de ,france ,,c\rs ,,de ,,philosophie ,,positive1 ,,p> ,m4 ,,augu/e ,,comte1 ,,anci5 ,l,,ve ,,de ,l',,cole ,,polyte*nique1 ,r,p,,titeur ,d',,analyse ,,transc5dante ,,et ,,de ,m,,canique ,,rationnelle ,,ladite ,,cole4 ,,tome ,,troisi,,me1 ,,cont5ant ,,la ,,philosophie ,,*imique ,,et ,,la ,,philosophie ,,biologique4 ,,p>is1 ,,ba*eli]1 ,,imprimeur-,,libraire1 ,,p\r ,,les ,,sci5ces1 ,,quai ,,des ,,augu/9s1 ,n #ee4 #ahch4 ,,avis ,,de ,l',,auteur4 ,div]s ob/acles ont successivem5t ret>d la composition et la publication de ce troisime volume1 dont la premire p>tie1 consacre la philosophie *imique1 a t crite et imprime dans les d]ni]s mois de l'anne #ahce4 ,en consqu5ce1 le quatrime et d]ni] volume de cet ouvrage1 cont5ant la philosophie sociale et les conclusions gnrales de l'ensemble du trait de philosophie positive1 ne p\rra tre publi que v]s le milieu de l'anne #ahci4 ,p>is1 le #bd ,fvri] #ahch4 ,,c\rs ,,de ,,philosophie ,,positive4 ,,tr5te-,,c9qui,,me ,,le,,on4 ,considrations philosophiques sur l'ensemble de la *imie4 ,le d]ni] aspect fondam5tal s\s lequel la philosophie naturelle doive tudi] l'exi/5ce d'un corps quelconque1 se rapporte aux modifications1 plus ou mo9s pr(ondes et plus ou mo9s v>ies1 que t\tes les sub/ances peuv5t pr\v] dans leur composition1 en v]tu de leurs div]ses ractions molculaires4 ,ce n\vel ordre de phnomnes gnraux1 sans lequel les plus gr&es et les plus importantes1 oprations de la nature t]re/re n\s s]ai5t radicalem5t incomprh5sibles1 e/ le plus intime et le plus complexe de t\s ceux que peut manife/] le monde inorganique4 ,dans aucun acte de leur exi/5ce1 les corps in]tes ne saurai5t p>atre aussi rappro*s de l'tat vital proprem5t dit1 que lorsqu'ils ex]c5t avec n]gie les uns sur les autres cette rapide et pr(onde p]turbation qui c>actrise les effets *imiques4 ,le vritable esprit fondam5tal de t\te philosophie ?ologique ou mtaphysique consi/ant ess5tiellem5t1 a9si que je l'tablirai dans le volume suivant1 concevoir t\s les phnomnes quelconques comme analogues celui de la vie1 le seul connu p> un s5tim5t immdiat1 on s'explique aism5t p\rquoi cette manire primitive de philosoph] a d ex]c]1 sur l'tude des phnomnes *imiques1 une plus int5se et plus op9itre dom9ation qu'env]s aucune autre classe de phnomnes inorganiques4 ,outre cette cause pr9cipale1 il convi5t de rem>qu] subsidiairem5t que1 p\r un tel ordre d'effets naturels1 l'obs]vation directe et spontane ne peut d'abord s'appliqu] qu' des phnomnes extrmem5t compliqus1 comme les combu/ions vgtales1 les f]m5tations1 etc41 dont l'analyse exacte con/itue presque le d]ni] t]me de la sci5ce2 c> les phnomnes *imiques les plus importans1 ou ceux du mo9s auxquels s'adapte le mieux l'ensemble de nos moy5s d'exploration1 ne se produis5t que dans des circon/ances m9emm5t artificielles1 dont la p5se a d tre =t t>dive et la premire in/itution trs difficile4 ,il e/ ais de nos j\rs1 mme aux esprits les plus mdiocres1 de provoqu]1 en ce g5re1 de n\veaux phnomnes susceptibles de quelque intrt sci5tifique1 en tablissant1 p\r a9si dire au has>d1 entre les nombreuses sub/ances dj connues1 des relations aup>avant ngliges3 mais1 dans l'enfance de la *imie1 la cration de sujets d'obs]vation vraim5t conv5ables a d1 au contraire1 long-temps prs5t] des difficults capitales1 que nos habitudes actuelles ne n\s p]mett5t gure de mesur] judicieusem5t4 ,on ne saurait mme compr5dre 7comme je l'ai rappel1 d'aprs l'illu/re ,b]?ollet1 dans les prolgomnes de cet ouvrage7 comm5t l'n]gique et p]svrante activit des anci5s scrutateurs de la nature et pu conduire la dc\v]te des pr9cipaux phnomnes *imiques1 sans la /imulation t\te-puissante qu'entret5ai5t habituellem5t en eux les esprances illimites dues leurs notions *imriques sur la composition de la matire4 ,a9si1 la nature complexe et quivoque de ces phnomnes1 et en second lieu les difficults fondam5tales qui c>actris5t leur premire exploration1 doiv5t suffire p\r expliqu] la t>dive et incomplte positivit des conceptions *imiques1 comp>ativem5t t\tes les autres conceptions inorganiques4 ,aprs avoir si ple9em5t con/at1 dans la seconde moiti du volume prcd5t1 combi5 l'tude des simples phnomnes physiques e/ encore imp>faite1 combi5 mme son c>actre sci5tifique doit1 en gnral1 n\s sembl] jusqu'ici1 plusieurs g>ds1 radicalem5t dfectueux1 n\s devons naturellem5t prvoir un tat d'infriorit bi5 plus prononc p\r la sci5ce1 beauc\p plus difficile1 et en mme temps plus rc5te1 qui re*]*e les lois des phnomnes de composition et de dcomposition4 ,s\s quelque aspect qu'on l'envisage1 en effet1 soit spculativem5t1 quant la nature de ses explications1 soit activem5t1 quant aux prvisions qu'elles comport5t1 cette sci5ce con/itue videmm5t auj\rd'hui la bran*e fondam5tale la mo9s avance de la philosophie inorganique4 ,p> la seconde considration surt\t1 que j'ai tant recomm&e comme (frant le critrium la fois le plus rationnel1 le mo9s quivoque1 et le plus exact du degr de p]fection propre *aque classe de connaissances spculatives1 il e/ clair que1 dans la plup>t de ses re*]*es1 la *imie actuelle mrite pe9e le nom d'une vritable sci5ce1 puisqu'elle ne conduit presque jamais une prvoyance relle et c]ta9e4 ,en introduisant1 dans des actes *imiques dj bi5 explors1 quelques modifications dt]m9es1 mme lgres et peu nombreuses1 il e/ trs r>em5t possible de prdire avec ju/esse les *angem5s qu'elles doiv5t produire3 et nanmo9s1 sans cette indisp5sable condition1 comme je l'ai si frquemm5t tabli dans ce trait1 il n'exi/e po9t1 proprem5t p>l]1 de sci5ce2 il y a seulem5t rudition1 quelles que puiss5t tre l'importance et la multiplicit des faits recueillis4 ,p5s] autrem5t1 c'e/ pr5dre une c>rire p\r un difice4 ,cette extrme imp]fection de notre *imie ti5t sans d\te ess5tiellem5t la nature plus complique d'une telle sci5ce et son plus rc5t dveloppem5t2 il s]ait mme entirem5t *imrique d'espr] qu'elle puisse jamais atte9dre un tat de rationalit aussi satisfaisant que celui des sci5ces relatives des phnomnes plus simples1 et spcialem5t de l'a/ronomie1 vrai type t]nel de la philosophie naturelle4 ,mais il me semble nanmo9s inconte/able que son infriorit actuelle doit1 en outre1 tre subsidiairem5t attribue au vicieux esprit philosophique suivant lequel les re*]*es habituelles y sont jusqu'ici conues et diriges1 et l'ducation si dfectueuse de la plup>t des savans qui s'y livr5t4 ,s\s ce rapport1 il y a t\t lieu de croire qu'une judicieuse analyse philosophique p\rrait directem5t contribu] un pro*a9 p]fectionnem5t gnral d'une sci5ce aussi capitale4 ,telle e/ la conviction que je dsire provoqu] en esquissant rapidem5t1 dans la premire p>tie de ce volume1 l'exam5 sommaire de la philosophie *imique1 envisage s\s t\s ses div]s aspects ess5tiels4 ,quoique la nature et les limites de cet ouvrage ne me p]mett5t po9t de consacr] cette importante opration t\s les dveloppem5s conv5ables p\r assur] son efficacit1 peut-tre p>vi5drai-je faire s5tir1 quelqu'un des esprits m95s qui cultiv5t auj\rd'hui cette belle sci5ce1 la ncessit de s\mettre une n\velle et plus rationnelle laboration l'ensemble des conceptions fondam5tales qui la con/itu5t4 ,n\s devons1 avant t\t1 c>actris] avec exactitude l'objet gnral propre cette d]nire p>tie de la philosophie inorganique4 ,quelque va/e et compliqu que soit1 en ralit1 le sujet de la *imie1 l'indication nette du b de cette sci5ce1 et la circonscription rig\reuse du *amp de ses re*]*es1 en un mot1 sa df9ition1 prs5t5t beauc\p mo9s de difficult que n\s n'en avons pr\v dans le volume prcd5t relativem5t la physique4 ,n\s avons d surt\t df9ir celle-ci p> contra/e avec la *imie1 en sorte que1 p> cela mme1 notre opration actuelle e/ dj ess5tiellem5t prp>e4 ,il e/ ais d'ailleurs de c>actris] directem5t1 d'une manire trs tran*e1 ce qui con/itue les phnomnes vraim5t *imiques2 c> t\s prs5t5t con/amm5t une altration plus ou mo9s complte1 mais t\j\rs apprciable1 dans la con/itution intime des corps considrs2 c'e/--dire une composition ou une dcomposition1 et le plus s\v5t l'une et l'autre1 en ayant g>d l'ensemble des sub/ances qui p>ticip5t l'action4 ,aussi1 t\tes les poques du dveloppem5t sci5tifique1 du mo9s depuis que la *imie1 se sp>ant de l'art des prp>ations1 e/ dev5ue l'objet d'tudes rellem5t spculatives1 les re*]*es *imiques ont-elles manife/ sans cesse un degr rem>quable d'orig9alit1 qui n'a jamais p]mis de les confondre avec les autres p>ties de la philosophie naturelle3 il n'en a pas t de mme1 beauc\p prs1 p\r la physique proprem5t dite1 si gnralem5t mle1 p> exemple1 jusqu' des temps trs mod]nes1 avec la physiologie1 comme le tmoigne encore si clairem5t le langage sci5tifique lui-mme#a4 ,note #a3 ,en ,anglet]re surt\t1 la mme expression s'applique encore vulgairem5t ces deux ordres d'ides2 et c'e/ ess5tiellem5t p\r vit] une telle confusion que les ,boyle1 les ,newton1 etc41 ont d'abord introduit l'usage du nom de philosophie naturelle1 dont la signification s'e/ ensuite tant l>gie4 ,la *imie1 au contraire1 y e/ inv>iablem5t dsigne1 depuis le moy5 ge1 p> une dnom9ation spciale1 qui n'a jamais eu d'autre de/9ation4 ,p> ce c>actre gnral de ses phnomnes1 la *imie se di/+ue trs nettem5t de la physique1 qui la prcde1 et de la physiologie1 qui la suit1 dans la hir>*ie encyclopdique que j'ai tablie3 et cette comp>aison t5d faire mieux ressortir la nature propre d'une telle sci5ce4 ,l'ensemble de ces trois sci5ces peut tre conu comme ayant p\r objet d'tudi] l'activit molculaire de la matire1 dans t\s les div]s modes dont elle e/ susceptible4 ,or1 s\s ce po9t de vue1 *acune d'elles correspond l'un des trois pr9cipaux degrs successifs d'activit1 qui se di/+u5t entre eux p> les diffr5ces les plus pr(ondes et les plus naturelles4 ,l'action *imique prs5te videmm5t1 en elle-mme1 quelque *ose de plus que la simple action physique1 et quelque *ose de mo9s que l'action vitale1 malgr les vagues rappro*em5s que des considrations purem5t hypo?tiques peuv5t conduire tablir entre ces trois ordres de phnomnes4 ,les seules p]turbations molculaires que puisse produire dans les corps l'activit physique proprem5t dite1 se rduis5t t\j\rs modifi] l'arrangem5t des p>ticules2 et ces modifications1 ord9airem5t peu t5dues1 sont mme le plus s\v5t passagres3 en aucun cas la sub/ance ne saurait tre altre4 ,au contraire1 l'activit *imique1 outre ces altrations dans la /ructure et dans l'tat d'agrgation1 dt]m9e t\j\rs un *angem5t pr(ond et durable dans la composition mme des p>ticules2 les corps qui ont conc\ru au phnomne sont habituellem5t dev5us mconnaissables1 tant l'ensemble de leurs proprits a t tr\bl4 ,enf91 les phnomnes physiologiques n\s montr5t l'activit matrielle dans un degr d'n]gie encore trs suprieur3 c>1 aussitt que la comb9aison *imique e/ effectue1 les corps r$evi5n5t compltem5t in]tes2 t&is que l'tat vital e/ c>actris1 outre les effets physiques et les oprations *imiques qu'il dt]m9e con/amm5t1 p> un d\ble m\vem5t plus ou mo9s rapide1 mais t\j\rs ncessairem5t cont9u1 de composition et de dcomposition1 propre ma9t5ir1 entre c]ta9es limites de v>iation1 p5dant un temps plus ou mo9s considrable1 l'organisation du corps1 t\t en r5\velant sans cesse sa sub/ance4 ,on conoit a9si1 d'une manire irrcusable1 la gradation fondam5tale de ces trois modes ess5tiels d'activit molculaire1 qu'aucune sa9e philosophie ne saurait jamais confondre#b4 ,note #b3 ,il doit tre bi5 ent5du1 sans d\te1 que1 dans la comp>aison des actes *imiques avec les actes vitaux1 on envisage seulem5t les phnomnes physiologiques les plus gnraux1 ceux relatifs au plus simple degr de la vie proprem5t dite1 et ab/raction faite de t\t ce qui con/itue spcialem5t l'animalit3 hors de ces limites naturelles1 le p>allle devi5drait radicalem5t impossible1 p> le dfaut complet d'analogie4 ,p\r complt] cette notion fondam5tale des phnomnes *imiques1 il peut tre utile d'y aj\t] deux considrations secondaires1 qui ont dj t indirectem5t indiques1 dans le volume prcd5t1 en df9issant la physique3 la plus importante e/ relative la nature du phnomne1 et l'autre ses conditions gnrales4 ,t\te sub/ance quelconque e/ sans d\te susceptible d'une activit *imique plus ou mo9s v>ie et plus ou mo9s n]gique2 c'e/ p\rquoi les phnomnes *imiques ont t ju/em5t classs p>mi les phnomnes gnraux1 dont ils con/itu5t1 dans l'ordre de complication croissante1 la d]nire catgorie3 ils se di/+u5t pr(ondm5t a9si des phnomnes physiologiques1 qui1 p> leur nature1 sont exclusivem5t propres c]ta9es sub/ances1 organises s\s c]ta9s modes4 ,nanmo9s1 il doit tre inconte/able que les phnomnes *imiques1 surt\t p> contra/e aux simples phnomnes physiques1 prs5t5t1 en *aque cas1 quelque *ose de spcifique1 ou1 suivant l'n]gique expression de ,b]gmann1 d'lectif4 ,non-seulem5t *acun des diffr5s lm5s matriels produit des effets *imiques qui lui sont entirem5t p>ticuli]s2 mais il en e/ encore a9si de leurs innombrables comb9aisons de div]s ordres1 dont les plus analogues manife/5t t\j\rs1 s\s le rapport *imique1 c]ta9es diffr5ces fondam5tales1 qui f\rniss5t s\v5t le seul moy5 de les c>actris] nettem5t4 ,p> consqu5t1 t&is que les proprits physiques ne prs5t5t ess5tiellem5t1 d'un corps un autre1 que de simples di/9ctions de degr1 les proprits *imiques sont1 au contraire1 radicalem5t spcifiques#c4 ,les unes con/itu5t le fondem5t commun de t\te exi/5ce matrielle2 c'e/ surt\t p> les autres que les individualits se prononc5t4 ,note #c3 ,cette spcialit fondam5tale des div]ses actions *imiques ne saurait nullem5t disp>atre1 qu& mme on p>vi5drait1 p> une ext5sion exagre de la ?orie lectro-*imique1 se reprs5t] vaguem5t t\s les phnomnes de composition et de dcomposition comme de simples effets lectriques4 ,dans cette supposition1 la difficult ne s]ait videmm5t que recule3 il demeur]ait encore inconte/able que *aque sub/ance1 simple ou compose1 manife/e une nature de pol>it lectrique qui lui e/ propre4 ,le langage seul s]ait donc *ang1 comme cela doit arriv] p\r t\tes les notions sci5tifiques rellem5t fondes sur l'immuable considration des phnomnes4 ,en second lieu1 p>mi les conditions extrmem5t v>ies propres au dveloppem5t des div]s phnomnes *imiques1 on a pu rem>qu]1 p\r a9si dire de t\t temps1 cette condition fondam5tale et commune1 qui e/ ord9airem5t bi5 lo9 de suffire1 mais qui se prs5te t\j\rs comme /rictem5t indisp5sable3 la ncessit du contact immdiat des p>ticules antagoni/es1 et1 p> suite1 celle de l'tat fluide1 soit gazeux1 soit liquide1 de l'une au mo9s des sub/ances considres4 ,qu& cette disposition n'exi/e pas spontanm5t1 il faut d'abord la remplir artificiellem5t en liqufiant la sub/ance1 soit p> la fusion igne1 soit l'aide d'un dissolvant quelconque4 ,sans cette modification pralable1 la comb9aison ne saurait avoir lieu1 con=mm5t un clbre et judicieux aphorisme1 qui remonte l'enfance de la *imie4 ,il n'exi/e pas jusqu'ici un seul exemple bi5 con/at d'action *imique entre deux corps rellem5t solides1 du mo9s en ne s'levant pas des tempratures qui r5d5t difficilem5t apprciable le vritable tat d'agrgation des corps4 ,c'e/ lorsque l'une et l'autre sub/ances sont liquides1 que l'action *imique se manife/e avec le plus d'n]gie1 si la lgre diffr5ce des d5sits p]met aism5t un mlange intime4 ,ri5 n'e/ plus propre que de telles rem>ques con/at] clairem5t combi5 les effets *imiques sont1 p> leur nature1 m9emm5t molculaires1 surt\t p> opposition aux effets physiques4 ,ils prs5t5t mme1 cet g>d1 une di/9ction ess5tielle1 quoique mo9s tran*e1 avec les effets physiologiques2 puisque la production de ceux-ci suppose1 de t\te ncessit1 un conc\rs indisp5sable des solides avec les fluides1 comme n\s le reconnatrons dans la seconde p>tie de ce volume4 ,l'ensemble des considrations prcd5tes peut tre exactem5t rsum1 en df9issant la *imie comme ayant p\r b gnral d'tudi] les lois des phnomnes de composition et de dcomposition1 qui rsult5t de l'action molculaire et spcifique des div]ses sub/ances1 naturelles ou artificielles1 les unes sur les autres4 ,il y a t\t lieu de cra9dre que1 vu son extrme imp]fection1 cette sci5ce ne doive pas1 de long-temps1 comport] une df9ition plus rig\reuse et plus prcise1 propre c>actris]1 avec une ple9e vid5ce1 quelles sont1 en gnral1 les donnes indisp5sables et les inconnues f9ales de t\t problme *imique4 ,nanmo9s1 af9 de mieux signal] le vritable esprit de la *imie1 il importe1 sans d\te1 de considr] directem5t la df9ition la plus rationnelle1 et1 p\r a9si dire1 la plus ma?matique1 dont une telle sci5ce soit susceptible1 quoique1 dans son tat prs5t1 elle ne puisse correspondre que trs incompltem5t une semblable position gnrale de la "q4 cet effet1 en ratta*ant t\j\rs1 p\r cet ordre de phnomnes comme p\r t\s les autres1 la considration de sci5ce celle de prvoyance1 il me semble vid5t que1 dans t\te re*]*e *imique1 envisage du po9t de vue le plus philosophique1 on doit f9alem5t se propos]2 tant donnes les proprits c>actri/iques des sub/ances1 simples ou composes1 places en relation *imique dans des circon/ances bi5 df9ies1 de dt]m9] exactem5t en quoi consi/]a leur action1 et quelles s]ont les pr9cipales proprits des n\veaux produits4 ,logiquem5t exam91 le problme1 quelques difficults qu'il prs5te1 e/ c]ta9em5t dt]m92 et1 d'ailleurs1 on n'y p\rrait ri5 supprim] sans qu'il cesst aussitt de l'tre1 en sorte que cette =mule ne r5f]me aucune nonciation sup]flue4 ,d'un autre ct1 on conoit aism5t que1 si de telles solutions tai5t effectivem5t obt5ues1 les trois gr&es applications fondam5tales de la sci5ce *imique1 soit l'tude des phnomnes vitaux1 soit l'hi/oire naturelle du globe t]re/re1 soit enf9 aux oprations indu/rielles1 au lieu d'tre1 comme auj\rd'hui1 le rsultat presque accid5tel et irrguli] du dveloppem5t spontan de la sci5ce1 se tr\v]ai5t1 p> cela mme1 rationnellem5t organises1 puisque1 dans l'un quelconque de ces trois cas gnraux1 la "q r5tre immdiatem5t dans notre =mule ab/raite1 dont les circon/ances propres *aque application f\rniss5t aussitt les donnes4 ,cette manire de concevoir le problme *imique remplit donc t\tes les conditions ess5tielles4 ,quelque suprieure qu'elle p>aisse auj\rd'hui l'tat rel de la sci5ce1 ce qui pr\ve seulem5t qu'il e/ encore trs imp>fait1 on n'en doit pas mo9s reconnatre que tel e/ le b effectif v]s lequel t5d5t f9alem5t t\s les ef=ts des *imi/es1 puisque1 de leur aveu unanime1 les que/ions simples et peu nombreuses l'g>d desquelles ce rsultat a pu tre atte9t jusqu'ici1 d'une manire plus ou mo9s complte1 sont reg>des comme les p>ties les plus avances de la *imie1 d'o rsulte la vrification =melle d'une semblable de/9ation gnrale4 ,en exam9ant plus pr(ondm5t cette df9ition rationnelle de la sci5ce *imique1 on la jug]a susceptible d'une importante trans=mation1 puisque1 p> l'application r$\ble d'une telle m?ode conv5ablem5t dirige1 t\tes les donnes fondam5tales de la *imie devrai5t1 en d]ni] lieu1 p\voir se rduire la connaissance des proprits ess5tielles des seuls corps simples1 qui conduirait celle des div]s pr9cipes immdiats1 et p> suite1 aux comb9aisons les plus complexes et les plus loignes4 ,quant l'tude mme des lm5s1 elle ne saurait1 videmm5t1 p> sa nature1 tre ram5e aucune autre2 elle doit ncessairem5t con/itu] une laboration exprim5tale et directe1 divise en autant de p>ties1 entirem5t di/9ctes et radicalem5t indp5dantes les unes des autres1 qu'il exi/e1 *aque poque1 de sub/ances indcomposes4 ,t\t ce qu'on p\rrait1 cet g>d1 concevoir de vraim5t rationnel1 ab/raction faite des inductions analogiques plus ou mo9s plausibles auxquelles peuv5t conduire c]ta9s rappro*em5s dj con/ats1 consi/]ait dc\vrir des relations gnrales entre les proprits *imiques de *aque lm5t et l'ensemble de ses proprits physiques4 ,mais1 quoique quelques faits p>aiss5t confirm] dj le pr9cipe1 d'ailleurs m9emm5t philosophique1 d'une c]ta9e h>monie gnrale et ncessaire entre ces deux ordres de proprits1 on peut1 ce me semble1 affirm] que1 aucune poque1 cette h>monie ne saurait tre assez explicitem5t dvoile p\r suppler l'exploration immdiate des c>actres *imiques de *aque lm5t4 ,a9si1 sans prt5dre une p]fection *imrique1 on devra t\j\rs reg>d] comme obt5ues1 p> autant de suites d'obs]vations directes1 les tudes *imiques des div]s corps simples4 ,mais1 cette gr&e base gnrale une fois emprunte l'expri5ce1 t\s les autres problmes *imiques1 malgr leur imm5se v>it1 devrai5t tre susceptibles de solutions purem5t rationnelles1 d'aprs un petit nombre de lois inv>iables1 tablies p> le vrai gnie *imique p\r les div]ses classes de comb9aisons4 ,s\s ce rapport1 les comb9aisons prs5t5t naturellem5t deux modes gnraux de classification1 qui doiv5t ncessairem5t tre pris l'un et l'autre en considration fondam5tale2 #a4 la simplicit ou le degr de composition plus ou mo9s gr& des pr9cipes immdiats2 #b4 le nombre des lm5s comb9s4 ,or1 d'aprs l'ensemble des obs]vations1 l'action *imique devi5t d'autant plus difficile1 entre des sub/ances quelconques1 que leur ordre de composition s'lve davantage2 la plup>t des atomes composs app>ti5n5t aux deux premi]s ordres1 et1 au-del du troisime ordre1 leur comb9aison semble presque impossible3 de mme1 s\s le second po9t de vue1 les comb9aisons p]d5t trs rapidem5t de leur /abilit mesure que les lm5s s'y multipli5t2 le plus s\v5t il n'y a qu'un simple dualisme1 et presque aucun corps qui soit plus que quat]naire4 ,a9si1 le nombre des classes *imiques gnrales auxquelles peut donn] lieu cette d\ble di/9ction ncessaire1 ne saurait tre bi5 t5du3 *acune d'elles1 devrait correspondre une loi fondam5tale de comb9aison1 dont l'application aux div]s cas dt]m9s f]ait rationnellem5t connatre1 p> les donnes lm5taires1 le rsultat de *aque conflit4 ,tel s]ait1 sans d\te1 l'tat vraim5t sci5tifique de la *imie4 ,c'e/ la faiblesse radicale et1 accessoirem5t1 la direction vicieuse de notre intellig5ce1 que n\s devons surt\t attribu]1 bi5 plus qu' la nature propre du sujet1 l'imm5se loignem5t o n\s sommes auj\rd'hui d'une telle manire de philosoph]4 ,quelque difficile qu'elle p>aisse encore1 il ne faut po9t oubli] qu'elle comm5ce ma9t5ant se ralis] en p>tie relativem5t une catgorie =t importante1 quoique secondaire1 des re*]*es *imiques1 l'tude des proportions1 comme je le f]ai soigneusem5t ressortir dans la tr5te-septime1 leon4 cet g>d1 en effet1 l'aide d'un coeffici5t *imique1 empiriquem5t valu p\r *aque corps simple1 on p>vi5t dt]m9] rationnellem5t1 en beauc\p de cas1 avec une suffisante exactitude1 d'aprs un petit nombre de lois gnrales1 la proportion suivant laquelle s'uniss5t les pr9cipes1 pralablem5t connus1 de *aque n\veau produit4 ,p\rquoi t\tes les autres tudes *imiques ne comport]ai5t-elles po9t1 dans la suite1 une p]fection analogue8 ,n\s p\vons donc1 en rsum1 df9ir la *imie1 le plus rationnellem5t possible1 comme ayant p\r objet f9al3 tant donnes les proprits de t\s les corps simples1 tr\v] celles de t\s les composs qu'ils peuv5t =m]#d4 ,note #d3 ,le problme *imique e/1 sans d\te1 comme t\t autre1 logiquem5t susceptible de r5v]sem5t2 c'e/--dire qu'on peut dem&]1 rciproquem5t1 de remont] des proprits des composs celles de leurs lm5s3 ce g5re de re*]*es se prs5te mme naturellem5t en plus d'une occasion importante1 surt\t qu& on veut appliqu] la *imie l'tude des phnomnes vitaux4 ,mais1 en ?se logique gnrale1 plus les que/ions se compliqu5t1 plus leur inv]sion devi5t difficile1 au po9t d'tre bi5tt presque insurmontable lorsqu'on dpasse les premi]s degrs de simplicit3 on peut le vrifi] m9emm5t p\r les re*]*es ma?matiques elles-mmes1 malgr leur facilit comp>ative4 ,une sci5ce aussi complique que la *imie ne saurait donc1 trs probablem5t1 acqurir jamais une assez gr&e p]fection p\r donn] lieu rellem5t1 d'une manire un peu suivie1 ces problmes inv]ses2 c'e/ p\rquoi j'ai d m'ab/5ir d'en faire une m5tion =melle4 ,quoiqu'un tel b soit bi5 r>em5t atte9t dans l'tat prs5t de la sci5ce1 sa considration familire n'en s]ait pas mo9s1 ce me semble1 trs utile1 ds auj\rd'hui1 p\r donn] aux re*]*es habituelles une direction plus progressive et une m>*e plus philosophique4 ,il n'y a pas de sci5ce qui ne soit1 en ralit1 plus ou mo9s infrieure sa df9ition3 mais l'usage d'une df9ition prcise et sy/matique e/1 nanmo9s1 p\r une doctr9e quelconque1 le premi] symptme d'une consi/ance vraim5t sci5tifique1 en mme temps que le meilleur moy5 de mesur]1 *aque poque1 avec exactitude ses div]s progrs gnraux4 ,tels sont les motifs qui m'ont dt]m9 insi/] ici sur cette importante opration1 dont les *imi/es philosophes me sauront peut-tre quelque gr4 ,la loi fondam5tale que j'ai tablie1 ds le comm5cem5t du volume prcd5t1 sur l'h>monie ncessaire entre l'accroissem5t de complication des div]s ordres de phnomnes et l'ext5sion correspondante de nos moy5s gnraux d'exploration1 se vrifie m9emm5t p\r la sci5ce *imique1 comp>e celles qui la prcd5t1 et spcialem5t la physique1 comme il e/ ais de le con/at] sommairem5t4 ,c'e/ ici que le premi] et le plus gnral des trois modes ess5tiels d'inve/igation que n\s avons alors di/+us dans la philosophie naturelle1 l'obs]vation proprem5t dite1 comm5ce recevoir son dveloppem5t intgral4 ,jusque l1 en effet1 l'obs]vation e/ t\j\rs plus ou mo9s p>tielle4 ,en a/ronomie1 elle e/ ncessairem5t borne l'emploi exclusif d'un seul de nos s5s3 en physique1 le sec\rs de l'oue1 et surt\t celui du t\*]1 vi5n5t s'aj\t] l'usage de la vue2 mais le gt et l'odorat re/5t encore ess5tiellem5t inactifs4 ,la *imie1 au contraire1 fait conc\rir simultanm5t t\s nos s5s l'analyse de ses phnomnes4 ,on ne peut se =m] une ju/e ide de l'accroissem5t de moy5s qui rsulte d'une telle conv]g5ce1 qu'en *]*ant se reprs5t]1 autant que possible1 ce que devi5drait la *imie s'il fallait y r5onc]1 soit l'olfaction1 ou la gu/ation1 qui n\s f\rniss5t trs s\v5t les seuls c>actres p> lesquels n\s puissions reconnatre et di/+u] les div]s effets produits4 ,mais ce qu'un esprit philosophique doit surt\t rem>qu] ce sujet1 c'e/ qu'une telle correspondance n'a ri5 d'accid5tel1 ni mme d'empirique4 ,c>1 la sa9e ?orie physiologique des s5sations1 a9si que j'aurai so9 de le con/at] dans la seconde p>tie de ce volume1 montre clairem5t que les app>eils du gt et de l'odorat1 p> opposition ceux des autres organes s5sitifs1 agiss5t d'une manire m9emm5t *imique1 et que1 p> consqu5t1 la nature de ces deux s5s les adapte spcialem5t la p]ception des phnomnes de composition et de dcomposition4 ,quant l'expri5ce proprem5t dite1 il s]ait1 sans d\te1 sup]flu d'insi/] p\r apprci] l'importance de la fonction prpondrante qu'elle remplit en *imie2 puisque la plup>t des phnomnes *imiques actuels1 et surt\t les plus in/ructifs1 sont1 videmm5t1 de cration artificielle4 ,t\tefois1 malgr cette imposante considration1 je p]si/e croire1 comme je l'ai indiqu dans le volume prcd5t1 qu'on s'exagre communm5t la vritable "p de l'exprim5tation1 dans les dc\v]tes *imiques4 ,en effet1 que les phnomnes tudis soi5t naturels ou factices1 ce n'e/ po9t l1 il importe de le rappel]1 ce qui con/itue ess5tiellem5t l'exprim5tation1 envisage comme un mode d'obs]vation plus p>fait3 son c>actre fondam5tal consi/e surt\t dans l'in/itution1 ou1 ce qui revi5t au mme1 dans le *oix1 des circon/ances du phnomne1 p\r une exploration plus vid5te et plus dcisive4 ,or1 s\s ce po9t de vue1 on tr\v]a1 ce me semble1 malgr les app>5ces1 que la m?ode exprim5tale e/ mo9s spcialem5t approprie la nature des re*]*es *imiques qu' celle des que/ions physiques4 ,c>1 les effets *imiques dp5d5t ord9airem5t d'un trop gr& conc\rs d'influ5ces div]ses p\r qu'il soit facile d'en clair] la production p> de vritables expri5ces1 en in/ituant deux cas p>allles1 qui soi5t exactem5t id5tiques dans t\tes leurs circon/ances c>actri/iques1 sauf celle qu'on veut apprci]2 ce qui e/ p\rtant la condition fondam5tale de t\te exprim5tation irrcusable4 ,notre esprit comm5ce rellem5t r5contr] ici1 p> la complication des phnomnes1 mais un degr inf9im5t mo9dre1 l'ob/acle ess5tiel que la nature des re*]*es physiologiques oppose si compltem5t la m?ode purem5t exprim5tale1 dont l'usage e/ presque t\j\rs illusoire4 ,on ne saurait d\t]1 nanmo9s1 que l'exprim5tation n'ait puissamm5t contribu jusqu'ici au p]fectionnem5t de la sci5ce *imique1 ab/raction faite des n\veaux sujets d'obs]vation qu'elle a fait natre4 ,il me semble mme inconte/able que l'm95te supriorit1 s\s ce rapport1 de la physique sur la *imie1 ne ti5t pas seulem5t auj\rd'hui la nature respective des deux sci5ces 7qui en e/ cep5dant la pr9cipale cause71 mais aussi ce que la premire se tr\ve ma9t5ant p>v5ue une poque plus avance de son dveloppem5t que la seconde4 ,qu& la *imie s]a cultive habituellem5t d'une manire plus rationnelle1 l'art des expri5ces y s]a1 sans d\te1 mieux ent5du et plus efficacem5t employ4 ,ds les premi]s temps de cette sci5ce difficile1 les immortelles sries de travaux de ,prie/ley1 et surt\t du gr& ,lavoisi]1 ont (f]t1 cet g>d1 d'admirables modles1 presque comp>ables ce que la physique n\s prs5te de plus p>fait1 et qui suffirai5t seuls p\r con/at] que la nature des phnomnes *imiques n'oppose po9t d'insurmontables ob/acles un emploi lum9eux et t5du de la m?ode exprim5tale4 ,enf91 relativem5t au troisime mode fondam5tal de l'exploration rationnelle1 la comp>aison proprem5t dite1 le mo9s gnral de t\s1 il importe de considr] ici que si1 p> sa nature1 ce procd e/ ess5tiellem5t de/9 aux tudes physiologiques1 son usage p\rrait cep5dant comm5c] acqurir1 dans les re*]*es *imiques1 une vritable efficacit4 ,la condition ess5tielle de cette prcieuse m?ode1 consi/e dans l'exi/5ce d'une suite suffisamm5t t5due de cas analogues mais di/9cts1 o un phnomne commun se modifie de plus en plus1 soit p> des simplifications1 soit p> des dgradations successives et presque cont9ues4 ,or1 d'aprs ce seul nonc1 il e/ vid5t qu'un tel artifice ne convi5t1 dans t\te sa plnitude1 qu' l'analyse des phnomnes vitaux4 ,aussi1 e/-ce uniquem5t l que ce mode d'obs]vation a t jusqu'ici fcond en rsultats importans3 on ne saurait l'tudi] ailleurs p\r s'en =m] une ide nette4 ,nanmo9s1 aprs avoir ab/raitem5t =mul1 comme je vi5s de le faire1 l'esprit gnral de ce procd1 il me semble vid5t que1 si un tel art e/ radicalem5t inapplicable l'a/ronomie1 et ne peut mme (frir la physique aucune ress\rce vraim5t importante1 la *imie1 p> sa nature1 e/1 cet g>d1 dans de t\t autres conditions1 qui se rappro*5t1 un c]ta9 degr1 de celles que la physiologie seule peut manife/] compltem5t4 ,je n'ai pas beso9 d'en signal] ici d'autre indice gnral que l'exi/5ce des familles naturelles1 unanimem5t admise auj\rd'hui1 en *imie1 p> t\tes les ttes philosophiques1 quoique la classification correspondante ce pr9cipe soit encore lo91 sans d\te1 d'tre conv5ablem5t tablie4 ,la possibilit reconnue d'une semblable classification doit ncessairem5t conduire celle de la m?ode comp>ative1 l'une et l'autre tant fondes sur la considration commune de l'uni=mit1 dans une longue srie de corps diffr5s1 de c]ta9s phnomnes prpondrans4 ,il exi/e mme entre ces deux ordres d'ides une telle liaison rciproque1 que la con/ruction d'un sy/me naturel de classification *imique1 si ju/em5t dsir auj\rd'hui1 e/ impossible sans une l>ge application de l'art comp>atif proprem5t dit1 ent5du la manire des physiologi/es2 et1 p>eillem5t1 en s5s inv]se1 la *imie comp>e ne saurait tre rgulirem5t cultive1 tant que l'esprit ne p\rra po9t s'y dirig] d'aprs une bau*e de classification naturelle4 ,quoi qu'il en soit1 ces considrations de haute philosophie *imique me p>aiss5t r5dre inconte/able la conv5ance fondam5tale1 et mme l'application peu loigne1 du procd comp>atif au p]fectionnem5t gnral des connaissances *imiques4 ,peut-tre en indiquant cette importante relation1 mon esprit se ti5t-il trop au-del de l'tat prs5t de la sci5ce1 qui ne semble1 en effet1 (frir jusqu'ici d'exemple rel d'une telle m>*e que dans un trs petit nombre de re*]*es1 o son influ5ce e/ mme difficilem5t apprciable4 ,mais il ne faut po9t oubli] que la *imie e/ encore1 p\r a9si dire1 une sci5ce naissante2 et en consqu5ce1 on ne doit pas tr\v] trange que l'ensemble des procds gnraux qui lui sont propres ait t jusqu' prs5t incompltem5t c>actris p> son dveloppem5t spontan4 ,c'e/ surt\t en devanant1 un degr modr1 les phases naturelles de ce dveloppem5t1 que l'tude spciale de la philosophie des sci5ces1 telle que je me suis ef=c de la concevoir et de l'organis]1 peut contribu]1 avec une efficacit notable1 ht] et t5dre leurs progrs effectifs4 ,quels que soi5t les moy5s1 directs ou indirects1 employs p\r l'exploration *imique1 il convi5t de rem>qu]1 en d]ni] lieu1 que leur emploi e/ ord9airem5t susceptible d'une vrification gnrale1 m9emm5t approprie la nature de cette sci5ce1 bi5 qu'elle ne lui soit pas rig\reusem5t p>ticulire4 ,cette ress\rce capitale rsulte de la confrontation exacte du d\ble procd de l'analyse et de la syn?se#e4 ,note #e3 ,les div]ses sectes de philosophes mtaphysici5s ont tellem5t abus1 depuis un sicle1 de ces deux expressions1 p> une multitude d'acceptions logiques pr(ondm5t diffr5tes1 que t\t esprit judicieux doit rpugn] auj\rd'hui les introduire dans le disc\rs1 qu& les circon/ances de leur emploi n'en spcifi5t pas naturellem5t le s5s positif4 ,mais1 en *imie1 elles ont d heureusem5t cons]v]1 d'une manire t\t--fait pure1 leur nettet orig9elle2 en sorte qu'elles y sont usites sans aucun dang]2 encore s]ait-il prfrable1 p\r plus de scurit1 d'adopt] habituellem5t les mots quival5s de composition et dcomposition1 qui n'ont pas t vicis1 et qui ne sont gure plus longs1 quoique d'ailleurs ils n'(fr5t pas autant de facilit p\r la =mation des mots secondaires4 ,t\t corps qui a t dcompos doit1 videmm5t1 tre conu1 p> cela mme1 comme susceptible d'une recomposition1 d'ailleurs plus ou mo9s difficile et quelquefois presque impossible ralis]4 ,or1 si cette opration inv]se reproduit exactem5t la sub/ance primitive1 la dmon/ration *imique acqui]t aussitt la plus inconte/able c]titude4 ,malheureusem5t l'admirable ext5sion de la puissance *imique dans le sicle actuel a beauc\p plus port jusqu'ici sur les facults analytiques que sur les moy5s syn?tiques2 en sorte que ces deux voies sont encore trs lo9 de cons]v] entre elles une exacte et con/ante h>monie4 ,af9 de c>actris] plus pr(ondm5t les cas o une telle h>monie e/ nanmo9s indisp5sable l'tablissem5t d'une conviction vraim5t 9branlable1 il faut di/+u]1 en gnral1 avec plus de so9 qu'on ne l'a fait1 deux g5res trs diffr5s d'analyse *imique3 une analyse prlim9aire1 consi/ant dans la simple sp>ation des pr9cipes immdiats1 et une analyse f9ale1 conduisant la dt]m9ation des lm5s proprem5t dits#f4 ,quoique celle-ci soit t\j\rs le complm5t ncessaire de t\te tude *imique1 l'usage de la premire e/1 cep5dant1 dans un trs gr& nombre de cas1 et surt\t relativem5t aux applications1 plus important et plus t5du4 ,or1 il e/ ais de concevoir que l'analyse lm5taire peut tre1 p> sa nature1 rig\reusem5t disp5se d'une vrification syn?tique4 ,c>1 en in/ituant l'opration avec exactitude et la p\rsuivant avec so91 on dduira t\j\rs1 sans inc]titude1 de la composition des ractifs employs1 comp>e celle des produits obt5us1 la composition inconnue de la sub/ance propose1 dont les div]s lm5s auront a9si t sp>s d'une manire quelconque4 ,l'impossibilit o l'on s]ait de les comb9] de n\veau p\r reproduire le corps primitif1 ne saurait1 videmm5t1 en un tel cas1 jet] aucun d\te lgitime sur la ralit de la solution2 mo9s t\tefois1 ce qui doit tre inf9im5t r>e1 qu'on n'et des motifs valides de conte/] la simplicit effective de quelqu'un des lm5s considrs4 ,la syn?se ne fait donc alors qu'aj\t]1 la dmon/ration analytique1 une confirmation utile et lum9euse1 mais nullem5t indisp5sable4 ,il en e/ t\t autrem5t1 au contraire1 qu& il s'agit de dt]m9] seulem5t les vrais pr9cipes immdiats4 ,comme les div]s lm5s dont ils sont =ms s]ai5t ncessairem5t t\j\rs plus ou mo9s susceptibles de produire entre eux d'autres comb9aisons de diffr5s ordres1 on ne peut jamais avoir absolum5t1 dans un tel g5re d'analyse1 la c]titude directe qu'un ou plusieurs des prt5dus pr9cipes immdiats qu'elle a f\rnis ne doiv5t pas leur orig9e aux ractions provoques p> l'opration analytique elle-mme4 ,la syn?se1 en gnral1 peut seule alors1 en recon/ruisant1 avec les matriaux tr\vs1 la sub/ance propose1 dcid] f9alem5t la "q d'une manire irrcusable2 mo9s que la faible n]gie des ractifs employs ou la puissance des inductions analogiques ne suffis5t1 ce qui a s\v5t lieu1 p\r que les rsultats directs des oprations analytiques ne doiv5t comport] aucun d\te raisonnable4 ,dans les analyses immdiates trs compliques1 lors mme que la concordance de plusieurs moy5s analytiques di/9cts vi5t =tem5t corrobor] la solidit des conclusions obt5ues1 on ne saurait presque jamais1 sans la confirmation syn?tique1 compt] sur de vritables dmon/rations *imiques4 ,l'analyse des eaux m9rales1 et surt\t celles des matires organiques1 abond5t en exemples importans1 propres mettre dans t\t son j\r la ju/esse de cette maxime ess5tielle de philosophie *imique4 ,note #f3 ,ces deux expressions1 prlim9aire et f9ale1 sont ici seulem5t de/9es c>actris]1 aussi nettem5t que possible1 le b propre *acune des deux analyses1 sans aucune allusion l'ordre qui s'tablit entre elles4 ,du po9t de vue ab/rait1 il p>atrait1 sans d\te1 que la premire doit t\j\rs1 rationnellem5t1 prcd] la seconde4 ,mais comme1 en ralit1 celle-ci e/ s\v5t beauc\p plus facile et plus sre que l'autre1 dont elle peut tre r5due indp5dante1 on conoit sans pe9e que cet ordre naturel doive se tr\v] frquemm5t int]v]ti4 ,p\r complt] l'ap]u d'un tel pr9cipe1 on doit rem>qu] enf91 ce sujet1 l'exi/5ce ncessaire d'une c]ta9e h>monie gnrale entre la possibilit d'appliqu] la m?ode syn?tique et l'obligation d'y rec\rir2 sans prt5dre d'ailleurs1 bi5 ent5du1 que1 s\s ce rapport1 la correspondance des moy5s au b ne laisse jamais ri5 dsir]4 ,cela rsulte de la loi1 m5tionne ci-dessus autre int5tion1 que les comb9aisons devi5n5t mo9s t5aces mesure que l'ordre de composition des p>ticules con/ituantes s'lve davantage4 ,or le degr de facilit de la recomposition doit1 sans d\te1 correspondre celui avec lequel la sp>ation s'e/ opre4 ,a9si1 l'analyse lm5taire1 la seule qui1 d'aprs les considrations prcd5tes1 puisse tre rig\reusem5t disp5se de la contre-preuve syn?tique1 e/ prcism5t celle qui oblig]ait aux recompositions les plus difficiles1 s\v5t mme impossibles p\r peu que les lm5s soi5t nombreux1 cause des ractions trs n]giques qu'il a fallu d'ord9aire employ]1 comme l'expri5ce *imique le vrifie *aque j\r3 t&is que les cas d'analyse immdiate1 au contraire1 n'exigeant1 en gnral1 que de faibles antagonismes1 n'oppos5t pas de gr&s ob/acles aux oprations syn?tiques1 qui sont alors dev5ues presque indisp5sables4 ,aprs avoir suffisamm5t considr1 du po9t de vue philosophique1 le vritable b gnral de la sci5ce *imique1 et les moy5s fondam5taux d'exploration qui lui sont propres1 l'ordre naturel des ides pr9cipales relatives cette leon n\s conduit exam9] rapidem5t la position encyclopdique de la *imie1 c'e/--dire ju/ifi]1 d'une manire directe et spciale1 quoique sommaire1 le rang que j'ai d lui assign] dans la hir>*ie sci5tifique tablie au db de ce trait4 ,ce cas me p>at tre l'un des plus propres con/at] qu'une telle classification fondam5tale ne repose po9t sur de va9es et arbitraires considrations1 mais qu'elle e/ le fidle rsum des h>monies ncessaires1 naturellem5t manife/es1 entre les diffr5tes sci5ces1 p> leur dveloppem5t commun4 ,aucune position encyclopdique ne me semble1 en effet1 se prs5t] avec plus de spontanx que celle de la *imie1 d'aprs ma =mule1 entre la physique et la physiologie4 ,qui p\rrait mconnatre auj\rd'hui que1 p> plusieurs p>ties ess5tielles1 et surt\t p> l'importante srie des phnomnes lectro-*imiques1 le sy/me des connaissances *imiques t\*e immdiatem5t l'ensemble de la physique1 dont il con/itue1 en app>5ce1 un simple prolongem5t2 et que de mme1 son autre extrmit1 p> l'tude1 non mo9s fondam5tale1 des comb9aisons organiques1 il adhre1 en quelque sorte1 la physiologie gnrale1 dont il tablit1 p\r a9si dire1 les premi]s fondem5s8 ,ces relations sont tellem5t intimes1 que1 dans plus d'un cas p>ticuli]1 les *imi/es qui n'ont po9t appr(ondi la vraie philosophie des sci5ces n'os5t dcid] si tel sujet tombe effectivem5t s\s leur compt5ce1 ou s'ils doiv5t le r5voy]1 soit la physique1 soit la physiologie4 ,considrons1 en premi] lieu1 la *imie relativem5t aux sci5ces qui la prcd5t dans notre *elle encyclopdique1 et d'abord1 la physique1 qui lui e/ immdiatem5t antrieure4 ,les phnomnes de la premire sont1 videmm5t1 d'une nature plus complique1 que ceux de la seconde2 et l'tude en e/ ncessairem5t subordonne la leur4 ,quoique les uns et les autres soi5t rig\reusem5t gnraux1 cep5dant l'ordre de gnralit des faits *imiques doit tre class comme rellem5t infrieur celui des faits physiques4 ,en comp>ant ceux-ci aux faits a/ronomiques1 j'ai dmontr1 dans le volume prcd5t1 que leur gnralit e/ mo9dre1 p>ce que1 propres t\s les corps1 ils ne s'y manife/5t po9t cep5dant dans t\tes les circon/ances1 leur dveloppem5t tant t\j\rs s\mis c]ta9es conditions4 ,or1 le mme pr9cipe e/ applicable ici1 et bi5 plus =te raison1 c> les effets *imiques exig5t un conc\rs de conditions v>ies beauc\p plus t5du4 ,avec de simples modifications1 les proprits physiques app>ti5n5t1 non-seulem5t t\tes les sub/ances1 mais aussi t\s les tats d'agrgation1 et mme de comb9aison1 de *acune d'elles3 *aque corps ne manife/e1 au contraire1 ses proprits *imiques que dans un tat plus ou mo9s dt]m91 et s\v5t tellem5t re/re9t qu'il a fallu de longues sries d'essais laborieux p\r p>v5ir le ralis]4 ,en un mot1 la nature n\s (fre trs frquemm5t des effets physiques qui ne sont accompagns d'aucun effet *imique1 t&is que nul phnomne *imique ne saurait avoir lieu sans la coexi/5ce de c]ta9s phnomnes physiques4 ,a9si1 les uns =mant les div]s modes spcifiques de l'activit propre *aque sub/ance1 et les autres1 au contraire1 con/ituant l'exi/5ce fondam5tale de t\te matire1 le sujet de la *imie se complique ncessairem5t t\j\rs de celui de la physique1 et ne saurait tre rationnellem5t tudi sans la connaissance pralable de celui-ci4 ,d'ailleurs1 les ag5s *imiques les plus puissans sont1 dsormais1 emprunts la physique1 qui1 en outre1 f\rnit con/amm5t1 p> ses diffr5s ordres de phnomnes1 les premi]s c>actres di/9ctifs des div]ses sub/ances4 ,il s]ait inutile d'insi/] davantage auj\rd'hui p\r faire s5tir qu'on ne saurait concevoir de *imie vraim5t sci5tifique sans lui donn]1 pralablem5t1 l'ensemble de la physique p\r base gnrale4 ,s\s ce premi] rapport1 qui e/ dcisif1 la position encyclopdique de la *imie se tr\ve donc dt]m9e1 l'abri de t\te inc]titude4 ,de cette relation immdiate1 rsulte1 videmm5t1 une subord9ation indirecte1 mais ncessaire1 de la *imie env]s l'ensemble de l'a/ronomie1 et mme de la sci5ce ma?matique1 comme fondem5s indisp5sables de t\te physique srieuse4 ,quant des liaisons directes1 il faut conv5ir que1 s\s le rapport de la doctr9e1 elles sont peu t5dues et d'une mdiocre importance4 ,t\te t5tative de faire r5tr] les que/ions *imiques dans le doma9e des doctr9es ma?matiques1 doit tre rpute jusqu'ici1 et sans d\te jamais1 pr(ondm5t irrationnelle1 comme tant antipa?ique la nature des phnomnes3 elle ne p\rrait dc\l] que d'hypo?ses vagues et radicalem5t arbitraires sur la con/itution intime des corps1 a9si que j'ai eu occasion de l'indiqu] dans les prolgomnes de cet ouvrage4 ,j'ai fait ressortir1 dans le volume prcd5t1 le tort gnral fait jusqu'ici la physique p> l'abus de l'analyse ma?matique4 ,mais l1 il ne s'agissait que de l'usage irrfl*i d'un in/rum5t1 qui1 judicieusem5t dirig1 e/ susceptible1 p\r un tel ordre de re*]*es1 d'une admirable efficacit4 ,ici1 au contraire1 on ne doit pas cra9dre de g>antir que si1 p> une ab]ration heureusem5t presque impossible1 l'emploi de l'analyse ma?matique acqurait jamais1 en *imie1 une semblable prpondrance1 il dt]m9]ait 9vitablem5t1 et sans aucune comp5sation1 dans l'conomie entire de cette sci5ce1 une imm5se et rapide rtrogradation1 en sub/ituant l'empire des conceptions vagues celui des notions positives1 et un facile v]biage algbrique une laborieuse exploration des faits4 ,la subord9ation directe de la *imie env]s l'a/ronomie1 e/1 p>eillem5t1 trs faible1 mais1 nanmo9s1 plus prononce4 ,elle e/ presque ins5sible p\r la *imie ab/raite1 seule cultive auj\rd'hui4 ,mais1 qu& l'ensemble des progrs de la philosophie naturelle vi5dra p]mettre le dveloppem5t de la *imie concrte1 c'e/--dire l'application m?odique du sy/me des connaissances *imiques l'hi/oire naturelle du globe1 on pr\v]a1 sans d\te1 en plus d'une re*]*e1 le beso9 de comb9]1 p\r la sa9e explication des phnomnes1 les considrations *imiques et les considrations a/ronomiques1 qui sembl5t ma9t5ant ne comport] aucun po9t de contact rel4 ,la gologie actuelle1 si in=me qu'elle soit1 doit n\s faire clairem5t press5tir la manife/ation future1 et peut-tre pro*a9e1 d'une semblable ncessit1 qu'un vague in/9ct avait probablem5t rvle aux philosophes de l'ge ?ologique1 au milieu de leurs *imriques et p\rtant op9itres rappro*em5s entre l'a/rologie et l'al*imie4 ,il e/1 sans d\te1 impossible1 en pr9cipe1 de concevoir l'ensemble des gr&es oprations inte/9es de la nature t]re/re comme radicalem5t indp5dant des m\vem5s de notre globe1 de l'quilibre gnral de sa masse1 en un mot1 du sy/me de ses conditions plantaires4 ,si les relations immdiates de la *imie avec la sci5ce ma?matique1 et mme avec l'a/ronomie1 sont ncessairem5t peu considrables s\s le po9t de vue de la doctr9e1 il n'en saurait tre a9si1 beauc\p prs1 relativem5t la m?ode4 ,en ce n\veau s5s1 il e/ ais de reconnatre1 au contraire1 qu'une suffisante habitude pralable1 *ez les *imi/es1 de l'esprit ma?matique et de la philosophie a/ronomique ex]c]ait 9vitablem5t la plus gr&e et la plus salutaire influ5ce sur la manire de concevoir et de cultiv] la *imie1 et1 p> suite1 acclr]ait beauc\p ses p]fectionnem5s ultrieurs4 ,p\r la ma?matique 7dont il s]ait1 d'ailleurs1 sup]flu d'expliqu] ici que les premires notions lm5taires sont dsormais directem5t indisp5sables aux travaux j\rnali]s des *imi/es71 je n'ai pas beso9 de reproduire les considrations gnrales1 tant exposes dans les div]ses p>ties antrieures de ce trait1 qui tabliss5t inv9ciblem5t l'ensemble d'une telle tude comme le premi] fondem5t ncessaire du sy/me enti] de la m?ode positive4 ,il n'y a1 dans cette subord9ation commune t\te la hir>*ie sci5tifique1 ri5 qui soit prcism5t p>ticuli] la *imie1 si ce n'e/ cette sage rflexion que1 plus les phnomnes se compliqu5t1 plus n\s devons n\s prp>] soigneusem5t1 p> ce salutaire rgime intellectuel1 les analys] avec une judicieuse svrit4 ,on ne doit pas cra9dre d'attribu] auj\rd'hui1 en p>tie1 au dfaut habituel d'accomplissem5t de cette indisp5sable condition1 le peu de rationnalit1 de rigueur1 et de liaison que les bons esprits rem>qu5t si pniblem5t dans la plup>t des travaux *imiques4 ,il e/ vid5t1 nanmo9s1 af9 de prv5ir ici t\te exagration1 que l'ducation ma?matique des *imi/es n'a pas beso9 d'tre aussi t5due1 dans ses dtails1 que celle conv5able aux physici5s1 puisqu'elle n'e/ po9t de/9e leur f\rnir1 comme ceux-ci1 un sec\rs direct et d'un usage j\rnali]1 mais seulem5t les pntr] assez de l'esprit gomtrique p\r que leur intellig5ce soit conv5ablem5t prp>e l'tude rationnelle de la nature4 ,quant l'a/ronomie1 la subord9ation directe de la *imie env]s elle1 s\s le rapport de la m?ode1 e/ d'une importance t\t aussi gr&e1 et encore plus s5sible1 d'aprs la proprit fondam5tale que n\s avons reconnue la sci5ce cle/e de con/itu] ncessairem5t le type le plus p>fait de l'tude de la nature4 ,la salutaire influ5ce d'un tel modle doit dev5ir1 en gnral1 d'autant plus indisp5sable1 que la complication croissante des phnomnes t5d davantage faire p]dre de vue le vritable esprit de la philosophie naturelle4 ,c'e/ seulem5t p> une semblable tude prlim9aire1 que les *imi/es1 s5tant vivem5t l'inanit radicale des explications mtaphysiques dont leur doctr9e e/ encore habituellem5t vicie1 p\rront acqurir enf9 un s5tim5t pr(ond et efficace du vrai c>actre propre la sci5ce *imique1 et du g5re de p]fection que comporte la nature de ses phnomnes4 ,s\s ce rapport philosophique1 la physique elle-mme1 en v]tu de sa mo9dre p]fection ncessaire1 ne saurait jamais avoir1 p\r les *imi/es1 autant d'utilit que l'a/ronomie1 malgr ses relations bi5 plus intimes et plus t5dues4 ,auj\rd'hui surt\t1 o la m?ode1 en physique1 e/ encore1 plusieurs g>ds1 comme n\s l'avons reconnu1 radicalem5t dfectueuse1 l'imitation exclusive d'un modle aussi incomplet t5d dvelopp]1 sans d\te1 d'une manire beauc\p mo9s satisfaisante1 la sa9e philosophie *imique4 ,telles sont1 en ap]u1 soit p\r la doctr9e1 soit p\r la m?ode1 les relations gnrales de la *imie avec les sci5ces fondam5tales qui la prcd5t dans notre hir>*ie encyclopdique4 ,il s]ait sup]flu de considr] =mellem5t ici sa liaison ncessaire avec les sci5ces qui la suiv5t1 et surt\t avec la physiologie1 qui vi5t immdiatem5t aprs elle4 ,cet exam5 aura naturellem5t sa place spciale dans la seconde p>tie de ce volume4 ,n\s devons n\s born]1 en ce mom5t1 concevoir1 d'une manire nette mais gnrale1 que t\te sa9e physiologie s'appuie ncessairem5t sur la *imie1 soit comme po9t de d"p1 soit comme pr9cipal moy5 d'inve/igation4 ,en sp>ant1 autant que possible1 les phnomnes de la vie proprem5t dite1 de ceux de l'animalit1 il e/ clair que les premi]s1 dans le d\ble m\vem5t inte/9 qui les con/itue1 sont1 p> leur nature1 ess5tiellem5t *imiques4 ,les comb9aisons et les dcompositions qu'on y obs]ve prs5t5t1 sans d\te1 en v]tu de l'organisation1 des c>actres qui leur sont exclusivem5t propres3 mais1 malgr ces importantes modifications1 elles n'en doiv5t pas mo9s tre ncessairem5t subordonnes aux lois gnrales des effets *imiques4 ,mme en considrant l'tude des corps vivans s\s le simple po9t de vue /atique1 la *imie y e/ aussi d'un usage videmm5t indisp5sable1 en ce qu'elle f\rnit les moy5s les plus c]ta9s de di/+u] exactem5t entre eux les div]s lm5s anatomiques d'un organisme quelconque4 ,n\s reconnatrons1 en d]ni] lieu1 dans le volume suivant1 que la n\velle sci5ce fondam5tale1 que je prs5te aux vrais philosophes1 s\s le nom de physique sociale1 comme devant con/itu] l'indisp5sable complm5t du sy/me rationnel de la philosophie naturelle1 e/1 p>eillem5t1 subordonne p> son objet la sci5ce *imique4 ,elle en dp5d1 d'abord1 videmm5t1 d'une manire ncessaire1 quoique indirecte1 p> sa relation immdiate et manife/e avec la physiologie4 ,mais1 en outre1 les phnomnes sociaux tant les plus compliqus et les plus p>ticuli]s de t\s1 leurs lois sont 9vitablem5t subordonnes1 p> cela mme1 celles de t\s les ordres prcd5s1 dont *acun y manife/e1 plus ou mo9s explicitem5t1 son influ5ce propre4 ,quant aux lois *imiques surt\t1 il e/ vid5t que1 dans l'ensemble des conditions d'exi/5ce de la socit huma9e1 sont comprises plusieurs h>monies *imiques ess5tielles1 entre l'homme et les circon/ances extrieures fondam5tales dont il subit l'empire absolu4 ,la rupture de ces div]ses h>monies1 ou seulem5t leur p]turbation un peu pr(onde1 soit quant la composition du milieu atmosphrique1 ou des eaux1 ou des t]ra9s1 etc41 ne p]mettrait plus de concevoir rationnellem5t le dveloppem5t social1 mme en supposant un dsordre assez re/re9t p\r que l'exi/5ce individuelle ft ma9t5ue4 ,la position encyclopdique de la *imie1 a9si exactem5t vrifie s\s t\s les rapports ess5tiels1 conduit naturellem5t fix] aussitt le degr proportionnel de p]fection gnrale que comporte cette sci5ce fondam5tale1 comp>e aux autres1 d'aprs le pr9cipe philosophique tabli ce sujet dans ma ?orie prlim9aire de la classification des sci5ces 7voyez la deuxime leon74 ,*acun peut1 en effet1 con/at] aism5t1 p> un exam5 direct1 que1 con=mm5t ce pr9cipe1 et s\s le d\ble aspect de la m?ode ou de la doctr9e1 le degr de p]fection de la *imie e/ infrieur celui de la physique et suprieur celui de la physiologie4 ,n\s devons surt\t1 p> le motif ci-dessus indiqu1 n\s atta*] ici la premire comp>aison4 ,quant la m?ode1 malgr les imp]fections radicales que j'ai d svrem5t signal] dans la manire de procd] de la physique actuelle1 la philosophie physique e/1 nanmo9s1 sans aucun d\te1 beauc\p plus rappro*e auj\rd'hui que la philosophie *imique de l'tat ple9em5t positif4 ,si1 relativem5t la ?orie des hypo?ses1 la premire prs5te rellem5t encore un c>actre quasi-mtaphysique1 il n'y a aucune exagration dire que l'esprit de la seconde e/ jusqu'ici1 quelques g>ds1 ess5tiellem5t mtaphysique1 p> suite de son dveloppem5t plus difficile et plus t>dif4 ,la doctr9e des aff9its1 jusqu' prs5t prpondrante et classique1 quoique son empire s'affaiblisse rapidem5t1 e/1 ce me semble1 d'une nature encore plus ontologique que celle des fluides et des !rs imag9aires4 ,si le fluide lectrique et l'!r lum9eux1 comme je l'ai tabli1 ne sont rellem5t autre *ose que des entits matrialises1 les aff9its vulgaires ne sont-elles pas1 au fond1 des entits compltem5t pures1 aussi vagues et indt]m9es que celles de la philosophie scola/ique du moy5 ge8 ,les prt5dues solutions qu'on a c\tume d'en dduire prs5t5t videmm5t le c>actre ess5tiel des explications mtaphysiques1 la simple et nave reproduction1 en t]mes ab/raits1 de l'nonc mme du phnomne4 ,le dveloppem5t acclr des obs]vations *imiques1 depuis un demi-sicle1 qui1 sans d\te1 doit bi5tt irrvocablem5t discrdit] une aussi va9e philosophie1 n'a fait jusqu'ici que la modifi]1 de manire dvoil]1 avec une plus clatante vid5ce1 sa nullit radicale4 ,qu& les aff9its tai5t reg>des comme absolues et inv>iables1 leur emploi1 p\r l'explication des phnomnes1 quoique t\j\rs ncessairem5t illusoire1 prs5tait1 du mo9s1 une app>5ce plus imposante4 ,mais1 depuis que les faits ont =c de concevoir1 au contraire1 les aff9its comme m9emm5t v>iables d'aprs une f\le de circon/ances div]ses1 leur usage n'a pu se prolong] sans dev5ir aussitt1 p> ce seul *angem5t1 d'une inanit plus manife/e et presque purile4 ,a9si1 p> exemple1 p\r fix] les ides1 on sait1 ds long-temps1 que1 une c]ta9e temprature1 le f] dcompose l'eau1 ou protoxide d'hydrogne2 et1 nanmo9s1 on a reconnu ensuite que1 s\s la seule influ5ce d'une plus haute temprature1 l'hydrogne1 son t\r1 dcompose l'oxide de f]3 que peut signifi]1 ds lors1 l'ordre quelconque d'aff9it qu'on croira devoir tablir entre le f] et l'hydrogne env]s l'oxigne8 ,si1 comme on y e/ conduit1 on fait v>i] cet ordre avec la temprature1 la nature purem5t v]bale de cette explication prt5due p\rrait-elle tre dsormais conte/e8 ,or1 la *imie actuelle (fre un gr& nombre de ces rappro*em5s1 contradictoires en app>5ce1 indp5damm5t de la longue srie de considrations aussi dcisives qui ont fait rejet] les aff9its absolues1 les seules p\rtant qui devai5t sembl] prs5t] quelque consi/ance sci5tifique4 ,l'empire de l'ducation1 et1 surt\t1 l'tat correspondant du dveloppem5t gnral de l'humanit1 dom95t tellem5t la m>*e individuelle des esprits mme les plus m95s1 que le gnie le plus pr(ondm5t philosophique dont la *imie puisse s'honor] jusque ici1 le gr& ,b]?ollet1 dans l'immortel ouvrage#g o il a si victorieusem5t r5v]s l'anci5ne doctr9e des aff9its inv>iables ou lectives1 ne peut lui-mme a*ev] de se s\/raire compltem5t aux habitudes 7alors il e/ vrai1 si prpondrantes7 d'ontologie *imique1 et ma9ti5t1 p\r l'explication j\rnalire des phnomnes1 l'usage presque arbitraire des va9es conceptions d'aff9it1 r5dues encore plus vagues p> les modifications mmes qu'il a d leur faire subir4 ,p\r con/at]1 d'une manire irrcusable1 combi51 mme auj\rd'hui1 ces habitudes sont encore1 c]ta9s g>ds1 pr(ondm5t enrac9es1 il suffit de signal] ici l'trange et absurde doctr9e de l'aff9it prdisposante1 dont l'usage e/1 jusque ici1 re/ classique1 comme l'indiqu5t les traits les plus rc5s et les plus plus ju/em5t e/ims1 entre autres le gr& et important ouvrage du plus rationnel des *imi/es actuels1 l'illu/re ,m4 ,b]zlius4 ,lorsque1 p> exemple1 l'action de l'acide sulfurique dt]m9e1 la temprature ord9aire1 la subite dcomposition1 alors impossible sans un tel sec\rs1 de l'eau p> le f]1 de faon dgag] l'hydrogne1 on attribue communm5t ce rem>quable phnomne l'aff9it de l'acide sulfurique p\r l'oxide de f] qui t5d se =m]3 et il en e/ de mme dans une f\le de cas analogues4 ,or1 peut-on imag9] ri5 de plus mtaphysique1 et mme de plus radicalem5t incomprh5sible1 que l'action sympa?ique d'une sub/ance sur une autre qui n'exi/e pas encore1 et la =mation de celle-ci en v]tu de cette my/rieuse affection8#h ,il faut conv5ir que1 comp>ativem5t de telles conceptions1 les tranges fluides des physici5s sont quelque *ose de rationnel et de satisfaisant4 ,note #g3 ,le po9t de d"p de ,b]?ollet se tr\va1 malheureusem5t1 tre pris dans la physiologie1 c'e/--dire dans une sci5ce dont la philosophie devait tre naturellem5t1 et surt\t cette poque1 beauc\p plus arrire encore que celle dont il a si noblem5t consacr sa vie p\rsuivre le progrs gnral4 ,prp>1 au contraire1 p> une ducation ma?matique et a/ronomique1 un esprit de cette trempe et produit1 sans d\te1 mme alors1 des rsultats philosophiques bi5 plus complets et plus durables4 ,nanmo9s1 la ,/atique *imique1 beauc\p trop nglige auj\rd'hui1 re/]a1 p> son admirable rationnalit1 malgr ses imp]fections capitales1 un monum5t t]nel1 et jusqu'ici incomp>able1 de la puissance de l'esprit huma9 p\r la sy/matisation des ides *imiques4 ,note #h3 ,dans l'exemple que je vi5s de cit]1 on p\rrait1 ce me semble1 concevoir que le phnomne e/ d la solubilit du sulfate de f]1 oppose l'insolubilit de l'oxide correspondant4 ,le f] agit c]ta9em5t sur l'eau t\te temprature2 et l'on peut attribu] la faible action qu'il ex]ce alors ce que l'oxide insoluble1 mesure qu'il se =me la surface du mtal1 prs]ve les c\*es intrieures3 ds lors1 l'acide opr]ait1 presque mcaniquem5t1 une plus vive dcomposition1 en supprimant cont9uellem5t cet ob/acle4 ,les exprim5tateurs dcid]ai5t si une telle explication e/ rellem5t admissible1 en faisant v>i]1 dans une d\ble suite de cas analogues1 soit le mtal1 soit l'acide 7p\rvu que leur n]gie relative re/t peu prs la mme71 p\r exam9] ensuite si1 en effet1 la solubilit de c]ta9s sels p]met la dcomposition1 t&is qu'elle s]ait1 au contraire1 emp*e p> l'insolubilit des autres4 ,des considrations aussi dcisives me sembl5t m9emm5t propres faire s5tir l'importance capitale et pratique du plan gnral que j'ai indiqu ci-dessus1 d'aprs la position de la *imie dans ma hir>*ie sci5tifique1 p\r l'ducation rationnelle des *imi/es1 fonde sur une tude prlim9aire1 suffisamm5t appr(ondie1 de la philosophie ma?matique1 ensuite de la philosophie a/ronomique1 et enf9 de la physique4 ,on ne saurait mconnatre1 en scrutant philosophiquem5t ce sujet1 que t\te cette doctr9e des aff9its n'e/ rellem5t1 dans son esprit orig9aire1 qu'une t5tative1 ncessairem5t va9e1 p\r concevoir la nature intime des phnomnes *imiques1 aussi radicalem5t inaccessible que les ess5ces analogues qu'on *]*ait autrefois1 p> des procds semblables1 env]s les phnomnes plus simples4 ,le dveloppem5t plus rapide de l'esprit huma9 en a/ronomie et en physique1 y a dj fait exclure jamais ces re*]*es *imriques1 qui doiv5t donc aussi1 plus =te raison1 tre f9alem5t rejetes des p>ties plus compliques de la philosophie naturelle4 ,or1 comm5t les *imi/es ralis]ai5t-ils1 dans leur sci5ce1 cette puration fondam5tale1 si1 d'abord1 ils n'ont tudi son accomplissem5t l'g>d des sci5ces antrieures et plus simples1 qui peuv5t seules leur en donn] une ju/e ide8 ,l'intellig5ce p\rrait-elle dev5ir compltem5t positive en *imie1 t\t en demeurant demi mtaphysique en a/ronomie ou en physique8 ,l'individu ne doit-il pas1 cet g>d1 suivre ncessairem5t la mme m>*e gnrale qu'a suivie l'espce dans son passage graduel l'tat positif8 ,la vraie sci5ce consi/e1 en t\t g5re1 dans les relations exactes tablies entre les faits obs]vs1 af9 de dduire1 du mo9dre nombre possible de phnomnes fondam5taux1 la suite la plus t5due de phnomnes secondaires1 en r5onant absolum5t la va9e enqute des causes et des ess5ces4 ,tel e/ l'esprit qu'il s'agit auj\rd'hui de r5dre enf9 compltem5t prpondrant dans la *imie1 et devant lequel se dissip]a p\r t\j\rs la doctr9e mtaphysique des aff9its4 ,or1 les *imi/es p\rrai5t-ils se pntr] conv5ablem5t d'un telle manire de philosoph]1 si ce n'e/ p> l'tude des seules sci5ces o elle soit encore ple9em5t dveloppe8#i ,note #i3 ,s\s ce rapport ess5tiel1 l'ducation ord9aire des *imi/es anci5s avait c]ta9em5t1 p\r leur poque2 un c>actre plus rationnel que celle des *imi/es actuels1 en ce que1 du mo9s1 elle dveloppait en eux1 quoique sur des bases *imriques1 le s5tim5t habituel des relations fondam5tales de la *imie avec l'ensemble des autres sci5ces1 et1 spcialem5t1 avec l'a/ronomie1 d'une "p1 et1 en s5s inv]se1 avec l'tude des corps vivans4 ,le rapide et imm5se dveloppem5t des diffr5tes sci5ces1 depuis leur passage l'tat positif1 a r5du1 sans d\te1 une telle condition pralable beauc\p plus difficile remplir p\r les div]ses classes des savans2 mais elle n'e/ nullem5t impraticable1 p\rvu que le degr prcis de spcialit de *aque tude prlim9aire soit t\j\rs judicieusem5t proportionn la de/9ation d'une semblable ducation4 ,c>1 il e/ ais de rem>qu]1 d'aprs les pr9cipes de hir>*ie sci5tifique tablis dans ce trait1 que1 plus ces prp>ations successives se multipli5t1 p> la complication croissante des phnomnes1 mo9s *acune d'elles a beso9 d'tre dveloppe1 vu la mo9dre t5due des relations mesure que les catgories des phnomnes sont plus di/antes4 ,l'esprit et la m>*e de nos enseignem5s sci5tifiques actuels ne peuv5t donn] aucune ide ju/e de ce sy/me philosophique d'ducation rationnelle p\r les savans4 ,l'infriorit si bi5 con/ate de la *imie env]s la physique1 s\s le po9t de vue de la m?ode et de l'esprit philosophique1 explique immdiatem5t son imp]fection relative1 encore plus vid5te1 quant la sci5ce effective1 sans qu'il soit ncessaire d'entrepr5dre1 ce sujet1 aucune comp>aison spciale4 ,j'ai suffisamm5t tabli1 en comm5ant ce disc\rs1 quel doit tre1 en gnral1 le vritable b sci5tifique de la *imie1 prcis p> une =mule exacte3 *acun peut lui confront] aism5t l'tat actuel de la sci5ce1 et reconnatre aussitt qu'il en e/ une imm5se di/ance1 beauc\p plus prononce que celle 7dj si gr&e nanmo9s1 plusieurs g>ds7 qui correspond la physique4 ,les faits *imiques sont1 auj\rd'hui1 ess5tiellem5t incohr5s1 ou1 du mo9s1 faiblem5t coordonns p> un petit nombre de relations1 p>tielles et insuffisantes1 au lieu de ces lois aussi c]ta9es qu't5dues et uni=mes dont la physique se glorifie si ju/em5t4 ,quant la prvision1 vritable mesure de la p]fection de *aque sci5ce naturelle1 il e/ trop vid5t que si dj elle e/ bi5 plus borne1 plus inc]ta9e1 et mo9s prcise en physique qu'en a/ronomie1 les ?ories *imiques actuelles y atteign5t beauc\p plus imp>faitem5t encore3 le plus s\v5t mme1 l'issue de *aque vnem5t *imique ne peut tre connue qu'en consultant1 d'une manire spciale1 l'expri5ce immdiate1 et1 p\r a9si dire qu& l'vnem5t e/ accompli4 ,quelque imp>faite que soit la *imie1 comme m?ode et comme doctr9e1 il faut reconnatre1 af9 de cons]v] les proportions1 que1 s\s l'un et l'autre po9t de vue1 elle e/1 nanmo9s1 p> sa nature1 mme auj\rd'hui1 trs suprieure la physiologie1 et 7je n'ai pas beso9 d'en av]tir7 bi5 davantage la sci5ce sociale4 ,outre que1 p> la simplicit relative de ses phnomnes1 les faits y sont beauc\p mieux discuts et les inve/igations plus dcisives1 il y exi/e1 quoiqu'en trs petit nombre1 quelques vritables ?ories1 exactem5t circonscrites1 et susceptibles de f\rnir1 en c]ta9s cas1 des prvisions relles et compltes1 qui sont jusque ici presque t\j\rs impossibles1 si ce n'e/ d'une manire gnrale1 dans l'tude des corps vivans4 ,je f]ai surt\t ressortir1 dans une des leons suivantes1 les lois qui conc]n5t les proportions1 et dont la physiologie gnrale ne saurait1 sans d\te1 (frir1 en aucune faon1 l'quival5t4 ,du re/e1 il ne faut jamais p]dre de vue1 en de telles comp>aisons1 que1 si le degr de p]fection des div]ses sci5ces fondam5tales e/ t\j\rs ncessairem5t 9gal p> la complication graduelle de leurs phnomnes1 son importance notre g>d dim9ue suivant la mme rgle p> une autre consqu5ce du mme pr9cipe1 en sorte qu'il peut t\j\rs exi/] une suffisante h>monie gnrale entre les beso9s raisonnables et les moy5s effectifs4 ,j'espre1 d'ailleurs1 que de cette svre et consci5cieuse apprciation du vritable tat de *aque sci5ce1 il rsult]a1 p\r les bons esprits1 une /imulation la cultiv] beauc\p plus qu'une rpugnance l'tudi]3 c>1 l'activit huma9e doit tre1 sans d\te1 bi5 autrem5t satisfaite en concevant les sci5ces comme naissantes et p> suite1 susceptibles1 d'une manire presque indf9ie1 de progrs l>ges et v>is 7a9si que t\tes le sont rellem5t plus ou mo9s71 au lieu de les suppos] p>faites1 et1 en consqu5ce1 ess5tiellem5t immobiles1 si ce n'e/ dans leurs dveloppem5s secondaires4 ,en traitant a9si de la position encyclopdique de la *imie1 j'ai fait suffisamm5t ressortir l'importance capitale d'une telle sci5ce dans le sy/me gnral de la philosophie naturelle1 et son indisp5sable ncessit p\r l'tude rationnelle des sci5ces plus compliques4 ,il me re/e ma9t5ant signal]1 d'une manire sommaire1 ses proprits philosophiques les plus leves1 relatives son action directe sur l'ducation fondam5tale de la raison huma9e4 cet g>d1 et d'abord quant la m?ode1 on p\rrait dire1 en premi] lieu1 que la *imie prs5te l'esprit huma9 de gr&es ress\rces p\r tudi]1 en gnral1 l'art univ]sel de l'exprim5tation4 ,t\tefois1 quelle que soit1 s\s ce rapport1 la haute utilit philosophique de la *imie1 il faut reconnatre que cette proprit ne lui e/ po9t /rictem5t p>ticulire1 et mme1 comme n\s l'avons vu1 que la physique1 p> sa nature1 e/1 en ce g5re1 ncessairem5t suprieure4 ,c'e/ bi5 plus l'art d'obs]v] proprem5t dit1 que celui d'exprim5t]1 dont la *imie peut (frir t\s les philosophes des leons m9emm5t prcieuses4 ,mais il exi/e1 dans le sy/me de la m?ode positive1 une p>tie =t importante1 quoique jusque ici trop peu apprcie1 et que la *imie tait1 ce me semble1 spcialem5t de/9e port] au plus haut degr de p]fection4 ,il s'agit1 non de la ?orie des classifications1 assez mal ent5due p> les *imi/es1 mais de l'art gnral des nom5clatures rationnelles1 qui en e/ t\t--fait indp5dant1 et dont la *imie1 p> la nature mme de son objet1 doit prs5t] de plus p>faits modles qu'aucune autre sci5ce fondam5tale4 ,on a s\v5t t5t1 surt\t depuis la r=me du langage *imique1 et l'on entrepr5d encore *aque j\r des essais plus ou mo9s judicieux de nom5clature sy/matique en anatomie1 en pa?ologie mme1 et surt\t en zoologie4 ,mais1 quelle que soit l'utilit relle de ces e/imables ef=ts1 ils n'ont pas eu encore et ne saurai5t jamais avoir un succs comp>able celui des illu/res nom5clateurs de la *imie1 mme qu& ils s]ai5t mieux conu et plus rationnellem5t dirigs qu'ils n'ont pu l'tre jusqu' prs5t2 c> la nature des phnomnes s'y oppose inv9ciblem5t4 ,ce n'e/ po9t1 sans d\te1 accid5tellem5t que la nom5clature *imique e/ si p>faite entre t\tes les autres4 mesure que les phnomnes se compliqu5t davantage2 les objets tant c>actriss p> des comp>aisons la fois plus v>ies et mo9s circonscrites1 il devi5t de plus en plus difficile de les assujettir1 d'une manire suffisamm5t expressive1 un sy/me uni=me de dnom9ations rationnelles1 et p\rtant abrges1 propre facilit] rellem5t la comb9aison habituelle des ides4 ,si les organes et les tissus des corps vivans1 ne diffrai5t entre eux que s\s un seul po9t de vue pr9cipal1 si les maladies tai5t suffisamm5t df9ies p> leur sige1 si les g5res ou au mo9s les familles zoologiques p\vai5t tre con/amm5t tablies d'aprs une considration exactem5t homogne1 on conoit que les sci5ces correspondantes comport]ai5t aussitt des nom5clatures sy/matiques aussi rationnelles et aussi efficaces que celle de la *imie4 ,mais1 en ralit1 la pr(onde div]sit des aspects multiples1 presque jamais susceptibles d'tre coordonns s\s un *ef unique1 r5d videmm5t un tel p]fectionnem5t la fois trs difficile et peu avantageux4 ,p>mi les sci5ces o l'imm5se multitude des sujets considrs excite spontanm5t la =mation des nom5clatures spciales1 la *imie e/ la seule o1 p> sa nature1 les phnomnes soi5t assez simples1 assez uni=mes1 et en mme temps1 assez dt]m9s1 p\r que la nom5clature rationnelle puisse tre la fois claire1 rapide et complte1 de faon contribu] pr(ondm5t au progrs gnral de la sci5ce4 ,t\tes les considrations *imiques sont ncessairem5t dom9es1 d'une manire directe et inconte/able1 p> une seule notion prpondrante1 celle de la composition3 le b propre de la sci5ce1 comme je l'ai tabli1 e/ prcism5t de t\t ralli] ce c>actre suprme4 ,a9si1 le nom sy/matique de *aque corps1 en faisant directem5t connatre sa composition1 peut aism5t indiqu]1 d'abord1 un ju/e ap]u gnral1 et ensuite1 un rsum fidle quoique concis1 de l'ensemble de son hi/oire *imique2 et1 p> la nature mme de la sci5ce1 plus elle f]a de progrs v]s sa de/9ation fondam5tale1 plus cette d\ble proprit de sa nom5clature devra 9vitablem5t se dvelopp]4 ,d'un autre ct1 le dualisme tant en *imie la con/itution la plus commune1 et surt\t la plus ess5tielle1 celle laquelle il e/ naturel que la sci5ce t5de de plus en plus ram5]1 autant que possible1 t\s les autres modes de composition1 on conoit que l'ensemble des conditions du problme ne saurait tre plus favorable la =mation d'une nom5clature rapide et nanmo9s suffisamm5t expressive4 ,aussi la *imie a-t-elle prs5t1 p\r a9si dire de t\t temps1 un sy/me de nom5clature plus ou mo9s grossi]1 quoique d'ailleurs nullem5t comp>able celui si heureusem5t fond p> l'illu/re ,guyton-,morveau4 ,les proprits fondam5tales de la nom5clature *imique ne doiv5t1 sans d\te1 comme je l'ai indiqu1 se manife/] dans t\te leur plnitude que lorsque la sci5ce s]a plus avance1 puisque la de/9ation pr9cipale de cette nom5clature e/ de facilit] la comb9aison gnrale des ides *imiques1 jusqu'ici peu active et peu pr(onde4 ,mais cet heureux artifice e/ tellem5t en h>monie avec la nature de la sci5ce *imique1 que1 dans son extrme imp]fection actuelle1 il la s\ti5t en quelque sorte1 en supplant provisoirem5t1 p\r a9si dire1 son dfaut presque absolu de rationnalit vritable4 ,a9si1 s\s cet important po9t de vue1 la *imie doit tre envisage comme m9emm5t propre dvelopp]1 de la manire la plus spciale1 l'un de ces moy5s fondam5taux1 en si petit nombre1 dont l'ensemble con/itue le p\voir gnral de l'esprit huma94 ,quoique j'aie d m'atta*] faire hautem5t ressortir les causes pr9cipales de l'vid5te supriorit qui rsulte cet g>d de la nature mme de la sci5ce *imique1 il e/ inconte/able que si1 dans les sci5ces plus compliques1 les sy/mes de nom5clature rationnelle doiv5t tre ncessairem5t plus difficiles tablir et mo9s efficaces employ]1 leur =mation y prs5te cep5dant un vritable et puissant intrt4 ,j'ai seulem5t v\lu mettre hors de d\te1 ce sujet1 l'indisp5sable ncessit1 p\r une classe quelconque de philosophes positifs1 de v5ir puis]1 exclusivem5t dans la *imie1 les vrais pr9cipes et l'esprit gnral de l'art des nom5clatures sci5tifiques1 con=mm5t cette rgle fondam5tale1 dj pratique1 tant d'autres g>ds1 dans cet ouvrage1 que *aque gr& artifice logique doit tre directem5t tudi dans la p>tie de la philosophie naturelle qui en (fre le dveloppem5t le plus spontan et le plus complet1 af9 de p\voir tre ensuite appliqu1 avec les modifications conv5ables1 au p]fectionnem5t des sci5ces qui en sont mo9s susceptibles4 ,les hautes proprits philosophiques de la sci5ce *imique sont encore plus clatantes et mme plus ess5tielles1 s\s le po9t de vue de la doctr9e1 que relativem5t la m?ode4 ,quelque imp>fait que soit jusque ici le sy/me des connaissances *imiques1 son dveloppem5t n'en a pas mo9s dj puissamm5t contribu l'mancipation gnrale et df9itive de la raison huma9e4 ,le c>actre fondam5tal d'opposition t\te philosophie ?ologique quelconque1 qui e/ ncessairem5t plus ou mo9s inhr5t t\te sci5ce relle1 mme ds sa premire enfance1 se manife/e1 p\r les intellig5ces populaires1 p> ces deux proprits gnrales co-relatives de t\te philosophie positive3 #a prvision des phnomnes2 #b modification volontaire ex]ce sur eux4 ,ces deux facults ne saurai5t se dvelopp]1 sans qu'elles t5d5t 9vitablem5t1 *acune d'une manire di/9cte1 mais p>eillem5t dcisive1 dtruire radicalem5t1 dans l'esprit du vulgaire1 t\te ide de direction de l'ensemble des vnem5s naturels p> aucune volont surhuma9e4 ,j'ai dj signal1 surt\t dans la v+t-huitime leon1 cette d\ble incompatibilit ncessaire4 ,j'ai aussi indiqu1 ds lors1 ce sujet1 un n\veau ?orme philosophique trs important1 qui e/ m9emm5t applicable la sci5ce *imique4 ,il consi/e1 sommairem5t1 en ce que1 plus la facult de prvoir dim9ue1 p> la complication croissante des phnomnes1 plus la facult de modifi] augm5te1 p> la v>it des moy5s d'action qui rsulte de cette complication mme2 de telle sorte que cette influ5ce anti-?ologique propre *aque bran*e fondam5tale de la philosophie naturelle e/ t\j\rs peu prs galem5t infaillible1 soit p> une voie1 soit p> l'autre4 ,j'ai dj1 ce me semble1 presque surabondamm5t pr\v1 dans t\t le c\rs de cet ouvrage1 que notre prvision devi5t plus borne1 mo9s prcise1 et mme plus inc]ta9e1 mesure que les phnomnes se compliqu5t davantage4 ,quant au second aspect de la proposition1 il n'e/ pas mo9s inconte/able4 ,c>1 en pr9cipe1 la plus gr&e complication des phnomnes ne ti5t qu' ce que leur acomplissem5t exige le conc\rs d'un ensemble plus t5du de conditions htrognes1 dont *acune tant1 son t\r1 ou susp5due1 ou altre1 ou seulem5t mme transpose1 doit f\rnir d'autant plus de ress\rces1 p\r modifi]1 entre c]ta9es limites1 le rsultat f9al du conflit1 qu'il dp5d d'un plus gr& nombre d'lm5s div]s4 ,la considration successive de nos c9q catgories ess5tielles des phnomnes naturels vrifie clairem5t cette loi 9vitable4 ,a9si1 les vnem5s a/ronomiques1 que n\s prvoyons de si lo9 avec une si admirable exactitude1 ne saurai5t tre1 videmm5t1 le sujet d'aucune espce de modification volontaire1 prcism5t p>ce qu'ils ne dp5d5t que d'un seul pr9cipe fondam5tal3 t\t ce que n\s p\vons leur g>d1 c'e/1 au contraire1 de n\s modifi]1 jusqu' un c]ta9 po9t1 n\s-mmes relativem5t eux1 d'aprs cette prvoyance suffisamm5t anticipe2 du re/e1 ils n\s dom95t absolum5t4 ,mais1 p>tir des vnem5s physiques1 la susp5sion1 l'altration du phnomne1 sa suppression mme en plus d'une circon/ance1 en un mot1 les diffr5tes sortes de modifications devi5n5t possibles1 et de plus en plus t5dues1 en suivant notre hir>*ie fondam5tale1 jusqu'aux phnomnes physiologiques1 et mme jusqu'aux vnem5s sociaux1 qui1 de t\s1 sont1 en effet1 les plus m9emm5t modifiables1 comme l'expri5ce univ]selle le confirme4 ,en n\s bornant ici aux vnem5s *imiques1 on voit que le p\voir de l'homme leur g>d e/1 p> leur nature1 beauc\p plus prononc encore qu'env]s les effets physiques4 ,cela e/ tellem5t vid5t1 que1 dans l'innombrable multitude des phnomnes *imiques considrs auj\rd'hui1 la plup>t doiv5t c]ta9em5t leur exi/5ce l'int]v5tion huma9e1 qui a pu seule con/itu] l'ensemble si complexe des circon/ances indisp5sables leur production4 ,on doit mme rem>qu]1 ce sujet1 que1 si les phnomnes des deux catgories suivantes sont encore plus modifiables1 sans d\te1 que les phnomnes *imiques1 ceux-ci occup5t nanmo9s1 s\s ce rapport1 le premi] rang1 lorsque1 au lieu d'envisag] ab/raitem5t t\tes les modifications excutables1 on se borne considr] celles qui sont susceptibles d'une haute utilit relle p\r l'amlioration de la condition huma9e4 ,c'e/ p> ce motif que1 dans le sy/me gnral de l'action de l'homme sur la nature1 la *imie doit tre conue comme la pr9cipale s\rce du p\voir1 quoique t\tes les sci5ces fondam5tales y p>ticip5t plus ou mo9s4 ,a9si1 le libre et ple9 dveloppem5t de la puissance huma9e dans l'ordre des effets *imiques1 doit comp5s] ncessairem5t l'infriorit relative de la *imie en prvoyance rationnelle1 p\r con/at] irrsi/iblem5t1 env]s les esprits les plus vulgaires1 que cette classe de phnomnes1 comme t\te autre1 ne saurait tre rgie p> aucune volont provid5tielle quelconque4 ,mais1 en outre1 je crois conv5able d'indiqu] ici une autre voie1 encore plus spciale1 et non mo9s efficace peut-tre1 p> laquelle la *imie e/ de/9e contribu] l'affran*issem5t irrvocable du gnie huma9 de t\te tutelle ?ologique ou mtaphysique1 en rectifiant1 d'une manire irrcusable1 s\s plusieurs rapports fondam5taux1 le sy/me des notions primitives sur l'conomie gnrale de la nature t]re/re4 ,quoique1 depuis l'cole d',ari/ote1 les philosophes ai5t d t\j\rs p5s] que les mmes sub/ances lm5taires se reproduisai5t ess5tiellem5t dans l'ensemble de t\tes les gr&es oprations naturelles1 malgr leur indp5dance app>5te1 cep5dant l'entire impossibilit de ralis] ce vague ap]u mtaphysique devait ncessairem5t ma9t5ir l'empire univ]sel du dogme ?ologique des de/ructions et crations absolues1 jusqu' la gr&e poque de cet admirable dveloppem5t du gnie *imique1 qui =me le pr9cipal c>actre sci5tifique du d]ni] qu>t du sicle prcd5t4 ,en effet1 tant qu'on ne p\vait avoir aucun g>d ni aux matriaux ni aux produits gazeux1 un gr& nombre de phnomnes rem>quables devai5t 9vitablem5t inspir] l'ide d'anantissem5t ou de production relle de matire dans le sy/me gnral de la nature4 ,il a fallu1 avant t\t1 la dcomposition de l'air et de l'eau1 et ensuite l'analyse lm5taire des sub/ances vgtales et animales1 et1 peut-tre mme1 le complm5t1 un peu plus t>dif1 d'un tel ensemble1 p> l'analyse des alcalis proprem5t dits et des t]res1 p\r tablir1 d'une manire entirem5t irrcusable1 le pr9cipe fondam5tal de la p]ptuit ncessairem5t indf9ie de t\te matire1 et p\r t5dre remplac] irrvocablem5t1 dans l'univ]salit des esprits1 les ides ?ologiques de de/ruction et de cration1 p> les notions positives de dcomposition et recomposition4 l'g>d des phnomnes vitaux surt\t1 non-seulem5t la connaissance des lm5s dont la sub/ance des corps vivans e/ =me1 mais1 en outre1 l'ensemble de l'exam5 *imique de leurs pr9cipales fonctions1 quelque grossi] qu'il soit encore1 ont d jet]1 t\s les yeux1 le plus gr& j\r sur la conception gnrale de l'conomie de la nature vivante1 en dmontrant qu'il ne peut exi/] de matire organique radicalem5t htrogne la matire inorganique1 et que les trans=mations vitales sont subordonnes1 comme t\tes les autres1 aux lois univ]selles des phnomnes *imiques4 ,l'analyse *imique me p>at avoir rempli1 s\s ce rapport1 sa fonction la plus ess5tielle2 dsormais1 c'e/ p> la voie1 plus difficile1 mais plus lum9euse1 de la syn?se que la *imie doit surt\t complt]1 comme l'indiqu5t dj quelques heureux essais#aj1 ce va/e et bel ensemble de dmon/rations p> lequel elle a si puissamm5t conc\ru la gr&e rvolution philosophique de l'humanit4 ,note #aj3 ,on doit pr9cipalem5t rem>qu] ce sujet la belle expri5ce de ,m4 ,:oel] sur la recomposition de l'ure4 ,aprs avoir suffisamm5t c>actris1 p> les div]ses p>ties de ce disc\rs1 t\tes les considrations fondam5tales relatives l'ensemble de la philosophie *imique1 il me re/e1 enf91 l'envisag] trs sommairem5t s\s son d]ni] aspect ess5tiel1 quant au pr9cipe de division rationnelle propre la sci5ce *imique4 ,cette sci5ce e/ sans d\te1 jusque ici1 trop rappro*e de son b]ceau1 p\r que sa division df9itive et la vraie coord9ation de ses p>ties pr9cipales ai5t pu encore se manife/] spontanm5t1 d'une manire non quivoque4 ,on s'y e/1 jusqu' prs5t1 beauc\p plus occup 7et1 c]ta9s g>ds1 avec ju/e raison7 de multipli] les obs]vations exactes et compltes1 plutt que de les class] suivant leurs relations sy/matiques4 ,mais1 outre ce dveloppem5t trop rc5t1 la nature de la sci5ce a d aussi contribu] ret>d] la m>*e de ce d]ni] lm5t propre la con/itution philosophique d'une sci5ce quelconque1 en v]tu de cette gr&e homognx gnrale qui c>actrise les phnomnes *imiques1 dont les vraies diffr5ces ess5tielles sont bi5 mo9s pr(ondes1 et1 p> suite1 mo9s tran*es1 que dans aucune autre sci5ce fondam5tale4 ,en a/ronomie1 la division pr9cipale de ses phnomnes en gomtriques et mcaniques1 et la subord9ation ncessaire de ceux-ci aux premi]s1 sont trop naturelles et trop vid5tes p\r tre jamais le sujet d'aucune controv]se importante4 ,quant la physique1 qui con/itue1 p\r a9si dire1 un ensemble de div]ses sci5ces presque isoles1 bi5 plus qu'une sci5ce vraim5t unique1 la division ne saurait videmm5t tre plus spontanm5t indique3 il ne peut y avoir quelque hsitation relle1 et t\tefois peu importante1 que sur la classification4 ,dans la seconde p>tie de ce volume1 n\s con/at]ons clairem5t que la sci5ce vitale prs5te peu prs le mme rsultat1 quoique p> une cause trs diffr5te1 en v]tu de la div]sit si m>que de ses pr9cipaux aspects gnraux1 malgr l'intime connexit naturelle de t\tes ses bran*es4 ,mais1 la *imie doit (frir1 cet g>d1 des conditions mo9s favorables1 les di/9ctions n'y tant1 p> sa nature1 gure plus prononces qu'elles ne le sont dans l't5due d'une mme bran*e bi5 c>actrise de la physique1 en !rmologie1 p> exemple1 et surt\t en lectrologie4 ,l'imp]fection et le peu d'importance de sa division actuelle sont donc aism5t explicables4 ,t\tefois1 les symptmes prcurseurs de l'tablissem5t pro*a9 d'une discussion capitale sur ce sujet fondam5tal comm5c5t dj1 ce me semble1 se manife/] sans quivoque4 ,c> la plup>t des *imi/es di/+us p>aiss5t auj\rd'hui plus ou mo9s mcont5s de la division provisoire qui a d s]vir jusqu' prs5t de guide leurs travaux4 ,il e/ clair1 en effet1 que la division gnrale de la *imie1 en inorganique et organique1 ne peut nullem5t tre cons]ve1 cause de son irrationnalit vid5te4 ,on ne saurait1 sans d\te1 admettre1 en pr9cipe1 que1 dans la *imie ab/raite1 les comb9aisons puiss5t tre classes d'aprs leur orig9e3 cela s]ait1 t\t au plus1 conv5able en hi/oire naturelle4 ,le dveloppem5t des re*]*es *imiques t5d montr] clairem5t la nullit radicale d'une telle division1 puisque la premire p>tie empite cont9uellem5t sur la seconde1 qui s]ait dj presque t\t--fait absorbe1 si elle n'et1 en p>tie1 rp> ses p]tes1 en s'alim5tant1 son t\r1 aux dp5s de la physiologie4 ,en un mot1 ce qu'on nomme auj\rd'hui la *imie organique prs5te un c>actre sci5tifique ess5tiellem5t bt>d1 moiti *imique1 moiti physiologique1 et qui n'e/ fran*em5t ni l'un ni l'autre1 comme je l'tablirai1 d'une manire directe1 dans la tr5te-neuvime leon4 ,cette division ne peut pas mme tre ma9t5ue en gr&e p>tie s\s une autre =me1 comme effectivem5t quival5te la di/9ction gnrale entre les cas *imiques c>actriss p> le dualisme et ceux o il n'exi/e pas4 ,c> si les comb9aisons inorganiques sont presque t\j\rs b9aires1 on en connat nanmo9s de t]naires1 et mme de quat]naires2 t&is que1 en s5s inv]se1 il e/ encore plus frqu5t de r5contr]1 dans les comb9aisons dites organiques1 un vritable dualisme1 que le progrs naturel de la *imie me semble d'ailleurs devoir t5dre de plus en plus gnralis] autant que possible4 ,d'aprs le b f9al propre la sci5ce *imique1 tel qu'il a t expressm5t =mul1 de la manire la plus rig\reuse1 au comm5cem5t de ce disc\rs1 le pr9cipe fondam5tal de la division rationnelle1 qui peut seule tre en h>monie relle et durable avec la nature des tudes *imiques1 ne saurait1 videmm5t1 tre *]* ailleurs que dans l'ordre des ides gnrales directem5t relatives la composition et la dcomposition4 ,or1 en appliquant ici la rgle encyclopdique inv>iablem5t tablie dans ce trait1 de suivre t\j\rs la complication graduelle des phnomnes1 on voit que cet ordre d'ides ne peut logiquem5t donn] lieu qu' ces deux motifs ess5tiels de di/9ctions *imiques pr9cipales3 #a la pluralit croissante des pr9cipes con/ituans 7d'ailleurs mdiats ou immdiats71 selon que les comb9aisons sont ou b9aires1 ou t]naires1 etc42 #b le degr de composition plus ou mo9s lev des pr9cipes immdiats1 dont *acun1 dans le cas1 p> exemple1 d'un dualisme cont9uel1 peut tre dcomposable1 un plus ou mo9s gr& nombre de fois conscutives1 en deux autres4 ,quoique ces deux po9ts de vue soi5t *acun d'une importance majeure1 la division rationnelle de la *imie ne peut tre organise tant qu'on n'aura po9t irrvocablem5t dcid lequel doit tre rellem5t *oisi comme prpondrant1 et lequel comme secondaire4 ,sans que ce soit ici le lieu de trait]1 d'une manire conv5able1 cette n\velle et importante "q spciale de haute philosophie *imique1 que je dois1 dans cette leon1 me cont5t] d'avoir nettem5t pose1 peut-tre s]a-t-il utile d'indiqu]1 ds ce mom5t1 que je la reg>de comme rsolue1 et que1 mes yeux1 la considration du degr de composition e/ videmm5t suprieure celle de la multiplicit des pr9cipes1 en ce qu'elle affecte plus pr(ondm5t le b et l'esprit de la sci5ce *imique1 tels que je les ai soigneusem5t c>actriss dans ce disc\rs4 ,au re/e1 de quelque manire que les *imi/es prononc5t df9itivem5t sur cette op9ion1 il faut rem>qu]1 en d]ni] lieu1 que les deux classifications gnrales1 dt]m9es p> la prpondrance de l'un ou de l'autre motif1 quoique devant tre1 sans d\te1 p>faitem5t di/9ctes1 diffr5t cep5dant beauc\p mo9s qu'on ne s]ait d'abord t5t de le suppos]3 c>1 elles conc\r5t ncessairem5t1 soit dans le cas prlim9aire1 soit dans le cas f9al1 et div]g5t seulem5t dans les p>ties int]mdiaires4 ,telles sont les pr9cipales considrations philosophiques que je devais indiqu] dans ce disc\rs sur la nature et l'esprit de la sci5ce *imique1 sur les moy5s fondam5taux d'inve/igation qui lui sont propres1 sur sa vraie position encyclopdique1 sur le g5re et le degr de p]fection dont elle e/1 en gnral1 susceptible1 sur les hautes proprits philosophiques qui la c>actris5t s\s le d\ble po9t de vue de la m?ode et de la doctr9e1 et1 enf91 sur le mode de division rationnelle qui lui convi5t4 ,p\r complt] un tel exam51 je dois ma9t5ant pass]1 dans les quatre leons suivantes1 l'apprciation plus spciale et plus directe du petit nombre de doctr9es ess5tielles qu'ait prs5tes jusqu'ici le dveloppem5t spontan de la philosophie *imique4 ,*acun sait que1 p> la nature de cet ouvrage1 on ne peut1 videmm5t1 *]*] ici aucun trait de *imie1 quelque sommaire qu'on v\lt le concevoir3 il faut1 ncessairem5t1 au contraire1 que je suppose au lecteur une connaissance appr(ondie des pr9cipaux phnomnes *imiques1 sans laquelle il ne p\rrait1 non-seulem5t jug] mes ides1 mais les compr5dre4 ,on doit en outre considr] qu'il ne s'agit pas mme d'un trait spcial de philosophie *imique1 mais seulem5t d'un sy/me de considrations fondam5tales ce sujet1 =mant une simple p>tie d'un trait gnral de philosophie positive1 et dont l'ext5sion doit1 p> consqu5t1 cons]v] une c]ta9e h>monie avec celle des autres p>ties con/ituantes4 ,or1 d'aprs cette obligation1 le degr de dveloppem5t accord1 dans cet ouvrage1 l'exam5 philosophique de *aque sci5ce fondam5tale1 ne saurait tre exclusivem5t dt]m9 p> son importance propre1 ni p> la multitude de faits intressans qu'elle embrasse2 il dp5d ncessairem5t aussi1 en gr&e p>tie1 de sa p]fection relative4 ,aucun lecteur judicieux ne peut espr] que la philosophie *imique1 surt\t dans son tat actuel1 soit ici l'objet d'un exam5 aussi dvelopp1 ni mme aussi satisfaisant1 qu'a pu l'tre celui de la philosophie a/ronomique1 p> exemple1 dont l'admirable p]fection m'a p]mis une analyse m?odique1 la fois claire et complte1 quoique sommaire1 comme l'exigeait ce type immuable de la philosophie naturelle4 ,,tr5te-,,sixi,,me ,,le,,on4 ,considrations gnrales sur la *imie proprem5t dite ou inorganique4 ,quels que soi5t les pr9cipes de division et de classification que l'on croie devoir prfr] dans le sy/me gnral des tudes *imiques1 on comm5c]a t\j\rs1 9vitablem5t1 p> considr] d'abord l'hi/oire successive et cont9ue de t\s les diffr5s corps simples4 ,cette ncessit e/ p>ticulirem5t vid5te1 d'aprs la conception expose dans la leon prcd5te sur le b et l'esprit de la sci5ce *imique4 ,au re/e1 presque t\s les *imi/es sont1 auj\rd'hui1 ess5tiellem5t d'accord ce sujet1 et prs5t5t une telle tude comme la p>tie prlim9aire et fondam5tale de leurs div]s sy/mes de *imie4 ,on doit1 nanmo9s1 rem>qu]1 cet g>d1 une exception trs intressante1 dans le plan adopt p> ,m4 ,*evreul4 ,cet habile *imi/e fait suivre immdiatem5t l'tude de *aque lm5t de celle de t\tes les comb9aisons1 soit b9aires1 soit t]naires1 etc41 qu'il peut =m] avec ceux jusque alors exam9s1 en se bornant1 t\tefois1 aux composs du premi] ordre4 ,un tel plan doit procur]1 sans d\te1 le gr& avantage que les corps simples sont alors1 en gnral1 bi5 plus compltem5t connus1 ds l'orig9e1 qu'ils ne peuv5t l'tre d'aprs la m>*e ord9aire1 qui disp]se1 p\r a9si dire1 dans t\tes les div]ses p>ties de la sci5ce1 les plus importantes proprits *imiques de *acun d'eux4 ,mais1 outre que1 malgr ce *angem5t1 l'hi/oire d'un lm5t quelconque re/]ait encore ncessairem5t plus ou mo9s incomplte1 except celle du d]ni]1 on tablirait a9si une 9galit trs prononce1 et surt\t ess5tiellem5t factice1 entre les tudes *imiques des diffr5tes sub/ances lm5taires#aa4 ,note #aa3 ,la t5tative de ,m4 ,*evreul se di/+ue1 d'ailleurs1 dans son excution rig\reuse1 p> une innovation trs rationnelle1 et qui indique un s5tim5t pr(ond de la vraie philosophie *imique3 c'e/ d'avoir c>t1 p\r la premire fois1 dans l'tude sy/matique des div]s composs1 t\te considration de leur orig9e1 organique ou inorganique4 ,l'heureuse proposition de cette importante r=me se tr\ve a9si tre d'autant plus dcisive qu'elle vi5t de celui de t\s les *imi/es actuels qui a le plus et le mieux cultiv ce qu'on nomme la *imie organique4 ,quelque plan qu'on puisse adopt]1 comme1 en ralit1 *aque corps1 simple ou compos1 agit ord9airem5t1 un degr quelconque1 sur presque t\s les autres1 l'inconvni5t didactique qu'a v\lu surt\t prv5ir ,m4 ,*evreul me p>at rig\reusem5t 9vitable1 d'aprs la nature mme de la sci5ce *imique4 ,il faut1 ce me semble1 reconnatre qu'aucune hi/oire *imique ne saurait tre vraim5t complte dans une premire tude de l'ensemble de la *imie1 dirige suivant un plan quelconque3 elle ne peut le dev5ir que qu&1 cet enseignem5t provisoire1 on fait rgulirem5t succd] une rvision df9itive1 qui p]met de pr5dre alors en ple9e considration la srie entire des phnomnes relatifs *aque sub/ance4 ,du re/e1 il n'y a pas de sci5ce p\r l'tude rationnelle de laquelle1 p> des motifs ess5tiellem5t analogues1 ce sy/me d'un d\ble enseignem5t ne ft1 en gnral1 trs avantageux1 s'il tait judicieusem5t appliqu4 ,son adoption habituelle p\r la *imie (fre peut-tre le seul moy5 efficace de t]m9]1 d'une manire irrvocable1 t\te controv]se sur le sujet que n\s considrons1 en dissipant la seule objection ess5tielle que puisse inspir] la m>*e ord9aire1 qui1 sans d\te1 devi5drait aussitt rig\reusem5t unanime4 ,il s]ait alors conv5able1 af9 d'vit] les d\bles emplois1 de rduire /rictem5t1 dans le premi] enseignem5t1 l'tude de *aque corps simple la seule exposition des proprits c>actri/iques qui le di/+u5t suffisamm5t de t\t autre4 ,une telle discussion n'a1 d'ailleurs1 d'intrt1 ni mme de ralit1 que s\s le simple po9t de vue didactique1 qui1 malgr son importance1 ne saurait affect] que d'une manire indirecte et secondaire l'esprit gnral de cet ouvrage4 ,c>1 dans aucune hypo?se1 p]sonne ne conte/e que l'tude pralable des div]ses sub/ances lm5taires ne soit1 p> la nature mme de la sci5ce1 le fondem5t ncessaire du sy/me rationnel des connaissances *imiques4 ,en v]tu du nombre1 dj trs considrable1 et d'ailleurs t\j\rs croissant1 des corps que les *imi/es reg>d5t comme simples1 plusieurs philosophes mod]nes1 qui1 malgr leur m95t mrite et leurs connaissances relles1 sont dom9s p> une doctr9e et mme p> une m?ode ess5tiellem5t mtaphysiques1 ont p5s priori que la plup>t de ces sub/ances devai5t tre ncessairem5t les div]s composs d'un beauc\p plus petit nombre d'autres4 ,telle e/1 auj\rd'hui1 en ,allemagne1 l'op9ion de presque t\te l'cole des naturi/es1 et surt\t de son illu/re *ef1 ,m4 ,ok54 ,mais cette va9e hypo?se ne peut tre appuye que sur le prt5du pr9cipe de l'conomie et de la simplicit ncessaire de la nature1 qui1 outre son c>actre extrmem5t vague1 ne saurait rsi/] aucune vritable discussion directe1 et dont l'orig9e1 videmm5t ?ologique1 devrait mme suffire auj\rd'hui p\r le r5dre suspect t\s les bons esprits4 ,dans ces spculations illusoires1 notre ent5dem5t rige1 spontanm5t1 son insu1 ses dsirs irrfl*is en lois ncessaires du monde extrieur1 qui1 en t\s g5res1 se montre rellem5t beauc\p plus compliqu qu'il ne convi5drait notre faible intellig5ce4 ,le seul po9t de vue raisonnable que puisse (frir un tel pr9cipe1 c'e/ que1 dans la con/ruction de nos sy/mes philosophiques1 n\s devons t\j\rs t5dre concevoir la nature s\s le plus simple aspect possible1 mais la condition fondam5tale de subordonn] t\tes nos conceptions la ralit des phnomnes1 s\s pe9e de consum] nos =ces en de frivoles et fanta/iques mditations4 ,or1 ici1 aucune considration vraim5t rationnelle ne peut1 sans d\te1 n\s conduire prsum] d'avance que le nombre des sub/ances lm5taires doive tre effectivem5t ou trs petit ou trs gr&2 l'ensemble de nos explorations *imiques doit seul prononc] ce sujet3 t\t ce qu'on peut dire1 c'e/ que notre intellig5ce e/ naturellem5t dispose prfr] la premire supposition1 et et mme1 encore davantage1 celle qui n'admettrait1 s'il tait possible1 que deux lm5s4 ,mais ceux qui se livr5t la re*]*e positive des lois rellem5t propres aux phnomnes de composition et de dcomposition1 n'en sont pas mo9s =cs de concevoir comme simples t\s les corps qui n'ont pu jusque alors tre dcomposs p> aucune voie1 et dont nulle analogie effective ne t5d indiqu] la composition1 sans prononc] d'ailleurs1 en aucune manire1 que1 p> cela mme1 ces sub/ances doiv5t tre ncessairem5t rputes jamais indcomposables4 ,telle e/1 cet g>d1 la rgle inconte/able admise ma9t5ant p> t\s les *imi/es1 comme le premi] axiome de la sa9e philosophie *imique4 ,l'ap]u primitif de cette rgle1 con/ate p> une premire application capitale1 doit tre attribue ce me semble1 au gr& ,ari/ote1 quoiqu'il n'ait pu1 sans d\te1 en concevoir di/9ctem5t les vrais motifs rationnels4 ,sa doctr9e des quatre lm5s1 vulgairem5t dcrie auj\rd'hui avec si peu d'intellig5ce1 doit tre rellem5t juge comme la premire t5tative du vritable esprit philosophique p\r concevoir1 d'une manire gnrale1 la composition intime des corps naturels1 autant que p\vait alors le p]mettre le dfaut presque absolu de t\s modes conv5ables d'exploration4 ,on ne peut l'apprci] sa9em5t qu'en la comp>ant aux conceptions antrieures4 ,or1 jusqu' cette mmorable poque1 t\tes les coles1 malgr leurs innombrables div]g5ces1 s'accordai5t ne reconnatre qu'une seule sub/ance lm5taire1 et ne disputai5t entre elles1 cet g>d1 que sur le *oix du pr9cipe4 ,ari/ote1 le premi]1 inspir1 non p> un va9 clectisme1 incompatible avec son n]gique supriorit1 mais p> un s5tim5t pr(ond de l'tude rationnelle de la nature1 t]m9a1 d'une manire irrvocable1 t\tes ces /riles controv]ses1 en tablissant la pluralit des lm5s4 ,cet imm5se progrs doit tre reg>d comme la vritable orig9e de la sci5ce *imique1 qui en effet s]ait radicalem5t impossible s'il n'exi/ait qu'un seul lm5t1 t\te ide relle de composition et de dcomposition tant p> l aussitt annule4 ,quelles que soi5t les app>5ces1 il devait tre1 sans d\te1 beauc\p plus difficile l'esprit huma9 de pass] de l'ide absolue de l'unit de pr9cipe la conception1 ncessairem5t relative1 de la pluralit1 que de s'lev] ensuite1 p> une exploration graduellem5t p]fectionne1 des quatre lm5s d',ari/ote aux c9quante-six corps simples de la *imie actuelle4 ,c'e/ donc une trange mprise1 *ez nos naturi/es d'auj\rd'hui1 que de v\loir se =tifi] de l'autorit d',ari/ote2 c> ce premi] pre de la sa9e philosophie a fait1 p\r son temps1 prcism5t l'inv]se de ce qu'ils t5t5t p\r le leur4 ,l'esprit qui les anime e/ directem5t oppos celui qui dirigeait ses sages spculations2 ils veul5t simplifi] immodrm5t leur conception de la nature1 sans trop s'inquit] de sa ralit2 ,ari/ote1 au contraire1 n'hsita po9t compliqu] l'ide ab/raite qu'on se =mait aup>avant de la matire1 uniquem5t p\r la r5dre plus relle4 ,p\rquoi ,m4 ,ok51 dans sa t5dance absolue la simplification1 a-t-il cru devoir s'arrt] aux quatre lm5s8 ,n'e/-ce po9t l une sorte de moy5 t]me1 qui ma9ti5t1 t\t en l'appliquant mal1 notre notion fondam5tale de la pluralit des pr9cipes8 ,an lieu de rtrograd] seulem5t jusqu'au temps d',ari/ote1 que ne remontait-il encore un peu plus lo91 jusqu' ,empdocle ou ,hraclite1 etc41 af9 d'obt5ir t\t d'un c\p la plus haute simplification possible en recomm5ant n'admettre qu'un seul pr9cipe8 ,c>1 on ne saurait trop le rem>qu]1 les motifs philosophiques qui ont conduit ,ari/ote la conception de quatre lm5s sont ess5tiellem5t analogues ceux qui en ont successivem5t fait reconnatre un nombre beauc\p plus t5du1 du mo9s en ngligeant les considrations purem5t mtaphysiques1 propres au gnie de l'poque1 et qui ont pu ex]c]1 sur l'esprit d',ari/ote1 une influ5ce spciale1 mais secondaire1 en faveur du nombre qu'il a *oisi#ab4 ,note #ab3 ,une telle discussion s]ait1 sans d\te1 peu ncessaire p\r les esprits franais1 puissamm5t g>antis1 p> les dfauts comme p> les qualits c>actri/iques de notre gnie national1 contre t\te invasion srieuse du naturisme g]manique4 ,mais je devais1 sans d\te1 pr5dre en haute considration le gr& nombre d'intellig5ces =tem5t organises qui1 en ,allemagne1 se laiss5t entran] auj\rd'hui de semblables ab]rations philosophiques4 ,la d\ble facult de gnralis] et de sy/matis]1 lm5t si prcieux du vritable esprit philosophique1 app>ti5t1 sans d\te1 d'une manire plus spciale1 au gnie allem&1 dont n\s sommes trop disposs1 en ,france1 a mconnatre1 cet g>d1 l'm95te valeur1 s5sible nanmo9s jusque dans ses c>ts4 ,p\r moi1 j'atta*]ai t\j\rs une extrme importance t\t ce qui peut t5dre provoqu] l'intime comb9aison de cette qualit fondam5tale avec cette aptitude1 non mo9s ess5tielle1 la cl>t et la positivit1 qui c>actrise1 t\t aussi hautem5t1 notre gnie franais2 conva9cu1 comme je le suis pr(ondm5t1 que1 de cette h>monie capitale1 dont la possibilit m'e/ dmontre1 peut seule rsult] le libre et ple9 dveloppem5t du gnie philosophique mod]ne1 de/9 t]m9]1 p> son univ]selle prpondrance1 l'imm5se crise sociale1 commune1 depuis trois sicles1 t\tes les nations qui1 dans leur ensemble1 =m5t la tte de l'espce huma9e4 ,d'autres philosophes contempora9s dont la direction tait beauc\p plus positive1 et p>mi lesquels il faut surt\t di/+u] l'illu/re ,cuvi]1 ont puis1 dans l'hi/oire naturelle1 une objection =t spcieuse1 et nanmo9s trs insuffisante1 contre la simplicit relle de la plup>t des lm5s admis auj\rd'hui p> les *imi/es4 ,elle consi/e oppos] l'extrme abondance de quelques-uns d'entre eux dans la nature1 la dissm9ation1 r>e et presque p>cellaire1 du plus gr& nombre des autres4 ,ds lors1 en p>tant du pr9cipe que les diffr5s lm5s rels doiv5t tre peu prs galem5t rp&us dans la con/itution intime de notre plante1 on arrive prsum] que le p]fectionnem5t de l'analyse *imique conduira plus t>d rang] les d]ni]s p>mi les sub/ances composes1 dont la =mation aurait exig un conc\rs spcial et r>em5t ralis de circon/ances favorables4 ,quelque op9ion qu'on adopte sur l'orig9e de notre con/itution t]re/re1 on peut1 ce me semble1 admettre1 en effet1 comme assez plausible1 quoique nullem5t susceptible de dmon/ration vritable1 s9on la rp>tition ncessairem5t presque uni=me des div]s lm5s1 du mo9s que leur abondance doit tre beauc\p mo9s 9gale1 dans l'ensemble du globe1 que ne p>at l'indiqu] jusque ici l'exploration de sa surface4 ,mais1 il ne rsulte po9t 9vitablem5t de cette considration la consqu5ce irrfl*ie qu'on a t5t d'en dduire4 ,c>1 notre exam5 m9ralogique ne porte encore1 et ne saurait1 videmm5t1 jamais port]1 mme en le supposant complet1 que sur les c\*es sup]ficielles du globe1 sans que n\s puissions ri5 prjug] sur la vraie composition de la presque totalit de sa masse4 ,or1 si au pr9cipe de l'uni=me dissm9ation des lm5s1 on v\lait aj\t] que cette galit doit exi/]1 non-seulem5t dans l'ensemble de la t]re1 mais spcialem5t aussi la surface1 il devi5drait aussitt trs prcaire1 et mme =t invraisemblable2 c> on peut aism5t1 ce me semble1 entrevoir beauc\p de motifs rationnels p\r la prpondrance ncessaire de c]ta9es sub/ances lm5taires la surface de notre plante1 t&is que d'autres1 dom9]ai5t1 au contraire1 dans son intrieur4 ,considrons1 d'une "p1 que les lm5s les plus r>es la surface du globe sont aussi1 en gnral1 les plus pesans2 et1 d'une autre "p1 que les plus communs sont1 surt\t1 ceux qui conc\r5t la composition des corps vivans4 ,cette d\ble relation inconte/able1 inap]ue jusque ici1 t5d videmm5t1 au contraire1 faire concevoir comme m9emm5t naturelle une trs 9gale di/ribution des div]ses sub/ances lm5taires entre l'intrieur de la t]re et sa surface2 les unes ayant d prdom9] intrieurem5t af9 de r5dre la moy5ne d5sit du globe aussi suprieure qu'elle l'e/ c]ta9em5t celle des c\*es sup]ficielles2 et l'indisp5sable prpondrance des autres n'tant pas mo9s vid5te p\r l'extrme sup]ficie1 solide1 liquide et gazeuse1 o la vie devait exclusivem5t se dvelopp]4 ,a9si1 cette considration d'hi/oire naturelle1 qu& elle e/ suffisamm5t appr(ondie1 au lieu de jet] aucun d\te sur les rsultats lm5taires de l'analyse *imique actuelle1 se prs5te bi5 plutt comme propre les confirm]1 du mo9s dans leur ensemble4 ,ces rsultats doiv5t donc1 quant prs5t1 pass] p\r inconte/ables1 sauf les p]fectionnem5s ultrieurs4 ,depuis l'poque1 trs rc5te il e/ vrai1 de la dcomposition effective des lm5s d',ari/ote1 l'hi/oire de la *imie ne prs5te pas un seul exemple d'une sub/ance qui aurait vraim5t pass du rang des corps simples celui des composs1 t&is que le cas inv]se a t frqu5t4 ,nanmo9s1 aucun *imi/e ne conte/e la possibilit que1 p> une analyse plus appr(ondie1 le nombre des vrais lm5s ne devi5ne1 dans la suite1 susceptible d'une plus ou mo9s =te rduction3 c> la simplicit *imique1 telle qu'on la conoit auj\rd'hui1 n'e/1 en ralit1 qu'une qualit purem5t ngative1 qui ne saurait comport] ces dmon/rations irrvocables1 propres aux dcompositions ou aux recompositions positives que les *imi/es sont p>v5us opr]4 ,le gr& exemple gnral des sub/ances dites organiques1 dont la ?orie *imique e/ si complique malgr le petit nombre de leurs lm5s1 peut1 sans d\te1 conduire p5s] qu'une telle rduction n'(frirait po9t1 p\r le p]fectionnem5t de l'ensemble des connaissances *imiques1 d'aussi gr&s avantages qu'on le suppose communm5t4 ,mais1 dans ce cas1 la difficult me p>at t5ir pr9cipalem5t jusqu'ici au dfaut de dualisme4 ,nonob/ant cet exemple1 il y a lieu de p5s]1 sans d\te1 que la *imie devi5drait plus rationnelle et plus sy/matique1 si les lm5s tai5t mo9s nombreux1 p> la liaison plus intime et plus gnrale qui devrait naturellem5t en rsult] entre les div]ses classes de phnomnes4 ,mais un tel p]fectionnem5t ne saurait tre qu'illusoire et /rile1 si1 tran*ant la difficult au lieu de la rs\dre1 on t5tait d'y atte9dre en anticipant1 p> des hypo?ses has>des1 sur les vrais progrs ultrieurs de l'analyse *imique4 ,cette gr&e multiplicit des lm5s actuels a d naturellem5t conduire s'occup] davantage de leur classification4 ,t\tefois1 ce qui surt\t a fait compr5dre la haute importance d'une telle "q1 c'e/ le s5tim5t1 dev5u plus pr(ond et plus commun p> le dveloppem5t spontan de la philosophie *imique1 de l'influ5ce prpondrante que la classification rationnelle des corps simples doit ex]c]1 de t\te ncessit1 sur celle des corps composs1 et1 p> suite1 sur l'ensemble du sy/me *imique4 ,on peut1 ce sujet1 pos] en pr9cipe que la hir>*ie#ac des sub/ances lm5taires ne doit pas tre uniquem5t dt]m9e p> la seule considration de leurs propres c>actres ess5tiels1 mais aussi p> celle1 non mo9s indisp5sable1 quoique indirecte1 des pr9cipaux phnomnes relatifs aux composs qu'elles =m5t4 ,a9si conue1 cette "q e/ une des plus capitales que puisse prs5t] la philosophie *imique3 borne1 au contraire1 l'exam5 direct des corps simples1 elle (frirait aussi peu d'intrt que de rationnalit2 c>1 en soi-mme1 il importe assez peu1 sans d\te1 suivant quel ordre conv5tionnel on procd]ait l'tude successive de ces c9quante-six corps1 dont les hi/oires propres sont ncessairem5t indp5dantes4 ,note #ac3 ,j'emploie desse9 cette expression p\r mieux m>qu] que je ne saurais concevoir de classification vraim5t philosophique l o l'on ne s]ait po9t p>v5u saisir pralablem5t une considration prpondrante1 commune t\s les cas1 et graduellem5t dcroissante de l'un l'autre4 ,telle e/1 ce me semble1 la condition fondam5tale impose p> la ?orie gnrale des classifications1 et que ne conte/]ont po9t ceux qui auront directem5t puis cette ?orie sa vritable s\rce1 c'e/--dire dans l'application la plus prononce et la plus p>faite1 relative aux corps vivans4 ,l'orig9e1 videmm5t politique1 de t\s nos t]mes relatifs aux ides de classem5t1 devrait suffire p\r rappel] sans cesse1 dans une "q quelconque d'ordre rel1 la loi indisp5sable de la subord9ation1 mal apprcie jusqu'ici p> la plup>t des philosophes inorganiques4 ,la division1 encore classique1 des div]s lm5s en combur5s et combu/ibles1 et surt\t la subdivision de ceux-ci en mtalliques et non mtalliques1 sont1 videmm5t1 trop artificielles p\r que les *imi/es puiss5t les ma9t5ir1 si ce n'e/ provisoirem5t1 jusqu' la =mation d'un vritable sy/me naturel4 ,cette classification repose sur des c>actres mal df9is1 d'une gnralit insuffisante1 et dont on exagre arbitrairem5t l'importance relle4 ,aussi1 depuis v+t ans1 s'e/-on beauc\p occup de la remplac]1 sans que1 jusqu'ici1 on ait encore obt5u une classification vraim5t rationnelle et irrvocable4 ,m4 ,ampre p>at tre le premi] qui ait dignem5t signal l'importance d'une semblable re*]*e3 et tel e/ le pr9cipal mrite du travail rem>quable qu'il publia sur ce sujet en #ahaf4 ,cet essai indique1 d'ailleurs1 une connaissance insuffisante et peu appr(ondie de la ?orie gnrale des classifications1 qui alors1 il e/ vrai1 tait bi5 mo9s nettem5t c>actrise qu'auj\rd'hui4 ,on ne peut pas mme reg>d] cette t5tative comme ayant suffi p\r mettre en ple9e vid5ce l'ensemble des vraies conditions pr9cipales du problme4 ,dans la conception gnrale de ce projet de classification1 la considration exclusive des seuls corps simples ex]ce une beauc\p trop gr&e prpondrance4 ,quant son excution1 elle p*e1 de la manire la plus s5sible1 contre les premires injonctions du gt et de la conv5ance dans l'art de class]1 qui prescriv5t1 videmm5t1 de ma9t5ir une c]ta9e h>monie entre le nombre des c\pes tablir et celui des objets rang]4 ,les c9quante corps que ,m4 ,ampre v\lait class] prs5t5t un plus gr& nombre de divisions pr9cipales que n'en (fre quelquefois la hir>*ie animale t\t entire4 ,aussi cette bau*e n'a-t-elle pas mme dt]m9 les *imi/es r5onc] l'usage de leur anci5ne classification1 dont la /ructure b9aire r5d1 du mo9s1 l'application trs facile1 dfaut de proprits plus ess5tielles4 ,trs peu d'annes aprs ce travail de ,m4 ,ampre1 un *imi/e du premi] ordre1 ,m4 ,b]zlius1 a propos1 s\s les =mes les plus simples1 et d'une manire1 p\r a9si dire1 incid5te1 un sy/me de classification inf9im5t suprieur1 qui indique le s5tim5t le plus pr(ond de l'ensemble des conditions fondam5tales propres une telle re*]*e4 ,il a compris1 le premi]1 ce sujet1 la ncessit de p>v5ir f9alem5t une srie unique1 con/ituant1 d'aprs un c>actre uni=me et prpondrant1 une vritable hir>*ie2 t&is que ,m4 ,ampre avait seulem5t apprci l'importance des gr\pes naturels1 dont la coord9ation re/ait ess5tiellem5t arbitraire4 ,quoique les deux conditions soi5t galem5t imposes p> la ?orie gnrale des classifications1 celle que ,m4 ,b]zlius a eu surt\t en vue e/ c]ta9em5t1 en pr9cipe1 suprieure l'autre1 et spcialem5t dans le cas actuel1 o le trs petit nombre des objets class] ne laisse qu'une importance trs secondaire la =mation des gr\pes1 p\rvu que la srie totale soit ple9em5t naturelle4 ,la belle conception de ,m4 ,b]zlius sur la hir>*ie fondam5tale des corps simples1 rsulte de la considration appr(ondie des phnomnes lectro-*imiques4 ,son pr9cipe1 m9emm5t simple et lucide1 consi/e dispos] les lm5s dans un ordre tel que *acun soit lectro-ngatif relativem5t t\s ceux qui le prcd5t et lectro-positif env]s t\s ceux qui le suiv5t4 ,la srie qui en drive p>at jusqu'ici devoir tre ess5tiellem5t con=me l'ensemble des proprits connues1 soit des lm5s eux-mmes1 soit de leurs pr9cipaux composs4 ,t\tefois1 une telle vrification gnrale e/ encore trop peu avance p\r que les *imi/es ai5t pu rellem5t port] ce sujet un jugem5t complet et df9itif4 ,d'un autre ct1 la prpondrance *imique des c>actres lectriques ne p>at pas tre encore1 beauc\p prs1 assez rationnellem5t tablie1 p\r qu'on doive impos]1 en pr9cipe1 la ncessit de *]*]1 dans un tel ordre de phnomnes1 les bases de t\te classification naturelle4 ,enf91 il faudrait1 ce me semble1 con/at] directem5t1 avant t\t1 la ralit du po9t de d"p1 c'e/--dire exam9] s'il exi/e1 en effet1 entre les div]s lm5s1 un ordre con/ant d'lectrisation1 qui se ma9ti5ne inv>iablem5t dans t\tes les circon/ances extrieures1 et dans t\s les tats d'agrgation1 et surt\t dans t\s les modes de dcomposition3 or1 cet indisp5sable exam5 n'a pas encore t conv5ablem5t entrepris1 et peut-tre mme a-t-on lieu de cra9dre que son rsultat gnral ne ft contraire au pr9cipe propos4 ,il re/e donc1 s\s ces div]s rapports ess5tiels1 beauc\p faire encore relativem5t cette importante "q de philosophie *imique4 ,mais1 quels que puiss5t tre1 cet g>d1 les rsultats df9itifs des travaux ultrieurs1 ,m4 ,b]zlius s'e/ assur1 ds prs5t1 l'honneur t]nel d'avoir1 le premi]1 dvoil la vraie nature du problme1 et mis en ple9e vid5ce l'ensemble de ses conditions pr9cipales1 si ce n'e/ mme d'avoir indiqu dans quel ordre d'ides il faut *]*] sa solution4 ,qu& cette solution aura t enf9 obt5ue d'une manire vraim5t con=me une telle position de la "q1 ou peut assur] que la *imie aura fait un pas imm5se v]s l'tat ple9em5t rationnel qui convi5t sa nature sci5tifique4 ,c>1 d'aprs une hir>*ie fondam5tale des lm5s1 la nom5clature sy/matique des div]ses sub/ances composes suffira presque p\r donn]1 en quelque sorte spontanm5t1 une premire indication relle de l'issue gnrale propre *aque vnem5t *imique1 ou1 du mo9s1 p\r re/re9dre l'inc]titude cet g>d entre d'troites limites4 ,t\tefois1 raison mme de cette intime connexit d'une semblable re*]*e avec l'ensemble des tudes *imiques1 je ne p5se pas qu'elle puisse tre trs efficacem5t p\rsuivie tant qu'on l'isol]a1 comme on l'a fait jusqu'ici1 de la "q gnrale relative l'tablissem5t d'un sy/me complet de classification *imique1 p\r t\s les corps1 simples ou composs4 ,or1 cette gr&e "q me p>at auj\rd'hui prmature4 ,c>1 d'aprs les considrations sommairem5t indiques dans la leon prcd5te1 les conditions prlim9aires1 soit de m?ode1 soit de doctr9e1 indisp5sables son laboration rationnelle1 sont encore lo91 ce me semble1 d'tre suffisamm5t remplies4 ,un tel sy/me gnral de classification naturelle1 devant1 p> lui-mme1 con/itu] directem5t1 s\s un d\ble aspect1 le rsum ess5tiel et l'ap]u fondam5tal de t\te la philosophie *imique1 je crois conv5able de dvelopp] davantage en ce mom5t ma p5se pr9cipale ce sujet4 ,quant la m?ode1 elle a beso9 d'un d\ble p]fectionnem5t capital1 que les *imi/es philosophes doiv5t emprunt] la sci5ce des corps vivans1 seule s\rce o il puisse tre judicieusem5t *]*4 ,il faut1 d'abord1 en effet1 une connaissance appr(ondie de la ?orie fondam5tale des classifications naturelles1 qui ne peut tre rellem5t obt5ue d'aucune autre manire3 c>1 a9si que je l'ai tabli ds le db de cet ouvrage1 la m?ode ne saurait tre1 s\s aucun rapport ess5tiel1 tudie avec une vritable et fconde efficacit1 ailleurs que dans ses applications les plus t5dues et les plus p>faites4 ,il faut1 ensuite1 p> le mme motif1 tudi] aussi1 la mme cole1 l'esprit gnral de la m?ode comp>ative proprem5t dite1 dont les *imi/es ne se =m5t ord9airem5t1 jusqu'ici1 aucune ide ju/e1 et sans laquelle1 nanmo9s1 on ne peut procd] conv5ablem5t la re*]*e d'une classification *imique vraim5t rationnelle1 comme je l'ai expliqu dans la leon prcd5te4 ,telles sont les deux amliorations fondam5tales que la philosophie *imique doit all] puis] auj\rd'hui dans la philosophie biologique4 ,l'une e/ indisp5sable p\r bi5 pos]1 dans son ensemble1 le gr& problme de la classification *imique1 l'autre p\r en entrepr5dre avec succs la solution gnrale4 l'aspect de ces importantes h>monies spontanes1 et p> le s5tim5t de ces l>ges applications mutuelles1 entre des sci5ces vulgairem5t traites comme isoles et indp5dantes1 les div]ses classes de savans f9iront1 sans d\te1 p> compr5dre la ralit et l'utilit de la conception fondam5tale de cet ouvrage3 la culture rationnelle1 et nanmo9s spciale1 des diffr5tes bran*es de la philosophie naturelle1 s\s l'impulsion pralable et la direction prpondrante d'un sy/me gnral de philosophie positive1 base commune et li5 uni=me de t\s les travaux vraim5t sci5tifiques4 ,on ne peut gure se =m] auj\rd'hui une ju/e ide des p]fectionnem5s1 aussi directs qu'ess5tiels1 dont nos div]ses sci5ces se tr\v5t tre jusqu'ici radicalem5t prives p> l'esprit troit et irrationnel suivant lequel elles sont encore habituellem5t cultives1 surt\t relativem5t la m?ode4 ,qu& la con/itution intgrale et df9itive du sy/me philosophique des mod]nes aura1 plus t>d1 rgulirem5t organis les gr&es relations sci5tifiques1 on p\rra s'expliqu] pe9e1 si ce n'e/ s\s le po9t de vue hi/orique1 que l'tude de la nature ait jamais t autrem5t conue et dirige4 ,en second lieu1 relativem5t la doctr9e1 il e/ d'abord vid5t1 comme je l'ai indiqu la f9 de la leon prcd5te1 que la =mation de la vraie classification *imique ne saurait tre directem5t entreprise dans son ensemble1 tant que l'on n'aura po9t1 avant t\t1 irrvocablem5t dcid la "q prlim9aire de la prpondrance entre les deux considrations gnrales1 de l'ordre de composition des pr9cipes immdiats1 et de leur degr de pluralit3 or1 un tel problme n'a pas mme t encore rationnellem5t pos4 ,n\s p\vons1 nanmo9s1 le suppos] ici rsolu1 en concevant tablie la rgle que j'ai propose1 de trait] le premi] po9t de vue comme ncessairem5t suprieur au second1 ce qui me semble en effet1 presque impossible conte/] dans une discussion =melle4 ,mais1 aprs cet indisp5sable prlim9aire gnral1 deux conditions plus spciales me p>aiss5t encore ncessaires p\r p]mettre de procd] immdiatem5t la con/ruction rationnelle du sy/me df9itif des sub/ances *imiques1 p> la m?ode ci-dessus c>actrise4 ,la premire1 dont l'accomplissem5t peut1 auj\rd'hui1 tre jug pro*a91 consi/e concevoir l'ensemble de la *imie comme un t\t unique et homogne1 en faisant radicalem5t disp>atre la di/9ction irrationnelle des div]ses sub/ances en organiques et inorganiques4 ,p> l'exam5 direct des c>actres gnraux de la *imie organique1 j'espre pr\v]1 dans la tr5te-neuvime leon1 que cette spcialit mal con/itue doit peu peu se dcompos] entirem5t1 une p>tie des tudes qu'elle embrasse app>t5ant la *imie proprem5t dite1 et l'autre la physiologie4 ,qu& une comb9aison quelconque e/ assez /able p\r comport] une vritable tude *imique1 il faut1 sans d\te1 l'assujettir un ordre fixe de considrations homognes1 quels que puiss5t tre son orig9e et son mode effectif d'exi/5ce concrte1 dont la vraie *imie ab/raite et gnrale ne doit nullem5t s'enqurir1 si ce n'e/1 du mo9s1 comme d'un simple r5seignem5t accessoire4 ,tant que la classification sy/matique devra d'abord se con=m] cette trange conception d'une sorte de d\ble *imie1 tablie sur cette fausse division des sub/ances1 elle ne saurait tre qu'ess5tiellem5t prcaire et artificielle dans ses dtails1 tant1 ds lors1 pr(ondm5t vicie dans son pr9cipe4 ,une telle sp>ation emp*e1 de t\te ncessit1 de fond] df9itivem5t1 en *imie1 aucune doctr9e rationnelle et complte1 t\tes les analogies ess5tielles se tr\vant1 p> l1 ou rompues ou dguises4 ,cette premire condition e/ donc videmm5t indisp5sable4 ,on comm5ce dj c]ta9em5t la bi5 s5tir1 c> t\s les travaux actuels de quelque importance sur la *imie organique manife/5t une t5dance trs prononce ram5] les comb9aisons organiques aux lois gnrales des comb9aisons inorganiques4 ,il ne suffirait pas1 nanmo9s1 comme on p\rrait d'abord le p5s]1 qu'un *imi/e di/+u prt enf91 cet g>d1 une initiative l>ge et directe1 p\r dt]m9] aussitt l'enti] et unanime accomplissem5t de cette importante r=me4 ,c>1 une telle opration philosophique1 quelque prp>e qu'elle soit en effet1 surt\t depuis les belles re*]*es de ,m4 ,*evreul1 ne peut tre excute1 d'une manire vraim5t irrvocable1 sans un travail spcial et difficile1 qui exige une comb9aison trs dlicate du po9t de vue *imique et du po9t de vue physiologique1 af9 d'tablir1 dans la dcomposition gnrale de la *imie organique1 une judicieuse rp>tition entre ce qui doit re/] la *imie et ce qui revi5t la physiologie4 ,la seconde condition1 intimem5t lie la prcd5te1 se rapporte un autre p]fectionnem5t gnral =t important que doit subir la doctr9e *imique1 af9 de p\voir conduire l'tablissem5t d'un sy/me complet de classification rationnelle1 susceptible d'(frir1 p> sa seule composition1 une expression abrge de la vraie philosophie de la sci5ce1 comme le prescrit la ?orie fondam5tale des classifications naturelles4 ,ce n\veau p]fectionnem5t consi/]ait s\mettre1 s'il e/ possible1 t\tes les comb9aisons quelconques la loi du dualisme1 rige en un pr9cipe con/ant et ncessaire de philosophie *imique4 ,t\tefois1 quelque m95te que dt tre1 en elle-mme1 une semblable amlioration1 qui t5drait directem5t simplifi]1 un haut degr1 l'ensemble des conceptions *imiques1 il faut reconnatre1 p\r ne ri5 exagr]1 qu'elle n'e/ po9t aussi /rictem5t indisp5sable que la prcd5te au gr& travail de la classification1 quoique1 p> sa nature1 elle soit propre le facilit] beauc\p4 ,sans la premire condition1 en effet1 la classification rationnelle s]ait rig\reusem5t impossible3 sans la seconde1 au contraire1 on p\rrait encore la concevoir1 mais seulem5t mo9s p>faite et plus pnible4 ,au re/e1 la t5dance gnrale des tudes *imiques1 mme dans leur tat actuel1 e/1 sans d\te1 t\t aussi relle et non mo9s prononce s\s le d]ni] po9t de vue que s\s le prcd5t1 comme *acun peut l'obs]v] aism5t4 ,il importe d'autant plus de faire prdom9] dans le sy/me *imique1 a9si que je le propose1 la considration de l'ordre de composition des pr9cipes immdiats sur celle de leur degr de pluralit1 que la premire e/1 p> sa nature1 claire et inconte/able1 t&is que l'autre e/ t\j\rs1 de t\te ncessit1 plus ou mo9s obscure et d\teuse4 ,l'une se rduit con/amm5t la simple apprciation d'un fait analytique ou syn?tique2 la seconde prs5te sans cesse un c]ta9 c>actre hypo?tique1 puisqu'on prononce alors sur le mode d'agglomration des p>ticules lm5taires1 qui n\s e/ radicalem5t inaccessible4 ,a9si1 p> exemple1 un *imi/e peut tablir1 avec une ple9e c]titude1 que tel sel e/ un compos du second ordre1 et que tels acides1 ou tels alcalis1 sont1 au contraire1 du premi] ordre#ad2 c>1 l'analyse et la syn?se peuv5t dmontr]1 sans quivoque1 que *acun de ces d]ni]s corps e/ compos de deux sub/ances lm5taires1 et que1 au contraire1 les pr9cipes immdiats du premi] sont1 leur t\r1 dcomposables en deux lm5s4 ,mais1 s\s l'autre po9t de vue1 qu& l'analyse df9itive d'une sub/ance quelconque y a con/at l'exi/5ce de trois ou de quatre lm5s1 comme1 p> exemple1 l'g>d des matires vgtales ou animales1 on ne peut1 videmm5t1 sans se p]mettre une hypo?se plus ou mo9s has>de1 prononc] que cette comb9aison e/ rellem5t t]naire ou quat]naire1 au lieu d'tre simplem5t b9aire4 ,c> il doit sembl] t\j\rs impossible de g>antir que1 p> une analyse prlim9aire1 mo9s viol5te que cette analyse f9ale1 on ne p\rrait po9t1 en effet1 rs\dre la sub/ance propose en deux pr9cipes immdiats du premi] ordre1 dont *acun s]ait ultrieurem5t susceptible d'une n\velle dcomposition b9aire4 ,note #ad3 ,un seul cas p>at prs5t] quelque difficult p\r cette apprciation exacte du l'ordre de composition propre *aque sub/ance3 c'e/ celui1 dev5u ma9t5ant assez frqu5t1 o les pr9cipes immdiats ne sont pas t\s deux du mme ordre1 comme1 p> exemple1 l'g>d des *lorures ou des sulfures alcal9s1 qui n\s (fr5t la comb9aison d'un corps simple avec un compos de deux lm5s4 ,mais1 alors1 t\te la difficult rside videmm5t dans l'imp]fection des dnom9ations usites2 c>1 une telle comb9aison e/1 p> sa nature1 clairem5t int]mdiaire entre celle de deux corps simples et celle de deux pr9cipes immdiats composs *acun de deux lm5s4 ,qu& la notion de l'ordre de composition s]a gnralem5t reconnue comme prpondrante dans la philosophie *imique1 le langage qui s'y rapporte devi5dra spontanm5t plus complet et plus prcis4 ,si1 p\r fix] les ides1 un *imi/e grossi] s'avisait auj\rd'hui d'appliqu]1 l'analyse du salptre1 des moy5s trop n]giques1 les rsultats de cette opration de/ructive p\rrai5t1 sans d\te1 l'autoris]1 d'aprs nos errem5s actuels1 concevoir lgitimem5t cette sub/ance comme une comb9aison t]naire d'oxigne1 d'azote1 et de potassium3 et1 cep5dant1 on sait qu'une telle conclusion s]ait ici c]ta9em5t fausse1 puisque la sub/ance peut tre aism5t recon/ruite p> une comb9aison directe entre l'acide nitrique et la potasse1 dont une analyse mo9s p]turbatrice et1 d'ailleurs1 opr la sp>ation1 sans entran] leur dcomposition4 ,ab/raction faite de t\t prjug1 p\rquoi ne p5s]ions-n\s pas qu'il peut en tre a9si l'g>d de *aque comb9aison habituellem5t classe comme t]naire ou quat]naire8 ,l'analyse immdiate tant jusqu' prs5t si imp>faite1 comp>ativem5t l'analyse lm5taire1 surt\t quant ces sub/ances1 s]ait-il rationnel de proclam]1 ds auj\rd'hui1 son impuissance t]nelle et ncessaire env]s elles8 ,de tels jugem5s ne sont-ils pas mme frquemm5t fonds sur une confusion vicieuse entre ces deux sortes d'analyse1 si rellem5t diffr5tes1 nanmo9s1 en elles-mmes1 et si bi5 c>actrises1 d'ailleurs1 dans leurs oprations1 l'une p> la dlicatesse des procds1 l'autre p> leur n]gie8 ,une considration trs importante1 relative au po9t de vue syn?tique1 peut conduire1 en effet1 montr] que1 dans l'tude des comb9aisons envisages auj\rd'hui comme plus que b9aires1 on ne di/+ue po9t assez l'analyse immdiate de l'analyse lm5taire3 c'e/ l'extrme difficult1 et mme1 jusqu'ici1 l'entire impossibilit p\r la plup>t des cas1 de vrifi]1 p> la syn?se1 les rsultats analytiques propres ces sub/ances4 ,j'ai tabli en pr9cipe1 dans la leon prcd5te1 que la syn?se immdiate e/1 en gnral1 c>actrise p> sa facilit1 t&is que la syn?se lm5taire l'e/1 au contraire1 p> les gr&s ob/acles qu'elle doit prs5t] presque t\j\rs4 ,a9si1 rciproquem5t1 l'impossibilit d'opr] la recomposition con/itue1 ce me semble1 un motif trs rationnel de prsum] que l'analyse n'a pas t immdiate1 lorsque cette conclusion ne saurait d'ailleurs tre attaque p> aucune autre considration1 ce qui a c]ta9em5t lieu ici4 ,a9si1 p> exemple1 on fait1 d'ord9aire1 hautem5t ressortir l'impossibilit de reproduire1 p> la syn?se1 les sub/ances vgtales ou animales3 on l'a mme rige en une sorte de pr9cipe empirique4 ,mais1 cette prt5due impossibilit ne ti5drait-elle po9t uniquem5t ce qu'on s'ob/9e opr] une syn?se lm5taire1 l o il faudrait procd] p> une syn?se immdiate1 dont les matriaux devrai5t tre1 en beauc\p de cas1 pralablem5t dc\v]ts8 ,cette rem>que se vrifie p\r une f\le de comb9aisons1 dont le dualisme n'e/1 t\tefois1 nullem5t d\teux1 et avec la seule diffr5ce que les pr9cipes immdiats sont mieux connus4 ,si1 p\r suivre l'exemple du nitre prcdemm5t *oisi1 on entrepr5ait de le recompos] p> la comb9aison directe de l'oxigne1 de l'azote1 et du potassium1 il e/ inconte/able qu'on n'y p>vi5drait pas davantage que lorsqu'il s'agit de reproduire les sub/ances organiques en unissant t\t d'un c\p leurs trois ou quatre lm5s3 les ob/acles qu'on fait ju/em5t valoir dans ce d]ni] cas1 s]ai5t1 en effet1 ess5tiellem5t analogues et t\t aussi puissans l'g>d du premi]4 ,af9 de pr5dre un exemple encore plus frappant1 j'indiqu]ai1 ce sujet1 l'expri5ce vraim5t capitale o ,m4 ,woehl] e/ p>v5u reproduire l'ure4 ,et-il pu1 en effet1 obt5ir un tel succs1 si1 d'aprs le prjug ord9aire1 il avait t5t de comb9] directem5t l'oxigne1 l'hydrogne1 le c>bone1 et l'azote1 qui conc\r5t =m] la con/itution lm5taire de cette sub/ance1 au lieu d'unir seulem5t ses deux pr9cipes immdiats1 jusque alors inconnus en cette qualit8 ,avons-n\s rellem5t aucun motif rationnel de p5s] qu'il n'en e/ po9t a9si dans t\s les autres cas8 ,les *imi/es peuv5t donc1 dsormais1 ce me semble1 sans contr$ire rellem5t aucune obs]vation positive1 et en se con=mant1 au contraire1 aux plus puissantes analogies1 attribu] une entire gnralit au pr9cipe fondam5tal du dualisme de t\te comb9aison1 s\s cette seule condition1 facile remplir sans d\te1 de reg>d] comme tant encore trs imp>faite l'analyse actuelle des sub/ances plus que b9aires1 et surt\t les sub/ances dites organiques1 dont les vrais pr9cipes immdiats re/]ai5t a9si dc\vrir4 la vrit1 ces pr9cipes inconnus ne saurai5t tre conu qu'en imag9ant entre l'oxigne1 l'hydrogne1 le c>bone1 et l'azote1 un nombre assez considrable de n\velles comb9aisons b9aires1 du premi] et du second ordre1 dont la ralisation doit sembl] auj\rd'hui presque impossible4 ,mais1 cette indisp5sable supposition1 quoique peu compatible avec les habitudes actuelles1 n'entrane rellem5t aucune gr&e difficult sci5tifique2 c>1 il suffit d'admettre cette rflexion trs naturelle1 que nos procds analytiques sont1 cet g>d1 jusqu'ici trop viol5s et trop grossi]s p\r sp>] les pr9cipes immdiats sans les dcompos]4 ,quant l'objection du nombre1 elle ne saurait tre prpondrante4 ,n\s connaissons ma9t5ant1 en effet1 au mo9s c9q comb9aisons bi5 di/9ctes entre l'azote et l'oxigne2 la notion d'un seul oxide d'hydrogne1 qui1 p5dant qu>ante ans1 avait sembl si 9branlable1 a fait place celle de deux composs trs c>actriss2 le c>bone et l'azote1 qui ne p>aissai5t po9t susceptibles d'tre comb9s1 =m5t auj\rd'hui le cyanogne2 et1 de mme1 dans presque t\s les autres cas analogues4 ,ri5 n'emp*e donc de concevoir1 p> ext5sion1 qu'il puisse exi/]1 entre les lm5s des sub/ances t]naires ou quat]naires1 plus de comb9aisons directes et t\j\rs b9aires que la *imie n'en a encore con/ates1 indp5damm5t des composs des ordres suivans1 dont la v>it doit naturellem5t tre bi5 suprieure4 ,il e/ extrmem5t vraisemblable que1 sans all] mme au-del du second ordre1 on p\rrait =m]1 avec ces lm5s1 assez de pr9cipes immdiats p>faitem5t di/9cts p\r correspondre exactem5t1 p> un dualisme p]ptuel1 la composition relle de t\tes les sub/ances organiques vraim5t diffr5tes1 qui1 d'un autre ct1 suivant la critique1 trs rationnelle1 au fond1 quoique =t exagre de ,m4 ,raspail1 doiv5t tre rputes beauc\p mo9s nombreuses que ne le fait suppos] ord9airem5t un exam5 sup]ficiel et peu judicieux1 comme je l'indiqu]ai spcialem5t dans la tr5te-neuvime leon4 ,on doit1 t\tefois1 rem>qu]1 ce sujet1 que si les *imi/es ne devai5t po9t se dcid] enf9 circonscrire1 d'une manire vritablem5t sci5tifique1 le s5s propre et gnral du mot sub/ance1 ce qui se rduirait subordonn] t\j\rs son acception l'ide d'une comb9aison relle1 le dualisme univ]sel et indf9i ne p\rrait tre s\t5u3 c> on cit]ait aism5t1 surt\t dans la *imie physiologique1 plusieurs cas trs prononcs1 o le dfaut de dualisme e/ irrcusable4 ,mais1 mo9s de confondre entirem5t la notion de dissolution1 et mme celle de mlange1 avec celle de comb9aison1 on ne saurait envisag] comme une vritable sub/ance *imique sui g5]is1 un assemblage =tuit de sub/ances htrognes1 dont l'agglomration e/1 presque t\j\rs1 videmm5t mcanique1 tels que la sve1 le sang1 l'ur9e1 un calcul biliaire ou ur9aire1 etc41 o le nombre des prt5dus pr9cipes immdiats peut1 en quelque sorte1 tre t\t--fait illimit4 ,en t5dant1 d'une manire aussi vague et indf9ie1 la signification1 ds lors presque arbitraire1 du mot sub/ance1 si prcieux1 nanmo9s1 p\r la sci5ce *imique1 il ne s]ait pas1 sans d\te1 plus irrationnel de trait] comme autant de n\velles sub/ances *imiques1 les eaux des diffr5tes m]s1 les div]ses eaux m9rales1 les t]ra9s naturels les plus htrognes1 etc41 et mme1 mieux encore1 les mlanges purem5t artificiels d'un nombre quelconque de sels jets au has>d dans une mme dissolution aqueuse ou alcoolique4 ,du re/e1 les considrations rs]ves p\r la tr5te-neuvime leon indiqu]ont1 j'espre1 les moy5s de faire disp>atre1 l'g>d des matires animales et vgtales1 les seules difficults srieuses qu'un tel sujet puisse prs5t]1 en montrant que l'inc]titude et la confusion cet g>d provi5n5t ess5tiellem5t de ce que1 jusqu'ici1 on n'a po9t assez sp>1 p> une opposition nette1 rig\reuse1 et conv5ablem5t appr(ondie1 le po9t de vue *imique du po9t de vue physiologique4 ,s\s ce rapport1 comme s\s tant d'autres prcdemm5t signals1 on doit assur] que les notions les plus lm5taires de la philosophie *imique ne saurai5t tre tablies d'une manire ple9em5t rationnelle1 et de faon runir les trois proprits ess5tielles de la cl>t1 de la gnralit1 et de la /abilit1 sans tre pralablem5t fondes sur une comp>aison d'ensemble suffisamm5t labore1 entre la *imie et la biologie1 comp>aison qu'un sy/me complet de philosophie positive peut seul rgulirem5t organis]4 ,en considrant1 s\s le po9t de vue fondam5tal qui n\s occupe ici1 le m\vem5t actuel des ides *imiques1 la t5dance univ]selle un dualisme complet comm5ce s'y manife/] auj\rd'hui d'une manire non quivoque4 ,je ne fais pas seulem5t allusion l'assimilation de plus en plus prononce qu'on t5te d'tablir entre les comb9aisons organiques et les comb9aisons inorganiques1 quoiqu'il en rsulte ncessairem5t un progrs indirect1 mais vid5t1 v]s le dualisme sy/matique4 ,j'ai surt\t en vue les expri5ces analogues celle de ,m4 ,:oel]1 malheureusem5t encore trop r>es1 o l'on ramne directem5t au dualisme1 soit p> l'analyse1 ou p> la syn?se1 les composs qui semblai5t le plus s'y refus]4 ,on doit mme rem>qu]1 enf91 s\s ce rapport1 la disposition1 dev5ue trs commune1 reprs5t]1 en quelque sorte spontanm5t1 p> une =mule b9aire1 la proportion des lm5s propres aux sub/ances les plus compliques4 ,sans d\te1 il n'y a po9t un vritable dualisme1 lorsque1 p> exemple1 on exprime le rsultat numrique de l'analyse lm5taire de l'alcool1 en nonant1 p\r plus de facilit1 la composition de ce corps comme id5tique celle d'un volume de gaz hydrogne p]c>bon et d'un volume de vapeur d'eau1 cond5ss en un seul3 c>1 on ne voit l qu'un simple artifice didactique de/9e c>actris] le rsultat analytique p> une =mule abrge1 laquelle on p\rrait sub/itu]1 plus ou mo9s commodm5t1 beauc\p d'autres fictions syn?tiques assujetties au dualisme1 et qui s]ai5t t\tes f9alem5t quival5tes entre elles1 quoique pas une seule peut-tre ne ft rellem5t connatre les vrais pr9cipes immdiats de cette sub/ance1 envisage comme b9aire4 ,ce n'e/1 videmm5t1 que p> un vritable travail *imique1 et non p> un tel jeu numrique1 que l'alcool et t\s les corps analogues p\rront tre effectivem5t dualiss3 c>1 cette gr&e trans=mation exig]a ncessairem5t1 s9on une analyse ou une syn?se =melles1 qu'on devra s\v5t aj\rn]1 du mo9s la con/ruction d'une hypo?se propre reprs5t]1 autrem5t que s\s le seul rapport des proportions1 l'ensemble des c>actres *imiques de la sub/ance propose4 ,quoique les habitudes auxquelles je fais allusion (fr5t peut-tre quelque dang]1 en p>aissant indiqu] comme accompli ce qui n'e/ pas mme comm5c1 il s]ait1 nanmo9s1 impossible de mconnatre combi5 elles t5d5t prp>] les esprits l'tablissem5t rel d'un dualisme gnral4 ,af9 de rsum]1 du po9t de vue le plus philosophique1 l'ensemble de cette importante discussion sur le dualisme *imique1 je rem>qu]ai qu'on peut la rduire tablir que la *imie actuelle devrait pr(it]1 avec plus d'habilet1 p\r la simplification de ses notions fondam5tales1 du degr d'indt]m9ation que la nature de ses re*]*es laisse ncessairem5t quant la con/itution intime des corps4 ,le mode rel d'agglomration de leurs p>ticules lm5taires n\s tant radicalem5t inaccessible1 et ne p\vant con/itu] nullem5t le vrai sujet de nos tudes *imiques1 n\s avons t\j\rs1 p> suite1 la facult rationnelle1 dans la sphre bi5 circonscrite de nos re*]*es positives1 de concevoir la composition immdiate d'une sub/ance quelconque comme seulem5t b9aire1 de manire reprs5t]1 nanmo9s1 avec une ple9e exactitude1 t\s les phnomnes apprciables que la *imie peut n\s (frir1 quelque tat de p]fectionnem5t qu'on la suppose jamais p>v5ue4 ,le ma9ti5 indf9i des hypo?ses mal con/ruites qui se rapport5t une composition plus que b9aire1 compliqu]ait inutilem5t1 un haut degr1 le sy/me gnral de nos travaux *imiques1 sans n\s rappro*] davantage de la vritable disposition molculaire propre *aque comb9aison4 ,a9si1 je ne propose po9t le dualisme univ]sel et inv>iable comme une loi relle de la nature1 que n\s ne p\rrions jamais avoir aucun moy5 de con/at]2 mais je le proclame un artifice fondam5tal de la vraie philosophie *imique1 de/9 simplifi] t\tes nos conceptions lm5taires1 en usant judicieusem5t du g5re spcial de lib]t re/ facultatif p\r notre intellig5ce1 d'aprs le vritable b et l'objet gnral de la *imie positive4 ,ma p5se ce sujet me p>at ma9t5ant assez clairem5t =mule1 p\r dev5ir exactem5t jugeable p\r t\s les *imi/es philosophes1 la haute mditation desquels je dois dsormais l'ab&onn]4 ,telles sont les div]ses conditions capitales1 tant de m?ode que de doctr9e1 dont la sci5ce *imique me semble avoir rig\reusem5t beso9 d'obt5ir1 s9on l'enti] accomplissem5t gnral1 du mo9s une approximation ple9em5t c>actrise1 avant qu'on puisse y procd] rationnellem5t la con/ruction directe et df9itive d'un sy/me complet de classification naturelle1 susceptible de remplir1 env]s la *imie1 mais un degr beauc\p plus p>fait1 l'(fice fondam5tal auquel s]ait de/9e1 en biologie#ae1 la vraie hir>*ie univ]selle des corps vivans1 si l'extrme complication des phnomnes p\vait y p]mettre le libre dveloppem5t de ses proprits ess5tielles4 ,peut-tre tr\v]a-t-on que1 jusqu' prs5t1 p]sonne ne s'tait =m une assez gr&e ide de la nature et de l'esprit d'une telle opration philosophique4 mes yeux1 la classification *imique1 a9si conue1 c'e/ la sci5ce elle-mme1 cond5se dans son rsum le plus sub/antiel4 ,je ne puis1 cet g>d1 m'attribu] d'autre mrite ess5tiel que d'avoir1 le premi]1 conv5ablem5t transport1 dans la sci5ce *imique1 le g5re spcial d'esprit philosophique que dveloppe spontanm5t1 p> sa nature1 la sci5ce biologique1 telle que l'ont conue1 depuis ,ari/ote1 t\s ses gr&s matres1 et en d]ni] lieu1 le philosophe qui me p>at1 dans le sicle actuel1 en avoir le mieux saisi le va/e ensemble1 mon illu/re ami ,m4 de ,bla9ville4 ,si cette comb9aison e/ juge efficace1 elle contribu]a1 j'espre1 mettre en ple9e vid5ce la haute ncessit gnrale de rgul>is] ces gr&s rapports sci5tifiques1 p> l'usage habituel du sy/me complet de philosophie positive1 dont je m'ef=ce1 dans cet ouvrage1 d'organis] la con/ruction4 ,note #ae3 ,je ne p5se pas qu'aucun philosophe puisse auj\rd'hui suivre un peu lo9 une srie quelconque d'ides gnrales sur l'ensemble rationnel des considrations positives propres aux corps vivans1 sans tre1 en quelque sorte1 naturellem5t oblig d'employ] cette heureuse expression de biologie1 si judicieusem5t con/ruite p> ,m4 de ,bla9ville1 et dont le nom de physiologie1 mme purifi1 n'(frirait qu'un faible et quivoque quival5t4 ,l'extrme importance que j'ai atta*e la discussion prcd5te1 ti5t surt\t la haute ide que je me =me du beau c>actre que doit pr5dre1 un j\r1 la sci5ce *imique1 ma9t5ant si faible et si incohr5te1 malgr sa ri*e collection de faits4 ,quoique le sujet de la *imie soit ncessairem5t =t t5du et trs compliqu1 il n'y a pas de sci5ce fondam5tale1 sauf l'a/ronomie1 dont les phnomnes prs5t5t1 p> leur nature1 une aussi p>faite homognx relle1 et qui1 p> consqu5t1 eu g>d aux difficults qui lui sont propres1 comporte1 un aussi haut degr1 une vritable sy/matisation1 en h>monie avec l'esprit gnral de ses re*]*es positives4 ,or1 cette con/itution unitaire de la sci5ce *imique me semble devoir ess5tiellem5t consi/] dans la =mation rationnelle d'un sy/me complet de classification naturelle1 qui ne saurait tre obt5ue1 au degr suffisant1 tant que t\tes les comb9aisons ne s]ont po9t1 d'une "p1 assujetties1 sans di/9ction d'orig9e1 un ordre fixe de considrations homognes1 et1 d'une autre "p1 con/amm5t ram5es un dualisme fondam5tal4 ,l'tat prs5t de la *imie ne p]met gure de se =m] directem5t une ide nette et ju/e1 ni du g5re1 ni du degr de consi/ance sci5tifique que cette p>tie capitale de la philosophie naturelle e/ a9si de/9e acqurir plus t>d4 ,t\tefois1 j'exam9]ai soigneusem5t1 s\s ce rapport1 dans les deux leons suivantes1 les deux doctr9es *imiques qui se rappro*5t le plus auj\rd'hui de cette rationnalit positive1 la doctr9e des proportions df9ies1 et la ?orie lectro-*imique1 quoique l'une et l'autre ne soi5t vritablem5t relatives qu' un ordre p>tiel1 et mme secondaire1 de considrations *imiques4 ,mais je dois1 en outre1 t]m9] cette leon en signalant trs sommairem5t1 dans la *imie actuelle1 les deux po9ts gnraux de doctr9e qui me p>aiss5t les plus propres1 p> leur nature1 indiqu] avec prcision le vrai dogmatisme v]s lequel doit t5dre l'ensemble de la sci5ce1 d'aprs la m>*e prcdemm5t c>actrise4 ,je cit]ai d'abord1 et au premi] rang1 la loi capitale des d\bles dcompositions sal9es1 dc\v]te p> ,b]?ollet1 et complte ensuite p> le gr& et beau travail de ,m4 ,dulong sur l'action rciproque des sels solubles et des sels insolubles4 ,en la bornant ici1 p\r plus de simplicit1 au cas de la d\ble solubilit1 seul considr p> ,b]?ollet1 elle consi/e dans ce fait gnral3 deux sels solubles1 d'ailleurs quelconques1 se dcompos5t mutuellem5t t\tes les fois que leur raction peut produire un sel insoluble1 ou1 seulem5t mme1 mo9s soluble que *acun des premi]s4 ,p>mi les propositions *imiques d'une importance relle et d'une c]ta9e gnralit1 t\t esprit philosophique doit m9emm5t di/+u] auj\rd'hui ce gr& ?orme1 qui peut seul donn] jusqu'ici une ide exacte de ce qui con/itue1 en *imie1 une vritable loi2 c>1 il en a seul t\s les c>actres ess5tiels4 ,il e/ directem5t relatif au sujet propre de la sci5ce *imique1 c'e/--dire l'tude des phnomnes de composition et de dcomposition3 il tablit une relation positive et fondam5tale entre deux classes de phnomnes1 jusque alors entirem5t indp5dantes3 enf91 comme critrium dcisif1 il p]met1 env]s une c]ta9e catgorie d'effets *imiques1 malheureusem5t trop re/re9te1 d'atte9dre la de/9ation f9ale de t\te sci5ce relle1 la prvision des phnomnes d'aprs leurs liaisons positives4 ,c>1 les div]s degrs de solubilit des diffr5s sels1 dont la connaissance e/ dj1 en elle-mme1 indisp5sable aux *imi/es1 conduis5t a9si prvoir avec c]titude les rsultats de plusieurs conflits4 ,on peut faire peu prs les mmes rem>ques sur une proposition analogue1 relative aux ractions des sels p> la voie s*e1 o la considration de volatilit remplace celle de solubilit4 ,en tablissant cette loi importante1 ,b]?ollet a fait judicieusem5t ressortir la nullit de l'explication1 ess5tiellem5t mtaphysique1 admise jusque alors1 d'aprs l'illu/re ,b]gmann1 p\r les phnomnes de dcomposition rciproque1 p> l'antagonisme imag9aire des d\bles aff9its4 ,mais il a videmm5t mconnu1 lui-mme1 l'esprit fondam5tal de t\te philosophie positive1 qu&1 son t\r1 il a t5t d'expliqu] la loi qu'il v5ait de dc\vrir1 ab/raction faite mme du rle prpondrant qu'il attribue1 dans cette explication1 une c]ta9e prdisposition la cohsion1 qui e/ radicalem5t in9telligible4 ,aucune loi ne saurait tre vraim5t explique qu'en p>v5ant la faire r5tr] dans une autre plus gnrale3 or1 celle que n\s considrons ici e/1 jusqu' prs5t1 seule en son g5re3 elle ne comporte donc aucune explication relle4 ,si1 plus t>d1 on p\vait la ratta*] une ?orie fondam5tale sur l'action rciproque de t\s les composs du second ordre1 une telle relation lui con/itu]ait1 sans d\te1 une vritable explication positive3 mais1 jusque l1 on n'y peut voir qu'un simple fait gnral1 nullem5t explicable1 et qui1 au contraire1 s]t expliqu] *acun des faits p>ticuli]s qu'il embrasse4 ,l'importance de cette loi1 et l'occasion qu'elle m'(frait de r5dre plus s5sible le vritable esprit1 auj\rd'hui si imp>faitem5t c>actris1 de la *imie positive1 ont pu seules me dt]m9] indiqu] expressm5t une semblable rem>que1 dont la reproduction et t presque purile l'g>d d'une sci5ce plus avance4 ,je crois devoir1 enf91 m5tionn] ici1 comme une des doctr9es gnrales les plus p>faites de la *imie actuelle1 l'ensemble trs satisfaisant des notions ma9t5ant acquises sur l'influ5ce fondam5tale de l'air et de l'eau dans la production des pr9cipaux phnomnes *imiques1 naturels ou artificiels4 ,qu& on envisage1 d'un po9t de vue suffisamm5t lev1 l'action imm5se et capitale ex]ce p> l'air et p> l'eau dans l'conomie gnrale de la nature t]re/re1 soit morte1 soit vivante1 on compr5d l'en?