available by ! ,biblio?que nationale de ,france 7,bn,f_/,gallica7 at http3_/_/gallica4bnf4fr7 ,biblio?que de ,philosophie sci5tifique ,psy*ologie de l'ducation ,,p> ,,le ,dr ,,gu/ave ,,le ,,bon ,l'ducation e/ l'art de faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t4 ,,n\velle ,,dition ,augm5te de plusieurs *apitres sur les m?odes d'ducation en ,amrique et sur l'enseignem5t donn aux indignes des colonies4 ,,p>is ,,erne/ ,,flamm>ion1 ,,diteur #bf1 ,,rue ,,rac9e1 #bf #aibj ,t\s droits de traduction1 d'adaptation et de reproduction rs]vs p\r t\s les pays4 ,,psy*ologie ,,de ,l',,ducation ,,pr,,face ,,de ,,cette ,,n\velle ,,dition ,cet ouvrage a eu beauc\p de lecteurs1 #ae ditions successives et des traductions en plusieurs langues#a n'ont pas puis son succs4 ,cep5dant son influ5ce sur les univ]sitaires e/ re/e trs faible4 ,encadrs p> de rig\reux programmes1 nos pr(esseurs ne peuv5t enseign] que les matires de ces programmes1 et ils les enseign5t naturellem5t avec les m?odes ayant s]vi leur propre in/ruction4 ,note #a3 ,sur la premire page de la traduction russe on lit3 ,cette traduction a t faite p> le gnral ,s]ge ,b\daevsky1 sur le dsir exprim p> ,son ,altesse ,impriale le gr&-duc ,con/ant9 ,con/ant9ovi*1 prsid5t de l',acadmie des ,sci5ces et directeur des coles militaires de la ,russie4 ,bi5 d'autres raisons1 d'ailleurs1 s'oppos5t la trans=mation de notre sy/me d'ducation4 ,on les tr\v]a exposes dans cet ouvrage4 ,elles montr5t p\rquoi les meilleures volonts re/5t impuissantes auj\rd'hui4 ,une preuve n\velle de cette impuissance me fut f\rnie dans la circon/ance que voici3 ,aprs la lecture d'une des premires ditions de mon livre1 un m95t snateur1 que je connaissais seulem5t de rputation1 le pr(esseur ,lon ,labb1 membre de l',acadmie des sci5ces et de l',acadmie de mdec9e1 v9t me voir p\r m'annonc] son int5tion de prononc] un disc\rs n]gique au ,snat dans le b d'obt5ir la r=me de notre enseignem5t4 ,le savant acadmici5 rev9t plusieurs fois discut] ce sujet avec moi et il le discuta aussi avec quelques amis4 ,le rsultat f9al de ces discussions fut que p\r trans=m] notre sy/me d'ducation1 il faudrait d'abord *ang] l'me des pr(esseurs1 puis celle des p>5ts1 et enf9 celle des lves4 ,devant une p>eille vid5ce1 l'illu/re snateur r5ona de lui-mme prononc] son disc\rs4 ,dans mes prcd5tes ditions1 je m'tais born dire quelques mots de l'enseignem5t l'trang]4 ,considrant qu'il s]ait utile de desc5dre aux dtails1 j'ai consacr plusieurs *apitres de cette n\velle dition1 tudi] les m?odes d'ducation employes dans le pays o l'enseignem5t atte9t son plus haut degr de p]fection3 les tats-,unis d',amrique4 ,cet expos montr]a combi5 pr(ond e/ l'abme qui sp>e leurs conceptions des ntres4 ,guids p> une psy*ologie trs sre1 les matres amrica9s sav5t dvelopp] *ez l'lve l'esprit d'obs]vation1 la rflexion1 le jugem5t et le c>actre4 ,le livre j\e un rle trs faible dans cet enseignem5t et la rcitation un rle nul4 ,c'e/ exactem5t le contraire qui se passe dans notre ,univ]sit4 ,de l'cole primaire l'enseignem5t suprieur1 le jeune ,franais ne fait que rcit] des leons4 ,de r>es esprits indp5dants *app5t l'influ5ce univ]sitaire1 mais la gr&e masse des lves en g>d5t t\te leur vie la fune/e empre9te4 ,voil p\rquoi1 si n\s avons en ,france un petit noyau d'hommes suprieurs ma9t5ant un peu notre rang dans le monde1 les hommes moy5s1 vrais s\ti5s d'une civilisation1 font de plus en plus dfaut4 ,comm5t se =m]ai5t-ils1 puisque notre enseignem5t ne les cre pas8 ,*aque page de ce livre apport]a la preuve1 f\rnie p> les univ]sitaires eux-mmes1 que t\t leur enseignem5t consi/e faire rcit] des manuels4 ,dans la plus rpute de nos gr&es coles1 l'cole ,polyte*nique1 la m?ode e/ la mme4 ,l'lve se borne appr5dre p> coeur1 p\r le j\r de l'exam51 des *oses qui1 n'ayant pntr dans l'ent5dem5t que p> la mmoire1 s]ont bi5tt oublies4 ,le trs pauvre enseignem5t donn dans cette cole a t =t bi5 jug p> un anci5 polyte*nici51 dev5u inspecteur gnral des ,m9es1 ,m4 ,a4 ,pelletan1 dans un mmoire publi p> la ,revue gnrale des ,sci5ces du #ae avril #aiaj4 ,en voici un c\rt extrait3 ,l'in/ruction t\rne uniquem5t v]s les que/ions d'exam5 y p]d t\t c>actre sci5tifique et n'ex]ce que la mmoire4 ,comme on ne dem&e au polyte*nici5 que d'appr5dre son c\rs1 et qu'on n'exige de lui aucun travail p]sonnel1 ri5 ne p]met de di/+u] sa vritable valeur3 ceux qui ont beauc\p de mmoire et peu d'intellig5ce peuv5t obt5ir des notes de supriorit1 mme en ma?matiques4 ,on les retr\ve s\v5t la sortie dans les premi]s rangs4 99 99 99 99 99 ,si la trans=mation de notre enseignem5t e/ peu prs impossible1 quoi peut s]vir un livre sur l'ducation8 ,ne sait-on pas1 d'ailleurs1 que les piles innombrables de ceux qui p>aiss5t j\rnellem5t sur ce sujet n'ont gure d'autres lecteurs que leurs auteurs8 ,c'e/ ju/em5t ce que je me dem&ais lorsque1 il y a plus de dix ans1 navr de l'tat d'abaissem5t o n\s conduisait notre ,univ]sit1 je songeais rdig] ce volume4 ,je me rsignai cep5dant l'crire1 d'abord p>ce qu'on ne doit jamais hsit] dire ce qu'on croit utile1 et ensuite p>ce que j'tais p]suad que1 tt ou t>d1 une ide ju/e f9it t\j\rs p> g]m]1 quelque dur que soit le ro*] o elle e/ tombe4 ,je n'ai pas regrett la publication de cet ouvrage4 ,il a eu des lecteurs nombreux1 sur lesquels je ne comptais gure1 et une influ5ce spciale mo9s espre encore4 ,cette d]nire ne s'e/ pas ex]ce sur une ,univ]sit1 trop vieille p\r *ang]1 mais sur une catgorie d'hommes auxquels je n'avais nullem5t song4 ,mes re*]*es ont f9i1 en effet1 p> tr\v] un *o dans une importante cole1 de/9e =m] nos futurs gnraux4 ,je veux p>l] de l'cole de gu]re1 trs heureusem5t s\/raite l'action de l',univ]sit4 ,de savants matres1 le gnral ,bonnal1 le colonel de ,maud'huy1 et bi5 d'autres y ont inculqu une brillante lite d'(fici]s les pr9cipes fondam5taux dvelopps dans cet ouvrage4 ,c'e/ dans la pr(ession militaire surt\t que devait app>atre l'utilit de m?odes p]mettant de =tifi] le jugem5t1 la rflexion1 l'habitude de l'obs]vation1 la volont et la dom9ation de soi-mme4 ,acqurir de telles qualits1 puis les faire pass] dans l'inconsci5t1 de faon ce qu'elles devi5n5t des mobiles de conduite1 con/itue t\t l'art de l'ducation4 ,les (fici]s ont p>faitem5t compris ce que les univ]sitaires n'avai5t pu saisir4 ,une n\velle preuve m'en a t f\rnie p> l'ouvrage rc5t de ,m4 le comm&ant d'tat-major ,gau*]1 tude sur la psy*ologie de la tr\pe et du comm&em5t1 o se tr\v5t reproduites les confr5ces faites p> lui des (fici]s1 p\r leur expos] les m?odes d'ducation que j'ai dveloppes1 en me basant sur les donnes mod]nes de la ,psy*ologie4 ,ce s]a peut-tre p> l'arme que notre ,univ]sit subira la trans=mation qu'elle refuse d'accept]4 ,ce n'e/ pas seulem5t dans l'arme franaise que les pr9cipes d'ducation tablis dans cet ouvrage comm5c5t se rp&re4 ,au c\rs d'une =t rem>quable tude publie p> ,! ,naval & milit>y ,gazette du #h mai #aiji1 l'auteur s'exprime a9si3 ,on n'a jamais donn une meilleure df9ition de l'ducation que celle due ,gu/ave ,le ,bon3 ,l'ducation e/ l'art de faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t4 ,les *efs de l'tat-major gnral anglais ont accept ce pr9cipe comme la base fondam5tale de l'tablissem5t d'une unit de doctr9e et d'action dans l'ducation militaire dont n\s avions si beso94 ,l'auteur montre trs bi5 l'application de ce pr9cipe dans les n\velles in/ructions de l'tat-major anglais4 ,ce d]ni] a p>faitem5t compris que ce n'e/ pas la raison mais l'in/9ct qui fait agir sur le *amp de bataille1 d'o la ncessit de trans=m] le rationnel en in/9ctif p> une ducation spciale4 ,c'e/ de l'inconsci5t que surgiss5t les dcisions rapides4 ,l'habilet et l'unit de doctr9e doiv5t1 p> une ducation approprie1 tre r5dues in/9ctives4 ,on ne saurait mieux dire4 ,,livre ,,premi] ,,les ,,enqu,,tes ,,sur ,,la ,r,,=me ,,de ,l',,enseignem5t ,,*apitre ,,premi] ,les conceptions des matres de l',univ]sit en matire d'enseignem5t4 ,i ,l'hi/oire des p]svrantes et trs inutiles t5tatives faites depuis tr5te ans en ,france p\r modifi] notre sy/me d'ducation e/ ple9e d'enseignem5ts psy*ologiques4 ,elle contribue pr\v] combi5 les ides hrditaires des peuples rgiss5t leur de/9e et quel po9t e/ illusoire cette indrac9able conception lat9e que les in/itutions1 filles de la raison pure1 peuv5t se modifi] c\ps de dcrets4 ,depuis longtemps les voix les plus autorises ne cess5t de proclam] l'absurdit de notre enseignem5t4 ,t\t fut t5t p\r le r=m]4 ,*aque modification n'a cep5dant s]vi qu' le r5dre plus mauvais encore4 ,on tr\v]a dans cet ouvrage les raisons de ces insuccs4 ,elles ti5n5t en p>tie1 l'ignorance pr(onde des causes relles d'infriorit de notre enseignem5t4 ,un mal dont les orig9es sont mconnues ne saurait tre guri4 ,c'e/ en lisant les six normes volumes de la d]nire enqute p>lem5taire sur l'ducation qu'on peut le mieux con/at] l't5due de cette ignorance4 ,comm5t les *oses entr5t-elles dans l'esprit8 ,comm5t s'y fix5t-elles8 ,comm5t appr5d-on obs]v]1 jug]1 raisonn]1 possd] de la m?ode8 ,ces que/ions fondam5tales n'ont gure t abordes4 ,les p]sonnes ayant dpos devant la commission ont t peu prs unanimes jug] les rsultats de notre enseignem5t dplorables4 ,p\rquoi dplorables8 ,elles sembl5t l'avoir compltem5t ignor4 ,,ii ,frapp d'une telle mconnaissance de c]ta9es notions fondam5tales de psy*ologie1 je m'tais appliqu dans cet ouvrage mettre en lumire les vritables raisons de l'infriorit de notre enseignem5t et montr] que les programmes1 causes supposes de t\s les maux1 y tai5t trs trang]s4 ,si nos ides hrditaires p\vai5t *ang]1 mon livre aurait pu tre utile4 ,je suis bi5 oblig de confess] que1 malgr son succs de v5te1 il n'a pas--en ,france du mo9s--clair ni conva9cu un seul univ]sitaire4 ,les matres de notre enseignem5t en sont encore *]*] les causes d'une infriorit que je m'imag9ais avoir mises nettem5t en vid5ce4 ,on aura une ide de leur impuissance les tr\v] en lisant les disc\rs sur l',enseignem5t prononcs p> deux des pr9cipaux directeurs de notre ,univ]sit1 ,,mm4 ,lippmann et ,appell1 devant l',association p\r l'avancem5t des sci5ces4 tant donns le nom et la situation de leurs auteurs1 ces docum5ts peuv5t tre considrs comme reprs5tant d'une faon trs exacte les ides directrices des *efs de l',univ]sit4 ,d'accord avec la plup>t de ses collgues1 ,m4 ,lippmann fit voir que notre enseignem5t1 t\s les degrs1 tait tomb un niveau au-dess\s duquel il ne peut gure desc5dre4 ,le savant pr(esseur mettait =t bi5 en vid5ce les s]vices r5dus l'indu/rie p> les lves des univ]sits allem&es et l'incapacit de ceux =ms p> nos facults et nos coles r5dre de tels s]vices4 ,il montrait l'influ5ce mondiale ex]ce p> les univ]sits allem&es qui f\rniss5t aux us9es d',europe et d',amrique une gr&e p>tie du p]sonnel savant dont elles ont beso94 ,p5dant que la sci5ce et l'indu/rie allem&es gr&iss5t con/amm5t1 les ntres suiv5t une m>*e inv]se et desc5d5t un peu plus bas *aque j\r4 ,cette supriorit d'un ct1 cette infriorit de l'autre tant bi5 con/ates1 l'auteur fut ncessairem5t conduit en *]*] les causes4 ,malgr t\s ses ef=ts p\r les tr\v]1 il ne les a mme pas s\ponnes4 ,ses raisonnem5ts possd5t cep5dant1 dfaut de vraisemblance1 une biz>re orig9alit4 ,l'tat misrable de notre enseignem5t ti5drait simplem5t1 selon lui1 ce qu'il e/ d'orig9e *9oise et a t import en ,france p> les ,jsuites6 ,si l'on r5contre ici une ignorance p> mom5ts impntrable1 ignorance ba*elire et lettre qui n\s rappelle la ,*9e1 la raison en e/ bi5 simple3 notre pdagogie n\s vi5t de ,*9e4 ,c'e/ l un fait hi/orique4 ,notre pdagogie e/ celle de l'anci5 rgime4 ,elle sortit de l'anci5 collge ,l\is-le-,gr&1 lequel fut fond1 on ne l'ignore pas1 p> des missionnaires rev5us d',extrme-,ori5t4 ,ayant a9si dc\v]t les causes du mal1 le di/+u acadmici5 a *]* le remde4 ,ri5 n'e/ plus simple4 ,p\r que l'enseignem5t devi5ne p>fait1 il suffirait de le r5dre indp5dant des fonctionnaires du ,m9i/re de l',in/ruction publique4 ,il y a urg5ce1 s'crie-t-il avec indignation1 dlivr] l'enseignem5t du pdantisme bureaucratique et libr] les ,univ]sits du j\g du p\voir excutif4 ,c> celui-ci n'a pas cess de pes] sur les tudes suprieures en leur imposant sa pdagogie d'anci5 rgime4 ,vi5dra-t-il jamais un gr& m9i/re p\r retir] au p\voir excutif la collation des grades8 ,les bureaucrates incrim9s ont appris avec eff>em5t de quoi on les accusait4 ,il leur a sembl un peu /upfiant qu'un pr(esseur de la ,sorbonne p>t ignor] que les univ]sitaires seuls fix5t les programmes et font pass] les exam5s de/9s l'obt5tion des diplmes dlivrs ensuite p> le p\voir excutif4 ,il ne faudrait pas suppos] que les ides analogues celles qui vi5n5t d'tre exposes soi5t spciales un seul pr(esseur4 ,t\s les matres de l',univ]sit en possd5t du mme ordre4 ,ces gr&s spciali/es sembl5t1 en vrit1 p]dre t\te aptitude obs]v] et raisonn] ds qu'ils s'c>t5t de leur spcialit4 ,il n'irait pas lo9 le pays g\v]n p> un aropage de savants1 comme de c&ides philosophes l'ont plusieurs fois propos4 ,on aura une n\velle preuve de cette incapacit des *efs de notre ,univ]sit ri5 compr5dre--absolum5t ri5--aux causes de l'infriorit de leurs m?odes d'enseignem5t1 en lisant un autre disc\rs prononc1 comme celui de ,m4 ,lippmann1 devant la mme ,association p\r l'avancem5t des sci5ces1 p> ,m4 ,appell1 doy5 de la ,facult des sci5ces de ,p>is4 ,a9si que son collgue1 ,m4 ,appell comm5ce p> une svre critique de l'enseignem5t univ]sitaire et con/ate qu'il ne peut dvelopp] l'esprit sci5tifique1 les conc\rs et exam5s n'tant1 de l'cole primaire aux sommets de l'enseignem5t suprieur1 que des preuves de mmoire4 ,ces critiques sont excell5tes1 mais l'auteur n'ayant pas compris les causes du mal qu'il signale1 les remdes suggrs ou imag9s p> lui sont d'une insignifiance vritablem5t excessive4 ,*aque ligne trahit l'inc]titude de sa p5se4 ,on en jug]a p> les extraits suivants de ses projets de r=me3 ,l'adm9i/ration voit le mal et *]*e activem5t le remde3 il consi/]ait surt\t tablir des relations suivies entre les coles normales primaires et l'enseignem5t suprieur 76674 ,plus lo91 il propose l'utilisation des univ]sits p\r l'enseignem5t sci5tifique et1 plus lo9 encore1 considre comme une gr&e r=me la suppression d'une p>tie des c\rs du ,musum et la trans=mation de cet tablissem5t en ,in/itut national des collections4 ,l'auteur a f9i p> s5tir un peu l'extrme faiblesse de p>eilles ides4 ,dans un article1 il e/ rev5u sur le mme sujet et assure que3 ,la premire r=me s]ait le classem5t des matires des programmes p> valeur utilitaire1 et la seconde l'application de ce rapport dans l',univ]sit active comme dans son adm9i/ration1 tel enseignem5t re/re9t et tel autre l>gi1 telles *aires supprimes et telles autres cres4 ,on voit qu'aucun de ces m95ts spciali/es n'e/ encore arriv s\ponn] que ce sont les m?odes1 et non les programmes1 qu'il faudrait modifi]4 ,propos] d'allong] ou racc\rcir ces d]ni]s1 de supprim] c]ta9es *aires ou d'en fond] d'autres1 reprs5te une phrasologie va9e1 sans aucune ide directrice p\r s\ti54 ,cette "q de l'enseignem5t semble passionn] les esprits auj\rd'hui1 puisque un troisime disc\rs vi5t d'tre prononc sur notre sy/me d'ducation l',association p\r l'avancem5t des ,sci5ces1 p> un m95t membre de l',in/itut1 ,m4 ,*4 ,lallem&4 ,nul beso9 de dire que ,m4 ,*4 ,lallem& n'e/ pas un univ]sitaire4 ,on le voit facilem5t aux judicieuses rflexions qui maill5t son disc\rs4 ,l'auteur rappelle d'abord que le b de l'in/ruction e/ de =m] l'esprit4 ,il con/ate ensuite que l',univ]sit ne sait enseign] ni le lat91 ni le franais1 ni quoi que ce soit4 ,d'un autre ct1 s5tant combi5 les r=mes sont actuellem5t impossibles1 il se cont5te de dem&] que le peu qu'on enseigne porte au mo9s sur des *oses utiles1 c'e/--dire les langues mod]nes et les sci5ces1 t\t aussi aptes =m] l'esprit que le lat94 ,il faut croire que les critiques de ,m4 ,lallem& ont port ju/e1 c> elles ont provoqu de vritables explosions de fureur *ez les univ]sitaires4 ,son auteur ne put mme obt5ir d'un gr& j\rnal quotidi5 l'ins]tion d'une rponse au viol5t article d'un des bi5 r>es admirateurs de nos m?odes d'enseignem5t4 ,,iii ,j'ai reproduit quelques passages des disc\rs (ficiels les plus rc5ts p\r montr] combi5 e/ pr(onde1 *ez les matres de notre ,univ]sit1 l'incomprh5sion en matire d'enseignem5t4 ,t\s ces spciali/es m95ts sont1 je le rpte1 excell5ts dans leurs laboratoires ou leurs cab9ets de travail1 mais ds qu'ils en sort5t p\r reg>d] et jug] le monde extrieur1 leurs *anes de raisonnem5t devi5n5t s+ulirem5t peu solides et leurs jugem5ts trs faibles4 ,l'incomprh5sion de l',univ]sit ne lui p]met pas de voir que la cause pr9cipale de l'infriorit dont elle gmit ti5t la pauvret de ses m?odes d'enseignem5t4 ,les lecteurs de cet ouvrage n'auront pas beso9 d'en p>c\rir beauc\p de pages p\r compr5dre l'influ5ce de telles m?odes et s'ap]cevoir qu'elles sont id5tiques dans t\tes les bran*es de l'enseignem5t3 suprieur1 secondaire et primaire4 ,qu'il s'agisse d'une ,facult1 de l'cole ,normale1 de l'cole ,polyte*nique1 d'une cole d'agriculture ou d'une simple cole primaire1 ce sont t\j\rs les mmes procds4 ,on p\rra modifi]1 comme il arrive *aque j\r1 les programmes1 mais ces modifications ne t\*ant pas aux m?odes1 les rsultats ne saurai5t *ang]4 ,ces d]ni]s sont mme dev5us trs infrieurs ce qu'ils tai5t il y a une tr5ta9e d'annes seulem5t1 p>ce qu'on s'e/ figur1 en *>geant et compliquant les programmes1 amlior] l'enseignem5t4 ,la complication1 la subtilit byzant9e et le dda9 des ralits c>actris5t auj\rd'hui notre in/ruction t\s les degrs4 ,il suffit de comp>] les livres de classe actuels aux anci5s p\r voir avec quelle rapidit ces t5dances se sont dveloppes4 ,les auteurs des n\veaux manuels sav5t trs bi5 quel g5re d'ouvrages ils doiv5t crire p\r plaire aux matres dont leur avancem5t dp5d1 et naturellem5t ils n'en criv5t pas d'autres4 ,un pr(esseur qui publi]ait auj\rd'hui des livres comme les m]veilleux ouvrages de ,tyndall sur la lumire1 le son et la *aleur1 s]ait =t peu considr et vgt]ait oubli au fond d'une prov9ce4 ,bi5 ent5du1 l'lve ne compr5d absolum5t ri5 t\tes les *9ois]ies que1 s\s le nom de sci5ce ou de littrature1 on lui enseigne4 ,il en appr5d des bribes p> coeur p\r l'exam51 mais trois mois aprs t\t e/ oubli4 ,c'e/ ,m4 ,lippmann lui-mme qui a rvl la commission d'enqute--et ici on peut le croire1 c> sa dcl>ation a t confirme p> le doy5 de la ,facult des sci5ces1 ,m4 ,d>b\x--que quelques mois aprs l'exam5 la plup>t des ba*eli]s ne sav5t mme plus rs\dre une rgle de trois4 ,il a fallu in/itu] la ,sorbonne un c\rs spcial d'ari?mtique lm5taire p\r les ba*eli]s s sci5ces prp>ant le c]tificat des sci5ces physiques et naturelles4 ,de t\s ces manuels si pniblem5t appris et si vite oublis1 il ne re/e la jeunesse ayant pass p> le lyce qu'une horreur int5se de l'tude et une indiffr5ce pr(onde p\r t\tes les *oses sci5tifiques4 ,c'e/ encore ,m4 ,lippmann qui le signale4 ,l'esprit sci5tifique1 dit-il1 e/ mo9s rp&u en ,france que dans d'autres contres de l',europe1 mo9s rp&u qu'en ,amrique et au ,japon4 ,l'indu/rie nationale a pr(ondm5t s\ff]t de ce dfaut et le manque d'esprit sci5tifique se fait s5tir ailleurs que dans l'indu/rie4 ,quelle e/ la cause du mal8 ,il faut accus] notre in/ruction publique qui ne connat que la pdagogie de l'anci5 rgime4 ,t\t cela e/ =t vrai1 mais encore une fois1 ce ne sont ni les ,*9ois ni les bureaucrates1 comme le croit ,m4 ,lippmann1 qui caus5t le mal4 ,l',univ]sit j\it auj\rd'hui d'une lib]t absolue4 ,les p\voirs publics ne lui refus5t ri5 et l'accabl5t d'incessantes subv5tions4 ,elle *ang con/amm5t ses programmes sans modifi] ses m?odes4 ,c'e/ prcism5t l'inv]se qu'il faudrait faire1 et tant qu'elle ne le compr5dra pas1 les rsultats de son enseignem5t re/]ont aussi lam5tables4 ,on ne ressuscite pas les cadavres4 ,il n'y a donc aucun espoir que notre ,univ]sit cons5te se trans=m]1 mais1 alors mme que1 contre t\te vraisemblance1 elle v\drait *ang] ses m?odes1 o tr\v]ait-elle les pr(esseurs ncessaires p\r ralis] une telle trans=mation8 ,peut-on espr] de ces d]ni]s qu'ils cons5t5t refaire eux-mmes t\te leur ducation8 ,le fait suivant montre avec quelle difficult se r5contr5t auj\rd'hui en ,france des pr(esseurs capables de donn] un enseignem5t analogue celui que reoiv5t les tudiants des peuples vois9s4 ,lorsque1 il y a quelques annes1 ,m4 ,e/auni fut nomm directeur de l'cole suprieure de ,tlgraphie1 qui n'avait f\rni jusqu'alors que les rsultats les plus mdiocres1 il essaya en va9 d'am5] les pr(esseurs trans=m] leurs m?odes d'enseignem5t4 ,ses ef=ts ayant t entirem5t /riles1 il lui fallut se dcid] *ang] le p]sonnel enseignant1 bi5 que ce d]ni] r5f]mt des matres =t connus1 et notamm5t un ,pr(esseur l'cole ,polyte*nique4 ,neuf pr(esseurs sur treize fur5t remplacs4 ,mais gr&e fut la difficult de leur tr\v] des successeurs capables de donn] un enseignem5t utile1 et l'auteur de ce c\p d'tat se dem&a p5dant quelque temps s'il ne s]ait pas ncessaire d'all] les *]*] l'trang]4 ,envoy] in/ruire leurs enfants en ,allemagne1 en ,suisse ou en ,amrique e/ malheureusem5t le seul conseil que l'on puisse donn] aux familles assez ri*es p\r le suivre4 ,il e/ navrant de con/at] qu'aprs tant de c5ta9es de millions dp5ss en ,france p\r l'enseignem5t1 n\s en soyons l4 ,,iv ,malgr la pauvre ducation suprieure qu'ils ont reue1 beauc\p de pr(esseurs de l'enseignem5t secondaire sont trs intellig5ts et ple9s de bonne volont1 mais leur impuissance e/ complte4 ,ils appliqu5t les m?odes qui leur ont t enseignes et suiv5t des programmes dont ils ne peuv5t s'c>t]4 ,les attri/antes confid5ces reues aprs la publication des premires ditions de cet ouvrage m'ont pr\v que beauc\p de pr(esseurs sont p>faitem5t r5seigns sur la faible valeur des m?odes univ]sitaires et sav5t =t bi5 que les lves p]d5t inutilem5t huit dix annes au lyce4 ,mais1 obligs de suivre scrupuleusem5t les in/ructions de leurs *efs1 ils ne peuv5t ri5 *ang]4 ,l'ducation1 dans son acception gnrale1 embrasse la culture des aptitudes morales et intellectuelles4 ,de l'ducation morale1 l',univ]sit ne s'occupe aucunem5t4 ,des aptitudes intellectuelles1 elle n'en cultive qu'une1 la mmoire4 ,jugem5t1 raisonnem5t1 art d'obs]v]1 m?odes1 etc41 n'tant pas catalogables en matire d'exam51 sont considrs comme entirem5t ngligeables4 ,t\t l'enseignem5t secondaire e/ fait c\ps de manuels ou de dictes1 que l'lve doit appr5dre p> coeur et rcit]4 ,j'ai fait preuve d'une initiative trs h>die1 me disait un jeune pr(esseur d'un gr& lyce1 en enseignant la botanique mes lves au moy5 de plantes dissques s\s leurs yeux1 au lieu de me born] leur dict] des nom5clatures4 ,t\tes les autres sci5ces3 physique1 *imie1 etc41 sont enseignes p> les mmes procds mnmoniques#b4 ,quelques in/rum5ts1 montrs de lo9 et fonctionnant =t r>em5t1 con/itu5t la seule concession la m?ode exprim5tale1 trs mprise p> l',univ]sit1 bi5 qu'elle ne cesse en ?orie de la recomm&]4 ,n\s v]rons dans cet ouvrage que la littrature1 les langues et l'hi/oire sont aussi mal enseignes que les sci5ces4 ,note #b3 ,t\tes les prescriptions univ]sitaires se sont bornes d'ailleurs introduire quelques vagues manipulations de physique et de *imie dans les lyces4 ,mais1 comme n\s l'appr5d ,m4 le pr(esseur ,m]met 7,revue ,sci5tifique1 octobre #aiji71 les rsultats obt5us sont dplorables4 ,comm5t p\rrait-il en tre autrem5t8 ,pr(esseurs1 p>5ts et lves ddaign5t absolum5t ce qui n'e/ pas matire exam5 et considr5t comme p]du le temps non consacr appr5dre p> coeur les livres que l'lve devra rcit] le j\r de cet exam54 ,avec ses m?odes surannes1 l',univ]sit a df9itivem5t tu en ,france le gt des sci5ces et des re*]*es indp5dantes4 ,l'lve appr5d patiemm5t p> coeur les l\rds manuels dont la rcitation lui ouvrira t\tes les c>rires1 y compris celle de pr(esseur1 mais il s]a incapable d'aucun labeur p]sonnel4 ,t\tes traces d'orig9alit et d'initiative ont t te9tes en lui4 ,n\s ne manquons pas de laboratoires--n\s en possdons mme beauc\p trop--mais leurs salles re/5t gnralem5t ds]tes4 ,qu&1 de trs r>es int]valles1 un c&idat vi5t prp>] dans ces inutiles et coteux laboratoires la ?se ncessaire p\r le pr(essorat1 on peut tre peu prs c]ta9 que ce premi] travail s]a son d]ni]4 ,l',univ]sit ne tolre d'ailleurs *ez ses pr(esseurs aucune indp5dance1 aucune initiative4 ,la plus vague t5tative d'orig9alit e/ rprime *ez eux p> une mticuleuse et byzant9e surveillance4 ,n\s tions solidem5t hir>*iss dj p> plusieurs sicles de mon>*ie et de ca?olicisme1 mais l',univ]sit n\s a beauc\p plus hir>*iss encore4 ,c'e/ elle qui in/ruit les c\*es suprieures de la ,socit et ti5t en ralit la clef de t\tes les c>rires4 ,qui n'entre pas dans ses cadres ne peut ri5 tre4 ,jadis1 avant la progressive ext5sion du rgime univ]sitaire1 la ,france comptait des savants indp5dants qui fur5t l'honneur de leur patrie4 ,les *]*eurs non (ficiels survivant encore1 comme ve/iges1 d'un pass disp>u1 sont bi5 r>es4 ,privs de moy5s de travail1 voyant se dress] devant eux l'arme univ]sitaire et son r$\table app>eil1 ils r5onc5t la lutte et ne s]ont jamais remplacs4 ,v ,on tr\v]ait en ,france des milli]s de p]sonnes capables de reconnatre l'tat lam5table de notre enseignem5t1 mais je d\te qu'il en exi/e dix aptes =mul] un projet utile de r=mes univ]sitaires4 ,elles ne se sont pas montres1 lorsqu'il y a quelques annes1 la suite des rvlations de l'enqute p>lem5taire1 fut t5te la r=me de notre enseignem5t4 ,cette t5tative ab\tit1 on le sait1 au sy/me dit des cycles1 reconnu auj\rd'hui comme trs infrieur au rgime1 p\rtant =t mdiocre1 qu'il remplaait4 ,quelques annes ont suffi1 crivait un anci5 m9i/re1 membre de l',acadmie franaise1 ,m4 ,hanotaux1 p\r mettre l'preuve et p\r condamn] le rgime des cycles4 ,et ces c9q ans ont suffi aussi p\r dmontr] df9itivem5t l'incompatibilit de l'enseignem5t secondaire tel qu'il survivait avec le rgime actuel4 ,il faut en pr5dre son p>ti2 le rgime des mots e/ f9i1 l'ducation v]bale a fait son temps444 on a fait de nos gnrations un peuple d'coli]s1 de c&idats1 de btes conc\rs4 ,la prt5due supriorit intellectuelle et sociale s'affirme p> l'art de rpt] les mmes mots et les mmes ge/es jusqu' tr5te ans et au del4 ,l'n]gie nationale s'endort dans ce ronron ar*aque et va93 appr5dre1 copi]1 rcit]4 ,l'auteur1 comme tant d'autres1 a trs bi5 montr le mal1 mais malheureusem5t1 sans indiqu] les remdes4 ,cette incapacit tr\v] le traitem5t d'un mal que *acun voit nettem5t e/ une consqu5ce des influ5ces ance/rales qui n\s mn5t4 ,il y a des *oses que les peuples lat9s n'ont jamais comprises et ne p\rront probablem5t jamais compr5dre4 ,d'autres nations1 possdant des c>actres hrditaires diffr5ts des ntres1 ont trs bi5 su saisir ces *oses si incomprh5sibles p\r n\s4 ,il e/ vid5t1 p> exemple1 que les ,amrica9s ont =t bi5 su rs\dre le problme de l'ducation4 ,les ,japonais1 qui n'tai5t pas gns p> leur pass1 ont adopt en bloc les m?odes allem&es1 et on sait quel degr de supriorit sci5tifique1 indu/rielle et militaire elles les ont conduits en qu>ante ans4 ,et si le lecteur veut p]cevoir nettem5t la pr(ondeur de l'abme qui sp>e les ides lat9es de celles d'autres peuples1 je l'engage lire quelques disc\rs sur l'ducation#c1 prononcs dans une occasion rc5te en ,anglet]re et les comp>] ceux des univ]sitaires franais dont j'ai cit des passages au comm5cem5t de ce *apitre4 ,je ne puis1 malheureusem5t1 en donn] que de trop brefs extraits3 ,note #c3 ,ils ont t prononcs p> ,m4 ,asqui?1 m9i/re des ,f9ances1 ,m4 ,haldane1 m9i/re de la ,gu]re1 et ,m4 ,lyttelton1 directeur du collge d',eton4 ,on en tr\v]a des rsums dans le j\rnal anglais ,nature4 ,ri5 ne doit tre plus loign du b de l',univ]sit que de donn] cette vague omnisci5ce qui t\*e la surface de t\s les sujets et ne va au coeur d'aucun4 ,on peut jug] de la faon dont l',univ]sit remplit sa t*e p> la faon dont elle dveloppe la m5talit de ses lves et leur gt p\r la connaissance4 ,aprs avoir1 de son ct1 recomm& la m?ode exprim5tale1 le ,directeur d',eton aj\tait3 ,ses avantages sont d'exig] un s]vice con/ant de la raison1 de la pati5ce1 de l'exactitude1 de l'aptitude reg>d] et des plus prcieuses facults de l'imag9ation4 ,rsumant ces div]s disc\rs1 le ,directeur de la ,revue1 o ils sont reproduits1 crivait3 ,si une bonne m?ode sci5tifique e/ enseigne1 peu import5t les sujets qui s]ont tudis p> les lves4 ,il y a auj\rd'hui une dsapprobation unanime p\r le b\rrage de phrases sci5tifiques et littraires dont on sur*>geait autrefois la mmoire4 ,,vi ,je crois inutile d'insi/] davantage sur des que/ions qui s]ont longuem5t dveloppes dans cet ouvrage4 ,n\s y v]rons combi5 sont inutiles1 et va9s t\s nos projets de r=mes4 ,que soi5t modifis les programmes1 comme on ne cesse de le faire1 que soit supprim ou non le baccalaurat1 les rsultats re/]ont id5tiques4 ,ils re/]ont id5tiques1 p>ce que1 je le rpte1 les m?odes ne *ang5t pas4 ,on ne peut dem&] des pr(esseurs1 =ms p> c]ta9s procds1 de modifi] leur con/itution m5tale4 ,ils sont ce que l'enseignem5t suprieur les a faits4 ,c'e/ donc l'enseignem5t suprieur qu'il faudrait *ang]1 mais comm5t y song]1 puisque cet enseignem5t e/ dirig1 non p> des bureaucrates1 comme v\drait le faire croire l'acadmici5 que je citais plus haut1 mais uniquem5t p> des univ]sitaires8 ,t\tes les diss]tations sur l'enseignem5t n'ont qu'un intrt philosophique4 ,la seule r=me utile de l'enseignem5t suprieur e/ compltem5t impossible en ,france4 ,il faudrait1 en effet1 que cet enseignem5t ft entirem5t libre1 qu'on rduist des trois qu>ts les traitem5ts affects aux *aires des ,facults1 mais en p]mettant1 comme en ,allemagne1 aux pr(esseurs de se faire pay] p> leurs lves4 ,c'e/ dans l'enseignem5t libre1 laissant aux pr(esseurs la facult de montr] leur valeur pdagogique et leur aptitude aux re*]*es1 que les ,univ]sits allem&es recrut5t les matres de l'enseignem5t4 ,on reconnatra vid5t1 j'imag9e1 que si dans nos ,facults les pr(esseurs et les prp>ateurs tai5t pays p> les lves et1 que les pr(esseurs libres puss5t y enseign]1 le jeu mme de la concurr5ce oblig]ait les matres actuels modifi] entirem5t leurs m?odes1 c'e/--dire mettre les lves en contact avec les ralits1 au lieu de trans=m] la sci5ce en manuels1 tableaux et =mules4 ,alors--et seulem5t alors--nos pr(esseurs dc\vrirai5t que t\t le secret de l'ducation e/ d'all] du concret l'ab/rait1 suivant la m>*e de l'esprit huma9 dans le temps1 au lieu de suivre un procd exactem5t inv]se1 comme ils le font ma9t5ant4 ,jamais1 videmm5t1 un ,p>lem5t franais n'os]a1 s\s prtexte de dmocratie1 vot] de telles mesures4 ,lequel vaut mieux1 cep5dant1 d'un enseignem5t qui1 s'il cote peu aux lves1 ne leur s]t ri51 ou d'un enseignem5t pay p> eux et leur s]vant quelque *ose8 ,le sy/me allem& a f\rni ses preuves1 le ntre les a f\rnies galem5t4 ,d'un ct1 suprmatie sci5tifique et indu/rielle clatante1 de l'autre1 dcad5ce non mo9s vid5te et qui s'acc5tue *aque j\r4 ,le poids de nos prjugs hrditaires e/ trop l\rd p\r que la r=me dont je vi5s de p>l] soit possible4 ,ce n'e/ pas v]s la lib]t de l'enseignem5t que n\s m>*ons1 mais v]s son accap>em5t de plus en plus complet p> l'tat que l',univ]sit reprs5te4 ,l'tatisme e/ auj\rd'hui en ,france la seule div9it rvre p> t\s les p>tis4 ,il n'en e/ pas un qui ne dem&e sans cesse l'tat de n\s =g] des *anes4 ,n\s devons donc n\s rsign] subir l',univ]sit4 ,elle re/]a une gr&e fabrique d'inutiles1 de dclasss et de rvolts jusqu'au j\r1 probablem5t lo9ta91 o le public suffisamm5t clair et compr5ant t\s les ravages qu'elle ex]ce et la dcad5ce dont elle e/ cause1 s'en dt\rn]a df9itivem5t ou la bris]a sans piti4 99 99 99 99 99 ,comme conclusion de ce *apitre1 je me born]ai reproduire une page p> laquelle je t]m9ais1 il y plus de v+t ans1 un travail sur le rle possible de l'enseignem5t4 ,elle e/ aussi vraie ma9t5ant qu'autrefois et le s]a sans d\te encore dans c9quante ans4 ,l'ducation e/ peu prs l'unique facteur de l'volution sociale dont l'homme dispose1 et l'expri5ce faite p> div]s pays a montr les rsultats qu'elle peut produire4 ,ce n'e/ donc pas sans un s5tim5t de tri/esse pr(onde que n\s voyons le seul in/rum5t p]mettant de p]fectionn] notre race1 en levant son intellig5ce et sa morale1 ne s]vir qu' abaiss] l'une et p]v]tir l'autre4 ,elle re/e p\rtant deb\t1 cette vieille ,univ]sit1 dbris caduc d'ges disp>us1 bagne de l'enfance et de la jeunesse4 ,je ne suis pas de ceux qui rv5t des de/ructions2 mais qu& je vois t\t le mal qu'elle a fait et le comp>e au bi5 qu'elle aurait pu faire2 qu& je p5se ces belles annes de la jeunesse inutilem5t p]dues1 tant d'intellig5ces te9tes et de c>actres abaisss p\r t\j\rs1 je songe aux maldictions indignes que lanait le vieux ,caton la rivale de ,rome1 et rpt]ais volonti]s avec lui3 del5da e/ ,c>?ago4 ,,*apitre ,,ii ,docum5ts psy*ologiques rvls p> l'enqute sur l'enseignem5t4 ,p\rquoi les r=mes sont impossibles4 ,i ,l'enqute p>lem5taire publie1 il y a quelques annes1 sur la r=me de l'enseignem5t secondaire1 con/itue le docum5t le plus complet que l'on puisse consult] sur l'tat actuel de cet enseignem5t et ses rsultats4 ,le psy*ologue qui v\dra connatre les ides rgnant en ,france au sujet d'une aussi fondam5tale "q devra se report] aux six gros volumes o sont runis les rapports des p]sonnes consultes4 ,pr(esseurs de l',univ]sit et de l'enseignem5t congrgani/e1 savants1 lettrs1 conseill]s gnraux1 prsid5ts des *ambres de comm]ce1 etc41 y ont expos librem5t leurs ides et leurs projets de r=me4 ,aprs l'exam5 de ces volumes1 le lecteur e/ bi5 fix1 non pas c]tes sur les r=mes effectu]1 mais au mo9s sur l'tat m5tal de ceux qui les ont proposes4 ,ils app>ti5n5t t\s l'lite intellectuelle gnralem5t dsigne p> l'expression de classes dirigeantes4 ,les qualits comme les dfauts de notre race se rvl5t *aque page de cette enqute4 ,il faudrait au plus subtil des psy*ologues de longues annes d'obs]vation p\r dc\vrir ce que ces six volumes lui enseign]ont4 ,bi5 que t\rnant t\j\rs dans un c]cle d'ides infran*issable p\r des mes lat9es1 les projets de r=mes ont t innombrables4 ,pas un seul cep5dant n'e/ p>v5u runir t\s les suffrages4 ,c'e/ avec la mme abondance de preuves1 supposes irrfutables1 que de trs autoriss p]sonnages ont s\t5u les op9ions les plus contradictoires4 ,p\r les uns1 le remde consi/]ait supprim] l'enseignem5t du grec et du lat94 ,p\r d'autres1 t\t s]ait p>fait si l'on =tifiait au contraire l'enseignem5t de ces langues1 du lat9 surt\t1 c>1 assur5t-ils1 le comm]ce avec le gnie lat91 donne des ides gnrales et univ]selles4 ,des savants m95ts1 qui ne voi5t pas trs bi5 en quoi consi/5t ces ides gnrales et univ]selles1 qu'on n'a jamais russi df9ir1 rclam5t l'enseignem5t exclusif des sci5ces1 ce quoi d'autres savants non mo9s m95ts s'empress5t de rpondre qu'un tel enseignem5t n\s plong]ait dans une c\*e paisse de b>b>ie intellectuelle4 ,*acun exige au pr(it de ses ides p]sonnelles le b\lev]sem5t des programmes4 ,mais si t\s les auteurs de l'enqute ont t unanimes rclam] des modifications de programme1 aucun ne s'e/ tr\v qui ait song dem&] des *angem5ts aux m?odes employes p\r enseign] les matires de ces programmes4 ,le sujet p\vait sembl] d'une importance ess5tielle1 et cep5dant il n'a pas t trait p> les pr(esseurs qui ont dpos devant la ,commission4 ,t\s possd5t une foi trs vive dans la v]tu des programmes1 mais ne croi5t pas la puissance des m?odes4 ,=ms eux-mmes p> l'emploi exclusif des anci5nes1 ils ne suppos5t pas qu'on puisse en dc\vrir d'autres4 ,ce qui m'a le plus frapp dans la lecture des six gros volumes de l'enqute1 c'e/ l'ignorance totale1 o p>aiss5t tre tant d'hommes m95ts1 des pr9cipes psy*ologiques fondam5taux sur lesquels devrai5t repos] l'in/ruction et l'ducation4 ,ils ne manqu5t pas1 c]tes1 d'ide directrice sur ce po9t4 ,ils en ont une1 si univ]sellem5t admise1 si vid5te leurs yeux1 qu'elle semble impossible discut]4 ,cette ide directrice1 base ess5tielle de notre enseignem5t univ]sitaire1 e/ la suivante3 p> la mmoire seule les connaissances entr5t dans l'ent5dem5t et s'y fix5t4 ,c'e/ donc uniquem5t en s'adressant la mmoire de l'enfant qu'on peut l'duqu] et l'in/ruire4 ,de l l'importance des bons programmes1 pres des bons manuels4 ,appr5dre p> coeur des leons et des manuels doit con/itu] les assises fondam5tales de l'enseignem5t4 ,p>eille conception reprs5te c]ta9em5t la plus dang]euse et la plus nfa/e de ce que l'on p\rrait appel] les erreurs fondam5tales de l',univ]sit4 ,de la p]ptuit de cette erreur *ez les peuples lat9s dc\le l'indiscutable infriorit de leur in/ruction et de leur ducation4 ,ce s]a p\r les psy*ologues de l'av5ir un sujet d'tonnem5t pr(ond que tant d'hommes ple9s de savoir et d'expri5ce1 se soi5t runis af9 de discut] sur les r=mes introduire dans l'enseignem5t1 et que nul n'ait song se pos] des que/ions comme celles-ci3 ,p> quelle mcanisme les *oses entr5t-elles dans l'esprit1 et p> quel procd s'y fix5t-elles8 ,que re/e-t-il de ce qui atte9t l'ent5dem5t uniquem5t au moy5 de mmoire8 ,le bagage mnmonique e/-il un bagage durable8 ,sur ce d]ni] po9t--la p]si/ance du bagage mnmonique--la lumire devrait tre faite depuis longtemps4 ,s'il re/ait quelques d\tes1 l'enqute les aura df9itivem5t levs4 ,puisque les rapports des pr(esseurs les plus autoriss sont unanimes con/at] que les lves ne se rappell5t absolum5t ri5 de ce qu'ils ont appris1 quelques mois aprs l'exam51 il e/ exprim5talem5t pr\v que les connaissances introduites dans l'ent5dem5t p> la mmoire n'y re/5t que =t peu de temps4 ,les m?odes fondam5tales de l'in/ruction et de l'ducation univ]sitaires sont donc c]ta9em5t mauvaises1 et il faut en re*]*] d'autres4 ,les auteurs de l'enqute aurai5t r5du de rels s]vices1 en remplaant p> l'tude critique de ces autres m?odes1 leurs byzant9es discussions sur les modifications faire subir aux programmes4 ,et puisqu'ils ne l'ont pas fait1 n\s le t5t]ons dans ce livre4 ,n\s y montr]ons que t\te l'ducation e/ l'art de faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t4 ,on y arrive p> la cration de rflexes qu'eng5dre la rptition d'associations o1 le plus s\v5t1 la mmoire ne j\e qu'un bi5 faible rle4 ,un ducateur intellig5t sait crer les rflexes utiles et annihil] ceux dang]eux ou inutiles4 ,t\t l'enseignem5t e/ a9si dom9 p> quelques notions psy*ologiques trs simples4 ,si on les compr5d1 elles s]v5t de ph>e directeur dans les circon/ances les plus difficiles4 ,ces notions1 in/9ctivem5t dev9es p> c]ta9s ducateurs trang]s1 sont ce po9t ignores en ,france que les =mules qui les conti5n5t sembl5t le plus s\v5t d'ins\t5ables p>adoxes4 ,,ii ,t\tes les discussions de l'enqute ont donc port presque exclusivem5t sur les r=mes des programmes4 ,on n'avait cep5dant pas att5du les rsultats de cette enqute p\r les *ang]1 ces in=tuns programmes1 cause suppose de t\s les maux4 ,la trans=mation de l'organisation traditionnelle de notre enseignem5t a t rpte une demi-d\za9e de fois depuis qu>ante ans4 ,l'insuccs con/ant de ces t5tatives n'a clair p]sonne sur leur inutilit4 ,la puissance m]veilleuse attribue des programmes e/ une des manife/ations les plus curieuses et les plus typiques de cette incurable erreur lat9e1 qui n\s a cot si *] depuis un sicle3 que les *oses peuv5t se r=m] p> des in/itutions imposes en bloc c\ps de dcrets4 ,qu'il s'agisse de politique1 de colonisation ou d'ducation1 ce fune/e pr9cipe a t\j\rs t appliqu avec autant d'insuccs que de con/ance4 ,les con/itutions n\velles1 de/9es assur] notre bonheur ont t aussi nombreuses1 et1 naturellem5t1 aussi compltem5t va9es1 que les programmes de/9s assur] notre p>faite ducation4 ,il sembl]ait que les nations lat9es ne puiss5t manife/] de p]svrance que dans le ma9ti5 de leurs erreurs4 ,les seuls po9ts sur lesquels les dpositions de l'enqute se sont tr\ves p>faitem5t d'accord sont relatifs aux rsultats de l'in/ruction et de l'ducation univ]sitaires4 ,avec une unanimit presque complte ces rsultats ont t dcl>s dte/ables4 ,les effets tant visibles1 *acun les a disc]ns sans pe9e4 ,les causes tant beauc\p plus difficiles dc\vrir1 on ne les a pas ap]ues4 ,t\s les dposants ont raisonn avec ces traditionnelles ides de leur race dont j'ai montr ailleurs l'irrsi/ible =ce4 ,il fallait l'aveuglem5t qu'eng5dr5t de semblables ides1 p\r ne pas concevoir que les programmes ne sont p\r ri5 dans les tri/es rsultats de notre enseignem5t1 puisque1 avec des programmes peu prs id5tiques1 d'autres peuples1 les ,allem&s p> exemple1 obti5n5t des rsultats entirem5t diffr5ts4 ,notre vieille ,univ]sit e/ sortie bi5 affaiblie de cette enqute4 ,elle n'a mme plus p\r df5seurs les pr(esseurs =ms p> ses m?odes4 ,leurs pr(ondes div]g5ces sur t\tes les que/ions d'enseignem5t1 l'impuissance des modifications dj t5tes1 les p]ptuels *angem5ts de programmes1 montr5t qu'il n'y a plus gr&'*ose att5dre de l',univ]sit4 ,elle reprs5te auj\rd'hui un navire dsemp>1 ballott au has>d des v5ts et des flots4 ,elle ne semble plus savoir ni ce qu'elle veut ni ce qu'elle peut1 et t\rne sans cesse dans des r=mes de mots1 sans compr5dre que ses m?odes1 son esprit1 ont considrablem5t vieilli et ne correspond5t aucune des ncessits de l'ge actuel4 ,elle ne fait plus un pas en avant sans en faire immdiatem5t quelques-uns en arrire4 ,un j\r elle supprime l'enseignem5t des v]s lat9s1 mais le l5dema9 elle le remplace p> l'tude de la mtrique lat9e4 ,un enseignem5t dit mod]ne1 o le grec et le lat9 sont remplacs p> des langues vivantes e/ cr1 mais ces langues vivantes1 l',univ]sit les enseigne comme des langues mortes en ne s'occupant que de subtilits littraires et grammaticales1 de sorte1 qu'aprs sept annes d'tudes1 pas un lve sur c5t n'e/ capable de lire trois lignes d'un j\rnal trang] sans tre oblig de *]*] t\s les mots dans un dictionnaire4 ,elle croit faire une r=me considrable en acceptant de supprim] le diplme du baccalaurat1 mais immdiatem5t elle propose de le remplac] p> un autre diplme ne diffrant du premi] que p>ce qu'il s'appell]ait c]tificat d'tudes4 ,des sub/itutions de mots sembl5t con/itu] la limite possible aux