,au lecteur ,cette v]sion lectronique reproduit dans son intgralit la v]sion orig9ale4 ,la ponctuation n'a pas t modifie hormis quelques corrections m9eures4 ,l'or?ographe a t cons]ve4 ,seuls quelques mots ont t modifis4 ,la li/e des modifications se tr\ve la f9 du texte4 ,,trait ,l,,m5taire ,,de ,,la ,,pe9ture4 ,illu/ration n #a3 ,,leon>d ,,de ,,v9ci ,,sur ,,la ,,pe9ture ,,trait ,l,,m5taire ,,de ,,la ,,pe9ture1 ,,p> ,l,,on>d ,,de ,,v9ci2 ,avec #eh figures d'aprs les dess9s orig9aux de le ,,p\ss91 dont #cd en taille-d\ce4 ,n\velle dition1 revue1 corrige et augm5te de la ,vie de l',auteur4 ,a ,,p>is1 ,*ez ,,det]ville1 ,libraire1 rue du ,battoir1 n4 #af4 ,,an ,,xi--#ahjc4 ,,pr,,face4 ,lon>d de ,v9ci a t\j\rs t reg>d comme le plus savant dans t\tes les p>ties de la ,pe9ture2 c'toit le s5tim5t du clbre ,p\ss91 qui avoit si =t tudi les pr9cipes et les rgles de son art1 et il a s\v5t av\ ses amis qu'il avoit tir des ouvrages de ,lon>d les connoissances qu'il avoit acquises4 ,aprs cela ne doit-on pas tre surpris que le ,trait de ,lon>d de ,v9ci sur la ,pe9ture n'ait p>u p\r la premire fois qu'en #afea8 ,les ,itali5s1 qui sont si jal\x de la gloire de leur nation1 l'avoi5t entre les ma9s1 et il s]oit encore enseveli dans la p\ssire de quelque cab9et1 si les ,franois ne l'avoi5t fait imprim]2 il le fut en #afea1 en itali5 et en franois4 ,m4 ,du ,frne joignit l'dition itali5ne qu'il en fit1 la ,vie de ,lon>d qu'il avoit compose en itali53 celle que je donne en franois n'en e/1 p\r a9si dire1 que la traduction3 j'y ai seulem5t aj\t ce qui se tr\ve sur ,lon>d dans ,vas>i1 dans ,flibi51 et dans ceux qui ont crit sur la ,vie et les ,ouvrages des ,pe9tres4 ,j'ai tir beauc\p de *oses d'un manuscrit qui m'a t prt p> un curieux3 ce sont des ,mmoires en itali5 p\r s]vir l'hi/oire de ,lon>d de ,v9ci4 ,l'auteur de ces ,mmoires e/ le pre ,mazz5ta1 b>nabite ,milanois1 qui a eu entre les ma9s les papi]s de ,lon>d1 c'e/--dire1 les ,traits qu'il a composs1 et les dess9s qu'il a faits4 ,les figures de l'dition que je donne au public sont graves d'aprs les dess9s orig9aux du ,p\ss91 qui sont la f9 du manuscrit dont je vi5s de p>l]4 ,j'ai cru que ces figures ne dvoi5t tre qu'au simple trait2 on en voit mieux le cont\r2 des dess9s f9is auroi5t r5du le livre plus *]1 et n'auroi5t t d'aucun sec\rs2 ils ne sont ncessaires que lorsqu'il faut donn] du relief aux figures1 ou lorsqu'on veut exprim] p> la gravure la dim9ution des te9tes1 la nature des corps qu'on reprs5te1 et la qualit des t(fes qui =m5t les drap]ies2 et je n'ai donn des dess9s f9is qu'en ces occasions4 ,on doit reg>d] cette dition comme une rimpression de la v]sion en franois que ,m4 de ,*ambray avoit donne en #afea1 du ,trait de la ,pe9ture de ,lon>d de ,v9ci3 j'av\e cep5dant que j'ai t oblig d'y *ang] beauc\p de *oses2 il y a plus de soixante-dix ans qu'elle e/ faite1 et en bi5 des endroits elle ne s]oit pas auj\rd'hui supportable4 ,d'ailleurs1 soit mprise de la "p de l',auteur de la ,traduction1 soit inadv]tance de la "p de l',imprimeur1 il y a quelquefois dans la v]sion en franois de #afea1 des *oses diffr5tes de ce qui e/ dans l'orig9al itali51 et ces diffr5ces tabliss5t des *oses fausses et contraires la p5se et au desse9 de ,lon>d de ,v9ci4 ,,la ,,vie ,,de ,l,,on>d ,,de ,,v9ci4 ,lon>d de ,v9ci naquit au *teau de ,v9ci1 situ dans le ,val d',arno1 assez prs et au-dess\s de ,flor5ce4 ,son pre1 ,pi]re de ,v9ci1 qui toit peu favoris de la =tune1 l'ayant vu s\v5t dess9] lorsqu'il n'toit encore qu'enfant1 rsolut d'aid] l'incl9ation qu'il avoit p\r la ,pe9ture2 il le m5a ,flor5ce1 et le mit s\s la conduite d',&r ,v]oc*io1 son ami1 qui avoit quelque rputation p>mi les ,pe9tres de ,flor5ce4 ,&r promit d'lev] avec so9 et de =m] son n\veau disciple1 et il y fut engag autant cause des belles dispositions qu'il rem>qua dans le jeune ,lon>d1 que p> l'amiti qu'il avoit p\r son pre4 ,en effet1 ,lon>d faisoit dj p>otre une vivacit et une politesse =t au-dessus de son ge et de sa naissance4 ,il tr\va *ez son matre de quoi cont5t] la =te incl9ation qu'il avoit p\r t\s les arts qui dp5d5t du dess92 c> ,&r n'toit pas seulem5t pe9tre1 il toit aussi sculpteur1 ar*itecte1 graveur et orfvre4 ,lon>d pr(ita si bi5 des leons de ,v]oc*io1 et fit de si gr&s progrs s\s sa conduite1 qu'il le surpassa lui-mme4 ,cela p>ut1 p\r la premire fois1 dans un tableau du ,baptme de ,notre-,seigneur1 qu',&r avoit entrepris p\r les religieux de ,valombreuse1 qui sont hors de la ville de ,flor5ce2 il v\lut que son lve l'aidt le faire1 et il lui donna pe9dre la figure d'un ange qui ti5t des drap]ies2 mais il s'en rep5tit bi5tt1 c> la figure que ,lon>d avoit pe9te effaoit t\tes celles du tableau4 ,&r en eut tant de *agr91 que1 quittant ds-lors la palette et les c\leurs1 il ne se mla plus de pe9ture4 ,lon>d crut alors n'avoir plus beso9 de matre2 il sortit de *ez ,&r et se mit travaill] seul2 il fit quantit de tableaux qu'on voit ,flor5ce4 ,il fit aussi1 p\r le roi de ,portugal1 un c>ton p\r des tapiss]ies o il avoit reprs5t ,adam et ,eve dans le p>adis t]re/re2 le paysage toit d'une gr&e beaut1 et les mo9dres p>ties en toi5t f9ies avec beauc\p de so94 ,son pre lui dem&a dans le mme temps un tableau p\r un de ses amis du b\rg de ,v9ci2 ,lon>d rsolut de faire quelque *ose d'extraord9aire2 p\r cela il reprs5ta les animaux dont on a le plus d'horreur2 il les agr\pa si bi5 et les mit dans des attitudes si biz>res1 que je ne crois pas que la tte de ,mduse1 dont les potes ont tant p>l1 eut des effets plus surpr5ans1 tant on toit effray en voyant le tableau de ,lon>d4 ,son pre qui comprit qu'une aussi belle pice n'toit pas un prs5t faire un homme de la campagne1 v5dit ce tableau des m>*&s1 desquels le duc de ,milan l'a*eta trois c5ts flor9s4 ,lon>d fit ensuite deux tableaux qui sont =t e/ims4 ,dans le premi] il a reprs5t une ,vi]ge2 ce tableau e/ d'une gr&e beaut3 on y voit un vase ple9 d'eau dans lequel il y a des fleurs2 le ,pe9tre y a rp&u1 p> des reflets1 une foible c\leur r\ge que la lumire en tombant sur les fleurs porte sur l'eau4 ,clm5t ,,vii a eu ce tableau4 ,le second e/ un dess9 qu'il fit p\r ,anto9e ,segni son ami2 il y a reprs5t ,neptune sur un *> tran p> des *evaux m>9s1 ent\rs de tritons et de div9its de la m]4 ,le ciel p>ot rempli de nuages que les v5ts p\ss5t de t\s cts1 les flots sont agits et la m] e/ en furie4 ,ce dess9 e/ t\t--fait dans le gt et le c>actre de ,lon>d1 c> il avoit l'esprit va/e et l'imag9ation vive2 et quoiqu'il st bi5 que la ju/esse des proportions e/ la s\rce de la vritable beaut1 il aimoit la folie les *oses extraord9aires et biz>res3 de sorte que s'il r5controit p> has>d quelqu'un qui et quelque *ose de ridicule ou d'affreux dans son air et dans ses manires1 il le suivoit jusqu' ce qu'il et l'imag9ation bi5 remplie de l'objet qu'il considroit2 alors il se retiroit *ez lui1 et en faisoit une esquisse4 ,paul ,lomazzo1 dans son ,trait de la ,pe9ture1 dit qu',aurelo ,lov9o avoit un livre de ,dess9s de la ma9 de ,lon>d1 qui toi5t t\s dans ce gt-l4 ,ce c>actre se rem>que dans un tableau de ,lon>d qui e/ *ez le roi4 ,il y a pe9t deux cavali]s qui combatt5t1 et dont l'un veut arra*] un drapeau l'autre2 la colre et la rage sont si bi5 pe9tes sur le visage des deux combattans1 l'air p>ot si agit1 les drap]ies sont jetes d'une manire si irrgulire1 mais cep5dant si conv5able au sujet1 qu'on e/ saisi d'horreur en voyant ce tableau1 comme si la *ose se passoit en effet devant les yeux4 ,je ne p>le po9t d'un tableau o il peignit la tte de ,mduse1 ni d'un autre o il reprs5te l',adoration des ,rois1 p>ce qu'il ne les a po9t f9is1 quoiqu'il y ait de belles ttes dans le d]ni]2 mais il avoit l'esprit si vif1 qu'il a comm5c beauc\p d'ouvrages qu'il n'a po9t a*evs4 ,il avoit d'ailleurs une si haute ide de la ,pe9ture1 et une si gr&e connoissance de t\tes les p>ties de cet art1 que malgr son feu et sa vivacit1 il lui falloit beauc\p de temps p\r f9ir ses ouvrages4 ,jamais ,pe9tre n'a peut-tre mieux su la ?orie de son art que ,lon>d4 ,il toit savant dans l'anatomie1 il avoit bi5 tudi l'optique et la gomtrie2 il faisoit cont9uellem5t des obs]vations sur t\t ce que la nature prs5te aux yeux4 ,tant d'tudes et tant de rflexions lui acquir5t t\tes les connoissances qu'un gr& ,pe9tre peut avoir1 et en fir5t le plus savant qui ait t dans cet art4 ,il ne se cont5ta pas nanmo9s de ces connoissances2 comme il avoit un esprit univ]sel et du gt p\r t\s les beaux-arts1 il les apprit t\s1 et y excella4 ,il toit bon ar*itecte1 sculpteur habile1 intellig5t dans les mcaniques3 il avoit la voix belle1 savoit la musique1 et *antoit =t bi54 ,s'il avoit vcu dans les temps fabuleux1 les ,grecs auroi5t sans d\te publi qu'il toit fils d',apollon1 le dieu des ,beaux-,arts2 ils n'auroi5t pas manqu d'appuy] leur op9ion sur ce que ,lon>d faisoit bi5 des v]s1 et qu'il avoit lui seul t\s les tal5s que les enfans et les disciples d',apollon p>tageoi5t entre eux4 ,il ne re/e qu'un seul ,sonnet de ,lon>d1 que voici2 ses autres posies se sont p]dues4 ,,sonetto ,,morale4 ,*i non pu quel *e vuol1 quel *e pu voglia1 ,*e quel *e non si pu folle vol]e4 ,adunque saggio l'huomo da t5]e1 ,*e da quel *e non pu suo vol] toglia4 ,p]o *'ogni diletto no/ro e doglia ,/ insi e no sap] vol] pot]e1 ,adunque quel sol pu *e co'l dov]e ,ne trahe la ragion fuor di sua soglia4 ,ne sempre da vol] quel *e l'huom puote1 ,spesso p> dolce quel *e torna am>o4 ,piansi gi quel *'io volsi poi *'io l'hebbi1 ,adunque tu1 ,lettor1 di que/e note1 ,s'a te vuoi esset buono1 e a gl'altri c>o1 ,vogli semp] pot] quel *e tu debbi4 ,ce qui doit surpr5dre davantage1 c'e/ que ,lon>d se plaisoit des ex]cices qui p>oiss5t =t loigns de son art2 il manioit bi5 un *eval et se plaisoit p>otre bi5 mont2 il faisoit =t bi5 des armes1 et l'on ne voyoit gure de son temps de cavali] qui et meilleur air que lui4 ,tant de belles qualits1 jo9tes des manires =t polies1 une conv]sation *>mante1 un ton de voix agrable1 en faisoi5t un homme des plus accomplis3 on re*]*oit avec empressem5t sa conv]sation1 et on ne se lassoit jamais de l'ent5dre4 ,je crois aussi que tant d'ex]cices diffr5s qui p>tageoi5t son temps1 l'ont emp* de f9ir plusieurs de ses ouvrages1 autant que son humeur prompte et vive1 et que son habilet mme1 qui ne lui p]mettoit pas de se cont5t] du mdiocre4 ,la rputation de ,lon>d se rp&it bi5tt dans t\te l',italie1 o il toit reg>d comme le premi] homme de son sicle1 p\r la connoissance des beaux-arts4 ,le duc de ,milan1 ,l\is ,s=ce1 surnomm le ,m1 le fit v5ir la c\r1 et lui donna #ejj cus de p5sion4 ,ce pr9ce1 qui v5oit d'tablir une acadmie d',ar*itecture1 v\lut que ,lon>d y entrt1 et ce fut le plus gr& bi5 que le duc pt faire cette socit4 ,lon>d en bannit les manires go?iques que les ar*itectes de l'anci5ne acadmie1 tablie c5t ans aup>avant s\s ,mi*el9o1 cons]voi5t encore1 et il ram5a t\t aux rgles du bon gt1 que les ,grecs et les ,roma9s avoi5t si heureusem5t mises en pratique4 ,ce fut alors que le duc ,l\is le ,m =ma le desse9 de faire un n\veau canal p\r conduire de l'eau ,milan3 ,lon>d fut *>g de l'excution de ce projet1 et il s'en acquitta avec un succs qui surpassa t\t ce qu'on p\voit att5dre4 ,ce canal e/ celui qu'on appelle le ,canal de ,mortesana2 sa longueur e/ de plus de deux c5ts milles2 il passe p> la ,valtel9e et p> la valle de ,*iav5na1 portant jusques s\s les murs de ,milan les eaux de l',adda1 et avec elles la f]tilit dans les campagnes et l'abondance dans la ville1 p> le comm]ce du ,p et de la m]4 ,lon>d eut bi5 d'autres difficults va9cre en faisant ce canal1 que celles qu'on avoit r5contres en travaillant l'anci5 canal qui porte les eaux du ,tes9 de l'autre ct de la ville1 et qui avoit t fait deux c5ts ans aup>avant1 du temps de la ,rpublique2 mais malgr t\s les ob/acles1 il tr\va moy5 de faire mont] et desc5dre des bateaux p>-dessus les montagnes et dans les valles4 ,p\r excut] son desse91 ,lon>d s'toit retir ,vav]ola1 o messieurs ,melzi avoi5t une maison2 il y avoit pass quelques annes occup de l'tude de la philosophie et des ma?matiques1 et il s'toit =t appliqu aux p>ties qui p\voi5t lui donn] des lumires sur l'ouvrage qu'il entrepr5oit4 ,a l'tude de la philosophie1 il joignit les re*]*es de l'antiquit et de l'hi/oire3 en l'tudiant il rem>qua comm5t les ,ptolomes avoi5t conduit l'eau du ,nil en diffr5s endroits de l'gypte1 et de quelle manire ,trajan tablit un gr& comm]ce ,nicomdie1 en r5dant navigables les lacs et les rivires qui sont entre cette ville et la m]4 ,aprs que ,lon>d eut travaill p\r la commodit de la ville de ,milan1 il s'occupa p> les ordres du duc l'embellir et l'orn] de ses pe9tures4 ,le pr9ce lui proposa de faire un tableau de la ,cne de ,notre-,seigneur p\r le rfectoire des ,dom9ica9s de ,notre-,dame de la ,grace4 ,lon>d se surpassa lui-mme dans cet ouvrage1 o l'on voit t\tes les beauts de son art rp&ues d'une manire qui surpr5d2 le dess9 e/ gr& et correct1 l'expression belle et noble1 le coloris *>mant et prcieux1 les airs de ttes y sont bi5 v>is3 on admire sur-t\t les ttes des deux sa9ts ,jacques2 c> celle du ,*ri/ n'e/ po9t a*eve4 ,lon>d avoit une si haute ide de l'humanit sa9te1 qu'il crut ne p\voir jamais exprim] l'ide qu'il s'en toit =me4 ,lorsque ,lon>d travailloit ce tableau1 le prieur du c\v5t des ,dom9ica9s lui faisoit s\v5t des pla9tes de ce qu'il ne le f9issoit po9t1 et il osa mme en p>l] au duc1 qui fit v5ir ,lon>d1 et lui dem&a o en toit son ouvrage4 ,lon>d dit au pr9ce qu'il ne lui re/oit plus que deux ttes faire1 celle du ,sauveur et celle de ,judas2 qu'il ne comptoit po9t f9ir celle du ,*ri/1 p>ce qu'il ne croyoit po9t p\voir exprim] avec le p9ceau les p]fections de son humanit2 mais que celle de ,judas1 il la f9iroit bi5tt1 p>ce que p\r exprim] le c>actre de l'av>ice1 il n'avoit qu' reprs5t] le prieur des ,dom9ica9s1 qui rcomp5soit si mal la pe9e qu'il pr5oit f9ir ce tableau4 ,cet ouvrage a t\j\rs t reg>d comme le plus beau qui soit sorti des ma9s de ,lon>d4 ,le mom5t qu'il a *oisi de l'hi/oire qu'il a pe9te1 e/ celui o ,jsus-,*ri/ dcl>e ses ,aptres qu'un d'eux le trahira3 les s5tim5s qui dur5t natre dans l'ame des ,aptres1 sont bi5 reprs5ts1 et les expressions de d\leur1 de cra9te1 d'inquitude1 sont admirables3 on rem>que dans ,judas t\s les traits qui peuv5t faire connotre un sclrat et un homme dv\ au crime3 aussi l'expression toit de t\tes les p>ties de la ,pe9ture celle dans laquelle excelloit ,lon>d4 ,franois ,i] tr\va ce tableau si beau lorsqu'il le vit ,milan1 qu'il v\lut l'avoir1 et le faire port] en ,france2 mais cela ne put se faire1 p>ce que cette hi/oire e/ pe9te sur un mur1 et occupe un espace de plus de tr5te pi$s en hauteur et en l>geur4 ,on croit que la copie de ce tableau1 qui se voit ,p>is ,s4 ,g]ma9-l',aux]rois1 a t faite p> ordre de ,franois ,i]4 ,lomazzo1 disciple de ,lon>d1 en a fait aussi une copie en gr&3 elle e/ ,milan1 ,s4 ,b>nab4 ,ces deux copies donn]ont dans la suite aux ,pe9tres et aux curieux une ide des beauts de l'orig9al3 c> il e/ auj\rd'hui entirem5t gt1 ,lon>d l'ayant pe9t l'huile sur un mur qui n'toit pas bi5 sec1 et dont l'humidit a effac les c\leurs4 ,on voit1 dans le mme rfectoire des ,dom9ica9s1 un tableau o ,lon>d a pe9t le duc ,l\is le ,m1 et la du*esse ,batrix sa femme3 ces deux figures sont g5\x2 d'un ct on voit leurs enfans1 et de l'autre un ,*ri/ la croix4 ,il peignit encore environ dans le mme temps une ,nativit de ,notre-,seigneur p\r le duc ,l\is3 elle e/ auj\rd'hui dans le cab9et de l',emp]eur4 ,il ne faut pas s'tonn] que les tableaux de ,lon>d fuss5t si e/ims et si re*]*s1 il leur donnoit beauc\p de =ce p> une tude p>ticulire qu'il avoit faite de l'anatomie2 et p\r connotre fond cette p>tie de la ,pe9ture1 si ncessaire ceux qui veul5t dess9] correctem5t1 il avoit eu s\v5t des confr5ces avec ,m>c-,anto9e de la ,t\r1 pr(esseur d'anatomie ,pavie1 et qui crivoit sur l'anatomie4 ,il fit mme un livre enti] de ,dess9s1 rempli de figures dess9es d'aprs le naturel1 que ,franois ,melzi1 son disciple1 a eu2 et un autre p\r ,g5til ,borrome1 matre d'armes3 ce livre ne cont5oit que des combats d'hommes pi$ et *eval1 et ,lon>d avoit eu so9 d'y donn] des exemples de t\tes les rgles de l'art1 et de les rduire p\r a9si dire en pratique dans les combats qu'il avoit reprs5ts4 ,il composa aussi div]s ,traits p\r les ,pe9tres de l'acadmie de ,milan1 dont il toit directeur2 et ce fut p> ses so9s et p> ses tudes qu'elle dev9t bi5tt florissante4 ,aprs la mort de ,lon>d1 ses ouvrages fur5t ab&onns1 et demeurr5t long-temps *ez messieurs ,melzi1 dans leur maison de ,vav]ola1 et ensuite ils fur5t disp]ss de t\s cts1 comme je le dirai dans la suite4 ,lon>d de ,v9ci se retiroit s\v5t ,vav]ola *ez messieurs ,melzi1 p\r tudi] plus tranquillem5t1 sans tre int]rompu p> les visites de ses amis et p> les so9s de l'acadmie2 et ce fut durant le sj\r de plusieurs annes qu'il y fit1 qu'il composa la plup>t de ses ouvrages4 ,mais les gu]res d',italie tr\blr5t son repos1 et ru9r5t l'acadmie de ,milan4 ,t\s les ,pe9tres que ,lon>d avoit =ms ont si bi5 imit sa manire1 qu'on pr5d s\v5t leurs ouvrages p\r ceux de ,lon>d mme2 ils se dissipr5t aprs la dfaite du duc ,l\is le ,m1 l'an #aejj1 qui fut am5 prisonni] en ,france1 o il m\rut au *teau de ,lo*es4 ,l',italie entire pr(ita de cette disgrace2 c> les disciples de ,lon>d1 qui toi5t eux-mmes =t habiles1 se rp&ir5t de t\s cts4 ,il avoit =m des ,pe9tres1 des ,sculpteurs1 des ,ar*itectes1 des ,graveurs1 qui savoi5t =t bi5 taill] le cri/al et t\tes sortes de pi]res prcieuses1 des ouvri]s =t ent5dus dans la fonte des mtaux4 ,on vit sortir de l'cole de ,milan1 ,franois ,melzi1 ,cs> ,se/o1 g5tilhomme ,milanois1 ,b]n>d ,lov9o1 ,&r ,sala9o1 ,m>c-,uggioni1 ,anto9e ,boltraffio1 ,gobbo1 trs-bon ,pe9tre et habile ,sculpteur1 ,b]nazzano1 excell5t paysagi/e1 ,paul ,lomazzo et plusieurs autres4 ,se/o et ,lov9o1 sont ceux qui ont eu le plus de rputation1 mais ,lomazzo les auroit surpass t\s1 s'il n'avoit p]du la vue la fleur de son ge3 depuis cet accid5t1 ne p\vant plus travaill] de pe9ture1 il composa des ,livres des leons qu'il avoit reues de ,lon>d1 et il les propose comme un modle accompli ceux qui veul5t excell] dans la pe9ture4 ,annibal ,fontana1 qui savoit si bi5 polir le m>bre1 et taill] les pi]res prcieuses1 av\oit que ce qu'il savoit1 il l'avoit appris de ,lon>d4 ,ds le comm5cem5t de la gu]re du ,milanois1 et avant la dfaite du duc ,l\is1 ,lon>d toit v5u ,milan2 les pr9cipaux de la ville le prir5t de faire quelque *ose p\r l'entre du roi ,l\is ,,xii2 il y cons5tit1 et fit une ma*9e =t curieuse2 c'toit un lion dont le corps toit rempli de ressorts1 p> le moy5 desquels cet automate s'avana au-devant du roi dans la salle du palais1 puis s'tant dress sur ses pi$s de d]rire1 il ouvrit son e/omac et fit voir un cusson rempli de fleurs de lis4 ,lomazzo s'e/ tromp qu& il a dit que cela avoit t fait p\r ,franois ,i]1 c> ce pr9ce ne v9t ,milan qu'en #aeae1 et ,lon>d toit alors ,rome4 ,les tr\bles du ,milanois obligr5t ,lon>d de se retir] ,flor5ce2 ri5 ne l'atta*oit plus ,milan1 le duc ,l\is son protecteur toit mort1 et l'acadmie de ,milan s'toit dissipe4 ,flor5ce j\issoit du repos ncessaire p\r faire fleurir les beaux arts4 ,la magnific5ce des ,mdicis1 et le bon gt des pr9cipaux de la ville1 engagr5t ,lon>d encore plus que l'am\r de la patrie s'y retir]4 ,le premi] ouvrage qu'il y fit1 fut un dess9 de tableau p\r le gr& autel de l',annonciade3 on y voyoit une ,vi]ge avec le petit ,jsus1 sa9te ,anne et sa9t ,jean4 ,t\te la ville de ,flor5ce vit ce dess91 et l'admira4 ,lon>d1 quelques annes aprs1 le porta en ,france1 et ,franois ,i] v\loit qu'il le mt en c\leur4 ,mais le tableau qu'il peignit avec plus de so9 et d'am\r1 fut le portrait de ,lise1 appele communm5t la ,joconde1 du nom de ,franois ,joconde son p\x4 ,franois ,i] v\lut avoir ce portrait1 et il en donna quatre mille cus3 on le voit auj\rd'hui dans le cab9et du roi4 ,on dit que ,lon>d employa quatre ans enti]s f9ir cet ouvrage1 et que p5dant qu'il peignoit cette dame1 il y avoit t\j\rs auprs d'elle des p]sonnes qui *antoi5t ou qui j\oi5t de quelque in/rum5t p\r la div]tir1 et l'emp*] de faire p>otre une c]ta9e mlancolie o l'on ne manque gure de tomb] qu& on e/ sans action4 ,lon>d fit encore le portrait d'une m>quise de ,mant\e1 qui a t apport en ,france1 et celui de la fille d',amric ,b5ci2 c'toit une jeune enfant d'une beaut *>mante4 ,cette ,flore qui a un air si noble et si gracieux1 fut a*eve en ce temps-l3 elle e/ auj\rd'hui ,p>is4 ,l'an #aejc1 ceux de ,flor5ce v\lur5t faire pe9dre au palais la salle du ,conseil1 et ,lon>d fut *>g p> un dcret de la conduite de l'ouvrage2 il l'avoit dj =t avanc d'un ct de la salle1 lorsqu'il s'app]ut que ses c\leurs ne t5oi5t po9t1 et qu'elles se dta*oi5t de la muraille mesure qu'elles s*oi5t4 ,mi*el ,ange peignoit en concurr5ce de ,lon>d un autre ct de la salle1 quoiqu'il n'eut encore que v+t-neuf ans2 il toit savant1 et avoit dj acquis une gr&e rputation2 il prt5doit mme l'emport] sur ,lon>d qui toit g de plus de soixante ans3 *acun avoit ses amis1 qui1 bi5 lo9 de les raccommod]1 les aigrir5t tellem5t l'un contre l'autre1 en donnant la prfr5ce celui p\r qui ils se dcl>oi5t1 que ,lon>d et ,mi*el ,ange en dev9r5t ennemis4 ,raphal fut le seul qui sut pr(it] des dmls de ces deux gr&s hommes1 la rputation de ,lon>d l'avoit fait v5ir ,flor5ce2 il fut surpris en voyant ses ouvrages1 et quitta bi5tt la manire s*e et dure de ,pi]re ,prug9 son matre1 p\r donn] ses ouvrages cette d\ceur et cette t5dresse que les ,itali5s appell5t ,morbidezza1 en quoi il a surpass t\s les ,pe9tres4 ,lon>d travailla t\j\rs ,flor5ce jusqu'en #aeac2 ce qu'il fit de plus considrable1 fut un tableau d'une ,vi]ge avec le petit ,jsus1 et un autre o il a reprs5t la tte de sa9t ,jean-,bapti/e2 le premi] e/ *ez les ,botti1 et le second *ez ,camille ,albizzi4 ,lon>d n'avoit po9t encore vu ,rome1 l'avnem5t de ,lon ,x au pontificat1 lui donna occasion d'y all]1 p\r prs5t] ses respects au n\veau ,pape1 et il auroit t e/im dans cette ville autant qu'il le mritoit1 sans une av5ture biz>re qui l'emp*a d'y travaill]4 ,lon ,x1 en qui la magnific5ce et l'am\r des beaux arts toi5t des qualits hrditaires1 rsolut d'employ] ,lon>d1 qui se mit aussi-tt di/ill] des huiles1 et prp>] des v]nis p\r c\vrir ses tableaux3 le ,pape en ayant t in=m1 dit qu'il ne falloit ri5 att5dre d'un homme qui songeoit f9ir ses ouvrages avant de les avoir comm5cs4 ,vas>i1 zl p>tisan de ,mi*el ,ange1 dit qu'on donna encore ,rome bi5 d'autres mortifications ,lon>d1 p> les disc\rs injurieux qu'on rp&oit contre lui1 et p> la prfr5ce qu'on donnoit en t\t ,mi*el ,ange4 ,a9si ,rome ne sut po9t pr(it] des tal5s de ,lon>d1 qui se rebuta enf91 et qui se voyant appel p> ,franois ,i]1 passa en ,france1 o il tr\va dans la bont de ce pr9ce de quoi se ddommag] des *agr9s qu'il avoit reu ,rome4 ,il avoit plus de soixante et dix ans qu& il entreprit le voyage2 mais l'honneur de s]vir un si gr& roi1 le s\t5oit et sembloit lui donn] des =ces4 ,la c\r toit ,fonta9ebleau1 lorsque ,lon>d alla salu] le roi2 ce pr9ce lui fit mille c>esses1 et lui donna t\j\rs des m>ques d'e/ime et de bont1 quoiqu'il ne pt gure l'employ] cause de son gr& ge4 ,il y a app>5ce que les fatigues du voyage et le *angem5t de climat contribur5t la maladie dont ,lon>d m\rut2 il languit durant quelques mois ,fonta9ebleau1 p5dant lesquels le roi lui fit l'honneur de l'all] voir plusieurs fois4 ,il arriva un j\r que ce pr9ce y tant all1 ,lon>d v\lut s'avanc] et s'asseoir sur son lit1 p\r rem]ci] le roi2 dans ce mom5t il lui prit une foiblesse qui l'emporta3 il expira entre les bras du roi1 qui avoit bi5 v\lu le s\t5ir p\r le s\lag]4 ,lon>d de ,v9ci m\rut g de plus de soixante et qu9ze ans1 regrett de ceux qui aimoi5t les beaux arts1 et honor de l'e/ime d'un gr& roi4 ,jamais il n'y eut d'homme en qui la nature eut rp&u plus libralem5t t\s ses dons1 c> il avoit t\tes les qualits d'esprit et de corps qui peuv5t faire un homme accompli4 ,il toit beau et bi5 fait1 sa =ce toit surpr5ante1 il faisoit bi5 t\s les ex]cices du corps2 mais les tal5s de son esprit toi5t encore au-dessus des autres qualits qu'il avoit4 ,il joignoit la d\ceur et la politesse des moeurs une =ce et une gr&e lvation d'esprit1 une vivacit surpr5ante une gr&e application l'tude1 une rudition assez gr&e une conv]sation agrable4 ,lon>d de ,v9ci ne v\lut po9t se m>i] p\r travaill] avec plus de lib]t3 sur quoi un de ses amis disoit qu'il n'avoit po9t v\lu avoir d'autre p\se que la ,pe9ture1 ni d'autres enfans que les ouvrages qu'il faisoit4 ,au sortir de sa jeunesse il laissa crotre ses *eveux et sa b>be1 de sorte qu'il ressembloit quelque vieux ,druide1 ou un solitaire de la ,?bade4 ,la plus gr&e p>tie des tableaux de ,lon>d sont ,flor5ce *ez le ,gr&-,duc1 ou en ,france2 il s'en tr\ve plusieurs en diffr5s pays1 *ez les pr9ces et *ez les curieux4 ,outre ceux dont j'ai p>l1 ,lomazzo dit qu'il fit un tableau de la ,conception de la sa9te ,vi]ge p\r l'glise de ,sa9t ,franois de ,milan4 ,on en voit en ,france plusieurs qui sont c]ta9em5t de lui2 comme la ,vi]ge avec sa9te ,anne et le petit ,jsus1 qui toit au palais ,c>d9al2 une ,hrodiade d'une gr&e beaut1 qui toit *ez le c>d9al de ,ri*elieu2 un tableau de la ,vi]ge1 avec le petit ,jsus1 sa9t ,jean et un ,ange2 un autre tableau de la ,vi]ge1 qu'avoit eu le m>quis de ,s\rdis4 ,m4 de ,*>mois avoit un tableau de la ,vi]ge avec le petit ,jsus1 ,/e ,anne et ,s4 ,mi*el2 et un autre o ,lon>d avoit pe9t ,joseph qui fuit1 et que la femme de ,putif> veut arrt]2 la d\ceur et la mode/ie de l'un1 et l'impud5ce de l'autre toi5t admirablem5t bi5 reprs5tes4 ,p\r ce qui e/ des ouvrages que ,lon>d avoit composs1 et des dess9s qu'il avoit faits1 ceux qui les ont runis les cons]v5t sans en v\loir faire "p au public4 ,aprs la mort de ,lon>d on les mit en treize volumes1 ils toi5t crits reb\rs comme les livres hbraques1 et d'un c>actre =t m5u1 app>emm5t af9 que t\te sorte de p]sonnes ne puss5t pas les lire4 ,voici quel a t le sort de ces prcieux re/es des tudes de ,lon>d4 ,lelio ,gav>di d',asola1 prvt de ,sa9t-,z5on de ,pavie1 et pro*e p>5t des ,manuces1 toit pr(esseur d',humanits2 il avoit appris les belles-lettres messieurs ,melzi1 et cela lui avoit donn occasion d'all] s\v5t leur maison de campagne3 il y tr\va les treize volumes des ouvrages de ,lon>d1 qu'il dem&a2 on les lui donna1 et il les porta ,flor5ce1 dans l'esprance d'en tir] beauc\p d'arg5t du ,gr&-,duc2 mais ce pr9ce tant v5u m\rir1 ,gav>di porta ses livres ,pise1 o il r5contra ,ambroise ,mazz5ta1 g5tilhomme du ,milanois1 qui lui fit scrupule d'avoir tir les papi]s de ,lon>d de messieurs ,melzi1 qui n'en connoissoi5t pas le prix4 ,gav>di1 t\* de ce qu'on lui avoit dit1 r5dit ,horace ,melzi1 *ef de sa maison1 les livres de ,lon>d4 ,comme ,melzi toit un =t bon homme1 il reconnut l'att5tion que ,mazz5ta avoit eu lui faire plaisir1 et lui fit prs5t des treize volumes des papi]s de ,lon>d4 ,ils re/r5t *ez les ,mazz5ta1 qui p>loi5t p>-t\t du prs5t qu'on leur avoit fait4 ,alors ,pompe ,leoni1 /atuaire du roi d',espagne1 fit connotre ,melzi ce que valoi5t les papi]s et les dess9s de ,lon>d2 il lui fit espr] des *>ges dans ,milan1 s'il p\voit les retir] p\r les donn] au roi d',espagne4 ,l'envie de s'avanc] et de s'enri*ir fit sur l'esprit de ,melzi des impressions que l'am\r de la v]tu et des beaux arts n'y avoit po9t faites2 il c\rt *ez les ,mazz5ta1 et =ce de prires il en obt9t sept volumes4 ,des six autres1 le c>d9al ,borrome en eut un1 qui e/ auj\rd'hui dans la biblio?que ,ambrosi5ne4 ,ambroise ,figg9i en eut un1 qui a pass ,h]cule ,bian*i son hriti]4 ,le duc de ,savoie1 ,*>les-,emmanuel1 en eut un1 et ,pompe ,leoni les trois autres1 que ,cleodore ,cal*i son hriti] a v5du au seigneur ,galeas ,lonato4 ,p>mi les papi]s de ,lon>d1 il y avoit des ,dess9s et des ,traits3 les ,traits dont on a connoissance sont ceux qui suiv5t3 ,un ,trait de la nature1 de l'quilibre1 et du m\vem5t de l'eau2 cet ouvrage e/ rempli de dess9s de ma*9es p\r conduire1 lev] et s\t5ir les eaux4 ,ce fut l'entreprise du canal de ,mortesana1 qui lui donna occasion de le compos]4 ,un ,trait d'anatomie1 dont j'ai p>l2 cet ouvrage toit accompagn d'une gr&e quantit de dess9s1 faits avec beauc\p de so94 ,lon>d en p>le au ,*apitre ,,xxii de la ,pe9ture4 ,un ,trait d'anatomie et de figures de *evaux2 ,lon>d les dess9oit bi51 et en faisoit de =t beaux modles3 il avoit fait ce ,trait p\r s]vir ceux qui veul5t pe9dre des batailles et des combats4 ,vas>i1 ,borgh9i1 ,lomazzo en p>l5t4 ,un ,trait de la p]spective1 divis en plusieurs livres2 c'e/ app>emm5t celui dont ,lomazzo p>le dans le ,*apitre ,,iv4 ,lon>d donne dans ce ,trait des rgles p\r reprs5t] des figures plus gr&es que le naturel4 ,un ,trait de la lumire et des ombres1 qui e/ auj\rd'hui dans la biblio?que ,ambrosi5ne2 c'e/ un volume c\v]t de vel\rs r\ge1 que le sieur ,mazz5ta donna au c>d9al ,borrome4 ,lon>d y traite son sujet en philosophe1 en ma?matici5 et en pe9tre2 il en p>le au ,*apitre ,,cclxxviii du ,trait de la ,pe9ture4 ,cet ouvrage doit tre d'une gr&e beaut1 c> ,lon>d toit admirable dans cette p>tie de la ,pe9ture2 et il ent5doit si bi5 les effets de la lumire et des c\leurs1 qu'il reprs5te les *oses avec un c>actre de vrit qu'on ne rem>que po9t dans les tableaux des autres ,pe9tres4 ,lon>d promet dans son ,trait de la ,pe9ture1 deux autres ouvrages2 l'un e/ un ,trait du m\vem5t des corps1 l'autre e/ un ,trait de l'quilibre des corps4 ,on peut voir les ,*apitres ,,cxii1 ,,cxxviii et ,,cclxviii du ,trait de la ,pe9ture4 ,c'e/ ce ,trait qu'on donne ici en franois4 ,un ,pe9tre du ,milanois1 passant p> ,flor5ce1 avoit dit ,vas>i en lui montrant cet ouvrage1 qu'il le f]oit imprim] ,rome2 mais il ne t9t pas p>ole4 ,ce que les ,itali5s n'ont pas v\lu faire p\r la p]fection de la ,pe9ture1 les ,franois l'ont fait en mettant au j\r ce beau ,trait de ,lon>d de ,v9ci en itali51 aprs avoir consult et confront plusieurs manuscrits4 ,m4 de ,*>mois1 qui avoit une si gr&e connoissance des ,beaux-,arts1 l'a traduit en franois3 c'e/ la v]sion que je donne ici1 mais plus correcte qu'elle n'a p>u la premire fois4 ,on peut jug] p> la lecture de ce ,trait1 de l'avantage qu'on retir]oit1 si les pr9ces et les curieux qui ont les autres ouvrages de ,lon>d de ,v9ci1 les donnoi5t au ,public4 ,,table ,,des ,,*apitres4 ,,*apitre page ,,*ap4 ,i4 ,quelle e/ la premire tude que doit faire un jeune ,pe9tre4 #a ,,*ap4 ,,ii4 ,a quelle sorte d'tude un jeune ,pe9tre se doit pr9cipalem5t appliqu]4 #b ,,*ap4 ,,iii4 ,de la m?ode qu'il faut donn] aux jeunes g5s p\r appr5dre pe9dre4 ibid4 ,,*ap4 ,,iv4 ,comm5t on connot l'incl9ation qu'on a p\r la ,pe9ture1 quoiqu'on n'y ait po9t de disposition4 #d ,,*ap4 ,v4 ,qu'un ,pe9tre doit tre univ]sel1 et ne se po9t born] une seule *ose4 ibid4 ,,*ap4 ,,vi4 ,de quelle manire un jeune ,pe9tre doit se comport] dans ses tudes4 #e ,,*ap4 ,,vii4 ,de la manire d'tudi]4 ibid4 ,,*ap4 ,,viii4 ,ce que doit faire un ,pe9tre qui veut tre univ]sel4 #f ,,*ap4 ,,ix4 ,avis sur le mme sujet4 ibid4 ,,*ap4 ,x4 ,comm5t un ,pe9tre se doit r5dre univ]sel4 #g ,,*ap4 ,,xi4 ,comm5t on connot le progrs qu'on fait dans la ,pe9ture4 #h ,,*ap4 ,,xii4 ,de la manire d'appr5dre dess9]4 #i ,,*ap4 ,,xiii4 ,comm5t il faut esquiss] les compositions d'hi/oires1 et les figures4 ibid4 ,,*ap4 ,,xiv4 ,qu'il faut corrig] les fautes dans ses ouvrages1 qu& on les dc\vre4 #aj ,,*ap4 ,,xv4 ,du jugem5t qu'on doit port] de ses propres ouvrages4 #aa ,,*ap4 ,,xvi4 ,moy5 d'excit] l'esprit et l'imag9ation inv5t] plusieurs *oses4 ibid4 ,,*ap4 ,,xvii4 ,qu'il e/ utile de repass] durant la nuit dans son esprit les *oses qu'on a tudies4 #ab ,,*ap4 ,,xviii4 ,qu'il faut s'acc\tum] travaill] avec pati5ce1 et f9ir ce que l'on fait1 devant que de pr5dre une manire prompte et h>die4 #ac ,,*ap4 ,,xix4 ,qu'un ,pe9tre doit s\hait] d'appr5dre les diffr5s jugem5s qu'on fait de ses ouvrages4 #ad ,,*ap4 ,,xx4 ,qu'un ,pe9tre ne doit pas tellem5t se fi] aux ides qu'il s'e/ =m des *oses1 qu'il nglige de voir le naturel4 ibid4 ,,*ap4 ,,xxi4 ,de la v>it des proportions dans les figures4 #ae ,,*ap4 ,,xxii4 ,comm5t on peut tre univ]sel4 ibid4 ,,*ap4 ,,xxiii4 ,de ceux qui s'adonn5t la pratique avant que d'avoir appris la ?orie4 #af ,,*ap4 ,,xxiv4 ,qu'il ne faut pas qu'un ,pe9tre en imite s]vilem5t un autre4 #ag ,,*ap4 ,,xxv4 ,comm5t il faut dess9] d'aprs le naturel4 ibid4 ,,*ap4 ,,xxvi4 ,rem>que sur les j\rs et sur les ombres4 #ah ,,*ap4 ,,xxvii4 ,de quel ct il faut pr5dre le j\r et quelle hauteur on doit pr5dre son po9t de lumire1 p\r dess9] d'aprs le naturel4 ibid4 ,,*ap4 ,,xxviii4 ,des j\rs et des ombres qu'il faut donn] aux figures qu'on dess9e d'aprs les bosses et les figures de relief4 #ai ,,*ap4 ,,xxix4 ,quel j\r il faut pr5dre p\r travaill] d'aprs le naturel1 ou d'aprs la bosse4 #ba ,,*ap4 ,,xxx4 ,comm5t il faut dess9] le nu4 #bb ,,*ap4 ,,xxxi4 ,de la manire de dess9] d'aprs la bosse1 ou d'aprs le naturel4 #bc ,,*ap4 ,,xxxii4 ,manire de dess9] un paysage d'aprs le naturel1 ou de faire un plan exact de quelque campagne4 ibid4 ,,*ap4 ,,xxxiii4 ,comm5t il faut dess9] les paysages4 #bd ,,*ap4 ,,xxxiv4 ,comm5t il faut dess9] la lumire de la *&elle4 ibid4 ,,*ap4 ,,xxxv4 ,de quelle manire on p\rra pe9dre une tte1 et lui donn] de la grace avec les ombres et les lumires conv5ables4 #be ,,*ap4 ,,xxxvi4 ,quelle lumire on doit *oisir p\r pe9dre les portraits1 et gnralem5t t\tes les c>nations4 #bf ,,*ap4 ,,xxxvii4 ,comm5t un ,pe9tre doit voir et dess9] les figures qu'il veut faire entr] dans la composition d'une hi/oire4 ibid4 ,,*ap4 ,,xxxviii4 ,moy5 p\r dess9] avec ju/esse d'aprs le naturel quelque figure que ce soit4 #bg ,,*ap4 ,,xxxix4 ,mesure ou division d'une /atue4 ibid4 ,,*ap4 ,,xl4 ,comm5t un ,pe9tre se doit plac] l'g>d du j\r qui claire son modle4 #bh ,,*ap4 ,,xli4 ,quelle lumire e/ avantageuse p\r faire p>otre les objets4 ibid4 ,,*ap4 ,,xlii4 ,d'o vi5t que les pe9tres se tromp5t s\v5t dans le jugem5t qu'ils font de la beaut des p>ties du corps1 et de la ju/esse de leurs proportions4 #bi ,,*ap4 ,,xliii4 ,qu'il e/ ncessaire de savoir l'anatomie1 et de connotre l'assemblage des p>ties de l'homme4 #cj ,,*ap4 ,,xliv4 ,du dfaut de ressemblance et de rptition dans un mme tableau4 ibid4 ,,*ap4 ,,xlv4 ,ce qu'un ,pe9tre doit faire p\r ne se po9t tromp] dans le *oix qu'il fait d'un modle4 #ca ,,*ap4 ,,xlvi4 ,de la faute que font les ,pe9tres qui font entr] dans la composition d'un tableau des figures qu'ils ont dess9es une lumire diffr5te de celle dont ils suppos5t que leur tableau e/ clair4 #cb ,,*ap4 ,,xlvii4 ,division de la ,pe9ture4 #cc ,,*ap4 ,,xlviii4 ,division du dess94 ibid4 ,,*ap4 ,,xlix4 ,de la proportion des membres4 ibid4 ,,*ap4 ,l4 ,du m\vem5t et de l'expression des figures4 #cd ,,*ap4 ,,li4 ,qu'il faut vit] la duret des cont\rs4 #ce ,,*ap4 ,,lii4 ,que les dfauts ne sont pas si rem>quables dans les petites *oses que dans les gr&es4 #cf ,,*ap4 ,,liii4 ,d'o vi5t que les *oses pe9tes ne peuv5t jamais avoir le mme relief que les *oses naturelles4 #cg ,,*ap4 ,,liv4 ,qu'il faut vit] de pe9dre div]s tableaux d'hi/oire l'un sur l'autre dans une mme faade4 #ci ,,*ap4 ,,lv4 ,de quelle lumire un ,pe9tre se doit s]vir p\r donn] ses figures un plus gr& relief4 #da ,,*ap4 ,,lvi4 ,lequel e/ plus excell5t et plus ncessaire de savoir donn] les j\rs et les ombres aux figures1 ou de les bi5 cont\rn]4 #db ,,*ap4 ,,lvii4 ,de quelle sorte il faut tudi]4 ibid4 ,,*ap4 ,,lviii4 ,rem>que sur l'expression et sur les attitudes4 #dc ,,*ap4 ,,lix4 ,que la ,pe9ture ne doit tre vue que d'un seul endroit4 ibid4 ,,*ap4 ,,lx4 ,rem>que sur les ombres4 #dd ,,*ap4 ,,lxi4 ,comm5t il faut reprs5t] les petits enfans4 ibid4 ,,*ap4 ,,lxii4 ,comm5t on doit reprs5t] les vieill>ds4 #de ,,*ap4 ,,lxiii4 ,comm5t on doit reprs5t] les vieilles4 ibid4 ,,*ap4 ,,lxiv4 ,comm5t on doit pe9dre les femmes4 ibid4 ,,*ap4 ,,lxv4 ,comm5t on doit reprs5t] une nuit4 #df ,,*ap4 ,,lxvi4 ,comm5t il faut reprs5t] une tempte4 #dg ,,*ap4 ,,lxvii4 ,comme on doit reprs5t] auj\rd'hui une bataille4 #ej ,,*ap4 ,,lxviii4 ,comm5t il faut pe9dre un lo9ta94 #ee ,,*ap4 ,,lxix4 ,que l'air qui e/ prs de la t]re1 doit p>otre plus clair que celui qui en e/ lo94 #ef ,,*ap4 ,,lxx4 ,comm5t on peut donn] un gr& relief aux figures1 et faire qu'elles se dta*5t du fond du tableau4 #eg ,,*ap4 ,,lxxi4 ,comm5t on doit reprs5t] la gr&eur des objets que l'on pe9t4 #eh ,,*ap4 ,,lxxii4 ,quelles *oses doiv5t tre plus f9ies1 et quelles *oses doiv5t l'tre mo9s4 #fj ,,*ap4 ,,lxxiii4 ,que les figures sp>es ne doiv5t po9t p>otre se t\*] et tre jo9tes ensemble4 ibid4 ,,*ap4 ,,lxxiv4 ,si le j\r se doit pr5dre en face ou de ct1 et lequel des deux donne plus de grace4 #fa ,,*ap4 ,,lxxv4 ,de la rv]bration1 ou des reflets de lumire4 #fb ,,*ap4 ,,lxxvi4 ,des endroits o la lumire ne peut tre rfl*ie4 ibid4 ,,*ap4 ,,lxxvii4 ,des reflets4 #fc ,,*ap4 ,,lxxviii4 ,des reflets de lumire qui sont ports sur des ombres4 #fd ,,*ap4 ,,lxxix4 ,des endroits o les reflets de lumire p>oiss5t davantage1 et de ceux o ils p>oiss5t mo9s4 #fe ,,*ap4 ,,lxxx4 ,quelle p>tie du reflet doit tre plus claire4 ibid4 ,,*ap4 ,,lxxxi4 ,des reflets du coloris de la c>nation4 #fg ,,*ap4 ,,lxxxii4 ,en quels endroits les reflets sont plus s5sibles4 #fh ,,*ap4 ,,lxxxiii4 ,des reflets d\bles et triples4 ibid4 ,,*ap4 ,,lxxxiv4 ,que la c\leur d'un reflet n'e/ pas simple1 mais mle de deux ou de plusieurs c\leurs4 #gj ,,*ap4 ,,lxxxv4 ,que les reflets sont r>em5t de la c\leur du corps d'o ils p>t5t1 ou de la c\leur du corps o ils sont ports4 #ga ,,*ap4 ,,lxxxvi4 ,en quel endroit un reflet e/ plus clatant et plus s5sible4 #gb ,,*ap4 ,,lxxxvii4 ,des c\leurs rfl*ies4 #gc ,,*ap4 ,,lxxxviii4 ,des t]mes de reflets1 ou de la projection des lumires rfl*ies4 #gd ,,*ap4 ,,lxxxix4 ,de la position des figures4 ibid4 ,,*ap4 ,,xc4 ,comm5t on peut appr5dre bi5 agr\pp] les figures dans un tableau d'hi/oire4 #ge ,,*ap4 ,,xci4 ,quelle proportion il faut donn] la hauteur de la premire figure d'un tableau d'hi/oire4 #gf ,,*ap4 ,,xcii4 ,du relief des figures qui entr5t dans la composition d'une hi/oire4 #gg ,,*ap4 ,,xciii4 ,du racc\rcissem5t des figures d'un tableau4 #gh ,,*ap4 ,,xciv4 ,de la div]sit des figures dans une hi/oire4 #gh ,,*ap4 ,,xcv4 ,comm5t il faut tudi] les m\vem5s du corps huma94 #gi ,,*ap4 ,,xcvi4 ,de quelle sorte il faut tudi] la composition des hi/oires1 et y travaill]4 #ha ,,*ap4 ,,xcvii4 ,de la v>it ncessaire dans les hi/oires4 #hb ,,*ap4 ,,xcviii4 ,qu'il faut dans les hi/oires vit] la ressemblance des visages1 et div]sifi] les airs de tte4 #hc ,,*ap4 ,,xcix4 ,comm5t il faut assortir les c\leurs1 p\r qu'elles se donn5t de la grace les unes aux autres4 #hd ,,*ap4 ,c4 ,comm5t on peut r5dre les c\leurs vives et belles4 #he ,,*ap4 ,,ci4 ,de la c\leur que doiv5t avoir les ombres des c\leurs4 #hf ,,*ap4 ,,cii4 ,de la v>it qui se rem>que dans les c\leurs1 selon qu'elles sont plus loignes ou plus pro*es4 ibid4 ,,*ap4 ,,ciii4 ,a quelle di/ance de la vue les c\leurs des *oses se p]d5t entirem5t4 #hg ,,*ap4 ,,civ4 ,de la c\leur de l'ombre du blanc4 #hh ,,*ap4 ,,cv4 ,quelle c\leur produit l'ombre la plus obscure et la plus noire4 ibid4 ,,*ap4 ,,cvi4 ,de la c\leur qui ne reoit po9t de v>it 7c'e/--dire1 qui p>ot t\j\rs de mme =ce sans altration7 quoique place en un air plus ou mo9s pais1 ou en div]ses di/ances4 #hi ,,*ap4 ,,cvii4 ,de la p]spective des c\leurs4 #ic ,,*ap4 ,,cviii4 ,comm5t il se p\rra faire qu'une c\leur ne reoive aucune altration1 tant place en div]s lieux o l'air s]a diffr5t4 #ie ,,*ap4 ,,cix4 ,si des c\leurs diffr5tes peuv5t p]dre galem5t leurs te9tes qu& elles sont dans l'obscurit ou dans l'ombre4 #if ,,*ap4 ,,cx4 ,p\rquoi on ne peut di/+u] la c\leur et la figure des corps qui sont dans un lieu qui p>ot n'tre po9t clair1 quoiqu'il le soit4 #ig ,,*ap4 ,,cxi4 ,qu'aucune *ose ne montre po9t sa vritable c\leur1 si elle n'e/ claire d'une autre c\leur semblable4 #ih ,,*ap4 ,,cxii4 ,que les c\leurs reoiv5t quelques *angem5s p> l'opposition du *amp sur lequel elles sont4 #ii ,,*ap4 ,,cxiii4 ,du *angem5t des c\leurs transp>5tes c\*es sur d'autres c\leurs1 et du mlange des c\leurs4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxiv4 ,du degr de te9te o *aque c\leur p>ot davantage4 #ajj ,,*ap4 ,,cxv4 ,que t\te c\leur qui n'a po9t de lu/re1 e/ plus belle dans ses p>ties claires que dans les ombres4 #aja ,,*ap4 ,,cxvi4 ,de l'app>5ce des c\leurs4 #ajb ,,*ap4 ,,cxvii4 ,quelle p>tie de la c\leur doit tre plus belle4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxviii4 ,que ce qu'il y a de plus beau dans une c\leur doit tre plac dans les lumires4 #ajc ,,*ap4 ,,cxix4 ,de la c\leur v]te qui se fait de r\ille de cuivre1 et qu'on appelle v]t-de-gris4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxx4 ,comm5t on peut augm5t] la beaut du v]t-de-gris4 #ajd ,,*ap4 ,,cxxi4 ,du mlange des c\leurs l'une avec l'autre4 #aje ,,*ap4 ,,cxxii4 ,de la surface des corps qui ne sont pas lum9eux4 #ajg ,,*ap4 ,,cxxiii4 ,quelle e/ la sup]ficie plus propre recevoir les c\leurs4 #ajg ,,*ap4 ,,cxxiv4 ,quelle p>tie d'un corps p>ticipe davantage la c\leur de son objet1 c'e/--dire1 du corps qui l'claire4 #ajh ,,*ap4 ,,cxxv4 ,en quel endroit la sup]ficie des corps p>otra d'une plus belle c\leur4 #aji ,,*ap4 ,,cxxvi4 ,de la c>nation des ttes4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxxvii4 ,manire de dess9] d'aprs la bosse1 et d'apprt] du papi] propre p\r cela4 #aaj ,,*ap4 ,,cxxviii4 ,des *angem5s qui se rem>qu5t dans une c\leur1 selon qu'elle e/ ou plus ou mo9s loigne de l'oeil4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxxix4 ,de la v]dure qui p>ot la campagne4 #aaa ,,*ap4 ,,cxxx4 ,quelle v]dure tir]a plus sur le bleu4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxxxi4 ,quelle e/ celle de t\tes les sup]ficies qui montre mo9s sa vritable c\leur4 #aab ,,*ap4 ,,cxxxii4 ,quel corps laisse mieux voir sa c\leur vritable et naturelle4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxxxiii4 ,de la lumire des paysages4 #aac ,,*ap4 ,,cxxxiv4 ,de la p]spective ari5ne1 et de la dim9ution des c\leurs cause p> une gr&e di/ance4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxxxv4 ,des objets qui p>oiss5t la campagne dans l'eau comme dans un miroir1 et premirem5t de l'air4 #aae ,,*ap4 ,,cxxxvi4 ,de la dim9ution des c\leurs1 cause p> quelque corps qui e/ entre elles et l'oeil4 #aaf ,,*ap4 ,,cxxxvii4 ,du *amp ou du fond qui convi5t *aque ombre et *aque lumire4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxxxviii4 ,quel remde il faut apport] lorsque le blanc s]t de *amp un autre blanc1 ou qu'une c\leur obscure s]t de fond une autre qui e/ aussi obscure4 #aag ,,*ap4 ,,cxxxix4 ,de l'effet des c\leurs qui s]v5t de *amp au blanc4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxl4 ,du *amp des figures4 #aah ,,*ap4 ,,cxli4 ,des fonds conv5ables aux *oses pe9tes4 #aai ,,*ap4 ,,cxlii4 ,de ceux qui peignant une campagne donn5t aux objets plus loigns une te9te plus obscure4 #abj ,,*ap4 ,,cxliii4 ,des c\leurs des *oses qui sont loignes de l'oeil4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxliv4 ,des degrs de te9tes dans la ,pe9ture4 #aba ,,*ap4 ,,cxlv4 ,des *angem5s qui arriv5t aux c\leurs de l'eau de la m]1 selon les div]s aspects d'o elle e/ vue4 #abb ,,*ap4 ,,cxlvi4 ,des effets des diffr5tes c\leurs opposes les unes aux autres4 #abc ,,*ap4 ,,cxlvii4 ,de la c\leur des ombres de t\s les corps4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxlviii4 ,de la dim9ution des c\leurs dans les lieux obscurs4 #abd ,,*ap4 ,,cxlix4 ,de la p]spective des c\leurs4 ibid4 ,,*ap4 ,,cl4 ,des c\leurs4 #abe ,,*ap4 ,,cli4 ,d'o vi5t l'air la c\leur d'azur4 ibid4 ,,*ap4 ,,clii4 ,des c\leurs4 #abf ,,*ap4 ,,cliii4 ,des c\leurs qui sont dans l'ombre4 ibid4 ,,*ap4 ,,cliv4 ,du *amp des figures des corps pe9ts4 #abg ,,*ap4 ,,clv4 ,p\rquoi le blanc n'e/ po9t compt entre les c\leurs4 #abh ,,*ap4 ,,clvi4 ,des c\leurs4 #abi ,,*ap4 ,,clvii4 ,des c\leurs des lumires incid5tes et rfl*ies4 #acj ,,*ap4 ,,clviii4 ,des c\leurs des ombres4 #aca ,,*ap4 ,,clix4 ,des *oses pe9tes dans un *amp clair1 et en quelles occasions cela fait bi5 en pe9ture4 #acb ,,*ap4 ,,clx4 ,du *amp des figures4 #acc ,,*ap4 ,,clxi4 ,des c\leurs qui sont produites p> le mlange des autres c\leurs4 #acd ,,*ap4 ,,clxii4 ,des c\leurs4 #ace ,,*ap4 ,,clxiii4 ,de la c\leur des montagnes4 #ach ,,*ap4 ,,clxiv4 ,comm5t un ,pe9tre doit mettre en pratique la p]spective des c\leurs4 #aci ,,*ap4 ,,clxv4 ,de la p]spective ari5ne4 #adj ,,*ap4 ,,clxvi4 ,des m\vem5s du corps de l'homme1 des *angem5s qui y arriv5t1 et des proportions des membres4 #adb ,,*ap4 ,,clxvii4 ,des *angem5s de mesures qui arriv5t au corps de l'homme depuis sa naissance jusqu' ce qu'il ait la hauteur naturelle qu'il doit avoir4 ibid4 ,,*ap4 ,,clxviii4 ,que les petits enfans ont les jo9tures des membres t\tes contraires celles des hommes1 en ce qui reg>de la grosseur4 #adc ,,*ap4 ,,clxix4 ,de la diffr5ce des mesures entre les petits enfans et les hommes faits4 #add ,,*ap4 ,,clxx4 ,des jo9tures des doigts4 #ade ,,*ap4 ,,clxxi4 ,de l'embotem5t des paules1 et de leurs jo9tures4 ibid4 ,,*ap4 ,,clxxii4 ,des m\vem5s des paules4 #adf ,,*ap4 ,,clxxiii4 ,des mesures univ]selles des corps4 ibid4 ,,*ap4 ,,clxxiv4 ,des mesures du corps huma9 et des plis des membres4 #adg ,,*ap4 ,,clxxv4 ,de la proportion des membres4 #adh ,,*ap4 ,,clxxvi4 ,de la jo9ture des ma9s avec les bras4 #adi ,,*ap4 ,,clxxvii4 ,des jo9tures des pi$s1 de leur r5flem5t1 et de leur dim9ution4 #aej ,,*ap4 ,,clxxviii4 ,des membres qui dim9u5t qu& ils se pli5t1 et qui croiss5t qu& ils s't5d5t4 ibid4 ,,*ap4 ,,clxxix4 ,des membres qui grossiss5t dans leur jo9ture qu& ils sont plis4 #aea ,,*ap4 ,,clxxx4 ,des membres nus des hommes4 ibid4 ,,*ap4 ,,clxxxi4 ,des m\vem5s viol5s des membres de l'homme4 ibid4 ,,*ap4 ,,clxxxii4 ,du m\vem5t de l'homme4 #aeb ,,*ap4 ,,clxxxiii4 ,des attitudes et des m\vem5s du corps1 et de ses membres4 #aed ,,*ap4 ,,clxxxiv4 ,des jo9tures des membres4 #aef ,,*ap4 ,,clxxxv4 ,de la proportion des membres de l'homme4 #aeg ,,*ap4 ,,clxxxvi4 ,des m\vem5s des membres de l'homme4 ibid4 ,,*ap4 ,,clxxxvii4 ,du m\vem5t des p>ties du visage4 #aeh ,,*ap4 ,,clxxxviii4 ,obs]vations p\r dess9] les portraits4 #aei ,,*ap4 ,,clxxxix4 ,moy5 de ret5ir les traits d'un homme1 et de faire son portrait1 quoiqu'on ne l'ait vu qu'une seule fois4 #afa ,,*ap4 ,,cxc4 ,moy5 p\r se s\v5ir de la =me d'un visage4 #afb ,,*ap4 ,,cxci4 ,de la beaut des visages4 #afc ,,*ap4 ,,cxcii4 ,de la position et de l'quilibre des figures4 #afd ,,*ap4 ,,cxciii4 ,que les m\vem5s qu'on attribue aux figures1 doiv5t exprim] leurs actions1 et les s5tim5s qu'on suppose qu'elles ont4 #afd ,,*ap4 ,,cxciv4 ,de la manire de t\*] les muscles sur les membres nus4 #afe ,,*ap4 ,,cxcv4 ,du m\vem5t et de la c\rse de l'homme et des autres animaux4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxcvi4 ,de la diffr5ce de hauteur d'paules qui se rem>que dans les figures dans les diffr5tes actions qu'elles font4 #aff ,,*ap4 ,,cxcvii4 ,objection4 ibid4 ,,*ap4 ,,cxcviii4 ,comm5t un homme qui retire son bras t5du1 *ange l'quilibre qu'il avoit qu& son bras toit t5du4 #afg ,,*ap4 ,,cxcix4 ,de l'homme1 et des autres animaux1 lesquels dans leurs m\vem5s l5ts1 n'ont pas le c5tre de gravit beauc\p loign du c5tre de leur s\ti54 #afh ,,*ap4 ,,cc4 ,de l'homme qui porte un f>deau sur ses paules4 ibid4 ,,*ap4 ,,cci4 ,de l'quilibre du corps de l'homme1 lorsqu'il e/ sur ses pi$s4 #afi ,,*ap4 ,,ccii4 ,de l'homme qui m>*e4 #agj ,,*ap4 ,,cciii4 ,de l'quilibre du poids de quelque animal que ce soit p5dant qu'il demeure arrt sur ses jambes4 ibid4 ,,*ap4 ,,cciv4 ,des plis et des dt\rs que fait l'homme dans les m\vem5s de ses membres4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccv4 ,des plis des membres4 #aga ,,*ap4 ,,ccvi4 ,de l'quilibre ou du contrepoids du corps4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccvii4 ,du m\vem5t de l'homme4 #agb ,,*ap4 ,,ccviii4 ,du m\vem5t qui e/ produit p> la p]te de l'quilibre4 #agc ,,*ap4 ,,ccix4 ,de l'quilibre des figures4 #agc ,,*ap4 ,,ccx4 ,de la bonne grace des membres4 #agd ,,*ap4 ,,ccxi4 ,de la lib]t des membres1 et de leur facilit se m\voir4 #age ,,*ap4 ,,ccxii4 ,d'une figure seule hors de la composition d'une hi/oire4 #agg ,,*ap4 ,,ccxiii4 ,quelles sont les pr9cipales et les plus importantes *oses qu'il faut obs]v] dans une figure4 #agh ,,*ap4 ,,ccxiv4 ,que l'quilibre d'un poids doit se tr\v] sur le c5tre1 ou plutt aut\r du c5tre de la gravit des corps4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxv4 ,de la figure qui doit remu] ou lev] quelque poids4 #agi ,,*ap4 ,,ccxvi4 ,de l'attitude des hommes4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxvii4 ,diffr5ces d'attitudes4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxviii4 ,des attitudes des figures4 #ahj ,,*ap4 ,,ccxix4 ,des actions de ceux qui se tr\v5t prs5s quelque accid5t considrable4 #aha ,,*ap4 ,,ccxx4 ,de la manire de pe9dre le nu4 #ahb ,,*ap4 ,,ccxxi4 ,d'o vi5t que les muscles sont gros et c\rts4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxxii4 ,que les p]sonnes grasses n'ont pas de gros muscles4 #ahc ,,*ap4 ,,ccxxiii4 ,quels sont les muscles qui disp>oiss5t selon les div]s m\vem5s de l'homme4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxxiv4 ,des muscles4 #ahd ,,*ap4 ,,ccxxv4 ,que le nu o l'on v]ra di/9ctem5t t\s les muscles1 ne doit po9t faire de m\vem5t4 #ahe ,,*ap4 ,,ccxxvi4 ,que dans les figures nues il ne faut pas que t\s les muscles soi5t entirem5t et galem5t m>qus4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxxvii4 ,de l'ext5sion et du racc\rcissem5t des muscles4 #ahf ,,*ap4 ,,ccxxviii4 ,en quelle p>tie du corps de l'homme se tr\ve un ligam5t sans muscle4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxxix4 ,des huit osselets qui sont au milieu des ligam5s1 en div]ses jo9tures du corps de l'homme4 #ahg ,,*ap4 ,,ccxxx4 ,du muscle qui e/ entre les mamelles et le petit v5tre4 #ahh ,,*ap4 ,,ccxxxi4 ,de la plus gr&e contorsion que le corps de l'homme puisse faire en se t\rnant en arrire4 #ahi ,,*ap4 ,,ccxxxii4 ,combi5 un bras se peut appro*] de l'autre bras d]rire le dos4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxxxiii4 ,de la disposition des membres de l'homme1 qui se prp>e frapp] de t\te sa =ce4 #aij ,,*ap4 ,,ccxxxiv4 ,de la =ce compose de l'homme1 et premirem5t de celle des bras4 #aia ,,*ap4 ,,ccxxxv4 ,en quelle action l'homme a plus de =ce1 ou lorsqu'il tire soi ou lorsqu'il p\sse4 #aib ,,*ap4 ,,ccxxxvi4 ,des membres plians1 et de ce que fait la *air aut\r de la jo9ture o ils se pli5t4 #aic ,,*ap4 ,,ccxxxvii4 ,si l'on peut t\rn] la jambe sans t\rn] aussi la cuisse4 #aid ,,*ap4 ,,ccxxxviii4 ,des plis de la *air4 #aie ,,*ap4 ,,ccxxxix4 ,du m\vem5t simple de l'homme4 #aif ,,*ap4 ,,ccxl4 ,du m\vem5t compos4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxli4 ,des m\vem5s propres du sujet1 et qui convi5n5t l'int5tion et aux actions des figures4 #aig ,,*ap4 ,,ccxlii4 ,du m\vem5t des figures4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxliii4 ,des actions et des ge/es qu'on fait qu& on montre quelque *ose4 #aih ,,*ap4 ,,ccxliv4 ,de la v>it des visages4 #aii ,,*ap4 ,,ccxlv4 ,des m\vem5s conv5ables l'int5tion de la figure qui agit4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxlvi4 ,comm5t les actions de l'esprit et les s5tim5s de l'ame font agir le corps p> des m\vem5s faciles et commodes au premi] degr4 #bjj ,,*ap4 ,,ccxlvii4 ,du m\vem5t qui "p de l'esprit la vue d'un objet qu'on a devant les yeux4 #bja ,,*ap4 ,,ccxlviii4 ,des m\vem5s communs4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxlix4 ,du m\vem5t des animaux4 #bjb ,,*ap4 ,,ccl4 ,que *aque membre doit tre proportionn t\t le corps dont il fait p>tie4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccli4 ,de l'obs]vation des bi5sances4 #bjc ,,*ap4 ,,cclii4 ,du mlange des figures selon leur ge et leur condition4 #bjd ,,*ap4 ,,ccliii4 ,du c>actre des hommes qui doiv5t entr] dans la composition de *aque hi/oire4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccliv4 ,comm5t il faut reprs5t] une p]sonne qui p>le plusieurs autres4 #bje ,,*ap4 ,,cclv4 ,comm5t il faut reprs5t] une p]sonne qui e/ =t en colre4 #bjg ,,*ap4 ,,cclvi4 ,comm5t on peut pe9dre un dsespr4 #bjg ,,*ap4 ,,cclvii4 ,des m\vem5s qu'on fait en riant et en pleurant1 et de leur diffr5ce4 #bjh ,,*ap4 ,,cclviii4 ,de la position des figures d'enfans et de vieill>ds4 #bji ,,*ap4 ,,cclix4 ,de la position des figures de femmes et de jeunes g5s4 ibid4 ,,*ap4 ,,cclx4 ,de ceux qui saut5t4 #baj ,,*ap4 ,,cclxi4 ,de l'homme qui veut jet] quelque *ose bi5 lo9 avec beauc\p d'imptuosit4 #baa ,,*ap4 ,,cclxii4 ,p\rquoi celui qui veut tir] quelque *ose de t]re en se retirant1 ou l'y fi*]1 hausse la jambe oppose la ma9 qui agit1 et la ti5t plie4 #bab ,,*ap4 ,,cclxiii4 ,de l'quilibre des corps qui se ti5n5t en repos sans se m\voir4 ibid4 ,,*ap4 ,,cclxiv4 ,de l'homme qui e/ deb\t sur ses pi$s1 et qui se s\ti5t davantage sur l'un que sur l'autre4 #bac ,,*ap4 ,,cclxv4 ,de la position des figures4 #bad ,,*ap4 ,,cclxvi4 ,de l'quilibre de l'homme qui s'arrte sur ses pi$s4 #bae ,,*ap4 ,,cclxvii4 ,du m\vem5t local plus ou mo9s vte4 #baf ,,*ap4 ,,cclxviii4 ,des animaux quatre pi$s1 et comm5t ils m>*5t4 ibid4 ,,*ap4 ,,cclxix4 ,du rapport et de la correspondance qui e/ entre une moiti de la grosseur du corps de l'homme et l'autre moiti4 #bag ,,*ap4 ,,cclxx4 ,comm5t il se tr\ve trois m\vem5s dans les sauts que l'homme fait en haut4 ibid4 ,,*ap4 ,,cclxxi4 ,qu'il e/ impossible de ret5ir t\s les aspects et t\s les *angem5s des membres qui sont en m\vem5t4 #bah ,,*ap4 ,,cclxxii4 ,de la bonne pratique qu'un ,pe9tre doit t*] d'acqurir4 #bai ,,*ap4 ,,cclxxiii4 ,du jugem5t qu'un ,pe9tre fait de ses ouvrages et de ceux des autres4 ibid4 ,,*ap4 ,,cclxxiv4 ,comm5t un ,pe9tre doit exam9] lui-mme son propre ouvrage1 et en port] son jugem5t4 #bbj ,,*ap4 ,,cclxxv4 ,de l'usage qu'on doit faire d'un miroir en peignant4 #bba ,,*ap4 ,,cclxxvi4 ,quelle pe9ture e/ la plus p>faite4 #bbc ,,*ap4 ,,cclxxvii4 ,quel doit tre le premi] objet et la pr9cipale int5tion d'un ,pe9tre4 #bbd ,,*ap4 ,,cclxxviii4 ,quel e/ le plus important dans la ,pe9ture de savoir donn] les ombres propos1 ou de savoir dess9] correctem5t4 ibid4 ,,*ap4 ,,cclxxix4 ,comm5t on doit donn] le j\r aux figures4 #bbe ,,*ap4 ,,cclxxx4 ,en quel lieu doit tre plac celui qui reg>de une pe9ture4 #bbg ,,*ap4 ,,cclxxxi4 ,a quelle hauteur on doit mettre le po9t de vue4 #bbh ,,*ap4 ,,cclxxxii4 ,qu'il e/ contre la raison de faire les petites figures trop f9ies4 #bbh ,,*ap4 ,,cclxxxiii4 ,quel *amp un ,pe9tre doit donn] ses figures4 #bbi ,,*ap4 ,,cclxxxiv4 ,des ombres et des j\rs1 et en p>ticuli] des ombres des c>nations4 #bcj ,,*ap4 ,,cclxxxv4 ,de la reprs5tation d'un lieu *amptre4 #bca ,,*ap4 ,,cclxxxvi4 ,comm5t on doit compos] un animal fe9t et *imrique4 ibid4 ,,*ap4 ,,cclxxxvii4 ,ce qu'il faut faire p\r que les visages ai5t du relief et de la grace4 #bcb ,,*ap4 ,,cclxxxviii4 ,ce qu'il faut faire p\r dta*] et faire sortir les figures hors de leur *amp4 #bcd ,,*ap4 ,,cclxxxix4 ,de la diffr5ce des lumires selon leur div]se position4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxc4 ,qu'il faut g>d] les proportions jusques dans les mo9dres p>ties d'un tableau4 #bce ,,*ap4 ,,ccxci4 ,des t]mes ou extrmits des corps qu'on appelle pr(ilures ou cont\rs4 #bcf ,,*ap4 ,,ccxcii4 ,effet de l'loignem5t des objets p> rapport au dess94 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxciii4 ,effet de l'loignem5t des objets1 p> rapport au coloris4 #bcg ,,*ap4 ,,ccxciv4 ,de la nature des cont\rs des corps sur les autres corps4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccxcv4 ,des figures qui m>*5t contre le v5t4 #bch ,,*ap4 ,,ccxcvi4 ,de la f5tre p> o vi5t le j\r sur la figure4 #bch ,,*ap4 ,,ccxcvii4 ,p\rquoi aprs avoir mesur un visage et l'avoir pe9t de la gr&eur mme de sa mesure1 il p>ot plus gr& que le naturel4 #bci ,,*ap4 ,,ccxcviii4 ,si la sup]ficie de t\t corps opaque p>ticipe la c\leur de son objet4 #bdj ,,*ap4 ,,ccxcix4 ,du m\vem5t des animaux et de leur c\rse4 #bdb ,,*ap4 ,,ccc4 ,faire qu'une figure p>oisse avoir qu>ante brasses de haut dans un espace de v+t brasses1 et qu'elle ait ses membres proportionns et se ti5ne droite4 #bdd ,,*ap4 ,,ccci4 ,dess9] sur un mur de d\ze brasses une figure qui p>oisse avoir v+t-quatre brasses de hauteur4 #bde ,,*ap4 ,,cccii4 ,av]tissem5t t\*ant les lumires et les ombres4 #bdf ,,*ap4 ,,ccciii4 ,comm5t il faut rp&re sur les corps la lumire univ]selle de l'air4 #bdh ,,*ap4 ,,ccciv4 ,de la conv5ance du fond des tableaux avec les figures pe9tes dessus1 et premirem5t des sup]ficies plates d'une c\leur uni=me4 #bdi ,,*ap4 ,,cccv4 ,de la diffr5ce qu'il y a p> rapport la pe9ture entre une sup]ficie et un corps solide4 #bej ,,*ap4 ,,cccvi4 ,en pe9ture la premire *ose qui comm5ce disp>otre e/ la p>tie du corps laquelle a mo9s de d5sit4 #bea ,,*ap4 ,,cccvii4 ,d'o vi5t qu'une mme campagne p>ot quelquefois plus gr&e ou plus petite qu'elle n'e/ en effet4 #beb ,,*ap4 ,,cccviii4 ,div]ses obs]vations sur la p]spective et sur les c\leurs4 #bec ,,*ap4 ,,cccix4 ,des villes et des autres *oses qui sont vues dans un air pais4 #bed ,,*ap4 ,,cccx4 ,des rayons du soleil qui pass5t entre diffr5s nuages4 #bef ,,*ap4 ,,cccxi4 ,des *oses que l'oeil voit confusm5t au-dess\s de lui1 mles p>mi un br\ill>d et dans un air pais4 ibid4 ,,*ap4 ,,cccxii4 ,des btim5s vus au trav]s d'un air pais4 #beg ,,*ap4 ,,cccxiii4 ,des *oses qui se voi5t de lo94 ibid4 ,,*ap4 ,,cccxiv4 ,de quelle sorte p>ot une ville dans un air pais4 #beh ,,*ap4 ,,cccxv4 ,des t]mes ou extrmits infrieures des corps loigns4 ibid4 ,,*ap4 ,,cccxvi4 ,des *oses qu'on voit de lo94 #bfj ,,*ap4 ,,cccxvii4 ,de l'azur dont les paysages p>oiss5t colors dans le lo9ta94 ibid4 ,,*ap4 ,,cccxviii4 ,quelles sont les p>ties des corps qui comm5c5t les premires disp>otre dans l'loignem5t4 #bfa ,,*ap4 ,,cccxix4 ,p\rquoi mesure que les objets s'loign5t de l'oeil ils devi5n5t mo9s connoissables4 #bfb ,,*ap4 ,,cccxx4 ,p\rquoi les visages vus de lo9 p>oiss5t obscurs4 ibid4 ,,*ap4 ,,cccxxi4 ,dans les objets qui s'loign5t de l'oeil1 quelles p>ties disp>oiss5t les premires1 et quelles autres p>ties disp>oiss5t les d]nires4 #bfc ,,*ap4 ,,cccxxii4 ,de la p]spective l9ale4 #bfd ,,*ap4 ,,cccxxiii4 ,des corps qui sont vus dans un br\ill>d4 #bfe ,,*ap4 ,,cccxxiv4 ,de la hauteur des difices qui sont vus dans un br\ill>d4 #bff ,,*ap4 ,,cccxxv4 ,des villes et autres semblables difices qu'on voit sur le soir ou v]s le mat91 au trav]s d'un br\ill>d4 #bfg ,,*ap4 ,,cccxxvi4 ,p\rquoi les objets plus levs sont plus obscurs dans l'loignem5t que les autres qui sont plus bas1 quoique le br\ill>d soit uni=me et galem5t pais4 ibid4 ,,*ap4 ,,cccxxvii4 ,des ombres qui se rem>qu5t dans les corps qu'on voit de lo94 #bfh ,,*ap4 ,,cccxxviii4 ,p\rquoi sur la f9 du j\r les ombres des corps produites sur un mur blanc sont de c\leur bleue4 #bgj ,,*ap4 ,,cccxxix4 ,en quel endroit la fume p>ot plus claire4 #bga ,,*ap4 ,,cccxxx4 ,de la p\ssire4 #bgb ,,*ap4 ,,cccxxxi4 ,de la fume4 ibid4 ,,*ap4 ,,cccxxxii4 ,div]s prceptes t\*ant la ,pe9ture4 #bgc ,,*ap4 ,,cccxxxiii4 ,une *ose pe9te qu'on suppose une c]ta9e di/ance ne p>ot jamais si loigne qu'une *ose relle qui e/ cette di/ance1 quoiqu'elles vi5n5t t\tes deux l'oeil s\s la mme ouv]ture d'angle4 #bhb ,,*ap4 ,,cccxxxiv4 ,du *amp des tableaux4 #bhc ,,*ap4 ,,cccxxxv4 ,du jugem5t qu'on doit faire des ouvrages d'un ,pe9tre4 #bhd ,,*ap4 ,,cccxxxvi4 ,du relief des figures qui sont loignes de l'oeil4 #bhe ,,*ap4 ,,cccxxxvii4 ,des cont\rs des membres du ct du j\r4 #bhf ,,*ap4 ,,cccxxxviii4 ,des t]mes ou extrmits des corps4 ibid4 ,,*ap4 ,,cccxxxix4 ,de la c>nation et des figures loignes de l'oeil4 #bhg ,,*ap4 ,,cccxl4 ,div]s prceptes de la ,pe9ture4 #bhh ,,*ap4 ,,cccxli4 ,p\rquoi les *oses imites p>faitem5t d'aprs le naturel1 ne p>oiss5t pas avoir le mme relief que le naturel4 #bij ,,*ap4 ,,cccxlii4 ,de la manire de faire p>otre les *oses comme en saillie et dta*es de leur *amp1 c'e/--dire1 du lieu o elles sont pe9tes4 #bib ,,*ap4 ,,cccxliii4 ,quel j\r donne plus de grace aux figures4 #bic ,,*ap4 ,,cccxliv4 ,que dans les paysages il faut avoir g>d aux diffr5s climats et aux qualits des lieux que l'on reprs5te4 ibid4 ,,*ap4 ,,cccxlv4 ,ce qu'il faut obs]v] dans la reprs5tation des quatre saisons de l'anne1 selon qu'elles sont plus ou mo9s avances4 #bid ,,*ap4 ,,cccxlvi4 ,de la manire de pe9dre ce qui arrive lorsqu'il y a du v5t4 #bie ,,*ap4 ,,cccxlvii4 ,du comm5cem5t d'une pluie4 ibid4 ,,*ap4 ,,cccxlviii4 ,de l'ombre des ponts sur la surface de l'eau qui e/ au-dess\s4 #bif ,,*ap4 ,,cccxlix4 ,usage de la p]spective dans la ,pe9ture4 #big ,,*ap4 ,,cccl4 ,de l'quilibre des figures4 ibid4 ,,*ap4 ,,cccli4 ,pratique p\r bau*] une /atue4 #bih ,,*ap4 ,,ccclii4 ,comm5t on peut faire une pe9ture qui s]a presque t]nelle et p>otra t\j\rs fra*e4 #bii ,,*ap4 ,,cccliii4 ,manire d'appliqu] les c\leurs sur la toile4 #cjj ,,*ap4 ,,cccliv4 ,usage de la p]spective dans la ,pe9ture4 #cjb ,,*ap4 ,,ccclv4 ,de l'effet de la di/ance des objets4 #cjc ,,*ap4 ,,ccclvi4 ,de l'affoiblissem5t des c\leurs et de la dim9ution app>5te des corps4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccclvii4 ,des corps transp>5s qui sont entre l'oeil et son objet4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccclviii4 ,des drap]ies qui c\vr5t les figures1 et de la manire de jet] les plis4 #cjd ,,*ap4 ,,ccclix4 ,de la nature et de la v>it des plis des drap]ies4 #cjf ,,*ap4 ,,ccclx4 ,comm5t on doit aju/] les plis des drap]ies4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccclxi4 ,comm5t on doit aju/] les plis des drap]ies4 #cjh ,,*ap4 ,,ccclxii4 ,des plis des drap]ies des membres qui sont vus en racc\rci4 #cji ,,*ap4 ,,ccclxiii4 ,de quelle sorte l'oeil voit les plis des drap]ies qui sont aut\r des membres du corps de l'homme4 ibid4 ,,*ap4 ,,ccclxiv4 ,des plis des drap]ies4 #caj ,,*ap4 ,,ccclxv4 ,de l'horizon qui p>ot dans l'eau4 #caa ,,f9 ,,de ,,la ,,table ,,des ,,*apitres4 ,,trait ,,de ,,la ,,pe9ture4 ,,*apitre ,,premi]4 ,quelle e/ la premire tude que doit faire un jeune ,pe9tre4 ,la p]spective e/ la premire *ose qu'un jeune ,pe9tre doit appr5dre p\r savoir mettre *aque *ose sa place1 et p\r lui donn] la ju/e mesure qu'elle doit avoir dans le lieu o elle e/3 ensuite il *oisira un bon matre qui lui fasse connotre les beaux cont\rs des figures1 et de qui il puisse pr5dre une bonne manire de dess9]4 ,aprs cela il v]ra le naturel1 p\r se confirm] p> des exemples s5sibles dans t\t ce que les leons qu'on lui aura donnes et les tudes qu'il aura faites1 lui auront appris3 enf9 il emploi]a quelque temps considr] les ouvrages des gr&s matres et les imit]1 af9 d'acqurir la pratique de pe9dre et d'excut] avec succs t\t ce qu'il entrepr5dra4 ,,*apitre ,,ii4 ,a quelle sorte d'tude un jeune ,pe9tre se doit pr9cipalem5t appliqu]4 ,les jeunes g5s qui veul5t faire un gr& progrs dans la sci5ce qui appr5d imit] et reprs5t] t\s les ouvrages de la nature1 doiv5t s'appliqu] pr9cipalem5t bi5 dess9]1 et donn] les lumires et les ombres leurs figures1 selon le j\r qu'elles reoiv5t et le lieu o elles sont places4 ,,*apitre ,,iii4 ,de la m?ode qu'il faut donn] aux jeunes g5s p\r appr5dre pe9dre4 ,n\s connoissons clairem5t que de t\tes les oprations naturelles1 il n'y en a po9t de plus prompte que la vue2 elle dc\vre en un in/ant une inf9it d'objets1 mais elle ne les voit que confusm5t1 et elle n'en peut disc]n] plus d'un la fois4 ,p> exemple1 si on reg>de d'un c\p-d'oeil une feuille de papi] crite1 on v]ra bi5 incont95t qu'elle e/ remplie de div]ses lettres2 mais on ne p\rra connotre dans ce mom5t-l quelles sont ces lettres1 ni savoir ce qu'elles veul5t dire3 de sorte que p\r l'appr5dre1 il e/ absolum5t ncessaire de les considr] l'une aprs l'autre1 et d'en =m] des mots et des phrases4 ,de mme encore1 si l'on veut mont] au haut de quelque btim5t1 il faut y all] de degr en degr1 autrem5t il ne s]a pas possible d'y arriv]4 ,a9si1 qu& la nature a donn quelqu'un de l'incl9ation et des dispositions p\r la ,pe9ture1 s'il veut appr5dre bi5 reprs5t] les *oses1 il doit comm5c] p> dess9] leurs p>ties en dtail et les pr5dre p> ordre1 sans pass] la seconde avant que d'avoir bi5 ent5du et pratiqu la premire2 c> autrem5t on p]d t\t son temps1 ou du mo9s on n'avance gures4 ,de plus1 il faut rem>qu] qu'on doit s'atta*] travaill] avec pati5ce et f9ir ce que l'on fait1 devant que de se faire une manire prompte et h>die de dess9] et de pe9dre4 ,,*apitre ,,iv4 ,comm5t on connot l'incl9ation qu'on a p\r la ,pe9ture1 quoiqu'on n'y ait po9t de disposition4 ,on voit beauc\p de p]sonnes qui ont un gr& desir d'appr5dre le dess9 et qui l'aim5t passionnm5t1 mais qui n'y ont aucune disposition naturelle3 cela se peut connotre dans les enfans qui dess95t t\t la hte et au simple trait1 sans f9ir jamais aucune *ose avec les ombres4 ,,*apitre ,v4 ,qu'un ,pe9tre doit tre univ]sel1 et ne se po9t born] une seule *ose4 ,ce n'e/ pas tre =t habile homme p>mi les ,pe9tres1 que de ne russir qu' une *ose2 comme bi5 faire le nud1 pe9dre une tte ou les drap]ies1 reprs5t] des animaux1 ou des paysages1 ou d'autres *oses p>ticulires2 c> il n'y a po9t d'esprit si grossi] qui ne puisse avec le temps1 en s'appliquant une seule *ose et la mettant cont9uellem5t en pratique1 v5ir b\t de la bi5 faire4 ,,*apitre ,,vi4 ,de quelle manire un jeune ,pe9tre doit se comport] dans ses tudes4 ,l'esprit d'un ,pe9tre doit agir cont9uellem5t1 et faire autant de raisonnem5s et de rflexions1 qu'il r5contre de figures et d'objets dignes d'tre rem>qus3 il doit mme s'arrt]1 p\r les voir mieux1 et les considr] avec plus d'att5tion1 et ensuite =m] des rgles gnrales de ce qu'il a rem>qu sur les lumires et les ombres1 le lieu et les circon/ances o sont les objets4 ,,*apitre ,,vii4 ,de la manire d'tudi]4 ,etudiez premirem5t la ?orie devant que d'en v5ir la pratique1 qui e/ un effet de la sci5ce4 ,un ,pe9tre doit tudi] avec ordre et avec m?ode4 ,il ne doit ri5 voir de ce qui mrite d'tre rem>qu1 qu'il n'en fasse quelque esquisse p\r s'en s\v5ir1 et il aura so9 d'obs]v] dans les membres de l'homme et des animaux1 leurs cont\rs et leurs jo9tures4 ,,*apitre ,,viii4 ,ce que doit faire un ,pe9tre qui veut tre univ]sel4 ,un ,pe9tre doit tre univ]sel4 ,il faut qu'il tudie t\t ce qu'il r5contre1 c'e/--dire1 qu'il le considre att5tivem5t1 et que p> de srieuses rflexions1 il *]*e la raison de ce qu'il voit2 mais il ne doit s'atta*] qu' ce qu'il y a de plus excell5t et de plus p>fait dans *aque *ose4 ,a9si1 comme un miroir reprs5te t\s les objets avec leurs c\leurs et leurs c>actres p>ticuli]s1 l'imag9ation d'un ,pe9tre acc\tum rfl*ir1 lui reprs5t]a sans pe9e t\t ce qu'il y a de plus beau dans la nature4 ,,*apitre ,,ix4 ,avis sur le mme sujet4 ,si un ,pe9tre n'aime galem5t t\tes les p>ties de la pe9ture1 il ne p\rra jamais tre univ]sel3 p> exemple1 si quelqu'un ne se plat po9t aux paysages1 s'il croit que c'e/ trop peu de *ose p\r mrit] qu'on s'y applique1 il s]a t\j\rs au-dess\s des gr&s ,pe9tres4 ,boticello1 notre ami1 avoit ce dfaut2 il disoit quelquefois qu'il ne falloit que jet] contre un mur une palette remplie de div]ses c\leurs1 et que le mlange biz>re de ces c\leurs reprs5t]oit infailliblem5t un paysage4 ,il e/ bi5 vrai que si on reg>de att5tivem5t une muraille c\v]te de p\ssire1 et qu'on veuille y dc\vrir quelque *ose1 on s'imag9]a voir des figures qui ressembl5t des ttes d'hommes1 ou des animaux1 ou qui reprs5t5t des batailles1 des ro*]s1 des m]s1 des nuages1 des bosquets1 et mille autres *oses semblables3 il en e/ -peu-prs de ces murailles salies p> la p\ssire1 comme du son des clo*es1 auxquelles on fait dire t\t ce que l'on veut4 ,ces murailles peuv5t bi5 *auff] l'imag9ation1 et faire inv5t] quelque *ose1 mais elles n'appr5n5t po9t f9ir ce qu'elles font inv5t]4 ,on l'a vu dans le ,pe9tre dont je vi5s de p>l]1 qui fut t\te sa vie un trs-mauvais paysagi/e4 ,,*apitre ,x4 ,comm5t un ,pe9tre se doit r5dre univ]sel4 ,un ,pe9tre qui veut p>otre univ]sel1 et plaire plusieurs p]sonnes de diffr5s gts1 doit faire entr] dans la composition d'un mme tableau1 des *oses dont quelques-unes soi5t t\*es d'ombres trs-=tes1 et quelques autres t\*es d'ombres plus d\ces2 mais il faut qu'on connoisse la raison qu'il a eue d'en us] a9si1 et qu'on voie p\rquoi il a mis cette v>it dans les j\rs et les ombres des diffr5tes p>ties de son tableau4 ,,*apitre ,,xi4 ,comm5t on connot le progrs qu'on fait dans la ,pe9ture4 ,un ,pe9tre qui n'a presque po9t de d\tes dans les tudes qu'il fait1 n'avance gures dans son art4 ,qu& t\t p>ot ais1 c'e/ une m>que infaillible que l'ouvri] e/ peu habile1 et que l'ouvrage e/ au-dessus de sa porte3 mais lorsqu'un ,pe9tre1 p> la =ce et p> l't5due de son esprit1 connot t\te la difficult de son ouvrage1 alors il le r5d plus p>fait de j\r en j\r mesure qu'il fait de n\velles rflexions1 mo9s que quelque raison ne l'oblige de le f9ir en peu de temps4 ,,*apitre ,,xii4 ,de la manire d'appr5dre dess9]4 ,un lve doit premirem5t s'acc\tum] la ma9 copi] les dess9s des bons matres1 et les imit] p>faitem5t1 et qu& il en a acquis l'habitude1 il faut que1 suivant le conseil de celui qui le conduit1 il dess9e d'aprs des bosses qui soi5t de bon gt1 selon la m?ode que je donn]ai p\r les figures de relief4 ,,*apitre ,,xiii4 ,comm5t il faut esquiss] les compositions d'hi/oires1 et les figures4 ,il faut faire promptem5t et lgrem5t la premire esquisse d'une hi/oire1 sans s'arrt] beauc\p =m] les membres et f9ir les figures1 ayant seulem5t g>d la ju/esse de leur position sur le plan1 aprs quoi le ,pe9tre ayant arrt l'ordonnance de son tableau1 il p\rra les f9ir loisir qu& il lui plaira4 ,,*apitre ,,xiv4 ,qu'il faut corrig] les fautes dans ses ouvrages1 qu& on les dc\vre4 ,lorsque v\s dc\vrirez quelques fautes dans vos ouvrages1 ou qu'on v\s y en f]a rem>qu]1 corrigez-les aussi-tt1 de peur qu'exposant vos tableaux aux yeux du public1 au lieu de v\s faire e/im]1 v\s ne fassiez connotre votre ignorance2 et ne dites po9t qu' la premire occasion v\s rp>]ez la p]te que v\s avez faite de votre rputation3 c> il n'en e/ pas de la ,pe9ture comme de la musique1 qui passe en un in/ant1 et qui meurt1 p\r a9si dire1 aussi-tt qu'elle e/ produite2 mais un tableau dure long-temps aprs qu'on l'a fait1 et le vtre s]oit un tmo9 qui v\s repro*]oit cont9uellem5t votre ignorance4 ,n'allguez pas non plus p\r excuse votre pauvret1 qui ne v\s p]met pas d'tudi] et de v\s r5dre habile3 l'tude de la v]tu s]t de n\rriture au corps aussi-bi5 qu' l'ame4 ,combi5 a-t-on vu de philosophes1 qui1 tant ns au milieu des ri*esses1 les ont ab&onnes1 de peur qu'elles ne les dt\rnass5t de l'tude et de la v]tu6 ,,*apitre ,,xv4 ,du jugem5t qu'on doit port] de ses propres ouvrages4 ,il n'y a ri5 plus sujet se tromp] que l'homme1 dans l'e/ime qu'il a p\r ses ouvrages et dans le jugem5t qu'il en porte4 ,la critique de ses ennemis lui s]t plus que l'approbation et les l\anges que lui donn5t ses amis2 ils ne sont qu'une mme *ose avec lui2 et comme il se trompe lui-mme1 ils peuv5t aussi le tromp] p> complaisance1 sans y p5s]4 ,,*apitre ,,xvi4 ,moy5 d'excit] l'esprit et l'imag9ation inv5t] plusieurs *oses4 ,je ne f]ai po9t difficult de mettre ici p>mi les prceptes que je donne1 une n\velle manire d'inv5t]2 c'e/ peu de *ose en app>5ce1 et peut-tre pass]a-t-elle p\r ridicule3 nanmo9s elle peut beauc\p s]vir ouvrir l'esprit1 et le r5dre fcond en inv5tions4 ,voici ce que c'e/4 ,si v\s reg>dez quelque vieille muraille c\v]te de p\ssire1 ou les figures biz>res de c]ta9es pi]res jaspes1 v\s y v]rez des *oses =t semblables ce qui entre dans la composition des tableaux2 comme des paysages1 des batailles1 des nuages1 des attitudes h>dies1 des airs de tte extraord9aires1 des drap]ies1 et beauc\p d'autres *oses p>eilles4 ,cet amas de tant d'objets e/ d'un gr& sec\rs l'esprit2 il lui f\rnit quantit de dess9s1 et des sujets t\t n\veaux4 ,,*apitre ,,xvii4 ,qu'il e/ utile de repass] durant la nuit dans son esprit les *oses qu'on a tudies4 ,j'ai encore pr\v qu'il e/ =t utile1 lorsqu'on e/ au lit1 dans le sil5ce de la nuit1 de rappel] les ides des *oses qu'on a tudies et dess9es1 de retrac] les cont\rs des figures qui dem&5t plus de rflexion et d'application2 p> ce moy51 on r5d les images des objets plus vives1 on =tifie et on cons]ve plus long-temps l'impression qu'elles ont faite4 ,,*apitre ,,xviii4 ,qu'il faut s'acc\tum] travaill] avec pati5ce1 et f9ir ce que l'on fait1 devant que de pr5dre une manire prompte et h>die4 ,si v\s v\lez pr(it] beauc\p et faire de bonnes tudes1 ayez so9 de ne dess9] jamais la hte ni la lgre4 ,a l'g>d des lumires1 considrez bi5 quelles p>ties sont claires du j\r le plus gr&2 et entre les ombres1 rem>quez celles qui sont les plus =tes1 comm5t elles se ml5t ensemble1 et en quelle quantit1 les comp>ant l'une avec l'autre4 ,p\r ce qui e/ des cont\rs1 obs]vez bi5 v]s quelle p>tie ils doiv5t t\rn]1 et entre leurs t]mes1 quelle quantit il s'y r5contre d'ombre et de lumire1 et o elles sont plus ou mo9s =tes1 plus l>ges et plus troites2 et sur-t\t ayez so9 que vos ombres et vos lumires ne soi5t po9t tran*es1 mais qu'elles se noi5t ensemble1 et se p]d5t ins5siblem5t comme la fume2 et lorsque v\s v\s s]ez fait une habitude de cette manire exacte de dess9]1 v\s acqu]rez t\t d'un c\p et sans pe9e1 la facilit des pratici5s4 ,,*apitre ,,xix4 ,qu'un ,pe9tre doit s\hait] d'appr5dre les diffr5s jugem5s qu'on fait de ses ouvrages4 ,c'e/ une maxime c]ta9e qu'un ,pe9tre1 lorsqu'il travaille au dess9 ou la pe9ture1 ne doit jamais refus] d'ent5dre les diffr5s s5tim5s qu'on a de son ouvrage2 il doit mme en tre bi5 aise1 p\r en pr(it]2 c>1 quoiqu'un homme ne soit pas pe9tre1 il sait cep5dant bi5 quelle e/ la =me d'un homme2 il v]ra bi5 s'il e/ bossu ou boiteux1 s'il a la jambe trop grosse1 la ma9 trop gr&e1 ou quelque autre dfaut semblable4 ,p\rquoi donc les hommes ne rem>qu]oi5t-ils pas des dfauts dans les ouvrages de l'art1 puisqu'ils en rem>qu5t dans ceux de la nature8 ,,*apitre ,,xx4 ,qu'un ,pe9tre ne doit pas tellem5t se fi] aux ides qu'il s'e/ =mes des *oses1 qu'il nglige de voir le naturel4 ,c'e/ une prsomption ridicule de croire qu'on peut se ress\v5ir de t\t ce qu'on a vu dans la nature2 la mmoire n'a ni assez de =ce1 ni assez d't5due p\r cela2 a9si1 le plus sr e/ de travaill]1 autant que l'on peut1 d'aprs le naturel4 ,,*apitre ,,xxi4 ,de la v>it des proportions dans les figures4 ,un ,pe9tre doit faire t\s ses ef=ts p\r se r5dre univ]sel1 p>ce que1 s'il ne fait bi5 qu'une seule *ose1 il ne se f]a jamais beauc\p e/im]4 ,il y en a1 p> exemple1 qui s'appliqu5t bi5 dess9] le nud2 mais c'e/ t\j\rs avec les mmes proportions1 sans y mettre jamais de v>it3 cep5dant il se peut faire qu'un homme soit bi5 proportionn1 soit qu'il soit gros et c\rt1 soit qu'il ait le corps dli1 soit qu'il ait la taille mdiocre1 soit enf9 qu'elle soit haute et avantageuse4 ,ceux qui n'ont po9t d'g>d cette div]sit de proportions1 sembl5t =m] t\tes leurs figures dans le mme m\le3 ce qui e/ =t blmable4 ,,*apitre ,,xxii4 ,comm5t on peut tre univ]sel4 ,un ,pe9tre savant dans la ?orie de son art1 peut1 sans beauc\p de difficult1 dev5ir univ]sel1 p>ce que les animaux t]re/res ont t\s cette ressemblance et cette con=mit de membres1 qu'ils sont t\j\rs composs de muscles1 de n]fs et d'os1 et ils ne diffr5t qu'en longueur ou en grosseur1 comme on v]ra dans les dmon/rations de l'anatomie4 ,p\r ce qui e/ des animaux aquatiques1 p>mi lesquels il y a une gr&e quantit d'espces diffr5tes1 je ne conseill]ai po9t au ,pe9tre de s'y amus]4 ,,*apitre ,,xxiii4 ,de ceux qui s'adonn5t la pratique avant que d'avoir appris la ?orie4 ,ceux qui s'ab&onn5t une pratique prompte et lgre avant que d'avoir appris la ?orie1 ou l'art de f9ir leurs figures1 ressembl5t des matelots qui se mett5t en m] sur un vaisseau qui n'a ni g\v]nail ni b\ssole3 ils ne sav5t quelle r\te ils doiv5t t5ir4 ,la pratique doit t\j\rs tre fonde sur une bonne ?orie1 dont la p]spective e/ le guide et la porte2 c> sans elle on ne sauroit russir en aucune *ose dans la pe9ture1 ni dans les autres arts qui dp5d5t du dess94 ,,*apitre ,,xxiv4 ,qu'il ne faut pas qu'un ,pe9tre en imite s]vilem5t un autre4 ,un ,pe9tre ne doit jamais s'atta*] s]vilem5t la manire d'un autre ,pe9tre1 p>ce qu'il ne doit pas reprs5t] les ouvrages des hommes1 mais ceux de la nature2 laquelle e/ d'ailleurs si abondante et si fconde en ses productions1 qu'on doit plutt rec\rir elle-mme qu'aux ,pe9tres qui ne sont que ses disciples1 et qui donn5t t\j\rs des ides de la nature mo9s belles1 mo9s vives1 et mo9s v>ies que celles qu'elle en donne elle-mme1 qu& elle se prs5te nos yeux4 ,,*apitre ,,xxv4 ,comm5t il faut dess9] d'aprs le naturel4 ,qu& v\s v\lez dess9] d'aprs le naturel1 soyez loign de l'objet que v\s imitez trois fois autant qu'il e/ gr&2 et pr5ez bi5 g>de1 en dess9ant1 *aque trait que v\s =mez1 d'obs]v] p> t\t le corps de votre modle1 quelles p>ties se r5contr5t s\s la ligne pr9cipale ou p]p5diculaire4 ,,*apitre ,,xxvi4 ,rem>que sur les j\rs et sur les ombres4 ,lorsque v\s dess9]ez1 rem>quez bi5 que les ombres des objets ne sont pas t\j\rs simples et unies1 et qu'outre la pr9cipale1 il y en a encore d'autres qu'on n'app]oit presque po9t1 p>ce qu'elles sont comme une fume ou une vapeur lgre rp&ue sur la pr9cipale ombre3 rem>quez aussi que ses diffr5tes ombres ne se port5t pas t\tes du mme ct4 ,l'expri5ce montre ce que je dis ceux qui veul5t l'obs]v]1 et la p]spective en donne la raison1 lorsqu'elle n\s appr5d que les globes ou les corps convexes reoiv5t autant de diffr5tes lumires et de diffr5tes ombres1 qu'il y a de diffr5s corps qui les environn5t4 ,,*apitre ,,xxvii4 ,de quel ct il faut pr5dre le j\r1 et quelle hauteur on doit pr5dre son po9t de lumire1 p\r dess9] d'aprs le naturel4 ,le vrai j\r p\r travaill] d'aprs le naturel1 doit tre prix du ct du sept5trion1 af9 qu'il ne *ange po9t3 mais si votre *ambre toit p]ce au midi1 ayez des *assis huils aux f5tres1 af9 que p> ce moy5 la lumire du soleil1 qui y s]a durant presque t\te la j\rne1 tant ad\cie1 se rp&e galem5t p>-t\t sans aucun *angem5t s5sible4 ,la hauteur de la lumire doit tre prise de telle sorte1 que la longueur de la projection des ombres de *aque corps sur le plan1 soit gale leur hauteur4 ,,*apitre ,,xxviii4 ,des j\rs et des ombres qu'il faut donn] aux figures qu'on dess9e d'aprs les bosses et les figures de relief4 ,p\r bi5 reprs5t] les figures de quelque corps que ce soit1 il faut leur donn] des lumires conv5ables au j\r qu'elles reoiv5t et au lieu o elles sont reprs5tes2 c'e/--dire1 que si v\s supposez qu'elles sont la campagne et au gr& air1 le soleil tant c\v]t1 elles doiv5t tre environnes d'une lumire presque univ]selle2 mais si le soleil claire ces figures1 il faut que leurs ombres soi5t =t obscures1 en comp>aison des autres p>ties qui reoiv5t le j\r1 et t\tes les ombres1 tant primitives que drives1 auront leurs extrmits nettes et tran*es1 et ces ombres doiv5t tre accompagnes de peu de lumire1 p>ce que l'air qui donne p> rflexion ces figures le peu de lumire qu'elles reoiv5t de ce ct l1 communique en mme temps sa te9te la p>tie qu'il reg>de1 et affoiblit la lumire qu'il envoie1 en y mlant sa c\leur d'azur4 ,ce que je vi5s de dire se voit t\s les j\rs aux objets blancs1 dont la p>tie qui e/ claire du soleil1 montre qu'elle p>ticipe la c\leur de cet a/re2 mais cela p>ot encore davantage lorsque le soleil se c\*e entre des nuages qu'il claire de ses rayons1 et qu'un r\ge vif et clatant fait p>otre t\t enflamms2 c> alors ces nuages teign5t et color5t de leur r\ge t\t ce qui pr5d sa lumire d'eux1 et l'autre p>tie des corps qui n'e/ po9t t\rne du ct de ces nuages p>ot obscure et te9te de l'azur de l'air4 ,alors si quelqu'un voit cet objet si div]sem5t clair1 il s'imag9e qu'il e/ de deux c\leurs4 ,c'e/ donc une maxime con/ante1 fonde sur ce qu'on sait de la nature et de la cause de ces ombres et de ces lumires1 que p\r les bi5 reprs5t] il faut qu'elles p>ticip5t leur orig9e1 et qu'elles en ti5n5t quelque *ose1 sans quoi l'on n'imit]oit qu'imp>faitem5t la nature4 ,mais si v\s supposez que la figure que v\s reprs5tez e/ dans une *ambre peu claire1 et que v\s la voyiez de dehors1 tant place sur la ligne p> o vi5t le j\r1 il faudra que cette figure ait des ombres =t d\ces1 et soyez sr qu'elle aura beauc\p de grace1 et qu'elle f]a honneur au ,pe9tre1 p>ce qu'elle aura beauc\p de relief1 quoique les ombres en soi5t =t d\ces1 sur-t\t du ct que la *ambre e/ le plus claire1 c> les ombres y sont presque ins5sibles4 ,j'apport]ai la raison de ceci dans la suite4 ,,*apitre ,,xxix4 ,quel j\r il faut pr5dre p\r travaill] d'aprs le naturel ou d'aprs la bosse4 ,la lumire qui e/ tran*e p> les ombres avec trop de duret1 fait un trs-mauvais effet3 de sorte que p\r vit] cet inconvni5t1 si v\s faites vos figures en ple9e campagne1 il ne leur faut pas donn] un j\r de soleil1 mais fe9dre un temps c\v]t1 et faire p>otre quelques nuages transp>5s entre le soleil et vos figures1 enf9 qu'tant claires plus foiblem5t1 l'extrmit de leurs ombres se mle ins5siblem5t avec la lumire et s'y p]de4 ,,*apitre ,,xxx4 ,comm5t il faut dess9] le nud4 ,lorsque v\s dess9]ez le nud1 donnez t\j\rs votre figure entire t\t son cont\r1 puis v\s *oisirez la p>tie qui v\s plaira davantage2 et aprs lui avoir donn une belle proportion avec les autres1 v\s travaill]ez la bi5 f9ir2 c> autrem5t v\s n'appr5drez jamais bi5 mettre ensemble t\s les membres4 ,enf91 p\r donn] de la grace vos figures1 obs]vez de ne po9t t\rn] la tte d'une figure du mme ct que l'e/omac1 et de ne po9t donn] au bras et la jambe de m\vem5t qui les porte du mme ct2 et si la tte se t\rne v]s l'paule droite1 faites qu'elle p5*e un peu du ct gau*e1 et si l'e/omac avance en dehors1 faites que la tte se t\rnant au ct gau*e1 les p>ties du ct droit soi5t plus hautes que celles du gau*e4 ,,*apitre ,,xxxi4 ,de la manire de dess9] d'aprs la bosse1 ou d'aprs le naturel4 ,celui qui dess9e d'aprs des figures en bosse ou de relief1 doit se plac] de telle sorte1 que son oeil soit au niveau de celui de la figure qu'il imite4 ,,*apitre ,,xxxii4 ,manire de dess9] un paysage d'aprs le naturel1 ou de faire un plan exact de quelque campagne4 ,ayez un c>reau de v]re bi5 droit1 de la gr&eur d'une demi-feuille de gr& papi]1 et le posez bi5 plomb et f]me entre votre vue et la *ose que v\s v\lez dess9]1 puis loignez-v\s du v]re la di/ance des deux ti]s de votre bras1 c'e/--dire1 d'environ un pi$ et demi1 et p> le moy5 de quelque in/rum5t1 t5ez votre tte si f]me1 qu'elle ne puisse recevoir aucun m\vem5t2 aprs1 c\vrez-v\s un oeil ou le f]mez1 et avec la po9te d'un p9ceau ou d'un crayon1 m>quez sur le v]re ce que v\s v]rez au trav]s1 et contretirez au j\r sur du papi] ce qui e/ trac sur le v]re2 enf9 calquez ce dess9 qui e/ sur le papi]1 p\r en tir] un autre plus net sur un n\veau papi]1 v\s p\rrez mettre en c\leur ce d]ni] desse91 si v\s v\lez2 mais ne manquez pas d'y obs]v] la p]spective ari5ne4 ,,*apitre ,,xxxiii4 ,comm5t il faut dess9] les paysages4 ,les paysages doiv5t tre pe9ts de manire que les arbres soi5t demi-clairs et demi-ombrs2 mais le meilleur temps qu'on puisse pr5dre p\r y travaill]1 e/ qu& le soleil se tr\ve moiti c\v]t de nuages2 c> alors les arbres reoiv5t d'un ct une lumire univ]selle de l'air1 et de l'autre une ombre univ]selle de la t]re1 et les p>ties de ces arbres sont d'autant plus sombres1 qu'elles sont plus prs de t]re4 ,,*apitre ,,xxxiv4 ,comm5t il faut dess9] la lumire de la *&elle4 ,qu& v\s n'aurez po9t d'autre lumire que celle dont on se s]t la nuit1 il faudra que v\s mettiez entre la lumire et la figure que v\s imitez un *assis de toile1 ou bi5 de papi] huil1 ou mme un papi] t\t simple sans tre huil1 p\rvu qu'il soit foible et f92 les ombres tant ad\cies p> ce moy5 l1 ne p>otront po9t tran*es d'une manire trop dure4 ,,*apitre ,,xxxv4 ,de quelle manire on p\rra pe9dre une tte1 et lui donn] de la grace avec les ombres et les lumires conv5ables4 ,la =ce des j\rs et des ombres donne beauc\p de grace au visage des p]sonnes qui sont assises l'entre d'un lieu obscur2 t\t le monde s]a frapp en les voyant1 si les lumires et les ombres y sont bi5 di/ribues2 mais les connoisseurs pntr]ont plus avant que les autres1 et ils rem>qu]ont que le ct du visage qui e/ ombr1 e/ encore obscurci p> l'ombre du lieu v]s lequel il e/ t\rn1 et que le ct qui e/ clair reoit encore de l'clat de l'air dont la lumire e/ rp&ue p>-t\t1 ce qui fait que les ombres sont presque ins5sibles de ce ct l4 ,c'e/ cette augm5tation de lumire et d'ombre qui donne aux figures1 et un gr& relief1 et une gr&e beaut4 ,,*apitre ,,xxxvi4 ,quelle lumire on doit *oisir p\r pe9dre les portraits1 et gnralem5t t\tes les c>nations4 ,il faut p\r cela avoir une *ambre expose l'air et dc\v]te1 et dont les murailles auront t mises en c\leur de c>nation4 ,le temps qu'il faut pr5dre p\r pe9dre1 c'e/ l't1 lorsque le soleil e/ c\v]t de nuages lg]s2 mais si l'on cra9t qu'il ne se dc\vre1 il faut que la muraille de la *ambre soit tellem5t leve du ct du midi1 que les rayons du soleil ne puiss5t donn] sur la muraille qui e/ du ct du sept5trion2 c>1 p> leurs reflets1 ils f]oi5t de faux j\rs1 et gt]oi5t les ombres4 ,,*apitre ,,xxxvii4 ,comm5t un ,pe9tre doit voir et dess9] les figures qu'il veut faire entr] dans la composition d'une hi/oire4 ,il faut qu'un ,pe9tre considre t\j\rs dans le lieu o son tableau doit tre pos1 la hauteur du plan sur lequel il veut plac] les figures1 et t\t ce qui doit entr] dans la composition de son tableau1 et qu'ensuite la hauteur de sa vue se tr\ve autant au-dess\s de la *ose qu'il dess9e1 que le lieu o son tableau s]a expos e/ plus lev que l'oeil de celui qui le reg>d]a4 ,sans cette att5tion un tableau s]a ple9 de fautes1 et f]a un =t mauvais effet4 ,,*apitre ,,xxxviii4 ,moy5 p\r dess9] avec ju/esse1 d'aprs le naturel1 quelque figure que ce soit4 ,il faut t5ir de la ma9 un fil avec un plomb susp5du p\r voir les p>ties qui se r5contr5t sur une mme ligne p]p5diculaire4 ,,*apitre ,,xxxix4 ,mesure ou division d'une /atue4 ,divisez la tte en d\ze degrs1 et *aque degr en d\ze po9ts1 *aque po9t en d\ze m9utes1 et les m9utes en secondes1 et a9si de suite1 jusqu' ce que v\s ayez tr\v une mesure gale aux plus petites p>ties de votre figure4 ,,*apitre ,,xl4 ,comm5t un ,pe9tre se doit plac] l'g>d du j\r qui claire son modle4 ,que ,a ,b soit la f5tre p> o vi5t le j\r1 et ,m le c5tre de la lumire4 ,je dis que le ,pe9tre s]a bi5 plac en quelque endroit qu'il se mette1 p\rvu que son oeil se tr\ve entre la p>tie ombre de son modle et celle qui e/ claire1 et il tr\v]a ce lieu en se mettant entre le po9t ,m et le po9t du modle o il cesse d'tre clair et o il comm5ce tre ombr4 ,illu/ration ,,*apitre ,,xli4 ,quelle lumire e/ avantageuse p\r faire p>otre les objets4 ,une lumire haute rp&ue galem5t1 et qui n'e/ pas trop clatante et trop vive1 e/ =t avantageuse p\r faire p>otre avec grace jusques aux mo9dres p>ties d'un objet4 ,,*apitre ,,xlii4 ,d'o vi5t que les ,pe9tres se tromp5t s\v5t dans le jugem5t qu'ils font de la beaut des p>ties du corps et de la ju/esse de leurs proportions4 ,un ,pe9tre qui aura quelque p>tie de son corps mo9s belle et mo9s bi5 proportionne qu'elle ne doit tre p\r plaire1 s]a sujet faire mal la mme p>tie dans ses ouvrages2 cela se rem>que pr9cipalem5t dans les ma9s1 que n\s avons cont9uellem5t devant les yeux4 ,il faut donc qu'un ,pe9tre corrige1 p> une att5tion p>ticulire1 l'impression que fait sur son imag9ation un objet qui se prs5te t\j\rs lui1 et lorsqu'il a rem>qu dans sa p]sonne quelque p>tie dfectueuse1 il doit se dfi] de l'am\r-propre et de l'incl9ation naturelle qui n\s porte tr\v] belles les *oses qui n\s ressembl5t4 ,,*apitre ,,xliii4 ,qu'il e/ ncessaire de savoir l'anatomie et de connotre l'assemblage des p>ties de l'homme4 ,un ,pe9tre qui aura une connoissance exacte des n]fs1 des muscles et des t5dons1 saura bi51 dans le m\vem5t d'un membre1 combi5 de n]fs y conc\r5t1 et de quelle sorte et quel muscle v5ant s'enfl]1 e/ cause qu'un n]f se retire1 et quels t5dons et quels ligam5s se ramass5t aut\r d'un muscle p\r le faire agir2 et il ne f]a pas comme plusieurs ,pe9tres ignorans1 lesquels1 dans t\tes sortes d'attitudes1 font t\j\rs p>otre les mmes muscles aux bras1 au dos1 l'e/omac et aux autres p>ties4 ,,*apitre ,,xliv4 ,du dfaut de ressemblance et de rptition dans un mme tableau4 ,c'e/ un gr& dfaut1 et nanmo9s assez ord9aire1 que de rpt] dans un mme tableau1 les mmes attitudes et les mmes plis de drap]ies1 et faire que t\tes les ttes se ressembl5t et p>oiss5t dess9es d'aprs le mme modle4 ,,*apitre ,,xlv4 ,ce qu'un ,pe9tre doit faire p\r ne se po9t tromp] dans le *oix qu'il fait d'un modle4 ,il faut premirem5t qu'un ,pe9tre dess9e sa figure sur le modle d'un corps naturel1 dont la proportion soit gnralem5t reconnue p\r belle2 ensuite il se f]a mesur] lui-mme1 p\r voir en quelle p>tie de sa p]sonne il se tr\v]a diffr5t de son modle1 et combi5 cette diffr5ce e/ gr&e2 et qu& il l'aura une fois obs]v1 il doit vit] avec so9 dans ses figures1 les dfauts qu'il aura rem>qus en sa p]sonne4 ,un ,pe9tre ne sauroit faire trop d'att5tion ce que je dis2 c>1 comme il n'y a po9t d'objet qui n\s soit plus prs5t ni plus uni que notre corps1 les dfauts qui s'y r5contr5t ne n\s p>oiss5t pas tre des dfauts1 p>ce que n\s sommes acc\tums les voir1 s\v5t mme ils n\s plais5t1 et notre ame pr5d plaisir voir des *oses qui ressembl5t au corps qu'elle anime4 ,c'e/ peut-tre p\r cette raison qu'il n'y a po9t de femme1 quelque mal faite qu'elle soit1 qui ne tr\ve quelqu'un qui la re*]*e4 ,,*apitre ,,xlvi4 ,de la faute que font les ,pe9tres qui font entr] dans la composition d'un tableau1 des figures qu'ils ont dess9es une lumire diffr5te de celle dont ils suppos5t que leur tableau e/ clair4 ,un ,pe9tre aura dess9 en p>ticuli] une figure avec une gr&e =ce de j\r et d'ombres1 et ensuite p> ignorance1 ou p> inadv]tance1 il fait entr] la mme figure dans la composition d'un tableau o l'action reprs5te se passe la campagne1 et dem&e une lumire qui se rp&e galem5t de t\s cts1 et fasse voir t\tes les p>ties des objets4 ,il arrive1 au contraire1 dans l'exemple dont n\s p>lons1 que1 contre les rgles du clair-obscur1 on voit des ombres =tes o il n'y en peut avoir1 ou du mo9s o elles sont presque ins5sibles1 et des reflets o il e/ impossible qu'il y en ait4 ,,*apitre ,,xlvii4 ,division de la ,pe9ture4 ,la ,pe9ture se divise en deux p>ties pr9cipales4 ,la premire e/ le dess91 c'e/--dire1 le simple trait ou le cont\r qui t]m9e les corps et leurs p>ties1 et qui en m>que la figure3 la seconde e/ le coloris1 qui compr5d les c\leurs que r5f]me le cont\r des corps4 ,,*apitre ,,xlviii4 ,division du ,dess94 ,le dess9 se divise aussi en deux p>ties1 qui sont la proportion des p>ties entre elles1 p> rapport au t\t qu'elles doiv5t =m]1 et l'attitude qui doit tre propre du sujet1 et conv5ir l'int5tion et aux s5tim5s qu'on suppose dans la figure qu'on reprs5te4 ,,*apitre ,,xlix4 ,de la proportion des membres4 ,il faut obs]v] trois *oses dans les proportions2 la ju/esse1 la conv5ance et le m\vem5t4 ,la ju/esse compr5d la mesure exacte des p>ties considres p> rapport les unes aux autres1 et au t\t qu'elles compos5t4 ,p> la conv5ance on ent5d le c>actre propre des p]sonnages selon leur ge1 leur tat1 et leur condition2 ensorte que dans une mme figure on ne voie po9t en mme temps des membres d'un jeune homme et d'un vieill>d1 ni dans un homme ceux d'une femme2 qu'un beau corps n'ait que de belles p>ties4 ,enf9 le m\vem5t1 qui n'e/ autre *ose que l'attitude et l'expression des s5tim5s de l'ame1 dem&e dans *aque figure une disposition qui exprime ce qu'elle fait1 et la manire dont elle le doit faire2 c> il faut bi5 rem>qu] qu'un vieill>d ne doit po9t faire p>otre tant de vivacit qu'un jeune homme1 ni tant de =ce qu'un homme robu/e2 que les femmes n'ont pas le mme air que les hommes2 qu'enf9 les m\vem5s d'un corps doiv5t faire voir ce qu'il a de =ce ou de dlicatesse4 ,,*apitre ,l4 ,du m\vem5t et de l'expression des figures4 ,t\tes les figures d'un tableau doiv5t tre dans une attitude conv5able au sujet qu'elles reprs5t5t1 de sorte qu'en les voyant on puisse connotre ce qu'elles p5s5t et ce qu'elles veul5t dire4 ,p\r imag9] sans pe9e ces attitudes conv5ables1 il n'y a qu' considr] att5tivem5t les ge/es que font les muets1 lesquels exprim5t leurs p5ses p> les m\vem5s des yeux1 des ma9s1 et de t\t le corps4 ,au re/e1 v\s ne devez po9t tre surpris que je v\s propose un matre sans langue p\r v\s enseign] un art qu'il ne sait pas lui-mme1 puisque l'expri5ce peut v\s faire connotre qu'il v\s en appr5dra plus p> ses actions que t\s les autres avec leurs p>oles et leurs leons4 ,il faut donc qu'un ,pe9tre1 de quelque cole qu'il soit1 avant que d'arrt] son dess91 considre att5tivem5t la qualit de ceux qui p>l5t1 et la