1 elle ne l'tait pas3 c> p\rquoi les lois de la nature *ang]ai5t-elles mo9s que celles de la p5se#eb8 ,avec ce raisonnem5t1 on p\rrait croire aussi que le bton qui me p>aissait ncessairem5t c\rb dans l'eau l'tait en effet et s'e/ r$ress dans l'int]valle1 c> p\rquoi les lois de la nature *ang]ai5t-elles mo9s que celles de la p]ception8 ,mais n\s ne savons pas o on a vu que les lois de la p5se soi5t *angeantes p\r le dt]m9i/e4 ,n'e/-ce pas au contraire le p>tisan du libre arbitre qui introduit le caprice dans la p5se et dans la sci5ce8 ,s]ons-n\s plus assurs que la t]re tait immobile du temps des anci5s1 si c'e/ librem5t qu'il l'ont crue mobile8 ,ne connaissons-n\s pas et les vraies lois qui font ncessairem5t t\rn] la t]re1 et les vraies lois qui produis5t ncessairem5t l'app>5ce du m\vem5t solaire1 et les vraies lois qui ont r5du ncessaire la dc\v]te de cette illusion8 ,l'indt]m9isme dans la p5se e/ le r5v]sem5t de la p5se mme4 ,si une volont indiffr5te e/ in9telligible1 une p5se indiffr5te e/ fran*em5t absurde#ec4 #eb ,m4 ,delboeuf1 page #faa4 #ec ,m4 ,delboeuf appelle jugem5ts rcurr5ts ceux qui peuv5t tre eux-mmes leur propre objet1 p> exemple3 ,il n'y a pas de rgle sans exception4 ,p>mi les jugem5ts rcurr5ts1 selon ,m4 ,delboeuf1 quelques-uns peuv5t tre vrais1 d'autres n'ont pas de s5s1 d'autres sont ncessairem5t faux4 ,dans cette d]nire catgorie r5tre ce jugem5t qu'il n'y a pas de rgle sans exception1 c> ce jugem5t e/ lui-mme une rgle et ce titre devrait tre sujet exception4 ,ceci pos1 ,m4 ,delboeuf prt5d que la proposition l'esprit n'e/ pas libre =me1 elle aussi1 un jugem5t rcurr5t ncessairem5t faux4 ,c>1 lorsque l'esprit affirme le contraire1 il n'e/ encore en cela que l'*o de la fatalit4 ,la fatali/e e/ a9si =c de ni] la sci5ce en mme temps que la lib]t4 7,revue philosophique1 dc4 #ahgf et nov4 #ahha47 ,ce n\vel expdi5t logique ne n\s semble pas plus heureux que les autres1 c> il n'y a aucune contradiction dire3 ,l'esprit e/ ncessit1 tantt se croire libre s\s c]ta9es conditions1 tantt se reconnatre ncessit4--,mais1 qu& l'esprit affirme sa lib]t1 il n'e/ encore1 dit ,m4 ,delboeuf1 que l'*o de la fatalit4 ,soit2 de ce que t\s les tats subjectifs sont s\mis des lois ncessaires1 peut-on en conclure qu'ils soi5t t\s galem5t con=mes la ralit objective et qu'il n'y ait plus de sci5ce8 ,fatalit n'e/ pas ncessairem5t vrit4 ,le dormeur dort fatalem5t1 et l'homme veill e/ fatalem5t veill2 il n'en rsulte pas que t\s les deux se vaill5t au po9t de vue de l'adaptation des ides aux objets extrieurs4 ,une halluc9ation ncessaire et une vision ncessairem5t exacte ne sont pas p\r cela sci5tifiquem5t quival5tes4 ,m4 ,delboeuf aurait donc pu laiss] ,jules ,lequi] et ,m4 ,r5\vi] leur argum5t logique en faveur du libre arbitre qui e/ un pur p>alogisme3 ,si t\t e/ ncessaire1 les erreurs aussi sont ncessaires1 9vitables et indisc]nibles4 ,a9si1 de ce que le myope ne voit pas les toiles que voit l'homme d\ de bons yeux1 il en rsulte que leurs deux tats sont1 comme dit ,m4 ,r5\vi]1 indisc]nibles4 ,la di/9ction du vrai et du faux manque de fondem5t1 cont9ue ,m4 ,r5\vi]1 puisque l'affirmation du faux e/ aussi ncessaire que celle du vrai4 ,p> exemple1 deux photographies dont l'une e/ ressemblante et dont l'autre ne l'e/ pas se val5t1 puisque l'une et l'autre sont l'oeuvre des mmes lois ncessaires de l'optique4 ,l'affirmation que t\t e/ ncessaire1 conclut ,m4 ,r5\vi] d'aprs ,jules ,lequi] 7et on reconnat l le jugem5t rcurr5t de ,m4 ,delboeuf71 e/ elle-mme impossible1 n'y ayant po9t de moy5 de la di/+u] de sa contradictoire1 en tant que donne p> la ncessit4 ,bi5 plus1 le critrium t\t extrieur du cons5tem5t des intellig5ces1 que rev5diqu5t les p>tisans du libre arbitre1 e/ au contraire la lgitime proprit des p>tisans du dt]m9isme intellectuel4 ,c'e/ prcism5t p>ce que nos div]ses intellig5ces sont s\mises aux mmes lois1 c'e/--dire aux mmes ncessits intrieures de la logique et aux mmes ncessits extrieures de l'expri5ce1 qu'on peut contrl] une intellig5ce p> une autre1 les calculs ou les obs]vations d'un a/ronome p> celles d'un autre a/ronome1 comme la pese d'une balance p> celle d'une autre balance4 ,si au contraire les balances sont libres1 comm5t se fi] leurs peses et comm5t les contrl] entre elles8 ,mille b>omtres con/ruits sur le mme plan s'accord5t m>qu] #aj degrs au-dessus de zro1 j'en conclus la fois que la temprature e/ en effet de #aj degrs et que t\s les b>omtres doiv5t tre ju/es4 ,il e/ d\teux qu'un physici5 prfrt s'en rapport] des b>omtres d\s de libre arbitre4 ,voici deux miroirs dont l'un reproduit exactem5t l'objet et dont l'autre le d=me2 sont-ils de mme valeur1 comme la vrit et l'erreur dont p>le ,m4 ,delboeuf1 s\s prtexte qu'ils sont galem5t ncessits l'un reproduire l'objet1 l'autre ne pas le reproduire8 ,t\tes les horloges sont-elles galem5t bi5 rgles p>ce qu'aucune ne se rgle librem5t1 et ,m4 ,delboeuf se dfie-t-il de sa montre m>quant midi p>ce qu'elle n'e/ pas libre8 ,la vrit e/ une h>monie3 un piano n'a pas beso9 d'tre libre p\r qu'on juge s'il e/ d'accord2 t\t au contraire4 ,de mme p\r l'esprit4 ,si les accords ou reprs5tations de mon esprit dp5d5t de ma volont1 si je puis me reprs5t] r\ge ce qui e/ bleu1 gal dix ce qui e/ gal c9q1 c'e/ alors que t\t critrium s]a enlev la sci5ce4 ,le j\r o il suffirait un a/ronome d'un acte de libre arbitre p\r voir une n\velle toile au b\t de sa lunette1 l'a/ronomie n'exi/]ait plus4 ,les p>tisans du libre arbitre frapp5t donc sur eux-mmes en croyant frapp] sur leurs adv]saires2 l'arme jete en l'air retombe sur eux4 ,l'intrt de la sci5ce1 disons mieux1 les ncessits de la sci5ce impliqu5t1 quoi qu'en dis5t ,,mm4 ,secrtan1 ,r5\vi] et ,delboeuf1 le dt]m9isme dans les objets et le dt]m9isme dans les p5ses4 ,supposons que n\s sommes dans le ds]t4 ,v\s croyez voir une oasis2 moi1 plac une c]ta9e di/ance de v\s1 je ne la vois pas4 ,en fait1 il y a ou il n'y a pas une oasis relle2 les p>tisans du libre arbitre et ceux du dt]m9isme l'admett5t galem5t2 mais la "q e/ de savoir comm5t1 dans *acune des deux hypo?ses1 on p\rra tablir une di/9ction de valeur entre les op9ions4 ,selon le dt]m9isme1 moi qui ne vois pas l'oasis et v\s qui la voyez1 n\s sommes actuellem5t ncessits t\s deux1 moi ne pas voir1 v\s voir4 ,faut-il en conclure que n\s n'ayons aucun moy5 de disc]n] le vrai du faux8--,tant que n\s en demeur]ons l et que n\s n\s crois]ons les bras1 la di/9ction s]a sans d\te impossible2 mais1 dans l'hypo?se du libre arbitre1 elle s]a t\t aussi impossible4 ,il ne suffira pas que v\s disiez3--,j'affirme librem5t l'oasis1 il me plat qu'elle soit--1 p\r que la di/9ction du vrai et du faux devi5ne possible2 on di/+u]a simplem5t p> l ce qui me plat et ce qui ne me plat pas4 ,jusqu'ici1 n\s sommes donc au mme po9t4 ,ma9t5ant1 de deux *oses l'une3 ou la *ose en litige e/ vrifiable1 ou elle ne l'e/ pas4 ,si elle e/ vrifiable1 n\s m>*]ons t\s les deux v]s l'oasis que v\s croyez voir2 le dt]m9i/e n'e/ pas plus p>alys que le p>tisan du libre arbitre4 ,en arrivant devant une oasis relle1 la mme ncessit qui m'emp*ait t\t l'heure de la voir me dt]m9]a ma9t5ant la voir2 n\s aurons donc corrig une ncessit p> une autre2 si voir ou ne pas voir dp5dait de notre libre arbitre1 c'e/ alors que n\s s]ions impuissants di/+u] le rel de l'imag9aire4 ,supposons ma9t5ant que t\te vrification soit impossible2 ici encore1 l'hypo?se se subdivise4 ,ou bi51 en l'abs5ce de vrification s5sible1 il y a des raisons soit logiques1 soit sci5tifiques1 soit mtaphysiques1 soit morales et sociales1 p\r tablir des degrs de probabilit2 ou bi5 il n'y en a pas4 ,dans le premi] cas1 v\s p\vez1 p> exemple1 me faire obs]v] que v\s n'tes pas au mme po9t que moi1 que mes yeux sont mo9s bons1 qu'il y a une vapeur entre moi et l'oasis1 que j'ai un intrt pr5dre un autre *em91 t&is que v\s tes p>faitem5t ds9tress1 etc4 ,v\s p\vez a9si arriv] me conva9cre que les probabilits sont p\r le *em9 que v\s v\lez pr5dre4 ,ces probabilits me dt]m9]ont pr5dre ce *em91 mo9s que mon dsir ou mon intrt ne l'emport5t sur mon intellig5ce4 ,n'y a-t-il1 au contraire1 aucun moy5 d'tablir des probabilits1 ni intellectuelles ni d'aucune sorte8 ,en ce cas1 t\tes raisons ayant disp>u1 n\s s]ons rduits une sorte de p>i1 un jeu de has>d4 ,mais qui emp*e un dt]m9i/e de j\] et de p>i] t\t comme un autre8 ,si n\s sommes libres1 nos p>is contraires s]ont libres2 et1 faute de vrification possible1 on ne p\rra disc]n] quelle dcision e/ ou n'e/ pas con=me l'objet4 ,si n\s sommes dt]m9s1 nos deux dcisions s]ont galem5t dt]m9es1 et1 en l'abs5ce de vrification possible ou d'apprciation possible des probabilits1 on ne p\rra non plus disc]n] leur con=mit ou leur non-con=mit l'objet4 ,on ne p\rra ici se dcid] que p\r des raisons subjectives t\s les po9ts de vue4 ,donc1 en somme1 l o la di/9ction du vrai et du faux e/ possible1 c'e/ prcism5t p> le dt]m9isme intellectuel qu'elle se produit1 et l o elle e/ impossible p\r le dt]m9isme1 elle l'e/ encore bi5 plus p\r le libre arbitre2 j\] pile ou face sur une affirmation ou une ngation1 ce n'e/ pas s'clair] sur ce qui tait obscur2 dans les cas mmes o l'on pr5d 9vitablem5t une dcision pratique1 cette dcision1 soit libre1 soit dt]m9e p> nos p5*ants1 n'emp*e pas les jugem5ts contraires d'tre aussi indisc]nables qu'aup>avant s\s le rapport de l'objectivit4 ,le criticisme phnomni/e reprs5te t\j\rs1 suivant la m?ode anci5ne1 l'homme dt]m9 comme un homme passif et in]te3 c'e/ l'argum5t p>esseux appliqu l'intellig5ce4 ,on oublie que1 si l'intellig5ce e/ un miroir1 elle n'e/ pas un miroir immobile et impuissant3 c'e/ un miroir t\rnant sans cesse1 qui1 prs5tant ses div]ses faces aux *oses1 reflte des tableaux div]s et peut a9si contrl] l'un p> l'autre2 bi5 plus1 les objets eux-mmes t\rn5t aut\r de l'intellig5ce et lui (fr5t a9si successivem5t leurs diffr5tes faces1 ce qui f\rnit un n\veau moy5 de di/9ction4 ,outre ce premi] p>alogisme1 on en fait un second en prt5dant que l'esprit huma91 dans l'hypo?se dt]m9i/e1 e/ une intellig5ce pure uniquem5t dt]m9e p> des raisons qui lui app>aiss5t1 et qui elles-mmes s'expliqu5t uniquem5t p> l'objet inconnu2 si bi5 que1 qu& les pures intellig5ces se contr$is5t1 il n'y aurait plus de di/9ction possible tablir entre elles4--,mais1 peut rpondre le dt]m9i/e1 nos op9ions ont des raisons dt]m9antes ou antcd5tes qui ne sont pas t\j\rs des raisons intellectuelles et logiques1 ni t\j\rs logiquem5t valables4 ,donc1 de ce que t\te op9ion e/ explicable p> des raisons1 il ne s'ensuit pas que1 p\r le dt]m9isme1 t\tes soi5t galem5t fondes en raison4 ,il peut y avoir des raisons de draisonn] comme des raisons de bi5 raisonn]4 ,le vrai et le faux1 dites-v\s1 ont des titres gaux p>ce qu'ils sont galem5t ncessaires4 ,c'e/ une manire d'tre dans le vrai que de suivre une loi ncessaire en affirmant le faux des autres hommes#ed4--,mais un f\ e/ ncessairem5t f\1 un esprit sa9 e/ ncessairem5t sa91 et la folie e/ en h>monie avec l'ensemble des lois de l'univ]s puisque c]ta9es r5contres de ces lois la produis5t2 en rsulte-t-il que la folie soit en h>monie avec les objets sur lesquels le f\ porte des jugem5ts faux8 ,de ce que la folie e/ vraie1 comme compatible avec le gr& t\t1 mal propos appel l'univ]selle vrit1 il n'en rsulte pas que les op9ions du f\ soi5t vraies comme h>moniques avec les objets p>ticuli]s auxquels elles s'appliqu5t1 ni qu'il fasse j\r qu& le f\ le dcl>e en ple9 m9uit4 #ed ,m4 ,r5\vi]1 ,essais1 id41 ,,iii1 #cjb4 ,on object]a qu'il y a des que/ions insolubles o *acun se croit sage1 sans qu'on puisse di/+u] les vrais sages des f\s4--,sans d\te2 mais1 en ce cas1 le libre arbitre n'e/-il pas t\t aussi impuissant que le dt]m9isme faire la di/9ction8 ,il ne peut que s]vir accrotre l'emb>ras1 c> *acun se jug]a librem5t sage1 et cela au mom5t mme o il s]a le plus f\4 ,c'e/ encore le dt]m9isme qui peut f\rnir ici ou un critrium ou un succdan de critrium4 ,supposez1 p> exemple1 qu'il s'agisse du vote d'une *ambre de dputs relativem5t une mesure dont les effets futurs sont actuellem5t invrifiables et mme1 p> hypo?se1 impossibles prvoir4 ,en l'abs5ce de t\te c]titude et mme de t\te probabilit tire de l'objet1 je p\rrai encore me faire une probabilit tire des motifs et mobiles qui ont dt]m9 le vote4 ,je p5s]ai que les dputs qui ont le plus de *ance d'avoir raison sont ceux qui ont le mo9s cd aux raisons subjectives1 aux passions de p>ti1 aux ambitions p]sonnelles1 aux intrigues corruptrices1 etc4 ,j'lim9]ai autant que possible t\t le subjectif1 t\tes les que/ions de p]sonnalit1 p\r avoir une probabilit objective1 la plus imp]sonnelle possible4 ,je p\rrai dire3--,ce vote doit tre absurde1 p>ce qu'il a t une oeuvre de passion1 de lgret1 de ha9e1 de corruption4 ,le critrium1 en ce cas1 e/ ju/em5t l'oppos de la m?ode subjective que le criticisme phnomni/e prfre la m?ode objective4 ,si l'on vi5t me dire que les dputs se sont fait librem5t leurs motifs et mobiles de vote1 ma dfiance ne f]a que s'accrotre1 t\t comme si l'on m'appr5ait qu'ils ont vot la c\rte paille4 ,donc1 mme au po9t de vue int]ne1 e/ plus probable ce qui e/ plus dgag des p5*ants subjectifs et des comm5cem5ts absolus subjectifs4 ,donc encore1 n\s ne saurions admettre que l'inc]titude produite p> les rsultats contradictoires des jugem5ts huma9s ne se peut lev] qu'en reconnaissant que la c]titude e/ un tat psy*ique1 rsultat d'un acte libre1 en une consci5ce responsable1 et non po9t l'effet d'une ncessit qui se contr$it en ses diffr5ts produits#ee4--,oui1 la c]titude1 la croyance e/ un tat psy*ique1 mais l'hypo?se du libre arbitre n'e/ nullem5t la seule possible p\r expliqu] cet tat psy*ique4 ,on oublie les passions1 les in/9cts1 les s5tim5ts1 les p]ceptions confuses1 les mille causes gr&es ou petites qui peuv5t incl9] le jugem5t1 produire ou a*ev] la croyance1 alors mme qu'il n'y aurait pas le mo9dre libre arbitre4 ,les critici/es font une numration incomplte des hypo?ses possibles4 ,de ce qu'un objet n'e/ pas blanc1 a-t-on immdiatem5t le droit d'en conclure qu'il soit noir8 ,il peut tre r\ge1 v]t1 etc4 ,de mme1 de ce que la croyance n'e/ pas l'oeuvre d'une ncessit purem5t logique ni d'une action ncessaire de la *ose en soi ou de l'objet sur la pure p5se1 il n'en rsulte pas immdiatem5t que la croyance soit libre2 elle peut tre l'oeuvre d'une ncessit passionnelle1 s5tim5tale2 elle peut rsult] du c>actre1 des habitudes1 de l'ducation1 etc4#ef4 ,mais c'e/ alors1 rpte-t-on1 que t\tes les croyances s]ont indisc]nables en tant que ncessaires4--,le fuss5t-elles s\s ce rapport1 elles ne le s]ai5t pas p\r cela s\s t\s les autres rapports4 ,les effets sont indisc]nables en tant qu'ils ont t\s des causes2 il n'en rsulte pas qu'ils soi5t indisc]nables p> ailleurs et qu'une maladie ncessaire soit indisc]nable d'une sant ncessaire4 ,mme en l'abs5ce de t\te vrification possible1 n\s avons vu que la m?ode de disc]nem5t entre le vrai et le faux consi/e calcul]1 autant que faire se peut1 la "p du passionnel et du subjectif p\r l'lim9] du problme1 comme un a/ronome lim9e de ses calculs l'quation p]sonnelle4 ,on peut a9si dans la consci5ce mme tablir une hir>*ie1 subordonn] une ncessit une autre mo9s individuelle1 mesur] plus ou mo9s exactem5t des degrs de probabilit1 comp>] une croyance avec l'ensemble des vrits acquises et confirmes1 cont9u] rationnellem5t le m\vem5t comm5c1 etc4 ,donc les critici/es phnomni/es1 en passant de l'analogie d'un seul c>actre des jugem5ts1 le mode de gnration dans la consci5ce1 l'id5tit de valeur p\r la consci5ce1 pass5t sans l'ombre d'une preuve d'un rapport un autre t\t diffr5t4 #ee ,m4 ,r5\vi]1 ,critique philosophique1 #ahhc1 id4 #ef ,m4 ,v4 ,egg]1 rem>quant que1 dans l'induction sci5tifique1 n\s affirmons au del de ce que peut atte9dre la dmon/ration complte1 en conclut que la c]titude n'e/ obt5ue qu' l'aide d'une =ce irrationnelle1 qui a*ve ce que la raison a comm5c4 ,jusque-l1 l'op9ion peut se s\t5ir1 quoiqu'il n'y ait ri5 d'irrationnel admettre que1 si j'ai vrifi la loi de ,m>iotte p\r #b1 #c1 #e1 #f1 #g atmosphres1 elle ne doit pas cess] brusquem5t dans l'int]valle de #b atmosphres #c ou de #d #e4 ,admettons p\rtant une =ce irrationnelle2 p\rquoi ne s]ait-ce pas simplem5t la vitesse acquise1 comme qu& on dpasse le b en s'lanant avec n]gie8 p\rquoi ne s]ait-ce pas le beso9 de conclure1 de pr5dre un p>ti1 etc48 ou plutt1 au lieu d'une =ce irrationnelle1 p\rquoi ne s]ait-ce pas une application rationnelle soit de la loi de cont9uit1 soit de la loi d'conomie1 etc48 ,m4 ,egg]1 lui1 conclut la lib]t4 ,l'esprit se rs\t1 dit-il1 nglig] les d]nires objections qu'il conoit encore3 il ne veut plus les considr]4--,soit2 mais se rs\t-il librem5t8 ,veut-il librem5t8 ,c'e/ ce qu'il faudrait dmontr]4 ,la c]titude en matire de sci5ce inductive1 aj\te ,m4 ,egg]1 n'e/ jamais que la limite prconue et pradopte de la probabilit croissante4 ,df9ition +nieuse1 mais d'o ne rsulte pas que1 p\r pass] cette limite1 qui n'e/ po9t donne objectivem5t1 la seule =ce objective et psy*ique soit un acte de libre arbitre4 ,dans t\te cette discussion1 on ne sort pas du ,grec3 logos argos qui prt5d n\s rduire l'in]tie intellectuelle4 ,m4 ,egg] rpond que les mobiles1 comme le beso9 de repos et l'am\r de l'ordre1 s]ai5t insuffisants asseoir l'esprit dans la c]titude1 t&is que la lib]t peut seule anantir l'objection en n'y p5sant plus4 ,le procd e/ trop expditif4 ,il ne suffit pas un gnral de f]m] les yeux devant une arme d'adv]saires p\r l'anantir4 ,la foi seule1 et surt\t la foi aveugle1 se ca*e la tte1 comme l'autru*e dans le sable1 p\r ne pas voir ce qui la m5ace2 qu'on appelle cette m?ode foi1 n\s y cons5tons2 mais n\s ne p\vons voir l la c]titude sci5tifique4 ,on peut ma9t5ant apprci] le syllogisme que ,m4 ,r5\vi] n\s a oppos n\s-mme et p> lequel il a espr accul] le dt]m9isme l'impuissance4 ,la di/9ction du vrai et du faux1 dans la consci5ce1 e/ impossible1 dit-il1 en tant qu'on reg>de des jugem5ts contradictoires entre eux comme imposs p> la ncessit4--,aprs les explications qui prcd5t1 n\s avons le droit de ni] cette majeure1 o on pr5d p\r accord ce qui e/ en "q4 ,de ce que les jugem5ts sont t\s galem5t les effets ncessaires de leurs antcd5ts1 il n'en rsulte po9t que1 dans la consci5ce1 on ne puisse comp>] un jugem5t avec un autre ou avec un ensemble de jugem5ts1 et tablir a9si1 dans la consci5ce mme1 d'autres rapports ab\tissant une di/9ction de valeur4 ,la conclusion n'e/ donc po9t cont5ue dans les prmisses3 le second rapport1 qui e/ celui du sujet l'objet1 ne se dduit pas du premi]1 qui e/ simplem5t le mode subjectif de =mation des jugem5ts4 ,conclure a9si sans moy5 t]me de l'un l'autre1 ce peut tre un acte de libre arbitre2 mais la conclusion e/ inadmissible p\r qui veut tre logiquem5t ncessit4 ,du re/e1 de cette majeure qui affirme prcism5t la *ose dmontr]1 ,m4 ,r5\vi] passe commodm5t la conclusion3 ,or1 dit-il1 la di/9ction du vrai et du faux1 relativem5t un objet ext]ne1 e/ impossible autrem5t qu'au moy5 de la di/9ction comme vrais ou faux des jugem5ts contradictoires entre eux1 dans la consci5ce4 ,donc la di/9ction du vrai et du faux1 relativem5t un objet ext]ne1 e/ impossible dans la consci5ce en tant qu'on reg>de les jugem5ts contradictoires entre eux comme imposs p> la ncessit4--,rem>quons la gnralit de la conclusion2 ,m4 ,r5\vi] ne fait ici aucune di/9ction entre les vrits sci5tifiques ou les vrits philosophiques2 il p>le d'un objet ext]ne1 ce qui peut signifi] ou un objet de nos s5s ou1 plus univ]sellem5t1 un objet quelconque extrieur au sujet4 ,et en effet1 si la majeure e/ exacte1 elle doit s'appliqu] t\t4 ,et c'e/ prcism5t p>ce qu'elle pr\ve trop qu'elle ne pr\ve ri54 ,il y a plus4 ,on peut ret\rn] le syllogisme t\t enti] contre les critici/es eux-mmes4 ,non seulem5t le dt]m9isme ne supprime pas dans la consci5ce t\t moy5 de disc]n] l'objectif du subjectif2 mais c'e/ l'hypo?se mme du libre arbitre dans les jugem5ts qui supprime ce moy54--,la di/9ction du vrai et du faux1 dans la consci5ce1 peut-on dire1 e/ impossible en tant qu'on reg>de des jugem5ts contradictoires entre eux comme voqus indp5damm5t de leurs antcd5ts p> le libre arbitre de *acun1 sans prvision mme imag9able4 ,donc la di/9ction du vrai et du faux1 relativem5t un objet ext]ne1 e/ impossible1 dans la consci5ce1 en tant qu'on reg>de des jugem5ts contradictoires entre eux comme galem5t produits p> le libre arbitre4 ,cela e/ vrai p\r les objets ext]nes proprem5t dits3 p> exemple1 p\r l'accord d'un in/rum5t p> l'accordeur muni d'oreilles et de lib]t1 dont p>le ,m4 ,r5\vi]4 ,si un accordeur juge1 p> un acte du libre arbitre1 de la consonnance ou de la dissonance1 ce n'e/ pas lui que n\s confi]ons le so9 d'accord] un piano2 n\s prfrons celui dont les oreilles et le jugem5t sont ncessits4 ,cela e/ vrai aussi p\r les objets invrifiables de la mtaphysique3 en tant qu'invrifiables1 gaux en probabilit intellectuelle et affirms p> un acte de libre arbitre1 ils sont p>faitem5t indisc]nables comme vrais ou faux dans la consci5ce4 ,votre affirmation ne porte plus alors sur ce qui e/1 mais sur ce que v\s v\lez librem5t ou ncessairem5t 7c> le problme subsi/e t\j\rs72 v\s v\lez une *ose ou v\s en v\lez une autre1 voil t\t#eg4 #eg ,l'indt]m9isme phnomni/e retombe donc s\s t\tes les objections qu'il adresse ,cl>ke4 ,il lui objecte qu'une volont indiffr5te dta*e l'acte de t\t motif et p> suite de t\t facteur intelligible 7,critiq4 philos41 #be sept4 #ahgi1 p4 #abc72 mais ,cl>ke1 en revan*e1 p\rrait rpondre3--,selon v\s1 la volont dta*e un motif de t\t motif1 un jugem5t de t\s les autres1 ce qui e/ encore mo9s intelligible4--,v\s mettez un int]valle incomprh5sible et une solution de cont9uit entre le d]ni] jugem5t et les volitions6 7,critiq4 philos41 id41 p4 #aah47--;,et v\s1 un int]valle encore plus incomprh5sible entre un jugem5t et un jugem5t conscutif sur les mmes objets4--,ds que la volont1 pr9cipe indiffr5t1 produit des actes dt]m9s1 c'e/ au has>d qu'elle les dt]m9e4--,c'e/ aussi au has>d que v\s dt]m9ez vos jugem5ts4--,ds que l'homme agit diffremm5t dans les cas o son jugem5t e/ id5tique1 ou id5tiquem5t dans ceux o son jugem5t v>ie1 l'homme n'e/ plus un tre raisonnable4--,e/-il un tre raisonnable qu& il juge diffremm5t avec des donnes et des passions id5tiques ou id5tiquem5t avec des donnes et passions diffr5tes8 ,ce que l'homme ne peut ni]1 selon v\s1 c'e/ seulem5t la vrit de ce qu'en mme temps il juge vrai2 mais v\s admettez qu'il peut ni] la vrit de ce qu' l'in/ant prcd5t il a jug vrai4 ,un tel p\voir s]ait prcism5t ce qu'on e/ conv5u d'appel] inconsqu5ce et draison4 ,un homme qui a p]du la raison ne nie pas et n'affirme pas en mme temps2 seulem5t1 aprs avoir affirm qu'il fait j\r1 il cre et fait sortir de prcd5ts id5tiques cette ngation3 il fait nuit4 ,les mom5ts successifs de son raisonnem5t ne sont pas plus en*ans que ne le sont1 selon v\s1 les mom5ts successifs d'une dlibration2 il appelle t\r t\r la reprs5tation du j\r et celle de la nuit4 ,a *aque in/ant1 il e/ d'accord avec soi2 il ne se contr$it que d'un in/ant l'autre2 la folie e/ une raison discont9ue4 ,bref1 v\s repro*ez aux p>tisans de la lib]t indiffr5te que1 le jugem5t r5du1 la volont re/e1 qui1 trangre t\s ces motifs et cause non cause1 peut aussi bi5 cass] ce jugem5t que l'excut]1 et agir d'elle-mme sans raison et contre la raison 7p4 #fd72 mais v\s1 v\s admettez que1 le jugem5t r5du1 la volont peut aussi bi51 cause non cause1 ma9t5ir ce jugem5t ou le *ang] en son contraire1 et jug] a9si arbitrairem5t sans raison et contre la raison4 ,rpondre que la volont se cre un motif de jug] et de v\loir diffr5t avec des motifs prcd5ts id5tiques et que p> consqu5t elle ne juge ou ne veut jamais sans motif1 c'e/ d\bl] la difficult au lieu de la rs\dre2 c> alors de motifs id5tiques sort non seulem5t une volition diffr5te1 mais encore un motif et un jugem5t diffr5t1 comme si d'une majeure et d'une m9eure id5tiques sortait t\t d'un c\p une conclusion diffr5te4 ,c'e/ l'arbitraire in/all non seulem5t en ple9e volont1 mais en ple9e intellig5ce1 l o prcism5t sont le plus 9vitables t\tes les lois soit de la crbration inconsci5te1 soit de la p5se consci5te4 ,,iv4 ,l'attribution au moi dans le criticisme phnomni/e4--,l'attribution au moi1 psy*ologique ou morale1 e/ encore plus inexplicable dans la doctr9e des comm5cem5ts absolus que dans l'indiffr5tisme4 ,l'attribution1 n\s le v]rons plus lo9#eh1 suppose un li5 entre moi et mes actes2 elle suppose l'unit et la cont9uit du moi4 ,or1 dans le criticisme phnomni/e1 il y a des comm5cem5ts encore plus absolus que dans l'indiffr5tisme4 ,comm5t les attribu] au moi1 avec lequel ils ne sont pas lis8 ,ce sont des comm5cem5ts absolus en moi1 admettons-le2 mais supposons des comm5cem5ts absolus 7rels ou app>5ts7 dont je s]ais simplem5t le ?tre1 p> exemple une s5sation imprvue2 en quoi se di/+u]ont-ils des comm5cem5ts absolus dont je s]ais la cause8 ,puis-je mme dire que moi j'en suis la cause8 ,moi1 c'e/ le gr\pe de phnomnes et de lois#ei2 or les phnomnes comm5ant absolum5t n'ont leur cause ni dans les autres phnomnes antrieurs ou simultans1 ni dans les lois2 ils ont leur cause en eux-mmes ou1 si l'on prfre1 ils sont eux-mmes causes4 #eh ,voir ,i,i,ie p>tie4 #ei ,r5\vi]1 ,essais1 id41 p4 #cfj4 ,aussi l'attribution la consci5ce e/-elle impossible1 et il n'y a po9t1 selon le criticisme phnomni/e1 consci5ce de la lib]t4 ,mais alors s'lve une n\velle et insurmontable difficult3 si la lib]t e/ purem5t phnomnale et non1 comme dans ,kant1 n\mnale1 on ne voit plus p\rquoi elle n'aurait pas consci5ce de soi4 ,comm5t se fait-il qu'un comm5cem5t absolu de la consci5ce ne se saisisse lui-mme ni comme comm5cem5t ni comme absolu8 ,dira-t-on que la lib]t consi/e prcism5t dans la discont9uit1 dans la rupture1 dans l'hiatus et le vide entre des sries de phnomnes8--,en ce cas1 il s]a effectivem5t facile de compr5dre qu'on n'ait po9t consci5ce d'une discont9uit1 d'un vide2 mais1 que ce vide puisse con/itu] le libre arbitre1 c'e/ ce qui s]a plus difficile saisir4 ,dans t\s les cas1 si le gr\pe de phnomnes et de lois s'attribue les phnomnes qui jailliss5t au beau milieu des phnomnes prexi/ants1 c'e/ p> pure hypo?se4 ,un ,grec aurait pu t\t aussi bi5 attribu] ces comm5cem5ts absolus soit la ,=tune1 soit la ,de/9e4 ,un *rti5 les attribu]a vraisemblablem5t tantt son ange g>di51 tantt un dmon t5tateur4 ,en effet1 l'app>ition d'un motif ou d'un mobile n\veau dans la consci5ce e/ une vritable sugge/ion2 de plus1 elle e/ imprvisible p\r moi t\t comme p\r autrui1 c>1 si je p\vais prvoir srem5t ce que je vais v\loir1 il n'y aurait plus comm5cem5t absolu et lib]t imprvisible4 ,l'ide ou le s5tim5t automotifs qui font subitem5t leur app>ition ont donc t\s les c>actres de *oses trangres3 comme je ne puis voir leur raison en moi et dans mes tats antcd5ts1 comme aussi le criticisme phnomni/e m'affirme que cette raison n'e/ pas dans mon c]veau et dans mon organisme1 je puis p>faitem5t suppos] un ange ou un dmon qui m'inspire4 ,la faim1 l'occasion1 l'h]be t5dre et1 je p5se1 ,quelque diable aussi me p\ssant4 ,jules ,lequi]1 dans les p]spectives de sa mmoire1 qu'il prolongeait des p]spectives supposes de sa vie future1 s'app>ut lui-mme1 n\s dit-il1 multipli en une suite de p]sonnages div]s1 dont le d]ni]1 s'il se t\rnait v]s eux un j\r1 un mom5t suprme1 en leur dem&ant p\rquoi ils avai5t agi de la sorte1 p\rquoi ils s'tai5t arrts telle p5se1 les ent5drait de pro*e en pro*e en appel] sans f9 les uns aux autres4--,mais1 peut-on rpondre1 pr5ons la srie en s5s inv]se1 et sub/ituons au dt]m9isme une srie de comm5cem5ts absolus2 ne v]rons-n\s pas se produire la mme p]spective8 ,l'homme de *aque in/ant pass ne p\rra-t-il pas rejet] la faute sur l'homme de l'in/ant suivant1 sur l'homme n\veau sorti de l'homme anci5 p> un comm5cem5t absolu1 et le long de cette n\velle p]spective n'ent5drons-n\s pas les p]sonnages successifs1 qu'aucun li5 c]ta9 ne ratta*ait l'un l'autre1 en appel] aussi sans f9 les uns aux autres8 ,tant il e/ vrai que1 dans t\s les sy/mes1 le problme de l'individuation et de la responsabilit (fre des difficults analogues3 il faut un li5 entre le moi d'auj\rd'hui et celui d'hi]1 et cep5dant il faut que ce li5 soit d'une flexibilit indf9ie p\r p]mettre un cont9uel r5\vellem5t dans une cont9uelle id5tit4 ,si le li5 p>at trop rigide dans le dt]m9isme ord9aire1 en revan*e il e/ supprim dans un libre arbitre qui fait de la vie morale une suite d'pisodes4 ,v4 ,les limites intrieures de la lib]t et de la solid>it4--,une d]nire difficult psy*ologique et morale1 c'e/ celle des limites1 conditions et v>iations intrieures de la lib]t4 ,quelques auteurs ont admis la fois le libre arbitre et la solid>it1 qui n'e/ qu'un autre nom du dt]m9isme2 ils sont alls jusqu' croire3 #a que le libre arbitre e/ lui-mme solidaire2 #b que1 t\t en s'ex]ant dans le monde phnomnal et non dans le monde n\mnal1 il a des manife/ations phnomnales dt]m9es p> les lois de la nature1 comme la lib]t n\mnale de ,kant2 enf9 qu'il y a des degrs et une simple virtualit dans le libre arbitre#fj4 ,ces ass]tions ne sont pas faciles concili]4 ,aussi ,m4 ,r5\vi] lui-mme les rejette2 mais n'ab\tit-il pas son t\r l'ant9omie du libre arbitre insolidaire et de la solid>it#fa8 ,p\r lui1 la puissance des contraires1 dt-elle ne se prs5t] qu'une fois rellem5t et dans la vie d'un seul homme1 cette puissance-l passant l'acte s]ait t\j\rs un absolu sui g5]is1 *appant t\te solid>it en tant qu'elle s'ex]ce4 ,mais il aj\te que1 si le libre arbitre e/ inconditionnel1 il a cep5dant des conditions d'exi/5ce qui doiv5t tre donnes et des conditions d'ex]cice qui sont les lm5ts1 les mobiles et les moy5s4--,que re/e-t-il alors en propre cet absolu sui g5]is1 qu'on n\s reprs5tait t\t l'heure comme p\vant lui-mme au mo9s se donn] ses mobiles et motifs8 ,ce rsultat semble d'ailleurs 9vitable qu&1 avec le criticisme phnomni/e1 on *]*e une lib]t inconditionnelle dans les phnomnes1 qui sont p> ess5ce conditionns4 #fj ,voir la ,solid>it morale1 p> ,m4 ,m>ion4--,cf4 ,m4 ,secrtan1 loc4 cit4 #fa ,id41 #ad oct4 #ahhj1 p4 #afi1 #agb4 ,on a beau rpondre que l'acte libre e/ seulem5t celui qui n'e/ pas entirem5t prdt]m91 entirem5t solidaire1 et que le fait du comm5cem5t absolu1 de l'insolid>it1 e/ ici ress]r dans d'troites limites2 les limites qui ent\r5t un my/re ne font ri5 son normit intr9sque2 une petite cration spontane sur un petit po9t de l'univ]s1 un petit fiat lux ou un petit fiat motus e/ aussi incomprh5sible que la cration du monde enti]2 donnez-moi ce p\voir dans des limites aussi troites que v\s v\drez1 et je ref]ai le monde mieux qu',ar*imde avec son po9t d'appui4 ,de plus1 n\s dem&]ons de n\veau comm5t il peut y avoir des limites un comm5cem5t absolu1 une relation limitant l'absolu8 ,le criticisme phnomni/e croit avoir supprim le n\mne en le plongeant dans le phnomne2 il n'a fait que le ml] son contraire2 au lieu d'un seul n\mne au-dessus du monde1 on a une multitude de petits n\mnes dans le monde1 autant que d'actes libres et de comm5cem5ts premi]s3 c'e/ une p\ssire de n\mnes au lieu d'un l+ot4 ,le criticisme phnomni/e rejette la *ose en soi1 mais il admet ce qui e/ beauc\p plus trange3 des phnomnes en soi et p> soi4 ,il veut rev5ir ,hume en g>dant ,kant2 et alors1 au lieu de plac] dans l'difice le phnomne au rez-de-*ausse et le n\mne l'tage suprieur1 il loge les deux contradictoires1 aux prises l'un avec l'autre1 sur le mme plan3 il fait comm5c] absolum5t des relations1 il fait jaillir des phnomnes p> soi1 et il croit dim9u] la difficult 7p\r ne pas dire la contradiction7 en aj\tant3--,cela ne se passe que sur un t\t petit po9t1 dans d'troites limites3 c'e/ un petit comm5cem5t premi]2 son exigut le r5d plus portatif que l'absolu absolum5t absolu du n\mne4--,au *oix1 n\s aim]ions mieux ce d]ni] qu'une philosophie d'hiatus1 qui *]*e va9em5t se ma9t5ir entre le phnomnisme exclusif de ,hume et le phnomnisme surmont du n\mne de ,kant4 p>pill] la difficult1 ce n'e/ pas la rs\dre3 c'e/ simplem5t la multipli]4 ,,*apitre ,,c9qui,,me ,l',,ind,,t]m9isme ,m,,canique ,i4 ,hypo?se d'une direction du m\vem5t dans l'espace sans cration de =ce4 ,,ii4 ,hypo?se d'un quilibre et d'une bifurcation d'intgrales4 ,,iii4 ,hypo?se d'une rupture d'quilibre p> une =ce inf9im5t petite4 ,,iv4 ,hypo?se d'un emploi du temps laissant place l'indt]m9ation4 ,il s'e/ produit notre poque1 p>mi les morali/es qui se ratta*5t au spiritualisme ou au criticisme1 une sorte de raction antisci5tifique dans l'intrt de la morale1 dont n\s v5ons de voir des exemples4 ,les uns s'ef=c5t de montr] 7*ose facile7 que la sci5ce ne sait pas t\t et en conclu5t qu'ils ont le droit de remplir les lacunes de la sci5ce p> l'affirmation d'un libre arbitre qui *appe aux lois sci5tifiques4 ,o la sci5ce se tait1 ils se croi5t autoriss p>l] comme bon leur semble et admettre des miracles4 ,d'autres s'ef=c5t de t\rn] la sci5ce mme au pr(it du libre arbitre2 ce qui s'accommode le mo9s de ce p\voir miraculeux1 c'e/ la logique et la mcanique2 or ce sont prcism5t ces deux sci5ces qu'on a essay de mettre s\s la dp5dance du libre arbitre3 montr] que sans son sec\rs elles ne saurai5t subsi/] et t un *ef-d'oeuvre de tactique4 ,l'entreprise tait sduisante et a sduit en effet plus d'un esprit4 ,a9si s'introduis5t1 dans une "q t\te psy*ologique et morale1 de vritables expdi5ts logiques et mcaniques qui ont p\r b de sauv] le libre arbitre2 ce sont1 dans t\s les s5s du mot1 des argum5ts ex ma*9a4 ,il y a dans cette "q de la lib]t1 comme dans celle de l'exi/5ce de ,dieu1 t\te une ni*e de sophismes1 comme dirait ,kant1 et il suffit1 p\r la faire s'envol]1 d'agit] un peu les br\ssailles logiques ou ma?matiques d]rire lesquelles ils se ca*5t4 ,n\s avons dj exam9 les expdi5ts logiques tirs de la prt5due impossibilit d'tablir la vrit sci5tifique ou mtaphysique si t\t e/ dt]m9 ncessairem5t4 ,re/5t les expdi5ts mcaniques4 ,on peut en compt] jusqu' c9q en faveur du libre arbitre1 p> lesquels on espre r5dre son action compatible avec la cons]vation de l'n]gie3 #a direction possible des m\vem5ts de translation p> une =ce trangre au m\vem5t2 #b trans=mation possible du m\vem5t molculaire en m\vem5t de translation1 et rupture possible d'quilibre p> une action inf9im5t petite ou mme nulle2 #c emploi du temps au pr(it de la lib]t4 ,les deux premi]s expdi5ts revi5n5t des manires de dirig] le m\vem5t dans l'espace2 le d]ni] e/ une manire de le g\v]n] dans le temps4 ,i4 ,la direction possible des m\vem5ts de translation p> une =ce suprieure e/1 comme on sait1 l'hypo?se c>tsi5ne1 que ,leibnitz a rfute et qu'a reprise ,c\rnot4 ,cette ?se peut donn] lieu deux sortes d'objections1 les unes tires de ses consqu5ces1 les autres tires de ses pr9cipes4 ,on connat d'abord l'objection p] absurdum propose p> ,leibnitz4 ,qui n\s emp*]ait1 dem&ait-il ,desc>tes1 de saut] jusqu' la lune8--,mais on peut conte/] cette conclusion de ,leibnitz sur le p\voir que n\s confr]ait le cl9am51 et dire que ce p\voir n'e/ pas ncessairem5t indf9i4 ,on p\rrait imag9] un c]ta9 quantum d'n]gie la disposition des tres libres2 on s]ait incapable1 il e/ vrai1 d'expliqu] p\rquoi une n]gie t\te spirituelle et s\/raite aux lois de la matire a des bornes4 ,mais1 une fois admise1 cette n]gie directrice des m\vem5ts n'aurait pas un c>actre aussi p]turbateur que ,leibnitz le suppose1 c> il faut t5ir compte de ce que les m\vem5ts se neutralis5t di/ance4 ,une direction n\velle du m\vem5t p\rrait tre neutralise une c]ta9e di/ance de son po9t de d"p et ne ri5 *ang] ni la somme totale des =ces et des m\vem5ts1 ni mme peut-tre la direction totale de l'ensemble4 ,le poisson qui se meut dans la m] droite ou gau*e n'emp*e pas la m] de se s\lev] et de s'abaiss] selon une loi rgulire2 il y a comp5sation des petits effets les uns p> les autres qu& on considre la masse4 ,il n'e/ donc pas entirem5t dmontr que le p\voir de dirig] un m\vem5t dans des conditions dt]m9es et dans une sphre dt]m9e1 comme celle de nos organes1 n\s donne ncessairem5t le p\voir de t\t faire et de saut] jusqu' la lune4 ,notre action transitive1 en un mot1 p\rrait tre relle1 t\t en tant limite4--,voil ce qu'on p\rra object] ,leibnitz4 ,p\rtant1 il faut le reconnatre1 les m\vem5ts se ti5n5t t\j\rs et sont solidaires4 ,le petit saut du poisson dans l'eau ti5t de lo9 aux m\vem5ts du soleil et des toiles2 la mo9dre direction n\velle1 quelque limite qu'elle ft1 *ang]ait la =mule ma?matique de l'univ]s4 ,si un seul homme ne p\vait saut] jusqu' la lune et encore mo9s *ang] le c5tre de gravit du globe1 t\s les hommes et t\s les animaux runis1 en les supposant d\s du p\voir imag9 p> ,desc>tes1 s]ai5t peut-tre capables la longue de modifi] plus ou mo9s le c5tre de gravit t]re/re et la dure du j\r /ellaire4 ,telles sont les consqu5ces auxquelles ab\tiss5t logiquem5t ceux qui admett5t le p\voir directeur2 mais1 quelque improbables que soi5t ces consqu5ces1 elles ne suffis5t p\rtant pas rfut] la ?orie4 ,c'e/ donc sur les pr9cipes mmes de cette ?orie qu'il faut port] l'exam54 ,ses p>tisans prt5d5t admettre la fois le pr9cipe de la cons]vation de l'n]gie et un p\voir directeur du m\vem5t1 qui1 selon eux1 n'impliqu]ait aucune cration de =ce4 ,n\s n'avons donc pas exam9] ma9t5ant le ?orme de la cons]vation de l'n]gie ni les vraies raisons sur lesquelles il se fonde2 la seule "q en ce mom5t e/ de savoir si ce ?orme1 une fois admis1 e/ compatible avec le p\voir de dirig] le m\vem5t4 ,m4 ,delboeuf et ,m4 ,tann]y sont p\r la ngative2 ,m4 ,naville et d'autres sont p\r l'affirmative4 ,il n\s semble que1 p\r modifi] mcaniquem5t la direction d'un m\vem5t et la rsultante d'un p>alllogramme de =ces1 il faut de t\te ncessit ou dtruire un des m\vem5ts composants1 ou introduire et crer un m\vem5t n\veau4 ,or1 comm5t crer ou annul] du m\vem5t sans crer ou annul] de la =ce vive1 p> consqu5t sans faire v>i] la somme d'n]gie qu'on supposait con/ante8 ,l'indt]m9ation dans la direction du m\vem5t e/ contraire au pr9cipe de l'galit entre l'action et la raction1 qui entrane comme consqu5ces3 #a la cons]vation du m\vem5t du c5tre de gravit1 #b la con/ance de la quantit du m\vem5t1 #c le pr9cipe des aires#fb4 ,p\r admettre avec ,epicure et ,desc>tes la possibilit d'un cl9am51 il faut donc modifi] les ?ses fondam5tales de la mcanique sur la cons]vation de l'n]gie et attribu] l'homme une cration de =ce motrice4 #fb ,voir ,m4 ,tann]y1 ,la ?orie de la connaissance ma?matique 7,revue phil41 #ahgi1 t4 ,,ii1 #dhb74 ,voir aussi l'tude de ,m4 ,delboeuf3 ,dt]m9isme et lib]t1 #a;er article1 #ahfb4 ,p\r *app] cette consqu5ce1 ,m4 ,naville se rfugie dans une srie d'hypo?ses et d'analogies2 son b e/ de montr]1 contrairem5t au pr9cipe de la mcanique mod]ne1 que t\te cause modificatrice d'un m\vem5t n'e/ pas ncessairem5t un m\vem5t antrieur1 ce qui r5drait impossible l'action directrice et libre de la volont4 ,la cause modificatrice du m\vem5t1 selon lui1 peut tre une =ce qui agisse sans l'aide d'un m\vem5t antcd5t et comme du se9 de l'immobilit1 de manire n'augm5t] et ne dim9u] en ri51 p> cette action1 la somme du m\vem5t dans l'univ]s4 ,malheureusem5t1 les raisons sur lesquelles ,m4 ,naville s'appuie p\r dmontr] cette possibilit sont empruntes1 comme n\s allons le voir1 de simples fictions ma?matiques4 ,il assimile la volont une =ce qui agit sur le m\vem5t p> sa prs5ce seule1 non p> le m\vem5t4 ,mme dans la nature1 dit-il1 l'explication des phnomnes du m\vem5t suppose la d\ble base du m\vem5t et des ob/acles qui le modifi5t2 et les ob/acles sont la rsi/ance oppose p> des corps1 l'tat de repos relatif1 aux m\vem5ts des autres corps444 ,il rsulte de l qu'en physique ce n'e/ pas seulem5t le m\vem5t qui e/ =ce1 mais aussi la prs5ce des corps4 ,or la prs5ce des corps peut tre conue comme une =ce qui *ange la direction du m\vem5t sans en *ang] la quantit4 ,supposons en effet un sy/me de corps en m\vem5t1 et plaons-y p> la p5se un corps considr comme primitivem5t immobile2 la direction des m\vem5ts du sy/me s]a *ange sans altration dans la quantit4 ,il va sans dire qu'il s'agit ici d'une conception purem5t ?orique1 puisqu'un corps ne peut pas tre introduit sans que son introduction soit un m\vem5t2 mais1 en supposant l'app>ition spontane d'un corps dans un sy/me donn1 ou sa cration proprem5t dite1 ce corps *ang]ait la direction des m\vem5ts antcd5ts et non leur quantit#fc4 ,le corps immobile imag9 p> ,m4 ,naville e/ videmm5t une pure fiction gomtrique2 dans la ralit1 t\t corps e/ un sy/me de m\vem5ts1 soit visibles1 soit invisibles4 ,ce qui fait que la prs5ce d'un corps modifie le m\vem5t des autres corps1 c'e/ qu'il e/ lui-mme un ensemble de m\vem5ts4 ,il ne rsi/e au m\vem5t que p> son m\vem5t propre et non p> son immobilit1 qui e/ t\te relative et rvle un m\vem5t en s5s contraire4 ,n\s ne savons si un corps vraim5t et absolum5t immobile ne s]ait pas indiffr5t t\t m\vem5t1 et n'oppos]ait pas une rsi/ance nulle au mobile qui l'entran]ait4 ,comm5t donc argu] d'une fiction ma?matique1 d'une mtaphore ma?matique1 p\r dmontr] la possibilit d'une action psy*ologique qui s]ait celle d'un pur esprit modifiant le m\vem5t p> sa seule prs5ce1 semblable aux anges que le moy5 ge prposait au m\vem5t des a/res8 ,p\r dmontr] la possibilit d'une *ose1 il faut1 selon le prcepte de ,kant1 s'appuy] sur des ralits1 non sur fictions ab/raites ni sur des symboles gomtriques4 #fc ,ibid41 p4 #bhj4 ,d'ailleurs1 admettons qu'un m\vem5t puisse tre produit p> un *angem5t n'ayant lieu que dans le temps et non dans l'espace2 la difficult s]ait recule sans tre rsolue4 ,le dt]m9isme1 en effet1 s'applique aussi bi5 au temps qu' l'espace4 ,nos ides se suiv5t dans le temps selon des lois1 a9si que nos dsirs4 ,de plus1 t\te ide e/ en fait accompagne d'un m\vem5t1 e/ une action rfrne4 ,m4 ,naville admet lui-mme que t\t phnomne psy*ique a des conditions physiologiques et se traduit dans le c]veau2 or cette ass]tion e/ en contradiction avec les hypo?ses de ,m4 ,naville et de ,m4 ,r5\vi] sur une =ce qui produirait la direction du m\vem5t sans un autre m\vem5t antcd5t4 ,concevoir dans notre p5se la direction n\velle d'un m\vem5t1 concevoir un cl9am51 c'e/ dj produire un autre m\vem5t1 c'e/ mme comm5c] dj la neutralisation du m\vem5t antrieur p> un m\vem5t en s5s contraire2 c'e/ comm5c] le cl9am54 ,l'ide du m\vem5t n\veau e/ comme une ma9 qui s'appui]ait lgrem5t sur une b\le en tra9 de r\l] et qui s]ait t\te prte la ram5] en arrire4 ,tant que la ma9 s'appuie lgrem5t1 elle ne produit qu'une rsi/ance insuffisante arrt] la b\le3 c'e/ l'ide2 une rsi/ance plus =te e/ le dsir4 ,qu& la ma9 se s]re1 saisit la b\le et la ramne en arrire1 qu& l'ide prs5tem5t dom9ante contrebalance l'impulsion antrieure1 c'e/ la volont4 ,p\r modifi] un m\vem5t sans un autre m\vem5t1 il faudrait donc le modifi] sans y p5s]1 sans avoir l'ide du m\vem5t v\lu1 lequel e/ dj une image1 consquemm5t un sy/me de m\vem5ts crbraux1 premi] /ade du m\vem5t f9al4 ,,ii4 ,la ?se de ,m4 ,naville prsuppose celle de ,m4 ,b\ss9esq4 ,en effet1 *ang] la direction d'un m\vem5t sans m\vem5t antcd5t et p> l'int]v5tion d'une =ce suprieure ne s]ait *ose possible que s'il y avait un mom5t d'quilibre et d'indt]m9ation4 ,il faut pralablem5t que la balance soit en quilibre et que l'ensemble de =ces qui agiss5t sur elle ab\tisse cet quilibre1 cette bifurcation de voies qui fait que la balance peut galem5t s'incl9] droite et gau*e4 ,,mm4 ,b]tr&1 du ,bois-,reymond1 et plus rcemm5t ,m4 ,delboeuf ont rpondu avec raison qu'il n'y a pas dans la ralit d'indt]m9ation vraie1 et que les diffr5tielles sont des ab/ractions4 ,ma?matiquem5t1 un cne peut se t5ir sur sa po9te2 physiquem5t1 non1 p>ce qu'il y a t\j\rs d'un ct ou de l'autre quelque diffr5ce qui rompt l'quilibre4 ,la volont e/ comme ce cne4 ,d'ailleurs1 si l'quilibre tait p>fait1 et si l'tre tait rellem5t en quilibre entre une intgrale s+ulire et une intgrale gnrale comme entre deux bottes de fo91 il ne se produirait ri51 c> il n'y aurait pas de raison p\r qu'un contraire se ralist plutt que l'autre4 ,ce s]ait donc une =ce suprieure qui romprait dans la ralit le prt5du quilibre de l'ab/raction4 ,,iii4--,dira-t-on que la =ce mcanique qui rompt l'quilibre peut tre inf9im5t petite et mme gale zro8--,c'e/ l'hypo?se de ,c\rnot et de ,m4 de ,sa9t-,v5ant1 que ,m4 ,r5\vi] a reproduite4 ,selon cette hypo?se1 la loi de la cons]vation de l'n]gie dt]m9e bi5 la quantit de m\vem5t molculaire qui peut rsult] d'un m\vem5t de translation1 ou inv]sem5t la quantit de =ce actuelle qui peut rsult] d'une quantit donne de =ce pot5tielle2 mais elle ne dt]m9e pas la trans=mation d'une des deux sortes de m\vem5t dans l'autre4 ,la "q du dt]m9isme absolu1 dit ,m4 ,r5\vi]1 e/ t\te de savoir comm5t ou p> quelles =ces s'opr5t les dt5tes p> lesquelles des =ces de t5sion pass5t l'tat de =ces vives1 actuelles1 s5sibles1 accomplissant un travail mcanique444 ,il re/]ait compr5dre comm5t une dt5te1 qui e/ de l'ordre mcanique1 p\rrait s'effectu] a9si indp5damm5t de t\te =ce df9ie mcaniquem5t ou1 en d'autres t]mes1 sans introduction d'aucun m\vem5t n\veau dans le sy/me des m\vem5ts donns4 ,la "q se rduit donc ma9t5ant ce seul po9t4 ,elle se rs\t1 croyons-n\s1 de la manire la plus simple44444 ,la "q se rs\t p> la m?ode des limites4 ,ds que la mo9dre =ce suffit p\r rompre un tat d'quilibre p>fait ou ma?matique et mettre en lib]t1 p\r a9si dire1 une quantit quelconque de =ce vive et accomplir un travail aussi gr& qu'on peut l'imag9]#fd1 il s'ensuit que le rapport de la =ce causant la rupture la =ce dploye p> l'effet de la rupture peut tre suppos aussi petit qu'on le veut1 desc5dre au-dess\s d'une quantit assigne1 quelque petite qu'elle soit4 ,on peut donc affirm]1 passant la limite1 que la dt5te e/ possible sans qu'aucune =ce s5sible1 aucun m\vem5t s5sible s'introduise dans le sy/me mcanique4 ,donc enf9 le pr9cipe de la cons]vation de la =ce mcanique peut tre ma9t5u sans que l'on r5once considr] la =ce psy*ique comme la cause du passage de c]ta9es =ces de t5sion de l'organisme des =ces actuelles#fe4 #fd ,p> exemple produire une avalan*e et cras] un village p> un petit m\vem5t du doigt qui dta*e une b\le de neige4 #fe ,critique philosophique1 #ag oct4 #ahgh4 ,du ,bois-,reymond et ,m4 ,delboeuf ont fait ju/ice de cet expdi5t des limites appliqu p> ,c\rnot et ,m4 de ,sa9t-,v5ant la "q de la lib]t4 ,de quoi s'agit-il en effet8 ,d'expliqu] mcaniquem5t p> la m?ode des limites une rupture d'quilibre produite p> une cause m5tale4 ,or1 mcaniquem5t1 une =ce aussi petite qu'on veut n'e/ pas une =ce nulle4 ,ce s]ait trop commode1 et on p\rrait a9si produire t\s les effets possibles p> une cause approprie aussi petite que possible1 c'e/--dire nulle4 ,si l'inf9im5t petit galait le nul1 on p\rrait produire l'avalan*e non seulem5t p> un m\vem5t aussi petit que possible et nul1 mais mme p> un v\loir aussi petit que possible et nul4 ,en se croisant les bras ou en dormant un somme1 on p\rrait dcro*] la lune et les toiles4 ,c'e/ avec la mme rigueur ma?matique que le ,pre ,gratry dmontrait la cration3 ,zro multipli p> l'inf9i gale une quantit quelconque2 le nant multipli p> ,dieu gale un objet quelconque4 ,en p\ssant plus lo9 l'artifice ma?matique1 on p\rrait mme se cont5t]1 dans c]ta9s problmes1 d'un multiplicateur gal au nant1 ce qui disp5s]ait de ,dieu4 ,mais t\tes ces spculations sont illusoires4 ,il e/ ess5tiel1 au dcro*em5t et la dt5te1 comme le rem>que du ,bois-,reymond1 que la =ce qui dcro*e et la =ce dcro*e soi5t indp5dantes l'une de l'autre2 il e/ donc inexact de dire d'une manire absolue que leur rapport t5d la limite zro4 ,lo9 de p\voir desc5dre zro1 la =ce dt]m9ante ne peut pas desc5dre au-dess\s d'un quantum dt]m9#ff4 ,une impulsion dt]m9ante gale zro rs\drait du mme c\p1 si elle tait jamais admissible1 l'nigme de l'orig9e du m\vem5t1 c> une impulsion gale zro n'a jamais manqu4 ,on a beau rpondre que ceci n'e/ pas ju/e1 que le dcro*em5t suppose des =ces accumules dont la di/ribution n'e/ due mcaniquem5t qu' des m\vem5ts antrieurs1 qu'il e/ donc inapplicable une matire uni=mm5t rp>tie dans laquelle le m\vem5t n'aurait pas encore comm5c#fg2 n\s ne t5ons pas au mot de dcro*em5t2 remplaons-le p> le mot plus exact de rupture d'quilibre1 l'argum5t des limites1 emprunt p> ,m4 ,r5\vi] ,c\rnot et ,m4 de ,sa9t-,v5ant1 p\rra se reproduire4 ,la *iqu5aude de ,desc>tes1 qui suffit introduire le m\vem5t dans l'univ]s et rompre l'quilibre de la matire uni=mm5t rp>tie1 des =ces agissant en s5s oppos1 peut tre aussi petite qu'on v\dra2 elle peut donc tre nulle4 ,si on dit que l'quilibre e/ une neutralisation de m\vem5ts qui prsuppose le m\vem5t1 on a raison2 mais1 si un excd5t inf9im5t petit et nul suffit rompre la neutralisation mutuelle des m\vem5ts1 il n'y a pas plus de difficult admettre qu'une action quelconque inf9im5t petite et nulle suffirait produire un premi] m\vem5t4 ,et alors un ,dieu nul suffira p\r le produire p> une action nulle4 ,au re/e1 ,m4 ,r5\vi] admet lui-mme des comm5cem5ts absolus1 des espces de crations ex nihilo p] nihilum1 avec un dieu nul4 ,ds lors1 p\r produire les ruptures s\da9es d'quilibre dans notre organisme1 p\rquoi ne suffirait-il pas d'un comm5cem5t absolu qui p]mettrait de suppos] un libre arbitre inf9im5t petit ou un libre arbitre nul8 #ff--,mais1 dit ,m4 ,r5\vi]1 n\s n\s appuyons sur ce que la dt5te des n]fs ou dcro*em5t n]veux peut tre produite p> une =ce mcanique aussi petite qu'on veut1 p\r conclure1 passant la limite1 qu'elle peut tre conue comme n'exigeant aucune =ce mcanique1 si d'ailleurs on peut lui suppos] une cause d'un autre g5re1 une cause m5tale4 ,n\s rpondons3--,c'e/ dplac] la "q ou plutt c'e/ la fuir4 ,la m?ode des limites n'a pas p\r b de sub/itu] une cause approprie une cause trangre1 mais d'expliqu] comm5t la cause approprie peut tre dim9ue indf9im5t1 sans cep5dant tre vraim5t nulle4 ,je puis1 dites-v\s1 produire une avalan*e avec une b\le de neige inf9im5t petite1 ou mme nulle1 si d'ailleurs il y a une autre cause1 p> exemple un petit m\vem5t de mon pi$4--,a la bonne heure6 ,et ma9t5ant1 v\s allez p\voir aussi employ] un m\vem5t de pi$ inf9im5t petit et mme nul1 condition1 d'ailleurs1 d'y sub/itu] un petit m\vem5t de doigt1--et celui-ci un autre4 ,c'e/ une pre/idigitation et une fuite4 ,mais1 de ce que les m\vem5ts peuv5t se sub/itu] indf9im5t l'un l'autre1 il n'en rsulte pas que1 passant encore la limite1 v\s puissiez sub/itu] t\t m\vem5t1 quel qu'il soit1 p\r rompre l'quilibre1 une cause d'un autre g5re qui ne s]ait plus un m\vem5t4 ,c'e/ l un n\vel escamotage4 ,il s'agit1 en effet1 de savoir si une *ose e/ mcaniquem5t comprh5sible et v\s faites int]v5ir une cause non mcanique2 quoi alors s]t votre argum5t mcanique8 ,supposez-v\s que votre cause m5tale produit son effet dans le mcanisme n]veux p> une action qui elle-mme n'e/ en ri5 mcanique et qui n'e/ pas un quantum quelconque de =ce mcanique ou de m\vem5t2 alors v\s n'avez pas beso9 de n\s faire illusion en invoquant l'artifice mcanique des limites3 dites simplem5t que le fiat intrieur de la volont suffit1 comme celui de ,dieu1 et ne mettez plus en avant une prt5due explication mcanique de la possibilit du libre arbitre1 mais av\ez que son action sur l'organisme e/ mcaniquem5t exceptionnelle et incomprh5sible1 c> elle suppose une cration de m\vem5t4 ,produire un dcro*em5t1 une avalan*e n]veuse p> une =ce mcanique trs gr&e ou inf9im5t petite1 c'e/ t\j\rs le mme miracle mcanique1 puisque la =ce mcanique inf9im5t petite ne peut tre pose comme mcaniquem5t nulle4 #fg ,m4 ,r5\vi]1 ,id41 #bg mai #ahhb4 ,en ralit1 l'hypo?se de ,m4 ,r5\vi] et de ,c\rnot e/ un miracle dguis s\s des =mules ma?matiques2 elle revi5t dire que les m\vem5ts du corps se con=m5t nos volitions comme si nos volitions agissai5t mcaniquem5t1 bi5 qu'elles n'agiss5t pas mcaniquem5t1 disons plus1 bi5 qu'elles n'agiss5t rellem5t d'aucune manire concevable4 ,en effet1 ,m4 ,r5\vi] n'admet pas plus que ,leibnitz et les c>tsi5s l'action transitive de l'esprit sur le mcanisme corporel3 avec la sci5ce mod]ne1 il ne reconnat entre les phnomnes de l'esprit et ceux du corps qu'une correspondance1 une h>monie1 un ordre1 comme disait ,leibnitz#fh4 ,ri5 de mieux2 mais il se prs5te p\r lui une difficult t\te p>ticulire dans la "q de l'efficacit du libre v\loir sur le m\vem5t4 ,ri5 n'e/ plus curieux que la position critique o ,m4 ,r5\vi] se tr\ve rduit4 ,un peu de rflexion n\s la f]a compr5dre4 #fh ,crit4 phil41 #h aot #ahgh4 ,cf4 ,essais de critique gnrale1 #c;e essai3 ,le fait univ]sel de la communication causale des tres e/ id5tique l'h>monie des phnomnes dans le temps2 elle e/ l'un des aspects et l'un des noms de l'ordre du monde4 ,le libre arbitre consi/e1 p\r ,m4 ,r5\vi]1 dans le p\voir de produire un comm5cem5t absolu1 *appant t\te prdt]m9ation et consquemm5t t\te prvision1 mme la presci5ce div9e#fi4 ,il en rsulte que la srie des tats de l'esprit1 p>ticulirem5t des volitions libres1 ne saurait tre prtablie1 et en cela ,m4 ,r5\vi] s'c>te de ,leibnitz4 ,d'autre "p1 il faut que la srie des m\vem5ts ne soit pas davantage prtablie1 puisque c]ta9s de ces m\vem5ts s]ont l'effet de volitions encore indt]m9es4 ,mais1 en mme temps1 il faut qu'il y ait une correspondance1 une h>monie dt]m9e entre les *angem5ts intrieurs et les m\vem5ts extrieurs4 ,c'e/ donc cette h>monie seule que ,m4 ,r5\vi] reti5t du sy/me de ,leibnitz2 avec ,leibnitz et ,hume1 contre ,ma9e de ,biran1 il dit que la volont n'e/ pas cause transitive du m\vem5t corporel1 cause vraim5t motrice1 et que cep5dant elle a p\r compagnon con/ant et p\r ombre fidle le m\vem5t corporel4--,c'e/ =t bi51 mais n\s dem&]ons comm5t1 dans son sy/me1 peut s'expliqu] cette con/ance8 ,il ab\tit cette m]veille d'une volont qui meut sans m\voir1 d'un comm5cem5t absolu dans l'ordre m5tal qui s'accompagne d'un comm5cem5t absolu dans la direction des m\vem5ts physiques1 sans que1 d'une "p1 l'ordre m5tal ait une action mcanique sur l'ordre physique et sans que1 d'autre "p1 il y ait aucune prdt]m9ation ni dans la premire srie ni dans la seconde4 ,c'e/ comme si1 le soleil se mettant t\t c\p *ang] de r\te p> un cl9am5 imprvisible1 la t]re se mettait aussi *ang] de r\te de la mme manire1 sans qu'il y et ni aucune action mcanique du soleil sur la t]re1 ni aucune prdt]m9ation de leurs m\vem5ts p> un dt]m9isme univ]sel4 ,p\r opr] ce prodige il n'y a d'autre expdi5t que celui des limites ma?matiques1 p> lequel on essaye de n\s p]suad] qu'une action mcaniquem5t nulle peut produire un quantum mcanique d'effet4 ,c'e/ t\j\rs la cause occasionnelle2 seulem5t il n'y a pas de ,dieu p\r p\ss] en n\s le corps l'occasion de la volont3 celle-ci *ange1 et le corps *ange po9t nomm4 ,le c\p de p\ce que je donne ma montre fait m\voir une aiguille sur une autre montre situe lo9 de moi1 p> exemple dans ,sirius1 sans que ma montre agisse mcaniquem5t sur l'autre et sans qu'un horlog] habile ait mis des ressorts qui produis5t dans les deux1 au mom5t conv5able1 les mmes effets prvus4 ,c'e/ le miracle lev sa seconde puissance qui n\s e/ ici prs5t comme une solution t\te simple4 ,c'e/ mme plus qu'un miracle1 et on frise la contradiction2 il y a ici1 en effet1 deux comm5cem5ts absolus qui sont cep5dant relatifs l'un l'autre1 deux hiatus qui sont cep5dant lis p> une loi de cont9uit et d'h>monie#gj4 #fi ,le problme du libre arbitre se rduit savoir si1 p>mi t\s les tats psy*iques1 il y en a qui mrit]ai5t le nom d'actes purs1 en ce s5s que l'arrt de la consci5ce en une c]ta9e reprs5tation de prfr5ce t\te autre ne se tr\v]ait pas entirem5t prdt]m9 p> les tats antcd5ts et p> les circon/ances4 ,de tels actes1 s'ils exi/5t1 tant suivis d'effets organiques et physiques con=mm5t la loi de correspondance1 on peut dire qu'ils donn5t lieu des faits de comm5cem5t absolu1 soit que la somme des =ces mcaniques demeure ou non con/ante1 att5du qu'en t\t cas il se produit des m\vem5ts s5sibles qui sans cela euss5t t ret5us ou se fuss5t produits diffremm5t1 et qui1 entranant une suite indf9ie de consqu5ces1 modifi5t plus ou mo9s la m>*e des *oses4 7,crit4 phil41 #ag oct4 #ahgh1 p4 #ahf47 #gj ,admettons nanmo9s ces comm5cem5ts absolus de direction n\velle dans le corps et ces comm5cem5ts absolus de volitions n\velles dans l'esprit1 il re/]ait dem&] ce qu'ils peuv5t (frir de moral4 ,une volition et un *angem5t correspondant sort5t t\t d'un c\p du nant p> une cration du moi1 sans li5 rel avec mon c>actre1 avec mon moi2 comm5t les qualifi]1 s9on comme effets agrables ou dsagrables1 utiles ou nuisibles1 semblables aux b\les enflammes qui sort5t inop9m5t d'une pice d'artifice1 et qui tantt sont in(f5sives1 tantt peuv5t inc5di]8 ,c'e/ l un g5re de lib]t encore plus impossible qualifi] moralem5t que la lib]t d'indiffr5ce4 ,le cl9am5 d',epicure n'e/ pas plus moral que la lib]t d'quilibre de ,reid ou de ,cl>ke 7,voir ,i,i,ie p>tie47 ,ceci n\s amne laiss] les considrations ma?matiques1 p\r embrass] le problme dans t\te sa gnralit philosophique4 ,il s'agit alors de savoir si des faits comm5ant absolum5t1 comme doiv5t tre les faits du libre arbitre1 p\rront se tr\v] en correspondance1 en h>monie avec des phnomnes extrieurs1 et cela sans que cette h>monie ait t prtablie ou soit1 d'une manire quelconque1 prdt]m9e4 ,la rponse e/ t\j\rs la mme que t\t l'heure4 ,qu'on t\rne et ret\rne la "q1 un sy/me phnomni/e qui admet le libre arbitre ne peut1 encore une fois1 expliqu] l'action imprvisible de ce libre arbitre sur les m\vem5ts du corps ni p> une =ce transitive et occulte 7que t\t le monde auj\rd'hui rejette7 ni p> une loi d'h>monie1 seule hypo?se qui re/e ouv]te aux philosophes4 ,comm5t1 en effet1 expliqu] au po9t de vue sci5tifique la correspondance des volitions et des m\vem5ts p> une loi d'h>monie1 qu& on pr(esse que cette loi admet en son se9 des hiatus et n'e/ pas un dt]m9isme embrassant t\s les t]mes mettre en cons5sus4 ,comm5t les deux horloges1 l'une libre1 l'autre s\mise au dt]m9isme1 peuv5t-elles se tr\v] d'accord8 ,peu importe que la seconde1 comme n\s le supposions t\t l'heure1 soit dans une toile loigne ou soit t\t prs de moi dans mon c]veau2 la difficult e/ la mme4 ,l'acte du libre arbitre1 sur le petit po9t o il a lieu1 *appe t\te prvision mme div9e1 t\te loi qui le prdt]m9]ait entirem5t2 il a lieu dans les int]/ices des lois con/antes2 c'e/ un tr\ fait au rseau du dt]m9isme1 nec regione loci c]ta nec tempore c]to2 c'e/ la rupture imprvue d'une *ane phnomnale4 ,comm5t alors cette rupture peut-elle concid] prcism5t avec le dr\lem5t sans rupture d'une autre *ane phnomnale8 ,en un mot1 comm5t l'exception la loi peut-elle se tr\v] d'accord avec le c\rs rguli] de la loi sur les autres po9ts8 comm5t le discont9u peut-il tre en h>monie cont9ue avec la cont9uit8 ,un musici5 qui improvise une fantaisie peut-il se tr\v] d'accord avec t\s les autres musici5s de l'or*e/re qui suiv5t rgulirem5t la p>tition8 ,on rpond3--,il y a prcism5t une loi de la nature qui fait que1 qu& je veux m\voir mon bras1 il se meut au mom5t mme2--mais une loi de la nature n'e/ telle que si elle embrasse et lie les deux t]mes h>moniques4 ,or1 ici1 l'un des deux t]mes n'e/ pas li2 le second seul e/ li4 ,une loi ne peut pas rgir un comm5cem5t absolu d'une "p et un m\vem5t relatif de l'autre3 le comm5cem5t absolu1 en tant que tel1 lui *appe ncessairem5t2 p> cela mme1 elle ne peut mettre le m\vem5t relatif en relation con/ante avec le libre arbitre absolu1 incon/ant et imprvisible4 ,de plus1 une loi de la nature n'e/ pas une *ose isole3 elle se ratta*e t\tes les autres lois1 elle n'en e/ qu'une application2 vrai dire1 il n'y a qu'une seule loi dont la =mule embrasse t\tes les lois drives et t\s les phnomnes s\mis des lois4 ,une loi isole e/ une ab/raction t\t comme la =ce transitive2 une loi dormitive n'e/ pas plus intelligible qu'une =ce dormitive2 l'intelligibilit consi/e dans une h>monie univ]selle4 ,ds que v\s imag9ez un phnomne comm5ant p> soi absolum5t1 sans loi qui dt]m9e son comm5cem5t1 v\s ne p\vez plus p>l] d'h>monie ni de correspondance1 c'e/--dire au fond de dt]m9isme4 ,l'exception ne saurait tre en h>monie avec la loi1 mo9s d'tre purem5t app>5te4 ,comme d'autre "p v\s rejetez avec raison la =ce transitive et y sub/ituez la loi1 il ne v\s re/e plus d'explication possible4 ,voil p\rquoi n\s donnons un tel fait le nom de miracle1 et effectivem5t il e/ plus facile de concevoir la rsurrection de ,laz>e 7en v]tu peut-tre de lois et de rapports suprieurs aux rapports connus et habituels7 que de concevoir une relation h>monique dt]m9e entre un comm5cem5t absolu non dt]m9 et un m\vem5t relatif dt]m9#ga4 #ga ,il e/ absurde1 n\s a rpondu ,m4 ,r5\vi]1 de trait] de miracle un rapport1 suppos rel1 en correspondance d'une ide 7le libre arbitre7 qui m'e/ ce po9t naturelle et qui en e/ l'affirmation con/ante4--,mais1 #a le c>actre naturel et populaire d'une croyance ne l'emp*e pas t\j\rs d'tre illusoire et d'impliqu] p\r le savant un vrai miracle 7ex43 la croyance au has>d1 la *ance1 aux mauvais prsages1 aux sorts1 aux talismans1 l'efficacit des prires p\r le beau temps1 etc472 #b ,m4 ,r5\vi] df9it lui-mme le miracle un fait suppos qui ne s'explique po9t p>ce qu'il e/ en opposition avec les lois connues ou ord9aires de la nature4 7,id41 p4 #cig47 ,or1 le fait du libre arbitre1 tel que ,m4 ,r5\vi] l'admet1 e/ prcism5t un fait suppos1 inexplicable et en opposition non seulem5t avec les lois connues ou ord9aires de la nature1 mais encore avec l'ide mme de loi1 puisqu'il consi/e *app] aux lois sur un po9t1 quelque m9ime qu'il soit2 de plus1 le libre arbitre e/ en opposition avec la loi mme de la p5se1 qui veut une raison et une condition p>ticulire p\r t\t fait p>ticuli]4 ,si enf9 on songe qu'il s'agit d'un fait comm5ant absolum5t1 d'un fait de cration spontane1 le mot de miracle p>atra encore bi5 insuffisant p\r c>actris] une telle supposition dans un sy/me phnomni/e4--,mais1 aj\te ,m4 ,r5\vi]1 il n'e/ pas d'une argum5tation srieuse de prt5dre que le libre arbitre *app]ait aux lois sci5tifiques1 alors que ses p>tisans le ti5n5t c]ta9em5t p\r conditionn p> t\tes sortes de faits et de lois de la nature1 en son ex]cice4--,encore e/-il que les p>tisans du libre arbitre ne le ti5n5t pas p\r totalem5t conditionn en lui-mme1 au po9t prcis o il exi/e2 donc1 en ce petit po9t1 qui e/ t\t dans la "q1 le libre arbitre n'e/ pas conditionn p> les lois de la nature2 il y a la fois dans nos volitions quelque *ose d'absolum5t dt]m9 et quelque *ose d'absolum5t indt]m94 ,la quantit du miracle ne fait ri5 l'affaire2 un miracle microscopique1 un miracle bn9 e/ aussi gr& qu'un gros4 ,de mme1 si l'on disait3 ,j'admets la cont9uit1 puisque j'admets de t\t petits vides ent\rs d'un gr& ple91 s]ait-ce une argum5tation srieuse ou un faux fuyant8 ,qu& un problme porte sur un po9t1 il ne faut pas se jet] ct3 l o le libre arbitre exi/]ait comme comm5cem5t inconditionn1 ft-il un atome imp]ceptible conditionn p> t\t le re/e de l'univ]s1 il s]ait lui-mme un univ]s indp5dant1 un t\t dans le t\t1 un miracle dans la nature4--,m4 ,valli]1 dans sa ?se sur l',int5tion morale1 admet aussi une int]v5tion de la lib]t dans le c\rs des phnomnes2 mais il dit1 lui1 avec une l\able fran*ise3 ,il ne faut pas se le dissimul]1 cette int]v5tion e/ absurde4 7,p4 #ei47 ,et il aj\te que ce n'e/ pas une raison p\r n'y po9t croire4--,t]tulli5 aurait mme dit que c'e/ une raison p\r y croire4 ,a la bonne heure6 il ne faut faire illusion ni au lecteur ni soi-mme4 ,essay]ez-v\s de mettre en relation deux comm5cem5ts absolus au lieu d'un1--l'un qui s]ait un v\loir comm5ant absolum5t1 l'autre un m\vem5t comm5ant absolum5t2 il v\s s]a t\j\rs impossible d'tablir une relation entre eux1 une loi4 ,donc1 au lieu d'un simple my/re1 on se heurte une fois de plus la contradiction de l'absolu relatif4--,mais il e/ illogique1 rpond-on1 d'appel] contradiction une *ose qui se passe t\s les j\rs4--,ce n'e/ pas dans la *ose qui se passe t\s les j\rs qu'e/ la contradiction2 c'e/ dans l'explication qu'on en donne et dans la loi p> laquelle on veut ratta*] ensemble des comm5cem5ts premi]s qui1 p> df9ition1 ne peuv5t tre atta*s4 ,une loi entre deux exceptions ou une loi entre une exception et des lois1 voil les deux =mules entre lesquelles v\s avez le *oix1 et t\tes les deux1 bi5 exam9es1 sont inadmissibles4 ,l'difice de la causalit univ]selle1 de l'univ]selle lgislation s'cr\le aussi bi5 t\t enti] ds qu'on y fait une petite br*e que qu& on en fait une norme2 la premire e/ p\r n\s mo9s visible2 voil son seul avantage1 ou plutt son inconvni5t4 ,enf91 puisque le phnomnisme critici/e veut pr5dre de ,leibnitz l'h>monie sans la prdt]m9ation 7ce qui revi5t dire le dt]m9isme sans la dt]m9ation71 et puisque d'autre "p il remplace les =ces p> de simples lois entre les phnomnes1 p\rquoi s'arrte-t-il en si beau *em98 p\rquoi ne rejette-t-il pas1 avec ,hume1 outre la causalit transitive1 la causalit imman5te8 ,celle-ci n'e/ pas plus admissible que l'autre dans un phnomnisme o il n'y a que des phnomnes et des lois4 ,l'objection de ,leibnitz et de ,hume contre l'action l'extrieur1 on peut l't5dre l'action d'un mom5t de la vie psy*ique sur le mom5t suivant1 d'une reprs5tation sur la reprs5tation suivante1 et dire que la causalit volontaire e/ un phnomne subjectif1 illusoire1 comme le prt5du ef=t de ,ma9e de ,biran4 ,il y aura au d$ans de n\s une srie de phnomnes lis p> des lois1 t\t comme au dehors2 le libre arbitre1 aussi bi5 que la =ce1 devi5dra un mot1 un symbole2 il y aura rellem5t s5sations et h>monie1 s5sations et raison3 voil t\t4 ,action et passion1 cause et effet1 r$evi5dront des expressions t\tes relatives et subjectives2 il n'y aura de vrai que pr9cipe et consqu5ce1 antcd5t et subsqu5t1 en un mot dt]m9isme4 ,t\te ide de causalit supra-phnomnale tant c>te1 un phnomne causa sui e/ un mon/rum mtaphysique et logique4 ,a9si se rvle n\s ce qu'il y a d'int5able1 d'inconsqu5t dans la position d'un criticisme qui veut cons]v] de ,kant le phnomnisme sans les n\mnes1 et qui se flatte de ne pas retomb] alors dans le phnomnisme pur et simple de ,hume1 dans le phnomnisme sans priori1 sans causalit1 sans lib]t1 sans di/9ction de vie t]nelle et de vie temporelle1 sans impratif catgorique4 ,cette position moy5ne et provisoire e/ un fait de transition curieux1 qui se produit mme actuellem5t *ez quelques philosophes anglais1 comme ,hogdson et ,watson4 ,a nos yeux1 ce n\vel clectisme n'e/ pas viable3 on ne peut re/] susp5du entre le vrai phnomnisme et l'admission d'un n\mne quelconque3 dans un s5s ou dans l'autre il faut all] jusqu'au b\t4 ,et si l'on opte p\r un pr9cipe inconnaissable suprieur la sci5ce1 au mo9s ne faudrait-il pas le disp]s] dans le doma9e mme de la sci5ce#gb4 #gb ,m4 ,r5\vi] dem&e spirituellem5t qu'on lui prs5te cette p]sonne3 la ,sci5ce4 ,et n\s ne songeons nullem5t la lui prs5t]1 c> elle n'e/ pas faite2 mais on peut lui prs5t] le pr9cipe de la sci5ce1 ou plutt ce pr9cipe e/ dj prs5t t\s les esprits3 c'e/ celui des lois4 ,c'e/ en p5sant ce pr9cipe que *acun devi5t la raison imp]sonnelle en p]sonne4 ,qu& on dit qu'une hypo?se e/ contraire la gomtrie ou la physique1 cela signifie simplem5t qu'elle e/ contraire aux lois de la gomtrie et de la physique reconnues p> t\s les savants2 cela ne veut pas dire qu'on fasse de la gomtrie une p]sonne4 ,qu& on dit qu'une hypo?se e/ contraire la sci5ce1 cela signifie plus gnralem5t qu'elle e/ contraire au pr9cipe mme de la sci5ce1 qui e/ que t\t phnomne a des lois et peut tre p5s1 c'e/--dire conditionn4 ,au-dessus des phnomnes1 des lois et de la sci5ce1 on peut sans d\te et on doit peut-tre suppos] un my/re2 mais1 si l'on rp& p\r a9si dire au milieu mme des phnomnes la monnaie du my/re1 alors on a autant de miracles4 ,le miracle1 c'e/ du my/re en gros s\s2 ce n'e/ pas seulem5t de la cration t]nelle ou cont9ue1 c'e/ de la cration int]mitt5te2 c'e/ l'int]v5tion de ,dieu1 des anges ou du libre arbitre au beau milieu du c\rs des *oses2 multipli] a9si les my/res et les crations prt] necessitatem1 voil prcism5t ce que n\s appelons une raction contre l'esprit de la sci5ce4 ,or la p5se ne remont]a pas le c\rant1 p>ce que ce c\rant con/itue la p5se mme1 la possibilit de la p5se4 ,au re/e1 n\s revi5drons sur le pr9cipe de causalit dans un *apitre ultrieur4 ,,iv4 ,aprs les expdi5ts mcaniques tirs d'un *angem5t de direction qu'on prt5d compatible avec la p]man5ce de l'n]gie1 il ne re/e plus qu'un artifice employ]3 c'e/ de faire port] le p\voir du libre arbitre sur le temps et non plus directem5t sur les dt]m9ations de l'espace4 ,dj ,m4 ,naville avait eu rec\rs ce moy54 ,la trans=mation de la =ce de t5sion en =ce de translation1 la dt5te et p\r a9si dire le c\p de pi/olet intrieur tir p> le libre arbitre peut avoir lieu1 selon ,m4 ,naville1 des mom5ts div]s4 ,la puissance de l'action l'extrieur1 comme la p\dre de l'arme feu1 peut tre dp5se ou t5ue en rs]ve sans *angem5t dans sa quantit4 ,en raison de l'indiffr5ce dynamique du temps1 un m\vem5t molculaire peut tre trans=m en un m\vem5t ext]ne apprciable1 un mom5t ou l'autre1 sans que sa quantit soit *ange4 ,une b\gie r5f]me une c]ta9e quantit de lumire possible3 je l'te9s1 sa combu/ion s'arrte et sa puissance d'clair] demeure la mme2 le fait qu'elle brle un mom5t ou l'autre e/ indiffr5t s\s le rapport de la quantit4 ,de mme1 en admettant que t\s les m\vem5ts ext]nes de l'organisme huma9 soi5t des trans=mations d'un m\vem5t molculaire int]ne1 l'ide que la volont peut actualis] un mom5t ou l'autre le p\voir de l'organisme n'e/ contr$ite en ri5 p> la ?orie de la con/ance de la =ce#gc4 ,m4 ,tann]y e/ galem5t port n\s attribu] le p\voir de dispos] du temps2 mais1 plus fidle aux ma?matiques que ,m4 ,naville1 il reconnat que ce p\voir e/ incompatible avec la ?se de con/ance de l'n]gie et avec les hypo?ses fondam5tales de la mcanique1 qui veul5t que les =ces d'un sy/me v>i5t avec la di/ance seule et non avec le temps#gd4 ,la supposition de ,m4 ,naville a t reproduite p> ,m4 ,delboeuf1 qui l'a crue n\velle4 ,m4 ,delboeuf a intitul son essai trs intressant3 ,la lib]t dmontre p> la mcanique4 ,n\s ti5drions donc enf9 la dmon/ration qui c\p]a c\rt aux discussions sculaires4 ,la gr&e ma*9e du monde1 qui semblait devoir cras] la lib]t s\s ses r\es1 l'aura sauve4 ,m4 ,delboeuf admet le pr9cipe mcanique de la cons]vation de l'n]gie1 et il se flatte cep5dant de concili] la lib]t avec ce pr9cipe4 ,les t5tatives malheureuses de ses devanci]s1 qu'il rfute excellemm5t1 ne lui inspir5t aucun d\te sur la possibilit de mettre les intgrales et les diffr5tielles au s]vice de la lib]t morale4 ,t\tefois1 comme il n\s prmunit lui-mme spirituellem5t contre cette p5se que des intgrales ne saurai5t m5tir1 il enc\rage p> cela mme les pr(anes reg>d] en face1 non sans quelque dfiance1 les quations d'o va enf9 sortir victorieux le libre arbitre4 ,si ces quations se tr\v5t vraies1 non seulem5t c'e/ le libre arbitre de l'homme qui s]a dmontr1 mais c'e/ aussi celui du poisson ou de l'infusoire dans l'eau1 de l'oiseau dans l'air1 du simple v] de t]re qui1 aprs s'tre dirig v]s la droite1 se t\rne subitem5t v]s la gau*e4 ,le problme pr5d la simplicit d'un problme de gomtrie4 ,on dcrit une ligne droite1 puis on lve la ma9 et on trace plus lo9 un arc de c]cle1 et la lib]t e/ dmontre4 ,ou encore on comm5ce un c]cle1 et on s'*appe t\t d'un c\p p> la tang5te2 voil une dmon/ration de la lib]t p> la tang5te au c]cle4 ,c'e/ peu prs de la mme manire que ,reid dmontrait la lib]t en levant et abaissant le bras1 en dfiant son adv]saire de lui dire s'il p>tira du pi$ droit ou du pi$ gau*e p\r sa prom5ade mat9ale4 ,p\rquoi faut-il que les solutions trop faciles soi5t prcism5t les plus difficiles admettre8 #gc ,revue phil41 #ahgi1 ,i1 #bhd4 #gd ,on sait que le pr9cipe