\siasme sci5tifique qui a inspir plusieurs philosophes allem&s1 la conception1 d'ailleurs videmm5t irrationnelle1 d'rig] le sy/me de ces deux fluides en une sorte de troisime rgne1 int]mdiaire entre le rgne inorganique et le rgne organique4 ,mais1 ce n'e/ pas s\s cet aspect que la *imie ab/raite1 qui doit re/] ess5tiellem5t trangre au po9t de vue concret de l'hi/oire naturelle proprem5t dite1 considre pr9cipalem5t l'tude de l'air et de l'eau1 qu'elle conoit ju/em5t1 nanmo9s1 comme l'un de ses fondem5s les plus indisp5sables4 ,t\s nos phnomnes *imiques1 mme artificiels1 s'accompliss5t habituellem5t dans l'air3 t\s exig5t1 presque t\j\rs1 l'int]v5tion plus ou mo9s directe de l'eau1 dont la plup>t des liquides ne saurai5t jamais tre entirem5t privs4 ,il e/1 ds lors1 vid5t qu'aucune raction *imique ne peut tre rationnellem5t tudie1 si l'on n'e/ pralablem5t en tat d'analys] avec exactitude la p>ticipation gnrale de ces deux fluides4 ,a9si1 la ?orie *imique fondam5tale de l'air et de l'eau1 doit tre conue comme une sorte d'introduction ncessaire au sy/me de la *imie proprem5t dite1 comme app>t5ant bi5 davantage1 p> sa nature1 la m?ode qu' la doctr9e1 et enf91 comme devant tre place immdiatem5t la suite de l'tude des corps simples4 ,quoique le mode habituel d'exposition des connaissances *imiques soit r>em5t con=me cette conception1 de tels c>actres n'en sont pas mo9s irrcusables1 mme qu& une di/ribution peu judicieuse t5d les faire mconnatre4 ,cela e/ surt\t s5sible l'g>d de l'air3 c>1 autrem5t1 quels titres la *imie ab/raite1 qui ne considre po9t les mlanges1 s'occup]ait-elle1 avec tant de so91 de l'air1 qui n'e/ qu'un mlange1 si ce n'tait p\r le motif gnral que je vi5s d'indiqu]8 ,aussi1 s\s le po9t de vue hi/orique1 la d\ble analyse de l'air et de l'eau a-t-elle c>actris1 de la manire la plus prononce1 le premi] pas capital de la *imie mod]ne4 ,l'influ5ce de l'air dans l'ensemble des phnomnes *imiques1 tait1 p> sa nature1 non pas mo9s importante1 mais mo9s difficile c>actris] que celle de l'eau4 ,c>1 l'air1 comme simple mlange1 n'ex]ce po9t une action *imique qui lui soit propre1 mais seulem5t celle qui rsulte de ses deux gaz lm5taires1 dont *acun agit ess5tiellem5t comme s'il tait isol1 sauf la dim9ution d'int5sit due la diffusion1 et en exceptant1 t\tefois1 les cas peu frqu5s o l'accomplissem5t du phnomne propos dt]m9e accessoirem5t leur comb9aison4 ,il s'ensuit que l'tude vraim5t *imique de l'air doit se rduire reconnatre la nature et la proportion de ses pr9cipes con/ituans1 en un mot1 son analyse3 t\te autre considration sortirait du doma9e rationnel de la *imie ab/raite1 et app>ti5drait l'hi/oire naturelle4 ,or1 cette analyse fondam5tale a t conv5ablem5t excute1 ds l'orig9e de la *imie mod]ne1 sauf l'inc]titude qui re/e encore sur la proportion presque ins5sible de gaz acide c>bonique1 et peut-tre de quelques autres pr9cipes encore plus dissm9s1 tels que l'hydrogne entre autres1 dont on comm5ce auj\rd'hui y s\ponn] gnralem5t l'exi/5ce4 ,quoique1 p5dant le c\rs d'un demi-sicle1 l'analyse *imique n'ait con/at aucun *angem5t apprciable dans la composition ess5tielle de l'air atmosphrique1 il e/1 nanmo9s1 videmm5t impossible de concevoir que cette composition ne doive pas s'altr]1 la longue1 en un s5s quelconque1 p> l'influ5ce si prononce des nombreuses =ces p]turbatrices qui agiss5t incessamm5t sur ce mlange4 ,leur antagonisme1 il e/ vrai1 et surt\t celui des actions vgtales et animales1 les neutralise ncessairem5t en p>tie2 mais un tel quilibre ne saurait tre ni rig\reux ni con/ant4 ,dj les considrations gologiques1 et surt\t celles de botanique fossile1 ont conduit prsum]1 avec beauc\p de vraisemblance1 que1 des poques trs recules1 la composition de l'air devait tre s5siblem5t diffr5te3 les *imi/es eux-mmes1 et pr9cipalem5t ,m4 ,?4 de ,saussure1 ont positivem5t con/at quelques lgres v>iations priodiques1 quant la proportion d'acide c>bonique aux div]ses saisons4 ,n\s avons1 d'ailleurs1 de ju/es motifs de p5s] que nos moy5s analytiques sont encore =t imp>faits1 relativem5t aux div]s pr9cipes accessoires de l'air3 c>1 les *imi/es ne sav5t encore saisir aucune di/9ction positive entre les airs propres aux localits les mieux c>actrises1 dont l'influ5ce si diffr5te et si prononce sur les tres vivans pr\ve1 nanmo9s1 d'une manire irrcusable quoique indirecte1 le dfaut c]ta9 d'id5tit relle4 ,l'tude gnrale1 jusqu'ici extrmem5t imp>faite1 de l'ensemble des v>iations relatives la composition du milieu atmosphrique1 con/itue l'un des problmes la fois les plus importans et les plus difficiles que l'hi/oire naturelle puisse se propos]1 cause de l't5due et de l'utilit de ses applications pr9cipales3 elle peut mme conduire aux indications les plus intressantes quant aux limites de dure des espces vivantes1 et surt\t de la race huma9e1 dans un av5ir indf9i1 en assignant les lois des modifications propres aux conditions atmosphriques de leur exi/5ce4 ,mais1 cet ordre de re*]*es1 pe9e bau* et mal conu encore1 e/1 p> sa nature1 ess5tiellem5t trang] la *imie proprem5t dite1 c> ces faibles v>iations ne saurai5t ex]c] aucune influ5ce notable sur les phnomnes *imiques habituellem5t explors3 et voil p\rquoi1 sans d\te1 les *imi/es s'en inquit5t si peu4 ,le vritable objet de leur sci5ce e/ exactem5t df9i1 sa sphre e/ nettem5t circonscrite1 son importance fondam5tale e/ vid5te4 ,ils ne doiv5t donc po9t en sortir1 p\r faire intempe/ivem5t l'(fice des naturali/es proprem5t dits2 leur int]v5tion1 cet g>d1 s]ait radicalem5t contraire la vraie di/ribution rationnelle de l'ensemble du travail sci5tifique1 telle que je l'ai c>actrise dans la deuxime leon3 le blme du public ne devrait tomb] ici que sur les naturali/es eux-mmes1 qui manqu5t leur de/9ation4 ,n'oublions pas1 t\tefois1 que1 d'aprs les pr9cipes tablis au comm5cem5t de cet ouvrage1 aucune tude concrte ne saurait tre suivie d'une manire vraim5t sci5tifique1 sans avoir t pralablem5t organise d'aprs une comb9aison spciale de t\tes les sci5ces fondam5tales ou ab/raites4 ,cette rgle e/ m9emm5t s5sible env]s la "q actuelle1 dont l'tude rationnelle exige1 avec une ple9e vid5ce1 un ensemble trs complexe de considrations1 non-seulem5t *imiques et physiques1 mais aussi physiologiques1 et mme1 un c]ta9 degr1 a/ronomiques4 ,telle e/1 en ralit1 la cause 9vitable de la pr(onde imp]fection de cette doctr9e jusqu' prs5t1 imp]fection commune1 d'ailleurs1 t\tes les autres p>ties importantes de la vritable hi/oire naturelle1 qui n'a pu encore amass]1 s\s aucun rapport1 que de simples matriaux1 plus ou mo9s in=mes4 ,l'tude *imique de l'eau exige1 ncessairem5t1 un ensemble de re*]*es beauc\p plus t5du et plus compliqu que celle de l'air2 et p\rtant elle n'e/ pas mo9s indisp5sable au sy/me gnral de la sci5ce *imique4 ,c>1 l'eau con/ituant une vritable comb9aison1 et peut-tre mme la plus p>faite de t\tes celles que n\s connaissons1 elle peut ex]c] des effets *imiques qui lui soi5t propres1 indp5damm5t de ceux qui app>ti5n5t ses lm5s1 et outre son importance comme dissolvant1 en c>tant mme t\te ide de simple mlange4 ,de l rsult5t trois aspects bi5 di/9cts1 et presque galem5t ess5tiels div]s titres1 s\s lesquels l'eau doit tre soigneusem5t considre p> les *imi/es1 et dont l'exacte apprciation a t1 9vitablem5t1 l5te et difficile1 si tant e/ mme que cet exam5 fondam5tal puisse auj\rd'hui tre reg>d comme rig\reusem5t t]m94 ,l'analyse de l'eau1 reprs5te p> une quantit d'hydrogne d\ble en volume de celle de l'oxigne1 et confirme l'aide d'une syn?se irrcusable1 con/itue la plus admirable de ces belles dc\v]tes qui ont c>actris les premi]s pas de la *imie mod]ne1 non-seulem5t en v]tu de l'clatante lumire que cette analyse a rp&ue sur l'ensemble des phnomnes *imiques et sur l'conomie gnrale de la nature1 mais aussi raison des hautes difficults qu'elle devait ncessairem5t prs5t]4 ,s\s ce premi] po9t de vue1 la sci5ce *imique ne laisse auj\rd'hui ri5 d'ess5tiel dsir]4 ,t\tefois1 la notion1 acquise dans ces d]ni]s temps1 de l'exi/5ce d'une n\velle comb9aison plus oxigne entre les deux lm5s de l'eau1 t5d s\lev] des que/ions intressantes et encore indcises1 non sur l'irrvocable composition de ce fluide1 mais sur le g5re d'influ5ce *imique qu'on suppose ord9airem5t sa dcomposition et sa recomposition dans une f\le de phnomnes2 et plus spcialem5t1 sur le vritable mode d'union de l'oxigne et l'hydrogne dans t\tes les sub/ances1 surt\t liquides1 qui ne peuv5t tre obt5ues sans eau1 et l'g>d desquelles un habile *imi/e vi5t1 t\t rcemm5t1 d'lev] des d\tes +nieux1 qui mrit]ai5t1 ce me semble1 d'tre mrem5t exam9s4 ,l'action dissolvante de l'eau a t le sujet d'une longue suite de laborieuses re*]*es1 d'une difficult trs infrieure1 et qui1 naturellem5t1 ne saurai5t prs5t] auj\rd'hui d'importantes lacunes4 ,nanmo9s1 il faut rem>qu]1 ce sujet1 avec plus de so9 qu'on n'a c\tume de le faire1 la belle expri5ce de ,vauquel91 dans laquelle cet illu/re et scrupuleux *imi/e a montr que l'eau1 sature d'un sel1 re/ait susceptible de se *>g] d'un autre1 et acqu]rait mme a9si la s+ulire proprit de diss\dre une n\velle quantit du premi]4 ,cette expri5ce1 qui a t1 p\r a9si dire1 ddaigne1 me semble capitale en ce g5re1 et me p>at devoir dev5ir la base d'une suite de re*]*es =t intressantes sur les lois1 si capricieuses en app>5ce1 de la solubilit1 dont l'tude e/ encore ess5tiellem5t empirique4 ,les *imi/es ont t long-temps concevoir1 en pr9cipe1 que l'eau1 outre son influ5ce dissolvante1 pt agir1 d'une manire vraim5t *imique1 autrem5t que p> ses lm5s4 ,cette comb9aison1 si m9emm5t neutre1 semblait devoir tre1 en elle-mme1 ple9em5t in(f5sive1 et ne p>aissait p\voir altr] les autres sub/ances que p> sa dcomposition4 ,le judicieux ,pr\/ a p5s que cette p>faite neutralit devait1 p> sa nature1 faire prsum]1 au contraire1 l'exi/5ce1 p\r l'eau1 de c]ta9es affections *imiques1 indp5dantes de sa composition4 ,telle e/ la considration trs rationnelle qui a conduit ce *imi/e crer l'tude1 dsormais si importante1 des hydrates proprem5t dits1 envisags comme une sorte de sels n\veaux1 o l'eau j\e1 p\r a9si dire1 l'g>d des alcalis1 le rle d'une espce d'acide hydrique4 ,l'exam5 de ces comb9aisons1 s\v5t trs n]giques1 et de t\tes les autres1 plus ou mo9s prononces1 que l'eau peut =m]1 avec des sub/ances quelconques1 sans se dcompos]1 con/itue la troisime et d]nire p>tie ess5tielle de l'tude fondam5tale de l'eau1 envisage rationnellem5t ici comme un prlim9aire indisp5sable au sy/me gnral des tudes *imiques4 ,aprs m'tre ef=c1 dans cette leon1 de c>actris] suffisamm5t1 quoique p> une discussion sommaire1 le b et l'esprit des conceptions fondam5tales qui me p>aiss5t indisp5sables p\r inve/ir enf9 irrvocablem5t la sci5ce *imique de la rationnalit positive qui convi5t sa nature1 je dois ma9t5ant pass] l'exam5 philosophique plus spcial des deux doctr9es gnrales qui1 dans la *imie actuelle1 prs5t5t l'aspect le plus sy/matique1 et1 en premi] lieu1 apprci] philosophiquem5t1 dans la leon suivante1 l'importante doctr9e des proportions df9ies4 ,,tr5te-,,septi,,me ,,le,,on4 ,exam5 philosophique de la doctr9e *imique des proportions df9ies4 ,malgr la gr&e importance relle de cette doctr9e1 on ne doit pas mconnatre que1 p> sa nature1 et mme en la supposant complte1 elle ne saurait ex]c] qu'une influ5ce secondaire sur la solution gnrale du vrai problme fondam5tal de la sci5ce *imique1 tel que je l'ai c>actris dans la tr5te-c9quime leon1 c'e/--dire sur l'tude des lois directem5t relatives aux phnomnes de composition et de dcomposition4 ,lorsque des sub/ances quelconques sont places en relation *imique dans des circon/ances dt]m9es1 la ?orie des proportions df9ies ne t5d nullem5t1 en elle-mme1 n\s faire mieux prvoir1 p>mi t\s les cas que comport]ait la composition des corps proposs1 quelles sp>ations et quelles comb9aisons n\velles la raction gnrale donn]a effectivem5t lieu1 ce qui con/itue1 nanmo9s1 la "q ess5tielle4 ,cette doctr9e suppose1 au contraire1 qu'une telle "q e/ pralablem5t rsolue2 et1 d'aprs un tel po9t de d"p1 elle a p\r objet d'valu] immdiatem5t1 dans les cas o elle e/ applicable1 la quantit prcise de *acun des n\veaux produits1 et l'exacte proportion de leurs lm5s1 ce qui con/itue simplem5t un p]fectionnem5t accessoire1 quoique trs utile1 de la re*]*e pr9cipale4 ,a9si1 la ?orie des proportions *imiques prs5te ncessairem5t auj\rd'hui ce s+uli] c>actre sci5tifique1 de r5dre rationnelle1 dans ses dtails numriques1 une solution qui1 s\s son aspect le plus important1 re/e presque t\j\rs ess5tiellem5t empirique4 ,on conoit aism5t p> l p\rquoi les illu/res fondateurs de la *imie mod]ne se sont1 en gnral1 si peu occups d'une telle tude1 qu'ils devai5t naturellem5t reg>d] comme subalt]ne4 ,leur pr9cipale att5tion tait ju/em5t fixe sur la re*]*e directe des lois ess5tielles de la composition et de la dcomposition4 ,mais1 le rapide dveloppem5t de la sci5ce *imique ayant mis graduellem5t en vid5ce les hautes difficults de ce gr& problme1 les *imi/es1 sans r5onc] la dc\v]te ultrieure de ces lois1 dur5t se rejet] spontanm5t de plus en plus sur l'tude secondaire des proportions1 jusque alors nglige1 qui1 p> sa nature1 leur promettait un succs plus facile et plus pro*a94 la vrit1 tant que cette ?orie subordonne e/ conue isolm5t de la ?orie pr9cipale1 elle ne saurait1 p> cela mme1 remplir que trs imp>faitem5t sa plus importante de/9ation1 celle de suppler1 autant que possible1 l'expri5ce immdiate1 dont elle ne disp5se ds lors que s\s le po9t de vue =t accessoire de la mesure des poids on des volumes4 ,aussi1 la doctr9e des proportions df9ies n'acqu]ra-t-elle t\te sa valeur sci5tifique que lorsqu'elle p\rra tre enf9 ratta*e un ensemble satisfaisant de lois vraim5t *imiques1 dont elle con/itu]a naturellem5t l'indisp5sable complm5t numrique4 ,jusque l1 nanmo9s1 l'usage habituel de cette doctr9e peut videmm5t (frir aux *imi/es un sec\rs rel1 quoique secondaire1 en r5dant leurs analyses plus faciles et plus prcises4 ,il e/ mme inconte/able que le pr9cipe fondam5tal de cette ?orie1 en re/reignant un trs petit nombre de proportions di/9ctes les div]ses comb9aisons des mmes sub/ances1 t5d indirectem5t dim9u]1 en gnral1 l'inc]titude primitive sur le rsultat effectif de *aque conflit *imique1 puisqu'elle r5d beauc\p mo9dre le nombre des cas logiquem5t possibles1 qui1 sans cela1 s]ait presque illimit4 ,s\s cet aspect1 la doctr9e des proportions df9ies doit tre reg>de comme un prlim9aire naturel l'tablissem5t des lois *imiques1 dont elle s]ait1 d'autres g>ds1 un app5dice ess5tiel4 ,si les corps p\vai5t se comb9]1 entre c]ta9es limites1 suivant t\tes les proportions imag9ables1 il devi5drait1 en effet1 beauc\p plus difficile de concevoir l'exi/5ce de lois inv>iables et rig\reuses relatives la composition ou la dcomposition1 vu l'inf9ie v>it des produits auxquels une raction quelconque p\rrait alors donn] lieu4 ,a9si1 les illu/res *imi/es contempora9s qui ont pr9cipalem5t consacr leurs travaux fond] la ?orie gnrale des proportions *imiques1 t\t en p>aissant s'c>t] du vritable b c>actri/ique de la sci5ce qu'ils cultiv5t1 auront fait nanmo9s1 en ralit1 un pas ess5tiel dans la voie directe du p]fectionnem5t rationnel1 en simplifiant d'avance1 un haut degr1 l'ensemble du problme *imique1 dont la solution effective e/ rs]ve leurs successeurs4 ,outre cette importante considration1 j'ai dj rem>qu1 dans l'avant-d]nire leon1 que la doctr9e actuelle des proportions df9ies n\s (fre auj\rd'hui1 p> sa nature1 le type le plus p>fait du g5re prcis de rationnalit que doit acqurir un j\r la sci5ce *imique1 directem5t envisage s\s ses aspects les plus ess5tiels4 ,tels sont les deux motifs prpondrans1 l'un relatif la doctr9e1 l'autre la m?ode1 qui m'ont dt]m9 consacr]1 dans cet ouvrage1 une leon spciale l'exam5 philosophique de cette intressante ?orie1 sans exagr] nanmo9s sa vraie valeur sci5tifique4 ,aprs avoir a9si c>actris sommairem5t le vritable objet de la doctr9e des proportions df9ies1 et sa relation gnrale avec le sy/me total de la sci5ce *imique1 il e/ indisp5sable1 p\r facilit] son apprciation philosophique1 de jet] d'abord un c\p d'oeil rapide mais rationnel sur l'ensemble de son dveloppem5t effectif1 accompli t\t enti] dans le premi] qu>t du sicle actuel4 ,dans cette belle srie de re*]*es1 l'impulsion primitive e/ ess5tiellem5t rsulte de la d\ble influ5ce ncessaire1 d'un phnomne fondam5tal dc\v]t p> ,ri*t]1 et d'une indisp5sable discussion spculative tablie p> ,b]?ollet4 ,arrtons un mom5t notre att5tion sur ce d\ble po9t de d"p4 ,p5dant la seconde moiti du sicle d]ni]1 plusieurs *imi/es avai5t rem>qu que1 dans la dcomposition mutuelle de deux sels neutres1 les deux n\veaux sels =ms sont t\j\rs galem5t neutres4 ,l'illu/re ,b]gmann1 entre autres1 avait spcialem5t insi/ sur cette importante obs]vation4 ,t\tefois1 ce phnomne dut re/] nglig1 ou mal apprci1 jusqu' ce que1 dans les d]nires annes de ce sicle1 le gnie m9emm5t sy/matique de ,ri*t]1 aprs l'avoir entirem5t gnralis1 l'envisageant enf9 s\s son aspect le plus ess5tiel1 en eut rationnellem5t tir la loi fondam5tale qui porte si ju/em5t le nom de ce gr& *imi/e4 ,cette loi consi/e proprem5t en ce que1 les quantits pondrales des div]s alcalis susceptibles de neutralis] un poids donn d'un acide quelconque1 sont con/amm5t proportionnelles celles qu'exige la neutralisation du mme poids de t\t autre acide4 ,telle e/1 videmm5t1 en effet1 la consqu5ce immdiate du ma9ti5 de la neutralit aprs la d\ble dcomposition4 ,dans l'ordre des ides *imiques1 la gr&e complication du sujet1 et le peu de rationnalit de nos habitudes intellectuelles jusqu' prs5t1 r5d5t trs difficiles les dductions les mo9s prolonges1 qu& elles ont un c]ta9 degr de gnralit et1 p> suite1 un c]ta9 c>actre d'ab/raction2 c'e/ p\rquoi une semblable trans=mation1 qui p>atrait presque spontane1 si elle conc]nait une sci5ce plus simple et mieux cultive1 e/ rellem5t ici1 outre sa haute utilit1 d'un mrite capital4 ,cette loi de ,ri*t]1 avec les div]s complm5s qu'elle a reu depuis1 con/itue la premire base ess5tielle de la doctr9e gnrale des proportions *imiques4 ,elle a conduit1 ds l'orig9e1 ralis]1 p\r un gr& nombre de composs1 la de/9ation pr9cipale de cette doctr9e1 c'e/--dire l'affectation *aque sub/ance d'un c]ta9 coeffici5t *imique1 inv>iable et spcifique1 indiquant suivant quelles proportions elle peut se comb9] avec *acune de celles qui ont t p>eillem5t c>actrises4 ,il suffit1 en effet1 de dt]m9]1 p> une d\ble srie d'essais pralables1 la composition numrique de t\s les sels que peut =m] un seul acide quelconque avec les div]s alcalis et un seul alcali avec les diffr5s acides1 p\r que la loi de ,ri*t] p]mette d'en dduire aussitt les proportions relatives t\s les composs qui peuv5t rsult] de la comb9aison b9aire de ces deux ordres de sub/ances4 ,ri*t] conduisit lui-mme sa dc\v]te jusqu' cette consqu5ce c>actri/ique1 et dressa1 p\r les acides et les alcalis1 mais d'aprs une exprim5tation trop re/re9te et trop imp>faite1 une premire table de ce qu'on a nomm plus t>d les quival5s *imiques4 ,quoique ,b]?ollet ait n]giquem5t combattu le pr9cipe exclusif des proportions df9ies2 on oublie trop auj\rd'hui1 ce me semble1 que1 le premi] entre t\s les *imi/es1 il fixa directem5t l'att5tion sur la considration gnrale et rationnelle des proportions dans l'ensemble des phnomnes *imiques4 ,quelques annes aprs la dc\v]te de ,ri*t]1 ,b]?ollet tablit en pr9cipe fondam5tal1 dans la ,/atique *imique1 l'exi/5ce ncessaire des proportions df9ies p\r c]ta9s composs de t\s les ordres1 et il assigna les conditions ess5tielles de cette proprit c>actri/ique1 qu'il attribuait ou une notable cond5sation des lm5s comb9s1 ou la prcipitation graduelle d'un compos insoluble1 etc42 en un mot1 t\tes les causes susceptibles de s\/raire le produit de la raction *imique1 mesure qu'il se =me1 l'influ5ce ultrieure des ag5s primitifs4 ,il importe de reconnatre cette belle ?orie de ,b]?ollet comme ayant t indisp5sable p\r fond] l'tude gnrale des proportions *imiques4 ,on n'a po9t1 en effet1 assez rem>qu que la dc\v]te de ,ri*t]1 malgr son extrme importance1 ne p\vait suffire p\r imprim]1 p> elle-mme1 une telle impulsion sci5tifique2 c>1 ,ri*t] ayant exclusivem5t considr les sels neutres1 un tel cas1 quoique trs t5du1 tait1 p> sa nature1 si videmm5t p>ticuli] s\s le po9t de vue numrique1 qu'il n'aurait pu entran] les esprits v]s une ?orie gnrale des proportions dt]m9es4 ,en t\t temps1 l'ide de neutralisation p>faite a d1 sans d\te1 rappel] 9vitablem5t aux *imi/es celle d'une proportion unique1 en-de et au-del de laquelle la neutralit tait rompue4 ,a9si1 autant il e/ naturel que la doctr9e des proportions *imiques ait comm5c p> l'tude des sels neutres1 autant leur considration isole et t ncessairem5t insuffisante p\r provoqu] la =mation de cette doctr9e gnrale4 ,il y a donc t\t lieu de p5s] que la gr&e dc\v]te de ,ri*t] n'aurait pu am5] les consqu5ces t5dues qu'on lui attribue communm5t d'une manire trop exclusive1 si1 l'exam5 d'un cas qui1 p> sa nature1 ne p\vait faire loi p\r t\s les autres1 ,b]?ollet n'avait po9t immdiatem5t aj\t la notion rationnelle d'une gr&e v>it de cas assujettis au mme pr9cipe1 et ds lors susceptibles de conduire bi5tt son entire gnralisation4 ,on voit a9si que ce s]ait apprci] trs imp>faitem5t la p>ticipation capitale de ,b]?ollet la fondation de l'tude des proportions *imiques1 que de la rduire1 comme on le fait d'ord9aire1 la seule influ5ce de la clbre discussion que son ouvrage fit natre sur ce sujet entre lui et ,pr\/1 malgr la haute importance des heureux ef=ts de ce d]ni] *imi/e1 dans cette lutte mmorable1 p\r tablir directem5t le pr9cipe gnral des proportions dt]m9es et inv>iables4 ,telle e/ donc la d\ble influ5ce fondam5tale1 exprim5tale et spculative1 d'o devait graduellem5t rsult] le dveloppem5t naturel de la *imie numrique4 p>tir de cette orig9e1 la pr9cipale phase de ce dveloppem5t doit tre attribue une autre d\ble action capitale1 produite p> l'h>monie rem>quable de la conception sy/matique de ,m4 ,dalton avec l'ensemble des belles sries de re*]*es exprim5tales de ,,mm4 ,b]zlius1 ,gay-,lussac1 et ,wolla/on4 ,il me re/e ma9t5ant c>actris] sommairem5t ces div]ses p>ties ess5tielles de la gr&e opration sci5tifique qui a dt]m9 l'entire =mation de la doctr9e des proportions df9ies1 telle qu'on la conoit auj\rd'hui4 ,aussitt que l'illu/re ,m4 ,dalton eut dirig ses mditations v]s cette face de la sci5ce *imique1 son gnie m9emm5t philosophique le p\ssa embrass]1 dans une seule conception gnrale1 l'ensemble de cet important sujet1 quoique l'tude en ft1 p\r a9si dire1 naissante4 ,ses heureux ef=ts produisir5t la clbre ?orie atomi/ique1 qui a prsid jusqu'ici t\s les dveloppem5s ultrieurs de la doctr9e des proportions *imiques1 et qui s]t encore de base ess5tielle son application j\rnalire4 ,le pr9cipe gnral de cette ?orie consi/e concevoir t\s les corps lm5taires =ms d'atomes absolum5t indivisibles1 dont les diffr5tes espces en se runissant1 le plus s\v5t une une1 p> gr\pes peu nombreux1 con/itu5t les atomes composs du premi] ordre1 t\j\rs mcaniquem5t inscables1 mais alors *imiquem5t divisibles1 et qui1 leur t\r1 p> une suite d'assemblages analogues1 font natre t\s les autres ordres de composition4 ,ce pr9cipe e/ tellem5t en h>monie avec l'ensemble des notions sci5tifiques de t\s g5res1 qu'il se rduit presque une heureuse gnralisation directe des ides spontanm5t familires t\s les esprits qui cultiv5t les div]ses p>ties de la philosophie naturelle3 aussi son admission univ]selle a-t-elle eu lieu sans ob/acles4 ,quoiqu'un tel pr9cipe conduise videmm5t1 d'une manire immdiate1 l'exi/5ce ncessaire des proportions dt]m9es1 il importe nanmo9s de considr]1 d'aprs la rem>que trs judicieuse de ,m4 ,b]zlius1 que cette dduction s]ait ess5tiellem5t illusoire si les comb9aisons n'tai5t po9t ncessairem5t re/re9tes un trs petit nombre d'atomes2 c>1 en supposant que ce nombre1 mme limit1 pt tre =t gr&1 les div]s assemblages b9aires devi5drai5t tellem5t multiplis1 que l'on aurait presque alors l'quival5t rel des comb9aisons en proportions quelconques3 en sorte que1 sans cette re/riction capitale1 la conception atomi/ique reprs5t]ait peu prs galem5t bi51 p> sa nature1 les deux doctr9es *imiques opposes des proportions indf9ies ou df9ies4 ,mais1 ds l'orig9e1 ,m4 ,dalton avait =mellem5t tabli que1 dans t\te comb9aison1 l'un des pr9cipes immdiats entre con/amm5t p\r un seul atome1 et l'autre p\r un seul aussi le plus s\v5t1 et t\j\rs p\r un nombre =t mdiocre1 qui excde r>em5t six4 ,m4 ,dalton avait tellem5t s5ti l'importance de cette re/riction1 que les limites a9si poses p> lui ont sembl trop troites ses successeurs1 qui n'ont pu1 sans les recul]1 y faire r5tr] t\tes les comb9aisons effectives#af4 ,avec cet indisp5sable complm5t1 la conception atomi/ique reprs5te videmm5t l'ensemble de la doctr9e des proportions df9ies4 ,t\tefois1 la n\velle p>tie ess5tielle de cette doctr9e qui en drive le plus naturellem5t1 c'e/ surt\t la ?orie des multiples successifs1 dont la dc\v]te c>actrise plus spcialem5t l'influ5ce capitale de ,m4 ,dalton sur l'tude de la *imie numrique4 ,de son po9t de vue atomi/ique1 il ap]ut aism5t1 en effet1 que si deux sub/ances peuv5t se comb9] en plusieurs proportions di/9ctes1 les quantits pondrales de l'une d'elles qui correspondront1 dans les div]s composs1 un mme poids de l'autre1 devront suivre naturellem5t la srie des nombres enti]s1 puisque ces composs rsult]ont a9si de l'union d'un atome de la seconde sub/ance avec un1 deux1 ou trois1 etc41 atomes de la premire3 ce qui con/itue un lm5t pr9cipal1 jusque alors entirem5t ignor1 de la ?orie des proportions *imiques4 ,note #af3 ,un *imi/e di/+u vi5t1 en s5s inv]se1 de propos] rcemm5t de re/re9dre t\j\rs trois les div]ses comb9aisons b9aire de t\s les atomes1 en admettant un compos pr9cipal =m d'un atome de *aque espce1 et deux composs plus complexes1 obt5us en d\blant la quantit de l'un ou de l'autre pr9cipe immdiat4 ,il s]ait1 sans d\te1 trs dsirable que cette vue sy/matique pt un j\r se ralis]1 puisqu'elle simplifi]ait videmm5t1 un haut degr1 la doctr9e gnrale des proportions *imiques2 mais il semble peu probable qu'un tel rsultat puisse jamais tre obt5u1 malgr les ef=ts rem>quables de l'auteur de cette proposition p\r y ram5] les pr9cipales comb9aisons connues1 surt\t p> une +nieuse int]v5tion de l'eau et de deutoxide d'hydrogne4 ,t\tefois ce projet mrit]ait1 de la "p des *imi/es1 un exam5 srieux3 c> les t5tatives de ce g5re1 mme directem5t infructueuses1 peuv5t ht] beauc\p le p]fectionnem5t de la *imie numrique actuelle4 ,inspir d'abord p> les travaux de ,ri*t] et de ,b]?ollet1 mais surt\t guid et s\t5u ensuite1 comme il l'a t\j\rs si noblem5t proclam1 p> la conception gnrale de ,m4 ,dalton1 ,m4 ,b]zlius entreprit1 le premi]1 avec le plus heureux succs1 une va/e tude exprim5tale de l'ensemble des po9ts importans relatifs la *imie numrique1 dont il a1 plus qu'aucun autre *imi/e1 contribu dvelopp] et coordonn] les div]ses p>ties4 ,il p]fectionna pralablem5t la loi de ,ri*t]1 de faon la li] intimem5t la ?orie atomi/ique1 en montrant que1 dans les diffr5s sels neutres =ms p> un acide quelconque avec les div]s alcalis1 la quantit d'oxigne de l'acide e/ non-seulem5t t\j\rs proportionnelle la quantit d'oxigne de l'alcali1 mais que le rapport de ,ri*t]1 conu s\s cette =me1 e/ con/amm5t exprim p> un nombre enti] trs simple1 que ,m4 ,b]zlius reconnut plus t>d tre gal celui des atomes d'oxigne propres la composition de l'acide4 ,a9si prs5te1 cette loi a t f9alem5t t5due1 p> ,m4 ,b]zlius lui-mme1 t\s les composs du second ordre4 ,mais1 c'e/ surt\t dans l'tude numrique des composs du premi] ordre1 seulem5t bau*e p> les travaux de ,pr\/1 que les belles re*]*es de ,m4 ,b]zlius ont introduit de n\velles et importantes lumires4 ,en in/ituant une exacte comp>aison gnrale entre la composition des sulfures mtalliques et celle des oxides correspondans1 il dc\vrit une loi ess5tielle1 analogue celle de ,ri*t] p\r les sels1 et consi/ant en ce que la quantit de s\fre des premi]s e/ con/amm5t proportionnelle la quantit d'oxigne comb9e1 dans les seconds1 avec un mme poids du radical4 ,cette loi e/ ma9t5ant reg>de1 p> induction1 comme applicable t\s les composs du premi] ordre auxquels l'ensemble de leurs phnomnes p]met d'attribu] le mme degr de neutralit *imique4 ,enf91 s\s un d]ni] aspect ess5tiel1 les lum9euses sries analytiques de ,m4 ,b]zlius ont exactem5t vrifi1 p\r les div]s degrs soit d'oxidation1 soit de sulfuration1 etc41 d'un radical quelconque1 la loi des multiples successifs1 dc\v]te p> ,m4 ,dalton d'aprs sa ?orie atomi/ique4 ,peu de temps aprs la fondation de cette mme ?orie1 un autre *imi/e du premi] ordre1 ,m4 ,gay-,lussac1 l'avait aussi confirme dans son ensemble1 en suivant une m>*e trs rem>quable et entirem5t neuve4 ,en analysant de prfr5ce1 comme le faisait pr9cipalem5t ,m4 ,b]zlius1 des composs solides ou liquides1 on avait l'avantage ess5tiel d'obt5ir plus aism5t des rsultats dont l'exactitude ft inconte/able3 mais1 d'un autre ct1 la simplicit des rapports numriques indiqus p> la ?orie corpusculaire y tait ncessairem5t plus difficile con/at] avec une ple9e vid5ce4 ,guid p> une inspiration aussi heureuse que rationnelle1 l'illu/re lve du gr& ,b]?ollet p5sa trs judicieusem5t que1 si cette simplicit tait relle1 elle devait surt\t se manife/] hautem5t dans les comb9aisons gazeuses1 considres1 non quant au poids1 mais quant au volume4 ,de l1 l'importante srie des analyses numriques de ,m4 ,gay-,lussac p\r les composs gazeux1 qui1 en vrifiant1 d'une manire spciale et irrcusable1 le pr9cipe gnral de la doctr9e des proportions df9ies1 l'a prs5t en mme temps s\s ce n\vel aspect fondam5tal1 t5du1 p> une sage induction graduelle1 t\s les cas possibles3 t\s les corps1 l'tat gazeux1 se comb95t dans des rapports numriques de volume inv>iables et extrmem5t simples4 ,on doit mme1 ce sujet1 rem>qu] accessoirem5t que ,m4 ,gay-,lussac1 et d'aprs lui plusieurs autres *imi/es ou physici5s1 ont appliqu trs heureusem5t cette belle dc\v]te la dt]m9ation rationnelle de la pesanteur spcifique des gaz1 avec une exactitude s\v5t comp>able celle de l'valuation exprim5tale4 ,t\tefois1 on ne saurait mconnatre que l'ext5sion hypo?tique de cette ?orie des volumes un gr& nombre de sub/ances qu'on n'a pu jusqu'ici vaporis]1 e/ susceptible d'g>] les esprits qui n'ont pas d'abord saisi directem5t l'quival5ce gnrale et ncessaire du po9t de vue propre ,m4 ,gay-,lussac au po9t de vue orig9el de ,m4 ,dalton1 /rictem5t adopt p> ,m4 ,b]zlius4 ,quoique ce d]ni] po9t de vue ait auj\rd'hui univ]sellem5t prvalu1 comme plus immdiatem5t con=me la ralit dans la plup>t des cas1 la considration des volumes n'en re/e pas mo9s trs utile p\r exprim] s\v5t avec plus de facilit1 surt\t l'g>d des sub/ances organiques1 les rsultats numriques de l'analyse *imique4 ,il faut rang] enf91 p>mi les re*]*es fondam5tales qui ont con/itu la doctr9e des proportions *imiques1 les travaux rem>quables de l'illu/re ,wolla/on1 philosophe aussi recomm&able p> la f9esse et la pntration de son esprit que p> la rectitude et la lucidit de son jugem5t4 ,n\s ne devons pas ici considr] pr9cipalem5t sa trans=mation1 d'ailleurs trs heureuse1 de la ?orie atomi/ique proprem5t dite en celle des quival5s *imiques1 qui (fre un nonc bi5 plus positif1 et t5d prs]v] des enqutes radicalem5t inaccessibles auxquelles la premire peut donn] lieu1 qu& elle n'e/ po9t judicieusem5t dirige3 cette sub/itution con/itu]ait1 sans d\te1 une amlioration capitale1 si elle ne se rduisait po9t un simple artifice du langage1 la p5se relle tant re/e ess5tiellem5t id5tique4 ,il convi5t encore mo9s de s'arrt] aux expdi5s +nieux p> lesquels ,wolla/on a si utilem5t popul>is la *imie numrique en r5dant son usage plus clair et plus commode4 ,ce que n\s devons surt\t rem>qu] ici1 ce sont les belles re*]*es de ce *imi/e sur la composition numrique des sels acides1 dont la conclusion gnrale a pu tre t5due1 p> analogie1 aux sels alcal9s1 et =m] a9si le complm5t indisp5sable de la gr&e dc\v]te de ,ri*t] sur les sels neutres4 ,j'ai dj indiqu prcdemm5t que1 quant ceux-ci1 la fixit de leur composition numrique n'avait jamais pu1 p> leur nature1 tre mise srieusem5t en "q4 ,mais1 il en tait t\t autrem5t l'g>d des sels avec excs d'acide2 c> aucune considration ne semblait d'avance p\voir1 en gnral1 limit] rellem5t cet excs4 ,ce cas tait peut-tre1 en lui-mme1 le plus dfavorable de t\s au pr9cipe des proportions inv>iables4 ,il importait donc m9emm5t de l'y assujettir aussi4 ,c'e/ ce que ,wolla/on excuta de la manire la plus satisfaisante1 en montrant1 sur quelques exemples bi5 *oisis1 qu'un sel neutre ne devi5t po9t indf9im5t acide mesure qu'on augm5te sans cesse la quantit d'acide cont5ue dans sa dissolution1 mais contracte seulem5t un petit nombre de degrs successifs d'acidit1 c>actriss p> c]ta9es proportions fixes1 o la quantit totale d'oxigne propre l'acide e/ t\r t\r d\ble1 triple1 quadruple1 etc41 de celle qui lui correspond p\r le sel neutre4 ,le pr9cipe des proportions df9ies exigeait ncessairem5t cette spciale confirmation1 qui e/ peut-tre1 p> sa nature1 la plus dcisive de t\tes4 ,tels sont1 la fois1 l'en*anem5t rationnel et la filiation hi/orique des div]ses sries de re*]*es pr9cipales dont l'influ5ce comb9e a f9alem5t produit la con/itution actuelle de la *imie numrique1 en p]mettant de reprs5t]1 p> un nombre inv>iable affect *acun des diffr5s corps lm5taires1 leurs rapports fondam5taux d'quival5ce *imique1 d'o1 p> des =mules trs simples1 expressions immdiates des lois ci-dessus indiques1 on passe aism5t la composition numrique propre *aque comb9aison4 ,env]s une doctr9e aussi rc5te1 cette tude gnrale de son dveloppem5t effectif tait1 sans d\te1 la m>*e la plus conv5able p\r p]mettre d'en port]1 avec scurit et avec cl>t1 un vrai jugem5t philosophique4 ,aucun tmoignage ne saurait1 en effet1 avoir1 aux yeux de t\t philosophe1 une puissance plus irrsi/ible en faveur de la ralit ncessaire d'une telle doctr9e1 que cet admirable conc\rs de tant d'esprits m95s1 qui1 malgr la haute indp5dance de leurs vues orig9ales1 vi5n5t t\s exactem5t conv]g]1 p> les div]ses voies gnrales qu'ils se sont ouv]tes1 v]s le mme pr9cipe fondam5tal de la comb9aison en proportions df9ies1 et s'accord5t ensuite compltem5t sur son application positive t\s les cas de quelque importance1 sauf les v>its ess5tiellem5t relatives au mode d'expression des rsultats1 t5ant ce que la ?orie atomi/ique doit laiss] indt]m91 et1 p> suite1 facultatif4 ,une concid5ce aussi dcisive disp5se videmm5t ici de t\te dmon/ration directe1 qui s]ait dplace dans cet ouvrage2 mais1 il importe beauc\p1 au contraire1 p\r bi5 apprci] la nature du p]fectionnem5t capital dont cette doctr9e a encore indisp5sablem5t beso91 de jet] un c\p d'oeil sommaire sur les pr9cipales difficults que peut lui oppos] une considration imp>tiale de l'ensemble des phnomnes *imiques4 ,comm5ons p> indiqu] brivem5t1 ce sujet1 les diffr5s po9ts fondam5taux qui sont df9itivem5t en dehors de t\te conte/ation1 af9 de mieux c>actris] le vritable tat de la "q gnrale4 ,il e/ d'abord vid5t1 et jamais aucun *imi/e n'en a d\t1 que les sub/ances diffr5t aussi bi5 p> la proportion que p> la nature de leurs pr9cipes con/ituans4 ,ceux mmes qui admett5t les comb9aisons en t\te proportion1 s'accord5t t\s reconnatre1 comme un axiome ess5tiel de la philosophie *imique1 qu'un *angem5t quelconque dans la seule composition numrique fait v>i] ncessairem5t l'ensemble des proprits spcifiques1 un degr d'autant plus prononc que cette altration e/ elle-mme plus gr&e4 ,les phnomnes *imiques propres aux corps vivans1 quoique produisant les proportions la fois les plus v>ies et les plus graduelles1 f\rniss5t eux-mmes1 p\r cette maxime univ]selle1 une clatante confirmation4 ,aussi1 dans l'tat mme le plus grossi] de l'analyse *imique1 les *imi/es se sont-ils t\j\rs ef=cs d'assign]1 autant qu'il leur tait possible1 comme une proprit c>actri/ique1 l'exacte proportion des lm5s de *aque sub/ance4 ,qu& on s'en disp5sait1 c'tait prcism5t p> la conviction tacite que la comb9aison propose ne p\vait exi/] qu'en une seule proportion1 entre autres dans le cas des sels neutres4 ,en second lieu1 on a1 depuis long-temps1 univ]sellem5t reconnu que1 entre deux sub/ances quelconques1 il exi/e t\j\rs ncessairem5t un c]ta9 m9imum et un c]ta9 maximum de saturation rciproque1 en-de et au-del desquels t\te comb9aison devi5t impossible4 ,p]sonne n'a jamais p5s1 p> exemple1 qu'aucun radical pt rellem5t s'oxid] ou se sulfur] autant et aussi peu qu'on veuille l'imag9]4 ,les limites effectives de la comb9aison ont pu tre seulem5t1 dans les diffr5s cas1 plus on mo9s di/antes1 et1 t\t au plus1 conues comme susceptibles1 p> div]s procds1 de c]ta9es v>iations1 qui ne p\vai5t elles-mmes tre indf9ies4 ,b]?ollet1 plus que t\t autre *imi/e1 a surt\t rationnellem5t tabli l'exi/5ce gnrale et ncessaire de ces limites de la comb9aison1 l'un des pr9cipaux c>actres qui la di/+u5t du simple mlange4 ,a9si1 mme en ayant g>d aux v>iations possibles des limites connues1 il e/ vid5t que les deux degrs extrmes de t\te comb9aison sont 9vitablem5t assujettis des proportions spciales et inv>iables4 ,d'aprs ce po9t de d"p unanime1 t\te la discussion1 entre les deux doctr9es opposes des proportions indf9ies et df9ies1 se rduit rellem5t dcid] si le passage du m9imum au maximum de saturation peut s'effectu] graduellem5t1 et p> nuances presque ins5sibles1 ou si1 au contraire1 il s'opre t\j\rs brusquem5t1 p> un petit nombre de degrs bi5 dt]m9s4 ,enf91 la possibilit et l'exi/5ce effective des proportions df9ies int]mdiaires sont encore ncessairem5t admises p> t\s les *imi/es1 dont les div]g5ces cet g>d ne peuv5t port] que sur la gnralit plus ou mo9s gr&e d'une semblable proprit4 ,j'ai dj signal ci-dessus l'ide de la neutralit comme ayant d1 une poque quelconque de la *imie1 entran] naturellem5t celle d'une proportion dt]m9e et immuable4 ,le dveloppem5t graduel des connaissances *imiques a successivem5t fait attribu] le mme c>actre des cas t\j\rs plus v>is et plus t5dus4 ,b]?ollet1 qui a si pr(ondm5t trait ce sujet1 a dvoil plusieurs autres causes ess5tielles de proportions df9ies1 entirem5t mconnues avant lui1 et qui peuv5t se r5contr] dans presque t\tes les comb9aisons1 en modifiant c]ta9es circon/ances du phnomne4 ,la "q prcise consi/e donc f9alem5t savoir si1 outre ces composs dt]m9s1 assujettis des proportions fixes1 entre les deux limites de t\te comb9aison1 il exi/e ou non1 en gnral1 une srie cont9ue d'autres composs int]mdiaires1 c>actres mo9s prononcs2 en un mot1 si1 comme on le p5se auj\rd'hui1 la proportion df9ie con/itue la rgle1 ou seulem5t1 comme ,b]?ollet avait t5t de l'tablir1 l'exception1 d'ailleurs trs importante considr]3 tel e/1 ce sujet1 le seul diss5tim5t qui puisse auj\rd'hui tre exam94 ,p> les considrations indiques au db de cette leon1 il e/ vid5t1 ce me semble1 que la dcision df9itive d'une telle "q1 dans un s5s ou dans l'autre1 ne saurait avoir1 beauc\p prs1 p\r le sy/me gnral de la sci5ce *imique1 t\te l'importance qu'on y atta*e communm5t4 ,sans d\te1 en re/reignant un trs petit nombre les div]ses comb9aisons possibles des mmes sub/ances1 la doctr9e des proportions df9ies a trs heureusem5t t5du1 comme je l'ai tabli1 simplifi] le problme gnral de la *imie1 tel que je l'ai pos dans cet ouvrage4 ,mais il ne faudrait pas croire que1 sans cette pralable simplification1 sa solution ft radicalem5t impossible3 c> elle s]ait seulem5t plus difficile1 et surt\t mo9s prcise4 ,si1 au premi] abord1 l'exi/5ce d'un nombre indt]m9 de comb9aisons di/9ctes entre des lm5s id5tiques1 p>atrait devoir int]dire l'tablissem5t d'aucune loi con/ante sur les compositions et les dcompositions1 il faut reconnatre1 p> une considration plus appr(ondie1 que1 dans une semblable hypo?se1 ces div]s composs successifs aurai5t ncessairem5t des proprits trs peu diffr5tes1 en sorte qu'il n'import]ait gure de p\voir les di/+u] avec une scrupuleuse prcision4 ,les t]mes d'une telle srie qui s]ai5t vraim5t c>actriss p> des proprits trs tran*es1 se tr\v]ai5t1 p> cela mme1 comme l'tablit la ?orie de ,b]?ollet1 assujettis1 en gnral1 des proportions df9ies1 et1 p> consqu5t1 la difficult sci5tifique n'en recevrait aucun accroissem5t n\veau4 ,a9si1 la prcision *imique re/]ait encore galem5t possible1 l o elle acqui]t une vritable importance1 et ne cess]ait d'tre p]mise qu' l'g>d des cas o elle n'aurait aucune valeur ess5tielle4 ,ces rflexions philosophiques ne sont nullem5t de/9es dim9u] le haut intrt si ju/em5t atta* la belle doctr9e des proportions df9ies1 mais seulem5t emp*]1 autant que possible1 que son exclusive considration ne fasse p]dre de vue le vrai b sci5tifique de la *imie4 ,on conoit que les importantes sries de travaux ncessaires la =mation de cette doctr9e ai5t d absorb] ess5tiellem5t les m95s *imi/es qui y ont si bi5 conc\ru4 ,mais leurs successeurs1 p\r lesquels1 depuis dix ans au mo9s1 la *imie numrique e/ t\t aussi ple9em5t con/itue qu'auj\rd'hui1 ne devrai5t po9t se born]1 sans d\te1 contempl] ce ve/ibule1 presque sup]flu1 de la sci5ce *imique1 p5dant qu'ils nglig5t la con/ruction directe1 pe9e bau*e1 de l'difice lui-mme1 v]s laquelle il e/ temps que l'att5tion se reporte enf94 ,il e/1 nanmo9s1 indisp5sable de considr] exactem5t ici jusqu' quel po9t le pr9cipe gnral des proportions df9ies peut tre reg>d dsormais comme irrvocablem5t tabli4 la manire dont une telle "q a t pose ci-dessus1 on reconnat videmm5t qu'elle ne saurait comport] de solution catgorique que p> un exam5 effectif de t\s les composs connus4 ,or1 cet exam5 a t prcism5t effectu1 de la manire la plus t5due et la plus dcisive1 p\r t\s les cas importans1 p> les illu/res fondateurs de la *imie numrique1 comme je l'ai prcdemm5t expliqu4 ,il re/e donc seulem5t discut] si cette doctr9e e/ suffisamm5t compatible avec c]ta9s phnomnes *imiques1 ngligs p5dant sa =mation1 et qu'on s'e/ ef=c d'y ratta*] ensuite4 ,la premire objection gnrale a t tire du phnomne si important de la dissolution1 videmm5t possible en une inf9it de proportions diffr5tes4 ,il faut fran*em5t reconnatre qu'on n'a rpondu jusqu'ici cette gr&e difficult que p> des di/9ctions peu satisfaisantes1 et quelquefois mme plus subtiles que relles1 entre l'tat de dissolution et celui de comb9aison4 ,sans d\te1 on peut signal]1 entre ces deux tats1 cette diffr5ce ess5tielle que le premi] ma9ti5t intactes t\tes les proprits *imiques de *aque sub/ance1 t&is que le second les altre t\j\rs plus ou mo9s4 ,mais1 s\s t\t autre rapport1 il doit p>atre impossible de ne po9t reg>d]1 a9si qu'on le propose1 le phnomne de la dissolution comme un phnomne vraim5t *imique4 ,la dissolution prs5te videmm5t1 d'une manire t\t aussi prononce au mo9s que la comb9aison elle-mme1 ce c>actre spcifique et lectif propre aux affections *imiques4 ,elle e/ t\j\rs susceptible1 a9si que la comb9aison1 d'une limite suprieure de saturation1 quoiqu'elle ne comporte po9t1 la vrit1 de limite infrieure4 ,p> ces deux proprits ess5tielles1 l'tat de dissolution diffre radicalem5t de celui de simple mlange1 qui ne peut naturellem5t exclure aucune proportion4 ,quant au seul c>actre du ma9ti5 ou de l'altration des proprits *imiques de la sub/ance diss\te ou comb9e1 il e/ peut-tre mo9s dcisif1 en gnral1 qu'on ne le p5se communm5t4 ,ceux qui reg>d5t la dissolution comme le plus faible degr de la comb9aison peuv5t rpondre que1 dans t\te comb9aison peu n]gique et o la saturation e/ trs imp>faite1 les proprits du pr9cipal ag5t doiv5t tre naturellem5t pe9e dissimules4 ,qu&1 p> exemple1 un alcali trs puissant =me un s\s-sel avec un acide trs faible1 les proprits ess5tielles du premi] ne sont pas beauc\p plus altres p> une telle comb9aison que p> une simple dissolution1 comme on le voit surt\t dans les s\s-c>bonates alcal9s proprem5t dits4 ,d'un autre ct1 comm5t jug] positivem5t si la dissolution a rig\reusem5t ma9t5u1 sans aucune altration1 les proprits d'une sub/ance1 dans les cas nombreux o cette sub/ance ne peut manife/] son activit *imique qu'aprs avoir t pralablem5t diss\te8 ,on manque videmm5t alors du second t]me de la comp>aison4 ,a9si1 malgr les di/9ctions proposes1 je considre l'ext5sion effective du pr9cipe des proportions df9ies aux phnomnes de la dissolution1 comme la seule rponse ple9em5t irrcusable qui puisse tre faite l'importante objection fonde sur la considration de ces phnomnes4 ,or1 cette ext5sion1 quoique trs difficile1 ne me semble po9t ncessairem5t impossible ralis]4 ,c>1 en l'admettant1 il suffirait1 p\r la concili] avec les phnomnes ord9aires1 d'envisag] t\s les degrs successifs de conc5tration du liquide comme de simples mlanges du petit nombre de dissolutions df9ies qu'on aurait tablies1 soit entre elles1 soit avec le dissolvant1 la manire des mlanges habituels de l'eau avec l'alcool1 ou l'acide sulfurique1 etc4 ,cette hypo?se a dj t propose p\r d'autres cas1 o elle devait sembl] mo9s admissible4 ,sa vrification positive doit1 d'ailleurs1 tre extrmem5t dlicate1 en quelque cas que ce soit4 ,du re/e1 en repr5ant1 s\s ce po9t de vue1 l'tude gnrale des dissolutions1 il devi5drait indisp5sable1 p\r la r5dre ple9em5t rationnelle1 de la comb9] avec celle des autres phnomnes *imiques analogues1 relatifs l'absorption des gaz p> les liquides ou p> les solides poreux4 ,t\s ces div]s modes d'union molculaire sont s\v5t assez n]giques p\r rsi/] des influ5ces susceptibles de dtruire c]ta9es comb9aisons proprem5t dites3 p\rquoi ne s]ai5t-ils po9t1 comme elles1 s\mis la rgle des proportions df9ies1 si cette rgle con/itue vraim5t une loi fondam5tale de la nature8 ,les considrations prcd5tes peuv5t tre appliques1 d'une manire bi5 plus frappante1 un autre cas trs t5du1 quoique plus p>ticuli]1 celui des div]s alliages mtalliques4 ,ici1 on ne peut c]ta9em5t conte/]1 en aucune faon1 l'exi/5ce d'un vritable tat de comb9aison1 comp>able celui d'un gr& nombre des composs assujettis aux lois de la *imie numrique3 et1 nanmo9s1 presque t\tes les proportions s'y tr\v5t videmm5t ralises entre c]ta9es limites4 ,la supposition d'un mlange1 qu'on n'a pas mme t5t d'appliqu] en ce cas1 s]ait cep5dant le seul moy5 de ma9t5ir1 env]s de tels composs1 la gnralit du pr9cipe de la *imie numrique4 ,mais il p>at bi5 difficile de concevoir1 entre des solides1 un vritable mlange1 qui puisse subir1 sans aucune altration vid5te1 de gr&s *angem5s de temprature1 l'influ5ce de la cri/allisation1 et plusieurs autres causes p]turbatrices qui sembl]ai5t devoir le dtruire ncessairem5t4 ,cette "q dlicate ne peut tre rellem5t dcide que p> une suite spciale1 rationnellem5t in/itue1 d'expri5ces directes sur les limites gnrales de la p]man5ce des mlanges dont la nature n'e/ nullem5t quivoque4 ,ce n\vel ordre de re*]*es s]ait galem5t indisp5sable p\r jug] positivem5t de la validit des explications proposes1 avec une confiance trop has>de1 dans plusieurs autres que/ions de *imie numrique1 p> exemple l'g>d de c]ta9s oxides4 ,en gnral1 l'hypo?se habituelle d'un mlange a d ncessairem5t prvaloir comme le seul moy5 de ram5] la loi des proportions df9ies les div]ses comb9aisons qui sembl5t d'abord susceptibles d'une proportion indt]m9e4 ,un tel dn\em5t e/1 sans d\te1 trs rationnel1 mais la /ricte condition de ne po9t re/] indf9im5t hypo?tique4 ,or1 quoique l'tat de mlange ait t1 en quelques r>es occasions1 rellem5t con/at1 on se cont5te ord9airem5t auj\rd'hui1 ce sujet1 d'lud] a9si la difficult p> cet expdi5t facile1 sans s'occup] aucunem5t d'tablir1 sur une exprim5tation conv5able1 une vritable ?orie *imique du mlange1 qui puisse1 en ralisant de semblables projets d'explication1 dtruire enf9 une importante objection contre le pr9cipe fondam5tal de notre *imie numrique4 ,il y a lieu d'espr]1 t\tefois1 que le travail ess5tiel1 dont je vi5s d'indiqu] l'esprit gnral1 p]mettra plus t>d aux *imi/es de mettre ce pr9cipe l'abri de t\te difficult srieuse s\s ce rapport4 ,mais1 indp5damm5t de t\s ces div]s motifs secondaires1 l'ob/acle le plus pr(ond et le plus capital la gnralisation rationnelle de la loi des proportions df9ies1 celui qu'il e/ indisp5sable de surmont] s\s pe9e de rduire cette loi importante une simple rgle empirique1 uniquem5t de/9e facilit] un c]ta9 ordre d'analyses *imiques1 consi/e dans l'trange anomalie gnrale que prs5te jusque ici1 cet g>d1 l'ensemble des sub/ances dites organiques4 ,il a t prcdemm5t rem>qu1 d'aprs ,m4 ,b]zlius1 que les proportions ne s]ai5t po9t rellem5t df9ies1 dans l'acception actuelle des *imi/es1 si1 p\r reprs5t] la composition numrique de c]ta9es sub/ances1 on tait =c d'y suppos] un nombre trs lev d'atomes lm5taires1 qui n'exclurait po9t1 en d'autres cas1 l'exi/5ce de t\s les nombres infrieurs env]s les mmes lm5s4 ,or1 c'e/ ce qui a m9emm5t lieu1 de la manire la plus t5due1 dans ce qu'on nomme la *imie organique1 o l'on voit s\v5t un lm5t entr]1 tantt p\r c5t c9quante deux c5ts atomes1 tantt p\r deux ou trois1 et (frir ensuite la plup>t des degrs int]mdiaires1 de telle sorte que1 les div]s composs de ce g5re prs5tant d'ailleurs les mmes lm5s ess5tiels1 l'ensemble de leur composition numrique ralise1 l'g>d de ces lm5s1 presque t\tes les proportions imag9ables4 ,aussi les *imi/es n'hsit5t-ils po9t auj\rd'hui proclam]1 plus ou mo9s fran*em5t1 que les sub/ances organiques *app5t au pr9cipe des proportions df9ies4 ,mais un tel aveu1 s'il devait tre df9itif1 quivaudrait rellem5t1 ce me semble1 reconnatre que ce pr9cipe ne con/itue po9t une vritable loi de la nature1 ou1 ce qui s]ait presque id5tique1 que cette loi convi5t t\s les lm5s1 except l'oxigne1 l'hydrogne1 au c>bone1 et l'azote4 ,c> autrem5t1 la sp>ation1 videmm5t arbitraire1 que l'on tablit entre la *imie inorganique et la *imie organique1 p\rrait-elle avoir une aussi pr(onde influ5ce8 ,une loi relle doit1 sans d\te1 tre radicalem5t indp5dante de cette vicieuse division scola/ique4 ,au fond1 t\te *imie n'e/-elle po9t1 p> sa nature1 ncessairem5t inorganique1 c'e/--dire homogne8 ,a9si1 l'imm5se exception que p>at (frir la composition numrique des sub/ances dites organiques1 doit1 si elle e/ irrvocable1 ru9] sci5tifiquem5t la doctr9e des proportions df9ies1 envisage comme une ?orie vraim5t rationnelle1 et la rabaiss] l'assemblage purem5t empirique de c]ta9es rem>ques analytiques plus ou mo9s p>ticulires et d'un usage plus ou mo9s commode4 ,cette doctr9e aurait alors1 en ralit1 une consi/ance sci5tifique beauc\p mo9s satisfaisante que dans la ?orie de ,b]?ollet3 c> celle-ci1 en re/reignant c]ta9s cas les proportions df9ies1 leur assignait au mo9s des causes rig\reuses et intelligibles1 t&is que1 dans l'tat provisoire de l'ensemble actuel de la *imie numrique1 les cas de proportions df9ies re/]ai5t encore limits1 quoique un mo9dre degr1 sans que la re/riction ft susceptible d'aucune ju/ification vritable4 ,comme le pr9cipe des proportions df9ies ne peut1 videmm5t1 p> sa nature1 tre directem5t fond sur aucune considration priori1 il ne saurait dev5ir vraim5t rationnel que p> une entire et /ricte gnralit1 qui peut seule le disp5s] d'une explication positive4 ,les considrations prs5tes dans les deux leons prcd5tes1 et qui se tr\v]ont encore spcialem5t =tifies p> la tr5te-neuvime leon1 sur l'imprieuse ncessit de concevoir dsormais la sci5ce *imique comme un t\t homogne1 sans aucune va9e di/9ction d'orig9e organique ou inorganique1 montr5t cette difficult capitale s\s son j\r le plus clatant4 ,je crois avoir1 ce sujet1 radicalem5t dtruit d'avance la pr9cipale ress\rce actuelle1 qui consi/e1 en reg>dant les composs organiques comme t]naires ou quat]naires1 limit] aux seuls composs b9aires la loi des proportions df9ies4 ,outre ce qu'une telle re/riction aurait videmm5t d'arbitraire et d'irrationnel1 j'ai tabli la ncessit et la possibilit1 p\r le p]fectionnem5t ess5tiel de la sci5ce *imique1 de ram5] dsormais t\te comb9aison quelconque la conception univ]selle du dualisme4 ,si l'on ne p\vait ralis] cette d\ble amlioration fondam5tale qu'en r5onant la doctr9e des proportions df9ies1 envisage comme ?orie gnrale1 on ne devrait po9t1 ce me semble1 hsit] faire un tel sacrifice2 c> les progrs que la *imie doit ncessairem5t pr\v] p> l'homognx des conceptions et p> le dualisme sy/matique ont1 sans d\te1 une bi5 plus haute importance que le p]fectionnem5t gnral des tudes *imiques s\s le simple po9t de vue numrique4 ,mais1 malgr les app>5ces1 il n'y a po9t1 au fond1 la mo9dre incompatibilit relle entre ces deux sortes de progrs4 ,j'espre pr\v]1 au contraire1 p> les considrations suivantes1 que la dissolution de la *imie organique comme corps de doctr9e sp>1 et surt\t l'ext5sion rationnelle du dualisme t\s les composs organiques1 (fr5t les seuls moy5s rels de faire naturellem5t acqurir enf9 la loi des proportions df9ies la gnralit complte qui lui e/ indisp5sable4 ,quoique la nature de cet ouvrage m'int]dise de donn] ici cette conception n\velle les dveloppem5s ess5tiels qui p\rrai5t la faire gt]1 une simple indication gnrale suffira peut-tre nanmo9s p\r la c>actris] auprs des lecteurs qui auront conv5ablem5t saisi l'esprit des deux leons prcd5tes4 ,en incorporant dsormais au sy/me uni=me de la *imie proprem5t dite1 t\s les composs organiques susceptibles de la /abilit ncessaire1 on s]a simultanm5t conduit1 p> la mme opration philosophique1 comme je l'ai dj indiqu dans la d]nire leon1 runir au doma9e de la physiologie1 soit vgtale1 soit animale1 l'tude des nombreuses sub/ances secondaires qui ne doiv5t leur exi/5ce passagre et v>iable qu'au dveloppem5t des phnomnes vitaux1 et qui surt\t ne prs5t5t un vritable intrt sci5tifique que s\s le po9t de vue biologique4 ,cette importante sp>ation devi5dra plus nette p> un exam5 direct1 rs]v p\r la tr5te-neuvime leon2 je dois me born] en ce mom5t l'nonc] comme drivant ess5tiellem5t1 en pr9cipe1 de la di/9ction fondam5tale entre l'tat de mort et l'tat de vie4 ,la seconde classe des matires organiques1 qui e/ de beauc\p la plus t5due1 se compose1 en majeure p>tie1 de vritables mlanges1 qui1 en tant que tels1 comport5t naturellem5t t\tes les proportions imag9ables1 seulem5t limites alors p> les conditions vitales4 ,quant celles de ces sub/ances o l'on doit admettre des comb9aisons relles1 il faudra1 sans d\te1 les concevoir1 en pr9cipe1 assujetties la loi des proportions df9ies1 qui1 sans cette rig\reuse ext5sion1 ne saurait avoir entirem5t son vrai c>actre sci5tifique4 ,mais la complication de tels composs1 et surt\t leur in/abilit1 ne p]mettront peut-tre jamais de les tudi] avec succs s\s le po9t de vue numrique1 qui1 d'ailleurs1 n'(fre1 en biologie1 qu'un intrt trs subalt]ne4 ,cette puration ess5tielle de la sci5ce *imique1 outre sa haute importance directe1 f\rnit donc accessoirem5t une puissante ress\rce prlim9aire p\r dim9u] beauc\p la difficult fondam5tale qu'on pr\ve auj\rd'hui t5dre aux composs organiques la loi des proportions df9ies4 ,nanmo9s1 aprs une semblable prp>ation1 le doma9e rationnel de la *imie compr5drait encore un tel nombre de ces composs1 que cette ext5sion indisp5sable ne saurait tre enf9 ralise1 sans que le po9t de vue *imique ord9aire1 l'g>d de ces sub/ances t]naires ou quat]naires1 n'ait t d'abord radicalem5t *ang4 ,or1 l'tablissem5t gnral du dualisme rig\reux1 dont j'ai dj tabli1 s\s des rapports d'une plus haute importance1 la ncessit fondam5tale1 remplit1 ce me semble1 de la manire la plus naturelle1 ce d]ni] (fice ess5tiel env]s la doctr9e gnrale des proportions *imiques4 ,c'e/ ce qui me re/e ma9t5ant expliqu] sommairem5t4 ,l'irrationnelle ob/9ation des *imi/es considr] les comb9aisons dites organiques comme t]naires ou quat]naires1 en confondant leur analyse lm5taire avec une analyse immdiate1 e/ si lo9 d'tre propre1 comme ils le croi5t1 ju/ifi] la doctr9e numrique de ne po9t s't5dre ces comb9aisons1 qu'elle con/itue1 au contraire1 p> la nature mme du sujet1 le pr9cipal ob/acle cette ext5sion gnrale4 ,en effet1 tant que l'oxigne1 l'hydrogne1 le c>bone et l'azote y s]ont envisags comme directem5t unis1 en comb9aison t]naire ou quat]naire1 les nombreux composs qui devront tre reconnus di/9cts1 mme aprs une judicieuse et svre puration1 cont9u]ont =m] ds lors une inv9cible objection contre le pr9cipe fondam5tal de la *imie numrique4 ,mais si1 au contraire1 ces sub/ances organiques dev5ai5t de simples composs b9aires du second ordre1 ou1 t\t au plus1 du troisime1 dont les pr9cipes immdiats s]ai5t seuls =ms p> la comb9aison directe et t\j\rs b9aire de ces trois ou quatre lm5s1 on p>vi5drait reprs5t] exactem5t t\tes les v>its numriques effectives que con/ate l'analyse lm5taire1 en se bornant concevoir1 p\r *aque degr de comb9aison1 un trs petit nombre de proportions di/9ctes et bi5 df9ies4 ,considrons d'abord le cas t]naire1 ess5tiellem5t propre aux composs d'orig9e vgtale4 ,les trois lm5s dont ils sont =ms peuv5t tre unis en trois sortes de comb9aisons b9aires4 ,en comb9ant de n\veau deux deux ces premi]s composs1 ce qui conduit employ] t\j\rs simultanm5t les trois lm5s1 oxigne1 hydrogne et c>bone1 on obti5t trois classes pr9cipales de composs du second ordre1 qui1 p\r plus de cl>t1 dans l'criture *imique actuelle1 peuv5t tre reprs5ts1 en supprimant t\te indication numrique1 p> les trois =mules gnrales3 ohoc1 oc*1 oh*4 ,or1 dans l'tat prs5t de la *imie1 *acun des t]mes de ces div]ses =mules correspond rellem5t deux corps bi5 di/9cts1 tels que l'eau et le deutoxide d'hydrogne1 le gaz oxide de c>bone et le gaz acide c>bonique1 l'hydrogne c>bon et le gaz olfiant4 ,a9si1 en n'admettant qu'une seule proportion p\r la comb9aison b9aire de ces corps1 on p\rvoirait dj la composition numrique de d\ze sub/ances auj\rd'hui t]naires4 ,mais1 d'un autre ct1 il doit p>atre impossible de ne pas concevoir1 en gnral1 au mo9s trois proportions diffr5tes p\r t\te comb9aison b9aire2 l'une con/ituant la neutralisation p>faite1 et les autres les deux limites extrmes de la saturation rciproque3 l'ensemble des analogies *imiques indique mme videmm5t1 dans la plup>t des cas bi5 explors1 un plus gr& nombre de composs div]s4 ,nanmo9s1 en se bornant au pr9cipe rationnel des trois rapports1 il e/ clair que1 mme avec les seules comb9aisons auj\rd'hui connues de ces trois lm5s1 on peut p>v5ir1 p> un dualisme inv>iable1 reprs5t] tr5te-six compositions di/9ctes1 sans dpass] le second ordre4 ,enf91 il n'y aurait1 sans d\te1 ri5 d'trange ma9t5ant concevoir aussi une troisime comb9aison possible entre l'oxigne et le c>bone1 o entre celui-ci et l'hydrogne1 etc41 qui1 de nos j\rs1 en f\rniss5t deux1 aprs avoir t long-temps reg>ds comme n'en admettant qu'une seule4 ,ds lors1 p> l'ensemble de ces considrations1 *acun peut aism5t s'assur] que le dualisme p]mettrait d'assujettir1 de la manire la plus naturelle et la plus complte1 la loi gnrale des proportions df9ies1 quatre-v+t-un composs du second ordre =ms d'oxigne1 d'hydrogne et de c>bone2 ce qui s]ait1 sans d\te1 plus que suffisant p\r reprs5t] l'analyse lm5taire de t\tes les sub/ances vraim5t di/9ctes propres la *imie vgtale4 ,passons ma9t5ant au cas quat]naire1 qui c>actrise surt\t ce qu'on nomme la *imie animale4 ,les classes pr9cipales de composs du second ordre sembl5t d'abord devoir tre ici plus nombreuses2 mais1 la condition indisp5sable de faire conc\rir les quatre lm5s la fois p]met encore seulem5t trois classes1 reprs5tes1 comme ci-dessus1 p> les =mules gnrales ohac1 ocah1 oahc4 ,si l'on se borne /rictem5t aux comb9aisons connues auj\rd'hui1 les t]mes oh1 oc1 hc1 dj prcdemm5t considrs1 correspond5t *acun deux corps di/9cts2 le t]me ah ne reprs5te encore qu'un seul corps1 a9si que le t]me ac2 mais le t]me oa indique c9q composs diffr5s4 ,ds lors1 ces trois =mules f\rnirai5t seulem5t quatorze compositions div]ses1 avec une seule proportion1 et qu>ante-deux1 en admettant les trois rapports4 ,mais1 en appliquant t\s les degrs la rgle trs rationnelle de la triple comb9aison b9aire1 sans s'arrt] aux 9vitables lacunes de la *imie actuelle1 les =mules prcd5tes compr5drai5t quatre-v+t-dix-neuf composs du second ordre1 ma9t5ant envisags comme quat]naires4 ,l'analyse rationnelle des sub/ances animales e/ probablem5t =t lo9 d'en exig] rellem5t un aussi gr& nombre4 ,du re/e1 les matires animales ayant subi1 en gnral1 un degr d'laboration vitale de plus que les matires simplem5t vgtales1 il s]ait1 ce me semble1 trs philosophique de reconnatre1 leur g>d1 la possibilit d'un ordre de composition suprieur1 que les comb9aisons physiologiques doiv5t surt\t t5dre ralis]4 ,dans une semblable hypo?se1 sans dpass] le troisime ordre1 comme t\tes les comb9aisons b9aires s]ai5t alors logiquem5t admissibles1 il e/ facile de con/at]1 p> la mme m?ode1 que cette conception suffirait reprs5t]1 entre l'oxigne1 l'hydrogne1 le c>bone et l'azote1 plus de dix mille composs prt5dus quat]naires1 t\s =ms d'aprs un dualisme inv>iable1 et t\s videmm5t assujettis1 s\s la =me la fois la plus simple et la plus /ricte1 la loi des proportions df9ies1 quoique tant1 nanmo9s1 p>faitem5t di/9cts les uns des autres4 ,sans d\te1 la nature ne saurait p]mettre la ralisation effective d'une gr&e p>tie de ces comb9aisons spculatives4 ,mais j'ai cru devoir p\rsuivre les consqu5ces de ma conception jusqu' cette extrme limite idale1 qui n'(fre ri5 d'irrationnel1 af9 de c>actris]1 avec une plus n]gique vid5ce1 t\te la fcondit des ress\rces simples et directes que f\rnirait cette ?orie n\velle p\r satisfaire enf9 aux ju/es exig5ces des philosophes imp>tiaux quant la gnralisation si indisp5sable1 et auj\rd'hui si incomplte1 des lois fondam5tales de la *imie numrique4 ,je s]ais1 cet g>d1 ple9em5t satisfait si quelques-uns des esprits di/+us qui cultiv5t auj\rd'hui la sci5ce *imique croyai5t1 d'aprs cette indication sommaire1 p\voir contribu] son p]fectionnem5t gnral1 en suivant la voie que je vi5s de leur ouvrir1 et dans laquelle ma de/9ation spcialem5t philosophique doit m'int]dire l'espoir de jamais m>*] moi-mme4 ,si l'on n'adoptait po9t cette conception1 ou si1 p> t\te autre m?ode quival5te1 dont je ne saurais compr5dre quel p\rrait tre le pr9cipe1 on ne p>v5ait po9t t5dre rellem5t aux composs organiques la doctr9e des proportions df9ies1 il faudrait ncessairem5t r5onc] rig] cette doctr9e en une loi ess5tielle de la philosophie naturelle1 et r5tr] enf9 dans la gr&e ?orie de ,b]?ollet1 en se bornant l>gir beauc\p les cas gnraux de proportions fixes qu'il avait admis4 ,dans l'tat prs5t de l'ensemble de la "q1 il ne saurait exi/] aucune autre alt]native4 ,mais1 la ?orie que je propose n'ayant pas t directem5t in/itue p\r une telle de/9ation1 et drivant1 au contraire1 de la manire la plus naturelle1 de pr9cipes tablis1 p> un t\t autre ordre de considrations suprieures1 p\r les beso9s fondam5taux de la philosophie *imique1 cette rem>quable concid5ce con/itue1 ce me semble1 une puissante prsomption en faveur de sa ralisation future et peut-tre pro*a9e4 ,tels sont les importans rsultats gnraux de l'exam5 philosophique auquel j'ai d s\mettre1 dans cette leon1 la doctr9e actuelle des proportions *imiques1 envisage s\s ses div]s aspects ess5tiels4 ,*acun peut dsormais jug] avec exactitude du vritable progrs fondam5tal de cette intressante p>tie des tudes *imiques depuis son orig9e jusqu' ce j\r1 des conditions ess5tielles qui doiv5t encore y tre remplies avant de conv]tir le pr9cipe de cette doctr9e en une gr&e loi de la nature1 et enf9 de la m>*e rationnelle qui peut seule conduire cette con/itution f9ale de la *imie numrique4 ,je dois ma9t5ant considr]1 s\s un d]ni] po9t de vue gnral1 l'ensemble actuel de la *imie inorganique1 en consacrant la leon suivante l'exam5 philosophique de la ?orie lectro-*imique4 ,,tr5te-,,huiti,,me ,,le,,on4 ,exam5 philosophique de la ?orie lectro-*imique4 ,ds l'orig9e de la *imie mod]ne1 l'influ5ce *imique de l'lectricit a comm5c se manife/]1 d'une manire non quivoque1 dans plusieurs phnomnes importans1 et surt\t dans l'expri5ce capitale de la recomposition de l'eau p> la comb9aison directe de l'oxigne avec l'hydrogne1 dt]m9e l'aide de l't9celle lectrique4 ,mais1 la puissance d'un tel ag5t1 quoique de plus en plus employe1 ne p\vait attir] =tem5t l'att5tion spciale des *imi/es1 jusqu' ce que l'immortelle dc\v]te de ,volta vnt p]mettre de dvoil] sa pr9cipale n]gie1 en r5dant l'action lectrique la fois plus complte1 plus pr(onde1 et plus cont9ue4 ,depuis cette mmorable poque1 de nombreuses sries de phnomnes gnraux ont graduellem5t con/at que l'lectricit con/itue un ag5t *imique encore plus univ]sel et plus irrsi/ible que la *aleur elle-mme1 soit p\r la dcomposition1 soit mme p\r la comb9aison4 ,t\tefois1 quelle que soit dsormais l'importance fondam5tale de l'lectro-*imie actuelle1 il y a lieu de cra9dre qu'on ne s'exagre beauc\p auj\rd'hui la vritable influ5ce rationnelle d'un tel ordre de considrations sur le sy/me gnral de la sci5ce *imique4 ,quoique la *imie soit a9si lie plus intimem5t la physique que p> aucune autre classe de phnomnes1 il n'en s]ait pas mo9s radicalem5t contraire la sa9e philosophie de cess]1 d'aprs ces relations1 de l'envisag] comme une sci5ce p>faitem5t di/9cte1 en confondant1 a9si qu'on le propose1 les proprits *imiques p>mi les proprits lectriques4 ,l'objet ess5tiel de cette leon1 s\s le po9t de vue philosophique1 e/ de faire s5tir combi5 il e/ indisp5sable de ma9t5ir avec f]met l'orig9alit fondam5tale de la sci5ce *imique1 sans attnu]1 nanmo9s1 l't5due et l'importance de ses vrais rapports gnraux avec l'lectrologie4 ,il faut1 cet effet1 considr] d'abord sommairem5t la filiation relle des pr9cipales notions qui ont graduellem5t conduit =m] la ?orie lectro-*imique actuelle1 telle que ,m4 ,b]zlius l'a surt\t sy/matise4 ,le premi] effet *imique important obt5u p> l'influ5ce voltaque1 consi/e dans la dcomposition de l'eau1 que ,ni*olson p>v9t con/at] en #ahja4 ,cette dc\v]te devait ncessairem5t rsult] d'un exam5 att5tif de l'action naturelle de la pile1 sans aucune int5tion *imique4 ,quoiqu'elle n'ait immdiatem5t ab\ti1 p\r la *imie1 qu' confirm] d'une n\velle manire une vrit mise depuis long-temps hors de d\te1 elle n'en con/itue pas mo9s le vrai po9t de d"p de l'ensemble des tudes lectro-*imiques1 comme ayant spontanm5t rvl1 p> un exemple irrcusable1 la haute n]gie *imique de l'admirable in/rum5t que ,volta v5ait de crer4 ,on doit mme ratta*] cette orig9e les premires t5tatives p\r fond] une ?orie gnrale des phnomnes lectro-*imiques3 c> la conception propose alors p> ,gro?uss af9 d'expliqu] l'obs]vation de ,ni*olson1 d'aprs la pol>it lectrique des molcules1 conti5t rellem5t le g]me primitif de t\tes les ides ess5tielles qui1 graduellem5t t5dues et dveloppes1 mesure que les phnomnes l'ont exig1 con/itu5t ma9t5ant la ?orie lectro-*imique4 ,une fois av]tis1 p> cette obs]vation fondam5tale1 de la puissance analytique propre la pile de ,volta1 il tait naturel que les *imi/es s'ef=ass5t d'appliqu] ce n\vel ag5t la dcomposition des sub/ances qui avai5t rsi/ jusque alors l'ensemble des moy5s connus4 ,cette premire suite d'essais produisit1 au b\t de quelques annes1 la brillante dc\v]te de l'illu/re ,davy sur l'importante analyse des alcalis proprem5t dits et des t]res1 que n'avai5t pu encore opr] les influ5ces purem5t *imiques4 ,la gr&e et belle ?orie de l'immortel ,lavoisi] avait conduit1 ds sa naissance1 prvoir un tel rsultat gnral1 en tablissant que t\te base salifiable devait ncessairem5t prov5ir de la comb9aison de l'oxigne avec un mtal quelconque4 la vrit1 la dc\v]te ess5tielle de ,b]?ollet sur la vraie composition de l'ammoniaque avait d naturellem5t altr] dj la confiance1 jusque alors complte1 qu'inspirait t\s les *imi/es cette prvision rationnelle4 ,mais cette exception encore isole1 quoique capitale1 ne p\vait alors prvaloir cet g>d sur l'ensemble des pr9cipales analogies *imiques4 ,il tait donc vraim5t 9vitable que les *imi/es1 mis en possession d'un n\veau moy5 analytique1 dont l'n]gie ne p\vait tre conte/e1 entrepriss5t de con/at] la prs5ce de l'oxigne dans les alcalis et dans les t]res4 ,l'importance majeure du beau rsultat obt5u p> ,davy ne doit pas1 sans d\te1 faire illusion sur la difficult relle d'une dc\v]te aussi compltem5t prp>e4 ,l'in/itution du procd purem5t *imique1 d'aprs lequel ,m4 ,gay-,lussac p>v9t1 un peu plus t>d1 confirm] l'analyse lectrique de la potasse1 con/ituait peut-tre un problme plus difficile1 quoique le succs dt en tre beauc\p mo9s clatant4 ,l'importante obs]vation de ,ni*olson avait comm5c l'lectro-*imie2 la belle dc\v]te de ,davy1 outre sa haute valeur directe1 dt]m9a1 dans cette n\velle direction1 une impulsion gnrale et dcisive1 qui fut la vritable s\rce de t\s les progrs ultrieurs4 ,nanmo9s1 il re/ait encore tudi] en elle-mme l'influ5ce *imique de l'lectricit1 envisage s\s un po9t de vue purem5t sci5tifique1 et non plus seulem5t comme un moy5 prpondrant d'opr] des dcompositions n\velles4 ,or le gr& travail de ,davy ne p\vait manqu] encore de dt]m9] bi5tt1 d'une manire indirecte1 mais ncessaire1 cette indisp5sable consqu5ce philosophique4 ,c> la *imie se tr\vait a9si avoir1 videmm5t1 ralis t\t d'un c\p les plus importantes et les plus difficiles des analyses inaccessibles jusque alors aux voies ord9aires2 et1 en effet1 la sci5ce n'a fait depuis1 s\s ce rapport1 aucune autre acquisition ess5tielle4 ,le s5tim5t de plus en plus pr(ond de cette vrit frappante devait 9vitablem5t r5dre de plus en plus sci5tifique l'att5tion dj irrvocablem5t fixe sur les actions lectro-*imiques1 bi5tt assujetties une tude directe et rgulire4 ,cette d]nire consqu5ce1 qui a a*ev de con/itu] l'lectro-*imie1 comme une p>tie fondam5tale de la sci5ce *imique1 a t surt\t ralise p> l'importante srie de re*]*es de ,m4 ,b]zlius sur la dcomposition voltaque de t\s les sels1 et ensuite des pr9cipaux oxides et acides4 ,de telles analyses1 dont les rsultats tai5t faciles prvoir d'aprs les expri5ces de ,davy1 ne p\vai5t proprem5t avoir p\r objet de dvoil] directem5t aucune n\velle vrit *imique2 mais elles tai5t ess5tiellem5t de/9es prs5t] s\s un aspect entirem5t gnral l'influ5ce *imique de l'lectricit1 jusque alors borne c]ta9s phnomnes isols1 quoique trs importans4 cet g>d1 ce bel ensemble de re*]*es con/ituait une phase indisp5sable du dveloppem5t naturel de l'lectro-*imie1 ds lors irrvocablem5t lie au sy/me enti] de la sci5ce *imique4 ,c'e/ p> l'influ5ce graduelle de ces gr&s travaux de ,m4 ,b]zlius1 que la considration habituelle des proprits lectriques a pris une importance croissante dans l'tude *imique de t\tes les sub/ances1 dont la division univ]selle en lectro-ngatives et lectro-positives e/ bi5tt dev5ue fondam5tale p\r leurs df9itions sci5tifiques1 comme on le voit surt\t quant la di/9ction gnrale entre les acides et les alcalis1 qu'il s]ait difficile d'tablir solidem5t auj\rd'hui sur aucune autre base4 ,aussi e/-ce ,m4 ,b]zlius qu'il devait naturellem5t app>t5ir de concevoir l'ensemble de la ?orie lectro-*imique s\s une =me entirem5t sy/matique1 rsultat presque spontan de l'esprit gnral de ses re*]*es4 ,quelle que ft la haute importance philosophique des travaux de ,m4 ,b]zlius sur l'lectro-*imie1 une d]nire condition tait nanmo9s encore indisp5sable remplir p\r donn] cette n\velle bran*e ess5tielle de la *imie t\t son vrai c>actre sci5tifique4 ,jusque alors1 en effet1 l'action voltaque avait t ess5tiellem5t envisage s\s le po9t de vue analytique2 il re/ait la considr] aussi1 af9 d'en avoir une notion complte1 s\s le po9t de vue syn?tique4 ,cette gr&e lacune a t enf9 comble1 de la manire la plus satisfaisante1 p> le bel ensemble des travaux de ,m4 ,becqu]el4 ,sans d\te1 les dcompositions opres p> la pile tant frquemm5t accompagnes de c]ta9es comb9aisons1 on ne p\vait depuis long-temps mconnatre1 s\s ce rapport1 l'influ5ce *imique de l'lectricit galvanique4 ,mais ces obs]vations accessoires ne disp5sai5t aucunem5t1 p\r un sujet aussi important1 de l'tude directe et fconde organise p> ,m4 ,becqu]el1 qui a r5du ple9em5t irrcusable l'action syn?tique de l'lectricit conv5ablem5t adm9i/re1 et qui surt\t l'a employe ralis] de n\velles et prcieuses comb9aisons1 jusque ici impossibles d'aprs les voies ord9aires4 ,cette seconde face gnrale de l'lectro-*imie a mme ncessairem5t exig d'abord une pr(onde et indisp5sable modification dans le mode primitif d'exprim5tation4 ,la premire disposition de la pile1 telle que ,volta l'avait imag9e1 devait tre ess5tiellem5t ma9t5ue p\r opr] des dcompositions1 sauf les p]fectionnem5s successifs que l'expri5ce a d naturellem5t provoqu]1 et qui tai5t surt\t de/9s augm5t] l'n]gie de l'app>eil4 ,mais1 l'g>d des comb9aisons1 cette extrme n]gie voltaque et con/itu1 au contraire1 un ob/acle radical1 en dt]m9ant le plus s\v5t la dcomposition des pr9cipes immdiats que l'on v\lait unir4 ,il a donc fallu rec\rir 9vitablem5t ici l'action trs prolonge de puissances lectriques extrmem5t faibles1 dont l'efficacit ft augm5te p> la disposition avantageuse suivant laquelle les div]ses sub/ances s]ai5t habituellem5t s\mises leur influ5ce4 ,m4 ,becqu]el a trs heureusem5t satisfait l'ensemble de ces conditions indisp5sables1 en oprant presque t\j\rs l'aide d'un seul lm5t voltaque1 et en saisissant *aque corps dans l'tat que les *imi/es ont t\j\rs reconnu comme le plus favorable la comb9aison1 c'e/--dire l'tat naissant4 ,ce *angem5t ess5tiel dans l'in/itution ord9aire des expri5ces1 con/itue le pr9cipal c>actre sci5tifique de la m>*e propre cet illu/re savant1 et qui ne p\vait tre1 sans d\te1 mieux adapte la nature des phnomnes qu'il v\lait tudi]4 ,non-seulem5t il a dt]m9 a9si la comb9aison directe de plusieurs corps1 qu'on ne peut unir encore p> aucun procd purem5t *imique2 mais1 l'g>d mme des composs susceptibles d'tre autrem5t obt5us1 ce n\veau mode prs5te la proprit rem>quable de faire t\j\rs m9emm5t ressortir leur /ructure gomtrique1 p> une suite ncessaire de la l5teur et de la rgul>it de leur =mation graduelle2 ce c>actre e/ surt\t frappant env]s c]ta9s sulfures mtalliques1 quelques oxides1 et plusieurs sels4 ,il ne convi5t nullem5t d'insi/] ici sur l'importance vid5te que doiv5t avoir un j\r les pr9cipaux rsultats de ,m4 ,becqu]el relativem5t l'hi/oire naturelle du globe1 p\r expliqu]1 d'une manire satisfaisante1 un gr& nombre d'orig9es m9rales1 qu& le temps s]a vraim5t v5u d'abord] avec succs un tel ordre de que/ions concrtes4 ,du po9t de vue ab/rait1 seul con=me la nature de cet ouvrage1 n\s devons surt\t rem>qu] cette importante srie de travaux comme ayant directem5t p]fectionn le sy/me gnral de la m?ode *imique1 en crant de n\veaux et puissans moy5s de recomposition1 dont la valeur ess5tielle e/ d'autant plus gr&e que les progrs fondam5taux de la syn?se *imique sont lo9 jusque ici d'tre suffisamm5t en h>monie avec ceux de l'analyse2 la facult de dtruire tant naturellem5t susceptible d'un dveloppem5t beauc\p plus rapide que celui de la puissance rgnratrice4 ,enf91 quant la suite de considrations qui n\s occupe spcialem5t ici1 les re*]*es de ,m4 ,becqu]el ont videmm5t complt la con/itution gnrale de l'lectro-*imie1 qui1 tant dsormais la fois syn?tique et analytique1 ne peut plus1 quels que puiss5t tre ses p]fectionnem5s futurs1 que s't5dre et se dvelopp]1 des degrs quelconques1 suivant quelqu'une des div]ses directions pr9cipales1 dj ple9em5t c>actrises p> l'ensemble des travaux excuts depuis le comm5cem5t de notre sicle4 ,telle e/ la filiation gnrale des dc\v]tes ess5tielles faites jusque ici dans l'tude des phnomnes lectro-*imiques4 ,af9 de mieux saisir comm5t cette tude a graduellem5t conduit une n\velle conception fondam5tale p\r l'ensemble des effets *imiques1 il e/ indisp5sable de considr] ma9t5ant le gr& phnomne qui a t le sujet primitif de la ?orie lectro-*imique1 aprs quoi l'apprciation philosophique de cette ?orie s'effectu]a en quelque sorte spontanm5t4 ,on a s\v5t rem>qu1 et avec beauc\p de raison1 que p> sa nature1 l'tude de la combu/ion con/itue1 p\r a9si dire1 le po9t c5tral du sy/me des considrations *imiques4 ,cette rem>que n'e/ pas seulem5t applicable aux poques les plus recules de la *imie1 envisage dans un tat encore ?ologique3 elle convi5t surt\t la con/itution la plus rc5te et la plus p>faite de son tat mtaphysique1 pr9cipalem5t c>actrise p> la trans=mation de la combu/ibilit1 s\s le nom de phlogi/ique1 en une entit matrialise1 quoique insaisissable4 ,qu&1 aprs une longue prp>ation1 la sci5ce *imique a comm5c enf9 pass] l'tat vraim5t positif1 s\s l'influ5ce prpondrante de l'admirable gnie du gr& ,lavoisi]1 cette glorieuse rvolution a ess5tiellem5t consi/ dans l'tablissem5t d'une n\velle ?orie fondam5tale de la combu/ion4 ,auj\rd'hui1 enf91 c'e/ la ncessit reconnue de modifi] pr(ondm5t cette ?orie1 qui a surt\t conduit la conception lectrique des phnomnes *imiques4 ,une telle conception ne saurait donc tre nettem5t juge1 sans avoir pralablem5t apprci cette de/9ation pr9cipale4 ,la ?orie pneumatique de ,lavoisi] sur la combu/ion avait en vue deux objets ess5tiels1 =t htrognes1 qui n'ont pas t jusque ici nettem5t di/+us3 #a l'analyse fondam5tale du phnomne gnral de la combu/ion2 #b l'explication des effets de *aleur et de lumire qui en con/itu5t1 p\r le vulgaire1 le plus important c>actre4 ,l'une et l'autre condition fur5t remplies de la manire la plus admirable1 d'aprs l'tat des connaissances acquises3 jamais1 depuis cette gr&e poque1 aucune ?orie *imique n'a t aussi nettem5t et aussi pr(ondm5t empre9te de ce d\ble esprit de rationnalit et de positivit1 dont l'irrsi/ible influ5ce devait entran] irrvocablem5t les intellig5ces v]s un mode radicalem5t n\veau de philosoph] sur les faits *imiques4 ,t\te combu/ion1 brusque ou graduelle1 fut reg>de comme consi/ant ncessairem5t dans la comb9aison du corps combu/ible avec l'oxigne1 d'o1 qu& le corps tait simple1 rsult]ait un oxide1 le plus s\v5t susceptible de dev5ir la base d'un sel1 et1 si l'oxigne tait prpondrant1 un vritable acide1 pr9cipe d'un c]ta9 g5re de sels4 ,quant au dgagem5t de *aleur et de lumire1 il fut attribu1 en gnral1 la cond5sation de l'oxigne1 et accessoirem5t celle du combu/ible1 dans cette comb9aison4 ,il importe de jug] sp>m5t ces deux p>ties ess5tielles de la ?orie anti-phlogi/ique4 ,s\s le premi] po9t de vue1 en effet1 cette ?orie prs5te naturellem5t un c>actre beauc\p plus philosophique que s\s le second4 ,il tait m9emm5t rationnel d'analys] avec exactitude1 d'une manire gnrale1 le phnomne de la combu/ion1 af9 de saisir ce qu'un tel phnomne1 dont la nature *imique ne p\vait tre conte/e1 (frait rellem5t de commun t\s les cas div]s4 ,comme cet exam5 ne p\vait tre d'abord rig\reusem5t complet1 les conclusions f\rnies p> une telle tude p\vai5t p*]1 sans d\te1 p> une trop gr&e gnralit1 a9si qu'on la con/at depuis3 mais1 re/re9tes dans leurs limites naturelles1 elles con/ituai5t ncessairem5t un prcieux ensemble de vrits ineffaables1 qui1 en effet1 =m]a t\j\rs une p>tie ess5tielle de la sci5ce *imique1 quelles que puiss5t jamais tre ses rvolutions futures4 ,il en tait t\t autrem5t p\r l'explication de la *aleur et de la lumire dgages4 ,d'abord1 cette seconde "q gnrale n'app>ti5t po9t rellem5t1 p> sa nature1 la *imie1 mais la physique2 en sorte que1 quelle que doive tre sa solution f9ale1 on ne saurait compr5dre comm5t elle entran]ait rationnellem5t un *angem5t radical dans la manire de concevoir les phnomnes vraim5t *imiques4 ,t\tefois1 ce qu'il faut surt\t rem>qu]1 cet g>d1 c'e/ qu'une semblable explication1 p\r ne pas dgnr] en une t5tative de pntr] la nature intime du feu et son mode ess5tiel de production1 devait ncessairem5t consi/] en une simple assimilation d'une telle s\rce de *aleur avec une autre plus t5due1 dj reconnue4 ,c>1 *aque cas de manife/ation du feu ne saurait tre expliqu1 d'une manire vraim5t positive1 qu'en tablissant son analogie relle avec un autre plus gnral1 sans que n\s puissions d'ailleurs1 en aucun cas1 dc\vrir jamais quelle e/ la vritable cause du phnomne4 ,or1 en considrant la re*]*e propose s\s ce po9t de vue1 le seul /rictem5t sci5tifique1 on ne p\vait nullem5t g>antir d'avance que la similitude sur laquelle devait repos] l'explication dsire1 ne s]ait po9t ncessairem5t gratuite et prcaire1 et1 p> suite1 susceptible d'tre r5v]se1 comme en effet il arriva bi5tt1 p> une tude ultrieure de la "q4 ,aucun philosophe n'aurait v\lu1 cette poque1 et nul ne v\drait1 sans d\te1 mme auj\rd'hui1 ne reconnatre1 en pr9cipe1 qu'une seule s\rce fondam5tale de *aleur1 laquelle il faudrait 9vitablem5t ram5] t\tes les autres3 une telle obligation ne p\rrait tre remplie que p> des rappro*em5s trs vagues et purem5t hypo?tiques1 qui ne saurai5t avoir un vrai c>actre sci5tifique4 ,ds lors1 si l'on s'accorde reconnatre1 en gnral1 plusieurs s\rces pr9cipales1 p>faitem5t di/9ctes et indp5dantes les unes des autres1 p\rquoi la combu/ion1 ou1 s\s un po9t de vue plus t5du1 t\te action *imique trs prononce1 ne con/itu]ait-elle pas un de ces cas primordiaux1 ncessairem5t irrductibles aucun autre8 ,p\rquoi une s\rce de *aleur aussi puissante et aussi univ]selle s]ait-elle reg>de comme secondaire1 t&is que le frottem5t1 p> exemple1 cont9u]ait tre unanimem5t envisag comme une s\rce pr9cipale8 ,sans d\te1 on ne saurait se refus] admettre1 s\s ce rapport1 les analogies que l'obs]vation aurait rellem5t con/ates3 mais il faut1 nanmo9s1 reconnatre qu'il n'exi/ait vraim5t1 cet g>d1 aucun gr& beso9 sci5tifique d'anticip] hypo?tiquem5t sur les rsultats de l'tude exprim5tale1 ni mme aucun espoir rationnel de le t5t] avec succs4 ,n\s aurons lieu1 dans la seconde p>tie de ce volume1 d'appliqu] de n\veau les mmes rem>ques philosophiques une autre "q capitale1 d'un g5re analogue1 celle de la *aleur vitale1 et spcialem5t animale1 dont l'tude positive e/ jusqu'ici radicalem5t entrave p> de va9s ef=ts hypo?tiques p\r rduire cette gr&e s\rce de *aleur aux s\rces purem5t physiques et surt\t *imiques1 sans qu'on veuille s'accord] reconnatre enf9 que l'action n]veuse peut con/itu]1 en effet1 une s\rce di/9cte et primordiale1 indp5dante de t\tes les autres1 et susceptible d'altr]1 plus ou mo9s pr(ondm5t1 les rsultats naturels de leur influ5ce directe4 ,la philosophie mtaphysique1 p\r laquelle les rappro*em5s tai5t ncessairem5t trs faciles1 p>ce qu'ils n'avai5t aucune ralit1 n\s a laiss encore1 beauc\p d'g>ds1 une t5dance exagre la gnralisation2 et1 quoique le pr9cipe de cette t5dance soit auj\rd'hui m9emm5t respectable1 en v]tu de son indisp5sable p>ticipation aux plus gr&es dc\v]tes sci5tifiques1 sa prpondrance immodre n'en e/ pas mo9s trs prjudiciable au progrs naturel de nos connaissances positives4 ,cette suite de considrations n\s amne conclure que1 t\t en prononant1 comme il a d le faire1 sur l'analyse fondam5tale du gr& phnomne de la combu/ion1 ,lavoisi] et plus sagem5t procd s'il se ft ab/5u de t5t] aucune explication gnrale p\r les effets de *aleur et de lumire qui l'accompagn5t ord9airem5t1 ce qui l'et disp5s de suppos]1 en pr9cipe1 une cond5sation 9vitable1 qui n'e/ po9t la consqu5ce ncessaire d'un tel phnomne1 et qui1 en effet1 a t1 plus t>d1 tr\ve frquemm5t en dfaut4 ,sans d\te1 la sci5ce s]ait plus p>faite si ce rem>quable effet !rmologique p\vait tre con/amm5t ratta* la loi plus t5due1 dc\v]te antrieurem5t p> ,black1 sur le dgagem5t de *aleur propre t\t passage d'un corps quelconque d'un tat un autre plus d5se2 et c'e/ c]ta9em5t une telle esprance qui a surt\t excit ,lavoisi]4 ,mais1 cette p]fection1 qui n'e/ nullem5t indisp5sable1 devi5drait totalem5t illusoire1 si elle ne p\vait tre obt5ue qu'en altrant la ralit des phnomnes1 ou mme si la cond5sation suppose1 sans tre expressm5t contraire l'obs]vation1 n'tait pas effectivem5t indique p> elle1 dans la plup>t des cas4 ,t\tefois1 il s]ait videmm5t trs draisonnable d'exig] une rs]ve sci5tifique aussi difficile *ez ceux qui1 les premi]s1 t5t5t de ram5] des ?ories positives une sci5ce jusque alors ess5tiellem5t dom9e p> les conceptions mtaphysiques2 ces re/rictions svres1 ces di/9ctions dlicates1 euss5t probablem5t1 imposes ds l'orig9e1 arrt le premi] essor du gnie positif4 ,mais1 une semblable ju/ification ne saurait tre applique1 dans le dveloppem5t ultrieur de la sci5ce1 ceux qui1 aprs avoir reconnu =mellem5t l'insuffisance relle des explications primitives1 s'ef=c5t d'en con/ruire d'analogues sur le mme sujet1 sans avoir pralablem5t exam9 avec att5tion1 d'aprs les rgles ess5tielles de la sa9e philosophie1 si ce sujet e/ effectivem5t susceptible d'une explication quelconque4 ,or1 telle me p>at tre auj\rd'hui la gr&e erreur philosophique des *imi/es qui ont v\lu sub/itu] la ?orie lectro-*imique la ?orie anti-phlogi/ique proprem5t dite4 ,af9 de motiv] conv5ablem5t ce jugem5t gnral1 il faut ma9t5ant p\rsuivre l'exam5 direct des pr9cipales considrations *imiques qui ont mis graduellem5t en vid5ce l'imp]fection ess5tielle de la ?orie de ,lavoisi]1 que n\s devons cont9u] envisag] s\s les deux aspects ci-dessus di/+us4 ,le plus illu/re mule de ,lavoisi] reconnut bi5tt la ncessit de modifi]1 s\s un rapport trs important1 quoique indirect1 la manire gnrale dont ce gr& philosophe avait analys le phnomne fondam5tal de la combu/ion4 ,une des pr9cipales consqu5ces de cette analyse consi/ait en ce que t\t acide et t\te base salifiable devai5t 9vitablem5t rsult] d'une vritable combu/ion1 c'e/--dire de la comb9aison d'un lm5t quelconque avec l'oxigne4 ,or ,b]?ollet dc\vrit d'abord que l'un des alcalis les mieux c>actriss1 l'ammoniaque1 e/ uniquem5t =m d'hydrogne et d'azote1 sans aucune p>ticipation de l'oxigne2 et1 peu de temps aprs1 il tablit aussi que le gaz hydrogne sulfur1 o l'oxigne n'exi/e pas davantage1 prs5te nanmo9s t\tes les proprits ess5tielles d'un acide rel4 ,ces deux po9ts rem>quables de doctr9e ont t confirms depuis p> t\tes les voies dont la sci5ce *imique peut jusqu'ici dispos]1 et spcialem5t p> la m?ode lectrique4 ,une fois que les *imi/es ont t a9si av]tis1 p> un d\ble exemple aussi dcisif1 que1 la ?orie de ,lavoisi] exagrait beauc\p la prpondrance *imique de l'oxigne1 ils ont successivem5t multipli et div]sifi1 un haut degr1 soit l'g>d des alcalis1 soit surt\t env]s les acides1 ces exceptions capitales1 dont la comp>aison appr(ondie a graduellem5t inve/i les notions fondam5tales de l'acidit et de l'alcal9it de cette haute gnralit qui les di/+ue auj\rd'hui4 ,en outre1 la ?orie primitive de la combu/ion a t peu peu modifie1 s\s un po9t de vue plus direct1 quoique mo9s important1 en ce qu'on a positivem5t con/at qu'un rapide dgagem5t de *aleur et de lumire n'e/ pas t\j\rs l'indice c]ta9 d'une comb9aison quelconque avec l'oxigne4 ,le *lore1 le s\fre1 et plusieurs autres corps1 mme non-lm5taires1 ont t successivem5t reconnus susceptibles d'opr] de vraies combu/ions1 si1 comme il convi5t1 on donne l'usage sci5tifique de cette expression le s5s gnral indiqu p> son acception vulgaire4 ,enf91 le phnomne du feu n'e/ plus dsormais exclusivem5t attribu aucune comb9aison spciale1 mais1 en gnral1 t\te action *imique la fois trs int5se et trs vive4 ,il importe1 nanmo9s1 de rem>qu] ici1 comme je l'ai prcdemm5t indiqu1 que1 s\s *acun de ces div]s rapports ess5tiels1 les m95tes vrits *imiques dc\v]tes p> le gnie de ,lavoisi] ont ncessairem5t cons]v t\te leur valeur directe1 et que ces tudes ultrieures ont seulem5t altr leur gnralit rig\reuse4 ,cette 9vitable altration a mme bi5 mo9s port sur les phnomnes vraim5t naturels que sur les cas pr9cipalem5t artificiels1 la considration desquels1 il e/ vrai1 la *imie gnrale1 du po9t de vue ab/rait qui la c>actrise1 doit rationnellem5t atta*] une aussi gr&e importance4 ,a9si1 quoiqu'il exi/e des acides et des alcalis sans oxigne1 il n'en re/e pas mo9s inconte/able que la plup>t d'entre eux1 et surt\t les plus puissans1 sont ord9airem5t oxigns3 de mme1 quoique l'oxigne ne soit pas rellem5t indisp5sable la combu/ion1 il en demeure nanmo9s le pr9cipal ag5t1 surt\t l'g>d des combu/ions naturelles4 ,aussi1 p\r l'hi/oire naturelle proprem5t dite1 la ?orie de ,lavoisi] p\rrait-elle1 sans aucun inconvni5t majeur1 tre encore applique dans son intgrit primitive1 quoique le progrs fondam5tal de la sci5ce *imique exige imprieusem5t que son imp]fection gnrale soit prise en haute considration ab/raite4 ,en un mot1 si la s\v]a9et univ]selle de l'oxigne a t dsormais irrvocablem5t abolie1 il s]a t\j\rs cep5dant le pr9cipal lm5t de t\t le sy/me *imique4 ,s\s le second aspect gnral1 c'e/--dire quant l'explication du feu1 la ?orie primitive de la combu/ion a pr\v1 au contraire1 un sort trs diffr5t2 c>1 elle a t t\t d'un c\p radicalem5t dtruite1 p\r a9si dire aussitt qu'on a t5t de la s\mettre un exam5 direct4 ,quoique des proccupations plus importantes n'ai5t p]mis que trs t>d aux *imi/es d'entrepr5dre cet exam51 la ?orie anti-phlogi/ique1 tait cet g>d1 si peu positive et si peu rationnelle au fond1 surt\t comp>ativem5t l'analyse de la combu/ion1 que son r5v]sem5t n'a pas exig1 comme s\s ce premi] rapport1 la considration ultrieure de phnomnes n\veaux et difficiles dc\vrir1 mais seulem5t une apprciation plus sci5tifique des phnomnes univ]sellem5t envisags4 ,lo9 de p\voir1 a9si que s\s l'autre po9t de vue1 tre encore ess5tiellem5t ma9t5ue p> les naturali/es1 comme suffisant peu prs aux beso9s pr9cipaux des tudes concrtes1 on peut dire qu'elle n'a jamais rellem5t expliqu les effets mme les plus vulgaires1 incessamm5t reproduits p> la plup>t des combu/ions naturelles4 ,l'explication propose obligeait ncessairem5t con/at]1 dans t\te combu/ion1 simple ou compose1 une cond5sation quelconque1 assez int5se p\r correspondre1 d'une manire appro*e1 au dgagem5t effectif de *aleur1 et qui ne fut po9t simultanm5t comp5se p> une dilatation presque quival5te4 ,or1 ds l'orig9e1 cette indisp5sable condition gnrale n'a t remplie qu'env]s un petit nombre de cas1 qui1 s\s ce rapport1 n'tai5t pas1 beauc\p prs1 les plus importans2 et1 surt\t1 elle a t manife/em5t en dfaut l'g>d de plusieurs autres phnomnes1 dont la considration tait1 au contraire1 prpondrante4 ,aussi1 sans la confusion vicieuse1 mais radicale1 d'une telle explication avec l'analyse de la combu/ion1 qui devait tre si ju/em5t admire1 on ne saurait compr5dre comm5t elle a pu se ma9t5ir jusqu' une poque trs rc5te1 malgr que l'att5tion des *imi/es dt tre alors pr9cipalem5t absorbe p> d'autres spculations ?oriques4 ,dans la combu/ion du phosphore1 du f]1 et de la plup>t des mtaux1 en gnral qu& la comb9aison produit un compos solide1 la condition prcd5te peut tre reg>de comme suffisamm5t remplie2 quoique d'ailleurs on n'ait jamais exam9 si le dgagem5t effectif de *aleur e/ rellem5t en h>monie avec celui qui correspondrait une semblable cond5sation directe de l'oxigne1 ce qui doit nanmo9s sembl] ncessaire p\r ju/ifi] compltem5t l'explication2 cette vrification supplm5taire s]ait1 mme auj\rd'hui1 presque impossible in/itu] positivem5t4 ,mais1 l'g>d des combu/ions nombreuses dont les produits sont1 au contraire1 ess5tiellem5t gazeux1 et qui1 cep5dant1 prs5t5t d'ord9aire1 au degr le plus prononc1 le phnomne du feu1 t\te explication de ce g5re e/ videmm5t *imrique4 ,c>1 non-seulem5t on n'y rem>que po9t le plus s\v5t une cond5sation suffisante2 mais1 en s5s inv]se1 on obs]ve clairem5t1 dans les cas les plus n]giques1 une dilatation totale trs considrable1 qui1 suivant une telle ?orie1 devrait donn] lieu un imm5se refroidissem5t4 ,quelques exemples1 *oisis p>mi les plus ess5tiels1 f]ont aism5t s5tir l'irrsi/ible puissance de cette critique gnrale1 qui e/ dsormais l'abri de t\te rclamation1 et dont il importe nanmo9s notre sujet actuel de prcis] exactem5t la nature1 af9 de mieux apprci] le c>actre fondam5tal de la ?orie lectro-*imique1 sur la =mation primitive de laquelle un tel ordre de considrations a ex]c une influ5ce pr9cipale et directe4 ,la *aleur dgage dans la combu/ion du c>bone1 a pu tre d'abord attribue1 avec une c]ta9e vraisemblance1 malgr la gr&e dilatation de cet lm5t1 la cond5sation de l'oxigne1 d'aprs la pesanteur spcifique trs suprieure du gaz acide c>bonique =m1 quoique un tel accroissem5t de d5sit ft lo9 d'ailleurs de correspondre l'int5sit de l'effet !rmologique4 ,mais1 lorsqu'il a t reconnu1 p> des mesures exactes1 qu'un volume quelconque d'oxigne f\rnit un volume p>faitem5t gal d'acide c>bonique1 ce qui con/itue un fait ess5tiel p\r la doctr9e des proportions df9ies1 il e/ aussitt dev5u vid5t que ce phnomne ne donnait lieu aucune cond5sation1 et que l'excs de pesanteur spcifique tait seulem5t produit p> l'int]position molculaire du c>bone1 dont la vaporisation non-comp5se et d alors dt]m9]1 au contraire1 un refroidissem5t trs notable4 la vrit1 tant qu'on n'a pas su valu] avec quelque prcision la *aleur spcifique des gaz1 l'annulation d'une telle explication a pu tre provisoirem5t ret>de1 en reg>dant priori la *aleur spcifique de l'acide c>bonique comme trs infrieure celle de l'oxigne1 quoique cette 9galit suppose n'et p rellem5t satisfaire l'ensemble des conditions du phnomne1 sans excd] beauc\p t\tes les limites probables4 ,t\tefois1 cette d]nire et insuffisante ress\rce a t radicalem5t dtruite1 lorsqu'on e/ p>v5u con/at] d'une manire irrcusable1 que si1 poids gal1 la *aleur spcifique de l'oxigne e/ lgrem5t suprieure celle de l'acide c>bonique1 celle-ci1 au contraire1 volume gal1 surpasse1 de plus d'un ti]s1 la premire3 or1 ici1 il n'tait nullem5t d\teux1 surt\t d'aprs la composition numrique du gaz acide c>bonique1 que la comp>aison devait port] sur les volumes et non sur les poids2 en sorte que l'analyse exacte et complte du phnomne ne laissait plus aucune issue la ?orie primitive4 ,la combu/ion du s\fre donne lieu des rem>ques ess5tiellem5t analogues4 ,quant celle de l'hydrogne1 la cond5sation des deux lm5s p>aissait d'abord devoir expliqu]1 d'une manire vraim5t satisfaisante1 l'norme dgagem5t de *aleur dont elle e/ si videmm5t accompagne1 p>ce que la d5sit de ces lm5s tait seulem5t mise en opposition avec celle de l'eau l'tat liquide4 ,mais1 en rfl*issant que le produit immdiat d'une telle comb9aison e/1 en ralit1 de la vapeur d'eau1 mme trs r>fie1 on a facilem5t reconnu que1 au lieu d'une vritable cond5sation1 ce phnomne dt]m9e une dilatation trs s5sible1 dont les expri5ces eudiomtriques con/at5t d'ailleurs directem5t l'exi/5ce4 ,la comp>aison des *aleurs spcifiques e/ encore ici en s5s inv]se de l'explication primitive1 qui1 p> l'ensemble judicieusem5t apprci des circon/ances c>actri/iques de ce phnomne1 devrait faire prsum]1 au contraire1 un refroidissem5t trs prononc4 ,j'indiqu]ai enf91 comme un d]ni] exemple frappant1 pris dans les combu/ions indirectes et composes1 le phnomne si vulgaire de l'inflammation de la p\dre ord9aire4 ,t\s les matriaux de cette raction *imique sont solides1 l'exception de l'oxigne atmosphrique1 dont la p>ticipation n'y e/ po9t numriquem5t considrable2 t\s les produits ess5tiels sont1 au contraire1 des gaz extrmem5t dilats1 sauf un rsidu solide1 presque ngligeable3 et1 nanmo9s1 malgr une runion de conditions aussi dfavorables d'aprs la ?orie anti-phlogi/ique1 le phnomne s'accomplit avec un int5se *auffem5t4 ,les composs fulm9ans donn5t lieu une contradiction encore plus prononce1 quoique mo9s univ]sellem5t connue1 surt\t dans le cas o une sub/ance liquide1 et mme solide1 se dcompose presque spontanm5t1 la temprature ord9aire1 en deux pr9cipes gazeux2 en produisant nanmo9s un *auffem5t trs notable1 et quelquefois une vritable inflammation4 ,l'ensemble des considrations prcd5tes peut tre suffisamm5t rsum1 d'une manire aussi frappante que philosophique1 p> cette rflexion naturelle que1 si le feu ord9aire de nos foy]s n'tait po9t p\r n\s le sujet d'une expri5ce intime et cont9ue1 son exi/5ce s]ait r5due trs d\teuse1 et mme =mellem5t rejete1 p> les prt5dues explications sci5tifiques qu'on a jusqu'ici t5t si va9em5t d'tablir p\r ce gr& phnomne4 ,ri5 n'e/ plus propre1 ce me semble1 qu'une telle p5se faire s5tir que la production *imique du feu ne saurait comport]1 en gnral1 aucune explication rationnelle4 ,c>1 s'il en tait autrem5t1 il devrait p>atre incomprh5sible1 que1 une poque aussi rappro*e de n\s1 des hommes de gnie1 dont l'in/ruction ess5tielle1 cet g>d1 tait presque quival5te la ntre1 se fuss5t1 s\s ce rapport1 aussi grossirem5t tromps4 ,le feu lectrique1 tant recomm& ma9t5ant p\r une telle explication1 tait1 sans d\te1 assez connu de ,lavoisi]1 de ,cav5di%1 de ,b]?ollet1 etc41 p\r que ces illu/res philosophes euss5t pu en faire la base pr9cipale de leur ?orie1 si une semblable hypo?se avait rellem5t1 sur celle qu'ils ont adopte1 une prpondrance aussi p>faite qu'on le p5se communm5t auj\rd'hui4 ,mais1 cette considration prjudicielle1 quelle que soit son importance effective1 ne saurait nullem5t n\s disp5s] d'un exam5 direct de la conception lectro-*imique1 qui se tr\ve a9si conv5ablem5t prp>1 et qui1 p> suite1 peut tre entrepris ici d'une manire satisfaisante1 quoique trs rapide1 s\s le po9t de vue philosophique4 ,suivant cette n\velle ?orie1 le feu produit dans la plup>t des =tes ractions *imiques devrait tre attribu une vritable d*>ge lectrique qui s'opr]ait au mom5t de la comb9aison1 p> la neutralisation mutuelle1 plus ou mo9s complte1 des deux tats lectriques opposs propres aux deux sub/ances considres1 dont l'une s]ait t\j\rs lectro-positive et l'autre lectro-ngative4 ,mais1 il y a t\t lieu de cra9dre que1 lorsque cette n\velle explication aura pu tre s\mise une discussion aussi appr(ondie que l'anci5ne1 elle ne soit pas tr\ve1 au fond1 plus rationnelle4 ,quoique la plup>t des *imi/es et des physici5s p>aiss5t s'accord] auj\rd'hui reconnatre des effets lectriques dans t\s les phnomnes *imiques1 cette lectricit n'e/ p\rtant jusqu'ici admise le plus s\v5t que d'aprs une simple induction analogique1 en sorte que1 si rellem5t elle exi/e t\j\rs1 elle doit tre ord9airem5t assez peu int5se p\r avoir directem5t *app l'exploration trs dlicate de l'lectrologie actuelle4 ,il e/ p>ticulirem5t digne de rem>que que les phnomnes *imiques sur lesquels on a le plus ju/em5t insi/ p\r r5v]s] l'anci5ne explication1 et dont je vi5s d'indiqu] les pr9cipaux1 fass5t prcism5t p>tie de ceux o l'on n'a pu p>v5ir encore1 p> aucune voie1 con/at] rellem5t aucun symptme lectrique4 ,dans les cas o l'lectrisation n'e/ po9t d\teuse1 son influ5ce *imique e/ jusqu'ici tellem5t quivoque que les uns la reg>d5t comme la cause1 et les autres1 au contraire1 comme l'effet de la comb9aison3 cette d]nire op9ion e/ mme dev5ue trs vraisemblable1 depuis que l'explication *imique des effets gnraux de la pile de ,volta a t df9itivem5t tablie p> ,wolla/on4 ,qu& ,m4 ,b]zlius1 p\r mieux c>actris] sa ?orie lectrique du feu *imique1 a rappro* ce phnomne de la production de l'clair et du tonn]re1 il a involontairem5t donn lieu une comp>aison trs dfavorable p\r sa conception1 p> le contra/e si prononc de l'admirable en*anem5t de preuves positives d'aprs lequel l'immortel ,frankl9 a si compltem5t dmontr la nature lectrique de ce gr& phnomne atmosphrique1 avec l'ensemble des considrations has>des et insuffisantes sur lesquelles on veut fond] une op9ion analogue l'g>d d'une multitude de phnomnes beauc\p plus v>is et plus complexes4 ,l'explication anti-phlogi/ique proprem5t dite1 quoique radicalem5t vicieuse1 avait nanmo9s le mrite d'tre1 s9on rig\reusem5t dmontre1 du mo9s extrmem5t plausible1 dans quelques cas p>ticuli]s1 p> exemple quant la combu/ion du f] ou du z9c dans l'oxigne pur1 o elle ne laisse ri5 dsir] qu'une exacte confrontation numrique des effets !rmologiques4 ,au contraire1 l'explication lectrique n'e/ rellem5t tablie jusqu'ici1 d'une manire positive1 p\r aucun phnomne conv5ablem5t analys4 ,t\tefois1 on peut cra9dre que sa nature vague ne p]mette po9t de la dtruire aussi radicalem5t1 et surt\t aussi promptem5t1 que l'anci5ne4 ,c>1 celle-ci1 en se ratta*ant une cond5sation nettem5t spcifie et exactem5t apprciable1 comportait aism5t une critique directe et irrcusable1 qui a pu ne laiss] aucune issue3 t&is que la n\velle conception rs]ve presque t\j\rs la ress\rce spcieuse de reg>d] l'tat lectrique comme trop peu prononc o trop fugitif p\r tre p]ceptible nos moy5s actuels d'exploration positive4 ,mais une semblable proprit devrait tre lo91 sans d\te1 de con/itu] aucun motif de recomm&ation1 en faveur d'une ?orie quelconque1 auprs d'aucun esprit philosophique1 surt\t en considrant qu'il s'agit alors d'attribu] my/rieusem5t des causes aussi faibles ou aussi quivoques des effets trs int5ses et =tem5t c>actriss4 ,ce n'e/ pas1 nanmo9s1 que je veuille reg>d] le dgagem5t de *aleur et de lumire dans les gr&es ractions *imiques comme ne p\vant jamais avoir une orig9e vraim5t lectrique1 pas plus que je ne v\drais univ]sellem5t exclure l'explication fonde sur la cond5sation4 ,mais1 en considrant l'ensemble des phnomnes sans aucune proccupation spculative1 je p5se que1 dans la plup>t des combu/ions1 artificielles ou naturelles1 il n'y a ni cond5sation1 ni lectrisation4 ,enf91 du po9t de vue philosophique1 ces va9es t5tatives p\r expliqu]1 de div]ses manires1 la production *imique du feu1 me p>aiss5t pr9cipalem5t rsult] encore d'un re/e de disposition mtaphysique pntr] la nature intime des phnomnes et leur mode ess5tiel de gnration4 ,en un mot1 l'action *imique con/itue1 mes yeux1 une des div]ses s\rces primordiales de la *aleur et de la lumire1 et ne saurait1 p> consqu5t1 comport]1 le plus s\v5t1 en cette qualit1 aucune explication positive1 c'e/--dire tre effectivem5t ratta*e1 s\s ce rapport1 aucune autre influ5ce fondam5tale4 ,si la philosophie *imique n'tait po9t auj\rd'hui aussi imp>faitem5t con/itue1 mme dans ses notions les plus simples et les plus lm5taires1 il s]ait1 sans d\te1 inutile de pr\v] expressm5t que la considration du feu1 qui1 malgr son importance relle1 con/itue seulem5t un simple accessoire physique des vrais phnomnes *imiques1 ne saurait tre rationnellem5t susceptible de motiv] un *angem5t radical dans la conception fondam5tale de t\te action *imique1 lors mme qu'on croirait p\voir adopt]1 cet g>d1 l'explication vague et has>de que je vi5s de c>actris]4 ,qu& nos prdcesseurs devai5t reg>d] la *aleur comme le pr9cipal ag5t physique des phnomnes de composition et de dcomposition1 ils savai5t s'ab/5ir de dnatur] une telle considration au po9t d'assimil] les effets *imiques de simples effets !rmologiques4 ,on n'e/ pas1 en gnral1 aussi rs]v de nos j\rs1 depuis que le dveloppem5t et l'ext5sion des tudes exprim5tales ont fait reconnatre la gr&e influ5ce *imique de l'lectricit1 quoique cette influ5ce soit d'ailleurs ess5tiellem5t analogue celle de la *aleur1 et seulem5t plus complte et plus prononce dans l'ensemble des cas explors4 ,l'ide vague d'attraction1 qui s'atta*e naturellem5t t\te considration lectrique1 a suffi ici p\r entran] confondre l'auxiliaire du phnomne1 ou1 si l'on veut1 son ag5t physique gnral1 avec le phnomne lui-mme1 et p\r faire t5dre dnatur] pr(ondm5t la *imie en la confondant avec l'lectrologie1 p> l'irrationnelle assimilation des proprits *imiques de simples proprits lectriques1 comme on le voit surt\t dans la ?orie de ,m4 ,b]zlius4 ,mais y a-t-il rellem5t aucune comp>aison sci5tifique tablir entre la t5dance de deux corps re/] mcaniquem5t adhr5s l'un l'autre aprs un c]ta9 mode d'lectrisation1 et la disposition unir intimem5t t\tes leurs molcules1 intrieures ou extrieures1 p> suite d'une vritable action *imique8 ,m4 ,b]zlius a fran*em5t dcl> que la cohsion proprem5t dite1 c'e/--dire la =ce qui runit si n]giquem5t entre elles les p>ticules d'un mme corps1 ne comporte rellem5t aucune explication lectrique4 ,il s]ait difficile1 en effet1 que la faible adhr5ce de deux corps lectriss1 mme p> le mode magntique1 si aism5t surmonte1 env]s des masses considrables1 p> de mdiocres ef=ts mcaniques1 pt vritablem5t faire compr5dre cette puissante liaison molculaire1 qui1 sur le mo9dre fragm5t1 rsi/e t\tes les =ces mcaniques4 ,on a beau envisag] les p>ticules d'un corps quelconque comme autant d'lm5s voltaques1 ayant *acun son ple positif et son ple ngatif1 et atta*s les uns aux autres p> l'antagonisme lectrique des ples opposs2 cette fiction in9telligible1 et qui ne saurait admettre aucune vrification1 ne peut pas donn] la mo9dre ide de la vritable cohsion molculaire4 ,mais l'aff9it elle-mme1 c'e/--dire la t5dance la comb9aison1 n'e/ pas1 au fond1 mieux explique p> la ?orie lectro-*imique4 ,les phnomnes lectriques1 en tant que physiques1 sont1 de leur nature1 m9emm5t gnraux2 ils ne prs5t5t1 d'un corps un autre1 que de simples diffr5ces d'int5sit3 t&is que les phnomnes *imiques sont1 au contraire1 ess5tiellem5t spciaux ou lectifs4 ,on doit donc reg>d] comme anti-sci5tifique t\te t5tative de faire r5tr]1 dans une bran*e quelconque de la physique1 l'ensemble de la *imie1 qui con/itue ncessairem5t une sci5ce fondam5tale1 d'un c>actre propre et indp5dant4 ,je sais que ,m4 ,b]zlius croit avoir suffisamm5t g>d aux diffr5ces spcifiques des div]ses sub/ances *imiques1 en concevant1 p\r les corps lm5taires1 un c]ta9 ordre lectrique1 primordial et inv>iable1 que j'ai dj eu occasion d'indiqu] dans l'avant-d]nire leon1 et suivant lequel ces lm5s s]ai5t t\j\rs1 les uns env]s les autres1 ou lectro-positifs ou lectro-ngatifs4 ,mais l'exi/5ce d'un tel ordre1 et surt\t sa p]man5ce rig\reuse1 sembl5t d'abord radicalem5t contraires aux notions les plus c]ta9es de l'lectrologie1 o l'on voit le plus lg] *angem5t1 soit dans le mode1 soit dans les circon/ances de l'lectrisation1 dt]m9] s\v5t1 entre les mmes corps1 le r5v]sem5t de l'antagonisme lectrique4 ,quoi qu'il en soit1 en admettant mme cette disposition fondam5tale1 on e/ lo9 de p\voir aucunem5t en dduire les n\velles proprits lectriques que la ?orie lectro-*imique oblige suppos] ensuite dans les composs des diffr5s ordres4 ,en se bornant ceux du premi] ordre1 suivant quelles lois leurs c>actres ngatifs ou positifs driv5t-t-il de l'tat lectrique de *acun des deux lm5s8 ,faut-il seulem5t avoir g>d1 dans une telle apprciation1 la simple composition numrique1 ou bi5 doit-on considr] aussi l'n]gie lectrique propre *aque lm5t1 et qui ne semble gure susceptible d'e/imation exacte8 ,c'e/ ce que la ?orie lectro-*imique laisse jusqu'ici pr(ondm5t indt]m94 ,ds lors1 mme en la supposant relle1 comm5t p\rrait-elle efficacem5t contribu] n\s rappro*] du vritable b gnral de la sci5ce *imique1 tel que je l'ai c>actris au comm5cem5t de ce volume1 c'e/--dire n\s aid] prvoir les affections des composs p> celles des composans8 ,mais il y a plus1 quelque solution qu'on imag9e la "q fondam5tale qui vi5t d'tre pose1 l'ensemble des phnomnes *imiques lui oppos]a des difficults inextricables4 ,a9si1 p> exemple1 dans la ?orie lectro-*imique1 on doit reg>d]1 avec ,m4 ,b]zlius1 l'oxigne comme l'lm5t le plus ngatif1 puisqu'il p>at l'tre env]s t\s les autres3 et1 nanmo9s1 c]ta9s oxides1 o la quantit pondrale d'oxigne e/ trs considrable1 doiv5t tre ensuite envisags comme positifs env]s c]ta9s acides1 o il e/ beauc\p mo9s abondant1 quoique les radicaux des premi]s soi5t s\v5t t\t aussi ngatifs que ceux des d]ni]s4 ,en un mot1 lo9 de t5dre p]fectionn] le sy/me de la sci5ce *imique1 une telle ?orie y introduit mal propos de n\velles difficults fondam5tales1 en faisant natre une longue suite de que/ions vagues1 obscures1 insolubles mme1 et qui1 en aucun cas1 ne saurai5t facilit] la dc\v]te rationnelle des lois *imiques4 ,les composs organiques1 suivant la fran*e dcl>ation de ,m4 ,b]zlius lui-mme1 oppos5t1 en gnral1 cette ?orie des ob/acles insurmontables1 p> la pr(onde et irrgulire p]turbation que ces nombreuses sub/ances1 t\j\rs =mes de trois ou quatre lm5s id5tiques1 doiv5t naturellem5t jet] dans l'ordre primordial des relations lectriques1 qui se tr\ve alors cont9uellem5t int]v]ti4 la vrit1 ,m4 ,b]zlius croit p\voir suffisamm5t expliqu] cette imm5se anomalie1 en allguant le dfaut de p]man5ce d'une telle classe de comb9aisons4 ,mais1 en pr9cipe1 t\t compos rel me semble devoir tre reg>d comme ncessairem5t /able p> lui-mme1 c'e/--dire comme n'tant susceptible d'aucune altration spontane1 s'il e/ exactem5t s\/rait t\te cause extrieure de dcomposition2 et1 en s5s inv]se1 aucun compos ne saurait p]si/]1 d'une manire absolue1 contre des influ5ces conv5ables4 ,les sub/ances dites organiques ne con/itu5t po9t1 p> leur nature1 la mo9dre exception relle cette rgle fondam5tale1 sans laquelle la sci5ce *imique me p>atrait radicalem5t impossible3 soigneusem5t prs]ves du contact de l'air et de l'eau1 a9si que de t\te autre action p]turbatrice1 elles p]svr5t indf9im5t1 t\t aussi bi5 que les sub/ances spcialem5t qualifies d'inorganiques4 ,si leur cons]vation e/ habituellem5t plus difficile1 c'e/ uniquem5t p>ce que1 ess5tiellem5t =mes1 des lm5s les plus rp&us aut\r de n\s1 elles sont naturellem5t plus accessibles aux causes d'altration les plus frqu5tes4 ,une semblable ju/ification s]ait donc entirem5t illusoire4 ,on ne saurait non plus rec\rir ici au dualisme1 dont la considration a t si importante1 dans la leon prcd5te1 p\r faire concevoir le moy5 d'expliqu] un j\r1 d'une manire ple9em5t satisfaisante1 les pr9cipales anomalies actuelles de la doctr9e des proportions df9ies4 ,quant la ?orie qui n\s occupe ma9t5ant1 le dualisme en dim9u]ait1 sans d\te1 la difficult ess5tielle2 il y s]ait mme /rictem5t indisp5sable1 comme je l'indiqu]ai ci-dess\s4 ,mais il ne p\rrait1 videmm5t1 suffire lev] les objections pr9cipales2 c> l'ordre inv>iable des relations lectriques n'e/ pas1 en ralit1 beauc\p mieux obs]v jusqu'ici env]s les composs notoirem5t assujettis au dualisme1 qu' l'g>d de ceux qui ne sont pas encore a9si considrs4 ,d'ailleurs l'ob/acle fondam5tal consi/ant ici dans l'id5tit des lm5s oppose la v>it lectrique1 le dualisme ne saurait1 videmm5t1 p]mettre de le surmont]4 ,en faisant mme ab/raction de ces difficults capitales1 et en concdant l'exi/5ce d'un sy/me fixe et uni=me de proprits lectro-*imiques1 applicable t\s les degrs de composition1 on n'aurait encore nullem5t clairci la notion lm5taire des phnomnes *imiques1 p> leur va9e assimilation aux actions lectriques proprem5t dites2 c> on n'aurait tabli a9si aucune h>monie intelligible entre les prt5dues causes et les effets rels4 ,en considrant surt\t la belle srie des expri5ces lectro-*imiques de ,m4 ,becqu]el1 qui1 p> cela mme qu'elles sont syn?tiques et non analytiques1 doiv5t tre1 ce sujet1 plus spcialem5t envisages1 il s]ait1 sans d\te1 impossible de compr5dre comm5t les faibles puissances lectriques qu'on y emploie le plus s\v5t1 p\rrai5t tre les vritables causes des comb9aisons n]giques qui s'effectu5t alors1 si l'on croyait devoir faire ab/raction de t\t effet spcifique et spontan1 inhr5t aux sub/ances comb9es4 ,de tels phnomnes sont1 ce me semble1 m9emm5t propres faire ressortir l'influ5ce purem5t auxiliaire1 quoique trs importante1 de l'lectricit dans les effets *imiques1 o elle agit ess5tiellem5t la manire de la *aleur1 sauf l'n]gie comp>ative4 ,cette conclusion e/ d'autant plus rationnelle1 qu'il n'y a presque po9t de comb9aisons lectro-*imiques qui ne puiss5t aussi tre opres p> les procds *imiques ord9aires sans aucun symptme lectrique3 du mo9s l'ensemble des analogies doit faire prsum]1 ds auj\rd'hui1 cet g>d1 la rgul>isation future de t\s les cas encore exceptionnels4 ,si1 p> une va9e ob/9ation1 trop ord9aire l'esprit huma91 on v\lait sauv] la ?orie lectro-*imique en inve/issant arbitrairem5t l'influ5ce lectrique de t\s les attributs spcifiques et molculaires qui c>actris5t ess5tiellem5t l'action *imique1 une opration philosophique aussi vicieuse n'ab\tirait1 en ralit1 qu' re/aur]1 s\s une =me n\velle1 l'entit primitive de l'aff9it1 dcore seulem5t alors de quelques qualits matrielles purem5t hypo?tiques1 qui ne saurai5t la r5dre plus positive4 ,ce rappro*em5t fictif et irrationnel ne nuirait pas seulem5t la *imie1 mais aussi la physique1 p> le vague presque indf9i qu'il rp&rait ncessairem5t dsormais sur les notions lectriques1 qui sont dj =t lo9 d'tre trop circonscrites4 ,au fond1 une telle direction sci5tifique me p>at ess5tiellem5t due la prpondrance prolonge de l'anci5 esprit philosophique1 qui1 dans l'tude totale de la nature1 prt5dait tablir une va9e unit sy/matique1 non-seulem5t de m?ode1 mais de doctr9e1 radicalem5t incompatible1 soit avec les diffr5ces