r=mes de l',univ]sit4 ,elle e/ arrive cette phase de dcrpitude prcdant la mort1 o le vieill>d ne peut plus *ang]4 ,ce que l',univ]sit ne voit malheureusem5t pas1 ce que les auteurs de l'enqute n'ont pas vu davantage1 c> cela dpassait les limites du c]cle infran*issable des ides de race dont j'ai p>l plus haut1 c'e/ que ce ne sont pas les programmes qu'il faut *ang]1 mais bi5 les m?odes employes p\r enseign] la matire des programmes4 ,elle sont dte/ables1 ces traditionnelles m?odes4 ,de pr(onds p5seurs1 tels que ,ta9e1 l'avai5t dj dit avec =ce4 ,dans un de ses d]ni]s livres1 l'illu/re hi/ori5 montrait que notre ,univ]sit e/ une vritable calamit1 et n\s conduit l5tem5t la dcad5ce4 ,ce n'tait p\r le public que b\tades de philosophes4 ,l'enqute a pr\v que ces b\tades con/ituai5t de t]ribles ralits4 ,si les causes de l'tat infrieur de l'enseignem5t univ]sitaire ont *app la plup>t des obs]vateurs1 la mauvaise qualit de cet enseignem5t avait t frquemm5t signale avant l'enqute actuelle4 ,il y a bi5 des annes que ,m4 ,h5ry ,deville1 dans une sance publique de l',acadmie des ,sci5ces1 s'exprimait a9si3 ,je fais p>tie de l',univ]sit depuis longtemps1 je vais avoir ma retraite1 eh bi51 je le dcl>e fran*em5t1 voil en mon me et consci5ce ce que je p5se3 l',univ]sit telle qu'elle e/ organise n\s conduirait l'ignorance absolue4 ,dans la mme sance1 l'illu/re *imi/e ,dumas faisait rem>qu] qu'il avait t reconnu depuis longtemps que le mode actuel d'enseignem5t dans notre pays ne p\vait tre cont9u sans dev5ir p\r lui une cause de dcad5ce4 ,et p\rquoi ces jugem5ts si svres1 prononcs tant de fois contre l',univ]sit p> les savants les plus autoriss1 n'ont-ils jamais produit d'autres rsultats que de p]ptuels et inutiles *angem5ts de programmes8 ,quelles sont les causes secrtes qui ont t\j\rs emp* aucune r=me utile d'tre ralise8 ,,iii ,il e/ ais de voir les inconvni5ts d'un ordre de *oses quelconque1 in/itutions politiques ou ducation1 et d'en faire la critique4 ,une critique ngative e/ la porte d'intellig5ces trs mode/es4 ,de telles intellig5ces ne saurai5t dc\vrir ce qui peut tre modifi1 en t5ant compte des div]s facteurs1 race1 milieu1 etc41 qui ma9ti5n5t solidem5t les *oses cres p> le pass4 ,le s5s des possibilits e/ malheureusem5t une des aptitudes dont c]ta9s peuples1 les ,franais surt\t1 sont trs dp\rvus4 ,qu& on exam9e de prs les r=mes radicales proposes p> div]ses p]sonnes consultes dans l'enqute1 il e/ facile de pr\v]1 non pas seulem5t qu'elles sont sans valeur ?orique1 mais qu'elles n'ont en outre aucune *ance d'tre appliques4 ,elles n'en ont aucune1 p\r des raisons div]ses que n\s exam9]ons1 mais dont la pr9cipale e/ qu'elles heurt]ai5t une op9ion publique t\te-puissante auj\rd'hui4 ,notre enseignem5t1 et surt\t nos m?odes d'enseignem5t1 sont aussi mauvais que possible1 mais correspond5t aux exig5ces d'une op9ion qu'ils ont d'ailleurs contribu =m]4 ,un simple c\p d'oeil jet sur quelques-unes des r=mes suggres1 fait compr5dre p\rquoi elles sont irralisables dans la pratique4 ,on propose1 p> exemple1 de transfr] dans les campagnes les lyces tablis dans les villes1 comme l'ont fait depuis longtemps les ,anglais1 af9 de donn] aux lves de l'air et de l'espace p\r leurs jeux4 ,la r=me peut sembl] p>faite1 mais comme les /ati/iques recueillies dans l'enqute rvl5t que les quelques lyces difis gr&s frais et avec luxe la campagne n'arriv5t pas se peupl]1 p>ce que les p>5ts ti5n5t g>d] prs d'eux leurs enfants1 le projet app>at de suite impraticable4 ,comm5t =c] en effet les p>5ts *ang] leurs ides sur ce po9t8 ,on n\s propose aussi de remplac] le grec et le lat9 inutiles p> des langues vivantes =t utiles4 ,de tels *angem5ts peuv5t tre salutaires1 mais comm5t les ralis]1 puisque n\s voyons p> l'enqute que ce sont prcism5t les p>5ts qui rclam5t n]giquem5t le ma9ti5 de l'enseignem5t des langues anci5nes1 p]suads1 j'imag9e1 qu'elles con/itu5t p\r leurs fils une sorte de noblesse les di/+uant du vulgaire4 ,comm5t l'tat leur t]ait-il une p>eille illusion8 ,on n\s propose encore de donn] aux lves1 si troitem5t emprisonns et surveills1 un peu de cette initiative1 de cette indp5dance qu'ont les lves anglais4 ,ri5 ne s]ait plus dsirable1 assurm5t4 ,mais comm5t obt5ir des directeurs des lyces de tels essais1 qu& n\s lisons dans l'enqute que les tribunaux ont accabl d'am5des ru9euses de malheureux proviseurs1 p>ce que des enfants auxquels ils avai5t v\lu laiss] un peu de lib]t1 s'tai5t blesss dans leurs jeux8 ,une des plus naves r=mes suggres1 bi5 que ce soit une de celles qui ont runi le plus de suffrages1 consi/]ait supprim] le baccalaurat4 ,on le remplac]ait p> sept huit baccalaurats1 dits exam5s de passage1 subis la f9 de *aque anne1 af9 d'emp*] les mauvais lves de cont9u] p]dre leur temps au lyce4 ,excell5te peut-tre en ?orie1 cette proposition1 mais combi5 illusoire en pratique6 ,la /ati/ique releve p> ,m4 ,buisson n\s montre que p\r #e4jjj ba*eli]s reu annuellem5t1 il y a #e4jjj lves environ v9cs1 c'e/--dire #e4jjj jeunes g5s qui ont p]du entirem5t leur temps4 ,cela donne une bi5 pauvre ide des pr(esseurs et des programmes qui obti5n5t de tels rsultats4 ,mais voit-on les lyces1 qui ont tant de pe9e lutt] contre la concurr5ce des maisons congrgani/es1 et dont les budgets sont t\j\rs en dficit1 p]dre #e4jjj lves p> an6 ,les jurys qui prononc]ai5t de p>eilles exclusions1--dont pr(it]ai5t bi5 vite les tablissem5ts congrgani/es1--s]ai5t l'objet de telles imprcations de la "p des p>5ts1 et d'une telle pression de la "p des p\voirs publics1 qu'ils se v]rai5t vite obligs de dev5ir assez indulg5ts p\r que t\s les lves cont9u5t leurs tudes4 ,les *oses se retr\v]ai5t donc bi5tt exactem5t ce qu'elles sont auj\rd'hui4 ,d'autres r=mateurs n\s propos5t de copi] l'ducation anglaise1 si inconte/ablem5t suprieure la ntre p> le dveloppem5t qu'elle donne au c>actre1 p> la faon dont elle ex]ce l'initiative1 la volont1 et aussi1 ce qu'on oublie gnralem5t de rem>qu]1 p> la discipl9e4 ,la r=me1 ?oriquem5t excell5te1 s]ait irralisable4 ,adapte aux beso9s d'un peuple qui possde c]ta9es qualits hrditaires1 comm5t p\rrait-elle conv5ir un peuple possdant des qualits t\t fait diffr5tes8 ,l'essai d'ailleurs ne dur]ait pas trois mois4 ,je ne connais pas de p>5ts franais qui cons5tirai5t laiss] leurs fils rev5ir du lyce t\t seuls1 sans p]sonne p\r leur pr5dre un ticket la g>e1 les faire mont] en omnibus1 leur dire de mettre un p>dessus qu& il fait froid1 les surveill] d'un oeil vigilant p\r les emp*] de tomb] s\s les r\es des tra9s en m>*e1 d'tre crass dans les rues p> les voitures1 ou d'avoir un oeil po* qu& ils j\5t librem5t la balle avec leurs cam>ades4 ,si les fils de ces pres vigilants tai5t s\mis au rgime de l'ducation anglaise1 faisant leurs devoirs qu& ils veul5t et comme ils veul5t1 se livrant sans surveillance aux jeux les plus viol5ts et les plus dang]eux1 sortant leur guise1 etc41 les rclamations s]ai5t unanimes4 ,au premi] accid5t1 les p>5ts p\ss]ai5t d'p\vantables clameurs1 et t\te la presse se s\lv]ait avec eux4 ,le m9i/re s]ait immdiatem5t int]pell et oblig s\s pe9e d'tre r5v]s de rtablir les anci5s rglem5ts4 ,j'ai connu une respectable dame qui eut une srie de viol5tes crises de n]fs et m5aa son m>i de divorc] p>ce que ce d]ni] avait1 sur mon conseil1 propos d'envoy] leur fils1 qui v5ait de t]m9] ses tudes1 pass] ses vacances en ,allemagne p\r appr5dre un peu l'allem&4 ,laiss] voyag] t\t seul un pauvre petit g>on de dix-huit ans6 ,il fallait tre un pre dnatur p\r concevoir un tel projet4 ,le pre dnatur y r5ona d'ailleurs bi5 vite4 ,et peut-tre n'avait-elle pas absolum5t tort1 la respectable dame1 qu& elle d\tait des aptitudes de son fils se dirig] seul dans un t\t petit voyage4 ,ne possdant ces aptitudes1 ni p> atavisme1 ni p> ducation1 o les et-il acquises8 ,si les ,anglais n'ont beso9 de p]sonne p\r se dirig]1 c'e/ qu'ils possd5t une discipl9e hrditaire int]ne qui leur p]met de se g\v]n] eux-mmes4 ,nul peuple n'e/ plus discipl91 plus respectueux des traditions et des c\tumes tablies4 ,et c'e/ ju/em5t p>ce que les ,anglais ont en eux-mmes leur discipl9e qu'ils peuv5t se pass] d'une tutelle con/ante4 ,une ducation physique trs dure entreti5t et dveloppe ces aptitudes hrditaires1 mais non sans que le jeune homme ait c\rir des risques d'accid5ts auxquels aucun p>5t franais ne cons5tirait expos] sa timide progniture4 ,il faut donc se bi5 p]suad] qu'avec les ides rgnant en ,france1 =t peu de *oses peuv5t tre *anges dans notre sy/me d'in/ruction et d'ducation avant que l'esprit public ait lui-mme volu4 ,laissons donc entirem5t de ct nos gr&s projets de r=mes4 ,ils ne peuv5t s]vir de matire qu' d'inutiles disc\rs4 ,considrons que nos programmes ont t trans=ms bi5 des fois sans le plus faible bnfice4 ,considrons surt\t que les ,allem&s1 avec des programmes =t peu diffr5ts des ntres1 sur5t ralis] des progrs sci5tifiques et indu/riels qui les ont mis la tte de t\s les peuples4 ,envisageons ces faits inconte/ables1 et en y rfl*issant suffisamm5t1 n\s f9irons peut-tre p> dc\vrir que t\s les programmes sont indiffr5ts1 mais que ce qui peut tre bon ou mauvais1 c'e/ la faon de s'en s]vir4 ,les programmes ne signifi5t ri5 et n'ont en eux-mmes aucune v]tu4 ,dtaills ou sommaires1 ils se rsum5t en ceci3 appr5dre des jeunes g5s les rudim5ts des sci5ces1 de la littrature1 de l'hi/oire et la connaissance de quelques langues anci5nes ou mod]nes4 ,des m?odes qui n'arriv5t pas ralis] un tel b sont dfectueuses1 et on p\rra *ang] indf9im5t les programmes1 les allong] d'un ct1 les racc\rcir de l'autre1 sans que les rsultats soi5t meilleurs4 ,le j\r o cette vrit s]a bi5 comprise1 les pr(esseurs comm5c]ont entrevoir que ce sont leurs m?odes1 et non les programmes1 qu'il faudrait *ang]4 ,tant qu'elle n'aura pas assez pntr les c]velles p\r dev5ir un mobile d'action1 n\s p]si/]ons dans les mmes errem5ts1 et p]sonne n'ap]cevra que l'in/ruction peut1 comme la langue d'sope1 con/itu] la meilleure ou la pire des *oses#d4 ,note #d3 ,au po9t de vue des f*eux rsultats que peut produire une in/ruction mal adapte aux beso9s d'un peuple1 et p\r jug] dans quelle mesure elle dsquilibre et dmoralise ceux qui l'ont reue1 on ne saurait trop mdit] l'expri5ce faite sur une va/e *elle p> les ,anglais dans l',inde4 ,j'en exposai les rsultats dans un disc\rs d'inauguration prononc au congrs colonial de #ahhi1 dont j'tais un des prsid5ts4 7,voir ,revue ,sci5tifique1 aot #ahhi47 ,ses p>ties ess5tielles sont rsumes dans la n\velle dition de mon livre3 les ,civilisations de l',inde4 ,le sy/me d'in/ruction et d'ducation1 qui tait excell5t p\r des ,anglais et que1 p> consqu5t1 ils ont cru p\voir appliqu] avec avantage des ,h9d\s1 s'e/ rvl t\t fait dte/able p\r ces d]ni]s4 ,c'e/ ju/em5t p>ce que t\te r=me ess5tielle doit vis]1 non les programmes1 mais les m?odes1 que les projets proposs devant l'enqute (fr5t si peu d'intrt4 ,ils reprs5t5t seulem5t les r$ites ressasses depuis longtemps et l'on ne peut dire des programmes qu'une *ose utile3 plus ils s]ont c\rts1 meilleurs ils s]ont4 ,un programme complet d'in/ruction ne devrait pas dpass] v+t-c9q lignes1 dont plusieurs consacres bi5 /ipul] que l'lve ne s]a t5u d'tudi] dans *aque sci5ce qu'un petit nombre de notions1 mais devra les connatre fond4 ,,iv ,le lecteur comm5ce sans d\te entrevoir combi5 sont puissants les ob/acles invisibles qui s'oppos5t une r=me pr(onde de l'enseignem5t en ,france1 et cep5dant n\s n'avons pas abord encore le plus =midable1 le plus irrductible peut-tre de t\s ces ob/acles3 l'tat m5tal des pr(esseurs4 ,l'enqute p>lem5taire n'en a pas t5u compte une seule fois et elle ne le p\vait gure4 ,p]suads que les pr(esseurs univ]sitaires1 b\rrs de sci5ce livresque et de diplmes1 sont p> cela mme p>faits1 les dposants de l'enqute ne p\vai5t envisag] la "q des pr(esseurs et les moy5s employ] p\r les =m] comme p\vant tre l'objet d'une discussion quelconque4 ,et c'e/ p\rtant ce po9t inap]u1 qui conti5t le noeud vital des amliorations possibles de l'enseignem5t4 ,l'enqute a c\v]t de fleurs les pr(esseurs et de maldictions les programmes4 ,c'e/ peu prs le contraire qu'il et fallu faire4 ,supposons en effet anantis1 p> une puissance magique1 les ob/acles que n\s avons vus se dress] devant les r=mes4 ,les prjugs des familles se sont van\is1 des programmes p>faits ont t crs1 avec des m?odes excell5tes p\r les enseign]4 ,t\t1 p5sez-v\s1 va *ang]4 ,ri51 absolum5t ri51 ne p\rra *ang]4 ,et p\rquoi8 ,simplem5t p>ce que l'tat m5tal des pr(esseurs cr p> les procds univ]sitaires n'e/ pas modifiable4 ,=ms d'aprs ces pr9cipes1 ils sont incapables d'en appliqu] d'autres1 ou mme d'en compr5dre d'autres4 ,t\s sont arrivs un ge o on ne refait pas son ducation4 ,c]tes ils accept]ont docilem5t1 comme ils les ont accepts jusqu'ici1 les *angem5ts de programmes1 et s'incl9]ont bi5 bas devant les circulaires m9i/rielles1 mais ils cont9u]ont enseign] comme ils l'ont t\j\rs fait1 p>ce qu'ils ne p\rrai5t enseign] autrem5t4 ,les dpositions de l'enqute que n\s reproduisons dans cet ouvrage f\rniront un frappant exemple de l'impossibilit o se tr\v5t auj\rd'hui nos pr(esseurs de *ang] leurs m?odes d'enseignem5t4 ,il y a un c]ta9 nombre d'annes1 un m9i/re de l',in/ruction publique1 ,m4 ,lon ,b\rgeois avait rv d'entrepr5dre lui seul la r=me de l',univ]sit1 en crant ce qu'on appela l',enseignem5t mod]ne1 t]m9 p> un baccalaurat spcial confrant peu prs les mmes privilges que le baccalaurat classique4 ,les langues anci5nes se tr\vai5t remplaces p> les langues vivantes1 l'enseignem5t des sci5ces =tifi4 ,t\t tait p>fait dans le programme4 ,il ne manqua que les matres capables de l'appliqu]4 ,les pr(esseurs de l',univ]sit enseignr5t les langues vivantes comme les langues mortes1 en ne s'occupant que de subtilits grammaticales4 ,les sci5ces fur5t apprises c\ps de manuels4 ,les rsultats obt5us fur5t f9alem5t1 n\s le v]rons1 des plus mdiocres4 ,il faut r5dre ju/ice la sci5ce livresque de nos pr(esseurs4 ,t\t ce qui e/ susceptible d'tre appris p> coeur1 ils l'ont appris1 mais leur valeur pdagogique e/ entirem5t nulle4 ,on l'a ins9u p>fois au c\rs de l'enqute1 quoique timidem5t4 ,c'e/ en dehors de l'enqute que se r5contrr5t quelques esprits assez indp5dants p\r rvl] un tat de *oses de plus en plus visible auj\rd'hui4 ,la faible valeur pdagogique des pr(esseurs de notre ,univ]sit frappe d'ailleurs les trang]s qui ont visit nos tablissem5ts d'in/ruction et assi/ quelques leons4 ,m4 ,max ,lecl]c cite ce propos un article de la ,revue ,int]nationale de l',enseignem5t1 o se tr\ve consigne l'op9ion d'un pr(esseur trang] ayant visit1 ,p>is et en prov9ce1 nombre de nos tablissem5ts d'ducation4 ,il a r5contr beauc\p d'hommes in/ruits444 trs peu de pr(esseurs et d'ducateurs4 ,quant au p]sonnel de proviseurs1 c5seurs1 pr9cipaux1 il l'a tr\v peu clair1 prt5tieux1 maladroit et troit d'esprit4 ,ce n'e/ pas d'auj\rd'hui seulem5t que des critiques analogues ont t =mules4 ,il y a qu>ante ans1 ,m4 ,bral1 pr(esseur au ,collge de ,france1 crivait les lignes suivantes sur notre corps enseignant3 ,le corps univ]sitaire tait1 en #ahaj1 peu prs l'expression des ides de la socit4 ,en #ahdh1 il tait dj si arrir qu'un obs]vateur trang] p\vait crire3 ,le corps des pr(esseurs en ,france e/ dev5u tellem5t /ationnaire1 qu'il s]ait impossible de tr\v] une autre corporation qui1 en ce temps de progrs gnral1 surt\t *ez la nation la plus mobile du monde1 se ma9ti5ne avec autant de satisfaction sur les r\tes battues1 rep\sse avec autant de hauteur et de vanit t\te m?ode trangre1 et voit une rvolution dans le *angem5t le plus insignifiant4 ,a quoi ti5t l'insuffisance pdagogique inconte/able des pr(esseurs de notre ,univ]sit8 ,simplem5t1 je le rpte encore1 aux m?odes qui les ont =ms4 ,ils enseign5t ce qu'on leur a enseign1 comme on le leur a enseign4 ,que peuv5t valoir1 p\r l'in/ruction et l'ducation de la jeunesse1 les pr(esseurs prp>s p> les pr9cipes univ]sitaires1 c'e/--dire p> l'tude exclusive des livres8 ,ces malheureuses victimes du plus d=mant rgime intellectuel auquel un homme puisse tre s\mis1 n'ont jamais quitt les bancs avant de mont] dans une *aire4 ,bancs des lyces1 bancs de l'cole normale ou bancs des ,facults4 ,ils ont pass qu9ze ans de leur vie subir des exam5s et prp>] des conc\rs4 ,a l'cole normale1 leurs devoirs sont littralem5t taills p\r *aque j\r4 ,t\t se passe avec une rgul>it crasante4 ,les programmes des exam5s ne laiss5t pas une ombre de m\vem5t ces malheureux esclaves de la sci5ce4 ,leur mmoire s'e/ puise en ef=ts surhuma9s p\r appr5dre p> coeur ce qui e/ dans les livres1 les ides des autres1 les croyances des autres1 les jugem5ts des autres4 ,de la vie1 ils ne possd5t aucune expri5ce1 n'ayant jamais eu ex]c] ni leur initiative1 ni leur disc]nem5t1 ni leur volont4 ,l'ensemble si subtil qu'e/ la psy*ologie d'un enfant1 ils n'en sav5t absolum5t ri54 ,comme le cavali] inexprim5t sur un *eval difficile1 ils ignor5t les moy5s de se faire compr5dre de l'tre dirig]1 les mobiles qui peuv5t agir sur lui et la faon de mani] ces mobiles4 ,ils rcit5t1 dev5us pr(esseurs1 les c\rs que tant de fois ils rcitr5t comme lves1 et p\rrai5t tre facilem5t remplacs dans leurs *aires p> de simples phonographes4 ,p\r arriv] tre pr(esseurs1 il leur a fallu appr5dre des *oses compliques et subtiles4 ,ces mmes *oses compliques et subtiles1 ils les rpt]ont devant leurs lves4 ,en ,allemagne1 o l'odieuse in/itution des conc\rs n'exi/e pas1 on juge les pr(esseurs de l'enseignem5t suprieur d'aprs leurs travaux p]sonnels et leurs succs dans l'enseignem5t libre1 p> lequel ils doiv5t le plus s\v5t dbut]4 ,en ,france1 on les juge p> l'amas de *oses qu'ils peuv5t rcit] dans un conc\rs4 ,et1 comme le nombre des c&idats e/ considrable1 et celui des places =t petit1 on raff9e encore dans ce s5s1 p\r en lim9] davantage4 ,celui qui saura rpt] sans bron*] le plus de =mules1 qui aura entass dans sa tte la plus gr&e somme possible de puriles *9ois]ies1 de subtilits sci5tifiques ou grammaticales1 l'emport]a srem5t sur ses rivaux4 ,t\t rcemm5t encore1 un des exam9ateurs des d]ni]s conc\rs d'agrgation1 ,m4 ,jullian1 faisait rem>qu]1 dans une des sances du ,conseil suprieur de l',in/ruction publique1 que le jury tait effray de l'ef=t de mmoire impos aux c&idats4 ,il p5se que si la mmoire e/ un admirable in/rum5t de travail1 elle n'e/ qu'un in/rum5t au s]vice de ces qualits matresses du pr(esseur1 qui sont l'esprit critique1 la logique et la m?ode1 la mesure et le tact1 la pntration1 l'inspiration et l'ampleur des vues1 la simplicit et la cl>t dans l'exposition1 la correction et la vivacit de la p>ole4 ,il avait c]tes raison de se livr] des rflexions semblables1 le respectable jury1 mais de l un effet quelconque il y a lo91 et p5dant longtemps encore1 avec le rgime des conc\rs1 la mmoire con/itu]a la seule qualit utile un c&idat4 ,il se g>d]a soigneusem5t--en et-il mme le temps et la capacit--de t\t travail un peu p]sonnel1 sa*ant bi5 qu' t\s les degrs1 ri5 n'e/ plus mal vu de la "p des exam9ateurs4 ,qu& un homme a a9si consacr qu9ze ans de sa vie entass] dans sa mmoire t\t ce qui peut y tre entass1 sans avoir jamais jet un c\p d'oeil sur le monde extrieur1 sans avoir eu ex]c] une seule fois son initiative1 sa volont et son jugem5t1 qu'en peut-on espr]8 ,ri51 s9on qu'il fasse nonn] ma*9alem5t de malheureux lves une p>tie des *oses inutiles que p5dant si longtemps il a nonnes lui-mme4 ,on cite assurm5t p>mi les pr(esseurs de l',univ]sit quelques esprits d'lite ayant *app aux tri/es m?odes d'ducation auxquelles ils ont t s\mis1 comme sont cits p5dant les pidmies de pe/e les quelques mdec9s qui *app5t aux atte9tes du flau4 ,combi5 r>es de telles exceptions6 ,l',univ]sit vit p\rtant sur le pre/ige ex]c p> ces exceptions4 ,mais en obs]vant la f\le des pr(esseurs1 on con/ate que bi5 peu sav5t se s\/raire l'action du dprimant rgime qui les a =ms4 ,que de c]veaux jadis intellig5ts1 dtruits p\r t\j\rs1 et bons t\t au plus faire1 au fond d'une prov9ce1 rcit] des leons ou pass] des exam5s1 avec la c]titude qu'ils sont trop us p\r entrepr5dre autre *ose dans la vie4 ,leur seule di/raction e/ d'crire des livres dits lm5taires1 ples compilations o s'tale *aque page la faiblesse de leur capacit d'ducateurs et ce gt des subtilits et des *oses inutiles qu'inculque l',univ]sit4 ,ils croi5t faire preuve de sci5ce en compliquant les mo9dres que/ions et en r5dant obscures les *oses les plus claires4 ,m4 ,f\ille1 qui p>at avoir fait une tude att5tive des livres crits p> ses collgues1 a publi d'invraisemblables *antillons de cette littrature scolaire4 ,un des plus curieux e/ celui de ce pr(esseur dont le livre1 de/9 l'enseignem5t secondaire des lyces1 se tr\ve revtu de l'approbation des plus hautes autorits univ]sitaires4 ,l'auteur dcl>e avoir volontairem5t supprim les t]mes et les discussions qui aurai5t pu effray] l'inexpri5ce des enfants3 c'e/ p\rquoi il leur p>le longuem5t de la csure p5?mimre qu'on remplace quelquefois p> une csure hep?mimre1 ord9airem5t accompagne d'une csure trihmimre4 ,il les initie aux synalphes1 aux apocopes et aux aphrses1 et il les av]tit qu'il a adopt la scansion p> anacruse et supprim le *oriambe dans les v]s logadiques4 ,il leur rvle aussi les my/res du quat]naire hyp]mtre ou dimtre hyp]catalectique ou encore ennasyllabe alcaque4 ,que dire du v]s hexamtre dactylique1 catalectique 9 dissylabum1 du procleusmatique ttramtre catalectique1 du do*miade dimtre1 et de la /rophe tro*aque hypponactenne1 du dy/ique tro*aque hypponacten8 ,m4 ,f\ille cite encore un autre pr(esseur qui1 dans un livre d'enseignem5t lm5taire1 s't5d longuem5t sur la m?ode p\r docum5t] une pice de ?tre1 en voici un extrait3 ,on consult]a d'abord le rp]toire gnral #bj;e vol41 ,b ,n1 inv5taire y f1 #eccgeedf1 etc4 ,suiv5t trois pages d'indications semblables6 ,les ouvrages de sci5ces sont conu d'aprs les mmes pr9cipes4 ,je p\rrais donn] comme exemple un livre de physique crit p> un agrg de l',univ]sit p\r les c&idats au c]tificat des sci5ces physiques et naturelles1 lesquels1 n\s le v]rons p> les dpositions de l'enqute1 ne possd5t que des notions trs rudim5taires en ma?matiques4 ,l'auteur s'e/ donn un mal extraord9aire p\r b\rr] son livre *aque page d'intgrales totalem5t inutiles4 ,dans un supplm5t de/9 appr5dre les manipulations1 les quations ne sont pas davantage p>gnes4 ,p\r l'opration si lm5taire du calibrage d'un tube1 l'auteur a tr\v le moy5 de remplir trois pages s]res d'quations4 ,ce pr(esseur e/ assurm5t t\t fait c]ta9 que pas un lve sur mille ne compr5dra quelque *ose ses =mules1 mais qu'e/-ce que cela peut bi5 lui faire8 ,avec les n\veaux programmes1 les livres p\r l'enseignem5t n'ont fait que se compliqu] encore et ils arriv5t tre totalem5t illisibles4 ,en un rem>quable article1 p>u dans le j\rnal l',enseignem5t secondaire du #ae ju9 #aijd1 ,m4 ,bruck]1 pr(esseur au lyce de ,v]sailles1 a montr t\t le v]balisme /rile dont sont enta*s les livres consacrs l'enseignem5t des sci5ces naturelles1 et en cite d'attri/ants exemples4 ,en voici un pris au has>d3 ,l'auteur d'un autre ,prcis va plus lo9 encore4 ,la complication de son langage dpasse ce que l'on avait imag9 avant lui3 il appelle les m\sses des bryophytes1 les f\gres des ptridophytes ou exopro?alles isodiodes1 leurs spores des diodes1 et a9si du re/e4 ,si nos pr(esseurs donn5t un si dplorable enseignem5t1 c'e/ que1 =ms p> l',univ]sit1 ils enseign5t1 je le rpte1 ce qu'on leur a enseign et de la faon dont on le leur a enseign4 ,tant que les pr(esseurs des ,facults se recrut]ont comme auj\rd'hui1 ri5 ne p\rra tre modifi dans notre enseignem5t univ]sitaire4 ,c'e/ en gr&e p>tie p>ce que le sy/me de recrutem5t des pr(esseurs1 en ,allemagne1 diffre =t du ntre1 que l'enseignem5t t\s les degrs y e/ si suprieur4 ,nos vois9s ont tr\v le secret d'intress] les pr(esseurs des ,facults leurs lves et de les oblig] se mettre leur porte4 ,la =mule e/ trs simple4 ,ce sont les lves qui pai5t les pr(esseurs1 et1 comme il y a p\r *aque ordre d'tudes plusieurs pr(esseurs libres1 l'lve va v]s celui qui enseigne le mieux4 ,la concurr5ce oblige donc le pr(esseur s'occup] soigneusem5t de ses lves4 ,runir aut\r de lui beauc\p d'auditeurs et publi] des travaux p]sonnels1 e/ le seul moy51 il le sait1 d'tre appel dev5ir titulaire d'une *aire importante1 dont le pr9cipal rapport consi/]a d'ailleurs dans les rtributions des lves4 ,en ,france1 le pr(esseur de ,facult e/ un fonctionnaire traitem5t fixe1 n'ayant aucun intrt captiv] l'esprit de ses auditeurs et se pli] leur intellig5ce4 ,pas beso9 d'tre un pr(ond psy*ologue p\r compr5dre que s'il tait pay p> eux1 son intrt entr]ait immdiatem5t en jeu1 et que1 s\s l'influ5ce de ce puissant mobile d'action1 il s]ait vite oblig de trans=m] entirem5t ses m?odes d'enseignem5t4 ,s'il ne savait pas les trans=m]1 ses concurr5ts l'oblig]ai5t disp>atre4 ,malheureusem5t1 un *angem5t aussi capital1 le seul qui amn]ait la trans=mation de notre enseignem5t suprieur d'abord1 et1 p> voie de consqu5ce1 celle de notre enseignem5t secondaire1 e/ radicalem5t impossible avec nos ides lat9es4 ,les bi5 r>es t5tatives faites dans ce s5s p> l'initiative prive ont t l'objet des p]scutions de l',univ]sit sitt qu'elles ont russi4 ,elle ne tolre un peu que celles qui *\5t4 ,je me s\vi5s qu'il y a une v+ta9e d'annes1 le ,dr ,f999999 avait ouv]t p\r les tudiants en mdec9e un c\rs priv d'anatomie1 auquel on ne p\vait assi/] qu'en payant =t *]1 mais o ils tai5t srs d'appr5dre l'anatomie1 alors que les leons (ficielles de la ,facult leur appr5ai5t trs peu de *ose4 ,bi5 que ces d]nires fuss5t entirem5t gratuites1 les tudiants les ds]tai5t p\r les leons payes4 ,le ,dr ,f9999991 a9si que ses lves1 fut l'objet de telles p]scutions de la "p de la ,facult1 qu'aprs une diza9e d'annes de lutte1 il se vit rduit f]m] son c\rs4 ,n\s voici lo9 des programmes et de leur r=me4 ,le lecteur doit voir nettem5t ma9t5ant combi5 e/ va9e et inutile t\te l'agitation faite propos de ces programmes1 et combi5 inutiles aussi les monceaux de pages publies ce propos4 ,les programmes ne sont que des faades4 ,on peut les *ang] volont1 mais sans modifi] p\r cela les *oses invisibles et pr(ondes qu'elles abrit5t4 ,s'en pr5dre aux faades e/ facile p>ce qu'on les voit4 ,essay] de t\*] ce qui e/ d]rire e/ =t malais1 p>ce que le plus s\v5t on ne le disc]ne pas4 ,v ,j'espre avoir montr que le problme de la r=me de notre enseignem5t e/ bi5 autrem5t compliqu que les auteurs de l'enqute p>lem5taire ne l'ont s\ponn4 ,n\s ne dirons pas c]tes que cette r=me soit entirem5t impossible4 ,il n'y a ri5 d'impossible p\r des volonts =tes4 ,mais avant de r=m] au has>d1 comme on le fait depuis si longtemps et comme on cont9ue le faire encore1 il faut au mo9s connatre fond l'ess5ce des *oses r=m]4 ,en p]si/ant l'ignor]1 on ne ralis]a que des *angem5ts de mots4 ,on tr\bl]a inutilem5t les esprits1 et notre enseignem5t en s]a r5du plus mdiocre encore qu'il ne l'e/ auj\rd'hui4 ,c'e/ p>ce que les auteurs de l'enqute ne sembl5t pas avoir nettem5t compris les problmes fondam5taux de l'enseignem5t1 qu'il n\s a sembl utile de les prcis]4 ,cette colossale enqute n'aura pas t inutile4 ,p> elle beauc\p de faits auront t connus1 que l'on p\vait s\ponn]1 mais non pr\v]4 ,elle a montr surt\t l'tat des esprits1 et rvl que le mal auquel on *]*e remdi] e/ bi5 plus pr(ond que ne le faisai5t suppos] les app>5ces4 ,on sait que la conclusion de l'enqute a t un projet de r=me de l'enseignem5t1 prs5t la ,*ambre des ,dputs et adopt aprs une c\rte discussion4 ,dans cette discussion1 le ,m9i/re de l',in/ruction publique a dit de =t bonnes *oses p\r en df5dre de bi5 mdiocres4 ,il a c]ta9em5t trop d'esprit philosophique p\r ne pas avoir eu consci5ce de la faible valeur des r=mes proposes p> la ,commission4 ,quelques tiquettes seules ont t *anges4 ,un dput1 ,m4 ,mass1 a dit de ce projet qu'il fait l'effet d'une de ces faades brillantes difies gr&s frais dans le gt du j\r1 et qui sont uniquem5t de/9es faire illusion sur les commodits d'un immeuble dans lequel ri5 ou presque ri5 n'a t modifi4 ,t\tes ces r=mes de programmes1 rptes tant de fois1 sont d'ailleurs absolum5t dp\rvues d'intrt4 ,notre enseignem5t re/]a ce qu'il e/ tant que nos m?odes actuelles n'auront pas t entirem5t *anges4 ,il n'y aura1 je cont9ue le rpt]1 de *angem5ts possibles que lorsque la ncessit d'une trans=mation complte des m?odes aura pntr un peu dans la c]velle des p>5ts1 des pr(esseurs et des lgislateurs4 ,la de/9e de la plup>t de nos gr&es enqutes p>lem5taires e/ de bi5tt disp>atre dans la p\ssire des biblio?ques1 d'o elles ne sort5t plus4 ,il m'a fallu une =te dose de pati5ce p\r lire att5tivem5t les six normes volumes sur la r=me de l'enseignem5t1 et j'imag9e que bi5 peu de mes contempora9s ont eu cette pati5ce4 ,les que/ions d'ducation et d'in/ruction acquir5t auj\rd'hui une importance telle qu'il m'a sembl ncessaire de retir] de cette gangue volum9euse les p>ties ess5tielles1 de les class] avec m?ode1 de les discut] quelquefois4 ,t\s les textes reproduits man5t de p]sonnages autoriss1 les seuls dont la p>ole ait quelque influ5ce dans un pays aussi hir>*is que le ntre1 les seuls qui puiss5t agir sur l'op9ion des p>5ts et f9ir peut-tre p> la *ang] un peu4 ,cette r=me de l'op9ion e/ la premire qu'on doive t5t] auj\rd'hui4 ,qu& elle s]a complte1 mais alors seulem5t1 une r=me de l'ducation devi5dra possible4 ,les difficults d'une p>eille t*e sont imm5ses4 ,elles ne sont pas insurmontables p\rtant4 ,il n'a jamais fallu beauc\p d'aptres p\r crer les gr&es religions qui ont b\lev]s le monde1 mais il en a fallu quelques-uns4 ,t\t le m\vem5t dont e/ sortie l'enqute qui a si pr(ondm5t branl l',univ]sit a eu p\r unique po9t de d"p la campagne vig\reuse d'un homme d'action n]gique1 l'explorateur ,bonvalot4 ,s'il n'a pas su montr] nettem5t la voie suivre1 pas plus d'ailleurs que les auteurs des six volumes de l'enqute1 il a au mo9s fait voir combi5 tait fune/e celle que n\s suivions4 ,n\veau ,pi]re l',ermite1 il a sec\ l'indiffr5ce du public1 et les noms les plus m95ts de l',univ]sit se sont bi5tt rangs mode/em5t d]rire lui1 prts dmolir l'idole dont ils avai5t t jadis les plus ard5ts df5seurs4 ,le j\r o l'op9ion1 suffisamm5t in/ruite1 compr5dra le mal que n\s a fait notre ,univ]sit1 et le comp>]a t\t le bi5 que ralis5t dans d'autres pays des in/itutions semblables1 ce j\r-l notre antique sy/me d'ducation s'cr\l]a d'un seul c\p1 comme ces monum5ts trop vieux qui g>d5t une app>5ce de solidit tant qu'on ne les t\*e pas4 ,alors seulem5t n\s p\rrons essay] d'obt5ir ce que d'autres peuples ont ralis avec leurs pr(esseurs4 ,une ducation approprie p]mettrait aux ,lat9s de remont] cette p5te rapide de la dcad5ce dont ils sembl5t m5acs4 ,ce que les ,allem&s ont su accomplir1 n\s devrons le t5t]4 ,ils avai5t mdit longuem5t le mot pr(ond de ,leibniz3 ,donnez-moi l'ducation1 et je *ang]ai la face de l',europe avant un sicle4 ,,livre ,,ii ,l',,in/ruction ,,et ,l',,ducation ,,aux ,,tats-,,unis ,,*apitre ,,premi] ,pr9cipes gnraux de l'ducation en ,amrique4 ,c'e/ surt\t p> voie de comp>aison que se =m5t nos connaissances4 ,p\r bi5 saisir les causes de l'infriorit de notre enseignem5t univ]sitaire1 il s]a utile de le comp>] l'ducation donne dans le pays du monde o elle e/ le plus dveloppe1 l',amrique4 ,les publications sur l'ducation aux tats-,unis sont nombreuses2 mais rdiges p> des univ]sitaires qui la considr5t leur po9t de vue1 elles appr5n5t peu de *ose4 ,c'e/ p\rquoi le magnifique ouvrage1 les ,m?odes amrica9es d'ducation1 publi rcemm5t p> ,m4 ,buyse1 directeur de l'cole de ,*>l]oi1 a t une vritable rvlation4 ,on a dit trs ju/em5t que des peuples duqus avec de p>eilles m?odes sont appels =m] une humanit suprieure la ntre4 ,cette impression e/ celle qu'pr\v]ont t\s les lecteurs du livre de ,m4 ,buyse4 ,c'e/ un peu celle ress5tie p> un de nos plus m95ts savants1 ,m4 ,h4 ,le ,*teli]4 ,on en jug]a p> l'extrait suivant d'un de ses articles3 ,a la lecture de cet ouvrage1 la premire impression e/ un s5tim5t d'envie p\r une civilisation c]ta9em5t suprieure la ntre4 ,une confiance gnrale et absolue dans les bi5faits de l'ducation1 une lib]t complte p]mettant le dveloppem5t p>allle des coles les plus v>ies1 y autorisant les expri5ces les plus audacieuses1 un respect rig\reux de l'cole la ma9t5ant compltem5t l'c>t des luttes politiques si vives cep5dant aux tats-,unis1 une philosophie pr(onde des m?odes d'ducation les ori5tant v]s le dveloppem5t de l'activit individuelle1 tmoign5t d'une culture intellectuelle peu commune4 ,n\s aurions gr& intrt n\s assimil] les m?odes d'ducation amrica9es1 mais il ne faut pas trop y compt]4 ,le plaisir de l'action1 la passion de la lib]t sont des s5tim5ts trop jeunes p\r un vieux cont95t fatigu comme le ntre4 ,les pages qui vont suivre consacres l'ducation amrica9e sont entirem5t extraites du livre de ,m4 ,buyse#e4 ,le lecteur qui v\dra tudi] son ouvrage avec so91 y v]ra vite que non seulem5t une p>eille ducation dveloppe son maximum le c>actre et l'intellig5ce1 mais encore t5d effac] entirem5t les diffr5ces de classes qui r5d5t la solution des problmes sociaux si difficile *ez les peuples lat9s4 ,note #e3 ,l'auteur a bi5 v\lu me dem&] d'crire la prface de la #c;e dition de son livre p>u rcemm5t4 ,savamm5t1 les pr(esseurs sm5t s\s les pas des lves des difficults gradues1 que ceux-ci doiv5t appr5dre jug] et va9cre2 l'acte physique prcde ou accompagne l'acte de la p5se2 les bran*es d'enseignem5t les plus ab/raites p\r n\s sont prs5tes s\s des =mes matrielles et concrtes et ncessit5t1 p\r tre assimiles1 aussi bi5 l'habilet des ma9s que la vivacit de p5se3 la gographie e/ une manipulation2 la littrature scolaire e/ un travail de laboratoire1 c> elle s'associe intimem5t avec le dess9 et le modelage2 la =me suprieure de l'action1 les travaux manuels1 univ]sellem5t pratiqus dans les coles1 sont des ex]cices de rsi/ance morale2 t\t l'enseignem5t allie l'ef=t physique1 musculaire1 l'assimilation des ides4 ,l'enseignem5t secondaire1 qui tablit le passage de la dp5dance intellectuelle et morale de l'enfance aux convictions intellectuelles de l'adulte1 procde de la mme p5se et acc5tue le sy/me de l'in/ruction p> l'action4 ,les difficults rs\dre sont plus complexes1 le b atte9dre plus loign1 les ob/acles1 plus levs4 ,affran*ir la p5se et le s5tim5t de t\te tutelle1 en rduisant graduellem5t le rle du pr(esseur au pr(it de la responsabilit du jeune homme ou de la jeune fille3 tel e/ le b de l'ducation4 ,faire agir les enfants comme s'ils tai5t seuls au monde1 en t\te lib]t2 exalt] le plaisir dans l'ef=t1 la joie dans la lutte contre les difficults1 la possession de soi-mme--le self-control--telle e/ la t*e suprieure de l'cole2 ni les faits1 ni les ?ories ne sont enseigns1 ne sont communiqus v]balem5t aux lves4 ,les ,amrica9s1 pr(esseurs et lves1 ont une vraie rpugnance p\r les ?ories t\tes faites1 p\r les df9itions et les ab/ractions1 sans sanction pratique4 ,dans les coles1 il n'exi/e plus de trace des m?odes qui *]*5t l'effet utile dans la doctr9e communique p> la p>ole et non traduite en actes p> les lves4 ,les pr(esseurs considr5t que l'enseignem5t en gnral1 et spcialem5t l'enseignem5t sci5tifique1 ne saurait tre fcond si les lves ne sont pas ex]cs tr\v] eux-mmes des vrits1 rs\dre des que/ions sci5tifiques4 ,l'enseignem5t des sci5ces pures ou appliques e/ pntr des pr9cipes de la m?ode de la r$c\v]te 7r$iscov]y71 pratique dans les laboratoires et dans les ateli]s4 ,les leons de classes1 d'importance trs rduite1 prp>5t1 accompagn5t ou confirm5t les tudes pratiques de laboratoire et d'ateli] qui sont les c5tres d'intrt des in/itutions4 ,les notes de laboratoire et d'ateli]1 dans lesquelles sont enregi/rs les faits et les phnomnes que les lves ont obs]vs et qui dcriv5t les con/ructions ralises1 con/itu5t la pi]re de t\*e de la valeur des tudes4 ,aucun cas n'e/ fait des copies des c\rs oraux1 qui j\5t un si gr& rle dans les coles europennes4 ,l'lve doit arra*] aux app>eils et au matriel d'exprim5tation le secret des phnomnes et des lois qui les rgiss5t4 ,dans les travaux manuels1 la puissance de direction 7directive p[]7 s'exalte p> des preuves de plus en plus dures1 dveloppant la rflexion p\r appropri] les moy5s aux f9s1 la pati5ce p\r l'accomplissem5t de t*es longues et ardues4 ,dans les coles d'enseignem5t suprieur se cont9ue le triomphe de l'initiative et de l'ef=t2 l'expri5ce faite p> les lves y e/ la base des tudes2 le pr(esseur guide les individualits sans les subjugu]2 il semble avoir le plus haut s\ci de laiss] se manife/] leurs aspirations propres1 leur intellig5ce et leurs tal5ts p]sonnels4 444 ,dpos] dans les c]veaux des enfants et des adolesc5ts le g]me de la volont2 leur donn]1 ds le jeune ge1 le gt de l'action p]svrante2 ht] *ez eux le passage de l'tat de dp5dance l'esprit d'indp5dance2 prp>]1 p> une ducation scolaire approprie1 les enfants des classes les plus mode/es se subv5ir eux-mmes2 ne compt] que sur eux-mmes1 au self-support1 telle semble tre la plus haute proccupation des coles primaires et moy5nes4 ,l'ducation ouvrire p> l'cole indu/rielle et pr(essionnelle use galem5t l'extrme de l'exprim5tation pratique4 ,l'ouvri] amrica9 e/ le prototype de l'ouvri] europen de l'av5ir4 ,dans t\tes les pr(essions qualifies1 il e/ un homme in/ruit3 le rgne de l'ouvri] du pass1 dont le savoir se bornait des recettes1 des procds1 des t\rs de ma9 et des secrets1 e/ depuis longtemps t]m9 dans les us9es mod]nes du ,n\veau-,monde4 ,t\tes ralis5t le labor sav+1 l'conomie de ma9-d'oeuvre1 p> l'emploi de ma*9es-outils p]fectionnes2 la conduite intellig5te de ces outils ncessite plus de c]veau et de n]fs que de muscles1 plus d'att5tion1 de dcision rapide et d'habilet manipulatoire que de =ce physique4 ,les p]fectionnem5ts et les trans=mations rapides que l'indu/rie a subis dans son outillage et dans ses m?odes de travail ont fait natre1 *ez les ouvri]s1 conducteurs et *efs d'ateli]s1 des qualits n\velles1 intellectuelles plutt que physiques2 les coles indu/rielles1 s\s t\tes leurs =mes1 s'ef=c5t de dvelopp] ces qualits et de les fix] dans la race4 ,comme dans l'enseignem5t gnral1 les tudes ?oriques se font d'aprs des m?odes trs concrtes2 les leons orales s'appui5t sur des ex]cices d'exprim5tation et de manipulation1 qui ont p\r effet d'aj\t] aux connaissances fondam5tales des mti]s l'esprit d'obs]vation1 l'habilet manuelle1 l'intellig5ce indu/rielle4 ,sauf dans trois ou quatre coles pr(essionnelles1 nulle trace de spcialisation2 l'cole *]*e dvelopp]1 *ez l'ouvri]1 le s5s excutif2 elle =me l'homme complet1 lui donne une culture gnrale pr(essionnelle et ragit a9si contre les ef=ts dprimants de la monotonie et de la division extrme du travail que comporte la fabrication en srie4 ,a en jug] p> la puissance cratrice du travail amrica91 s]vi p> un outillage p]fectionn1 cette ducation te*nique semble tre p>ticulirem5t efficace4 444 ,au del de l',atlantique on ne tr\ve nulle trace du prjug1 indrac9able en ,europe1 contre le travail manuel4 ,p]sonne ne le considre comme humiliant ni d%onorant4 ,un pr(esseur1 un magi/rat n'y sembl5t pas considrs comme intellectuellem5t suprieurs aux ouvri]s et contrematres intellig5ts4 ,les employs de bureau sont depuis longtemps fixs sur la valeur sociale de leur situation qui reprs5te1 au maximum1 #ej #ge francs de salaire p> sema9e1 alors que le maon1 le plafonneur1 le m5uisi] reoiv5t #abj francs p\r la mme dure de travail4 ,d]rire t\t ,amrica9 se retr\ve l'ouvri]2 il juge l'homme p> ses capacits de produire et de ralis]2 il n'admet pas la croyance que le diplme confre une c]ta9e noblesse intellectuelle4 ,,*apitre ,,ii ,dtails des m?odes usites dans les coles amrica9es4 #a4--;,,divisions ,,de ,l',,enseignem5t4 ,en ,amrique1 l'enseignem5t e/ divis en quatre priodes de quatre annes *acune3 #f #aj ans lm5taire ,prim>y #aj #ad ans ,primaire ,gramm> ,grades #ad #ah ans ,secondaire ou ,high ,s*ools ,pr(essionnel ,te*nical ,s*ool #ah #bb ans ,te*nique suprieur ,in/itute ( ,te*nology ,t\s les jeunes ,amrica9s1 sans exception1 p>c\r5t les deux premi]s degrs de l'enseignem5t4 ,un nombre t\s les j\rs croissant1 mme p>mi les ouvri]s1 aborde l'enseignem5t secondaire avec ses tudes lat9es4 ,beauc\p cep5dant l'ab&onn5t aprs deux annes1 v]s seize ans1 soit p\r se *]*] directem5t une situation dans le comm]ce1 soit p\r se dirig] v]s les coles pr(essionnelles dont l'un des pr9cipaux objectifs e/ de remplac] l'appr5tissage dans les us9es2 une lite seulem5t aborde l'enseignem5t te*nique suprieur auquel on repro*e de trop recul] l'entre dans la vie pratique4 ,des c9q catgories d'enseignem5t rsumes dans le tableau ci-dessus1 les trois premires sont les plus intressantes4 ,elles ont fait l'objet d'tudes1 de discussions prolonges1 leurs m?odes ont atte9t dans t\te l't5due des tats-,unis une uni=mit assez gr&e4 #b4--;,,enseignem5t ,l,,m5taire 7,,de #f ,a #aj ,,ans74 ,travaux manuels4--,l'ducation e/ base sur l'enseignem5t des travaux manuels4 ,les travaux manuels appr5n5t crer et excut]2 le pr9cipe de cration tr\ve surt\t son expression dans les leons de dess91 de gomtrie1 et dans les c\rs d'obs]vation4 ,l'excution e/ l'oeuvre propre des travaux manuels4 ,la spontanx des initiatives p>ticulires1 qui se manife/e trs heureusem5t en l'abs5ce de prescriptions gnrales et de rglem5tation c5trale exclues des coles amrica9es1 a tr\v des solutions =t intressantes en ce qui conc]ne le passage1 le pont de l'cole ,froebel1 aux travaux manuels d'ateli]4 ,les matriaux les plus v>is ont t essays et utiliss dans les con/ructions4 ,dans les coles de ,new-,york on pratique le modelage1 les con/ructions en papi]1 le tressage4 ,le modelage suggre des con/ructions bau*es d'une masse pla/ique et qui prs5t5t donc trois dim5sions2 les con/ructions en papi] repos5t sur la notion des deux dim5sions2 et enf9 la con/ruction avec des fils1 de la corde1 dans laquelle dom9e la ligne1 envisage la seule longueur4 ,dans beauc\p d'coles amrica9es1 l'exemple de ,new-,york1 