nature de la *ose dont il s'agit1 af9 d'appliqu] propos son sujet l'exemple d'un muet que je propose4 ,,*apitre ,,li4 ,qu'il faut vit] la duret des cont\rs4 ,ne faites po9t les cont\rs de vos figures d'une autre te9te que de celle du *amp o elles se tr\v5t1 c'e/--dire1 qu'il ne les faut po9t pr(il] d'aucun trait obscur qui soit d'une c\leur diffr5te de celle du *amp1 et de celle de la figure4 ,,*apitre ,,lii4 ,que les dfauts ne sont pas si rem>quables dans les petites *oses que dans les gr&es4 ,on ne peut pas rem>qu] dans les petites figures aussi aism5t que dans les gr&es1 les dfauts qui s'y r5contr5t2 cela vi5t de la gr&e dim9ution des p>ties des petites figures1 qui ne p]met pas d'en rem>qu] exactem5t les proportions3 de sorte qu'il e/ impossible de m>qu] en quoi ces p>ties sont dfectueuses4 ,p> exemple1 si v\s reg>dez un homme loign de v\s de trois c5ts pas1 et que v\s v\liez exam9] les traits de son visage et rem>qu] s'il e/ beau1 ou mal fait1 ou seulem5t d'une app>5ce ord9aire1 quelque att5tion que v\s y apportiez1 il v\s s]a impossible de le faire3 cela vi5t sans d\te de la dim9ution app>5te des p>ties de l'objet que v\s reg>dez1 cause p> son gr& loignem5t2 et si v\s d\tez que l'loignem5t dim9ue les objets1 v\s p\rrez v\s en assur] p> la pratique suivante3 ,t5ez la ma9 quelque di/ance de votre visage1 de sorte qu'ayant un doigt lev et dress1 le b\t de ce doigt rponde au haut de la tte de celui que v\s reg>dez1 et v\s v]rez que votre doigt c\vre non-seulem5t son visage en longueur1 mais mme une p>tie de son corps2 ce qui e/ une preuve vid5te de la dim9ution app>5te de l'objet4 ,,*apitre ,,liii4 ,d'o vi5t que les *oses pe9tes ne peuv5t jamais avoir le mme relief que les *oses naturelles4 ,les ,pe9tres assez s\v5t se dpit5t contre leur ouvrage1 et se f*5t de ce que1 t*ant d'imit] le naturel1 ils tr\v5t que leurs pe9tures n'ont pas le mme relief1 ni la mme =ce que les *oses qui se voi5t dans un miroir2 ils s'en pr5n5t aux c\leurs1 et dis5t que leur clat et la =ce des ombres surpass5t de beauc\p la =ce des j\rs et des ombres de la *ose qui e/ reprs5te dans le miroir2 quelquefois ils s'en pr5n5t eux-mmes1 et attribu5t leur ignorance un effet purem5t naturel1 dont ils ne connoiss5t pas la cause4 ,il e/ impossible que la pe9ture p>oisse d'aussi gr& relief que les *oses vues dans un miroir 7bi5 que l'une et l'autre ne soi5t que sup]ficielles71 mo9s qu'on ne les reg>de qu'avec un oeil3 en voici la raison3 les deux yeux ,a ,b voyant les objets ,n ,m l'un d]rire l'autre1 ,m ne peut pas tre entirem5t occup p> ,n1 p>ce que la base des rayons visuels e/ si l>ge1 qu'aprs le second objet elle voit encore le premi]2 mais si v\s v\s s]vez seulem5t d'un oeil1 comme dans la figure ,s1 l'objet ,f1 occup]a t\te l't5due de ,r1 p>ce que la pyramide des rayons visuels p>tant d'un seul po9t1 elle a p\r base le premi] corps ,f1 tellem5t que le second ,r qui e/ de mme gr&eur1 ne p\rra jamais tre vu#a4 #a ,lon>d de ,v9ci e/ =t obscur dans ce *apitre1 et peut-tre s'e/-il tromp3 celui qui l'a traduit la premire fois ne l'a ni expliqu ni corrig4 ,voici ce qu'on peut dire sur la matire qui e/ ici traite4 ,t\t tableau e/ une p]spective1 et l'art peut faire p>otre les figures d'un tableau avec autant de relief qu'en ont les figures naturelles4 ,mais un tableau ne reprs5te que des figures plates aut\r desquelles on ne sauroit t\rn] p\r en voir les diffr5s cts2 il n'a proprem5t qu'un po9t de vue d'o on puisse les bi5 voir1 au lieu qu'on peut voir de t\s cts les figures naturelles1 et elles p>otront t\j\rs avec le relief qu'elles ont4 ,illu/ration ,,*apitre ,,liv4 ,qu'il faut vit] de pe9dre div]s tableaux d'hi/oire l'une sur l'autre dans une mme faade4 ,ce que je blme ici e/ un abus univ]sel et une faute que t\s les ,pe9tres font qu& ils peign5t des faades de *apelles3 c>1 aprs avoir pe9t sur un plan une hi/oire1 avec son paysage et des btim5s1 ils en peign5t plusieurs autres au-dessus et ct de la premire sur autant de plans diffr5s1 en *angeant *aque fois de po9t p]spectif1 de sorte que la mme faade se tr\ve pe9te avec plusieurs po9ts de vue diffr5s1 ce qui e/ une gr&e bvue p\r des ,pe9tres1 d'ailleurs habiles1 puisque le po9t de vue d'un tableau reprs5te l'oeil de celui qui le reg>de4 ,et si v\s me dem&ez comm5t on p\rra donc pe9dre sur une mme faade la vie d'un sa9t1 divise en plusieurs sujets d'hi/oire2 cela je v\s rponds qu'il faut plac] votre premi] plan avec son po9t p]spectif une hauteur de vue conv5able ceux qui v]ront votre tableau1 et sur ce premi] plan reprs5t] votre pr9cipale hi/oire en gr&1 et puis all] dim9uant les figures et les btim5s de la suite de votre sujet1 selon les div]ses situations des lieux4 ,et dans le re/e de la faade1 v]s le haut1 v\s y p\rrez faire du paysage avec des arbres d'une gr&eur proportionne aux figures1 ou des anges1 si le sujet de l'hi/oire le dem&e1 ou bi5 des oiseaux1 ou simplem5t un ciel avec des nuages1 et semblables *oses2 autrem5t1 n'entrepr5ez po9t de pe9dre ces sortes de tableaux1 c> t\t votre ouvrage s]oit faux1 et contre les rgles de l'optique4 ,,*apitre ,,lv4 ,de quelle lumire un ,pe9tre se doit s]vir p\r donn] ses figures un plus gr& relief4 ,les figures qui pr5n5t leur j\r de quelque lumire p>ticulire1 montr5t un plus gr& relief que celles qui sont claires de la lumire univ]selle1 p>ce qu'une lumire p>ticulire produit des reflets qui dta*5t les figures du *amp du tableau2 ces reflets naiss5t des lumires d'une figure1 et rejailliss5t sur les ombres de la figure oppose1 et lui donn5t comme une foible lumire2 mais une figure expose une lumire p>ticulire1 en quelque lieu va/e et obscur1 ne reoit aucun reflet1 tellem5t qu'on n'en peut voir que la p>tie qui e/ claire2 aussi cela se pratique seulem5t dans les tableaux o l'on pe9t des nuits avec une lumire p>ticulire et petite4 ,,*apitre ,,lvi4 ,lequel e/ plus excell5t et plus ncessaire de savoir donn] les j\rs et les ombres aux figures1 ou de les bi5 cont\rn]4 ,les cont\rs des figures font p>otre une plus gr&e connoissance du dess9 que les lumires et les ombres3 la premire de ces deux *oses dem&e plus de =ce d'esprit1 et la seconde plus d't5due2 c> les membres ne peuv5t faire qu'un c]ta9 nombre de m\vem5s2 mais les projections des ombres1 les qualits des lumires1 leurs dgradations1 sont inf9ies4 ,,*apitre ,,lvii4 ,de quelle sorte il faut tudi]4 ,mettez p> crit quels sont les muscles et les t5dons1 qui1 selon les diffr5tes attitudes et les diffr5s m\vem5s1 se dc\vr5t ou se ca*5t en *aque membre1 ou bi5 qui ne font ni l'un ni l'autre2 et v\s s\v5ez que cette tude e/ trs-importante aux ,pe9tres et aux ,sculpteurs1 que leur pr(ession oblige de connotre les muscles1 leurs fonctions1 leur usage4 ,au re/e1 il faut faire ces rem>ques sur le corps de l'homme considr dans t\s les ges1 depuis l'enfance jusqu' la plus gr&e vieillesse1 et obs]v] les *angem5s qui arriv5t *aque membre durant la vie2 p> exemple1 s'il devi5t plus gras ou plus maigre1 quel e/ l'effet des jo9tures1 c4 ,,*apitre ,,lviii4 ,rem>que sur l'expression et sur les attitudes4 ,dans les actions naturelles que les hommes font sans rflexion1 il faut qu'un ,pe9tre obs]ve les premi]s effets1 qui p>t5t d'une =te incl9ation et du premi] m\vem5t des passions1 et qu'il fasse des esquisses de ce qu'il aura rem>qu1 p\r s'en s]vir dans l'occasion1 en posant dans la mme attitude un modle qui lui fasse voir quelles p>ties du corps travaill5t dans l'action qu'il veut reprs5t]4 ,,*apitre ,,lix4 ,que la ,pe9ture ne doit tre vue que d'un seul endroit4 ,la pe9ture ne doit tre vue que d'un seul endroit1 comme on en peut jug] p> cet exemple4 ,si v\s v\lez reprs5t] en quelque lieu lev une b\le ronde1 il faut ncessairem5t que v\s lui donniez un cont\r d'ovale en =me d'oeuf1 et v\s retir] en arrire jusqu' ce qu'elle p>oisse ronde4 ,,*apitre ,,lx4 ,rem>que sur les ombres4 ,qu& aprs avoir exam9 les ombres de quelque corps1 v\s ne p\vez connotre jusqu'o elles s't5d5t1 s'il arrive que v\s les imitiez et que v\s en peigniez de semblables dans un tableau1 ayez so9 de ne les po9t trop f9ir1 af9 de faire connotre p> cette nglig5ce +nieuse1 qui n'e/ que l'effet de vos rflexions1 que v\s imitez p>faitem5t la nature4 ,,*apitre ,,lxi4 ,comm5t il faut reprs5t] les petits enfans4 ,si les enfans que v\s v\lez reprs5t] sont assis1 il faut qu'ils fass5t p>otre des m\vem5s =t prompts1 et mme des contorsions de corps2 mais s'ils sont deb\t1 ils doiv5t1 au contraire1 p>otre timides et saisis de cra9te4 ,,*apitre ,,lxii4 ,comm5t on doit reprs5t] les vieill>ds4 ,les vieill>ds1 lorsqu'ils sont deb\t1 doiv5t tre reprs5ts dans une attitude p>esseuse1 avec des m\vem5s l5ts1 les g5\x un peu plis1 les pi$s ct l'un de l'autre1 mais c>ts1 le dos c\rb1 la tte p5*e sur le devant1 et les bras plutt s]rs que trop t5dus4 ,,*apitre ,,lxiii4 ,comm5t on doit reprs5t] les vieilles4 ,les vieilles doiv5t p>otre ard5tes et colres1 ple9es de rage1 comme des furies d'enf]2 mais ce c>actre doit se faire rem>qu] dans les airs de tte et dans l'agitation des bras1 plutt que dans les m\vem5s des pi$s4 ,,*apitre ,,lxiv4 ,comm5t on doit pe9dre les femmes4 ,il faut que les femmes fass5t p>otre dans leur air beauc\p de ret5ue et de mode/ie2 qu'elles ai5t les g5\x s]rs1 les bras croiss ou appro*s du corps et plis sans contra9te sur l'e/omac1 la tte d\cem5t incl9e et un peu p5*e sur le ct4 ,,*apitre ,,lxv4 ,comm5t on doit reprs5t] une nuit4 ,une *ose qui e/ entirem5t prive de lumire n'e/ ri5 que tnbres4 ,or1 la nuit tant de cette nature1 si v\s y v\lez reprs5t] une hi/oire1 il faut faire ensorte qu'il s'y r5contre quelque gr& feu qui claire les objets -peu-prs de la manire que je vais dire4 ,les *oses qui se tr\v]ont plus prs du feu ti5dront davantage de sa c\leur1 p>ce que plus une *ose e/ prs d'un objet1 plus elle reoit de sa lumire et p>ticipe sa c\leur2 et comme le feu rp& une c\leur r\ge1 il faudra que t\tes les *oses qui en s]ont claires ai5t une te9te r\getre1 et qu' mesure qu'elles en s]ont plus loignes1 cette c\leur r\ge s'affoiblisse en tirant sur le noir1 qui fait la nuit4 ,p\r ce qui e/ des figures1 voici ce que v\s y obs]v]ez4 ,celles qui sont entre v\s et le feu sembl5t n'en tre po9t claires2 c> du ct que v\s les voyez1 elles n'ont que la te9te obscure de la nuit1 sans recevoir aucune cl>t du feu1 et celles qui sont aux deux cts doiv5t tre d'une te9te demi-r\ge et demi-noire2 mais les autres qu'on p\rra voir au-del de la flamme1 s]ont t\tes claires d'une lumire r\getre sur un fond noir4 ,quant aux actions et l'expression des m\vem5s1 il faut que les figures qui sont plus pro*es du feu port5t les ma9s sur le visage1 et se c\vr5t avec leurs manteaux1 p\r se g>antir du trop gr& clat du feu et de sa *aleur1 et t\rn5t le visage de l'autre ct1 comme qu& on veut fuir ou s'loign] de quelque lieu3 v\s f]ez aussi p>otre1 bl\is de la flamme1 la plup>t de ceux qui sont loigns1 et ils se c\vriront les yeux de leurs ma9s1 p\r les p>] de la trop gr&e lumire4 ,,*apitre ,,lxvi4 ,comm5t il faut reprs5t] une tempte4 ,si v\s v\lez bi5 reprs5t] une tempte1 considrez att5tivem5t ses effets4 ,lorsque le veut s\ffle sur la m] ou sur la t]re1 il enlve t\t ce qui n'e/ pas =tem5t atta* quelque *ose1 il l'agite confusm5t et l'emporte4 ,a9si1 p\r bi5 pe9dre une tempte1 v\s reprs5t]ez les nuages entrec\ps et ports avec imptuosit p> le v5t du ct qu'il s\ffle1 l'air t\t rempli de t\rbillons d'une p\ssire sablonneuse qui s'lve du rivage1 des feuilles et mme des bran*es d'arbres enleves p> la viol5ce et la fureur du v5t1 la campagne t\te en dsordre1 p> une agitation univ]selle de t\t ce qui s'y r5contre1 des corps lg]s et susceptibles de m\vem5t rp&us confusm5t dans l'air1 les h]bes c\*es1 quelques arbres arra*s et r5v]ss1 les autres se laissant all] au gr du v5t1 les bran*es ou rompues ou c\rbes1 contre leur situation naturelle1 les feuilles t\tes replies de diffr5tes manires et sans ordre2 enf91 des hommes qui se tr\v5t dans la campagne1 les uns s]ont r5v]ss et emb>rass dans leurs manteaux1 c\v]ts de p\ssire et mconnoissables2 les autres qui sont demeurs deb\t p>otront d]rire quelque arbre et l'embrass]ont1 de peur que l'orage ne les entrane2 quelques autres se c\vrant les yeux de leurs ma9s p\r n'tre po9t aveugls de la p\ssire1 s]ont c\rbs contre t]re1 avec des drap]ies volantes et agites d'une manire irrgulire1 ou emportes p> le v5t4 ,si la tempte se fait s5tir sur la m]1 il faut que les vagues qui s'entre-*oqu5t la c\vr5t d'cume1 et que le v5t en remplisse l'air comme d'une neige paisse2 que dans les vaisseaux qui s]ont au milieu des flots1 on y voie quelques matelots t5ant quelques b\ts de cordes rompues1 des voiles brises trangem5t agites1 quelques mts rompus et r5v]ss sur le vaisseau t\t dlabr au milieu des vagues1 des hommes criant se pr5dre ce qui leur re/e des dbris de ce vaisseau4 ,on p\rra fe9dre aussi dans l'air des nuages emports avec imptuosit p> les v5ts1 arrts et rep\sss p> les sommets des hautes montagnes se repli] sur eux-mmes1 et les environn]1 comme si c'toi5t des vagues rompues contre des cueils1 le j\r obscurci d'paisses tnbres1 et l'air t\t rempli de p\dre1 de pluie et de gros nuages4 ,,*apitre ,,lxvii4 ,comme on doit reprs5t] auj\rd'hui une bataille4 ,v\s pe9drez premirem5t la fume de l'artill]ie1 mle confusm5t dans l'air avec la p\ssire que font les *evaux des combattans1 et v\s exprim]ez a9si ce mlange confus4 ,quoique la p\ssire s'lve facilem5t en l'air1 p>ce qu'elle e/ =t m5ue1 nanmo9s p>ce qu'elle e/ t]re/re et pesante1 elle retombe naturellem5t1 et il n'y a que les p>ties les plus subtiles qui demeur5t en l'air4 ,v\s la pe9drez donc d'une te9te =t lgre et presque semblable celle de l'air1 la fume qui se mle avec l'air et la p\ssire tant monte une c]ta9e hauteur1 elle p>otra comme des nuages obscurs4 ,dans la p>tie la plus leve1 on disc]n]a plus clairem5t la fume que la p\ssire1 et la fume p>otra d'une c\leur une peu azure et bleutre1 mais la p\ssire cons]v]a son coloris naturel du ct du j\r2 ce mlange d'air1 de fume et de p\ssire s]a beauc\p plus clair sur le haut que v]s le bas4 ,plus les combattans s]ont enfoncs dans ce nuage pais1 mo9s on les p\rra disc]n]1 et mo9s encore on di/+u]a la diffr5ce de leurs lumires d'avec leurs ombres4 ,v\s pe9drez d'un r\ge de feu de visages1 les p]sonnes1 l'air1 les armes1 et t\t ce qui se tr\v]a aux environs1 et cette r\geur dim9u]a mesure qu'elle s'loigne de son pr9cipe1 et enf9 elle se p]dra t\t--fait4 ,les figures qui s]ont dans le lo9ta91 entre v\s et la lumire1 p>otront obscures sur un *amp clair1 et leurs jambes s]ont mo9s di/9ctes et mo9s visibles1 p>ce que prs de t]re la p\ssire e/ plus paisse et plus grossire4 ,si v\s reprs5tez hors de la mle quelques cavali]s c\rant1 faites lev] entre eux et d]rire eux de petits nuages de p\ssire1 la di/ance de *aque m\vem5t de *eval1 et que ces nuages s'affoibliss5t et disp>oiss5t mesure qu'ils s]ont plus lo9 du *eval qui les a fait lev]1 et mme que les plus loigns soi5t plus hauts1 plus t5dus et plus clairs1 et les plus pro*es plus grossi]s1 plus s5sibles1 plus pais et plus ramasss4 ,que l'air p>oisse rempli de tranes de feu semblables des clairs2 que de ces espces d'clairs que la p\dre =me en s'enflammant1 les uns tir5t en haut1 que les autres retomb5t en bas2 que quelques-uns soi5t ports en ligne droite1 et que les balles des armes feu laiss5t aprs elles une trane de fume4 ,v\s f]ez aussi les figures sur le devant c\v]tes de p\dre sur les yeux1 sur le visage1 sur les cils des yeux1 et sur t\tes les autres p>ties sujettes ret5ir la p\ssire4 ,v\s f]ez voir les va9queurs c\rant1 ayant les *eveux p>s1 agits au gr du v5t1 aussi-bi5 que leurs drap]ies1 le visage rid1 les s\rcils enfls et appro*s l'un de l'autre3 que leurs membres fass5t un contra/e entre eux1 c'e/--dire1 si le pi$ droit m>*e le premi]1 que le bras gau*e soit aussi le plus avanc2 et si v\s reprs5tez quelqu'un tomb t]re1 qu'on le rem>que la trace qui p>ot sur la p\ssire ensanglante2 et t\t aut\r sur la fange dtrempe on v]ra les pas des hommes et des *evaux qui y ont pass4 ,v\s f]ez encore voir quelques *evaux entranant et d*irant misrablem5t leur matre mort1 atta* p> les tri]s1 ensanglantant t\t le *em9 p> o il passe4 ,les va9cus mis en dr\te1 auront le visage ple1 les s\rcils hauts et tonns1 le front t\t rid1 les n>9es retires en arc1 et replisses depuis la po9te du nez jusqu'auprs de l'oeil1 la b\*e bante1 et les lvres retr\sses1 dc\vrant les d5ts et les dess]rant comme p\r cri] bi5 haut4 ,que quelqu'un tomb p> t]re et bless1 ti5ne une ma9 sur ses yeux eff>s1 le d$ans t\rn v]s l'ennemi1 et se s\ti5ne de l'autre comme p\r se relev]2 v\s en f]ez d'autres fuyant et criant ple9e tte3 le *amp de bataille s]a c\v]t d'armes de t\tes sortes s\s les pi$s des combattans1 de b\cli]s1 de lances1 d'pes rompues1 et d'autres semblables *oses2 entre les morts on en v]ra quelques-uns demi-c\v]ts de p\ssire et d'armes rompues1 et quelques autres t\t c\v]ts et presque ent]rs2 la p\ssire et le t]re9 dtremp de sang f]a une fange r\ge2 des ruisseaux de sang sortant des corps1 c\l]ont p>mi la p\ssire2 on en v]ra d'autres en m\rant gr9c] les d5ts1 r\l] les yeux1 s]r] les po+s1 et faire div]ses contorsions du corps1 des bras et des jambes4 ,on p\rroit fe9dre quelqu'un ds>m et t]rass p> son ennemi1 se df5dre encore avec les d5ts et les ongles3 on p\rra reprs5t] quelque *eval *app1 c\rant au trav]s des ennemis1 les cr9s p>s et flottant au v5t1 faire des ruades et un gr& dsordre p>mi eux3 on y v]ra quelque malheureux e/ropi tomb] p> t]re1 et se c\vrir de son b\cli]1 et son ennemi c\rb sur lui1 s'ef=ant de lui t] la vie4 ,on p\rroit encore voir quelque tr\pe d'hommes c\*s ple-mle s\s un *eval mort2 et quelques-uns des va9queurs sortant du combat et de la presse1 s'essuy] avec les ma9s1 les yeux (fusqus de la p\ssire1 et les j\es t\tes crasseuses et b>b\illes de la fange qui s'toit faite de leur sueur et des l>mes que la p\ssire leur a fait c\l] des yeux4 ,v\s v]rez les escadrons v5ant au sec\rs1 ple9s d'une esprance mle de circonspection1 les s\rcils hauts1 et se faisant ombre sur les yeux avec la ma91 p\r disc]n] mieux les ennemis dans la mle et au trav]s de la p\ssire1 et tre att5tifs au comm&em5t du capita9e1 et le capita9e le bton haut1 c\rant et montrant le lieu o il faut all]3 on y p\rra fe9dre quelque fleuve1 et d$ans des cavali]s1 faisant vol] l'eau t\t aut\r d'eux en c\rant1 et blan*ir d'cume t\t le *em9 p> o ils pass5t3 il ne faut ri5 voir1 dans t\t le *amp de bataille1 qui ne soit rempli de sang et d'un horrible c>nage4 ,,*apitre ,,lxviii4 ,comm5t il faut pe9dre un lo9ta94 ,c'e/ une *ose vid5te et connue de t\t le monde1 que l'air e/ en quelques endroits plus grossi] et plus pais qu'il n'e/ en d'autres1 pr9cipalem5t qu& il e/ plus pro*e de t]re2 et mesure qu'il s'lve en haut1 il e/ plus subtil1 plus pur et plus transp>5t4 ,les *oses hautes et gr&es1 desquelles v\s v\s tr\vez loign1 se v]ront mo9s v]s les p>ties basses1 p>ce que le rayon visuel qui les fait voir passe au trav]s d'une longue masse d'air pais et obscur2 et on pr\ve que v]s le sommet elles sont vues p> une ligne1 laquelle bi5 que du ct de l'oeil elle comm5ce dans un air grossi]1 nanmo9s comme elle ab\tit au sommet de son objet1 elle f9it dans un air beauc\p plus subtil que n'e/ celui des p>ties basses2 et a9si mesure que cette ligne ou rayon visuel s'loigne de l'oeil1 elle se subtilise comme p> degr1 en passant d'un air pur dans un autre qui l'e/ davantage3 de sorte qu'un ,pe9tre qui a des montagnes reprs5t] dans un paysage1 doit obs]v] que de coll9e en coll9e le haut en p>otra t\j\rs plus clair que le bas1 et qu& la di/ance de l'une l'autre s]a plus gr&e1 il faut que le haut en soit aussi plus clair proportion2 et plus elles s]ont leves1 plus les te9tes claires et lgres1 en f]ont mieux rem>qu] la =me et la c\leur4 ,,*apitre ,,lxix4 ,que l'air qui e/ prs de la t]re1 doit p>otre plus clair que celui qui en e/ lo94 ,p>ce que l'air qui e/ prs de la t]re e/ plus grossi] que celui qui en e/ lo91 il reoit et r5voie beauc\p plus de lumire3 v\s p\vez le rem>qu] lorsque le soleil se lve2 c> si v\s reg>dez alors du ct du c\*ant1 v\s v]rez de ce ct-l une gr&e cl>t1 et v\s ne v]rez ri5 de semblable v]s le haut du ciel3 cela vi5t de la rflexion des rayons de lumire qui se fait sur la t]re et dans l'air grossi]2 de sorte que si dans un paysage v\s reprs5tez un ciel qui se t]m9e sur l'horizon1 il faudra que la p>tie basse du ciel qui reoit la lumire du soleil ait un gr& clat1 et que cette blan*eur altre un peu sa c\leur naturelle1 qui ne se v]ra en cet endroit qu' trav]s l'air grossi]3 au contraire1 le ciel qui e/ au-dessus de la tte1 doit mo9s p>ticip] cette c\leur blaff>de1 p>ce que les rayons de lumire n'ont pas pntr] tant d'air grossi] et rempli de vapeurs4 ,l'air prs de t]re e/ quelquefois si pais1 que si v\s reg>dez c]ta9s j\rs le soleil1 lorsqu'il se lve1 v\s v]rez que ses rayons ne sauroi5t presque pass] au trav]s de l'air4 ,,*apitre ,,lxx4 ,comm5t on peut donn] un gr& relief aux figures1 et faire qu'elles se dta*5t du fond du tableau4 ,les figures de quelque corps que ce soit1 p>otront se dta*] du fond du tableau1 et avoir un gr& relief1 lorsque le *amp sur lequel sont les figures1 s]a ml de c\leurs claires et obscures1 avec la plus gr&e v>it qui s]a possible sur les cont\rs des figures1 comme je le montr]ai en son lieu2 mais il faut qu'en l'assortim5t de ces c\leurs1 la dgradation des te9tes1 c'e/--dire1 la dim9ution de cl>t dans les blan*es1 et d'obscurit dans les noires1 y soit judicieusem5t obs]ve4 ,,*apitre ,,lxxi4 ,comm5t on doit reprs5t] la gr&eur des objets que l'on pe9t4 ,p\r reprs5t] la ju/e gr&eur des *oses qui s]v5t d'objet l'oeil1 si le dess9 e/ petit1 comme sont ord9airem5t les ouvrages de m9iature1 il faut que les premires figures qui sont sur le devant soi5t aussi f9ies que celles des gr&s tableaux1 p>ce que les ouvrages de m9iature tant petits1 ils doiv5t tre vus de prs1 et les gr&s tableaux doiv5t tre vus de plus lo93 d'o il arrive que les figures qui sont si diffr5tes en gr&eur1 p>otront nanmo9s de mme gr&eur4 ,la raison qu'on en apporte ord9airem5t se pr5d de la gr&eur de l'angle s\s lequel l'oeil voit ces figures1 et on expose a9si cette raison4 ,que le tableau soit ,b ,c et l'oeil ,a1 et que ,d ,e soit un v]re p> lequel passe l'image des figures qui sont reprs5tes en ,b ,c4 ,je dis que l'oeil ,a demeurant f]me1 la gr&eur de la copie1 ou de la pe9ture du tableau ,b ,c qui se fait sur le v]re ,d ,e1 doit tre d'autant plus petite1 que le v]re ,d ,e s]a plus pro*e de l'oeil ,a1 et qu'elle doit tre aussi f9ie que le tableau mme1 p>ce qu'elle doit reprs5t] p>faitem5t la di/ance dans laquelle e/ le tableau2 et si l'on veut faire le tableau ,b ,c sur ,d ,e1 cette figure ne doit pas tre si a*eve1 ni si dt]m9e que la figure ,b ,c1 et elle doit l'tre davantage que la figure ,m ,n1 transporte sur le tableau ,f ,g1 p>ce que si la figure ,p ,o toit aussi a*eve que la figure ,b ,c1 la p]spective de ,o ,p se tr\v]oit fausse2 c> quoiqu'eu g>d la dim9ution de la figure1 elle ft bi51 ,b ,c tant dim9u ou racc\rci la gr&eur de ,p ,o1 nanmo9s elle s]oit trop f9ie1 ce qui ne s'accord]oit pas bi5 avec la di/ance1 p>ce qu'en v\lant reprs5t] la figure ,b ,c trs-f9ie1 alors elle ne p>otroit plus tre en ,b ,c1 mais en ,p ,o ou en ,f ,g4 ,illu/ration ,,*apitre ,,lxxii4 ,quelles *oses doiv5t tre plus f9ies1 et quelles *oses doiv5t l'tre mo9s4 ,les *oses pro*es1 ou qui sont sur le devant du tableau1 doiv5t tre plus f9ies et plus t]m9es que celles qu'on fe9t tre vues dans le lo9ta91 lesquelles il faut t\*] plus lgrem5t1 et laiss] mo9s f9ies4 ,,*apitre ,,lxxiii4 ,que les figures sp>es ne doiv5t po9t p>otre se t\*]1 et tre jo9tes ensemble4 ,faites ensorte que les c\leurs que v\s donn]ez vos figures soi5t tellem5t assorties1 qu'elles s'entre-donn5t de la grace1 et qu& une des c\leurs s]t de *amp l'autre1 que ce soit avec une telle discrtion1 qu'elles ne p>oiss5t po9t unies et atta*es l'une l'autre1 bi5 qu'elles fuss5t d'une mme espce de c\leur1 mais que la div]sit de leur te9te1 foible ou =te1 soit proportionne la di/ance qui les sp>e1 et l'paisseur de l'air qui e/ entre-deux1 et que p> la mme rgle1 les cont\rs se tr\v5t aussi proportionns1 c'e/--dire1 soi5t plus ou mo9s t]m9s1 selon la di/ance ou la proximit des figures4 ,,*apitre ,,lxxiv4 ,si le j\r se doit pr5dre en face ou de ct1 et lequel des deux donne plus de grace4 ,le j\r pris en face donn]a un gr& relief aux visages qui sont placs entre des p>ois obscures et peu claires1 et pr9cipalem5t si le j\r leur vi5t d'en haut4 ,la cause de ce relief e/1 que les p>ties les plus avances de ces visages sont claires de la lumire univ]selle de l'air qui e/ devant eux1 tellem5t que ces p>ties a9si claires1 ont des ombres presque ins5sibles2 et au contraire1 les p>ties plus loignes reoiv5t de l'ombre et de l'obscurit des p>ois1 et elles en reoiv5t plus mesure qu'elles sont plus loignes des p>ties avances1 et plus enfonces dans l'ombre4 ,de plus1 rem>quez que le j\r qui vi5t d'en haut1 n'claire po9t t\tes les p>ties du visage1 dont quelques-unes sont c\v]tes p> celles qui ont du relief1 comme les s\rcils qui t5t le j\r l'orbite des yeux1 le nez qui l'te une p>tie de la b\*e1 et le m5ton qui l'te la gorge4 ,,*apitre ,,lxxv4 ,de la rv]bration1 ou des reflets de lumire4 ,les reflets de lumire vi5n5t des corps clairs et transp>5s1 dont la sup]ficie e/ polie et mdiocrem5t paisse3 c> ces corps tant frapps de quelque lumire1 elle rejaillit comme une balle qui fait un bond1 et elle se rfl*it sur le premi] objet qu'elle r5contre du ct oppos celui d'o elle vi5t4 ,,*apitre ,,lxxvi4 ,des endroits o la lumire ne peut tre rfl*ie4 ,les sup]ficies des corps pais sont environnes de lumires et d'ombres qui ont des qualits diffr5tes4 ,on di/+ue deux sortes de lumires2 l'une qu'on appelle orig9ale1 et l'autre qu'on appelle drive3 la lumire orig9ale e/ celle d'un corps1 qui ne la reoit po9t d'ailleurs1 et qui l'a dans lui-mme1 comme le feu1 le soleil et mme l'air1 qui en e/ pntr de t\s cts1 quoiqu'il la reoive du soleil4 ,la lumire drive e/ une lumire rfl*ie1 une lumire qu'un corps reoit d'ailleurs1 et qu'il n'a po9t de lui-mme4 ,v5ons ma9t5ant au sujet de ce *apitre4 ,je dis qu'un corps ne rfl*ira po9t de lumire du ct qu'il e/ dans l'ombre1 c'e/--dire1 du ct qui e/ t\rn v]s quelque lieu sombre1 cause des arbres1 des bois1 des h]bes qui l'emp*5t de recevoir la lumire2 et quoique *aque bran*e et *aque feuille reoive la lumire v]s laquelle elle e/ t\rne1 cep5dant la quantit de feuilles et de bran*es =me un corps opaque que la lumire ne peut pntr]3 elle ne peut pas mme tre rfl*ie sur un corps oppos1 cause de l'9galit des surfaces de tant de feuilles et de tant de bran*es2 tellem5t que ces sortes d'objets ne sont gure capables de rfl*ir la lumire et de faire des reflets4 ,,*apitre ,,lxxvii4 ,des reflets4 ,les reflets p>ticip]ont plus ou mo9s la c\leur de l'objet sur lequel ils sont produits1 et la c\leur de l'objet qui les produit1 selon que l'objet qui les reoit a une surface plus ou mo9s polie que celui qui les produit4 ,,*apitre ,,lxxviii4 ,des reflets de lumire qui sont ports sur des ombres4 ,si la lumire du j\r clairant quelque corps e/ rfl*ie sur les ombres qui l'environn5t1 elle =m]a des reflets qui s]ont plus ou mo9s clairs1 selon la =ce de leur lumire et selon qu'ils sont plus ou mo9s pro*e du corps qui r5voie la lumire4 ,il y en a qui nglig5t cette obs]vation que d'autres mett5t en pratique1 et cette div]sit de s5tim5t et de pratique p>tage les ,pe9tres en deux sectes1 et *aque secte blme celle qui lui e/ oppose4 ,si v\s v\lez g>d] un ju/e milieu1 et n'tre blm de p]sonne1 je v\s conseille de ne faire de reflets de lumire que lorsque la cause de ces reflets et de leurs te9tes s]a assez vid5te p\r tre connue de t\t le monde4 ,usez-en de mme1 lorsque v\s ne faites po9t de reflets1 et qu'on voie qu'il n'y avoit pas raison d'en faire4 ,,*apitre ,,lxxix4 ,des endroits o les reflets de lumire p>oiss5t davantage1 et de ceux o ils p>oiss5t mo9s4 ,les reflets de lumire ont plus ou mo9s de cl>t1 c'e/--dire1 sont plus ou mo9s app>5s1 selon que le *amp sur lequel ils se r5contr5t e/ plus ou mo9s obscur4 ,si le *amp e/ plus obscur que le reflet1 alors le reflet p>otra =t1 et s]a s5sible l'oeil1 p> la gr&e diffr5ce des c\leurs du *amp et du reflet2 mais si le reflet se tr\ve sur un fond plus clair qu'il n'e/ lui-mme1 alors ce reflet s]a mo9s clatant1 cause de la blan*eur sur laquelle il se t]m9e2 et a9si il devi5dra presque imp]ceptible4 ,,*apitre ,,lxxx4 ,quelle p>tie du reflet doit tre plus claire4 ,le reflet s]a plus clair et plus vif dans la p>tie qui recevra sa lumire entre des angles plus gaux2 p> exemple1 soit le c5tre de la lumire ,n1 et que ,a ,b soit la p>tie claire du corps ,a ,b ,c ,f ,e ,d1 de laquelle la lumire soit rfl*ie et r5voye t\t aut\r de la concavit oppose du mme corps1 qui n'e/ po9t clair de ce ct-l4 ,supposons aussi que cette lumire qui se rfl*it en ,f soit porte entre des angles gaux1 ou -peu-prs gaux3 le reflet ,e n'aura po9t les angles si gaux sur la base que le reflet ,f1 comme on le peut voir p> la gr&e diffr5ce qu'il y a entre les angles ,e ,a ,b et ,e ,b ,a4 ,a9si le po9t ,f recevra plus de lumire que le po9t ,e1 et le reflet ,f s]a plus clatant que le reflet ,e1 p>ce que1 quoique les angles ,f et ,e ai5t une mme base1 les angles opposs au po9t ,f sont plus semblables entre eux que les angles opposs au po9t ,e4 ,d'ailleurs1 selon les rgles de la p]spective1 le po9t ,f doit tre plus clair que le po9t ,e1 p>ce qu'il e/ plus prs du corps lum9eux ,a ,b1 dont ils reoiv5t la lumire4 ,illu/ration ,,*apitre ,,lxxxi4 ,des reflets du coloris de la c>nation4 ,les reflets de la c>nation qui se =m5t p> la rflexion de la lumire sur une autre c>nation1 sont plus r\ges1 d'une c\leur plus v]meille1 et d'un coloris plus vif et plus clatant qu'aucune autre p>tie du corps2 et cela arrive1 p>ce que la sup]ficie de t\t corps opaque p>ticipe d'autant plus la c\leur du corps qui l'claire1 que ce corps e/ plus pro*e1 et d'autant mo9s qu'il e/ plus loign2 elle y p>ticipe aussi plus ou mo9s1 selon qu'il e/ plus ou mo9s gr&1 p>ce qu'un gr& objet qui r5voie beauc\p de lumire1 emp*e que celle que les autres objets vois9s envoi5t n'altre la si5ne3 ce qui arriv]oit infailliblem5t si cet objet toit petit2 c>1 alors t\tes ces lumires et t\s ces reflets se confondroi5t1 et leurs c\leurs se ml]oi5t ensemble4 ,il peut cep5dant arriv] qu'un reflet ti5ne plus de la c\leur d'un corps plus petit1 dont il e/ pro*e1 que de la c\leur d'un plus gr&1 dont il e/ =t loign1 et qui a des effets mo9s s5sibles1 cause de la gr&e di/ance4 ,,*apitre ,,lxxxii4 ,en quels endroits les reflets sont plus s5sibles4 ,de t\s les reflets1 celui qui a un *amp plus obscur doit p>otre plus t]m9 et plus s5sible2 et1 au contraire1 celui qui a un *amp plus clair e/ mo9s s5sible3 cela vi5t de la div]sit des ombres opposes1 qui fait que la mo9s obscure donne de la =ce celle qui l'e/ davantage1 et elle la fait p>otre encore plus obscure qu'elle ne l'e/4 ,de mme les *oses qui ont une diffr5te blan*eur tant opposes1 la plus blan*e fait p>otre l'autre comme t]nie et mo9s blan*e qu'elle ne l'e/ en effet4 ,,*apitre ,,lxxxiii4 ,des reflets d\bles et triples4 ,les reflets d\bles ont plus de =ce que les reflets simples1 et les lumires qui se tr\v5t entre les lumires incid5tes et ces reflets1 sont =t peu obscures4 ,on appelle reflet simple1 celui qui n'e/ =m que d'un seul corps clair1 et reflet d\ble1 celui qui reoit la lumire de deux corps3 on peut jug] p>-l de ce que c'e/ qu'un reflet triple4 ,v5ons la preuve de la proposition4 ,soit le corps lum9eux ,a1 les reflets directs ,a ,n ,a ,s1 les p>ties claires ,n et ,s1 les p>ties de ces mmes corps qui sont claires p> les reflets ,o et ,e1 le reflet ,a ,n ,e soit le reflet simple1 et ,a ,n ,o ,a ,s ,o le reflet d\ble4 ,le reflet simple ,e e/ =m p> le corps clair ,b ,d1 et le reflet d\ble ,o reoit de la lumire des corps clair ,b ,d et ,d ,r1 d'o il arrive que son ombre e/ =t peu obscure1 p>ce qu'elle se tr\ve entre la lumire d'incid5ce ,n et celle du reflet ,n ,o ,s ,o4 ,illu/ration ,,*apitre ,,lxxxiv4 ,que la c\leur d'un reflet n'e/ pas simple1 mais mle de deux ou de plusieurs c\leurs4 ,un corps qui r5voie la lumire sur un autre corps ne lui communique pas sa c\leur telle qu'il l'a lui-mme2 mais il se fait un mlange de plusieurs c\leurs1 s'il y en a plusieurs qui soi5t ports p> des reflets dans un mme endroit4 ,p> exemple1 soit la c\leur jaune ,a qui soit rfl*ie sur la p>tie ,o du corps sphrique ,c ,o ,e2 que la c\leur bleue ,b ait son reflet sur la mme p>tie ,o4 ,p> le mlange de ces deux c\leurs dans le po9t ,o1 il se f]a un reflet de c\leur v]te si le fond e/ blanc1 p>ce que l'expri5ce fait voir que les c\leurs jaunes et bleues1 mles ensemble1 font un trs-beau v]d4 ,illu/ration ,,*apitre ,,lxxxv4 ,que les reflets sont r>em5t de la c\leur du corps d'o ils p>t5t1 ou de la c\leur du corps o ils sont ports4 ,il arrive trs-r>em5t que les reflets soi5t ou de la c\leur du corps d'o ils p>t5t1 ou de la c\leur du corps sur lequel ils tomb5t1 p>ce que ces deux c\leurs se ml5t ensemble1 et en =m5t une troisime4 ,p> exemple1 soit le corps sphrique ,d ,f ,g ,e de c\leur jaune1 que l'objet ,b ,c qui lui envoie un reflet dans le po9t ,h soit de c\leur bleue1 le po9t ,h o tombe ce reflet pr5dra une te9te v]te1 lorsqu'il s]a clair de la lumire du soleil qui e/ rp&ue dans l'air4 ,illu/ration ,,*apitre ,,lxxxvi4 ,en quel endroit un reflet e/ plus clatant et plus s5sible4 ,entre les reflets qui ont la mme figure1 la mme t5due et la mme =ce1 la p>tie qui p>otra plus ou mo9s obscure s]a celle qui vi5dra se t]m9] sur un *amp plus ou mo9s obscur4 ,les sup]ficies des corps p>ticip5t davantage la c\leur des objets qui rfl*iss5t sur elle leur figure s\s des angles plus gaux4 ,des c\leurs que les objets rfl*iss5t sur les sup]ficies des corps opposs entre des angles gaux1 celle-l doit tre la plus vivem5t empre9te dont le reflet vi5dra de plus prs4 ,entre les c\leurs des div]s objets qui envoi5t leurs reflets p> les mmes angles1 et d'une di/ance gale sur la surface des corps opposs1 celle-l se rfl*ira avec plus de =ce dont la te9te s]a plus claire4 ,l'objet qui rfl*ira plus vivem5t sa propre c\leur sur l'objet qui lui e/ oppos1 s]a celui qui n'aura aut\r de lui aucune te9te que de son espce4 ,et le plus confus de t\s les reflets e/ celui qui e/ produit p> un plus gr& nombre d'objets de diffr5tes c\leurs4 ,la c\leur qui s]a plus prs d'un reflet lui communiqu]a sa te9te avec plus de =ce1 que les autres c\leurs qui en sont plus loignes4 ,enf9 un ,pe9tre doit donn] aux reflets des figures1 la c\leur des p>ties des drap]ies qui sont plus prs des c>nations sur lesquelles ces reflets sont ports2 mais il ne faut pas que ces c\leurs rfl*ies soi5t trop vives ni trop m>ques1 s'il n'y a quelque raison p>ticulire qui oblige d'en us] autrem5t4 ,,*apitre ,,lxxxvii4 ,des c\leurs rfl*ies4 ,t\tes les c\leurs rfl*ies sont mo9s vives et ont mo9s de =ce que celles qui reoiv5t la lumire directem5t2 et cette lumire directe ou incid5te a la mme proportion avec la lumire rfl*ie1 que les objets lum9eux qui en sont les causes ont entre eux en =ce et en cl>t4 ,,*apitre ,,lxxxviii4 ,des t]mes des reflets ou de la projection des lumires rfl*ies4 ,un reflet qui "p d'un corps plus obscur que n'e/ celui sur lequel il e/ reu1 s]a foible et presque ins5sible2 et au contraire un reflet s]a =t s5sible1 qu& le *amp sur lequel il e/ reu s]a plus obscur que le t]me d'o "p ce reflet2 enf91 il s]a plus s5sible proportion que le *amp s]a plus obscur1 ou plus obscur proportion que le *amp s]a plus clair4 ,,*apitre ,,lxxxix4 ,de la position des figures4 ,autant que le ct gau*e de la figure ,d ,a dim9ue cause de la position de la figure1 autant le ct oppos ,b ,c qui e/ le ct droit1 augm5te et s'alonge1 c'e/--dire1 qu' mesure que la p>tie de la figure qui e/ depuis l'paule gau*e ,d jusqu' la ce9ture ,a du mme ct1 la p>tie oppose du ct droit1 depuis ,b jusqu' ,c augm5te2 mais le nombril1 ou le milieu du corps demeure t\j\rs la mme hauteur4 ,cette dim9ution des p>ties du ct gau*e de la figure1 vi5t de ce qu'elle porte sur le pi$ gau*e1 qui devi5t p> cette position le c5tre de t\t le corps4 ,a9si le po9t du milieu qui e/ s\s la gorge entre les deux clavicules1 quitte la ligne p]p5diculaire du corps qu& il e/ droit1 p\r en =m] une autre qui passe p> la jambe gau*e1 et qui va f9ir au pi$ du mme ct4 ,et plus cette ligne s'loigne du milieu du corps1 plus aussi les lignes horizontales qui la trav]s5t1 p]d5t leurs angles droits en p5*ant du ct gau*e1 qui s\ti5t le corps4 ,illu/ration n #b3 ,,*apitre ,,lxxxix4 ,pag4 #gd ,,*apitre ,,xc4 ,comm5t on peut appr5dre bi5 agr\pp] les figures dans un tableau d'hi/oire4 ,qu& v\s saurez bi5 la p]spective et l'anatomie1 et que v\s connotrez suffisamm5t la =me de *aque corps1 appliquez-v\s considr]1 dans t\tes les occasions1 l'attitude et les ge/es des hommes dans t\tes leurs actions4 ,p> exemple1 lorsque v\s allez la prom5ade1 et que votre esprit e/ plus libre1 rem>quez les m\vem5s de ceux que v\s voyez1 soit qu'ils s'entreti5n5t familirem5t1 soit qu'ils conte/5t ensemble et se qu]ell5t1 ou qu'ils en vi5n5t aux ma9s4 ,obs]vez ce que font ceux qui sont aut\r d'eux et qui t*5t de les sp>]1 ou qui s'amus5t les reg>d]1 et dess9ez sur le *amp ce que v\s aurez rem>qu4 ,il faut1 p\r cela1 avoir t\j\rs avec v\s un portefeuille ou des tablettes1 dont les feuillets soi5t tellem5t atta*s1 qu'on les puisse t] sans les d*ir]2 c> ces recueils d'tudes doiv5t tre cons]vs avec gr& so9 p\r s]vir dans l'occasion1 la mmoire ne p\vant pas cons]v] les images d'une inf9it de *oses qui s]v5t d'objet la ,pe9ture4 ,,*apitre ,,xci4 ,quelle proportion il faut donn] la hauteur de la premire figure d'un tableau d'hi/oire4 ,la hauteur de la premire figure de votre tableau doit tre mo9dre que le naturel1 proportion de l'enfoncem5t que v\s lui donnez au-del de la premire ligne du plan du tableau1 et les autres dim9u]ont aussi proportion1 suivant la mme dgradation ou l'loignem5t du plan o elles sont4 ,,*apitre ,,xcii4 ,du relief des figures qui entr5t dans la composition d'une hi/oire4 ,des figures qui compos5t une hi/oire1 celle qui s]a reprs5te plus prs de l'oeil doit avoir un plus gr& relief2 en voici la raison4 ,cette c\leur-l doit p>otre plus m>que et plus p>faite dans son espce1 qui a mo9s d'air entre elle et l'oeil qui la considre2 c'e/ cause de cela mme que les ombres qui font p>otre les corps opaques plus relevs1 p>oiss5t plus =tes et plus obscures de prs que de lo91 p>ce que la quantit d'air qui e/ entre elles et l'oeil les br\ille et les confond avec les c\leurs des objets2 ce qui n'arrive pas aux ombres vois9es de l'oeil1 o elles donn5t *aque corps du relief proportion qu'elles sont obscures4 ,,*apitre ,,xciii4 ,du racc\rcissem5t des figures d'un tableau4 ,lorsqu'un ,pe9tre n'a qu'une seule figure faire dans son tableau1 il doit vit] t\s les racc\rcissem5s1 tant des membres p>ticuli]s que de t\t le corps1 p>ce qu'il s]oit oblig de rpondre t\s mom5s aux que/ions de ceux qui n'ont pas l'intellig5ce de son art2 mais aux gr&es compositions o il entre plusieurs figures1 il peut en faire avec lib]t de t\tes sortes1 selon le sujet qu'il traite1 et sur-t\t dans les batailles1 o il se r5contre p> ncessit un nombre inf9i de contorsions et de m\vem5s de figures qui se batt5t1 et qui sont mles confusm5t ensemble dans les fracas et l'agitation furieuse d'une bataille4 ,,*apitre ,,xciv4 ,de la div]sit des figures dans une hi/oire4 ,dans les gr&es compositions d'hi/oire1 on doit voir des figures de plusieurs sortes1 soit p\r la complexion1 soit p\r la taille1 soit p\r les c>nations1 soit p\r les attitudes4 ,qu'il y ait des figures grasses et ple9es d'embonpo9t2 qu'il y en ait d'autres qui soi5t maigres et sveltes2 qu'il y en ait de gr&es et de c\rtes1 de =tes1 de robu/es et de foibles1 de gaies1 de tri/es et de mlancoliques2 que quelques-unes ai5t des *eveux crpus1 que d'autres les ai5t plus mols et plus unis2 qu'aux uns le poil soit long1 et aux autres c\rt2 que les m\vem5s prompts et vifs de quelques figures contra/5t avec les m\vem5s d\x et l5ts de quelques autres2 enf9 il faut qu'il y ait de la v>it dans la =me1 dans la c\leur1 dans les plis des drap]ies1 et gnralem5t dans t\t ce qui peut entr] dans la composition d'une hi/oire4 ,,*apitre ,,xcv4 ,comm5t il faut tudi] les m\vem5s du corps huma94 ,avant que de s'appliqu] l'tude de l'expression des m\vem5s de l'homme1 il faut avoir une connoissance gnrale de t\s les membres du corps et de ses jo9tures en t\tes les positions o ils peuv5t tre1 puis esquiss] lgrem5t dans l'occasion l'action des p]sonnes1 sans qu'ils sa*5t que v\s les considrez2 p>ce que s'ils s'en app]cevoi5t1 ils p]droi5t la =ce et le c>actre naturel de l'expression avec laquelle ils se portoi5t l'action3 comme lorsque deux hommes colres et emports conte/5t ensemble1 *acun prt5dant avoir raison1 on les voit remu] avec furie les s\rcils1 faire des ge/es des bras1 et de gr&s m\vem5s de t\tes les p>ties du corps1 selon l'int5tion qu'ils ont1 et l'impression de la passion qui les agite2 ce qu'il s]oit impossible de reprs5t] p> un modle auquel on v\droit faire exprim] les effets d'une vritable colre ou de quelqu'autre passion1 comme de d\leur1 d'admiration1 de cra9te1 de joie et de quelqu'autre passion que ce soit4 ,v\s aurez so9 de port] t\j\rs sur v\s vos tablettes1 af9 d'y esquiss] lgrem5t ces expressions1 et en mme temps aussi1 pr5ez g>de ce que font ceux qui se tr\v5t prs5s dans ces occasions1 et qui sont spectateurs de ce qui s'y passe1 et p> ce moy5 v\s appr5drez compos] les hi/oires4 ,et qu& vos tablettes s]ont t\tes remplies de ces sortes de dess9s1 cons]vez-les bi5 et les g>dez1 p\r v\s en s]vir dans l'occasion4 ,un bon ,pe9tre doit soigneusem5t obs]v] deux *oses1 qui sont de gr&e importance dans sa pr(ession2 l'une e/ le ju/e cont\r de sa figure1 et l'autre l'expression vive de ce qu'il lui faut reprs5t]4 ,,*apitre ,,xcvi4 ,de quelle sorte il faut tudi] la composition des hi/oires1 et y travaill]4 ,la premire tude des compositions d'hi/oires doit comm5c] p> mettre ensemble quelques figures lgrem5t esquisses2 mais il faut aup>avant les savoir bi5 dess9] de t\s les cts1 avec les racc\rcissem5s et les ext5sions de *aque membre2 aprs on entrepr5dra de faire un gr\pe de deux figures qui combatt5t ensemble avec une h>diesse gale1 et il faudra dess9] ces deux figures en diffr5tes manires et en diffr5tes attitudes2 ensuite1 on p\rra reprs5t] un autre combat d'un homme gnreux avec un homme l*e et timide4 ,en t\tes ces compositions1 il faut s'tudi] soigneusem5t la re*]*e des accid5s et des passions qui peuv5t donn] de l'expression1 et enri*ir le sujet qu'on traite4 ,,*apitre ,,xcvii4 ,de la v>it ncessaire dans les hi/oires4 ,dans les compositions d'hi/oires1 un ,pe9tre doit s'tudi] faire p>otre son gnie p> l'abondance et la v>it de ses inv5tions1 et fuir la rptition d'une mme *ose qu'il ait dj faite1 af9 que la n\veaut et l'abondance attir5t et donn5t du plaisir ceux qui considr5t son ouvrage4 ,j'e/ime donc que dans une hi/oire il e/ ncessaire quelquefois1 selon le sujet1 d'y ml] des hommes1 diffr5s dans l'air1 dans l'ge1 dans les habits1 agr\ps ensemble ple-mle avec des femmes et des enfans1 des *i5s1 des *evaux1 des btim5s1 des campagnes et des coll9es1 et qu'on puisse rem>qu] la qualit et la bonne grace d'un ,pr9ce ou d'une p]sonne de qualit1 et la di/+u] d'avec le peuple4 ,il ne faudra pas aussi ml] dans un mme gr\pe ceux qui sont tri/es et mlancoliques avec ceux qui sont gais et qui ri5t volonti]s1 p>ce que les humeurs enj\es *]*5t t\j\rs ceux qui aim5t rire1 comme les autres *]*5t aussi leurs semblables4 ,,*apitre ,,xcviii4 ,qu'il faut1 dans les hi/oires1 vit] la ressemblance des visages1 et div]sifi] les airs de tte4 ,c'e/ un dfaut ord9aire aux ,pe9tres ,itali5s1 de mettre dans leurs tableaux des figures entires d'emp]eurs1 imites de plusieurs /atues antiques1 ou du mo9s de donn] leurs figures les airs de tte qu'on rem>que dans les antiques4 ,p\r vit] ce dfaut1 ne rptez jamais une mme *ose1 et ne donnez po9t le mme air de tte deux figures dans un tableau1 et en gnral1 plus v\s aurez so9 de v>i] votre dess91 en plaant ce qui e/ laid auprs de ce qui e/ beau1 un vieill>d auprs d'un jeune homme1 un homme =t et robu/e auprs d'un autre qui e/ foible1 plus votre tableau s]a agrable4 ,mais il arrive s\v5t qu'un ,pe9tre qui aura dess9 quelque *ose en fait s]vir jusqu'au mo9dre trait2 en quoi il se trompe1 c> la plup>t du temps1 les membres de l'animal qu'il a dess9 font des m\vem5s peu con=mes au sujet et l'action qu'il reprs5te dans un tableau3 a9si1 aprs avoir cont\rn quelque p>tie avec beauc\p de ju/esse1 et l'avoir f9i avec plaisir1 il a le *agr9 de se voir contra9t de l'effac] p\r en mettre un autre la place4 ,,*apitre ,,xcix4 ,comm5t il faut assortir les c\leurs p\r qu'elles se donn5t de la grace les unes aux autres4 ,si v\s v\lez que le vois9age d'une c\leur donne de la grace une autre c\leur1 imitez la nature1 et faites avec le p9ceau ce que les rayons du soleil font sur une nue lorsqu'ils y =m5t l'arc-en-ciel2 les c\leurs s'uniss5t ensemble d\cem5t1 et ne sont po9t tran*es d'une manire dure et s*e2 c'e/ de cette sorte qu'il faut unir et assortir les c\leurs dans un tableau4 ,pr5ez g>de aussi aux *oses suivantes qui reg>d5t les c\leurs4 #a4 ,si v\s v\lez reprs5t] une gr&e obscurit1 opposez-lui un gr& blanc1 de mme que p\r relev] le blanc et lui donn] plus d'clat1 il faut lui oppos] une gr&e obscurit4 #b4 ,le r\ge aura une c\leur plus vive auprs du jaune ple qu'auprs du violet4 #c4 ,il faut bi5 di/+u]1 entre les c\leurs1 celles qui r5d5t les autres plus vives et plus clatantes1 de celles qui leur donn5t seulem5t de la grace1 comme le v]d en donne au r\ge1 t&is qu'il en te au bleu4 #d4 ,il y a des c\leurs qu'on peut =t bi5 assortir1 p>ce que leur union les r5d plus agrables2 comme le jaune ple1 ou le blanc et l'azur1 et d'autres encore dont n\s p>l]ons ailleurs4 ,,*apitre ,c4 ,comm5t on peut r5dre les c\leurs vives et belles4 ,il faut t\j\rs prp>] un fond trs-blanc aux c\leurs que v\s v\lez faire p>otre belles1 p\rvu qu'elles soi5t transp>5tes2 c>1 aux autres qui ne le sont pas1 un *amp clair ne s]t de ri52 comme l'expri5ce le montre dans les v]res colors1 dont les c\leurs p>oiss5t extrmem5t belles1 lorsqu'elles se tr\v5t entre l'oeil et la lumire1 et qui n'ont