de la cons]vation de l'n]gie se dmontre p> le calcul et en dehors de l'expri5ce1 p\r t\s les cas du m\vem5t de po9ts matriels libres1 s\s l'influ5ce de leurs =ces attractives et rpulsives1 dont les int5sits ne dp5d5t que de leurs di/ances4 7,voir ,helmholtz47 ,n\s concd]ons gnreusem5t au savant psy*ologue et ma?matici5 t\tes les prmisses dont il "p4 ,n\s ne f]ons actuellem5t port] nos d\tes que sur la con=mit des consqu5ces aux pr9cipes4 ,peut-on admettre la fois la p]man5ce de l'n]gie1 et un c]ta9 indt]m9isme1 dans le temps1 des m\vem5ts accomplis p> les tres vivants1 oiseaux1 poissons ou hommes8 ,l e/ t\te la "q4 99 99 99 99 99 ,m4 ,delboeuf comm5ce p> admettre que1 si la loi de la cons]vation de l'n]gie e/ vraie1 il ne peut exi/] des =ces capables de modifi] soit leur propre int5sit1 soit leur direction1 soit leur po9t d'application4 ,c'e/ le temps seul qui1 selon lui1 s]a le dieu sauveur4 ,t\te action sur les =ces naturelles se rduit en d]nire analyse conduire v]s la droite un mobile qui s'en allait v]s la gau*e4 ,ou l'homme a ce p\voir1 ou il n'e/ pas libre4 ,ce rsultat1 comm5t peut-il l'atte9dre sans compromettre la loi de la cons]vation de l'n]gie8 ,en disposant du temps#ge4--,les tres libres aurai5t la facult de ret>d] ou d'avanc] la trans=mation en =ce vive des =ces de t5sion dont ils sont le support#gf4 ,si1 p> exemple1 injuri p> quelqu'un1 j'ai le p\voir de remettre dema9 le m\vem5t de mon bras qui aurait produit un s\fflet1 il e/ clair qu'on ne p\rra prvoir si je donn]ai ou ne donn]ai pas le s\fflet au mom5t o l'on m'injurie4 ,si les tres libres dispos5t en cette manire du temps1 t\te prvision en ce qui les conc]ne devi5t impossible1 et1 p> consqu5t1 nul ne peut prvoir t\t l'av5ir4 ,voici un tas de p\dre3 que v\s l'enflammiez auj\rd'hui ou dema91 la gr&eur de l'effet mcanique e/ la mme2 mais auj\rd'hui l'explosion produira un travail utile2 dema9 elle caus]a des morts p> c5ta9es4 ,c'e/ que1 dans l'int]valle1 le temps a m>*1 entranant avec lui t\t ce qui e/ susceptible de *angem5t4 ,notre volont aurait a9si le p\voir de susp5dre ou de prcipit] le temps1 non sans d\te le temps ab/rait1 mais le temps rel1 comme ,josu arrta le soleil2 ,o temps1 susp5ds ton vol4 ,n'y a-t-il po9t l un miracle aussi improbable que ceux de la ,bible8 #ge ,p4 #dhj4 #gf ,p4 #fah4 ,la vraie "q e/ de savoir1 non pas si l'explosion du tas de p\dre de ,m4 ,delboeuf ou la combu/ion de la b\gie de ,m4 ,naville e/ mcaniquem5t quival5te aux =ces de t5sion1 quel que soit le temps o l'explosion et la combu/ion se produiront1 mais si je puis mon gr1 moi1 laiss] s'opr] auj\rd'hui ou remettre dema9 l'explosion de la colre dans mon c]veau1 la trans=mation de mes =ces de t5sion en =ce vive2 et cela1 sans qu'il y ait modification dans l'int5sit1 la direction ou le po9t d'application des =ces1 consquemm5t sans cration ou annihilation de =ce4 ,or1 ce que ,,mm4 ,naville et ,delboeuf croi5t possible1 n\s le croyons impossible1 du mo9s en v]tu des pr9cipes admis p> ,,mm4 ,delboeuf et ,naville4 ,en effet1 dans les phnomnes mcaniques de la ralit concrte1 ce ne sont pas seulem5t l'int5sit1 la direction et le po9t d'application des =ces qui sont dt]m9s2 c'e/ aussi le temps4 ,si un c]ta9 nombre de =ces composantes sont donnes1 la rsultante e/ donne un po9t dt]m9 du temps comme de l'espace4 ,la rsultante ne peut pas dire3 ,je ne suis pas prte1 att5dez4 ,qu& je mets le feu la p\dre1 le m\vem5t expansif des gaz ne peut pas remettre ses effets au l5dema94 ,si v\s pressez la dt5te d'un fusil1 la balle v\s dira-t-elle3 ,le *angem5t de temps ne supposant pas un *angem5t dans la quantit ou dans la direction des =ces1 je ne p>tirai que dans un qu>t d'heure8 ,la fl*e que v\s v\lez lanc]1 laissant l'arc se dt5dre1 v\s dira-t-elle3 ,repassez plus t>d2 d'ici l1 je me repos]ai8 ,autant dire que1 la majeure et la m9eure tant donnes1 la conclusion peut se repos] p5dant huit j\rs et *oisir son mom5t p\r sortir des prmisses en disant1 comme les toiles ,dieu3 ,me voil6 ,il ne suffit pas d'un veto ab/rait ou d'un fiat ab/rait p\r susp5dre ou p\r produire la trans=mation des =ces de t5sion en =ces vives4 ,il faut p\r cela oppos] une =ce une autre et introduire une n\velle composante4 ,n\s ne saurions donc admettre la proposition de ,m4 ,delboeuf3 ,la susp5sion d'action1 qui en soi n'e/ ri51 ne peut tre l'effet d'un m\vem5t molculaire1 qui en soi e/ quelque *ose#gg4 ,a9si1 ,nron m5ace de torture et de mort un philosophe /oci5 s'il ne rvle pas le nom d'un de ses complices2 le sil5ce1 la susp5sion d'action et de p>ole n'e/ ri56 ,simple affaire de temps2 ,latranus *oisira son mom5t p>mi les mom5ts indiffr5ts de la dure4 ,et cette susp5sion1 qui n'e/ ri51 ne p\rra tre l'effet d'un m\vem5t molculaire1 qui e/ quelque *ose6--,il n\s semble au contraire qu'il faudra1 p5dant la torture1 une dp5se norme de m\vem5t molculaire p\r produire ce rsultat en app>5ce ngatif3 le sil5ce4 ,si l'on p\vait appliqu] un !rmomtre au c]veau de l'homme qui se tait en face de la mort1 il e/ croire qu'il m>qu]ait une notable lvation de temprature4 ,en effet1 p\r susp5dre la rsultante actuelle d'une composition de =ces actuellem5t donnes1 il faut que je les neutralise p> une autre =ce1 c>1 en v]tu du pr9cipe d'actualit1 qu& les conditions d'une *ose sont runies1 la *ose e/4 ,donc il faut1 ou que je cre de la =ce1 ou que je modifie l'int5sit des =ces exi/antes1 ce qui s]ait encore crer de la =ce1 ou que je modifie la direction et l'application des =ces1 ce qui e/ impossible selon ,m4 ,delboeuf1 ou enf9 que ma rsi/ance aux =ces qui me p\ssai5t dans une direction soit elle-mme une consqu5ce de la direction gnrale et prexi/ante des =ces1 y compris mon c>actre1 mes ides1 mes motifs et mes mobiles4 ,p\r tre libre1 rpte ,m4 ,delboeuf1 il suffit que l'individu ait la facult de susp5dre son action1 c'e/--dire de ne pas rpondre immdiatem5t l'excitation qui le sollicite1 et de ret>d] le mom5t o il dploi]a la =ce qui e/ en lui emmagas9e l'tat de t5sion4 ,p> ce ret>d1 il n'eng5dre videmm5t pas de =ce2 il laisse seulem5t l'univ]s m>*] dans l'int]valle et se dispos] autrem5t#gh4 ,ri5 que cela6 ,en d'autres t]mes1 il se s\/rait l'ensemble des =ces de l'univ]s qui aurai5t ab\ti lui faire accomplir tel m\vem5t2 il ne rpond pas actuellem5t l'excitation qui sollicite actuellem5t tel effet dt]m92 et1 p\r produire dans le monde un tel hiatus1 on croit qu'il n'y a pas beso9 d'eng5dr] de la =ce6 ,il faut seulem5t se mettre "p de l'univ]s et lui dire3 ,m>*e6 moi1 je re/e immobile#gi4 #gg ,p4 #fce4 #gh ,ibid4 #gi ,le repos1 dit encore ,m4 ,delboeuf1 n'exige c\p sr aucune dp5se de =ce locomotrice4 ,oui1 mais la =ce se dp5se d'une autre manire4 ,qu& je ne m>*e pas1 je ne me fatigue pas m>*]4 ,non2 mais v\s v\s fatiguez p5s]1 peut-tre v\loir2 si p> exemple v\s re/ez assis en face d'un ennemi qui v\s m5ace1 v\s v\s fatiguez plus re/] en app>5ce immobile qu' m>*]4 ,en aucun cas l'inaction n'e/ complte et n'e/ un ri54 ,si le pr9cipe de la cons]vation de l'n]gie e/ vrai1 on peut appliqu] au *angem5t de temps ce que ,m4 ,delboeuf dit lui-mme contre le *angem5t de direction imag9 p> ,desc>tes4--,p\r pass] d'une trajectoire l'autre1 dit ,m4 ,delboeuf1 il e/ clair qu'il faudrait1 au mom5t o le mobile e/ p\ss sur la voie de droite1 contrec>r] son action p> une impulsion dirige d'une c]ta9e faon et ayant une c]ta9e int5sit4 ,le pr9cipe de la composition des =ces n\s donne et cette direction et cette int5sit4 ,il faut1 p\r faire pass] le mobile de droite gau*e1 introduire une =ce gale la rsultante de la vitesse tang5tielle qu'on veut lui donn]1 et d'une vitesse tang5tielle gale et de signe contraire celle qu'il a prise4 ,la prt5due action du pr9cipe directeur admis p> ,desc>tes1 p> ,m4 ,naville1 p> ,m4 ,b\ss9esq 7que ,m4 ,r5\vi] appr\ve71 a donc eu p\r rsultat de dtruire cette rsultante4 ,en d'autres t]mes1 la somme de l'n]gie univ]selle n'e/ pas la mme dans un cas et dans l'autre#hj4--;,ce mme argum5t peut se ret\rn] contre ,m4 ,delboeuf4 ,s'il tombe dans un prcipice1 il e/ clair qu'il ne p\rra remettre dema9 la cont9uation de sa *ute sans crer une =ce capable de contrebalanc] la pesanteur ou sans anantir la =ce de la pesanteur4 ,de mme1 si l'abme o quelqu'un r\le e/ celui dont p>l5t les morali/es qu& ils p>l5t du vice et des passions de t\te sorte1 un *angem5t de temps impliqu]a une dp5se de =ce et1 p\r tre libre1 une cration ou une annihilation de =ce4 #hj ,p4 #dgg4 ,m4 ,delboeuf lui-mme1 dans des considrations +nieuses et sugge/ives sur le temps1 r5d sa propre ?orie impossible et contradictoire4 ,le passage d'une =me de la =ce une autre =me1 dit-il1 ne se fait pas sans qu'il y ait une rsi/ance dtruite4 ,et c'e/ l'ensemble de rsi/ances dtruites qui con/itue le temps444 ,nulle trans=mation ne se fait sans pe9e1 donc1 aj\t]ons-n\s1 sans dp5se de =ce4 ,le temps1 cont9ue ,m4 ,delboeuf non sans pr(ondeur1 c'e/ la srie des rsi/ances brises4 ,si ri5 ne rsi/ait au *angem5t1 il n'y aurait pas de temps4 ,t\t ce qui doit tre s]ait immdiatem5t#ha4--;,ds lors1 comm5t admettre qu'une susp5sion d'action ou une susp5sion de temps ne soit ri5 et qu'on puisse dispos] du temps1 c'e/--dire de la srie des rsi/ances1 sans dispos] de la quantit1 de la direction ou du po9t d'application des =ces#hb8 #ha ,p4 #fbb4 #hb ,la de/ruction de la rsi/ance dont il e/ ici "q1 dit ,m4 ,delboeuf1 ne rclame l'int]v5tion d'aucune autre =ce que le temps4 7,p4 #ecd47--,le temps e/-il donc un p]sonnage rel1 un ,saturne vritable8 ,c'e/ l ralis] une ab/raction4 ,de plus1 s'il n'y a beso9 d'aucune autre =ce que le temps p\r bris] une rsi/ance1 quoi bon notre volont1 notre lib]t8 ,n\s n'aurons1 la lettre1 qu' laiss] faire le temps4 ,mais1 si effectivem5t le temps aplanit bi5 des ob/acles1 ce n'e/ pas p> lui-mme1 c'e/ p> la comb9aison des m\vem5ts dont il n'e/ que la =me et l'ordre de succession4--,la *ute d'un corps1 mme dans le vide1 objecte ,m4 ,delboeuf1 dem&e du temps2 il y a donc des rsi/ances dtruites4--,o e/ ce vide absolu8 ,o e/ l'endroit de l'univ]s sans matire8 ,en outre1 ce qui dtruit les rsi/ances la *ute d'un corps n'e/ pas le temps seul1 mais bi5 le corps lui-mme2 c'e/ un m\vem5t qui se compose avec d'autres m\vem5ts et qui1 p\r cela1 a beso9 du temps comme de l'espace4 ,une srie de rsi/ances brises n'e/ pas une =ce de/ructive de rsi/ance1 et on s'tonne que1 p\r ,m4 ,delboeuf1 le temps puisse tre la fois =ce et srie4 ,aprs avoir a9si essay de dmontr] que l'homme peut dispos] du temps sans modifi] la quantit d'n]gie univ]selle et que1 consquemm5t1 la lib]t e/ possible1 ,m4 ,delboeuf entrepr5d ensuite de dmontr] sa ralit4 ,p\r cela il suffit1 l'en croire1 de dmontr] qu'il exi/e des m\vem5ts discont9us1 c'e/--dire dont le c>actre et les proprits gnrales ne sont pas id5tiques en *aque po9t4 ,tel s]ait un arc de c\rbe cont9u p> sa tang5te4 ,le pr9cipe dont "p ,m4 ,delboeuf e/ celui de ,laplace 7et de ,leibnitz73 ,laplace disait ceci3--tant donnes les =ces dont la nature 7non libre7 e/ anime et la situation respective des tres qui la compos5t1 une intellig5ce suffisamm5t va/e connatrait l'av5ir et le pass aussi bi5 que le prs5t4--,je vais plus lo93 ,je dis que cette intellig5ce n'aurait beso91 si la nature e/ un mcanisme1 que de considr] p5dant un temps f9i1 si c\rt qu'il soit1 la m>*e d'une portion de matire1 aussi petite que l'on v\dra1 p\r recrer p> la p5se la nature entire dans son pass et dans son av5ir4 ,m4 ,delboeuf s\ti5t1 en de belles pages1 qu'une g\tte d'eau 7comme la monade de ,leibnitz7 reflte l'univ]s3 la considration d'une seule de ses p>ties con/itutives p5dant un temps f9i donne la =me intgrale du globe t]re/re1 dont elle suppose l'attraction2 la t]re donne le sy/me solaire1 le sy/me solaire donne le monde enti]1 et le monde prs5t e/ gros de l'av5ir comme du pass#hc4 ,de ce pr9cipe ,m4 ,delboeuf croit p\voir tir] cette consqu5ce importante1 que la trajectoire d'aucun des po9ts d'un sy/me s\mis un ensemble de =ces initiales et con/antes 7c'e/ l'hypo?se du mcanisme univ]sel7 ne peut se compos] de p>ties de lignes d'quations diffr5tes1 ou en un mot ne peut tre discont9ue4 ,si1 dans une c]ta9e t5due f9ie1 cette trajectoire e/ rellem5t et objectivem5t une ellipse1 ou un c]cle1 ou une p>abole1 ou une droite1 on peut tre c]ta9 que la figure entire e/ une ellipse1 ou un c]cle1 ou une p>abole1 ou une droite4 ,m4 ,delboeuf appuie sa dmon/ration1 au fond1 sur le pr9cipe de raison suffisante4 ,ce po9t mobile que l'on considre dcrit p5dant un temps une ligne dt]m9e2 les =ces qui le dt]m95t se font donc quilibre d'une c]ta9e faon1 et sa trajectoire e/ la rsultante de cette action2 or1 o s]ait la raison suffisante1 la cause d'un *angem5t quelconque qui vi5drait affect] la trajectoire aprs ce temps f9i#hd8 ,si donc le *angem5t d'un arc de c]cle rel en relle ligne droite se produit1 s'il y a des m\vem5ts discont9us en vrit et en ralit1 ce s]a1 selon ,m4 ,delboeuf1 la preuve qu'une cause diffr5te des causes initiales de l'univ]s e/ int]v5ue1 et cette cause s]a 7disons plutt p\rra tre7 la lib]t4 #hc ,ici encore1 il y aurait bi5 des d\tes lev]4 ,e/-il c]ta9 que la rsultante suffise t\j\rs rvl] les =ces composantes8 #bj peut tre le produit de #aj #aj1 de #e #ae1 de #ah #b2 qui me dira laquelle de ces solutions e/ celle de la ralit8 ,peut-tre y a-t-il plusieurs comb9aisons possibles dont le monde actuel e/ le rsultat possible4--,t\tefois1 n\s savons qu'il faut se dfi] des spculations sur les possibles et sur les indt]m9s2 probablem5t1 la ralit concrte n'admet pas plusieurs =mules possibles ni des indt]m9ations2 t\t cela e/ un rsultat de notre ignorance et de nos ab/ractions ma?matiques4 #hd ,m4 ,delboeuf oublie ici l'efficacit dont il a plus haut dot le temps4 ,il ne re/]ait donc plus1 p\r dmontr] mcaniquem5t la ralit du libre arbitre1 qu' dmontr] la ralit des m\vem5ts discont9us4 ,ici1 ,m4 ,delboeuf pr5d son crayon1 et ce crayon va rs\dre le problme sur lequel se sont consums les mtaphysici5s4 ,voici3 ,je pr5ds mon crayon1 je trace une ligne droite1 je m'arrte2 puis un peu plus lo9 je dcris un arc de c]cle4 ,ce trac1 il e/ de t\te impossibilit de l'attribu] aux seules =ces initiales qui ont dirig ses premi]s l9am5ts4 ,seule1 la lib]t l'explique4 ,m4 ,delboeuf remet mme spirituellem5t la dmon/ration de la lib]t un p]sonnage plus mode/e qu'un gomtre2 il n'a pas beso9 d'un homme2 un animal lui suffit1 p> exemple le clbre hanneton de ,toppff]4 ,le hanneton1 p>v5u l'extrmit du bec de la plume1 trempe sa t>ire dans l'encre4 ,vite un feuillet blanc2 c'e/ l'in/ant de la plus gr&e att5te444 ,voici d'admirables dess9s444 une srie de po9ts1 un travail d'une dlicatesse m]veilleuse4 ,d'autres fois1 *angeant d'ide1 il se dt\rne1 puis1 *angeant d'ide1 il revi5t1 c'e/ une ,s6444 ,ce hanneton en remontre aux philosophes2 on appell]ait volonti]s cette preuve la dmon/ration du libre arbitre p> le hanneton de ,toppff]4 ,malheureusem5t1 on p\rrait *>g] de ce rle un hanneton en papi] ou un simple duvet d'oiseau dont l'extrmit s]ait trempe dans l'encre1 et dmontr] p> l que le hanneton de papi] ou le duvet e/ libre4 ,en effet1 que le v5t vi5ne s\ffl] en div]ses directions1 et n\s aurons de n\veau des arabesques m]veilleuses1 des m\vem5ts discont9us 7en app>5ce71 ici un po9t1 l une ligne1 plus lo9 mme une ,s1 aussi belle que celle qui faisait l'admiration de ,toppff]2 bi5 plus1 notre duvet rebr\ss]a *em9 brusquem5t et f]a des angles1 que sais-je8 ,ces m\vem5ts ne p>atront pas cont5us dans l'quation primitive des =ces initiales dont se compose l'univ]s2 ils s]ont libres4 ,m4 ,delboeuf n\s rpondra que1 dans le cas du hanneton vivant1 la discont9uit de la trajectoire e/ relle2 dans le cas du hanneton de papi] imag9 p> n\s1 elle e/ app>5te4 ,mais comm5t le sait-il8 ,comm5t peut-il di/+u] sur le papi] une trajectoire absolum5t cont9ue au po9t de vue de l'univ]s et une trajectoire absolum5t discont9ue ou en dehors de la =mule univ]selle8 ,dans le cas du hanneton de papi]1 selon ,m4 ,delboeuf1 la seule inspection d'une p>tie de ce hanneton p]mettrait l'intellig5ce dont p>le ,laplace de prdire les m\vem5ts que l'objet va opr] s\s l'influ5ce du v5t2 dans le cas du hanneton vritable1 cette intellig5ce ne p\rrait dduire sa trajectoire des =ces comb9es du hanneton1 du v5t1 de la t]re1 du soleil et de l'univ]s4--,mais c'e/ l prcism5t ce qu'il faudrait dmontr]1 et ce que ,m4 ,delboeuf ne dmontre pas4 ,si complique et irrgulire que soit une ligne en app>5ce1 elle peut t\j\rs r5tr] dans une quation non mo9s complique4 ,si le crayon de ,m4 ,delboeuf ou si la t>ire de l'animal p>at dcrire d'abord une droite1 puis un arc de c]cle1 ce peut tre une app>5ce1 et ,m4 ,delboeuf reconnat lui-mme que sa dmon/ration e/ s*matique1 mais1 aj\te-t-il1 elle n'e/ pas mo9s probante4 ,c'e/ ce que n\s ne saurions admettre3 la dmon/ration sci5tifique1 ici1 ne pr\ve qu'une discont9uit app>5te1 et ,m4 ,delboeuf s'e/ engag n\s dmontr] une discont9uit relle4 ,le s*matisme n'e/ pas plus dmon/ratif dans une p>eille "q qu'une mtaphore potique4 ,une pi]re r\le de la montagne1 et elle trace dans l'espace une c]ta9e c\rbe1 p\rsuit ,m4 ,delboeuf1 mais cette c\rbe n'e/ cont9ue que dans la supposition o les =ces qui dta*5t la pi]re sont les mmes =ces qui ont =m la montagne4 ,or il n'en e/ plus a9si qu& v\s modifiez librem5t cette =me en tant un simple caill\#he4--;,encore un c\p1 c'e/ prcism5t cette lib]t qu'il faudrait dmontr]1 et n\s t\rnons t\j\rs dans un c]cle vicieux4 ,l'intellig5ce univ]selle de ,laplace aurait pu1 dans la pi]re dta*e1 lire ma prs5ce s\s le ro*]1 p>ce que la pi]re et moi n\s sommes solidaires dans la gravitation univ]selle2 elle aurait pu lire aussi ma cra9te d'tre bless p> la pi]re et le m\vem5t de mon bton p\r l'c>t] de ma tte1 p>ce que les =ces de mon c]veau et celles de la pi]re sont solidaires4 ,bi5 plus1 elle aurait pu lire t\t cela mme dans la pi]re en repos4 ,on connat l'hi/oire plus ou mo9s au!ntique de ce prfet ignorant qui1 ayant reu du g\v]nem5t des b\lets de canon1 se plaignit1 sur le conseil d'un mal9 employ1 de ce que le m9i/re avait oubli de jo9dre aux b\lets les trajectoires4 ,en fait1 les trajectoires tai5t dj d'avance dans les b\lets1 et l',intellig5ce univ]selle de ,laplace ou de ,leibnitz les y aurait ap]ues4 ,m4 ,delboeuf reconnat que la bille d'un bill>d1 tant que la lib]t huma9e n'int]vi5t pas1 donne les autres billes1 les b&es du bill>d1 le bill>d enti]1 la t]re et les toiles4 ,mais1 dit-il1 la discont9uit se manife/e au mom5t o un j\eur p\sse une bille4 ,et si c'e/ le v5t1 ici encore1 qui la p\sse1 comm5t di/+u]ez-v\s la trajectoire cont9ue de la trajectoire discont9ue1 mo9s que v\s ne soyez l',intellig5ce univ]selle8 #he ,p4 #fhd4 ,il e/ vrai que ,m4 ,delboeuf n\s rpondra3 ,le bill>d e/ lui-mme l'oeuvre de la lib]t4 ,une ma*9e p>faite ralise des m\vem5ts discont9us1 p> exemple celui du pi/on dans la ma*9e vapeur4 ,si1 tirant de ce fait un argum5t contre la lib]t1 un p>tisan du dt]m9isme444 v5ait n\s oppos] l'un ou l'autre de ces +nieux app>eils con/ruits p> des ma9s huma9es1 n\s sommes en droit de lui rpondre3 ,la lib]t a pass p> l4--,mais supposez1 dans une montagne1 un cirque ou un tr\ peu prs rectangulaire ayant la =me d'un bill>d1 et des caill\x arrondis qui y r\l5t et s'y *oqu5t2 la lib]t aura-t-elle pass p> l8 ,encore une fois1 comm5t dmontr]ez-v\s que le m\vem5t1 ici1 e/ cont9u1 et que1 dans le bill>d1 qu& c'e/ v\s qui j\ez1 le mme m\vem5t e/ discont9u8 ,si la con/itution matrielle des billes1 dit ,m4 ,delboeuf1 rvle la prs5ce d'un j\eur une place dt]m9e1 elle n'indique cep5dant pas1 p\r le cas o ce j\eur aurait la facult de *oisir son mom5t p\r int]v5ir1 quel s]a ce mom5t#hf4--,oui1 mais la "q e/ encore de savoir si cette facult de *oisir le mom5t e/ relle2 n\s aurons beau reg>d] le bill>d1 les b\les1 la ma9 du j\eur3 n\s n'en p\rrons ri5 savoir4 ,si la quantit d'n]gie e/ con/ante dans l'univ]s1 le c]veau du j\eur e/ dans un c]ta9 tat dt]m9 de t5sion et de *aleur2 il a telles ides dt]m9es1 il aura tel mom5t tels motifs d'agir1 et il ne p\rra susp5dre son action que p> un dploiem5t de =ce1 non p> une simple disposition platonique du temps4 ,t\t cela e/ donc crit dans la bille1 si les pr9cipes poss p> ,m4 ,delboeuf sont vrais4 #hf ,p4 #fce4 ,n\s ne saurions1 ds lors1 adhr] la conclusion trop confiante de ,m4 ,delboeuf3 il e/ ma9t5ant tabli que ce simple dess93 une ligne droite1 une lacune1 une c\rbe1--je p\rrais dire plus simplem5t encore une c\rbe et sa tang5te1--ne peut man] d'un sy/me de =ces initiales ayant agi dans son intgrit ds l'orig9e du trac4 ,on e/ donc =c d'admettre l'exi/5ce d'un pr9cipe de discont9uit1 d'un pr9cipe libre4 ,m4 ,delboeuf a t\t au plus dmontr que1 s'il y avait des tres libres1 il y aurait des m\vem5ts discont9us2 il n'a mme pas dmontr que1 s'il y avait des m\vem5ts discont9us1 il y aurait ncessairem5t des tres libres#hg2 encore mo9s ses raisonnem5ts et son crayon ont-ils pu dmontr] qu'il exi/e en fait ou des m\vem5ts discont9us1 ou des tres libres4 ,quant la manire dont se concili]ait cette lib]t avec la cons]vation de l'n]gie1 p> l'int]mdiaire du temps1 elle n\s semble contradictoire4 ,on peut rejet] le pr9cipe de la cons]vation de l'n]gie1 soit2 mais1 si on l'admet1 le temps e/ dt]m9 autant que l'int5sit1 la direction et le po9t d'application des =ces2 qu& deux et trois sont prs5ts1 c9q ne peut tre ni abs5t1 ni en ret>d2 il n'a po9t *oisir son heure3 il e/1 lui aussi1 immdiatem5t prs5t4 #hg ,l'hypo?se de =ces v>iant brusquem5t avec la di/ance suffirait en effet expliqu] ces m\vem5ts discont9us4 ,donnons un exemple3 un po9t matriel1 attir p> un c5tre fixe en raison inv]se du c>r des di/ances1 dcrit une section conique4 ,qu'un suppose la loi d'attraction vraie seulem5t au del d'une c]ta9e di/ance1 t&is qu'en de l'action s]ait nulle2 si les conditions initiales du m\vem5t sont telles que le po9t mobile arrive se rappro*] du c5tre fixe jusqu' la di/ance donne1 p>tir de ce mom5t il quitt]a la section conique p\r suivre la tang5te1 puis1 lorsqu'il s]a rev5u la mme di/ance1 il quitt]a la tang5te p\r se m\voir encore sur une conique4 7,m4 ,,tann]y1 ,lettre la ,revue philosophique1 au sujet de notre tude sur le mcanisme et la lib]t1 #ahhc4--;,cf4 dc4 #ahhc47 ,en gnral1 et p\r conclure1 il n\s semble que *]*] la dmon/ration de la lib]t dans la mcanique1 c'e/ p\rsuivre l'impossible et qu'il faut1 dans cette "q1 s'lev] au po9t de vue psy*ologique et mtaphysique4 ,les ma?matiques1 d'ailleurs1 ne s'appliqu5t qu'aux rapports extrieurs des *oses1 sans n\s en rvl] l'intrieur4 ,elles ressembl5t ces b\li]s dont on se s]t p\r appr5dre le calcul aux enfants3 ceux-ci se born5t compt] les b\les1 sans se proccup] de savoir si elles sont noires ou blan*es1 si elles sont en bois ou en f]4 ,t\s les argum5ts mcaniques que n\s avons passs en revue sont donc une srie de p>alogismes4 ,on ne tr\v]ait d'ailleurs dans cette voie que la lib]t d'indiffr5ce1 c'e/--dire le has>d1 c'e/--dire au fond la ncessit4 ,ce n'e/ pas en remuant le bras droite ou gau*e1 ni en dess9ant des arabesques fanta/iques1 qu'on peut dmontr] l'exi/5ce ou la non-exi/5ce d'un p\voir t\t moral4 ,ce n'e/ pas plus la mcanique qu' la logique et aux intrts de la sci5ce qu'il faut dem&] la preuve de ce qui s]ait1 p> df9ition mme1 un miracle au po9t de vue de la mcanique comme de la logique3 le libre arbitre4 ,enf91 une considration gnrale sur laquelle n\s avons dj insi/ condamne d'avance la /rilit t\t ef=t p\r produire des *angem5ts dans l'espace p> l'action d'une pure ide2 c'e/ que t\te ide1 en fait1 e/ accompagne d'un m\vem5t et e/ une action refrne1 un m\vem5t susp5du et ma9t5u l'tat molculaire3 t\te ide e/ en mme temps une =ce4 ,,*apitre ,,sixi,,me ,l',,ind,,t]m9isme ,m,,taphysique ,,dans ,l',,ordre ,,du ,,temps ,i4 ,la cont+5ce des futurs et sa prt5due vrification p> les att5tes gales dans les jeux de has>d4 ,,ii4 ,la cont+5ce des futurs et sa prt5due vrification p> les lois de la /ati/ique4 ,,iii4 ,critique de l'ide de cont+5ce des possibles4 ,i4--,,la ,,cont+5ce ,,des ,,futurs ,,dans ,,les ,,jeux ,,de ,,has>d ,on a s\t5u que la loi de causalit empirique1 fondem5t de la sci5ce proprem5t dite1 tr\ve une limite dans quelque indt]m9ation antrieure1 dans quelque cont+5ce radicale et rebelle aux prises de la sci5ce4 ,sur cette cont+5ce s'appuie l'indt]m9isme mtaphysique dans l'ordre du temps4 ,p\r tablir objectivem5t l'indt]m9ation des possibles et des futurs cont+5ts1 on a essay de montr]1 p> l'obs]vation et le calcul1 que les actions huma9es (fr5t la sci5ce un lm5t d'indt]m9ation4 ,presque t\s les ma?matici5s1 avec ,laplace1 ,buckle et ,/u>t ,mill1 ont vu dans le calcul des probabilits et dans la /ati/ique un argum5t1 soit dductif1 soit inductif1 en faveur du dt]m9isme2 quelques-uns cep5dant ont essay1 comme ,qutelet1 de rs]v]1 ct de ce dt]m9isme1 une place possible la lib]t et la cont+5ce2 enf91 d'autres ont p\ss le p>adoxe jusqu' v\loir faire du calcul des *ances une probabilit en faveur de la cont+5ce des futurs1 et mme une sorte de vrification exprim5tale du libre arbitre3 en n\s faisant tir] au sort dans les lot]ies1 on s'e/ flatt de mettre la lib]t en expri5ce autant que faire se peut#hh4--,les possibles que l'ignorance fait gaux devant l'att5te1 a-t-on dit1 sont vrifis gaux p> le fait#hi4--;,exam9ons s'il e/ vrai1 comme on le s\ti5t1 que les lois des *ances et des gr&s nombres ne soi5t pas compatibles avec le dt]m9isme1 et qu'elles soi5t au contraire favorables la lib]t ou la cont+5ce4 #hh ,m4 ,r5\vi]1 ,psy*41 ,,ii1 #aje1 #id et #ie2 ,logique1 ,,ii1 #chd-chf4 #hi ,id41 ,logique1 #chf4 ,ce qui a ici donn lieu aux p>adoxes et aux p>alogismes1 c'e/ la manire ambigu et mme inexacte dont ,laplace a pos le pr9cipe du calcul des probabilits4 ,ce pr9cipe n'e/ po9t facile bi5 tablir1 comme le pr\v5t les exemples de ,laplace mme1 de ,/u>t ,mill et de ,c\rnot4 ,la ?orie des has>ds1 dit ,laplace1 consi/e rduire t\s les vnem5ts du mme g5re un c]ta9 nombre de cas galem5t possibles1 c'e/--dire tels que n\s soyons galem5t indcis sur leur exi/5ce1 et dt]m9] le nombre de cas favorables l'vnem5t dont on *]*e la probabilit4 ,cette df9ition ambigu1 qui semble id5tifi] l'gale possibilit objective de deux *oses avec notre gale inc]titude devant ces deux *oses1 e/ une confusion au mo9s dans les mots4 ,supposons que je sois en prs5ce de deux urnes cont5ant des b\les noires et blan*es et que j'ignore galem5t1 moi1 la proportion des b\les noires cont5ues dans la premire urne1 et la proportion des b\les noires cont5ues dans la seconde1 il n'en rsult]a pas que les *ances de sorties p\r les noires soi5t objectivem5t gales dans les deux urnes en v]tu de mon gale ignorance2 c> la premire urne peut se tr\v] cont5ir #a noire seulem5t sur #ajj1 et l'autre #ii noires sur #ajj4 ,il faut donc que notre gale indcision ne soit pas seulem5t fonde sur l'ignorance subjective1 mais sur des raisons objectives d'galit1 soit po/]iori1 soit priori4 ,sans cela1 on tombe s\s les objections d',augu/e ,comte et s\s la df9ition humori/ique du calcul des *ances3 un calcul qui consi/e reg>d] l'impossible comme probable et le ncessaire comme inc]ta94 ,aux yeux du dt]m9isme1 t\t e/ c]ta9 p\r qui connatrait t\tes les causes2 qu& donc ,laplace dit que les possibilits respectives des vnem5ts t5d5t se dvelopp]1 ent5dons simplem5t que les rapports respectifs c]ta9s des vnem5ts t5d5t se dvelopp]1 ou plutt sont =cs de se dvelopp] et de se manife/] la longue1 p\r la raison bi5 simple que ces rapports sont con/ants et durables p>mi d'autres mo9s con/ants4 ,si de plus c'e/ un rapport d'galit et d'quilibre qui exi/e1 il se manife/]a un quilibre1 que n\s l'ayons att5du ou non4 ,t\t revi5t donc *]*] les raisons objectives qui n\s p]mett5t1 dans c]ta9s cas1 d'tablir un rapport d'galit entre des possibles4 ,c'e/ ici que n\s retr\vons en prs5ce les deux hypo?ses de la cont+5ce et de la ncessit4 ,les p>tisans de la causalit cont+5te dis5t3--,v\s *]*ez un fondem5t objectif l'galit des possibles2 il e/ t\t tr\v3 ce fondem5t e/ l'ambigut des futurs1 l'indt]m9ation des futurs1 qui va se vrifi] dans l'indt]m9isme de la volont4 ,je tire des b\les dans une urne o il y a #ajj blan*es et #ajj noires1 je les tire tantt un mom5t1 tantt un autre1 selon ma lib]t imprdt]m9e2 t\t e/ alors dt]m91 sauf le temps de l'extraction#ij1 lequel dp5d de mon libre arbitre4 ,les lm5ts du calcul sont en consqu5ce3 #a l'galit des *ances p\r tir] une b\le blan*e ou une noire 7t\tes *oses gales d'ailleurs71 puisqu'il y a #ajj blan*es et #ajj noires2 #b l'galit des *ances p\r faire l'extraction un mom5t ou un autre1 si le mom5t ne dp5d que de ma lib]t indt]m9e4 ,or1 ces pr9cipes poss1 il se tr\ve qu'en fait les *ances p\r un mom5t ou p\r l'autre se comp5s5t1 comme si les extractions tai5t en *aque mom5t galem5t possibles2 donc elles le sont en fait2 donc les div]s temps d'extraction sont galem5t possibles p\r ma volont2 donc il e/ probable que je suis cause libre4 ,l'homme e/ alors une s\rce premire et in/antane d'actes v>iables s\s des prcd5ts id5tiques#ia4 #ij ,m4 ,r5\vi]1 ,id41 #ig4 #ia ,ibid4 ,dans la nature entire1 et non pas seulem5t dans l'homme1 on s'e/ dem& s'il n'y avait pas galem5t place p\r une cont+5ce analogue des effets4 ,et la "q e/ logique2 si l'homme e/ libre1 le g]me de la lib]t doit se retr\v] *ez t\s les tres vivants1 peut-tre mme1 comme le croyait ,epicure1 jusque dans le p\voir de cl9am5 qui app>ti5t l'atome4 7,voir1 dans la ,morale d',epicure de ,m4 ,guyau1 le *apitre sur la cont+5ce47--,e/-on bi5 sr1 a-t-on dem&1 qu'il soit possible1 mme p\r une intellig5ce univ]selle1 de prdire t\s les m\vem5ts de la queue d'un *i58 7,m4 ,r5\vi]1 ,essais de psy*ologie1 ,,ii1 p4 #d47 ,une *ose inquite la lecture de ce raisonnem5t1 qui n\s fait gagn] la lot]ie ce gros lot3 la lib]t4 ,un mannequ9 m p> une gir\ette qui t\rne t\s les v5ts1 et dont le mcanisme s]ait dispos p\r faire sortir et tomb] de l'urne une seule b\le la fois1 n\s app>atrait aussi comme une s\rce premire et in/antane d'actes v>iables s\s des prcd5ts id5tiques1 tran*ons le mot1 comme un crateur d'actes libres4 ,sans faire appel un tel mcanisme1 je puis moi-mme r5dre dt]m9 le seul lm5t du problme qui re/ait indt]m9 7le mom5t de l'extraction71 sans que *ange p\rtant ce rsultat qui v\s semblait cont+5t4 ,conv5ons1 p> exemple1 que je tir]ai une b\le t\s les mat9s au premi] *ant du coq1 ou1 si le coq semble lui-mme suspect de libre arbitre1 je tir]ai la b\le t\tes les fois qu'une pi]re r\l]a d'un roc vois9 o les b\lem5ts sont trs frqu5ts4 ,mon libre arbitre s]a a9si1 autant que possible1 lim91 et cep5dant le rsultat s]a le mme4 ,c'e/ qu' vrai dire t\t e/ dt]m91 mme dans les cas de libre arbitre app>5t1 et1 puisqu'on met les dt]m9i/es au dfi d'expliqu] cette dt]m9ation dans les jeux de has>d1 essayons d'en r5dre compte p> le raisonnem5t et p> l'expri5ce4 ,il y a ici une loi intressante et mconnue1 au moy5 de laquelle on peut montr] que la p\rsuite de l'indt]m9ation p> la volont produit prcism5t une dt]m9ation relle4 ,qu& je tire des b\les dans une urne1 p> cela mme que je veux tir] au has>d1 j'avance la ma9 tantt plus droite1 tantt plus gau*e1 j'puise dans les deux s5s les pr9cipales positions possibles grosso modo1 et en v\lant agir d'une manire indt]m9e1 je dt]m9e une balance de positions possibles4 ,de mme encore1 dans une lot]ie o le temps seul e/ dt]m91 j'essaye de v>i] les in/ants et p> cela mme je saute d'un int]valle l'autre1 d'un nombre a l'autre1 entre deux limites plus ou mo9s di/antes1 de manire produire un balancem5t de nombres4 ,en ayant l'air ici de laiss] le temps indt]m9 et en le v>iant dans cette int5tion1 je l'ai encore en ralit dt]m93 j'ai v\lu et dt]m9 une bip>tition des int]valles de temps en longueurs plus gr&es et en longueurs plus petites1 mais entre des limites dt]m9es2 j'ai v\lu et dt]m9 un quilibre1 une galit1 une comp5sation#ib4 #ib ,voici une expri5ce que n\s avons faite3 n\s avons essay d'crire au has>d des sries de *iffres pris indiffremm5t p>mi les #aj *iffres #j1 #a1 #b1 #c1 #d1 #e1 #f1 #g1 #h1 #i4 ,en additionnant p> gr\pes de dix les *iffres a9si sortis1 n\s avons obt5u p\r *aque gr\pe de dix *iffres des valeurs plus ou mo9s vois9es de #de1 qui e/ prcism5t la somme des #aj *iffres de la numration4 ,ex43 #a1 #f1 #e1 #d1 #h1 #i1 #g1 #c1 #b1 #j 7total #de72 #a1 #d1 #f1 #h1 #b1 #i1 #a1 #d1 #e1 #g 7 #dg72 #i1 #c1 #e1 #f1 #g1 #i1 #a1 #j1 #b1 #d 7 #df72 #e1 #f1 #g1 #i1 #h1 #j1 #c1 #d1 #a1 #f 7 #di72 #h1 #i1 #j1 #f1 #a1 #c1 #e1 #f1 #h1 #i 7 #ee72 #g1 #h1 #g1 #j1 #i1 #a1 #c1 #a1 #j1 #b 7 #ch74 ,ces totaux successifs3 #de1 #dg1 #df1 #di1 #ee1 #ch1 ont p\r moy5ne #df4 ,en additionnant deux gr\pes la fois =mant v+t *iffres1 n\s obt5ions plus rgulirem5t encore des valeurs vois9es de la somme #ij4 ,p\rquoi ces rsultats8 ,p>ce que1 p\r agir d'une manire indt]m9e en app>5ce1 n\s avions inconsciemm5t dt]m9 ce premi] po9t3--,je v>i]ai les *iffres4--,ce qui entrane cette seconde dt]m9ation3--,je les crirai t\s4--,ce qui entrane cette troisime dt]m9ation3--,j'crirai des *iffres ayant p\r total #de1 puisque l'ordre des *iffres dans l'addition n'influe pas sur la somme4 ,si bi5 qu'en v\lant laiss] un po9t indt]m91 je l'avais prcism5t dt]m94 ,p> l1 j'tais r5tr dans les conditions entrevues p> le gomtre ,lamb]t et p> ,c\rnot1 qui ont rem>qu que1 dans le rapport de la circonfr5ce au diamtre1 les totaux de *aque diza9e de *iffres diffr5t peu de #de1 comme si les *iffres tai5t am5s successivem5t1 p> un tirage au sort1 dans une urne les r5f]mant en proportions gales4 ,n\s avons exprim5t sur plusieurs quoti5ts de nombres quelconques1 et n\s avons rem>qu une rgul>it analogue4 ,p> exemple1 la division de #ade p> #ba donne #f1 plus la fraction dcimale priodique #i1 #j1 #d1 #g1 #f1 #a1 #i1 #j1 #d1 #g 7 #dg72 #f1 #a1 #i1 #j1 #d1 #g1 #f1 #a1 #i1 #j 7 #dc72 #d1 #g1 #f1 #a1 #i1 #j1 #d1 #g1 #f1 #a 7 #de72 etc42 les trois premires diza9es ont exactem5t p\r moy5ne #de4 ,d'autres fractions non priodiques ont la mme moy5ne approximative2 d'autres ont une moy5ne suprieure ou infrieure1 mais t\j\rs rgulire2 p> exemple #iah divis p> #dba amne une fraction qui1 de #aj *iffres en #aj *iffres1 donne p\r totaux des nombres vois9s de #cg4 ,cela ti5t des lois inconnues qui tantt amn5t t\s les *iffres1 tantt en exclu5t c]ta9s4 ,concluons en proposant cette importante loi psy*ologique3--,la prt5due indt]m9ation e/ une dt]m9ation d'quilibre et d'quival5ce1 c'e/--dire d'galit et de bip>tition2 donc1 t\t e/ dt]m9 jusque dans la volont en app>5ce indiffr5te1 qui ne fait que ne pas se r5dre compte de ce qu'elle veut dt]m9m5t4 ,plus n\s prt5dons v>i] nos volitions p\r en montr] l'indt]m9isme1 plus n\s dt]m9ons le milieu et les po9ts d'application1 plus n\s ens]rons notre volont mme dans les lois de ce milieu et de ces po9ts d'application2 et ces lois f9iss5t p> dev5ir de plus en plus manife/es4 ,en v\lant agir sans ry?me et sans symtrie1 n\s dt]m9ons un ry?me et une symtrie4--,on voit combi5 il e/ faux de prt5dre que l'hypo?se du dt]m9isme ne peut r5dre compte de la rp>tition symtrique1 de l'gale possibilit1 de l'gale att5te qui se manife/5t dans les jeux de has>d ou dans les tirages au sort1 et que d'ailleurs les ma?matici5s ont mal expliques#ic4 #ic ,en quoi1 p\rrait-on dem&] aux adv]saires du dt]m9isme1 le rapport d'galit1 le rapport de #ajj #ajj p> exemple1 s]ait-il incompatible avec la ncessit et la c]titude8 ,e/-ce qu'il e/ df5du la ncessit de produire des effets qui s'quilibr5t1 comme la puissance et la rsi/ance d'un levi]8 ,e/-ce qu'il n'y a pas des effets de neutralisation mutuelle jusque dans les rayons lum9eux8 ,ri5 de plus compatible avec le dt]m9isme que l'galit4 ,qu& on j\e pile ou face 7et v\s p\rriez confi] une ma*9e le so9 de jet] les pices en l'air1 comme aux ma*9es dont on se s]t auj\rd'hui dans les gr&es lot]ies71 il e/ ?oriquem5t c]ta9 que la relation d'quilibre et d'galit s'tablira la longue1 et1 dans le cas p>ticuli]1 il e/ pratiquem5t logique1 eu g>d non seulem5t notre ignorance subjective du cas p>ticuli]1 mais encore et surt\t notre connaissance objective du rapport gnral et con/ant1 d'agir en n\s rglant sur cette relation d'galit qui e/ la seule *ose connue4 ,n\s p\rrons n\s tromp] p\r un1 deux1 trois cas1 non p\r dix mille4 ,ce sont au contraire les p>tisans de la cont+5ce qui ne peuv5t r5dre compte de l'att5te gale rpondant des possibilits gales 7comme celle d'extraire une b\le blan*e et celle d'extraire une noire74 ,voyons comm5t ils essay5t1 eux1 de fond] le calcul des probabilits4--,puisque1 dis5t-ils1 la loi des gr&s nombres1 qui suppose des possibilits gales1 s'applique aux probabilits des phnomnes s\mis la volont dans les tirages au sort1 n\s p\vons croire probablem5t que les phnomnes de cette classe ne sont pas en gnral prdt]m9s#id4--;,c'e/ l un p>alogisme ess5tiel3 de ce que les phnomnes ne sont pas prdt]m9s en un seul s5s1 mais en deux s5s entre lesquels ils se rp>tiss5t1 on conclut indm5t qu'ils ne sont prdt]m9s en aucun s5s4 ,mais pr5ons un exemple concret4 ,de ce que les pluies qui tomb5t sur une ligne de p>tage des eaux ne sont pas prdt]m9es tomb] en une seule direction et sur un seul v]sant1 mais dt]m9es en deux s5s et sur deux v]sants entre lesquels il e/ possible qu'elles se p>tag5t galem5t1 il n'en rsulte pas que les pluies ne soi5t prdt]m9es tomb] en aucun s5s1 et que *aque g\tte soit libre de *oisir entre le v]sant de l',ocan ou le v]sant de la ,mdit]rane4 ,il e/ au contraire ncessaire3 #a que les g\ttes tomb5t2 #b qu'elles tomb5t sur un v]sant ou sur l'autre2 #c que la moiti tombe sur le premi] v]sant et l'autre moiti sur le second si la configuration du sol et la position des nuages entran5t cette rp>tition gale2 #d que celui qui connat cette configuration du t]ra9 et des nuages1 mais qui ne connat pas dans le dtail la trajectoire des g\ttes p>ticulires1 att5de une *ute galem5t rp>tie droite ou gau*e2 #e que cette att5te de possibilits gales se vrifie sur les gr&s nombres p> deux fleuves de grosseur s5siblem5t gale1 mais dirigs sur des v]sants opposs4 ,si au contraire les g\ttes d'eau tai5t libres ou le nuage libre1 c'e/ alors que n\s ne p\rrions plus savoir si le nuage lanc]a ses eaux v]s l',ocan ou v]s la ,mdit]rane2 p> consqu5t1 n\s aurions beau connatre l'galit matrielle des deux p5tes et la rp>tition gale des nuages qui les dom95t1 n\s ne p\rrions pas conclure une gale rp>tition des g\ttes d'eau#ie4 #id ,voir1 p> exemple1 ,r5\vi]1 ibid41 p4 #if4 #ie ,le premi] p>alogisme auquel n\s v5ons de rpondre p\rrait tre invoqu et l'a t de fait en faveur des miracles div9s1 t\t comme p\r le miracle intrieur du libre arbitre4 ,j'admets1--dit ,joseph de ,mai/re p\r ju/ifi] les prires en faveur de la pluie1--que dans *aque anne il doive tomb] dans *aque pays prcism5t la mme quantit d'eau3 ce s]a la loi inv>iable2 mais la di/ribution de cette eau s]a1 s'il e/ p]mis de s'exprim] a9si1 la p>tie flexible de la loi4 ,a9si1 v\s voyez qu'avec vos lois inv>iables n\s p\rrons =t bi5 encore avoir des inondations et des s*]esses1 des pluies gnrales p\r le monde1 et des pluies d'exception p\r ceux qui ont su les dem&]444 ,dj1 dans les temps anci5s1 c]ta9s raisonneurs emb>rassai5t aussi les croyants de leur poque en leur dem&ant p\rquoi ,jupit] s'amusait f\droy] les ro*]s du ,caucase et les =ts inhabites de la ,g]manie444 ,mais le tonn]re1 quoiqu'il tue1 n'e/ cep5dant po9t tabli p\r tu]2 et n\s dem&ons prcism5t ,dieu qu'il daigne1 dans sa bont1 envoy] ses f\dres sur les ro*]s et sur les ds]ts1 ce qui suffit sans d\te l'accomplissem5t des lois physiques4 ,l'auteur d'un ,essai sur les lois du has>d1 ,m4 de ,c\rcy1 dit que t\t au mo9s ,dieu peut n\s envoy] une p5se qui n\s dt\rne de l'endroit o va tomb] soit la f\dre1 soit une pi]re4 ,que le lieu et l'in/ant o tombe la pi]re1 dit-il1 soi5t prcism5t le lieu et l'in/ant o passait un homme qui la reoit et en e/ cras1 voil c]ta9em5t une concid5ce =tuite1 laquelle on ne peut ni assign] ni mme compr5dre aucune cause767444 ,sans viol] les lois naturelles1 sans les int]rompre1 ,dieu ne p\rra-t-il pas m'inspir] la p5se de ral5tir librem5t mes pas ou d'en *ang] la direction8 ,et1 si la prire de ma mre n'e/ v5ue veill] sa sollicitude qu'au mom5t o j'tais arrt dj sur le lieu m5ac1 ne p\rra-t-il pas influ5c] ma volont t\j\rs libre1 de manire que je m'loigne avant la cata/rophe8 ,a9si t\tes les lois s]ont obs]ves3 celles de la nature physique ne recevront aucune atte9te2 ma lib]t s]a entire1 et c'e/ p> un acte libre que je me s]ai loign si propos4 ,dieu aura seulem5t influ5c ma volont sans l'ass]vir1 de la manire propre sa provid5ce4 ,on a dem& avec raison ,m4 de ,c\rcy1 assureur mrite1 s'il ne devrait pas1 en assurant quelqu'un contre les accid5ts1 mettre comme clause pr9cipale de la police d'assurances l'obligation de pri]1 puisque les hommes religieux sont mo9s exposs aux accid5ts que les impies4 ,n\s lui dem&]ons notre t\r si ce ne s]ait pas un bon calcul p\r une compagnie d'assurances de faire dire des prires p\r ses assurs3 ce s]ait t\t pr(it p\r ces d]ni]s comme p\r la compagnie4 ,peut-tre alors la /ati/ique con/at]ait-elle une diffr5ce difiante entre la proportion des accid5ts ou de la mortalit dans les compagnies religieuses et dans les compagnies non religieuses4--,on le voit1 avec de petites exceptions1 de petits int]/ices dans les lois de la nature comme ceux de ,m4 ,r5\vi]1 ou mme avec de simples petites ambiguts1 comme celles qui exi/5t dans les bifurcations d'intgrales de ,m4 ,b\ss9esq1 on peut assur] l'int]v5tion miraculeuse de ,dieu un doma9e =t respectable et concili] 7en app>5ce7 la cont+5ce avec la mcanique elle-mme4 ,non seulem5t la prdt]m9ation n'exclut pas la rp>tition gale en deux s5s1 mais c'e/ l'imprdt]m9ation qui l'exclut4 ,les p>tisans du libre arbitre et de la cont+5ce ne se tir5t ici d'affaire que p> un second p>alogisme4 ,l'int]v5tion de l'indt]m9 et de l'imprvoyable1 prt5d5t-ils1 ne peut avoir que des effets qui se dtruis5t mutuellem5t et s'galis5t#if2 donc l'indt]m9ation fonde seule les att5tes gales4--,ptition de pr9cipe4 ,p\rquoi les effets cont+5ts et indt]m9s du libre arbitre s]ai5t-ils prcism5t dt]m9s selon un rapport d'galit8 ,p\rquoi la comp5sation s]ait-elle la loi con/ante1 la dt]m9ation con/ante de ce que v\s dcl>ez indt]m98 p\rquoi l'quival5ce ou la neutralisation mutuelle s]ait-elle la loi prvoyable d'un libre arbitre qui agit en div]s s5s imprvoyables8 ,si je suis absolum5t libre de remu] mon bras droite ou gau*e1 p\vez-v\s savoir si je le port]ai librem5t autant de fois gau*e qu' droite8--,oui1 dites-v\s1 puisque v\s n'avez pas de raisons p\r un ct plutt que p\r l'autre4--,mais l'abs5ce de raisons n'entrane pas l'galit de raisons1 et la confusion des deux *oses e/ inadmissible4 ,si1 en fait1 qu& je remue mon bras au has>d et mcaniquem5t1 je f9is p> le remu] autant de fois droite qu' gau*e1 ce n'e/ pas p>ce qu'il n'y a po9t de raisons1 c'e/ au contraire p>ce qu'il y a ju/e autant de raisons ncessaires p\r que le c\rant oscille tantt droite1 tantt gau*e1 de manire montr] a9si sur les gr&s nombres et les moy5nes la rgul>it mcanique 7et non libre7 d'un p5dule ou d'une balance4 ,le balancem5t n'e/ pas l'abs5ce de loi1 c'e/ une loi ry?mique aussi dt]m9e que le ret\r priodique de la t]re au mme po9t de son orbite4 ,e/-ce que le rapport n'e/ pas un rapport dt]m98 ,de quel droit en fait-on l'expression de l'indt]m9isme#ig8 #if ,m4 ,r5\vi]1 ,crit4 phil41 #e aot #ahhj1 p4 #cf4 #ig ,on insi/e et on dit3--,l'galit e/1 s9on la loi des faits supposs libres1 au mo9s celle de notre att5te devant les actes libres4--,p>l] a9si1 c'e/ rev5ir l'erreur de ,laplace1 qui confond l'att5te dans l'ignorance avec l'att5te fonde sur l'galit connue des *ances2 la loi de notre att5te1 devant des actes de libre arbitre1 n'e/ pas #a_/b2 elle e/ x4 ,si1 en fait1 notre att5te e/ #a_/b1 c'e/ prcism5t p>ce que n\s lim9ons t\te hypo?se de lib]t subjective p\r considr] seulem5t les rapports objectifs des *ances1 qui n\s app>aiss5t dans ce cas ab\tir un rapport ncessaire d'galit4 ,ce rapport d'galit1 lo9 de se fond] sur la prs5ce de la lib]t1 se fonde au contraire sur son abs5ce4 ,s'il y avait rellem5t libre arbitre1 il p\rrait y avoir un po9t1 ne ft-ce qu'un seul1 un po9t absolum5t indt]m91 sans loi1 qui suffirait contre-balanc] t\tes les autres lois1 les frapp] d'inexactitude1 et qui en p>ticuli] p]mettrait1 t\tes *oses tant gales d'ailleurs1 de produire cep5dant des effets non gaux en nombre1 p> exemple des m\vem5ts gau*e plus nombreux que les m\vem5ts droite1 en dpit de l'quilibre des muscles et de l'quilibre des c\rants crbraux4 ,oui sans d\te1 le t\t1 dans cette affaire1 e/ de compr5dre n'importe comm5t la neutralisation des causes qui n'entr5t pas dans le calcul du probable2 il ne faut ri5 de plus au ma?matici5 et il n'a le droit de ri5 dem&] au del4 ,mais prcism5t le libre arbitre sans loi peut emp*] la loi de neutralisation des causes4 ,,ii4--,,la ,,cont+5ce ,,des ,,futurs ,,et ,,sa ,,pr,,t5due ,v,,rification ,,p> ,,les ,,lois ,,de ,,la ,,/ati/ique ,dans la /ati/ique1 n\s n'avons plus affaire des possibilits gales1 mais des possibilits 9gales1 ou plutt des rapports respectifs c]ta9s d'9galit1 une proportion con/ante entre deux sries de faits1 p> exemple la srie des m>iages et celle des non-m>iages1 la srie des suicides et celle des morts involontaires1 la srie des naufrages et celle des trav]ses sans naufrage1 etc4 ,exam9ons successivem5t le problme au po9t de vue de la dduction et celui de l'induction4 ,c]ta9s dt]m9i/es1 comme ,lange1 ont v\lu conclure dductivem5t la dt]m9ation des actes p>ticuli]s du seul fait que leur moy5ne e/ dt]m9e2 c]ta9s p>tisans du libre arbitre1 au contraire1 ont v\lu dduire l'indt]m9ation relle et absolue des actes p>ticuli]s de ce fait qu'ils re/5t t\j\rs indt]m9s en une c]ta9e mesure relativem5t aux moy5nes /ati/iques4 ,ces deux op9ions dpass5t galem5t les prmisses dont elles p>t5t1 et1 en tant que dductions1 elles ne peuv5t tre pr\ves ni l'une ni l'autre4 #a ,d'une seule moy5ne et mme de plusieurs1 tant qu'on re/e dans la rgion des moy5nes1 on ne peut arriv] dductivem5t un cas p>ticuli]4 #b ,d'autre "p1 de ce que les gnralits ma?matiques ne peuv5t s't5dre jusqu'aux actions individuelles1 il n'en rsulte nullem5t que ces actions soi5t libres en elles-mmes3 elles peuv5t tre simplem5t la rsultante p>ticulire d'une composition de lois naturelles1 dont la /ati/ique ne mesure que les effets gnraux et moy5s4 ,sur le premi] po9t1 ,qutelet a donc raison de dire3--,la loi des gr&s nombres1 ne rgissant que le collectif1 ne dt]m9e pas *aque acte en p>ticuli]2 t\tes les applications qu'on v\drait en faire un homme en p>ticuli] s]ai5t ess5tiellem5t fausses1 de mme que si l'on prt5dait dt]m9] l'poque laquelle une p]sonne doit m\rir en faisant usage des tables de mortalit4 ,on ne peut1 en effet1 appliqu] un individu dt]m91 ni mme de petits nombres1 la loi /ati/ique qui1 p> df9ition e/ celle des gr&s nombres4 ,les lois /ati/iques ne font que =mul] la rsultante d'une f\le de lois naturelles qui sont les vraies lois dt]m9antes des phnomnes3 on ne meurt pas en v]tu des lois de mortalit1 mais en v]tu des lois naturelles de l'organisme1 dont les tables de mortalit enregi/r5t les rsultantes moy5nes4 ,mais1 ce premi] po9t accord1 il n'e/ pas mo9s faux de conclure la relle indt]m9ation des cas p>ticuli]s4 ,p> exemple1 si v\s ne p\vez prdire la mort de tel individu p> les tables de mortalit1 v\s n'avez pas le droit d'en dduire que cette mort n'e/ po9t dt]m9e p> un conc\rs ou une composition de lois ncessaires1 et que l'individu meurt librem5t4 ,sans d\te la loi des gr&s nombres1 n'e/ qu'approximative1 et mme1 en gnral1 t\tes les lois de la nature sont approximatives p\r n\s en tant qu'invrifiables dans leurs d]ni]s dtails2 dductivem5t il re/e donc dans le dtail une place possible la cont+5ce4 ,c'e/ ce qui a fait dire ,zell]3--,la sci5ce a seulem5t p\r objet les lois gnrales1 et la cont+5ce peut ne port] que sur les faits p>ticuli]s4--,mais1 inductivem5t1 cette cont+5ce e/ une hypo?se gratuite4 ,on p\rrait1 p> des raisonnem5ts comme ceux de ,zell] et de ,m4 ,r5\vi]1 laiss] place jusque dans la loi d',ar*imde l'action des anges et des dmons1 c> on ne peut vrifi] la loi dans le m5u dtail1 et1 outre que t\te loi e/ gnrale1 elle semble t\j\rs approximative4 ,n'e/-il pas cep5dant plus logique et plus probable d'expliqu] les c>ts app>5ts d'une loi dans les faits p>ticuli]s p> sa composition avec une autre loi1 comme on explique la dcl9aison d'une pi]re qui tombe p> la r5contre d'un ob/acle#ih8 ,on ne peut prdire le temps que d'une manire approximative l'aide des tables /ati/iques2 mais1 si on connaissait mieux t\tes les lois p>ticulires qui sont la trame de la /ati/ique1 on p\rrait prdire tel orage p\r tel j\r1 telle heure4 ,la /ati/ique e/ une sorte d'artifice indirect1 p> cela mme insuffisant1 p\r ens]r] les *oses dans des lois sans connatre ces lois2 mais l o la /ati/ique s'arrte1 elle montre elle-mme le *em9 l'induction4 #ih ,t\te con/atation exprim5tale1 a dit excellemm5t ,m4 ,b\tr\x1 se rduit en df9itive ress]r] la valeur de l'lm5t mesurable des phnomnes entre des limites aussi rappro*es que possible4 ,jamais on n'atte9t le po9t prcis o le phnomne comm5ce et f9it rellem5t444 ,a9si n\s ne voyons en quelque sorte que les cont5ants des *oses1 non les *oses elles-mmes4 ,mais ,m4 ,b\tr\x aj\te3--,n\s ne savons pas si les *oses occup5t dans leurs cont5ants une place assignable4 ,a suppos] que les phnomnes fuss5t indt]m9s1 mais dans une c]ta9e mesure seulem5t1 laquelle p\rrait dpass] inv9ciblem5t la porte de nos grossi]s moy5s d'valuation1 les app>5ces n'en s]ai5t pas mo9s exactem5t telles que n\s les voyons4 ,on prte donc aux *oses une dt]m9ation purem5t hypo?tique1 s9on in9telligible1 qu& on pr5d au pi$ de la lettre le pr9cipe suivant lequel tel phnomne e/ li tel autre phnomne 7p4 #bh74--;,il n\s semble que l'+nieux mtaphysici5 se place ici au contre-pi$ de la vrit1 et qu'on p\rrait lui dire3--,c'e/ prcism5t votre hypo?se de l'indt]m9ation qui e/3 #a in9telligible1 #b purem5t hypo?tique1 #c contraire t\te induction4 ,en effet1 si je puis1 mme exprim5talem5t1 ress]r] la valeur de l'lm5t prt5du indt]m9 entre des limites aussi rappro*es qu'il e/ possible1 c'e/ le cas de pass] la limite en disant que l'indt]m9ation suppose e/ comme si elle n'exi/ait pas2 de mme1 si je vrifie une loi de physique entre des limites indf9im5t rappro*es1 il ne me vi5dra jamais l'esprit de suppos] qu'en allant plus lo9 la loi cesse1 mo9s qu'elle ne se compose avec une autre loi4 ,voyons donc quelles sont les inductions les plus lgitimes sur la nature relle de ce rsidu qui demeure dductivem5t en dehors des moy5nes /ati/iques8 #a ,p> conomie d'hypo?ses1 t\tes *oses gales d'ailleurs1 il e/ lgitime de suppos] dans ce rsidu la cont9uation de l'empire des lois1 lo9 d'y admettre avec ,m4 ,r5\vi] l'abs5ce de lois4 ,en effet1 suppos] le libre arbitre l o les autres lois peuv5t suffire l'explication1 c'e/ faire une hypo?se sci5tifiquem5t gratuite1 comme si1 aprs avoir expliqu les geles d'avril p> les causes ord9aires1 on s'ob/9ait ma9t5ir p> surcrot l'influ5ce de la lune4 #b ,p> analogie1 les cas de lib]t et les cas sans lib]t sont assimilables4 ,les ab]rations de mmoire releves dans la suscription des lettres ne peuv5t pas plus tre prvues dans le dtail individuel que les suicides1 quoiqu'elles soi5t aussi rgulires en moy5ne2 il n'en rsulte pas que les erreurs de suscription soi5t volontaires4 ,de mme1 l'impossibilit de prvoir les suicides dans le dtail n'autorise pas les croire libres4 #c ,l'induction en faveur du dt]m9isme crot en probabilit mesure qu'on ress]re le libre arbitre dans un plus troit espace3 si ce ress]rem5t peut tre p\ss aussi lo9 qu'on veut1 l'induction devi5dra de plus en plus vois9e de la c]titude4--,supposons1 dit ,m4 ,r5\vi]1 des b\les pr5ant leur c\leur elles-mmes dans une urne2 peu importe qu'elles l'ai5t d'avance ou la pr5n5t au mom5t de l'extraction1 p\rvu que la proportion du noir et du blanc subsi/e4--,sans d\te2 mais d'abord1 si les b\les pr5ai5t rellem5t elles-mmes leur c\leur1 la proportion p\rrait-elle subsi/]8 ,si le libre arbitre tait rel et agissant1 il y aurait1 ici encore1 un po9t indt]m91 sans loi1 qui suffirait peut-tre contrebalanc] t\tes les autres lois1 et v\s ne p\rriez plus1 p> exemple1 impos] c]ta9em5t priori aux b\les d'une urne cette loi de proportion3--,sur mille tirages1 v\s s]ez dans la proportion de neuf c5t quatre-v+t-dix-neuf blan*es et une noire4--,de plus1 p\r n\s rappro*] des ralits p>ticulires1 il faut compliqu] les donnes3 supposons donc une urne o soi5t des b\les de sept c\leurs4 ,la /ati/ique m'appr5d1 je suppose1 qu'il sort effectivem5t de l'urne #fj b\les sur #ajj2 v\s dites alors3--,p\rvu qu'il sorte #fj blan*es1 "p ncessaire du dt]m9isme1 les #dj b\les re/antes sont libres d'tre bleues1 jaunes1 r\ges1 etc4--,p> malheur1 une seconde loi de /ati/ique m'appr5d qu'il sort #cj r\ges sur #dj b\les non blan*es4--,mais alors il y a #aj b\les qui peuv5t *oisir entre le v]t1 le jaune1 etc4--,une troisime loi /ati/ique m'appr5d qu'il sort #f b\les v]tes sur #aj b\les non blan*es et non r\ges4--,alors1 il y a quatre b\les qui peuv5t *oisir entre le jaune et le bleu4--,la /ati/ique m'appr5d qu'il sort #c b\les bleues sur les b\les qui ne sont ni jaunes1 ni v]tes1 ni r\ges1 ni blan*es444 ,et a9si de suite4 ,les lois /ati/iques vont a9si s'entrecroisant et tablissant des proportions de plus en plus dt]m9es4 ,elles ne p\rront jamais1 sans d\te1 comme les lois naturelles dont elles ne sont que l'enveloppe1 ab\tir une dduction individuelle2 mais n'a-t-on pas le droit d'induire que1 si n\s connaissions t\tes ces lois naturelles1 n\s les v]rions produire p> leur entrecroisem5t les faits p>ticuli]s1 rsidu de la /ati/ique8 ,e/-il probable que1 t\tes les proportions des div]ses c\leurs tant dt]m9es1 les b\les demeur5t libres d'*ang] indiffremm5t leurs rles et de se dire entre elles3 ,passez-moi la c\leur r\ge1 v\s aurez la c\leur v]te3 p\rvu qu'on tr\ve le compte f9al1 n\s p\vons n\s pass] l'une l'autre nos c\leurs4--,enf91 le dt]m9isme /ati/ique1 quoique ne portant pas sur les d]ni]s dtails des *oses1 acqui]t une valeur n\velle qu& il vi5t s'aj\t] au dt]m9isme plus int]ne des lois sociologiques1 psy*ologiques1 biologiques1 physico-*imiques1 mcaniques4 ,la lib]t que les indt]m9i/es ma9ti5n5t alors dans les dtails rappelle trop la lib]t laisse aux femmes p> l'dit humori/ique d'un pr9ce d',ori5t3--,art4 ,i4 ,t\tes les femmes sont libres de sortir trav]s la ville4 ,art4 ,,ii4 ,elles ne p\rront sortir que voiles4 ,art4 ,,iii4 ,quiconque aura fabriqu ou v5du des voiles s]a puni de mort4--,p\r p>l] srieusem5t1 la lgislation de la nature e/ en elle-mme aussi rigide que celle des s\v]a9s absolus1 et sa rigidit a des rsultats trop s\v5t tragiques4 ,pr5ons un exemple4 ,supposons qu'il y ait un naufrage sur mille p]sonnes qui s'emb>qu5t2 il faut1 si n\s sommes mille n\s emb>qu]1 que l'un de n\s fasse naufrage1 non pas directem5t en v]tu des lois /ati/iques1 mais en v]tu des lois dont la /ati/ique compte et classe les effets4 ,qui dcid]a dans ce cas de la victime tributaire8 ,le conc\rs des circon/ances p>ticulires1 l'int]section des sries de lois que prsuppose la /ati/ique4 ,si donc je connaissais mieux le dtail des circon/ances1 je p\rrais savoir que c'e/ moi qui suis l'un sur mille1 p>ce que je m'emb>que sur une m] plus dang]euse1 p> un mauvais temps1 sur un mauvais navire1 dans telle circon/ance f*euse1 etc4 ,plus j'aurais de tables de /ati/iques v>ies ma disposition1 de manire y faire r5tr] t\tes les circon/ances p>ticulires1 plus1 p> ce moy5 indirect1 je p\rrais me rappro*]1 sans y atte9dre1 d'une prvision portant sur le p>ticuli]4 ,p>eillem5t il faut qu'il y ait1 je suppose1 un assass9 p> jal\sie sur c5t mille jal\x2 voici donc dj1 p\r les jal\x1 la lib]t de ne pas assass9] ress]re dans les limites du nombre #iii1iii4 ,ma9t5ant1 il faut aussi1 je suppose1 qu'il y ait six c5ts jal\x sur mille am\reux1 et deux c5ts jal\x jusqu' la fureur1 quatre jusqu' la folie1 etc41 etc4 ,n\s ress]rons de plus en plus le libre arbitre p> une sorte de compression indf9ie4 ,l'induction r5d probable1 p> analogie avec l'autre exemple1 que celui qui se tr\v]a dans des circon/ances spciales de tempram5t1 d'ducation1 d'entranem5t1 etc41 s]a la victime prde/9e au m9otaure du crime4 ,quelle diffr5ce1 en effet1 p\rrait-on tablir entre les deux cas1 s9on artificiellem5t et t\t hypo?tiquem5t1 quoique le naufrage soit involontaire et l'assass9at v\lu8 ,en comb9ant directem5t des lois naturelles avec des lois naturelles1 on p\rrait probablem5t1 sur les mille individus1 en lim9] neuf c5t quatre-v+t-dix1 et les dix re/ants p\rrai5t dire3--,l'un de n\s s]a assass94--,on p\rrait encore p\ss] plus lo9 le calcul des circon/ances1 en lim9] huit4 ,alors se pos]ait p\r les deux re/ants le dilemme tragique3--,il faut que l'un de n\s tue4--,avec un peu plus de connaissance des causes1 l'un des deux p\rrait enf9 s'cri]3 ,celui qui doit tu]1 c'e/ moi4--,l'induction et l'analogie n'amn5t nullem5t croire que cet homme tu]ait ou ne tu]ait pas en v]tu du libre arbitre4 ,seulem5t1 il lui re/]ait dans la p5se mme de l'av5ir une d]nire ress\rce1 et la raction de l'ide sur le fait p\rrait l'emp*] de commettre le meurtre4 ,les ractions de l'intellig5ce1 en effet1 et t\tes les autres1 demeur5t t\j\rs possibles4--,les moy5nes1 comme le dit ,qutelet1 s'altr5t avec le temps2 or cette altration1 qu& les causes physiques re/5t les mmes1 ne peut tre due qu' l'action p]turbatrice de l'homme#ii4--,seulem5t on n'en peut conclure1 avec ,qutelet1 que les ractions individuelles soi5t dues l'ex]cice d'un libre arbitre4 ,p\rquoi ne s]ai5t-elles pas aussi bi5 et mieux encore l'effet du progrs intellectuel1 de l'ad\cissem5t des moeurs1 de l'volution sociale8 ,c'e/ p> le p]fectionnem5t de ses ides et de ses s5tim5ts que l'homme matrise les causes1 modifie leurs effets et *]*e se rappro*] d'un tat meilleur4 ,les ides sont des =ces directrices1 p]turbatrices1 correctrices2 on ne peut donc conclure1 comme on prt5d le faire1 de la seule v>iabilit1 de la seule individualit la lib]t#ajj4 ,le n\veau peut tre li l'anci5 p> un rapport qui exclue la possibilit des contraires4 ,la v>it des effets n'e/ pas l'ambigut des causes4 ,en un mot1 lo9 d'exclure le dev5ir1 le dt]m9isme e/ la loi du dev5ir4 ,causalit e/ fcondit sans d\te1 non /rilit1 mais c'e/ une fcondit selon des lois4 ,notre espoir de progrs n'e/ donc pas un espoir en dehors du dt]m9isme1 mais en d$ans et p> le moy5 du dt]m9isme mme4 #ii ,physique sociale1 t4 ,i]1 #ah4 #ajj ,e/-il un homme dont le c>actre soit rellem5t inv>iable8 ,e/-il une nation dont l'hi/oire entire soit l'expression d'une seule et mme ide8444 ,a9si la v>iabilit se retr\ve jusque dans les pr(ondeurs les plus recules de la nature huma9e4 7,m4 ,b\tr\x1 id41 #ach1 #adb47 ,en rsum1 on ne peut pas faire de la /ati/ique une preuve apodictique du dt]m9isme1 comme l'ont prt5du c]ta9s savants trop presss de conclure3 la /ati/ique se borne compt] le nombre de fois qu'un mme dess9 revi5t dans la tapiss]ie des vnem5ts2 elle ne n\s dc\vre pas directem5t les fils mmes et les lois du tissage4 ,mais elle p]met d'induire de la con/ance des dess9s la con/ance des lois qui les amn5t4 ,en outre1 la connaissance directe et progressive de ces lois naturelles r5d de plus en plus invraisemblable le libre arbitre attribu aux d]ni]s lm5ts qu'elles rgiss5t4 ,p> les lois de la /ati/ique et leur entrecroisem5t1 le libre arbitre e/ ress]r dans un doma9e indf9im5t dcroissant1 et le dt]m9isme devi5t d'autant plus t5du qu'on p\sse plus lo9 l'analyse4 ,,iii4--,,critique ,,de ,l',,id,e ,,de ,,cont+5ce ,,des ,,possibles ,le libre arbitre1 qui e/ l'indt]m9isme dans le temps1 ne peut se reprs5t] que comme une sorte de puissance d\ble effet qui enveloppe en elle-mme des contraires cont+5ts2 et alors on ab\tit t\tes les difficults mtaphysiques que n\s avons passes en revue4 ,aussi sommes-n\s am5 conclure que l'opposition des contraires galem5t possibles au mme in/ant e/ une reprs5tation t\te logique1 qui rsulte d'ab/ractions et de comb9aisons imag9aires4 ,cette reprs5tation se produit t\t naturellem5t sans exig] aucun ef=t de notre "p1 c> elle provi5t de ce que n\s ne faisons pas une analyse complte ni un complet calcul3 elle provi5t de notre impuissance et de notre repos intellectuel4 ,les div]s possibles n\s p>aiss5t alors concid] dans la p]spective intrieure1 la p5se mme de leur concid5ce t5d effectivem5t les rappro*]4 ,dans une imm5se alle d'arbres1 les arbres lo9ta9s sembl5t se t\*]1 p>ce que n\s demeurons en repos sans all] vrifi] jusqu'au b\t2 que s]ait-ce s'il n'y avait po9t de b\t8--,aussi la consci5ce n'a-t-elle pu n\s appr5dre ni si n\s sommes des causes libres1 ni s'il exi/e une relle puissance enveloppant des possibles1 une relle cont+5ce dans les causes1 p> cela mme une relle indt]m9ation des effets futurs4 ,passons donc du po9t de vue subjectif au po9t de vue des faits objectifs4 ,p\r tablir vritablem5t la possibilit absolue et inconditionnelle ou cont+5ce des contraires1 il faudrait une sci5ce absolue des *oses et de leurs rapports3 telle n'e/ pas1 videmm5t1 notre connaissance logique et discursive#aja4 ,une conception e/ p\r n\s logiquem5t possible lorsqu'elle ne se contr$it po9t2 mais cette conception1 selon la rem>que de ,kant1 peut nanmo9s tre rellem5t va9e1 si la ralit objective de la syn?se p> laquelle le concept e/ produit n'e/ pas elle-mme dmontre2 or1 cette dmon/ration repose t\j\rs sur des pr9cipes de l'expri5ce possible1 et non sur le pr9cipe de l'analyse ou pr9cipe de contradiction#ajb4 ,au re/e1 si l'on ne peut priori tablir la possibilit absolue d'une *ose p> un simple en*anem5t de concepts1 on ne peut pas davantage en tablir priori et de la mme manire l'impossibilit absolue1 mo9s que la *ose ne soit absolum5t contradictoire4 ,il en rsulte qu'il y a t\j\rs quelque *ose de has>deux dans les spculations logiques sur la possibilit ou l'impossibilit des *oses4 ,il e/ possible ab/raitem5t que la f9 du monde arrive dema91 et1 en gnral1 il n'e/ pas d'extravagance qui ne soit possible p> une comb9aison de notions incompltes4 ,la possibilit1 ab/raction faite de la ralit concrte1 n'e/ que la pure =me de l'id5tit avec soi4 ,mais prcism5t1 comme l'a dit ,hgel1 dans t\t cont5u rel1 dans t\te exi/5ce concrte1--p> exemple dans l'objet qui de noir devi5t blanc1--une dt]m9ation ou qualit p>ticulire peut tre considre comme une opposition dt]m9e et1 en consqu5ce1 comme impliquant une c]ta9e contr>it4 ,ce qui e/ e/1 disait ,p>mnide1 tu ne sortiras jamais de cette p5se2 mais cet axiome e/ /rile et il faut bi5 que la ralit1 elle1 sorte de cette p5se3 sans cela1 ce qui e/ actuellem5t s]ait t\j\rs1 et le *angem5t1 qui suppose une opposition1 s]ait impossible4 ,jamais un objet blanc ne p\rrait dev5ir noir s'il tait rduit en quelque sorte dire p5dant t\te l't]nit3 ,ce qui e/ e/2 je suis blanc1 donc je suis blanc2 ce qui sort de l'id5tit logique tant impossible1 je ne puis sortir de l'id5tit du blanc avec le blanc p\r dev5ir noir4--,hegel n'avait pas tort de dire que la philosophie doit lim9] t\te re*]*e qui a p\r objet d'tablir ab/raitem5t et en l'air que telle ou telle *ose e/ possible ou1 comme l'on dit1 p5sable3 c'e/ l-dessus que la scola/ique s'e/ consume#ajc4 ,plus on e/ ignorant1 mo9s on embrasse les rapports dt]m9s de l'objet que l'on considre1 et plus on e/ port p> cela mme se p]dre dans t\te espce de possibilits vides4 ,la p5se doit donc s'lev] au-dessus de ces catgories logiques de possible ou d'impossible4 ,t\t au mo9s ne peuv5t-elles f\rnir qu'une reprs5tation fallacieuse de la vraie lib]t morale4 #aja ,que l'on n\s montre priori1 a dit ,m4 ,janet 7,trait de philos41 p4 #cah71 en quoi ce que n\s appelons le possible e/ impossible4--,mais1 d'abord1 on peut encore bi5 mo9s dmontr] priori que ce que n\s appelons possible e/ rellem5t possible4 ,il ne suffit pas de dire3 dmontrez-moi priori que ce que n\s appelons la possibilit d'une *ute de la lune sur la t]re e/ impossible p\r montr] que cette *ute e/ possible effectivem5t4 ,de plus1 priori1 on peut raisonn] a9si3--,au possible manque quelque *ose p\r tre rel1 sans quoi il s]ait dj rel2 donc le possible1 sans cette condition1 e/ impossible4 ,et cette condition elle-mme1 elle a d avoir sa condition de ralit1 c> sans cela elle et t aussi immdiatem5t relle et non pas simplem5t possible2 elle tait donc vraim5t impossible sans cette condition1 et a9si de suite4 ,on peut a9si s\t5ir priori que ce que n\s appelons possible1 comme tel1 e/ id5tique l'impossible1 et qu'il n'y a de vrit que dans la ralit4 ,on ne sortira pas de ce labyr9! p> des spculations ab/raites sur le possible et l'impossible4 #ajb ,raison pure1 t4 ,,ii1 p4 #bif4 #ajc ,voir ,hegel1 ,logique1 #adc4 ,rev5ons ma9t5ant au po9t de vue exprim5tal et non plus logique2 que devi5dra l'ide de possibilit ou1 plus proprem5t1 de puissance8--,elle p>atra bi5 mo9s exprim] la lib]t morale de dcision que la puissance excutive ou la lib]t physique1 au s5s le plus gnral de ce mot4 ,en effet1 n\s ne p\vons gure n\s reprs5t] la puissance que comme s'appliquant une rsi/ance1 selon la df9ition mme des =ces mcaniques2 mais alors la puissance de deux contraires app>at comme un surplus ou une quantit suprieure de puissance p> rapport deux rsi/ances de directions opposes4 ,lev] et abaiss] le bras sont galem5t possibles p>ce que les rsi/ances que je r5contre1 soit en levant1 soit en abaissant le bras1 sont t\tes deux infrieures la puissance dont je dispose4 ,les possibilits de contraires sont donc1 ici encore1 de simples relations et1 qui plus e/1 des relations mcaniques4 ,en somme1 n\s appelons jusqu'ici possible soit ce qui n'implique pas logiquem5t contradiction1 soit ce qui n'(fre mcaniquem5t qu'une rsi/ance infrieure une puissance donne2 dans les deux cas n\s n'avons qu'une reprs5tation logique ou mcanique1 inadquate sans d\te la ralit mtaphysique et encore plus l'ordre vraim5t moral4 ,si on laisse de ct les spculations ?oriques sur la possibilit ou l'impossibilit absolue1 soit dans l'ordre logique soit dans l'ordre mcanique1 on rem>qu]a que1 pratiquem5t et psy*ologiquem5t1 le contraire d'un acte peut n\s dev5ir possible s\s la condition d'y p5s] suffisamm5t1 de manire suscit] en n\s l'motion2 et il devi5t d'autant plus possible que n\s y p5sons davantage4 ,or1 dans t\te "q morale1 le contraire de l'acte se prs5te t\j\rs la p5se3 n\s ne manquons jamais avec rflexion notre devoir sans p5s] au devoir1 sans ap]cevoir dans cette p5se mme une puissance susceptible d'un accroissem5t indf9i1 sans avoir consci5ce que notre nature e/ capable1--quoique non inconditionnellem5t et au mme in/ant1--d'un acte inf9im5t suprieur celui que n\s accomplissons4 99 99 99 99 99 ,passons du po9t de vue du la causalit celui de la f9alit4 ,a ce po9t de vue1 les possibilits div]ses p>aiss5t s'accrotre p\r n\s mesure que la f9 p\rsuivie e/ mo9s immdiate et mo9s pro*a9e4 ,c'e/ l un rsultat du p\voir d'ab/raction et de con/ruction qui app>ti5t l'intellig5ce4 ,dans la fatalit de la passion1 le mom5t prs5t e/ t\t1 le moy5 et la f9 sont alors contigus4 ,entre la ralit de l'antcd5t actuel1 comme la fureur1 et la ncessit de sa consqu5ce immdiate1 comme un acte de viol5ce1 le possible n'a po9t de place4 ,dans la rflexion applique aux bi5s s5sibles1 c'e/--dire dans le calcul de l'intrt1 la f9 recule au lo9 dans le temps3 p> l elle laisse place div]ses sries de moy5s possibles1 div]ses lignes de conduite plus ou mo9s directes4 ,cep5dant le nombre des sries ou des possibles e/ encore limit1 et le *oix ne s'ex]ce que dans un c]cle re/re9t4 ,dans l'acte moral1 qui aspire dpass] le dt]m9isme1 la f9 entrevue consi/e en un idal de lib]t univ]selle1 d'unit p> l'am\r4 ,dans cette sphre illimite et indt]m9e il e/ naturel que l'esprit s'attribue une plus gr&e lib]t de m\vem5ts4 ,l peut s'ex]c] en quelque sorte la spculation l'inf9i1 p> cela mme un c]ta9 ds9tressem5t4 ,t\tefois1 mme ces div]s po9ts de vue de la f9alit1 le possible et l'impossible (fr5t t\j\rs un c>actre relatif et subjectif1 qui emp*e de les considr] comme l'expression absolue des *oses4 ,ils sont seulem5t l'expression de notre lib]t intellectuelle1 c'e/--dire de notre p\voir de con/ruire l'idal et d'imag9] des possibilits idales4 ,ces possibilits1 sans d\te1 peuv5t dev5ir pratiquem5t objet de dsir1 ces ides peuv5t dev5ir des =ces directrices2 mais il n'en rsulte nullem5t que les contraires n\s soi5t possibles au mme in/ant4 ,le *amp de la cont+5ce ab/raite recule en mme temps que va plus avant notre connaissance de la ralit concrte4 ,les possibles sembl5t donc dp5dre de la ralit1 et non la ralit des possibles4 ,l'acte produit la puissance4 99 99 99 99 99 ,s'ensuit-il1 comme le s\ti5t un dt]m9isme exclusif1 que t\te ralit soit ncessaire absolum5t et primitivem5t8 ,aprs avoir subordonn le possible et le cont+5t au rel1 devons-n\s subordonn] le rel lui-mme au ncessaire8--,c'e/ ce qui n\s re/e exam9]4 ,,*apitre ,,septi,,me ,,le ,,pr9cipe ,,du ,d,,t]m9isme ,,et ,,sa ,,limite ,,dans ,l',,id,e ,,de ,,lib]t ,i4 ,pr9cipe du dt]m9isme intellectuali/e et mcani/e4--,l'intelligibilit univ]selle et ses conditions3 univ]salit des lois1 p]man5ce de la quantit de matire phnomnale1 rciprocit univ]selle des phnomnes4--,rduction de ces trois pr9cipes celui de la causalit phnomnale4--,comm5t un mme pr9cipe1 selon ,kant1 r5d la fois possible l'intellection dans le sujet p5sant1 l'intelligibilit dans l'objet p5s4--,insuffisance de ce pr9cipe p\r expliqu] la ralit du sujet et celle de l'objet4 ,,ii4 ,pr9cipe du dt]m9isme dynami/e4--,l'quival5ce mcanique n'exclut pas le progrs intrieur et psy*ique4--,ide de la causalit effici5te4--,que la notion de temps n'e/ plus aussi intimem5t lie cette ide4--,comm5t n\s t5dons la dpass] en n\s levant du successif au simultan et du simultan au p]man5t4 ,,iii4 ,limite du dt]m9isme4--,valeur relative et symbolique du dt]m9isme4--,l'ide de lib]t suprieure au temps4--,df9ition de cette ide4--,son c>actre problmatique4--,son id5tit avec celle d'absolu4 ,i4--,l'intellig5ce a des fonctions analytiques et des fonctions syn?tiques2 les premires sont s\mises au pr9cipe d'id5tit4 ,on a v\lu faire de la ncessit logique1 fonde sur ce pr9cipe d'id5tit1 la suprme explication des *oses#ajd4 ,mais cette ncessit n'(fre1 selon la rem>que de ,leibnitz1 qu'un c>actre relatif et hypo?tique3 c> la ncessit p\r une *ose d'tre id5tique ce qu'elle e/ ne n\s appr5d pas ce qu'elle e/1 et prsuppose la *ose elle-mme4 ,le pr9cipe d'id5tit1 le syllogisme mme1 qui semblait d'abord ce qu'il y a de plus inconditionnel1 e/ donc la =me du conditionnel et de l'hypo?tique3 suppos qu'une *ose soit1 elle e/4 ,comme1 en fait1 t\tes *oses ne sont pas id5tiques s\s t\s les rapports1 comme il exi/e des diffr5ces1 des oppositions mme dans la nature et dans l'esprit1 il re/e t\j\rs savoir quel e/ le li5 qui unit en un ensemble h>monieux les *oses les plus diffr5tes4 ,ce li51 tant une syn?se1 ne p\rra tre exprim p> un axiome analytique1 ni p> un syllogisme1 mais p> des pr9cipes syn?tiques4 #ajd ,voir ,m4 ,ta9e1 l',intellig5ce1 t4 ,,ii4 ,on sait de quelle manire ,kant a dt]m9 ces pr9cipes1 qui sont les conditions de l'univ]selle intelligibilit4 ,l'objet de la p5se ou de l'intellection1 c'e/ une syn?se des phnomnes dans l'espace et surt\t dans le temps4 ,or le temps a trois =mes pr9cipales3 p]man5ce1 succession et simultanx4 ,de l les trois relations fondam5tales qui seules peuv5t rduire en un sy/me unique les phnomnes1 p\r en faire un objet de p5se et p> l les r5dre intelligibles4 ,le premi] pr9cipe