pr(ondes des div]ses catgories gnrales de phnomnes1 soit avec la faiblesse effective de notre intellig5ce4 ,il e/ ais d'ap]cevoir1 en effet1 que ,m4 ,b]zlius ne s]ait nullem5t loign1 en ?se philosophique1 de fondre sy/matiquem5t1 dans l'lectrologie1 non-seulem5t la *imie t\t entire1 mais aussi la ?orie de la *aleur1 celle de la pesanteur1 et probablem5t1 p> suite1 la mcanique cle/e4 ,en aj\tant cet assemblage htrogne la confusion1 trs facile tablir d'une manire spcieuse1 du prt5du fluide n]veux avec le prt5du fluide lectrique1 on arriv]ait aism5t une app>5ce de sy/me univ]sel1 qui ne saurait avoir aucune efficacit sci5tifique1 et qui1 aussitt qu'on essai]ait de l'employ] des tudes relles1 se dcompos]ait spontanm5t en plusieurs catgories de doctr9es indp5dantes1 peu prs analogues nos sci5ces actuelles1 sans que cet illusoire *afaudage et pu ex]c] d'autre influ5ce ess5tielle que d'emb>rass] la philosophie naturelle de que/ions vagues1 my/rieuses1 et insolubles1 qu'il faudrait pralablem5t c>t] de n\veau4 ,a9si1 en rsum1 la gr&e influ5ce *imique de l'lectricit1 comme celle de la pesanteur1 et surt\t comme celle de la *aleur1 ne saurait auj\rd'hui tre mconnue3 et je me suis ef=c1 dans cette leon1 de faire d'abord conv5ablem5t ressortir la haute importance de l'lectro-*imie p\r le p]fectionnem5t gnral de la sci5ce *imique1 dont elle con/itue dsormais un des lm5s ess5tiels4 ,mais1 je crois devoir1 nanmo9s1 rejett] sans ret\r1 comme pr(ondm5t irrationnelle et radicalem5t nuisible1 la conception gnrale p> laquelle on a t5t de trans=m] t\s les phnomnes *imiques en de simples phnomnes lectriques4 ,du po9t de vue philosophique1 la ?orie de ,lavoisi]1 surt\t en la rduisant l'analyse fondam5tale du phnomne de la combu/ion1 me p>at1 malgr ses imp]fections capitales1 trs suprieure1 comme composition sci5tifique1 celle qu'on s'e/ ef=c de lui sub/itu]1 et qui e/ lo9 d'avoir t aussi =tem5t ni aussi heureusem5t conue4 ,la premire se rapportait directem5t au b ess5tiel de la sci5ce *imique1 l'tablissem5t des lois gnrales de la composition et de la dcomposition1 dont la n\velle ?orie t5d1 au contraire1 c>t] la considration immdiate1 p\r dt\rn] l'att5tion sur une va9e enqute de la nature intime des phnomnes *imiques4 ,aussi1 la conception anti-phlogi/ique a-t-elle rellem5t suggr de nombreuses et importantes dc\v]tes *imiques1 t&is qu'il e/ =t d\teux que cette proprit dcisive puisse jamais app>t5ir la conception lectrique1 qui1 depuis qu9ze ans1 n'en a prs5t aucun exemple effectif#ag4 ,note #ag3 ,con=mm5t l'esprit de cet ouvrage1 j'ai d me born]1 l'g>d d'une conception qui1 p> sa nature1 e/1 mes yeux1 radicalem5t vicieuse1 considr] seulem5t sa sy/matisation primitive1 telle que ,m4 ,b]zlius l'a effectue4 ,il et t inutile1 et mme intempe/if1 de discut] ici les div]ses modifications qu'elle a reues po/rieurem5t1 sans que son c>actre ess5tiel ait t *ang1 d'aprs les hypo?ses de ,m4 ,f>aday1 de ,m4 ,becqu]el1 etc41 et surt\t de ,m4 ,ampre1 qui1 en remplaant la pol>it lectrique des molcules p> les notions des atmosphres lectriques et de l'lectrisation p]man5te des atomes1 a peut-tre r5du cette ?orie encore plus vague et plus irrationnelle qu'elle ne l'tait d'abord1 en s'c>tant davantage de la vraie considration fondam5tale des phnomnes *imiques4 ,cette conception p\rra1 nanmo9s1 s\s un po9t de vue indirect1 ex]c] auj\rd'hui une heureuse influ5ce accessoire1 en ce que1 p> sa nature1 elle t5d p\ss] les esprits l'tablissem5t gnral du dualisme *imique1 dont j'ai fait ressortir1 dans les leons prcd5tes1 la haute ncessit p\r le progrs philosophique de la sci5ce4 ,on voit aism5t1 en effet1 que1 l'antagonisme lectrique tant ncessairem5t t\j\rs b9aire1 les ef=ts p\r t5dre la ?orie lectro-*imique doiv5t conduire dualis] t\s les composs qui sont encore supposs plus que b9aires4 ,m4 ,b]zlius p>at avoir s5ti cette liaison gnrale1 et l'on p\rrait s'tonn] que sa prdilection p\r la ?orie lectro-*imique ne l'ait po9t am5 rig] le dualisme en un pr9cipe fondam5tal1 si une telle inconsqu5ce app>5te ne s'expliquait *ez lui p> sa rpugnance naturelle s'affran*ir de la division primitive de la *imie en organique et inorganique4 ,mais1 un tel ob/acle ne saurait arrt] les *imi/es dj disposs d'ailleurs dtruire cette vicieuse di/ribution2 et la ?orie lectro-*imique contribu]a1 sans d\te1 les prp>] au dualisme gnral1 quoique1 en pr9cipe1 on ne doive pas compt] sur la puissance des mauvais moy5s p\r am5] indirectem5t de bons rsultats4 ,s\s un d]ni] po9t de vue collatral1 la ?orie lectro-*imique1 et surt\t l'ensemble des phnomnes qui y ont donn lieu1 t5d fix] l'att5tion des *imi/es sur un n\vel aspect trs important de leur sci5ce1 jusqu'ici beauc\p trop nglig4 ,il s'agit de l'influ5ce propre ex]ce p> le temps dans la production gnrale des effets *imiques1 influ5ce que plusieurs phnomnes ont dj hautem5t manife/e1 et qui1 nanmo9s1 n'a pas encore t directem5t analyse4 ,non-seulem5t1 en effet1 le temps augm5te naturellem5t la masse des produits de la raction *imique1 p> la comb9aison successive des div]ses p>ties des deux pr9cipes1 qui1 le plus s\v5t1 ne peuv5t t\tes agir la fois4 ,mais1 en outre1 il e/ inconte/able que la dure suffisamm5t prolonge des mmes influ5ces *imiques dt]m9e des =mations qui n'aurai5t pas eu lieu sans cela4 ,c'e/ s\s ce rapport que la ?orie *imique du temps con/itue encore1 dans la sci5ce1 une lacune ess5tielle4 ,or1 les phnomnes lectro-*imiques1 et surt\t ceux que ,m4 ,becqu]el a si bi5 exam9s1 me p>aiss5t m9emm5t propres claircir nos ides cet g>d1 comme r5dant une telle influ5ce plus spcialem5t s5sible4 ,je n'ai pas beso9 d'insi/] davantage ici sur cette importante indication1 dont le sujet se ratta*e directem5t aux plus hautes que/ions de la gologie *imique1 t\t en con/ituant un lm5t indisp5sable des conceptions gnrales de la *imie ab/raite4 ,telles sont les pr9cipales considrations philosophiques que je devais prs5t]1 dans cette leon1 sur l'lectro-*imie actuelle2 et tel e/1 enf91 le jugem5t1 suffisamm5t motiv1 auquel j'ai d s\mettre la ?orie lectro-*imique1 qui en a t abusivem5t dduite4 ,en crant un n\vel ordre ess5tiel d'tudes *imiques1 cette gr&e srie de travaux doit1 nanmo9s1 ma9t5ir inaltrable le c>actre orig9al et indp5dant1 si videmm5t propre la sci5ce *imique1 et qui e/ /rictem5t indisp5sable ses progrs gnraux4 ,si l'on v\lait s'ab&onn] suivre de va9es fictions sci5tifiques sur la =me des molcules lm5taires1 et sur la petitesse de leurs dim5sions comp>ativem5t leurs int]valles1 a9si que ,laplace l'avait propos comme un simple jeu philosophique1 on ab\tirait faire vaguem5t r5tr] les effets de l'action *imique dans ceux de la gravitation gnrale1 sans aucune utilit relle p\r le sy/me des connaissances *imiques4 ,il en e/ ess5tiellem5t a9si quant la fusion1 non mo9s hypo?tique1 et peut-tre encore plus irrationnelle1 de la *imie dans l'lectrologie1 malgr l'indication spcieuse de phnomnes mal-int]prts4 ,la sci5ce *imique doit re/] auj\rd'hui1 p> son imm5se dveloppem5t1 aussi di/9ctem5t c>actrise1 sans d\te1 qu' l'poque o l'illu/re ,borhaave avait si va9em5t entrepris1 p> une autre voie1 de la confondre avec la physique1 s\s l'influ5ce prpondrante de l'hypo?se des t\rbillons4 ,je dois1 en d]ni] lieu1 consacr] ma9t5ant la leon suivante l'exam5 direct des considrations philosophiques1 dj accessoirem5t signales p> les leons prcd5tes1 qui app>ti5n5t spcialem5t ce qu'on appelle la *imie organique1 af9 d'avoir envisag le sy/me actuel de la sci5ce *imique s\s ses div]s aspects fondam5taux1 con=mm5t l'esprit gnral de cet ouvrage4 ,,tr5te-,,neuvi,,me ,,le,,on4 ,considrations gnrales sur la *imie dite organique4 ,j'ai dj suffisamm5t tabli1 dans les leons prcd5tes1 et surt\t dans la tr5te-sixime1 la haute ncessit1 p\r le p]fectionnem5t gnral de la sci5ce *imique1 de la concevoir dsormais comme un t\t homogne1 en faisant disp>atre la division scola/ique1 radicalem5t vicieuse1 de la *imie en inorganique et organique4 ,l'objet propre et ess5tiel de la leon actuelle doit donc tre de faire ma9t5ant apprci] l'importance directe d'une telle r=me dans l'intrt spcial des diffr5tes tudes dont l'irrationnel assemblage con/itue le sy/me htrogne dsign s\s le nom de *imie organique2 et de c>actris] nettem5t le pr9cipe philosophique d'aprs lequel il faudrait procd] la dcomposition totale de cet ensemble factice1 af9 de rp>tir conv5ablem5t ses div]s lm5s sci5tifiques entre la *imie proprem5t dite et la sci5ce physiologique4 ,aucun esprit judicieux ne saurait mconnatre auj\rd'hui que la *imie organique actuelle ne compr5ne la fois deux sortes de re*]*es1 d'une nature p>faitem5t di/9cte1 les unes videmm5t *imiques1 les autres1 au contraire1 videmm5t physiologiques4 ,a9si1 p> exemple1 l'tude des acides organiques1 et surt\t vgtaux1 celle de l'alcool1 des !rs1 etc1 ont aussi bi5 le c>actre purem5t *imique qu'aucune des tudes inorganiques proprem5t dites4 ,d'un autre ct1 le c>actre biologique n'e/ nullem5t d\teux dans l'exam5 de la composition de la sve ou du sang1 dans l'analyse des div]s produits de la respiration1 vgtale ou animale1 et dans une f\le d'autres sujets qu'embrasse ma9t5ant la *imie organique4 ,or1 une telle confusion gnrale e/ extrmem5t prjudiciable aux deux ordres de que/ions1 et surt\t celles de l'ordre physiologique4 ,quant aux tudes vraim5t *imiques1 il e/ vid5t que1 si la va9e sp>ation tablie entre les composs organiques et les composs inorganiques t5d rompre et mme dguis] env]s ceux-ci la plup>t des analogies ess5tielles1 elle ne doit pas mo9s produire1 l'g>d des premi]s1 un effet id5tique4 ,ri5 ne ressemble plus1 sans d\te1 en gnral1 aux acides1 aux alcalis1 et aux sels vgtaux ou animaux1 que les acides1 les alcalis1 et les sels inorganiques2 et cep5dant1 d'aprs la m>*e habituelle1 les lois des uns sembl5t diffr] radicalem5t de celles des autres4 ,le dualisme1 qui e/ auj\rd'hui presque univ]sellem5t tabli p\r les composs inorganiques1 p>at1 au contraire1 extrmem5t r>e dans les composs organiques4 ,or1 j'ai dmontr1 p> les considrations prcdemm5t exposes1 que cette diffr5ce fondam5tale n'e/ nullem5t relle1 et qu'on ne doit y voir qu'un simple rsultat de la m?ode vicieuse qui drive naturellem5t de cette division irrationnelle1 le vrai dualisme *imique tant ncessairem5t1 en lui-mme1 t\j\rs facultatif4 ,cette division con/itue aussi le pr9cipal ob/acle l'entire et irrvocable gnralisation de la doctr9e des proportions df9ies1 comme je l'ai tabli dans l'avant-d]nire leon4 ,n\s avons reconnu1 en effet1 que la dualisation de t\s les composs organiques (fre auj\rd'hui le seul moy5 gnral de les assujettir enf9 au pr9cipe de cette doctr9e4 ,il en s]ait de mme1 a9si que je l'ai indiqu1 p\r la ?orie lectro-*imique1 si celle-ci1 d'aprs la leon prcd5te1 n'tait po9t ncessairem5t prive de t\te vritable consi/ance sci5tifique4 ,mais1 il e/1 nanmo9s1 trs vraisemblable que les composs organiques sont aussi susceptibles d'analyse et mme de syn?se lectriques1 dont une telle division1 et le dfaut de dualisme1 qui lui correspond1 ont seuls emp*1 sans d\te1 de s'occup] jusqu' prs5t4 ,quoi qu'il en soit1 on peut1 ce me semble1 affirm] que1 lorsque une vritable ?orie *imique vi5dra enf9 remplac] conv5ablem5t la ?orie anti-phlogi/ique proprem5t dite1 elle devra compr5dre1 de t\te ncessit1 les composs organiques aussi bi5 que les composs inorganiques1 s\s pe9e d'tre illusoire et phmre4 ,il s]ait sup]flu d'insi/] davantage ici sur le tort gnral qu'pr\ve l'tude *imique des composs organiques p> suite de cette fausse division1 dont les inconvni5s comm5c5t tre1 s\s ce rapport1 suffisamm5t s5tis1 puisque ceux de nos *imi/es qui cultiv5t auj\rd'hui cette tude de la manire la plus philosophique t5d5t de plus en plus l'id5tifi] avec celle des composs inorganiques4 ,on ne saurait d\t] ma9t5ant que l'tablissem5t df9itif d'une telle id5tit ne doive tre le premi] rsultat ncessaire de t\te t5tative sci5tifique de/9e con/itu]1 en un sy/me gnral et rationnel1 l'ensemble des connaissances *imiques1 p> une classification vraim5t naturelle4 ,s\s le second po9t de vue1 c'e/--dire quant aux tudes biologiques indm5t comprises dans la *imie organique actuelle1 les inconvni5s de cette confusion fondam5tale sont la fois beauc\p plus graves et jusqu'ici beauc\p mo9s s5tis1 surt\t p> les *imi/es4 ,c'e/ p\rquoi il importe davantage de les signal] avec so91 quoique sommairem5t4 ,l'orig9e hi/orique d'une telle confusion ti5t1 en gnral1 ce que un gr& nombre de que/ions physiologiques exig5t1 p> leur nature1 de vritables re*]*es *imiques1 dont l'influ5ce y e/ s\v5t prpondrante1 et qui1 d'une autre "p1 sont1 d'ord9aire1 trs t5dues et trs difficiles4 ,ds lors1 les physiologi/es1 auxquels ces re*]*es devai5t naturellem5t app>t5ir1 tant habituellem5t trop trang]s encore la sci5ce *imique p\r les suivre avec succs1 les *imi/es ont t a9si conduits s'en emp>]1 et les ont ensuite runies mal--propos leur vrai doma9e sci5tifique4 ,les uns et les autres conc\r5t donc presque galem5t1 quoique d'une manire diffr5te1 cette mauvaise organisation du travail sci5tifique1 ceux-ci en mconnaissant les limites rationnelles de leurs tudes1 ceux-l en ngligeant de satisfaire aux vraies conditions prlim9aires de leur ordre de re*]*es4 ,p> consqu5t1 *acune de ces deux classes de savans doit r=m]1 un c]ta9 degr1 ses habitudes actuelles1 af9 que la rp>tition gnrale des travaux effectifs devi5ne enf9 con=me aux analogies naturelles4 ,mais1 s\s ce rapport1 la t*e des physiologi/es e/ plus difficile et plus importante que celle des *imi/es2 c>1 ces d]ni]s1 cet g>d1 ont seulem5t s'ab/5ir1 t&is que les premi]s doiv5t dsormais se r5dre aptes ressaisir conv5ablem5t une attribution qu'ils ont laiss *app] jusqu'ici4 ,la p>tie physiologique de la *imie organique1 ayant t a9si =me p> des empitem5s successifs1 n'e/ gure susceptible d'tre nettem5t c>actrise1 et surt\t exactem5t circonscrite4 ,non-seulem5t elle embrasse auj\rd'hui l'analyse *imique de t\s les lm5s anatomiques1 solides ou fluides1 et celle de t\s les produits de l'organisme2 mais on peut aism5t reconnatre aussi que1 si ses usurpations cont9uai5t suivre librem5t leur progression naturelle1 elle t5drait compr5dre bi5tt l'tude des plus importans phnomnes relatifs ce que ,bi*at a nomm la vie organique1 c'e/--dire1 aux fonctions de nutrition et de scrtion1 seules communes l'ensemble des corps vivans1 et dans lesquelles le po9t de vue *imique doit sembl] en effet naturellem5t prpondrant4 ,la physiologie proprem5t dite se tr\v]ait ds lors rduite l'tude des fonctions de la vie animale1 et celle des lois du dveloppem5t de l'tre vivant4 ,or1 il e/ facile de concevoir combi5 un dpcem5t aussi irrationnel de la sci5ce biologique devi5drait fune/e ses progrs2 qu& mme il ne s]ait po9t p\ss jusqu' ces extrmes consqu5ces logiques4 ,t\t bon esprit peut aism5t s5tir1 en effet1 que les *imi/es1 p> la nature de leurs tudes1 sont ess5tiellem5t impropres l'exam5 rationnel des importantes que/ions1 soit d'anatomie1 soit de physiologie1 vgtale ou animale1 dont leur sci5ce e/ ma9t5ant sur*>ge4 ,c>1 quelque haute importance que puiss5t avoir les re*]*es *imiques p\r les tudes biologiques1 leur considration exclusive et isole doit ncessairem5t conduire des vues =t incompltes et mme errones1 sur un sujet qui n'e/ susceptible d'tre utilem5t divis qu'aprs avoir t d'abord judicieusem5t conu dans son ensemble total4 ,s\s le rapport anatomique mme1 on ne saurait s'tonn] que les *imi/es mconnaiss5t cont9uellem5t la division fondam5tale1 si bi5 tablie p> ,m4 de ,bla9ville1 entre les vrais lm5s de l'organisme et ses simples produits2 plus =te raison1 n'ont-ils1 d'ord9aire1 aucun g>d aux di/9ctions ess5tielles entre les tissus1 les p>5*ymes1 et les organes1 qu'ils pr5n5t presque indiffremm5t les uns p\r les autres4 ,dans l'excution de *acune de leurs oprations analytiques1 ils ne peuv5t ni *oisir conv5ablem5t le vrai sujet de leurs re*]*es1 ni dirig] son analyse de la manire la plus propre la solution des que/ions biologiques1 dont l'esprit leur e/ inconnu4 ,ces inconvni5s gnraux1 dj si considrables p\r les tudes simplem5t anatomiques1 doiv5t tre ncessairem5t bi5 plus prononcs env]s les problmes physiologiques proprem5t dits1 dont les *imi/es1 en tant que tels1 ne saurai5t apprci] les conditions ess5tielles1 ce qui e/ la pr9cipale cause du peu d'efficacit relle de leurs nombreux travaux cet g>d4 ,quoique les analyses physiologiques prs5t5t1 p> leur nature1 des difficults suprieures1 leur imp]fection actuelle e/ c]ta9em5t =t au-dess\s de ce que p]mettrait auj\rd'hui le dveloppem5t de la *imie1 si l'application de cette sci5ce y tait mieux dirige4 ,or1 cette direction rationnelle ne peut vraim5t rsult] ici que de la subord9ation gnrale et ncessaire du po9t de vue *imique au po9t de vue physiologique1 et1 p> consqu5t1 de l'emploi de la *imie p> les physiologi/es eux-mmes1 p\r lesquels l'analyse *imique1 quoique indisp5sable1 ne saurait tre qu'un simple moy5 d'exploration4 ,n\s avons dj reconnu1 dans le volume prcd5t1 des inconvni5s ess5tiellem5t analogues1 mais beauc\p mo9s prononcs1 p\r un autre cas d'organisation vicieuse du travail sci5tifique1 qu& il s'e/ agi de l'application gnrale de l'analyse ma?matique aux que/ions de physique4 ,les rem>ques philosophiques prs5tes alors sur l'indisp5sable ncessit de subordonn] la considration de l'in/rum5t celle de l'usage1 et de confi] dsormais la direction du premi] ceux qui connaiss5t seuls suffisamm5t l'ensemble des conditions du second1 peuv5t tre ma9t5ant reproduites1 avec un imm5se surcrot de =ce et d'importance1 att5du la div]sit bi5 plus pr(onde des deux po9ts de vue dans le cas actuel4 ,on ne saurait se =m] auj\rd'hui aucune ide ju/e de la vraie nature des sec\rs gnraux que la biologie doit emprunt] la *imie1 d'aprs les tudes irrationnelles et incohr5tes que conti5t notre *imie organique1 et qui ont si faiblem5t contribu jusqu'ici aux progrs de la sci5ce physiologique1 dont elles ont mme conc\ru plus d'une fois g>] les re*]*es en les dnaturant4 ,quoique les considrations prcd5tes suffis5t1 sans d\te1 p\r tablir1 en pr9cipe1 le vice fondam5tal inhr5t la confusion gnrale in/itue p> la *imie organique entre les tudes *imiques et un c]ta9 ordre d'tudes biologiques1 il e/ indisp5sable d'indiqu] encore ce sujet quelques exemples effectifs1 soit anatomiques1 soit physiologiques1 af9 de faire ressortir1 d'une manire plus explicite et plus inconte/able1 la haute importance directe d'une meilleure organisation des travaux4 ,dans l'ordre anatomique1 il e/ ais de jug] que la plup>t des nombreuses re*]*es entreprises jusqu'ici ce sujet p> les *imi/es1 ont beso9 d'tre s\mises1 p> les physiologi/es1 une entire rvision gnrale1 avant qu'on puisse les appliqu] df9itivem5t l'tude rationnelle des div]s lm5s ou produits de l'organisme1 soit solides1 soit mme fluides4 ,on doit en except] t\tefois la belle srie des travaux de ,m4 ,*evreul sur les corps gras1 o cet illu/re *imi/e1 apprciant mieux qu'aucun de ses prdcesseurs la vraie relation gnrale entre le po9t de vue *imique et le po9t de vue biologique1 a laiss si peu faire aux physiologi/es p\r p>v5ir une connaissance vraim5t satisfaisante de la graisse1 envisage comme l'un des pr9cipaux lm5s de l'organisation animale4 ,mais1 en c>tant cette mmorable exception1 on cit]ait difficilem5t auj\rd'hui une seule tude importante de *imie organique1 susceptible d'tre immdiatem5t applique la biologie1 soit animale1 soit mme vgtale#ah4 ,dans l'analyse *imique du sang ou de la sve1 et de presque t\s les autres lm5s anatomiques1 solides ou fluides1 un seul cas1 pris au has>d1 e/ ord9airem5t prs5t p> les *imi/es comme un type suffisant1 sans qu'ils ai5t compris l'importance de s\mettre leur opration un indisp5sable exam5 comp>atif1 non-seulem5t suivant *aque espce d'organisme envisage l'tat normal1 mais aussi selon le degr de dveloppem5t de l'tre vivant1 son sexe1 son tempram5t1 son mode d'alim5tation1 le sy/me de ses conditions extrieures d'exi/5ces1 etc41 et beauc\p d'autres modifications que les physiologi/es peuv5t seuls judicieusem5t apprci]#ai4 ,aussi de semblables analyses ne correspond5t-elles rellem5t ri5 en anatomie1 si ce n'e/ au seul cas prcis qui a t considr1 et que le *imi/e a d'ailleurs nglig presque t\j\rs de c>actris] suffisamm5t4 ,en mme temps1 une telle manire de procd] dt]m9e naturellem5t1 entre les diffr5s *imi/es1 des div]g5ces 9vitables1 p> la div]sit des types qu'ils ont *oisis1 sans que les discussions qui en rsult5t soi5t1 le plus s\v5t1 d'aucune utilit sci5tifique1 vu la t5dance trop ord9aire des *imi/es attribu] ces discordances app>5tes aux div]s moy5s analytiques employs1 au lieu d'y voir l'irrcusable confirmation des v>iations gnrales que la physiologie et annonces d'avance4 ,il en e/ ess5tiellem5t de mme l'g>d des produits1 d'abord scrts1 ensuite excrts1 tels que l'ur9e1 la bile1 etc41 o les p>ties de l'organisme dans lesquelles le produit a t recueilli1 et les modifications qu'il a pu y pr\v] p> un sj\r plus ou mo9s prolong aprs sa production1 vi5n5t encore compliqu] t\tes les considrations prcd5tes1 sans que les *imi/es s'enquir5t ord9airem5t davantage des uns que des autres4 ,aussi t\tes ces analyses1 quoique frquemm5t r5\veles1 sont-elles1 jusqu'ici1 incohr5tes entre elles1 et radicalem5t insuffisantes4 ,note #ah3 ,on doit1 t\tefois1 signal] encore a ce sujet1 dans les tudes plus spciales1 la belle obs]vation du mme ,m4 ,*evreul sur la trans=mation du tissu fibreux proprem5t dit en tissu jaune la/ique1 p> sa comb9aison avec l'eau en c]ta9es proportions dt]m9es1 en-de et au-del desquelles l'la/icit cesse galem5t1 p\r rep>atre aussitt que cette condition e/ de n\veau remplie4 ,cette expri5ce capitale comporte1 videmm5t1 un usage direct et trs important dans la sci5ce physiologique1 ou plutt elle app>ti5t rellem5t la biologie et non la *imie4 ,note #ai3 ,cette considration e/ encore plus frappante p\r les cas pa?ologiques1 o la comp>aison doit1 en outre1 tre directem5t faite entre l'tat normal et les div]s tats anormaux4 ,on a pu voir1 p> exemple1 il y a une qu9za9e d'annes1 dans les recueils *imiques1 un mmoire1 d'ailleurs *imiquem5t assez rem>quable1 vaguem5t intitul3 ,analyse du sang d'un malade1 o l'on se proposait d'tudi] l'altration surv5ue dans la composition du sang1 sans avoir aucunem5t df9i la nature de la maladie1 et1 plus =te raison1 l'organisation du malade4 ,ni l'auteur du mmoire1 ni le rapporteur1 n'avait seulem5t rem>qu une aussi trange omission4 ,je ne cite un tel exemple que comme (frant1 d'une manire plus prononce1 un c>actre commun presque t\s les travaux ord9aires de *imie vitale4 ,en considrant spcialem5t les cas d'anatomie vgtale1 ,m4 ,raspail1 dans ces d]ni]s temps1 s'e/ lev1 ce sujet1 avec une ju/e n]gie1 contre la facilit1 en quelque sorte sc&aleuse1 de la plup>t de ceux qui cultiv5t auj\rd'hui la *imie organique1 multipli] presque indf9im5t les pr9cipes organiques1 et surt\t les alcalis vgtaux1 depuis la dc\v]te rem>quable de ,m4 ,s]tu]n]1 d'aprs les c>actres les plus frivoles1 fonds sur les tudes les mo9s rationnelles4 ,m4 ,raspail a judicieusem5t dmontr que cette prt5tion d'envisag] comme radicalem5t di/9ctes un gr& nombre de ces sub/ances1 t5ait1 le plus s\v5t1 ce que les *imi/es n'avai5t po9t eu conv5ablem5t g>d aux div]s degrs successifs d'laboration d'un mme pr9cipe immdiat dans le dveloppem5t gnral de la vgtation1 ou1 plus grossirem5t encore1 la confusion des matires proposes avec leurs enveloppes anatomiques4 ,il ne m'app>ti5t pas d'exam9] ma9t5ant jusqu' quel po9t cet habile naturali/e a pu exagr] sa manire de voir dans les diffr5s cas p>ticuli]s1 surt\t en ce qui conc]ne l'importance des analyses microscopiques1 dont l'introduction con/itue1 d'ailleurs1 une utile innovation gnrale4 ,mais1 la trop faible att5tion ord9airem5t accorde jusqu'ici ses vues sy/matiques1 me fait un devoir de signal] l'heureuse influ5ce qu'elles doiv5t ex]c] sur le p]fectionnem5t fondam5tal de la *imie organique4 ,p]sonne n'a encore aussi pr(ondm5t s5ti que ,m4 ,raspail la ncessit d'y subordonn] le po9t de vue *imique au po9t de vue physiologique1 et p]sonne n'a aussi bi5 satisfait1 ce me semble1 aux conditions gnrales qu'exige la /ricte obs]vance habituelle d'une telle relation4 ,t\tefois1 en considrant son ouvrage s\s l'aspect le plus philosophique1 je suis conva9cu que lui-mme a trop cd1 son insu1 l'influ5ce ord9aire de notre ducation *imique1 en concevant l'entreprise1 radicalem5t va9e mes yeux1 de sy/matis] la *imie organique1 qui doit1 au contraire1 irrvocablem5t disp>atre comme corps de doctr9e di/9ct2 t&is que ,m4 ,raspail et t si apte fondre conv5ablem5t1 dans l'ensemble de la biologie1 sa portion vraim5t physiologique de la *imie organique1 dont il a cont9u ma9t5ir ess5tiellem5t l'irrationnelle con/itution4 ,les re*]*es entreprises jusqu'ici p\r analys]1 s\s le rapport *imique1 les pr9cipaux phnomnes de la vie organique1 sont encore plus propres que les que/ions d'un ordre purem5t anatomique manife/] clairem5t le vice fondam5tal d'une telle in/itution des travaux sci5tifiques1 en faisant mieux ressortir l'inaptitude ncessaire des *imi/es des tudes naturellem5t rs]ves aux seuls physiologi/es4 ,aucune des nombreuses t5tatives dj essayes ce sujet n'a pu f9alem5t ab\tir fix] solidem5t1 en biologie1 aucun po9t de doctr9e gnral1 et n'a rellem5t f\rni que de simples matriaux1 dont les physiologi/es ne saurai5t tir] une vritable utilit sans les avoir pralablem5t s\mis une n\velle laboration1 s\s l'influ5ce prpondrante des considrations vitales4 ,je dois me born] ici en indiqu] les exemples les plus rem>quables4 ,les belles expri5ces de ,prie/ley1 de ,s5nebi]1 de ,saussure1 etc41 relativem5t l'action *imique mutuelle des vgtaux et de l'air atmosphrique1 ont eu1 sans d\te1 une importance capitale1 p> la lumire positive qu'elles ont comm5c rp&re sur l'ensemble de l'conomie vgtale1 jusqu'alors presque in9telligible4 ,mais les tudes po/rieures n'en ont pas mo9s con/at clairem5t que cette gr&e re*]*e ne saurait tre rductible l'tat de simplicit naturellem5t suppos p> les *imi/es1 qui avai5t isolm5t analys une seule p>tie du phnomne gnral de la vgtation4 ,l'absorption de l'acide c>bonique et l'exhalation de l'oxigne1 quoique trs importantes considr] dans l'action des feuilles1 ne con/itu5t qu'un seul aspect du d\ble m\vem5t vital1 et ne peuv5t tre conv5ablem5t apprcies qu'aprs avoir d'abord conu l'ensemble de ce m\vem5t1 du po9t de vue physiologique proprem5t dit4 ,cette action gnrale tant p>tiellem5t comp5se1 d'autres g>ds1 p> l'action exactem5t inv]se que produis5t la g]m9ation des sem5ces1 la maturation des fruits1 etc41 et mme le simple passage de la lumire l'obscurit quant aux feuilles1 elle ne peut nullem5t suffire1 soit expliqu] la composition lm5taire des sub/ances vgtales1 soit surt\t dt]m9] le g5re d'altration que l'air atmosphrique pr\ve rellem5t p> l'influ5ce de la vgtation4 ,de tels travaux ne saurai5t tre envisags que comme ayant mis en vid5ce la vritable nature du problme1 en (frant quelques matriaux indisp5sables sa solution future1 dans la re*]*e de laquelle les physiologi/es peuv5t seuls employ] conv5ablem5t les notions et les moy5s *imiques4 ,mais1 quoiqu'il en soit1 c'e/ surt\t dans l'analyse des phnomnes plus compliqus de la physiologie animale1 que l'insuffisance radicale des tudes in/itues p> les *imi/es doit inconte/ablem5t ressortir4 ,on peut cit] m9emm5t1 cet g>d1 l'exam5 gnral des phnomnes *imiques de la respiration1 envisags surt\t dans les animaux suprieurs1 o1 malgr de nombreuses obs]vations1 aucun po9t fixe n'e/ encore rellem5t tabli4 ,ds l'orig9e de la *imie mod]ne1 il semblait que l'absorption pulmonaire de l'oxigne atmosphrique et sa trans=mation en acide c>bonique devai5t suffire l'explication gnrale du gr& phnomne de la conv]sion du sang ve9eux en sang artriel4 ,mais1 si une telle action con/itue c]ta9em5t une p>tie indisp5sable du phnomne1 on a f9i p> reconnatre que la fonction e/ beauc\p plus complique que les *imi/es ne p\vai5t le prsum] d'abord4 ,l'ensemble de leurs travaux ce sujet prs5te jusqu'ici les conclusions les plus contradictoires sur presque t\tes les que/ions qui s'y rapport5t4 ,on ignore1 p> exemple1 si la quantit d'acide c>bonique =me correspond rellem5t la quantit d'oxigne absorbe1 ou si elle e/1 au contraire1 suprieure ou infrieure4 ,la simple diffr5ce gnrale entre l'air inspir et l'air expir1 qui con/itue videmm5t le premi] po9t claircir1 n'e/ po9t encore1 beauc\p prs1 positivem5t tablie4 ,c'e/ a9si1 entre autres lacunes1 que les div]ses analyses laiss5t une inc]titude totale sur la p>ticipation de l'azote atmosphrique1 dont la quantit p>at ceux-ci augm5te1 ceux-l dim9ue1 et d'autres id5tique1 aprs l'accomplissem5t du phnomne4 ,on conoit que les div]g5ces doiv5t tre encore plus prononces relativem5t l'apprciation beauc\p plus difficile des *angem5s qu'pr\ve la composition du sang1 et qui ne saurai5t se rduire une simple dc>bonisation4 ,cette "q fondam5tale e/ extrmem5t propre c>actris] la confiance nave avec laquelle les *imi/es sont naturellem5t disposs abord] les sujets physiologiques1 sans avoir aucunem5t mesur ni mme s\ponn les difficults v>ies qui leur sont inhr5tes4 ,il e/ ici ple9em5t vid5t que les analyses *imiques les plus soignes doiv5t tre ess5tiellem5t infructueuses1 tant qu'elles ne sont po9t diriges d'abord d'aprs un ju/e ap]u physiologique de l'ensemble du phnomne1 et modifies ensuite p> une exacte connaissance des limites gnrales de v>iations normales dont il e/ ncessairem5t susceptible1 div]s titres dt]m9s1 et s\s *acun de ses aspects pr9cipaux4 ,or1 les physiologi/es sont videmm5t seuls compt5s1 en gnral1 p\r procd] a9si4 ,l'tude de la *aleur animale donne lieu des rem>ques aussi clairem5t dcisives1 si mme l'inaptitude des *imi/es et des physici5s n'y e/ encore mieux manife/e4 ,d'aprs les premires dc\v]tes de la *imie mod]ne1 ce gr& phnomne a d'abord p>u devoir tre suffisamm5t expliqu p> le dgagem5t de *aleur correspondant la dc>bonisation du sang dans l'app>eil pulmonaire1 que les *imi/es envisageai5t comme le foy] d'une vritable combu/ion4 ,mais une considration plus complte et plus appr(ondie du sujet a bi5tt pr\v aux physiologi/es l'extrme insuffisance d'un tel ap]u p>tiel1 p\r satisfaire aux conditions ess5tielles du problme1 mme en se bornant au cas normal1 et1 plus =te raison1 dans les div]s cas pa?ologiques4 ,quoiqu'il exi/e encore1 cet g>d1 une gr&e inc]titude sur la vraie coopration de l'influ5ce pulmonaire1 il e/ du mo9s bi5 con/at dsormais que cette action ne doit pas seule tre envisage dans l'analyse fondam5tale d'un phnomne auquel1 p> sa nature1 t\tes les fonctions vitales doiv5t ncessairem5t conc\rir plus ou mo9s4 ,il y a mme lieu de p5s] auj\rd'hui1 en opposition directe l'op9ion des *imi/es1 que la respiration1 lo9 de p>ticip] la production normale de la *aleur animale1 con/itue1 en gnral1 au contraire1 une s\rce con/ante et ncessaire de ce refroidissem5t4 ,sans d\te les phnomnes *imiques incessamm5t dt]m9s p> le m\vem5t vital doiv5t tre pris en considration dans l'tude de la *aleur animale4 ,mais leur influ5ce1 qui se comb9e avec beauc\p d'autres1 surt\t dans les organismes suprieurs1 ne peut tre bi5 apprcie que p> les physiologi/es1 seuls aptes saisir l'ensemble d'un tel sujet4 ,on peut faire des rem>ques ess5tiellem5t analogues sur la dige/ion1 les scrtions1 et t\tes les autres fonctions *imiques relatives la vie organique4 ,il s]a t\j\rs facile de vrifi] que les tudes entreprises jusqu'ici p> les *imi/es sur ces div]s sujets ont t con/amm5t mal conues et mal diriges1 et que cette vicieuse in/itution provi5t pr9cipalem5t de n'avoir pas subordonn le po9t de vue *imique au po9t de vue physiologique4 ,qu& cette relation1 que les physiologi/es peuv5t seuls bi5 compr5dre1 aura t enf9 conv5ablem5t tablie1 il devi5dra indisp5sable de s\mettre t\s les travaux antrieurs une entire rvision pralable1 sans laquelle ils ne p\rrai5t tre df9itivem5t employs dans la =mation d'aucune doctr9e positive4 l'g>d des sujets de ce g5re qui n'ont pas t abords jusqu' prs5t1 la comb9aison rationnelle du po9t de vue *imique avec le po9t de vue physiologique p\rra y tre in/itue sans ob/acles prlim9aires1 quoique elle n'y soit pas mo9s ncessaire4 ,il me suffit d'indiqu] ici1 comme d]ni] exemple1 un seul de ces n\veaux cas1 relatif l'importante "q1 encore ess5tiellem5t intacte1 de l'h>monie gnrale entre la composition *imique des corps vivans et celle de l'ensemble de leurs alim5s1 ce qui con/itue un des pr9cipaux aspects de l'tat vital4 ,il e/ vid5t1 en pr9cipe1 que t\t corps vivant1 quelle qu'ait pu tre son orig9e1 doit se tr\v]1 la longue1 ncessairem5t compos des div]s lm5s *imiques propres aux diffr5tes sub/ances1 solides1 liquides1 ou gazeuses1 dont il se n\rrit habituellem5t1 puisque1 d'une "p1 le m\vem5t vital assujettit ses p>ties une rnovation cont9ue1 et que1 d'une autre1 on ne p\rrait1 sans absurdit1 le suppos]1 comme l'ont p5s c]ta9s physiologi/es mtaphysici5s1 capable de produire spontanm5t aucun vritable lm5t4 ,qu& on se borne tablir cette comp>aison d'une manire trs gnrale1 elle ne prs5te aucune difficult ess5tielle4 ,on doit mme rem>qu]1 avec quelque intrt1 que cette considration aurait pu conduire dev9]1 p\r a9si dire1 la nature gnrale des lm5s pr9cipaux des corps vivans4 ,c>1 les animaux se n\rriss5t1 en premi] lieu1 de vgtaux1 ou d'autres animaux1 s\mis eux-mmes une alim5tation vgtale2 et1 en second lieu1 d'air et d'eau1 qui con/itu5t d'ailleurs la base ess5tielle de la nutrition des plantes3 le monde organique ne p\rrait donc videmm5t comport]1 en gnral1 d'autres lm5s *imiques que ceux f\rnis p> la dcomposition de l'air et p> celle de l'eau4 ,a9si1 aussitt que ces deux fluides ont t exactem5t analyss1 les physiologi/es aurai5t pu prvoir1 en quelque sorte1 que les sub/ances animales et vgtales doiv5t tre ess5tiellem5t composes d'oxigne1 d'hydrogne1 d'azote et de c>bone1 comme la *imie l'enseigna bi5tt4 ,une telle prvision et t1 il e/ vrai1 extrmem5t imp>faite1 puisque cette vue gnrale ne p\vait nullem5t indiqu] la diffr5ce fondam5tale entre la composition des matires animales et celle des matires vgtales1 ni surt\t p\rquoi ces d]nires conti5n5t1 le plus s\v5t1 tant de c>bone et si peu d'azote4 ,mais ce premi] ap]u1 quoiqu'il comm5ce manife/] la difficult du problme1 con/ate nanmo9s la possibilit d'tablir1 avec plus ou mo9s de prcision1 cette h>monie gnrale4 ,il n'en e/ plus a9si ds qu'on veut p\rsuivre1 d'une manire un peu dtaille1 une telle comp>aison1 qui eng5dre aussitt une multitude d'objections importantes1 jusqu' prs5t insolubles4 ,la plus capitale consi/e en ce que l'azote p>at tre t\t aussi abondant dans les tissus des animaux h]bivores que dans ceux des c>nassi]s1 quoique les alim5s solides des premi]s en soi5t presque entirem5t privs4 ,m4 ,b]zlius a indiqu1 comme propre rs\dre cette gr&e difficult1 son op9ion p>ticulire sur la nature de l'azote1 qui1 ses yeux1 ne con/itue po9t un vritable lm5t1 mais une sorte d'oxide mtallique4 ,cette hypo?se ne saurait videmm5t suffire l'explication du phnomne1 mo9s d'admettre1 ce qui rpugn]ait ju/em5t t\s les *imi/es et ,m4 ,b]zlius lui-mme1 que le prt5du radical de cet oxide se retr\ve aussi dans l'hydrogne ou dans le c>bone4 ,l'op9ion propose p> ,m4 ,raspail1 suivant laquelle l'azote s]ait1 en quelque sorte1 adv5tice dans t\tes les matires animales1 qui ne conti5drai5t jamais cet lm5t qu' l'tat ammoniacal1 ne remplirait pas mieux cette condition ess5tielle1 puisqu'elle n'claircirait pas davantage l'orig9e de l'azote4 ,cette op9ion semble d'ailleurs jusqu'ici t\t--fait has>de1 et repos] uniquem5t sur une vague hypo?se gnrale1 relative la prt5due unit de composition *imique du monde organique4 ,la difficult subsi/e donc encore1 dans t\te sa =ce primitive4 ,quoique l'ensemble du m\vem5t vital ait t jusqu' prs5t trs peu considr s\s cet aspect1 il (fre nanmo9s une f\le de cas analogues1 plus ou mo9s prononcs1 o l'on ne sait nullem5t expliqu] la composition *imique des lm5s anatomiques p> celle des sub/ances extrieures qui en con/itu5t cep5dant l'orig9e inconte/able4 ,telle e/1 p> exemple1 la "q ess5tielle relative la prs5ce con/ante du c>bonate et surt\t du phosphate de *aux dans le tissu osseux1 quoique la nature de l'ensemble des alim5s ne p>aisse presque jamais p\voir donn] lieu la =mation de ces deux sels4 ,ce sy/me de re*]*es1 envisag dans t\te son imm5sit1 con/itue c]ta9em5t une des que/ions gnrales les plus importantes que puisse faire natre l'tude *imique de la vie4 ,or1 ici1 l'incompt5ce ncessaire des *imi/es devi5t tellem5t vid5te1 que l'impossibilit de runir un tel sujet ce qu'on nomme la *imie organique ne saurait tre1 un seul in/ant1 conte/e1 et aussi p]sonne ne l'a-t-il jamais mise en d\te4 ,quel succs rel p\rrait-on espr]1 cet g>d1 de t\t travail qui ne s]ait pas fond sur une intime comb9aison rationnelle du po9t de vue *imique avec le po9t de vue physiologique8 ,non-seulem5t les que/ions *imiques sont alors t\j\rs poses ncessairem5t1 et sans cesse modifies1 d'aprs des considrations biologiques2 mais l'usage prpondrant de celles-ci e/1 en outre1 videmm5t indisp5sable p\r dirig] *aque in/ant l'emploi judicieux des moy5s *imiques et la sa9e int]prtation des rsultats qu'ils f\rniss5t4 ,aussi doit-on p5s] que1 si cette va/e tude e/ jusqu'ici pe9e bau*e1 cela ne ti5t po9t uniquem5t sa haute difficult fondam5tale1 mais encore cette vicieuse organisation des travaux sci5tifiques1 relativem5t t\tes les que/ions de physiologie *imique1 qui ab&onne aux *imi/es un ordre de re*]*es expressm5t de/91 p> sa nature1 aux seuls biologi/es1 et que ceux-ci ne saurai5t trop promptem5t s'appropri] dsormais1 aprs avoir conv5ablem5t rempli les conditions ncessaires4 ,du re/e1 cette conclusion gnrale doit se reproduire spontanm5t1 s\s un n\vel aspect1 dans la seconde p>tie de ce volume4 ,l'ensemble de la discussion prcd5te suffit p\r dmontr]1 d'une manire irrcusable1 soit d'aprs des motifs gnraux1 soit p> des vrifications spciales1 combi5 l'irrationnelle con/itution de la *imie organique actuelle e/ pr(ondm5t nuisible aux div]ses tudes qui s'y tr\v5t rassembles1 d'abord s\s le po9t de vue *imique1 et surt\t s\s le po9t de vue physiologique4 ,on doit donc t5dre dsormais dtruire irrvocablem5t cet assemblage htrogne et purem5t factice1 p\r en runir les diffr5tes p>ties1 suivant leur nature respective1 les unes la *imie proprem5t dite1 les autres la biologie4 ,ceux qui ne v]rai5t1 dans une telle opration philosophique1 qu'une simple transposition de sujets1 en quelque sorte indiffr5te1 tmoign]ai5t a9si un s5tim5t trs imp>fait de l'importance des m?odes rationnelles1 et de l'h>monie ncessaire entre la nature des que/ions sci5tifiques et l'ensemble des conditions indisp5sables leur tude4 ,c'e/ surt\t p\r prv5ir une semblable erreur1 trop commune auj\rd'hui1 que j'ai cru devoir insi/] sur ce po9t ess5tiel1 de manire c>actris] les graves inconvni5s qui rsult5t si clairem5t de l'organisation sci5tifique actuelle4 ,qu& les sci5ces sont vaguem5t classes1 comme il arrive le plus s\v5t1 d'aprs des pr9cipes arbitraires1 les transpositions de l'une l'autre peuv5t tre conues sans entran] aucun drangem5t important dans l'conomie relle de la philosophie naturelle4 ,mais1 il n'en saurait tre a9si lorsque la hir>*ie des sci5ces a t directem5t fonde sur la comp>aison rationnelle des diffr5s ordres de phnomnes1 de faon correspondre l'ensemble du dveloppem5t positif de notre intellig5ce1 comme je me suis t\j\rs ef=c de le faire dans cet ouvrage4 ,alors1 les que/ions d'attribution sci5tifique devi5n5t1 au contraire1 p\r *aque tude1 les plus capitales qu'on puisse concevoir1 puisque leur solution dt]m9e aussitt l'esprit gnral des re*]*es et la nature des moy5s employs1 et ex]ce p> l1 sur t\s les progrs effectifs1 une influ5ce pr9cipale et ncessaire4 ,il n\s re/e ma9t5ant exam9] directem5t le pr9cipe gnral qui devra prsid] la dmolition rationnelle de la *imie organique1 c'e/--dire1 la rp>tition judicieuse de ses diffr5tes portions entre la *imie et la physiologie4 ,les div]ses considrations dj indiqus dans cette leon p]mett5t d'tablir aism5t cette di/9ction fondam5tale4 ,t\t se rduit1 en effet1 p\r cela1 comme je l'ai annonc dans l'avant-d]nire leon1 la sp>ation ess5tielle entre l'tat de mort et l'tat de vie1 ou1 ce qui revi5t peu prs au mme s\s le po9t de vue actuel1 entre la /abilit et l'in/abilit des comb9aisons proposes1 s\mises l'influ5ce des ag5s ord9aires4 ,p>mi les div]s composs indi/9ctem5t runis auj\rd'hui s\s la vague dnom9ation d'organiques1 les uns ne doiv5t leur exi/5ce qu'au m\vem5t vital1 ils sont assujettis des v>iations cont9uelles1 et con/itu5t presque t\j\rs de simples mlanges3 ceux-l ne saurai5t app>t5ir la *imie1 et ils r5tr5t dans le doma9e de la biologie1 soit /atique1 soit dynamique1 suivant qu'on tudie ou leur tat fixe1 ou la succession vitale de leurs *angem5s rguli]s2 tels sont1 p> exemple1 le sang1 la lymphe1 la graisse1 etc4 ,les autres1 au contraire1 qui =m5t les pr9cipes les plus immdiats des premi]s1 sont des sub/ances ess5tiellem5t mortes1 susceptibles d'une p]man5ce rem>quable1 et prs5tant t\s les c>actres de vritables comb9aisons1 indp5dantes de la vie3 ceux-ci ont videmm5t leur place naturelle dans le sy/me gnral de la sci5ce *imique1 entre les sub/ances d'orig9e inorganique1 dont ils ne diffr5t rellem5t s\s aucun rapport important2 les acides organiques1 l'alcool1 l'album9e1 l'ure1 etc41 en (fr5t des exemples inconte/ables4 ,ce second ordre de sub/ances devrait seul compos] le vrai doma9e de la *imie organique1 s'il p\vait exi/] aucun motif rationnel de sp>] leur tude de celle de leurs div]s analogues inorganiques1 et si une semblable disposition n'avait po9t1 en ralit1 p\r les uns et p\r les autres1 les plus graves inconvni5s sci5tifiques1 comme je l'ai prcdemm5t tabli4 ,que la connaissance appr(ondie de telles comb9aisons doive con/itu] un prlim9aire spcialem5t indisp5sable l'exam5 *imique des phnomnes vitaux1 cela ne saurait tre d\teux2 mais une telle proprit ne peut donn] cette p>tie de la *imie aucun droit p>ticuli] la qualification exclusive d'organique3 autrem5t1 on s]ait conduit reconnatre le mme c>actre dans la ?orie de l'oxigne1 de l'hydrogne1 du c>bone et de l'azote 7qui sont1 au mo9s1 t\t aussi directem5t ncessaires cet g>d71 et mme dans l'tude de beauc\p d'autres sub/ances acides1 alcal9es ou sal9es1 sans lesquelles l'anatomie et la physiologie *imiques s]ai5t ess5tiellem5t in9telligibles4 ,quant aux phnomnes *imiques vraim5t communs t\s les div]s composs de cette classe1 p> suite de l'id5tit ncessaire de leurs lm5s pr9cipaux1 il importe c]ta9em5t de les faire ressortir avec so94 ,les plus gnraux et les plus ess5tiels d'entre ces phnomnes con/itu5t auj\rd'hui la ?orie1 si intressante et si imp>faite encore1 des diffr5tes espces de f]m5tation4 ,mais la considration de ces proprits communes n'e/ po9t1 en elle-mme1 d'un autre ordre que celle qui rsulte du mme motif fondam5tal env]s beauc\p d'autres composs1 purem5t inorganiques4 ,on ne saurait en dduire1 sans exagration1 la ncessit rationnelle de runir1 p> cela seul1 l'ensemble de ces sub/ances en une mme catgorie gnrale1 isole de t\t le re/e du sy/me *imique4 ,cette analogie devra seulem5t tre judicieusem5t pese plus t>d1 en concurr5ce avec t\te autre analogie relle1 qui p\rra se tr\v]1 ou suprieure1 ou infrieure1 lorsqu'il s'agira d'tablir directem5t la classification naturelle des tudes *imiques1 sans qu'on puisse auj\rd'hui nullem5t prescrire d'avance1 cet g>d1 le rsultat f9al d'une telle discussion4 ,la proprit de f]m5t]1 quelque gr&e que soit son importance effective1 n'a pas1 sans d\te1 une plus haute valeur sci5tifique que la proprit de brl]1 et ne saurait con/itu] davantage un attribut c>actri/ique1 ni un titre prpondrant et exclusif de classification4 ,nanmo9s1 il e/ bi5 reconnu auj\rd'hui qu'on avait d'abord accord une influ5ce exagre la considration du phnomne de la combu/ion1 dans l'ensemble des sub/ances inorganiques4 ,p\rquoi n'en s]ait-il po9t de mme auj\rd'hui1 env]s les sub/ances dites organiques1 p\r le phnomne de la f]m5tation1 ou p\r t\te autre proprit commune8 ,il y aurait donc une va9e prsomption v\loir assign]1 ds prs5t1 la vraie position df9itive de ces d]ni]s composs dans le sy/me rationnel de la sci5ce *imique3 une telle "q s]ait videmm5t prmature4 ,mais1 n\s p\vons affirm]1 avec une ple9e scurit1 que1 dans ce sy/me1 ces div]ses comb9aisons s]ont ncessairem5t plus ou mo9s sp>es les unes des autres1 et int]cales p>mi les comb9aisons dites inorganiques4 ,or1 il n'en faut pas davantage p\r dcid] irrvocablem5t la "q qui con/itue le pr9cipal objet de la leon actuelle1 quant au ma9ti5 ou la suppression de la *imie organique comme un corps de doctr9e di/9ct4 ,le pr9cipe que je vi5s de pos] ne peut laiss] aucune difficult ess5tielle p\r di/+u] exactem5t ce qui1 dans cet ensemble artificiel1 doit tre incorpor la *imie proprem5t dite1 en rs]vant l'exam5 ultrieur du mode d'incorporation2 et ce qui1 au contraire1 doit tre enf9 ressaisi p> les physiologi/es comme vraim5t relatif l'tude de la vie4 ,au re/e1 ce pr9cipe n'tant nullem5t arbitraire1 les consqu5ces naturelles de son application *aque cas p>ticuli] dissip]ai5t ncessairem5t t\te inc]titude1 s'il p\vait en exi/] encore4 ,c>1 il suffirait de se dem&] si l'exam5 sci5tifique de la "q propose peut tre effectu1 d'une manire satisfaisante1 p> le seul emploi des connaissances *imiques1 ou bi5 s'il exige aussi le conc\rs indisp5sable des considrations biologiques4 ,d'aprs une telle alt]native1 aucun bon esprit ne p\rrait plus hsit] sur le vrai classem5t de *aque sujet de re*]*es4 ,on a droit de s'tonn]1 p> exemple1 que la ncessit1 bi5 reconnue auj\rd'hui p> t\s les *imi/es1 d'introduire1 dans leurs traits de *imie organique1 div]ses notions de physiologie vgtale et animale 7ord9airem5t1 il e/ vrai1 trs vagues ou trs sup]ficielles71 ne les ait po9t clairs sur la confusion fondam5tale de deux ordres d'ides htrognes1 qui c>actrise cette p>tie du sy/me actuel de leurs tudes4 ,il s]ait contraire la nature de cet ouvrage d'exam9] ici aucun usage spcial de ce pr9cipe d'attribution sci5tifique1 que j'ai d me born] =mul] nettem5t aprs l'avoir sommairem5t motiv4 ,t\tefois1 en considrant l'ensemble de ses applications1 il convi5t de rem>qu] que1 dans ce dpcem5t total de la *imie organique actuelle au pr(it de la *imie proprem5t dite et de la biologie1 ses deux p>ties ess5tielles1 relatives1 l'une l'tude des sub/ances vgtales1 l'autre celle des sub/ances animales1 devront1 p> leur nature1 se rp>tir trs 9galem5t entre ces deux sci5ces fondam5tales4 ,la premire1 en effet1 f\rnira ncessairem5t davantage la *imie1 et la seconde la biologie4 ,un premi] ap]u p\rrait faire p5s] que la diffr5ce doit plutt exi/] en s5s inv]se1 c> l'importance proportionnelle des considrations *imiques e/ rellem5t plus gr&e l'g>d des vgtaux vivans qu'env]s les animaux1 p\r lesquels1 aprs qu'on a dpass les rangs trs infrieurs de la hir>*ie zoologique1 les fonctions *imiques1 quoique con/ituant t\j\rs la base indisp5sable de leur vie1 devi5n5t subordonnes un ordre suprieur de n\velles actions vitales4 ,mais1 nanmo9s1 en v]tu du degr plus lev d'laboration vitale que reoit la matire dans l'organisme animal1 comp> l'organisme vgtal1 il demeure inconte/able que la p>tie *imique de la physiologie animale prs5te beauc\p plus d't5due et de complication que celle qui correspond la physiologie vgtale1 o manque1 p> exemple1 t\te l'importante srie des phnomnes de la dige/ion1 o aussi l'assimilation et les scrtions sont1 comp>ativem5t1 trs simplifies4 ,la seule inspection gnrale d'un trait quelconque de *imie organique1 p]met de vrifi] aism5t que les que/ions de nature videmm5t physiologique1 se tr\v5t1 en effet1 bi5 plus multiplies dans la *imie animale que dans la *imie vgtale4 ,c'e/ l'inv]se1 au contraire1 quant aux que/ions dont la nature e/ vraim5t *imique4 raison mme de cette laboration vitale plus pr(onde1 et du nombre suprieur de leurs lm5s1 les sub/ances animales proprem5t dites doiv5t tre1 en gnral1 beauc\p mo9s /ables que la plup>t des sub/ances vgtales2 r>em5t peuv5t-elles p]si/] en dehors de l'organisme2 et1 en mme temps1 les n\veaux pr9cipes immdiats qui leur app>ti5n5t exclusivem5t sont si peu nombreux que leur exi/5ce a pu tre mise directem5t en "q4 ,la vgtation con/itue videmm5t la pr9cipale s\rce des vrais composs organiques1 que l'organisme animal ne fait le plus s\v5t qu'emprunt] l'organisme vgtal1 en les modifiant1 plus ou mo9s1 soit p> leurs comb9aisons mutuelles1 soit p> de n\velles influ5ces extrieures4 ,a9si1 le doma9e rationnel de la sci5ce *imique doit tre ncessairem5t bi5 plus augm5t p> l'tude des sub/ances vgtales que p> celle des sub/ances animales4 ,telles sont les pr9cipales rem>ques philosophiques auxquelles puisse donn] lieu ici l'application gnrale de la rgle fondam5tale de rp>tition que j'ai propose1 et dont une semblable comp>aison m'a p>u propre r5dre plus s5sible le c>actre ess5tiel4 ,la ncessit d'assujettir la loi du dualisme les composs organiques dont l'tude doit tre df9itivem5t incorpore au sy/me gnral de la sci5ce *imique1 a t assez hautem5t con/ate1 s\s les rapports les plus importans1 dans la suite des leons prcd5tes1 p\r que je sois entirem5t disp5s de rev5ir ici1 d'une manire spciale1 sur cette gr&e "q de philosophie *imique4 ,je crois1 nanmo9s1 conv5able d'indiqu]1 en d]ni] lieu1 un n\vel aspect1 plus p>ticuli]1 s\s lequel une telle conception peut contribu] au p]fectionnem5t des ?ories *imiques1 en tablissant une h>monie plus satisfaisante entre la composition des div]ses sub/ances organiques et l'ensemble de leurs proprits c>actri/iques4 ,en considrant ces sub/ances comme t]naires ou quat]naires1 l'id5tit de leurs trois ou quatre lm5s ess5tiels ne p]met d'expliqu] leur multiplicit trs v>ie que p> la seule div]sit des proportions de leurs pr9cipes con/ituans4 ,j'ai exam9 ailleurs la difficult fondam5tale qui en rsulte p\r l'entire gnralisation de la doctr9e des proportions df9ies1 et j'ai fait connatre le moy5 pr9cipal d'y remdi]4 ,mais1 ici1 en p\rsuivant1 s\s un autre po9t de vue1 les consqu5ces d'une telle conception1 je dois faire rem>qu] que1 dans un gr& nombre de cas1 elle conduit expliqu] des diffr5ces trs prononces entre deux sub/ances organiques p> une trs faible 9galit de leurs compositions numriques1 de manire *oqu] s\v5t l'ensemble des analogies *imiques4 ,il y a plus mme4 ,outre cette insuffisante h>monie1 la *imie organique (fre dj quelques exemples irrcusables1 qui p>aiss5t t5dre auj\rd'hui se multipli] beauc\p1 o l'on ne peut saisir aucune diffr5ce relle de composition entre deux sub/ances1 qu'une exacte comp>aison de leurs pr9cipales proprits ne p]met d'ailleurs nullem5t de reg>d] comme id5tiques3 tels sont1 entre autres1 le sucre et la gomme4 ,la manire actuelle de philosoph] entrane ncessairem5t les *imi/es suppos] une trs lgre 9galit de composition numrique1 dont leurs moy5s analytiques ne saurai5t tre assez prcis p\r con/at] l'exi/5ce relle4 ,un tel expdi5t1 quoique trs naturel1 ne fait1 t\t au plus1 que recul] la difficult sans la rs\dre2 et il e/1 en lui-mme1 directem5t contraire l'esprit gnral de la vraie philosophie *imique1 qui prescrit videmm5t de proportionn] t\j\rs la diffr5ce de composition au degr de div]sit des pr9cipaux phnomnes4 ,or1 on peut aism5t concevoir que la dualisation des composs organiques t5d dissip] entirem5t cet ordre important d'anomalies4 ,c>1 en di/+uant conv5ablem5t l'analyse immdiate de l'analyse lm5taire1 le dualisme *imique p]met de rs\dre directem5t1 de la manire la plus naturelle1 le p>adoxe gnral de la div]sit relle de deux sub/ances composes des mmes lm5s1 unis suivant les mmes proportions4 ,en effet1 ces sub/ances isomres diffr]ai5t alors p> leurs analyses immdiates1 quoique1 dans l'analyse lm5taire1 elles euss5t f\rni des rsultats p>faitem5t id5tiques1 ce qu'il e/ trs facile de concili]1 en procdant peu prs comme je l'ai fait dans l'avant-d]nire leon p\r la loi des proportions df9ies4 ,les *imi/es ont dj rem>qu1 p> exemple1 dans une t\t autre int5tion1 la possibilit de reprs5t] exactem5t la composition numrique de l'alcool1 ou de l'!r1 etc41 d'aprs plusieurs =mules b9aires1 radicalem5t di/9ctes les unes des autres1 et nanmo9s f9alem5t quival5tes quant l'analyse lm5taire1 en comb9ant1 tantt le gaz olfiant avec l'eau1 tantt l'hydrogne c>bon avec l'acide c>bonique ou avec le deutoxide d'hydrogne1 etc4 ,or1 si ces comb9aisons fictives dev5ai5t jamais susceptibles de ralisation1 elles donn]ai5t videmm5t lieu des sub/ances trs di/9ctes1 qui p\rrai5t mme diffr] beauc\p p> l'ensemble de leurs proprits *imiques1 et qui cep5dant concid]ai5t p> leur composition lm5taire4 ,p>mi les composs purem5t inorganiques1 et bi5 dualiss auj\rd'hui1 on conoit1 p> exemple1 que le sulfite =m p> un mtal au plus haut degr d'oxidation1 p\rrait produire1 l'analyse f9ale1 des rsultats absolum5t id5tiques ceux que f\rnirait le sulfate du mme mtal mo9s oxid1 sans que p]sonne et nanmo9s la p5se de confondre ces deux composs4 ,il suffirait donc de transport] le mme esprit dans l'tude des comb9aisons organiques1 p> l'tablissem5t d'un dualisme univ]sel1 p\r dissip] aussitt t\tes ces anomalies p>adoxales4 ,les considrations indiques dans la tr5te-septime leon sont trs propres faire ressortir t\te la fcondit ncessaire de cette n\velle ress\rce gnrale1 qui se tr\ve a9si p\voir tre heureusem5t prp>e avant que les cas d'isomrie soi5t encore dev5us trs frqu5s4 ,tel e/ l'ensemble des considrations gnrales que je devais signal]1 dans cette leon1 p\r complt] l'apprciation philosophique du corps de doctr9e radicalem5t htrogne que =me auj\rd'hui la *imie organique4 ,on ne peut plus t>d] reconnatre a9si que le ma9ti5 irrfl*i de cette conception vicieuse con/itue directem5t un ob/acle insurmontable t\te sy/matisation vraim5t rationnelle de la sci5ce *imique4 ,les physiologi/es surt\t s]ont1 sans d\te1 bi5tt disposs s5tir conv5ablem5t combi5 l'ab&on inexcusable d'une p>tie fondam5tale de leurs attributions entre les ma9s des *imi/es1 ncessairem5t plus ou mo9s incompt5s1 e/ pr(ondm5t nuisible au progrs gnral de la sci5ce biologique4 ,d'aprs le pr9cipe que j'ai tabli1 la rp>tition judicieuse de la *imie organique entre la *imie et la biologie ne peut donn] lieu aucune gr&e difficult sci5tifique4 ,enf91 le dualisme sy/matique p]met d'tablir une uni=mit fondam5tale dans l'tude *imique de t\s les composs1 sans acception d'orig9e organique ou inorganique1 en mme temps qu'il f\rnit le moy5 gnral de les ram5] t\s aux mmes lois ess5tielles de composition numrique1 et qu'il conduit aussi in/itu] p>t\t une exacte h>monie naturelle entre la composition des sub/ances et l'ensemble de leurs c>actres4 ,p> la suite des leons dj cont5ues dans ce volume1 je me suis ef=c de c>actris] avec exactitude le vritable esprit gnral de la sci5ce *imique1 successivem5t envisage s\s t\s les po9ts de vue philosophiques que comporte son tat actuel1 en dirigeant cet exam5 de manire faire bi5 ressortir les pr9cipales conditions indisp5sables son p]fectionnem5t ess5tiel1 qui doit bi5 mo9s consi/] dsormais en une va9e surabondance de n\veaux matriaux que dans la sy/matisation rationnelle des connaissances dj acquises1 la *imie tant auj\rd'hui aussi ri*e en dtails qu'elle e/ imp>faitem5t con/itue comme sci5ce fondam5tale4 ,deux p5ses prpondrantes1 di/9ctes1 mais intimem5t lies1 ont dom9 l'ensemble de ce travail sur la philosophie *imique3 la fusion de t\tes les tudes *imiques1 pralablem5t bi5 circonscrites d'aprs la nature de la sci5ce1 en un seul corps de doctr9e homogne2 la rduction univ]selle de t\tes les comb9aisons quelconques la conception indisp5sable d'un dualisme t\j\rs facultatif4 ,je me suis surt\t atta* prs5t] ces deux conditions corrlatives comme /rictem5t ncessaires p\r la con/itution df9itive de la sci5ce *imique1 avec le c>actre qui lui e/ propre et le g5re de consi/ance que comporte sa nature4 ,l'application directe d'une telle conception philosophique la seule p>tie des tudes *imiques qui manife/e rellem5t auj\rd'hui une rationnalit positive1 a d mettre hors de d\te son opportunit gnrale1 en montrant son aptitude spontane rs\dre compltem5t les anomalies fondam5tales de la *imie numrique4 ,a9si1 cet exam5 de la philosophie *imique1 outre qu'il con/itue un lm5t indisp5sable de mon sy/me gnral de philosophie positive1 p\rra contribu] immdiatem5t au progrs futur de la sci5ce *imique1 s'il p>vi5t fix] conv5ablem5t l'att5tion des esprits spciaux4 ,cette n\velle p>tie fondam5tale de la gr&e opration philosophique que j'ai os entrepr5dre complte l'apprciation de l'ensemble de la philosophie naturelle1 en ce qui conc]ne les phnomnes univ]sels1 ou inorganiques4 ,je dois ma9t5ant procd] l'exam5 d'un ordre de phnomnes beauc\p plus compliqu1 dont l'tude rationnelle1 ncessairem5t encore plus imp>faite1 e/ jusqu'ici pe9e organise1 et qui1 nanmo9s1 malgr leur spcialit1 donn5t lieu la p>tie la plus indisp5sable de la philosophie naturelle1 celle dont l'homme1 et ensuite la socit1 con/itu5t directem5t l'objet pr9cipal1 et sans laquelle1 p> cela mme1 aucune conception positive1 d'une nature quelconque1 ne saurait tre rig\reusem5t complte2 ce qui la lie intimem5t au dveloppem5t fondam5tal de notre intellig5ce dans t\tes les directions possibles4 ,,qu>anti,,me ,,le,,on4 ,considrations philosophiques sur l'ensemble de la sci5ce biologique#bj4 ,note #bj3 ,af9 de prcis] davantage mes considrations philosophiques sur l'tat prs5t de la sci5ce des corps vivans1 j'ai d1 en gnral1 les rapport] intuitivem5t une exposition complte et bi5 dt]m9e de l'ensemble de cette sci5ce4 ,or1 je dois ici spcifi] directem5t que j'ai1 cet effet1 pr9cipalem5t *oisi le c\rs de physiologie gnrale et comp>e1 comm5c en #ahbi et t]m9 en #ahcb1 la facult des sci5ces de ,p>is1 p> mon illu/re ami ,m4 de ,bla9ville4 ,quoique =t loign de m'y re/re9dre d'une manire exclusive1 j'ai considr ce c\rs mmorable1 que je me flicit]ai t\j\rs d'avoir intgralem5t suivi1 comme le type le plus p>fait de l'tat le plus avanc de la biologie actuelle4 ,t\s ceux qui s'intress5t au progrs de la sa9e philosophie physiologique doiv5t regrett] pr(ondm5t qu'un travail aussi capital1 o1 p\r la premire fois1 du mo9s en ,france1 le sy/me enti] de la sci5ce vitale a t rationnellem5t expos p> un esprit la hauteur d'une telle entreprise1 n'ait pu encore tre livr la mditation habituelle des intellig5ces capables de l'apprci] dignem5t4 ,la premire anne1 compr5ant les prolgomnes et l'anatomie gnrale1 a seule t publie en #ahcj4 ,l'tude de l'homme et celle du monde extrieur con/itu5t ncessairem5t le d\ble et t]nel sujet de t\tes nos conceptions philosophiques4 ,*acun de ces deux ordres gnraux de spculations peut tre appliqu l'autre1 et lui s]vir mme de po9t de d"p4 ,de l rsult5t deux manires de philosoph] entirem5t diffr5tes1 et mme radicalem5t opposes1 selon qu'on procde de la considration de l'homme celle du monde1 ou1 au contraire1 de la connaissance du monde celle de l'homme4 ,quoique1 p>v5ue sa ple9e maturit1 la vraie philosophie doive 9vitablem5t t5dre concili]1 dans leur ensemble1 ces deux m?odes antagoni/es1 leur contra/e fondam5tal con/itue nanmo9s le g]me rel de la diffr5ce lm5taire entre les deux gr&es voies philosophiques1 l'une ?ologique1 l'autre positive1 que notre intellig5ce a d suivre successivem5t1 comme je l'tablirai1 d'une manire spciale et directe1 dans le volume suivant4 ,je f]ai voir alors que le vritable esprit gnral de t\te philosophie ?ologique ou mtaphysique consi/e pr5dre p\r pr9cipe1 dans l'explication des phnomnes du monde extrieur1 notre s5tim5t immdiat des phnomnes huma9s2 t&is que1 au contraire1 la philosophie positive e/ t\j\rs c>actrise1 non mo9s pr(ondm5t1 p> la subord9ation ncessaire et rationnelle de la conception de l'homme celle du monde4 ,quelle que soit l'incompatibilit fondam5tale manife/e1 tant de titres1 entre ces deux philosophies1 p> l'ensemble de leur dveloppem5t successif1 elle n'a po9t1 en effet1 d'autre orig9e ess5tielle1 ni d'autre base p]man5te1 que cette simple diffr5ce d'ordre entre ces deux notions galem5t indisp5sables4 ,en faisant prdom9]1 comme l'esprit huma9 a d1 de t\te ncessit1 le faire primitivem5t1 la considration de l'homme sur celle du monde1 on e/ 9vitablem5t conduit attribu] t\s les phnomnes des volonts correspondantes1 d'abord naturelles1 et ensuite extra-naturelles1 ce qui con/itue le sy/me ?ologique4 ,l'tude directe du monde extrieur a pu seule1 au contraire1 produire et dvelopp] la gr&e notion des lois de la nature1 fondem5t indisp5sable de t\te philosophie positive1 et qui1 p> suite de son ext5sion graduelle et cont9ue des phnomnes de mo9s en mo9s rguli]s1 a d tre enf9 applique l'tude mme de l'homme et de la socit1 d]ni] t]me de son entire gnralisation4 ,aussi peut-on rem>qu] avec intrt que les div]ses coles ?ologiques et mtaphysiques1 malgr les pr(ondes et innombrables div]g5ces qui les annul5t rciproquem5t auj\rd'hui1 s'accord5t nanmo9s t\j\rs en ce seul po9t fondam5tal de concevoir comme primordiale la considration de l'homme1 en relguant1 comme secondaire1 celle du monde extrieur1 le plus s\v5t presque entirem5t nglige4 ,de mme1 l'cole positive n'a pas de c>actre plus tran* que sa t5dance spontane et inv>iable bas] l'tude relle de l'homme sur la connaissance pralable du monde extrieur4 ,bi5 que ce ne soit po9t ici le lieu de trait] conv5ablem5t cette haute "q philosophique1 j'ai d nanmo9s1 ds ce mom5t1 indiqu]1 p> anticipation1 cette vue gnrale1 comme m9emm5t propre faire directem5t ressortir1 d'un seul aspect1 le vritable esprit fondam5tal de la philosophie positive1 et signal] en mme temps l'imp]fection pr9cipale de sa con/itution sci5tifique actuelle4 l'g>d de t\te autre sci5ce1 une telle considration conc]n]ait seulem5t sa vraie position encyclopdique1 sans affect] directem5t son c>actre ess5tiel4 ,mais1 p\r la physiologie1 cette subord9ation gnrale la sci5ce du monde extrieur con/itue rellem5t1 au contraire1 le premi] fondem5t ncessaire de sa positivit rationnelle4 ,va9em5t a-t-on accumul1 depuis long-temps1 dans l'tude de l'homme1 une multitude de faits plus ou mo9s bi5 analyss3 la manire primitive de philosoph] a d s'y tr\v] ess5tiellem5t ma9t5ue1 p> cela seul qu'une telle tude tait t\j\rs conue comme directe et isole de celle de la nature in]te4 ,la physiologie n'a comm5c pr5dre un vrai c>actre sci5tifique1 en t5dant se dgag] irrvocablem5t de t\te suprmatie ?ologique ou mtaphysique1 que depuis l'poque1 presque contempora9e1 o les phnomnes vitaux ont enf9 t reg>ds comme assujettis aux lois gnrales1 dont ils ne prs5t5t que de simples modifications4 ,cette rvolution dcisive e/ ma9t5ant irrcusable1 quoique jusqu'ici trs incomplte1 quelque rc5tes et quelque imp>faites que soi5t encore les t5tatives philosophiques p\r r5dre positive l'tude des phnomnes physiologiques les plus compliqus et les plus p>ticuli]s1 surt\t celle des fonctions n]veuses et crbrales4 ,la prt5due indp5dance des corps vivans env]s les lois gnrales1 si hautem5t proclame encore1 au comm5cem5t de ce sicle1 p> le gr& ,bi*at lui-mme1 n'e/ plus dsormais directem5t s\t5ue1 en pr9cipe1 que p> les seuls mtaphysici5s4 ,nanmo9s1 le s5tim5t naissant du vrai po9t de vue spculatif s\s lequel la vie doit tre tudie e/ jusqu'ici assez peu n]gique p\r n'avoir pu dt]m9] rellem5t aucun *angem5t radical dans l'anci5 sy/me de culture de la sci5ce biologique1 surt\t en ce qui conc]ne sa prp>ation rationnelle1 qui cont9ue tre habituellem5t indp5dante de la philosophie ma?matique et de la philosophie inorganique1 vritables s\rces de l'esprit sci5tifique1 et seuls fondem5s solides de l'entire positivit des tudes vitales4 ,il n'y a donc pas de sci5ce fondam5tale l'g>d de laquelle l'opration philosophique qui con/itue le pr9cipal objet de ce trait puisse avoir autant d'importance qu'env]s la biologie1 p\r fix] df9itivem5t son vrai c>actre gnral1 jusqu'ici ess5tiellem5t indcis1 et qui n'a jamais t1 d'une manire directe et complte1 rationnellem5t discut4 ,une telle opration n'e/ pas seulem5t de/9e s\/raire enf9 sans ret\r l'tude des corps vivans aux div]ses influ5ces mtaphysiques qui y altr5t encore1 un si haut degr1 la plup>t des conceptions ess5tielles4 ,elle doit remplir en outre un autre (fice non mo9s capital1 en prs]vant dsormais de t\te atte9te srieuse l'orig9alit sci5tifique de cette tude1 cont9uellem5t expose jusqu'ici aux empitem5s exagrs de la philosophie inorganique1 qui t5d la trans=m] en un simple app5dice de son doma9e sci5tifique4 ,depuis environ un sicle que la biologie fait ef=t p\r se con/itu] dans la hir>*ie rationnelle des sci5ces fondam5tales1 elle a t en quelque sorte incessamm5t ballote entre la mtaphysique qui s'ef=ait de la ret5ir et la physique qui t5dait l'absorb]1 entre l'esprit de ,/ahl et l'esprit de ,borhaave4 ,ce dplorable tiraillem5t1 qui e/ encore trs s5sible1 quoique heureusem5t =t attnu1 ne saurait tre entirem5t dissip que p> un exam5 direct du vrai c>actre propre la sci5ce biologique1 considre du po9t de vue le plus lev de la philosophie positive1 dont la prpondrance peut seule p]mettre l'tude des corps vivans de m>*] sans hsitation dans la voie sy/matique qui convi5t sa vritable nature4 ,l'extrme complication des phnomnes physiologiques1 comp>s t\s ceux du monde inorganique1 explique aism5t1 de la manire la plus satisfaisante1 la gr&e imp]fection relative de leur tude1 en y aj\tant d'ailleurs1 comme suite naturelle de cette complication1 la culture beauc\p plus rc5te d'une telle classe de re*]*es4 ,cette diffr5ce fondam5tale n\s int]dit mme1 con=mm5t la rgle encyclopdique tablie dans les prolgomnes de ce trait1 d'espr] que la sci5ce biologique puisse comport]1 aucune poque1 des progrs quival5s ceux qui peuv5t tre plus ou mo9s compltem5t raliss l'g>d des p>ties plus simples et plus gnrales de la philosophie naturelle4 ,t\tefois1 une judicieuse apprciation philosophique doit mettre en vid5ce que1 malgr sa pr(onde imp]fection actuelle1 l'tude des corps vivans e/1 en ralit1 bi5 plus avance dj que ne peut le faire prsum] l'irrationnelle disposition d'esprit d'aprs laquelle on a c\tume de la jug] auj\rd'hui4 ,l'influ5ce plus prononce que la philosophie mtaphysique1 ou mme ?ologique1 cont9ue ex]c] vulgairem5t jusqu'ici sur cet ordre de conceptions1 conduit trop s\v5t y re*]*] encore ces notions absolues et radicalem5t inaccessibles auxquelles1 depuis long-temps1 l'esprit huma9 a eu la sagesse de r5onc] env]s les phnomnes mo9s compliqus4 ,p> une inconsqu5ce s+ulire1 et nanmo9s spontane1 les mmes intellig5ces qui1 relativem5t aux plus simples effets naturels1 reconnaiss5t l'inanit ncessaire de t\te spculation sur les causes premires et sur le mode ess5tiel de production des phnomnes1 n'hsit5t pas cep5dant abord] directem5t ces va9es que/ions dans l'tude si complexe des corps vivans4 ,depuis prs d'un sicle1 t\s les bons esprits s'accord5t disp5s] dsormais la physique de pntr] le my/re de la pesanteur1 dont elle doit seulem5t dvoil] les lois effectives2 mais cela n'emp*e po9t qu'on ne repro*e j\rnellem5t la sa9e physiologie de ne ri5 n\s appr5dre sur l'ess5ce intime de la vie1 du s5tim5t1 et de la p5se4 ,il e/ ais de jug] combi5 cette t5dance mtaphysique doit inspir] une op9ion exagre de l'imp]fection relle de la biologie actuelle4 ,en apportant1 dans l'exam5 de cette gr&e sci5ce1 la mme disposition philosophique qu' l'g>d des p>ties antrieures de l'tude de la nature1 on reconnatra1 je p5se1 que si1 p> une imprieuse et vid5te ncessit1 la biologie e/ plus arrire qu'aucune autre sci5ce fondam5tale1 elle possde nanmo9s dj1 sur les vrais sujets de ses re*]*es positives1 des notions rationnelles inf9im5t prcieuses1 et que1 en un mot1 son c>actre sci5tifique e/ beauc\p mo9s infrieur qu'on n'a c\tume de le suppos] celui des sci5ces prcd5tes4 ,du re/e1 l'apprciation philosophique de ces div]ses sci5ces1 pralablem5t effectue avec so9 dans les sections correspondantes de cet ouvrage1 n\s p]mettra de fix] avec exactitude le vrai degr de p]fection relative de la sci5ce biologique1 lorsque la suite naturelle de ce disc\rs n\s aura conduits l'exam5 direct d'une telle comp>aison4 ,aprs ce prambule gnral1 n\s devons considr] ici l'ensemble de la biologie s\s les mmes aspects philosophiques que t\tes les sci5ces fondam5tales envisages jusqu' prs5t4 ,il faut donc n\s atta*] d'abord c>actris]1 d'une manire prcise1 son objet ess5tiel1 et circonscrire1 le plus rig\reusem5t possible1 le vritable *amp de ses re*]*es propres4 ,le dveloppem5t spontan de notre intellig5ce t5d1 sans d\te1 dt]m9] graduellem5t p> lui-mme1 sans aucun autre mobile1 le passage de *aque bran*e de nos connaissances de l'tat ?ologique et ensuite mtaphysique l'tat positif1 comme je l'tablirai directem5t dans le volume suivant4 ,mais nos facults spculatives ont naturellem5t1 mme *ez les esprits les plus m95s1 trop peu d'activit propre p\r qu'une telle progression ne ft pas ncessairem5t d'une extrme l5teur1 si elle n'et po9t t heureusem5t acclre p> une /imulation trangre et p]man5te1 d'ailleurs 9vitable4 ,l'hi/oire entire de l'esprit huma9 ne prs5te jusqu'ici aucun exemple de quelque importance o cette rvolution dcisive se soit rellem5t accomplie p> la seule voie rationnelle du simple en*anem5t logique de nos conceptions ab/raites4 ,p>mi ces influ5ces auxiliaires1 si indisp5sables p\r ht] le progrs naturel de la raison huma9e1 il faut di/+u] avec so91 comme la plus gnrale1 la plus directe1 et la plus efficace1 l'impulsion n]gique qui rsulte des beso9s de l'application4 ,c'e/ ce qui a fait dire la plup>t des philosophes que t\te sci5ce naissait d'un art correspondant1 maxime =t exagre sans d\te1 mais qui r5f]me nanmo9s un gr& fonds de vrit1 si1 comme il convi5t1 on la re/re9t la sp>ation effective de *aque sci5ce d'avec le sy/me univ]sel et primitif de la philosophie ?ologique ou mtaphysique1 produit immdiat du premi] essor spontan de notre intellig5ce4 ,en ce s5s1 il e/ trs vrai que1 dans t\s les g5res1 la =mation des vritables sci5ces a t1 s9on dt]m9e1 du mo9s extrmem5t hte p> la d\ble raction ncessaire ex]ce sur elles p> les arts1 soit raison des donnes positives qu'ils leur f\rniss5t involontairem5t1 soit surt\t en v]tu de leur 9vitable et heureuse t5dance entran] les re*]*es spculatives v]s le doma9e des que/ions relles et accessibles1 et faire plus hautem5t ressortir l'inanit radicale des conceptions ?ologiques ou mtaphysiques4 ,mais1 quoique la liaison des sci5ces aux arts ait t long-temps d'une importance capitale p\r le dveloppem5t des premires1 et qu'elle cont9ue ragir encore trs utilem5t sur leur progrs j\rnali]1 il e/ nanmo9s inconte/able que1 d'aprs le mode irrationnel suivant lequel cette relation e/ presque t\j\rs organise jusqu'ici1 elle t5d1 d'un autre ct1 ral5tir la m>*e des connaissances spculatives1 une fois p>v5ues un c]ta9 degr d'ext5sion1 en assujettissant la ?orie une trop intime connexion avec la pratique4 ,quelque limite que soit1 en ralit1 notre =ce de spculation1 elle a cep5dant1 p> sa nature1 beauc\p plus de porte que notre capacit d'action1 en sorte qu'il s]ait radicalem5t absurde de v\loir a/re9dre la premire1 d'une manire cont9ue1 rgl] son essor sur celui de la seconde1 qui doit au contraire1 s'ef=c] de la suivre autant que possible4 ,les doma9es rationnels de la sci5ce et de l'art sont1 en gnral1 p>faitem5t di/9cts1 quoique philosophiquem5t lis3 l'une il app>ti5t de connatre1 et p> suite de prvoir2 l'autre1 de p\voir1 et p> suite d'agir4 ,si1 dans sa positivit naissante1 *aque sci5ce drive d'un art1 il e/ t\t aussi c]ta9 qu'elle ne peut pr5dre la con/itution spculative qui convi5t sa nature1 et qu'elle ne saurait comport] un dveloppem5t f]me et rapide1 que lorsque elle e/ enf9 directem5t conue et librem5t cultive1 ab/raction faite de t\te ide d'art4 ,cette irrcusable ncessit se vrifie aism5t l'g>d de *acune des sci5ces fondam5tales dont le c>actre propre e/ dj nettem5t prononc4 ,le gr& ,ar*imde en avait1 sans d\te1 un bi5 pr(ond s5tim5t1 lorsque1 dans sa nave sublimit1 il s'excusait env]s la po/rit d'avoir mom5tanm5t appliqu son gnie des inv5tions pratiques4 ,t\tefois1 l'g>d des sci5ces ma?matiques1 et mme de l'a/ronomie1 cette vrification1 quoique trs relle1 e/ peu s5sible auj\rd'hui1 vu l'poque trop recule de leur =mation4 ,mais1 quant la physique1 et surt\t la *imie1 la naissance sci5tifique desquelles n\s avons1 p\r a9si dire1 assi/1 *acun s5t la fois et combi5 leur relation aux arts a t ess5tielle leurs premi]s pas1 et combi5 ensuite leur entire sp>ation d'avec eux a contribu la rapidit de leurs progrs4 ,c'e/ aux travaux d'art que sont dus videmm5t1 p> exemple1 les sries primitives de faits *imiques3 mais l'imm5se dveloppem5t de la *imie depuis un demi-sicle doit tre c]ta9em5t attribu1 en gr&e p>tie1 au c>actre purem5t spculatif qu'a pris enf9 cette tude1 dev5ue ds lors ple9em5t indp5dante de la culture d'un art quelconque4 ,ces rflexions gnrales sont m9emm5t applicables la sci5ce physiologique1 dont elles t5d5t pur] la con/itution philosophique actuelle4 ,il n'y a pas de sci5ce dont la m>*e ait d tre aussi troitem5t lie au dveloppem5t de l'art correspondant que l'hi/oire ne le montre p\r la biologie1 comp>e l'art mdical2 la complication suprieure d'une telle sci5ce et l'importance prpondrante d'un tel art1 expliqu5t aism5t cette connexion plus intime4 ,c'e/1 la fois1 en v]tu des beso9s croissants de la mdec9e pratique1 et des indications qu'elle a ncessairem5t procures sur les pr9cipaux phnomnes vitaux1 que la physiologie a comm5c se dta*] du tronc commun de la philosophie primitive1 p\r se compos] de plus en plus de notions vraim5t positives4 ,sans cette heureuse et puissante influ5ce1 la physiologie en s]ait encore re/e trs probablem5t ces diss]tations acadmiques1 moiti littraires et moiti mtaphysiques1 p>semes et l de quelques obs]vations purem5t pisodiques1 dont elle tait1 il n'y a gure plus d'un sicle1 presque uniquem5t =me4 ,on ne saurait donc mettre en d\te la haute importance d'une telle relation p\r le dveloppem5t effectif de la vraie physiologie jusqu' prs5t4 ,t\tefois1 il y a lieu de p5s] que la sci5ce biologique e/ p>v5ue auj\rd'hui1 comme l'ont fait avant elle les autres sci5ces fondam5tales1 cette poque de ple9e maturit o1 dans l'intrt de ses progrs ultrieurs1 elle doit pr5dre un essor fran*em5t spculatif1 entirem5t libre de t\te adhr5ce directe1 soit l'art mdical1 soit aucune autre application quelconque4 ,la coord9ation rationnelle du vrai sy/me des connaissances huma9es impose /rictem5t une telle condition1 sans laquelle nos conceptions fondam5tales aurai5t ncessairem5t un c>actre quivoque et bt>d1 susceptible d'entrav] beauc\p leur dveloppem5t naturel4 ,seulem5t1 qu& t\tes les sci5ces spculatives auront a9si pris df9itivem5t la con/itution ab/raite propre *acune d'elles1 il doit tre bi5 ent5du1 comme je l'ai tabli dans la deuxime leon1 que la philosophie devra soigneusem5t s'occup] de ratta*]1 d'une manire directe et gnrale1 le sy/me des arts celui des sci5ces1 d'aprs un ordre int]mdiaire de conceptions rationnelles1 spcialem5t adaptes cette importante de/9ation1 et dont la nature e/ jusqu'ici peu prononce1 a9si que je l'ai indiqu alors4 ,mais une semblable opration s]ait ma9t5ant prmature1 puisque le sy/me des sci5ces fondam5tales n'e/ po9t encore1 en ralit1 compltem5t =m4 ,p\r la physiologie surt\t1 c'e/ pr9cipalem5t l'isol] de la mdec9e qu'il faut t5dre auj\rd'hui1 af9 d'assur] l'orig9alit de son vrai c>actre sci5tifique1 en con/ituant la philosophie organique la suite de la philosophie inorganique4 ,depuis ,hall]1 cette importante sp>ation s'accomplit visiblem5t de plus en plus1 surt\t en ,allemagne et en ,france2 mais elle e/ lo9 encore d'tre assez p>faite p\r p]mettre la biologie de pr5dre un libre et rapide essor ab/rait4 ,non-seulem5t cette adhr5ce trop prolonge l'art mdical imprime auj\rd'hui aux re*]*es physiologiques un c>actre d'application immdiate et spciale qui t5d les rtrcir extrmem5t1 et mme les emp*] d'acqurir l'entire gnralit dont elles ont beso9 p\r pr5dre leur vritable rang dans le sy/me de la philosophie naturelle2 mais elle s'oppose directem5t1 en outre1 ce que la sci5ce biologique soit cultive p> les intellig5ces les plus capables de dirig] conv5ablem5t ses progrs spculatifs4 ,il rsulte1 en effet1 d'une telle confusion d'ides1 que1 sauf un trs petit nombre de prcieuses exceptions1 cette tude capitale e/ jusqu'ici entirem5t livre aux seuls mdec9s1 que la haute importance de leurs occupations pr9cipales1 et1 ord9airem5t aussi1 la pr(onde imp]fection de leur ducation actuelle1 doiv5t r5dre ess5tiellem5t impropres une telle de/9ation4 ,quoique l'organisation du monde savant soit1 en gnral1 trs loigne auj\rd'hui de la con/itution rationnelle qu'elle p\rrait aism5t acqurir1 cep5dant sa premire condition ess5tielle e/1 du mo9s1 remplie1 un degr suffisant1 env]s t\tes les autres sci5ces fondam5tales1 dont *acune e/ spcialem5t affecte des esprits qui s'y consacr5t d'une manire exclusive4 ,la physiologie seule fait encore exception cette rgle vid5te3 elle n'a pas mme une place rgulirem5t dt]m9e dans les corporations sci5tifiques les mieux in/itues4 ,son importance capitale et sa difficult suprieure ne saurai5t p]mettre1 sans d\te1 de concevoir une telle inconsqu5ce comme un tat normal et p]man5t4 ,ceux qui rejett]ai5t comme absurde la p5se de confi] aux navigateurs la culture de l'a/ronomie1 f9iront probablem5t p> tr\v] trange l'usage d'ab&onn]1 d'une manire analogue1 les tudes biologiques aux loisirs des mdec9s2 c>1 l'un n'e/ pas1 en soi1 plus rationnel que l'autre4 ,une aussi vicieuse organisation des travaux n\s (fre un tmoignage irrcusable du peu de nettet des ides actuelles sur le vrai c>actre philosophique propre la sci5ce physiologique2 et1 en mme temps1 p> une raction ncessaire1 elle doit contribu] =tem5t prolong] cette inc]titude fondam5tale1 d'o elle e/ d'abord prov5ue4 ,le seul motif spcieux qui puisse tre allgu en faveur d'une telle confusion1 consi/e dans la cra9te vulgaire que la ?orie1 livre dsormais son libre lan1 ne p]de trop de vue les beso9s de la pratique1 dont une semblable sp>ation t5drait ral5tir a9si le p]fectionnem5t ess5tiel4 ,mais le bon s5s indique clairem5t que la sci5ce p\rrait encore mo9s conc\rir au progrs de l'art1 si celui-ci1 en s'ef=ant de la ret5ir adhr5te1 s'opposait m9emm5t1 p> cela mme1 son vrai dveloppem5t4 ,d'ailleurs1 l'expri5ce clatante et unanime des autres sci5ces fondam5tales doit a*ev] de dissip] ce sujet t\te inquitude srieuse4 ,c>1 c'e/ prcism5t depuis que1 uniquem5t consacre dc\vrir le plus compltem5t possible les lois de la nature1 sans aucune vue d'application immdiate nos beso9s1 *acune d'elles a pu faire d'importans et rapides progrs1 qu'elles ont pu dt]m9]1 dans les arts correspondans1 d'imm5ses p]fectionnem5s1 dont la re*]*e directe et t\ff leur essor spculatif4 ,cette considration1 ds long-temps si frappante l'g>d de l'a/ronomie1 e/ dev5ue1 de nos j\rs1 extrmem5t s5sible p\r la physique1 et surt\t p\r la *imie1 qui1 aprs son entire sp>ation d'avec les arts1 leur a fait pr\v]1 en un demi-sicle1 de plus gr&es amliorations que p5dant l'poque si prolonge o elle n'en tait po9t di/9cte4 ,p\rquoi en s]ait-il autrem5t dans l'ordre des phnomnes vitaux8 ,t\tefois1 il n'en importe pas mo9s1 en ce g5re1 comme en t\t autre1 d'organis] ultrieurem5t1 entre la ?orie et la pratique1 des relations sy/matiques1 plus c]ta9es et plus efficaces que ces ractions spontanes1 qui sembl5t t\j\rs prs5t] quelque *ose de =tuit4 ,mais il ne saurait exi/] de relations nettes et rationnelles qu'entre des conceptions pralablem5t di/9ctes et indp5dantes4 l'g>d des sci5ces plus avances1 la discussion prcd5te et t1 dans cet ouvrage1 c]ta9em5t sup]flue4 ,mais1 env]s la physiologie1 un tel prlim9aire m'a p>u indisp5sable af9 de mieux motiv]1 ds l'orig9e1 l'aspect purem5t spculatif s\s lequel elle doit tre ici exclusivem5t considre1 et qui e/ encore trop peu prononc p\r n'avoir pas beso9 d'tre c>actris d'une manire spciale4 ,exam9ons ds lors directem5t le vritable objet gnral de la sci5ce biologique1 a9si dsormais ab/raitem5t conue4 ,or1 l'tude des lois vitales con/ituant le sujet ess5tiel de la biologie1 il e/ ncessaire p\r se =m] une ide prcise d'une telle de/9ation1 d'analys] d'abord en elle-mme la notion fondam5tale de la vie1 envisage s\s le po9t de vue philosophique auquel l'tat prs5t de l'esprit huma9 p]met enf9 de s'lev] cet g>d4 ,bi*at e/ le premi] qui ait t5t d'tablir directem5t sur une base positive cette gr&e notion1 jusque alors con/amm5t enveloppe s\s le va9 et tnbreux assemblage des ab/ractions mtaphysiques4 ,mais ce gr& physiologi/e1 aprs avoir judicieusem5t s5ti qu'une telle df9ition ne p\vait tre fonde que sur un heureux ap]u gnral de l'ensemble des phnomnes propres aux corps vivans1 ne sut po9t ralis] une sage application du pr9cipe rationnel qu'il avait si nettem5t pos4 ,subissant1 son insu1 l'influ5ce de cette anci5ne philosophie dont il s'ef=ait de sortir1 il cont9ua se proccup] de la fausse ide d'un antagonisme absolu entre la nature morte et la nature vivante1 et il *oisit1 en consqu5ce1 cette lutte *imrique p\r le c>actre ess5tiel de la vie4 ,comme l'exam5 sommaire de cette erreur capitale peut contribu] beauc\p l'claircissem5t gnral de la "q1 il convi5t ici de n\s y arrt] un mom5t4 ,la pr(onde irrationnalit d'une telle conception1 consi/e surt\t en ce qu'elle supprime entirem5t l'un des deux lm5s insp>ables dont l'h>monie con/itue ncessairem5t l'ide gnrale de vie4 ,cette ide suppose1 en effet1 non-seulem5t celle d'un tre organis de manire comport] l'tat vital1 mais aussi celle1 non mo9s indisp5sable1 d'un c]ta9 ensemble d'influ5ces extrieures propres son accomplissem5t4 ,une telle h>monie entre l'tre vivant et le milieu correspondant1 c>actrise videmm5t la condition fondam5tale de la vie4 ,si1 comme le supposait ,bi*at1 t\t ce qui ent\re les corps vivans t5dait rellem5t les dtruire1 leur exi/5ce s]ait1 p> cela mme1 radicalem5t in9telligible3 c>1 o p\rrai5t-ils puis] la =ce ncessaire p\r surmont]1 mme temporairem5t1 un tel ob/acle8 la vrit1 la vie de *aque tre dans *aque milieu cesse d'tre possible aussitt que la con/itution de ce milieu vi5t subir1 s\s un aspect quelconque1 de trop gr&es p]turbations3 et1 en ce cas1 l'action extrieure devi5t1 en effet1 de/ructive4 ,mais cela emp*e-t-il que1 r5f]me entre des limites de v>iation conv5ables1 cette action ne soit habituellem5t cons]vatrice8 ,dans t\s les degrs de l'*elle biologique1 l'altration et la cessation de la vie sont1 sans d\te1 au mo9s aussi frquemm5t dt]m9es p> les modifications ncessaires et spontanes de l'organisme que p> l'influ5ce des circon/ances ambiantes4 ,si1 p> exemple1 un c]ta9 degr de froid ou de s*]esse ral5tit et quelquefois susp5d la vie de tel animal atmosphrique1 un ret\r conv5able de la *aleur et de l'humidit ranime ou rtablit son exi/5ce4 ,or1 dans l'un comme dans l'autre cas1 c'e/ galem5t du milieu que provi5t l'influ5ce3 p\rquoi ne pas avoir g>d au conc\rs aussi bi5 qu' l'antagonisme8 ,l'tat de vie s]ait donc trs vicieusem5t c>actris p> cette indp5dance imag9aire env]s les lois gnrales de la nature ambiante1 p> cette opposition fanta/ique avec l'ensemble des actions extrieures4 ,une semblable conception s]ait mme tellem5t errone qu'elle prs5t]ait en un s5s entirem5t inv]se de la ralit l'une des diffr5ces les plus capitales entre les corps vivans et les corps in]tes1 comme plusieurs physiologi/es l'ont dj judicieusem5t rem>qu4 ,en effet1 les phnomnes inorganiques1 en v]tu de leur gnralit suprieure1 cont9u5t se produire1 avec de simples diffr5ces de degr1 dans presque t\tes les circon/ances extrieures o les corps peuv5t tre placs2 ou du mo9s ils admett5t cet g>d1 des limites de v>iation extrmem5t c>tes4 ,ces limites devi5n5t d'autant plus di/antes qu'on s'loigne davantage des phnomnes physiologiques1 en remontant la hir>*ie sci5tifique fondam5tale que j'ai tablie3 enf91 p>v5u jusqu'aux phnomnes de pesanteur et de gravitation1 on tr\ve ds lors une rig\reuse univ]salit1 non-seulem5t quant aux corps1 mais aussi quant aux circon/ances4 ,c'e/ donc l que se manife/e rellem5t la plus haute indp5dance env]s le sy/me ambiant4 ,le mode d'exi/5ce des corps vivans e/1 au contraire1 nettem5t c>actris p> une dp5dance extrmem5t troite des influ5ces extrieures1 soit p\r la multiplicit des div]ses actions dont il exige le conc\rs dt]m91 soit quant au degr spcial d'int5sit de *acune d'elles4 ,il importe mme de rem>qu]1 af9 de complt] cette obs]vation philosophique1 que1 plus on s'lve dans la hir>*ie organique1 plus1 en gnral1 cette dp5dance augm5te ncessairem5t1 p> la plus gr&e complication qu'pr\ve le sy/me des conditions d'exi/5ce mesure que les fonctions se dvelopp5t en se div]sifiant davantage4 ,t\tefois1 p\r qu'un tel ap]u soit exact1 il faut considr] soigneusem5t1 d'une autre "p1 que1 si des fonctions plus v>ies multipli5t 9vitablem5t les relations extrieures1 l'organisme1 en s'levant a9si1 ragit en mme temps de plus en plus sur le sy/me ambiant1 de manire le modifi] en sa faveur4 ,on doit donc di/+u]1 ce sujet1 af9 d'vit] t\te exagration1 entre la multiplicit des actions extrieures1 et les limites normales de leur int5sit4 ,si1 s\s le premi] po9t de vue1 l'organisme vivant1 mesure qu'il s'lve1 devi5t inconte/ablem5t de plus en plus dp5dant du milieu correspondant1 il en dp5d d'ailleurs de mo9s en mo9s s\s le second aspect3 c'e/--dire1 que son exi/5ce exige un ensemble plus complexe de circon/ances extrieures1 mais qu'elle e/ compatible avec des limites de v>iation plus t5dues de *aque influ5ce prise "p4 ,un c\p d'oeil gnral sur la hir>*ie biologique suffit p\r vrifi] clairem5t cette d\ble relation ncessaire4 ,a9si1 au d]ni] rang1 se tr\v5t les vgtaux1 et les animaux fixs1 qui1 ne p\vant presque aucunem5t modifi] la con/itution du milieu correspondant1 subiss5t ncessairem5t la fatale influ5ce de ses plus lgres altrations1 mais dont l'exi/5ce s]ait1 p> cela mme1 impossible1 si1 d'un autre ct1 elle n'tait po9t 9vitablem5t lie au conc\rs d'un trs petit nombre d'actions extrieures di/9ctes4 ,de mme1 l'autre extrmit1 on voit les animaux suprieurs1 et surt\t l'homme1 qui ne saurai5t vivre qu' l'aide de l'ensemble le plus complexe de conditions extrieures favorables1 soit atmosphriques1 soit t]re/res1 s\s les div]s aspects physiques et *imiques1 mais qui1 p> une comp5sation non mo9s indisp5sable1 sont susceptibles de support]1 ces diffr5s g>ds1 des limites de v>iation beauc\p plus t5dues que celles relatives aux organismes infrieurs1 en v]tu de leur plus gr&e aptitude ragir sur le sy/me ambiant4 ,nanmo9s1 quelle que soit l'importance de cette corrlation gnrale1 on n'en p\rrait1 videmm5t1 induire aucun argum5t favorable l'ide d'une prt5due indp5dance fondam5tale des corps vivans env]s le monde extrieur1 puisque1 qu& la dp5dance e/ mo9dre en un s5s1 elle e/ ncessairem5t plus complte en un autre4 ,une telle op9ion e/ donc1 en ralit1 directem5t contradictoire avec la notion mme de la vie1 envisage dans l'ensemble des tres connus4 ,on compr5d t\tefois qu'elle ait pu sduire le gnie de ,bi*at1 une poque o la considration fondam5tale de la hir>*ie biologique ne p\vait encore s]vir de guide habituel aux mditations physiologiques1 bornes l'exam5 de l'homme1 dont la vritable analyse e/ trop difficile p\r tre heureusem5t effectue d'une manire directe4 ,mais il e/ ais de prvoir combi5 le vice radical d'un tel po9t de d"p a d ncessairem5t altr] t\t le sy/me des conceptions physiologiques de ,bi*at1 qui s'en e/1 en effet1 pr(ondm5t ress5ti1 comme n\s aurons bi5tt l'occasion de le con/at] avec prcision4 ,depuis que le dveloppem5t de l'anatomie comp>e1 en r5dant familire la considration de l'ensemble rationnel des tres organiss1 a p]mis enf9 de fond]1 d'une manire sy/matique1 sur des bases vraim5t positives1 la notion ab/raite de la vie1 plusieurs philosophes contempora9s1 surt\t en ,allemagne1 quoique dirigs p> ce lum9eux pr9cipe1 se sont laiss g>] ce sujet p> une vicieuse t5dance gnralis] outre mesure cette notion fondam5tale4 ,une ext5sion abusive du langage usit les a conduits r5dre l'ide de vie exactem5t quival5te celle d'activit spontane4 ,ds lors1 comme t\s les corps naturels sont videmm5t actifs1 des degrs plus ou mo9s int5ses et s\s des rapports plus ou mo9s v>is1 il dev5ait p> cela mme ncessairem5t impossible d'atta*] au nom de vie aucune signification sci5tifique nettem5t dt]m9e4 ,il e/ clair qu'une telle ab]ration logique t5drait mme directem5t rtablir cette confusion fondam5tale qui con/ituait le c>actre ess5tiel de l'anci5ne philosophie1 en reprs5tant un corps quelconque comme plus ou mo9s vivant4 ,l'inconv5ance vid5te d'affect] deux t]mes philosophiques di/9cts la dsignation d'une mme ide gnrale1 doit faire s5tir que1 af9 d'vit] la dgnration dplorable des plus hautes que/ions sci5tifiques en de puriles discussions de mots1 il n'e/ pas mo9s indisp5sable de re/re9dre soigneusem5t le nom de vie aux seuls tres rellem5t vivans1 c'e/--dire organiss1 que de lui attribu] une acception assez t5due p\r s'appliqu] rig\reusem5t t\s les organismes possibles et t\s leurs modes de vitalit4 ,s\s ce rapport1 comme relativem5t t\tes les notions vraim5t primordiales1 les philosophes aurai5t beauc\p gagn sans d\te trait] avec mo9s de dda9 les grossires mais judicieuses indications du bon s5s vulgaire1 vritable po9t de d"p t]nel de t\te sage spculation sci5tifique4 ,je ne connais jusqu'ici d'autre t5tative ple9em5t efficace p\r satisfaire l'ensemble des conditions ess5tielles d'une df9ition philosophique de la vie que celle de ,m4 de ,bla9ville1 lorsqu'il a propos1 il y a qu9ze ans1 dans la belle introduction son trait d'anatomie comp>e1 de c>actris] ce gr& phnomne p> le d\ble m\vem5t inte/91 la fois gnral et cont9u1 de composition et de dcomposition1 qui con/itue en effet sa vraie nature univ]selle4 ,cette lum9euse df9ition ne me p>at laiss] ri5 d'important dsir]1 si ce n'e/ une indication plus directe et plus explicite de ces deux conditions fondam5tales co-relatives1 ncessairem5t insp>ables de l'tat vivant1 un organisme dt]m9 et un milieu conv5able4 ,mais une telle critique n'e/ rellem5t que secondaire1 c> elle se rapporte bi5 plus la seule =mule qu' la conception propre4 ,en effet1 le simple nonc de ,m4 de ,bla9ville doit spontanm5t suggr] la d\ble p5se d'une organisation dispose de manire p]mettre cette cont9uelle rnovation intime1 et d'un milieu susceptible la fois de f\rnir l'absorption et de provoqu] l'exhalation1 quoiqu'il et t plus conv5able sans d\te d'introduire dans la =mule mme une m5tion expresse de cette h>monie fondam5tale4 ,sauf cette unique modification1 il e/ vid5t qu'une semblable df9ition remplit directem5t1 dans la plus ju/e mesure1 t\tes les prescriptions pr9cipales inhr5tes la nature d'un tel sujet1 et qui ont t ci-dessus suffisamm5t c>actrises4 ,c>1 elle prs5te a9si l'exacte nonciation du seul phnomne rig\reusem5t commun l'ensemble des tres vivans1 considrs dans t\tes leurs p>ties con/ituantes et dans t\s leurs div]s modes de vitalit1 en excluant d'ailleurs1 p> sa composition mme1 t\s les corps rellem5t in]tes4 ,telle e/1 mes yeux1 la premire base lm5taire de la vraie philosophie biologique4 ,au premi] abord1 les philosophes qui se s]ai5t arrts d'une manire trop exclusive la seule considration de l'homme p\rrai5t envisag] la conception prcd5te comme directem5t contraire la ?orie gnrale des df9itions1 qui prescrit videmm5t de *]*] la c>actri/ique d'un phnomne quelconque dans les cas o il e/ le plus dvelopp1 et non dans ceux o il l'e/ le mo9s4 ,il semble en effet que la df9ition de ,m4 de ,bla9ville n'a po9t conv5ablem5t g>d la gr&e p5se d',ari/ote et de ,buffon1 si =tem5t tablie p> ,bi*at1 malgr ses exagrations vid5tes1 sur la di/9ction capitale entre la vie organique et la vie animale1 et qu'elle se rapporte entirem5t la seule vie vgtative4 ,mais cette importante objection n'ab\tirait qu' faire ressortir avec une plus haute vid5ce t\te la judicieuse pr(ondeur de la df9ition propose1 en montrant combi5 elle repose sur une exacte apprciation de l'ensemble de la hir>*ie biologique4 ,c>1 il e/ inconte/able que1 dans l'imm5se majorit des tres qui en j\iss5t1 la vie animale ne con/itue qu'un simple p]fectionnem5t complm5taire1 sur-aj\t1 p\r a9si dire1 la vie organique ou fondam5tale1 et propre1 soit lui procur] des matriaux p> une intellig5te raction sur le monde extrieur1 suit mme prp>] ou facilit] ses actes p> les s5sations1 les div]ses locomotions1 ou l'inn]vation1 soit enf9 la mieux prs]v] des influ5ces dfavorables4 ,les animaux les plus levs1 et surt\t l'homme1 sont les seuls o cette relation gnrale puisse en quelque sorte p>atre totalem5t int]v]tie1 et *ez lesquels la vie vgtale doive sembl]1 au contraire1 ess5tiellem5t de/9e entret5ir la vie animale1 dev5ue en app>5ce le b pr9cipal et le c>actre prpondrant de l'exi/5ce organique4 ,mais1 dans l'homme lui-mme1 cette admirable inv]sion de l'ordre gnral du monde vivant ne comm5ce dev5ir comprh5sible qu' l'aide d'un dveloppem5t trs notable de l'intellig5ce et de la sociabilit1 qui t5d de plus en plus trans=m] artificiellem5t l'espce en un seul individu1 imm5se et t]nel1 d\ d'une action con/amm5t progressive sur la nature extrieure4 ,c'e/ uniquem5t s\s ce po9t de vue qu'on peut considr] avec ju/esse cette subord9ation volontaire et sy/matique de la vie vgtale la vie animale comme le type idal v]s lequel t5d sans cesse l'humanit civilise1 quoiqu'il ne doive jamais tre entirem5t ralis4 ,il suit de l que1 p\r la n\velle sci5ce fondam5tale dont je m'ef=c]ai1 dans le volume suivant1 de con/itu] enf91 s\s le nom de physique sociale1 le sy/me philosophique1 une telle notion devi5t conv5able comme t5dant prs5t] s\s une =me plus n]gique l'ensemble des c>actres di/9ctifs de la vie huma9e proprem5t dite1 et indiqu] d'un seul aspect le b gnral de notre espce4 ,mais1 en biologie pure1 une semblable manire de voir ne s]ait c]ta9em5t qu'une potique exagration1 dont la nature anti-sci5tifique conduirait ncessairem5t aux plus vicieuses consqu5ces philosophiques4 ,quoique le gr& objet de la biologie soit sans d\te1 en d]nire analyse1 une exacte connaissance de l'homme1 il ne faut pas oubli] que1 en ralit1 c'e/ seulem5t dans l'tat social1 et mme aprs une civilisation dj trs prolonge1 que se manife/5t1 avec une clatante vid5ce1 les proprits ess5tielles de l'humanit4 ,la base et le g]me de ces proprits doiv5t inconte/ablem5t tre emprunts la sci5ce biologique p> la sci5ce sociale1 qui ne saurait tr\v] ailleurs son po9t de d"p rationnel2 mais l'tude directe et spciale des lois de leur dveloppem5t effectif ne p\rrait1 sans la plus dplorable confusion de doctr9es et mme de m?odes1 tre ab&onne la biologie pure1 comme je l'tablirai soigneusem5t dans le volume suivant4 ,a9si1 mme l'g>d de l'homme1 la biologie1 ncessairem5t limite1 p> sa vraie nature philosophique1 l'tude exclusive de l'individu1 doit ma9t5ir rig\reusem5t la notion primordiale de la vie animale subordonne la vie vgtale1 comme loi gnrale du rgne organique1 et dont la seule exception app>5te =me l'objet spcial d'une t\te autre sci5ce fondam5tale4 ,il faut enf9 aj\t]1 ce sujet1 que1 mme dans les organismes suprieurs1 o la vie animale e/ le plus dveloppe1 la vie organique1 outre qu'elle en con/itue la fois la base et le b1 re/e encore la seule entirem5t commune t\s les div]s tissus dont ils sont composs1 en mme temps que1 suivant la belle obs]vation philosophique de ,bi*at1 elle e/ aussi la seule qui s'ex]ce d'une manire ncessairem5t cont9ue1 la vie animale tant1 au contraire1 ess5tiellem5t int]mitt5te4 ,tels sont les pr9cipaux motifs rationnels qui doiv5t f9alem5t confirm] la df9ition m9emm5t philosophique de la vie introduite p> ,m4 de ,bla9ville1 t\t en concevant nanmo9s la considration de l'animalit1 et mme de l'humanit1 comme l'objet le plus important de la biologie4 ,cette exacte analyse prlim9aire du phnomne gnral qui con/itue le sujet inv>iable des spculations biologiques1 n\s r5dra ma9t5ant beauc\p plus facile une df9ition nette et prcise de la sci5ce elle-mme1 directem5t envisage dans sa de/9ation positive la plus complte et la plus t5due4 ,n\s avons reconnu1 en effet1 que l'ide de vie suppose con/amm5t la co-relation ncessaire de deux lm5s indisp5sables1 un organisme appropri et un milieu#ba conv5able4 ,c'e/ de l'action rciproque de ces deux lm5s que rsult5t 9vitablem5t t\s les div]s phnomnes vitaux1 non-seulem5t animaux1 comme on le p5se d'ord9aire1 mais aussi organiques4 ,il s'ensuit aussitt que le gr& problme p]man5t de la biologie positive doit consi/] tablir1 p\r t\s les cas1 d'aprs le mo9dre nombre possible de lois inv>iables1 une exacte h>monie sci5tifique entre ces deux insp>ables puissances du conflit vital et l'acte mme qui le con/itue1 pralablem5t analys2 en un mot1 li] con/amm5t1 d'une manire non-seulem5t gnrale1 mais aussi spciale1 la d\ble ide d'organe et de milieu avec l'ide de fonction4 ,au fond1 cette seconde ide n'e/ pas mo9s d\ble que la premire3 c>1 d'aprs la loi univ]selle de l'quival5ce ncessaire entre la raction et l'action1 le sy/me ambiant ne saurait modifi] l'organisme sans que celui-ci n'ex]ce son t\r sur lui une influ5ce correspondante4 ,la notion de fonction ou d'acte doit compr5dre1 en ralit1 les deux rsultats du conflit1 mais avec cette di/9ction ess5tielle que1 la modification organique tant1 p> sa nature1 la seule vraim5t importante en biologie1 on nglige le plus s\v5t la raction sur le milieu1 d'o e/ rsulte habituellem5t l'acception mo9s t5due du mot fonction1 affect seulem5t aux actes organiques1 indp5damm5t de leurs consqu5ces ext]nes4 ,t\tefois1 qu& le milieu n'e/ po9t susceptible d'un r5\vellem5t immdiat et facultatif1 comme l'g>d du vgtal ou de l'animal en repos1 il devi5t videmm5t indisp5sable au biologi/e lui-mme de pr5dre en srieuse considration cette modification ncessaire du sy/me ambiant1 vu l'influ5ce ultrieure qu'elle peut ex]c] sur l'organisme4 ,dans l'espce huma9e1 surt\t l'tat de socit o elle e/ seulem5t susceptible de se dvelopp]1 son action1 ds lors collective1 sur le monde extrieur1 ne con/itue-t-elle po9t un lm5t de son tude aussi ess5tiel que la propre modification de l'homme8 ,nanmo9s1 on doit reconnatre qu'une telle considration1 env]s *aque organisme1 app>ti5t bi5 plus son hi/oire naturelle proprem5t dite qu' sa physiologie1 sauf la re/riction que je vi5s d'indiqu]4 ,il y aura donc peu d'inconvni5s cons]v] ici au mot fonction sa signification la plus usite1 quoiqu'il ft plus rationnel de lui attribu] t\te son ext5sion philosophique1 en l'employant dsign] l'ensemble des rsultats de l'action rciproque cont9uellem5t ex]ce entre l'organisme et le milieu4 ,note #ba3 ,il s]ait sup]flu1 j'espre1 de motiv] expressm5t l'usage frqu5t que je f]ai dsormais1 en biologie1 du mot milieu1 p\r dsign] spcialem5t1 d'une manire nette et rapide1 non-seulem5t le fluide o l'organisme e/ plong1 mais1 en gnral1 l'ensemble total des circon/ances extrieures1 d'un g5re quelconque1 ncessaires l'exi/5ce de *aque organisme dt]m94 ,ceux qui auront suffisamm5t mdit sur le rle capital que doit remplir1 dans t\te biologie positive1 l'ide correspondante1 ne me repro*]ont pas1 sans d\te1 l'introduction de cette expression n\velle4 ,quant moi1 la spontanx avec laquelle elle s'e/ si s\v5t prs5te s\s ma plume1 malgr ma con/ante av]sion p\r le nologisme sy/matique1 ne me p]met gure de d\t] que ce t]me ab/rait ne manqut rellem5t jusqu'ici la sci5ce des corps vivans4 ,d'aprs les notions prcd5tes1 la biologie positive doit donc tre envisage comme ayant p\r de/9ation gnrale de ratta*] con/amm5t l'un l'autre1 dans *aque cas dt]m91 le po9t de vue anatomique et le po9t de vue physiologique1 ou1 en d'autres t]mes1 l'tat /atique et l'tat dynamique4 ,cette relation p]ptuelle con/itue son vrai c>actre philosophique4 ,plac dans un sy/me donn de circon/ances extrieures1 un organisme df9i doit t\j\rs agir d'une manire ncessairem5t dt]m9e2 et1 en s5s inv]se1 la mme action ne saurait tre id5tiquem5t produite p> des organismes vraim5t di/9cts4 ,il y a donc lieu conclure alt]nativem5t1 ou l'acte d'aprs le sujet1 ou l'ag5t d'aprs l'acte4 ,le sy/me ambiant tant t\j\rs c5s pralablem5t bi5 connu1 d'aprs l'ensemble des autres sci5ces fondam5tales1 on voit a9si que le d\ble problme biologique peut tre pos1 suivant l'nonc le plus ma?matique possible1 en ces t]mes gnraux3 tant donn l'organe ou la modification organique1 tr\v] la fonction ou l'acte1 et rciproquem5t4 ,une telle df9ition me p>at satisfaire videmm5t aux pr9cipales conditions philosophiques de la sci5ce biologique4 ,elle me semble propre surt\t faire hautem5t ressortir ce b ncessaire de prvision rationnelle1 que j'ai tant reprs5t1 dans les div]ses p>ties de cet ouvrage1 comme la de/9ation c>actri/ique de t\te sci5ce relle1 oppose la simple rudition4 ,c>1 elle indique clairem5t que la vraie biologie doit t5dre n\s p]mettre de t\j\rs prvoir comm5t agira1 dans des circon/ances donnes1 tel organisme dt]m91 ou p> quel tat organique a pu tre produit tel acte accompli4 ,sans d\te1 vu l'extrme imp]fection de la sci5ce1 due ncessairem5t son imm5se complication1 cette div9ation rationnelle peut r>em5t1 surt\t auj\rd'hui1 tre ex]ce d'une manire la fois sre et t5due4 ,mais tel n'en e/ pas mo9s le b vid5t de la biologie1 quoique cette sci5ce1 comme t\te autre1 et mme plus qu'aucune autre1 doive t]nellem5t re/] plus ou mo9s infrieure sa de/9ation philosophique1 t]me idal qui1 l'g>d d'une sci5ce quelconque1 e/ /rictem5t indisp5sable p\r dirig] sans hsitation1 dans la voie d'une positivit sy/matique1 les travaux p>tiels de t\s ceux qui la cultiv5t4 ,cet (fice fondam5tal doit avoir1 p> sa nature1 encore plus d'importance env]s une sci5ce que l'imm5sit de ses inextricables dtails expose ncessairem5t plus qu'aucune autre la /rile et dplorable disp]sion des ef=ts intellectuels sur d'oiseuses et incohr5tes re*]*es secondaires4 ,p\r vrifi] la rationnalit d'une telle de/9ation gnrale de la biologie1 il n'e/ nullem5t indisp5sable que ce b soit t\j\rs atte9t1 ni mme qu'il le soit le plus s\v5t3 il suffit que1 de l'aveu de t\s1 les po9ts de doctr9e l'g>d desquels il a pu tre jusqu'ici plus ou mo9s compltem5t ralis con/itu5t les p>ties de la sci5ce les plus p>faites2 or1 c'e/ ce que p]sonne1 sans d\te1 ne conte/]a4 ,ma df9ition de la sci5ce biologique s'c>te beauc\p1 il e/ vrai1 des habitudes actuelles1 en ce qu'elle a peu d'g>ds la di/9ction vulgaire entre l'anatomie et la physiologie1 qui s'y tr\v5t intimem5t comb9es4 ,je dois ce sujet directem5t av\] avec fran*ise que1 ni s\s le po9t de vue dogmatique1 ni s\s l'aspect hi/orique1 je ne reconnais de motifs suffisans p\r ma9t5ir la sp>ation ord9aire entre ces deux faces1 rationnellem5t insp>ables mes yeux1 d'un problme unique4 ,d'une "p1 en effet1 s'il ne peut videmm5t exi/] de sa9e physiologie isole de l'anatomie1 n'e/-il pas rciproquem5t t\t aussi c]ta9 que1 sans la physiologie1 l'anatomie n'aurait aucun vrai c>actre sci5tifique1 et s]ait mme le plus s\v5t in9telligible8 ,les considrations d'usages clair5t autant celles de /ructure qu'elles en sont claires4 ,en second lieu1 l'orig9e hi/orique de cette vicieuse sp>ation me semble dmontr] clairem5t qu'elle n'e/ qu'un rsultat passag] de l'enfance de la sci5ce biologique2 c>1 elle e/ uniquem5t prov5ue de ce que la physiologie proprem5t dite faisait autrefois p>tie du sy/me univ]sel de la philosophie mtaphysique1 quelque disposs que n\s soyons auj\rd'hui oubli] un tat encore si rappro*4 ,c'e/ d'abord p> les seules considrations anatomiques1 comme plus simples et plus faciles1 que cette va9e philosophie a t cet g>d discrdite1 et que la positivit a comm5c s'introduire en biologie2 en sorte qu'une telle di/9ction n'avait rellem5t d'autre (fice primitif que de sp>] nettem5t entre elles la p>tie positive et la p>tie mtaphysique de l'tude des corps vivans1 comme on le voit encore dans les coles arrires4 ,depuis que l'accomplissem5t graduel de cette gr&e rvolution intellectuelle a comm5c aussi conv]tir la physiologie elle-mme en une vritable sci5ce1 il n'exi/e plus aucun motif lgitime d'une sp>ation qui ne se prolonge encore que p> un usage irrfl*i1 ou p> une fausse int]prtation philosophique d'une situation transitoire4 ,il e/ d'ailleurs assez vid5t dsormais que cette division mom5tane t5d1 de j\r en j\r1 s'effac] compltem5t4 ,au re/e1 je dois naturellem5t rev5ir1 la f9 de ce disc\rs1 sur la vritable apprciation df9itive d'une telle division4 ,d'aprs les explications antrieures1 on doit rem>qu]1 en outre1 que non-seulem5t ma df9ition de la biologie ne sp>e po9t1 d'avec la physiologie proprem5t dite1 la simple anatomie1 mais qu'elle y jo9t mme ncessairem5t une autre p>tie ess5tielle1 dont la nature e/ jusqu'ici peu connue4 ,en effet1 si l'ide de vie e/ rellem5t insp>able de celle d'organisation1 l'une et l'autre ne saurai5t s'isol] davantage1 comme je l'ai tabli1 de celle d'un milieu spcial en relation dt]m9e avec elles4 ,il en rsulte donc un troisime aspect lm5taire1 non mo9s indisp5sable1 du sujet fondam5tal de la biologie1 savoir la ?orie gnrale des milieux organiques1 et de leur action sur l'organisme1 envisage d'une manire ab/raite4 ,les philosophes naturi/es de l',allemagne contempora9e ont eu1 ce me semble1 un s5tim5t confus1 mais irrcusable1 de cette n\velle p>tie ess5tielle1 lorsqu'ils ont bau* leur clbre conception d'une sorte de rgne int]mdiaire1 compos de l'air et de l'eau1 s]vant de li5 gnral entre le monde inorganique et le monde organique4 ,t\tefois1 p]sonne ne me p>at en avoir nettem5t conu une ju/e ide avant ,m4 de ,bla9ville1 qui1 le premi]1 a directem5t t5t de l'introduire1 dans son gr& c\rs de physiologie ci-dessus m5tionn1 s\s le nom trs expressif d'tude des modificateurs ext]nes1 soit gnraux1 soit spciaux4 ,malheureusem5t1 cette p>tie1 qui1 aprs l'anatomie proprem5t dite1 con/itue le prlim9aire gnral le plus indisp5sable de la biologie df9itive1 e/ encore tellem5t imp>faite et mme si peu c>actrise que la plup>t des physiologi/es actuels n'en s\ponn5t pas l'exi/5ce di/9cte et ncessaire4 ,p\r apprci] conv5ablem5t la de/9ation philosophique de la biologie1 telle que je l'ai df9ie1 il faut aj\t] enf9 que cette relation p]man5te entre les ides d'organisation et les ides de vie doit tre1 autant que possible1 tablie d'aprs les lois fondam5tales du monde inorganique1 conv5ablem5t modifies p> les proprits spciales des tissus vivans4 ,il e/ clair1 en effet1 que1 t\tes les fois qu'il se produit1 dans l'organisme1 un acte vraim5t mcanique1 physique1 ou *imique1 ce qui a frquemm5t lieu1 l'explication d'un tel phnomne s]ait radicalem5t imp>faite si l'on ne la ratta*ait po9t aux lois gnrales des phnomnes analogues1 qui doiv5t ncessairem5t s'y vrifi]1 quelle que soit d'ailleurs la difficult d'y ralis] leur exacte application4 ,on doit1 du re/e1 soigneusem5t vit] de p\ss] jusqu' une irrationnelle exagration cette t5dance philosophique2 c>1 un gr& nombre de phnomnes vitaux ne p\vant1 p> leur nature1 avoir rellem5t aucun analogue p>mi les phnomnes inorganiques1 il s]ait manife/em5t absurde de *]*] dans ces d]ni]s les bases positives de la ?orie des premi]s4 ,la sa9e biologie ne peut alors que saisir1 dans les phnomnes vitaux eux-mmes1 le plus fondam5tal de t\s1 af9 d'y ratta*] les autres1 con=mm5t l'esprit gnral de t\te vritable explication sci5tifique4 cet g>d1 la gr&e di/9ction de la vie en organique et animale doit avoir ncessairem5t une extrme importance1 comme j'aurai lieu de le dvelopp] dans les leons suivantes4 ,c>1 en pr9cipe1 t\s les actes de la vie organique sont ess5tiellem5t physiques et *imiques1 ce qui ne saurait tre p\r les actes de la vie animale1 du mo9s l'g>d des phnomnes primordiaux1 et surt\t en ce qui conc]ne les fonctions n]veuses et crbrales4 ,les uns sont donc susceptibles1 p> leur nature1 d'un ordre plus p>fait d'explications1 que les autres ne comport5t pas1 a9si que je l'tablirai ultrieurem5t d'une manire spciale4 ,la df9ition que j'ai propose p\r la sci5ce biologique1 conduit d'elle-mme c>actris] avec prcision1 non-seulem5t l'objet de la sci5ce1 ou la nature propre de ses re*]*es1 mais aussi son sujet1 c'e/--dire1 le *amp qu'elle doit embrass]4 ,c>1 d'aprs cette =mule gnrale1 ce n'e/ pas simplem5t dans un organisme unique1 mais ess5tiellem5t dans t\s les organismes connus1 et mme possibles1 que la biologie philosophique doit s'ef=c] d'tablir cette h>monie con/ante et ncessaire entre le po9t de vue anatomique et le po9t de vue physiologique4 ,j'exam9]ai directem5t plus bas l'importance vraim5t fondam5tale de cette ext5sion totale de la biologie l'ensemble de son va/e doma9e1 en montrant qu'il ne peut exi/]1 dans une telle sci5ce1 de notions ple9em5t satisfaisantes que celles qui sont rellem5t communes la hir>*ie entire des tres vivans1 y compris non-seulem5t t\s les animaux1 mais encore1 et mme plus spcialem5t plusieurs titres1 les vgtaux4 ,du re/e1 af9 de ma9t5ir avec so91 s\s la =me la plus explicite1 cette p>faite unit du sujet1 qui con/itue une des pr9cipales beauts philosophiques de la biologie1 il convi5t d'aj\t] ici que1 malgr cette app>5ce d'une div]sit presque indf9ie1 l'tude de l'homme doit t\j\rs hautem5t dom9] le sy/me complet de la sci5ce biologique1 soit comme po9t de d"p1 soit comme b4 ,en effet1 un esprit philosophique ne saurait1 vrai dire1 tudi] spcialem5t aucun autre organisme que dans l'espoir rationnel des lumires indisp5sables qui doiv5t ncessairem5t en rsult] p\r une plus exacte connaissance de l'homme lui-mme4 ,d'un autre ct1 la notion gnrale de l'homme tant1 p> sa nature1 la seule immdiate1 elle con/itue 9vitablem5t la seule unit fondam5tale d'aprs laquelle n\s puissions apprci]1 un degr plus ou mo9s exact1 t\s les autres sy/mes organiques2 c'e/ uniquem5t l que le po9t de vue ess5tiel de la philosophie primitive doit tre conv5ablem5t ma9t5u p> une philosophie plus pr(onde4 ,telle e/ donc la solid>it ncessaire de t\tes les p>ties de la sci5ce biologique1 malgr l'imposante imm5sit de son doma9e rationnel4 ,aprs avoir a9si nettem5t c>actris le b et l'objet de la biologie1 et circonscrit exactem5t le *amp gnral de ses re*]*es1 n\s p\rrons procd]1 d'une manire plus sommaire1 et nanmo9s satisfaisante1 l'exam5 philosophique de ses div]s autres aspects ess5tiels4 ,n\s devons1 cet effet1 considr] ma9t5ant1 en premi] lieu1 la vraie nature des moy5s fondam5taux d'inve/igation qui lui sont propres4 ,la loi philosophique que j'ai tablie1 dans le volume prcd5t1 sur l'9vitable accroissem5t gnral de nos ress\rces sci5tifiques mesure que la nature des phnomnes tudis se complique davantage1 se vrifie ici de la manire la mo9s quivoque4 ,si1 d'un ct1 les phnomnes biologiques sont incomp>ablem5t plus compliqus que t\s les prcd5s1 d'une autre "p1 et comme suite naturelle de cette complication suprieure1 a9si que n\s allons le con/at]1 leur tude comporte ncessairem5t l'ensemble le plus t5du de moy5s intellectuels1 dont plusieurs ess5tiellem5t n\veaux1 et dveloppe dans l'esprit huma9 des facults p\r a9si dire inactives jusqu'alors1 ou que du mo9s les autres sci5ces fondam5tales ne p\vai5t (frir qu' l'tat rudim5taire1 malgr l'inv>iable unit de la m?ode positive4 ,je ne dois po9t envisag] ici1 quelle que soit1 en ralit1 leur extrme importance1 les moy5s rationnels qui rsult5t immdiatem5t1 p\r la sci5ce biologique1 de sa relation philosophique avec le sy/me des sci5ces antrieures1 soit quant la m?ode1 ou la doctr9e2 ils s]ont naturellem5t ci-aprs le sujet d'un exam5 spcial1 en traitant de la vraie position de la biologie dans ma hir>*ie encyclopdique4 ,en ce mom5t1 je ne dois m'occup] que des moy5s ess5tiels d'exploration directe et d'analyse des phnomnes1 qui app>ti5n5t cette n\velle bran*e fondam5tale de la philosophie naturelle4 ,p>mi les trois modes pr9cipaux que j'ai di/+us1 en gnral1 dans l'art d'obs]v]1 le premi] et le plus fondam5tal de t\s1 l'obs]vation proprem5t dite1 acqui]t videmm5t en biologie une ext5sion suprieure4 ,n\s avons dj reconnu1 dans la premire p>tie de ce volume1 que1 p>tir des phnomnes *imiques1 le sujet de la philosophie naturelle devi5t ncessairem5t susceptible d'exploration immdiate p> l'ensemble de t\s nos s5s1 jusqu'alors plus ou mo9s incompltem5t applicable4 ,tant que les re*]*es sci5tifiques se born5t des phnomnes trs gnraux1 et p> cela mme =t simples1 comme en physique1 en a/ronomie surt\t1 et m9emm5t en ma?matique1 on ne doit pr\v] aucun inconvni5t rel tre ncessairem5t rduit l'emploi de deux ou trois s5s1 ou mme d'un seul2 et ces sci5ces1 malgr cette app>5te infriorit de moy5s matriels1 n'en con/itu5t pas mo9s1 comme n\s l'avons ple9em5t tabli jusqu'ici1 vu l'extrme simplicit de leur sujet1 les p>ties incomp>ablem5t les plus p>faites de la philosophie naturelle4 ,mais il n'en s]ait plus a9si l'g>d des phnomnes *imiques1 et1 plus =te raison1 env]s les phnomnes biologiques4 ,aussi ces deux n\velles catgories comport5t-elles directem5t1 p> leur nature1 l'emploi comb9 des c9q s5s4 ,la biologie prs5te1 s\s cet aspect1 comp>ativem5t la *imie elle-mme1 un accroissem5t trs important et non mo9s ncessaire4 ,il consi/e d'abord dans l'usage des app>eils artificiels de/9s p]fectionn] les s5sations naturelles1 surt\t en ce qui conc]ne la vision4 ,malgr les remontrances1 ju/es quoique exagres1 de ,m4 ,raspail ce sujet1 il e/ c]ta9 que de tels app>eils s]ont t\j\rs peu employs p> les *imi/es1 p>ce que la nature des phnomnes *imiques ne p]met gure d'en concevoir aucune application gnrale =t importante4 ,ils sont1 au contraire1 m9emm5t propres amlior] l'exploration biologique1 quelque sages prcautions qu'y exige d'ailleurs leur emploi1 si aism5t illusoire1 et nonob/ant l'abus qui en a s\v5t t fait1 ou l'importance dmesure qu'on leur a trop frquemm5t accorde4 ,s\s le po9t de vue /atique surt\t1 ils p]mett5t de mieux apprci] une /ructure1 dont les dtails les mo9s p]ceptibles peuv5t acqurir1 tant d'g>ds1 une importance capitale4 ,mme s\s le po9t de vue dynamique1 quoiqu'ils y soi5t bi5 mo9s efficaces1 ils conduis5t quelquefois obs]v] directem5t le jeu lm5taire des mo9dres p>ties organiques1 base ord9aire des pr9cipaux phnomnes vitaux4 ,jusqu' prs5t1 ces p]fectionnem5s artificiels sont ess5tiellem5t borns la vision1 qui cont9ue tre ici1 comme p\r t\s les autres phnomnes1 le fondem5t ess5tiel de l'obs]vation sci5tifique4 ,on doit nanmo9s rem>qu] avec intrt les app>eils imag9s de nos j\rs p\r le p]fectionnem5t de l'audition1 et qui1 primitivem5t de/9s aux explorations pa?ologiques1 convi5n5t galem5t l'tude de l'organisme dans l'tat normal4 ,quoique grossi]s encore1 et nullem5t comp>ables aux app>eils microscopiques1 ces in/rum5s peuv5t nanmo9s donn] une ide des amliorations que comport]a sans d\te ultrieurem5t l'audition artificielle4 ,il faut mme concevoir1 p> analogie1 que t\s les autres s5s1 sans en except] le t\*]1 s]ai5t trs probablem5t susceptibles de donn] lieu de semblables artifices1 qui p\rront tre un j\r suggrs l'inquite sagacit des explorateurs p> une ?orie plus rationnelle et plus complte des s5sations correspondantes1 ce qui a*v]ait le sy/me1 pe9e bau*1 de nos moy5s factices d'obs]vation directe4 ,en second lieu1 les ress\rces fondam5tales de l'obs]vation biologique sont suprieures celles de l'obs]vation *imique s\s un autre aspect encore plus capital1 et plus ncessairem5t inhr5t la nature propre des phnomnes4 ,c>1 d'aprs la vraie position relative des deux sci5ces1 le biologi/e peut1 videmm5t1 dispos] de l'ensemble des procds *imiques1 comme d'une sorte de facult n\velle1 p\r p]fectionn] l'exploration prlim9aire du sujet de ses re*]*es4 ,un tel moy5 s]ait1 p> sa nature1 radicalem5t int]dit au *imi/e1 p\r lequel son usage con/itu]ait directem5t un c]cle vicieux fondam5tal1 puisqu'on suppos]ait a9si rellem5t accomplie l'tude mme qu'on entrepr5d4 ,les c>actres purem5t physiques sont les seuls admissibles dans la df9ition pralable des corps dont le *imi/e s'occupe1 en v]tu de l'antriorit sci5tifique de la physique comp>e la *imie3 il ne connatra leurs proprits *imiques qu'aprs l'entire solution de ses problmes1 et1 en consqu5ce1 il ne saurait les rang] p>mi ses donnes1 quoique une exposition peu rationnelle t5de ord9airem5t dguis] une telle ncessit1 que les re*]*es effectives mett5t t\j\rs en ple9e vid5ce4 ,p\r le biologi/e1 au contraire1 la *imie devant tre t\t aussi connue que la physique1 il peut employ] l'une et l'autre sci5ce l'claircissem5t prlim9aire de son sujet propre1 con=mm5t cette rgle philosophique vid5te que t\te doctr9e peut tre conv]tie en une m?ode l'g>d de celles qui la suiv5t dans la vraie hir>*ie sci5tifique1 et jamais env]s celles qui l'y prcd5t#bb4 ,la biologie comm5ce auj\rd'hui utilis]1 quoique trs imp>faitem5t encore1 cette importante proprit fondam5tale1 comp5sation ncessaire1 bi5 qu'insuffisante1 de la complication suprieure de ses phnomnes4 ,c'e/ surt\t dans les obs]vations anatomiques1 a9si qu'il et t facile de le prvoir1 que l'on a fait dj1 un c]ta9 degr1 un heureux usage des procds *imiques p\r mieux c>actris] les div]s tissus lm5taires et les pr9cipaux produits de l'organisme1 en suivant1 cet g>d comme tant d'autres1 les lum9euses indications de ,bi*at4 ,quoique les obs]vations physiologiques proprem5t dites comport5t beauc\p mo9s1 p> leur nature1 l'emploi d'un tel moy51 il peut cep5dant y tre aussi d'une efficacit relle et notable4 ,il e/1 du re/e1 s\s-ent5du que1 dans l'un ou l'autre cas1 ce g5re d'exploration doit tre1 comme t\t autre1 t\j\rs soigneusem5t subordonn aux maximes gnrales de la sa9e philosophie biologique2 en sorte que1 p> exemple1 il faut savoir vit] ces m9utieux dtails numriques qui sur*>g5t trop s\v5t les analyses *imiques des tissus organiques1 et qui sont radicalem5t incompatibles avec le vritable esprit de la sci5ce des corps vivans4 ,enf91 p\r a*ev] de c>actris] sommairem5t l'accroissem5t des moy5s lm5taires d'obs]vation proprem5t dite en biologie1 il ne faut pas nglig] de not] que les sub/ances qui compos5t immdiatem5t les corps organiss sont1 presque t\j\rs1 p> leur nature1 plus ou mo9s alibiles2 d'o il rsulte que l'exam5 des effets alim5taires peut s\v5t dev5ir1 mais s\s le seul po9t de vue anatomique1 un utile complm5t des autres procds d'exploration1 surt\t de l'exploration *imique et de la gu/ation1 dont il con/itue1 p\r a9si dire1 un app5dice naturel4 ,bi*at1 qui1 le premi]1 en a introduit l'usage1 l'a plusieurs fois trs heureusem5t employ1 p\r suppler l'abs5ce ou l'imp]fection des preuves *imiques4 ,note #bb3 ,il peut tre utile de rem>qu]1 ce sujet1 que cette rgle e/ s\v5t mconnue1 s\s un rapport grave1 dans l'exposition dogmatique de la biologie actuelle4 ,bi*at1 dans son immortel ,trait d',anatomie gnrale1 a consacr l'usage peu rationnel de compr5dre les proprits physiologiques elles-mmes p>mi les c>actres ess5tiels de/9s df9ir *aque tissu1 au mme titre que les c>actres physiques1 *imiques1 et purem5t anatomiques1 ce qui con/itue1 ce me semble1 un vritable c]cle vicieux4 ,on ne saurait concevoir1 sans d\te1 que deux tissus1 id5tiques s\s t\s les div]s aspects /atiques1 puss5t diffr] physiologiquem5t1 en sorte qu'une telle addition s]ait au mo9s sup]flue4 ,mais1 en outre1 elle me p>at t5dre directem5t faire mconnatre le vritable esprit de la sci5ce biologique1 qui consi/e prcism5t1 comme je l'ai tabli1 conclure l'tat dynamique de l'tat /atique1 ou rciproquem5t1 t&is qu'un tel usage mle confusm5t les inconnues du problme avec les donnes4 ,on peut vrifi] aism5t cette critique1 en considrant que si ces notions dynamiques1 mal propos introduites1 p\r *aque tissu1 p>mi les notions purem5t /atiques1 n'tai5t pas t\j\rs ncessairem5t incompltes1 la physiologie se tr\v]ait a9si graduellem5t absorbe1 en ce qu'elle a de plus capital1 p> la simple anatomie1 qui1 p> sa nature1 n'en saurait tre qu'un prlim9aire indisp5sable4 ,en un mot1 cette disposition e/1 en elle-mme1 aussi irrationnelle que celle des *imi/es qui emploi]ai5t les proprits *imiques c>actris] les corps dont ils s'occup5t4 ,considrons ma9t5ant le second mode fondam5tal d'inve/igation biologique1 c'e/--dire1 l'exprim5tation proprem5t dite1 qui s'applique ncessairem5t1 d'une manire plus spciale1 aux phnomnes purem5t physiologiques1 et dont l'exacte apprciation philosophique e/ d'une importance capitale1 en mme temps que d'une plus gr&e difficult1 surt\t cause des notions vicieuses qu'on s'en =me encore habituellem5t4 ,en exam9ant1 s\s un po9t de vue gnral1 les conditions ess5tielles d'une exprim5tation rationnelle1 j'ai dj tabli1 ce sujet1 dans la v+t-huitime leon et dans la tr5te-c9quime1 que1 p>mi t\s les ordres de phnomnes1 les phnomnes physiques sont ceux qui1 p> leur nature1 doiv5t le mieux comport] un tel g5re d'exploration4 ,ils sont assez complexes1 et p> suite assez v>is1 p\r p]mettre1 et mme p\r exig]1 l'application la plus t5due de l'art exprim5tal2 et1 nanmo9s1 en v]tu de leur gr&e gnralit1 de leur simplicit relative1 et de l'extrme div]sit des circon/ances compatibles avec leur production1 les expri5ces peuv5t y tre in/itues de la manire la plus satisfaisante4 ,aussitt qu'on s'c>te de cet heureux ensemble de c>actres1 en passant des phnomnes plus p>ticuli]s et plus compliqus1 l'usage de l'exprim5tation devi5t ncessairem5t de mo9s en mo9s dcisif4 ,mme l'g>d des phnomnes *imiques1 n\s avons reconnu qu'ils prs5t5t1 s\s ce rapport1 de gr&es difficults fondam5tales1 et que l'emploi des expri5ces ne semble y tre si t5du que p> suite d'une disposition peu philosophique1 trop commune auj\rd'hui1 confondre l'obs]vation d'un phnomne artificiel avec une vritable exprim5tation4 ,t\tefois1 l'art exprim5tal proprem5t dit (fre encore la *imie une ress\rce capitale4 ,mais1 dans l'tude des corps vivans1 la nature des phnomnes me p>at oppos] directem5t des ob/acles presque insurmontables t\te l>ge et fconde application d'un tel procd2 ou1 du mo9s1 c'e/ p> des moy5s d'un autre ordre que doit tre surt\t p\rsuivi le p]fectionnem5t ess5tiel de la sci5ce biologique4 ,une exprim5tation quelconque e/ t\j\rs de/9e dc\vrir suivant quelles lois *acune des influ5ces dt]m9antes ou modificatrices d'un phnomne p>ticipe son accomplissem5t2 et elle consi/e1 en gnral1 introduire1 dans *aque condition propose1 un *angem5t bi5 df9i1 af9 d'apprci] directem5t la v>iation correspondante du phnomne lui-mme4 ,l'entire rationnalit d'un tel artifice et son succs irrcusable repos5t videmm5t sur ces deux suppositions fondam5tales3 #a4 que le *angem5t introduit soit ple9em5t compatible avec l'exi/5ce du phnomne tudi1 sans quoi la rponse s]ait purem5t ngative2 #b4 que les deux cas comp>s ne diffr5t exactem5t que s\s un seul po9t de vue1 c> autrem5t l'int]prtation1 quoique directe1 s]ait ess5tiellem5t quivoque4 ,or1 la nature des phnomnes biologiques doit r5dre presque impossible une suffisante ralisation de ces deux conditions prlim9aires1 et surt\t de la seconde4 ,n\s avons tabli1 en effet1 que ces phnomnes exig5t ncessairem5t le conc\rs indisp5sable d'un gr& nombre d'influ5ces di/9ctes1 tant extrieures qu'intrieures1 qui1 malgr leur div]sit1 sont troitem5t lies entre elles1 et dont l'h>monie ne saurait p]si/]1 au degr conv5able qu'entre c]ta9es limites de v>iation plus ou mo9s t5dues4 ,ri5 n'e/ donc plus facile1 sans d\te1 que de tr\bl]1 de susp5dre1 ou mme de faire entirem5t cess]1 l'accomplissem5t de tels phnomnes2 mais1 au contraire1 n\s devons pr\v] les plus gr&es difficults y introduire une p]turbation exactem5t dt]m9e1 soit quant au g5re1 soit1 plus =te raison1 quant au degr4 ,trop prononce1 elle emp*]ait le phnomne2 trop faible1 elle ne c>actris]ait po9t assez le cas artificiel4 ,d'un autre ct1 lors mme qu'elle a pu tre primitivem5t re/re9te la modification directe d'une seule des conditions du phnomne1 elle affecte ncessairem5t presqu'aussitt la plup>t des autres1 en v]tu de leur cons5sus univ]sel4 la vrit1 cette 9vitable p]turbation indirecte peut quelquefois n'ex]c]1 sur c]ta9s phnomnes1 qu'une influ5ce rellem5t ngligeable2 et c'e/ ce qui a p]mis1 en plusieurs occasions1 trs importantes quoique =t r>es1 une judicieuse application de l'art exprim5tal aux re*]*es biologiques4 ,mais1 l'g>d mme des que/ions qui comport5t effectivem5t1 un degr suffisant1 un tel mode d'exam51 l'in/itution rationnelle des expri5ces prs5te des difficults capitales1 qui ne saurai5t tre surmontes que p> un esprit trs philosophique1 procdant1 avec une extrme circonspection1 d'aprs une tude pralable1 conv5ablem5t appr(ondie1 de l'ensemble du sujet explor]4 ,aussi1 sauf un petit nombre d'heureuses exceptions1 les expri5ces physiologiques ont-elles jusqu'ici suscit ord9airem5t des emb>ras sci5tifiques suprieurs ceux qu'elles se proposai5t de lev]1 sans p>l]1 d'ailleurs1 de celles1 plus multiplies encore1 qui n'avai5t rellem5t aucun b bi5 df9i1 et qui n'ont ab\ti qu' encombr] la sci5ce de dtails oiseux et incohr5s4 ,p\r complt]1 s\s le po9t de vue philosophique de ce ,trait1 cette sommaire apprciation de l'exprim5tation biologique proprem5t dite1 je crois devoir y introduire une n\velle considration gnrale1 qui p\rrait contribu] mieux dirig] dsormais l'emploi d'un tel moy54 ,en effet1 les phnomnes vitaux dp5d5t1 p> leur nature1 de deux ordres bi5 di/9cts de conditions fondam5tales1 les unes relatives l'organisme lui-mme1 les autres au sy/me ambiant4 ,de l1 ce me semble1 rsult5t ncessairem5t deux modes nettem5t diffr5s d'appliqu] ces phnomnes la m?ode exprim5tale1 en introduisant1 tantt dans l'organisme1 et tantt dans le milieu1 des p]turbations dt]m9es4 ,l'altration du milieu t5d con/amm5t1 il e/ vrai1 tr\bl] l'organisme1 en sorte qu'une telle division peut p>atre impraticable2 mais il faut considr] que l'tude de cette raction con/itu]ait elle-mme une p>tie ess5tielle de l'analyse propose1 indp5damm5t de l'exploration directe des effets purem5t physiologiques1 ce qui p]met videmm5t de ma9t5ir une semblable di/9ction4 ,jusqu'ici les pr9cipales sries d'expri5ces t5tes en biologie1 app>ti5n5t presque exclusivem5t la premire de ces deux catgories gnrales1 c'e/--dire qu'elles sont ess5tiellem5t relatives une p]turbation artificielle de l'organisme et non du milieu1 sans qu'on se soit1 d'ailleurs1 expressm5t occup le plus s\v5t de ma9t5ir le milieu dans un tat inv>iable4 ,or1 il importe de rem>qu]1 en pr9cipe1 que ce mode d'exprim5tation doit prcism5t tre1 d'ord9aire1 le mo9s rationnel1 p>ce qu'il e/ beauc\p plus difficile d'y satisfaire conv5ablem5t aux conditions fondam5tales ci-dessus rappeles4 ,en effet1 la vie e/ bi5 mo9s compatible avec l'altration des organes qu'avec celle du sy/me ambiant2 et1 de plus1 le cons5sus des diffr5s organes entre eux e/ t\t autrem5t intime que leur h>monie avec le milieu4 ,s\s l'un et l'autre aspect1 on ne saurait ord9airem5t imag9]1 en ce g5re d'expri5ces mo9s susceptibles d'un vrai succs sci5tifique que celles de vivisection1 qui ont t nanmo9s les plus frqu5tes4 ,la mort1 plus ou mo9s pro*a9e et s\v5t rapide1 qu'elles dt]m95t presque t\j\rs dans un sy/me m9emm5t indivisible1 et le tr\ble univ]sel que l'ensemble de l'conomie organique en pr\ve immdiatem5t1 les r5d5t1 en gnral1 plus spcialem5t impropres procur] aucune solution positive4 ,je fais1 d'ailleurs1 ici compltem5t ab/raction de l'vid5te considration sociale qui1 non-seulem5t l'g>d de l'homme1 mais aussi env]s les animaux 7sur lesquels n\s ne saurions1 sans d\te1 n\s reconnatre des droits absolum5t illimits71 doit faire hautem5t rpr\v] cette lgret dplorable qui laisse contract] la jeunesse des habitudes de cruaut1 aussi radicalem5t fune/es son dveloppem5t moral que pr(ondm5t inutiles1 p\r ne pas dire davantage1 son dveloppem5t intellectuel4 ,la seconde classe ess5tielle d'expri5ces physiologiques1 o1 sans affect] directem5t les organes1 on modifie seulem5t1 s\s un po9t de vue dt]m91 le sy/me des circon/ances extrieures1 me p>at con/itu]1 en gnral1 le mode d'exprim5tation le mieux appropri la nature des phnomnes vitaux1 quoiqu'il ait t jusqu' prs5t pe9e employ1 si ce n'e/1 p> exemple1 dans quelques re*]*es =t incompltes sur l'action des atmosphres artificielles1 sur l'influ5ce comp>ative de diffr5tes sortes d'alim5tation1 etc4 ,alors1 en effet1 on e/ videmm5t beauc\p plus matre de circonscrire1 avec une exactitude sci5tifique1 la p]turbation factice dont il s'agit d'apprci] l'influ5ce physiologique1 et qui porte sur un sy/me susceptible d'une bi5 plus complte connaissance4 ,en mme temps1 son action sur l'organisme1 quoique assez prononce p\r re/] aism5t apprciable1 peut tre mnage de telle manire que le tr\ble gnral de l'conomie vi5ne beauc\p mo9s altr] l'obs]vation spciale de l'effet pr9cipal4 ,il faut aj\t] enf9 que t\te exprim5tation de ce g5re comporte bi5 davantage une susp5sion volontaire1 qui p]met de rtablir l'tat normal1 la seule condition1 bi5 plus facile remplir1 de n'avoir produit dans l'organisme aucune modification pr(onde et durable4 ,or1 cette d]nire proprit1 qui ne saurait gure app>t5ir au premi] mode d'exprim5tation1 e/ m9emm5t favorable la rationnalit des inductions1 en r5dant le p>allle plus direct et plus p>fait4 ,c>1 lorsque l'organisme a t directem5t modifi1 et surt\t dans les expri5ces de vivisection1 la comp>aison entre le cas artificiel et le cas naturel1 outre les causes ess5tielles d'inc]titude propres une telle m?ode1 e/ ord9airem5t expose1 p> suite mme de la viol5ce du procd1 cette n\velle *ance d'erreur que l'tat normal se juge sur un individu et sa p]turbation sur un autre1 s\v5t pris au has>d4 ,le p>allle peut1 sans d\te1 tre beauc\p plus ju/e dans le second mode d'exprim5tation1 qui p]met d'apprci] les deux tats sur le mme individu4 ,il e/ satisfaisant de reconnatre1 p> un tel ensemble de motifs1 que le g5re d'expri5ces le mo9s viol5t doive ncessairem5t tre aussi le plus in/ructif4 ,en considrant l'application gnrale de la m?ode exprim5tale proprem5t dite aux div]s organismes de la srie biologique1 la nature des difficults ess5tielles *ange beauc\p plus que leur int5sit relle1 qui nanmo9s n'e/ pas t\j\rs la mme4 ,plus l'organisme e/ lev1 plus il devi5t artificiellem5t modifiable1 soit p> l'altration directe d'un ensemble de conditions organiques plus compliqu1 soit d'aprs les *angem5s plus v>is d'un sy/me plus t5du d'influ5ces extrieures4 ,s\s ce po9t de vue1 le *amp de l'exprim5tation physiologique1 dans l'un ou l'autre de ces deux modes fondam5taux1 acqui]t une ext5sion croissante1 mesure qu'on remonte la hir>*ie biologique4 ,mais1 d'un autre ct1 la difficult d'une rationnelle in/itution des expri5ces augm5te proportionnellem5t1 p> une suite non mo9s ncessaire des mmes c>actres2 en sorte que1 mon avis1 la facilit d'exprim5t] e/ ds lors plus que comp5se1 p\r le vrai p]fectionnem5t de la sci5ce1 p> l'extrme emb>ras qu'on pr\ve le faire avec succs4 ,qu& il s'agit1 au contraire1 d'organismes infrieurs1 des organes plus simples et mo9s v>is1 lis entre eux p> un cons5sus mo9s intime1 et en mme temps un milieu mo9s complexe et mieux df9i1 prs5t5t la sa9e exprim5tation biologique un ensemble de conditions videmm5t plus favorable1 quoique1 s\s un autre aspect1 son doma9e y doive tre1 p> cela mme1 plus re/re9t1 surt\t l'g>d des circon/ances extrieures1 dont les v>iations admissibles sont plus limites2 il faut d'ailleurs considr] qu'on s'loigne alors extrmem5t de l'unit fondam5tale de la biologie1 c'e/--dire du type huma91 ce qui doit r5dre le jugem5t plus inc]ta91 pr9cipalem5t en ce qui conc]ne les phnomnes de la vie animale4 ,nanmo9s1 quelque quival5s que p>aiss5t1 p\r les div]s organismes1 les diffr5s ob/acles fondam5taux une l>ge et satisfaisante application de la m?ode exprim5tale1 il me semble inconte/able1 en d]nire analyse1 que cette m?ode devi5t d'autant plus conv5able que l'on desc5d davantage dans la hir>*ie biologique1 p>ce qu'on e/ ds lors mo9s loign de la con/itution sci5tifique propre la physique inorganique1 laquelle l'art des expri5ces e/1 mes yeux1 p> sa nature1 ess5tiellem5t de/94 ,malgr cette svre apprciation philosophique de l'art exprim5tal appliqu aux re*]*es physiologiques1 p]sonne ne conclura1 j'espre1 que je veuille1 d'une manire absolue1 condamn] son usage en biologie1 lorsqu'on a pu p>v5ir ralis]1 un degr suffisant1 le difficile accomplissem5t de l'ensemble si complexe des conditions v>ies qu'il exige4 ,il faudrait1 sans d\te1 tre g> p> de bi5 puissantes proccupations p\r ne pas s5tir vivem5t le pr(ond mrite et la haute importance sci5tifique des expri5ces si simples de ,h>vey sur la circulation1 de la lum9euse srie d'essais de ,hall] sur l'irritabilit1 d'une p>tie des expri5ces rem>quables de ,spallanzani sur la dige/ion et sur la gnration1 du bel ensemble de re*]*es exprim5tales de ,bi*at sur la triple h>monie entre le coeur1 le c]veau1 et le p\mon dans les animaux suprieurs1 des belles expri5ces de ,legallois sur la *aleur animale1 etc41 et de plusieurs autres t5tatives analogues1 qui1 vu l'imm5se difficult du sujet1 peuv5t rivalis]1 p\r a9si dire1 avec ce que la physique proprem5t dite n\s prs5te de plus p>fait4 ,le so9 que j'ai pris ici d'indiqu] sommairem5t quelques n\velles vues philosophiques relatives au p]fectionnem5t gnral de l'exprim5tation biologique1 doit1 ce me semble1 suffisamm5t con/at] que je reg>de l'art exprim5tal comme p\vant1 en effet1 conc\rir efficacem5t aux vrais progrs ultrieurs de l'tude des corps vivans4 ,mais1 je devais nanmo9s1 contribu]1 autant qu'il e/ en moi1 rectifi] les notions fausses ou exagres qu'on se =me communm5t auj\rd'hui d'une telle m?ode1 v]s laquelle son app>5te facilit t5d entran] presque exclusivem5t les esprits1 et qui e/ si lo9 t\tefois de con/itu] le mode gnral d'exploration le mieux appropri la nature des phnomnes biologiques4 ,il faut ma9t5ant1 af9 que cette importante "q soit conv5ablem5t envisage dans son ensemble1 aj\t] ici encore une n\velle considration capitale1 sur la haute de/9ation sci5tifique de l'exploration pa?ologique1 envisage comme (frant1 p\r la biologie1 d'une manire bi5 plus satisfaisante1 le vritable quival5t gnral de l'exprim5tation proprem5t dite4 ,suivant une rem>que dj indique ds le volume prcd5t1 le vrai c>actre de la sa9e exprim5tation sci5tifique ne saurait consi/] dans l'in/itution artificielle des circon/ances d'un phnomne quelconque2 mais il rsulte surt\t du *oix rationnel des cas1 d'ailleurs naturels ou factices1 les plus propres mettre en vid5ce la m>*e ess5tielle du phnomne propos4 ,les dispositions tablies p> notre int]v5tion volontaire n'ont jamais de valeur sci5tifique que comme devant mieux satisfaire cette seule condition ess5tielle1 env]s les phnomnes d'aprs lesquels s'e/ =me1 ce sujet1 notre ducation philosophique1 c'e/--dire1 les phnomnes inorganiques4 ,mais1 si1 au contraire1 il p\vait arriv]1 dans un sujet quelconque de re*]*es positives1 que l'exploration des cas artificiels ft ncessairem5t plus inextricable1 et que1 en s5s inv]se1 c]ta9s cas naturels heureusem5t *oisis s'adaptass5t spcialem5t une plus lucide analyse1 ce s]ait1 videmm5t1 pr5dre le moy5 p\r le b1 et sacrifi] purilem5t le fond la =me1 que de p]si/] alors1 avec une ob/9ation r\t9ire1 prfr] l'expri5ce proprem5t dite une obs]vation a9si c>actrise3 une semblable prdilection devi5drait aussitt directem5t contraire au vrai pr9cipe philosophique de la m?ode exprim5tale elle-mme4 ,or1 une telle hypo?se se ralise compltem5t l'g>d des phnomnes physiologiques4 ,autant leur nature se refuse1 en gnral1 comme n\s v5ons de le reconnatre1 l'exprim5tation purem5t artificielle1 autant elle comporte m9emm5t l'usage le plus t5du et le plus heureux de cette sorte d'exprim5tation spontane1 qui rsulte 9vitablem5t d'une judicieuse comp>aison entre les div]s tats anormaux de l'organisme et son tat normal4 ,c'e/ ce qu'on peut aism5t tablir4 ,quelle e/1 en ralit1 la proprit ess5tielle de t\te expri5ce directe8 ,c'e/1 sans d\te1 d'altr] l'tat naturel de l'organisme1 de faon prs5t] s\s un aspect plus vid5t l'influ5ce propre *acune des conditions de ses diffr5s phnomnes4 ,or1 le mme b n'e/-il pas ncessairem5t atte9t1 d'une manire beauc\p plus satisfaisante et d'ailleurs non mo9s t5due1 p> l'obs]vation des maladies1 considres s\s un simple po9t de vue sci5tifique8 ,suivant le pr9cipe m9emm5t philosophique qui s]t dsormais de base gnrale et directe la pa?ologie positive1 et dont n\s devons l'tablissem5t df9itif au gnie h>di et p]svrant de notre illu/re concitoy5 ,m4 ,br\ssais#bc1 l'tat pa?ologique ne diffre po9t radicalem5t de l'tat physiologique1 l'g>d duquel il ne saurait con/itu]1 s\s un aspect quelconque1 qu'un simple prolongem5t plus ou mo9s t5du des limites de v>iation1 soit suprieures1 soit infrieures1 propres *aque phnomne de l'organisme normal1 sans p\voir jamais produire de phnomnes vraim5t n\veaux1 qui n'aurai5t po9t1 un c]ta9 degr1 leurs analogues purem5t physiologiques4 ,p> une suite ncessaire de ce pr9cipe1 la notion exacte et rationnelle de l'tat physiologique doit donc f\rnir1 sans d\te1 l'indisp5sable po9t de d"p de t\te sa9e ?orie pa?ologique2 mais il en rsulte1 d'une manire non mo9s vid5te1 que1 rciproquem5t1 l'exam5 sci5tifique des phnomnes pa?ologiques e/ m9emm5t propre p]fectionn] les tudes uniquem5t relatives l'tat normal4 ,un tel mode d'exprim5tation1 quoique indirect1 e/1 en gnral1 mieux adapt qu'aucun autre la vraie nature des phnomnes biologiques4 ,au fond1 une expri5ce proprem5t dite sur un corps vivant1 e/-elle rellem5t autre *ose qu'une maladie plus ou mo9s viol5te1 brusquem5t produite p> une int]v5tion artificielle8 ,or1 ces circon/ances1 qui seules di/+u5t ces altrations factices des drangem5s naturels qu'pr\ve spontanm5t l'organisme p> une suite 9vitable du sy/me si complexe et de l'h>monie si troite de ses div]ses conditions d'exi/5ce normale1 ne saurai5t1 sans d\te1 tre reg>des comme favorables1 en elles-mmes1 une sa9e exploration sci5tifique1 qui doit en pr\v]1 au contraire1 un imm5se surcrot de difficult4 ,l'invasion successive d'une maladie1 le passage l5t et graduel d'un tat presque entirem5t normal un tat pa?ologique ple9em5t c>actris1 lo9 de con/itu]1 p\r la sci5ce1 d'inutiles prlim9aires1 peuv5t dj (frir1 videmm5t1 p> eux-mmes1 d'inapprciables docum5s au biologi/e capable de les utilis]4 ,il en e/ encore a9si1 d'une manire non mo9s s5sible1 p\r l'autre extrmit du phnomne1 surt\t dans les cas d'heureuse t]m9aison1 spontane ou provoque1 qui prs5te la mme exploration en s5s inv]se et comme une sorte de vrification gnrale de l'analyse primitive4 ,si l'on considre enf9 qu'un tel prambule et une telle conclusion n'emp*5t po9t d'ailleurs l'exam5 direct du phnomne pr9cipal1 et t5d5t1 au contraire1 l'clair] vivem5t1 on s5tira quelle doit tre1 en gnral1 dans l'tude des corps vivans1 la haute supriorit ncessaire de l'analyse pa?ologique sur l'exprim5tation proprem5t dite4 ,je n'ai pas beso9 d'ailleurs de faire expressm5t ressortir cette proprit1 aussi ess5tielle qu'vid5te1 du premi] mode d'exploration biologique1 de p\voir tre immdiatem5t appliqu1 de la manire la plus t5due1 l'homme lui-mme1 sans prjudice de la pa?ologie des animaux1 et mme des vgtaux1 qui1 long-temps ngliges1 comm5c5t auj\rd'hui tre enf9 judicieusem5t introduites p>mi les moy5s fondam5taux de la biologie4 ,on doit1 sans d\te1 reg>d] comme =t honorable p\r notre espce d'tre a9si p>v5ue faire t\rn] au pr(it de son in/ruction positive l'tude des nombreux drangem5s qu'entrane malheureusem5t la p]fection mme de sa propre organisation et de celle des autres races plus ou mo9s vivantes4 ,il e/ vraim5t dplorable que la con/itution de nos gr&s tablissem5s mdicaux soit1 en gnral1 assez peu rationnelle jusqu'ici1 du mo9s si j'en juge p> la ,france1 p\r qu'une telle s\rce d'in/ruction re/e encore presque entirem5t /rile1 faute d'obs]vations suffisamm5t compltes et d'obs]vateurs conv5ablem5t prp>s4 ,note #bc3 ,on ne saurait mconnatre les droits rels de ,m4 ,br\ssais cette fondation capitale1 quoique d'ailleurs il ft galem5t inju/e de nglig] la "p ess5tielle de ses plus illu/res prdcesseurs1 depuis environ un demi-sicle1 dans la prp>ation indisp5sable l'tablissem5t direct d'un tel pr9cipe1 qui1 comme t\te autre ide-mre1 a d tre long-temps et div]sem5t labor avant de p\voir tre saisi dans son ensemble et p> suite rationnellem5t proclam4 ,je ne peux m'emp*]1 ce sujet1 de rclam] ici hautem5t contre la pr(onde inju/ice nationale qui a succd1 en gnral1 env]s ,m4 ,br\ssais1 quelques annes d'un en?