nulle beaut1 lorsqu'elles ont d]rire elles un air pais et obscur1 ou un corps opaque4 ,,*apitre ,,ci4 ,de la c\leur que doiv5t avoir les ombres des c\leurs4 ,la te9te de l'ombre de quelque c\leur que ce soit1 p>ticipe t\j\rs la c\leur de son objet1 et cela plus ou mo9s1 selon qu'il e/ ou plus pro*e ou plus loign de l'ombre1 et proportion aussi de ce qu'il a ou plus ou mo9s de lumire4 ,,*apitre ,,cii4 ,de la v>it qui se rem>que dans les c\leurs1 selon qu'elles sont plus loignes ou plus pro*es4 ,des *oses dont la c\leur e/ plus obscure que l'air1 celle qui s]a plus loigne p>otra mo9s obscure2 et1 au contraire1 de celles qui sont plus claires que l'air1 celle qui s]a plus loigne p>otra mo9s claire et mo9s blan*e2 et1 en gnral1 t\tes les *oses qui sont ou plus claires ou plus obscures que l'air1 tant vues dans un gr& loignem5t1 *ang5t1 p\r a9si dire1 la nature et la qualit de leur c\leur2 de sorte que la plus claire p>ot plus obscure1 et la plus obscure devi5t plus claire p> l'loignem5t4 ,,*apitre ,,ciii4 ,a quelle di/ance de la vue les c\leurs des *oses se p]d5t entirem5t4 ,les c\leurs des *oses se p]d5t entirem5t dans une di/ance plus ou mo9s gr&e1 selon que l'oeil et l'objet sont plus ou mo9s levs de t]re3 voici la preuve de cette proposition4 ,l'air e/ plus ou mo9s pais1 selon qu'il e/ plus pro*e ou plus loign de la t]re3 il s'ensuit de-l que si l'oeil et l'objet sont prs de la t]re1 l'paisseur et la grossiret de l'air qui e/ entre l'oeil et l'objet1 s]a trs-gr&e1 et elle obscurcira beauc\p la c\leur de l'objet2 mais si l'oeil et l'objet sont =t loigns de la t]re1 l'air qui e/ entre deux ne *ang]a presque ri5 la c\leur de l'objet3 enf9 la v>it et la dgradation des c\leurs d'un objet1 dp5d non-seulem5t de la lumire qui n'e/ pas t\j\rs la mme aux diffr5tes heures du j\r1 mais aussi de la grossiret et de la subtilit de l'air1 au trav]s duquel les c\leurs des objets sont portes l'oeil4 ,,*apitre ,,civ4 ,de la c\leur de l'ombre du blanc4 ,l'ombre du blanc clair p> le soleil et p> l'air1 a sa te9te tirant sur le bleu1 et cela vi5t de ce que le blanc de soi n'e/ pas proprem5t une c\leur1 mais le sujet des autres c\leurs2 et p>ce que la sup]ficie de *aque corps p>ticipe la c\leur de son objet1 il e/ ncessaire que cette p>tie de la sup]ficie blan*e p>ticipe la c\leur de l'air qui e/ son objet4 ,,*apitre ,,cv4 ,quelle c\leur produit l'ombre la plus obscure et la plus noire4 ,l'ombre qui tire davantage sur le noir1 e/ celle qui se rp& sur une sup]ficie plus blan*e1 et cette ombre aura une plus gr&e disposition la v>it qu'aucune autre2 cela vi5t de ce que le blanc n'e/ pas proprem5t une c\leur1 mais une disposition recevoir t\tes les c\leurs indiffremm5t1 et les sup]ficies blan*es reoiv5t bi5 mieux les c\leurs des autres objets1 et elles les r5d5t bi5 plus vives que ne f]oit une sup]ficie d'une autre c\leur1 sur-t\t si cette c\leur e/ le noir1 ou quelque c\leur obscure1 dont le blanc e/ plus loign p> sa nature2 c'e/ p\rquoi il p>ot extraord9airem5t1 et il y a une diffr5ce trs-s5sible de ses ombres pr9cipales ses lumires4 ,,*apitre ,,cvi4 ,de la c\leur qui ne reoit po9t de v>it1 7c'e/--dire1 qui p>ot t\j\rs de mme =ce sans altration71 quoique place en un air plus ou mo9s pais1 ou en div]ses di/ances4 ,il se peut faire quelquefois que la mme c\leur ne recevra aucun *angem5t1 quoiqu'elle soit vue en diffr5tes di/ances2 et ceci arriv]a qu& la qualit de l'air et les di/ances d'o les c\leurs s]ont vues1 auront une mme proportion4 ,en voici la preuve4 ,a1 soit l'oeil1 et ,h1 telle c\leur que l'on v\dra1 loigne de l'oeil un degr de di/ance en un air pais de quatre degrs2 mais p>ce que le second degr de dessus ,a ,m ,n ,l e/ une fois plus subtil1 et qu'il a la mme c\leur que le degr d'air qui e/ au-dess\s1 il faut ncessairem5t que cette c\leur soit deux fois plus lo9 de l'oeil qu'elle ne l'toit aup>avant2 c'e/--dire1 aux deux degrs de di/ance ,a ,f et ,f ,g plus lo9 de l'oeil1 et elle s]a la c\leur ,g1 laquelle tant leve ensuite au degr d'air qui e/ deux fois plus subtil la seconde hauteur ,a ,m ,n ,l1 qui s]a dans le degr ,o ,m ,p ,n1 il e/ ncessaire de la transport] la hauteur ,e1 et elle s]a di/ante de l'oeil de t\te l't5due de la ligne ,a ,e1 que l'on pr\ve tre quival5te en grosseur d'air la di/ance ,a ,g1 ce qui se dmontre a9si4 ,si dans une mme qualit d'air la di/ance ,a ,g int]pose entre l'oeil et la c\leur en occupe deux degrs1 et que ,a ,e en occupe deux et demi1 cette di/ance suffit p\r faire que la c\leur ,g1 porte la hauteur ,e1 ne reoive po9t d'altration2 p>ce que les deux degrs ,a ,c et ,a ,f tant dans la mme qualit d'air1 sont semblables et gaux1 et le degr d'air ,c ,d1 quoique gal en longueur au degr ,f ,g1 ne lui e/ pas semblable en qualit1 p>ce qu'il se tr\ve dans un air deux fois plus pais que l'air de dessus2 a9si1 la c\leur e/ aussi vive un degr d'loignem5t dans l'air suprieur1 qu'elle l'e/ un demi-degr d'loignem5t dans l'air infrieur1 p>ce que l'air suprieur e/ une fois plus subtil que celui de dess\s3 tellem5t qu'en calculant premirem5t la grosseur de l'air1 puis les di/ances1 v\s tr\v]ez les c\leurs *anges de place1 sans qu'elles ai5t reu d'altration1 ni dans leur =ce1 ni dans leur clat1 ni dans la beaut de leur te9te1 et voici comm5t4 ,p\r le calcul de la qualit ou de la grossiret de l'air1 la c\leur ,h e/ place dans un air qui a quatre degrs de grossiret2 la c\leur ,g e/ dans un air qui en a deux1 et la c\leur ,e e/ dans un air qui n'en a qu'un4 ,voyons ma9t5ant si les di/ances auront une proportion galem5t rciproque1 mais conv]se2 la c\leur ,e se r5contre loigne de l'oeil de deux degrs et demi de l'oeil1 la c\leur ,g e/ deux degrs1 et la c\leur ,h un degr2 mais comme cette di/ance n'a pas une proportion exacte avec l'paisseur de l'air1 il faut ncessairem5t faire un troisime calcul1 -peu-prs de cette manire2 le degr ,a ,c1 comme je l'ai suppos1 e/ t\t--fait semblable1 et gal au degr ,a ,f1 et le demi-degr ,c ,b e/ semblable1 mais non pas gal au degr ,a ,f1 p>ce que c'e/ seulem5t un demi-degr en longueur1 lequel vaut autant qu'un degr enti] de la qualit de l'air de dessus1 si bi5 que p> le calcul on satisfait ce qui avoit t propos2 c> ,a ,c vaut deux degrs d'paisseur de l'air de dessus1 et le demi-degr ,c ,b en vaut un enti] de ce mme air de dessus1 et un qui se tr\ve encore entre ,b ,e1 lequel e/ le quatrime4 ,de mme ,a ,h a quatre degrs d'paisseur d'air2 ,a ,g en a aussi quatre1 c'e/--dire1 ,a ,f qui en vaut deux1 et ,f ,g qui en vaut encore deux1 lesquels pris ensemble font quatre2 ,a ,e en a aussi quatre1 p>ce que ,a ,c en conti5t deux1 et ,c ,b en conti5t un1 qui e/ la moiti de ,a ,c1 et dans le mme air2 et il y en a dessus un t\t enti] dans l'air subtil1 lesquels ensemble font quatre3 de sorte que si la di/ance ,a ,e ne se tr\ve pas d\ble de la di/ance ,a ,g1 ni quadruple de la di/ance ,a ,h1 elle e/ r5due quival5te d'ailleurs p> ,c ,b1 demi-degr d'air pais1 qui vaut un degr enti] de l'air subtil qui e/ au-dessus2 et a9si n\s concluons ce qui toit propos1 c'e/--dire1 que la c\leur ,h ,g ,e ne reoit aucune altration dans ces diffr5tes di/ances4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cvii4 ,de la p]spective des c\leurs4 ,la mme c\leur tant pose en plusieurs di/ances et des hauteurs 9gales1 la s5sation ou la =ce de son coloris s]a relative la proportion de la di/ance qu'il y a de *acune des c\leurs jusqu' l'oeil qui les voit2 en voici la preuve4 ,soit ,e ,b ,c ,d la mme c\leur divise en autant de p>ties gales1 dont la premire ,e ne soit loigne de l'oeil que de deux degrs4 ,la seconde ,b en soit di/ante de quatre degrs2 la troisime ,c soit six degrs1 et la quatrime ,d soit huit degrs2 comme il p>ot p> les c]cles qui vont se c\p] et t]m9] sur la ligne ,a ,r4 ,ensuite1 soit suppos que l'espace ,a ,r ,s ,p soit un degr d'air subtil1 et ,s ,p ,e ,t soit un autre degr d'air plus pais2 il s'ensuivra que la premire c\leur ,e1 p\r v5ir l'oeil1 pass]a p> un degr d'air pais ,e ,s1 et p> un autre degr d'air mo9s pais ,s ,a1 et la c\leur ,b env]ra son espce ou son image l'oeil ,a1 p> deux degrs d'air pais1 et p> deux autres d'un air plus subtil1 et la c\leur ,c la port]a p> trois degrs d'air pais1 et p> trois de plus subtil1 et la c\leur ,d p> quatre degrs de l'air pais1 et p> quatre d'un air plus subtil4 ,a9si1 il e/ assez pr\v p> cet exemple1 que la proportion de l'affoiblissem5t et de la dgradation des c\leurs e/ telle que celle de leur di/ance de l'oeil qui les voit2 mais cela n'arrive qu'aux c\leurs qui sont notre hauteur1 p>ce qu' celles dont les hauteurs sont 9gales1 la mme rgle ne s'y g>de pas1 tant situes dans les portions d'air1 dont la div]se paisseur les altre et les affoiblit div]sem5t4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cviii4 ,comm5t il se p\rra faire qu'une c\leur ne reoive aucune altration1 tant place en div]s lieux o l'air s]a diffr5t4 ,une c\leur ne *ang]a po9t1 quoique transporte en div]s lieux o l'air a diffr5tes qualits1 qu& la di/ance et la qualit de l'air s]ont rciproquem5t proportionnes1 c'e/--dire1 qu& autant que l'une s'affoiblit p> l'loignem5t de l'oeil1 elle e/ =tifie p> la puret et la subtilit de l'air3 en voici la preuve4 ,si on suppose que le premi] air ou le plus bas1 ait quatre degrs de d5sit ou d'paisseur1 et que la c\leur soit loigne d'un degr de l'oeil1 et que le second air1 qui e/ plus haut1 ait trois degrs de d5sit seulem5t1 en ayant p]du un degr1 r$onnez la c\leur un degr sur la di/ance1 et qu& l'air qui e/ plus haut aura p]du deux degrs de sa d5sit1 et que la c\leur aura gagn deux degrs sur la di/ance1 alors votre premire c\leur s]a telle que la troisime2 et p\r le dire en un mot1 si la c\leur e/ porte si haut que l'air y soit pur de trois degrs de sa d5sit ou de sa grossiret1 et que la c\leur soit porte trois degrs de di/ance2 alors v\s p\vez v\s assur] que la c\leur qui e/ leve aura reu un p>eil affoiblissem5t de te9te que celle d'en bas1 qui e/ plus prs1 p>ce que si l'air d'en haut a p]du deux qu>ts de la d5sit de l'air qui e/ au bas1 la c\leur en s'levant1 a acquis trois qu>ts sur la di/ance de l'loignem5t enti]1 p> lequel elle se tr\ve recule de l'oeil1 et c'e/ ce que j'avois desse9 de pr\v]4 ,,*apitre ,,cix4 ,si les c\leurs diffr5tes peuv5t p]dre galem5t leurs te9tes1 qu& elles sont dans l'obscurit ou dans l'ombre4 ,il n'e/ pas impossible que les c\leurs1 telles qu'elles soi5t1 p]d5t galem5t leurs te9tes diffr5tes qu& elles sont dans l'ombre1 et qu'elles ai5t t\tes une c\leur obscure d'ombre2 c'e/ ce qui arrive dans les tnbres d'une nuit =t obscure1 durant laquelle on ne peut di/+u] ni la figure ni la c\leur de quelque corps que ce soit2 et p>ce que les tnbres ne sont ri5 qu'une simple privation de la lumire incid5te et rfl*ie1 p> le moy5 de laquelle on di/+ue la figure et la c\leur des corps1 il faut ncessairem5t que la cause de la lumire tant te1 l'effet aussi vi5ne cess]1 qui e/ le disc]nem5t de la c\leur et de la figure des corps4 ,,*apitre ,,cx4 ,p\rquoi on ne peut di/+u] la c\leur et la figure des corps qui sont dans un lieu qui p>ot n'tre po9t clair1 quoiqu'il le soit4 ,il y a plusieurs endroits clairs qui p>oiss5t cep5dant remplis de tnbres1 et o les *oses qui s'y r5contr5t demeur5t prives entirem5t et de c\leur et de =me3 la cause de cet effet se doit rapport] la lumire de l'air v5ant d'un gr& j\r1 laquelle fait comme un ob/acle entre l'oeil et son objet2 ce qui se rem>que s5siblem5t aux f5tres qui sont lo9 de l'oeil1 au-d$ans desquelles on ne peut ri5 disc]n] qu'une gr&e obscurit gale et uni=me2 mais si v\s entrez dans ces lieux1 v\s les v]rez =t clairs1 et v\s p\rrez di/+u] jusques aux mo9dres *oses qu'ils conti5n5t4 ,ces deux impressions si diffr5tes se font p> la disposition naturelle de l'oeil1 dont la foiblesse ne p\vant support] le trop gr& clat de la lumire de l'air1 la prunelle se ress]re1 devi5t =t petite1 et p>-l p]d beauc\p de sa =ce2 mais au contraire1 dans les lieux sombres1 la mme prunelle s'l>git1 et acqui]t de la =ce proportion de son t5due3 ce qui fait qu'elle reoit beauc\p de lumire1 et qu'on peut voir des objets qu'on ne p\voit di/+u] aup>avant lorsqu'elle toit ress]re4 ,,*apitre ,,cxi4 ,qu'aucune *ose ne montre sa vritable c\leur1 si elle n'e/ claire d'une autre c\leur semblable4 ,on ne sauroit jamais voir la propre et vraie c\leur d'aucune *ose1 si la lumire qui l'claire n'e/ entirem5t de sa c\leur mme3 cela se rem>que s5siblem5t dans les c\leurs des t(fes1 dont les plis clairs jettant des reflets1 ou donnant quelque lumire aux autres plis opposs1 les font p>otre de leur vritable c\leur3 les feuilles d'or ont le mme effet1 lorsqu'elles se rfl*iss5t rciproquem5t leur j\r l'une l'autre2 mais si leur cl>t v5oit d'une autre c\leur1 l'effet en s]oit bi5 diffr5t4 ,,*apitre ,,cxii4 ,que les c\leurs reoiv5t quelques *angem5s p> l'opposition du *amp sur lequel elles sont4 ,jamais aucune c\leur ne p>otra uni=me dans ses cont\rs et ses extrmits1 si elle ne se t]m9e sur un *amp qui soit de sa c\leur mme3 cela se voit clairem5t1 lorsque le noir se tr\ve sur un fond blanc2 c> p\r lors *aque c\leur1 p> l'opposition de son contraire1 a plus de =ce aux extrmits qu'au milieu4 ,,*apitre ,,cxiii4 ,du *angem5t des c\leurs transp>5tes1 c\*es sur d'autres c\leurs1 et du mlange des c\leurs4 ,une c\leur transp>5te tant c\*e sur une autre d'une te9te diffr5te1 il s'en compose une c\leur mixte1 qui ti5t de *acune des deux simples qui la compos5t3 cela se rem>que dans la fume1 laquelle passant p> le conduit d'une *em9e1 et se r5contrant vis--vis du noir de la suie1 elle p>ot bleue2 mais au sortir de la *em9e1 qu& elle s'lve dans l'air qui e/ de c\leur d'azur1 elle p>ot r\sse ou r\getre3 de mme le p\rpre appliqu sur l'azur fait une c\leur violette1 et l'azur tant ml avec le jaune devi5t v]d2 et la c\leur de safran c\*e sur le blanc1 p>otra jaune1 et le clair avec l'obscur produit l'azur d'une te9te d'autant plus p>faite1 que celles du clair et de l'obscur sont elles-mmes plus p>faites4 ,,*apitre ,,cxiv4 ,du degr de te9te o *aque c\leur p>ot davantage4 ,il faut rem>qu] ici p\r la pe9ture quelle e/ la te9te de *aque c\leur o cette c\leur p>ot plus belle1 ou celle qui pr5d la plus vive lumire du j\r1 ou celle qui reoit la lumire simple1 ou celle de la demi-te9te1 ou l'ombre1 ou bi5 le reflet sur l'ombre1 et p\r cela il e/ ncessaire de savoir en p>ticuli] quelle e/ la c\leur dont il s'agit1 p>ce que les c\leurs sont bi5 diffr5tes cet g>d1 et elles n'ont pas t\tes leur plus gr&e beaut dans le mme j\r2 c> n\s voyons que la p]fection du noir e/ au =t de l'ombre3 le blanc au contraire e/ plus beau dans son plus gr& clair et dans une lumire clatante2 l'azur et le v]d aux demi-te9tes1 le jaune et le r\ge dans leur pr9cipale lumire2 l'or dans les reflets1 et la lacque aux demi-te9tes4 ,,*apitre ,,cxv4 ,que t\te c\leur qui n'a po9t de lu/re e/ plus belle dans ses p>ties claires que dans les ombres4 ,t\te c\leur e/ plus belle dans ses p>ties claires que dans les ombres2 et la raison e/1 que la lumire fait connotre l'espce et la qualit des c\leurs1 au lieu que l'ombre les te9t1 altre leur beaut naturelle1 et emp*e qu'on ne les disc]ne2 et si on objecte que le noir e/ plus p>fait dans son ombre que dans sa lumire1 on rpondra que le noir n'e/ pas mis au nombre des c\leurs4 ,,*apitre ,,cxvi4 ,de l'app>5ce des c\leurs4 ,plus la c\leur d'une *ose e/ claire et mieux on la voit de lo91 et la c\leur la plus obscure a un effet t\t contraire4 ,,*apitre ,,cxvii4 ,quelle p>tie de la c\leur doit tre plus belle4 ,si ,a e/ une lumire et ,b un corps clair directem5t p> cette mme lumire1 ,e1 qui ne peut voir cette lumire1 voit seulem5t le corps clair que n\s supposons tre r\ge3 cela tant1 la lumire qu'il produit e/ de cette c\leur1 le reflet qui en e/ une p>tie lui ressemble1 et colore de cette te9te la sup]ficie ,e2 et si ,e toit dj r\ge aup>avant1 il en devi5dra beauc\p plus r\ge1 et s]a plus beau que ,b2 mais si ,e e/ jaune1 il en natra une c\leur compose et *angeante1 entre le jaune et le r\ge4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cxviii4 ,que ce qu'il y a de plus beau dans une c\leur1 doit tre plac dans les lumires4 ,puisque n\s voyons que la qualit des c\leurs e/ connue p> le moy5 de la lumire1 on doit jug] qu'o il y a plus de lumire1 on disc]ne mieux la vritable c\leur du corps clair2 et qu'o il y a plus d'obscurit1 la c\leur se p]d dans celle des ombres3 c'e/ p\rquoi le ,pe9tre se s\vi5dra de c\*] t\j\rs la plus belle te9te de sa c\leur sur les p>ties claires4 ,,*apitre ,,cxix4 ,de la c\leur v]te qui se fait de r\ille de cuivre et qu'on appelle v]t-de-gris4 ,la c\leur v]te qui se fait de r\ille de cuivre1 quoiqu'elle soit broye l'huile1 ne laisse pas de s'en all] en fume et de p]dre sa beaut1 si incont95t aprs avoir t employe1 on ne lui donne une c\*e de v]nis2 et non-seulem5t elle s'vapore et se dissipe en fume1 mais si on la frotte avec une ponge m\ille d'eau simple1 elle quitt]a le fond du tableau1 et s'enlv]a comme f]oit une c\leur dtrempe1 sur-t\t p> un temps humide2 cela vi5t de ce que le v]t-de-gris e/ une espce de sel1 lequel se rs\t facilem5t lorsque le temps e/ humide et pluvieux1 et p>ticulirem5t lorsqu'il e/ m\ill et lav avec une ponge4 ,,*apitre ,,cxx4 ,comm5t on peut augm5t] la beaut du v]t-de-gris4 ,si avec le v]t-de-gris on mle l'alos caball91 ce v]t-de-gris s]a beauc\p plus beau qu'il n'toit aup>avant1 et il f]oit mieux encore avec le safran1 s'il ne s'vaporoit po9t en fume4 ,la bont de l'alos caball9 se reconnot lorsqu'il se diss\t dans l'eau-de-vie *aude1 p>ce qu'alors elle a plus de =ce p\r diss\dre que qu& elle e/ froide2 et si aprs avoir employ ce v]t-de-gris en quelque ouvrage1 on passe dessus lgrem5t une c\*e de cet alos liqufi1 alors la c\leur devi5dra trs-belle2 et cet alos se peut encore broy] l'huile sp>m5t1 ou avec le v]t-de-gris1 et avec t\te autre c\leur qu'on v\dra4 ,,*apitre ,,cxxi4 ,du mlange des c\leurs l'une avec l'autre4 ,bi5 que le mlange des c\leurs l'une avec l'autre soit d'une t5due presque inf9ie1 je ne laiss]ai pas p\r cela d'en t\*] ici lgrem5t quelque *ose4 ,etablissant premirem5t un c]ta9 nombre de c\leurs simples p\r s]vir de fondem5t1 et avec *acune d'elles1 mlant *acune des autres une une1 puis deux deux1 et trois trois1 p\rsuivant a9si jusques au mlange enti] de t\tes les c\leurs ensemble2 puis je recomm5c]ai reml] ces c\leurs deux avec deux1 et trois avec trois1 et puis quatre quatre1 cont9uant a9si jusqu' la f92 sur ces deux c\leurs on en mettra trois1 et ces trois on y en aj\t]a trois1 et puis six1 allant t\j\rs augm5tant avec la mme proportion3 or1 j'appelle c\leurs simples celles qui ne sont po9t composes1 et ne peuv5t tre faites ni supples p> aucun mlange des autres c\leurs4 ,le noir et le blanc ne sont po9t compts entre les c\leurs1 l'un reprs5tant les tnbres1 et l'autre le j\r2 c'e/--dire1 l'un tant une simple privation de lumire1 et l'autre la lumire mme1 ou primitive ou drive4 ,je ne laiss]ai pas cep5dant d'en p>l]1 p>ce que dans la pe9ture il n'y a ri5 de plus ncessaire et qui soit plus d'usage1 t\te la pe9ture n'tant qu'un effet et une composition des ombres et des lumires1 c'e/--dire1 de clair et d'obscur4 ,aprs le noir et le blanc vi5t l'azur1 puis le v]d1 et le tann1 ou l'ocre de t]re d'ombre1 aprs le p\rpre ou le r\ge1 qui font en t\t huit c\leurs3 comme il n'y en a pas davantage dans la nature1 je vais p>l] de leur mlange4 ,soi5t premirem5t mls ensemble le noir et le blanc1 puis le noir et le jaune1 et le noir et le r\ge1 ensuite le jaune et le noir1 et le jaune et le r\ge2 mais p>ce qu'ici le papi] me manque1 je p>l]ai =t au long de ce mlange dans un ouvrage p>ticuli]1 qui s]a trs-utile aux ,pe9tres4 ,je plac]ai ce trait entre la pratique et la ?orie4 ,,*apitre ,,cxxii4 ,de la surface des corps qui ne sont pas lum9eux4 ,la sup]ficie de t\t corps opaque p>ticipe la c\leur du corps qui l'claire2 cela se dmontre videmm5t p> l'exemple des corps qui ne sont pas lum9eux en ce que pas un ne laisse voir sa figure1 ni sa c\leur1 si le milieu qui se tr\ve entre le corps et la lumire n'e/ clair3 n\s dirons donc que le corps opaque tant jaune1 et celui d'o vi5t la lumire tant bleu1 il arriv]a que la c\leur du corps clair s]a v]te1 p>ce que le v]t e/ compos de jaune et de bleu4 ,,*apitre ,,cxxiii4 ,quelle e/ la sup]ficie plus propre recevoir les c\leurs4 ,le blanc e/ plus propre recevoir quelque c\leur que ce soit1 qu'aucune autre sup]ficie de t\s les corps qui ne sont po9t transp>5s2 p\r pr\v] ceci1 on dit que t\t corps vuide e/ capable de recevoir ce qu'un autre corps qui n'e/ po9t vuide ne peut recevoir2 et p\r cela1 n\s suppos]ons que le blanc e/ vuide1 ou1 si v\s v\lez1 n'a aucune c\leur2 tellem5t qu'tant clair de la lumire d'un corps qui ait quelque c\leur que ce soit1 il p>ticipe davantage cette lumire1 que ne f]oit le noir qui ressemble un vaisseau bris1 lequel n'e/ plus en tat de cont5ir aucune *ose4 ,,*apitre ,,cxxiv4 ,quelle p>tie d'un corps p>ticipe davantage la c\leur de son objet1 c'e/--dire1 du corps qui l'claire4 ,la sup]ficie de *aque corps ti5dra davantage de la c\leur de l'objet qui s]a plus prs2 cela vi5t de ce que l'objet vois9 envoie une quantit plus gr&e d'espces1 lesquelles v5ant la sup]ficie des corps qui sont prs1 en altr5t plus la sup]ficie et en *ang5t davantage la c\leur1 qu'elles ne le f]oi5t si ces corps toi5t plus loigns3 a9si1 la c\leur p>otra plus p>faite dans son espce1 et plus vive1 que si elle v5oit d'un corps plus loign4 ,,*apitre ,,cxxv4 ,en quel endroit la sup]ficie des corps p>otra d'une plus belle c\leur4 ,la sup]ficie d'un corps opaque p>otra d'une c\leur d'autant plus p>faite1 qu'elle s]a plus prs d'un autre corps de mme c\leur4 ,,*apitre ,,cxxvi4 ,de la c>nation des ttes4 ,la c\leur des corps qui se tr\v]a tre en plus gr&e quantit se cons]ve davantage dans une gr&e di/ance3 en effet1 dans une di/ance assez mdiocre1 le visage devi5t obscur1 et cela d'autant plus1 que la plus gr&e p>tie du visage e/ occupe p> les ombres1 et qu'il y a =t peu de lumire en comp>aison des ombres2 c'e/ p\rquoi elle disp>ot incont95t1 mme dans une petite di/ance1 et les clairs1 ou les j\rs clatans y sont en trs-petite quantit2 de-l vi5t que les p>ties plus obscures dom9ant p>-dessus les autres1 le visage s'efface aussi-tt et devi5t obscur2 et il p>otra encore d'autant plus sombre1 qu'il y aura plus de blanc qui lui s]a oppos devant ou d]rire4 ,,*apitre ,,cxxvii4 ,manire de dess9] d'aprs la bosse1 et d'apprt] du papi] propre p\r cela4 ,les ,pe9tres1 p\r dess9] d'aprs le relief1 doiv5t donn] une demi-te9te leur papi]1 et ensuite1 suivant leur cont\r1 plac] les ombres les plus obscures et sur la f91 et p\r la d]nire ma9 t\*] les j\rs pr9cipaux1 mais avec mnagem5t et avec discrtion1 et ces d]nires t\*es sont celles qui disp>oiss5t et qui se p]d5t les premires dans les di/ances mdiocres4 ,,*apitre ,,cxxviii4 ,des *angem5s qui se rem>qu5t dans une c\leur1 selon qu'elle e/ ou plus ou mo9s loigne de l'oeil4 ,entre les c\leurs de mme nature1 celle qui e/ mo9s loigne de l'oeil reoit mo9s de *angem5s2 la preuve de ceci e/ que l'air qui se tr\ve entre l'oeil et la *ose que l'on voit1 l'altre t\j\rs en quelque manire2 et s'il arrive qu'il y ait de l'air en quantit1 p\r lors la c\leur de l'air =t vive fait une =te impression sur la *ose vue2 mais qu& il n'y a que peu d'air1 l'objet en e/ peu altr4 ,,*apitre ,,cxxix4 ,de la v]dure qui p>ot la campagne4 ,entre les v]dures que l'on voit la campagne de mme qualit et de mme espce1 celle des plantes et des arbres doit p>otre plus obscure1 et celle des prs plus claire4 ,,*apitre ,,cxxx4 ,quelle v]dure tir]a plus sur le bleu4 ,les v]dures dont la c\leur s]a plus obscure1 appro*]ont plus du bleu que les autres qui sont plus claires3 cela se pr\ve1 p>ce que le bleu e/ compos de clair et d'obscur1 vus dans un gr& loignem5t4 ,,*apitre ,,cxxxi4 ,quelle e/ celle de t\tes les sup]ficies qui montre mo9s sa vritable c\leur4 ,de t\tes les sup]ficies1 il n'y en a po9t dont la vritable c\leur soit plus difficile disc]n] que celles qui sont polies et luisantes3 cela se rem>que aux h]bes des prs et aux feuilles des arbres1 dont la sup]ficie e/ lu/re et polie2 c> elles pr5n5t le reflet de la c\leur o le soleil bat1 ou bi5 de l'air qui les claire2 de sorte que la p>tie qui e/ frappe de ces reflets1 ne montre po9t sa c\leur naturelle4 ,,*apitre ,,cxxxii4 ,quel corps laisse mieux voir sa c\leur vritable et naturelle4 ,de t\s les corps1 ceux-l montr5t mieux leur c\leur naturelle1 qui ont la sup]ficie mo9s unie et mo9s polie3 cela se voit dans les draps1 les toiles1 les feuilles des arbres et des h]bes qui sont velues1 sur lesquelles il ne se peut faire aucun clat de lumire2 tellem5t que1 ne p\vant recevoir l'image des objets vois9s1 elles r5voi5t seulem5t l'oeil leur c\leur naturelle1 laquelle n'e/ po9t mle ni confondue p>mi celles d'aucun autre corps qui leur envoie des reflets d'une c\leur oppose1 comme ceux du r\ge du soleil1 lorsqu'en se c\*ant il pe9t les nuages1 et t\t l'horizon de sa c\leur4 ,,*apitre ,,cxxxiii4 ,de la lumire des paysages4 ,jamais les c\leurs1 la vivacit et la lumire des paysages pe9ts1 n'appro*]ont de celles des paysages naturels qui sont clairs p> le soleil1 si les tableaux mmes des paysages pe9ts ne sont aussi clairs et exposs au mme soleil4 ,,*apitre ,,cxxxiv4 ,de la p]spective ari5ne1 et de la dim9ution des c\leurs cause p> une gr&e di/ance4 ,plus l'air appro*e de la t]re et de l'horizon1 mo9s il p>ot bleu1 et plus il en e/ loign1 plus il p>ot d'un bleu obscur et fonc3 j'en ai donn la raison dans mon ,trait de la ,p]spective1 o j'ai fait voir qu'un corps pur et subtil e/ mo9s clair du soleil1 et r5voie mo9s de lumire1 qu'un corps plus grossi] et plus pais4 ,or il e/ con/ant que l'air qui e/ loign de la t]re e/ plus subtil que celui qui en e/ prs1 et p> consqu5t l'air qui e/ prs de la t]re e/ plus vivem5t clair des rayons du soleil qui le pntr5t1 et qui clairant en mme temps une inf9it d'autres petits corps dont il e/ rempli1 le r5d5t s5sible nos yeux4 ,de sorte que l'air n\s doit p>otre plus blanc1 en reg>dant v]s l'horizon1 et plus obscur et plus bleu1 en reg>dant en haut v]s le ciel1 p>ce qu'il y a plus d'air grossi] entre notre oeil et l'horizon1 qu'il n'y en a entre notre oeil et la p>tie du ciel qui e/ au-dessus de nos ttes4 ,p> exemple1 si l'oeil de celui qui reg>de e/ en ,p1 et qu'il reg>de p> la ligne ,p ,r1 puis baissant un peu l'oeil1 qu'il reg>de p> la ligne ,p ,s1 alors l'air lui p>otra un peu mo9s obscur et plus blanc1 p>ce qu'il y a un peu plus d'air grossi] dans cette ligne que dans la premire2 enf9 s'il reg>de directem5t l'horizon1 il ne v]ra po9t cette c\leur d'azur qu'il voyoit p> la premire ligne ,p ,r1 p>ce qu'il y a une bi5 plus gr&e quantit d'air grossi] dans la ligne horizontale ,p ,d1 que dans la ligne oblique ,p ,s1 et dans la ligne p]p5diculaire ,p ,r4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cxxxv4 ,des objets qui p>oiss5t la campagne dans l'eau comme dans un miroir1 et premirem5t de l'air4 ,le seul air qu'on p\rra voir pe9t sur la sup]ficie de l'eau1 s]a celui dont l'image allant frapp] la sup]ficie de l'eau1 se rfl*ira v]s l'oeil angles gaux1 c'e/--dire1 tels que l'angle d'incid5ce soit gal l'angle de rflexion4 ,,*apitre ,,cxxxvi4 ,de la dim9ution des c\leurs1 cause p> quelque corps qui e/ entre elles et l'oeil4 ,la c\leur naturelle d'un objet visible s]a d'autant mo9s s5sible1 que le corps qui e/ entre cet objet et l'oeil s]a d'une matire plus d5se4 ,,*apitre ,,cxxxvii4 ,du *amp ou du fond qui convi5t *aque ombre et *aque lumire4 ,qu& de deux *oses il y en a une qui s]t de *amp l'autre1 de quelque c\leur qu'elles soi5t1 soit qu'elles soi5t dans l'ombre1 soit qu'elles soi5t claires1 elles ne p>otront jamais plus dta*es l'une de l'autre1 que lorsqu'elles s]ont dans un degr diffr5t2 c'e/--dire1 qu'il ne faut pas qu'une c\leur obscure s]ve de *amp une autre c\leur obscure2 mais il en faut *oisir p\r cela une qui soit =t diffr5te1 comme le blanc1 ou quelque autre qui tire sur le blanc1 p\rvu qu'elle soit te9te1 affoiblie et un peu obscure4 ,,*apitre ,,cxxxviii4 ,quel remde il faut apport] lorsque le blanc s]t de *amp un autre blanc1 ou qu'une c\leur obscure s]t de fond une autre qui e/ aussi obscure4 ,qu& un corps blanc a p\r fond un autre corps blanc1 ces deux blancs composs ensemble sont gaux ou ils ne le sont pas2 s'ils sont gaux1 le corps qui e/ plus pro*e de celui qui reg>de1 s]a un peu obscur v]s le cont\r qui se t]m9e sur l'autre blanc4 ,mais si le *amp e/ mo9s clair que la c\leur laquelle il s]t de *amp1 alors le corps qui e/ sur le *amp se dta*]a de lui-mme d'avec celui duquel il e/ diffr5t1 sans autre artifice1 et sans l'aide d'aucune te9te obscure4 ,,*apitre ,,cxxxix4 ,de l'effet des c\leurs qui s]v5t de *amp au blanc4 ,la c\leur blan*e p>otra plus claire selon qu'elle se r5contr]a sur un fond plus brun2 et au contraire elle p>otra plus brune mesure qu'elle aura un fond plus blanc3 cela se rem>que visiblem5t aux flocons de neige1 qui n\s p>oiss5t mo9s blancs lorsqu'ils sont dans l'air qui e/ clair de t\s cts1 que lorsqu'ils sont vis--vis quelque f5tre ouv]te1 o l'obscurit du d$ans de la maison leur fait un *amp obscur2 c> alors ils p>oiss5t trs-blancs4 ,il faut aussi rem>qu] que les flocons de neige vus de prs1 sembl5t tomb] avec vtesse et en gr&e quantit1 au lieu que de lo9 ils p>oiss5t tomb] plus l5tem5t et en petite quantit4 ,,*apitre ,,cxl4 ,du *amp des figures4 ,entre les *oses qui sont galem5t claires1 celle qui s]a vue sur un fond plus blanc1 p>otra plus claire et plus clatante1 et celle qui se tr\v]a dans un endroit plus obscur1 p>otra plus blan*e2 la c\leur inc>nat devi5dra plus ple sur un fond r\ge1 et un r\ge ple p>otra plus vif et plus ard5t1 tant vu sur un fond jaune2 et p>eillem5t t\tes sortes de c\leurs auront un oeil diffr5t1 et p>otront autres qu'elles ne sont1 selon la te9te du *amp qui les environne4 ,,*apitre ,,cxli4 ,des fonds conv5ables aux *oses pe9tes4 ,c'e/ une *ose de gr&e importance1 et qui mrite d'tre bi5 considre1 de donn] des fonds conv5ables1 et de plac] avec art les corps opaques1 selon leurs ombres et leurs lumires1 p>ce qu'ils doiv5t avoir le ct du j\r sur un *amp obscur1 et celui de l'ombre sur un fond clair1 comme il e/ reprs5t dans la figure suivante4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cxlii4 ,de ceux qui peignant une campagne1 donn5t aux objets plus loigns une te9te plus obscure4 ,plusieurs e/im5t que dans une campagne dc\v]te les figures doiv5t tre plus obscures1 selon qu'elles sont plus loignes de l'oeil3 mais ils se tromp5t2 il faut faire t\t le contraire1 si ce n'e/ que la *ose qu'on reprs5te soit blan*e1 p>ce qu'en ce cas il arriv]oit ce que n\s en allons dire ci-aprs4 ,,*apitre ,,cxliii4 ,des c\leurs des *oses qui sont loignes de l'oeil4 ,plus l'air a de corps et d't5due1 plus il imprime vivem5t sa te9te sur l'objet qu'il sp>e de l'oeil2 de sorte qu'il donne plus de =ce la c\leur d'un objet1 s'il e/ loign de deux mille pas1 que s'il ne l'toit que de mille seulem5t4 ,quelqu'un dira peut-tre que dans les paysages les arbres de mme espce p>oiss5t plus sombres de lo9 que de prs2 mais cela n'e/ pas vrai lorsque les arbres sont gaux et espacs mme int]valle2 et au contraire cela e/ vrai1 si les premi]s arbres sont tellem5t c>ts1 que de prs on voie au trav]s la cl>t1 et que les plus loigns soi5t plus prs prs1 comme il arrive ord9airem5t sur le rivage et prs des eaux1 p>ce qu'alors on ne voit aucun espace ni la v]dure des prairies2 mais on voit les arbres t\s ensemble entasss1 se faisant ombre l'un l'autre3 il arrive encore aux arbres que la p>tie qui demeure ombre e/ t\j\rs beauc\p plus gr&e que celle qui e/ claire1 et les app>5ces de l'ombre se font bi5 voir de plus lo91 jo9t que la c\leur obscure qui dom9e p> la quantit1 cons]ve mieux son espce et son image que l'autre p>tie qui e/ mo9s obscure2 a9si1 l'objet fait une plus =te impression sur l'oeil p> les endroits qui ont une c\leur plus =te et plus fonce1 que p> ceux qui ont une c\leur plus claire4 ,,*apitre ,,cxliv4 ,des degrs de te9tes dans la ,pe9ture4 ,ce qui e/ beau n'e/ pas t\j\rs bon2 je dis cela p\r c]ta9s ,pe9tres1 qui donn5t tant la beaut des c\leurs1 qu'ils n'y mett5t presque po9t d'ombres1 et celles qu'ils mett5t sont t\j\rs trs-lgres et presque ins5sibles2 ces ,pe9tres1 au mpris de notre art1 ne font po9t de cas du relief que les ombres =tes donn5t aux figures4 ,ils sont en cela semblables ces beaux p>leurs1 qui ne dis5t ri5 qui soit propos4 ,,*apitre ,,cxlv4 ,des *angem5s qui arriv5t aux c\leurs de l'eau de la m]1 selon les div]s aspects d'o elle e/ vue4 ,la m]1 qu& elle e/ un peu agite1 n'a po9t de c\leur univ]selle qui soit la mme p>-t\t3 c> de dessus la t]re elle n\s p>ot obscure1 et v]s l'horizon on y voit quelques vagues blan*es d'cume et luisantes qui se remu5t l5tem5t1 comme des m\tons dans un tr\peau2 ceux qui tant en haute m] la considr5t1 ils la voi5t bleutre3 or1 ce qui fait que de t]re elle semble obscure1 c'e/ p>ce qu'elle a l'effet d'un miroir1 dans lequel l'obscurit de la t]re e/ reprs5te2 et en haute m] l'eau p>ot bleue1 p>ce que n\s y voyons l'air qui e/ de cette c\leur1 reprs5t comme dans un miroir4 ,,*apitre ,,cxlvi4 ,des effets des diffr5tes c\leurs opposes les unes aux autres4 ,les drap]ies noires font p>otre les c>nations des figures plus blan*es qu'elles ne sont2 et1 au contraire1 les habits blancs les font p>otre plus obscures3 ceux qui sont de c\leur jaune relv5t le coloris1 et les r\ges font p>otre ple4 ,,*apitre ,,cxlvii4 ,de la c\leur des ombres de t\s les corps4 ,jamais la c\leur de l'ombre d'un corps ne s]a pure dans ses propres ombres1 si l'objet duquel l'ombre vi5t n'e/ de la c\leur de celui qui la reoit3 p> exemple1 si dans un logis il y avoit des murailles qui fuss5t v]tes1 je dis que si on y expose du bleu1 qui soit clair d'un autre bleu1 alors le ct du j\r s]a d'un bleu trs-p>fait2 mais celui de l'ombre devi5dra dsagrable1 et ne ti5dra po9t de la beaut de sa c\leur bleue orig9ale1 p>ce qu'elle aura t corrompue p> le reflet de cette muraille v]te1 qui auroit encore un pire effet si elle toit de c\leur tanne4 ,,*apitre ,,cxlviii4 ,de la dim9ution des c\leurs dans les lieux obscurs4 ,dans les lieux clairs qui s'obscurciss5t uni=mm5t et p> degr jusques aux tnbres p>faites1 une c\leur se p]dra peu peu p> une dgradation ins5sible de ses te9tes1 proportion qu'elle s]a plus loigne de l'oeil4 ,,*apitre ,,cxlix4 ,de la p]spective des c\leurs4 ,il faut que les premires c\leurs soi5t pures et simples1 et que les degrs de leur affoiblissem5t et ceux des di/ances convi5n5t entre eux rciproquem5t2 c'e/--dire1 que les gr&eurs des objets p>ticip]ont plus la gr&eur du po9t de vue1 selon qu'elles en s]ont plus pro*es1 et les c\leurs ti5dront aussi plus de la c\leur de leur horizon1 mesure qu'elles en appro*]ont davantage4 ,,*apitre ,,cl4 ,des c\leurs4 ,la c\leur qui e/ entre la p>tie ombre et la p>tie claire des corps opaques1 s]a mo9s belle que celle qui e/ entirem5t claire2 donc1 la premire beaut des c\leurs se tr\ve dans les pr9cipales lumires4 ,,*apitre ,,cli4 ,d'o vi5t l'air la c\leur d'azur4 ,l'azur de l'air vi5t de ce que l'air e/ un corps trs-transp>5t1 clair de la lumire du soleil1 et plac entre la t]re et le ciel qui e/ un corps opaque1 qui n'a po9t de lumire de lui-mme3 l'air1 de sa nature1 n'a aucune qualit d'odeur1 ni de gt1 ni de c\leur2 mais il pr5d =t facilem5t les qualits des *oses qui se tr\v5t aut\r de lui1 et il p>otra d'azur d'autant plus beau1 qu'il aura d]rire lui des tnbres plus paisses1 p\rvu qu'il y ait une di/ance conv5able1 et qu'il ne soit pas trop humide1 et qu'on pr5ne g>de que v]s les montagnes qui ont plus d'ombre1 l'azur y e/ plus beau dans un gr& loignem5t1 p\r la mme raison qu'aux lieux o l'air e/ plus clair1 on voit davantage la c\leur de la montagne que celle de l'azur1 duquel elle e/ colore p> l'air qui se tr\ve entre l'oeil et elle4 ,,*apitre ,,clii4 ,des c\leurs4 ,entre les c\leurs qui ne sont po9t bleues1 celle qui appro*e plus du noir tire plus sur l'azur dans une gr&e di/ance2 et au contraire1 celle qui aura mo9s de con=mit avec le noir1 cons]v]a mieux sa propre c\leur dans une gr&e di/ance1 il s'en suit donc que le v]t1 dans les campagnes1 se trans=me plutt en azur que le jaune ou le blanc1 et p> la mme raison1 le blanc et le jaune se *ang5t mo9s que le r\ge ou le v]t4 ,,*apitre ,,cliii4 ,des c\leurs qui sont dans l'ombre4 ,les c\leurs qui sont mles p>mi les ombres1 reti5dront de leur beaut naturelle1 proportion que les ombres s]ont plus ou mo9s obscures2 mais si les c\leurs sont c\*es en quelque endroit clair1 alors elles p>otront d'une beaut d'autant plus exquise1 que le lieu o elles se tr\v]ont aura plus de lumire4 ,quelqu'un p\rra object] qu'il y a une aussi gr&e v>it dans les ombres que dans les c\leurs des *oses ombres2 quoi je rponds1 que les c\leurs qui sont dans l'ombre1 montr5t d'autant mo9s de v>it entre elles1 que les ombres avec lesquelles elles sont mles sont plus obscures2 et ceci peut tre confirm p> ceux qui ont pris g>de aux tableaux qu'on voit de dehors s\s les portiques des temples obscurs1 o les pe9tures1 quoique div]sifies de c\leurs1 sembl5t tre nanmo9s t\tes de c\leur d'ombre4 ,,*apitre ,,cliv4 ,du *amp des figures des corps pe9ts4 ,le *amp qui ent\re les figures de t\tes les *oses pe9tes1 doit tre plus brun que la p>tie claire1 et plus clair que la p>tie qui e/ dans l'ombre4 ,,*apitre ,,clv4 ,p\rquoi le blanc n'e/ po9t compt entre les c\leurs4 ,le blanc n'e/ po9t e/im une c\leur1 mais une *ose capable de recevoir t\tes les c\leurs2 qu& il e/ au gr& air de la campagne1 t\tes ces ombres p>oiss5t bleues1 p>ce que la sup]ficie de t\t corps opaque ti5t de la c\leur de l'objet qui l'claire4 ,a9si1 le blanc tant priv de la lumire du soleil1 p> l'opacit de quelque objet qui se tr\ve entre le soleil et ce mme blanc1 demeure sans p>ticip] aucune c\leur3 le blanc qui voit le soleil et l'air p>ticipe la c\leur de l'une et de l'autre1 et il a une c\leur mle de celle du soleil et de celle de l'air2 et la p>tie qui n'e/ po9t vue du soleil1 demeure t\j\rs obscure1 et p>ticipe la c\leur azure de l'air2 et si ce blanc ne voyoit po9t la v]dure de la campagne jusqu' l'horizon1 et qu'il ne vt po9t encore la blan*eur du mme horizon1 sans d\te ce blanc ne p>otroit simplem5t que de la c\leur de l'air4 ,,*apitre ,,clvi4 ,des c\leurs4 ,la lumire qui vi5t du feu1 te9t en jaune t\t ce qu'elle claire2 mais cela ne se tr\v]a pas vrai1 si on ne lui prs5te quelqu'autre *ose qui soit claire de l'air3 on peut obs]v] ce que je dis v]s la f9 du j\r1 et encore plus di/9ctem5t le mat9 aprs l'aurore3 cela se rem>que encore dans une *ambre obscure1 o il pass]a sur l'objet un rayon de j\r1 ou mme d'une lumire de *&elle2 et dans un lieu comme celui-l1 on v]ra assurm5t leurs diffr5ces bi5 claires et bi5 m>ques2 mais aussi sans ces deux lumires1 il s]a trs-difficile de reconnotre leur diffr5ce1 et il ne s]a pas possible de la rem>qu] dans les c\leurs qui ont beauc\p de ressemblance1 comme le blanc et le jaune1 le v]t de m] et l'azur1 p>ce que cette lumire qui va sur l'azur tant jauntre1 fait comme un mlange de bleu et de jaune1 lesquels compos5t ensemble un beau v]t2 et si v\s y mlez encore aprs de la c\leur jaune1 ce v]t devi5dra beauc\p plus beau4 ,,*apitre ,,clvii4 ,des c\leurs des lumires incid5tes et rfl*ies4 ,qu& un corps opaque se tr\ve entre deux lumires1 voici ce qui peut arriv]4 ,ou ces deux lumires sont gales en =ce1 ou elles sont 9gales2 si elles sont gales en =ce1 leur cl>t p\rra tre encore div]sifie en deux manires2 savoir1 p> l'galit ou p> l'9galit de leur clat2 il s]a gal1 lorsque leur di/ance s]a gale1 et 9gal leurs di/ances tant 9gales2 en des di/ances gales1 elles se div]sifi]ont encore en deux autres manires2 savoir1 lorsque du ct du j\r l'objet s]a plus foiblem5t clair p> des lumires galem5t clatantes et loignes1 que du ct oppos p> des lumires rfl*ies1 aussi galem5t vives et galem5t di/antes3 l'objet plac une di/ance gale1 entre deux lumires gales et en c\leur et en clat1 peut tre clair p> ces lumires en deux sortes2 savoir1 ou galem5t de *aque ct1 ou bi5 9galem5t2 il s]a galem5t clair p> ces deux lumires1 lorsque l'espace qui re/e aut\r de ces lumires s]a de c\leur gale et en ombre et en cl>t1 et elles s]ont 9gales1 qu& les espaces qui sont aut\r de ces deux lumires se tr\v]ont dans l'obscurit4 ,,*apitre ,,clviii4 ,des c\leurs des ombres4 ,s\v5t il arrive que les ombres dans les corps ombrs1 ne se cont9u5t pas dans la mme te9te de leurs lumires1 et que les ombres s]ont v]dtres et les lumires r\getres1 bi5 que le corps soit de c\leurs gales et uni=mes2 ce qui arrive1 lorsque la lumire v5ant d',ori5t1 te9dra l'objet de sa c\leur mme1 laquelle s]a diffr5te de celle du premi] objet2 tellem5t qu'avec ses reflets elle rejaillit v]s l',ori5t1 et bat avec ses rayons sur les p>ties du premi] objet qu'elle r5contre1 et l ses rayons s'arrt5t et demeur5t f]mes1 avec leurs c\leurs et leurs lumires4 ,j'ai s\v5t rem>qu sur un objet blanc des lumires r\ges et des ombres bleues2 et cela e/ ord9aire aux montagnes c\v]tes de neige1 lorsque le soleil se c\*e1 et que p> l'clat de ses rayons l'horizon p>ot t\t en feu4 ,illu/ration ,,*apitre ,,clix4 ,des *oses pe9tes dans un *amp clair1 et en quelles occasions cela fait bi5 en pe9ture4 ,qu& un corps ombr se t]m9e sur un fond clair1 ce corps p>ot avoir du relief1 et tre dta* du fond3 cela vi5t de ce que les corps d'une sup]ficie c\rbe1 s'obscurciss5t p> ncessit v]s la p>tie oppose1 o ils ne sont po9t clairs des rayons du j\r1 cet endroit re/ant priv de lumire1 tellem5t qu'il e/ extrmem5t diffr5t du fond qui lui s]t de *amp1 et la p>tie de ce mme corps qui e/ claire1 ne doit jamais t]m9] sur un *amp clair p> les p>ties claires de son plus gr& j\r2 mais entre le *amp et la pr9cipale lumire du corps clair1 il faut qu'il se tr\ve un t]me ombr d'une demi-te9te1 qui ti5ne le milieu entre la c\leur du *amp et la lumire du corps clair4 ,,*apitre ,,clx4 ,du *amp des figures4 ,p\r qu'une figure p>oisse avec avantage1 il faut1 si elle e/ claire1 la mettre dans un *amp obscur1 et si elle e/ obscure1 la mettre dans un *amp clair2 p>ce que le blanc p>ot davantage auprs du noir qu'ailleurs2 et en gnral1 t\s les contraires ont une =ce t\te p>ticulire qu& ils sont opposs leurs contraires4 ,,*apitre ,,clxi4 ,des c\leurs qui sont produites p> le mlange des autres c\leurs4 ,des c\leurs simples1 la premire de t\tes e/ le blanc1 quoique entre les philosophes le blanc et le noir ne soi5t po9t compts p>mi les c\leurs3 p>ce que l'un en e/ la cause1 l'autre la privation2 nanmo9s1 p>ce que le ,pe9tre ne peut s'en pass]1 n\s les mettrons au nombre des c\leurs1 et n\s donn]ons la premire place au blanc entre les c\leurs simples2 le jaune aura la seconde1 le v]t la troisime1 l'azur la quatrime1 le r\ge aura la c9quime1 et la sixime1 qui e/ la d]nire1 s]a p\r le noir3 n\s tablirons le blanc comme la lumire1 sans laquelle nulle c\leur ne peut tre vue2 le jaune s]a p\r reprs5t] la t]re2 le v]t p\r l'eau1 l'azur p\r l'air1 le r\ge p\r le feu1 et le noir p\r les tnbres4 ,si v\s v\lez voir bi5tt la v>it de t\tes les c\leurs composes1 pr5ez des c>reaux de v]re pe9ts1 et au trav]s de ces v]res1 considrez t\tes les c\leurs de la campagne2 p> ce moy5 v\s connotrez que la c\leur de *aque *ose qui se tr\v]a d]rire ce v]re1 s]a falsifie et mle avec la te9te qui e/ sur le v]re1 et v\s p\rrez rem>qu] quelles sont les c\leurs qui en reoiv5t un *angem5t plus ou mo9s avantageux2 p> exemple1 si le v]re e/ te9t en jaune1 la c\leur des objets qu'on voit au trav]s1 peut aussi-tt se gt] que se p]fectionn]1 et les c\leurs qui en recevront plus d'altration1 sont p>ticulirem5t l'azur1 le noir et le blanc2 et celles qui en tir]ont quelque avantage1 sont pr9cipalem5t le jaune et le v]t2 et a9si1 en p>c\rant de l'oeil le mlange de ces c\leurs1 qui e/ presque inf9i1 v\s *oisirez les c\leurs dont la composition v\s p>otra plus agrable et plus n\velle3 v\s p\rrez faire la mme *ose avec deux v]res de div]ses te9tes1 et a9si de suite avec trois1 ou mme davantage1 en cont9uant la mme m?ode4 ,,*apitre ,,clxii4 ,des c\leurs4 ,l'azur et le v]t ne sont pas d'eux-mmes des c\leurs simples1 p>ce que l'azur e/ compos de lumires et de tnbres1 c'e/--dire1 d'un noir trs-p>fait et d'un blanc trs-pur1 comme il p>ot p> l'azur de l'air1 le v]t se compose d'une c\leur simple1 et d'une autre compose1 qui sont l'azur et le jaune4 ,une *ose reprs5te dans un miroir1 ti5t t\j\rs de la c\leur du corps qui lui s]t de miroir1 et le miroir rciproquem5t se te9t aussi en p>tie de la c\leur qu'il reprs5te1 et l'un p>ticipe d'autant plus la c\leur de l'autre1 que l'objet reprs5t a plus ou mo9s de =ce que la c\leur du miroir2 et l'objet p>otra d'une c\leur d'autant plus vive et plus =te1 qu'il aura plus de con=mit et de ressemblance avec la c\leur du miroir4 ,des c\leurs des corps1 celle-l se f]a voir de plus lo9 qui s]a d'un blanc plus clatant2 p> consqu5t celle qui s]a la plus obscure1 disp>otra dans une mo9dre di/ance2 entre les corps d'gale blan*eur1 et galem5t loigns de l'oeil1 celui qui s]a environn d'une plus gr&e obscurit1 p>otra le plus blanc2 et au contraire1 l'obscurit qui p>otra la plus gr&e1 s]a celle qui s]a environne d'une blan*eur plus clatante4 ,entre les c\leurs d'une gale p]fection1 celle-l p>otra plus excell5te1 qui s]a vue auprs de la c\leur qui lui e/ directem5t contraire1 comme le r\ge1 avec ce qui e/ ple1 le noir avec le blanc 7quoique ni l'une ni l'autre de ces deux ne soi5t au rang des c\leurs71 le jaune dor avec l'azur1 et le v]t avec le r\ge2 p>ce que *aque c\leur p>ot davantage auprs de celle qui lui e/ contraire1 qu'auprs de celle qui a de la con=mit avec elle4 ,une *ose blan*e qui s]a vue dans un air obscur et ple9 de vapeurs1 p>otra plus gr&e qu'elle n'e/ en effet1 ce qui arrive1 p>ce que1 comme je l'ai dit aup>avant1 une *ose claire semble s'augm5t] dans un *amp obscur1 p\r les raisons que j'ai apportes4 ,l'air qui e/ entre l'oeil et la *ose vue1 communique sa propre c\leur cette *ose1 comme l'air bleutre qui fait que les montagnes vues de lo91 p>oiss5t de c\leur d'azur4 ,le v]re r\ge fait que t\t ce qu'on reg>de au trav]s p>ot r\ge2 la lumire que font les toiles aut\r d'elles1 e/ t\te (fusque p> les tnbres de la nuit1 qui sont entre l'oeil et ces toiles4 ,la vraie c\leur de t\te sorte de corps p>ot dans l'endroit o il n'y a aucune ombre et aucune lumire clatante4 ,dans t\tes ces c\leurs1 je dis que les clairs qui vi5n5t t]m9] avec les ombres1 font qu'aux extrmits o ils se r5contr5t1 les ombres p>oiss5t plus obscures et plus noires1 et les clairs plus blancs et plus clatans4 ,,*apitre ,,clxiii4 ,de la c\leur des montagnes4 ,une montagne qui e/ loigne de l'oeil1 si elle e/ d'une c\leur obscure1 p>otra d'un plus bel azur qu'une autre qui s]a mo9s obscure1 et la plus obscure s]a la plus haute et la plus c\v]te de bois2 p>ce que s\s les gr&s arbres il s'y tr\ve encore d'autres petits arbrisseaux qui p>oiss5t obscurs1 le j\r d'en haut leur tant t p> les plus gr&s2 outre que les arbres sauvages des =ts sont d'eux-mmes encore plus sombres que les arbres cultivs2 c> les *nes1 les f\teaux1 les sap9s1 les cyprs1 les p9s1 et tels autres arbres *amptres1 sont beauc\p plus sombres que les olivi]s que n\s cultivons4 ,v]s la cime des hautes montagnes o l'air e/ plus pur et plus subtil1 l'azur p>otra plus pur et plus noir que v]s le pi$ des montagnes o l'air e/ grossi]4 ,une plante p>ot mo9s dta*e de son *amp1 lorsqu'elle e/ sur un autre *amp1 dont la c\leur appro*e de celle de la plante2 le contraire arriv]a si ces deux c\leurs sont contraires l'une l'autre4 ,dans un objet blanc1 le ct qui appro*]a plus prs du noir p>otra plus blanc2 et au contraire1 le clair qui s]a plus loign du noir ou de l'ombre1 p>otra mo9s blanc1 et la p>tie du noir qui s]a plus prs du blanc p>otra plus obscure2 et le contraire arriv]a1 si elle en e/ loigne4 ,,*apitre ,,clxiv4 ,comm5t un ,pe9tre doit mettre en pratique la p]spective des c\leurs4 ,p\r bi5 mettre en pratique cette p]spective dans le *angem5t1 l'affoiblissem5t et la dgradation des c\leurs1 v\s pr5drez de c5t en c5t brasses quelques t]mes fixes dans la campagne1 comme sont des arbres1 des maisons1 des hommes ou quelque autre lieu rem>quable2 et si c'e/1 p> exemple1 un arbre1 v\s aurez un v]re arrt bi5 f]me1 et votre oeil demeurant f]me dans la mme situation1 dess9ez sur ce v]re un arbre1 suivant le cont\r de celui que v\s avez devant les yeux1 puis retirez-v\s en arrire jusqu' ce que l'arbre naturel vi5ne presqu' p>otre gal celui que v\s avez dess92 aprs quoi colorez votre dess9 de telle sorte1 que p> sa c\leur et p> sa =me il ressemble l'arbre naturel que v\s voyez au trav]s de votre v]re1 et que t\s les deux1 en f]mant un oeil1 v\s p>oiss5t pe9ts1 et galem5t loigns de votre oeil2 cont9uez cette mme rgle l'g>d des autres arbres de la seconde et de la troisime di/ance de c5t en c5t brasses1 d'espace en espace1 et que ces tudes v\s s]v5t comme une *ose =t utile1 quoi v\s devez avoir rec\rs1 en travaillant2 cela v\s s]a d'un gr& usage p\r les lo9ta9s3 mais je tr\ve p> l'obs]vation que j'en ai faite1 que le second objet dim9ue de #d_/e du premi]1 lequel en s]oit loign de v+t brasses4 ,,*apitre ,,clxv4 ,de la p]spective ari5ne4 ,il y a une espce de p]spective1 qu'on nomme ari5ne1 qui p> les div]s degrs des te9tes de l'air1 peut faire connotre la diffr5ce des loignem5s de div]s objets1 quoiqu'ils soi5t t\s sur une mme ligne2 p> exemple1 si on voit au-del de quelque mur plusieurs difices1 qui p>oiss5t t\s d'une p>eille gr&eur au-del du mur sur une mme ligne1 et que v\s ayez desse9 de les pe9dre1 ensorte qu'il semble l'oeil que l'un e/ plus lo9 que l'autre1 il faudra reprs5t] un air un peu plus pais qu'il n'e/ ord9airem5t2 c> on sait bi5 que dans cette disposition d'air les *oses les plus loignes p>oiss5t azures1 cause de la gr&e quantit d'air qui e/ entre l'oeil et l'objet2 cela se rem>que sur-t\t aux montagnes4 ,ceci une fois suppos1 v\s f]ez l'difice qui p>otra le premi] au-del de ce mur1 de sa c\leur naturelle2 celui d'aprs1 qui s]a un peu plus loign1 il le faudra pr(il] plus lgrem5t1 et lui donn] une te9te un peu plus azure2 et l'autre ensuite1 que v\s fe9drez tre encore plus lo91 donnez-lui proportion une te9te encore plus azure que celle des autres2 et si v\s v\lez qu'un autre p>oisse c9q fois plus lo91 faites qu'il ait c9q degrs de plus de la mme te9te azure1 et p> cette rgle1 v\s f]ez que les difices qui sont sur la mme ligne p>otront gaux en gr&eur1 et nanmo9s on connotra =t bi5 la gr&eur et l'loignem5t de *acun en p>ticuli]4 ,illu/ration n #c3 ,,*apitre ,,clxv4 ,pag4 #adj ,,*apitre ,,clxvi4 ,des m\vem5s du corps de l'homme1 des *angem5s qui y arriv5t1 et des proportions des membres4 ,les mesures du corps de l'homme se *ang5t en *aque membre1 selon qu'on le plie plus ou mo9s2 et p> les div]s aspects d'un ct elles dim9u5t ou croiss5t plus ou mo9s1 proportion qu'elles croiss5t ou dim9u5t de l'autre ct4 ,,*apitre ,,clxvii4 ,des *angem5s de mesures qui arriv5t au corps de l'homme1 depuis sa naissance jusqu' ce qu'il ait la hauteur naturelle qu'elle doit avoir4 ,l'homme1 dans sa premire enfance1 a la l>geur des paules gale la longueur du visage1 et l'espace du bras qui e/ depuis l'paule jusqu'au c\de lorsque le bras e/ pli3 elle e/ encore p>eille l'espace qui e/ depuis le gros doigt de la ma9 jusqu'au pli du c\de1 et p>eille encore l'int]valle qu'il y a de la jo9ture du g5\ celle du pi$2 mais qu& l'homme e/ p>v5u sa d]nire hauteur1 t\tes ces mesures d\bl5t en longueur1 hormis le visage1 lequel1 aussi bi5 que t\te la tte1 reoit peu de *angem5t2 et a9si l'homme qui1 aprs tre arriv son d]ni] accroissem5t e/ d'une taille bi5 proportionne1 doit avoir en hauteur dix faces1 et la l>geur des paules a deux de ces mmes faces2 et a9si1 t\tes les autres p>ties dont j'ai p>l sont p>eillem5t de deux faces4 ,p\r le re/e1 n\s en trait]ons en p>lant de t\tes les mesures du corps de l'homme4 ,,*apitre ,,clxviii4 ,que les petits enfans ont les jo9tures des membres t\tes contraires celles des hommes1 en ce qui reg>de la grosseur4 ,les petits enfans ont t\s les jo9tures dlies1 et les espaces qui sont entre-deux plus gros2 cela arrive p>ce qu'ils n'ont sur les jo9tures que la peau seule et quelques membranes n]veuses qui atta*5t et li5t les os ensemble1 et t\te la *air qui e/ molle1 t5dre1 et ple9e de suc1 se tr\ve enf]me s\s la peau entre deux jo9tures2 mais p>ce que dans les jo9tures les os sont plus gros qu'ils ne le sont dans l'espace qui e/ entre les jo9tures1 la *air se d*>ge de beauc\p des sup]fluits t&is que l'homme crot1 et ses membres devi5n5t proportion plus dlis qu'aup>avant2 mais il ne se fait po9t de dim9ution dans les jo9tures1 p>ce qu'il n'y a que des os et des c>tilages2 de sorte que1 p> ces raisons1 les petits enfans sont gras entre les jo9tures1 foibles et d*>ns aux jo9tures1 comme il p>ot celles de leurs doigts1 de leurs bras1 de leurs paules1 qu'ils ont dlies et m5ues2 au contraire1 un homme fait e/ gros et n\ p>-t\t1 aux jo9tures des bras et des jambes2 et au lieu que les enfans les ont creuses1 les hommes les ont releves4 ,,*apitre ,,clxix4 ,de la diffr5ce des mesures entre les petits enfans et les hommes faits4 ,entre les hommes et les enfans je tr\ve une gr&e diffr5ce de longueur de l'une l'autre jo9ture2 c> l'homme a depuis la jo9ture des paules jusqu'au c\de1 et du c\de au b\t du p\ce1 et de l'extrmit d'une paule l'autre1 une mesure de deux ttes1 et l'enfant1 cette mesure n'e/ que d'une tte3 cela vi5t app>emm5t de ce que la nature travaille d'abord la tte1 qui e/ la pr9cipale p>tie et le sige de l'ent5dem5t1 et ensuite aux p>ties mo9s considrables et mo9s ncessaires4 ,,*apitre ,,clxx4 ,des jo9tures des doigts4 ,les doigts de la ma9 grossiss5t dans leurs jo9tures de t\s les cts lorsqu'ils se pli5t1 et plus ils se pli5t1 plus ils p>oiss5t2 de mme aussi ils dim9u5t mesure qu'ils se r$ress5t3 la mme *ose arrive aux doigts des pi$s1 et il y aura un *angem5t d'autant plus visible1 qu'ils s]ont plus gros et plus *>nus4 ,,*apitre ,,clxxi4 ,de l'embotem5t des paules1 et de leurs jo9tures4 ,les jo9tures des paules et des autres membres qui se pli5t1 s]ont expliques en leur lieu dans le ,trait de l',anatomie1 o je f]ai voir les causes des m\vem5s de *aque p>tie dont le corps de l'homme e/ compos4 ,,*apitre ,,clxxii4 ,des m\vem5s des paules4 ,les m\vem5s simples sont les pr9cipaux de ceux qui se font la jo9ture des paules3 ces m\vem5s sont ceux p> lesquels le bras se porte en haut et en bas1 en devant ou en arrire3 on p\rroit dire que ces quatre m\vem5s sont en quelque sorte inf9is2 c> si on fait avec le bras une figure circulaire sur un mur1 on aura fait t\s les m\vem5s que l'paule peut faire1 p>ce que t\te quantit cont9ue se peut divis] l'inf9i1 et ce c]cle e/ une quantit cont9ue qui a t faite p> le m\vem5t du bras1 qui en a trac et p>c\ru la circonfr5ce3 donc ce c]cle tant divisible l'inf9i1 les m\vem5s des paules sont aussi en quelque sorte inf9is4 ,,*apitre ,,clxxiii4 ,des mesures univ]selles des corps4 ,je dis que les mesures univ]selles des corps doiv5t s'obs]v] dans les longueurs des figures seulem5t2 et non pas dans les l>geurs2 p>ce que c'e/ une *ose m]veilleuse dans la nature1 que de t\tes ses productions on n'en voit aucune de quelque espce que ce soit1 laquelle considre en p>ticuli]1 soit prcism5t semblable une autre3 c'e/ p\rquoi1 v\s qui tes imitateur de la nature1 considrez att5tivem5t la v>it des cont\rs2 nanmo9s je suis d'avis que v\s vitiez les *oses qui sont mon/rueuses1 comme des jambes trop longues1 des corps trop c\rts1 des poitr9es troites et des bras longs3 obs]vez donc les mesures des jo9tures1 et les grosseurs dans lesquelles la nature se plat faire p>otre de la v>it1 p\r faire de mme son exemple4 ,illu/ration n #d3 ,,*apitre ,,clxxiv4 ,pag4 #adg ,,*apitre ,,clxxiv4 ,des mesures du corps huma91 et des plis des membres4 ,les ,pe9tres sont obligs d'avoir connoissance de l',o/ologie1 c'e/--dire1 des ossem5s du corps1 qui s]v5t de s\ti5 la *air dont ils sont c\v]ts1 et des jo9tures1 qui font que les membres croiss5t et dim9u5t qu& ils se pli5t2 c> la mesure du bras t5du ne se tr\ve pas gale celle du mme bras retir1 puisqu'il crot ou dcrot en s't5dant et en se pliant1 avec la diffr5ce d'une huitime p>tie de sa longueur2 l'accroissem5t et le dcroissem5t du bras p> l'effet de l'os qui sort de son emboture1 e/ tel que v\s le voyez reprs5t en cette figure ,a ,b2 son accroissem5t se fait dans la p>tie qui vi5t de l'paule au c\de1 lorsque l'angle du c\de e/ plus aigu qu'un angle droit1 et l'accroissem5t augm5te mesure que cet angle dim9ue2 comme au contraire la longueur dim9ue selon que cet angle devi5t plus ouv]t2 l'espace qui e/ entre l'paule et le c\de1 s'accrot d'autant plus1 que l'angle du pli du c\de se fait plus petit qu'un angle droit1 et dcrot proportion que l'angle e/ plus gr& qu'un droit4 ,,*apitre ,,clxxv4 ,de la proportion des membres4 ,t\tes les p>ties de l'animal doiv5t avoir du rapport leur t\t2 c'e/--dire1 que celui dont la =me totale e/ c\rte et grosse1 doit avoir aussi *aque membre en p>ticuli] c\rt et gros1 et celui qui s]a long et dli1 doit avoir les membres longs et m5us2 et celui qui e/ d'une taille mdiocre les aura p>eillem5t mdiocres4 ,ce que je dis ne doit po9t s'ent5dre des plantes1 p>ce qu'elles se r5\vell5t elles-mmes p> les rejetons qu'elles p\ss5t sur leur tronc1 et a9si leur premire =me et leur proportion naturelle e/ altre et *ange4 ,,*apitre ,,clxxvi4 ,de la jo9ture des ma9s avec les bras4 ,le poignet ou la jo9ture du bras avec la ma9 devi5t plus m5u1 lorsque la ma9 s]re quelque *ose1 et il se grossit lorsqu'on ouvre la ma93 mais le bras fait t\t le contraire de t\s les cts1 entre le c\de et la ma92 cela vi5t de ce qu'en ouvrant la ma91 les muscles qui s]v5t cet effet s't5d5t et r5d5t le bras plus dli entre le c\de et la ma92 et lorsque la ma9 ti5t quelque *ose s]re1 les muscles se retir5t1 se grossiss5t et s'loign5t de l'os1 tant tirs p> le s]rem5t et p> la compression de la ma94 ,,*apitre ,,clxxvii4 ,des jo9tures des pi$s1 de leur r5flem5t et de leur dim9ution4 ,la dim9ution et l'accroissem5t de la jo9ture du pi$ se fait seulem5t du ct de sa p>tie n]veuse ,d ,e ,f1 laquelle crot lorsque l'angle de cette jo9ture devi5t plus aigu1 et dim9ue proportion que cet angle devi5t plus ouv]t3 ce qui doit tre ent5du de la jo9ture du devant du pi$ ,a ,c ,b1 dont je veux p>l]4 ,,*apitre ,,clxxviii4 ,des membres qui dim9u5t qu& ils se pli5t1 et qui croiss5t qu& ils s't5d5t4 ,entre t\s les membres qui se pli5t leur jo9ture1 il n'y a que le g5\ qui1 en se pliant1 p]d de sa grosseur1 et qui devi5t plus gros tant t5du4 ,illu/ration n #e3 ,,*apitre ,,clxxxi4 ,pag4 #aea ,,*apitre ,,clxxix4 ,des membres qui grossiss5t dans leurs jo9tures1 qu& ils sont plis4 ,t\s les membres du corps de l'homme grossiss5t dans leurs jo9tures qu& ils se pli5t1 hormis en celle de la jambe4 ,,*apitre ,,clxxx4 ,des membres nuds des hommes4 ,qu& des hommes nus travaill5t et font quelque m\vem5t viol5t1 ceux-l seuls de leurs membres doiv5t avoir des muscles bi5 m>qus1 du ct desquels ces muscles font m\voir le membre qui e/ en action1 et les autres membres f]ont p>otre plus ou mo9s leurs muscles proportion de l'ef=t et du travail qu'ils font4 ,,*apitre ,,clxxxi4 ,des m\vem5s viol5s des membres de l'homme4 ,des deux bras celui l s]a p\ss p> un m\vem5t plus gr& et plus viol5t1 lequel s'tant c>t de sa situation naturelle1 s]a plus puissamm5t assi/ des autres membres1 p\r les ram5] au lieu o il veut all]2 comme la figure ,a1 qui t5d le bras avec la massue ,e1 et le porte en un s5s contraire p\r l'en retir] aprs1 aid et =tifi de t\t le corps1 et se port] avec plus de viol5ce en ,b4 ,,*apitre ,,clxxxii4 ,du m\vem5t de l'homme4 ,dans la ,pe9ture1 la pr9cipale p>tie consi/e =m] des compositions heureuses dans quelque sujet que ce puisse tre2 et la seconde p>tie qui conc]ne l'expression et les actions des figures1 consi/e leur donn] de l'att5tion ce qu'elles font1 et faire qu'elles agiss5t avec promptitude et avec vivacit1 selon le degr d'expression qui leur convi5t1 aussi bi5 dans les actions l5tes et p>esseuses1 que dans celles qui dem&5t beauc\p d'activit et de feu1 et que la promptitude et la fi]t soi5t autant exprimes que le dem&e la disposition prs5te de celui qui e/ en action2 comme qu& quelqu'un doit jet] un d>d1 ou des pi]res1 ou d'autres *oses semblables1 qu'il p>oisse dans son attitude et dans la disposition de t\s ses membres1 quelle e/ son int5tion2 voici deux figures dont la diffr5te attitude montre qu'elles font un ef=t bi5 diffr5t3 la figure ,a e/ celle qui fait p>otre plus de vigueur et de =ce1 et la figure ,b en fait p>otre mo9s2 mais la figure ,a jett]a plus lo9 le d>d qu'elle lance1 que la figure ,b ne jett]a la pi]re qu'elle ti5t2 p>ce qu'encore bi5 que les deux figures p>oiss5t v\loir jet] du mme ct et arriv] au mme b1 la figure ,a fait un plus gr& ef=t3 c> elle a les pi$s t\rns du ct oppos celui v]s o elle veut port] ce c\p2 ce qui fait qu'elle le porte en effet avec beauc\p de =ce1 en pliant et remuant le corps =t vte et =t commodm5t p\r le ram5] v]s le b o elle veut tir]4 ,au contraire1 la figure ,b ayant le corps et les pi$s dans une situation naturelle1 elle n'agit pas avec tant de facilit1 et elle ne fait pas tant d'ef=ts1 p> consqu5t l'effet e/ foible1 et le m\vem5t peu viol5t2 p>ce qu'en gnral t\t ef=t1 p\r avoir un gr& effet1 doit comm5c] p> des contorsions viol5tes1 et f9ir p> des m\vem5s libres1 aiss et commodes2 de mme que si une arbalte n'e/ pas b&e avec =ce1 le m\vem5t de la *ose qu'elle doit tir] n'aura pas gr& effet1 p>ce qu'o il n'y a po9t d'ef=t et de viol5ce1 il n'y a qu'un m\vem5t foible2 a9si un arc qui n'e/ po9t b& ne peut produire de m\vem5t2 et s'il e/ b&1 il ne se db&]a pas de lui-mme sans une =ce trangre1 p> le moy5 de laquelle il dco*]a sa fl*e3 t\t de mme l'homme qui ne fait aucun ef=t et aucune contorsion1 demeure sans =ce2 qu& donc celui qui e/ reprs5t p> la figure ,a aura jet son d>d1 et qu'il aura puis t\te sa =ce dans sa contorsion de corps v]s le ct o il a lanc son d>d1 en mme temps il aura acquis une autre n\velle puissance1 mais qui ne lui peut s]vir qu' ret\rn] de l'autre ct1 et faire un m\vem5t contraire celui qu'il a fait4 ,illu/ration n #f3 ,,*apitre ,,clxxxii4 ,pag4 #aeb ,illu/ration n #g3 ,,*apitre ,,clxxxii4 ,pag4 #aeb ,,*apitre ,,clxxxiii4 ,des attitudes et des m\vem5s du corps1 et de ses membres4 ,qu'on ne voie po9t la mme action rpte dans une mme figure1 soit dans ses pr9cipaux membres1 soit dans les petits1 comme les ma9s ou les doigts3 il ne faut po9t aussi rpt] plusieurs fois la mme attitude dans une hi/oire2 et si le sujet de l'hi/oire dem&e un gr& nombre de figures1 comme une bataille ou un combat de gladiateurs1 p>ce qu'il n'y a que trois manires de frapp]1 qui sont d'e/oc1 de taille et de rev]s1 il faut v>i] autant qu'on peut ces trois manires de port] des c\ps2 p> exemple1 si l'un se t\rne en arrire1 faites qu'un autre soit vu de ct1 et un autre p>-devant1 et a9si div]sifiez les mmes actions p> div]s aspects1 et que t\s les m\vem5s se rapport5t ces trois pr9cipaux dont j'ai p>l3 mais dans les batailles1 les m\vem5s composs m>qu5t beauc\p d'art1 anim5t p\r a9si dire le sujet1 et y rp&5t un gr& feu4 ,on nomme m\vem5t compos1 celui d'une figure qui fait en mme temps des m\vem5s qui p>oiss5t opposs1 comme lorsque la mme figure montre le devant des jambes1 et une p>tie du corps p> le pr(il des paules4 ,je p>l]ai en son lieu de cette espce de m\vem5t compos4 ,,*apitre ,,clxxxiv4 ,des jo9tures des membres4 ,dans les jo9tures des membres et dans leurs diffr5s m\vem5s1 on doit pr5dre g>de de quelle sorte les muscles s'enfl5t d'un ct1 s'abaiss5t et s'allong5t de l'autre2 et cela se doit obs]v] dans le col des animaux1 p>ce que l les m\vem5s sont de trois espces2 deux desquels sont simples1 et le troisime e/ compos1 puisqu'il ti5t quelque *ose de l'un et de l'autre des simples1 l'un desquels se fait qu& l'animal plie le col v]s quelqu'une des paules1 ou lorsqu'il hausse ou baisse la tte2 le second se fait qu& le col se t\rne droite ou gau*e sans se c\rb]1 mais re/e t\t droit1 et que la tte e/ t\rne v]s l'une des paules2 le troisime m\vem5t que n\s appelons compos1 e/ lorsque le pli e/ ml de contorsion1 comme qu& l'oreille se baisse v]s quelqu'une des paules1 et que le front e/ t\rn au mme endroit ou v]s l'autre paule1 et la tte leve v]s le ciel4 ,,*apitre ,,clxxxv4 ,de la proportion des membres de l'homme4 ,pr5ez sur v\s-mme les mesures de vos membres2 et si v\s r5contrez quelque p>tie qui n'ait pas une belle proportion1 m>quez l1 et pr5ez bi5 g>de en dess9ant des figures de ne pas tomb] dans le mme dfaut1 p>ce qu'ord9airem5t un ,pe9tre se pe9t lui-mme1 et se plat aux *oses qui lui ressembl5t4 ,,*apitre ,,clxxxvi4 ,des m\vem5s des membres de l'homme4 ,t\s les membres doiv5t ex]c] la fonction laquelle ils ont t de/9s2 p> exemple1 il faut que dans les corps morts1 ou dans ceux qui dorm5t1 aucun membre ne p>oisse vif ou veill2 de mme le pi$ qui porte le poids du corps1 doit p>otre comme affaiss1 et non pas avec des doigts qui p>oiss5t en m\vem5t ou libres1 si ce n'e/ qu'il s'appuyt seulem5t sur le talon4 ,,*apitre ,,clxxxvii4 ,du m\vem5t des p>ties du visage4 ,les m\vem5s des p>ties du visage1 causs p> les agitations subites de l'esprit1 sont en gr& nombre2 les pr9cipaux sont1 de rire1 de pleur]1 de cri]1 de *ant] sur les diffr5s tons que la voix peut pr5dre1 de faire p>otre de l'tonnem5t1 de la colre1 de la joie1 de la tri/esse1 de la peur1 du *agr91 de la d\leur1 et d'autres semblables m\vem5s dont n\s p>l]ons4 ,premirem5t1 les m\vem5s qu'on fait qu& on rit et qu& on pleure1 sont =t semblables dans les c>actres qu'ils imprim5t sur la b\*e1 sur les j\es1 et aux paupires des yeux2 mais ils diffr5t seulem5t dans les s\rcils1 et l'int]valle qui les sp>e1 dont n\s trait]ons plus amplem5t en son lieu1 lorsque n\s p>l]ons des m\vem5s qui arriv5t au visage1 aux ma9s1 et aux autres membres1 dans les accid5s qui surpr5n5t t\t d'un c\p3 la connoissance de ces m\vem5s e/ =t ncessaire un ,pe9tre1 et sans elle il ne reprs5t]oit que des figures d\blem5t mortes2 mais il faut encore qu'il pr5ne g>de que leurs actions et leurs m\vem5s ne soi5t pas si extraord9airem5t et si biz>rem5t anims1 que dans un sujet tranquille il semble pe9dre quelque bataille1 ou bi5 une bac*anale2 et sur-t\t que ceux qu'il introduira prs5s au sujet qu'il traite soi5t att5tifs ce qui se passe1 avec des actions et des cont5ances d'admiration1 de respect1 de d\leur1 de compassion1 de dfiance1 de cra9te ou de joie1 selon qu'il e/ propos et conv5able au sujet qui a =m l'assemble ou le conc\rs de ces figures1 et qu'il fasse ensorte que ses hi/oires ne soi5t po9t l'une sur l'autre sur une mme muraille1 avec div]s po9ts de vue1 comme si c'toit la b\tique d'un m>*& qui tale ses m>*&ises4 ,,*apitre ,,clxxxviii4 ,obs]vations p\r dess9] les portraits4 ,l'os et le c>tilage qui compos5t le nez qui e/ lev au milieu du visage1 peuv5t avoir huit =mes diffr5tes1 qui donn5t huit diffr5tes figures de nez2 c> ou ils sont galem5t droits1 ou galem5t concaves1 ou galem5t convexes1 et c'e/ la premire2 ou bi5 ils sont droits ou concaves1 ou convexes 9galem5t1 et c'e/ la seconde2 ou bi5 leurs p>ties d'en haut sont droites1 et celle d'en bas concaves1 qui e/ la troisime sorte2 ou celles d'en haut sont droites1 et celles de dess\s convexes1 c'e/ la quatrime2 ou bi51 dessus elles sont concaves1 et au-dess\s droites1 c'e/ la c9quime2 ou concaves au-dessus et convexes au-dess\s1 qui e/ la sixime2 ou convexes au-dessus et droites au-dess\s1 c'e/ la septime2 ou enf91 convexes au-dessus et concaves au-dess\s1 qui e/ la huitime et la d]nire4 ,la jonction du nez avec le s\rcil a deux =mes diffr5tes2 elle e/ t\j\rs ou creuse1 ou concave1 ou droite4 ,le front a trois =mes diffr5tes2 c>1 ou il e/ t\t uni1 ou il e/ concave1 ou bi5 il e/ relev4 ,la =me ple9e et unie se divise encore en plusieurs manires2 c>1 ou elle e/ creuse v]s le haut1 ou v]s la p>tie d'en bas1 ou elle l'e/ en haut et en bas1 ou bi5 elle e/ t\te ple9e et t\te unie en haut et en bas4 ,,*apitre ,,clxxxix4 ,moy5 de ret5ir les traits d'un homme1 et de faire son portrait1 quoiqu'on ne l'ait vu qu'une seule fois4 ,il faut1 p\r cela1 se bi5 s\v5ir des quatre pr9cipales p>ties du visage1 qui sont le m5ton1 la b\*e1 le front et le nez et premirem5t1 l'g>d du nez1 il s'en tr\ve de trois diffr5tes sortes2 de droits1 de concaves ou d'enfoncs1 et de convexes ou de relevs4 ,de ceux qui sont droits1 il n'y en a que de quatre diffr5tes =mes2 savoir de longs1 de c\rts1 de relevs p> le b\t1 et de rabattus2 les nez concaves ou camus sont de trois sortes1 dont les uns ont leur concavit ou leur enfoncem5t au haut1 d'autres au milieu1 et quelques-uns t\t au bas2 les nez convexes ou aquil9s1 sont encore de trois sortes1 les uns sont relevs v]s le haut1 quelques autres au milieu1 et d'autres en bas3 enf9 ceux dont la p>tie releve e/ au milieu1 peuv5t l'avoir droite1 ou convexe1 ou plate4 ,,*apitre ,,cxc4 ,moy5 p\r se s\v5ir de la =me d'un visage4 ,si v\s v\lez ret5ir sans pe9e l'air d'un visage1 appr5ez premirem5t bi5 dess9] plusieurs ttes1 et les p>ties qui di/+u5t le plus les hommes dans t\tes les =mes qu'elles peuv5t avoir3 ces p>ties sont la b\*e1 les yeux1 le nez1 le m5ton1 le col et les paules4 ,p> exemple1 les nez ont dix figures ou =mes diffr5tes2 il y en a de droits1 de bossus1 de creux ou d'enfoncs1 de relevs plus haut ou plus bas que le milieu1 d'aquil9s1 d'gaux1 de plats ou d'crass1 de ronds et d'aigus1 qui sont t\s propres tre vus de pr(il4 ,des nez qui sont propres tre vus de front1 il s'en tr\ve d'onze =mes diffr5tes2 d'gaux1 de gros au milieu1 de gros p> le b\t1 et dlis pro*e des s\rcils1 de dlis p> en bas1 et gros p> le haut4 ,les n>9es et les ouv]tures du nez font encore des diffr5ces qu'il faut rem>qu]3 il y a des n>9es l>ges1 d'autres troites1 de hautes1 de basses1 des ouv]tures retr\sses1 d'autres rabattues et c\v]tes du b\t du nez2 et a9si v\s tr\v]ez quelques p>ticul>its dans les mo9dres p>ties1 qu'il faudra que v\s obs]viez sur le naturel p\r en remplir votre imag9ation2 ou bi5 lorsque v\s aurez pe9dre un visage1 ou quelqu'une de ses p>ties1 portez des tablettes avec v\s1 o v\s ayez dess9 les diffr5tes p>ties dont je vi5s de p>l]1 et aprs avoir jet un c\p-d'oeil sur le visage de la p]sonne que v\s v\lez pe9dre1 v\s exam9]ez dans votre recueil quelle sorte de nez ou de b\*e celle que v\s voyez ressemble1 et v\s f]ez quelque m>que p\r le reconnotre1 et le mettre en oeuvre qu& v\s s]ez au logis4 ,,*apitre ,,cxci4 ,de la beaut des visages4 ,il ne faut po9t faire au visage de muscles trop m>qus et t]m9s durem5t2 mais les lumires se doiv5t p]dre ins5siblem5t1 et se noy] dans des ombres t5dres et d\ces l'oeil2 c> de-l dp5d t\te la grace et la beaut d'un visage4 ,,*apitre ,,cxcii4 ,de la position et de l'quilibre des figures4 ,le creux de la gorge qui e/ entre les deux clavicules1 doit tomb] -plomb sur le pi$ qui porte le corps2 si on t5d un bras en devant1 le creux sort de la ligne p]p5diculaire au pi$2 et si la jambe se jette en arrire1 le creux de la gorge avance en devant1 si bi5 qu'en *aque attitude il *ange de situation4 ,,*apitre ,,cxciii4 ,que les m\vem5s qu'on attribue aux figures1 doiv5t exprim] leurs actions1 et les s5tim5s qu'on suppose qu'elles ont4 ,une figure dont les m\vem5s n'exprim5t pas les passions et les s5tim5s qu'elle a1 n'agit po9t naturellem5t1 et ces m\vem5s qui ne sont po9t rgls p> la raison1 ni conduits avec jugem5t1 font voir que le ,pe9tre n'e/ pas =t habile4 ,une figure doit donc1 p\r agir naturellem5t1 faire p>otre beauc\p d'att5tion et d'application ce qu'elle fait1 et avoir des m\vem5s si propres ce qu'ils reprs5t5t1 qu'on ne puisse les faire s]vir ni les accommod] aucun autre sujet4 ,,*apitre ,,cxciv4 ,de la manire de t\*] les muscles sur les membres nus4 ,aux figures nues les muscles des membres doiv5t tre ou plus ou mo9s dc\v]ts1 et m>qus selon qu'ils font plus ou mo9s d'ef=t2 et p\r faire plus d'impression sur l'esprit de ceux qui voi5t votre tableau1 et p>tag] mo9s leur att5tion1 ne faites voir que ceux des membres qui ont le plus de m\vem5t1 et qui sont le plus employs l'action que v\s reprs5tez1 et que les muscles de ces membres soi5t mieux prononcs que ceux des autres membres1 et t\*s plus =t proportion qu'ils travaill5t davantage2 au contraire1 les autres qui n'agiss5t po9t doiv5t tre l5ts et mols4 ,,*apitre ,,cxcv4 ,du m\vem5t et de la c\rse de l'homme1 et des autres animaux4 ,qu& l'homme se meut avec vtesse ou l5tem5t1 la p>tie qui se tr\ve sur la jambe qui s\ti5t le corps1 doit t\j\rs tre plus basse que l'autre4 ,,*apitre ,,cxcvi4 ,de la diffr5ce de hauteur d'paules qui se rem>que dans les figures dans les diffr5tes actions qu'elles font4 ,les paules ou les cts de l'homme1 ou des autres animaux1 auront entre eux une plus gr&e diffr5ce de hauteur1 lorsque t\t le corps aura un m\vem5t plus l5t2 et1 au contraire1 les p>ties de l'animal auront mo9s de diffr5ce en leur hauteur1 qu& le m\vem5t du corps enti] s]a plus prompt4 ,je l'ai pr\v dans mon ,trait du m\vem5t local p> ce pr9cipe1 que t\t grave pse p> la ligne de son m\vem5t2 de sorte qu'un ,t\t se m\vant v]s quelque lieu1 la p>tie qui lui e/ unie1 suit la ligne la plus c\rte du m\vem5t de son t\t1 sans *>g] en aucune manire de son poids les p>ties collatrales de ce ,t\t4 ,,*apitre ,,cxcvii4 ,objection4 ,on objecte contre la premire p>tie de ce que j'ai dit1 qu'il ne s'ensuit pas ncessairem5t qu'un homme arrt ou qui m>*e pas l5ts1 se tr\ve t\j\rs dans un cont9uel quilibre de ses membres sur le c5tre de la gravit qui s\ti5t le poids du corps enti]1 p>ce qu'il arrive s\v5t que l'homme fait t\t le contraire1 et qu'il se p5*e quelquefois sur le ct1 quoique son corps ne porte que sur un pi$1 et quelquefois il d*>ge une p>tie de son poids sur la jambe qui n'e/ pas droite1 c'e/--dire1 celle dont le g5\ e/ pli1 comme il e/ reprs5t dans les figures ,b ,c4 ,je rponds cela que ce qui n'a pas t fait p> les paules dans la figure ,c1 se tr\ve fait p> les han*es4 ,a9si l'quilibre e/ t\j\rs g>d de quelque manire que ce soit1 et mon pr9cipe e/ vrai4 ,illu/ration n #h3 ,,*apitre ,,cxcvii4 ,pag4 #afg ,illu/ration n #i3 ,,*apitre ,,cxcvii4 ,pag4 #afg ,,*apitre ,,cxcviii4 ,comm5t un homme qui retire son bras t5du1 *ange l'quilibre qu'il avoit qu& son bras toit t5du4 ,un bras t5du envoie le c5tre de l'quilibre du corps de l'homme sur le pi$ qui porte le poids enti] du corps1 comme il p>ot dans ceux qui1 avec les bras t5dus1 m>*5t sur la corde sans autre bton qui leur s]ve de contrepoids4 ,,*apitre ,,cxcix4 ,de l'homme et des autres animaux1 lesquels dans leurs m\vem5s l5ts n'ont pas le c5tre de gravit beauc\p loign du c5tre de leur s\ti54 ,t\t animal aura le c5tre des jambes sur lesquelles il se s\ti5t1 d'autant plus pro*e de la p]p5diculaire du c5tre de sa gravit1 qu'il s]a plus l5t dans son m\vem5t2 et1 au contraire1 celui-l aura le c5tre de son s\ti5 plus loign de la p]p5diculaire du c5tre de sa gravit1 qui s]a plus prompt dans ses m\vem5s4 ,,*apitre ,,cc4 ,de l'homme qui porte un f>deau sur ses paules4 ,l'paule d'un homme qui porte un f>deau e/ t\j\rs plus haute que l'autre paule qui n'e/ po9t *>ge2 cela se voit en la figure suivante1 dans laquelle la ligne c5trale de t\te la pesanteur du corps de l'homme et de son f>deau1 passe p> la jambe qui s\ti5t t\t le poids4 ,si cela n'toit a9si1 et si le poids du corps et du f>deau n'toit p>tag p\r faire l'quilibre1 il faudroit ncessairem5t que l'homme tombt t]re2 mais la nature dans ces occasions p\rvoit ce qu'une gale p>tie de la pesanteur du corps de l'homme1 se jette de l'autre ct oppos celui qui porte le f>deau trang]1 p\r lui donn] l'quilibre et le contrepoids2 et cela ne se peut faire sans que l'homme se c\rbe du ct qui n'e/ pas *>g1 jusques ce que1 p> ce m\vem5t1 il le fasse p>ticip] ce poids accid5tel dont il e/ *>g2 et cela ne se peut faire1 si l'paule qui s\ti5t le poids ne se hausse1 et si l'paule qui n'e/ po9t *>ge ne s'abaisse3 et c'e/ le moy5 que la nature f\rnit l'homme p\r se s\lag] dans ces occasions4 ,illu/ration n #aj3 ,,*apitre ,,cc4 ,pag4 #afh ,illu/ration n #aa3 ,,*apitre ,,cci4 ,pag4 #afi ,,*apitre ,,cci4 ,de l'quilibre du corps de l'homme1 lorsqu'il e/ sur ses pi$s4 ,le poids de l'homme qui se ti5t appuy sur une des jambes seulem5t1 s]a t\j\rs galem5t p>tag des deux cts de la ligne p]p5diculaire ou c5trale qui le s\ti5t4 ,,*apitre ,,ccii4 ,de l'homme qui m>*e4 ,l'homme qui m>*e aura le c5tre de sa pesanteur sur le c5tre de la jambe qui pose t]re4 ,,*apitre ,,cciii4 ,de l'quilibre du poids de quelque animal que ce soit1 p5dant qu'il demeure arrt sur ses jambes4 ,le repos ou la cessation du m\vem5t dans un animal1 lequel se ti5t sur ses pi$s1 vi5t de l'galit ou de la privation d'9galit qu'ont entre eux les poids opposs1 lesquels le faisoi5t avanc] p> leur 9galit1 et le ti5n5t en repos p> leur galit4 ,,*apitre ,,cciv4 ,des plis et des dt\rs que fait l'homme dans les m\vem5s de ses membres4 ,la p>tie du corps sur laquelle l'homme se c\rbe1 reoit autant de dim9ution que l'autre p>tie oppose pr5d d'accroissem5t1 et cette c\rbure peut enf9 v5ir tre en proportion d\ble la p>tie qui s't5d4 ,je f]ai un ,trait p>ticuli] sur ce sujet4 ,illu/ration n #ab3 ,,*apitre ,,ccii4 ,pag4#agj ,illu/ration n #ac3 ,,*apitre ,,cciii4 ,pag4 #agj ,,*apitre ,,ccv4 ,des plis des membres4 ,autant qu'un des cts des membres qui se pli5t1 s'allonge1 autant la p>tie oppose se racc\rcit2 mais la ligne c5trale extrieure des cts qui ne se peuv5t pli] aux membres qui se pli5t1 ne se dim9ue ni ne s'augm5te jamais dans sa longueur4 ,,*apitre ,,ccvi4 ,de l'quilibre1 ou du contrepoids du corps4 ,t\te figure qui s\ti5t sur soi et sur la ligne c5trale de la masse de son corps1 le poids de son corps1 ou quelqu'autre poids trang]1 doit jet] autant du poids naturel ou accid5tel de l'autre ct oppos1 qu'il en faudra p\r faire un quilibre p>fait aut\r de la ligne c5trale qui "p du c5tre de la p>tie du pi$ qui porte la *>ge1 laquelle passe au trav]s de la masse entire du poids1 et tombe sur cette p>tie des pi$s qui pose t]re4 ,on voit ord9airem5t qu'un homme qui lve un f>deau avec un des bras1 t5d naturellem5t au-del de soi l'autre bras1 et si cela ne suffit pas p\r faire le contrepoids1 il y met encore de son propre poids1 en c\rbant le corps autant qu'il faut p\r p\voir s\t5ir le f>deau dont il e/ *>g4 ,on voit encore que celui qui va tomb] la r5v]se t5d t\j\rs un des bras1 et le porte v]s la p>tie oppose4 ,,*apitre ,,ccvii4 ,du m\vem5t de l'homme4 ,qu& v\s v\lez faire qu'un homme remue quelque f>deau1 considrez que les m\vem5s doiv5t tre faits p> div]ses lignes2 c'e/--dire1 ou de bas en haut1 avec un m\vem5t simple1 tel que fait celui qui s'tant baiss pr5d un f>deau qu'il veut hauss] en se relevant1 ou bi51 qu& il veut tran] quelque *ose d]rire lui ou le p\ss] en devant1 ou bi5 p\r tir] en bas avec une corde qui soit passe dans une p\lie4 ,il faut ici rem>qu] que le poids du corps de l'homme tire d'autant plus1 que le c5tre de sa pesanteur e/ loign du c5tre de l'axe qui le s\ti5t3 il faut encore aj\t] cela l'ef=t que font les jambes et les re9s c\rbs p\r se r$ress]4 ,jamais on ne m>*e1 soit en montant1 soit en desc5dant1 que le talon du pi$ de d]rire ne se hausse4 ,illu/ration n #ad3 ,,*apitre ,,ccix4 ,pag4 #agc ,,*apitre ,,ccviii4 ,du m\vem5t qui e/ produit p> la p]te de l'quilibre4 ,t\t m\vem5t e/ produit p> la p]te de l'quilibre1 c'e/--dire1 de l'galit1 p>ce qu'il n'y a aucune *ose qui se meuve d'elle-mme1 sans qu'elle sorte de son quilibre1 et le m\vem5t e/ d'autant plus prompt et plus viol5t1 que la *ose s'loigne davantage de son quilibre4 ,,*apitre ,,ccix4 ,de l'quilibre des figures4 ,si la figure e/ appuye sur un de ses pi$s1 l'paule de ce ct l s]a t\j\rs plus basse que l'autre1 et le creux de la gorge s]a p]p5diculairem5t sur le milieu de la jambe qui s\ti5t le corps3 il en arriv]a de mme en t\te autre ligne1 o n\s v]rons cette figure lorsqu'elle e/ sans avoir le bras beauc\p en saillie en dehors1 ou sans quelque *>ge sur le dos1 ou dans la ma91 ou sur l'paule1 ou sans c>t] la jambe qui ne s\ti5t pas le corps1 ou en devant ou en arrire4 ,,*apitre ,,ccx4 ,de la bonne grace des membres4 ,il faut que les membres soi5t proportionns au corps avec une grace qui puisse exprim] ce que v\s v\lez reprs5t] p> votre figure2 et si elle doit p>otre agrable et noble1 v\s lui donn]ez des membres sveltes et nobles1 qui n'ai5t po9t de muscles trop m>qus2 v\s t\*]ez mme lgrem5t et d'une manire d\ce1 ceux qu'il e/ ncessaire de faire p>otre1 et que les membres1 pr9cipalem5t les bras1 ne soi5t po9t n\s et roides1 c'e/--dire1 qu'aucun membre ne soit t5du en ligne droite avec le membre qui lui e/ jo9t2 et s'il se tr\ve qu' cause de la position de la figure1 la han*e droite soit plus haute que la gau*e1 v\s f]ez tomb] -plomb la jo9ture de l'paule qui e/ la plus haute1 sur la p>tie la plus leve du ct gau*e1 et que cette paule droite soit plus basse que la gau*e2 que le creux de la gorge soit t\j\rs directem5t sur le milieu de la jo9ture du pi$ qui porte la figure2 que la jambe qui ne s\ti5t pas le corps ait son g5\ plus bas que l'autre g5\1 et pro*e de l'autre jambe4 ,p\r ce qui e/ des attitudes de la tte et des deux bras1 elles sont presque inf9ies1 c'e/ p\rquoi je ne veux po9t en donn] des rgles p>ticulires2 j'av]tirai seulem5t qu'elles doiv5t tre libres1 aises1 gracieuses1 v>ies de plusieurs manires1 de peur que les membres ne p>oiss5t roides1 comme s'ils toi5t de bois4 ,,*apitre ,,ccxi4 ,de la lib]t des membres1 et de leur facilit se m\voir4 ,p\r ce qui conc]ne la lib]t des membres1 il faut pr5dre g>de qu'ayant reprs5t] quelqu'un1 qui1 p> has>d1 soit oblig de se t\rn] en arrire ou de ct1 v\s ne lui fassiez po9t pos] les pi$s et t\s les membres v]s le mme endroit o il t\rn]a la tte1 mais il s]a mieux de p>tag] cette action avec quelque sorte de contra/e et de div]sit dans les quatre jo9tures1 qui sont celles des pi$s1 celles des g5\x1 celles des flancs1 celles du col2 et si la figure toit appuye sur la jambe droite1 le g5\ gau*e s]a pli et retir en arrire1 et son pi$ un peu lev en dehors1 et l'paule gau*e un peu plus haute que la droite1 et la nuque du col se r5contr]a au mme lieu o la *eville extrieure du pi$ gau*e s]a t\rne1 l'paule gau*e sur la po9te du pi$ droit en ligne p]p5diculaire3 t5ez aussi p\r une maxime gnrale1 que la tte de vos figures ne soit po9t t\rne du mme ct que la poitr9e1 puisque la nature a fait p\r notre commodit que le col se t\rne facilem5t p\r port] les yeux de diffr5s cts1 lorsque n\s v\lons reg>d] aut\r de n\s3 il en e/ -peu-prs de mme des autres jo9tures1 qui sont mobiles p\r le s]vice et p\r les beso9s de l'homme2 et si v\s reprs5tez un homme assis1 qui ait beso9 de travaill] de ses bras quelque *ose qui soit ct de lui1 il doit avoir l'e/omac t\rn sur la jo9ture du flanc4 ,,*apitre ,,ccxii4 ,d'une figure seule hors de la composition d'une hi/oire4 ,il ne faut po9t encore voir un mme m\vem5t de membre rpt dans une figure que v\s feignez tre seule3 p> exemple1 si elle c\rt seule1 qu'elle n'ait pas les deux ma9s jetes en devant1 mais si l'une e/ devant1 que l'autre soit d]rire1 p>ce qu'autrem5t elle ne p\rroit c\rir2 et si le pi$ droit avance en devant1 que le bras droit re/e d]rire1 et que le gau*e se tr\ve devant2 c> sans ce contra/e des membres1 et cette contr>it de leurs m\vem5s1 il n'e/ pas possible de bi5 c\rir2 si quelque autre figure suit celle-ci1 et qu'elle porte une des jambes un peu en devant1 faites que l'autre jambe se tr\ve s\s la tte1 et que le bras du mme ct fasse un m\vem5t contraire1 et passe devant4 ,je p>l]ai plus amplem5t de cette matire dans le livre des ,m\vem5s4 ,,*apitre ,,ccxiii4 ,quelles sont les pr9cipales et les plus importantes *oses qu'il faut obs]v] dans une figure4 ,en dess9ant des figures1 il faut avoir pr9cipalem5t att5tion bi5 asseoir la tte sur les paules1 le bu/e sur les han*es1 et les han*es et les paules sur les pi$s4 ,,*apitre ,,ccxiv4 ,que l'quilibre d'un poids doit se tr\v] sur le c5tre1 ou plutt aut\r du c5tre de la gravit des corps4 ,la figure qui demeure f]me sur ses pi$s sans se m\voir1 f]a un quilibre de t\s ses membres aut\r de la ligne c5trale sur laquelle elle se s\ti5t1 c'e/--dire1 que si la figure qui e/ sans m\vem5t1 tant appuye sur ses pi$s1 vi5t jet] en devant un de ses bras1 elle doit port] en mme temps v]s le ct oppos un autre membre1 ou une p>tie de son poids qui soit gale ce qu'elle a port en devant2 et cela se doit ent5dre gnralem5t de *aque p>tie qui saillira hors de son ,t\t contre l'ord9aire4 ,,*apitre ,,ccxv4 ,de la figure qui doit remu] ou lev] quelque poids4 ,jamais un homme ne p\rra remu] ou s\lev] un f>deau1 qu'il ne tire de soi-mme un poids plus qu'gal celui qu'il veut lev]1 et qu'il ne le porte de l'autre ct oppos celui o e/ le f>deau qu'il veut lev]4 ,,*apitre ,,ccxvi4 ,de l'attitude des hommes4 ,il faut que les attitudes des figures dans t\s les membres soi5t tellem5t disposes1 et ai5t une telle expression1 que p> elles on puisse connotre ce qu'elles veul5t reprs5t]4 ,,*apitre ,,ccxvii4 ,diffr5ces d'attitudes4 ,on exprime les actions dans les figures d'hommes1 d'une manire con=me leur ge et leur qualit1 et on fait les figures diffr5tes selon l'espce ou le sexe de mle ou de femelle4 ,,*apitre ,,ccxviii4 ,des attitudes des figures4 ,un ,pe9tre doit rem>qu] les attitudes et les m\vem5s des hommes immdiatem5t aprs qu'ils vi5n5t d'tre produits p> quelque accid5t subit1 et il doit les obs]v] sur le *amp1 et les esquiss] sur ses tablettes p\r s'en s\v5ir1 et n'att5dre pas1 p> exemple1 que l'action de pleur] soit contrefaite p> quelqu'un qui n'auroit po9t sujet de pleur]1 p\r en tudi] l'expression sur ce modle1 p>ce qu'une telle action n'ayant po9t une vritable cause1 elle ne s]a ni prompte ni naturelle2 mais il e/ =t avantageux d'avoir aup>avant rem>qu *aque action dans la nature mme1 et ensuite de faire t5ir un modle dans cette mme disposition1 p\r s'aid] un peu l'imag9ation1 et t*] d'y dc\vrir encore quelque *ose qui fasse au sujet1 et puis pe9dre d'aprs4 ,,*apitre ,,ccxix4 ,des actions de ceux qui se tr\v5t prs5s quelque accid5t considrable4 ,t\s ceux qui se tr\v5t prs5s quelque accid5t digne d'tre rem>qu1 font div]ses expressions d'admiration1 en considrant ce qui se passe1 comme lorsque la ju/ice fait punir les crim9els2 ou1 si le sujet e/ de pit1 t\s les assi/ans lv5t les yeux avec diffr5tes m>ques de dvotion v]s cet objet1 comme l'lvation de l'ho/ie p5dant la messe1 et en d'autres semblables crmonies2 ou si c'e/ quelque extravagance qui fasse rire1 ou qui donne de la compassion1 en ce cas il n'e/ pas ncessaire que les spectateurs ai5t t\s les yeux t\rns v]s cet objet1 mais ils peuv5t faire div]s m\vem5s2 et il e/ bon de les p>tag] en diffr5s gr\pes de p]sonnes qui s'assembl5t p\r m>qu] leur joie ou leur tri/esse4 ,si c'e/ quelque sujet t]rible qui inspire de la frayeur1 il faut faire ceux qui fui5t1 des visages ples et tonns avec une gr&e dmon/ration de peur1 et que la fuite soit div]sem5t exprime p> leurs m\vem5s1 comme n\s dirons au livre des ,m\vem5s4 ,,*apitre ,,ccxx4 ,de la manire de pe9dre le nu4 ,ne faites jamais une figure dlicate et d'une taille svelte avec des muscles trop relevs et trop m>qus1 p>ce que les hommes de cette taille n'ont jamais beauc\p de *air sur les os2 mais ils sont sveltes et lg]s faute de *air2 et o il n'y a gure de *air les muscles ne peuv5t avoir beauc\p de relief4 ,,*apitre ,,ccxxi4 ,d'o vi5t que les muscles sont gros et c\rts4 ,les hommes musculeux ont les os pais et sont d'une taille grosse et c\rte1 et ont peu de graisse1 p>ce que les muscles *>nus en croissant se ress]r5t l'un avec l'autre1 et la graisse qui se glisse ord9airem5t entre eux n'y a po9t de place2 et les muscles dans ces corps qui ont peu de graisse1 tant contigus1 et ne se p\vant t5dre1 ils pr5n5t leur accroissem5t en grosseur1 et ils croiss5t et se =tifi5t davantage dans la p>tie qui e/ la plus loigne des extrmits1 c'e/--dire1 v]s le milieu de leur l>geur et de leur longueur4 ,,*apitre ,,ccxxii4 ,que les p]sonnes grasses n'ont pas de gros muscles4 ,encore que les hommes gras soi5t quelquefois c\rts et gros1 aussi bi5 que les musculeux1 desquels n\s v5ons de p>l]1 ils ont nanmo9s les muscles petits1 mais leur peau c\vre beauc\p de *air spongieuse et molle1 c'e/--dire1 ple9e d'air1 c'e/ p\rquoi ces hommes gras nag5t mieux1 et se s\ti5n5t plus facilem5t sur l'eau que ceux qui ont le corps musculeux1 lesquels ont mo9s d'air entre la peau4 ,,*apitre ,,ccxxiii4 ,quels sont les muscles qui disp>oiss5t selon les div]s m\vem5s de l'homme4 ,en haussant les bras ou les baissant1 les muscles de l'e/omac1 ou disp>oiss5t1 ou pr5n5t un plus gr& relief2 les han*es aussi font le mme effet qu& on les plie en dehors ou en d$ans1 et il se fait plus de v>it aux paules1 aux flancs et au col1 qu'en aucune autre jo9ture du corps1 p>ce que leurs m\vem5s sont en plus gr& nombre que ceux des autres p>ties4 ,j'en f]ai un ,trait p>ticuli]4 ,,*apitre ,,ccxxiv4 ,des muscles4 ,les membres des jeunes g5s ne doiv5t pas tre m>qus de muscles =ts et relevs1 p>ce qu'ils m>qu5t une vigueur d'homme fait et t\t =m1 et la jeunesse n'e/ pas encore arrive cette maturit et cette d]nire p]fection2 mais il faut t\*] les muscles avec plus ou mo9s de =ce1 selon qu'ils travaill5t plus ou mo9s3 c> ceux qui font quelque ef=t p>oiss5t t\j\rs plus gros et plus relevs que ceux qui demeur5t en repos1 et jamais les lignes c5trales du d$ans des membres qui sont plis ne demeur5t dans la situation en long qu'elles ont naturellem5t4 ,,*apitre ,,ccxxv4 ,que le nu o l'on v]ra di/9ctem5t t\s les muscles ne doit po9t faire de m\vem5t4 ,le nu o t\s les muscles sont m>qus avec un gr& relief1 doit demeur] f]me sans se m\voir2 p>ce qu'il n'e/ pas possible que le corps se remue1 si une p>tie des muscles ne se rel*e qu& les muscles antagoni/es qui leur sont opposs sont en action1 et ceux qui sont en repos cess5t de p>otre1 mesure que ceux qui travaill5t se dc\vr5t davantage1 et sont plus enfls4 ,,*apitre ,,ccxxvi4 ,que dans les figures nues il ne faut pas que t\s les muscles soi5t entirem5t et galem5t m>qus4 ,les figures nues ne doiv5t pas avoir les muscles trop m>qus1 ou prononcs trop exactem5t1 p>ce que cette expression e/ dsagrable l'oeil1 et difficile excut]2 mais il faut que les muscles soi5t beauc\p plus m>qus du ct que les membres se port]ont leur action3 c> la nature des muscles dans l'opration e/ de ramass] leurs p>ties ensemble1 et de les =tifi] en les unissant1 de sorte que plusieurs de celles qui aup>avant ne p>oissoi5t po9t1 se dc\vr5t en se runissant p\r agir ensemble4 ,,*apitre ,,ccxxvii4 ,de l'ext5sion et du racc\rcissem5t des muscles4 ,le muscle qui e/ d]rire la cuisse fait une plus gr&e v>it dans son ext5sion et dans sa contraction1 qu'aucun autre muscle qui soit dans l'homme2 le second muscle e/ celui qui =me les fesses2 le troisime celui de l'*9e2 le quatrime celui de la gorge2 le c9quime celui des paules2 le sixime celui de l'e/omac3 ce muscle pr5d sa naissance s\s les mamelles1 et se va r5dre s\s le petit v5tre1 comme je l'expliqu]ai dans le ,trait gnral des ,muscles4 ,,*apitre ,,ccxxviii4 ,en quelle p>tie du corps de l'homme se tr\ve un ligam5t sans muscle4 ,au poignet du bras1 environ quatre doigts de la paume de la ma91 on tr\ve un ligam5t1 le plus gr& qui soit dans le corps de l'homme2 il e/ sans muscle1 et a sa naissance dans le milieu d'un des fuciles du bras1 et va f9ir au milieu de l'autre fucile3 sa =me e/ qu>re1 il e/ l>ge d'environ trois doigts1 et pais d'un demi-doigt3 ce ligam5t s]t seulem5t t5ir s]rs ensemble les deux fuciles des bras1 et emp*] qu'ils ne se dilat5t4 ,,*apitre ,,ccxxix4 ,des huit osselets qui sont au milieu des ligam5s1 en div]ses jo9tures du corps de l'homme4 ,il se =me dans les jo9tures du corps de l'homme de petits os1 qui sont /ables au milieu des ligam5s qui atta*5t quelques-unes des jo9tures1 comme les rotules des g5\x1 les jo9tures des paules1 de la poitr9e et des pi$s1 lesquelles sont au nombre de huit3 il n'y en a qu'une *aque paule et *aque g5\2 mais *aque pi$ en a deux1 s\s la premire jo9ture des gros orteils1 et v]s le talon1 et ceux-ci devi5n5t =t durs qu& l'homme appro*e de la vieillesse4 ,,*apitre ,,ccxxx4 ,du muscle qui e/ entre les mamelles et le petit v5tre4 ,il y a un c]ta9 muscle qui nat entre les mamelles et le petit v5tre1 ou plutt qui ab\tit au petit v5tre3 ce muscle a trois facults1 p>ce qu'il e/ divis dans sa l>geur p> trois ligam5s2 savoir1 le muscle suprieur1 qui e/ le premi]1 ensuite duquel e/ un des ligam5s aussi l>ge que ce muscle2 puis en desc5dant on tr\ve le second muscle jo9t au second ligam5t2 enf9 suit le troisime muscle1 avec le troisime ligam5t1 