rgulateur qui s]t tablir l'univ]selle syn?se des phnomnes1 consquemm5t l'univ]selle intelligibilit1 e/ la p]man5ce de la =ce et de la quantit de matire phnomnale4 ,ce pr9cipe e/ prs5t p> ,kant non comme loi empirique1 mais comme condition de la p5se sci5tifique4 ,nos s5sations1 en tant que telles1 sont dans une vicissitude indf9ie2 si l'on n'admettait que cette vicissitude sans la rapport] quelque *ose de p]man5t1 l'exi/5ce phnomnale comm5ant et f9issant sans cesse n'(frirait aucune quantit1 aucune dure mesurable4 ,il n'y aurait pas mme de vrai *angem5t ni de phnomne p]ceptible la consci5ce1 c> le vrai *angem5t e/ une manire d'exi/] qui succde une autre manire d'exi/] dans le mme objet de consci5ce4 ,l'tre p]man5t en quantit seul *ange1 malgr l'app>5ce de p>adoxe1 dit ,kant2 c> les manires d'tre qui naiss5t ou priss5t dans l'tre n'pr\v5t pas1 elles1 un *angem5t vritable3 elles pr\v5t seulem5t une vicissitude4 ,voil p\rquoi t\t comm5cem5t e/ p5s comme relatif quelque *ose de p]man5t en quantit dans l'espace et dans le temps4 ,un comm5cem5t absolu qui ne se ratta*]ait aucune *ose prexi/ante et augm5t]ait la quantit d'exi/5ce1 s]ait un monde "p des autres1 "p de la p5se4--,n'e/-ce pas le mme raisonnem5t que n\s reconnaissons dans les ,premi]s pr9cipes de ,sp5c]8 ,cette univ]selle relation des phnomnes avec le sub/antiel1 ent5du d'ailleurs en un s5s qui n'a ri5 de mtaphysique#aje1 n'e/ encore selon ,kant1 et aussi selon ,sp5c]1 qu'une unit insuffisante p\r la p5se1 p\r l'intellection4 ,il faut de plus que les phnomnes soi5t unis entre eux1 non pas seulem5t avec leur matire p]man5te en quantit2 il faut que leur succession soit s\mise un pr9cipe syn?tique4 ,autrem5t1 il n'y aurait dans l'esprit qu'un jeu de reprs5tations sans li5 et sans objet intelligible4 ,l'expri5ce n'e/ donc possible que dans la supposition suivante3 t\t vnem5t e/ prcd de quelque autre vnem5t qu'il suit d'aprs une loi dt]m9e4 ,c'e/ l le pr9cipe de la causalit purem5t phnomnale1 de la succession rgulire1 de la loi1--pr9cipe o il e/ facile de reconnatre la base du dt]m9isme4 #aje ,il ne s'agit nullem5t1 en effet1 de la sub/ance des mtaphysici5s1 mais de celle des physici5s et des mcanici5s1 qui se rduit une quantit p]man5te de matire et de =ce motrice4 ,aprs avoir1 au moy5 de la loi ou succession uni=me d'antcd5ts et de consqu5ts1 fait la syn?se de la div]sit dans des temps successifs1 n\s devons1 p\r unifi] entirem5t la connaissance1 faire la syn?se de la div]sit dans le mme temps4 ,cette syn?se e/ la relation de simultanx et de rciprocit univ]selle4 ,la place d'une *ose dans le temps et dans l'espace doit p\voir tre assigne p> rapport celle de t\tes les autres1 et les sries de successions doiv5t =m] un sy/me de simultanxs4 ,il doit y avoir quelque *ose p> quoi ,a dt]m9e ,b sa place dans le temps1 et rciproquem5t ,b ,a4 ,p> consqu5t1 selon ,kant1 t\t objet doit compr5dre en soi la loi qui assigne c]ta9es dt]m9ations leur place dans d'autres objets2 et ceux-ci1 leur t\r1 doiv5t assign] c]ta9es dt]m9ations leur place dans le premi]4 ,p> l les *oses sont en une rciprocit univ]selle4 ,le cons5sus des *oses fait que *acune influe sur t\tes1 et t\tes sur *acune4 ,c'e/ la rciprocit du dt]m9isme entre t\s les tres4 ,alors seulem5t l'intellig5ce a vraim5t p\r objet un univ]s intelligible1 c'e/--dire un t\t li et dt]m9 en t\tes ses p>ties4 ,on reconnat dans cette doctr9e de ,kant les trois lois que ,leibnitz avait dj imposes au monde3 pr9cipe de la p]si/ance de la =ce1 pr9cipe de la raison suffisante1 pr9cipe de l'h>monie prtablie4 ,a vrai dire1 ,kant aurait d ram5] ces trois lois une seule3 la loi de causalit phnomnale4 ,en effet1 rciprocit des causes1 c'e/ t\j\rs causalit univ]selle2 quant la sub/ance matrielle et phnomnale1 n\s ne la concevons que comme l'ensemble des *oses qui se conditionn5t dans l'espace et dans le temps selon la loi de causalit3 c'e/ la totalit phnomnale et causale4 ,kant n'en a pas mo9s le mrite d'avoir montr dans les lois du monde un organisme o les p>ties et le t\t s'impliqu5t mutuellem5t1 et1 dans cet organisme1 l'expression de la p5se mme ou les conditions de sa possibilit1 c'e/--dire de son unit consci5te4 ,ces conditions produis5t un d\ble rsultat4 ,en mme temps qu'elles r5d5t la p5se possible p\r le sujet p5sant1 elles la r5d5t aussi objective1 c'e/--dire qu'elles lui donn5t une porte1 une valeur1 une vrit4 ,a quelles conditions1 en effet1 se dem&e ,kant1 devons-n\s considr] le rapport des phnomnes et leur liaison comme ayant lieu dans la ralit1 non pas seulem5t dans nos reprs5tations#ajf8 ,les reprs5tations ne sont t\j\rs que des reprs5tations1 c'e/--dire des dt]m9ations intrieures de l'esprit dans tel ou tel rapport de temps4 ,d'o vi5t donc que n\s faisons de ces reprs5tations un objet1 ou qu'indp5damm5t de leur ralit subjective comme modifications1 n\s leur attribuons encore je ne sais quelle ralit objective8 ,la valeur objective ne peut consi/] dans le rapport avec une autre reprs5tation2 c> autrem5t revi5drait la "q3 comm5t cette reprs5tation sort-elle d'elle-mme et acqui]t-elle une valeur objective1 outre cette valeur subjective qui lui e/ propre comme dt]m9ation ou tat de l'esprit8--,si n\s *]*ons quelle proprit n\velle le rapport un objet donne nos reprs5tations1 et quelle importance elles en retir5t1 n\s tr\vons qu'il ne fait que r5dre ncessaire une c]ta9e liaison des reprs5tations et la s\mettre une rgle4 ,rciproquem5t1 p> cela seul qu'un c]ta9 ordre de nos reprs5tations e/ ncessaire s\s le rapport du temps1 elles ont une valeur objective444 comme si une rgle s]vant de pr9cipe n\s =ait g>d] cet ordre de p]ceptions plutt qu'un autre4 ,cette contra9te e/ proprem5t ce qui r5d enf9 possible la reprs5tation d'une succession dans l'objet1 et non plus seulem5t dans notre imag9ation4 ,en premi] lieu1 je ne puis int]v]tir une srie de *oses objectives1 comme les div]ses positions d'un bateau sur un fleuve1--en mettant avant ce qui vi5t aprs4 ,en second lieu1 tant pos l'tat antrieur1 l'vnem5t dt]m9 arrive immanquablem5t et ncessairem5t#ajg4 #ajf ,critique de la raison pure1 p4 #bag1 #bah4 ,tr4 ,tissot4 #ajg ,critique de la raison pure1 p4 #cbb4 ,a9si donc1 si le li5 tabli entre les s5sations n'tait qu'un li5 mom5tan1 n\s ne p\rrions vraim5t objectiv]3 n\s retomb]ions encore dans la confusion primitive o le subjectif et l'objectif sont indisc]nables1 o il n'y a po9t de p5se ni de vrit2 voil p\rquoi ,kant admet un ordre de succession inv>iable4 ,de plus1 il aj\te la con/ance la ncessit2 les *oses1 p\r tre vraies1 doiv5t tre tellem5t lies p> un dt]m9isme univ]sel que n\s n'en puissions concevoir la place *ange2 seul un tel ordre de *oses1 p> sa ncessit1 s'oppos]a au dsordre de nos s5sations ou l'arbitraire de notre imag9ation1 et acqu]ra a9si une valeur objective1 une vrit4 ,p\ssant sa ?se jusqu'au b\t1 ,kant con/ruit a9si un dt]m9isme absolu et univ]sel1 o *aque *ose e/ dt]m9e dans le temps et dans l'espace p> t\t ce qui la prcde et p> t\t ce qui l'accompagne1 en mme temps qu'elle dt]m9e p\r sa "p t\tes les autres *oses4 ,il ne se cont5te pas1 comme l'cole anglaise1 d'une con/ance de fait1 li5 trop fragile et trop sup]ficiel ses yeux3 il veut une ncessit intr9sque1 une loi univ]selle1 qui e/ le pr9cipe de causalit phnomnale4 ,ce pr9cipe e/ la condition commune de t\te intellig5ce et de t\te intelligibilit4 ,si la doctr9e de ,kant s'arrtait ce premi] po9t de vue1 qui e/ le dt]m9isme intellectuali/e1 on p\rrait se pos] cette "q3--,faisons-n\s n\s-mmes p>tie de ce dt]m9isme univ]sel1 ou sommes-n\s en dehors8 ,si n\s en faisons p>tie1 t\t tant ncessaire1 t\t e/ rellem5t insp>able2 n\s n'avons ri5 en n\s qui puisse rellem5t se sp>] de quoi que ce soit2 on ne voit donc plus comm5t di/+u] d'une manire relle le subjectif de l'objectif3 cette di/9ction n'aura qu'une vrit ab/raite1 non une ralit concrte4 ,la ncessit1 en effet1 s'appliquant t\t1 ne peut s'oppos] ri51 et il n'y a plus rellem5t qu'un seul tre1 dans lequel t\t e/ indissoluble4 ,si nos s5sations (fr5t une app>5ce de dsordre et d'arbitraire1 qui fonde la di/9ction purem5t =melle du sujet et de l'objet1 ce n'e/ l qu'une app>5ce1 que la rflexion doit dtruire2 et la rflexion1 au lieu de f\rnir une di/9ction relle du moi et du non-moi1 f9ira p> la refus]4 ,dans l'univ]selle ncessit t\t e/ un au fond1 le div]s n'e/ qu' la surface4 ,aussi le po9t de vue du dt]m9isme intellectuali/e1 qu& il e/ exclusif1 ab\tit un sy/me de *oses indissoluble o le moi1 le sujet1 n'e/ vraim5t qu'une =me4 ,et l'objet1 son t\r1 c'e/--dire le monde de la sci5ce1 e/-il autre *ose qu'une =me8 ,les lois sci5tifiques sont les rapports des *oses dans l'espace et dans le temps2 p> leur ncessit1 elles con/itu5t la vrit logique du monde ou son intelligibilit1 mais non sa vivante ralit4 ,le dt]m9isme intellectuali/e exprime l'ordre dans lequel s'en*an5t t\s les anneaux des *oses1 il peut s]vir dc\vrir les dess9s que =me cette *ane enr\le et n\e de mille manires2 mais avec quoi e/-elle faite8--,une telle "q dpasse le doma9e du dt]m9isme4 ,la ncessit e/ donc simplem5t l'ordre logique et ma?matique des relations qui uniss5t les phnomnes dans le temps et dans l'espace4 ,c'e/ ce que r5dra vid5t une considration plus appr(ondie de cet ordre ncessaire4 ,p\r mrit] vraim5t son nom et p\r tre une vritable unit1 l'ordre univ]sel doit tre tel que *acun des rapports dont il e/ l'ensemble puisse tre connu p> le moy5 de t\s les autres4 ,en ma?matiques1 on tr\ve le quatrime membre d'une proportion p> le moy5 des trois autres membres donns4 ,les rapports des quantits entre elles peuv5t tre dt]m9s d'avance p> les lois des proportions ou de l'analogie ma?matique1 et cette analogie e/ une =mule nonant l'galit de deux rapports de quantit 7p> exemple3 #b_/d #c_/f74 ,comme il ne s'agit alors que de quantits1 la connaissance de trois t]mes p]met de dduire effectivem5t le quatrime ou de le con/ruire d'aprs les rgles d'une syn?se ma?matique3 p> exemple l'galit du rapport de #d #h et du rapport de #c x me p]met de con/ruire le quatrime t]me1 #f1 d'aprs la loi de =mation des quantits ext5sives4 ,de mme n\s p\rrions1 selon la rem>que de ,kant1 con/ruire et dt]m9] priori la quantit int5sive de la s5sation produite p> la lumire solaire1 en aj\tant environ deux c5t mille fois elle-mme celle de la lune#ajh4 ,le dt]m9isme univ]sel1 lui aussi1 au po9t de vue de la relation1 unit t\tes *oses p> un raisonnem5t analogique2 seulem5t ce g5re d'analogie n'nonce plus1 comme en ma?matiques1 l'galit de deux rapports de quantit1 mais celle de deux rapports de qualit1 p> exemple lumire et *aleur4 ,ds lors1 trois membres tant donns1 je ne puis plus dduire le quatrime membre lui-mme1 mais seulem5t un rapport ce quatrime1 savoir un rapport de temps1 un mode de liaison et une place dans le temps3 p> exemple la concomitance entre la lumire d'une b\gie et sa *aleur4 ,seule la s5sation peut m'appr5dre po/]iori ce que ce quatrime t]me e/ en fait2 je ne puis avoir priori qu'une rgle p\r le *]*] dans l'expri5ce et un signe auquel on peut le reconnatre4 ,voil p\r quelle raison la ncessit porte seulem5t sur les relations et sur les phnomnes1 non sur les *oses elles-mmes3 on ne saurait montr] priori p\rquoi1 une *ose ,a tant pose1 p> exemple des vibrations sonores1 il e/ ncessaire qu'il en rsulte une *ose ,b t\te diffr5te en qualit1 p> exemple la s5sation de la note ut1 et comm5t il s]ait contradictoire que l'effet ne rsultt po9t de la cause1 laquelle il n'e/ pas id5tique4 #ajh ,il ne s'agit1 bi5 ent5du1 que de la quantit1 et non de la qualit p>ticulire qui peut app>t5ir la s5sation4 ,mme s\s sa =me mcanique1 qui e/ plus concrte1 la ncessit n'e/ encore1 p\rrait-on dire1 que la limite commune de l'action rciproque p> laquelle les tres se conditionn5t mutuellem5t2 elle n'e/1 dans ce monde1 que la mise en rapport et le conflit des =ces1 a9si que des m\vem5ts qui en driv5t4 ,son type s5sible1 c'e/ le *oc2 ses lois typiques dans le monde s5sible1 ce sont les lois du *oc4 ,mais1 si le *oc se retr\ve p>t\t dans les objets de notre expri5ce s5sible1 il n'e/ jamais que le plus gnral des phnomnes physiques et ne peut tre rig en d]ni] mot de t\tes *oses4 ,il ne r5d mme pas compte de la s5sation de *oc qui lui correspond4 ,le physique et le m5tal s'accompagn5t sans qu'on puisse les dduire l'un de l'autre4 ,aj\tons que la proposition qui veut que t\te causalit soit purem5t ncessaire devi5t ant9omique si on la pr5d dans son univ]salit4 ,cette proposition tait que ri5 n'arrive sans une raison suffisante et dt]m9e priori2 or1 en remontant la srie1 on n'ab\tit ri5 qui suffise1 on a une srie de raisons insuffisantes2 ri5 de rel ne se tr\ve vraim5t dt]m9 priori3 la place de *aque t]me dans l'espace et dans le temps se tr\ve seule dt]m9e p> son antcd5t4 ,l'explication de la ralit devrait p>tir d'une donne relle qui s'expliqut d'elle-mme2 mais ici l'explication1 qui n'e/ qu'une mise en ordre et en quation de ralits inconnues1 recule et fuit1 comme dirait ,pascal1 d'une fuite t]nelle4 ,ds lors il n'y a plus aucune ncessit rellem5t primordiale3 les *oses n'tant conditionnantes qu'aprs avoir t conditionnes1 il n'exi/e qu'une ncessit de rapports1 subie de la "p d'autrui et drive1 non une ncessit en soi et p\r soi#aji4 ,p\rquoi donc les *oses se succd5t-elles a9si sans comm5cem5t et sans f98--,on ne peut plus rpondre d'une manire intelligible cette "q p> une raison de ncessit2 d'autre "p1 le dt]m9isme exclusif ne peut invoqu] une causalit suprieure et absolue4 ,il ne peut donc rpondre que p> le fait mme2 et encore le fait e/ invrifiable dans sa totalit4 ,on arrive a9si cette consqu5ce3 s'il n'y a ri5 que de ncessaire1 ri5 n'e/ df9itivem5t et foncirem5t ncessaire4 ,le dt]m9isme univ]sel et exclusif1 conu en vue de l'unit intelligible1 ne peut atte9dre ni l'unit ni l'univ]salit2 l'explication qu'il donne e/ t\j\rs ina*eve4 ,la p5se *]*ait quelque *ose de fixe o elle pt se t5ir en quilibre et elle croyait le tr\v] dans la ncessit2 mais cette ncessit1 avec sa srie de comm5cem5ts sans comm5cem5t1 entrane la p5se dans un m\vem5t sans f94 #aji ,voir notre ,philosophie de ,platon1 t4 ,,ii1 p4 #ibc1 #fce4 99 99 99 99 99 ,en rsum1 la ncessit1 moy5 en vue de l'unit1 ne saurait suffire elle seule p\r a*ev] l'entire unit de la p5se4 ,si la ncessit a une valeur sci5tifiquem5t inconte/able qu& on en fait une p>tie de la ralit et une condition de la sci5ce1 elle n'a plus mtaphysiquem5t la mme valeur qu& on en veut faire le t\t de la ralit4 ,le dt]m9isme1 qu'il soit priori comme *ez ,kant ou po/]iori comme *ez ,/u>t ,mill1 e/ un =malisme intellectuali/e4 ,ce =malisme e/ 9vitable et vrai sans d\te1 mais il ne r5d pas compte de la ralit4 ,n\s avons vu qu'il absorbe notre ralit comme sujets individuels dans le gr& t\t1 dont n\s ne sommes plus qu'une des =mes4 ,ce t\t lui-mme1 cet objet1 il n'en prs5te encore que la =me et le plan ncessaire1 non le fond vivant et agissant4 ,ds lors1 il n'y a plus de t\s cts que des rapports sans t]mes4 ,leibnitz n'avait donc pas tort de dire que le dt]m9isme logique1 ma?matique et mcanique de ,desc>tes e/ la face extrieure de la ralit1 dont la face intrieure doit tre plus ou mo9s analogue ce que n\s tr\vons en n\s-mmes4 ,la consci5ce1 en effet1 ne semble plus tre un extrieur1 mais un intrieur1 et le seul que n\s connaissions2 du mo9s doit-elle n\s plac] un po9t de vue plus c5tral1 d'o le mcanisme n\s app>at comme ext]ne4 ,en somme1 peut-on dire1 c'e/ avec nos s5sations ou nos pr-s5sations que n\s sommes obligs de con/ruire et d'imag9] le monde mcanique lui-mme1 et c'e/ avec notre intellig5ce que n\s concevons ses lois4 ,t\t dp5d donc de notre consci5ce mme et de sa con/itution4 ,on voit que ,kant a eu raison de faire remont] le pr9cipe du dt]m9isme jusqu'aux conditions de la consci5ce4 ,seulem5t1 dans la consci5ce1 il a surt\t considr la p5se et le dt]m9isme intellectuel2 or l'intellectualisme e/1 t\t comme le mcanisme1 un aspect de surface4 ,kant s'en e/ trop t5u un priori intellectuel1 des =mes con/itutives de la p5se1 des cadres logiques4 ,le mcanisme et l'intellectualisme se ramn5t en df9itive de la s5sibilit et de l'activit4 ,ce qui e/ priori p\r la consci5ce1 ce n'e/ pas le p5s]1 c'e/ le s5tir et l'agir4 ,les pr9cipes univ]sels de ,kant ne sont que l'ext5sion au dehors de notre con/itution intime4 ,faonn p> le macrocosme1 le microcosme en ragissant exprime le gr& monde1 et mme le recon/ruit en soi son t\r4 ,,ii4--,a ce po9t de vue intrieur de la s5sibilit et de la volont ou1 en gnral des faits de consci5ce concrets1 *]*ons ce que vont dev5ir les =mules de l'id5tit logique ou de l'quival5ce mcanique1 o n\s avons reconnu les ?ses fondam5tales du dt]m9isme extrieur4--,il y a dans notre vivante consci5ce1 ct de l'id5tique1 du *angem5t et du progrs4 ,peut-on ni] qu'aux div]s degrs de l'volution physique ai5t rpondu1 dans l'volution m5tale1 soit des s5tim5ts n\veaux1 soit des ides n\velles1 soit des volitions n\velles8 ,l'id5tit mcanique1 ma?matique et logique1 e/ donc rellem5t compatible avec une p]ptuelle n\veaut dans l'ordre m5tal4 ,v\s comb9ez diffremm5t des rayons de lumire1 et au lieu d'avoir la s5sation du blanc1 j'ai la s5sation du r\ge2 il n'y a l1 dites-v\s1 qu'une autre direction du m\vem5t2--objectivem5t1 peut-tre2 subjectivem5t1 non4 ,la s5sation n\velle e/1 dans ma consci5ce1 une *ose qu'on ne saurait dcl>] id5tique aux autres s5sations4 ,qu'importe que l'tre en qui naiss5t des s5tim5ts1 des p5ses1 des volitions n\velles1 pse t\j\rs le mme poids dans une balance8 ,s'il n'y a aucune cration mcanique1 comme aussi aucune annihilation1 il y a une rnovation m5tale ou morale4 ,c'e/ l encore1 sans d\te1 la production d'une =me n\velle1 non d'une exi/5ce telle que les mtaphysici5s l'ent5d5t2 mais1 si cette =me e/ un plaisir qui n'exi/ait pas aup>avant1 une joie1 un bonheur1 et un bonheur plus ou mo9s durable1 n'e/-ce pas une *ose suffisamm5t relle1 quoique v\s l'appeliez une =me8 ,en t\t cas elle e/ plus relle que les =mes logiques1 ma?matiques ou mcaniques4 ,t\t l'heure je s\ffrais ou j'tais indiffr5t1 ma9t5ant je j\is3 les deux tats peuv5t tre quival5ts p\r la balance et p\r la mcanique2 s\ti5dra-t-on qu'ils sont quival5ts p\r moi ou p\r ma consci5ce8 ,et si1 p> hypo?se1 cette joie tait la premire qu'un tre vivant et pr\ve d'une manire di/9cte1 ne m>qu]ait-elle pas1 dans le vieil univ]s1 l'app>ition d'un bi5 qui1 lui seul1 s]ait comme un univ]s n\veau8 ,de mme1 une p5se n\velle dans la consci5ce n'e/-elle pas un n\veau monde1 alors que1 dans la balance de la nature physique1 elle ne produirait pas la mo9dre oscillation1 le mo9dre drangem5t l't]nel quilibre des plateaux8 ,et si v\s supposez que dans la consci5ce ces gr&es n\veauts peuv5t se produire1--s5tim5t et p5se1--peut-tre surgira-t-il p> leur int]mdiaire une n\veaut suprieure encore1 un monde plus beau et meilleur1 une ralisation progressive de la lib]t idale4 ,p> l sans d\te n\s n'ent5dons pas une lib]t capable de b\lev]s] ce que ,goe! appelait le budget de la nature3 celle-ci1 en additionnant ses units de =ce mcanique1 tr\v]a t\j\rs le mme compte2 mais que de ri*esses n\velles sur le livre des ides1 des s5tim5ts et des volonts6 ,simple *angem5t de =me1 rptez-v\s4 ,si ce ne sont l que des app>5ces et des modifications sup]ficielles1 o plac] alors le fond et les *oses mmes8 ,les vraies ralits ne sont-elles pas ce dont j'ai ou p\rrais avoir consci5ce8 ,l'id5tit p\r la balance n'e/1 aprs t\t1 que l'id5tit d'un phnomne4 ,bi5 plus1 la foi la balance suppose elle-mme l'unit des =ces de gravitation1 qui suppose son t\r que la quantit d'n]gie re/e la mme2 et ce d]ni] pr9cipe1 on ne peut plus lui assign] une orig9e uniquem5t extrieure4 ,c'e/ l'id5tit de la consci5ce qu'il en faut rev5ir4 ,mais qu'e/-ce alors que la p]si/ance dont on p>le1 s9on l'expression de ce fait3 n\s avons consci5ce d'une multitude de ralits n\velles qui ont p\r c>actre commun et p]si/ant que n\s en avons consci5ce8 ,somme t\te1 si c'e/ la consci5ce que l'on consulte1 elle se voit *angeante en mme temps qu'id5tique1 et l'expression de la ralit p\r elle n'e/ pas p]man5ce1 mais volution2 elle ne connat pas ce sub/ratum immobile et mort dont quelques-uns ont v\lu faire la sub/ance durable et l'unique ralit4 ,la ralit p\r elle1 c'e/ ce qu'elle e/2 or1 elle e/ volution1 elle e/ progrs4 ,il faut donc que l'id5tit des lois mcaniques laisse place quelque *ose de n\veau dans l'ordre e/htique des s5tim5ts1 dans l'ordre intellectuel des ides1 dans l'ordre moral et social des volitions4 ,cette n\veaut ne s]a vraim5t une quival5ce que dans la srie mcanique2 elle p\rra tre une prval5ce ou un pr(it dans la srie des tats de consci5ce4 ,on a beau v\loir ram5] entirem5t le n\veau l'anci51 le n\veau e/ un fait indniable p\r la consci5ce et dans la consci5ce2 or le n\veau suppose une c]ta9e fcondit capable d'un *angem5t rguli]1 d'une volution qui peut dev5ir progrs4 ,peut-tre le /able mme n'e/-il que la condition du progressif4 ,p>mnide1 aprs avoir crit un livre sur l'tre1 en a crit un autre sur l'app>5ce4 ,l'app>5ce e/ n\velle1 cela suffit4 ,il faut donc dans l'tre mme un pr9cipe d'app>5ce n\velle et de *angem5t4 ,c'e/ ce pr9cipe qu'on a exprim s\s le nom plus ou mo9s symbolique de la =ce intrieure1 de l'activit1 de la ,grec3 dunamis4 ,a ce po9t de vue dynami/e et psy*ique1 le pr9cipe de causalit pr5d un s5s n\veau et mo9s =mel1 dont ,kant ne s'e/ pas assez occup3 ce n'e/ plus la simple loi de succession et d'ordre entre les antcd5ts et les consqu5ts1 c'e/ l'activit efficace de la cause proprem5t dite4 ,ce n'e/ plus la simple projection au dehors de notre intellig5ce s\s =me d'univ]selle intelligibilit1 c'e/ la projection au dehors de notre volont mme1 de notre p\voir d'agir ou de ragir1 de dsir]1 de faire ef=t1 projection qui a lieu s\s la =me d'univ]selle causalit effici5te#aaj4 ,p> l1 n\s sortons dj du doma9e purem5t sci5tifique p\r entr] dans le doma9e mtaphysique3 n\s fran*issons les lois p\r essay] de n\s reprs5t] les causes4 #aaj ,n\s v]rons1 dans le livre suivant1 comm5t a lieu cette projection4 ,sommes-n\s a9si dlivrs du dt]m9isme8--,non2 c> la fcondit et le progrs n'exclu5t pas une loi de dt]m9ation qui en relie les degrs4 ,le dt]m9isme1 en dev5ant dynami/e1 e/ seulem5t plus concret1 plus vivant et mo9s sup]ficiel4 ,de plus1 s\s cette =me1 il ab\tit n\s faire concevoir quelque *ose qui le dpass]ait2 de l'ide des causes relatives il va n\s lev] la conception problmatique d'une cause absolue1 suprieure peut-tre au temps mme et ses p>ties successives4 ,c'e/ ce m\vem5t asc5dant que n\s devons ma9t5ant faire compr5dre4 99 99 99 99 99 ,le dt]m9isme1 s\s sa =me mcani/e et intellectuali/e1 n\s a p>u exprim]1 en d]nire analyse1 un ordre de *oses dans le temps2 or1 l'introduction du temps ne semble plus un lm5t aussi ess5tiel qu& on se place1 comme n\s le faisons ma9t5ant1 au po9t de vue de la causalit effici5te et vraim5t active4 ,lorsque j'attribue un fait l'action d'une cause1 cette attribution e/ primitivem5t indp5dante de t\te considration de temps3 il n'y a pas encore d'avant ni d'aprs1 de succession ni de simultanx2 il y a simplem5t1 p\r p>l] comme ,malebran*e1 l'ag5t et l'agi1 le v\lant et le v\lu1 la cause indp5dante et l'effet dp5dant4 ,l'enfant place d]rire t\t ce qu'il voit une volont1 d'abord pro*a9e et immdiate1 puis plus ou mo9s lo9ta9e4 ,la feuille que le v5t p\sse e/ p\r lui anime4 ,puis il s'ap]oit que la cause n'e/ pas l1 mais dans le v5t2 il conoit alors le v5t comme un tre anim4 ,plus t>d1 il recul]a encore la cause agissante1 mais1 ce qu'il plac]a t\j\rs comme l'extrmit de cette p]spective de plus en plus lo9ta9e1 ce s]a quelque volont4 ,a l'orig9e1 il semble que le temps n'exi/e pas encore p\r lui3 il n'en a qu'un s5tim5t vague et il en confond presque t\tes les p>ties4 ,av5ir1 pass1 prs5t1 sont trois po9ts de vue qui s'entreml5t dans sa p5se et qu'il pr5d assez s\v5t l'un p\r l'autre4 ,mme confusion des temps *ez les peuples primitifs3 les vnem5ts1 p\r eux1 se racc\rciss5t ou s'allong5t1 se conc5tr5t ou se rp&5t1 pass5t de l'av5ir mme au prs5t et du prs5t au pass1 ou suiv5t l'ordre inv]se1 comme si t\t procdait de causes suprieures l'hi/oire et au temps4 ,c'e/ que le temps e/ un ordre de dt]m9ations et de conditions2 il exprime mo9s l'activit ou la lib]t idale de la cause que les conditions rellem5t subies p> elle et les ncessits qui lui vi5n5t du dehors4 ,le premi] lan de la volont ne semble po9t connatre le temps3 l'expri5ce seule n\s appr5d compt] avec cette srie de moy5s et d'int]mdiaires qui sp>e le v\loir initial de l'effet f9al4 ,alors seulem5t se dveloppe et s'organise l'ide de succession4 ,comme le dit ,kant1 la succession des effets ti5t seulem5t ce que la cause ne peut opr] en un cl9 d'oeil son effet t\t enti]#aaa4 ,la succession a donc son orig9e non dans la vraie et positive puissance de la cause1 mais dans son impuissance ou dans les rsi/ances qu'elle r5contre2 non dans ce qui la fait vraim5t cause1 mais dans ce qui lui fait subir la limitation des autres causes1 dans ce qui la r5d effet p> rapport elles3 elle n'exprime pas la lib]t1 mais la ncessit4 ,en un mot1 la succession e/ c]ta9em5t la loi des effets1 mais elle n'e/ peut-tre pas la loi d'une cause digne de ce nom4 #aaa ,critique de la ,raison pure1 ,i1 #bbf4 ,il e/ vrai que1 si les effets ont une loi1 la cause1 indirectem5t et p>tiellem5t1 devra subir cette loi1 mo9s qu'elle ne la fasse elle-mme4 ,encore ne p\rra-t-elle la faire que p\r les *oses qui lui s]ont absolum5t intrieures3 ds qu'elle agira sur des objets trang]s1 elle devra subir la loi qui prside la gnration des effets4 ,la loi de succession et son dt]m9isme rsult5t donc de ce que la cause ex]ce son action au se9 d'une multiplicit d'autres causes4 ,p\r agir dans cette sphre1 la cause e/ s\mise un c]ta9 ordre2 c>1 l o se tr\ve la multiplicit se tr\v5t aussi les lm5ts de l'ordre3 la multiplicit a beso9 de l'ordre1 et l'ordre son t\r suppose la multiplicit4 ,la =me la plus gnrale de cette multiplicit e/ le temps1 et l'ordre qui y e/ introduit consi/e1 n\s l'avons dit1 dans les rapports mmes du temps3 succession1 simultanx1 p]man5ce4 ,n\s allons de n\veau les exam9] et les int]prt] au po9t de vue de leur porte dynamique et mtaphysique4 ,n\s complt]ons a9si la ?orie de ,kant4 ,quel e/ notre procd p\r tr\v] les causes empiriques d'un phnomne1 c'e/--dire les phnomnes antcd5ts8 ,c'e/ la succession1 c> n\s faisons se suivre les *oses de div]ses manires p\r voir ce qui se produira4 ,mais ce que n\s *]*ons au del de la succession1 c'e/ la simultanx2 p> une m?ode d'ab/raction et d'lim9ation1 n\s dgageons le simultan du successif4 ,n\s disons p> exemple3 la nuit succde le j\r qu& le soleil e/ prs5t1 donc le soleil et le j\r sont rellem5t simultans1 donc c'e/ le soleil qui doit cont5ir la condition ou les conditions pr9cipales du j\r4 ,de mme que les polygones inscrits dans le c]cle sont un moy5 de dc\vrir l'aire du c]cle1 p>ce qu'ils p]mett5t d'lim9] progressivem5t t\tes les valeurs qui ne sont pas cette aire mme1 a9si la succession e/ un moy5 d'arriv] p> lim9ation la simultanx1 bi5 que l'une ne soit pas l'autre1 ou plutt prcism5t p>ce que l'une n'e/ pas l'autre4 ,si ensuite n\s transportons dans la simultanx mme une succession idale1 c'e/ p> un lan de l'imag9ation analogue celui qui fait transport] dans le c]cle les cts inf9im5t petits du polygone3 vrai dire1 ces cts n'y subsi/5t pas1 ou n'y subsi/5t qu'm9emm5t et s\s une t\t autre =me4 ,a9si la dure ne semble plus exi/] que d'une manire m95te dans le rapport vraim5t dynamique de la cause avec l'effet4 ,t\tes les successions physiques manife/5t et annonc5t extrieurem5t l'action intime et mtaphysique des causes2 mais cette action n'e/ peut-tre pas elle-mme une succession dans le temps1 quoiqu'elle doive r5dre possible le temps et en envelopp] le premi] g]me4 ,la rciprocit dans la succession e/ le moy5 pratique p> lequel n\s arrivons dc\vrir la simultanx objective4 ,qu& je reg>de la t]re1 puis la lune1 et que1 recomm5ant dans un autre ordre1 je me retr\ve t\j\rs en prs5ce des mmes t]mes1 je di/+ue =t bi5 le *angem5t produit p> ma volont et la nature con/ante des s5sations qui lui sont imposes4 ,il n'en s]ait pas de mme si je suivais un bateau desc5dant un fleuve3 je ne p\rrais int]v]tir ses positions successives4 ,la simultanx de la t]re et de la lune e/ alors l'hypo?se la plus naturelle que je puisse faire p\r concili] les sries contraires de mes s5sations2 et je s5s trs bi5 que ce qu'il y a eu de contraire vi5t de moi1 que ce sont les m\vem5ts v\lus p> moi qui ont *ang1 non pas les *oses elles-mmes4 ,suppos] que la lune et la t]re s'anantiss5t et r5aiss5t au gr de ma volont1 ce s]ait sub/itu] l'hypo?se la plus complique l'hypo?se la plus simple1 ce s]ait dp5s] plus de travail p\r arriv] au mme rsultat1 ce s]ait viol] la loi de la mo9dre dp5se ou de la mo9dre action4 ,la ligne la plus droite que puisse suivre la volont1 en demeurant le plus id5tique possible elle-mme1 c'e/ d'expliqu] les *angem5ts produits dans l'intuition s5sible p> les *angem5ts qu'elle-mme a v\lus1 et1 au contraire1 d'expliqu] la p>tie con/ante ou p\r a9si dire rsi/ante p> l'action con/ante de =ces trangres sur elle-mme4 ,quant l'action de ces =ces les unes sur les autres1 c'e/ une conception ultrieure laquelle on arrive trs t>d1 qu& on y arrive2 c> le dt]m9isme rciproque et univ]sel dcrit p> ,kant n'a po9t t conu1 ce semble1 p> t\s les esprits2 c'e/ une con/ruction de la p5se qui n'e/ 9vitable que p\r t\te p5se rfl*ie et assez consci5te de soi1 et ,kant a eu le tort d'y mettre trop d' priori4 ,de mme que la succession et surt\t la rciprocit de succession sont un moy5 de dc\vrir la simultanx1 celle-ci1 son t\r1 n'e/ qu'un moy5 p\r n\s de ratta*] les *oses au p]man5t4 ,mais1 si n\s remontons a9si de la succession la simultanx et de la simultanx la p]man5ce1 c'e/ que le p]man5t n\s semble plus vois9 de l'indp5dant4 ,comm5cem5t1 c'e/ dp5dance et relation2 comm5cem5t et cause absolue sont donc en ce s5s incompatibles1 et t\t comm5cem5t1 au po9t de vue dynamique1 n\s p>at dp5dre du p]man5t4 ,a9si la m>*e de l'esprit consi/e s'lev] de plus en plus au-dessus de la succession dans le temps p> la rduction du successif au simultan1 du simultan au p]man5t1 du p]man5t l'indp5dant4 ,cette m>*e n\s semble plus vois9e de la ralit vivante et concrte que la con/ruction trop ab/raite de ,kant1 dont n\s ne nions pas d'ailleurs la valeur relative4 ,,iii4--,arriv ce po9t1 il e/ naturel de se dem&]1 avec ,kant lui-mme1 si le dt]m9isme dans le temps1 mcani/e ou dynami/e1 ne s]ait pas un cadre o n\s sommes obligs de rang] les sries d'effets1 un procd intrieur de figuration et de coord9ation analogue aux monogrammes des ma?matiques1 en un mot1 le pr9cipe de ce que ,kant appelait le s*matisme de l'ent5dem5t1 art ca* dans les pr(ondeurs de l'esprit et dont il e/ difficile de surpr5dre les secrets#aab4 ,la succession rgulire et con/ante de *oses div]ses dans le temps peut tre seulem5t le s*me ou le procd reprs5tatif de ce que s]ait la vraie causalit active2 de mme1 la p]si/ance dans le temps peut tre la reprs5tation de ce que s]ait la vraie sub/ance2 de mme encore la simultanx des phnomnes dans le temps1 selon une rgle gnrale1 peut reprs5t] l'action rciproque des causes4 ,t\tes ces reprs5tations et t\s les s*mes en gnral ne sont que des dt]m9ations du temps d'aprs des rgles4 ,et ces rgles1 dit ,kant1 ont p\r objet la srie du temps1 qui rpond la quantit2 la matire du temps1 qui rpond la qualit2 l'ordre du temps1 qui rpond la relation2 enf9 l'ensemble du temps1 qui rpond aux modes de la possibilit1 de l'actualit et de la ncessit4 ,le temps1 dans cette doctr9e1 e/ l'int]mdiaire la fois s5sible et intellectuel p> lequel devi5t possible l'application de la p5se aux phnomnes1 consquemm5t la rduction de leur div]sit l'unit4 #aab ,la notion de cause mtaphysique e/1 selon ,kant1 un concept pur1 que n\s appliquons aux intuitions s5sibles4 ,mais1 p\r qu'il soit possible d'appliqu] le concept l'intuition1 il faut une c]ta9e homognx entre ces deux t]mes4 ,or1 cette homognx n'exi/e pas t\t d'abord4 ,la p5se e/ donc oblige de *]*] un moy5 t]me qui soit homogne t\t la fois avec le concept pur et avec les phnomnes1 qui soit en mme temps s5sible et intellectuel4 ,c'e/ ce t]me moy51 produit d'une sorte d'imag9ation transc5dantale1 que ,kant appelle le s*me2 ce n'e/ pas une image proprem5t dite1 mais c'e/ la condition au moy5 de laquelle seulem5t les images devi5n5t possibles2 c'e/ le procd gnral que doit employ] l'imag9ation p\r ram5] l'unit la v>it donne dans l'intuition s5sible4 ,la quantit pure1 p> exemple1 n'e/ pas le nombre1 c> elle e/ cont9ue et le nombre e/ discret2 et p\rtant1 qu& n\s v\lons n\s reprs5t] la quantit1 n\s sommes obligs d'employ] le nombre1 c'e/--dire l'addition successive1 une p> une1 des *oses de mme espce4 ,le nombre e/ la figuration pure ou le s*me de la quantit4 ,le s*me e/ si prs de la *ose que n\s le confondons avec la *ose mme2 p\rtant il n'e/ dj plus cette *ose1 il en comm5ce la reprs5tation et en e/ le plus pur symbole4 ,comme il la reprs5te dans autre *ose qu'elle-mme1 il l'altre et la contr$it4 ,les ma?matici5s1 et surt\t ,leibnitz1 avai5t bi5 compris cette imp]fection de nos procds de reprs5tation inadquats aux *oses2 on sait p> quel artifice de m?ode ,leibnitz s'ef=a de r5dre le nombre discret adquat la quantit concrte3 il complta le nombre p> l'ide d'inf9it1 qui semble le contr$ire1 et arriva a9si une expression exacte ou1 si on veut1 un s*matisme p>fait de la quantit4 ,ce qui e/ vrai indp5damm5t des spculations sur les s*mes1 c'e/ que le dt]m9isme1 en df9itive1 e/ un symbolisme4 ,la ncessit e/ une p5se dt]m9e1 lie1 ayant une con/itution qui s'impose elle en mme temps qu' son objet2 c'e/ une p5se mlange de passivit et dp5dante1 mais il ne faut pas pr5dre les v]res qui encadr5t et protg5t une lumire p\r la lumire mme4 ,le temps exprime la condition que r5contre une cause qui1 oblige d'agir sur l'extrieur1 p]d en p>tie son activit au mom5t mme o elle la manife/e4 ,l'espace mme semble n'tre qu'un mode du temps1 le mode de la simultanx ou de la coexi/5ce4 ,n\s arrivons donc p> ce n\vel ordre de considrations la mme conclusion que t\t l'heure3--,le symbolisme du temps et de l'espace ne saurait tre t\te la vrit1 et surt\t t\te la ralit4 ,on e/ oblig1 sans d\te1 d'admettre la ncessit comme loi des effets ou des moy5s1 c'e/--dire d'admettre que les effets sont dt]m9s p> la cause1 que les moy5s sont dt]m9s p> la f91 qu& il y a une f92 mais cette conception des effets et des moy5s comme conditionns ou ncessits1 *acun p> rapport aux autres et t\s p> rapport la cause1 ne porte pas sur la cause mtaphysique1 qui demeure x4 ,aussi le vrai fatalisme n'e/-il pas celui qui s\met les effets empiriques la ncessit1 mais celui qui1 p> une conception t\te mtaphysique1 s\met la ncessit les causes elles-mmes1 ou plutt la cause4 99 99 99 99 99 ,les mtaphysici5s peuv5t donc pos] au dt]m9isme une limite au mo9s idale4 ,ils s'appui5t sur ce pr9cipe mme que t\tes les ralits purem5t p>tielles et visibles sont ncessaires d'une ncessit hypo?tique3 telle *ose devra suivre si telle autre *ose s'e/ dj produite4 ,t\tes ces *oses se conditionn5t les unes les autres1 et *acune n'exi/e qu'autant qu'une autre exi/e dj2 suppos que cette autre n'exi/t po9t1 elle n'exi/]ait pas non plus4 ,mais la ralit d]nire et radicale1 ,x1 s'il y en a une1 e/ conue comme diffr5te de ces ralits p>tielles3 c'e/ elle qui doit en faire le li5 et l'unit1 c'e/ elle qui doit les produire en se communiquant t\tes4 ,l'unification produite p> la ncessit n'atte9t1 comme la sci5ce1 que les =mes des *oses2 elle n'e/ donc1 t\t comme la possibilit1 qu'un rapport entre des t]mes dj donns1 et ces t]mes1 n\s p\vons les concevoir donns p> un t]me suprieur qui1 en tant qu'indp5dant1 s]ait libre4 ,en ce cas1 le c>actre propre de la ralit fondam5tale s]ait l'indp5dance1 sans laquelle n'exi/]ai5t ni ces dp5dances qu'on nomme possibilits1 ni ces dp5dances qu'on nomme ncessits ou impossibilits4 ,d'une "p1 les possibilits et les ncessits driv5t des ralits2 d'autre "p1 on ne peut pas montr] priori de contradiction entre la ralit ultime et la lib]t2 l'activit et le progrs ne sembl5t mme possibles qu'au moy5 d'un pr9cipe suprieur t\t ensemble ce qui e/ actuellem5t dt]m9 p> autre *ose ou ce qui e/ actuellem5t indt]m94 ,si ce pr9cipe n'tait adquat qu' ce qui e/ dt]m91 il s'y ti5drait jamais1 et t\t s]ait immobile2 s'il s'puisait t\t enti] dans l'indt]m9ation1 il s]ait encore jamais immobile dans cet abme insaisissable4--,c'e/ p> cette suite de raisonnem5ts que le mtaphysici5 e/ am5 lev]1 au-dessus de l'exi/5ce dt]m9e et de l'exi/5ce indt]m9e1 un pr9cipe dt]m9ant qui les relie et les dom9e4 ,ce p\voir n'e/ plus proprem5t ncessit1 c'e/--dire purem5t dt]m92 il n'e/ plus indiffr5ce arbitraire1 c'e/--dire purem5t indt]m93 il doit tre conu comme quelque *ose d'indp5dant qui se dt]m9e4 ,a9si se con/ruit l'ide problmatique1 de lib]t absolue4 ,la notion de lib]t1 a9si conue1 ne peut r5tr] dans une df9ition trop troite2 c> la vraie lib]t idale consi/e prcism5t dans une puissance hypo?tiquem5t dlivre de t\te limite1 et qu'on ne saurait consquemm5t re/re9dre telle ou telle application p>ticulire4 ,la lib]t1 s\s ses div]s aspects1 e/ id5tique l'indp5dance1 soit dans l'ordre physique1 soit dans l'ordre intellectuel1 soit dans l'ordre moral4 ,on peut donc dire1 d'une manire gnrale1 que la lib]t s]ait le p\voir de caus] ses propres dt]m9ations1 avec la consci5ce et la c]titude de sa relle indp5dance p> rapport t\te cause trangre4 ,ce n'e/ l du re/e qu'une explication1 et non une df9ition logique4 ,en premi] lieu1 l'indp5dance entrane l'absolu4 ,jusque dans le langage vulgaire1 libre1 indp5dant et absolu 7ab solutus7 sont synonymes4 ,en effet1 l'absolu1 qui ne peut tre d'ailleurs conu que d'une manire ngative et dt\rne1 ne saurait tre reprs5t comme ncessit3 c>1 s'il tait ncessit p> quelque *ose d'autre que lui1 il s]ait relatif un p\voir suprieur2 s'il tait ncessit p> lui-mme1 il s]ait une cause ayant dans sa nature propre une relation ncessaire avec son effet4 ,en second lieu1 l'indp5dance dans l'ordre de la causalit semble entran] encore l'inf9it ou l'indp5dance dans l'ordre de la quantit1 c> les relations dans l'espace et dans le temps s]ai5t des dp5dances4 ,en troisime lieu1 une entire lib]t ou indp5dance entran]ait sans d\te l'abs5ce de limites dans l'ordre de la qualit1 ou la p]fection4 ,l'ide de la lib]t pure1 a9si dveloppe1 n'e/ autre *ose que la catgorie de l'idal et du div94 ,la complte indp5dance ou la lib]t1 en tant que telle1 s]ait une *ose rellem5t inexplicable et incomprh5sible p\r n\s2 expliqu]1 c'e/ montr] comm5t une *ose dp5d d'une autre qui en e/ la cause ou la raison1 et on ne peut montr] de quoi dp5drait une indp5dance complte p> hypo?se4 ,ce n'e/ pas dire p\rtant que la lib]t soit p\r n\s de t\t po9t inconcevable4 ,on peut en effet1 en s'aidant de l'expri5ce1 concevoir une *ose de deux manires1 soit comme *ose qui dp5d d'une autre1 soit comme *ose dont une autre dp5d4 ,p> ab/raction1 n\s p5sons la suprme indp5dance comme ce dont t\t le re/e dp5drait4 ,sans d\te cette p5se enveloppe encore une relation1 comme t\te p5se huma9e2 mais ce n'e/ pas la relation de l'indp5dance aux autres *oses1 c'e/ celle des autres *oses l'indp5dance4 ,ce qui rduit la lib]t absolue au rle d'ide problmatique1 c'e/ qu'on peut t\j\rs ret\rn] contre la ralit et la lib]t de l'absolu sa manife/ation4 ,si1 en df9itive1 t\t e/ ncessaire dans les phnomnes1 le pr9cipe quelconque de la ncessit ne se manife/e que p> cette ncessit mme3 la ralit absolue e/-elle donc a/re9te ne pos] que des relations1 ne s'inc>n] que dans la relativit8 ,telle e/ la suprme ant9omie entre la conception d'une lib]t absolue et l'expri5ce c]ta9e du relatif4 ,c'e/ ce qui fait que la lib]t absolue demeure p\r n\s une pure ide1 dont on peut montr] l'influ5ce rgulatrice sur notre p5se et sur notre conduite1 mais nullem5t la valeur con/itutive et objective4 ,on peut cep5dant essay] une solution1 au mo9s approximative1 de cette gr&e ant9omie entre la lib]t et la ncessit4 ,et ici s'ouvr5t deux voies4 ,l'une ab\tit la conception ?orique et l'affirmation pratique d'une lib]t transc5dante1 qui exi/]ait dans un monde intemporel dont le monde temporel e/ la manife/ation s\s les =mes du dt]m9isme4 ,c'e/ la voie que ,kant a suivie4 ,l'autre voie ab\tit rappro*] le dt]m9isme et la lib]t dans l'ordre temporel1 p> la conception d'une c]ta9e lib]t imman5te au dt]m9isme mme1 s\s la =me de l'ide1 du dsir et de la volition morale4 ,c'e/ la voie que n\s essai]ons de suivre1 aprs avoir montr d'abord ce qu'il y a d'insuffisant dans la ?orie de ,kant4 ,,*apitre ,,huiti,,me ,l',,ind,,t]m9isme ,m,,taphysique ,,dans ,,le ,,monde ,,intemporel ,i4 ,la lib]t dans le monde intemporel1 selon ,kant4 ,,ii4 ,critique de la lib]t intemporelle et transc5dante admise p> ,kant et ,s*op5hau]4 ,,iii4 ,conclusion4 ,ncessit d'une syn?se de la lib]t et du dt]m9isme dans l'ordre imman5t4 ,i4--,le gr& ennemi de la lib]t1 aux yeux de ,kant1 c'e/ le temps3 t\te sa doctr9e a p\r b de n\s en affran*ir4 ,dans l'ordre du temps1 ce sont les antcd5ts des actions qui les dt]m95t2 or le nom mme d'antcd5t indique une *ose passe qui n'e/ plus en notre p\voir1 et dont n\s ne p\vons plus *ang] les effets#aac4 ,seul1 en quelque sorte1 le phnomne antcd5t l'aurait pu2 mais il e/ dj pass t\t jamais4 ,on p\rrait r5dre s5sible la p5se de ,kant en disant que le prs5t e/ comme un te/am5t que le mort seul p\rrait *ang]1 mais qu'il ne peut *ang] p>ce qu'il e/ mort4 #aac ,raison pratique1 p4 #bif4 ,a ce po9t de vue du temps et de son ordre rguli]1 si n\s p\vions pntr] l'me d'un homme1 telle qu'elle se rvle p> des actes int]nes ou ext]nes1 connatre t\s ses mobiles1 mme les plus lg]s1 et t5ir compte en mme temps de t\tes les influ5ces extrieures1 n\s p\rrions calcul] la conduite future de cet homme avec autant de c]titude qu'une clipse de lune ou de soleil#aad4 #aad ,raison pratique1 p4 #bhi4 ,c'e/ que1 empiriquem5t1 t\tes les actions et passions sont lies selon les rgles de l'expri5ce4 ,il en rsulte une srie ou trame cont9ue de phnomnes1 qui e/ l'hi/oire ou la biographie de l'individu4 ,de cette srie1 lim9ez la "p des circon/ances et des objets extrieurs1 ne laissez que les mobiles et les motifs moraux3 ce re/e reprs5t]a le c>actre propre de l'individu1 la "p non plus des objets extrieurs1 mais du sujet mme1 ou les pr9cipes subjectifs de son arbitre#aae4 ,c'e/ ce que ,kant appelle le c>actre empirique1 qui seul tombe s\s l'obs]vation4 #aae ,raison pure1 p4 #bdi4 ,mais1 une fois qu'on a expliqu les actions p> le c>actre empirique pralablem5t donn1 t\t n'e/ pas expliqu encore4 ,il re/e savoir ce qui donne ce c>actre1 ce qui le produit1 en un mot sa vraie cause4 ,la vie d'un homme peut tre considre comme un seul et mme phnomne total1 dont le c>actre empirique e/ la rgle ou la loi4 ,d'o vi5t donc cette rgle1 cette loi qui imprime une unit de direction t\s les phnomnes1 et qui a p\r consqu5ce un degr plus ou mo9s gr& de bont ou de m*ancet1 une plus ou mo9s gr&e int5sit dans l'incl9ation au bi58 ,ce t]me suprieur1 cette vraie cause de notre c>actre1 ce n'e/ po9t dans la srie des phnomnes qu'il faut la *]*]4 ,le c>actre empirique1 comme t\t ce qui se manife/e dans le temps1 n'e/ qu'une reprs5tation de ce que la *ose e/ en soi4 ,l'homme1 tel qu'il app>at aux autres et tel qu'il s'app>at dans le s5s intime1 n'e/ que le phnomne de lui-mme#aaf4 ,sa ralit absolue1 c'e/ son c>actre intelligible1 qui n'e/ s\mis aucune condition de temps1 et dans lequel ne nat ni ne passe aucune action#aag4 #aaf ,ers*e9ung se9] selb/4--,raison pratique1 p4 #aag4 #aag ,raison pure1 p4 #cci4 ,comme cause intelligible1 l'homme peut comm5c] spontanm5t et de lui-mme ses effets dans le monde s5sible1 sans que l'action comm5ce en lui4 ,aussi n'e/-il pas s\mis la loi de t\tes les dt]m9ations de temps1 la loi ncessaire de t\t ce qui *ange et se meut4 ,dans cette sphre1 il e/ conu libre de t\te influ5ce s5sible et de t\te dt]m9ation phnomnale#aah4 #aah ,et comme ri5 n'arrive en lui en tant qu'il e/ n\mne1 comme il n'y a en lui aucun *angem5t qui exige une dt]m9ation dynamique de temps1 et p> consqu5t aucune dp5dance p> rapport des phnomnes comme causes1 cet tre actif1 en tant qu'affran*i dans ses actions de t\te ncessit naturelle telle qu'elle se prs5te dans le monde s5sible1 e/ indp5dant et libre2 on dirait trs bi5 de lui qu'il comm5ce de lui-mme et spontanm5t ses effets dans le monde s5sible1 sans que l'action comm5ce en lui444 ,a9si donc1 lib]t et nature1 *acune dans son s5s complet1 se tr\v5t en mme temps et sans contradiction dans les mmes actions1 suivant qu'on les comp>e avec leur cause intelligible ou avec leur condition s5sible4 7,raison pure1 p4 #bdj47 ,qu& n\s avons expliqu un m5songe p> t\tes les conditions antcd5tes1 cette explication n\s emp*e-t-elle de blm] le m5teur8 ,non1 rpond ,kant4 ,n\s attribuons donc la raison un p\voir indp5dant de la s5sibilit et transc5dant1 p\voir dont elle aurait pu faire usage et dont elle n'a po9t fait usage4 ,mais il ne faut pas ent5dre p> l que la raison aurait pu dans le temps1 aprs t\tes ses actions antrieures et dans les mmes circon/ances1 produire exactem5t le phnomne contraire1 p> la dcision p>ticulire d'une lib]t d'indiffr5ce4 ,si tel homme n'avait pas m5ti tel mom5t1 il n'aurait pas fait telle *ose aup>avant1 ni telle autre *ose2 t\te la srie de ses actions phnomnales et t\t son c>actre empirique aurai5t t *angs2 ce *angem5t dans la direction visible ou dans la rgle de la conduite empirique suppos]ait un autre c>actre intelligible3 l'homme n'aurait donc pu ne pas m5tir qu'en ayant un autre c>actre intelligible4 ,mais prcism5t1 ri5 n'emp*e de croire1 aj\te ,kant1 qu'il aurait pu avoir cet autre c>actre2 c> le c>actre intelligible e/ indp5dant de la srie totale des phnomnes1 qu'il produit selon une rgle et dans une direction dont il e/ l'auteur4 ,en d'autres t]mes1 *aque action1 considre p> rapport aux antcd5ts *ronologiques1 n'aurait jamais pu tre autrem5t2 mais1 p> rapport son antcd5t mtaphysique1 la puissance intelligible de l'tre raisonnable1 elle aurait t\j\rs pu tre autrem5t1 p>ce que l'tre raisonnable aurait t\j\rs pu1 comme *ose en soi et dans le monde intelligible1 dt]m9] autrem5t la totalit de la srie empirique1 en se donnant lui-mme un c>actre moral diffr5t#aai4 #aai ,le blme se fonde sur une loi de la raison dans laquelle on reg>de cette raison comme une cause qui1 sans aucun g>d aux autres conditions empiriques1 a pu et d dt]m9] autrem5t le fait de la volont4 ,et l'on n'envisage pas mme la causalit de la raison comme un simple conc\rs1 mais comme complte1 p>faite en elle-mme1 quoique les mobiles s5sibles1 lo9 de lui avoir t favorables1 lui ai5t t contraires4 ,l'action de l'homme e/ attribue son c>actre intelligible2 au mom5t o il m5t1 il a compltem5t tort3 p> consqu5t la raison1 sans g>d t\tes les conditions empiriques du fait1 tait p>faitem5t libre1 et ce fait doit tre entirem5t attribu sa nglig5ce444 ,la raison e/ prs5te1 et la mme1 t\tes les actions de l'homme1 dans t\s les temps1 dans t\tes les circon/ances de temps1 sans tomb] dans un tat n\veau qui n'aurait pas d'abord t le si52 elle y e/ dt]m9ante1 mais non dt]m9able4 ,on ne peut donc pas dem&] p\rquoi la raison ne s'e/ pas dt]m9e autrem5t1 mais seulem5t p\rquoi elle n'a pas dt]m9 autrem5t les phnomnes p> sa causalit4 ,mais cela pas de rponse possible2 c> un autre c>actre intelligible aurait donn un autre c>actre empirique2 et qu& n\s disons1 sans g>d la vie qu'il a m5e jusqu' ce temps1 que l'ag5t aurait cep5dant pu vit] de m5tir1 cela signifie seulem5t que le m5songe e/ immdiatem5t s\mis la puissance de la raison1 et que la raison1 dans sa causalit1 n'e/ s\mise aucune condition du phnomne ni du c\rs du temps2 la diffr5ce du temps con/itue la vrit une diffr5ce pr9cipale des phnomnes entre eux1 puisqu'ils ne sont pas des *oses1 p> consqu5t non plus des causes en eux-mmes1 mais elle ne peut faire aucune diffr5ce de l'action p> rapport la raison4 7,raison pure1 p4 #bdj47 ,notre vie entire ne fait que dr\l] dans sa v>it ce que notre c>actre intelligible enveloppe dans son unit4 ,tels n\s n\s faisons dans l'ordre intemporel de la ralit absolue1 tels n\s app>aissons dans le temps1 image mobile de l'immobile lib]t4 ,tels n\s n\s faisons1 avons-n\s dit1 et non pas3 tels n\s n\s sommes faits4 ,on ne peut dire en effet que n\s soyons auj\rd'hui les esclaves du c>actre que n\s n\s sommes donn dans le pass1 c> p\r la lib]t intelligible il n'y a po9t de pass4 ,la lib]t e/ t\j\rs actuelle1 sans tre proprem5t p>l] ni prs5te1 ni passe1 ni v5ir4 ,dire3--,j'agis auj\rd'hui et j'agirai dema9 en v]tu du c>actre que je me suis donn dans le pass1--ce s]ait transport] la fatalit du temps1 avec son ordre successif1 dans la ralit intelligible4 ,la lib]t tant p\r a9si dire1 dans la p5se de ,kant1 omniprs5te et simultane t\tes nos actions1 il faut dire plutt3--,j'agis en v]tu du c>actre que je me donne librem5t1--sans ent5dre p> l un acte de lib]t qui desc5drait prs5tem5t dans la srie phnomnale4 ,de mme encore1 n\s ne devons pas croire l'av5ir prdt]m9 p> le prs5t1 s9on dans l'ordre *ronologique2 considr] l'ordre mtaphysique1 l'av5ir s]a dans le temps ce que je le dt]m9e tre du haut de ma volont intemporelle4 ,c'e/ dans cette indp5dance de la volont raisonnable p> rapport au temps que ,kant voit le fondem5t et la ju/ification du rep5tir4 ,que signifie ce s5tim5t d\l\reux produit p> la condamnation de n\s-mmes8 ,au po9t de vue de la pure expri5ce1 il e/ pratiquem5t vide1 en ce s5s qu'il ne peut emp*] ce qui a t fait de l'avoir t4 ,mais le rep5tir1 comme d\leur1 e/ p>faitem5t lgitime2 c> la raison1 qu& il s'agit de la loi intelligible1 de la loi morale1 ne reconnat aucune di/9ction de temps4 ,elle ne dem&e qu'une *ose3 le fait n\s app>ti5t-il comme action8 et1 dans ce cas1 que cette action soit depuis longtemps passe1 la raison y lie t\j\rs moralem5t le mme s5tim5t4 ,voil l'explication de cette actualit p]ptuelle qui s'atta*e nos actes1 mme les plus lo9ta9s2 en va9 le c\rs du temps semble les avoir emports et effacs3 la volont raisonnable les reti5t jamais s\s son reg>d1 elle les juge comme ses oeuvres imprissables1 et si ce sont des oeuvres de l*et ou d'gsme1 elle ne peut voir sans d\leur le mal enfant p> elle3 qu'il soit pass1 prs5t1 v5ir1 qu'importe8 c'e/ le mal#abj4 #abj ,raison pratique1 p4 #bhi4 ,la vie s5sible a donc1 relativem5t la consci5ce intelligible de l'exi/5ce1 ou la lib]t1 l'unit absolue d'un phnomne qui1 en tant simplem5t qu'il conti5t des phnomnes d'int5tion morale1 ne doit pas tre jug d'aprs la ncessit physique1 s\s laquelle il r5tre comme phnomne1 mais d'aprs l'absolue spontanx de la lib]t444 ,t\t ce qui e/ un effet de la volont de l'homme 7comme sont c]ta9em5t t\tes les actions faites avec int5tion71 a p\r pr9cipe une causalit libre1 qui1 ds la premire jeunesse1 exprime son c>actre p> des phnomnes 7p> des actions7 qui lui sont propres4 ,ceux-ci1 cause de l'uni=mit de leur conduite1 =m5t un en*anem5t naturel1 mais cet en*anem5t ne r5d pas ncessaire la m*ancet de la volont2 il e/ au contraire la consqu5ce du *oix volontaire de mauvais pr9cipes dev5us immuables1 et1 p> consqu5t1 il n'en e/ que plus c\pable et plus digne de punition4 ,le c>actre intelligible semble donc tre1 dans la p5se de ,kant1 une sorte d'lan libre v]s le bi51 lan d'une int5sit plus ou mo9s gr&e1 que la volont raisonnable s'imprim]ait elle-mme p> un acte suprieur au temps4 ,de l une c]ta9e =ce morale1 une c]ta9e n]gie morale qui e/ ma volont telle qu'elle se fait1 et qui p> consqu5t e/ moi-mme4 ,cette =ce1 une en soi1 e/ d'ailleurs s\mise la ncessit de ne produire ses effets que dans la div]sit du temps2 elle se rfracte alors dans ce milieu selon la v>it des =ces concomitantes1 se divise1 se multiplie1 s'tale en une image qui e/ le spectre d'elle-mme3 c'e/ le c>actre empirique4 ,la rsultante f9ale de ce conc\rs entre la cause libre et les influ5ces extrieures e/ la vie s5sible en sa totalit4 ,tel le rayon de lumire unique son orig9e1 en trav]sant un milieu 9gal1 se colore de mille nuances et s'pan\it en un cne1 dont les p>ties sont multiples comme celles du temps ou de l'espace4 ,une fois le rayon donn avec le milieu1 on p\rra calcul] le cne et t\tes ses p>ties1 mais encore faut-il que ce rayon soit donn2 dans l'ordre intelligible1 il se donne lui-mme1 il se fait lui-mme plus ou mo9s brillant et plus ou mo9s ard5t4 99 99 99 99 99 ,ici une "q se prs5te4 ,une fois donn le c>actre empirique1 ou le degr visible d'am\r p\r le bi5 et de c\rage dans le bi51 t\t se dduit de cette =ce et des =ces physiques concomitantes2 mais le c>actre empirique p\rrait-il lui-mme se dduire des =ces physiques antcd5tes1 ou rsulte-t-il seulem5t de l'int]v5tion imprvue et imprvisible du moi libre1 se manife/ant p>tir de la naissance jusqu' la mort8 ,en d'autres t]mes1 tant donn l'tat physique de l'univ]s tel mom5t1 p\rrait-on en dduire t\s ses tats ultrieurs1 y compris les actions des volonts libres1 qui ne sembl5t pas encore exi/] dans le temps ou ne s'y manife/5t pas encore8 ,si la *ose e/ impossible1 l'unit mcanique de l'univ]s e/ brise3 un comm5cem5t absolu a lieu mme dans la srie empirique1 l'ensemble des *oses phnomnales subit une addition qu'aucun calcul n'aurait pu dduire de la somme antcd5te4 ,la difficult premire rep>at alors1 simplem5t recule1 non rsolue4 ,aussi ,kant n'admet po9t ce comm5cem5t imprvu1 produit p> l'int]v5tion de la lib]t un mom5t prcis du temps et de l'hi/oire du monde4 ,mon c>actre empirique e/1 selon lui1 une simple cont9uation de la srie physique antcd5te4--,mais alors1 comm5t peut-il tre en mme temps l'oeuvre de ma lib]t8 ,supprimons celle-ci1 l'ensemble des causes antcd5tes et produit le mme c>actre empirique4 ,a quoi bon ce p]sonnage t\j\rs abs5t1 sans lequel t\t se passe et s'explique8--,kant et rpondu sans d\te3 ,v\s p>lez comme si le temps tait une ralit1 et v\s en appliquez les lois la lib]t transc5dante4 ,la sub/ance intelligible du moi1 o la lib]t rside1 ne comm5ce pas notre naissance1 ne tombe pas du ciel ou du nant un po9t dt]m9 de la dure4 ,t\tes les sub/ances exi/5t au-dessus du temps et1 s\s ce rapport1 coexi/5t4 ,n\s tions donc ou sommes dj prs5ts1 quoique non temporellem5t1 l'ensemble des *oses1 avant notre app>ition s\s une =me huma9e4 ,dans la ralit intelligible1 il y a un ordre intemporel des *oses en soi dont la succession *ronologique e/ l'image1 il y a une coexi/5ce des *oses en soi dont la simultanx *ronologique e/ l'image1 il y a une action rciproque des *oses en soi dont l'h>monie *ronologique e/ l'image4 ,le monde intelligible de ,kant rappelle celui de ,platon2 mais les ides1 ici1 sont des tres en soi1 des causes1 des raisons1 des lib]ts4 ,l'ensemble de ces lib]ts1 avec leur volution idale1 avec leur idale coexi/5ce1 avec leur idale rciprocit1 se projette dans le temps et dans l'espace2 et la mutuelle influ5ce des lib]ts intelligibles se traduit p> la dt]m9ation rciproque de t\s les phnomnes visibles1 dans le pass1 dans le prs5t1 dans l'av5ir4 ,c'e/ aussi quelque *ose d'analogue l'h>monie prtablie de ,leibnitz4 ,avant mon app>ition s\s la =me huma9e1 t\t conspirait produire le c>actre empirique qui devait exactem5t correspondre mon c>actre intelligible3 c'e/ que n\s t\s1 les volonts libres1 qui semblons tre les effets1 n\s sommes rellem5t les causes1 et l'ordre du temps ne fait que se con=m] l'ordre intemporel du monde intelligible1 qui lui e/ suprieur4 ,la complte connaissance d'un tat mcanique et psy*ique de l'univ]s p]mettrait donc de calcul] t\s les autres1 p>ce que l'ensemble des phnomnes rsulte non pas d'une p>tie des causes intelligibles1 mais de t\tes ces causes1 y compris moi-mme1 sans considration de temps4 ,p> une conception analogue1 ,leibnitz voyait en *aque *ose la reprs5tation ou le miroir de l'univ]s1 et il attribuait l'intellig5ce div9e la solution t]nelle de ce problme3 tant donn l'tat prs5t d'un tre1 calcul] le pass1 le prs5t et l'av5ir de t\s les autres4 ,en un mot1 il n'y a prdt]m9ation que dans la srie des antcd5ts *ronologiques4 ,dans leur rapport avec leurs causes1 les effets ne sont plus prdt]m9s1 mot emprunt la langue du temps2 ils sont dt]m9s p> leurs causes dt]m9antes1 dont je fais p>tie4 ,a9si1 n\s n\s sommes t\s ent5dus ou plutt n\s n\s ent5dons t\s entre n\s1 au-dessus du temps et d]rire la scne1 p\r produire l'univ]s que le temps dr\le sur la scne4 ,mais1 si les rapports que j'ai avec l'ensemble de l'univ]s ne dtruis5t po9t ma lib]t selon ,kant1 mes rapports avec ,dieu ne la dtruiront-ils pas8--,ils la dtruirai5t en effet1 rpond ,kant1 si on admettait le temps et l'espace comme des conditions de la ralit en soi2 non1 si on y voit seulem5t des conditions subjectives de notre s5sibilit propre4 ,le temps et l'espace sont-ils1 comme le veut le vulgaire1 des conditions priori de la ralit mme et de la *ose en soi2 ,dieu alors ne peut plus crer de ralits que s\s ces conditions1 et p> consqu5t il les subit dans son acte crateur2 que devi5t son indp5dance8 ,il faut alors tre logique comme ,sp9oza1 qui fait du temps et de l'espace des attributs de ,dieu mme4 ,mais le ,dieu de ,sp9oza ne cre pas des tres en soi1 mais seulem5t des tres en lui1 c'e/--dire des manires d'tre2 il ne cre pas des n\mnes1 mais seulem5t des phnomnes4 ,a vrai dire1 il ne cre ri51 il ne fait que se dploy] dans la srie de ses modes selon l'inv9cible fatalit de sa nature gomtrique1 et il produit directem5t1 immdiatem5t le mcanisme des phnomnes1 sans laiss] aucune place la lib]t d'tres qui ne s]ai5t ni lui ni ces phnomnes4 ,p\r sauv] la lib]t il faut1 selon ,kant1 dire que ,dieu ne produit pas les phnomnes1 mais cre les tres en soi1 c'e/--dire les causes dont ces phnomnes sont les effets et les actions2 et il cre des causes libres4 ,mais p\r cela1 il faut que ,dieu leur donne une exi/5ce suprieure au temps2 c>1 s'il tait oblig1 p\r crer des tres1 de les crer infrieurs au temps1 il ne p\rrait plus p> cela mme crer qu'une srie de phnomnes fatals4 ,l'ordre des ralits intemporelles1 au contraire1 p\rra tre un ordre de lib]ts2 et alors seulem5t ,dieu aura produit un monde vraim5t digne de ce nom1 un monde de ralits et non d'app>5ces1 de vie vritable et non de fantasmagorie4 ,p\r la mme raison1 les difficults relatives la presci5ce div9e sembl5t ,kant leves en p>tie3 c> le rapport de l'tre t]nel avec des tres intemporels ne peut plus s'appel] ni presci5ce ni prdt]m9ation1 mots encore emprunts la langue du temps4 ,c'e/ un rapport my/rieux1 dont on peut dire au mo9s1 selon ,kant1 qu'il ne dtruit pas la lib]t1 qu& mme on n'en p\rrait dire autre *ose#aba4 #aba ,raison pratique1 p4 #bie4 ,s'il e/ possible 7en reg>dant l'exi/5ce dans le temps comme une condition qui ne s'applique qu'aux phnomnes1 et ne s'applique pas aux *oses en soi71 d'affirm] la lib]t malgr le mcanisme naturel des actions considres comme phnomnes1 cette circon/ance que les tres agissants sont des cratures ne peut apport] ici le mo9dre *angem5t1 puisque la cration conc]ne leur exi/5ce intelligible1 mais non leur exi/5ce s5sible1 et que1 p> consqu5t1 elle ne peut tre reg>de comme la cause dt]m9ante des phnomnes4 ,il en s]ait t\t autrem5t si les tres du monde exi/ai5t dans le temps comme *oses en soi1 c> alors le crateur de la sub/ance s]ait en mme temps l'auteur de t\t le mcanisme de cette sub/ance4 ,p\r t\tes ces raisons1 ,kant s\/rait au temps la lib]t3 que l'aveugle ,saturne dvore ses enfants et se n\rrisse de la matire brute1 la libre intellig5ce n'a ri5 cra9dre1 c> le temps1 lo9 d'tre le pre de l'intellig5ce1 n'en e/ que le produit1 ou plutt l'ombre et le fantme4 ,p> l ,kant ne prt5d pas expliqu] la lib]t1 ou dire comm5t elle e/ possible2 c> n\s ne p\vons dt]m9] priori1 p> de simples concepts1 la possibilit d'aucun pr9cipe rel et d'aucune causalit4 ,il ne veut pas non plus pr\v] la ralit de la lib]t2 c> n\s ne p\vons jamais conclure de l'expri5ce quelque *ose qui ne doit pas tre conu suivant les lois de l'expri5ce4 ,la lib]t transc5dante et intelligible n'e/ pas impossible ni contradictoire1 elle n'implique pas1 et elle p\rrait subsi/] avec le mcanisme de la nature3 voil1 selon ,kant1 t\t ce que la ?orie p]met de conclure4 ,si n\s affirmons la lib]t comme relle1 ce ne peut tre1 selon ,kant1 que p\r des raisons pratiques4 ,en acceptant le fait du devoir 7factum71 n\s acceptons sa condition1 la lib]t4 ,a9si1 c'e/ le devoir qui n\s ouvre les portes du monde intelligible3 si n\s y entrons1 c'e/ seulem5t p> un acte de volont morale4 ,,ii4--,telle e/1 autant que n\s avons pu la rep5s]1 la p5se de ,kant4 ,elle a trop de gr&eur et mme de beaut p\r ne pas avoir sa "p de vrit4 ,p\rtant on ne peut s'emp*] de croire que ,kant1 t\t en se df5dant de montr] la possibilit de la lib]t1 a fait une con/ruction mtaphysique qui n'e/ pas sans analogie avec les subtiles spculations des ?ologi5s du moy5 ge4 ,la premire objection qu'on peut faire1 c'e/ qu'on ne sait pas1 en df9itive1 ce qu'e/ dans ce sy/me la lib]t4 ,kant dsigne p> ce mot deux *oses di/9ctes et1 quel que soit le s5s qu'on prfre1 la difficult du problme subsi/e4 ,tantt la lib]t dsigne la causalit de la *ose en soi1 du n\mne1 c'e/--dire le p\voir1 indp5dant du mcanisme physique1 p> lequel la *ose en soi produit ses manife/ations4 ,elle e/ alors la puissance d'agir tantt bi51 tantt mal2 elle e/ l'exi/5ce transc5dante du sujet1 le fond absolu et sub/antiel du moi1 soit qu'il se s\mette au devoir1 soit qu'il prfre les bi5s s5sibles4 ,en ce s5s1 la lib]t e/ faillible et1 en fait1 a p*2 aussi ,kant dit-il que l'orig9e du p* radical e/ dans le n\mne1 dans la cause en soi#abb4 ,tel e/ le s5s ord9aire de la lib]t dans la ,critique de la raison pure4 #abb ,c'e/ l'int]prtation d'un trs pntrant critique1 ,m4 ,d>lu1 et n\s la croyons vraie4 7,voir ,religion dans les limites de la raison1 art4 #cf47 ,dans la ,critique de la raison pratique1 au contraire1 et surt\t dans la ,mtaphysique des moeurs1 la lib]t dsigne non plus l'activit transc5dante du sujet1 qui peut tre morale ou non1 mais la moralit effective ou t\t au mo9s la moralit idale4 ,la lib]t e/ en effet1 au s5s positif1 la dt]m9ation de l'activit p> la loi du devoir4 ,elle n'e/ donc plus seulem5t la dt]m9ation de l'action p> l'homme en soi s\s la loi du devoir1 tantt en con=mit1 tantt en opposition avec cette loi4 ,elle e/ en somme la raison mme1 la raison pure pratique3 ,lib]t et loi pratique absolue sont des concepts corrlatifs2 je ne *]*e pas ici si ce sont des *oses rellem5t di/9ctes1 ou si plutt une loi absolue n'e/ pas entirem5t id5tique la consci5ce d'une raison pure pratique et celle-ci au concept positif de la lib]t#abc4 ,mme ?orie dans la ,doctr9e du droit1 avec cette consqu5ce que la lib]t exclut la possibilit de viol] la loi morale1 p>ce que cette possibilit e/ une impuissance#abd4 #abc ,raison pratique1 p4 #agb4 ,la raison seule tant absolum5t spontane1 e/ libre2 c> l'indp5dance p> rapport aux causes dt]m9antes du monde s5sible1 indp5dance que doit t\j\rs s'attribu] la raison1 e/ la lib]t4 7,r4 p41 #ajh47 ,s'il n'y avait ri5 de plus1 si je n'app>t5ais qu'au monde intelligible1 t\tes mes actions s]ai5t t\j\rs con=mes l'autonomie de la volont2 mais comme je me vois en mme temps membre du monde s5sible1 je dis seulem5t qu'elles doiv5t tre con=mes ce pr9cipe4 7,ibid41 p4 #aaa47 ,l'homme1 comme membre d'un monde intelligible veut ncessairem5t ce qu'il doit moralem5t1 ncessit rationnelle et morale qui1 selon ,kant1 e/ la lib]t mme2 et l'homme ne di/+ue le devoir du v\loir qu'autant qu'il se considre comme faisant p>tie du monde s5sible4 7,ibid41 p4 #aab47 #abd ,introd4 tr4 ,b>ni1 p4 #ch4 ,a9si la causalit de la raison pure ne peut tre rationnellem5t dt]m9e que p> un pr9cipe d'action indp5dant de t\te condition s5sible4 ,et cep5dant1 elle a t en fait dt]m9e p> un pr9cipe d'action dp5dant du monde s5sible1 puisqu'elle a p* et p*e encore4 ,la lib]t e/ donc1 p\r ,kant1 tantt ce qui p]met au moi-n\mne de bi5 faire en lui p]mettant aussi de mal faire1 tantt l'immdiate et c]ta9e actualit de la loi morale4 ,kant n'a po9t concili ces deux notions ant9omiques1 qui ab\tiss5t1 l'une la possibilit de p*]1 l'autre l'impossibilit de p*]4 99 99 99 99 99 ,l'ant9omie va rep>atre et dvelopp] ses consqu5ces dans les deux ?ories kanti5nes de l'obligation et de la responsabilit4 ,l'obligation ti5t1 selon ,kant1 ce que la lib]t intemporelle e/ cep5dant a/re9te la condition d'agir dans le temps et d'y agir selon une loi univ]selle4--,mais d'abord1 dem&]ons-n\s1 comm5t la lib]t peut-elle tre ncessite agir dans le monde du temps8 ,puis1 comm5t peut-elle tre oblige dans ce monde8 ,en tant que vraim5t libres au se9 du n\mne1 n\s ne p\vons avoir d'obligation relativem5t la totalit des phnomnes1 c> il n'y a ri5 qui puisse oblig] une lib]t absolue1 et d'ailleurs il n'exi/e aucune raison p\r qu'une lib]t absolue fasse le mal4 ,n\s ne p\vons donc tre obligs que p> rapport l'ensemble de nos phnomnes1 de notre c>actre empirique4 ,mais prcism5t ce qui spcifie notre c>actre1 ce qui dt]m9e l'ensemble p>ticuli] de nos phnomnes1 c'e/ le t\t1 c'e/ une ncessit univ]selle1 et n\s ne p\vons tre obligs p> rapport cette ncessit3 n\s ne p\vons tre que prde/9s p> la puissance d'o sort le t\t4 ,donc1 notre lib]t individuelle dans le monde intelligible e/ prde/9ation et ncessit4 ,n\s ne p\rrions tre libres que d'une lib]t univ]selle2 n\s ne p\rrions tre obligs que p> rapport l'univ]s1 que comme crateurs de l'univ]s1 que comme ,dieu2 p> malheur1 ,kant n\s dit que l'obligation n'a plus de s5s p\r ,dieu1 pas plus que le p*4 ,on ne voit donc nulle "p sur quelle lib]t fond] une obligation quelconque ni p> rapport quoi la fond]4 ,la responsabilit n'e/ pas plus intelligible que l'obligation si on accepte l'ide de la lib]t n\mnale4 ,le p* de notre moi-n\mne1 en effet1 ne peut tre produit p> les conditions seules de son exi/5ce phnomnale1 qui ne dp5d5t pas de lui2 ce p* doit donc tre produit encore p> un mauvais v\loir transc5dant1 non explicable p> les conditions de l'exi/5ce phnomnale4 ,mais ce mauvais v\loir e/1 en somme1 absolum5t inexplicable p\r n\s1 p\r n\s qui sommes cep5dant les auteurs responsables de ce p*4 ,ds lors1 cet acte de lib]t morale n'e/ t\j\rs qu'un acte de lib]t d'indiffr5ce transport au se9 de l'absolu3 c'e/ un has>d n\mnal1 qui p\rrait bi5 rec\vrir un de/9 n\mnal4 ,en d'autres t]mes1 p\rquoi le moi-n\mne n'e/-il pas immdiatem5t sa9t et t]nellem5t pur8 ,comm5t la raison peut-elle1 p> exemple1 a9si que le s\ti5t ,kant1 se rs\dre un m5songe8 ,comm5t peut-elle montr] de la nglig5ce8 ,comm5t1 avec sa porte univ]selle1 peut-elle produire des actions sans maximes univ]salisables8 ,comm5t1 en un mot1 la raison peut-elle ne pas tre absolum5t raisonnable1 puisqu'elle n'a pas de raisons1 mais des draisons p\r v\loir tre autre *ose8--,il faut videmm5t suppos] ici1 comme condition du p* et du devoir dont il e/ la violation1 un n\mne imp>fait1 c> ,kant n\s a =mellem5t dit qu'il n'y a pas de devoir p\r ,dieu2 mais en quoi peut consi/] l'imp]fection d'un n\mne et la diffr5ce du cr avec le crateur8 ,en ce que le n\mne1--mme intemporel1 mme cr p> ,dieu en dehors du temps et comme tre en soi1--e/ cep5dant s\mis de c]ta9es conditions1 s9on de temps et d'espace1 du mo9s de multiplicit1 d'action rciproque1 de causalit transitive et de passivit4 ,donc1 il n'e/ tel n\mne qu' condition d'tre dj engag dans le phnomne2 il n'e/ telle lib]t1 tel moi libre1 qu' la condition d'tre envelopp de ncessits4 ,kant lui-mme vi5t de n\s dire que ,dieu ne cre pas les tres dans le temps1 sans quoi1 d'une "p1 son acte subirait la condition du temps1 et d'autre "p1 les tres eux-mmes ne s]ai5t plus des tres en soi1 mais des phnomnes2 or1 on peut appliqu] son propre argum5t aux autres conditions de multiplicit1 d'action rciproque et de passivit qu'il admet4 ,si c'e/ ,dieu qui subit ces conditions1 ,dieu n'e/ plus libre et vraim5t crateur2 si ce sont ses cratures1 elles ne sont plus libres ni vraim5t des tres en soi4 ,on ne peut donc pas leur imput] la faute si elles tomb5t dans le phnomne et dans le mal4 ,c'e/ la volont absolue et univ]selle1 et non le moi individuel qui a commis la faute de d*oir1 au lieu de re/] dans son insondable abme3 elle e/ seule responsable de cette faute4 ,t\tes les difficults rep>aiss5t a9si avec les deux s5s de la lib]t entre lesquels n\s avons vu flott] la p5se de ,kant3 #a causalit du n\mne1 p\vant tre morale ou immorale2 #b moralit4 ,ou ces deux s5s sont au fond id5tiques1--ce qui supprime le p* du n\mne1--ou ils sont diffr5ts1 ce qui supprime la lib]t et la responsabilit du n\mne4 ,entre le n\mne pur et le phnomne1 entre l't]nel et le temporel1 n\s voyons t\j\rs un hiatus infran*issable4 ,l'intemporel doit tre tellem5t libre que le phnomne y disp>aisse1 et le phnomne e/ t\j\rs tellem5t ncessit que le n\mne y disp>at4 ,admettons cep5dant le p* radical et la responsabilit du moi-n\mne1 une n\velle difficult se prs5te3 comm5t l'homme rel peut-il connatre ce p* accompli dans un monde inconnaissable8 ,on rpondra peut-tre3--,p>ce que l'homme rel1 p> sa raison pure1 a consci5ce de la loi morale1 s\s laquelle le n\mne doit produire tel phnomne#abe2 en d'autres t]mes1 n\s tr\vons que les phnomnes ne rpond5t pas en n\s la loi idale p> n\s conue4--,soit1 mais comm5t savons-n\s que c'e/ notre faute n\s1 le rsultat de notre causalit n\mnale1 qui prcism5t e/ p\r n\s inconnaissable8 ,d'une "p1 dans le monde phnomnal1 notre action e/ explique p> la totalit des phnomnes1 p> l'univ]s2 d'autre "p la causalit n\mnale1 qui a produit notre action1 n\s *appe2 comm5t donc1 encore une fois1 connatre un p* accompli dans un monde inconnaissable p> une cause inconnue que ri5 ne pr\ve tre n\s1 plutt que la cause univ]selle8--,n\s ne p\vons vraim5t savoir s'il exi/e des tres responsables et si n\s sommes du nombre4 ,n\s savons qu'il y a des tres sans raison et des tres d\s de raison1 voil t\t4 ,*ez ces d]ni]s1 la raison lv]a sans d\te son idal au-dessus du fait1 elle s\ffrira de se voir mconnue1 elle jug]a et condamn]a le mal1 et cela sans se proccup] de savoir si ce mal e/ prs5t1 pass ou v5ir2 mais elle ne s'attribu]a pas elle-mme1 dans la consci5ce1 la cause du dsaccord entre l'idal et la ralit4 ,je ne me connais pas comme moi en soi1 comme cause en soi2 je ne connais donc pas ma responsabilit1 et1 si je l'accepte pratiquem5t en acceptant p\r moi la loi du devoir1 cette acceptation1 en tant que p]sonnelle1 e/ t\t hypo?tique4 ,le moi que je connais e/ dt]m91 le moi que je ne connais pas e/ seul libre2 ds lors1 plus de m>que p\r di/+u]1 dans la srie de mes actions1 ce qui e/ l'oeuvre de ma lib]t1 de mon moi transc5dantal1 et ce qui provi5t des causes trangres4 ,comm5t1 en effet1 disc]n] le mal que j'ai fait avec une int5tion libre1 de celui que j'ai fait sans int5tion8 ,la vritable int5tion doit app>t5ir au c>actre intelligible et ce c>actre intelligible ne peut tre connu de n\s444--,la moralit propre des actions 7le mrite et le dmrite71 celle mme de notre propre conduite1 n\s e/ donc pr(ondm5t ca*e1 av\e ,kant4 ,nos imputations ne peuv5t se rapport] qu'au c>actre empirique4--,mais prcism5t le c>actre empirique n'e/ pas responsable2 nos imputations tomb5t donc faux4--,p]sonne ne peut faire la ju/e "p de la lib]t1 celle de la simple nature1 celle du tempram5t involontairem5t mauvais ou bon 7m]ito =tun71 ni p> consqu5t jug] avec une p>faite ju/ice#abf4--,n\s ne devons po9t sans d\te prt5dre faire la ju/e "p2 mais comm5t1 dans une srie t\t entire dt]m9e1 faire pratiquem5t une "p quelconque la