\siasme irrfl*i4 ,la po/rit n'oubli]a po9t1 sans d\te1 que ,m4 ,br\ssais a bi5 v\lu1 aprs avoir f\rni sa pr9cipale c>rire sci5tifique1 se port] c&idat l',acadmie des ,sci5ces de ,p>is1 et qu'il en a t aveuglm5t rep\ss2 la plup>t des membres de cette illu/re compagnie tai5t1 la vrit1 des juges incompt5s d'une telle capacit philosophique4 ,t\tefois1 ce qui mrite davantage encore d'tre signal l'op9ion vraim5t imp>tiale et claire1 c'e/ l'indiffr5ce sy/matique1 p\r ne pas dire plus1 de la majeure p>tie des mdec9s actuels1 surt\t en ,france1 l'g>d de ,m4 ,br\ssais1 quoique ses travaux ai5t c]ta9em5t conc\ru1 d'une manire plus ou mo9s directe mais fondam5tale1 au dveloppem5t intellectuel de la plup>t d'entre eux1 et malgr d'ailleurs l'intrt social vid5t de la corporation mdicale se ralli] s\s un *ef m95t1 intrt que n'euss5t po9t1 sans d\te1 aussi lgrem5t nglig des corporations rtrogrades mais plus habitues la hir>*ique coord9ation des ef=ts1 comme celle des prtres1 et mme celle des avocats4 ,cette exploration pa?ologique doit tre assujettie1 comme t\t autre mode d'exprim5tation1 la di/9ction gnrale que j'ai ci-dessus tablie4 ,en effet1 les p]turbations naturelles1 aussi bi5 que les altrations artificielles1 peuv5t prov5ir d'une d\ble orig9e1 ou des drangem5s spontans qu'pr\ve l'organisme p> l'action mutuelle de ses div]ses p>ties1 ou des tr\bles primitifs dans le sy/me extrieur de ses conditions d'exi/5ce4 ,or1 ici1 comme prcdemm5t1 il faut reconnatre1 en gnral1 et d'aprs les mmes motifs ess5tiels1 que les maladies produites p> l'altration du milieu convi5n5t ncessairem5t davantage l'analyse biologique que celles directem5t relatives la p]turbation de l'organisme4 ,les causes en doiv5t tre1 d'ord9aire1 mieux circonscrites et plus connues1 la m>*e plus claire1 et l'heureuse t]m9aison plus facile4 ,il s]ait sup]flu d'insi/] davantage ici sur une ext5sion aussi vid5te de notre rem>que fondam5tale4 ,le moy5 gnral d'exploration biologique qui rsulte d'une judicieuse analyse des phnomnes pa?ologiques1 e/ videmm5t applicable1 encore plus que l'exprim5tation directe1 l'ensemble de la srie organique4 ,il e/1 comme celui-ci1 d'autant plus fcond et plus v>i qu'il s'agit d'un organisme plus lev2 mais il e/ aussi1 en mme temps1 plus inc]ta9 et plus difficile1 quoiqu'il le soit t\j\rs beauc\p mo9s que le prcd5t4 ,c'e/ p\rquoi il y a encore plus de vritable utilit sci5tifique l't5dre t\s les degrs de la hir>*ie biologique1 lors mme qu'on ne se propos]ait d'autre b qu'une plus exacte connaissance de l'homme1 dont les maladies propres peuv5t tre claires1 d'une manire s\v5t trs heureuse1 p> une sa9e analyse des drangem5s relatifs t\s les autres organismes1 jusques et y compris l'organisme vgtal1 a9si que n\s l'tablirons d'ailleurs t\t l'heure en traitant du procd comp>atif4 ,non-seulem5t l'analyse pa?ologique e/ applicable1 p> sa nature1 t\s les organismes quelconques1 mais elle peut embrass] aussi t\s les div]s phnomnes du mme organisme1 ce qui con/itue un d]ni] motif gnral de la supriorit vid5te de ce mode indirect d'exprim5tation biologique1 oppos au mode direct4 ,celui-ci1 en effet1 e/ trop p]turbateur et trop brusque p\r qu'on puisse rellem5t l'appliqu] jamais avec succs l'tude de c]ta9s phnomnes1 qui exig5t la plus dlicate h>monie d'un sy/me de conditions trs v>i2 t&is que ces mmes c>actres sont lo91 malheureusem5t1 de mettre de tels phnomnes l'abri des altrations pa?ologiques4 ,on conoit que j'ai pr9cipalem5t en vue ici les phnomnes intellectuels et moraux1 relatifs aux animaux suprieurs1 et surt\t l'homme1 dont l'tude e/ la fois si importante et si difficile1 et qui1 p> leur nature1 ne saurai5t tre le sujet d'aucune exprim5tation un peu n]gique1 susceptible seulem5t de les faire immdiatem5t cess]4 ,l'obs]vation des nombreuses maladies1 primitives ou conscutives1 du sy/me n]veux1 n\s (fre1 videmm5t1 un moy5 spcial et inapprciable de p]fectionn] l'exacte connaissance de leurs vritables lois1 quoique les ob/acles p>ticuli]s une telle exploration1 et1 en mme temps1 l'inaptitude plus prononce de la plup>t des explorateurs jusqu' prs5t1 n'ai5t pas p]mis encore d'utilis] beauc\p une ress\rce aussi capitale4 ,on doit1 enf91 p\r avoir un ap]u complet de l'ensemble des moy5s gnraux que la biologie peut emprunt] l'analyse pa?ologique1 y aj\t]1 comme un app5dice naturel1 l'exam5 des organisations exceptionnelles1 ou des cas de mon/ruosit4 ,ces anomalies organiques1 plus long-temps encore que les autres phnomnes1 a9si qu'on devait s'y att5dre1 n'ont t le sujet1 presque jusqu' nos j\rs1 que d'une aveugle et /rile curiosit4 ,mais1 depuis que la sci5ce1 d'aprs d'heureuses analyses p>ticulires1 t5d de plus en plus les ram5] directem5t1 en gnral1 aux lois fondam5tales de l'organisme rguli]1 leur tude a comm5c dev5ir un important complm5t de l'ensemble des procds relatifs l'exploration biologique1 et spcialem5t du procd pa?ologique1 dont elle con/itue une sorte de prolongem5t univ]sel1 en considrant de telles exceptions comme de vraies maladies1 dont l'orig9e e/ seulem5t plus anci5ne et mo9s connue1 et la nature ord9airem5t plus incurable1 d\ble c>actre qui doit1 t\tefois1 leur faire attribu]1 en pr9cipe1 une mo9dre valeur sci5tifique4 cela prs1 le moy5 tratologique e/ d'ailleurs applicable1 comme le moy5 pa?ologique1 soit l'ensemble de la hir>*ie biologique1 soit t\s les div]s aspects ess5tiels de *aque organisme1 animal ou vgtal2 et ce n'e/ qu'en l'employant a9si dans t\te son ext5sion philosophique1 qu'on en p\rra ralis]1 de mme qu'env]s t\t autre procd1 des applications d'une vritable importance spculative4 ,quel que soit le mode d'exprim5tation1 direct ou indirect1 artificiel ou naturel1 que l'on se propose de suivre dans une tude biologique quelconque1 on devra1 videmm5t1 remplir1 en gnral1 ces deux conditions con/amm5t indisp5sables1 dfaut desquelles tant de re*]*es compliques ont laborieusem5t avort jusqu'ici3 #a avoir en vue un b nettem5t dt]m91 c'e/--dire1 t5dre claircir tel phnomne organique1 s\s tel aspect spcial2 #b connatre1 le plus compltem5t possible1 d'aprs l'obs]vation proprem5t dite1 le vritable tat normal de l'organisme correspondant et les vraies limites de v>iation dont il e/ susceptible4 ,sans la premire condition1 le c>actre du travail s]ait1 de t\te ncessit1 vague et inc]ta92 sans la seconde1 l'in/itution des expri5ces ne s]ait dirige p> aucune considration rationnelle1 et leur int]prtation f9ale n'aurait aucune base solide4 l'g>d de sci5ces plus simples et plus anci5nes1 dont la con/itution positive e/ plus avance1 et la vraie philosophie mieux connue1 de telles recomm&ations gnrales sembl]ai5t1 en quelque sorte1 puriles4 ,malheureusem5t1 env]s une sci5ce fondam5tale aussi complique et aussi rc5te que l'e/ la biologie1 il s'en faut encore de beauc\p que la philosophie positive puisse dsormais se disp5s] de reproduire1 d'une manire spciale et pressante1 ces maximes lm5taires4 ,c'e/ surt\t dans les problmes relatifs la vie animale1 que leur inobs]vance habituelle e/ trs frappante1 quoique les re*]*es sur la vie organique ne soi5t po9t1 assurm5t1 t\j\rs irrpro*ables s\s ce rapport4 ,si1 p> exemple1 les nombreuses obs]vations recueillies jusqu'ici quant aux div]s drangem5s des phnomnes intellectuels et moraux n'ont rellem5t rp&u encore presque aucune lumire importante sur les lois naturelles de leur accomplissem5t1 on doit pr9cipalem5t l'attribu]1 soit l'abs5ce d'un sujet de re*]*es nettem5t conu et di/9ctem5t spcifi1 soit1 plus =tem5t peut-tre1 la trop imp>faite notion pralable de l'tat normal correspondant4 ,a9si1 en d]nire analyse1 quelle que puisse tre1 en biologie1 la valeur fondam5tale du mode le plus conv5able d'exprim5tation1 il ne faut jamais oubli] que1 ici comme p>t\t ailleurs1 et mme beauc\p plus qu'ailleurs1 l'obs]vation pure doit ncessairem5t tre t\j\rs place en premire ligne1 comme clairant d'abord1 d'une indisp5sable lumire1 l'ensemble du sujet dont il s'agit de p]fectionn] ensuite1 s\s tel po9t de vue dt]m91 l'tude spciale1 p> voie d'exprim5tation4 ,il me re/e1 enf91 considr]1 en troisime lieu1 la d]nire m?ode fondam5tale propre l'exploration biologique1 celle qui1 p> sa nature1 e/ le plus spcialem5t adapte l'tude des corps vivans1 d'o elle tire1 en effet1 sa vritable s\rce logique1 et dont elle doit1 p> son application t\j\rs plus complte et plus rationnelle1 dt]m9] dsormais1 plus qu'aucune autre1 le progrs incessamm5t croissant4 ,on voit qu'il s'agit1 en un mot1 de la m?ode comp>ative proprem5t dite1 que n\s devons c>actris] ici s\s son aspect le plus philosophique4 ,en tablissant1 au comm5cem5t du volume prcd5t1 ma division rationnelle des trois modes fondam5taux de l'art d'obs]v]1 j'ai dj fait s5tir1 en gnral1 que le d]ni] de ces modes1 le plus indirect et le plus difficile de t\s1 la comp>aison1 tait ess5tiellem5t de/91 p> sa nature1 l'tude des phnomnes les plus p>ticuli]s1 les plus compliqus1 et les plus v>is1 dont il devait con/itu] la pr9cipale ress\rce4 ,n\s avons d'abord reconnu que les vrais phnomnes a/ronomiques1 ncessairem5t limits au seul monde dont n\s faisons p>tie1 ne p\vai5t aucunem5t comport]1 si ce n'e/ d'une manire t\t--fait secondaire1 l'application d'un tel procd d'exploration4 ,passant ensuite aux div]s phnomnes de la physique proprem5t dite1 n\s avons galem5t con/at que1 quoique leur nature y int]dise beauc\p mo9s une utile introduction de la m?ode comp>ative1 c'e/ nanmo9s d'aprs un t\t autre mode fondam5tal que l'art d'obs]v] doit y tre spcialem5t employ4 ,enf91 p>tir des phnomnes *imiques1 n\s avons tabli que1 malgr qu'une telle m?ode n'ait jusqu'ici aucun rang dt]m9 dans le sy/me logique de la philosophie *imique1 le c>actre des phnomnes comm5ce ds lors dev5ir susceptible d'une heureuse et importante comb9aison de ce mode avec les deux autres1 qui doiv5t nanmo9s y re/] prpondrans4 ,mais c'e/ seulem5t dans l'tude1 soit /atique1 soit dynamique1 des corps vivans1 que l'art comp>atif proprem5t dit peut pr5dre t\t le dveloppem5t philosophique qui le c>actrise1 de manire ne p\voir tre conv5ablem5t transport aucun sujet qu'aprs avoir t exclusivem5t emprunt cette s\rce primitive1 suivant le pr9cipe logique si frquemm5t proclam et pratiqu dans ce ,trait4 ,quelles sont1 en effet1 les conditions fondam5tales sur lesquelles doive ncessairem5t repos]1 en gnral1 l'application rationnelle d'un tel mode d'exploration8 ,elles consi/5t1 videmm5t1 p> la nature mme du procd1 dans cet indisp5sable conc\rs de l'unit ess5tielle du sujet pr9cipal avec la gr&e div]sit de ses modifications effectives4 ,sans la premire condition1 la comp>aison n'aurait aucune base solide2 sans la seconde1 elle manqu]ait d't5due et de fcondit3 p> leur runion1 elle devi5t la fois possible et conv5able4 ,or1 d'aprs la df9ition mme de la vie1 ces deux c>actres sont1 de t\te ncessit1 m9emm5t raliss dans l'tude des phnomnes biologiques1 s\s quelque po9t de vue qu'on les envisage4 ,l'exacte h>monie entre le moy5 et le b e/ ici tellem5t spontane et si nettem5t prononce1 que son entire apprciation philosophique peut tre aism5t effectue sans donn] lieu ces discussions spciales qui ont t indisp5sables ci-dessus p\r c>actris] avec ju/esse la vraie fonction rationnelle1 bi5 plus quivoque et plus litigieuse1 de la m?ode exprim5tale en biologie4 ,t\t le sy/me de la sci5ce biologique drive1 comme n\s l'avons tabli1 d'une seule gr&e conception philosophique3 la correspondance gnrale et ncessaire1 div]sem5t reproduite et incessamm5t dveloppe1 entre les ides d'organisation et les ides de vie4 ,l'unit fondam5tale du sujet ne saurait donc tre1 en aucun cas1 plus p>faite2 et la v>it presque indf9ie de ses modifications1 soit /atiques1 soit dynamiques1 n'a pas beso91 sans d\te1 d'tre =mellem5t con/ate4 ,s\s le po9t de vue purem5t anatomique1 t\s les organismes possibles1 t\tes les p>ties quelconques de *aque organisme1 et t\s les div]s tats de *acun1 prs5t5t ncessairem5t un fond commun de /ructure et de composition1 d'o procd5t successivem5t les div]ses organisations plus ou mo9s secondaires qui con/itu5t des tissus1 des organes1 et des app>eils de plus en plus compliqus4 ,de mme1 s\s l'aspect physiologique proprem5t dit1 t\s les tres vivans1 depuis le vgtal jusqu' l'homme1 considrs dans t\s les actes et t\tes les poques de leur exi/5ce1 sont ess5tiellem5t d\s d'une c]ta9e vitalit commune1 premi] fondem5t indisp5sable des innombrables phnomnes qui les c>actris5t graduellem5t4 ,l'une et l'autre de ces deux gr&es faces corrlatives du sujet univ]sel de la biologie1 montr5t t\j\rs ce que les diffr5s cas (fr5t de semblable comme tant ncessairem5t1 et en ralit1 plus important1 plus fondam5tal1 que les p>ticul>its qui les di/+u5t2 con=mm5t cette loi ess5tielle de la philosophie positive1 dont j'ai fait1 ds le db et dans t\t le c\rs de cet ouvrage1 une des pr9cipales bases de ma conception philosophique1 que1 en t\t g5re1 les phnomnes plus gnraux dom95t con/amm5t ceux qui le sont mo9s4 ,c'e/ sur une telle notion que repose directem5t l'admirable rationnalit de la m?ode comp>ative applique la biologie4 ,au premi] aspect1 l'obligation /rictem5t prescrite cette gr&e sci5ce d'embrass] a9si1 dans son entire imm5sit1 l'imposant ensemble de t\s les cas organiques et vitaux1 p>at devoir accabl] notre intellig5ce s\s une insurmontable accumulation de difficults capitales3 et1 sans d\te1 ce s5tim5t naturel a d long-temps contribu]1 en effet1 d'une manire spciale1 ret>d] le dveloppem5t de la sa9e philosophie biologique4 ,il e/ nanmo9s exactem5t vrai qu'une telle ext5sion du sujet jusqu' ses extrmes limites philosophiques1 lo9 de con/itu]1 p\r la sci5ce1 un vritable ob/acle1 devi5t1 au contraire1 son plus puissant moy5 de p]fectionnem5t1 p> la lum9euse comp>aison fondam5tale qui en rsulte ncessairem5t1 une fois que l'esprit huma91 famili>is enf9 avec les conditions ess5tielles de cette difficile tude1 p>vi5t dispos] t\s ces cas div]s dans un ordre qui leur p]mette de s'clair] mutuellem5t4 ,borne la seule considration de l'homme1 comme elle l'a t si long-temps1 la sci5ce biologique ne p\vait1 en ralit1 p> sa nature1 faire aucun progrs ess5tiel1 mme purem5t anatomique1 si ce n'e/ quant cette anatomie descriptive et sup]ficielle1 uniquem5t applicable l'art *irurgical2 c>1 en procdant a9si1 elle abordait directem5t la solution du problme le plus difficile p> l'exam5 isol du cas le plus compliqu1 ce qui devait t] ncessairem5t t\t espoir d'un vritable succs4 ,sans d\te1 il tait non-seulem5t videmm5t 9vitable1 mais encore rig\reusem5t indisp5sable1 que la biologie comm5t p> un tel po9t de d"p1 af9 de se con/itu] une unit fondam5tale1 qui pt s]vir ensuite la coord9ation sy/matique de la srie entire des cas biologiques4 ,un tel type ne p\vait1 en effet1 s\s pe9e de nullit radicale1 tre arbitrairem5t *oisi2 et ce n'e/ po9t uniquem5t1 ni mme pr9cipalem5t1 comme le mieux connu et le plus intressant1 que le type huma9 a d tre ncessairem5t prfr2 c'e/ surt\t p> la raison pr(onde qu'il (fre1 en lui-mme1 le rsum le plus complet de l'ensemble de t\s les autres cas1 dont il p]met ds lors de concevoir une coord9ation exactem5t rationnelle4 ,a9si1 une premire analyse 7obt5ue d'aprs l'obs]vation proprem5t dite1 conv5ablem5t aide de l'exprim5tation7 de l'homme1 envisag l'tat adulte et au degr normal1 s]t =m] la gr&e unit sci5tifique1 suivant laquelle s'ordonn5t les t]mes successifs de l'imm5se srie biologique1 mesure qu'ils s'loign5t davantage de ce type fondam5tal1 en desc5dant jusqu'aux organisations les plus simples et aux modes d'exi/5ce les plus imp>faits4 ,mais1 cela pos1 la sci5ce1 quant l'homme lui-mme1 re/]ait t]nellem5t l'tat de grossire bau*e1 si1 aprs une telle opration prlim9aire1 uniquem5t de/9e p]mettre son dveloppem5t rationnel1 on ne repr5ait intgralem5t l'ensemble de cette tude p\r obt5ir des connaissances plus appr(ondies1 p> la comp>aison p]ptuelle1 s\s t\s les aspects possibles1 du t]me primordial t\s les autres t]mes de mo9s en mo9s complexes de cette srie gnrale1 ou1 rciproquem5t1 p> l'analyse comp>ative des complications graduelles qu'on obs]ve en remontant du type le plus infrieur au type huma94 ,soit qu'il s'agisse d'une disposition anatomique1 ou d'un phnomne physiologique1 une semblable comp>aison m?odique de la suite rgulire des diffr5ces croissantes qui s'y rapport5t1 (frira t\j\rs ncessairem5t1 p> la nature de la sci5ce1 le moy5 le plus gnral1 le plus c]ta91 et le plus efficace d'claircir1 jusque dans ses d]ni]s lm5s1 la "q propose4 ,non-seulem5t on connatra a9si un beauc\p plus gr& nombre de cas1 mais1 ce qui importe bi5 davantage1 on connatra mieux *acun d'eux p> une consqu5ce 9vitable et immdiate de leur rappro*em5t rationnel4 ,sans d\te1 un tel effet ne s]ait po9t rellem5t produit1 et le problme aurait t r5du a9si plus complexe au lieu de se simplifi]1 si1 p> leur nature1 t\s ces cas div]s ne prs5tai5t pas ncessairem5t une similitude fondam5tale1 accompagne de modifications graduelles1 t\j\rs assujetties une m>*e rgulire3 et c'e/ p\rquoi cette m?ode comp>ative ne convi5t ess5tiellem5t qu' la seule biologie1 sauf l'usage capital que je montr]ai1 dans le volume suivant1 qu'on en peut faire aussi1 d'aprs les mmes motifs philosophiques1 quoique un degr beauc\p mo9dre1 p\r la physique sociale4 ,mais1 l'g>d de t\tes les tudes biologiques1 l'ensemble des considrations prcd5tes ne peut laiss]1 ce me semble1 en pr9cipe1 aucune inc]titude sur l'vid5te conv5ance directe et gnrale d'une telle m?ode1 t\t en indiquant d'ailleurs les difficults ess5tielles que doit prs5t] le plus s\v5t l'heureuse application d'un in/rum5t aussi dlicat1 dont bi5 peu d'esprits encore ont su faire un usage conv5able4 ,quelque complte et spontane que soit1 en ralit1 cette h>monie fondam5tale1 t\t vrai philosophe doit1 nanmo9s1 sans d\te1 contempl] avec une pr(onde admiration l'art m95t l'aide duquel l'esprit huma9 a pu conv]tir en un imm5se moy5 ce qui devait d'abord p>atre con/itu] une difficult capitale4 ,une telle trans=mation (fre1 mes yeux1 un des plus gr&s et des plus irrcusables tmoignages de =ce relle que notre intellig5ce ait jamais f\rnis en aucun g5re4 ,et1 c'e/ bi5 ici1 comme l'g>d de t\tes les autres facults sci5tifiques vraim5t primordiales1 l'oeuvre de l'espce entire1 graduellem5t dveloppe dans la longue suite des sicles1 et non le produit orig9al d'aucun esprit isol1 malgr la frivole et inqualifiable prt5tion de quelques mod]nes se proclam]1 ou se laiss] proclam] les vrais crateurs privilgis de la biologie comp>ative6 ,depuis le simple usage primitif que le gr& ,ari/ote fit1 en quelque sorte spontanm5t1 d'une telle m?ode dans les cas les plus faciles 7ne ft-ce qu'en comp>ant1 p> exemple1 la /ructure des membres infrieurs de l'homme celle des membres suprieurs71 jusqu'aux rappro*em5s les plus pr(onds et les plus ab/raits de la biologie actuelle1 on tr\ve rellem5t une srie trs t5due d'tats int]mdiaires con/amm5t progressifs1 entre lesquels l'hi/oire ne saurait individuellem5t signal] que les travaux susceptibles d'indiqu]1 p\r l'poque correspondante1 une plus p>faite intellig5ce du vrai gnie de l'art comp>atif1 manife/e p> son application plus heureuse et plus l>ge4 ,il e/ vid5t1 en un mot1 que la m?ode comp>ative des biologi/es1 pas plus que la m?ode exprim5tale des physici5s1 n'a t ni pu tre proprem5t inv5te p> p]sonne4 ,di/+uons ma9t5ant les div]s aspects gnraux s\s lesquels doit tre p\rsuivie la comp>aison biologique1 que n\s cont9u]ons t\j\rs envisag] la fois comme /atique et comme dynamique4 ,on peut les rapport] c9q *efs pr9cipaux1 que je classe ici1 autant que possible1 dans l'ordre de leur en*anem5t naturel et de leur valeur sci5tifique croissante3 #a comp>aison entre les div]ses p>ties de *aque organisme dt]m92 #b comp>aison entre les sexes2 #c comp>aison entre les div]ses phases que prs5te l'ensemble du dveloppem5t2 #d comp>aison entre les diffr5tes races ou v>its de *aque espce2 #e enf91 et au plus haut degr1 comp>aison entre t\s les organismes de la hir>*ie biologique4 ,il e/ d'ailleurs s\s-ent5du que1 dans l'un quelconque de ces p>allles1 l'organisme s]a con/amm5t considr l'tat normal1 a9si qu'on l'a t\j\rs fait jusqu'ici1 comme il tait indisp5sable de le faire d'abord4 ,qu& les lois ess5tielles relatives cet tat auront t conv5ablem5t tablies1 l'esprit huma9 p\rra pass] rationnellem5t la pa?ologie comp>e1 soit /atique1 soit dynamique1 dont l'tude1 encore plus dtaille p> sa nature1 devra conduire p]fectionn] ces lois en t5dant leur porte primitive4 ,mais t\te semblable t5tative s]ait actuellem5t prmature1 l'organisme normal n'tant po9t encore assez bi5 connu4 ,jusqu'alors1 l'exploration pa?ologique ne saurait tre employe rgulirem5t en biologie qu' titre d'quival5t de l'exprim5tation proprem5t dite1 comme je l'ai prcdemm5t expliqu4 ,d'ailleurs1 il faut reconnatre1 ce me semble1 que ce sy/me di/9ct et complet de pa?ologie comp>ative1 quelque prcieux qu'il ft1 n'app>ti5drait po9t rellem5t1 en aucun cas1 la vraie biologie1 quoiqu'il en devnt l'application ncessaire1 mais ess5tiellem5t l'art mdical1 envisag dans son entire ext5sion1 dont il con/itu]ait rationnellem5t la base indisp5sable et directe4 ,si l'on ne devait po9t atta*] une vritable importance ne pas trop multipli] les motifs gnraux de comp>aison1 on aurait pu compr5dre1 p>mi ceux que je vi5s d'numr]1 l'exam5 des diffr5ces que prs5te *aque p>tie ou *aque acte organique suivant les div]ses circon/ances extrieures normales s\s l'influ5ce desquelles l'organisme e/ plac1 ce qui embrasse la fois les considrations ess5tielles de climat1 de rgime1 etc4 ,mais1 il e/ vid5t que l'enti] dveloppem5t de ces considrations app>ti5t rationnellem5t1 d'une manire spciale1 l'hi/oire naturelle proprem5t dite1 et non la pure biologie4 ,quant leur bau*e fondam5tale1 qui convi5t rellem5t aux tudes biologiques1 elle e/ t\t naturellem5t comprise dans le doma9e effectif de la simple obs]vation directe1 dont elle con/itue le complm5t indisp5sable1 et non proprem5t dans celui de la m?ode comp>ative1 qui1 ce me semble1 doit t\j\rs repos] sur une modification quelconque de l'organisme lui-mme et non du milieu4 ,on p\rrait aussi di/+u]1 sans d\te1 comme titre sp>1 la comp>aison entre les div]s tempram5s1 c'e/--dire1 entre les diffr5tes modifications natives1 la fois normales et fixes1 d'un mme organisme un ge quelconque4 ,mais cette considration a trop peu d'importance propre1 si ce n'e/ dans l'espce huma9e1 p\r exig]1 en gnral1 une m5tion di/9cte4 ,du re/e1 p>v5ue son maximum d'influ5ce1 elle se tr\ve implicitem5t comprise dans la considration des v>its ou races proprem5t dites1 qui ne p>aiss5t tre1 suivant la judicieuse ?orie de ,m4 de ,bla9ville1 que des tempram5s p\sss jusqu' l'extrme limite des v>iations normales dont l'organisme correspondant tait susceptible1 et r5dus en mme temps plus p]si/ans1 p> l'influ5ce cont9ue d'un milieu fixe et plus prononc1 agissant1 p5dant une longue suite de gnrations1 sur une espce primitivem5t homogne4 ,quel que soit le mode gnral suivant lequel on se propose d'appliqu] la m?ode comp>ative une re*]*e biologique quelconque1 son esprit ess5tiel consi/e t\j\rs concevoir t\s les cas envisags comme devant tre radicalem5t analogues s\s le po9t de vue que l'on considre1 et reprs5t]1 en consqu5ce1 leurs diffr5ces effectives comme de simples modifications1 dt]m9es1 dans un type fondam5tal et ab/rait1 p> l'ensemble des c>actres propres l'organisme ou l'tre correspondant2 en sorte que les diffr5ces secondaires soi5t sans cesse ratta*es aux pr9cipales d'aprs des lois con/amm5t uni=mes1 dont le sy/me doit con/itu] la vraie philosophie biologique1 soit /atique1 soit dynamique1 de/9e f\rnir a9si l'explication rationnelle et homogne de *aque cas dt]m94 ,si la "q e/ simplem5t anatomique1 on reg>de1 p>tir de l'homme adulte et normal pris p\r unit fondam5tale1 t\tes les autres organisations comme des simplifications successives1 p> voie de dgradation cont9ue1 de ce type primordial1 dont les dispositions ess5tielles doiv5t se retr\v] t\j\rs dans les cas mme les plus loigns1 qui les montr5t dgages de t\te complication plus ou mo9s accessoire4 ,de mme1 en traitant un problme physiologique proprem5t dit1 on *]*e surt\t saisir l'id5tit fondam5tale du phnomne pr9cipal qui c>actrise la fonction propose1 trav]s les modifications graduelles que prs5te la srie entire des cas comp>s1 jusqu' ce que les plus simples d'entre eux ai5t enf9 ralis1 autant que possible1 l'isolem5t1 d'abord ab/rait1 d'un tel phnomne1 dont la notion ess5tielle1 a9si fixe1 peut tre ensuite revtue successivem5t1 en s5s inv]se1 des div]ses attributions secondaires qui la compliquai5t primitivem5t4 ,il e/ donc vid5t1 s\s l'un ou l'autre aspect1 que la conception qualifie p> quelques naturali/es contempora9s du nom de ?orie des analogues1 et qu'on s'e/ ef=c de prs5t] comme une innovation rc5te1 ne con/itue rellem5t1 s\s une autre dnom9ation1 que le pr9cipe ncessaire et inv>iable de la m?ode comp>ative elle-mme1 directem5t envisage dans son ensemble philosophique4 ,on conoit aism5t quelle pr(onde et clatante lumire une telle m?ode1 conv5ablem5t applique1 e/ m9emm5t de/9e rp&re sur t\tes les tudes biologiques1 dont les imm5ses dtails doiv5t1 p> leur nature1 tr\v]1 dans cet intime rappro*em5t mutuel de t\s les cas possibles1 les pr9cipaux moy5s d'explication sci5tifique qui leur sont propres4 ,il s]ait1 d'ailleurs1 impossible de mconnatre combi5 des esprits irrationnels ou mal prp>s peuv5t facilem5t abus] d'une m?ode1 aussi dlicate en elle-mme1 et encore aussi imp>faitem5t apprcie d'ord9aire1 de manire entrav] le vrai dveloppem5t de la sci5ce p> de vicieuses spculations sur des analogies qui ne saurai5t exi/]1 faute d'avoir d'abord exactem5t circonscrit le *amp gnral des analogies relles1 correspondant l'ensemble des organes ou des actes vritablem5t communs4 ,p>mi les motifs ess5tiels de comp>aison biologique prcdemm5t numrs1 les seuls qui prs5t5t un c>actre assez nettem5t tran* p\r devoir tre ici spcialem5t exam9s sont1 la comp>aison entre les div]ses p>ties d'un mme organisme1 celle des diffr5tes phases de *aque dveloppem5t1 et surt\t celle de t\s les t]mes di/9cts de la gr&e hir>*ie des corps vivans4 ,af9 de complt] cet ap]u gnral de la m?ode comp>ative1 il convi5t ma9t5ant d'apprci] sp>m5t la valeur philosophique de *acun de ces trois modes pr9cipaux4 ,c'e/1 de t\te ncessit1 p> le premi] que cette m?ode a d comm5c] s'introduire spontanm5t dans les re*]*es quelconques1 soit /atiques1 soit dynamiques1 relatives aux corps vivans4 ,en se bornant mme la seule considration de l'homme1 aucun esprit philosophique ne saurait vit] d'tre plus ou mo9s frapp immdiatem5t de la similitude rem>quable que prs5t5t1 tant d'g>ds1 ses div]ses p>ties pr9cipales1 soit dans leur /ructure1 soit dans leurs fonctions1 malgr leurs gr&es et inconte/ables diffr5ces4 ,d'abord1 t\s les tissus1 t\s les app>eils1 en tant qu'organiss et vivans1 (fr5t1 d'une manire homogne1 ces c>actres fondam5taux inhr5s aux ides mmes d'organisation et de vie1 et auxquels sont rduits les d]ni]s organismes4 ,mais1 en outre1 s\s un po9t de vue plus spcial1 l'analogie des organes devi5t ncessairem5t de plus en plus prononce mesure que celle des fonctions l'e/ davantage1 et1 rciproquem5t1 ce qui peut conduire1 et a s\v5t conduit1 en effet1 aux plus lum9eux rappro*em5s1 anatomiques ou physiologiques1 en passant a9si alt]nativem5t de l'une l'autre similitude4 ,quelque admirable ext5sion qu'ait pris1 de nos j\rs1 d'autres titres1 la m?ode comp>ative1 les biologi/es sont lo9 de r5onc] employ] dsormais1 comme moy5 d'importantes dc\v]tes1 ce mode orig9aire et simple de l'art comp>atif4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que le gr& ,bi*at1 quoique ess5tiellem5t rduit la seule considration de l'homme1 envisag mme l'tat adulte1 a dc\v]t cette analogie fondam5tale entre le sy/me muqueux et le sy/me cutan1 qui a dj rp&u tant de prcieuses lumires sur la biologie et sur la pa?ologie4 ,de mme1 malgr cette pr(onde et familire intellig5ce de la m?ode comp>ative1 envisage dans sa plus gr&e ext5sion philosophique et s\s t\s ses div]s aspects ess5tiels1 qui c>actrise m9emm5t les travaux de ,m4 de ,bla9ville1 on ne saurait d\t]1 p> exemple1 que l'assimilation capitale tablie p> cet illu/re biologi/e entre le crne et les autres lm5s de la colonne v]tbrale1 ne pt tre suffisamm5t indique p> la simple analyse rationnelle de l'organisme huma94 ,le second mode gnral de l'art comp>atif1 qui consi/e dans le rappro*em5t des div]s tats p> lesquels passe successivem5t *aque corps vivant depuis sa premire orig9e jusqu' son entire de/ruction1 prs5te la sci5ce biologique un n\vel ordre de ress\rces fondam5tales4 ,sa pr9cipale valeur philosophique rsulte de ce que1 p> sa nature1 il p]met d'envisag]1 sur un c\rte *elle1 et p\r a9si dire d'un seul aspect1 l'ensemble sommaire et rapide de la srie successive des organismes les plus tran*s que puisse (frir la hir>*ie biologique4 ,c>1 on conoit que l'tat primitif de l'organisme mme le plus lev doit ncessairem5t reprs5t]1 s\s le po9t de vue anatomique ou physiologique1 les c>actres ess5tiels de l'tat complet propre l'organisme le plus infrieur1 et a9si successivem5t2 quoique on doive1 d'ailleurs soigneusem5t vit] t\te prt5tion1 la fois purile et absurde1 retr\v] m9utieusem5t l'analogue exact de *aque t]me pr9cipal relatif la p>tie infrieure de la srie organique dans la seule analyse1 bi5 plus et t\t autrem5t circonscrite1 des div]ses phases du dveloppem5t de *aque organisme suprieur4 ,il re/e1 nanmo9s1 inconte/able qu'une telle analyse des ges (fre1 l'anatomie et la physiologie1 la proprit ess5tielle de ralis]1 dans un mme individu1 cette complication successive d'organes et de fonctions qui c>actrise l'ensemble sommaire de la hir>*ie biologique1 et dont le rappro*em5t1 dev5u a9si plus homogne et plus complet en mme temps que mo9s t5du1 con/itue un ordre spcial de comp>aisons lum9euses1 qui ne p\rrait tre entirem5t suppl p> aucun autre4 ,quoique utile t\s les degrs de l'*elle organique1 c'e/1 videmm5t1 dans l'espce huma9e1 et dans le sexe mle1 que cette analyse doit ncessairem5t acqurir la plus gr&e valeur1 puisque l'int]valle entre l'orig9e et le maximum du dveloppem5t e/ alors aussi prononc qu'on puisse jamais le concevoir1 t\s les organismes ayant1 peu prs1 le mme po9t de d"p4 ,malheureusem5t1 l'extrme difficult d'explor] ici l'organisation et la vie intra-utr9es1 qui sont1 nanmo9s1 s\s ce po9t de vue1 les plus importantes analys]1 entrave beauc\p encore la pr9cipale application de ce prcieux moy5 d'in/ruction4 ,enf91 c'e/ ess5tiellem5t p\r la priode asc5dante de la vie que cette analyse (fre une ress\rce capitale3 la priode oppose1 qui n'e/1 en ralit1 qu'une mort graduellem5t accomplie1 prs5te1 cet g>d1 peu d'intrt sci5tifique4 ,c>1 s'il doit exi/] une f\le de manires de vivre1 il ne peut gure y avoir1 au fond1 qu'une seule manire naturelle de m\rir2 quoique1 d'ailleurs1 l'analyse rationnelle de cette mort naturelle soit lo91 sans d\te1 d'tre dp\rvue1 en elle-mme1 d'une vritable importance p\r la sci5ce biologique1 dont elle con/itue une sorte de corollaire gnral1 propre vrifi] utilem5t l'ensemble de ses lois pr9cipales4 ,malgr l'm95te valeur des deux modes prcd5s de comp>aison biologique1 c'e/ surt\t de l'imm5se p>allle rationnel in/itu entre t\s les t]mes de la srie organique que la m?ode comp>ative proprem5t dite doit tir]1 non-seulem5t son plus admirable dveloppem5t1 mais encore son pr9cipal c>actre philosophique comme m?ode di/9cte4 ,aussi conoit-on sans pe9e l'exagration vulgaire qui porte si frquemm5t ne reconnatre =mellem5t l'exi/5ce effective d'une telle m?ode que dans les seuls cas o elle e/ immdiatem5t applique s\s ce d]ni] po9t de vue1 le plus t5du et le plus efficace de t\s1 quoique cette apprciation dmesure entrane d'ailleurs l'inconvni5t capital de masqu] la vritable orig9e de l'art comp>atif4 ,en effet1 l'ide de comp>aison entre plus ou mo9s1 de t\te ncessit1 dans la notion de t\te obs]vation1 quel que soit son mode1 et mme quelque sujet qu'elle se rapporte3 c>1 il faut bi51 au mo9s1 comp>] t\j\rs les conditions s\s lesquelles le phnomne s'accomplit avec les circon/ances qui c>actris5t son accomplissem5t2 cela e/ encore plus spcialem5t indisp5sable dans t\te exprim5tation proprem5t dite4 ,ce n'e/ donc po9t p> cet unique attribut que la m?ode exclusivem5t qualifie de comp>ative mrite sa dnom9ation propre2 et une telle rem>que peut expliqu] p\rquoi les mtaphysici5s1 qui ont seuls t5t jusqu'ici d'analys] la m>*e de notre ent5dem5t1 sont p>v5us confondre1 avec quelque app>5ce de raison1 les m?odes les plus rellem5t di/9ctes1 faute de les avoir tudies dans leurs applications c>actri/iques4 ,la vraie diffr5ce ess5tielle entre ce n\veau mode fondam5tal de l'art d'obs]v] et les deux autres plus simples et plus gnraux1 que j'en ai sp>s s\s les noms spciaux d'obs]vation et d'exprim5tation1 consi/e en ce qu'il e/ fond sur une comp>aison trs prolonge d'une suite =t t5due de cas analogues1 o le sujet se modifie p> une succession cont9ue de dgradations presque ins5sibles4 ,telle e/ la qualit gnrale qui ju/ifie videmm5t le titre =mel de cette troisime m?ode d'exploration1 et qui1 en mme temps1 la de/9e1 d'une manire si manife/e et p\r a9si dire exclusive1 l'tude des corps vivans4 ,or1 c'e/ surt\t dans la comp>aison entre les organismes de la hir>*ie biologique que cet attribut c>actri/ique e/ m9emm5t prononc4 ,le p>allle entre les p>ties analogues d'un seul organisme1 et mme l'analyse comp>ative des ges successifs1 ne saurai5t (frir directem5t une assez longue suite de cas v>is p\r suffire isolm5t r5dre hautem5t inconte/able la nature propre d'une telle m?ode1 quoiqu'on ait d ensuite les y compr5dre rationnellem5t1 qu& une fois son vritable esprit gnral a t enf9 nettem5t rvl p> son application la mo9s quivoque4 ,il e/ heureusem5t inutile auj\rd'hui d'insi/] beauc\p1 en pr9cipe1 sur l'admirable cl>t que doit ncessairem5t port]1 dans le sy/me enti] des tudes biologiques1 cette comp>aison rationnelle entre t\s les organismes connus1 dont l'usage comm5ce ma9t5ant dev5ir famili] t\s les bons esprits occups1 un titre quelconque1 de la ?orie des corps vivans4 ,*acun doit aism5t s5tir1 d'aprs l'ensemble des considrations prcd5tes1 qu'il n'y a pas de /ructure ni de fonction dont l'analyse fondam5tale ne puisse tre directem5t et m9emm5t p]fectionne p> l'exam5 judicieux de ce que t\s les div]s organismes (fr5t1 cet g>d1 de commun1 et de la simplification cont9ue qui fait graduellem5t disp>atre les c>actres accessoires mesure qu'on desc5d davantage dans la hir>*ie biologique1 jusqu' ce qu'on soit enf9 p>v5u ce t]me1 plus ou mo9s loign1 o subsi/e seul l'attribut ess5tiel du sujet propos1 et d'o la p5se peut procd]1 en s5s inv]se1 la recon/ruction successive de l'organe ou de l'acte dans t\te sa premire complication1 d'abord inextricable4 ,on peut mme avanc]1 sans exagration1 qu'aucune disposition anatomique1 et1 plus =te raison1 aucun phnomne physiologique1 ne saurai5t tre vraim5t connus tant qu'on ne s'e/ po9t lev1 p> cette dcomposition spontane1 la notion ab/raite de leur pr9cipal lm5t1 en y ratta*ant successivem5t t\tes les autres notions plus ou mo9s importantes suivant l'ordre rationnel rig\reusem5t indiqu p> leur p]si/ance plus ou mo9s prolonge dans la srie organique4 ,nul autre procd comp>atif ne saurait1 videmm5t1 tre assez t5du1 assez fcond1 et assez gradu1 p\r p]mettre1 avec autant de prcision1 l'analyse rationnelle du sujet considr1 et p\r mesur]1 d'une manire aussi appro*e1 les vrais rapports de subord9ation entre ses div]s lm5s4 ,une telle m?ode me p>at (frir1 en quelque sorte1 quant aux re*]*es biologiques1 un c>actre philosophique semblable celui de l'analyse ma?matique applique aux que/ions de son vritable ressort1 o elle prs5te surt\t1 comme n\s l'avons reconnu dans le premi] volume de cet ouvrage1 la proprit ess5tielle de mettre en vid5ce1 dans *aque suite indf9ie de cas analogues1 la p>tie fondam5tale rellem5t commune t\s1 et qui1 avant cette gnralisation ab/raite1 tait pr(ondm5t enveloppe s\s les spcialits secondaires de *aque cas isol4 ,on ne saurait d\t] que l'art comp>atif des biologi/es ne produise1 jusqu' un c]ta9 po9t1 un rsultat quival5t1 surt\t p> la considration rationnelle de la hir>*ie organique4 ,cette gr&e considration1 qui devait d'abord s'tablir dans les tudes purem5t anatomiques1 a t peu adapte jusqu'ici aux problmes physiologiques proprem5t dits4 ,elle y e/1 nanmo9s1 encore plus ncessaire1 et1 en mme temps1 t\t aussi applicable1 sauf la difficult suprieure d'un tel g5re d'obs]vations4 ,il faut rem>qu]1 enf91 que p\r ralis] entirem5t les proprits c>actri/iques d'une telle m?ode1 pr9cipalem5t l'g>d des que/ions physiologiques1 il importe beauc\p de lui attribu] habituellem5t1 avec plus de =ce qu'on ne le fait encore1 t\te l'ext5sion rationnelle dont elle e/ susceptible1 en assujettissant nos comp>aisons sci5tifiques1 non-seulem5t t\s les cas de l'organisme animal1 mais en outre l'organisme vgtal lui-mme4 ,on conoit1 en effet1 que plusieurs phnomnes fondam5taux ne saurai5t tre1 p> leur nature1 conv5ablem5t analyss1 si la comp>aison biologique n'e/ pas p\sse jusqu' ce t]me extrme4 ,tels sont1 videmm5t1 mme dans l'homme1 les pr9cipaux phnomnes de la vie organique proprem5t dite4 ,l'organisme vgtal e/ m9emm5t propre leur tude rationnelle1 non-seulem5t en ce qu'on peut les y obs]v] seuls et rduits leur p>tie /rictem5t lm5taire1 mais encore1 p> une raison mo9s s5tie1 en ce qu'ils y sont ncessairem5t plus prononcs4 ,c>1 c'e/ dans le gr& acte de l'assimilation vgtale que la matire brute passe rellem5t l'tat organis2 t\tes les trans=mations ultrieures qu'elle peut pr\v] de la "p de l'organisme animal sont ncessairem5t bi5 mo9s tran*es4 ,a9si1 l'organisme vgtal e/ rellem5t le plus propre n\s dvoil] les vritables lois lm5taires et gnrales de la nutrition1 qui doiv5t y ex]c] une influ5ce la fois plus simple et plus int5se4 ,la m?ode comp>ative e/1 videmm5t1 p> sa nature1 applicable t\s les organes et t\s les actes1 sans aucune exception4 ,mais1 elle e/ lo91 nanmo9s1 d'(frir t\s les div]s sujets de re*]*es des ress\rces galem5t t5dues1 puisque sa valeur sci5tifique doit 9vitablem5t dim9u]1 env]s les organismes suprieurs1 mesure qu'il s'agit d'app>eils et de fonctions d'un ordre plus lev1 dont la p]si/ance e/ mo9s prolonge en desc5dant l'*elle biologique4 ,tel e/ surt\t le cas des fonctions intellectuelles et morales les plus m95tes1 qui1 aprs l'homme1 disp>aiss5t presque entirem5t1 ou1 du mo9s1 devi5n5t pe9e reconnaissables1 ds qu'on a dpass les premires classes de mammifres4 ,on doit reg>d]1 sans d\te1 comme une imp]fection radicale de la m?ode comp>ative1 de dev5ir a9si mo9s compltem5t applicable1 au mom5t mme o la complication et l'importance suprieures des phnomnes exig]ai5t un conc\rs plus n]gique de ress\rces fondam5tales4 ,t\tefois1 mme en ce cas1 il s]ait peu philosophique de mconnatre les vives lumires que peut rp&re1 sur l'analyse de l'homme moral1 l'tude intellectuelle et affective des animaux suprieurs1 et plus ou mo9s de t\s les autres1 quoique cette comp>aison1 qui prs5te d'ailleurs des difficults spciales1 n'ait pas t encore in/itue et p\rsuivie de manire conduire des indications positives d'une valeur capitale4 ,on doit rem>qu]1 en outre1 que1 s\s ce po9t de vue1 la m?ode comp>ative retr\ve1 jusqu' un c]ta9 po9t1 dans l'analyse rationnelle des ges1 naturellem5t dev5ue alors plus nette1 plus t5due1 et plus complte1 l'quival5t p>tiel des dim9utions qu'elle pr\ve relativem5t la hir>*ie biologique4 ,tels sont les pr9cipaux c>actres philosophiques de la m?ode comp>ative proprem5t dite1 envisage comme le mode fondam5tal d'exploration le mieux adapt l'tude positive des corps vivans4 ,suivant la df9ition univ]selle que j'ai pose1 ds le db de ce trait1 des vritables lois naturelles1 qui consi/5t t\j\rs saisir1 dans les phnomnes1 leurs relations con/antes1 soit de succession1 soit de similitude1 on devait s5tir1 en effet1 qu'aucune m?ode ne saurait plus srem5t et plus directem5t conduire tablir1 en biologie1 de p>eilles lois que celle dont l'esprit gnral t5d immdiatem5t n\s faire concevoir t\s les cas organiques comme radicalem5t analogues et comme p\vant tre dduits les uns des autres4 ,cette exacte apprciation sommaire de l'ensemble des moy5s ess5tiels d'inve/igation inhr5s la nature des tudes biologiques1 n\s a fait vrifi]1 sans d\te1 de la manire la plus t5due et la mo9s quivoque1 combi5 n\s tions fonds prvoir1 d'aprs les pr9cipes philosophiques prcdemm5t tablis que la complication suprieure d'un tel ordre de re*]*es devait ncessairem5t entran]1 comme une consqu5ce 9vitable1 un accroissem5t correspondant dans le sy/me gnral de nos ress\rces fondam5tales4 ,n\s avons effectivem5t reconnu que les deux modes lm5taires d'exploration propres aux p>ties antrieures de la philosophie naturelle acquir5t ici une ext5sion capitale2 et que1 surt\t1 un troisime mode1 jusqu'alors imp]ceptible1 pr5d aussitt un dveloppem5t presque indf9i1 p> une suite spontane de la nature mme des phnomnes4 ,il faut pass] ma9t5ant un n\vel aspect pr9cipal de la philosophie biologique1 l'exam5 rationnel de la vraie position encyclopdique de la biologie dans la hir>*ie des sci5ces fondam5tales1 c'e/--dire de l'ensemble de ses relations ess5tielles1 soit de m?ode1 soit de doctr9e1 avec les sci5ces qui la prcd5t1 et mme avec celle qui doit la suivre1 d'o rsult]a naturellem5t l'exacte dt]m9ation du g5re et du degr de p]fection spculative qu'elle comporte1 a9si que celle du plan gnral de l'ducation prlim9aire la mieux adapte sa culture sy/matique4 ,c'e/ ici le lieu1 en un mot1 d'expliqu] et de ju/ifi]1 d'une manire spciale1 le rang philosophique assign la biologie1 p> la =mule encyclopdique tablie dans la deuxime leon1 entre la sci5ce *imique et la sci5ce sociale4 ,je dois me born]1 en ce mom5t1 indiqu] en gnral1 sans aucune discussion1 sa relation ncessaire avec cette d]nire sci5ce1 relation qui s]a naturellem5t1 dans le volume suivant1 le sujet direct d'un exam5 appr(ondi4 ,la ncessit de fond] sur l'ensemble de la philosophie biologique le po9t de d"p immdiat de la physique sociale e/1 en elle-mme1 trop vid5te1 p\r que j'aie beso9 de m'y arrt] actuellem5t4 ,qu& l'in/ant s]a v5u d'analys] conv5ablem5t cette subord9ation gnrale1 j'aurai bi5 plus insi/] sur l'indisp5sable sp>ation rationnelle de ces deux gr&es tudes que sur leur intime filiation positive1 dont le dveloppem5t spontan de la philosophie naturelle t5d plutt auj\rd'hui faire concevoir une notion exagre4 ,il n'y a plus dsormais que les philosophes purem5t mtaphysici5s qui puiss5t p]si/] class] la ?orie de l'esprit huma9 et de la socit comme antrieure l'tude anatomique et physiologique de l'homme individuel4 ,n\s p\vons donc ici reg>d] ce premi] po9t comme suffisamm5t tabli1 et rs]v] t\te notre att5tion actuelle p\r l'analyse philosophique1 bi5 plus dlicate et jusqu' prs5t beauc\p plus inc]ta9e1 des vraies relations gnrales de la sci5ce biologique avec les div]ses bran*es fondam5tales de la philosophie inorganique4 ,les considrations prs5tes au comm5cem5t de ce disc\rs1 ont d mettre en vid5ce l'importance capitale que pr5d1 d'une manire t\te spciale1 env]s la biologie1 cette "q de position encyclopdique1 envisage dans son ensemble4 ,n\s avons reconnu1 en effet1 que cette subord9ation rationnelle et ncessaire de la philosophie organique la philosophie inorganique con/itue le premi] c>actre fondam5tal de l'tude positive des corps vivans1 p> opposition aux vagues conceptions primitives1 mtaphysiques ou ?ologiques1 qui ont si long-temps dom9 t\tes les ?ories biologiques4 ,il ne n\s re/e donc plus1 cet g>d1 qu' exam9] ici successivem5t la dp5dance plus spciale de la sci5ce biologique env]s *acune des sci5ces antrieures1 dont la priorit collective demeure inconte/able4 ,c'e/1 videmm5t1 la *imie que la biologie doit1 p> sa nature1 se subordonn] de la manire la fois la plus directe et la plus complte4 ,d'aprs l'analyse lm5taire du phnomne gnral de la vie proprem5t dite1 il e/ dev5u irrcusable ci-dessus que les actes fondam5taux dont la succession p]ptuelle c>actrise un tel tat1 sont ncessairem5t *imiques1 puisqu'ils consi/5t en une suite cont9ue de compositions et de dcompositions plus ou mo9s pr(ondes4 ,m4 de ,bla9ville a trs judicieusem5t rem>qu que1 au mom5t prcis o s'opre une comb9aison *imique quelconque1 il se passe rellem5t quelque *ose d'analogue la vie1 sans aucune autre diffr5ce radicale que l'in/antanx d'un semblable phnomne1 qui1 au contraire1 dans t\t organisme en rapport avec un milieu conv5able1 se r5\velle cont9uellem5t p> cette lutte rgulire et p]man5te entre le m\vem5t de dcomposition et celui de composition1 d'o rsulte le ma9ti5 et le dveloppem5t de l'tat organique1 en mme temps que l'impossibilit d'un enti] accomplissem5t de l'acte *imique4 ,quoique des attributs aussi c>actri/iques doiv5t1 sans d\te1 pr(ondm5t sp>]1 mme dans les plus imp>faits organismes1 les ractions vitales d'avec les effets *imiques ord9aires1 il n'en e/ pas mo9s inconte/able que1 p> leur nature1 t\tes les fonctions de la vie organique proprem5t dite sont ncessairem5t dom9es p> ces lois fondam5tales relatives aux phnomnes quelconques de composition et de dcomposition1 qui con/itu5t le sujet philosophique de la sci5ce *imique4 ,si l'on conoit1 t\s les degrs de l'*elle biologique1 ce p>fait isolem5t de la vie organique env]s la vie animale1 dont les vgtaux seuls peuv5t n\s (frir l'entire ralisation1 le m\vem5t vital ne saurait plus prs5t] notre intellig5ce que des ides purem5t *imiques1 sauf les circon/ances ess5tielles qui diffr5ci5t un tel g5re de ractions molculaires4 ,or1 la s\rce gnrale de ces importantes diffr5ces consi/e1 ce me semble1 en ce que le rsultat effectif de *aque conflit *imique1 au lieu de dp5dre t\j\rs uniquem5t de la simple composition1 mdiate ou immdiate1 des corps entre lesquels il a lieu1 e/ alors plus ou mo9s modifi p> leur organisation proprem5t dite1 c'e/--dire p> leur /ructure anatomique#bd4 ,ces modifications peuv5t sans d\te tre telles1 que1 lors mme que les lois gnrales de l'action *imique s]ai5t enf9 connues avec un degr de p]fection qu'il e/ pe9e possible de concevoir auj\rd'hui1 leur application ne saurait rellem5t suffire p\r dt]m9] priori1 sans une tude directe de l'organisme vivant1 l'issue prcise de *aque raction vitale4 ,mais1 malgr cette insuffisance ncessaire1 il s]ait nanmo9s absurde de reg>d] les actes de la vie organique comme s\/raits l'empire gnral des lois *imiques1 en confondant abusivem5t une simple modification avec une infraction vritable1 a9si que n'ont pas cra9t de le faire quelques physiologi/es mod]nes1 g>s p> une va9e mtaphysique4 ,c'e/ donc videmm5t la *imie seule qu'il app>ti5t de f\rnir le vrai po9t de d"p de t\te ?orie rationnelle relative la nutrition1 aux scrtions1 et1 en un mot1 t\tes les gr&es fonctions de la vie vgtative considre isolm5t1 dont *acune e/ t\j\rs ess5tiellem5t dom9e1 dans son ensemble1 p> l'influ5ce des lois *imiques1 sauf les modifications spciales t5ant aux conditions organiques4 ,si1 ma9t5ant1 n\s rtablissons la considration1 un in/ant c>te1 de la vie animale1 n\s voyons qu'elle ne saurait aucunem5t altr] cette subord9ation fondam5tale1 quoique elle doive en compliqu] beauc\p l'application effective4 ,c>1 n\s avons prcdemm5t tabli que la vie animale1 malgr son extrme importance1 ne doit jamais tre reg>de1 en biologie1 mme p\r l'homme1 que comme de/9e t5dre et p]fectionn] la vie organique1 dont elle ne peut *ang] la nature gnrale4 ,une telle influ5ce modifie de n\veau1 et s\v5t un trs haut degr1 les lois ess5tiellem5t *imiques propres aux fonctions purem5t organiques1 de manire r5dre l'effet rel encore plus difficile prvoir2 mais ces lois n'en cont9u5t pas mo9s1 de t\te ncessit1 dom9] l'ensemble du phnomne4 ,lorsque1 p> exemple1 le simple *angem5t du mode ou du degr d'inn]vation suffit1 dans un organisme suprieur1 p\r tr\bl]1 quant son n]gie et mme quant sa nature1 une scrtion donne1 on ne saurait concevoir t\tefois qu'une telle altration puisse jamais dev5ir absolum5t quelconque2 or1 ses limites gnrales rsult5t prcism5t de ce que de semblables modifications1 quelque irrgulires qu'elles p>aiss5t1 re/5t con/amm5t s\mises aux lois *imiques du phnomne organique fondam5tal1 qui1 t\t en p]mettant c]ta9es v>iations1 en int]dis5t un beauc\p plus gr& nombre4 ,a9si1 la complication1 s\v5t inextricable1 produite p> la vie animale1 ne saurait1 en pr9cipe1 emp*] la subord9ation ncessaire de l'ensemble des fonctions organiques proprem5t dites au sy/me des lois qui rgiss5t t\s les phnomnes quelconques de composition et de dcomposition3 l'usage rel de ces lois devi5t seulem5t beauc\p plus difficile et bi5 mo9s propre f\rnir d'exactes indications1 p> la ncessit de considr]1 outre le simple organisme1 la n\velle s\rce cont9ue de modifications qui rsulte de l'action n]veuse4 ,cette relation gnrale e/ d'une telle importance philosophique1 que1 sans elle on ne p\rrait vraim5t concevoir1 en biologie1 aucune ?orie sci5tifique digne de ce nom1 puisque les phnomnes les plus fondam5taux y s]ai5t ds lors reg>ds comme susceptibles de v>iations entirem5t arbitraires1 qui ne comport]ai5t aucune loi relle4 ,qu& on a vu1 de nos j\rs1 proclam]1 au sujet de l'azote1 cette in9telligible hrsie que l'organisme a la facult de crer spontanm5t c]ta9es sub/ances lm5taires1 on doit compr5dre combi5 il e/ encore indisp5sable d'insi/] directem5t sur de tels pr9cipes1 qui peuv5t seuls rfrn] ici l'esprit d'ab]ration4 ,note #bd3 ,les effets *imiques ne sont pas1 sans d\te1 t\j\rs entirem5t indp5dans des conditions de /ructure1 comme on le voit surt\t depuis la dc\v]te des phnomnes rem>quables produits p> les ponges mtalliques1 o c]ta9es circon/ances de /ructure dt]m95t des ractions n]giques1 que la seule nature des sub/ances et t insuffisante ralis]4 ,mais1 en *imie1 de tels cas sont m9emm5t exceptionnels4 ,s'ils tai5t beauc\p plus communs1 il e/ inconte/able que la nature sci5tifique des phnomnes *imiques diffr]ait ds lors bi5 mo9s de celle des ractions vitales1 quoique la div]sit des conditions organiques cont9ut di/+u] pr(ondm5t les deux cas4 ,indp5damm5t de cette subord9ation directe et fondam5tale de la sci5ce biologique la sci5ce *imique1 celle-ci peut f\rnir l'autre1 s\s le simple po9t de vue de la m?ode1 des ress\rces trs prcieuses div]s g>ds4 ,la nature beauc\p mo9s complexe des phnomnes *imiques y r5dant l'obs]vation et surt\t l'exprim5tation bi5 plus p>faites1 leur tude philosophique e/ susceptible de contribu] =t utilem5t la sa9e ducation prlim9aire des biologi/es1 en ce qui conc]ne l'art gnral d'obs]v] et l'art d'exprim5t]4 la vrit1 les phnomnes encore plus simples de la physique et de l'a/ronomie convi5n5t mieux1 sans d\te1 comme n\s allons le voir1 une telle de/9ation4 ,mais1 quelle que soit1 s\s ce rapport1 leur extrme importance1 on conoit que les phnomnes *imiques1 en v]tu de leur mo9dre dissemblance avec les phnomnes biologiques1 doiv5t (frir des modles1 s9on aussi p>faits1 du mo9s plus frappans et plus immdiatem5t applicables4 ,quant aux facults purem5t rationnelles1 il e/ vid5t que ce n'e/ po9t p> la *imie1 dont l'tat logique e/ encore si peu satisfaisant1 que les biologi/es doiv5t s'atta*] les cultiv] pralablem5t4 ,nanmo9s1 n\s avons reconnu1 dans la premire p>tie de ce volume1 que la *imie possde1 p> sa nature1 la proprit spciale de dvelopp]1 plus m9emm5t qu'aucune autre sci5ce fondam5tale1 l'art gnral des nom5clatures sci5tifiques4 ,c'e/ donc l surt\t que les biologi/es doiv5t tudi] cette p>tie importante de la m?ode positive1 dont leur sci5ce peut comport]1 un degr assez t5du1 une heureuse application1 quoique la complication suprieure de son sujet propre et l'extrme div]sit de ses aspects pr9cipaux ne p]mett5t po9t1 comme je l'ai indiqu1 d'attribu] ici l'usage rationnel d'un tel art la haute valeur sci5tifique qui le c>actrise si bi5 en *imie4 ,une judicieuse imitation de la nom5clature *imique a effectivem5t dirig jusqu'ici les utiles t5tatives de ,*aussi] et de plusieurs autres biologi/es p\r assujettir des dnom9ations sy/matiques les dispositions anatomiques les plus simples1 c]ta9s tats pa?ologiques bi5 df9is1 et les degrs les plus gnraux de la hir>*ie animale4 ,c'e/ aussi p> une tude plus pr(onde de cet lm5t important de la philosophie *imique que l'on p\rra dsormais dvelopp] conv5ablem5t un tel ordre de p]fectionnem5s1 et reconnatre en mme temps les vraies limites rationnelles entre lesquelles il doit tre soigneusem5t cont5u en biologie4 ,d'aprs cet ensemble de considrations div]ses1 la position encyclopdique de la sci5ce biologique immdiatem5t aprs la *imie ne me p>at devoir laiss] ma9t5ant aucune inc]titude4 ,on peut vraim5t reg>d]1 sans la mo9dre exagration1 l'ensemble des tudes *imiques comme con/ituant1 p> leur nature1 une transition spontane de la philosophie inorganique la philosophie organique1 malgr les pr(ondes diffr5ces qui doiv5t les sp>] radicalem5t l'une de l'autre4 ,cette relation fondam5tale avec la sci5ce *imique doit1 en elle-mme1 con/itu] aussi la biologie en subord9ation1 ncessaire quoique indirecte1 env]s la physique proprem5t dite1 base prlim9aire indisp5sable de t\te *imie rationnelle4 ,mais il exi/e1 en outre1 quant la doctr9e et quant la m?ode1 div]s titres ess5tiels1 une dp5dance plus directe et plus spciale du sy/me des tudes biologiques l'g>d de l'ensemble des ?ories purem5t physiques1 bi5 que cette liaison soit cep5dant mo9s pr(onde et mo9s complte que p> rapport la *imie4 ,relativem5t la doctr9e1 il e/ vid5t1 en pr9cipe1 qu'aucun phnomne physiologique ne saurait tre conv5ablem5t analys sans exig]1 p> sa nature1 l'application exacte des lois gnrales propres une ou plusieurs bran*es pr9cipales de la physique1 dont t\tes les div]ses notions fondam5tales doiv5t tre a9si successivem5t employes d'une manire plus ou mo9s t5due p> les biologi/es qui rempliss5t les vraies conditions prlim9aires de leurs travaux sci5tifiques4 ,cette application e/ d'abord indisp5sable p\r apprci] judicieusem5t la vraie con/itution du milieu s\s l'influ5ce duquel l'organisme accomplit ses phnomnes vitaux1 et dont l'analyse doit tre ici ord9airem5t plus complte qu'en aucun autre cas1 puisque les v>iations de ce milieu les mo9s importantes en app>5ce1 et t\s autres g>ds presque ngligeables1 ex]c5t s\v5t une raction trs puissante sur des phnomnes aussi m9emm5t modifiables4 ,mais1 de plus1 les tudes biologiques dp5d5t encore des ?ories physiques p> la considration directe de l'organisme lui-mme1 qui1 s\s quelque aspect qu'on l'envisage1 ne saurait cess]1 malgr ses proprits c>actri/iques1 d'tre con/amm5t s\mis l'ensemble des div]ses lois fondam5tales relatives aux phnomnes gnraux soit de la pesanteur1 soit de la *aleur1 ou de l'lectricit1 etc4 ,on peut rem>qu] ce sujet que si l'tude de la vie organique f\rnit1 comme n\s v5ons de le reconnatre1 le pr9cipal motif de la subord9ation fondam5tale de la biologie env]s la *imie1 c'e/ surt\t1 au contraire1 p> l'tude de la vie animale proprem5t dite1 que la biologie se tr\ve directem5t con/itue en relation ncessaire avec la physique4 ,cette rgle e/ p>ticulirem5t vid5te p\r la sa9e ?orie physiologique des s5sations les plus spciales et les plus leves1 la vision et l'audition1 dont une application appr(ondie de l'optique et de l'ac\/ique doit ncessairem5t tablir le po9t de d"p rationnel4 ,une telle rem>que se vrifie aussi1 d'une manire non mo9s irrcusable1 dans la ?orie de la phonation1 dans l'tude des lois de la *aleur animale1 et dans l'analyse positive des proprits lectriques de l'organisme1 qui ne sauvai5t avoir aucun vrai c>actre sci5tifique sans l'introduction pralable des bran*es correspondantes de la physique1 conv5ablem5t employes4 ,il s]ait inutile d'insi/] davantage ici sur une notion philosophique aussi s5sible4 ,t\tefois il importe de reconnatre que1 jusqu' prs5t1 les biologi/es mme qui ont le plus pr(ondm5t s5ti la relation gnrale et ncessaire de leur sci5ce avec l'ensemble de la physique1 n'ont pas su ord9airem5t1 faute d'une tude assez rationnelle1 effectu] une judicieuse et svre sp>ation entre les notions vraim5t positives qui con/itu5t le fond sci5tifique de la physique actuelle1 et les conceptions ess5tiellem5t mtaphysiques qui l'altr5t encore p> un re/e d'influ5ce de l'anci5ne philosophie1 a9si que je l'ai tabli dans la seconde p>tie du volume prcd5t4 ,on doit conv5ir1 en un mot1 que1 le plus s\v5t1 les biologi/es ont accept1 p\r a9si dire aveuglm5t1 t\t ce que les physici5s leur prs5tai5t comme propre dirig] leurs travaux4 ,cette confiance dmesure et irrationnelle (fre ici des inconvni5s analogues ceux du respect aveugle que j'ai repro* ailleurs aux physici5s eux-mmes env]s les gomtres1 et p> suite duquel j'ai con/at1 *ez ces d]ni]s1 une dplorable t5dance entrav] auj\rd'hui le vrai dveloppem5t de la physique p> l'importance vicieuse atta*e des travaux illusoires1 fonds sur des conceptions *imriques1 abusivem5t dguises s\s un v]beux app>eil algbrique4 ,en pr9cipe philosophique1 il me semble vid5t que1 si les sci5ces les plus gnrales sont1 p> leur nature1 radicalem5t indp5dantes des mo9s gnrales1 qui doiv5t1 au contraire1 repos] pralablem5t sur elles1 il rsulte de cette indp5dance mme que les savans livrs la culture des premires sont ess5tiellem5t impropres dirig] d'une manire conv5able leur application fondam5tale aux secondes1 dont ils ne saurai5t connatre suffisamm5t les vraies conditions c>actri/iques4 ,dans t\te judicieuse division du travail1 il e/ clair1 en un mot1 que l'usage d'un in/rum5t quelconque1 matriel ou intellectuel1 ne peut jamais tre rationnellem5t dirig p> ceux qui l'ont con/ruit1 mais p> ceux1 au contraire1 qui doiv5t l'employ]1 et qui peuv5t seuls1 p> cela mme1 en bi5 compr5dre la vraie de/9ation spciale4 ,c'e/ donc exclusivem5t aux physici5s et non aux gomtres qu'app>ti5t l'application conv5able de l'analyse ma?matique aux tudes physiques1 comme je l'ai fait voir dans le volume prcd5t4 ,mais1 p> une consqu5ce n\velle du mme pr9cipe1 on doit concevoir aussi1 dans le cas actuel1 que les biologi/es sont naturellem5t seuls compt5s p\r appliqu] avec succs les ?ories physiques la solution rationnelle des problmes physiologiques3 le motif e/ mme ici plus puissant encore2 en v]tu de la diffr5ce bi5 plus pr(onde entre les deux sci5ces4 ,une telle organisation du travail exige seulem5t dsormais1 de la "p des biologi/es1 une ducation prlim9aire plus =te1 plus complte1 et plus sy/matique1 qui puisse les mettre en tat de s'appuy] judicieusem5t sur les autres sci5ces fondam5tales1 au lieu d'att5dre va9em5t d'heureuses indications gnrales de la "p de ceux qui n'en peuv5t connatre la vritable de/9ation4 ,d'aprs ces considrations1 on ne saurait tre surpris que l'application1 pe9e bau*e encore1 et mme si mal in/itue jusqu'ici1 de la physique la physiologie1 ait effectivem5t f\rni si peu de rsultats satisfaisans1 ni mme qu'elle ait contribu quelquefois entrav] le vrai dveloppem5t rationnel des tudes biologiques2 ce qui1 aux yeux de juges irrfl*is1 a pu faire s\v5t mconnatre la haute valeur sci5tifique que n\s savons devoir tre propre cette application bi5 conue4 ,il e/ c]ta91 p> exemple1 que les hypo?ses anti-sci5tifiques des physici5s sur les prt5dus fluides lectriques1 aveuglm5t embrasses p> les physiologi/es avec plus de confiance encore que p> les physici5s eux-mmes1 ont eu1 en biologie1 p\r effet j\rnali] d'introduire des conceptions vagues et *imriques sur le prt5du fluide n]veux1 qui nuis5t inf9im5t au progrs de la physiologie positive1 et qui p>aiss5t mme f\rnir une sorte de po9t d'appui rationnel aux plus absurdes halluc9ations des adeptes du magntisme animal4 ,dans l'ordre plus simple et plus rig\reux des ides purem5t anatomiques1 je ne cra9s pas de signal] ici1 *ez un biologi/e du premi] ordre1 un cas important o l'influ5ce de ces sy/mes vicieux1 qui altr5t si pr(ondm5t la physique actuelle1 me p>at avoir g> l'application de la m?ode comp>ative elle-mme1 si m9emm5t approprie la nature des re*]*es biologiques4 ,il s'agit de l'analogie spciale et complte entre la /ructure ess5tielle de l'oeil et celle de l'oreille1 conue priori1 p> mon illu/re ami ,m4 de ,bla9ville1 comme devant ncessairem5t rsult] de la similitude fondam5tale suppose p> les physici5s entre la lumire et le son1 d'aprs la va9e hypo?se des ondulations ?res rappro*e du phnomne gnral des vibrations ari5nes4 ,sur un semblable sujet1 je ne saurais videmm5t avoir jamais la prt5tion dplace d'engag]1 surt\t avec un tel matre1 aucune discussion anatomique1 relative la vrification effective d'une p>eille comp>aison dans l'ensemble de la srie animale1 p\r dcid] s'il exi/e rellem5t une analogie con/ante et spciale entre les p>ties con/ituantes de l'app>eil auditif et celles de l'app>eil visuel#be4 ,c'e/ seulem5t le pr9cipe philosophique d'une telle similitude anatomique1 que je dois reg>d] ici comme tant1 p> sa nature1 radicalem5t vicieux1 d'aprs le jugem5t motiv que j'ai port1 dans le volume prcd5t1 sur les va9es hypo?ses physiques relatives la lumire4 ,or1 p\r se conva9cre aism5t1 en gnral1 combi5 de p>eilles hypo?ses sont1 en elles-mmes1 impropres f\rnir d'heureuses indications biologiques1 il suffit1 ce me semble1 de se rappel] avec quelle confiance nave les anatomi/es du sicle d]ni]1 qui tudiai5t la /ructure de l'oeil s\s l'influ5ce prpondrante du sy/me de l'mission newtoni5ne1 admirai5t l'h>monie fondam5tale de cette /ructure avec ce mode *imrique de production de la lumire4 ,la s+ulire facilit avec laquelle des sy/mes aussi opposs que ceux de l'ondulation et de l'mission lum9euses s'adapt5t un mme ensemble de dispositions anatomiques1 me p>at vrifi] clairem5t que ces hypo?ses fanta/iques ne peuv5t pas plus dirig] conv5ablem5t l'ex]cice positif de notre intellig5ce en biologie qu'en physique4 ,si1 dans le cas prcd5t1 le p]nicieux crdit qu'on leur attribue encore n'a peut-tre pas t sans quelque dang] p\r le philosophe que je vi5s de cit]1 malgr l'm95te rationnalit qui c>actrise pr(ondm5t son gnie sci5tifique1 qu'on juge des c>ts o elles doiv5t t5dre entran] les esprits mo9s vig\reux qui cultiv5t habituellem5t l'tude sy/matique de la nature4 ,note #be3 ,ces deux app>eils doiv5t1 sans d\te1 (frir ncessairem5t1 dans leur /ructure1 une c]ta9e analogie fondam5tale1 commune t\s les app>eils s5soriaux4 ,la plus gr&e similitude de ces deux s5s1 en tant qu'agissant l'un et l'autre di/ance et sans effet *imique1 et conc\rant pr9cipalem5t au dveloppem5t intellectuel et social1 doit1 en outre1 correspondre une con=mit anatomique plus spciale1 dont le degr rationnel n'a pas encore t bi5 dt]m94 ,des rappro*em5s aussi philosophiques mrit5t c]ta9em5t d'tre p\rsuivis avec p]svrance3 et c'e/ surt\t af9 de contribu] les purifi] et les r5dre prpondrans que je signale ici l'inanit ncessaire des comp>aisons illusoires fondes sur la *imrique id5tit des modes de production de deux ordres de s5sations aussi di/9cts4 ,en considrant ma9t5ant1 s\s le seul po9t de vue de la m?ode1 la vraie relation gnrale de la biologie la physique1 on conoit1 d'aprs les pr9cipes tablis dans ce trait1 et spcialem5t rappels p> la discussion prcd5te1 que ce n'e/ po9t relativem5t la sa9e in/itution des hypo?ses sci5tifiques que je puis propos] la physique p\r type prlim9aire aux biologi/es4 ,quoique1 comme n\s l'avons reconnu en son lieu1 la physique actuelle r5f]me un c]ta9 nombre d'hypo?ses vraim5t rationnelles1 elles y sont encore tellem5t mles d'absurdes sy/mes1 qui les dom95t le plus s\v5t1 que leur judicieuse analyse propre e/ trs difficile tablir nettem5t auj\rd'hui1 et ne saurait1 en consqu5ce1 dev5ir un heureux moy5 d'ducation pralable4 ,c'e/ une autre bran*e fondam5tale de la philosophie naturelle que les biologi/es1 a9si que les physici5s eux-mmes1 doiv5t all] emprunt] cette p>tie capitale de la m?ode positive1 suivant la rgle explique ce sujet dans le volume prcd5t4 ,mais1 s\s un aspect diffr5t1 dont l'importance philosophique n'e/ pas mo9dre1 la physique e/1 au contraire1 m9emm5t apte f\rnir la biologie les modles les plus p>faits de la m?ode positive univ]selle4 ,on conoit que je veux p>l] de l'obs]vation proprem5t dite1 et surt\t de l'exprim5tation4 ,sans d\te les obs]vations a/ronomiques sont1 p> leur nature1 encore plus ple9em5t satisfaisantes3 mais elles se rapport5t des phnomnes trop simples et trop peu v>is p\r s]vir utilem5t de modle immdiat aux obs]vations biologiques2 et mme1 la prcision numrique qui les c>actrise spcialem5t t5d rappel] un po9t de vue qui doit tre1 en gnral1 soigneusem5t c>t dans l'tude des corps vivans1 avec laquelle il e/ ncessairem5t incompatible4 ,les obs]vations physiques1 au contraire1 (fr5t dj une telle complication et une si gr&e div]sit que leur tude philosophique prs5te aux biologi/es un type gnral m9emm5t susceptible d'une heureuse imitation1 ab/raction faite des considrations numriques1 qui peuv5t en tre aism5t dta*es4 ,t\tefois1 les obs]vations *imiques1 dont la p]fection e/ auj\rd'hui presque aussi gr&e1 et dont le sujet e/ bi5 mo9s htrogne celui des obs]vations physiologiques1 possd5t peu prs aussi compltem5t cette proprit ess5tielle1 comme n\s l'avons reconnu ci-dessus4 ,aussi e/-ce pr9cipalem5t quant la m?ode exprim5tale proprem5t dite1 que l'tude philosophique de la physique me p>at de/9e f\rnir aux biologi/es un prcieux moy5 spcial d'ducation prlim9aire1 qui ne saurait tre conv5ablem5t suppl p> aucun autre1 d'aprs les pr9cipes prcdemm5t tablis dans cet ouvrage4 ,n\s avons reconnu1 en effet1 que cette sci5ce1 laquelle l'esprit huma9 doit surt\t le dveloppem5t de l'art gnral de l'exprim5tation1 en (fre ncessairem5t1 p> sa nature1 les plus p>faits modles4 ,or1 la contemplation familire et appr(ondie de ce type fondam5tal doit dev5ir d'autant plus indisp5sable aux physiologi/es que leurs tudes prs5t5t1 comme je l'ai fait voir1 les plus puissans ob/acles une heureuse application sci5tifique de l'art d'exprim5t]1 dont l'usage ne saurait y tre introduit1 avec une assurance rationnelle de quelques succs rels1 qu'aprs que notre intellig5ce s'e/ d'abord suffisamm5t prp>e1 dans les cas les plus simples et les plus satisfaisans1 remplir les conditions logiques qu'exig5t1 en gnral1 la sa9e in/itution et la direction judicieuse des expri5ces relatives un sujet aussi difficile4 ,telles sont1 en ap]u1 les relations ess5tielles1 soit sci5tifiques1 soit purem5t logiques1 qui con/itu5t ncessairem5t la biologie dans une dp5dance troite et directe env]s la physique proprem5t dite4 ,considrons ma9t5ant1 d'une manire analogue1 sa subord9ation fondam5tale p> rapport la sci5ce a/ronomique1 sans que1 t\tefois1 n\s ayons beso9 d'envisag] "p la liaison indirecte qui doit videmm5t rsult] de la prpondrance gnrale suffisamm5t con/ate de l'a/ronomie sur la physique elle-mme4 ,s\s le po9t de vue de la doctr9e1 il faut reconnatre1 ce me semble1 que cette relation directe de la biologie avec l'a/ronomie1 quoique beauc\p mo9s intime et surt\t bi5 mo9s prcise que dans le cas prcd5t1 a plus d'importance relle qu'on ne le suppose communm5t4 ,je ne p>le pas seulem5t de l'impossibilit manife/e de compr5dre nettem5t la ?orie de la pesanteur1 et d'tablir une exacte analyse rationnelle de ses effets gnraux sur l'organisme1 tant qu'on isol]ait ce phnomne fondam5tal de celui de la gravitation cle/e1 sans lequel il s]ait si imp>faitem5t apprciable4 ,dans un ordre d'ides a/ronomiques plus spcial1 je reg>de1 en outre1 comme radicalem5t impossible de concevoir1 d'une manire vraim5t sci5tifique1 le sy/me gnral des conditions d'exi/5ce rellem5t propres aux corps vivans1 si l'on nglige de pr5dre en suffisante considration l'ensemble des lm5s a/ronomiques qui c>actris5t la plante la surface de laquelle n\s tudions la vie4 ,quoique1 sur un tel sujet1 t\te obs]vation directe et t\te apprciation comp>ative n\s soi5t ncessairem5t jamais int]dites1 les raisonnem5s les plus positifs de la philosophie naturelle ne n\s p]mett5t po9t de mconnatre l'influ5ce fondam5tale de ces conditions a/ronomiques sur le mode effectif d'accomplissem5t des phnomnes physiologiques4 ,cette influ5ce s]a1 p> sa nature1 plus spcialem5t exam9e dans le volume suivant1 o1 en traitant des lois gnrales du dveloppem5t rel de la socit huma9e1 j'aurai analys]1 s\s ce rapport1 le cas le plus s5sible et le plus t5du1 puisqu'il se rapport]a directem5t l'tre le plus compliqu1 envisag en mme temps comme susceptible d'une exi/5ce indf9im5t prolonge4 ,je dois nanmo9s esquiss] dj sommairem5t1 cet g>d1 les indications pr9cipales4 ,une telle analyse exige d'abord qu'on tablisse1 entre les div]ses donnes a/ronomiques propres notre plante1 une di/9ction gnrale1 suivant qu'elles se rapport5t l'tat /atique ou l'tat dynamique4 ,le premi] po9t de vue n'a beso9 que d'tre indiqu1 tant son importance biologique e/ manife/e4 ,p\r *acune des conditions ess5tielles qui lui correspond5t1 soit quant la masse t]re/re comp>e la masse solaire1 d'o rsulte l'int5sit effective de la pesanteur proprem5t dite1 soit quant sa =me gnrale1 qui rgle la direction de cette =ce1 soit quant l'quilibre fondam5tal et aux oscillations rgulires des fluides dont sa surface e/ c\v]te en majeure p>tie1 et l'tat desquels l'exi/5ce des tres vivans e/ troitem5t lie1 soit mme quant ses dim5sions effectives1 qui impos5t des limites ncessaires la multiplication indf9ie des races vivantes et surt\t de la race huma9e1 soit enf9 quant sa di/ance relle au c5tre de notre monde1 qui con/itue un des lm5s indisp5sables de sa temprature propre1 la relation avec le mode fondam5tal d'accomplissem5t de l'ensemble des phnomnes physiologiques ne saurait1 videmm5t1 tre conte/e p> aucun esprit philosophique4 ,t\te hsitation cet g>d s]ait1 d'ailleurs1 aism5t dissipe en se bornant imag9] qu'il survnt brusquem5t une altration notable dans l'une quelconque de ces conditions2 c> on s5tirait aussitt que la vie devrait en pr\v] ds lors d'9vitables modifications4 ,mais c'e/ surt\t p> l'influ5ce des lm5s a/ronomiques propres l'tat dynamique de la t]re que l'on doit s5tir l'impossibilit de con/itu]1 d'une manire vraim5t rationnelle1 la sa9e philosophie biologique1 en p]si/ant l'isol] de la philosophie a/ronomique4 ,en considrant d'abord le seul m\vem5t de rotation1 celui dont l'action biologique doit tre ncessairem5t la plus prononce1 on conoit que sa d\ble /abilit fondam5tale1 soit quant la fixit ess5tielle des ples aut\r desquels il s'excute1 soit quant l'inv>iable uni=mit de sa vitesse angulaire1 con/itue directem5t une des pr9cipales conditions gnrales /rictem5t indisp5sables l'exi/5ce des corps vivans1 qui s]ait1 p> sa nature1 radicalem5t incompatible avec cette pr(onde et cont9uelle p]turbation des milieux organiques naturellem5t correspondante au dfaut de ces deux c>actres a/ronomiques4 ,bi*at a dj trs judicieusem5t rem>qu1 dans sa belle ?orie de l'int]mitt5ce fondam5tale de la vie animale proprem5t dite1 la subord9ation naturelle et con/ante de la priode ess5tielle de cette int]mitt5ce avec celle de la rotation diurne de notre plante4 ,on peut mme obs]v]1 plus gnralem5t1 que t\s les phnomnes priodiques d'un organisme quelconque1 l'tat normal ou l'tat pa?ologique1 se ratta*5t1 d'une manire plus ou mo9s troite1 la mme considration1 sauf les modifications v>ies qui peuv5t rsult] des influ5ces secondaires et transitoires4 ,mais1 en outre1 il y a t\t lieu de p5s] que1 dans *aque organisme1 la dure totale de la vie et celle de ses pr9cipales phases naturelles1 dp5d5t ncessairem5t de la vitesse angulaire effective propre la rotation de notre plante4 ,c>1 l'ensemble des tudes biologiques me p>at n\s autoris] auj\rd'hui admettre1 en pr9cipe1 que1 t\tes *oses d'ailleurs gales1 la dure de la vie doit tre d'autant mo9s prolonge1 surt\t dans l'organisme animal1 que les phnomnes vitaux se succd5t avec plus de rapidit4 ,or1 si la rotation de la t]re tait suppose s'acclr] notablem5t1 le c\rs des pr9cipaux phnomnes physiologiques ne saurait manqu] d'en pr\v] une c]ta9e acclration correspondante1 d'o rsult]ait1 p> consqu5t1 une dim9ution ncessaire de la dure de la vie2 en sorte que1 dans le vritable tat des *oses1 cette dure doit tre reg>de comme dp5dant de la dure du j\r4 ,p> une raison analogue1 en considrant ma9t5ant le m\vem5t total de la t]re aut\r du soleil1 on conoit aussi que la dure de l'anne doit 9vitablem5t ex]c]1 p\r *aque organisme donn1 une semblable influ5ce gnrale sur la dure de la vie1 qui1 p> exemple1 d'aprs ce d\ble motif1 ne saurait tre la mme sur les div]ses plantes habitables de notre monde1 qu& on suppos]ait que l'ensemble des autres conditions pr9cipales pt y re/] id5tique4 ,mais le sy/me des donnes a/ronomiques relatives notre m\vem5t annuel dom9e1 d'autres g>ds1 d'une manire la fois bi5 mo9s quivoque et beauc\p plus capitale1 l'exi/5ce gnrale des corps vivans la surface de la t]re4 ,cette exi/5ce e/ surt\t radicalem5t lie la =me ess5tielle de l'orbite t]re/re1 comme je l'ai dj indiqu dans la premire p>tie du volume prcd5t4 ,n\s savons ma9t5ant que l'tat de vie suppose1 p> sa nature1 entre l'organisme qui l'pr\ve et le milieu o il s'accomplit1 une h>monie fondam5tale1 qui ne saurait p]si/]1 au degr conv5able1 si l'un ou l'autre de ces deux lm5s co-relatifs1 et plus =te raison t\s les deux1 p\vait dev5ir susceptible d'altrations trs t5dues4 ,or1 il e/ clair que si l'ellipse t]re/re1 au lieu d'tre peu prs circulaire1 tait suppose aussi exc5trique que celle des comtes proprem5t dites1 les milieux organiques1 et l'organisme lui-mme en admettant son exi/5ce1 pr\v]ai5t1 des poques peu loignes1 des v>iations presque indf9ies1 qui dpass]ai5t extrmem5t1 t\s g>ds1 les plus gr&es limites entre lesquelles la vie puisse tre rellem5t conue4 ,a9si1 n\s p\vons1 je crois1 reg>d] dsormais comme dmontr1 p> l'ensemble de la philosophie naturelle1 que la faible exc5tricit de l'ellipse t]re/re con/itue une des premires conditions gnrales indisp5sables l'accomplissem5t des phnomnes biologiques3 elle e/ presque aussi ncessaire1 p> exemple1 que la /abilit de la rotation4 ,t\s les autres lm5s a/ronomiques du m\vem5t annuel ex]c5t p>eillem5t1 d'une manire inconte/able1 une influ5ce biologique plus ou mo9s prononce1 quoique d'une importance beauc\p mo9s capitale4 ,cela e/ surt\t manife/e quant la direction du plan de l'orbite1 comp> l'axe de rotation de la plante4 ,en effet1 l'obliquit effective de ce plan devi5t le pr9cipe immdiat de la division ess5tielle de la t]re en climats1 d'o rsulte la premire loi fondam5tale relative la di/ribution gographique des div]ses espces vivantes1 animales ou vgtales4 ,de mme1 s\s un second aspect1 cette obliquit1 en tant que pr9cipale cause orig9aire des diffr5tes saisons1 doit influ] notablem5t sur les div]ses phases relles propres l'exi/5ce de *aque organisme quelconque4 l'un ou l'autre titre1 on ne saurait d\t] que les phnomnes physiologiques actuels ne fuss5t s5siblem5t altrs p> une v>iation subite et prononce dans l'incl9aison de l'orbite t]re/re sur l'axe de rotation4 ,il n'y a pas mme jusqu' la p]man5ce ess5tielle de la ligne des noeuds qui ne mrite1 un c]ta9 degr1 d'tre prise aussi en considration1 si l'on ti5t faire une exacte analyse rationnelle des div]ses conditions a/ronomiques auxquelles la vraie philosophie biologique doit avoir g>d2 c>1 si la rvolution de cette ligne tait conue hypo?tiquem5t beauc\p plus rapide1 la vie en s]ait sans d\te affecte2 ce qui montre1 en s5s inv]se1 que son immobilit presque absolue doit avoir effectivem5t quelque valeur biologique4 ,telles sont1 p> ap]u1 les gr&es et inconte/ables relations qui1 malgr nos va9es divisions scola/isques ord9aires1 subordonn5t1 d'une manire directe et pr(onde1 l'ensemble des conceptions biologiques la vraie doctr9e a/ronomique4 ,les considrations prcd5tes me p>aiss5t1 en outre1 devoir clairem5t tablir1 ce sujet1 que1 p\r remplir conv5ablem5t1 s\s ce po9t de vue1 les conditions philosophiques imposes p> la nature de leurs tudes1 les biologi/es ne saurai5t se born] s'in=m]1 en quelque sorte1 auprs des a/ronomes1 des vrais lm5s propres la con/itution cle/e de notre plante4 ,ces faciles r5seignem5s ne disp5s]ai5t nullem5t les biologi/es rationnels de faire directem5t1 p> eux-mmes1 une tude pralable1 positive quoique seulem5t gnrale1 des pr9cipales ?ories a/ronomiques4 ,il ne leur suffit po9t1 en effet1 de connatre peu prs les valeurs actuelles des lm5s a/ronomiques de la t]re1 ce qui d'ailleurs1 p\r tre intelligible et pr(itable1 suppose une plus longue tude qu'on n'a c\tume de le prsum]4 ,la sa9e biologie exige aussi1 d'une manire encore plus indisp5sable peut-tre1 la notion exacte des lois gnrales relatives aux limites de v>iation de ces div]s lm5s1 ou1 du mo9s1 l'analyse sci5tifique des pr9cipaux motifs de leur p]man5ce ess5tielle2 c>1 c'e/ surt\t d'une telle p]man5ce qu'on doit dduire le fondem5t a/ronomique des tudes biologiques1 comme je me suis ef=c de le faire s5tir4 ,or1 une semblable notion positive ne saurait tre conv5ablem5t obt5ue1 sans que notre intellig5ce se soit d'abord r5due familire la considration philosophique des pr9cipales conceptions a/ronomiques1 soit gomtriques1 soit mcaniques4 ,l'esprit fondam5tal de ce ,trait1 spcialem5t rappel1 s\s le po9t de vue qui n\s occupe1 au comm5cem5t de ce disc\rs1 p]met aism5t d'expliqu]1 en pr9cipe philosophique1 p\rquoi l'ensemble de la sci5ce a/ronomique se tr\ve a9si plus compltem5t et plus directem5t li au sujet gnral de la biologie qu' celui d'aucune des sci5ces int]mdiaires1 ce qui p\rrait d'abord p>atre une vritable anomalie encyclopdique1 contraire aux notions de hir>*ie sci5tifique que j'ai tablies4 ,cela ti5t ess5tiellem5t ce que1 malgr l'indisp5sable ncessit de la physique et de la *imie1 l'a/ronomie et la biologie con/itu5t nanmo9s1 p> leur nature1 les deux pr9cipales bran*es de la philosophie naturelle proprem5t dite4 ,ces deux gr&es tudes1 complm5taires l'une de l'autre1 embrass5t1 dans leur h>monie rationnelle1 le sy/me gnral de t\tes nos conceptions fondam5tales4 l'une1 le monde2 l'autre1 l'homme3 t]mes extrmes1 entre lesquels s]ont t\j\rs comprises nos p5ses relles4 ,le monde d'abord1 l'homme ensuite1 telle e/1 dans l'ordre purem5t spculatif1 la m>*e positive de notre intellig5ce2 quoique1 dans l'ordre directem5t actif1 elle doive tre ncessairem5t inv]se4 ,c>1 les lois du monde dom95t celles de l'homme1 et n'en sont pas modifies4 ,entre ces deux ples co-relatifs de la philosophie naturelle1 vi5n5t s'int]cal] spontanm5t1 d'une "p1 les lois physiques1 comme une sorte de complm5t des lois a/ronomiques1 et1 d'une autre "p1 les lois *imiques1 prlim9aire immdiat des lois biologiques4 ,tel e/1 du po9t de vue philosophique le plus lev1 l'indissoluble faisceau rationnel des div]ses sci5ces fondam5tales4 ,on doit ma9t5ant concevoir avec prcision p\rquoi j'ai atta*1 ds l'orig9e1 une si haute importance prs5t]1 comme le premi] c>actre philosophique de t\te biologie positive1 cette subord9ation sy/matique de l'tude de l'homme l'tude du monde1 sur laquelle on ne saurait plus cons]v] dsormais aucune inc]titude relle4 ,quoique l'esprit huma91 dans son enfance ?ologique et dans son adolesc5ce mtaphysique1 ait conu1 d'une manire absolum5t oppose1 la relation ncessaire entre la sci5ce a/ronomique et la sci5ce biologique1 du mo9s n'avait-il po9t nglig de la considr]1 comme n\s t5dons le faire auj\rd'hui p> suite des habitudes rtrcies d'un positivisme naissant et incomplet4 ,au fond des absurdes *imres de l'anci5ne philosophie sur l'influ5ce physiologique des a/res1 on tr\ve1 nanmo9s1 le s5tim5t confus1 vague mais n]gique1 d'une c]ta9e liaison entre les phnomnes vitaux et les phnomnes cle/es4 ,ce s5tim5t1 comme t\tes les inspirations primitives de notre intellig5ce1 n'avait rellem5t beso9 que d'tre pr(ondm5t rectifi p> la philosophie positive1 qui ne saurait le dtruire2 quoique1 vrai dire1 dans l'ordre sci5tifique comme dans l'ordre politique1 notre faible nature n\s oblige malheureusem5t ne p\voir rorganis] qu'aprs un r5v]sem5t passag]4 ,p>ce que les obs]vations1 soit anatomiques1 soit physiologiques1 ne montrai5t po9t1 p> elles-mmes1 l'influ5ce des conditions a/ronomiques1 la philosophie mod]ne en a sup]ficiellem5t conclu jusqu'ici la nullit de cette influ5ce2 comme si les faits p\vai5t jamais tmoign] immdiatem5t des conditions fondam5tales sans lesquelles ils ne s'accomplirai5t pas1 qu& elles sont de nature ne p\voir tre un seul in/ant susp5dues6 ,on vi5t de voir1 nanmo9s1 que l'tude rationnelle des phnomnes naturels e/ auj\rd'hui assez dveloppe p\r que l'ensemble de ses pr9cipes les plus positifs puisse mettre en ple9e vid5ce l'inconte/able ralit d'un tel ordre de conditions primordiales4 ,t\tefois1 af9 de prv5ir dsormais1 d'une manire irrvocable1 le r5\vellem5t ultrieur de notions vicieuses ou exagres1 plus ou mo9s analogues aux *imriques hypo?ses de la philosophie ?ologique et mtaphysique sur l'influ5ce physiologique des a/res1 il importe d'tablir ici1 en pr9cipe1 ce sujet1 une considration ess5tielle4 ,d'abord1 ces vraies conditions a/ronomiques de l'exi/5ce gnrale des corps vivans sont ncessairem5t circonscrites1 comme t\tes les notions sci5tifiques de la vritable a/ronomie positive1 dans l'intrieur de notre monde1 ce qui c>te aussitt l'ide vague et indf9ie d'univ]s1 laquelle se ratta*ai5t surt\t les ab]rations primitives4 ,en second lieu1 elles ne port5t jamais directem5t sur l'organisme lui-mme1 qui e/ ess5tiellem5t indp5dant de t\te action cle/e immdiate1 a9si que t\s les autres phnomnes purem5t t]re/res4 ,l'influ5ce capitale de ces conditions ne peut se rapport]1 p> elle-mme1 qu' l'ensemble des lm5s a/ronomiques qui c>actris5t la con/itution de notre plante1 suivant les explications prcd5tes4 ,c'e/ seulem5t en altrant quelques-uns de ces lm5s que les autres a/res de notre monde p\rrai5t tr\bl] le mode actuel d'accomplissem5t de nos phnomnes vitaux2 ce qui limite rig\reusem5t le g5re de notions a/ronomiques qui doit tre rellem5t pris en considration fondam5tale p> les biologi/es rationnels4 ,l'action cle/e1 vague et in9telligible1 que plusieurs philosophes contempora9s1 trs clairs d'ailleurs1 ont my/rieusem5t introduit dans la prt5due explication de c]ta9s effets physiologiques ou pa?ologiques1 doit faire compr5dre la haute utilit de cette rgle gnrale1 qui1 t\t en manife/ant sans quivoque la vraie subord9ation positive de la biologie env]s l'a/ronomie1 t5d nanmo9s prv5ir radicalem5t1 cet g>d1 t\te grave ab]ration de notre intellig5ce4 ,malgr l'importance capitale d'une telle subord9ation s\s le seul aspect sci5tifique proprem5t dit1 l'tude philosophique de la sci5ce a/ronomique e/ peut-tre encore plus indisp5sable la sa9e ducation prlim9aire des biologi/es rationnels s\s le po9t de vue purem5t logique1 c'e/--dire quant la m?ode4 la vrit1 s\s ce n\vel aspect1 la relation n'a ri5 de directem5t p>ticuli] la biologie4 ,t\t se rduit ici la proprit gnrale que n\s avons reconnue1 dans le volume prcd5t1 devoir ncessairem5t app>t5ir la sci5ce cle/e1 de f\rnir1 p> sa nature1 le plus p>fait modle de la manire fondam5tale de philosoph] sur des phnomnes quelconques2 proprit qui doit tre utilise1 a9si que je l'ai dj expliqu1 p> les physici5s et p> les *imi/es aussi bi5 que p> les biologi/es1 af9 que t\s se propos5t nettem5t un type idal de p]fection sci5tifique1 conv5ablem5t modifi d'aprs l'ensemble des conditions de leurs div]ses tudes propres4 ,mais la ncessit de ce type primordial devi5t1 videmm5t1 d'autant plus pr(onde que la complication croissante des phnomnes t5d davantage faire dgnr] les tudes vraim5t sci5tifiques en d'oiseuses re*]*es d'rudition ou en de va9es diss]tations mtaphysiques4 ,or1 c'e/ ce titre que la philosophie a/ronomique se recomm&e plus m9emm5t1 comme guide logique1 la soigneuse mditation pralable des vrais biologi/es4 quelle autre s\rce1 en effet1 p\rrai5t-ils puis] les vritables lm5s ess5tiels de la m?ode positive proprem5t dite1 si ce n'e/ dans la sci5ce qui en (fre1 p> sa nature1 le dveloppem5t le plus complet1 le plus pur1 et le plus spontan8 ,comm5t p\rrai5t-ils habituellem5t s5tir1 avec une efficacit relle1 en quoi consi/e la sa9e explication sci5tifique d'un phnomne1 s'ils n'ont pas d'abord *]* saisir1 p\r les phnomnes les plus simples1 le c>actre gnral des explications les plus p>faites8 ,plus le sujet de leurs travaux e/ pr(ondm5t difficile1 plus ils doiv5t pr\v] vivem5t le beso9 d'all] s\v5t retremp] les =ces positives de leur intellig5ce1 p> la fconde et lum9euse contemplation de l'ensemble de vrits fondam5tales le plus satisfaisant que puisse jamais (frir la philosophie naturelle t\t entire4 ,une telle comp>aison e/ seule propre faire hautem5t ressortir leurs yeux l'inanit radicale des conceptions plus ou mo9s mtaphysiques dont la physiologie e/ encore si encombre1 sur le pr9cipe vital de ,b>!z1 les =ces vitales de ,bi*at1 et tant d'autres notions analogues1 qui ne con/itu5t rellem5t que de pures entits1 dont l'a/ronomie1 seule entre t\tes les sci5ces fondam5tales1 e/ auj\rd'hui compltem5t purge1 comme n\s l'avons con/at4 ,les biologi/es auxquels la philosophie a/ronomique aura fait nettem5t concevoir en quoi consi/e la vritable explication sci5tifique de la pesanteur1 ne se propos]ont plus1 sans d\te1 de remont] l'orig9e de la vie1 de la s5sibilit1 etc41 et sauront nanmo9s donn] leurs re*]*es l'essor le plus sublime dont elles soi5t susceptibles dans l'ordre positif2 t&is que jusqu'ici on ne peut se dissimul] que la positivit des travaux n'a t ord9airem5t obt5ue1 en biologie1 qu'aux dp5s de leur lvation4 ,ce c>actre de prvision rationnelle des vnem5s quelconques1 que je ne saurais trop reproduire comme l'infaillible critrium de t\te vraie ?orie sci5tifique compltem5t dveloppe1 o les biologi/es en tudi]ai5t-ils la valeur philosophique1 autrem5t que dans la seule sci5ce qui en (fre auj\rd'hui une ralisation t5due et inconte/able8 ,enf91 c'e/ uniquem5t p> la mditation familire de la philosophie a/ronomique1 comme je l'ai tabli1 que les biologi/es peuv5t appr5dre en quoi consi/e la sa9e in/itution gnrale des hypo?ses sci5tifiques dignes de ce nom4 ,la biologie positive n'a pas os encore faire un usage libre et important de ce puissant auxiliaire logique3 et cette circonspection e/ trs naturelle1 dfaut de pr9cipes propres prv5ir l'abus dsordonn d'un tel moy52 mais elle ret>de c]ta9em5t beauc\p les progrs rationnels de cette difficile tude4 ,nanmo9s1 l'tude des corps vivans1 raison mme de sa complication suprieure1 rclame1 plus qu'aucune autre sci5ce fondam5tale1 l'emploi rguli] et dvelopp de ce gr& artifice intellectuel4 ,ici1 la nature philosophique de la sci5ce1 exactem5t df9ie dans ce disc\rs1 indique1 p\r a9si dire d'elle-mme1 le c>actre gnral des hypo?ses vraim5t sci5tifiques4 ,n\s avons tabli1 en effet1 qu'il s'agit t\j\rs1 en biologie1 de dt]m9] ou la fonction d'aprs l'organe1 ou l'organe d'aprs la fonction4 ,on p\rra donc1 p\r acclr] les dc\v]tes1 con/ruire directem5t et sans scrupule l'hypo?se la plus plausible sur la fonction inconnue d'un organe donn1 ou sur l'organe ca* de telle fonction vid5te4 ,p\rvu que la supposition soit le mieux possible en h>monie avec l'ensemble des connaissances acquises1 on aura u1 de la manire la plus lgitime1 l'imitation des a/ronomes1 du droit gnral de l'esprit huma9 dans t\tes les re*]*es positives4 ,si l'hypo?se n'e/ po9t exactem5t vraie1 comme il devra arriv] le plus s\v5t1 elle n'en aura pas mo9s t\j\rs contribu ncessairem5t au progrs rel de la sci5ce1 en dirigeant l'ensemble des re*]*es effectives v]s un b nettem5t dt]m94 ,la seule condition fondam5tale1 ici comme ailleurs1 c'e/ que1 p> leur nature1 les hypo?ses soi5t con/amm5t susceptibles d'une vrification positive2 ce qui1 en biologie1 rsult]a 9vitablem5t du c>actre que je vi5s de leur assign]4 ,je ne vois jusqu'ici1 dans l'tude des corps vivans1 qu'un seul exemple capital de semblables hypo?ses2 et il a t donn p> un homme de gnie1 qui1 suivant l'usage de ses p>eils1 a rempli spontanm5t cet g>d1 comme p> in/9ct1 de la manire la plus satisfaisante1 l'ensemble des conditions rationnelles propres la nature de ses re*]*es4 ,qu& ,m4 ,br\ssais1 dans l'int5tion m9emm5t philosophique de localis] t\t c\p les prt5dues fivres ess5tielles1 leur a impos p\r sige gnral la membrane muqueuse du canal dige/if1 il a imprim la sa9e pa?ologie la plus heureuse impulsion positive1 quoiqu'il ait peut-tre commis1 en effet1 une gr&e erreur actuelle1 ce que je n'ai po9t exam9] ici4 ,c>1 cette hypo?se tant videmm5t accessible une exploration irrcusable1 elle devait ncessairem5t ht] beauc\p1 confirme ou infirme p> les obs]vations judicieuses1 la dc\v]te effective du vritable sige organique de ces entits pa?ologiques4 ,le vulgaire des mdec9s1 incapable d'apprci] une telle proprit philosophique1 s'e/ consum ce sujet en de va9es critiques de dtail1 qui ne p\vai5t affect] nullem5t la "q fondam5tale4 ,mais l'hi/oire gnrale de l'esprit huma9 n'en recueill]a pas mo9s prcieusem5t un j\r ce premi] exemple mmorable de la judicieuse introduction spontane de l'art des hypo?ses rationnelles dans l'tude positive des corps vivans4 ,p\r quiconque a conv5ablem5t tudi la philosophie a/ronomique1 cette innovation h>die n'(fre rellem5t que le timide quival5t d'un usage ds long-temps pratiqu1 sur une bi5 plus l>ge *elle1 p> ceux de t\s les savans qui sont univ]sellem5t reconnus auj\rd'hui comme procdant de la manire la plus rig\reuse4 ,t\tefois1 l'tude philosophique de l'ensemble de la sci5ce a/ronomique n'e/ pas seulem5t de/9e1 cet g>d1 dissip] radicalem5t les va9s scrupules de ceux qui p]si/]ai5t encore rep\ss] t\t usage t5du des artifices hypo?tiques dans les re*]*es biologiques4 ,elle a surt\t p\r objet1 s\s ce po9t de vue1 de mieux dirig]1 d'aprs une judicieuse imitation des plus p>faits modles1 les heureux ef=ts des hommes de gnie qui se propos5t d'appliqu] aux p>ties les plus difficiles de la philosophie naturelle un procd logique aussi imprieusem5t rclam p> la complication suprieure d'un tel ordre de problmes4 ,aprs avoir a9si c>actris suffisamm5t la subord9ation fondam5tale de la biologie env]s l'a/ronomie1 soit quant la doctr9e1 ou quant la m?ode1 n\s devons complt] ma9t5ant cette exacte analyse sommaire des gr&es relations encyclopdiques propres l'tude des corps vivans1 en exam9ant enf91 d'une manire analogue1 sa dp5dance relle l'g>d de la sci5ce ma?matique1 premi] fondem5t gnral du sy/me enti] de la philosophie positive4 ,s\s le seul po9t de vue sci5tifique proprem5t dit1 on doit1 ce sujet1 comm5c] p> reconnatre hautem5t la pr(onde ju/esse de l'n]gique rprobation prononce p> plusieurs biologi/es philosophes1 et surt\t p> le gr& ,bi*at1 contre t\te t5tative d'application effective et spciale des ?ories ma?matiques aux que/ions physiologiques4 ,les purs gomtres1 p> cela mme que leur sci5ce con/itue rellem5t la base prlim9aire indisp5sable de t\te la philosophie naturelle1 doiv5t tre1 en gnral1 m9emm5t disposs envahir1 d'une manire presque indf9ie1 le doma9e des autres sci5ces fondam5tales1 qui leur p>aiss5t ord9airem5t subalt]nes4 ,en mme temps1 l'extrme gnralit et la p>faite indp5dance de leurs tudes propres ne p]mett5t po9t que cette t5dance spontane soit directem5t cont5ue p> un s5tim5t n]gique des vraies conditions c>actri/iques de *acune de ces sci5ces1 dont le gnie ess5tiel leur e/ naturellem5t inconnu4 ,aussi1 jusqu' ce qu'une judicieuse ducation philosophique commune vi5ne mettre habituellem5t les div]ses classes de savans en tat de concevoir nettem5t la coord9ation rationnelle de leurs attributions respectives1 ce s]a seulem5t p> leur antagonisme cont9uel1 trs prjudiciable et nanmo9s =t insuffisant1 que les sci5ces les plus difficiles p\rront pniblem5t vit] d'tre absorbes et annules p> les plus simples4 ,cette vicieuse organisation des relations sci5tifiques1 n'e/ en aucun cas1 plus manife/e1 et n'eng5dre de plus dplorables consqu5ces1 que lorsqu'il s'agit des rapports fondam5taux entre les tudes ma?matiques et les tudes biologiques4 ,jusqu'ici1 les biologi/es1 t\j\rs exposs1 des int]valles plus ou mo9s rappro*s1 aux empitem5s abusifs des gomtres1 ne sont p>v5us s'en g>antir incompltem5t que p> l'irrationnel expdi5t de tran*]1 p\r a9si dire1 t\te communication quelconque entre les deux ordres de conceptions2 t&is que c'e/1 au contraire1 p> une ju/e apprciation directe de la subord9ation gnrale de l'ensemble de leurs travaux la doctr9e lm5taire sur laquelle repose pralablem5t le sy/me enti] de la philosophie naturelle1 qu'ils doiv5t dsormais ma9t5ir avec f]met l'indp5dante orig9alit de leur vrai c>actre sci5tifique4 ,or1 les pr9cipes de philosophie ma?matique tablis dans le premi] volume de ce trait1 et l'exacte analyse que n\s v5ons d'excut] du vritable esprit gnral de l'tude positive des corps vivans1 n\s p]mett5t ma9t5ant de remplir sans difficult1 quoique trs sommairem5t1 cette condition ess5tielle4 ,l'tude rationnelle de la nature suppose ncessairem5t1 en gnral1 que t\s les phnomnes1 d'un ordre quelconque1 sont ess5tiellem5t assujettis des lois inv>iables1 dont la dc\v]te con/itue t\j\rs le b de nos div]ses spculations philosophiques4 ,si l'on p\vait concevoir1 en aucun cas1 que1 s\s l'influ5ce de conditions exactem5t similaires1 les phnomnes ne re/ass5t po9t p>faitem5t id5tiques1 non-seulem5t quant au g5re1 mais aussi quant au degr1 t\te ?orie sci5tifique devi5drait aussitt radicalem5t impossible3 n\s s]ions ds lors ncessairem5t rduits une /rile accumulation de faits1 qui ne saurai5t plus comport] aucune relation sy/matique1 susceptible de conduire leur prvision4 ,il e/ donc indisp5sable de reconnatre1 en pr9cipe1 que1 mme dans les phnomnes m9emm5t complexes qui se rapport5t la sci5ce des corps vivans1 *acune des div]ses actions vraim5t lm5taires qui conc\r5t leur production v>i]ait ncessairem5t selon des lois t\t--fait prcises1 c'e/--dire1 ma?matiques1 si n\s p\vions1 en effet1 l'tudi] en elle-mme1 isolm5t de t\t autre4 ,tel e/1 cet g>d1 le po9t de d"p philosophique des gomtres1 dont la p>faite rationnalit ne saurait tre conte/e4 ,si donc les phnomnes les plus gnraux du monde inorganique sont m9emm5t calculables1 t&is que les phnomnes physiologiques ne peuv5t l'tre nullem5t1 cela ne ti5t videmm5t aucune di/9ction fondam5tale entre leurs natures respectives2 cette diffr5ce provi5t uniquem5t de l'extrme simplicit des uns1 oppose la pr(onde complication des autres4 ,l'erreur capitale des gomtres ce sujet n'e/ due qu' leur manire =t imp>faite d'apprci] la ju/e porte de cette considration1 dont ri5 ne leur p]met de mesur] la vritable t5due philosophique4 ,il ne s'agirait nanmo9s ici que de prolong] conv5ablem5t les rflexions que doiv5t naturellem5t suggr] les que/ions inorganiques susceptibles de solutions ma?matiques1 et dans lesquelles on voit1 d'une manire si prononce1 ces solutions dev5ir graduellem5t plus difficiles et plus imp>faites mesure que le sujet se complique davantage en rappro*ant peu peu l'tat ab/rait de l'tat concret1 tel po9t que1 au-del des phnomnes purem5t a/ronomiques ou de leurs analogues les plus immdiats1 une semblable p]fection logique ne s'obti5t presque jamais1 comme n\s l'avons con/at1 qu'aux dp5s de la ralit des re*]*es1 mme sans sortir des tudes gnrales de la physique proprem5t dite4 ,aussitt qu'on passe aux problmes *imiques1 t\te application relle des ?ories ma?matiques devi5t ncessairem5t incompatible avec la gr&e complication du sujet4 ,que s]a-ce donc l'g>d des que/ions biologiques8 ,p> une suite 9vitable de sa complication c>actri/ique1 l'tude des corps vivans rep\sse directem5t de deux manires diffr5tes t\t vritable usage des procds ma?matiques4 ,en effet1 lors mme que l'on suppos]ait exactem5t connues les lois ma?matiques propres aux diffr5tes actions lm5taires dont le conc\rs dt]m9e l'accomplissem5t des phnomnes vitaux1 leur extrme div]sit et leur multiplicit inextricable ne p\rrai5t aucunem5t p]mettre notre faible intellig5ce d'en p\rsuivre avec efficacit les comb9aisons logiques1 comme le tmoign5t dj si clairem5t les que/ions a/ronomiques elles-mmes malgr l'admirable simplicit de leurs lm5s ma?matiques1 lorsqu'on veut y considr] simultanm5t plus de deux ou trois influ5ces ess5tielles4 ,mais en outre1 une semblable complication s'oppose mme radicalem5t ce que ces lois lm5taires puiss5t jamais tre ma?matiquem5t dvoiles1 ce qui doit loign] jusqu' la seule p5se hypo?tique d'une telle manire de philosoph] en biologie4 ,c>1 ces lois ne p\rrai5t dev5ir accessibles que p> l'analyse immdiate de leurs effets numriques4 ,or1 s\s quelque aspect qu'on tudie les corps vivans1 les nombres relatifs leurs phnomnes prs5t5t ncessairem5t des v>iations cont9uelles et pr(ondm5t irrgulires1 ce qui1 p\r les gomtres1 (fre un ob/acle aussi insurmontable que si ces degrs p\vai5t tre1 en ralit1 entirem5t arbitraires4 ,p> la df9ition mme de la vie1 on conoit que la seule notion qui1 en *imie1 comportt encore1 comme n\s l'avons reconnu1 c]ta9es considrations numriques1 c'e/--dire1 la composition1 cesse videmm5t de les admettre ici3 c>1 t\te ide de *imie numrique doit dev5ir inapplicable des corps dont la composition molculaire v>ie cont9uellem5t1 ce qui con/itue prcism5t le c>actre fondam5tal de t\t organisme vivant4 ,sans d\te1 s'il n\s tait possible de faire v>i] sp>m5t1 div]s degrs1 *acune des conditions qui prsid5t aux phnomnes vitaux1 en ma9t5ant t\tes les autres dans une /ricte id5tit ma?matique1 la comp>aison des effets correspondants p\rrait faire espr] de dc\vrir la loi numrique de leurs v>iations1 quoique cette prcision idale1 ne pt1 en ralit1 contribu] aucunem5t au p]fectionnem5t positif de la sci5ce1 p> suite de l'insurmontable difficult du problme ma?matique relatif la comb9aison rationnelle de ces diffr5tes lois4 ,mais les mmes ob/acles qui s'oppos5t radicalem5t1 en v]tu des motifs prcdemm5t expliqus1 t\t emploi important et vraim5t dcisif de la m?ode exprim5tale proprem5t dite dans les re*]*es physiologiques1 ne doiv5t-ils po9t1 avec encore plus d'n]gie1 dtruire l'espoir de t\te opration de ce g5re1 qui ne s]ait rellem5t qu'une exprim5tation porte au plus haut degr de p]fection1 c'e/--dire p\sse jusqu' la prcision numrique8 ,puisque dj n\s ne saurions jamais in/itu]1 en biologie1 deux cas qui ne diffr5t exactem5t que s\s un seul rapport1 que s]ait-ce donc si1 la con=mit des conditions ess5tielles du phnomne1 il fallait jo9dre l'id5tit de leurs degrs1 ce que t\te apprciation ma?matique exig]ait nanmo9s rig\reusem5t8 ,a9si1 aucune ide de nombres fixes1 plus =te raison de lois numriques1 et surt\t enf9 d'inve/igation ma?matique1 ne peut tre reg>de comme compatible avec le c>actre fondam5tal des re*]*es biologiques4 ,si1 avant que ce gnie propre ft suffisamm5t dvelopp1 les biologi/es ont d1 cet g>d1 cd]1 jusqu' un c]ta9 po9t1 et non sans utilit1 l'irrsi/ible asc5dant des gomtres1 une telle condesc5dance devi5drait dsormais ess5tiellem5t nuisible aux progrs rationnels de l'tude positive des corps vivans envisags s\s un aspect quelconque4 la vrit1 l'esprit de calcul t5d de nos j\rs s'introduire dans cette tude1 surt\t en ce qui conc]ne les que/ions mdicales1 p> une voie beauc\p mo9s directe1 s\s une =me plus spcieuse1 et avec des prt5tions inf9im5t plus mode/es4 ,je veux p>l] pr9cipalem5t de cette prt5due application de ce qu'on appelle la /ati/ique la mdec9e1 dont plusieurs savans att5d5t des m]veilles1 et qui p\rtant ne saurait ab\tir1 p> sa nature1 qu' une pr(onde dgnration directe de l'art mdical1 ds lors rduit d'aveugles dnombrem5s4 ,une telle m?ode1 s'il e/ p]mis de lui accord] ce nom1 ne s]ait rellem5t autre *ose que l'empirisme absolu1 dguis s\s de frivoles app>5ces ma?matiques4 ,p\sse jusqu' ses extrmes consqu5ces logiques1 elle t5drait faire radicalem5t disp>atre t\te mdication vraim5t rationnelle1 en conduisant essay] au has>d des procds ?rapeutiques quelconques1 sauf not]1 avec une m9utieuse prcision1 les rsultats numriques de leur application effective4 ,il e/ vid5t1 en pr9cipe1 que les v>iations cont9uelles auxquelles t\t organisme e/ assujetti sont ncessairem5t encore plus prononces dans l'tat pa?ologique que dans l'tat normal1 en sorte que les cas doiv5t tre alors encore mo9s exactem5t similaires2 d'o rsulte l'impossibilit manife/e de comp>] judicieusem5t deux modes curatifs d'aprs les seuls tableaux /ati/iques de leurs effets1 ab/raction faite de t\te sa9e ?orie mdicale4 ,sans d\te1 la pure exprim5tation directe1 re/re9te entre des limites conv5ables1 peut avoir une gr&e importance p\r la mdec9e1 comme p\r la physiologie elle-mme3 mais c'e/ prcism5t la /ricte condition de ne jamais tre simplem5t empirique1 et de se ratta*] t\j\rs1 soit dans son in/itution1 soit dans son int]prtation1 l'ensemble sy/matique des doctr9es positives correspondantes4 ,malgr l'imposant aspect des =mes de l'exactitude1 il s]ait difficile de concevoir1 en ?rapeutique1 un jugem5t plus sup]ficiel et plus inc]ta9 que celui qui repos]ait uniquem5t sur cette facile computation des cas fune/es ou favorables1 sans p>l] des p]nicieuses consqu5ces pratiques d'une telle manire de procd]1 o l'on ne devrait d'avance exclure aucune sorte de t5tative4 ,on doit dplor] l'espce d'enc\ragem5t dont les gomtres ont quelquefois honor une ab]ration aussi pr(ondm5t irrationnelle1 en faisant de va9s et purils ef=ts p\r dt]m9]1 d'aprs leur illusoire ?orie des *ances1 le nombre de cas propre lgitim] *acune de ces indications /ati/iques4 ,quoique l'abus de l'esprit ma?matique1 ou plutt de l'esprit de calcul1 ait t a9si frquemm5t nuisible1 s\s div]s rapports1 au vrai dveloppem5t de l'tude positive des corps vivans1 les biologi/es qu'un s5tim5t exagr de cette f*euse influ5ce a conduits mconnatre t\te subord9ation relle de cette tude l'ensemble des tudes ma?matiques n'en ont pas mo9s commis une erreur grave1 directem5t prjudiciable au p]fectionnem5t sy/matique de leur sci5ce4 ,les pr9cipes prcdemm5t tablis dans cet ouvrage doiv5t r5dre cette erreur trs s5sible1 en faisant hautem5t ressortir cette subord9ation ncessaire4 ,elle exi/e d'abord1 d'une manire vid5te bi5 qu'indirecte1 d'aprs les relations indisp5sables1 ci-dessus con/ates1 de la sa9e biologie avec la physique et avec l'a/ronomie1 puisque les biologi/es ne saurai5t conv5ablem5t entrepr5dre ces deux ordres d'tudes prlim9aires sans s'tre pralablem5t famili>iss avec l'ensemble des pr9cipales doctr9es ma?matiques4 ,mais1 en outre1 on ne peut conte/] qu'une judicieuse application des notions fondam5tales de la gomtrie et de la mcanique ne devi5ne directem5t ncessaire p\r bi5 compr5dre1 soit la /ructure1 soit le jeu1 d'un app>eil aussi compliqu que l'organisme vivant1 surt\t dans les animaux4 ,cela e/ p>ticulirem5t vid5t env]s t\s les div]s phnomnes de la mcanique animale1 /atiques ou dynamiques1 qui doiv5t p>atre pr(ondm5t in9telligibles t\s ceux auxquels sont trangres les lois gnrales de la mcanique rationnelle4 ,l'absurde pr9cipe de la prt5due indp5dance des tres vivans l'g>d des lois univ]selles du monde matriel1 a s\v5t conduit les physiologi/es reg>d] ces tres comme ess5tiellem5t s\/raits l'empire des ?ories fondam5tales de l'quilibre et du m\vem5t2 t&is que ces ?ories con/itu5t1 au contraire1 la vritable base lm5taire de l'conomie organique envisage s\s cet aspect4 ,je me suis ef=c1 dans le premi] volume1 de dmontr] directem5t que1 p> leur nature1 ces ?ories sont ncessairem5t applicables des app>eils quelconques1 puisqu'elles ne dp5d5t aucunem5t de l'espce des =ces considres1 mais seulem5t de leur n]gie effective3 il ne peut exi/]1 ce sujet1 d'autre diffr5ce relle que la difficult plus gr&e de prcis]1 surt\t numriquem5t1 une telle application1 mesure que l'app>eil se complique davantage4 ,a9si1 en c>tant d'ailleurs1 comme m9emm5t *imrique1 t\te ide d'valuation1 on ne saurait d\t] que les ?ormes gnraux de la /atique et de la dynamique ab/raites ne doiv5t se vrifi] con/amm5t dans le mcanisme des corps vivans1 sur l'tude rationnelle duquel ils sont1 en effet1 de/9s port] une indisp5sable lumire4 ,dans ses div]s modes de repos ou de m\vem5t1 l'animal mme le plus lev se comporte ess5tiellem5t comme t\t autre app>eil mcanique d'une complication analogue1 sauf la seule diffr5ce du moteur1 qui n'en peut produire aucune quant aux lois lm5taires de la comb9aison et de la communication des m\vem5s1 ou de la neutralisation des ef=ts quelconques4 ,la ncessit d'introduire conv5ablem5t l'usage philosophique de la mcanique rationnelle dans t\te biologie positive n'e/ donc nullem5t quivoque4 ,quant la gomtrie1 outre que1 dans ses plus simples lm5s1 la mcanique ne saurait s'en pass]1 on conoit aism5t combi5 les spculations anatomiques ou physiologiques exig5t1 p> leur nature1 l'habitude de suivre exactem5t des relations complexes de =me et de situation1 et combi5 mme la connaissance familire des pr9cipales lois gomtriques peut y donn] lieu d'heureuses indications directes4 ,il s]ait inutile ici d'insi/] davantage cet g>d4 ,cette subord9ation fondam5tale de la sci5ce biologique la sci5ce ma?matique devi5t encore plus indisp5sable et plus vid5te en comp>ant les deux ordres d'tudes s\s le po9t de vue logique proprem5t dit1 c'e/--dire1 quant la m?ode4 ,n\s avons1 en effet1 tabli1 en pr9cipe philosophique1 que le sy/me des tudes ma?matiques con/itue ncessairem5t la vritable orig9e spontane de l'art gnral du raisonnem5t positif1 dont l'esprit huma9 ne p\vait ralis] compltem5t le libre dveloppem5t qu' l'g>d des re*]*es la fois les plus gnrales1 les plus ab/raites1 les plus simples1 et les plus prcises4 ,c'e/ donc cette s\rce primitive et univ]selle que doiv5t con/amm5t remont] t\tes les classes de philosophes positifs p\r prp>] conv5ablem5t leurs facults rationnelles l'ultrieure laboration directe des ?ories plus imp>faites qui se rapport5t des sujets plus spciaux1 plus complexes1 et plus difficiles4 ,la m>*e 9vitable suivie cet g>d p> l'esprit huma9 dans l'ensemble de son p]fectionnem5t social1 doit naturellem5t s]vir de guide gnral la progression sy/matique de *aque intellig5ce individuelle4 mesure que le sujet de nos re*]*es se complique davantage1 il exige ncessairem5t un rec\rs plus urg5t ce type primordial de t\te rationnalit positive1 dont la familire contemplation philosophique devi5t plus indisp5sable p\r n\s dt\rn] des conceptions illusoires et des comb9aisons sophi/iques1 t\t en excitant nanmo9s notre essor spculatif1 bi5 lo9 de l'entrav] p> de va9s et timides scrupules4 ,c'e/ donc en v]tu mme de la complication suprieure qui les c>actrise1 que les tudes biologiques rclam5t plus imprieusem5t1 *ez ceux qui se propos5t de les cultiv] d'une manire vraim5t sci5tifique1 cette premire ducation rationnelle que peut seule procur] une connaissance gnrale suffisamm5t appr(ondie de la philosophie ma?matique4 ,si une telle prp>ation logique1 depuis long-temps reconnue indisp5sable aux a/ronomes1 comm5ce auj\rd'hui tre aussi reg>de gnralem5t comme ncessaire aux vrais physici5s1 et mme aux *imi/es rationnels1 il y aurait sans d\te une trange anomalie prt5dre1 p\r les seuls biologi/es1 que l'in/rum5t intellectuel a mo9s beso9 d'tre aiguis qu& on le de/9e des problmes plus difficiles4 ,jusqu'ici nanmo9s1 ce n'e/ po9t1 en gnral1 aux tudes ma?matiques que les biologi/es les plus sy/matiques ont cru devoir rec\rir p\r cette indisp5sable ducation prlim9aire1 mais la va9e considration ontologique de ce qu'on appelle la logique proprem5t dite1 isole de t\t raisonnem5t dt]m94 ,quelque absurde que doive sembl] auj\rd'hui1 *ez des philosophes positifs1 une telle p]si/ance dans les usages mans du sy/me mtaphysique de l'anci5ne ducation1 elle p>atra cep5dant1 plusieurs g>ds1 naturelle et mme excusable1 en p5sant la pr(onde incurie des gomtres organis]1 d'une manire vraim5t rationnelle1 l'ensemble de l'enseignem5t ma?matique4 ,on n'a peut-tre jamais compos1 en aucun g5re1 des ouvrages didactiques aussi radicalem5t mdiocres1 aussi compltem5t dnus de t\t vritable esprit philosophique1 que la plup>t des traits lm5taires d'aprs lesquels sont encore ess5tiellem5t diriges t\tes les tudes ma?matiques ord9aires4 ,il sembl]ait qu'on ne s'y e/ impos d'autre obligation que celle d'vit] scrupuleusem5t des erreurs matrielles1 comme si le facile accomplissem5t d'une semblable condition p\vait avoir auj\rd'hui aucun mrite dans un p>eil sujet4 ,ce n'e/ po9t ici le lieu de remont] aux causes de ce fait dplorable1 qui ressort5t d'ailleurs aism5t des pr9cipes que j'ai tablis4 ,n\s devons seulem5t rem>qu] combi5 un sy/me d'enseignem5t aussi vicieux a pu naturellem5t faire mconnatre1 mme p> d'excell5s esprits1 les proprits logiques fondam5tales qui c>actris5t rellem5t1 d'une manire la fois si m95te et si exclusive1 la nature des tudes ma?matiques4 ,la direction ord9aire de ces tudes dissimule et mme dnature tellem5t ces prcieuses proprits1 que l'on s'explique aism5t l'exagration1 d'ailleurs videmm5t irrfl*ie1 de c]ta9s philosophes qui ont directem5t s\t5u que1 lo9 de p\voir prp>] conv5ablem5t l'organe intellectuel l'int]prtation rationnelle de la nature1 l'ducation ma?matique t5dait effectivem5t bi5 plutt dvelopp] l'esprit d'argum5tation sophi/ique et de spculation illusoire4 ,mais une semblable dgnration1 quoique trop frquemm5t ralise1 ne saurait dtruire1 sans d\te1 la valeur intr9sque du plus puissant moy5 d'ducation positive qui puisse tre (f]t nos facults lm5taires de comb9aison et de coord9ation3 elle fait seulem5t mieux ressortir l'vid5te ncessit d'une pr(onde rnovation philosophique du sy/me enti] de l'enseignem5t ma?matique4 ,il e/ clair1 en effet1 que t\te l'utilit relle que l'on peut attribu] l'tude pralable de la logique proprem5t dite p\r dirig] et raff]mir la m>*e gnrale de notre intellig5ce1 se retr\ve ncessairem5t1 d'une manire la fois beauc\p plus t5due1 plus v>ie1 plus complte1 et plus lum9euse1 dans les tudes ma?matiques conv5ablem5t diriges1 avec l'imm5se avantage que prs5te un sujet bi5 dt]m91 nettem5t circonscrit1 et susceptible de la plus p>faite exactitude1 et sans le dang] fondam5tal inhr5t t\te logique ab/raite1 quelque judicieusem5t qu'on l'expose1 de conduire ou des prceptes purils d'une vid5te inutilit1 ou a de vagues spculations ontologiques1 aussi va9es qu'inapplicables4 ,la m?ode positive1 malgr ses modifications div]ses1 re/e1 au fond1 con/amm5t id5tique dans l'ensemble de ses applications quelconques1 surt\t en ce qui conc]ne directem5t l'art homogne du raisonnem5t4 ,c'e/ p\rquoi les sci5ces les plus compliques1 et la biologie elle mme1 ne saurai5t (frir aucun g5re de raisonnem5t dont la sci5ce ma?matique ne puisse d'abord f\rnir frquemm5t l'analogue plus simple et plus pur4 ,a9si1 mme s\s cet aspect1 la philosophie positive =me1 p> sa nature1 un sy/me rig\reusem5t complet1 qui peut entirem5t suffire1 d'aprs ses seules ress\rces propres1 t\s ses div]s beso9s rels1 sans emprunt]1 aucun titre1 le mo9dre sec\rs trang]2 ce qui doit enf9 conduire l'lim9ation totale de l'unique portion de l'anci5ne philosophie susceptible de prs5t] encore quelque app>5ce d'utilit vritable1 c'e/--dire sa p>tie logique1 dont t\te la valeur effective e/ dsormais irrvocablem5t absorbe p> la sci5ce ma?matique4 ,c'e/ donc exclusivem5t cette d]nire cole que les biologi/es rationnels doiv5t all] ma9t5ant tudi] l'art logique gnral avec assez d'efficacit p\r l'appliqu] conv5ablem5t au p]fectionnem5t de leurs difficiles re*]*es4 ,l seulem5t1 ils p\rront acqurir rellem5t le s5tim5t intime et famili] des vrais c>actres et des conditions ess5tielles de cette ple9e vid5ce sci5tifique qu'ils doiv5t s'ef=c] ensuite de transport]1 autant que possible1 leurs ?ories propres4 ,comm5t l'apprci]ai5t-ils sa9em5t l'g>d des que/ions les plus complexes1 si d'abord ils ne s'tai5t ex]cs la considr] dans les cas les plus simples et les plus p>faits8 ,en exam9ant cette relation fondam5tale s\s un po9t de vue plus spcial1 il e/ ais de s5tir que les pr9cipaux raisonnem5s biologiques exig5t1 p> leur nature1 un g5re d'habitudes intellectuelles dont les spculations ma?matiques1 soit ab/raites1 soit concrtes1 peuv5t seules procur] un heureux dveloppem5t pralable4 ,je veux p>l] surt\t de cette aptitude =m] et p\rsuivre des ab/ractions positives1 sans laquelle on ne saurait1 en biologie1 faire aucun usage rationnel et t5du1 ni physiologique1 ni mme simplem5t anatomique1 de la m?ode comp>ative