le dess9 et les travaux manuels des c\rs primaires gravit5t aut\r de c]ta9es ides fondam5tales appeles des c5tres d'intrt qui se tr\v5t dans le rayon d'obs]vation des enfants4 ,ces c5tres sont3 #a ,la maison3 occupations1 devoirs1 plaisirs de la famille2 #b la vie de la communaut3 moy5s de transport1 occupation des habitants1 amusem5ts2 #c la vie scolaire2 #d la langue mat]nelle2 #e les vacances2 #f l'tude de la nature4 ,suivant un procd con/ant1 la discussion entre les pr(esseurs et les lves fait surgir de ces c5tres d'intrt les sujets trait]2 l'enfant s'y applique avec ardeur2 son imag9ation y atta*e des s5tim5ts et des s\v5irs2 il y p\rsuit la ralisation tangible d'une p5se p]sonnelle4 ,dess94--,le dess9 pr5d un c>actre arti/ique dans les coles lm5taires4 ,l',amrique n'accepte pas l'ide europenne que l'oeil et la ma9 doiv5t se =m] exclusivem5t p> le dess9 ma9 leve1 d'aprs des objets gomtriques et p> la copie de modles4 ,le dess9 d'aprs nature y e/ =t en honneur2 le b dom9ant e/ d'am5] les enfants traduire leur p5se en des =mes arti/iques dans le dess9 et p> l'excution de travaux4 ,l'enfant amrica9 manie1 ds le db1 des p9ceaux et des c\leurs l'eau1 le crayon et la plume4 ,la te*nique du dess9 consi/e dans la reproduction l'aqu>elle1 de feuilles1 de fleurs1 de plantes1 dans leurs masses1 p>fois sans avoir fait1 au pralable1 le cont\r au crayon4 ,les racc\rcis sont bannis des modles2 les dess9s ne sont que des bau*es1 mais1 dans le r5du1 il y a s\v5t du gt et de la vigueur4 ,le dess9 d'aprs la figure huma9e e/ c\ramm5t pratiqu dans les coles lm5taires4 ,un enfant j\e gnralem5t le rle de modle4 ,il e/ ent\r d'accessoires3 tels qu'une *elle1 des outils1 des avirons de canots1 des casses d'coli]s et simule des scnes dont les lves font le croquis4 ,j>d9age4--,a ,wa%+ton1 #de4jjj enfants font des travaux de j>d9age2 t\s les ans les coles organis5t une exposition de fleurs1 plantes ornem5tales1 lgumes1 cultivs p> eux1 a9si que des travaux des classes1 dont les sujets ont t directem5t emprunts aux j>d9s4 ,les leons de *oses1 les travaux manuels1 le calcul1 les notions de gographie1 etc41 donns dans les classes de ,wa%+ton1 volu5t aut\r de ces m9uscules j>d9ets et rempliss5t les c\rs de donnes fra*es et concrtes relatives au sol1 l'humidit1 l'ori5tation1 aux sem5ces1 la g]m9ation1 aux types de feuilles1 b\rgeons1 fleurs1 fruits s\s leurs =mes les plus v>ies1 d'aprs les espces de vgtaux et les saisons4 ,les enfants ti5n5t des c>nets dans lesquels ils m>qu5t les dates des semailles1 leurs obs]vations sur la croissance des plantes1 l'app>ition des fleurs1 la maturit et les rcoltes4 ,les enfants y cueill5t d'abondants b\quets qui leur s]v5t de modles au c\rs de dess94 ,le dess91 les ex]cices d'obs]vation et de langage m>*5t p>alllem5t avec les travaux du dehors4 #c4--;,,enseignem5t ,,primaire 7,,de #aj ,a #ad ,,ans74 ,la ?orie psy*ologique de l'ducation p> les travaux manuels e/ df9itivem5t tablie2 elle peut se rsum] a9si1 suivant la conception des ,amrica9s3 t\t m\vem5t consci5t a son orig9e dans une excitation des cellules motrices du c]veau4 ,la p5se1 sans action1 peut dvelopp] l'imag9ation1 mais laisse inculte la puissance de la volont4 ,la volont ne peut se dvelopp] que p> l'action4 ,t\t m\vem5t musculaire se rp]cute sur les cellules du c]veau p> les s5sations1 se fixe dans les c5tres de projection s\s =me de p]ception et d'images4 ,p\r augm5t] la rceptivit du c]veau1 l'ducation rationnelle veut qu'on v>ie la nature des m\vem5ts des travaux manuels1 p\r intress] successivem5t t\s les gr\pes cellulaires4 ,de ces faits il rsulte que1 p\r dvelopp] la rgion motrice totale du c]veau1 il faut multipli] les ex]cices amples et v>is1 et les rgl] de faon aiguis] la s5sibilit et la p]ception1 faire jaillir la p5se et =tifi] la volont4 ,il en rsulte aussi que si le m\vem5t devi5t habituel1 il peut se faire sans rflexion et il cesse de dvelopp] les cellules motrices2 ds lors1 il n'a plus de valeur ducative4 ,ce n'e/ que dans la premire priode d'excitation que l'action des travaux manuels e/ efficace4 ,des ex]cices1 p\sss au del du /ade ducatif1 peuv5t dev5ir des moy5s p\r prp>] des travaux plus avancs d'ordre pr(essionnel1 mais ils ne sont plus rang] p>mi les bran*es qui contribu5t la =mation gnrale4 ,les travaux manuels v>is se rduis5t quatre gr&s sy/mes3 #a le sy/me pdagogique1 d'orig9e sudoise2 #b le sy/me te*nique1 de prov5ance russe2 #c le sy/me social2 #d le sy/me arti/ique4 ,le sy/me pdagogique1 reprs5t p> le sloyd#f1 considre les travaux manuels1 au mme titre que les ma?matiques1 le dess91 les sci5ces physiques1 etc41 comme un in/rum5t de culture gnrale1 intgrale1 ex]ant l'att5tion1 la p]ception exacte et le raisonnem5t et t5dant au dveloppem5t h>monique de t\tes les facults4 ,il repose sur le pr9cipe de ,froebel3 l'ducation p> l'action1 et a sa s\rce dans l'oeuvre scolaire de ,coegnus1 de ,f9l&e4 ,il a t lev la hauteur d'un sy/me p> l'cole normale de ,naas1 en ,sude1 de l a envahi le monde civilis1 en se trans=mant suivant les latitudes1 les moeurs1 la m5talit des races4 ,note #f3 ,de l'expression sudoise ,slojold1 qui signifie travaux manuels4 ,le *oix des modles e/ la pi]re de t\*e du sy/me4 ,ces modles doiv5t inspir] un intrt tel que l'lve applique leur excution son ef=t volontaire et t\tes ses facults4 ,dans ce b1 il convi5t de les adapt] aux conditions v>iables de la capacit1 du gt1 des moeurs1 du milieu1 etc43 l se tr\ve le po9t capital des m?odes de sloyd2 l'intrt ne se tr\ve pas dans les modles mmes1 qui ne sont pas inaltrables1 mais dans les raisons immuables qui en sont la base3 la difficult croissante et progressive des ex]cices1 l'effet de c]ta9s outils sur le dveloppem5t musculaire1 la capacit des lves d'excut] un travail en t\te dp5dance1 l'utilit et l'agrm5t du modle confectionn] dans un espace de temps donn2 t\s ces po9ts sont considrs soigneusem5t *aque pas dans le sloyd amrica9 tel que l'a =mul et le pratique ,m4 ,l>rson4 ,l',amrique e/ arrive un degr de prosprit matrielle inconnue dans son hi/oire2 aprs la satisfaction des beso9s matriels1 ont surgi des beso9s suprieurs dont la satisfaction se tr\ve dans le ,beau4 ,c'e/ dans les travaux manuels et le dess9 que se manife/e nettem5t la t5dance v]s plus de raff9em5t4 ,des sy/mes d'enseignem5t e/htique se sont fait j\r dans de nombreux c5tres4 ,les coles d'art appliqu se multipli5t2 la prp>ation des pr(esseurs de dess9 e/ l'objet de plus de so9s et les c\rs publics d'art j\iss5t d'une vogue gr&issante4 ,dans les coles lm5taires1 cette mme proccupation se traduit p> des sy/mes d'ducation arti/ique p>mi lesquels le plus orig9al1 le plus dconc]tant e/ celui de ,m4 ,tadd1 directeur de la ,public ,art ,s*ool de ,philadelphie4 ,dans les salles bondes1 s'agit5t des enfants1 g>ons et fillettes1 absorbs en une activit qui semble rpondre leur gt3 les uns s'appliqu5t la cration de petits projets de panneaux1 de frises1 d'encadrem5ts orns2 d'autres dess95t1 d'aprs nature1 des oiseaux empaills1 des fleurs1 des poissons1 des squelettes1 des coquillages1 des m9raux2 p\r d'autres encore1 le modle a disp>u1 et ils s'v]tu5t le recon/itu] de mmoire4 ,mais l'intrt se porte spcialem5t sur deux ordres de travaux1 auxquels les lves pr5n5t un plaisir int5se3 le modelage et la sculpture sur bois4 ,le li5 entre t\s ces travaux e/ assur p> des leons sur la composition dcorative et l'hi/oire de l'art1 et ri*em5t illu/res de projections lum9euses1 de gravures et de photographies4 ,=mation des pr(esseurs4--,les ,amrica9s proclam5t hautem5t l'utilit et la ncessit des travaux manuels1 mais ils sont exigeants en ce qui conc]ne la qualit de cet enseignem5t4 ,d'aprs leur conception1 les travaux manuels con/itu5t des discipl9es1 au mme titre que le calcul et les sci5ces naturelles4 ,n\s ne saurions assez insi/] sur la m>*e con/ante des travaux3 la fonction de l'objet e/ le po9t de d"p de discussions entre lves et pr(esseurs4 ,de cet exam5 en commun se dgag5t la =me1 les dim5sions1 les matriaux employ]1 puis le plan cot de l'objet confectionn]4 ,les relations entre la fonction1 la =me1 les dim5sions des objets et les matriaux con/itu5t la p5se mme des travaux manuels4 ,ces notions sont subtiles et doiv5t procd] de la connaissance de la con/ruction4 ,ce n'e/ que p> des tudes srieuses1 que le pr(esseur se prp>e appliqu] ce pr9cipe suprieur dans les travaux1 d'une manire con/ante et comprh5sible4 ,on s'en conva9cra p> l'exemple suivant3 la con/ruction d'une *aise qui entre comme ex]cice d'application dans les c\rs de septime et huitime annes1 p\r les enfants de onze et quatorze ans4 ,le ?me de la leon peut se fix] comme suit3 l'exam5 de la fonction de ce meuble1 qui e/ de s]vir de sige1 conduit immdiatem5t la =me qui doit tre celle de l'homme1 de l'enfant assis4 ,en p\ssant plus lo9 les inve/igations int]rogatives1 les lves1 guids p> le pr(esseur1 tr\v5t la =me et les dim5sions du dossi]2 ils peuv5t mme contrl] la con/ruction1 les po9ts consolid]1 etc4 ,ils sont a9si am5s faire1 rationnellem5t et graduellem5t1 le croquis cot du meuble1 et1 munis de ce docum5t qui r5f]me la p5se ralis]1 ils pass5t l'excution4 ,le mme sy/me d'tudes rationnelles pralables1 p> lesquelles la p5se1 le raisonnem5t et le jugem5t entr5t dans les travaux se retr\ve dans l'excution de t\s les objets4 ,les ,amrica9s considr5t comme de nulle valeur ducative et comme de simples occupations manuelles les travaux dont l'lve ne possde pas1 dans le c]veau1 le plan pralablem5t raisonn4 ,c'e/ dans cette m?ode que se tr\ve la v]tu spciale des travaux manuels4 ,a9si conduites1 les oprations se dr\l5t avec la rigueur logique d'une suite de propositions gomtriques2 elles impos5t l'lve la prvoyance dans l'tablissem5t du projet1 l'adaptation des moy5s aux f9s1 le pr9cipe du mo9dre ef=t4 ,cette m?ode d'enseignem5t exige des directeurs *>gs de l'organisation et de la surveillance des c\rs et des pr(esseurs *>gs de l'enseign]1 des connaissances et des aptitudes srieuses et div]ses1 qu'ils ne saurai5t acqurir fond p> l'tude des travaux manuels1 comme une bran*e accessoire dans les coles normales gnrales4 ,p\r suppler l'insuffisance de ces pr(esseurs1 des in/itutions ont organis un vritable enseignem5t normal spcial p\r les travaux manuels4 #d4--;,,enseignem5t ,,secondaire 7,,de #ad ,a #ah ,,ans74 ,dans l'cole secondaire amrica9e s'e/ efface la limite entre la culture gnrale et l'in/ruction indu/rielle et comm]ciale4 ,le problme des tudes moy5nes s'e/ prs5t dans les mmes t]mes qu'en ,europe4 ,a ct de la vieille acadmie ou high s*ool classique1 prp>atoire aux collges1 ont t cres des coles moy5nes qui *]*5t rs\dre le problme qui proccupe t\s les pays indu/riels3 la prp>ation1 p> l'enseignem5t moy51 aux fonctions de la vie relle en mme temps qu'aux tudes suprieures4 ,p\r satisfaire la fois aux conditions imposes l'entre des univ]sits et tablir les bases d'une prp>ation solide la vie pratique1 les programmes d'enseignem5t se big>rr5t de mille faons2 on y tr\ve des matires allant d',es*yle la comptabilit et l'arp5tage4 ,de ce *aos se sont dgags des gr\pes de c\rs qui ont con/itu3 #a la section grecque-lat9e2 #b la section lat9e2 #c la section sci5tifique que l'on retr\ve dans l'organisation de notre enseignem5t moy54 ,ces divisions exi/5t dans la gnralit des gr&es coles moy5nes amrica9es1 non comme un cadre fixe impos l'lve1 mais conues trs librem5t4 ,le rgime actuel d'un gr& nombre des coles secondaires n'e/ pas celui des sections sp>es2 il e/ bas sur un noyau de bran*es prescrites t\s1 qui se complt5t d'un gr& nombre de bran*es facultatives1 p>mi lesquelles l'lve *oisit librem5t1 sans aucune entrave rglem5taire2 l'anglais 7trois ou quatre annes71 les ma?matiques 7deux annes7 sont1 en gnral1 les bran*es communes les plus usuelles2 l'hi/oire1 les sci5ces naturelles et les langues mod]nes y sont p>fois incluses4 ,dans c]ta9es coles1 #gj p4 #ajj du temps sont dvolus aux bran*es librem5t *oisies2 dans les autres1 de #dj #gj p4 #ajj du temps4 ,*ose curieuse1 les /ati/iques pr\v5t que le nombre d'lves qui tudi5t le lat9 se ma9ti5t4 ,les travaux manuels ont mme envahi les coles moy5nes classiques4 ,a ,bo/on1 ils sont inscrits au programme comme bran*e facultative2 les lves sont si bi5 entrans p> les travaux manuels1 univ]sellem5t enseigns dans les coles lm5taires1 que la plup>t de ceux qui pass5t dans les high s*ools p>ticip5t volontairem5t ces travaux4 ,les jeunes filles font les travaux de cuis9e1 de confection et s'ex]c5t dans les arts dome/iques1 t&is que les g>ons travaill5t dans les ateli]s4 ,sauf en ce po9t1 les c\rs des coles secondaires sont id5tiques p\r les reprs5tants des deux sexes4 ,les coles secondaires te*niques ne donn5t pas l'in/ruction pr(essionnelle dans les arts mcaniques2 elles sont des in/itutions d'enseignem5t gnral au mme titre que nos a?nes et lyces4 ,les c\rs de dess9 et de travaux manuels sont des discipl9es l'gal des ma?matiques1 de la gographie et de l'hi/oire4 ,leur enseignem5t sci5tifique1 littraire et manuel convi5t t\tes les catgories sociales et t\s les jeunes g5s1 quelle que soit leur pr(ession future1 qu'ils devi5n5t avocats1 mdec9s1 directeurs d'tablissem5ts indu/riels ou simples travailleurs4 ,a titre d'exemple1 citons comm5t e/ c>actrise la m?ode suivre dans l'enseignem5t de la gomtrie3 ,la gomtrie ne peut s'acqurir p> la simple lecture des dmon/rations d'un livre ni p> un expos oral2 il faut la complt] de travaux indp5dants1 attrayants et /imulants4 ,la gomtrie dans les coles amrica9es e/ conue p\r dvelopp] le tal5t crateur4 ,les matriaux de la gomtrie sont simples1 concrets et admett5t un nombre inf9i de comb9aisons simples ou complexes4 ,la gomtrie lm5taire manque de m?ode gnrale de dmon/ration4 ,*aque ?orme doit tre trait1 en soi1 p> un procd diffrant plus ou mo9s de t\t autre4 ,l'inv5tion de ces procds de dmon/ration e/ un ex]cice intellectuel beauc\p plus puissant que l'application mcanique de quelque m?ode gnrale telle que le calcul diffr5tiel et intgral4 ,la matire de la gomtrie plane ne diffre pas s5siblem5t de celle que n\s enseignons dans nos coles2 mais dans l'enseignem5t de la gomtrie dans l'espace1 les ,amrica9s emploi5t des procds d'intuition dont nos pr(esseurs et auteurs d'ouvrages de ma?matiques lm5taires p\rrai5t utilem5t s'inspir]4 ,ils p>t5t du pr9cipe que les con/ructions de la gomtrie dans l'espace ne peuv5t se trac] avec le relief1 ni la rgle1 ni au compas1 ni l'aide d'aucun in/rum5t de dess92 or1 comme ils jug5t l'intuition indisp5sable1 ils font les con/ructions l'aide de lignes et de plans matriels1 des tiges en aci]1 des c>reaux transp>5ts1 des =mes en bois4 ,a *aque leon sur ces matires1 le pr(esseur se s]t d'app>eils +nieusem5t intuitifs de gr&es dim5sions1 sur lesquels les lves *]*5t1 avant t\te dmon/ration ?orique1 l'explication des lm5ts et mme la solution du problme ou du ?orme4 ,,*apitre ,,iii ,l',enseignem5t des sci5ces exprim5tales dans les coles de l',amrique4 #a4--;,,enseignem5t ,,de ,,la ,,physique4 ,dans les auditoires1 les pr(esseurs expos5t les lois fondam5tales de la physique en illu/rant leur expos d'expri5ces qualitatives3 dans le laboratoire1 l'lve ralise p]sonnellem5t une srie complte d'expri5ces quantitatives qui confirm5t et prcis5t les donnes du c\rs4 ,dans bi5 des cas1 le laboratoire e/ en avance sur les c\rs d'auditoire4 ,le laboratoire de physique e/ de cration ess5tiellem5t amrica9e3 notre connaissance1 aucune cole secondaire de l',europe cont95tale ne p\sse aussi lo9 le le>n+ by do+1 l'tude p> l'action1 que les high s*ools des tats-,unis4 ,n\s avons visit une v+ta9e de laboratoires d'coles secondaires en fonctionnem5t1 et c'e/ avec un intrt croissant que n\s en avons apprci la sa9e et =te activit4 ,dans la ,crane ,manual ,tra9+ ,s*ool1 au mom5t de notre visite1 l'expri5ce en c\rs d'excution se rapportait la vrification des lois du p5dule4 ,le lecteur jug]a de la satisfaction des jeunes g5s et jeunes filles lorsque1 l'expri5ce t]m9e1 ils pur5t mettre1 de sci5ce p]sonnelle1 au bas de leurs notes3 ,lois sur le p5dule3 les petites oscillations du p5dule sont iso*rones2 la dure des oscillations e/ indp5dante de la masse2 elle e/ proportionnelle la rac9e c>re de la longueur du p5dule4 ,entre le phnomne produit1 d'une "p1 l'oeil et le c]veau de l'lve d'autre "p1 ne s'int]pos5t ni phrasologie1 ni t]mes1 ni df9itions1 ni =mules ret5ir3 la vrit t\te nue lui app>at2 elle entre dans sa mmoire comme sa proprit p]sonnelle4 ,dans la plup>t des coles1 le matriel e/ de con/ruction rudim5taire et solide2 on y tr\ve des app>eils emprunts la pratique1 tels que des levi]s1 des balances1 des siphons1 des pompes de gr&es dim5sions et mme des moteurs hydrauliques1 des treuils1 des cabe/ans1 des plans incl9s1 du matriel lectrique p\r l'tude de l'lectricit exprim5tale et mme indu/rielle2 t\t cet app>eillage a t dans la plup>t des cas projet et con/ruit p> les lves eux-mmes dans les ateli]s de l'cole4 ,les expri5ces s'appui5t sur les text-books et sur un syllabus indiquant le b de *aque opration1 les prcautions pr5dre p\r vit] des erreurs1 les app>eils utilis]1 etc4 ,ces travaux sont le plus possible quantitatifs4 ,l'lve inscrit soigneusem5t dans un c>net de notes le rsultat de ses obs]vations4 ,le pr(esseur surveille la m>*e des expri5ces1 t\t en laissant l'lve la responsabilit et le mrite de ses rsultats4 #b4--;,,enseignem5t ,,de ,,la ,,*imie4 ,les plus petites high s*ools possd5t un laboratoire de *imie o les lves peuv5t accomplir le m9imum de travail p]sonnel de laboratoire jug ncessaire p\r la vie1 ou prescrit p> les exam5s d'entre des collges4 ,la *imie v]bale d'auditoire1 quelque tal5t que mette le pr(esseur faire des expri5ces1 n'e/ gure populaire aux tats-,unis4 ,dans aucun cas1 n\s n'avons tr\v d'cole qui se cont5tt de p>eil enseignem5t2 l'enseignem5t v]bal des sci5ces d'obs]vation jure avec la m5talit amrica9e et ne reti5drait pas les lves p5dant une seule sance4 ,on ne tr\ve gure1 comme *ez n\s1 des auditoires de sci5ces p\vant runir des c5ta9es d'lves devant un ameublem5t1 savamm5t ma*91 alim5t de gaz1 d'lectricit1 d'eau1 d'air s\s pression et de vide2 on n'y voit pas le pr(esseur agissant au nom des lves et leur communiquant de premire ou de seconde ma9 les connaissances qu'il taye de fragiles expri5ces4 ,le pivot des tudes e/ p\r t\tes les sci5ces exprim5tales1 et spcialem5t p\r la *imie1 le laboratoire o l'lve p5se et agit4 ,beauc\p d'coles ne prvoi5t pas des leons d'auditoire1 vu l'impopul>it de ce g5re de leons qui sont r5dues sup]flues p> l'abondance des manipulations de laboratoire4 ,celles qui organis5t les c\rs ?oriques ne dpass5t pas v+t-c9q leons de trois qu>ts d'heure2 la plup>t d'entre elles prescriv5t des leons de rcitation o l'lve1 aprs avoir tudi la ?orie des produits exam9s1 vi5t la dvelopp] devant le pr(esseur en prs5ce de ses cam>ades4 ,l'habitude de l'ef=t p]sonnel1 du dbr\ille-toi1 du help y\rself1 qui e/ le rsultat le plus tangible de t\t l'enseignem5t amrica91 r5d trs lgantes les m?odes d'enseignem5t des sci5ces d'obs]vation4 ,le problme exprim5tal rs\dre se tr\ve dans le text-book ou e/ remis aux lves s\s =me de syllabus4 ,voici le texte de quelques-uns de ces docum5ts que n\s avons relevs la ,mac ,k9ley ,manual tra9+ high s*ool ,*icago4 ,ils sont assez explicites p\r ne pas ncessit] de comm5taires4 ,lors de notre visite1 les lves en tai5t la troisime expri5ce1 portant comme sujet3 ,les modifications physiques et *imiques du cuivre4 ,ils tr\vai5t dans leur syllabus les directions suivantes3 #a ,exam9ez un morceau de cuivre4 ,en le *auffant dans une pr\vette d'essai1 obs]vez-v\s quelques modifications app>5tes8 ,se diss\t-il dans l'eau8 ,quelles autres proprits possde le cuivre8 #b ,placez un petit fragm5t de cuivre dans une pr\vette cont5ant de l'acide nitrique conc5tr4 ,notez avec so9 les phnomnes qui se produis5t4 ,lorsque l'action de l'acide nitrique cesse1 v]sez le liquide dans une petite c\pe en porcela9e1 vaporez-le dans la hotte en la plaant sur une toile mtallique au-dessus du bec ,buns52 *auffez d\cem5t et g>dez-v\s surt\t de *auff] =tem5t au mom5t o la dessiccation comm5ce4 #c ,aprs refroidissem5t1 faites sur la sub/ance qui s'e/ dpose les mmes essais que v\s avez faits sur le cuivre1 suivant les prescriptions du #a4 #d ,si v\s vaporez trois ou quatre g\ttes d'acide nitrique dans une pr\vette1 obt5ez-v\s le mme rsidu que v\s avez tr\v en vaporant le cuivre et l'acide nitrique8 ,en comp>ant #c et #a et1 en pr5ant en considration #d1 tirez vos conclusions et df5dez-les avec assurance en v\s appuyant sur votre c]titude exprim5tale4 ,les c\rs se dvelopp5t progressivem5t p> l'tude exprim5tale d'un gr\pe de faits qui pass5t s\s la ma9 et s\s les yeux des lves4 ,ceux qui connaiss5t l'horreur qu'pr\v5t les lves de nos a?nes p\r des c\rs de *imie bass sur le ,manuel s]ai5t tonns de con/at] le plaisir int5se que les jeunes ,amrica9s ress5t5t et le gt qu'ils mett5t dans l'tude de cette bran*e importante p> ses applications indu/rielles et p> sa valeur ducative4 ,nos lves considr5t s\v5t la *imie v]bale comme une *ose "p dans laquelle ils r5contr5t des faits sans connexit directe avec la vie relle2 les ?ories *imiques leur sembl5t ne pas tre tires des faits4 ,l'impression inv>iable et t5ace qu'on cons]ve de nos c\rs de *imie--appele exprim5tale p>ce que le pr(esseur fait de temps autre quelque manipulation s\s le reg>d des lves--e/ que les ?ories et les lois s]ai5t fondam5tales et ess5tielles2 que les faits s'ef=c5t de se con=m] aux ?ories2 que t\te la sci5ce *imique e/ susp5due la ?orie atomique et que1 sans cette d]nire1 il ne peut y avoir ni dc\v]te n\velle1 ni analyse possible4 ,le dbutant croit avoir fait un progrs norme s'il sait appel] l'eau ,h#b,o1 quoiqu'il n'ait aucune ide quant l'orig9e et la signification relle des =mules4 ,les m?odes d'expri5ces p]sonnelles des coles amrica9es ne v]s5t pas dans ces t5dances errones2 elles conduis5t des impressions plus con=mes la ralit3 les manipulations sy/matiques font dc\vrir des faits n\veaux1 elles font app>atre les relations qui exi/5t entre les faits et conduis5t des lois et des ?ories1 qui facilit5t l'inve/igation et la dc\v]te de n\veaux faits4 ,aux yeux des lves1 ces ?ories re/5t subordonnes aux faits3 cette vrit fondam5tale les guide dans leurs travaux et e/ p\r leurs tudes futures un gage de succs4 ,a nos m?odes passives1 bases sur la mmoire des mots1 les high s*ools et les coles te*niques amrica9es oppos5t triomphalem5t leurs m?odes actives et ducatives qui mett5t en oeuvre l'ef=t1 la volont1 l'habilet manipulatoire1 la logique4 ,dans bi5 des coles1 une importance spciale e/ atta*e aux manipulations de *imie quantitative4 ,ces travaux con/itu5t d'excell5ts ex]cices de mesure et de prcision dans l'obs]vation4 ,ils conduis5t gnralem5t la vrification des lois que l'lve s]ait oblig d'accept] comme une vrit ?orique4 ,n\s relevons1 p>mi ces expri5ces quantitatives1 des travaux sur la di/illation1 l'quival5t de l'hydrogne1 l'ionisation1 la loi des proportions multiples1 la comb9aison d'un mtal avec de l'oxygne1 etc4 ,a propos de l'oxygne1 on fait1 en gnral1 des expri5ces sur sa t5eur dans l'air1 dans le ,k,cl,o#b1 le poids dans un litre d'air1 la solubilit dans les liquides1 etc4 ,les expri5ces quantitatives sont vivem5t recomm&es3 les calculs ne sont pas p\sss au del de la limite d'approximation donne p> les peses et les lectures4 ,en ,amrique1 le monde enseignant e/ d'accord p\r dire que les leons exprim5tales donnes p> le pr(esseur et les rcitations sont ncessaires p\r dgag] les ides gnrales des faits1 mais qu'il e/ inutile d'essay] d'enseign] la *imie ailleurs que dans un laboratoire bi5 outill et bi5 conduit4 #c4--,,les ,,travaux ,,manuels ,,dans ,l',,enseignem5t ,,secondaire4 ,dans l'esprit des ,amrica9s1 le critre du progrs en ducation e/ l'avancem5t v]s un rgime qui assure l'lve la plus gr&e activit p]sonnelle2 le s\ci des pr(esseurs e/ de rduire au m9imum leur int]v5tion1 de faon donn] l'lve graduellem5t l'initiative1 le contrle sur ses actes1 l'empire sur soi1 la discipl9e int]ne qui le disp5se de *]*] des guides hors de lui4 ,s\s cette haute proccupation1 t\tes les sci5ces enseignes dans les coles secondaires1 dont n\s avons dcrit les m?odes1 mais plus spcialem5t les travaux manuels sont dev5us l'enseignem5t de l'activit1 de l'n]gie1 de la volont appliques l'excution des travaux ducatifs p> lesquels les lves acquir5t des connaissances utiles4 ,les pr9cipes qui se tr\v5t la base des travaux manuels sont id5tiques ceux qui guid5t les travaux sci5tifiques des laboratoires de *imie1 de physique et de sci5ces naturelles1 les m?odes sont celles des sci5ces exprim5tales4 ,que les travaux manuels soi5t inscrits comme bran*es facultatives aux programmes des coles secondaires ord9aires1 ou qu'ils fass5t p>tie intgrante des programmes comme dans t\tes les coles secondaires te*niques1 ils compr5n5t t\j\rs1 p\r les g>ons3 #a ,le travail du bois3 la m5uis]ie1 le t\rnage1 le modelage indu/riel et1 dans c]ta9es coles1 l'bni/]ie2 #b ,le travail des mtaux3 le =geage du f] et de l'aci]1 l'aju/age la ma9 et mcanique2 dans quelques coles1 les lm5ts du m\lage et de la fond]ie4 ,n\s avons vu enseign]1 en outre1 dans c]ta9es coles1 le rep\ssage du mtal1 autant dans ses lm5ts te*niques que comme application de la composition dcorative4 ,les jeunes filles pratiqu5t les sci5ces dome/iques3 la cuis9e1 le lessivage1 l'entreti5 de la maison1 la c\ture1 l'conomie dome/ique1 et les arts dome/iques3 la confection1 les modes4 ,comme dans l'enseignem5t lm5taire1 les travaux manuels prs5t5t un c>actre purem5t ducatif4 ,les lves1 moy5nem5t aptes1 acquir5t nanmo9s une habilet srieuse1 c> *aque n\veau modle comporte1 dans une c]ta9e mesure1 des procds dj appliqus dans les travaux antrieurs4 ,les travaux qui se font sans tre guids p> une p5se prcise n'ont1 aux yeux des ,amrica9s1 aucune valeur comme moy5 d'ducation2 ils accus5t les ducateurs sudois d'avoir retir la p5se et la vie aux modles du sloyd1 =ce de l'pur] et d'en expuls] t\te nuance te*nique2 le s\ci d'introduire dans les travaux une p5se directrice explique le so9 avec lequel les projets sont pralablem5t discuts p> les lves4 ,dans ce b1 ils se gr\p5t aut\r des pr(esseurs1 *ang5t leurs vues1 que/ionn5t1 critiqu5t1 tant que la p5se dvelopp] dans le travail n'e/ pas nettem5t prcise4 ,de mme1 p\r enseign] une opration n\velle ou l'usage d'un outil non tudi1 le pr(esseur runit les lves aut\r de lui1 dmonte l'outil1 en dcrit les p>ties1 l'affte1 le remonte1 en explique l'usage et les effets4 ,dans les coles normales p\r pr(esseurs de travaux manuels et dans les milieux scolaires1 les effets de *aque outil1 de *aque opration1 et de l'excution de *aque objet ont t exprim5ts mticuleusem5t au po9t de vue ducatif4 ,si la doctr9e t5d s'unifi] et se fix]1 la =me des objets auxquels se ratta*5t les travaux v>ie l'inf9i1 suivant la =mation p]sonnelle des pr(esseurs et l'influ5ce des milieux4 ,c]ta9es coles secondaires acc5tu5t1 plus que les autres1 le c>actre arti/ique des travaux et *]*5t dvelopp] le s5s du beau p> l'excution d'objets qui prs5t5t de belles lignes et une dcoration de gt4 ,aux modles de base1 imposs t\s les lves et qui relv5t plutt de la te*nique de la m5uis]ie indu/rielle1 elles aj\t5t des objets auxquels les lves appliqu5t des incru/ations1 le dc\page et mme la sculpture1 travaux dcoratifs qui rpond5t une proccupation d'art1 malgr leur c>actre sommaire4 ,,conclusions ,l',europen envoie ses enfants l'cole p\r y appr5dre quelque *ose2 l',amrica9 dsire que l'cole assure l'ducation intgrale1 physique1 intellectuelle et morale de ses enfants4 ,les gr&es ides sur l'essor d'une nation p> l'ducation sont l'arrire-plan dans nos coles2 les cadres de l'in/ruction sont fixes1 les m?odes ne font cas que des notions ab/raites1 de l'argum5tation purem5t logique et des conclusions tires du syllogisme2 les matires sont enseignes p> des moy5s conv5tionnels qui sembl5t s'loign] des =mes de la vie relle2 les que/ions d'organisation1 les programmes1 les t5dances ducatrices ne sont discutes que dans des c]cles re/re9ts3 le public ne compr5d pas le langage de nos pdagogues1 il re/e trang] et indiffr5t ces discussions qui sont l'affaire de pr(essionnels1 de fonctionnaires4 ,en ,amrique1 au contraire1 *aque cole a ses pulsations propres3 t\tes les gr&es que/ions qui t\*5t son patrimo9e sci5tifique et classique sont en discussion p]man5te dans les livres1 dans les revues1 les j\rnaux1 et surt\t dans les assembles et congrs auxquels s'associe et s'intresse le peuple4 ,les innovations qui surgiss5t sont nes1 essayes1 excutes2 le public--qui e/ cordialem5t accueilli dans les classes1 les laboratoires1--se proccupe de leur ralisation et s'en dcl>e satisfait4 ,s\s sa p\sse1 la vie sociale et conomique s'e/ prolonge jusque dans le doma9e scolaire et elle donne aux tudes de la fra*eur et une allure rationnelle et vraie4 ,dans t\t l'enseignem5t1 l'ide et sa ralisation p> l'action sont associes indissolublem5t2 p> l'ducation agissante1 la volont des enfants et des adolesc5ts pr5d possession d'elle-mme4 ,l',amrica9 a aussi la conviction que l'av5ir de son pays e/ entre les ma9s de la femme qui transmet intgralem5t l'ducation reue aux gnrations qui suiv5t4 ,alors que les pays europens ne lui font qu'une "p infime dans la vie intellectuelle1 p> une ducation factice dans les p5sionnats ou p> une in/ruction re/re9te dans les coles moy5nes1 r>es et relativem5t peu frqu5tes1 t\tes les in/itutions d'enseignem5t secondaire amrica9es sont bondes de jeunes filles pauvres et ri*es1 qui vi5n5t s'y =m]1 intellectuellem5t1 p> les tudes littraires et sci5tifiques1 et pr(essionnellem5t en vue de leur rle familial et social1 p> des travaux de cuis9e1 d'conomie et d'arts dome/iques4 ,les cuis9es et ateli]s de confection1 annexs ces coles1 sont de vrais laboratoires1 o la future p\se acqui]t1 p> une pratique m?odique1 les aptitudes et le savoir ncessaires1 p\r s'assur] une exi/5ce indp5dante et p\r s\t5ir et acc5tu] la vigueur physique et morale de la nation4 ,a9si que dans les vieilles races1 nos s5tim5ts n\s port5t t\t naturellem5t v]s un altruisme qui s'exalte dans des oeuvres de gr&e philan?ropie telles que la mutualit et l'assi/ance sociale p> la bi5faisance4 ,ces oeuvres sont palliatives et lnifiantes1 mais elles incl95t naturellem5t mnag] l'ef=t des masses en vue de leur propre relvem5t4 ,les ,amrica9s1 que l'on dit volonti]s individuali/es outrance1 pratiqu5t une solid>it mo9s s5tim5tale c\p sr1 mais agissante et prv5tive4 ,avec une gnrosit qui ne compte pas1 les villes comme les p>ticuli]s contribu5t pcuniairem5t la cration et aux frais d'entreti5 des admirables biblio?ques p\r enfants et adultes1 et rivalis5t de l>gesse env]s les in/itutions d'ducation et t\tes les oeuvres de relvem5t1 productrices d'n]gie individuelle4 ,cette =me de solid>it n\s app>at galem5t noble et gr&e et semble p>ticulirem5t propice au progrs social et conomique du pays4 ,l'idal d'ducation qui procde de ce gr& s5tim5t national e/ simple et dmocratique4 ,les tudes scolaires gnrales1 comme l'tude d'une pr(ession manuelle1 repos5t sur une l>ge in/ruction fondam5tale4 ,p\r la mme raison de pr9cipe1 les div]s degrs d'enseignem5t se greff5t les uns sur les autres avec une simplicit qu'envi5t les sy/mes europens4 ,l'cole mat]nelle1 l'cole primaire1 l'cole moy5ne1 les collges1 les in/ituts d'enseignem5t te*nique1 les univ]sits1 les coles normales1 sont *>p5ts en un t\t h>monique qui ne prs5te pas la mo9dre lacune ni sur*>ge4 ,l'cole europenne tmoigne de la plus grossire mconnaissance de la nature enfant9e et huma9e4 ,elle pratique le faonnage des c]veaux sans honte ni v]gogne2 elle supprime l'orig9alit et fait pass]1 avec un zle p]si/ant1 les p]sonnalits naissantes s\s les r\leaux du lam9oir galisateur4 ,l'cole amrica9e exalte l'individualit1 lui laisse manife/] ses qualits propres p> son rgime de travaux dans lesquels l'lve cons]ve sa lib]t d'apprciation1 son disc]nem5t propre1 son action orig9ale et sa responsabilit4 ,t\s ces travaux r5=c5t l'quation p]sonnelle des individus et t5d5t donn] la jeunesse un capital prcieux de m?odes et d'expri5ces4 ,nulle "p ne rsonne la p>ole niveleuse et s]monneuse du pr(esseur1 exposant doctoralem5t les grises ?ories v]bales et les d]nires hypo?ses de la sci5ce et de la te*nologie2 on n'y voit pas les lves griffonn] fivreusem5t des notes1 accumul] dans leurs cahi]s et dans leurs c]veaux surm5s le savoir de seconde ma91 appris p> ou-dire et le rcit]1 sans y aj\t] aucun lm5t de leur savoir p]sonnel4 ,les coles amrica9es port5t ces sci5ces l'intellig5ce des lves p> des m?odes de manipulations exprim5tales qui =m5t les facults et dvelopp5t les aptitudes1 t\t en puisant aux s\rces de sa9es et de =tes connaissances4 ,en faisant de l'lve1 non l'auditeur passif1 mais l'acteur de la vie scolaire1 l'cole amrica9e l'incite se r5seign]1 se =m] p> lui-mme1 se complaire dans les re*]*es s\t5ues et le travail d'arra*e-pi$4 ,elle dveloppe1 en outre1 la qualit /imulante propre la nation amrica9e et si bi5 c>actrise p> le mot pu%1 c'e/--dire le beso9 d'avanc] dans le monde1 t\t prix1 l'impati5ce et la volont de p>v5ir1 =me suprieure de l'arrivisme1 ressort puissant de son incessante activit4 ,a *aque mom5t des travaux scolaires1 depuis son entre dans les j>d9s d'enfants jusqu' sa sortie des collges1 le jeune ,amrica9 e/ am5 faire acte d'initiative4 ,dans *acune de ses facults intellectuelles et morales1 il accumule a9si1 au c\rs de ses tudes1 une somme d'n]gie pot5tielle qu'il utilis]a dans ses situations ultrieures1 dans les div]ses circon/ances de sa vie1 au gr de ses beso9s4 ,c'e/ p> leurs m?odes viriles que les coles dpos5t dans les muscles et dans les n]fs de la jeunesse1 les v]tus qui font la valeur du peuple amrica91 le beso9 d'activit t5ace et p]svrante1 l'n]gie p\r ralis] l'ef=t4 ,,livre ,,iii ,l',,enseignem5t ,,univ]sitaire ,,en ,,france ,,*apitre ,,premi] ,la valeur des m?odes univ]sitaires4 #a4--,,la ,m,,?ode ,,mn,,monique4 ,quittant l',amrique1 n\s allons rev5ir ma9t5ant notre enseignem5t univ]sitaire4 ,lorsque t\t l'enseignem5t classique consi/ait uniquem5t bi5 appr5dre le lat9 et les rudim5ts des sci5ces qui exi/ai5t alors1 les m?odes inaugures p> les ,jsuites suffisai5t p>faitem5t4 ,leurs lves crivai5t assez correctem5t le lat91 et il ne leur fallait pas de gr&s ef=ts de mmoire p\r ret5ir le petit bagage de notions sci5tifiques qui tait enseign4 ,la m?ode mnmonique suffisait donc =t bi5 aux ncessits de l'poque4 ,mais avec le dveloppem5t considrable des connaissances mod]nes1 d'autres m?odes d'enseignem5t s'imposai5t4 ,l',univ]sit n'a pas su le compr5dre4 ,la m?ode mnmonique e/ la seule dont elle ait cont9u faire usage4 ,les matres de notre temps n'ont rec\rs qu'aux ex]cices de la mmoire4 ,de l ces programmes sur*>gs o l'on inscrit con/amm5t des sci5ces n\velles1 o l'hygine1 le droit1 la palontologie1 l'ar*ologie1 l'an?ropologie ont leur place ct des langues mortes1 des langues vivantes1 des ma?matiques1 de l'hi/oire1 de la gographie1 etc4 ,on e/ tomb dans l'erreur de croire qu'on allait a9si atte9dre le srieux et le pr(ond2 on n'a r5contr que le sup]ficiel4 ,on s'e/ dit que l'enfant devait avoir cet ensemble de connaissances normes son entre dans le monde3 il ne sait plus ri5#g4 ,note #g3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ede4 ,hanotaux1 anci5 m9i/re1 anci5 pr(esseur l'cole des ,hautes-tudes4 ,il ne sait plus ri5 dans aucune bran*e des connaissances4 ,les dpositions de l'enqute vont n\s le pr\v]4 ,elles se ressembl5t tellem5t qu'il suffira d'en *oisir quelques-unes relatives aux div]s sujets enseigns p> l',univ]sit4 #b4--,,les ,r,,sultats ,,de ,l',,enseignem5t ,,du ,,lat9 ,,et ,,des ,,langues ,,vivantes4 ,l'enqute n\s appr5d que les neuf diximes des lves sont incapables1 aprs sept huit ans d'tudes1 de traduire livre ouv]t l'auteur le plus facile1 dans l'impossibilit1 p> consqu5t1 de lire les criva9s lat9s4 ,inutile donc de diss]t] sur la v]tu ducatrice d'une langue que l',univ]sit e/ incapable d'enseign]4 ,sur ce po9t de l'ignorance totale de l'imm5se majorit des lves1 les dcl>ations ont t peu prs unanimes4 ,je me born]ai donn] la dposition de ,m4 ,&l]1 matre de confr5ces la ,sorbonne1 qui les rsume =t bi54 444 ,le lat9 appris fond n'e/ propre qu' =m] des pr(esseurs de rhtorique2 appris mdiocrem5t1 comme auj\rd'hui1 il n'e/ plus qu'un signe extrieur quoi se reconnat une c]ta9e ari/ocratie b\rgeoise4 ,si l'on p5sait que le lat9 s]t autre *ose1 p> exemple ma9t5ir c]ta9e tradition nationale1 cette tradition s]ait mal assure4 ,c> les rsultats ne p]mett5t pas de suppos] qu'elle ti5ne cela2 mme1 il y a pe9e #aj des lves qui puiss5t se tir] d'un texte lm5taire de ,cicron4 ,j'assi/e de trs prs t\s les ans au dp\illem5t des copies lat9es du baccalaurat2 il y a une v]sion passable sur dix4 ,si la tradition nationale repose sur la connaissance que n\s avons de la culture lat9e1 elle e/ bi5 compromise4 ,t\tes les phrases pa?tiques sur l'ennoblissem5t des mes1 la culture morale1 le gt arti/ique qui n\s vi5drai5t des ,lat9s ne sont plus vraies ds que les connaissances lat9es lm5taires sont aussi mal assures qu'elles le sont4 ,aprs une tude qui pr5d jusqu' dix heures p> sema9e et dure sept ans1 les lves ne sont pas capables de se tir] d'une v]sion autrem5t qu' c\ps de dictionnaires4 ,c'e/ du temps gaspill#h4 ,note #h3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fc4 ,&l]1 matre de confr5ces l'cole ,normale4 ,c'e/ peu prs1 d'ailleurs1 ce qu'avait dit ,m4 ,jules ,lematre1 dans une confr5ce qui fit beauc\p de bruit1 et dont je reproduis un extrait4 ,j'ai vu les cahi]s et les devoirs de quelques adolesc5ts1 pris au has>d3 c'e/ lam5table4 ,il e/ clair que leur lat9 ne leur s]vira pas mme crire en franais avec propret1 si ce don n'e/ infus en eux1 ou compr5dre les lat9ismes de nos criva9s classiques3 ce qui p\rtant s]ait encore un assez petit ga9 et hors de t\te proportion avec ce qu'il aurait cot4 ,a9si ils auront deux fois p]du leur temps1 puisqu'ils l'auront pass ne pas appr5dre une langue1 qui1 l'euss5t-ils apprise1 leur s]ait peu prs inutile4 ,et ce temps aurait donc t mieux employ1 je ne dis mme pas l'tude des langues vivantes1 des sci5ces naturelles et de la gographie 7c'e/ trop vid5t71 mais au jeu1 la gymna/ique1 la m5uis]ie-- n'importe quoi4 ,cette incapacit de l',univ]sit enseign] le lat9 ou d'ailleurs une langue quelconque1 c> bi5 ent5du les lves ignor5t autant les langues mod]nes que les langues anci5nes1 a quelque *ose de m]veilleux et de bi5 propre excit] l'tonnem5t4 tant donn qu'il n'y a ri5 de plus facile appr5dre qu'une langue1 que c'e/ mme la seule *ose apprise sans difficult et sans exception p> t\s les enfants en bas ge1 l'incapacit de l',univ]sit enseign] les langues e/ dconc]tante4 ,il faut pntr] dans le dtail de ses m?odes p\r compr5dre comm5t il se fait qu'elle enseigne si mal ce que jadis les ,jsuites enseignai5t si bi54 ,la cause gnrale de leur insuffisance e/ aise saisir4 ,avec quelques traductions int]l9aires et de nombreuses lectures1 les lves appr5drai5t =t vite le lat9 peu prs sans pr(esseurs4 ,ces d]ni]s y ont mis ordre1 en ne considrant les traductions que comme une *ose accessoire et obligeant les lves appr5dre p> coeur de savantes grammaires1 des tymologies1 l'hi/oire des mots1 des =mes et de t\tes les subtilits qui peuv5t g]m] dans des c]velles d'univ]sitaires4 ,je ti5s dans les ma9s un livre classique dans lequel dix-sept sortes de v]s sont sc&s1 o l'att5tion de l'lve e/ appele avec dtails sur les mtres les plus r>es1 o l'hexamtre de ,virgile ti5t quelques lignes pe9e1 t&is que l'auteur s't5d sur les div]ses =mes de catalectiques1 les dimtres1 les trimtres et les octonaires1 p\r pass] aux asyn>ttes1 aux anape/iques et entr] enf9 dans la di/9ction des logadiques qu'ils soi5t simples ou composs1 ou bi5 encore phrcrati5s ou asclpiades#i4 ,note #i3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ea4 ,picot1 secrtaire p]ptuel de l',acadmie des ,sci5ces morales et politiques4 ,l'lve1 heureusem5t p\r lui1 oublie ces *9ois]ies le l5dema9 de l'exam54 ,quant au lat91 il n'a pas l'oubli]1 puisqu'il ne l'a jamais su4 ,les langues vivantes sont naturellem5t enseignes de la mme faon1 c'e/--dire en obligeant les lves appr5dre p> coeur des subtilits grammaticales4 ,aussi1 aprs sept ou huit ans d'tudes1 sont-ils incapables de lire un ouvrage quelconque4 ,les dpositions de ,m4 ,lavisse et d'autres membres de la commission ont t d'accord sur ce po9t4 ,p>mi les tudiants que je connais la ,sorbonne1 il e/ trs-r>e qu'il s'en tr\ve un capable de lire c\ramm5t l'anglais ou l'allem&#aj4 ,note #aj3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #dd1 ,lavisse1 pr(esseur la ,sorbonne4 #c4--,,les ,r,,sultats ,,de ,l',,enseignem5t ,,de ,,la ,,litt]ature ,,et ,,de ,l',,hi/oire4 ,mmes m?odes p\r l'enseignem5t de la littrature et de l'hi/oire1 et p> consqu5t mmes rsultats4 ,des dates1 des apprciations t\tes faites1 des subtilits inutiles apprises dans les manuels et de/9es tre oublies le l5dema9 de l'exam54 ,qu'arrive-t-il auj\rd'hui8 ,on donne aux enfants des apprciations faites p> leurs pr(esseurs1 on leur fait lire des critiques littraires rdiges p> des auteurs contempora9s de tal5t1 il e/ vrai1 mais qui ne sont ni ,rac9e1 ni ,pascal1 ni ,corneille1 ni ,bossuet1 ni ,lam>t9e1 etc4 ,nos lves sont donc =ms avec les oeuvres de leurs pr(esseurs ou d'criva9s de second ordre1 mais ils ne lis5t pas nos gr&s auteurs de gnie1 ni les auteurs lat9s ou grecs4 ,quant leurs compositions franaises1 elles sont absolum5t dfectueuses3 on leur donne des sujets trop te*niques2 et les malheureux enfants *]*5t se rappel] ce qu'on a bi5 pu leur dire sur tel ou tel sujet#aa4 ,note #aa3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #bca4 ,ora91 directeur l'cole de ,blois4 ,on a remplac l'tude de la littrature elle-mme p> l'tude de l'hi/oire littraire1 en sorte qu'on sait