lib]t et di/+u] les actes de responsabilit morale d'avec les actes sans responsabilit morale8 ,qu& n\s n\s croyons bons ou m*ants1 qu& n\s n\s croyons responsables1 en fait n\s n'en savons ri54 ,n\s ne devrions donc pr\v] qu'un remords platonique et gnral1 non p]sonnel1 sans ri5 jug] de notre responsabilit propre1 c> n\s ne voyons pas plus clair dans notre consci5ce individuelle que dans celle d'autrui4 #abe ,m4 ,d>lu4 #abf ,raison pure1 p4 #bea1 note4 99 99 99 99 99 ,le problme de la responsabilit p]sonnelle ab\tit1 comme on le voit1 la "q de savoir si n\s avons ou non consci5ce de notre lib]t1 et c'e/ en agissant que n\s aurions beso9 de s5tir notre p\voir libre et responsable2 mais l'exam5 de notre consci5ce e/ impuissant n\s rvl] ce p\voir1 c>1 selon ,kant lui-mme1 la consci5ce ne saisit que des phnomnes1 t\t comme les s5s4 ,l'homme1 dit-il1 d'aprs la connaissance qu'il a de lui-mme p> le s5tim5t intrieur1 ne peut se flatt] de se connatre tel qu'il e/ en soi2 c>1 comme il ne se produit pas lui-mme1 et que le concept qu'il a de lui-mme n'e/ pas priori1 mais qu'il le reoit de l'expri5ce ou du s5s intime1 il e/ clair qu'il ne connat sa nature que comme phnomne1 c'e/--dire p> la manire dont sa consci5ce e/ affecte#abg4 ,voil prcism5t le po9t capital2 si je suis libre1 je dois connatre priori ce que je produis moi-mme4 ,qu'e/-ce qu'une lib]t qui ne sait pas ce qu'elle fait et qui e/ oblige d'att5dre que l'expri5ce le lui appr5ne comme du dehors8 ,selon ,kant1 je me dt]m9e d'une manire absolue dans le n\mne2 ma vie phnomnale ne s]a que le visible reflet de cette dt]m9ation dans les eaux mobiles du temps2 et nanmo9s je suis oblig1 comme ,n>cisse1 de me p5*] sur ce miroir1 p\r savoir si ma dt]m9ation e/ belle ou laide6 ,e/-ce donc bi5 l mon moi1 et cet acte aveugle e/-il un acte libre8 ,au-dessus1 cont9ue ,kant1 de cette collection de purs phnomnes que l'homme tr\ve en son propre sujet1 il doit ncessairem5t admettre quelque autre *ose qui leur s]t de fondem5t1 c'e/--dire son moi1 quelle que puisse tre sa nature intime4--,p\rquoi dois-je admettre cette autre *ose qui e/ moi1 et qui ne devrait pas p>atre autre ou trangre ma consci5ce8 ,c'e/ l un moi de raison1 un moi inconnu et transc5dant1 qui e/ bi5 lo9 de la vraie lib]t4 #abg ,raison pratique1 p4 #ajf4 ,dans les lignes qui suiv5t1 il e/ vrai1 ,kant semble n\s r5dre une c]ta9e consci5ce de notre activit propre3 ,t\tes les reprs5tations1 dit-il1 que n\s recevons passivem5t 7comme celles des s5s7 ne n\s font connatre les objets que comme ils n\s affect5t1 ce qui ne n\s appr5d pas du t\t ce qu'ils peuv5t tre en soi2 p> consqu5t1 p> cette espce de reprs5tations1 quelque att5tion que leur donne et quelque cl>t qu'y aj\te l'ent5dem5t1 n\s ne p\vons arriv] qu' la connaissance des phnomnes1 jamais celle des *oses en soi4 ,ds qu'on fait cette di/9ction 7et il suffit p\r cela de rem>qu] la diffr5ce des reprs5tations qui n\s vi5n5t du dehors1 o n\s sommes passifs1 et de celles que n\s produisons de n\s-mmes1 o n\s montrons notre activit71 il s'ensuit ncessairem5t qu'on doit admettre d]rire les phnomnes quelque *ose encore qui n'e/ pas phnomne1 c'e/--dire les *oses en soi2 quoiqu'il faille bi5 av\] que n\s ne p\vons les connatre que p> la manire dont elles n\s affect5t1 et non pas comme elles sont#abh4 ,t\te cette doctr9e e/ =t obscure2 si n\s avons consci5ce1 d'une manire quelconque1 de reprs5tations que n\s produisons n\s-mmes p> notre activit1 n\s les connaissons dans leur cause1 priori2 n\s p\vons donc les connatre telles qu'elles sont en elles-mmes1 et n\s p\vons a9si avoir une consci5ce de notre lib]t p> le d$ans1 non p> le dehors1 une consci5ce active et non passive de notre activit4 ,seulem5t1 cette activit n'e/ plus1 *ez ,kant1 que celle de la raison4 ,n\s voil donc rev5us la lib]t purem5t rationnelle1 consquemm5t impeccable4 ,quant la consci5ce que j'ai de moi-mme comme tre individuel agissant dans le temps1 lo9 de me rvl] ma lib]t1 elle n'e/ possible elle-mme1 selon ,kant1 que s\s la condition de la ncessit empirique4 ,c'e/ donc bi5 la raison univ]selle1 et elle seule1 que ,kant accorde la spontanx absolue4 ,ds lors1 on *]*e va9em5t dans sa doctr9e la "p du moi et de la consci5ce vritable1 non de celle qui se v]rait passivem5t affecte1 mais de celle qui1 en agissant1 se v]rait agir4 ,n\s demeurons t\j\rs en prs5ce de deux mondes1 l'un intelligible et intemporel1 celui de la raison1 l'autre s5sible et temporel1 celui des phnomnes2 mais n\s n'avons aucun moy5 t]me entre la lib]t univ]selle du premi] et la ncessit univ]selle du second3 les deux sont galem5t imp]sonnelles4 #abh ,raison pratique1 p4 #aje4 99 99 99 99 99 ,t\tes les considrations prcd5tes peuv5t se rsum] en une objection fondam5tale4 ,kant1 p\r sauv] la lib]t1 a cru qu'il suffisait de l'lev] au-dessus du temps1 et il n\s en a donn ce motif un peu trop lm5taire que1 le pass n'tant po9t en notre p\voir et le prs5t dp5dant du pass1 ri5 de ce qui e/ dans le temps ne se tr\ve en notre p\voir4--,mais1 comme n\s croyons l'avoir montr1 le temps n'e/ pas l'unique ennemi de la lib]t3 l o subsi/5t la pluralit des individus1 leur causalit rciproque1 la relation d'ag5t et de pati5t1 le dt]m9isme mutuel demeure#abi4 ,dans le monde intemporel subsi/e t\t l'ordre temporel1 t\tes les *oses relatives et ncessaires1 mais rduites p\r n\s l'tat d'ombres mtaphysiques4 ,l'ombre de notre moi1 place p> une loi inexplicable devant l'ombre des fruits df5dus1 commet avec une ombre de responsabilit un p* inexplicable2 et il en rsulte qu'elle pr\ve dans la vie temporelle des s\ffrances qui1 elles1 ne sont pas des ombres de s\ffrance4 ,la mtaphysique transc5dante se borne projet] le monde imman5t dans une sorte de vide lysen3 elle conc5tre le temps dans l't]nit1 mais elle ne *ange ri5 aux relations vritables des *oses1 ni leurs lois ncessaires4 ,l'ant9omie que n\s avons signale entre les deux conceptions de la lib]t s'y retr\ve son maximum3 si la lib]t y e/ raison et moralit1 elle e/ t\j\rs ncessit2 si elle e/ libre arbitre1 elle e/ t\j\rs has>d4 ,ces deux s5s du mot re/5t d'ailleurs galem5t ins\t5ables et inconciliables2 ni p* ni impossibilit de p*] ne se compr5n5t4 ,la lib]t p]sonnelle vi5t donc f9alem5t1 dans le monde prt5du intelligible1 se confondre avec la ncessit univ]selle d'o drive le torr5t des *oses4 #abi ,voir notre ,critique des sy/mes de morale1 conclusion3 ,ce qui n'e/ pas en notre p\voir1 c'e/ ce qui n'e/ pas n\s et n'e/ pas un effet de notre action propre2 la "q de temps ne fait ri5 l'affaire4 ,la logique et la gomtrie sont en dehors du temps1 elles n'en sont que plus ncessaires4 ,fussions-n\s dans la vie t]nelle1 si n\s n'y sommes pas seuls1 si n\s sommes en relation avec d'autres volonts1 s'il y a causalit rciproque1 cette causalit ft-elle extemporelle1 sans avant et sans aprs1 il y aura t\j\rs dt]m9ation mutuelle1 il y aura dt]m9isme4 ,que l'agneau soit mang p> le l\p en plusieurs temps ou en dehors du temps1 peu importe1 s'il e/ mang et si la relation de l\p agneau subsi/e m9emm5t4 ,une *>ge en d\ze temps que je subis dans la dure n'e/ pas plus ncessitante qu'une *>ge en un seul temps ou mme intemporelle que je subirais dans un univ]s suprieur la dure3 il y aurait t\j\rs viol5ce ex]ce et viol5ce subie1 volonts en prs5ce1 volonts en lutte4 ,ce n'e/ pas le temps qui e/ le pre de la gu]re3 c'e/ la pluralit et la di/9ction des individus444 ,kant1 en supprimant t\t d'un c\p le temps et l'espace1 n'avance pas la "q d'un seul pas4 ,on p\rrait le comp>] aux a/ronomes qui imag9ai5t un ciel de cri/al p\r s\t5ir les a/res et en laiss] pass] la lumire1 et qui tai5t obligs d'aj\t] un second ciel de cri/al au premi]1 un troisime au second4 ,t\te l'volution du monde immobilise et cri/allise dans le septime ciel1 que ,kant appelle le monde intelligible1 n'en p]d pas p\r cela un seul de ses c>actres1 une seule de ses ant9omies1 une seule de ses ncessits brutales3 la vie t]nelle elle-mme n'e/ donc pas un refuge p\r la lib]t4 ,kant n'a fait que sub/itu] la s]vitude mobile et *angeante du temps une s]vitude t]nelle et immuable1 une sorte de damnation de la lib]t4 ,en effet1 en n\s enlevant le temps1 ,kant n\s a prcism5t enlev le seul espoir positif et pratique de dlivrance ou de progrs4 ,si n\s avons un c>actre intelligible qui1 une fois p\r t\tes1 se fait bon ou m*ant en dehors de la dure1 t\t notre progrs app>5t ne consi/]a plus qu' analys] et dr\l] en ce monde s5sible la syn?se du monde intelligible4 ,notre de/9e1 n\s la dictons en dehors du temps1 et le temps ne fait que t\rn] les pages du livre en les pelant1 sans y p\voir *ang] un mot4 99 99 99 99 99 ,veut-on voir comme en une image agr&ie les dfauts et le c>actre trop my?ique de la lib]t extemporelle1 c'e/ dans ,s*op5hau] qu'il faut la considr]4 ,les oprations driv5t de la nature mme de l'tre3 op]>i sequitur esse1 disai5t les scola/iques2 ,s*op5hau] le rpte aprs eux4--,la conduite d'un homme1 son op]>i1 e/ dt]m9e extrieurem5t p> les motifs1 intrieurem5t p> son c>actre1 et cela d'une faon ncessaire2 *acun de ses actes e/ donc un vnem5t ncessaire2 mais c'e/ dans son tre1 dans son esse1 que se retr\ve la lib]t4 ,il p\rrait tre autre2 et t\t ce en quoi il e/ c\pable ou mritant1 c'e/ d'tre ce qu'il e/444 ,dans la ralit des *oses1 *aque homme le sait bi51 l'acte contraire celui qu'il a fait tait possible1 et il aurait eu lieu1 si seulem5t lui1 il avait t autre qu'il n'e/#acj4 ,a9si n\s sommes libres dans l't]nit d'tre ou de ne pas tre1 de *oisir un c>actre bon ou un c>actre m*ant1 c\rageux ou l*e4 ,mais1 d'autre "p1 n\s ne p\vons connatre a priori le c>actre *oisi p> n\s4 ,n\s n'appr5ons1 dit ,s*op5hau]1 n\s connatre n\s-mmes et les autres1 que p> expri5ce2 n\s n'avons pas de notre c>actre une notion a priori4 ,p\rtant1 dem&]ons-n\s de n\veau1 p\r qu'un *oix soit vraim5t libre1 ne faut-il pas qu'on ait consci5ce a priori et du p\voir de *oisir et des raisons de *oisir8 ,si je pr5ds sans le savoir une mauvaise nature au lieu d'une bonne1 mon erreur e/ involontaire1 non libre4 ,c'e/ une sorte de col9-maill>d transport dans la vie intemporelle1 o *acun p\rsuit un c>actre et une de/9e qu'il saisit sans les voir1 comme dans le my! de ,platon4 ,aussi1 en d]nire analyse1 la responsabilit et la lib]t f9iss5t1 selon ,s*op5hau]1 p> ne port] ni sur l'op]>i ni sur l'esse1 mais sur une troisime *ose1 le fi]i1 c'e/--dire sur le dev5ir1 sur le fait d'avoir prfr l'exi/5ce et son dev5ir la non-exi/5ce et son immobilit4--,si tu es1 tu s]as bte brute1 et si tu es bte brute1 tu agiras en bte brute1 mais tu peux ne pas dev5ir1 ne po9t pass] de l'tre intelligible l'exi/5ce s5sible4--,cette n\velle di/9ction de l'esse et du fi]i ne n\s avance pas plus que celle de l'esse et de l'op]>i2 c>1 l'tre ne rvlant sa nature que p> ses oprations1 en v\lant t]nellem5t dev5ir tel tre1 je ne sais pas ce que je veux dev5ir1 homme1 ange ou bte2 le fi]i ne m'e/ donc pas plus imputable que le re/e4 ,j'en suis t\j\rs rduit p> del le temps tir] un billet de lot]ie dans une urne o je ne vois ri51 mo9s qu'on ne dise que la faute primitive e/ de v\loir tir] un lot quelconque1 de v\loir dev5ir n'importe quel tre1 au lieu de re/] dans le non-tre4 ,mais cette incomprh5sible et aveugle dt]m9ation dev5ir1 sans savoir ce qu'on devi5t ou devi5dra1 ne fonde pas une responsabilit plus relle que t\tes les autres4 ,la doctr9e de ,s*op5hau] place notre responsabilit l o p]sonne ne l'a jamais place1 dans le fait de l'exi/5ce4 ,on p\rrait1 du re/e1 pos] ,s*op5hau] une "q pralable3--,comm5t sait-il ce qu'il n\s appr5d8 ,ce ne peut tre ni a po/]iori1 puisque sa lib]t e/ antrieure l'expri5ce1 ni a priori1 puisqu'elle e/ inconsci5te et qu'elle ne devi5t intellig5te que qu& elle a un c]veau4 #acj ,fondem5t de la morale1 p4 #hd4 ,une autre objection consi/e dem&] comm5t n\s p\vons n\s donn] un c>actre individuel en dehors du temps et de l'espace1 alors que1 selon ,s*op5hau]1 la di/9ction des individus1 l'individuation1 n'e/ fonde que sur le temps et l'espace4 ,s*op5hau] di/+ue va9em5t ici l'individualit1 qui aurait sa rac9e dans le monde intelligible1 et l'individuation1 ou projection de l'individualit dans la lant]ne magique du monde s5sible4 ,si le c>actre app>ti5t vraim5t au monde intelligible1 c'e/--dire au monde de l't]nit et de l'unit1 comm5t peut-il tre rellem5t individuel1 et d'o peut prov5ir cette t]nelle di/9ction des individus8 ,si elle vi5t de ,dieu1 je ne suis plus libre2 si elle vi5t de moi1 c'e/ moi qui suis mon crateur2 bi5 plus1 un monisme consqu5t 7p> exemple celui de ,h>tmann7 ne peut plus di/+u] de moi ni de non-moi dans le doma9e de l't]nelle unit3 je suis donc le crateur de t\s les autres tres1 sans m'en d\t]4 ,p> cela mme que le monisme doit supprim] l'individualit dans la sphre de la lib]t absolue ou de la volont absolue1 il e/ oblig de supprim] aussi t\t l'intellectuel1 comme trompeur et illusoire4 ,ds lors1 p> une lim9ation progressive1 ,s*op5hau] ab\tit plac] le fond prt5du libre et moral de l'homme dans une absolue indt]m9ation1 laquelle t5dait dj le n\mne de ,kant4 ,en premi] lieu1 la volont et le moral de l'homme ne peut tre p\r ,s*op5hau] la dt]m9ation claire p> des motifs1 c> ces motifs sont intellectuels1 donc plus ou mo9s matriels et crbraux4 ,la volont absolue ne peut tre non plus simplem5t le dsir1 la t5dance vivre1 j\ir1 la dt]m9ation une f93 le dsir n'e/ po9t l'absolu1 c> il enveloppe une vid5te relativit4 ,s'il n\s p>at plus vois9 du fond des *oses1 c'e/ simplem5t p>ce qu'il e/ *ronologiquem5t antrieur l'intellig5ce dveloppe1 p>ce qu'il e/ plus gnral p>mi les tres que l'intellig5ce mme1 laquelle il s]t comme de matire2 mais suffit-il qu'une *ose soit la matire d'une autre et son antcd5t p\r avoir le droit d'tre rige en absolu8 ,de plus1 le dsir lui-mme1 p> la f9 qu'il suppose1 enveloppe encore plus ou mo9s implicitem5t de la p5se1 c> comm5t dsir] s'il n'y a pas un objet dsir et une consci5ce plus ou mo9s obscure de cet objet8 ,enf9 la volont radicale n'e/ pas non plus ce que les physici5s appell5t la =ce1 et c'e/ au contraire la =ce1 n\s dit ,s*op5hau]1 qui doit se ram5] la volont4 ,et en effet1 au po9t de vue sci5tifique1 la =ce n'e/ qu'un symbole ab/rait du m\vem5t2 au po9t de vue psy*ologique et mtaphysique1 elle n'e/ qu'une =me de nos s5sations de pression et de tact1 c'e/--dire la *ose la plus relative du monde4 ,mais que re/e-t-il alors dans la volont aprs cette lim9ation successive des motifs1 des dsirs1 des f9s conues ou s5ties1 des =ces dployes1 etc48 ,il ne re/e qu'une ide vague et gnrale d'activit4 ,peut-on mme dire que cette ide re/e8 ,t\te activit n\s connue e/ dt]m9e1 saisissable la consci5ce et p> cela mme l'intellig5ce1 d'autant plus active et =te qu'elle se connat mieux et qu'elle e/ plus pntre de lumire4 ,la prt5due lib]t de ,s*op5hau] e/ la nuit absolue4 ,aussi ,s*op5hau] conclut son trait p> le mot de ,malebran*e3 ,la lib]t e/ un my/re2 si bi5 que l'action libre1 au lieu d'tre faite en connaissance de cause1 e/ ce qu'il y a de plus my/rieux1 de plus inconnu et de plus inconnaissable4 ,la lib]t a9si ent5due1 ,s*op5hau] lui donne lui-mme son nom vritable3 ,x4 ,et telle e/ en effet la seule lib]t qu'on puisse concevoir1 ou plutt cess] de concevoir1 qu& on veut la mettre t\te hors du temps et la rduire un n\mne4 ,,iii4--,en somme1 une hypo?se ne se ju/ifie qu'en tant qu'elle explique des faits4 ,l'hypo?se d'un dieu et d'une provid5ce1 p> exemple1 ne se ju/ifie qu'en tant qu'elle prt5d expliqu] l'exi/5ce du monde et sa cons]vation4 ,si elle ne l'explique pas1 elle e/ inutile2 il en e/ a9si de t\te autre hypo?se4 ,une hypo?se ne doit pas tre en quelque sorte une sup]position la ralit1 mais une explication de cette ralit4 ,or1 l'hypo?se de la lib]t intemporelle et individuelle t\t ensemble e/ la traduction de la difficult mme en t]mes n\veaux et incomprh5sibles4 ,n\s n'avons donc pas le droit de dire immdiatem5t3 ,la lib]t e/ un my/re2 il faut dire3 ,il y a au fond des *oses un my/re1 et n\s ne savons pas s'il faut l'appel] lib]t plutt que de t\t autre nom4 ,le my/re porte sur ce fond innommable de la ralit2 quant la lib]t1 elle e/ p\r n\s un idal1 et n\s ne savons pas si elle fait le fond de la ralit mme4 ,le vrai problme e/ donc de *]*]1 un po9t de vue imman5t1 comm5t n\s p\vons n\s rappro*] de cet idal1 comm5t le progrs e/ possible dans la sphre du temps1 et possible p> cette ide mme de lib]t4 ,dans cette re*]*e1 l'accord peut exi/] entre les div]ses doctr9es1 et sur le po9t de d"p et sur le b atte9dre4 ,les dt]m9i/es eux-mmes1 n\s l'avons vu1 doiv5t se rang] p>mi les p>tisans1 s9on de la lib]t dj ralise1 du mo9s de l'indp5dance idale s\s t\tes ses =mes1 de la lib]t idale en tant qu'elle e/ ralisable2 comme ,py?agore1 qui ne se croyait pas sage1 mais ami de la sagesse1 ils ne se croiront pas libres1 mais du mo9s amis de la lib]t4 ,la vraie lib]t tant p\r t\s le b atte9dre1 les dt]m9i/es p\rront lui appliqu] ce qu'on a dit de l'd53 elle e/ devant n\s1 et non pas d]rire n\s2 n\s n'en v5ons pas1 mais n\s y allons1 et peut tre n\s e/-il p]mis de n\s en rappro*] sans cesse4 ,c'e/ l1 dans le dt]m9isme1 le comm5cem5t d'une volution dont n\s avons dj mesur l'importance et les limites dans la pratique4 ,le mom5t e/ v5u de la p\rsuivre dans l'ordre ?orique et d'en dt]m9] aussi la limite ce po9t de vue4 ,n\s ne p\vons n\s arrt] moiti *em9 dans une voie o le dt]m9isme lui-mme comm5ce entr] de nos j\rs1 et o la ncessit semble se dirig] dans le s5s de la lib]t idale4 ,n\s avons reconnu que1 qu& n\s croyons l'idal de la lib]t dj ralis en n\s p>tiellem5t et ralisable progressivem5t1 cette croyance n\s confre sur n\s-mmes un p\voir pratique1 une lib]t d'action app>5te que les dt]m9i/es eux-mmes peuv5t admettre4 ,mais1 de cette n\velle position o n\s avons am5 le dt]m9isme1 l'homme aspire encore quelque *ose de plus lev2 p>tis de la lib]t app>5te1 ne p\rrions-n\s n\s rappro*] de la lib]t relle8 ,n\s avons p\ss la conciliation des doctr9es jusqu' un c5tre intrieur sur la nature duquel le dsaccord demeure possible3 t\t se passe comme si1 dans ce c5tre1 tait en g]me une relle lib]t1 et cep5dant ce n'en e/ peut-tre que le semblant4 ,tel e/ le d\te f9al4 ,ce d\te n'intresse-t-il que la spculation1 et p\vons-n\s1 mme dans la pratique1 laiss] le problme irrsolu8--,beauc\p d'hommes1 sans d\te1 agiss5t s\s l'ide de la lib]t et de leur lib]t sans se dem&] s'il y a l autre *ose qu'une simple ide et une simple app>5ce de ralisation4 ,leur pratique semble alors indp5dante de la ?orie2 mais c'e/ qu'en ralit les deux *oses demeur5t leurs yeux confondues dans une syn?se spontane et obscure4 ,p\r eux1 l'ide e/ la *ose1 et ils n'en dem&5t pas davantage4 ,mais1 p\r quiconque rfl*it et en vi5t p> la rflexion sp>] le subjectif et l'objectif1 l'inc]titude de la solution1 tant qu'elle subsi/e1 ex]ce une influ5ce sur la pratique mme4 ,du mo9s l'ex]ce-t-elle dans l'ordre moral1 c>1 s\s t\tes les autres =mes pratiques1 l'ide de lib]t et la croyance sa ralit en n\s quival5t de fait la lib]t relle4 ,mais1 en morale1 si n\s d\tons de notre lib]t objective1 surt\t si n\s la nions1 n\s dim9uons p> cela mme notre n]gie morale1 n\s subissons1 au lieu d'une influ5ce excitatrice de l'ide1 l'influ5ce p>alysante de l'ide sur l'action1 qui a t plus haut analyse4 ,il y a assurm5t une morale p\r a9si dire imp]sonnelle et ?orique dont n\s avons reconnu la possibilit dans les coles dt]m9i/es4 ,cette morale t\te ncessitaire se concilie avec l'autre tant qu'on n'e/ pas arriv l'acte mme de la moralit1 la dt]m9ation morale ou aux faits qui en sont la plus immdiate expression3 s5tim5t d'obligation et de responsabilit1 remords ou satisfaction intrieure2 mais le ct proprem5t moral de ces faits subit une vid5te altration dans le dt]m9isme traditionnel et exclusif4 ,c'e/ que non seulem5t on n'y admet pas la lib]t1 mais l'ide mme de lib]t en e/ abs5te4 ,il en rsulte dans les *oses comme un notable *angem5t de c\leur1 produit p> l'abs5ce d'une de ces c\leurs lm5taires auxquelles n\s avons comp> les lm5ts de nos notions morales2 non seulem5t se tr\ve supprime la ralit des faits moraux1 mais n\s n'en retr\vons plus l'app>5ce exacte en n\s4 ,ce sont des nuances t\tes n\velles1 auxquelles on donne p> analogie le mme nom qu'aux anci5nes4 ,ce n'e/ pas l1 encore une fois1 la d]nire position que le dt]m9isme peut et doit pr5dre4 ,p>mi les lm5ts du problme il doit rtablir3 #a l'ide de la lib]t comme f9 concevable et dsirable1 #b l'ide de notre lib]t comme app>5te ralisation de cet idal en n\s-mme4 ,en fait1 aprs avoir conu ce que ,/u>t ,mill appelle le p\voir de modifi] notre c>actre si n\s le v\lons1 n\s concevons t\s1 au mo9s comme idal1 un p\voir que ,/u>t ,mill ne n\s accorde pas1 celui de v\loir modifi] notre c>actre#aca4 ,n\s concevons une puissance sur n\s-mmes qui ne s]ait pas seulem5t int]mdiaire1 comme dit ,mill1 mais premire et radicale4 ,cette ide1 *imrique ou non1 n\s l'avons t\s2 t\s n\s dsirons la ralis]1 t\s n\s la reconnaissons d\e d'une c]ta9e efficacit1 t\s de c]ta9es heures n\s croyons la voir ralise en n\s4 ,cette illusion1 si c'en e/ une1 ne peut tre dtruite que p> les plus subtils raisonnem5ts2 encore ces raisonnem5ts ne dtruis5t-ils pas l'app>5ce intrieure1 mais seulem5t la croyance la valeur objective de cette app>5ce4 ,n\s ressemblons alors un homme que l'on conva9crait d'tre en proie une halluc9ation1 mais qui1 t\t en reconnaissant la fausset des app>5ces1 n'en cont9u]ait pas mo9s les voir4 ,il ne p\rrait pas exclure ces app>5ces de sa propre psy*ologie s\s prtexte qu'elles sont sans objet2 il devrait1 au contraire1 en tudi] avec so9 la nature1 l'influ5ce1 les comb9aisons div]ses avec les autres app>5ces plus vridiques4 ,si mme il reconnaissait qu'il y a dans ses illusions quelque *ose de bon1 il se dem&]ait s'il n'y a pas aussi en elles quelque *ose de vrai et si on ne p\rrait pas1 t\t au mo9s1 les r5dre plus vraies l'av5ir3 la p]ception et la mmoire ne sont-elles pas elles-mmes1 en df9itive1 des halluc9ations vraies8 #aca ,la volont de modifi] notre c>actre e/ un rsultat non de nos propres ef=ts1 mais de circon/ances que n\s ne p\vons emp*]2 si n\s l'avons1 elle ne peut v5ir en n\s que de causes extrieures4 7,logique1 t4 ,,ii1 p4 #dbd47 ,on ne voit gure alors comm5t ,/u>t ,mill croit p\voir aj\t]3 ,n\s sommes moralem5t obligs de travaill] au p]fectionnem5t de notre c>actre4 ,a la vrit n\s ne le f]ons que si n\s v5ons dsir] de n\s p]fectionn]4 ,et il se tr\ve en d]nire analyse que ce dsir ne dp5d pas de n\s4 ,en d'autres t]mes1 devant une table vide1 j'aurais la facult et mme l'obligation de faire un excell5t fe/91 si elle tait ple9e2 mais d'autres que moi peuv5t seuls la remplir4 ,notre puissance n'e/ telle que qu& on ne remonte pas assez haut1 et elle f9it p> se rs\dre en une relle impuissance4 ,recomm5ons donc cette sorte de voyage la re*]*e de la lib]t qui rsume le progrs de la p5se mme et de la volont huma9e4 ,il importe de dt]m9] avec prcision l't5due et la valeur ?oriques de cette efficacit pratique qui app>ti5t l'ide et la p]suasion de notre lib]t4 ,ce p\voir confr p> l'ide1 dj rel comme p\voir1 peut-il tre aussi rel comme p\voir libre1 et jusqu' quel po9t8 ,c'e/ l une d]nire "q que le dt]m9isme mme doit s'adress]1 une d]nire position qu'il doit pr5dre4 ,plus ambitieux que ,pyrrhus1 aprs avoir conquis la t]re1 il faut que l'homme s'essaie y faire desc5dre le ciel mme avec la lib]t idale4 ,,livre ,,deuxi,,me ,,re*]*e ,d',,une ,,syn?,,se ,,?,,orique ,,*apitre ,,premi] ,,=ce ,,efficace ,,de ,l',,id,e ,,de ,,lib]t ,,selon ,,la ,,?,,orie ,,des ,,id,,es-,,=ces ,i4 ,notion syn?tique de la lib]t psy*ologique4--,re*]*e de la notion o p\rrai5t concid]1 dans ce qu'ils ont de positif1 le sy/me de la dt]m9ation et celui de l'indiffr5ce4 ,,ii4 ,idal mtaphysique de l'acte libre4--,l'acte libre doit avoir la lib]t et p\r f9 et p\r cause4--,mcanisme et organisme de la lib]t1 que n\s *]*ons ralis]4 ,,iii4 ,l'volution v]s la lib]t et ses trois mom5ts4--,evolution ncessaire p\r arriv] produire des actes ayant comme f9 l'ide de lib]t4 ,,iv4 ,l'ide-=ce de lib]t comme complm5t du naturalisme4--,objections et rponses4--,l'ide de lib]t1 quival5t et sub/itut de la lib]t dans l'ordre logique1 ma?matique et mcanique4 ,v4 ,l'ide-=ce de lib]t comme complm5t de l'idalisme4--,introduction d'un n\vel lm5t dans les ?ories de ,leibnitz et de ,kant4 ,,vi4 ,l'ide de lib]t et l'ide de l'av5ir4--,influ5ce des ides du temps et de l'av5ir sur le dt]m9isme4 ,raction de l'ide sur le fait et de la prvision sur l'action4 ,i4 ,notion syn?tique de la lib]t psy*ologique4--,n\s ent5dons p> lib]t1 on s'en s\vi5t1 l'indp5dance s\s t\tes ses =mes et t\s ses degrs4 ,des analyses que n\s avons faites prcdemm5t il rsulte que1 dans l'ide ord9aire de la lib]t1 il y a de l'impossible et du possible4 ,la lib]t d'indiffr5ce e/ impossible3 le libre arbitre1 qui s'y ramne1 e/ impossible en tant que puissance de v\loir au mme in/ant1 dans les mmes conditions1 deux *oses contraires3 une telle puissance n'e/ conue que p> l'ab/raction des relles conditions de la volont4 ,et cette ab/raction1 on s'en s\vi5t1 s'opre en quelque sorte t\te seule p> le seul effet de l'ignorance4 ,il en rsulte une illusion1 d'ailleurs p>tiellem5t utile dans la pratique p> la raction qu'elle produit2 c> la raction de l'ide sur le fait a une si gr&e =ce de ralisation que1 mme s\s ces deux =mes infrieures et p>adoxales de l'indiffr5tisme et du libre arbitre1 je puis encore ralis] approximativem5t la lib]t4 ,ce qui n'e/ pas illusoire et faux dans l'ide de lib]t1 c'e/ d'abord le ct ngatif de cette ide1 qui e/ l'indp5dance de l'tre intellig5t l'g>d du dehors2 puis le fond positif de l'ide1 qui e/ la plnitude de la puissance et notamm5t de la puissance intellig5te ou consci5te4 ,cette puissance n'a ri5 d'illusoire4 ,l'ide de lib]t1 dans son fond le plus empirique1 r5f]me donc t\t au mo9s un lm5t indniable et vrai3 l'ide de la =ce des ides1 de quelque manire qu'on conoive cette =ce4 ,n'y et-il ri5 de plus1 ce s]ait dj quelque *ose1 et l'ide de lib]t ne ressembl]ait pas l'utopie du m\vem5t p]ptuel4 ,mais ce n'e/ pas l t\t ce que r5f]me cette notion4 ,p>mi ces ides-=ces qui ont une inconte/able puissance1 il y en a deux dom9antes en n\s3 celle du moi et celle de l'univ]sel4 ,l'indp5dance du moi1 voil dj une notion plus concrte de la lib]t4 ,et cette indp5dance mme1 n\s le v]rons1 ne se manife/e jamais mieux que qu& le moi agit p\r un motif univ]sel4 ,de l drive la notion de lib]t suprieure et morale1 qui manife/e l'indp5dance du moi p> rapport aux limites de sa propre individualit borne4 ,cette lib]t e/ la condition du vrai ds9tressem5t et de l'am\r d'autrui4 ,en ab/rayant a9si t\tes les dp5dances1 t\tes les limites1 n\s f9issons p> concevoir1 d'une conception indirecte1 une indp5dance absolue1 une cause qui s]ait indp5dante s\s t\s les rapports3 c'e/ ce que les mtaphysici5s appell5t l'absolu4 ,c'e/ l1 nos yeux1 la =me t\t idale de la lib]t1 conue au po9t de vue mtaphysique#acb4 #acb ,voir plus haut1 sur l'idal de lib]t mtaphysique et d'indp5dance absolue1 *ap4 ,,vii1 #c4 ,on le voit1 v\loir r5f]m] la lib]t dans les bornes d'une df9ition troite1 c'e/ en contr$ire la notion mme1 qui exclut prcism5t t\tes les bornes4 ,cep5dant1 n\s ne p\vons ici considr] la lib]t la fois s\s t\s ses aspects4 ,n\s s]ons donc oblig de procd] dialectiquem5t1 comme et dit ,platon1 ou1 p\r p>l] le langage mod]ne1 d'tablir un processus et une volution qui n\s fasse pass] d'un degr l'autre1 d'une =me d'indp5dance une autre suprieure et plus complte4 ,il e/ naturel1 au db de notre re*]*e1 de considr] d'abord la lib]t psy*ologique1 la lib]t du moi4 ,n\s n'ent5dons po9t p> cette lib]t psy*ologique une dt]m9ation qu'on ne saurait trop comm5t qualifi]1 qui aurait lieu ab/raction faite de t\te apprciation des *oses1 de t\te considration des buts (f]ts1 une dt]m9ation de libre arbitre sans motif et sans mobile1 en un mot sans raison4 ,la lib]t huma9e n\s semble1 son premi] degr1 le p\voir de faire quilibre aux raisons tires de la nature intr9sque des *oses p> une raison tire de l'ide que le moi a de son indp5dance4 ,si la valeur intr9sque des *oses1 telle que mon intellig5ce la conoit1 dt]m9ait seule mon action1 cette valeur des *oses tant imp]sonnelle et conue en v]tu de lois imp]sonnelles1 je n'aurais aucune lib]t2 mais1 si je tr\ve dans la consci5ce mme de mon individualit 7relle ou =melle71 du sujet qui e/ moi1 un motif et un mobile capable de contre-balanc] les raisons qui procd5t des objets1 il y aura une c]ta9e attribution de l'acte moi-mme et non plus seulem5t au non-moi4 ,la lib]t e/ donc1 s\s cette premire =me1 le sujet se posant en face de l'objet comme une =ce capable de rsi/] avec la consci5ce de sa rsi/ance2 c'e/ le moi tr\vant dans le moi une raison d'agir qu'il se fait lui-mme au lieu de la recevoir du dehors4 ,n\s admettons t\j\rs une raison d'agir1 mais elle e/ tantt dans la consci5ce du sujet1 tantt dans la p]ception des objets4 ,n\s avons vu le =t et le faible des deux ?ories relatives la lib]t3 il faut ma9t5ant essay] de les concili] dans une notion plus l>ge et plus comprh5sive de la lib]t psy*ologique4 ,selon le dt]m9isme1 n\s n\s dt]m9ons p\r tels ou tels motifs2 et ces motifs sont des p5ses actuelles qui1 tant donne notre con/itution psy*ologique1 devai5t ncessairem5t am5] notre dt]m9ation4 ,ds lors1 l'ide de notre lib]t ne s]ait plus qu'une =me vide s'appliquant indiffremm5t t\s nos actes2 le cont5u positif de ces actes s]ait dt]m9 rellem5t et exclusivem5t p> les motifs actuels et p> t\te la srie d'tats de consci5ce antcd5ts4--,selon la doctr9e vulgaire de la lib]t d'indiffr5ce1 au contraire1 n\s n\s dt]m9ons p>ce que n\s le v\lons2 ce qui revi5t dire que n\s n\s dt]m9ons a9si p>ce que n\s n\s dt]m9ons n\s dt]m9] a9si4 ,c'e/ l un acte absolu et indp5dant de t\t le re/e4 ,comm5t alors expliqu] le cont5u positif et dt]m9 de ses effets8 ,comm5t cette suprme indiffr5ce a-t-elle pu ab\tir telles et telles diffr5ces1 p> exemple un acte de p>don ou un acte de v5geance8--,voil les notions contraires de la lib]t que se font les dt]m9i/es et les indt]m9i/es4 ,ma9t5ant1 il y a deux manires de concili] des notions4 ,on peut les comb9] dans ce qu'elles ont de positif p\r arriv] une troisime ide1 di/9cte et une1 qui en e/ la syn?se2 c'e/ l1 ce semble1 la vraie m?ode4 ,on peut aussi juxtapos] simplem5t les notions contraires et1 p\r vit] la contradiction1 en lim9] les c>actres spcifiques ou diffr5tiels2 mais on n'arrive a9si qu' une id5tit vide et sans cont5u dt]m91 ou1 si on laisse subsi/] la mo9dre diffr5ce1 l'opposition clate bi5tt au se9 mme de l'app>5te conciliation et rclame en va9 une conciliation n\velle#acc4 ,l'ab/rait1 et consquemm5t l'incomplet1 voil le dfaut ord9aire des sy/mes relatifs la lib]t4 ,n\s n\s dt]m9ons p\r tels ou tels motifs2 mais alors les motifs sont t\t sans la volont1 et le mot n\s n\s dt]m9ons n'a plus de s5s4 ,n\s n\s dt]m9ons p\r n\s dt]m9]1 n\s v\lons p\r v\loir2 mais alors la volont demeure ab/raite et sans motif1 comme une =me sans cont5u4 ,t\tes ces doctr9es1 aprs avoir bris la vivante unit du v\loir1 s'ef=c5t va9em5t de la recon/ruire4 ,n\s devons d'abord rtablir la ralit psy*ologique des faits1 avant de pass] aux considrations mtaphysiques4 #acc ,voir1 sur notre m?ode1 l',introduction notre ,hi/oire de la philosophie1 #d;e dition4 ,en premi] lieu1 relativem5t au motif de nos actes1 l'obs]vation intrieure n\s a montr que les sy/mes adv]ses sont galem5t incomplets4--,je puis v\loir p\r v\loir1 dis5t les p>tisans de la lib]t indiffr5te4--,oui1 leur avons-n\s rpondu2 mais v\s avez alors un motif intrieur1 qui e/ d'ex]c] la puissance mme que v\s concevez4--,alors1 dis5t leur t\r les dt]m9i/es1 je veux p\r une raison1 et en vue de quelque *ose8--,oui2 seulem5t cette raison1 ce quelque *ose que v\s avez en vue comme idal1 e/ le v\loir mme et le v\loir libre4--,en ce cas1 ma volition e/ dt]m9e p> le motif1 et je ne suis pas libre4--,votre volition e/ dt]m9e p> le motif1 et comme ce motif e/ prcism5t d'tre libre1 la "q que v\s ne devez pas prjug] e/ de savoir si v\s ne ralisez pas effectivem5t1 dans quelque mesure1 une c]ta9e lib]t en v\s-mmes4 ,reconnaissez t\t au mo9s que la "q doit tre mieux pose qu'elle ne l'a t4 ,voici donc1 relativem5t au motif de nos actions1 les deux extrmes et la notion syn?tique1 f\rnie p> l'expri5ce intrieure1 qui les concilie dans ce qu'ils ont de positif4--,je ne puis v\loir p\r v\loir et sans raison1 disait ,leibnitz4--,je puis v\loir sans raison et p\r v\loir1 disait ,reid4--,la vrit psy*ologique e/ que je puis v\loir p\r la raison de v\loir1 et alors je veux t\t la fois p\r une raison et sans raison3 p\r une raison subjective 7l'ide de ma puissance71 et sans raison objective 7tire de la nature des *oses que je veux1 ou des f9s ext]nes74 ,dans ce cas1 n\s expliquons notre acte en disant3 ,p>ce que je veux4 ,cette expression ne dsigne pas seulem5t l'ag5t ou la volont1 mais aussi un objet de p5se ou un motif que la volont se pose elle-mme3 ce n'e/ donc pas1 comme on le croit1 une tautologie4 ,lorsque la volont1 entre deux bi5s1 *oisit un bi5 mo9dre ou gal p>ce qu'elle le veut1 ce mot e/ pris dans un s5s orig9al1 et s]t r5dre raison du *oix a9si fait3 il ne dsigne plus la volont en gnral1 mais la volont se pr5ant elle-mme spcialem5t p\r motif et p\r f91 p> un acte de rflexion4 ,qu& n\s prfrons le plus gr& bi5 extrieur1 mille francs plutt qu'un franc1 n\s croyons inutile d'aj\t] que n\s le v\lons p\r v\loir3 la valeur du motif extr9sque suffit alors p\r expliqu] la dt]m9ation de la volont2 mais1 dans le *oix d'un mo9dre bi5 ou d'un bi5 gal1 si on n\s int]roge sur le motif1 n\s donnons p\r raison3 p>ce que je veux4 ,la volont devi5t alors p\r elle-mme un vrai motif1 c> elle s'objective et se pose en face d'elle-mme3 ,sit pro ratione voluntas4--,reid n'a vu que le ct extr9sque des *oses2 il n'a pas vu la raison intr9sque qui dtruit en n\s l'indiffr5ce3 savoir l'ide de l'indp5dance mme1 laquelle n\s sommes lo9 d'tre indiffr5ts4 ,d'autre "p1 les dt]m9i/es ont nglig tort l'ide de la volont libre p>mi les motifs de dt]m9ation4 ,la mme insuffisance des doctr9es opposes se retr\ve propos du mobile de nos dt]m9ations1 qui n'e/ que le motif p> n\s s5ti et dsir4 ,ici encore les faits psy*ologiques sembl5t avoir t mal analyss4 ,selon les dt]m9i/es1 non seulem5t il n'y a po9t d'acte sans raison ou sans motif1 mais encore la raison d'agir ne peut tre que quelque bi5 s5ti ou reprs5t3 on ne peut v\loir que p\r un bi51 et t\t motif devi5t a9si un mobile4--,je puis v\loir p\r v\loir et sans mobile1 dis5t au contraire les p>tisans de la lib]t d'indiffr5ce4--,mais1 rpondrons-n\s aux deux sy/mes adv]ses1 si la volont libre e/ elle-mme un bi51 les contraires ne sont plus aussi inconciliables3 je puis v\loir p\r le bi5 de v\loir4 ,ici encore les p>tis dissid5ts font tort ab/raction de l'ide de lib]t2 celle-ci n\s app>at t\j\rs1 ses degrs diffr5ts1 comme l'ide d'un bi5 ralisable dans le moi2 et consquemm5t1 de mme qu'elle e/ un motif1 elle e/ un mobile4 --,ce n'e/ pas un bi51 object]a-t-on1 de lev] le bras ou de l'abaiss]2 et cep5dant je lve librem5t le bras p\r le lev]1 je l'abaisse librem5t p\r l'abaiss]4--,analyse incomplte4 ,qu& v\s faites ces m\vem5ts avec rflexion1 v\s les faites p\r montr] aux autres votre lib]t1 ou p\r v\s la montr] v\s-mme2 et cette sorte de triomphe que v\s remportez sur le simple possible en le r5dant actuel e/ assurm5t un bi51 dont v\s avez la notion plus ou mo9s confuse et le s5tim5t plus ou mo9s vif3 il y a ici un mobile1 ne ft-ce que le plaisir d'agir1 de se m\voir1 de se s5tir matre de ses m\vem5ts1 de se s5tir vivre4 ,de mme1 v\s me proposez le *oix entre deux bi5s extrieurs1 l'un beauc\p plus gr& que l'autre1 et je *oisis le mo9dre3 ma dt]m9ation e/-elle sans mobile8 ,non4 ,je veux v\s pr\v] ou me pr\v] moi-mme que je ne suis pas esclave d'une influ5ce extrieure1 je veux affirm] et1 en une c]ta9e mesure1 ralis] ma p]sonnalit1 mon moi1 ma lib]t et ma dignit1 en prfrant le mo9dre bi5 au plus gr&4 ,cette affirmation et ralisation de ma puissance p]sonnelle e/ un bi5 mes yeux1 et je prfre ma lib]t aux *oses extrieures4 ,les dt]m9i/es ont donc raison3 quoi que je fasse1 je ne puis v\loir qu'un bi52 mais ce bi5 peut tre prcism5t la lib]t4 ,en concevant la lib]t1 je la conois comme bonne1 je l'aime1 et je suis excit a9si la ralis]2 l'tre raisonnable1 qui se crait t\t l'heure lui-mme un motif p> la conception de la lib]t1 se cre aussi un mobile et une f93 le moi tr\ve en lui-mme une raison de v\loir et un intrt v\loir4 ,que cette ide et ce dsir de la lib]t aill5t croissant p> l'att5tion et la rflexion1 ils produiront des effets en analogie avec eux-mmes1 indp5dants de la valeur des autres motifs ou des autres mobiles4 ,voil1 ce semble1 la ralit psy*ologique4 ,le gr& tort du dt]m9isme e/ donc de n'avoir pas vu que1 si l'homme veut t\j\rs en vue d'un bi51 il peut v\loir en vue d'un bi5 qui soit sa volont mme4 ,cette conception de la volont libre comme bonne en soi se mle t\s nos actes rfl*is2 elle con/itue un motif et un mobile inhr5t au moi1 et dont l'int]v5tion modifie t\s les autres motifs et t\s les autres mobiles empre9ts de passivit extrieure4 ,c'e/ proprem5t la "p du moi et de son ide dans l'acte accompli2 aussi e/-ce l ce que le moi croit p\voir s'attribu] lui-mme4 ,en rsum1 l'ide du v\loir qui semble la plus syn?tique et la plus con=me l'expri5ce psy*ologique e/ la suivante3 n\s v\lons p\r telles ou telles raisons1 p\r tels ou tels bi5s1 et de plus1 et surt\t1 p\r la raison et le bi5 de v\loir4 ,,ii4 ,idal mtaphysique de l'acte libre4--,c'e/ l aussi ce qui rpond le mieux1 ce semble1 la notion mtaphysique de la vraie lib]t individuelle4 ,d'une "p1 en effet1 p\r tre entirem5t libre1 la volont ne doit pas1 en se portant v]s tels et tels objets1 s'y port] exclusivem5t p\r eux2 elle ne doit pas s'absorb] dans la matire sur laquelle elle s'ex]ce3 il faut qu'elle veuille encore avec le b d'tre libre1 avec le b de v\loir librem5t4 ,d'autre "p1 elle ne peut v\loir vide1 dans une indiffr5ce qui exclurait t\t cont5u dt]m94 ,la ralit concrte1 c'e/ de v\loir librem5t telle *ose #a p\r v\loir cette *ose-l et non une autre1 #b p\r la v\loir librem5t et non d'une autre manire4 ,la lib]t individuelle doit donc remplir deux conditions p\r ralis] son idal3 elle doit donn] son acte la =me de la lib]t1 non une =me t\t extrieure1 mais1 s'il e/ possible1 cette =me relle et con/itutive qu',ari/ote appelait l'ess5ce2 en mme temps elle doit donn] cet acte1 de =me libre1 un cont5u dt]m94 ,la =me ess5tielle de la lib]t du moi c'e/ de v\loir p\r v\loir1 de se dt]m9] p> soi-mme p\r se dt]m9] p> soi-mme4 ,v\loir a9si p\r v\loir1 d'aprs nos explications prcd5tes1 n'e/ pas une id5tit vide pose p> l'ent5dem5t1 au moy5 de laquelle on se disp5s]ait de t\te explication en rpondant la "q p> la "q mme4 ,le premi] v\loir n'e/ pas la mme *ose que le second2 ce sont deux lm5ts la fois id5tiques et diffr5ts1 dont l'unit concrte =me un t\t1 p>ce que le premi] a sa raison dans le second et le second sa raison dans le premi]4 ,comm5t ce c]cle peut-il se produire sans con/itu] un c]cle vicieux8--,c'e/ que1 qu& je veux p\r v\loir1 le premi] t]me e/ le v\loir actuel1 et le second un v\loir possible1 raison f9ale et idale du premi]4 ,si ces deux v\loirs p\vai5t se suffire l'un l'autre indp5damm5t de t\t le re/e1 il en rsult]ait que l'acte libre1 compos de deux v\loirs insp>ables1 la fois id5tiques dans leur =me et diffr5ts p>ce que l'un e/ moy51 l'autre f91 subsi/]ait dans leur unit ou plutt s]ait lui-mme cette unit4 ,en ce qui conc]ne le premi] po9t1 il n'y a pas de difficult admettre que le v\loir libre devi5ne une f9 p\r notre activit prs5te4 ,la lib]t e/ indp5dance2 de plus1 en son s5s le plus positif et au plus haut degr de son volution1 n\s v]rons qu'elle se confond avec la volont de l'univ]sel1 avec la moralit4 ,on conoit donc trs bi5 la possibilit de se propos] soi-mme comme raison f9ale un acte libre1--s9on un acte libre ab/rait1 notion sans cont5u1 du mo9s un acte libre p>ticuli]1 envelopp dans un ensemble de circon/ances donnes4 ,je veux faire telle *ose et non telle autre1 et je veux la faire librem5t2 c'e/--dire que je veux1 t\t en la faisant1 tre indp5dant de ce que je fais1 ne pas y puis] une puissance qui me p>at cont5ir en elle des *oses opposes4 ,en fait1 c'e/ l l'ide dont n\s n\s proposons *aque in/ant la ralisation dans la pratique3 n\s v\lons1 p> exemple1 faire un acte de ds9tressem5t p\r le faire et aussi p\r manife/]1 p\r ralis] notre lib]t1 qui e/ en mme temps notre indp5dance individuelle et notre volontaire union l'univ]sel2 n\s ne v\lons pas tre libres sans agir et sans faire pass] notre lib]t dans un acte p>ticuli]1 ni accomplir un acte p>ticuli] sans y mettre notre lib]t4 ,la lib]t se tr\ve donc t\j\rs dans l'ide de l'acte propos et en e/ la =me ess5tielle3 n\s agissons en vue de la lib]t4 ,bi5 plus1 p\r que le cont5u dt]m9 de l'acte libre ne soit pas en contradiction avec la =me ess5tielle1 n\s v\lons imprim] cette =me t\s les lm5ts dont l'acte se compose1 et consquemm5t cet ensemble de circon/ances o n\s n\s tr\vons engags4 ,or1 p\r ne pas tre dt]m9 p> ces circon/ances1 il faut les connatre1 s9on dans leur nature intime1 du mo9s dans leur rapport avec moi4 ,si je ne les connaissais pas et qu'elles me dt]m9ass5t mon insu1 il se tr\v]ait dans l'acte accompli des *oses dont je ne v]rais pas la raison en moi-mme4 ,voil p\rquoi je pntre p> la rflexion dans les mo9dres dtails de l'acte 7tel que l'ex]cice d'une fonction moi confie7 et du milieu o il se produit1 lo9 de m'y m\voir sans y port] la lumire4 ,ce que je connais1 je l'ai1 dans une c]ta9e mesure1 ram5 moi et mis s\s ma dp5dance2 ce que je connais1 je le ti5s4 ,aussi1 plus mon v\loir e/ libre1 plus il e/ raisonn1 rfl*i1 et p> suite concret4 ,mon premi] v\loir se subdivise en autant de v\loirs p>ticuli]s qu'il y a de conditions remplir p\r que l'acte produit soit1 et ait la =me de la lib]t4 ,et t\s ces v\loirs ont leur raison dans la f9 atte9dre1 c'e/--dire dans l'acte libre idal dont ils sont les moy5s2 comme d'autre "p l'acte libre1 qui ne s]a que le d]ni] de ces v\loirs1 aura son pr9cipe dans les v\loirs antcd5ts dont il doit tre la consqu5ce4 ,une fois que t\tes les conditions s]ont a9si dt]m9es1 je saurai compltem5t ce que je veux1 je p\rrai v\loir t\tes ces *oses connues de moi1 et me v\loir moi-mme avec ma lib]t dans ces *oses ou plutt au-dessus de ces *oses4 ,l'acte concret que je veux e/ comme une ligne p>c\rir1 dont il faudrait dt]m9] t\s les po9ts p> la p5se af9 de les v\loir t\s4 ,c'e/ l un idal impossible ralis] entirem5t4 ,dans la pratique on se cont5te de dt]m9] le plus gr& nombre de po9ts possible1 comme qu& on divise une ligne en un gr& nombre de p>ties2 puis1 ces po9ts de repre dt]m9s1 on se meut de l'un l'autre p> un m\vem5t cont9u1 en laissant les int]valles dans l'indt]m9ation et l'indiffr5ce4 ,voil p\rquoi la lib]t doit tre en raison inv]se et non en raison directe de l'indt]m9ation4 ,plus mon v\loir s]a dt]m9 et concret1 plus sa ralisation d'un po9t l'autre p>atra ncessaire1 et plus cep5dant il p\rra tre raisonnable et libre1 au vrai s5s de ce mot4 ,d'aprs ce qui prcde1 c'e/ t\t d'abord dans un mcanisme que l'acte idal de lib]t doit se ralis]4 ,l'acte libre1 que n\s n\s proposons comme f91 a beso9 en effet d'une srie d'actions lies p> la loi mcanique des conditions suffisantes2 c> l'effet que la lib]t veut produire doit tre s\s sa dp5dance absolue1 et consquemm5t s\mis des conditions qui le r5dront ncessaire4 ,sans cette ncessit des effets1 il n'y aurait plus de c]titude p\r la lib]t intellig5te3 en attirant elle un anneau de la *ane des *oses p\r atte9dre un autre anneau plus ou mo9s loign1 la volont ne s]ait po9t sre de ne pas voir la *ane se bris] entre ses ma9s1 et les anneaux dta*s se p]dre dans le vide4 ,la lib]t doit donc ralis] un mcanisme d'effets s\mis la ncessit1 c'e/--dire cette loi mcanique des effets que l'on confond trop s\v5t avec la notion mtaphysique de cause effici5te4 ,dans t\t mcanisme app>at une direction pr9cipale1 dt]m9e p> le po9t de d"p et p> le po9t d'arrive4 ,au se9 de la consci5ce l'ide directrice s]a celle mme de la lib]t4 ,cette ide s]a d'abord la =ce impulsive qui dom9e et meut t\t le sy/me1 c> t\te ide a une int5sit et une =ce proportionnelle cette int5sit4 ,en outre1 l'ide de lib]t imprim]a aux autres =ces une direction v]s elle-mme2 c'e/ elle-mme qu'elle pr5dra p\r b d]ni]1 t\t en se ralisant dans un sy/me concret d'actions int]mdiaires4 ,en consqu5ce1 elle devra se ma9t5ir d'un b\t l'autre de la ligne suivie1 comme un mobile prs5t *aque po9t p>c\ru et qui cons]ve t\j\rs sa t5dance au m\vem5t4 ,bi5 plus1 le rsultat dynamique obt5u p> l'ide de lib]t ne s]a pas seulem5t la cons]vation d'elle-mme1 mais son accroissem5t4 ,*aque m\vem5t intrieur tant rfl*i sur ce moteur qui ramne t\t lui et ayant en outre p\r effet de dim9u] progressivem5t les =ces opposantes1 quelles qu'elles soi5t1 la =ce pr9cipale1 c'e/--dire l'ide de lib]t1 accrotra sans cesse son effet de t\t ce qu'auront p]du les autres =ces4 ,elle aura a9si russi agir en vue d'elle-mme sur elle-mme1 et produire la rflexion du m\vem5t sur le moteur4 ,un mcanisme circulaire e/ prcism5t ce qui con/itue un organisme4 ,on sait que1 selon la =mule de ,kant1 l'organisme e/ un sy/me dont t\tes les p>ties sont t\r t\r cause et effet2 il se rsume dans une rciprocit pr9cipale3 celle de la =ce dom9ante et des =ces auxiliaires1 de la vie et des organes4 ,la vie produit les organes1 qui leur t\r produis5t1 ma9ti5n5t1 accroiss5t la vie4 ,mais1 dans les organismes infrieurs1 la vie s'ignore et ignore les moy5s qu'elle emploie3 elle e/ in/9ctive4 ,au contraire1 la vie suprieure1 que t5d crer l'ide de lib]t1 s]ait une vie consci5te d'elle-mme et de ses moy5s1 transp>5te p\r elle-mme dans t\s ses organes1 se voyant fonctionn] et voyant se ram5] elle t\tes les autres fonctions m5tales4 ,p\r cela l'ide de lib]t doit tre prs5te1 comme f9 et comme cause1 t\s ses organes intrieurs ou psy*iques2 et de plus elle doit tre son organe elle-mme4 ,,iii4 ,l'volution v]s la lib]t et ses trois mom5ts4--,la volont ne peut ralis] l'idal de l'acte libre sans pass] p> trois mom5ts dont l'volution con/itue un vritable progrs4 ,si1 p> hypo?se1 n\s considrons le moi avant qu'il ait produit aucun acte s\s l'ide de lib]t 7comme *ez les enfants71 n\s le tr\vons dt]m9 pr9cipalem5t p> le dehors et p> ce qui ne vi5t pas de lui-mme2 il e/ t\t enti] esclave de la con=mation du c]veau4 ,c'e/ l le premi] mom5t1 o les dt]m9ations du moi intellig5t sont poses p> des =ces trangres1--hrdit1 milieu1 excitations du dehors1--plutt qu'il ne les pose et ne les affirme lui-mme en sa consci5ce4 ,son activit ne s'e/ ex]ce encore que p> des ractions purem5t rflexes 7non rfl*ies71 en raison compose des actions de l'extrieur et des =ces emmagas9es dans le sy/me n]veux4 ,ces ractions rflexes tai5t comme la traduction exacte du dehors p> le d$ans1 du physique p> le m5tal4 ,ce n'tait pas cep5dant une complte fatalit1 c'e/--dire une complte passivit1 puisqu'il y avait dj raction et consci5ce confuse de ragir2 mais cette raction tait mo9s individuelle que due l'espce2 de plus1 elle tait analogue l'la/icit des corps4 ,aussi e/-elle re/e s\mise aux lois de la pure dynamique1 jusqu' ce que la =ce qui ragissait s\s =me simplem5t rflexe se ft dveloppe p> l'action mme1 ft arrive une consci5ce rfl*ie1 se ft pose dans son unit en face de la multiplicit extrieure4 ,t\t le travail de la volont p5dant l'enfance consi/e se ressaisir p> une rflexion progressive1 dans le *aos des s5sations disp>ates1 qu'elle rduit peu peu l'unit =melle d'une mme consci5ce4 ,n\s arrivons au second mom5t1 que l'analyse sp>e du premi]1 mais qui peut se confondre avec lui dans le dveloppem5t cont9u et syn?tique de la nature huma9e4 ,le moi1 aspirant la lib]t idale1 c'e/--dire l'affirmation de soi p> des actes propres1 travaille dtruire en lui ces dt]m9ations qui n'y ont pas t poses p> lui-mme4 ,notre volont imp>faite semble d'abord cont5ir t\t plutt que soi3 le c]veau1 rsultat de l'hrdit dans la famille et dans l'espce1 e/ t\t enti] s\s la dp5dance du dehors2 p\r que la volont s'affirme1 il faut donc qu'elle comm5ce p> ni] le re/e1 en un c]ta9 s5s1 c'e/--dire p> rsi/] aux impulsions immdiates du dehors1 et cela au moy5 d'une raction individuelle4 ,qu& n\s n\s saisissons p> la consci5ce1 n\s n\s tr\vons mis en m\vem5t ou modifis dans notre m\vem5t p> mille moteurs div]s et trang]s4 ,avant donc de faire ef=t p\r n\s imprim] un lan qui vi5ne entirem5t de n\s-mmes1 il faut d'abord que n\s arrtions t\s les autres m\vem5ts et fassions en n\s le repos4 ,au po9t de vue physiologique1 ce second /ade de la volont1 t\t prp>atoire1 e/ ce qu'on a nomm le p\voir d'inhibition ou d'arrt2 il se manife/e p> un quilibre des impulsions n]veuses en div]s s5s4 ,c'e/ comme un phnomne d'int]fr5ce4 ,c'e/ aussi le second mom5t de l'volution psy*ologique1 qui enveloppe une sorte de dialectique vivante2 c'e/ le mom5t de la ngation1 p> o doit pass] ce moi que ,platon df9issait un moteur qui se meut lui-mme4 ,le moi se fait alors immobile relativem5t au dehors2 c'e/--dire que1 p>mi t\tes les dt]m9ations possibles1 il n'en reg>de aucune comme capable d'absorb] ou d'puis] son ide de lib]t en le contraignant telle ou telle action4 ,cette situation du moi l'g>d des *oses extrieures1 s\s l'ide de lib]t1 e/ celle de l'indp5dance et mme de la sp>ation2 il t5d en effet se sp>] de t\s ses mobiles1 de t\tes ses incl9ations1 de t\tes ses habitudes3 il conoit t\t cela comme incapable de produire un acte tel qu'il se le reprs5te1 c'e/--dire un acte vraim5t libre4 ,ds lors1 t\t devi5t petit et presque indiffr5t devant cette ide d'une entire indp5dance4 ,s\s ce rapport1 le moi en susp5s et en quilibre e/ indt]m92 mais1 n\s l'avons vu dj1 c'e/ une indt]m9ation p>tielle dont il e/ lui-mme l'auteur au moy5 de sa p5se4 ,p> cet arrt1 p> cet quilibre1 le moi e/ dt]m9 se dt]m9] soi-mme4 ,il arrive ce troisime et dcisif mom5t o la ncessit intellig5te1 rfl*ie sur soi1 doit s'ef=c] de se dpass] et de se contr$ire1 p> une sorte de mtamorphose psy*ologique qui e/ l'app>ition de l'tre moral4 ,il y a l un passage que l'intellig5ce aspire fran*ir1 comme si la ncessit1 aprs l'avoir conduite jusqu' ce po9t1 lui montrant au del de l'ob/acle la t]re promise de la lib]t idale1 la *>geait d'a*ev] l'oeuvre comm5ce4 ,en fait1 qu& n\s agissons s\s l'ide de lib]t1 n\s n\s ef=ons de ralis] le mcanisme automoteur prcdemm5t dcrit1 qui a la lib]t p\r f9 directrice4 ,l'ide de lib]t montre sa valeur1 comme le m\vem5t1 en m>*ant4 ,en pr5ant la lib]t p\r b n\s ne p\rsuivons pas un idal de t\t po9t *imrique et illusoire3 l'acte que n\s n\s proposons d'accomplir librem5t1 n\s l'accomplissons comme s'il tait libre en une c]ta9e faon et s\mis notre p\voir4 ,n\s ralisons donc t\t au mo9s le cont5u de cet acte4 ,si on peut n\s conte/] le succs complet1 c'e/ relativem5t ce pr9cipe de lib]t que n\s lui attribuons1 cette =me ess5tielle 7au s5s ari/otlique du mot7 que n\s aurions v\lu aussi lui donn]4 ,la conte/ation ne peut plus port]1 vrai dire1 que sur le degr de notre succs dans cette t5tative d'affran*issem5t et dans cette volution progressive2 mais on ne saurait ni] les effets rels de ce coeffici5t nglig p> t\s les dt]m9i/es4 ,rtablissons-le donc d'abord dans le dt]m9isme naturali/e1 puis dans le dt]m9isme idali/e4 ,des faits1 dis5t les naturali/es1 t\t s'explique p> des faits4 ,mais l'ide de lib]t e/ aussi un fait qui doit produire comme les autres un rsultat orig9al4--,des ides1 dis5t les idali/es1 t\t s'explique p> des ides4 ,mais la lib]t e/ aussi une ide1 qui doit avoir sa "p dans la gnration des *oses p> les ides mmes4--,les sy/mes arriv5t donc p> div]ses voies pos] une ide-=ce ou une =ce-ide4 ,n\s devons exam9] successivem5t ces deux po9ts de vue4 ,,iv4 ,l'ide-=ce comme complm5t du naturalisme4--,les plus rc5tes obs]vations de l'cole empirique et naturali/e s'accord5t avec les spculations des idali/es sur l'id5tit fondam5tale de la p5se et de l'action4 ,selon ,,mm4 ,ba9 et ,sp5c]1 et aussi selon ,mll]1 l'ide d'un objet abs5t et la p]ception d'un objet prs5t sont des actes qui ne diffr5t pas en nature1 mais seulem5t en degr2 l'ide1 en gnral1 e/ le comm5cem5t d'une action4 ,le phnomne fondam5tal du mcanisme n]veux e/ l'acte rflexe2 p> consqu5t1 c'e/ une transmission de m\vem5t4 ,le m\vem5t communiqu aux c5tres crbraux se re/itue ncessairem5t au dehors et se transmet s\s une =me ou s\s l'autre4 ,t\te p5se suppose une rception et une transmission de m\vem5t1 p> consqu5t une cont9uation de m\vem5t1 une t5dance1 une =ce motrice au s5s mcanique#acd4 #acd ,n\s tr\vons la ?orie des ides-=ces de plus en plus confirme p> les travaux des physiologi/es et psy*ologues contempora9s4 ,selon les rem>ques aj\tes p> ,m4 ,ta9e sa d]nire dition de l',intellig5ce1 qu& l'image devi5t trs lum9euse1 elle se *ange en impulsion motrice2 on peut donc suppos] que1 s'il y a dans l'corce crbrale des po9ts o l'image devi5t plus lum9euse1 ces po9ts se r5contr5t l o les extrmits t]m9ales de l'app>eil intellectuel s'ab\*5t avec les extrmits initiales de l'app>eil moteur444 ,d'innombrables c\rants intellectuels *em95t a9si dans notre intellig5ce et notre c]veau1 sans que n\s en ayons consci5ce1 et ord9airem5t ils n'app>aiss5t la consci5ce qu'au mom5t o1 dev5ant moteurs1 ils entr5t dans un autre lit4 7,l'intellig5ce1 #c;e dit41 ,i1 #dhb47 ,le sub/ratum physique de l'esprit1 dis5t ,c>p5t] et ,laycock1 n'e/ pas seulem5t les n]fs effr5ts avec leurs c5tres1 ce sont aussi les n]fs affr5ts1 ce sont les processus s5sori-moteurs4--,il doit y avoir un lm5t moteur aussi bi5 qu'un lm5t s5soriel dans le sub/ratum anatomique dont la faible d*>ge correspond ce que n\s appelons p5s] un objet4 ,cette notion peut p>atre s+ulire4 ,quoi de commun1 dira-t-on1 entre un m\vem5t et une ide1 l'un tant un processus physique1 l'autre un processus m5tal8 ,je le rpte1 le m\vem5t entre comme lm5t non dans les ides1 mais dans le sub/ratum anatomique des ides4 7,hugl+s ,jackson1 ,cl9ical & physiological rese>*es on ! n]v\s sy/em3 ,i1 on ! localisation ( movem5t 9 ! bra91 p4 #ah1 et sq47 ,p\r la ?orie des c5tres psy*o-moteurs1 qui sont comme les c5tres des ides-=ces1 voir les travaux de ,f]ri]1 de ,ba/ian1 de ,maudsley et les pages sub/antielles de ,m4 ,ribot1 dans la ,revue philosophique de juillet #ahhb4 ,la t5dance qu'a l'ide d'une action la produire montre que l'ide e/ dj l'action elle-mme s\s une =me plus faible4 ,au s\v5ir de quelque action n]gique1 p> exemple d'un combat1 il n\s e/ trs difficile de n\s emp*] de rpt] p>tiellem5t cette action4 ,une sorte de c\rant caus p> l'motion se prcipite dans les mmes voies et s'emp>e des mmes muscles1 au po9t de leur impos] une rptition relle4 ,un enfant ne peut r5dre compte d'une scne laquelle il a pris "p qu'en la reproduisant avec t\s les dtails4 ,rem>quons en passant que c'e/ ce qui donne naissance au langage d'action2 c'e/ aussi ce qui le r5d si facilem5t intelligible p\r les enfants eux-mmes3 n\s int]prtons rapidem5t les signes p>ce qu'ils sont le comm5cem5t des actes qu'ils reprs5t5t4--,en p5sant des mots ou une phrase1 on s5t une sorte d'impulsion et de m\vem5t se communiqu] la langue et aux autres organes de l'articulation1 qui sont alors s5siblem5t excits4 ,l'articulation1 dit ,m4 ,ba91 e/ la seule diffr5ce qu'il y ait entre la reprs5tation purem5t intellectuelle d'une ide et son expression vocale444 ,p5s]1 c'e/ se ret5ir de p>l] ou d'agir4 ,n\s s5tons *aque in/ant combi5 il e/ facile de conv]tir nos ides en p>oles2 il suffit d'y aj\t] une =ce mcanique presque ins5sible1 de faire ent5dre un faible *u*otem5t4 ,il y a des g5s qui sont si peu matres de leurs organes qu'ils articul5t ou murmur5t t\tes leurs p5ses2 il en e/ d'autres qui1 dans c]ta9s mom5ts d'excitation1 ne peuv5t s'emp*] de se p>l] eux-mmes4 ,l'ide seule du billem5t le provoque3 le fre9 qui accompagne ord9airem5t les ides d'action et qui les emp*e de se traduire en m\vem5ts1 e/ trop faible dans ce cas2 en consqu5ce l'ide devi5t elle seule l'expression complte de la ralit4 ,ce fre9 rsulte du mcanisme des =ces3 les m\vem5ts comm5cs dans le c]veau t5d5t se rp&re et se ralis] dans les muscles1 mais ils r5contr5t des m\vem5ts dj raliss qui peuv5t les cont5ir1 ou d'autres c\rants n]veux qui les neutralis5t4 ,les ondes produites p> une pi]re dans l'eau vont plus ou mo9s lo9 et sont neutralises plus ou mo9s vite1 selon la =ce du *oc initial2 de mme il e/ en n\s des t5dances et des m\vem5ts qui ne rayonn5t pas jusqu' la sphre visible de l'activit extrieure1 mais qui n'en sont pas mo9s dj l'action elle-mme et le m\vem5t lui-mme au premi] degr4 ,si l'ide peut ex]c] une action jusque sur des m\vem5ts de nature rflexe1 de manire les excit] ou les modr]1 on compr5d combi5 elle doit tre plus puissante sur les m\vem5ts qui dp5d5t immdiatem5t d'elle-mme4 ,et p>mi ces ides1 qui t5d5t se ralis]1 s'exprim] p> des actes1 n\s savons qu'il faut plac] au premi] rang l'ide de lib]t1 dont l'action e/ tantt modratrice1 tantt excitatrice4 ,cette ide e/ un ressort dont l'action a t nglige p> l'cole physiologique et naturali/e4 ,le tort de cette cole1 en gnral1 c'e/ le peu d'importance qu'elle accorde la consci5ce et aux ides4 ,n\s avons vu qu'elle en fait de simples reflets d'un m\vem5t accompli sans elles1 de simples phnomnes lum9eux sans action et sans relle influ5ce4 ,les *oses se pass5t dans le c]veau tantt avec consci5ce1 tantt sans consci5ce1 et dans le premi] cas elles se pass5t comme si la consci5ce mme n'exi/ait pas3 le c\rant suit l'arc n]veux de la mme manire1 soit qu'il y ait consci5ce au c5tre1 soit qu'il y ait inconsci5ce4 ,ce rle effac1 ou plutt cette abs5ce de t\te action efficace attribue aux ides1 n\s p>at une exagration des naturali/es contempora9s1 que n\s avons dj signale#ace4 ,leur erreur e/ de croire que les actes1 connus ou non de n\s1 demeur5t t\j\rs les mmes1 semblables au fleuve qui c\le de la mme manire1 soit qu'on reg>de ou qu'on ne reg>de pas les flots qui se suiv5t4 #ace ,voir pr9cipalem5t ,maudsley1 ,h]z51 ,m4 ,ta9e et ,m4 ,ribot4--,cf4 p4 #aji4 ,sans d\te il y a des comb9aisons d'ides qui ne t5d5t pas se ralis] p>ce qu'elles n'envelopp5t en elles-mmes aucune t5dance capable de satisfaire l'tre qui les conoit2 p>fois mme elles envelopp5t une t5dance rpulsive plutt qu'attractive4 ,l'ide d'imbcillit1 p> exemple1 ou celle de fatalit1 n'incl9e pas sa ralisation4 ,encore ne faudrait-il pas qu'une intellig5ce ft t\t envahie et absorbe p> des ides de ce g5re1 c> alors elles t5drai5t s'exprim] tantt p> une sorte de fasc9ation1 tantt p> une passivit in]te1 etc4 ,une reprs5tation dom9ante et exclusive1 ft-elle *imrique ou t]rible1 ex]ce dj p> elle-mme une fasc9ation qui peut suscit] les m\vem5ts lm5taires correspondants4 ,une ide n'e/ oisive et inactive que dans deux cas3 #a qu& elle e/ contrebalance et refrne p> d'autres2 #b qu&1 tant seule1 elle e/ t\t fait ab/raite ou t\t fait impossible4 ,si je conois1 p> exemple1 la ngation de t\tes mes conditions d'exi/5ce1 cette ide purem5t ngative et irreprs5table n'entrane d'autres m\vem5ts lm5taires que ceux des mots qui l'exprim5t4 ,si la lib]t n'tait qu'une ide de ce g5re1 elle n'agirait pas4 ,mais1 dans l'ide d'indp5dance1 surt\t p> rapport aux mobiles s5sibles et l'gsme1 dans l'ide d'une possession de soi p> soi-mme1 dans l'ide d'une expansion v]s l'univ]sel1 dans l'ide de p]fectibilit et de progrs1 il y a des lm5ts intelligibles et dsirables1 consquemm5t excitateurs et moteurs4 ,c'e/ donc1 de la "p des naturali/es1 une inconsqu5ce que de mconnatre1 en ce s5s1 la =ce des ides et surt\t de l'idal de la lib]t4 99 99 99 99 99 ,*]*ons ma9t5ant jusqu'o peut all] l'efficacit f9ale de l'ide de lib]t tant qu'on s'en ti5t au po9t de vue exclusif du dt]m9isme naturali/e4 ,si ce po9t de vue exprimait le fond des *oses1 les dt]m9i/es aurai5t le droit de dire3--,n\s avions sans d\te nglig un *iffre dans nos calculs et v\s avez raison de le rtablir2 mais n\s n'aurons dsormais qu' mesur] la valeur de l'ide de lib]t2 aprs l'avoir calcule une fois p\r t\tes1 n\s comm5c]ons nos tables des motifs p> ce premi] facteur inv>iable1 aprs lequel n\s crirons1 comme n\s le faisions aup>avant1 les motifs v>iables4 ,la loi de nos actions s]a tr\ve4 ,on peut rpondre1 d'abord1 que l'ide de lib]t n'e/ pas un facteur d'une valeur con/ante4--,cette ide1 quoique t\j\rs prs5te plus ou mo9s implicitem5t t\te action rfl*ie et dlibre1 n'e/ pas t\j\rs galem5t dveloppe1 claire et int5se3 il y a donc des int]mitt5ces et des degrs dans notre conception rfl*ie de la lib]t4 --,mais1 dira-t-on1 con/ante ou v>iable1 sa =ce ne modifie pas la rsultante du mcanisme int]ne3 elle s'aj\te t\j\rs aux motifs antrieurem5t dom9ants1 tantt g/es1 tantt ds9tresss1 et se borne en acclr] l'action4--,cela n'e/ vrai que qu& n\s agissons sans p5s] au contraire de notre acte2 dans ce cas1 l'ide de notre puissance accrot en effet notre confiance et acclre notre m\vem5t4 ,mais1 qu& il s'agit d'une *ose o le bon et le mauvais se ml5t1 l'association des ides p> contra/e n\s fait concevoir t\j\rs le p>ti oppos2 et ce p>ti n\s app>at1 lui aussi1 comme un mlange de bon et de mauvais4 ,si n\s n'avions aucune ide de notre lib]t possible1 n\s accept]ions simplem5t et passivem5t l'tat prs5t de nos t5dances1 sans concevoir la possibilit de r5dre dom9ante la t5dance actuellem5t la plus faible2 mais il n'en e/ pas a9si1 et l'ide de lib]t1 lo9 d'acclr] la t5dance dom9ante1 la ret>de ord9airem5t en faveur de la plus faible4 ,c'e/ quelque *ose d'analogue ce qui se passe qu& n\s sommes tmo9s d'une lutte entre deux adv]saires dont l'un e/ plus =t que l'autre3 n\s sommes incl9s pr5dre p>ti p\r le plus faible af9 de rtablir l'galit2 au beso91 n\s lui portons sec\rs4 ,et p\rquoi v\lons-n\s rtablir l'galit8 ,p\r laiss] libre jeu une puissance suprieure1 p> exemple celle de l'intellig5ce1 plus intime1 plus p]sonnelle que la =ce physique1 quoique en mme temps plus imp]sonnelle p> son objet4 ,mais1 devant une trop gr&e 9galit d'intellig5ce1 n\s sommes encore ports rtablir l'galit1 comme p\r donn] place de n\veau une puissance suprieure1 comme p\r en appel] d'un tribunal provisoire un jugem5t sans appel4 ,n\s v\lons mo9s la victoire du plus intellig5t que du meilleur1 et mo9s celle du meilleur en lui-mme que de celui qui s]ait meilleur p> lui-mme ou librem5t aimant4 ,le moi1 avec son idal d'indp5dance p]sonnelle et de volontaire imp]sonnalit1 e/ la gr&e =ce dcisive que1 dans cette lutte1 n\s v\drions voir donn]4 ,qu& il s'agit d'une lutte intrieure dans notre consci5ce1 la mme t5dance int]v5ir p\r le plus faible se produit3 l'ide mme de notre lib]t surgit et se rs]ve le d]ni] mot1 au lieu de laiss] la dcision des puissances infrieures4 ,cette ide t5d donc quilibr] les motifs et les r5dre p> l indiffr5ts devant elle1 plutt qu' se prcipit] du ct de la =ce dom9ante4 ,au lieu d'acclr]1 elle susp5d d'abord1 elle arrte2 elle produit1 avec ce que les physiologi/es appell5t l'inhibition son plus haut degr1 ce que les morali/es appell5t la possession de soi3 le moi1 au lieu d'tre absorb p> les t5dances p>ticulires et les objets extrieurs1 se recueille dans la rflexion et se pose4 ,le moi ft-il t\j\rs une simple ide1 cette ide devi5t1 au po9t de vue mme du naturalisme1 une puissance capable en fait de contrebalanc] les autres1 elle e/ une ide-=ce4 ,en outre1 ce n'e/ pas une puissance fixe1 mais quelque *ose d'analogue ces v>iables des ma?matici5s qui t5d5t v]s une limite plus gr&e que t\te quantit donne4 ,l'ide de la lib]t1 en effet1 e/ l'ide d'une =ce capable de se multipli] elle-mme p> la rflexion1 d'une =ce v>iable et virtuellem5t indf9ie4 ,tels deux miroirs se r5voi5t l'un l'autre une mme image2 et l'ide de la lib]t1 au lieu de s'affaiblir dans cette rflexion du sujet moi sur l'objet moi1 va gr&issant4 ,le dt]m9isme mcani/e p>le t\j\rs des ides comme de valeurs /ables1 comme d'units fixes2 mais il faut admettre des ides dont la valeur et la =ce impulsive soi5t capables de s'accrotre1 et qui devi5n5t multiples de soi p> la rflexion4 ,le c]veau1 dis5t eux-mmes les physiologi/es1 e/ un organe multiplicateur et cond5sateur4 ,a9si se produit un phnomne m5tal de haute importance1 qui rsulte du p\voir que n\s avons de rfl*ir sur notre moi3 du mom5t o n\s rfl*issons1 il y a le moi actuel donn notre rflexion1 et le moi possible1 qui1 en se concevant1 peut se ralis] diffr5t du moi donn4 ,de l deux t]mes et une multiplication possible de l'un p> l'autre4 ,une seconde rflexion peut multipli] encore la puissance de l'ide p> elle-mme4 ,n\s avons a9si un multiplicateur qui s'lve des puissances successives4 ,l'ide de lib]t e/ prcism5t l'ide de cette multiplication t\j\rs possible1 de cette v>iabilit sans limites prcises4 ,les symboles ari?mtiques sont1 du re/e1 bi5 lo9 de suffire l'explication de t\t ce que conti5n5t les faits de lib]t app>5te ou relle3 aux considrations de quantit doiv5t se jo9dre celles de qualit4 ,les faits physiques eux-mmes ne tr\v5t pas leur unique explication dans des v>iations de quantit purem5t ma?matiques et mcaniques2 il exi/e des comb9aisons o le t\t e/ autre *ose que la somme numrique de ses lm5ts3 ce sont les comb9aisons *imiques4 ,de mme1 dans l'esprit1 se produis5t ces faits que l'cole naturali/e appelle une sorte de *imie m5tale1 comme qu& les s5sations lm5taires des sept c\leurs eng5dr5t1 p> leur syn?se1 une s5sation t\te diffr5te en qualit1 celle du blanc4 ,les naturali/es s]ont donc =cs de reconnatre que l'ide de lib]t1 en s'aj\tant un motif1 n'en doit pas modifi] simplem5t l'int5sit quantitative1 mais encore la qualit spcifique et surt\t la qualit morale4 ,si1 p> exemple1 je conois un tort fait autrui comme p\vant tre libre1 ce n'e/ pas seulem5t un tort plus gr& que je conois1 mais un mal d'un n\veau g5re et p\r a9si dire d'une t\t autre c\leur1 l'inju/ice volontaire4 ,de mme1 le bonheur d'autrui produit p> le sacrifice de mon intrt devi5t1 en se comb9ant avec l'ide de lib]t1 cette m]veille idale qui ne ressemble aucun autre objet3 la libre bont4 ,le bi5 conu s\s l'ide de lib]t cesse donc d'tre neutre et imp]sonnel p\r app>atre comme bi5 moral1 en mme temps que le mal app>at comme mal moral4 ,ou plutt1 aup>avant1 n\s ne concevions que le plaisir ou la d\leur2 le bi5 comme tel1 ou la moralit1 n'a pu tre conu que grce l'ide1 vraie ou fausse1 de lib]t4 ,celle-ci introduit donc des motifs t\t n\veaux et sui g5]is1 c'e/--dire les motifs moraux1 impliquant un c]ta9 degr de croyance la lib]t3 ce que je veux1 c'e/ un bi5 libre1 une relle bont4 ,or1 la p]suasion de ma lib]t me p]met d'agir en vue de cette relle bont1 et c'e/ l une volution intrieure d'o peut sortir progressivem5t un monde n\veau4 ,qu& mme ces hautes notions morales ne s]ai5t qu'un idal1 la seule conception de cet idal n'en introduit pas mo9s en n\s une lumire t\te n\velle4 ,si n\s agissons s\s la p5se et le dsir de la libre bont1 n'aurons-n\s pas lieu de croire avec ,platon qu'on peut dev5ir1 en une c]ta9e mesure1 semblable l'objet de sa contemplation et1 qui plus e/1 de son action8 ,j'ai une arme dans les ma9s2 v\s prt5dez que c'e/ une ombre et non une ralit2 mais1 puisque avec cette arme je triomphe des =ces ennemies1 comm5t ne f9irais-je pas p> me dem&] si c'e/ simplem5t une ombre1 ou au mo9s si l'ombre ne pr5d pas corps8 99 99 99 99 99 ,e/-ce dire que n\s prt5dions1 sans sortir du po9t de vue mme auquel se plac5t les naturali/es1 introduire dans le dt]m9isme une lib]t radicalem5t diffr5te de ce dt]m9isme mme8--,non2 n\s v\lons seulem5t1 ce premi] po9t de vue1 qui n'e/ pas le d]ni] et le plus haut1 l>gir le dt]m9isme et l'ori5t] v]s la lib]t idale4 ,n\s v\lons montr] que l'tre intellig5t1 si dt]m9 qu'il soit1 n'att5d po9t que les *oses se fass5t ou ne se fass5t pas3 le croire1 c'e/ l un faux dt]m9isme4 ,le vrai dt]m9isme n'e/ pas fait passivem5t1 il se fait lui-mme1 il se modifie lui-mme p> lui-mme4 ,le b que n\s n\s proposons dans ce livre1 c'e/ de r5dre le dt]m9isme aussi l>ge1 aussi ouv]t1 aussi inf9i1 consquemm5t aussi flexible et vivant1 aussi modifiable1 aussi v>iable et progressif que cela e/ compatible avec un ordre intelligible1 avec une cont9uit sans hiatus1 avec une loi sans exception1 qui e/ p\rtant une loi de vie et non d'in]tie4 ,p\r cela le dt]m9isme ne doit pas tre rduit exclusivem5t aux lois mcaniques1 c> ces lois sont une enveloppe trop extrieure2 il ne doit pas tre rduit aux lois physiques et physiologiques1 qui n'puis5t pas t\t2 au mo9s faut-il y aj\t] les lois psy*iques1 et pr9cipalem5t celles de la p5se2 puis1 aprs avoir a9si gal le dt]m9isme t\t ce que n\s p\vons connatre1 il e/ encore p]mis de se dem&] si t\t e/ p\r n\s connaissable4 ,on laisse a9si subsi/] l'x problmatique au fond des *oses4 ,t\t dt]m9isme qui s'arrte moiti *em9 e/ un dt]m9isme p>esseux2 d'autre "p1 les objections adresses un dt]m9isme incomplet sont des objections p>esseuses4 ,le dt]m9isme naturali/e et mcani/e e/ de ceux qui s'arrt5t moiti *em94 ,il voit les *oses du dehors1 il voit simplem5t le rseau qui les ens]re1 et encore il ne se r5d pas un compte exact de la nature des mailles4 ,ces mailles1 en effet1 ne sont pas purem5t mcaniques et physiques1 elles sont encore psy*iques4 ,de plus1 dans le doma9e psy*ique1 il y a un facteur capital qui int]vi5t1 la consci5ce de soi1 dont l'ide n'e/ qu'une =me suprieure4 ,rpt] que la consci5ce e/ simplem5t un reflet1 c'e/ dogmatis]1 c'e/ faire de la mtaphysique matriali/e4 ,a vrai dire1 n\s ne savons pas si la consci5ce1 au lieu de reflt] le dehors1 ne n\s rvle po9t prcism5t le d$ans de l'tre et la vraie cause active1 dont les lois mcaniques1 physiologiques1 sociologiques1 /ati/iques1 ne sont que les expressions et traductions div]ses4 ,la conception des ides ou1 plus gnralem5t des tats de consci5ce comme simples empre9tes des *oses extrieures1 e/ un re/e du prjug vulgaire1 qui pr5d au srieux la mtaphore cont5ue dans l'tymologie mme du mot ide4 ,c'e/ en mme temps un re/e de sub/antialisme3 on tr\ve que l'tat m5tal1 l'tat de consci5ce1 l'ide au s5s l>ge du mot1 a beso9 d'un sub/ratum1 et il en rsulte que la consci5ce peut rec\vrir un fond sub/antiel1 s\mis une ncessit absolue4 ,c'e/ l une pure hypo?se matriali/e4 ,n\s ne savons pas ce qu'e/ le fond de la consci5ce3 n\s n'avons donc pas le droit de trait] d'illusoire l'action que la consci5ce1 p> la rflexion1 croit ex]c] sur elle-mme1 l'action que l'ide croit ex]c] sur sa propre ralisation4 ,la possibilit de l'idalisme subsi/e t\j\rs ct et au-dessus du naturalisme4 ,si l'ide de lib]t1 p> sa seule action effici5te et mcanique1 ne suffit pas *ang] absolum5t et objectivem5t la nature des *oses1 si elle ne donne pas t\t d'un c\p une entire lib]t morale un tre qui1 p> hypo?se1 s]ait exclusivem5t s\mis aux lois physiques1 il n'en e/ pas mo9s vrai que cette ide1 entre le mcanisme et la lib]t1 (fre un moy5 t]me ncessaire4 ,c'e/ l ce que n\s p\vons conclure de t\tes les considrations qui prcd5t1 et p> l se produit une premire r5contre des doctr9es4 ,en effet1 supposons que la lib]t exi/e2 elle n'exi/]a qu' la condition d'avoir consci5ce d'elle-mme1 et elle n'aura consci5ce d'elle-mme qu' la condition de dev5ir l'ide d'elle-mme4 ,or1 t\te ide tant une =ce capable de produire le m\vem5t1 la lib]t devra t\*] p> l au mcanisme4 ,d'autre "p1 si c'e/ le mcanisme qui exi/e t\t d'abord et qui1 dans les sy/mes p>ticuli]s de m\vem5ts et de =ces appels individus intellig5ts1 arrive concevoir l'ide de la lib]t1 le mcanisme p\rra1 en se con=mant cette ide1 se rappro*] progressivem5t