proprem5t dite1 dont j'ai dj signal l'analogie philosophique avec le c>actre ess5tiel de l'analyse ma?matique4 ,on conoit1 en effet1 que p\r suivre conv5ablem5t1 dans la biologie comp>e1 l'tude gnrale d'un organe ou d'une fonction quelconques1 il e/ indisp5sable d'en avoir d'abord nettem5t con/ruit la notion ab/raite1 qui peut seule tre le sujet direct de la comp>aison1 isolm5t de t\tes les div]ses modifications p>ticulires atta*es *acune de ses ralisations effectives3 si cette ab/raction e/ mconnue ou altre d'une manire quelconque p5dant le c\rs de l'analyse biologique1 le procd comp>atif avorte ncessairem5t4 ,une telle opration intellectuelle ressemble sans d\te beauc\p celle que notre esprit effectue si spontanm5t1 un si haut degr1 et avec tant de facilit1 dans t\tes les comb9aisons ma?matiques1 dont l'habitude con/itue donc videmm5t1 s\s ce rapport1 la meilleure prp>ation philosophique aux spculations les plus leves de la biologie positive4 ,l'anatomi/e ou le physiologi/e qui nglig]ait un sec\rs aussi direct et aussi capital1 se crerait a9si artificiellem5t une n\velle difficult fondam5tale1 en v\lant t\t c\p ab/raire dans le sujet le plus complexe1 sans s'y tre pralablem5t ex]c sur le sujet le plus simple4 ,quant ceux qui n'aurai5t pu russir dans une telle preuve prlim9aire1 ils devrai5t1 ce me semble1 se reconnatre1 p> cela seul1 radicalem5t impropres aux plus hautes re*]*es biologiques1 et s'y born] judicieusem5t1 en consqu5ce1 l'utile travail secondaire de recueillir conv5ablem5t des matriaux susceptibles d'une laboration philosophique ultrieure de la "p d'intellig5ces mieux organises4 ,a9si1 une sa9e ducation ma?matique r5drait la sci5ce biologique ce d\ble s]vice ess5tiel d'essay] et de class] les esprits aussi bi5 que de les prp>] et de les dirig]4 ,l'lim9ation spontane de ceux qui ne t5d5t qu' encombr] la biologie de travaux sans b et sans c>actre1 n'(frirait pas1 je p5se1 mo9s d'intrt rel que l'in/itution plus p>faite de ceux qui peuv5t en bi5 remplir les conditions pr9cipales4 ,la sage introduction de l'esprit ma?matique p\rrait contribu]1 d'ailleurs1 p]fectionn] la philosophie biologique s\s un n\vel aspect1 qui1 beauc\p mo9s fondam5tal que le prcd5t1 mrite cep5dant d'tre indiqu ici4 ,il s'agit de l'usage sy/matique des fictions sci5tifiques proprem5t dites1 dont l'artifice e/ si famili] aux gomtres1 et qui me p>atrai5t aussi susceptibles d'augm5t] utilem5t les ress\rces logiques de la haute biologie1 quoique leur emploi dt y tre mnag1 sans d\te1 avec une bi5 plus circonspecte sobrit4 ,dans la plup>t des tudes ma?matiques1 on a s\v5t tr\v de gr&s avantages imag9] directem5t une suite quelconque de cas purem5t hypo?tiques1 dont la considration1 quoique simplem5t artificielle1 peut facilit] beauc\p1 soit l'claircissem5t plus p>fait du sujet naturel des re*]*es1 soit mme son laboration fondam5tale4 ,un tel art diffre ess5tiellem5t de celui des hypo?ses proprem5t dites1 avec lequel il a t t\j\rs confondu jusqu'ici p> les plus pr(onds philosophes4 ,dans ce d]ni]1 la fiction ne porte que sur la seule solution du problme2 t&is que1 dans l'autre1 le problme lui-mme e/ radicalem5t idal1 sa solution p\vant tre1 d'ailleurs1 entirem5t rgulire4 ,la fiction sci5tifique prs5te ici t\s les c>actres pr9cipaux de l'imag9ation potique3 elle e/ seulem5t1 en gnral1 plus difficile4 ,il e/ vid5t que la nature des re*]*es biologiques ne saurait y comport] l'emploi d'un tel artifice logique un degr nullem5t comp>able celui que p]mett5t les spculations ma?matiques1 auxquelles il s'adapte si m9emm5t4 ,on doit nanmo9s reconnatre1 mon avis1 que le c>actre ab/rait des hautes conceptions de la biologie comp>ative les r5d1 quelques g>ds1 susceptibles d'un semblable p]fectionnem5t1 qui consi/]ait alors int]cal]1 entre les div]s organismes connus1 c]ta9s organismes purem5t fictifs1 artificiellem5t imag9s de manire facilit] leur comp>aison1 en r5dant la srie biologique plus homogne et plus cont9ue1 en un mot plus rgulire1 et dont plusieurs admettrai5t peut-tre une ralisation ultrieure plus ou mo9s exacte1 p>mi les organismes d'abord inexplors4 ,l'tude positive des corps vivans me p>at tre auj\rd'hui assez avance1 p\r que n\s puissions dsormais =m] le projet h>di1 et aup>avant tmraire1 de concevoir directem5t le plan rationnel d'un organisme n\veau1 propre satisfaire telles conditions donnes d'exi/5ce4 ,je ne d\te po9t que le judicieux rappro*em5t1 la manire des gomtres1 des cas rels avec quelques fictions de ce g5re heureusem5t imag9es1 ne soit plus t>d utilem5t employ complt] et p]fectionn] les lois gnrales de l'anatomie et de la physiologie comp>es1 et ne puisse mme s]vir y devanc] quelquefois l'exploration immdiate4 ,ds prs5t1 l'usage rationnel d'un tel artifice me sembl]ait1 du mo9s1 p\voir tre appliqu claircir et simplifi] ess5tiellem5t le sy/me ord9aire du haut enseignem5t biologique4 ,on conoit1 d'ailleurs1 s\s l'un ou l'autre aspect1 que l'introduction d'un procd aussi dlicat doit app>t5ir exclusivem5t aux esprits les plus levs1 d'abord conv5ablem5t prp>s p> une tude appr(ondie de la philosophie ma?matique1 af9 de prv5ir le dsordre que p\rrait apport] dans la sci5ce la considration intempe/ive d'une f\le de cas mal imag9s ou mal int]cals4 ,tels sont les pr9cipaux rapports1 soit de doctr9e1 soit de m?ode1 s\s lesquels la sa9e biologie doit se subordonn] directem5t au sy/me enti] de la sci5ce ma?matique1 indp5damm5t de leurs relations indirectes au moy5 des sci5ces int]mdiaires4 ,on peut1 ce sujet1 utilem5t rem>qu]1 d'aprs les notions prcd5tes1 que1 p>mi les trois lm5s ess5tiels que n\s avons reconnus dans l'ensemble de la philosophie ma?matique1 c'e/ surt\t la mcanique qui s'applique la biologie s\s le po9t de vue sci5tifique proprem5t dit2 t&is que1 au contraire1 s\s le po9t de vue purem5t logique1 la liaison s'opre pr9cipalem5t p> la gomtrie2 l'une et l'autre tant1 d'ailleurs1 conv5ablem5t appuyes sur les ?ories analytiques indisp5sables leur dveloppem5t sy/matique4 ,cet exam5 complet1 quoique sommaire1 des relations fondam5tales de l'tude positive des corps vivans avec les diffr5tes bran*es antrieures de la philosophie naturelle1 ne peut plus1 ce me semble1 laiss] aucune inc]titude sur la ralit ni sur l'importance du rang prcis que j'ai assign la sci5ce biologique dans ma hir>*ie encyclopdique4 ,p\r t\t esprit philosophique1 la seule considration d'une telle position doit (frir le rsum concis mais exact de l'ensemble des div]s rappro*em5s que je vi5s d'analys]4 ,il en rsulte immdiatem5t la ju/e apprciation gnrale du g5re et du degr de p]fection dont la biologie e/ susceptible p> sa nature1 et1 encore plus directem5t1 la dt]m9ation ess5tielle du plan rationnel de l'ducation prlim9aire correspondante4 ,si la p]fection d'une sci5ce quelconque devait tre mesure p> l't5due et la v>it des moy5s fondam5taux qui lui sont propres1 aucune sci5ce ne p\rrait1 sans d\te1 rivalis] avec la biologie4 ,les imm5ses ress\rces logiques que n\s v5ons de dduire rig\reusem5t de ses liaisons ncessaires avec les diffr5tes sci5ces antrieures1 conc\r5t avec les procds ess5tiels d'exploration que n\s avions d'abord reconnu lui app>t5ir d'une manire encore plus spontane4 ,on peut dire que l'esprit huma9 runit ici1 avec une pr(usion jusqu'alors ignore1 l'ensemble de t\s ses div]s artifices p\r surmont] les difficults capitales que lui oppose cette gr&e tude4 ,et1 nanmo9s1 un tel faisceau de puissances intellectuelles ne p\rra jamais n\s (frir qu'une trs imp>faite comp5sation de l'accroissem5t radical des ob/acles4 ,sans d\te1 suivant la loi philosophique que j'ai tablie1 la complication croissante du sujet fondam5tal de nos re*]*es positives dt]m9e ncessairem5t une ext5sion correspondante dans le sy/me enti] de nos moy5s gnraux d'inve/igation sci5tifique3 et n\s v5ons d'en reconnatre ici la plus irrcusable vrification4 ,mais cep5dant1 qu& on entrepr5d de rang] les diffr5tes sci5ces dans l'ordre effectif de leur p]fection relative1 on peut rellem5t faire ab/raction totale de cette gr&e considration1 et se born] envisag] la complication graduelle des phnomnes1 sans aucun g>d l'accroissem5t 9vitable des ress\rces correspondantes1 qui ne saurait jamais tre exactem5t en h>monie avec elle1 et qui n\s p]met seulem5t d'abord] des re*]*es dont les difficults s]ai5t entirem5t inaccessibles notre faible intellig5ce si n\s ne p\vions leur appliqu] des moy5s plus t5dus4 ,cette rgle1 que n\s ont t\j\rs confirme jusqu'ici les bran*es prcd5tes de la philosophie naturelle1 e/1 malheureusem5t1 lo9 de se dm5tir env]s la sci5ce biologique4 ,il ne faut pas croire que sa plus gr&e imp]fection relative ti5ne pr9cipalem5t auj\rd'hui son passage beauc\p plus rc5t l'tat positif4 ,elle e/ surt\t la consqu5ce 9vitable et p]man5te de la complication trs suprieure de ses phnomnes4 ,quelques importans progrs qu'on doive y espr] pro*a9em5t du dveloppem5t plus complet et du conc\rs plus rationnel de t\s les moy5s div]s qui lui sont propres1 cette tude re/]a ncessairem5t t\j\rs infrieure aux diffr5tes bran*es fondam5tales de la philosophie inorganique1 sans en except] la *imie elle-mme1 soit p\r la coord9ation sy/matique de ses phnomnes1 soit p\r leur prvision sci5tifique4 ,t\tefois1 ceux qui n'ont po9t directem5t exam91 avec une c]ta9e pr(ondeur1 sa vraie nature philosophique1 doiv5t se =m] une trop faible ide de la p]fection spculative qu'elle comporte rellem5t1 d'aprs la considration exclusive1 t\t--fait insuffisante1 de son tat actuel1 qui ne prs5te encore1 tant d'g>ds1 qu'une /rile accumulation d'obs]vations incompltes ou incohr5tes et de conceptions arbitraires ou htrognes4 ,on doit rellem5t envisag] l'ensemble des travaux biologiques jusqu' prs5t comme con/ituant une va/e opration prlim9aire1 pr9cipalem5t de/9e c>actris] et dvelopp] t\s les div]s moy5s pr9cipaux qui app>ti5n5t cette difficile tude1 et dont l'usage ne p\vait tre que provisoire tant que leur conc\rs n'tait po9t sy/matiquem5t organis4 ,s\s ce po9t de vue1 l'tat de la sci5ce comm5ce tre1 en effet1 trs satisfaisant1 puisque une telle organisation fondam5tale e/ dj ple9em5t ralise *ez un petit nombre d'esprits suprieurs4 ,quant l'tablissem5t direct des lois biologiques1 quoiqu'il ait t encore ess5tiellem5t prmatur1 le peu de notions exactes dj =mes ce sujet suffit1 nanmo9s1 p\r faire s5tir auj\rd'hui que1 soigneusem5t re/re9te aux re*]*es positives1 la sci5ce des corps vivans1 eu g>d la complication suprieure de ses phnomnes1 peut atte9dre rellem5t1 d'une manire bi5 plus complte qu'on n'a c\tume de le suppos]1 leur coord9ation rationnelle et p> suite leur prvision1 con=mm5t son rang effectif dans le sy/me gnral de la philosophie naturelle4 ,l'exam5 des relations ncessaires de la biologie avec *acune des autres sci5ces fondam5tales1 n\s a naturellem5t conduits fix]1 l'abri de t\t arbitraire1 l'ducation prlim9aire la mieux adapte la vraie nature d'une telle sci5ce4 ,cette ducation1 consi/ant dans l'tude philosophique pralable de l'ensemble de la sci5ce ma?matique1 et ensuite successivem5t1 div]s degrs dt]m9s de spcialit1 de l'a/ronomie1 de la physique1 et enf9 de la *imie1 e/ ncessairem5t plus difficile que celle prcdemm5t assigne t\te autre classe de savans4 ,mais n\s avons reconnu qu'elle e/ aussi beauc\p plus ncessaire2 et l'on ne saurait d\t] que la m>*e timide et vacillante de la biologie positive ne ti5ne auj\rd'hui1 en gr&e p>tie1 l'ducation radicalem5t vicieuse de presque t\s ceux qui la cultiv5t4 ,du re/e1 quelles que soi5t les difficults relles de cette ducation rationnelle1 il ne faut pas oubli] que le temps si dplorablem5t consum auj\rd'hui d'inutiles tudes de mots ou de va9es spculations mtaphysiques1 suffirait ple9em5t son entire ralisation *ez des esprits =tem5t organiss1 les seuls aptes cultiv] avec succs une sci5ce aussi pr(ondm5t complique4 ,enf91 il importe de rem>qu] que1 p> une suite ncessaire de l'ducation a9si dt]m9e p> la nature de leurs travaux propres1 les anatomi/es et les physiologi/es se tr\v]ont dsormais directem5t placs au po9t de vue philosophique le plus complet1 comme l'exige l'action capitale que1 plus qu'aucune autre classe de savans1 ils sont spontanm5t appels ex]c] sur le g\v]nem5t intellectuel de la socit4 ,c> cette action e/1 de t\te ncessit1 naturellem5t atta*e l'entire gnralit des conceptions et la p>faite homognx des doctr9es1 seules proprits p> lesquelles1 malgr leur irrcusable caducit1 la philosophie ?ologique et la philosophie mtaphysique cons]v5t auj\rd'hui assez d'empire p\r exclure encore la philosophie positive de la suprme direction rgulire du monde moral1 comme je l'expliqu]ai dans le volume suivant1 quoique elles-mmes soi5t dsormais dev5ues radicalem5t impuissantes le conduire rellem5t4 ,aprs avoir jusqu'ici conv5ablem5t exam9 la nature propre et le b gnral de la sci5ce biologique1 l'ensemble des moy5s fondam5taux qui lui sont propres1 et le sy/me de ses div]ses relations ncessaires avec t\tes les autres bran*es ess5tielles de la philosophie naturelle1 il me re/e ma9t5ant faire ressortir directem5t ses proprits philosophiques les plus gnrales1 c'e/--dire c>actris] sa puissante influ5ce immdiate sur le dveloppem5t radical et l'mancipation df9itive de la raison huma9e4 ,p> la nature de son sujet1 l'tude positive de l'homme a t\j\rs possd ncessairem5t l'inconte/able privilge de f\rnir1 la masse des esprits judicieux trang]s aux spculations sci5tifiques proprem5t dites1 la mesure usuelle la plus dcisive et la plus t5due du vritable degr de =ce fondam5tale propre aux div]ses intellig5ces4 ,ce mode habituel de classem5t e/1 en lui-mme1 beauc\p plus rationnel que ne l'a s\v5t fait p5s] une critique sup]ficielle4 ,quoique1 dans une sci5ce quelconque1 les faits les plus importans soi5t aussi1 de t\te ncessit1 les plus communs1 cep5dant1 en v]tu des artifices plus ou mo9s raff9s qu'exige ord9airem5t la sa9e obs]vation sci5tifique des pr9cipaux phnomnes inorganiques1 on conoit qu'un gr& nombre de bons esprits puiss5t nanmo9s tre frquemm5t dt\rns de port] leur att5tion sur l'tude de ces diffr5s ordres de phnomnes4 ,aussi1 quant aux p>ties correspondantes de la philosophie naturelle1 la pati5te mais facile laboration qu'y suppose l'acquisition des connaissances sci5tifiques dj obt5ues1 doit-elle s\v5t faire illusion sur la valeur relle de la plup>t des esprits qui les possd5t et dont t\t le mrite vritable consi/e quelquefois avoir heureusem5t pr(it des circon/ances favorables s\s l'influ5ce desquelles ils ont t levs4 ,cette confusion difficile vit] entre l'in/ruction acquise et la =ce spontane1 e/ encore plus ord9aire l'g>d des tudes ma?matiques1 vu l'application plus spciale et plus prolonge qu'elles ncessit5t1 et la langue hiroglyphique trs c>actrise qu'elles doiv5t employ]1 et dont l'imposant app>eil e/ si propre masqu]1 aux yeux du vulgaire1 une pr(onde mdiocrit intellectuelle4 ,aussi peut-on voir j\rnellem5t1 dans les diffr5tes sci5ces inorganiques1 et surt\t dans les sci5ces ma?matiques1 des exemples trs prononcs d'esprits peu m95s p>v5us1 au mo9s p5dant leur vie1 une c]ta9e importance sci5tifique1 l'aide d'une prud5te conduite intellectuelle1 fonde sur un ju/e s5tim5t in/9ctif des ress\rces spciales que prs5te la nature de leurs travaux p\r g>] le jugem5t du public imp>tial4 ,quoique une telle mprise ne soit po9t1 malheureusem5t1 sans exemple l'g>d des sci5ces biologiques1 il faut nanmo9s reconnatre que l'tude de l'homme1 et pr9cipalem5t de l'homme intellectuel et moral1 doit1 p> sa nature1 p]mettre bi5 mo9s qu'aucune autre une semblable illusion2 ce qui ju/ifie la prfr5ce univ]selle que le bon s5s vulgaire lui a con/amm5t accorde comme pr9cipale preuve des intellig5ces4 ,ici1 en effet1 les plus importans phnomnes sont ncessairem5t connus de t\s2 et t\s aussi sont naturellem5t /imuls les obs]v]3 en sorte que les privilges de l'in/ruction spciale devi5n5t beauc\p mo9s t5dus4 ,l'intellig5ce dveloppe qui ne se s]ait po9t livre un tel ordre d'obs]vations1 s]ait1 p> cela seul1 ess5tiellem5t juge4 ,en mme temps que l'univ]salit de ce gr& sujet organise a9si1 entre t\s les esprits1 une sorte de conc\rs spontan1 la pr(onde difficult ncessaire et l'extrme importance directe qui c>actris5t si hautem5t sa judicieuse inve/igation r5d5t ce conc\rs m9emm5t propre s]vir habituellem5t de base pr9cipale au classem5t rationnel de l'ensemble des intellig5ces4 ces proprits fondam5tales1 on doit aj\t] d'ailleurs que jusqu'ici l'imp]fection radicale de nos tudes sci5tifiques proprem5t dites sur les lois positives de phnomnes aussi compliqus1 con/itue1 cet g>d1 un motif de plus1 en attribuant plus d'influ5ce l'orig9alit des mditations individuelles4 ,qu& ces lois s]ont mieux connues1 ce d]ni] motif s]a ess5tiellem5t remplac p> l'habilet plus prononce qu'exig]a ncessairem5t leur sage application sy/matique ces difficiles re*]*es4 ,d'aprs un tel ensemble de c>actres1 le monde moral ne cess]a donc jamais d'employ] la connaissance plus ou mo9s pr(onde de la vritable nature huma9e comme le signe le mo9s quivoque et la mesure la plus usuelle de t\te vraie supriorit intellectuelle4 ,ce critrium e/ tellem5t c]ta9 que l'hi/oire univ]selle p]met de le vrifi] clairem5t1 mme l'g>d des esprits qui n'ont f\rni leurs pr9cipaux tmoignages de =ce relle que p> des travaux relatifs aux sujets sci5tifiques les plus loigns de cette tude1 et *ez lesquels nanmo9s on peut t\j\rs ap]cevoir des traces plus ou mo9s di/9ctes de hautes mditations orig9ales sur l'homme ou sur la socit1 comme le montr5t videmm5t1 t\tes les poques1 tant d'illu/res exemples analogues ceux de ,lebniz1 de ,desc>tes1 de ,pascal1 etc4 ,les facults fondam5tales de notre intellig5ce tant ncessairem5t id5tiques dans leurs applications les plus div]ses1 on ne saurait compr5dre1 sans d\te1 comm5t les gomtres1 les a/ronomes1 les physici5s et les *imi/es1 qui ont fait preuve d'un vrai gnie sci5tifique1 aurai5t jamais pu s'ab/5ir entirem5t de dirig] spcialem5t les =ces de leur ent5dem5t v]s le sujet qui provoque le plus spontanm5t et avec le plus d'n]gie l'att5tion univ]selle1 quoiqu'ils ai5t pu ne pas n\s laiss] con/amm5t des indications =melles de cette 9vitable div]sion4 ,ceux qui1 de nos j\rs1 ont quelquefois t5t va9em5t de discrdit]1 cet g>d1 les usages inv>iables de la sagesse vulgaire1 ont donc a9si1 leur insu1 directem5t prononc contre eux-mmes1 et confirm involontairem5t la rgle qu'ils essayai5t de dtruire4 ,d'aprs cette indisp5sable considration prlim9aire1 l'analyse rationnelle des pr9cipales proprits philosophiques qui c>actris5t la sci5ce biologique devi5t ma9t5ant plus facile et plus nette4 ,exam9ons d'abord ces proprits relativem5t la m?ode4 ,s\s ce premi] po9t de vue1 la philosophie biologique doit tre reg>de comme directem5t de/9e1 p> sa nature1 p]fectionn]1 ou1 p\r mieux dire1 dvelopp]1 deux des plus importantes facults lm5taires de l'esprit huma91 dont aucune autre bran*e fondam5tale de la philosophie naturelle ne p\vait p]mettre la libre et ple9e volution4 ,je veux p>l] de l'art comp>atif proprem5t dit1 et de l'art de class]1 qui1 malgr leur co-relation ncessaire1 sont nanmo9s p>faitem5t di/9cts4 ,au sujet du premi]1 les explications prcdemm5t exposes dans ce disc\rs ont dj suffisamm5t dmontr l'm95te et inconte/able aptitude de la biologie positive au dveloppem5t spcial de ce gr& moy5 logique4 ,p> cela mme1 la dmon/ration doit aussi tre implicitem5t =t avance l'g>d de la seconde facult rationnelle1 qui s]a d'ailleurs l'objet ess5tiel et direct de l'une des leons suivantes4 ,n\s devons donc n\s born] ici1 en ce qui la conc]ne1 la simple indication sommaire1 mais t\tefois c>actri/ique1 du pr9cipe philosophique fondam5tal1 con=mm5t l'esprit gnral de ce disc\rs4 ,la ?orie univ]selle des classifications philosophiques1 de/9es non-seulem5t facilit] les s\v5irs mais surt\t p]fectionn] les comb9aisons sci5tifiques1 se tr\ve ncessairem5t employe1 d'une manire plus ou mo9s importante et plus ou mo9s c>actrise1 p> l'une quelconque des diffr5tes sci5ces fondam5tales1 qui t\tes rclam5t 9vitablem5t l'ex]cice plus ou mo9s prononc de l'ensemble des div]ses facults lm5taires de notre intellig5ce4 ,j'ai dj spcialem5t tabli1 cet g>d1 ds le premi] volume de ce trait1 que la sci5ce ma?matique elle-mme1 s\rce primitive de t\tes les autres1 n\s (fre spontanm5t une application capitale de la vraie ?orie gnrale des classifications1 p> la gr&e conception1 trop peu apprcie encore du vulgaire des gomtres1 de l'illu/re ,monge1 sur la classification fondam5tale des surfaces en familles naturelles d'aprs leur mode de gnration1 o l'on peut reconnatre t\s les c>actres philosophiques ess5tiels des sa9es m?odes zoologiques et botaniques1 avec la puret et la p]fection suprieures que devait comport] la nature si m9emm5t simple d'un tel sujet4 ,t\tefois1 quelle que soit l'importance des rem>ques analogues auxquelles peuv5t aussi donn] lieu les div]ses bran*es de la philosophie inorganique1 et notamm5t la sci5ce *imique1 on doit inconte/ablem5t reconnatre que le pr9cipal dveloppem5t philosophique de l'art de class] tait ncessairem5t rs]v la sci5ce biologique4 ,c>1 il e/ vid5t1 en gnral1 que *acune de nos facults lm5taires doit tre spcialem5t dveloppe p> celle de nos tudes positives fondam5tales qui en exige la plus urg5te application1 et qui lui prs5te1 en mme temps1 le *amp le plus t5du1 a9si que je l'ai dj rem>qu1 tant d'autres g>ds1 dans les prcd5tes p>ties de cet ouvrage4 ,or1 s\s l'un et l'autre aspect1 aucune sci5ce ne saurait t5dre1 p> sa nature1 aussi directem5t ni aussi compltem5t que la biologie favoris] l'essor spontan de la ?orie gnrale des classifications4 ,d'abord1 aucune ne p\vait pr\v]1 d'une manire aussi pr(onde1 le beso9 capital des classifications rationnelles1 non-seulem5t en v]tu de l'imm5se multiplicit des tres di/9cts1 et p\rtant analogues1 que les spculations biologiques doiv5t 9vitablem5t embrass]2 mais surt\t p> la ncessit fondam5tale d'organis]1 entre t\s ces tres div]s1 une exacte comp>aison sy/matique1 qui con/itue1 comme n\s l'avons reconnu1 le plus puissant moy5 d'inve/igation propre l'tude positive des corps vivans1 et dont l'application rgulire exige videmm5t l'in/itution pralable de la vraie hir>*ie biologique1 considre au mo9s dans ses dispositions les plus gnrales4 ,en second lieu1 les mmes c>actres ess5tiels qui r5d5t ici absolum5t indisp5sables les classifications philosophiques1 t5d5t m9emm5t aussi provoqu] et facilit] leur tablissem5t spontan4 ,les esprits trang]s la philosophie biologique doiv5t1 au premi] aspect1 reg>d] le nombre et la complication des sujets class] comme autant d'ob/acles lm5taires leur disposition sy/matique4 ,mais1 en ralit1 on doit concevoir1 au contraire1 que la multiplicit mme des tres vivans et l'extrme div]sit de leurs rapports t5d5t naturellem5t r5dre leur classification plus facile et plus p>faite1 en p]mettant de saisir entre eux des analogies sci5tifiques la fois plus spontanes1 plus t5dues1 et plus aises vrifi] sans quivoque4 ,cette loi philosophique e/ tellem5t inconte/able que n\s reconnatrons spcialem5t1 dans la qu>ante-deuxime leon1 que1 si la classification rationnelle des animaux e/1 p> sa nature1 trs suprieure celle des vgtaux1 cette diffr5ce rsulte prcism5t de la v>it et de la complication beauc\p plus gr&es des organismes animaux1 qui (fr5t a9si plus de prise l'art de class]4 ,j'ai dj fait1 en philosophie ma?matique1 une rem>que analogue1 en opposant la classification1 si imp>faitem5t bau*e jusqu' prs5t1 des c\rbes1 et mme des c\rbes planes1 la p>faite disposition sy/matique du va/e ensemble total des surfaces2 ce qui ti5t1 en effet1 ce que les surfaces1 p> leur multiplicit et leur complication suprieures1 n\s p]mett5t d'tablir entre elles des comp>aisons1 soit gomtriques1 soit analytiques1 plus nettes et mieux c>actrises que celles relatives l'tude trop re/re9te et trop homogne des c\rbes1 et surt\t des c\rbes planes4 ,on conoit donc aism5t1 p> ces div]s motifs1 que la nature mme des difficults fondam5tales propres la sci5ce biologique ait d la fois y exig] et y p]mettre le dveloppem5t le plus prononc et le plus spontan de l'art gnral des classifications rationnelles4 ,c'e/ donc ess5tiellem5t une telle s\rce que t\t philosophe judicieux devra v5ir t\j\rs puis] l'exacte connaissance de cet art capital1 dont on ne saurait1 d'aucune autre manire1 se =m] jamais une ju/e ide1 dans quelque sujet qu'on se propose d'ailleurs d'en ralis] l'application ultrieure4 ,p>mi les gomtres1 les a/ronomes1 les physici5s1 et mme les *imi/es1 ceux dont l'esprit1 quelque m95t qu'on le suppose1 n'a jamais conv5ablem5t fran*i les bornes spciales de leurs tudes1 se font ord9airem5t rem>qu] p> d'tranges ab]rations relativem5t aux conditions fondam5tales de la vraie ?orie des classifications quelconques1 soit qu'il s'agisse de la =mation des gr\pes naturels1 ou de leur coord9ation rationnelle1 d\ble lm5t philosophique de cette ?orie1 et surt\t du pr9cipe gnral de la subord9ation des c>actres1 qui con/itue son artifice le plus ess5tiel4 ,s\s ces trois importans rapports1 les biologi/es1 seuls entre t\tes les classes de savans1 peuv5t auj\rd'hui avoir habituellem5t des notions nettes et positives4 ,c'e/ uniquem5t leur cole que les autres philosophes positifs peuv5t dsormais appr5dre cultiv] avec succs cette facult ess5tielle1 de manire en introduire1 dans les autres sci5ces fondam5tales1 d'heureuses applications1 que plusieurs d'entr'elles rclam5t ma9t5ant div]s g>ds4 ,j'ai spcialem5t insi/1 dans la premire p>tie de ce volume1 sur l'urg5te ncessit philosophique o se tr\v5t auj\rd'hui les *imi/es de rec\rir un tel moy5 d'ducation logique1 p\r ralis] conv5ablem5t le p]fectionnem5t capital le plus indisp5sable la con/itution actuelle de leur sci5ce4 ,quoique le gnie de ,monge ait su faire in/9ctivem5t1 dans sa pr9cipale conception ma?matique1 un admirable usage du vritable pr9cipe gnral de la ?orie des classifications rationnelles1 sans que ses travaux ai5t laiss d'ailleurs aucune trace apprciable de l'influ5ce indirecte ex]ce1 cet g>d1 sur son intellig5ce p> les considrations de philosophie biologique1 je n'hsite pas nanmo9s conjectur] que ce gnie1 qui n'tait po9t exclusivem5t ma?matique1 puisqu'il a dc\v]t1 d'une manire si orig9ale1 la vraie composition de l'eau1 fut m9emm5t excit et mme dirig ce sujet1 son insu sans d\te1 p> l'9vitable raction des belles discussions philosophiques qui alors ret5tissai5t p>t\t aut\r de lui sur cette "q fondam5tale1 depuis la mmorable impulsion que l'esprit huma9 avait reue des gr&s travaux de ,b]n>d de ,jussieu et de ,l9n4 ,a9si1 l'tude positive des corps vivans e/ ess5tiellem5t de/9e1 p> sa nature1 s\s le po9t de vue logique1 au dveloppem5t gnral de l'art univ]sel de class]1 aussi bi5 que de l'art comp>atif proprem5t dit4 ,ces deux attributs c>actri/iques devrai5t lui attir]1 d'une manire t\te spciale1 l'att5tion pr(onde de t\t esprit philosophique1 mme ab/raction faite du haut intrt sci5tifique qu'inspir5t naturellem5t les connaissances capitales qu'elle se propose df9itivem5t de n\s dvoil]4 ,on peut assur] cet g>d1 sans aucune exagration1 que t\te intellig5ce re/e trangre aux tudes biologiques1 n'a pu recevoir qu'une ducation radicalem5t imp>faite1 puisqu'elle a laiss dans l'inaction plusieurs des facults fondam5tales dont l'ensemble con/itue le p\voir positif gnral de l'esprit huma94 ,c'e/ a9si que1 con=mm5t au pr9cipe ess5tiel de ma philosophie1 la m?ode positive univ]selle1 malgr son inv>iabilit ncessaire1 ne saurait tre vraim5t connue1 s\s t\s ses aspects importans1 que p> l'exam5 appr(ondi de t\s les div]s lm5s de la hir>*ie sci5tifique2 c> *acun d'eux possde1 p> sa nature1 la proprit exclusive de dvelopp] spcialem5t quelqu'un des gr&s procds logiques dont la m?ode e/ compose4 ,quoique les sci5ces les plus gnrales et les plus simples soi5t directem5t indp5dantes des sci5ces plus p>ticulires et plus compliques1 qui1 au contraire1 repos5t immdiatem5t sur elles2 on vrifie ici nanmo9s1 d'une manire irrcusable1 l'9vitable raction logique que les mo9s p>faites doiv5t ex]c] sur les plus p>faites1 l'amlioration fondam5tale desquelles elles peuv5t a9si utilem5t conc\rir1 p> les facults rationelles qu'il leur app>ti5t de cultiv] m9emm5t4 ,telle e/ la gr&e considration philosophique qui fait la fois ressortir1 et le pr9cipe de subord9ation ncessaire1 propre con/itu] la vraie hir>*ie sci5tifique1 et le cons5sus gnral1 d'o rsulte la rig\reuse unit du sy/me4 ,lorsque ces notions capitales s]ont enf9 conv5ablem5t exam9es1 je p>vi5drai aism5t1 sans d\te1 r5dre s5sible la pr(onde irrationnalit du mode actuel d'isolem5t exclusif qui prside encore l'organisation ess5tielle de nos tudes positives1 et qui e/ aussi nuisible leurs div]s progrs spciaux qu' leur action collective sur le g\v]nem5t intellectuel de l'humanit4 ,il n\s re/e ma9t5ant envisag]1 s\s le po9t de vue sci5tifique proprem5t dit1 les proprits philosophiques directes de la sci5ce biologique1 c'e/--dire1 sa haute p>ticipation spciale l'irrvocable mancipation de la raison huma9e1 et son dveloppem5t fondam5tal1 considr dsormais1 non plus seulem5t quant la m?ode positive1 mais aussi quant l'esprit positif1 dont cette gr&e sci5ce e/ si clairem5t de/9e f\rnir l'indisp5sable complm5t4 ,n\s p\vons1 d'abord1 vrifi] ici et appliqu] la loi gnrale que j'ai tablie ce sujet en exam9ant de la mme manire les deux d]nires bran*es de la philosophie inorganique1 et surt\t la *imie4 ,elle consi/e1 comme on l'a vu1 en ce que l'tude positive d'un ordre quelconque de phnomnes t5d t\j\rs directem5t dtruire radicalem5t t\tes les conceptions ess5tielles de la philosophie ?ologique1 p> ces deux voies univ]selles1 complm5taires l'une de l'autre1 de la prvision rationnelle des phnomnes1 et de la modification volontaire que l'homme ex]ce sur eux2 la d]nire facult dev5ant ncessairem5t plus t5due1 p5dant que la premire devi5t mo9s p>faite1 mesure que le g5re des phnomnes se complique davantage2 de faon con/at] sans cesse1 d'une manire galem5t irrcusable1 quoique l'aide de procds diffr5s1 que les div]s vnem5s du monde rel ne sont pas rgis p> des volonts surnaturelles1 mais p> des lois naturelles4 ,la sci5ce biologique confirme m9emm5t cette d\ble t5dance ncessaire4 ,quoique sa complication c>actri/ique doive1 sans d\te1 lui p]mettre beauc\p mo9s1 surt\t dans son tat actuel d'imp]fection1 de dvelopp] la facult de prvision1 on conoit cep5dant1 d'aprs la df9ition mme que j'en ai donne1 que la biologie positive a aussi sa manire sci5tifique propre de tmoign] directem5t son incompatibilit radicale avec les fictions ?ologiques1 et avec les entits mtaphysiques4 ,un tel tmoignage gnral rsulte 9vitablem5t1 en effet1 de cette exacte analyse des div]ses conditions1 soit organiques1 soit extrieures1 indisp5sables *acun des actes de l'exi/5ce des corps vivans1 analyse qui con/itue immdiatem5t l'objet p]ptuel de t\tes les tudes anatomiques ou physiologiques4 ,l'opposition spontane de ce g5re de re*]*es t\te conception ?ologique ou mtaphysique doit tre auj\rd'hui p>ticulirem5t rem>que l'g>d des ?ories relatives aux phnomnes intellectuels et affectifs1 dont le positivisme e/ si rc5t1 et qui sont enf9 les seuls1 avec les phnomnes sociaux qui en driv5t1 au sujet desquels la lutte demeure encore engage1 p\r le vulgaire des esprits1 entre la philosophie positive et l'anci5ne philosophie4 ,ces phnomnes sont en effet1 en v]tu mme de leur complication suprieure1 ceux dont l'accomplissem5t rguli] exige ncessairem5t le conc\rs le plus dt]m9 de l'ensemble le plus t5du de conditions div]ses1 tant extrieures qu'intrieures2 en sorte que leur tude positive peut faire plus aism5t ressortir1 avec une vid5ce irrsi/ible p\r les intellig5ces les mo9s cultives1 la pr(onde inanit ncessaire des prt5dues explications ab/raites manes de la philosophie ?ologique ou mtaphysique3 ce qui r5d facilem5t raison de l'av]sion plus prononce que cette tude a le privilge d'inspir] spontanm5t auj\rd'hui aux diffr5tes sectes de ?ologi5s et de mtaphysici5s4 ,le public imp>tial ne p\vait1 sans d\te1 vit] d'tre vivem5t frapp des va9s ef=ts de ceux-ci p\r faire concord] le jeu illusoire des influ5ces surnaturelles ou des entits psy*ologiques1 dans la production des phnomnes moraux1 avec l'troite dp5dance o le milieu et l'organisme ti5n5t si videmm5t ces phnomnes1 mesure qu'elle a t dvoile ou signale p> les travaux des anatomi/es et des physiologi/es mod]nes4 ,tels sont1 s\s ce premi] po9t de vue1 les gr&s s]vices que le dveloppem5t de la sci5ce biologique a directem5t r5dus l'tablissem5t philosophique de la doctr9e positive univ]selle1 qu'elle a mise enf9 en possession de la p>tie du doma9e intellectuel sur laquelle l'anci5ne philosophie avait fond1 avec le plus de scurit1 son pr9cipal po9t d'appui4 ,cette t5dance spontane de l'ensemble des sa9es tudes anatomiques ou physiologiques positiv] immdiatem5t nos conceptions les plus compliques devi5t encore plus manife/e1 si n\s considrons ma9t5ant les phnomnes vitaux s\s le second aspect philosophique indiqu ci-dessus1 c'e/--dire1 comme m9emm5t modifiables4 ,le conc\rs beauc\p plus t5du de conditions htrognes1 qu'exige ncessairem5t l'accomplissem5t de ces phnomnes1 n\s p]met1 en effet1 de les modifi]1 bi5 plus que t\s les autres1 au gr de notre int]v5tion1 l'action de laquelle la plup>t de ces conditions sont1 p> leur nature1 accessibles1 soit qu'elles se rapport5t l'organisme ou au sy/me ambiant4 ,or1 cette facult volontaire de tr\bl] de tels phnomnes1 de les susp5dre1 et mme de les dtruire1 devi5t ici tellem5t frappante1 qu'elle doit immdiatem5t conduire rep\ss] t\te ide d'une direction ?ologique ou mtaphysique4 ,comme la prcd5te1 dont elle ne con/itue1 vrai dire1 qu'un simple prolongem5t mieux c>actris1 cette n\velle influ5ce philosophique de la biologie positive e/ plus spcialem5t prononce l'g>d des phnomnes moraux proprem5t dits1 les plus modifiables de t\s les phnomnes organiques4 ,le psy*ologue le plus ob/9 ne saurait1 sans d\te1 p]si/] s\t5ir la s\v]a9e indp5dance de ses entits intellectuelles1 si seulem5t il daignait rfl*ir1 p> exemple1 que la simple inv]sion mom5tane de sa /ation v]ticale ord9aire suffit p\r oppos] aussitt un insurmontable ob/acle au c\rs de ses propres spculations4 ,p> ces deux ordres de considrations1 les doctr9es biologiques ra*t5t donc trs compltem5t1 s\s le rapport anti-?ologique ou antimtaphysique1 la mo9dre p]fection ncessaire de leur c>actre sci5tifique en ce qui conc]ne la prvision sy/matique des phnomnes correspondans4 ,t\tefois1 quoique n\s devions c]ta9em5t regrett] beauc\p1 d'autres g>ds1 que cette div9ation rationnelle soit1 en biologie1 aussi imp>faite1 il importe de rem>qu] ici que cette facult n'a pas beso9 d'tre =t dveloppe p\r produire suffisamm5t un tel effet philosophique1 mme ab/raction faite de t\t autre motif4 ,c>1 en voyant1 ne ft-ce que dans quelques cas bi5 c>actriss1 les vnem5s biologiques s'accomplir d'une manire ess5tiellem5t con=me aux prvisions de la sci5ce1 ce qui1 inconte/ablem5t1 a s\v5t lieu1 mme auj\rd'hui1 entre les limites de v>iation conv5ables la nature des phnomnes1 le bon s5s du vulgaire ne peut s'emp*] de reconnatre que ces phnomnes sont1 comme t\s les autres1 assujettis d'inv>iables lois naturelles1 dont la complication 9vitable e/ la seule cause des contradictions relles que peuv5t essuy]1 en d'autres occasions1 nos dt]m9ations sci5tifiques4 ,la conclusion philosophique ne saurait dev5ir radicalem5t impossible1 que si la prvision sci5tifique tait t\j\rs en dfaut2 ce que les dtracteurs les plus exagrs des doctr9es anatomiques et physiologiques n'os]ai5t1 sans d\te1 prt5dre dsormais4 ,indp5damm5t de cette spciale influ5ce philosophique1 analogue celle des autres sci5ces fondam5tales1 et seulem5t plus prononce c]ta9s g>ds et mo9s d'autres1 l'tude positive des corps vivans a con/amm5t s\t5u1 ds sa naissance1 contre le sy/me gnral de la philosophie ?ologique et mtaphysique1 une lutte plus orig9ale et plus directe1 l'issue de laquelle elle a t5du trans=m] df9itivem5t un dogme anci5 en un pr9cipe n\veau1 aussi rel que le premi] tait va91 et aussi fcond que celui-ci tait /rile4 ,*aque bran*e ess5tielle de la philosophie inorganique n\s a dj manife/1 s\s un aspect plus ou mo9s capital1 une semblable proprit4 ,je l'ai signale1 au comm5cem5t de ce volume1 p\r la *imie1 sub/ituant1 l'absurde ide primitive des de/ructions et crations absolues de matire1 l'exacte notion gnrale des dcompositions et recompositions p]ptuelles4 ,dans le volume prcd5t1 l'a/ronomie n\s avait d'abord montr cette t5dance s\s un po9t de vue encore plus immdiat et plus fondam5tal1 en reprs5tant l'ordre ess5tiel du monde comme le rsultat ncessaire et spontan de l'action mutuelle des pr9cipales masses qui le compos5t1 en mme temps qu'elle ru9e radicalem5t1 avec une irrsi/ible vid5ce1 l'hypo?se des causes f9ales et de t\t g\v]nem5t provid5tiel4 ,la sci5ce biologique1 con/itue1 p> sa nature1 plus pr(ondm5t qu'aucune autre1 en h>monie philosophique1 directe et gnrale1 avec la sci5ce a/ronomique1 a9si que je l'ai tabli1 e/ v5ue enf9 complt]1 p\r les phnomnes les plus spciaux et les plus compliqus1 l'ensemble de cette gr&e dmon/ration4 ,attaquant son t\r1 et sa manire1 le dogme lm5taire des causes f9ales1 elle l'a graduellem5t trans=m dans le pr9cipe fondam5tal des conditions d'exi/5ce1 dont le dveloppem5t et la sy/matisation app>ti5n5t1 sans aucun d\te1 la biologie1 quoique1 en lui-mme1 il soit1 d'ailleurs1 ess5tiellem5t applicable t\s les ordres quelconques de phnomnes naturels4 la vrit1 l'irrationnelle ducation prlim9aire de la plup>t des anatomi/es et des physiologi/es actuels les conduit encore trop s\v5t employ] un tel pr9cipe avec des =mes qui le dnatur5t1 en le rappro*ant mal propos du dogme ?ologique qu'il a remplac4 ,le vritable esprit gnral de la sci5ce biologique doit c]ta9em5t n\s conduire p5s] que1 p> cela mme que tel organe fait p>tie de tel tre vivant1 il conc\rt ncessairem5t1 d'une manire dt]m9e1 quoique peut-tre inconnue1 l'ensemble des actes qui compos5t son exi/5ce3 ce qui revi5t simplem5t concevoir qu'il n'y a pas plus d'organe sans fonction que de fonction sans organe4 ,puisque le dveloppem5t prcis de la co-relation ncessaire entre les ides d'organisation et les ides de vie con/itue1 comme je l'ai tabli1 le b c>actri/ique de t\tes nos tudes biologiques1 une telle disposition intellectuelle e/ donc m9emm5t philosophique et d'un usage indisp5sable4 ,mais il faut conv5ir que cette t5dance sy/matique reg>d] t\t organe quelconque comme ex]ant ncessairem5t une c]ta9e action1 dgnre encore trs frquemm5t en une aveugle admiration anti-sci5tifique du mode effectif d'accomplissem5t des div]s phnomnes vitaux4 ,une semblable disposition1 manation vid5te de l'anci5ne suprmatie ?ologique1 e/ en opposition directe avec t\te sa9e int]prtation du pr9cipe des conditions d'exi/5ce1 d'aprs lequel1 qu& n\s avons obs]v une fonction quelconque1 n\s ne saurions tre surpris que l'analyse anatomique vi5ne rellem5t dvoil]1 dans l'organisme1 un mode /atique propre p]mettre l'accomplissem5t de cette fonction4 ,cette admiration irrationnelle et /rile1 en n\s p]suadant que t\s les actes organiques s'opr5t aussi p>faitem5t que n\s puissions l'imag9]1 t5d immdiatem5t comprim] l'essor gnral de nos spculations biologiques3 elle conduit s\v5t s'm]veill] sur des complications videmm5t nuisibles#bf4 ,les philosophes qui ont le plus insi/ cet g>d1 ne se sont po9t ap]u1 sans d\te1 qu'ils f9issai5t p> m>*] directem5t eux-mmes contre le b religieux qu'ils s'tai5t propos1 puisqu'ils assignai5t a9si la sagesse huma9e p\r rgle et mme p\r limite la sagesse div9e1 qui1 dans un tel p>allle1 devait se tr\v] plus d'une fois rellem5t infrieure4 ,quoique notre imag9ation re/e ncessairem5t circonscrite1 en t\s g5res1 dans la seule sphre de nos obs]vations effectives1 et que1 p> suite1 il n\s soit surt\t impossible d'imag9] des organismes radicalem5t n\veaux1 on ne saurait d\t]1 nanmo9s1 ce me semble1 que le gnie sci5tifique ne soit auj\rd'hui1 mme en biologie1 assez dvelopp et assez mancip p\r que n\s puissions directem5t concevoir1 d'aprs l'ensemble de nos lois biologiques1 des organisations qui diffr5t notablem5t de t\tes celles que n\s connaissons1 et qui leur s]ai5t inconte/ablem5t suprieures s\s tel po9t de vue dt]m91 sans que ces amliorations fuss5t 9vitablem5t comp5ses1 d'autres g>ds1 p> des imp]fections quival5tes4 ,cette facult me p>at tellem5t irrcusable1 que je n'ai po9t hsit prcdemm5t propos] l'emploi sy/matique d'un tel ordre de fictions sci5tifiques comme propre introduire dsormais1 dans les lm5s de la philosophie biologique1 un p]fectionnem5t rel1 bi5 que simplem5t accessoire4 ,note #bf3 ,on peut1 ce sujet1 indiqu]1 comme un exemple frappant de cette absurde disposition1 la purile affectation de c]ta9s philosophes vant] la prt5due sagesse de la nature dans la /ructure de l'oeil1 p>ticulirem5t en ce qui conc]ne le rle du cri/all91 dont ils sont alls jusqu' admir] l'inutilit fondam5tale1 comme s'il p\vait y avoir beauc\p de sagesse introduire aussi intempe/ivem5t une pice qui n'e/ po9t indisp5sable au phnomne1 et qui nanmo9s devi5t1 en c]ta9s cas1 capable de l'emp*] entirem5t4 ,il s]ait ais d'en dire autant d'une f\le d'autres p>ticul>its organiques2 et1 entre autres1 de la vessie ur9aire1 qui1 envisage comme un simple rcipi5t de l'app>eil dpurateur1 n'a sans d\te qu'une importance trs secondaire1 et dont la pr9cipale influ5ce1 dans les animaux suprieurs et surt\t dans l'homme1 consi/e c]ta9em5t dt]m9] s\v5t un gr& nombre de maladies incurables4 ,en gnral1 l'analyse pa?ologique ne dmontre que trop clairem5t que l'action p]turbatrice de *aque organe sur l'ensemble de l'conomie e/ =t lo9 d'tre t\j\rs exactem5t comp5se p> son utilit relle dans l'tat normal4 ,si1 entre c]ta9es limites1 t\t e/ ncessairem5t dispos de manire p\voir tre1 on *]*]ait nanmo9s va9em5t1 dans la plup>t des arrangem5s effectifs1 des preuves d'une sagesse rellem5t suprieure1 ou mme seulem5t gale1 la sagesse huma9e4 ,malgr les repro*es plus ou mo9s graves qu'on e/ en droit d'adress]1 s\s ce rapport1 aux habitudes actuelles de presque t\s les biologi/es1 l'aptitude fondam5tale de la sci5ce biologique dvelopp] spontanm5t et mettre dans t\t son j\r le pr9cipe philosophique des conditions d'exi/5ce1 n'en demeure pas mo9s irrcusable4 ,aucune sci5ce ne p\vait1 sans d\te1 faire1 de ce gr& pr9cipe1 un usage aussi t5du et aussi capital1 que celle qui1 p> sa nature1 s'occupe cont9uellem5t d'tablir une exacte h>monie entre la considration du moy5 et celle du b1 outre que la difficult c>actri/ique du sujet devait y r5dre un tel sec\rs encore plus indisp5sable4 ,la sci5ce sociale1 comme je l'expliqu]ai dans le volume suivant1 e/1 aprs la biologie1 celle qui comporte et qui exige mme l'application la plus complte et la plus importante de ce pr9cipe gnral1 dont elle doit a*ev] de dvelopp] l'esprit et de con/at] la fconde efficacit4 ,cette application ultrieure con/ituait p\r moi un n\veau motif de signal] ici plus spcialem5t la vritable orig9e philosophique d'une telle notion fondam5tale4 ,on conoit d'ailleurs que cette notion convi5t ncessairem5t t\s les ordres de phnomnes sans exception1 puisqu'il n'en saurait exi/] aucun o l'on ne puisse ralis] plus ou mo9s la di/9ction capitale1 si bi5 tablie p> ,m4 de ,bla9ville1 comme je l'ai indiqu ds la premire leon1 entre l'analyse /atique du sujet et son analyse dynamique4 ,le pr9cipe philosophique des conditions d'exi/5ce n'e/ autre *ose1 en effet1 que la conception directe et gnrale de l'h>monie ncessaire de ces deux analyses4 ,si ce pr9cipe e/ m9emm5t adapt la nature de la sci5ce biologique1 il n'en peut exi/] d'autre motif que l'importance trs suprieure et le c>actre beauc\p plus prononc que doit pr5dre spontanm5t1 en biologie1 cette d\ble analyse4 ,telles sont1 s\s le po9t de vue de la doctr9e1 les gr&es proprits philosophiques qui app>ti5n5t spcialem5t1 de la manire la mo9s quivoque1 la biologie positive4 ,il rsulte videmm5t de leur exam5 sommaire1 comme n\s l'avons dj reconnu quant la m?ode1 que l'esprit positif ne saurait tre compltem5t dvelopp1 dans t\tes ses div]ses dispositions ess5tielles1 *ez ceux qui n'ont po9t conv5ablem5t tudi le n\vel aspect fondam5tal qu'il affecte dans la sci5ce des corps vivans1 mme ab/raction faite des inconvni5s directs d'une semblable ignorance4 ,aussi1 vu l'extrme imp]fection et les pr(ondes lacunes de nos ducations sci5tifiques actuelles1 mme les mo9s irrationnelles1 on ne doit pas tre tonn de r5contr] si frquemm5t le dplorable spectacle d'intellig5ces1 m95tes sur c]ta9s po9ts dt]m9s1 et presque puriles sur un gr& nombre d'autres non mo9s importans4 ,quoique plusieurs philosophes ai5t va9em5t t5t d'rig]1 en une sorte de pr9cipe p]man5t1 cette anomalie trop commune auj\rd'hui1 il n'e/ pas d\teux nanmo9s qu'elle e/ uniquem5t le rsultat transitoire de l'espce d'int]rgne intellectuel qu'a d produire la l5te et difficile rvolution qui conduit enf9 l'esprit huma9 de la philosophie ?ologique et mtaphysique un sy/me homogne complet et exclusif de philosophie positive1 dont l'univ]selle prpondrance f]a naturellem5t cess] cette vicieuse disp>it4 ,p\r t]m9] enf9 l'exam5 philosophique de l'ensemble de la sci5ce biologique1 envisag s\s t\s les div]s po9ts de vue fondam5taux1 il ne n\s re/e plus ma9t5ant qu' jet] rapidem5t un c\p d'oeil gnral sur la division pr9cipale de ses diffr5tes p>ties ess5tielles et sur la coord9ation rationnelle qui leur e/ propre4 ,les div]s aspects gnraux s\s lesquels t\t corps vivant peut tre tudi1 ont t c>actriss1 de la manire la plus nette et la plus rationnelle1 p> ,m4 de ,bla9ville1 dans les prolgomnes de son c\rs de physiologie comp>e4 ,au premi] abord1 leur intime connexion ncessaire semble devoir prs5t] l'tude complte de *aque organisme comme =mant1 malgr son imm5se t5due1 un t\t absolum5t indivisible4 ,mais la sp>ation philosophique de ces diffr5s po9ts de vue n'importe pas mo9s au progrs rel d'un tel ordre de connaissances que leur judicieuse coord9ation4 ,cette division et cette subord9ation rsult5t ici spontanm5t l'une et l'autre de la simple application directe des pr9cipes lm5taires de classification encyclopdique que j'ai tablis1 ds le db de ce trait1 p\r une catgorie quelconque de phnomnes naturels1 pr9cipes dont l'usage ne saurait tre la fois plus vid5t ni plus indisp5sable que dans le cas actuel4 ,la positivit beauc\p plus rc5te des div]ses tudes organiques1 et en mme temps leur h>monie bi5 plus prononce1 conduis5t encore habituellem5t ma9t5ir entre elles une confusion vicieuse1 dj ess5tiellem5t dissipe l'g>d de t\s les phnomnes antrieurs1 et qui entrave un haut degr la m>*e gnrale de *acune d'elles2 aussi1 af9 de circonscrire nettem5t le vritable *amp de la biologie proprem5t dite1 sommes-n\s obligs ici de signal]1 d'une manire spciale quoique trs sommaire1 une discussion philosophique dont la nature mieux apprcie des autres sci5ces fondam5tales n\s avait jusqu' prs5t disp5ss4 ,cette discussion s]a1 p> les mmes motifs1 encore plus ess5tielle1 dans le volume suivant1 relativem5t la physique sociale4 ,suivant le pr9cipe philosophique pos ds la deuxime leon1 n\s ne devons admettre1 p\r un ordre quelconque de phnomnes1 au rang des sci5ces vraim5t fondam5tales1 que celles qui sont la fois spculatives et ab/raites4 ,or1 en considrant d'abord le premi] c>actre1 qui correspond la division capitale entre la ?orie et la pratique1 j'ai dj suffisamm5t exam91 au comm5cem5t de ce disc\rs1 les motifs ess5tiels qui doiv5t faire con/amm5t c>t]1 avec une scrupuleuse rigueur1 de la sci5ce biologique proprem5t dite1 t\te re*]*e relative des applications immdiates1 dans l'intrt commun des tudes ?oriques et des tudes pratiques1 dont les unes s]ai5t dnatures et les autres entraves p> ce mlange irrationnel4 ,ici les tudes pratiques1 philosophiquem5t envisages1 se rapport5t ces deux gr&s sujets3 #a4 ,l'ducation des tres vivans1 vgtaux et animaux1 c'e/--dire la direction sy/matique de l'ensemble de leur dveloppem5t p\r un b dt]m92 #b4 ,leur mdication1 c'e/--dire l'action rationnelle ex]ce p> l'homme p\r les ram5] l'tat normal#bg4 ,l'une et l'autre application gnrale con/itu5t1 p> leur nature1 une suite de corollaires philosophiques de l'exacte connaissance des lois biologiques1 et ne saurai5t repos] solidem5t sur aucune autre base4 ,sans d\te1 ces deux tudes secondaires peuv5t1 leur t\r1 utilem5t ragir sur l'tude fondam5tale1 en f\rnissant la biologie d'importantes indications1 dont il s]ait absurde de v\loir la priv]4 ,cela e/ surt\t s5sible l'g>d des effets ?rapeutiques1 dont l'analyse sci5tifique a si frquemm5t clair le mode rel d'accomplissem5t des div]s phnomnes vitaux4 ,mais1 malgr ces emprunts intressans1 la biologie n'en e/ pas mo9s radicalem5t indp5dante de la ?rapeutique1 qui1 au contraire1 e/ ncessairem5t fonde sur elle2 on doit mme rem>qu]1 ce sujet1 que lorsque la physiologie utilise a9si les obs]vations mdicales1 c'e/ t\j\rs titre d'une simple exprim5tation indirecte1 et ab/raction faite de t\te ide de mdication3 c>1 une mauvaise mdication1 conv5ablem5t analyse1 e/ t\t aussi propre qu'une bonne l'claircissem5t des que/ions physiologiques1 p\rvu que les effets en ai5t t soigneusem5t obs]vs4 ,cette rem>que e/ galem5t applicable aux obs]vations relatives l'art de l'ducation1 que les physiologi/es ont d'ailleurs jusqu'ici beauc\p trop nglig de consult]4 ,a9si1 malgr ces importantes relations1 l'indp5dance et l'isolem5t de la biologie spculative n'en demeur5t pas mo9s inconte/ables4 ,note #bg3 ,dans cette seconde application1 la mdec9e huma9e e/ ncessairem5t comprise1 comme cas pr9cipal4 ,mais il n'en e/ pas de mme s\s le premi] po9t de vue4 ,quelque influ5ce capitale que la biologie proprem5t dite doive1 sans d\te1 ex]c] sur la dt]m9ation1 soit gnrale1 soit spciale1 du plan rationnel de l'ducation huma9e1 ce s]ait exagr] trs vicieusem5t cette relation indisp5sable que de rang] cette gr&e "q s\s la compt5ce exclusive et directe de la sci5ce biologique4 ,c>1 l'ducation relle de l'homme tant surt\t dom9e1 *aque poque1 p> l'tat correspondant du dveloppem5t social1 c'e/ la physique sociale1 et non la biologie1 qu'il app>ti5t pr9cipalem5t de la dirig] t\j\rs1 af9 d'vit] les utopies absolues et plus ou mo9s vagues1 que t\te autre manire de s'c>t] de l'empirisme cet g>d t5drait 9vitablem5t faire natre1 comme je l'expliqu]ai dans le volume suivant4 ,en second lieu1 l'tude des phnomnes vitaux doit tre exactem5t assujettie1 comme celle de t\s les autres phnomnes naturels1 la division sci5tifique mo9s tran*e1 mais presque aussi indisp5sable1 de l'ensemble de nos re*]*es spculatives en ab/raites et concrtes2 les unes seules vraim5t fondam5tales1 les autres purem5t secondaires1 quelle que soit leur extrme importance4 ,l'tude concrte de *aque organisme compr5d deux bran*es pr9cipales3 #a4 son hi/oire naturelle proprem5t dite1 c'e/--dire1 le tableau rationnel et direct de l'ensemble de son exi/5ce relle2 #b4 sa pa?ologie1 c'e/--dire l'exam5 sy/matique des div]ses altrations dont il e/ susceptible1 ce qui con/itue une sorte d'app5dice et de complm5t de son hi/oire4 ,ces deux ordres de considrations sont galem5t trang]s1 p> leur nature1 au vrai doma9e philosophique de la biologie proprem5t dite4 ,en effet1 celle-ci doit t\j\rs se born] l'tude ess5tielle de l'tat normal1 en concevant l'analyse pa?ologique comme un simple moy5 d'exploration1 a9si que je l'ai expliqu4 ,de mme1 quoique les obs]vations d'hi/oire naturelle puiss5t f\rnir l'anatomie et la physiologie de trs prcieuses indications1 la vraie biologie n'en doit pas mo9s1 t\t en se s]vant d'un tel moy51 dcompos] t\j\rs l'tude1 soit /atique1 soit dynamique1 de *aque organisme dans celles de ses div]ses p>ties con/ituantes1 sur lesquelles seules peuv5t immdiatem5t port] les lois biologiques fondam5tales2 t&is qu'une telle dcomposition e/1 au contraire1 directem5t oppose au vritable esprit de l'hi/oire naturelle1 o l'tre vivant e/ con/amm5t envisag dans l'ensemble indivisible de t\tes ses diffr5tes conditions d'exi/5ce4 ,si1 d'une "p1 il e/ vid5t que l'analyse rationnelle de l'tat pa?ologique suppose ncessairem5t la connaissance pralable des lois relatives l'tat normal1 dont elle con/itue un simple corollaire univ]sel2 d'une autre "p1 il n'e/ pas mo9s inconte/able que l'tablissem5t des sa9es ?ories gnrales de la biologie proprem5t dite1 o t\s les lm5s de l'organisation et de la vie ont t ram5s des lois uni=mes et ab/raites1 doit spontanm5t conduire l'tude concrte de leurs div]ses comb9aisons effectives dans *aque tre p>ticuli]4 ,aucune autre catgorie de phnomnes ne fait ressortir d'une manire aussi prononce la ralit et la ncessit de cette gr&e division philosophique entre la sci5ce ab/raite1 gnrale1 et p> suite fondam5tale1 et la sci5ce concrte1 p>ticulire1 et p> suite secondaire4 ,en rappro*ant ici cette division de la prcd5te2 il convi5t de rem>qu] enf9 que *acune des deux bran*es ess5tielles de la biologie concrte e/ plus spcialem5t en h>monie avec une des deux bran*es pr9cipales de l'art biologique1 l'hi/oire naturelle1 avec l'art de l'ducation2 la pa?ologie1 avec l'art mdical4 ,tel e/ le vrai sy/me philosophique des diffr5tes p>ties gnrales de l'tude positive des corps vivans qui doiv5t tre soigneusem5t c>tes de la sci5ce biologique proprem5t dite1 d'o elles driv5t d'une manire plus ou mo9s directe1 dsormais suffisamm5t c>actrise4 ,a9si1 quoique la philosophie positive puisse quelquefois pr\v] le beso9 d'employ] la dnom9ation de biologie p\r dsign] sommairem5t l'ensemble de l'tude relle des corps vivans1 envisags s\s t\s les div]s aspects gnraux qui leur sont propres2 on doit cep5dant rs]v] soigneusem5t cette importante expression comme titre spcial de la p>tie vraim5t fondam5tale de cette imm5se tude1 o les re*]*es sont la fois spculatives et ab/raites1 con=mm5t aux explications prcd5tes4 ,suivant l'esprit inv>iable de cet ouvrage1 indiqu ds l'orig9e1 cette p>tie doit seule tre ici le sujet direct et p]man5t de notre exam5 philosophique1 et je n'ai signal les autres qu'af9 de mieux c>actris] sa vritable nature di/9ctive1 qui se tr\ve a9si trs nettem5t prononce4 ,considrons ma9t5ant la pr9cipale di/ribution intrieure de cette biologie proprem5t dite4 ,on conoit aism5t d'avance qu'une telle division ne saurait tre1 beauc\p prs1 ni aussi tran*e ni aussi importante que celles qui vi5n5t d'tre exam9es1 puisqu'il s'agit ici d'un sujet philosophique t\j\rs /rictem5t id5tique1 dont les div]s aspects spculatifs et ab/raits s'clair5t mutuellem5t1 et sont rellem5t insp>ables4 ,n\s p\vons imag9] sans pe9e un biologi/e trs m95t qui ne se s]ait jamais srieusem5t occup d'hi/oire naturelle proprem5t dite1 surt\t de pa?ologie1 et plus =te raison de ?rapeutique2 peu prs comme un a/ronome re/ trang] l'art nautique4 ,de tels exemples comm5c5t heureusem5t dev5ir auj\rd'hui trs m>qus2 et le dveloppem5t ultrieur de l'tude positive des corps vivans t5dra naturellem5t les multipli] sans cesse et les c>actris] davantage1 en y p]fectionnant la sa9e rp>tition du travail intellectuel4 ,au contraire1 n\s ne saurions compr5dre dsormais un vrai physiologi/e qui ne s]ait po9t en mme temps anatomi/e1 ni mme rciproquem5t3 et1 depuis l'tablissem5t de ce qu'on appelle la m?ode naturelle en zoologie ou en botanique1 les purs classificateurs1 trang]s aux spculations anatomiques et physiologiques1 ont radicalem5t cess d'tre possibles2 comme les anatomi/es et les physiologi/es1 leur t\r1 ne peuv5t plus demeur] trang]s la ?orie des classifications4 ,je ne d\te mme nullem5t que ces trois ordres de travaux ne soi5t1 dans la suite1 beauc\p plus simultanm5t cultivs que n\s ne le voyons auj\rd'hui1 quoique *aque biologi/e puisse d'ailleurs accord] l'un d'eux une prfr5ce spciale1 a9si qu'on l'obs]ve l'g>d de t\te autre sci5ce fondam5tale4 ,en un mot1 la division qui n\s re/e considr] ne peut plus exi/] entre des sci5ces vraim5t di/9ctes1 mais seulem5t entre les div]s lm5s ess5tiels d'une sci5ce ncessairem5t unique4 ,tel e/ le pr9cipe qui doit ici di/+u] une indisp5sable di/ribution des travaux d'une /rile disp]sion des ef=ts intellectuels4 ,quoiqu'il ne faille po9t atta*]1 la division intrieure de la biologie proprem5t dite1 une importance ni mme une ralit exagres1 cette division n'en cons]ve pas mo9s une haute valeur philosophique1 p\r faire mieux concevoir l'ensemble rationnel de cette sci5ce fondam5tale1 et1 p> suite1 p\r en dirig] l'exposition sy/matique4 ,une telle division consi/e d'abord dcompos]1 en gnral1 l'tude spculative et ab/raite de l'organisme en /atique et dynamique1 suivant qu'on re*]*e les lois de l'organisation ou celles de la vie4 ,en second lieu1 la biologie /atique doit tre ensuite subdivise en deux p>ties ess5tielles1 suivant qu'on tudie isolm5t la /ructure et la composition de *aque organisme p>ticuli]1 ou que l'on con/ruit la gr&e hir>*ie biologique qui rsulte de la comp>aison rationnelle de t\s les organismes connus2 ces deux bran*es ont t =t heureusem5t dsignes1 l'g>d des animaux1 p> ,m4 de ,bla9ville1 l'aide des noms de zootomie p\r la premire1 et de zootaxie p\r la seconde1 qu'il s]ait ais de modifi] commodm5t de manire les r5dre communs aux animaux et aux vgtaux4 ,la biologie dynamique1 laquelle p\rrait tre spcialem5t rs]v le nom de bionomie1 comme au b f9al de l'ensemble de ces tudes1 ne comporte videmm5t aucune subdivision analogue4 ,telles sont donc les trois bran*es gnrales de la sci5ce biologique3 la biotomie1 la biotaxie1 et enf9 la bionomie pure ou physiologie proprem5t dite2 le nom de biologie tant consacr dsign] leur ensemble total4 ,la seule df9ition de ces trois p>ties explique suffisamm5t leur vraie dp5dance ncessaire1 et p> suite1 dt]m9e1 sans aucune inc]titude1 leur coord9ation philosophique4 ,il s]ait heureusem5t inutile auj\rd'hui de dmontr] que les tudes physiologiques suppos5t pralablem5t des notions anatomiques2 p]sonne ne conte/e plus qu'il soit indisp5sable de connatre la /ructure d'un app>eil avant d'en tudi] le jeu4 ,mais la subord9ation gnrale de la bionomie env]s la biotaxie e/ jusqu'ici beauc\p mo9s pr(ondm5t s5tie4 ,on ne saurait d\t]1 nanmo9s1 que l'exacte connaissance du vritable rang qu'occupe *aque tre vivant dans la hir>*ie biologique ne con/itue1 p> sa nature1 le premi] fondem5t ncessaire de l'tude directe de l'ensemble de ses phnomnes1 dont une telle position prs5te immdiatem5t l'ap]u le plus gnral1 comme elle en s]a plus t>d le rsum le plus fidle4 ,n\s avons d'ailleurs suffisamm5t con/at dj que la considration habituelle de cette hir>*ie e/ rig\reusem5t indisp5sable l'usage rationnel du plus puissant moy5 d'inve/igation que puiss5t admettre les re*]*es physiologiques1 c'e/--dire la m?ode comp>ative proprem5t dite4 ,a9si1 la d\ble relation ncessaire de la biologie dynamique la biologie /atique demeure galem5t irrcusable s\s quelque aspect qu'on l'envisage4 ,quant aux deux p>ties ess5tielles de la biologie /atique1 leur di/9ction doit naturellem5t tre encore mo9s prononce que celle qui les sp>e l'une et l'autre de la physiologie proprem5t dite2 et1 p> suite1 leur vraie subord9ation respective e/ ncessairem5t mo9s s5sible4 ,il semble mme que1 dans quelque ordre qu'on les place1 on ne saurait vit] un vritable c]cle vicieux gnral4 ,c>1 si1 d'un ct1 la classification rationnelle des tres vivans exige la connaissance pralable de leur organisation1 il e/ c]ta91 d'une autre "p1 que l'anatomie elle-mme1 comme la physiologie1 ne peut tre conv5ablem5t tudie1 l'g>d de t\s les organismes1 sans se dirig] t\j\rs d'aprs une judicieuse in/itution prlim9aire de la hir>*ie biologique4 ,aussi faut-il reconnatre1 entre les tudes biotomiques et les tudes biotaxiques1 une intime connexit mutuelle1 qui r5dra t\j\rs solidaires leurs p]fectionnem5s respectifs1 comme le dveloppem5t de la sci5ce l'a con/amm5t montr jusqu'ici4 ,nanmo9s1 une sp>ation nette et une coord9ation dt]m9e tant philosophiquem5t indisp5sables notre intellig5ce1 on ne saurait hsit]1 ce me semble1 plac] dogmatiquem5t la ?orie de l'organisation avant celle de la classification4 ,c>1 celle-ci1 mo9s d'tre rduite un simple artifice mnmonique1 a un beso9 vraim5t fondam5tal de la premire2 t&is qu'elle ne lui f\rnit1 au contraire1 qu'un important moy5 de p]fectionnem5t1 dont l'abs5ce ne s'oppos]ait mme pas entirem5t1 comme n\s l'avons reconnu1 un c]ta9 usage de la m?ode comp>ative en anatomie1 quoique son dveloppem5t y ft1 p> cela mme1 beauc\p plus re/re9t4 ,en un mot1 on ne peut rationnellem5t class] que des organismes pralablem5t connus2 au lieu que *acun d'eux peut et mme doit tre tudi1 un premi] degr1 sans tre comp> aux autres4 ,ri5 ne s'oppose d'ailleurs ce que1 dans une exposition sy/matique de la philosophie anatomique1 on emprunte directem5t la biotaxie sa con/ruction effective de la hir>*ie organique1 af9 d'vit] de sc9d] l'tude complte de la /ructure1 ce qui con/itu]ait un inconvni5t beauc\p plus grave que n'en peut produire une semblable anticipation4 ,du re/e1 il faut reconnatre1 ce sujet1 p\r tran*] t\te difficult philosophique1 que1 d'aprs un ordre quelconque1 une premire exposition du sy/me des connaissances biologiques ne saurait jamais tre ple9em5t satisfaisante1 si elle n'e/ po9t conue1 ds l'orig9e1 comme devant tre ultrieurem5t complte p> une judicieuse rvision gnrale1 de/9e faire directem5t ressortir les relations ess5tielles de *aque p>tie avec les autres4 ,cette rgle ne convi5t pas seulem5t aux deux gr&es sections de la biologie /atique1 comp>es l'une l'autre2 on doit galem5t l'appliqu] l'h>monie fondam5tale entre l'ensemble de la biologie /atique et celui de la biologie dynamique4 ,en effet1 si le jeu d'un app>eil quelconque ne saurait tre conv5ablem5t tudi sans que sa /ructure soit d'abord connue1 il n'e/ pas mo9s inconte/able1 en s5s inv]se1 que cette /ructure elle-mme s]a bi5 mieux apprcie lorsqu'on p\rra repr5dre son analyse en considrant la fonction spciale de *aque organe4 ,a9si1 ces que/ions de priorit1 entre les div]ses p>ties con/ituantes d'un sujet unique1 ne peuv5t avoir1 p> leur nature1 l'importance exagre qu'on y a trop s\v5t atta*e1 mme s\s le po9t de vue didactique4 ,il e/ d'ailleurs ncessaire d'aj\t] qu'une telle ncessit de rvision philosophique n'e/ nullem5t p>ticulire au sy/me des connaissances biologiques1 o elle app>at seulem5t avec un c>actre plus prononc1 en v]tu du cons5sus plus pr(ond de ces div]ses tudes4 ,n\s avons dj reconnu1 dans la #cf leon1 l'exi/5ce d'une ncessit analogue1 quoique mo9s tran*e1 p\r l'ensemble des tudes *imiques4 ,elle se manife/e aussi1 comme je l'ai rem>qu1 un degr plus ou mo9s s5sible1 env]s t\tes les autres sci5ces fondam5tales1 dont l'exposition rationnelle s]ait t\j\rs notablem5t p]fectionne p> l'usage sy/matique de ce d\ble enseignem5t4 ,la coord9ation philosophique des trois bran*es fondam5tales de la biologie tant a9si nettem5t c>actrise1 la pr9cipale di/ribution intrieure de *acune d'elles1 ne saurait ma9t5ant prs5t] aucune difficult ess5tielle4 ,n\s p\vons la dduire1 en effet1 du pr9cipe univ]sel qui a con/amm5t dirig jusqu'ici t\tes nos di/9ctions encyclopdiques1 et qui prside videmm5t la subord9ation que n\s v5ons d'exam9]1 le pr9cipe du degr de gnralit et d'ab/raction des div]ses tudes1 d'o rsulte leur vraie dp5dance mutuelle4 ,ce pr9cipe conduit directem5t ici plac] la ?orie1 soit /atique1 soit dynamique1 de la vie organique proprem5t dite avant celle de la vie animale1 puisque celle-ci1 en mme temps qu'elle e/ plus spciale et plus complique1 repose ncessairem5t sur la premire1 qui1 au contraire1 en e/ indp5dante dans ses lm5s les plus ess5tiels4 ,la mme rgle suffit aussi tablir une disposition rationnelle entre les div]ses tudes relatives l'une ou l'autre vie1 en plaant t\j\rs aprs les autres celles dont le sujet propre devi5t plus spcial et plus compliqu1 et qui1 p> cela mme1 dp5d5t con/amm5t des prcd5tes4 ,de cette manire1 la ?orie des fonctions et des organes les plus levs de l'homme t]m9e naturellem5t le sy/me biologique2 et les moy5s s'accumul5t graduellem5t mesure que les difficults s'accroiss5t1 comme l'exige t\te judicieuse organisation des re*]*es sci5tifiques4 ,on a s\v5t agit la "q si1 en tudiant *aque organe ou *aque fonction dans t\te la srie biologique1 il convi5t de prfr] l'ordre naturel de la =mation de cette srie1 qui comm5ce ncessairem5t p> l'homme1 ou bi5 l'ordre inv]se1 qui prs5te l'avantage d'une complication croissant peu peu4 ,cette "q de philosophie biologique n'a pas l'importance dmesure qu'on lui a trop frquemm5t attribue1 puisque t\s les bons esprits reconnaiss5t d'ailleurs la ncessit et la possibilit d'employ] t\r t\r les deux ordres l'g>d d'une re*]*e quelconque1 quel que soit celui qu'on ait d'abord adopt4 ,nanmo9s1 il faudrait ce me semble1 di/+u]1 ce sujet1 entre l'tude de la vie organique et celle de la vie animale4 ,p\r les fonctions fondam5tales de la premire1 qui sont ess5tiellem5t *imiques1 il e/ beauc\p mo9s ncessaire de comm5c] p> l'homme1 en desc5dant t\j\rs la hir>*ie biologique4 ,je conois mme que l'on p\rrait1 s\s ce po9t de vue1 tr\v] un gr& avantage sci5tifique procd] en s5s inv]se1 en considrant d'abord l'organisme vgtal1 o1 comme je l'ai dj rem>qu1 ces fonctions sont la fois plus pures et plus prononces1 et comport5t1 ce titre1 une tude plus facile et plus complte4 ,du re/e1 il n'en s]ait pas mo9s utile de se reprs5t] ensuite l'en*anem5t oppos1 af9 de mieux saisir l'influ5ce capitale ex]ce1 dans les tres suprieurs1 p> les actions animales sur les phnomnes purem5t vgtatifs4 ,mais1 au contraire1 t\te re*]*e1 soit anatomique1 soit physiologique1 relative la vie animale elle-mme1 s]ait ess5tiellem5t obscure si elle ne comm5ait p> la considration de l'homme1 seul tre o un tel ordre de phnomnes soit jamais immdiatem5t intelligible4 ,c'e/ ncessairem5t l'tat vid5t de l'homme1 de plus en plus dgrad1 et non l'tat indcis de l'ponge1 de plus en plus p]fectionn1 que n\s p\vons p\rsuivre dans t\te la srie animale1 qu& n\s y analysons l'un quelconque des c>actres con/itutifs de l'animalit4 ,dans ce cas1 les mmes motifs qui prsid5t 9vitablem5t la con/ruction de l'*elle biologique doiv5t aussi en dirig] ess5tiellem5t l'application rationnelle1 ce qui e/ lo9 d'tre indisp5sable l'g>d des autres que/ions4 ,si n\s p>aissons ici n\s c>t] de la m>*e ord9aire1 o n\s procdions t\j\rs du sujet le plus gnral et le plus simple au plus p>ticuli] et au plus complexe1 c'e/ uniquem5t af9 de n\s mieux con=m]1 sans aucune purile affectation de symtrie sci5tifique1 au vrai pr9cipe philosophique qui n\s a d'abord prescrit cette m>*e gnrale1 et qui consi/e pass] con/amm5t du plus connu au mo9s connu4 ,c'e/1 du re/e1 la seule classe de re*]*es p\r laquelle une telle m>*e cesse d'tre la plus conv5able aux tudes biologiques4 ,telles sont les considrations pr9cipales que je devais actuellem5t indiqu] sur la division ncessaire du sy/me des connaissances biologiques et sur la coord9ation rationnelle de ses vrais lm5s gnraux4 ,a9si se tr\ve complt l'exam5 philosophique de l'ensemble de la sci5ce biologique1 directem5t envisage s\s t\s les div]s aspects fondam5taux qui lui sont propres1 comme je devais ici le faire4 ,si l't5due de ce disc\rs a beauc\p excd les bornes ord9aires dans lesquelles j'avais pu r5f]m] jusqu' prs5t l'excution d'une telle opration philosophique l'g>d des autres sci5ces fondam5tales1 il faut l'attribu] surt\t un conc\rs spcial et ncessaire de n\velles difficults capitales4 ,une sci5ce beauc\p plus rc5te1 et dont le vrai c>actre spculatif1 jusqu'ici plus imp>faitem5t apprci1 e/ t\tefois plus important tablir avec une scrupuleuse exactitude philosophique2 une de/9ation gnrale mo9s bi5 connue1 et nanmo9s plus spcialem5t indisp5sable df9ir rig\reusem5t2 des moy5s ess5tiels d'inve/igation plus v>is et plus t5dus1 et1 en mme temps mo9s exactem5t jugs2 des relations encyclopdiques plus multiplies et plus pr(ondes1 et cep5dant plus mal conues2 des proprits philosophiques plus t5dues et plus capitales1 et t\tefois confusm5t s5ties2 enf91 des aspects lm5taires plus nombreux et mieux prononcs1 et p\rtant mo9s bi5 sp>s et coordonns2 t\s ces motifs runis expliqu5t assez1 sans d\te1 le dveloppem5t inusit de cet indisp5sable exam54 ,du re/e1 ce gr& travail prlim9aire n\s p]mettra d'excut] ma9t5ant1 d'une manire beauc\p plus rapide1 quoique suffisante la de/9ation de ce trait1 l'apprciation philosophique plus spciale de cette belle sci5ce fondam5tale1 dont les dtails1 d'ailleurs si peu satisfaisans jusqu'ici1 ne doiv5t nullem5t n\s occup]1 et dont il n\s re/e seulem5t mieux c>actris] le vritable esprit1 dans les leons suivantes1 p> le jugem5t sp> de *acune de ses div]ses p>ties ess5tielles1 coordonnes entre elles suivant le plan gnral ci-dessus indiqu1 depuis les simples considrations de pure anatomie jusqu' cette tude positive des phnomnes intellectuels et effectifs les plus levs de la nature huma9e1 d'o rsult]a ensuite la transition spontane de la biologie la physique sociale1 objet f9al de cet ouvrage4 ,,qu>ante-,,uni,,me ,,le,,on4 ,considrations gnrales sur la philosophie anatomique4 ,d'aprs les pr9cipes tablis dans le disc\rs prcd5t1 l'tude /atique des corps vivans ne p\vait tre philosophiquem5t con/itue tant qu'elle n'tait po9t sy/matiquem5t t5due l'ensemble des organismes connus2 condition que l'esprit huma9 n'a rellem5t comm5c remplir1 d'une manire suffisamm5t l>ge et rationnelle1 que p5dant la seconde moiti du sicle d]ni]1 p> les travaux de ,daub5ton et surt\t de ,vicq-d',azyr1 dont les leons et les crits de ,cuvi] ont tant propag et acclr l'influ5ce rgnratrice4 ,mais quelque indisp5sable que ft videmm5t cette conception fondam5tale p\r p]mettre le dveloppem5t de la vritable sci5ce anatomique1 en rsultat f9al des re*]*es prp>atoires qui avai5t eu lieu jusqu'alors1 il importe de reconnatre que1 p> elle-mme1 elle ne p\vait entirem5t suffire imprim] la biologie /atique son vrai c>actre df9itif1 sans avoir d'abord t complte et rgul>ise d'aprs une autre gr&e notion de philosophie biologique1 due au gnie de notre immortel ,bi*at4 ,on conoit que j'ai ici en vue cette p5se capitale de la dcomposition gnrale de l'organisme en ses div]s tissus lm5taires1 dont la haute porte philosophique ne me semble pas encore dignem5t apprcie4 ,le dveloppem5t naturel de l'anatomie comp>ative aurait t5du sans d\te n\s dvoil] tt ou t>d1 en quelque sorte spontanm5t1 cette lum9euse analyse4 ,c>1 l'exam5 appr(ondi de l'ensemble de la hir>*ie organique1 depuis les d]ni]s rangs jusqu' l'homme1 n\s prs5te successivem5t1 de la manire la plus irrcusable1 les diffr5s tissus anatomiques avec t\s les c>actres qui leur sont propres1 mesure que les div]ses fonctions1 d'abord confondues et bau*es1 se spcialis5t et se prononc5t davantage4 ,mais une telle m>*e1 quoique c]ta9e1 et t ncessairem5t trs l5te3 on en peut aism5t jug] en considrant combi51 mme auj\rd'hui1 la plup>t des anatomi/es comp>ans rpugn5t encore ab&onn] enf9 l'tude exclusive des app>eils1 malgr que1 depuis ,bi*at1 aucun d'eux ne conte/e1 en pr9cipe1 l'importance prpondrante de l'tude des tissus4 ,en t\s g5res1 les *angem5s relatifs la m?ode sont 9vitablem5t les plus difficiles ralis]2 et1 vu la faiblesse de notre intellig5ce1 il n'y a peut-tre pas d'exemple qu'ils se soi5t jamais accomplis en rsultat spontan des progrs successifs dirigs p> les anci5nes m?odes1 sans l'impulsion directe et extrieure d'une n\velle conception orig9ale1 assez n]gique p\r produire1 dans le sy/me de nos tudes1 une indisp5sable rvolution4 ,la biologie1 en v]tu de sa complication suprieure1 doit tre plus s\mise qu'aucune autre sci5ce fondam5tale une telle ncessit4 ,a la vrit1 la multiplicit bi5 plus v>ie et l'intime connexion mutuelle des diffr5s po9ts de vue gnraux qui la c>actris5t1 lui prs5t5t1 comme je l'ai tabli1 une sorte de comp5sation1 en augm5tant les ress\rces ess5tielles qui rsult5t de leur application rciproque4 ,cette proprit a t utilise de la manire la plus heureuse dans le cas actuel4 ,quoique l'analyse zoologique f\rnisse le moy5 le plus rationnel et le plus complet d'effectu] la sp>ation des div]s tissus organiques1 et surt\t de prcis] le vrai s5s philosophique de cette gr&e notion1 l'analyse pa?ologique (frait1 p> sa nature1 une voie bi5 plus directe et plus rapide p\r suggr] la premire p5se d'une semblable dcomposition1 mme en se bornant la seule considration de l'organisme huma94 ,aussitt que l'tude gnrale de l'anatomie pa?ologique et t fonde p> les travaux de l'illu/re ,morgagni1 il tait p\r a9si dire impossible1 malgr la division purem5t topographique ma9t5ue p> ce gr& anatomi/e1 qu'on t>dt reconnatre que1 dans les maladies les mieux c>actrises1 aucun organe proprem5t dit n'e/ jamais entirem5t ls1 et que les altrations sont ord9airem5t limites c]ta9es de ses p>ties con/ituantes1 p5dant que les autres cons]v5t leur tat normal4 ,la di/9ction des div]s tissus lm5taires n'aurait pu1 s\s aucun autre aspect1 se manife/] d'une manire aussi nette et aussi s5sible1 indp5damm5t de l'active sollicitude qu'une telle orig9e devait si directem5t inspir]4 ,p> l'vid5te association1 dans un seul organe1 de tissus re/s sa9s des tissus dj altrs1 et1 en second lieu1 p> la considration1 non mo9s dcisive1 des organes diffr5s affects de maladies semblables en v]tu de la lsion d'un tissu commun1 l'analyse des pr9cipaux lm5s anatomiques tait1 de t\te ncessit1 spontanm5t bau*e1 en mme temps que l'tude des tissus se prs5tait directem5t a9si comme plus importante que celle des organes4 ,il s]ait contraire l'esprit de cet ouvrage d'insi/] davantage sur l'influ5ce capitale d'une telle notion p\r le p]fectionnem5t de la pa?ologie1 dont elle con/itue dsormais le vrai po9t de d"p philosophique comme ,bi*at l'a si bi5 tabli4 ,mais j'ai jug indisp5sable de c>actris] nettem5t la ncessit intellectuelle qui devait naturellem5t attribu] l'analyse pa?ologique l'introduction primitive d'un lm5t aussi ess5tiel de la philosophie biologique4 ,ce fut1 en effet1 l'heureuse innovation purem5t pa?ologique de ,p9el sur la considration simultane des maladies propres aux div]ses membranes muqueuses1 qui provoqua1 comme on sait1 dans le gnie de ,bi*at1 le dveloppem5t de cette gr&e conception1 si ju/em5t dev5ue son plus beau titre sci5tifique4 ,telle e/ la mmorable filiation suivant laquelle ,bi*at1 quoique re/ ess5tiellem5t trang] l'tude de la hir>*ie organique1 devait enlev]1 ceux qui cultivai5t spcialem5t l'anatomie comp>ative1 la dc\v]te de l'une des ides-mres les plus indisp5sables au p]fectionnem5t gnral de la philosophie anatomique4 ,j'ai t\j\rs pr(ondm5t admir1 ce sujet1 avec quelle n]gique supriorit intr9sque l'intellig5ce de ,bi*at1 si puissamm5t rappele1 p> la nature de son ducation1 et p> l'orig9e mme de cette gr&e p5se1 v]s la considration exclusive des applications pa?ologiques1 avait su nanmo9s se ma9t5ir con/amm5t au vrai po9t de vue gnral de la biologie spculative1 sans qu'un tel essor ft aucunem5t s\t5u p> la salutaire influ5ce de l'anatomie comp>ative4 ,son travail a mme ess5tiellem5t consi/1 s\s le po9t de vue philosophique1 ratta*] rationnellem5t l'tat normal une notion primitivem5t dduite de l'tat pa?ologique1 en v]tu probablem5t de cette rflexion naturelle que1 si les div]s tissus d'un mme organe peuv5t tre isolm5t malades et *acun sa manire1 cela seul doit indiqu] que1 dans l'tat sa91 ils (fr5t ncessairem5t des modes d'exi/5ce di/9cts1 dont la vie de l'organe e/ rellem5t compose4 ,l'ensemble du trait de ,bi*at a p\r objet ess5tiel d'tablir po/]iori le dveloppem5t le plus satisfaisant de ce pr9cipe vid5t1 jusqu'alors entirem5t inap]u1 et dsormais 9branlable4 ,on doit seulem5t regrett]1 cet g>d1 que ,bi*at1 en crant si glorieusem5t ce n\vel aspect fondam5tal de la sci5ce anatomique1 ne l'ait po9t c>actris p> un titre plus expressif que celui qu'il a *oisi1 et dont une telle autorit t5d int]dire la rectification usuelle2 la dnom9ation d'anatomie ab/raite ou lm5taire s]ait c]ta9em5t plus conv5able que le nom d'anatomie gnrale1 p\r m>qu] le vritable esprit qui di/+ue cette considration /atique de l'organisme1 et p\r indiqu] en mme temps sa vraie relation avec les autres po9ts de vue anatomiques4 ,telle e/ l'orig9e propre de la gr&e notion primordiale qui1 dans le sy/me df9itif de la sa9e philosophie anatomique1 me p>at de/9e complt] la conception ess5tielle de la hir>*ie organique1 ou1 p\r mieux dire1 dirig] l'application prcise de cette conception univ]selle l'tude /atique des corps vivans4 mes yeux1 la philosophie anatomique ne comm5ce rellem5t pr5dre son vrai c>actre df9itif que depuis l'poque trs rc5te o l'esprit huma9 t5d comb9] pr(ondm5t ces deux ides-mres4 ,c'e/ donc sur cette comb9aison fondam5tale1 jusqu'ici si imp>faitem5t accomplie1 que notre exam5 philosophique doit surt\t port] dsormais1 af9 d'indiqu] nettem5t et sa d\ble influ5ce ncessaire et les pr9cipales conditions qu'elle exige4 ,la di/9ction irrationnelle1 encore dom9ante *ez la plup>t des anatomi/es1 mme p>mi les plus avancs1 entre les diffr5tes espces d'anatomie1 au nombre de c9q ou six au mo9s1 suffirait seule p\r con/at] indirectem5t que les div]s po9ts de vue gnraux propres la sci5ce anatomique ne sont pas auj\rd'hui sy/matiquem5t coordonns les uns aux autres d'aprs leurs vraies relations lm5taires4 ,c>1 une telle disp]sion de la sci5ce provi5t surt\t de la considration isole et exclusive de *acun de ces po9ts de vue1 et tmoigne clairem5t qu'on s'inquite peu de leur subord9ation mutuelle4 ,on peut1 sans d\te1 p\r les diffr5s usages1 p\rsuivre l'tude anatomique de l'organisme jusqu' tel ou tel degr de dveloppem5t spcial3 on peut aussi en dirig] l'application v]s telle ou telle de/9ation dt]m9e4 ,mais1 si la sci5ce tait df9itivem5t con/itue d'une manire vraim5t philosophique1 elle s]ait au fond t\j\rs la mme1 dans quelque int5tion qu'elle ft tudie1 p>ce que t\s ses div]s aspects fondam5taux s'y tr\v]ai5t intimem5t comb9s4 ,p> leur nature1 ils =m5t un sy/me rationnellem5t indissoluble3 leur va9e sp>ation t5d dissimul] la plus importante p>tie de la sci5ce1 qui consi/e dans le dveloppem5t de leur en*anem5t rciproque4 ,a9si1 n\s ne devons ici reconnatre qu'une seule anatomie sci5tifique1 ncessairem5t homogne et complte1 pr9cipalem5t c>actrise p> la comb9aison philosophique de la m?ode comp>ative avec la notion fondam5tale de la dcomposition des organes en tissus4 ,quelle peut tre1 en effet1 la rationnalit gnrale de l'anatomie comp>e1 mme t5due l'ensemble sy/matique de la hir>*ie organique1 lorsqu'on p]si/e auj\rd'hui la rduire1 comme on a d le faire autrefois1 la seule tude des app>eils1 sans lui donn] p\r base l'tude pralable de leurs vrais lm5s anatomiques8 ,le d]ni]1 le plus spcial1 et le plus complexe des degrs d'organisation p\rrait-il tre conv5ablem5t exam91 en faisant a9si ab/raction du degr le plus lm5taire1 le plus gnral1 et le plus simple8 ,du po9t de vue philosophique1 il e/ inconte/able que l'anatomie rationnelle doit ncessairem5t comm5c] p> l'tude des tissus1 p\r analys] ensuite les lois de leurs div]ses comb9aisons en organes1 et considr] enf9 le gr\pem5t de ces organes eux-mmes en app>eils proprem5t dits3 tel e/1 videmm5t1 l'ordre naturel et inv>iable des spculations anatomiques#bh4 ,il n'y a po9t l sans d\te plusieurs sortes d'anatomie1 mais div]ses phases ncessaires et successives d'un sy/me unique1 dont *acune ne saurait tre compltem5t juge que p> sa relation avec les autres4 ,en elle-mme1 l'tude des tissus1 quelque fondam5tale qu'elle soit1 e/ purem5t prlim9aire3 c>1 les tissus1 isolm5t envisags1 n'ont qu'une simple exi/5ce ab/raite1 dont l'exam5 des organes et mme des app>eils peut seul fix] la vritable notion4 ,d'une autre "p1 l'tude des app>eils et des organes ne saurait avoir aucun fondem5t rationnel sans une exacte connaissance prlim9aire des lm5s anatomiques qui les compos5t4 ,ces diffr5s aspects /atiques de l'organisme sont donc ncessairem5t insp>ables1 et complm5taires les uns des autres4 ,en un mot1 p\r dc\vrir les lois de la /ructure gnrale des corps vivans1 il a t indisp5sable de dcompos] rationnellem5t l'organisme3 l'tude des tissus con/itue le d]ni] t]me philosophique de cette analyse fondam5tale1 bau*e1 ds l'orig9e de la sci5ce1 p> la subdivision presque spontane des app>eils en organes1 dont la premire n'e/ rellem5t qu'une suite 9vitable1 quoique pr(ondm5t ca*e4 ,note #bh3 ,p\r philosoph] d'une manire ple9em5t rationnelle sur la /ructure gnrale des corps vivans1 il e/ mme1 ce me semble1 indisp5sable d'int]cal]1 avec ,m4 de ,bla9ville1 entre l'ide de tissu ou plutt d'lm5t anatomique1 et l'ide d'organe proprem5t dit1 une n\velle ab/raction anatomique1 qui consi/e dans la notion de p>5*yme1 telle que l'a df9ie cet illu/re anatomi/e4 ,cette notion se rapporte la pure composition1 c'e/--dire la comb9aison des lm5s qui con/itu5t *aque p>5*yme exi/ant1 et ab/raction faite de la considration de =me dt]m9e1 qui devi5t1 au contraire1 le pr9cipal attribut c>actri/ique de l'ide d'organe4 ,tel doit donc tre1 en rsum1 l'ordre graduel et df9itif des div]s degrs gnraux de la spculation anatomique1 suivant leur en*anem5t ncessaire et leur complication croissante3 d'abord1 le tissu ou l'lm5t1 qui dt]m9e la /ructure fondam5tale2 en second lieu1 le p>5*yme1 qui fixe la composition anatomique ess5tielle2 ensuite1 l'organe1 o l'on envisage surt\t la =me spciale que pr5d *aque p>5*yme con=mm5t sa de/9ation2 et enf91 l'app>eil1 o dom9e la considration n\velle de la disposition rciproque des organes con/ituans1 auxquels d'ailleurs peuv5t s'aj\t] le plus s\v5t les produits correspondans4 ,depuis que les pr9cipes ess5tiels de l'analyse anatomique ont t a9si ple9em5t dvoils p> le gnie de ,bi*at1 l'esprit gnral suivant lequel l'anatomie comp>e avait d jusqu'alors tre habituellem5t cultive aurait sans d\te radicalem5t *ang1 si la vraie capacit philosophique n'tait po9t malheureusem5t la plus r>e de t\tes4 ,aprs la haute impulsion rgnratrice que ,bi*at produisit1 il e/ presque inconcevable que la plup>t des anatomi/es comp>ans p]si/5t encore suivre aveuglm5t le plan primitif des re*]*es1 uniquem5t1 sans d\te1 p>ce que ,bi*at n'avait pu lui-mme donn] l'exemple de la comb9aison de son analyse anatomique avec l'tude dj bau*e de la hir>*ie organique4 ,il me p>at inconte/able que ce puissant rnovateur n'et po9t hsit faire ce d]ni] pas fondam5tal1 consqu5ce ncessaire de ses premi]s travaux1 si son admirable c>rire n'avait pas t aussi dplorablem5t abrge4 ,l'imp>tiale po/rit jug]a probablem5t avec une haute svrit la porte philosophique de ,cuvi]1 malgr sa rputation inf9im5t exagre1 en considrant surt\t que1 nonob/ant l'influ5ce du gr& ,bi*at1 il a cont9u s'occup]1 en anatomie comp>e1 de l'tude exclusive des app>eils1 sans que jamais il ait p>u s5tir l'importance suprieure de l'tude des tissus1 et la rvolution pro*a9e qui devait ncessairem5t en rsult] dans le sy/me gnral de la sci5ce anatomique4 ,nanmo9s1 l'application complte de la m?ode comp>ative l'analyse des tissus dans l'ensemble de la srie biologique1 quoique ret>de p> un tel exemple1 comm5ce enf9 tre dignem5t apprcie auj\rd'hui de t\s les esprits suprieurs3 cet heureux rsultat e/ d pr9cipalem5t aux travaux de ,meckel en ,allemagne1 et de ,m4 de ,bla9ville en ,france4 ,t\tefois1 cette n\velle disposition des intellig5ces n'e/ po9t encore assez n]gique ni assez pr(onde p\r avoir r=m1 comme elle devra le faire1 la direction habituelle du sy/me des spculations anatomiques4 ,quelque imp>faite que doive tre jusqu'ici une comb9aison aussi rc5te1 elle a cep5dant dj introduit1 ce me semble1 des p]fectionnem5s vraim5t fondam5taux dans l'tude gnrale des lm5s anatomiques1 telle que ,bi*at l'avait cre4 ,ce gr& anatomi/e1 tant ess5tiellem5t rduit la seule considration de l'homme1 n'avait pu employ] la m?ode comp>ative que dans ses deux modes les plus simples et les plus re/re9ts1 la comp>aison des p>ties et celle des ges1 auxquelles son gnie a su donn] une si admirable efficacit4 ,on devait donc s'att5dre voir s'opr]1 dans son ide-mre1 d'heureuses et pr(ondes trans=mations1 aussitt qu'elle aurait pu subir l'preuve dcisive de la comp>aison anatomique1 envisage surt\t dans son ext5sion philosophique l'ensemble de la hir>*ie biologique1 qui con/itue notre plus puissant moy5 d'exploration organique4 ,ces modifications ess5tielles ont t5du jusqu'ici1 soit complt]1 s\s div]s rapports importans1 le pr9cipe fondam5tal de philosophie anatomique tabli p> ,bi*at1 soit mme en rectifi]1 plusieurs titres intressans1 la conception gnrale4 ,le plus pr(ond de ces p]fectionnem5s1 surt\t s\s le po9t de vue logique1 me p>at consi/] dans la di/9ction capitale introduite p> ,m4 de ,bla9ville entre les vrais lm5s anatomiques et les simples produits de l'organisme1 que ,bi*at avait ess5tiellem5t confondus4 ,j'ai dj signal1 dans la premire p>tie de ce volume1 la haute importance d'une telle sp>ation p\r l'tude *imique des sub/ances organiques4 ,n\s devons ma9t5ant la considr]1 d'une manire directe1 comme conception anatomique4 ,on a reconnu ci-dessus que la vie1 rduite sa notion la plus simple et la plus gnrale1 e/ ess5tiellem5t c>actrise p> le d\ble m\vem5t cont9u d'absorption et d'exhalation1 d l'action rciproque de l'organisme et du milieu ambiant1 et propre ma9t5ir1 entre c]ta9es limites de v>iation1 p5dant un temps dt]m91 l'intgrit de l'organisation4 ,il en rsulte que1 envisag un in/ant quelconque de sa dure1 t\t corps vivant doit ncessairem5t prs5t]1 dans sa /ructure et dans sa composition1 deux ordres de pr9cipes trs diffr5s3 les matires absorbes1 l'tat d'assimilation2 les matires exhales1 l'tat de sp>ation4 ,telle e/ la vraie s\rce primordiale de la gr&e di/9ction anatomique entre les lm5s et les produits organiques4 ,les corps absorbs1 qu& ils ont t compltem5t assimils1 con/itu5t seuls1 en effet1 les vritables matriaux de l'organisme proprem5t dit2 les sub/ances exhales1 soit solides1 soit fluides1 aprs leur entire sp>ation1 sont dev5ues rellem5t trangres l'organisme1 o elles ne p\rrai5t1 en gnral1 long-temps sj\rn] sans dang]4 ,considrs l'tat solide1 les vrais lm5s anatomiques se tr\v5t t\j\rs ncessairem5t en cont9uit de tissu avec l'ensemble de l'organisme2 s'il s'agit d'lm5s fluides1 soit /agnans1 soit circulans1 ils repos5t con/amm5t dans la pr(ondeur mme du tissu gnral1 dont ils sont galem5t insp>ables4 ,quant aux simples produits1 au contraire1 ils ne sont jamais que dposs1 p\r un temps plus ou mo9s limit1 la surface extrieure ou intrieure de l'organisme1 avec laquelle ils ne saurai5t contract] aucune vritable cont9uit4 ,s\s le po9t de vue dynamique1 les diffr5ces ne sont pas mo9s c>actri/iques4 ,en effet1 les lm5s proprem5t dits doiv5t seuls tre envisags comme rellem5t vivans2 seuls ils p>ticip5t au d\ble m\vem5t vital2 seuls ils croiss5t ou dcroiss5t p> ints-susception4 ,avant mme d'tre f9alem5t excrts1 les produits sont dj des sub/ances ess5tiellem5t mortes1 qui ne croiss5t que p> une juxta-position purem5t inorganique1 et dont les altrations *imiques ultrieures1 indp5dantes de l'action vitale1 sont ncessairem5t id5tiques celles que ces sub/ances p\rrai5t pr\v]1 en-dehors de l'organisme1 s\s de semblables influ5ces molculaires4 ,quelque inattaquable que soit1 en pr9cipe1 cette conception fondam5tale1 son application peut prs5t]1 en c]ta9s cas1 de vritables difficults1 p\r opr]1 entre les lm5s et les produits1 une exacte et judicieuse sp>ation1 lorsque1 comme il arrive s\v5t1 ils se comb95t dans une mme disposition anatomique af9 de conc\rir une mme fonction4 ,t\s les produits1 en effet1 ne sont po9t1 a9si que la sueur1 l'ur9e1 les fces1 etc41 de/9s tre plus ou mo9s immdiatem5t expulss sans aucun usage ultrieur dans l'conomie organique4 ,plusieurs autres1 tels que la salive1 les sucs ga/riques1 la bile1 etc41 ex]c5t1 comme sub/ances extrieures1 et en v]tu de leur composition *imique1 une action indisp5sable p\r prp>]1 *ez t\s les tres un peu levs1 l'assimilation des matriaux organiques4 ,ces corps dev5ant a9si susceptibles de r5tr] rellem5t1 du mo9s en p>tie1 dans l'organisme1 on peut pr\v] beauc\p d'emb>ras fix]1 avec une scrupuleuse prcision1 le vrai mom5t o ils cess5t d'tre de simples produits p\r se trans=m] en vritables lm5s1 c'e/--dire le passage rig\reux de l'tat inorganique l'tat organique1 de la mort la vie4 ,a9si1 p> exemple1 le *yle1 considr sur l'inte/91 n'e/1 inconte/ablem5t1 qu'un produit1 t&is que1 aprs son absorption1 il f9it bi5tt p> se conv]tir en lm5t fluide1 sans qu'on puisse auj\rd'hui assign] rig\reusem5t quelle poque prcise il *ange de c>actre4 ,mais de telles inc]titudes sont1 en ralit1 trop peu considrables1 et elles ti5n5t trop videmm5t l'extrme imp]fection actuelle de notre analyse des phnomnes vitaux1 p\r branl]1 en aucune manire1 la di/9ction fondam5tale entre les produits et les lm5s de l'organisme1 si clairem5t indique1 en pr9cipe1 p> la df9ition mme de l'tat vital1 et si nettem5t tablie1 en fait1 p> tant d'irrcusables comp>aisons4 ,il convi5t1 nanmo9s1 de rem>qu] encore1 ce sujet1 af9 d'avoir signal t\tes les pr9cipales s\rces de difficults1 que1 en d'autres circon/ances1 c]ta9s produits1 surt\t p>mi les solides1 sont troitem5t unis de vrais lm5s anatomiques dans la /ructure de c]ta9s app>eils1 auxquels ils f\rniss5t des moy5s ess5tiels de p]fectionnem5t4 ,telles sont1 p> exemple1 la plup>t des productions pid]miques1 les poils1 et m9emm5t les d5ts proprem5t dites4 ,en gnral1 cette notion =me une des bases indisp5sables de l'importante en lum9euse ?orie du phanre1 si heureusem5t cre p> ,m4 de ,bla9ville1 et que j'aurai l'occasion naturelle de c>actris] ultrieurem5t4 ,mais1 s\s ce po9t de vue1 une dissection dlicate et claire1 la seule considration de la position qui e/ t\j\rs extrieure quant la p>tie purem5t produite de l'app>eil1 et mme une analyse judicieuse de l'ensemble de la fonction1 doiv5t con/amm5t dissip] t\te inc]titude1 et p]mett5t1 en effet1 d'assign]1 avec une svre exactitude1 ce qu'il y a de vraim5t organique et de simplem5t inorganique dans la /ructure propose1 quelque quivoque que son c>actre puisse d'abord p>atre un anatomi/e mal prp>4 ,on conoit1 t\tefois1 que la considration de ces cas litigieux ait d donn] lieu beauc\p de fausses apprciations1 avant que le pr9cipe gnral propre les rectifi] et pu tre di/9ctem5t saisi4 ,c'e/ a9si que ,bi*at a confondu les d5ts p>mi les os1 et qu'il a rigs en tissus1 la suite du tissu cutan1 l'pid]me et les poils4 ,quelque naturelle1 et mme 9vitable1 que ft cette poque une semblable erreur1 sa rectification n'en avait pas mo9s1 videmm5t1 une importance capitale2 c>1 une telle confusion s'opposait directem5t t\te df9ition nette et gnrale de l'ide de tissu1 ou plutt d'lm5t anatomique1 qui p\vait dev5ir ds lors entirem5t vague et indt]m9e4 ,enf91 il convi5t de rem>qu] ici que cet claircissem5t fondam5tal devait tre ncessairem5t un des rsultats les plus immdiats d'une application l>ge et rationnelle de la m?ode comp>ative au gr& pr9cipe de philosophie anatomique tabli p> ,bi*at4 ,la considration appr(ondie de l'ensemble de la hir>*ie animale montre1 en effet1 de la manire la plus s5sible1 que ces p>ties inorganiques1 qui1 dans l'homme1 p>aiss5t insp>ables de l'app>eil ess5tiel1 n'y con/itu5t rellem5t1 au contraire1 que de simples moy5s de p]fectionnem5t1 dont l'introduction graduelle s'opre t\j\rs des t]mes assignables de la srie biologique asc5dante4 ,a9si1 malgr ces div]s ordres de difficults1 la di/9ction fondam5tale de ,m4 de ,bla9ville entre les lm5s anatomiques et les produits organiques1 quoiqu'elle ne soit pas encore habituellem5t employe p> la masse des anatomi/es1 me p>at devoir tre reg>de comme irrvocablem5t acquise au doma9e ess5tiel de la philosophie anatomique1 o elle con/itue dsormais le complm5t ncessaire et mme l'puration indisp5sable de l'ide-mre de ,bi*at1 qui1 sans une telle explication1 ne saurait avoir1 mes yeux1 un c>actre vraim5t rationnel4 ,ce n'e/ po9t dire1 sans d\te1 que l'tude des produits doive tre aucunem5t nglige p> les anatomi/es4 ,elle a1 videmm5t1 au contraire1 d'aprs les indications prcd5tes1 une extrme importance p\r la physiologie1 dont les pr9cipaux phnomnes s]ai5t radicalem5t in9telligibles1 si on ne pr5ait pr(ondm5t en considration la con/itution exacte des div]s produits et les diffr5tes modifications qu'ils comport5t4 ,comm5t p\rrait-on se =m] aucune ide nette du gr& phnomne de l'exhalation1 qui con/itue l'un des deux lm5s gnraux de l'tat vital1 si l'on ne comp>e po9t conv5ablem5t1 avec la nature de l'organisme exhalant1 celle du produit exhal1 un degr quelconque de l'*elle biologique8 ,d'ailleurs1 t\t produit devant ord9airem5t sj\rn]1 p5dant un temps plus ou mo9s long1 et quelquefois trs t5du1 la surface intrieure ou extrieure de l'organisme1 il ex]ce ncessairem5t sur lui1 comme corps trang]1 une action s\v5t trs prononce1 dont l'analyse e/ indisp5sable4 ,enf91 cette ncessit devi5t plus spcialem5t vid5te l'g>d des produits qui doiv5t1 s\s une autre =me1 r5tr] ultrieurem5t dans l'organisme1 aussi bi5 qu'env]s ceux de/9s s'incorpor] anatomiquem5t1 d'une manire p]man5te1 aux lm5s proprem5t dits1 con=mm5t l'explication ci-dessus indique4 ,mais c'e/ surt\t en tudiant la vie pa?ologique qu'on doit pr\v] le plus vivem5t le beso9 pr(ond d'une exacte connaissance de t\tes les classes de produits4 ,soit qu'on les envisage comme rsultats1 ou comme modificateurs1 leur considration f\rnit habituellem5t les indices les mo9s irrcusables et les plus prcis des pr9cipales altrations organiques1 et prs5te en mme temps la vritable orig9e d'un gr& nombre d'entre elles4 ,a9si1 s\s aucun rapport1 la ?orie des produits organiques ne p]dra ri5 de son importance primitive p\r tre dsormais soigneusem5t sp>e de l'tude des vrais lm5s anatomiques3 et1 au contraire1 cette sp>ation rationnelle1 en laguant sans ret\r de faux rappro*em5s1 t5d fix]1 d'une manire bi5 plus directe1 l'att5tion spciale des biologi/es sur la p>ticipation relle des produits organiques l'ensemble des phnomnes vitaux1 soit normaux1 soit anormaux4 ,il rsulte seulem5t du conc\rs des considrations prcd5tes que1 dans l'ordre des spculations purem5t anatomiques1 c'e/--dire quant la notion /atique de l'organisme1 l'tude des produits devra tre effectivem5t classe comme secondaire la suite de la ?orie des lm5s proprem5t dits1 et avant de procd] la comb9aison de ceux-ci en organes et f9alem5t en app>eils4 ,c>1 il e/ ma9t5ant inconte/able que ces lm5s con/itu5t seuls la trame fondam5tale dont l'organisme e/ ess5tiellem5t =m1 et d'o l'on p\rrait1 du mo9s ab/raitem5t1 concevoir retirs t\s les simples produits1 sans que l'ide gnrale d'organisation cesst rellem5t de subsi/]4 ,la considration des produits organiques tant une fois rationnellem5t c>te de la vritable analyse anatomique1 cette analyse a pu acqurir ds lors un c>actre de plnitude et de nettet1 qui tait primitivem5t impossible1 faute d'un pr9cipe suffisamm5t circonscrit4 ,a9si1 l'on a pu entrepr5dre enf9 une exacte numration de t\s les vrais lm5s anatomiques1 soit solides1 soit fluides1 t&is que ,bi*at1 p\r ne po9t tomb] dans un vague indf9i1 avait d se born] l'exam5 des seuls lm5s solides1 auxquels la notion de tissu tait exclusivem5t applicable4 ,d'un autre ct1 la classification de ces tissus d'aprs leurs vritables relations gnrales1 et mme leur rduction philosophique un seul tissu fondam5tal div]sem5t modifi suivant des lois dt]m9es1 ont pu remplac] l'ordre purem5t factice et ess5tiellem5t arbitraire que ,bi*at avait d suivre dans leur tude4 ,telles sont les deux autres trans=mations capitales1 ncessairem5t co-relatives1 qu'une heureuse application gnrale de la m?ode comp>ative a fait subir jusqu'ici la gr&e ?orie anatomique de ,bi*at4 ,ces deux d]ni]s ordres de p]fectionnem5s1 qui n\s re/5t ma9t5ant c>actris]1 s]ai5t l'un et l'autre videmm5t impossibles1 ou du mo9s illusoires1 s'ils n'tai5t po9t conu comme subordonns la sp>ation primordiale entre les lm5s et les produits1 qui peut seule circonscrire1 d'une manire rellem5t sci5tifique1 le vritable *amp gnral de l'analyse anatomique fondam5tale4 ,occupons-n\s d'abord de la premire considration1 qui se ratta*e ncessairem5t la gr&e "q de la vitalit des fluides organiques1 sur laquelle les ides sont encore lo91 ce me semble1 d'tre suffisamm5t fixes4 ,un premi] c\p d'oeil sur l'ensemble de la nature organique1 depuis l'homme jusqu'au vgtal1 montre clairem5t que t\t corps vivant e/ cont9uellem5t =m d'une c]ta9e comb9aison de solides et de fluides1 dont les proportions v>i5t d'ailleurs1 suivant les espces1 entre des limites trs c>tes4 ,la df9ition mme de l'tat vital suppose videmm5t l'h>monie ncessaire de ces deux sortes de pr9cipes con/ituans1 mutuellem5t indisp5sables4 ,c>1 ce d\ble m\vem5t inte/9 de composition et de dcomposition p]man5tes1 qui c>actrise ess5tiellem5t la vie gnrale1 ne saurait tre conu1 aucun degr1 dans un sy/me entirem5t solide4 ,d'un autre ct1 indp5damm5t de ce qu'une masse purem5t liquide1 et plus =te raison gazeuse1 ne p\rrait exi/] sans tre circonscrite p> une enveloppe solide1 il e/ clair qu'elle ne saurait comport] aucune vritable organisation1 sans laquelle la vie proprem5t dite devi5t in9telligible4 ,si ces deux ides-mres de vie et d'organisation n'tai5t po9t ncessairem5t co-relatives1 et p> suite rellem5t insp>ables1 on p\rrait concevoir que la premire app>ti5t ess5tiellem5t aux fluides1 comme seuls m9emm5t modifiables1 et la seconde aux solides1 comme seuls susceptibles de /ructures dt]m9es1 ce qui reproduirait1 s\s un autre aspect philosophique1 l'vid5te ncessit de cette h>monie fondam5tale entre les deux ordres d'lm5s organiques4 ,l'exam5 comp>atif des pr9cipaux types de la hir>*ie biologique confirme1 en effet1 ce me semble1 comme rgle gnrale1 que l'activit vitale augm5te ess5tiellem5t mesure que les lm5s fluides prdom95t davantage dans l'organisme1 t&is que la prpondrance croissante des solides y dt]m9e1 au contraire1 une plus gr&e p]si/ance de l'tat vital4 ,depuis long-temps1 t\s les biologi/es philosophes avai5t dj signal cette loi inconte/able1 en considrant seulem5t la srie des ges1 d'o ,bi*at surt\t la fit si nettem5t ressortir4 ,ces rflexions me p>aiss5t propres tablir clairem5t que la controv]se si agite quant la vitalit des fluides repose ess5tiellem5t1 a9si que tant d'autres controv]ses fameuses1 sur une position vicieuse de la "q2 puisqu'une telle co-relation ncessaire entre les solides et les fluides exclut aussitt1 comme galem5t irrationnels1 l'humorisme et le solidisme absolus4 ,p\rvu qu'on c>te1 bi5 ent5du1 la considration des simples produits1 qui d'ailleurs peuv5t tre solides autant que fluides1 on ne saurait d\t] que les vrais lm5s fluides de l'organisme ne manife/5t une vie t\t aussi relle que celle des solides4 ,il p>at mme inconte/able auj\rd'hui que les fondateurs de la pa?ologie mod]ne1 dans leur raction si ncessaire contre l'antique humorisme1 ont beauc\p trop nglig d'avoir g>d1 p\r la ?orie des maladies1 aux altrations directes et spontanes dont les fluides organiques1 et surt\t le sang1 sont m9emm5t susceptibles1 en v]tu de leur composition si complexe4 ,du po9t de vue philosophique1 on devait1 sans d\te1 tr\v] trange que les lm5s anatomiques les plus actifs et les plus modifiables n'euss5t po9t une p>ticipation capitale1 tantt primitive1 tantt conscutive1 aux p]turbations gnrales de l'organisme vivant4 ,mais1 d'une autre "p1 il n'e/ pas mo9s c]ta9 que les fluides1 animaux ou vgtaux1 cess5t de vivre aussitt qu'ils se tr\v5t en dehors de l'organisme1 comme1 p> exemple1 le sang extrait des vaisseaux3 ils p]d5t alors t\te organisation proprem5t dite1 et ils subiss5t seulem5t les ractions molculaires compatibles avec leur composition *imique et avec la nature du milieu o ils sont placs4 ,la vitalit des fluides1 envisags isolm5t1 con/itue donc une "q mal df9ie1 et p> suite int]m9able4 ,t\tefois1 en considrant les div]s pr9cipes immdiats propres la composition si htrogne des fluides organiques1 il y a lieu de p\rsuivre1 leur g>d1 une re*]*e gnrale trs positive quoique =t difficile1 et qui1 peu avance jusqu'ici1 prs5te rellem5t un haut intrt philosophique1 p\r a*ev] de fix] nos ides fondam5tales sur la vritable vitalit des fluides anatomiques4 ,la vie de ces fluides tant dsormais hors de d\te1 on doit se propos]1 en effet1 de dt]m9]1 autant que possible1 dans quels de leurs pr9cipes immdiats elle rside ess5tiellem5t2 c> on ne saurait1 videmm5t1 admettre que t\s viv5t indi/9ctem5t4 ,a9si1 p> exemple1 le sang tant =m d'eau en majeure p>tie1 il s]ait absurde de concevoir un tel vhicule in]te comme p>ticipant la vie inconte/able de ce fluide2 mais alors quel en e/1 p>mi les autres pr9cipes immdiats1 le vritable sige8 ,l'anatomie microscopique a entrepris1 de nos j\rs1 de rpondre cette "q capitale1 en plaant ce sige dans les globules proprem5t dits1 qui s]ai5t seuls la fois organiss et vivans4 ,une telle solution1 quelque prcieuse qu'elle soit en effet1 ne peut cep5dant1 mon avis1 tre encore envisage que comme une simple bau*e4 ,c>1 on admet en mme temps1 d'aprs l'ensemble des obs]vations1 que ces globules1 quoique affectant t\j\rs une =me dt]m9e1 se rtrciss5t de plus en plus mesure que le sang artriel passe dans un ordre infrieur de vaisseaux1 c'e/--dire en avanant v]s le lieu de son incorporation aux tissus2 et qu'enf91 l'in/ant prcis de l'assimilation df9itive1 il y a liqufaction complte des globules4 ,or1 quelque naturelle que doive p>atre1 en elle-mme1 cette d]nire condition1 elle semble directem5t contradictoire au pr9cipe de l'hypo?se fondam5tale1 puisque1 d'aprs ce pr9cipe1 le sang cess]ait donc d'tre rput vivant au mom5t mme o s'accomplit son plus gr& acte de vitalit4 ,d'un autre ct1 cette hypo?se n'a pas encore t assez svrem5t s\mise une contre-preuve gnrale1 qui1 purem5t ngative1 e/ nanmo9s indisp5sable4 ,elle consi/e reconnatre l'exi/5ce des vrais globules comme exclusivem5t c>actri/ique des fluides rellem5t vivans1 en opposition ceux qui1 en qualit de simples produits1 sont ess5tiellem5t in]tes1 et qui prs5t5t beauc\p de p>ticules solides susp5dues1 si aism5t susceptibles d'tre confondues avec les globules proprem5t dits1 malgr la =me dt]m9e p> laquelle ces d]ni]s sont pr9cipalem5t df9is4 ,les obs]vations microscopiques sont1 p> leur nature1 trop dlicates1 et jusqu'ici trop frquemm5t illusoires1 p\r que ce po9t ess5tiel de doctr9e anatomique puisse encore tre reg>d comme irrvocablem5t tabli4 ,quoi qu'il en soit de ces div]s claircissem5s gnraux qui re/5t encore dsir] sur la vitalit prcise des lm5s fluides de l'organisme1 il demeure ncessairem5t inconte/able que l'tude /atique des corps vivans s]ait radicalem5t incomplte1 et ne con/itu]ait qu'une trs insuffisante prp>ation leur tude dynamique1 si un tel ordre d'lm5s n'tait po9t dsormais compris1 au mme titre que les lm5s solides ou tissus proprem5t dits1 dans le doma9e fondam5tal de l'analyse anatomique4 ,telle e/ la lacune capitale qu'avait laisse le gr& trait de ,bi*at4 ,mais1 malgr l'vid5te ncessit de cet imm5se complm5t1 il n'en faut pas mo9s cont9u] reg>d]1 dans l'ordre rationnel des spculations anatomiques1 t\t aussi bi5 que d'aprs la m>*e hi/orique de leur dveloppem5t1 l'anatomie des solides comme devant t\j\rs prcd] et prp>] l'anatomie des fluides3 en sorte que1 si ,bi*at n'a pu entrepr5dre l'ensemble du travail1 il a cep5dant comm5c p> le vritable po9t de d"p philosophique4 ,on conoit1 en effet1 que1 s\s le po9t de vue physiologique1 la considration des fluides devi5ne peut-tre encore plus importante que celle des solides1 du mo9s en ce qui conc]ne la vie organique proprem5t dite1 c'e/--dire la vie vgtative fondam5tale4 ,s\s le po9t de vue purem5t anatomique1 au contraire1 l'tude des solides doit tre ncessairem5t prpondrante1 puisque c'e/ en eux que rside ess5tiellem5t l'organisation bi5 c>actrise4 ,en mme temps1 l'anatomie des fluides1 beauc\p plus dlicate et plus difficile1 et jusqu' prs5t si imp>faite1 ne saurait tre entreprise avec succs qu'aprs que l'esprit1 et mme les s5s1 ont t conv5ablem5t disposs p> une tude pralable1 suffisamm5t appr(ondie1 de l'anatomie des solides4 ,les ob/acles c>actri/iques que prs5te l'exploration anatomique des lm5s fluides de l'organisme1 rsult5t ncessairem5t1 en gnral1 d'une sorte de c]cle vicieux fondam5tal1 t5ant l'impossibilit vid5te d'tudi] ces fluides dans l'organisme mme1 comb9e avec la dsorganisation presque immdiate qui accompagne leur extraction4 ,comme l'inspection anatomique proprem5t dite devi5t alors impraticable1 on ne peut plus appliqu] que deux moy5s ess5tiels d'obs]vation directe1 l'exam5 microscopique1 et surt\t l'exploration *imique4 ,or1 l'un et l'autre procd1 et pr9cipalem5t le second1 qui e/ p\rtant le plus prcieux et le plus dcisif1 doiv5t tre m9emm5t contr>is p> cette rapide dsorganisation4 ,voil surt\t p\rquoi les *imi/es1 lors mme qu'ils ne confond5t pas1 suivant leur c\tume jusqu'ici presque inv>iable1 les lm5s et les produits de l'organisme1 n\s donn5t habituellem5t de si fausses et si incohr5tes notions de la vraie con/itution molculaire des fluides organiss1 qu'ils n'ont le plus s\v5t exam9s1 leur insu1 que dans un tat de dcomposition plus ou mo9s avance4 ,d'aprs un tel ensemble de difficults capitales1 on conoit que l'anatomie des fluides s]ait peu prs inextricable1 si l'on ne p>v5ait l'clair] indirectem5t p> la lumire gnrale que doit rp&re sur elle l'tude pralable de l'anatomie des solides1 dans laquelle consi/e d'ailleurs ess5tiellem5t la connaissance fondam5tale de l'organisme1 envisag s\s l'aspect /atique4 ,il s]ait1 du re/e1 sup]flu d'expliqu] expressm5t1 ce sujet1 que la mme rgle qui prescrit de plac] l'tude anatomique des fluides la suite de celle des solides exige galem5t1 p> des motifs entirem5t analogues1 que les div]ses p>ties de la premire soi5t aussi exam9es dans l'ordre successif de la cond5sation dcroissante1 en considrant d'abord les lm5s semi-liquides1 tels que la graisse1 ensuite les vrais liquides1 comme le sang1 et enf9 les lm5s l'tat de vapeur ou de gaz1 dont l'admission1 quoique encore inc]ta9e1 p>at indisp5sable1 et qui s]ont t\j\rs ncessairem5t les plus mal connus4 ,telles sont les indications gnrales que je devais prs5t] ici sur la vritable ext5sion et sur la dl9ation pr9cipale du doma9e fondam5tal de l'analyse anatomique1 con/itue avec la plnitude rationnelle qu'ont d lui attribu] les successeurs de ,bi*at4 ,ayant a9si graduellem5t reconnu l'anatomie des tissus proprem5t dits comme la base indisp5sable de t\t le sy/me anatomique1 il n\s re/e ma9t5ant considr] directem5t cette anatomie elle-mme s\s un po9t de vue gnral1 qui1 plus re/re9t1 p> sa nature1 que les deux prcd5s1 n'en e/ pas mo9s aussi ess5tiel4 ,il s'agit d'exam9] le pr9cipe philosophique de la classification rationnelle des div]s tissus1 d'aprs leur mutuelle filiation anatomique4 ,ce d]ni] ordre des p]fectionnem5s introduits1 dans la gr&e conception anatomique de ,bi*at1 s\s l'influ5ce de la m?ode comp>ative1 tait galem5t ncessaire p\r a*ev] de con/itu] rationnellem5t le pr9cipe fondam5tal1 soit en circonscrivant1 avec une prcision svre1 l'ide primitive de tissu1 soit en assignant l'analyse anatomique ses vritables limites gnrales1 au-del desquelles l'esprit huma9 se consum]ait ncessairem5t en de vagues et illusoires spculations4 ,l'analyse anatomique de l'organisme huma9 prs5te1 p> sa nature1 une complication trop pr(onde1 p\r qu'il soit possible1 en la p\rsuivant exclusivem5t1 de se =m] une ju/e ide de la vraie con/itution fondam5tale des div]s tissus organiques1 sans exagr] leurs diffr5ces relles1 et sans mconnatre les lois de leur filiation successive4 la vrit1 l'tude appr(ondie des pr9cipales phases de dveloppem5t peut remplac]1 un c]ta9 degr1 cet g>d comme t\t autre1 la comp>aison des types ess5tiels de la hir>*ie biologique4 ,mais1 s\s ce rapport surt\t1 une telle ress\rce n'en e/ pas mo9s ncessairem5t insuffisante4 ,c>1 les premires phases du dveloppem5t huma91 dont l'importance anatomique e/ videmm5t prpondrante1 sont trop rapides et trop peu di/9ctes1 elles sont1 en outre1 trop peu accessibles t\te obs]vation directe et complte1 p\r qu'un semblable moy5 d'exploration1 quelque prcieux qu'il soit d'ailleurs1 puisse jamais s]vir de base exclusive la dc\v]te des vritables pr9cipes de l'analogie anatomique4 ,il tait donc 9vitable que1 en se bornant1 comme a d le faire ,bi*at1 la seule considration de l'homme1 la nature c>actri/ique des diffr5s tissus1 et surt\t leurs vraies relations gnrales1 re/ass5t d'abord ess5tiellem5t inconnues4 ,aussi e/-ce uniquem5t depuis que l'anatomie des tissus a pu tre s\mise une tude comp>ative dans l'ensemble de la srie organique1 que l'on comm5ce tablir des notions ju/es et df9itives sur l'organisation fondam5tale des corps vivans1 envisags comme ncessairem5t assujtis des lois uni=mes de /ructure et de composition4 ,p> un premi] exam5 anatomique de l'*elle biologique1 on reconnat aussitt que le tissu cellulaire =me la trame ess5tielle et primitive de t\t organisme1 puisqu'il e/ le seul qui se retr\ve con/amm5t *aque degr quelconque4 ,t\s ces div]s tissus1 qui1 *ez l'homme1 p>aiss5t si multiplis et si di/9cts1 p]d5t successivem5t t\s leurs attributs c>actri/iques mesure qu'on p>c\rt la srie desc5dante1 et t5d5t t\j\rs davantage se fondre entirem5t dans le tissu cellulaire gnral1 qui re/e enf9 l'unique base de l'organisation vgtale1 et peut-tre mme du d]ni] mode de l'organisation animale4 ,en remontant1 aussi lo9 qu'on a pu le t5t] jusqu'ici1 v]s l'orig9e de l'tat embryonnaire propre aux organismes les plus levs1 on a lieu de croire que la mme /ructure fondam5tale se retr\ve ess5tiellem5t4 ,mais1 quoi qu'il en soit1 la sa9e anatomie comp>e ne peut laiss] aucun d\te ce sujet4 ,n\s devons surt\t rem>qu] ici que la nature d'une telle organisation lm5taire et commune se prs5te ple9em5t en h>monie philosophique avec ce qui con/itue le fonds ncessaire et uni=me de la vie gnrale1 rduite son extrme simplification ab/raite4 ,c>1 le tissu cellulaire1 s\s quelque =me qu'on le conoive1 e/ m9emm5t apte1 p> sa /ructure1 cette absorption et cette exhalation fondam5tales1 dans lesquels consi/5t les deux p>ties ess5tielles du gr& phnomne vital4 l'orig9e infrieure de la hir>*ie biologique1 l'organisme vivant1 plac dans un milieu inv>iable1 se borne rellem5t absorb] et exhal] p> ses deux surfaces1 entre lesquelles circul5t ou plutt oscill5t les fluides de/9s l'assimilation et ceux qui rsult5t de la dsassimilation4 ,or1 p\r d'aussi simples fonctions gnrales1 l'organisation celluleuse e/ videmm5t suffisante1 sans la p>ticipation d'aucun tissu plus spcial4 ,telle e/ donc ncessairem5t la base primitive de l'organisme univ]sel4 ,mais1 p\r complt] cette conception fondam5tale des tissus organiques1 de manire la r5dre rellem5t applicable1 il tait indisp5sable de dt]m9] suivant quelles lois le tissu primordial se modifie peu peu p\r eng5dr] successivem5t t\s les autres avec les div]s attributs qui d'abord emp*ai5t d'ap]cevoir leur vritable orig9e commune4 ,c'e/ ce que l'anatomie comp>e a dj comm5c aussi tablir nettem5t1 t\j\rs guide p> ce mme pr9cipe1 galem5t simple et lum9eux1 qui consi/e reg>d] les diffr5s tissus secondaires comme plus pr(ondm5t loigns du tissu gnrateur mesure que leur premire app>ition se manife/e dans des organismes plus spciaux et plus levs4 ,ces modifications c>actri/iques du tissu fondam5tal doiv5t tre1 en gnral1 di/+ues en deux classes pr9cipales3 les unes1 plus communes et mo9s pr(ondes1 se born5t ess5tiellem5t la simple /ructure2 les autres1 plus intimes1 et plus spciales1 atteign5t aussi jusqu' la composition elle-mme4 ,dans le premi] ordre1 la trans=mation la plus directe et la plus rp&ue donne naissance au tissu d]meux proprem5t dit1 qui con/itue le fond ncessaire de l'enveloppe organique gnrale1 soit extrieure1 soit intrieure4 ,ici1 la modification se rduit une pure cond5sation1 div]sem5t prononce1 *ez l'animal1 suivant que la surface doit tre1 comme l'extrieur1 plus exhalante qu'absorbante1 ou en s5s inv]se l'intrieur4 ,cette premire trans=mation1 quelque simple et commune qu'elle soit1 n'e/ pas mme rig\reusem5t univ]selle3 il faut s'lev] dj un c]ta9 degr de l'*elle biologique p\r l'ap]cevoir nettem5t c>actrise4 ,non-seulem5t1 dans la plup>t des d]ni]s animaux1 il n'y a pas de diffr5ce ess5tielle d'organisation entre les deux p>ties1 intrieure et extrieure1 de la surface gnrale1 qui peuv5t1 comme on le sait depuis long-temps1 se suppler mutuellem5t3 mais1 en outre1 si l'on desc5d un peu davantage1 on ne reconnat plus aucune disposition anatomique qui di/+ue notablem5t l'enveloppe d'avec l'ensemble de l'organisme1 ds lors dev5u uni=mm5t celluleux4 ,une cond5sation croissante1 et plus ou mo9s galem5t rp>tie1 du tissu gnrateur1 dt]m9e1 p>tir du d]me proprem5t dit1 et un degr plus lev de la srie organique1 trois tissus di/9cts mais insp>ables1 qui sont de/9s1 dans l'conomie animale1 un rle trs important quoique passif1 soit comme enveloppes protectrices des organes n]veux1 soit comme auxiliaires de l'app>eil locomoteur4 ,ce sont les tissus fibreux1 c>tilag9eux1 et osseux1 dont l'analogie fondam5tale tait trop manife/e1 malgr l'insuffisance des moy5s primitifs de l'analyse anatomique1 p\r avoir *app au c\p d'oeil de ,bi*at1 qui les classa soigneusem5t dans leur ordre rationnel4 ,m4 ,laur5t1 dans son projet de nom5clature sy/matique1 a judicieusem5t fix ce rappro*em5t inconte/able1 en proposant l'heureuse dnom9ation de tissu sclreux1 p\r c>actris] l'ensemble de ces trois tissus secondaires1 envisags s\s un po9t de vue commun4 ,la rationnalit d'une telle considration e/ d'autant plus vid5te1 que1 en ralit1 les diffr5s degrs de la consolidation ti5n5t ess5tiellem5t ici au dpt1 dans le rseau celluleux1 d'une sub/ance htrogne1 soit organique1 soit inorganique1 dont l'extraction ne laisse aucun d\te sur la vritable nature du tissu4 ,qu&1 au contraire1 p> une d]nire cond5sation directe1 le tissu fondam5tal devi5t lui-mme plus compacte1 sans s'encrot] de matire trangre1 on passe alors une n\velle modification pr9cipale1 o l'imp]mabilit devi5t compatible avec la s\plesse1 ce qui c>actrise le tissu sreux1 ou plus exactem5t ky/eux 7suivant la dnom9ation de ,m4 ,laur5t71 dont la de/9ation propre consi/e1 soit s'int]pos] entre les div]s organes mobiles1 soit surt\t cont5ir des liquides1 /agnans ou circulans4 ,le second ordre gnral de trans=mations du tissu primitif donne lieu aux deux sortes de tissus secondaires qui di/+u5t le plus pr(ondm5t l'organisme animal1 considr dans t\s les tres nettem5t prononcs2 ce sont1 d'abord le tissu musculaire1 et ensuite le tissu n]veux1 qui doiv5t1 sans d\te1 se manife/] ess5tiellem5t au mme degr de l'*elle animale4 ,p\r *acun d'eux1 la modification pr9cipale e/ surt\t c>actrise p> l'intime comb9aison anatomique du tissu fondam5tal avec un lm5t organique spcial1 semi-solide1 et m9emm5t vivant1 qui1 dans le premi] cas1 a reu depuis long-temps le nom de fibr9e1 dont l'usage a naturellem5t suggr ,m4 de ,bla9ville1 p\r le second cas1 la dnom9ation p>faitem5t correspondante de neur9e4 ,ici1 la trans=mation du tissu gnrateur devi5t tellem5t pr(onde1 qu'il e/ trs difficile de la con/at] directem5t1 et surt\t de la dc\vrir1 dans les organismes suprieurs1 ce qui s]ait nanmo9s ncessaire af9 d'tudi]1 d'une manire ple9em5t rationnelle1 les deux sub/ances c>actri/iques4 ,t\tefois la suite des analogies f\rnies p> l'anatomie comp>e ne p>at auj\rd'hui laiss]1 en pr9cipe1 aucun d\te sur la ralit d'une telle con/itution4 ,on doit seulem5t dsir] ce sujet de connatre1 avec plus de prcision1 le mode effectif d'union anatomique de la sub/ance propre1 musculaire ou n]veuse1 avec le tissu fondam5tal4 ,ceux qui n'admett5t po9t cette ?orie1 sont obligs de concevoir trois tissus primitifs au lieu d'un seul1 le cellulaire1 le musculaire1 et le n]veux4 ,mais la gnralit suprieure ou plutt l'exclusive univ]salit du premi] n'en demeure pas mo9s ncessairem5t un rsultat irrvocable de l'ensemble des comp>aisons anatomiques4 ,or1 l'exi/5ce simultane1 dans c]ta9s organismes1 de trois tissus radicalem5t indp5dans les uns des autres altr]ait beauc\p la p]fection de la philosophie biologique1 en rompant ds lors1 p> sa base anatomique1 l'admirable unit du monde organique1 que l'esprit huma9 avait enf9 si pniblem5t con/itue4 ,il me semble mme vid5t que1 p>-l1 on ne ma9ti5drait plus1 comme l'exige la nature fondam5tale de la sci5ce1 une exacte h>monie gnrale entre le po9t de vue /atique et le po9t de vue dynamique4 ,c>1 malgr l'importance capitale des fonctions s5soriales et locomotrices qui c>actris5t spcialem5t l'animalit proprem5t dite1 on ne saurait d\t] que la vie ess5tielle ne soit1 au fond1 t\j\rs la mme1 et que ces phnomnes plus m95s ne vi5n5t simplem5t s'aj\t] aux phnomnes primitifs1 comme moy5s suprieurs de p]fectionnem5t attribus aux organismes levs1 a9si que je l'ai tabli dans le disc\rs prcd5t4 cette considration dynamique1 doit donc naturellem5t correspondre1 dans l'ordre /atique1 celle d'un fonds commun et inv>iable d'organisation primordiale1 produisant successivem5t1 p> des modifications de plus en plus pr(ondes1 t\s les div]s lm5s anatomiques spciaux4 ,une telle manire de philosoph] rsulte a9si de l'usage lgitime et rationnel du degr de lib]t gnrale re/ facultatif1 p\r notre intellig5ce1 p> la nature des tudes anatomiques1 tant que les obs]vations positives n'ont po9t directem5t infirm nos conceptions1 ce qui c]ta9em5t n'a pus lieu1 du mo9s jusque ici1 dans le cas actuel4 ,en exam9ant ma9t5ant la pr9cipale subdivision de *acun des deux gr&s tissus secondaires1 soit musculaire1 soit n]veux1 on reproduit l'quival5t trs p]fectionn de la di/9ction confusm5t bau*e leur g>d p> ,bi*at1 lorsqu'il di/+uait1 p\r l'un et p\r l'autre1 ce qui1 *ez l'homme1 app>ti5t la vie animale1 ou bi5 la vie organique4 ce c>actre mal *oisi et vaguem5t df9i1 p> la nature mme de tels tissus1 doit tre dsormais sub/itue une considration vraim5t anatomique1 celle de la situation gnrale1 en rapport con/ant avec une modification plus ou mo9s notable mais t\j\rs s5sible de la /ructure elle-mme4 ,l'analyse comp>ative dmontre1 en effet1 soit p\r le sy/me musculaire1 soit p\r le sy/me n]veux1 que l'organisation du tissu devi5t d'autant plus spciale et plus leve qu'il e/ situ plus pr(ondm5t entre les deux surfaces intrieure et extrieure de l'enveloppe animale4 ,de l rsulte naturellem5t la division rationnelle de *acun de ces sy/mes1 en sup]ficiel et pr(ond1 dont les proprits c>actri/iques1 quoique ess5tiellem5t les mmes1 (fr5t des modifications anatomiques trs apprciables dans la disposition et dans la /ructure4 ,cette di/9ction e/ plus p>ticulirem5t rem>quable l'g>d du sy/me n]veux1 dispos1 en premi] lieu1 s\s =me de cordons1 et ensuite s\s celle de ganglions1 avec ou sans app>eil extrieur4 ,telle e/1 en ap]u philosophique1 la vraie filiation gnrale des tissus lm5taires dont l'tude appr(ondie con/itue le sujet ess5tiel de l'analyse anatomique fondam5tale1 qui n'a plus beso9 que d'tre complte1 comme je l'ai prcdemm5t expliqu1 p> une exacte exploration des lm5s fluides de l'organisme4 ,je sortirais entirem5t des limites ncessaires que prescrit la nature de ce trait1 si je t5tais ici d'indiqu] suivant quelles lois de composition doit s'effectu] le passage rationnel de cette tude primordiale celle des p>5*ymes1 de celle-ci la ?orie des organes1 et enf9 l'tude des app>eils1 d]ni] t]me ncessaire de la syn?se anatomique1 et prp>ation immdiate l'analyse physiologique4 ,quoique les transitions successives entre ces div]s ordres de notions puss5t aism5t donn] lieu des considrations philosophiques d'un haut intrt1 elles s]ai5t ma9t5ant d'autant plus dplaces que1 la sci5ce anatomique n'ayant jamais t traite encore dans son ensemble suivant ce seul plan rig\reusem5t rationnel1 notre exam5 gnral ne tr\v]ait po9t1 cet g>d1 vu l'tat prs5t de la sci5ce1 ce pralable fondem5t indisp5sable auquel j'ai t\j\rs d me ratta*] soigneusem5t1 et sans lequel1 en effet1 ce trait gnral de philosophie positive1 dgnrait en une suite de traits philosophiques spciaux1 qu'il m'tait int]dit d'entrepr5dre4 ,il me suffisait ici1 ce sujet1 d'avoir dj nettem5t indiqu l'en*anem5t m?odique des quatre degrs gnraux de la spculation anatomique1 sur lequel il ne saurait actuellem5t re/]1 ce me semble1 aucune inc]titude relle4 ,p\r t]m9] conv5ablem5t cet ensemble de rflexions relatives la vraie philosophie anatomique1 il faut seulem5t aj\t] encore quelques simples considrations directes sur les limites ncessaires que notre intellig5ce doit t\j\rs s'impos] dans le p]fectionnem5t positif de l'analyse /atique de l'organisme4 ,ce d]ni] trait1 quoique purem5t re/rictif1 me p>at ess5tiel p\r complt] la df9ition du vrai c>actre gnral que je me suis ef=c d'assign] cette analyse4 ,l'unit fondam5tale du rgne organique exige ncessairem5t1 s\s le po9t de vue anatomique1 comme n\s l'avons prcdemm5t reconnu1 que t\s les div]s tissus lm5taires soi5t rationnellem5t ram5s un seul tissu primitif1 t]me ess5tiel de t\t organisme1 d'o ils driv5t successivem5t p> des trans=mations spciales de plus en plus pr(ondes4 ,c'e/ dans le p]fectionnem5t gnral de cette rduction f9ale1 graduellem5t dev5ue plus complte1 plus prcise1 et plus nette1 que doit surt\t consi/] le progrs philosophique de la vritable analyse anatomique4 ,qu& une telle filiation ne laiss]a plus aucune obscurit1 qu& les lois inv>iables de la trans=mation du tissu gnrateur en *aque tissu secondaire s]ont enf9 exactem5t tablies1 on devra reg>d] la philosophie anatomique comme ayant acquis t\t le degr de p]fection fondam5tale compatible avec sa nature1 puisque ds-lors il y rgn]a a9si une rig\reuse unit sci5tifique4 ,on ne p\rrait t5dre dpass] ce b gnral 7qui1 a9si que t\t autre type philosophique1 ne s]a jamais ple9em5t atte9t71 sans s'g>] aussitt dans cet ordre de re*]*es vagues1 arbitraires1 et inaccessibles1 qu'int]dit si imprieusem5t le vritable esprit fondam5tal de la philosophie positive4 ,c'e/ p\rquoi je ne puis m'emp*] ici de signal]1 en la dplorant1 la dviation manife/e qui exi/e auj\rd'hui1 cet g>d1 pr9cipalem5t en ,allemagne1 p>mi quelques-unes des intellig5ces1 d'ailleurs m95tes plusieurs autres titres1 qui p\rsuiv5t ma9t5ant les spculations suprieures de la sci5ce biologique4 ,peu satisfaits d'avoir conu t\s les tissus organiques comme rductibles un seul1 ces esprits ambitieux ont t5t de pntr] au-del du t]me naturel de l'analogie anatomique1 en s'ef=ant de =m] le tissu gnrateur lui-mme p> le *imrique et in9telligible assemblage d'une sorte de monades organiques1 qui s]ai5t ds-lors les vrais lm5s primordiaux de t\t corps vivant4 ,l'abus des re*]*es microscopiques1 et le crdit exagr qu'on accorde trop s\v5t encore un moy5 d'exploration aussi quivoque1 contribu5t surt\t donn] une c]ta9e spciosit cette fanta/ique ?orie1 issue d'ailleurs videmm5t d'un sy/me ess5tiellem5t mtaphysique de philosophie gnrale4 ,il s]ait1 ce me semble1 impossible d'imag9]1 dans l'ordre anatomique1 une conception plus pr(ondm5t irrationnelle1 et qui ft plus propre entrav] directem5t les vrais progrs de la sci5ce4 ,en considrant1 dans le disc\rs prcd5t1 le sy/me total de la philosophie biologique1 j'ai dmontr combi5 il s]ait absurde et illusoire de v\loir ratta*]1 en pr9cipe1 le monde organique au monde inorganique1 autrem5t que p> les lois fondam5tales propres aux phnomnes gnraux qui leur sont ncessairem5t communs4 ,t\tes les spculations positives1 soit anatomiques1 soit physiologiques1 directem5t relatives aux deux gr&es notions insp>ables de vie et d'organisation1 =m5t1 p> leur nature1 un sy/me rig\reusem5t circonscrit1 dans l'intrieur duquel on doit1 sans d\te1 tablir1 autant que possible1 la plus p>faite unit1 mais qui doit dire t\j\rs pr(ondm5t sp> de l'ensemble des ?ories inorganiques1 dont le sujet ne saurait (frir aucun ordre de phnomnes rellem5t analogue4 ,or1 l'ab]ration anatomique que je vi5s de c>actris] me p>at t5ir radicalem5t1 p> une inconte/able filiation1 ce va9 esprit d'une fusion incomprh5sible entre les deux lm5s ess5tiels de la philosophie naturelle4 ,elle se comb9e ord9airem5t1 en effet1 avec cette autre ab]ration physiologique1 exactem5t correspondante1 qui consi/e envisag] la vie comme univ]sellem5t rp&ue dans la nature1 sans di/9ction d'organique ou d'inorganique1 et rsidant m9emm5t dans les molcules4 ,ces deux *imriques suppositions me p>aiss5t galem5t contradictoires1 l'une avec l'ide mme d'organisation1 l'autre avec l'ide de vie1 en cons]vant soigneusem5t ces deux t]mes indisp5sables leur exacte int]prtation sci5tifique1 qui n'e/1 au fond1 qu'une sage gnralisation philosophique de l'acception vulgaire4 ,il ne saurait y avoir1 d'aprs les seules df9itions fondam5tales1 ni vie ni organisation1 sans un c]ta9 sy/me indissoluble de p>ties plus ou mo9s htrognes conc\rant un b commun4 ,en quoi p\rrait donc consi/] rellem5t1 soit l'organisation1 soit la vie1 d'une simple monade8 ,que la philosophie inorganique conoive les corps comme f9alem5t composs de molcules indivisibles3 cette notion e/ ple9em5t rationnelle1 puisqu'elle e/ p>faitem5t con=me la nature des phnomnes tudis1 qui1 con/ituant le fonds gnral de t\te exi/5ce matrielle1 doiv5t ncessairem5t app>t5ir1 d'une manire ess5tiellem5t id5tique1 aux plus petites p>ticules corporelles4 ,mais1 au contraire1 la d\ble ab]ration que n\s considrons1 et qui1 en t]mes intelligibles1 revi5t rellem5t se figur] les animaux comme ess5tiellem5t =ms d'animalcules1 n'e/ qu'une intempe/ive et absurde imitation d'une telle conception4 ,l'une e/ aussi radicalem5t oppose la nature des phnomnes correspondans1 que l'autre y e/ heureusem5t adapte3 c>1 en admettant cette fiction irrationnelle1 les animalcules lm5taires s]ai5t videmm5t encore plus incomprh5sibles que l'animal compos1 indp5damm5t de l'insoluble difficult qu'on aurait ds-lors gratuitem5t cre quant au mode effectif d'une aussi mon/rueuse association4 ,dans l'ordre physiologique1 t\t bon esprit rep\sse sur-le-*amp1 p> exemple1 la ridicule explication qu'on a os quelquefois dduire srieusem5t d'une semblable doctr9e quant au m\vem5t du sang1 en l'attribuant la locomotion spontane des animalcules globulaires4 ,*acun s5t aussitt1 de tels g>ds1 que la difficult s]ait a9si purem5t transpose1 sans prjudice des nombreux my/res int]mdiaires qui devi5drai5t indisp5sables la transition4 ,mais n'en doit-il pas tre de mme1 au fond1 s\s le po9t