mo9s ce qu'il y a dans les pr9cipales maximes de ,la ,ro*ef\cauld que la diffr5ce qu'il y a entre les ditions successives des ,maximes#ab4 ,note #ab3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #agb4 ,r5 ,d\mic1 pr(esseur ,/anislas4 ,c'e/ l ce que les lves appr5n5t le mieux1 c> c'e/ ce que sav5t le mieux leurs pr(esseurs1 les conc\rs d'agrgation tant surt\t des conc\rs d'ergotage4 ,les c&idats ont appris ergot] et ne peuv5t gure enseign] autre *ose leurs lves4 ,le monde m>*e4 ,la concurr5ce des autres peuples n\s m5ace4 ,p5dant ce temps1 les pr(esseurs ergot5t4 ,tels les ,byzant9s1 alors que ,mahomet les assigeait4 ,les ,b>b>es tai5t dans leurs murs4 ,ils ergotai5t encore4 ,en faisant1 comme on le fait auj\rd'hui dans t\s les collges1 ergot] sur des ides1 c\p] des *eveux en quatre1 discut] des ides subtiles1 on va exactem5t contre la de/9ation elle-mme de l'enseignem5t#ac4 ,note #ac3 ,enqute1 t4 ,i4 p4 #aga4 ,d\mic1 pr(esseur ,/anislas4 ,dans un article publi p> la ,revue de ,p>is1 ,m4 ,lavisse donne une excell5te ide de la valeur de nos m?odes univ]sitaires p> les rponses des lves l'exam5 d'entre de ,sa9t-,cyr4 ,on y voit avec quel so9 les pr(esseurs s'atta*5t aux petits faits isols1 aux dtails faciles emmagas9] dans la mmoire et leur impuissance enseign] des ides gnrales sur les in/itutions1 les moeurs1 les c\tumes d'une poque4 ,un c&idat int]rog sur ,cond1 un autre sur ,luxemb\rg1 ne sav5t ni l'un ni l'autre la vie1 le c>actre1 la m?ode de ces deux hommes de gu]re1 mais la rponse e/ t\te prte p\r la "q3 ,qui comm&ait l'avant-g>de au passage du ,rh98 ,et pas un nom ne manque dans l'numration des batailles de ,cond et de ,luxemb\rg4 ,m4 ,lavisse a =t bi5 rsum1 dans les lignes suivantes1 les m?odes d'enseignem5t de l',univ]sit4 ,petits livres appris p> coeur1 salis p> des doigts ennuys2 mots incompris encombrant les mmoires di/raites2 op9ions d'autrui1 absorbes sans tre mme assimiles1 sur des *efs-d'oeuvre qu'on n'a pas lus2 =mules p\r exam5s2 la morale et ,dieu lui-mme mis en face d'accolades1 qui eng5dr5t des s\s-accolades4 ,et ce qui e/ pire encore1 des matres prp>5t leurs lves la rponse qu'ils sav5t devoir plaire l'exam9ateur#ad4 ,note #ad3 ,confr5ces sur le baccalaurat1 p> ,lavisse1 pr(esseur la ,sorbonne4 #d4--,,les ,r,,sultats ,,de ,l',,enseignem5t ,,des ,,sci5ces4 ,mmes m?odes d'enseignem5t p\r les sci5ces4 ,des mots1 t\j\rs des mots1 des manuels compliqus et subtils appris p> coeur4 ,en *imie1 au lieu d'exig] la connaissance relle de la nom5clature et l'tude trs prcise1 trs pratique1 des gr&es lois et d'une d\za9e des corps les plus importants1 ce qui donn]ait l'lve le gt de la *imie et le dsir de complt] ses connaissances1 l'op9ion n\s oblige d'exig] que notre lve soit un *imi/e encyclopdique4 ,le slnium1 le tellure1 le brome1 l'iode1 le fluor1 le bore1 le silicium1 etc41 etc41 dfil5t devant ses yeux3 le rsultat immdiat e/ le dgt2 le rsultat loign1 les lois de la mmoire outrageusem5t violes l'assur5t1 c'e/ l'oubli4 ,en physique1 au lieu de l'att5tion con/amm5t et vig\reusem5t appele sur les gr&es lois gnrales1 c'e/ un abus f*eux de descriptions d'app>eils compliqus1 comme si n\s v\lions faire de nos lves des ouvri]s con/ructeurs3 aprs la ma*9e d',atwood1 celle de ,mor91 qui n'aj\te ri5 la comprh5sion du pr9cipe4 ,aprs l'expri5ce de ,torricelli1 c'e/ le b>omtre de ,=t91 dont les lves ne se s]viront jamais1 sauf s'ils font des tudes spciales1 puis celui de ,gay-,lussac1 puis celui de ,buns51 si bi5 que les lves f9iss5t p> ne plus ap]cevoir l'difice ent\r de tant d'*afaudages1 et trs =ts sur la description des app>eils1 ils p]d5t quelque peu de vue les lois elles-mmes4 ,ce mal e/ le mme p>t\t1 en littratures anci5ne et mod]ne1 en langues vivantes1 en sci5ces naturelles et mme en philosophie4 ,les lves1 isols de la vie1 de la ralit1 p> des murailles de mots1 ne sont po9t habitus reg>d] en eux-mmes1 p>ce qu'ils sont di/raits p> le monde extrieur4 ,ce monde extrieur lui-mme ils le voi5t1 mais ils ne sav5t po9t le reg>d]4 ,t\te leur vigueur intellectuelle e/ conc5tre sur des mots#ae4 ,note #ae3 ,jules ,payot4 ,revue ,univ]sitaire1 #ae avril #ahii4 ,les rsultats de l'enseignem5t des ma?matiques au lyce ne sont pas suprieurs aux rsultats f\rnis p> l'enseignem5t des autres sci5ces4 ,ce qui e/ trs frappant1 c'e/ que1 de t\s les lves de rhtorique qui ont fait cep5dant pas mal de ma?matiques1 bi5 peu s]ai5t capables de pass] le brevet lm5taire l',htel de ,ville#af4 ,note #af3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #g4 ,beck1 directeur de l'cole ,alsaci5ne4 ,p\r jug] de la valeur des m?odes univ]sitaires et des rsultats qu'elles produis5t mme sur l'lite des lves1 on ne saurait trop mdit] la dposition suivante de ,m4 ,buquet1 directeur de l'cole ,c5trale1 dont l'exam5 d'entre e/ pe9e infrieur celui de l'cole ,polyte*nique4 ,n\s sommes trs proccups de con/at] p>mi les jeunes g5s qui n\s arriv5t de trs bons sujets prs5ts p> les pr(esseurs de lyces comme tant des premi]s de leur classe ayant obt5u des accessits de conc\rs gnral1 sa*ant admirablem5t l'analyse1 qui c\vr5t un tableau de =mules sans s'arrt]1 mais ne sa*ant absolum5t pas1 qu& ils arriv5t la f91 ce qu'ils ont v\lu faire et tr\v]4 ,ils ne compr5n5t ri5 s9on qu'ils ont rsolu une quation4 ,si1 des jeunes g5s trs =ts qui emploi5t trs bi5 les =mules et l'analyse au tableau1 on propose de mettre la place de ,a des kilos et la place de ,b des kilomtres1 ils se drob5t3 on ne tr\ve plus p]sonne3 ils ne compr5n5t plus4 ,de l cette op9ion p>mi eux3 c'e/ que le pr(esseur dont on ne compr5d pas bi5 le c\rs e/ un gr& homme2 on e/ dans ces ides-l4 ,mo9s on compr5d ce qu'il indique1 plus on croit qu'il e/ suprieur aux autres4 ,tant qu'on re/e dans des que/ions d'exam5 oral1 les jeunes g5s rpond5t bi54 ,si n\s leur donnons une composition crite1 un problme comportant une application des sujets de c\rs1 #ge ne compr5n5t pas ce problme4 ,il e/ vraim5t dplorable de voir des jeunes g5s de v+t ans arriv] l',ecole aprs avoir travaill et tre incapables de compr5dre ce qu'ils ont *]* et v\lu aprs plusieurs lignes de =mules4 ,n\s avons t\tes les pe9es du monde leur faire compr5dre que les c\rs pratiques que n\s leur faisons suivre sont d'une utilit quelconque4 ,le c\rs d'analyse suprieure1 le c\rs de mcanique1 ils les suiv5t avec entra93 ils sont entrans p> les ma?matiques spciales4 ,mais faites un c\rs de ponts et *ausses1 de *em9s de f]1 d'ar*itecture1 ils dis5t3 cela1 c'e/ bon p\r les maons1 les ouvri]s4 ,alors il faut p5dant des mois faire campagne p\r leur faire compr5dre qu'on ne vit pas d'algbre#ag4 ,note #ag3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ejc4 ,buquet1 directeur de l'cole ,c5trale4 #e4--,,les ,r,,sultats ,,de ,l',,enseignem5t ,,sup,,rieur ,,et ,,de ,l',,esprit ,,univ]sitaire4 ,bi5 que la "q de l'enseignem5t suprieur sorte du cadre de cet ouvrage1 je suis oblig d'en dire quelques mots1 c>1 si notre enseignem5t secondaire e/ ce po9t dfectueux1 c'e/ que l'enseignem5t suprieur ne vaut pas davantage4 ,dans t\s les pays o l'enseignem5t suprieur e/ bon1 l'enseignem5t secondaire l'e/ ncessairem5t4 ,l'enseignem5t suprieur se tr\ve c>actris *ez n\s1 comme l'enseignem5t secondaire1 p> la rcitation des manuels1 l'entassem5t dans la tte de ?ories1 qui n'y re/]ont que jusqu'au j\r de l'exam54 ,le lic5ci1 le polyte*nici51 le normali51 doiv5t en rcit] plus que le ba*eli]1 et il n'y a pas entre eux d'autres diffr5ces4 ,la mme m?ode mnmonique e/ applique t\tes les =mes de l'enseignem5t4 ,c'e/ elle qui r5d notre production sci5tifique si mdiocre et n\s met dans une position si infrieure l'g>d de l'trang]4 ,nos agrgs1 nos docteurs1 nos +nieurs1 ont appris bi5 plus de *oses que leurs rivaux trang]s1 et p\rtant dans la vie ils leur sont infrieurs4 ,ils app>ti5n5t trop s\v5t ce type spcial1 artificiellem5t cr p> notre ,univ]sit et qu'on a ju/em5t qualifis d'idiots savants4 ,lorsque l'tat f\rnit des places aux produits de l',univ]sit1 leur infriorit ne se manife/e pas nettem5t1 mais lorsqu'ils sont livrs leurs propres =ces et obligs de se crer une situation dans la vie1 la nullit de leur in/ruction app>at aussitt4 ,elle app>at surt\t dans les mti]s1 celui d'+nieur1 p> exemple1 o les connaissances prcises sont indisp5sables4 ,on en a f\rni des cas intressants devant la commission4 ,qu& un +nieur allem& sort de l'cole de ,freyb]g1 p> exemple1 il peut tre immdiatem5t utilis1 et r5dre des s]vices pratiques4 ,il a dj une valeur pr(essionnelle4--,lorsqu'un jeune ,franais sort de l'cole ,c5trale1 il sait beauc\p plus de *oses que son collgue allem&3 on lui a enseign depuis l'apiculture jusqu'aux con/ructions navales4 ,il sait t\t1 mais si sup]ficiellem5t1 qu'en fait et pratiquem5t1 il e/1 comme on l'a dit1 apte t\t1 bon ri5#ah444 ,note #ah3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ded4 ,maneuvri]1 directeur des tablissem5ts de la ,vieille-,montagne4 ,dans l'indu/rie1 les gr&s patrons1 de p>ti pris1 *oisiss5t leurs +nieurs de mo9s en mo9s p>mi les lves de l'cole ,polyte*nique4 ,a pe9e s'ils pr5n5t des lves de l'cole ,c5trale2 ils s'adress5t aux lves des coles d'arts et mti]s de ,*lons1 d',ang]s#ai4 ,note #ai3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #cfj4 ,*ailley-,b]t1 pr(esseur l'cole des ,sci5ces politiques4 ,auj\rd'hui il a t\t envahi1 ce t]rible esprit univ]sitaire qui croit que la valeur des hommes se mesure la quantit de *oses qu'ils peuv5t rcit]4 ,il fait p>tie ma9t5ant des ides hrditaires de notre race et =t peu de ,lat9s sont aptes compr5dre que la rcitation des manuels n'e/ pas le seul idal possible de l'ducation4 ,qu'il s'agisse de sci5ces1 de mdec9e1 d'art militaire1 d'agriculture1 etc41 c'e/ t\j\rs le manuel remplaant la vue des *oses4 ,un (fici] de m>9e1 ,m4 ,l4 de ,saussure1 rappelle1 dans une publication rc5te1 les malheureux lves-(fici]s obligs de rcit] p> coeur p5dant des mois la ?orie du tir devant des canons auxquels on ne les laisse pas t\*]1 et les amiraux passant l'inspection donnant les meilleures notes aux lves qui rcit5t le mieux4 ,dans une cole vraim5t ducatrice1 aj\te l'auteur1 on s'y pr5drait autrem5t444 leur faisant mettre la ma9 la pte1 on leur f]ait dmont] seuls individuellem5t les pices4 ,le j\r o un lve tir]a un c\p de canon avec une pice dont il aura dmont de sa propre ma9 la culasse et le fre91 soyez c]ta9 qu'il connatra mieux son mti] que p> deux annes de rcitatifs fa/idieux4 ,on e/ presque honteux d'avoir rpt] des *oses si vid5tes4 ,il faut les avoir vues p\r compr5dre quel po9t l'esprit univ]sitaire a pntr p>t\t et ce qu'il n\s a cot4 ,c'e/ l',univ]sit surt\t que n\s devons d'tre un peuple de ?orici5s1 trang]s aux ralits1 oscillant t\j\rs entre les extrmes1 incapables de n\s pli] aux ncessits1 et de jugem5t trs faible4 ,et1 bi5 que je me sois impos de cit] presque exclusivem5t des univ]sitaires dans ce livre1 je reproduirai encore quelques lignes de l'(fici] que je vi5s de nomm]4 ,homme d'action1 il a beauc\p voyag et trs bi5 obs]v4 ,dans t\s les pays qui ont *app aux pr9cipes ab/raits du rationalisme1 dans t\s les pays adapts aux circon/ances de l'volution et de la concurr5ce mod]nes1 dans t\s les pays dont le comm]ce1 la population et le comm]ce vont gr&issant1 en ,suisse1 en ,holl&e1 en ,sc&9avie1 en ,allemagne1 en ,anglet]re1 aux tats-,unis1 l'ducation e/ peu prs ce qu'elle doit tre3 l'art de dvelopp] les lm5ts hrditaires de la nature huma9e en vue de la meilleure utilisation4 ,la pratique1 l'expri5ce et les sci5ces naturelles ont fait compr5dre que les facults de l'homme n'ont ri5 d'absolu1 qu'elles ne se dvelopp5t que p> l'usage et en employant c]ta9s mobiles1 qu'elles sont =t div]ses selon les individus1 et qu'il n'y a pas de dm>cation entre les facults du corps et celles de l'esprit4 ,la volont1 l'n]gie1 le c\p d'oeil1 le jugem5t aussi bi5 que l'intellig5ce proprem5t dite1 sont des facults hrditaires et v>iables1 mais qui1 p\r une hrdit donne1 sont susceptibles de s'pan\ir plus ou mo9s suivant les occasions qu'on leur f\rnit4 ,ces occasions naiss5t de la vie quotidi5ne1 et l'ducation consi/e les gradu] et les multipli]4 ,p\r que le s5tim5t des ncessits de la lutte p\r l'exi/5ce puisse natre *ez ceux qui dirig5t l'op9ion1 encore faut-il que leur ducation ne les ait pas r5dus incapables de disc]n] ces ncessits4 ,or1 l'ducation actuelle t5d isol] les jeunes ,franais du contact des ralits1 les endormir p> une confiance illimite dans les de/9es de la ,patrie1 dans le triomphe assur des ,pr9cipes1 dans la ,ju/ice imman5te des *oses1 p> la conviction que les gu]res mod]nes sont les d]nires manife/ations de l'esprit d'arbitraire et qu'une re de paix et de frat]nit univ]selle va s'ouvrir p\r ab\tir l'apo?ose de la ,france4 ,cet tat d'esprit peut conduire un pays la dcad5ce1 c> la dcad5ce n'implique nullem5t la dgnresc5ce3 les ,espagnols n'ont pas dgnr depuis ,*>les-,qu9t1 mais ils n'ont pas su pr5dre consci5ce du *angem5t des circon/ances ambiantes2 leurs ducateurs les ont fait vivre dans un monde imag9aire et les ont endormis dans une confiance vaniteuse en des de/9es imman5tes4 ,mme de nos j\rs1 alors que depuis c9quante ans les ,amrica9s s'immisai5t dans leurs affaires de ,cuba1 ils n'ont pris aucune mesure df5sive1 et1 jusqu' la d]nire heure1 ils se sont refuss admettre que leur *eval]esque patrie pt avoir quelque *ose r$\t] d'une nation que la presse leur reprs5tait comme compose de m>*&s de porcs1 uniquem5t mus p> l'esprit de lucre4 ,a notre poque de progrs rapides et de trans=mations incessantes1 une nation qui ne sait pas modifi] ses ides et refrn] ses s5tim5ts in/9ctifs mme les plus l\ables1 risque de p]dre le s5s du rel et d'tre surprise p> les vnem5ts4 #f4--,l',,op9ion ,,de ,l',,univ]sit ,,sur ,,la ,,valeur ,g,n,,rale ,,de ,,son ,,enseignem5t4 ,les citations prcd5tes montr5t que les pr(esseurs clairs sont p>faitem5t difis sur la valeur de leur enseignem5t4 ,si1 comme je l'ai fait obs]v] dans mon introduction1 ils ne p]oiv5t pas clairem5t p\rquoi cet enseignem5t e/ si dfectueux1 ils en voi5t au mo9s les rsultats4 ,les op9ions mises devant la ,commission d'enqute ont t =mules avec un pessimisme complet4 ,il n\s suffira de cit]4 ,la masse sort du collge1 ayant vu dfil] devant elle une srie d'esquisses rapides1 ayant plus ou mo9s absorb sans pr(it un amas de matires indige/es4 ,en gnral1 ils ne sav5t ni crire1 ni mme lire le lat92 ils n'ont aucune notion des beauts des littratures antiques dont ils ont pniblem5t essay d'expliqu] quelques fragm5ts1 sans avoir jamais lu en enti] un des *efs-d'oeuvre de ces littratures2 la plup>t ne peuv5t pas crire une page sans faute d'or?ographe et en un franais correct#bj4 ,note #bj3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cib4 ,lavolle1 docteur s lettres4 ,exam9ez les copies du baccalaurat2 assi/ez quelques exam5s oraux1 v\s v]rez quel pnible avortem5t ont ab\ti1 p\r la plup>t des c&idats1 les ef=ts de matres trs consci5cieux et trs di/+us1 rpts p5dant six ou huit annes conscutives#ba4 ,note #ba3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ddi4 ,maneuvri]1 anci5 lve de l'cole ,normale ,suprieure4 ,j'e/ime que les trois qu>ts des ba*eli]s ne sav5t pas l'or?ographe4 ,le mal n'e/ pas gr& peut-tre2 mais si l'enseignem5t classique ne s]t mme pas cela1 quoi peut-il s]vir8 ,je suis sr que la moiti des lic5cis en droit et s lettres ne sont pas capables de faire une rgle de trois ou d'extraire une rac9e c>re1 et en gographie1 si v\s posez une "q quelconque t\s les lic5cis du monde1 ils n'en sauront pas un mot4 444 ,comme exam9ateur l'cole navale1 n\s reconnaissons t\t de suite les produits de l'enseignem5t secondaire4 ,je ne sais pas d'ailleurs p\rquoi on s'ob/9e lui donn] ce nom3 il n'e/ ni secondaire1 ni primaire1 ni suprieur1 il e/ t\t et il n'e/ ri54 ,c'e/ un fossile qui n'e/ plus de ce monde3 il date de l'anci5 rgime et il a cess de vivre depuis plus de tr5te ans#bb4 ,note #bb3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bic4 ,br>d1 matre de confr5ces la ,sorbonne1 exam9ateur l'cole ,navale4 ,la situation de l'enseignem5t classique e/ en ce mom5t exactem5t celle-ci3 cet enseignem5t m91 m5ac de t\s les cts1 n'inspirant plus la mme confiance qu'autrefois1 t5drait de plus en plus dev5ir une sorte de spcialit1 en sorte que le lat9 et le grec s]ai5t enseigns peu prs comme l'hbreu et le sanscrit1 rs]vs quelques m&>9s et p> consqu5t n'ayant plus aucune "p la =mation gnrale de l'esprit1 de l'intellig5ce et du c>actre franais#bc4 ,note #bc3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #agj4 ,r5 ,d\mic1 pr(esseur ,/anislas4 ,on doit reconnatre que notre enseignem5t actuel n'e/ pas suffisamm5t appropri aux beso9s de notre poque4 ,il e/1 en p>tie la cause de l'infriorit conomique dans laquelle se tr\ve auj\rd'hui la ,france1 infriorit relative sans d\te1 mais trs affligeante1 qu& on comp>e le dveloppem5t si l5t de notre indu/rie et de notre comm]ce avec les progrs considrables que font les peuples vois9s1 les ,allem&s surt\t#bd4 ,note #bd3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #dch4 ,blondel1 pr(esseur de facult4 ,je n'hsite pas v\s le dire t\t crm5t1 je crois que l'enseignem5t classique actuel ne rpond plus aux beso9s2 ceux qui le donn5t n'y croi5t gure plus que ceux qui le reoiv5t#be4 ,note #be3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #cfg4 ,brunot1 matre de confr5ces la ,sorbonne4 ,je v\s dirai ma p5se avec une trs gr&e fran*ise3 je suis conva9cu que1 en tant que =mant la base de l'ducation secondaire gnrale1 l'enseignem5t classique e/ de/9 tt ou t>d disp>atre1 faire place un enseignem5t n\veau2 je crois que c'e/ un fait qui app>ti5t l'volution de la civilisation mod]ne#bf4 ,note #bf3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #hb4 ,ga/on ,p>is1 de l',in/itut4 ,,*apitre ,,ii ,les rsultats f9als de l'ducation univ]sitaire4 ,son influ5ce sur l'intellig5ce et le c>actre4 ,n\s v5ons de voir que les m?odes univ]sitaires1 employes auj\rd'hui1 ne p]mett5t l'lve d'appr5dre rellem5t aucune des *oses qui font p>tie des programmes4 ,le premi] rsultat de l'enseignem5t classique e/ donc l'ignorance f9ale1 mais cet enseignem5t n'aurait-il pas d'autre rsultat plus dang]eux encore8 ,ne s]ait-ce pas lui que n\s devons1 d'une "p1 cette lgion d'esprits faux1 aigris1 dclasss1 dev5us fatalem5t de r$\tables ennemis de la socit qui les a levs8 ,ne s]ait-ce pas au mme enseignem5t que n\s devrions encore cet encombrem5t d'hommes sans c>actre1 sans volont1 sans initiative1 incapables de ri5 entrepr5dre sans la protection de l'tat8 ,p\r rpondre ces graves que/ions1 n\s n'aurons qu' reproduire c]ta9s passages de l'enqute4 ,ils sont t\t fait navrants4 ,qu'e/-il beso9 d'aj\t] ces rquisitoires8 ,qui p\rrait ni] aprs les avoir lus le mfait social de l'enseignem5t secondaire8 p\rrions-n\s rpt] avec un des rapporteurs *>gs de rsum] les conclusions de l'enqute4 ,les vices ess5tiels dont s\ffre actuellem5t l'enseignem5t classique le condamn5t produire de plus en plus non une lite d'hommes dignes de ce nom1 mais une f\le d'aspirants aux fonctions publiques1 de littrateurs de v+time ordre ou de dclasss4 ,aj\tez cela l'preuve f9ale qui le t]m9e1 le baccalaurat1 et qui1 en raison mme du gr& nombre des concurr5ts et de la rapidit des int]rogations1 devi5t1 de plus en plus1 une lot]ie3 les lves le sav5t bi5 et sort5t du collge imbus de cette ide qu'il en e/ de la vie entire comme du baccalaurat1 que t\t s'y dcide p> *ance ou p> protection#bg4 ,note #bg3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cia4 ,lavolle1 docteur s lettres4 ,cette abs5ce de =ce virile1 de p]svrance1 cette inhabilet s\t5ir l'ef=t1 le conduire jusqu'au b\t1 la comp>aison de nos adolesc5ts avec ceux de beauc\p d'autres pays1 les font clairem5t app>atre4 ,cela se manife/e d'abord p> la faon dont le ,franais *oisit sa c>rire4 ,sur ce po9t1 je n'insi/e pas3 il suffit de sortir de ,france p\r se r5dre compte quel po9t nos jeunes g5s sont dans l'erreur1 lorsqu'ils *oisiss5t une c>rire2 ils se t\rn5t v]s celle qu'ils croi5t devoir leur donn] le mo9s de lutte et se devoir t]m9] le plus d\cem5t possible#bh4 ,note #bh3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ffa4 ,de ,c\rb]t91 *>g de missions relatives l'tude des div]s sy/mes d'ducation4 ,on n\s repro*e avec raison de ne pas m>qu] nos lves d'une empre9te morale assez pr(onde4 444 ,n\s laissons *app] de nos ma9s des c>actres sans c\leur et sans relief1 que la vie fait mu] ensuite sans rsi/ance en indiffr5ts1 en sceptiques et en j\isseurs#bi4 ,note #bi3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #feb4 ,roca=t1 pr(esseur de rhtorique4 ,l'enseignem5t public e/ organis p> le ,g\v]nem5t de la ,france2 c'e/ au premi] *ef une oeuvre d'tat4 ,il devrait prp>] nos jeunes g5s la vie2 or n\s ne les prp>ons pas la vie2 n\s les prp>ons au rve et au disc\rs2 n\s ne les prp>ons pas l'action2 n\s cultivons p>-dessus t\t leur imag9ation4 ,cet enseignem5t ne n\s donne pas les hommes dont le pays a plus que jamais beso9#cj4 ,note #cj3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #cac4 ,lveill1 pr(esseur la ,facult de droit de ,p>is4 ,ri5 n'e/ plus exact que cette d]nire ass]tion4 ,notre ,univ]sit ne fabrique que des rveurs et des disc\reurs1 trang]s au monde o ils sont appels vivre4 ,ils sont surt\t incapables d'agir sans appui4 ,au foy] familial1 c'e/ la ma9 mat]nelle qui les guide4 ,au collge1 c'e/ la ma9 du pion4 ,jets dans la vie1 ils re/]ont dsori5ts tant que l'tat ne les guid]a pas son t\r4 ,la peur des responsabilits e/ signale auj\rd'hui comme une des c>actri/iques du ,franais1 en p>ticuli] de la b\rgeoisie4 ,ce qui t5drait pr\v] que le rgime scolaire des collges e/ bi5 p\r quelque *ose dans cette dang]euse maladie de la volont4 444 ,o tr\v]ait-on en ,france de ces enfants que j'ai vus l'trang]8 ,l'un1 g de dix ans1 s'en allait seul de ,londres ,sa9t-,pt]sb\rg2--une esc\ade de huit ou dix collgi5s tai5t tablis s\s la t5te dans une le du ,sa9t-,laur5t p5dant la moiti de leurs vacances4 ,ils vivai5t de p*e et de *asse4 ,a v+t-c9q ans ces lves p\rront colonis]#ca4 ,note #ca3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #bfb4 ,pasqui]1 recteur ,ang]s4 ,c]tes non1 on ne r5contre pas une telle valeur et de telles aptitudes *ez nos pauvres lycens t\t eff>s ds qu'ils n'ont plus un surveillant d]rire eux1 p\r les faire m>*]4 ,pr5dre un billet de *em9 de f] t\t seuls1 p\r rejo9dre le domicile pat]nel p5dant les vacances1 con/itue une difficult laquelle peu de familles os5t les s\mettre4 ,t\j\rs ils port]ont les traces de ce dfaut d'ducation premire4 ,t\tes les p]sonnes qui ont voyag ont pu vrifi] la ju/esse du passage suivant emprunt au rapport de ,m4 ,raymond ,po9c>1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique1 devant la ,commission4 ,je ne connais pas d'humiliation plus pr(onde que celle qu'on pr\ve qu& on r5contre des ,franais l'trang]4 ,ri5 n'e/ aussi tri/e4 ,le ,franais1 hors de ,france1 e/ dpays1 incapable de rpondre quoi que ce soit#cb4 ,note #cb3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fha4 ,r4 ,po9c>4 ,et p\rquoi e/-il si dpays8 ,t\j\rs p\r la mme raison1 que n'ayant jamais appris se dirig]1 il ne sait pas se conduire lorsque p]sonne n'e/ plus l p\r le guid]4 ,il ne voit ri51 ne sait ri51 ne compr5d ri54 ,on peut le df9ir avec ,m4 ,payot1 un emmur3 ,on a appel les aveugles du nom d'emmurs3 mais nos lves sont plus emmurs que les aveugles1 qui eux1 du mo9s1 ne sont privs que d'un seul s5s4 ,a la suite de l'atrophie qui affaiblit progressivem5t les c5tres n]veux qui demeur5t longtemps inactifs1 ils f9iss5t p> tre presque totalem5t privs de l'usage de leurs c9q s5s#cc4 ,note #cc3 ,revue ,univ]sitaire1 #ae avril #ahii1 ,j4 ,payot1 inspecteur d',acadmie4 ,aussi1 non seulem5t ne sav5t-ils pas se conduire1 mais encore sont-ils incapables de t\te rflexion4 ,le mme auteur l'a exprim devant la ,commission dans les t]mes suivants3 ,ils ne sav5t pas p5s] p]sonnellem5t p>ce qu'ils ont t t\te leur vie d'coli]s victimes d'un b\rrage qui les a r5dus incapables de rflexion4 ,d'autre "p1 p> ce procd1 on les dgte des lectures2 ils ne pr5n5t aucun apptit p\r les *oses que n\s leur enseignons4 ,ils sont dans la situation d'un enfant qu'on gav]ait de n\rriture#cd4 ,note #cd3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fdj4 ,j4 ,payot4 ,p>mi les dfauts artificiellem5t crs p> notre misrable sy/me d'ducation1 un des plus curieux au po9t de vue psy*ologique1 bi5 que des plus faciles prvoir1 e/ l'indiffr5ce pr(onde qu'pr\v5t nos jeunes g5s p\r le monde extrieur1 indiffr5ce gale celle du sauvage l'g>d des m]veilles de la civilisation4 ,t\t ce qui ne fait pas p>tie des programmes d'exam5 n'exi/e pas4 ,p>le-t-on devant eux de la gu]re de #ahgj1 le sujet n'tant pas matire exam51 ils n'c\t5t pas4 ,devant eux fonctionne le tlphone4 ,cela ne se dem&e pas aux exam5s1 ils ne reg>d5t pas4 ,et1 comme de telles ass]tions p\rrai5t sembl] invraisemblables1 il faut s'empress] de cit]4 ,devant l'normit de telles con/atations1 je ne m5tionn]ai que des autorits de premi] ordre4 ,n\s arrivons quelquefois con/at] des rsultats navrants4 ,je le disais rcemm5t la ,socit de l'enseignem5t suprieur1 et cela a t confirm p> plusieurs de mes collgues1 il y a de malheureux c&idats qui ne sav5t presque ri5 de la gu]re de #ahgj1 qui ignor5t que ,metz et ,/rasb\rg n'app>ti5n5t plus la ,france4 ,je ne v\s apport]ais pas mon tmoignage s'il tait unique1 mais il a t confirm d'une faon trs nette l'autre j\r p> ,m4 ,hauvette et d'autres p]sonnes4 ,il y a une in]tie t\t fait regrettable *ez les jeunes g5s#ce4 ,note #ce3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #cjb4 ,d>b\x1 doy5 de la ,facult des sci5ces de l',univ]sit de ,p>is4 ,le doy5 de la ,facult de mdec9e citait rcemm5t le cas d'un ba*eli] qui n'avait jamais ent5du p>l] de la gu]re de #ahgj4 ,cela e/ d une incuriosit totale3 beauc\p de jeunes g5s ont horreur1 en sortant des classes1 d'appr5dre et d'c\t] quoi que ce soit2 une fois sortis du lyce1 ils ne veul5t plus ri5 voir1 ri5 ent5dre2 ils ont horreur de t\t enseignem5t1 mme sur un fait presque contempora94 ,un jeune homme que j'int]rogeai sur le tlphone1 p>ut compltem5t tonn de ma "q1 et je con/atai qu'il n'avait jamais ent5du p>l] du tlphone#cf4 ,note #cf3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cd4 ,lippmann1 pr(esseur de physique la ,facult des sci5ces de ,p>is1 membre de l',in/itut4 ,cette incuriosit complte1 signale p> les membres les plus m95ts de l'enseignem5t1 s'accompagne d'un autre phnomne trs explicable psy*ologiquem5t--bi5 qu'il ait p>u beauc\p surpr5dre le ,prsid5t de la ,commission--je veux p>l] de l'oubli rapide et total1 quelques mois aprs tre sortis du lyce1 de t\t ce que les lves y ont appris4 ,ces malheureux qui1 le j\r de l'exam51 savai5t sans bron*] la gnalogie des ,sassanides et t\tes les dmon/rations de la gomtrie1 sont incapables1 au b\t de quelque temps1 de rs\dre une rgle de trois4 ,de l le fait s\v5t rem>qu1 que dans les exam5s lm5taires exigs p> plusieurs adm9i/rations3 ,po/es1 ,d\anes1 ,contributions1 etc41 les ba*eli]s sont =t s\v5t refuss1 et qu& ils sont reu1 classs gnralem5t aprs les lves des coles primaires1 qui ayant peu appris sav5t mieux ce qu'ils ont appris4 ,ici encore htons-n\s de cit]4 ,qu9ze j\rs aprs l'exam51 il se produit un vritable dcl5*em5t2 les c&idats ne reti5n5t ri51 ou si peu1 qu'on peut dire ri5#cg4 ,note #cg3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #bff4 ,pasqui]1 recteur ,ang]s4 ,v\s savez1 ,messieurs1 que les ,facults des sci5ces ont ma9t5ant une anne de prp>ation aux tudes mdicales4 ,eh bi51 au comm5cem5t de l'anne1 n\s sommes obligs de donn] des rptitions de ma?matiques nos n\veaux lves4 ,bi5 ent5du ce n'e/ pas p\r leur appr5dre l'algbre ou la gomtrie2 non1 c'e/ simplem5t p\r leur rappel] les lm5ts de l'ari?mtique la plus simple1 la rgle de trois1 p> exemple1 ou la division1 qu'ils ont oublie#ch4 ,note #ch3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #cje4 ,d>b\x1 doy5 de la ,facult des sci5ces4 ,les meilleurs lves1 p>mi les ba*eli]s1 pass5t la ,facult des lettres p\r prp>] leur lic5ce2 or en ce mom5t on s'ap]oit qu'ils ne sav5t pas faire un ?me4 ,on a t oblig d'in/all] la ,facult des lettres de ,p>is un pr(esseur spcial1 qui fait aux tudiants une classe de lyce avec des ?mes comme en quatrime4 ,on a con/at que nombre de nos futurs mdec9s1 ba*eli]s s sci5ces1 ne sav5t faire ni une division1 ni une rgle de trois4 ,on a donc t oblig de *>g] un des jeunes matres du ,p4 ,c4 ,n4 de ,p>is d'enseign] aux lves en "q de l'ari?mtique lm5taire4 ,p\r complt] le tableau1 j'aj\t]ai que1 s'ils sav5t peu d'ari?mtique lm5taire1 ils ignor5t encore davantage l'algbre4 ,ils ne sont donc gure en tat de suivre un c\rs de physique lm5taire#ci4 ,note #ci3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cc4 ,lippmann1 pr(esseur de physique la ,sorbonne4 ,cet oubli total1 que l'expri5ce a f9i enf9 p> pr\v] t\s les pr(esseurs1 avait t p>faitem5t montr p> ,ta9e1 dans le d]ni] ouvrage qu'crivit cet illu/re philosophe4 ,voici comm5t il s'exprimait3 ,au mo9s neuf sur dix ont p]du leur temps et leur pe9e2 ils ont p]du des annes efficaces1 importantes ou mme dcisives3 comptez d'abord la moiti ou les deux ti]s de ceux qui se prs5t5t l'exam51 je veux dire les refuss2 ensuite1 p>mi les admis1 gradus1 brevets et diplms1 encore la moiti ou les deux ti]s1 je veux dire les surm5s4 ,on leur a dem& trop en exigeant que tel j\r1 sur une *aise ou sur un tableau1 ils fuss5t1 deux heures durant et p\r un gr\pe de sci5ces1 des rp]toires vivants de t\te la connaissance huma9e4 ,en effet1 ils ont t cela ou peu prs1 ce j\r-l1 p5dant deux heures2 mais un mois plus t>d1 ils ne le sont plus2 ils ne p\rrai5t pas subir de n\veau l'exam52 leurs acquisitions trop nombreuses et trop l\rdes gliss5t incessamm5t hors de leur esprit1 et ils n'en font pas de n\velles4 ,leur vigueur morale a fl*i3 la sve fconde e/ t>ie2 l'homme fait app>at1 et s\v5t c'e/ l'homme f9i4 ,voil ce que l',univ]sit fait de la jeunesse qui lui e/ confie1 de cet espoir de la ,france1 dont elle ne russit qu' p]v]tir ou atrophi] les mes4 ,que vont dev5ir les jeunes g5s a9si =ms8 ,que s]ont-ils un j\r8 ,ce qu'ils s]ont1 n\s le savons dj1 des rsigns ou des dclasss4 ,rsigns1 ceux qui p\rront entr] dans les emplois publics1 et dev5ir fonctionnaires1 pr(esseurs1 magi/rats1 etc4 ,les pions qui les dirigeai5t au collge s]ont remplacs p> d'autres pions ne diffrant des premi]s que p> leurs titres4 ,s\s leur direction ils f]ont avec in]tie et indiffr5ce de n\veaux devoirs4 ,ils s'a*em9]ont l5tem5t v]s l'ge mr1 la vieillesse1 puis disp>atront de ce monde1 aprs tr5te ou qu>ante ans de vie vgtative1 avec la c]titude d'avoir t des tres nuls1 aussi inutiles eux-mmes qu' leur pays4 ,et les autres8 ,les autres p\rrai5t se dirig] v]s l'agriculture1 l'indu/rie1 le comm]ce1 mais ils ne s'y rsign5t qu'aprs avoir t\t t5t4 ,ils y entr5t contre-coeur et1 p> consqu5t1 n'y russiss5t gure4 ,ces pr(essions1 qui font la ri*esse et la gr&eur d'un pays1 l',univ]sit leur en a enseign le mpris4 ,ce n'e/ c]tes pas un membre de l',univ]sit qui et crit cette rflexion pr(onde d'un m95t homme d'tat anglais3 ,l'homme capable de bi5 dirig] une f]me s]ait capable de g\v]n] l'empire des ,indes4 ,sur les rsultats f9als de notre enseignem5t univ]sitaire1 l'accord a t1 je le rpte1 peu prs complet4 ,voici comm5t le ,prsid5t de la ,commission d'enqute1 ,m4 ,ribot1 a rsum les dpositions dans son rapport (ficiel3 ,notre sy/me d'ducation e/1 dans une c]ta9e mesure1 responsable des maux de la ,socit franaise4 ,la ,rvolution1 qui a r5\vel tant de *oses1 n'a pas eu le temps de donn] la ,france un sy/me d'ducation secondaire4 ,avec l',empire1 n\s avons repris et n\s g>dons encore les cadres1 dj vieillis la f9 du ,x,v,i,i,ie sicle1 d'un enseignem5t qui ne rpondait plus au c>actre et aux beso9s du pays2 c'e/ p\rquoi la "q de l'enseignem5t secondaire e/ encore cette heure un des problmes les plus complexes1 et1 p> c]ta9s cts1 les plus brlants que n\s ayons rs\dre#dj4 ,note #dj3 ,enqute4 ,ribot1 ,rapport gnral1 t4 ,,vi1 p4 #c4 ,un sy/me qui classe les hommes v+t ans1 d'aprs les diplmes qu'ils ont obt5us1 prive l'tat du droit de *oisir ceux qui se sont faits eux-mmes1 et que les pr(essions libres ont mis hors de pair4 ,appliqu seulem5t c]ta9es c>rires1 comme celle d'+nieur1 ce sy/me n'e/ pas sans inconvni5t4 t5du la plup>t des emplois publics1 il devi5t un dang] p>ce qu'il p\sse t\te la jeunesse la p\rsuite de diplmes inutiles1 qu'il fausse les ides sur le rle de l'ducation1 qu'il affaiblit le ressort moral de la nation1 en faisant plus ou mo9s des dclasss de ceux qui *\5t aux exam5s et qui n'ont pas la =ce d'entrepr5dre aprs c\p une seconde ducation1 et en donnant ceux qui russiss5t l'illusion qu'ils n'ont plus qu' se mettre sur les rangs p\r obt5ir un emploi public4 444 ,m4 ,b]!lot e/ du mme avis4 ,il critique les programmes et les procds de classem5t adopts p\r l'entre aux gr&es coles4 ,c'e/ l1 dit-il1 le m9otaure qui dvore *aque anne une multitude de jeunes g5s incapables de rsi/] la prp>ation des preuves si mal comb9es p\r con/at] la vritable intellig5ce et la valeur p]sonnelle1 mais si propres faire triomph] la mnmote*nie et la prp>ation mcanique4 ,les plus =ts pass5t malgr t\t2 mais combi5 y priss5t ou sont fausss p\r t\te leur vie4 ,aucun peuple n'a adopt de rgime analogue1 et t\s s'accord5t reg>d] le ntre comme une cause d'affaiblissem5t physique et intellectuel p\r notre jeunesse#da4 ,note #da3 ,enqute4 ,ribot1 t4 ,,vi1 pp4 #de et #ej4 ,c'e/ donc trs ju/em5t que1 dans son rapport devant la ,commission1 un magi/rat di/+u1 ,m4 ,h\yvet1 s'e/ exprim a9si3 ,cet enseignem5t1 tel qu'il e/ donn1 fait des dclasss1 des propres ri51 il n'e/ pas la hauteur des beso9s de l'poque2 il n\s faut des indu/riels1 des agriculteurs1 des colonisateurs1 des g5s qui sa*5t autre *ose qu'nonn] quelques mots de lat9 et de grec#db4 ,note #db3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cjb4 ,h\yvet1 premi] prsid5t honoraire4 ,notre enseignem5t classique fait surt\t des dclasss et c'e/ l qu'e/ son dang]4 ,je l'ai dj expliqu longuem5t dans un *apitre de ma ,psy*ologie du ,socialisme consacr aux inadapts4 ,j'y ai montr combi5 devi5t dang]euse et m5aante la lgion des ba*eli]s et lic5cis sans emploi et quelles recrues r$\tables elle apporte l'arme de l'an>*ie1 des rvolutions et du dsordre4 ,ils sont prts t\tes les de/ructions mais ne sont prts qu' cela4 ,cette vrit1 les univ]sitaires eux-mmes comm5c5t l'entrevoir4 ,ce b\rrage encyclopdique qui laisse sommeill] les facults actives et pr9cipalem5t l'esprit d'obs]vation et la sagacit d'int]prtation des faits con/itue1 dans un tat dmocratique1 un dang] t]rible4 ,le jeune homme1 jet dans la mle sociale avec t\te la f\gue de son ge1 avec son beso9 d'affirmation et sans avoir t =m la mditation tranquille et prolonge ni au d\te philosophique1 ira grossir la cli5tle des j\rnaux viol5ts1 rdigs p> quelque impulsif spirituel et in9tellig5t ou p> quelque illum9 ha9eux et sectaire et p> la t\rbe des rats1 p\r qui la viol5ce n'e/ qu'un moy5 de gagn] malhonntem5t le pa9 quotidi51 et aussi de satisfaire un fond tr\ble de jal\sie4 ,les ducateurs sont directem5t responsables du naufrage de beauc\p d'intellig5ces et de c>actres#dc4 ,note #dc3 ,revue ,univ]sitaire1 #ae avril #ahii1 ,j4 ,payot1 inspecteur4 ,cette r$\table "q n'a pas t nglige entirem5t devant la ,commission1 mais elle n'a t qu'effleure4 ,il y a des *oses que *acun p5se mais que peu de p]sonnes os5t dire t\t haut4 ,m4 ,ducrocq1 pr(esseur la ,facult de droit de ,p>is1 y a rappel une discussion de la ,socit d'conomie politique de ,p>is du #e mai #ahid dans laquelle ,lon ,say avait pos la "q suivante3 ,les faits qui se sont produits depuis qu>ante ans ju/ifi5t-ils les conclusions du pamphlet de ,ba/iat3 ,baccalaurat et socialisme4 ,l'op9ion de ,lon ,say et de la plup>t des membres prs5ts fut que nos tudes classiques tai5t responsables des progrs actuels du socialisme4 ,le type de dclasss qu'elles fabriqu5t1 type de/9 se multipli] bi5tt1 e/ assez bi5 reprs5t p> l'an>*i/e ba*eli] mile ,h5ry1 qui avait p\ss ses tudes jusqu'au conc\rs de l'cole ,polyte*nique et f9it sur l'*afaud1 se croyant1 comme t\s les diplms sans emplois1 victime des iniquits sociales4 ,le demi-savoir1 qui porte mpris] le travail utile1 ne fait qu'aiguis] les apptits sans donn] les moy5s de les satisfaire4 ,t\s ces malheureux ba*eli]s et lic5cis qui ont vu dfil] tant de *oses sans en compr5dre aucune1 sont absolum5t incapables d'ap]cevoir la complexit des phnomnes sociaux et ne peuv5t en saisir que les inju/ices app>5tes4 ,leur arme gr&it *aque j\r4 ,avec le mpris progressif du travail manuel1 elle ne peut que s'accrotre encore4 ,en #ahej1 #bj4jjj familles seulem5t rclamai5t p\r leurs fils l'enseignem5t secondaire4 ,leur nombre a dcupl ma9t5ant#dd4 ,note #dd3 ,enqute1 t4 ,,vi1 #e;e p>tie1 p4 #c4 ,p>mi les causes div]ses de dcad5ce qui agiss5t sur les peuples lat9s1 l'av5ir dira sans d\te que nulle ne fut plus active que l'enseignem5t univ]sitaire4 ,,*apitre ,,iii ,les ,lyces4 #a4--,,la ,,vie ,,au ,,lyc,e1 ,,le ,,travail ,,et ,,la ,,discipl9e4 ,il y a bi5 longtemps que la "q de l'int]nat1 c'e/--dire des lyces1 e/ agite1 et elle l'e/ bi5 va9em5t puisque ces discussions laiss5t t\j\rs de ct l'op9ion des intresss1 celle des p>5ts4 ,or cette op9ion e/ la seule qui puisse compt]4 ,le lyce reprs5te en ,france l'expression de c]ta9s beso9s1 dsirs et s5tim5ts des familles4 ,si elles ne g>d5t pas les enfants *ez elles ou ne les plac5t pas *ez des pr(esseurs comme cela se pratique dans d'autres pays1 c'e/ videmm5t qu'elles ne le peuv5t ou ne le veul5t4 ,leur volont devrait donc avant t\t tre modifie p\r p\voir *ang] l'tat de l'enseignem5t et ce n'e/ pas avec des rglem5ts ou des projets en l'air qu'on y arriv]a4 videmm5t les lyces sont de tri/es cas]nes o se d=m5t le corps1 l'esprit et le c>actre de la jeunesse4 ,t\t ce qu'on peut dire en leur faveur c'e/ qu'ils con/itu5t des ncessits4 ,il faut savoir s'accommod] ces ncessits1 jusqu' ce que l'op9ion ait t trans=me4 ,l'enqute dont n\s allons reproduire quelques passages y contribu]a peut-tre4 ,elle n\s montr]a surt\t combi5 e/ difficile *ez les peuples lat9s le problme de la r=me de l'ducation4 ,le lyce e/ une cas]ne =t mal t5ue1 si l'on veut1 mais enf9 une cas]ne4 ,cette df9ition a t plusieurs fois donne devant la ,commission4 ,dans les gr&s lyces1 v\s avez #djj1 #ejj1 #fjj et jusqu' #hjj int]nes2 p> consqu5t le lyce ne peut tre qu'une cas]ne1 *aque lve e/ un numro1 et il e/ impossible1 quels que soi5t l'att5tion et le scrupule du proviseur et du c5seur1 qu'ils connaiss5t les lves mme p> leur nom#de4 ,note #de3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bfg4 ,sailles1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,qu& un lyce a #a4bjj int]nes1 sans prjudice de plusieurs c5ta9es d'ext]nes1 il e/ encombr4 ,p\r y ma9t5ir l'ordre matriel1 on ne peut qu'y adopt] des rglem5ts troits et rig\reux1 semblables ceux d'une cas]ne4 ,en t\t cas1 il e/ impossible de faire autre *ose que suivre la tradition aveuglm5t1 en se con=mant de po9t en po9t aux prcd5ts#df4 ,note #df3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ae4 ,b]!lot1 secrtaire p]ptuel de l',acadmie des sci5ces4 ,le lyce e/ sur t\s les po9ts du t]ritoire gr p> des rglem5ts mticuleux et uni=mes1 p>t\t id5tiques4 ,les lves de nos lyces et collges1 en ce qui conc]ne le travail sd5taire1 sont diviss1 d'aprs leur ge1 en deux catgories3 a7 ,les enfants de sept treize ans1 qui sont a/re9ts un travail de dix heures p> j\r2 b7 ,les enfants de treize ans et au-dessus1 qui sont a/re9ts un travail de d\ze heures et mme treize heures p> j\r qu& ils assi/5t la veille facultative4 ,la ,commission considre ce rglem5t comme t\t fait contraire aux exig5ces d'une bonne hygine4 ,on ne saurait impos]1 sans de graves inconvni5ts1 des hommes faits1 dix et d\ze heures p> j\r de sil5ce et d'immobilit1 d'application intellectuelle1 dans un local f]m et insuffisamm5t ar4 ,et ces exig5ces ne sont pas seulem5t nuisibles1 elles sont inutiles4 ,en effet1 une telle cont9uit d'ef=ts intellectuels tant presque impossible1 et la somme d'att5tion s\t5ue dont l'enfant le mieux d\ e/ capable tant =t au-dess\s de la limite rglem5taire1 on produit la lassitude et l'ennui1 sans obt5ir plus de travail utile4 ,p> ces excs1 on compromet en quelque sorte la discipl9e en la r5dant oppressive1 et on ju/ifie la dissipation en la r5dant presque ncessaire#dg4 ,note #dg3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #dae4 ,maneuvri]1 anci5 lve de l'cole ,normale4 ,dans t\s les lyces de ,france1 on se lve la mme heure1 on se c\*e la mme heure2 mmes heures p\r les repas1 les classes1 les rcrations4 ,de mme1 le rgime des tudes1 programmes1 ex]cices scolaires1 e/ rgl jusque dans les plus petits dtails#dh4 ,note #dh3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ch4 ,lavisse1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,le nombre d'heures de travail au lyce e/ excessif et trs suprieur celui qu'on impose aux =ats4 ,l'hygine y e/ dplorable4 ,le rgime alim5taire gnralem5t dte/able4 ,je puis v\s p>l] du rgime de l'int]nat1 au po9t de vue matriel1 intellectuel et moral4 ,au po9t de vue matriel1 c'e/ un rgime absurde premire vue4 ,si n\s faisons le compte des mom5ts que l'lve passe deb\t en ple9 air1 n\s arrivons deux heures et demie au total4 ,il semble que1 p\r des tres qui se dvelopp5t1 il y a l une situation dang]euse1 anormale2 tre deux heures et demie l'air libre1 sur v+t-quatre1 c'e/ trop peu4 ,nos prom5ades du jeudi et du diman*e sont sans intrt et sans utilit4 ,l'lve s'y trane dans les rues et sur les r\tes4 ,il en revi5t fatigu1 sans pr(it p\r son dveloppem5t physique4 444 ,j'en vi5s la n\rriture4 ,elle e/1 en gnral1 fran*em5t mauvaise1 p>ce que mal prp>e#di4 ,note #di3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #dag4 ,pequignat1 rptiteur au lyce ,h5ri ,,iv4 ,ce rgime abrutissant plonge les lves s9on dans la tri/esse au mo9s dans une sorte de rsignation hbte que trahit leurs faces mornes4 ,la plup>t de nos lves ne sont pas gais2 n\s leur infligeons tant d'heures de travail que ncessairem5t leur sant laisse quelque peu dsir]1 et lorsque arriv5t les vacances1 ils ont un vritable beso9 de repos#ej4 ,note #ej3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fdj4 ,payot1 inspecteur d',acadmie4 ,aucun ex]cice physique ne vi5t rompre la monotonie de ce fa/idieux labeur4 ,on a beauc\p p>l des ex]cices physiques1 on a fond de belles ligues1 prononc d'loqu5ts disc\rs1 mais1 devant l'opposition s\rde de l',univ]sit1 qui mprise ces ex]cices rappelant p\r elle le travail manuel1 objet de t\s ses dda9s1 ils ont progressivem5t disp>u4 ,les ex]cices physiques n'exi/5t mme pas4 ,*aque lve y consacre qu>ante m9utes environ p> sema9e#ea4 ,note #ea3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cif4 ,potot1 surveillant gnral ,sa9te-,b>be4 ,mais ce qui dpasse l'imag9ation1 c'e/ la discipl9e ou au mo9s la surveillance troite et mticuleuse laquelle sont s\mis les lves4 ,leurs surveillants ne doiv5t pas les quitt] d'une m9ute4 ,dans les lyces con/ruits la campagne et qui possd5t de va/es p>cs1 ils n'ont mme pas le droit d'y j\]4 ,les *oses t\*ant ici l'invraisemblable1 il faut bi5 vite n\s abrit] d]rire des citations4 ,le lecteur s]a suffisamm5t clair p> le dialogue suivant qui s'e/ engag entre ,m4 ,ribot1 ,prsid5t de la ,commission1 et deux proviseurs1 sur cette int]diction faite aux lves de circul] avec lib]t aux heures de rcration4 ,m4 ,m>c ,sauzet4 ,v\s avez t au lyce de ,vanves1 qui e/ la campagne4 ,avez-v\s rem>qu quelque diffr5ce1 au po9t de vue du rgime des lves1 avec les autres lyces8 ,m4 ,bjambes4 ,le rgime e/ absolum5t le mme4 ,le lev] et le c\*] sont la mme heure4 ,la seule diffr5ce1 c'e/ que l't le mat9 les lves passai5t une demi-heure dans le p>c1 en prom5ade1 s\s la surveillance des rptiteurs1 au lieu d'all] en tude directem5t4 ,m4 le ,prsid5t4 ,ils n'allai5t pas en rang1 j'espre8 ,m4 ,bjambes4 ,en rang1 dans les alles du p>c4 ,jamais je n'ai vu les lves all] j\] dans le p>c4 ,il y avait des c\rs qui donnai5t sur le p>c1 mais il tait bi5 int]dit aux lves de dpass] la limite de la c\r#eb4 ,note #eb3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #daf4 ,,mm4 ,m>c ,sauzet1 ,bjambes et ,ribot4 ,m4 le ,prsid5t 7s'adressant ,m4 ,planon1 proviseur du lyce ,mi*elet74 ,v\s n'avez pas os pr5dre la responsabilit de leur laiss] une c]ta9e indp5dance8 ,m4 ,planon4 ,non1 d'abord p\r des raisons de moralit1 puis p>ce que n\s avons la g>de du p>c2 il faut y vit] quelquefois des petites dprdations1 et n\s ne p\vons naturellem5t pas ne pas veill] ce que le p>c soit t\j\rs en bon tat2 n\s y avons intrt1 p>ce que d'abord c'e/ une proprit de l'tat que n\s avons le droit de ma9t5ir intacte et propre1 et ensuite p\r les familles4 ,n\s ne p\vons pas les laiss] err] seuls dans le p>c4 ,m4 le ,prsid5t4 ,on n'a jamais essay de leur laiss] un peu plus de lib]t dans le p>c8 ,m4 ,planon4 ,je ne crois pas que mes prdcesseurs l'ai5t essay#ec4 ,note #ec3 ,enqute1 t4 ,i1 pp4 #ehb et #ehc4 ,quelque peu int]loqu et supposant peut-tre qu'il se tr\vait en prs5ce de cas exceptionnels1 le ,prsid5t s'e/ t\rn v]s ,m4 ,/aub1 proviseur du lyce ,lakanal1 et alors s'e/ engag le dialogue suivant1 digne1 comme le prcd5t1 d'tre livr la mditation des criva9s de l'av5ir qui rdig]ont l'invraisemblable hi/oire de l'ducation du peuple franais la f9 du ,,xixe sicle4 ,m4 le ,prsid5t4 ,quelle e/ l't5due du p>c8 ,m4 ,/aub4 #aj hect>es4 ,m4 le ,prsid5t4 ,et v\s croyez qu'il y aurait des inconvni5ts graves laiss] les lves j\] dans le p>c8 ,m4 ,/aub4 ,trs graves4 ,m4 le ,prsid5t4 ,et ces inconvni5ts sont de nature assez dlicate p\r que v\s ne puissiez pas n\s les dire8 ,m4 ,/aub4 ,nullem5t4 ,ce sont nos moeurs qui s'y oppos5t4 ,le mo9dre accid5t n\s amne les responsabilits les plus graves4 ,m4 le ,prsid5t4 ,ne peut-il pas arriv] des accid5ts dans les c\rs aussi bi5 que dans le p>c8 ,m4 ,/aub4 ,les lves y sont surveills4 ,m4 le ,prsid5t4 ,et v\s craignez les responsabilits pnales8 ,m4 ,/aub4 ,ce n'e/ pas une cra9te va9e4 ,m4 ,planon4 ,n\s avons l'exemple de nos collgues de ,l\is-le-,gr& et de ,*>lemagne1 celui-ci a t bel et bi5 condamn #e4jjj francs d'am5de1 p>ce qu'un lve1 en j\ant1 avait pass la ma9 dans une vitre et s'tait bless4 ,m4 le ,prsid5t4 ,c'e/ donc la magi/rature qui doit tre accuse du peu de lib]t des lves au lyce ,lakanal8 ,m4 ,/aub4 ,t\s les arrts r5dus en ce s5s ont re*]* s'il y avait eu ou non manque de surveillance4 ,m4 le ,prsid5t4 ,si la jurisprud5ce tait modifie1 auriez-v\s une raison d'ex]c] la mme surveillance sur les lves8 ,m4 ,/aub4 ,oui1 monsieur le ,prsid5t4 ,m4 le ,prsid5t4 ,il e/ un peu pnible de ne pas mme procur] aux enfants cet agrm5t qui e/ un des meilleurs leur (frir4 ,v\s ne voyez pas le moy5 d'utilis] ces gr&s espaces p\r l'ducation des enfants4 ,v\s n'en s5tez pas le beso98 ,m4 ,/aub4 ,je ne dis pas que ce s]ait une mauvaise *ose1 mais ce s]ait une organisation spciale2 j'ai tr\v une organisation t\te faite en arrivant4 ,bi5 ent5du1 avec un rgime p>eil et con=me1 d'ailleurs1 la volont des p>5ts1 ce lyce *amptre ne saurait attir] plus d'lves que les lyces urba9s4 ,la suite du dialogue entre le ,prsid5t et le proviseur indique bi5 que le digne fonctionnaire n'a jamais compris p\rquoi4 ,m4 le ,prsid5t4 ,le lyce ,lakanal se dveloppe l5tem5t4 ,m4 ,/aub4 ,n\s avons eu un mom5t de prosprit au db1 puis le lyce a baiss1 mais il a remont4 ,m4 le ,prsid5t4 ,combi5 p\rrait-il log] d'lves8 ,m4 ,/aub4 #fcj int]nes4 ,m4 le ,prsid5t4 ,et combi5 en a-t-il8 ,m4 ,/aub4 #baj environ4 ,m4 le ,prsid5t4 ,de sorte que *acun doit rev5ir assez *]8 ,m4 ,/aub4 ,en effet4 ,il e/ difficile de compr5dre que les int]nes ne soi5t pas plus nombreux4 ,c'e/ le plus beau lyce de ,france4 ,le lyce de ,bordeaux e/ un beau lyce1 mais il n'e/ pas comp>able ,lakanal#ed4 ,note #ed3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ehe4 ,eh6 oui1 sans d\te1 c'e/ le plus beau lyce de ,france et j'imag9e qu'il refus]ait beauc\p d'lves s'il tait adm9i/r p> un proviseur anglais avec des rglem5ts anglais4 ,cep5dant encore faudrait-il suppos] des p>5ts assez audacieux p\r y plac] leurs enfants dans ces conditions de lib]t relative4 ,quel que soit le degr de r\t9e et d'aveuglem5t atte9t p> la plup>t des univ]sitaires1 il ne faudrait pas suppos] que quelques-uns n'ai5t pas entrevu t\t ce qu'a d'absurde le rgime de surveillance tatillonne auquel sont s\mis nos lycens1 mais leurs ef=ts p\r y remdi] ont t\j\rs t rudem5t rprims4 ,je sais qu'un gr& nombre d'adm9i/rateurs ne dem&]ai5t pas mieux que d'entr] dans une voie plus librale2 mais ils ne se s5t5t pas la lib]t ncessaire4 ,j'ai fait1 une fois1 dans ma classe1 la t5tative que voici3 j'ai dit mes lves3 ,je vais voir si je puis avoir confiance en v\s1 je vais sortir p5dant deux m9utes2 je suis sr que v\s v\s conduirez bi54 ,je fis comme j'avais dit1 mais p5dant ce temps1 le surveillant gnral v9t pass]1--c'tait en prov9ce1--,c'e/ p\vantable ce que v\s v5ez de faire l1 me dit-il1 songez donc1 si1 p5dant votre abs5ce1 un enfant avait crev l'oeil de son vois9444 ,je lui rpondis que1 mme prs5t1 il m'tait difficile1 moi comme t\t autre1 d'emp*] un lve de mettre une plume dans l'oeil de son cam>ade4 ,avec cet esprit-l1 on n'arrive ri5#ee4 ,note #ee3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cgi4 ,weil1 pr(esseur au lyce ,voltaire4 ,hlas6 si1 on arrive quelque *ose6 ,on =me p\r l'av5ir ces tri/es gnrations d'tres impuissants1 oscillant sans cesse entre la rvolution et la s]vitude4 ,quant aux consqu5ces immdiates d'un tel rgime1 ,m4 ,lavisse les a nettem5t indiques4 ,n\s n\s exposons cette consqu5ce si prilleuse3 des jeunes g5s surveills outrance1 dont t\s les m\vem5ts ont t pis1 sont1 du j\r au l5dema91 leurs tudes t]m9es1 jets dans les rues des villes et exposs t\s les abus d'une lib]t dont ils n'ont pas fait l'expri5ce#ef4 ,note #ef3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ch4 ,lavisse1 pr(esseur la ,sorbonne4 #b4--,,la ,,direction ,,des ,,lyc,,es4 ,,les ,,proviseurs4 ,la valeur d'un tablissem5t indu/riel et comm]cial dp5d troitem5t de la p]sonnalit qui le dirige4 ,c'e/ l une banalit ne ncessitant1 je p5se1 aucune dmon/ration4 ,n\s devons donc admettre que la valeur d'un lyce dp5dra de l'homme qui e/ sa tte4 ,il en e/ rellem5t a9si dans l'enseignem5t congrgani/e4 ,il ne saurait en tre de mme dans les tablissem5ts de l'tat et voici p\rquoi3 ,*aque lyce e/ ?oriquem5t adm9i/r p> un proviseur4 ,en pratique1 ce directeur n'e/ gure qu'un mode/e comptable guid dans ses mo9dres actes p> les ordres que lui envoi5t les commis des bureaux du m9i/re4 ,sans autorit1 sans p\voir1 suspect p> ses suprieurs1 ddaign p> les pr(esseurs1 peu r$\t p> les lves1 son rle e/ celui d'un humble bureaucrate et non celui d'un directeur4 ,c'e/ un fonctionnaire1 et1 dans les gr&s tablissem5ts1 un fonctionnaire dbord de besogne adm9i/rative4 ,la c5tralisation1 qui r5d le m9i/re lgalem5t1 p>lem5tairem5t responsable de t\t ce qui se passe dans *aque maison1 a cette consqu5ce d'oblig] le proviseur pass] le meilleur de son temps1 non dirig] cette vie intrieure1 mais en r5dre compte4 ,ce sont incessamm5t des rapports1 des notices1 des /ati/iques1 une correspondance sans f9 avec inspecteur1 recteur ou m9i/re4 ,comm5t1 dans les trs gr&s lyces1 le proviseur p\rrait-il1 a9si sur*>g1 suivre *acun des lves1 en pr5dre la *>ge intellectuelle et morale8 ,aj\tez qu'il n'a aucun p\voir sur les programmes2 il n'a aucun droit de modifi]1 d'ass\plir les cadres des enseignem5ts p\r rpondre aux beso9s1 aux voeux1 de la ville1 de la rgion4 ,il e/ enf]m dans son budget comme un simple comptable1 et l'tablissem5t de ce budget1 qu'arrte seule l'autorit c5trale1 n'e/ p\r lui1 comme l'a =t bi5 dit ,m4 ,po9c>1 qu'une opration adm9i/rative#eg4 ,note #eg3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fhf4 ,lon ,b\rgeois1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique4 ,l'esprit bureaucratique1 en ,france1 envahit t\t4 ,la besogne matrielle1 la correspondance1 la t5ue des regi/res de t\te sorte1 la pap]ass]ie1 ti5n5t de plus en plus de place dans les fonctions des *efs d'une maison#eh4 ,note #eh3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #acj4 ,b]ns1 pr(esseur de rhtorique au lyce ,lakanal4 ,auj\rd'hui t\t a t conc5tr entre les ma9s de l',adm9i/ration c5trale1 et notre initiative p]sonnelle n'exi/e p\r a9si dire plus4 ,mme p\r le r5voi d'un lve1 il faut rec\rir un conseil4 ,un recteur ne p\rrait mme pas affect] un matre au gr& ou au petit lyce d'une ville4 ,le m9i/re rgle les mo9dres dtails de l'adm9i/ration#ei4 ,note #ei3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #eei1 ,dalimi]1 proviseur du lyce ,buffon4 ,peu peu on n\s a retir t\tes nos prrogatives et n\s sommes arrivs tre ens]rs p> les rglem5ts d'une faon telle que1 si n\s n\s laissions faire1 n\s n'aurions absolum5t qu' suivre l'impulsion qui n\s vi5drait d'en haut#fj4 ,note #fj3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #dff4 ,follioley1 proviseur honoraire4 ,je cra9s que les proviseurs et pr9cipaux de collge n'ai5t pas plus d'autorit sur les pr(esseurs que sur leurs matres rptiteurs4 ,p> la fatalit mme du sy/me1 qui e/ adm9i/ratif et pap]assi]1 on en e/ arriv les considr] comme des adm9i/rateurs et des bureaucrates1 et non pas comme des ducateurs4 ,et cela n'e/ pas tonnant6 ,ils n'ont ni initiative ni responsabilit1 pas plus p\r l'in/ruction que p\r l'ducation#fa6 ,note #fa3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #bie4 ,clair91 prsid5t de la ,commission de l',enseignem5t4 ,n\s avons vu1 a dit ,m4 ,ribot devant la ,*ambre des dputs1 et cela sautait aux yeux1 que dans nos lyces s'tait introduit un sy/me de c5tralisation p\ss si lo91 avec une m9utie bureaucratique si p]fectionne1 que nos proviseurs1 les *efs de nos tablissem5ts1 ceux qui ont la *>ge de dvelopp] l'initiative *ez les lves1 qui on dit t\j\rs3 ,faites des hommes et exaltez le s5tim5t de la responsabilit1 qu& ils se reg>d5t eux-mmes1 sont les s]viteurs lis p> les *anes les plus troites1 p> les ordres v5us soit de la rue de ,gr5elle1 soit du cab9et d'un recteur4 ,la situation e/ vritablem5t pnible et je n'y veux pas insi/]4 ,un proviseur ne peut pas dispos] d'une somme de #e francs p\r gratifi] un s]viteur fidle2 il ne peut ordonn] une prom5ade1 introduire une innovation quelconque--je ne p>le pas des tudes1 mais de l'adm9i/ration intrieure du lyce et de la discipl9e--sans se heurt] des rglem5ts2 un proviseur passe son temps accus] rception des circulaires qui vi5n5t p> c5ta9es s'empil] sur son bureau2 bi5 plus1 un proviseur d'un de nos lyces1 que n\s avons mis la campagne sans d\te p\r faire des expri5ces et p\r donn] aux lves la lib]t dans les *amps reconquis1 ce proviseur se croit oblig de suivre fidlem5t la consigne donne aux proviseurs des lyces urba9s1 de mettre en rang ses lves le diman*e ou le jeudi p\r all] sur les r\tes p\dreuses de nos villages de banlieue au lieu de leur ouvrir le p>c de dix ou de qu9ze hect>es que l'tat a acquis gr&s frais4 ,qu& n\s lui dem&ons3 p\rquoi faites-v\s a9si8 ,p>ce que1 dit-il1 mes prdcesseurs ont fait a9si et que je ne veux pas m'expos] des repro*es en faisant autrem5t#fb4 ,note #fb3 ,sance de la ,*ambre des ,dputs du #ac fvri] #aijb1 p4 #feg de l',(ficiel4 ,un proviseur1 en gnral1 ne sait pas t\j\rs exactem5t ce qui se passe dans son tablissem5t4 ,il n'ose pas int]v5ir dans les classes4 ,il pr\ve l'g>d du pr(esseur un c]ta9 s5tim5t de dfiance et il ne pr5d pas la lib]t de lui donn] des conseils4 ,de son ct1 le pr(esseur le ti5t quelquefois en faible e/ime4 ,j'e/ime1--avec ,m4 le ,prsid5t--que le vritable dfaut de nos lyces1 c'e/ le manque de solid>it1 d'unit1 d'h>monie4 ,*acun va de son ct1 et il e/ =t heureux que1 malgr ce dfaut1 les lyces ne m>*5t pas plus mal#fc4 ,note #fc3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #bbc4 ,gauti]1 pr(esseur au lyce ,h5ri ,,iv4 ,en fait1 proviseurs et pr(esseurs se dte/5t cordialem5t et ne sont pas mo9s dte/s p> leurs lves4 ,il n'e/ pas admissible que1 dans de semblables conditions1 un tablissem5t puisse prospr]4 ,on ne saurait s'en pr5dre aux proviseurs du fonctionnem5t si dfectueux des tablissem5ts qu'ils dirig5t4 ,ens]rs comme ils le sont1 ils ne peuv5t mieux faire4 ,ds qu'on leur donne l'indp5dance et la responsabilit1 ils se trans=m5t4 ,m4 ,dupuy l'a trs bi5 m>qu dans le passage suivant de son rapport3 ,les collges qui sont au compte du pr9cipal sont plus florissants que les autres2 l o le pr9cipal e/ plus directem5t intress au succs du collge1 le succs se manife/e assez vite4 ,je pr5drai p\r exemple c]ta9s collges de l',acadmie de ,lille3 ils tai5t languissants1 on les a mis au compte du pr9cipal1 et auj\rd'hui1 ils sont florissants1 et ce *angem5t s'e/ produit assez vite4 ,je crois que cela ti5t prcism5t1 non seulem5t ce que le pr9cipal a un intrt plus direct1 mais ce qu'il e/ plus libre de ses actions1 ce qu'il peut modifi] un peu le rgime son gr1 ce qu'il peut faire aux familles c]ta9es concessions qu'un pr9cipal ord9aire ne peut pas faire#fd4 ,note #fd3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bda4 ,e4 ,dupuy1 inspecteur gnral de l',univ]sit4 ,un malheureux proviseur e/ auj\rd'hui enf]m dans un lacis de rglem5ts1 une surveillance mticuleuse et s\ponneuse qui le p>alys5t entirem5t et en font le plus tyrannis et le mo9s indp5dant des fonctionnaires4 ,voici comm5t le ,prsid5t de la ,commission1 ,m4 ,ribot1 a rsum les voeux =muls ce sujet4 ,mo9s d'uni=mit1 mo9s de bureaucratie1 un peu de lib]t3 c'e/ le voeu gnral qui se dgage de l'enqute4 ,les lyces t\ff5t s\s la c5tralisation4 ,on n'a fait1 depuis dix ans1 que la r5dre plus pesante4 ,on s'e/ appliqu enlev] aux proviseurs ce qui re/ait de leur initiative4 ,il n'e/ pas une acadmie1 pas un lyce d'o ne s'lve une pla9te1 p>t\t la mme et p>t\t aussi vive#fe4 ,note #fe3 ,enqute4 ,ribot1 t4 ,,vi1 p4 #d4 #c4--;,,ce ,,que ,,c\t5t ,,les ,,lyc,,es ,a ,l',,tat4 ,il e/ utile de savoir ce que cote un p>eil enseignem5t4 ,cela e/ d'autant plus intressant que n\s aurons comme po9t de comp>aison l'enseignem5t congrgani/e4 ,c'e/ une rgle gnrale bi5 connue et sur laquelle n\s avons insi/ dans un autre ouvrage1 que t\t ce qui e/ gr p> l'tat1 qu'il s'agisse de *em9s de f]1 de navires ou de n'importe quoi1 cote de #be #ej plus *] que ce qui e/ gr p> l'initiative prive4 ,les lyces1 bi5 ent5du1 n'*app5t pas cette loi4 ,alors que les maisons congrgani/es1 qui ne reoiv5t aucune subv5tion1 ralis5t des bnfices1 l'tat tr\ve le moy5 de p]dre des sommes normes avec les lyces4 ,en re/ant sur le t]ra9 conomique mais en me plaant un po9t de vue plus gnral1 j'ai eu la curiosit de relev] un po9t intressant de la /ati/ique d'aprs le budget de l',in/ruction publique de #ahie2 je suis arriv cette conclusion que l'tat donne p\r les collges une subv5tion de #ge francs p> tte de collgi51 p\r les lyces une somme de #cjj francs p> tte de collgi51 p\r les facults une subv5tion de #die francs p> tte d'tudiant4 ,on voit que1 p\r les enfants des classes dirigeantes1 l'tat f\rnit une subv5tion beauc\p plus considrable que celle qui e/ affr5te l'enseignem5t primaire#ff4 ,note #ff3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #dbg4 ,broc>d1 rptiteur gnral ,condorcet4 ,en #ahfi1 il y avait #bb lyces qui ne dem&ai5t aucune subv5tion l'tat2 en #ahgj1 #ai2 en #ahga1 #ab2 en #ahgb1 #aa2 en #ahgc1 #aj2 en #ahgd1 #ahge1 #ahgf1 #c ou #d4 ,auj\rd'hui1 t\s sans exception doiv5t tre subv5tionns#fg4 ,note #fg3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ecj4 ,moreau1 inspecteur gnral des f9ances4 ,et quoi ti5n5t ces frais normes8 ,en voici les raisons pr9cipales3 d'abord le luxe entirem5t inutile des lyces4 ,les ar*itectes actuels croi5t devoir btir somptueusem5t ces cas]nes4 ,t\t e/ en faade--comme l'enseignem5t univ]sitaire--mais ces faades se pai5t trs *]4 ,m4 ,sabati]#fh a fait rem>qu] que le lyce ,lakanal1 qui compte c5t c9quante lves1 revi5t une diza9e de millions4 ,le logem5t de *aque lve revi5t #gej francs4 ,p\r le mme prix1 on aurait pu donn] *acun d'eux une petite villa et un j>d9 suffisants le log] lui et ses p>5ts4 ,note #fh3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bja4 ,ceci e/ une premire raison1 mais il en exi/e bi5 d'autres4 ,le rglem5t tant uni=me p\r t\s les lyces1 les frais sont p>t\t gaux4 ,alors mme qu'il n'y a pas d'lves1 on nomme des pr(esseurs4 ,je p\rrais cit] tel collge qui cote #bj4jjj francs la ville et qui compte un lve en rhtorique1 un en deuxime1 deux en troisime et quatre en quatrime4 ,en t\t1 #fj lves dans les petites classes#fi4 ,note #fi3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fbe4 ,gr&eau1 reprs5tant de la ,socit nationale d',agriculture4 ,qu& on voit1 dans le budget d'un petit lyce1 qu'une classe de sixime1 qui compte quatre lves1 a un pr(esseur agrg au traitem5t de plus de #e4jjj francs1 on peut se dem&] s'il ne s]ait pas possible de tr\v] l une conomie#gj4 ,note #gj3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ecc4 ,ribot1 prsid5t de la ,commission d'enqute4 ,dans le mme lyce1 le pr(esseur de c9quime1 galem5t agrg1 a c9q lves4 ,les exemples analogues sont frqu5ts4 ,il s]ait difficile d'imag9] un plus complet gaspillage4 ,la troisime raison du prix excessif de l'enseignem5t des lyces e/ que les proviseurs n'ont absolum5t aucun intrt faire des conomies et ont mme un intrt srieux n'en pas faire4 ,s'ils conomis5t1 ils gn5t la comptabilit des bureaux4 ,immdiatem5t1 on rduit leur budget et on ne le rtablira plus1 mme en cas de ncessit1 ce qui1 p\r l'av5ir1 leur s]vira de leon4 ,le passage suivant de l'enqute e/ =t typique sur ce po9t4 ,une petite r=me p\rrait tre intronise immdiatem5t4 ,elle consi/]ait p]mettre aux proviseurs1 s\s contrle t\j\rs1 de dispos] librem5t des conomies qu'ils ralis5t sur le budget de leur tablissem5t4 ,auj\rd'hui1 lorsqu'un budget e/ fix1 le proviseur n'a aucun avantage faire des conomies4 ,s'il en a ralis #a4ejj francs p> une surveillance att5tive sur le *auffage1 l'clairage1 etc41 on lui dit3 ,cette anne v\s p\rrez faire les mmes conomies que l'an pass1 et on dim9ue d'autant son budget4 ,il faudrait laiss] le proviseur appliqu] ce qu'il croirait bon les conomies qu'il p>vi5drait ralis]#ga4 ,note #ga3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ecg4 ,j4 ,payot1 inspecteur d',acadmie4 ,,*apitre ,,iv ,les pr(esseurs et les rptiteurs4 #a4--,,les ,,pr(esseurs4 ,n\s v5ons de voir l'tat et l'adm9i/ration des maisons scolaires o la jeunesse franaise e/ leve4 ,n\s avons vu la qualit de l'enseignem5t qu'elle y reoit4 ,il n\s re/e exam9]--t\j\rs d'aprs les dpositions de l'enqute--la valeur pdagogique de ses pr(esseurs4 ,les pr(esseurs sont1 p> df9ition1 des p]sonnes qui enseign5t et1 p> consqu5t1 doiv5t savoir enseign]4 ,or1 l'ducation qu'ils ont reue ne leur a jamais ri5 appris de cet art si difficile4 ,ils sav5t p> coeur beauc\p de *oses1 mais trs peu sont capables d'en enseign] aucune4 ,c'e/ ce qui ressort nettem5t des dcl>ations faites devant la ,commission p> les univ]sitaires les plus autoriss4 ,l'incapacit ducatrice des pr(esseurs ti5t surt\t au mode de prp>ation l'agrgation4 ,m4 ,lon ,b\rgeois l'a p>faitem5t m>qu dans les lignes suivantes3 ,l'agrgation devrait tre1 non un grade des tudes suprieures1 mais un c]tificat d'aptitude l'enseignem5t secondaire4 ,or elle devi5t de plus en plus un conc\rs entre c&idats aussi savants et aussi spcialiss que possible4 ,spcialiss1 c'e/ ce d]ni] mot qui conti5t la condamnation du sy/me#gb4 ,note #gb3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fid4 ,lon ,b\rgeois1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique4 ,la valeur pdagogique des pr(esseurs e/ nettem5t indique dans les dpositions dont j'extrais les passages suivants3 ,il y a normm5t de pr(esseurs qui ne sav5t plus pr(ess]4 ,ils sav5t t\t1 sauf leur mti]1 la p>tie pratique de leur mti]4 ,ce n'e/ pas t\t que de gav] les jeunes g5s d'un /ock de que/ions sans leur faire compr5dre le p\rquoi des *oses4 ,il faut les faire raisonn]4 ,ce n'e/ pas la mmoire seulem5t qu'il faut ex]c]1 mais le jugem5t4 ,auj\rd'hui1 c'e/ p> le jugem5t que les lves p*5t#gc4 ,note #gc3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #eje4 ,buquet1 directeur de l'cole ,c5trale4 ,et c'e/ l peut-tre un des plus dang]eux rsultats de notre ducation4 ,les produits de l',univ]sit1 lves et pr(esseurs1 p*5t surt\t p> leur dfaut de jugem5t et leur incapacit raisonn] correctem5t4 ,or le b fondam5tal de l'in/ruction devrait tre prcism5t de dvelopp] le jugem5t et le raisonnem5t4 ,la trs gr&e insuffisance pdagogique de nos pr(esseurs e/ c]ta9em5t une des causes pr9cipales des pauvres rsultats de notre ducation classique4 ,je crois que la prp>ation pdagogique des pr(esseurs laisse dsir]4 ,il y a mme *ez la plup>t d'entre eux une sorte de prjug contre la pdagogie1 prjug dont ils sont les premi]s victimes1 puisque beauc\p des plus brillants *\5t dans leur classe1 faute d'avoir rfl*i sur les procds employ] p\r communiqu] leur savoir autrui4 ,mais ce n'e/ pas seulem5t sur ce po9t que la prp>ation des pr(esseurs e/ insuffisante3 elle l'e/ aussi au po9t de vue hi/orique et philosophique4 ,une des raisons de la crise inconte/able *ez la jeunesse actuelle1 qui manque videmm5t de direction1 c'e/ que les enfants ne reoiv5t pas1 ds le lyce1 les gr&es ides directrices qui devrai5t les dom9]4 ,cela ti5t ce que trop de pr(esseurs n'ont pas eux-mmes des ides trs nettes ce sujet2 ils n'ont pas reu aussi l'enseignem5t pdagogique et civique qui leur dirait quel e/ le rle de l',univ]sit dans la ,france rpublica9e d'auj\rd'hui#gd4 ,note #gd3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fci4 ,payot1 inspecteur d',acadmie4 ,m4 ,lavisse1 qui l'on doit en gr&e p>tie les programmes d'aprs lesquels se =mr5t nos plus rc5tes gnrations de pr(esseurs1 ne s'e/ pas montr beauc\p plus t5dre p\r les ducateurs /yls p> les m?odes qu'il a contribu mieux que p]sonne =tifi]4 ,il sait qu'il s]a pr(esseur1 mais il n'a pas le temps d'y p5s]4 ,et quelques sema9es aprs qu'il a conquis son titre d'agrg il tombe dans un lyce4 ,il ne connat ni les lois1 ni les rglem5ts auxquels il doit obir2 il e/ expos se tromp] sur ses droits1 mconnatre ses obligations1 regimb] tort4 ,c'e/ le mo9dre des inconvni5ts4 ,il peut ne pas savoir enseign] du t\t4 ,dans l'enseignem5t de l'hi/oire1 p\r ne p>l] que de celui que je connais le mieux1 il faut savoir *oisir entre les faits et les ides1 lim9] ceux qui ne sont pas intelligibles1 n'employ] que des mots clairs ou qui puiss5t tre clairem5t df9is4 ,autrem5t1 l'enseignem5t de l'hi/oire ne laisse dans les esprits que des notions confuses enveloppes dans un v]balisme vague4 ,il p]d t\te puissance ducative4 ,il faudrait que le futur pr(esseur ft av]ti de ces difficults1 habitu les va9cre#ge4 ,note #ge3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #db4 ,lavisse1 de l',acadmie franaise4 ,sans d\te1 p\rrai5t rpondre les pr(esseurs4 ,mais qui aurait d n\s av]tir de ces difficults s9on ceux qui n\s ont =ms8 ,on comm5ce voir ma9t5ant les mauvais rsultats des m?odes qu'on n\s a appliques1 mais e/-ce bi5 n\s qu'il faut s'en pr5dre8 ,les m?odes univ]sitaires ne font du pr(esseur qu'un subtil rhteur et nullem5t un ducateur4 ,elles lui laiss5t une m5talit trs d=me4 ,ne connaissant ri5 du monde ni des ncessits qui le mn5t1 il vivra t\j\rs dans le *imrique et l'irrel4 ,les pr(esseurs de l',univ]sit con/itu5t une ca/e dont les cont\rs sont aussi arrts que celle des militaires et des magi/rats4 ,l'uni=mit des programmes qu'ils ont d subir leur donne des p5ses id5tiques et des faons non mo9s id5tiques de les =mul]4 ,trs indiffr5ts au fond des *oses1 ils n'atta*5t gure d'importance qu' la faon de les exprim]4 ,ils r$\t5t =t les op9ions n\velles et ne s'y ralli5t que lorsqu'elles sont appr\ves p> des matres d'une autorit reconnue1 acceptant alors sans difficult les op9ions les plus extrmes4 ,leurs r>es t5tatives d'orig9alit n'ab\tiss5t le plus s\v5t qu' donn] une =me p>adoxale des ides =t banales4 ,ce qu'ils sav5t le mieux1 c'e/ compliqu] les *oses les plus simples1 et c'e/ ce qui r5d leur enseignem5t si mauvais4 ,m4 ,lon ,b\rgeois a su le dire1 bi5 qu'en t]mes un peu voils1 devant la ,commission d'enqute4 ,il y a c]ta9es manires de faire la classe que j'admire et que je r$\te en mme temps4 ,je p>le de beauc\p de pr(esseurs di/+us1 brillants mme1 qui y mett5t t\te leur ardeur et t\t leur tal5t4 ,c'e/ une occasion p\r eux de se di/+u] p]sonnellem5t1 en suivant et en faisant valoir leurs propres gts1 devant quelques lves d'lite auxquels ils se communiqu5t4 ,mais les autres1 dont n\s avons cep5dant la *>ge8 ,c]tes1 ces pr(esseurs sont trs aims de t\s les lves3 ils laiss5t tranquilles les mdiocres et les mauvais1 et les =ts sont ravis d'un matre dont ils sembl5t p>tag] un peu la r5omme4 ,je ne puis m'emp*] de p5s] que le b de l'enseignem5t public1 qui doit s'adress] t\s1 e/ mieux atte9t1 et le pr(it p\r l'tat encore plus considrable1 lorsqu'un pr(esseur plus mode/e p>vi5t faire travaill] l'ensemble de ses lves1 entran] la masse1 dont il a *>ge1 tir] de t\s ce qu'ils peuv5t vritablem5t donn]#gf4 ,note #gf3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fic4 ,lon ,b\rgeois1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique4 ,ce zle accid5tel se refroidit d'ailleurs assez vite1 et au b\t de =t peu de temps1 le rhteur dis]t devi5t un simple bureaucrate faisant son c\rs heure fixe sans s'occup] de ses lves4 ,c'e/ alors que1 comme je le faisais rem>qu] dans l'introduction1 il p\rrait tre remplac p> un phonographe4 ,m4 ,raymond ,po9c>1 anci5 ,m9i/re de l',in/ruction publique1 a =t bi5 m>qu l'volution bureaucratique f9ale de l',univ]sitaire4 ,le pr(esseur arrive gnralem5t avec l'ide de p>tir la f9 de sa classe1 il fait son travail trs consci5cieusem5t1 mais il ne fait que son travail4 ,il vi5t1 comme un bureaucrate ou un employ de m9i/re1 pass] deux heures dans le lyce4 ,il ne connat pas ses lves1 il n'a aucun rapport avec eux#gg4 ,note #gg3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fgg4 ,raymond ,po9c>4 ,il ne faut pas trop en v\loir au pr(esseur de se trans=m] si vite en bureaucrate et d'avoir la plus p>faite indiffr5ce l'g>d de ses lves4 ,il e/ le plus s\v5t un mcont5t et un aigri4 ,le public a p\r lui une considration assez faible1 et l',univ]sit le traite un peu en fonctionnaire subalt]ne auquel on ne mnage pas les tracass]ies4 ,le dfaut de pre/ige de l'univ]sitaire en ,france e/ un po9t =t dlicat1 l\rd de consqu5ces de t\tes sortes1 mais qu'il s]ait inutile de dissimul]4 ,ce qui contribue1 dans le public1 au manque de considration p\r les pr(esseurs de l',univ]sit1 c'e/ l'insuffisance d'ducation extrieure de beauc\p d'entre eux4 ,cette abs5ce d'ducation et ses causes ont t sobrem5t indiques devant la ,commission4 ,*acun connat la pr9cipale raison p\r laquelle nombre de familles se port5t de prfr5ce v]s l'enseignem5t libre2--c'e/ qu'elles croi5t y tr\v] plus de g>anties1 non pas assurm5t p\r l'in/ruction1 mais p\r l'ducation4 ,cela seul1 mon s5s1 indique dans quelle voie on doit *]*] amlior] l'enseignem5t public4 ,les pr(esseurs et les matres d'tude (fr5t assurm5t t\tes g>anties au po9t de vue de l'enseignem5t et de l'in/ruction1 mais peut-tre n'en (fr5t-ils pas t\j\rs autant au po9t de vue de l'ducation#gh4 ,note #gh3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #aej4 ,a4 ,l]oy-,beaulieu1 de l',in/itut4 ,auj\rd'hui1 n\s recrutons encore nos c&idats dans les c\*es pr(ondes de la dmocratie ouvrire ou rurale4 ,n\s recevons des fils d'ouvri]s1 de paysans1 surt\t des fils d'in/ituteurs1 qui n\s arriv5t aprs avoir pu faire1 grce aux sec\rs des municipalits et de l'tat1 leurs tudes dans les collges1 puis dans le lyce du dp>tem5t1 p\r les t]m9] dans les lyces de ,p>is#gi4 ,note #gi3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #aci4 ,p]rot1 de l',in/itut1 directeur de l'cole ,normale ,suprieure4 ,sortis de c\*es =t mode/es1 o naturellem5t l'ducation laisse un peu dsir]1 les jeunes pr(esseurs n'ont pas tr\v dans le milieu univ]sitaire les moy5s de rp>] les lacunes de leur ducation premire4 ,ils ne connaiss5t ri5 du monde1 o ils sont brusquem5t lancs1 et ils y re/5t trop s\v5t dpayss4 ,cette raison d'orig9e ne suffirait pas expliqu] le dfaut d'ducation et de t5ue qu'on repro*e trop s\v5t aux univ]sitaires puisque l'enseignem5t congrgani/e recrute ses pr(esseurs dans des c\*es sociales t\t aussi mode/es4 ,mais les congrgani/es ont t\j\rs atta* une importance trs gr&e aux =mes extrieures4 ,ils ont des traditions p]ptues dans un milieu homogne1 et1 si l'on peut r$\t] leurs doctr9es1 on ne saurait conte/] qu'au po9t de vue de l'ducation extrieure ils sont =t suprieurs aux pr(esseurs de l',univ]sit4 ,quelles que soi5t les causes de son dfaut de pre/ige1 l'univ]sitaire e/ peu considr p> le public1 et il en s\ffre vivem5t4 ,sa pr(ession e/ t5ue comme honorable assurm5t1 mais faiblem5t cote4 ,a pe9e au-dessus du vtr9aire et assez au-dess\s du ph>maci54 ,bi5 qu'il soit trs conv5ablem5t rtribu1 les familles voi5t t\j\rs en lui le monsieur lgrem5t rp1 besogneux et c\rant le ca*et4 ,si p> has>d on le reoit au mom5t des exam5s1 il passe t\j\rs aprs l'+nieur1 l'(fici]1 le magi/rat et le notaire4 ,c'e/ l'invit sans importance qu'on met au b\t de la table1 qu'on n'c\te gure et que les hritires ne reg>d5t pas4 ,un peu gau*e1 un peu emprunt1 d'aspect assez fru/e1 il se s5t mal son aise dans le monde1 et r$\te de s'y montr]4 ,ce dfaut de pre/ige que l'univ]sitaire s5t =t bi51 re/e t\j\rs un my/re irritant p\r lui4 ,les illusions dont il e/ satur lui ont laiss croire que c'e/ p> les diplmes que se m>qu5t les diffr5ces intellectuelles et sociales entre les hommes4 ,p]suad qu'avec ses p>*em9s il devrait tre aux meilleures places dans la vie1 il s'indigne secrtem5t d'en re/] =t lo91 et f9alem5t n'a qu'antipa?ie p\r une socit qui ne lui donne pas la situation laquelle il s'imag9e avoir droit4 ,de l en gr&e p>tie les t5dances ca*es ou av\es de la plup>t des univ]sitaires p\r les doctr9es rvolutionnaires les plus avances4 ,un criva9 qui a longtemps app>t5u l',univ]sit a trs bi5 m>qu ces causes de l'antipa?ie des pr(esseurs p\r la socit1 et surt\t p\r l'arme1 dans les lignes suivantes3 ,quelques pr(esseurs dte/5t l'arme p> jal\sie plus que p> politique4 ,*ez les membres de l',univ]sit1 l'ducation premire n'e/ pas t\j\rs au niveau du savoir acquis4 ,c'e/ p> les honorables et mode/es fonctions de l'enseignem5t que beauc\p d'enfants du peuple font leur entre dans la b\rgeoisie4 ,ils s'y tr\v5t d'abord un peu dpayss4 ,munis de leurs diplmes1 ils se jug5t trs suprieurs au monde qui les ent\re4 ,si leurs manires un peu gau*es1 leurs vtem5ts dp\rvus d'lgance ne leur assur5t pas dans la haute compagnie des petites villes la place qu'ils e/im5t due leur mrite1 ils r5d5t1 au fond de leurs coeurs froisss1 les dda9s au c5tuple4 ,ils jur5t une ha9e mortelle la socit futile ou ignorante qui les ti5t si inju/em5t l'c>t4 ,a9si s'expliqu5t les op9ions rvolutionnaires de c]ta9s pr(esseurs4 ,au contraire1 l'(fici]1 avec son brillant uni=me1 e/ p>t\t accueilli1 re*]*1 ft4 ,il orne les salons de la prfecture1 il p>ticipe aux gr&es *asses1 aux ari/ocratiques runions4 ,p> surcrot1 le dcret de messidor lui assigne dans les crmonies la prsance sur les pr(esseurs des lyces4 ,que fait-on de l'adage ,que les armes pass5t aprs la toge8 ,il y a de quoi gonfl] de v59 et faire crev] de dpit les am\rs-propres vulgaires#hj4 ,note #hj3 ,h4 des ,h\x1 ,fig>o1 #a;er dcembre #aija4 ,et malheureusem5t la considration que l'univ]sitaire n'obti5t pas dans le monde1 il ne l'obti5t pas beauc\p plus dans l',univ]sit1 qui ne voit en lui qu'un fonctionnaire subalt]ne qu'on peut rudoy] son gr4 ,m4 de ,c\b]t9 a trs bi5 m>qu dans les lignes suivantes la situation actuelle des pr(esseurs de notre ,univ]sit4 ,a voir le pr(esseur dans son lyce1 on le pr5drait trop s\v5t p\r le petit employ subalt]ne d'une adm9i/ration publique1 avec cette diffr5ce qu'il n'y j\it pas du con=t relatif qu'(fre le bureau4 ,ds la porte1 l'abs5ce de considration se m>que dans le reg>d ddaigneux et les propos b\rrus du conci]ge4 ,le pr(esseur n'e/ pas l *ez lui4 444 ,si l',univ]sit veut que ses pr(esseurs soi5t traits p>t\t avec g>ds1 c'e/ elle comm5c]2 c> elle e/ en gr&e p>tie responsable de leur effacem5t4 ,eux le s5t5t et ils en s\ffr5t4 ,j'ai t surpris de con/at] quel po9t cette s\ffrance inav\e influait sur leur manire d'tre et sur leurs p5ses4 ,elle se traduit *ez les plus gs p> une sorte de raideur1 de froideur sol5nelle dont ils ont pe9e se dp\ill] en dehors mme de leurs fonctions et qui leur devi5t comme une seconde nature2 l'expri5ce des mille tracas auxquels ils sont en butte leur donne en plus une circonspection exagre qui dgnre facilem5t en mfiance2 leur enseignem5t se fait alors au/re et sec2 ils n'ont plus cette indulg5te gaiet1 cette bonne humeur qui sont indisp5sables l'ducateur4 ,les autres--les jeunes--sont p\sss inconsciemm5t au pessimisme2 ils voi5t le monde en noir et laiss5t p]c]1 lorsqu'ils en p>l5t1 de l'pret ou de l'ironie4 ,sortir de la c>rire s]ait l'ambition secrte de beauc\p d'entre eux3 ils n'os5t y song]#ha4 ,note #ha3 ,de ,c\b]t94 ,revue ,bleue1 #ahih1 p4 #hj4 ,tel e/ le pr(esseur que l',univ]sit n\s a fait4 ,c'e/ lui que revi5t le rle d'lev] la jeunesse4 ,n\s connaissons dj les rsultats de son enseignem5t4 ,il tait facile de les prvoir4 ,des exceptions exi/5t assurm5t1 mais si r>es1 qu'elles n'ont aucune action4 ,on doit les signal] cep5dant p\r les enc\rag]1 c> l',univ]sit ne les favorise gure4 ,deux ou trois pr(esseurs ont expos devant la ,commission les ef=ts qu'ils avai5t faits p\r r5dre aux lves leur enseignem5t utile et on ne saurait trop les donn] en exemple4 ,p>fois ma classe a lieu l',htel ,c>navalet1 au ,l\vre1 au muse de ,cluny4 ,je *oisis le mom5t o1 dans les textes1 n\s avons rassembl un c]ta9 nombre de faits qu'il y a lieu d'lucid] p> la vue mme des *oses4 ,traduisons-n\s1 p> exemple1 le disc\rs o ,cicron repro*e ,v]rs d'avoir vol en ,sicile tant d'objets de prix1 je conduis mes lves au ,l\vre1 la vitr9e r5f]mant le trsor de ,bosco-,reale1 et je leur dis3 ,voil une collection qui e/ peu prs de l'poque de ,v]rs1 voil quelques-unes des oeuvres d'art qu'il aimait2 voil1 sur des plats d'arg5t1 de ces figures en relief qu'il admirait tant4 ,reg>dez comm5t1 la plaque de mtal qui les porte tant s\de au plat1 il p\vait faire dta*] ces hauts-reliefs p\r se les appropri]1 si le plat ne lui plaisait po9t1 etc4 ,m4 le ,prsid5t4 ,c'e/ trs intressant1 si c'e/ bi5 fait4 ,m4 ,rabaud4 ,je cit]ai encore le muse de ,montpelli]1 qui e/ dirig p> un anci5 surveillant gnral de ,sa9t-,l\is4 ,ce proviseur--il n'e/ pas apprci sa valeur--a organis des excursions ,nmes1 ,arles et dans t\te cette admirable rgion du ,midi1 ple9e de ve/iges de l'antiquit4 ,m4 le ,prsid5t4 ,ti5t-on compte au pr(esseur des ef=ts qu'il t5te en ce s5s8 ,m4 ,rabaud4 ,jamais1 monsieur le ,prsid5t#hb4 ,note #hb3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #bce4 ,rabaud1 pr(esseur au lyce ,*>lemagne4 ,je suis p]suad que le ,prsid5t de la ,commission d'enqute aurait r5du un gr& s]vice son pays en dem&ant immdiatem5t au nom de la ,commission1 la croix p\r les deux ou trois pr(esseurs qui ont donn de telles preuves d'initiative1 de zle et de vraie intellig5ce des m?odes d'ducation4 ,cette rcomp5se et r5du peut-tre de tels exemples un peu plus contagieux4 ,le j\r semble bi5 loign o de semblables m?odes se vulg>is]ont1 et p5dant longtemps encore n\s aurons des pr(esseurs aussi ignorants de la psy*ologie de l'enfance qu'incapables de modifi] leurs m?odes d'enseignem5t4 ,quelques r>es pr(esseurs comm5c5t d'ailleurs l'ap]cevoir4 ,il ne s]ait peut-tre pas mauvais que des hommes *>gs d'in/ruire la jeunesse1 de l'lev]1 au s5s le plus complet et le plus noble du mot1 tudiass5t ce que c'e/ que la jeunesse1 p> quels procds1 depuis qu'on lve des enfants1 on les a levs1 quels ont t les meilleurs de ces procds1 comm5t on s'y e/ pris p\r enseign] telle ou telle sci5ce1 p\r en tir] le plus gr& pr(it possible1 comm5t on s'y e/ pris p\r =m] les c>actres1 les coeurs des jeunes g5s1 en un mot p\r prp>] des hommes4 ,or1 cela1 je suis bi5 oblig de dire qu'on ne l'appr5d pas4 ,la plup>t d'entre n\s1 p\r ne pas dire t\s1 que n\s ayons pass p> l',ecole ,normale ou p> une ,facult1 ou que n\s n\s soyons =ms seuls1 n\s avons1 au c\rs de nos tudes1 appris beauc\p de *oses1 sauf la faon de les enseign]4 ,on n\s a jets brusquem5t dans le torr5t de l'enseignem5t en n\s laissant n\s dbr\ill]4 ,les r=mes proposes ont presque t\tes surpris la majorit de l'op9ion publique univ]sitaire2 habitue c]ta9es m?odes1 elle s'e/ tr\ve malhabile s'accommod] de m?odes n\velles4 ,telle e/ la raison ess5tielle de l'*ec de ces r=mes1 et t\tes les modifications qu'on p\rra imag9] d'apport] dans l'enseignem5t secondaire risqu]ont t\j\rs de re/] lettre morte1 tant qu'on ne se proccup]a pas d'abord de prp>] un p]sonnel qui les accepte volontairem5t1 les compr5ne bi5 et les applique#hc4 ,note #hc3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fbg4 ,jules ,gauti]1 inspecteur d',acadmie4 ,ri5 n'e/ plus ju/e que ces d]nires lignes4 ,on ne saurait trop rpt] qu'il n'y a pas de r=mes possibles tant qu'on n'aura pas donn aux pr(esseurs une ducation t\t autre que celle qu'ils reoiv5t auj\rd'hui4 ,l'auteur de la dposition prcd5te e/ un des bi5 r>es univ]sitaires qui l'ai5t compris4 #b4--,,les ,r,p,,titeurs4 ,le rptiteur n'a gure d'autres fonctions que la surveillance des lves4 ,en relation con/ante avec ces d]ni]s1 il p\rrait r5dre l'enseignem5t d'imm5ses s]vices1 c> il e/ le plus s\v5t trs in/ruit4 ,pratiquem5t il e/ rduit au rle pnible de simple surveillant4 ,mpris p> les pr(esseurs1 dte/ p> les lves1 t5u en dfiance p> le proviseur1 il mne l'exi/5ce la plus dure et la plus +rate qu'on puisse rv]4 ,une difficult presque insoluble1 e/ celle du matre d'tudes4 ,c'e/ lui qui vit rellem5t avec les lves1 qui donc p\rrait dev5ir leur ducateur8 ,c'e/ un subordonn1 qu'on ne p>at pas apprci] beauc\p1 env]s lequel1 s'il le r5contre1 le pr(esseur se croit quitte qu& il lui a envoy un petit salut4 ,les relations des lves avec les rptiteurs se ress5t5t des relations des rptiteurs avec les pr(esseurs2 les rptiteurs ont1 leurs yeux d'enfants1 une infriorit m>que1 ce sont des hommes sans prix4 ,au contraire1 une autorit morale trs gr&e e/ indisp5sable celui qui veut donn] une ducation#hd4 ,note #hd3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fej4 ,roca=t1 pr(esseur de rhtorique au lyce de ,nmes4 ,p>mi eux il s'en r5contre p>fois qui sont dsireux d'tre utiles aux lves4 ,l',adm9i/ration les gurit vite de p>eilles fantaisies4 ,je connais beauc\p de matres d'tudes qui ne dem&]ai5t pas mieux que de bi5 faire1 mais c'e/ t\j\rs difficile de bi5 faire4 ,il m'e/ arriv d'envoy] de ces jeunes g5s dans les lyces1 et je leur disais qu'il n'y a pas de petite besogne1 que leur besogne e/ extrmem5t importante1 capitale mme dans un tablissem5t d'enseignem5t secondaire2 ils arrivai5t ple9s de zle1 d'ardeur2 ils s'ef=ai5t de faire une discipl9e morale1 de connatre les lves1 de les atta*] eux et d'agir p> des procds ducateurs4 ,mais aussitt l'inquitude s'emp>ait de l',adm9i/ration1 on disait3 il ne fait pas comme les autres1 c'e/ un mauvais esprit2 et p>ce que ce g>on arrivait ple9 de zle et n'aspirait qu' bi5 faire1 on se db>rassait de lui#he4 ,note #he3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bfh4 ,sailles1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,tant que les trois d]nires lignes qui prcd5t re/]ont l'expression de la vrit1 l'in/ruction et l'ducation des jeunes ,franais demeur]ont