de la lib]t idale4 ,l'ide de la lib]t e/ donc bi5 un t]ra9 commun et en quelque sorte neutre1 o peut se prp>] un rappro*em5t entre les op9ions opposes4 ,si la lib]t n'exi/e pas1 le mcanisme que n\s avons dcrit s]a ce qui peut le mieux la suppler dans l'ordre mcanique4 ,si elle exi/e1 elle devra1 p\r agir dans l'ordre mcanique1 ralis] prcism5t ce mcanisme4 ,n\s avons donc1 soit le sub/itut1 soit l'in/rum5t de la lib]t4 ,ce sub/itut ou cet in/rum5t p\rrait tre appel1 p> simple analogie1 l'quival5t de la lib]t au se9 du mcanisme4 ,la *aleur1 l'lectricit1 le magntisme ont leur quival5t mcanique1 qui exprime la quantit de m\vem5t dans laquelle ils doiv5t se trans=m] p\r produire tel ou tel effet4 ,la lib]t1 devant produire ses effets dans l'ordre mcanique1 a dans cet ordre un autre g5re d'quival5t1 mo9s s\s le rapport de la quantit que s\s le rapport de la qualit3 la notion de lib]t e/ un quival5t logique et intellectuel de la lib]t1 et la =ce impulsive inhr5te cette ide en e/1 si on peut p>l] a9si1 une sorte d'quival5t mcanique4 ,seulem5t1 il ne faut pas oubli] l'extrme v>iabilit de cette =ce susceptible d'accroissem5t et de dim9ution4 ,n\s ne v\lons d'ailleurs indiqu] ici que des analogies4 ,n\s avons dj rappel comm5t ,leibnitz s'e/ ef=c de r5dre les quantits discont9ues adquates la quantit cont9ue3 p> le rapport con/ant des v>iables1 il dc\vre le rapport de leurs limites idales2 on sub/itue a9si aux *oses des sries indf9ies dont elles sont la limite4 ,ces sries p\rrai5t s'appel] des sub/ituts ma?matiques2 elles sont1 en d'autres t]mes1 un moy5 d'approximation indf9ie4 ,de mme1 n\s avons *]* au se9 du dt]m9isme mcanique un moy5 d'approximation indf9ie p> rapport la lib]t idale1 ou son sub/itut ma?matique1 mcanique et logique t\t la fois4 ,c'e/ l'ide de lib]t qui n\s p]met d'int]cal] une srie indf9ie de moy5s t]mes entre le mcanisme physique et la p>faite lib]t morale4 tant donn un sy/me de =ces1 quelque gr& qu'il soit1 l'ide de lib]t1 t\j\rs prs5te en moi1 me fait concevoir une =ce encore suprieure2 et si je mets cette ide l'essai1 je puis russir4 ,j'arrive donc concevoir une srie de =ces de plus en plus gr&es4 ,sans d\te aucune de ces =ces ne doit tre considre comme adquate la lib]t p>faite2 mais1 p\r cette raison mme1 je puis t\j\rs dpass] la =ce prs5te p> ma p5se2 je puis t\j\rs1 grce l'ide de lib]t1 pass] d'une =ce une autre plus gr&e2 je n'aurai donc qu' cont9u] ce m\vem5t p\r obt5ir le degr de =ce ncessaire *aque action4 ,j'obti5s p> l non une puissance inf9ie1 mais une puissance pratiquem5t indf9ie1 qui en e/ le symbole ma?matique et le sub/itut mcanique4 ,v4 ,l'ide-=ce de lib]t comme complm5t de l'idalisme4--,si1 du po9t de vue naturali/e1 n\s passons au po9t de vue idali/e1 l'ide de lib]t n\s app>atra encore comme un moy5 de rectification et de conciliation progressive4 ,la ?orie platonici5ne des ides pr5drait un s5s plausible si1 au lieu de ne considr] les ides que dans un monde intelligible o on les suppose t]nellem5t ralises1 on les faisait desc5dre et agir au se9 du monde s5sible1 p> une influ5ce obs]vable et dt]m9able4 ,au lieu d'une dialectique purem5t =melle et logique1 on aurait a9si une dialectique vivante et relle1 comme celle dont ,hegel v\lait tablir les lois et dont il n'a crit que le roman fanta/ique4 ,leibnitz1 en introduisant dans l'idalisme platonici5 des conceptions plus rali/es et mme mcani/es1 essaie d'expliqu] la production des *oses p> une sorte de mcanisme mtaphysique1 p> une ma?matique t]nelle4 ,dans ses spculations av5tureuses et cep5dant pr(ondes1 il s'ef=ce de montr] comm5t du vrai mtaphysique1 ou des possibilits idales1 procde le vrai physique1 c'e/--dire les ralits actuelles4 ,la possibilit ou l'ess5ce implique un ef=t v]s l'exi/5ce3 *aque possible1 en v]tu d'une loi vivante1 t5d dev5ir rel1 et il s]ait rel s'il ne r5contrait pas quelque ob/acle qui le r5d impossible1 soit provisoirem5t1 soit df9itivem5t1 auquel cas il n'e/ rellem5t pas possible4 ,t\s les possibles ne peuv5t se ralis] la fois3 il en e/ qui s'exclu5t et se contr$is5t2 de l une sorte de lutte entre des prt5tions rivales4 ,ces prt5tions ne peuv5t t\tes tre satisfaites1 mais il en rsulte t\j\rs1 dans la ralit1 la comb9aison p> laquelle peut exi/] le plus gr& nombre de *oses#acf4 ,on voit que c'e/ le p>alllogramme des =ces transport dans le pr9cipe d'o drive l'univ]s4 ,cette volution des possibles qui sont en mme temps des puissances1 des =ces1 des causes de m\vem5t1 explique t\t1 selon ,leibnitz1 p> une dialectique idale et relle4 ,le mcanisme intelligible1 d'ailleurs1 n'exclut pas dans le pr9cipe des *oses la lib]t1 dont il e/ l'in/rum5t4 #acf ,omne possibile exigit exi/]e1 et pro9de exi/]et1 nisi aliud imp$iret1 quod etiam exi/]e exigit et priori incompatibile e/2 unde sequitur semp] eam exi/]e r]um comb9ationem qua exi/unt quam plurima4 7,de v]it4 primis1 ,erdm41 p4 #ii47 ,omnia possibilia p>i jure ad ess5tiam 7l4 exi/5tiam7 t5d]e pro quantitate ess5ti1 seu realitatis1 vel pro gradu p]fectionis quem involvunt4--,et ut possibilitas e/ pr9cipium ess5ti1 ita p]fectio seu ess5ti gradus 7p] quem plurima sunt compossibilia7 pr9cipium e/ exi/5ti4 ,ex 8 jam mirifice intelligitur quomodo1 9 ipsa orig9atione r]um1 ma!sis qudam div9a seu mecanismus metaphysicus ex]ceatur4 7,de r]um orig9at4 rad41 ,erdm41 p4 #adh47--,t\s les possibles prt5d5t l'exi/5ce dans l'ent5dem5t de ,dieu proportion de leur p]fection4 ,le rsultat de t\tes ces t5dances doit tre le monde actuel le plus p>fait qui soit possible4 7,dut5s1 ,,ii1 ,,ii1 p4 #cf47 ,feignons1 dit ,?ophile1 qu'il y ait des tres possibles1 ,a1 ,b1 ,c1 ,d1 ,e1 ,f1 ,g1 galem5t p>faits et prt5dant l'exi/5ce1 dont il y a d'incompatibles ,a avec ,b1 et ,b avec ,d1 et ,g avec ,c4 ,je dis qu'on p\rrait les faire exi/] deux ensemble de qu9ze faons3 ,,ac1 ,,ad1 etc42 ou bi5 trois ensemble1 des manires suivantes3 ,,acd1 ,,ace1 etc42 ou bi5 quatre ensemble de cette seule suite3 ,,acde1 laquelle s]a *oisie p>mi t\tes les autres1 p>ce que p> l on obti5t le plus qu'on peut2 et1 p> consqu5t1 ces quatre ,a1 ,c1 ,d1 ,e1 exi/]ont prfrablem5t aux autres1 ,b1 ,f1 ,g4 ,donc1 s'il y avait quelque puissance dans les *oses possibles p\r se mettre en exi/5ce et p\r se faire j\r trav]s les autres1 alors ces quatre l'emport]ai5t inconte/ablem5t2 c>1 dans ce combat1 la ncessit mme f]ait le meilleur *oix possible1 comme n\s voyons dans les ma*9es1 o la nature *oisit t\j\rs le p>ti le plus avantageux p\r faire desc5dre le c5tre de gravit de t\te la masse autant qu'il se peut4--,mais les *oses possibles1 n'ayant po9t d'exi/5ce1 n'ont po9t de puissance p\r se faire exi/]1 et p> consqu5t il faut *]*] le *oix et la cause de leur exi/5ce dans un tre dont l'exi/5ce e/ dj fixe et1 p> consqu5t1 ncessaire d'elle-mme4 ,si cette lutte des possibles imag9e p> ,leibnitz dans l'activit primordiale e/ une pure hypo?se1 elle devi5t la vrit dans notre activit intellig5te4 ,il n'y a pas en n\s de dialectique purem5t =melle comme celle des mtaphysici5s1 c> t\te dialectique de la p5se enveloppe une mcanique qui ab\tit l'action et au m\vem5t2 aussi notre p5se e/-elle t\j\rs accompagne de quelque action4 ,l'ide directrice de t\tes les autres1 celle de lib]t1 ne saurait donc re/] ab/raite4 ,la lib]t1 p\r p>l] le langage de ,leibnitz1 e/ un possible qui doit1 lui aussi1 prt5dre et t5dre l'exi/5ce en n\s1 p> une sorte de prt5tion idale et de t5dance relle ou active4 ,la conception de cette puissance suprieure ne saurait re/] en n\s l'tat d'une simple possibilit logique2 elle s'accompagne ncessairem5t de quelque t5dance l'action1 elle comm5ce sa ralisation et ne se conoit qu'en se ralisant dj3 c>1 selon la p>ole d',ari/ote1 savoir c'e/ faire1 et faire c'e/ savoir4 ,l'intellig5ce e/ comme l'me de la lib]t1 disait ,leibnitz4 ,seulem5t1 mesurant encore mal la puissance des ides1 ,leibnitz ne voit t\j\rs dans cette intellig5ce1 dans cette consci5ce1 qu'une rflexion p> laquelle le dveloppem5t int]ne de l'me devi5t p\r l'me un spectacle4 ,il ne p\sse pas jusqu'au b\t l'analyse1 il ne s'ap]oit pas que le spectateur mme va trans=m] le drame4 ,l'introduction du spectateur1 au lieu de laiss] passivem5t le drame se dvelopp] suivant son plan primitif1 y entre comme lm5t1 fait p>tie du plan et du drame mme4 ,il n'y a pas1 comme dans nos ?tres1 l'acteur qui j\e son rle1 et un spectateur passif2 c'e/ l'acteur mme qui e/ spectateur4 ,et qu& il devi5t spectateur1 il ne j\e plus de la mme manire qu'aup>avant4 ,le spectacle modifie donc le drame2 la contemplation modifie l'objet contempl4 ,c'e/ une vision qui agit sur la *ose vue1 c'e/ un miroir qui trans=me les objets2 bi5 plus1 ce vivant miroir arrive produire lui-mme t\te une srie d'objets qui1 sans lui1 n'euss5t pas exi/4 99 99 99 99 99 ,dans l'idalisme de ,kant1 non mo9s que dans celui de ,leibnitz1 l'ide de lib]t p\rra tre introduite comme un moy5 t]me entre le phnomne et le n\mne4 ,l'ide de lib]t tant en mme temps une puissance1 p> cette ide l'homme e/ en possession actuelle de sa raison1 qui desc5d alors1 en quelque sorte1 dans la srie des phnomnes2 p> cette ide la raison e/ en mme temps nature4 ,il n'y a pas d'un ct le s5sus sans l'intellectus1 et de l'autre l'intellectus sans le s5sus3 les deux mondes1 intelligible et s5sible1 sembl5t concid] dans la consci5ce que l'tre raisonnable a de lui-mme et de son p\voir1 dans son ide active de l'activit mme4 ,t\t1 dans le m5songe1 e/ expliqu et dt]m9 p> les antcd5ts du m5teur1--dit ,kant2 mais dans ces antcd5ts mmes1 aj\t]ons-n\s1 il faut compt] l'ide de la lib]t et l'action motrice de cette ide1 dont l'int]v5tion peut susp5dre ou faire dvi] le c\rs antrieur des causes naturelles4 ,p\r prdire les actions p> leurs conditions phnomnales1 il faut donc aussi calcul] l'int5sit de cette ide4 ,si le tort des naturali/es e/ de ne pas voir que1 p>mi les =ces naturelles1 se tr\ve l'ide de lib]t1 le vrai tort des idali/es n'e/ pas de croire la puissance des ides1 mais au contraire de n'y pas croire encore suffisamm5t4 ,en refusant l'ide de lib]t la puissance de produire un effet de plus en plus con=me elle-mme1 de se ralis] au mo9s p>tiellem5t et progressivem5t comme les autres ides1 ils s'arrt5t moiti *em9 dans leur idalisme4 ,kant a admirablem5t df9i la volont en l'appelant3 la proprit d'tre cause p> ses ides de la ralit des objets de ces ides mmes4 ,dans cette df9ition1 il semble avoir en vue la puissance dt]m9ante des ides1 qui ralis5t leurs objets dans la conduite4 ,allons jusqu'au b\t de cette df9ition et n\s p\rrons dire aux idali/es3--,puisque j'ai1 selon v\s1 la proprit de produire p> mes ides les objets de ces ides1 je dois avoir la proprit de produire1 p> l'ide subjective de ma puissance libre1 la ralit au mo9s p>tielle de cette puissance mme4 ,donc1 du dt]m9isme la lib]t t5d surgir2 donc1 de votre po9t de d"p subjectif il n'e/ pas absolum5t impossible de pass] un effet objectif2 donc1 de ce que v\s appelez la raison sort la volont1 et c'e/ surt\t en ce s5s qu'on peut p>l] avec ,kant d'une raison pratique p> elle-mme4 ,,vi4 ,l'ide-=ce de lib]t et l'ide de l'av5ir4--,n\s avons vu que le problme du libre arbitre vi5t se conc5tr] peu peu dans la considration du temps4 ,les uns *]*5t au libre arbitre un refuge dans le temps mme2 les autres1 comme ,kant1 plac5t au contraire la lib]t hors du temps4 ,n\s savons ce qu'il y a de has>deux dans cette d]nire ress\rce4 ,quant au refuge du temps p\r le libre arbitre1 on peut le considr] au po9t de vue mcanique et au po9t de vue psy*ologique4 ,n\s avons montr combi5 il e/ peu sr au po9t de vue mcanique4 ,dans les que/ions mcaniques1 le temps e/ ce qu'il y a de plus dp5dant2 on le traite comme une pure consqu5ce qui e/ donne et fixe qu& les pr9cipes sont donns3 le temps d'une clipse1 p> exemple1 n'(fre aucun lm5t de v>iation4 ,on considre donc le temps en son ab/raction comme sans efficace p> lui-mme1 comme une pure =me1 dirait ,kant1 et cette =me e/ p> excell5ce celle du dt]m9isme4 ,il n'en e/ pas de mme de la di/ance1 p>ce que1 l'espace tant ple91 la di/ance rpond un nombre plus ou mo9s gr& de =ces1 une quantit plus ou mo9s gr&e de matire3 si l'espace e/ ple91 le temps1 en un c]ta9 s5s1 e/ vide1 la quantit de matire et de =ce n'y croissant po9t4 ,supposez un glaci] absolum5t immobile3 un kilomtre c>r de glace conti5dra plus de matire et plus de =ce qu'un mtre c>r2 mais une anne1 p\r ce glaci] immobile p> hypo?se1 ne conti5dra ri5 de plus qu'un j\r3 des donnes id5tiques en des temps diffr5ts sont t\j\rs des donnes id5tiques1 et la diffr5ce du temps e/ objectivem5t indiffr5te4 ,l'accroissem5t du temps n'e/ une expression et une premire image du progrs que p\r l'esprit qui le calcule1 et il ne devi5t un progrs rel que s'il rec\vre un progrs de l'activit1 de l'intellig5ce1 de la s5sibilit4 ,*]*] le libre arbitre dans le temps1 au po9t de vue mcanique--et cela1 en v\lant g>d] le pr9cipe de la cons]vation de la =ce1--c'e/ donc prcism5t1 comme n\s l'avons fait voir1 *]*] le libre arbitre dans le doma9e de la plus gr&e dt]m9ation et de la plus gr&e passivit4 ,mais il n'en e/ plus de mme au po9t de vue psy*ologique4 ,l'ide du temps1 ici1 peut comm5c] n\s affran*ir2 elle peut produire dans le dt]m9isme mme ce que n\s avons appel une premire approximation de la lib]t4 ,la supriorit du dt]m9isme huma9 sur les pures ma*9es 7auxquelles v\drai5t l'assimil] des ?ories grossirem5t mcani/es71 consi/e prcism5t en ce que l'intellig5ce conoit le temps4 ,il y a donc un problme trs intressant de psy*ologie3--,quelle influ5ce l'ide de temps ex]ce-t-elle dans le dt]m9isme de nos actions8--,elle y peut produire des phnomnes de susp5sion et de direction n\velle1 comme si n\s disposions du temps en une c]ta9e mesure p> l'ide mme que n\s avons d'un tel p\voir4 ,et c'e/ l une confirmation n\velle de notre doctr9e sur la =ce efficace des ides4 ,qu&1 dans l'emportem5t t\t mcanique de la passion1 surgit l'ide de l'av5ir1 cette ide produit un phnomne d'arrt4 ,ce qui di/+ue l'action purem5t rflexe de l'action plus ou mo9s volontaire1 c'e/ la consci5ce1 et la consci5ce suppose un c]ta9 temps int]cal entre l'excitation et la d*>ge4 ,eh bi51 placez dans cette consci5ce l'ide du temps mme1 et v\s avez une complication de la plus haute importance4 ,l'tre consci5t vivra p> anticipation dans l'av5ir1 et il y aura comme une raction de l'av5ir anticip sur le prs5t1--raction s\mise des lois dt]m9es et qui p\rtant n\s rappro*e d'un idal de lib]t4 ,cette approximation e/ d'autant plus gr&e que n\s faisons entr] un espace de temps plus va/e dans notre calcul4 ,que s]a-ce si j'essaie1 tant bi5 que mal1 de concevoir les *oses sub specie t]ni8 ,ce s]a alors l'ide de ce qu'il y a de plus durable qui t5dra se ralis] dans ma conduite3 je m'ef=c]ai1 comme si j'tais la provid5ce1 d'agir p\r l't]nit1 et aussi p\r l'imm5sit1 p\r l'univ]salit des tres4 ,je me ds9tress]ai de mon moi1 peut-tre prissable1 p\r considr] la dure inf9ie des sicles1 l'intrt p]man5t de l'humanit1 l'intrt t]nel du monde1 tel que je me le figure symboliquem5t dans ma p5se4 ,l'action t\te mcanique sans considration de temps1 c'e/ la passion pure2 l'action avec considration de temps limit1 c'e/ l'intrt proprem5t dit2 l'action sub specie t]ni1 ou univ]si1 c'e/ le ds9tressem5t et la moralit idale2 c'e/ en mme temps la plus gr&e approximation possible de la lib]t au se9 du dt]m9isme4 ,l'ide du temps et de l't]nit e/ donc un lm5t capital du problme psy*ologique2 dans cette sorte de tempte intrieure qui e/ la passion1 elle produit le mme effet qu'une l>ge ma9 qui1 au mom5t o les vagues se s\lv5t et vont t\t subm]g]1 les aplanirait en les ref\lant et les f]ait s't5dre1 quilibres1 apaises1 sur un espace indf9i4 ,concluons qu'au po9t de vue psy*ologique1 c'e/ p> l'ide du temps que n\s disposons du temps et semblons le susp5dre1 ce n'e/ pas p> une sorte de miracle mcanique1 comme celui que quelques philosophes ont propos4 ,l'ide p]met d'ass]vir le mcanisme1 mais comme ,bacon veut que n\s ass]vissions la nature3 p>5do4 ,p\r produire un effet mcanique sans une action mcanique1 n\s avons vu qu'il faudrait produire cet effet sans y p5s]1 sans se le reprs5t] dans sa p5se1 et consquemm5t sans l'avoir dj comm5c p> cette p5se4 ,n\s ne p\rrions *app] t\t fait au mcanisme que p> une ide qui n'aurait absolum5t plus ri5 ni de mcanique ni de s5sible1 une ,grec3 nosis aneu phantasias1 une p5se sans manife/ation crbrale1 comme celle que s'attribu5t un peu gnreusem5t les spirituali/es4 ,du mo9s y a-t-il des ides qui se rappro*5t de ce pur idal1 sans l'atte9dre1 et p>mi lesquelles n\s plac]ions volonti]s l'ide de l't]nit4 ,c'e/ en agissant s\s l'influ5ce de ces ides que n\s t5dons le plus directem5t v]s notre idal de lib]t4 ,l'ide de ce qui s]ait hors du temps agit alors dans le temps mme4 ,de l encore une ?orie syn?tique1 o peuv5t se r5contr] les adorateurs du temps et les adorateurs de l't]nit4 99 99 99 99 99 ,il rsulte des considrations qui prcd5t que1 lo9 d'exclure la raction de l'ide sur le fait v5ir1 le dt]m9isme tel que n\s l'avons rectifi prsuppose cette raction4 ,et il faut la concevoir comme capable d'une n]gie et d'une flexibilit dont les bornes n\s sont inconnues4 ,le possible et le probable ont beau n'tre au fond que des ides1 auxquelles rpond5t primitivem5t dans les objets des rapports rels et c]ta9s1 ces ides ragiss5t secondairem5t sur la ncessit aveugle4 ,l'idale indt]m9ation de l'av5ir pntre dans le dt]m9isme mme s\s cette =me d'ide1 et d'ide directrice4 ,e/-ce l une indt]m9ation absolue8--,si n\s p\vions t5ir compte de t\t ce qui agit dans l'me d'un homme1 disait ,kant1 n\s p\rrions calcul] sa conduite future4 ,on a essay1 dans cette "q1 de ret\rn] contre ,kant le pr9cipe mme dont il e/ p>ti1 savoir que les phnomnes1 ou cela seul qui e/ objet de reprs5tation1 tomb5t s\s le dt]m9isme4 ,et qu'e/-ce qui e/ objet de reprs5tation8 ,des faits2 or1 selon c]ta9s no-kanti5s ou critici/es1 les faits ne peuv5t tre que ce qui e/ accompli dj2 le pass1 selon eux1 e/ donc seul s\mis aux lois ncessaires4 ,il s]ait contradictoire1 aj\t5t-ils1 de n\s dire que l'av5ir peut n\s tre reprs5t et plus videmm5t encore de dire qu'il peut n\s tre prs5t3--,cet av5ir prt5du n'e/ qu'un pass dcor du nom de futur4 ,l'av5ir ne peut donc tre dt]m9#acg4--;,dans ce pass1 a-t-on dit encore1 qui a t et qui e/1 avec le prs5t1 la seule ralit a*eve ou s'a*evant1 il y a sans d\te une ncessit2 mais le futur e/ encore dans le nant2 on ne peut pas dire qu'il soit ncessit1 c> il n'e/ pas#ach4 ,n\s ne saurions admettre ce raisonnem5t4 ,le dt]m9isme ne porte pas seulem5t sur les phnomnes et sur les faits accomplis1 mais sur leurs lois de succession4 ,or1 si le phnomne e/ pass1 la loi peut et doit tre t\j\rs prs5te4 ,ce n'e/ donc pas seulem5t le pass qui e/ s\mis aux lois ncessaires2 p> cela mme que n\s concevons des lois et encore mieux des lois ncessaires1 ces lois sont indp5dantes du temps et des t]mes mmes qu'elles reli5t4 ,donc encore1 si n\s n\s reprs5tons ou prs5tons l'av5ir1 ce n'e/ pas seulem5t en n\s reprs5tant des phnomnes passs1 mais en concevant des rapports prs5ts et futurs2 il n'y a l ri5 de contradictoire4 ,l'av5ir n'e/ pas un simple pass dcor du nom de futur3 c'e/ le pass1 plus une loi qui e/ t\j\rs actuelle4 ,donc enf9 l'av5ir peut tre dt]m94--,d'ailleurs1 l'argum5t qu'on vi5t de lire pr\v]ait trop et s'appliqu]ait mme aux lois physiques et a/ronomiques2 on ne p\rrait plus prdire une clipse1 p\r cette raison qu'elle e/ un pass dcor du nom de futur ou qu'une clipse v5ir ne peut tre ncessite puisqu'elle n'e/ pas4 ,la vraie "q n'e/ po9t de savoir si les phnomnes futurs peuv5t tre prs5ts1 mais si leur loi et leurs conditions ou causes peuv5t tre prs5tes et reli] les div]s mom5ts de la dure4 #acg ,expressions de ,m4 ,burdeau dans un compte-r5du consacr ,m4 ,r5\vi]4 #ach ,m4 ,p5jon1 dans la ,critique philosophique du #aj m>s #ahhc4 ,lo9 de croire a9si qu'il soit impossible et mme contradictoire de se reprs5t] l'av5ir dans la p5se1 n\s croyons que c'e/ seulem5t en n\s reprs5tant notre av5ir qu'il n\s e/ possible1 n\s1 de le faire exi/] p> n\s4 ,laplace1 supposant une intellig5ce univ]selle1 capable de s\mettre t\tes les =ces de la nature l'analyse ma?matique1 lui faisait rs\dre ce problme dj indiqu p> ,leibnitz et ,kant3--tant donn l'tat prs5t du monde1 en dduire le pass et le futur4--,peut-tre1 rem>qu]ons-n\s d'abord1 un tel calcul e/-il de fait impossible au s5s ma?matique1 si les phnomnes et les tres con/itu5t une multiplicit inf9ie en t\s s5s1 qui ne se laiss]ait pas mettre en quation rgulire3 l'inf9it actuelle *appe peut-tre au calcul mme de ,leibnitz4 ,a cause de cela mme1 elle peut dev5ir p\r n\s un espoir de dlivrance1 s9on une raison de lib]t immdiate3 il semble que l'inf9it se concilie mieux avec la flexibilit1 avec la v>iabilit1 avec le progrs4 ,si les comb9aisons possibles des *oses sont en quantit inf9ie1 au lieu d'tre bornes tels ou tels effets monotones1 n\s p\vons mieux espr]1 du se9 de cette inf9it1 l'avnem5t progressif d'un monde n\veau1 surt\t qu& n\s arrivons concevoir cette inf9it et agir s\s cette ide directrice4 ,en un mot1 l'inf9it dans le dt]m9isme et dans la p5se1 c'e/ la fcondit dans le dt]m9isme mme4 ,supposons cep5dant possible le calcul de ,laplace1 il y a un second problme qui r5tre dans la "q gnrale de l'influ5ce des ides3 c'e/ de savoir si l'individu ne p\rrait pas faire lui-mme1 non p\r un autre1 mais p\r soi1 le calcul de la conduite v5ir4 ,il ne s'agit plus ici d'un monde qui m'e/ p\r a9si dire extrieur et trang]1 et qui va son *em9 sans se d\t] que je dt]m9e en ce mom5t priori la trajectoire qu'il va suivre2 il s'agit de cet individu qui e/ en moi1 qui e/ moi-mme1 et dont je veux prdire t\tes les dm>*es v5ir#aci4 ,supposons-n\s donc capables de faire ce calcul avec t\te la compt5ce requise1 comme l'intellig5ce univ]selle dont p>l5t ,laplace et du ,bois-,reymond4 #aci ,s\s cette =me le problme n\s a t pos jadis n\s-mme1 comme application immdiate de notre ?orie sur la lib]t et le dt]m9isme1 p> notre anci5 lve ,m4 mile ,boirac4 ,cette vue entire de l'av5ir1 a dit un p>tisan du fatalisme1 s]ait le plus cruel des supplices#adj1 p>ce que n\s n\s s5tirions aussi impuissants agir qu' modifi] le c\rs des a/res2 si l'esprit d\ de cette presci5ce1 prophte clairvoyant1 ne savait d'avance combi5 s]ai5t va9s les voeux qu'on p\rrait =m]1 il en =m]ait un seul1 celui de p]dre t\te sa sci5ce de l'av5ir4 ,il aim]ait mieux recomm5c] vivre dans un monde comme le ntre1 o l'imm5se majorit des hommes ne p5s5t pas1 o la f\le inconsci5te semble avoir compris la pr(ondeur du conseil donn ,fau/ p> son conseill] railleur3 trav]s] le monde sans ri5 appr(ondir4--,selon n\s1 il y a dans ce dc\ragem5t un fatalisme excessif1 o se glisse encore un s\v5ir du ,grec3 logos argos4 ,l'analyse du problme n'e/ pas p\sse assez lo94 ,soit ma conduite v5ir compltem5t dt]m9e ou t\t au mo9s p>tiellem5t dt]m9e dans t\tes ses circon/ances importantes2 me voil en possession du trac de la trajectoire que je vais dcrire1 et il s'agit de savoir si l'av5ir vrifi]a ma prvision4 ,mais voici ce qui va se produire1 en v]tu mme de la rflexion de la consci5ce sur soi4 ,si t\t ce qui arrive dans le prs5t a une cause dans le pass1 t\t ce qui arrive dans le prs5t e/ aussi une cause p\r l'av5ir3 ces deux propositions rciproques sont le fondem5t mme du dt]m9isme4 ,p> suite1 outre les causes qui con/itu5t mon tat prs5t et dont j'ai calcul les effets1 il y a une autre cause qui doit aussi ex]c] son influ5ce sur l'av5ir3 savoir le rsultat de mon calcul ou ma prvision elle-mme1 qui1 tant comme une expri5ce anticipe1 a p\r modifi] la conduite la mme proprit qu'aurait l'expri5ce4 ,l'av5ir1 en tant qu'il e/ p5s et produit p> moi-mme1 e/ donc un av5ir modifiable p\r moi-mme4 ,en d'autres t]mes1 connatre l'av5ir1 c'e/ connatre t\s les effets des causes actuellem5t ou pro*a9em5t agissantes2 mais1 p>mi ces causes1 une des pr9cipales1 une de celles qui peuv5t et doiv5t modifi] les effets de t\tes les autres1 c'e/ prcism5t la connaissance mme et l'ide de t\s ces effets1 ou de l'av5ir2 ds lors1 il ne faut plus pos] comme entirem5t dt]m9 indp5damm5t de ma connaissance ce qui n'e/ dt]m9 en p>tie que p> cette connaissance4 ,quoi qu'il fasse1 l'tre p5sant ne peut se considr] lui-mme comme un mcanisme in]te et passif4 ,la prvision n'e/ pas une simple presci5ce contemplative qui v]rait d'avance s'c\l] sans elle le fleuve des *oses3 elle modifie et produit en p>tie ce qu'elle prvoit2 elle e/ p\r a9si dire une prmotion4 #adj ,le docteur ,le ,bon1 ,l'homme et les socits1 ,i1 #dee4 ,aussi n\s concevons-n\s plutt dans l'av5ir s\s la =me de la lib]t1 t&is que n\s arrivons p> la rflexion et l'analyse dt]m9] p\rquoi n\s avons agi de telle manire dans le pass4 ,avoir consci5ce d'un futur possible1 c'e/ avoir consci5ce de la premire et ess5tielle condition de sa ralit1 puisque cette condition e/ ma p5se mme2 il n'e/ donc pas tonnant que je me voie libre en une c]ta9e mesure de comm5c] la ralisation de l'av5ir1 puisque effectivem5t je ti5s le premi] anneau et n'ai qu' tir] v]s moi les autres4 ,l'intellig5ce e/ la fois le p\voir de li] et celui de dli]3 en p5sant les *oses du dehors1 n\s les lions1 et la sci5ce mme consi/e dans cette liaison2 en les p5sant du d$ans et en n\s1 en n\s p5sant n\s-mmes1 n\s p\vons n\s dli] en une c]ta9e mesure p> rapport l'extrieur1 mais en n\s reliant t\j\rs quelque motif intrieur ou suprieur4 ,l'ide de l'av5ir indt]m9 t5d a9si dt]m9] dans le c\rs des *oses1 p> une sorte d'int]fr5ce1 une c]ta9e indt]m9ation p>tielle et relative1 ou plutt un c]ta9 quilibre4 ,cet quilibre peut am5] la p>tielle dp5dance des *oses p> rapport notre p5se agissante1 non plus seulem5t voyante ou expectante4 ,c'e/ dans cette mesure que n\s p\vons dire comme le ,dieu de ,bossuet3--,je ne p5se pas les *oses v5ir uniquem5t p>ce qu'elles s]ont1 mais elles s]ont en p>tie p>ce que je les p5se4 ,,*apitre ,,deuxi,,me ,,puissance ,,efficace ,,du ,d,,sir ,,de ,,la ,,lib]t4--,i4 ,,lib]t ,,et ,s,,lection ,,naturelle4--,,ii4 ,,lib]t ,,et ,,f9alit ,,imman5te ,i4 ,lib]t et slection naturelle4 ,application des ?ories de ,lam>ck et de ,d>w94 ,,ii4 ,lib]t et f9alit4 ,sub/itution du dt]m9isme des causes f9ales au dt]m9isme des causes effici5tes4 ,organisme produit p> le dsir de lib]t4 ,,iii4 ,c>actre relatif du mcanisme et de la f9alit4--,leur impuissance exprim] le fond de l'activit univ]selle4--,flicit et lib]t4 ,i4--,,lib]t ,,et ,s,,lection ,,naturelle4 ,les ?ories de ,lam>ck et de ,d>w91 sur le jeu des fonctions physiologiques et sur les lois fondam5tales de l'organisation1 n\s sembl5t propres rp&re quelque lumire sur cette fonction suprieure que n\s t5dons ralis] en n\s3 la lib]t1 qui s]ait la vie sa plus haute puissance4 ,selon ,lam>ck1 la t5dance la fonction cre l'organe qu& elle s'ex]ce dans un milieu qui en f\rnit les lm5ts4 ,platon disait potiquem5t que le dsir fait crotre les ailes de l'me2 ,lam>ck et ,d>w9 dirai5t presque1 en un s5s sci5tifique1 que le dsir de vol]1 jo9t aux matriaux ncessaires1 e/ ce qui donna aux oiseaux leurs ailes4 ,les circon/ances dvelopp5t *ez l'animal un beso9 p> l'ob/acle mme qu'elles oppos5t une fonction2 le beso9 n'e/ donc que la fonction t5dant s'affran*ir des ob/acles4 ,p> l la fonction t5d s'accrotre en int5sit et se p]fectionn] s\s le rapport de la qualit1 p\r s'appropri] au milieu t\t en le s\mettant sa dp5dance4 ,il en rsulte une srie d'actions et de ractions1 p> lesquelles se trans=m5t la fois et la fonction et ce milieu le plus immdiat qui con/itue l'organe4 ,la t5dance la fonction1 =ce suprieure1 agit sur les =ces infrieures1 et se s]t de leur rsi/ance mme comme d'un moy51 semblable l'ar*itecte qui t\rne les ob/acles au pr(it de son oeuvre en les faisant entr] dans son plan4 ,le rudim5t de la fonction agit sur le rudim5t de l'organe1 qui ragit son t\r sur la fonction2 et de ces actes rpts naiss5t des habitudes1 c'e/--dire un accroissem5t des puissances p> la dim9ution des rsi/ances4 ,p> l'hrdit se transmettront ensuite et les t5dances in/9ctives et des organes plus dociles leur action2 les gnrations successives1 en p]fectionnant la ma*9e organise1 aplaniront peu peu les ob/acles devant le dsir1 qui tr\v]a son s]vice des in/rum5ts plus p>faits4 ,l'exi/5ce d'un beso9 pr\ve physiologiquem5t l'exi/5ce au mo9s rudim5taire d'un organe qui1 en se dveloppant1 p\rrait le satisfaire2 et d'autre "p1 la t5dance satisfaire le beso9 dveloppe l'organe mme4 ,on ne dsire pas ce qu'on ne fait pas dj quelque degr2 s'il e/ vrai de dire qu'il n'y a aucun dsir de l'inconnu1 c'e/ que la connaissance e/ dj l'action4 ,l'action1 en se rvlant elle-mme1 e/ aussi la rvlation d'une puissance capable de progrs2 c'e/ une ouv]ture sur un horizon dont on ne voit pas les bornes4 ,aussi ,platon disait-il encore1 dans sa posie mtaphysique1 que le dsir e/ fils de la ri*esse et de la pauvret4 ,l'tre qui con/amm5t dsire des ailes et en porte le premi] g]me transmettra ce g]me avec ce dsir ceux qui le suivront1 et un j\r vi5dra peut-tre o1 grce aux ef=ts accumuls des gnrations1 les d]ni]s v5us v]ront devant eux s'ouvrir l'espace4 ,les mmes lois se retr\v5t dans la vie intrieure4 ,si notre dsir dom9ant e/ celui de la lib]t1 c'e/ que dj peut-tre n\s portons en n\s un moy5 quelconque de libration progressive4 ,ce moy51 cet organe e/ l'intellig5ce mme1 me de la lib]t1 et la t5dance la fonction suffit p\r le produire au j\r4 ,ici en effet la t5dance agit dans un milieu plus vois9 d'elle-mme4 ,entre le dsir de vol] et les ailes1 quelle di/ance et que de moy5s t]mes fran*ir6 ,cep5dant ils ont t fran*is4 ,mais les organes de la volont t5dant la lib]t sont ce qu'il y a de plus vois9 d'elle3 la p5se1 le s5tim5t1 l'action2 bi5 plus1 la lib]t complte et idale s]ait elle-mme son organe1 elle s]ait la fonction ex]ce sans int]mdiaire1 l'action qui p\r se pos] n'aurait beso9 que de soi1 la puissance qui se r5drait actuelle elle-mme3 ce s]ait l'aile t\j\rs dploye qui plane au-dessus de t\tes *oses4 ,les lois physiologiques et psy*ologiques ab\tiss5t donc une mme induction2 l'ide de la lib]t1 qui en e/ aussi le dsir1 doit peu peu s'appropri] et s'adapt] t\s les p5*ants de l'tre s5sible et raisonnable4 ,s'il e/ une t5dance qui ait exi/ t\j\rs dans l'humanit1 c'e/ la t5dance accomplir cette suprme fonction de la vie psy*ique3 croire qu'elle ne peut se satisfaire en aucune faon1 ce s]ait croire que l'humanit1 ou la p5se consci5te1 a travaill en va91 qu& la nature mme1 ou la p5se obscure1 e/ plus ou mo9s p>v5ue produire ce que *]*ait son in/9ct la fois aveugle et infaillible4 ,ici int]vi5t le matre des matres1 le temps1 qui agit en accumulant1 en ?saurisant1 s\s la =me de l'hrdit et de la slection naturelle4 ,l'tre qui1 grce quelque circon/ance heureuse1 se tr\ve avoir un avantage matriel ou intellectuel sur les autres t5d transmettre sa supriorit de gnration en gnration2 or1 l'ide de lib]t e/ une supriorit intellectuelle et morale4 ,l'tre qui s'ab&onne passivem5t et auquel fait dfaut ce que les physiologi/es appell5t la raction p]sonnelle1 ce que les psy*ologues appell5t la volont1 cet tre manque de rsi/ance et t5d s'effac] dans la lutte p\r la vie4 ,au contraire1 un organisme assez p]fectionn p\r arriv] se dirig] lui-mme1 ne ft-ce que p> la seule ide de sa direction possible1 un organisme qui russit ragir p> la seule p5se d'une raction possible et dsirable1 un tel organisme e/ suprieur aux autres comme l'intellig5ce e/ suprieure l'in/9ct de la brute4 ,il ressemble un banqui] qui tr\v]ait moy5 d'augm5t] son trsor p> des ides intrieures et p> un dsir intrieur1 portant a9si en lui-mme une m9e d'or 9puisable4 ,l'tre qui p>vi5t dire moi1 pos] son moi s\s =me de raction et d'action en face des *oses1 m>que donc un progrs dans l'volution de la nature4 ,ce progrs1 il le transmet p> hrdit1 et la slection assure le triomphe aux volonts les plus n]giques1 soit *ez les individus1 soit *ez les peuples4 ,c'e/ p\r cette raison que les nations trop fatali/es f9iss5t p> s'immobilis] et p> disp>atre2 les nations individuali/es1 au contraire1 qui sont aussi les nations librales et qui favoris5t le dveloppem5t de la volont p]sonnelle1 ont de plus en plus devant elles l'av5ir4 ,c'e/ la condition1 p\rtant1 que leur individualisme n'exclue pas l'esprit de communaut et de libre association1 l'ide et l'in/9ct de l'univ]sel1 =me suprieure de lib]t4 ,de ces lois d>w9i5nes rsulte une transmission hrditaire et un progrs de l'ide de lib]t trav]s les ges4 ,l'ide de lib]t e/ la =me hrditaire de la consci5ce huma9e1 le dsir de la lib]t e/ l'in/9ct huma9 p> excell5ce4 ,,ii4--,,lib]t ,,et ,,f9alit ,,imman5te ,si n\s passons du po9t de vue exprim5tal au po9t de vue mtaphysique1 n\s ab\tissons des conclusions analogues4 ,mettons-n\s1 p\r un in/ant1 au c5tre de p]spective que prfr5t ceux qui voi5t s\s le m\vem5t le dsir et1 s\s la cause mcanique1 une c]ta9e f9alit en action4 ,selon ,ari/ote1 ,leibnitz et ,kant1 la srie mcanique des conditions effici5tes1 prise en s5s inv]se1 peut dev5ir une srie de moy5s1 qu& un tre d\ d'intellig5ce ou de dsir t5d une f94 ,le t\t1 en se concevant lui-mme1 dt]m9e alors l'exi/5ce des p>ties qui doiv5t le produire comme effet1 ou au mo9s l'a*ev]1 le p]fectionn]2 ce qui ne semblait du dehors qu'un pur mcanisme app>at alors comme tant p> d$ans un organisme4 ,et c'e/ en cela que consi/e la vie4 ,les m\vem5ts de l'tre vivant1 outre qu'ils sont drivs du pass1 sembl5t en mme temps les anticipations de l'av5ir4 ,la rsultante y e/ une att5te1 l'impulsion une attraction2 en d'autres t]mes1 les m\vem5ts sont psy*ologiquem5t des t5dances1 et1 leur objet tant des bi5s s5tis ou press5tis1 ces t5dances ne peuv5t tre1 selon la p5se d',ari/ote1 que des dsirs#ada4 ,ce s]ait donc quelque *ose d'analogue l'apptit qui s]ait le pr9cipe int]ne et le fond psy*ologique du m\vem5t4 ,l'apptit e/ ce qui produit et anime t\t organisme2 il e/ la vie mme4 ,mais la loi de l'apptit e/ d'all] au plus gr& bi5 rel ou app>5t2 il t5d la j\issance et au bonheur4 ,la c]titude de cette dt]m9ation au plus gr& bi5 con/itue donc encore un dt]m9isme1 suprieur sans d\te au dt]m9isme purem5t mcanique1 et qui p\rtant n\s prs5te les mmes *oses dans un ordre contraire4 ,t\tefois1 ce *angem5t de po9t de vue peut entran] d'importantes consqu5ces4 ,en premi] lieu1 la t5dance des moy5s la f9 ne semble plus (frir un c>actre de contra9te brutale1 mais de spontanx intime qui n'en demeure pas mo9s une c]titude et une dt]m9ation2 les moy5s sembl5t se dispos] d'eux-mmes en vue de la f91 du mo9s dans la f9alit int]ne1 qui e/ la vraie et qui c>actrise les tres vivants4 ,le dsir ne subit de contra9te vritable que de la "p des ob/acles qui le contr>i5t2 mais en lui-mme1 dans ce qu'il a de positif1 on peut suppos] qu'il "p d'une my/rieuse spontanx1 d'une volont plus ou mo9s affran*ie et dj en possession d'un c]ta9 bi51 dont elle j\it librem5t1 dont elle veut cont9u] de j\ir4 ,ce qui1 selon les p>tisans de la f9alit vivante1 n\s emp*e s\v5t de compr5dre et d'admettre cette spontanx dans l'lan des moy5s v]s la f91 c'e/ la confusion vulgaire de la f9alit ext]ne avec la f9alit int]ne et imman5te4 ,n\s ne devons pas jug] la nature vivante1 qui travaille p> le d$ans et e/ ouvrire de son propre progrs1 comme n\s jugeons les oeuvres que l'homme travaille et p]fectionne p> le dehors4 ,selon ,ari/ote1 selon ,leibnitz et surt\t ,kant1 c'e/ l une erreur de l'imag9ation vulgaire et un des plus gr&s ob/acles la conception de la lib]t1 p>ce qu'elle en supprime la premire condition1 c'e/--dire la spontanx radicale4 ,n\s n\s figurons des sub/ances in]tes1 mal propos nommes causes1 et une f9 qui agit sur elles extrieurem5t ou mcaniquem5t4 ,n\s ne p\vons plus alors concevoir qu'un mcanisme ext]ne1 incompatible avec la spontanx1 qu& il faudrait concevoir un mcanisme automoteur1 consquemm5t un dynamisme1 consquemm5t encore une volution spontane1 quoique c]ta9e et infaillible1 de l p5se et du dsir4 ,il importe donc1 n\s dis5t ,ari/ote et ,leibnitz1 de ne pas retomb] dans la conception mme d'o l'on v\drait sortir1 celle du mcanisme extrieur1 et de ne pas raisonn] sur la surface concave ou m5tale des *oses1 qui e/ t\rne v]s le c5tre1 comme s'il s'agissait encore de la surface convexe et physique1 qui s'(fre l'action de t\s les autres tres4 ,les lois mcaniques et extrieures tant une fois reconnues comme la traduction et l'effet au dehors de lois intrieures et psy*iques1 on n'a plus le droit de se figur] des sub/ances in]tes en repos1 puis des causes actives en m\vem5t qui vi5n5t p\ss] les sub/ances in]tes et leur donn] la *iqu5aude dont se moquait ,pascal4--,telle e/1 si n\s ne n\s trompons1 la p5se qu'on retr\ve obscurm5t exprime dans l'h>monie prtablie de ,leibnitz4 ,malheureusem5t1 l'exemple des horloges1 que ,leibnitz rptait comme plus populaire1 figurait t\t le contraire de sa p5se et sub/ituait dans l'tre organis l'h>monie p> le dehors l'h>monie p> le d$ans4 ,leibnitz r5dait bi5 mieux sa propre ide qu& il comp>ait l'univ]s1 o t\t vit et vibre1 un *oeur de musici5s3 dans ce *oeur1 *acun fait sa p>tie en t*ant de s'accord] avec t\s les autres1 mais sans ex]c] sur eux aucune action proprem5t matrielle et impulsive2 il agit p> la seule influ5ce d'une communaut de s5tim5t ou d'obscure p5se1 p> le seul attrait d'un bi5 commun et d'une commune exi/5ce1 p> le seul press5tim5t d'un commun idal et d'un progrs v]s cet idal4 ,si les monades n'ont po9t de f5tres sur le dehors1 c'e/ qu'elles s'accord5t1 se p]oiv5t et en un c]ta9 s5s se pntr5t p> le d$ans2 le bi5 et l'tre1 dont la j\issance plus ou mo9s complte e/ comme c5tre p>t\t et comme circonfr5ce nulle "p1 n'e/ le moteur de leur activit que p>ce qu'il en e/ le mobile2 il n'e/ pas en dehors d'elles3 en lui elles exi/5t1 viv5t et se meuv5t4 ,le dehors et l't5due ne sont que des relations et des symboles de l'imag9ation3 t\t1 au fond1 e/ int]ne1 consquemm5t vivant1 s5tant1 agissant et spontan4--,nul n'a mieux dvelopp la p5se de ,leibnitz que ,s*ell+3 il a essay de montr] comm5t1 dans la nature et dans l'art1 ce que n\s appelons les moy5s s'organis5t d'eux-mmes en vue de leur f94 ,dans la nature vivante1 comme dans le gnie arti/ique1 l'ide directrice1 qui e/ en ralit dsir organisateur1 fait surgir en elle ou aut\r d'elle1 sans mme le savoir1 des =ces auxiliaires dont elle devi5t la dom9ante4 ,dans le g]me anim1 avec la vie s'veille et se s5t l'apptit2 puis les organes propres satisfaire cet apptit sembl5t se dispos] d'eux-mmes et se coordonn] en vue du rsultat f9al4 ,l'tre anim dsire-t-il se m\voir dans l'espace2 aussitt1 comme l'a dit ,m4 ,ravaisson1 de t\s ses organes m]g5t des m\vem5ts lm5taires qui rpond5t d'eux-mmes son appel4 ,ces m\vem5ts1 t\t mcaniques p\r le physici51 sont p\r le psy*ologue des dsirs plus ou mo9s psy*iques4 ,l'tre vivant dsire-t-il *ang] et se m\voir dans le temps2 les *angem5ts auxiliaires1 p5ses et t5dances secondaires1 conv]g5t encore au b propos4 ,*aque dsir de l'tre vivant e/ comme l'a/re c5tral qui1 en se m\vant1 entrane avec lui t\s ses satellites4 ,dans l'inspiration du gnie1 mme attraction de l'ide et du s5tim5t dom9ateurs sur les ides et s5tim5ts secondaires4 ,l'arti/e aspire la ralisation d'un idal3 aussitt1 p> un travail dont il n'a pas mme consci5ce1 les ides et les s5tim5ts se gr\p5t p\r =m] comme un organisme plus ou mo9s con=me au type conu et dsir2 les mots eux-mmes suiv5t les ides et s'y appropri5t1 de telle sorte que l'organisme pr9cipal se produit et s'a*ve p> le conc\rs d'une multitude indf9ie d'organismes secondaires4 #ada ,ari/ote1 ,de anim1 ,,iii1 x3 ,grec3 ,h k9sis orexis tis e/9 h en]geia ,les considrations mtaphysiques de ce g5re1 sur le rle du dsir dans l'univ]s1 peuv5t sans d\te tre conte/es3 on peut se dem&] jusqu' quel po9t il e/ lgitime d't5dre au dehors ce que l'tre intellig5t ap]oit en lui-mme4 ,mais1 que la f9alit exi/e ou n'exi/e pas s\s une =me quelconque dans le monde extrieur1 t\j\rs e/-il que le dsir exi/e en n\s1--dsir consci5t qui1 s\s le nom de volont1 t5d une f9 prconue ou press5tie3 n\s ralisons en n\s la f9alit4 ,or1 puisque le dsir e/ le gr& ressort de notre vie psy*ologique1 le dsir de la lib]t devra ex]c] aussi son influ5ce1 selon cette loi d'attraction intrieure qui e/ propre aux idaux conu p> la p5se et press5tis p> la s5sibilit4 ,de plus1 qu& le dsir de la lib]t acqui]t une n]gie inacc\tume1 n\s devrons voir vraim5t ici les moy5s se dispos] en vue de la f9 et la srie mcanique se *ang] en une srie organique4 99 99 99 99 99 ,comm5t se reprs5t]1 dans ce cas1 le type que t5d ralis] cette sorte d'organisation intrieure qui n'e/ pas sans analogie avec l'inspiration arti/ique8 ,la vraie lib]t1 id5tique au fond l'activit sans limites1 e/ une *ose sans =me s5sible1 qui n'(fre po9t p> elle-mme de prise l'imag9ation1 comme en (fre le type d'une oeuvre de la nature ou d'une oeuvre de l'art4 ,p\r se con=m] ce qui e/ prcism5t sans =me1 t\tes les =mes s5sibles1 t\tes les reprs5tations de bi5s matriels et de j\issances brutales devront donc t5dre s'affaiblir et s'van\ir2 t\te s5sation grossire1 t\te image trop vive qui p\rrait oppos] ses cont\rs df9is au type idal de la lib]t absolue recul]a peu peu1 p\r se confondre dans une p]spective lo9ta9e avec les autres objets des s5s4 ,le premi] effet du dsir de la lib]t s]a a9si une action rpulsive p> rapport t\s les dsirs s5sibles3 les ralits matrielles1 se disp]sant p\r a9si dire l'app>ition de cette lumire suprieure que ,platon appelait intelligible1 sembl]ont des ombres prtes r5tr] dans la nuit4 ,la reprs5tation des objets matriels1 qui ne sont aprs t\t que des m\vem5ts1 e/ un m\vem5t elle-mme2 le dsir de la lib]t devra donc d'abord t5dre une sorte de repos4 ,ce qui tait1 au po9t de vue mcanique1 une neutralisation mutuelle des c\rants n]veux1 devi5t1 au po9t de vue de la consci5ce1 un quilibre des dsirs infrieurs s\s l'influ5ce d'un dsir suprieur4 ,ne n\s reprs5tons pas ce repos comme le calme de l'in]tie2 c'e/ plutt le calme de la =ce3 c'e/ le moi pr5ant possession de lui-mme4 ,l'aspiration l'indp5dance et la lib]t intelligible1 qui n'(fre po9t l'agitation propre aux passions s5sibles1 produira peu peu l'apaisem5t des dsirs brutaux et des apptits1 lo9 de produire en n\s le tr\ble4 ,du re/e1 cet apaisem5t moral n'e/ pas in/antan2 il se manife/e1 comme dans une masse agite1 p> des ondulations de mo9s en mo9s irrgulires1 qui se produis5t la f9 d'une manire gale et dans t\s les s5s aut\r du c5tre2 et ici1 le c5tre e/ l'ide du moi ou de la volont p]sonnelle4 ,en mme temps qu'une influ5ce rpulsive sur les p>ties infrieures de notre tre1 le dsir de la lib]t ex]ce une influ5ce attractive sur t\tes les p>ties de ce monde intelligible que *acun de n\s porte dans son intellig5ce4 ,les ides du bi51 du ds9tressem5t1 d'univ]selle raison1 d'univ]sel am\r1 d'un rgne univ]sel des lib]ts1 se prs5t5t notre p5se comme les naturels organes de cette lib]t mme que n\s dsirons4 ,p> eux il semble que n\s vivrons le plus en n\s1 et aussi le plus dans les autres4 ,r5dus n\s-mmes et t\t ensemble ravis n\s-mmes1 quelque *ose se produit en notre esprit qui rappelle l'inspiration de l'art3 n\s inv5tons1 n\s suscitons un ordre de p]fections n\velles2 p> une fcondit dont le secret intrieur n\s *appe1 n\s crons dans notre p5se un n\vel univ]s1 un monde idal4 ,selon ,kant et ,s*ell+1 l'inv5tion s]ait libre dans la nature vivante comme dans l'art4 ,elle l'e/ en effet1 peut-on dire1 en ce s5s que1 sans ri5 produire de n\veau au po9t de vue mcanique1 elle cre sans cesse du n\veau au po9t de vue m5tal4 ,le mcanisme e/ t\j\rs le mme1 les organismes sont t\j\rs diffr5ts et en progrs2 les conditions lm5taires de l'exi/5ce se suiv5t dans l'espace et dans le temps selon les mmes lois de la ncessit mcanique1 mais dans la p5se et dans le s5tim5t s'organis5t les ides et les dsirs1 que trans=me sans cesse un progrs ncessaire p> le dehors et spontan p> le d$ans3 le mcanisme1 vrai dire1 n'avance pas2 l'organisation1 la vie1 la p5se1 avance t\j\rs4 ,le c>actre de lib]t1 c'e/--dire au fond de progressivit et d'affran*issem5t1 dans cette volution1 doit tre attribu surt\t ce qu'on p\rrait appel] l'inv5tion morale1 qui conoit et ralise des types n\veaux de beaut morale4 ,cette inv5tion1 dont t\s sont capables1 peut s'exalt] *ez quelques-uns jusqu'au gnie1 et ces d]ni]s sont comme les potes du bi54 ,p\rtant1 on ne saurait encore reconnatre dans cette lib]t purem5t tlologique et e/htique1 dans cette f9alit imman5te dont se sont cont5ts beauc\p de philosophes allem&s1 une lib]t vraie et absolue3 c'e/ encore un dt]m9isme des dsirs p>allle au dt]m9isme des m\vem5ts4 ,la lib]t e/ ici une lib]t d'inv5tion1 puis d'excution1 plutt que de volition4 ,n\s sommes libres1 ce1 po9t de vue1 ou n\s n\s croyons libres1 qu& notre type idal et notre dsir sont t\t-puissants sur les moy5s de les ralis] et qu& ils les produis5t ncessairem5t2 il n'y a pas de diffr5ce ess5tielle entr cette lib]t arti/ique et la lib]t physique4 ,mon dsir de m\voir mes membres dt]m9e sans d\te en eux t\s les m\vem5ts qui doiv5t le ralis]1 et je me tr\ve alors physiquem5t libre1 mais mon dsir1 lui1 e/-il libre8 ,non1 c> il n'a pas en lui-mme le vrai pr9cipe des m\vem5ts qu'il communique2 il e/ la face int]ne d'un m\vem5t dj comm5c4 ,je dsire ralis] un idal de beaut1 et ce dsir ex]ce une influ5ce ncessitante sur t\s les moy5s de sa ralisation1 mais c'e/ t\j\rs l une sorte de lib]t naturelle1 non morale1 mme qu& il s'agit d'une beaut morale ralis]2 c> mon dsir ne semble pas alors d'une autre nature que le fond int]ne de t\s les m\vem5ts qui agit5t l'univ]s2 il e/ la consci5ce d'un ensemble de m\vem5ts conv]g5ts1 conc5tre en un c]veau4 ,aussi1 p> cet ordre d'ides1 arrive-t-on conclure avec ,hegel que la lib]t e/ la consci5ce de la ncessit mme#adb4 #adb ,au po9t de vue de la f9alit1 ce qu'on appelle notre lib]t e/ prcism5t la consci5ce de la ncessit en v]tu de laquelle une f9 conue p> notre esprit dt]m9e1 dans la srie de nos actions1 l'exi/5ce des moy5s qui doiv5t leur t\r dt]m9] la si5ne4 7,j4 ,la*eli]1 ,du pr9cipe de l'induction1 #aaa47 ,cette sorte de lib]t tlologique et e/htique n'en e/ pas mo9s1 selon n\s1 un moy5 t]me entre la ncessit mcanique et l'idal de la vraie lib]t morale4 ,de plus1 p\r complt] la conception de la lib]t ce po9t de vue de la f9alit imman5te1 notre ?orie des ides-=ces p]met encore d'introduire un moy5 t]me n\veau4 ,n\s avons vu1 en effet1 que la lib]t peut se pr5dre p\r f9 elle-mme2 or1 si on admet que la f9 dt]m9e ncessairem5t l'exi/5ce des moy5s qui doiv5t dt]m9] la si5ne1 on arriv]a dire que la lib]t1 en dev5ant la f9 du dsir1 t5d dt]m9] l'exi/5ce des moy5s propres dt]m9] son exi/5ce mme4 ,on aura a9si1 p> un m\vem5t circulaire1 une ncessit desc5dante1 qui a p\r pr9cipe l'ide de la lib]t1 puis une ncessit en quelque sorte remontante1 qui t5d ralis] la lib]t4 ,un d\te lgitime re/]a t\j\rs sur le rsultat f9al2 mais n\s obti5drons1 ici encore1 p> ce m\vem5t circulaire1 une approximation indf9ie4 ,l'quival5t progressif de la lib]t dans l'ordre des dsirs1 ou1 s'il e/ p]mis de le dire1 son quival5t tlologique et e/htique1 c'e/ donc le dsir de la lib]t4 ,,iii4 ,,c>act,,re ,,relatif ,,du ,m,,canisme ,,et ,,de ,,la ,,f9alit4 ,dans le mcanisme et la f9alit1 ces deux gr&s doma9es du dt]m9isme1 n\s avons rtabli successivem5t l'ide et le dsir de la lib]t2 si ma9t5ant n\s p\ssons plus lo9 l'analyse mtaphysique1 le mcanisme et la f9alit n\s app>atront comme deux aspects des *oses entirem5t relatifs la nature de notre intellig5ce discursive1 que ,platon appelait ,grec3 dianoia4 ,il importe de mettre cette relativit en lumire1 puisqu'elle a p\r consqu5ce de limit] les affirmations du dt]m9isme et d'ouvrir la lib]t une p]spective plus t5due4 ,en ce qui conc]ne la srie mcanique des *oses dans le temps et dans l'espace1 n\s avons reconnu dj qu'elle e/ une reprs5tation successive1 un m\vem5t de la p5se qui ne s'explique pas p> lui-mme et p>at appel] un pr9cipe suprieur2 c> enf91 p\rquoi le m\vem5t et la succession#adc8 ,il faut bi5 qu'il y ait quelque *ose de donn et d'immdiat1 condition de t\t le re/e1--que ce soit matire1 esprit1 ou ni l'un ni l'autre4 ,p\r les p>tisans d'un mcanisme absolu et exclusif1 ce sont les p>ties qui expliqu5t le t\t1 mais comm5t expliqu] les p>ties mmes8 ,p\r les p>tisans des causes f9ales1 d'autre "p1 c'e/ l'ide du t\t qui explique les p>ties2 mais comm5t expliqu] et faire agir cette ide mme8 ,dans la ralit d]nire1 il n'y a probablem5t ni succession mcanique ni succession tlologique1 mais immdiation3 le pr9cipe du t\t1 des p>ties et de leur volution e/ immdiatem5t donn4 ,p\r notre ent5dem5t1 dit ,kant1 un t\t rel de la nature e/ le rsultat du conc\rs entre les =ces motrices des p>ties1 t&is que1 p\r un ent5dem5t intuitif1 intellectus ar*etypus 7t]me emprunt p> ,kant aux ,platonici5s71 ce s]ait le t\t#add qui s]ait donn p> lui-mme et dt]m9]ait les p>ties4 ,si donc1 au lieu de concevoir le t\t dp5dant des p>ties1 comme le fait notre ent5dem5t discursif1 n\s v\lons1 selon l'ide d'une intellig5ce intuitive1 n\s reprs5t] les p>ties comme dp5dantes du t\t1 et quant leurs =mes et quant leurs rapports1 cela ne n\s e/ possible1 encore d'aprs la nature de notre ent5dem5t1 qu'autant que n\s considrons non le t\t lui-mme comme dt]m9ant les p>ties 7ce qui impliqu]ait1 eu g>d l'ent5dem5t discursif71 mais l'ide d'un t\t comme la raison de sa possibilit et de la liaison de ses p>ties4 ,or1 dans ce cas1 le t\t s]ait un effet dont une ide s]ait reg>de comme la cause2 il s]ait une f9 p> consqu5t#ade4 ,mais ce mode de reprs5tation discursive1 qui fait le fond des sy/mes cause-f9ali]s1 ne peut tre lui-mme la vrit absolue2 c'e/ un expdi5t qui repose t\j\rs sur des considrations mcaniques de temps et de quantit4 ,concevoir la f9 comme une ide qui e/ la cause d'une srie d'effets1 c'e/ rev5ir au ,dmiurge du ,time1 qui travaille mcaniquem5t la matire t\t en contemplant l'idal2 en d'autres t]mes1 on *ange la prt5due f9 en cause effici5te et mcanique1 on lui fait prcd] *ronologiquem5t ses effets1 et on retombe dans le mcanisme mme d'o on avait v\lu sortir4 #adc ,voir le d]ni] *apitre du livre prcd5t4 #add ,il vaudrait mieux dire1 selon n\s1 le pr9cipe du t\t4 #ade ,critique du jugem5t1 #gg4 ,c'e/ prcism5t ce qui r5d si in9telligible la lib]t du spiritualisme traditionnel4 ,les spirituali/es se reprs5t5t d'abord une cause effici5te et neutre p> elle-mme1 la volont1 puis des motifs ou ides qui sembl5t agir sur elle p> impulsion1 comme des moteurs trang]s4 ,l'imag9ation fait t\s les frais de cette conception inexacte et contradictoire1 qui n'e/ qu'un ma*9isme de fantaisie3 la f9alit1 ici1 e/ du mcanisme reb\rs4 ,d'autre "p1 qu& l'ent5dem5t discursif veut se reprs5t] un mode d'action autre que l'impulsion mcanique1 un mode plus con=me la nature d'une cause qui1 p> hypo?se1 s]ait premire et mtaphysique1 il e/ t\j\rs t5t de sub/itu] l'impulsion l'attraction1 laquelle n'e/ elle-mme qu'un aveu d'ignorance3 il imag9e alors une cause f9ale comme une beaut qui1 du se9 de son repos1 meut les *oses p> son attrait4 ,cette conception d',ari/ote qui semble d'abord plus compatible avec la spontanx1 n'e/ cep5dant encore qu'une reprs5tation incomplte et mtaphorique4 ,la vrit e/ que le fond impntrable des *oses e/ au-dessus de t\tes ces comb9aisons d'une p5se huma9e4 ,ce qui en n\s p>at le plus s'en rappro*]1 c'e/ la j\issance immdiate de l'exi/5ce et de l'action1 dont le bonheur s]ait l'idal a*vem5t4 ,il y a un po9t o n\s s5tons immdiatem5t notre exi/5ce1 o la vie en s'ex]ant j\it d'elle-mme4 ,l il n'y a plus1 semble-t-il1 une simple impulsion mcanique ex]ce p> l'extrieur3 c'e/ un d$ans et non un dehors1 c'e/ le ct psy*ique1 non mcanique4 ,d'autre "p1 il n'y a pas l non plus une conception ab/raite d'un bi5 v5ir1 d'une f9 proprem5t dite3 il y a possession concrte et sans int]mdiaire d'une exi/5ce qui se s5t prcism5t agir1 il y a bonheur lm5taire4 ,c'e/ quelque *ose d'analogue1 peut-tre1 ,grec3 7l'7en]geia ,grec3 7l'7 entele*eia d',ari/ote4 ,la rsi/ance ce bi5-tre immdiatem5t inhr5t l'tre et la vie1 voil sans d\te ce qui produit l'ef=t2 qu& l'ef=t e/ consci5t de ses moy5s de satisfaction et les conoit d'avance1 il devi5t t5dance une f94 ,l'ef=t intrieur1 son t\r1 se manife/e p> le m\vem5t extrieur4 ,le m\vem5t ne s]ait a9si que la surface de l'ef=t1 qui lui-mme ne s]ait que le bi5-tre lm5taire luttant p\r se ma9t5ir4 ,or1 l o il y a tre et bi5-tre immdiat1 il doit y avoir quelque *ose de ce que n\s nommons affran*issem5t des ob/acles1 dlivrance1 activit en possession de soi1 lib]t4 ,le bi5-tre lm5taire peut tre appel une lib]t lm5taire2 le bonheur p>fait s]ait p>faite lib]t3 il impliqu]ait une exi/5ce ou une activit vraim5t absolue1 ab soluta1 c'e/--dire ne r5contrant au dehors de soi ri5 qui pt lui faire ob/acle4 ,n\s ne n\s dissimulons pas le c>actre hypo?tique de ces spculations sur le fond des *oses4 ,s\s ce rapport comme s\s t\s les autres1 l'ide de lib]t e/ ess5tiellem5t problmatique1 a9si que celle de l'absolu avec laquelle elle vi5t t\j\rs se confondre2 mais elle n'en e/ pas mo9s le foy] idal v]s lequel sembl5t conv]g] nos deux conceptions du mcanisme extrieur et du dsir intrieur4 ,ces deux p]spectives diffr5tes t5d5t v]s un mme c5tre1 qui s]ait le bi5-tre immdiat1 non plus une srie mdiate de dplacem5ts dans l'espace ou de moy5s *elonns dans le temps en vue d'une f9 prconue4 ,devant ces que/ions1 le mtaphysici5 se tr\ve dans le mme emb>ras que le physici5 auquel on dem&e si le m\vem5t a lieu p> *oc au contact ou p> action di/ance3 ces deux modes de communication du m\vem5t sont galem5t incomprh5sibles1 et il e/ probable qu'ils sont galem5t faux4 ,de mme1 le mtaphysici5 n'a que deux manires de se figur] l'action3 tantt il se la figure comme un mcanisme qu'on p\sse en quelque sorte p> d]rire2 alors t\te activit devi5t extrieure et le fond univ]sel e/ in]te1--my/re incomprh5sible2 tantt il se figure l'action comme une re*]*e de f9s ou un attrait1 et alors t\te activit r$evi5t intrieure sans qu'on puisse concevoir d'action extrieure2--autre my/re1 o s'e/ p]due la p5se de ,leibnitz4 ,p\rtant1 l'homme croit entrevoir au plus pr(ond de lui-mme l'immdiat2 e/-ce illusion8 ,la joie du mo9s n'e/ pas illusoire1 et il semble bi5 que la joie1 la j\issance1 le bi5-tre suppose une possession actuelle1 immdiate1 de l'tre p> l'tre1 de l'action p> l'action1 de la vie p> la vie1 de la p5se p> la p5se4 ,c'e/ a9si que le mtaphysici5 arrive press5tir1 p> des conceptions m9emm5t problmatiques1 une sorte de lib]t comme condition de t\te flicit4 ,si ce n'e/ po9t l la ralit actuelle1 c'e/ du mo9s l'idal que n\s arrivons n\s propos]1 dsir]1 ralis] progressivem5t p> le dsir mme que n\s en avons4 ,le t]me du dsir1 n'e/-ce pas en effet d'tre affran*i du dsir mme1 c'e/--dire de l'ef=t1 p\r j\ir librem5t de la flicit8 ,et d'autre "p1 n'avons-n\s pas vu que le dsir1 qui se retr\ve au fond de l'ide1 t5d ralis] son objet en le concevant8 ,,*apitre ,,troisi,,me ,r,,le ,,de ,l',,id,e ,,et ,,du ,d,,sir ,,de ,,la ,,lib]t ,,dans ,,la ,,=mation ,,de ,,la ,,connaissance4--,,?,,orie ,,de ,,la ,,projection ,,du ,,moi ,i4 ,les fonctions intellectuelles1 au po9t de vue subjectif4--,en t5dant l'univ]salit1 elles t5d5t satisfaire le dsir de lib]t4--,ab/raction1 gnralisation1 affirmation1 induction et croyance4 ,,ii4 ,explication du passage l'objectif1 puis du passage l'univ]sel1 p> un dveloppem5t du dsir et du v\loir4--,projection du moi4 ,la t5dance du dsir sa propre satisfaction1 et cette satisfaction totale de l'tre qui suppos]ait la lib]t1 fait le fond de t\te notre vie m5tale4 ,cette t5dance organise le dt]m9isme mme en vue de la lib]t4 ,suivons-la donc dans les div]ses manife/ations de la vie m5tale3 la connaissance1 l'art1 l'am\r1 enf9 la moralit4 ,n\s allons d'abord montr] le rle du dsir de la lib]t dans la =mation de la connaissance4 ,i4--,p5s]1 selon n\s1 n'e/ autre *ose que s5tir1 dsir]1 v\loir1 m\voir1 avec le s5tim5t de son action et des bornes qu'elle r5contre4 ,supposez un c\rant qui se s5tirait et se v]rait lui-mme m>*]1 p> une consci5ce p]man5te de son action ou p> une sorte de transp>5ce intrieure1 et qui en mme temps aurait la consci5ce de ses propres limites ou de ses propres rives1 v\s aurez l'image du dsir dev5u intellig5ce4 ,en se conc5trant dans une direction dt]m9e1 la =ce consci5te r5f]me sa raction dans des limites3 l'ab/raction n'e/ que la consci5ce de cette direction exclusive du dsir4 ,quant la gnralisation1 la *ose laquelle elle correspond1 p> exemple la c\leur en gnral1 ne peut se reprs5t] comme objet et matriellem5t4 ,ri5 de mo9s gnral que le mot c\leur1 ab/rait p>mi les sons et extrait de leur nombre2 ri5 aussi de mo9s gnral que l'image du bleu ou du blanc1 extraite et ab/raite p>mi les autres2 mais ce qui e/ gnral et relativem5t illimit1 c'e/ moi qui ab/rais1 et j'ai d'autant mieux consci5ce de mon p\voir indf9i que je rduis une plus gr&e simplicit l'objet de ma reprs5tation4 ,plus je vide cet objet et le dp\ille1 plus j'aj\te la plnitude de mon p\voir intellectuel4 ,quoi de plus vide en soi que le mot c\leur8 ,c'e/ le son c\ et le son leur1 voil t\t4 ,j'applique ce mot l'image du blanc1 du bleu1 du r\ge3 que lui importe8 il n'e/ que ce que je le fais1 et je le fais mobile1 *angeant1 passif2 je le trait]ai m]ci sans qu'il rsi/e1 et ma puissance gagn]a t\t ce que je lui aurai enlev4 ,avec son aide je pass]ai aism5t d'une c\leur l'autre1 d'autant plus lg] que mon bagage s]a mo9s l\rd4 ,il n'en s]ait pas de mme si je v\lais appliqu] l'image du bleu celle du r\ge3 la premire1 ayant encore trop de *oses qui lui app>ti5n5t en propre1 me rsi/]ait comme p> une =ce oppose la mi5ne4 ,aussi je t*e de ne ret5ir des s5sations et des images que ce qui e/ /rictem5t ncessaire p\r emp*] ma p5se d'tre compltem5t subjective2 je les dp\ille le plus possible1 je les appauvris1 je les efface3 en les dim9uant1 je dim9ue l'action de l'extrieur sur moi ou ma passivit au pr(it de mon activit1 et plus je me db>rasse a9si des entraves1 plus le *amp e/ libre p\r ma p5se4 ,la gnralit que je crois voir alors dans l'objet e/ simplem5t la lib]t intellectuelle que je me suis donne moi-mme4 ,un b\let de mille kilogrammes1 auquel je suis atta* p> une *ane1 exclut t\te gnralit en me ret5ant un po9t fixe2 un b\let de v+t kilogrammes e/ en quelque sorte plus gnral1 p>ce que je puis le tran] avec moi en div]s lieux1 non sans ef=t2 un b\let d'un kilogramme e/ bi5 plus gnral encore1 et plus encore celui de quelques c5tigrammes4 ,a vrai dire1 ce n'e/ pas le poids que je trane qui e/ gnral1 c'e/ ma puissance de me m\voir2 le poids e/ au contraire une limite l'ext5sion de cette puissance4 ,voil p\rquoi je m'allge autant qu'il e/ possible1 *angeant les s5sations en images1 les images en mots1 les mots en *iffres ou en lettres2 je ne reti5s que la quantit de contre-poids ncessaire p\r ma9t5ir en quilibre ma p5se4 ,l'lan p> lequel je t5ds p]svr] dans une direction quelconque1 ma9t5ir et cont9u] mon action intellig5te diffre-t-il de ce qu'on appelle l'affirmation8 ,ds que j'agis avec le s5tim5t ou la consci5ce de mon acte et des modifications qu'il subit1 on peut dire dj que j'affirme2 c> mon action1 en mme temps qu'elle e/ faite et s5tie1 e/ p\r moi affirme4 ,n\s ne fran*issons pas encore le subjectif3 ce po9t de vue1 affirm] et agir avec la consci5ce de son acte sont mme *ose4 ,en fait1 t\te action passe aux organes et devi5t m\vem5t2 les limites app>aiss5t alors avec la rsi/ance1 dans le s5tim5t complexe de l'ef=t4 ,mo9s mon expri5ce e/ gr&e1 c'e/--dire mo9s j'ai s5ti d'ob/acles1 et plus j'ai le s5tim5t de ma primitive n]gie1 de mon rs]voir de =ce4 ,aussi ma volont va-t-elle de l'avant avec audace et presque t\j\rs trop vite2 elle anticipe1 elle induit1 elle croit1 en se fondant sur le s5tim5t de sa propre activit et de sa vitesse acquise4 ,c'e/ ce qui fait que l'enfant et le jeune homme croi5t en eux-mmes et1 d'une manire drive1 croi5t dans la p]si/ance des autres *oses encore peu nombreuses qu'ils connaiss5t4 ,les logici5s attribu5t d'ord9aire la =ce de l'induction la multiplicit des expri5ces2 mais il faut ici di/+u] le po9t de vue objectif du po9t de vue subjectif4 ,autre *ose e/ l'n]gie subjective de l'acte p> lequel n\s induisons1 autre *ose la valeur objective de cet acte ou sa con=mit avec les objets extrieurs2 n\s n'en sommes encore qu'au premi] po9t de vue1 et alors la =ce de notre lan dans l'induction ou dans l'affirmation n'e/ nullem5t proportionnelle au nombre des expri5ces4 ,une seule expri5ce suffit p\r me faire induire4 ,je me vois capable alors de cont9u] ma volont et je me crois capable d'en cont9u] l'excution1 p>ce que je ne suppose encore aucun *angem5t dans les causes qui conc\r5t cette excution4 ,la volont et le dsir ressembl5t la =ce d'un c\rant1 la croyance inductive ressemble sa vitesse4 ,l'une eng5dre l'autre3 croire1 au fond1 c'e/ s5tir sa puissance de v\loir et son dsir d'agir1 c'e/ en faire la fois l'ex]tion et l'ass]tion1 c'e/ avoir la consci5ce d'une c]ta9e activit intrieure qui ne se manque pas elle-mme et se traduit p> le m\vem5t4 ,aussi la croyance accompagne l'action et peut prcd] en ce s5s l'expri5ce extrieure4 ,quant la rptition des expri5ces1 elle =tifie et surt\t ju/ifie la croyance en un c\rs p>ticuli] de *oses1 en une c]ta9e rsultante de m\vem5ts2 elle n\s in/ruit sur les limites extrieures de notre volont et n\s en trace p\r a9si dire le dess94 ,l'expri5ce dt]m9e et endigue le c\rant du v\loir primitif1 qui ne dem&ait qu' s'p&re indf9im5t et qui g>de la consci5ce p]man5te de son ef=t4 ,qu& notre volont ne r5contrd aucune raison de d\t]1 en d'autres t]mes qu& elle se meut dans une voie sans r5contr] d'ob/acle1 cette facult d'ex]c] sans *ec sa puissance rpond ce que ,desc>tes nomme l'vid5ce1 qu'il n'a po9t df9ie suffisamm5t4 ,l'vid5ce1 aprs t\t1 se rduit p\r n\s notre n]gie ou conviction intrieure4 ,je suis c]ta9 de telle *ose1 ou telle *ose e/ vid5te1 quivaut dire3 ,je veux et me meus librem5t dans cette direction1 je m>*e dans une voie entirem5t libre4 ,traduire en p>oles ses p5ses et convictions1 c'e/ simplem5t traduire ses actions et ses m\vem5ts2 et il semble que t\tes nos dmon/rations f9iss5t p> se rduire celle de ,diogne1 qui affirmait le m\vem5t en m>*ant4 ,les *oses vid5tes sont les voies dans lesquelles je n'ai jamais tr\v d'ob/acle2 qu& j'aj\te que je n'en tr\v]ai jamais dans l'av5ir1 je n'affirme po9t une *ose que je sais 7mot qui convi5drait seulem5t une immdiate et p>faite consci5ce71 mais j'affirme une *ose que je crois et induis1 c'e/--dire un m\vem5t que je cont9ue1 une direction dans laquelle je p]svre4 ,le savoir a un fond pratique dont il e/ la =mule4 ,ce fond pratique n'e/ pas le libre arbitre1 la volont indiffr5te qui *oisirait entre des affirmations contraires2 mais il e/ le dsir1 l'action1 le v\loir tel que n\s l'avons df9i plus haut1 comme t5dance radicale dpass] t\tes bornes4 ,qu& n\s prononons un jugem5t sur des *oses qui ne dp5d5t pas de n\s1 plus s]a gr&e dans leur ralisation la "p des antcd5ts extrieurs1 plus n\s s]ons exposs aux *ecs et aux erreurs de t\tes sortes4 ,une proposition c]ta9e e/ donc celle qui porte sur des *oses que n\s p\vons ralis]2 or les *oses que n\s p\vons ralis] sont celles qui dp5d5t le plus de n\s1 ou mme exclusivem5t de n\s1 p> consqu5t les *oses les plus dp5dantes de notre volont4 ,je dsire1 je veux e/ la *ose la plus c]ta9e1 p>ce qu'elle exprime simplem5t ma volont mme1 mon dsir dom9ant et sa direction intrieure4 ,le soleil e/ *aud1 exprim]a une *ose c]ta9e1 s'il dp5d de moi de me mettre en prs5ce du soleil p> une srie de m\vem5ts et de dt]m9] occasionnellem5t la s5sation de *aleur2 mais1 comme ici t\t n'e/ pas dt]m9 p> mon dsir1 la "p de l'inc]titude se montre3 il faut que l'action et les m\vem5ts du soleil a*v5t mon action et mes m\vem5ts propres1 il faut que le soleil d'hi] rep>aisse dema91 il faut que j'y croie pralablem5t avant de dire le soleil e/ *aud4 ,si t\t p\vait dp5dre de moi1 je ti5drais p\r a9si dire ma disposition la vrit des *oses avec leur ralit2 mais les jugem5ts que je porte sur l'extrieur sont t\j\rs conditionnels au po9t de vue objectif1 p>ce qu'ils n'ont pas leur condition unique dans ma subjectivit4 ,nanmo9s il dp5d de moi1 en augm5tant la "p de mon action propre1 d'augm5t] aussi ma c]titude2 plus j'agis et me meus1 plus je sais1 et ,ari/ote avait raison de dire3 ,savoir1 c'e/ faire4 ,on peut dire encore3--,savoir de sci5ce absolue1 ce s]ait tre idalem5t libre2 c> je n'aurais le droit d'affirm] absolum5t que ce qui dp5drait absolum5t de ma lib]t4 ,l se tr\v]ait le seul vritable priori1 puisque la lib]t s]ait antrieure ses actes et ne dp5drait que d'elle-mme4 ,c'e/ l un type p\r n\s irralisable1 et p\rtant1 a9si ent5due1 l'idale lib]t e/ au b\t du dt]m9isme mme1 qui e/ le propre doma9e de la sci5ce4 ,,ii4--,ma9t5ant1 comm5t passons-n\s l'objectif1 l'affirmation d'autres tres1 d'autres causes1 et mme de l'univ]selle exi/5ce1 des causes8 ,ce passage1 objet de tant de controv]ses1 a lieu1 selon n\s1 en v]tu d'un dploiem5t du dsir et de l'activit volontaire1 o se retr\ve la t5dance la lib]t1 et l'indp5dance4 ,la volont1 en s'ex]ant1 a consci5ce de *oses v\lues p> elle ou1 si l'on prfre1 dsires p> elle1 et d'autres *oses qu'elle n'a pas v\lues ou dsires4 ,si1 p> exemple1 j'pr\ve une d\leur1 ma volont a consci5ce d'une limite son dveloppem5t1 et d'une limite qu'elle n'a pas v\lue4 ,voici donc1 sur la premire p>tie de la ligne que ma volont suit1 des modifications avec la volont1 ou actions2 sur la seconde1 des modifications sans la volont1 ou passions1 et mme des passions d\l\reuses4 ,l'excution n'e/ po9t adquate la volition et au dsir3 ce qui avait t v\lu se tr\ve en fait emp* et limit4 ,mais la volont ne s'arrt]a pas la limite que r5contre a9si son excution2 elle la fran*ira p> une loi de cons]vation analogue celle de la vitesse acquise1 et cette loi pr5d ici la =me d'un lan spontan4 ,p> l la volont se projett]a elle-mme en quelque sorte sur les modifications autres que ce qu'elle avait v\lu ou dsir4 ,il en rsulte une sorte de sy/me quatre t]mes1 a9si conu3 d'un ct une volont re/ant la mme et produisant t\j\rs les mmes modifications agrables1 dsires p> elles2 de l'autre ct la mme volont se prolongeant avec d'autres modifications dsagrables3 ,,premi] ,,mom5t ,mme v\loir o mme dsir4 ,mmes modifications1 agrables4 ,,deuxi,,me ,,mom5t ,mme v\loir4 ,autres modifications1 dsagrables4 ,la volont ne s'arrt]a pas ce sy/me comme s'il tait suffisant et satisfaisant4 ,en effet1 c'e/ une loi du dsir1 comme de t\te =ce1 de t5dre naturellem5t ma9t5ir son id5tit et sa direction4 ,or1 dans ce sy/me1 il y a une sorte de contradiction3 la mme volont consci5te1 aprs avoir coexi/ avec les mmes modifications1 voit1 t\t en re/ant la mme1 se produire d'autres modifications2 ce qui lui donne la consci5ce du mme et de l'autre4 ,en fait1 le contra/e de ces modifications1--plaisir d'abord1 puis d\leur1--e/ complet2 et je ne vois pas l'antcd5t de ce *angem5t dans ma volont demeure la mme4 ,ma volont s5tante et m\vante1 qui t5d1 comme t\te =ce1 se rtablir avec la mo9dre altration possible1 cont9ue alors se concevoir3 dans l'*ec que lui fait subir l'ob/acle1 elle le fran*it en se plaant d]rire l'ob/acle mme p> la p5se et p> l'association des ides4 ,seulem5t1 elle e/ oblige de *ang] en quelque sorte le signe positif en signe ngatif1 le signe moi en signe non-moi1 l'id5tit en diffr5ce4 ,elle tait d'ailleurs en possession pralable de ces signes1 c>1 avant mme de s'objectiv]1 elle avait acquis dj le s5tim5t de la diffr5ce dans la diffr5ce de ses modifications3 il lui suffit ma9t5ant de comb9] les notions de diffr5ce1 de modification et de volont p\r concevoir1 d]rire les modifications diffr5tes1 une volont diffr5te4 ,l'enfant ne t>de pas projet] a9si un autre moi d]rire les modifications qui lui sont contraires1 con/ruire en se dd\blant d'autres volonts opposes la si5ne2 il prolonge le v\loir au del du p\voir et ramne le passif l'actif4 ,c'e/ le seul moy5 de rtablir l'h>monie dans le sy/me dont n\s avons donn le tableau4 ,ce sy/me devi5t alors le suivant3 ,,premi] ,,mom5t ,mme volont ou mme dsir4 ,mmes modifications4 ,,deuxi,,me ,,mom5t ,mme volont4 ,autres modifications 7ce qui produit dans la consci5ce la di/9ction du mme et de l'autre74 ,,solution ,,et ,,troisi,,me ,,mom5t ,autres modifications4 ,autre volont4 ,ce troisime mom5t e/ l'application de la di/9ction du mme et de l'autre1 et le rtablissem5t de la volont s5tante et motrice avec la mo9dre altration possible4 ,a9si s'opre le dd\blem5t qui p]met la volont de se ma9t5ir d'accord avec soi t\t en s'opposant soi2 de sorte que1 p> un phnomne s+uli] d'optique intrieure1 la volont consci5te ne se divise que p\r ma9t5ir son unit2 elle ne conoit une volont autre que p\r p\voir le plus possible se concevoir la mme4 ,telle e/1 semble-t-il1 exprime en =mules ncessairem5t ab/raites1 la con/ruction psy*ologique de l'objectivit au se9 mme du subjectif2 et c'e/1 notre avis1 le seul mode d'objectivit qui soit possible1 puisqu'en fait n\s ne p\vons rellem5t sortir de n\s-mmes et de notre consci5ce4 ,encore une fois1 qu& ma volont en ex]tion motrice vi5t se heurt] un ob/acle1 outre qu'elle t5d le surmont] rellem5t1 elle t5d encore le surmont] idalem5t1 en se prolongeant p> la p5se au del des bornes o expire son action effective2 le vide que le dsir tr\vait la limite de son action relle1 il le comble avec une volont idale qu'il s'oppose et qui p\rtant1 en d]nire analyse1 e/ encore lui-mme multipli p> soi4 ,c>1 aprs t\t1 qu& moi je v\s conois1 je suis oblig de v\s con/ruire1 et de v\s con/ruire avec moi-mme3 v\s me donnez ou m'imposez c]ta9es modifications et s5sations que je ress5s1 je v\s prte mon moi en v\s crant p\r a9si dire mon image et ma ressemblance#adf4 #adf ,ce n'e/ donc pas1 comme l'a s\t5u ,clif=d1 en v\s rejetant de ma consci5ce que je v\s conois 7comme jet72 c'e/ au contraire en prolongeant ma consci5ce jusqu'en v\s4 ,objets et jets ne sont t\j\rs que le sujet prolong et projet4--,il n'y a pas l non plus une loi ncessaire priori1 une =me comme celle de ,kant1 ni une application d'un pr9cipe univ]sel de la raison1 comme dans ,victor ,c\s94 ,notre ?orie n\s semble plus sci5tifique1 p>ce qu'elle s'appuie sur la p]si/ance de l'action et du m\vem5t comm5c1 laquelle devi5t1 dans la consci5ce1 une t5dance la lib]t et l'indp5dance4 ,d'aprs ce qui prcde1 la conception d'un autre moi1 d'une autre exi/5ce1 d'une autre volont1 comme celle que l'enfant place dans sa mre ou dans son pre et jusque dans l'objet matriel qui lui a fait mal1 semble tre une simple ?se1 la plus lm5taire de t\tes4 ,la volont et le dsir1--comme la nature1 dont le dsir ou quelque *ose d'analogue semble aussi faire le fond1--agit p> les voies les plus simples1 c'e/--dire les plus faciles1 les plus agrables et1 en ce s5s1 les plus indp5dantes et les plus libres4 --,mais1 dira-t-on1 je n'ai encore en face de moi qu'une seconde volont 7p\voir de s5sibilit et de motricit71 une seconde cause1 et l'tat d'hypo?se4 ,comm5t en v5ir concevoir une inf9it de causes1 de m\vem5ts et mme de s5sations plus ou mo9s affaiblies dans ce non-moi qui1 au premi] abord1 e/ un8--,il faut p\r cela se plac] soi-mme dans *aque tre1 et1 s'y tant plac1 rpt] de quelque manire en lui et p\r lui l'acte de discrim9ation que n\s avons accompli p\r n\s-mmes4 ,non seulem5t notre volont1 en se concevant d\ble1 suit la loi de la mo9dre action1 mais encore elle fait suivre cette loi la volont extrieure1 la =ce extrieure qu'elle suppose et se reprs5te3 elle la fait se divis] l'inf9i4 ,je rpte la mme hypo?se d'une volont autre que la mi5ne1 d'une t5dance diffr5te