qui e/ uni et adhr5t l'os pubis du petit v5tre2 et ces trois muscles avec ces trois ligam5s ont t faits p> la nature1 cause du gr& m\vem5t qui arrive au corps de l'homme lorsqu'il se c\rbe et qu'il se r5v]se1 p> le moy5 de ce muscle1 lequel1 s'il n'et po9t t a9si p>tag1 auroit produit un trop gr& effet p> son ext5sion et sa contraction2 et lorsque ce muscle aura le mo9s de v>it dans ses m\vem5s1 le corps en s]a plus beau3 c> si ce muscle se doit t5dre de neuf doigts1 et se retir] aprs d'autant1 *aque p>tie de ce muscle n'aura pas plus de trois doigts1 si bi5 que leur =me en s]a =t peu *ange1 aussi bi5 que la beaut gnrale de t\t le corps4 ,illu/ration n #ae3 ,,*apitre ,,ccxxxi4 ,pag4 #ahi ,illu/ration n #af3 ,,*apitre ,,ccxxxii4 ,pag4 #ahi ,illu/ration n #ag3 ,,*apitre ,,ccxxxii4 ,pag4 #ahi ,,*apitre ,,ccxxxi4 ,de la plus gr&e contorsion que le corps de l'homme puisse faire en se t\rnant en arrire4 ,le t]me de la contorsion que l'homme peut faire en t\rnant la tte en arrire1 e/ de t\rn] le corps de telle sorte que le visage soit en face1 vis--vis des talons1 en ligne p]p5diculaire1 et cela ne se fait pas sans pe9e2 il faut mme p\r cela1 outre la flexion du col1 pli] encore la jambe1 et baiss] l'paule du ct que la tte e/ t\rne3 la cause de ce dt\r s]a explique dans mon ,trait d',anatomie1 o je m>qu]ai quels muscles s]v5t les premi]s et les d]ni]s cette action4 ,,*apitre ,,ccxxxii4 ,combi5 un bras se peut appro*] de l'autre bras d]rire le dos4 ,des bras qu'on porte d]rire le dos1 les c\des ne peuv5t jamais s'appro*] plus prs que de la longueur qu'il y a depuis le c\de jusqu'au b\t des plus longs doigts2 c'e/--dire1 que la plus gr&e proximit que peuv5t avoir les deux c\des en cet tat1 ne sauroit tre que de l't5due qu'il y a du c\de l'extrmit du plus gr& doigt de la ma91 et les bras a9si placs =m5t un qu>r p>fait2 la plus gr&e ext5sion du bras dessus l'e/omac1 e/ de p\voir port] le c\de jusques au milieu de l'e/omac1 et alors le c\de avec les paules et les deux p>ties du bras =m5t ensemble un triangle quilatral4 ,,*apitre ,,ccxxxiii4 ,de la disposition des membres de l'homme qui se prp>e frapp] de t\te sa =ce4 ,lorsqu'un homme se dispose donn] un c\p avec viol5ce1 il se plie et se dt\rne autant qu'il peut du ct contraire celui o il a desse9 de frapp]1 et l il ramasse t\te la =ce qu'il a1 il la porte et la d*>ge ensuite sur la *ose qu'il atte9t p> le m\vem5t compos2 c'e/--dire1 p> exemple1 de son bras et du bton dont il e/ arm4 ,illu/ration n #ah3 ,,*apitre ,,ccxxxiii4 ,pag4 #aij ,illu/ration n #ai3 ,,*apitre ,,ccxxxiv et ,,ccxxxv4 ,pag4 #aia et #aib ,,*apitre ,,ccxxxiv4 ,de la =ce compose de l'homme1 et premirem5t de celle des bras4 ,les deux muscles qui s]v5t au m\vem5t du gr& fucile du bras1 p\r l't5dre et le retir]1 pr5n5t leur naissance v]s le milieu de l'os nomm ,adjutorium1 l'un d]rire l'autre2 celui de d]rire t5d le bras1 et l'autre qui e/ devant le plie4 ,or1 p\r savoir si l'homme aura plus de =ce en tirant soi ou en p\ssant1 je l'ai pr\v dans mon ,trait des ,poids p> ce pr9cipe1 qu'entre les poids d'gale pesanteur1 celui-l doit tre plus =t qui s]a plus loign du milieu de leur balance2 d'o il s'ensuit que ,n ,b et ,n ,c tant deux muscles d'gale =ce1 celui de devant qui e/ ,n ,c s]a plus =t que le muscle ,n ,b1 qui e/ d]rire1 p>ce qu'il e/ atta* au bras en ,c1 lieu plus loign du milieu du bras ou du c\de ,a1 que ne l'e/ ,b1 lequel e/ au-del du milieu1 mais cette =ce e/ simple1 et j'ai d en p>l] d'abord devant que de ri5 dire de la =ce compose1 dont il faut ma9t5ant que je p>le4 ,j'appelle =ce compose1 lorsqu'en faisant quelque action avec les bras1 on y aj\te une seconde puissance1 telle que la pesanteur du corps1 l'ef=t des jambes et des re9s1 p\r tir] ou p\r p\ss]4 ,l'usage de cette =ce compose consi/e faire ef=t des bras et du dos1 et bi5 t5dre le corps et les jambes1 comme on le voit faire deux hommes qui veul5t abattre une colonne1 et dont l'un la p\sse et l'autre la tire4 ,,*apitre ,,ccxxxv4 ,en quelle action l'homme a plus de =ce ou lorsqu'il tire soi1 ou lorsqu'il p\sse4 ,l'homme a beauc\p plus de =ce lorsqu'il tire soi que qu& il p\sse1 p>ce qu'en tirant1 les muscles des bras1 qui ne s]v5t qu' tir]1 se joign5t ceux qui s]v5t p\ss]1 agiss5t avec eux et augm5t5t leur =ce2 mais lorsque le bras e/ t5du t\t droit p\r p\ss]1 les muscles qui donn5t au c\de son m\vem5t ne s]v5t de ri5 cette action1 et ils ne l'ont pas plus d'ef=t que si l'homme t5oit l'paule appuye contre la *ose qu'il veut remu] du lieu o elle e/3 or il n'y a po9t de n]fs ni de muscles qui contribu5t cet effet1 que ceux qui s]v5t r$ress] les re9s c\rbs1 et ceux qui r$ress5t la jambe plie1 qui sont s\s la cuisse et au gras de la jambe2 d'o il s'ensuit que p\r tir] soi plusieurs =ces1 savoir celles des bras1 des jambes1 du dos et mme de l'e/omac1 selon que le corps e/ plus ou mo9s c\rb1 s'uniss5t et agiss5t ensemble2 mais qu& il faut p\ss]1 quoique les mmes p>ties y conc\r5t1 nanmo9s la =ce des bras y e/ sans effet2 p>ce qu' p\ss] avec un bras t5du t\t droit et sans m\vem5t1 elles n'aid5t gure davantage que si on avoit un morceau de bois entre l'paule et la *ose que l'on p\sse4 ,,*apitre ,,ccxxxvi4 ,des membres plians1 et de ce que fait la *air aut\r de la jo9ture o ils se pli5t4 ,la *air dont la jo9ture des os e/ revtue1 et les autres *oses qui l'environn5t et qui sont adhr5tes ces mmes os1 s'enfl5t et dim9u5t en grosseur1 selon le pli ou l'ext5sion des membres dont n\s p>lons2 c'e/--dire1 qu'elles croiss5t et s'enfl5t p> le ct intrieur de l'angle =m p> le pli des membres1 et qu'elles s'allong5t et s't5d5t p> le dehors de l'angle extrieur1 et ce qui se tr\ve au milieu du pli de ces membres p>ticipe l'accroissem5t et la dim9ution1 mais plus ou mo9s1 selon que ces angles sont plus pro*es ou plus loigns de la jo9ture4 ,,*apitre ,,ccxxxvii4 ,si l'on peut t\rn] la jambe sans t\rn] aussi la cuisse4 ,il e/ impossible de t\rn] la jambe depuis le g5\ jusqu'en bas1 sans t\rn] aussi la cuisse p> le mme m\vem5t2 cela vi5t de ce que la jo9ture de l'os du g5\ e/ embote dans l'os de la cuisse et assemble avec celui de la jambe1 et cette jo9ture ne se peut m\voir en avant ni en arrire1 qu'autant qu'il faut p\r m>*] et p\r se mettre g5\x2 mais elle ne peut jamais se m\voir p> le ct1 p>ce que les assemblages qui compos5t la jo9ture du g5\ ne s'y tr\v5t pas disposs3 c> si cet embotem5t toit pliable en t\t s5s1 comme celui de l'os adjutoire qui e/ l'paule1 ou comme celui de la cuisse qui jo9t la han*e1 l'homme auroit le plus s\v5t les jambes plies aussi bi5 p> les cts qu'en devant et en arrire1 et elles s]oi5t presque t\j\rs de trav]s2 de plus cette jo9ture e/ seulem5t pliable en devant et non en arrire1 et p> son m\vem5t en devant1 elle ne peut que r5dre la jambe droite1 p>ce que si elle plioit en arrire1 l'homme ne p\rroit se lev] en pi$ qu& il s]oit une fois g5\x2 c> p\r se relev] qu& il e/ g5\x1 il jette premirem5t t\t le poids du corps sur un des g5\x en d*>geant l'autre1 et au mme temps l'autre jambe qui ne s5t plus d'autre *>ge que son propre poids1 lve aism5t le g5\ et pose t]re t\te la plante du pi$2 aprs quoi il fait ret\rn] t\t le poids sur ce pi$1 appuyant la ma9 sur son g5\2 et en mme temps allongeant le bras qui s\ti5t le corps1 il hausse la tte1 il t5d et dresse la cuisse avec l'e/omac1 et se lve droit sur ce pi$ qui pose t]re1 jusqu' ce qu'il ait aussi lev l'autre jambe4 ,,*apitre ,,ccxxxviii4 ,des plis de la *air4 ,la *air aux plis des jo9tures e/ t\j\rs ride p> le ct oppos celui o elle e/ t5due4 ,,*apitre ,,ccxxxix4 ,du m\vem5t simple de l'homme4 ,on appelle m\vem5t simple1 celui qu'il fait en se pliant simplem5t1 en devant ou en arrire4 ,,*apitre ,,ccxl4 ,du m\vem5t compos4 ,le m\vem5t compos e/ celui qui1 p\r produire quelque action1 oblige de pli] le corps en bas et de trav]s en mme temps2 a9si un ,pe9tre doit pr5dre g>de faire les m\vem5s composs1 de telle sorte qu'ils soi5t entirem5t obs]vs en t\te l't5due du sujet qu'il traite1 c'e/--dire1 qu'ayant fait une figure dans une attitude compose1 selon qu'il e/ ncessaire son hi/oire1 il n'en affoiblisse po9t l'expression en l'accompagnant d'une autre1 qui1 t\t au contraire1 fasse une action simple et sans aucun rapport au sujet4 ,,*apitre ,,ccxli4 ,des m\vem5s propres du sujet1 et qui convi5n5t l'int5tion et aux actions des figures4 ,il faut que les m\vem5s de vos figures montr5t la quantit de =ce qu'elles doiv5t raisonnablem5t employ]1 selon la diffr5ce des actions qu'elles font2 c'e/--dire1 que v\s ne fassiez pas faire le mme ef=t celui qui ne lv]oit qu'un bton1 que v\s f]iez faire un autre qui v\droit lev] une grosse p\tre3 ayez donc so9 que l'expression de leur ef=t soit proportionne la qualit de leur travail et au f>deau qu'ils remu5t4 ,,*apitre ,,ccxlii4 ,du m\vem5t des figures4 ,ne faites jamais les ttes droites sur le milieu des paules1 mais t\j\rs un peu t\rne droite ou gau*e1 qu& mme elles reg>d]oi5t en haut ou en bas1 ou mme t\t droit la hauteur des yeux1 p>ce qu'il e/ ncessaire de leur donn] quelque attitude qui fasse p>otre du m\vem5t et de la vie2 et ne dess9ez jamais une figure t\te de pr(il1 ou t\te de front1 ou p> le dos1 en sorte qu'on voye les p>ties qui sont situes au milieu du corps tomb] -plomb1 comme p> alignem5t les unes sur les autres2 et si quelque circon/ance p>ticulire v\s oblige de le faire1 faites-le aux figures des vieill>ds1 auxquels cela convi5t mieux qu'aux autres1 cause de leur l5teur naturelle1 et ne rptez jamais les mmes actions des bras ou des jambes1 non-seulem5t dans une mme figure1 mais encore dans t\tes celles qui sont pro*es ou aut\r de cette figure1 p\rvu t\tefois que le sujet que v\s trait]ez n'oblige po9t faire autrem5t4 ,,*apitre ,,ccxliii4 ,des actions et des ge/es qu'on fait qu& on montre quelque *ose4 ,dans les actions o l'on montre de la ma9 quelque *ose pro*e1 ou p> l'int]valle du temps1 ou p> l'espace du lieu1 il faut que la ma9 qui n\s la montre ne soit pas trop loigne de celui qui montre1 lequel ne doit pas avoir le bras trop t5du2 mais si cette mme *ose e/ loigne1 il faut aussi que le bras soit =t t5du et la ma9 =t loigne de celui qui montre1 et que le visage de celui qui montre soit t\rn v]s celui auquel il p>le4 ,,*apitre ,,ccxliv4 ,de la v>it des visages4 ,l'air des visages doit tre v>i selon la div]sit des accid5s qui survi5n5t l'homme p5dant qu'il travaille ou qu'il e/ en repos1 lorsqu'il pleure1 qu'il rit1 qu'il crie1 qu'il e/ saisi de cra9te1 ou mu de quelque autre passion2 il faut encore que *aque membre de la figure1 et t\te son attitude1 ai5t un rapport naturel la passion qui e/ exprime sur le visage4 ,,*apitre ,,ccxlv4 ,des m\vem5s conv5ables l'int5tion de la figure qui agit4 ,il y a des m\vem5s de l'ame qui s'exprim5t sans action du corps1 et d'autres qui sont accompagnes de l'action du corps2 les m\vem5s de l'ame sans l'action du corps1 laiss5t tomb] les bras1 les ma9s et t\tes les autres p>ties qui sont plus agissantes1 et ord9airem5t plus en m\vem5t que les autres3 mais les m\vem5s de l'ame qui sont accompagns de l'action du corps1 ti5n5t les membres en des attitudes conv5ables l'int5tion de l'esprit et au m\vem5t de l'ame2 et il y a beauc\p de *oses dire sur ce sujet4 ,il se tr\ve encore un troisime m\vem5t qui p>ticipe de l'un et de l'autre2 et un quatrime t\t p>ticuli]1 lequel ne ti5t d'aucun d'eux3 ces deux d]nires sortes de m\vem5s sont ceux d'un ins5s ou d'un furieux3 on doit les rapport] au ,*apitre de la folie et des grotesques1 dont les moresques sont composes4 ,,*apitre ,,ccxlvi4 ,comm5t les actions de l'esprit et les s5tim5s de l'ame font agir le corps p> des m\vem5s faciles et commodes au premi] degr4 ,le m\vem5t de l'esprit fait m\voir le corps p> des actions simples et faciles1 sans le port] d'aucun ct1 p>ce que son objet e/ dans l'esprit1 lequel n'meut po9t les s5s qu& il e/ occup en lui-mme4 ,,*apitre ,,ccxlvii4 ,du m\vem5t qui "p de l'esprit la vue d'un objet qu'on a devant les yeux4 ,le m\vem5t qui e/ excit dans l'homme p> la prs5ce d'un objet1 peut tre produit immdiatem5t ou mdiatem5t2 s'il e/ produit immdiatem5t1 celui qui se meut t\rne d'abord v]s l'objet les yeux1 c'e/--dire1 le s5s qui lui e/ le plus ncessaire p\r le reconnotre et l'obs]v]2 en mme temps cet homme ti5t les pi$s immobiles en leur place1 et dt\rne seulem5t les cuisses1 les han*es et les g5\x v]s le ct o se port5t les yeux3 et a9si en de semblables r5contres1 il faudra faire des obs]vations exactes sur t\s les m\vem5s qui s'y rem>qu5t4 ,,*apitre ,,ccxlviii4 ,des m\vem5s communs4 ,la v>it des m\vem5s dans les hommes e/ p>eille celle des accid5s qui leur arriv5t et des fantaisies qui leur pass5t p> l'esprit1 et *aque accid5t fait plus ou mo9s d'impression sur eux1 selon leur tempram5t1 leur ge et le c>actre de leurs passions2 p>ce que1 dans la mme occasion1 les m\vem5s d'un jeune homme sont t\t autres que ceux d'un vieill>d1 et ils doiv5t tre exprims t\t autrem5t4 ,,*apitre ,,ccxlix4 ,du m\vem5t des animaux4 ,t\t animal deux pi$s1 dans son m\vem5t1 baisse plus la p>tie qui e/ sur le pi$ qu'il lve1 que celle qui e/ sur le pi$ qu'il pose t]re1 et sa p>tie la plus haute fait le contraire2 ce qui se rem>que aux han*es et aux paules de l'homme p5dant qu'il m>*e3 et la mme *ose arrive aux oiseaux dans leur tte et leur cr\pion4 ,,*apitre ,,ccl4 ,que *aque membre doit tre proportionn t\t le corps1 dont il fait p>tie4 ,faites que *aque p>tie d'un t\t soit proportionne son t\t2 comme si un homme e/ d'une taille grosse et c\rte1 faites que la mme =me se rem>que en *acun de ses membres1 c'e/--dire1 qu'il ait les bras c\rts et gros1 les ma9s de mme l>ges et grosses1 les doigts c\rts avec leurs jo9tures p>eilles1 et a9si du re/e4 ,,*apitre ,,ccli4 ,de l'obs]vation des bi5sances4 ,obs]vez la bi5sance en vos figures2 c'e/--dire1 dans leurs actions1 leur dm>*e1 leur situation et les circon/ances de la dignit ou peu de valeur des *oses1 selon le sujet que v\s v\lez reprs5t]4 ,p> exemple1 dans la p]sonne d'un roi1 il faut que la b>be1 l'air du visage1 et l'habillem5t soi5t graves et maje/ueux2 que le lieu soit bi5 p>2 que ceux de sa suite fass5t p>otre du respect1 de l'admiration2 qu'ils ai5t un air noble2 qu'ils soi5t ri*em5t vtus d'habits sortables la gr&eur et la magnific5ce de la c\r d'un roi4 ,au contraire1 dans la reprs5tation de quelque sujet bas1 les p]sonnes p>otront mprisables1 mal vtues1 de mauvaise m9e1 et ceux qui sont aut\r auront le mme air1 et des manires basses1 libres et peu rgles1 et que *aque membre ait du rapport la composition gnrale du sujet et au c>actre p>ticuli] de *aque figure2 que les actions d'un vieill>d ne ressembl5t po9t celles d'un jeune homme1 ni celles d'une femme celles d'un homme1 ni celles d'un homme fait celles d'un petit enfant4 ,,*apitre ,,cclii4 ,du mlange des figures1 selon leur ge et leur condition4 ,ne mlez po9t une c]ta9e quantit de petits enfans avec p>eil nombre de vieill>ds1 ni de jeunes hommes de condition avec des valets1 ni des femmes p>mi des hommes1 si le sujet que v\s v\lez reprs5t] ne le dem&e absolum5t4 ,,*apitre ,,ccliii4 ,du c>actre des hommes qui doiv5t entr] dans la composition de *aque hi/oire4 ,p\r l'ord9aire1 faites entr] peu de vieill>ds dans les compositions d'hi/oires1 et qu'ils soi5t encore sp>s des jeunes g5s1 p>ce qu'en gnral il y a peu de vieilles g5s1 et que leur humeur n'a po9t de rapport avec celle de la jeunesse2 et o il n'y a po9t de con=mit d'humeur1 il ne peut y avoir d'amiti1 et sans l'amiti une compagnie e/ bi5tt sp>e3 de mme aussi1 dans les compositions d'hi/oires graves et srieuses1 o l'on reprs5te des assembles qui se ti5n5t p\r des affaires d'importance1 que l'on y voye peu de jeunes g5s1 p>ce qu'ord9airem5t les jeunes g5s ne sont pas *>gs de ces sortes d'affaires1 ils ne pr5n5t pas volonti]s conseil1 et ils n'aim5t pas se tr\v] de p>eilles assembles4 ,,*apitre ,,ccliv4 ,comm5t il faut reprs5t] une p]sonne qui p>le plusieurs autres4 ,avant que de faire une figure qui ait p>l] plusieurs p]sonnes1 il faudra considr] la matire dont elle doit les entret5ir1 p\r lui donn] une action con=me au sujet2 c'e/--dire1 s'il e/ "q de les p]suad]1 qu'on le reconnoisse p> ses ge/es2 et si la matire consi/e dduire div]ses raisons1 faites que celui qui p>le pr5ne1 avec deux doigts de la ma9 droite1 un des doigts de sa ma9 gau*e1 t5ant s]rs les deux autres de la mme ma91 qu'il ait le visage t\rn v]s l'assemble1 avec la b\*e demi-ouv]te1 en sorte qu'on voie qu'il p>le2 et s'il e/ assis1 qu'il semble se v\loir lev] deb\t1 portant la tte un peu en avant2 et si v\s le reprs5tez deb\t1 faites qu'il se c\rbe un peu1 ayant le corps et le visage t\rns v]s l'assemble1 laquelle doit p>otre att5tive et dans un gr& sil5ce3 que t\s ai5t les yeux atta*s sur celui qui p>le1 et qu'ils fass5t p>otre qu'ils l'admir5t4 ,on peut reprs5t] quelque vieill>d qui fasse connotre qu'il admire ce qu'il ent5d1 en t5ant la b\*e f]me et les lvres s]res1 et se =mant des rides aux co9s de la b\*e1 au bas des j\es et au front1 p> les s\rcils1 qu'il lv]a v]s le milieu du visage du ct du nez4 ,que d'autres se ti5n5t assis1 et qu'ayant les doigts des ma9s entrelacs1 ils embrass5t leur g5\ gau*e4 ,que quelque vieill>d ait un g5\ crois sur l'autre1 et que le c\de s'appuyant sur le g5\1 la ma9 s\ti5ne le m5ton1 qui s]a c\v]t d'une b>be vnrable4 ,,*apitre ,,cclv4 ,comm5t il faut reprs5t] une p]sonne qui e/ =t en colre4 ,si v\s reprs5tez quelqu'un qui soit =t en colre1 faites-lui pr5dre quelqu'un aux *eveux1 et que lui pressant le ct avec le g5\1 il lui t\rne la tte contre t]re1 et p>oisse prt le frapp]1 en t5ant le bras droit haut et le po+ f]m3 il faut que ce furieux gr9ce des d5ts1 qu'il ait les *eveux hrisss1 les s\rcils bas et s]rs1 et les cts de la b\*e c\rbs en arc1 le col gros1 enfl1 et t\t sillonn de plis p>-devant v]s le ct qu'il se p5*e sur son ennemi4 ,,*apitre ,,cclvi4 ,comm5t on peut pe9dre un dsespr4 ,un dsespr peut tre reprs5t avec un c\teau la ma91 dont il se p]ce1 aprs avoir d*ir ses habits1 et s'tre arra* les *eveux4 ,que d'une ma9 il ouvre et augm5te sa plaie2 il s]a deb\t1 ayant les pi$s c>ts1 et les jambes un peu plies1 le corps p5* et comme tombant p> t]re4 ,,*apitre ,,cclvii4 ,des m\vem5s qu'on fait en riant et en pleurant1 et de leur diffr5ce4 ,entre celui qui rit et celui qui pleure1 il n'y a gure de diffr5ce aux yeux1 la b\*e1 ni aux j\es2 mais il y en a dans l'enflure et la roideur des s\rcils1 qui se joign5t dans celui qui pleure1 et qui sont plus hauts et plus t5dus dans celui qui rit4 ,on peut faire encore que celui qui pleure d*ire ses habits1 et fasse d'autres actions semblables ou diffr5tes1 selon les div]s sujets de son affliction2 p>ce que quelqu'un p\rroit pleur] de colre1 un autre d'apprh5sion2 l'un de t5dresse et de joie1 l'autre p> s\pon2 quelqu'un de d\leur et p> le s5tim5t de quelque mal1 un autre p> compassion et de regret d'avoir p]du ses p>5s ou ses amis3 les expressions de d\leur1 de tri/esse1 de *agr91 sont =t diffr5tes qu& on pleure2 a9si1 faites que l'un p>oisse entirem5t dsespr1 que l'autre montre plus de modration1 qu'un autre se cont5te de pleur] et de v]s] des l>mes1 t&is qu'un autre fait des cris2 que quelques-uns lv5t les yeux v]s le ciel1 ayant les bras p5dans avec les ma9s jo9tes et les doigts entrelacs1 et que d'autres ple9s d'apprh5sion hauss5t les paules jusqu'aux oreilles3 c'e/ a9si qu'il faut v>i] l'expression de la mme passion1 suivant les diffr5s sujets que v\s avez trait]4 ,celui qui v]se des l>mes hausse les s\rcils v]s leur jo9ture1 et les appro*e l'un de l'autre1 et =me des rides sur les cts et au milieu de la b\*e en bas2 mais celui qui rit1 a les cts de la b\*e levs1 et les s\rcils droits et bi5 t5dus4 ,,*apitre ,,cclviii4 ,de la position des figures d'enfans et de vieill>ds4 ,la disposition des jambes dans les enfans et dans les vieill>ds1 ne doit po9t m>qu] ord9airem5t des m\vem5s prompts et des actions trop vives4 ,,*apitre ,,cclix4 ,de la position des figures de femmes et de jeunes g5s4 ,il ne si$ pas bi5 aux femmes et aux jeunes g5s d'tre dans des attitudes o les jambes soi5t c>tes1 p>ce que cette cont5ance p>ot trop libre2 mais au contraire les jambes s]res sont une m>que de mode/ie4 ,,*apitre ,,cclx4 ,de ceux qui saut5t4 ,la nature appr5d d'elle-mme sans aucun raisonnem5t ceux qui saut5t1 que qu& ils veul5t s'lev]1 il faut qu'ils hauss5t les bras et les paules avec imptuosit2 ces p>ties suivant cet ef=t se meuv5t ensemble avec une gr&e p>tie du corps p\r le s\lev] et les port] en haut1 jusqu' ce que leur ef=t ait cess3 cet ef=t e/ accompagn d'une prompte ext5sion du corps qui s'toit t5du comme un ressort le long des re9s1 en se c\rbant p> le moy5 des jo9tures des cuisses1 des g5\x et des pi$s2 le corps en s't5dant a9si avec ef=t1 dcrit une ligne oblique1 c'e/--dire1 incl9e en devant et tirant en haut2 et a9si le m\vem5t de/9 faire all] en avant1 porte en avant le corps de celui qui saute1 et le m\vem5t qui doit l'lev]1 hausse le corps et lui fait =m] comme un gr& arc1 qui e/ le m\vem5t qu'on fait en sautant4 ,illu/ration n #bj3 ,,*apitre ,,cclxi4 ,pag4 #baa ,,*apitre ,,cclxi4 ,de l'homme qui veut jet] quelque *ose bi5 lo9 avec beauc\p d'imptuosit4 ,l'homme qui veut lanc] un d>d1 ou jet] une pi]re1 ou quelqu'autre *ose avec viol5ce1 peut tre reprs5t en deux manires1 ou lorsqu'il se prp>e l'excution de ce desse91 ou lorsqu'il l'a excut4 ,si v\s le reprs5tez lorsqu'il se prp>e cette action1 obs]vez ce qui suit4 #a4 ,que la han*e du ct du pi$ qui porte le corps doit tre -plomb avec la ligne c5trale1 ou le creux de l'e/omac4 #b4 ,que l'paule du ct oppos doit s'avanc] en devant et pass] au-dessus de ce pi$ qui porte le corps1 p\r =m] une ligne droite et p]p5diculaire avec lui2 c'e/--dire1 que si c'e/ le pi$ droit qui porte1 l'paule gau*e s]a p]p5diculairem5t sur la po9te du mme pi$ droit4 ,,*apitre ,,cclxii4 ,p\rquoi celui qui veut tir] quelque *ose de t]re1 en se retirant1 ou l'y fi*]1 hausse la jambe oppose la ma9 qui agit1 et la ti5t plie4 ,celui qui veut en se retirant fi*] quelque pieu en t]re ou l'arra*]1 hausse la jambe oppose au bras qui tire1 et la plie p> le g5\2 ce qu'il fait p\r pr5dre son contrepoids sur le pi$ qui porte t]re3 c> sans ce pli il ne p\rroit agir1 et s'il n't5doit la jambe1 il ne p\rroit se retir]4 ,,*apitre ,,cclxiii4 ,de l'quilibre des corps qui se ti5n5t en repos sans se m\voir4 ,l'quilibre du corps des hommes se divise en deux3 savoir1 en simple et en compos2 l'quilibre simple e/ celui que l'homme fait lorsqu'il demeure deb\t sur ses pi$s sans se remu]4 ,dans cette situation1 si l'homme t5d les bras1 et les loigne de leur milieu de quelque manire que ce soit1 ou s'il se baisse tant sur ses pi$s1 le c5tre de sa pesanteur se tr\ve t\j\rs p]p5diculairem5t sur la ligne c5trale du pi$ qui porte le corps2 et s'il se s\ti5t galem5t sur ses deux pi$s1 p\r lors l'e/omac de l'homme aura son c5tre p]p5diculaire sur le milieu de la ligne1 qui mesure l'espace qui e/ entre les c5tres des pi$s4 ,p> l'quilibre compos on ent5d celui que fait un homme lorsqu'il a sur lui quelque f>deau1 et qu'il le s\ti5t p> des m\vem5s diffr5s1 comme on le voit dans la figure suivante d',h]cule1 qui t\ffe ,an?e1 en le s]rant avec les bras contre sa poitr9e1 aprs l'avoir lev de t]re2 il faut lui donn] en contrepoids autant de *>ge de ses propres membres d]rire la ligne c5trale de ses deux pi$s1 que la pesanteur d',an?e lui en donne au-devant de la mme ligne c5trale des pi$s4 ,illu/ration n #ba3 ,,*apitre ,,cclxiii4 ,pag4 #bab ,,*apitre ,,cclxiv4 ,de l'homme qui e/ deb\t sur ses pi$s1 et qui se s\ti5t davantage sur l'un que sur l'autre4 ,qu& aprs tre demeur long-temps en pi$1 un homme s'e/ lass la jambe sur laquelle il s'appuie1 il r5voie une p>tie de sa pesanteur sur l'autre jambe2 mais cette sorte de position ne doit tre pratiqu qu'aux figures des vieill>ds1 ou celles des petits enfans1 ou bi5 en ceux qui doiv5t p>otre fatigus1 c> cela tmoigne une lassitude et une foiblesse de membres3 c'e/ p\rquoi il faut t\j\rs qu'un jeune homme sa9 et robu/e soit appuy sur l'une des jambes1 et s'il appuie quelque peu sur l'autre1 il ne le fait que comme une disposition ncessaire son m\vem5t1 sans laquelle il e/ impossible de se m\voir1 p>ce que le m\vem5t ne vi5t que de l'9galit4 ,,*apitre ,,cclxv4 ,de la position des figures4 ,les figures qui sont dans une attitude /able et f]me1 doiv5t avoir dans leurs membres quelque v>it qui fasse un contra/e2 c'e/--dire1 que si un des bras se porte en devant1 il faut que l'autre demeure f]me ou se retire en arrire2 et si la figure e/ appuye sur une jambe1 que l'paule qui porte sur cette jambe soit plus basse que l'autre paule3 cela s'obs]ve p> les p]sonnes de jugem5t1 qui ont t\j\rs so9 de donn] le contrepoids naturel la figure qui e/ sur ses pi$s1 de peur qu'elle ne vi5ne tomb]1 p>ce que s'appuyant sur un des pi$s1 la jambe oppose qui e/ un peu plie1 ne s\ti5t po9t le corps1 et demeure comme morte et sans action2 de sorte qu'il faut ncessairem5t que le poids d'en haut qui se r5contre sur cette jambe1 envoie le c5tre de sa pesanteur sur la jo9ture de l'autre jambe qui porte le corps4 ,,*apitre ,,cclxvi4 ,de l'quilibre de l'homme qui s'arrte sur ses pi$s4 ,l'homme qui s'arrte sur ses pi$s1 ou il s'appuie galem5t sur ses deux pi$s1 ou bi5 il en *>ge un plus que l'autre2 s'il s'appuie galem5t sur ses deux pi$s1 il les *>ge du poids naturel de son corps et de quelqu'autre poids accid5tel1 ou bi5 il les *>ge seulem5t du seul poids naturel de son corps3 s'il les *>ge du poids naturel et accid5tel t\t ensemble1 alors les extrmits opposes de ses membres ne sont pas galem5t loignes de la jo9ture des pi$s2 mais s'il les *>ge simplem5t de son poids naturel1 p\r lors ces extrmits des membres opposs s]ont galem5t loignes de la jo9ture des pi$s4 ,je f]ai un ,livre p>ticuli] de cette sorte d'quilibre4 ,,*apitre ,,cclxvii4 ,du m\vem5t local plus ou mo9s vte4 ,le m\vem5t que fait l'homme ou quelqu'autre animal que ce soit qui va d'un lieu un autre1 s]a d'autant plus ou mo9s vte1 que le c5tre de gravit s]a plus lo9 ou plus prs du c5tre du pi$ sur lequel il se s\ti5t4 ,,*apitre ,,cclxviii4 ,des animaux quatre pi$s1 et comm5t ils m>*5t4 ,la p>tie la plus leve du corps des animaux quatre pi$s1 reoit plus de *angem5t dans ceux qui m>*5t que dans ceux qui demeur5t arrts1 et cette v>it e/ encore plus ou mo9s gr&e1 selon que ces animaux sont plus gr&s ou plus petits2 cela vi5t de l'obliquit des jambes qui t\*5t t]re1 lesquelles hauss5t la figure de l'animal qu& elles se r$ress5t1 et qu'elles appui5t p]p5diculairem5t sur la t]re4 ,illu/ration n #bb3 ,,*apitre ,,cclxxviii4 ,pag4 #baf ,,*apitre ,,cclxix4 ,du rapport et de la correspondance qui e/ entre une moiti de la grosseur du corps de l'homme et l'autre moiti4 ,jamais la moiti de la grosseur et de la l>geur de l'homme ne s]a gale l'autre1 si les membres rciproques ne se remu5t conjo9tem5t p> des m\vem5s gaux et semblables4 ,,*apitre ,,cclxx4 ,comm5t il se tr\ve trois m\vem5s dans les sauts que l'homme fait en haut4 ,qu& l'homme s'lve en sautant1 le m\vem5t de la tte e/ trois fois plus vte que celui que fait le talon du pi$ qui s'lve avant que le b\t du pi$ p>te de t]re1 et deux fois plus vte que celui des flancs3 cela arrive1 p>ce qu'en mme temps il se =me trois angles qui s'ouvr5t et s't5d5t2 le plus haut de ces angles e/ celui que fait le corps p> devant aux han*es dans sa jo9ture avec les cuisses2 le second1 celui de la jo9ture des cuisses avec les jambes p> d]rire1 et le troisime1 celui que =m5t les jambes p> devant avec l'os du pi$4 ,,*apitre ,,cclxxi4 ,qu'il e/ impossible de ret5ir t\s les aspects et t\s les *angem5s des membres qui sont en m\vem5t4 ,il e/ impossible qu'aucune mmoire puisse cons]v] t\tes les vues et les *angem5s de c]ta9s membres de quelque animal que ce soit4 ,je vais le dmontr] p> l'exemple d'une ma9 qui e/ en m\vem5t1 et p>ce que t\te quantit cont9ue e/ divisible l'inf9i1 le m\vem5t que fait l'oeil qui reg>de la ma91 et se meut de ,a en ,b1 peut tre aussi divis en une inf9it de p>ties3 or1 la ma9 qui fait ce m\vem5t *ange t\s mom5s de situation et d'aspect1 et on peut di/+u] autant d'aspects diffr5s dans la ma91 que de p>ties dans le m\vem5t3 donc il y a dans la ma9 des aspects l'inf9i2 ce qu'il e/ impossible qu'aucune imag9ation puisse ret5ir4 ,la mme *ose arriv]a1 si la ma9 au lieu de baiss] d',a en ,b1 s'lve de ,b en ,a4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cclxxii4 ,de la bonne pratique qu'un ,pe9tre doit t*] d'acqurir4 ,si v\s v\lez acqurir une gr&e pratique1 je v\s av]tis que si les tudes que v\s f]ez p\r y p>v5ir ne sont fondes sur la connoissance du naturel1 vos ouvrages v\s f]ont peu d'honneur1 et ne v\s apport]ont po9t de pr(it2 mais si v\s suivez la r\te que je v\s ai m>que1 v\s f]ez quantit de beaux ouvrages1 qui v\s gagn]ont l'e/ime des hommes1 et beauc\p de bi54 ,,*apitre ,,cclxxiii4 ,du jugem5t qu'un ,pe9tre fait de ses ouvrages1 et de ceux des autres4 ,qu& les connoissances d'un ,pe9tre ne vont pas au-del de son ouvrage1 c'e/ un mauvais signe p\r le ,pe9tre2 et qu& l'ouvrage surpasse les connoissances et les lumires de l'ouvri]1 comme il arrive ceux qui s'tonn5t d'avoir si bi5 russi dans l'excution de leur dess91 c'e/ encore pis2 mais lorsque les lumires d'un ,pe9tre vont au-del de son ouvrage1 et qu'il n'e/ pas cont5t de lui-mme1 c'e/ une trs-bonne m>que1 et un jeune ,pe9tre qui a ce r>e tal5t d'esprit1 devi5dra sans d\te un excell5t ouvri]3 il e/ vrai qu'il f]a peu d'ouvrages1 mais ils s]ont excell5s1 ils donn]ont de l'admiration1 et1 comme on dit1 ils attir]ont4 ,,*apitre ,,cclxxiv4 ,comm5t un ,pe9tre doit exam9] lui-mme son propre ouvrage1 et en port] son jugem5t4 ,il e/ c]ta9 qu'on rem>que mieux les fautes d'autrui que les si5nes propres2 c'e/ p\rquoi un ,pe9tre doit comm5c] p> se r5dre habile dans la p]spective1 puis acqurir une connoissance p>faite des mesures du corps huma93 il doit tre encore bon ar*itecte1 p\r le mo9s en ce qui conc]ne la rgul>it extrieure d'un difice et de t\tes ses p>ties4 ,p\r ce qui e/ des *oses dont il n'a pas la pratique1 il ne faut po9t qu'il nglige d'all] voir et dess9] d'aprs le naturel1 et qu'il ait so9 en travaillant d'avoir t\j\rs auprs de lui un miroir plat1 et de considr] s\v5t son ouvrage dans ce miroir1 qui le lui reprs5t]a t\t reb\rs1 comme s'il toit de la ma9 d'un autre matre2 p> ce moy5 il p\rra bi5 mieux rem>qu] ses fautes3 encore il s]a =t utile de quitt] s\v5t son travail1 et de s'all] div]tir un peu1 p>ce qu'au ret\r il aura l'esprit plus libre2 au contraire1 une application trop gr&e et trop assidue appesantit l'esprit1 et lui fait faire de grosses fautes4 ,,*apitre ,,cclxxv4 ,de l'usage qu'on doit faire d'un miroir en peignant4 ,qu& v\s v\lez voir si votre tableau pris t\t ensemble ressemble aux *oses que v\s avez imites d'aprs le naturel1 pr5ez un miroir1 et prs5tez le l'objet que v\s avez imit1 puis comp>ez votre pe9ture l'image qui p>ot dans le miroir1 considrez-les att5tivem5t1 et comp>ez-les ensemble2 v\s voyez sur un miroir plat des reprs5tations qui p>oiss5t avoir du relief3 la pe9ture fait la mme *ose2 la pe9ture n'e/ qu'une simple sup]ficie1 et le miroir de mme2 le miroir et la pe9ture font la mme reprs5tation des *oses environnes d'ombres et de lumires1 et l'une et l'autre p>ot =t loigne au-del de sa sup]ficie1 du miroir et de la toile2 et puisque v\s reconnoissez que le miroir1 p> le moy5 des traits et des ombres1 v\s fait p>otre les *oses comme si elles avoi5t du relief1 il e/ c]ta9 que si v\s savez employ] selon les rgles de l'art les c\leurs dont les lumires et les ombres ont plus de =ce que celle d'un miroir1 votre pe9ture p>otra aussi une *ose naturelle1 reprs5te dans un gr& miroir3 votre ,matre 7qui e/ ce miroir7 v\s montr]a le clair et l'obscur de quelque objet que ce soit1 et p>mi vos c\leurs il y en a de plus claires que les p>ties les plus claires de votre modle1 et p>eillem5t il y en a d'autres plus obscures que les ombres les plus =tes du mme modle3 enf91 p>ce que les deux yeux voi5t davantage de l'objet1 et l'environn5t1 lorsqu'il e/ mo9dre que la di/ance d'un oeil l'autre1 v\s f]ez vos pe9tures semblables aux reprs5tations de ce miroir1 lorsqu'on le reg>de avec un oeil seulem5t4 ,,*apitre ,,cclxxvi4 ,quelle pe9ture e/ la plus p>faite4 ,la plus excell5te manire de pe9dre e/ celle qui imite mieux1 et qui r5d le tableau plus semblable l'objet naturel qu'on reprs5te3 cette comp>aison du tableau avec les objets naturels1 fait s\v5t honte c]ta9s ,pe9tres qui sembl5t v\loir r=m] les ouvrages de la nature1 comme font ceux qui reprs5t5t un enfant d'un an1 dont la tte n'e/ qu'un c9quime de sa hauteur1 et eux ils la font d'une huitime p>tie1 et la l>geur des paules qui e/ gale la longueur de la tte1 ils la font deux fois plus gr&e1 rduisant a9si la proportion d'un petit enfant d'un an celle d'un homme qui en a tr5te4 ,ces ignorans ont tant de fois pratiqu et vu pratiqu] ces fautes1 qu'ils se sont fait une habitude de les faire eux-mmes1 et cette habitude s'e/ tellem5t =tifie1 qu'ils se p]suad5t que la nature1 ou ceux qui l'imit5t1 se tromp5t en suivant un autre *em94 ,,*apitre ,,cclxxvii4 ,quel doit tre le premi] objet et la pr9cipale int5tion d'un ,pe9tre4 ,la premire int5tion du ,pe9tre1 e/ de faire que sur la sup]ficie plate de son tableau1 il p>oisse un corps relev et dta* de son fond2 et celui qui en ce po9t surpasse les autres1 mrite d'tre e/im plus habile qu'eux dans sa pr(ession4 ,or1 cette p]fection de l'art vi5t de la disp5sation ju/e et naturelle des lumires et des ombres2 ce qu'on appelle le clair et l'obscur3 de sorte que si un ,pe9tre p>gne les ombres o elles sont ncessaires1 il se fait tort lui-mme1 et r5d son ouvrage mprisable aux connoisseurs1 p\r s'acqurir une fausse e/ime du vulgaire et des ignorans1 qui ne considr5t dans un tableau que l'clat et le f>d du coloris1 sans pr5dre g>de au relief4 ,,*apitre ,,cclxviii4 ,quel e/ le plus important dans la pe9ture1 de savoir donn] les ombres propos1 ou de savoir dess9] correctem5t4 ,dans la pe9ture1 il e/ bi5 plus difficile de donn] les ombres une figure1 et il faut p\r cela bi5 plus d'tude et de rflexions que p\r en dess9] les cont\rs4 ,la preuve de ce que je dis e/ claire1 c> on peut dess9] t\tes sortes de traits au trav]s d'un v]re plat plac entre l'oeil et la *ose qu'on veut imit]2 mais cette inv5tion e/ inutile l'g>d des ombres1 cause de leur dim9ution et de l'ins5sibilit de leurs t]mes1 qui le plus s\v5t sont mls entre eux1 comme je l'ai dmontr dans mon livre des ,ombres et des ,lumires4 ,,*apitre ,,cclxxix4 ,comme on doit donn] le j\r aux figures4 ,le j\r doit tre donn d'une manire conv5able au lieu naturel o v\s feignez qu'e/ votre figure1 c'e/--dire1 que si le soleil l'claire1 il lui faut donn] des ombres =tes et des lumires trs-t5dues1 et que l'ombre de t\s les corps d'al5t\r soit m>que sur le t]re92 mais si la figure e/ dans un air sombre1 mettez peu de diffr5ce entre la p>tie qui e/ claire et celle qui e/ dans l'ombre1 et qu'il n'y ait aucune ombre aux pi$s de la figure4 ,si la figure e/ dans un logis1 les lumires et les ombres s]ont =t tran*es1 et la projection de son ombre s]a m>que sur le plan2 mais si v\s feignez que la f5tre ait un *assis1 et que les murailles soi5t blan*es1 il faudra mettre peu de diffr5ce entre les ombres et les lumires1 et si elle pr5d sa lumire du feu1 faites les lumires r\getres et vives1 et les ombres =t obscures1 et la projection des ombres contre les murs et sur le pav =t t]m9e1 et que les ombres croiss5t proportion qu'elles s'loign5t du corps4 ,et si un ct de la figure toit clair de l'air et l'autre ct du feu1 faites le ct de l'air plus clair1 et celui du feu tirant sur le r\ge presque de c\leur de feu3 faites1 en gnral1 que les figures que v\s peignez soi5t claires d'un gr& j\r qui vi5ne d'en haut1 pr9cipalem5t lorsque v\s f]ez quelque portrait2 p>ce que les p]sonnes que v\s voyez dans les rues reoiv5t t\tes leur j\r d'en haut2 et sa*ez qu'il n'y a po9t d'homme dont v\s connoissiez si bi5 les traits et le visage1 que v\s n'eussiez pe9e le reconnotre si on lui donnoit la lumire p>-dess\s4 ,,*apitre ,,cclxxx4 ,en quel lieu doit tre plac celui qui reg>de une pe9ture4 ,supposons que ,a ,b soi5t le tableau1 et que ,d soit le ct d'o lui vi5t le j\r3 je dis que celui qui se mettra entre ,c et ,e v]ra trs-mal le tableau1 pr9cipalem5t s'il e/ pe9t l'huile1 ou qu'on lui ait donn une c\*e de v]nis1 p>ce qu'il s]a lu/r1 et aura presque l'effet d'un miroir3 c'e/ p\rquoi plus on s]a prs du rayon ,c1 mo9s on le v]ra1 p>ce que c'e/ l que port5t les reflets du j\r qui e/ envoy de la f5tre sur le tableau2 mais entre ,e et ,d1 on p\rra voir commodm5t le tableau1 et on le v]ra mieux mesure qu'on appro*]a plus prs du po9t ,d1 p>ce que ce lieu e/ mo9s sujet la rv]bration des rayons rfl*is4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cclxxxi4 ,a quelle hauteur on doit mettre le po9t de vue4 ,le po9t de vue doit tre mis au niveau de l'oeil d'un homme de taille ord9aire1 sur la ligne qui fait conf9] le plan avec l'horizon2 la hauteur de cette ligne doit tre gale celle de l'extrmit du plan joignant l'horizon1 sans nanmo9s y compr5dre les montagnes1 que le ,pe9tre f]a aussi hautes que le dem&e son sujet1 ou qu'il le jug]a propos4 ,,*apitre ,,cclxxxii4 ,qu'il e/ contre la raison de faire les petites figures trop f9ies4 ,les *oses ne p>oiss5t plus petites qu'elles le sont en effet1 que p>ce qu'elles sont loignes de l'oeil1 et qu'il y a entre elles et l'oeil beauc\p d'air qui affoiblit la lumire1 et1 p> une suite naturelle1 emp*e qu'on ne di/+ue exactem5t les petites p>ties qu'elles ont4 ,il faut donc qu'un ,pe9tre ne t\*e que lgrem5t ces figures1 comme s'il v\loit seulem5t en esquiss] l'ide2 s'il fait autrem5t1 ce s]a contre l'exemple de la ,nature1 qui doit tre son guide3 c>1 comme je vi5s de dire1 une *ose ne p>ot petite qu' cause de la gr&e di/ance qui e/ entre l'oeil et elle2 la gr&e di/ance suppose beauc\p d'air entre deux1 et la gr&e quantit d'air cause une gr&e dim9ution de lumire1 qui te l'oeil le moy5 de di/+u] les plus petites p>ties de son objet4 ,,*apitre ,,cclxxxiii4 ,quel *amp un ,pe9tre doit donn] ses figures4 ,puisque n\s voyons p> expri5ce que t\s les corps sont ent\rs d'ombres et de lumires1 je conseille au ,pe9tre de faire en sorte que la p>tie claire de sa figure se r5contre sur un fond obscur1 et que la p>tie qui e/ dans l'ombre soit sur un *amp clair3 l'obs]vation de cette rgle contribu]a =t au relief de ses figures4 ,,*apitre ,,cclxxxiv4 ,des ombres et des j\rs1 et en p>ticuli] des ombres des c>nations4 ,p\r di/ribu] les j\rs et les ombres avec jugem5t1 considrez bi5 en quel endroit la lumire e/ plus claire et plus clatante1 et en quel endroit l'ombre e/ plus =te et plus obscure4 ,p\r ce qui e/ des c>nations des jeunes g5s1 je v\s av]tis sur-t\t de ne leur po9t donn] d'ombres qui soi5t tran*es1 p>ce que leur *air qui n'e/ po9t f]me et dure1 mais molle et t5dre1 a quelque *ose de transp>5t1 ce qu'on reconnot en reg>dant sa ma91 aprs l'avoir mise entre le soleil et l'oeil2 c> elle p>ot r\getre1 avec une c]ta9e transp>5ce lum9euse2 et si v\s v\lez savoir quelle sorte d'ombre convi5t la c>nation que v\s peignez1 faites-en l'tude et l'expri5ce sur l'ombre mme de votre doigt2 et selon que v\s la v\drez plus claire ou plus obscure1 t5ez le doigt plus prs ou plus lo9 de votre tableau1 et l'imitez4 ,,*apitre ,,cclxxxv4 ,de la reprs5tation d'un lieu *amptre4 ,les arbres et t\tes les h]bes qui sont plus *>gs de petites bran*es1 doiv5t avoir mo9s de t5dresse en leurs ombres1 et les autres dont les feuilles s]ont plus gr&es et plus l>ges1 caus]ont de plus gr&es ombres4 ,,*apitre ,,cclxxxvi4 ,comm5t on doit compos] un animal fe9t et *imrique4 ,v\s savez qu'on ne peut reprs5t] un animal s'il n'a des membres1 et il faut que *acun de ses membres ressemble en quelque *ose ceux d'un vritable animal2 si v\s v\lez donc faire qu'un animal fe9t p>oisse tre un animal vritable et naturel1 p> exemple1 un s]p5t1 pr5ez p\r la tte celle d'un mt91 ou de quelque autre *i51 et donnez-lui les yeux d'un *at1 les oreilles d'un porc-pic1 le museau d'un lvri]1 les s\rcils d'un lion1 les cts des tempes de quelque vieux coq1 et le col d'une tortue d'eau4 ,,*apitre ,,cclxxxvii4 ,ce qu'il faut faire p\r que les visages ai5t du relief et de la grace4 ,dans les rues qui sont t\rnes au c\*ant1 le soleil tant son midi1 et les murailles des maisons leves telle hauteur1 que celles qui sont t\rnes au soleil ne rfl*iss5t po9t la lumire sur les p>ties des corps1 lesquelles sont dans l'ombre1 si l'air n'e/ po9t trop clair1 on tr\ve la disposition la plus avantageuse p\r donn] du relief et de la grace aux figures3 c> on v]ra les deux cts des visages p>ticip] l'ombre des murs qui leur sont opposs2 et a9si les c>nes du nez et t\te la face t\rne l'occid5t s]a claire1 et l'oeil qu'on suppose au b\t de la rue plac au milieu1 v]ra ce visage bi5 clair dans t\tes les p>ties qu'il a devant lui1 et les cts v]s les murs c\v]ts d'ombres2 et ce qui donn]a de la grace1 c'e/ que ces ombres ne sont po9t tran*es d'une manire dure et s*e1 mais noyes ins5siblem5t4 ,la raison de ceci e/ que la lumire rp&ue p>-t\t dans l'air1 vi5t frapp] le pav de la rue1 d'o tant rfl*ie v]s les p>ties de la tte qui sont dans l'ombre1 elle les te9t lgrem5t de quelque lumire1 et la gr&e lumire qui e/ rp&ue sur le bord des tots et au b\t de la rue1 claire presque jusqu' la naissance des ombres qui sont s\s la face1 et elle dim9ue les ombres p> degrs1 et augm5te peu peu la cl>t1 jusqu' ce qu'elle soit arrive sur le m5ton avec une ombre ins5sible de t\s cts4 ,p> exemple1 si cette lumire toit ,a ,e1 elle voit la ligne ,f ,e de la lumire qui claire jusques s\s le nez1 et la ligne ,c ,f claire seulem5t jusques s\s la lvre1 et la ligne ,a ,h s't5d s\s le m5ton1 et en ce lieu-l le nez e/ =t clair1 p>ce qu'il e/ vu de t\te la lumire ,a ,b ,c ,d ,e4 ,illu/ration n #bc3 ,,*apitre ,,cclxxxvii4 ,pag4 #bcb ,illu/ration ,,*apitre ,,cclxxxviii4 ,ce qu'il faut faire p\r dta*] et faire sortir les figures hors de leur *amp4 ,v\s devez plac] votre figure dans un *amp clair si elle e/ obscure2 et si elle e/ claire1 mettez-la dans un *amp obscur2 et si elle e/ claire et obscure1 faites r5contr] la p>tie obscure sur un *amp clair1 et la p>tie claire sur un *amp obscur4 ,,*apitre ,,cclxxxix4 ,de la diffr5ce des lumires selon leur div]se position4 ,une petite lumire fait de gr&es ombres1 et t]m9es sur les corps du ct qu'ils ne sont pas clairs2 au contraire1 les gr&es lumires font sur les mmes corps du ct qu'ils ne sont pas clairs1 des ombres petites et confuses dans leurs t]mes4 ,qu& une petite lumire1 mais =te1 s]a enf]me et comprise dans une plus gr&e et mo9s =te1 comme le soleil dans l'air1 la plus foible ne ti5dra lieu que d'une ombre sur les corps qui en s]ont clairs4 ,,*apitre ,,ccxc4 ,qu'il faut g>d] les proportions jusques dans les mo9dres p>ties d'un tableau4 ,c'e/ une faute ridicule1 et dans laquelle cep5dant plusieurs ,pe9tres ont c\tume de tomb]1 de donn] avec si peu de jugem5t les proportions aux p>ties de leurs tableaux1 qu'un btim5t1 p> exemple1 ou une ville a des p>ties si basses1 qu'elles n'arriv5t pas seulem5t la hauteur du g5\ d'un homme1 quoique selon la disposition du plan elles soi5t plus prs de l'oeil de celui qui reg>de le tableau1 qu'elles ne le sont de celui qui p>ot v\loir y entr]4 ,n\s avons vu quelquefois dans des tableaux des portiques pe9ts1 t\s *>gs de figures d'hommes1 et les colonnes qui s\t5oi5t ces portiques toi5t empoignes p> un de ces hommes1 qui s'appuyoit dessus comme sur un bton3 il se fait beauc\p d'autres fautes semblables qu'il faut vit] avec so94 ,,*apitre ,,ccxci4 ,des t]mes ou des extrmits des corps1 qu'on appelle pr(ilures ou cont\rs4 ,les cont\rs des corps sont si peu s5sibles l'oeil1 que p\r la mo9dre di/ance qu'il y a entre l'oeil et son objet1 il ne sauroit disc]n] le visage de son ami ou de son p>5t1 qu'il ne reconnot gure qu' leur habit et leur cont5ance3 de sorte que p> la connoissance du ,t\t1 il vi5t celle de la p>tie4 ,,*apitre ,,ccxcii4 ,effet de l'loignem5t des objets p> rapport au dess94 ,les premires *oses qui disp>oiss5t en s'loignant dans les corps qui sont dans l'ombre1 et mme dans ceux qui sont clairs1 ce sont les cont\rs2 et aprs1 en un peu plus de di/ance1 on cesse de voir les t]mes qui divis5t les p>ties des corps contigus1 qu& ces corps sont dans l'ombre3 ensuite la grosseur des jambes p> le pi$1 puis les mo9dres p>ties se p]d5t peu peu1 tellem5t qu' la f91 p> un gr& loignem5t1 l'objet ne p>ot plus que comme une masse confuse1 o l'on ne di/+ue po9t de p>ties4 ,illu/ration n #bd3 ,,*apitre ,,ccxciv4 ,pag4 #bcg ,,*apitre ,,ccxciii4 ,effet de l'loignem5t des objets1 p> rapport au coloris4 ,la premire *ose que l'loignem5t fait disp>otre dans les c\leurs1 c'e/ le lu/re qui e/ leur plus subtile p>tie1 et comme l'clat dans les lumires2 la seconde *ose qui disp>ot1 ou plutt qui dim9ue et qui s'affoiblit en s'loignant davantage1 e/ la lumire1 p>ce qu'elle e/ mo9dre en quantit que n'e/ l'ombre2 la troisime sont les ombres pr9cipales2 et enf9 dans un gr& loignem5t il ne re/e plus qu'une obscurit mdiocre1 mais gnrale et confuse4 ,,*apitre ,,ccxciv4 ,de la nature des cont\rs des corps sur les autres corps4 ,qu& les corps dont la sup]ficie e/ convexe1 vont t]m9] sur d'autres corps de mme c\leur1 le t]me ou le cont\r du corps convexe p>otra plus obscur que le corps qui lui s]t de *amp1 et qui conf9e avec le corps convexe4 ,a l'g>d des sup]ficies plates1 leur t]me p>otra =t obscur sur un fond blanc2 et sur un fond obscur1 il p>otra plus clair qu'en aucune autre de ses p>ties1 quoique la lumire qui claire les autres p>ties ait p>-t\t la mme =ce4 ,,*apitre ,,ccxcv4 ,des figures qui m>*5t contre le v5t4 ,un homme qui m>*e contre le v5t1 qu& il e/ viol5t1 ne g>de pas la ligne qui passe p> le c5tre de sa pesanteur avec l'quilibre p>fait qui se fait p> la di/ribution gale du poids du corps aut\r du pi$ qui le s\ti5t4 ,,*apitre ,,ccxcvi4 ,de la f5tre p> o vi5t le j\r sur la figure4 ,il faut que la f5tre d'un ,pe9tre1 au j\r de laquelle il pe9t1 ait des *assis de papi] huil1 sans m5aux et sans trav]ses de bois au *assis2 ils ne f]oi5t qu't] une p>tie du j\r1 et faire des ombres qui nuiroi5t l'excution de l'ouvrage4 ,illu/ration n #be3 ,,*apitre ,,ccxcv4 ,pag4 #bch ,,*apitre ,,ccxcvii4 ,p\rquoi aprs avoir mesur un visage et l'avoir pe9t de la gr&eur mme de sa mesure1 il p>ot plus