au bas degr o n\s les voyons auj\rd'hui4 ,l',adm9i/ration se mfie t\t fait des capacits ducatrices du rptiteur et s'ob/9e le ma9t5ir dans son rle subalt]ne de surveillant4 ,c'e/ p\r cela sans d\te qu'elle r$\te si =t de voir des relations cordiales s'tablir entre le rptiteur et l'lve4 ,dans un article publi p> une revue1 je tr\ve le passage suivant3 ,un rptiteur fut un j\r trs durem5t relev p> son proviseur p\r avoir s]r la ma9 un lve2 un autre fut rvoqu p\r avoir fait de la gymna/ique avec sa division4 ,et lui qui p\rrait ex]c] une gr&e influ5ce sur ses lves1 en e/ rduit se faire dte/]#hf4 ,note #hf3 ,la ,france de dema91 #ahii1 p4 #dae4 ,il ne faut pas croire que ces malheureux rptiteurs soi5t des individus quelconques1 des sortes de manoeuvres4 ,ils sont traits en manoeuvres1 mais ne le sont nullem5t4 ,leur in/ruction e/ peu prs celle des pr(esseurs1 et dans t\s les cas beauc\p plus que suffisante p\r in/ruire les lves4 ,la plup>t sont lic5cis et beauc\p sont docteurs4 ,au lyce ,montaigne1 en p>ticuli]1 sur sept ou huit rptiteurs gnraux1 c9q tai5t ou sont docteurs en mdec9e1 c&idats la lic5ce en droit444 ,ils t*5t de tr\v] un db\* de ce ct puisque le pr(essorat leur e/ f]m4 ,un de mes cam>ades tait bi-lic5ci2 il n'avait jamais pu obt5ir un po/e de pr(esseur2 il a pris son doctorat en mdec9e4 ,qu& il en tr\v]a l'occasion1 il s'en ira2 il re/e dans le rptitorat comme pis-all]1 la c>rire de mdec9 tant1 elle aussi1 p>at-il1 dj =t encombre#hg4 ,note #hg3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #djg4 ,provo/1 rptiteur gnral au lyce ,montaigne4 ,p>mi les r=mes proposes devant la ,commission1 la plus utile peut-tre s]ait de supprim] la di/9ction entre pr(esseurs et rptiteurs4 ,avant d'tre pr(esseur il faudrait avoir t rptiteur p5dant c9q six ans4 ,dans ce milieu transitoire1 le pr(esseur appr5drait l'art d'enseign] qu'il ignore totalem5t auj\rd'hui4 ,j'aj\t]ai que l'enseignem5t donn p> le rptiteur s]a t\j\rs suprieur celui donn p> des agrgs1 simplem5t p>ce qu'il e/ mo9s b\rr de *oses inutiles1 et p>ce que1 possdant une sci5ce plus rc5te1 se rappelant la pe9e qu'il eut p\r l'acqurir1 il saura mieux se mettre la porte des lves4 ,si le lecteur a suffisamm5t mdit sur ce *apitre et sur ceux qui prcd5t1 s'il a bi5 compris ce qu'e/ le lyce1 ce que sont les pr(esseurs1 il doit comm5c] entrevoir nettem5t combi5 les r=mes app>5tes proposes sont peu de *ose devant les r=mes pr(ondes qu'il faudrait accomplir1 mais que nul auj\rd'hui ne p\rrait1 ni mme n'os]ait t5t]4 ,c'e/ p\rquoi1 sans d\te1 on n'en p>le pas4 ,,*apitre ,v ,l'enseignem5t congrgani/e4 ,l'enqute p>lem5taire s'e/ beauc\p occupe des progrs de l'enseignem5t congrgani/e4 ,elle a rappel c]ta9s faits connus de t\t le monde1 mais elle a aussi rvl des *oses que le public ne s\ponnait pas4 ,on n'et gure p5s1 p> exemple1 que les ,frres des coles *rti5nes1 jadis relgus dans l'enseignem5t primaire le plus humble1 arriv]ai5t faire une trs srieuse concurr5ce l',univ]sit dans l'enseignem5t secondaire et suprieur4 ,en quelques annes leurs progrs ont t f\droyants4 ,dans nos gr&es coles1 l'cole ,c5trale notamm5t1 sur les #acd lves prs5ts p> eux en dix ans1 les neuf diximes ont t reu4 ,ils avai5t #cj tablissem5ts qui donnai5t l'enseignem5t secondaire4 ,en outre1 le seul enseignem5t agricole vritable en ,france tait dans leurs ma9s4 ,ils possdai5t des f]mes de #ce hect>es1 o les lves recevai5t une in/ruction pratique et obt5ai5t t\s les prix dans les conc\rs4 ,ils dirigeai5t galem5t des coles comm]ciales et indu/rielles sans rivales4 ,et1 alors que nos tablissem5ts d'in/ruction cot5t si *] l'tat1 les leurs rapportai5t des divid5des aux comm&itaires qui avai5t prt des fonds p\r les crer4 ,quant aux autres maisons d'ducation congrgani/es1 bi5 que ne recevant aucune rtribution du budget1 alors que les lyces lui sont si onreux1 ils faisai5t ces lyces une concurr5ce des plus r$\tables et leurs succs s'accroiss5t *aque j\r4 ,t\tes ces obs]vations sont d'ailleurs de l'hi/oire dj anci5ne4 ,l',univ]sit ne p\vant lutt] contre l'enseignem5t des ,frres a obt5u qu'il ft supprim4 ,les pr(esseurs dur5t all] port] leurs m?odes dans des pays trang]s qui les ont reu bras ouv]ts4 ,les rsultats obt5us p> l'enseignem5t congrgani/e sont inconte/ables1 mais l'enqute n'a pas su en montr] les causes4 ,elles sont p\rtant bi5 vid5tes4 ,elles rsid5t simplem5t dans la qualit morale des matres4 ,t\s avai5t un idal commun et l'esprit de dv\em5t qu'un idal inspire4 ,cet idal peut tre sci5tifiquem5t trait de *imre1 mais la qualit philosophique d'un idal e/ absolum5t sans importance4 ,ce n'e/ pas sa valeur ?orique qu'il faut le mesur]1 c'e/ l'influ5ce qu'il ex]ce sur les mes4 ,or1 l'influ5ce de l'idal qui guide les congrgani/es e/ imm5se4 ,t\s ces pr(esseurs pe9e rtribus sont dv\s leur t*e et ne recul5t pas devant les plus humbles besognes4 ,a la fois surveillants et pr(esseurs1 ils s'occup5t sans cesse de leurs lves1 les tudi5t1 les compr5n5t et sav5t se mettre leur porte4 ,leurs orig9es familiales sont au mo9s aussi mode/es que celles des pr(esseurs de l',univ]sit1 mais leur t5ue gnrale e/ inf9im5t suprieure1 et1 p> contagion1 celle de leurs lves le devi5t galem5t4 ,il n'y a pas conte/] que ces lves ne soi5t1 au mo9s extrieurem5t1 beauc\p mieux levs que ceux de nos lyces4 ,les p>5ts s'ap]oiv5t trs bi5 de la diffr5ce et les libres p5seurs eux-mmes envoyai5t de plus en plus leurs enfants *ez les congrgani/es4 ,ils savai5t d'ailleurs aussi que ces congrgani/es s'intressai5t p]sonnellem5t leurs lves1 ce qui n'e/ pas le cas des pr(esseurs des lyces1 et les faisai5t trs bi5 russir dans la prp>ation aux exam5s ouvrant l'entre des gr&es coles4 ,comme je ne vois aucun moy5 d'infus] nos univ]sitaires les qualits inconte/ables que les congrgani/es devai5t leurs croyances religieuses1 j'ignore de quelle faon on ral5tira les progrs des d]ni]s4 ,des rglem5ts1 si rigides puiss5t-ils tre1 n'y p\rront ri54 ,les supprim] e/ simplem5t les oblig] *ang] de co/ume4 ,la diffusion de l'esprit clrical e/ assurm5t f*euse dans un pays aussi divis que le ntre1 mais aucune p]scution ne saurait l'entrav]4 ,on peut videmm5t dcrt]1 comme on l'a propos1 que l'tat ne laiss]a les fonctions publiques accessibles qu'aux lves ayant pass p> le lyce1 mais une telle loi s]ait facile t\rn]1 c> les congrgani/es n'aurai5t qu' envoy] leurs lves au lyce le nombre d'heures suffisant p\r obt5ir les c]tificats ncessaires4 ,supposons cep5dant que p> des moy5s draconi5s1 on les oblige t\s f]m] leurs tablissem5ts comme il a dj t fait p\r les plus prospres4 ,de telles lois aurai5t p\r consqu5ce immdiate de trans=m] en ennemis du ,g\v]nem5t les p>5ts t5ant confi] leurs enfants aux congrgani/es4 ,elles aurai5t aussi cette autre consqu5ce1 beauc\p plus grave encore1 de supprim] t\te concurr5ce l',univ]sit1 et p> consqu5t de dtruire le seul /imulant qui l'emp*e de desc5dre plus bas qu'elle ne l'e/ auj\rd'hui4 ,t\t ce qui vi5t d'tre dit de l'enseignem5t congrgani/e1 et surt\t de la supriorit de son ducation1 a t trs bi5 mis en vid5ce dans l'enqute et cela p> les pr(esseurs de l',univ]sit eux-mmes4 ,je n'ai ma9t5ant qu' cit]4 ,dans les maisons religieuses1 les pr(esseurs sont trs s\v5t improviss3 pe9e deux ou trois qui ont v\lu tre pr(esseurs et qui ont leurs grades4 ,en revan*e1 l'entranem5t p>ticuli] qu'ils subiss5t en vue de l'apo/olat sac]dotal les prp>e admirablem5t au mti] d'ducateur4 ,les p5ses leves sur lesquelles on les ti5t atta*s1 les s5tim5ts de dv\em5t et de sacrifice dont on les pntre1 les leons de psy*ologie pratique et de direction spirituelle qu'on leur enseigne1 t\t cela con/itue des ress\rces pdagogiques de premi] ordre1 utilisables ds leur entre en fonctions#hh4 ,note #hh3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fea4 ,rocaf]t1 pr(esseur d'hi/oire4 ,au po9t de vue moral1 il n'y a pas d'ducation1 de direction dans l',univ]sit4 ,n\s n'avons pas de doctr9e morale comme n\s n'avons pas de doctr9e discipl9aire4 ,n\s n'enseignons ri5 de prcis sur ce po9t important4 ,les maisons religieuses ont sur n\s l'avantage d'enseign] au mo9s la morale d'une religion2 n\s1 n\s n'enseignons mme pas la morale de la solid>it1 qu'on enseigne dans les coles primaires4 ,nos lves n'ont "p aux ?ories morales qu'en philosophie2 ce mom5t ils sont dj =ms1 il e/ trop t>d#hi4 ,note #hi3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #dai4 ,pequignat1 rptiteur ,h5ri ,,iv4 ,les enfants1 dans les lyces1 ne viv5t qu'entre eux1 n'ayant de rapport avec l',adm9i/ration que p\r en recevoir des ordres ou des punitions4 ,or1 la pire des coles1 c'e/ celle des enfants entre eux2 c'e/ ce qui r5d si dang]euse l'cole de la rue4 ,un enfant ne peut tre lev que p> quelqu'un de =m1 de plus g1 de plus quilibr4 ,en somme1 nos jeunes g5s ne sont pas assez avec des p]sonnes qu'ils aim5t et qui les aim5t4 ,les tablissem5ts religieux n'ont videmm5t pas une supriorit relle sur les tablissem5ts laques1 mais ils ti5n5t compte des s5tim5ts des enfants1 ils occup5t leur imag9ation1 ils excit5t leurs bons s5tim5ts4 ,je lisais mme rcemm5t dans un livre sur les patronages ca?oliques que1 dans les coles classiques1 les gr&s g>ons sont peu peu habitus se proccup] de leurs futurs devoirs1 de leur futur rle dans la socit4 ,on leur enseigne s'intress] aux autres1 surt\t aux petits1 aux faibles2 enf91 on leur trace une sorte de programme moral1 t&is que ces prcautions d'ordre lev ne sont pas prises *ez n\s#ij4 ,note #ij3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #dcf4 ,gaufrs1 anci5 *ef d'in/itution4 ,aux raisons qui prcd5t1 il faut jo9dre les succs que les congrgani/es font obt5ir leurs lves4 ,aussi leurs progrs s'accroissai5t-ils rapidem5t4 ,il y a une p\sse de concurr5ce de la "p des tablissem5ts ecclsia/iques1 ce n'e/ pas d\teux2 t&is que les tablissem5ts publics ne s'accroiss5t plus gure1 les tablissem5ts ecclsia/iques en p>ticuli]1 p>mi les tablissem5ts libres1 s'accroiss5t rapidem5t#ia4 ,note #ia3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #hc4 ,max ,lecl]c1 *>g de missions relatives a l'enseignem5t4 ,actuellem5t1 d'aprs les *iffres donns p> ,,mm4 ,lecl]c et ,m]cadi] devant la ,commission1 l'enseignem5t libre1 c'e/--dire congrgani/e1 possde #ec1d du nombre des lves1 celui de l'tat #df1e seulem5t4 ,la proportion au pr(it de l'enseignem5t congrgani/e s'lve d'anne en anne1 et p\r l'entre aux gr&es coles1 il fait une rude concurr5ce aux lyces4 ,d'aprs ,m4 ,m]cadi]1 les tablissem5ts congrgani/es f\rniss5t eux seuls #bd des lves de l'cole ,polyte*nique4 ,p\r d'autres coles du ,g\v]nem5t1 la proportion e/ plus leve encore4 ,mais ce qui e/ beauc\p plus intressant et con/itue une vritable rvlation1 ce sont les rsultats qu'obt5ai5t les ,frres des coles *rti5nes dans t\s les ordres d'enseignem5t1 aussi bi5 ceux rgis p> les programmes de l'tat que ceux crs p> eux p\r rpondre aux beso9s mod]nes dont l',univ]sit ne se proccupe nullem5t et dont les ,frres ont t peu prs les seuls s'occup] jusqu'ici4 ,la dposition du ,frre ,ju/9us1 assi/ant du ,suprieur gnral de ces coles1 a t aussi longue qu'intressante1 et montre quels m]veilleux rsultats peuv5t arriv] des hommes de coeur1 d'initiative et de volont4 ,sans aucune assi/ance pcuniaire de l'tat1 alors que notre ,univ]sit pse si l\rdem5t sur le budget des contribuables1 ils russissai5t donn] des divid5des aux actionnaires qui leur avai5t prt des fonds4 ,voyons d'abord les rsultats obt5us dans l'enseignem5t secondaire p> les ,frres1 puisque c'e/ de lui qu'il s'agit ma9t5ant4 ,je n'ai qu' leur laiss] la p>ole4 ,ce ne s]ont plus les belles priodes1 les phrases sonores1 autant que vides1 des acadmici5s univ]sitaires sur les beauts de l'enseignem5t classique1 la v]tu ducatrice du lat91 etc41 mais des faits bi5 nets1 simplem5t exprims4 ,les ,frres ont montr t\t le p>ti que l'on peut tir] des programmes et ju/ifi une de mes ass]tions fondam5tales1 savoir que ce ne sont pas les programmes1 mais les pr(esseurs1 qu'il faudrait p\voir *ang]4 ,d'aprs les r5seignem5ts donns la ,commission1 les ,frres possdai5t #def coles1 dont #cdb en ,france1 les autres tablies dans huit colonies1 dont c9q sont franaises4 ,ces coles tai5t de t\te nature3 primaires1 indu/rielles1 secondaires1 etc41 suivant les beso9s du milieu o elles se tr\vai5t cres4 ,celles d'enseignem5t uniquem5t secondaire tai5t au nombre d'une tr5ta9e environ4 ,dans les maisons d'enseignem5t secondaire de ,passy1 de #ahib #ahih1 ils ont prp> avec succs #cfe lves au baccalaurat4 #dh lves ont obt5u un d\ble baccalaurat4 ,p\r c\ronnem5t des tudes1 il a t organis1 ,passy1 un c\rs de prp>ation l',ecole ,c5trale1 faisant immdiatem5t suite aux classes secondaires mod]nes4 ,de #ahhg #ahih1 le p5sionnat de ,passy a eu quatre fois le major de la promotion1 deux fois le s\s-major et un c]ta9 nombre d'lves dans les dix premi]s4 ,sur #acd lves prs5ts durant cette priode1 #aai ont t admis1 soit plus de #hi4 ,a l',ecole des ,m9es de ,sa9t-ti5ne1 durant les dix d]nires annes1 n\s avons eu #aa majors sur les #bj runis de l'entre et de la sortie4 #di de nos lves font actuellem5t p>tie de l'cole des ,m9es1 et #bhg ont dj obt5u leur sortie le diplme d'+nieur4 ,plusieurs occup5t auj\rd'hui les positions les plus honorables 7+nieurs en *ef ou directeurs7 dans les bass9s de la ,loire1 de l',aveyron1 du ,g>d1 du ,nord et du ,pas-de-,calais4 ,en ce qui conc]ne les c>rires suivies p> les lves sortis de nos tablissem5ts secondaires1 voici les indications donnes p> une /ati/ique rc5te3 ,comm]ce #ce ,agriculture #cc ,indu/rie #ae ,adm9i/ration #g ,armes et colonies #e ,etudes #e ,la gr&e majorit se dirige donc v]s les c>rires du comm]ce1 de l'agriculture et de l'indu/rie#ib4 ,note #ib3 ,enqute1 t4 ,,ii1 pp4 #eib et suiv4 ,frre ,ju/9us4 ,ces rsultats indiqu5t la supriorit des m?odes employes1 mais une *ose beauc\p plus intressante encore1 c'e/ le dveloppem5t que les ,frres ont su donn] aux tablissem5ts agricoles et indu/riels1 r5dant a9si d'imm5ses s]vices dont on ne saurait leur tre trop reconnaissant4 ,je laisse de ct leurs coles d'agriculture1 notamm5t celle dont il e/ p>l dans l'enqute1 compr5ant une f]me de #ce hect>es o les lves doiv5t excut] t\s les travaux agricoles1 y compris ceux du lab\rage1 ce qui a valu au directeur de cette cole1 en #ahii1 le titre de premi] laurat de la ,socit des ,agriculteurs de ,france4 ,je me born]ai reproduire le passage de la dposition o il e/ montr comm5t l'enseignem5t v>ie suivant les beso9s des rgions4 ,n\s avons organis p\r l'indu/rie des c\rs pratiques analogues ceux qui exi/5t p\r l'agriculture4 ,aux d]ni]s exam5s d'admission p\r l'cole des appr5tis lves-mcanici5s de la flotte1 nos tablissem5ts de ,bre/1 de ,quimp] et de ,lambzellec ont fait admettre #bg de leurs lves4--,l'cole de ,bre/ a eu le n #a de la promotion2 le p5sionnat de ,quimp]1 le n #b2 celui de ,lambzellec1 le n #c4 ,a l'autre extrmit de la ,france1 #cj de nos lves de la seule cole ,sa9t-loi d',aix ont t dcl>s admissibles l'cole ,nationale d',arts et ,mti]s1 dans les exam5s du #cj ju9 au #b juillet #ahih4 ,notre p5sionnat secondaire mod]ne de ,rodez possde galem5t une section indu/rielle trs prospre4 ,de #ahij #ahih1 on compte #hh de ses lves admis l'cole ,nationale d',arts et ,mti]s1 aux quipages de la flotte ou l'cole des contrematres de ,cluny4 ,des organisations semblables exi/5t dans un c]ta9 nombre de nos tablissem5ts4 ,plusieurs1 comme ,sa9t-,malo1 ,paimpol1 ,dunk]que1 ont des c\rs spciaux de rptitions de sci5ces1 de calculs nautiques1 etc41 p\r les lves inscrits aux coles d'hydrographie4 ,il y a quelques sema9es pe9e1 #bd de ces jeunes g5s1 a9si prp>s ,sa9t-,malo et ,paimpol1 ont t reu capita9es au long c\rs et #f autres capita9es p\r le cabotage4 ,en ce qui conc]ne les c\rs pr(essionnels proprem5t dits1 le type le plus gnralem5t connu e/ (f]t p> l'tablissem5t ,sa9t-,nicolas1 de ,p>is4 ,dans sa sance du #ab ju9 #ahig1 l',acadmie des ,sci5ces morales et politiques dc]nait cette oeuvre1 reconnue d'utilit publique1 le prix ,audoud4 ,voici comm5t s'exprimait ce sujet ,m4 ,lon ,aucoc1 dans son rapport3 ,la maison pr9cipale 7,p>is7 compte elle seule #a4jcj lves2 celle d',issy1 #a4jej2 celle d',igny1 #hcj4 ,*aque anne1 le ,conseil d'adm9i/ration e/ oblig de refus] des enfants1 faute de place4 ,selon le dsir des p>5ts1 les enfants reoiv5t uniquem5t l'in/ruction primaire ses diffr5ts degrs ou une in/ruction spciale qui les prp>e soit l'indu/rie1 soit l'horticulture4 ,les ateli]s de la maison de ,p>is sont un des traits c>actri/iques de l'oeuvre de ,sa9t-,nicolas4 ,la maison traite avec des patrons1 qui font t\tes les dp5ses et pr(it5t de t\tes les recettes qui rsult5t du travail fait dans les ateli]s1 s\s la direction d'un contrematre *oisi p> eux4 ,suivant les pr(essions1 l'appr5tissage dure trois ou quatre ans4 ,il n'y a pas1 dans ces ateli]s1 un in/ant p]du p\r l'in/ruction pr(essionnelle1 et les appr5tis ne sont pas exposs subir1 ds l'ge de treize ans1 de mauvaises influ5ces4 ,en gnral1 c'e/ des mti]s qui exig5t une intellig5ce dveloppe et du gt que sont prp>s les enfants3 imprimeurs1 graveurs-gographes1 li?ographes1 relieurs1 facteurs d'in/rum5ts de prcision1 mcanici5s1 sculpteurs sur bois1 monteurs en bronze1 ciseleurs sur mtaux4 ,*aque j\r1 les appr5tis reoiv5t1 des ,frres qui s'occup5t de leur ducation1 des leons spciales de dess9 et de modelage appropris leurs travaux4 ,les contrematres se l\5t beauc\p de leurs appr5tis1 et *aque anne1 au mom5t des vacances1 le suprieur de la maison reoit un gr& nombre de propositions qui lui sont faites p\r donn] de l'emploi ces jeunes g5s4 ,les rsultats de l'in/ruction primaire proprem5t dite ont t1 dans t\tes les expositions univ]selles1 ,*icago comme ,p>is1 l'objet de di/9ctions clatantes4 ,ce que n\s aimons surt\t signal]1 c'e/ le travail de t\s les j\rs3 #cdf c]tificats d'tudes1 #cf brevets d'in/ruction primaire lm5taire et #e d'in/ruction primaire suprieure1 tel e/ le rsultat de l'anne #ahie-ahif4 ,p\r l'in/ruction agricole et horticole1 donne ,igny1 les jeunes appr5tis ont obt5u #dd prix3 #ai au conc\rs de ,reims1 #ac celui de ,p>is1 #ab celui de ,v]sailles1 p>mi lesquels un prix d'honneur et un premi] gr& prix4 ,t\t ce travail e/ s\t5u p> une discipl9e d\ce et affectueuse1 qui produit les meilleurs rsultats4 ,l'oeuvre de ,sa9t-,nicolas a t ,p>is la premire in/itution de travail manuel2 elle en e/ re/e un des modles4 ,a ,lyon1 l'cole de ,la ,salle a t organise p> les ,frres en faveur des lves d'lite de leurs coles4 ,les fondateurs (fr5t aux familles qui le dsir5t p\r leurs enfants1 avec une ducation religieuse et morale1 un complm5t d'in/ruction primaire et pr(essionnelle4 ,les c\rs sont de trois annes l'cole de ,la ,salle4 ,l'in/ruction e/ la fois indu/rielle et comm]ciale4 ,elle compr5d le dess9 indu/riel et t\tes les ma?matiques qu'il exige1 le franais1 la correspondance1 le droit usuel1 la comptabilit1 l'conomie sociale1 l'hi/oire et la gographie1 l'anglais1 l'tude de la physique et de la *imie appliques l'indu/rie4 ,des ateli]s d'aju/age1 de =ge1 de tissage1 de m5uis]ie1 de modelage1 de manipulations *imiques1 de typographie et de gravure1 p]mett5t aux lves de connatre leurs aptitudes spciales et de prp>] srem5t leur av5ir4 ,le sy/me des ateli]s extrieurs l'tablissem5t1 dirigs p> de vritables *efs d'indu/rie1 et dans lesquels les lves re/5t s\s la surveillance de l'cole1 p>ut donc au ,comit tre la vraie solution de la "q de l'appr5tissage4 ,ce fut aussi l'avis des pr9cipaux indu/riels de la rgion4 ,l'expri5ce a tabli que l'on avait bi5 jug1 c> le sy/me adopt a donn les meilleurs rsultats4 ,il a aussi p\r lui l'expri5ce de l'trang]4 ,dans les gr&es villes indu/rielles de ,holl&e1 d',allemagne1 de ,belgique1 de ,suisse1 qui sont nos rivales1 les coles pr(essionnelles sont gnralem5t des fondations libres qu'enc\rag5t p> des subv5tions les villes ou le g\v]nem5t4 ,les indu/riels de la localit leur prt5t leur conc\rs1 et c'e/ p\r elles une g>antie de progrs incessants#ic4 ,note #ic3 ,enqute1 t4 ,,ii1 pp4 #eih et suiv4 ,frre ,ju/9us1 assi/ant du ,suprieur gnral des ,frres des coles *rti5nes4 ,un fait trs c>actri/ique et pr\vant une fois de plus la supriorit de t\t ce qui sort de l'initiative prive1 c'e/ que cet enseignem5t1 qui donne de si rem>quables rsultats1 non seulem5t ne dem&ait comme je l'ai dj dit1 aucune subv5tion l'tat1 aucune assi/ance de p]sonnes bi5faisantes1 mais con/ituait au contraire une s\rce de bnfices p\r ceux qui l'avai5t fond4 ,voici d'ailleurs sur ce po9t la dcl>ation du ,frre ,ju/9us4 ,t\tes les socits civiles1 propritaires des locaux dans lesquels n\s avons organis nos p5sionnats1 ont t\j\rs di/ribu leurs divid5des annuels4 ,il n'en e/ pas une1 ma connaissance1 qui ait drog cette rgle4 ,n\s n\s sommes impos le devoir de ne po9t fru/r] des lgitimes intrts de leurs capitaux les amis qui n\s prt5t leur conc\rs dans notre oeuvre d'ducation4 ,aussi les directeurs de nos p5sionnats s'atta*5t-ils scrupuleusem5t satisfaire t\tes les obligations qui leur incomb5t env]s les socits civiles propritaires4 ,c'e/ la premire de leurs obligations f9ancires4 ,m4 le ,prsid5t4 ,v\s arrivez faire une concurr5ce qui e/ r$\table1 non pas seulem5t aux tablissem5ts publics1 mais aux collges ecclsia/iques4 ,p>t\t on le con/ate#id4 ,note #id3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fjb4 ,frre ,ju/9us4 ,concurr5ce r$\table sans d\te1 mais j'aj\t]ai1 bi5faisante et utile1 et il s]ait s\hait] qu'elle se ft dveloppe encore4 ,je ne suis pas suspect1 je p5se1 de clricalisme1 mais j'av\e que si j'tais ,m9i/re de l',in/ruction publique1 mon premi] acte s]ait de nomm] directeur de l'enseignem5t primaire et secondaire en ,france le ,suprieur des coles *rti5nes qui a obt5u de tels rsultats4 ,je lui laiss]ais t\te lib]t quant au *oix des m?odes et des pr(esseurs1 exigeant simplem5t qu'il r5ont rig\reusem5t t\te prdication religieuse1 de faon laiss] aux p>5ts une lib]t totale sur ce po9t4 ,je me suis t5du sur la dposition qui prcde plus que sur aucune autre p>ce que au po9t de vue de l'enseignem5t secondaire1 les ,frres arriv5t des rsultats suprieurs ceux de nos meilleurs lyces1 et qu'au po9t de vue de l'enseignem5t agricole et pr(essionnel1 si ncessaire auj\rd'hui1 ils sont sans rivaux4 ,la premire *ose faire p\r rivalis] avec eux s]ait d'tudi] leurs m?odes4 ,on e/ libre d'avoir1 au po9t de vue religieux1 des op9ions diffr5tes des leurs1 mais n\s devons t*] d'acqurir assez d'indp5dance d'esprit p\r reconnatre leur supriorit1 surt\t qu& elle e/ aussi manife/em5t crasante4 ,le ,directeur de tels matres mritait une /atue4 ,leur sauvage expulsion doit tre considre comme un dsa/re national4 ,p]sonne et surt\t l',univ]sit n'e/ capable de donn] l'enseignem5t indu/riel1 agricole et te*nique qui va n\s manqu] ma9t5ant4 ,,livre ,,iv ,,les ,r,,=mes ,,propos,,es ,,et ,,les ,r,,=mateurs ,,*apitre ,,premi] ,les r=mateurs4 ,la trans=mation des pr(esseurs4 ,la rduction des heures de travail4 ,l'ducation anglaise4 #a4--,,les ,r,,=mateurs4 ,n\s avons vu dans les pages qui prcd5t que la plup>t des p]sonnes ayant dpos devant la ,commission d'enqute ont montr avec loqu5ce l'insuffisance et les dang]s de notre sy/me univ]sitaire4 ,qu& il s'e/ agi d'expos] les moy5s de le remplac]1 cette loqu5ce a t vite t>ie et la plup>t des r=mateurs se sont montrs s+ulirem5t inc]ta9s dans leurs projets1 se bornant le plus s\v5t des modifications de programmes1 bi5 des fois essayes dj sans succs1 des conseils vagues1 des projets en l'air1 sans indication des procds capables de les ralis]4 ,c'e/ trs bi5 de dire1 p> exemple1 avec ,m4 ,grard1 recteur de l',acadmie de ,p>is1 qu'il faut div]sifi]1 ass\plir les =mes de l'in/ruction secondaire4 ,mais combi5 cet loqu5t acadmici5 n'aurait-il pas fait oeuvre plus utile en donnant1 au lieu de phrases trs vides1 des conseils un peu pratiques4 ,il e/ rem>qu] que ce sont ju/em5t les auteurs des critiques les plus vives qui se sont montrs le plus insuffisants dans leurs projets de r=me4 ,on aurait pe9e suivre1 en vrit1 des conseils comme celui de ,m4 ,jules ,lematre1 qu& il propose de laiss] l'enseignem5t un peu la m]ci du pr(esseur1 qui1 dans la bran*e qui le conc]ne1 enseign]ait ce qu'il saurait lui-mme et ce qu'il aim]ait le mieux#ie4 ,note #ie3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ahg4 ,devant des propositions aussi vagues1 les critiques des critiques avai5t une belle occasion d'ex]c] leur v]ve4 ,ils n'y ont pas manqu4 ,devant la ,commission1 ,m4 ,d>lu s'e/ exprim de la faon suivante3 ,malgr sa sagesse et sa philosophie1 ,m4 ,f\ille a cd une t5tation laquelle n\s ne rsi/ons gure1 et qui n\s entrane concevoir *acun notre sy/me4 ,c> il y a aut\r de *aque *ose relle1 comme le dit ,leibniz1 une inf9it de possibilits qui ont t\t le *>me que leur prte notre imag9ation1 t&is que les dfauts de la ralit frapp5t nos yeux4 ,je suis un peu effray1 je l'av\e1 de voir tant d'esprits en travail p\r enfant] des sy/mes d'ducation n\veaux4 ,il y a quelque temps1 c'tait ,m4 ,jules ,lematre qui pr5ait en ma9 la direction de l',in/ruction publique en ,france4 ,il e/ vrai qu'il l'a ab&onne p\r rclam] celle des ,affaires trangres et ensuite celle de l',intrieur4 ,eh bi51 ,m4 ,jules ,lematre avait comm5c p> dem&] la suppression pure et simple de l'enseignem5t classique1 sauf dans quatre ou c9q lyces qu'il cons]vait comme des *antillons d'une flore disp>ue4 ,puis il ent5dit p>l] du sy/me des cycles2 il se prcipita sur cette ide1 et quelques j\rs aprs c'tait la ?se qu'il s\t5ait ardemm5t#if4 ,note #if3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ecb4 ,d>lu1 matre de confr5ces4 ,la plup>t des pr(esseurs envisag5t d'ailleurs avec une p>faite indiffr5ce t\s ces projets de r=me1 dont ils p]oiv5t aism5t l'inanit4 ,m4 ,sabati] n'a pas hsit le dire devant la ,commission3 ,l'on con/ate que t\s les essais de r=me de l'enseignem5t secondaire faits p>alllem5t ont misrablem5t *\1 et n'ont s]vi qu' aggrav] la situation de cet enseignem5t4 ,si bi5 que j'ai ent5du plusieurs pr(esseurs me dire3 ,au nom du ciel1 qu'on ne fasse plus de r=mes1 qu'on ne *ange plus les programmes1 qu'on n'annonce plus d'res n\velles#ig6 ,note #ig3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bjd4 ,sabati]1 doy5 de la ,facult de ?ologie prote/ante4 ,t\s ces projets sont1 je l'ai rpt1 la consqu5ce1 de l'indrac9able illusion lat9e qu'un peuple peut modifi] son gr ses in/itutions4 ,en ralit1 il ne peut pas plus *oisir ses in/itutions que sa littrature1 sa langue1 ses croyances1 ses arts1 ou t\t autre lm5t de civilisation4 ,n\s avons bi5 des fois montr dans nos ouvrages que ces lm5ts sont le produit de l'me de la race et que p\r les *ang] il faudrait *ang] d'abord cette me4 ,l'ducation ne saurait *app] une loi aussi gnrale4 ,bonne ou mauvaise1 elle e/ fille de ncessits sur lesquelles n\s ne p\vons que bi5 peu de *ose4 ,les r=mes en bloc sont absolum5t sans valeur1 et alors mme qu'un tyran les impos]ait p> la =ce1 elles ne p\rrai5t dur]1 c>1 p\r les ma9t5ir1 il faudrait r=m] l'me des pr(esseurs1 des p>5ts et des lves4 ,t\s ces pompeux projets de r=me radicale ne con/itu5t qu'une inutile phrasologie4 ,p\r l'ducation1 t\t comme1 d'ailleurs1 p\r les in/itutions1 les seules r=mes possibles et efficaces sont les modifications de dtail1 accomplies d'une faon successive et cont9ue4 ,elles con/itu5t les gra9s de sable dont l'addition f9it1 la longue1 p> =m] des montagnes4 ,et mme ces petites r=mes successives ne sont possibles qu' la condition d'tre en rapport avec les ncessits du mom5t et les exig5ces de l'op9ion4 ,en matire d'ducation1 la volont et les prjugs des p>5ts sont auj\rd'hui t\t-puissants4 ,n\s allons essay] d'extraire du monceau de projets prs5ts devant la ,commission les quelques r=mes possibles1 s9on auj\rd'hui1 au mo9s plus t>d1 c'e/--dire lorsque les prjugs qui s'oppos5t leur ralisation auront t suffisamm5t branls4 ,voici l'numration des pr9cipales4 #b4 ,,trans=mation ,,du ,,pr(essorat4 ,n,,cessit ,,p\r ,,t\s ,,les ,,pr(esseurs ,,de ,,pass] ,,p> ,,le ,r,p,,titorat4 ,je ne crois pas cette r=me ralisable avant longtemps1 avec nos ides lat9es1 mais je la m5tionne cep5dant en premi] rang1 p>ce qu'elle a figur dans les projets prs5ts p> un m9i/re la ,*ambre des ,dputs4 ,elle e/ capitale1 et p\rrait1 qu& il s]a possible de l'appliqu] srieusem5t1 am5] des rsultats considrables4 ,cette r=me entran]ait deux consqu5ces1 dont la premire e/ la suppression de l'agrgation1 la seconde un recrutem5t des pr(esseurs =t diffr5t du recrutem5t actuel4 ,la suppression de l'agrgation s]ait =t importante4 ,n\s avons vu1 en effet1 p> les dpositions de l'enqute1 que si notre corps de pr(esseurs e/ si faible au po9t de vue pdagogique1 c'e/ que les ncessits du conc\rs de l'agrgation en font des spciali/es au lieu d'en faire des pr(esseurs4 ,un des meilleurs m9i/res de l',in/ruction publique1 ,m4 ,lon ,b\rgeois1 l'a dit en t]mes excell5ts devant la ,commission4 ,le conc\rs de l'agrgation p\rrait t\t au plus tre ma9t5u p\r l'enseignem5t dans les ,facults1 bi5 qu'il ft inf9im5t prfrable d'agir comme en ,allemagne1 o les pr(esseurs de l'enseignem5t suprieur sont *oisis d'aprs la valeur de leurs travaux p]sonnels1 le succs de leur enseignem5t libre1 et nullem5t d'aprs leur aptitude rcit] ce qu'ils ont appris dans les livres4 ,la m?ode allem&e faonne des savants capables de faire avanc] la sci5ce1 la m?ode franaise ne fabrique que des p]roquets4 ,mais n\s n'avons n\s occup] ici que de l'enseignem5t secondaire et non de l'enseignem5t suprieur4 ,or1 p\r l'enseignem5t secondaire1 il n'e/ aucunem5t beso9 de spciali/es v]ss dans les subtilits des livres4 ,de simples lic5cis1 dont la c]velle e/ mo9s b\rre de *oses inutiles1 sont inf9im5t prfrables1 et la meilleure preuve en e/ f\rnie p> les pr(esseurs de l'enseignem5t congrgani/e1 qui sont t\t au plus lic5cis4 ,la plup>t de nos rptiteurs1 tant lic5cis1 sont trs aptes1 p\rvu qu'ils possd5t les qualits pdagogiques ncessaires1 donn] l'enseignem5t secondaire4 ,ce qu'il importe uniquem5t de savoir1 c'e/ s'ils ont ces qualits pdagogiques4 ,supposons donc l'agrgation supprime entirem5t p\r l'enseignem5t secondaire1 et voyons de quelle manire un jeune lic5ci p\rrait dev5ir pr(esseur4 ,il entr]ait au lyce comme rptiteur1 mais avec le droit1 qu'il n'a gure auj\rd'hui1 de donn] des rptitions et de suppler le pr(esseur en cong ou malade1 ce qui p]mettrait de jug] de ses aptitudes pdagogiques4 ,au b\t de quatre ou c9q ans de /age1 et s'il tait reconnu capable d'enseign]1 il s]ait nomm pr(esseur titulaire d'une *aire lm5taire4 ,il avanc]ait ensuite l'anci5net1 comme le font actuellem5t les pr(esseurs4 ,du mme c\p s]ait supprim l'antagonisme entre les pr(esseurs et les rptiteurs4 ,t\s les pr(esseurs obligs d'tre d'abord rptiteurs1 c'e/--dire de vivre sans cesse avec les lves1 appr5drai5t les connatre et la pratique les r5drait d'excell5ts pdagogues4 ,cette r=me ne cot]ait absolum5t ri5 l'tat4 ,au lieu d'agrgs beauc\p trop pays et de rptiteurs trs insuffisamm5t pays1 les lyces aurai5t des pr(esseurs moy5nem5t pays1 mais auxquels la p]spective de l'avancem5t et de la retraite s]ait un /imulant suffisant4 ,quant aux fonctions de surveillant3 conduite des lves1 inspection des dortoirs1 etc41 on p\rrait les confi]1 comme l'a propos ,m4 ,lon ,b\rgeois1 de simples s\s-(fici]s4 ,leurs habitudes de discipl9e en f]ai5t des ag5ts excell5ts1 qui excut]ai5t avec ponctualit et plaisir une besogne que les rptiteurs actuels excut5t sans ponctualit et sans plaisir4 ,c'e/ un peu timidem5t qu'une telle r=me a t propose p> ,,mm4 ,b\rgeois et ,payot4 ,il e/ ais cep5dant de lire le fond de leur p5se et je ne fais que la prcis]4 ,voici d'ailleurs les p>ties ess5tielles de leurs dpositions4 ,au lieu de faire p>mi eux des catgories di/9ctes1 j'admettrais que le pr(esseur pt et dt mme1 dans c]ta9s cas1 pr5dre des enfants en dehors de la classe et les faire travaill]2 j'admettrais aussi que les rptiteurs puss5t contribu] l'enseignem5t p\r c]ta9es p>ties2 je les *>g]ais de c\rs complm5taires4 ,p\rquoi ne f]ai5t-ils pas des c\rs de langues vivantes1 de sci5ces lm5taires1 etc41 s'ils possd5t des lic5ces correspondantes8 ,m4 le ,prsid5t4 ,v\s incl9]iez les fondre dans le corps des pr(esseurs1 ne plus faire une dm>cation aussi absolue8 ,ce s]ai5t des pr(esseurs adjo9ts8 ,m4 ,lon ,b\rgeois4 ,oui#ih4 ,note #ih3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fij4 ,lon ,b\rgeois1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique4 ,quant aux rptiteurs1 j'e/ime que n\s ne savons pas les associ] notre enseignem5t4 ,la plup>t sont jeunes1 intellig5ts1 cultivs1 en?\sia/es2 ils ont foi dans leurs fonctions d'ducateurs4 ,n\s les conf9ons de faon un peu ddaigneuse dans des fonctions policires de pure surveillance4 ,n\s p\rrions tir] meilleur p>ti de leur ardeur1 notamm5t en leur confiant c]ta9es p>ties de l'enseignem5t4 ,je v\drais aussi voir les pr(esseurs ne pas considr] comme une d*ance de s'associ] la surveillance4 ,on p\rrait comm5c] p> dcl>] int]*angeables les heures du pr(esseur et celles du rptiteur2 les pr(esseurs *>g]ai5t les rptiteurs plus spcialem5t atta*s leur ordre d'enseignem5t de faire la classe p5dant c]ta9s j\rs1 quitte p\r les pr(esseurs r5dre ce travail s\s =me d'heures de surveillance#ii4 ,note #ii3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p1 #fch4 ,payot1 inspecteur d',acadmie4 ,aj\tons enf9 que le pr(esseur1 un peu plus dmocratis et cessant de se croire autre *ose que ce qu'il e/ rellem5t1 c'e/--dire un mode/e fonctionnaire1 s]a oblig de s'occup] des lves1 et mme1 p\r augm5t] ses ress\rces1 d'en pr5dre en p5sion quelques-uns *ez lui4 ,ce s]ait presque le sy/me du tutoriat1 trs en honneur en ,anglet]re et en ,allemagne1 et que l',univ]sit int]dit auj\rd'hui ses pr(esseurs4 ,l'ducation1 ne l'oublions pas1 e/ la *ose ess5tielle4 ,n\s n'aurons ri5 fait1 tant que n\s n'aurons pas reconnu s9crem5t les graves lacunes de notre sy/me4 ,ici je v\drais d'abord la fran*ise d'av\] le mal et la f]me volont d'y port] remde4 ,lo9 d'tre3 le plus d'int]nes possibles dans un lyce1 l'idal doit tre3 peu d'int]nes4 ,n\s int]disons1 s\s une =me ou s\s une autre1 aux pr(esseurs d'avoir des lves *ez eux1 c'e/ une concurr5ce6 ,il faudrait les y enc\rag]2 il faudrait crer des matres-rptiteurs ext]nes1 m>is1 ayant un gr\pe d'lves1 une petite famille2 il faudrait1 au lyce mme1 donn] au matre-rptiteur un rle au mo9s gal celui du pr(esseur#ajj4 ,note #ajj3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bfh4 ,sailles1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,donn] au rptiteur un rle gal celui du pr(esseur1 c'e/ ju/em5t la premire r=me que n\s avons dem&e4 ,ce rle s]a gal qu& le rptiteur saura que son emploi e/ un db1 et que les futurs pr(esseurs con/at]ont qu'on ne peut arriv] tre pr(esseur qu'aprs avoir t rptiteur4 ,m4 ,c\yba1 anci5 agrg de l',univ]sit1 a trs bi5 montr devant la ,*ambre des ,dputs la ncessit de trans=m] les rptiteurs en pr(esseurs aprs un /age suffisant4 ,mais je cra9s qu'il n'ait pas s5ti t\t le poids des prjugs univ]sitaires1 s'opposant absolum5t une telle r=me1 si capitale p\rtant4 ,r5oncez l'utopie du pr(esseur-adjo9t1 et prp>ez t\s ces jeunes g5s l'accs aux fonctions de pr(esseur titulaire2 s'il le faut1 dim9uez p5dant quelques annes le nombre des b\rsi]s de lic5ce et d'agrgation et des normali5s1 et1 p> consqu5t1 le nombre des lic5cis et des agrgs2 rs]vez1 au fur et mesure des ext9ctions1 les po/es de pr(esseurs de collge aux rptiteurs lic5cis4 ,je s\scris d'avance1 monsieur le ,m9i/re1 et t\te l',univ]sit s\scrira1 aux mesures transitoires qui auront p\r b d'amlior] en ce s5s la situation des rptiteurs4 ,mais--j'y insi/e n\veau--t\tes ces mesures ne peuv5t avoir qu'un c>actre provisoire4 ,ds auj\rd'hui il faut prp>] cette r=me pr(onde qui ralis]a l'idal de l'ducation1 je veux dire l'union dans la p]sonne d'un mme matre des fonctions de pr(esseur et de rptiteur#aja4 ,note #aja3 ,c\yba4 ,sance de la ,*ambre des ,dputs du #ab fvri] #aijb2 p4 #fad de l',(ficiel4 ,malheureusem5t1 bi5 que1--un philosophe dirait p>ce que--sortis des rangs les plus humbles de la dmocratie1 les univ]sitaires se croi5t des p]sonnages importants1 et r\girai5t d'tre confondus avec les rptiteurs1 p]sonnages sans aucune valeur videmm5t1 puisqu'ils ne sont que lic5cis1 c'e/--dire incapables de rcit] autant de *oses qu'eux6 ,en ,allemagne1 ces grotesques prjugs n'exi/5t pas4 ,j'ai vu en ,allemagne un pr(esseur1 trs v]s dans la philosophie de ,kant1 enseign] la fois la danse1 l'hi/oire naturelle et la musique1 au lyce de jeunes filles#ajb4 ,note #ajb3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #cce4 ,b\tr\x1 de l',in/itut1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,mais n\s sommes en ,france1 pays dmocratique1 et non en ,allemagne1 pays ari/ocratique4 ,il faudrait donc qu'un m9i/re et la ma9 prodigieusem5t n]gique p\r excut] la r=me dont il vi5t d'tre "q dans ce p>agraphe1 et qui e/ p\rtant une des plus importantes ralis] auj\rd'hui4 #c4--,,la ,r,,duction ,,des ,,heures ,,de ,,travail4 ,la rduction des heures de travail1 plusieurs fois propose devant la ,commission1 s]ait videmm5t une excell5te mesure1 mais bi5 difficilem5t applicable avec l'organisation actuelle des lyces4 ,on a fait rem>qu] trs ju/em5t devant la ,commission qu'il e/ impossible de travaill] de tte d\ze heures p> j\r4 ,c'e/ de t\te vid5ce1 et on peut tre bi5 c]ta9 que les lves ne travaill5t pas p5dant ces d\ze heures4 ,la vrit e/ que s'ils sont t5us assis d\ze heures p> j\r1 c'e/ simplem5t p>ce qu'on ne sait que faire d'eux4 ,p>5ts1 pr(esseurs1 surveillants1 *acun *]*e simplem5t s'en db>rass]4 ,m4 ,kell] l'a dit nettem5t et avec raison4 ,il ne manque pas de p>5ts qui mett5t leurs enfants au collge p\r s'en db>rass]1 et l1 les matres se laiss5t all] g>d] leurs lves dans les salles d'tude p\r les surveill] plus facilem5t#ajc4 ,note #ajc3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #eee4 ,kell]1 vice-prsid5t de la ,socit gnrale d'ducation4 ,sans d\te il vaudrait beauc\p mieux que les lves passass5t une moiti de leur temps se prom5]1 faire de l'ex]cice1 etc4 ,mais1 devant l'opposition des proviseurs1 des pr(esseurs1 et probablem5t aussi des p>5ts1 je crois la r=me s9on impossible1 au mo9s d'une ralisation bi5 difficile4 ,cette unique raison1 t5ir les lves assis p\r n'avoir pas s'occup] d'eux1 e/ aussi celle qui prolonge la dure des classes et leur donne une absurde longueur4 ,dans nos lyces1 les classes ont une dure de deux heures conscutives4 ,or1 cette dure dpasse la capacit normale d'att5tion *ez les adultes1 plus =te raison *ez les enfants4 ,n\s t\s qui faisons des c\rs1 n\s savons trs bi5 qu'une heure de suite e/1 p\r le pr(esseur et p\r les auditeurs1 l'extrme limite de l'ef=t utile4 ,j'av\e mme que je prfr]ais encore le sy/me allem& proprem5t dit1 qui fixe la dure de t\tes les classes c9quante m9utes#ajd4 ,note #ajd3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ccc4 ,b\tr\x1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,cette r=me e/ une de celles qui ont t adoptes dans les n\veaux programmes4 ,je d\te que les lves y gagn5t quelque *ose4 ,le temps qu'ils passai5t assis dans une classe1 ils le pass]ont assis dans une tude4 ,on peut avoir la p>faite c]titude qu'ils ne le pass]ont pas se prom5] ou faire des ex]cices1 qui leur s]ai5t cep5dant si ncessaires4 #d4--,l',,ducation ,,anglaise4 ,la r=me consi/ant introduire l'ducation anglaise en ,france a t pe9e m5tionne devant la ,commission4 ,ceux qui s'en tai5t faits les bruyants aptres n'ont pas song v5ir la df5dre4 ,je suis trs p>tisan de l'ducation anglaise1 dont j'ai p>l bi5 s\v5t dans mes livres1 et dont j'ai montr les avantages =t longtemps avant ses propagateurs actuels4 ,mais cette ducation1 admirablem5t adapte aux beso9s d'un peuple *ez lequel la discipl9e e/ une v]tu hrditaire1 ne l'e/ en aucune faon aux beso9s de jeunes ,lat9s1 qui n'ont pas de discipl9e du t\t et ne travaill5t gure que lorsqu'ils y sont =cs4 ,le pr9cipal mirage fasc9ant les p>tisans du sy/me anglais1 ce sont les gr&es coles con=tables situes la campagne1 mais ils oubli5t que le prix de p5sion tant extrmem5t *]1 ces tablissem5ts ne peuv5t tre frqu5ts que p> les fils de l'ari/ocratie ou de la haute b\rgeoisie4 ,l'ducation y e/ excell5te1 l'in/ruction trs faible1 mais ceux qui en sort5t sont assurs p> l'influ5ce de leurs p>5ts d'entr] dans les hautes fonctions du ,g\v]nem5t1 de la magi/rature1 de l'indu/rie1 etc4 ,d'ailleurs il e/ bi5 inutile de discut] l-dessus1 puisque l'adoption du sy/me anglais oblig]ait r5v]s] de fond en comble notre ,univ]sit actuelle1 *ang] les ides des p>5ts1 des pr(esseurs et l'me hrditaire des enfants4 ,c'e/ d'ailleurs ce qu'a bi5 m>qu ,m4 ,ga/on ,boissi]4 ,ma9t5ant1 la mode e/ l'ducation anglaise4 ,il ne s]a pas facile de l'introduire *ez n\s4 ,comm5t v\lez-v\s laiss] la lib]t qu'on dem&e p\r les gr&s lves dans des tablissem5ts organiss comme les ntres8 ,il faudrait1 p\r y arriv]1 absolum5t dtruire ce qui e/ la condition mme de notre ducation2 il faudrait rev5ir sur t\t ce qui a t fait s\s l',empire1 r5onc] l'int]nat1 *ang] la discipl9e1 crer enf9 de t\tes pices une autre ,univ]sit sur des bases t\t fait n\velles4 ,e/-on sr d'ailleurs que l'ducation secondaire anglaise mrite t\s les loges qu'on lui prodigue#aje8 ,note #aje3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #fg4 ,ga/on ,boissi]1 de l',in/itut1 pr(esseur au ,collge de ,france4 ,et puis1 il y a t\j\rs ce facteur fondam5tal dont les r=mateurs nglig5t entirem5t de t5ir compte1 la volont des p>5ts4 ,croit-on que des tablissem5ts anglais tablis en ,france aurai5t quelque succs8 ,en aucune faon4 ,les p>5ts aurai5t trop peur que leurs rejetons s'enrhum5t ou se bless5t en j\ant1 et la lib]t accorde ne s]ait pas accepte p> eux4 ,il ne faudrait pas me rpondre que je n'en sais ri51 aucun tablissem5t analogue n'exi/ant en ,france4 ,je p\rrais alors faire rem>qu] que n\s avons