de la mi5ne1 t\tes les fois que ma volont subit une modification passive et reoit le m\vem5t au lieu de le transmettre3 il y a en moi une c]ta9e s5sation qu& je transmets le m\vem5t et une s5sation diffr5te qu& je le reois2 j'accole la premire la seconde4 ,a9si j'acqui]s la notion d'une pluralit de causes et de =ces motrices4 ,les objets extrieurs s]v5t simplem5t de miroir et1 p> un jeu de rflexion1 en arrtant ma volont m'en r5voi5t l'image1 qui ensuite se multiplie l'inf9i dans une p]spective sans fond4 ,aprs avoir conu une pluralit de causes et d'exi/5ces1 je n'ai donc qu' cont9u] le m\vem5t comm5c p\r en concevoir une inf9it4 ,n\s avons dj vu comm5t n\s gnralisons et induisons1 c'e/--dire comm5t n\s levons d'une c]ta9e manire les *oses l'inf9i4 ,objectiv]1 c'e/ suppos] une autre volont2 qu& j'ai accompli une fois et mille fois cet acte1 j'ai consci5ce d'une t5dance id5tique l'accomplir encore4 ,en objectivant cette t5dance1 cette puissance indf9ie qui e/ en moi et qui demeure indp5dante1 je suppose une possibilit indf9ie de causes ou de volonts et j'arrive1 p> l'ab/raction des limites1 une supposition univ]selle1 une totalit de causes p\r la totalit des effets4--,ce n'e/ t\j\rs1 direz-v\s1 qu'une hypo?se4--,je l'accorde2 le pr9cipe de causalit mtaphysique 7qu'on p\rrait aussi bi5 appel] causalit psy*ique1 p\r le di/+u] du pr9cipe des conditions ou lois sci5tifiques71 n'e/ rellem5t que la premire et la plus lm5taire1 p> cela mme aussi la plus gnrale des hypo?ses1 qui p]met notre volont de se ma9t5ir le plus intacte1 en concevant un monde de volonts et de =ces4 ,c'e/ mme mieux qu'une hypo?se intellectuelle3 c'e/ une ?se sans raisonnem5t1 une position naturelle2 ou plutt c'e/ une m>*e naturelle1 une cont9uation d'action qui se ramne une cont9uation de dsir4 ,en df9itive1 avez-v\s vraim5t consci5ce de l'univ]salit des causes effici5tes1 de manire admettre cette univ]salit p> une ncessit immdiate8 ,non2 v\s posez idalem5t d'autres volonts1 et v\s p>tez de l p\r m>*] en t\s s5s2 votre succs v\s fait alors croire une action du dehors1 quoiqu'il vi5ne d'un lan intrieur et d'une raction du d$ans4 ,c'e/ le dsir d'indp5dance et d'indt]m9ation qui n\s fait prcism5t dt]m9] t\tes *oses p> la p5se1 dans la mesure compatible avec le maximum d'indp5dance et le m9imum d'ef=t4 ,les disciples de ,victor ,c\s9 n\s object]ont que l'univ]sel ne saurait procd] de notre causalit p>ticulire1 de notre moi1 de notre volont individuelle4--,p\rtant il faut bi5 que n\s portions en n\s de quelque manire ce qu'on nomme l'univ]sel2 il faut que n\s tr\vions a9si en n\s le p\voir de n\s dpass]4 ,p\r ,victor ,c\s91 ce p\voir tait une facult p>ticulire1 la raison1 mais une facult n'explique ri52 mme dans la doctr9e de ,c\s91 n\s ne p\vons pas avoir deux mes1 et il faut bi5 qu'en df9itive volont et raison s'id5tifi5t dans la consci5ce4 ,la raison1 sans la s5sation et la volont1 e/ une pure ab/raction1 comme l'objet mme qu'on lui donne1 qui s]ait je ne sais quel inf9i indt]m92 la raison n'e/ vivante et concrte que dans le v\loir et le dsir4 ,quant aux ides d'individualit et d'univ]salit1 elles sembl5t t\tes relatives3 la consci5ce proprem5t dite les dom9e4 ,l je vois ce qu'il y a de plus individuel1 puisque ma volont e/ moi-mme2 mais l aussi je tr\ve la s\rce de l'univ]sel1 p>ce que ma volont t5d prcism5t fran*ir t\te borne et ralis] un m\vem5t p]ptuel3 elle e/ une m>*e p]ptuelle en avant1 une induction p]ptuelle4 ,ce que j'appelle moi1 qu'il soit rel ou =mel1 n'e/-ce pas une =ce emmagas9e qui p>at ne se faire jamais dfaut elle-mme et dpasse t\j\rs ses manife/ations prs5tes dans le temps ou dans l'espace8 ,qui dit =ce et puissance motrice1 n\s l'avons vu1 dit quelque *ose de virtuellem5t gnral1 non d'une gnralit ab/raite1 mais en ce s5s que ce qui e/ agissant et m\vant aspire dpass] ses bornes4 ,cette puissance de v\loir et de m\voir1 les physici5s p\rront la comp>] l'expansion indf9ie des gaz1 qui t5d fran*ir t\te sphre limite4 ,outre la p]ception prs5te1 comme le disait ,leibnitz1 n\s avons encore une t5dance pass] d'une p]ception aux autres1 et cette t5dance e/ l'apptition4 ,physiologiquem5t1 n\s ne p\vons pas ne po9t re/itu] le m\vem5t reu1 au moy5 du m\vem5t p> n\s transmis4 ,nos oprations intellectuelles1 pr9cipalem5t la gnralisation et l'induction1 n\s les avons vues s'expliqu] p> cette raction que le s5sualisme a eu le tort de ne pas assez tudi]2 or1 ce p\voir de ragir1 une fois admis1 p>at suffire p\r expliqu] t\t ensemble la volont et la raison4 ,l'objet conu p> la consci5ce et l'objet conu p> ce qu'on nomme la raison ne diffr5t pas en espce1 mais en degr3 dans les deux cas1 en effet1 il s'agit d'une puissance que n\s concevons comme plus ou mo9s indp5dante p> rapport son milieu4 ,ce qu'on appelle p]fection ou inf9it n'e/ qu'une puissance suppose sans ob/acle4 ,p]fection de l'intellig5ce signifie puissance absolue de p5s]2 et absolu veut dire indp5dant des ob/acles ou1 en df9itive1 libre4 ,de mme p\r les autres p]fections4 ,t\tes les fois que n\s croyons 7illusion ou ralit7 avoir consci5ce d'un v\loir libre et j\issant de son objet1 n\s avons le s5tim5t d'une p]fection en n\s1 de quelque *ose de complet1 d'a*ev en son g5re2 n\s n'avons beso9 que de gnralis]1 de multipli] p\r a9si dire la notion p> elle-mme1 p\r imag9] une p]fection idale1 p>faitem5t p>faite en t\t g5re1 qui n\s p>at alors suppos] une lib]t inf9im5t libre3 c'e/ simplem5t notre ide de lib]t se multipliant et s'levant une n\velle puissance4 ,on a vu t\t l'heure comm5t notre volont s'objective1 consquemm5t se d\ble et se multiplie1 p> le p\voir qu'elle a de fran*ir ses bornes actuelles2 la mme t5dance en avant lui p]met de s'objectiv] s\s une =me absolue et de concevoir1 en ab/rayant t\t ob/acle1 une activit dgage de passivit1 un v\loir adquat ce qu'il produit1 un dsir immdiatem5t satisfait et j\issant de son objet4 ,la p]sonne-,dieu1 comme les autres p]sonnes1 e/ a9si une projection de notre propre p]sonnalit2 mais1 t&is que notre con/ruction des autres p]sonnes huma9es e/ vrifie p> l'expri5ce1 vrifie p> leur rponse mme notre action1 la p]sonne-,dieu demeure une con/ruction idale1 sans vrification possible4 ,c'e/ lui-mme1 en sa puret1 que le moi conoit en concevant l'absolu2 ce n'e/ sans d\te pas lui-mme dans son tat prs5t1 mais dans sa t5dance et dans ce qu'il veut tre2 c> n\s sommes ess5tiellem5t1 semble-t-il1 dsir t5dant la complte satisfaction1 volont t5dant la complte lib]t1 et non seulem5t au bonheur p]sonnel1 mais encore au bonheur univ]sel4 99 99 99 99 99 ,en rsum1 ce que n\s avons de plus intime1 je veux dire la consci5ce1 e/ aussi ce qui n\s p]met de pntr] dans l'extrieur4 ,c'e/ de ce c5tre que n\s p\vons rayonn]2 c'e/ p> ce qu'il a de plus ess5tiel que le sujet qui veut et dsire peut s'objectiv]2 c'e/ p> ce qu'il a de plus p]sonnel qu'il peut pntr] dans l'imp]sonnel ou l'admettre en lui-mme4 ,cette pntrabilit de ce qui n\s e/ le plus propre et de ce qui semble s\s un autre rapport le plus impntrable1 e/ le fait d]ni] que ne peut gure analys] la p5se logique4 ,a ce po9t semble s'van\ir cette app>5ce d'individualit f]me qui semblait d'abord ess5tielle la consci5ce et qui en ralit ne lui e/ pas ess5tielle1 puisqu'en fait n\s concevons autrui1 n\s concevons mme l'univ]s4 ,le monisme fondam5tal se laisse entrevoir au fond de la volont consci5te2 le pr9cipe de la causalit univ]selle1 en son s5s mtaphysique1 n'en e/ que la =mule ab/raite1 et l'ide de cause p> excell5ce e/ id5tique celle de lib]t4 ,cette ide e/ ce qu'on peut appel] avec ,kant l'idal problmatique de la raison2 mais si un tel idal e/ problmatique en lui-mme1 dans son exi/5ce transc5dante1 il a du mo9s une premire ralisation dans notre p5se et dans notre dsir4 ,,*apitre ,,quatri,,me ,r,,le ,,de ,l',,id,e ,,et ,,du ,d,,sir ,,de ,,la ,,lib]t ,,dans ,,le ,,s5tim5t ,,du ,,beau ,i4 ,le s5tim5t du beau4 ,c>actre ds9tress du jugem5t et du s5tim5t e/htiques4 ,,ii4 ,app>5ce de la lib]t dans la beaut mme4--,?ories de ,plot9 et de ,kant4 ,,iii4 ,la grce comme symbole de la lib]t4--,insuffisance du po9t de vue e/htique p\r tablir la ralit de la lib]t4 ,i4--,le jugem5t et le s5tim5t e/htiques sembl5t ess5tiellem5t ds9tresss1 et ,kant a mme cru p\voir dire qu'en ce s5s ils sont libres4 ,n'ent5dons pas p> l une lib]t d'indiffr5ce et d'indt]m9ation1 qui s]ait incompatible avec la relle dt]m9ation de notre esprit en face du beau2 le s5tim5t e/htique n'e/ libre qu'en ce s5s qu'il p>at indp5dant de t\te contra9te mcanique et de t\t intrt s5sible2 en cela il ressemble au s5tim5t moral4 ,qu& une *ose affecte agrablem5t mes s5s1 elle ne me laisse pas ds9tress3 elle excite ncessairem5t en moi un ef=t p\r la possd] ou possd] des objets de mme nature1 p\r cont9u] ou r5\vel] mon plaisir3 de l nat l'apptit1 ce m\vem5t de notre s5sibilit qui n\s porte v]s l'agrable4 ,il n'en e/ pas a9si1 selon ,kant1 devant la beaut3 en sa prs5ce1 je t5ds me dlivr] de t\t apptit1 de t\te contra9te s5sible4 ,je t5ds aussi tre libre de t\t calcul d'utilit p]sonnelle et mme d'utilit gnrale3 en jugeant cette seconde sorte d'utilit1 j'atta*]ais encore un intrt l'exi/5ce matrielle de l'objet1 ma volont1 s]ait encore lie dans ses s5tim5ts et dans ses jugem5ts1 et ceux-ci envelopp]ai5t1 avec cette f9alit1 une c]ta9e ncessit4 ,enf91 d'aprs ,kant1 en prs5ce du beau1 la volont semble se dgag] non seulem5t de la ncessit mcanique et tlologique1 mais mme de cette ncessit morale qu'on se fait soi-mme en se liant au bi5 p> une f9alit volontaire4 ,le s5tim5t e/htique e/ le seul o la volont se ma9ti5ne1 comme en une rgion int]mdiaire1 libre des ncessits matrielles sans s'tre encore lie p> des ncessits morales4 ,voil p\rquoi1 selon ,kant et ,s*ill]1--dont ,sp5c] a reproduit la p5se1--le plaisir du beau s]ait une sorte de jeu suprieur3 on agit p\r agir1 on p5se p\r p5s]1 on s5t p\r s5tir1 on se meut p\r se m\voir2 en un mot1 on ex]ce ses facults sans autre b que d'en s5tir le jeu facile1 le dveloppem5t h>monieux1 la vie dbordante et sans ob/acles1 l'ex]cice en ple9e lib]t4 ,dans cette ?orie1 ,kant et ,s*ill] ont c]ta9em5t exagr le c>actre contemplatif et1 en quelque sorte1 platonique de notre am\r p\r le beau4 ,le s5tim5t e/htique a p\r c>actre d'intress] notre tre t\t enti]1 les s5s et l'intellig5ce aussi bi5 que la volont1 en un mot t\tes les fonctions de la vie4 ,on peut cep5dant accord] ,kant que le s5tim5t du beau1 au milieu mme du plaisir s5sible1 e/ un comm5cem5t de ds9tressem5t intellectuel et volontaire1 une sorte de libration p> rapport aux beso9s et aux dsirs infrieurs4 ,c'e/ ce qui fait la moralit de ce s5tim5t1 quoique en lui-mme il n'ait pas p\r objet quelque *ose de moral4 ,,ii4--,p\r produire en n\s ce s5tim5t complexe1 qui e/ une des =mes de la flicit1 la beaut mme doit avoir en elle quelque image de ces trois *oses en dehors desquelles la p5se ne peut ri5 concevoir3 la ncessit mcanique1 la f9alit1 la lib]t idale4 ,selon l'cole platonici5ne et surt\t ,plot91 la beaut (fre d'abord une matire1 c'e/--dire une div]sit s\mise aux lois de la ncessit mcanique1 puis une =me qui dom9e la matire et l'organise1 comme la vie organise le corps qu'elle anime4 ,aussi1 dans t\te beaut s5sible1 l'tre vivant1 s5tant et consci5t1 reconnat quelque *ose d'intime et de sympa?ique sa propre nature3 il semble qu'il se retr\ve dans les objets extrieurs et pr5ne p> l consci5ce de t\t ce qu'il cont5ait4 ,les h>monies que font les voix1 dit ,plot91 donn5t l'intellig5ce le s5tim5t des h>monies qui sont en elle3 lorsqu'elle ent5d ces h>monies au dehors1 la beaut du d$ans lui devi5t plus s5sible4 ,qu& les s5s ap]oiv5t dans un objet la =me qui en*ane1 unit et matrise une sub/ance sans =me et p> consqu5t d'une nature contraire la si5ne1 alors l'esprit1 runissant ces lm5ts simples1 les rappro*e1 les comp>e la =me indivisible qu'il porte en lui-mme1 et prononce leur accord1 leur aff9it1 leur sympa?ie avec ce type intrieur#adg4--,kant admet galem5t que la beaut1 outre sa matire1 suppose une =me contemple p> n\s2 de plus1 p\r tre vraim5t et objectivem5t belle1 il faut que cette =me p>aisse indp5dante de celui qui juge ou des autres individus4 ,il faut en outre qu'elle soit considre indp5damm5t3 #a de t\te la causalit mcanique qui s]t la produire2 #b de t\t rapport avec une f9 extrieure ou intrieure4 ,en effet1 la causalit mcanique e/ ncessit2 or la beaut vraie1 la beaut vivante disp>at p\r n\s qu& n\s ne voyons plus dans un objet qu'une ma*9e mue p> des ressorts1 qui p\rrait tre dmonte s\s nos yeux4 ,quant la f9alit extrieure ou utilit1 elle imprime encore l'objet un c>actre de ncessit4 ,la f9alit intrieure elle-mme1 ou la p]fection1 a encore quelque *ose de ncessaire3 p\r jug] de la p]fection d'une *ose1 il faut que j'aie pralablem5t l'ide de ce que doit tre cette *ose1 et que je comp>e ensuite ce qu'elle e/ avec ce qu'elle doit tre1 sa ralit s5sible avec sa ncessit intelligible4 ,p> exemple1 sa*ant ce que doit tre un octogone1 je dcl>e p>faite gomtriquem5t t\te figure qui1 dans son ordre intrieur1 me p>at remplir les conditions exiges p> la df9ition mme2 au contraire1 selon ,kant1 dans la =me que je juge belle il y a bi5 une concordance des p>ties entre elles et avec le t\t1 mais cette concordance ne semble pas avoir t dt]m9e p> la conception raisonne et ab/raite de la *ose mme3 elle n'(fre pas un c>actre rfl*i et int5tionnel1 mais un c>actre en app>5ce spontan et inspir4 ,aussi1 quoique la =me de la f9alit se tr\ve dans l'objet beau et que t\t y semble la rflexion organis en vue d'une f91 cette f91 nanmo9s1 ne semble pas avoir t conue ab/raitem5t1 p\r tre ensuite ralise3 elle semble avoir t atte9te p> une spontanx de la nature et1 dans les oeuvres d'art1 p> une vive inspiration1 o ,s*ell+ voit la syn?se de la volont aveugle et de la volont rfl*ie4 ,la beaut pure1--la seule proprem5t belle et sans mlange d'lm5ts trang]s1--ne p>aissant s\mise aucune condition mcanique ou tlologique1 exprime donc quelque *ose qui semble *app] t\t ensemble la ncessit physique et la ncessit f9ale3 voil p\rquoi ,kant l'appelle la beaut libre4 ,t\te beaut qui1 au contraire1 dp5d de c]ta9es conditions imposes d'avance1 soit p> la nature physique ou logique1 soit p> la de/9ation f9ale de la *ose en qui elle rside1 e/ une beaut lie et comme atta*e autre *ose qu'elle-mme4 #adg ,plot91 ,ennades1 ,i1 ,,vi1 #c4 ,dans cette ?orie1 ,kant a sans d\te exagr le c>actre libre de la beaut1 en v\lant l'lev] trop compltem5t au-dessus de t\te f9alit1 comme il a lev le s5tim5t du beau au-dessus de t\t dsir4 ,le beau n'e/ rellem5t sp> ni de l'agrable ni du bon4 ,dans son e/htique comme dans sa morale1 ,kant e/ trop =mali/e2 ce qui fait le fond de la vraie beaut1 c'e/ la vie1 et la vie n'e/ pas une pure =me o se j\]ait l'intellig5ce3 elle e/ avant t\t s5sibilit et volont4 ,ce n'e/ pas dire qu'il n'y ait po9t dans la beaut vritable une c]ta9e app>5ce de lib]t2 mais1 p\r bi5 compr5dre en quoi cette lib]t consi/e1 il faut considr] l'lm5t le plus c>actri/ique du beau1 qui1 selon n\s1 e/ la grce4 ,,iii4--,au po9t de vue mcanique1 la grce suppose le m\vem5t facilem5t accompli et facilem5t p]u1 les lignes flexibles1 cont9ues1 arrondies1 sans sec\sse et sans rudesse1 la plus gr&e ex]tion de =ce avec le mo9s de p]te et de dp5se possible4 ,au po9t de vue physiologique1 elle exclut t\t ce qui s5t l'ef=t1 le labeur de la rflexion1 la sujtion de la volont2 elle exige l'aisance naturelle1 le plus gr& effet avec les mo9dres moy5s1 en un mot1 l'inspiration en app>5ce spontane qui tr\ve sans *]*]4 ,la grce e/ la surabondance d'une activit qui a plus qu'il ne lui e/ ncessaire p\r ralis] un m\vem5t ou p\r atte9dre une f91 et qui semble v\loir se rp&re au del de t\tes limites4 ,il y a p> cela mme dans la grce une image de l'inf9i et de l'absolu1 et c'e/ ce qui fait qu'on la nomme div9e4 ,au po9t de vue moral1 la lib]t tant le pr9cipe de la libralit1 la grce e/ un don1 et un don ds9tress3 le gracieux e/ gratuit4 ,enf9 la gratuit1 la surabondance et la fcondit cratrice tant le propre de l'am\r1 la grce e/ aimante ou p>at aim]1 selon la p5se de ,s*ell+2 et c'e/ l ce qui la r5d aimable#adh4 ,kant disait que la beaut e/ la reprs5tation symbolique de la moralit2 on peut dire plus p>ticulirem5t de la grce qu'elle e/1 au po9t de vue moral1 le symbole de la bont aimante4 #adh ,voir sur ce sujet ,m4 ,ravaisson1 ,la philosophie en ,france4 ,la grce1 que les anci5s appelai5t ,grec3 *>is et qu'ils ne sp>ai5t po9t de l'am\r1 e/ ce qui1 au se9 mme d'un mcanisme rellem5t ncessaire et d'un organisme o les p>ties dp5d5t rellem5t du t\t1 exprime et fait entrevoir1 comme dans un songe1 un pr9cipe affran*i de t\te ncessit matrielle ou =melle3 la grce e/1 selon n\s1 l'expression e/htique de l'idale lib]t4 ,n\s retr\vons a9si1 avec l'cole platonici5ne1 le bi5 dans le beau3 le bi5 donne aux *oses aimes les grces1 et ce qui les aime les am\rs4 ,ce n'e/ pas p> elle seule que la =me belle a le p\voir d'excit] l'am\r3 t&is que le reg>d de l'intellig5ce embrasse cette =me1 la volont en fran*it les limites et place d]rire la =me1 comme le fond dont elle drive1 une volont vivante1 qui aspire agir1 s'pan\ir1 aim]4 ,la beaut et surt\t la grce1 plus belle encore que la beaut1 n\s invite donc dj concevoir un pr9cipe d'action et de dt]m9ation spontane qui s]ait suprieur aux fatalits mcaniques2 elle e/ l'int]mdiaire entre le monde matriel et le monde moral4 ,elle p>at figur] la lib]t idale de la volont au mom5t o celle-ci j\irait d'elle-mme1 avant de s'impos] une loi et une rgle ncessaire1 une limite et un sacrifice3 p> cela mme la beaut e/ une expression de la vie heureuse1 de la flicit4 ,lorsque plus t>d1 p> un d]ni] ef=t1 la lib]t semble s'tre leve au-dessus de t\te limite et de t\t sacrifice1 dans la plnitude et l'inf9it de l'am\r d'autrui1 elle runit en soi la sublimit morale et la grce morale4 ,s'il y a grce et beaut dans l'expansion spontane de l'innoc5ce1 il y a grce et sublimit dans le ds9tressem5t sans ef=t de la *>it4 99 99 99 99 99 ,le dt]m9isme sci5tifique et mcanique1 en dtruisant l'illusion de la lib]t1 t5d dtruire le *>me moral du beau et enlve la beaut de son prix4 ,cep5dant1 une fois complt p> l'ide de lib]t et p> le dsir qu'elle excite1 le dt]m9isme moral peut suffire la rigueur dans le doma9e de l'e/htique4 ,si l'art1 qui e/ surt\t de nature contemplative1 n\s fait press5tir une lo9ta9e lib]t dont la grce e/ comme un rayon1 il ne saurait la montr] dans son foy] mme1 ni f\rnir une raison suffisante p\r n\s faire affirm] son exi/5ce4 ,,*apitre ,,c9qui,,me ,l',,id,e ,,et ,,le ,d,,sir ,,de ,,la ,,lib]t ,,dans ,l',,am\r ,d',,autrui ,i4 ,idal de l'am\r4--#a ,le sujet aimant n\s app>at comme devant tre d\ de volont et mme de volont libre4 #b ,l'objet aim n\s app>at comme devant tre d\ de volont libre4 ,conclusion3 l'am\r idal s]ait une union de lib]ts4 ,,ii4 ,ralit de l'am\r4--,l'am\r rel1 en n\s1 e/ d'abord un am\r ncessaire2 mais n\s concevons et dsirons un am\r libre1 et n\s agissons s\s cette ide1 dont la ralisation absolue demeure invrifiable4 ,ncessit de pass] au po9t de vue moral4 ,il e/ quelque *ose de mo9s contemplatif que l'art1 c'e/ l'am\r d'autrui1 quelle que soit la =me qu'il pr5ne4 levons-n\s donc ce n\veau po9t de vue4 ,illusoire ou vraie1 l'ide de lib]t fait-elle le fond de ce que n\s n\s reprs5tons comme un am\r ds9tress8 ,i4--,l'am\r rel e/ d'abord un am\r ncessaire4 ,il e/ l'h>monie des s5sibilits1 la sympa?ie dont p>le l'cole anglaise4 ,dans cette sorte de contre-c\p que les joies ou les pe9es d'autrui tr\v5t en n\s-mmes1 la "p de la passivit et de la fatalit e/ dom9ante2 aussi la sympa?ie1 s\s son air de ds9tressem5t1 ca*e-t-elle encore une sorte d'intrt l>gi4 ,deux c\rs qui batt5t malgr eux d'un mme battem5t sympa?is5t1 ils n'aim5t pas encore4 ,cep5dant1 comme le plaisir ou la d\leur rsult5t d'un v\loir satisfait ou contr>i1 l'union des s5sibilits semble annonc] dj une union gnrale et naturelle des volonts4 ,supprimez ce comm5cem5t de volont ou d'activit dans le plaisir mme1 et v\s rduirez la sympa?ie un accord de s5sations brutes4 ,l'h>monie des intellig5ces e/ la prp>ation de l'am\r1 elle n'e/ pas encore l'am\r mme2 mais dj l'union des dsirs et des volonts y e/ plus vid5te4 ,p5s] en commun la vrit1 c'e/ la v\loir en commun1 c'e/ aim] un mme objet qui s]a entre les volonts un trait d'union4 ,ce qui con/itue ess5tiellem5t l'am\r1 c'e/ l'union des volonts2 non pas seulem5t leur union avec un objet conu et p\rsuivi en commun1 mais leur union entre elles1 qui fait qu'elles se veul5t mutuellem5t4 ,aim] quelqu'un1 c'e/ le v\loir1 lui1 et non autre *ose4 ,ma9t5ant1 jusqu' quel po9t cette ide de l'am\r e/-elle compatible avec la notion de fatalit8 ,p\r rpondre cette "q1 exam9ons successivem5t le sujet et l'objet de l'am\r4 ,en premi] lieu1 les coles fatali/es ne peuv5t concevoir1 semble-t-il1 que cette image incomplte de l'am\r qu',augu/e ,comte nommait l'altruisme4 ,l'gsme e/ une incl9ation fatale v]s le moi comme c5tre1 l'altruisme e/ une incl9ation fatale v]s autrui comme c5tre2 mais l'altruisme1 au fond et absolum5t1 n'e/ pas plus ds9tress que l'gsme1 auquel l'cole anglaise le ramne4 ,qu'importe qu'un m\vem5t soit un m\vem5t d'expansion ou de conc5tration1 s'il exprime t\j\rs la ncessit d'un dsir *]*ant se satisfaire8 ,deux corps qui s'attir5t ne s'aim5t pas plus que deux corps qui se rep\ss5t4 ,c'e/ p\r cela que n\s ne p\vons confondre l'am\r avec le beso94 ,si je n'aime que p> beso9 et que ce dont j'ai beso91 je n'aime que moi-mme2 mon prt5du am\r e/ gsme1 mon ds9tressem5t e/ intrt4 ,p\r que je v\s aime1 v\s1 et non pas moi1 il faut que je n'aie pas absolum5t beso9 de v\s1 que je ne sois pas p\ss fatalem5t v]s v\s p> un intrt comme celui que je pr5ds ma n\rriture et ma sant4 ,quel gr p\rriez-v\s me savoir p\r cette affection prt5due8 ,aurais-je le droit de dire que je suis un tre aimant1 que je v\s aime1 que je v\s donne mon affection8 ,le don qu'arra*e la ncessit e/ un don qu'on se fait soi-mme2 et s'il en tait t\j\rs a9si2 lo9 d'tre aimants1 n\s ne p\rrions jamais aim]4 ,si l'am\r vrai exi/e1 il ne peut comm5c] qu'avec le cons5tem5t de la volont et l o cesse la fatalit du beso92 il doit se montr] avec la lib]t d'une nature qui donne p>ce qu'elle e/ ri*e1 et non p>ce qu'elle e/ pauvre4 ,si le dsir e/ fils de la ,pauvret et de la ,ri*esse1 l'am\r en sa puret idale e/ la ,ri*esse mme#adi4 ,dans le fait1 l'tre le meilleur en soi et qui a le mo9s beso9 d'autrui e/ cep5dant le meilleur p\r les autres2 c'e/ celui qui donne le plus et qui dem&e le mo9s4 ,en n\s1 mesure que le beso9 et le dsir dim9u5t1 l'am\r semble gr&ir2 avec le progrs v]s la lib]t crot la libralit4 ,le beso9 n'e/ donc que le po9t de d"p et la condition premire dont l'am\r aspire se dgag] de plus en plus comme d'un ob/acle4 ,l'enfant n'aime d'abord sa mre que p> beso92 mais dj1 avec son premi] s\rire1 semble se rvl] le premi] don d'un am\r ds9tress1 la premire grce d'une me volontairem5t bonne4 ,c'e/ ce qui fait la beaut et le *>me du s\rire1 aurore de l'intellig5ce1 de la volont et de l'am\r2 c'e/ ce qui en fait aussi l'irrsi/ible puissance4 ,le s\rire e/ le symbole de l'idale et p>faite bont1 s\v]a9em5t libre de t\t beso9 et p> cela mme s\v]a9em5t librale1 qui1 p\r appel] t\tes *oses l'exi/5ce et la vie1 n'aurait qu' laiss] entrevoir trav]s l'inf9i sa grce radieuse4 ,tel1 selon ,platon et ,plot91 le ,bi5 en soi eng5dre l'univ]s p> son rayonnem5t1 ,dieu cre le monde p> son t]nel s\rire4 #adi ,voir notre ,philosophie de ,platon1 t4 ,,ii1 page #ege4 ,ce don de l'am\r qui n\s p>at volontaire1 n\s aimons n\s-mmes le faire1 et si de plus n\s p>v5ons n\s le faire r5dre1 n\s n\s jugeons a9si t\t la fois auteurs de l'am\r donn et de l'am\r r5du4 ,p> l n\s n\s s5tons plus actifs1 p> l aussi plus heureux4 ,crer l'am\r en soi et hors de soi1 c'e/ crer ce qui seul a une valeur inf9ie et un prix ine/imable3 l'am\r volontaire4 99 99 99 99 99 ,la volont1 en effet1 e/ ce qui r5d l'objet vraim5t aimable1 comme elle r5d le sujet aimant2 la lib]t1 seule capable d'aim] p> elle-mme ou1 en un mot1 d'aim]1--c> aime-t-on vritablem5t si on n'aime pas p> soi-mme8--p>at aussi seule digne d'tre aime p\r soi4 ,ce n'e/ donc pas le bi5 en gnral1 comme l'a cru ,platon1 que j'aime en v\s1 c'e/ la bont p]sonnelle que je v\s attribue4 ,la ?orie platonici5ne ab\tit des consqu5ces que ,pascal a exprimes s\s cette =me orig9ale3 ,un homme qui se met la f5tre p\r voir les passants1 si je passe p> l1 puis-je dire qu'il s'e/ mis l p\r me voir8 ,non1 c> il ne p5se pas moi en p>ticuli]4 ,mais celui qui aime une p]sonne cause de sa beaut1 l'aime-t-il8 ,non1 c> la petite vrole1 qui t]a la beaut sans tu] la p]sonne1 f]a qu'il ne l'aim]a plus4 ,et si on m'aime p\r mon jugem5t1 p\r ma mmoire1 m'aime-t-on1 moi8 ,non1 c> je puis p]dre ces qualits sans me p]dre1 moi4 ,o donc e/ ce moi1 s'il n'e/ ni dans le corps ni dans l'me8 ,et comm5t aim] le corps ou l'me1 s9on p\r ces qualits1 qui ne sont po9t ce qui fait le moi1 puisqu'elles sont prissables8 ,c> aim]ait-on la sub/ance de l'me d'une p]sonne ab/raitem5t1 et quelques qualits qui y fuss5t8 ,cela ne se peut1 et s]ait inju/e4 ,on n'aime donc jamais p]sonne1 mais seulem5t des qualits4 ,quoi qu'en dise ,pascal avec ,platon1 l'am\r s'adresse t\j\rs non des qualits gnrales1 mais des individus1 ou des *oses qu'on individualise et qu'on p]sonnifie1 ft-ce p> une simple illusion d'optique4 ,la p>ole de ,montaigne e/ le contre-pi$ de la p5se de ,pascal3 ,si l'on m'et dem& p\rquoi je l'aimais1 j'aurais rpondu3--,p>ce que c'tait lui2--et si on lui et dem& p\rquoi il m'aimait1 il aurait rpondu3--,p>ce que c'tait moi4 ,et en effet1 l'am\r suppose dans son objet l'lm5t p]sonnel1 la =me de l'individualit3 qu& v\s aurez numr et analys sci5tifiquem5t t\tes les qualits de la p]sonne aime1 v\s aurez numr les conditions rationnelles de l'am\r1 mais v\s n'aurez pas montr la cause relle et concrte1 l'unit syn?tique du c>actre1 la vie individuelle suprieure t\tes les ab/ractions logiques4 ,o ,pascal e/ dans le vrai1 c'e/ qu& il dit3 si je n'aime une p]sonne que p\r sa beaut physique1 je n'aime pas cette p]sonne4--,fragile am\r que celui qu'emport]ait une maladie6 ,la beaut extrieure n'e/ aimable que p> la beaut intrieure qu'elle me laisse entrevoir4 ,s\s l'enveloppe matrielle1 mon esprit *]*e l'esprit2 sduit surt\t p> le reg>d1 o plus qu'ailleurs la p5se brille et se fait visible1 il monte comme dans un rayon de lumire v]s l'invisible foy] qui l'attire4 ,mais1 dans l'esprit mme1 e/-ce la mmoire1 e/-ce au jugem5t1 e/-ce la pure intellig5ce que s'atta*e mon am\r8 ,non1 dit ,pascal1 et il a encore raison4 ,ces qualits1 il e/ aussi des maladies qui les enlv5t4 ,votre mobile am\r disp>atra-t-il donc avec elles8 n'e/-il pas all plus lo9 et plus haut se fix] dans quelque c5tre inde/ructible o ri5 ne lui semble plus p\voir l'atte9dre8 ,ce c5tre1 qui n'e/ pas la pure intellig5ce1 n'e/ pas non plus la pure puissance2 c> cette d]nire1 p> elle-mme1 peut aussi bi5 tre t]rible qu'aimable4 ,mme qu& elle s'unit l'intellig5ce1 qu& elle e/ ordre et h>monie1 la puissance semble encore une manife/ation extrieure de quelque pr9cipe plus intime et plus pr(ond4 ,quel e/ donc enf9 ce pr9cipe dans lequel seul p\rrait se repos] l'am\r8 ,platon l'appelle le bi52 mais ce n'e/ pas encore assez dire3 p\r qu'en aimant le bi5 en v\s1 je v\s aime1 il faut que ce bi5 puisse v\s tre attribu et qu'en df9itive il soit v\s2 il faut donc qu' tort ou raison il m'app>aisse comme un bi5 volontaire et consci5t1 comme un bi5 qui se veut lui-mme1 et qui ne se veut pas seulem5t p\r soi1 mais p\r les autres et p\r moi4 ,ce que j'aime en v\s1 c'e/ la volont consci5te du bi51 dont le vrai nom e/ la bont4 ,l je place la p]sonne1 l je crois dev9] l'unit vivante o le bi5 devi5t v\s-mme et o v\s-mme dev5ez le bi54 ,je ne p\rrais aim] en v\s une lib]t indiffr5te1 ab/raction faite du bi51 une volont indt]m9e ou une pure puissance2 je ne p\rrais non plus aim] en v\s un bi5 ab/rait et neutre1 passif et fatal1 non v\lu p> v\s1 non accept p> v\s1 un bi5 qui ne me sembl]ait pas v\s-mme4 ,c'e/ donc rellem5t la volont du bi5 ou le bi5 v\lu qui e/ p\r n\s aimable4 ,mais la volont du bi51 o s'uniss5t les deux t]mes dans une vivante unit1 qu'e/-ce autre *ose que l'am\r mme8 ,donc1 en d]nire analyse1 ce qui e/ aimable1 c'e/ ce qui e/ aimant4 ,ce que mon am\r *]*e p>-del l'organisme visible et1 dans la consci5ce mme1 p>-del la pure puissance1 p>-del la pure intellig5ce1 c'e/ le foy] d'am\r o le bi51 s'unissant la volont1 devi5t bont4 ,moi aussi je veux tre v\lu p> cette bont1 p\r le bi5 que je puis avoir en moi-mme2 je veux tre aim d'elle comme je la veux et comme je l'aime4 ,je veux qu'elle soit non seulem5t volont du bi51 mais volont de mon bi54 ,dans cet *ange de l'am\r1 je n'ap]ois plus1 mme l o elle p\rrait subsi/]1 la fatalit physique1 ni la ncessit logique ou ma?matique1 encore mo9s une lib]t d'indiffr5ce et d'indt]m9ation2 l'am\r1 s'il e/ ralis quelque "p en sa vrit1 doit tre ce qu'il y a la fois de mo9s indiffr5t et de plus libre4 ,aussi la volont du bi51 l o je crois l'ap]cevoir1 m'inspire la plus p>faite c]titude1 comme si elle tait la plus sre des dt]m9ations2 et cep5dant1 c'e/ ce qui me semble le plus loign de la fatalit physique ou logique4 ,si je suis c]ta9 de celui qui m'aime1 c'e/ que je crois sa lib]t trop matresse de soi p\r tre dt\rne p> des accid5ts extrieurs4 ,j'aime1 je suis aim2 c'e/ p\r la bont que j'aime1 et c'e/ p\r ma bont que je suis aim2 ds lors1 emport dans un monde idal1 je ne songe plus ni la matire1 ni l'espace1 ni la mort1 et je me repose avec bonheur dans l't]nit de l'am\r4 ,a9si le vritable am\r1 considr dans son type intelligible1 ne peut s'adress] qu' des p]sonnes1 et de plus1 c'e/ la lib]t relle ou app>5te de la p]sonne qui fait nos yeux t\t le prix de l'am\r2 en aimant1 n\s dsirons tre aim1 et dans ce ret\r de bi5veillance de la "p d'un tre que n\s supposons libre1 mais nullem5t indiffr5t et indt]m91 n\s croyons voir comme une grce qu'il n\s fait4 ,aussi la premire et la plus prcieuse des qualits *ez l'tre aim1 c'e/ qu'il n\s aime4 ,que ne p>donne-t-on pas celui qui e/ aimant8 ,une f\le de petits dfauts1 qui *oqu]ai5t dans un inconnu1 peuv5t sembl] *>mants dans la p]sonne aime et aimante4 ,p\rtant1 si on n'aimait dans cette p]sonne que les qualits ab/raites et l'e/htique1 non la bonne volont1 ces dfauts devrai5t sembl] aussi laids *ez elle que *ez d'autres4 ,qu& mme quelqu'un que n\s aimons p]drait t\tes ses qualits1 en cons]vant cette seule qualit de n\s aim]1 ne l'aim]ions-n\s pas encore8 ,peut-tre mme l'aim]ions-n\s davantage1 p>ce que n\s espr]ions le ram5] au bi52 c> on semble aim] davantage quelqu'un lorsqu'il a beso9 de v\s1 et l'am\r1 cette s\rce de vie surabondante1 prfre donn] que recevoir4 ,enf9 un tre incorrigible1 mais qui v\s aim]ait1 s]ait encore aimable1 au mo9s p\r v\s4 ,telle une mre aime le fils qui lui cause de la tri/esse et mme du dsespoir4 ,il n'e/ po9t de laideur matrielle ni mme morale que ne transfigure le s\rire div9 de l'am\r4 ,donc1 non seulem5t je puis aim] un tre qui veut le bi51 mais encore qui l'a v\lu1 qui le v\dra peut-tre1 et mme ne le veut pas1 surt\t s'il m'aime4 ,mon am\r *]*e l'am\r et1 encore une fois1 non pas tant un am\r qui veuille le bi5 en gnral qu'un am\r qui me veuille1 moi4 ,ce n'e/ po9t l mes yeux de l'gsme3 c'e/ la conviction du prix ine/imable qui app>ti5t l'am\r et qui lui vi5t pr9cipalem5t du don de soi-mme4 ,n\s press5tons vaguem5t que le vrai fond de l'tre1 c'e/ la volont aimante1 et que ce qui e/ le plus n\s-mmes e/ aussi ce que n\s p\vons le plus donn] autrui4 ,pascal a beau dire qu'il s]ait inju/e d'aim] la p]sonne1 quelques qualits qui y fuss5t1 l'tre aimant a t\j\rs quelque *ose d'aimable2 et s'il m'aime1 moi1 c'e/ surt\t p\r moi qu'il e/ aimable4 ,c'e/ en ne l'aimant pas que je s]ais inju/e1 non en l'aimant1 c> t\te grce appelle gratitude4 ,supprimez cet idal de la lib]t dans l'am\r1 ram5ez-le une ncessit brute1 une fatalit matrielle ou intellectuelle1 v\s aurez dtruit l'objet de l'affection4 ,ce qui e/ fatal en v\s1 c'e/ ce qui e/ produit p> autre *ose que v\s-mme1 c'e/ ce qui e/ vraim5t autre que v\s4 ,si je n'aime en v\s que ces *oses trangres1 je ne v\s aime pas v\s-mme2 p\r que ma volont v\s veuille1 il faut qu'elle veuille votre volont2 il faut de plus que votre volont soit vraim5t la vtre1 comme ma volont e/ la mi5ne4 ,quelle reconnaissance aurais-je p\r un automate dont l'am\r s]ait la rsultante d'un mcanisme1 et mme p\r un automate spirituel8 ,il aurait beau me suivre p>t\t et gravit] aut\r de moi1 je ne lui en saurais aucun gr et je ne le pay]ais d'aucun ret\r4 ,je p\rrais encore mo9s l'aim] le premi]1 faire v]s lui les premi]s pas4 ,dans cette ma*9e1 ri51 absolum5t ri5 ne m'attir]ait4 ,elle p\rrait avoir t\tes les qualits gomtriques1 mcaniques1 physiques2 il lui manqu]ait t\j\rs la vie1 l'activit1 une p]sonnalit plus ou mo9s bau*e1 un moi enf91 de quelque nature qu'il soit1 auquel mon am\r puisse se pr5dre1 et dont il puisse recevoir un ret\r qui ne lui semble pas purem5t fatal4 ,qu& l'objet de mon affection n'e/ pas une p]sonne d\e de raison et de volont1 il faut au mo9s qu'il soit mes yeux un individu4 ,j'aime dans l'animal une p]sonnalit encore incomplte1 mais qui fait ef=t p\r se dvelopp]1 une p]sonnalit demi virtuelle1 demi relle4 ,le *i5 que j'aime et qui m'aime n'e/ pas un automate2 en l'aimant1 je lui fais une sorte de grce consci5te1 quoique non arbitraire1 puisque ses qualits motiv5t mon affection2 et en m'aimant1 il me semble qu'il me fait aussi une grce1 quelque trange que la *ose p>aisse4 ,il y a en lui spontanx et un comm5cem5t d'indp5dance2 il sait qu'il m'aime et il veut m'aim]1--sci5ce et volont qui n'ont pas beso9 de se =mul] nettem5t p\r tre relles4 ,de mme1 dans la plante1 je vois une individualit qui fait ef=t p\r se dvelopp]1 une bau*e de l'animal1 qui e/ lui-mme une bau*e de l'homme4 ,je m'intresse cet tre qui veut vivre1 qui veut agir1 qui semble *]*] s5tir et p5s]1 qui p>at mme quelquefois s5sible4 ,je l'aime p>ce qu'il e/ lui1 p>ce qu'il possde un moi en g]me1 et je ne saurais demeur] compltem5t indiffr5t son sort4 ,s'il dp5dait de moi de le faire arriv] cette vie plus complte1 cette s5sibilit1 cette p5se1 ce bi5 qu'il dsire d'un dsir vague et inconsci5t1 je le f]ais4 ,c'e/ donc encore la volont du bi5 que j'aime en lui4 ,qu& j'ai donn mes so9s la plante et que je l'ai aide dans son dveloppem5t1 qu& elle a ensuite prodigu ses fruits et ses fleurs comme un ret\r mes so9s1 je l'aime vritablem5t4 ,que les esprits sup]ficiels s\ri5t1 je crois voir dans les fleurs qu'elle m'a donnes une c]ta9e grce qu'elle m'a faite4 ,un matrialisme exclusif aura beau dire3 fatalit1 pur *oc d'atomes1 pur automate1 il doit y avoir l autre *ose que la ncessit brute2 il y a l au mo9s ce pr9cipe inexpliqu1 la vie1 qui enveloppe dans ses puissances une p5se et une volont2 il y a l une dialectique en action1 un enfantem5t laborieux qui semble v\loir produire la p]sonnalit4 ,aussi j'aime la fleur d'un rel am\r2 le pote qui lui prte une me1 la femme qui s'pr5d comme le pote p\r une fleur1 ont1 aprs t\t1 une ide plus vraie de la vie univ]selle que le p>tisan du mcanisme exclusif1 qui la croit semblable aux r\ages in]tes d'une ma*9e4 ,que le savant comb9e ses molcules et place l'une droite1 l'autre gau*e1 la nature intime de ces molcules lui s]a t\j\rs inconnue2 qu'il dmontre ses ?ormes1 la p>tie vraim5t dmon/rative de sa sci5ce ne r\l]a t\j\rs que sur des rapports extrieurs et se j\]a aut\r des *oses2 c'e/ lui1 s'il croit avoir t\t expliqu et tr\v le d]ni] mot de la vie1 c'e/ lui1 dis-je1 et non au pote1 qu'on p\rra dem&]3--,qu'e/-ce que cela pr\ve8 ,si donc la sympa?ie huma9e peut s't5dre t\s les tres1 c'e/ que t\s les tres n\s sembl5t des volonts1 au mo9s en puissance1 enveloppant quelque *ose d'indf9i1 des =ces grosses de la vie1 de la p5se et de l'am\r4--,my/icisme1 dira-t-on4 ,qu'importe8 ,l'humanit t\t entire e/ my/ique ce compte4 ,e/-ce que le s5tim5t univ]sel1 dont la vraie posie n'e/ que l'expression sublime1 a jamais vu en t\tes *oses des ?ormes ou des automates8 ,de mme1 ce que le croyant aime en son ,dieu1 ce n'e/ pas seulem5t une collection ab/raite de qualits et de p]fections4 ,tant qu'il conoit ,dieu de cette manire1 comme une ab/raction idale ou comme une =mule1 il ne l'aime pas2 ou1 s'il l'aime1 c'e/ qu'il conoit la p]fection comme une virtualit ralisable et en voie de ralisation dans le monde3 le pan?i/e aim]a le ,dieu qui se dveloppe dans le temps et dans l'espace v]s l'idal inaccessible2 il aim]a le ,dieu vivant1 qui s]a p\r lui l'univ]s4 ,qu& cet am\r de l'homme p\r le div9 atte9t-il son plus haut degr8 ,n'e/-ce pas lorsqu'il se reprs5te son ,dieu comme la lib]t s\v]a9e et s\v]a9em5t aimante1 qui lui a donn l'tre sans y tre =ce1 et qui se donne p]ptuellem5t t\s8 ,c'e/ le bi5 volontaire1 en un mot1 que n\s aimons t\j\rs2 ce qui ne veut pas dire le bi5 arbitraire1 agissant avec indiffr5ce1 sans raison intelligible et bonne p\r pr5dre un p>ti plutt qu'un autre4 ,le bi5 en soi1 dont ,platon lve l'ide au-dessus de t\t1 doit tre consci5t et libre1 bon p\r soi et p> soi1 bon aussi p\r les autres4 ,platon l'a entrevu2 mais le t]me de ,bi5 qu'il employait1 ,grec3 to aga?on1 n'indiquait pas assez le ct p]sonnel de la p]fection morale1 dont le vrai nom e/ bont4 ,la bont e/ ce qui conc5tre en soi le plus de *oses et ce qui en rp& le plus au dehors3 une bont a*eve s]ait la lib]t mme4 ,l'acte de bont ou de ds9tressem5t libre1 idal moral que l'homme se propose et qui e/ le suprme aimable1 ,grec3 prton philon (fre ce d\ble c>actre d'individualit et d'univ]salit3 il e/ la fois ce qu'il y a de plus p]sonnel1 puisqu'il vi5t du moi1 et de plus imp]sonnel1 puisqu'il e/ le don de soi autrui4 ,on croit que ce qui con/itue le plus ess5tiellem5t un tre e/ aussi le plus incommunicable aux autres2 et nanmo9s1 n\s l'avons vu1 en aimant quelqu'un1 c'e/ lui-mme que n\s v\lons3 notre affection1 fran*issant t\t ce qui e/ extrieur et trang]1 sans s'arrt] mme l'intellig5ce1 va jusqu' cette volont p]sonnelle qui e/ proprem5t le moi4 ,en v\s aimant1 c'e/ quelque *ose de moi que je donne1 c'e/ moi-mme que je v\drais donn] t\t enti]1 et c'e/ aussi v\s-mme que je veux4 ,je s5s qu'il e/ des ob/acles1 matriels et mme intellectuels1 qui emp*5t mon individualit de se confondre avec une autre individualit1 et p\rtant c'e/ l ce que je v\drais4 ,je ne dis pas que je v\drais cess] d'tre moi p\r dev5ir une autre p]sonne1 ou qu'elle cesst d'tre soi p\r dev5ir moi2 mais je v\drais tre moi et elle t\t ensemble1 je v\drais tre deux et un3 en un mot1 me donn] t\t enti] et me retr\v] t\t enti]4 ,e/-ce l une illusion de l'am\r1 un voeu *imrique contre lequel doiv5t jamais prvaloir les lois de l'impntrabilit physique1 ou de la pluralit ma?matique1 ou de l'opposition logique8 ,quelle va9e *ose alors que l'am\r6 ,comme il s]ait faux de dire qu'on aime6 ,c>1 encore une fois1 on n'aime que si on donne1 et on ne donne vritablem5t que si on donne une *ose qui ne v\s e/ pas trangre1 une *ose qui v\s app>ti5t rellem5t2 on ne donne donc que si on donne quelque *ose de soi et1 en d]nire analyse1 que si on se donne soi-mme4 ,t\t don de *oses extrieures au moi ne suffit ni l'aimant ni l'aim4 ,mme qu& je donne un objet extrieur1 encore faut-il que j'aie fait son g>d quelque acte de bonne volont qui vi5ne de moi2 et vrai dire1 c'e/ cet acte que je donne4 ,l'objet qui passe de ma ma9 dans la vtre n'en e/ que le signe matriel et le visible symbole2 il p]drait t\t son prix s'il ne reprs5tait pas ma volont intime et un don de moi-mme4 ,si v\s me r5dez froidem5t le mme objet1 sans y ri5 mettre de votre coeur1 n\s sommes quittes sans d\te1 selon l'expression vulgaire2 mais cela veut dire que n\s re/ons "p l'un de l'autre1 *acun dans son moi1 sans aucune union affectueuse4 ,si n\s n\s tions aims vritablem5t1 n\s ne s]ions jamais quittes3 la dette de l'am\r ne s'acquitte pas1 elle se paye avec de l'am\r et p> l ne fait que s'accrotre encore4 ,aussi le vritable am\r e/-il un don qui ne p\rra jamais se repr5dre1 p>ce qu'il ne le v\dra jamais4 ,donn] n'e/ pas prt]2 donn] enveloppe en son ide quelque *ose d'absolu3 l'am\r vrai ne peut donc tre conu que s\s l'ide de l't]nit4 ,quelle pr(anation du nom sacr de l'am\r1 si l'on disait quelqu'un3 je v\s aime p\r une anne1 p\r un j\r1 p\r une heure6 ,peut-on la fois se donn] et se ret5ir1 en m>quant d'avance le t]me o ce don prt5du gratuit rclam]a sa dette intresse8 gsme qui se p>e des c\leurs du ds9tressem5t1 esclavage qui usurpe le rang de la lib]t4 ,non1 aim]1--s'il y a quelque *ose de tel en ce monde1--c'e/ faire ef=t p\r s'affran*ir du temps et p\r crer un ordre moral suprieur la vicissitude des *oses matrielles4 ,si donc le vritable ds9tressem5t e/ la porte de l'homme qui le conoit et qui y aspire1 il doit con/itu] la suprme lib]t3 aim]1 selon la p5se pr(onde d'un pote arabe1 c'e/ m\rir la vie g/e p\r vivre de la vie univ]selle1 qui e/ seule vraim5t libre4 ,c'e/ un bi5 que la mort mette un t]me aux ncessits de la vie1 ,et cep5dant la vie tremble devant la mort2 ,c'e/ a9si qu'un coeur tremble devant l'am\r1 ,comme s'il avait devant lui la m5ace de la mort3 ,c> o s'veille l'am\r1 meurt ,le moi1 ce sombre despote2 ,tu le laisses expir] dans la nuit1 ,et libre tu respires dans la lumire du mat9#aej4 #aej ,ds*elal$d91 cit p> ,hegel1 la f9 de la ,philosophie de l'esprit4 ,,ii4--,l'am\r ds9tress que n\s v5ons de dcrire n'e/ peut-tre qu'un haut idal dont l'actuelle ralisation e/ impossible vrifi]4 ,t\tefois1 l'am\r exi/e au mo9s en ide1 et e/-ce l un mode si mprisable d'exi/5ce8 ,faut-il rpt] que l'ide n'e/ pas quelque *ose de mort et de /rile8 ,elle e/ un motif1 mieux que cela1 une action dj relle d'un tre intellig5t1 une dm>*e1 un m\vem5t4 ,l'ide de l'am\r ds9tress ne se cont5te pas d'un rle passif3 ambitieuse1 elle v\drait tre t\t dans l'homme et mme dans l'univ]s4 ,n\s p5sons qu'il s]ait meilleur d'aim] con=mm5t l'idal que n\s concevons1 et n\s aspirons aim] de cette manire2 p> cela mme n\s n\s dirigeons dj en quelque faon v]s l'idal4 ,en concevant l'am\r ds9tress1 le pur gsme a honte de soi1 il se revt d'autres c\leurs1 il n'e/ plus le mme qu'aup>avant3 il s'e/ embelli de la p5se de ce qu'il dsire4 ,ce n'e/ encore1 sans d\te1 qu'une trans=mation extrieure2 mais le progrs ne s'arrte pas l4 ,il n\s arrive d'agir rellem5t s\s l'ide de l'am\r d'autrui3 il y a des tres qui se dv\5t ou sembl5t se dv\]2 il y a de nobles actions que n\s n'os]ions trait] d'g/es1 et qui1 qu& n\s en sommes l'objet1 n\s inspir5t une vive reconnaissance2 il y a donc des actes con=mes1 au mo9s en app>5ce1 l'idal de l'am\r4 ,on peut se dem&]1 il e/ vrai1 si ces actions qui sembl5t ds9tresses ne sont pas t\j\rs des modifications de l'gsme4 ,le mme objet peut tre envisag s\s deux aspects contraires3 comme dit ,jean-,paul1 la m] e/ sublime ou ridicule selon ce que le spectateur lui oppose dans son esprit4 ,v\s p\vez croire que le ds9tressem5t e/ la =me la plus raff9e de l'gsme1 ou au contraire que l'gsme r5f]me en lui un g]me de ds9tressem5t qui s'ignore#aea4 ,de l rsulte p\r le philosophe cette alt]native3 ou plac] au fond de l'gsme le ds9tressem5t1--ou plac] au fond du ds9tressem5t l'gsme4 ,n\s voil am5s devant la gr&e "q mtaphysique1 qui porte non seulem5t sur des faits1 mais encore sur l'ess5ce mme de notre volont4 ,et on ne p\rra la rs\dre entirem5t p> la seule analyse psy*ologique4 ,une telle analyse ne saurait tablir la c]titude du ds9tressem5t2 c>1 tres imp>faits que n\s sommes1 n\s p\vons et devons t\j\rs n\s dfi] de n\s-mmes et n\s dire3--,suis-je bi5 sr d'aim]8 suis-je bi5 sr d'tre aussi compltem5t ds9tress que je v\drais l'tre8--,n\s demeur]ons donc t\j\rs en face de ce d\te f9al3--,peut-tre mon ds9tressem5t e/-il encore un intrt inconsci5t4 ,d\te salutaire d'ailleurs1 c> il oblige la volont agir sans cesse1 all] t\j\rs plus lo9 et plus haut4 ,se tr\vant t\j\rs infrieure l'ide qu'elle porte en soi1 elle fait ef=t p\r l'gal] et t5d a9si se dvelopp] d'une manire indf9ie4 #aea ,voir1 sur ce sujet1 notre ,critique des sy/mes de morale contempora9s4 ,en mme temps que le problme e/ mtaphysique1 il e/ moral2 on peut mme dire qu'il e/1 p> excell5ce1 le problme moral4 ,aussi e/-ce au po9t de vue de la moralit que n\s devons enf9 n\s plac] p\r *]*] si l'am\r idal e/ ralisable4 ,dans l'ordre moral1 aim] n'e/ plus seulem5t une joie et un bonheur1 c'e/ une ncessit sans laquelle il n'y aurait ni vraie ju/ice1 ni vraie frat]nit4 ,la "q1 ici1 pr5d donc un c>actre plus imprieux et appelle une solution plus pratique4 ,,*apitre ,,sixi,,me ,,"p ,,de ,l',,id,e ,,de ,,lib]t ,,dans ,,la ,,conception ,,de ,,la ,,moralit1 ,,con/ruction ,,des ,,id,,es ,,directrices ,,de ,,la ,,morale ,i4 ,introduction de l'ide de lib]t dans l'idal moral4--,la lib]t comme fond de l'idal moral ou f9 de la moralit4 ,id5tit de la lib]t et du ds9tressem5t4 ,conciliation du platonisme1 du *ri/ianisme et du kantisme4 ,,ii4 ,la lib]t comme =me de la moralit et condition ncessaire p\r la ralisation de l'idal moral4 ,,iii4 ,con/ruction des ides directrices de la morale4 ,sub/itution de l'idal p]suasif l'impratif catgorique4 ,i4--,essayons d'abord de con/ruire l'idal moral comme n\s avons con/ruit celui de l'am\r ds9tress1 sans n\s dem&] si la ralit rpond l'ide4 ,n\s avons vu comm5t ,socrate1 ,platon1 les ,/oci5s1 les ,alex&r9s1 accordr5t l'am\r du bi5 une puissance irrsi/ible4 ,on retr\ve une ?orie analogue dans les spculations des ?ologi5s sur la grce1 sur l'am\r de ,dieu inspir p> ,dieu mme4 ,c'e/ la =me suprieure du dt]m9isme4 ,dans cette =me1 comme dans t\tes les autres1 n\s avons dj rtabli l'ide de la lib]t#aeb4 ,ds lors1 au lieu de pr5dre p\r idal moral un bi5 ab/rait1 plutt vrai et beau que bon1 ,grec3 to aga!n1 l'homme aspire ralis] un bi5 actif et p]sonnel1 une bont vraim5t libre4 #aeb ,voir la premire p>tie1 *ap4 ,,iv4 ,la t5dance des morali/es mod]nes e/1 en effet1 de considr] la lib]t comme faisant p>tie de la f9 suprme1 comme exprimant non pas la =me du bi51 mais le fond mme du bi5 et ce qu'il r5f]me de meilleur4 ,c'e/ ce que les /oci5s avai5t dj entrevu2 c'e/ ce que le *ri/ianisme a enseign plus ou mo9s explicitem5t4 ,avec ,kant1 dans la conception de la moralit idale1 le rle de l'ide de lib]t devi5t dom9ant4 ,mais ,kant a fait de la lib]t une =me plus ngative que positive1 et de la loi morale une loi galem5t trop ngative et trop =melle3 ,kant e/ =mali/e l'excs#aec4 ,l'univ]salit de la loi e/ une catgorie rationnelle laquelle on n'arrive qu'aprs des ab/ractions successives4 ,a vrai dire1 ce n'e/ pas l'univ]sel qui e/ le premi] objet de la volont morale1 mais plutt la p]sonnalit3 le problme moral se pose vritablem5t en posant face face deux moi1 deux volonts1 la ntre et celle d'autrui4 ,il ne s'agit pas d'une loi ab/raite1 mais de p]sonnes vivantes1 et vrai dire d'individualits que n\s n\s figurons libres4 ,sans d\te1 comme n\s le v]rons t\t l'heure1 la conduite d'une p]sonne l'g>d d'une autre peut r5f]m] virtuellem5t et en g]me une loi d'univ]salit3 la maxime de cette conduite1 ab/raite des deux t]mes individuels1 peut dev5ir une loi univ]selle2 il importe cep5dant de ne pas confondre la consqu5ce avec le pr9cipe4 ,dire t\t d'abord que le bi5 e/ l'univ]sel1 ce s]ait se cont5t] d'un cadre vide et d'une considration t\te =melle de quantit4 ,kant a beau n\s affirm] ensuite que le cadre enveloppe quelque *ose de rel et mme la ralit suprme1 comm5t le savoir8 ,si n\s le croyons1 c'e/ que n\s avons rempli pralablem5t ce cadre p> quelque ide plus concrte et plus vivante4 ,l'univ]salit n'a de valeur que p> ce qu'elle conti5t4 #aec ,voir la critique de la ?orie ,kanti5ne dans nos ,sy/mes de morale contempora9s4 ,quel e/ donc ce cont5u de la moralit8 ,e/-ce un bi5 r5f]m en soi ou e/-ce un bi5 qui soit bon p\r t\s8 ,e/-ce l'univ]salit de l'gsme ou e/-ce l'univ]salit de l'am\r8 ,p\r rpondre1 il faut exam9] t\t ce qu'implique la lib]t1 c>1 n\s l'avons vu1 l'idal e/ lib]t2 c'e/ de l que n\s devons p>tir dans notre dduction4 ,la lib]t app>at d'abord comme l'indp5dance l'g>d de ceci et de cela1 comme un p\voir de *oisir entre n'importe quels objets1 comme une indt]m9ation relativem5t tels et tels motifs dt]m9s4 ,de l le ct ngatif de la lib]t1 qu'on a *]* rig] en absolu s\s le nom de libre arbitre4 ,mais ce n'e/ l1 videmm5t1 qu'un moy5 p\r la volont de s'oppos] t\t le re/e1 de se repli] sur elle-mme et d'emmagas9] sa =ce propre1 af9 de ne pas dp5dre purem5t et simplem5t des motifs extrieurs4 ,on ne saurait admettre que l'idal de la lib]t consi/e dans cette indp5dance t\te ngative et dans cette sorte d'indt]m9isme qui se mettrait au-dessus des raisons4 ,la vraie lib]t agit selon des raisons4 ,l'indp5dance positive1 et non pas seulem5t ngative1 doit elle-mme avoir un cont5u positif4 ,elle ne doit tre indt]m9e que p> rapport tels ou tels motifs infrieurs et extrieurs2 mais1 en elle-mme1 elle doit tre la dt]m9ation p> un motif suprieur et intrieur3 elle doit port] en soi1 avoir sa raison d'tre1 sa propre lumire4 ,l'unique "q e/ donc de savoir comm5t la volont se dlivre des mobiles ass]vissants1 p\r se dt]m9] p> ceux qui sont con=mes sa direction normale4 ,or1 la volont peut tre dt]m9e p> une ide plus ou mo9s troite ou l>ge4 ,p> exemple1 elle peut cd] l'impulsion du mom5t prs5t ou embrass] l'av5ir1 et on a t\j\rs considr comme plus libre la volont qui sait se matris] dans le prs5t en vue du bi5 futur3 su compos4 ,la volont peut mme1 n\s l'avons vu1 agir en une c]ta9e mesure s\s l'ide de l't]nit1 c'e/--dire avec l'int5tion d'atte9dre un bi5 qui ne soit pas born tel ou tel temps3 elle peut se propos]1 p> exemple1 une affection t]nelle1 soit qu'en fait la nature mme des *oses comporte1 soit qu'elle ne comporte pas la ralisation de ce haut idal4 ,t\s les philosophes ont reg>d comme un affran*issem5t p\r la volont de s'lev] au-dessus des considrations de temps4 ,p>mi les dim5sions mmes du temps1 il en e/ une dont n\s essayons pr9cipalem5t de n\s affran*ir p> la p5se et p> la volont3 c'e/ le pass4 ,n\s t5dons ne pas rpt] simplem5t ce qui a t1 ne pas dp5dre entirem5t de ce que n\s avons fait1 tr\v] dans l'ide mme de l'av5ir une =ce de raction contre le pass1 en un mot1 ralis] un vritable progrs qui ne soit pas une simple imitation de soi-mme4 ,a dfaut d'une cration ex nihilo1 n\s t5tons une cration p> l'ide4 ,en un mot1 n\s ne v\lons pas tre puiss p> ce qui fut et p> ce qui e/1 n\s v\lons dom9] le temps c\l p\r faire exi/] le temps futur4 ,c'e/ l encore p\r n\s une des figurations de la lib]t2 il e/ mme des philosophes qui ont vu la lib]t t\t entire dans ce p\voir de rompre en quelque sorte avec le pass4 ,quelle que soit la mesure dans laquelle n\s p\vons ralis] cette ide1 t\j\rs e/-il que1 dans les occasions o il faut pr5dre l'initiative1 elle devi5t une de nos ides directrices4 ,n\s t5dons n\s affran*ir des considrations de lieu comme des considrations de temps4 ,t\t en agissant sur un c]ta9 po9t de l't5due1 l'homme peut cep5dant se propos] une action qui soit indp5dante des bornes de l'espace et qui s't5de au monde enti]3 il peut v\loir1 selon la p>ole /oque1 se faire citoy5 du monde1 civis totius mundi4 ,n\s concevons l'imm5sit de l'univ]s1 donc n\s p\vons agir s\s cette ide et la faire entr] p>mi les ides directrices de nos actes3 c'e/ l encore une sorte de libration que l'humanit a t\j\rs rve s\s des =mes plus ou mo9s symboliques4 ,outre les bornes du temps et de l'espace1 n\s t5dons dpass] les bornes plus concrtes et plus relles de notre propre corps et des corps qui n\s ent\r5t4 ,la matire1 avec son dt]m9isme mcanique1 a t\j\rs sembl un ob/acle l'idale lib]t4 ,quoiqu'il ne faille pas se figur] un b\lev]sem5t possible des lois mcaniques du monde1 on peut cep5dant concevoir qu'un dt]m9isme encore infrieur et extrieur soit subordonn un dt]m9isme plus intime et plus vivant4 ,c'e/ dj une libration que de s'affran*ir d'une ncessit p> une autre qui surpasse la premire3 un tre dt]m9 p> ses mobiles intrieurs s]a t\j\rs considr comme plus libre qu'une ma*9e dt]m9e p> des ressorts extrieurs2 et de mme1 un tre intellig5t dt]m9 p> des ides1 p> des motifs rfl*is1 s]a t\j\rs considr comme plus libre que la brute dt]m9e p> ses apptits in/9ctifs4 ,agir p\r une f9 consci5te1 quelque explicable d'ailleurs que soit un tel acte p> ses raisons1 c'e/ tre plus libre que d'agir aveuglm5t et mcaniquem5t4 ,aussi l'humanit entire a-t-elle vu dans la re*]*e des f9s une =me de lib]t4 ,p>mi les f9s elles-mmes1 celles qui ont t\j\rs p>u les plus con=mes la lib]t idale1 ce sont les f9s intellectuelles1 les ides1 et p>mi ces f9s1 les plus univ]selles4 ,d'abord1 l'ide la plus l>ge et la plus univ]selle correspond au plus gr& nombre possible de dt]m9ations p>ticulires3 elle les rsume en quelque sorte1 comme un symbole algbrique1 grce sa gnralit suprieure1 rsume une bi5 plus gr&e quantit de *oses ou de rapports qu'une =mule ari?mtique4 ,agir en vue d'une loi univ]selle1 comme le veut ,kant1 c'e/ donc c]ta9em5t faire preuve d'une lib]t plus gr&e et d'une activit mo9s borne que d'agir uniquem5t p\r le p>ticuli]1 s\s l'immdiate influ5ce de la s5sation4 ,t\tefois1 ne l'oublions po9t1 ce n'e/ pas comme pure =me que vaut alors la loi1 c'e/ comme exprimant le fond la fois le plus va/e et le plus concret possible1 qui n'e/ autre que la totalit des individus auxquels la loi e/ applicable4 ,agir p\r t\s les individus1 voil la vritable lib]t2 c>1 c'e/ celle qui implique la plus gr&e indp5dance p> rapport t\tes les bornes de l'espace1 du temps1 du corps et de l'individualit mme4 ,comme1 d'ailleurs1 n\s ne p\vons pas directem5t atte9dre t\s les individus1 la "q se p>ticul>ise de fait entre plusieurs individus ou entre plusieurs gr\pes3 humanit1 patrie1 famille4 ,le plus s\v5t1 c'e/ une relation entre deux p]sonnes1 ou entre une p]sonne et un gr\pe4 ,mais1 quelque p>ticuli]s que soi5t les t]mes de la relation1 l'tre intellig5t peut agir la fois selon les p>ticul>its et indp5damm5t de ces p>ticul>its2 il ti5t compte des circon/ances1 et cep5dant il se propose un bi5 univ]sel qui n'e/ pas t\t enti] dp5dant de ces circon/ances4 ,p\r qu'une telle action soit possible1 il faut qu'en une c]ta9e faon n\s puissions fran*ir la sphre de notre individualit propre1 de notre moi g/e4 ,or1 on l'a vu1 n\s la fran*issons d'abord p> la p5se1 puisqu'en fait n\s arrivons concevoir autrui4 ,il y a donc dans notre monade des f5tres sur le dehors1 malgr le mot de ,leibnitz4 ,en second lieu1 notre exi/5ce n'e/ pas plus sp>e du t\t que notre p5se4 ,il y a en n\s-mmes quelque *ose qui ne semble pas uniquem5t born n\s-mmes et dont les mtaphysici5s ont propos des =mules symboliques s\s le nom d'ess5ce univ]selle1 d'tre prs5t *acun et t\s4 ,peut-tre compr5dra-t-on que la contradiction entre le moi et le t\s n'e/ qu'app>5te1 si on rfl*it qu'en fait n\s coexi/ons3 n\s ne sommes pas des atomes sp>s p> un vide1 puisque n\s communiquons ensemble4 ,l'gsme mtaphysique1 consi/ant croire que je suis le seul tre et la seule consci5ce qui exi/e1 e/ aussi absurde qu'il e/ logiquem5t irrfutable4 ,enf91 en troisime lieu1 si n\s avons des po9ts communs p> notre p5se et p> notre tre1 il n'e/ pas irrationnel d'admettre que ma volont radicale t\*e aussi p> son c5tre votre volont radicale1 et qu'il y a une union possible des volonts4 ,ds lors1 l'gsme moral n'e/ pas une ncessit dmontre4 ,la plus gr&e approximation de la lib]t s]ait prcism5t l'acte oppos l'gsme1 l'acte qui1 t\t en sortant du fond mme de notre individualit1 aurait p\r f9 l'univ]salit des individus et dpass]ait a9si inf9im5t p> son objet les bornes de notre individuation proprem5t dite4 ,cet idal1 il convi5t de lui donn] le nom que la philosophie mod]ne a adopt3 lib]t morale4 ,l'ide d'une telle lib]t1 en se concevant elle-mme avec une =ce de plus en plus gr&e1 peut dev5ir rellem5t suprieure n'importe quelle =ce p>ticulire et dt]m9ante1 n'importe quoi autre motif ou mobile mo9s pr(ond1 p>ce qu'elle e/ la rflexion de la consci5ce portant t\t ensemble sur le fond du moi et sur le fond de t\s1 en un mot sur ce qu'il y a de plus p]sonnel et de plus imp]sonnel4 ,p> rapport une telle ide1 quelque incomplte d'ailleurs qu'elle demeure *ez l'homme1 t\t peut pr5dre pratiquem5t une valeur infrieure1 t\t peut s'anantir en quelque sorte comme le f9i devant l'inf9i4 ,le progrs de cette ide et du s5tim5t qui l'accompagne1 c'e/ le progrs de la moralit1 qui e/ id5tique au progrs de la lib]t4 ,la lib]t ne se ralise donc que dans la dt]m9ation p> l'ide d'un bi5 de plus en plus univ]sel2 la lib]t e/ le ds9tressem5t4 ,mais1 qu'e/-ce que se ds9tress]1--si on veut appel] la *ose d'un nom encore plus positif et plus vivant1--s9on aim]8 ,n\s l'avons vu1 en effet1 tant que la volont e/ r5f]me dans la sphre du moi1 tant qu'elle re/e g/e quelque degr1 tant qu'elle n'aime pas1 son activit e/ dp5dante de c]ta9es limites1 et cette dp5dance ne peut s'expliqu] que p> la dom9ation des p5*ants s5sibles et des beso9s matriels sur la volont4 ,celle-ci1 en sa lib]t idale1 n'aurait pas plus de raison p\r tre g/e et jal\se que le dieu de ,platon3 ,grec3 aga? de oudeis p]i oud5os egg9etai p/honos4 ,aussi1 lo9 d'tre envieuse1 une volont entirem5t libre v\drait le bi5 d'autrui1 et p> consqu5t s]ait t\t aimante4 ,la ple9e lib]t et la ple9e libralit du v\loir1 si elle tait possible quelque "p1 voil le fond de l'inf9it relle1 de l'inf9it morale1 dont l'inf9it ma?matique ou mme mtaphysique n'e/ que l'image4 ,a9si conu1 l'idal de la lib]t n'e/ plus une ide neutre2 c'e/ ce que ,platon appelait l'univ]selle ess5ce1 et p> l il n'ent5dait po9t une ab/raction1 mais l'unit fondam5tale des tres1 insp>able de la v>it vivante des tres4 ,l'objet idal qu'une volont vraim5t libre pr5drait p\r f9 de ses actes1 encore une fois1 c'e/ t\s les tres dans leur unit4 ,ds lors1 n\s p\vons dire que la lib]t e/ l'am\r d'autrui s't5dant t\s4 ,et l'am\r de quoi dans autrui8 ,l'am\r de cette mme volont1 capable son t\r de ds9tressem5t1 d'am\r1 de lib]t4 ,a9si1 le vrai fond qui peut remplir la notion trop vide de l'univ]sel1 c'e/ une c]ta9e union des p]sonnes qui n'e/ autre que l'union de l'am\r4 ,kant a trop p>tag l'op9ion selon laquelle l'am\r d'autrui e/ un s5tim5t t\t fatal1 une incl9ation qui n'enveloppe ri5 de proprem5t moral ou de volontaire1 une incl9ation purem5t passionnelle ou pa?ologique4 ,aussi la morale1 selon lui1 ne peut n\s ordonn] d'aim] nos semblables1 d'aim] le bi5 mme1 mais seulem5t d'agir comme si n\s aimions2 la ju/ice extrieure e/ seule1 p\r ,kant1 un devoir catgorique1 et la *>it ne devi5t un objet de vraie obligation que dans sa manife/ation extrieure1 non dans son intime foy]4--,aime ,dieu p>-dessus t\t et ton pro*a9 comme toi-mme4--,ce prcepte1 dit ,kant1 exige1 titre d'ordre1 du respect p\r une loi qui comm&e l'am\r et qui ne laisse pas notre *oix le so9 d'en faire ou de n'en pas faire notre pr9cipe de conduite4 ,mais l'am\r de ,dieu e/ impossible comme incl9ation1 comme am\r pa?ologique1 c> ,dieu n'e/ pas un objet des s5s4 ,quant l'am\r des hommes1 il e/ sans d\te possible ce po9t de vue1 mais il ne peut tre ordonn1 c> il n'e/ au p\voir d'aucun homme d'aim] quelqu'un p> ordre4 ,dans ce noyau de t\tes les lois il ne peut donc tre "q que de l'am\r pratique#aed4 ,kant ne semble pas avoir saisi dans t\te son t5due l'idal de la frat]nit morale4 ,les dsirs1 dit-il1 et les incl9ations1 repos5t sur des causes physiques#aee2 mais l'am\r n'e/-il conu p> n\s1 en son ide1 que comme une incl9ation ncessaire et un dsir8--,n\s l'ayons vu1 si l'am\r idal exclut l'indiffr5ce et cette lib]t d'indt]m9ation que ,desc>tes appelait le plus bas degr de la lib]t1 il n'exclut pas cette lib]t suprieure qui consi/]ait se dt]m9] soi-mme1 quoique non indiffremm5t3 lo9 de l1 la libre union des volonts con/itu]ait1 au-dessus du rapport des s5sibilits1 au-dessus du rapport des intellig5ces1 la vraie et seule ralisation de cet idal qu'on appelle l'am\r4 #aed ,raison pratique1 p4 #bfc4 #aee ,ibid41 p4 #bfe4 ,telle e/ aussi la vritable univ]salit2 ent5due en un s5s plus que logique et plus que quantitatif1 l'univ]salit e/ la p]fection de la lib]t mme2 la lib]t ne p\rrait tre p>faite que si elle tait univ]sellem5t ralise *ez t\s les tres4 ,voil p\rquoi je ne m'e/ime pas vraim5t et compltem5t libre tant que les autres ne le sont pas1 tant qu'il re/e une s]vitude devant moi3 ,p\r que je sois p>faitem5t libre1 il faut que t\s le soi5t4 ,et de mme1 p\r que je sois p>faitem5t heureux1 il faut que t\s le soi5t4 ,c'e/ en ce s5s que ma lib]t p]sonnelle e/ univ]selle4 ,en d'autres t]mes1 il y aurait id5tit des lib]ts de t\s dans la p>faite lib]t d'un seul4 ,c'e/ dire encore que la plnitude de la lib]t s]ait l'am\r ple9em5t satisfait4 ,on arrive la mme consqu5ce1 si on considre quelle e/ la nature du dt]m9isme4 ,le dt]m9isme e/ une rciprocit d'action entre t\s les tres1 qui fait que l'un dp5d de l'autre et e/ solidaire de l'autre2 le dt]m9isme e/ donc univ]sel4 ,p> cela mme1 un enti] affran*issem5t du dt]m9isme ne s]ait pas seulem5t une lib]t borne un individu2 c>1 en v]tu du dt]m9isme univ]sellem5t rciproque1 une lib]t t\t ensemble isole et complte e/ *ose impossible4 ,la libration de l'une e/ donc lie celle des autres4 ,un seul tre ne peut entirem5t se dlivr] du dt]m9isme1 t\s les tres la fois p\rrai5t s'en dlivr]4 ,la lib]t idale1 qui e/ comme la limite commune laquelle t5d5t t\tes les librations p>tielles1 app>at a9si de n\veau comme une lib]t univ]selle1 consquemm5t comme une frat]nit univ]selle4 ,concluons4 ,l'am\r tant la f9 que la moralit se propose et le fond du bi5 moral1--dont l'univ]salit des prceptes n'e/ que la =me logique1--on peut dire que la lib]t1 au s5s positif du mot et non plus au s5s ngatif1 fait le fond mme du bi51 c> elle se ralise dans l'am\r et ne fait qu'un avec l'am\r mme4 ,la lib]t n'e/ donc pas seulem5t la =me de la moralit1 elle en e/ l'ess5ce1 elle e/ la moralit mme4 ,,ii4--,ma9t5ant1 la f9 tant pose1--frat]nit univ]selle et lib]t univ]selle1--p> quel moy5 cette f9 p\rra-t-elle tre atte9te8 ,la m?ode morale1 comme la m?ode de la sci5ce et comme celle de l'art1 t5d l'unit4 ,mais notre sci5ce1 on s'en s\vi5t1 ne russit qu' unir les *oses p> des lois t\t extrieures dans le temps et dans l'espace1 lois dont le m\vem5t e/ la ralisation visible3 la sci5ce n'obti5t a9si qu'une id5tit de squ5ces ou de concomitances entre des *oses qui demeur5t absolum5t div]ses4 ,quant la m?ode de l'art naturel1 que n\s plaons au fond des *oses p> une conception de f9alit en gr&e p>tie subjective1 elle produit l'organisation avec la vie1 et semble reli] une v>it de moy5s une f9 intrieure plus ou mo9s press5tie2 c'e/ donc un li5 suprieur au prcd5t1 qui donne la v>it1 sans la dtruire1 la =me de l'individualit4 ,cep5dant les individus1 une fois poss l'un en face de l'autre1 =m5t encore comme autant de mondes di/9cts4 ,l'unit vraie et p>faite e/ si peu ralise p> le dt]m9isme intrieur de la vie1--comme p> le dt]m9isme extrieur du m\vem5t1--que l'hi/oire de la vie e/ celle d'un combat dans lequel le plus =t l'emporte sur les autres et subsi/e leurs dp5s4 ,la lutte p\r la vie et la slection naturelle assur5t le triomphe l'organisme qui a ralis intrieurem5t la plus gr&e somme de dsirs et de puissances pr5ant la =me de la spontanx4 ,ce mode de slection se p\rsuit jusque dans les socits huma9es1 tant qu'on demeure au po9t de vue de l'utilit4 ,les lois de la sci5ce utilitaire p> excell5ce1 de l'conomie politique1 n\s montr5t la mme lutte p\r la vie que l'hi/oire naturelle4 ,il se produit des antagonismes naturels entre l'accroissem5t de la population et les subsi/ances1 selon la loi de ,mal?us2 des antagonismes entre la r5te du sol et le travail1 selon la loi de ,ric>do2 des antagonismes entre le travail du pass ou la viol5ce du pass1 emmagas9s dans le capital1 et le travail prs5t1 rduit p>fois l'alt]native de1 l'ass]vissem5t ou de la faim4 ,les h>monies conomiques1 opposes p> ,ba/iat aux contradictions conomiques de ,pr\dhon1 sont des h>monies idales1 que la ju/ice huma9e peut seule ralis]1 mais que la mcanique et la vie ne saurai5t ralis] p> elles-mmes4 ,la mcanique naturelle ne connat que les lois gnrales1 les g5res et les espces2 elle ne connat pas les individus1 qu'elle sacrifie son fonctionnem5t rguli] et aveugle4 ,quant la vie1 elle subordonne1 elle aussi1 les membres au corps1 et les membres du corps social au corps lui-mme4 ,p\vons-n\s donc n\s cont5t] des lois de la causalit mcanique ou de la f9alit s5sible1 et n\s ab&onn] leur jeu fatal p\r ralis] entirem5t l'idal de la frat]nit8--,que ces lois prp>5t le rappro*em5t des tres intellig5ts et s5tants1 qu'elles ralis5t mme ce rappro*em5t sur un nombre croissant de po9ts1 c'e/ ce qui e/ inconte/able2 mais il e/ c]ta9 aussi que1 ni dans le prs5t ni dans l'av5ir1 une complte rconciliation des intrts n'e/ possible p> cette voie entre les hommes4 ,il y aura t\j\rs des circon/ances o se pos]a ce problme3--,mon bonheur et le bonheur d'autrui tant contraires1 comm5t agir8 comm5t tr\v] dans les lois de l'intrt une raison dt]m9ante du ds9tressem5t8 ,socrate aura beau rpt] que n\s ne devons jamais mettre notre bonheur en opposition avec celui des autres1 p>ce qu'en ralit t\s les bi5s ne font qu'un dans le bi5 suprme1 et que bi5 p\r moi1 bi5 p\r v\s1 bi5 en soi1 sont dans le fond une seule et mme *ose4--,on p\rra t\j\rs rpondre que cette unit e/ un simple idal3 au po9t de vue de la ralit prs5te elle e/ fausse2 au po9t de vue de la ralit future1 elle e/ invrifiable p> l'expri5ce et indmontrable p> la raison4 ,a quels pr9cipes1 en effet1 quelles lois essay]ez-v\s d'emprunt] cette dmon/ration8 ,e/-ce aux lois du mcanisme physique8 ,dmontrez donc1 apodictiquem5t1 que la srie de ncessits mcaniques qui ab\tirait mon propre bonheur et celle qui ab\tirait au vtre f9iss5t p> se r5contr] au mme po9t4 ,dmontrez que le mcanisme de la nature ne peut satisfaire mon intrt f9al que si j'id5tifie mon intrt avec le vtre4 ,dmontrez p> exemple que1 si j'ai le *oix entre la mort et une trahison1 le mcanisme de la nature fait de la mort mon plus gr& intrt4 ,p\r cela1 il faudrait pr\v] mcaniquem5t l'immortalit de mon mcanisme et son h>monie f9ale avec le vtre1 ce qui e/ *imrique4 ,n\s ne connaissons pas t\s les lm5ts et t\tes les lois de la nature3 n\s ne savons pas en df9itive si la ma*9e du monde peut fonctionn] sans cras] les uns entre ses r\ages au pr(it des autres4 ,aussi le fatalisme purem5t matriali/e et mcani/e ne p\rra-t-il jamais considr] l'acte de ds9tressem5t que comme une sublime folie1 comme une manire de satisfaire sa nature plus r>e1 mais peut-tre mo9s s5se que celle du vulgaire4 ,puisque v\s ne p\vez dmontr] p> la causalit mcanique l'id5tit des bonheurs1 invoqu]ez-v\s l'ordre des causes f9ales8 ,assurm5t1 au po9t de vue spculatif1 l'unit de t\s les bi5s dans le bi5 e/ le suprme dsirable2 mais1 p\r qu'une *ose re/e pratiquem5t le suprme dsirable1 encore faut-il qu'elle soit possible2 or n\s ignorons si cette unit de t\s les bi5s dans le bi5 e/ ralisable1 et plus =te raison si elle e/ relle4 ,le c]ta91 c'e/ mon intrt2 l'inc]ta91 c'e/ l'id5tit f9ale de mon intrt avec le vtre4 ,si cette id5tit se tr\ve tre *imrique1 le vrai dsirable s]a mon bonheur p]sonnel4 ,sans d\te mon bonheur p\rra encore avoir p\r condition le vtre2 mais ce s]a p> la prdom9ance en moi des p5*ants mtaphysiques et rationnels1 ou des p5*ants sympa?iques et sociaux1 ou des p5*ants e/htiques4 ,en satisfaisant votre pr(it ma nature de logici5 et d'arti/e1 je n'aurai pas fait un acte de rel ds9tressem5t ou de relle moralit4 ,a9si1 entre la srie de moy5s qui a p\r f9 mon bonheur et la srie de moy5s qui a p\r f9 le vtre1 il re/e un int]valle et une solution de cont9uit2 comme leur concid5ce f9ale m'e/ inconnue et qu'elles sont actuellem5t div]g5tes1 le seul moy5 de les faire concid] ds prs5t s]ait un acte vraim5t gratuit et ds9tress4 ,v\s ne dmontr]ez jamais que v\s et moi et t\s les autres n\s sommes un2 je ne puis donc tre uni v\s que p> moi-mme#aef4 ,il faut p\r cela que l'ordre des t]mes soit r5v]s et que je puisse dire3 votre bi5 devi5t mon bi5 p>ce que je le veux1 et non pas3 je veux votre bi5 p>ce qu'il e/ mon bi54 ,en d'autres t]mes1 il faut que ce qui *ange votre bi5 en mon bi5 soit l'initiative de ma volont libre1 et non la consqu5ce d'un rapport ncessaire1 soit de causalit mcanique1 soit de f9alit s5sible4 ,je ne puis confondre mon bi5 avec le vtre que p> un acte d'am\r qui n'e/ ni =c ni purem5t logique1 mais inspir p> l'ide mme de la lib]t comme fond de la moralit4 ,dans cet acte1 c'e/ une ide suprieure au dt]m9isme qui t5d se ralis] et1 en une c]ta9e mesure1 se ralise4 ,l'am\r1 on le voit1 ne peut avoir d'autre moy5 que l'am\r mme2 la lib]t1 en tant qu'ess5tiellem5t id5tique l'am\r volontaire1 e/ donc elle-mme son moy5 comme sa f94 ,les conditions div]ses de la lib]t sont des degrs div]s de la lib]t4 ,c'e/ en comm5ant aim] qu'on devi5t capable d'aim] davantage2 c'e/ p> une premire dlivrance qu'on devi5t capable de se dlivr] entirem5t2 c'e/ le bi5 dj accompli qui e/ l'in/rum5t du bi5 accomplir4 ,t\t ce qui n\s lve au-dessus du moi1 t\t ce qui n\s en dta*e quelque degr1 t\t ce qui n\s ds9tresse1 depuis la simple p5se d'autrui et du bi5 d'autrui jusqu' la volont effective du bi5 d'autrui1 e/ un moy5 de la lib]t morale4 #aef ,voir notre ,ide mod]ne du droit1 #b;e dition1 livre ,,ii4 ,ds lors1 la morale se tr\ve t\t entire susp5due la possibilit d'un ds9tressem5t progressif1 c'e/--dire d'un dgagem5t de la lib]t au se9 du dt]m9isme mme4 ,elle suppose que la lib]t n'e/ pas en ess5tielle opposition avec la nature1 que le vrai ds9tressem5t n'e/ pas impossible ralis] de plus en plus1 que l'gsme n'e/ pas l'unique fond de l'activit et l'ess5ce de la volont mme4 ,en un mot1 une c]ta9e lib]t en puissance1 comme p\voir de ds9tressem5t graduel1 voil la condition et le moy5 ncessaire p\r ralis] un idal vritablem5t moral4 ,,iii4--,l'union idale de t\s les tres1 qui rclame un li5 suprieur au mcanisme des =ces et des intrts1 pr5d p\r notre esprit deux =mes pr9cipales1 selon qu'elle e/ plus ou mo9s complte4 ,n\s v\drions d'abord tre gaux1 puis n\s v\drions tre frres4 ,la nature ignore l'galit3 elle e/ fonde t\t entire sur le rapport du plus au mo9s1 de la supriorit l'infriorit4 ,le m\vem5t suppose l'excs d'une =ce sur une autre4 ,la vie suppose aussi la dom9ation d'une =ce c5trale sur les autres1 dont cette =ce se s]t in/9ctivem5t comme d'organes p\r elle-mme4 ,dans le mcanisme brut1 tyrannie absolue2 dans l'organisme vivant1 mon>*ie plus ou mo9s con/itutionnelle2 nulle "p la nature n'e/ rpublica9e4 ,nos intellig5ces sont 9gales2 nos bonheurs ne sont gaux et quival5ts qu' un po9t de vue ab/rait2 dans la ralit concrte1 il y aura t\j\rs cette 9galit norme1 que votre bonheur e/ le vtre et non pas le mi54 ,p\r tablir entre n\s le rapport d'gal gal1 il faut donc que je v\s conoive1 a9si que moi1 p> rapport une mme f9 idale1 s\s l'ide de lib]t4 ,c'e/ seulem5t dans cette ide et p> cette ide que la sub/itution de ma p]sonne la vtre e/ possible et que je puis dire3 ,ne fais pas un autre ce que tu ne v\drais pas qu'il te fit4 ,cette rciprocit des volonts1 conues comme t5dant au mme idal de lib]t1 con/itue la ju/ice1 dont la proportion ma?matique n'e/ que le symbole ab/rait3 je veux relativem5t v\s ce que v\s v\lez relativem5t moi4 ,en dehors de cette idale galit des lib]ts1 le droit n'e/ plus qu'une =ce majeure1 un intrt majeur1 une sagesse majeure1 t\j\rs un rapport de supriorit1 jamais un rapport d'galit#aeg4 #aeg ,voir la ,sci5ce sociale contempora9e1 livres ,,iv et ,,vi4 ,mais l'galit du