gr& que le naturel4 ,a ,b e/ la l>geur de l'espace o e/ la tte1 laquelle e/ mise la di/ance m>que ,c ,f1 o sont les j\es1 et il faudroit qu'elle demeurt en arrire de t\te la longueur ,a ,c1 et p\r lors les tempes s]oi5t portes la di/ance ,o ,r des lignes ,a ,f ,b ,f1 de sorte qu'elles s]oi5t plus troites que le naturel1 de la diffr5ce ,c ,o et ,r ,d d'o il s'ensuit que les deux lignes ,c ,f et ,d ,f p\r tre plus c\rtes1 doiv5t all] r5contr] le plan1 sur lequel t\te la hauteur e/ dess9e1 qui sont les lignes ,a ,f et ,b ,f o e/ la vritable gr&eur2 de sorte que1 comme j'ai dit1 il s'y tr\ve de diffr5ce1 les lignes ,c ,o et ,r ,d4 ,illu/ration ,,*apitre ,,ccxcviii4 ,si la sup]ficie de t\t corps opaque p>ticipe la c\leur de son objet4 ,v\s devez savoir que si on met un objet blanc entre deux murailles1 dont l'une soit blan*e et l'autre noire1 il se tr\v]a entre la p>tie de cet objet qui e/ dans l'ombre et celle qui e/ claire1 une proportion p>eille celle qui e/ entre les murailles2 et si l'objet e/ de c\leur d'azur1 il aura le mme effet3 c'e/ p\rquoi si v\s avez le pe9dre1 v\s f]ez ce qui suit4 ,p\r donn] les ombres l'objet qui e/ de c\leur d'azur1 pr5ez du noir semblable au noir ou l'ombre de la muraille que v\s supposez devoir rfl*ir sur l'objet que v\s v\lez pe9dre2 et p\r agir p> des pr9cipes srs1 obs]vez ce que je vais m>qu]4 ,lorsque v\s peignez une muraille1 de quelque c\leur que ce soit1 pr5ez une petite cuill]1 qui soit plus ou mo9s gr&e1 selon que s]a l'ouvrage que v\s devez pe9dre1 et qu'elle ait les bords d'gale hauteur1 af9 que v\s mesuriez plus ju/em5t la quantit des c\leurs que v\s emploi]ez au mlange de vos te9tes3 p> exemple1 si v\s avez donn aux premires ombres de la muraille trois degrs d'obscurit et un de cl>t1 c'e/--dire1 trois cuill]es ple9es1 et que ces trois cuill]es fuss5t d'un noir simple1 avec une cuill]e de blanc1 v\s aurez sans d\te fait un mlange d'une qualit c]ta9e et prcise4 ,aprs avoir donc fait une muraille blan*e et une obscure1 si v\s avez plac] entre elles un objet de c\leur d'azur1 auquel v\s v\lez donn] la vraie te9te d'ombre et de clair qui convi5t cet azur1 mettez d'un ct la c\leur d'azur que v\s v\lez qui re/e sans ombre1 et placez le noir auprs1 puis pr5ez trois cuill]es de noir1 et les mlez avec une cuill]e d'azur clair1 et leur donnez l'ombre la plus =te3 cela fait1 voyez si la =me de l'objet e/ ronde1 ou en croissant1 ou c>re1 ou autrem5t2 et si elle e/ ronde1 tirez des lignes des extrmits des murailles obscures au c5tre de cet objet rond1 et mettez les ombres les plus =tes entre des angles gaux1 au lieu o ces lignes se c\p5t sur la sup]ficie de cet objet1 puis claircissez peu peu les ombres1 en v\s loignant du po9t o elles sont =tes1 p> exemple1 en ,n ,o1 et dim9uez autant de l'ombre que cet endroit p>ticipe la lumire de la muraille suprieure ,a ,d1 et v\s ml]ez cette c\leur dans la premire ombre de ,a ,b avec les mmes proportions4 ,illu/ration ,,*apitre ,,ccxcix4 ,du m\vem5t des animaux et de leur c\rse4 ,la figure qui p>otra c\rir plus vte1 s]a celle qui tomb]a davantage sur le devant4 ,le corps qui se meut soi-mme1 aura d'autant plus de vtesse1 que le c5tre de sa pesanteur s]a loign du c5tre de la p>tie qui le s\ti5t3 ceci reg>de pr9cipalem5t le m\vem5t des oiseaux1 lesquels sans aucun battem5t d'ailes1 ou sans tre aids du v5t1 se remu5t d'eux-mmes2 et cela arrive qu& le c5tre de leur pesanteur e/ hors du c5tre de leur s\ti51 c'e/--dire1 hors du milieu de l't5due de leurs ailes2 p>ce que si le milieu des deux ailes e/ plus en arrire que le milieu ou le c5tre de la pesanteur de t\t l'oiseau1 alors cet oiseau port]a son m\vem5t en haut et en bas1 mais d'autant plus ou mo9s en haut qu'en bas1 que le c5tre de sa pesanteur s]a plus lo9 ou plus prs du milieu des ailes2 c'e/- dire1 que le c5tre de la pesanteur tant loign du milieu des ailes1 il fait que la desc5te de l'oiseau e/ =t oblique2 et si ce c5tre e/ prs des ailes1 la desc5te de l'oiseau aura peu d'obliquit4 ,,*apitre ,,ccc4 ,faire qu'une figure p>oisse avoir qu>ante brasses de haut dans un espace de v+t brasses1 et qu'elle ait ses membres proportionns1 et se ti5ne droite4 ,en ceci1 et en t\te autre r5contre1 un ,pe9tre ne se doit po9t mettre en pe9e sur quelle sorte de sup]ficie il travaille1 pr9cipalem5t si son ouvrage doit tre vu d'une f5tre p>ticulire1 ou de quelqu'autre endroit dt]m92 p>ce que l'oeil ne doit po9t avoir g>d l'galit ou la c\rbure de la muraille1 mais seulem5t ce qui doit tre reprs5t au-del de cette muraille1 en div]s lieux du paysage fe9t2 nanmo9s une sup]ficie c\rbe rgulire1 telle que ,f ,r ,g1 e/ plus commode1 p>ce qu'elle n'a po9t d'angles4 ,illu/ration ,illu/ration n #bf3 ,,*apitre ,,ccci4 ,pag4 #bde ,,*apitre ,,ccci4 ,dess9] sur un mur de d\ze brasses une figure qui p>oisse avoir v+t-quatre brasses de hauteur4 ,si v\s v\lez pe9dre une figure ou quelqu'autre *ose qui p>oisse avoir v+t-quatre brasses de hauteur1 faites-le a9si4 ,dess9ez premirem5t la muraille ,m ,n1 avec la moiti de la figure que v\s v\lez faire1 puis v\s a*v]ez dans la vote ,m ,r l'autre moiti de cette mme figure que v\s avez comm5ce2 mais aup>avant tracez en quelque endroit une muraille de la mme =me qu'e/ le mur avec la vote o v\s devez pe9dre votre figure2 puis d]rire cette muraille fe9te1 dess9ez votre figure en pr(il de telle gr&eur qu'il v\s plaira1 conduisez t\tes vos lignes au po9t ,f1 et reprs5tez-les sur le mur vritable comme elles sont2 et comme elles se c\p5t sur le mur fe9t ,m ,n1 que v\s avez dess91 a9si v\s tr\v]ez t\tes les hauteurs et les saillies de la figure1 et les l>geurs ou grosseurs qui se tr\v5t dans le mur fe9t ,m ,n1 que v\s copi]ez sur le mur vritable1 p>ce que1 p> la retraite ou fuite du mur1 la figure dim9ue d'elle-mme4 ,v\s donn]ez la p>tie de la figure qui doit entr] dans le c\rbe de la vote1 la mme dim9ution que si elle toit droite3 p\r le faire srem5t1 v\s trac]ez cette dim9ution sur quelque plan bi5 uni p\r y mettre la figure que v\s tir]ez du mur ,n ,r1 avec ses vritables grosseurs1 que v\s racc\rcirez sur un mur de relief4 ,cette m?ode e/ trs-bonne et trs-sre4 ,,*apitre ,,cccii4 ,av]tissem5t t\*ant les lumires et les ombres4 ,pr5ez g>de qu'o les ombres f9iss5t il p>ot t\j\rs une demi-ombre1 c'e/--dire1 un mlange de lumire et d'ombre2 et que l'ombre drive s'unit d'autant mieux avec la lumire1 que cette ombre e/ plus loigne du corps qui e/ dans l'ombre2 mais la c\leur de cette ombre ne s]a jamais simple4 ,je l'ai pr\v ailleurs p> ce pr9cipe1 que la sup]ficie de t\t corps p>ticipe la c\leur de son objet1 qu& mme ce s]oit la sup]ficie d'un corps transp>5t1 comme l'air1 l'eau1 et d'autres semblables2 p>ce que l'air reoit sa lumire du soleil1 et que les tnbres ne sont autre *ose que la privation de la lumire du soleil4 ,et p>ce que l'air n'a de lui-mme aucune c\leur1 non plus que l'eau et t\s les corps p>faitem5t transp>5t1 comme il e/ rp&u p>-t\t1 et qu'il environne t\s les objets visibles1 il pr5d autant de te9tes diffr5tes qu'il y a de c\leurs entre les objets et l'oeil qui les voit4 ,mais les vapeurs qui se ml5t avec l'air dans sa basse rgion prs de la t]re le r5d5t pais1 et font que les rayons du soleil v5ant battre dessus1 lui imprim5t leur lumire1 qui1 ne p\vant pass] librem5t au trav]s d'un air pais1 e/ rfl*ie de t\s cts3 au contraire1 l'air qui e/ au-dessus de la basse rgion p>ot de c\leur d'azur2 p>ce que l'ombre du ciel qui n'e/ pas un corps lum9eux1 et quelques p>ties de lumire que l'air1 quelque subtil qu'il soit1 reti5n5t1 =m5t cette c\leur1 qui e/ la c\leur naturelle de l'air2 de-l vi5t qu'il a plus ou mo9s d'obscurit1 selon qu'il e/ plus ou mo9s pais et ml de vapeurs4 ,,*apitre ,,ccciii4 ,comm5t il faut rp&re sur les corps la lumire univ]selle de l'air4 ,dans les compositions o il entre plusieurs figures d'hommes ou d'animaux1 faites que les p>ties du corps soi5t plus obscures1 proportion qu'elles sont plus basses ou qu'elles sont plus enfonces dans le milieu d'un gr\pe1 quoique d'elles-mmes elles soi5t de mme c\leur que les autres p>ties plus hautes ou mo9s enfonces dans les gr\pes4 ,cela e/ ncessaire1 p>ce que le ciel qui e/ la s\rce de la lumire de t\s les corps1 clairant sur les lieux bas et sur les espaces ress]rs entre ces figures d'animaux1 la portion d'arc de son hmisphre dont il les voit1 e/ d'une mo9dre t5due que celle dont il claire les p>ties suprieures et plus leves des mmes espaces3 ce qui se pr\ve p> la figure suivante1 o ,a ,b ,c ,d reprs5t5t l'arc du ciel1 qui donne le j\r univ]sel t\s les corps infrieurs2 ,m ,n sont les corps qui born5t l'espace ,s ,t ,r ,h cont5u entre eux2 on voit manife/em5t dans cet espace que le lieu ,f1 lequel tant clair de la portion ,c ,d1 e/ clair d'une plus petite portion de l'arc du ciel1 que n'e/ le lieu ,e1 lequel e/ vu de t\te la portion d'arc ,a ,b1 laquelle e/ plus gr&e que l'arc ,d ,c1 si bi5 qu'il s]a plus clair en ,e qu'en ,f4 ,illu/ration ,,*apitre ,,ccciv4 ,de la conv5ance du fond des tableaux avec les figures pe9tes dessus1 et premirem5t des sup]ficies plates d'une c\leur uni=me4 ,les fonds de t\te sup]ficie plate1 dont les c\leurs et les lumires sont uni=mes1 ne p>oiss5t po9t dta*s d'avec leur sup]ficie1 tant de mme c\leur et ayant la mme lumire3 donc1 t\t au contraire1 ils p>otront dta*s1 s'ils sont diffr5s en c\leur et en lumire4 ,,*apitre ,,cccv4 ,de la diffr5ce qu'il y a p> rapport la pe9ture entre une sup]ficie et un corps solide4 ,les corps rguli]s sont de deux sortes2 les uns ont une sup]ficie curviligne1 ovale1 ou sphrique2 les autres ont plusieurs cts ou plusieurs faces qui sont autant de sup]ficies plates sp>es p> des angles1 et ces corps-ci sont rguli]s ou irrguli]s4 ,les corps sphriques ou de =me ovale1 p>otront t\j\rs de relief et dta*s de leur fond1 quoique le corps soit de la c\leur de son fond3 la mme *ose arriv]a aux corps qui ont plusieurs cts2 cela vi5t de ce qu'ils sont naturellem5t disposs produire des ombres1 lesquelles occup5t t\j\rs un de leurs cts2 ce qui ne peut arriv] une simple sup]ficie plate4 ,,*apitre ,,cccvi4 ,en pe9ture1 la premire *ose qui comm5ce disp>otre1 e/ la p>tie du corps laquelle a mo9s de d5sit4 ,entre les p>ties du corps qui s'loign5t de l'oeil1 celle qui e/ plus petite disp>ot la premire1 d'o il s'ensuit que la p>tie la plus gr&e s]a aussi la d]nire disp>otre2 c'e/ p\rquoi il ne faut po9t qu'un ,pe9tre t]m9e beauc\p les petits membres des *oses qui sont =t loignes2 mais qu'il se comporte en ces occasions suivant les rgles que j'ai donnes4 ,combi5 voit-on de ,pe9tres1 lesquels en peignant des villes et d'autres *oses loignes de l'oeil1 font des dess9s d'difices aussi f9is que si ces objets toi5t vus de =t prs1 ce qui e/ contre l'expri5ce2 c> il n'y a po9t de vue assez =te et assez pntrante1 p\r disc]n] dans un gr& loignem5t les t]mes et les d]nires extrmits des corps2 c'e/ la raison p\rquoi un ,pe9tre ne doit t\*] que lgrem5t les cont\rs des corps =t loigns de la vue1 sans autre *ose que les t]mes ou f9im5s de leurs propres sup]ficies1 sans les faire durs ni tran*s3 il doit aussi pr5dre g>de1 en v\lant pe9dre une di/ance =t loigne1 de n'y pas employ] un azur si vif1 que p> un effet t\t contraire1 les objets p>oiss5t peu loigns et la di/ance =t petite3 il faut encore obs]v] dans la reprs5tation des btim5s d'une ville dans un lo9ta91 de n'y faire po9t p>otre les angles1 p>ce qu'il e/ impossible de les voir de lo94 ,,*apitre ,,cccvii4 ,d'o vi5t qu'une mme campagne p>ot quelquefois plus gr&e ou plus petite qu'elle n'e/ en effet4 ,les campagnes p>oiss5t quelquefois plus gr&es ou plus petites qu'elles ne sont2 cela vi5t de ce que l'air qui e/ entre l'oeil et l'horizon1 e/ plus grossi] ou plus subtil qu'il ne l'e/ ord9airem5t4 ,entre les horizons galem5t loigns de l'oeil1 celui qui s]a vu au trav]s d'un air plus grossi] p>otra plus loign1 et celui qui s]a vu au trav]s d'un air plus pur1 p>otra plus pro*e4 ,les *oses d'une gr&eur 9gale tant vues dans des di/ances gales1 p>otront gales1 si l'air qui e/ entre l'oeil et ces gr&eurs 9gales1 a la mme disproportion d'paisseur que ces gr&eurs ont entre elles2 c'e/--dire1 si l'air le plus grossi] se tr\ve entre la mo9dre gr&eur2 et cela se pr\ve p> le moy5 de la p]spective des c\leurs1 laquelle fait qu'une montagne p>oissant petite la mesur] au compas1 semble nanmo9s plus gr&e qu'une coll9e qui e/ prs de l'oeil2 de mme qu'on voit qu'un doigt prs de l'oeil c\vre une gr&e montagne1 laquelle en e/ loigne4 ,,*apitre ,,cccviii4 ,div]ses obs]vations sur la ,p]spective et sur les c\leurs4 ,entre les *oses d'une gale obscurit1 de mme gr&eur1 de mme figure1 et qui sont galem5t loignes de l'oeil1 celle-l p>otra plus petite qui s]a vue dans un lieu plus clair ou plus blanc3 cela se rem>que lorsqu'on reg>de un arbre sec et sans feuilles1 qui e/ clair du soleil du ct oppos celui qui reg>de2 c> alors les bran*es de l'arbre opposes au soleil1 p>oiss5t si dim9ues1 qu'elles sont presque invisibles4 ,la mme *ose arriv]a si l'on ti5t une pique droite entre l'oeil et le soleil4 ,les corps p>allles plants droits tant vus dans un br\ill>d1 doiv5t p>otre plus gros p> le haut que p> le bas3 cela vi5t de ce que le br\ill>d ou l'air pais tant pntr des rayons du soleil1 p>ot d'autant plus blanc qu'il e/ plus bas2 les figures qu'on voit de lo9 p>oiss5t mal proportionnes1 p>ce que la p>tie qui e/ plus claire envoie l'oeil son image avec des rayons plus =ts que la p>tie qui e/ obscure2 et j'ai obs]v une fois1 en voyant une femme habille de noir1 laquelle avoit sur la tte un l+e blanc1 que la tte lui p>oissoit deux fois plus grosse que les paules qui toi5t vtues de noir4 ,,*apitre ,,cccix4 ,des villes et des autres *oses qui sont vues dans un air pais4 ,les difices des villes que l'oeil voit p5dant un temps de br\ill>ds1 ou dans un air paissi p> des fumes et d'autres vapeurs1 s]ont t\j\rs d'autant mo9s s5sibles qu'ils s]ont mo9s levs2 et1 au contraire1 ils s]ont plus m>qus et on les di/+u]a mieux1 qu& on les v]ra une plus gr&e hauteur3 on le pr\ve a9si4 ,l'air e/ d'autant plus pais qu'il e/ plus bas1 et d'autant plus pur et plus subtil qu'il e/ plus haut3 cela e/ dmontr p> la figure suivante1 o n\s disons que la t\r ,a ,f e/ vue p> l'oeil ,n dans un air pais ,b ,f1 lequel se divise en quatre degrs d'autant plus pais1 qu'ils sont plus prs de t]re4 ,mo9s il y a d'air entre l'oeil et son objet1 mo9s la c\leur de cet objet p>ticipe la c\leur du mme air3 donc il s'ensuit que plus il y aura d'air entre l'oeil et son objet1 plus aussi le mme objet p>ticip]a la c\leur de cet air3 cela se dmontre a9si4 ,soit l'oeil ,n1 v]s lequel conc\r5t les c9q diffr5tes espces d'air des c9q p>ties de la t\r ,a ,f1 savoir1 ,a ,b ,c ,d ,e4 ,je dis que si l'air toit de mme paisseur1 il y auroit la mme proportion entre la c\leur d'air qu'acqui]t le pi$ de la t\r1 et la c\leur d'air que la mme t\r acqui]t sa p>tie ,b1 qu'il y a en longueur entre la ligne ,m ,f et la ligne ,b ,s2 mais p> la proposition prcd5te1 qui suppose que l'air n'e/ po9t uni=me ni galem5t pais p>-t\t1 mais qu'il e/ d'autant plus grossi] qu'il e/ plus bas1 il faut ncessairem5t que la proportion des c\leurs1 dont l'air fait pr5dre sa te9te aux div]ses lvations de la t\r ,b ,c ,f1 excde la proportion des lignes2 p>ce que la ligne ,m ,f1 outre qu'elle e/ plus longue que la ligne ,s ,b1 elle passe encore p> un air dont l'paisseur e/ 9gale p> degrs uni=mes4 ,,*apitre ,,cccx4 ,des rayons du soleil qui pass5t entre diffr5s nuages4 ,les rayons du soleil passant au trav]s de quelque *app de vide qui se r5contre entre les div]ses paisseurs des nues1 illum95t t\s les endroits p> o ils pass5t1 et clair5t mme les tnbres1 et color5t de leur clat t\s les lieux obscurs qui sont d]rire eux1 et les obscurits qui re/5t se dc\vr5t entre les sp>ations de ces rayons du soleil4 ,,*apitre ,,cccxi4 ,des *oses que l'oeil voit confusm5t au-dess\s de lui1 mles p>mi un br\ill>d et dans un air pais4 ,qu& l'air s]a plus prs de l'eau1 ou plus prs de la t]re1 il s]a plus grossi]3 cela se pr\ve p> cette proposition que j'ai exam9e ailleurs2 savoir1 qu'une *ose plus pesante s'lve mo9s qu'une *ose plus lgre2 d'o il faut conclure p> la rgle des contraires1 qu'une *ose plus lgre s'lve davantage qu'une *ose plus pesante4 ,illu/ration n #bg3 ,,*apitre ,,cccix4 ,pag4 #bed ,illu/ration n #bh3 ,,*apitre ,,cccxii4 ,pag4 #beg ,,*apitre ,,cccxii4 ,des btim5s vus au trav]s d'un air pais4 ,la p>tie d'un btim5t qui se tr\v]a dans un air plus pais et plus grossi]1 s]a mo9s s5sible et se v]ra mo9s qu'un autre qui ne s]a po9t dans un air si pais2 au contraire1 celle qui e/ dans un air pur frapp]a bi5 plus les yeux4 ,donc si on suppose que l'oeil ,n reg>de la t\r ,a ,d1 il en v]ra les p>ties plus confusm5t mesure qu'elles s]ont plus pro*es de la t]re1 et plus di/9ctem5t1 mesure qu'elles en s]ont plus loignes4 ,,*apitre ,,cccxiii4 ,des *oses qui se voy5t de lo94 ,une *ose obscure p>otra d'autant plus claire1 qu'elle s]a plus lo9 de l'oeil2 et p> la raison des contraires1 il s'ensuit qu'une *ose obscure p>otra aussi d'autant plus obscure1 qu'elle s]a plus pro*e de l'oeil2 tellem5t que les p>ties infrieures de quelque corps que ce soit qui e/ dans un air pais1 p>otront plus loignes que le sommet du mme corps2 et p> consqu5t une montagne p>otra plus lo9 de l'oeil p> le bas que p> sa cime1 qui nanmo9s e/ rellem5t plus loigne4 ,,*apitre ,,cccxiv4 ,de quelle sorte p>ot une ville dans un air pais4 ,l'oeil qui voit de haut en bas une ville dans un air pais1 rem>qu]a plus di/9ctem5t les sommets des btim5s qui p>oiss5t plus obscurs et plus t]m9s que les tages d'en bas1 lesquels se tr\v5t dans un *amp blan*tre et mo9s pur1 p>ce qu'ils sont vus dans un air bas et grossi]2 ce qui arrive p> les raisons que j'ai apportes dans le ,*apitre prcd5t4 ,,*apitre ,,cccxv4 ,des t]mes ou extrmits infrieures des corps loigns4 ,les t]mes ou les extrmits infrieures des *oses qui sont loignes1 sont mo9s s5sibles l'oeil que leurs p>ties suprieures3 cela se rem>que aux montagnes1 dont la cime a p\r *amp les cts et la base de quelque autre montagne plus loigne4 ,dans les montagnes qui sont prs de l'oeil1 on voit les p>ties d'en haut plus di/9ctes et plus t]m9es que celles d'en bas1 p>ce que le haut n'e/ po9t environn de cet air pais et grossi] qui ent\re les p>ties basses des mmes montagnes1 et qui emp*e qu'on ne les voie di/9ctem5t2 et la mme *ose arrive l'g>d des arbres et des btim5s1 et de t\s les autres corps qui sont =t levs3 de-l vi5t que s\v5t si l'on voit de lo9 une t\r =t leve1 elle p>ot plus grosse p> le haut que p> le bas1 p>ce que l'air subtil qui l'environne v]s le haut n'emp*e po9t qu'on n'app]oive les cont\rs1 et qu'on ne di/+ue t\tes les p>ties de cette t\r qui sont effaces en bas p> l'air grossi]1 comme je l'ai montr ailleurs1 lorsque j'ai pr\v que l'air pais rp& sur les objets une c\leur blan*tre qui en r5d les images mo9s vives2 au lieu que l'air subtil en donnant aux objets sa c\leur d'azur1 n'affoiblit po9t l'impression qu'ils font sur nos yeux4 ,on peut encore apport] un exemple s5sible de ce que je dis4 ,les crneaux des =t]esses ont leurs int]valles galem5t espacs du ple9 au vide1 et nanmo9s il p>ot dans une di/ance mdiocre que l'espace vide e/ beauc\p plus gr& que la l>geur du crneau1 et dans un plus gr& loignem5t1 les crneaux p>oiss5t extrmem5t dim9us3 enf9 l'loignem5t e/ quelquefois si gr&1 que les crneaux disp>oiss5t entirem5t1 comme si les t\rs qu'on voit toi5t t]m9es en haut p> un mur ple9 sans crneaux4 ,,*apitre ,,cccxvi4 ,des *oses qu'on voit de lo94 ,les t]mes ou les cont\rs d'un objet s]ont d'autant mo9s di/9cts1 qu'on les v]ra de plus lo94 ,,*apitre ,,cccxvii4 ,de l'azur dont les paysages p>oiss5t colors dans le lo9ta94 ,de t\tes les *oses qui sont loignes de l'oeil1 de quelque c\leur qu'elles soi5t1 celle qui aura plus d'obscurit naturelle ou accid5telle1 p>otra d'une c\leur d'azur plus =te et plus fonce4 ,l'obscurit naturelle vi5t de la c\leur propre de *aque corps2 l'obscurit accid5telle vi5t de l'ombre des autres corps4 ,,*apitre ,,cccxviii4 ,quelles sont les p>ties des corps qui comm5c5t les premires disp>otre dans l'loignem5t4 ,les p>ties des corps lesquelles ont mo9s de quantit1 c'e/--dire1 qui sont plus m9ces et plus dlies1 disp>oiss5t les premires dans un gr& loignem5t4 ,cela arrive1 p>ce que dans une gale di/ance les images des petits objets vi5n5t l'oeil s\s un angle plus aigu que celui que =m5t les gr&s objets1 et la connoissance ou le disc]nem5t des corps loigns e/ d'autant plus foible1 que leur quantit e/ plus petite3 il s'ensuit donc que qu& la plus gr&e quantit e/ si loigne1 qu'elle vi5t l'oeil s\s un angle tellem5t aigu1 qu'il a de la pe9e la rem>qu]1 une quantit encore plus petite re/e entirem5t imp]ceptible4 ,,*apitre ,,cccxix4 ,p\rquoi1 mesure que les objets s'loign5t de l'oeil1 ils devi5n5t mo9s connoissables4 ,l'objet qui s]a plus lo9 de l'oeil qu'un autre objet1 s]a aussi mo9s connoissable2 cela vi5t de ce que les premires p>ties qui disp>oiss5t sont les plus m5ues1 et les plus grosses disp>oiss5t ensuite1 mais seulem5t dans une plus gr&e di/ance2 a9si en s'loignant de plus en plus d'un objet1 l'impression que font ces p>ties s'affoiblit tellem5t1 qu'on ne les di/+ue plus1 et que l'objet t\t enti] disp>ot4 ,la c\leur mme s'efface aussi p> la d5sit de l'air qui se r5contre entre l'oeil et l'objet que l'on voit4 ,,*apitre ,,cccxx4 ,p\rquoi les visages vus de lo9 p>oiss5t obscurs4 ,les *oses visibles qui s]v5t d'objet aux yeux1 n'y font impression que p> les images qu'elles envoi5t2 ces images ne sont autre *ose que les rayons de lumire3 ces rayons p>t5t du cont\r et de t\tes les p>ties de l'objet1 et pass5t au trav]s de l'air2 ils ab\tiss5t la prunelle de l'oeil1 et y =m5t un angle en se r5contrant2 et comme il y a t\j\rs des vapeurs dans l'air qui n\s environne1 il arrive que plusieurs rayons de lumire sont rompus et n'arriv5t pas jusqu' l'oeil3 de sorte que dans une gr&e di/ance tant de rayons de lumire se p]d5t1 que l'image de l'objet e/ confuse1 et l'objet p>ot obscur4 ,aj\tez que les organes de la vue1 qui sont les p>ties de l'oeil et le n]f optique1 sont quelquefois mal disposes1 et ne reoiv5t po9t l'impression des rayons de lumire que l'objet envoie1 ce qui la fait p>otre obscure4 ,,*apitre ,,cccxxi4 ,dans les objets qui s'loign5t de l'oeil1 quelles p>ties disp>oiss5t les premires1 et quelles autres p>ties disp>oiss5t les d]nires4 ,des p>ties d'un corps qui s'loign5t de l'oeil1 celle qui e/ plus petite1 plus m9ce1 et d'une figure mo9s t5due1 cesse de faire impression1 plutt que celles qui sont plus grosses3 cela se rem>que dans les p>ties m9ces et aux membres dlis des animaux4 ,p> exemple1 on ne voit pas si-tt le bois et les pi$s d'un c]f1 que son corps1 qui tant plus gros et ayant plus d't5due1 se dc\vre de plus lo94 ,mais en gnral la premire *ose qui disp>ot dans un objet1 ce sont les cont\rs qui le t]m95t1 et qui donn5t ses p>ties leur figure4 ,,*apitre ,,cccxxii4 ,de la p]spective l9ale4 ,la p]spective l9ale consi/e m>qu] exactem5t p> des traits et des lignes la figure et la gr&eur des objets dans l'loignem5t o ils sont3 en sorte que l'on connoisse combi5 la gr&eur des objets dim9ue en app>5ce1 et en quoi leur figure e/ altre ou *ange dans les diffr5s degrs de di/ance1 jusqu' ce que l'loignem5t les fasse entirem5t disp>otre4 ,l'expri5ce m'a appris qu'en considrant diffr5s objets qui sont t\s gaux en gr&eur1 et placs dans diffr5s degrs de di/ance dans un espace de v+t brasses1 si ces objets sont galem5t loigns les uns des autres1 le premi] p>ot une fois plus gr& que le second1 et le second p>ot une fois plus petit que le premi]1 et une fois plus gr& que le troisime1 et a9si des autres proportion1 p> o l'on peut jug] de la gr&eur qu'ils p>oiss5t avoir s'ils sont placs des di/ances 9gales4 ,mais au-del de v+t brasses1 la figure gale p]dra #c_/d de sa gr&eur1 et au-del de qu>ante brasses1 elle en p]dra #i_/aj1 et #aj_/bj dans l't5due de soixante brasses2 et la dim9ution se f]a t\j\rs avec la mme proportion1 mesure que la di/ance s]a plus gr&e4 ,p\r appliqu] ma9t5ant ce que je vi5s de dire aux tableaux qu'on pe9t1 il faut qu'un ,pe9tre s'loigne de son tableau deux fois autant qu'il e/ gr&1 c> s'il ne s'en loignoit qu'autant qu'il e/ gr&1 cela f]oit une gr&e diffr5ce des premires brasses aux secondes4 ,,*apitre ,,cccxxiii4 ,des corps qui sont vus dans un br\ill>d4 ,les objets qui s]ont vus envelopps d'un br\ill>d1 p>otront beauc\p plus gr&s qu'ils ne sont en effet2 cela vi5t de ce que la p]spective du milieu1 qui e/ entre l'oeil et son objet1 ne g>de pas la proportion de sa c\leur avec la gr&eur de cet objet1 p>ce que la qualit de ce br\ill>d e/ semblable celle d'un air pais qui se r5contre entre l'oeil et l'horizon dans un temps s]e92 et le corps qui e/ prs de l'oeil tant vu au trav]s d'un br\ill>d1 semble tre loign jusqu' l'horizon1 v]s lequel une gr&e t\r ne p>ot pas si haute que le corps d'un homme qui s]oit pro*e de l'oeil4 ,,*apitre ,,cccxxiv4 ,de la hauteur des difices qui sont vus dans un br\ill>d4 ,la p>tie d'un difice qui n'e/ pas loign1 laquelle e/ plus lo9 de t]re1 p>ot plus confuse l'oeil3 cela vi5t de ce qu'il y a plus d'air nbuleux entre l'oeil et le sommet de l'difice1 qu'entre l'oeil et les p>ties basses de l'difice2 et une t\r dont les cts sont p>allles1 tant vue de lo9 dans un br\ill>d1 p>otra d'autant plus troite qu'elle appro*]a davantage du rez-de-*ausse3 cela arrive1 p>ce que l'air nbuleux p>ot d'autant plus blanc et plus pais qu'il e/ prs de t]re1 et p>ce qu'un objet de c\leur obscure p>ot d'autant plus petit1 qu'il e/ dans un *amp plus blanc et plus clair4 ,de sorte que l'air nbuleux tant plus blanc v]s la sup]ficie de la t]re qu'il ne l'e/ un peu plus haut1 il e/ ncessaire que cette t\r1 cause de sa c\leur obscure et confuse1 p>oisse plus troite au pi$ qu'au sommet4 ,illu/ration n #bi3 ,,*apitre ,,cccxxvi4 ,pag4 #bfg ,,*apitre ,,cccxxv4 ,des villes et autres semblables difices qu'on voit sur le soir ou v]s le mat91 au trav]s d'un br\ill>d4 ,dans les difices qu'on voit de lo91 v]s le soir ou le mat9 durant un br\ill>d1 ou au trav]s d'un air pais1 on ne rem>que dans ces difices que les cts qui sont t\rns v]s l'horizon et clairs du soleil2 et les p>ties de ces difices qui ne sont po9t claires p> le soleil1 re/5t presque de la c\leur du br\ill>d4 ,,*apitre ,,cccxxvi4 ,p\rquoi les objets plus levs sont plus obscurs dans l'loignem5t1 que les autres qui sont plus bas1 quoique le br\ill>d soit uni=me et galem5t pais4 ,des corps qui se tr\v5t situs dans un br\ill>d ou en quelqu'autre air pais1 ou p>mi quelque vapeur1 ou dans la fume1 ou dans l'loignem5t1 celui qui s]a plus lev s]a plus s5sible l'oeil2 et entre les *oses d'gale hauteur1 celle qui e/ dans un br\ill>d plus obscur p>ot plus obscure1 comme il arrive l'oeil ,h1 lequel voyant ,a ,b ,c1 trois t\rs d'gale hauteur entre elles1 il voit le sommet ,c de la premire t\r depuis ,r1 c'e/--dire1 dans un air pais qui a deux degrs de pr(ondeur1 et il voit ensuite le sommet de la seconde t\r ,b dans le mme br\ill>d1 mais qui n'a qu'un degr de pr(ondeur dans ce qu'il en voit4 ,donc le sommet ,c p>otra plus obscur que le sommet ,b4 ,,*apitre ,,cccxxvii4 ,des ombres qui se rem>qu5t dans les corps qu'on voit de lo94 ,le col dans l'homme1 ou tel autre corps que l'on v\dra1 qui s]a lev -plomb1 et aura sur soi quelque p>tie en saillie1 p>otra plus obscur que la face p]p5diculaire de la p>tie qui e/ en saillie1 et ce corps saillant s]a plus clair lorsqu'il recevra une plus gr&e quantit de lumire4 ,p> exemple1 dans la figure suivante le po9t ,a n'e/ clair d'aucun endroit du ciel ,f ,k1 le po9t ,b e/ clair de la p>tie ,h ,k du ciel1 le po9t ,c e/ clair de la p>tie ,g ,k1 et le po9t ,d e/ clair de la p>tie ,f ,k t\te entire2 c'e/--dire1 de presque la moiti du ciel qui claire notre hmisphre4 ,a9si dans cette figure l'e/omac t\t seul e/ autant clair que le front1 le nez et le m5ton ensemble4 ,il faut aussi rem>qu] que les visages reoiv5t autant d'ombres diffr5tes1 que les di/ances dans lesquelles on les voit sont diffr5tes2 il n'y a que les ombres des orbites des yeux1 et celles de quelques autres p>ties semblables1 qui sont t\j\rs =tes2 et dans une gr&e di/ance le visage pr5d une demi-te9te d'ombre1 et p>ot obscur1 p>ce que les lumires et les ombres qu'il a1 quoiqu'elles ne soi5t pas les mmes dans ses diffr5tes p>ties1 elles s'affoibliss5t t\tes dans un gr& loignem5t1 et se confond5t p\r ne faire qu'une demi-te9te d'ombre3 c'e/ aussi l'loignem5t qui fait que les arbres et les autres corps p>oiss5t plus obscurs qu'ils ne sont en effet2 et cette obscurit les r5d plus m>qus et plus s5sibles l'oeil1 en leur donnant une c\leur qui tire sur l'azur1 sur-t\t dans les p>ties ombres2 c> dans celles qui sont claires1 la v>it des c\leurs se cons]ve davantage dans l'loignem5t4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cccxxviii4 ,p\rquoi sur la f9 du j\r1 les ombres des corps produites sur un mur blanc sont de c\leur bleue4 ,des ombres des corps qui vi5n5t de la r\geur d'un soleil qui se c\*e et qui e/ pro*e de l'horizon1 s]ont t\j\rs azures2 cela arrive a9si1 p>ce que la sup]ficie de t\t corps opaque ti5t de la c\leur du corps qui l'claire2 donc la blan*eur de la muraille tant t\t--fait prive de c\leur1 elle pr5d la te9te de son objet1 c'e/--dire1 du soleil et du ciel2 et p>ce que le soleil v]s le soir e/ d'un coloris r\getre1 que le ciel p>ot d'azur1 et que les lieux o se tr\ve l'ombre ne sont po9t vus du soleil1 puisqu'aucun corps lum9eux n'a jamais vu l'ombre du corps qu'il claire1 comme les endroits de cette muraille1 o le soleil ne donne po9t1 sont vus du ciel1 l'ombre drive du ciel1 qui f]a sa projection sur la muraille blan*e1 s]a de c\leur d'azur2 et le *amp de cette ombre tant clair du soleil1 dont la c\leur e/ r\getre1 ce *amp p>ticip]a cette c\leur r\ge4 ,illu/ration n #cj3 ,,*apitre ,,cccxxviii4 ,pag4 #bgj ,,*apitre ,,cccxxix4 ,en quel endroit la fume p>ot plus claire4 ,la fume qui e/ entre le soleil et l'oeil qui la reg>de1 doit p>otre plus claire et plus transp>5te que celle des autres endroits du tableau2 il en e/ de mme de la p\ssire1 des br\ill>ds1 et des autres corps semblables1 qui doiv5t v\s p>otre obscurs1 si v\s tes entre le soleil et eux4 ,,*apitre ,,cccxxx4 ,de la p\ssire4 ,la p\ssire qui s'e/ leve p> la c\rse de quelque animal1 plus elle monte1 plus elle e/ claire2 et au contraire1 mo9s elle s'lve1 plus elle p>ot obscure1 si elle se tr\ve entre le soleil et l'oeil4 ,,*apitre ,,cccxxxi4 ,de la fume4 ,la fume e/ plus transp>5te et d'une c\leur mo9s =te aux extrmits de ses masses1 qu'au c5tre et v]s le milieu4 ,la fume s'lve avec d'autant plus de dt\rs1 et =me d'autant plus de t\rbillons emb>rasss les uns dans les autres1 que le v5t qui l'agite e/ plus =t et plus viol5t4 ,la fume pr5d autant de coloris diffr5s1 qu'il y a de causes diffr5tes qui la produis5t4 ,la fume ne fait jamais d'ombres t]m9es et tran*es1 et ses extrmits s'affoibliss5t peu peu1 et devi5n5t ins5sibles mesure qu'elles s'loign5t de la cause qui l'a produite4 ,les objets qui sont d]rire la fume sont d'autant mo9s s5sibles1 que la fume e/ plus paisse4 ,la fume e/ plus blan*e et plus paisse qu& elle e/ prs de son pr9cipe1 et elle p>ot bleutre et azure qu& elle en e/ loigne3 le feu p>otra d'autant plus obscur1 qu'il se tr\v]a plus de fume entre l'oeil et lui4 ,dans les lieux o la fume e/ plus loigne1 les corps p>oiss5t mo9s (fusqus2 elle fait que le paysage e/ t\t confus1 comme durant un br\ill>d1 p>mi lequel on voit en div]s lieux des fumes mles de flammes1 qui p>oiss5t dans les masses les plus paisses de la fume4 ,qu& il y a des fumes a9si rp&ues dans la campagne1 le pi$ des hautes montagnes p>ot bi5 mo9s que la cime2 ce qui arrive aussi qu& le br\ill>d e/ bas1 et qu'il tombe4 ,illu/ration n #ca3 ,,*apitre ,,cccxxxii4 ,pag4 #bgc ,,*apitre ,,cccxxxii4 ,div]s prceptes t\*ant la pe9ture4 ,la sup]ficie de t\t corps opaque ti5t de la c\leur du milieu transp>5t qui se tr\ve entre l'oeil et cette sup]ficie2 et plus le milieu e/ d5se1 et plus l'espace qui e/ entre l'oeil et la sup]ficie de l'objet e/ gr&1 plus aussi la c\leur que cette sup]ficie emprunte du milieu e/ =te4 ,les cont\rs des corps opaques sont d'autant mo9s s5sibles1 que ces corps sont plus loigns de l'oeil qui les voit4 ,les p>ties des corps opaques sont plus ombres ou plus claires1 selon qu'elles sont plus prs1 ou du corps obscur qui leur fait de l'ombre1 ou du corps lum9eux qui les claire4 ,la sup]ficie de t\t corps opaque p>ticipe la c\leur de son objet1 mais plus ou mo9s1 selon que l'objet en e/ plus pro*e ou plus loign1 ou qu'il fait son impression avec plus ou mo9s de =ce4 ,les *oses qui se voi5t entre la lumire et l'ombre1 p>oiss5t d'un plus gr& relief que celles qui sont de t\s cts dans l'ombre ou dans la lumire4 ,lorsque dans un gr& loignem5t v\s pe9drez les *oses di/9ctes et bi5 t]m9es1 ces *oses1 au lieu de p>otre loignes1 p>otront tre pro*es3 c'e/ p\rquoi dans vos tableaux peignez les *oses avec une telle discrtion1 qu'on puisse connotre leur loignem5t2 et si l'objet que v\s imitez p>ot confus et peu arrt dans ses cont\rs1 reprs5tez-le de la mme manire1 et ne le faites po9t trop f9i4 ,les objets loigns p>oiss5t1 p\r deux raisons1 confus et peu arrts dans leurs cont\rs2 la premire e/ qu'ils vi5n5t l'oeil s\s un angle si petit1 qu'ils font une impression t\te semblable celle que font les petits objets1 tels que sont les ongles des doigts1 les corps des insectes1 dont on ne sauroit disc]n] la figure4 ,la seconde e/ qu'entre l'oeil et les objets loigns1 il y a une si gr&e quantit d'air qu'elle fait corps2 et cette gr&e quantit d'air a le mme effet qu'un air pais et grossi] qui p> sa blan*eur t]nit les ombres1 et les dcolore en telle sorte1 que d'obscures qu'elles sont1 elles dgnr5t en une c\leur bleutre1 qui e/ entre le noir et le blanc4 ,quoiqu'un gr& loignem5t emp*e de disc]n] beauc\p de *oses1 nanmo9s celles qui s]ont claires du soleil f]ont t\j\rs quelque impression2 mais les autres qui ne sont pas claires demeur]ont enveloppes confusm5t dans les ombres1 p>ce que cet air e/ plus pais et plus grossi] mesure qu'il appro*e de la t]re3 les *oses donc qui s]ont plus basses p>otront plus sombres et plus confuses1 et celles qui sont plus leves p>otront plus di/9ctes et plus claires4 ,qu& le soleil colore de r\ge les nuages sur l'horizon1 les corps qui p> leur di/ance p>oiss5t de c\leur d'azur1 p>ticip]ont cette c\leur r\ge2 de sorte qu'il se f]a un mlange d'azur et de r\ge1 qui r5dra t\te la campagne riante et =t agrable3 t\s les corps opaques qui s]ont clairs de cette c\leur mle1 p>otront =t clatans et tir]ont sur le r\ge1 et t\t l'air aura une c\leur semblable celle des fleurs de lis jaune4 ,l'air qui e/ entre la t]re et le soleil1 qu& il se lve ou se c\*e1 (fusqu]a plus les corps qu'il environne que l'air qui e/ ailleurs1 p>ce que l'air en ce temps-l e/ plus blan*tre entre la t]re et le soleil1 qu'il ne l'e/ ailleurs4 ,il n'e/ pas ncessaire de m>qu] de traits =ts t\tes les extrmits d'un corps auquel un autre s]t de *amp2 il doit au contraire s'en dta*] de lui-mme4 ,si un corps blanc et c\rbe se r5contre sur un autre corps blanc1 il aura un cont\r obscur1 et ce cont\r s]a la p>tie la mo9s claire de celles qui sont claires2 mais si ce cont\r e/ sur un *amp obscur1 il p>otra plus clair qu'aucun autre endroit qui soit clair4 ,une *ose p>otra d'autant plus loigne et plus dta*e d'une autre1 qu'elle aura un *amp plus diffr5t de sa c\leur4 ,dans l'loignem5t1 les premi]s t]mes des corps qui disp>oiss5t1 sont ceux qui ont leurs c\leurs semblables1 sur-t\t si ces t]mes sont vis--vis les uns des autres2 p> exemple1 si un *ne e/ vis--vis d'un autre *ne semblable4 ,si l'loignem5t augm5te1 on ne disc]n]a plus les cont\rs des corps de c\leurs moy5nes dont l'un s]t de *amp l'autre1 comme p\rroi5t tre des arbres1 des *amps lab\rs1 une muraille1 quelques masures1 des ru9es de montagnes1 ou des ro*]s2 enf9 dans un loignem5t extrmem5t gr&1 on p]dra de vue les corps qui p>oiss5t ord9airem5t le plus1 tels que sont les corps clairs et les corps obscurs mls ensemble4 ,entre les *oses d'gale hauteur qui sont places au-dessus de l'oeil1 celle qui s]a plus lo9 de l'oeil p>otra plus basse2 et de plusieurs *oses qui s]ont places plus bas que l'oeil1 celle qui e/ plus prs de l'oeil p>otra la plus basse1 et celles qui sont p>allles sur les cts1 iront conc\rir au po9t de vue4 ,dans les paysages qui ont des lo9ta9s1 les *oses qui sont aux environs des rivires et des m>ais1 p>oiss5t mo9s que celles qui en sont bi5 loignes4 ,entre les corps d'gale paisseur1 ceux qui s]ont plus prs de l'oeil p>otront mo9s d5ses1 et ceux qui sont plus loigns p>otront plus pais4 ,l'oeil qui aura une plus gr&e prunelle v]ra l'objet plus gr&3 l'expri5ce s'en fait en reg>dant quelque corps cle/e p> un tr\ d'aiguille fait dans un papi]2 c> ce tr\ ne p\vant admettre qu'une petite portion de la lumire de ce corps cle/e1 ce corps semble dim9u] et p]dre de sa gr&eur app>5te1 proportion que le tr\ p> o il e/ vu e/ plus petit que son t\t1 c'e/--dire1 que celui de la prunelle de l'oeil4 ,l'air paissi p> quelques br\ill>ds r5d les cont\rs des objets qu'il environne inc]ta9s et confus1 et fait que ces objets p>oiss5t plus gr&s qu'ils ne sont en effet3 cela vi5t de ce que la p]spective l9ale ne dim9ue po9t l'angle visuel qui porte l'oeil les images des *oses1 et la p]spective des c\leurs1 qu'on appelle ari5ne1 le p\sse et le r5voie une di/ance qui e/ en app>5ce plus gr&e que la vritable2 de sorte que l'une fait retir] les objets lo9 de l'oeil1 et l'autre leur cons]ve leur vritable gr&eur4 ,qu& le soleil e/ prs de se c\*]1 les grosses vapeurs qui tomb5t en ce temps-l paississ5t l'air1 de sorte que t\s les corps qui ne sont po9t clairs du soleil1 demeur5t obscurs et confus2 et ceux qui en sont clairs1 ti5n5t du r\ge et du jaune qu'on voit ord9airem5t en ce temps-l sur l'horizon4 ,de plus1 les *oses qui sont alors claires du soleil sont trs-m>ques1 et frapp5t la vue d'une manire =t s5sible1 sur-t\t les difices1 les maisons des villes1 et les *teaux de la campagne1 p>ce que leurs ombres sont =t obscures2 et il semble que cette cl>t p>ticulire leur vi5ne t\t d'un c\p1 et naisse de l'opposition qu'il y a entre la c\leur vive et clatante de leurs p>ties hautes qui sont claires1 et la c\leur sombre de leurs p>ties basses qui ne le sont pas1 p>ce que t\t ce qui n'e/ po9t vu du soleil e/ d'une mme c\leur4 ,qu& le soleil e/ prs de se c\*]1 les nuages d'al5t\r qui se tr\v5t les plus prs de lui1 sont clairs p>-dess\s du ct qu'il les reg>de1 et les autres qui sont en de1 devi5n5t obscurs1 et p>oiss5t colors d'un r\ge brun2 et s'ils sont lg]s et transp>5s1 ils pr5n5t peu d'ombre4 ,une *ose qui e/ claire p> le soleil l'e/ encore p> la lumire univ]selle de l'air1 si bi5 qu'il se =me deux sortes d'ombres1 dont la plus obscure s]a celle qui aura sa ligne c5trale1 directem5t v]s le c5tre du soleil4 ,la ligne c5trale de la lumire primitive et drive1 tant allonge et cont9ue dans l'ombre1 =m]a la ligne c5trale de l'ombre primitive et drive4 ,c'e/ une *ose agrable voir que le soleil qu& il e/ son c\*ant1 et qu'il claire le haut des maisons1 des villes et des *teaux1 la cime des gr&s arbres1 et qu'il les dore de ses rayons2 t\t ce qui e/ en bas au-dess\s des p>ties claires1 demeure obscur et presque sans aucun relief1 p>ce que ne recevant de lumire que de l'air1 il y a =t peu de diffr5ce entre l'ombre et le j\r de ces p>ties basses1 c'e/ p\rquoi leur c\leur a peu de =ce4 ,entre ces corps1 ceux qui s'lv5t davantage et qui sont frapps des rayons du soleil1 p>ticip5t1 comme il a t dit1 la c\leur et l'clat de ses rayons2 tellem5t que v\s devez pr5dre de la c\leur mme dont v\s peignez le soleil1 et la ml] dans les te9tes de t\s les clairs des autres corps que v\s feignez en tre clairs4 ,il arrive encore assez s\v5t qu'un nuage p>otra obscur sans recevoir aucune ombre d'un autre nuage dta* de lui1 et cela arrive selon l'aspect et la situation de l'oeil1 p>ce qu'tant prs de ce nuage1 il en dc\vre seulem5t la p>tie qui e/ dans l'ombre2 mais d'un autre endroit plus loign1 il v]roit le ct qui e/ clair et celui qui e/ dans l'ombre4 ,entre les corps d'gale hauteur1 celui qui s]a plus lo9 de l'oeil lui p>otra le plus bas4 ,rem>quez en la figure suivante que des deux nuages qui y sont reprs5ts1 bi5 que le premi] qui e/ plus prs de l'oeil soit plus bas que l'autre1 nanmo9s il p>ot tre plus haut1 comme on le dmontre sur la ligne p]p5diculaire ,a ,n1 laquelle fait la section de la pyramide du rayon visuel du premi] et plus bas nuage en ,m ,a1 et du second1 qui e/ le plus haut en ,n ,m1 au-dess\s de ,m ,a4 ,il peut arriv] aussi p> un effet de la p]spective ari5ne1 qu'un nuage obscur v\s p>oisse tre plus haut et plus loign qu'un autre nuage clair et vivem5t clair v]s l'horizon des rayons du soleil1 lorsqu'il se lve ou qu'il se c\*e4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cccxxxiii4 ,une *ose pe9te qu'on suppose une c]ta9e di/ance1 ne p>ot jamais si loigne qu'une *ose relle qui e/ cette di/ance1 quoiqu'elles vi5n5t t\tes deux l'oeil s\s la mme ouv]ture d'angle4 ,je pe9s sur la muraille ,b ,c1 une maison qui doit p>otre la di/ance de mille pas1 puis ct de mon tableau j'en dc\vre une relle1 qui e/ vritablem5t loigne de mille pas2 ces maisons sont tellem5t disposes1 que la ligne ,a ,c fait la section de la pyramide du rayon visuel mme ouv]ture d'angle2 nanmo9s jamais avec les deux yeux on ne v]ra p>otre ces deux maisons de mme gr&eur1 ni galem5t loignes4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cccxxxiv4 ,du *amp des tableaux4 ,la pr9cipale *ose1 et la plus ncessaire p\r donn] du relief la pe9ture1 e/ de considr] le *amp des figures sur lequel les t]mes ou les extrmits des corps qui ont la sup]ficie convexe1 font t\j\rs connotre leur figure1 quoique les c\leurs des corps soi5t les mmes que les c\leurs de leur fond2 cela vi5t de ce que les t]mes ou les extrmits convexes d'un corps ne pr5n5t pas leur lumire de la mme sorte que leur fond1 quoiqu'il soit clair p> le mme j\r1 p>ce que s\v5t le cont\r s]a plus clair ou plus obscur que le fond sur quoi il e/2 mais s'il arrive que le cont\r ait la mme c\leur que le fond1 et au mme degr de cl>t ou d'obscurit1 on ne p\rra disc]n] le cont\r de la figure2 et cette uni=mit d'espces et de degrs dans les c\leurs1 doit tre soigneusem5t vite p> les ,pe9tres judicieux et intellig5s1 p>ce que l'int5tion d'un ,pe9tre e/ de faire voir que ses figures se dta*5t de leur fond2 et dans cette conjoncture le contraire arrive1 non-seulem5t l'g>d de la pe9ture1 mais encore dans les figures qui sont de relief4 ,,*apitre ,,cccxxxv4 ,du jugem5t qu'on doit faire des ouvrages d'un ,pe9tre4 ,premirem5t1 v\s devez considr] si les figures ont un relief con=me au lieu o elles sont1 et la lumire qu'elles reoiv5t4 ,les ombres ne doiv5t pas tre les mmes aux extrmits et au milieu des gr\pes2 c> il y a bi5 de la diffr5ce entre des objets qui sont t\t environns d'ombres1 et des objets qui n'en ont que d'un ct4 ,les figures qui sont dans le milieu d'un gr\pe sont environnes d'ombres de t\s cts2 c> du ct de la lumire1 les figures qui sont entre elles et la lumire leur envoi5t de l'ombre2 mais les figures qui sont aux extrmits des gr\pes ne sont dans l'ombre que d'un ct1 c> de l'autre elles reoiv5t la lumire4 ,c'e/ au c5tre des figures qui compos5t une hi/oire que se tr\ve la plus gr&e obscurit2 la lumire n'y peut pntr]1 le plus gr& j\r e/ ailleurs1 et il rp& sa cl>t sur les autres p>ties du tableau4 ,secondem5t1 que dans l'ordonnance ou la disposition des figures1 il p>oisse qu'elles sont accommodes au sujet et la reprs5tation de l'hi/oire que le ,pe9tre a traite4 ,troisimem5t1 que les figures soi5t att5tives au sujet p\r lequel elles se tr\v5t l1 et qu'elles ai5t une attitude et une expression conv5able ce qu'elles font4 ,,*apitre ,,cccxxxvi4 ,du relief des figures qui sont loignes de l'oeil4 ,un corps opaque p>otra avoir mo9s de relief selon qu'il s]a plus lo9 de l'oeil2 cela arrive1 p>ce que l'air qui se r5contre entre l'oeil et le corps opaque1 tant plus clair que n'e/ l'ombre de ce corps1 il corrompt cette ombre1 la t]nit1 et en affoiblit la te9te obscure2 ce qui fait p]dre ce corps son relief4 ,,*apitre ,,cccxxxvii4 ,des cont\rs des membres du ct du j\r4 ,le cont\r d'un membre du ct qu'il e/ clair1 p>otra d'autant plus obscur qu'il s]a vu sur un fond plus clair2 et1 p> la mme raison1 il p>otra d'autant plus clair qu'il se tr\v]a sur un fond plus obscur3 et si ce cont\r toit d'une =me plate1 et sur un fond clair semblable en c\leur et en cl>t1 il s]oit ins5sible l'oeil4 ,,*apitre ,,cccxxxviii4 ,des t]mes ou extrmits des corps4 ,les t]mes des corps qui sont une di/ance mdiocre1 ne s]ont jamais si s5sibles que ceux des corps qui sont plus prs2 ils ne doiv5t po9t aussi tre t\*s d'une manire si =te4 ,un ,pe9tre doit donc trac] le cont\r des objets avec plus ou mo9s de =ce1 selon qu'ils sont plus ou mo9s loigns4 ,le t]me qui sp>e un corps d'un autre1 e/ comme une ligne1 mais une ligne qui n'e/ pas diffr5te du corps mme qu'elle t]m9e2 une c\leur comm5ce o une autre c\leur f9it1 sans qu'il y ait ri5 entre ces deux c\leurs4 ,il faut donc donn] aux cont\rs et aux c\leurs le degr de =ce ou d'affoiblissem5t que dem&e l'loignem5t des objets4 ,,*apitre ,,cccxxxix4 ,de la c>nation1 et des figures loignes de l'oeil4 ,il faut qu'un ,pe9tre qui reprs5te des figures et d'autres *oses loignes de l'oeil1 en esquisse seulem5t la =me p> une lgre bau*e des pr9cipales ombres1 sans ri5 t]m9]2 et p\r cette espce de figures1 il doit *oisir le soir ou un temps nbuleux1 vitant sur-t\t1 comme j'ai dit1 les lumires et les ombres t]m9es1 p>ce qu'elles n'ont pas de grace1 elles sont difficiles excut]1 et tant vues de lo91 elles ressembl5t des ta*es4 ,s\v5ez-v\s aussi de ne pas faire les ombres si obscures1 que p> leur noirceur elles noi5t et teign5t leur c\leur orig9ale1 si ce n'e/ que les corps soi5t placs dans un lieu entirem5t rempli de tnbres2 ne m>quez po9t les cont\rs des membres ni des *eveux2 ne rehaussez po9t les j\rs de blanc t\t pur1 si ce n'e/ sur les *oses blan*es1 et que les clairs fass5t connotre la vritable et p>faite te9te de la c\leur de l'objet4 ,,*apitre ,,cccxl4 ,div]s prceptes de la pe9ture4 ,dans les gr&s clairs et dans les ombres =tes1 la figure et les cont\rs des objets ne se peuv5t disc]n] qu'avec beauc\p de pe9e2 les p>ties des objets qui sont entre les plus gr&s clairs et