de vue anatomique8 ,un organisme quelconque con/itue1 p> sa nature1 un t\t ncessairem5t indivisible1 que n\s ne dcomposons1 d'aprs un simple artifice intellectuel1 qu'af9 de le mieux connatre1 et en ayant t\j\rs en vue une recomposition ultrieure4 ,or1 le d]ni] t]me de cette dcomposition ab/raite consi/e dans l'ide de tissu1 au-del de laquelle il ne peut rellem5t ri5 exi/] en anatomie1 puisqu'il n'y aurait plus d'organisation4 ,t5t] le passage de cette notion celle de molcule1 c'e/1 videmm5t1 sortir de la philosophie organique p\r entr] irrationnellem5t dans la philosophie inorganique2 et l'on a pe9e concevoir que l'orgueil spculatif ait pu conduire qualifi] d'anatomie transc5dante ce qui1 p> sa nature mme1 cess]ait ncessairem5t d'app>t5ir1 s\s aucun rapport1 la sci5ce anatomique4 ,faudrait-il donc auj\rd'hui reg>d] comme insuffisamm5t dmontr encore p\r la biologie1 ce qui e/ si ple9em5t reconnu p\r les plus simples sci5ces fondam5tales1 que nos ?ories positives ne saurai5t avoir d'autre b rel que l'tablissem5t m?odique de relations exactes entre des phnomnes analogues2 et que1 p> consqu5t1 t\te t5tative p\r pntr] l'orig9e premire et le mode ess5tiel de production des phnomnes1 ou mme seulem5t p\r tablir une va9e assimilation entre des ordres de phnomnes radicalem5t htrognes1 doit tre aussitt exclue comme anti-sci5tifique8 ,il s]ait1 sans d\te1 inutile ici de prolong] davantage cette discussion1 dont la ncessit e/ peu honorable p\r notre tat prs5t de virilit intellectuelle4 ,elle conduit1 ce me semble1 reconnatre1 s\s un n\vel aspect philosophique1 la ?orie des tissus1 telle que je l'avais d'abord c>actrise1 comme le d]ni] degr rationnel de la sa9e analyse anatomique1 en montrant que l'ide de tissu con/itue1 dans le sy/me des spculations organiques1 le vritable quival5t logique de l'ide de molcule1 exclusivem5t adapte la nature des spculations inorganiques4 ,tel e/ l'ensemble des considrations trs sommaires que je devais prs5t]1 dans cette leon1 sur l'esprit fondam5tal de la vraie philosophie anatomique4 ,on reconnat a9si1 con=mm5t ce que j'ai indiqu en comm5ant1 que n\s possdons enf9 auj\rd'hui t\tes les conceptions ess5tielles de/9es con/itu] rationnellem5t1 sur ses bases inv>iables1 le sy/me gnral de la sci5ce anatomique2 mais que1 nanmo9s1 *ez les esprits mme les plus m95s1 les deux p5ses pr9cipales de l'anatomie comp>ative et de l'anatomie textulaire ne sont po9t encore assez compltem5t ni assez pr(ondm5t comb9es4 ,cet tat transitoire n'aura donc rellem5t cess que lorsque la notion irrationnelle de plusieurs anatomies htrognes et indp5dantes aura enf9 t habituellem5t remplace1 comme il s]ait dj possible de le faire avec les matriaux exi/ans1 p> la succession hir>*ique1 prcdemm5t df9ie1 des quatre degrs analytiques1 mutuellem5t complm5taires1 qu'il faut dsormais di/+u] et coordonn] dans la spculation anatomique4 ,,qu>ante-,,deuxi,,me ,,le,,on4 ,considrations gnrales sur la philosophie biotaxique4 l'analyse /atique fondam5tale des corps vivans1 succde ncessairem5t1 dans le sy/me rationnel de la philosophie biologique1 la coord9ation hir>*ique de t\s les organismes connus1 ou mme possibles1 en une seule srie gnrale1 de/9e ensuite s]vir habituellem5t de base indisp5sable l'ensemble des spculations biologiques4 ,n\s devons donc ma9t5ant c>actris]1 d'une manire directe1 les pr9cipes ess5tiels de cette gr&e opration philosophique4 ,tel e/ l'objet de la leon actuelle4 ,quoique l'esprit fondam5tal de la vraie ?orie logique des classifications rationnelles soit1 p> sa nature1 uni=mm5t applicable t\s nos ordres quelconques de conceptions positives1 j'ai dj expliqu1 dans la qu>antime leon1 p\rquoi la =mation et le dveloppem5t d'une telle ?orie avai5t d tre ess5tiellem5t rs]vs au sy/me des tudes biologiques4 ,j'ai mme fait press5tir ds-lors que l'organisme animal1 prcism5t en v]tu de sa complication suprieure1 et p> la v>it beauc\p plus prononce qui en rsulte 9vitablem5t dans sa disposition univ]selle1 avait d spontanm5t (frir la plus anci5ne et la plus p>faite application des pr9cipes naturels de coord9ation inhr5s la raison huma9e4 ,on ne peut1 en effet1 contempl] le dveloppem5t gnral de la sci5ce des corps vivans depuis ,ari/ote1 sans tre vivem5t frapp1 s\s ce rapport1 de cette circon/ance rem>quable1 que1 t\tes les poques1 l'organisme vgtal p>at avoir t le sujet ess5tiel des pr9cipaux ef=ts directem5t relatifs au p]fectionnem5t de la classification biologique2 t&is que1 en mme temps1 la considration des animaux f\rnissait con/amm5t1 en ralit1 le type fondam5tal de/9 dirig] les spculations philosophiques correspondantes1 t\j\rs d'autant plus heureuses qu'elles suivai5t mieux ce guide naturel4 ,ce d\ble c>actre fut spcialem5t s5sible dans le mmorable m\vem5t philosophique excit1 cet g>d1 p5dant la seconde moiti du sicle d]ni]1 p> la gr&e impulsion due l'admirable gnie classificateur de ,l9n et la raison pr(onde de ,b]n>d de ,jussieu4 ,les di/9ctions ess5tielles propres aux div]s organismes animaux sont trop prononces et trop vid5tes1 et1 en mme temps1 les attributs communs de l'animalit fondam5tale sont trop inconte/ables1 p\r qu'une classification plus ou mo9s rationnelle n'ait pas d1 ds l'orig9e de la sci5ce1 s'tablir1 en quelque sorte spontanm5t1 dans leur tude comp>ative1 sans avoir beso9 d'tre prcde p> aucune discussion philosophique spciale4 ,quelque imp>faite qu'ait t ncessairem5t1 dans ses dispositions secondaires1 la classification zoologique d',ari/ote1 elle tait inf9im5t suprieure t\t ce qui p\vait tre alors t5t d'analogue env]s les vgtaux4 ,il e/ surt\t trs digne de rem>que que1 mme auj\rd'hui1 on puisse envisag]1 sans aucune exagration1 cette classification primordiale comme ayant t bi5 plutt ju/ifie et rectifie1 p> l'ensemble des travaux ultrieurs1 que radicalem5t *ange2 t&is que l'inv]se a eu lieu videmm5t l'g>d des classifications phytologiques4 ,en d]nire analyse1 de nombreux essais spontans1 s9on df9itifs1 du mo9s des plus satisfaisans1 de classification zoologique ont prcd de trs lo9 l'tablissem5t des premi]s pr9cipes de la vraie ?orie taxonomique univ]selle3 au contraire1 c'e/ seulem5t p> une laborieuse application sy/matique de ces rgles fondam5tales pralablem5t dc\v]tes qu'on a pu enf91 depuis un sicle au plus1 entrepr5dre avec quelque succs la coord9ation rationnelle des espces vgtales1 ncessairem5t trop peu prononce p\r comport] une manife/ation directe4 ,les considrations indiques ci-dessus font aism5t concevoir l'explication gnrale d'une m>*e en app>5ce aussi trange4 ,dans t\s les g5res quelconques de composition intellectuelle1 soit sci5tifique1 soit littraire1 soit arti/ique1 l'tablissem5t rel des pr9cipes lm5taires de logique positive de/9s dirig] m?odiquem5t la m>*e gnrale de notre ent5dem5t n'a jamais pu avoir lieu qu'aprs un long ex]cice spontan des facults correspondantes1 born d'abord aux seuls cas o les conditions fondam5tales tai5t assez prononces p\r que le gnie naturel dt les s5tir immdiatem5t1 quoique les difficults c>actri/iques y fuss5t nanmo9s assez gr&es p\r qu'un tel s5tim5t in/9ctif dt1 en mme temps1 *app] aux esprits vulgaires4 ,sans cet indisp5sable dveloppem5t prlim9aire1 les sa9es obs]vations logiques n'aurai5t pu avoir aucun fondem5t solide1 sur lequel on pt lev] des pr9cipes vraim5t efficaces1 susceptibles1 leur t\r1 de p]fectionn] ultrieurem5t1 un haut degr1 l'essor primitif de notre intellig5ce1 soit en rectifiant ce qu'il y avait 9vitablem5t d'incomplet et de dsordonn dans ses premires oprations1 soit en l'appliquant des cas n\veaux et plus difficiles4 ,cette m>*e con/ante e/ p>ticulirem5t inconte/able s\s le po9t de vue sci5tifique1 o l'on ap]oit la fois avec plus d'vid5ce1 t\s les g>ds importans1 et la ncessit des types intellectuels et leur =mation spontane4 ,la ?orie gnrale des classifications rationnelles n\s en (fre ici un exemple capital et irrcusable4 ,il e/ ais de reconnatre1 en effet1 p> l'exam5 att5tif des pr9cipaux ouvrages qui s'y rapport5t1 que t\s les prceptes ess5tiels dont elle se compose ont t fonds sur une judicieuse analyse philosophique de l'ordre naturel qui c>actrise le rgne animal1 con=mm5t l'explication prcd5te4 ,n\s ne saurions concevoir quelle autre base relle il et t possible d'attribu] ces pr9cipes1 mo9s de se born] quelques vagues gnralits logiques1 radicalem5t quivoques1 et nullem5t susceptibles de dirig] avec efficacit la m>*e ultrieure du gnie classificateur4 ,mais1 dans cette gr&e opration philosophique1 o t\s les esprits orig9aux se proposai5t p\r b presque exclusif la coord9ation rationnelle du seul rgne vgtal1 en ne considrant ess5tiellem5t le rgne animal que comme un type naturel et indisp5sable1 il importe ma9t5ant de rem>qu] que1 p> une heureuse raction ncessaire1 le pr9cipal rsultat effectif a jusqu'ici ab\ti f9alem5t1 au contraire1 au p]fectionnem5t capital des classifications zoologiques1 auquel on avait d'abord pe9e p5s4 ,n\s avons mme t\t lieu de cra9dre auj\rd'hui1 comme je l'expliqu]ai plus bas1 que1 p> la nature trop simple et trop uni=me de l'organisme vgtal1 les classifications phytologiques ne puiss5t jamais s'lev] beauc\p au-dessus de l'tat d'imp]fection o ont d les laiss] les r=mateurs du sicle d]ni]4 ,la mmorable srie de leurs travaux e/ bi5 lo91 sans d\te1 d'avoir t inutile au progrs fondam5tal de notre intellig5ce3 seulem5t1 ce qu'ils avai5t entrepris p\r le rgne vgtal a surt\t pr(it au rgne animal4 ,il ne p\vait en tre autrem5t1 si l'on considre que la mme proprit c>actri/ique qui p]mettait ce d]ni] rgne de s]vir de type primordial la ?orie taxonomique1 devait aussi lui r5dre m9emm5t applicables t\s les p]fectionnem5s issus des pr9cipes gnraux dont cette ?orie se s]ait a9si =me4 ,on s5t nanmo9s que le c>actre ess5tiel de cette philosophie taxonomique devait ncessairem5t re/] encore incomplet et indcis1 tant que la classification vgtale cont9u]ait y p>atre le b pr9cipal des ef=ts1 et jusqu' ce qu'on l'et enf9 conue1 d'une manire directe et di/9cte1 comme tant surt\t de/9e au p]fectionnem5t de la classification animale4 ,c'e/ donc seulem5t p> cette d]nire trans=mation que la ?orie gnrale des classifications rationnelles1 quoique t\s ses pr9cipes les plus importans fuss5t depuis long-temps tablis1 a pu comm5c] tre con/itue philosophiquem5t sur ses bases df9itives4 ,tel a t le plus prcieux rsultat des mmorables travaux de l'illu/re ,lam>ck p\r p]fectionn] la classification fondam5tale des animaux infrieurs1 pe9e bau*e p> ,ari/ote1 et si insuffisamm5t traite p> le gr& ,l9n lui-mme4 ,l'heureuse impulsion rsulte de cet essai capital a ds-lors rapidem5t produit1 dans le premi] qu>t de notre sicle1 surt\t en ,france et en ,allemagne1 le dveloppem5t rationnel et complet de la vraie philosophie biotaxique1 avec t\s les attributs qui doiv5t la c>actris]4 ,quoique1 p5dant cette d]nire poque1 la considration des animaux ait obt5u enf91 d'un aveu unanime1 l'inconte/able prpondrance qui lui app>ti5t1 et que l'organisme vgtal ait mme t alors ess5tiellem5t nglig1 je n'hsite pas nanmo9s p5s] que cette n\velle disposition des intellig5ces f9ira p> dev5ir1 en ralit1 beauc\p plus utile au p]fectionnem5t rationnel des classifications phytologiques que la proccupation exclusive qu'elles avai5t d inspir] aup>avant4 ,c>1 s\s quelque po9t de vue qu'on l'envisage1 le rgne vgtal ne con/itue philosophiquem5t que le t]me le plus infrieur de la gr&e hir>*ie biologique2 en sorte que les m?odes de classification qui lui sont propres ne saurai5t tre qu'un simple prolongem5t judicieux de celles dont la valeur a t pr\ve dans t\te la srie suprieure4 ,en un mot1 on f]a dsormais sciemm5t1 cet g>d1 ce que jadis on faisait in/9ctivem5t2 on ne peut donc mettre en d\te la rapidit et la scurit bi5 plus gr&es des progrs qui s'accompliront s\s cette n\velle influ5ce1 du mo9s en tant que l'organisation vgtale peut rellem5t le p]mettre4 ,il s]ait cep5dant indisp5sable1 p\r le p]fectionnem5t gnral de la vraie philosophie biologique1 que1 dans cette p>tie ess5tielle de la sci5ce des corps vivans1 a9si que dans le p>tie anatomique et dans la p>tie physiologique1 les naturali/es contractass5t enf9 l'habitude rationnelle de p\ss] jusqu' ce t]me extrme leurs considrations relatives l'ensemble de la srie organique1 qui ne saurai5t jamais tre rellem5t compltes et df9itives tant qu'elles ne s't5d5t po9t l'organisme vgtal4 ,mais une telle ext5sion s]a1 sans d\te1 la suite ncessaire de la direction m9emm5t philosophique dans laquelle les zoologi/es sont dsormais irrvocablem5t engags3 la pr9cipale difficult consi/ait s'lev] enf9 au vrai po9t de vue gnral propre l ?orie fondam5tale des classifications naturelles2 or1 on peut affirm] auj\rd'hui que l'esprit huma9 y e/ df9itivem5t plac4 ,c'e/ a9si que notre intellig5ce a1 en quelque sorte1 acquis une facult n\velle1 ou1 p\r mieux dire1 qu'elle a rgul>is le dveloppem5t de l'une de ses t5dances primordiales1 jusque alors livre son seul essor in/9ctif1 faute d'avoir pu r5contr] plutt le g5re dt]m9 d'applications sci5tifiques qui devait dvoil] ses vritables lois naturelles4 ,p> cet ensemble de rflexions prlim9aires1 le c>actre philosophique qui doit di/+u] la leon actuelle se tr\ve nettem5t df9i et ple9em5t motiv4 ,quoique n\s devions avoir ess5tiellem5t en vue l'ensemble de la biotaxie1 on reconnat a9si que la considration prpondrante du seul rgne animal con/itue ncessairem5t notre sujet immdiat et explicite1 soit p\r tablir les bases rationnelles de la ?orie gnrale des classifications1 soit p\r apprci] son application la plus capitale et la plus p>faite1 d\ble aspect s\s lequel n\s devons exam9] ici la philosophie biotaxique4 ,deux gr&es notions philosophiques dom95t la ?orie fondam5tale de la m?ode naturelle proprem5t dite1 savoir3 la =mation des gr\pes naturels2 et ensuite leur succession hir>*ique4 ,ces deux conceptions p\rrai5t1 sans d\te1 s\s le po9t de vue logique1 tre aism5t rsumes1 comme on le v]ra ci-aprs1 en un pr9cipe unique1 puisque les mmes rgles doiv5t1 au fond1 ncessairem5t prsid]1 p> des applications plus ou mo9s ab/raites et plus ou mo9s prcises1 l'accomplissem5t rel de ces deux sortes de conditions taxonomiques1 sans quoi la m?ode ne s]ait po9t homogne4 ,mais il n'en e/ pas mo9s indisp5sable1 p\r analys] plus nettem5t la m?ode naturelle1 de sp>] soigneusem5t ici ces deux ordres pr9cipaux de considrations1 qui correspond5t des oprations intellectuelles vraim5t di/9ctes1 ou plutt qui indiqu5t deux degrs 9gaux et successifs dans le dveloppem5t gnral du gnie classificateur4 ,il e/ inconte/able1 en effet1 que l'esprit huma9 a comm5c se =m] des ides exactes de la vraie con/itution des familles naturelles1 soit l'g>d des animaux1 soit mme env]s les vgtaux1 ds le milieu du seizime sicle1 long-temps avant de s'tre lev aucune vue nette et directe sur l'ensemble de la hir>*ie organique4 ,auj\rd'hui mme1 la classification vgtale e/ videmm5t beauc\p plus p>faite s\s le premi] aspect que s\s le second4 ,enf91 p\r confirm] ple9em5t qu'une telle di/9ction e/ rellem5t con=me la m>*e fondam5tale de notre intellig5ce1 il suffirait1 ce me semble1 de rem>qu] sa reproduction spontane dans t\s les cas taxonomiques1 malgr leur htrognx4 ,a9si1 p> exemple1 en considrant le mmorable comm5cem5t de classification philosophique que j'ai prcdemm5t signal plusieurs fois en gomtrie1 au sujet des div]ses familles de surfaces1 on peut y reg>d] l'tablissem5t des vritables gr\pes naturels comme tant dj trs avanc1 t&is que jusqu'ici il n'exi/e encore aucune conception gnrale de/9e s\mettre t\s les diffr5s gr\pes une mme hir>*ie rationnelle4 ,la di/9ction primitive de ces deux po9ts de vue taxonomiques doit donc tre irrvocablem5t ma9t5ue1 quoiqu'il ne faille jamais oubli] leur indisp5sable comb9aison f9ale4 ,en considrant a9si d'abord1 d'une manire /rictem5t isole1 la =mation des gr\pes naturels1 elle consi/e proprem5t saisir1 entre des espces plus ou mo9s nombreuses1 un tel ensemble d'analogies ess5tielles que1 malgr leurs diffr5ces c>actri/iques1 les tres app>t5ant une mme catgorie quelconque1 soi5t t\j\rs1 en ralit1 plus semblables entre eux qu' aucun de ceux qui n'en font po9t p>tie1 sans que d'ailleurs on doive s'occup] encore ni de l'ordre gnral tablir entre ces div]ses agrgations p>tielles1 ni mme de la di/ribution intrieure conv5able *acune d'elles4 ,si cette classe prlim9aire d'oprations taxonomiques devait re/] unique1 elle prs5t]ait1 c]ta9s g>ds1 un c>actre vague et mme arbitraire1 puisque aucun pr9cipe rig\reux ne t5drait y dt]m9] le ju/e degr d'ext5sion qui doit tre assign *aque gr\pe naturel1 ce qui altr]ait directem5t la proprit fondam5tale de la classification propose2 c>1 avec des gr\pes trop t5dus1 les rappro*em5s des espces devi5drai5t presque illusoires1 t&is que des gr\pes trop re/re9ts1 et p> suite trop multiplis1 r5drai5t les comp>aisons presque impossibles4 ,aussi les naturali/es ont-ils1 en effet1 long-temps attribu1 surt\t dans le rgne vgtal1 des acceptions gnrales trs discordantes aux dnom9ations d'ordre1 de famille1 et mme de g5re4 ,mais la difficult pr9cipale d'une telle circonscription doit ess5tiellem5t disp>atre1 qu& on procde ensuite l'tablissem5t de la hir>*ie fondam5tale1 qui1 p>v5ue son entire p]fection philosophique1 f9irait p> assign] *aque espce une place rig\reusem5t dt]m9e4 ,ces notions de g5re1 de famille1 de classe1 etc41 peuv5t tre alors nettem5t df9ies1 comme indiquant1 dans cette hir>*ie totale1 diffr5tes sortes de dcompositions1 con/amm5t effectues d'aprs c]ta9es modifications plus ou mo9s pr(ondes du pr9cipe mme qui a dirig la =mation de la srie gnrale4 ,le rgne animal1 considr surt\t dans sa p>tie suprieure1 e/1 en effet1 le seul jusqu'ici o ces div]s degrs successifs ai5t pu tre c>actriss d'une manire ple9em5t sci5tifique4 ,il tait sans d\te 9vitable et mme indisp5sable que l'esprit huma9 comm5t a9si1 dans le dveloppem5t graduel de la m?ode naturelle1 p> la con/ruction successive des premi]s gr\pes1 non-seulem5t comme essai ncessaire et spontan de ses facults taxonomiques1 mais aussi af9 de prp>]1 p> une l>ge simplification prlim9aire1 la =mation ultrieure de la hir>*ie gnrale1 en y sub/ituant d'avance1 la comp>aison directe1 presque inextricable1 de t\tes les espces1 la seule comp>aison beauc\p plus facile des g5res ou mme des familles4 ,p>-l se tr\vait heureusem5t lim9e1 ds l'orig9e1 la p>tie la plus dlicate et la mo9s c]ta9e de l'opration totale1 celle qui consi/e dans la rationnelle di/ribution intrieure de *aque gr\pe naturel1 laisse d'abord entirem5t indt]m9e4 ,quoique une telle di/ribution doive ncessairem5t s'effectu] d'aprs les mmes pr9cipes fondam5taux qui auront dj prsid la coord9ation hir>*ique des gr\pes eux-mmes1 il e/ nanmo9s inconte/able que l'application de ces pr9cipes doit alors dev5ir bi5 plus quivoque1 et t\tefois1 la vrit1 bi5 mo9s importante1 puisque la comp>aison n'y peut plus port] que sur des nuances peu prononces et trs difficiles c>actris] avec une prcision vraim5t sci5tifique4 ,aussi1 malgr le gr& p]fectionnem5t actuel de la philosophie zoologique1 cette d]nire p>tie de la m?ode naturelle prs5te-t-elle encore auj\rd'hui beauc\p d'inc]titude et une disposition presque arbitraire4 ,elle et donc1 plus =te raison1 pr(ondm5t entrav l'ensemble de l'opration taxonomique1 si elle n'en avait pas t1 ds l'orig9e1 spontanm5t c>te1 p> la re*]*e prpondrante1 et mme exclusive1 des seuls gr\pes naturels4 ,mais1 quelle qu'ait d tre l'indisp5sable utilit de cette m>*e ncessaire p\r le dveloppem5t gnral de la vraie philosophie biotaxique1 la =mation de ces gr\pes s]ait bi5 lo9 de con/itu]1 p> elle-mme1 comme les botani/es sont trop s\v5t disposs le concevoir1 la p>tie sci5tifique la plus importante de la m?ode naturelle1 si ce n'e/ titre de simple opration prlim9aire4 ,l'tablissem5t rguli] des seules familles naturelles peut1 sans d\te1 f\rnir directem5t la sci5ce biologique un in/rum5t logique susceptible de quelque efficacit2 c>1 lorsque ces familles ont t heureusem5t con/ruites1 les espces qui s'y tr\v5t rappro*es (fr5t ncessairem5t1 soit dans leur organisation1 soit dans leur vie1 une c]ta9e similitude fondam5tale1 propre simplifi] et facilit] les div]ses explorations biologiques1 ds-lors ess5tiellem5t rductibles l'exam5 d'un seul cas de *aque gr\pe4 ,t\tefois1 une telle proprit ne correspondrait nullem5t la pr9cipale de/9ation philosophique de la m?ode naturelle1 dsormais envisage comme le moy5 rationnel le plus capital qui puisse app>t5ir l'tude gnrale1 soit /atique1 soit dynamique1 du sy/me des corps vivans1 a9si que je me suis tant ef=c de le faire s5tir dans les deux leons prcd5tes4 ,s\s ce po9t de vue fondam5tal1 la condition taxonomique ess5tielle consi/e1 en effet1 en ce que la seule position assigne *aque organisme p> la classification totale t5de spontanm5t faire aussitt ressortir l'ensemble de sa vraie nature anatomique et physiologique1 comp>ativem5t1 soit t\s ceux qui le prcd5t1 soit t\s ceux qui le suiv5t4 ,c'e/ p>-l surt\t que la m?ode naturelle acqui]t un c>actre pr(ondm5t sci5tifique1 et dvi5t inf9im5t suprieure aux plus heureux artifices mnmoniques1 avec lesquels elle e/ encore trop s\v5t confondue p> les esprits exclusivem5t borns l'tude de la philosophie inorganique4 ,p\r t\s ceux qui ont dignem5t apprci le vrai gnie de cette m?ode1 la suite des tableaux dont elle e/ f9alem5t compose con/itue rellem5t1 ds-lors1 le rsum la fois le plus exact et le plus concis du sy/me actuel des connaissances biologiques1 et en mme temps le pr9cipal in/rum5t logique de leur p]fectionnem5t ultrieur4 ,or1 la classification rationnelle ne p\rrait nullem5t possd] ces admirables proprits c>actri/iques1 si on la supposait seulem5t rduite l'tablissem5t des familles naturelles1 qu& mme t\tes les espces s'y tr\v]ai5t gr\pes de la manire la plus satisfaisante1 opration qui1 d'ailleurs1 p> sa nature1 ne saurait tre compltem5t ralise sans faire int]v5ir la considration prpondrante de la srie organique4 ,c>1 l'ordre ess5tiellem5t arbitraire qui rgn]ait alors1 de t\te ncessit1 entre les div]ses familles1 et la dcomposition non mo9s indt]m9e de *acune d'elles en espces1 f]ai5t aussitt radicalem5t disp>atre cette aptitude fondam5tale la haute comp>aison anatomique ou physiologique1 p\r ne plus p]mettre dsormais que la re*]*e d'analogies la fois p>tielles et secondaires1 comme le rgne vgtal n\s le montre auj\rd'hui si videmm5t4 ,la m?ode naturelle e/ donc pr9cipalem5t c>actrise1 s\s le po9t de vue philosophique1 p> l'tablissem5t gnral de la vraie hir>*ie organique1 rduite1 si l'on veut1 p\r plus de facilit1 la simple coord9ation rationnelle des g5res1 ou mme des familles1 dont le rgne animal n\s (fre seul auj\rd'hui la ralisation 9vitable1 quoique encore l'tat d'bau*e4 ,je n'ai pas beso9 d'insi/] ici1 d'une manire directe et spciale1 sur l'importance prpondrante d'une telle conception1 dj prs5te1 tant d'g>ds ess5tiels1 dans les deux leons prcd5tes1 comme devant dom9] l'ensemble des spculations biologiques1 auquel seule elle peut donn] une imposante unit philosophique3 les trois leons suivantes n\s (friront d'ailleurs beauc\p d'occasions naturelles de faire ressortir1 s\s de n\veaux aspects gnraux1 son admirable efficacit4 ,on doit s5tir aussi que l'esprit de cet ouvrage m'int]dit ncessairem5t t\te discussion =melle sur la ralit et la possibilit de cette gr&e coord9ation hir>*ique1 premire base ncessaire de la sa9e philosophie biologique1 et r5due dsormais inattaquable p> la srie des travaux des mod]nes zoologi/es4 ,les lecteurs auxquels une semblable dmon/ration directe p>atrait encore indisp5sable1 reconnatrai5t1 ce me semble1 p> cela seul1 que ce trait ne leur tait po9t de/93 n\s ne p\vons ici remettre en "q l'exi/5ce mme de la sci5ce1 dont n\s t5tons uniquem5t d'apprci] le vrai c>actre philosophique4 ,il me suffit simplem5t de rappel] ici1 ce sujet1 comme un rsultat gnral de l'ensemble des tudes biologiques1 que les espces animales1 considres s\s le po9t de vue /atique1 (fr5t videmm5t une complication organique t\j\rs croissante1 soit quant la div]sit1 la multiplicit1 et la spcialit de leurs lm5s anatomiques1 soit quant la composition et la v>it de plus en plus gr&es de leurs organes et de leurs app>eils2 en second lieu1 que cet ordre fondam5tal correspond exactem5t1 s\s le po9t de vue dynamique1 une vie t\j\rs plus complexe et plus active1 compose de fonctions plus nombreuses1 plus v>ies1 et mieux df9ies2 et que1 enf91 ce qui e/ mo9s connu quoique galem5t inconte/able1 l'tre vivant devi5t a9si1 p> une suite ncessaire1 de plus en plus modifiable1 en mme temps qu'il ex]ce1 sur le monde extrieur1 une action t\j\rs plus pr(onde et plus t5due4 ,c'e/ p> l'indissoluble faisceau de ces trois lois fondam5tales que se tr\ve dsormais rig\reusem5t fix le vrai s5s philosophique de la hir>*ie biologique1 *acun de ces aspects devant habituellem5t dissip] l'inc]titude que p\rrai5t laiss] les deux autres4 ,de l rsulte ncessairem5t1 en effet1 la possibilit de concevoir f9alem5t l'ensemble des espces vivantes dispos dans un ordre tel que l'une quelconque d'entre elles soit con/amm5t infrieure t\tes celles qui la prcd5t et con/amm5t suprieure t\tes celles qui la suiv5t2 quelle que doive tre d'ailleurs1 p> sa nature1 l'imm5se difficult de ralis] jamais1 jusqu' ce degr de prcision1 ce type hir>*ique4 ,con=mm5t aux explications prcd5tes1 je ne m'arrt]ai nullem5t ici discut]1 ni mme signal]1 aucune des objections innombrables et plus ou mo9s va9es qui ont t s\leves contre la conception gnrale de la hir>*ie biologique1 jusqu' l'poque trs rc5te o t\s les esprits suprieurs se sont enf9 accords pr5dre irrvocablem5t cette conception p\r le vritable po9t de d"p philosophique de t\tes les spculations relatives aux corps vivans#bi4 ,je crois seulem5t devoir1 cet g>d1 appel] sommairem5t l'att5tion spciale du lecteur sur la seule controv]se vraim5t capitale qui s'y soit ratta*e1 et dont l'influ5ce t5dait directem5t claircir et mme p]fectionn] ce pr9cipe fondam5tal de la m?ode naturelle4 ,on conoit qu'il s'agit de la mmorable discussion s\leve avec tant de =ce p> l'illu/re ,lam>ck1 et s\t5ue surt\t1 quoique d'une manire imp>faite1 p> ,cuvi]1 relativem5t la p]man5ce gnrale des espces organiques4 ,note #bi3 ,je ne dois pas mme exam9] la conception quivoque de quelques naturali/es1 qui proposai5t de sub/itu]1 l'ordre ncessairem5t l9aire de la srie animale1 un ordre deux ou trois dim5sions1 analogue celui des c>tes gographiques et des plans en relief1 o *aque gr\pe naturel s]ait simultanm5t en contact1 suivant des directions v>ies1 avec beauc\p d'autres1 sans qu'il y et rellem5t ni suprieur ni infrieur4 ,cette irralisable hypo?se1 symptme vid5t d'un s5tim5t naissant et encore confus de la vraie m?ode naturelle1 lui enlv]ait radicalem5t ses pr9cipales proprits philosophiques et dtruirait t\te l>ge application de l'art comp>atif aux re*]*es anatomiques ou physiologiques4 ,il convi5drait encore mo9s de discut] ici l'trange proposition faite rcemm5t p> ,m4 ,ampre1 de rompre directem5t l'unit gnrale de la suite zoologique1 en p>tageant le rgne animal en deux sries p>allles et ess5tiellem5t indp5dantes1 l'une affecte aux animaux v]tbrs1 l'autre aux animaux inv]tbrs4 ,les zoologi/es n'ont pas mme daign combattre cette s+ulire conception1 qui tmoigne1 en effet1 une apprciation trop errone de la vraie de/9ation philosophique propre la m?ode naturelle1 a9si que de la vritable nature des difficults relatives son application spciale4 ,il faut1 avant t\t1 reconnatre1 ce sujet1 que1 quelle que dt tre la dcision f9ale de cette gr&e "q biologique1 elle ne saurait1 en ralit1 aucunem5t affect] l'exi/5ce fondam5tale de la hir>*ie organique4 ,au premi] abord1 on p\rrait p5s] que1 dans l'hypo?se de ,lam>ck1 il n'y a plus de vritable srie zoologique1 puisque t\s les organismes animaux s]ai5t ds-lors ess5tiellem5t id5tiques1 leurs diffr5ces c>actri/iques tant a9si entirem5t attribues dsormais l'influ5ce div]se et 9galem5t prolonge du sy/me des circon/ances extrieures4 ,mais1 en exam9ant cette op9ion d'une manire plus appr(ondie1 on ap]oit aism5t1 au contraire1 que t\te son influ5ce se rduirait1 cet g>d1 prs5t] la srie s\s un n\vel aspect1 qui en r5drait mme l'exi/5ce encore plus claire et plus irrcusable4 ,c>1 l'ensemble de la srie zoologique devi5drait alors1 aussi bi5 en fait qu'en spculation1 p>faitem5t analogue l'ensemble du dveloppem5t individuel1 re/re9t du mo9s sa seule priode asc5dante3 il ne s'agirait plus que d'une longue succession dt]m9e d'tats organiques1 dduits graduellem5t les uns des autres dans la suite des sicles1 p> des trans=mations de plus en plus complexes1 dont l'ordre1 ncessairem5t l9aire1 s]ait exactem5t comp>able celui des mtamorphoses conscutives des insectes hexapodes1 et seulem5t beauc\p plus t5du4 ,en un mot1 la m>*e progressive de l'organisme animal1 qui n'e/ p\r n\s qu'une ab/raction commode1 simplem5t de/9e1 en abrgeant le disc\rs1 facilit] la p5se1 se conv]tirait a9si rig\reusem5t en une vritable loi naturelle4 ,il e/ mme digne de rem>que que1 des deux clbres antagoni/es entre lesquels s'agitait surt\t cette importante discussion1 ,lam>ck tait inconte/ablem5t celui qui manife/ait le s5tim5t le plus net et le plus pr(ond de la vraie hir>*ie organique1 dont ,cuvi]1 sans jamais la combattre en pr9cipe1 mconnaissait s\v5t les c>actres philosophiques les plus ess5tiels#cj4 ,on ne saurait donc mettre en d\te que la conception fondam5tale de la srie biologique ne soit1 au fond1 rellem5t indp5dante de t\te op9ion quelconque sur la p]man5ce ou la v>iation des espces vivantes4 ,note #cj3 ,on doit surt\t rem>qu]1 ce sujet1 dans l'ensemble des travaux zoologiques de ,cuvi]1 soit a l'g>d des espces actuelles1 soit mme env]s les races fossiles1 l'importance dmesure qu'il a si s\v5t atta*e1 contre le vritable esprit fondam5tal de la m?ode naturelle1 la considration du mode d'alim5tation4 ,il e/ bi5 reconnu auj\rd'hui qu'un tel pr9cipe ne saurait dom9] la dt]m9ation gnrale d'aucun organisme animal1 puisque1 t\s les diffr5s degrs de l'*elle zoologique1 on tr\ve galem5t et des c>nassi]s et des h]bivores2 ce qui vrifie clairem5t que cet aspect secondaire doit tre t\j\rs subordonn l'exam5 du rang qu'occupe l'animal dans la gr&e hir>*ie biologique1 comme l'indique d'ailleurs directem5t l'analyse rationnelle de la doctr9e taxonomique4 ,en laissant indt]m9 le degr d'animalit1 la notion du g5re de n\rriture ne saurait1 p> sa nature1 f\rnir aucune indication relle sur la con/itution anatomique de l'animal4 ,a9si1 a l'poque o ,cuvi] repro*ait si judicieusem5t ,lam>ck d'attribu] aux circon/ances extrieures une influ5ce organique =t exagre1 il tombait lui-mme dans une erreur philosophique ess5tiellem5t analogue1 p> cette irrationnelle prpondrance zoologique accorde un c>actre purem5t inorganique1 et1 ce titre1 aussi accessoire que la plup>t de ceux considrs p> son illu/re antagoni/e4 ,le seul attribut de cette srie qui puisse tre affect p> une telle controv]se1 consi/e simplem5t dans la cont9uit ou la discont9uit ncessaire de la progression organique4 ,c>1 en admettant l'hypo?se de ,lam>ck1 o les div]s tats organiques se succd5t l5tem5t p> des transitions imp]ceptibles1 il faudra videmm5t concevoir la srie asc5dante comme rig\reusem5t cont9ue4 ,si1 au contraire1 on reconnat f9alem5t la fixit fondam5tale des espces vivantes1 il s]a non mo9s indisp5sable de pos] en pr9cipe la discont9uit de cette srie1 sans prt5dre d'ailleurs y limit] aucunem5t priori les mo9dres int]valles lm5taires4 ,tel e/ donc1 en c>tant1 d'une manire irrvocable1 t\te va9e conte/ation sur l'exi/5ce mme de la hir>*ie organique1 le seul vrai po9t de vue s\s lequel n\s devons considr] ici cette haute "q de philosophie biologique4 ,a9si circonscrite1 la discussion n'en cons]ve pas mo9s une extrme importance p\r le p]fectionnem5t gnral de la m?ode naturelle1 qui s]a1 en effet1 bi5 plus nettem5t c>actrise1 si l'on peut enf9 concevoir1 en ralit1 les espces comme ess5tiellem5t fixes1 et1 p> suite1 la srie organique1 mme p>v5ue son plus enti] dveloppem5t1 comme compose de t]mes di/9ctem5t sp>s4 ,c>1 l'ide d'espce1 qui con/itue1 p> sa nature1 la pr9cipale unit biotaxique1 cess]ait presque absolum5t de comport] aucune exacte df9ition sci5tifique1 si n\s devions admettre la trans=mation indf9ie des div]ses espces les unes dans les autres1 s\s l'influ5ce suffisamm5t prolonge de circon/ances extrieures suffisamm5t int5ses4 ,quoique l'ensemble de la srie biologique cons]vt ncessairem5t une ple9e vid5ce1 sa ralisation prcise n\s prs5t]ait ds-lors des difficults presque insurmontables2 ce qui doit faire compr5dre le haut intrt philosophique propre cette "q capitale1 sur laquelle on ne saurait croire1 il faut l'av\]1 que les ides soi5t encore conv5ablem5t arrtes4 ,t\te la clbre argum5tation de ,lam>ck reposait f9alem5t sur la comb9aison gnrale de ces deux pr9cipes inconte/ables1 mais jusqu'ici trop mal circonscrits3 #a l'aptitude ess5tielle d'un organisme quelconque1 et surt\t d'un organisme animal1 se modifi] con=mm5t aux circon/ances extrieures o il e/ plac1 et qui sollicit5t l'ex]cice prdom9ant de tel organe spcial1 correspondant telle facult dev5ue plus ncessaire2 #b la t5dance1 non mo9s c]ta9e1 fix] dans les races1 p> la seule transmission hrditaire1 les modifications d'abord directes et individuelles1 de manire les augm5t] graduellem5t *aque gnration n\velle1 si l'action du milieu ambiant p]svre1 id5tiquem5t4 ,on conoit sans pe9e1 en effet1 que1 si cette d\ble proprit p\vait tre admise d'une manire rig\reusem5t indf9ie1 t\s les organismes p\rrai5t tre envisags comme ayant t1 la longue1 successivem5t produits les uns p> les autres1 du mo9s en disposant de la nature1 de l'int5sit1 et de la dure des influ5ces extrieures avec cette prodigalit illimite qui ne cotait aucun ef=t la nave imag9ation de ,lam>ck4 ,il s]ait entirem5t dplac de s'engag] ici dans aucune discussion spciale sur cette +nieuse hypo?se1 puisque la fausset radicale en e/ auj\rd'hui ple9em5t reconnue p> presque t\s les naturali/es4 ,mais il ne s]a po9t inutile1 au contraire1 de c>actris] sommairem5t1 en quoi consi/e son vice fondam5tal1 dont la rectification doit tant contribu] faire mieux concevoir la vraie notion sci5tifique de l'organisme4 ,n\s n'avons po9t n\s occup] des suppositions si gratuites que ncessite une telle conception1 quant au temps incomm5surable p5dant lequel *aque sy/me de circon/ances extrieures aurait d prolong] son action p\r produire la trans=mation organique correspondante4 ,ce dfaut secondaire e/ tellem5t clatant1 qu'il n'a beso9 d'aucun exam5 spcial1 puisque le temps ne saurait tre disponible qu'entre c]ta9es limites4 ,je dois seulem5t signal]1 s\s ce rapport1 comme directem5t contraire au vritable esprit fondam5tal de la philosophie positive1 l'expdi5t irrationnel employ p> quelques-uns de ceux qui ont appuy la ?se de ,lam>ck1 lorsque1 p\r lud] d'insurmontables objections1 ils ont imag9 de rec\rir une antique con/itution1 entirem5t idale1 des milieux organiques1 alors privs de t\te analogie ess5tielle avec les milieux actuels4 ,d'aprs la ?orie gnrale des hypo?ses vraim5t sci5tifiques1 tablie dans le volume prcd5t1 une telle manire de philosoph] doit tre immdiatem5t rpr\ve1 comme *appant1 p> sa nature1 t\te espce de contrle positif1 soit direct1 soit mme indirect4 c>tant ma9t5ant t\te imp]fection accessoire1 af9 de mieux apprci] le pr9cipe fondam5tal de l'hypo?se propose1 il e/ ais de reconnatre1 ce me semble1 qu'il repose sur une notion pr(ondm5t errone de la nature gnrale de l'organisme vivant4 ,sans d\te1 *aque organisme dt]m9 e/ en relation ncessaire avec un sy/me galem5t dt]m9 de circon/ances extrieures1 comme je l'ai tabli dans la qu>antime leon4 ,mais il n'en rsulte nullem5t que la premire de ces deux =ces co-relatives ait d tre produite p> la seconde1 pas plus qu'elle n'a pu la produire3 il s'agit seulem5t d'un quilibre mutuel entre deux puissances htrognes et indp5dantes4 ,si l'on conoit que t\s les organismes possibles soi5t successivem5t placs1 p5dant un temps conv5able1 dans t\s les milieux imag9ables1 la plup>t de ces organismes f9iront1 de t\te ncessit1 p> disp>atre1 p\r ne laiss] subsi/] que ceux qui p\vai5t satisfaire aux lois gnrales de cet quilibre fondam5tal3 c'e/ probablem5t d'aprs une suite d'lim9ations analogues que l'h>monie biologique a d s'tablir peu peu sur notre plante1 o n\s la voyons encore1 en effet1 se modifi] sans cesse d'une manire semblable4 ,or1 la notion d'un tel quilibre gnral devi5drait in9telligible1 et mme contradictoire1 si l'organisme tait suppos modifiable l'inf9i s\s l'influ5ce suprme du milieu ambiant1 sans avoir aucune impulsion propre et inde/ructible4 ,il e/ inconte/able que l'ex]cice sollicit p> des circon/ances extrieures dt]m9es t5d altr]1 entre c]ta9es limites1 l'organisation primitive1 en la dveloppant davantage suivant la direction correspondante4 ,mais1 cette influ5ce du milieu1 et cette aptitude de l'organisme1 sont c]ta9em5t trs circonscrites4 ,p\r les concevoir indf9ies1 il faudrait admettre1 avec ,lam>ck1 contre l'ensemble des obs]vations les plus irrcusables1 que les beso9s peuv5t t\j\rs crer les facults1 au lieu de se born] en excit] le dveloppem5t qu& l'organisation primitive l'a r5du possible1 et lorsque1 en mme temps1 les ob/acles extrieurs ne sont pas trop considrables3 et1 d'ailleurs1 d'o p\rrai5t rellem5t prov5ir les beso9s1 s'il n'exi/ait po9t de t5dances primordiales8 ,ne voyons-n\s pas cont9uellem5t1 au contraire1 dans des cas inf9im5t mo9s dfavorables que ces *imriques suppositions la p]man5ce de l'h>monie biologique1 un tel quilibre cess] de subsi/] p> l'impossibilit o se tr\ve l'organisme de se modifi] assez p\r s'adapt] aux n\velles circon/ances qui l'ent\r5t8 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que les espces animales les plus leves t5d5t disp>atre entirem5t mesure que l'homme envahit leur t]ritoire1 et mme que les races huma9es les mo9s civilises s'effac5t1 p> une dplorable fatalit1 devant celles qui le sont davantage1 faute de p\voir se con=m] spontanm5t aux exig5ces de leur n\velle situation4 ,et1 nanmo9s1 il e/ bi5 reconnu1 d'aprs l'exam5 gnral de t\te la srie animale1 que l'organisme se modifie avec d'autant plus de facilit qu'il e/ plus lev4 ,on voit que l'hypo?se de ,lam>ck exig]ait1 en s5s inv]se1 la plus gr&e aptitude la modification dans l'organisme le plus infrieur1 ce qui s]ait videmm5t absurde4 ,s\s le po9t de vue purem5t /atique1 une telle conception oblig]ait reg>d] la premire bau*e animale comme r5f]mant1 du mo9s l'tat rudim5taire1 non-seulem5t t\s les tissus1 ce qui e/1 jusqu' un c]ta9 po9t1 admissible d'aprs leur rduction fondam5tale un seul tissu gnrateur1 mais aussi t\s les organes et t\s les app>eils1 ce qui e/ c]ta9em5t contraire l'ensemble des comp>aisons anatomiques4 ,le pr9cipe gnral de la doctr9e de ,lam>ck doit donc1 t\s les g>ds ess5tiels1 tre reconnu directem5t contradictoire aux vraies notions fondam5tales de l'organisation et de la vie2 il t5d mme1 p> sa nature1 ce me semble1 rompre entirem5t l'quilibre philosophique entre ces deux ides-mres de la biologie1 en conduisant ncessairem5t suppos] le plus de vie l o il y a le mo9s d'organisation4 ,presque t\s les cas considrs p> ,lam>ck prs5t5t1 de la manire la plus prononce1 l'irrationnel et my/rieux assemblage d'une s\mission passive de l'animal aux mo9dres influ5ces extrieures1 mme qu& il p\rrait le plus aism5t s'y s\/raire1 avec une activit illimite et inconcevable p\r adapt] sa propre organisation la plus faible provocation du dehors4 ,a9si1 malgr cette imposante autorit1 l'aptitude inconte/able de t\t organisme se modifi] d'aprs la con/itution spciale du milieu correspondant1 s]a dsormais irrvocablem5t circonscrite entre d'troites limites1 d'autant plus c>tes t\tefois que cet organisme e/ plus lev4 ,la difficult gnrale consi/e seulem5t tablir le pr9cipe de philosophie biologique de/9 dt]m9] ces limites1 en *aque cas1 avec t\te la prcision suffisante2 et1 s\s ce rapport1 il re/e rellem5t beauc\p faire encore4 ,t\s les naturali/es s'accord5t auj\rd'hui reconnatre que l'action du milieu1 soit directe1 soit augm5te p> la transmission hrditaire et mme p> le croisem5t1 ne peut jamais s't5dre jusqu' la trans=mation mutuelle des g5res1 et plus =te raison des familles4 ,quant aux div]ses espces de *aque g5re naturel1 la "q e/ ncessairem5t bi5 plus dlicate1 et l'unanimit beauc\p mo9s complte4 ,nanmo9s1 on ne saurait gure d\t]1 surt\t d'aprs la lum9euse argum5tation de ,cuvi]1 que les espces ne demeur5t aussi1 p> leur nature1 ess5tiellem5t fixes1 trav]s t\tes les v>iations extrieures compatibles avec leur exi/5ce4 ,cette argum5tation repose sur ces deux considrations pr9cipales1 complm5taires l'une de l'autre3 la p]man5ce des espces les plus anci5nem5t obs]ves2 la rsi/ance des espces actuelles aux plus gr&es =ces modificatrices3 en sorte que1 s\s le premi] aspect1 le nombre des espces ne dim9ue po9t1 et que1 s\s le second1 il n'augm5te pas davantage4 ,la premire considration e/ surt\t frappante1 qu& on exam9e l'tat prs5t des espces dcrites1 il y a plus de v+t sicles1 p> ,ari/ote2 plus =te raison1 en ayant g>d1 dans l'ensemble de la srie animale1 l'id5tit rem>quable des espces fossiles qui n'ont pas t dtruites2 et enf91 en reconnaissant1 dans les momies les plus antiques1 jusqu'aux simples diffr5ces secondaires qui c>actris5t auj\rd'hui les div]ses races huma9es4 ,s\s le second po9t de vue1 l'argum5t le plus dcisif rsulte d'une exacte analyse gnrale de l'influ5ce organique de la dome/ication prolonge1 soit sur les vgtaux1 soit mme env]s les animaux4 ,il e/ clair1 en effet1 que la p]turbation artificielle introduite1 tant de titres1 p> l'int]v5tion huma9e dans le sy/me extrieur des conditions d'exi/5ce propres aux div]ses espces dev5ues dome/iques1 con/ituait ncessairem5t le cas le plus favorable leur v>iation fondam5tale1 surt\t lorsqu'elle a conc\ru avec le *angem5t de sj\r1 comme1 p> exemple1 l'g>d des espces dome/iques transplantes1 depuis plus de trois sicles1 d',europe en ,amrique4 ,or1 malgr les *angem5s trs apprciables que de telles influ5ces ont d dt]m9]1 mme en une localit con/ante et p> le seul laps du temps1 on reconnat nanmo9s la p]svrance inconte/able des c>actres ess5tiels propres *aque espce1 sans qu'aucune d'elles ait jamais pu se trans=m] rellem5t en aucune autre4 ,enf91 dans l'espce huma9e elle-mme1 la plus m9emm5t modifiable de t\tes1 la nature fondam5tale re/e videmm5t inv>iable et t\j\rs hautem5t prononce1 trav]s les div]ses modifications de races et celles presque aussi importantes que produit1 la longue1 le seul p]fectionnem5t ncessaire et cont9u de l'tat social4 ,a9si1 sans s'g>] dans de va9es et inaccessibles spculations sur l'orig9e primitive des div]s organismes1 on ne saurait refus] d'admettre1 comme une gr&e loi naturelle1 la t5dance ess5tielle des espces vivantes se p]ptu] indf9im5t avec les mmes c>actres pr9cipaux1 malgr la v>iation du sy/me extrieur de leurs conditions d'exi/5ce4 ,tant que cette v>iation croissante n'e/ pas dev5ue contradictoire cette nature fondam5tale qui ne saurait *ang]1 l'espce subsi/e en se modifiant1 surt\t si les diffr5ces sont graduelles2 au-del1 l'espce ne se modifie po9t1 elle prit ncessairem5t4 ,quelque prcieuse que soit une telle proposition1 il faut nanmo9s reconnatre qu'elle ne fixe pas encore suffisamm5t le g5re prcis de l'influ5ce inconte/able qu'ex]ce sur l'organisme la con/itution du milieu ambiant4 ,c>1 s\s ce po9t de vue1 n\s n'avons acquis p> l que des lumires en quelque sorte ngatives1 en re/reignant seulem5t dans l'intrieur de *aque organisme spcifique le *amp gnral des modifications possibles1 dont l't5due effective re/e ess5tiellem5t inconnue4 ,on sait1 p> exemple1 que la p]turbation conv5ablem5t prolonge du sy/me total des circon/ances extrieures peut all] jusqu' altr] beauc\p le dveloppem5t proportionnel de *acun des organes propres *aque espce1 a9si que la dure1 soit totale1 soit relative1 des div]ses priodes pr9cipales de son exi/5ce4 ,mais1 de telles modifications con/itu5t-elles1 comme on e/ auj\rd'hui dispos le croire1 les vraies limites suprieures de l'influ5ce organique du milieu ambiant8 ,aucune considration positive1 priori ou po/]iori1 ne l'a jusqu'ici vritablem5t dmontr4 ,en un mot1 la ?orie rationnelle de l'action ncessaire des div]s milieux sur les div]s organismes re/e encore presque t\t entire =m]4 ,on doit reg>d] cette "q comme ayant t simplem5t pose con=mm5t sa vraie nature philosophique1 en rsultat f9al de la gr&e controv]se tablie p> ,lam>ck1 qui aura a9si r5du un m95t s]vice au progrs gnral de la sa9e philosophie biologique4 ,un tel ordre de re*]*es1 quoique =t nglig1 con/itue1 sans d\te1 l'un des plus beaux sujets que l'tat prs5t de cette philosophie puisse (frir l'activit de t\tes les hautes intellig5ces4 ,il devrait1 ce me semble1 inspir] d'autant plus d'intrt que les lois gnrales de ce g5re de phnomnes s]ai5t1 p> leur nature1 immdiatem5t applicables la vraie ?orie du p]fectionnem5t sy/matique des espces vivantes1 y compris mme l'espce huma9e4 ,quoi qu'il en soit1 n\s p\vons dsormais1 en n\s re/reignant ple9em5t notre sujet actuel1 reg>d] comme dmontre la discont9uit ncessaire de la gr&e srie biologique4 ,les div]ses transitions p\rront1 sans d\te1 y dev5ir ultrieurem5t plus graduelles1 soit p> la dc\v]te d'organismes int]mdiaires1 soit p> une tude mieux dirige de ceux dj connus4 ,mais la fixit ess5tielle des espces n\s g>antit que cette srie s]a t\j\rs compose de t]mes nettem5t di/9cts1 sp>s p> des int]valles infran*issables4 ,si l'exam5 prcd5t a pu d'abord p>atre con/itu] ici une digression sup]flue1 on doit ma9t5ant compr5dre la haute importance philosophique que je devais atta*] con/at]1 dans la hir>*ie gnrale des corps vivans1 une telle proprit c>actri/ique1 aussi directem5t de/9e augm5t] le degr de p]fection rationnelle que comporte l'tablissem5t df9itif de cette hir>*ie4 ,aprs avoir a9si suffisamm5t c>actris1 suivant leur importance respective1 les deux gr&es notions philosophiques des gr\pes naturels et de la hir>*ie biologique1 dont la comb9aison gnrale con/itue le vrai pr9cipe de la m?ode naturelle proprem5t dite1 il me re/e ma9t5ant1 p\r complt] l'apprciation ab/raite d'une telle m?ode1 qualifi] sommairem5t deux gr&es conditions logiques1 l'une primordiale1 l'autre f9ale1 que notre intellig5ce doit sans cesse avoir en vue dans t\te laboration taxonomique4 ,la premire1 depuis long-temps bi5 s5tie1 se rduit au pr9cipe de la subord9ation des c>actres3 la seconde1 beauc\p mo9s comprise1 et cep5dant non mo9s indisp5sable1 prescrit la traduction df9itive des c>actres intrieurs en c>actres extrieurs2 celle-ci rsulte t\j\rs1 vrai dire1 d'un exam5 appr(ondi de ce mme pr9cipe4 ,ds la premire orig9e di/9cte de la m?ode naturelle1 au seizime sicle1 p> l'action comb9e des travaux de ,magnol1 des ,bauh91 de ,gessn]1 etc41 on a comm5c reconnatre nettem5t que les div]s c>actres taxonomiques ne devai5t po9t1 en gnral1 tre seulem5t compts1 mais aussi en quelque sorte pess1 suivant les rgles d'une c]ta9e subord9ation fondam5tale qui devait exi/] entre eux4 ,lors mme qu'on s'occupait exclusivem5t de la =mation des gr\pes naturels1 sans avoir aucune ide claire de la hir>*ie organique1 on ne p\vait se disp5s] d'avoir g>d1 d'une manire plus ou mo9s rationnelle1 une telle subord9ation1 quoique la notion de la srie biologique puisse seule en dvoil] la vritable base philosophique1 et dissip] irrvocablem5t les inc]titudes ess5tielles relatives son application effective4 ,cette pondration sci5tifique des c>actres con/ituait videmm5t1 en effet1 le seul attribut logique qui pt alors sp>] pr(ondm5t les premires t5tatives de classification naturelle d'avec t\tes les m?odes purem5t artificielles1 o1 p> leur nature1 le *oix et l'ordre des motifs taxonomiques devai5t re/] ess5tiellem5t arbitraires4 ,n\s p\vons mme report] cette poque orig9aire le premi] ap]u gnral de la pr9cipale rgle de/9e faire apprci]1 du mo9s p> la voie empirique1 la vraie valeur fondam5tale des div]s c>actres1 d'aprs leur p]svrance plus ou mo9s pr(onde et plus ou mo9s prolonge dans l'ensemble des espces4 ,mais quelle que soit l'importance relle d'une semblable considration1 cette rgle s]ait1 de t\te ncessit1 incomplte et insuffisante1 si on ne p>v5ait po9t la rationnalis] p> son accord gnral avec la seule subord9ation taxonomique qui puisse tre tablie d'une manire directe et vraim5t sci5tifique1 c'e/--dire1 celle qui rsulte d'une exacte analyse comp>ative des diffr5s organismes4 ,or1 cette d]nire condition n'a t remplie que beauc\p plus t>d1 et ne l'e/ encore conv5ablem5t jusqu'ici qu' l'g>d du seul rgne animal4 ,a9si1 tant que la m?ode naturelle a t cultive indp5damm5t de l'anatomie comp>e1 il tait impossible qu'on se =mt le plus s\v5t de ju/es notions philosophiques de la vraie subord9ation naturelle des c>actres biotaxiques4 ,c'e/ p> l que1 comme je l'indiquais t\t l'heure1 la vritable ?orie gnrale d'une telle pondration se tr\ve1 p> sa nature1 intimem5t lie la conception fondam5tale de la hir>*ie organique1 puisque l'une et l'autre dp5d5t du mme ordre primitif de considrations sci5tifiques1 dont elles con/itu5t seulem5t deux applications div]ses mais co-relatives1 qui se sont t\j\rs mutuellem5t p]fectionnes4 ,on voit a9si combi5 t\s les div]s aspects ess5tiels de la biotaxie1 quoique rellem5t di/9cts1 doiv5t tre1 de t\te ncessit1 pr(ondm5t comb9s2 ce qui c>actrise la fois et la plus haute difficult et la pr9cipale ress\rce de cette p>tie capitale de la sci5ce biologique4 ,l'analyse comp>ative des diffr5s organismes conduit directem5t1 en effet1 la subord9ation rationnelle des div]s c>actres taxonomiques1 en mesurant leur importance respective d'aprs la relation plus ou mo9s intime des organes correspondans avec les phnomnes qui con/itu5t les attributs prpondrans des espces considres4 ,ce pr9cipe s'applique galem5t t\s les degrs conscutifs de la classification propose1 en ayant g>d des phnomnes plus spciaux qu& on desc5d des subdivisions plus p>ticulires4 ,en un mot1 dans cet ordre gnral de spculations biologiques1 comme dans t\t autre1 le vritable esprit philosophique consi/e ncessairem5t tablir t\j\rs une exacte h>monie fondam5tale entre les conditions /atiques et les proprits dynamiques1 entre les ides de vie et les ides d'organisation1 que nos ab/ractions sci5tifiques ne doiv5t jamais sp>] qu'af9 d'en p]fectionn] la comb9aison ultrieure4 ,c'e/ a9si que1 p\r la con/ruction de la m?ode naturelle1 les diffr5s c>actres taxonomiques peuv5t tre enf9 rig\reusem5t subordonns les uns aux autres1 sans qu'aucune disposition importante prs5te ri5 d'arbitraire3 du mo9s tel e/ le b v]s lequel on doit t5dre1 quoique s\v5t difficile atte9dre4 ,l'analyse appr(ondie de l'organisme vivant indiqu]a t\j\rs d'avance avec c]titude quel g5re doiv5t tre emprunts les c>actres pr9cipaux1 et suivant quelle loi dim9ue graduellem5t leur valeur rationnelle3 mais l'application df9itive des c>actres a9si prp>s au classem5t effectif des espces p\rra r5contr]1 *aque poque1 des ob/acles mom5tans1 en prs5ce desquels il faudra savoir se rsign] reconnatre1 dans la sci5ce biotaxique1 de vritables lacunes actuelles1 surt\t en arrivant aux d]nires subdivisions1 o des c>actres mo9s tran*s doiv5t si aism5t donn] lieu de fausses coord9ations4 ,il convi5t de rem>qu]1 en gnral1 ce sujet1 que n\s ne sommes po9t encore assez pr(ondm5t famili>iss avec le vritable esprit de la m?ode naturelle p\r prvoir avec maturit et support] sans impati5ce les div]ses imp]fections ncessaires de nos tableaux biotaxiques3 nos habitudes intellectuelles ne sont pas jusqu'ici suffisamm5t affran*ies du rgime si prolong des classifications purem5t artificielles1 qui1 p> leur nature1 devai5t comport]1 en effet1 une p]fection absolue et immdiate1 dont l'irralisation p\vait tre ju/em5t impute leurs auteurs1 et nullem5t aux conditions du problme4 ,on s5t qu'il en e/ t\t autrem5t l'g>d de la classification rationnelle3 en la concevant dsormais comme une sci5ce relle1 il faudra bi5 que l'esprit huma9 s'acc\tume l'envisag] enf9 comme cont9uellem5t p]fectible1 et1 p> suite1 comme t\j\rs plus ou mo9s imp>faite1 la manire de t\te sci5ce positive4 ,l'exacte coord9ation gnrale des div]ses espces vivantes doit con/itu]1 sans d\te1 une tude aussi modifiable que l'analyse1 /atique ou dynamique1 d'un organisme dt]m94 ,p> la nature fondam5tale des problmes taxonomiques1 les hautes difficults qui leur sont propres devi5drai5t s\v5t presque inextricables1 si1 dans leur laboration primitive1 notre intellig5ce ne s'imposait d'abord aucune re/riction pratique quant aux *oix des div]s c>actres auxquels la ?orie peut conduire4 ,a9si1 quelle que puisse tre l'incommodit de ces c>actres1 de quelques ob/acles que leur vrification effective puisse tre entrave1 il s]a indisp5sable de comm5c] p> les admettre indiffremm5t1 en n'ayant g>d qu' leur seule rationnalit positive1 fonde sur l'analyse comp>ative1 anatomique ou physiologique1 qui les aura fait dc\vrir4 ,ce problme spculatif re/]a encore assez pr(ondm5t compliqu d'ord9aire1 p\r qu'on y doive1 ds l'orig9e1 soigneusem5t c>t] t\te t5tative dplace de conciliation prmature entre des qualits aussi htrognes1 quoiqu'elles ne soi5t1 sans d\te1 nullem5t incompatibles4 ,les premi]s auteurs de la m?ode naturelle1 surt\t l'g>d du rgne animal1 ont d1 en effet1 adopt] indiffremm5t1 et sans aucun scrupule1 les c>actres les plus difficiles vrifi]1 et qui s\v5t mme ne p\vai5t tre ap]u que sur un seul sexe de l'espce1 ou p5dant une seule poque de son exi/5ce3 il leur suffisait /rictem5t que ces c>actres quelconques fuss5t rellem5t con=mes l'ensemble des analogies naturelles4 ,mais1 quelque lgitime et mme indisp5sable que soit1 en de telles re*]*es1 une semblable manire de procd]1 il e/ clair1 nanmo9s1 d'un autre ct1 que ce premi] travail ne saurait tre admis1 en biotaxie1 qu' titre de fondem5t prlim9aire de la classification df9itive1 laquelle exige ncessairem5t une n\velle opration complm5taire1 consi/ant lim9]1 p>mi t\s les c>actres d'abord introduits1 ceux dont la vrification habituelle s]ait trop difficile1 af9 de leur sub/itu] des quival5s vraim5t usuels4 ,sans cette indisp5sable trans=mation1 communm5t mal apprcie jusqu'ici1 la m?ode naturelle possde bi51 sans d\te1 quoique un mo9dre degr1 ses pr9cipales proprits philosophiques1 comme base ess5tielle des spculations gnrales1 soit anatomiques1 soit physiologiques1 relatives aux corps vivans2 mais le passage effectif1 f9alem5t ncessaire1 de l'ab/rait au concret1 s'y tr\ve a9si radicalem5t entrav4 ,en un mot1 l'anatomi/e et le physiologi/e peuv5t bi5 se cont5t] d'une telle df9ition des gr\pes1 mais non le zoologi/e proprem5t dit1 et plus =te raison le naturali/e4 ,cette rvision et cette puration gnrales de la c>actri/ique primitive1 con/itu5t donc le complm5t ncessaire de l'ensemble de l'opration taxonomique1 sans lequel le travail ne saurait tre reg>d comme vraim5t t]m94 ,ne s]ait-il po9t absurde1 en effet1 que1 p\r assign] le g5re ou la famille de tel animal1 il dev9t indisp5sable1 p> exemple1 de comm5c] p> le dtruire1 a9si que l'exig5t encore tant de classifications zoologiques1 littralem5t int]prtes8 ,une ?orie taxonomique aussi incomplte ne manque-t-elle po9t ess5tiellem5t1 p> cela mme1 sa de/9ation immdiate8 ,l'accomplissem5t gnral de cette gr&e condition f9ale e/ donc videmm5t indisp5sable4 ,en df9issant a9si l'objet ncessaire de cette seconde opration taxonomique1 il e/ ais de prcis] en quel g5re de trans=mations elle doit surt\t consi/]4 ,on conoit d'abord combi5 il importe d'c>t] t\s les c>actres qui ne s]ai5t po9t p]man5s1 et ceux qui n'app>ti5drai5t pas aux div]ses modifications naturelles de l'espce considre3 les uns et les autres ne saurai5t tre admis que comme provisoires1 jusqu' ce qu'on leur ait dc\v]t de vrais quival5s1 la fois fixes et communs1 v]s lesquels on devra t\j\rs t5dre4 ,mais la nature mme du problme indique nanmo9s clairem5t que la pr9cipale sub/itution doit avoir p\r b gnral de remplac] t\s les c>actres intrieurs p> des c>actres purem5t extrieurs3 c'e/ ce qui con/itue la difficult prpondrante1 et en mme temps la plus haute p]fection1 de cette opration f9ale4 ,qu& une telle condition a pu tre enf9 ralise1 sans port] aucune atte9te la rationnalit fondam5tale de la classification primitive1 la m?ode naturelle a t ds-lors irrvocablem5t con/itue1 dans la plnitude de t\tes ses div]ses proprits ess5tielles1 comme n\s le voyons auj\rd'hui l'g>d du rgne animal1 surt\t depuis les mmorables travaux zoologiques de ,m4 de ,bla9ville4 ,la vraie ?orie de la subord9ation rationnelle des c>actres1 envisage d'une manire appr(ondie1 suffit1 ce me semble1 p\r tablir clairem5t1 en gnral1 s\s le po9t de vue philosophique1 la possibilit ncessaire de cette gr&e trans=mation4 ,en effet1 l'animalit tant pr9cipalem5t c>actrise p> l'action sur le monde extrieur et p> la raction correspondante1 c'e/ donc la surface de sp>ation entre l'organisme et le milieu que doiv5t ncessairem5t se pass] les plus importans phnomnes primitifs de la vie animale4 ,a9si1 les considrations relatives cette enveloppe1 envisage soit quant sa =me1 ou sa consi/ance1 etc41 f\rniront naturellem5t les pr9cipales diffr5ces qui doiv5t di/+u] les div]ses organisations animales4 ,les organes vraim5t intrieurs1 privs de t\te relation directe et cont9ue avec le milieu ambiant1 cons]v]ont une importance capitale p\r les phnomnes vgtatifs1 base primitive et uni=me de la vie gnrale3 mais ils s]ont1 p> leur nature1 purem5t secondaires1 quant la df9ition ess5tielle des div]s modes1 ou plutt des div]s degrs1 d'animalit4 ,il e/ mme s5sible1 p> cette raison1 que la p>tie intrieure de l'enveloppe animale1 pr9cipalem5t de/9e l'laboration prlim9aire des div]s matriaux assimilables1 aura1 s\s le rapport taxonomique1 une mo9dre valeur fondam5tale que la p>tie extrieure proprem5t dite1 sige ncessaire des phnomnes les plus c>actri/iques4 ,d'aprs cela1 la trans=mation gnrale des c>actres zoologiques intrieurs en c>actres extrieurs1 au lieu de con/itu] seulem5t un +nieux et indisp5sable artifice1 e/1 en elle-mme1 tellem5t rationnelle1 qu'on peut l'envisag]1 au fond1 sans aucune exagration1 comme un simple ret\r 9vitable la m>*e philosophique directe1 que l'esprit huma9 n'avait pas pu suivre1 dans le dveloppem5t hi/orique de la m?ode naturelle1 cause de l'ensemble des connaissances biologiques1 pe9e comb9es auj\rd'hui1 qu'exigeait une telle manire de philosoph]4 ,a9si1 l'usage encore prpondrant des c>actres intrieurs en zootaxie n'indique rellem5t qu'un de ces dt\rs provisoires1 si famili]s notre intellig5ce en t\te gr&e occasion sci5tifique1 qu& elle n'a pas encore atte9t la vraie maturit df9itive de ses conceptions gnrales4 ,t\t emploi capital de tels c>actres n'atte/e po9t seulem5t que l'opration taxonomique n'e/ pas t]m9e2 il tmoigne mme que l'ensemble philosophique de cette opration a t imp>faitem5t conu1 c'e/--dire1 qu'on n'a po9t remont jusque alors1 p> la sa9e analyse biologique1 la vritable s\rce primordiale des analogies empiriquem5t dc\v]tes4 ,lo9 de reg>d] les c>actres extrieurs1 directem5t propres la vie animale1 comme une heureuse traduction factice des c>actres intrieurs1 ess5tiellem5t relatifs la vie organique1 il faudrait1 au contraire1 r5v]s] dsormais la proposition1 en voyant1 dans l'usage de ceux-ci1 une ress\rce provisoire1 indisp5sable quoique imp>faite1 p\r suppler l'ignorance o l'on devait tre d'abord de la vraie prpondrance fondam5tale des autres#ca4 ,note #ca3 ,j'ai d me born] a considr] env]s les seuls animaux cette trans=mation indisp5sable des c>actres intrieurs en c>actres extrieurs1 p>ce que ce cas e/ l'unique o une semblable opration puisse prs5t]1 p> la nature d'un tel organisme1 une vritable difficult sci5tifique1 du mo9s s\s l'influ5ce des habitudes encore prpondrantes4 l'g>d des vgtaux1 t\s les organes importans de leurs d\bles fonctions gnrales de nutrition et de reproduction tant ncessairem5t t\j\rs extrieurs1 il n'y a jamais eu lieu s'occup] d'une p>eille sub/itution1 dont la difficult ess5tielle1 p\r l'organisme animal1 provi5t prcism5t de ce que les fonctions vgtatives1 ds-lors dev5ues intrieures1 n'avai5t pu d'abord tre assez subordonnes p> les zoologi/es aux fonctions animales extrieures4 ,telles sont1 en ap]u1 les div]ses notions capitales1 soit sci5tifiques1 soit logiques1 dont la comb9aison con/itue1 mes yeux1 le vritable esprit gnral de la m?ode naturelle proprem5t dite1 ab/raitem5t envisage4 ,mais1 quoique cette considration ab/raite ait d1 p> la nature de ce trait1 =m] ici le sujet ess5tiel de notre exam5 philosophique1 il me semble que la m?ode naturelle ne s]ait po9t assez nettem5t c>actrise1 si1 aprs l'avoir analyse en elle-mme1 je ne procdais ma9t5ant l'apprciation sommaire de son application effective et actuelle la coord9ation rationnelle de la srie biologique1 cond5se t\tefois en ses masses pr9cipales4 ,une telle spcification me p>at indisp5sable p\r fix] exactem5t1 l'abri de t\te inc]titude1 la vritable int]prtation positive des conceptions fondam5tales de la philosophie biotaxique1 qui vi5n5t d'tre directem5t1 exposes1 indp5damm5t du haut intrt que prs5te d'ailleurs1 en elle-mme1 la contemplation att5tive de cette gr&e con/ruction graduellem5t leve p> l'esprit huma91 depuis ,ari/ote jusqu' nos j\rs4 ,il suffit ici d'indiqu] d'abord1 sans discussion1 la division la plus gnrale du monde organique1 en deux rgnes pr9cipaux1 l'un animal1 l'autre vgtal4 ,malgr t\s les ef=ts t5ts1 div]ses poques1 et surt\t v]s la f9 du d]ni] sicle1 p\r prs5t] cette dcomposition fondam5tale comme ess5tiellem5t artificielle1 il e/ demeur c]ta9 que l1 a9si qu'ailleurs1 et mme plus qu'ailleurs1 la gr&e srie biologique prs5te ncessairem5t une discont9uit relle et pr(onde1 qui ne saurait tre efface p> aucune transition quelconque4 mesure qu'on appr(ondit davantage l'tude1 d'abord si vicieuse1 des animaux infrieurs1 on reconnat de plus en plus que la locomotion proprem5t dite1 au mo9s p>tielle#cb1 et un degr correspondant de s5sibilit gnrale1 con/itu5t1 t\s les degrs de l'*elle animale1 les c>actres prpondrans et uni=mes de l'ensemble de ce rgne4 ,des rudim5s trs apprciables de sy/me n]veux ont dj t con/ats1 depuis quelques annes1 *ez un c]ta9 nombre de radiaires1 ce qui doit y faire prsum] un tat naissant de fibres musculaires4 ,on ne saurait1 il e/ vrai1 s'att5dre les dc\vrir aussi dans le d]ni] degr d'animalit1 c'e/--dire *ez les animaux amorphes1 si t\tefois un tel mode doit tre f9alem5t admis1 env]s des tres s\v5t composs1 et du mo9s t\j\rs agrgs1 dont l'analyse biologique n'e/ po9t encore assez avance p\r comport] un jugem5t irrvocable3 mais1 l mme1 il y a t\t lieu de p5s] que le tissu cellulaire gnral doit (frir1 la surface1 une modification anatomique correspondante une premire bau*e de la s5sibilit et de la contractilit4 ,ces deux attributs ess5tiels du rgne animal1 p>aiss5t mme p]si/] encore davantage que l'exi/5ce d'un canal dige/if1 communm5t envisage comme son pr9cipal c>actre exclusif4 ,il e/ vid5t qu'on n'a attribu ce d]ni] c>actre une telle prpondrance1 quoique1 p> sa nature1 il se rapporte immdiatem5t la seule vie organique1 que en y voyant une consqu5ce ncessaire1 et1 p> suite1 un indice irrcusable1 de cette d\ble proprit fondam5tale1 dont la prm95ce 9vitable e/ a9si clairem5t confirme4 ,t\tefois1 une telle trans=mation taxonomique1 quoique trs prcieuse en elle-mme1 ne saurait tre p>faitem5t rationnelle1 ce me semble1 qu' l'g>d des animaux qui ne sont po9t fixs3 en sorte que1 p\r les suivans1 il re/]ait tr\v] une autre indication plus gnrale de l'animalit univ]selle1 si l'on croyait devoir r5onc] y dc\vrir ultrieurem5t t\te condition anatomique directe des deux proprits ess5tiellem5t animales4 ,d'un autre ct1 quant div]s vgtaux1 tels surt\t que l'h$ys>um gyrans1 qui p>aiss5t prs5t] quelques indices de ces proprits co-relatives1 l'analyse de leurs m\vem5s1 quoique trs confuse encore1 n'autorise nullem5t1 en effet1 attribu] ces s+uli]s phnomnes aucun vrai c>actre d'animalit1 puisqu'on n'y ap]oit aucune relation con/ante et immdiate1 soit avec les impressions extrieures1 soit avec le mode d'alim5tation4 ,note #cb3 ,on ne doit pas1 ce me semble1 p]dre de vue1 ce sujet1 qu'une telle locomotion p>tielle1 quoique la mo9s importante p> ses rsultats immdiats1 f\rnit cep5dant le vrai po9t de d"p ncessaire de la locomotion totale1 mme dans les organismes les plus levs1 o1 en effet1 le dplacem5t du c5tre de gravit ne saurait s'accomplir1 en gnral1 que p> une comb9aison conv5able entre les m\vem5s relatifs des diffr5tes p>ties de la surface animale et les div]ses ractions mcaniques du milieu ambiant4 ,p\r qu'une semblable comb9aison puisse produire ce dplacem5t1 il n'y a pas d'autre condition mcanique indisp5sable que la libre mobilit de la masse animale4 ,on peut donc p5s] que si les animaux les plus imp>faits n'tai5t po9t adhr5s au sol1 p> une circon/ance en quelque sorte trangre leur organisation1 nullem5t comp>able la fixit des vgtaux1 et qui peut n'tre po9t t\j\rs p]man5te1 les m\vem5s p>tiels qu'ils excut5t p\rrai5t dt]m9] une bau*e de locomotion totale4 ,aprs la di/9ction fondam5tale des deux rgnes organiques1 n\s devons surt\t considr] ici la hir>*ie rationnelle du seul rgne animal1 qui1 p> l'ensemble des motifs philosophiques ci-dessus indiqus1 (fre1 de t\te ncessit1 la plus p>faite application des div]s pr9cipes ess5tiels que n\s a prs5ts la vraie ?orie lm5taire de la m?ode naturelle4 ,sans l'exam5 philosophique d'une telle application1 on ne saurait acqurir de cette gr&e conception un s5tim5t gnral assez di/9ct et assez pr(ond p\r l't5dre avec succs1 et sauf les modifications conv5ables1 de n\veaux ordres d'tudes positives4 ,l'laboration graduelle de la m?ode naturelle1 p5dant le c\rs du sicle d]ni]1 a successivem5t dtruit la vicieuse prpondrance taxonomique jusqu'alors si s\v5t attribue aux div]ses considrations irrationnelles de sj\r1 de mode d'alim5tation1 etc41 p\r mettre enf9 dans t\t son j\r la considration suprme de l'organisme plus ou mo9s compliqu1 plus ou mo9s p>fait1 plus o mo9s spcial1 et plus ou mo9s lev1 en un mot1 du degr de dignit animale1 suivant la belle expression de ,m4 de ,jussieu1 qui rsume admirablem5t le vritable esprit gnral d'une telle philosophie4 ,c'e/ surt\t depuis l'heureuse impulsion philosophique1 dj signale ci-dessus1 produite p> les travaux zoologiques de ,lam>ck1 que la coord9ation rationnelle du rgne animal a m>* rapidem5t v]s son entire maturit4 ,t\tefois1 avant de p\voir entrepr5dre l'tablissem5t d'une classification ple9em5t homogne1 il fallait encore que l'esprit huma9 prcist davantage l'int]prtation taxonomique des conditions anatomiques1 en dt]m9ant l'ordre gnral d'importance suivant lequel les diffr5s organes devai5t p>ticip] la con/ruction de la hir>*ie animale4 ,ce d]ni] pas prlim9aire ne p\vait manqu] d'avoir lieu1 qu& les zoologi/es aurai5t eu conv5ablem5t g>d l'analyse gnrale de la vie1 sa dcomposition fondam5tale en animale et vgtative1 sur laquelle ,bi*at1 malgr ses exagrations cet g>d1 v5ait1 aprs ,buffon1 de port] si n]giquem5t une clatante lumire4 ,la comb9aison 9vitable de ces deux gr&es impulsions1 l'une t5dant *]*] dans l'organisation les vritables bases rationnelles de la hir>*ie zoologique1 l'autre faire apprci] les degrs successifs d'animalit propres aux diffr5s organes1 a produit enf91 ds le comm5cem5t de ce sicle1 une premire esquisse directe et gnrale de la zootaxie df9itive4 ,on a reconnu ds-lors1 en effet1 que le sy/me n]veux con/ituant1 p> sa nature1 l'lm5t anatomique le plus animal1 c'tait surt\t d'aprs lui que la classification devait tre ncessairem5t dirige#cc1 en ne rec\rant aux autres organes1 et1 =tiori1 aux conditions ess5tiellem5t inorganiques1 que lorsque ce pr9cipe devi5drait insuffisant l'g>d des subdivisions plus spciales1 et en employant t\j\rs successivem5t les autres c>actres suivant leur animalit dcroissante4 ,quelle que soit la "p ess5tielle de plusieurs zoologi/es contempora9s1 surt\t en ,france et en ,allemagne1 soit la =mation d'une telle ?orie1 soit son heureux dveloppem5t effectif1 l'admirable homognx rationnelle1 qui1 en rsultat ncessaire de l'ensemble des spculations antrieures1 comm5ce enf9 s'tablir auj\rd'hui dans la srie zoologique1 me p>at due surt\t aux travaux m9emm5t philosophiques de ,m4 de ,bla9ville1 auquel la zootaxie devra spcialem5t l'indisp5sable sub/itution gnrale des c>actres extrieurs aux c>actres intrieurs1 p> suite d'une analyse taxonomique plus pr(onde et mieux conue4 ,c'e/ donc d'aprs la classification de ce gr& naturali/e1 t\t en regrettant qu'elle n'ait pas encore donn lieu un trait sy/matique1 qu'il n\s re/e ici apprci] sommairem5t la plus p>faite application de la m?ode naturelle la con/ruction directe de la vraie hir>*ie animale4 ,note #cc3 ,les zoologi/es me p>aiss5t auj\rd'hui avoir trop oubli la haute p>ticipation de ,m4 ,vircy l'tablissem5t direct de ce gr& pr9cipe1 p> l'importante discussion philosophique qu'il leva1 le premi]1 ce sujet1 en la c>actrisant mme p> une t5tative gnrale de dl9ation rationnelle du rgne animal1 considr dans son ensemble4 ,la plus heureuse innovation qui di/+ue ce sy/me zoologique1 consi/e dans la haute importance taxonomique qu'il attribue si ju/em5t la =me gnrale de l'enveloppe animale1 jusqu'alors nglige p> les naturali/es1 et qui1 nanmo9s1 tait1 en elle-mme1 si directem5t propre f\rnir le pr9cipe de la premire dl9ation rationnelle1 puisque la symtrie con/itue le c>actre le plus simple et le plus univ]sel de l'organisme animal1 comme ,bi*at l'a si bi5 tabli4 ,t\tefois1 il semble que1 ds l'orig9e1 un tel sy/me prs5te une sorte de p>adoxe1 dont la solution s]ait indisp5sable quoique trs difficile1 en ce qu'il admet l'exi/5ce d'animaux amorphes1 ou plutt non-symtriques4 ,ce sont prcism5t1 il e/ vrai1 ceux *ez lesquels on n'a encore ap]u aucune trace apprciable de sy/me n]veux1 ce qui sauve1 jusqu' un c]ta9 po9t1 le pr9cipe1 ou du mo9s recule et trans=me la difficult4 ,mais il me p>at inconte/able que la notion fondam5tale de ce d]ni] mode de l'animalit n'e/ po9t jusqu'ici conv5ablem5t analyse1 et qu'il faut concevoir la hir>*ie animale1 s\s la seule rs]ve de cet exam5 ultrieur4 ,on ne s]a po9t surpris que les ides soi5t auj\rd'hui confuses cet g>d1 en rfl*issant combi5 tai5t encore pr(ondm5t errones1 il y a deux gnrations pe9e1 les conceptions zoologiques relatives des animaux bi5 suprieurs1 l'ordre enti] des radiaires1 une p>tie des mollusques1 et mme des d]ni]s articuls4 ,en rduisant a9si le rgne animal aux seuls tres rguli]s qui le compos5t presque exclusivem5t1 on doit y di/+u] d'abord deux espces fondam5tales de symtrie1 dont la plus p>faite e/ relative un plan1 et l'autre un po9t ou plutt un axe4 ,de l rsulte la premire classification des animaux1 en pairs et rayonns1 ou artiozoaires et act9ozoaires1 suivant la nom5clature sy/matique de ,m4 de ,bla9ville4 ,on ne saurait trop admir] avec quelle rig\reuse exactitude un attribut1 en app>5ce aussi peu important1 correspond rellem5t1 d'aprs le beau travail de ,lam>ck1 l'ensemble des plus hautes comp>aisons biologiques1 qui vi5n5t t\tes conv]g] spontanm5t v]s cette simple et lum9euse di/9ction4 ,nanmo9s1 l'inconte/able prpondrance d'un tel c>actre re/e jusqu'ici ess5tiellem5t empirique1 et laisse encore dsir] une explication nette et rationnelle1 la fois physiologique et anatomique1 de l'extrme infriorit ncessaire des animaux rayonns env]s les animaux pairs1 qui1 p> leur nature1 doiv5t tre videmm5t bi5 plus rappro*s de l'homme1 unit fondam5tale de la zoologie4 ,envisageant dsormais le seul ordre gnral des artiozoaires1 il se divise naturellem5t d'aprs la consi/ance de l'enveloppe1 suivant qu'elle e/ dure ou molle1 ce qui doit la r5dre plus ou mo9s propre la locomotion4 ,cette considration e/1 en quelque sorte1 le prolongem5t ncessaire de la prcd5te1 puisque la symtrie gnrale de l'animal s]a videmm5t beauc\p plus complte et plus prononce dans le premi] cas que dans le second4 ,les deux attributs ess5tiels de l'animalit1 la locomotion et les s5sations1 tabliss5t entre ces deux cas des diffr5ces pr(ondes et inconte/ables1 la fois anatomiques et physiologiques1 qu'on peut1 en gnral1 aism5t ratta*]1 d'une manire rationnelle1 cette di/9ction primitive1 et qui conc\r5t t\tes prs5t] les animaux in>ticuls comme ncessairem5t infrieurs aux animaux articuls4 ,on a pe9e compr5dre comm5t ,cuvi] a pu entirem5t mconnatre cette importante analogie zoologique1 si bi5 press5tie p> le gnie du gr& ,l9n1 en p]si/ant plac]1 au contraire1 les mollusques avant les insectes1 ce qui a beauc\p entrav l'tude gnrale des uns et des autres4 ,cette erreur capitale p>at avoir rsult d'une insuffisante pondration pralable des c>actres taxonomiques1 considrs s\s le po9t de vue philosophique2 c> ce clbre naturali/e n'a t conduit une telle classification qu'en accordant aux organes de la vie vgtative une prm95ce radicalem5t vicieuse sur ceux de la vie animale4 ,les animaux articuls s]ont ma9t5ant di/+us en deux gr&es classes1 suivant qu'ils sont articuls intrieurem5t1 s\s l'enveloppe cutane1 p> un vritable squelette osseux1 ou mme c>tilag9eux *ez les d]ni]s d'entr'eux2 ou que1 au contraire1 l'articulation e/ simplem5t extrieure1 d'aprs la consolidation plus prononce de c]ta9es p>ties cornes de l'enveloppe1 alt]nant avec des p>ties molles4 ,on conoit aism5t priori l'infriorit relative et jamais conte/e de cette seconde organisation animale1 surt\t quant aux fonctions les plus leves1 celles du sy/me n]veux4 ,il e/ rem>quable que le dveloppem5t beauc\p plus imp>fait de ce sy/me m9emm5t animal1 concide t\j\rs alors avec une diffr5ce fondam5tale dans la position gnrale de sa p>tie c5trale1 qui1 en effet1 con/amm5t suprieure au canal dige/if *ez les animaux v]tbrs1 passe au-dess\s de ce canal *ez t\s ceux articulation extrieure4 ,telle e/ donc1 p> une premire analyse zoologique1 la hir>*ie rationnelle des pr9cipaux organismes propres la p>tie suprieure de la srie animale1 et qui y con/itu5t les trois gr&es classes des o/ozoaires ou v]tbrs proprem5t dits1 des entomozoaires ou articuls extrieurem5t1 et enf9 des malacozoaires ou mollusques4 ,considrant1 en d]ni] lieu1 la division gnrale des seuls o/ozoaires1 n\s devons rem>qu] que les gr&es analogies naturelles auxquelles ont d donn] lieu1 p\r a9si dire ds l'orig9e de la zoologie1 des tres aussi ple9em5t c>actriss1 peuv5t dsormais tre ratta*es encore1 de la manire la plus heureuse et la plus exacte1 l'tat de l'enveloppe animale1 dont l'inv>iable prpondrance taxonomique p]met alors d'lim9] les df9itions irrationnelles empruntes la vie organique ou mme des conditions extrieures4 ,il suffit ici d'envisag] cette enveloppe s\s un n\vel aspect plus secondaire1 quant la nature des productions inorganiques qui la sp>5t immdiatem5t du milieu ambiant4 ,on peut apprci]1 en effet1 dans la classification de ,m4 de ,bla9ville1 comm5t l'inconte/able dgradation animale qui1 p>tir de l'homme1 se manife/e graduellem5t *ez les mammifres1 les oiseaux1 les reptiles1 les amphybi5s1 et enf9 les poissons1 se tr\ve t\j\rs fidlem5t traduite p> la simple considration d'une surface cutane rec\v]te de poils1 de plumes1 ou d'cailles1 ou bi5 dnude4 ,cette prm95ce ncessaire de l'enveloppe1 s\s le po9t de vue taxonomique1 n'e/ pas mo9s prononce dans l'ordre des entomozoaires1 o le dcroissem5t successif de l'animalit se tr\ve dsormais exactem5t mesur p> la seule considration du nombre croissant de paires d'app5dices locomoteurs1 depuis les hexapodes jusqu'aux myriapodes1 et mme jusqu'aux apodes1 qui en con/itu5t l'extrmit la plus infrieure4 ,il s]ait contraire l'esprit de cet ouvrage de p\rsuivre davantage une aussi insuffisante indication des pr9cipaux degrs successifs que l'on a enf9 tablis rationnellem5t dans la hir>*ie animale4 ,mon unique motif1 en les signalant ici1 a t de fix] avec plus d'n]gie l'att5tion spciale du lecteur sur ma recomm&ation pralable d'tudi]1 au mo9s dans son ensemble1 la coord9ation actuelle du rgne animal1 comme une indisp5sable explication concrte des conceptions ab/raites que j'avais d'abord exposes relativem5t au gnie fondam5tal de la m?ode naturelle1 dont l'exacte apprciation philosophique con/ituait seule l'objet ess5tiel de cette leon4 ,du re/e1 il ne saurait tre nullem5t "q ici d'aucun trait p>ticuli] de philosophie biotaxique4 ,c'e/ p\rquoi je ne dois pas mme m'arrt] l'exam5 des div]s moy5s employs p> les zoologi/es p\r df9ir1 aux div]s degrs de l'*elle animale1 les vraies notions de famille et de g5re1 d'une manire exactem5t con=me au vritable esprit de la m?ode naturelle4 ,quoique un tel sujet puisse prs5t] des considrations gnrales d'un haut intrt1 susceptibles de faire mieux connatre l'ensemble de cette m?ode1 elles app>ti5n5t videmm5t aux ouvrages spciaux sur la philosophie zoologique4 ,en considrant surt\t1 s\s ce po9t de vue1 l'ensemble des tableaux zoologiques de ,m4 de ,bla9ville1 t\s les esprits philosophiques reconnatront1 avec une pr(onde satisfaction1 comm5t1 mme dans ces deux d]nires subdivisions gnrales de la hir>*ie animale1 la classification1 con/amm5t homogne et rationnelle1 repose encore sur des c>actres anatomiques plus ou mo9s directem5t relatifs aux attributs ess5tiels de l'animalit4 ,la con/ruction de cette gr&e srie laisse auj\rd'hui1 sans d\te1 beauc\p d'anomalies p>tielles rs\dre1 et une multitude de g5res1 ou mme de familles1 mieux tablir ou mieux coordonn]1 pr9cipalem5t env]s les animaux infrieurs4 ,mais ces nombreuses imp]fections secondaires1 9vitables dans une opration aussi va/e1 aussi difficile1 et aussi rc5te1 n'altr5t plus dsormais1 en aucune manire1 le vrai c>actre philosophique de l'ensemble d'un tel sy/me1 la t5dance directe et prpondrante dispos] t\s les tres suivant l'ordre rig\reux de leur animalit dcroissante4 ,p\r qu'on puisse atte9dre1 autant que possible1 cette idale p]fection taxonomique1 il ne re/e plus con/itu] auj\rd'hui qu'une d]nire p>tie gnrale du sy/me fondam5tal1 celle qui conc]ne la di/ribution rationnelle des espces de *aque g5re naturel1 dont les pr9cipes propres sont encore trs vaguem5t ap]u4 ,autant il et t inopportun de considr] plus tt cette application extrme et dlicate de la ?orie taxonomique1 autant il convi5drait de comm5c] s'en occup] ma9t5ant4 ,quant au rgne vgtal1 l'ensemble des pr9cipes tablis dans cette leon dmontre clairem5t que1 malgr t\s les ef=ts1 la m?ode naturelle ne saurait y comport] jamais une p]fection comp>able celle dont le rgne animal e/ susceptible1 mme dans ses degrs les plus infrieurs4 ,les familles peuv5t y tre reg>des auj\rd'hui comme tablies d'une manire satisfaisante1 quoique p> une voie ess5tiellem5t empirique4 ,mais leur coord9ation naturelle re/e1 de t\te ncessit1 presque entirem5t arbitraire1 faute d'un pr9cipe hir>*ique qui puisse les subordonn] rationnellem5t les unes aux autres4 ,la notion d'animalit admet1 en elle-mme1 une succession vid5te de diffr5s degrs pr(ondm5t tran*s1 susceptible de f\rnir1 comme n\s v5ons de le con/at]1 la base naturelle d'une vraie hir>*ie animale4 ,il n'en saurait tre a9si1 au contraire1 p\r la vgtabilit4 ,celle-ci n'e/ po9t1 sans d\te1 beauc\p prs1 t\j\rs galem5t int5se2 mais elle e/1 p> sa nature1 *ez t\s les tres1 ess5tiellem5t homogne3 il n'y a jamais qu'une assimilation et une dsassimilation cont9ues1 ab\tissant une reproduction ncessaire4 ,or1 les diffr5ces d'int5sit1 que peuv5t seules comport] de tels phnomnes fondam5taux1 ne saurai5t donn] lieu la =mation di/9cte d'aucune vritable *elle vgtale1 analogue l'*elle animale1 d'autant plus que1 en gnral1 ces div]s degrs ti5n5t rellem5t au mo9s autant l'influ5ce prpondrante des circon/ances extrieures qu' l'organisation c>actri/ique de *aque vgtal4 ,a9si1 la comp>aison hir>*ique n'aurait ici aucune base rationnelle suffisante4 ,je crois devoir mme1 en second lieu1 signal] sommairem5t1 ce sujet1 une n\velle considration1 qui1 sans tre aussi fondam5tale que la prcd5te1 peut faire ressortir1 s\s un autre aspect ess5tiel1 l'extrme difficult ncessaire d'tablir entre les div]ses familles vgtales aucune hir>*ie vritable4 ,elle consi/e rem>qu] le pr(ond emb>ras sci5tifique que doit prs5t] t\te df9ition nette et directe de l'tre vgtal1 att5du que *acun des vgtaux obs]vables ne con/itue presque jamais un tre dt]m91 mais une confuse agglomration d'une multitude d'tres di/9cts et indp5dans4 ,on se =m]ait une trs fausse ide d'une telle disposition1 en reg>dant un gr& vgtal comme une sorte de polype imm5se2 c>1 la composition animale proprem5t dite e/1 en elle-mme1 d'une t\t autre nature4 ,dans les d]ni]s rangs de la hir>*ie animale1 les tres1 jusqu'alors ncessairem5t simples1 devi5n5t1 en effet1 trs frquemm5t composs2 mais le sy/me1 quelque t5du qu'il puisse tre1 ne cesse po9t de comport] une exacte df9ition sci5tifique4 ,les tres qui le compos5t ne sont pas simplem5t agrgs ou juxta-poss2 ou1 du mo9s1 ce cas ne se prs5te que trs r>em5t1 et uniquem5t l'extrmit la plus infrieure de l'*elle zoologique3 ils con/itu5t rellem5t une sorte de socit intime1 involontaire et indissoluble1 c>actrise p> un seul app>eil organique gnral en relation avec div]s app>eils animaux indp5dans les uns des autres1 mais t\s insp>ables de leur commune base vitale4 ,dans le rgne vgtal1 au contraire1 il n'y a jamais qu'une simple agglomration1 que n\s p\vons mme s\v5t produire notre gr p> l'artifice de la greffe4 ,t\s les tres a9si runis sont alors entirem5t sp>ables1 et ne prs5t5t d'autres lm5s communs que des p>ties ess5tiellem5t inorganiques1 dont le pr9cipal usage consi/e f\rnir au sy/me un moy5 gnral de consolidation mcanique4 ,quoique les lois ess5tielles d'une telle agglomration soi5t jusqu'ici trs imp>faitem5t connues1 il y a t\t lieu de p5s] nanmo9s que nulle condition vraim5t organique ne t5d limit] ncessairem5t l'ext5sion possible d'un semblable sy/me1 laquelle p>at surt\t dp5dre de conditions purem5t physiques et *imiques1 comb9es avec l'influ5ce totale des div]ses circon/ances extrieures4 ,or1 on conoit aism5t combi5 cette notion gnrale doit entrav] directem5t t\te subord9ation rationnelle des diffr5tes familles vgtales une hir>*ie commune1 puisque la vraie div]sit organique fondam5tale qui p\vait exi/] entre elles1 dj si peu prononce p> la nature mme de la vgtation1 se tr\ve a9si pr(ondm5t attnue4 ,le seul comm5cem5t de coord9ation vraim5t philosophique qu'on soit encore p>v5u tablir dans l'ensemble du rgne vgtal1 se rduit1 en ralit1 la division pr9cipale qui s]t de po9t de d"p la classification de ,m4 de ,jussieu4 ,en di/+uant les vgtaux suivant l'exi/5ce ou l'abs5ce de feuilles sm9ales1 et1 p\r le premi] cas1 suivant qu'ils en (fr5t plusieurs ou une seule1 on obti5t l'unique disposition taxonomique qui prs5te1 dans le rgne vgtal1 un c>actre philosophique comp>able celui de l'*elle animale4 ,c>1 le passage successif et gnral des dicotyldons aux monocotyldons et de ceux-ci aux acotyldons peut1 en effet1 tre reg>d comme con/ituant une sorte de dgradation croissante1 analogue la succession des div]s degrs de la srie zoologique1 quoique beauc\p mo9s c>actrise4 ,une telle considration a d surt\t prvaloir depuis que la comp>aison primitive1 fonde sur les organes de la reproduction1 a t vrifie1 dans son ensemble1 p> l'exam5 des organes de la nutrition1 d'aprs la belle dc\v]te de ,desfonta9es1 seul exemple capital jusqu'ici d'une l>ge et heureuse application de l'anatomie comp>e l'organisme vgtal4 ,p> un aussi rem>quable conc\rs des deux modes ncessaires de comp>aison anatomique propres la nature de cet organisme1 cette gr&e proposition gnrale a dsormais pris rang p>mi les plus m95s ?ormes de la philosophie naturelle4 ,mais1 le comm5cem5t de hir>*ie qui se tr\ve a9si tabli dans le rgne vgtal1 demeure t\tefois videmm5t insuffisant2 puisque les familles trs nombreuses qui compos5t *acune de ces trois divisions pr9cipales n'en re/5t pas mo9s disposes entr'elles suivant un ordre purem5t arbitraire1 auquel il y a peu d'esprance plausible de p\voir jamais impos] une vritable rationnalit4 ,on conoit1 p> suite1 que la di/ribution intrieure des espces1 et peut-tre mme celle des g5res1 dans *aque famille1 doit prs5t] ncessairem5t1 plus =te raison1 une semblable imp]fection fondam5tale1 comme dp5dant1 p> sa nature1 des mmes pr9cipes taxonomiques1 dont l'application la plus prcise et la plus dlicate ne saurait tre t5te sans qu'on et pralablem5t surmont la difficult beauc\p mo9dre1 et nanmo9s jusqu'ici inv9cible1 de la coord9ation des familles4 ,la m?ode naturelle ne prs5te donc rellem5t auj\rd'hui1 l'g>d du rgne vgtal1 d'autre rsultat usuel que le seul tablissem5t1 plus ou mo9s empirique1 des familles et des g5res4 ,quelque prcieuse que soit1 en elle-mme1 une semblable acquisition1 on ne saurait tre surpris qu'elle n'ait po9t encore dt]m91 si elle doit jamais le faire1 l'exclusion totale de l'usage effectif des m?odes purem5t artificielles1 et surt\t de celle de ,l9n2 quoique1 p5dant sa longue laboration graduelle de la m?ode naturelle1 l'esprit huma9 ait p>u1 jusqu' notre poque1 avoir ess5tiellem5t en vue la coord9ation du seul rgne vgtal4 ,il ne faut pas oubli]1 t\tefois1 que la m?ode naturelle ne con/itue pas un simple moy5 de classification1 mais surt\t1 mme dans son tat le mo9s p>fait1 un important sy/me de connaissances relles sur les vraies relations des tres exi/ans4 ,a9si1 qu& mme la botanique descriptive devrait f9alem5t r5onc] l'employ]1 le p]fectionnem5t cont9u d'une telle m?ode n'en prs5t]ait pas mo9s un haut intrt p\r le progrs de l'tude gnrale des vgtaux1 dont les rsultats comp>atifs se tr\v5t a9si fixs et comb9s4 ,cep5dant1 vu l'imp]fection ncessaire de la taxonomie vgtale1 et l'impossibilit fondam5tale d'y tablir aucune vritable hir>*ie organique1 l'esprit de ce trait n\s oblige1 en d]nire analyse1 de concevoir dsormais collectivem5t le rgne vgtal comme le d]ni] t]me gnral de la gr&e srie biologique1 sans considr] davantage sa dcomposition intrieure1 qui1 malgr son importance propre et directe1 ne saurait1 en effet1 ex]c] aucune influ5ce capitale sur le p]fectionnem5t des hautes spculations biologiques1 soit /atiques1 soit dynamiques1 sujet prpondrant de notre travail4 ,en gnral1 l'admirable proprit philosophique de la hir>*ie biologique1 comme pr9cipal in/rum5t logique de la sci5ce des corps vivans1 doit dev5ir d'autant mo9s prononce qu'on desc5d des subdivisions plus spciales3 elle app>ti5t surt\t l'tude comp>ative d'un assez petit nombre de modes ess5tiels d'organisation1 se succdant p> des dgradations pr(ondm5t tran*es2 l'organisme vgtal con/itue ncessairem5t le d]ni] de ces modes fondam5taux4 ,qu& on crot devoir rec\rir une dcomposition plus dveloppe1 il e/ ais de compr5dre1 en pr9cipe1 qu'une seule gr&e division du rgne animal1 l'entomologie p> exemple1 (frira1 s\s ce po9t de vue1 beauc\p plus de ress\rces sci5tifiques que le rgne vgtal t\t enti]1 comme donnant rellem5t lieu la comp>aison d'organismes bi5 plus v>is1 et surt\t bi5 mieux c>actriss4 ,la haute de/9ation spculative de la p>tie fondam5tale de la biologie dont je vi5s d'exam9] le vrai c>actre philosophique1 doit faire excus]1 sans d\te1 l'ext5sion presque 9vitable de cette longue leon4 ,plus qu'aucune autre1 cette p>tie e/ auj\rd'hui =t imp>faitem5t apprcie p> les meilleurs esprits trang]s aux tudes biologiques spciales1 et aussi p> la plup>t des biologi/es eux-mmes4 ,trop s\v5t encore1 on ne voit qu'un simple artifice de classification1 dans ce qui1 p> sa nature1 con/itue1 au contraire1 et le rsum le plus sub/antiel de l'ensemble des div]ses connaissances biologiques1 et le plus puissant moy5 rationnel de leur p]fectionnem5t ultrieur4 ,il tait donc p>ticulirem5t indisp5sable1 et la fois plus difficile1 de faire nettem5t ressortir cette admirable con/ruction de la gr&e hir>*ie organique1 l'une des plus m95tes crations de la philosophie positive4 ,bi5 lo9 de reg>d] les considrations prcd5tes comme plus dveloppes que ne le prescrivait la nature propre de cet ouvrage1 j'ai plutt lieu de cra9dre qu'elles ne suffis5t po9t encore p\r c>actris] dignem5t le vritable esprit gnral de cette belle conception1 et p\r donn] une ju/e ide de sa porte ncessaire4 ,l'ensemble des trois leons suivantes complt]a1 j'espre1 cette imp>faite apprciation philosophique1 en manife/ant spontanm5t l'usage fondam5tal d'une telle notion dans le sy/me enti] des spculations physiologiques4 ,je devais ici m'atta*] seulem5t expliqu] p> quel 9vitable en*anem5t d'oprations1 soit sci5tifiques1 soit logiques1 l'esprit huma9 avait pu enf9 p>v5ir1 aprs tant de laborieux essais prlim9aires1 coordonn] l'imm5se srie des tres vivans1 depuis l'homme jusqu'au vgtal1 en une seule hir>*ie rationnelle1 dont la composition ess5tielle n'(frt jamais ri5 d'arbitraire1 et qui t5dt fix]1 avec une rig\reuse prcision1 le vritable degr de dignit biologique propre *aque espce4 ,cette extrme p]fection taxonomique e/ encore lo91 sans d\te1 d'une entire et exacte ralisation1 qui ne saurait mme jamais tre compltem5t obt5ue4 ,mais notre intellig5ce y t5d videmm5t dsormais1 d'une manire directe et sy/matique1 avec la ple9e consci5ce de sa de/9ation df9itive4 ,quoique peu dveloppe jusqu'ici1 la sa9e biotaxie e/ donc auj\rd'hui philosophiquem5t con/itue1 avec t\s ses vrais attributs c>actri/iques1 depuis que la m?ode naturelle1 d'abord ess5tiellem5t tablie p\r la coord9ation du seul rgne vgtal1 a t enf9 directem5t conue comme de/9e surt\t1 p> sa nature1 au p]fectionnem5t ncessaire et cont9u du rgne animal1 qui avait d1 dans l'orig9e1 en f\rnir le type spontan1 a9si que je l'ai expliqu4 ,telle e/ l'unique s\rce o t\s les bons esprits doiv5t con/amm5t tudi] la vritable ?orie gnrale des classifications naturelles1 quelque ordre de phnomnes qu'ils se propos5t f9alem5t d'en faire une heureuse application3 c'e/ s\s ce po9t de vue spcial que la sci5ce biologique devait1 p> sa nature1 directem5t conc\rir au p]fectionnem5t fondam5tal de l'ensemble de la m?ode positive1 dont cette ?orie con/itue un indisp5sable lm5t1 qui n'tait pas susceptible de se dvelopp] p> aucune autre voie1 et qui ne saurait mme tre autrem5t apprci4 ,,qu>ante-,,troisi,,me ,,le,,on4 ,considrations philosophiques sur l'tude gnrale de la vie vgtative ou organique4 ,n\s avons suffisamm5t c>actris1 dans les deux leons prcd5tes1 le vritable esprit philosophique propre *acune des deux p>ties ess5tielles de la biologie /atique1 l'une relative l'analyse fondam5tale de t\t organisme dt]m91 l'autre la coord9ation rationnelle de t\s les div]s organismes en une seule hir>*ie gnrale4 ,cette d\ble tude f\rnit1 sans d\te1 p> sa nature1 la base indisp5sable de t\tes les re*]*es vraim5t sci5tifiques sur les lois positives des phnomnes vitaux2 mais1 en elle-mme1 elle ne saurait con/itu]1 s\s ce po9t de vue f9al1 qu'un simple travail prlim9aire4 ,nanmo9s1 cette premire moiti de la sci5ce biologique e/ malheureusem5t la seule auj\rd'hui1 en v]tu de sa mo9dre complication ncessaire1 dont le vrai c>actre philosophique puisse tre reg>d comme irrvocablem5t prononc4 ,quoique un dveloppem5t sy/matique aussi rc5t doive tre encore =t imp>fait1 n\s avons cep5dant bi5 reconnu que t\tes les div]ses conceptions ess5tielles de/9es g>antir indf9im5t la rationnalit positive de la biologie /atique sont dsormais ple9em5t tablies1 quant l'un ou l'autre des deux aspects gnraux propres cette tude fondam5tale4 ,a9si1 l'esprit huma9 n'a plus1 cet g>d1 qu' suivre avec p]svrance et sans hsitation une voie sci5tifique nettem5t trace1 o les progrs sont assurs d'avance1 et dont la direction ne saurait donn] lieu aucune conte/ation capitale4 ,il s'en faut de beauc\p1 au contraire1 que les mmes conditions ess5tielles ai5t t conv5ablem5t remplies jusqu'ici env]s la biologie dynamique1 qui con/itue nanmo9s le vritable sujet f9al de la philosophie organique1 et sur laquelle n\s devons ma9t5ant fix] une att5tion directe et exclusive4 ,la judicieuse comp>aison rapporte p> ,font5elle1 p\r c>actris]1 au comm5cem5t du sicle d]ni]1 l'extrme disproportion gnrale de nos connaissances anatomiques nos connaissances physiologiques#cd1 cont9u]ait tre1 mme auj\rd'hui1 ess5tiellem5t applicable1 malgr les nombreuses et importantes acquisitions qui ont tant enri*i depuis lors le sy/me des sa9es tudes biologiques4 ,non-seulem5t les notions positives sur la vraie ?orie fondam5tale de la vie1 rduite mme ses plus simples phnomnes1 sont encore =t re/re9tes et trs confuses2 mais1 surt\t1 la vritable m?ode philosophique qui doit dirig] les re*]*es purem5t physiologiques demeure presque entirem5t inconnue la plup>t des esprits occups auj\rd'hui d'un tel ordre de spculations4 ,le pr9cipal attribut de cette m?ode consi/e1 comme n\s l'avons si ple9em5t dmontr1 dans l'ext5sion fondam5tale et habituelle de la comp>aison biologique l'ensemble des organismes connus4 ,or1 cette condition c>actri/ique n'e/ presque jamais suffisamm5t remplie1 auj\rd'hui1 p\r les travaux de physiologie pure1 qui1 cep5dant1 vu leur complication suprieure1 doiv5t rclam]1 plus imprieusem5t mme que les que/ions de simple anatomie1 l'usage rguli] et p]man5t de ce moy5 capital#ce4 ,a9si priv de son plus puissant in/rum5t rationnel1 le sy/me des tudes physiologiques ne saurait tre reg>d auj\rd'hui comme vraim5t con/itu sur les bases df9itives qui lui sont propres4 ,malgr l'importance relle des re*]*es dj entreprises1 on ne peut voir1 dans la plup>t d'entre elles1 que de simples essais prlim9aires1 qu'il faudra ncessairem5t refondre et complt] d'aprs un plan sy/matique1 avant de p\voir les conv]tir en lm5s irrvocables de la sa9e biologie dynamique4 ,note #cd3 ,n\s autres anatomi/es1 disait alors +nieusem5t ,mry1 n\s ressemblons aux commissionnaires de ,p>is1 qui connaiss5t exactem5t t\tes les rues1 jusqu'aux plus petites et aux plus c>tes1 mais qui ignor5t ce qui se passe dans les maisons4 ,note #ce3 ,la con/itution actuelle de l'enseignem5t biologique1 surt\t en ,france1 (fre une vrification trs s5sible d'une telle disposition gnrale1 puisque aucune *aire n'y e/ encore consacre la physiologie comp>e4 ,sauf le c\rs mmorable de ,m4 de ,bla9ville1 qui ne fut qu'une infraction =melle et mom5tane des usages rguli]s1 les tudes physiologiques (ficielles n'ont jamais cess jusqu'ici d'y tre entirem5t bornes la seule considration de l'homme1 t&is que les tudes anatomiques y ont acquis une ext5sion peu prs suffisante1 du mo9s dans c]ta9s tablissem5s,a4 ,note ,a3 ,depuis que cette note a t crite1 une *aire de physiologie comp>e a t in/itue au ,musum d'hi/oire naturelle de ,p>is4 ,cette inc]titude radicale sur le vrai c>actre sci5tifique de la physiologie1 e/ auj\rd'hui la cause ess5tielle1 non-seulem5t de la div]g5ce prononce des div]ses coles rgulires1 mais aussi du crdit dplorable qu'obti5n5t encore avec tant de facilit les plus mon/rueuses ab]rations1 ord9airem5t secondes p> le *>latanisme le plus grossi]1 comme on le voit *ez les magntiseurs1 les homopa!s1 etc4 ,sauf les tudes sociales1 o1 p> un motif semblable et encore plus n]gique1 aucun fre9 intellectuel n'e/ impos jusqu'ici cette t5dance an>*ique1 nulle autre p>tie de la philosophie naturelle ne saurait prs5t] dsormais le honteux spectacle d'un tel dsordre1 qui p>at indiqu] le b\lev]sem5t mom5tan des notions les plus lm5taires et les mieux tablies4 ,les esprits livrs aux re*]*es ma?matiques1 a/ronomiques1 physiques et *imiques1 ne sont po9t1 sans d\te1 ord9airem5t d'une trempe plus =te ni d'une nature plus rationnelle que ceux qui s'occup5t de spculations physiologiques2 mais1 quelle que puisse tre leur disposition spontane aux ab]rations fondam5tales1 elle se tr\ve t\j\rs suffisamm5t cont5ue auj\rd'hui p> la con/itution irrvocablem5t df9ie de la sci5ce correspondante1 qui circonscrit de plus en plus le *amp gnral de la divagation et du *>latanisme4 ,cette tri/e exception propre la physiologie actuelle1 peut tre attribue1 il e/ vrai1 l'ducation pr(ondm5t vicieuse de presque t\s ceux qui la cultiv5t ma9t5ant1 et qui abord5t brusquem5t l'tude des phnomnes les plus complexes sans avoir aucunem5t prp> leur intellig5ce p> l'habitude intime des spculations les plus simples et les plus positives1 a9si que je l'ai expliqu dans la qu>antime leon4 ,nanmo9s1 malgr l'inconte/able influ5ce d'un rgime aussi irrationnel1 je p]si/e reg>d] l'indt]m9ation actuelle du vritable esprit gnral de la sci5ce physiologique proprem5t dite comme la pr9cipale cause immdiate de cette lic5ce presque illimite que peuv5t y usurp] encore les intellig5ces les plus dsordonnes4 vrai dire1 les deux considrations r5tr5t ess5tiellem5t l'une dans l'autre2 c>1 cette absurde ducation pralable s]ait1 de t\te ncessit1 bi5tt rectifie1 en dpit des div]ses ob/acles1 si le vrai c>actre de la sci5ce1 nettem5t tabli aux yeux de t\s1 avait enf9 mis en ple9e vid5ce la nature des conditions prlim9aires indisp5sables sa culture rationnelle4 ,s\s le po9t de vue philosophique1 cette con/itution encore vague et indcise de la sci5ce physiologique devait sans d\te p>atre 9vitable1 puisque la biologie /atique1 premire base ncessaire de la biologie dynamique1 n'a pu acqurir compltem5t que de nos j\rs la vritable organisation sy/matique qui lui e/ propre1 comme n\s l'avons prcdemm5t reconnu4 ,mais1 quoiqu'il n'y ait pas lieu de s'tonn] d'une telle imp]fection gnrale1 cet tat d'enfance de la physiologie rationnelle n\s oblige modifi] ici la nature de nos considrations philosophiques sur l'tude dynamique des corps vivans4 ,au lieu de procd] directem5t l'apprciation analytique de conceptions fondam5tales irrvocablem5t tablies1 comme n\s avons pu le faire p\r la biologie /atique1 n\s devons surt\t exam9]1 quant la physiologie pure1 les seules notions de m?ode1 c'e/--dire1 le mode gnral d'organisation des re*]*es de/91 p> la vraie nature d'une telle sci5ce1 conduire ultrieurem5t la connaissance df9itive des lois relles des phnomnes vitaux1 au sujet desquelles on n'a gure pu obt5ir jusqu'ici que de simples matriaux4 ,quelque peu satisfaisante que p>aisse1 en elle-mme1 une semblable opration philosophique1 sa ncessit prpondrante la recomm&e m9emm5t auj\rd'hui t\s les bons esprits1 puisque c'e/ surt\t de l que doit dsormais rsult] le dveloppem5t rapide et rguli] des sa9es doctr9es physiologiques4 ,en un mot1 c'e/ l'in/itution nette et rationnelle des que/ions physiologiques1 bi5 plus que leur rsolution directe et df9itive1 encore ess5tiellem5t prmature1 qui ma9t5ant importe surt\t au progrs gnral de la vraie philosophie biologique4 ,les conceptions relatives la m?ode auront t\j\rs ncessairem5t beauc\p plus de prix dans l'tude des lois vitales qu' l'g>d d'aucune bran*e antrieure de la philosophie naturelle2 en v]tu de la complication suprieure des phnomnes1 qui doit n\s expos] bi5 davantage une mauvaise direction des travaux3 plus =te raison cette considration doit-elle prdom9] tant que la sci5ce n'e/ qu' l'tat naissant4 ,combi5 la vritable nature de la sci5ce physiologique ne doit-elle po9t p>atre auj\rd'hui pr(ondm5t mconnue qu&1 la frivole tmrit qui y prside ord9airem5t aux re*]*es les plus difficiles1 on oppose la scrupuleuse prud5ce des gomtres et des a/ronomes l'g>d des tudes les mieux con/itues1 circonscrites aux sujets les plus simples1 o t\t c>t peut tre si aism5t signal et rectifi6 ,quoique t\s les phnomnes vitaux soi5t ncessairem5t t\j\rs solidaires les uns des autres1 il e/ nanmo9s indisp5sable de dcompos] ici leur tude spculative et ab/raite d'aprs le mme pr9cipe philosophique qui n\s a con/amm5t dirigs dans les autres sci5ces fondam5tales1 c'e/--dire1 p> la considration naturelle de leur gnralit dcroissante4 ,cette considration quivaut ess5tiellem5t1 dans ce cas1 la di/9ction capitale irrvocablem5t tablie p> ,bi*at1 entre la vie organique ou vgtative1 fondem5t commun de l'exi/5ce de t\s les tres vivans1 et la vie animale proprem5t dite1 p>ticulire aux seuls animaux1 et dont les pr9cipaux c>actres ne sont mme trs nettem5t prononcs que dans la p>tie suprieure de l'*elle zoologique4 ,mais1 l'analyse rationnelle de ces deux ordres de phnomnes1 il faut dsormais aj\t]1 depuis ,gall1 comme troisime p>tie ess5tielle1 l'tude positive des phnomnes intellectuels et moraux1 qui se di/+u5t ncessairem5t des prcd5s p> une spcialit encore plus prononce1 puisque les organismes les plus rappro*s de l'homme comport5t seuls leur exacte exploration4 ,bi5 que1 suivant les df9itions rig\reuses1 cette d]nire classe de fonctions soit1 sans d\te1 implicitem5t comprise dans ce qu'on nomme la vie animale1 cep5dant sa gnralit videmm5t mo9dre1 la positivit pe9e bau*e de son tude sy/matique1 et la nature propre des difficults suprieures qu'elle prs5te1 n\s prescriv5t1 surt\t auj\rd'hui1 de concevoir directem5t cette n\velle ?orie sci5tifique comme une d]nire bran*e fondam5tale de la physiologie1 af9 qu'une intempe/ive fusion ne dissimule po9t sa haute importance et n'altre pas son vrai c>actre4 ,tel e/ donc l'ordre rationnel suivant lequel les trois d]nires leons de ce volume doiv5t successivem5t cont5ir l'exam5 philosophique des trois p>ties ess5tielles de la ?orie de la vie1 en consacrant d'abord la leon actuelle la considration de la vie organique proprem5t dite4 ,il demeure t\tefois bi5 ent5du qu'une telle analyse de la vie1 quelque indisp5sable qu'elle soit la connaissance positive de ses lois gnrales1 doit t\j\rs tre conue en vue d'une recomposition ultrieure1 propre faire conv5ablem5t ressortir cet intime cons5sus univ]sel qui c>actrise si pr(ondm5t le sujet p]man5t de la sci5ce physiologique4 ,avant de considr] directem5t l'tude gnrale de la vie vgtative1 il faut ncessairem5t signal] ici1 d'une manire di/9cte quoique trs sommaire1 une ?orie prlim9aire =t importante1 dont le beso9 a dj t indiqu dans la qu>antime leon1 la ?orie fondam5tale des milieux organiques1 sans laquelle l'analyse des phnomnes vitaux ne saurait comport] aucune vritable rationnalit4 ,la mmorable controv]se s\leve1 au comm5cem5t de ce sicle1 p> l'illu/re ,lam>ck1 sur la v>iation des espces animales en v]tu de l'influ5ce prolonge des div]ses circon/ances extrieures1 doit tre rellem5t envisage1 d'aprs la leon prcd5te1 comme le premi] gr& travail qui ait irrvocablem5t introduit dans la philosophie biologique ce n\vel aspect lm5taire1 jusqu'alors ess5tiellem5t nglig ou mal apprci4 ,peut-tre mme l'exagration1 d'ailleurs 9vitable1 de la doctr9e de ,lam>ck ce sujet1 tait-elle indisp5sable p\r transport] avec efficacit notre faible intellig5ce ce n\veau po9t de vue2 c> l'hi/oire de l'esprit huma9 me p>at manife/] t\j\rs un semblable phnomne logique en t\te occasion analogue4 ,auj\rd'hui que la biologie t5d s'affran*ir entirem5t d'une telle exagration1 cette impulsion n]gique ne laiss]a bi5tt d'autre rsultat p]man5t que le n\vel ordre d'tudes fondam5tales dont la sci5ce s'e/ a9si jamais enri*ie4 ,quoi qu'il en soit1 n\s devons ici soigneusem5t lim9]1 cet g>d1 t\t ce qui ne saurait conc]n] la physiologie proprem5t dite1 rduite la ?orie ab/raite de l'organisme vivant4 ,or1 la "q1 telle que ,lam>ck l'avait pose1 se rapportait surt\t la biologie concrte1 c'e/--dire l'hi/oire naturelle des races vivantes2 ou1 du mo9s1 elle n'intressait1 en biologie ab/raite1 que la seule philosophie zootaxique1 comme je l'ai prcdemm5t expliqu3 puisqu'il s'agissait ess5tiellem5t d'apprci] la puissance totale de l'ensemble des circon/ances extrieures p\r modifi] le dveloppem5t graduel de *aque espce4 ,l'esprit m9emm5t analytique qui1 dans le sy/me des tudes biologiques1 doit spcialem5t di/+u] la physiologie pure1 me semble exig] qu'un tel exam5 prlim9aire y soit dsormais in/itu d'une t\t autre manire1 qui consi/e1 en appr(ondissant davantage ce sujet capital1 considr] sp>m5t *acune des influ5ces fondam5tales s\s lesquelles s'accomplit t\j\rs le phnomne gnral de la vie4 ,n\s avons1 en effet1 suffisamm5t reconnu que l'tat vital suppose1 p> sa nature1 le conc\rs ncessaire et p]man5t1 avec l'action propre de l'organisme1 d'un c]ta9 ensemble d'actions extrieures conv5ablem5t modres1 sans lesquelles il ne saurait tre conu4 ,c'e/ l'analyse exacte de ces div]ses conditions ess5tielles de l'exi/5ce gnrale des corps vivans1 qui con/itue le vritable objet prcis de cette ?orie prlim9aire des milieux organiques1 en attribuant ce t]me t\te l'ext5sion philosophique que je lui ai accorde dans la qu>antime leon4 ,il s]ait sup]flu de faire expressm5t ressortir ici la haute importance d'une ?orie a9si c>actrise1 puisque elle e/ directem5t relative l'un des lm5s ncessaires du dualisme vital1 et que1 ce titre1 elle doit tre aussi indisp5sable la vraie physiologie1 que l'tude /atique de l'organisme4 ,n\s devons seulem5t signal]1 ce sujet1 la subord9ation pr(onde et gnrale qui s'tablit p> l avec tant d'vid5ce de la philosophie organique la philosophie inorganique2 c> l'influ5ce relle du milieu sur l'organisme ne saurait tre rationnellem5t tudie1 tant que la con/itution propre de ce milieu n'e/ po9t d'abord1 en elle-mme1 exactem5t connue4 ,ces conditions extrieures de l'exi/5ce fondam5tale des corps vivans doiv5t tre pralablem5t di/+ues en deux gr&es classes1 suivant leur nature ou physique ou *imique1 c'e/--dire1 en d'autres t]mes1 ou mcanique ou molculaire4 ,quoique les unes et les autres soi5t1 sans d\te1 galem5t indisp5sables1 les premires peuv5t nanmo9s1 en v]tu de leur p]man5ce plus rig\reuse et plus s5sible1 tre rellem5t envisages comme plus gnrales1 s9on quant aux div]s organismes1 du mo9s quant la dure cont9ue de *acun d'eux4 ,p>mi les influ5ces purem5t physiques1 il faut plac]1 au premi] rang dans l'ordre de la gnralit1 l'action de la pesanteur1 dont la puissance physiologique ne saurait tre ni conte/e ni nglige4 ,malgr l'asc5dant trop prolong qu'ex]ce encore sur la plup>t des physiologi/es une va9e philosophie mtaphysique1 qui reprs5te ab/raitem5t les corps vivans comme s\/raits1 p> leur nature1 l'empire des lois physiques1 les esprits les plus *imriques n'ont jamais pu tre assez consqu5s p\r os] directem5t admettre aucune susp5sion relle de la pesanteur dans l'tat vital4 ,quel que ft l'entranem5t des proccupations spculatives1 le bon s5s univ]sel aurait bi5tt rectifi une ab]ration aussi prononce1 en rappelant que1 con=mm5t la ?orie fondam5tale de l'quilibre et du m\vem5t1 le plus enti] dveloppem5t de l'activit vitale ne saurait un seul in/ant emp*] l'homme lui-mme d'obir /rictem5t1 en tant que poids ou projectile1 aux mmes lois mcaniques que t\te autre masse quival5te2 ce qui a d'ailleurs t ple9em5t confirm p> les expri5ces directes les plus exactes4 ,aussi la biologie e/-elle dsormais heureusem5t disp5se d'exam9] spcialem5t ce pr9cipe inconte/able de la rig\reuse univ]salit de la pesanteur1 dont la dmon/ration =melle doit surt\t app>t5ir aux gomtres et aux physici5s4 ,mais1 raison mme de cette univ]salit ncessaire1 il e/ impossible que l'influ5ce cont9ue de la pesanteur ne p>ticipe po9t1 d'une manire notable1 la production gnrale ds phnomnes vitaux1 auxquels elle doit tre tantt favorable1 tantt contraire1 et presque jamais indiffr5te2 c'e/ la ju/e apprciation de cette coopration 9vitable qui seule con/itue un important sujet de re*]*es biologiques1 jusqu'ici pe9e bau*4 ,l'excution prcise d'une telle analyse prs5te malheureusem5t1 p> sa nature1 de trs gr&es difficults1 puisque1 dans la plup>t des cas1 une semblable influ5ce ne peut tre ni compltem5t susp5due ni notablem5t modifie4 ,t\tefois1 l'exam5 att5tif des phnomnes a dj mis en ple9e vid5ce1 s\s div]s rapports importans1 l'influ5ce positive de la pesanteur sur l'accomplissem5t rel des phnomnes physiologiques1 soit l'tat normal1 soit l'tat pa?ologique4 cet g>d1 les diffr5s degrs pr9cipaux de la hir>*ie biologique prs5t5t *acun des avantages propres4 ,dans la p>tie infrieure de l'*elle1 et surt\t dans l'organisme vgtal1 l'action physiologique de la pesanteur e/ beauc\p mo9s v>ie1 mais aussi bi5 plus prpondrante et plus s5sible1 vu la mo9dre complication de l'tat vital1 alors aussi rappro* que possible de l'tat inorganique4 ,les lois ord9aires et les limites gnrales de l'accroissem5t des vgtaux p>aiss5t ess5tiellem5t dp5dre de cette influ5ce1 comme l'ont si clairem5t vrifi les +nieuses expri5ces de ,m4 ,knight1 sur la g]m9ation modifie p> un m\vem5t de rotation plus ou mo9s rapide4 ,des organismes bi5 plus levs sont mme assujtis des conditions analogues1 sans lesquelles on ne saurait expliqu]1 p> exemple1 p\rquoi les plus gr&es masses animales viv5t con/amm5t dans un fluide assez d5se p\r support] presque t\t leur poids1 et s\v5t p\r le s\lev] spontanm5t4 ,cep5dant1 la p>tie suprieure de la srie animale e/ ncessairem5t mo9s propre l'exacte apprciation de l'influ5ce physiologique de la pesanteur1 qui conc\rt alors avec un trop gr& nombre d'actions htrognes4 ,mais cette influ5ce1 quoique mo9s dom9ante et plus ca*e1 peut y tre tudie s\s un autre aspect1 en v]tu de l'extrme v>it des actes vitaux auxquels elle doit p>ticip]2 c>1 il n'e/ presqu'aucune fonction1 soit organique1 soit animale1 et mme intellectuelle1 o l'on ne puisse signal] avec c]titude une indisp5sable int]v5tion gnrale de la pesanteur1 qui se manife/e spcialem5t en t\t ce qui conc]ne la /agnation ou le m\vem5t des fluides4 ,il e/ donc trs regrettable qu'un sujet aussi t5du et aussi important n'ait po9t encore donn lieu des re*]*es directes vraim5t rationnelles1 l>gem5t conues et m?odiquem5t p\rsuivies dans l'ensemble de la hir>*ie biologique4 ,aprs cette tude physiologique de la pesanteur1 on doit naturellem5t plac]1 comme une sorte de complm5t ncessaire1 l'exam5 des autres conditions purem5t mcaniques de l'exi/5ce fondam5tale des corps vivans4 ,la pr9cipale d'entre elles se rapporte la pression gnrale qu'ex]ce sur l'organisme le milieu proprem5t dit1 soit gazeux1 soit liquide2 pression qui n'e/ qu'une suite indirecte de la pesanteur1 envisage t\tefois dans ce milieu et non plus dans l'organisme4 ,quoique cette seconde influ5ce soit aussi trs imp>faitem5t analyse encore1 la facilit avec laquelle elle peut tre modifie p> div]ses circon/ances1 naturelles ou artificielles1 a dj p]mis d'obt5ir1 s\s ce rapport1 quelques rsultats sci5tifiques mo9s insuffisans4 ,l'exi/5ce gnrale de t\t animal atmosphrique1 sans en except] l'homme1 e/ ncessairem5t r5f]me entre c]ta9es limites plus ou mo9s c>tes de l'*elle b>omtrique1 hors desquelles on ne saurait la concevoir4 ,n\s ne p\vons vrifi] aussi directem5t une telle loi *ez les animaux aquatiques1 sans que nanmo9s il y ait lieu d'lev] ce sujet aucun d\te raisonnable2 il e/ mme vid5t que1 vu la d5sit suprieure du milieu1 les limites v]ticales a9si assignables au sj\r de *aque espce doiv5t tre c]ta9em5t beauc\p plus rappro*es4 ,il faut cep5dant conv5ir que1 p\r l'un ou p\r l'autre milieu1 n\s n'avons jusqu'ici aucune notion vraim5t sci5tifique de l'exacte relation gnrale entre l'int]valle de ces limites et le degr d'organisation1 nos ides cet g>d tant mme t\t--fait confuses quant aux organismes infrieurs1 et surt\t l'organisme vgtal4 ,on s'e/ d'ailleurs presque exclusivem5t occup des effets physiologiques dus des *angem5s brusques de pression2 l'influ5ce plus intressante1 et peut-tre =t di/9cte1 des v>iations graduelles a t pe9e exam9e4 ,enf91 dans le cas atmosphrique1 seul susceptible d'une exploration trs t5due1 il e/ trs difficile1 et nanmo9s indisp5sable1 en altrant la pression extrieure1 de dgag] soigneusem5t1 de la p]turbation vitale due cette cause mcanique1 la modification t\j\rs simultane que ce n\vel tat du milieu doit imprim] l'ensemble des fonctions nutritives p> suite de la r>faction ou de la cond5sation du milieu1 qui peut tre s\v5t le vrai motif pr9cipal des phnomnes obs]vs4 ,mais1 quoique1 p> ces div]ses complications1 la sci5ce soit encore1 s\s ce rapport1 l'tat naissant1 plusieurs re*]*es dj bau*es1 comme les t5tatives de quelques physiologi/es p\r con/at] l'influ5ce de la pression atmosphrique sur la circulation ve9euse1 les +nieuses indications rcemm5t signales au sujet de sa coopration directe au mcanisme gnral de la /ation et mme de la locomotion1 etc41 tmoign5t videmm5t1 *ez les biologi/es actuels1 une heureuse t5dance tudi] rationnellem5t cet ordre important de que/ions prlim9aires4 ,outre ces deux conditions fondam5tales de pesanteur et de pression1 une analyse exacte et complte de l'ensemble des influ5ces mcaniques indisp5sables l'tat vital1 exig]ait aussi l'apprciation directe1 et mme pralable1 de l'action physiologique gnrale du m\vem5t et du repos1 considrs soit dans la masse vivante1 soit dans ses div]s organes ess5tiels4 ,quoique jusqu'ici pe9e bau*e1 cette tude prs5te nanmo9s une inconte/able importance2 puisque le m\vem5t contribue s\v5t d'une manire capitale au mcanisme des pr9cipales fonctions4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que les physiologi/es les plus positifs expliqu5t auj\rd'hui1 p> la subite immobilit de l'e/omac1 la p]turbation pr(onde qu'pr\ve la dige/ion aussitt aprs la section ou la compression des n]fs ga/riques1 comme qu& le dfaut d'agitation du rcipi5t fait cess] une action *imique4 ,malgr la confusion et l'obscurit qui subsi/5t encore sur de tels sujets1 il y a dj1 ce me semble1 t\t lieu de p5s]1 en pr9cipe1 qu'aucun organisme1 mme p>mi les plus simples1 ne saurait vivre dans un tat de complte immobilit4 ,le d\ble m\vem5t de la t]re1 et surt\t sa rotation1 n'tai5t peut-tre pas mo9s directem5t ncessaires p\r y p]mettre le dveloppem5t de la vie1 que p> leur influ5ce indisp5sable sur la rp>tition priodique de la *aleur et de la lumire4 ,il e/1 du re/e1 vid5t que si1 comme il arrive le plus s\v5t1 le m\vem5t e/ produit p> l'organisme lui-mme1 on devra soigneusem5t vit] de confondre l'influ5ce de cette opration vitale avec les effets directem5t propres ce m\vem5t4 ,c'e/ p\rquoi1 af9 d'lud] cette di/9ction difficile1 l'exploration du m\vem5t communiqu s]a presque t\j\rs prfrable1 dans l'laboration judicieuse d'une telle doctr9e1 l'analyse du m\vem5t spontan4 ,d'aprs les lois fondam5tales de la mcanique univ]selle1 c'e/ surt\t du m\vem5t de rotation qu'il importe de dt]m9] exactem5t l'influ5ce physiologique1 puisque1 p> sa nature1 t\te rotation t5d directem5t dsorganis] un sy/me quelconque1 et1 plus =te raison1 tr\bl] ses phnomnes intrieurs4 ,il s]ait donc d'un haut intrt1 p\r la biologie positive1 de p\rsuivre1 dans l'ensemble de la hir>*ie organique1 et spcialem5t dans sa p>tie suprieure1 une tude comp>ative des modifications que peuv5t pr\v] les pr9cipales fonctions en imprimant l'organisme une rotation graduellem5t v>ie1 entre les limites de vitesse compatibles avec l'tat normal1 et qui devrai5t tre pralablem5t dt]m9es4 ,or1 cette tude n'a t jusqu'ici le sujet de quelques t5tatives vraim5t sci5tifiques1 qu' l'g>d des seuls vgtaux1 dans les expri5ces ci-dessus signales1 qui avai5t mme p\r pr9cipal objet l'influ5ce de la pesanteur4 ,le cas des animaux1 et surt\t de l'homme1 qui prs5te1 cet g>d1 une importance bi5 suprieure1 soit p> la dlicatesse de l'organisme1 soit p> la v>it de ses phnomnes1 n'(fre encore1 s\s ce rapport1 que quelques obs]vations incompltes et incohr5tes1 qui vont pe9e au-del des notions les plus vulgaires#cf4 ,note #cf3 ,le simple m\vem5t1 indp5damm5t de t\t *angem5t de lieu1 a t quelquefois employ1 avec beauc\p de succs1 comme moy5 ?rapeutique1 non-seulem5t dans les maladies de la vie animale1 mais dans celles mme qui se rapport5t ess5tiellem5t la vie organique1 et surt\t dans les hydropisies abdom9ales1 ce qui vrifie clairem5t la haute importance relle d'une telle influ5ce physiologique4 ,p>mi les conditions purem5t physiques de l'exi/5ce des corps vivans1 dont le c>actre n'e/ po9t simplem5t mcanique1 en ce qu'elles t5d5t directem5t modifi] la /ructure intime1 la plus fondam5tale e/ sans d\te l'action !rmologique du milieu ambiant4 ,c'e/ aussi la mieux connue1 ou plutt celle dont l'analyse gnrale prs5te auj\rd'hui le mo9s d'imp]fections capitales4 ,ri5 de plus manife/e1 en effet1 que cette irrsi/ible ncessit qui1 dans l'ensemble de la hir>*ie organique1 re/re9t le dveloppem5t de la vie entre c]ta9es limites dt]m9es de l'*elle !rmomtrique extrieure1 et qui ress]re spcialem5t ces limites l'g>d de *aque famille et mme de *aque race vivante2 quoique1 d'ailleurs1 t\te ide de nombres prcis et con/ans soit ici aussi dplace que dans aucun autre g5re de considrations biologiques4 ,les v>iations !rmomtriques compatibles avec l'tat vital p>aiss5t mme encore mo9s t5dues que les v>iations b>omtriques4 ,c'e/ d'un tel ordre de conditions que dp5d surt\t1 en hi/oire naturelle1 la rp>tition p]man5te des div]s organismes sur la surface de notre plante1 selon des zones assez spcialem5t df9ies p\r f\rnir quelquefois1 aux physici5s1 de vritables indications !rmomtriques1 c]ta9es quoique grossires4 ,mais1 malgr la multitude de faits recueillis ma9t5ant cet g>d1 ce sujet fondam5tal n'e/ rellem5t qu' pe9e bau* jusqu'ici1 aux yeux de t\s ceux qui s'atta*5t pr9cipalem5t la coord9ation de ces phnomnes en une doctr9e gnrale et rationnelle4 ,presque t\s les po9ts ess5tiels d'une telle doctr9e sont encore obscurs et inc]ta9s4 ,la sci5ce manque mme auj\rd'hui d'une srie suffisante de bonnes obs]vations comp>atives sur les div]s int]valles !rmomtriques correspondans aux diffr5s tats organiques1 et1 plus =te raison1 d'une loi quelconque relative cette h>monie1 qui n'a jamais t vraim5t ratta*e aucun autre c>actre biologique ess5tiel4 ,cette imm5se lacune n'exi/e pas seulem5t p\r l'*elle gnrale des espces vivantes1 mais aussi p\r les tats successifs de *aque organisme considr ses diffr5s ges4 ,s\s l'un et l'autre aspect1 ce sont surt\t les mo9dres degrs d'organisation dont l'tude1 cet g>d1 exige le plus une rvision complte et sy/matique3 c>1 l'tat d'oeuf1 ou dans les organismes trs infrieurs1 les limites !rmomtriques de la vie p>aiss5t dev5ir beauc\p plus c>tes1 quelque obscurit que prs5te encore un tel sujet2 plusieurs biologi/es philosophes ont mme p5s que la vie avait peut-tre t t\j\rs possible1 un c]ta9 degr1 sur notre plante1 malgr les div]s sy/mes de temprature p> lesquels sa surface a d successivem5t pass]4 ,on peut dire1 la vrit1 que l'ensemble des docum5s analyss jusqu'ici conv]ge v]s cette loi gnrale3 l'tat vital e/ tellem5t subordonn1 p> sa nature1 un int]valle !rmomtrique dt]m91 que cet int]valle dcrot sans cesse mesure que la vie se prononce davantage1 soit en remontant la hir>*ie biologique1 soit en considrant *aque dveloppem5t individuel4 ,mais1 quelque plausible que doive dj p>atre une telle loi1 il s'en faut encore de beauc\p que n\s puissions la reg>d] auj\rd'hui comme sci5tifiquem5t tablie1 les nombreuses anomalies qu'elle prs5te n'tant po9t jusqu'ici rsolues d'une manire vraim5t satisfaisante4 ,une semblable imp]fection dans l'tude fondam5tale des limites !rmomtriques propres *aque tat vital1 doit faire aism5t prsum] une plus pr(onde ignorance quant l'analyse plus dlicate des modifications produites dans l'organisme p> les v>iations de la *aleur extrieure1 lorsque ces *angem5s sont r5f]ms entre des limites ple9em5t compatibles avec le mode d'exi/5ce correspondant4 ,dans le petit nombre d'obs]vations sy/matiques que la sci5ce possde cet g>d1 on a mme confondu presque t\j\rs l'influ5ce des *angem5s brusques avec celle trs diffr5te qui rsulte des v>iations graduelles2 quoique1 indp5damm5t de la sa9e philosophie biologique1 d'irrcusables expri5ces directes des physiologi/es anglais ai5t con/at depuis long-temps1 dans l'espce huma9e1 l'aptitude support] impunm5t1 p5dant un c]ta9 temps1 p> suite d'habitudes graduellem5t contractes1 des accroissem5s de temprature extrieure trs suprieurs ceux que semblait seule p]mettre la considration des p]turbations viol5tes4 ,enf91 ce qui montre le plus clairem5t combi5 l'ensemble de ce sujet a t jusqu'ici mal tudi1 c'e/ que n\s p\vons1 sans aucune exagration1 reg>d] la "q comme n'ayant pas mme t nettem5t pose1 att5du la confusion vicieuse qui a t\j\rs plus ou mo9s dom9 dans ces re*]*es1 entre l'influ5ce physiologique de la *aleur extrieure et la production organique de la *aleur vitale4 ,ces deux ordres d'tudes1 que la notion commune de *aleur peut seule vaguem5t rappro*]1 con/itu5t videmm5t1 p> leur nature1 deux bran*es radicalem5t di/9ctes de la ?orie biologique1 puisque l'un se rapporte aux pr9cipes mmes de la vie1 t&is que l'autre e/ relatif1 au contraire1 ses rsultats gnraux4 ,des re*]*es assez irrationnellem5t in/itues p\r avoir con/amm5t ml deux problmes aussi diffr5s1 p\vai5t-elles1 aux yeux de t\t philosophe1 comport] aucune vritable efficacit sci5tifique8 ,les mmes rem>ques philosophiques s'appliqu5t1 avec plus de =ce encore1 l'tude des autres conditions physiques extrieures de la vie gnrale1 telles que la lumire1 et surt\t l'lectricit1 soit /atique1 soit dynamique4 ,s\s ces deux rapports1 encore plus que s\s le prcd5t1 la plup>t des travaux entrepris jusqu'ici ne peuv5t rellem5t tre envisags1 dans la con/ruction rationnelle de la doctr9e physiologique1 que comme ayant irrcusablem5t con/at l'indisp5sable ncessit sci5tifique d'une telle tude prlim9aire1 en mettant hors de d\te le beso9 fondam5tal d'une c]ta9e influ5ce p]man5te1 lum9euse et lectrique1 du milieu ambiant p\r la production et l'entreti5 de la vie1 dans t\s les modes et t\s les degrs qu'elle comporte4 ,mais1 cela prs1 nos connaissances relles ce sujet sont c]ta9em5t plus imp>faites auj\rd'hui que relativem5t la *aleur elle-mme1 les obs]vations lm5taires y tant la fois beauc\p plus r>es et plus grossires1 en sorte que ces deux ?ories ne prs5t5t encore aucun aspect qui ne p>aisse trs vague et trs obscur1 quelque inconte/able que soit nanmo9s la ralit d'une p>eille tude4 ,s\s le po9t de vue lectrique ess5tiellem5t1 la confusion fondam5tale que je vi5s de signal] p\r la *aleur1 se reproduit1 d'une manire plus prononce encore1 entre l'influ5ce physiologique de l'lectrisation extrieure1 et l'lectrisation spontane produite p> l'ensemble des actes vitaux1 c'e/--dire t\j\rs entre les pr9cipes et les rsultats2 d'o provi5t galem5t la /rilit ncessaire de re*]*es a9si diriges1 fuss5t-elles mme beauc\p plus t5dues4 ,mais il faut rem>qu]1 en outre1 con=mm5t l'esprit des rgles gnrales de hir>*ie sci5tifique tablies dans ce ,trait1 que cette p>tie de la ?orie prlim9aire des milieux organiques1 se rapportant une bran*e de la physique bi5 plus imp>faite1 p> sa nature1 que ne l'e/ la b>ologie et mme la !rmologie1 elle doit ncessairem5t tre spcialem5t affecte p> cette plus gr&e infriorit de la doctr9e qui lui s]t de base indisp5sable4 ,t\t philosophe peut1 en effet1 reconnatre aism5t1 dans l'bau*e actuelle d'une telle portion de la physiologie positive1 l'influ5ce dsa/reuse qu'ex]c5t si pr(ondm5t les va9es hypo?ses anti-sci5tifiques qui vici5t encore auj\rd'hui la plup>t des re*]*es d'optique et d'lectrologie1 comme je l'ai soigneusem5t tabli en considrant la physique4 ,ces conceptions *imriques sur les fluides ou les !rs1 lum9eux et lectriques1 que les physici5s les mo9s arrirs n'os5t plus prconis] qu' titre de simple artifice logique1 sont1 au contraire1 habituellem5t envisages1 en physiologie1 comme c>actrisant les pr9cipes rels de deux ordres d'actions extrieures indisp5sables l'tat vital4 ,dans l'tude de l'influ5ce lectrique1 cette mauvaise manire de philosoph] se fait plus spcialem5t ress5tir1 cause de l'espce de solid>it que la plup>t des biologi/es ont naturellem5t imag9 entre les prt5dus fluides lectriques et les prt5dus fluides n]veux ou vitaux1 en v]tu de laquelle ces deux classes d'hypo?ses illusoires s'y =tifi5t mutuellem5t4 ,t\t ce sy/me de spculations physiologiques ne consi/e le plus s\v5t auj\rd'hui qu' se reprs5t]1 plus ou mo9s confusm5t1 le jeu fanta/ique de ces tres imag9aires1 auxquels l'organisme ne s]t gure que de ?tre1 et dont l'in9telligible contemplation absorbe ncessairem5t la considration1 ds-lors trs secondaire1 du petit nombre de phnomnes rels qui con/ituai5t primitivem5t le vrai sujet des re*]*es sci5tifiques4 cette cause ess5tielle d'une /rilit plus spciale1 il n'e/ peut-tre pas inutile d'aj\t] ici1 comme ob/acle accessoire mais gnral1 suivant une rem>que dj signale l'g>d de la philosophie *imique1 la subtilit exagre que la plup>t des lectrici5s actuels ont introduite dans l'analyse des mo9dres s\rces d'lectrisation1 et qui les a frquemm5t conduits attribu] une influ5ce videmm5t dmesure des phnomnes presque imp]ceptibles4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que s\v5t on explique1 p> de trs faibles v>iations de l'lectricit atmosphrique1 des phnomnes pa?ologiques trs considrables1 sans tre aucunem5t arrt p> l'absurde disproportion entre l'int5sit des rsultats effectifs et celle des pr9cipes prt5dus4 ,t\tefois1 il faut reconnatre qu'une telle cause d'ab]rations affecte bi5 plus auj\rd'hui la ?orie du dveloppem5t spontan de l'lectrisation animale que celle relative l'influ5ce physiologique des lectrisations extrieures4 ,s\s l'un et l'autre aspect1 ce sont d'aussi vicieuses exagrations qui f\rniss5t un fondem5t spcieux l'argum5tation sophi/ique des physiologi/es mtaphysici5s contre t\te action lectrique dans l'organisme4 ,telles sont les div]ses lacunes fondam5tales que prs5te la biologie actuelle relativem5t aux diffr5tes conditions purem5t physiques indisp5sables au dveloppem5t des phnomnes physiologiques1 considres surt\t en ce qu'elles ont de commun l'ensemble total des corps vivans1 et tudies suivant l'ordre hir>*ique tabli1 dans cet ouvrage1 entre les pr9cipales bran*es de la physique gnrale4 ,mais l'analyse exacte des conditions d'exi/5ce qui (fr5t les c>actres *imiques con/itue1 en outre1 dans la ?orie prlim9aire des milieux organiques1 une seconde division ess5tielle1 dont l'importance n'e/ c]ta9em5t pas mo9dre1 et dont les progrs ne sont jusqu'ici gure plus satisfaisans4 ,rduite ce qui e/ /rictem5t gnral1 cette d]nire tude a p\r objet propre la dt]m9ation rationnelle de l'influ5ce physiologique fondam5tale ex]ce p> l'air et p> l'eau1 dont le mlange1 div]s degrs1 compose directem5t le milieu commun ncessaire t\s les tres vivans1 en pr5ant ce t]me dans son acception habituelle la plus circonscrite4 ,les philosophes allem&s qui1 de nos j\rs1 ont rig ce milieu en une sorte de rgne int]mdiaire entre les deux mondes inorganique et organique1 comme je l'ai dj indiqu en traitant de la philosophie *imique1 n'ont fait que r5dre1 s\s une =me vicieuse1 un s5tim5t aussi ju/e