droit e/ encore un rapport trop extrieur entre les hommes3 elle laisse subsi/] une c]ta9e opposition des individualits1 elle ne ralise ou ne protge que la lib]t individuelle4 ,l'acte de frat]nit1 au contraire1 t5d ralis] la lib]t univ]selle4 ,p> cet acte1 s'il tait possible1 je v\drais tre un avec v\s2 je ne me cont5t]ais plus de pos] votre lib]t gale la mi5ne2 je les unirais t\tes deux en les subordonnant1 sans les dtruire1 un troisime t]me qui e/ leur commun idal3 la socit univ]selle des lib]ts1 au se9 de laquelle disp>atrai5t t\t antagonisme1 t\t gsme1 t\te s]vitude4 ,il y a d'ailleurs de la frat]nit dans le droit mme et de l'am\r dans le respect2 mais le droit n'e/ qu'un comm5cem5t d'union p> l'galit3 la frat]nit seule p\rrait consomm] l'unit morale de t\s les tres4 99 99 99 99 99 ,de ce po9t de vue suprieur app>aiss5t s\s un j\r n\veau les pr9cipes de la morale1 dont le d]ni] fondem5t devi5t la notion de libre frat]nit4 ,la traduction en langage rfl*i du v\loir spontan qui e/ notre fonction ess5tielle et notre direction normale s]ait la =mule suivante3--,je veux la libre union de t\s les tres1 l'univ]selle bont et l'univ]sel bonheur4 ,qu& notre volont arrive1 p> la rflexion1 la consci5ce claire d'elle-mme et de sa direction normale1 la =mule qui exprime le mieux cet tat e/ la suivante3--,l'univ]selle bont devant tre une union libre1 je veux la v\loir librem5t4 ,c'e/ l ce qu'on dsigne1 en t]mes plus ou mo9s impropres1 s\s les noms d'obligation morale ou de loi morale2 mais1 p> cette loi1 il ne faut pas ent5dre une ncessit impose du dehors3 c'e/ une ncessit que n\s n\s imposons1 expression dt\rne d'une lib]t qui se pr5drait elle-mme p\r objet4 ,on c>actrise donc mal la moralit en disant que n\s sommes obligs2 il faudrait dire que n\s n\s obligeons4 ,n\s ne tr\vons pas une loi t\te faite1 n\s n\s en faisons une n\s-mmes4 ,kant1 t\t en enseignant l'autonomie de la volont1 ou plutt de la raison1 ne p>at pas donn] une exacte notion du bi5 moral qu& il l'appelle l'impratif catgorique et qu'il lui prte un c>actre de ncessit rationnelle4 ,une loi qui n'app>atrait que comme imprative1 sans ri5 de plus1 ne s]ait encore qu'une rgle ngative et limitative de la lib]t1 un j\g propre lui impos] une mesure et des bornes1 propre ralis] un ordre ma?matique et logique plutt qu'un ordre vraim5t moral4 ,le ct p> lequel la p]fection idale se manife/e comme rgle ou loi ne rpond pas notre ide d'une vraie inf9it1 qui pntr]ait en t\tes *oses sans les limit] et sans tre limite p> elles4 ,p\r que je conoive et accepte sans rs]ve un bi5 idalem5t inf9i1 il faut qu'il m'app>aisse non seulem5t comme impratif1 mais comme p]suasif3 le bi5 doit tre p\r moi non seulem5t suprme loi ou ju/ice1 mais suprme am\r ou *>it4 ,si je ne voyais ri5 de positivem5t bon et d'aimable dans le bi5 dont je fais mon idal1 si je n'y voyais pas le rgne univ]sel de la bont libre1 je n'y v]rais ri5 non plus de respectable4 ,respect]1 c'e/ encore aim]2 comm&]1 c'e/ encore p]suad]4 ,ce qu'on n'aime absolum5t pas1 ce en quoi on ne tr\ve pas l'attrait de quelque bont positive et p]sonnelle1 de quelque libre am\r1 le respecte-t-on8 ,et ce qui1 t\t en comm&ant1 ne p]suade po9t1 ne demeure-t-il pas extrieur1 trang]1 comme une ncessit gnante et in9telligible8 ,a vrai dire1 il n'y aurait qu'un comm&em5t catgorique et sans rplique possible1 c'e/ celui qu'un am\r vraim5t libre se f]ait lui-mme1 l'appel de l'objet aim4 ,n\s sommes n\s-mmes le p\voir lgislatif1 et c'e/ p> un libre suffrage que n\s *angeons l'idal en loi4 ,une obligation morale doit donc tre d'abord rige librem5t en obligation2 c'e/ l son ess5ce1 mconnue d'ord9aire et trans=me en ncessit4 ,l'idale bont doit se faire aim] librem5t des tres bons3 elle n'e/ pas simplem5t la limite morale qui df5d mon intrt d'all] plus lo92 elle e/ l'illimit qui m'invite fran*ir t\tes limites1 y compris celles du moi1 p> mon intellig5ce1 p> ma volont et mon am\r#aeh4 #aeh ,voir la ,philosophie de ,platon1 tudes platonici5nes1 ,,ii1 #fab4 ,la libre adhsion cette idale socit d'tres libres1 gaux et frres1 qui p\rrait seule fond] ce qu'on nomme l'obligation morale1 fond]ait aussi la seule sanction vraim5t morale4 ,si le bi5 en soi1 comme dit ,platon1 n'tait pas bon p\r n\s1 et n\s laissait en dehors de lui-mme1 comm5t rpondrait-il notre ide d'inf9it8 ,il y a l une contradiction que n\s ne p\vons lev] qu'en n\s reprs5tant et en dsirant un triomphe f9al du bi5 dans l'univ]s4 ,sans cet accomplissem5t1 qui n'e/ que la bont et la frat]nit victorieuses de t\tes les limites1 la loi1 rgle intellectuelle et re/rictive1 re/]ait trangre n\s-mmes1 autre que n\s1 semblable ce sublime t]rible dont p>le ,kant4 ,elle se pos]ait en face de n\s1 s'oppos]ait n\s1 et n\s limit]ait p\r jamais p> un sacrifice sans comp5sation4 ,de notre ct1 n\s p\rrions n\s pos] en face d'elle1 n\s oppos] mme elle1 comme une puissance capable d'arrt] la si5ne4 ,ce ne s]ait plus l le bi5 vraim5t idal et complet1 mme p\r la raison1 qui conoit quelque *ose au-del1 fran*it ces limites et va l'inf9i4 ,dans la socit idale des tres il faudrait qu'il y et p>t\t am\r et ret\r1 rponse l'am\r p> l'am\r mme4 ,alors l'univ]selle bont produirait l'univ]sel bonheur4 ,a9si conu1 le bi5 suprme devi5t p\r moi non l'impratif1 mais le p]suasif4 ,t\te puissance qui triomphe en me limitant et malgr moi1 se limite p> l elle-mme1 c> cette victoire de ncessit suppose rsi/ance dans l'objet et ef=t dans le sujet3 c'e/ encore le doma9e de la limitation mutuelle des =ces4 ,mais la vraie et df9itive victoire s]ait cons5tie1 v\lue p> le va9cu lui-mme4 ,alors1 il y aurait lib]t pure des deux cts3 la lib]t de l'un1 lo9 d'emp*] la p>faite lib]t de l'autre1 la rclam]ait au contraire4 ,supposez ralise une socit d'tres vraim5t libres et aimants1 les am\rs se limit]ont-ils1 se dtruiront-ils8 ,non1 la gr&eur de l'un appell]a la gr&eur de l'autre4 ,ce s]ont deux t]mes d'autant plus rels et di/9cts qu'ils s]ont plus unis1 deux puissances qui agiront dans le mme s5s1 d'autant plus h>monieuses que *acune s]a plus =te1 plus libre1 plus relle en son individualit4 ,on aura mieux le droit de dire alors qu'elles sont deux1 puisque *acune se manife/e p> une activit plus n]gique2 et d'autre "p on aura mieux le droit de dire qu'elles ne sont qu'un1 puisqu'elles se confond5t en s'aimant4 ,tel s]ait le vrai rgne de la lib]t1 qui *app]ait aux oppositions ou aux ant9omies de la matire et de son mcanisme4 ,n\s voyons ma9t5ant comm5t p\rrait tre atte9te cette p>faite unit que p\rsuiv5t galem5t la sci5ce1 l'art et la morale4 ,platon l'a dit3 ,la seule *ose qui lie t\t le re/e1 c'e/ le bi52 mais le bi5 idal1 p\r tre le vrai bi51 devrait se ralis] en t\s les tres p> am\r et lib]t4 99 99 99 99 99 ,la ?orie qui rtablit a9si la lib]t dans le bi5 idal et dans l'am\r de ce bi5 e/ le complm5t naturel des doctr9es de ,socrate1 de ,platon1 d',ari/ote et du *ri/ianisme sur l'attrait du ,bi5 suprme4 ,selon ,platon1 c'e/ la rm9isc5ce et l'am\r du div9 qui fait natre les ailes de l'me2 selon ,ari/ote1 c'e/ l'am\r du div9 qui meut le monde enti]3 le div9 attire lui t\tes *oses p> p]suasion#aei4 ,de mme1 selon le *ri/ianisme primitif1 l'attrait du bi5 e/ la vraie grce morale3 cette grce1 au lieu de dtruire t\t d'abord ma lib]t1 me fait au contraire dsir] d'tre libre1 p>ce que je conois l'absolue lib]t comme un c>actre du bi5 et que je t5ds ralis] en moi un bi5 digne de ce nom4 ,si1 lorsque j'aime1 le bi5 faisait t\t sans moi1 je ne s]ais plus ri51 pas mme un pur effet ou un pur in/rum5t1 c> il n'y a pas de pur in/rum5t3 t\t moy5 e/ aussi un ag5t1 et t\te passion e/ une action4 ,le bi5 doit donc tre dt]m9ant en ce s5s qu'il propose le b de l'acte2 mais mon activit doit tre aussi dt]m9ante p\r sa "p1 en ce qu'elle produit l'acte lui-mme4 ,tel s]ait1 en effet1 le rgne de la bont univ]selle et de la frat]nit rciproque4 ,si cet idal tait jamais ralis1 il y aurait p>t\t comme un appel de l'am\r et une rponse de l'am\r3 la rponse s]ait p>t\t sre1 c]ta9e1 infaillible2 l'appel ayant lieu p>t\t1 il s]ait c]ta9 que la rponse aurait lieu4 ,mais cette c]titude ne repos]ait pas sur un seul des t]mes2 ce ne s]ait pas l'appel de l'un qui f]ait compltem5t et absolum5t la rponse de l'autre1 c> alors il ne f]ait que se rpondre lui-mme ou1 p\r mieux dire1 il n'y aurait que lui4 ,son appel n'aurait pas de s5s2 il s]ait un appel dans le vide1 un appel ri54 ,donc1 l'infaillible c]titude de la rponse n'enlv]ait pas celle-ci sa valeur propre et son initiative4 ,l'impuissance de rpondre produite p> les ncessits extrieures ayant disp>u1 il s]ait c]ta9 que la rponse de l'am\r aurait lieu4 ,cela s]ait c]ta9 non p>ce que cela s]ait =c1 ou p> une ncessit logique1 mais p>ce que cela s]ait raisonnable et bon4 ,l'tre aimant qui appell]ait s]ait bon1 la rponse de l'autre tre s]ait bonne3 ces deux bi5s1 a9si mis comme en prs5ce l'un de l'autre1 se rpondrai5t l'un l'autre p> une c]titude de bont4 ,de ce que v\s p\vez aim]1 on ne saurait logiquem5t conclure que v\s v\drez et aim]ez en effet2 c> la conclusion dpass]ait les prmisses4 ,on ne peut pas non plus l'affirm] en v]tu d'une coaction physique qui v\s laiss]ait t\t passif1 c> alors le second t]me s'absorb]ait dans le premi]4 ,si p\rtant n\s croyons que l'am\r1 au cas o il s]ait dgag de t\t ob/acle1 rpondrait aussitt l'am\r1 cette croyance n'a plus son fondem5t que dans la bont de l'am\r mme1 que dans la lib]t suppose p>faite *ez t\s les tres4 #aei ,v4 ,ravaisson1 ,rapport sur la philosophie au dix-neuvime sicle1 conclusion4 ,a9si1 t\s les po9ts de vue1 sembl5t concid] l'am\r de la p>faite lib]t et la lib]t mme4 ,entre l'ide de la lib]t et la lib]t1 entre le dsir de la lib]t et la lib]t1 une diffr5ce subsi/ait t\j\rs1 mais l'am\r moral ne peut s'accommod] de cette diffr5ce3 la lib]t e/ le fond1 la =me et la condition de la *>it vraie4 ,ou l'am\r moral e/ une illusion1 ou il e/ une ralit2 et1 dans ce d]ni] cas1 croire la ralit de son am\r1 c'e/ s'attribu] un p\voir de lib]t4 ,cette croyance implicite la prs5ce d'un g]me de lib]t au se9 mme du dt]m9isme1 n\s la retr\vons au fond de t\t acte moral1 de t\t acte de ju/ice et pr9cipalem5t de t\t acte de frat]nit4 ,,*apitre ,,septi,,me ,,les ,,ant9omies ,,de ,,la ,,responsabilit4--,,la ,,lib]t ,,e/-,,elle ,,conciliable ,,avec ,,le ,d,,t]m9isme8 #a ,,dans ,,la ,r,,alisation ,,du ,,bi5 ,,id,,al2 #b ,,dans ,,la ,r,,alisation ,,du ,,mal ,i4 ,,les ,,ant9omies ,,de ,,la ,,responsabilit4--,de l'imputabilit ou attribution des actes au moi4--,ncessit d'un li5 entre le moi et ses actes4 ,abs5ce de ce li5 dans l'indt]m9isme4--,ncessit d'un li5 entre le moi et la cause univ]selle4--,l'idal moral doit tre suprieur aux ides d'indt]m9isme et de dt]m9isme4 ,,ii4 ,,la ,,lib]t ,,e/-,,elle ,,conciliable ,,avec ,,le ,d,,t]m9isme ,,dans ,,la ,r,,alisation ,,du ,,bi5 ,,id,,al4--,p\r qu'il y ait lib]t dans l'am\r du bi51 e/-il ncessaire qu'il y ait un rel indt]m9isme dans la volont4--,la multiplicit des objets de v\loir contraires augm5te-t-elle ou dim9ue-t-elle p> le progrs de la lib]t4--,comm5t la puissance du plus fonde la puissance du mo9s et en dtruit en mme temps l'ex]cice4--,comp>aison entre l'impossibilit d'une action p> manque de puissance et son impossibilit p> excs de puissance4 ,dt]m9isme moral de ,socrate et de ,platon4--,la sci5ce du s\v]a9 bi51 admise p> eux1 n'e/ qu'un idal4--,"p de l'op9ion et de l'am\r dans l'accomplissem5t du bi54--,conclusion3 la dt]m9ation morale et la lib]t4 ,,iii4 ,,la ,,lib]t ,,e/-,,elle ,,conciliable ,,avec ,,le ,d,,t]m9isme ,,dans ,,la ,r,,alisation ,,du ,,mal ,,moral4 ,exam5 de la doctr9e qui admet la fois la lib]t dans le bi5 et l'abs5ce de lib]t dans le mal4--,raisons en faveur de cette doctr9e4--,ses consqu5ces3 suppression du mal absolu1 de la ha9e1 du dmrite absolu1 de la punition expiatoire1 de la damnation4 ,raisons dfavorables la doctr9e prcd5te3 excuse qu'elle f\rnit l'individu p\r ses propres fautes4 ,conclusion3 nature relative de nos ides sur l'individualit et l'univ]sel4--,rgles pratiques qui en driv5t4 ,i4--,,les ,,ant9omies ,,de ,,la ,,responsabilit ,,morale4 ,la responsabilit e/ l'attribution des actes au moi1 attribution non plus seulem5t logique1 mais morale4 ,d'une "p1 dans l'hypo?se de la ncessit il n'y a pas de vrai moi1 pas de relle individualit2 l'attribution des actes un moi responsable semble donc incompatible avec la ?se des ncessitaires4 ,d'autre "p1 elle n'e/ pas mo9s incompatible avec l'anti?se de la lib]t d'indt]m9ation ou du libre arbitre4 ,d'abord1 l'tat d'indiffr5ce e/ *imrique1 surt\t en face de cette suprme alt]native3 dv\em5t ou gsme1 bi5 ou mal4 ,t\t p\r moi ou t\t p\r les autres1 tre t\t ou n'tre ri53 voil la t]rible "q dont ,hamlet n'ap]cevait qu'un faible symbole qu& il s'int]rogeait avec inquitude sur la vie et sur la mort4 ,qu'e/-ce que la vie physique ou la mort physique devant le problme moral qui se pose au se9 des consci5ces8 ,mais1 qu& mme la lib]t d'indiffr5ce s]ait possible1 elle ne produirait pas une suffisante attribution au moi4 ,en effet1 si *aque moi e/ en lui-mme une volont indiffr5te1 en quoi se di/+u]a-t-il des autres moi1 volonts galem5t indiffr5tes1 de manire dev5ir le sujet d'un attribut propre8 ,t\te di/9ction e/ une dt]m9ation2 quelle di/9ction dt]m9e peut-il y avoir entre une *ose indt]m9e et une autre qui l'e/ galem5t1 entre un x et un x8 ,l'attribution au moi responsable1 cette sorte d'individuation morale1 ne comm5c]a qu'avec les dt]m9ations diffr5tes qui sortiront de ces volonts indiffr5tes4 ,mais1 si ces dt]m9ations sont elles-mmes arbitraires1 si elles sont un has>d inexplicable qui peut tre suivi d'autres has>ds galem5t inexplicables1 qu'y aura-t-il dans cette suite incohr5te de dt]m9ations qui puisse con/itu] une individualit di/9cte des autres et moralem5t responsable de son *oix p]sonnel8 ,l'ide mme du *oix1 qui e/ l'acte ess5tiel d'un moi libre et responsable1 app>at comme incompatible t\t ensemble avec les notions opposes de volont indt]m9e et de volont dt]m9e4 ,d'une "p1 il e/ vrai1 p\r n\s reprs5t] le *oix1 n\s sommes obligs de n\s figur] deux *oses possibles la volont individuelle qui se dt]m9e2 c> si1 en d]nire analyse1 n\s affirmons qu'une seule ligne de conduite e/ possible1 le *oix volontaire sembl]a simplem5t une slection dynamique p> le triomphe de l'incl9ation la plus =te1 ou une slection intellectuelle p> la prval5ce de l'ide du plus gr& bi52 et comme les ides elles-mmes correspond5t des =ces1 le ?orme du p>alllogramme des =ces s]a l'unique et suffisante explication du phnomne4--,mais1 d'autre "p1 supposons deux *oses galem5t possibles1 et une volont qui se dt]m9e p\r l'une plutt que p\r l'autre indp5damm5t des incl9ations et des ides1 ou contrairem5t aux incl9ations et aux ides4 ,p\r avoir la "p du *oix et de la responsabilit il faudra1 semble-t-il1 mettre de ct t\t ce qui p\rrait s'expliqu] p> l'influ5ce de ces incl9ations et de ces ides2 il faudra suppos] qu'une *ose contraire e/ possible p> le *oix d'une puissance suprieure1 qui n'e/ plus ni l'intellig5ce1 ni la s5sibilit1 et qui con/itue le moi ou la p]sonne4 ,mais alors ce *oix a lieu dans une sorte de rgion obscure o les div]s possibles1 p]dant leur spcification s5sible et intellectuelle1 devi5n5t indiffr5ts1 neutres et mme imp]sonnels4 ,les dt]m9ations imprvues qui sort5t ensuite de cette indt]m9ation peuv5t-elles bi5 s'appel] *oix8 ,l'ide de *oix ou d'arbitre n'enveloppe-t-elle pas celle de comp>aison intellectuelle et de con=mit f9ale au rsultat de cette comp>aison8 ,si la fatalit n'e/ pas un *oix1 le has>d n'en e/ pas un1 et le passage de deux contraires possibles un acte dt]m9 app>at comme un c\p de has>d ds qu'on ab/rait les raisons tires des incl9ations et des ides4 ,*oisir indiffremm5t1 *oisir arbitrairem5t1 *oisir autrem5t que selon ses motifs1 ses mobiles et son c>actre1 c'e/ *oisir sans *oix4 ,la ?se et l'anti?se sembl5t ici quival5tes au fond et galem5t inadmissibles4 ,un dv\em5t arbitraire ne se compr5d pas plus qu'un dv\em5t mcanique4 ,a9si1 qu& n\s v\lons df9ir le *oix p]sonnel1 d'o rsulte la responsabilit1 n\s tr\vons que la puissance d'un seul contraire et celle de plusieurs contraires sont des notions inadquates4 ,c'e/ qu' vrai dire l'imputabilit suppose un li5 de mon action avec moi-mme1 et il n'y a po9t de li51 semble-t-il1 entre une *ose dt]m9e et une *ose indt]m9e2 or1 la lib]t d'indiffr5ce et le libre arbitre laiss5t bi5 subsi/] des consqu5ts dt]m9s1 qui sont les effets apprciables de la volont1 et ils admett5t mme des antcd5ts dt]m9s1 qui sont les motifs de la volont2 mais ces antcd5ts ne se lie pas telle action plutt que telle autre4 ,ds lors l'action qui se produit1 considre dans son pr9cipe1 n'e/ plus relie ri52 la lib]t arbitraire et p\r a9si dire ambigu laquelle on la relie aurait pu t\t aussi bi5 produire le contraire4 ,le li5 semble1 p> une de ses extrmits1 atta* au vide2 c'e/--dire qu'au fond1 il n'e/ po9t atta*4 ,n\s arrivons a9si cette ant9omie n\velle3 l'action lie de t\tes p>ts ne p>at plus action1 mais passion1 et n'e/ plus imputable2 d'autre "p1 si l'un des b\ts n'e/ pas li1 l'action1 p> ce ct-l1 ab/raction faite de t\t le re/e1 n'e/ pas plus ceci que cela et p>at s'van\ir dans l'indt]m9ation4 ,aussi ,leibnitz disait-il1 en donnant d'ailleurs une =me trop logique sa p5se psy*ologique1 qu'il doit t\j\rs y avoir un li5 de l'attribut1 ft-il le plus accid5tel en app>5ce1 avec le sujet auquel il app>ti5t4 ,app>t5ir1 c'e/ tre la proprit1 le propre d'un sujet2 l'acte libre ne fait pas p>tie de l'ess5ce1 et p\rtant il doit tre1 s\s quelque rapport1 propre l'tre qui l'accomplit2 sans cela je ne p\rrais dire que mon acte e/ mi54 ,dans t\te proposition affirmative vritable1--ncessaire ou cont+5te1 univ]selle ou s+ulire1--la notion du prdicat e/ comprise en quelque faon dans celle du sujet3 prdicatum ine/ subjecto2 ou bi5 je ne sais ce que c'e/ que la vrit#afj4 ,s]ait-il vrai1 p> exemple1 que j'accomplis tel voyage1 si ce voyage tait un accid5t entirem5t dta* de ma p]sonne8 ,l'action ne me s]ait pas plus imputable et attribuable1 moi1 que le m\vem5t d'un corps n'e/ attribuable l'espace o il se meut et avec lequel il n'a qu'un rapport accid5tel1 extr9sque1 passag]4 ,de plus1 qu& je pass]ais d'une action l'autre1 ou plutt1 qu& en moi une action succd]ait l'autre1 comme en un rceptacle indiffr5t1 on n'aurait aucune raison de dire que c'e/ le mme moi1 et non un autre moi1 qui fait l'action#afa4 #afj ,leibnitz1 ,lettre ,arnauld1 du #ad juillet4 #afa ,il faut donc qu'il y ait une raison priori1 indp5dante de mon expri5ce1 qui fasse qu'on dit vritablem5t que c'e/ moi qui ai t ,p>is1 et que c'e/ encore moi1 et non un autre1 qui suis ma9t5ant en ,allemagne2 et p> consqu5t il faut que la notion du moi lie ou compr5ne ces diffr5ts tats4 ,autrem5t on p\rrait dire que ce n'e/ pas le mme individu1 quoiqu'il p>aisse l'tre4 ,et en effet1 quelques philosophes qui n'ont pas assez connu la nature de la sub/ance et des tres invisibles ou tres p] se1 ont cru que ri5 ne demeurait vritablem5t le mme4 ,et c'e/ p\r cela entre autres que je juge que les corps ne s]ai5t pas des sub/ances s'il n'y avait en eux que l't5due4 7,,leibnitz1 ,lettre ,arnauld47 ,je demeure d'accord1 cont9ue ,leibnitz1 que la collection des vnem5ts1 quoiqu'elle soit c]ta9e1 n'e/ pas ncessaire1 et qu'il m'e/ libre de faire ou de ne pas faire ce voyage2 c>1 quoiqu'il soit enf]m dans ma notion que je le f]ai1 il y e/ enf]m aussi que je le f]ai librem5t4 ,et il n'y a ri5 en moi de t\t ce qui peut se concevoir sub ratione g5]alitatis seu ess5ti1 seu notionis specific sive incomplet1 dont on puisse tir] que je le f]ai ncessairem5t2 au lieu que de ce que je suis homme1 on peut conclure que je suis capable de p5s]2 et p> consqu5t1 si je ne fais pas ce voyage1 cela ne combattra aucune vrit t]nelle ou ncessaire4 ,cep5dant1 puisqu'il e/ c]ta9 que je le f]ai1 il faut bi5 qu'il y ait quelque connexion entre moi qui suis le sujet1 et l'excution du voyage1 qui e/ le prdicat1 semp] enim notio prdicati ine/ subjecto 9 propositione v]a4 ,il y aurait donc une fausset si je ne le faisais pas1 qui dtruirait ma notion individuelle ou complte4 99 99 99 99 99 ,outre la ncessit de quelque relation qui unisse mes actes moi-mme comme cause p\r fond] l'imputabilit1 il faut aussi admettre une relation qui les unisse au t\t4 ,ce li5 e/ plus indisp5sable encore dans l'hypo?se ?i/e3 c'e/ le problme des rapports de la lib]t responsable avec la cause omnipot5te et avec la provid5ce des ?ologi5s ou des spirituali/es4 ,il e/ clair que ceux-ci n'ont jamais pu tr\v] une *ane in9t]rompue capable de reli] les deux t]mes1 c'e/--dire la div]sit des p]sonnes libres et l'unit fconde de la cause premire d'o ils les font sortir4 ,mais ce qu'on peut dire1 c'e/ que1 dans n'importe quel sy/me1 on doit admettre un li5 quelconque entre les tres et l'tre4 ,p\r le morali/e1 ce li5 ne doit pas tre une fatalit qui dtruirait de fait le second t]me en lui enlevant1 avec l'activit et l'imputabilit1 t\te exi/5ce propre3 si d'ailleurs la cause premire faisait t\t1 elle ne f]ait ri54 ,mais d'autre "p1 l'indt]m9ation du libre arbitre susp5du entre les possibles dta*]ait entirem5t le second t]me du premi] et supprim]ait t\te liaison avec l'univ]s4 ,ici encore1 il faudrait une relation capable de fond] la c]titude et la vrit mtaphysique sans dtruire l'imputabilit morale4 ,c'e/ p\r cela que ,leibnitz dcl>ait ncessaire un li5 entre la cause univ]selle et le moi1 comme entre le moi et ses actions imputables2 mais ,leibnitz s'e/ reprs5t ce li5 d'une manire trop intellectuelle3 il semble considr] l'individualit1 et aussi l'univ]s1 comme une notion logique qui se dveloppe en ses consqu5ces4 ,c'e/ un li5 plus que logique sans d\te1 plus mme qu'intellectuel1 qui s]ait ici ncessaire p\r fond] l'unit d'un monde vraim5t moral4 99 99 99 99 99 ,n\s v5ons de voir que l'acte imputable1 considr dans son rapport avec la cause individuelle et la cause univ]selle1 exclut galem5t la ncessit et la lib]t d'indiffr5ce ou mme le libre arbitre4 ,considrez-le ma9t5ant dans son rapport avec sa f91 il v\s app>atra de n\veau comme devant tre suprieur ces deux contraires4 ,ce que n\s blmons ou l\ons moralem5t dans un acte et ce qui fonde nos yeux la responsabilit morale1 c'e/ l'int5tion4 ,or l'int5tion e/ la f9 p\rsuivie1 et la f9 e/ t\t la fois une ide et un s5tim5t1 un motif et un mobile4 ,si cette f9 agit avec une ncessit mcanique1 elle e/ mo9s une f9 qu'une cause qui v\s p\sse p> d]rire1 et il n'y a pas de responsabilit4 ,d'autre "p1 supprimez t\te raison int5tionnelle1 faites sortir l'action comme un c\p de f\dre d'une nuit impntrable1 et v\s p\rrez encore con/at] que cet accid5t1 sans b comme sans loi1 v\s e/ utile ou nuisible1 mais v\s ne p\rrez plus lui donn] aucune qualification morale4 ,je suis devant v\s1 v\s m'tes p>faitem5t indiffr5t1 je ne v\s aime ni ne v\s dte/e1 je suis aussi indt]m9 p> rapport au bi5 et au mal1 soit que je puisse *oisir sans raison 7lib]t d'indiffr5ce7 ou *oisir contre les raisons 7libre arbitre72 et voil que1 t\t d'un c\p1 de ma complte indt]m9ation jaillit cette dt]m9ation trange3 v\s tu]4 ,je ne le fais pas p> une int5tion g/e1 ce qui s]ait une raison et une f92 ni p\r me donn] moi-mme une motion n\velle et biz>re1 ce qui s]ait une raison2 ni p\r me donn] le spectacle de ma lib]t ou de mon arbitraire1 ce qui s]ait encore une raison4 ,non2 alors que j'aurais pu faire aussi bi5 mille autres *oses indiffr5tes1 ou une autre *ose que je jugeais et s5tais meilleure dans ma dlibration1 je tire du nant cette action imprvue et que p]sonne n'aurait pu prvoir4 ,assurm5t1 c'e/ l p\r v\s *ose f*euse2 mais qu'y a-t-il dans mon action de moral ou d'immoral que v\s puissiez m'imput]8 ,on me trait]a de f\1 non d'homme m*ant2 encore le f\ agit-il s\s l'influ5ce des passions dom9antes1 ou s\s des impulsions physiques qui expliqu5t ses actes4 ,quant moi1 je s]ai un vivant my/re1 insondable et irresponsable comme les dcrets de ,jhovah1 et p\rquoi pas adorable comme eux8 ,de mme1 si1 au lieu d'tre dans un tat d'indiffr5ce absolue votre g>d1 je suis en p>fait quilibre entre mon affection p\r v\s et ma ha9e p\r v\s1 et si de cette mutuelle neutralisation des mobiles sort1 sans int5tion et sans f9 dt]m9able1 un acte de viol5ce1 cet acte incomprh5sible1 considr en lui-mme1 aura-t-il mo9s de valeur morale qu'un acte de bont absolum5t arbitraire8 ,malheureux has>d6 p\rrez-v\s dire2 et non pas3 ,m*ant homme6 ,si n\s l\ons un individu1 c'e/ p\r avoir l'ide dom9ante du bi51 l'am\r dom9ant du bi51 le plaisir dom9ant du bi51 en un mot la dt]m9ation au bi5 comme f94 ,qu& un acte a t accompli1 n\s dem&ons t\t d'abord1 p\r p\voir le jug]1 quels en ont t les motifs1 les int5tions1 et quel tait le c>actre de l'individu2 s'il n'y a pas d'explication1 notre jugem5t d'imputabilit n'a plus de prise4 ,un homme agissant sans motifs1 ou contre ses motifs1 ou faisant sortir du nant ses motifs p> un comm5cem5t absolu1 *appe l'apprciation morale1 comme une valeur indt]m9e *appe l'apprciation ma?matique4 ,t\s ses actes se val5t en eux-mmes et ne se di/+u5t que p> leurs consqu5ces agrables ou dsagrables2 *acun d'eux e/ absolu1 il se suffit1 il se refuse votre jugem5t1 il v\s impose le sil5ce4 ,les jugem5ts sociaux s'van\irai5t avec les jugem5ts moraux1 s'ils s'adressai5t ce t]me indt]m9able3 la volont arbitraire1 ou encore l'intellig5ce arbitraire se crant des motifs imprvus et faisant jaillir en quelque sorte des volitions sans s\rce intrieure4 ,vivant en bonne amiti avec un homme de ce g5re1 v\s ne p\rriez jamais savoir s'il ne se livr]a pas1 dans les effusions mmes de l'amiti1 aux plus surpr5antes et aux plus dang]euses fantaisies1 s'il ne se crera pas lui-mme des motifs et des mobiles imprvus et imprvisibles1 soit qu'il ex]ce sa t\te-puissance sur la dcision1 soit qu'il l'ex]ce sur la dlibration3 il s]ait exactem5t dans le mme cas que ces maniaques qui raisonn5t1 p>l5t et agiss5t comme t\t le monde1 sauf pr\v] de temps en temps des accs imprvus de folie furieuse3 ils v\s f]ont des promesses1 sign]ont des contrats1 v\s donn]ont mille preuves d'amiti et de sagesse1 mais v\s f]ez bi5 d'tre t\j\rs sur vos g>des et de ne compt] sur ri54 ,croit-on les f\s plus responsables que les sages p>ce qu'ils peuv5t agir sans motifs ou contre leurs motifs1 ou encore se fabriqu] des motifs inatt5dus8 ,le droit1 qui e/ comme la g>antie sociale de la responsabilit individuelle1 ne saurait se fond] sur le respect d'une p>eille puissance1 plus propre ju/ifi] la cra9te et les moy5s de df5se lgitime que t\t autre s5tim5t son g>d4 ,l'ducation de la famille et les lois de l'tat n'aurai5t p\r b que de faire recul] le plus lo9 possible cette puissance fantasque et r$\table1 af9 de lui sub/itu] une volont rgulire ou une intellig5ce rgulire1 qui se manife/t p> des dt]m9ations rationnelles et consquemm5t imputables4 ,a celui qui possd]ait cette lib]t arbitraire1 on conseill]ait de la laiss] dormir dans le co9 le plus recul de son tre1 et de ne jamais s'en s]vir4 99 99 99 99 99 ,d'une "p1 donc1 il n'y a de moral et d'imputable au moi dans l'action que ce qui semble indp5dant de la puissance intr9sque des motifs ou des p5*ants2 d'autre "p1 ce qui e/ indp5dant de la puissance des motifs semble une puissance qui *appe en soi t\te qualification morale et t\te imputabilit4 ,ce qui vi5t de mon c>actre et de ma nature dt]m9e p>at v5ir d'une ncessit que je subis2 et ce qui n'e/ pas li mon c>actre1 p>at un accid5t ou un has>d sans moralit4 ,t\tes les difficults qui prcd5t vi5n5t donc se rsum]1 en d]nire analyse1 dans cette alt]native vraim5t t]rible p\r la p5se3--,un acte ne p\rrait tre vraim5t moral qu'en tant qu'il s]ait libre et consquemm5t absolu en lui-mme3 sic volo2 voil1 ce qu'il semble1 la condition de la responsabilit p]sonnelle2 eh bi51 s'il e/ absolu1 son c>actre moral semble aussitt s'van\ir1 et on ne voit pas comm5t s]ait responsable une volont qui peut dire3 ,je veux ce que je veux1 je suis ce que je suis4 ,la moralit semble une relation1 une loi1 un rapport incompatible avec l'acte de volont absolue4 ,mtaphysiquem5t1 la "q de la responsabilit morale vi5t se confondre avec cette "q3--,quel e/ le fond de l'individualit8 ,quel e/ son li5 de causalit et son li5 de f9alit avec l'univ]sel1 avec le pr9cipe absolu d'o t\t drive8--,le passage volontaire du moi au non-moi1 de l'gsme au ds9tressem5t1 de l'individu l'univ]sel1 po/ulat d'un ordre vraim5t moral1 a son analogue dans le passage du subjectif l'objectif que prsuppose l'ordre intellectuel4 ,la connaissance suppose que1 demeurant en n\s-mmes1 n\s sortons cep5dant de n\s-mmes p> la p5se2 l'impossibilit d'expliqu] ce passage l'objectif et l'univ]sel ne saurait en ju/ifi] la ngation#afb4 ,l'action transitive d'une =ce sur une autre suppose encore un passage analogue1 p>faitem5t inexplicable1 et dont nanmo9s le m\vem5t n\s (fre la visible ralisation4 ,le dt]m9isme1 admettant que ce qui a lieu dans une *ose e/ dt]m9 p> ce qui a lieu dans une autre et mme dans t\tes les autres1 suppose un passage quelconque de l'une aux autres2 il n'*appe donc pas la difficult et fait le mme po/ulat s\s une autre =me4 ,enf91 le passage de la cause radicale et univ]selle1--qu'elle soit transc5dante ou imman5te1-- t\s les effets qui compos5t le monde1 semble rclam] le mme p\voir de se communiqu]1 de se donn] sans se p]dre4 #afb ,voir plus haut1 mme livre1 *4 ,,iii4 ,sans prt5dre rs\dre entirem5t des ant9omies qui ti5n5t la relativit de nos notions sur le fond mme de l'activit individuelle1 n\s devons cep5dant *]*] jusqu' quel po9t le dt]m9isme et la lib]t peuv5t1 sans contradiction1 tre conu comme conciliables1 d'abord dans la ralisation du bi51 puis dans celle du mal4 ,dans l'ordre moral comme dans l'ordre mtaphysique1 peut-on admettre un li5 qui en*ane et unisse sans confondre8 ,peut-on vit] la fois ce qui n'e/ que dt]m9 et ce qui n'e/ qu'indt]m91 p\r subordonn] ces deux *oses la notion plus comprh5sive d'un p\voir dt]m9ant et1 en ce s5s1 responsable1 qui1 dans son idal1 s]ait dgag des relations et f9s infrieures1 mais pos]ait volontairem5t les relations et f9s suprieures8 ,,ii4--,,le ,d,,t]m9isme ,,et ,,ta ,,lib]t ,,sont-,,ils ,,conciliables ,,dans ,,la ,r,,alisation ,,du ,,bi5 ,,moral4 ,tant que l'tre n'a pas de raison p\r ne po9t rpondre cette sorte d'appel que lui adresse le bi5 idal1 la rponse affirmative de la volont e/ c]ta9e4 ,cette c]titude emp*e-t-elle3 #a la lib]t1 #b la responsabilit8 ,en un mot1 p\r qu'il y ait indp5dance et imputabilit du bi51 e/-il ncessaire qu'il y ait au fond de la volont un indt]m9isme rel et absolu8 ,i4 ,selon n\s1 il y a deux sortes de c]titudes1 l'une fonde sur l'effet calculable de la contra9te extrieure ou de la ncessit proprem5t dite2 l'autre fonde sur l'effet att5du de la spontanx intrieure en l'abs5ce de raisons capables de s'oppos] au dveloppem5t de cette spontanx4 ,dans ce d]ni] cas on p\rrait compt] sur la lib]t1 sans qu'elle ft cep5dant ncessite p> ri54 ,la lib]t1 idal d'indp5dance et de dt]m9ation p> soi1 n'e/ une indt]m9ation que relativem5t c]ta9es ncessits infrieures2 en elle-mme elle comporte1 mesure qu'elle se ralise1 une plus gr&e c]titude et une plus gr&e unit de direction4 ,le progrs de la moralit e/ un progrs dans l'indp5dance de la volont l'g>d des antcd5ts p>ticuli]s1 p>ce que la dp5dance de la volont l'g>d de l'ide du t\t s'accrot3 p> cela mme dim9ue le libre arbitre comme p\voir de *oisir indt]m9able4 ,la doctr9e vulgaire du libre arbitre pr5d p\r l'ess5tiel de la lib]t ce qui n'en e/ que l'accid5tel1 savoir la multiplicit des objets de v\loir rellem5t possibles2 elle croit que1 plus on peut v\loir de *oses opposes1 plus on e/ libre2 mais c'e/ l une illusion d'optique4 ,si le sage aj\te la =ce de sa volont en l'ex]ant1 en la p]fectionnant1 il aj\te aussi son unit et sa c]titude2 il a t\t la fois plus de lib]t et plus de dt]m9ation au bi54 ,les p>tisans de l'indt]m9isme n\s f]ont l'objection suivante3--,le sage ne peut1 il e/ vrai1 ex]c] son libre arbitre que dans la rgion du bi51 mais1 p>ce qu'il ne saurait retomb] dans les rgions infrieures1 il n'en rsulte pas que1 la hauteur o il se ti5t1 il n'ait pas une plus gr&e lib]t des contraires4 ,si les crimes sont exclus de son *oix1 il re/e1 dans le doma9e des bonnes actions1 un *amp assez l>ge p\r son libre arbitre4 ,au lieu de s'ex]c] entre des contraires trs opposs l'un l'autre1 dv\em5t ou trahison1 s9crit ou p>jure1 le *oix s'ex]c]a entre des degrs ou des nuances du bi54 ,en un mot1 le nombre des objets de *oix s'accrotra1 bi5 que p>mi ces objets ceux de l'ordre infrieur ai5t disp>u4 ,a mesure que l'intellig5ce s'agr&it1 elle connat plus de *oses et plus de diffr5ces entre les *oses2 ce qui se confondait en un po9t1 s'allonge en une ligne dont les div]ses p>ties sont disc]nables4 ,il doit en rsult] une sphre d'action plus l>ge p\r la lib]t de *oix entre les contraires1 bi5 que cette lib]t se soit enlev elle-mme le p\voir de *oisir c]ta9s actes infrieurs4-- ,n\s rpondrons que cette conception du libre arbitre confond la connaissance d'un gr& nombre d'objets avec la connaissance de leur valeur4 ,le progrs intellectuel me fait connatre1 il e/ vrai1 plus de *oses2 mais1 en mme temps1 il me les fait ram5] de plus en plus l'unit du bi54 ,les po9ts plus nombreux que ma vue embrasse sont lo9 d'avoir t\s la mme valeur3 connaissant plus de *oses diffr5tes et contraires intellectuellem5t1 je connais mo9s de *oses indiffr5tes p> rapport au bi52 je vois mieux ce qui e/ comp>ativem5t meilleur et sup]lativem5t le meilleur4 ,or1 le sup]latif implique la notion d'unit3 dans une gr&e multiplicit d'objets1 le meilleur ne peut pas tre lui-mme multiple1 il e/ un4 ,ds lors1 mesure que mon p\voir libre augm5te d'int5sit1 le nombre d'objets que je puis effectivem5t v\loir dim9ue2 lorsque la lib]t s]a son maximum1 il n'y aura plus qu'un seul objet de v\loir possible1 et consquemm5t il n'y aura plus de libre arbitre proprem5t dit4 ,*oisir1 c'e/ ram5] les *oses une unit suprieure1 c'e/ pr5dre une *ose entre plusieurs1 c'e/ de plusieurs en faire une4 ,au po9t o il n'y a plus qu'une *ose1 t\te n\velle rduction l'unit e/ impossible1 prcism5t p>ce que la puissance de rduire l'unit y a atte9t son maximum et son po9t de repos4 ,de cette manire1 l'impuissance rsult]ait de la puissance mme1 et la dt]m9ation augm5t]ait avec l'int5sit de l'action4 ,p> exemple1 il m'e/ impossible de v\loir la mort d'un de mes amis2 mais cette impossibilit ti5t un accroissem5t1 non une dim9ution de ma puissance4 ,au lieu de *]*] la lib]t idale dans le p\voir de faire plusieurs *oses1 qui e/ le libre arbitre traditionnel1 il faudrait appel] libre celui qui se r5d lui-mme impossible le contraire de ce qu'il fait4 ,la vraie lib]t consi/e avoir assez de puissance p\r p\voir t\t faire1 assez d'intellig5ce et assez d'am\r p\r ne p\voir faire qu'une *ose3 la meilleure4 ,si les ob/acles qui n\s emp*5t de voir di/9ctem5t le bi5 disp>aiss5t1 notre spontanx1 admise p> hypo?se1 se dirig]a v]s le bi5 en droite ligne2 les lignes autres que la ligne droite ne rsult5t donc po9t de la spontanx1 mais d'une contra9te produite p> des ob/acles intrieurs ou extrieurs4 ,de mme1 qu& un mobile matriel dvie de la ligne droite1 cette dviation e/ la rsultante de deux causes1 d'abord de son m\vem5t propre1 spontan peut-tre1 puis d'une action trangre4 ,on voit que la puissance du plus fonde et dtruit t\t ensemble la puissance du mo9s4 ,en un s5s1 celui qui peut faire mieux e/ capable aussi de faire mo9s bi51 comme celui qui peut s\lev] un l\rd f>deau peut en s\lev] un mo9dre2 la puissance du plus fonde donc la puissance du mo9s4 ,mais en mme temps elle la dtruit2 c>1 en fait1 la puissance de faire mieux1 une fois t\t ob/acle disp>u1 se ralis]a seule1 et l'acte infrieur demeur]a une simple possibilit4 ,en effet1 il n'y aura1 p> hypo?se1 aucune raison p\r que celui qui peut faire le meilleur fasse le mo9s bon1 et il y aura au contraire une raison p\r faire le meilleur1 savoir le bi5 mme3 c'e/ donc c]ta9em5t le meilleur qui s]a ralis4 ,a ce n\veau po9t de vue1 le mo9s devi5dra impossible1 et la puissance du mo9s s]a annule4 ,mais autre *ose e/ l'impuissance relle qui drive de ce qu'on ne peut atte9dre un b1 et autre *ose l'impossibilit rationnelle qui drive de ce qu'on peut le dpass]2 l'une vi5t d'un manque de =ce1 l'autre d'un excd5t de =ce4 ,a vrai dire1 la premire seule e/ une impuissance1 la seconde e/ une puissance suprieure2 c'e/ p> une relle impuissance que je ne puis voir les toiles trop loignes de moi1 ou que je ne puis rs\dre un problme trop difficile2 c'e/ p> une puissance suprieure que je ne puis faire telle action vile ou ridicule4 ,l l'objet dpasse ma puissance1 ici c'e/ ma puissance qui dpasse l'objet4 ,dans le premi] cas1 je subis videmm5t une ncessit2 p\rquoi1 dans le second cas1 cette puissance qui dom9e un objet infrieur ne s]ait-elle pas la lib]t mme1 conciliable avec la dt]m9ation c]ta9e8 ,a c\p sr1 si c'e/ l une ncessit1 ce ne s]a plus une ncessit du mme g5re que l'autre1 physique ou logique2 ce s]a une ncessit morale qui vi5dra de ce que la puissance du bi5 et de l'am\r1 n'ayant ri5 qui la neutralise1 passe p> elle-mme l'acte1 avec une c]titude qu'elle produit elle-mme et qu'elle ne subit pas4 ,c'e/ l cette c]titude de bont dont n\s avons p>l dj1 et que l'on confond tort avec la ncessit4 ,entre l'impossibilit d'une action p> manque de puissance et son impossibilit p> excs de puissance1 il y a encore une diffr5ce ess5tielle4 ,qu& le mo9s exi/e1 le plus n'exi/e pas p> cela mme1 c> il n'e/ aucunem5t cont5u dans le mo9s2 mais celui qui ralise le plus1 ou le meilleur1 ralise d'une c]ta9e manire le mo9s1 p>ce que le mo9s e/ cont5u dans le plus4 ,ce qu'il y a de positif dans le degr infrieur d'une *ose1 ne disp>at pas dans le degr suprieur1 mais1 selon les expressions de l'cole platonici5ne1 y subsi/e m9emm5t4 ,cela e/ clair d'abord dans le doma9e de la quantit4 ,si je ralise c5t1 je ralise c9quante2 mais je le ralise deux fois et non une seule2 au lieu de le ralis] "p et exclusivem5t1 je l'enveloppe dans un surplus4 ,si je fais c5t pas dans l'espace1 j'en fais p> cela mme d'abord c9quante1 puis c9quante en outre4 ,ici la puissance du mo9s devi5t palpable1 p>ce qu'elle se ralise "p1 et qu'elle e/ un des mom5ts de l'action totale3 j'ai fait un c]ta9 mom5t c9quante pas1 ni plus ni mo9s1 avant d'a*ev] la somme des c5t pas que je v\lais faire4 ,mais si1 ma puissance augm5tant1 je puis d'un seul bond fran*ir les c5t pas qui me sont proposs1 le nombre c9quante ne s]a qu'un mom5t fugitif et insaisissable de l'action intgrale4 ,p\rtant1 comme on ne peut occup] la fois plusieurs po9ts1 la ralisation1 sp>e de la moiti exi/]a encore avant la ralisation du t\t4 ,supposez enf9 qu'en un in/ant indivisible je pusse fran*ir un espace divisible3 les lm5ts du t\t ne s]ai5t plus sp>s2 ils n'en exi/]ai5t pas mo9s dans le t\t1 di/9cts p\r l'intellig5ce quoique indivisibles dans le temps4 ,passez ma9t5ant de la quantit l'int5sit et la =ce proprem5t dite3 les diffr5ts degrs de la faiblesse1 qui n'e/ qu'une =ce limite1 ne tr\v5t-ils pas leur ralisation positive1 quoique non exclusive et ngative1 dans la =ce suprieure qui a sa limite plus lo91 et bi5 mieux encore dans la =ce suprme qui1 p> hypo?se1 n'aurait pas de limite8 ,enf9 l'am\r d'un bi5 suprieur ne r5f]me-t-il pas t\t ce qu'aurait de rel l'am\r d'un bi5 infrieur8 ,si je v\s aime assez p\r sauv] votre vie p> la mi5ne1 v\s direz que je ne puis pas me cont5t] de v\s donn] un faible sec\rs1 vois9 de l'indiffr5ce1 que je suis incapable d'assi/] presque passif au malheur qui v\s m5ace4 ,mais e/-ce l impuissance en moi2 ou plutt mon am\r d'autrui1 p> cela mme qu'il ralise la plnitude du dv\em5t1 ne ralise-t-il pas t\t ce qui se tr\v]ait dans un dv\em5t infrieur et p>tiel8 ,v\s p\vez bi5 alors me mettre au dfi d'pr\v] p\r v\s un am\r faible et vulgaire2 mais vrai dire1 en v\s donnant le t\t1 je v\s donne la p>tie2 dans ma libralit qui ne s'arrte pas aux limites d'une demi-affection1 ne reconnatrez-v\s pas la surabondance d'un p\voir indp5dant que j'ai le droit d'appel] lib]t8 ,on dit qu'un j\r ,apollon dfia ,jupit] au jeu de l'arc4 ,faisant plac] le b une gr&e di/ance1 il l'atteignit du premi] c\p avec une m]veilleuse adresse2 puis il passa son arc ,jupit]4 ,les dieux s\rir5t1 p5sant que p\r ,jupit] mme la victoire allait tre difficile4 ,mais le ,pre du monde1 se levant1 fit un pas3 et ce pas gigantesque l'avait port bi5 au del du b4 ,eh quoi6 comm5t veux-tu que je lance une fl*e contre un b si rappro*8 ,un seul pas me suffit p\r l'atte9dre4 99 99 99 99 99 ,dans le dt]m9isme moral1 tel que ,socrate et ,platon l'ont ent5du1 on explique la direction v]s le bi51 direction la fois dt]m9e et libre1 p> des considrations qui ne sont pas sans analogie avec celles que n\s proposions t\t l'heure1 mais qui1 comme celles de ,leibnitz1 sont trop purem5t intellectuelles#afc4 ,selon ,socrate et ,platon1 l'action se mesure la puissance1 la puissance la sci5ce1 et on vaut p> ce qu'on sait4 ,seulem5t1 l'acte1 la puissance1 la sci5ce et le bi5 mme peuv5t tre ambigus1 ou de d\ble usage1 qu& ils se tr\v5t p>mi les g5res infrieurs de la dialectique1 non dans le g5re suprme ou dans la suprme f94 ,s'il e/ des sci5ces et des arts dont on peut faire un mauvais usage1 c'e/ que les bi5s qui en sont l'objet peuv5t tre subordonns un bi5 suprieur1 rel ou imag9aire4 ,mais qu& on e/ p>v5u1 dans l'*elle dialectique des moy5s et des f9s1 jusqu'au sommet o rside la connaissance du bi5 suprme1 on voit s'van\ir cette duplicit et cette ambigut qui1 sur les degrs infrieurs1 p]mettait un d\ble usage1 tantt bon1 tantt mauvais4--,p\rtant1 dira-t-on1 l'homme inju/e prfre p> la volont son bi5 propre au s\v]a9 bi5 qu'il connat4--,c'e/ qu'alors1 rpond ,socrate1 il juge son bi5 propre meilleur que le s\v]a9 bi51 c'e/--dire que ce qu'il y a de meilleur3 donc1 ou il ignore que le s\v]a9 bi5 e/ ce qu'il y a de meilleur1 et alors v\s lui attribuez faussem5t la sci5ce du s\v]a9 bi52 ou il sait que c'e/ vraim5t l le meilleur1 et alors il ne peut ri5 p5s] ni faire de meilleur4 ,la srie des bi5s1 des connaissances1 des puissances et des actes1 =me un angle dont les cts demeur5t d\bles1 jusqu' ce qu'on soit p>v5u ce sommet o la connaissance une du s\v]a9 bi51 qui e/ un1 ne laisse plus qu'une seule manire d'agir4 #afc ,voir notre travail sur le ,second ,hippias de ,platon4 ,telle e/ la doctr9e de ,socrate4 ,ce d]ni] a le mrite d'avoir conu plus =tem5t que t\t autre l'idal du bi5 univ]sel comme tant la p>faite unit de t\s les bi5s sans re/riction1 y compris mon bi5 mme1 et il aj\te avec raison que celui p\r qui ce bi5 univ]sel s]ait un objet de sci5ce absolue ne p\rrait pas ne pas l'aim]1 ne pas le v\loir4 ,mais il oublie que1 en fait1 le s\v]a9 bi5 n'e/ jamais p\r n\s qu'une ide1 dont la ralit ne peut tre un objet de sci5ce4 ,j'entrevois la gr&eur et la beaut de cette ide1 et s'il n'y avait pas d'autres raisons p\r entr] en balance1 je n'hsit]ais po9t la suivre2 mais s\v5t il faut sacrifi] ce qui e/ c]ta9 ce qui me semble inc]ta91 la ralit prs5te une conception qui ne s]a peut-tre jamais ralise1 le moi un idal my/rieux1 qui n'e/ peut-tre qu'une cration de ma p5se4 ,c'e/ alors que le moi se pose1 avec son bi5 individuel1 en face du bi5 univ]sel1 et il d\te4 ,cette unit de la p5se et de l'tre1 de l'idal et du rel1 que ,socrate et ,platon affirmai5t avec une si noble n]gie1 c'e/ prcism5t ce qu'on e/ rduit aim] et v\loir sans le voir4 ,en va9 la raison affirme que cette unit des bi5s dans l'absolu e/ ncessaire et qu'elle doit tre4 ,elle doit tre1 oui2 mais s]a-t-elle8--,voil le d\te suprme que la p5se de l'homme peut t\j\rs lev] sur le triomphe f9al de son objet dans la ralit4 ,les vrits rductibles quelque *ose de f9i et de dt]m91 que ma p5se circonscrit et embrasse p> voie de dduction1 ne laiss5t aucune prise au d\te2 mais les vrits relatives au triomphe du bi5 dans le temps indf9i ou la ralit actuelle du bi5 dans quelque exi/5ce inf9ie1 sont des inductions transc5dantes o il y a t\j\rs du my/re4 ,p\r notre logique1 le f9i seul e/ un objet mesurable et dt]m9able de t\t po9t4 ,p> consqu5t1 dans cette ide de ,socrate et de ,platon3 unit des bi5s au se9 du bi5 univ]sel1 il y a une "p l'op9ion1 la ,grec3 doxa1 en mme temps qu' la sci5ce1 ,grec3 7l'7epi/m4 ,c'e/ ce que ,socrate et ,platon n'ont pas vu4 ,ils mpris5t la croyance et ne s'ap]oiv5t pas que1 logiquem5t infrieure la sci5ce1 elle peut lui tre moralem5t suprieure1 comme expression de notre c>actre p]sonnel4 ,dans la croyance1 en effet1 il y a quelque *ose qui vi5t de notre moi1 de notre individualit mme3 l'ent5dem5t n'e/ plus seul1 la s5sibilit et la volont int]vi5n5t4 ,qu& ce gr& dilemme se pose3 le bi5 idal s]a-t-il ou ne s]a-t-il pas8--il faut que ma volont et mon dsir joign5t leur action celle de l'intellig5ce4 ,l'idal semble dire *acun de n\s3--,ta raison me conoit et croit m'entrevoir en mme temps que la nature me ca*e et me voile2 y a-t-il en toi assez d'am\r du bi5 p\r v5ir v]s moi sans tre sr de m'atte9dre8--,une bonne action e/ t\j\rs un acte d'am\r et une spculation rationnellem5t risque2 c'e/ une adhsion au bi5 idal t\te diffr5te de celle qui n\s e/ arra*e p> un axiome de gomtrie3 elle semble accorde p> n\s plutt qu'impose p> son objet4 ,n\s ne disons pas3 ,je sais que mon bi5 e/ dans le bi5 univ]sel2 n\s disons3 je crois4 ,p>fois n\s aj\tons3 ,je crois de t\tes les =ces de mon me2 expression pr(onde dans sa simplicit4 ,je ne crois pas un axiome de gomtrie de t\tes mes =ces1 mais plutt p> la =ce des *oses3 je subis la vrit gomtrique1 il semble que je fais en p>tie ma croyance au bi54 ,si donc les ,socratiques dis5t3 ,ce que v\s croyez le vrai bi51 v\s l'accomplissez2 on peut leur rpondre qu'il faut dj aim] et v\loir le vrai bi5 p\r y croire4 ,il n'en rsulte pas que cette "p de l'op9ion et de l'am\r dans le bi5 soit une "p de libre arbitre proprem5t dit1 comme l'ont s\t5u les critici/es franais et des c>tsi5s plus ou mo9s fidles ,desc>tes4 ,s'il y a indt]m9ation p>tielle dans l'intellig5ce de celui qui croit1 p>ce que l'objet de sa croyance n'e/ pas objet de sci5ce positive1 il n'y a pas p\r cela indt]m9ation dans sa volont4 99 99 99 99 99 ,mais d'autre "p1 cette dt]m9ation intrieure n'e/ pas absolum5t inconciliable avec une c]ta9e lib]t4 ,une volont qui va c]ta9em5t et infailliblem5t l'univ]sel1 une volont qui aime univ]sellem5t1 e/ libre en ce s5s qu'elle ne dp5d plus du moi g/e3 dsintresse1 elle e/ aussi dlivre4 ,si1 p> hypo?se1 le fond des *oses e/ prcism5t la t5dance un v\loir univ]sel1 il en rsult]a que1 qu& n\s v\lons et aimons univ]sellem5t1 n\s manife/ons notre radicale unit avec cette volont qui e/ la rac9e commune de t\te exi/5ce4 ,c'e/ l une supposition mtaphysique1 c\p sr2 mais prcism5t n\s sommes dans la rgion des hypo?ses1 non de la sci5ce comme l'ent5dait ,socrate1 et on peut dire que l'acte de moralit e/ lui-mme une hypo?se en action1 la plus gnreuse de t\tes p>ce qu'elle e/ la plus alatoire#afd4 #afd ,voir notre ,critique des sy/mes de morale1 d]ni] livre4 ,concluons que la dt]m9ation morale et la lib]t1 au vrai s5s du mot1 sont conciliables dans la moralit et dans l'am\r de l'individu p\r l'univ]sel4 ,l'idal de la lib]t e/ absolum5t id5tique l'idal de la moralit4 ,cet idal s]a-t-il jamais ple9em5t ralis dans une action huma9e1 c'e/ un problme2 mais1 ce qui e/ inconte/able1 c'e/ que n\s p\vons n\s rappro*] de cet idal1 et que le progrs moral consi/e dans ce rappro*em5t mme4 ,,ii4--,la lib]t a9si ent5due e/ p>faitem5t compatible avec l'imputabilit du bi51--n\s ne p>lons pas encore du mal4 ,qu& l'ide de l'univ]sel1 l'ide du t\t1 l'ide du pr9cipe qui agit t]nellem5t au fond de t\s les tres1 devi5t mon ide directrice1 mon ide-=ce1 mon moteur1 je ne vois pas p\rquoi v\s ne m'appell]iez pas bon1 moi1 dis-je1 et p\rquoi v\s me refus]iez la dose d'imputabilit1 de responsabilit1 de dignit laquelle j'ai raisonnablem5t droit4 ,sans d\te1 t\t en faisant la "p de mon moi1 je ne dois pas la faire trop gr&e1 ni exclusive1 ni pr5dre t\t p\r moi4 ,c>1 prcism5t1 mon activit p]sonnelle se tr\ve ici1 p> hypo?se1 unifie avec l'activit univ]selle3 on peut donc dire que c'e/ l'ide du t\t ou1 si l'on prfre1 l'action du t\t qui se manife/e en moi2 je suis lui1 il e/ moi dans l'acte de moralit pure 7je ne sais si quelqu'un aura l'orgueil de prt5dre l'avoir ralis74 ,rv] une lib]t plus gr&e que celle-l1 c'e/ dem&] le mo9s en croyant dem&] le plus3 c'e/ v\loir mettre un moi absolum5t individuel la place du pr9cipe univ]sel qui se dploie rellem5t en v\s comme en moi2 c'e/ s'rig] en une sorte de petit dieu1 s'attribuant son acte de bont p> un fiat absolu et absolum5t inexplicable4 ,aussi1 quoique les symboles religieux ne soi5t pas des raisons philosophiques1 on peut p\rtant reconnatre1 jusque dans des my/res s\v5t absurdes1 le vague press5tim5t d'une ide vraie au po9t de vue psy*ologique ou mtaphysique4 ,or1 t\tes les religions1 ou peu prs1 en l\ant l'homme de bi51 ont mis une re/riction l'imputabilit absolue et individuelle qu'il p\rrait rclam]2 t\tes ont vu l un orgueil ins\t5able1 un rel gsme au mom5t mme o on se prt5d ds9tress4 ,t\tes ont fait1 avec ,platon1 dans la bont du sage ou du sa9t1 #a la "p des heureuses circon/ances extrieures1 de la *ance1 de la =tune1,grec3 tu*2 #b la "p d'une action intrieure qui1 t\t en tant l'action de l'individu1 n'e/ cep5dant pas exclusivem5t son acte1 mais e/ encore attribue l'influ5ce d'un pr9cipe univ]sel1 imman5t l'univ]s3 qu'on l'appelle l',unit1 le ,t\t-un1 le gr& ,t\t1 la ,raison univ]selle1 la ,volont univ]selle1 le ,n\mne1 ,dieu1 ou de t\t autre nom4 ,c'e/ ce qu'on retr\ve symbolis jusque dans le dogme *oquant de la grce2--si ce dogme e/ *oquant1 ce n'e/ po9t p>ce qu'il attribue le bon v\loir de l'individu un bon v\loir qui lui s]ait t\t ensemble suprieur et intrieur2 c'e/ p>ce qu'on reprs5te ce bon v\loir lui-mme comme je ne sais quoi d'arbitraire1 comme une lection1 comme un libre arbitre4 ,d'o une d\ble inconsqu5ce3 #a on veut vit] l'arbitraire de la volont huma9e1 et on ne fait que le dplac] en le transportant en ,dieu2 #b cette lection arbitraire1 qui de plus n'e/ que l'lection d'un petit nombre d'lus1 se tr\ve tre une limitation de la bont *ez un tre auquel on attribue une bont illimite3 contradiction manife/e qu'aucune subtilit ?ologique ne p\rra lev]4 ,t\t cela vi5t de ce qu'on prte au bi5 idal une exi/5ce transc5dante et une ralisation t]nelle1 ce qui r5d inexplicable l'imp]fection manife/e du monde4 ,supposez au contraire une volont du bi5 imman5te l'univ]s1 mais non absolum5t ralise et satisfaite1 une volont en action et en progrs dans le monde1 v\s p\rrez admettre que l'homme e/ libre qu& il agit et veut dans le s5s de la volont radicale1 dans le s5s univ]sel2 alors1 en v]tu du monisme ess5tiel1 ce qu'il veut e/ son v\loir et e/1 en mme temps1 le v\loir univ]sel2 p\r p>l] my?ologiquem5t1 sa lib]t e/ grce4 ,il mrite donc d'tre l\ et aim1 sans p\rtant avoir le droit de prt5dre un mrite absolu et exclusivem5t individuel4 ,c'e/ l sans d\te1 encore une fois1 une supposition mtaphysique2 mais1 c'e/ aussi la traduction exacte1 croyons-n\s1 de la p5se directrice des actes moraux4 ,a9si comprise en un s5s suprieur1 la lib]t r$evi5t la consci5ce de la ncessit morale suprme1 non d'une ncessit extrieure et mcanique1 mais d'un v\loir imman5t1 intelligible dans son volution et cep5dant spontan en sa s\rce4 ,cette conception e/ comme le rsidu de t\s les gr&s sy/mes mtaphysiques1 de t\tes les gr&es religions et de t\tes les gr&es doctr9es morales2 c'e/ la figuration en langage huma9 du d]ni] et impntrable fond des *oses4 ,si l'univ]s n'e/ pas un ensemble de petits caill\x in]tes qui se *oqu5t mcaniquem5t1 s'il y a au-dess\s ou au-dessus de la multiplicit inf9ie une unit quelconque1 ,x1 la seule =mule symbolique qui semble p\voir n\s donn] une valeur appro*e de cet ,x1 c'e/ l'id5tit f9ale de la vraie lib]t d'un seul avec la vraie lib]t de t\s1 l'unit f9ale des volonts dans une volont univ]selle1 en un mot1 l'am\r univ]salis4 ,cette =mule e/ en mme temps une conciliation approximative 7peut-il y en avoir d'autres p\r n\s87 de la lib]t morale et de la ncessit morale4 ,,iii4--,,la ,,lib]t ,,e/-,,elle ,,conciliable ,,avec ,,le ,d,,t]m9isme ,,dans ,,la ,r,,alisation ,,du ,,mal ,,moral ,le d\te sur la rconciliation f9ale de t\s les bi5s1 y compris mon bi5 propre1 dans un bi5 univ]sel1 tel e/ le t]me de la spculation intellectuelle4 ,pratiquem5t1 ce d\te qui e/ dans la p5se se rs\t en une dcision de fait1 en une affirmation ou en une ngation symbolisant ma croyance4 ,si je prfre le moi et la c]titude du bi5 prs5t l'ide problmatique du bi5 univ]sel1 je retire l'idal le conc\rs de ma volont1 et au lieu de dire3 ,l'univ]s avant moi1 je dis3 ,moi avant l'univ]s4--,le d\te de l'intellig5ce rsolu p> la volont en une ngation pratique1 e/ ce qu'on nomme le mal moral4 ,y a-t-il l un mal complet8 ,non4 ,aprs t\t1 en v\lant mon bi5 et mon bonheur1 je veux encore quelque *ose de bon4 ,le moi que j'affirme et que je prfre1 il a aussi sa valeur2 il a mme1 peut-tre1 une valeur ine/imable2 il ralise dj en p>tie l'ide d'absolu1 et l'action g/e e/ un ef=t p\r la ralis] davantage3 je veux me suffire moi-mme1 tr\v] t\t mon bi5 en moi-mme2 je veux tre comme un dieu4 ,c'e/ encore une c]ta9e p]fection que je veux4 ,il y a donc quelque *ose de raisonnable et de bon dans l'acte mme de celui qui affirme son moi et le prfre t\t le re/e1 c> il prfre le c]ta9 l'inc]ta91 et ce qu'il s'ef=ce de ralis] a9si1 c'e/ t\j\rs l'ide de lib]t1 mais s\s sa =me immdiate1 individuelle et passagre4 ,il f]me1 p\r a9si dire1 la ma9 sur la portion d'tre et de j\issance puise au gr& ocan1 et qui1 comme l'eau1 va s'*app] entre ses doigts4 ,ma9t5ant se prs5te la plus gr&e difficult que r5f]me la mtaphysique des moeurs4 ,qu& un homme ralise le mo9s bon et s'y arrte1 n'e/-ce pas qu'il n'a pu ralis] le mieux1 ni all] plus lo98 ,et cette impuissance n'e/ plus l'expression dt\rne d'un excs de puissance1 comme lorsque n\s disions3 celui qui peut le mieux1 peut physiquem5t et logiquem5t le mo9s bon1 mais e/ incapable moralem5t de l'accomplir et1 en fait1 ne l'accomplit jamais4 ,celui qui a rellem5t fait le mal1 n'a-t-il pas d tre dans la relle impuissance de bi5 faire8 ,c'e/ cette considration qui donne lieu une d]nire =me du dt]m9isme1 qu'on p\rrait appel] le dt]m9isme du mal4 ,on aurait tort de confondre ce sy/me avec ceux qui ne laiss5t aucune place possible la lib]t ni p\r le bi51 ni p\r le mal1 au se9 de la ncessit univ]selle4 ,*]*ons d'abord les raisons favorables1 puis les raisons dfavorables ce dt]m9isme du mal4 ,on peut dire que le mal1 contraire du bi51 doit tre aussi le contraire de la lib]t3 il doit v5ir d'un ob/acle int]pos entre la lib]t et son b1 entre l'am\r et son objet4 ,n\s attribuons le bi5 l'am\r1 et n\s plaons dans cet am\r la vraie lib]t2 mais en quoi e/-il ncessaire de donn] p\r p5dant l'am\r la ha9e1 au mrite le dmrite1 l'admiration p\r les bons la colre contre les m*ants8 ,qu'e/-ce que la ha9e1 s9on un am\r contr>i1 un am\r trahi et tromp1 semblable ces ,grecs qui1 selon ,platon1 pr5ai5t le fantme d',hlne p\r l',hlne vritable8 ,la ha9e e/ une maladie o n\s subissons quelque fatalit et dont le p>oxysme e/ une folie furieuse2 l'am\r1 cette sant1 cette sagesse de l'me1 e/ seul vraim5t libre4 ,une =ce1 considre en soi1 a telle direction1 et p\rtant elle dvie2 si c'e/ sa =ce propre qui explique sa direction normale1 c'e/ une =ce trangre qui la fait dvi]4 ,p>eillem5t1 la ha9e peut tre la dviation fatale d'un am\r libre en lui-mme1 qui1 si l'ob/acle v5ait disp>atre1 manife/]ait de n\veau sa lib]t4 ,en quoi consi/]ait la vritable m*ancet8 ,a v\loir le mal uniquem5t p\r le mal et en tant que mal2 or1 encore une fois1 le mal n'e/ tel que relativem5t un bi5 suprieur1 et on ne peut ri5 v\loir qui soit un mal absolu4 ,le mal n'e/ v\lu que comme moy5 de quelque bi51 qui e/ sur le mom5t mme l'objet d'un dsir dom9ant4 ,la m*ancet d'autrui1 p> une illusion d'optique1 n\s semble libre2 n\s accusons alors la p]sonne1 n\s la hassons2 mais1 lo9 d'tre hassable1 le vrai moi e/ ess5tiellem5t aimable1 p>ce qu'il e/ ess5tiellem5t volont et sans d\te1 p> cela mme1 volont du bi54 ,si v\s alliez au fond de ce coeur qui v\s semble mrit] la ha9e1 v\s y v]riez1 avec la vie1 palpit] encore la bonne volont4 ,votre ha9e se *ang]ait alors en piti1 p>ce qu'au lieu d'une volont la fois libre et mauvaise1 comme celle que v\s imag9iez1 v\s ne tr\v]iez qu'une volont malade1 entrave1 esclave1 et p\rtant am\reuse de la lib]t2 dans votre ha9e aveugle1 v\s confondiez le prisonni] avec la prison4 ,la piti mme n'e/ plus assez l'g>d de celui qui t\t l'heure v\s p>aissait la fois ha9eux et hassable2 v\s lui devez l'am\r4 ,aimez ceux qui v\s hass5t4 ,voil le vrai prcepte4 ,mais p\rriez-v\s les aim] s'ils n'avai5t ri5 en eux d'aimable8 et s]ai5t-ils aimables s'ils n'tai5t pas aimants1 lo9 d'tre ces hommes ha9eux que v\s v\s tiez d'abord reprs5ts8 ,au lieu de les accus]1 pr5ez-v\s-en plutt v\s-mme et dites3--,je ne suis pas encore assez bon ni assez aimant1 puisque je ne suis pas encore assez aim4 ,dans cette doctr9e1 avec la ralit de la m*ancet et de la ha9e semble disp>atre la ralit du dmrite1 c'e/--dire de cette lib]t responsable attribue au mal1 qui produit l'indignation4 ,il n'y a plus dmrite positif1 mais seulem5t abs5ce de mrite dans la mesure mme o la volont e/ re/re9te et ass]vie4 ,cela n'emp*e pas le mrite inhr5t au bi5 de subsi/]1 puisque1 p> hypo?se1 le bi5 e/ t\j\rs libre et que la bonne volont appelle un ret\r de la bonne volont4 ,dire que l'homme v]tueux mrite1 c'e/ dire que la bonne volont lui veut du bi5 en ret\r du bi5 qu'il a v\lu4 ,le mrite n'e/ pas ce rapport ab/rait qu'imag9e une morale vulgaire2 c'e/ un rapport de volont volont1 de p]sonne p]sonne1 un rapport de reconnaissance et consquemm5t d'am\r moral1 qui consi/e en ce que celui qui aime doit tre aim4 ,le bonheur1 prix de l'am\r1 doit en tre la satisfaction2 or1 l'am\r n'e/ satisfait que s'il produit *ez les autres un am\r gal lui-mme2 l'am\r ne peut donc se pay] qu'avec de l'am\r3 voil le prix qu'il mrite4 ,cette conception du mrite ne fait que reproduire l'ide d'o dc\le t\te la morale de la lib]t3 c'e/ qu'une lib]t place1 p> hypo?se1 en face d'une autre lib]t1 une bonne volont place en face d'une bonne volont1 l'aim]a c]ta9em5t1 et nanmo9s librem5t4 ,quant au dmrite1 peut-on admettre la doctr9e qui en fait une sorte de droit la malveillance et au malheur8 ,le bi5 appelle le bi52 mais le mal1 ce bi5 infrieur1 appelle aussi le bi54 ,si la bonne volont e/ ncessaire l'g>d des meilleurs1 elle e/ encore plus ncessaire l'g>d des mo9s bons4 ,le dmrite e/ donc la ncessit d'un bi51 et non d'un mal1 p\r l'homme vicieux2 ou1 si le mal e/ alors ncessaire1 ce n'e/ que comme moy5 d'un bi51 dfaut d'un moy5 meilleur4 ,tel1 dit ,platon1 le mdec9 cause p>fois de la d\leur au malade en vue de sa gurison4 ,mais le mal n'appelle pas p\r comp5sation le mal1 selon la loi b>b>e du talion que l'humanit prte encore ,dieu mme s\s le nom d'expiation ou de v5geance div9e4 ,il n'y a pas d'expiation1 ni mme de punition proprem5t dite2 on ne neutralise pas le mal en aj\tant un second mal au premi]1 mais on triomphe du mal =ce de bi54 ,t\te d\leur inflige1 t\te rpression qui n'e/ pas un bi5fait et un acte de bonne volont1 devi5t blmable4 ,la =ce ne peut tre employe que comme moy5 de df5se p]sonnelle2 croire un ,dieu qui emploie la =ce1 lui qui ne devrait pas avoir beso9 de se df5dre1 c'e/ se faire une idole l'image de l'homme4 ,avec la ralit de la mauvaise volont disp>at t\te possibilit de damnation4 ,celui qui pr\v]ait vritablem5t1 comme l'imag95t les ?ologi5s1 la ha9e de ,dieu et f]ait librem5t le mal p\r le mal1 celui-l1 tant que dur]ait cet tat1 sembl]ait ralis] la conception ?ologique du dam2 et si1 p> une hypo?se absurde1 une volont libre dans le mal s'ob/9ait t]nellem5t v\loir le mal1 elle ralis]ait le ,satan de la ,bible4 ,mais1 peut-on dire aux ?ologi5s1 p\r que votre ,dieu soit possible1 faut-il donc que ,satan le soit8 faut-il que ,dieu mme1 p\r tre libre1 puisse tre son *oix ,satan ou ,dieu8 faut-il enf9 que n\s1 p\r tre libres1 n\s puissions tre aussi1 notre *oix1 div9s ou sataniques8 ,l'attribution de la lib]t au mal1 que v\s donnez p\r p5dant la lib]t du bi51 e/ un re/e de ce long culte des contraires et de ce dualisme qui produisit ,ormudz et ,ahrimane1 ,dieu et ,satan1 la bonne volont t]nelle et la mauvaise volont t]nelle4 ,de nos j\rs1 ,satan dtrn doit emport] dans sa *ute t\tes les conceptions de ha9e1 de m*ancet libre1 de dmrite positif1 de v5geance1 d'expiation1 de damnation4 ,v\s t5ez cons]v] ,dieu1 soit2 mais v\s ne devez pas t5ir l'exi/5ce d'un ennemi qui s'oppos]ait sa bont4 ,v\s v\lez que l'am\r subsi/e avec t\te sa lib]t1 sa beaut1 sa dignit1 son mrite1 sa rcomp5se d'am\r2 mais1 si la ha9e ou la malice libre n'e/ qu'une app>5ce1 regrett]ez-v\s de voir se *ang] votre colre en piti8 ,tels sont les argum5ts favorables la doctr9e qui admet t\t ensemble la lib]t dans le bi5 et l'abs5ce de lib]t dans le mal4 ,la preuve que cette doctr9e e/ vraie en gr&e p>tie1 c'e/ qu'elle e/ celle que n\s devons appliqu] au jugem5t des autres3 n'e/-ce pas ce po9t de vue lev que les gr&es mes se sont t\j\rs places p\r apprci] les actions d'autrui8 ,voici ma9t5ant la contre-p>tie de cette doctr9e4 99 99 99 99 99 ,si l'indulg5ce e/ lgitime env]s nos semblables1 elle e/ dang]euse l'g>d de n\s-mmes4 ,le ju/e1 qu& il s'agit de pes] ses propres actions1 *ange entirem5t de poids et de mesure1 et semble raisonn] d'aprs des pr9cipes absolum5t contraires aux prcd5ts3 le bi5 qu'il a fait1 il refuse de se l'attribu]1 et il s'attribue le mal4 ,s'il a bi5 fait1 l'en croire1 il n'a aucun mrite1 il n'a fait que suivre une heureuse inspiration1 un lan de la nature ou un lan de la grce4 ,comme il s'accuse1 au contraire1 qu& il a mal fait6 ,avec quelle n]gie il rclame sa "p de lib]t et de responsabilit6 ,il ne veut pas tre irresponsable du mal1 il en appelle sur sa tte t\tes les consqu5ces1 il veut le remords1 il veut l'expiation4 ,c'e/ un s5tim5t que n\s avons t\s pr\v aprs avoir mal agi3 n\s ne v\lons pas que l'on n\s excuse1 n\s ne v\lons pas que l'on n\s plaigne en n\s disant que n\s n'avons po9t t libres et que n\s n'aurions pu agir autrem5t4 ,n'avoir pas assez aim6 voil ce que n\s n\s repro*ons avec une indicible am]tume1 comme s'il avait dp5du de n\s d'aim] davantage4 ,n\s ne p\vons pas n\s p>donn]1 et n\s n\s condamnons en quelque sorte n\s-mmes un t]nel remords1 que n\s dim9u]ons indf9im5t =ce d'am\r sans cep5dant l'effac] jamais4 ,sans d\te n\s ne n\s attribuons pas alors une lib]t d'indiffr5ce proprem5t dite3 n\s ne croyons pas que n\s aurions pu agir autrem5t si n\s n'avions pr\v que le mme degr d'am\r2 mais n\s n\s p]suadons que ce degr aurait pu tre suprieur1 n\s raisonnons comme si l'am\r tait une =ce indf9im5t et librem5t expansible1 une puissance spontane qui1 en limitant son acte1 peut plac] la limite plus ou mo9s lo91 au prix d'un ef=t plus ou mo9s gr&1 mais t\j\rs possible4 ,l'am\r1 ce po9t de vue1 s]ait responsable de ses propres dfaillances1 provoques sans d\te1 mais non imposes p> les fatalits extrieures4 ,jusqu' quel po9t ces s5tim5ts naturels et in/9ctifs s]ai5t-ils ju/ifiables dans l'hypo?se d'un dt]m9isme absolu8--,n\s l'avons dj fait voir1 le remords n'e/ pas dtruit entirem5t p> l'hypo?se du dt]m9isme1 et les p>adoxes de ,sp9oza1 qui condamne ce s5tim5t1 sont des exagrations mme dans sa ?orie fatali/e4 ,le remords1 en effet1 e/ t\j\rs utile p\r n\s faire pr5dre consci5ce du dsordre o notre me s'e/ tr\ve3 les maladies morales se di/+u5t des autres en ce qu'on les gurit d'autant mieux qu'on les connat plus et qu'on en s\ffre davantage4 ,en outre1 qu& on rtablit dans la "q l'lm5t nglig p> les fatali/es1--la p]suasion de la lib]t1--on obti5t une comb9aison d'ides plus vois9e encore de la ralit mme4 ,un homme a-t-il mal agi avec la p]suasion qu'il aurait pu bi5 agir1 il ne saurait trop dplor] un tel g5re de maladie1 qui (fre t\tes les app>5ces de la malice proprem5t dite ou du mal moral4 ,le dt]m9isme peut mme all] plus lo9 encore4 ,l'ide de la lib]t t5dant ralis] son objet1 et la p]suasion eng5drant la =ce1 celui qui a fait le mal en se croyant libre de faire le bi5 avait rellem5t dans la ma9 le premi] anneau d'une srie d'actes opposs ceux qu'il a *oisis3 c'e/ l une raison de plus p\r qu'il dplore son acte4 ,mais le dt]m9isme1 arriv ce po9t1 semble p>v5u l'extrme limite qu'il peut atte9dre4 ,ses adv]saires lui object]ont que celui qui a mal fait avait les moy5s de bi5 faire1 except un cep5dant1 dont l'abs5ce a t\t fait manqu]4 ,or1 aj\t]ont-ils1 ce moy5 dp5dait-il1 oui ou non1 de l'ag5t moral8 ,s'il en dp5dait1 celui qui a mal fait avait t\s les moy5s de bi5 faire4 ,s'il n'en dp5dait pas1 l'impossibilit de faire autrem5t tait en soi complte1 malgr la prs5ce de t\tes les autres conditions secondaires4 ,bi5 plus1 cette impossibilit subsi/e et subsi/]a tant que quelque heureux ret\r de la =tune n'aura pas rtabli la volont g>e dans une direction meilleure4 ,peu importe1 disai5t les /oci5s1 qu'un *i5 se noie au fond de l'eau ou prs de la surface1 s'il se noie2 et ils en concluai5t l'galit de t\s les vices4 ,de mme1 que celui qui e/ dans le mal soit prs du bi5 ou en soit lo91 t\j\rs e/-il que1 selon le dt]m9isme du mal1 il ne p\vait pas faire le bi5 et n'e/ absolum5t pas responsable de sa faute4 ,sans d\te il vaut mieux tre prs du bord et le savoir1 c> cette p5se mme peut augm5t] le c\rage et la =ce de celui qui se noie2 mais si1 en d]nire analyse1 son ef=t e/ impuissant en v]tu de quelque condition qui ne dp5de pas de lui1 il n'y a po9t de responsabilit vraie1 et le remords n'e/ plus que le regret de l'9vitable4 ,or1 s'il e/ con=me la *>it socratique et vanglique de dgag] le plus possible la responsabilit des autres1 e/-il con=me la moralit p]sonnelle de dgag] sa propre responsabilit et d'admettre une doctr9e qui semble1 en df9itive1 n\s dcl>] innoc5ts dans les actes o n\s n\s croyons c\pables8 ,le dt]m9isme vi5t donc se heurt] de n\veau contre le s5tim5t1 vrai ou faux1 de la responsabilit morale3 il ne suffit pas1 semble-t-il1 que n\s soyons responsables en aimant le bi51 il faudrait aussi que n\s fussions responsables en n'aimant pas assez le bi54 ,si le positif de l'am\r vi5t de n\s et si les ob/acles l'am\r vi5n5t du dehors1 il faudrait p\rtant que la mesure tablie entre les deux ft en quelque faon notre oeuvre1 et que l'ob/acle pt tre plus ou mo9s recul p> n\s4 99 99 99 99 99 ,la raison de t\tes ces ant9omies relatives la responsabilit du bi5 et du mal1 c'e/ que n\s ignorons la nature d]nire de l'individualit1 et consquemm5t sa vraie puissance4 ,si l'individualit e/ un simple phnomne1 n\s ignorons assurm5t la nature de ce phnomne et1 en gnral1 du phnomne2 n\s ignorons p\rquoi et comm5t il y a plusieurs phnomnes1 plusieurs tres au mo9s app>5ts1 au lieu de l'unit1 p\rquoi il y a *angem5t au lieu de l'immobilit4 ,a plus =te raison1 si l'individualit a un fond orig9al et sub/antiel1 si la di/9ction des tres a une valeur plus qu'illusoire1 n\s ignorons ce qui individualise l'tre1 jusqu' quel po9t *acun s'oppose t\s1 sans cep5dant se sp>] de t\s1 enf9 quelles sont les limites de notre puissance morale3 ,quid nequeas1 quid non4 ,de l deux conceptions rivales de la lib]t3 l'une qui en fait un attribut de l'individuel1 l'autre qui en fait un attribut de l'univ]sel4 ,t\tes deux ont leurs raisons et probablem5t leur vrit relative4 ,d'une "p1 si n\s sommes libres1 c'e/1 semble-t-il1 en tant que notre action individuelle ne s'abme pas dans celle de l'univ]s et que1 relativem5t au t\t1 n\s cons]vons une c]ta9e indp5dance qui con/itue notre tre propre4 ,d'autre "p1 la sci5ce n\s montre tellem5t dp5dants de l'univ]s1 que notre lib]t se tr\ve la f9 solidaire de la lib]t des autres et que1 p\r tre relle1 elle impliqu]ait l'univ]selle lib]t4 ,de cette ant9omie1 laquelle se ramn5t t\tes celles qui conc]n5t la responsabilit1 on peut conclure que la vraie lib]t n'e/ probablem5t ni un attribut de la seule individualit ni un attribut de la seule totalit1 mais un p\voir qui1 s'il exi/e1 a sa rac9e au del de *acun et de t\s dans quelque pr9cipe commun de l'individualit et de l'univ]salit4 ,or1 un tel pr9cipe e/ p\r n\s ce qu'il y a de plus indt]m9able4 ,a t\s les po9ts de vue1 la nature de l'individualit et son rapport l'univ]sel re/5t donc indt]m9s p\r la p5se huma9e4 ,s'il y a l un sujet de mode/ie intellectuelle1 il y a aussi un sujet de confiance morale4 ,en effet1 c'e/ le rapport seul de l'individuel l'univ]sel qui1 s'il tait connu comme ncessaire1 n\s riv]ait df9itivem5t un dt]m9isme inflexible2 puisque1 au contraire1 ce rapport re/e indt]m9 p\r notre p5se1 il r5d concevable1 p> voie dt\rne1 une c]ta9e spontanx radicale du moi individuel4 ,n\s ne p\vons savoir si cette spontanx exi/e rellem5t1 ni comm5t elle exi/e1 mais enf9 n\s la concevons comme possible ou1 si l'on prfre1 comme non impossible4 ,ds lors1 le dt]m9isme voit de n\veau se pos] devant lui la limite idale et problmatique que n\s lui avons ma9te fois assigne2 s\s sa =me d]nire1 qui e/ la fatalit du mal1 il ab\tit au mme po9t d'int]rogation que s\s ses autres =mes4 ,notre ignorance inv9cible du rapport entre l'individuel et l'univ]sel fonde ?oriquem5t la valeur pratique de l'ide de lib]t1 en n\s emp*ant de considr] cette ide comme c]ta9em5t illusoire et comme dguisant une fatalit c]ta9e4 ,les doctr9es adv]ses se tr\v5t alors rconcilies la fois dans l'ignorance mtaphysique du fond d]ni] des *oses et dans la connaissance des effets pratiques produits p> l'ide de lib]t4 ,si n\s ne compr5ons pas comm5t le d]ni] fond des tres p\rrait tre une spontanx radicale1 n\s ne compr5ons pas davantage comm5t il s]ait une ncessit radicale1 c> qu'e/-ce que la ncessit1 s9on un rapport1 et comm5t un rapport peut-il tre je ne sais quoi de d]ni] et d'absolu8 ,n\s ne p\vons donc savoir s'il ne re/e po9t1 au del de t\t ce qui e/1 un idal non ralis et cep5dant ralisable1 un pr9cipe de dev5ir et de progrs1 une sorte de fond auquel la ralit actuelle peut puis] ce qui devi5dra la ralit future4 ,le temps mme1 n\s l'avons vu1 ne se conoit pas dans l'hypo?se d'une pure rptition1 d'une pure id5tit1 /rile comme l'tre de ,p>mnide4 ,si l'individu n'e/ pas une pure app>5ce1 s'il t\*e p> quelque po9t au fond mme de la ralit1 si enf9 ce fond e/ plus ri*e que ses =mes actuelles1 s'il peut donn] plus que la ralit n'a encore pris1 peut-tre l'individu n'e/-il pas incapable de contribu] modifi] p\r sa "p l'tat de l'univ]s1 tel que cet tat rsulte des phnomnes antcd5ts2 peut-tre en s'appuyant sur l'ide mme de lib]t1 l'individu n'e/-il pas incapable de pr5dre un lan p\r all] au bi5 idal1 p> cela mme p\r sortir du mal rel2 peut-tre a9si l'individualit consci5te r5f]me-t-elle une spontanx radicale1 quoique rgle en son volution1 qui *app]ait en sa s\rce t\s les calculs fonds uniquem5t sur le dt]m9isme mcanique4 ,peut-tre mme1 si l'inf9it exi/e en t\tes *oses1 le calcul e/-il p> ess5ce impuissant saisir autre *ose que des limites plus ou mo9s artificiellem5t dt]m9es au se9 de ce qui e/ rellem5t illimit et indt]m9able4 ,n\s ne savons donc pas ce qui n\s e/ df9itivem5t possible ou impossible1 ni ce qui aurait t possible ou impossible dans telle circon/ance donne4 ,qu& on s'lve jusqu' cette ide d'une puissance radicale enveloppant l'inf9i1--ide p> rapport laquelle les autres devi5n5t comme des asymptotes incapables d'atte9dre ce dont elles se rappro*5t1--on ne s'tonne plus des fluctuations