les ombres1 sont celles qui p>oiss5t davantage et qu'on di/+ue le mieux4 ,la p]spective1 en ce qui conc]ne la ,pe9ture1 se divise en trois p>ties pr9cipales1 dont la premire consi/e en la dim9ution de quantit qui se fait dans la dim5sion des corps selon leurs div]ses di/ances4 ,la seconde e/ celle qui traite de l'affoiblissem5t des c\leurs des corps4 ,la troisime appr5d m>qu] plus ou mo9s les t]mes et les cont\rs des objets1 selon que ces objets sont plus ou mo9s loigns3 de cette manire plus ou mo9s =te de trac] les cont\rs1 dp5d la facilit qu'on a les disc]n]1 et la connoissance qu'on a de la figure des corps dans les div]s degrs d'loignem5t o ils sont4 ,l'azur de l'air e/ d'une c\leur compose de lumire et de tnbres3 ,je dis de lumire1 c> c'e/ a9si que j'appelle les p>ties trangres des vapeurs qui sont rp&ues dans l'air1 et que le soleil r5d blan*es et clatantes4 ,p> les tnbres j'ent5ds l'air pur1 qui n'e/ po9t rempli de ces p>ties trangres qui reoiv5t la lumire du soleil1 l'arrt5t sans lui donn] passage1 et la rfl*iss5t de t\s cts4 ,on peut rem>qu] ce que je dis dans l'air qui se tr\ve entre l'oeil et les montagnes1 lesquelles sont obscurcies p> la gr&e quantit d'arbres qui les c\vr5t1 ou qui sont obscures du ct qu'elles ne sont po9t claires du soleil2 c> l'air p>ot de c\leur d'azur de ces cts-l2 mais il n'en e/ pas de mme du ct que ces montagnes sont claires1 et bi5 mo9s encore dans les lieux c\v]ts de neige4 ,entre les *oses d'une gale obscurit1 et qui sont dans une di/ance gale1 celle qui s]a sur un *amp plus clair p>otra plus obscure1 et celle qui s]a sur un *amp plus obscur p>otra plus claire4 ,la *ose qui s]a pe9te avec plus de blanc et plus de noir1 aura un plus gr& relief qu'aucune autre4 ,c'e/ p\r cela que j'av]tis ici les ,pe9tres de colori] leurs figures de c\leurs vives et les plus claires qu'ils p\rront2 c> s'ils leur donn5t des te9tes obscures1 elles n'auront gure de relief1 et p>otront peu de lo93 ce qui arrive1 p>ce que les ombres de t\s les corps sont obscures2 et si v\s faites une drap]ie d'une te9te obscure1 il y aura peu de diffr5ce entre le clair et l'obscur2 c'e/--dire1 entre ce qui e/ clair et ce qui e/ dans l'ombre2 au lieu que dans les c\leurs vives et claires1 la diffr5ce s'y rem>qu]a s5siblem5t4 ,,*apitre ,,cccxli4 ,p\rquoi les *oses imites p>faitem5t d'aprs le naturel1 ne p>oiss5t pas avoir le mme relief que le naturel4 ,il n'e/ pas possible que la pe9ture1 quoiqu'excute avec une trs-exacte p]fection et une ju/e prcision de cont\rs1 d'ombres1 de lumires et de c\leurs1 puisse faire p>otre autant de relief que le naturel1 mo9s qu'elle ne soit vue avec un seul oeil3 cela se dmontre a9si4 ,soi5t les yeux ,a ,b1 lesquels voi5t l'objet ,c p> le conc\rs des lignes c5trales ou rayons visuels ,a ,c et ,b ,c4 ,je dis que les lignes ou cts de l'angle visuel qui compr5n5t les c5trales1 voi5t encore au-del1 et d]rire le mme objet l'espace ,g ,d et l'oeil ,a voit t\t l'espace ,f ,d1 et l'oeil ,b voit t\t l'espace ,g ,e2 donc les deux yeux voi5t d]rire l'objet ,c t\t l'espace ,f ,e1 de sorte que p> ce moy5 cet objet ,c e/ comme s'il toit transp>5t1 selon la df9ition de la transp>5ce1 d]rire laquelle ri5 n'e/ ca*3 ce qui ne peut pas arriv] celui qui v]ra ce mme objet avec un seul oeil1 l'objet tant d'une plus gr&e t5due que l'oeil4 ,de t\t ceci n\s p\vons conclure et rs\dre notre "q2 savoir1 qu'une *ose pe9te c\vre t\t l'espace qui e/ d]rire elle1 et qu'il n'y a nul moy5 de dc\vrir aucune p>tie du *amp que la surface comprise dans son cont\r ca*e d]rire elle4 ,illu/ration ,,*apitre ,,cccxlii4 ,de la manire de faire p>otre les *oses comme en saillie1 et dta*es de leur *amp1 c'e/--dire1 du lieu o elles sont pe9tes4 ,les *oses pe9tes sur un fond clair et ple9 de lumire1 auront un plus gr& relief que si elles toi5t pe9tes sur un *amp obscur3 c'e/ p\rquoi1 si v\s v\lez que votre figure ait beauc\p de =ce et de rondeur1 faites en sorte que la p>tie la plus loigne du j\r en reoive quelque reflet1 p>ce que si elle toit obscure en cette p>tie1 et qu'elle vnt se r5contr] encore dans un *amp obscur1 les t]mes de ses cont\rs s]oi5t confus2 de sorte que sans l'aide de quelques reflets t\t l'ouvrage demeure sans grace3 c> de lo9 on ne disc]ne que les p>ties qui sont claires1 et les p>ties obscures sembl5t tre du *amp mme2 et a9si les *oses p>oiss5t c\pes et mutiles de t\t ce qui se p]d dans l'obscurit1 et elles n'ont pas tant de relief4 ,,*apitre ,,cccxliii4 ,quel j\r donne plus de grace aux figures4 ,les figures auront plus de grace tant mises dans la lumire univ]selle de la campagne1 que dans une lumire p>ticulire2 p>ce que cette gr&e lumire tant =te et t5due1 elle environne et embrasse le relief des corps1 et les ouvrages qui ont t faits en ces lumires1 p>oiss5t de lo9 et avec grace2 au lieu que ceux que l'on pe9t des j\rs de *ambre o la lumire e/ petite et ress]re1 pr5n5t des ombres trs-=tes2 et les ouvrages faits avec des ombres de cette espce ne p>oiss5t jamais de lo91 que comme une simple te9te1 et une pe9ture plate4 ,,*apitre ,,cccxliv4 ,que dans les paysages il faut avoir g>d aux diffr5s climats1 et aux qualits des lieux que l'on reprs5te4 ,v\s pr5drez g>de de ne pas reprs5t] dans les lieux m>itimes et dans ceux qui sont v]s les p>ties mridionales1 les arbres ou les prairies p5dant l'hiv]1 comme dans les pays =t loigns de la m]1 et dans les pays sept5trionaux1 si ce n'toit de ces sortes d'arbres qui cons]v5t leur v]dure t\te l'anne1 et qui jett5t cont9uellem5t de n\velles feuilles4 ,,*apitre ,,cccxlv4 ,ce qu'il faut obs]v] dans la reprs5tation des quatre saisons de l'anne1 selon qu'elles sont plus ou mo9s avances4 ,dans un automne v\s f]ez les *oses con=mm5t la qualit du temps2 c'e/--dire1 qu'au comm5cem5t de cette saison les feuilles des arbres qui sont aux plus vieilles bran*es comm5c5t dev5ir ples1 plus ou mo9s1 selon la /rilit ou la f]tilit du lieu2 et ne faites pas comme plusieurs ,pe9tres qui donn5t t\j\rs une mme te9te et la mme qualit de v]d t\tes sortes d'arbres1 lorsqu'ils sont la mme di/ance4 ,ce que je dis doit aussi s'ent5dre du coloris des prairies1 des ro*]s1 des troncs d'arbres1 et de t\tes sortes de plantes1 o il faut t\j\rs apport] de la v>it2 c> la nature div]sifie ses ouvrages l'inf9i4 ,,*apitre ,,cccxlvi4 ,de la manire de pe9dre ce qui arrive lorsqu'il y a du v5t4 ,dans la reprs5tation du v5t1 outre que les arbres auront leurs bran*es c\rbes et plies p> l'agitation de l'air1 et leurs feuilles recoquilles v]s le ct o s\ffle le v5t1 il faut encore que l'on voie la p\ssire s'lev] en t\rbillons1 et se ml] confusm5t dans l'air4 ,,*apitre ,,cccxlvii4 ,du comm5cem5t d'une pluie4 ,lorsque la pluie tombe1 elle obscurcit l'air1 le t]nit1 et lui donne une c\leur tri/e et plombe1 pr5ant d'un ct la lumire du soleil1 et l'ombre de l'autre1 a9si qu'on rem>que sur les nuages4 ,la t]re devi5t sombre tant (fusque p> la pluie qui lui drobe la lumire du soleil2 les objets qu'on voit trav]s la pluie p>oiss5t confus et t\t in=mes2 mais les *oses qui s]ont plus prs de l'oeil s]ont plus aises disc]n]1 et on reconnotra mieux celles qui se tr\v]ont v]s le ct o la pluie fait ombre1 que de celui auquel elle e/ claire2 cela vi5t de ce que les *oses qu'on voit dans l'ombre de la pluie1 ne p]d5t-l que leurs pr9cipales lumires2 au lieu que celles que l'on voit v]s le ct o la pluie e/ claire1 p]d5t la lumire et l'ombre2 p>ce que t\tes leurs p>ties claires se confond5t dans la cl>t de l'air1 et les p>ties qui sont dans l'ombre sont claires p> la mme lumire de l'air clair4 ,,*apitre ,,cccxlviii4 ,de l'ombre des ponts sur la surface de l'eau qui e/ au-dess\s4 ,l'ombre des ponts ne peut jamais tre vue sur l'eau qui passe dess\s1 que premirem5t cette eau n'ait p]du sa transp>5ce1 qui la r5d semblable un miroir1 et qu'elle ne soit dev5ue tr\ble et b\euse2 la raison e/1 que l'eau claire tant lu/re et polie en sa surface1 l'image du pont s'y =me et s'y rfl*it en t\s les endroits qui sont placs angles gaux1 entre l'oeil et le corps du pont1 et l'air se voit mme s\s le pont aux lieux o e/ le vide des ar*es3 ce qui n'arriv]a pas1 lorsque l'eau s]a tr\ble1 p>ce que la transp>5ce et le lu/re d'o vi5t l'effet du miroir1 ne s'y tr\ve plus2 mais elle recevra l'ombre1 de mme que fait le plan d'une rue p\dreuse4 ,,*apitre ,,cccxlix4 ,usage de la ,p]spective dans la ,pe9ture4 ,la ,p]spective e/ la rgle de la pe9ture2 la gr&eur d'une figure pe9te1 doit faire connotre la di/ance d'o elle e/ vue1 et si la figure v\s p>ot de la gr&eur du naturel1 v\s jug]ez qu'elle e/ pro*e de l'oeil4 ,,*apitre ,,cccl4 ,de l'quilibre des figures4 ,le nombril se tr\ve t\j\rs dans la ligne c5trale de l'e/omac1 qui e/ depuis le nombril en montant en haut2 c'e/ p\rquoi dans l'quilibre du corps de l'homme on aura autant d'g>d au poids trang] ou accid5tel1 qu' son poids naturel3 cela se voit manife/em5t1 lorsque la figure t5d le bras2 c> le po+ qui e/ l'extrmit du bras s]t contrebalanc] le poids qui e/ de l'autre ct1 si bi5 qu'il faut p> ncessit que la figure en r5voie autant de l'autre ct du nombril1 qu'en emporte le poids extraord9aire du bras t5du avec le po+1 et il e/ s\v5t beso9 que p\r cet effet le talon se hausse et demeure en l'air4 ,,*apitre ,,cccli4 ,pratique p\r bau*] une /atue4 ,si v\s v\lez faire une figure de m>bre dressez-en premirem5t un modle de t]re3 aprs qu'il s]a a*ev et sec1 il le faudra mettre dans une caisse assez gr&e p\r cont5ir 7aprs que le modle de t]re en s]a t7 le bloc de m>bre sur lequel v\s v\lez taill] une figure semblable celle qui e/ de t]re2 puis ayant pos dans cette caisse votre modle1 ayez des baguettes1 lesquelles puiss5t entr] ju/em5t et prcism5t p> des tr\s que v\s f]ez la caisse2 p\ssez dans *aque tr\ quelqu'une de ces baguettes1 qui doiv5t tre blan*es1 en sorte qu'elle aille t\*] et r5contr] la figure en div]s endroits2 le re/e de ces baguettes qui demeur]a hors de la caisse1 v\s le m>qu]ez de noir avec une m>que p>ticulire *aque baguette et son tr\1 af9 que v\s les puissiez reconnotre et remettre la mme place qu& v\s le v\drez2 puis v\s tir]ez hors de la caisse votre modle de t]re1 p\r y mettre dans sa place le bloc de m>bre1 que v\s dgrossirez et bau*]ez1 jusqu' ce que t\tes vos baguettes entr5t et soi5t ca*es jusqu' leur m>que en *aque tr\2 et p\r p\voir mettre plus commodm5t votre dess9 en excution1 faites en sorte que le c(fre de la caisse se puisse lev] en haut 7le fond de la caisse demeurant t\j\rs en bas s\s le bloc de m>bre72 c> a9si avec vos outils de f]1 v\s en p\rrez taill] ce qu'il faudra avec une gr&e facilit4 ,,*apitre ,,ccclii4 ,comm5t on peut faire une pe9ture qui s]a presque t]nelle1 et p>otra t\j\rs fra*e4 ,ayant trac sur une feuille de papi] f9 bi5 t5due sur un *assis1 le dess9 que v\s v\lez pe9dre1 v\s y mettrez premirem5t une bonne et grosse c\*e faite de c>reau pil et de poix1 puis une autre c\*e de blanc et de macicot1 sur laquelle v\s mettrez les c\leurs conv5ables votre dess92 v\s le v]nirez ensuite avec de vieille huile cuite1 qui soit claire et =t paisse2 puis v\s coll]ez dessus avec le mme v]nis un c>reau de v]re bi5 net et bi5 plat4 ,mais il vaut encore mieux pr5dre un c>reau de t]re bi5 vitrifi1 et mettre dessus une c\*e de blanc et de macicot1 et puis pe9dre et appliqu] le v]nis1 et le c\vrir d'un beau cri/al2 mais aup>avant il faudra bi5 faire s*] votre pe9ture dans une tuve1 et ensuite la v]nir avec de l'huile de noix et de l'ambre1 ou bi5 seulem5t de l'huile de noix bi5 pure et paissie au soleil#b4 #b ,l'inv5tion qu'on a tr\ve depuis quelque temps de pe9dre en mail avec tant de p]fection1 e/ trs-conv5able au titre de ce ,*apitre1 et bi5 plus excell5te que la m?ode qui n\s e/ dcrite ici p> l',auteur4 ,,*apitre ,,cccliii4 ,manire d'appliqu] les c\leurs sur la toile4 ,t5dez votre toile sur un *assis1 et lui donnez une lgre c\*e de colle de gants1 laquelle tant s*e1 dess9ez votre tableau1 et c\*ez la te9te des c>nations avec des brosses1 et en mme temps p5dant qu'elle e/ t\te fra*e1 v\s y m>qu]ez votre manire les ombres qui doiv5t tre =t d\ces4 ,la c>nation se f]a de blanc1 de lacque1 et de macicot2 la te9te de l'ombre s]a compose de noir et de t]re d'ombre1 ou d'un peu de lacque1 si v\s v\lez avec de la pi]re noire4 ,aprs avoir lgrem5t bau* votre tableau1 laissez-le s*]1 puis v\s le ret\*]ez sec1 avec de la lacque dtrempe dans de l'eau de gomme1 et qui ait t g>de long-temps en cette eau de gomme1 p>ce qu'elle e/ alors d'un meilleur usage1 et elle ne porte po9t de lu/re lorsqu'elle e/ mise en oeuvre4 ,p\r faire encore vos ombres plus noires1 pr5ez de la lacque dont je vi5s de p>l]1 dtrempe avec de l'encre gomme2 et de cette te9te v\s p\rrez ombr] plusieurs c\leurs1 p>ce qu'elle e/ transp>5te1 et elle s]a =t bonne p\r donn] les ombres l'azur1 la lacque1 au v]millon1 et quelques autres semblables c\leurs4 ,,*apitre ,,cccliv4 ,usage de la ,p]spective dans la pe9ture4 ,qu& un br\ill>d ou quelqu'autre qualit de l'air v\s emp*]a de rem>qu] de la v>it dans le clair des j\rs1 ou dans le noir des ombres1 qui environn5t les *oses que v\s imitez1 alors n'ayez plus d'g>d en peignant la p]spective des c\leurs2 mais s]vez-v\s seulem5t de la p]spective l9ale p\r les dim9u]1 proportion de leur di/ance1 ou bi5 de la p]spective ari5ne1 qui affoiblit et dim9ue la connoissance des objets1 en les reprs5tant mo9s t]m9s et mo9s f9is3 c> cette sorte de p]spective fait p>otre une mme *ose plus ou mo9s loigne1 selon qu'elle reprs5te sa figure plus ou mo9s t]m9e4 ,l'oeil n'arriv]a jamais p> le moy5 de la p]spective l9ale1 la connoissance de l'int]valle qui e/ entre deux objets div]sem5t loigns1 s'il n'e/ aid du raisonnem5t qu'on tire de la p]spective ari5ne1 qui consi/e dans l'affoiblissem5t des c\leurs4 ,,*apitre ,,ccclv4 ,de l'effet de la di/ance des objets4 ,dans un objet la p>tie qui se tr\v]a plus pro*e du corps lum9eux1 d'o il pr5d son j\r1 en s]a plus =tem5t claire2 l'image des *oses dans l'loignem5t1 p]d autant de degrs de =ce qu'il y a de degrs d'loignem5t2 c'e/--dire1 qu' proportion que la *ose s]a vue de plus lo91 elle s]a d'autant mo9s s5sible l'oeil et mo9s connoissable au trav]s de l'air4 ,,*apitre ,,ccclvi4 ,de l'affoiblissem5t des c\leurs1 et de la dim9ution app>5te des corps4 ,il faut obs]v] que la te9te des c\leurs s'affoiblisse et se dcolore1 mesure que les corps que l'on pe9t dim9u5t p> l'loignem5t4 ,,*apitre ,,ccclvii4 ,des corps transp>5s qui sont entre l'oeil et son objet4 ,plus un corps transp>5t situ entre l'oeil et son objet1 e/ gr&1 et plus il occupe d'espace2 plus aussi la c\leur de l'objet s]a *ange et trans=me en une c\leur semblable celle du corps transp>5t4 ,qu& l'objet vi5t se r5contr] entre l'oeil et la lumire1 vis--vis de la ligne c5trale qui s't5d entre le c5tre de la lumire et de l'oeil1 alors cet objet se tr\ve entirem5t priv de lumire4 ,,*apitre ,,ccclviii4 ,des drap]ies qui c\vr5t les figures1 et de la manire de jet] les plis4 ,les drap]ies dont les figures sont habilles1 doiv5t tre tellem5t accommodes dans leurs plis1 aut\r des membres qu'elles c\vr5t1 qu'on ne voie po9t de plis avec des ombres =t obscures dans les p>ties de ces drap]ies qui sont claires du plus gr& j\r1 et que dans les lieux qui sont c\v]ts d'ombre1 il ne s'y r5contre po9t aussi de plis qui pr5n5t une lumire trop vive1 et que les cont\rs et la manire des plis suiv5t et reprs5t5t en quelques endroits la =me du membre qu'ils c\vr5t3 pr5ez bi5 g>de aussi de ne po9t faire de ces faux cont\rs trop rompus1 qui dtruis5t la =me du membre1 en pntrant dans le vif p> des ombres trop co*es et plus pr(ondes que ne peut tre la sup]ficie du corps qu'elles c\vr5t2 mais qu'en effet la drap]ie soit accommode et jete de telle sorte1 qu'elle ne p>oisse pas un habillem5t sans corps2 c'e/--dire1 un amas d't(fes1 ou des habits dp\ills et sans s\ti51 comme on le voit faire plusieurs ,pe9tres1 qui se plais5t tant entass] une gr&e quantit de plis1 qui emb>rass5t leurs figures1 sans p5s] l'usage p\r lequel ces t(fes ont t faites1 qui e/ d'habill] et de c\vrir avec grace les p>ties du corps sur lesquelles elles sont1 et non pas de l'en *>g] et de l'en accabl]1 comme si ce corps n'toit qu'un v5tre1 ou que t\s ses membres fuss5t autant de vessies enfles sur les p>ties qui ont du relief4 ,je ne veux pas dire nanmo9s que l'on doive nglig] de faire quelques beaux plis sur les drap]ies2 mais il faut qu'ils soi5t placs et accommods judicieusem5t aux endroits de la figure1 o les membres1 p> la position ou p> l'action qu'ils font entre eux1 ou p> l'attitude de t\t le corps1 ramass5t cette drap]ie2 et sur-t\t qu'on pr5ne g>de dans les hi/oires et dans les compositions de plusieurs figures1 d'y apport] de la v>it aux drap]ies1 comme si l'on fait en quelques-uns de gros plis la manire des draps de la9e =t pais1 qu'on en fasse aussi en quelques autres de plus s]rs et de plus m5us1 comme sont ceux d'une t(fe f9e de soie1 avec des cont\rs1 les uns plus droits et plus tran*s1 les autres plus d\x et plus t5dres4 ,,*apitre ,,ccclix4 ,de la nature et de la v>it des plis des drap]ies4 ,beauc\p de ,pe9tres se plais5t faire leurs drap]ies =t co*es1 avec des angles aigus1 et d'une manire crue et tran*e2 d'autres suiv5t une manire plus d\ce1 et leur donn5t des angles presque ins5sibles2 quelques-uns les font sans aucuns angles1 se cont5tant de donn] aux plis quelque peu de pr(ondeur4 ,,*apitre ,,ccclx4 ,comm5t on doit aju/] les plis des drap]ies4 ,la p>tie d'une drap]ie qui se tr\v]a plus loigne du lieu o elle e/ contra9te de faire des plis1 revi5dra t\j\rs son tat naturel4 ,t\te *ose desire naturellem5t de se cons]v] en son tre2 p> consqu5t une t(fe qui e/ d'une gale =ce et d'une gale paisseur au-devant et au rev]s1 t*e de demeur] plate2 c'e/ p\rquoi lorsqu'elle e/ contra9te p> quelque pli de quitt] sa =me plate1 on rem>que dans le lieu de sa plus gr&e contra9te1 qu'elle s'ef=ce cont9uellem5t de rev5ir en son tat naturel2 de sorte que dans la p>tie la plus loigne de cette contra9te1 elle se tr\ve plus appro*ante de son premi] tat2 c'e/--dire1 plus t5due et plus dplie4 ,soit1 p> exemple1 ,a ,b ,c le pli de la drap]ie1 et ,a ,b l'endroit de sa plus gr&e contra9te et le plus pli2 je v\s ai dit que la p>tie de l't(fe qui toit plus lo9 du lieu o elle e/ contra9te de se pli]1 ti5droit davantage de sa premire =me1 et revi5droit plus son tat naturel1 de sorte que ,c se tr\vant plus lo9 du pli1 il s]a plus l>ge et plus t5du qu'aucune autre p>tie4 ,illu/ration n #cb3 ,,*apitre ,,ccclx4 ,pag4 #cjf ,,*apitre ,,ccclxi4 ,comm5t on doit aju/] les plis des drap]ies4 ,une drap]ie ne doit po9t tre remplie d'une gr&e quantit de plis emb>rasss2 au contraire1 il en faut faire seulem5t aux lieux o elle e/ contra9te et ret5ue avec les ma9s ou avec les bras1 laissant tomb] le re/e simplem5t et naturellem5t3 il faut aussi les voir et les dess9] sur le naturel2 c'e/--dire1 si v\s v\lez reprs5t] une drap]ie de la9e1 dess9ez ses plis sur une t(fe semblable2 de mme si v\s v\lez qu'elle p>oisse de soie ou de quelque t(fe f9e1 ou bi5 d'un gros drap de bure p\r des villageois1 div]sifiez-les *acune p> la =me de ses plis1 et ne les dess9ez jamais1 comme font plusieurs1 sur des modles c\v]ts de papi] m\ill ou de peaux lgres1 p>ce que v\s p\rriez y tre =t tromp4 ,illu/ration n #cc3 ,,*apitre ,,ccclxii4 ,pag4 #cji ,,*apitre ,,ccclxii4 ,des plis des drap]ies des membres qui sont vus en racc\rci4 ,aux endroits o la figure se racc\rcit1 faites-y p>otre un plus gr& nombre de plis qu'aux endroits o elle n'e/ po9t racc\rcie1 ou bi5 faites qu'ils soi5t ent\rs de beauc\p de plis4 ,p> exemple1 soit ,e le lieu de la position de l'oeil4 ,la figure ,m ,n envoie le c5tre de *aque c]cle des plis successivem5t plus lo9 de la ligne de leur cont\r1 proportion qu'ils s'loign5t de l'oeil2 la figure ,n ,o montre les cont\rs des c]cles presque t\s droits1 p>ce qu'elle se r5contre directem5t vis--vis de l'oeil2 et ,p ,q les fait p>otre t\t au contraire de la premire figure ,n ,m4 ,,*apitre ,,ccclxiii4 ,de quelle sorte l'oeil voit les plis des drap]ies qui sont aut\r des membres du corps de l'homme4 ,les ombres qui se r5contr5t entre les plis des drap]ies qui sont aut\r des membres du corps de l'homme1 s]ont d'autant plus obscures1 qu'elles s]ont plus directem5t vis--vis de l'oeil1 avec les creux au fond desquels les ombres sont produites3 ce que j'ent5ds seulem5t qu& l'oeil e/ plac entre la p>tie claire de la figure1 et celle qui e/ dans l'ombre4 ,,*apitre ,,ccclxiv4 ,des plis des drap]ies4 ,les plis des habillem5s en quelque action de la figure qu'ils se r5contr5t1 doiv5t t\j\rs montr] p> la =me de leurs cont\rs l'attitude de la figure1 en sorte qu'ils ne laiss5t aucun d\te sur la vritable position du corps celui qui la considre1 et qu'il n'y ait po9t de pli qui1 p> son ombre1 fasse rompre aucun des membres2 c'e/--dire1 qui p>oisse plus co* dans sa pr(ondeur que n'e/ le vif ou la surface du membre qu'il c\vre2 et si v\s reprs5tez des figures habilles de plusieurs t(fes l'une sur l'autre1 qu'il ne semble po9t que la d]nire r5f]me en soi le simple squelette des figures2 mais qu'elles p>oiss5t encore bi5 g>nies de *air1 avec une paisseur conv5able la quantit de ces drap]ies4 ,les plis des drap]ies qui environn5t les membres1 doiv5t dim9u] de leur grosseur v]s l'extrmit de la p>tie qu'ils environn5t4 ,la longueur des plis qui sont plus s]rs aut\r des membres1 doit faire plusieurs replis sur le ct o le membre dim9ue p> son racc\rcissem5t1 et s't5dre de l'autre ct oppos4 ,illu/ration n #cd3 ,,*apitre ,,ccclxv4 ,pag4 #caa ,,*apitre ,,ccclxv4 ,de l'horizon qui p>ot dans l'eau4 ,p> la sixime proposition de notre ,trait de ,p]spective1 on v]ra p>otre l'horizon1 comme dans un miroir1 v]s le ct de l'eau qui se tr\v]a oppos l'horizon et l'oeil2 comme il p>ot en la figure suivante1 o l'horizon ,f e/ vu du ct ,b ,c1 t&is que le mme ct e/ encore vu de l'oeil2 de manire qu'un ,pe9tre ayant reprs5t] quelque t5due d'eau1 il doit se s\v5ir que la c\leur de cette eau ne sauroit avoir une autre te9te1 soit claire1 soit obscure1 que celle du lieu circonvois9 dans lequel elle e/1 et que cette c\leur doit tre encore mle des c\leurs des autres *oses qui sont d]rire lui4 ,,f94 ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,a4 ,,air4 ,c\leurs et qualits de l'air1 selon qu'il e/ plus prs ou plus lo9 de t]re1 pag4 #ef1 *4 lxix4 ,air qui p>ot sur la sup]ficie de l'eau1 pag4 #aae1 *4 cxxxv4 ,d'o vi5t l'air sa c\leur d'azur1 pag4 #abe1 *4 clj1 pag4 #bhh et #bhi1 *4 cccxl4 ,anatomie4 ,un ,pe9tre1 p\r dess9] correctem5t1 doit savoir l'anatomie1 pag4 #cj1 *4 xliij4 ,qu'il faut tudi] l'anatomie1 et comm5t1 pag4 #db1 *4 lvij4 ,attitude4 ,moy5 p\r donn] aux figures une attitude conv5able1 pag4 #dc1 *4 lviij4 ,attitude des enfans1 pag4 #dd1 *4 lxj4 ,des vieill>ds1 pag4 #de1 *4 lxij4 ,des vieilles1 ibid4 *4 lxiij4 ,des femmes1 ibid4 *4 lxiv4 ,l'attitude doit tre conv5able au sujet1 pag4 #agi1 *4 ccxvj4 ,diffr5ces d'attitude1 ibid4 *4 ccxvij4 ,moy5 de connotre les attitudes conv5ables *aque sujet1 pag4 #ahj1 *4 ccxviij et suiv4 ,attitude qu'il faut donn] aux figures en diffr5tes occasions1 pag4 #aig et #aih1 *4 ccxlij4 ,attitude d'une figure qui montre quelque *ose1 pag4 #aih1 *4 ccxliij4 ,des enfans1 des vieill>ds1 pag4 #bji1 *4 cclviij4 ,des femmes1 des jeunes g5s1 ibid4 *4 cclix4 ,de ceux qui saut5t1 pag4 #bbj1 *4 cclx4 ,de ceux qui jett5t quelque *ose avec imptuosit1 pag4 #baa1 *4 cclxj4 ,de ceux qui arra*5t quelque *ose1 ou qui la fi*5t en t]re1 pag4 #bab1 *4 cclxij4 ,d'un homme en colre1 pag4 #bjg1 *4 cclv4 ,d'un dsespr1 ibid4 *4 cclvj4 ,azur4 ,d'o vi5t l'air la c\leur d'azur1 pag4 #abe1 *4 clj4 ,b4 ,,bataille4 ,comm5t on doit reprs5t] une bataille1 pag4 #ej1 *4 lxvij4 ,beaut4 ,ce qui contribue en donn] aux visages1 du ct du dess9 et du ct du clair-obscur1 pag4 #afc1 *4 cxcj4 ,bi5sance4 ,de l'obs]vation des bi5sances1 pag4 #bjc1 *4 cclj4 ,blanc4 ,n'e/ po9t mis au nombre des c\leurs1 pag4 #abh1 *4 clv4 ,la c\leur de son ombre qu& il e/ la campagne1 ibid4 ,bonne-grace4 ,d'o vi5t la bonne-grace des figures1 pag4 #agd1 *4 ccx4 ,c4 ,,campagne4 ,voyez ,paysage4 ,c>actre4 ,c>actre des enfans1 des vieill>ds1 des vieilles1 des femmes1 pag4 #de et suiv4 *4 lxj et suiv4 ,c>nation4 ,quelle lumire on doit pr5dre p\r pe9dre les c>nations1 pag4 #bf1 *4 xxxvj4 ,c>nation des visages1 leur c\leur1 pag4 #aji1 *4 cxxvj4 ,*amp4 ,quel *amp convi5t *aque ombre et *aque lumire1 pag4 #aaf1 *4 cxxxvij4 ,ce qu'il faut faire qu& le *amp e/ de mme c\leur que le corps auquel il s]t de *amp1 pag4 #aag1 *4 cxxxviij4 ,effet des c\leurs qui s]v5t de *amp au blanc1 pag4 #aag et suiv4 *4 cxxxix4 ,du *amp des figures1 pag4 #aah1 *4 cxl1 pag4 #bcd1 *4 cclxxxviij4 ,du *amp conv5able *aque *ose1 pag4 #aai1 *4 cxlj4 ,de la c\leur du *amp de quelque figure que ce soit1 pag4 #abg1 *4 cliv4 ,quelle doit tre la c\leur du *amp p\r donn] du relief aux figures1 pag4 #acb et suiv4 *4 clix et clx4 ,du rapport du *amp avec les figures1 pag4 #bdi1 *4 ccciv1 pag4 #bhc1 *4 cccxxxiv4 ,clair-obscur4 ,des j\rs et des ombres qu'il faut donn] aux figures qu'on dess9e d'aprs les bosses et les figures de relief1 pag4 #ai et suiv4 *4 xxviij1 pag4 #ba1 *4 xxix4 ,donn] de la grace une tte p> le moy5 des ombres et des lumires conv5ables1 pag4 #be1 *4 xxxv4 ,si le clair-obscur l'emporte sur le dess91 pag4 #db1 *4 lvj4 ,des degrs de te9tes dans la ,pe9ture1 pag4 #aba et suiv4 *4 cxliv4 ,des j\rs et des ombres qu'il faut donn] aux figures1 pag4 #bbe1 *4 cclxxix1 pag4 #bcj1 *4 cclxxxiv1 pag4 #bdh1 *4 ccciij4 ,des lumires gr&es ou petites1 et des ombres1 pag4 #bcd1 *4 cclxxxix1 pag4 #bdf1 *4 cccij4 ,coloris1 c\leur4 ,que l'assortim5t des c\leurs doit s]vir dta*] les figures1 et les faire p>otre loignes les unes des autres1 pag4 #fj1 *4 lxxiij4 ,des c\leurs rfl*ies1 de leur =ce et de leur foiblesse1 pag4 #gc1 *4 lxxxvij4 ,de l'assortim5t des c\leurs p\r leur donn] de la grace1 pag4 #hd1 *4 xcix4 ,comm5t on peut r5dre les c\leurs belles et vives1 pag4 #he1 *4 c4 ,de la c\leur des ombres des c\leurs1 pag4 #hf1 *4 cj4 ,de la v>it des c\leurs1 qui vi5t de ce qu'elles sont plus loignes ou plus pro*es1 ibid4 *4 cij4 ,a quelle di/ance les c\leurs disp>oiss5t entirem5t1 pag4 #hg1 *4 ciij4 ,quelle e/ la c\leur de l'ombre du blanc1 pag4 #hh1 *4 civ4 ,quelle c\leur produit l'ombre la plus obscure1 ibid4 *4 cv4 ,en quelle occasion la qualit de l'air et la di/ance n'apport5t po9t de *angem5t aux c\leurs1 pag4 #hi et suiv4 *4 cvj1 et pag4 #ie1 *4 cviij4 ,de la p]spective des c\leurs1 pag4 #ic1 *4 cvij4 ,des c\leurs qui se p]d5t tant dans l'ombre1 pag4 #if1 *4 cix4 ,p\rquoi on ne di/+ue po9t la c\leur des *oses qui sont dans un lieu qui p>ot n'tre po9t clair1 quoiqu'il le soit1 pag4 #ig1 *4 cx4 ,ce qui e/ ncessaire p\r que la vritable c\leur des *oses p>oisse1 pag4 #ih1 *4 cxj4 ,du *angem5t que cause aux c\leurs le *amp sur lequel elles sont1 pag4 #ii1 *4 cxij4 ,du *angem5t des c\leurs transp>5tes c\*es sur d'autres c\leurs1 pages #ii et suivantes1 *ap4 cxiij4 ,du mlange des c\leurs1 ibid4 ,du degr de te9te o *aque c\leur p>ot davantage1 pag4 #ajj1 *4 cxiv4 ,que les c\leurs qui n'ont po9t de lu/re sont plus belles dans les p>ties claires que dans les p>ties sombres1 pag4 #aja1 *4 cxv4 ,de l'app>5ce des c\leurs1 pag4 #ajb1 *4 cxvj4 ,quelle p>tie de la c\leur doit tre plus belle1 ibid4 *4 cxvij4 ,ce qu'il y a de plus beau dans une c\leur doit tre plac dans les j\rs1 pag4 #ajc1 *4 cxviij4 ,du mlange des c\leurs1 leur nombre1 pag4 #aje et suiv4 *4 cxxj4 ,de la c\leur de la surface des corps opaques1 pag4 #ajg1 *4 cxxij4 ,quel fond e/ plus propre recevoir les c\leurs1 ibid4 *4 cxxiij4 ,quelle p>tie d'un corps p>ticipe davantage la c\leur de son objet1 pag4 #ajh1 *4 cxxiv4 ,en quel endroit un corps p>otra d'une plus belle c\leur1 pag4 #aji1 *4 cxxv4 ,du *angem5t que cause dans les c\leurs leur loignem5t de l'oeil1 pag4 #aaj1 *4 cxxviij4 ,quel corps fait mo9s p>otre sa vritable c\leur1 pag4 #aab1 *4 cxxxj4 ,quel corps la fait mieux p>otre1 ibid4 *4 cxxxij4 ,de l'affoiblissem5t des c\leurs caus p> l'loignem5t1 pag4 #aac1 *4 cxxxiv4 ,caus p> un corps qui e/ entre elles et l'oeil1 pag4 #aaf1 *4 cxxxvj4 ,des c\leurs des *oses qui sont loignes de l'oeil1 pag4 #abj1 *4 cxliij4 ,des degrs de te9tes dans la ,pe9ture1 pag4 #aba1 *4 cxliv4 ,effets des c\leurs diffr5tes opposes les unes aux autres1 pag4 #abc1 *4 cxlvj4 ,c\leur des ombres1 ibid4 *4 cxlvij4 ,affoiblissem5t des c\leurs dans les lieux obscurs1 pag4 #abd1 *4 cxlviij4 ,p]spective des c\leurs1 ibid4 *4 cxlix4 ,ce qui r5d les c\leurs plus belles1 pag4 #abe1 *4 cl4 ,rapport et con=mit de c]ta9es c\leurs1 p4 #abf1 *4 clij4 ,des c\leurs qui sont dans l'ombre1 pag4 #abf et suiv *4 cliij4 ,quelle c\leur le feu et la lumire du mat9 et du soir donn5t aux objets1 pag4 #abi1 *4 clvj4 ,c\leur des lumires incid5tes et des lumires rfl*ies1 pag4 #acj1 *4 clvij4 ,des c\leurs qui rsult5t du mlange des autres c\leurs1 pag4 #acd1 *4 clxj4 ,div]ses rem>ques sur les c\leurs1 pag4 #ace et suiv4 *4 clxij1 pag4 #bec1 *4 cccviij1 pag4 #bed1 *4 cccix4 ,de la c\leur des montagnes1 pag4 #ach1 *4 clxiij4 ,pratique de la p]spective des c\leurs1 pag4 #aci1 *4 clxiv4 ,c\leur que les rayons du soleil donn5t aux objets1 pag4 #bef1 *4 cccx4 ,des objets qu'on voit de lo91 et au trav]s d'un air pais1 pag4 #beg et suiv4 *4 cccxij et suiv4 ,de la c\leur bleue que les ombres des corps produis5t sur la f9 du j\r sur un corps blanc1 pag4 #bgj1 *4 cccxxviij4 ,div]ses rem>ques sur les c\leurs1 pag4 #bgc et suiv4 *4 cccxxxij1 pag4 #bhh1 *4 cccxl4 ,manire d'appliqu] les c\leurs sur la toile1 pag4 #cjj1 *4 cccliij4 ,effet des corps transp>5s qui sont entre l'oeil et son objet1 p> rapport aux c\leurs1 p4 #cjc1 *4 ccclvij4 ,composition4 ,il faut1 dans la composition d'un tableau1 mettre de la v>it dans les figures1 et en quoi1 pag4 #gh1 *4 xciv et pag4 #hb1 *4 xcvij4 ,il faut1 dans la composition d'un tableau1 obs]v] les c\tumes et les bi5sances1 pag4 #bjc1 #bjd1 #bje1 *4 cclj et suiv4 ,composition d'un tableau o l'on reprs5te une p]sonne qui p>le plusieurs autres1 pag4 #bje1 *4 ccliv4 ,d'une bataille1 pag4 #ej et suiv4 *4 lxvij4 ,d'une tempte1 pag4 #dg1 *4 lxvj4 ,d'une nuit1 pag4 #df1 *4 lxv4 ,d'un animal *imrique1 pag4 #bca1 *4 cclxxxvj4 ,cont\r4 ,qu'il faut vit] la duret des cont\rs1 p4 #ce1 *4 lj4 ,l'loignem5t fait p]dre les cont\rs1 pag4 #bcf1 *4 ccxcj4 ,cont\rs des corps qui sont sur d'autres corps1 pag4 #bcg1 *4 ccxciv4 ,cont\r des corps du ct du j\r1 pag4 #bhf1 *4 cccxxxvij4 ,des cont\rs plus ou mo9s s5sibles1 pag4 #bhf et suiv4 *4 cccxxxviij et suiv4 ,contra/e4 ,il faut du contra/e dans une composition d'hi/oire1 dans les airs de tte1 les traits du visage1 la situation des membres1 c4 pag4 #hc1 *4 xcviij1 pag4 #aed1 *4 clxxxiij4 ,il en faut dans la situation des membres1 mme d'une seule figure1 pag4 #bad1 *4 cclxv4 ,d4 ,d,,fauts4 ,mo9s rem>quables dans les petites *oses que dans les gr&es1 pag4 #cf1 *4 lij4 ,dess94 ,manire d'appr5dre dess9]1 pag4 #i1 *4 xij4 ,en dess9ant il faut s'acc\tum] f9ir ce qu'on fait1 pag4 #ac1 *4 xviij4 ,qu& on dess9e d'aprs le naturel1 quelle di/ance il faut tre de l'objet qu'on dess9e1 pag4 #ag1 *4 xxv4 ,de quel ct il faut pr5dre le j\r1 et quelle hauteur il faut pr5dre son po9t de lumire p\r dess9] d'aprs le naturel1 pag4 #ah1 *4 xxvij1 pag4 #bc1 *4 xxxj4 ,comm5t il faut dess9] le nu1 pag4 #bb1 *4 xxx4 ,manire de dess9] un paysage1 ou de faire un plan de quelque campagne1 pag #bc1 *4 xxxij4 ,comm5t il faut dess9] la lumire de la *&elle1 pag4 #bd1 *4 xxxiv4 ,comm5t on doit dess9] les figures qui doiv5t entr] dans la composition d'un tableau1 pag4 #bf1 *4 xxxvij4 ,moy5 p\r dess9] avec ju/esse d'aprs le naturel1 pag4 #bg1 *4 xxxviij4 ,division d'une figure en diffr5tes p>ties p\r la bi5 dess9]1 ibid4 *4 xxxix4 ,comm5t un ,pe9tre doit se plac] l'g>d du j\r qui claire son modle1 pag4 #bh1 *4 xl4 ,d'o vi5t qu'on se trompe dans le jugem5t qu'on fait de la beaut des p>ties du corps et de la ju/esse des proportions1 pag4 #bi1 *4 xlij4 ,p\r dess9] correctem5t1 il e/ ncessaire de savoir l'anatomie1 pag4 #cj1 *4 xliij4 ,division du dess91 pag4 #cc1 *4 xlviij4 ,proportion1 attitude1 expression des figures1 ibid4 *4 xlix1 pag4 #cd1 *4 l4 ,si le dess9 l'emporte sur le clair-obscur1 p4 #db1 *4 lvj4 ,manire de dess9] d'aprs la bosse1 pag4 #aaj1 *4 cxxvij4 ,m\vem5s et proportions des membres de l'homme1 pag4 #adb1 *4 clxvj4 ,*angem5s que l'ge cause dans les proportions des membres1 ibid4 *4 clxvij4 ,diffr5ce des jo9tures des membres des enfans et de ceux des hommes1 pag4 #adc1 *4 clxviij4 ,diffr5ce des proportions des membres des enfans et de ceux des hommes1 pag4 #add1 *4 clxix4 ,jo9tures des doigts1 pag4 #ade1 *4 clxx4 ,des paules1 ibid4 *4 clxxj4 ,des ma9s1 pag4 #adi1 *4 clxxvj4 ,des pi$s1 pag4 #aej1 *4 clxxvij4 ,des membres1 pag4 #aef1 *4 clxxxiv4 ,m\vem5t des paules1 pag4 #adf1 *4 clxxij4 ,mesures des corps1 pag4 #adf1 *4 clxxiij1 pag4 #adg1 *4 clxxiv4 ,plis des membres1 ibid4 ,leur effet1 pag4 #aej1 *4 clxxviij et clxxix1 pag4 #agj1 *4 cciv1 pag4 #aga1 *4 ccv4 ,proportion des membres1 pag4 #adh1 *4 clxxv1 pag4 #aeg1 *4 clxxxv4 ,diffr5s m\vem5s de l'homme1 pag4 #aea et suiv4 *4 clxxx et suiv4 ,nez2 ses diffr5tes =mes ou figures1 pag4 #aei et suiv4 *4 clxxxviij et suiv4 ,muscles1 comm5t ils doiv5t tre m>qus1 pag4 #afc1 *4 cxcj1 pag4 #afe1 *4 cxciv4 ,hauteur des paules dans les diffr5tes actions de l'homme1 pag4 #aff1 *4 cxcvj4 ,a quoi il faut pr5dre g>de en dess9ant les figures1 pag4 #agh1 *4 ccxiij4 ,effet des plis des membres1 pag4 #aic1 *4 ccxxxvj4 ,plis qui se font aux jo9tures1 pag4 #aie1 *4 ccxxxviij4 ,proportion des membres1 pag4 #bjb1 *4 ccl4 ,disposition la ,pe9ture diffr5te de l'incl9ation1 pag4 #d1 *4 iv4 ,drap]ies4 ,des drap]ies1 de leurs plis1 c4 pag4 #cjd et suiv4 *4 ccclviij et suiv4 ,e4 ,,eloignem5t4 ,effet de l'loignem5t p> rapport au dess9 et p> rapport au coloris1 pag4 #bcf1 *4 ccxcij et suiv4 pag4 #bea1 *4 cccvj1 pag4 #beb1 *4 cccvij1 pag4 #bfj et suiv4 *4 cccxvj et suiv4 pag4 #bhb1 *4 cccxxxiij1 pag4 #cjc1 *4 ccclv et suiv4 ,enfant4 ,c>actre et attitude des enfans1 pag4 #dd1 *4 lxj4 quilibre4 ,comm5t en retirant le bras t5du on *ange l'quilibre du corps1 pag4 #afg1 *4 cxcviij4 ,c5tre de gravit dans les m\vem5s l5ts1 pag4 #afh1 *4 cxcix4 quilibre dans un homme qui porte un f>deau sur ses paules1 pag4 ibid4 *4 cc4 ,dans un homme qui se ti5t sur ses pi$s1 pag4 #afi1 *4 ccj1 pag4 #agh1 *4 ccxiv1 pag4 #bae1 *4 cclxvj4 ,dans un homme qui m>*e1 pag4 #agj1 *4 ccij4 ,dans un animal arrt sur ses jambes1 ibid4 *4 cciij4 ,dans l'homme considr en diffr5tes attitudes1 pag4 #aga1 *4 ccvj1 et pag4 #agc1 *4 ccix4 ,dans un homme qui veut lev] un poids1 ou le remu]1 pag4 #agi1 *4 ccxv4 ,dans un homme qui e/ en repos1 pag4 #bab1 *4 cclxiij4 ,dans un homme qui e/ deb\t1 pag4 #bac1 *4 cclxiv4 ,dans un homme qui m>*e contre le v5t1 pag4 #bch1 *4 ccxcv4 quilibre des figures1 pag4 #big1 *4 cccl4 ,esquisse4 ,comm5t il faut faire les esquisses des compositions d'hi/oires et des figures1 pag4 #i1 *4 xiij4 tude4 ,ordre qu'un jeune ,pe9tre doit g>d] dans ses tudes1 pag4 #a1 *4 j4 ,a quoi il doit s'appliqu] pr9cipalem5t dans ses tudes1 pag4 #b1 *4 ij4 ,comm5t il doit se comport] dans ses tudes1 pag4 #d1 *4 v4 ,manire de faire des tudes1 pag4 #e1 *4 vij4 ,moy5 p\r r5dre les tudes plus utiles1 pag4 #ab4 *4 xvij4 ,dans les tudes il faut appr5dre f9ir ses ouvrages1 devant que de pr5dre une manire prompte et h>die1 pag4 #ac1 *4 xviij4 ,qu'il faut voir le naturel1 et ne pas se fi] aux ides qu'on s'e/ =m des *oses1 pag4 #ad1 *4 xx4 ,qu'il faut tudi] l',anatomie1 et comm5t1 pag4 #db1 *4 lvij4 ,comm5t il faut tudi] les m\vem5s du corps huma91 pag4 #gi1 *4 xcv4 ,comm5t il faut tudi] la composition des hi/oires1 pag4 #ha1 *4 xcvj4 ,il faut tudi] la nature1 pag4 #bai1 *4 cclxxij4 ,expression4 ,moy5 de donn] aux figures une expression conv5able1 pag4 #dc1 *4 lviij4 ,elle consi/e dans le m\vem5t des p>ties du visage1 et des autres membres1 pag4 #aeh1 *4 clxxxvij4 ,ce qu'il y faut obs]v]1 ibid4 ,les m\vem5s des figures doiv5t exprim] leurs s5tim5s1 pag4 #afd1 *4 cxciij4 ,expressions doiv5t tre v>ies selon la diffr5ce des *oses que font les figures1 pag4 #aii1 *4 ccxliv4 ,et selon les s5tim5s diffr5s de l'ame1 pag4 ibid4 *4 ccxlv4 ,effet des s5tim5s de l'ame sur le corps1 pag4 #bjj1 *4 ccxlvj4 et suiv4 ,expression du rire1 de la joie1 de la tri/esse1 pag4 #bjh1 *4 cclvij4 ,f4 ,,fautes4 ,il faut corrig] les fautes qu'on rem>que dans ses ouvrages1 pag4 #aj1 *4 xiv4 ,femme4 ,c>actre et attitude des femmes1 pag4 #de1 *4 lxiv4 ,feu4 ,quelle c\leur le feu donne aux objets qu'il claire1 pag4 #abi1 *4 clvj4 ,figure4 ,de la position des figures1 pag4 #gd1 *4 lxxxix4 ,f9ir4 ,quelles *oses doiv5t tre plus f9ies1 et quelles *oses doiv5t l'tre mo9s1 pag4 #fj1 *4 lxxij1 et pag4 #bbh1 *4 cclxxxij4 ,fond4 ,voyez ,*amp4 ,fume4 ,rem>ques sur la fume1 pag4 #bga1 *4 cccxxix1 pag4 #bgb1 *4 cccxxxj4 ,g4 ,,gr&eur4 ,comm5t on peut reprs5t] la ju/e gr&eur des objets1 pag4 #eh1 *4 lxxj4 ,gr\pe4 ,comm5t on peut appr5dre agr\p] les figures1 pag4 #ge1 *4 xc4 ,h4 ,,horizon4 ,de l'horizon qui p>ot dans l'eau1 pag4 #caa1 *4 ccclxv4 ,i4 ,,imitation4 ,un ,pe9tre ne doit pas imit] s]vilem5t un autre ,pe9tre1 pag4 #ag1 *4 xxiv4 ,il doit imit] la nature1 ibid4 ,incl9ation4 ,incl9ation p\r la ,pe9ture1 diffr5te de la disposition1 comm5t elle se connot1 pag4 #d1 *4 iv4 ,inv5tion4 ,moy5 d'inv5t] aism5t plusieurs *oses1 pag4 #aa1 *4 xvj4 ,j\r4 ,voyez ,clair-obscur4 ,que le j\r qu'on donne un tableau e/ s\v5t diffr5t de celui auquel on a dess9 les figures qu'on y fait entr]2 ce qu'il y a obs]v] sur cela1 pag4 #cb1 *4 xlvj4 ,comm5t on doit pr5dre le j\r en face1 ou de ct1 lequel donne plus de grace1 pag4 #fa1 *4 lxxiv4 ,quel j\r il faut pr5dre en peignant1 pag4 #bch1 *4 ccxcvj4 ,quel j\r donne plus de grace aux figures1 pag4 #bic1 *4 cccxliij4 ,jugem5t4 ,jugem5t qu'on doit port] de ses ouvrages1 pag4 #ad1 *4 xx4 ,un ,pe9tre doit savoir les jugem5s qu'on fait de ses ouvrages1 ibid4 *4 xix4 ,l4 ,,lo9ta94 ,comm5t on doit pe9dre un lo9ta91 pag4 #ee1 *4 lxviij4 ,lumire4 ,voyez ,j\r et ,clair-obscur4 ,quelle lumire e/ avantageuse p\r faire p>otre les objets1 pag4 #bh1 *4 xlj4 ,division de la lumire1 pag4 #fb et suiv4 *4 lxxvj4 ,quelle lumire il faut donn] aux paysages1 pag4 #aac1 *4 cxxxiij4 ,lumire incid5te et lumire rfl*ie1 leur c\leur1 pag4 #acj1 *4 clvij4 ,c\leur des ombres1 pag4 #aca1 *4 clviij4 ,m4 ,,m]4 ,c\leurs de l'eau de la m]1 selon les div]s endroits d'o elle e/ vue1 pag4 #abb1 *4 cxlv4 ,m?ode4 ,m?ode qu'il faut donn] ceux qui veul5t appr5dre pe9dre1 pag4 #b1 *4 iij4 ,modle4 ,du *oix qu'un ,pe9tre doit faire d'un modle1 pag4 #ca1 *4 xlv4 ,montagne4 ,comm5t on doit reprs5t] les montagnes1 pag4 #ee et #ef1 *4 lxviij4 ,de la c\leur des montagnes1 pag4 #ach1 *4 clxiij4 ,m\vem5t4 ,m\vem5t1 c\rse de l'homme et des animaux1 pag4 #afe1 *4 cxcv1 pag4 #bdb1 *4 ccxcix4 ,div]s m\vem5s de l'homme1 pag4 #agb1 *4 ccvij4 ,le m\vem5t e/ produit p> la p]te de l'quilibre1 pag4 #agc1 *4 ccviij4 ,lib]t des membres1 leur facilit se m\voir1 pag4 #age1 *4 ccxj4 ,m\vem5t de l'homme lorsqu'il t\rne la tte en arrire1 pag4 #ahi1 *4 ccxxxj4 ,lorsqu'il appro*e les bras l'un de l'autre p> d]rire1 pag4 ibid4 *4 ccxxxij4 ,lorsqu'il se prp>e frapp] de t\te sa =ce1 pag4 #aij1 *4 ccxxxiij4 ,si l'on peut t\rn] la jambe sans t\rn] la cuisse1 pag4 #aid1 *4 ccxxxvij4 ,m\vem5t simple de l'homme1 pag4 #aif1 *4 ccxxxix4 ,m\vem5t compos1 ibid4 *4 ccxl4 ,m\vem5s2 ils doiv5t tre conv5ables l'action qu'on reprs5te1 pag4 #aig1 *4 ccxlj4 ,m\vem5s des animaux1 pag4 #bjb1 *4 ccxlix1 pag4 #baf1 *4 cclxvij et suiv4 ,effet du m\vem5t dans l'homme1 pag4 #bag1 *4 cclxix4 ,m\vem5t d'un homme qui saute1 pag4 ibid4 *4 cclxx4 ,muscle4 ,dans quelles figures les muscles ne doiv5t pas tre trop m>qus1 pag4 #ahb1 *4 ccxx4 ,des muscles gros et c\rts1 ibid4 *4 ccxxj4 ,des muscles de ceux qui sont gras1 pag4 #ahc1 *4 ccxxiij4 ,des muscles qui disp>oiss5t en diffr5s m\vem5s1 ibid4 ,dans quelles figures les muscles doiv5t tre peu m>qus1 pag4 #ahd1 *4 ccxxiv1 pag4 #ahe1 *4 ccxxvj4 ,ce que m>qu5t des muscles qui p>oiss5t beauc\p1 pag4 #ahe1 *4 ccxxv4 ,ext5sion et racc\rcissem5t des muscles1 p4 #ahf1 *4 ccxxvij4 ,n4 ,,nuit4 ,comm5t on doit reprs5t] une nuit1 pag4 #df et suiv4 *4 lxv4 ,o4 ,,ombre4 ,voyez ,clair-obscur4 ,rem>que sur les diffr5tes ombres qu'on objet a en mme temps1 pag4 #ah1 *4 xxvj4 ,quelquefois les ombres ne doiv5t pas tre trop exactem5t t]m9es1 pag4 #dd1 *4 lx4 ,c\leur des ombres1 pag4 #aca1 *4 clviij4 ,ombre des ponts1 m>qus sur l'eau1 pag4 #bif1 *4 cccxlviij4 ,p4 ,,paysage4 ,manire de dess9] un paysage1 pag4 #bc1 *4 xxxij1 pag4 #bd1 *4 xxxiij4 ,quelle lumire il faut donn] aux paysages1 pag4 #aac1 *4 cxxxiij4 ,dans un paysage les objets loigns ne doiv5t pas avoir une te9te plus obscure1 pag4 #abj1 *4 cxlij4 ,des arbres et des h]bes qu'on reprs5te dans un paysage1 pag4 #bca1 *4 cclxxxv4 ,qu'il y faut obs]v] *aque pays1 pag4 #bic1 *4 cccxliv4 ,et *aque saison1 pag4 #bid1 *4 cccxlv4 ,pe9tre1 ,pe9ture4 ,division gnrale de la ,pe9ture1 pag4 #cc1 *4 xlvij4 ,des jugem5s qu'un ,pe9tre fait de ses ouvrages et de ceux des autres1 pag4 #bai et suiv4 *4 cclxxiij et suiv4 ,usage d'un miroir en peignant1 pag4 #bba et suiv4 *4 cclxxv4 ,quelle pe9ture e/ la plus p>faite1 pag4 #bbc1 *4 cclxxvj4 ,quel doit tre le desse9 d'un ,pe9tre et son int5tion1 pag4 #bbd1 *4 cclxxvij4 ,s'il e/ plus important dans la ,pe9ture de dess9] correctem5t ou d'ent5dre le clair-obscur1 ibid4 *4 cclxxviij4 ,en quel lieu il faut tre plac p\r bi5 voir un ouvrage de ,pe9ture1 pag4 #bbg1 *4 cclxxx4 ,comm5t on doit jug] des ouvrages de ,pe9ture1 pag4 #bhd1 *4 cccxxxv4 ,p]spective4 ,qu& il la faut appr5dre1 pag4 #a1 *4 j4 ,de la p]spective ari5ne ou des c\leurs1 pag4 #ic1 *4 cvij1 pag4 #aac1 *4 cxxxiv1 pag4 #adj et suiv4 *4 clxv4 ,pratique de la p]spective des c\leurs1 pag4 #aci1 *4 clxiv4 ,faire p>otre une figure plus gr&e qu'elle n'e/ en effet1 pag4 #bdd et suiv4 *4 ccc et suiv4 ,obs]vations sur la p]spective1 pag4 #bec1 *4 cccviij1 pag4 #bed1 *4 cccix4 ,de la p]spective l9ale1 pag4 #bfd1 *4 cccxxij4 ,p>ties de la p]spective p> rapport la ,pe9ture1 pag4 #bhh et suiv4 *4 cccxl4 ,usage de la p]spective1 pag4 #big1 *4 cccxlix1 pag4 #cjb1 *4 cccliv4 ,pluie4 ,effets de la pluie p> rapport au coloris1 p4 #bie1 *4 cccxlvij4 ,po9t de vue4 ,qu'il ne faut po9t pe9dre sur une mme faade div]s tableaux qui ai5t diffr5s po9ts de vue1 pag4 #ci1 *4 liv4 ,un tableau n'a qu'un po9t de vue1 pag4 #dc1 *4 lix4 ,a quelle hauteur doit tre le po9t de vue1 pag4 #bbh1 *4 cclxxxj4 ,portraits4 ,quelle lumire on doit pr5dre p\r pe9dre les portraits1 pag4 #bf1 *4 xxxvj4 ,obs]vation p\r faire les portraits1 pag4 #aei1 *4 clxxxviij4 ,moy5 de les faire1 quoiqu'on n'ait vu qu'une fois la p]sonne qu'on veut portraire1 p4 #afa1 *4 clxxxix4 ,moy5 de cons]v] l'ide des traits d'un visage1 pag4 #afb1 *4 cxc4 ,p\ssire4 ,rem>que sur la p\ssire qui s'lve1 pag4 #bgb1 *4 cccxxx4 ,pratique4 ,la pratique doit suivre l'tude de la ?orie1 pag4 #af1 *4 xxiij4 ,progrs4 ,comm5t on connot le progrs qu'on fait dans la ,pe9ture1 pag4 #h1 *4 xj4 ,proportion4 ,voyez ,dess94 ,v>it des figures qui vi5t de la diffr5ce des proportions1 pag4 #ae1 *4 xxj4 ,quelle proportion il faut donn] la hauteur de la premire figure d'un tableau d'hi/oire1 pag4 #gf1 *4 xcj4 ,il faut t\j\rs obs]v] et g>d] les proportions1 pag4 #bce1 *4 ccxc4 ,r4 ,,racc\rcir4 ,en quelle occasion on peut faire des figures racc\rcies1 et qu& on ne le peut pas1 pag4 #gh1 *4 xciij4 ,reflet4 ,des reflets de lumire1 pag4 #fb1 *4 lxxv4 ,en quel endroit il ne peut y avoir de reflets1 ibid4 *4 lxxvj4 ,de la c\leur des reflets1 pag4 #fc1 *4 lxxvij4 ,de la cl>t ou de l'clat des reflets1 pag4 #fd1 *ap4 lxxviij4 ,en quel endroit ils p>oiss5t davantage1 en quel endroit ils p>oiss5t mo9s1 pag4 #fe1 *4 lxxix4 ,quelle p>tie d'un reflet doit tre plus claire1 ibid4 *4 lxxx4 ,des reflets du coloris de la c>nation1 pag4 #fg1 *4 lxxxj4 ,en quels endroits les reflets sont plus s5sibles1 pag4 #fh1 *4 lxxxij4 ,des reflets d\bles et triples1 ibid4 *4 lxxxiij4 ,que la c\leur d'un reflet n'e/ pas simple1 mais mle de deux ou de plusieurs c\leurs1 pag4 #gj1 *4 lxxxiv4 ,que les reflets sont r>em5t de la c\leur du corps d'o ils p>t5t1 ou de la c\leur du corps o ils sont ports1 pag4 #ga1 *4 lxxxv4 ,des c\leurs des reflets1 de la vivacit et de la foiblesse de ces c\leurs1 pag4 #gb1 *4 lxxxvj4 ,des t]mes des reflets1 pag4 #gd1 *4 lxxxviij4 ,relief4 ,les *oses pe9tes n'ont jamais le mme relief que les *oses naturelles1 et p\rquoi1 pag4 #cg1 *4 liij4 ,quelle lumire peut donn] un plus gr& relief aux figures1 pag4 #da1 *4 lv4 ,moy5 p\r donn] un gr& relief aux figures1 pag4 #eg1 *4 lxx1 et pag4 #bic1 *4 cccxliij4 ,quelle figure dans un tableau d'hi/oire doit avoir plus de relief1 pag4 #gg1 *4 xcij4 ,comm5t on peut donn] du relief aux visages1 pag4 #bcb et suiv4 *4 cclxxxvij1 pag4 #bcd1 *4 cclxxxviij4 ,relief des figures loignes de l'oeil1 pag4 #bhe1 *4 cccxxxvj4 ,diffr5ce entre le relief des figures pe9tes1 et le relief des figures naturelles1 pag4 #bij1 *4 cccxlj4 ,rptition4 ,il ne faut pas dans un mme tableau rpt] les mmes *oses1 les mmes attitudes1 les mmes plis de drap]ies1 c4 pag4 #cj1 *4 xliv1 pag4 #aed1 *4 clxxxiij1 pag4 #agg1 *4 ccxij4 ,s4 ,,/atue4 ,pratique p\r bau*] une /atue1 p4 #bih1 *4 ccclj4 ,t4 ,,te9te4 ,voyez ,coloris4 ,tempte4 ,comm5t on doit reprs5t] une tempte1 pag4 #dg et suiv4 *4 lxvj4 ,?orie4 ,il faut tudi] la ,?orie devant que de s'adonn] une pratique prompte et lgre1 pag4 #af1 *4 xxiij4 ,v4 ,,v5t4 ,comm5t il faut reprs5t] les effets du v5t1 pag4 #bie1 *4 cccxlvj4 ,v]t-de-gris4 ,du v]t-de-gris1 pag4 #ajc1 *4 cxix4 ,moy5 de le r5dre plus beau1 pag4 #ajd1 *4 cxx4 ,v]d4 ,de la v]dure de la campagne1 pag4 #aaa1 *4 cxxix4 ,quel v]d tire plus sur le bleu1 pag4 ibid4 *4 cxxx4 ,vieilles g5s4 ,c>actre et attitude des vieill>ds et des vieilles1 pag4 #de1 *4 lxij et lxiij4 ,u4 ,,univ]sel4 ,un ,pe9tre doit tre univ]sel1 pag4 #d1 *4 v4 ,ce qu'il doit faire p\r tre univ]sel1 p4 #f et suiv4 *4 viij1 ix et x1 pag4 #ae et suiv4 *4 xxij4 ,,f9 ,,de ,,la ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,a ,,p>is1 ,,de ,l',,imprim]ie ,,de ,,crapelet4 99 99 99 99 99 ,li/e des modifications3 page ,,xxv3 qu l'emp*a remplac p> qui l'emp*a 7une av5ture biz>re qui l'emp*a7 page #ag3 r5contre p> r5contr5t 7quelles p>ties se r5contr5t7 page #aab3 g5on p> g5\ 7et la plie p> le g5\7 page #bee3 dn p> du 7la c\leur du mme air7