que pr(ond de la haute importance physiologique d'une telle notion4 ,la premire considration sci5tifique ce sujet consi/e reconnatre1 d'aprs le lum9eux ap]u de ,m4 de ,bla9ville1 que l'air et l'eau ne doiv5t po9t1 s\s ce rapport1 tre tudis sp>m5t1 la manire des physici5s et des *imi/es1 mais que leur intime mlange1 dont les proportions seules v>i5t1 e/ con/amm5t indisp5sable t\t tat vital4 ,il s]ait naturel de le p5s]1 en se bornant mme envisag] la composition *imique des corps vivans1 dont les div]s lm5s ess5tiels ne peuv5t se retr\v] que dans l'ensemble de ces deux fluides4 ,mais ce pr9cipe devi5t surt\t directem5t s5sible s\s le po9t de vue physiologique2 puisque1 en discutant avec so9 les diffr5tes obs]vations1 il e/ ma9t5ant facile de con/at] que l'air dp\rvu de t\te humidit et l'eau nullem5t are sont galem5t contraires l'exi/5ce des tres vivans1 sans aucune di/9ction d'espces4 cet g>d1 entre les tres atmosphriques et les tres aquatiques1 animaux ou vgtaux1 les mieux c>actriss1 il n'exi/e d'autre diffr5ce relle que l'9gale proportion des deux fluides1 soit que1 *ez les uns1 l'air1 dev5u prpondrant1 s]ve de vhicule l'eau vaporise1 ou que l'eau1 dom9ant son t\r1 apporte aux autres l'air liqufi4 ,dans les deux cas1 l'eau f\rnit t\j\rs la premire base indisp5sable de t\s les liquides organiques1 et l'air les lm5s ess5tiels de la nutrition fondam5tale4 ,on sait auj\rd'hui que les mammifres les plus levs1 et l'homme lui-mme1 priss5t ncessairem5t p> la seule influ5ce d'un dess*em5t conv5able de l'air ambiant1 aussi bi5 que les poissons placs dans une eau que la di/illation a suffisamm5t prive d'air4 ,entre ces deux t]mes extrmes1 l'ensemble de la hir>*ie biologique1 analyse s\s le rapport du sj\r1 prs5te sans d\te une multitude d'int]mdiaires1 dont les plus tran*s sont seuls un peu connus1 o l'air dev5u de plus en plus humide et l'eau de plus en plus are con/itu5t une suite presque graduelle de milieux physiologiques1 dont *acun correspond un organisme dt]m94 ,la seule considration des div]s tats d'un organisme unique confirme mme1 p> d'irrcusables indications1 l'h>monie gnrale que dvoile directem5t1 cet g>d1 la comp>aison de l'ensemble des organismes2 puisque1 *ez l'homme p> exemple1 les simples v>iations hygromtriques de l'atmosphre suffis5t p\r modifi] notablem5t la m>*e des phnomnes physiologiques1 sans dpass] la p>tie de l'*elle hygromtrique compatible avec l'tat vital4 ,mais1 si un judicieux exam5 sommaire d'un tel sujet a r5du dsormais inconte/able la ralit et l'importance de cette tude fondam5tale1 il e/ malheureusem5t trop facile de reconnatre1 qu& on veut entrepr5dre une analyse vraim5t sci5tifique1 que la biologie e/ auj\rd'hui1 cet g>d comme s\s les rapports prcdemm5t signals1 dans une vritable enfance1 puisque la "q peut t\t au plus tre a9si reg>de comme pose2 et encore ne l'e/-elle habituellem5t que d'une manire vague et obscure4 ,outre que les limites physiologiques des v>iations relatives la proportion des deux fluides sont jusqu'ici trs mal dt]m9es p\r la plup>t des cas1 n\s n'avons encore que des notions extrmem5t confuses sur le mode de p>ticipation de *aque fluide l'entreti5 de la vie gnrale4 ,un mlange aussi peu intime que celui des lm5s de l'air1 doit sans d\te produire surt\t de vritables effets *imiques2 mais l'oxigne e/ le seul de ces lm5s dont l'influ5ce physiologique ait t jusqu'ici sci5tifiquem5t tudie1 quoique d'une manire f9alem5t peu satisfaisante2 quant aux autres1 et pr9cipalem5t quant l'azote1 des physiologi/es galem5t compt5s cont9u5t s'en =m] les ides les plus contradictoires4 l'g>d de l'eau1 l'obscurit et l'inc]titude sont ncessairem5t encore plus gr&es1 vu l'extrme difficult qu'on pr\ve concevoir qu'un app>eil *imique aussi peu n]gique que l'e/ t\t corps vivant puisse rellem5t dcompos] une sub/ance aussi compltem5t neutre1 comme le suppos5t cep5dant auj\rd'hui tant de physiologi/es4 ,t\tefois l'importante ?orie des hydrates1 si heureusem5t introduite p> les progrs rc5s de la *imie1 doit sans d\te f\rnir1 ce sujet1 de lum9euses indications1 en agr&issant nos ides fondam5tales sur les div]s g5res d'action *imique dont l'eau e/ susceptible2 mais jusqu' prs5t cette ?orie n'a pas t prise en srieuse considration dans les spculations biologiques1 quoique on comm5ce y avoir g>d s\s le po9t de vue purem5t anatomique4 ,a9si1 la notion positive de l'influ5ce physiologique du milieu gnral demeure encore pr(ondm5t indt]m9e4 ,on ne saurait donc tre surpris1 plus =te raison1 qu'il n'exi/e jusqu' prs5t aucune loi sci5tifique sur l'apprciation comp>ative1 ncessairem5t bi5 plus dlicate1 des div]s modes et degrs de cette influ5ce dans les pr9cipales divisions de la hir>*ie biologique1 o n\s ne voyons pas mme nettem5t si une telle condition d'exi/5ce devi5t plus ou mo9s 9vitable mesure que l'organisme s'lve4 ,quoique la ?orie fondam5tale des milieux organiques ne doive sans d\te /rictem5t compr5dre que les ag5s extrieurs dont l'action physiologique e/ rig\reusem5t gnrale1 et p> suite seule indisp5sable1 cep5dant1 p\r complt] cette ?orie1 et mme p\r l'claircir1 on s]a naturellem5t conduit1 ce me semble1 y incorpor] bi5tt1 du mo9s titre d'app5dice ess5tiel1 l'analyse rationnelle des modifications spciales les plus prononces qu'imprim5t c]ta9s organismes c]ta9es sub/ances correspondantes2 c> un tel sujet r5tre ncessairem5t aussi dans la gr&e tude de l'h>monie primordiale entre le monde organique et le monde inorganique4 ,une meilleure philosophie mdicale t5d =t heureusem5t de nos j\rs dim9u] de plus en plus le nombre des spcifiques proprem5t dits1 si abusivem5t multiplis p> l'empirisme mtaphysique des temps antrieurs4 ,mais ce s]ait tomb] dans une exagration non mo9s irrationnelle et non mo9s nuisible1 que de mconnatre1 au contraire1 en pr9cipe1 l'inconte/able influ5ce ex]ce p> plusieurs sub/ances spciales sur div]s organismes dt]m9s1 et mme sur div]s tissus lm5taires4 ,il s]ait videmm5t absurde de concevoir qu'une spcialit aussi c>actrise dans l'tat normal1 comme on le voit l'g>d des alim5s et des poisons1 cesst brusquem5t dans l'tat pa?ologique l'g>d des mdicam5s1 puisque ces deux ordres de sub/ances extrieures ne diffr5t pas plus radicalem5t l'un de l'autre que ces deux tats de l'organisme4 ,aussi le dogmati/e le plus proccup ne ni]a-t-il jamais srieusem5t l'action spcifique de l'alcool1 de l'opium1 etc41 soit au degr physiologique1 soit au degr pa?ologique4 ,or1 la ralit d'un tel g5re d'effets tant une fois mise hors de t\te discussion1 il importe beauc\p1 non-seulem5t p\r les progrs de la sa9e ?rapeutique1 mais aussi p\r le p]fectionnem5t de la simple biologie ab/raite1 qui doit seule ici n\s intress]1 de les s\mettre sy/matiquem5t de vritables tudes sci5tifiques1 cause de la lumire gnrale qui doit ncessairem5t en rejaillir sur l'analyse des conditions plus fondam5tales de l'exi/5ce des corps vivans4 ,p> cela mme que de semblables actions sont spciales et discont9ues1 et p> suite non indisp5sables1 la m?ode exprim5tale peut s'appliqu]1 d'une manire bi5 plus c]ta9e et mieux circonscrite1 en mme temps que plus v>ie1 leur exacte exploration4 ,leur tude doit donc rationnellem5t complt] la doctr9e biologique prlim9aire que j'ai qualifie de ?orie des milieux organiques1 laquelle elle f\rnit1 p> sa nature1 des ress\rces ess5tielles qui lui sont propres et qui ne saurai5t rsult] d'aucune autre voie4 ,malheureusem5t ce complm5t ncessaire e/ auj\rd'hui encore mo9s avanc que le sujet pr9cipal1 malgr la multitude d'obs]vations1 incohr5tes ou mme ina*eves1 dj recueillies cet g>d4 ,l'imp]fection fondam5tale que n\s v5ons de con/at]1 s\s t\s les rapports importans1 dans cette p>tie prlim9aire de la physiologie positive1 pe9e bau*e jusqu'ici1 et qui con/itue cep5dant une introduction aussi videmm5t indisp5sable l'tude rationnelle des lois relles de la vie1 suffit p\r faire aism5t concevoir priori combi5 cette tude1 que n\s avons dsormais considr] directem5t1 doit tre auj\rd'hui dans l'enfance1 non-seulem5t comme peu avance encore1 mais mme comme in/itue d'une manire insuffisante4 ,quiconque1 en effet1 apprci]a judicieusem5t l'ensemble des spculations actuelles sur ce gr& sujet1 sans se laiss] bl\ir p> l'imposant app>eil de la multitude de matriaux p>ticuli]s dont la sci5ce e/ ma9t5ant enri*ie1 et1 beauc\p d'g>ds1 encombre1 reconnatra clairem5t que la physiologie proprem5t dite n'a comm5c que de nos j\rs1 et seulem5t encore *ez un petit nombre d'intellig5ces d'lite1 atte9dre son vritable tat positif2 et que1 *ez la plup>t de ceux qui la cultiv5t1 elle n'e/ po9t sortie auj\rd'hui1 s\s div]s aspects ess5tiels1 de l'tat mtaphysique3 comme l'expliqu]a d'ailleurs trs bi5 l'hi/oire gnrale de l'esprit huma9 dans le volume suivant4 ,cet tat prs5t de la sci5ce ne peut tre nettem5t conu que d'aprs la considration philosophique de ses antcd5s les plus immdiats depuis environ un sicle4 ,le m\vem5t fondam5tal imprim p> notre gr& ,desc>tes l'ensemble de la raison huma9e1 et t5dant positiv] directem5t t\tes nos spculations ess5tielles1 a produit1 en physiologie1 l'illu/re cole de ,bo]rhaave1 qui1 entrepr5ant une opration philosophique alors prmature1 fut entran p> un s5tim5t exagr et mme vicieux de la subord9ation ncessaire de la biologie env]s les p>ties antrieures et plus simples de la philosophie naturelle1 ne concevoir d'autre moy5 de r5dre enf9 positive l'tude de la vie que p> sa fusion1 titre de simple app5dice1 dans le sy/me gnral de la physique inorganique4 ,une 9vitable raction1 dt]m9e p> les consqu5ces absurdes auxquelles devait ncessairem5t conduire le dveloppem5t effectif d'une telle ab]ration philosophique1 ab\tit la ?orie de ,/ahl1 qu'on peut reg>d] comme la =mule la plus sci5tifique de l'tat mtaphysique de la physiologie4 ,depuis cette poque1 il n'y a eu rellem5t1 et il n'y a encore *ez le vulgaire des biologi/es1 de lutte directe et o/5sible qu'entre ces deux coles antagoni/es1 qui1 en ,france1 se tr\v5t1 en quelque sorte1 p]sonnifies p> les deux clbres ,facults de ,p>is et de ,montpelli]4 ,en considrant avec att5tion l'hi/oire gnrale de cette gr&e lutte1 on reconnat aism5t que le c>actre organique y a t\j\rs ess5tiellem5t app>t5u l'cole mtaphysique1 qui remplissait au mo9s la pr9cipale condition de concevoir la physiologie comme sci5ce di/9cte3 l'cole physico-*imique n'a eu d'efficacit relle que p> une action purem5t critique1 de plus en plus seconde p> les progrs effectifs de la sci5ce1 qui dvoilai5t1 avec une vid5ce croissante1 la dp5dance fondam5tale des lois organiques l'g>d des lois inorganiques4 ,cette action a produit1 dans les conceptions ess5tielles de la physiologie mtaphysique1 des modifications graduelles1 t5dant cont9uellem5t les rappro*] davantage de l'tat positif1 et dont il suffit ici de signal] les deux pr9cipales1 =mules l'une p> la ?orie de ,b>!z1 et l'autre p> celle de ,bi*at1 comp>es t\tes deux la ?orie primitive de ,/ahl4 ,la conception de ,b>!z ne semble d'abord diffr] de celle de ,/ahl que dans l'expression1 seulem5t1 en ce qu'il nomme pr9cipe vital la mme entit mtaphysique que son illu/re prdcesseur avait appele me1 et ,van-,helmont ar*e4 ,mais1 p\r un ordre d'ides aussi *imrique1 un tel *angem5t d'nonc indique t\j\rs ncessairem5t une modification effective de la p5se pr9cipale4 ,aussi peut-on affirm]1 sans hsitation1 que la =mule de ,b>!z reprs5te un tat mtaphysique de la physiologie plus loign de l'tat ?ologique que ne le supposait la =mule employe p> ,/ahl1 de mme que celle-ci avait1 son t\r1 une supriorit exactem5t analogue env]s la =mule de ,van-,helmont4 ,il suffirait1 p\r s'en conva9cre1 de considr] l'admirable disc\rs prlim9aire dans lequel ,b>!z tablit1 d'une manire si nette et si f]me1 les c>actres ess5tiels de la sa9e m?ode philosophique1 aprs avoir si victorieusem5t dmontr l'inanit ncessaire de t\te t5tative sur les causes primordiales et la nature intime des phnomnes d'un ordre quelconque1 et rduit hautem5t t\te sci5ce relle la dc\v]te de leurs lois effectives4 ,on ne saurait donc d\t] que l'int5tion dom9ante de ,b>!z ne ft de dgag] enf9 irrvocablem5t la sci5ce biologique de la va9e tutelle mtaphysique dans laquelle il la tr\vait si pr(ondm5t entrave2 et telle n'tait po9t videmm5t la t5dance de ,/ahl1 qui1 a9si que je l'ai ci-dessus c>actrise1 ne con/ituait en effet qu'une n]gique raction contre les exagrations physico-*imiques de ,bo]rhaave4 ,mais1 comme je l'ai dj indiqu au volume prcd5t1 faute d'avoir tudi la m?ode positive sa vritable s\rce1 le sy/me des sci5ces ma?matiques1 ,b>!z ne la connaissait po9t d'une manire assez complte ni assez familire p\r que la gr&e r=me qu'il avait si bi5 projete n'avortt po9t ncessairem5t et radicalem5t dans l'excution d'une entreprise que l'tat de l'esprit huma9 r5dait c]ta9em5t prmature4 ,c'e/ a9si que1 entran son insu p> la t5dance mme qu'il combattait1 aprs avoir d'abord introduit son pr9cipe vital titre de simple =mule sci5tifique1 uniquem5t consacre dsign] ab/raitem5t la cause inconnue des phnomnes vitaux1 il fut 9vitablem5t conduit inve/ir ensuite ce prt5du pr9cipe d'une exi/5ce relle et trs complique1 quoique pr(ondm5t in9telligible1 que son cole a1 de nos j\rs1 si amplem5t dveloppe4 ,mais1 quelle qu'ait d tre l'inefficacit d'une entreprise aussi mal prp>e1 on ne saurait mconnatre l'int5tion videmm5t progressive qui en avait dict la p5se premire4 ,cet esprit progressif e/ beauc\p plus prononc dans la ?orie physiologique de ,bi*at1 auj\rd'hui gnralem5t admise1 quoiqu'elle prs5te aussi1 en ralit1 le c>actre ess5tiel des conceptions mtaphysiques1 c'e/--dire l'emploi des entits4 ,la nature de ces entits s'y tr\ve1 en effet1 notablem5t p]fectionne1 et t5d bi5 davantage rappro*] la sci5ce de l'tat ple9em5t positif1 puisqu'un sige dt]m9 et visible leur e/ ncessairem5t impos1 au lieu du sige m9emm5t vague et my/rieux des entits imag9es p> ,/ahl et mme p> ,b>!z4 ,mais1 quelque rel et important que soit un tel progrs p\r acclr] la transition f9ale de la biologie dynamique v]s son entire positivit1 on ne peut vritablem5t y voir qu'une d]nire trans=mation de la physiologie mtaphysique1 telle que ,/ahl l'avait =mule4 ,c>1 en exam9ant le rle que ,bi*at prescrit ses div]ses =ces vitales1 il e/ clair qu'elles int]vi5n5t dans les phnomnes la manire des anci5nes entits spcifiques introduites en physique et en *imie1 p5dant la priode mtaphysique de ces deux sci5ces fondam5tales1 s\s le nom de facults ou v]tus occultes1 que ,desc>tes a si n]giquem5t p\rsuivies1 et que ,molire a si heureusem5t ridiculises4 ,un tel c>actre e/ surt\t irrcusable l'g>d de cette prt5due s5sibilit organique1 vraim5t rduite1 p> sa df9ition in9telligible et contradictoire1 une simple exi/5ce nom9ale1 et dont les affections div]ses p>aiss5t nanmo9s suffire ,bi*at p\r expliqu] les phnomnes physiologiques1 t&is qu'on ne fait a9si que reproduire leur nonc s\s une =me abusivem5t ab/raite3 comme1 p> exemple1 qu& ,bi*at croit avoir r5du raison du passage successif de div]s liquides dans un mme canal excrteur1 en se bornant dire que la s5sibilit organique de ce conduit e/ successivem5t en h>monie avec *acun d'eux et antipa?ique t\s les autres4 ,on peut nanmo9s conjectur]1 d'une manire trs plausible1 que si une mort1 jamais dplorable1 n'avait po9t brusquem5t tran* le dveloppem5t orig9al de la ?orie de ,bi*at1 cet admirable gnie1 qui naissait en un temps suffisamm5t opportun1 s]ait p>v5u1 p> ses ef=ts spontans1 rompre entirem5t les entraves mtaphysiques que son ducation lui imposait1 et dont il v5ait dj d'attnu] aussi utilem5t la prpondrance4 ,*acun reconnatra aism5t1 en effet1 que1 s\s cet aspect fondam5tal1 le gr& ,trait de l',anatomie gnrale1 quoique po/rieur de bi5 peu d'annes1 e/ en progrs notable sur le ,trait de la vie et de la mort4 ,dans la con/ruction mme de sa ?orie mtaphysique des =ces vitales1 ,bi*at a c]ta9em5t introduit1 le premi]1 s\s le titre de proprits de tissu1 une considration capitale1 videmm5t de/9e1 p> son ext5sion graduelle1 absorb] 9vitablem5t t\tes les conceptions ontologiques1 et prp>] a9si l'entire positivit des pr9cipales notions lm5taires de la physiologie4 ,c>1 l'opration philosophique se rduit ici ess5tiellem5t sub/itu] aux anci5nes ides de =ces de simples ides de proprits1 en consacrant ce t]me la seule acception positive de dsign] les actes les plus gnraux dans lesquels puiss5t tre dcomposs les div]s phnomnes biologiques4 ,or1 la cration de ,bi*at sur les proprits de tissu remplissait cette condition fondam5tale env]s une classe d'effets trs t5due quoique p>tielle4 ,c'e/ a9si que la ?orie de ,bi*at1 en mme temps qu'elle am5dait trs heureusem5t la doctr9e mtaphysique de ,/ahl et de ,b>!z1 prp>ait d'ailleurs les voies directes de son entire r=mation1 en prs5tant le g]me immdiat et mme l'exemple c>actri/ique de conceptions purem5t positives4 ,tel e/ l'tat prcis dans lequel se tr\ve encore auj\rd'hui la philosophie physiologique *ez la plup>t des esprits qui s'y livr5t4 ,la lutte gnrale entre la t5dance mtaphysique et la t5dance physico-*imique1 entre l'cole de ,/ahl et celle de ,bo]rhave1 en e/ ess5tiellem5t demeure au po9t o la gr&e impulsion de ,bi*at l'avait am5e4 ,il e/ cep5dant s5sible que le progrs ultrieur de la sci5ce ne saurait tre1 sans de graves dang]s1 indf9im5t ab&onn aux oscillations dsordonnes qui rsult5t du simple antagonisme spontan de ces deux m\vem5s contraires1 dont *acun1 sa manire1 prs5te un c>actre radicalem5t vicieux1 puisque1 s'ils ne se cont5ai5t po9t mutuellem5t1 le premi] dt]m9]ait directem5t une vritable rtrogradation v]s l'tat ?ologique1 et le second une sorte de dissolution an>*ique de t\te doctr9e physiologique proprem5t dite2 peu prs comme les deux gr&es t5dances politiques1 l'une rtrograde1 l'autre rvolutionnaire1 qui se disput5t si dplorablem5t auj\rd'hui la suprme direction sociale1 et avec lesquelles en effet nos deux t5dances physiologiques ont une aff9it inconte/able1 quoique mconnue du vulgaire des obs]vateurs4 ,qu'une telle pondration ait t1 et soit mme encore1 provisoirem5t indisp5sable la cons]vation et au dveloppem5t de la sci5ce1 aucun bon esprit ne peut en d\t]4 ,mais les prt5dus clectiques qui conoiv5t cet tat transitoire comme un ordre df9itif1 mconnaiss5t c]ta9em5t1 d'une trange manire1 et les vrais beso9s fondam5taux de l'esprit huma9 et la m>*e gnrale de son dveloppem5t hi/orique1 a9si que le tmoigne clairem5t la situation actuelle des p>ties les plus avances de la philosophie naturelle1 dont *acune jadis a aussi pass p> une phase analogue4 ,la sci5ce physiologique n'aura donc atte9t sa vritable maturit1 son progrs ne devi5dra direct et rationnel1 que lorsque l'univ]selle prpondrance de conceptions lm5taires purem5t positives1 appropries la nature effective des phnomnes biologiques1 aura enf9 irrvocablem5t relgu1 dans le simple doma9e de l'hi/oire1 ce dplorable conflit entre deux impulsions peu prs galem5t nuisibles1 quoiqu' des titres trs diffr5s4 ,or1 t\s les symptmes ess5tiels d'une issue philosophique aussi dsirable me p>aiss5t raliss auj\rd'hui2 les deux coles se sont mutuellem5t assez discrdites p\r s'annull] rciproquem5t3 et1 en mme temps1 le dveloppem5t naturel de la sci5ce a f\rni1 ce me semble1 t\s les moy5s indisp5sables p\r comm5c] directem5t procd] son in/itution df9itive4 ,telle e/1 mes yeux1 la t*e c>actri/ique de la gnration sci5tifique actuelle1 qui n'a ess5tiellem5t beso9 que de s'en r5dre plus digne p> une ducation mieux dirige1 dont j'ai suffisamm5t dt]m91 dans les leons prcd5tes1 et surt\t dans la qu>antime1 le vritable esprit gnral#cg4 ,note #cg3 ,si1 p> la complication suprieure des phnomnes1 la =mation de la physiologie devait tre ncessairem5t po/rieure celle des autres bran*es fondam5tales de la philosophie naturelle1 selon les pr9cipes tablis dans ce ,trait1 on a droit d'espr] au mo9s1 que1 p> une sorte de comp5sation de ce ret>d 9vitable1 le dveloppem5t ultrieur de cette sci5ce p\rra suivre une m>*e plus rationnelle et plus rapide1 en pr(itant de l'expri5ce philosophique que prs5t5t les sci5ces antcd5tes1 p\r ne po9t s'arrt] c]ta9es phases transitoires qui n'tai5t pas absolum5t indisp5sables1 et qui t5ai5t seulem5t la n\veaut de la situation de l'esprit huma9 qu& il passait1 dans ses premi]s lans sci5tifiques1 de l'tat mtaphysique l'tat vraim5t positif4 ,c'e/ a9si que1 relativem5t la physique surt\t1 n\s avons reconnu1 entre ces deux tats1 une transition int]mdiaire1 encore p5dante de nos j\rs plusieurs g>ds1 et c>actrise p> le rgne des fluides et des !rs fanta/iques1 sub/itus aux entits comme celles-ci jadis aux dieux et aux gnies4 ,la physiologie peut c]ta9em5t vit] auj\rd'hui1 p> une heureuse direction philosophique1 dev5ue dsormais possible1 de subir une semblable prp>ation1 qui1 dans ce cas1 s]ait presque sans excuses4 ,comme les biologi/es sont1 p> la nature de leurs tudes1 les plus disposs1 p>mi les savans actuels1 pr5dre conv5ablem5t en considration la m>*e gnrale de l'esprit huma91 il faut espr] qu'ils sauront p>gn] leur sci5ce cette halte inutile et honteuse4 ,mais leur ducation ord9aire e/ encore tellem5t vicieuse1 qu'on peut1 cet g>d1 cons]v] quelques d\tes trs lgitimes1 en les voyant1 dans la physique actuelle1 port] prcism5t leur pr9cipale att5tion sur ces *imres quasi-mtaphysiques4 ,le vrai c>actre philosophique de la physiologie positive consi/ant1 comme je l'ai tabli1 in/itu] p>t\t une exacte et con/ante h>monie entre le po9t de vue /atique et le po9t de vue dynamique1 entre les ides d'organisation et les ides de vie1 entre la notion de l'ag5t et celle de l'acte1 il en rsulte videmm5t1 dans le sujet fondam5tal qui n\s occupe1 la /ricte obligation de rduire t\tes les conceptions ab/raites de proprits physiologiques la seule considration de phnomnes lm5taires et gnraux1 dont *acun rappelle ncessairem5t notre intellig5ce l'insp>able p5se d'un sige plus ou mo9s circonscrit mais t\j\rs dt]m94 ,on peut dire1 en un mot1 s\s une =me plus prcise1 que la rduction des div]ses fonctions aux proprits correspondantes doit t\j\rs tre envisage comme la simple suite de la dcomposition habituelle de la vie gnrale elle-mme dans les diffr5tes fonctions1 en c>tant t\te va9e prt5tion re*]*] les causes des phnomnes1 et ne se proposant que la dc\v]te de leurs lois4 ,sans cette indisp5sable condition fondam5tale1 les ides de proprits repr5drai5t ncessairem5t1 en physiologie1 leur anci5ne nature d'entits purem5t mtaphysiques4 ,con=mm5t aux indications prcd5tes1 la conception vraim5t orig9ale1 et trop peu apprcie1 de ,bi*at sur les proprits de tissu1 conti5t1 en effet1 le premi] g]me direct de cette rnovation capitale4 ,mais ce gr& travail ne peut rellem5t s]vir qu' bi5 c>actris] la vritable nature de cette opration philosophique1 et ne conti5t nullem5t d'ailleurs la solution1 mme bau*e1 du problme4 ,outre la confusion secondaire entre les proprits de tissu et de simples proprits physiques1 comme l'g>d de la contractilit p> dfaut d'ext5sion de ,bi*at1 qui1 videmm5t1 n'e/ autre *ose que l'la/icit1 la conception gnrale se tr\ve directem5t fausse1 dans son pr9cipe mme1 p> l'irrationnelle di/9ction entre les proprits de tissu et les proprits vitales4 ,c>1 une proprit quelconque ne saurait tre admise en physiologie1 sans que1 de t\te ncessit1 elle soit la fois vitale et de tissu2 vitale1 en tant que p>ticulire l'tat de vie1 et de tissu en tant que t\j\rs manife/e p> un tissu dt]m94 ,telle e/ l'orig9e logique du c>actre ess5tiellem5t mtaphysique que ,bi*at a cons]v1 t\t en l'amliorant1 ses div]ses proprits vitales4 ,en s'ef=ant d'accord]1 autant que possible1 les diffr5s degrs gnraux de l'analyse physiologique avec ceux de l'analyse anatomique1 on peut pos]1 ce sujet1 comme pr9cipe philosophique1 que l'ide de proprit1 qui indique le d]ni] t]me de l'une1 doit ncessairem5t correspondre l'ide de tissu1 t]me extrme de l'autre2 t&is que l'ide de fonction correspond1 au contraire1 celle d'organe3 de telle sorte que les notions successives de fonction et de proprit prs5t5t entre elles une gradation intellectuelle p>faitem5t semblable celle qui exi/e entre les notions d'organe et de tissu1 avec la seule diffr5ce fondam5tale de l'acte l'ag5t4 ,d'aprs cette relation gnrale1 qui me semble con/itu]1 en philosophie biologique1 une rgle inconte/able et importante1 on peut1 je crois1 tablir dj1 d'une manire rig\reuse1 une premire division pr9cipale entre les div]ses proprits physiologiques4 ,n\s avons reconnu1 en effet1 dans la qu>ante-unime leon1 que les diffr5s lm5s anatomiques doiv5t tre d'abord di/+us en un tissu fondam5tal et gnrateur 7le tissu cellulaire71 et div]s tissus secondaires et spciaux qui rsult5t de l'intime comb9aison anatomique de c]ta9es sub/ances c>actri/iques avec cette trame primordiale et commune4 ,les proprits physiologiques doiv5t donc aussi tre ncessairem5t divises en deux gr\pes ess5tiels1 compr5ant l'un les proprits gnrales qui app>ti5n5t t\s les tissus et qui con/itu5t la vie propre du tissu cellulaire fondam5tal1 et l'autre les proprits spciales qui c>actris5t physiologiquem5t ses modifications les plus tran*es1 c'e/--dire1 le tissu musculaire et le tissu n]veux4 ,cette premire division1 a9si indique p> l'anatomie1 me semble d'autant plus rationnelle qu'elle conc\rt spontanm5t1 d'une manire vraim5t frappante1 avec la gr&e di/9ction physiologique1 si bi5 tablie p> ,bi*at1 entre la vie organique ou plutt vgtative1 et la vie animale proprem5t dite2 puisque le premi] ordre de proprits doit ncessairem5t con/itu]1 p> sa nature1 le fond ess5tiel de la vie gnrale commune t\s les tres organiss et laquelle se rduit l'exi/5ce vgtale2 t&is que le second se rapporte exclusivem5t1 au contraire1 la vie spciale des tres anims4 ,une telle correspondance e/ m9emm5t propre facilit] l'application de cette rgle lm5taire1 aussi bi5 qu' r5dre le pr9cipe plus irrcusable4 ,si n\s considrons ma9t5ant quel po9t e/ dj p>v5ue1 *ez les esprits les plus avancs1 la con/ruction effective de cette ?orie physiologique fondam5tale1 n\s reconnatrons que l'opration peut tre envisage comme suffisamm5t accomplie l'g>d des proprits spciales1 relatives aux deux gr&s tissus secondaires ess5tiellem5t animaux3 en sorte que1 suivant la m>*e naturelle de notre intellig5ce1 le cas le plus tran* e/ aussi le mieux apprci4 ,t\s les phnomnes gnraux de la vie animale sont auj\rd'hui assez unanimem5t ratta*s l'irritabilit et la s5sibilit1 considres *acune comme l'attribut c>actri/ique d'un tissu nettem5t df9i1 au mo9s dans les degrs suprieurs de l'*elle zoologique4 ,mais il rgne encore une extrme confusion et une pr(onde div]g5ce l'g>d des proprits vraim5t gnrales1 qui correspond5t la vie univ]selle ou vgtative4 ,nanmo9s1 l'exacte analyse fondam5tale de cette premire classe de proprits e/ videmm5t encore plus indisp5sable que celle de l'autre la con/itution rationnelle et df9itive de la physiologie positive1 non-seulem5t cause de leur gnralit suprieure1 mais surt\t aussi p>ce que1 la vie vgtative tant la base ncessaire de la vie animale1 le vague et l'obscurit qui subsi/5t encore sur les notions lm5taires de la premire doiv5t 9vitablem5t emp*] t\te conception complte et satisfaisante de la seconde4 ,la sci5ce e/ donc c]ta9em5t auj\rd'hui1 s\s ce rapport capital1 dans un tat purem5t provisoire2 puisque cette gr&e opration philosophique a t jusqu'ici conduite suivant un ordre entirem5t inv]se de celui qu'exige sa nature4 ,de t\s les biologi/es actuels1 ,m4 de ,bla9ville me p>at tre1 sans aucun d\te1 celui qui a le mieux compris1 cet g>d1 les vrais beso9s ess5tiels de la physiologie positive2 en mme temps qu'il a plus pr(ondm5t s5ti qu'aucun autre le vritable esprit philosophique d'une telle ?orie1 comme l'indique le mmorable c\rs de physiologie comp>e auquel j'ai fait si frquemm5t allusion dans ce volume4 ,nanmo9s1 outre que cet illu/re biologi/e ne me semble pas avoir lui-mme assez nettem5t tabli1 t\t en s'y con=mant1 la division primitive que je vi5s de signal]1 son analyse fondam5tale des proprits gnrales1 quoique incomp>ablem5t suprieure t\tes les t5tatives prcd5tes1 n'e/ peut-tre po9t suffisante p\r s]vir dsormais de base effective au dveloppem5t rationnel de la sci5ce vitale4 ,cette analyse consi/e reconnatre1 dans la vie vgtative commune t\s les tres organiss1 trois proprits ess5tielles1 l'hygromtricit1 la capill>it et la rtractilit#ch1 attributs c>actri/iques du tissu primordial4 ,or1 en exceptant cette d]nire proprit1 qui remplit videmm5t t\tes les conditions conv5ables1 et qui ne peut plus tre le sujet d'aucun diss5tim5t capital1 il e/ peut-tre inc]ta9 qu'une telle analyse corresponde suffisamm5t la nature de l'opration propose4 ,les proprits purem5t physiques ou *imiques des tissus vivans doiv5t tre1 sans d\te1 nettem5t sp>es des proprits vraim5t organiques1 sauf les tudi] pralablem5t avec beauc\p de so91 et d'une manire plus satisfaisante qu'on ne l'a fait encore4 ,il semble donc que les deux premires proprits gnrales admises p> ,m4 de ,bla9ville1 n'ont pas assez pr(ondm5t le vritable c>actre physiologique1 quoique leur ralit et leur importance soi5t d'ailleurs inconte/ables4 ,ces deux proprits ne sont peut-tre po9t aussi assez di/9ctes l'une de l'autre1 puisque la facult hygromtrique des tissus p>at frquemm5t t5ir une simple action capillaire4 ,enf91 on peut surt\t cra9dre que l'ensemble de ces trois proprits ne suffise pas reprs5t] exactem5t t\s les phnomnes organiques dont elles sont reg>des comme c>actrisant les actes les plus lm5taires4 ,une discussion ultrieure1 conv5ablem5t fonde sur l'usage effectif d'une telle ?orie dans les div]ses spculations biologiques1 p\rra seule1 cet g>d1 dissip] t\s les d\tes1 et dt]m9]1 s'il y a lieu1 l'ass5tim5t univ]sel des physiologi/es rationnels4 ,il suffisait1 suivant l'esprit de ce trait1 de con/at] clairem5t ici l'inc]titude et l'obscurit qui subsi/5t encore habituellem5t sur les notions rudim5taires de la physiologie positive1 dont la con/itution sy/matique manque a9si ess5tiellem5t d'un premi] pr9cipe indisp5sable4 ,tel e/ le motif vid5t de l'importance que j'ai d atta*] c>actris] avec so9 cette situation provisoire et prcaire de la doctr9e physiologique4 ,note #ch3 ,cette dnom9ation1 qui correspond la fois la contractilit de tissu et la contractilit organique ins5sible de ,bi*at1 a t trs heureusem5t introduite p\r vit] l'quivoque si pr(ondm5t inhr5te auj\rd'hui au mot de contractilit1 depuis l'emploi irrationnel et abusif qu'on a fait d'un t]me aussi clair p> lui-mme4 ,elle e/ exclusivem5t de/9e1 *ez ,m4 de ,bla9ville1 dsign] la t5dance directe et con/ante de t\s les tissus1 et surt\t du tissu gnrateur1 se ress]r] spontanm5t et graduellem5t s\s l'influ5ce d'un /imulant quelconque1 comme l'action d'un alcali1 la *aleur1 etc1 t&is que le nom d'irritabilit1 qui reprs5te en mme temps la contractilit organique s5sible et la contractilit animale de ,bi*at1 indique1 depuis ,hall]1 la facult de contraction rapide1 s5sible1 et int]mitt5te que peut seule dvelopp]1 dans le tissu musculaire1 l'action n]veuse1 mom5tanm5t remplace quelquefois p> l'lectrisation galvanique4 ,une telle imp]fection fondam5tale dans les rudim5s gnraux des conceptions physiologiques1 fait assez prsum] combi5 doit tre encore arrire l'tude directe1 la fois positive et rationnelle1 de la vie vgtative ou organique elle-mme1 base ncessaire des phnomnes plus spciaux et plus levs qui con/itu5t l'animalit4 ,non-seulem5t la coord9ation des div]s phnomnes ess5tiels1 et p> suite leur explication1 re/5t auj\rd'hui pe9e bau*es2 mais leur simple analyse prlim9aire demeure mme jusqu'ici =t incomplte et trs peu satisfaisante4 ,on ne peut ma9t5ant reg>d] comme suffisamm5t arrt1 et exclusivem5t *ez les biologi/es les plus avancs1 que le plan gnral d'une semblable tude1 rsultant d'une premire apprciation philosophique de l'ensemble des phnomnes vitaux4 ,je ne connais1 ce sujet1 ri5 d'aussi rationnel que le beau travail de ,m4 de ,bla9ville dans la conception de son c\rs de physiologie#ci1 qui me p>at remplir dj1 sauf div]s p]fectionnem5s secondaires1 t\tes les gr&es conditions d'un programme conv5ablem5t sy/matique1 de/9 dirig]1 avec une ple9e efficacit1 la suite des re*]*es ultrieures qu'exige dsormais la con/ruction directe de la sa9e doctr9e bionomique1 en considrant t\s les div]s essais antrieurs comme n'ayant pu f\rnir que de simples matriaux1 susceptibles1 le plus s\v5t1 d'une indisp5sable rvision4 ,note #ci3 ,p\r suppler1 autant que possible1 l'entire publication1 si dsirable tant de titres1 du sy/me physiologique de ,m4 de ,bla9ville1 t\s les esprits philosophiques1 p\rvu que la considration positive d'un tel sujet leur soit dj suffisamm5t familire1 p\rront auj\rd'hui =t utilem5t consult] le tableau synoptique m9emm5t rem>quable que ce gr& biologi/e en a compos1 et qui indique1 d'une manire trs lum9euse1 les vrais c>actres d'une coord9ation ple9em5t rationnelle de l'ensemble des phnomnes vitaux4 ,quoique la discussion =melle de ce plan ft ici dplace1 je dois nanmo9s y signal] un trs heureux p]fectionnem5t dans la division la plus gnrale des phnomnes physiologiques4 ,il consi/e di/+u] soigneusem5t d'avec les fonctions proprem5t dites1 t\j\rs rduites dsormais l'action d'un organe ou1 t\t au plus1 d'un app>eil bi5 dt]m91 les phnomnes plus composs et trs diffr5s1 qu'on leur avait vaguem5t assimils jusqu'alors1 et qui rsult5t1 d'une manire plus ou mo9s ncessaire1 de l'ensemble des div]ses fonctions ess5tielles1 comme1 p> exemple1 la production de la *aleur vitale1 dont ,*aussi] tait all jusqu' faire1 non-seulem5t une fonction1 mais mme une vraie proprit directe1 s\s le nom mtaphysique de caloricit4 ,sans cette indisp5sable division1 il e/ videmm5t impossible de se =m] aucune notion claire et rig\reuse de ce que les biologi/es doiv5t ent5dre1 en gnral1 p> une fonction4 ,mais1 a9si conue1 l'analyse physiologique prs5t]a t\j\rs1 dans la succession ncessaire de ses div]s degrs pr9cipaux1 une m>*e rationnellem5t con=me celle qui c>actrise l'analyse anatomique1 suivant la loi ci-dessus indique4 ,l'ide fondam5tale de proprit correspondra dsormais la notion lm5taire de tissu1 l'ide de fonction celle d'organe1 et la notion df9itive de rsultat la considration f9ale de l'ensemble de l'organisme3 la gradation tant ess5tiellem5t analogue dans les deux ordres de conceptions1 et la comp>aison d'un ordre l'autre rappelant sans cesse notre esprit l'indisp5sable relation de l'acte l'ag5t1 qui con/itue1 p> sa nature1 le fond gnral de t\te la philosophie biologique4 ,les fonctions proprem5t dites qui app>ti5n5t la vie vgtative1 envisage dans l'ensemble total de la hir>*ie biologique1 se rduis5t1 p> leur nature1 deux vraim5t fondam5tales1 dont l'antagonisme cont9u correspond la df9ition mme de la vie3 #a l'absorption intrieure des matriaux nutritifs puiss dans le sy/me ambiant1 d'o rsulte 9vitablem5t1 d'aprs leur assimilation graduelle1 la nutrition f9ale2 #b l'exhalation l'extrieur des molcules1 ds-lors trangres1 qui se dsassimil5t ncessairem5t mesure que cette nutrition s'accomplit4 ,aucune autre notion primordiale ne saurait entr] dans la conception gnrale et ab/raite de la vie organique1 qu& on en c>te1 avec une rigueur vraim5t sci5tifique1 t\te ide relative la vie animale1 dont l'influ5ce ne peut d'ailleurs consi/]1 cet g>d1 qu' p]fectionn] cette d\ble opration lm5taire1 mesure que ses diffr5s actes se spcialis5t davantage p> la complication croissante de l'organisme4 ,d'un autre ct1 on ne peut supprim]1 p> la p5se1 aucun des trois lm5s ess5tiels qui vi5n5t d'tre indiqus1 sans dtruire aussitt la vraie notion gnrale de ce gr& m\vem5t vital1 *ez les tres mme les plus simples1 soit qu'il s'agisse de l'une ou de l'autre des deux fonctions c>actri/iques4 ,dans aucun organisme en effet1 les matires assimilables ne peuv5t tre directem5t incorpores ni au lieu mme o s'e/ opre leur absorption1 ni s\s leur =me primitive3 leur assimilation relle exige t\j\rs un c]ta9 dplacem5t1 et une prp>ation quelconque qui s'accomplit p5dant ce trajet4 ,il en e/ de mme1 en s5s inv]se1 p\r l'exhalation1 qui suppose con/amm5t que les p>ticules1 dev5ues trangres une portion quelconque de l'organisme1 ont t f9alem5t exhales en un autre po9t1 aprs avoir pr\v1 dans ce transport ncessaire1 d'indisp5sables modifications4 ,s\s ce po9t de vue fondam5tal1 comme s\s tant d'autres1 on a1 ce me semble1 =t exagr la vritable di/9ction entre l'organisme animal et l'organisme vgtal1 surt\t lorsqu'on a v\lu rig] la dige/ion en un c>actre ess5tiel de l'animalit4 ,c>1 en se =mant de la dige/ion la notion la plus gnrale1 qui doit s't5dre t\te prp>ation des alim5s indisp5sable leur assimilation effective1 il e/ clair qu'une telle prp>ation exi/e ncessairem5t dans les vgtaux aussi bi5 que *ez les animaux1 quoiqu'elle y soit1 sans d\te1 mo9s pr(onde et mo9s v>ie1 p> suite de la simplification simultane des alim5s et de l'organisme4 ,une rem>que analogue peut galem5t s'appliqu] au m\vem5t des fluides1 soit rcrm5titiels1 soit excrm5titiels4 ,sans d\te1 *ez les animaux seuls1 et mme uniquem5t un c]ta9 degr d'lvation dans l'*elle zoologique1 ce m\vem5t fondam5tal donne lieu une vritable circulation1 qui suppose t\j\rs un organe c5tral d'impulsion1 ncessairem5t emprunt la vie animale proprem5t dite4 ,mais il s]ait nanmo9s videmm5t impossible de concevoir le mo9dre organisme sans le m\vem5t cont9uel d'un fluide gnral t5ant en susp5sion ou en dissolution les matires absorbes ou les matires dsagrges p\r les transport]1 p> endosmose et exosmose au mo9s1 au lieu de leur incorporation ou de leur exhalation df9itive3 cette p]ptuelle oscillation1 qui ne suppose nullem5t un ordre spcial de vaisseaux1 et qui peut directem5t s'opr] trav]s la trame celluleuse primordiale1 e/ galem5t indisp5sable aux vgtaux et aux animaux2 t\t comme la prp>ation correspondante des matriaux ou des rsidus1 dont elle e/ ncessairem5t t\j\rs accompagne4 ,tels demeur5t donc les trois lm5s gnraux de *acune des deux gr&es fonctions vgtatives1 rduites mme ce qu'elles ont de /rictem5t commun l'ensemble de la hir>*ie organique4 ,une telle analyse montre clairem5t que les actes ess5tiels dont se compose la vie vgtative sont1 p> leur nature1 de simples phnomnes physico-*imiques1 comme je l'ai indiqu dans la qu>antime leon3 physiques1 quant au m\vem5t des molcules assimilables ou exhalables2 *imiques1 en ce qui conc]ne les modifications successives de ces div]ses sub/ances4 ,s\s le premi] aspect1 ils dp5d5t des proprits hygromtrique1 capillaire1 et rtractile du tissu fondam5tal2 s\s le second1 beauc\p plus obscur jusqu'ici1 ils se rapport5t l'action molculaire que comporte sa composition c>actri/ique4 ,c'e/ dans un tel esprit qu'il faut concevoir l'explication des phnomnes purem5t organiques1 et que leur analyse positive doit tre in/itue2 t&is qu'une t\t autre manire de voir doit prsid] l'tude des phnomnes ess5tiellem5t animaux1 comme la leon suivante l'indiqu]a spcialem5t4 ,l'tude fondam5tale de la vie gnrale1 a9si c>actrise1 ne peut pas mme tre auj\rd'hui reg>de comme organise d'une manire conv5ablem5t rationnelle4 ,c>1 d'aprs la leon prcd5te1 n\s avons reconnu que la biotaxie1 bi5 plus avance que la physiologie proprem5t dite1 ne voit dsormais1 dans l'organisme vgtal1 que le d]ni] degr d'une hir>*ie ncessairem5t unique1 dont les div]s rangs pr9cipaux diffr5t ord9airem5t davantage les uns des autres qu'aucun d'eux de ce t]me extrme4 ,il e/ indisp5sable qu'une semblable conception dirige habituellem5t aussi les spculations physiologiques relatives aux fonctions organiques ou vgtatives1 uni=mm5t analyses p\r l'ensemble des tres vivans1 ce qui1 on peut l'affirm]1 n'a jamais t t5t jusqu'ici4 ,tant que cette gr&e condition philosophique demeure inaccomplie1 les tudes re/5t ncessairem5t incompltes1 avec quelque sagesse qu'elles soi5t d'ailleurs entreprises1 et ne peuv5t nullem5t tablir aucun po9t ess5tiel d'une doctr9e physiologique vraim5t df9itive4 ,on conoit1 en effet1 que l'organisme vgtal prs5tant1 dans t\te leur simplicit1 les fonctions dont il s'agit de dc\vrir les lois fondam5tales1 dgages des div]ses influ5ces plus ou mo9s accessoires qui les compliqu5t t\j\rs1 un degr quelconque1 *ez les animaux1 ce cas doit tre1 p> sa nature1 le plus directem5t propre n\s dvoil] nettem5t la p>tie vraim5t primordiale de ce sujet difficile4 ,mais1 d'une autre "p1 la considration immdiate et isole de ce cas extrme et exceptionnel1 ne peut gure apport] une vritable lumire dans la ?orie gnrale d'un tel ordre de phnomnes1 qui n'aurai5t po9t t d'abord graduellem5t analyss suivant la srie des cas int]mdiaires t5dant de plus en plus v]s cette limite f9ale4 ,il s]ait videmm5t encore plus impossible s\s le po9t de vue physiologique que s\s le simple aspect anatomique1 de pass] a9si brusquem5t de l'organisme huma91 qui1 de t\te ncessit1 con/itue t\j\rs le po9t de d"p des div]ses spculations biologiques1 l'organisme vgtal qui en c>actrise le d]ni] t]me1 ou rciproquem5t4 ,si donc l'tude hir>*ique des div]s degrs int]mdiaires e/ auj\rd'hui gnralem5t reconnue comme indisp5sable p\r tablir une liaison relle entre les deux cas /atiques extrmes1 comm5t p\rrait-on espr] de s'en disp5s] l'g>d des tudes1 bi5 plus difficiles1 relatives aux considrations dynamiques8 ,tel e/1 sans d\te1 le pr9cipal motif de la /rilit vraim5t rem>quable des tudes directes1 d'ailleurs utiles et s\v5t sagem5t conduites dans les dtails1 entreprises jusqu'ici sur la vie des vgtaux1 et qui n'ont encore contribu rellem5t claircir aucun po9t capital de physiologie gnrale2 ce qui doit sembl]1 du re/e1 d'autant plus facile expliqu]1 que1 p> une suite naturelle de cet irrationnel isolem5t du cas vgtal1 les *imi/es et les physici5s se sont presque t\j\rs emp>s spontanm5t de re*]*es qui devai5t ncessairem5t app>t5ir aux seuls biologi/es4 ,il e/ mme inconte/able que des tudes a9si in/itues ne peuv5t tre que trs mdiocrem5t utiles au sujet trop exclusif qu'on y a v\lu considr]1 comme l'expri5ce l'a1 ce me semble1 clairem5t vrifi ici4 ,c>1 la comp>aison rationnelle des div]s cas biologiques1 suivant leur vritable ordre hir>*ique1 e/ ncessairem5t aussi in/ructive et aussi indisp5sable en s5s inv]se qu'en s5s direct1 en v]tu de la solid>it fondam5tale de ces div]ses p>ties d'une doctr9e vritablem5t unique p> sa nature#dj4 ,a9si1 la m?ode comp>ative1 qui1 d'aprs la qu>antime leon1 con/itue la pr9cipale ress\rce c>actri/ique de t\te la philosophie biologique1 n'a pas encore t conv5ablem5t introduite dans l'tude gnrale de la vie organique1 quoiqu'elle y soit la fois encore plus indisp5sable et susceptible d'une application plus complte qu' l'g>d mme de la vie animale4 ,les plus hautes intellig5ces ne sont donc pas jusqu'ici habituellem5t p>v5ues1 en physiologie1 cet tat de ple9e maturit1 o notre esprit dveloppe librem5t1 dans t\te leur t5due1 l'ensemble de ses div]s moy5s ess5tiels4 ,dans le sy/me physiologique de ,m4 de ,bla9ville lui-mme1 malgr sa rationnalit suprieure1 la comp>aison biologique n'a pas t p\sse jusqu' son vritable t]me sci5tifique1 p> l'introduction rgulire de l'conomie vgtale1 envisage comme l'extrme simplification de la vie gnrale4 ,note #dj3 cette critique gnrale1 malheureusem5t trop fonde1 de l'esprit irrationnel qui dirige encore ess5tiellem5t les tudes de physiologie vgtale1 je suis heureux de p\voir oppos] dj une notable exception1 qui me p>at hautem5t c>actris] l'ensemble des travaux de ,m4 ,turp94 ,ce judicieux biologi/e e/1 en effet1 le seul auj\rd'hui1 du mo9s en ,france1 qui ait conu et tudi l'organisme vgtal comme (frant l'extrme modification de la vie fondam5tale des organismes animaux4 ,les zoologi/es se refusant jusqu'ici prolong] leurs ?ories jusqu' la considration de ce cas f9al1 ,m4 ,turp9 s'e/ ef=c d'excut]1 autant que possible1 l'opration inv]se1 et les succs inconte/ables qu'il a obt5us suffirai5t vrifi] combi5 cette m>*e rationnelle devi5drait dsormais immdiatem5t utile aux progrs ess5tiels de la philosophie botanique1 qui1 depuis ,l9n et les ,jussieu1 semble presque /ationnaire4 ,on doit donc regrett] que ,m4 ,turp9 n'ait po9t encore expos1 d'une manire directe et m?odique1 l'ensemble de sa doctr9e phytologique1 dont la propagation ex]c]ait sans d\te une trs heureuse influ5ce sur la direction habituelle des travaux de ce g5re1 et p\rrait mme efficacem5t ragir sur le p]fectionnem5t gnral de la philosophie biologique4 ,d'aprs une telle in/itution de la physiologie organique1 ce s]ait s'engag] ici dans une discussion spciale contraire la nature de cet ouvrage que d'y con/at] en dtail les nombreuses imp]fections que doit ncessairem5t prs5t] la simple analyse fondam5tale des phnomnes ess5tiels1 prlim9aire indisp5sable t\te t5tative d'explication relle4 ,au po9t de vue graduellem5t dt]m9 p> l'ensemble des considrations prcd5tes1 aucun bon esprit ne saurait envisag] l'tat actuel de la sci5ce sans tre aussitt *oqu des lacunes capitales qu'il prs5te1 s\s ce rapport1 presque *aque pas1 mme l'g>d des plus simples phnomnes4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que n\s ignorons encore1 malgr les nombreuses explorations p>ticulires qui ont t dj entreprises1 en quoi consi/e exactem5t le fait *imique gnral de la dige/ion proprem5t dite2 c'e/--dire1 quels *angem5s ess5tiels y pr\v5t rellem5t1 dans les pr9cipaux organismes1 les div]s matriaux alibiles3 les uns pos5t en pr9cipe l'unit fondam5tale du *yle1 au mo9s p\r *aque espce1 malgr la div]sit quelconque des alim5s2 t&is que d'autres1 se fondant en app>5ce sur des motifs galem5t plausibles1 tabliss5t la v>iation ncessaire du *yle d'aprs celle des sub/ances assimilables3 sans que jusqu' prs5t des re*]*es vraim5t dcisives ai5t irrvocablem5t fix ce po9t important de doctr9e physiologique prlim9aire1 quelque simple que doive p>atre une telle discussion4 ,la mme imp]fection primitive se manife/e1 d'une manire encore plus s5sible peut-tre1 l'g>d de la dige/ion gazeuse1 ou respiration2 puisque1 p> les contradictions radicales que prs5t5t entre elles de nombreuses analyses1 assez bi5 excutes d'ailleurs p\r devoir sembl] exactem5t comp>ables1 on ne sait plus nettem5t auj\rd'hui quelles sont1 en ralit1 les diffr5ces gnrales entre l'air inspir et l'air expir1 mme *ez les animaux les plus levs4 ,quant l'azote surt\t1 t\tes les op9ions sont encore s\t5ues avec une gale app>5ce de validit2 p\r c]ta9s physiologi/es1 l'acte de la respiration en augm5te f9alem5t la quantit1 t&is que d'autres la reg>d5t comme c]ta9em5t dim9ue1 et que1 aux yeux de plusieurs enf91 elle ne s\ffre a9si aucune altration apprciable4 ,de telles div]g5ces sur les plus simples phnomnes prlim9aires de la vie vgtative1 font assez compr5dre combi5 s]ait auj\rd'hui prmature t\te re*]*e directe relativem5t aux phnomnes ess5tiels de l'assimilation1 ou1 en s5s inv]se1 de la dsassimilation p> les div]ses scrtions4 ,il s]ait videmm5t sup]flu d'insi/] davantage ici sur un tat d'imp]fection aussi prononc1 et dont les causes ncessaires ont d'ailleurs t ci-dessus suffisamm5t exam9es4 ,si1 de la considration gnrale des fonctions proprem5t dites relatives la vie organique1 n\s passons ma9t5ant l'exam5 des phnomnes plus composs que n\s avons ci-dessus reconnu devoir en tre soigneusem5t di/+us s\s le nom de rsultats de l'action simultane de t\s les organes pr9cipaux1 il e/ vid5t que cet ordre f9al d'tudes physiologiques1 bi5 plus difficile p> sa nature1 et d'ailleurs fond sur le prcd5t1 doit ncessairem5t tre auj\rd'hui dans une situation encore mo9s satisfaisante4 ,il suffira de l'indiqu] ici l'g>d de *acun des div]s aspects ess5tiels propres ce d]ni] degr de la doctr9e physiologique fondam5tale4 ,le rsultat le plus immdiat et le plus ncessaire de l'ensemble des fonctions organiques1 consi/e dans l'tat cont9u de composition et de dcomposition simultanes qui c>actrise f9alem5t la vie vgtative4 ,or1 comm5t ce d\ble m\vem5t p\rrait-il tre rationnellem5t analys1 lorsque1 d'une "p1 l'assimilation1 d'une autre "p1 les scrtions1 qui le dt]m95t directem5t s\s les deux rapports1 sont elles-mmes aussi imp>faitem5t tudies8 ,aussi les que/ions les plus simples et les plus naturelles sont-elles1 cet g>d1 pe9e bau*es jusqu'ici1 ni mme1 le plus s\v5t1 conv5ablem5t poses4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 qu'on n'a pas seulem5t imag9 d'in/itu]1 dans la srie des degrs pr9cipaux de l'*elle organique1 une exacte comp>aison *imique entre la composition totale de *aque organisme et le sy/me correspondant d'alim5tation2 ni1 s\s le po9t de vue inv]se1 entre les produits exhals et l'ensemble des ag5s qui les avai5t primitivem5t f\rnis ou successivem5t modifis1 en sorte que n\s ne p\vons pas mme spcifi] auj\rd'hui1 avec une prcision vraim5t sci5tifique1 en quoi consi/e le phnomne gnral de la composition et de la dcomposition p]ptuelle de t\t organisme p> une suite ncessaire du conc\rs des div]ses fonctions ess5tielles4 ,la sci5ce ne possde encore1 ce sujet1 que des docum5s p>ticuli]s =t incohr5s1 et le plus s\v5t trs incomplets1 qui n'ont jamais t ram5s aucun fait gnral4 ,on peut reg>d] l'action spontane des corps vivans p\r entret5ir1 entre c]ta9es limites1 leur temprature un degr dt]m91 malgr les v>iations !rmomtriques du milieu ambiant1 comme un second rsultat fondam5tal de l'ensemble des fonctions vgtatives1 qui coexi/e presque t\j\rs avec le prcd5t4 ,ce gr& c>actre1 qui n'avait d'abord frapp les obs]vateurs que dans les cas les plus prononcs1 que prs5te seulem5t la p>tie suprieure de la hir>*ie biologique1 e/1 en effet1 unanimem5t reconnu auj\rd'hui p\r app>t5ir indi/9ctem5t1 quoique d'une manire trs 9gale1 t\s les organismes quelconques1 sans en except] l'organisme vgtal4 ,mais cette tude capitale e/ encore videmm5t trs peu avance1 et mme =t mal conue4 ,n\s avons dj rem>qu1 au comm5cem5t de ce *apitre1 la confusion pr(ondm5t vicieuse qui exi/e le plus s\v5t1 cet g>d1 entre l'analyse de la *aleur vitale1 et celle de l'influ5ce !rmologique extrieure1 qui con/itu5t1 nanmo9s1 avec tant d'vid5ce1 deux sujets p>faitem5t di/9cts4 ,je crois devoir1 en outre1 not] ici que1 dans le petit nombre de re*]*es directes entreprises jusqu' prs5t sur la *aleur vitale1 le c>actre fondam5tal du phnomne me p>at avoir t\j\rs t radicalem5t mconnu4 ,quoique l'on ait rectifi dsormais la conception trop troite qui faisait jadis d'un tel rsultat un attribut exclusif de l'animalit1 cette op9ion primitive a cons]v nanmo9s une gr&e prpondrance indirecte1 en disposant encore les physiologi/es ratta*] surt\t ce phnomne aux fonctions de la vie animale1 ce qui1 ds le pr9cipe1 devait imprim] la suite des re*]*es une direction ncessairem5t irrationnelle1 en accordant une vicieuse suprmatie des conditions qui1 malgr leur extrme importance1 ne saurai5t tre que purem5t accessoires4 ,dans cet ordre de rsultats1 comme env]s t\t autre galem5t fondam5tal1 les fonctions animales proprem5t dites ne peuv5t influ] que sur l'int5sit et l'activit de phnomnes1 qui1 p> leur nature1 app>ti5n5t ess5tiellem5t la vie organique4 ,considres en effet s\s leur aspect le plus gnral1 la production et la cons]vation cont9ues de la *aleur vitale1 rsult5t primitivem5t de l'ensemble des actes physico-*imiques qui c>actris5t la vie fondam5tale et univ]selle2 de telle sorte que t\t corps vivant reprs5te1 cet g>d1 un vritable foy] *imique plus ou mo9s durable1 susceptible de ma9t5ir spontanm5t sa temprature entre c]ta9es limites1 p> une suite ncessaire des phnomnes de composition et de dcomposition qui s'y pass5t1 malgr les influ5ces extrieures4 ,tel e/ le po9t de vue qui doit1 sans d\te1 dev5ir prpondrant dans l'tude positive de la *aleur vitale2 et c'e/ seulem5t aprs que ce gr& phnomne aura t a9si conv5ablem5t analys sa vritable orig9e1 que l'on p\rra t5t] utilem5t de dt]m9] avec exactitude les div]ses modifications dont il e/ susceptible p> l'int]v5tion des fonctions animales4 ,le r5v]sem5t habituel de cet ordre ncessaire ne peut c]ta9em5t conduire qu' des notions purem5t provisoires1 si ce n'e/ fautives1 en plaant l'accessoire avant le pr9cipal4 ,il faut reconnatre t\tefois que1 dans les travaux les plus rc5s sur ce sujet capital1 on comm5ce considr] beauc\p plus soigneusem5t les fonctions organiques1 comme on le voit surt\t p> l'intressante srie d'obs]vations de ,m4 ,coll>d 7de ,m>tigny71 qui reprs5t5t1 cet g>d1 l'tat le mo9s imp>fait de la sci5ce actuelle4 ,cette tude ne saurait nanmo9s tre reg>de encore comme conv5ablem5t in/itue1 puisque l'organisme vgtal1 dont l'exam5 devrait cep5dant y con/itu] un lm5t indisp5sable1 n'y a pas mme t jusqu'ici rgulirem5t introduit4 ,de semblables rem>ques philosophiques s'appliqu5t1 avec plus de =ce et d'vid5ce1 l'tude lectrique des corps vivans4 ,ici1 la confusion gnrale entre l'action organique et l'influ5ce extrieure devi5t c]ta9em5t beauc\p plus prononce1 a9si que je l'ai dj signal1 indp5damm5t des ab]rations quasi-mtaphysiques qui provi5n5t des *imriques conceptions de la physique actuelle sur les !rs et les fluides lectriques4 ,l'erreur fondam5tale sur l'orig9e physiologique du phnomne cons]ve aussi bi5 plus d'asc5dant que dans le cas prcd5t1 quoiqu'elle soit d'ailleurs analogue4 ,on y exagre tellem5t l'influ5ce des fonctions animales1 que les esprits les plus avancs peuv5t pe9e concevoir auj\rd'hui que cet ordre de rsultats doive tre primitivem5t rapport la vie organique4 ,nanmo9s1 dans l'tat prs5t de l'lectrologie gnrale1 et surt\t de l'lectro-*imie1 il e/1 priori1 presque aussi vid5t p\r l'lectricit que p\r la *aleur1 que la suite des actes de composition et de dcomposition qui con/itu5t la vie vgtative doit ncessairem5t produire et entret5ir une lectrisation p]man5te et plus ou mo9s fixe dans l'organisme o ils s'accompliss5t1 malgr les v>iations lectriques du sy/me ambiant4 ,les actes ess5tiellem5t animaux ne peuv5t ex]c]1 sur cet ordre de rsultats organiques comme sur t\t autre1 qu'une influ5ce purem5t modificatrice1 consi/ant augm5t] et acclr] plus ou mo9s le phnomne fondam5tal4 ,mais l'analyse lectrique de l'organisme e/ videmm5t encore bi5 plus lo9 auj\rd'hui que l'analyse !rmologique d'tre conue et p\rsuivie s\s l'aspect rationnel que je vi5s de c>actris]1 et dont la ju/esse s]a probablem5t trs conte/e#da4 ,note #da3 ,div]ses t5tatives p>tielles t5d5t cep5dant auj\rd'hui n\s rappro*] videmm5t d'une telle disposition d'esprit2 entre autres les re*]*es intressantes bau*es p> ,m4 ,donn sur l'tat lectrique comp>atif des deux p>ties gnrales1 extrieure et intrieure1 de l'enveloppe animale1 qui p>at prs5t]1 s\s ce rapport1 entre la peau et la membrane muqueuse1 une rem>quable opposition4 ,en considrant enf9 les phnomnes organiques gnraux qui rsult5t1 d'une manire la fois plus indirecte et mo9s ncessaire1 de l'ensemble des fonctions vgtatives1 il n\s re/e apprci] l'esprit qui dirige habituellem5t la gr&e et difficile tude de la gnration et du dveloppem5t des corps vivans4 ,malgr les nombreux travaux entrepris sur ce sujet fondam5tal depuis les belles sries de re*]*es orig9ales de ,h>vey et de ,hall] l'g>d des animaux les plus levs1 cette tude peut1 encore mo9s que t\tes les prcd5tes1 cause de sa complication suprieure1 tre reg>de auj\rd'hui comme rationnellem5t in/itue dans la direction vraim5t positive qui lui e/ propre4 ,l'influ5ce trs prononce de la philosophie mtaphysique ne s'y fait pas seulem5t s5tir s\s la =me directe et grossire manife/e p> les physiologi/es arrirs qui en sont re/s aux =ces pla/iques4 ,ceux mme que dom9e rellem5t une int5tion beauc\p plus positive1 subiss5t encore1 leur insu1 d'une manire indirecte et spcieuse1 ce tnbreux asc5dant1 lorsque1 dans un ordre de phnomnes aussi pr(ondm5t compliqu1 ils entrepr5n5t auj\rd'hui1 p> des re*]*es ncessairem5t /riles sur les gnrations spontanes1 cette va9e dt]m9ation des causes ess5tielles1 laquelle les physici5s ont unanimem5t r5onc dsormais env]s les plus simples effets naturels4 ,aussi1 quoique les obs]vations conv5ablem5t suivies manqu5t jusqu'ici l'g>d de presque t\tes les p>ties de ce gr& problme1 on peut dire que l'imm5se obscurit qui enveloppe ma9t5ant un tel sujet ti5t surt\t ce qu'on y *]*e ce qui1 en ralit1 n'e/ nullem5t susceptible d'tre tr\v4 ,les physiologi/es ont ici beso9 de remont] aux notions les plus lm5taires de la philosophie positive1 dev5ues si heureusem5t vulgaires l'g>d des phnomnes inorganiques et mme des plus simples phnomnes biologiques1 af9 de r5onc] fran*em5t t\te enqute insoluble des causes de la gnration et du dveloppem5t1 p\r rduire la sci5ce effective en dt]m9] les lois1 dont l'tude1 pe9e bau*e1 comporte un si utile succs4 ,or1 il faut conv5ir1 au contraire1 que les plus belles que/ions positives1 celles qui1 p> leur nature1 prs5t5t mme le plus haut intrt pratique1 comme p\vant conduire l'amlioration sy/matique des div]ses races vivantes1 y compris la race huma9e1 n'ont encore attir qu'indirectem5t l'att5tion des physiologi/es1 et seulem5t raison des argum5s plus ou mo9s spcieux qu'ils esprai5t en induire p\r ou contre l'une des va9es hypo?ses quasi-mtaphysiques dont ils tai5t surt\t proccups4 ,cep5dant1 les travaux des anatomi/es sur l'app>eil gnital1 et les comp>aisons exactes tablies p> les zoologi/es p\r dduire d'une telle considration des moy5s gnraux de classification1 ont videmm5t prp> les voies une tude plus rationnelle4 ,il e/ mme digne de rem>que auj\rd'hui1 dans les div]ses p>ties du monde savant1 que ceux qui d'abord n'avai5t en vue que d'absurdes *imres sur les causes premires de la gnration1 ont t graduellem5t entrans1 p> la prpondrance croissante et univ]selle de l'esprit positif1 faire involontairem5t dgnr] leurs ef=ts en de simples re*]*es d'ovologie et d'embryologie1 qui pr5n5t *aque j\r un c>actre plus sci5tifique4 ,mais1 malgr t\s ces symptmes irrcusables d'une pro*a9e amlioration radicale1 il demeure nanmo9s c]ta9 que la pr9cipale condition prlim9aire p\r la =mation d'une doctr9e vraim5t positive sur ce gr& sujet1 c'e/--dire simplem5t l'exacte analyse gnrale du phnomne fondam5tal1 n'a pas mme encore t conv5ablem5t remplie2 ce qui r5drait ncessairem5t prmature auj\rd'hui t\te t5tative directe quant aux lois positives de la gnration et du dveloppem5t4 ,il doit tre t\tefois bi5 ent5du que n\s ne considrons po9t ici les d]ni]s degrs de la hir>*ie organique1 o il n'exi/e pas1 vrai dire1 de gnration proprem5t dite1 la multiplication s'y oprant p> un simple prolongem5t direct de la masse vivante1 qui peut s'effectu] en un po9t quelconque de cette masse1 ds-lors presque homogne2 c>1 dans ce cas extrme1 le phnomne e/ ess5tiellem5t analogue t\te autre sorte de reproduction du tissu cellulaire primordial4 ,n\s ne p\vons avoir en vue que les organismes assez levs p\r ne p\voir se reproduire sans le conc\rs pralable et dt]m9 de deux app>eils plus ou mo9s spciaux1 app>t5ant d'ailleurs deux individus di/9cts ou un seul individu1 et *ez lesquels l'app>eil mle e/ t\j\rs conu comme v5ant opr]1 p> une premire n\rriture vivifiante1 une sorte d'veil indisp5sable1 dans le g]me que conti5t l'app>eil femelle4 ,or1 l'analyse gnrale de ce phnomne lm5taire e/1 sans d\te1 auj\rd'hui extrmem5t imp>faite1 puisqu'on ne sait pas mme en quoi consi/e la diffr5ce exacte et c>actri/ique entre les deux tats de l'ovule1 immdiatem5t avant et aprs l'acte de la fcondation4 ,notre ignorance e/ jusqu'ici tellem5t pr(onde cet g>d1 que1 dans les cas les mieux c>actriss1 n\s ne p\vons nullem5t concevoir la ncessit des plus vid5tes conditions du phnomne1 dont l'expri5ce seule n\s dvoile empiriquem5t l'indisp5sable conc\rs4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que1 en considrant1 d'une "p1 quelle m9ime quantit de fluide sm9al peut suffire la fcondation1 et1 d'une autre "p1 combi5 la disposition anatomique r5d difficile son introduction jusqu'au g]me1 on s]ait presque ncessairem5t entran prononc]1 priori1 que leur conflit ne con/itue po9t une condition ess5tielle du phnomne1 si l'obs]vation la plus vulgaire ne v5ait po9t aussitt rectifi]1 d'une manire hautem5t irrcusable1 cette fausse indication de notre va9e sci5ce4 ,une tude o l'on doit aussi peu s'c>t] de la /ricte obs]vation immdiate1 o les plus simples prvisions sont aussi radicalem5t inc]ta9es et mme errones1 e/ c]ta9em5t encore dans un tat de vritable enfance1 malgr l'imposante app>5ce de la masse des travaux dj accumuls cet g>d4 ,il en e/ ess5tiellem5t de mme p\r la doctr9e gnrale du dveloppem5t organique1 suite insp>able de la ?orie de la gnration4 ,on doit1 en outre1 reconnatre1 sans se laiss] bl\ir p> de rc5s et inconte/ables progrs1 que cette tude e/ encore plus imp>faitem5t conue auj\rd'hui que celle de la reproduction1 puisque la m?ode comp>ative y a t applique d'une manire bi5 mo9s complte2 la "q fondam5tale n'y a jamais t pose s\s une =me commune t\s les organismes1 y compris ncessairem5t l'organisme vgtal4 ,une grave ab]ration philosophique me semble mme dom9] auj\rd'hui la plup>t des re*]*es qui se p\rsuiv5t ce sujet4 ,quoique1 de l'aveu unanime des biologi/es1 la vie vgtative soit la base indisp5sable de t\te vie animale1 c'e/ sur les app>eils et les fonctions relatives cette d]nire que les essais embryologiques sont ma9t5ant surt\t dirigs1 au po9t de reprs5t] le sy/me le plus m9emm5t animal1 le sy/me n]veux1 comme app>aissant le premi] dans le dveloppem5t des organismes suprieurs4 ,cette manire de voir1 qui p>at aussi contraire qu'il soit possible de l'imag9] l'tablissem5t ultrieur de t\te conception vraim5t gnrale sur la ?orie fondam5tale du dveloppem5t1 se tr\ve d'ailleurs en opposition directe avec une des lois les plus con/antes que prs5te la philosophie biologique1 l'h>monie univ]selle et ncessaire entre les pr9cipales phases de l'volution individuelle et les degrs successifs les mieux c>actriss de la gr&e hir>*ie organique2 puisque1 s\s ce d]ni] aspect1 le tissu n]veux ne se manife/e que comme la plus extrme et la plus spciale trans=mation du tissu primordial4 ,l'analyse prlim9aire du dveloppem5t organique e/ donc encore bi5 lo9 d'avoir t conue dans un esprit suffisamm5t rationnel1 t\j\rs dom9 p> la haute int5tion philosophique de t5dre concili]1 autant que possible1 les div]s aspects ess5tiels de la sci5ce des corps vivans4 ,p\r tre vraim5t complte1 cette analyse doit videmm5t tre suivie de l'tude inv]se1 et nanmo9s corlative1 laquelle donne lieu le dcroissem5t fatal de l'organisme1 p>tir de sa ple9e maturit1 dans sa m>*e graduelle v]s la mort4 ,cette ?orie gnrale de la mort e/ c]ta9em5t trs peu avance1 puisque les re*]*es physiologiques les mieux in/itues ce sujet n'ont presque jamais port que sur les morts viol5tes ou accid5telles1 considres mme exclusivem5t dans les organismes les plus levs1 et affectant surt\t les fonctions et les app>eils de nature ess5tiellem5t animale1 comme l'indiqu5t les beaux travaux de ,bi*at4 ,quant la dgradation ncessaire de l'exi/5ce organique fondam5tale1 n\s sommes auj\rd'hui borns un premi] ap]u philosophique1 qui la reprs5te comme une suite 9vitable de la vie elle-mme1 p> la prdom9ance croissante du m\vem5t d'exhalation sur le m\vem5t d'absorption1 d'o rsulte graduellem5t une consolidation exagre de l'organisme primitivem5t presque fluide1 ce qui1 dfaut d'influ5ces plus rapides1 t5d produire un tat de dessiccation incompatible avec t\t phnomne vital4 ,mais1 quelque prcieuse que soit une telle vue sommaire1 elle ne peut s]vir qu' bi5 c>actris] la vraie nature de la "q1 en indiquant la direction gnrale des re*]*es qu'elle exige4 ,les considrations importantes relatives la vie animale ne saurai5t tre rationnellem5t introduites dans un tel sujet1 que lorsque cette doctr9e prlim9aire aura d'abord t conv5ablem5t tablie1 comme l'g>d de t\s les autres po9ts de vue prcdemm5t exam9s4 ,telles sont les pr9cipales rflexions philosophiques que doit naturellem5t inspir] l'exacte apprciation de l'tat actuel de la physiologie organique ou vgtative1 envisag dans son ensemble4 ,cet exam51 quoique sans d\te extrmem5t sommaire1 peut conduire con/at]1 d'une manire irrcusable1 que1 comme n\s l'avions aism5t prvu ds l'orig9e1 c'e/ l'ducation radicalem5t vicieuse de presque t\s les physiologi/es1 et l'irrationnelle in/itution de leurs travaux habituels1 qu'il faut surt\t attribu] l'excessive imp]fection d'une tude aussi fondam5tale1 qui1 malgr sa haute difficult c>actri/ique et sa positivit t\te rc5te1 e/ c]ta9em5t bi5 plus arrire auj\rd'hui que ne l'exig5t la nature plus complique de ses phnomnes et son dveloppem5t mo9s anci54 ,la circulation du sang1 premi] fait gnral qui ait donn l'veil la physiologie positive1 et les lois de la *ute des corps1 premire acquisition de la sa9e physique1 sont des dc\v]tes presque absolum5t contempora9es2 et1 nanmo9s1 quelle imm5se 9galit entre les progrs des deux sci5ces p>tir de cette commune volution6 ,une telle diffr5ce ne saurait uniquem5t t5ir la complication suprieure des phnomnes physiologiques1 et a d beauc\p dp5dre aussi de l'esprit sci5tifique qui a dirig leur tude gnrale1 au niveau de laquelle la plup>t de ceux qui la cultiv5t n'ont pas su conv5ablem5t s'lev]4 ,p> leur nature videmm5t physico-*imique1 les phnomnes fondam5taux de la vie vgtative exig5t directem5t1 soit dans leur analyse1 soit dans leur explication1 l'intime comb9aison p]man5te des pr9cipales notions de la philosophie inorganique avec les considrations physiologiques immdiates prp>es p> une pr(onde habitude des lois prlim9aires relatives la /ructure et la classification des corps vivans4 ,or1 *acune de ces conditions insp>ables n'e/ auj\rd'hui suffisamm5t remplie que p> un ordre p>ticuli] de savans positifs4 ,de l sont rsultes1 d'un ct1 la prt5due *imie organique1 tude radicalem5t bt>de1 qui n'e/ qu'une grossire bau*e de la physiologie vgtative1 ma*9alem5t entreprise p> des esprits qui ne compr5ai5t1 en aucune manire1 le vrai sujet de leurs travaux2 d'un autre ct1 les doctr9es vagues1 incohr5tes1 et quasi-mtaphysiques1 dont cette physiologie a t ess5tiellem5t compose p> des intellig5ces mal prp>es et presque entirem5t dp\rvues des notions prlim9aires les plus indisp5sables4 ,la /rile an>*ie qui e/ la suite ncessaire d'une aussi vicieuse organisation du travail sci5tifique1 suffirait seule tmoign] irrcusablem5t de l'utilit relle et directe du po9t de vue gnral1 et nanmo9s positif1 qui c>actrise ce ,trait4 ,,qu>ante-,,quatri,,me ,,le,,on4 ,considrations philosophiques sur l'tude gnrale de la vie animale proprem5t dite4 ,quoique1 p> une inv9cible ncessit gnrale1 la vie organique con/itue videmm5t le fondem5t indisp5sable et cont9u de la vie animale1 il e/ nanmo9s trs digne de rem>que que l'tude de ce d]ni] g5re de fonctions soit rellem5t la fois mieux conue et plus avance que celle qui1 suivant l'ordre rationnel1 devait c]ta9em5t lui s]vir de prlim9aire 9vitable4 ,non-seulem5t les notions lm5taires de proprits physiologiques sont ici1 comme n\s l'a fait voir la leon prcd5te1 beauc\p plus nettes et mieux circonscrites3 mais1 en outre1 la m?ode comp>ative1 pr9cipal c>actre logique de t\te spculation vraim5t sci5tifique sur les corps vivans1 y e/ applique d'une manire bi5 mo9s incomplte en mme temps que plus judicieuse2 ou1 p\r mieux dire1 c'e/ seulem5t dans l'exploration de ces phnomnes qu'elle a t jusqu'ici rgulirem5t introduite4 ,aussi1 ce que la physiologie organique prs5te auj\rd'hui de mo9s imp>fait se rduit ess5tiellem5t l'tude des phnomnes supplm5taires qui1 en ralit1 sont emprunts la vie animale1 comme le mcanisme de la circulation proprem5t dite1 celui de la respiration1 etc41 en sorte que les conditions accessoires y ont t beauc\p mieux exam9es que les pr9cipales4 ,cette sorte d'anomalie philosophique e/ cep5dant trs facile expliqu] en considrant que les cas les plus tran*s devai5t ncessairem5t comport] plus aism5t une exploration vraim5t positive4 ,l'tude des phnomnes purem5t animaux devait t5dre1 p> sa nature1 con/itu]1 avec une spontanx plus prononce1 une sci5ce nettem5t di/9cte1 en s'affran*issant plutt des ab]rations physico-*imiques1 qui ont tant entrav le progrs rel de la sa9e physiologie1 et qui t\tefois ne p\vai5t jamais entirem5t voil] des diffr5ces fondam5tales aussi saillantes que celles de l'animalit la simple exi/5ce inorganique4 ,en mme temps que la comp>aison biologique dev5ait ici plus facile p> la similitude beauc\p plus vid5te des div]s organismes1 elle tait aussi plus habituellem5t applicable p> la multiplicit beauc\p mo9dre des cas ess5tiellem5t comp>ables4 ,n\s avons prcdemm5t reconnu que1 dans l'tude de la vie organique1 la m?ode comp>ative devait ncessairem5t1 s\s pe9e de /rilit radicale1 tre t5due jusqu' son extrme limite1 c>actrise p> l'organisme vgtal1 le seul o les fonctions fondam5tales fuss5t nettem5t dgages de t\te influ5ce accessoire4 ,or1 on conoit aism5t que l'esprit huma9 n'ait pu s'lev] que trs l5tem5t et avec beauc\p d'ef=ts cet tat p]man5t d'ab/raction et de gnralit physiologiques1 o1 en p>lant de l'homme1 seul et 9vitable type primordial de la hir>*ie biologique1 il embrasse graduellem5t1 s\s un commun aspect1 l'ensemble des div]s modes de vitalit1 y compris mme l'conomie vgtale1 sans tomb] nanmo9s1 p> une syn?se exagre1 dans ces vagues et abusives considrations qui1 rappro*ant indi/9ctem5t t\s les tres naturels1 dtruis5t directem5t t\te base relle de comp>aisons positives4 ,un po9t de vue aussi difficile et aussi n\veau n'a pu tre conv5ablem5t tabli que de nos j\rs1 et uniquem5t jusqu'ici1 *ez les esprits mme les plus avancs1 l'g>d des plus simples aspects gnraux de la biologie1 c'e/--dire dans la seule tude /atique de l'organisme1 a9si que je l'ai expliqu4 ,on ne saurait donc tre tonn que la comp>aison physiologique se soit d'abord dveloppe surt\t l'g>d des fonctions animales proprem5t dites1 qui devai5t naturellem5t en faire s5tir1 d'une manire beauc\p plus spontane1 la fois l'importance et la possibilit1 quoique l'tude rationnelle de la vie organique exige rellem5t et en mme temps p]mette une plus l>ge et plus indisp5sable application de la m?ode comp>ative4 ,ce mode effectif de =mation doit sembl] d'autant plus 9vitable p\r la physiologie1 qu'il a t ess5tiellem5t le mme p\r l'anatomie et p\r la taxonomie1 malgr leur mo9dre complication4 ,t\tefois1 en considrant1 avec plus de prcision1 cette vid5te supriorit actuelle1 qui n'e/ p>adoxale qu'en app>5ce1 de la physiologie animale sur la physiologie organique1 il importe ma9t5ant de bi5 di/+u]1 cet g>d1 entre les deux aspects lm5taires de t\te tude positive1 la simple analyse prlim9aire des phnomnes1 et leur vritable explication df9itive4 ,c'e/ uniquem5t1 en effet1 s\s le premi] po9t de vue que la vie animale a t rellem5t mieux explore jusqu'ici que la vie vgtative1 p> suite de la facilit beauc\p plus gr&e que devait naturellem5t (frir l'exam5 direct de phnomnes dont l'obs]vateur portait spontanm5t en lui-mme le type le plus p>fait4 ,mais1 au contraire1 il n'en a pas t et ne p\vait en tre nullem5t a9si s\s le second aspect fondam5tal4 ,il devi5drait effectivem5t impossible de compr5dre comm5t l'explication des phnomnes les plus spciaux et les plus compliqus p\rrait auj\rd'hui tre mieux conue et plus avance que celle des phnomnes plus simples et plus gnraux qui leur s]v5t de base indisp5sable3 un tel tat de la sci5ce s]ait en opposition directe avec les lois les mo9s conte/ables de l'esprit huma94 ,telle n'e/ po9t aussi sa vraie situation prs5te1 comme il n'e/ que trop ais de le con/at]4 ,quelque imp>faite que soit videmm5t jusqu'ici1 d'aprs la leon prcd5te1 la ?orie gnrale des phnomnes organiques fondam5taux1 on doit nanmo9s reconnatre qu'elle e/ auj\rd'hui conue dans un esprit beauc\p plus sci5tifique 7ou1 si l'on veut1 mo9s arrir7 que celui qui prside habituellem5t aux pr9cipales explications de la physiologie animale4 ,c>1 les phnomnes vgtatifs1 considrs d'une manire rig\reusem5t isole et /rictem5t univ]selle1 ne con/itu5t1 en ralit1 p> leur nature1 qu'un ordre spcial et dt]m9 d'actes cont9us de composition et de dcomposition3 ils sont dont radicalem5t assimilables1 s\s leurs aspects les plus ess5tiels1 aux simples phnomnes inorganiques4 ,bi5 lo9 qu'il soit irrationnel de les en rappro*]1 comme on s'ef=ce de le faire auj\rd'hui1 c'e/ au contraire une telle subord9ation qui c>actrise surt\t leur explication relle1 con=mm5t l'esprit fondam5tal de t\te philosophie positive1 qui prescrit de li]1 autant que possible1 les phnomnes les plus p>ticuli]s aux plus gnraux1 a9si que j'ai eu tant d'occasions de l'tablir dans cet ouvrage4 ,s\s ce rapport1 l'cole physico-*imique de ,bo]rhaave n'a rellem5t p* que p> exagration1 faute de donnes suffisantes et de rflexions assez appr(ondies4 ,c'e/ p> l que doit s'introduire spontanm5t1 a9si que je l'ai expliqu dans les leons prcd5tes et surt\t dans la d]nire1 le li5 fondam5tal entre la philosophie inorganique et la philosophie biologique1 qui peut faire dsormais concevoir l'ensemble de la philosophie naturelle comme =mant1 en ralit1 un sy/me homogne et cont9u1 ab/raction faite des va9s rappro*em5s mtaphysiques enfants *aque j\r p> des imag9ations anti-sci5tifiques4 ,mais1 p> une suite ncessaire des mmes pr9cipes philosophiques1 un t\t autre esprit doit ess5tiellem5t dom9] les ?ories vraim5t rationnelles relatives la vie animale proprem5t dite1 c'e/--dire aux phnomnes lm5taires d'irritabilit et de s5sibilit4 ,ici1 en effet1 il n'y a plus aucune base possible d'analogie p\r p]mettre d'in/itu] quelques comp>aisons relles avec les phnomnes inorganiques1 qui ne peuv5t jamais n\s prs5t] ri5 de semblable4 ,on ne saurait mconnatre un tel axiome l'g>d de la s5sibilit4 ,t\t au plus p\rrait-on1 quant l'irritabilit1 en ne considrant que le simple fait de la contraction envisage en elle-mme1 espr] de dc\vrir quelques phnomnes vraim5t analogues dans le monde inorganique1 en exam9ant s\s cet aspect avec plus d'att5tion c]ta9s m\vem5s suscits p> la *aleur et surt\t p> l'lectricit4 ,mais1 quelque intrt rel que puiss5t jamais (frir de semblables rappro*em5s1 ils devi5drai5t c]ta9em5t illusoires1 et p> cela mme1 directem5t nuisibles la sci5ce1 si l'on prt5dait en induire aucune explication quelconque de l'irritabilit4 ,c>1 ce n'e/ po9t l'effet contractile1 isolm5t considr1 qui c>actrise1 en ralit1 la fibre irritable2 c'e/ ess5tiellem5t la production d'un tel effet la suite d'une indisp5sable inn]vation1 surt\t qu& cette /imulation devi5t volontaire4 ,en n'c>tant a9si1 de la notion fondam5tale du phnomne1 aucun de ses lm5s ncessaires1 on reconnat aism5t que l'irritabilit e/ aussi radicalem5t trangre au monde inorganique que la s5sibilit elle-mme1 dont elle e/ d'ailleurs rig\reusem5t insp>able4 ,cette d\ble proprit vitale doit donc tre conue comme /rictem5t primordiale *ez les tres1 ou plutt dans les tissus1 qui en sont susceptibles1 et1 p> suite1 comme absolum5t inexplicable1 au mme degr1 et p> les mmes motifs philosophiques1 que la pesanteur1 la *aleur1 etc41 ou t\te autre proprit physique fondam5tale1 c'e/--dire1 en v]tu d'une impossibilit aussi prononce de la ratta*] rationnellem5t aucune autre catgorie quelconque de phnomnes lm5taires4 ,elle ne prs5te1 s\s ce rapport1 de diffr5ce logique vraim5t ess5tielle que sa spcialit ncessaire1 comp>e la gnralit plus ou mo9s vid5te de ces proprits physiques1 ce qui ne saurait influ] sur la possibilit d'explication1 puisqu'une telle spcialit se tr\ve t\j\rs en h>monie exacte avec celle non mo9s tran*e de la /ructure correspondante4 ,c'e/ ce titre fondam5tal que l'on doit ju/em5t reg>d] l'cole physico-*imique comme ayant directem5t t5du engag] la sci5ce physiologique dans une voie d'ab]ration radicale1 qui a pr(ondm5t entrav ses vritables progrs1 quoiqu'elle ait t et soit peut-tre encore provisoirem5t utile p> son antagonisme naturel avec la direction mtaphysique1 dont la prpondrance et t1 sans un tel ob/acle1 encore plus nuisible4 ,il e/ dplorable1 en effet1 que1 faute d'une direction philosophique assez =tem5t arrte1 tant de hautes intellig5ces mod]nes se soi5t long-temps consumes en ef=ts ncessairem5t illusoires1 p\r imag9] d'incomprh5sibles explications de l'irritabilit et de la s5sibilit1 o des fluides fanta/iques analogues ceux de nos physici5s ont rempli naturellem5t un (fice indisp5sable4 ,aucun cas de ce g5re ne m'a jamais sembl plus regrettable1 que celui de l'illu/re ,lam>ck1 employant1 avec l'admirable navet qui le c>actrisait t\j\rs1 son beau gnie zoologique =g] de va9es hypo?ses physiques p\r expliqu] la s5sibilit1 sans jamais s'ap]cevoir que1 quelque degr de complication qu'il levt graduellem5t ses suppositions gratuites1 il p>v5ait t\t au plus reprs5t] vaguem5t la transmission mcanique des impressions produites sur les extrmits n]veuses1 mais nullem5t r5dre raison de l'acte de la p]ception1 qui demeurait a9si con/amm5t intact1 quoiqu'il con/itue videmm5t l'lm5t le plus ess5tiel de t\t phnomne de s5sibilit4 ,et cep5dant1 presque t\s les physiologi/es qui n'app>ti5n5t po9t l'cole mtaphysique se livr5t auj\rd'hui1 d'une manire plus ou mo9s prononce1 ces va9es et /riles spculations6 ,sans mconnatre l'vid5te inefficacit des t5tatives antrieures1 on espre t\j\rs que des ef=ts plus heureux1 fonds sur quelque dc\v]te imprvue1 f9iront p> dvoil] un j\r le my/re de la s5sibilit et de l'irritabilit1 quoique les physici5s1 dans un ordre d'tudes inf9im5t plus simple1 ai5t depuis long-temps r5onc pntr] jamais le my/re de la pesanteur6 ,ri5 ne c>actrise peut-tre avec plus d'n]gie l'tat actuel d'enfance de la physiologie1 que l'obligation inconte/able o n\s sommes placs de reg>d] auj\rd'hui des esprits1 dom9s p> une disposition aussi pr(ondm5t irrationnelle1 comme con/ituant nanmo9s1 p> comp>aison1 les prcurseurs les plus immdiats de la vritable cole positive1 en ce que leurs ab]rations t5d5t du mo9s excit] le dveloppem5t des explorations directes1 quoiqu'ils les fass5t s\v5t dvi]2 t&is que les doctr9es mtaphysiques1 qui1 p> le jeu commode et univ]sel de leurs entits1 f\rniss5t aussitt1 t\s les phnomnes possibles1 des explications encore bi5 plus creuses et plus /riles1 t5d5t a9si dsormais comprim] 9vitablem5t t\t lan progressif du gnie obs]vateur1 qui jadis fut1 au contraire1 puissamm5t second p> elles1 lorsqu'il s'ef=ait de se dgag] des entraves de la philosophie ?ologique4 ,malgr l'm95t s]vice gnral que l'cole physico-*imique r5d encore a9si indirectem5t au progrs de la sci5ce physiologique1 en opposant un ob/acle insurmontable la prpondrance rtrograde de l'cole mtaphysique1 on doit reconnatre1 d'un autre ct1 que ses va9es t5tatives anti-sci5tifiques sur l'explication fondam5tale des phnomnes lm5taires de la vie animale1 cons]v5t seules auj\rd'hui quelque importance cette d]nire cole1 en lui con/ituant aussi un (fice ess5tiel1 qui consi/e ma9t5ir l'intgrit du c>actre orig9al de la physiologie comme sci5ce di/9cte1 en emp*ant son absorption de/ructive p> la philosophie inorganique3 en sorte que la pr9cipale utilit des deux coles se rduit auj\rd'hui se cont5ir1 ou plutt s'annull]1 rciproquem5t1 a9si que je l'ai dj signal dans le *apitre prcd5t4 ,quoi qu'il en soit1 il demeure c]ta91 d'aprs les considrations ci-dessus indiques1 que la lutte entre ces deux t5dances n'e/ plus auj\rd'hui radicalem5t engage que sur l'tude de la vie animale2 l'cole physico-*imique p\vant dsormais tre reg>de comme tant en ple9e et irrvocable possession du doma9e de la physiologie purem5t organique1 qui1 p> la nature de ses phnomnes1 devait1 en effet1 lui app>t5ir ncessairem5t tt ou t>d1 qu& elle aurait rempli les conditions prlim9aires indisp5sables4 ,mais1 en ce qui conc]ne la vie animale1 les prt5tions de cette cole sont c]ta9em5t inadmissibles1 p> son troite et irrationnelle ob/9ation y transport] indm5t l'esprit gnral qui convi5t exclusivem5t la physiologie vgtative4 ,t\tefois1 une telle cole tant de nature m9emm5t p]fectible1 et l'abs5ce mme de conceptions bi5 arrtes devant facilit] encore davantage son indisp5sable trans=mation1 il y a t\t lieu d'espr] auj\rd'hui que1 du se9 de sa gnration actuelle1 sortira pro*a9em5t une cole vraim5t positive1 qui1 proclamant une judicieuse sp>ation irrvocable entre la philosophie biologique et la philosophie inorganique1 sans mconnatre leur vritable subord9ation fondam5tale1 et concevant l'tude de la premire avec le sy/me des div]s moy5s rationnels conv5ables son c>actre ess5tiel1 ralli]a sans d\te spontanm5t t\s les bons esprits qui1 le plus s\v5t leur insu1 ne ti5n5t rellem5t encore la physiologie mtaphysique qu'af9 d'emp*] l'absorption totale du doma9e de la biologie p> les physici5s et les *imi/es proprem5t dits4 ,quant prs5t1 quelque fond que doive sembl] un p>eil espoir1 il re/e nanmo9s inconte/able que1 *ez les biologi/es les plus avancs1 les ?ories de physiologie organique comm5c5t dj tre ess5tiellem5t conues d'aprs le vritable esprit gnral qui doit f9alem5t les c>actris]1 t&is qu'il n'en e/ nullem5t a9si p\r la physiologie animale1 t\j\rs ballotte entre deux t5dances contradictoires1 radicalem5t nuisibles l'une et l'autre1 quoique trs 9galem5t1 ses progrs rels1 sans avoir pu p>v5ir jusqu'ici la vraie situation normale qui lui e/ propre4 ,c'e/ p\rquoi1 malgr l'irrcusable supriorit qui1 d'aprs les motifs ci-dessus expliqus1 di/+ue ma9t5ant la physiologie animale relativem5t l'analyse prlim9aire de ses pr9cipaux phnomnes1 elle doit tre envisage comme rellem5t mo9s rappro*e auj\rd'hui que la physiologie organique de sa vritable con/itution sci5tifique4 ,un tel jugem5t p>atrait encore mo9s d\teux1 si1 suivant la /ricte rigueur logique1 on ne sp>ait po9t de la vie animale l'ensemble des phnomnes intellectuels et moraux1 qui en sont effectivem5t le complm5t ncessaire1 et dont l'tude gnrale e/ bi5 plus imp>faitem5t conue1 a9si que n\s le reconnatrons directem5t dans la leon pro*a9e4 ,ces ap]u prlim9aires t5d5t c>actris] le vritable esprit philosophique qui doit prsid] la =mation ultrieure de la ?orie positive de l'animalit1 ess5tiellem5t fonde sur la co-relation des deux notions lm5taires de l'irritabilit et de la s5sibilit1 pr(ondm5t di/+ues de t\te proprit physique4 c>tant jamais t\te va9e re*]*e sur les causes de ce d\ble pr9cipe animal1 cette ?orie consi/]a uniquem5t comp>] entre eux t\s les div]s phnomnes gnraux qui s'y ratta*5t1 d'aprs leur exacte analyse pralable1 af9 de dc\vrir leurs lois effectives2 c'e/--dire1 comme l'g>d des autres phnomnes naturels1 leurs vraies relations con/antes soit de succession1 soit de similitude4 ,a l'imitation de t\te autre ?orie positive1 elle s]a directem5t de/9e faire prvoir rationnellem5t le mode d'action d'un organisme animal donn1 plac dans des circon/ances dt]m9es1 ou rciproquem5t quelle disposition animale peut tre induite de tel acte accompli d'animalit1 suivant la =mule sci5tifique fondam5tale que j'ai tablie en comm5ant ce trait sommaire de philosophie biologique 7voyez la qu>antime leon74 ,les fausses t5tatives actuelles p\r expliqu] l'irritabilit et la s5sibilit t5d5t c]ta9em5t n\s loign] d'un tel b f9al1 bi5 lo9 de p\voir n\s en rappro*]1 en faisant 9vitablem5t nglig] la re*]*e directe des lois relles de l'animalit1 quoique la prvision des phnomnes soit auj\rd'hui unanimem5t reg>de1 en pr9cipe1 comme con/ituant la fois le pr9cipal c>actre de t\te doctr9e vraim5t sci5tifique1 et la mesure la mo9s quivoque de son degr gnral de p]fection4 ,af9 de prv5ir1 autant que possible1 t\te vicieuse int]prtation1 il convi5t de rem>qu] ici qu'une semblable con/itution de la physiologie animale1 t\t en la sp>ant dsormais pr(ondm5t de la philosophie inorganique1 lui cons]ve ncessairem5t avec elle de l>ges relations fondam5tales1 qui suffis5t ma9t5ir la rig\reuse cont9uit du sy/me t\j\rs unique de la philosophie positive4 ,comme je l'ai dj indiqu ci-dessus1 c'e/ surt\t p> la physiologie vgtative que s'tablit ce contact gnral4 ,il ne faut jamais p]dre de vue1 en effet1 la d\ble liaison intime de la vie animale avec la vie organique1 qui lui f\rnit con/amm5t une base prlim9aire indisp5sable1 et qui1 en mme temps1 lui con/itue un b gnral non mo9s ncessaire4 ,on n'a plus beso9 auj\rd'hui d'insi/] sur le premi] po9t1 qui a t mis en ple9e vid5ce p> de sa9es analyses physiologiques3 il e/ bi5 reconnu ma9t5ant que1 p\r se m\voir et p\r s5tir1 l'animal doit d'abord vivre1 dans la plus simple acception du t]me1 c'e/--dire vgt]2 et qu'aucune susp5sion complte de cette vie vgtative ne saurait1 en aucun cas1 tre conue sans entran]1 de t\te ncessit1 la cessation simultane de la vie animale4 ,quant au second aspect1 jusqu'ici beauc\p mo9s clairci1 *acun peut aism5t reconnatre1 soit p\r les phnomnes d'irritabilit ou p\r ceux de s5sibilit1 qu'ils sont ess5tiellem5t dirigs1 un degr quelconque de l'*elle animale1 p> les beso9s gnraux de la vie organique1 dont ils p]fectionn5t le mode fondam5tal1 soit en lui procurant de meilleurs matriaux1 soit en prv5ant ou c>tant les influ5ces dfavorables3 les fonctions intellectuelles et morales n'ont po9t elles-mmes ord9airem5t d'autre (fice primitif4 ,sans une telle de/9ation gnrale1 l'irritabilit dgnr]ait ncessairem5t en une agitation dsordonne1 et la s5sibilit en une vague contemplation2 ds-lors1 ou l'une et l'autre dtruirai5t bi5tt l'organisme p> une ex]cice immodr1 ou elles s'atrophi]ai5t spontanm5t1 faute de /imulation conv5able4 ,c'e/ seulem5t dans l'espce huma9e1 et p>v5ue mme un haut degr de civilisation1 a9si que je l'ai dj indiqu ailleurs1 qu'il e/ possible de concevoir une sorte d'inv]sion de cet ordre fondam5tal1 en se reprs5tant1 au contraire1 la vie vgtative comme ess5tiellem5t subordonne la vie animale1 dont elle e/ seulem5t de/9e p]mettre le dveloppem5t1 ce qui con/itue1 ce me semble1 la plus noble notion sci5tifique qu'on puisse se =m] de l'humanit proprem5t dite1 di/9cte de l'animalit3 encore une telle trans=mation ne devi5t-elle possible1 s\s pe9e de tomb] dans un my/icisme trs dang]eux1 qu'autant que1 p> une heureuse ab/raction fondam5tale1 on transporte l'espce entire1 ou du mo9s la socit1 le b primitif qui1 p\r les animaux1 e/ born l'individu1 ou s't5d t\t au plus mom5tanm5t la famille1 a9si que je l'expliqu]ai directem5t dans le volume suivant#db4 ,une exception aussi spciale et purem5t artificielle1 d'ailleurs si facile expliqu]1 ne saurait aucunem5t altr] l'univ]salit d'une considration que vrifie1 d'une manire si prononce1 l'ensemble du rgne animal1 o la vie animale se montre t\j\rs de/9e p]fectionn] la vie organique4 ,c'e/ donc uniquem5t p> une ab/raction sci5tifique1 dont la ncessit e/1 du re/e1 auj\rd'hui hors de t\te conte/ation1 que n\s p\vons provisoirem5t concevoir la premire isole de la seconde1 qui en e/1 en ralit1 /rictem5t insp>able1 s\s le d\ble aspect fondam5tal que je vi5s de signal]4 ,a9si la ?orie positive de l'animalit devant cont9uellem5t repos] sur celle de la vitalit gnrale1 elle se tr\ve p> l comb9e1 d'une manire intime et indissoluble1 avec l'ensemble de la philosophie inorganique1 qui f\rnit directem5t la physiologie vgtative1 comme n\s l'avons reconnu1 ses bases rationnelles indisp5sables4 ,note #db3 ,un philosophe de l'cole mtaphysico-?ologique1 qui fut d'ailleurs un p5seur n]gique1 a1 de nos j\rs1 prt5du c>actris] l'homme p> cette =mule ret5tissante3 une intellig5ce s]vie p> des organes4 ,si cette phrase a un s5s positif1 il r5tre sans d\te dans celui que je vi5s d'expliqu]4 ,mais la df9ition inv]se s]ait videmm5t beauc\p plus vraie1 surt\t p\r l'homme primitif1 non p]fectionn p> un tat social trs dvelopp1 comme cet auteur le supposait pr9cipalem5t4 ,a quelque degr que puisse p>v5ir la civilisation1 ce ne s]a jamais que *ez un petit nombre d'hommes d'lite que l'intellig5ce p\rra acqurir1 dans l'ensemble de l'organisme1 une prpondrance assez prononce p\r dev5ir rellem5t le b ess5tiel de t\te exi/5ce huma9e1 au lieu d'tre seulem5t employe1 titre de simple in/rum5t1 comme moy5 fondam5tal de procur] une plus p>faite satisfaction des pr9cipaux beso9s organiques2 ce qui1 ab/raction faite de t\te va9e dclamation1 c>actrise c]ta9em5t le cas le plus ord9aire4 ,mais1 en outre1 indp5damm5t de cette relation univ]selle et ncessaire1 il en exi/e videmm5t de plus directes quoique secondaires1 dans le dveloppem5t mme des phnomnes purem5t animaux1 surt\t en ce qui conc]ne l'irritabilit1 dont les actes df9itifs sont c]ta9em5t subordonns aux lois les plus gnrales de la physique inorganique4 ,n\s avons1 en effet1 bi5 reconnu1 en traitant de la philosophie ma?matique1 que les lois fondam5tales de l'quilibre et du m\vem5t1 p> cela mme qu'elles ont t tablies en faisant t\j\rs ab/raction complte de l'orig9e effective des m\vem5ts et des ef=ts1 doiv5t ncessairem5t se vrifi] l'g>d de t\s les ordres quelconques de phnomnes1 sans aucune exception qui puisse tre propre aux phnomnes physiologiques4 ,a9si1 aussitt que1 p> l'irritabilit primordiale de la fibre musculaire1 la contraction relle a t produite1 t\s les nombreux phnomnes de mcanique animale qui peuv5t en rsult]1 soit p\r la /ation1 soit p\r la locomotion1 sont 9vitablem5t s\s la dp5dance des lois gnrales de la mcanique1 p\rvu que1 dans la judicieuse application de ces lois1 on y ait t\j\rs1 bi5 ent5du1 conv5ablem5t g>d1 de mme qu'en t\t autre cas1 aux conditions c>actri/iques de l'app>eil1 que les physiologi/es peuv5t seuls suffisamm5t connatre4 ,tel e/ le mode spcial d'introduction directe et ncessaire de la philosophie inorganique dans l'tude prcise du premi] ordre des fonctions animales proprem5t dites4 ,il en e/ de mme1 quoique en s5s inv]se1 env]s les fonctions relatives la s5sibilit1 o cette philosophie doit 9vitablem5t int]v5ir en ce qui conc]ne la premire des trois p>ties ess5tielles du phnomne fondam5tal1 c'e/--dire1 l'impression primitive sur les extrmits s5tantes1 soigneusem5t di/+ue de sa transmission p> le filet n]veux1 et de sa p]ception p> l'organe crbral4 ,cette impression s'opre t\j\rs1 en effet1 p> l'int]mdiaire indisp5sable d'un vritable app>eil physique correspondant1 soit lum9eux1 soit ac\/ique1 etc41 sans lequel l'exi/5ce du monde extrieur ne p\rrait tre que vaguem5t s5tie p> l'organisme1 et dont l'tude propre1 suivant les lois physiques conv5ables1 doit ncessairem5t con/itu] un lm5t capital de l'analyse positive du phnomne4 ,non-seulem5t les notions acquises dans les pr9cipales bran*es actuelles de la physique doiv5t a9si tre rationnellem5t appliques la physiologie animale3 *acun peut aussi con/at] aism5t auj\rd'hui qu'une telle application exig]ait s\v5t1 dans ces div]ses doctr9es1 des progrs qui ne sont pas encore accomplis1 et mme1 c]ta9s g>ds1 la cration de quelques doctr9es n\velles1 comme la ?orie des saveurs1 et surt\t celle des odeurs1 o il y a1 sans d\te1 plusieurs lois gnrales et purem5t inorganiques tablir sur leur mode fondam5tal de propagation1 dont l'tude e/ entirem5t nglige p> nos physici5s1 quoiqu'elle ait t jadis le sujet de div]ses t5tatives grossires4 ,tels sont1 en ap]u1 les diffr5s po9ts de vue gnraux d'aprs lesquels il doit ici re/] inconte/able que la philosophie positive1 t\t en consacrant irrvocablem5t l'individualit ncessaire de la sci5ce biologique1 la subordonne nanmo9s1 p> d'indissolubles relations1 l'ensemble des tudes inorganiques4 ,on peut a9si vrifi] clairem5t1 cet g>d1 que1 comme je l'ai dj indiqu dans la qu>antime leon1 c'e/ surt\t la *imie qui s'applique spontanm5t la physiologie vgtative1 et pr9cipalem5t la physique la physiologie animale1 quoique les deux ordres de fonctions exig5t1 sans d\te1 l'emploi comb9 des deux sections fondam5tales de la philosophie inorganique4 ,il s]ait dsormais inutile d'insi/] davantage ici sur ces relations sci5tifiques1 dont le pr9cipe et le c>actre sont ma9t5ant assez nettem5t tablis4 ,ab/raction faite dornavant de t\te va9e t5tative d'explication de la d\ble proprit fondam5tale qui di/+ue la vie animale1 il re/e nanmo9s c]ta9 que les notions lm5taires que l'on se =me habituellem5t auj\rd'hui de l'irritabilit et de la s5sibilit n'ont po9t encore acquis le vritable c>actre sci5tifique qui doit f9alem5t conv5ir leur nature1 surt\t en ce que *acun de ces deux attributs de l'animalit n'e/ pas ratta*1 d'une manire assez n]giquem5t arrte1 la considration exclusive d'un tissu correspondant4 ,cette indisp5sable condition1 dont je dois signal] ici l'extrme importance philosophique1 n'a t jusqu' prs5t rig\reusem5t remplie1 ma connaissance1 que dans le sy/me physiologique de ,m4 de ,bla9ville4 ,la doctr9e de ,bi*at1 encore prpondrante auj\rd'hui1 e/1 cet g>d1 radicalem5t vicieuse1 puisqu'elle reprs5te l'irritabilit1 et la s5sibilit elle-mme1 comme plus ou mo9s inhr5tes t\s les tissus quelconques1 sans aucune di/9ction d'organiques et animaux4 ,quelques clectiques ont cru1 il e/ vrai1 p\voir cons]v] ess5tiellem5t cette doctr9e1 en se bornant la purg] de sa notion la plus videmm5t errone1 celle qui se rapporte la prt5due s5sibilit organique1 c'e/--dire1 la s5sibilit sans consci5ce1 dont la seule df9ition e/ directem5t contradictoire4 ,mais1 en procdant a9si1 on n'a pas suffisamm5t compris que la ?orie mtaphysique de ,bi*at sur les =ces vitales con/itue1 p> sa nature1 un t\t indivisible1 qui ne saurait tre admis ou rejet p> fragm5s1 et dont un des lm5s les plus indisp5sables consi/e prcism5t dans cette mme s5sibilit organique1 quelque absurde qu'en soit la notion4 ,c>1 suivant la p5se de ,bi*at1 la s5sibilit organique e/ le g]me ncessaire de la vraie s5sibilit animale1 qui n'en diffr]ait que p> un plus haut degr d'exaltation4 ,il en e/ peu prs a9si de mme1 s\s le po9t de vue qui n\s occupe1 de la contractilit organique1 surt\t de celle que ,bi*at di/+ue p> la qualification de s5sible1 comp>e la contractilit animale proprem5t dite4 ,on ne saurait ni] que ,bi*at conoit t\s les tissus comme tant ncessairem5t s5sibles et irritables1 avec de simples diffr5ces de degr3 une telle ?orie ne peut d'ailleurs comport] aucun am5dem5t4 ,d'aprs les pr9cipes tablis ci-dessus1 il e/ ais1 ce me semble1 de reconnatre que t\te conception de ce g5re s'oppose1 de la manire la plus directe1 la con/itution vraim5t rationnelle de la sci5ce physiologique sur les bases positives qui lui sont propres2 en sorte qu'un tel exam5 conc]ne l'un des po9ts les plus fondam5taux de la philosophie biologique4 ,si1 en effet1 les deux proprits c>actri/iques de l'animalit p\vai5t app>t5ir indi/9ctem5t t\s les tissus1 et que1 p> consqu5t1 il n'exi/t po9t1 proprem5t p>l]1 de tissus vraim5t animaux1 t\te diffr5ce sci5tifique fondam5tale entre la physiologie animale et la simple physiologie organique disp>atrait ncessairem5t p> cela seul4 ,ds-lors1 att5du qu'il e/ impossible de mconnatre auj\rd'hui que les phnomnes de la vie vgtative sont1 p> leur nature1 s\s la dp5dance directe et gnrale des lois univ]selles du monde inorganique1 on ne saurait compr5dre p\rquoi il cess]ait d'en tre a9si l'g>d de la vie animale1 qui1 dans une semblable hypo?se1 n'(frirait plus1 en ralit1 qu'un dveloppem5t suprieur des mmes proprits lm5taires4 ,les plus vicieuses prt5tions de l'cole physico-*imique1 se tr\v]ai5t a9si ju/ifies aussitt1 du mo9s en pr9cipe1 sans qu'on pt conte/] logiquem5t avec elle autrem5t que sur l'application actuelle2 puisque t\s les effets physiologiques se rduirai5t alors1 p> cette id5tit fondam5tale des deux vies1 un ordre spcial d'actes *imiques et physiques1 comme ils le sont c]ta9em5t dans la simple vie organique4 ,il faut s'tre bi5 famili>is1 p> l'tude hi/orique de l'esprit huma91 avec le tri/e spectacle des inconsqu5ces capitales auxquelles e/ assujettie notre faible intellig5ce1 mme *ez les plus m95s gnies1 p\r ne po9t s'tonn] que ,bi*at1 qui avait si pr(ondm5t s5ti l'indisp5sable ncessit de ma9t5ir la physiologie un c>actre sci5tifique ple9em5t orig9al1 ait nanmo9s tabli1 avec une prdilection m>que1 une ?orie qui t5drait ncessairem5t autoris] l'usurpation totale du doma9e de la physiologie p> le sy/me des sci5ces inorganiques4 ,les biologi/es n'aurai5t plus alors d'autre moy5 de cons]v] leur indp5dance intellectuelle1 que de ni] directem5t la nature physico-*imique des phnomnes mmes de la vie vgtative3 or1 une telle manire de voir1 excusable sans d\te au temps de ,bi*at1 ne saurait tre s\t5ue auj\rd'hui p> aucun esprit vraim5t au niveau du progrs gnral de la sci5ce physiologique dans le sicle actuel4 ,d'ailleurs1 il e/ vid5t que si1 p> cette issue1 on p\vait *app] aux envahissem5s de l'cole physico-*imique1 ce ne s]ait que p\r retomb]1 p> une ncessit directe1 s\s la dom9ation exclusive de l'cole mtaphysique1 puisque l'on aurait a9si rtabli1 dans la physiologie vgtative au mo9s1 le pur rgime des entits4 ,une telle ?orie t5d donc p]ptu] la dplorable situation oscillatoire de la sci5ce physiologique entre ces deux impulsions contrairem5t vicieuses1 et ne saurait1 p> consqu5t1 conv5ir au vritable tat normal3 ce qui doit faire nettem5t ressortir la haute importance de cette discussion4 ,ces considrations sommaires suffis5t p\r indiqu] ici combi5 il e/ indisp5sable la biologie rationnelle de concevoir t\j\rs l'irritabilit et la s5sibilit comme ncessairem5t inhr5tes deux tissus dt]m9s1 modifications pr(ondes et nettem5t tran*es du tissu cellulaire primordial1 af9 que la spcialit des notions anatomiques se tr\ve exactem5t en h>monie avec celle que l'on veut1 si ju/e titre1 ma9t5ir aux ides physiologiques2 ou1 en un mot1 que les p5ses lm5taires de tissu et de proprit ne cess5t jamais de se correspondre p>faitem5t4 ,le c>actre sci5tifique de la physiologie actuelle1 qui en e/ peu prs re/e1 cet g>d1 la doctr9e de ,bi*at1 e/ donc encore1 s\s ce n\vel aspect fondam5tal1 ess5tiellem5t dfectueux1 *ez la plup>t des biologi/es4 ,on doit1 t\tefois1 reconnatre que1 p\r ,bi*at1 cette erreur capitale tait presque 9vitable1 vu l'extrme imp]fection1 cette poque1 de l'analyse anatomique des tissus1 dont ,bi*at lui-mme1 il ne faut jamais l'oubli]1 fut l'immortel crateur4 ,des obs]vations mal faites ou mal discutes p\vai5t p]mettre alors de croire l'exi/5ce effective de la s5sibilit dans des p>ties rellem5t dp\rvues de n]fs2 ce qui devait1 aux yeux de ,bi*at1 con/itu] autant de preuves de sa ?orie1 comme il l'a si frquemm5t rem>qu1 surt\t quant la s5sibilit qui1 suivant lui1 se dvelopp]ait avec beauc\p d'n]gie dans les ligam5s la suite de leur torsion1 bi5 qu'elle dt re/] inap]ue p> t\t autre mode de /imulation4 ,mais une meilleure exploration a depuis clairem5t dmontr1 env]s presque t\s les cas de ce g5re1 ou que les symptmes de s5sibilit avai5t t abusivem5t attribus tel organe priv de n]fs au lieu d'tre rapports la lsion simultane de quelques n]fs vois9s1 ou que le tissu n]veux exi/ait effectivem5t1 quoique difficile ap]cevoir4 ,si1 en quelques r>es occasions1 une semblable rectification n'a pu encore tre catgoriquem5t opre1 cause de la difficult suprieure des circon/ances ou de l'insuffisance des obs]vateurs1 il s]ait c]ta9em5t absurde1 d'aprs les plus simples pr9cipes de la philosophie positive1 de v\loir1 p> ce seul motif1 rep\ss] ou mme aj\rn] l'usage d'une conception aussi videmm5t indisp5sable la physiologie rationnelle1 et dj fonde sur tant de cas irrcusables1 bi5 plus nombreux et surt\t plus dcisifs que ceux qui cont9u5t p>atre exceptionnels4 ,cette considration doit s'appliqu] la comp>aison des div]s organismes1 comme celle des diffr5s tissus de l'organisme huma94 ,les prt5dus animaux sans n]fs1 sur lesquels l'cole mtaphysique a tant insi/1 disp>aiss5t graduellem5t mesure que les progrs1 intellectuels et matriels1 de l'anatomie comp>e dispos5t les obs]vateurs mieux gnralis] la notion du sy/me n]veux et le reconnatre avec plus d'exactitude dans les organismes infrieurs3 c'e/ a9si1 p> exemple1 qu'on l'a rcemm5t dc\v]t *ez plusieurs animaux rayonns4 ,il e/ donc temps d'rig] en axiome philosophique l'indisp5sable ncessit des n]fs p\r un degr quelconque de s5sibilit1 sauf trait] les exceptions app>5tes comme autant d'anomalies rs\dre p> les p]fectionnem5ts ultrieurs de l'analyse anatomique4 ,on doit faire subir une trans=mation analogue aux notions ord9aires relatives l'irritabilit1 qui sont encore ess5tiellem5t dom9es p> la ?orie de ,bi*at4 ,ce gr& physiologi/e p\vait concevoir1 p> exemple1 les contractions du coeur comme directem5t dt]m9es1 indp5damm5t de t\te action n]veuse1 p> la /imulation immdiate rsultante de l'afflux du sang4 ,mais il e/ auj\rd'hui bi5 reconnu1 surt\t depuis les importantes expri5ces de ,legallois1 que l'inn]vation e/ t\t aussi indisp5sable l'irritabilit de ce muscle qu' celle d'aucun autre2 et1 en gnral1 que la di/9ction fondam5tale de ,bi*at1 entre la contractilit organique et la contractilit animale1 doit tre entirem5t ab&onne4 ,t\te irritabilit e/ donc ncessairem5t animale1 c'e/--dire qu'elle exige une inn]vation correspondante1 de quelque c5tre immdiat que procde d'ailleurs l'action n]veuse4 ,ce sujet att5d nanmo9s encore plusieurs claircissem5s ess5tiels qui1 s'ils ne sont po9t indisp5sables la c]titude logique d'un pr9cipe dsormais hors de t\te atte9te directe1 doiv5t t\tefois influ] beauc\p sur son usage sci5tifique effectif4 ,je ne fais pas seulem5t allusion la di/9ction propose p> div]s physiologi/es contempora9s entre les n]fs s5sitifs et les n]fs moteurs1 quoiqu'une telle "q soit bi5 lo9 d'tre sans importance philosophique4 ,mais j'ai surt\t en vue une considration plus directe et plus capitale1 dont l'inc]titude et l'obscurit actuelles prs5t5t de bi5 plus graves inconvni5s1 qu'on *]*]ait va9em5t dissimul]4 ,il s'agit de la vraie di/9ction sci5tifique que la ?orie positive de l'irritabilit doit f9alem5t ma9t5ir entre les m\vem5s volontaires et les m\vem5s involontaires4 ,la doctr9e de ,bi*at avait au mo9s cet avantage vid5t qu'elle reprs5tait1 d'une manire directe et1 en app>5ce1 trs satisfaisante1 cette inconte/able diffr5ce3 on voit mme que cette considration lui a f\rni ses pr9cipaux argum5s4 ,au contraire1 en ne reconnaissant plus qu'une irritabilit unique1 t\j\rs uni=mm5t lie l'inn]vation1 comme le prescrit c]ta9em5t l'tat prs5t de la sci5ce1 on con/itue une difficult fondam5tale trs dlicate1 et dont la solution e/ nanmo9s /rictem5t indisp5sable1 p\r compr5dre de quelle manire t\s les m\vem5s ne devi5drai5t po9t ds-lors indi/9ctem5t volontaires4 ,la haute insuffisance des explications actuelles cet g>d ne saurait1 sans d\te1 ragir logiquem5t contre le pr9cipe lui-mme1 puisqu'on peut t\j\rs vaguem5t attribu] au mode d'inn]vation la diffr5ce musculaire dont il s'agit ici4 ,mais cet expdi5t provisoire ne saurait long-temps suffire aux beso9s rels de la doctr9e physiologique1 laquelle il importe beauc\p de dt]m9] avec prcision les conditions spciales d'inn]vation qui r5d5t volontaire ou involontaire tel m\vem5t effectif4 ,il faut1 sans d\te1 que1 dans cet ordre de considrations comme dans t\t autre1 des diffr5ces anatomiques vraim5t apprciables soi5t exactem5t coordonnes d'inconte/ables diffr5ces physiologiques1 ce qui c]ta9em5t e/ =t lo9 d'exi/] auj\rd'hui4 ,on ne saurait confondre un tel ordre de re*]*es avec la va9e enqute mtaphysique des causes de la volont1 puisqu'il s'agit seulem5t ici de dc\vrir les conditions organiques qui doiv5t ncessairem5t exi/] p\r r5dre volontaires1 p> exemple1 les m\vem5s des muscles locomoteurs1 t&is que ceux du muscle c>diaque sont si pr(ondm5t involontaires4 ,un phnomne aussi c>actris comporte sans d\te une exacte analyse gnrale1 quoiqu'elle doive tre =t difficile4 ,la sci5ce prs5te donc auj\rd'hui1 s\s ce rapport1 une inconte/able lacune fondam5tale1 qui obscurcit beauc\p la ?orie positive de l'irritabilit1 dont le pr9cipe seul peut tre ma9t5ant reg>d comme tabli2 puisque1 dans la plup>t des cas1 le plus habile anatomi/e n'os]ait encore dcid]1 autrem5t que p> le fait mme1 si tel m\vem5t bi5 df9i doit tre volontaire ou involontaire1 ce qui con/ate nettem5t l'abs5ce de t\te loi relle cet g>d4 ,au re/e1 quelques difficults que prs5te1 p> sa nature1 la "q a9si pose1 on a droit d'espr] qu'elle comporte une solution vraim5t satisfaisante1 puisqu'on peut1 ce me semble1 ap]cevoir dj la voie qui doit y conduire4 ,elle consi/e1 en effet1 dans une judicieuse analyse des m\vem5s en quelque sorte int]mdiaires1 c'e/--dire1 qui1 primitivem5t involontaires1 f9iss5t p> dev5ir volontaires1 ou rciproquem5t4 ,ces cas1 que l'organisme prs5te trs frquemm5t s\s l'un et l'autre aspect1 me p>aiss5t m9emm5t propres vrifi] que la di/9ction inconte/able des m\vem5s en volontaires et involontaires ne ti5t nullem5t une diffr5ce radicale de l'irritabilit musculaire1 mais seulem5t au mode et peut-tre mme au degr de l'inn]vation1 modifie surt\t p> une longue habitude4 ,on ne saurait1 p> exemple1 concevoir autrem5t que les m\vem5s excrteurs de l'ur9e1 qui1 dans le jeune ge1 ou dans un gr& nombre de maladies1 sont si videmm5t involontaires1 puiss5t pr5dre1 p> la seule influ5ce suffisamm5t habituelle d'une n]gique rsolution1 le c>actre volontaire qu'ils acquir5t ord9airem5t *ez les animaux suprieurs4 ,p\r que ce g]me d'explication puisse rellem5t suffire ultrieurem5t rs\dre la difficult propose1 il faudrait concevoir que les m\vem5s les plus involontaires1 qui1 suivant la ju/e rem>que de ,bi*at1 sont t\j\rs en effet les plus indisp5sables la vie gnrale1 euss5t t susceptibles de susp5sion volontaire1 sans except] les m\vem5s du coeur1 si leur rig\reuse ncessit cont9ue n'et po9t emp* de contract] leur g>d des habitudes conv5ables4 ,quoiqu'il devi5ne a9si trs probable que la nature volontaire ou involontaire des div]s m\vem5s animaux1 lo9 de prov5ir d'aucune diffr5ce directe dans l'irritabilit fondam5tale1 e/ seulem5t un rsultat indirect et trs compos du g5re d'action ex]c p> l'ensemble du sy/me n]veux sur le sy/me musculaire1 on compr5d nanmo9s combi5 ce sujet exige un n\vel exam5 appr(ondi1 dont les considrations prcd5tes ne peuv5t qu'indiqu] la direction gnrale4 ,tels sont les pr9cipaux ap]u philosophiques propres mettre en ple9e vid5ce l'extrme imp]fection gnrale de l'tude actuelle de l'animalit1 en ce qui conc]ne l'explication1 mme la plus lm5taire1 des phnomnes ess5tiels4 ,en n\s bornant dsormais considr] la physiologie animale s\s le seul aspect beauc\p plus simple d'une exacte analyse prlim9aire de ses div]s phnomnes gnraux1 il ne s]a que trop ais de reconnatre combi5 cette analyse1 qui1 au comm5cem5t de ce *apitre1 devait n\s p>atre trs satisfaisante1 p> comp>aison l'analyse si mal in/itue de la vie organique1 e/ rellem5t1 au contraire1 pr(ondm5t loigne auj\rd'hui de ce qu'exig5t les vrais beso9s de la sci5ce p\r p]mettre de s'lev] plus t>d quelques lois positives4 ,quant aux fonctions directem5t relatives l'irritabilit1 on peut dire1 sans la mo9dre exagration1 que le mcanisme d'aucun m\vem5t animal n'a t jusqu'ici analys d'une manire vraim5t satisfaisante1 puisque t\s les cas pr9cipaux sont encore le sujet de controv]ses fondam5tales entre des physiologi/es galem5t recomm&ables4 ,on cons]ve mme habituellem5t entre ces div]s m\vem5s1 une di/9ction vicieuse1 qui doit s'oppos] t\te sa9e apprciation mcanique1 lorsqu'on les sp>e en m\vem5s gnraux qui produis5t le dplacem5t total de la masse animale1 et m\vem5s p>tiels qui s]v5t surt\t la vie organique1 soit p\r l'introduction des div]s alim5s1 ou l'expulsion des rsidus1 soit p\r la circulation des fluides4 ,les premi]s m\vem5s sont1 nanmo9s1 t\t aussi rellem5t p>tiels1 quoique leur objet soit diffr5t2 c>1 s\s le po9t de vue mcanique1 l'organisme n'en saurait spontanm5t comport] d'autres4 ,d'aprs les lois fondam5tales du m\vem5t1 l'animal ne peut jamais1 p> aucune action intrieure1 dplac] directem5t son c5tre de gravit1 sans une c]ta9e coopration trangre2 pas davantage qu'un *>iot vapeur qui fonctionn]ait1 sans aucun frottem5t1 sur un plan t\t--fait horizontal1 et dont la /rile activit se rduirait ds-lors ncessairem5t la simple rotation de ses r\es4 ,j'ai dj indiqu cette rem>que1 dans le premi] volume1 comme consqu5ce de la loi dynamique gnrale du c5tre de gravit4 ,les m\vem5s qui produis5t la locomotion proprem5t dite ne sont donc pas d'une autre nature mcanique que ceux1 p> exemple1 qui transport5t le bol alim5taire le long du canal dige/if2 leur rsultat n'e/ diffr5t qu'en v]tu de la div]sit des app>eils1 c>actriss alors p> des app5dices extrieurs disposs de manire dt]m9]1 dans le sy/me ambiant1 une indisp5sable raction1 qui produit le dplacem5t de la masse anime4 ,on p\rrait aism5t concevoir une con/itution mcanique assez p>faite p\r qu'un moteur unique1 le coeur ou t\t autre muscle1 prsidt la fois1 l'aide d'app>eils conv5ables1 t\s les div]s m\vem5s organiques et animaux1 comme notre indu/rie le produit si s\v5t dans les mcanismes bi5 organiss4 ,sans all] jusqu' cette idale simplification du sy/me1 on voit1 en effet1 *ez c]ta9s mollusques1 la locomotion proprem5t dite s'opr] au moy5 des contractions du muscle c>diaque ou des muscles inte/9aux1 ce qui vrifie clairem5t la ralit de la considration prcd5te1 et1 p> suite1 la futilit des di/9ctions ord9airem5t admises cet g>d p> les physiologi/es actuels4 ,les plus simples notions de la mcanique animale tant a9si obscurcies et mme vicies ds leur premire orig9e1 on ne saurait tre surpris que les physiologi/es disput5t encore sur le vrai mcanisme de la circulation1 et sur celui de la plup>t des modes de locomotion extrieure1 tels que le saut1 le vol surt\t1 la natation1 etc4 ,d'aprs la manire dont ils procd5t1 ils ne sont pas prs de s'ent5dre1 et les op9ions les plus opposes tr\v]ai5t encore long-temps des moy5s d'argum5tation galem5t plausibles4 ,ce qu'il y a de plus trange1 du mo9s en app>5ce1 quoique la sa9e philosophie l'explique aism5t1 c'e/ la disposition presque univ]selle des physiologi/es1 s\s ce rapport1 tir]1 de leur ignorance mme1 autant de motifs d'admir] la pr(onde sagesse d'un mcanisme qu'ils dcl>5t pralablem5t ne p\voir compr5dre4 ,une telle t5dance e/ un re/e vid5t de l'influ5ce ?ologique qui prside encore ess5tiellem5t notre premire ducation4 ,quoique l'tude positive de ce sujet soit1 comme on voit1 t\t entire refondre1 une premire vue ma?matique de l'ensemble de la "q montre clairem5t1 ce me semble1 que le c>actre le plus prononc du mcanisme gnral des m\vem5s animaux consi/e1 au contraire1 dans l'excessive complication des app>eils ord9aires4 ,les gomtres et les physici5s1 en les supposant placs au po9t de vue conv5able et d'ailleurs suffisamm5t prp>s1 imag9]ai5t sans d\te aism5t une con/itution beauc\p meilleure1 s'ils osai5t auj\rd'hui pr5dre p\r sujet d'ex]cice intellectuel la conception directe d'un n\veau mcanisme animal1 ce qui ne s]ait peut-tre po9t sans une vritable utilit1 ne ft-ce qu'af9 de mieux c>actris] l'esprit philosophique qui doit prsid] aux tudes effectives4 ,dans cet ordre de fonctions animales aussi bi5 que dans t\t autre1 et plus clairem5t qu'env]s aucun autre1 l'organisme ne saurait manqu] de n\s (frir un mode quelconque de production capable de dt]m9] les actes que n\s voyons effectivem5t se produire2 mais le mode rel e/ presque t\j\rs trs infrieur au type idal que notre faible intellig5ce p\rrait crer1 mme d'aprs nos connaissances actuelles1 avec la lib]t conv5able4 ,au fond1 cette rflexion revi5t dire ici que le monde inorganique e/1 p> sa nature1 beauc\p mieux rgl que le monde organique2 ce qui1 je crois1 ne saurait tre srieusem5t conte/ auj\rd'hui p> aucun esprit judicieux4 ,un exam5 att5tif de l'ensemble des tudes entreprises jusqu'ici sur la mcanique animale1 f]a1 ce me semble1 reconnatre1 sans la mo9dre inc]titude1 que la pr9cipale cause de leur extrme imp]fection rsulte de l'ducation insuffisante et mme vicieuse de la plup>t des physiologi/es1 qui demeur5t ord9airem5t beauc\p trop trang]s aux connaissances pralables qu'exig]ait naturellem5t un tel sujet sur les div]ses p>ties de la philosophie inorganique1 sans en except] le sy/me1 vraim5t fondam5tal1 des sci5ces ma?matiques4 ,le simple bon s5s indique nanmo9s1 avec une irrsi/ible vid5ce1 que la mcanique animale1 comme la mcanique cle/e1 la mcanique indu/rielle1 ou t\te autre quelconque1 e/ d'abord de la mcanique1 et doit tre1 p> consqu5t1 ce titre1 ncessairem5t subordonne aux lois gnrales que la mcanique rationnelle impose t\s les m\vem5s possibles1 ab/raction faite de la nature des moteurs1 et en ayant seulem5t g>d la /ructure des app>eils4 ,sans d\te1 l'extrme complication des app>eils animaux1 mme indp5damm5t de l'impossibilit manife/e de s\mettre les moteurs primitifs aucune ?orie ma?matique1 ne saurait jamais rellem5t comport]1 cet g>d1 la mo9dre application numrique1 dj si s\v5t illusoire env]s des app>eils beauc\p plus simples mus p> des =ces inorganiques4 ,mais la considration gnrale de ces lois n'y e/ pas mo9s /rictem5t indisp5sable1 s\s pe9e de ne p\voir se =m] que d'in9telligibles notions fondam5tales du mcanisme de la locomotion1 et mme de la /ation1 comme on le voit auj\rd'hui o1 dans la plup>t des cas1 la sci5ce s]ait impuissante dcid] quel m\vem5t va rsult] de l'action d'un app>eil donn1 d'aprs la seule analyse anatomique du sy/me1 indp5damm5t de t\te expri5ce directe1 rduite a9si1 contre sa de/9ation fondam5tale1 ne p\voir prdire que des vnem5s accomplis4 ,aussi des physiologi/es mo9s irrationnels cet g>d ont-ils dj reconnu imp>faitem5t cette ncessit logique1 en dcl9ant t\tefois la difficult1 et se bornant r5voy] un tel travail aux gomtres et aux physici5s4 ,ceux-ci1 de leur ct1 qu& ils ont accept une t*e qui devait leur re/] trangre1 y ont port involontairem5t1 outre leur ignorance naturelle et =t excusable de la con/itution anatomique du sy/me1 des habitudes de prcision numrique pr(ondm5t incompatibles avec l'esprit du sujet1 et sont a9si p>v5us le plus s\v5t des rsultats dont l'absurdit vid5te suffit1 aux yeux de juges irrfl*is1 p\r discrdit] d'avance t\te application mieux conue de la mcanique gnrale la mcanique animale4 ,ri5 n'autorisait cep5dant une conclusion aussi vicieuse3 il fallait seulem5t reconnatre que cette indisp5sable application doit tre ess5tiellem5t opre p> les physiologi/es eux-mmes1 qui peuv5t seuls en bi5 compr5dre la nature et l'objet4 ,il en e/ ici peu prs comme p\r l'usage de l'analyse ma?matique dans les pr9cipales bran*es de la physique1 ord9airem5t si mal conu auj\rd'hui p> les gomtres1 p>ce qu'il doit tre dirig p> les physici5s1 suivant les rem>ques indiques au second volume de cet ouvrage4 ,l'application de t\t in/rum5t logique devant videmm5t app>t5ir1 non ceux qui l'ont con/ruit1 mais ceux qui s'occup5t du sujet propre auquel il e/ de/91 les physiologi/es vraim5t positifs ne saurai5t aucunem5t lud] dsormais l'obligation rig\reuse de se r5dre aptes1 p> une plus =te ducation pralable1 introduire conv5ablem5t1 dans l'tude rationnelle de la mcanique animale1 les indisp5sables notions fondam5tales empruntes l'ensemble de la philosophie inorganique1 et d'abord la philosophie ma?matique4 ,cette obligation gnrale se =mul]a ensuite en prescriptions plus prcises1 mesure que les div]s m\vem5s spciaux vi5dront l'exig]4 ,a9si1 p> exemple1 l'tude1 auj\rd'hui si imp>faite1 de la phonation1 suppose ncessairem5t que l'analyse des m\vem5s de l'app>eil vocal soit p>ticulirem5t dirige d'aprs les indications fondam5tales qui rsult5t des connaissances acquises p> les physici5s sur la ?orie du son4 ,il s]ait impossible sans cela de p>v5ir jamais compr5dre la production gnrale de la voix1 et1 plus =te raison1 les modifications si prononces et si importantes qu'elle prs5te *ez les div]s animaux susceptibles d'une vritable phonation4 ,quoique la p>ole proprem5t dite soit pr9cipalem5t1 sans d\te1 un rsultat de la supriorit intellectuelle p>ticulire notre espce1 comme le montre l'exemple des idiots et de div]s animaux *ez lesquels il n'exi/e po9t de vrai langage malgr que la phonation y soit ple9em5t suffisante1 il faut bi5 cep5dant que la /ructure de notre app>eil vocal (fre c]ta9s c>actres spcifiques en h>monie avec cette admirable facult4 ,or1 la judicieuse application des lois gnrales de l'ac\/ique e/ c]ta9em5t indisp5sable p\r conduire dc\vrir ultrieurem5t en quoi consi/5t ces p>ticul>its ncessaires4 ,il s]ait ais de faire une semblable vrification spciale env]s t\s les autres cas ess5tiels de la mcanique animale4 ,sans d\te1 en plusieurs occasions1 et notamm5t dans celle que je vi5s de signal]1 il arriv]a que la bran*e correspondante de la philosophie inorganique ne s]a po9t elle-mme assez avance p\r f\rnir la physiologie t\tes les indications prlim9aires qui lui s]ai5t indisp5sables4 ,mais les physiologi/es auront au mo9s t5t t\s les progrs que comporte1 *aque poque1 l'tat gnral de la philosophie naturelle1 et ils auront d'ailleurs nettem5t signal aux div]s physici5s spciaux autant de sujets dt]m9s d'importantes re*]*es1 ce qui s]ait dj1 en soi-mme1 d'un haut intrt direct4 ,on doit espr] que la considration spciale et frqu5te de telles relations positives entre les sci5ces fondam5tales les plus indp5dantes en app>5ce1 ouvrira enf9 les yeux des savans actuels sur les inconvni5s rels et immdiats que prs5te1 en gnral1 le sy/me irrationnel de morcellem5t an>*ique qui prside auj\rd'hui l'tude de la philosophie naturelle4 ,les physiologi/es doiv5t ncessairem5t compr5dre cet g>d1 avant t\s les autres1 les vrais beso9s de l'esprit huma91 en v]tu de la subord9ation fondam5tale et directe1 la fois gnrale et spciale1 qui ratta*e1 d'une manire si prononce et si v>ie1 leur sci5ce t\tes les prcd5tes1 comme n\s v5ons d'en acqurir une n\velle preuve irrcusable4 ,l'tude prlim9aire du second ordre pr9cipal des fonctions animales1 ou l'analyse rationnelle des div]s phnomnes ess5tiels de la s5sibilit1 ne prs5te pas c]ta9em5t auj\rd'hui un c>actre sci5tifique plus satisfaisant que celui de la mcanique animale1 mme ab/raction faite de ce qui conc]ne la s5sibilit intrieure proprem5t dite1 c'e/--dire les fonctions intellectuelles et morales1 que n\s avons dj reconnues devoir tre1 dans la leon suivante1 le sujet d'un exam5 ncessairem5t sp>4 ,cette seconde analyse s]a juge1 en ralit1 encore mo9s avance que la premire1 si l'on ne se laisse po9t bl\ir p> l'imposant spectacle des notions anatomiques trs avances que n\s possdons dj sur les organes correspondants1 et qu'on s'atta*e exclusivem5t1 comme n\s le devons videmm5t ici1 aux connaissances purem5t physiologiques4 ,en considrant la p>tie la mo9s imp>faite de cette tude1 relative aux simples s5sations extrieures1 il e/ clair que le premi] des trois lm5s indisp5sables dont se compose t\j\rs le phnomne de la s5sation1 c'e/--dire1 l'impression directe de l'ag5t ext]ne sur les extrmits n]veuses l'aide d'un app>eil physique plus ou mo9s spcial1 donne lieu des rem>ques philosophiques ess5tiellem5t analogues celles qui vi5n5t d'tre indiques l'g>d des m\vem5s4 ,s\s ce rapport1 en effet1 la ?orie des s5sations e/ ncessairem5t subordonne aux lois physiques correspondantes1 comme cela e/ surt\t manife/e p\r les ?ories de la vision et de l'audition1 comp>es l'optique et l'ac\/ique1 en ce qui conc]ne le vrai mode gnral d'action propre l'app>eil oculaire ou auditif4 ,or1 l'intime comb9aison rationnelle qu'une telle tude exig]ait entre les considrations physiques et les considrations physiologiques exi/e1 sans d\te1 encore mo9s auj\rd'hui qu' l'g>d de la mcanique animale4 ,ces importantes ?ories ont t plus =mellem5t livres p> les physiologi/es aux seuls physici5s1 videmm5t incompt5s p\r un tel sujet1 comme je l'ai dj indiqu dans le second volume3 il s]ait sup]flu d'insi/] davantage ici sur une organisation aussi hautem5t vicieuse de travail sci5tifique1 ce cas tant1 s\s ce po9t de vue1 t\t--fait analogue au prcd5t4 ,il n'y a entre eux aucune autre diffr5ce philosophique ess5tielle que la dplorable influ5ce ex]ce encore1 dans cette p>tie de la physiologie animale1 p> les mtaphysici5s1 auxquels1 jusqu' ces d]ni]s temps p\r a9si dire1 la ?orie des s5sations avait t ess5tiellem5t ab&onne3 c'e/ seulem5t depuis la mmorable impulsion donne p> ,gall1 que les physiologi/es ont comm5c s'emp>] df9itivem5t de cette importante p>tie de leur doma9e4 ,a9si1 la ?orie positive des s5sations e/ mo9s bi5 conue1 et plus rcemm5t in/itue1 que celle mme des m\vem5s2 en sorte qu'il s]ait trange qu'elle ne ft pas encore mo9s avance1 si l'on d'ailleurs g>d sa difficult suprieure1 et la mo9dre p]fection des p>ties de la philosophie inorganique dont elle dp5d4 ,les plus simples modifications du phnomne fondam5tal de la vision ou de l'audition ne peuv5t po9t jusqu'ici tre rapportes avec c]titude des conditions organiques dt]m9es2 comme1 p> exemple1 l'aju/em5t de l'oeil p\r voir di/9ctem5t des di/ances trs v>ies1 facult que les physiologi/es ont laiss successivem5t attribu] p> les physici5s div]ses circon/ances de /ructure1 t\j\rs illusoires ou insuffisantes1 en se rs]vant seulem5t une critique trs facile1 au lieu de se saisir d'une re*]*e qui leur app>ti5t exclusivem5t4 ,on peut mme dire que les limites directes de la fonction sont presque t\j\rs trs vaguem5t df9ies1 c'e/--dire qu'on n'a po9t nettem5t circonscrit le g5re de notions1 extrieures immdiatem5t f\rni p> *aque s5s1 ab/raction faite de t\te rflexion intellectuelle proprem5t dite#dc4 plus =te raison n'e/-il pas tonnant que la plup>t des lois positives de la vision ou de l'audition1 et mme de l'odoration ou de la gu/ation1 soi5t encore ess5tiellem5t ignores4 ,note #dc3 ,les attributions immdiates de *aque s5s sont1 sans d\te1 m9emm5t spciales4 ,mais il en e/ t\t autrem5t de la plup>t des notions extrieures que l'intellig5ce dduit1 d'une manire plus ou mo9s indirecte1 des div]s ordres de s5sations1 susceptibles1 cet g>d1 de se suppler mutuellem5t1 comme n\s le montr5t clairem5t le cas des s\rds1 celui des aveugles1 etc4 ,on oublie trop s\v5t cette importante considration1 surt\t env]s les animaux1 que l'on suppose trs gratuitem5t privs de telle classe d'ides1 p> cela seul que l'app>eil s5sitif auquel n\s en devons ord9airem5t l'orig9e n'e/ pas *ez eux suffisamm5t dveloppe1 sans exam9] si quelque autre s5s n'a pas pu le remplac]4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que l'odorat a t conu1 en gnral1 comme un s5s =t peu intellectuel1 cause de son imp]fection dans notre espce1 o il e/1 en effet1 la s\rce de bi5 peu d'ides1 quoique1 dans un gr& nombre d'espces animales1 il doive en faire natre beauc\p et de trs importantes4 ,il e/ donc vid5t que ce sujet exige une entire rvision lm5taire1 qui doit comm5c] p> fix]1 avec une prcision sci5tifique1 les limites gnrales et ncessaires de d'action intellectuelle directem5t propre *aque s5s1 et p\r laquelle aucun autre ne saurait le suppler1 en sp>ant soigneusem5t cette action fondam5tale de t\tes les notions conscutives que la rflexion peut en dduire4 ,le seul po9t gnral de doctr9e1 ou plutt de m?ode1 que l'on puisse auj\rd'hui reg>d] comme arrt d'une manire vraim5t sci5tifique1 c'e/ l'ordre fondam5tal1 nullem5t indiffr5t1 suivant lequel les div]ses espces de s5sations doiv5t tre tudies1 et cette notion a t rellem5t f\rnie p> l'anatomie comp>e bi5 plus que p> la physiologie4 ,elle consi/e class] les s5s suivant leur spcialit croissante1 en comm5ant p> le s5s univ]sel du contact1 et considrant ensuite graduellem5t les quatre s5s spciaux1 le gt1 l'odorat1 la vue et enf9 l'oue4 ,cet ordre e/ rationnellem5t dt]m9 p> l'analyse de la srie animale1 puisque les s5s doiv5t tre rputs plus spciaux et plus levs mesure qu'ils disp>aiss5t des degrs mo9s infrieurs de l'*elle zoologique4 ,il e/ rem>quable que cette gradation concide exactem5t avec le rang d'importance de la s5sation1 s9on p\r l'intellig5ce1 du mo9s p\r la sociabilit4 ,malheureusem5t elle mesure d'une manire encore plus vid5te l'imp]fection croissante de la ?orie4 ,on doit aussi not]1 quoique plus secondaire1 la di/9ction lum9euse introduite p> ,gall1 entre l'tat passif et l'tat actif de *aque s5s spcial4 ,une considration analogue1 mais plus fondam5tale1 consi/]ait1 ce me semble1 di/+u] les div]s s5s eux-mmes en actifs et passifs1 selon que leur action e/1 p> sa nature1 ess5tiellem5t volontaire ou involontaire4 ,cette di/9ction me p>at trs m>que entre la vision et l'audition1 celle-ci s'effectuant t\j\rs1 mme malgr n\s et notre insu1 t&is que l'autre exige1 un degr quelconque1 notre libre p>ticipation4 ,l'influ5ce plus vague1 mais plus pr(onde1 qu'ex]ce sur n\s la musique comp>e la pe9ture1 me semble prov5ir1 en gr&e p>tie1 d'une telle div]sit4 ,il exi/e une diffr5ce analogue1 mais mo9s prononce1 entre le gt et l'odorat4 ,depuis ,cabanis1 et surt\t depuis ,gall1 t\s les physiologi/es ont plus ou mo9s s5ti la ncessit de complt] l'analyse des s5sations proprem5t dites p> l'tude d'une seconde classe fondam5tale de s5sations1 encore plus indisp5sables que les premires au p]fectionnem5t de la vie organique1 et qui1 sans procur] aucun notion directe sur le monde extrieur1 modifi5t nanmo9s pr(ondm5t1 p> leur action int5se et presque cont9ue1 la m>*e gnrale des oprations intellectuelles1 qui1 *ez la plup>t des animaux1 doit leur tre ess5tiellem5t subordonne4 ,ce sont les s5sations intrieures qui se rapport5t la satisfaction des div]s beso9s ess5tiels soit de nutrition1 soit de reproduction1 et auxquelles il faut jo9dre1 dans l'tat pa?ologique1 les diffr5tes d\leurs produites p> une altration quelconque4 ,un tel ordre con/itue la transition naturelle entre l'tude des s5sations et celles des fonctions affectives ou intellectuelles1 exclusivem5t relatives la s5sibilit intrieure4 ,mais cette p>tie de la gr&e ?orie des s5sations e/ encore mo9s avance et plus obscure que la prcd5te4 ,la seule notion positive qui soit auj\rd'hui inconte/able cet g>d1 consi/e dans l'indisp5sable ncessit du sy/me n]veux1 commune aux deux g5res de s5sibilit4 ,je dois cep5dant signal] ici une heureuse rem>que de ,m4 de ,bla9ville sur le sige de l'impression3 outre l'affection directe de l'organe pr9cipal de la satisfaction du beso9 considr1 il y a t\j\rs une affection sympa?ique l'orifice du canal qui doit introduire l'ag5t de/9 cette satisfaction1 soit qu'il s'agisse de l'incrtion d'alim5s solides1 liquides1 ou gazeux3 il en e/ de mme1 en s5s inv]se1 p\r les div]s beso9s d'excrtion1 t\j\rs ress5tis sympa?iquem5t l'extrmit du canal excrteur4 ,mais on ignore d'ailleurs si1 comme dans le cas des s5sations purem5t ext]nes1 les n]fs p> lesquels s'opre la transmission de cette impression primitive prs5t5t quelques c>actres dt]m9s et spciaux1 et surt\t quels ganglions crbraux il faut en rapport] la p]ception4 ,il e/ donc inconte/able que la ?orie positive des s5sations1 considre successivem5t dans *acune de ses deux p>ties gnrales1 e/ encore mo9s bau*e et con/itue d'une manire mo9s sci5tifique que celle mme des m\vem5s4 ,on voit aussi que l'imp]fection de la doctr9e ti5t surt\t celle de la m?ode habituelle1 p> suite de l'insuffisante