des lyces qui se rappro*5t des tablissem5ts anglais au mo9s p\r le sj\r la campagne et le con=table4 ,or1 lo9 d'obt5ir des succs1 ils dcl95t1 et il en e/ de mme p\r les tablissem5ts congrgani/es analogues4 ,le lyce ,mi*elet (fre aux familles de sup]bes ombrages1 des t]ra9s p\r les jeux1 une pisc9e1 un mange1 des j>d9s1 l'espace dans le ple9 air1 sur une hauteur salubre1 t\tes les conditions d'isolem5t propres au dveloppem5t d'une =te et sa9e ducation4 ,lakanal non plus n'a ri5 envi] aux tablissem5ts d',anglet]re les plus ju/em5t r5omms4 ,eh bi51 ,mi*elet e/ p\r n\s une inquitude4 ,p5dant plusieurs annes il s'e/ dvelopp4 ,il a p]du1 il p]d encore1 quoique mo9s s5siblem5t4 ,quant ,lakanal1 il a de la pe9e se peupl]4 ,ce n'e/ pas au surplus une situation propre ,p>is4 ,les petits lyces de ,tal5ce ,bordeaux1 de ,sa9t-,ramb]t ,lyon1 de la ,belle-de-,mai ,nice1 n'ont pas meilleure =tune4 videmm5t1 ce mode d'ducation n'e/ po9t p\r le mom5t en faveur#ajf4 ,note #ajf3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #aa4 ,grard1 vice-recteur de l',acadmie de ,p>is4 ,voyez les trois tablissem5ts de cette rgion3 l'tat1 reprs5t p> le lyce ,lakanal1 l'enseignem5t libre1 int]mdiaire entre l'tat et les maisons religieuses1 reprs5t p> ,sa9te-,b>be-des-,*amps1 et1 t\t ct1 les ,dom9ica9s d',arcueil4 ,or1 aucun de ces trois tablissem5ts n'a pu rsi/] cette sorte de rpugnance que les familles ont auj\rd'hui envoy] leurs enfants la campagne4 ,voil trois tablissem5ts t\t fait diffr5ts1 dont pas un n'a *app cette sorte de ds]tion des familles4 ,et la crise cont9ue1 en dpit des r=mes de ,sa9te-,b>be et malgr les ef=ts du ,p4 ,didon1 qui s'e/ transport ,arcueil p\r essay] de donn] lui-mme une n\velle impulsion l'tablissem5t des ,dom9ica9s4 ,l'tablissem5t de ,m>seille a atte9t le *iffre de #a4fhc lves2 mais le petit lyce1 con/ruit avec t\s les p]fectionnem5ts mod]nes1 a t\j\rs t en dcroissant2 ,bordeaux galem5t1 cette crise exi/e1 comme p>t\t ailleurs4 ,je cit]ai encore le cas du lyce de ,vanves1 qui n'e/ pas non plus en prosprit#ajg4 ,note #ajg3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cej4 ,morlet1 c5seur ,roll94 ,et c'e/ a9si qu'en pntrant dans le dtail des projets de r=me que *acun propose et qui sembl5t au premi] abord d'une ralisation si facile1 n\s voyons se dress] ce mur 9branlable des facteurs moraux1 que les rhteurs ne s\ponn5t pas1 et qui r5d5t va9s leurs beaux disc\rs4 ,ce sont les ressorts invisibles du monde visible4 ,l'heure ne p>at pas pro*a9e o n\s s]ons s\/raits leur empire4 ,,*apitre ,,ii ,les *angem5ts de programmes4 ,t\tes les discussions de la ,commission d'enqute ont naturellem5t ab\ti de n\velles modifications des programmes4 ,le m9i/re de l',in/ruction publique a fait adopt] p> la ,*ambre des ,dputs un n\veau programme d'enseignem5t1 rdig p> une ,commission1 dans lequel on a essay de concili] les op9ions les plus contradictoires4 ,la seule p>tie utile des r=mes adoptes1 si jamais elle e/ applique1 ce qui e/ =t d\teux1 tant donnes les ides de nos pr(esseurs1 s]ait que dsormais l'enseignem5t secondaire ft comb9 avec l'enseignem5t primaire de manire faire suite un c\rs d'tudes lm5taires de quatre annes4 ,t\t le re/e a eu p\r rsultat la plus complte confusion4 ,un anci5 ,m9i/re1 ,m4 ,hanotaux1 l'a signale dans les t]mes suivants3 ,visiblem5t on a v\lu donn] satisfaction t\t le monde3 444 ,on a donc t\t g>d1 t\t empil dans ce n\veau second cycle1 et on ab\tit a9si une complication qui ressemble beauc\p de la confusion4 ,p> la cra9te lgitime de sur*>g] les programmes1 on a divis les tudes1 dans le second cycle1 en un c]ta9 nombre de sections se compltant ou s'excluant l'une l'autre1 si bi5 que les programmes futurs ressembl]ont une sorte d'opration algbrique o il s]a bi5 difficile de se reconnatre4 ,m4 ,=t\l avait inv5t la bifurcation2 on n\s prs5te auj\rd'hui la dcifurcation1 la f\r*e dix d5ts2 c'e/ faire frmir4 ,ef=ons-n\s d'tre clairs3 dj1 ds le premi] cycle1 on di/+ue entre trois catgories d'lves3 ceux qui font du lat9 et du grec1 ceux qui font du lat9 et pas de grec1 enf9 ceux qui ne font ni lat91 ni grec4 ,a9si1 l'entre du second cycle1 on tr\ve les lves qui ont fait du lat9 et du grec et qui cont9u5t1 soit le gr\pe ,a2 puis1 ceux qui ont fait du lat9 et pas de grec et qui cont9u5t1 le gr\pe ,b2 enf91 ceux qui ne font ni lat91 ni grec et cont9u5t1 gr\pe ,c4 ,mais il y a1 dans *aque gr\pe1 ceux qui1 t\t en cont9uant1 veul5t jo9dre leurs n\velles tudes1 soit l'tude des sci5ces1 gr\pe ,d1 soit l'tude des langues trangres1 gr\pe ,e4 ,il y a aussi ceux qui ont fait du lat9 et du grec et qui y r5onc5t t\t en p\rsuivant l'tude des sci5ces et des langues1 ceux-l retomb5t dans la catgorie de ceux qui1 dans le premi] cycle1 n'ont fait ni lat9 ni grec et =m5t1 auprs d'eux1 le gr\pe ,f4 ,il y a1 enf91 ceux qui veul5t t\t cont9u] la fois2 on prvoit qu'il s'en tr\v]a1 et on =me a9si un gr\pe ,g4 ,v\s croyez que c'e/ f9i3 pas du t\t4 ,il y a un p>agraphe insidieux1 intitul section n\velle1 et qui cre1 au-dessus du premi] cycle1 et ct du second1 une suite d'tudes plus c\rtes1 spcialem5t consacres aux sci5ces et aux langues vivantes et qui se rappro*5t de ce que les ,allem&s appell5t l'enseignem5t rel4 ,c'e/ donc un gr\pe n\veau1 trs di/9ct des autres et que1 p\r la commodit de la conv]sation1 n\s qualifi]ons gr\pe ,h4 ,cela fait huit2 et j'en passe4 ,a9si1 qu& le gr& g>on1 frais m\lu de la troisime1 arriv]a aux portes de bronze du second cycle1 on lui pos]a gravem5t cette "q3 jeune homme1 o prt5dez-v\s all]8 ,gr\pe ,c ou gr\pe ,h2 ou bi53 comb9ez-v\s ,a avec ,c8 ,voyons1 rfl*issez2 surt\t1 ne v\s trompez pas3 c> ici1 qu& on e/ entr1 on ne revi5t pas en arrire3 laissez t\te esprance1 lasciate ogni sp]anza4 videmm5t1 t\t le monde e/ cont5t1 et1 plus que t\t le monde1 notre vieille connaissance le prjug scolaire4 ,les lves suivront1 tant bi5 que mal1 p> petits paquets1 ces voies diffr5tes4 ,mais1 les pr(esseurs1 comm5t f]ont-ils1 c\rant sans cesse aprs le petit bataillon sacr qui entr]a1 sortira1 se disp]s]a1 se recon/itu]a1 s'gaill]a1 et se retr\v]a enf91 p\r livr] l'assaut dcisif1 en masse compacte1 au pi$ de la =t]esse inde/ructible#ajh4 ,note #ajh3 ,gabriel ,hanotaux1 anci5 m9i/re1 ,le ,j\rnal1 #bg janvi] #aijb4 ,l'erreur lat9e de la puissance des con/itutions1 des in/itutions et des programmes e/ trop irrductible p\r qu'il y ait intrt essay] de la combattre4 ,un trang] qui v\drait compr5dre l'int5sit de cette erreur n'aurait qu' p>c\rir le petit volume de #bcj pages publi en #ahij s\s ce titre3 ,in/ructions1 programmes et rglem5ts1 qui rgit encore notre enseignem5t univ]sitaire4 ,il e/ sign de ,m4 ,lon ,b\rgeois1 alors ,m9i/re de l',in/ruction publique1 qui en a rdig lui-mme une gr&e p>tie4 ,on p\rrait difficilem5t cit]1 sauf en ce qui conc]ne l'enseignem5t des langues1 un meilleur ouvrage sur l'enseignem5t1 et les pr(esseurs ne tr\v]ai5t nulle "p de conseils plus sages4 ,l'trang] qui lirait un tel programme dcl>]ait notre enseignem5t p>fait4 ,aprs avoir visit nos lyces et exam9 leurs lves1 il dcl>]ait au contraire1 avec la ,commission d'enqute1 que notre enseignem5t e/ le plus infrieur1 peut-tre1 que possde aucun peuple civilis4 ,du mme c\p1 il v]rait se dgag] l'vid5ce de cette notion que p]sonne n'a expose devant la ,commission d'enqute1 probablem5t p>ce que p]sonne ne l'a comprise1 que les programmes sont sans importance4 ,avec de bons pr(esseurs1 t\s les programmes sont excell5ts4 ,l'ess5tiel e/ donc1 je le rpte encore1 de r=m] les m?odes et non les programmes4 ,la seule r=me utile des programmes consi/]ait supprim] les trois qu>ts des *oses enseignes4 ,malheureusem5t1 lo9 de supprim]1 on ne fait qu'aj\t] t\j\rs4 ,il y a dj plusieurs annes1 un savant m95t1 ,m4 ,arm& ,gauti]1 avait montr les consqu5ces de cette sur*>ge4 444 ,une mme quantit de travail ou de volont applique un ensemble de matires et de programmes de plus en plus v>is et de plus en plus amples1 produit1 rsultat 9vitable1 une mdiocrit de plus en plus vid5te sur *aque sujet1 except sur celui ou sur ceux que l'lve prfre et conoit bi54--,augm5t] indf9im5t les programmes1 c'e/ effray] les timides1 les faibles1 les moy5s2 c'e/ surt\t crer logiquem5t la mdiocrit gnrale et le sup]ficialisme2 c'e/ habitu] l'enfant savoir en vue de l'exam5 et p> une srie d'artifices qui ne laiss5t presque ri5 dans l'esprit pass le j\r de l'preuve2 c'e/ t5dre dvelopp] la mmoire aux dp5s de l'intellig5ce et du jugem5t2 c'e/ faire du plaqu qui ait un j\r1 une heure au mo9s1 l'aspect de l'or solide et pur4 ,je suis donc de l'avis de la plup>t de mes collgues1 de ,,mm4 ,ro*>d et ,h>dy en p>ticuli]1 lorsqu'ils dem&5t qu'on simplifie les preuves du baccalaurat4 ,je suis plus de cet avis qu'eux-mmes1 c>1 sans regret1 je v]rais disp>atre cet exam51 pr9cipale cause1 s\s sa =me actuelle1 de notre surm5age scolaire1 du travail en vue du diplme1 de ce cau*em> incessant des d]nires annes passes au lyce3 la prp>ation au ba*ot6 mot bi5 tr\v dans son enveloppe mprisante p\r c>actris] un rsultat mprisable en lui-mme4 ,si cette preuve n'e/ pas prise au srieux p> l'lve qui n'y voit qu'un bon db>ras1 p> le matre qui la prs5te comme une amre pilule qu'il faut bi5 une fois aval]2 p> l'exam9ateur enf91 qui se s5t de plus en plus dispos faiblir devant cette gnrale mdiocrit#aji4 ,note #aji3 ,arm& ,gauti]1 pr(esseur la ,facult de ,mdec9e4 7,communication faite l',acadmie de ,mdec9e1 le #bf juillet #ahhg47 ,la ncessit de rduire les programmes a t signale galem5t devant la ,commission d'enqute4 ,si l'on cons5tait r=m] les programmes1 il faudrait pr5dre le contre-pi$ des programmes actuels3 se cont5t] de ce qu'il e/ possible de dem&]1 mais le dem&] fond3 remettre l'esprit sci5tifique en honneur la place de l'esprit d'rudition#aaj4 ,note #aaj3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cb4 ,lippmann1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,on ne saurait mieux dire1 mais une telle rduction des programmes semble peu ralisable auj\rd'hui avec les ?ories actuelles4 ,l'ide p]si/ante de l',univ]sit e/ que la valeur des hommes se mesure la quantit de *oses qu'ils peuv5t rcit]1 et1 lo9 de v\loir rduire cette quantit1 elle ne *]*e qu' l'augm5t]4 ,elle pr\ve d'ailleurs un tel beso9 d'uni=mit et de rglem5tation1 et a en outre une telle mfiance de ses pr(esseurs1 qu'elle croit devoir indiqu] mticuleusem5t1 p\r a9si dire page p> page1 ce qui doit tre enseign4 ,l'ide d'appr5dre peu de *oses mais de les appr5dre fond devrait tre l'ide matresse de l'enseignem5t4 ,il e/ d\teux qu'elle rallie auj\rd'hui beauc\p de suffrages aussi bi5 p>mi les pr(esseurs que p>mi les p>5ts4 ,je ne saurais donc trop rpt] combi5 sont oiseuses t\tes ces discussions sur des programmes4 ,un long temps s'c\l]a malheureusem5t avant qu'il soit possible de faire pntr] dans une c]velle d'univ]sitaire que1 seules1 les m?odes d'enseignem5t ont de l'importance4 ,avec une bonne m?ode les programmes peuv5t1 je l'ai dit dj1 t5ir en quelques lignes4 ,et telle e/ la =ce des prjugs lat9s sur la valeur des programmes que dans les innombrables enqutes publies en ,france propos de l'enseignem5t l'trang] il e/ peu prs impossible de dc\vrir des r5seignem5ts prcis sur les m?odes employes4 ,les auteurs de ces enqutes ont jug sans d\te qu'il s'agissait l de dtails sans importance4 ,l'ducation d'un peuple ne peut videmm5t s'adapt] de t\tes pices un autre1 mais il y a t\j\rs beauc\p appr5dre en l'tudiant dans ses dtails4 ,et puisque n\s pr5ons p>fois la pe9e de copi] les plans des tablissem5ts trang]s1 n\s p\rrions pr5dre aussi celle d'obs]v] ce qui se passe leur intrieur4 ,ce qui a le plus contribu r5dre les ,roma9s les matres du monde1 dit ,montesquieu1 c'e/ qu'ayant combattu successivem5t contre t\s les peuples1 ils ont t\j\rs r5onc leurs usages sitt qu'ils en ont tr\v de meilleurs4 ,il fait aussi rem>qu] que les ,gaulois ne sur5t jamais s'lev] cette conception4 ,et ce qu'il y a de surpr5ant1 c'e/ que ces peuples1 que les ,roma9s r5contrr5t dans presque t\s les lieux et dans presque t\s les temps1 se laissr5t dtruire les uns aprs les autres1 sans jamais connatre1 *]*]1 ni prv5ir la cause de leurs malheurs4 ,notre enseignem5t univ]sitaire e/ une des pr9cipales causes de notre infriorit actuelle1 mais n\s ne le compr5ons pas4 ,n\s cont9u]ons desc5dre la p5te de la dcad5ce prcism5t p>ce que n\s ne le compr5ons pas4 ,,*apitre ,,iii ,la "q du grec et du lat94 #a4--,l',,utilit ,,du ,,grec ,,et ,,du ,,lat94 ,on connat les int]m9ables discussions auxquelles a donn lieu1 depuis plus de tr5te ans1 la "q du grec et du lat94 ,elle e/ entre ma9t5ant dans cette phase s5tim5tale o la raison n'int]vi5t plus4 ,t\tes ces discussions ont f9i cep5dant p> branl] un peu *ez les gnrations n\velles1 n'ayant pas encore d'op9ion arrte1 le pre/ige des langues mortes4 ,les esprits indp5dants rem>qu5t facilem5t que ces langues n'ont plus gure p\r df5seurs--en dehors des pres de famille intimids p> le fantme des traditions sculaires et d'un c]ta9 nombre de comm]ants illettrs--que les pr(esseurs qui viv5t de ces langues ou de vnrables acadmici5s qui en ont vcu4 ,ces d]ni]s df5seurs de l'ducation grco-lat9e se montr5t eux-mmes de plus en plus hsitants1 de mo9s en mo9s affirmatifs4 ,t\s d'ailleurs sont bi5 obligs de confess] que les langues anci5nes sont si mal enseignes p> l',univ]sit1 qu'aprs sept ou huit ans d'tudes les lves n'en possd5t que de vagues notions trs vite oublies aussitt l'exam5 pass4 ,les lves les plus =ts sont pe9e capables de traduire en deux heures et c\ps de dictionnaire une page d'un auteur facile4 ,les dpositions de l'enqute vont1 d'ailleurs1 n\s clair] sur l'utilit des langues qui =m5t encore la base de l'ducation classique et l'tude desquelles tant d'annes prcieuses sont consacres4 ,l'argum5t le plus invoqu en faveur du grec et du lat91 celui auquel on revi5t t\j\rs1 e/ la my/rieuse v]tu ducative que possd]ai5t les langues mortes4 ,cet argum5t d'ordre s5tim5tal impressionne t\j\rs les c]veaux faibles p> le fait seul qu'il a longtemps s]vi4 ,on peut prvoir cep5dant qu'il ne s]vira plus beauc\p1 c> des autorits =t compt5tes se sont *>ges d'y rpondre devant la ,commission d'enqute1 en montrant que la fameuse v]tu ducative des langues anci5nes rside t\t autant dans les langues mod]nes1 qui possd5t au mo9s le mrite de l'utilit4 ,voici1 d'ailleurs1 les p>ties les plus saillantes de ces dpositions3 ,les v]sions grecques et lat9es sont c]ta9em5t1 je n'en disconvi5s pas1 une trs bonne gymna/ique intellectuelle4 ,p\rquoi8 ,p>ce qu'elles habitu5t les enfants dta*] les ides des mots et les objets des signes2 p>ce qu'elles les =c5t1 p> le fait1 rfl*ir sur les *oses elles-mmes et1 en mme temps1 sur leurs div]ses reprs5tations nom9ales2 mais le bnfice de ce travail crbral se retr\ve1 trs peu de *ose prs1 dans la v]sion allem&e1 anglaise1 itali5ne#aaa4 ,note #aaa3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fgc4 ,raymond ,po9c>1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique4 ,j'ai eu un second prix de disc\rs lat9 au conc\rs gnral4 ,il m'e/ donc p]mis1 ce me semble1 de p>l] librem5t de l'enseignem5t classique et de ses rsultats4 ,or1 j'e/ime qu'on peut initi] les lves de l'enseignem5t mod]ne aux ides antiques1 la beaut antique1 d'une faon bi5 plus rapide1 plus sre et plus complte1 p> de bonnes traductions conv5ablem5t comm5tes1 que p> l'explication pnible1 ttonnante1 *aque j\r ab&onne et *aque j\r reprise1 de fragm5ts m9uscules des gr&es oeuvres4 ,jamais les lves de l'enseignem5t classique n'ont s\s les yeux un ensemble4 ,c\rbs sur quelques v]s qu'ils d*iffr5t l5tem5t1 ils ne voi5t jamais d'affile dans le texte un *ant d',homre ou de ,virgile4 ,qu& je m'int]roge en t\te s9crit1 je fais bon m>* de ce que j'ai appris de grec et de lat94 ,que n'ai-je song plutt faire de l'allem& ou de l'anglais1 m'initi] aux que/ions arti/iques#aab6 ,note #aab3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #dic4 ,maldidi]1 pr(esseur agrg de l',univ]sit4 ,le fait de traduire et de comp>] des expressions e/ in/ructif au mme degr1 quelle que soit la langue dont il s'agit4 ,on p>le de la valeur m9emm5t ducative des auteurs anci5s2 on a raison1 mais condition que l'lve possde des connaissances l+ui/iques suffisantes p\r les apprci]4 ,or1 on se fait s\v5t des illusions sur les notions qu'ont les coli]s4 ,je me dem&e si les enfants1 qui ont dj de la pe9e compr5dre les dcl9aisons et les conjugaisons1 qui tr\v5t une trs gr&e difficult traduire une v]sion et ne remett5t p>fois qu'un devoir in=me sans aucune espce de s5s1 je me dem&e1 dis-je1 si ces enfants gt5t la p5se des auteurs qu'ils tortur5t#aac4 ,note #aac3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cgf4 ,weil1 pr(esseur au lyce ,voltaire4 ,je ne crois pas que les langues mortes ai5t une v]tu ducative p>ticulire4 ,je crois1 au contraire1 que les langues vivantes1 p> le fait mme qu'elles sont vivantes1 ont un avantage sur les autres#aad4 ,note #aad3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #def4 ,aul>d1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,il faut1 en vrit1 possd] un my/icisme spcial p\r p>l] encore de la =ce ducative des langues anci5nes1 des ides gnrales et univ]selles qu'elles n\s livr5t4 ,un des auteurs de l'in/ruction (ficielle de #ahij donne1 p\r dmontr] l'utilit de la grammaire et de la langue lat9es1 l'trange argum5t que voici3 ,il s'agit1 en un mot1 d'appr5dre la grammaire p\r p\voir lire ,virgile et ,tacite1 de lire ,virgile p\r appr5dre aim] la campagne et ,tacite p\r pr5dre les s5tim5ts de ,?rasz et d',helvdius ,priscus4 ,seules1 des c]velles d'univ]sitaires peuv5t enfant] des raisonnem5ts d'une aussi pauvre psy*ologie4 ,t\s nos jeunes lves s]ai5t des hros ple9s de h>diesse s'il leur suffisait de lire les exploits des gr&s hommes p\r acqurir leurs s5tim5ts4 ,en admettant mme l'invraisemblable conception que des lectures puiss5t possd] une telle v]tu1 p\rquoi la p]drai5t-elles p> une traduction que *acun compr5drait aism5t alors que les orig9aux re/5t incomprh5sibles p\r l'imm5se majorit des coli]s8 ,laissons entirem5t de ct la "q utilitaire peu ngligeable cep5dant l'ge actuel1 et dem&ons-n\s s'il n'y a pas d'autres connaissances possdant une v]tu ducative suprieure celle du lat94 ,dans un disc\rs prononc devant la ,*ambre des dputs propos de la r=me de l'enseignem5t1 ,m4 ,mass rpondait cette "q dans les t]mes suivants3 ,les humani/es1 dont t\t l'heure ,m4 le ,m9i/re s'e/ fait l'int]prte1 combatt5t cette volution en invoquant les qualits ducatives des langues mortes1 seules susceptibles1 selon eux1 de =m] le coeur et de donn] une l>ge culture intellectuelle4 ,mais les sci5ces n'ont-elles pas1 elles aussi1 leur v]tu ducative1 et l'tude des gr&es lois de la nature1 des phnomnes physiques et *imiques auxquels n\s assi/ons1 des rvolutions dont notre globe a t le ?tre1 l'vocation des espces disp>ues1 le li5 qui unit les sci5ces entre elles et qui con/itue l'objet mme de la philosophie1 t\t cela n'e/-il po9t de nature =m] le coeur des jeunes gnrations8 ,quant l'esprit1 s]a-t-il mo9s =tem5t tremp lorsque1 au lieu d'tudi] les ab/ractions de la logique1 il aura employ successivem5t les diffr5ts modes de raisonnem5t1 la dduction dans les ma?matiques1 l'induction dans les sci5ces physiques et naturelles#aae8 ,note #aae3 ,sance du #ac fvri] #aijb2 p4 #fcb de l',(ficiel4 ,p>mi les argum5ts classiques en faveur du lat9 on a naturellem5t invoqu l'utilit qu'il p\vait avoir p\r l'tude du droit4 ,la rponse a t faite d'une faon catgorique p> des juri/es dont p]sonne ne discut]a l'autorit1 notamm5t p> ,m4 ,s>rut1 avocat gnral la ,c\r de ,cassation4 ,de nos huit codes1 il n'y a videmm5t que le ,code civil qui ait quelques po9ts de contact avec le droit roma92 on ne peut pas tr\v] la mo9dre trace de droit roma9 dans les sept autres codes4 ,en fait1 le droit roma9 n'e/ pas tudi4 ,sur qu>ante lic5cis en droit1 tr5te-neuf n'ont pas ouv]t un livre de droit roma94 ,a pe9e un lve de nos lyces sur dix e/-il en tat de traduire un texte de droit roma91 mme c\ps de dictionnaire#aaf4 ,note #aaf3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ege4 ,s>rut1 avocat gnral la ,c\r de cassation4 ,dans la li/e des argum5ts1 d'ailleurs peu v>is1 que l'on a fait valoir devant la ,commission en faveur du lat91 il en e/ un que sa biz>r]ie mrite de sauv] de l'oubli4 ,son auteur e/ un pr(esseur1 ,m4 ,b\dhors1 qui a dc\v]t que dans la littrature lat9e n\s avons une littrature rpublica9e que n\s ne retr\v]ons pas ailleurs4 ,l'antiquit grecque et lat9e reprs5te1 dans l'op9ion de ce brave univ]sitaire1 des citoy5s libres dans des pays libres#aag4 ,note #aag3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #adj4 ,on s'tonne de voir des ides aussi vieillottes et aussi fausses rp&ues encore dans l',univ]sit4 ,e/-il vraim5t ncessaire de les rfut]8 ,t\tes ces rpubliques antiques n'tai5t que de petites olig>*ies o des familles ari/ocratiques rgnai5t s\v]a9em5t sur une vile multitude1 et ri5 n'tait mo9s dmocratique qu'un tel rgime1 pas plus au temps de ,caton qu'au temps de ,cs> ou celui des rpubliques grecques4 ,les luttes de ,cicron1 ,catil9a1 etc41 n'tai5t pas des luttes de pr9cipes1 comme celles qui n\s divis5t auj\rd'hui1 mais des rivalits d'ambition p]sonnelle4 ,quant la prt5due lib]t des rpubliques grecques1 il faut avoir aussi peu pntr les *oses de l'hi/oire que le font beauc\p d'hi/ori5s p\r croire la lib]t de la ,grce antique et la vant]4 ,jamais div9it tyrannique ne t9t ses adorateurs plus pr(ondm5t plis s\s son j\g que ne le fur5t les peuples les plus civiliss de l'antiquit grecque et lat9e s\s la ma9 de f] de la c\tume4 ,l'tat1 c'e/--dire le faisceau de lois1 de traditions et d'usages dont il se con/ituait le g>di51 tait t\t1 et l'individu ri54 ,aucune puissance n'et pu sauv] le tmraire assez audacieux p\r essay] de t\*] ce dpt sacr4 ,et-il possd la sagesse de ,socrate1 le peuple enti] se s]ait dress immdiatem5t contre lui4 ,l'empire des morts sur les vivants tait alors t\t-puissant4 ,de ce que n\s nommons la lib]t1 l'homme n'avait pas mme l'ide4 ,que les g\v]nem5ts s'appelass5t ari/ocratie1 mon>*ie1 dmocratie1 aucun d'eux ne tolrait la lib]t individuelle1 et il e/ facile de compr5dre qu'avec l'troite solid>it ncessaire aux nations qui v\lai5t re/] puissantes1 nul ne p\vait la tolr]4 ,l'antiquit grecque ne connut ni la lib]t politique1 ni la lib]t religieuse1 ni la lib]t de la vie prive1 ni celle des op9ions1 ni celle de l'ducation1 ni lib]t d'aucune sorte4 ,ri5 dans l'homme1 ni le corps1 ni l'me1 n'tait indp5dant4 ,il app>t5ait t\t enti] l'tat1 qui p\vait t\j\rs dispos] de sa p]sonne et de ses bi5s son gr4 ,dans ces ges antiques1 qu'on n\s (fre encore p\r modles1 il n'tait pas p]mis au pre d'avoir un enfant dif=me2 et1 s'il lui en naissait un contrefait1 cet enfant devait m\rir4 ,a ,sp>te1 l'tat dirigeait l'ducation1 sur laquelle le pre n'avait aucun droit4 ,la loi a?ni5ne ne p]mettait pas au citoy5 de vivre l'c>t des assembles et de ne pas tre magi/rat son t\r4 ,quant la lib]t religieuse elle ne fut jamais rclame4 ,il v5ait =t r>em5t un ,a?ni5 l'ide de d\t] des dieux de la cit4 ,socrate paya de sa vie un tel d\te4 ,la loi punissait svrem5t quiconque se ft ab/5u de clbr] religieusem5t une fte nationale4 ,l'tat int]disait mme l'homme les s5tim5ts les plus naturels et n'autorisait *ez lui qu'une sorte d'imm5se gsme collectif4 ,les ,sp>tiates ayant pr\v une dfaite ,leuctres1 les mres des morts dur5t se montr] en public avec un visage gai et rem]ci] les dieux1 alors que les mres des vivants devai5t montr] de l'affliction4 ,qu& ,r\sseau admire ce trait1 il montre quel po9t il ignorait ce que fut1 dans l'antiquit1 la tyrannie de l'tat4 ,la prt5due lib]t antique dont les disciples de ce philosophe ont fait la base de leur sy/me politique n'tait que l'assujettissem5t absolu des citoy5s4 ,l',inquisition1 avec ses b*]s1 ne con/ituait pas un rgime plus dur4 ,le seul argum5t srieux que l'on p\vait invoqu]1 jadis1 en faveur de l'ducation grco-lat9e1 c'e/ qu'elle avait contribu =m] les hommes m95ts des d]ni]s sicles4 ,a cette poque1 elle reprs5tait1 en effet1 l'encyclopdie des connaissances huma9es4 ,la ,bible et les ouvrages grecs et lat9s con/ituai5t peu prs les seules s\rces de connaissances auxquelles on p\vait puis]4 ,mais1 auj\rd'hui1 le monde a entirem5t *ang1 et les livres qui ont in/ruit tant de gnrations ne reprs5t5t plus gure que des docum5ts hi/oriques bons occup] les loisirs de quelques rudits4 ,du re/e le fameux argum5t du trsor d'ides gnrales1 donn p> l'ducation grco-lat9e1 n'a pas trop t invoqu devant la ,commission4 ,on s'e/ s\v5u d'une confr5ce clbre de ,m4 ,jules ,lematre1 qui fut pr(esseur avant d'tre acadmici54 ,j'en reproduis quelques passages p\vant s]vir de conclusion ce qui prcde4 ,et qu'e/-ce donc enf9 que ce fameux trsor d'ides gnrales1 d'ides ducatrices1 dont les littratures grecque et lat9e aurai5t le monopole8 ,ne p>lons pas du grec qui1 mme dans l'enseignem5t suprieur1 n'e/ trs bi5 su que de quelques spciali/es4 ,ce trsor1 prt5du unique et irremplaable1 ce sont quelques pages de ,lucrce1 dont le pr9cipal intrt e/ d'tre vaguem5t d>w9i5nes2 ce sont1 dans ,virgile1 quelques morceaux des ,gorgiques1 qui ne val5t pas tels passages de ,lam>t9e ou de ,mi*elet1 et les am\rs de ,didon1 qui ne val5t pas les am\rs rac9i5nes d',h]mione ou de ,roxane2 ce sont les *apitres de ,tacite sur ,nron2 c'e/1 dans les ptres d',horace1 la sagesse de ,brang] et de ,s>cey2 c'e/ le spiritualisme dj c\s9i5 des compilations philosophiques de ,cicron2 c'e/ le /ocisme ?tral des lettres et des traits de ,snque2 et c'e/ enf9 la rhtorique savante1 mais presque t\j\rs ennuyeuse1 de ,tite-,live et du ,conciones4 ,ri5 de plus1 en vrit4 ,or1 cela se tr\ve t\t enti] ramass dans ,montaigne1 et t\t enti] rp&u dans les criva9s du ,x,v,i,ie sicle1 o n\s n'avons qu' l'all] pr5dre4 ,non1 je le s5s bi51 ce n'e/ pas aux ,grecs ni aux ,roma9s que je dois la =mation de mon coeur et de mon esprit4 ,si donc le bnfice que j'ai pu retir] du lat9 m'*appe1 moi qui l'ai trs bi5 su il y a v+t-c9q ans1 de quel pr(it peut-il tre p\r les neuf diximes de nos collgi5s1 qui ont encore l'air de l'appr5dre1 mais qui ne le sav5t pas et ne peuv5t pas le savoir#aah8 ,note #aah3 ,j4 ,lemaire4 ,en admettant mme que les ouvrages lat9s conti5n5t un trsor d'ides gnrales1 il semble vid5t que p\r le dc\vrir on devrait au mo9s les lire4 ,un docum5t (ficiel va n\s dire ce que les lves ont lu de livres classiques1 aprs sept ans d'tudes4 ,si t\tes les pages de grec1 de lat91 de franais1 qui ont t lues et expliques1 dans un c\rs d'tudes1 tai5t rassembles1 on n'en f]ait pas t\j\rs un volume de l'paisseur du doigt4 7,in/ructions du ,m9i/re de l',in/ruction publique de #ahij1 p4 #bc47 ,je n'ai gure p>l que du lat9 dans les pages qui prcd5t4 ,il s]ait sans intrt de s'appesantir sur la "q du grec1 qui a t peu prs entirem5t ab&onn devant la ,commission4 ,on a reconnu que les notions qu'en possd5t les lves sont presque totalem5t nulles et ne dpass5t gure la connaissance de l'alphabet et la conjugaison de quelques v]bes4 ,les pr(esseurs ne p>aiss5t pas1 eux-mmes1 bi5 f]rs sur la langue qu'ils enseign5t4 ,m4 ,brunot1 matre de confr5ces la ,sorbonne1 a donn d'intressants docum5ts sur ce po9t4 ,je puis v\s dire qu' l'agrgation1 o n\s avons in/itu1 depuis plusieurs annes1 des preuves improvises1 il e/ impossible de propos] nos futurs agrgs autre *ose que c]ta9s textes trs faciles4 ,cette anne mme1 n\s avons discut la "q de mettre l'agrgation1 comme texte improvis1 de l',homre4 ,eh bi51 ce n'e/ pas possible#aai4 ,note #aai3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #cfg4 ,brunot1 matre de confr5ces la ,sorbonne4 ,dans ces conditions1 l'enseignem5t du grec ne devrait donc pas tre cons]v1 mon avis1 comme obligatoire mme dans l'enseignem5t classique anci51 si ce n'e/ p\r les jeunes g5s ou les familles qui dsir5t avoir cette culture spciale et qui ont un gt suffisant p\r s'y adonn] de bonne volont#abj4 ,note #abj3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bd4 ,b]!lot1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique4 ,en ,allemagne1 la "q de l'ducation classique1 si suprieure p\rtant la ntre1 a s\lev aussi de viol5tes discussions4 ,dans une ,commission spciale runie ,b]l9 en #ahij1 l'emp]eur a prononc un vhm5t rquisitoire contre l'ducation grco-lat9e4 ,mais le t\t-puissant cs> ne put triomph] entirem5t de l'opposition des ,univ]sits et l'enseignem5t du grec et du lat9 n'a pas t modifi4 ,cep5dant1 comme le dit ju/em5t ,m4 ,li*t5b]g]1 ex-pr(esseur d'allem& l',univ]sit de ,nancy1 l'humanisme app>at l',allemagne mod]ne comme le culte /rile d'un pass mort t\t jamais1 d'un idal de beaut prim1 comme une religion d*ue1 bonne t\t au plus p\r quelques att>ds et quelques dlicats1 mais sans action sur l'homme contempora9 qui doit tre =m en vue de l'action4 #b4--,l',,op9ion ,,des ,,familles ,,sur ,l',,enseignem5t ,,du ,,grec ,,et ,,du ,,lat94 ,il ressort clairem5t de ce qui prcde que l'enseignem5t du grec et du lat9 quivaut une p]te totale de temps4 ,ces langues sont dp\rvues--d'aprs l'op9ion des savants les plus autoriss--de t\te utilit et1 alors mme qu'elles s]ai5t utiles1 cela n'aurait aucun intrt1 puisque l',univ]sit e/ oblige de se reconnatre incapable de les enseign] ses lves4 ,il e/ donc vid5t que les heures a9si p]dues p\rrai5t tre consacres appr5dre de trs utiles *oses1 les langues mod]nes1 p> exemple4 ,en conclurons-n\s qu'une *ance quelconque exi/e p\r que l'enseignem5t du grec et du lat9 disp>aisse des lyces8 ,en aucune faon4 ,devant cette r=me1 n\s tr\v]ions encore ce mur solide des facteurs moraux que n\s avons dj r5contr plusieurs fois4 ,il e/ con/itu ici p> la volont des p>5ts1 t\te-puissante en ces matires4 ,le b\rgeois franais e/ ess5tiellem5t cons]vateur1 et d'autant plus cons]vateur qu'il raisonne gnralem5t assez mal4 ,ses pres ont appris le lat91 lui-mme l'a appris1 ses fils doiv5t1 p> consqu5t1 l'appr5dre4 ,il e/ d'ailleurs p]suad que la connaissance de cette langue confre une sorte de noblesse ses enfants et les fait entr] dans une ca/e spciale4 ,l'enqute va n\s clair] ce sujet2 c'e/ une des r>es que/ions sur lesquelles elle n\s ait rvl des faits peu connus4 ,n\s avons t frapps de l'unanimit des pres de famille dem&] le ma9ti5 de l'enseignem5t classique complet4 ,p\r le grec seulem5t1 il y a eu quelques exceptions1 d'ailleurs trs r>es4 ,mais1 "p ce po9t p>ticuli]1 ces hommes1 qui sont dans des conditions de vie et de c>rires trs diffr5tes1 se sont t\s prononcs avec ensemble et n]gie p\r le ma9ti5 des tudes classiques#aba4 ,note #aba3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #eee4 ,kell]1 vice-prsid5t de la ,socit gnrale d'ducation4 ,la raison fondam5tale qui a p\ss tant de jeunes g5s v]s les c>rires dites librales1 et v]s l'enseignem5t grco-lat91 c'e/ une raison de vanit4 ,c'e/ p> vanit pure que bi5 des pres de famille se sont ob/9s jusqu'ici dem&] p\r leurs enfants 7quelles que fuss5t les aptitudes de ceux-ci7 l'enseignem5t secondaire classique4 ,une p>tie de notre b\rgeoisie franaise et cru sign] sa d*ance1 si elle n'avait pas oblig ses enfants1 quelque mdiocres qu'ils fuss5t p>fois1 appr5dre le grec et le lat94 ,si les ,allem&s ont plus de gt que n\s p\r la vie conomique mod]ne1 s'ils n'ont pas les mmes sup]/itions vaniteuses en ce qui conc]ne les c>rires indu/rielles et comm]ciales1 cela ti5t en gr&e p>tie ce que la b\rgeoisie e/ en ,allemagne une classe rc5te4 ,elle plonge ses rac9es immdiates dans le monde des indu/riels1 des m>*&s1 des b\tiqui]s4 ,et c'e/ aussi p\r cela que les mres allem&es reti5n5t mo9s leurs enfants que les mres franaises1 les p\ss5t beauc\p mo9s faire du lat9 ou du grec et re*]*] les c>rires et les positions tranquilles#abb4 ,note #abb3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #dci4 ,blondel1 anci5 pr(esseur la ,facult de ,droit de ,lyon4 ,je v\drais cons]v] le lat93 les familles y ti5n5t beauc\p plus qu'on ne croit1 tellem5t qu'on appelle encore1 j'hsite le dire1 l'enseignem5t mod]ne l'enseignem5t des pici]s4 ,l'op9ion c\rante inflige l'enseignem5t mod]ne un c>actre de d*ance1 d'amo9drissem5t qu'il vaudrait mieux vit] p\r beauc\p d'enfants qui ne sont pas faits p\r les tudes littraires vritables et qui cep5dant mrit]ai5t de ne pas tre mis dans la catgorie des pici]s4 ,les enfants eux-mmes ti5n5t au lat9 p\r une raison qui e/ un enfantillage1 mais d'une influ5ce relle lorsqu'ils comm5c5t leurs tudes3 c'e/ que les filles n'en font pas4 ,p\r un g>on de dix ans1 appr5dre le lat91 c'e/ comme s'il mettait sa premire culotte4 ,ils sont fi]s qu& ils r5tr5t la maison3 leurs soeurs ne sav5t pas le lat91 ne le sauront jamais2 elles appr5n5t la physique1 la *imie1 la littrature2 elles en sauront autant que leurs frres et leurs m>is3 mais elles n'ont pas appris le lat9 et les g>ons ont le s5tim5t de cette supriorit4 ,si donc on veut avoir un enseignem5t autre que l'enseignem5t classique complet1 qui runisse la gr&e majorit des enfants de ,france1 il y faut g>d] le lat9#abc4 ,note #abc3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cjg4 ,girodon1 fondateur de l'cole ,fnelon4 ,il faut t5ir compte des prjugs1 si puissants et si t5aces en ,france1 et de la vanit des familles4 ,trop s\v5t1 on place des enfants dans les lyces ou dans les collges1 non p> suite d'un *oix judicieux et rfl*i1 mais p> vanit et p> am\r-propre2 on ti5t1 avant t\t1 ce que les enfants fass5t leurs tudes classiques#abd4 ,note #abd3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #eac4 ,jacquem>t1 inspecteur de l'enseignem5t te*nique4 ,a ,m>seille1 en #ahfa ou #ahfc1 il y avait dj--c'tait alors une n\veaut due ,m4 ,=t\l ou ,m4 ,r\l&--un enseignem5t comm]cial qui durait normalem5t c9q ans4 ,il n'a jamais fait =tune1 quoiqu'il et d'excell5ts pr(esseurs4 ,mme dans une ville comme ,m>seille1 le mo9dre b\rgeois1 le mo9dre ngociant v\lait que son fils1 puisqu'il y avait des ba*eli]s lat9s1 ft ba*eli] en lat9 comme celui du plus gros ngociant4 ,si n\s drac9ions la passion galitaire du corps des tr5te-huit millions de ,franais1 n\s arriv]ions peut-tre quelque *ose sur ce po9t#abe4 ,note #abe3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ahf4 ,brunetire1 matre de confr5ces l'cole ,normale suprieure4 ,il y a une maladie gnrale de la b\rgeoisie qui dom9e en quelque sorte la "q et l'emp*e d'ab\tir4 ,nos classes b\rgeoises ont une t5dance fatale et invtre1 qui survit t\s les rgimes1 v\loir se sp>] rapidem5t du peuple et organis] p\r elles-mmes une ducation de ca/e4 ,si l'on veut bi5 y rfl*ir1 notre enseignem5t secondaire e/ prcism5t cette ducation de ca/e4 ,tel que n\s le compr5ons l'heure actuelle1 il n'e/ pas le complm5t de l'enseignem5t primaire1 il n'e/ pas non plus l'pan\issem5t1 p> slection1 de cet enseignem5t primaire1 il e/ autre *ose1 il e/ un enseignem5t qui se juxtapose au prcd5t1 qui ne le cont9ue pas1 et qui tablit1 d'un ct un enseignem5t p\r le peuple1 de l'autre un enseignem5t p\r les ri*es1 auxquels vi5t se jo9dre l'lite populaire1 dont n\s ne devons pas t5ir compte1 p\r cette raison qu'elle pr5d t\s les dfauts ou t\tes les qualits de la classe dite b\rgeoise ou dite ri*e#abf4 ,note #abf3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #dhi4 ,h5ry ,br5g]1 publici/e4 ,le prjug des familles e/ d'ailleurs p>tag p> les gr&es adm9i/rations publiques4 ,m4 ,goblet en a donn une bi5 amusante preuve devant la ,commission4 ,en mme temps n\s donnions cet enseignem5t a9si trans=m les premires sanctions qui devai5t y attir] les familles1 en ouvrant son baccalaurat l'accs de c]ta9es gr&es coles et de c]ta9es adm9i/rations de l'tat4 ,je me s\vi5s ce sujet que1 si j'obt9s facilem5t des m9i/res de la ,gu]re et de la ,m>9e que le baccalaurat du n\vel enseignem5t ft reu p\r l'entre aux coles ,polyte*nique et de ,sa9t-,cyr et l'cole navale1 il me fut impossible d'avoir l'adhsion de c]ta9es adm9i/rations f9ancires1 comme les contributions directes et l'enregi/rem5t1 les honorables reprs5tants de ces adm9i/rations s\t5ant qu'une des pr9cipales obligations de leurs ag5ts tait de savoir rdig] un rapport et que la connaissance du grec et du lat9 y tait ncessaire#abg4 ,note #abg3 ,enqute t4 ,,ii1 p4 #ffb4 ,r5 ,goblet1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique4 ,on ne saisit pas du t\t l'influ5ce que p\rrai5t ex]c] quelques notions de grec et de lat9 sur les rapports que sont appels crire de mode/es bureaucrates1 mais on saisit trs bi51 et ceci ju/ifie ce que j'ai v\lu dmontr]1 que1 devant des prjugs aussi t5aces1 les r=mes srieuses sont totalem5t impossibles4 ,la =ce du lat9 rside1 on le voit1 dans le pre/ige qu'il ex]ce sur une f\le de braves g5s dont beauc\p n'en ont d'ailleurs jamais ret5u un seul mot4 ,la corporation des pici]s ti5t cette langue en haute e/ime et veut absolum5t que ses fils la connaiss5t4 ,c'e/ dans les ,*ambres de ,comm]ce que l'ducation classique a r5contr le plus de df5seurs4 ,ce fait a frapp le ,prsid5t de la ,commission d'enqute et il a eu so9 de le not] dans son rapport4 ,c'e/ un fait not] qu'en dehors de l',univ]sit1 qui lui re/e pr(ondm5t atta*e1 l'enseignem5t classique a p>t\t des df5seurs conva9cus4 ,les ,*ambres de comm]ce des gr&es villes se sont n]giquem5t prononces en sa faveur#abh4 ,note #abh3 ,enqute1 ,ribot1 ,rapport gnral1 t4 ,,iv1 p4 #bc4 #c4--,l',,enseignem5t ,,du ,,grec ,,et ,,du ,,lat9 ,,avec ,,les ,,pr,,jug,s ,,actuels4 ,concili] les prjugs des p>5ts avec la ncessit de sub/itu] l'enseignem5t de *oses utiles celui du grec et du lat9 semble un problme difficile4 ,il n'e/ pas cep5dant insoluble4 ,*ez les peuples lat9s1 la =me l'emportant t\j\rs de beauc\p sur le fond1 il suffit de cons]v] les faades p\r satisfaire l'op9ion4 ,cons]vons donc la faade grco-lat9e af9 de respect] les prjugs1 mais *angeons ce qui e/ d]rire4 ,g>dons le mot et supprimons presque entirem5t la *ose4 ,en consacrant une heure p> sema9e l'tude du grec et du lat91 on arriv]ait concili] les intrts opposs et en app>5ce irrductibles que je vi5s de signal]4 ,et il ne faudrait pas suppos] qu'avec cette heure unique de grec et de lat9 p> sema9e les lves en sauront mo9s qu'auj\rd'hui4 ,un enseignem5t intellig5t leur appr5dra plus1 au contraire1 que ne sav5t les lves actuels et mme le plus savant des ba*eli]s six mois aprs son exam54 ,au lieu de consacr] cette heure de grec et de lat9 p> sema9e l'explication de *9ois]ies grammaticales de/9es tre immdiatem5t oublies1 comme cela se fait actuellem5t1 n\s la consacr]ons appr5dre les citations lat9es les plus c\rantes1 quelques rac9es grecques et lire des traductions int]l9aires de quelques auteurs trs faciles4 ,n\s aurons a9si conomis un nombre imm5se d'heures qui p\rra tre employ enseign] une f\le de *oses utiles3 langues vivantes1 sci5ces1 dess91 etc4 ,du nombre norme d'heures a9si gagnes1 quelques-unes p\rront tre utilises p\r faire lire dans des traductions franaises les pr9cipaux auteurs grecs et lat9s1 dont actuellem5t1 aprs sept ou huit ans d'ducation grco-lat9e1 les lves n'ont traduit pniblem5t que de vagues fragm5ts4 ,malgr ce que cet enseignem5t peut avoir de sup]ficiel en app>5ce1 je suis p]suad que les lves qui l'aurai5t reu connatrai5t beauc\p mieux l'antiquit grco-lat9e que les ba*eli]s actuels4 ,l'enseignem5t de l'antiquit p> la lecture de traductions#abi aurait en plus l'avantage d'intress] les lves4 ,au lieu d'avoir ,virgile et ,homre en horreur1 ils les lirai5t avec intrt1 c> l'nide et l',iliade sont de vrais romans4 ,ce qui r5d ces livres si antipa?iques aux coli]s1 c'e/ l'ennui d'en traduire des fragm5ts c\ps de dictionnaire4 ,note #abi3 ,il y en a d'excell5tes #j fr4 #be le volume4 ,le prix d'une biblio?que des anci5s auteurs trs suffisante ne dpass]ait gure #aj francs4 ,intressez les lves1 intressez-les t\t prix3 c'e/1 comme je l'ai dit1 l'ennui1 qu'on n'a pas su vit] dans les tudes grecques et lat9es1 qui e/1 en gr&e p>tie1 la cause de la dcad5ce de ces tudes4 ,c'e/ l'enseignem5t du grec et du lat9 qui s'e/ tu lui-mme4 ,si l'on cont9ue dans cette voie1 le suicide s]a complet2 le lat9 et le grec succomb]ont au discrdit gnral o ils s]ont tombs devant le monde1 devant les lves et devant un c]ta9 nombre de pr(esseurs mme#acj4 ,note #acj3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #aig4 ,belot1 pr(esseur de philosophie au lyce ,l\is-le-,gr&4 ,quant l'tude des pr9cipales citations lat9es1 dont il exi/e plusieurs recueils1 et de quelques rac9es grecques et lat9es1 c'e/ l'unique moy5 de cons]v] du grec et du lat9 ce qui peut avoir quelque ombre d'utilit1 non seulem5t au po9t de vue des tymologies1 mais surt\t p\r ne pas p>atre ignor] des *oses que connaiss5t nos contempora9s in/ruits4 ,quoi de plus facile que de log] dans la mmoire t\te neuve de nos lves un c]ta9 nombre de rac9es grecques et lat9es8 ,j'ai con/at que les mi5s se prt5t volonti]s cet ex]cice4 ,je leur mets entre les ma9s un vocabulaire de deux c5ts mots ou radicaux grecs et lat9s1 quelque *ose comme notre anci5 ,j>d9 des rac9es grecques2 ils l'appr5n5t petites doses sans la mo9dre difficult et il suffit amplem5t t\s leurs beso9s prs5ts et futurs#aca4 ,note #aca3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #die4 ,maldidi]1 pr(esseur agrg l',univ]sit4 ,j'ai t =t heureux de voir un univ]sitaire di/+u1 ,m4 ,torau ,beyle#acb1 adopt] peu prs la mme conclusion que moi en ce qui conc]ne le temps consacr] l'tude du grec et du lat94 ,il propose1 lui aussi1 de les enseign] seulem5t p5dant une heure p> sema9e titre de c\rs supplm5taire4 ,c'e/ peu prs le temps accord auj\rd'hui l'escrime et la danse4 ,note #acb3 ,revue ,politique et ,p>lem5taire1 #aj mai #ahii4 ,un p>tisan conva9cu des tudes grco-lat9es1 ,m4 ,hanotaux1 e/ arriv p> une autre voie des conclusions analogues4 ,dans un article que publia le ,j\rnal en faveur de l'enseignem5t du lat91 il =mulait le s\hait que t\t jeune ,franais cultiv puisse compr5dre l',epitome ,hi/ori ,grc et le ,select4 ,je n'y