p]ptuelles de nos jugem5ts huma9s sur la responsabilit du bi5 et du mal et sur le p\voir des contraires4 ,si n\s n\s attribuons l'honneur du bi5 accompli p> n\s1 c'e/1 semble-t-il1 en tant que n\s n\s concevons1 p> notre fond1 id5tiques l'tre univ]sel1 id5tiques au t\t dont n\s sommes les membres4 ,si n\s n\s attribuons le d%onneur du mal accompli p> n\s1 c'e/ en tant que n\s n\s concevons comme une p>tie plus ou mo9s di/9cte du t\t1 comme une individualit plus ou mo9s diffr5te des autres et divise d'avec l'univ]sel4 ,n\s plaons en n\s deux moi1 l'un individuel1 l'autre univ]sel1 l'un qui con/itue tel homme en tel temps et en tel lieu1 l'autre qui embrasse l'univ]s dans t\s les temps et dans t\s les lieux3 c'e/ tantt l'un1 tantt l'autre que n\s rapportons le mrite ou le dmrite d'une action4 ,le rapport ca* de l'un et du multiple1 de l'univ]sel et de l'individuel1 e/ ce qui a suscit t\s les symboles mtaphysiques et t\s les dogmes religieux4 ,symboles et dogmes ne sont po9t des solutions3 ils ne sont que la traduction de la difficult en =mules n\velles1 les unes ab/raites1 les autres s5sibles et my?iques4 ,a vrai dire1 notre notion de l'individualit e/ t\j\rs relative et inadquate3 elle se relie ncessairem5t celle d'univ]salit4 ,il y a donc prsomption p\r l'homme v\loir m>qu] exactem5t dans sa p5se la "p qui revi5t l'individu1 v\loir a9si ex]c] une sorte de ju/ice di/ributive4 ,n\s ne p\vons jug] absolum5t ni les autres p]sonnes1 ni notre propre p]sonne1 c> n\s ne p\vons ni desc5dre dans la consci5ce d'autrui1 ni mme desc5dre jusqu'au d]ni] fond de notre propre consci5ce p\r mesur] notre =ce de volont4 ,p\rquoi donc tant discut] sur le moi et le toi1 sur le mi5 et le ti51 sur mon mrite ou votre mrite8 ,c'e/ l une sorte d'gsme qu& il s'agit de n\s1 une sorte d'orgueil qu& il s'agit des autres4 99 99 99 99 99 ,sci5tifiquem5t et pratiquem5t1 n\s sommes obligs1 dans un problme insondable p\r la mtaphysique1 de sub/itu] la ralit inconnaissable les ides et leur =ce1 qui sont connaissables1 mais qui n'en sont1 p\r a9si dire1 que des quival5ts indf9im5t ext5sibles4 ,traduits dans le langage des ides-=ces1 la responsabilit morale et le remords ont un s5s intelligible4 ,la responsabilit app>at comme une ide qui t5d se ralis] elle-mme3 elle e/ l'idal conu1 dsir1 aim1 qui s'attribue une =ce efficace et qui1 en consqu5ce1 n'accepte pas sa propre dfaillance pratique comme absolum5t et df9itivem5t ncessaire1 cette dfaillance ft-elle explicable p> des ncessits physiques et m5tales1 d'ailleurs relatives4 ,le jugem5t moral e/ une sorte de ngation jete p> l'ide au fait1 un non que la p5se de l'idal oppose t\te ralit qui la contr$it4 ,c'e/ ce po9t de vue qu'il devi5t vrai de dire1 avec ,kant1 que la considration du temps p]d sa valeur p\r celui qui juge moralem5t une action4 ,qu& n\s concevons l'univ]sel1 le t\t1 notre p5se t5d dev5ir indp5dante du temps3 cette indp5dance e/ un des fondem5ts du rep5tir4 ,on se s\vi5t de ce que dit ,kant ce sujet4 ,le rep5tir1 ne p\vant emp*] ce qui a t fait de l'avoir t1 e/ pratiquem5t vide1 et cep5dant il e/ moralem5t lgitime1 c> la p5se1 qu& il s'agit du bi5 univ]sel et idal1 ne dem&e qu'une *ose3 le fait n\s app>ti5t-il comme action8 et1 dans ce cas1 que cette action soit depuis longtemps passe1 il n'importe2 la raison y lie t\j\rs moralem5t la mme d\leur4--,n\s irons plus lo9 encore que ,kant et n\s dirons3--,qu& la p5se se place au po9t de vue univ]sel et t5d a9si dpass] la sphre du temps1 elle n'a mme pas beso9 de se dem&] si le fait n\s app>ti5t comme action1 ni si n\s aurions pu1 n\s1 faire le contraire2 elle ne s'arrte pas la "q d'individualit ni mme de lib]t individuelle2 elle laisse de ct les spculations sur le possible et l'impossible4 ,elle condamne le fait comme contraire l'idal1 quel que soit celui qui l'a accompli et quelque ncessit qu'il ait cd1 p>ce qu'elle s'attribue elle-mme la suprmatie et l'indp5dance3 c'e/ cette indp5dance de la p5se1 mme devant le fait fatal1 qui comm5ce la lib]t pratique4 ,la p5se e/ un g]me de lib]t1 en ce s5s qu'elle conoit l'univ]sel am\r au milieu mme de la mle qui entre*oque les gsmes individuels1 et que cette ide1 n'tant pas sans =ce efficace1 t5d n\s r5dre indp5dants de fait et n\s faire rgl] nos actions con=mm5t elle-mme4 ,la "q des individualits disp>at cette hauteur3 que ce soit v\s ou moi qui fassiez mal1 qu'importe8--,j'ai mal votre poitr9e1 j'ai mal votre consci5ce4 ,j'accepte jusqu' un c]ta9 po9t la solid>it du mal fait p> v\s1 comme j'accepte la responsabilit du mal que j'ai fait1 et cela1 malgr les ncessits app>5tes ou relles auxquelles n\s avons cd3 le mal ncessaire e/ t\j\rs le mal1 le mal pass e/ t\j\rs actuel1 le mal individuel e/ t\j\rs univ]sel4 ,le s5tim5t de responsabilit et de solid>it n'en pr5d pas mo9s une vivacit suprieure qu& c'e/ en moi et p> moi que s'e/ produit le mal moral4 ,alors1 c'e/ le mme sujet intellig5t qui conoit l'idal et qui se voit rellem5t en contradiction avec cet idal4 ,de plus1 il se dem&e s'il n'aurait pas pu1 p> l'int]mdiaire de l'ide et de l'am\r1 tr\v] en soi un moy5 de ralis] le mieux4 ,la =ce de l'ide devi5t a9si =ce de rsi/ance1 rvolte contre soi-mme2 et l'ef=t contre soi1 n'e/-ce pas la suprme d\leur8 ,ma9t5ant1 si1 au lieu d'avoir prs5te l'esprit une action passe1 v\s avez prs5te l'esprit une action v5ir1 l'ant9omie e/ mo9s loigne de sa solution1 au mo9s dans l'ordre sci5tifique et pratique4 ,en effet1 ce n'e/ plus une *ose inutile et vide que de song] l'av5ir et de s'y attribu] la responsabilit du mal comme du bi51 c> ici la p5se de ma responsabilit dans le mal peut emp*] le mal d'tre fait4 ,cette ide n'e/ pas pratiquem5t illusoire1 puisqu'elle agit4 ,elle ne l'e/ pas non plus sci5tifiquem5t1 puisque la =ce des ides et de l'am\r e/ p\r n\s incalculable1 progressive1 indf9im5t susceptible d'accroissem5t4 ,enf91 au po9t de vue mtaphysique1 ne p\vant savoir ce qu'e/ notre individualit et son rapport avec l'univ]sel1 n\s avons le droit d'admettre qu'il n'exi/e pas une ant9omie insoluble entre la ralit fondam5tale et cette responsabilit que n\s pr5ons1 que n\s v\lons avoir1 que n\s n\s imposons2 c'e/ un f>deau que n\s mettons sur nos paules1 t\j\rs glorieux alors mme que n\s succombons p>fois s\s le faix4 ,de l driv5t p\r n\s1 en quelque sorte1 trois rgles de conduite morale et intellectuelle qui rsum5t t\t ce qui prcde4 #a ,il faut pratiquem5t agir comme si n\s tions responsables du bi5 et aussi du mal4 #b ,il faut sci5tifiquem5t s\t5ir que cette ide de notre responsabilit t5d se ralis] elle-mme4 #c ,il faut mtaphysiquem5t s\t5ir qu'il n'y a pas contradiction dmontre entre cette ide active de notre responsabilit morale et la ralit d]nire1 o notre individualit s'unit t\tes les autres individualits1 et o n\s dev5ons1 p\r notre "p1 solidaires du monde enti]4 ,c'e/ p>ce que n\s sommes un avec l'univ]s et cep5dant di/9cts des autres que n\s p\vons tre responsables dans notre volont radicale4 ,l'ide de lib]t e/ l'expression connaissable de l'inconnaissable fondem5t du moi1 du toi et du t\s4 ,cette ide1 jo9te l'impossibilit d'en dmontr] ?oriquem5t la contradiction avec le rel1 s]t de fondem5t notre lib]t pratique1 p> la =ce qu'elle dveloppe en n\s et qui modifie la direction primitive du dt]m9isme4 ,les ant9omies spculatives auxquelles donne lieu la notion de responsabilit exprim5t notre ignorance du rapport qui relie l'individu l'univ]sel4 ,notre p5se1 sa manire1 s'lve au-dessus de cette opposition1 puisqu'elle conoit la fois l'individu et l'univ]s2 notre volont doit aussi la dpass] et1 dans le jugem5t moral comme dans l'acte moral1 elle doit1 en une c]ta9e mesure1 faire ab/raction des p]sonnes2 elle doit se ds9tress] de la "q des individualits et des imputabilits1 non p> dda9 de l'individu1 mais1 au contraire1 p> respect de l'individualit et p> consci5ce des limites imposes notre sci5ce4 ,p\r n\s en t5ir ce qui e/ c]ta91 condamnons et rep\ssons le mal p>t\t o il se manife/e1 mais surt\t en n\s1 o il devi5t plus prs5t1 plus immdiat1 o il devi5t n\s-mme2 aimons le bi5 p>t\t o il se montre1 mais surt\t *ez les autres1 o il e/ un bi5 vivant et un objet d'am\r p]sonnel4 ,,conclusion ,i4 ,m\vem5t de la philosophie mod]ne en ,allemagne1 en ,anglet]re et en ,france4 ,,ii4 ,rsum de la m?ode suivie p\r la re*]*e d'une conciliation4 ,moy5s-t]mes sci5tifiques int]cals entre les doctr9es adv]ses4 ,,iii4 ,inductions mtaphysiques4--,problme f9al et ncessit de le rs\dre moralem5t p> l'action4 ,i4--,l'accord progressif des doctr9es doit se faire mo9s p> la de/ruction des sy/mes que p> leur sup]position en un plus va/e difice1 dont les div]ses assises se s\ti5n5t au lieu de se nuire4 ,ces div]ses assises ne sont1 en somme1 que nos propres puissances intrieures projetes l'orig9e des *oses3 intellig5ce1 s5sibilit1 volont4 ,les sy/mes mtaphysiques ont beau *]*] connatre ce qui e/ rellem5t et indp5damm5t de n\s1 n\s ne p\vons n\s reprs5t] ce qui e/ que d'aprs ce que n\s sommes4 ,de l la philosophie de l'intellig5ce1 la philosophie de la s5sibilit1 la philosophie de la volont1 l'une intellectuali/e1 l'autre e/htique au s5s tymologique du mot1 l'autre morale4 ,la premire assise de l'difice philosophique e/ =me p> t\t ce que le matrialisme conti5t de positif sur les conditions ncessaires des *oses1 que ,socrate et ,platon appelai5t ,grec3 m*anai aitiai anankaiai4 ,la liaison mcanique des phnomnes1 d'o rsulte la /abilit de l'univ]s1 e/ l'objet mme de l'intellig5ce ou de la sci5ce4 ,n\s ne connaissons et compr5ons que ce que n\s expliquons p> la logique applique la quantit et au m\vem5t1 c'e/--dire p> la ma?matique univ]selle et le mcanisme univ]sel4 ,mais n'y a-t-il ri5 de plus8 ,c'e/ ce que s\ti5n5t les purs matriali/es4 ,p\r eux1 l'explication de l'univ]s e/ t\te simple3 c'e/ comme un va/e jeu de ds ou de dom9os qui1 en s'aju/ant p> leurs b\ts similaires1 selon des comb9aisons ma?matiques1 =m5t des dess9s de t\te sorte4 ,il re/e savoir ce que sont en eux-mmes les ds1 les molcules1 les atomes4 ,ce jeu de surfaces satisfait l'intellig5ce ab/raite1 mais il n'explique mme pas le fait de s5tir1 la simple s5sation4 ,or1 il faut bi5 qu'il y ait s\s l'intellectuel du s5sible proprem5t dit1 s\s le =mel du rel4 ,et cette ralit1 n\s ne p\vons la compr5dre que p> analogie avec ce que n\s appelons s5tir1 dsir]4 ,de l la t5dance plac] dans les *oses1 comme face int]ne et vraim5t psy*ique1 non plus physique1 quelque *ose d'analogue nos s5sations1 nos plaisirs1 nos d\leurs1 nos dsirs4 ,le m\vem5t e/ un dsir1 disai5t ,ari/ote et ,platon4 ,la seconde assise de la con/ruction philosophique1 c'e/ donc le s5sible1 dont le mcanique ou1 ce qui revi5t au mme1 l'intellectuel pur n'e/ que le dehors4 ,cette assise fut aj\te p> ,socrate1 ,platon1 ,ari/ote1 mais ils ne pur5t s'emp*] de se figur] encore le s5sible s\s =me intellectuelle1 comme t5dance une f9 plus ou mo9s entrevue p> une intellig5ce1 comme f9alit proprem5t dite4 ,s'appuyant sur ce que le plaisir1 fond de la s5sation1 semble la consci5ce d'une h>monie1 ils ont cru que l'h>monie tait un conc\rs de moy5s v]s une f94 ,cette f9alit n'tait1 n\s l'avons fait voir1 que du mcanisme ret\rn1--conception encore plus subjective que le mcanisme pur4 ,c'tait une sorte d'art huma9 plac dans les *oses et aj\t la sci5ce4 ,mais1 quelque conte/able que soit le mode de reprs5tation f9ali/e et e/htique1 qu& on le transporte a9si dans l'univ]s1 ce qui demeure inconte/able1 c'e/ qu'on ne peut pas faire du rel avec du logique pur ou du mcanique pur1 p>ce qu'alors il n'y aurait plus que des rapports ab/raits sans t]mes concrets2 et le concret1 c'e/ ce que n\s saisissons en le s5tant4 ,il n'y a pas d'autre moy5 p\r n\s d'entr] en possession du rel que de s5tir3 c'e/ ce que ,kant a p>faitem5t montr1 et c'e/ ce que les anci5s ou1 p>mi les mod]nes1 les c>tsi5s avai5t trop oubli4 ,une fois rtablie la s5sation au d$ans du rel1 que l'intellig5ce p>c\rt du dehors1 il re/e encore un po9t de vue qui p>at suprieur aux prcd5ts3 c'e/ celui de l'activit primitive1 de la volont radicale1 fond de nos ides de cause1 d'inconditionnel1 d'absolu1 de lib]t4 ,c'e/ v]s ce po9t de vue que t5d s'lev] la morale proprem5t dite1 c> la morale a p\r objet la volont mme et le b le plus haut que la volont puisse p\rsuivre4 ,les anci5s1 cep5dant1 fir5t t\j\rs r5tr] la morale dans la sci5ce ou dans l'art1 sans assign] la moralit une sphre qui lui ft absolum5t propre4 ,l'?ique tait p\r eux la sci5ce du bi5 ou l'art du bi52 et p> ce bi51 n\s l'avons vu1 ils ent5dai5t quelque *ose d'imp]sonnel ou de neutre1 qui tait la vrit1 l'utilit1 la beaut1 sans tre encore proprem5t la bont4 ,or1 la vrit n'e/ que la ncessit logique2 l'utilit n'e/ que la ncessit en quelque sorte s5sible1 vitale et1 si l'on veut1 f9ale4 ,quant la beaut et la grce1 elles ne font encore qu'veill] l'ide d'un pr9cipe suprieur la ncessit et dom9ant l'organisme visible4 ,la vraie lib]t idale1 qui s]ait l'absolu mme1 et la vraie moralit idale1 qui ne s]ait plus un bi5 ab/rait1 mais une bont vivante1 fur5t cep5dant entrevues p> ,platon et p> les ,alex&r9s1 comme p> l',inde1 p> la ,p]se1 p> la ,jude4 ,avec le *ri/ianisme1 elle s'leva au rang d'une ide directrice et rnovatrice4 ,ce pr9cipe1 obscurci et mutil p> la ?ologie roma9e1 rtabli dans l'ordre social p> la ,france1 propos p> elle comme idal au monde s\s les noms de lib]t1 d'galit et de frat]nit1 semble enf9 arriv] de nos j\rs la consci5ce de lui-mme dans l'ordre philosophique4 ,kant et ses successeurs ont t\s conu la philosophie comme l'explication des *oses un triple po9t de vue1 celui de la connaissance1 celui de la s5sibilit et celui de la volont4 ,le mcanisme univ]sel1 tel que ,desc>tes l'avait reprs5t1 tel que ,leibnitz l'avait accept comme loi de la connaissance sci5tifique1 fut l'objet propre de la ,critique de la raison pure3 l'organisation vivante et les lois int]nes du dsir fur5t celui de la ,critique du jugem5t tlologique et e/htique2 enf91 ,kant aj\ta ces deux premi]s objets l'idal n\veau d'une moralit qui s]ait vraim5t elle-mme sa raison1 sans recevoir sa loi ni des ncessits logiques et mcaniques1 ni des ncessits s5sibles et e/htiques4 ,p> l1 au lieu de subordonn] la volont l'utile1 l'agrable1 ou mme un bi5 ab/rait1 ,kant v\lut faire procd] le bi5 rel de la volont mme1 qui1 tant autonome1 s]ait enf9 libre4 ,mais ,kant fit encore de la lib]t un pr9cipe trop ab/rait1 la raison univ]selle2 il fit de la loi une catgorie trop ab/raite1 trop logique1 trop =melle1 celle de l'univ]salit2 il rejeta au second rang l'am\r ou la *>it1 dont il semblait encore confondre l'ide typique avec le dsir et le s5tim5t fatal4 ,malgr son =malisme excessif1 il n'en a pas mo9s fait voir que l'idale lib]t doit tre introduite au sommet de la philosophie comme une notion "p1 dont la logique et l'art1 la p5se et le s5tim5t ne saurai5t remplir entirem5t le cont5u1 et qui symbolise p\r n\s le suprme pr9cipe de l'action4 ,aprs ,kant1 la philosophie allem&e ma9t9t la fois ces trois catgories de la ncessit1 de la f9alit imman5te et de la lib]t idale4 ,dj ,leibnitz1 avec ,platon et ,ari/ote1 avait rem>qu que les causes effici5tes et les causes f9ales1 les m\vem5ts et les apptitions sont la mme srie prise en deux s5s inv]ses2 l'cole de ,kant n'eut qu' dvelopp] cette conception p\r rduire en un seul sy/me l'univ]selle logique et l'art univ]sel de la nature1 o elle vit la d\ble expression d'un pr9cipe un et inconditionnel4 ,hegel lui-mme ma9t9t la lib]t idale au troisime mom5t de l'volution mtaphysique1 mais seulem5t comme l'unit f9ale du gr& ,t\t4 ,s*ell+1 dans sa d]nire philosophie1 et aprs lui ,s*op5hau]1 placr5t au-dessus du logique et au-dessus du s5sible la volont comme pr9cipe des *oses4 ,en cette volont ,s*op5hau] reconnut la lib]t n\mnale1 o son pessimisme v\drait n\s faire r5tr] p> l'anantissem5t de t\te exi/5ce matrielle et intellectuelle4 ,enf9 les disciples de ,s*op5hau] ont donn la volont supra-consci5te le nom de l',inconsci5t1 et ils en ont fait driv] le mcanisme et la f9alit univ]selle1 avec la p]spective d'une dlivrance f9ale p> le nirvna4 ,en ,france1 l'cole s5suali/e1 t\t entire absorbe dans le mcanisme des s5sations1 succda ,ma9e de ,biran1 qui rtablit dans l'homme et dans la nature le dynamisme de la vie1 mais s\s la =me d\teuse de la =ce motrice4 ,ma9e de ,biran rva1 lui aussi1 au-dessus de la logique et de l'art1 une sphre de lib]t idale1 dont il n'eut qu'un s5tim5t trop my/ique4 ,l'influ5ce de ses ides1 d'abord mutiles p> ,victor ,c\s91 rep>ut ensuite3 plus d'un philosophe franais s'e/ accord avec ,ma9e de ,biran et avec la philosophie allem&e p\r suppos]1 au-dessus du mcanisme logique et de la ralit s5sible1 une rgion de lib]t qui s]ait en mme temps celle de l'am\r compris en son vrai s5s4 ,p> l1 t\t en s'inspirant de la philosophie vanglique et de la philosophie g]manique1 la philosophie franaise ne faisait p\rtant que rev5ir la tradition c>tsi5ne4 ,desc>tes1 en effet1 avait dj lev au-dessus du mcanisme matriel une p5se qui1 elle-mme1 lui semblait subordonne la lib]t4 ,desc>tes avait mme fait consi/] cette lib]t dans une volont indt]m9e et indt]m9able4 ,la subord9ation de la p5se la volont1 selon lui1 exi/ait non seulem5t dans l'homme1 mais en ,dieu mme4 ,pascal1 son t\r1 admit trois ordres3 l'un o t\t e/ m\vem5t1 l'autre o t\t e/ p5se1 l'autre o rgne la *>it4 ,enf9 l'ide non plus my/ique1 mais pratique1 de la lib]t individuelle1 avec celle du droit qui s'y ratta*e1 puis l'ide de frat]nit univ]selle1 avec celle d'association qui en drive1 dev9r5t les conceptions dom9antes de la philosophie franaise au dix-huitime sicle1 de la ,rvolution franaise et des coles politiques de notre poque qui ont dvelopp les pr9cipes de la ,rvolution4 ,c'e/ aux ,franais que ,kant et ,fi*te empruntr5t1 en gr&e p>tie1 leur mtaphysique du droit et leur philosophie de la lib]t dans l'ordre social4 ,si on songe de plus l'influ5ce jadis ex]ce p> ,desc>tes sur ,leibnitz1 on reconnatra que la ,france n'avait qu' cons]v] et dvelopp]1 dans l'ordre philosophique1 sa propre tradition1 p\r s'accord] sur plus d'un po9t capital avec les coles allem&es4 ,on peut aj\t] que l'ide directrice de la ,france1 tant celle de lib]t et p> cela mme de frat]nit1 e/ l'ide directrice de l'humanit mme3 notre ide nationale e/ prcism5t l'ide huma9e#afe4 ,la philosophie allem&e1 au contraire1 s'en e/ t5ue de prfr5ce1 dans le doma9e social et politique1 aux catgories de la ncessit logique et mcanique1 de la sci5ce et de la =ce4 ,ab&onnant la sphre my/ique de la religion la lib]t idale et intelligible1 elle a *]* surt\t son modle pratique dans le mcanisme de la matire ou dans les lois de l'organisme vivant4 ,l'unit qu'elle semble auj\rd'hui p\rsuivre dans l'ordre social e/ celle qui subordonne les moy5s aux f9s comme les effets aux causes1 les p>ties au t\t1 l'individu l'tat1 les tats faibles aux tats =ts1 les races prt5dues infrieures aux races suprieures3 la sci5ce et l'art y prim5t la morale4 ,si un peuple vaut surt\t p> son ide directrice1 et si l'ide de lib]t ou de frat]nit e/ la vraie puissance laquelle app>ti5t l'av5ir1 quelles que soi5t1 dans le prs5t1 les app>5ces contraires1 ce n'e/ pas l',allemagne1 c'e/ la ,france qu'app>ti5dra sans d\te la plus haute victoire4 #afe ,c'e/ ce que n\s avons essay de mettre en lumire dans notre ,ide mod]ne du droit4 ,l',anglet]re1 dans l'ordre philosophique1 a surt\t tudi jusqu'ici le mcanisme des phnomnes ou des s5sations4 ,cep5dant1 ses plus rc5ts philosophes admett5t1 s\s l'enveloppe extrieure des *oses1 un dynamisme int]ne1 dont la =me exprim5tale e/ l'n]gie musculaire2 c'e/ l une conception qui n'e/ pas sans analogie avec la doctr9e de ,biran4 ,en mme temps1 les p5seurs anglais qui s'lv5t des vues sy/matiques reprs5t5t l'univ]selle volution1 la fois mcanique p> l'extrieur et psy*ique p> l'intrieur1 comme le symbole d'une ralit absolue et inconditionnelle1 qui e/ p\r n\s l',inconnaissable4 ,il n'e/ pas difficile de reconnatre dans ce pr9cipe le n\mne de ,kant4 ,tel e/1 selon ,m4 ,sp5c]1 l'inde/ructible fondem5t des spculations qui se retr\v5t dans t\tes les philosophies et dans t\tes les religions4 ,le nom que ,m4 ,sp5c] donne la ralit p]si/ante et t]nelle1 c'e/ la ,=ce1--non la =ce n\s connue1 mais la =ce inconnue et inconnaissable4 ,il n'y a pas gr&e diffr5ce entre cette ,=ce univ]selle et la ,volont univ]selle de ,s*op5hau]2 comme1 de plus1 elle e/ absolue et inconditionne1 t\t en tant conditionnante1 on p\rrait lui donn] sans inconvni5t1 avec la philosophie allem&e1 le nom galem5t symbolique de lib]t1 qui exprime simplem5t en langage huma9 l'anti?se de l'activit primitive avec le conditionn et le ncessit4 ,mais les ,anglais n'aim5t pas ce mot1 du mo9s en mtaphysique et en morale4 ,dans leur physique des moeurs1 ils ne font mme pas figur] la lib]t comme idal1 comme puissance de ds9tressem5t et de v\loir univ]sel4 ,a l'exemple des ,anci5s1 ils ramn5t la morale t\t entire la sci5ce ou l'art1 sans se dem&] si elle n'exprim]ait pas1 au mo9s symboliquem5t1 quelque idal suprieur4 ,il en rsulte que1 dans l'ordre social1 la lib]t demeure p\r eux un moy51 non une f93 elle n'a de valeur que comme le plus utile in/rum5t du bi5-tre individuel ou collectif4 ,c'e/ au fond l'ide de l'utile qui e/ p\r eux1 dans la pratique1 l'ide directrice4 ,malgr leur libralisme si s9cre1 ils ne compr5n5t gure l'idal moral d'une lib]t absolum5t ds9tresse1 qui s]ait p> elle-mme sacre et aimable4 ,la notion de la moralit proprem5t dite disp>at leurs yeux comme pr9cipe "p et orig9al2 l'?ique n'e/ plus qu'une sci5ce ou un art analogue aux autres1 simple ext5sion de la physiologie1 de l'hygine et de la sociologie4 ,le dfaut commun des div]s sy/mes mtaphysiques dont n\s v5ons de faire l'esquisse rapide1 c'e/1 si n\s ne n\s trompons1 le vide ou l'hiatus qu'ils laiss5t subsi/] entre la ralit et l'idal1 entre le relatif et l'absolu1 entre le phnomne et le n\mne1 entre le connaissable et l'inconnaissable4 ,la rgion de l'idal demeure1 soit un doma9e my/ique et transc5dant1 livr aux rves de la foi1 soit une nuit impntrable dont ne peut n\s v5ir ri5 d'utile p\r la connaissance ou p\r l'action4 ,la lib]t intelligible des ,allem&s e/ aussi oisive que les dieux d',epicure2 elle n'e/ que la totalit de l'univ]s ou l'unit dont le t\t drive1 et on ne voit pas comm5t elle peut desc5dre dans l'homme4 ,de mme1 l'inconnaissable et l'inconditionnel des ,anglais e/ un ,x dont il n'y a plus s'occup]1 mme en morale1 une fois qu'on l'a plac1 nigme insoluble1 au comm5cem5t du livre de la sci5ce4 ,le dt]m9isme rgne1 exclusivem5t et sans re/riction1 sur la pratique comme sur la ?orie4 ,seule1 la philosophie franaise de nos j\rs s'ef=ce de ma9t5ir1 surt\t en morale1 une lib]t plus pratique et mo9s transc5dante1 mais elle la reprs5te s\s la =me antisci5tifique du libre arbitre4 ,de l1 entre la morale et la sci5ce1 une opposition inconciliable4 ,un problme se pose donc notre poque3 ne p\rrait-on cons]v] la lib]t1 au mo9s comme idal1 dans la ?orie1 et donn] cet idal un rle actif1 huma91 individuel1 de manire rconcili]1 sur le plus va/e t]ra9 possible1 le dt]m9isme et la lib]t8--,c'e/ p\r contribu] cette conciliation progressive que n\s avons *]*1 dans le livre qu'on vi5t de lire1 rappro*] peu peu les sy/mes adv]ses4 ,,ii4--,t\tes les doctr9es mtaphysiques relatives la nature de l'activit ab\tiss5t galem5t quelque notion ultime et incomprh5sible laquelle elles subordonn5t le re/e4 ,si on ab/rait ce que les notions d]nires des sy/mes ont de diffr5t1 on aura peut-tre un rsidu commun4 ,or1 dans la "q qui n\s occupe1 les lm5ts ultimes des sy/mes n\s ont p>u tre la notion d'une activit indt]m9e1 celle d'une activit dt]m9e et celle d'une activit dt]m9ante2 en d'autres t]mes1 l'indiffr5ce1 la ncessit1 la lib]t4 ,mais l'indt]m9 n'e/ qu'une notion secondaire1 qui suppose une notion suprieure3 n\s l'avons vu1 une cause n'e/ indt]m9e que p> rapport aux causes trangres1 ou p> rapport aux effets qu'elle produit1 en ce s5s qu'elle n'e/ pas dt]m9e p> eux2 elle n'e/ pas p\r cela en elle-mme indt]m9ation absolue4 ,le sy/me de l'indiffr5ce a donc p\r rsidu l'ide d'une puissance qui ne s]ait pas dt]m9e1 mais dt]m9]ait ses propres actes1 c'e/--dire1 au fond1 l'ide de l'indp5dance1 de la lib]t4 ,quant au sy/me de la ncessit1 il faut savoir d'abord s'il s'agit une ncessit relative et empirique1 ou d'une ncessit absolue et mtaphysique4 ,ri5 n'emp*e1 n\s l'avons vu1 d'admettre la ncessit comme loi des effets ou des moy5s1 c'e/--dire d'admettre que les effets sont dt]m9s p> une cause suprieure1 et que les moy5s sont dt]m9s p> la f93 cette conception des effets et des moy5s comme conditionns ou ncessits1 *acun p> rapport aux autres et t\s p> rapport une cause suprieure1 n'exclut pas la possibilit de la lib]t dans la cause mme4 ,bi5 plus1 si p> hypo?se la cause e/ libre1 il faudra prcism5t que cette dp5dance complte exi/e dans les effets4 ,le vrai fatalisme e/ celui qui s\ti5t que le d]ni] mot des *oses n'e/ pas seulem5t une ncessit relative1 laquelle p\rrait dp5dre encore de quelque lib]t radicale1 mais une ncessit absolue et radicale elle-mme4 ,or1 ce pr9cipe suprme dont les fatali/es font la loi et l'unit de l'univ]s1 e/ une puissance ncessitante1 dt]m9ante1 sorte de de/9 qui n\s (fre encore p\r rsidu un je ne sais quoi dont dp5d t\t le re/e4 ,a9si1 la ncessit ne peut exclure t\te lib]t que si elle s'rige en absolu1 et elle ne peut s'rig] en absolu que si elle se confond p\r n\s avec l'indp5dance4 ,en un mot1 le dt]m9 et le non-dt]m9 sembl5t avoir p\r pr9cipe le dt]m9ant4 ,une ide plus ou mo9s vague d'indp5dance et de lib]t1 ide problmatique d'ailleurs et comme p>abolique1 se tr\ve tre a9si l'lm5t d]ni] des sy/mes4 ,on devait s'y att5dre1 puisque cette ide e/ le produit d]ni] de notre p5se mme3 le pr9cipe de causalit mtaphysique n'en e/ que l'expression ab/raite4 ,l'ide de lib]t1 comme elle n\s a p>u tre au fond de ce qu'on nomme la raison1 n\s a p>u tre aussi au fond de la consci5ce4 ,a ce po9t de vue1 elle e/ dj mo9s ab/raite et mo9s ngative3 elle e/ ce que n\s dsignons p> le mot moi1 m>que de notre p]sonnalit en face des *oses extrieures1 en face de l'univ]s4 ,p> une intuition naturelle ou p> une illusion naturelle1 n\s n\s reprs5tons notre activit propre s\s l'ide de lib]t3 il n\s semble qu'il y a en n\s une indp5dance individuelle qui consi/e1 non pas exclure t\te dp5dance s\s quelque rapport que ce soit1 mais s'affran*ir progressivem5t de t\tes les dp5dances2 c'e/ une puissance indf9ie1 s9on inf9ie1 qui n\s semble p\voir surmont] successivem5t t\s les ob/acles4 ,cette ide de lib]t1 o concid5t la raison et la consci5ce mal propos sp>es p> tant de psy*ologues1 e/-elle f9alem5t dm5tie ou vrifie p> l'obs]vation et p> les lois de la nature1 soit physiques1 soit psy*ologiques8--,telle e/ la "q fondam5tale o se conc5tre t\t le dbat entre les sy/mes adv]ses4 ,n\s avons rtabli d'abord1 dans le doma9e mme des faits psy*ologiques1 un lm5t ess5tiel dont l'oubli r5dait suspects d'erreur t\s les raisonnem5ts des dt]m9i/es3 l'influ5ce ex]ce p> l'ide mme de la lib]t4 ,cette ide1 entre la lib]t et la ncessit1 e/ videmm5t un int]mdiaire4 ,quelle qu'en soit la valeur objective1 qu'on y voie le plus sublime produit de la ncessit ou l'obscure consci5ce d'une lib]t relle1 il e/ inconte/able que cette ide exi/e et agit dans t\s les esprits3 elle (fre donc aux dt]m9i/es et leurs adv]saires un t]ra9 commun o ils peuv5t dj se r5contr]4 ,et ce t]ra9 e/ celui des faits ou de l'expri5ce1 de ce qu'on appelle la connaissance positive1 qui exprime les relations vrifiables des *oses1 non leur ess5ce absolue4 ,dans cette sphre de l'expri5ce1 la notion de lib]t n\s a p>u en premi] lieu une ide-=ce1 qui produit son effet sur le mcanisme mme de nos actes1 selon la loi de causalit empirique4 ,cette loi1--qui e/ plutt la loi des effets que celle des causes1--e/ un rapport de dt]m9ation univ]selle et rciproque1 qui fait que la dt]m9ation d'une *ose dp5d de la dt]m9ation de t\tes les autres4 ,dans le dt]m9isme univ]sel1 il n'y a aucun vide1 aucune solution de cont9uit1 ri5 de fluide3 t\t e/ solide1 ple91 rsi/ant4 ,ens]rs dans ce monde1 n\s sommes atta*s de t\tes p>ts comme p> les cl\s de la ncessit2 n\s ne p>aissons pas seulem5t emprisonns1 mais comprims et crass entre les murs de notre prison2 n\s ne p\vons faire un m\vem5t que si notre prison mme1 c'e/--dire l'univ]s enti]1 se meut avec n\s et n\s entrane avec le re/e4 ,a cette condition seulem5t t\t e/ un1 p>ce que t\t se ti5t2 cette condition seulem5t le monde peut dev5ir l'objet d'une p5se une4 ,il semble donc que la p5se1 avec l'univ]sel dt]m9isme1 ait impos aux *oses la loi tyrannique de la fatalit4 ,tel e/ le premi] mom5t de la dialectique4 ,p\rtant1 malgr la prison qui m'crase1 je tr\ve une =ce de rsi/ance dans l'ide mme de lib]t4 ,qu& j'agis s\s cette ide1 avec la p]suasion que les murs de ma prison peuv5t recul] et me p]mettre un m\vem5t1 ils recul5t en effet4 ,il e/ vrai que je les retr\ve plus lo91 mais1 l encore1 ils sembl5t de n\veau tre mobiles et cd] la =ce de l'ide4 ,cette ide de lib]t fait donc recul] devant elle les ob/acles1 et on ne saurait d'avance indiqu]1 dans l'expri5ce1 une limite intrieure que je ne puisse fran*ir p> la raction de l'ide sur cette limite mme4 ,bi5 plus1 qu& j'accomplis c]ta9s actes1 je me figure que les murs de la prison intrieure tomb5t et que l'espace s'ouvre devant moi4 --,illusion1 diront les dt]m9i/es2 les murs exi/5t encore4--,peut-tre1 mais il en e/ de cette "q comme du problme relatif l'inf9it du monde4 ,quelqu'un p\rrait s\t5ir que1 si j'allais assez lo91 je r5contr]ais les murailles du monde2 mais si1 en fait1 je ne les r5contre jamais1 les *oses se pass5t pratiquem5t comme si ces bornes n'exi/ai5t pas4 ,p> l n\s obt5ons une lib]t relative qui peut se concili] avec le dt]m9isme relatif4 ,n'e/-ce encore simplem5t qu'une ncessit pr5ant la =me de la lib]t1 ou e/-ce la lib]t pr5ant la =me de la ncessit8--,"q qui conc]ne l'absolu des *oses1 et qui doit tre rs]ve jusqu'au mom5t des spculations mtaphysiques4 ,tant que1 dans l'ordre mme de la pratique1 il ne devi5dra pas ncessaire de pr5dre un p>ti sur la nature absolue des objets1 n\s p\rrons admettre d'un commun accord une c]ta9e lib]t de fait due l'ide mme de la lib]t4 ,en d'autres t]mes1 le dt]m9isme intellectuel se *ange 9vitablem5t en une sorte de lib]t intellectuelle s\s l'ide directrice de lib]t#aff4 #aff ,voir p4 #bba et suiv4 ,la lib]t n\s a p>u1 en second lieu1 un objet de dsir1 consquemm5t une f9 directrice dont l'influ5ce s'ex]ce sur nos actes1 les rgle1 y introduit l'h>monie4 ,a ce po9t de vue1 n\s avons obt5u une sorte de lib]t s5sible et e/htique3 l'volution de nos dsirs pr5d1 elle aussi1 la =me de la lib]t qu& n\s dsirons la lib]t mme4 ,ici l'indp5dance psy*ologique compatible avec le dt]m9isme se rappro*e davantage d'une lib]t vraie1 p>ce que le dynamisme intrieur des dsirs et des s5tim5ts enveloppe une plus vid5te spontanx que le mcanisme extrieur4 ,la dt]m9ation mcanique n'e/ que le prolongem5t du pass2 la dt]m9ation f9ali/e a lieu p> l'ide et le dsir d'une f9 v5ir4 ,il ne faut pas croire p\r cela1 ni qu'elle fasse clat] le mcanisme p> une rupture intrieure1 ni qu'elle se dveloppe en dehors4 ,non1 elle se dveloppe du d$ans mme3 l'apptition se rvle peu peu comme le fond du mcanisme dev5u consci5t de son propre ressort et de sa propre direction4 ,la f9alit e/ la s5sibilit et l'activit rfl*ies sur elles-mmes p> l'int]mdiaire de l'intellig5ce2 elle e/ la p5se et le dsir d'un tat v5ir1 qui1 a9si1 devi5t2 mais cette p5se et ce dsir d'un tat futur sont actuels2 ils sont produits eux-mmes p> la consci5ce de l'tat prs5t1 qui1 son t\r1 sort du pass4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai qu'il y a un progrs du po9t de vue mcani/e au po9t de vue f9ali/e4 ,dans le dt]m9isme exclusivem5t mcani/e et matriali/e1 *aque phnomne e/ l'expression ncessaire de t\s les faits extrieurs ou m\vem5ts qui ont t1 ri5 de plus2 dans le dt]m9isme f9ali/e1 le phnomne e/ l'expression d'un c]ta9 pr9cipe intrieur t\j\rs prs5t1 qui a fait tre le pass et produira l'av5ir p> la consci5ce mme qu'il acqui]t de soi4 ,le pass1 en tant que srie de phnomnes mcaniques1 n'e/ plus alors l'expression adquate du pr9cipe qui l'a produit1 et l'av5ir n'e/ plus simplem5t la reproduction mcanique du pass3 il y a1 dans l'av5ir et dans le prs5t mme1 quelque *ose de plus que dans les phnomnes extrieurs et m\vem5ts du pass2 il y a un fond int]ne qui ne s'e/ pas puis dans les =mes antcd5tes et qui enveloppe1 non un pass t\j\rs rpt1 mais un av5ir vraim5t v5ir1 consquemm5t progressif4 ,quoi qu'il en soit de la f9alit hors de n\s1 il demeure inconte/able que1 dans notre consci5ce au mo9s1 le dsir de la lib]t ralise une sorte de f9alit imman5te1 suprieure au mcanisme brut comme la vie e/ suprieure ses propres organes#afg4 ,en troisime lieu1 la lib]t n\s a p>u un objet d'am\r moral4 ,ici1 le sujet et l'objet ne sembl5t plus sp>s p> une aussi gr&e di/ance qu'aux autres mom5ts de l'volution intrieure4 ,l'ide ab/raite de lib]t semblait trop loigne d'une lib]t relle2 le dsir actif de la lib]t1 quoique plus vois91 semblait encore lo9 de son objet2 dans l'am\r de la lib]t1 le sujet et l'objet t5d5t se confondre4 ,en tudiant la notion morale de l'am\r ds9tress et univ]sel1 n\s avons tr\v que l'am\r d'autrui ne s]ait rel qu'autant qu'il s]ait libre4 ,ma9t5ant1 l'am\r vrai1 le vrai ds9tressem5t e/-il rel en n\s8 ,on ne peut le dmontr]4 ,mais c\p sr1 si le dt]m9isme subsi/e encore dans notre am\r du bi5 univ]sel1 du mo9s y a-t-il pris tellem5t la =me de la lib]t que n\s p\vons pe9e di/+u] cette =me du fond mme#afh4 #afg ,v4 p4 #beb et suiv4 #afh ,voir p4 #bha et suiv4 ,considre dans ce triple rle1 l'ide de lib]t n\s a f\rni une m?ode d'approximation indf9ie v]s la lib]t relle4 ,et cette m?ode peut tre accepte mme p> les p>tisans de la ncessit4 ,n\s y avons tr\v quelque *ose d'analogue1 en son g5re1 la m?ode inf9itsimale de ,leibnitz1 qui f\rnit aux ma?matici5s une approximation indf9ie1 p>ce qu'elle p]met de dim9u] indf9im5t1 au-dess\s de t\te quantit donne1 la diffr5ce de la v>iable et de sa limite4 ,la vraie et complte lib]t envelopp]ait quelque *ose d'absolu1 et l'absolu1 tant inexplicable1 ne peut tre l'objet d'une connaissance proprem5t dite4 ,donc1 la lib]t ft-elle c]ta9e1 on ne p\rrait l'expliqu] en elle-mme1 mais seulem5t dans ses effets4 ,d'autre "p1 si ces effets sont explicables1 c'e/ que1 tant dt]m9s les uns p> les autres et p> leur cause suprieure1 ils =m5t un mcanisme ou un organisme1 dont on peut dt]m9] les ressorts ou les fonctions2 ils =m5t consquemm5t un dt]m9isme4 ,c'e/ ce po9t de vue que n\s avons essay une explication sci5tifique des =mes communes de la lib]t et du dt]m9isme4 ,cette explication remplit une lacune considrable dans les deux sy/mes adv]ses4 ,la doctr9e de la ncessit1 en effet1 avait beso9 de se complt] en montrant comm5t le dt]m9isme arrive pr5dre l'app>5ce de la lib]t2 la doctr9e de la lib]t1 son t\r1 devait se complt] en montrant comm5t la lib]t pr5d l'app>5ce du dt]m9isme3 p> l les deux sy/mes devai5t all] au-devant l'un de l'autre4 ,rsumons en un tableau les diffr5ts degrs que n\s avons p>c\rus dans cette conciliation progressive1 opre sur le doma9e de la sci5ce proprem5t dite4 ,i4 ,po9t de d"p mtaphysique 7et invrifiable7 des doctr9es ncessitaires3 ,ncessit absolue au fond des *oses4 ,,ii4 ,dveloppem5t sci5tifique du dt]m9isme1 dans le doma9e de la ncessit relative4 #a ,dt]m9isme mcani/e et intellectuali/e1 fond sur l'influ5ce ncessitante des ides et des m\vem5ts qui y correspond5t4 7,dmocrite1 ,hobbes1 ,sp9oza1 ,leibnitz1 etc47 #b ,dt]m9isme f9ali/e1 fond sur l'influ5ce ncessitante des dsirs4 7,platon1 les /oci5s1 ,leibnitz1 etc47 #c ,dt]m9isme moral1 fond sur l'influ5ce ncessitante de l'am\r du bi54 7,socrate1 ,platon1 les /oci5s1 ,leibnitz1 ,sp9oza47 ,po9t culm9ant atte9t jusqu'ici p> le dt]m9isme dans son dveloppem5t hi/orique3 ,la ncessit morale1 telle que l'ont admise les platonici5s1 les /oci5s1 les sp9ozi/es1 les ?ologi5s de la grce4 ,,iii4--,progrs n\veaux que n\s avons fait faire au dt]m9isme1 et n\veaux moy5s-t]mes que n\s y avons introduits3 #a ,rectification du dt]m9isme mcani/e et intellectuali/e p> l'introduction de l'ide de lib]t et de son influ5ce4--,l'ide de lib]t e/ l'quival5t de la lib]t dans l'ordre mcanique4 #b ,rectification du dt]m9isme f9ali/e p> le dsir de la lib]t4--,le dsir de la lib]t e/ l'quival5t de la lib]t dans l'ordre tlologique et e/htique4 #c ,rectification du dt]m9isme moral p> l'am\r de la lib]t4--,l'am\r de la lib]t e/ l'quival5t de la lib]t dans l'ordre moral4 ,po9t culm9ant v]s lequel n\s avons dirig le dt]m9isme3 ,idal d'une lib]t vraim5t morale1 qui s]ait p\r l'individu un p\voir absolu de se dt]m9] d'une manire ds9tresse en vue de l'univ]sel4 ,la lib]t morale s]ait a9si id5tique l'am\r moral4 ,cette srie1 reprise en s5s inv]se1 reprs5te les rectifications successives que n\s avons introduites dans la doctr9e qui admet t\t d'abord1 au fond de l'tre1 la lib]t4 ,i4 ,po9t de d"p mtaphysique 7et invrifiable7 des p>tisans de la lib]t3 ,lib]t absolue en elle-mme et absolum5t dt]m9ante4 ,,ii4 ,dveloppem5t sci5tifique du sy/me et trans=mations que n\s lui avons fait subir3 #a ,lib]t se dt]m9ant p> l'am\r de la lib]t univ]selle4 ,elle pr5d alors la =me du dt]m9isme moral1 tel que n\s l'avons rectifi en introduisant la lib]t p>mi les objets d'am\r4 #b ,lib]t se dt]m9ant p> le dsir de la lib]t4 ,elle produit intrieurem5t un organisme de moy5s en vue d'une f92 c'e/ l'quival5t de la ncessit tlologique1 telle que n\s l'avons rectifie en introduisant la lib]t p>mi les objets de dsir4 #c ,lib]t se dt]m9ant p> l'ide de la lib]t4 ,elle produit intrieurem5t un mcanisme d'ides et de m\vem5ts4 ,ce mcanisme quivaut la ncessit physique et intellectuelle1 telle que n\s l'avons rectifie en introduisant p>mi les ides et les =ces l'ide-=ce de lib]t4 ,,iii4 ,effets de la lib]t3 #a ,actes d'am\r1 ayant la =me du dt]m9isme moral non rectifi1 tel que l'ont s\t5u ,socrate1 ,platon1 etc4 #b ,dsirs1 ayant la =me du dt]m9isme tlologique ord9aire4 #c ,ides1 ayant la =me du dt]m9isme mcani/e ou intellectuali/e ord9aire4 ,t]me f9al auquel doit t5dre la doctr9e de la lib]t p\r se rconcili] avec la sci5ce3--,dt]m9isme univ]sel des phnomnes1 objet de la sci5ce4 ,grce l'int]calation de ces moy5s-t]mes successifs1 on voit que les deux sy/mes adv]ses concid5t dans t\te la p>tie vraim5t sci5tifique qui s't5d entre ces deux extrmes3 ncessit absolue et lib]t absolue4 ,,iii4--,si ma9t5ant n\s n\s levons au po9t de vue mtaphysique1 quelles sont les conclusions qui sembl5t ressortir de la prcd5te analyse8 ,a ce po9t de vue suprieur1 le dt]m9isme mcanique1 le dt]m9isme physiologique et le dt]m9isme sociologique app>aiss5t comme les simples =mes ou les enveloppes d'une volution qui doit avoir un pr9cipe plus intime4 ,ne voir que ces =mes ext]nes du dt]m9isme1 c'e/ se mettre dans l'impossibilit d'expliqu] t\t le cont5u de l'action m5tale et morale1 c> la consci5ce e/1 en elle-mme1 plus que mcanique1 plus que physiologique1 plus que sociologique4 ,il faut t\t au mo9s1 comme n\s l'avons fait1 s'lev] un dt]m9isme idali/e ou1 si l'on prfre1 idel3 il faut accord] une c]ta9e =ce efficace aux ides1 non plus seulem5t ces relations *angeantes dans le temps et dans l'espace que n\s appelons m\vem5ts4 ,dans ce dt]m9isme idel1 l'ide du moi passible1 en pr5ant consci5ce de soi p> une rflexion progressive1 t5d de plus en plus pr(ondm5t son influ5ce3 elle r5d le moi actuel de plus en plus indp5dant de ce monde dont il fut d'abord une expression p>ticulire et une rsultante#afi4 ,ncessaire d'abord s\s t\s les rapports1 la dt]m9ation huma9e p>at alors s'affran*ir l'g>d des ncessits mcaniques1 physiologiques1 sociales1 p\r se ratta*] des ncessits suprieures1 qui elles-mmes sont plus vois9es d'un idal de lib]t et de moralit4 ,a9si se ralise un indt]m9isme relatif1 compatible avec le dt]m9isme3 le tissu des *oses (fre la flexibilit de la vie intrieure1 non plus la rigidit d'une ma*9e o les r\ages sont t\s extrieurs4 ,le dt]m9isme s'ass\plit indf9im5t2 il s'am9cit en une relation d'ides ides1 encore dt]m9e sans d\te1 mais p\rtant subtile et fluide3 c'e/ d'abord la relation de l'ide du moi donn l'ide du moi possible1 puis la relation de ces deux ides celle de l'univ]sel4 ,vue du dehors1 cette relation t\t intellectuelle app>at comme une solution de cont9uit3 elle semble produire une d*irure dans le tissu matriel de l'action1 en tant que ce tissu e/ considr mcaniquem5t comme une n]gie qui se cons]ve 7mv#b71 ou physiologiquem5t comme une quantit de =ce n]veuse qui circule1 ou sociologiquem5t comme une r5contre p>ticulire de lois gnrales et sociales4 ,mais au d$ans1 l'h>monie subsi/e entre t\tes les =mes de l'exi/5ce3 t\t e/ rguli] et concordant2 seulem5t1 le gr& ressort e/ dev5u intellectuel au lieu de re/] physique4 #afi ,voir plus haut1 p4 #bch4 ,ce dt]m9isme des ides1 son t\r1 quelque pr(ond qu'il soit1 n'e/ pas encore1 p\r le mtaphysici51 adquat au fond de la ralit1 p>ce que l'ide e/ encore une =me de la consci5ce4 ,cette =me doit rec\vrir quelque *ose de plus fondam5tal qu'elle-mme2 elle suppose une n]gie primitive1 dont n\s avons l'obscur s5tim5t dans le dsir et dans le v\loir4 ,le fond de la consci5ce1 le psy*ique1 voil ce qui e/ vraim5t irrductible au mcanisme physique1 physiologique1 sociologique4 ,l'ide de lib]t1 c'e/ prcism5t la rflexion de la consci5ce sur soi p> laquelle elle se conoit comme dpassant1 en son fond1 t\tes ses =mes p>ticulires4 ,ds lors la "q mtaphysique vi5t se conc5tr] sur ce po9t3--,e/-ce dans le consci5t et le m5tal qu'il faut plac] l'action et la ralit1 dont les =ces mcaniques et physiologiques s]ai5t elles-mmes des drivs et des manife/ations infrieures2 ou faut-il1 au contraire1 faire du m5tal une pure fantasmagorie1 un reflet1 une ombre du physique8 ,t\t *ange videmm5t selon l'ori5tation qu'on donne au c\rant des phnomnes et leur dt]m9isme3 les uns plac5t l'orig9e de ce c\rant dans le matriel et le mcanique1 les autres la plac5t dans le m5tal4 ,en ce d]ni] cas1 le ple prt5du ngatif devi5t le ple positif4 ,les deux sy/mes div]sem5t ori5ts concid5t p> le milieu2 mais la div]g5ce se produit qu& il s'agit de savoir si c'e/ le mcanique qui e/ positif et le m5tal ngatif1 ou si c'e/ le contraire4 99 99 99 99 99 ,selon n\s1 dans ce d]ni] problme1 l'avantage re/e au m5tal4 ,en premi] lieu1 sans le m5tal n\s ne concevrions mme pas le physique1 dont la reprs5tation e/ faite d'tats de consci5ce4 ,en second lieu1 le dt]m9isme m5tal lui-mme1 a sa limite dans la consci5ce1 dont il ne p>vi5t pas expliqu] le fond et dont il explique seulem5t les =mes ou les relations extrieures4 ,en troisime lieu1 une limite analogue et t\te m5tale s'impose la sci5ce de la nature1 qui n'atte9t que les phnomnes et leurs rapports1 non l'tre et l'action4 ,cette limite app>at d'abord dans l'ordre de la causalit4 ,prcism5t p>ce que les li5s de cause effet tablis p> la sci5ce ont un c>actre de ncessit1 ils exprim5t non l'absolu1 mais des relations1 et ils sont eux-mmes relatifs2 les lois ncessaires de la sci5ce sont les lois ncessaires de ce qu'on a ju/em5t appel la relativit de notre connaissance2 les mod]nes confond5t tort ce que les anci5s avai5t so9 de sp>]1 le ncessaire et l'absolu3 le ncessaire e/ le dt]m9isme mme1 l'absolu en e/ la limite idale4 ,si donc n\s dcl>ons t\t ncessaire et relatif dans notre connaissance1 c'e/ que n\s concevons p> anti?se une ralit qui ne s]ait plus ni relative1 ni dt]m9e1 mais absolue et dt]m9ante dans l'ordre de la causalit3 cette ralit s]ait la vraie cause1 qui ne peut se concevoir sans une =me physique et qui ne f]ait qu'un avec la lib]t#agj4 ,de mme1 dans l'ordre de la f9alit1 les ncessits sont encore relatives3 n\s les subordonnons l'ide d'une ralit qui suffirait au re/e et se suffirait elle-mme3 ce s]ait la f9 absolue1 id5tique encore la lib]t#aga4 ,enf91 dans l'ordre moral1 la vraie moralit s]ait la puissance 7plus que physique7 de se dt]m9] en vue de l'univ]sel1 d'une manire ds9tresse1 avec la consci5ce de son indp5dance p> rapport t\te cause trangre4 ,la p5se ab\tit donc p> t\tes les voies un mme idal2 elle impose une mme limite t\tes les =mes du dt]m9isme1 et l'au del qu'elle conoit1 elle ne peut se le reprs5t] que comme l'affran*issem5t de cette activit m5tale qui semble faire le fond de t\te consci5ce4 ,a ces div]s po9ts de vue1 le moral e/ suprieur au physique4 #agj ,voir p4 #bha et suiv4 #aga ,voir p4 #bfa et suiv4 ,ce n'e/ pas t\t4 ,puisque l'idal moral peut tre a9si conu p> la ralit1 puisque de plus cet idal1 en se concevant lui-mme1 se ralise progressivem5t et pntre en n\s1 le mtaphysici5 peut en induire qu'il n'e/ pas une pure *imre4 ,la ralit n'e/ pas en contradiction absolue avec une lib]t progressive3 elle enveloppe une puissance de lib]t1 c'e/--dire d'union consci5te avec le t\t et d'affran*issem5t moral4 ,le vrai v\loir1 ds qu'il n'e/ plus emp*1 entrav p> les fatalits du dehors1 se manife/e comme dsir d'union1 d'quilibre1 de paix1 ou1 si l'on veut1 d'am\r mutuel et de mutuel bonheur4 ,p> cela mme1 c'e/ un bon v\loir1 ou t\t au mo9s c'en e/ le g]me4 ,si un matrialisme brut et un fatalisme absolu au fond des *oses tai5t p\r le mtaphysici5 vrit dmontre1 la p]spective ouv]te p> l'ide de lib]t devi5drait illusoire en tant qu'indf9ie et illimite2 il ne re/]ait que la p]spective d'un dt]m9isme de plus en plus mobile1 automoteur p> la consci5ce de soi-mme1 sorte d'image et de sub/itut de la lib]t4 ,mais le matrialisme absolu n'e/ pas dmontr2 la simple possibilit d'une lib]t suprieure1 le simple peut-tre1 suffit dj r5dre la p]sonne huma9e sacre p\r soi1 sacre p\r autrui1 jusqu'au j\r problmatique o le matrialisme aura pr\v qu'il connat le fond absolu des *oses1 qu'il e/ la sci5ce absolue#agb4 ,si une telle sci5ce e/ impossible1 il re/e p]mis de croire que le fond des *oses e/ une activit t5dant v]s la lib]t1 v]s l'am\r1 v]s le bonheur4 ,le mtaphysici5 ne peut se reprs5t] cette activit s\s les =mes passives de la matire extrieure2 il ne peut non plus concevoir la lib]t laquelle elle t5d comme une *ose qu'on tr\v]ait t\te faite et t\te dt]m9e2 il e/ donc oblig de se reprs5t] la volont comme un pr9cipe vivant qui se fait et se dt]m9e lui-mme p> la p5se1 p> le dsir1 p> l'am\r1 et qui e/ t\t enti] dans l'action3 ,au comm5cem5t1 dit ,goe!1 tait l'action4 #agb ,voir notre ,ide mod]ne du droit1 livre ,,iv4 99 99 99 99 99 ,n\s arrivons au vrai et d]ni] problme mtaphysique4 ,n\s avons montr que1 p> le progrs de la liaison des faits entre eux1 puis des faits avec les ides1 puis des ides entre elles1 puis des ides p>ticulires avec l'ide de l'univ]s et de son unit1 l'homme p\vait ralis] une lib]t croissante2 mais l'unit de l'univ]s1 f9 du v\loir1 e/-elle ds prs5t une ralit8 e/-elle un pr9cipe transc5dant antrieur l'volution mme du monde et qui la rgle1 qui la dt]m9e d'avance1 qui produit p> cela mme une prdt]m9ation1 une prde/9ation univ]selle1 comme la provid5ce des ?ologi5s8 ,ou1 au contraire1 l'unit de l'univ]s e/-elle seulem5t un idal1 c'e/--dire le rsultat imp>fait encore et progressivem5t ralisable des de/9es individuelles8 ,en un mot1 la volont univ]selle e/-elle dj faite1 ou se fait-elle8 et1 si elle n'e/ pas faite1 e/-il c]ta9 qu'elle se f]a8 ,selon n\s1 l'unit du monde e/ un idal1 et un idal problmatique4 ,ralis] la lib]t absolue hors de la nature1 dans une div9it transc5dante1 c'e/ dplac] le problme sans le rs\dre1 c'e/ d\bl] l'tre1 comme ,platon1 p\r l'expliqu]1 et c'e/ aussi d\bl] la difficult4 ,bi5 plus1 c'e/1 semble-t-il1 la r5dre insoluble p> les t]mes mmes3 c>1 si la lib]t absolue tait dj ralise quelque "p1 elle le s]ait p>t\t et en t\t1 elle n'aurait plus ri5 faire3 une lib]t absolue1 relle et p>faite la fois1 ne p\rrait tr\v] ni en soi ni hors de soi aucune borne son action1 son enti] pan\issem5t#agc4 ,la catgorie de l'exi/5ce relle ne semble donc po9t conv5ir l'ide de la lib]t3 celle-ci ne peut tre conue p> n\s1 en sa p]fection1 que s\s la catgorie de l'idal1 en son imp]fection1 que s\s celle du dev5ir4 ,autant e/ in9telligible une bonne volont p>faite et p>faitem5t puissante1 qui cep5dant n'arrive pas ralis] ce qu'elle veut1 autant il e/ plausible d'admettre au fond de la nature une bonne volont s\mise au temps1 et qui ne peut ralis] que progressivem5t ce quoi elle aspire4 #agc ,voir notre ,critique des sy/mes de morale contempora9s1 liv4 ,,vii4 ,puisque l'unit du monde n'e/ qu'un idal1 il n'e/ pas c]ta9 que cet idal soit jamais ralis4 ,il y a1 aux yeux de l'homme1 possibilit de progrs p\r les tres qui compos5t le monde1 p>ce que la ralit actuelle ne lui p>at pas adquate t\te la ralit possible1 ni la ralit que lui-mme conoit2 mais il n'y a pas c]titude de progrs4 ,le sort du monde e/ donc inc]ta9 p\r l'homme2 celui-ci ne saurait assign] d'avance jusqu' la f9 la c\rbe de la de/9e univ]selle1 d'autant que cette c\rbe e/ rellem5t sans f9 et que l'inf9it *appe ses calculs4--,cette inc]titude exi/e-t-elle non seulem5t p\r l'homme1 mais p\r n'importe quelle intellig5ce1 ft-ce l'intellig5ce univ]selle8--,peut-tre1 si l'intellig5ce n'embrasse pas t\t1 n'puise pas l'inf9it et vi5t1 en quelque sorte1 se heurt] un fond inconnaissable qui la dpass]a t\j\rs4--,mais ce fond1 en admettant qu'il exi/e1 e/-il lui-mme indt]m9 ou dt]m98--,comm5t rpondre1 puisque l'intellig5ce ne saisit que la dt]m9ation et conoit l'indt]m9 p> une voie t\te ngative1 indirecte1 bt>de1 comme une sorte de ngation d'elle-mme8 ,un tel problme e/ insoluble en v]tu mme des lois de l'intellig5ce1 et l'intellig5ce ne le pose que p\r se pos] une limite elle-mme4 ,cette limite hypo?tique e/ pratiquem5t utile1 p>ce qu'elle laisse concevoir1 au del du rel1 une possibilit problmatique qui peut tre une possibilit de progrs indf9i4 ,dans cette inc]titude1 soit relative n\s1 soit absolue1 n\s n'avons que deux p>tis pr5dre3 n\s cont5t] du rel ou essay] de ralis] l'idal1 nos risques et prils1 avec l'espoir que la nature p\rra f\rnir autant et plus que notre p5se peut concevoir4 ,dans cette d]nire hypo?se1 le monde s]ait une va/e socit1 une rpublique univ]selle en voie de =mation4 ,au db1 gu]re univ]selle des =ces1 fatalit brutale1 mle inf9ie des tres s'entre*oquant sans se connatre1 p> une sorte de mal5t5du et d'aveuglem5t2 puis organisation progressive1 qui p]met le dgagem5t des consci5ces et p> cela mme des volonts2 union progressive des tres se reconnaissant peu peu p\r frres4 ,la mauvaise volont s]ait transitoire et natrait1 soit des ncessits mcaniques1 soit de l'ignorance intellectuelle2 la bonne volont1 au contraire1 s]ait p]man5te1 radicale1 normale1 et vi5drait du fond mme de l'tre4 ,la dgag] en soi1 ce s]ait s'affran*ir du passag] et de l'individuel au pr(it du p]man5t et de l'univ]sel4 ,ce s]ait dev5ir vraim5t libre et p> cela mme ce s]ait dev5ir aimant4 ,la lutte p\r la vie e/ la =mule de la nature1 l'union p\r la vie e/ la =mule de l'idal1 mais l'une n'e/ peut-tre que le premi] mom5t d'une volution dont l'autre e/ le d]ni]4 ,je suis au milieu de ncessits sans nombre3 mais enf91 si p> quelque ct je suis1 c'e/ sans d\te que1 p> ce ct1 je dom9e les ncessits extrieures4 ,je ressemble un homme qui1 au milieu des flots qui le ballott5t1 p>vi5t cep5dant lev] la tte au-dessus des vagues2 s'il surnage1 il vit2 s'il e/ engl\ti1 il e/ mort4 ,je surnage p> l'ide et le dsir de l'univ]selle lib]t4 99 99 99 99 99 ,le problme relatif la nature absolue de l'tre1--lib]t ou ncessit1--n'intress]ait que la spculation mtaphysique si la sci5ce et l'art p\vai5t absorb] en eux t\te la morale4 ,la sci5ce positive1 en effet1 se rduit la sci5ce relative3 si donc elle tait t\t1 p>l] de lib]t s]ait *ose absurde4 ,quant la pratique1 positive1 lorsqu'elle n'a p\r objet que l'utile1 elle n\s laisse encore en ple9e relativit1 et la lib]t absolue e/ ici ce qu'il y a de plus inutile4 ,c'e/ seulem5t dans l'ordre moral que le d\te spculatif relativem5t la nature d]nire de l'activit devi5t un objet de tr\ble et d'inquitude3 c>1 en v]tu mme de notre ?orie sur l'influ5ce des ides1 la pratique morale devra *ang] selon l'ide spculative de la lib]t morale4 ,qu&1 p\r con/itu] la sci5ce1 l'esprit a li les *oses p> une relation ncessaire1 le monde semble a*ev et t\t y p>at rduit l'unit2 mais1 ds que la "q morale se pose et que notre intrt se tr\ve en =melle contradiction avec l'intrt d'autrui1 cette app>5te unit du monde de la sci5ce se divise1 se diss\t1 laisse ap]cevoir un abme entre les intrts individuels4 ,l'unit physique n'emp*e pas la division morale de subsi/]1 la comb9aison mcanique des molcules e/ encore une collision de =ces1 le conc]t organique des tres vivants e/ encore une lutte p\r la vie4 ,une d]nire unit manque au sy/me de l'univ]s3 c'e/ celle que les tres seuls p\rrai5t produire en s'unissant l'un l'autre et en id5tifiant leur intrt p]sonnel avec le bi5 univ]sel#agd4 ,dans t\t problme vraim5t moral1 l o l'utilit>isme cesse de f\rnir la solution de l'ant9omie entre notre bonheur et le bonheur de t\s1 n\s sommes mis en demeure de pr5dre p>ti p\r l'unit physique ou p\r l'unit morale du monde1 p\r le rgne de la =ce ou p\r le rgne du droit et de la frat]nit1 qui s]ait aussi le rgne de la lib]t4 ,il faut agir alors comme si la lib]t tait ralisable ou comme si elle tait irralisable2 il faut faire une affirmation ou une ngation pratique et symbolique de la lib]t4 #agd ,voir plus haut1 p4 #cjj et suiv4 ,p\r que l'affirmation pratique de la lib]t ft elle-mme con=me ce que son objet exige1 il faudrait qu'elle ft libre4 ,l'affirmation c]ta9e de la lib]t1 en effet1 suppos]ait une consci5ce c]ta9e de la lib]t2 cette consci5ce1 son t\r1 n'exi/]ait que dans un acte c]ta9 de ds9tressem5t ou de vraie *>it1 seule ralisation complte de la lib]t vritable4 ,la *>it ne peut se pr\v] que p> ses oeuvres1 la lib]t ne peut se pr\v] que p> l'action1 o elle se ralise en se concevant1 o elle se conoit en se ralisant4 ,t\te dmon/ration purem5t logique irait contre son objet en v\lant faire dp5dre l'indp5dance de quelque autre *ose1 en v\lant r5dre ncessaire la lib]t4 ,et de mme1 si on v\lait dmontr] p> quelle ncessit j'aime autrui1 on aurait dmontr p> quelle ncessit je n'aime pas4 ,les cl>ts de la logique ab/raite ou de la mcanique1 t\rnes v]s le dehors1 s]ai5t ici des obscurits4 ,l'am\r ds9tress1 s'il exi/e1 ne p\rra se voir et s'affirm] lui-mme qu'en se v\lant et en se crant lui-mme4 ,pr5ds g>de1 ,psy* trop curieuse6 la lampe que tes ma9s ti5n5t1 alim5te p> les *oses extrieures1 n'a qu'une flamme propre clair] l'extrieur3 devant elle l'am\r s'van\it2 si tu veux voir l'am\r1 reg>de dans ton coeur4 ,aussi1 tant que notre volont n'aime pas1 tant qu'elle n'exi/e que p\r elle-mme1 elle peut d\t] d'elle-mme1 p> une sorte de faiblesse app>5te qui conti5t peut-tre le secret de sa =ce morale2 en v\lant se pos] seule1 dans un isolem5t g/e1 il semble que la lib]t arrive se dtruire3 c'e/ peut-tre qu'elle e/1 p> ess5ce1 univ]selle4 ,mais notre confiance crot dans notre lib]t qu& elle devi5t ncessaire p\r les autres1 ncessaire p\r le dv\em5t1 ncessaire p\r l'am\r4 ,c'e/ alors1 c'e/ en se donnant autrui1 que la lib]t se tr\ve le mieux elle-mme4 ,p> une tonnante union des contraires dans la sphre morale1 le seul acte o je p\rrais vraim5t pr5dre possession de ma p]sonnalit1 ce s]ait celui o je me r5drais le plus imp]sonnel2 l'acte o je s]ais le plus libre1 ce s]ait celui o je m'atta*]ais autrui3 c'e/ seulem5t si je puis r5onc] moi-mme que je s]ai enf9 moi-mme4 ,l'individualit la plus haute s]ait1 a9si la plus haute univ]salit1 et la suprme exaltation des p]sonnes s]ait la suprme union des p]sonnes4 ,p> l'acte moral de dv\em5t1 n\s travaillons cette union progressive1 cette pntration mutuelle des volonts1 cette sorte de rpublique o t\s s]ai5t libres1 gaux et frres4 ,avons-n\s la c]titude que notre dv\em5t ne s]a pas va98 ,avons-n\s mme la c]titude que notre ds9tressem5t e/ rel1 ou rellem5t libre8 ,non2 cep5dant n\s agissons1 et cette action dans l'inc]titude e/ peut-tre elle-mme une =me suprieure du ds9tressem5t4 ,la plus problmatique des ides spculatives1 celle de lib]t1 vi5t se confondre avec l'acte le plus pratique de la moralit4 ,o cesse la sci5ce doit comm5c] la mtaphysique1 et surt\t cette mtaphysique en action1 plus pr(onde peut-tre que la mtaphysique ab/raite1 cette posie de la vie1 plus inspire peut-tre que la sci5ce3 v]tu1 dv\em5t1 am\r d'autrui4 99 99 99 99 99 ,en df9itive1 plus les coles positivi/es et utilitaires de notre poque n\s montr5t dans t\tes les actions la "p de l'in/9ctif gsme1 mme s\s les =mes suprieures de l'altruisme1 plus clate le contra/e de la ralit mieux connue avec l'idal vraim5t moral que l'humanit s'ob/9e p\rsuivre4 ,cet idal exi/e t\t au mo9s dans l'intellig5ce1 et n\s avons ma9t5ant le droit de dire que1 de l1 il peut pass] dans les actes4 ,le philosophe antique qui fut le plus pris du monde des ides1 ,platon1 n'avait donc pas tort d'oppos] la ,ncessit l',intellig5ce1 et de croire qu'on devi5t peu peu semblable l'idal que l'on contemple4 ,prom?e semble fix p\r jamais au dur ro*] de la matire3 les li5s de la ,ncessit l'envelopp5t de t\tes p>ts2 il reg>de aut\r de lui et ne voit ri5 qui puisse faire tomb] ses *anes2 sa premire p5se e/ une p5se de dc\ragem5t1 ses premires p>oles sont des pla9tes3 !r imm5se1 v5ts l'aile rapide1 s\rces des fleuves1 innombrables ondulations des flots de la m]1 voyez comm5t les dieux trait5t un dieu6 ,il semble que le j\r qui doit t]m9] ce supplice ne se lv]a jamais4--,p\rtant1 dans ce corps captif une p5se habite qui ne connat po9t de bornes1 qui s\met t\tes *oses1 mme l'av5ir1 ses propres lois1 qui pntre les secrets de la ncessit mme1 qui dom9e le temps1 l'espace et le nombre1 sj\r de s]vitude1 et qui entrevoit l'inf9i1 sphre de lib]t4 ,l'ide de lib]t e/ l't9celle inext+uible ravie au foy] des dieux4 ,a cette ide rpond un dsir que ri5 de born ne peut satisfaire2 mais ce dsir insatiable1 qui l'ait le supplice de ,prom?e1 prp>e aussi sa dlivrance3 le dieu esclave porte dj la lib]t dans sa p5se et dans son coeur4 ,la ncessit1 du j\r o elle a t comprise p> l'intellig5ce1 comm5ce tre va9cue3 savoir comm5t les li5s sont n\s1 c'e/ savoir aussi comm5t on peut les dn\]4 ,l'un aprs l'autre1 en effet1 ,prom?e les dn\e3 p> la sci5ce1 p> les arts1 il semble r5dre ses *anes plus flexibles et rec\vr] peu peu la lib]t de ses m\vem5ts4 ,nanmo9s1 ses li5s ont beau dev5ir de plus en plus tnus et presque invisibles1 il les retr\ve p> la rflexion1 il les retr\ve t\j\rs4 ,en mme temps qu'il s'y voit envelopp1 il y voit aussi t\s les autres hommes3 il voit s'agit]1 il voit s\ffrir ceux qui ont reu le feu du ciel2 il ent5d aut\r de lui non pas seulem5t les gmissem5ts de la nature1 mais ceux de l'humanit1 ocan dont les pla9tes rpond5t aux si5nes2 il s'oublie en ent5dant la voix de ses frres2 en ap]cevant les *anes o ils se dbatt5t1 il ne voit plus celles dont il e/ lui-mme ent\r2 sa p5se et son coeur vol5t v]s eux3 il v\drait les sec\rir4 ,un d]ni] et inflexible li5 le reti5t encore2 un infran*issable ob/acle le sp>e de ceux qu'il v\drait sauv] p> son propre sacrifice4 ,p\rtant1 la m]veille que la p5se et le dsir *]*ai5t en va91 un suprme lan de l'am\r p>at l'avoir accomplie3 en v\lant faire tomb] les *anes de ses frres1 ,prom?e a fait tomb] les si5nes2 il e/ prs d'eux1 il e/ eux1 il e/ en eux3 autant qu'il e/ possible l'homme1 il e/ libre4 ,,f9 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,pr,,face ,,premi,,re ,,p>tie ,,re*]*e ,d',,une ,,conciliation ,,pratique ,,et ,,de ,,ses ,,limites ,,*apitre ,,premi] ,l',,id,e ,,de ,,lib]t1 ,,moy5 ,,t]me ,,pratique ,,entre ,,les ,,doctr9es ,,contraires4--,,g5,,se ,,de ,l',,id,e ,,de ,,lib]t ,i4 ,g5se de l'ide de lib]t4 ,,ii4 ,puissance pratique cre en n\s p> l'ide de lib]t et p> la p]suasion que n\s sommes pratiquem5t libres4--,evolution laquelle le dt]m9isme e/ a9si am5 dans la pratique4 #a ,,*apitre ,,deuxi,,me ,,le ,,de/9 ,,absolu ,,et ,,son ,,id5tit ,,pratique ,,avec ,,le ,,has>d ,,absolu4--,,premi,,re ,,influ5ce ,,de ,l',,id,e ,,de ,,lib]t ,le de/9 absolu1 premire ide d'une lib]t inconditionnelle4 ,rsultats pratiques de cette ide4 ,critique du sophisme p>esseux4--,le has>d absolu4--,rsultats moraux du fatalisme absolu4 #ai ,,*apitre ,,troisi,,me ,,jusqu',o ,,peut ,,all] ,,la ,,conciliation ,,du ,d,,t]m9isme ,,et ,,de ,,la ,,lib]t ,,dans ,l',,ordre ,,physique ,,et ,,dans ,l',,ordre ,,social ,i4 ,rapports de l'homme avec la nature extrieure4--,conduite de l'automate spirituel devant la nature4 ,,ii4 ,rapports de l'homme avec la vrit conue p> son intellig5ce4 ,l'automate spirituel p\rrait-il *]*] le vrai et dlibr] sur le meilleur8 ,,iii4 ,rapports de l'homme avec ses semblables4 ,comm5t les automates spirituels se conduirai5t-ils les uns l'g>d des autres8--,valeur des preuves de la lib]t qu'on prt5d tir] des m5aces et des prires1 des conseils et des ordres4--,argum5t du p>i4--,argum5ts tirs de la confiance que n\s avons dans la lib]t de nos semblables4 ,analyse des ides de promesse et de contrat4 ,,iv4 ,l'ordre social dans le dt]m9isme et dans la doctr9e de la lib]t4 ,le contrat social4 ,valeur des preuves du libre arbitre tires de l'exi/5ce des lois sociales et de leur sanction4 ,responsabilit et imputabilit lgales4 ,v4 ,le droit social dans le dt]m9isme4 #bd ,,*apitre ,,quatri,,me ,,re*]*e ,d',,une ,,conciliation ,,du ,d,,t]m9isme ,,et ,,de ,,la ,,lib]t ,,dans ,l',,ordre ,,moral4 ,,limites ,,de ,,cette ,,conciliation ,i4 ,possibilit d'un accord sur les sries de moy5s et de f9s secondaires p> lesquels peut tre atte9te la f9 morale4 ,,ii4 ,jusqu' quel po9t la conception de la f9 suprme ou du bi5 e/-elle modifie p> les diffr5tes manires de concevoir la volont8 ,,iii4 ,la morale idale1 une fois con/ruite1 peut-elle tre ralise p> la volont dans l'hypo?se dt]m9i/e8 #dg ,,deuxi,,me ,,p>tie ,,re*]*e ,d',,une ,,conciliation ,,?,,orique ,,et ,,de ,,ses ,,limites ,,livre ,,premi] ,exam5 critique de l'indt]m9isme et du dt]m9isme4 ,,*apitre ,,premi] ,,avons-,,n\s ,,consci5ce ,,de ,l',,activit ,,et ,,de ,,la ,,lib]t ,i4 ,avons-n\s consci5ce de l'action1 dans son contra/e avec la passion4 ,,ii4 ,avons-n\s consci5ce de la puissance1 dans son contra/e avec les actes p>ticuli]s4 ,,iii4 ,avons-n\s consci5ce du moi1 comme c5tre commun de l'action et de la puissance4 #fg ,,*apitre ,,deuxi,,me ,l',,ind,,t]m9isme ,,psy*ologique4--,,la ,,lib]t ,d',,indiff,,r5ce ,i4 ,l'indt]m9ation p>tielle dans la s5sibilit et dans l'intellig5ce4 quilibre artificiel et prval5ce artificielle des ides4 ,,ii4 ,l'indt]m9ation dans la volont4 ,critique de ,reid4 ,,iii4 ,comm5t la dt]m9ation succde l'indt]m9ation4--,peut-on *oisir avec rflexion entre deux *oses indiffr5tes1 et o f9it la "p de la lib]t dans ce *oix8 ,expri5ces psy*ologiques4 ,analyse des faits de caprice et d'ob/9ation4 #ic ,,*apitre ,,troisi,,me ,,la ,,lib]t ,d',,indiff,,r5ce ,,et ,,le ,,libre ,,arbitre ,,dans ,l',,ind,,t]m9isme ,,spirituali/e ,i4 ,quatre manires diffr5tes de se reprs5t] le rapport des motifs la volition4 ,,ii4 ,exam5 des ef=ts du spiritualisme p\r di/+u] le libre arbitre de la lib]t d'indiffr5ce4--,avons-n\s consci5ce du libre arbitre1 soit comme fait1 soit comme condition suprieure aux faits4--,artifice du cl9am5 inf9itsimal qu'on p\rrait imag9]4 ,son insuffisance4 #ajg ,,*apitre ,,quatri,,me ,,la ,,lib]t ,d',,indiff,,r5ce ,,et ,,le ,,libre ,,arbitre ,,dans ,l',,ind,,t]m9isme ,,ph,,nom,,ni/e ,i4 ,c]cle vicieux de l'indt]m9isme phnomni/e4 ,,ii4 ,syn?se et analyse artificielles dans l'indt]m9isme phnomni/e4 ,,iii4 ,consqu5ces psy*ologiques4--,l'indt]m9isme de la p5se et du jugem5t dans la dlibration4--,prt5due impossibilit de la c]titude dans le dt]m9isme4 #aag ,,*apitre ,,c9qui,,me ,l',,ind,,t]m9isme ,m,,canique ,i4 ,hypo?se d'une direction du m\vem5t dans l'espace sans cration de =ce4 ,,ii4 ,hypo?se d'un quilibre et d'une bifurcation d'intgrales4 ,,iii4 ,hypo?se d'une rupture d'quilibre p> une =ce inf9im5t petite4 ,,iv4 ,hypo?se d'un emploi du temps laissant place l'indt]m9ation4 #ach ,,*apitre ,,sixi,,me ,l',,ind,,t]m9isme ,m,,taphysique ,,dans ,l',,ordre ,,du ,,temps ,i4 ,la cont+5ce des futurs et sa prt5due vrification p> les att5tes gales dans les jeux de has>d4 ,,ii4 ,la cont+5ce des futurs et sa prt5due vrification p> les lois de la /ati/ique4 ,,iii4 ,critique de l'ide de cont+5ce des possibles4 #afc ,,*apitre ,,septi,,me ,,le ,,pr9cipe ,,du ,d,,t]m9isme ,,et ,,sa ,,limite ,,dans ,l',,id,e ,,de ,,lib]t ,i4 ,pr9cipe du dt]m9isme intellectuali/e et mcani/e4--,l'intelligibilit univ]selle et ses conditions3 univ]salit des lois1 p]man5ce de la quantit de matire phnomnale1 rciprocit univ]selle des phnomnes4--,rduction de ces trois pr9cipes celui de la causalit phnomnale4--,comm5t un mme pr9cipe1 selon ,kant1 r5d la fois possible l'intellection dans le sujet p5sant1 l'intelligibilit dans l'objet p5s4--,insuffisance de ce pr9cipe p\r expliqu] la ralit du sujet et celle de l'objet4 ,,ii4 ,pr9cipe du dt]m9isme dynami/e4--,l'quival5ce mcanique n'exclut pas le progrs intrieur et psy*ique4--,ide de la causalit effici5te4--,que la notion de temps n'e/ plus aussi intimem5t lie cette ide4--,comm5t n\s t5dons la dpass] en n\s levant du successif au simultan et du simultan au p]man5t4 ,,iii4 ,limite du dt]m9isme4--,valeur relative et symbolique du dt]m9isme4--,l'ide de lib]t suprieure au temps4--,df9ition de cette ide4--,son c>actre problmatique4--,son id5tit avec celle d'absolu4 #aha ,,*apitre ,,huiti,,me ,l',,ind,,t]m9isme ,m,,taphysique ,,dans ,,le ,,monde ,,intemporel ,i4 ,la lib]t dans le monde intemporel1 selon ,kant4 ,,ii4 ,critique de la lib]t intemporelle et transc5dante admise p> ,kant et ,s*op5hau]4 ,,iii4 ,conclusion4 ,ncessit d'une syn?se de la lib]t et du dt]m9isme dans l'ordre imman5t4 #aii ,,livre ,,deuxi,,me ,re*]*e d'une syn?se ?orique4 ,,*apitre ,,premi] ,,=ce ,,efficace ,,de ,l',,id,e ,,de ,,lib]t ,,selon ,,la ,,?,,orie ,,des ,,id,,es-,,=ces ,i4 ,notion syn?tique de la lib]t psy*ologique4--,re*]*e de la notion o p\rrai5t concid]1 dans ce qu'ils ont de positif1 le sy/me de la dt]m9ation et celui de l'indiffr5ce4 ,,ii4 ,idal mtaphysique de l'acte libre4--,l'acte libre doit avoir la lib]t et p\r f9 et p\r cause4--,mcanisme et organisme de la lib]t1 que n\s *]*ons ralis]4 ,,iii4 ,l'volution v]s la lib]t et ses trois mom5ts4--,evolution ncessaire p\r arriv] produire des actes ayant comme f9 l'ide de lib]t4 ,,iv4 ,l'ide-=ce de lib]t comme complm5t du naturalisme4--,objections et rponses4--,l'ide de lib]t1 quival5t et sub/itut de la lib]t dans l'ordre logique1 ma?matique et mcanique4 ,v4 ,l'ide-=ce de lib]t comme complm5t de l'idalisme4--,introduction d'un n\vel lm5t dans les ?ories de ,leibnitz et de ,kant4 ,,vi4 ,l'ide de lib]t et l'ide de l'av5ir4--,influ5ce des ides du temps et de l'av5ir sur le dt]m9isme4 ,raction de l'ide sur le fait et de la prvision sur l'action4 #bba ,,*apitre ,,deuxi,,me ,,puissance ,,efficace ,,du ,d,,sir ,,de ,,la ,,lib]t4--,i4 ,,lib]t ,,et ,s,,lection ,,naturelle4--,,ii4 ,,lib]t ,,et ,,f9alit ,,imman5te ,i4 ,lib]t et slection naturelle4 ,application des ?ories de ,lam>ck et de ,d>w94 ,,ii4 ,lib]t et f9alit4 ,sub/itution du dt]m9isme des causes f9ales au dt]m9isme des causes effici5tes4 ,organisme produit p> le dsir de lib]t4 ,,iii4 ,c>actre relatif du mcanisme et de la f9alit4--,leur impuissance exprim] le fond de l'activit univ]selle4--,flicit et lib]t4 #beb ,,*apitre ,,troisi,,me ,r,,le ,,de ,l',,id,e ,,et ,,du ,d,,sir ,,de ,,la ,,lib]t ,,dans ,,la ,,=mation ,,de ,,la ,,connaissance4--,,?,,orie ,,de ,,la ,,projection ,,du ,,moi ,i4 ,les fonctions intellectuelles1 au po9t de vue subjectif4--,en t5dant l'univ]salit1 elles t5d5t satisfaire le dsir de lib]t4 ,ab/raction1 gnralisation1 affirmation1 induction et croyance4 ,,ii4 ,explication du passage l'objectif1 puis du passage l'univ]sel1 p> un dveloppem5t du dsir et du v\loir4--,?orie de la projection du moi4 #bfe ,,*apitre ,,quatri,,me ,r,,le ,,de ,l',,id,e ,,et ,,du ,d,,sir ,,de ,,la ,,lib]t ,,dans ,,le ,,s5tim5t ,,du ,,beau ,i4 ,le s5tim5t du beau4 ,c>actre ds9tress du jugem5t et du s5tim5t e/htiques4 ,,ii4 ,app>5ce de la lib]t dans la beaut mme4--,?ories de ,plot9 et de ,kant4 ,,iii4 ,la grce comme symbole de la lib]t4--,insuffisance du po9t de vue e/htique p\r tablir la ralit de la lib]t4 #bgf ,,*apitre ,,c9qui,,me ,l',,id,e ,,et ,,le ,d,,sir ,,de ,,la ,,lib]t ,,dans ,l',,am\r ,d',,autrui ,i4 ,idal de l'am\r4--#a ,le sujet aimant n\s app>at comme devant tre d\ de volont et mme de volont libre4 #b ,l'objet aim n\s app>at comme devant tre d\ de volont libre4 ,conclusion3 l'am\r idal s]ait une union de lib]ts4 ,,ii4 ,ralit de l'am\r4--,l'am\r rel1 en n\s1 e/ d'abord un am\r ncessaire2 mais n\s concevons et dsirons un am\r libre1 et n\s agissons s\s cette ide1 dont la ralisation absolue demeure invrifiable4 ,ncessit de pass] au po9t de vue moral4 #bha ,,*apitre ,,sixi,,me ,,"p ,,de ,l',,id,e ,,de ,,lib]t ,,dans ,,la ,,conception ,,de ,,la ,,moralit2 ,,con/ruction ,,des ,,id,,es ,,directrices ,,de ,,la ,,morale ,i4 ,introduction de l'ide de lib]t dans l'idal moral4 ,la lib]t comme fond de l'idal moral ou f9 de la moralit4 ,id5tit de la lib]t et du ds9tressem5t4 ,conciliation du platonisme1 du *ri/ianisme et du kantisme4 ,,ii4 ,la lib]t comme =me de la moralit et condition ncessaire p\r la ralisation de l'idal moral4 ,,iii4 ,con/ruction des ides directrices de la morale4 ,sub/itution de l'idal p]suasif l'impratif catgorique4 #bic ,,*apitre ,,septi,,me ,,les ,,ant9omies ,,de ,,la ,,responsabilit4--,,la ,,lib]t ,,e/-,,elle ,,conciliable ,,avec ,,le ,d,,t]m9isme8 #a ,,dans ,,la ,r,,alisation ,,du ,,bi5 ,,id,,al2 #b ,,dans ,,la ,r,,alisation ,,du ,,mal ,i4 ,les ant9omies de la responsabilit4--,de l'imputabilit ou attribution des actes au moi4--,ncessit d'un li5 entre le moi et ses actes4 ,abs5ce de ce li5 dans l'indt]m9isme4--,ncessit d'un li5 entre le moi et la cause univ]selle4--,l'idal moral doit tre suprieur aux ides d'indt]m9isme et de dt]m9isme4 ,,ii4 ,la lib]t e/-elle conciliable avec le dt]m9isme dans la ralisation du bi5 idal8--,p\r qu'il y ait lib]t dans l'am\r du bi51 e/-il ncessaire qu'il y ait un rel indt]m9isme dans la volont4--,l multiplicit des objets de v\loir contraires augm5te-t-elle ou dim9ue-t-elle p> le progrs de la lib]t4--,comm5t la puissance du plus fonde la puissance du mo9s et en dtruit en mme temps l'ex]cice4--,comp>aison entre l'impossibilit d'une action p> manque de puissance et son impossibilit p> excs de puissance4 ,dt]m9isme moral de ,socrate et de ,platon4--,la sci5ce du s\v]a9 bi51 admisep> eux1 n'e/ qu'un idal4--,"p de l'op9ion et l'am\r dans l'accomplissem5t du bi54--,conclusion4--,la dt]m9ation morale et la lib]t4 ,,iii4 ,la lib]t e/-elle conciliable avec le dt]m9isme dans la ralisation du mal moral4 ,exam5 de la doctr9e qui admet la fois la lib]t dans le bi5 et l'abs5ce de lib]t dans le mal4--,raisons en faveur de cette doctr9e4--,ses consqu5ces3 suppression du mal absolu1 de la ha9e1 du dmrite absolu1 de l punition expiatoire1 de la damnation4 ,raisons dfavorables la doctr9e prcd5te3 excuse qu'elle f\rnit l'individu p\r ses propres fautes4 ,conclusion3 nature relative de nos ides sur l'individualit et l'univ]sel4--,rgles pratiques qui en driv5t4 #cjj ,,conclusion ,i4 ,m\vem5t de la philosophie mod]ne en ,allemagne1 en ,anglet]re et en ,france4 ,,ii4 ,rsum de la m?ode suivie p\r la re*]*e d'une conciliation4 ,moy5s-t]mes sci5tifiques int]cals entre les doctr9es adv]ses4 ,,iii4 ,inductions mtaphysiques4--,problme f9al et ncessit de le rs\dre moralem5t p> l'action4 #cch