prp>ation des esprits qui ont abord jusqu'ici cette tude difficile1 depuis qu'elle a t irrvocablem5t s\/raite la /rile dom9ation des mtaphysici5s4 ,t\tefois1 cette heureuse mancipation n'en a pas mo9s c>t1 de nos j\rs1 l'ob/acle fondam5tal qui arrtait le plus les progrs rels de cette belle p>tie de la physiologie animale1 dont la nature si clairem5t c>actrise ne saurait manqu] de faire pro*a9em5t ressortir1 *ez t\s les bons esprits1 les conditions prlim9aires indisp5sables sa culture rationnelle4 ,quelques travaux dj bau*s indiqu5t1 avec vid5ce1 dans la gnration sci5tifique actuelle1 une t5dance progressive organis] dsormais les re*]*es d'aprs le vritable esprit d'une telle tude4 ,ce c>actre philosophique e/ surt\t prononc1 comme on p\vait aism5t le prvoir1 l'g>d des s5s les plus simples et les mo9s spciaux1 et p>ticulirem5t p\r la gu/ation4 ,je dois signal]1 ce sujet1 les judicieuses expri5ces comm5ces avec une +nieuse sagacit p> ,,mm4 ,p9el-,gr&*amp et ,foville sur l'exacte dt]m9ation du sige di/9ct des div]ses saveurs pr9cipales dans des p>ties correspondantes de l'organe du gt2 c> un tel exemple e/ trs propre faire ici nettem5t compr5dre en quoi doit surt\t consi/] le p]fectionnem5t positif de l'tude prlim9aire des s5sations1 qui se rduit en effet pr9cipalem5t dvelopp]1 avec une prcision t\j\rs croissante1 l'h>monie fondam5tale entre l'analyse anatomique et l'analyse physiologique4 ,aprs l'tude rationnelle de *acun des deux ordres gnraux de fonctions animales1 il n\s re/e ma9t5ant considr]1 s\s le mme aspect1 comme un indisp5sable complm5t de la ?orie lm5taire de l'animalit1 les notions ess5tielles relatives au mode d'action1 qui sont communes aux phnomnes de l'irritabilit et ceux de la s5sibilit proprem5t dite4 ,quoique1 p> leur nature1 ces notions app>ti5n5t aussi aux phnomnes intellectuels et moraux1 n\s devons ncessairem5t les exam9] ici1 p\r y avoir suffisamm5t c>actris les diffr5s po9ts de vue pr9cipaux que comporte l'tude positive de la vie animale1 rduite mme sa mo9dre int5sit1 sauf en reproduire1 s'il y a lieu1 dans la leon suivante1 l'indication =melle1 l'g>d de la vie affective et intellectuelle4 ,ces considrations fondam5tales sur le mode d'action commun l'irritabilit et la s5sibilit1 doiv5t tre di/+ues en deux classes1 suivant qu'elles se rapport5t *aque fonction de m\vem5t ou de s5sation envisage en elle-mme1 ou l'association1 plus ou mo9s t5due et plus ou mo9s ncessaire1 de ces div]ses fonctions4 ,enf91 les premires peuv5t avoir p\r objet ou le mode ou le degr du phnomne animal4 ,tel e/ l'ordre d'aprs lequel n\s devons ici signal] sommairem5t les p>ties correspondantes de la sci5ce physiologique1 en exam9ant d'abord la ?orie de l'int]mitt5ce d'action1 et1 p> suite1 celle de l'habitude1 qui en e/ la consqu5ce ncessaire4 ,bi*at doit tre1 ce me semble1 reg>d comme le pr9cipal fondateur de cette importante p>tie complm5taire de la physiologie1 en ce qu'il a1 le premi]1 fait conv5ablem5t ressortir le c>actre d'int]mitt5ce propre t\te facult animale1 oppos l'indisp5sable cont9uit des phnomnes purem5t vgtatifs1 a9si que le pr\ve l'admirable *apitre qu'il a consacr ce beau sujet dans le ,trait de la ,vie et de la ,mort4 ,le d\ble m\vem5t fondam5tal1 de composition aprs absorption1 et d'exhalation du produit de la dcomposition1 qui con/itue la vie gnrale1 ne peut1 en effet1 tre un seul in/ant susp5du1 sans dt]m9] aussitt la t5dance directe la dsorganisation4 ,mais1 au contraire1 t\t acte d'irritabilit ou de s5sibilit e/1 p> sa nature1 ncessairem5t int]mitt5t1 puisque aucune contraction ni aucune s5sation ne saurait tre conue comme indf9im5t prolonge2 en sorte que la cont9uit impliqu]ait t\t aussi bi5 contradiction dans la vie animale1 que la discont9uit dans la vie organique4 ,cette ?orie de l'int]mitt5ce1 dont ,bi*at e/ le vrai crateur1 e/ auj\rd'hui ess5tiellem5t p]fectionne1 surt\t dans le sy/me biologique de ,m4 de ,bla9ville1 p> suite des progrs gnraux de l'anatomie physiologique dans le sicle actuel4 ,en effet1 d'aprs la manire vicieuse dont il concevait l'irritabilit et la s5sibilit1 suivant les explications ci-dessus indiques1 ,bi*at faisait de va9s ef=ts p\r c>t] l'objection fondam5tale tire de phnomnes qu'il rapportait la vie organique1 et qui nanmo9s sont videmm5t t\t aussi int]mitt5s que les phnomnes d'animalit les mo9s quivoques4 ,cela e/ inconte/able l'g>d des muscles inte/9aux1 p> exemple1 et mme l'g>d du coeur1 dont *aque fibre irritable prs5te1 c]ta9em5t1 en un temps donn1 une somme d'in/ans de repos au mo9s gale celle des in/ans d'activit1 si l'on a conv5ablem5t g>d la comp>aison entre la sy/ole et la dia/ole2 t\te la diffr5ce relle se rduisant alors la plus gr&e multiplicit des int]valles4 ,une objection analogue et galem5t inv9cible aurait pu tre faite quant la s5sibilit2 puisque1 suivant la doctr9e de ,bi*at1 la s5sibilit animale proprem5t dite et la prt5due s5sibilit organique ne diffrant ess5tiellem5t que p> le degr normal1 il dev5ait ds-lors impossible de concili] l'int]mitt5ce de la premire avec la cont9uit de la seconde4 ,la difficult se tr\ve spontanm5t rsolue1 dans les deux cas gnraux1 de la manire la plus satisfaisante1 p> la ?orie positive de l'irritabilit et de la s5sibilit1 dont ce n'e/ pas sans d\te l'un des mo9dres avantages2 c> cette ?orie atta*ant1 de t\te ncessit1 *acune de ces deux proprits animales un tissu correspondant bi5 c>actris1 l'int]mitt5ce devi5t un attribut commun et exclusif des organes pr9cipalem5t composs de ces deux tissus1 quelle que soit d'ailleurs leur de/9ation immdiate p\r l'ensemble de l'conomie4 ,c'e/ a9si que t\s les div]s aspects gnraux de la sa9e physiologie n\s (fr5t t\j\rs une solid>it mutuelle1 symptme philosophique ord9aire de la vrit sci5tifique4 ,la ?orie de l'int]mitt5ce1 surt\t conue avec cette ple9e rationnalit1 s'applique immdiatem5t une classe trs t5due et trs importante de phnomnes animaux1 c'e/--dire ceux que prs5t5t les div]s degrs de sommeil1 comme ,bi*at l'a si heureusem5t expliqu4 ,c> l'tat de sommeil consi/e a9si dans la susp5sion simultane1 p5dant un c]ta9 temps1 des pr9cipaux actes d'irritabilit et de s5sibilit3 il e/ aussi complet que puisse le p]mettre l'organisme des animaux suprieurs1 qu& il n'(fre d'exception que p\r les m\vem5s et les s5sations directem5t indisp5sables la vie organique1 et dont l'activit1 d'ailleurs1 e/ alors notablem5t dim9ue2 le phnomne comporte1 du re/e1 des degrs trs v>is1 depuis la simple somnol5ce jusqu' la torpeur presque complte des animaux hib]nans4 ,mais cette ?orie du sommeil1 si bi5 in/itue p> ,bi*at1 n'e/ rellem5t encore qu'bau*e1 et prs5te auj\rd'hui plusieurs difficults fondam5tales1 qu& on considre les pr9cipales modifications d'un tel tat1 dont les conditions organiques ess5tielles sont mme trs imp>faitem5t connues1 sauf la /agnation du sang ve9eux dans l'encphale1 qui p>at con/itu]1 en gnral1 un indisp5sable prlim9aire de t\t eng\rdissem5t t5du et durable4 ,quoiqu'il soit ais de concevoir1 en pr9cipe1 que l'activit prolonge des fonctions animales p5dant l'tat de veille doive dt]m9]1 en v]tu de la loi d'int]mitt5ce1 une susp5sion proportionnelle1 on conoit nanmo9s difficilem5t comm5t cette susp5sion peut tre totale1 lorsque cette activit n'a t que p>tielle2 comme l'expri5ce le montre si clairem5t1 p> exemple1 p\r le pr(ond sommeil1 la fois intellectuel et musculaire1 provoqu p> la seule fatigue des muscles1 *ez des hommes qui ont trs peu excit1 p5dant la veille1 le dveloppem5t des div]s phnomnes de la s5sibilit1 soit int]ne1 soit mme ext]ne4 ,l'tude du sommeil incomplet e/ mo9s avance encore1 surt\t qu& une p>tie seulem5t des organes intellectuels et affectifs ou de l'app>eil locomoteur e/ eng\rdie1 ce qui produit les songes et les div]s g5res de somnambulisme4 ,et1 cep5dant1 un tel tat a ncessairem5t des lois gnrales qui lui sont propres1 t\t aussi bi5 que l'tat p>fait de veille4 ,div]ses expri5ces trop ngliges autoris5t peut-tre p5s] que1 *ez les animaux1 o la vie crbrale e/ beauc\p mo9s v>ie1 la nature des songes devi5t1 jusqu' un c]ta9 po9t1 susceptible d'tre dirige au gr de l'obs]vateur1 l'aide d'impressions extrieures conv5ablem5t produites1 p5dant le sommeil1 sur les s5s dont l'action e/ involontaire1 et notamm5t sur l'odorat4 ,*ez l'homme mme1 il n'y a pas de mdec9 s5s qui1 en plusieurs cas1 ne pr5ne en srieuse considration le c>actre habituel des songes1 af9 de p]fectionn] le diagno/ic des maladies o le sy/me n]veux e/ surt\t intress3 ce qui suppose que cet tat e/ assujti des lois dt]m9es1 quoique inconnues4 ,mais1 quelque imp>faite que soit rellem5t auj\rd'hui1 ces div]s g>ds ess5tiels1 la ?orie gnrale du sommeil1 elle n'en demeure pas mo9s con/itue dj1 depuis l'heureuse inspiration de ,bi*at1 sur les bases positives qui lui sont propres1 puisque le phnomne1 ne l'envisag] que dans son ensemble1 e/ a9si expliqu1 suivant la ju/e acception sci5tifique de ce t]me1 p> son assimilation fondam5tale aux div]s phnomnes de repos p>tiel que prs5t5t t\s les actes lm5taires de la vie animale proprem5t dite4 ,dans le p]fectionnem5t ultrieur de la ?orie de l'int]mitt5ce1 on devra1 ce me semble1 ne pas nglig] l'important ap]u gnral d'aprs lequel ,gall a propos de la ratta*] la symtrie qui c>actrise t\s les organes de la vie animale1 en reg>dant *acune des deux p>ties de l'app>eil symtrique comme alt]nativem5t active et passive1 en sorte que leur fonction ne soit jamais simultane1 aussi bi5 p\r les s5s extrieurs que p\r les organes intellectuels2 ce qui1 t\tefois1 mrite un n\vel exam5 appr(ondi4 ,on passe naturellem5t de la ?orie de l'int]mitt5ce celle de l'habitude1 qui en e/ une sorte d'app5dice ncessaire1 dont l'in/itution e/ aussi due ess5tiellem5t ,bi*at4 ,un phnomne cont9u s]ait1 en effet1 susceptible de p]si/ance1 en v]tu de la loi d'in]tie2 mais des phnomnes int]mitt5s peuv5t seuls donn] lieu des habitudes proprem5t dites1 c'e/--dire t5dre se reproduire spontanm5t p> l'influ5ce d'une rptition pralable1 suffisamm5t prolonge des int]valles conv5ables4 ,l'importance de cette proprit animale n'a plus beso9 dsormais d'tre expressm5t signale1 puisqu'il e/ unanimem5t reconnu auj\rd'hui1 *ez t\s les bons esprits1 qu'on doit y voir une des pr9cipales bases de la p]fectibilit graduelle des animaux1 et surt\t de l'homme4 ,c'e/ a9si que les phnomnes vitaux peuv5t1 en quelque sorte1 p>ticip] l'admirable rgul>it de ceux du monde inorganique1 en dev5ant1 comme eux1 ess5tiellem5t priodiques1 malgr leur complication suprieure4 ,de l rsulte1 en outre1 comme je l'ai prcdemm5t indiqu1 la trans=mation fondam5tale1 facultative un c]ta9 degr d'int5sit de l'habitude1 et 9vitable au-del1 des actes volontaires en t5dances involontaires4 ,mais cette tude e/ rellem5t aussi peu avance que celle de l'int]mitt5ce1 soit relativem5t mme la simple analyse fondam5tale de l'habitude1 envisage successivem5t quant *acune des conditions indisp5sables1 soit surt\t en ce qui conc]ne ses lois pr9cipales1 l'aptitude plus ou mo9s gr&e des div]s organes animaux s\s ce rapport1 etc4 ,en un mot1 on a jusqu'ici beauc\p plus exam9 l'influ5ce des habitudes une fois contractes que leur mode primitif d'tablissem5t1 l'g>d duquel il n'exi/e presque aucune doctr9e vraim5t sci5tifique2 ce devrait tre cep5dant le pr9cipal sujet d'tude en biologie ab/raite1 le re/e se rapportant bi5 plutt l'hi/oire naturelle proprem5t dite4 ,peut-tre mme y aurait-il lieu rev5ir1 jusqu' un c]ta9 po9t1 sur la notion philosophique fondam5tale1 qui me semble faire1 d'une telle proprit1 un attribut trop exclusif de l'organisme animal1 lequel1 dans t\te hypo?se1 en demeur]ait nanmo9s plus m9emm5t susceptible1 en v]tu de sa beauc\p plus gr&e s\plesse4 ,en effet1 il n'y a pas jusqu'aux app>eils purem5t inorganiques1 comme j'ai dj eu occasion de l'indiqu] au volume prcd5t1 l'g>d des phnomnes du son1 qui ne comport5t spontanm5t une plus facile reproduction des mmes actes1 d'aprs une rxration conv5ablem5t prolonge et suffisamm5t rgulire2 ce qui e/ bi5 le c>actre ess5tiel de l'habitude animale1 surt\t qu& on se borne l'envisag] dans les fonctions qui dp5d5t de l'irritabilit4 ,d'aprs cet ap]u1 que je livre la mditation des biologi/es1 et qui1 s'il e/ admis1 con/itu]ait le po9t de vue le plus gnral ce sujet1 la loi de l'habitude p\rrait tre1 en pr9cipe1 sci5tifiquem5t ratta*e la loi univ]selle de l'in]tie1 telle que l'ent5d5t les gomtres dans la ?orie positive du m\vem5t et de l'quilibre4 ,en considrant ma9t5ant les phnomnes communs l'irritabilit et la s5sibilit s\s le second aspect fondam5tal ci-dessus indiqu1 c'e/--dire1 quant leur degr d'activit1 les physiologi/es ont exam9] les deux t]mes extrmes d'une action exagre et d'une action insuffisante1 aprs lesquels vi5t se plac] l'tat normal int]mdiaire1 d'une action conv5ablem5t modre4 ,un tel ordre e/ dt]m9 p> cette vid5te prescription de la logique positive1 qui1 dans un sujet quelconque1 int]dit t\t espoir d'entrepr5dre avec succs l'tude rationnelle des cas int]mdiaires1 tant que les cas extrmes qui les compr5n5t n'ont pas t d'abord bi5 exam9s4 ,le beso9 d'ex]c] les facults e/ c]ta9em5t le plus gnral et le plus important de t\s ceux qui app>ti5n5t la vie animale proprem5t dite4 ,on peut mme dire /rictem5t qu'il les compr5d t\s1 si l'on c>te rig\reusem5t ce qui n'e/ relatif qu' la vie organique1 soit p\r la nutrition ou p\r la reproduction3 la seule exi/5ce d'un organe animal suffit faire natre aussitt une telle sollicitation4 ,n\s v]rons1 dans le volume suivant1 que cette considration con/itue directem5t l'une des bases pr9cipales que la physique sociale doive emprunt] la physiologie individuelle4 ,malheureusem5t1 cette tude positive e/ jusqu'ici trs imp>faite1 env]s la plup>t des fonctions animales et relativem5t *acun des trois degrs gnraux d'activit qu'il faut y di/+u]4 ,c'e/ elle que se rapporte surt\t l'analyse exacte des phnomnes si v>is du plaisir et de la d\leur1 soit au physique ou au moral4 ,le cas du dfaut a t encore mo9s bi5 tudi que celui de l'excs2 et1 cep5dant1 son exam5 sci5tifique n'a pas1 sans d\te1 une mo9dre importance1 cause de la ?orie de l'ennui1 dont la considration e/ si capitale1 en physique sociale1 non-seulem5t p\r un tat de civilisation trs p]fectionn1 mais mme aux poques les plus grossires1 o l'ennui con/itue c]ta9em5t1 suivant la rem>que trs judicieuse1 quoiqu'en app>5ce p>adoxale1 de l'+nieux ,georges ,l]oy1 l'un des premi]s mobiles de l'volution sociale1 comme je l'expliqu]ai plus t>d4 ,quant au degr int]mdiaire1 qui c>actrise la sant1 le bi5-tre1 et f9alem5t le bonheur1 il ne saurait tre conv5ablem5t trait1 tant que l'analyse des deux prcd5s demeur]a aussi imp>faite4 ,la physiologie actuelle ne prs5te1 cet g>d1 d'autre po9t de doctr9e nettem5t tabli que le pr9cipe gnral1 dj trs lum9eux en lui-mme1 qui prescrit de ne po9t envisag] ce degr normal d'une manire absolue1 mais en le subordonnant t\j\rs l'n]gie intr9sque des facults correspondantes2 comme la raison vulgaire l'avait d'avance suffisamm5t reconnu1 quelque difficult que les hommes pr\v5t d'ailleurs se con=m]1 dans la pratique sociale1 ce prcepte vid5t1 p> la t5dance irrfl*ie de *acun rig] sa propre individualit en type ncessaire de l'espce entire4 ,il ne n\s re/e plus qu' signal] sommairem5t le troisime ordre de considrations fondam5tales communes aux div]s phnomnes lm5taires d'irritabilit et de s5sibilit1 c'e/--dire1 l'tude gnrale de l'association des fonctions animales4 ,ce sujet capital doit d'abord tre dcompos en deux p>ties ess5tielles1 d'aprs une di/9ction trs importante1 primitivem5t introduite p> ,b>!z1 quoique avec un c>actre trop vague1 entre les sympa?ies proprem5t dites1 sur lesquelles ,bi*at a suffisamm5t attir l'att5tion des physiologi/es1 et ce que ,b>!z a trs bi5 c>actris s\s le nom de syn]gies1 dont la considration e/ auj\rd'hui beauc\p trop nglige4 ,la diffr5ce fondam5tale entre ces deux sortes d'association vitale correspond ess5tiellem5t celle de l'tat normal l'tat pa?ologique2 c>1 il y a syn]gie t\tes les fois que deux organes conc\r5t simultanm5t l'accomplissem5t rguli] d'une fonction quelconque1 t&is que t\te sympa?ie suppose1 au contraire1 une c]ta9e p]turbation1 mom5tane ou p]si/ante1 p>tielle ou plus ou mo9s gnrale1 qu'il s'agit de faire cess] p> l'int]v5tion d'un organe non affect primitivem5t4 ,ces deux modes d'association physiologique sont1 aussi videmm5t l'un que l'autre1 exclusivem5t propres1 p> leur nature1 la vie animale1 c'e/--dire1 aux phnomnes d'irritabilit et ceux de s5sibilit4 ,s'ils p>aiss5t1 en c]ta9s cas1 p\voir galem5t app>t5ir la vie organique1 une analyse plus appr(ondie montr]a t\j\rs que c'e/ uniquem5t cause de l'influ5ce fondam5tale des actes animaux sur les actes organiques3 l'conomie vgtale ne comporte c]ta9em5t ni syn]gies1 ni sympa?ies1 puisqu'elle prs5te1 vrai dire1 les phases conscutives d'une fonction ncessairem5t unique1 au lieu du conc\rs simultan1 accid5tel ou rguli]1 de fonctions vraim5t di/9ctes4 ,malgr l'm95t s]vice r5du p> ,bi*at en introduisant irrvocablem5t1 dans le sy/me habituel des spculations biologiques1 l'tude gnrale des sympa?ies1 jusqu'alors attribue aux seuls mdec9s1 il faut reconnatre1 s\s ce rapport1 que sa vicieuse ?orie des =ces vitales a ex]c une trs f*euse influ5ce sur les notions fondam5tales de ces importans phnomnes4 ,nanmo9s1 on peut reg>d] cette tude comme tant dj ess5tiellem5t in/itue sur ses vritables bases rationnelles1 puisque les physiologi/es p>aiss5t auj\rd'hui s'accord] unanimem5t1 en pr9cipe1 voir1 dans le sy/me n]veux1 l'ag5t ncessaire de t\te sympa?ie2 ce qui doit con/itu] le premi] fondem5t d'une ?orie positive sur ce sujet1 qui comm5ce sortir a9si du vague effrayant o il tait jusqu'alors envelopp4 ,quant la =mation effective de cette ?orie difficile1 elle e/ videmm5t pe9e bau*e1 malgr les faits nombreux1 mais incohr5s1 que la sci5ce possde cet g>d4 ,l'tude des syn]gies1 qui1 p> sa nature1 e/ beauc\p plus simple et surt\t bi5 mieux circonscrite1 ne prs5te pas rellem5t encore un c>actre sci5tifique plus satisfaisant1 soit qu'il s'agisse de l'association mutuelle des div]s m\vem5s1 ou de celle des diffr5s modes de s5sibilit1 ou enf9 de l'association plus gnrale et plus complexe entre les phnomnes de s5sibilit et les phnomnes d'irritabilit4 ,et cep5dant1 ce beau sujet1 en lui attribuant t\te son ext5sion philosophique1 conduit sans d\te directem5t la ?orie la plus capitale que puisse f9alem5t prs5t] la physiologie positive1 celle de l'unit fondam5tale de l'organisme animal1 rsultat ncessaire d'une exacte h>monie entre les div]ses fonctions pr9cipales1 du mo9s si l'on comb9e1 d'une manire conv5able1 avec cette notion d'quilibre mutuel1 celle1 ci-dessus indique1 du degr normal de *aque facult lm5taire4 ,c'e/ l qu'il faut exclusivem5t *]*] la sa9e ?orie du moi1 si absurdem5t dnature auj\rd'hui p> les va9es rv]ies des mtaphysici5s2 puisque le s5tim5t gnral du moi e/ c]ta9em5t dt]m9 p> un tel quilibre1 dont les p]turbations1 au-del des limites normales1 l'altr5t si pr(ondm5t dans un gr& nombre de maladies4 ,telles sont les pr9cipales considrations philosophiques que je devais ici prs5t] sommairem5t1 p\r c>actris]1 d'une manire con=me l'esprit de ce trait1 l'tat gnral de la physiologie animale proprem5t dite1 rduite ses lm5s les plus ess5tiels4 ,af9 de complt] ma9t5ant cet exam5 fondam5tal de la philosophie biologique1 il n\s re/e enf9 envisag]1 dans la leon suivante1 la p>tie de la sci5ce physiologique1 beauc\p plus imp>faite encore1 mais (frant nanmo9s dj un inconte/able comm5cem5t de positivit1 qui conc]ne l'tude directe des fonctions affectives et intellectuelles2 d'o rsulte la transition ncessaire et immdiate de la physiologie individuelle la physique sociale1 comme la physiologie purem5t vgtative con/itue1 d'aprs la leon prcd5te1 le li5 gnral entre la philosophie inorganique et la philosophie organique3 con=mm5t au d\ble pr9cipe d'unit de m?ode et d'homogne cont9uit de doctr9e1 que je m'ef=ce d'tablir dans cet ouvrage1 et qui p]mettra dsormais d'envisag]1 s\s un po9t de vue vraim5t sy/matique et la fois ple9em5t positif1 l'ensemble de la philosophie naturelle t\t entire1 depuis les plus simples notions ma?matiques jusqu'aux plus hautes spculations sociales4 ,,qu>ante-,,c9qui,,me ,,le,,on4 ,considrations gnrales sur l'tude positive des fonctions intellectuelles et morales1 ou crbrales4 ,sans remont]1 dans l'hi/oire gnrale de l'esprit huma91 au-del de la gr&e poque de ,desc>tes1 si hautem5t c>actrise p> la premire t5tative directe p\r la =mation d'un sy/me complet de philosophie positive1 on doit rem>qu] que ce puissant rnovateur1 quelle que ft son audacieuse n]gie1 n'avait pu lui-mme s'lev] assez au-dessus de son sicle p\r concevoir sa m?ode fondam5tale dans son entire ext5sion logique1 en osant y assujtir aussi1 du mo9s en pr9cipe1 la p>tie de la physiologie qui se rapporte aux phnomnes intellectuels et moraux4 ,en analysant le dveloppem5t graduel de ses pr9cipales conceptions philosophiques1 d'aprs la hir>*ie rationnelle que j'ai tablie entre les div]ses classes ess5tielles des phnomnes naturels1 il e/ ais de reconnatre1 en effet1 que telle fut1 en gnral1 la vritable b>rire devant laquelle v9t s'te9dre l'essor incomplet de sa r=mation projete4 ,aprs avoir1 comme il le devait1 in/itu d'abord une va/e hypo?se mcanique sur la ?orie fondam5tale des phnomnes les plus simples et les plus univ]sels1 il t5dit successivem5t le mme esprit philosophique aux diffr5tes notions lm5taires relatives au monde inorganique1 et y subordonna f9alem5t aussi l'tude des pr9cipales fonctions physiques de l'organisme animal4 ,mais son impulsion r=matrice s'arrta brusquem5t en arrivant aux fonctions affectives et intellectuelles1 dont il con/itua =mellem5t l'tude spciale en apanage exclusif de la philosophie mtaphysico-?ologique1 laquelle il s'ef=a va9em5t de donn]1 s\s ce rapport1 une sorte de vie n\velle1 quoique1 p> une action plus efficace1 p>ce qu'elle tait progressive1 il en et dj sap1 d'une manire irrvocable1 les premi]s fondem5s sci5tifiques#dd4 ,le gr& ouvrage de ,mallebran*e1 qui fut1 s\s ce rapport1 le pr9cipal int]prte de ,desc>tes1 peut n\s donn] auj\rd'hui une exacte reprs5tation de cette premire con/itution radicalem5t contradictoire de la philosophie mod]ne1 cont9uant d'appliqu]1 aux p>ties les plus compliques du sy/me intellectuel1 des m?odes dont elle proclame l'inanit ncessaire l'g>d des sujets les plus simples4 ,note #dd3 ,ri5 ne c>actrise mieux peut-tre la pnible situation fondam5tale de l'esprit de ,desc>tes1 c'e/--dire la lutte cont9ue entre la t5dance positive qui lui tait si m9emm5t propre et les entraves ?ologico-mtaphysiques imposes p> son poque1 que la conception p>adoxale laquelle il fut1 selon moi1 trs naturellem5t conduit1 sur l'intellig5ce et l'in/9ct des animaux4 ,v\lant re/re9dre1 autant qu'il le croyait possible1 l'empire de l'anci5ne philosophie1 et ne p\vant concevoir cep5dant l'ext5sion de sa m?ode fondam5tale un tel ordre de phnomnes1 il prit l'audacieux p>ti d'en ni] sy/matiquem5t l'exi/5ce1 p> sa clbre hypo?se de l'automatisme animal4 ,une fois arriv l'homme1 l'vid5te impossibilit d'y appliqu] le mme expdi5t philosophique1 le =a de capitul]1 en quelque sorte1 avec la mtaphysique et la ?ologie1 en leur ab&onnant1 ou plutt en leur ma9t5ant1 p> une espce de trait =mel1 cette d]nire p>tie de leurs attributions primitives4 ,on concevrait difficilem5t comm5t1 une telle poque1 il et t possible de procd] autrem5t4 ,quels qu'ai5t t les graves inconvni5s rels de cette s+ulire ?orie automatique1 il importe de not] que c'e/ prcism5t p\r la rfut] que les physiologi/es1 et surt\t les naturali/es du sicle d]ni]1 fur5t graduellem5t conduits dtruire directem5t la va9e sp>ation fondam5tale que ,desc>tes avait a9si t5t d'tablir entre l'tude de l'homme et celle des animaux1 ce qui a f9alem5t am51 de nos j\rs1 l'entire et irrvocable lim9ation de t\te philosophie ?ologique on mtaphysique *ez les intellig5ces les plus avances4 ,a9si1 cette trange conception n'a t1 comme on voit1 nullem5t inutile1 en ralit1 au progrs gnral de l'esprit huma9 dans les d]ni]s temps4 ,il tait indisp5sable ici de c>actris] sommairem5t cette situation primitive1 p>ce qu'elle e/ ess5tiellem5t re/e la mme p5dant le c\rs des deux d]ni]s sicles1 malgr les imm5ses progrs des div]ses tudes positives1 qui ne faisai5t qu'en prp>] graduellem5t l'9vitable trans=mation gnrale4 ,l'cole de ,borrhaave1 laquelle1 comme je l'ai expliqu1 devait *oir1 en physiologie1 le dveloppem5t spcial de la p5se de ,desc>tes1 respecta t\j\rs1 dans son entire plnitude1 cette va9e sp>ation fondam5tale1 telle que ,desc>tes l'avait tablie4 ,on peut a9si concevoir sans pe9e comm5t l'tude des phnomnes intellectuels et moraux1 sy/matiquem5t ab&onne1 ds l'orig9e immdiate de la philosophie mod]ne1 la m?ode mtaphysique1 a d re/]1 jusqu' notre sicle1 t\t--fait en dehors du gr& m\vem5t sci5tifique1 qui a t\j\rs t ess5tiellem5t dom91 s\s le po9t de vue philosophique1 p> la puissante impulsion primitive que ,desc>tes avait imprime l'ensemble de l'esprit huma94 ,p5dant t\t cet int]valle1 l'action croissante de l'esprit positif1 d'aprs le dveloppem5t graduel de la sa9e biologie1 n'a t1 s\s ce rapport1 que simplem5t critique2 soit p> des attaques directes sur l'vid5te inefficacit des tudes mtaphysiques1 soit surt\t p> le contra/e dcisif que devait spontanm5t (frir l'unanime conciliation des naturali/es sur des po9ts de doctr9e relle1 *aque j\r plus t5dus et plus ess5tiels1 oppose aux va9es cont5tions p]ptuelles des div]s mtaphysici5s1 argum5tant encore1 depuis ,platon1 sur les premi]s lm5s de leur prt5due sci5ce4 ,quelque indisp5sable qu'ait t cette raction prlim9aire1 il importe de ne po9t mconnatre son vrai c>actre1 et de ne pas oubli] que la critique s'ex]a t\j\rs sur les rsultats seulem5t1 sans jamais cess] d'admettre1 en pr9cipe1 la lgitime suprmatie de la philosophie mtaphysique dans l'tude de l'homme intellectuel et moral1 con=mm5t au p>tage in/itu p> ,desc>tes3 on peut le vrifi] jusque *ez ,cabanis1 malgr son mancipation plus avance4 ,c'e/ uniquem5t de nos j\rs que la sci5ce mod]ne1 p> l'organe de l'illu/re ,gall1 osant enf91 p\r la premire fois1 conte/] directem5t cette philosophie sa compt5ce relle dans ce d]ni] re/e de son anci5 doma9e1 s'e/ s5tie assez prp>e p\r pass]1 cet g>d1 comme elle l'avait dj fait t\s les autres plus simples1 de l'tat critique l'tat organique1 en s'ef=ant1 son t\r1 de trait] sa manire la ?orie gnrale des plus hautes fonctions vitales4 ,quelque imp>faite qu'ait d tre cette premire t5tative fondam5tale du gnie positif1 dans un sujet aussi pr(ondm5t difficile1 il e/ auj\rd'hui inconte/able qu'elle a mis df9itivem5t la physiologie en ple9e possession de cet indisp5sable complm5t de ses attributions ncessaires4 ,s\mise dj1 depuis un ti]s de sicle1 aux preuves les plus dcisives1 cette doctr9e n\velle a manife/1 de la manire la mo9s quivoque1 t\s les symptmes rels qui peuv5t g>antir l'inde/ructible vitalit des conceptions sci5tifiques4 ,ni les va9s ef=ts d'un despotisme n]gique1 seconds p> la honteuse condesc5dance de quelques savans =t accrdits#de1 ni les s>casmes phmres de l'esprit littraire et mtaphysique1 ni mme la frivole irrationnalit de la plup>t des essais t5ts p> les imitateurs de ,gall1 n'ont pu emp*]1 p5dant les tr5te d]nires annes1 l'accroissem5t rapide et cont9u1 dans t\tes les p>ties du monde savant1 du n\veau sy/me d'tudes de l'homme intellectuel et moral4 quels autres signes v\drait-on reconnatre le succs progressif d'une heureuse rvolution philosophique8 ,note #de3 ,en sa qualit de lgislateur rtrograde1 ,bonap>te devait naturellem5t s'oppos]1 comme il le fit1 au dveloppem5t naissant d'une doctr9e aussi pr(ondm5t con/itue en ho/ilit directe avec la philosophie ?ologique1 dont il entrepr5ait la va9e re/auration politique4 ,son c>actre m9emm5t ?tral p\vait d'ailleurs lui inspir] spontanm5t une rpugnance p]sonnelle contre t\t ce qui t5d p]fectionn]1 au pr(it du public1 l'art difficile de jug] les hommes d'aprs des signes irrcusables4 ,la ?orie positive des fonctions affectives et intellectuelles e/ donc irrvocablem5t conue comme devant dsormais consi/] dans l'tude1 la fois exprim5tale et rationnelle1 des div]s phnomnes de s5sibilit intrieure propres aux ganglions crbraux dp\rvus de t\t app>eil extrieur immdiat1 ce qui ne con/itue qu'un simple prolongem5t gnral de la physiologie animale proprem5t dite1 a9si t5due jusqu' ses d]nires attributions fondam5tales4 ,suivant nos pr9cipes de hir>*ie sci5tifique1 n\s p\vons aism5t concevoir p\rquoi cette d]nire p>tie ess5tielle de la sci5ce physiologique n'a d ncessairem5t qu'aprs t\tes les autres comm5c] pass] l'tat positif1 puisqu'elle se rapporte videmm5t aux phnomnes les plus compliqus et les plus spciaux de l'conomie animale1 outre leur relation plus directe avec les considrations sociales1 qui devait aussi entrav] p>ticulirem5t leur tude4 ,elle ne p\vait tre aborde1 avec quelque espoir d'un succs vraim5t capital1 que lorsque les pr9cipales conceptions sci5tifiques relatives la vie organique1 et ensuite les notions les plus lm5taires de la vie animale1 aurai5t d'abord t au mo9s bau*es3 en sorte que ,gall ne p\vait v5ir qu'aprs ,bi*at2 et l'on devrait bi5 plutt s'tonn] qu'il l'ait suivi d'aussi prs1 si la maturit d'une telle opration philosophique ne l'expliquait suffisamm5t4 ,les diffr5ces capitales d'un tel ordre de phnomnes physiologiques avec les prcd5s1 leur importance plus directe et plus frappante1 et surt\t l'imp]fection beauc\p plus gr&e de leur tude actuelle1 me p>aiss5t con/itu] un ensemble de motifs assez prononc p\r autoris]1 du mo9s provisoirem5t1 rig] ce n\veau corps de doctr9e en une troisime p>tie gnrale de la physiologie1 jusqu' ce qu'une tude mieux c>actrise de la physiologie organique1 et une conception plus philosophique du sy/me de la physiologie animale1 p]mett5t de plac] enf9 ce g5re de re*]*es dans sa vritable position encyclopdique1 c'e/--dire1 comme une simple subdivision de la physiologie animale4 ,mais1 t\t en le concevant a9si di/9ctem5t1 af9 d'en facilit] auj\rd'hui le dveloppem5t#df1 il ne faut jamais p]dre de vue l'intime subord9ation fondam5tale de cette troisime sorte de physiologie la physiologie animale proprem5t dite1 dont1 p> sa nature1 elle diffre ncessairem5t beauc\p mo9s que celle-ci ne diffre de la simple physiologie organique ou vgtative4 ,note #df3 ,je ne crois pas devoir me refus] employ] ici le nom1 dj usit1 de phrnologie1 introduit dans la sci5ce p> ,spurzheim1 quoique ,gall s'en soit sagem5t ab/5u1 mme aprs l'avoir vu admettre4 ,mais je ne m'en s]virai jamais qu' ces deux indisp5sables conditions1 trop mconnues auj\rd'hui du vulgaire des phrnologi/es3 #a qu'on n'ent5dra po9t dsign] a9si une sci5ce faite1 mais une sci5ce entirem5t faire1 dont les pr9cipes philosophiques ont t jusqu'ici seuls conv5ablem5t tablis p> ,gall2 #b qu'on ne prt5dra po9t cultiv] cette tude isolm5t du re/e de la physiologie animale4 ,sans de telles prcautions1 scrupuleusem5t ma9t5ues1 l'tude positive de l'homme intellectuel et moral s'c>t]ait bi5tt de l'esprit m9emm5t philosophique qui a prsid sa premire in/itution dans le gnie de son illu/re fondateur4 ,c'e/ p\rquoi je prfr]ai s\v5t la dnom9ation1 mo9s rapide sans d\te1 mais1 mon gr1 beauc\p plus rationnelle1 de physiologie phrnologique1 laquelle je me suis a9si tr\v spontanm5t conduit4 ,dans l'tat prs5t de l'esprit huma91 il devi5t heureusem5t sup]flu de discut] ici1 d'une manire spciale1 l'impuissance ncessaire de la m?ode mtaphysique p\r l'tude relle des phnomnes intellectuels et moraux1 et l'indisp5sable obligation d'y transport] conv5ablem5t la m?ode positive4 ,outre que cette critique prlim9aire a t faite p> ,gall avec une =ce et une nettet vraim5t admirables1 il ne peut jamais s'tablir1 proprem5t p>l]1 de controv]se directe entre deux m?odes radicalem5t opposes1 puisque t\te vritable discussion suppose indisp5sablem5t des pr9cipes communs4 ,une m?ode ne fait en ralit que se sub/itu] graduellem5t une autre1 sans aucune discussion =melle1 p> suite de leur libre concurr5ce effective1 assez prononce p\r avoir p]mis l'esprit huma9 de manife/] une irrvocable prfr5ce en faveur de celle qui aura f9alem5t le mieux dirig les re*]*es correspondantes4 ,cette trans=mation e/ auj\rd'hui ess5tiellem5t opre dans le sujet que n\s considrons1 *ez t\s les p5seurs vraim5t au niveau de leur sicle4 ,n\s sommes donc disp5ss de n\s arrt] ici aucun p>allle spcial entre la phrnologie et la psy*ologie4 ,ce gr& procs philosophique e/ dsormais irrvocablem5t jug1 et les mtaphysici5s ont pass de l'tat de dom9ation au simple tat de prote/ation1 du mo9s dans le monde savant1 qui n'aurait po9t s'inquit] de cette impuissante opposition1 signe infaillible de leur dcrpitude1 si elle n'entravait beauc\p le dveloppem5t actuel de la raison publique4 ,l'analyse hi/orique indique au comm5cem5t de ce *apitre suffirait seule d'ailleurs1 auprs des bons esprits1 dissip] t\te inc]titude1 s'il p\vait en exi/] encore1 sur le c>actre df9itif du triomphe de l'cole positive4 ,c>1 la rp>tition primitive du sy/me intellectuel entre la m?ode positive et la m?ode mtaphysique1 telle que ,desc>tes l'avait in/itue1 et qui s]t auj\rd'hui de base pr9cipale aux prt5tions de nos psy*ologues1 n'e/ c]ta9em5t qu'une indisp5sable concession que ce gr& rnovateur ne put1 son insu1 s'ab/5ir de faire l'esprit gnral de son sicle1 et l'irrsi/ible influ5ce de sa propre ducation4 ,un tel antagonisme radical ne saurait1 videmm5t1 con/itu] l'tat normal de la raison huma9e2 comme l'a trs bi5 s5ti1 sa manire1 le plus pr(ond1 p5seur de l'cole mtaphysico-?ologique1 l'illu/re de ,mai/re1 le seul philosophe rtrograde qui1 de nos j\rs1 ait os plac] l'ensemble de la "q fondam5tale sur son vritable t]ra91 en ne craignant po9t de ni] directem5t t\te suprmatie relle de la m?ode positive dans les sujets mme o elle dom9e le plus librem5t depuis long-temps1 et qu'il v\lait remettre s\s l'antique prpondrance de la philosophie ?ologique1 sans s'arrt] seulem5t la mtaphysique1 dont il avait bi5 compris le c>actre purem5t transitoire4 ,c'e/ jusque l1 en effet1 que devrai5t recul] les psy*ologues1 si leur nature quivoque ne leur tait po9t la facult d'tre ple9em5t consqu5ts dans le dveloppem5t de leurs va9es prt5tions4 ,l'vid5te absurdit d'une telle issue1 montre clairem5t que le fameux p>tage opr p> ,desc>tes n'a pu avoir d'autre efficacit ess5tielle que de procur] la m?ode positive la lib]t ncessaire sa =mation graduelle1 jusqu' ce que sa con/itution ft dev5ue assez complte p\r lui p]mettre de s'emp>] enf9 du seul sujet qui lui et d'abord t int]dit1 ce qui n'e/ dev5u possible que dans notre sicle1 comme je vi5s de l'expliqu]4 ,mais depuis que la philosophie mod]ne a a9si comm5c conqurir les tudes morales et intellectuelles1 ri5 ne saurait c]ta9em5t l'y faire r5onc]1 pas mme l'abdication volontaire de ceux qui la cultiv5t2 c>1 il s]ait sans d\te hors de leur p\voir de recomm5c]1 en s5s inv]se1 la srie des pr9cipales trans=mations successivem5t accomplies dans l'esprit huma9 p5dant le c\rs des deux d]ni]s sicles4 ,a9si1 le triomphe1 dsormais irrvocable1 de la m?ode positive1 doit auj\rd'hui disp5s] ess5tiellem5t de t\te dmon/ration directe1 si ce n'e/ titre d'enseignem5t1 de sa supriorit ncessaire sur la m?ode mtaphysique l'g>d d'un tel sujet4 ,t\tefois1 af9 de mieux c>actris]1 p> un lum9eux contra/e1 le vritable esprit gnral de la physiologie phrnologique1 il ne s]a pas inutile ici d'analys] trs sommairem5t les vices fondam5taux de la prt5due m?ode psy*ologique1 mais envisage seulem5t en ce qu'elle a de commun aux pr9cipales coles actuelles1 c'e/--dire ce qu'on nomme l'cole franaise1 l'cole allem&e1 et enf91 la mo9s consi/ante et aussi la mo9s absurde de t\tes1 l'cole cossaise2 en tant du mo9s qu'on peut concevoir aucune vritable cole dans une philosophie qui1 p> sa nature1 doit eng5dr] autant d'op9ions inconciliables qu'elle r5contre d'adeptes d\s de quelque imag9ation4 ,on peut d'ailleurs s'en rapport] ple9em5t ces div]ses sectes p\r la mutuelle rfutation de leurs diffr5ces les plus pr(ondes4 ,quant leur va9 pr9cipe fondam5tal de l'obs]vation intrieure1 considr en lui-mme1 il s]ait c]ta9em5t sup]flu de ri5 aj\t] ici ce que j'ai dj suffisamm5t indiqu1 au comm5cem5t de ce trait1 p\r faire directem5t ressortir la pr(onde absurdit que prs5te la seule supposition1 si videmm5t contradictoire1 de l'homme se reg>dant p5s]4 ,dans un ouvrage qui ex]a1 il y a quelques annes1 une heureuse raction contre la dplorable manie psy*ologique qu'un fameux sophi/e avait mom5tanm5t russi inspir] la jeunesse franaise1 ,m4 ,br\ssais a d'ailleurs trs judicieusem5t rem>qu1 ce sujet1 qu'une telle m?ode1 en la supposant possible1 devait t5dre rtrcir extrmem5t l'tude de l'intellig5ce1 en la limitant1 de t\te ncessit1 au seul cas de l'homme adulte et sa91 sans aucun espoir d'clair] jamais une doctr9e aussi difficile p> la comp>aison des diffr5s ges1 ni p> la considration des div]s tats pa?ologiques1 unanimem5t reconnues nanmo9s l'une et l'autre comme d'indisp5sables auxiliaires des plus simples re*]*es sur l'homme4 ,mais1 en prolongeant la mme rflexion1 on doit tre surt\t frapp de l'int]diction absolue qui se tr\ve a9si 9vitablem5t jete sur t\te tude intellectuelle ou morale relative aux animaux1 de la "p desquels les psy*ologues n'att5d5t sans d\te aucune obs]vation intrieure4 ,ne semble-t-il pas trange que des philosophes qui ont laborieusem5t amo9dri1 d'une manire aussi prononce1 cet imm5se sujet1 se montr5t si disposs repro*] sans cesse l'esprit de leurs adv]saires le dfaut d't5due et d'lvation8 ,le cas des animaux a t\j\rs con/itu le pr9cipal cueil devant lequel t\tes les ?ories psy*ologiques sont v5ues successivem5t tmoign]1 d'une manire irrcusable1 leur impuissance radicale1 depuis que les naturali/es ont =c les mtaphysici5s r5onc] enf9 au s+uli] expdi5t imag9 p> ,desc>tes1 et reconnatre1 plus ou mo9s explicitem5t1 que les animaux1 du mo9s dans la p>tie suprieure de l'*elle zoologique1 manife/5t1 en ralit1 la plup>t de nos facults affectives et mme intellectuelles1 avec de simples diffr5ces de degr2 ce que p]sonne auj\rd'hui n'os]ait plus ni]1 et ce qui suffirait1 ab/raction faite de t\te autre considration1 dmontr] ple9em5t l'absurdit ncessaire de ces va9es conceptions4 ,en rev5ant aux premires notions du bon s5s philosophique1 il e/ d'abord vid5t qu'aucune fonction ne saurait tre tudie que relativem5t l'organe qui l'accomplit1 ou quant aux phnomnes de son accomplissem5t2 et1 en second lieu1 que les fonctions affectives1 et surt\t les fonctions intellectuelles1 prs5t5t1 p> leur nature1 s\s ce d]ni] rapport1 ce c>actre p>ticuli]1 de ne p\voir pas tre directem5t obs]ves p5dant leur accomplissem5t mme1 mais seulem5t dans ses rsultats plus ou mo9s pro*a9s et plus ou mo9s durables4 ,il n'y a donc que deux manires di/9ctes de considr] rellem5t un tel ordre de fonctions3 ou en dt]m9ant1 avec t\te la prcision possible1 les div]ses conditions organiques dont elles dp5d5t1 ce qui con/itue le pr9cipal objet de la physiologie phrnologique2 ou en obs]vant directem5t la suite effective des actes intellectuels et moraux1 ce qui app>ti5t plutt l'hi/oire naturelle proprem5t dite1 telle que je l'ai c>actrise dans la qu>antime leon3 ces deux faces insp>ables d'un sujet unique tant d'ailleurs t\j\rs conues de faon s'clair] mutuellem5t4 ,a9si envisage1 cette gr&e tude se tr\ve indissolublem5t lie1 d'une "p1 l'ensemble des p>ties antrieures de la philosophie naturelle1 et plus spcialem5t aux doctr9es biologiques fondam5tales1 d'une autre "p1 l'ensemble de l'hi/oire relle1 tant des animaux que de l'homme et mme de l'humanit4 ,mais1 lorsque1 au contraire1 on c>te radicalem5t du sujet1 p> la prt5due m?ode psy*ologique1 et la considration de l'ag5t1 et celle de l'acte1 quel alim5t p\rrait-il re/] l'esprit1 s9on une in9telligible logoma*ie1 o des entits purem5t nom9ales se sub/itu5t sans cesse aux phnomnes rels1 suivant le c>actre fondam5tal de t\te conception mtaphysique8 ,l'tude la plus difficile se tr\ve tre a9si directem5t con/itue en tat d'isolem5t pr(ond1 sans aucun po9t d'appui possible dans les sci5ces plus simples et plus p>faites1 sur lesquelles on prt5d1 au contraire1 la faire maje/ueusem5t rgn]4 ,malgr leurs extrmes div]g5ces1 t\s les psy*ologues s'accord5t s\s ce d\ble rapport4 ,ri5 ne saurait1 mon gr1 mieux c>actris]1 cet g>d1 la spontanx de leur t5dance 9vitable1 que l'analyse judicieuse des travaux de ,tracy1 qui1 de t\s les mtaphysici5s1 fut nanmo9s inconte/ablem5t le plus rappro* jusqu'ici de l'tat positif1 et qui d'ailleurs manife/a t\j\rs une disposition m9emm5t progressive et une admirable c&eur philosophique1 trop r>es l'une et l'autre auj\rd'hui *ez de tels esprits4 ,aprs avoir proclam1 en comm5ant son ouvrage1 et probablem5t s\s l'influ5ce indirecte du milieu intellectuel o il vivait1 que l'idologie e/ une p>tie de la zoologie1 sa nature mtaphysique repr5d bi5tt le dessus1 et le conduit annull] immdiatem5t ce lum9eux pr9cipe1 qu'il n'aurait pu suivre1 en se htant d'tablir aussitt1 comme maxime fondam5tale1 que cette idologie con/itue une sci5ce primitive1 indp5dante de t\tes les autres1 et de/9e mme les dirig]1 ce qui la fait ncessairem5t r5tr] dans les voies ord9aires de l'ab]ration mtaphysique2 au po9t de recomm&] hautem5t l'enseignem5t de l'idologie1 ds la premire adolesc5ce1 comme la base indisp5sable de t\te ducation rationnelle3 en sorte que1 contre son int5tion1 il rtrogradait a9si rellem5t en-de de l'anci5ne discipl9e scola/ique1 qui1 dans la con/ruction gnrale du c\rs (ficiel de philosophie1 avait au mo9s plac1 depuis long-temps1 quelques tudes ma?matiques et physiques avant les tudes mtaphysiques proprem5t dites4 ,cep5dant la bonne foi et la cl>t p>faites qui di/+u5t le trait de ,tracy1 r5dront t\j\rs son ouvrage trs prcieux s\s le po9t de vue hi/orique1 et lui assur5t mme1 p> comp>aison1 une vritable utilit actuelle1 en ce qu'il prs5te1 plus nu qu'aucun autre1 soit p\r la sci5ce ou p\r l'art logique1 l'vid5te inanit ncessaire de la prt5due m?ode psy*ologique ou idologique4 ,la mtaphysique s'y tr\ve radicalem5t discrdite p> un mtaphysici51 qui a cru en tre sorti1 p>ce qu'il avait eu cette f]me int5tion1 dont t\te l'efficacit relle a t ess5tiellem5t borne un simple *angem5t de dnom9ation4 ,la psy*ologie ou idologie1 considre ma9t5ant1 non plus quant la m?ode1 dsormais assez exam9e1 mais directem5t quant la seule doctr9e1 n\s prs5te d'abord une ab]ration fondam5tale1 ess5tiellem5t commune t\tes les sectes1 p> une fausse apprciation des rapports gnraux entre les facults affectives et les facults intellectuelles4 ,quoique la prpondrance de ces d]nires ait t conue1 sans d\te1 d'aprs des ?ories =t div]g5tes1 t\s les diffr5s mtaphysici5s se sont nanmo9s accords la proclam] comme leur po9t de d"p pr9cipal4 ,l'esprit e/ dev5u le sujet peu prs exclusif de leurs spculations1 et les div]ses facults affectives y ont t presque entirem5t ngliges1 et t\j\rs subordonnes d'ailleurs l'intellig5ce4 ,or1 une telle conception reprs5te prcism5t l'inv]se de la ralit1 non-seulem5t p\r les animaux1 mais aussi p\r l'homme4 ,c> l'expri5ce j\rnalire montre1 au contraire1 de la manire la mo9s quivoque1 que les affections1 les p5*ans1 les passions#dg1 con/itu5t les pr9cipaux mobiles de la vie huma9e2 et que1 lo9 de rsult] de l'intellig5ce1 leur impulsion spontane et indp5dante e/ indisp5sable au premi] veil et au dveloppem5t cont9u des div]ses facults intellectuelles1 en leur assignant un b p]man5t1 sans lequel1 outre le vague ncessaire de leur direction gnrale1 elles re/]ai5t ess5tiellem5t eng\rdies *ez la plup>t des hommes4 ,il n'e/ mme que trop c]ta9 que les p5*ans les mo9s nobles1 les plus animaux1 sont habituellem5t les plus n]giques1 et1 p> suite1 les plus influ5s4 ,l'ensemble de la nature huma9e e/ donc trs infidlem5t retrac p> ces va9s sy/mes1 qui1 lorsqu'ils ont eu quelque g>d aux facults affectives1 les ont vaguem5t ratta*es un pr9cipe unique1 la sympa?ie1 et surt\t l'gsme1 t\j\rs suppos dirig p> l'intellig5ce4 ,c'e/ a9si que l'homme a t reprs5t1 contre l'vid5ce1 comme un tre ess5tiellem5t raisonneur1 excutant cont9uellem5t1 son insu1 une multitude de calculs imp]ceptibles1 sans presque aucune spontanx d'action1 mme ds la plus t5dre enfance4 ,un motif trs respectable a beauc\p contribu1 sans d\te1 au ma9ti5 de cette fausse notion1 d'aprs la considration inconte/able que c'e/ surt\t p> l'intellig5ce que l'homme peut tre modifi et p]fectionn4 ,mais la sci5ce exige1 avant t\t1 la ralit des conceptions1 ab/raction faite de leur conv5ance3 et c'e/ t\j\rs mme cette ralit1 qui devi5t la base ncessaire de leur utilit effective4 ,t\tefois1 sans mconnatre l'influ5ce secondaire d'une telle int5tion1 on peut aism5t con/at] que deux causes purem5t philosophiques1 indp5dantes d'aucune vue d'application1 et directem5t inhr5tes la nature de la m?ode1 ont ess5tiellem5t conduit les div]s mtaphysici5s cette hypo?tique suprmatie de l'intellig5ce4 ,la premire consi/e dans la va9e dm>cation fondam5tale que les mtaphysici5s ont t1 comme n\s l'avons vu1 =cs d'tablir entre les animaux et l'homme1 et qui n'et pu c]ta9em5t subsi/] en reconnaissant la prpondrance relle des facults affectives sur les facults intellectuelles1 ce qui et aussitt lim9 la diffr5ce idale que l'on supposait exi/] entre la nature animale et la nature huma9e4 ,en second lieu1 une cause plus directe1 plus intime1 et plus gnrale de cette gr&e ab]ration e/ rsulte de la /ricte obligation o devai5t tre les mtaphysici5s de cons]v]1 p> un pr9cipe unique ou du mo9s s\v]a91 ce qu'ils ont appel l'unit du moi1 af9 de correspondre la rig\reuse unit de l'me1 qui leur tait ncessairem5t impose p> la philosophie ?ologique1 dont il ne faut jamais oubli] que la mtaphysique n'e/ qu'une simple trans=mation f9ale1 si l'on veut rellem5t compr5dre la m>*e hi/orique de l'esprit huma94 ,mais1 les savans positifs1 qui ne s'assujtiss5t d'avance aucune autre obligation intellectuelle que de voir1 sans aucune entrave1 le vritable tat des *oses1 et de le reproduire1 avec une scrupuleuse exactitude1 dans leurs ?ories1 ont reconnu1 au contraire1 d'aprs l'expri5ce univ]selle1 que1 lo9 d'tre unique1 la nature huma9e e/1 en ralit1 m9emm5t multiple1 c'e/--dire sollicite presque t\j\rs en div]s s5s p> plusieurs puissances trs di/9ctes et ple9em5t indp5dantes1 entre lesquelles l'quilibre s'tablit =t pniblem5t lorsque1 comme *ez la plup>t des hommes civiliss1 aucune d'elles n'e/1 en elle-mme1 assez prononce p\r acqurir spontanm5t une haute prpondrance sur t\tes les autres4 ,a9si1 la fameuse ?orie du moi e/ ess5tiellem5t sans objet sci5tifique1 puisqu'elle n'e/ de/9e qu' reprs5t] un tat purem5t fictif4 ,il n'y a1 s\s ce rapport1 comme je l'ai dj indiqu la f9 de la leon prcd5te1 d'autre vritable sujet de re*]*es positives que l'tude f9ale de cet quilibre gnral des div]ses fonctions animales1 tant d'irritabilit que de s5sibilit1 qui c>actrise l'tat ple9em5t normal1 o *acune d'elles1 conv5ablem5t tempre1 e/ en association rgulire et p]man5te avec l'ensemble des autres1 suivant les lois fondam5tales des sympa?ies et surt\t des syn]gies proprem5t dites4 ,c'e/ du s5tim5t cont9u d'une telle h>monie1 frquemm5t tr\ble dans les maladies1 que rsulte ncessairem5t la notion1 trs ab/raite et trs indirecte1 du moi1 c'e/--dire du cons5sus univ]sel de l'ensemble de l'organisme4 ,les psy*ologues ont va9em5t v\lu faire de cette ide1 ou plutt de ce s5tim5t1 un attribut exclusif de l'humanit3 il e/ videmm5t la suite ncessaire de t\te vie animale proprem5t dite2 et1 p> consqu5t1 il app>ti5t t\t aussi bi5 aux animaux1 quoiqu'ils n'en puiss5t diss]t]3 sans d\te1 un *at ou t\t autre v]tbr1 sans savoir dire je1 ne se pr5d pas habituellem5t p\r un autre que lui-mme4 ,peut-tre1 d'ailleurs1 *ez les animaux suprieurs1 le s5tim5t de la p]sonnalit e/-il encore plus prononc que *ez l'homme1 cause de leur vie plus isole3 si cep5dant on desc5dait trop lo9 dans la srie zoologique1 on f9irait p> atte9dre les organismes o la dgradation cont9ue du sy/me n]veux attnue ncessairem5t ce s5tim5t compos1 comme les div]s s5tim5s simples dont il dp5d4 ,note #dg3 ,le nom de passion1 si judicieusem5t synonyme de s\ffrance1 ne dsigne1 p> lui-mme1 que le plus haut degr normal de t\te t5dance morale1 l'tat le plus rappro* de la manie proprem5t dite1 o la facult acqu]rait assez de prpondrance p\r dt]m9] cette irrsi/ibilit qui c>actrise l'tat anormal4 ,cette qualification gnrale p\rrait donc conv5ir aussi bi5 aux facults intellectuelles qu'aux facults affectives4 ,mais le peu d'activit intr9sque des premires1 *ez la plup>t des hommes1 ne p]mettant presque jamais l'exi/5ce de vritables passions intellectuelles1 l'usage a d s'introduire de n'appliqu] ce t]me qu'aux facults affectives1 seules susceptibles le plus s\v5t d'une telle exaltation4 ,nanmo9s il importe peut-tre la prcision du langage sci5tifique d'vit] dsormais1 autant que possible1 cette dgnration naturelle d'une expression quelquefois indisp5sable employ] dans son entire acception fondam5tale4 ,quoique1 p> les motifs prcdemm5t indiqus1 les div]ses coles psy*ologiques ou idologiques ai5t d s'accord] nglig] ess5tiellem5t l'tude intellectuelle et morale des animaux1 heureusem5t ab&onne1 ds l'orig9e immdiate de la philosophie mod]ne1 aux seuls naturali/es1 il importe de signal] ici l'influ5ce fune/e que les conceptions mtaphysiques ont nanmo9s ex]ce aussi1 s\s ce rapport1 d'une manire indirecte1 p> leur vague et obscure di/9ction entre l'intellig5ce et l'in/9ct1 tablissant1 de la nature huma9e la nature animale1 une idale sp>ation1 dont les zoologi/es ne se sont po9t encore1 mme auj\rd'hui1 suffisamm5t affran*is4 ,le mot in/9ct n'a1 en lui-mme1 d'autre acception fondam5tale que de dsign] t\te impulsion spontane v]s une direction dt]m9e1 indp5damm5t d'aucune influ5ce trangre3 dans ce s5s primitif1 ce t]me s'applique videmm5t l'activit propre et directe d'une facult quelconque1 aussi bi5 des facults intellectuelles que des facults affectives2 il ne contra/e alors nullem5t avec le nom d'intellig5ce1 a9si qu'on le voit si s\v5t lorsqu'on p>le de ceux qui1 sans aucune ducation1 manife/5t un tal5t prononc p\r la musique1 p\r la pe9ture1 p\r les ma?matiques1 etc4 ,s\s ce po9t de vue1 il y a c]ta9em5t de l'in/9ct1 ou plutt des in/9cts1 t\t autant et mme davantage *ez l'homme que *ez les animaux4 ,en c>actrisant1 d'une autre "p1 l'intellig5ce d'aprs l'aptitude modifi] sa conduite con=mm5t aux circon/ances de *aque cas1 ce qui con/itue1 en effet1 le pr9cipal attribut pratique de la raison proprem5t dite1 il e/ encore vid5t que1 s\s ce rapport1 pas plus que s\s le prcd5t1 il n'y a lieu d'tablir rellem5t1 entre l'humanit et l'animalit1 aucune autre diffr5ce ess5tielle que celle du degr plus ou mo9s prononc que peut comport] le dveloppem5t d'une facult1 ncessairem5t commune1 p> sa nature1 t\te vie animale1 et sans laquelle on ne saurait mme en concevoir l'exi/5ce3 en sorte que la fameuse df9ition scola/ique de l'homme comme animal raisonnable prs5te un vritable non-s5s1 puisque aucun animal1 surt\t dans la p>tie suprieure de l'*elle zoologique1 ne p\rrait vivre sans tre1 jusqu' un c]ta9 po9t1 raisonnable1 proportionnellem5t la complication effective de son organisme4 ,quoique la nature morale des animaux ait t jusqu'ici bi5 peu et bi5 mal explore1 on peut nanmo9s reconnatre1 sans la mo9dre inc]titude1 pr9cipalem5t *ez ceux qui viv5t avec n\s en tat de famili>it plus ou mo9s complte1 et p> les mmes moy5s gnraux d'obs]vation qu'on emploi]ait l'g>d d'hommes dont la langue et les moeurs n\s s]ai5t pralablem5t inconnues1 que non-seulem5t ils appliqu5t1 ess5tiellem5t de la mme manire que l'homme1 leur intellig5ce la satisfaction de leurs div]s beso9s organiques1 en s'aidant aussi1 lorsque le cas l'exige1 d'un c]ta9 degr de langage correspondant la nature et l't5due de leurs relations2 mais1 en outre1 qu'ils sont p>eillem5t susceptibles d'un ordre de beso9s plus ds9tress1 consi/ant dans l'ex]cice direct des facults animales1 p> cela seul qu'elles exi/5t1 et p\r l'unique plaisir de les ex]c]2 ce qui les conduit s\v5t1 comme les enfans ou les sauvages1 inv5t] de n\veaux jeux2 et ce qui1 en mme temps1 les r5d1 mais un degr beauc\p mo9dre1 sujets l'ennui proprem5t dit2 cet tat1 rig mal propos en privilge spcial de la nature huma9e1 e/ quelquefois mme assez prononc1 *ez c]ta9s animaux1 p\r les p\ss] au suicide1 p> suite d'une captivit dev5ue intolrable4 ,je ne saurais trop recomm&]1 cet g>d1 la lecture appr(ondie de l'intressant ouvrage de ,georges ,l]oy1 celui de t\s les vrais obs]vateurs de l'animalit qui me p>at avoir le mieux compris la nature morale et intellectuelle des animaux1 considrs en gnral1 sans prjudice de quelques bonnes monographies1 malheureusem5t trop r>es1 limites l'tude spciale de c]ta9s g5res4 ,on a donc introduit une va9e di/9ction mtaphysique1 dsav\e p> l'exam5 att5tif du monde rel1 lorsque1 dnaturant le s5s primordial du mot in/9ct1 on a dsign a9si la prt5due t5dance fatale des animaux l'excution ma*9ale d'actes uni=mm5t dt]m9s1 sans aucune modification possible d'aprs les circon/ances correspondantes1 et n'exigeant ni mme ne comportant aucune ducation proprem5t dite4 ,cette supposition gratuite e/ un re/e vid5t de la fameuse hypo?se automatique de ,desc>tes1 dont j'ai expliqu ci-dessus la vritable filiation philosophique4 ,g4 ,l]oy a trs judicieusem5t dmontr que1 *ez les mammifres et les oiseaux1 cette idale fixit dans la con/ruction des habitations1 dans le sy/me de *asse1 dans le mode de migration1 etc41 n'exi/ait que p\r les naturali/es de cab9et1 ou p\r les obs]vateurs inatt5tifs4 ,on doit nanmo9s concevoir1 mais alors s\s un po9t de vue ncessairem5t commun l'homme et aux animaux1 que lorsque1 p> une suffisante uni=mit de circon/ances1 une pratique quelconque1 ayant acquis t\t le dveloppem5t que comporte l'organisme correspondant1 a pu dev5ir assez pr(ondm5t habituelle l'individu1 et mme la race1 elle t5d1 p> cela mme1 se reproduire spontanm5t1 sans aucune /imulation extrieure2 sauf se modifi] ultrieurem5t1 avec plus ou mo9s de facilit1 si la situation vi5t pr\v] un *angem5t inacc\tum4 ,c'e/ dans ce s5s1 mais dans ce s5s seulem5t1 que l'on peut admettre1 mon gr1 la =mule rem>quable de ,m4 de ,bla9ville1 qui me p>at (frir une plus exacte reprs5tation de la ralit qu'aucune de celles successivem5t proposes jusqu'ici ce sujet3 l'in/9ct e/ la raison fixe2 la raison e/ l'in/9ct mobile4 ,ent5du d'aucune autre manire1 cet aphorisme ne me sembl]ait p\voir conduire1 contre l'int5tion vid5te de son illu/re auteur1 qu' une fausse apprciation de la seule diffr5ce qui puisse rellem5t exi/] entre la nature phrnologique des animaux et celle de l'homme1 et qui1 s\s cet aspect physiologique comme s\s t\t autre1 se rduit ncessairem5t la simple plnitude du dveloppem5t des facults1 du mo9s tant qu'on ne sort po9t de l'ordre gnral des o/ozoaires4 ,aprs avoir a9si suffisamm5t c>actris le vice le plus fondam5tal commun t\tes les div]ses doctr9es des psy*ologues ou des idologues1 je croirais m'engag] dans des dtails contraires l'esprit de cet ouvrage1 si j'entrepr5ais ici d'expliqu]1 mme d'une manire gnrale1 comm5t les mtaphysici5s1 t\j\rs dom9s p> leur va9e t5dance l'unit1 dans leur tude presque exclusive de l'intellig5ce1 ont1 en outre1 manqu radicalem5t la vraie notion ess5tielle des facults intellectuelles elles-mmes1 auxquelles ils avai5t si vicieusem5t subordonn les facults affectives4 ,c'e/ seulem5t en exam9ant la m>*e hi/orique du dveloppem5t de l'esprit huma91 qu'il convi5dra d'expliqu]1 dans le volume suivant1 comm5t l'cole franaise1 qui1 malgr les app>5ces1 fut c]ta9em5t la mieux sy/matique de t\tes1 pr\vant surt\t1 suivant le gnie national1 le beso9 de la cl>t1 s'atta*a au seul pr9cipe vid5t qu'elle pt ap]cevoir en un tel sujet1 c'e/--dire1 l'axiome d',ari/ote1 mais sans admettre l'indisp5sable re/riction si bi5 =mule p> ,lebnitz3 d'o t\tes les rv]ies puriles de ,condillac et de ses successeurs sur la s5sation trans=me1 p\r reprs5t] les diffr5s actes intellectuels comme f9alem5t id5tiques2 conceptions fanta/iques1 qui c>tai5t compltem5t t\tes les dispositions primordiales p> lesquelles1 non-seulem5t les div]s organismes animaux1 mais les div]s individus de notre espce se di/+u5t si n]giquem5t les uns des autres1 et qui d'ailleurs donnai5t mme les plus fausses ides de la simple ?orie prlim9aire des s5sations ext]nes4 ,s\s le po9t de vue dogmatique propre la leon actuelle1 je dois me born]1 cet g>d1 r5voy] le lecteur la lum9euse rfutation p> laquelle ,gall et ,spurzheim prp>r5t si bi5 leurs travaux1 et qui n'exig]ait ici aucune n\velle considration pr9cipale3 on y devra surt\t rem>qu] cette belle dmon/ration philosophique1 si ple9em5t satisfaisante1 d'o ils ont conclu que la s5sation1 la mmoire1 l'imag9ation1 et mme le jugem5t1 enf9 t\tes les facults scola/iques1 ne sont pas1 en ralit1 des facults fondam5tales et ab/raites1 mais con/itu5t seulem5t1 d'une manire directe1 les div]s degrs ou modes conscutifs d'un mme phnomne1 propre *acune des vritables fonctions phrnologiques lm5taires1 et ncessairem5t v>iable de l'une l'autre1 avec une activit proportionnelle4 ,cette admirable analyse1 en r5v]sant simultanm5t t\tes les div]ses ?ories mtaphysiques1 leur a mme t ce qui seul leur cons]vait encore quelque crdit1 c'e/--dire1 leur critique mutuelle1 faite a9si dsormais avec beauc\p plus de ju/esse et d'n]gie la fois qu'elle n'avait pu l'tre jusqu'alors p> aucune des coles antagoni/es4 ,l'cole allem&e surt\t1 qui1 p> le vague absolu de ses in9telligibles doctr9es1 n'avait d son asc5dant mom5tan qu' son imp>faite rfutation des ab]rations fondam5tales de l'cole franaise1 a t ds-lors radicalem5t prive de t\te de/9ation relle1 et s'e/ effectivem5t consume depuis en va9s ef=ts p\r arrt] sa dsorganisation croissante1 mme *ez la nation la plus favorablem5t dispose sa cons]vation4 ,quoique ce soit assurm5t un procd trs peu philosophique que d'entrepr5dre de jug] une doctr9e quelconque d'aprs la seule considration1 quelque relle qu'elle puisse tre1 des rsultats auxquels doit conduire son application1 au lieu de l'apprci] directem5t en elle-mme2 nanmo9s1 qu& une fois cet exam5 fondam5tal1 dont ri5 ne saurait disp5s]1 a t conv5ablem5t effectu1 il e/ videmm5t trs lgitime1 et ord9airem5t =t utile1 af9 d'en mieux faire ressortir les conclusions pr9cipales1 de signal] les consqu5ces gnrales de la doctr9e propose1 p\rvu qu'on en ait d'abord soigneusem5t c>t t\t ce qui ne prs5t]ait rellem5t qu'un c>actre =tuit4 ,or1 une telle preuve indirecte s]ait1 sans d\te1 bi5 dsavantageuse aux div]ses ?ories psy*ologiques ou idologiques1 dont la pr(onde inanit spculative se trans=m]ait malheureusem5t1 dans la pratique1 en la plus dplorable efficacit1 d'aprs leur univ]selle prt5tion la s\v]a9e direction morale de l'humanit4 ,ri5 n'e/ plus facile vrifi]1 p> exemple1 p\r ce qu'on appelle l'cole franaise1 celle de t\tes qui1 comme je vi5s de l'indiqu]1 prs5te rellem5t les doctr9es les plus lies4 ,c>1 le clbre trait d',helvtius conti5t c]ta9em5t l'application la plus complte et la plus rig\reuse de l'ensemble d'une telle philosophie1 quelques va9s ef=ts qu'on ait s\v5t t5ts p\r dguis] cette vid5te filiation1 en prs5tant cet ouvrage comme une sorte de production anomale et =tuite4 ,le d\ble p>adoxe de cet +nieux philosophe1 sur l'galit fondam5tale de t\tes les intellig5ces huma9es1 en tant que p\rvues des mmes s5s extrieurs1 et sur l'gsme rig en pr9cipe ncessairem5t unique de t\te nature morale proprem5t dite1 dont il s]ait sup]flu de signal] ici l'imm5se dang]1 prs5te deux consqu5ces gnrales1 logiquem5t inconte/ables1 et d'ailleurs co-relatives1 de la manire pr(ondm5t vicieuse dont cette mtaphysique concevait1 d'une "p1 les facults intellectuelles1 d'une autre "p1 les facults affectives4 ,bi5 lo9 que ces absurdes hypo?ses con/itu5t des ab]rations isoles et mom5tanes d'un esprit exc5trique1 n\s aurons occasion de reconnatre1 dans le volume suivant1 la p]nicieuse influ5ce qu'elles ont ex]ce1 et qu'elles cont9u5t encore d'ex]c] c]ta9s g>ds1 s\s le rapport politique et mme s\s le rapport social1 sur les deux gnrations qui ont suivi l'poque de leur dveloppem5t3 de tels ravages ne saurai5t app>t5ir des erreurs purem5t accid5telles4 ,mais1 l'cole allem&e1 qui a tant insi/1 et l'on peut mme dire1 trs ju/e titre1 tant dclam ce sujet1 ne comporte pas1 son t\r1 s\s un semblable po9t de vue1 une apprciation plus favorable4 ,l'ensemble de ses doctr9es psy*ologiques1 qui1 au fond1 n'e/ c]tes pas mo9s erron1 n'e/ pas surt\t mo9s nuisible1 quoique d'une autre manire1 au p]fectionnem5t rel de l'humanit4 ,dans l'ordre purem5t intellectuel1 l'idologie franaise conduit aux plus absurdes exagrations sur la puissance illimite de l'ducation1 ce qui a d'ailleurs contribu dirig] davantage l'att5tion gnrale v]s ce pr9cipal moy5 de p]fectionnem5t2 la psy*ologie allem&e reprs5te son moi comme ess5tiellem5t +\v]nable1 en v]tu de la lib]t vagabonde qui en con/itue le c>actre fondam5tal1 et qui ne p]met de le concevoir assujti aucune vritable loi4 ,s\s le po9t de vue moral pr9cipalem5t1 t&is que les uns t5d5t involontairem5t rduire t\tes les relations sociales d'ignobles coalitions d'intrts privs1 les autres sont entrans1 leur insu1 organis] une sorte de my/ification univ]selle1 o la prt5due disposition p]man5te de *acun dirig] exclusivem5t sa conduite d'aprs l'ide ab/raite du devoir1 ab\tirait f9alem5t l'exploitation de l'espce p> un petit nombre d'habiles *>latans4 cet g>d1 l'cole cossaise1 qui admettait la sympa?ie en mme temps que l'gsme1 tait sans d\te beauc\p plus rappro*e de la ralit1 quoique le vague de ce qu'elle a ambitieusem5t nomm ses doctr9es1 et surt\t leur dfaut plus prononc de liaison1 ne lui ai5t jamais p]mis d'ex]c] une aussi gr&e influ5ce#dh4 ,note #dh3 ,les travail philosophiques de ,hume1 d',adam ,smi?1 et de ,f]gusson1 manife/5t spcialem5t une t5dance beauc\p plus prononce v]s le vritable tat positif1 et leur ensemble prs5te les lm5s d'une ?orie de l'homme bi5 mo9s errone que celles de t\tes les autres coles mtaphysiques4 ,on y rem>qu]a t\j\rs avec intrt la meilleure rfutation qu'il ft possible d'effectu]1 avant la fondation de la physiologie crbrale1 des pr9cipales ab]rations de l'cole franaise sur la nature morale de l'homme4 ,l'anci5 sy/me d'tudes des phnomnes intellectuels et moraux tant a9si suffisamm5t apprci dsormais1 tant dans sa m?ode c>actri/ique1 que dans ses pr9cipales ?ories1 de manire faire mieux ressortir le vritable tat gnral de la "q1 n\s devons ma9t5ant dirig] notre att5tion exclusive sur l'exam5 philosophique de la gr&e t5tative de ,gall1 directem5t envisage1 af9 de bi5 saisir ce qui manque ess5tiellem5t auj\rd'hui la physiologie phrnologique p\r avoir atte9t la vraie con/itution sci5tifique qui lui e/ propre1 et dont elle e/ ncessairem5t encore plus loigne que la physiologie organique et mme la physiologie animale proprem5t dite4 ,deux pr9cipes philosophiques1 qui n'ont plus beso9 d'aucune discussion1 s]v5t de base 9branlable l'ensemble de la doctr9e de ,gall1 savoir3 l'innx des div]ses dispositions fondam5tales1 soit affectives1 soit intellectuelles2 la pluralit des facults ess5tiellem5t di/9ctes et radicalem5t indp5dantes les unes des autres1 quoique les actes effectifs exig5t ord9airem5t leur conc\rs plus ou mo9s complexe4 ,sans sortir de l'espce huma9e1 t\s les cas de tal5s ou de c>actres prononcs1 en bi5 ou en mal1 pr\v5t1 avec une irrsi/ible vid5ce1 la ralit du premi] pr9cipe2 la div]sit mme de ces cas bi5 tran*s1 la plup>t des tats pa?ologiques1 surt\t de ceux o le sy/me n]veux e/ directem5t affect1 dmontr5t1 d'une manire non mo9s irrcusable1 la pr(onde ju/esse du second4 ,l'obs]vation comp>ative des pr9cipales natures animales1 ne laiss]ait d'ailleurs1 s\s l'un et l'autre aspect1 aucun d\te cet g>d1 s'il p\vait en exi/] encore4 ,enf91 ces deux pr9cipes1 faces videmm5t co-relatives et mutuellem5t solidaires d'une mme conception fondam5tale1 ne con/itu5t1 en ralit1 que la =mulation sci5tifique des rsultats gnraux de l'expri5ce univ]selle sur la vritable con/itution intellectuelle et morale de l'homme1 dans t\s les temps et dans t\s les lieux2 symptme indisp5sable de la vrit1 l'g>d de t\tes les ides-mres1 qui doiv5t t\j\rs tre primitivem5t ratta*es aux indications spontanes de la raison publique1 comme je l'ai s\v5t montr env]s les pr9cipales notions de la philosophie naturelle4 ,a9si1 outre la puissante analogie tire de l'exam5 pralable des facults lm5taires de la vie animale proprem5t dite1 on voit que t\s les div]s moy5s gnraux d'exploration qui convi5n5t aux re*]*es physiologiques1 l'obs]vation directe1 l'exprim5tation1 l'analyse pa?ologique1 la m?ode comp>ative1 vi5n5t exactem5t conv]g] v]s ce d\ble pr9cipe1 confirm d'ailleurs p> la sanction implicite du bon s5s vulgaire1 dont la compt5ce e/ irrcusable l'g>d de phnomnes cont9uellem5t s\mis1 p> leur nature1 son att5tive inve/igation4 ,un tel ensemble de preuves assure ncessairem5t1 cette gr&e notion primordiale1 une inde/ructible consi/ance1 ple9em5t l'abri de t\tes les trans=mations plus ou mo9s pr(ondes que devra subir ultrieurem5t la doctr9e phrnologique#di4 ,dans l'ordre anatomique1 cette conception physiologique correspond la division ncessaire du c]veau en un c]ta9 nombre d'organes p>tiels1 symtriques comme t\s ceux de la vie animale1 et qui1 quoique plus contigus et plus semblables qu'en aucun autre sy/me1 p> consqu5t plus sympa?iques et mme plus syn]giques1 sont nanmo9s ess5tiellem5t di/9cts et indp5dans les uns des autres1 a9si qu'on le savait dj p\r les ganglions respectivem5t affects aux div]s s5s extrieurs4 ,en un mot1 le c]veau n'e/ plus1 proprem5t p>l]1 un organe3 il devi5t un vritable app>eil1 plus ou mo9s complexe suivant le degr d'animalit4 ,l'objet propre et lm5taire de la physiologie phrnologique consi/e ds-lors1 suivant la =mule fondam5tale que j'ai tablie p\r la position gnrale de t\tes les que/ions ess5tielles de physiologie positive1 dt]m9]1 avec t\te l'exactitude possible1 l'organe crbral p>ticuli] *aque disposition1 affective ou intellectuelle1 nettem5t prononce1 et bi5 reconnue pralablem5t comme tant la fois simple et n\velle2 ou1 rciproquem5t1 ce qui e/ encore plus difficile1 quelle fonction prside telle p>tie de la masse encphalique qui prs5te les vraies conditions anatomiques d'un organe di/9ct3 af9 de dvelopp] t\j\rs cette h>monie ncessaire entre l'analyse physiologique et l'analyse anatomique1 qui con/itue ess5tiellem5t1 t\s g>ds1 la vritable sci5ce des corps vivans4 ,a9si conue1 cette d]nire p>tie de la physiologie gnrale se propose le mme b rationnel que la physiologie organique et la physiologie animale ord9aires3 elle tudie1 dans une vue analogue1 des phnomnes plus levs4 ,malheureusem5t1 l'in/itution des moy5s e/ =t lo9 de correspondre jusqu'ici1 d'une manire conv5able1 la difficult suprieure du sujet4 ,note #di3 ,ceux de mes lecteurs qui ne considr]ai5t cette ?orie qu' sa s\rce la plus pure1 c'e/--dire dans le gr& ouvrage de ,gall1 ne doiv5t pas nglig] un indisp5sable p]fectionnem5t gnral que ,spurzheim y a introduit1 bi5 que1 si l'on pntre au fond de la p5se de ,gall1 on doive tr\v] peut-tre qu'un tel progrs porte plutt sur les simples dnom9ations que sur les ides elles-mmes4 ,quoi qu'il en soit1 cette amlioration consi/e reconnatre que les div]ses facults fondam5tales ne conduis5t pas des actes1 et surt\t des modes et degrs d'action1 ncessairem5t dt]m9s1 comme ,gall semblait d'abord l'tablir2 mais que les actes effectifs dp5d5t1 en gnral1 de l'association de c]ta9es facults1 et de l'ensemble des circon/ances correspondantes4 ,c'e/ a9si qu'il ne saurait exi/]1 proprem5t p>l]1 aucun organe du vol1 puisqu'un tel acte n'e/ qu'une ab]ration du s5tim5t de la proprit1 qu& son exagration n'e/ pas suffisamm5t cont5ue p> la morale et p> la rflexion3 il en e/ de mme p\r le prt5du organe du meurtre1 comp> l'in/9ct gnral de la de/ruction4 ,la mme considration s'applique1 plus =te raison1 aux facults intellectuelles1 qui1 p> elles-mmes1 ne dt]m95t jamais que des t5dances1 et nullem5t des rsultats accomplis4 ,le vrai pr9cipe sci5tifique de cette d\ble dcomposition ncessaire de la nature phrnologique en div]ses facults fondam5tales et de l'app>eil crbral en diffr5s organes correspondans1 consi/e ess5tiellem5t reg>d]1 en gnral1 les fonctions1 soit affectives1 soit intellectuelles1 comme plus leves1 ou1 si l'on veut1 plus huma9es1 et en mme temps aussi mo9s n]giques1 mesure qu'elles devi5n5t plus spcialem5t exclusives la p>tie suprieure de la srie zoologique1 et concevoir simultanm5t leurs siges comme situs dans des portions de la masse encphalique de mo9s en mo9s t5dues et de plus en plus loignes de son orig9e immdiate1 en considrant le crne1 suivant la sa9e ?orie anatomique1 comme un simple prolongem5t de la colonne v]tbrale1 c5tre primitif de l'ensemble du sy/me n]veux3 en sorte que la p>tie la mo9s dveloppe et la plus antrieure du c]veau se tr\ve t\j\rs affecte aux facults les plus c>actri/iques de l'humanit1 et la plus volum9euse et la plus po/rieure celles qui con/itu5t surt\t la base commune de t\te animalit4 ,il importe de rem>qu] ici1 cet g>d1 qu'une telle classification e/ ple9em5t con=me la ?orie philosophique que j'ai tablie1 le premi]1 dans ce trait1 et qui1 aprs n\s avoir d'abord conduits dc\vrir la vritable srie hir>*ique des div]ses bran*es fondam5tales de la philosophie naturelle1 n\s a ess5tiellem5t dirigs jusqu'ici p\r la di/ribution rationnelle des diffr5tes p>ties de *aque sci5ce1 et n\s f\rnira enf91 dans le volume suivant1 la meilleure coord9ation possible des pr9cipales notions sociales3 on voit1 en effet1 qu'il faut con/amm5t procd] d'aprs la considration uni=me de la gnralit graduellem5t dcroissante des sujets successifs exam9]1 ce qui con/itue1 mon avis1 la premire loi relative la m>*e dogmatique de l'esprit positif4 ,tant de vrifications capitales1 spontanm5t issues d'une exacte analyse philosophique de t\tes les div]ses sci5ces fondam5tales1 f]ont s5tir1 j'espre1 t\s les p5seurs1 l'importance et la ralit d'une semblable ?orie1 et emp*]ont peut-tre de la confondre avec les vagues et phmres rappro*em5s sy/matiques qui rsult5t des va9es t5tatives j\rnellem5t entreprises p> des esprits incomplets ou mal prp>s4 ,si1 ma9t5ant1 n\s considrons1 mais seulem5t dans son ensemble1 la doctr9e gnrale que ,gall a dduite de la m?ode a9si c>actrise1 il s]a facile de con/at] qu'elle reprs5te1 avec une admirable fidlit1 la vraie nature morale et intellectuelle de l'homme et des animaux4 ,la premire division fondam5tale des facults phrnologiques en affectives et intellectuelles1 dont les unes correspond5t t\te la p>tie po/rieure et moy5ne de l'app>eil crbral1 t&is que sa p>tie antrieure e/ seule affecte aux autres1 qui1 dans les cas les plus extrmes1 occup5t pe9e a9si le qu>t ou le sixime de la masse encphalique1 rtablit1 t\t d'un c\p1 sur une base sci5tifique 9branlable1 la prm95ce ncessaire des facults affectives1 si vicieusem5t mconnue p> t\tes les sectes psy*ologiques ou idologiques1 et nanmo9s si hautem5t manife/e p> l'obs]vation directe de t\s les phnomnes moraux1 soit animaux1 soit mme huma9s4 ,gall et ,spurzheim n'ont eu rellem5t1 s\s ce rapport1 c>t] aucune autre objection importante que l'anci5ne op9ion physiologique1 r5\vele p> ,cabanis et surt\t p> ,bi*at1 qui1 reconnaissant nanmo9s et mme exagrant la sp>ation indisp5sable entre les facults affectives et les facults intellectuelles1 et s'ob/9ant d'ailleurs ne concevoir anatomiquem5t le c]veau que comme un organe unique1 affectait exclusivem5t cet organe aux phnomnes intellectuels1 et rp>tissait les div]ses passions proprem5t dites dans les pr9cipaux organes ess5tiellem5t relatifs la vie vgtative1 tels que le coeur1 le foie1 etc4 ,il e/ heureusem5t inutile dsormais de rev5ir sur la rfutation spciale d'une doctr9e aussi videmm5t vicieuse1 si judicieusem5t apprcie p> ,gall et ,spurzheim1 qui ont montr que ni l'obs]vation directe1 ni l'analyse pa?ologique1 ni surt\t la m?ode comp>ative ne p]mettai5t de ma9t5ir un seul in/ant cette irrationnelle conception1 app>t5ant la premire enfance de la physiologie4 ,on peut seulem5t aj\t] cet exam5 dcisif que l'argum5t symptomatique1 tant invoqu p> ,bi*at1 outre qu'il s]ait1 p> sa nature1 c]ta9em5t insuffisant p\r con/itu] seul une notion sci5tifique d'une telle importance1 n'a pas mme1 en ralit1 la fixit rig\reuse qui p\rrait lui donn] quelque vritable valeur logique4 ,si1 en effet1 comme le dit ,bi*at1 t\te motion1 t\te passion1 e/ surt\t ress5tie dans les organes de la vie vgtative1 *acun peut aism5t reconnatre1 non-seulem5t sur les div]s animaux1 mais directem5t sur les diffr5s tats d'une mme conomie huma9e1 que le sige de cette impression1 purem5t sympa?ique et conscutive1 se tr\ve tantt dans l'e/omac1 tantt dans le foie1 puis dans le coeur ou dans le p\mon1 suivant celui d'entre eux que sa susceptibilit native ou sa p]turbation accid5telle dispos5t pr\v] pr9cipalem5t une telle raction1 qui ne saurait a9si f\rnir1 p> elle mme1 aucune indication c]ta9e sur le lieu de l'action primitive4 ,il rsulte seulem5t1 d'un tel ordre de considrations1 l'obligation inconte/able d'avoir beauc\p g>d1 dans la conception df9itive de l'ensemble de l'conomie1 la gr&e influ5ce que l'tat du c]veau doit ex]c] sur les n]fs qui se di/ribu5t t\s les app>eils de la vie organique4 ,en passant enf9 aux notions d'un degr de gnralit immdiatem5t infrieur1 on ne peut1 ce me semble1 conte/] davantage la pr(onde ju/esse de la pr9cipale subdivision tablie p> ,gall et ,spurzheim dans *acun des deux ordres ess5tiels de facults et d'organes phrnologiques3 c'e/--dire la di/9ction des facults affectives en p5*ans et s5tim5s ou affections1 dont les premi]s rsid5t dans la p>tie po/rieure et fondam5tale de l'app>eil crbral1 t&is que sa p>tie moy5ne e/ ess5tiellem5t affecte aux autres2 et p>eillem5t1 la di/9ction des facults intellectuelles en div]ses facults p]ceptives proprem5t dites1 dont l'ensemble con/itue l'esprit d'obs]vation1 et un petit nombre de facults m9emm5t rflectives1 les plus leves de t\tes1 composant l'esprit de comb9aison1 soit qu'il comp>e ou qu'il coordonne2 la p>tie antro-suprieure de la rgion frontale tant le sige exclusif de ces d]nires1 pr9cipal attribut c>actri/ique de la nature huma9e4 ,si n\s considrons surt\t la premire subdivision1 qui e/ la plus importante et la mieux tablie1 n\s reconnatrons aism5t qu'elle complte1 d'une manire trs satisfaisante1 l'esquisse gnrale de la vraie nature morale1 dj bau*e p> la division fondam5tale4 ,c'e/ a9si que se tr\ve confirme et explique la di/9ction inconte/able1 vaguem5t tablie de t\t temps p> le bon s5s vulgaire1 entre ce qu'on nomme le coeur1 le c>actre1 et l'esprit1 di/9ction que les ?ories sci5tifiques reprs5t]ont dsormais avec exactitude1 d'aprs les gr\pes de facults qui correspond5t respectivem5t aux p>ties po/rieure1 moy5ne1 et antrieure1 de l'app>eil crbral4 la vrit1 la df9ition comp>ative des p5*ans et des s5tim5s semble d'abord manqu] de nettet et de prcision2 mais1 au fond1 cet inconvni5t1 qu'il ne faut pas dissimul]1 et que la sci5ce doit s'atta*] dissip]1 ti5t beauc\p mo9s la p5se elle-mme1 dont la ju/esse e/ irrcusable1 qu' l'extrme imp]fection du langage philosophique actuel1 =m une poque o t\tes les notions morales et mme intellectuelles tai5t enveloppes dans une vague et my/rieuse unit mtaphysique1 et qui n'a pu encore tre conv5ablem5t rectifi p> l'usage rationnel d'expressions mieux *oisies1 dont l'introduction graduelle doit se faire avec une gr&e rs]ve sy/matique4 ,c>1 pr5dre les div]ses dnom9ations usites dans la /ricte rigueur de leur s5s littral1 on irait a9si jusqu' mconnatre la di/9ction fondam5tale entre les facults affectives1 soit p5*ans1 soit s5tim5s1 et les facults intellectuelles proprem5t dites4 ,qu& celles-ci1 en effet1 sont trs prononces1 elles produis5t1 sans aucun d\te1 de vritables incl9ations ou p5*ans1 que leur mo9dre n]gie di/+ue seule ord9airem5t des passions infrieures4 ,on ne peut ni] davantage que leur action ne donne lieu aussi de vritables motions ou s5tim5s1 les plus r>es1 les plus purs1 et les plus sublimes de t\s1 et qui1 quoique les mo9s vifs1 peuv5t cep5dant all] quelquefois jusqu'aux l>mes2 comme le tmoign5t tant d'admirables ravissem5s excits p> la simple satisfaction directe qu'inspire la seule dc\v]te de la vrit1 dans les m95s gnies qui ont le plus honor l'espce huma9e1 les ,ar*imde1 les ,desc>tes1 les ,kpl]1 les ,newton1 etc4 ,aucun bon esprit p5s]ait-il s'autoris] de semblables rappro*em5s p\r ni] t\te di/9ction relle entre les facults intellectuelles et les facults affectives8 ,il n'y a videmm5t d'autre conclusion en dduire que l'inconte/able ncessit de r=m] conv5ablem5t le langage philosophique1 p\r l'lev] enf91 p> une prcision rig\reuse1 la dignit svre du langage sci5tifique4 ,or1 on en peut dire autant de la subdivision des facults affectives elles-mmes en ce qu'on nomme1 faute d'expressions mieux c>actri/iques1 les p5*ans et les s5tim5s1 dont la di/9ction n'e/ pas1 au fond1 mo9s relle1 quoiqu'elle doive tre beauc\p mo9s tran*e1 et1 p> cela mme1 plus difficile bi5 apprci]4 ,en c>tant dsormais1 cet g>d1 t\te va9e discussion de nom5clature1 on peut dire nanmo9s que la vraie diffr5ce gnrale entre ces deux sortes de facults affectives n'a pas encore t assez nettem5t saisie4 ,p\r lui donn] un vritable aspect sci5tifique1 il suffirait1 ce me semble1 de reconnatre que le premi] g5re1 le plus fondam5tal1 se rapporte simplem5t l'individu isol1 ou1 t\t au plus1 la seule famille1 successivem5t envisage dans ses pr9cipaux beso9s de cons]vation1 tels que la reproduction1 l'ducation des petits1 le mode d'alim5tation1 de sj\r1 d'habitation1 etc42 t&is que le second g5re1 plus spcial1 suppose plus ou mo9s l'exi/5ce de quelques rapports sociaux1 soit entre des individus d'espce diffr5te1 soit surt\t entre des individus de la mme espce1 ab/raction faite du sexe1 et dt]m9e le c>actre que les t5dances de l'animal doiv5t imprim] *acune de ces relations1 passagres ou p]man5tes d'ailleurs4 ,le s5tim5t de la proprit1 c'e/--dire la disposition de l'animal s'appropri]1 d'une manire exclusive1 t\s les objets conv5ables1 con/itue la vraie transition naturelle entre les deux g5res1 tant la fois social en lui-mme et individuel p> sa de/9ation directe4 ,p\rvu que la comp>aison de ces deux ordres de facults affectives soit t\j\rs exactem5t subordonne cette considration fondam5tale1 il import]a peu d'ailleurs de quels t]mes on se s]vira p\r les dsign]1 une fois du mo9s que ces expressions quelconques auront acquis1 p> un usage rationnel1 t\te la fixit ncessaire4 ,tels sont les gr&s rsultats philosophiques que consacre jamais la doctr9e gnrale de ,gall1 qu& on l'envisage1 comme je vi5s de le faire1 en c>tant soigneusem5t t\te va9e t5tative1 mal conue ou anticipe1 de localisation spciale des div]ses fonctions crbrales ou phrnologiques4 ,quels que soi5t les graves et nombreux inconvni5s que prs5te videmm5t auj\rd'hui une telle localisation1 d'ailleurs 9vitablem5t impose ,gall1 a9si que je vais l'expliqu]1 p> la ncessit mme de sa glorieuse mission1 t\t esprit ju/e et imp>tial reconnatra nanmo9s1 aprs un exam5 appr(ondi de l'ensemble de cette doctr9e1 que1 malgr ce vice fondam5tal1 elle =mule1 ds prs5t1 une connaissance relle de la nature huma9e1 et des autres natures animales1 extrmem5t suprieure t\t ce qui avait jamais t t5t jusqu'alors#ej4 ,note #ej3 ,l'quitable po/rit n'oubli]a po9t de not] que l'homme du gnie1 auteur d'une aussi importante rvolution philosophique1 qui ouvre l'esprit sci5tifique une n\velle et imm5se c>rire1 fut t\j\rs ob/9m5t rep\ss de cette mme ,acadmie des ,sci5ces1 qui avait dj laiss *app] l'occasion1 hlas6 trop fugitive1 d'honor] son hi/oire du glorieux nom de ,bi*at4 ,p>mi les innombrables objections qui ont t successivem5t leves contre cette belle doctr9e1 considre t\j\rs uniquem5t dans ses dispositions fondam5tales1 et en cont9uant lim9] t\te spcialisation1 la seule qui mrite ici d'tre signale1 tant p> sa haute importance1 que p> le n\veau j\r que son entire rsolution a fait rejaillir sur l'esprit de la ?orie1 consi/e dans la prt5due irrsi/ibilit que des juges irrfl*is ont cru devoir a9si tre attribue aux actions huma9es1 et qu'il e/ ncessaire d'exam9] sommairem5t du po9t de vue gnral propre la philosophie positive4 ,une pr(onde ignorance du vritable esprit de la philosophie naturelle1 p\rrait seule faire confondre1 en pr9cipe1 la subord9ation d'vnem5s quelconques des lois inv>iables1 avec leur irrsi/ible accomplissem5t ncessaire4 ,dans l'ensemble du monde rel1 organique ou inorganique1 il e/ vid5t1 comme je l'ai dj tabli1 que les phnomnes des div]s ordres sont d'autant mo9s modifiables1 et dt]m95t des t5dances d'autant plus irrsi/ibles1 qu'il sont la fois plus simples et plus gnraux4 ,s\s cet aspect1 les actes de pesanteur1 en tant que relatifs la plus gnrale et la plus simple de t\tes les lois naturelles1 sont les seuls que n\s puissions concevoir comme ple9em5t et ncessairem5t irrsi/ibles1 puisqu'ils ne saurai5t jamais tre entirem5t susp5dus2 ils se font t\j\rs s5tir1 d'une manire quelconque1 soit p> un m\vem5t1 soit p> une pression4 ,mais mesure que les phnomnes se compliqu5t1 leur production exigeant le conc\rs indisp5sable d'un nombre t\j\rs croissant d'influ5ces di/9ctes et indp5dantes1 ils devi5n5t1 p> cela seul1 de plus en plus modifiables1 ou1 en d'autres t]mes1 leur accomplissem5t devi5t de mo9s en mo9s irrsi/ible1 p> les comb9aisons de plus en plus v>ies que comport5t les div]ses conditions ncessaires1 dont *acune cont9ue nanmo9s tre isolm5t assujettie ses lois fondam5tales1 sans lesquelles la conception gnrale de la nature re/]ait dans cet tat arbitraire et dsordonn que la philosophie ?ologique e/ directem5t de/9e reprs5t]4 ,c'e/ a9si que les phnomnes physiques1 et surt\t les phnomnes *imiques1 comport5t des modifications cont9uellem5t plus pr(ondes1 et prs5t5t1 p> consqu5t1 une irrsi/ibilit t\j\rs mo9dre1 a9si que j'ai eu so9 de l'expliqu]4 ,n\s avons galem5t rem>qu que1 en v]tu de leur complication et de leur spcialit suprieures1 les phnomnes physiologiques sont les plus modifiables et les mo9s irrsi/ibles de t\s1 quoique t\j\rs s\mis1 dans leur accomplissem5t1 des lois naturelles inv>iables4 ,p> une suite vid5te de la mme notion philosophique1 il e/ clair que les phnomnes de la vie animale1 raison de leur mo9dre indisp5sabilit et de leur 9vitable int]mitt5ce1 doiv5t rellem5t tre envisags comme plus modifiables et mo9s irrsi/ibles encore que ceux de la vie organique proprem5t dite4 ,enf91 les phnomnes intellectuels et moraux1 qui1 p> leur nature1 sont la fois plus compliqus et plus spciaux que t\s les autres phnomnes prcd5s1 doiv5t videmm5t comport] de plus importantes modifications1 et manife/]1 p> suite1 une irrsi/ibilit beauc\p mo9dre1 sans que *acune des nombreuses influ5ces lm5taires qui y conc\r5t cesse p\r cela d'obir1 dans son ex]cice spontan1 des lois rig\reusem5t inv>iables1 quoique le plus s\v5t inconnues jusqu' prs5t4 ,c'e/ ce que ,gall et ,spurzheim ont ici directem5t vrifi1 de la manire la mo9s indubitable1 p> une lum9euse argum5tation4 ,il leur a suffi1 aprs avoir rappel que les actes rels dp5d5t presque t\j\rs de l'action comb9e de plusieurs facults fondam5tales1 de rem>qu]1 en premi] lieu1 que l'ex]cice peut dvelopp] beauc\p *aque facult quelconque1 comme l'inactivit t5d l'atrophi]2 et1 en second lieu1 que les facults intellectuelles1 directem5t de/9es1 p> leur nature1 modifi] la conduite gnrale de l'animal d'aprs les exig5ces v>iables de sa situation1 peuv5t altr] beauc\p l'influ5ce pratique de t\tes les autres facults4 ,d'aprs ce d\ble pr9cipe1 il ne saurait y avoir de vritable irrsi/ibilit1 et p> suite d'irresponsabilit ncessaire1 con=mm5t aux indications gnrales de la raison publique1 que dans les cas de manie proprem5t dite1 o la prpondrance exagre d'une facult dt]m9e1 t5ant l'inflammation ou l'hyp]trophie de l'organe correspondant1 rduit en quelque sorte l'organisme l'tat de simplicit et de fatalit de la nature in]te4 ,c'e/ donc bi5 va9em5t1 et avec une lgret bi5 sup]ficielle1 qu'on a accus la physiologie crbrale de mconnatre la haute influ5ce de l'ducation1 et de la lgislation qui en con/itue le prolongem5t ncessaire1 p>ce qu'elle en a judicieusem5t fix les vritables limites gnrales4 ,p\r avoir ni1 contre l'idologie franaise1 la possibilit de conv]tir1 volont1 p> des in/itutions conv5ables1 t\s les hommes en autant de ,socrates1 d',homres1 ou d',ar*imdes1 et1 contre la psy*ologie g]manique1 l'empire absolu1 bi5 plus absurde encore1 que l'n]gie du moi ex]c]ait p\r trans=m]1 son gr1 sa nature morale1 la doctr9e phrnologique a t reprs5te comme radicalem5t de/ructive de t\te lib]t raisonnable1 et de t\t p]fectionnem5t de l'homme l'aide d'une ducation bi5 conue et sagem5t dirige6 ,il e/ nanmo9s vid5t1 p> la seule df9ition gnrale de l'ducation1 que cette inconte/able p]fectibilit suppose ncessairem5t l'exi/5ce fondam5tale de prdispositions conv5ables1 et1 en outre1 que *acune d'elles e/ s\mise des lois dt]m9es1 sans lesquelles on ne saurait concevoir qu'il devnt possible d'ex]c] sur leur ensemble aucune influ5ce vraim5t sy/matique3 en sorte que c'e/ prcism5t1 au contraire1 la physiologie crbrale qu'app>ti5t exclusivem5t la position rationnelle du problme philosophique de l'ducation4 ,enf91 suivant une d]nire considration plus spciale1 cette physiologie rige en pr9cipe inconte/able que les hommes sont1 p\r l'ord9aire1 ess5tiellem5t mdiocres1 en bi5 et en mal1 dans leur d\ble nature affective et intellectuelle2 c'e/--dire que1 en c>tant un trs petit nombre d'organisations exceptionnelles1 *acun d'eux possde1 un degr peu prononc1 t\s les p5*ans1 t\s les s5tim5s1 et t\tes les aptitudes lm5taires1 sans que le plus s\v5t aucune facult soit1 en elle-mme1 hautem5t prpondrante4 ,il e/ donc clair que le *amp le plus va/e se tr\ve a9si directem5t ouv]t l'ducation p\r modifi]1 presque en t\s s5s1 des organismes aussi flexibles2 quoique1 quant au degr1 leur dveloppem5t doive t\j\rs re/] dans cet tat peu tran* qui suffit ple9em5t la bonne h>monie sociale1 comme je l'expliqu]ai plus t>d4 ,les esprits judicieux ont adress1 l'ensemble de la doctr9e de ,gall1 un repro*e beauc\p plus difficile c>t]1 lorsqu'ils ont blm la localisation effective1 videmm5t has>de1 et mme notoirem5t errone beauc\p d'g>ds ess5tiels1 que ,gall a cru devoir propos]4 ,t\tefois1 en exam9ant1 d'une manire plus appr(ondie1 la situation ncessaire de ce gr& philosophe1 on reconnatra1 j'espre1 que1 quels que soi5t1 en ralit1 les vices fondam5taux d'une telle t5tative1 qu'il s]ait c]tes bi5 sup]flu de s\mettre ici au mo9dre exam5 spcial1 il a fait a9si un usage1 non-seulem5t trs lgitime1 mais mme ess5tiellem5t indisp5sable1 du droit gnral des naturali/es l'in/itution des hypo?ses sci5tifiques1 en se con=mant d'ailleurs la ?orie prlim9aire que j'ai tablie1 ce sujet1 dans le second volume de ce trait4 ,d'abord1 les conditions pr9cipales imposes p> cette ?orie logique ont t1 en ce cas1 p>faitem5t remplies2 puisqu'il ne s'agit po9t l de fluides ni d'!rs fanta/iques1 qui *app5t t\te discussion relle1 mais bi5 d'organes trs saisissables1 dont les attributions hypo?tiques comport5t1 p> leur nature1 des vrifications ple9em5t positives4 ,en second lieu1 aucun de ceux qui ont fait1 de la manire la plus conv5able1 la facile critique de la localisation suppose p> ,gall1 n'aurait pu1 trs probablem5t1 en imag9]1 sa place1 aucune autre mo9s imp>faite1 ni mme aussi heureusem5t bau*e4 ,s'ab/5ir1 e/1 la vrit1 un conseil que la mdiocrit prud5te peut t\j\rs aism5t prescrire au gnie3 mais on peut1 je crois1 con/at]1 sans la mo9dre inc]titude1 que1 dans t\te semblable opration philosophique1 une telle inaction s]ait ncessairem5t impossible et mme radicalem5t vicieuse4 ,c>1 l'esprit huma9 e/ ord9airem5t beauc\p trop faible1 et surt\t trop peu dispos support]1 d'une manire cont9ue1 la pnible cont5tion qu'exige la comb9aison d'ides trs ab/raites1 et1 p> suite1 trs indt]m9es1 p\r que la cration de la doctr9e phrnologique1 et ensuite sa propagation et son dveloppem5t1 euss5t t possibles1 sans l'in/itution pralable d'une hypo?se quelconque sur le sige effectif de *aque facult fondam5tale1 sauf la rectification ultrieure de cet indisp5sable programme1 ncessairem5t has>d4 ,la mme obligation logique s'e/ reproduite1 de nos j\rs1 p\r l'illu/re rnovateur de la philosophie mdicale1 et je n'hsite po9t affirm] qu'on la vrifi]a con/amm5t dans t\s les cas analogues4 ,elle a1 sans d\te1 de trs graves inconvni5s1 p> l'extrme emb>ras que prs5t5t ensuite l'lim9ation ou le r$ressem5t d'hypo?ses auxquelles une sci5ce doit son exi/5ce1 et que les esprits ord9aires ont presque t\j\rs p\ses avec une foi bi5 plus pr(onde que la confiance h>die de leurs propres inv5teurs3 mais il n'y a po9t dlibr] sur ce qui e/ si videmm5t ncessit p> l'infirmit radicale de notre intellig5ce4 ,que dsormais des esprits vig\reux1 bi5 prp>s1 p> une sa9e ducation sci5tifique1 raisonn] avec aisance sur des notions trs gnrales et peu arrtes1 sans excd] ess5tiellem5t les troites limites de leur positivit actuelle1 s'en ti5n5t habituellem5t1 l'g>d de la doctr9e phrnologique1 aux seuls pr9cipes fondam5taux que j'en ai ci-dessus sp>s1 et qui en con/itu5t auj\rd'hui t\te la p>tie vraim5t srieuse et sub/antielle1 cela e/ non-seulem5t dev5u possible1 mais mme m9emm5t dsirable3 puisque c'e/ uniquem5t d'un tel po9t de vue qu'on peut nettem5t ap]cevoir l'ensemble des vrais beso9s pr9cipaux de la physiologie crbrale1 et le c>actre des moy5s philosophiques qui peuv5t graduellem5t conduire la p]fectionn]4 ,il ne faut pas croire d'ailleurs que cette scrupuleuse sp>ation doive1 dans la pratique1 priv] une telle doctr9e de l'efficacit positive inhr5te sa lum9euse reprs5tation gnrale de la nature intellectuelle et affective de l'homme et des animaux4 ,ri5 n'emp*e1 en raisonnant ici1 la manire des gomtres1 sur des siges indt]m9s1 ou reg>ds comme tels1 de p>v5ir des conclusions effectives1 susceptibles d'une utilit trs relle1 a9si que j'espre p\voir le tmoign]1 dans le volume suivant1 p> ma propre expri5ce2 quoique d'ailleurs il doive tre vid5t que ces conclusions devi5drai5t c]ta9em5t plus prcises1 et1 p> suite1 plus efficaces1 si les vrais organes des div]ses facults crbrales comportai5t un j\r des dt]m9ations ple9em5t positives4 ,mais1 outre qu'une telle m>*e tait primitivem5t impossible1 puisque le dveloppem5t prlim9aire de la phrnologie1 l'aide de la localisation hypo?tique1 a pu seul conduire en concevoir nettem5t le c>actre et la ncessit1 il e/ inconte/able que1 si ,gall s'en ft scrupuleusem5t t5u ces hautes gnralits philosophiques1 quelque irrcusables qu'elles soi5t1 il n'aurait jamais con/itu une sci5ce1 ni =m une cole1 et ces vrits si prcieuses euss5t t 9vitablem5t t\ffes dans leur g]me p> la coalition spontane des div]ses influ5ces antagoni/es4 ,a9si1 l'heureux branlem5t que les immortels travaux de ,gall ont irrvocablem5t imprim l'esprit huma91 dp5dait ess5tiellem5t de la m>*e1 en app>5ce si tmraire1 qu'il a d ncessairem5t suivre2 sans que ce soit nanmo9s un motif de prolong] ce mode orig9aire au-del des limites naturelles que lui impos5t les lois positives du dveloppem5t de notre intellig5ce4 ,ce cas e/ =t analogue celui que n\s a dj prs5t la gr&e hypo?se mcanique de ,desc>tes1 qui a r5du1 d'autres g>ds1 les mmes m95s s]vices philosophiques1 et qui a d subir ensuite une semblable lim9ation3 mais1 t\tefois1 avec cette diffr5ce ess5tielle1 t\t l'avantage de l'hypo?se actuelle1 que les organes effectifs des div]ses facults crbrales1 quoique n'tant po9t encore dt]m9s1 sont cep5dant susceptibles de l'tre ultrieurem5t#ea2 t&is que le mcanisme primitif des m\vem5s cle/es ne comportait rellem5t aucune dt]m9ation positive1 et con/ituait une re*]*e ncessairem5t inaccessible1 laquelle l'esprit huma9 a d f9ir p> r5onc] p\r jamais1 qu& son ducation fondam5tale a t enf9 suffisamm5t avance4 ,note #ea3 ,cette dt]m9ation positive peut mme tre dj reg>de comme accomplie l'g>d de quelques organes trs prononcs4 ,il s]ait1 ce me semble1 difficile de rsi/] l'ensemble de preuves d'aprs lequel ,gall a plac le sige de l'am\r mat]nel dans les lobes po/rieurs du c]veau1 et surt\t celui du p5*ant la propagation dans le c]velet2 quoique1 s\s ce d]ni] rapport1 la grave objection prs5te p> plusieurs zoologi/es ne soit pas encore conv5ablem5t rsolue4 ,aprs avoir conv5ablem5t apprci le vritable c>actre philosophique de la physiologie crbrale1 il me re/e enf91 p\r complt] ici un tel exam51 signal] rapidem5t les div]s p]fectionnem5s indisp5sables que sa con/itution naissante exige auj\rd'hui avec tant d'urg5ce4 ,il faut plac]1 en premire ligne1 comme la pr9cipale condition sci5tifique1 base ncessaire de t\t dveloppem5t ultrieur1 une judicieuse rectification fondam5tale des organes et des facults de t\s g5res4 ,s\s le po9t de vue anatomique1 qui doit d'abord prdom9] dsormais1 on voit aism5t que1 aprs avoir tabli1 en gnral1 le pr9cipe inconte/able qui rige le c]veau en un vritable app>eil1 la rp>tition effective de cet app>eil en ses div]s organes con/ituans n'a plus t ess5tiellem5t dirige que p> des analyses purem5t physiologiques1 le plus s\v5t =t imp>faites et mme trs sup]ficielles1 au lieu d'tre directem5t subordonne de vraies dt]m9ations anatomiques4 ,aussi t\s les anatomi/es ont-ils1 ju/e titre1 trait une telle di/ribution comme arbitraire et dsordonne1 puisque1 n'tant assujtie aucune notion rig\reuse de philosophie anatomique sur la diffr5ce relle entre un organe et une p>tie d'organe1 elle comporte des subdivisions en quelque sorte indf9ies1 que *aque phrnologue semble p\voir multipli] son gr4 ,quoique1 en ?se gnrale1 l'analyse des fonctions doive1 sans d\te1 clair] beauc\p celle des organes1 la dcomposition fondam5tale de l'organisme en app>eils1 et de ceux-ci en organes1 n'en e/ pas mo9s1 p> sa nature1 ess5tiellem5t indp5dante de l'analyse physiologique1 laquelle1 au contraire1 elle e/ surt\t de/9e f\rnir une base prlim9aire indisp5sable1 comme t\s les physiologi/es le reconnaiss5t ple9em5t auj\rd'hui env]s t\s les autres ordres d'tudes biologiques3 quel titre les tudes crbrales s]ai5t-elles exceptes d'une telle obligation philosophique8 ,il n'e/ po9t ncessaire1 p> exemple1 de voir fonctionn] les div]s organes qui compos5t l'app>eil dige/if1 l'app>eil respiratoire1 l'app>eil locomoteur1 etc41 p\r que l'anatomie puisse nettem5t les di/+u] les uns des autres3 p\rquoi n'en s]ait-il pas de mme dans l'app>eil crbral8 ,l'analyse anatomique doit1 sans d\te1 y prs5t] des difficults trs suprieures1 en v]tu de la dissemblance beauc\p mo9dre et de la plus gr&e proximit des organes correspondans4 ,mais s]ait-ce un motif suffisant de r5onc] directem5t cette indisp5sable analyse8 ,s'il en tait a9si1 il faudrait c]ta9em5t cess] de prt5dre donn] jamais la doctr9e phrnologique un c>actre sci5tifique vraim5t spcial1 et l'on devrait s'en t5ir t\j\rs aux seules gnralits fondam5tales que j'en ai ci-dessus dta*es4 ,c>1 le b philosophique de t\te ?orie biologique devant tre1 comme je l'ai tabli1 de con/itu] une exacte h>monie entre l'analyse anatomique et l'analyse physiologique1 cela suppose videmm5t qu'elles n'ont pas d'abord t calques l'une sur l'autre1 et que *acune d'elles a t pralablem5t opre d'une manire di/9cte4 ,ri5 ne saurait donc disp5s] auj\rd'hui les vritables phrnologi/es1 p\r assur] leur doctr9e une consi/ance durable et un dveloppem5t rationnel1 qui lui g>antiss5t enf9 droit de cit dans le monde savant1 de la /ricte obligation de repr5dre1 p> une srie directe de travaux anatomiques1 l'analyse fondam5tale de l'app>eil crbral1 en faisant provisoirem5t ab/raction de t\te ide de fonctions1 ou1 du mo9s1 en ne l'employant qu' titre de simple auxiliaire de l'exploration anatomique4 ,ceux d'entre eux qui ont dj reconnu1 quoique d'une manire beauc\p trop vague1 l'vid5te ncessit1 dans la dt]m9ation de la prpondrance relative de *aque organe crbral *ez les div]s sujets1 de ne plus s'en t5ir uniquem5t la considration grossire du volume ou du poids de l'organe1 mais d'avoir g>d aussi au degr d'activit1 e/im anatomiquem5t1 p> exemple1 d'aprs l'n]gie de sa circulation p>tielle1 s]ont probablem5t disposs bi5 compr5dre la haute importance d'une telle considration4 cette analyse anatomique de l'app>eil crbral1 il faudra jo9dre1 dans un ordre d'ides entirem5t di/9ct quoique p>allle1 l'analyse purem5t physiologique des div]ses facults lm5taires1 qui devra f9alem5t tre con/itue1 autant que possible1 en h>monie sci5tifique avec la premire3 t\te ide anatomique devra1 son t\r1 tre provisoirem5t c>te dans ce second travail1 au lieu de la fusion anticipe qu'on veut habituellem5t opr] entre les deux po9ts de vue4 ,s\s ce n\vel aspect1 et ab/raction faite de t\te localisation1 la situation actuelle de la phrnologie n'e/ gure plus satisfaisante4 ,c>1 la di/9ction spciale des div]ses facults fondam5tales1 soit intellectuelles1 soit mme affectives1 a9si que leur numration1 y sont encore conues le plus s\v5t d'une manire trs sup]ficielle1 quoiqu'il n'y ait d'ailleurs aucune comp>aison faire1 quant la positivit1 avec les va9es analyses mtaphysiques4 ,si les mtaphysici5s avai5t confondu t\tes leurs notions psy*ologiques et idologiques dans une vague et absurde unit1 il e/ =t probable que les phrnologi/es1 au contraire1 ont trop multipli auj\rd'hui les fonctions vraim5t lm5taires4 ,gall en avait tabli v+t-sept1 ce qui1 sans d\te1 tait dj exagr2 ,spurzheim en a port le nombre tr5te-c9q1 et *aque j\r il t5d s'augm5t]1 faute de pr9cipes rationnels d'une circonscription rig\reuse1 qui puisse rgl] la v]ve facile des explorateurs vulgaires4 mo9s que la sa9e philosophie n'y mette ordre1 t\t phrnologue crera bi5tt une facult1 en mme temps qu'un organe1 p\r peu que le cas lui semble opportun1 avec presqu'autant d'aisance que les idologues ou psy*ologues con/ruisai5t jadis des entits4 ,quelle que soit l'extrme v>it des div]ses natures animales1 ou mme celle des diffr5s types huma9s1 il e/ nanmo9s s5sible1 puisque les actes rels suppos5t presque t\j\rs le conc\rs de plusieurs facults fondam5tales1 que cette multiplicit effective1 ft-elle beauc\p plus gr&e encore1 se tr\v]ait suffisamm5t reprs5te d'aprs un trs petit nombre de fonctions lm5taires relatives aux deux g5res dans lesquels se subdivis5t l'ordre moral et l'ordre intellectuel4 ,si1 p> exemple1 le nombre total des facults tait rduit d\ze ou qu9ze trs tran*es1 leurs comb9aisons b9aires1 t]naires1 quat]naires1 etc41 correspondrai5t1 sans d\te1 des types bi5 plus multiplis qu'il n'en peut rellem5t exi/]1 en se bornant mme di/+u]1 d'aprs le degr normal d'activit de *aque fonction1 deux autres degrs nettem5t c>actriss1 l'un suprieur1 et l'autre infrieur4 ,mais l'exhorbitante multiplication des facults fondam5tales n'e/ pas1 en elle-mme1 aussi *oquante que la frivole irrationnalit de la plup>t des prt5dues analyses qui ont jusqu'ici prsid leur di/9ction4 ,dans l'ordre intellectuel surt\t1 les aptitudes ont t presque t\j\rs =t mal c>actrises1 mme ab/raction faite des organes4 ,c'e/ a9si1 p\r me born] ici un seul exemple trs prononc1 qu'on a introduit une prt5due aptitude ma?matique fondam5tale1 d'aprs des motifs qui aurai5t d galem5t conduire crer autant d'autres aptitudes spciales l'g>d de la *imie1 de l'anatomie1 etc41 si t\te la bote osseuse n'et pas t pralablem5t di/ribue en irrvocables comp>tim5s4 ,la c>actri/ique a mme t tablie avec une telle lgret1 qu'on a *oisi comme pr9cipal symptme d'un semblable tal5t1 l'insignifiante facilit que tant d'esprits mdiocres apport5t dans la rapide excution des calculs numriques les plus automatiquem5t =muls1 et qui1 d'aprs le futile emploi qu'elle suppose d'un temps prcieux1 e/1 sans d\te1 beauc\p plus dcisive ord9airem5t contre la capacit relle de celui qui la prs5te qu'elle ne peut pr\v] en sa faveur4 ,un tel mode d'apprciation tmoigne une pr(onde ignorance de la vraie nature des spculations ma?matiques1 qui sont bi5 lo9 d'avoir un c>actre intellectuel aussi spcial que l'imag95t les esprits disposs confess] navem5t leur inaptitude cet g>d1 sans s\ponn] la porte des indications directes qu'ils f\rniss5t a9si contre eux t\t obs]vateur philosophe4 ,quoique l'analyse des facults affectives1 ncessairem5t beauc\p plus tran*es1 soit c]ta9em5t bi5 mo9s imp>faite1 elle prs5te nanmo9s1 ds le premi] exam51 plusieurs d\bles emplois trs s5sibles4 ,c'e/ a9si1 p> exemple1 que1 aprs avoir ju/em5t admis la bi5veillance et la sympa?ie comme dispositions lm5taires1 ,spurzheim a cru devoir rig] la ju/ice en un n\veau s5tim5t fondam5tal1 quoique ce ne soit videmm5t que le rsultat de l'usage de ces facults1 clair1 en *aque cas1 p> une conv5able apprciation intellectuelle des rapports sociaux#eb4 ,note #eb3 ,cette erreur e/ d'autant mo9s excusable que ,gall l'avait dj soigneusem5t vite et mme signale4 ,on p\rrait1 en s5s inv]se1 repro*] ,gall le prt5du organe de la ?osophie1 sup]ftation videmm5t absurde1 ju/em5t c>te p> ,spurzheim1 si une telle notion et t1 ds l'orig9e1 autre *ose qu'une simple concession dicte p> la prud5ce1 et dont la ncessit relle tait seule trs conte/able4 ,p\r p]fectionn] ou rectifi] cette analyse lm5taire des div]ses facults crbrales1 il s]ait1 je crois1 =t utile d'aj\t]1 l'obs]vation gnrale et directe de l'homme et de la socit1 une judicieuse apprciation physiologique des cas individuels les plus prononcs1 en considrant surt\t le pass4 ,l'ordre intellectuel1 qui a le plus beso9 de rvision1 comport]ait pr9cipalem5t l'application la plus t5due et la mo9s quivoque de ce procd complm5taire4 ,si1 p> exemple1 de telles monographies avai5t t pralablem5t entreprises l'g>d des pr9cipaux gomtres1 anci5s ou mod]nes1 elles aurai5t vraisemblablem5t prv5u l'ab]ration grossire que je vi5s de signal]1 en montrant1 avec la d]nire vid5ce1 que ce qu'on nomme l'esprit ma?matique1 lo9 de con/itu] aucune aptitude isole et spciale1 prs5te t\tes les v>its que peut (frir1 en gnral1 l'esprit huma9 dans t\s ses autres ex]cices quelconques1 p> les diffr5tes comb9aisons des vraies facults lm5taires4 ,c'e/ a9si que tel gr& gomtre a surt\t brill p> la sagacit de ses inv5tions1 tel autre p> la =ce et l't5due de ses comb9aisons1 un troisime p> le gnie du langage1 manife/ dans l'heureux *oix de ses notations1 et dans la p]fection de son /yle algbrique1 etc4 ,on p\rrait c]ta9em5t dc\vrir1 ou du mo9s vrifi]1 t\tes les pr9cipales facults vraim5t fondam5tales de notre intellig5ce1 p> cette seule classe du monographies sci5tifiques1 qui comport]ait plus de prcision qu'aucune autre1 si elle tait conv5ablem5t conue et judicieusem5t excute p> un esprit assez compt5t4 ,il en s]ait de mme1 quoiqu' un bi5 mo9dre degr1 p\r les monographies analogues des plus m95s arti/es4 ,cette considration1 gnralise autant que possible1 se ratta*e l'utilit fondam5tale de l'tude philosophique des sci5ces1 tant s\s le po9t de vue hi/orique que s\s le rapport dogmatique1 p\r la dc\v]te des vritables lois logiques1 que j'ai tablie1 au db de ce trait1 comme l'une de ses pr9cipales applications directes3 seulem5t il s'agit ici de la dt]m9ation pralable des div]ses facults lm5taires1 et non des lois de leur action effective2 mais les motifs doiv5t tre ess5tiellem5t analogues4 ,l'analyse phrnologique fondam5tale e/ donc entirem5t refaire1 suivant l'esprit philosophique que je vi5s de c>actris]1 d'abord dans l'ordre anatomique1 et ensuite dans l'ordre purem5t physiologique4 ,aprs avoir conv5ablem5t opr ces deux analyses prlim9aires1 en les di/+uant avec beauc\p de so91 et en dirigeant *acune d'elles con=mm5t sa nature1 il faudra f9alem5t tablir entre elles une exacte h>monie gnrale1 qui peut seule con/itu] dignem5t la physiologie phrnologique sur ses vritables bases rationnelles4 ,mais ce gr& travail1 qu'on peut dj1 d'aprs les deux leons prcd5tes1 reg>d] comme ess5tiellem5t in/itu l'g>d de la physiologie vgtative et mme de la physiologie animale proprem5t dite1 n'e/ pas seulem5t conu jusqu'ici1 dans son ensemble1 p\r la physiologie crbrale1 en v]tu de sa complication suprieure et de sa positivit plus rc5te4 ,dans l'excution difficile de cette gr&e opration sci5tifique1 les phrnologi/es devront c]ta9em5t s'aid]1 d'une manire plus complte et mieux ent5due qu'ils ne l'ont fait jusqu'ici1 des moy5s gnraux que f\rnit la philosophie biologique p\r p]fectionn] t\tes les tudes relatives aux corps vivans1 c'e/--dire1 de l'analyse pa?ologique1 et surt\t de l'analyse comp>ative proprem5t dite4 ,l'introduction rationnelle de ces deux puissans auxiliaires n'e/ auj\rd'hui qu' pe9e bau*e en phrnologie3 aussi n'en a-t-on tir encore aucun p>ti ess5tiel1 si ce n'e/ p\r les gnralits prlim9aires4 ,s\s le premi] po9t de vue1 on n'a po9t jusqu'ici conv5ablem5t appliqu aux phnomnes intellectuels et moraux le lum9eux aphorisme fondam5tal de philosophie mdicale1 dont l'esprit huma9 e/ r$evable ,m4 ,br\ssais1 et qui consi/e1 a9si que je l'ai indiqu dans la qu>antime leon1 concevoir t\s les phnomnes quelconques de l'tat pa?ologique comme ne p\vant con/itu] jamais qu'un simple prolongem5t des phnomnes de l'tat normal1 exagrs ou attnus au-del de leurs limites ord9aires de v>iation4 ,il e/ nanmo9s impossible de ri5 compr5dre aux diffr5s g5res de folie1 si leur exam5 sci5tifique n'e/ cont9uellem5t dirig p> ce gr& pr9cipe4 ,or1 d'aprs cette mme assimilation ncessaire entre les cas pa?ologiques et les cas purem5t physiologiques1 ri5 ne s]ait plus propre que l'tude judicieuse de l'tat de folie dvoil] ou confirm] les vritables facults fondam5tales de la nature huma9e1 que cette tri/e situation t5d faire si n]giquem5t ressortir1 en manife/ant successivem5t *acune d'elles dans une exaltation prpondrante1 qui la sp>e nettem5t de t\tes les autres#ec4 ,les mdec9s1 spcialem5t occups d'un tel ordre de maladies1 et qui1 presque t\j\rs1 sont1 encore mo9s que la plup>t des autres1 s\s le rapport intellectuel1 ou mme s\s le rapport moral1 au niveau de leur importante mission1 t5d5t nanmo9s1 depuis ,p9el1 dans l'tude de ce qu'ils ont nomm les monomanies1 donn] cette direction aux explorations qu'ils se sont trop exclusivem5t rs]ves4 ,mais une apprciation pralable beauc\p trop imp>faite du vritable tat normal1 et un s5tim5t trop vague et trop incomplet de son indisp5sable similitude avec l'tat pa?ologique1 ont r5du jusqu' prs5t ces travaux peu prs /riles p\r l'amlioration de la physiologie crbrale4 ,quoique les maladies m5tales ne soi5t plus1 sans d\te1 sacres1 comme elles l'tai5t p\r ,hippocrate1 leurs monographies n'en consi/5t pas mo9s encore1 le plus s\v5t1 dans l'in9telligible accumulation de prt5dues m]veilles1 qui loign5t t\te ide de rappro*em5t positif avec l'tat normal3 ce sont habituellem5t des travaux plutt littraires que vraim5t sci5tifiques4 ,l'extrme difficult d'un tel g5re d'explorations excuse1 jusqu' un c]ta9 po9t1 cette imp]fection plus prononce1 qui ti5t nanmo9s surt\t l'insuffisance plus pr(onde des obs]vateurs1 plus occups1 d'ord9aire1 rg5t] grossirem5t leurs malades qu' en analys] judicieusem5t les phnomnes4 ,aussi les div]s successeurs de ,p9el n'ont-ils rellem5t aj\t jusqu'ici ri5 d'ess5tiel aux amliorations introduites1 il y a qu>ante ans1 p> cet illu/re mdec91 soit dans la ?orie ou dans le traitem5t de l'alination m5tale4 ,note #ec3 ,il faut signal]1 cet g>d1 une rem>que gnrale1 m9emm5t judicieuse1 faite rcemm5t p> ,m4 ,br\ssais1 et qui peut clair] beauc\p le diagno/ic de la folie1 aussi bi5 que les vraies indications physiologiques que l'on doit induire d'un tel g5re d'obs]vations pa?ologiques4 ,elle consi/e en ce que1 qu& l'altration pr9cipale porte directem5t sur les organes intellectuels1 ord9airem5t de/9s1 dans l'tat normal1 rgl] l'quilibre des div]ses facults affectives1 la suppression de cette influ5ce rgulatrice peut laiss] un trop libre dveloppem5t au p5*ant ou au s5tim5t le plus prononc1 ce qui dguise s\v5t l'obs]vateur vulgaire le vritable sige de l'alination1 et p\rrait a9si donn] l'ensemble du traitem5t une fausse direction4 ,quoique l'tude des animaux ait t c]ta9em5t mo9s /rile au p]fectionnem5t rel de la physiologie intellectuelle et morale1 il re/e cep5dant inconte/able que ce puissant moy5 d'exploration a t jusqu'ici ess5tiellem5t vici p> le dplorable asc5dant que cons]v5t encore1 *ez la plup>t des naturali/es1 les va9es subtilits mtaphysiques sur la comp>aison entre l'in/9ct et l'intellig5ce1 comme je l'ai prcdemm5t expliqu4 ,si la nature animale ne saurait tre rationnellem5t comprise que d'aprs son assimilation fondam5tale la nature huma9e1 proportionnellem5t au degr d'organisation1 il e/ t\t aussi indubitable1 en s5s inv]se1 p\r cet ordre de fonctions comme p\r t\s les autres1 que l'exam5 judicieux et graduel des organismes plus ou mo9s infrieurs doit clair] beauc\p la vraie connaissance de l'homme3 l'humanit et l'animalit se s]v5t a9si l'une l'autre d'explication mutuelle1 suivant l'esprit gnral de t\te sa9e explication sci5tifique4 ,l'ensemble des facults crbrales1 intellectuelles ou affectives1 con/ituant le complm5t ncessaire de la vie animale proprem5t dite1 on concevrait difficilem5t que t\tes celles qui sont vraim5t fondam5tales ne fuss5t po9t1 p> cela mme1 rig\reusem5t communes1 dans un degr quelconque1 t\s les animaux suprieurs1 et peut-tre au gr\pe enti] des o/ozoaires2 c>1 les diffr5ces d'int5sit suffirai5t vraisemblablem5t r5dre raison des div]sits effectives1 en ayant g>d l'association des facults1 et faisant d'ailleurs provisoirem5t ab/raction1 autant que possible1 de t\t p]fectionnem5t de l'homme p> le dveloppem5t de l'tat social3 l'analogie puissante que f\rniss5t t\tes les autres fonctions t5d confirm] une telle conception4 ,si quelques facults app>ti5n5t1 d'une manire vraim5t exclusive1 la seule nature huma9e1 ce ne peut tre qu' l'g>d des aptitudes intellectuelles les plus m95tes1 qui doiv5t correspondre la p>tie la plus antrieure de la rgion frontale3 et encore cela p>atra-t-il =t d\teux1 si l'on comp>e1 sans prv5tion1 les actes des mammifres les plus levs ceux des sauvages les mo9s dvelopps4 ,il e/1 ce me semble1 beauc\p plus rationnel de p5s] que l'esprit d'obs]vation1 et mme l'esprit de comb9aison1 exi/5t aussi1 mais un degr radicalem5t trs infrieur1 *ez les animaux1 quoique le dfaut d'ex]cice1 rsultant surt\t de l'tat d'isolem5t1 doive t5dre les eng\rdir1 et mme en atrophi] les organes4 ,on a va9em5t argu1 contre les animaux1 du fait mme de notre exclusive p]fectibilit sociale1 sans rfl*ir que notre espce n'a pu se dvelopp] a9si qu'en comprimant1 de t\te ncessit1 l'essor graduel qu'aurai5t pu pr5dre tant d'autres espces animales susceptibles de sociabilit4 ,les animaux dome/iques1 quoique n'tant pas t\j\rs1 beauc\p prs1 les plus intellig5s1 p\rrai5t f\rnir ce sujet d'importantes lumires1 en v]tu d'une plus facile exploration1 surt\t si l'on savait judicieusem5t comp>] leur nature morale actuelle celle1 plus ou mo9s diffr5te1 qui devait correspondre aux poques plus rappro*es de leur dome/ication primitive2 c> il s]ait trange que les trans=mations si vid5tes qu'ils ont pr\ves s\s tant de rapports physiques ne fuss5t accompagnes d'aucune v>iation relle l'g>d des fonctions les plus modifiables de t\tes4 ,mais l'extrme imp]fection de l'tude phrnologique des animaux e/ surt\t manife/e dans la ddaigneuse galit o notre sup]be intellig5ce enveloppe la considration intellectuelle et affective des div]ses natures animales1 sans avoir mme ord9airem5t g>d aux pr9cipaux degrs d'organisation4 ,du haut de sa suprmatie1 l'homme a jug les animaux peu prs comme un despote envisage ses sujets1 c'e/--dire1 en masse1 sans ap]cevoir entre eux aucune 9galit digne d'tre srieusem5t ne4 ,il e/ nanmo9s c]ta91 en considrant l'ensemble de la hir>*ie animale1 que1 s\s le rapport intellectuel et moral1 aussi bi5 que s\s t\s les autres aspects physiologiques1 les pr9cipaux ordres de cette hir>*ie diffr5t s\v5t davantage les uns des autres que les plus levs d'entre eux ne diffr5t rellem5t du type huma94 ,l'tude rationnelle des moeurs et de l'esprit des animaux e/ donc encore ess5tiellem5t faire1 la plup>t des essais dj t5ts n'ayant pu avoir que la seule efficacit prlim9aire de prp>] graduellem5t sa vritable in/itution sci5tifique4 ,elle promet aux naturali/es une ample moisson d'importantes dc\v]tes1 directem5t applicables au progrs gnral de la vraie connaissance de l'homme1 p\rvu que1 en dirigeant mieux leurs re*]*es1 ils sa*5t aussi mpris] dsormais1 avec une f]met plus n]gique1 les va9es et inconv5antes dclamations des ?ologi5s et des mtaphysici5s sur la prt5due t5dance d'une telle doctr9e dgrad] la nature huma9e1 dont elle doit1 au contraire1 rectifi] la notion fondam5tale1 en fixant1 avec une prcision rig\reuse1 et l'abri de t\te argum5tation sophi/ique1 les pr(ondes diffr5ces qui n\s sp>5t positivem5t des animaux les plus vois9s4 ,dans cette con/ruction philosophique de la physiologie crbrale1 il faudra considr]1 plus soigneusem5t qu'on ne l'a fait jusqu'ici1 les deux ordres de notions gnrales relatives au mode d'action1 qui1 d'aprs la leon prcd5te1 convi5n5t ncessairem5t t\s les phnomnes quelconques de la vie animale1 et que n\s avons dj exam9s l'g>d des phnomnes lm5taires d'irritabilit et de s5sibilit4 ,la loi d'int]mitt5ce e/1 en effet1 m9emm5t applicable aux div]ses fonctions affectives et intellectuelles1 en ayant g>d1 bi5 ent5du1 la symtrie con/ante des organes1 suivant la judicieuse rem>que de ,gall1 qui devi5t ici plus spcialem5t indisp5sable4 ,mais ce gr& sujet exige t\tefois un n\vel exam51 surt\t env]s les facults m5tales1 vu la /ricte ncessit impose la sci5ce de concili] leur int]mitt5ce vid5te avec la p>faite cont9uit que semble suppos] la liaison fondam5tale qui unit entre elles t\tes nos oprations intellectuelles1 depuis la premire enfance jusqu' l'extrme caducit1 et que ne peuv5t mme int]rompre les plus pr(ondes p]turbations crbrales1 p\rvu qu'elles soi5t passagres4 ,cette "q1 dont les ?ories mtaphysiques ne comportai5t pas seulem5t la position1 prs5te c]ta9em5t de gr&es difficults2 mais sa solution positive doit jet] un gr& j\r sur la m>*e gnrale des actes intellectuels4 ,quant l'association1 soit syn]gique1 soit sympa?ique1 des div]ses facults phrnologiques1 les physiologi/es comm5c5t en bi5 compr5dre la haute importance habituelle1 quoique jusqu'ici aucune tude vraim5t sci5tifique n'ait t directem5t in/itue p\r la re*]*e des lois gnrales de ces comb9aisons indisp5sables4 ,sans une telle considration fondam5tale1 le nombre des p5*ans1 des s5tim5s1 ou des aptitudes1 sembl]ait presque susceptible d'tre indf9im5t augm5t4 ,c'e/ a9si1 p\r n'en cit] qu'un seul exemple1 tant d'explorateurs de la nature huma9e ont cru devoir di/+u] plusieurs sortes de c\rages1 s\s les noms de militaire1 de civil1 etc41 quoique la disposition primitive brav] un dang] quelconque doive nanmo9s tre t\j\rs uni=me1 et qu'elle soit seulem5t plus ou mo9s dirige p> l'intellig5ce4 ,sans d\te1 le m>tyr qui supporte1 avec une f]met 9branlable1 les plus horribles supplices p\r vit] seulem5t le dsaveu sol5nel de ses convictions1 le savant qui entrepr5d une expri5ce prilleuse dont il a bi5 calcul les *ances1 etc41 p\rrai5t fuir sur un *amp de bataille s'ils tai5t =cs combattre p\r une cause qui ne leur inspir]ait aucun intrt3 mais leur g5re de c\rage n'en e/ pas mo9s ess5tiellem5t id5tique au c\rage spontan et animal qui con/itue la brav\re militaire proprem5t dite2 il n'y a1 entre t\s ces cas1 d'autre diffr5ce pr9cipale que l'influ5ce suprieure des facults intellectuelles1 sauf t\tefois les 9galits ord9aires de degr4 ,en gnral1 sans les div]ses syn]gies crbrales1 ou entre les deux ordres de facults fondam5tales1 ou entre les diffr5tes fonctions de *aque ordre1 il s]ait impossible d'analys] judicieusem5t la plup>t des actes rels3 et c'e/ surt\t dans l'int]prtation positive de *acun d'eux p> une telle association1 que consi/]a l'application habituelle de la doctr9e phrnologique1 qu& une fois elle aura t sci5tifiquem5t con/itue4 ,mais l'tude directe des lois de cette h>monie1 et de l'quilibre moral qui en rsulte1 s]ait c]ta9em5t prmature1 tant que l'analyse phrnologique lm5taire ne s]a pas mieux conue et plus arrte1 dans son d\ble c>actre anatomique et physiologique4 ,qu& l'poque s]a v5ue d'exam9] cet ordre important de phnomnes composs1 et les dt]m9ations volontaires qui en sont la consqu5ce f9ale1 il faudra dcid] alors1 p> une exploration plus dlicate1 si1 dans *aque vritable organe crbral1 une p>tie di/9cte n'e/ po9t spcialem5t affecte l'tablissem5t de ces div]ses syn]gies et sympa?ies2 comme l'ont dj s\ponn ,,mm4 ,p9el-,gr&*amp et ,foville1 d'aprs quelques obs]vations pa?ologiques1 l'g>d de la sub/ance blan*e comp>e la sub/ance grise1 celle-ci leur ayant p>u plus p>ticulirem5t enflamme dans les p]turbations crbrales qui affectai5t surt\t les phnomnes de la volont1 t&is que l'autre l'tait davantage dans celles qui portai5t pr9cipalem5t sur les oprations intellectuelles proprem5t dites4 ,si l'on peut a9si ju/em5t repro*] la phrnologie actuelle de concevoir d'une manire trop isole *acune des fonctions crbrales qu'elle considre1 on doit1 plus =te raison1 la blm] d'avoir trop sp> le c]veau de l'ensemble du sy/me n]veux1 quoique les premires exigeances de cette tude naissante excus5t1 jusqu' un c]ta9 po9t1 une conception aussi imp>faite4 ,il e/ nanmo9s vid5t1 comme ,bi*at l'a si frquemm5t rappel1 que l'ensemble des phnomnes intellectuels et affectifs1 malgr leur extrme importance1 ne con/itue1 dans le sy/me total de l'conomie animale1 qu'un indisp5sable int]mdiaire entre l'action du monde extrieur sur l'animal l'aide des impressions s5soriales1 et la raction f9ale de l'animal p> les contractions musculaires4 ,or1 dans l'tat prs5t de la physiologie phrnologique1 il n'exi/e aucune conception positive sur la co-relation gnrale de la suite des actes intrieurs du c]veau cette d]nire raction ncessaire1 dont on s\ponne seulem5t que la moelle p9ire con/itue vaguem5t l'organe immdiat#ed4 ,note #ed3 ,c'e/ l'tude de cette raction que se ratta*e l'importante considration de la traduction extrieure de l'ensemble de la con/itution intellectuelle1 et surt\t morale1 p> l'tat habituel du sy/me musculaire1 pr9cipalem5t facial1 qui dt]m9e la physionomie proprem5t dite4 ,quoique ,lavat] ait analys1 avec une gr&e sagacit1 ces indications symptomatiques1 dont le pr9cipe e/ inconte/able1 une telle srie de re*]*es ne p\rra pr5dre un c>actre rationnel1 et comport] une vritable utilit1 l'abri de t\te induction errone ou frivole1 que lorsqu'elle p\rra tre subordonne1 d'aprs une dt]m9ation positive des vraies facults fondam5tales1 aux lois gnrales de l'action normale de l'app>eil crbral sur l'app>eil musculaire4 ,de tels travaux s]ai5t jusque-l videmm5t prmaturs3 aussi ,lavat] n'a-t-il pu rellem5t =m] une cole1 faute d'une vritable doctr9e1 propre ralli] ses esquisses incohr5tes4 ,gall a trs judicieusem5t rem>qu1 ce sujet1 que le sy/me habituel des ge/es (fre un indice plus rationnel et mo9s quivoque que l'tat passif de la physionomie proprem5t dite4 ,la loi +nieuse et trs plausible qu'il a propose sur la direction gnrale de la mimique1 con=mm5t la prpondrance de tel ou tel organe crbral1 me p>at con/itu] une inspiration =t heureuse1 ultrieurem5t susceptible d'une vritable utilit sci5tifique1 p\rvu qu'elle soit conv5ablem5t applique4 ,en gnralisant autant que possible cet ordre de jugem5s philosophiques1 on doit enf9 reconnatre que la physiologie crbrale1 lors mme qu'elle envisag]ait1 d'une manire plus rationnelle1 l'ensemble du sy/me n]veux1 prs5t]ait auj\rd'hui le grave inconvni5t de trop isol] ce sy/me du re/e de l'conomie4 ,sans d\te1 elle a d d'abord c>t] soigneusem5t les erreurs anci5nes sur le prt5du sige des passions dans les organes de la vie vgtative1 qui euss5t emp* t\te conception sci5tifique de la nature morale de l'homme et des animaux1 comme je l'ai dj expliqu4 ,mais elle a depuis beauc\p trop nglig la gr&e influ5ce qu'ex]c5t sur les pr9cipales fonctions intellectuelles et affectives les div]s g5res des autres phnomnes physiologiques1 influ5ce si hautem5t signale dans le clbre ouvrage de ,cabanis1 qui1 malgr le vague et l'obscurit de ses vues gnrales1 fut nanmo9s si utile la sci5ce1 en s]vant de prcurseur immdiat l'heureuse rvolution philosophique que n\s devons au gnie de ,gall4 ,l'ensemble des diffr5tes considrations indiques dans cette leon1 conc\rt donc dmontr] que la physiologie intellectuelle et morale e/ auj\rd'hui conue et cultive d'une manire la fois trop irrationnelle et trop troite1 dont l'influ5ce1 tant qu'elle subsi/]a1 oppos]a ncessairem5t un ob/acle insurmontable t\t vritable progrs d'une doctr9e qui n'a fait rellem5t encore aucun pas important depuis sa premire fondation4 ,cette tude1 qui1 p> sa nature1 exige1 plus qu'aucune autre bran*e de la physiologie1 l'indisp5sable habitude prlim9aire des pr9cipales p>ties de la philosophie naturelle1 et qui ne peut fructifi] que dans les intellig5ces les plus vig\reuses et les mieux leves1 t5d auj\rd'hui1 en v]tu de son isolem5t vicieux1 desc5dre au niveau des esprits les plus sup]ficiels et les mo9s prp>s1 qui la f]ai5t bi5tt s]vir de base un *>latanisme grossi] et fune/e1 dont t\s les vrais savans doiv5t se ht] de prv5ir le dveloppem5t dj imm95t4 ,mais1 quels que soi5t ces imm5ses inconvni5s1 ils ne doiv5t po9t faire mconnatre l'm95t mrite d'une conception de/9e1 malgr son imp]fection actuelle1 con/itu] directem5t l'un des pr9cipaux lm5s p> lesquels la philosophie du dix-neuvime sicle se di/+u]a df9itivem5t de celle du sicle prcd5t1 ce qui a t jusqu'ici si va9em5t t5t4 ,cette d]nire leon1 ratta*e l'ensemble des c9q prcd5tes1 complte donc l'apprciation gnrale que je devais faire1 dans la seconde p>tie de ce volume1 du vrai gnie philosophique propre l'tude positive des corps vivans1 successivem5t envisags s\s t\s leurs div]s aspects pr9cipaux4 ,quoique les diffr5tes p>ties ess5tielles de cette gr&e sci5ce soi5t1 sans d\te1 trs 9galem5t avances auj\rd'hui1 et que n\s ayons reconnu l'tat peu satisfaisant de t\tes celles qui se rapport5t directem5t aux ides de vie1 mme les plus simples1 comp>es celles qui se born5t aux seules ides d'organisation1 cep5dant un tel exam5 n\s a montr que les bran*es les plus imp>faites comm5c5t aussi pr5dre un vritable c>actre sci5tifique1 la fois positif et rationnel1 plus ou mo9s bau* dj1 suivant la complication correspondante des phnomnes4 ,l'analyse fondam5tale du sy/me de la philosophie naturelle se tr\ve a9si enf9 suffisamm5t opre dans ce volume et dans les deux prcd5s1 depuis la philosophie ma?matique1 qui en con/itue la premire base gnrale1 jusqu' la philosophie biologique1 qui le t]m9e ncessairem5t4 ,malgr l'imm5se int]valle qui semble sp>] ces deux extrmits1 n\s avons pu pass] de l'une l'autre p> des degrs presque ins5sibles1 en disposant conv5ablem5t les div]ses tudes naturelles suivant la hir>*ie sci5tifique tablie au db de ce trait4 ,entre la philosophie ma?matique et la physique proprem5t dite1 s'int]pose spontanm5t la philosophie a/ronomique1 p>ticipant la fois de leur d\ble nature4 ,de mme1 entre l'ensemble de la philosophie inorganique et celui de la philosophie organique1 t\t en ma9t5ant *acune son vrai gnie sci5tifique1 n\s avons reconnu que la philosophie *imique con/itue1 p> le c>actre de ses phnomnes1 une vritable transition fondam5tale1 qui n'a ri5 d'hypo?tique1 et qui tablit jamais la rig\reuse cont9uit du sy/me des sci5ces naturelles4 ,mais ce sy/me1 quoiqu'il compr5ne t\tes les sci5ces exi/antes1 e/ encore videmm5t incomplet1 et laisse auj\rd'hui une l>ge issue l'influ5ce rtrograde de la philosophie ?ologico-mtaphysique1 laquelle il rs]ve a9si un ordre t\t enti] d'ides1 les plus immdiatem5t applicables de t\tes4 ,il lui manque absolum5t l'indisp5sable complm5t f9al qui peut seul assur]1 en ralit1 sa ple9e efficacit1 et organis] enf9 l'irrvocable prpondrance univ]selle de la philosophie positive1 en assujtissant aussi au mme esprit sci5tifique1 tant p\r la m?ode que p\r la doctr9e1 la ?orie fondam5tale des phnomnes les plus compliqus et les plus spciaux1 comme je vais os] le t5t]1 le premi]1 dans le volume suivant1 directem5t consacr la sci5ce n\velle que je me suis ef=c de crer s\s le nom de physique sociale4 ,cette sci5ce vraim5t df9itive1 qui pr5d ncessairem5t dans la sci5ce biologique proprem5t dite ses rac9es immdiates1 con/itu]a ds-lors l'ensemble de la philosophie naturelle en un corps de doctr9e complet et indivisible1 qui p]mettra dsormais l'esprit huma9 de procd] t\j\rs d'aprs des conceptions uni=mm5t positives dans t\s les modes quelconques de son activit1 en faisant cess] la pr(onde an>*ie intellectuelle qui c>actrise notre tat prs5t4 ,quoique la plup>t des sci5ces antrieures soi5t encore1 comme n\s l'avons reconnu1 =t imp>faites beauc\p d'g>ds ess5tiels1 leur inconte/able positivit1 plus ou mo9s dveloppe1 suffit ple9em5t r5dre possible auj\rd'hui cette d]nire trans=mation philosophique1 de laquelle dp5d5t surt\t dsormais leurs plus gr&s progrs futurs1 p> une meilleure organisation sy/matique de l'ensemble des div]s travaux sci5tifiques1 ab&onns ma9t5ant au plus irrationnel isolem5t4 ,,f9 ,,du ,,tome ,,troisi,,me4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,cont5ues ,,dans ,,le ,,tome ,,troisi,,me4 #ce;e ,leon4 ,considrations philosophiques sur l'ensemble de la *imie4 #cf;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la *imie proprem5t dite ou inorganique4 #cg;e ,leon4 ,exam5 philosophique de la doctr9e *imique des proportions df9ies4 #ch;e ,leon4 ,exam5 philosophique de la ?orie lectro-*imique4 #ci;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la *imie dite organique4 #dj;e ,leon4 ,considrations philosophiques sur l'ensemble de la sci5ce biologique4 #da;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la philosophie anatomique4 #db;e ,leon4 ,considrations gnrales sur la philosophie biotaxique4 #dc;e ,leon4 ,considrations philosophiques sur l'tude gnrale de la vie vgtative ou organique4 #dd;e ,leon4 ,considrations philosophiques sur l'tude gnrale de la vie animale proprem5t dite4 #de;e ,leon4 ,considrations gnrales sur l'tude positive des fonctions intellectuelles et morales1 ou crbrales4