dc\vre aucune utilit1 mais je n'y vois non plus aucun inconvni5t1 att5du qu'un tel s\hait e/ d'une ralisation extrmem5t facile4 ,cette lecture1 p> les m?odes que j'indiqu]ai dans un autre *apitre1 ne dem&]ait pas au d]ni] lve d'une cole primaire plus d'un mois de travail#acc4 ,note #acc3 ,p\r les p]sonnes qui v\drai5t p\ss] plus lo9 l'tude du lat91 je signal]ai le volume de ,m4 le pr(esseur ,bz>d1 dj auteur d'un livre sur la m?ode littraire4 ,dans son n\vel ouvrage1 ,comm5t appr5dre le lat91 l'auteur1 aprs avoir montr la pauvret des m?odes actuelles1 essaie d'unifi] et de simplifi] un peu cet enseignem5t4 ,au risque de sembl] p>adoxal1 j'aj\t]ai aux obs]vations qui prcd5t qu'il y aurait un gr& intrt psy*ologique introduire le grec et le lat9 la dose que j'ai dite--une heure environ p> sema9e--dans l'enseignem5t primaire4 ,ce s]ait le seul moy5 de faire p]dre ces deux langues le pre/ige my/rieux qu'elles ex]c5t encore dans l'esprit de la b\rgeoisie actuelle4 ,qu& l'on con/at]a que de jeunes maons ou des appr5tis cordonni]s peuv5t h>dim5t cit] propos une d\za9e de citations lat9es1 p]sonne ne se figur]a plus que la connaissance de quelques mots de cette langue confre une sorte de noblesse4 ,son pre/ige s'van\ira alors trs vite4 ,ce s]a comme si la plup>t des ouvri]s recevai5t les palmes acadmiques en rcomp5se de leurs s]vices4 ,les classes dites dirigeantes n'en v\drai5t bi5tt plus4 ,je n'imag9e pas assurm5t que des r=mes aussi simples ai5t la mo9dre *ance d'tre jamais acceptes en ,france4 ,les gr&es r=mes imposes c\ps de dcrets seules n\s t5t5t4 ,elles n'ont p\rtant d'autres rsultats que de produire des rvolutions app>5tes qui r5d5t impossible aucune volution4 ,,*apitre ,,iv ,la "q du baccalaurat et du c]tificat d'tudes4 #a4--,,la ,r,,=me ,,du ,,baccalaur,,at4 ,les rsultats dsa/reux de l'enseignem5t classique ayant t reconnus p> la presque totalit des univ]sitaires qui ont dpos devant la ,commission d'enqute1 ces d]ni]s se sont naturellem5t dem& comm5t y remdi]4 ,avec cette logique simpli/e si rp&ue *ez les ,lat9s1 ils ont vite dc\v]t la cause secrte du mal1 le b\c missaire qu'il fallait *>g] des crimes d',isral4 ,le c\pable1 c'tait le baccalaurat6 ,et avec ce radicalisme n]gique1 produit ncessaire des raisonnem5ts simpli/es1 le remde a t immdiatem5t signal4 ,le baccalaurat tant la cause vid5te de t\t le mal1 il n'y avait qu' le supprim]4 ,sans p]dre de temps1 un projet de loi fut dpos dans ce s5s au ,snat4 ,supprim] e/1 bi5 ent5du1 une faon de p>l]4 ,l'esprit lat9 n'hsite jamais dem&] des r=mes radicales1 mais tant dot1 de p> son hrdit1 d'un cons]vatisme extrmem5t t5ace1 il concilie ces deux t5dances contraires en se bornant *ang] simplem5t les mots sans t\*] aux *oses4 ,l'in=tun baccalaurat a suscit un intressant exemple de cette m5talit spciale4 ,aprs avoir propos de le supprim]1 on propose immdiatem5t1--et cela dans le mme projet de loi1--de le rtablir s\s un autre nom4 ,il ne s'appell]a plus baccalaurat1 il s'appell]a c]tificat d'tudes1 l'imitation de ce qui se passe en ,allemagne et1 de cette faon1 notre enseignem5t classique vaudra videmm5t celui des ,allem&s4 ,ri5 n'e/1 comme on le voit1 plus simple4 ,une *ose t\t fait rem>quable et digne d'tre (f]te aux mditations des psy*ologues1 c'e/ que p]sonne n'ait s\ponn1 ou du mo9s n'ait dit1 que les p>*em9s sur lesquels on aura remplac le mot baccalaurat p> c]tificat d'tudes ne saurai5t en aucune faon possd] la v]tu de modifi] les m?odes qui r5d5t notre enseignem5t infrieur ce qu'il e/ *ez la plup>t des peuples4 ,sans d\te1 on n\s prvi5t que ce n\veau baccalaurat1 qualifi de c]tificat d'tudes1 s]a prcd de sept huit baccalaurats spciaux1 dits exam5s de passage1 que l'lve s]a oblig de subir devant un jury la f9 de *aque anne scolaire4 ,j'ai dj montr1 dans un autre *apitre1 l'enfantillage d'un tel projet de r=me4 ,si les rsultats tai5t les mmes qu' l'exam5 f9al du baccalaurat actuel--et p\rquoi s]ai5t-ils diffr5ts--la moiti seulem5t des lves s]ait reue4 ,les lyces p]drai5t donc d'un seul c\p la moiti de leurs lves et leur budget1 qui prs5te dj des dficits normes1 s]ait si onreux p\r l'tat que les pr(esseurs arriv]ai5t vite recevoir t\s les c&idats4 ,les *oses r$evi5drai5t donc exactem5t ce qu'elles sont auj\rd'hui4 ,n\s sommes lo9 de p5s] cep5dant que la campagne entreprise contre le baccalaurat ait t inutile4 ,elle a contribu montr] aux mo9s clairvoyants ce que val5t nos tudes classiques et c'e/ p\rquoi n\s n'avons pas jug sup]flu de consacr] un *apitre la "q4 ,les exam5s du baccalaurat ont mis en vid5ce la pauvret des rsultats produits p> les tudes classiques4 ,ce baccalaurat si incrim9 n'e/ en ralit qu'un effet et nullem5t une cause4 ,qu'on le ma9ti5ne ou qu'on le supprime1 ou encore qu'on *ange son nom1 cela ne *ang]a en aucune faon les m?odes univ]sitaires4 ,s'il e/ remplac p> un c]tificat obt5u aprs un exam5 pass dans l'intrieur du lyce1 le seul avantage s]a de disp5s] les pr(esseurs de faire con/at] au public l'ignorance des lves qu'ils ont =ms4 #b4--,l',,op9ion ,,des ,,univ]sitaires ,,sur ,,le ,,baccalaur,,at ,bi5 que1 de t\te vid5ce1 le baccalaurat ne soit p\r ri5 dans l'tat actuel de notre enseignem5t classique1 la campagne m5e contre lui a t des plus viol5tes et la viol5ce s'e/ acc5tue *ez les crateurs mmes des programmes actuels1 tels que ,m4 ,lavisse4 ,ne p\vant s'en pr5dre leurs m?odes et leurs programmes1 ce qui et t s'en pr5dre eux-mmes1 les univ]sitaires accus5t le baccalaurat et aucune injure ne lui e/ p>gne4 ,m4 ,lavisse le qualifie de malfaiteur4 ,je suis l'ennemi conva9cu du baccalaurat1 que je considre--passez-moi le mot viol5t--comme un malfaiteur#acd4 ,note #acd3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #dj4 ,lavisse1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,e/-il bi5 c]ta9 que ce soit le diplme qui mrite une qualification aussi svre8 ,j'en d\te un peu4 ,le mme ,m4 ,lavisse a expliqu dans une confr5ce publique les orig9es des programmes actuels du baccalaurat4 ,du baccalaurat1 rgulateur des tudes1 le programme a t rdig1 ,p>is1 p> des hommes trs compt5ts1 trs mrs1 trop compt5ts1 trop mrs3 je suis un de ces messieurs4 ,n\s l'avons dduit de conceptions c\tumires1 qui peuv5t avoir vieilli1 comme n\s-mmes1 sans que n\s le sa*ions4 ,ce programme1 n\s le modifions assez s\v5t1 il e/ vrai1 preuve que n\s ne sommes jamais t\t fait cont5ts1 et cette inquitude n\s e/ une circon/ance attnuante4 ,mais trav]s t\tes les modifications1 n\s g>dons des pr9cipes fixes3 celui-ci1 que l'ducation qui a =m des hommes comme n\s1 e/ la meilleure de t\tes videmm5t et que n\s en devons le bnfice aux gnrations futures2 celui-ci encore1 qu'il faut que t\t coli] sa*e t\tes *oses un mom5t donn3 le grec1 le lat91 le franais1 une langue trangre1 l'hi/oire1 la gographie1 la philosophie1 les ma?matiques1 la physique1 la *imie1 l'hi/oire naturelle1 l'a/ronomie1 t\t en un mot1 et quelques autres *oses encore#ace4 ,note #ace3 ,lavisse4 ,confr5ce sur le baccalaurat4 ,en rsum1 l'lve e/ c5s savoir p> coeur une ,encyclopdie complte4 ,comme il ne peut videmm5t en ret5ir qu'une faible p>tie1 l'exam5 e/ p\r lui uniquem5t une "q de *ance4 ,c'e/ ce que n\s montre trs bi5 ,m4 ,lavisse4 ,aprs avoir con/at que la faon dont on fait pass] l'exam5 e/ sc&aleuse1 il aj\te3 ,bi5 que je puisse affirm]1 que les jurys ont1 en somme1 des habitudes de l>ge indulg5ce1--si l>ge qu'tre ba*eli] cela ne signifie peu prs ri51--il e/ c]ta9 que1 dans l'exam5 oral comme dans l'exam5 crit1 des juges cot5t plus haut et d'autres plus bas4 ,ici encore1 un c&idat peut tre refus salle ,a1 qui aurait t reu en face1 salle ,b4 ,c'e/ le pali] qui fait la diffr5ce4 ,les p]sonnes qui ont dpos devant la ,commission d'enqute ne se sont pas d'ailleurs montres beauc\p plus indulg5tes1 bi5 que n'ayant en aucune faon p>ticip la confection des programmes4 ,voici quelques extraits de leurs dpositions4 ,le gros vnem5t que j'ap]ois dans le baccalaurat1 c'e/ que cet exam5 donne1 non pas le maximum de la con/atation des ef=ts faits p> l'enfant1 mais t\t au contraire un m9imum accid5tel1 tir en quelque sorte la lot]ie1 sur deux ou trois po9ts dt]m9s4 ,la "p de *ance y e/ t\t fait excessive#acf4 ,note #acf3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fgf4 ,r4 ,po9c>1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique4 ,bi5 ent5du les lves sont fixs sur ce po9t et ont rec\rs t\s les moy5s capables de fix] la *ance4 ,recomm&ations p> des g5s influ5ts1 sans p>l] de la fraude4 ,dois-je aj\t]1 enf9 qu'un trop gr& nombre de c&idats ont rec\rs la fraude8 ,c]ta9em5t l'exam51 comme il e/ pratiqu1 e/ dmoralisateur#acg4 ,note #acg3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #dj4 ,lavisse1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,ce que les lves tudi5t spcialem5t1 ce sont les rponses *res au pr(esseur4 ,devant tel exam9ateur1 on doit assur] que ,m>at tait un gr& homme1 et devant tel autre exam9ateur dcl>] qu'il n'tait qu'un immonde gr$94 ,t\te erreur de doctr9e e/ fatale au c&idat4 ,il y a des c&idats qui tudi5t surt\t les exam9ateurs1 qui relv5t les que/ions poses p> tel ou tel1 rptes d'annes en annes1 et qui ne se prp>5t que p\r ces que/ions4 ,un pr(esseur de ,facult v\lait t\j\rs qu'on lui p>lt des c9q priodes du gnie de ,corneille2 les lves connaissai5t sa petite faiblesse et1 =ms p> leurs pr(esseurs1 ils appr5ai5t les c9q priodes du gnie de ,corneille4 ,un j\r1 le pr(esseur tait abs5t et remplac p> son supplant4 ,un pauvre c&idat croyant avoir affaire l'homme aux c9q priodes1 rpondit cette "q3 ,que savez-v\s de ,corneille83 ,on di/+ue c9q priodes4 ,mais l'exam9ateur lui dit3 ,v\s v\s trompez1 je ne suis pas ,m4 ,x444#ach4 ,note #ach3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #bfb4 ,pasqui]1 recteur ,ang]s4 ,les que/ions poses p> les pr(esseurs sont p>fois invraisemblables et dnot5t de leur "p une m5talit dconc]tante4 ,il semble que leur pr9cipale proccupation ne soit p> des re*]*] ce que sait l'lve1 mais bi5 de l'emb>rass]4 ,voici quelques-unes des que/ions poses dans div]ses facults et cites devant la ,commission d'enqute4 ,quelles sont1 en ,france1 les t]res propres la culture des asp]ges8 ,quelles sont les v]tus curatives des eaux m9rales de ,france8 ,p\rriez-v\s dire quelles ont t les r=mes faites p> l'lecteur de ,bavire au ,x,v,i,i,ie sicle#aci8 ,note #aci3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #efa4 ,malet1 pr(esseur au lyce ,voltaire4 ,e/-il beauc\p de membres de l',in/itut--en dehors de quelques spciali/es--capables de rpondre ces que/ions8 ,la seule rgle qui guide rellem5t les exam9ateurs e/ d'arriv] une c]ta9e moy5ne con/ante de refuss et d'admis4 ,ils ma9ti5n5t soigneusem5t la proportion de #ej d'admis1 d'aprs la /ati/ique prs5te p> ,m4 ,buisson la ,commission#adj4 ,la rgul>it annuelle de ce *iffre indique la proccupation des exam9ateurs4 ,ils irai5t plus vite et les rsultats s]ai5t absolum5t les mmes si la rception des c&idats tait tire simplem5t pile ou face4 ,note #adj3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #dch4 ,malgr le has>d qui prside la rception des c&idats1 les exam9ateurs ne cess5t de se pla9dre de leur insuffisance4 ,a les ent5dre1 la trs imm5se majorit des lves ne se compos]ait que de misrables crt9s4 ,voici quelques extraits de dolances prs5tes devant la ,commission4 ,les juges du baccalaurat1 les pr(esseurs des ,facults de droit1 ne cess5t de se pla9dre de l'ignorance surpr5ante des jeunes g5s4 ,un rapport rc5t1 adopt l'unanimit p> la ,facult de droit de ,gr5oble1 rpond que ce qu'il faudrait appr5dre aux tudiants en droit1 c'e/ le franais1 le lat91 l'hi/oire et la philosophie1 que1 p\r la plup>t d'entre eux1 l'enseignem5t secondaire s]ait refaire t\t enti]#ada4 ,note #ada3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #abd4 ,b]ns1 pr(esseur au lyce ,lakanal4 ,la majorit des c&idats au baccalaurat possde peu de notions prcises4 ,si l'on n'y mettait une complaisance p>fois excessive1 la plup>t des jeunes g5s ne recevrai5t pas leur diplme de ba*eli]4 ,voil la vrit sur cet exam5 encyclopdique#adb4 ,note #adb3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fbe4 ,gr&eau1 reprs5tant de la ,socit nationale d'enc\ragem5t l'agriculture4 ,le baccalaurat s]a t\j\rs un dte/able psy*omtre3 il pr5d la mesure non des esprits1 mais des mmoires2 non de la =ce intellectuelle acquise1 mais des connaissances emmagas9es4 ,il mesure des quantits plus qu'il n'e/ apte apprci] les qualits#adc4 ,note #adc3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #edj4 ,b]tr&1 anci5 pr(esseur l'cole ,polyte*nique4 ,plus le baccalaurat se complique et se hrisse1 plus les ba*eli]s sont mdiocres1 plus n\s sommes obligs de leur v]s] flots l'indulg5ce et la piti#add4 ,note #add3 ,le ,baccalaurat et les tudes classiques1 9-#ah1 p> ,gebh>t1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,je ne suis pas bi5 sr que ce ne soi5t pas les pr(esseurs qui aurai5t beso9 d'indulg5ce et de piti1 mais ils n'en mrit5t gure1 puisqu'ils se montr5t si incapables de compr5dre quel po9t la sur*>ge des programmes e/ absurde4 ,oui1 sans d\te1 plus on *>ge les programmes plus les ba*eli]s sont mdiocres1 et en vrit il e/ surpr5ant qu'une *ose si simple semble incomprh5sible aux univ]sitaires4 ,v\s grossissez sans cesse l'encyclopdie que les malheureux c&idats doiv5t enf]m] dans leur tte4 ,ils ne peuv5t donc en ret5ir que de vagues lambeaux4 tes-v\s bi5 c]ta9s qu'en dehors de votre spcialit1 votre ignorance ne soit pas aussi complte--peut-tre mme beauc\p plus--que celle des c&idats8 ,ce qui f]a longtemps encore la =ce du baccalaurat c'e/1 comme l'tude du lat9 dont n\s p>lions t\t l'heure1 son pre/ige aux yeux des familles4 ,elles l'e/im5t comme une sorte de titre nobiliaire de/9 sp>] leurs fils de la multitude4 ,le ,prsid5t de la ,commission1 ,m4 ,ribot1 l'a m>qu dans les t]mes suivants3 ,le baccalaurat a9si compris e/ un des contre=ts du dcret de messidor sur les prsances4 ,il n'e/ plus une g>antie de bonnes tudes1 il e/ dev5u une sorte d'in/itution sociale1 un procd artificiel qui t5d divis] la nation en deux ca/es1 dont l'une peut prt5dre t\tes les fonctions publiques et dont l'autre e/ =me des agriculteurs1 des indu/riels1 des comm]ants1 de t\s ceux qui viv5t de leur travail et en font vivre le pays#ade4 ,note #ade3 ,ribot4 ,rapport gnral1 t4 ,,vi1 p4 #dd4 ,,*apitre ,v ,la "q de l'enseignem5t mod]ne et de l'enseignem5t pr(essionnel4 #a4--,l',,enseignem5t ,,mod]ne4 ,l'hi/oire de l'enseignem5t dit mod]ne con/itue un exemple frappant de l'impossibilit d'accept] les r=mes1 les plus simples1 les plus urg5tes1 lorsqu'elles ont lutt] contre les facteurs moraux--op9ions1 prjugs1 etc41--que n\s retr\vons *aque page de cet ouvrage4 ,un m9i/re entrepr5ant1 ,m4 ,lon ,b\rgeois1 avait rv1 il y a quelques annes1 de r=m] lui seul et sans bruit notre dte/able ducation classique4 ,a =ce de tnacit1 n\s l'avons vu plus haut1 il obt9t d'tablir ct de l'enseignem5t grco-lat91 un enseignem5t dit mod]ne1 que t]m9ait un baccalaurat spcial4 ,le lat9 et le grec tai5t remplacs p> des langues vivantes et des sci5ces4 ,les programmes de cet enseignem5t tai5t excell5ts1 la r=me ?oriquem5t p>faite4 ,les rsultats fur5t pitoyables4 ,ils fur5t pitoyables p>ce que la r=me eut contre elle l'opposition s\rde de t\te l',univ]sit4 ,l'enseignem5t dit mod]ne rpondait d'inconte/ables beso9s1 et cep5dant il vgta misrablem5t4 ,n\s allons en avoir la preuve en lisant quelques extraits des rapports prs5ts la ,commission4 ,montrons d'abord le b de cette ducation1 tel que l'a rsum un anci5 m9i/re de l',in/ruction publique1 ,m4 ,b]!lot4 ,l'ducation mod]ne1 si elle tait conv5ablem5t dirige1 devrait repos] ess5tiellem5t sur l'tude du franais1 des langues mod]nes et des sci5ces1 et prp>] d'une faon fructueuse aux c>rires p> lesquelles les citoy5s peuv5t vivre et s]vir leur patrie d'une manire indp5dante#adf4 ,note #adf3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bb4 ,b]!lot4 ,c]tes1 ce programme tait excell5t2 voyons comm5t l',univ]sit en a tir p>ti3 ,au lieu de se born] dtruire les dfauts de l'enseignem5t classique1 on lui a juxtapos un n\vel enseignem5t fait son image2 une sorte de contrefaon1 de reproduction de second ordre2 on a cr une sorte d',odon ct du ,?tre-,franais4 ,le n\veau v5u n'a ri5 innov1 ri5 guri4 ,il n\s app>at avec les mmes dfauts de son anci53--mme sur*>ge des programmes3--on a supprim les langues mortes1 mais on a aj\t les langues vivantes1 la lgislation usuelle1 l'conomie politique1 etc41 etc444--,mme sy/me de classes rigides1 imposant des ef=ts gaux des esprits 9gaux2 mme d*et dans les rsultats2 mme production de non-valeurs#adg4 ,note #adg3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ddi4 ,maneuvri]1 anci5 lve de l'cole ,normale ,suprieure4 ,l'enseignem5t secondaire mod]ne e/ de cration t\te rc5te1 puisqu'il ne date que de sept ou huit annes2 il e/ encore difficile d'en apprci] les rsultats4 ,mais1 ds ma9t5ant1 il e/ p]mis de cra9dre qu'au po9t de vue qui n\s occupe ces rsultats ne soi5t pas s5siblem5t meilleurs que ceux de son frre an4 ,l'enseignem5t mod]ne n'e/ gure autre *ose que l'enseignem5t classique db>rass du grec et du lat9 et quelque peu =tifi du ct des sci5ces et des langues vivantes2 cet enseignem5t re/e t\j\rs et avant t\t ?orique1 t\t ce qui1 dans ses programmes1 p\rrait prs5t] un c>actre pratique tant relgu au second plan#adh4 ,note #adh3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #eab4 ,jacquem>t1 inspecteur de l'enseignem5t4 ,v\s r5contrez contre cet enseignem5t mod]ne la coalition de t\s les classiques4 ,je lisais rcemm5t dans un livre de ,m4 ,r5an3 ,il n'y a pas de g5s qu'il soit plus difficile de faire *ang] d'avis que les pdagogues2 ils ti5n5t une ide1 il n'y a pas moy5 de les en faire rev5ir4 ,ce sont des g5s de p>ti pris ho/iles4 ,il y a ,ca5 un homme m95t1 ,m4 ,zvort1 recteur de l',acadmie4 ,il p>lait en ces t]mes de l'enseignem5t spcial qui a prcd l'enseignem5t mod]ne3 ,a "p des exceptions trs peu nombreuses1 recteurs1 inspecteurs d',acadmie1 proviseurs et pr9cipaux ne vir5t1 dans l'enseignem5t n\veau1 qu'un intrus1 une sup]ftation plutt tolre regret que fran*em5t accepte4 ,les pr(esseurs fir5t galem5t dfaut au m9i/re r=mateur2 la situation des matres des c\rs spciaux1 un peu amliore au po9t de vue matriel1 cont9ua d'tre amo9drie au po9t de vue moral1 infrieure celle de leurs collgues de l'enseignem5t classique4 ,que si ces d]ni]s1 p\r complt] le total des heures qu'ils devai5t l'tat1 tai5t envoys dans des classes d'enseignem5t spcial1 leur prs5ce y tait plus nuisible qu'utile1 tant ils mettai5t de mauvaise grce s'acquitt] de leur t*e1 qu'ils considrai5t comme la plus humiliante corve4 ,la mme *ose se produit actuellem5t p\r l'enseignem5t mod]ne4 ,on lui fait la mme gu]re4 ,on veut lui r5dre t\te concurr5ce impossible4 ,on a v\lu t5t] un essai loyal1 mais on a fait l'essai le plus dloyal#adi4 ,note #adi3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cjc4 ,h\yvet1 premi] prsid5t honoraire4 ,a l'opposition de l',univ]sit e/ v5ue se jo9dre aussi celle des p>5ts4 ,une r=me de notre enseignem5t secondaire ne s]a efficace que si elle se comb9e avec une r=me de l'esprit public1 de l'esprit qui rgne dans nos familles franaises4 ,nos familles franaises s5t5t vaguem5t la ncessit d'une r=me dans l'ducation1 mais elles ne compr5n5t pas suffisamm5t ce qu'elles ont faire p\r y collabor]4 ,la plup>t des p>5ts p]si/5t ambitionn] p\r leur fils des c>rires tranquilles3 c>rires du g\v]nem5t1 de la magi/rature1 de l'arme1 de l'adm9i/ration444 c>rires o on vite le plus possible les s\cis et les tribulations4 ,ils ne se proccup5t ni de r5dre leurs enfants capables d'affront] p> leur valeur p]sonnelle les luttes de la vie1 ni de dvelopp] *ez eux le s5tim5t de la responsabilit4 ,et c'e/ p\rquoi nos jeunes g5s sont auj\rd'hui s\t5us beauc\p mo9s p> leur volont propre que p> le cadre dans lequel ils sont placs4 ,et ce cadre n'e/ pas celui qui convi5t notre socit dmocratique4 ,la pr9cipale proccupation des p>5ts1 c'e/ de ma9t5ir les enfants dans ce cadre le plus qu'ils peuv5t1 et de les s\/raire aux ncessits de la lutte p\r l'exi/5ce4 ,ils ne sont pas enc\rags au travail4 ,c'e/ aux p>5ts que j'impute la plus gr&e p>tie des erreurs actuelles de notre enseignem5t2 c'e/ de ce ct qu'il faudrait un gr& *angem5t1 c'e/ aux p>5ts qu'il faut inculqu] l'ide d'inspir] aux enfants plus d'ardeur p\r le travail1 et de les p\ss] un peu1 leurs tudes une fois t]m9es1 voyag] l'trang]4 ,j'ai conseill moi-mme un c]ta9 nombre de jeunes g5s des sj\rs l'trang]2 j'ai t attri/ de voir le peu de pr(it qu'ils en avai5t tir4 ,a pe9e tai5t-ils arrivs quelque "p que leurs p>5ts les pressai5t de rev5ir1 ou bi5 ils se mettai5t la re*]*e de jeunes g5s avec qui ils p\vai5t p>l] franais#aej4 ,note #aej3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ddd4 ,blondet1 anci5 pr(esseur la ,facult de droit de ,dijon4 ,l'hi/oire lam5table de l'essai d'enseignem5t mod]ne en ,france pr\ve mieux que t\t autre la ju/esse de quelques-unes des propositions fondam5tales de cet ouvrage et notamm5t celles-ci3 on ne r=me pas des prjugs c\p de dcrets et les programmes n'ont en eux-mmes aucune v]tu4 ,il n'y a pas de mauvais programmes avec de bons pr(esseurs et pas de bons programmes avec des matres ignorant l'art d'enseign]4 ,de telles vrits ne saurai5t tre considres comme banales1 puisque l',univ]sit ne les a pas encore comprises1 non plus que les auteurs des div]s projets de r=me4 ,le m\vem5t v]s les tudes sci5tifiques auquel n\s ne p\vons pas n\s rs\dre1 les ,allem&s l'ont entrepris depuis longtemps et s'y engag5t de plus en plus rsolum5t *aque j\r4 ,je vi5s de voir dans un j\rnal allem& la t\te rc5te /ati/ique des gymnases et des coles rales de ,prusse4 ,il y a seize ans1 en #ahhb1 le nombre total des lves recevant l'in/ruction sans le lat9 tait de #ab4jjj contre #abj4jjj recevant l'ducation lat9e et grecque4 ,auj\rd'hui1--grce une srie de r=mes qui ont consi/ multipli] les types int]mdiaires1 avoir des tablissem5ts trs div]s dans lesquels il e/ fait soit beauc\p1 soit un peu1 soit pas du t\t de lat91 les uns avec du grec1 les autres sans--la proportion des lves qui font des tudes secondaires1 classiques ou demi-classiques1 sans grec et sans lat91 sur #aej4jjj lves en t\t s'e/ leve #fe4jjj contre #hf4jjj qui ont g>d le type classique traditionnel#aea4 ,note #aea3 ,enqute1 ,m4 ,buisson1 t4 ,i1 p4 #dci4 ,en ,allemagne1 n\s l'avons dit1 il y a des tablissem5ts spciaux p\r *aque g5re d'enseignem5t1 gymnases1 ralgymnases1 coles rales1 coles te*niques2 ri5 n'e/ ml et *aque g5re d'enseignem5t a ses sanctions et ses db\*s propres2 c'e/ l le secret du succs des ,allem&s4 ,en ,france1 au contraire1 on veut ouvrir t\tes les c>rires t\s1 en dpit des diffr5ces d'in/ruction et d'ducation1 p> consqu5t de capacit gnrale4 ,les c>rires doiv5t tre sans d\te1 accessibles t\s1 mais s\s de communes conditions de prp>ation suffisante et d'aptitude suffisante4 ,au lieu de t\t confondre et galis]1 les autres pays1 ,allemagne1 ,autri*e1 ,anglet]re1 tats-,unis1 ,italie1 etc41 di/+u5t et class5t hir>*iquem5t#aeb4 ,note #aeb3 ,enqute1 ,f\ille1 t4 ,i1 p4 #bgf4 ,t\tes ces critiques ont t rptes devant la ,*ambre des ,dputs1 propos de la discussion de la r=me qui ab\tit de si mdiocres rsultats4 ,m4 ,mass s'e/ exprim de la faon suivante3 ,en dpit des trans=mations apportes au rgime des lyces et collges1 en dpit des modifications introduites dans nos programmes1 notre enseignem5t secondaire et suprieur cont9u]a1 comme p> le pass1 =m] uniquem5t des fonctionnaires1 si v\s ne p]mettez pas l'enseignem5t primaire et l'enseignem5t pr(essionnel de le pntr] davantage4 ,plus d'hommes se consacr]ai5t au comm]ce1 l'indu/rie1 l'agriculture1 aux colonies1 si les tudes primitives qu'ils ont faites avai5t dirig de ce ct leur activit4 ,ils sollicit5t des emplois du ,g\v]nem5t p>ce qu'en dehors des fonctions publiques1 leurs facults re/]ai5t sans emploi4 ,et1 cep5dant1 dj les fonctions publiques sont encombres1 dj s'accrot *aque j\r davantage le nombre de ceux qui con/itu5t ce qu'on a appel le prolt>iat intellectuel1 c'e/--dire le nombre de ces hommes *ez lesquels l'in/ruction a dvelopp des beso9s1 des gts1 des aspirations qu'ils sont absolum5t impuissants satisfaire4 ,si l'enseignem5t secondaire actuel dt\rne du comm]ce1 de l'agriculture1 de l'indu/rie1 des colonies1 de t\t ce qui con/itue la ri*esse d'un peuple1 l'enseignem5t secondaire de dema9 doit p\rsuivre un b diamtralem5t oppos2 ses m?odes1 ses programmes1 ses plans d'tudes doiv5t diffr]4 ,ce qu'il doit avant t\t se propos]1 c'e/ de dvelopp]1 en mme temps que la p]sonnalit1 l'esprit d'initiative1 l'n]gie et la volont4 ,il e/ dang]eux1 ,messieurs1 de t\rn] v]s un b unique l'activit et les facults de t\t un peuple1 alors surt\t qu'on sait que ces facults et cette activit re/]ont fatalem5t sans emploi4 ,puisse notre sy/me d'enseignem5t et d'ducation ne po9t prp>] la ,rpublique des lgions d'oisifs1 de mcont5ts et de dclasss1 qui1 un j\r aussi1 p\rrai5t t\rn] contre elle leurs facults sans emploi et emp*] la ,france de p\rsuivre le rle glorieux qui doit tre le si5#aec4 ,note #aec3 ,m4 ,mass1 sance du #ac fvri] #aijb2 p4 #fcc de l',(ficiel4 ,m4 ,leygues1 m9i/re de l',in/ruction publique1 a appuy ces conclusions et trs bi5 montr les consqu5ces de notre enseignem5t univ]sitaire4 ,le travail de l'ouvri] n'e/ pas rmunr suffisamm5t dans bi5 des cas1 c'e/ vrai4 ,mais combi5 plus maigre encore e/ le salaire et plus misrable la condition de ceux qui sans =tune se sont engags dans des pr(essions librales et qui n'ont ni cli5ts ni causes1 qui err5t dans la vie dsabuss1 dc\rags1 meurtris de t\tes leurs dceptions et de t\s leurs dsespoirs4 ,il n'e/ pas de sort plus tri/e que le leur1 de misre plus sombre que leur misre2 il n'e/ pas d'tres plus dignes de piti4 ,que devi5n5t-ils1 ces dclasss8 ,selon la nature de leur me1 qu& la s\ffrance e/ trop aigu1 ils tomb5t dans le s]vilisme ou la rvolte4 ,voil ce qu'il faut avoir le c\rage de dire p\r enray] l'migration p]ptuelle v]s les villes o tant d'n]gies s'us5t1 o sombr5t tant de c\rages1 p\r que1 s\s prtexte de favoris] la dmocratie1 n\s ne soyons pas exposs voir ce qui s]ait la f9 de la dmocratie3 l'ateli] vide et la t]re ds]te4 ,dans un pays comme la ,france o la population pr(essionnelle et active 7indu/riels1 ngociants1 agriculteurs7 reprs5te #dh p4 #ajj de la population totale1 #ah millions d'individus sur #ch millions d'habitants1 o le capital indu/riel s'lve #if milli>ds #gjj millions de francs1 o le capital agricole atte9t #gh milli>ds de francs2 o les exportations se sont *iffres en #aijj p\r plus de #d milli>ds de francs1 l',univ]sit ne peut se cont5t] de prp>] les jeunes g5s qui lui sont confis aux c>rires librales1 aux gr&es coles et au pr(essorat2 elle doit les prp>] aussi la vie conomique1 l'action#aed4 ,note #aed3 ,m4 ,leygues1 m9i/re de l',in/ruction publique1 sances des #ab et #ad fvri] #aijb pp4 #fae et #fff de l',(ficiel4 ,p]sonne n'a jamais conte/ la ju/esse de telles ass]tions et l'on peut dire cep5dant que depuis le temps qu'on les rpte1 elles n'ont encore conv]ti p]sonne4 #b4--,l',,enseignem5t ,,pr(essionnel4 ,l'enseignem5t pr(essionnel e/ donn presque exclusivem5t en ,france p> des univ]sitaires1 et p> consqu5t avec leurs m?odes ?oriques4 ,le manuel appris de mmoire en tant l'unique base1 les rsultats obt5us sont naturellem5t aussi p>faitem5t nuls que ceux de l'enseignem5t classique4 ,si n\s ne possdions pas un petit nombre d'coles te*niques1 dues le plus s\v5t d'ailleurs1 comme celles des ,frres dont n\s avons p>l1 l'initiative prive1 on p\rrait dire que l'enseignem5t pr(essionnel n'exi/e pas en ,france4 ,les causes de son insuffisance ne sont pas uniquem5t imputables l',univ]sit4 ,s\s l'influ5ce de prjugs hrditaires =tem5t dvelopps p> notre ducation classique1 l'enseignem5t pr(essionnel j\it auprs des familles d'une considration trs faible4 ,elles croi5t t\j\rs que l'in/ruction grco-lat9e seule peut dvelopp] l'intellig5ce et confr] ceux qui l'ont reue de gr&s avantages dans la vie4 ,n\s sommes un ge de transition o peu de p]sonnes compr5n5t qu'il y a dans cette op9ion une d\ble erreur4 ,en ralit1 notre enseignem5t classique dprime l'intellig5ce et n'assure ceux qui l'ont reue aucune supriorit relle dans la vie4 ,la pr9cipale cause de notre antipa?ie p\r le travail manuel et t\t ce qui s'en rappro*e n'e/ pas tant l'ef=t qu'il dem&e que le mpris qu'il inspire4 ,ce s5tim5t1 n]giquem5t entret5u p> l',univ]sit et ses conc\rs1 e/ un de ceux qui ont le mieux contribu prcipit] notre dcad5ce indu/rielle et conomique actuelle4 ,*ez les peuples lat9s1 le plus infime cl]c1 le plus humble commis1 le plus mode/e pr(esseur1 se jug5t d'une ca/e =t suprieure celle d'un indu/riel ou d'un artisan1 bi5 que ceux-ci gagn5t davantage et excut5t des travaux exigeant beauc\p plus d'intellig5ce4 ,il rsulte de cette croyance gnrale que la plup>t des p>5ts t*5t de faire entr] leurs fils dans la ca/e rpute suprieure et de les sortir de la ca/e considre comme infrieure4 ,une revue importante a publi sur ce sujet une lettre d'un indu/riel du nord de la ,france dont je reproduis l'extrait suivant3 ,il e/ dsolant de voir1 dans un arrondissem5t qui a t si vivant au po9t de vue indu/riel et qui possde de gr&es ress\rces1 que la b\rgeoisie se ds9tresse de plus en plus des affaires p\r les places adm9i/ratives4 ,il en e/ malheureusem5t a9si du peuple qui ne voit dans l'in/ruction que le moy5 de faire de ses enfants1 soit des employs1 soit des fonctionnaires4 ,t\t le monde veut des places4 ,p5dant ce temps n\s sommes peu prs coloniss p> les ,belges1 qui dti5n5t la plup>t des gr&s tablissem5ts indu/riels qui prospr5t dans la rgion4 ,un exemple frappant e/ ce qui s'e/ pass dans le bass9 indu/riel de ,maubeuge1 depuis l'tablissem5t des droits protecteurs4 ,ce pays s'e/ dvelopp1 depuis #ahib1 dans des proportions considrables1 mais s\s l'influ5ce des ,belges de ,lige et de ,*>l]oi qui sont v5us crer en masse des tablissem5ts la frontire et qui ont tr\v *ez eux t\s les capitaux ncessaires4 ,nos nationaux assi/ai5t cette invasion les bras croiss et employai5t leurs capitaux en r5tes ou en fonds portugais1 brsili5s ou grecs6 ,c'e/ navrant et dsesprant4 ,n\s sommes bi5 malades4 ,c'e/ une consomption trs l5te dont on ne s'ap]cevra que qu& il s]a trop t>d#aee4 ,note #aee3 ,france de dema91 #ae janvi] #ahii4 ,le mme j\rnal a publi galem5t une lettre qui montre bi5 ce qu'ont cot nos colonies les prjugs qui rgiss5t l'enseignem5t ?orique que n\s donnons aux jeunes indignes4 ,l'indigne qui sait lire1 crire et compt] reg>de d'un oeil de mpris t\s ceux qui b*5t la t]re ou qui trans=m5t1 dans l'ateli]1 le f] et la pi]re in]tes2 il se croit d'ess5ce suprieure et indigne de pe9] et de su]2 il se dit ,europen1 et il exige les mmes prrogatives que ce d]ni]4 ,on n'insi/e pas assez l-bas1 dans nos coles1 sur l'utilit du cultivateur et de l'ouvri]1 sur la noblesse de leur t*e1 sur leur rle dans le monde4 ,on ne montre jamais la f9 des tudes et comme rcomp5se que le diplme et la s9cure tant envie laquelle on p\rra prt5dre4 ,on dg>nit les *amps1 les us9es1 les ateli]s1 p\r encombr] les bureaux et sevr] a9si la colonie de la p>tie la plus intellig5te de sa population4 ,si au lieu de suivre les programmes mtropolita9s et d'appr5dre aux indignes la suite des rois de ,france depuis ,ph>amond jusqu' ,napolon ,,iii1 on leur avait seulem5t donn les pr9cipes lm5taires de lecture1 d'criture et de calcul1 t\t en leur indiquant le maniem5t des outils ou des in/rum5ts aratoires1 et la faon de tripl] le r5dem5t d'un *amp de canne sucre1 de coton ou d'ara*ide1 croyez-v\s qu'on n'aurait pas augm5t la ri*esse du pays1 et1 p>tant1 le *iffre des oprations comm]ciales8 ,qui peut numr] les s]vices que r5drait nos colonies une arme indigne de bons contrematres et de bons f]mi]s *oisis p>mi les jeunes g5s intellig5ts et laborieux4 ,nos colonies ne rapport5t ri51 dit-on6 ,prcism5t p>ce que n\s n\s empressons d'immobilis] ceux-l seuls1 qui p\rrai5t produire et les enri*ir#aef4 ,note #aef3 ,france de dema91 #ae janvi] #aijb4 ,n\s t\*ons ici un des po9ts les plus fondam5taux de la "q des r=mes de l'enseignem5t4 ,les classes dirigeantes n'en compr5n5t aucunem5t l'utilit4 ,elles ne voi5t pas que notre enseignem5t classique--s\s t\tes ses =mes--n'e/ plus en rapport avec les beso9s de l'ge actuel1 que sa tri/e insuffisance et l'abs5ce d'enseignem5t pr(essionnel sont les causes de notre pr(onde dcad5ce indu/rielle1 comm]ciale et coloniale4 ,la b\rgeoisie franaise ne compr5d pas l'volution du monde mod]ne et p> consqu5t ne p\rra pas l'aid]4 ,les r=mes1 filles de la ncessit1 se f]ont ct d'elle1 sans elle1 et naturellem5t contre elle4 ,c'e/ surt\t notre ,univ]sit que l'volution conomique actuelle du monde *appe entirem5t4 ,fige dans de vieilles traditions1 les yeux fixs sur le pass1 elle ne voit pas qu'avec les progrs des sci5ces et de l'indu/rie1 le rle des grammairi5s1 des rhteurs1 des rudits et de t\tes les v>its connues de va9s p>leurs1 s'efface *aque j\r davantage4 ,le monde mod]ne e/ g\v]n p> la te*nique1 et la supriorit app>ti5t ceux qui1 dans t\tes les bran*es des connaissances1 sont le plus v]ss dans la te*nique4 ,on a essay1 mais sans gr& succs1 de le faire compr5dre la ,commission d'enqute4 ,en #ahgj1 n\s avons t va9cus p> un ennemi qui1 au po9t de vue militaire1 tait plus sci5tifiquem5t organis que n\s4 ,auj\rd'hui1 sur le t]ra9 indu/riel et comm]cial1 n\s sommes galem5t va9cus p> un ennemi sci5tifiquem5t organis#aeg4 ,note #aeg3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ddb4 ,blondel1 anci5 pr(esseur de facult4 ,cet enseignem5t pr(essionnel qui n\s manque et p\r lequel il s]ait bi5 difficile d'ailleurs de tr\v] des pr(esseurs1 p\rrait avoir--sans les prjugs de l'op9ion dont je vi5s de p>l]--un nombre imm5se d'lves4 ,les docum5ts /ati/iques f\rnis l'enqute en donn5t la preuve inconte/able4 ,on peut se faire une ide1 p> les *iffres suivants1 du prjudice caus notre prosprit conomique p> ce vritable accap>em5t de la jeunesse p> l'enseignem5t secondaire4 ,le nombre des lves recevant en ,france l'enseignem5t secondaire s'lve auj\rd'hui c5t quatre-v+t mille4 ,or la cli5tle de l'enseignem5t te*nique indu/riel1 comm]cial et mme agricole1 ne dpasse pas v+t-deux mille4 ,la proportion e/ donc de huit contre un1 au dsavantage de ce d]ni]4 ,or c'e/ le contraire qui devrait se produire1 si l'on rem>que que la population comm]ciale1 indu/rielle et agricole de la ,france =me les neuf diximes de la population totale1 et que c'e/ en somme l'agriculture1 le comm]ce et l'indu/rie qui font vivre et gr&ir les nations#aeh4 ,note #aeh3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #eac4 ,jacquem>t1 inspecteur de l'enseignem5t4 ,eh oui1 sans d\te1 c'e/ l'agriculture1 l'indu/rie et le comm]ce qui font vivre et gr&ir les nations1 et nullem5t les avocats et les bureaucrates#aei4 ,t\s les ef=ts d'une ,univ]sit claire devrai5t t5dre =tifi] l'enseignem5t donn la fraction la plus importante d'un pays1 aussi bi5 p> le nombre que p> la ri*esse qu'elle lui procure4 ,or1 c'e/ ju/em5t le contraire qui se produit4 ,l'enseignem5t pr(essionnel n'a pas seulem5t lutt] contre les prjugs des p>5ts1 il doit lutt] encore contre la mauvaise volont de l',univ]sit et l'incapacit de ses pr(esseurs4 ,mauvaise volont et incapacit que n\s avons dj signales propos de l'enseignem5t dit mod]ne4 ,note #aei3 ,les ,allem&s le sav5t =t bi5 et c'e/ p\rquoi ils multipli5t *aque j\r leurs coles pr(essionnelles4 ,la ,saxe1 qui n'a que trois millions d'habitants1 possde trois coles d'art indu/riel1 trois coles d'indu/rie suprieure1 c5t onze coles pr(essionnelles p\r les pr(essions spciales1 qu>ante coles de comm]ce1 etc4 ,le plus important des enseignem5ts pr(essionnels devrait tre1 dans un pays agricole comme la ,france1 celui de l'agriculture4 ,les dmon/rations au tableau et la rcitation des manuels en =m5t malheureusem5t l'unique base4 ,un rapport de ,m4 ,ml9e1 insr l',(ficiel1 conti5t ce sujet des docum5ts =t prcis4 ,ils montr5t quel po9t t\tes nos m?odes gnrales d'enseignem5t repos5t sur les mmes pr9cipes4 ,sans p>l] de l',in/itut agronomique tabli ,p>is1 la ,france possde #hb coles d'agriculture dites pratiques1 cotant annuellem5t plus de #d millions4 ,elles compt5t #fea pr(esseurs et #b4hej lves1 ce qui fait pe9e #d lves p> pr(esseur4 ,*aque lve revi5t1 on le voit1 un peu plus de #a4djj francs p> an l'tat4 ,dans beauc\p d'tablissem5ts il n'y a gure que des b\rsi]s et sans eux1 il faudrait presque f]m] l'cole4 ,il e/ p>fois difficile de r5dre pratique un enseignem5t donn beauc\p d'lves4 ,ce n'e/ plus le cas qu& un pr(esseur a une moy5ne de #d lves4 ,on p\vait donc espr] que l'enseignem5t agricole de ces nombreuses coles aurait un c>actre rellem5t utilitaire et que les jeunes agronomes si coteusem5t =ms r5drai5t quelques s]vices4 ,hlas6 il n'en a ri5 t1 et un psy*ologue connaissant un peu nos m?odes d'enseignem5t aurait pu le prvoir4 ,l'ducation des lves e/ re/e si ?orique que pas un agriculteur ne peut les utilis]1 ft-ce comme simples g>ons de f]me4 ,n'tant absolum5t bons ri51 ces agronomes qui devai5t rgnr] notre agriculture dem&5t presque t\s des emplois de l'tat et surt\t des places de pr(esseurs4 ,il y a plus de #ejj de ces dem&es p\r une qu9za9e de places annuellem5t vacantes4 ,cela n'e/-il pas grotesque8 conclut le j\rnal ,le ,temps1 en rsumant ce rapport4 ,cet enseignem5t sci5tifique1 ce gr& or*e/re de =mules ab/raites a donc p\r effet d'enlev] des =ces vives l'agriculture au lieu de lui en donn]8 ,ces coles n'ont plus qu'un b1 qui e/1 non de prp>] des pratici5s1 mais des concurr5ts b\rrs de =mules et de sup]fluits d'app>5ce sci5tifique1 p\r mieux triomph] dans les preuves des conc\rs et arriv] aux fonctions adm9i/ratives4 ,t\s m&>9s ici comme ailleurs4 ,on a bi5 expliqu devant la ,commission d'enqute ce que sont ces c\rs d'agriculture pratique4 ,les pr(esseurs se cont5t5t de dict] purem5t et simplem5t un c\rs1 devant une classe d'lves qui criv5t p5dant une heure sur les matires f]tilisantes1 ou sur un autre sujet1 des dveloppem5ts auxquels ils ne compr5n5t ri5#afj4 ,note #afj3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fca4 ,jules ,gauti]1 pr(esseur au lyce ,h5ri ,,iv4 ,il e/ navrant de voir de telles copies1 et comm5t nos petits cultivateurs p]d5t rapidem5t t\tes les notions apprises dans les manuels4 ,d'autre "p1 les enfants qui sont prs5ts sav5t encore la lettre1 mais ils ne sav5t absolum5t pas ce qu'e/ la *ose1 ils sont d'une ignorance in\e au po9t de vue pratique2 ils ont appris des mots au sujet des engrais1 du btail1 des plantes1 mais ils ne sav5t absolum5t pas les utilis]4 ,si v\s n'arrivez pas organis] des visites de f]mes et d'exploitations1 ce que v\s faites actuellem5t ou ri51 c'e/ absolum5t la mme *ose#afa4 ,note #afa3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ga4 ,duport1 prsid5t d'une ,commission suprieure d'enseignem5t agricole4 ,un de nos collgues disait nagure3 ,s'il faut s'tonn] d'une *ose1 c'e/ qu'il se tr\ve encore quelques jeunes g5s disposs suivre la c>rire agricole1 c> t\t les en dt\rne4 ,ri5 n'e/ plus vrai1 et un simple c\p d'oeil jet sur notre rgime scolaire suffira p\r le dmontr]4 444 ,ri51 dans ses tudes1 ne rveille en lui le gt de la vie rurale1 ri5 ne le ramne aux *amps3 t\t semble fait p\r l'en loign]4 ,la nature de ses tudes1 d'abord3 elles sont1 comme disait ,montaigne1 purem5t livresques2 elles lui inspir5t le dda9 des travaux manuels2 exclusivem5t ?oriques1 l+ui/iques et grammaticales1 elles ne dvelopp5t ni le s5s pratique1 ni l'esprit d'obs]vation1 ces deux conditions ess5tielles de succs en t\te c>rire1 mais pr9cipalem5t dans la c>rire agricole#afb4 ,note #afb3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #chh4 ,r4 ,lavolle1 docteur s lettres4 ,la consqu5ce de cet enseignem5t e/ que l'lve1 qui devrait acqurir le gt de l'agriculture1 pr5d au contraire cette pr(ession en horreur1 comme aussi t\s les mti]s manuels qu'il voit mpriss p>t\t4 ,auj\rd'hui l'ouvri] ne veut plus que son fils travaille de ses ma9s2 il prfre en faire un petit employ1 mal pay1 et nos coles primaires ne contribu5t que trop cultiv] ces illusions4 ,a la campagne1 beauc\p d'agriculteurs ne veul5t plus que leurs fils cultiv5t la t]re2 ils *]*5t en faire de petits fonctionnaires4 ,c'e/ une vritable contagion1 si bi5 qu'en ,france1 p\r les travaux manuels1 le t]rassem5t1 la culture1 n\s sommes obligs de faire v5ir des ,itali5s ou des ,belges4 ,l',algrie se peuple de ,maltais1 d',espagnols1 et p5dant ce temps-l nos villes f\rmill5t de scribes1 qui1 en v]tu de la loi de l'(fre et de la dem&e1 se cont5t5t de traitem5ts t\t fait insuffisants#afc4 ,note #afc3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #eee4 ,kell]1 vice-prsid5t de la ,socit gnrale d'ducation4 ,les ncessits conomiques de l'ge actuel devi5n5t de plus en plus pressantes1 et1 *ez les peuples lat9s1 ni les familles1 ni l',univ]sit ne les compr5n5t4 ,un anci5 m9i/re1 ,m4 ,hanotaux1 a propos devant la ,commission d'enqute la cration d'coles pr(essionnelles p>allles l'enseignem5t classique actuel4 ,ce d]ni] enseignem5t1 dit-il1 ne s]ait ma9t5u que p\r le trs petit nombre de futurs rudits qui tudi]ai5t le grec et le lat9 t\t comme on tudie ailleurs le p]san et l'armni54 ,de tels projets sont excell5ts et leur ralisation assure le j\r o n\s aurons *ang l'me des p>5ts1 des pr(esseurs et des lves4 ,mais alors mme que cette trans=mation s]ait effectue1 on ne voit gure o se recrut]ai5t les pr(esseurs du n\vel enseignem5t4 ,sans d\te les ,frres des coles *rti5nes ont bi5 su en tr\v] p\r l'enseignem5t te*nique1 o ils peuv5t s]vir de modles1 mais leurs pr(esseurs sont des te*nici5s auxquels--imitant en cela les ,amrica9s--on ne dem&e que de connatre leur pr(ession sans s'occup] un seul in/ant de savoir s'ils possd5t aucun diplme4 ,du j\r o cet enseignem5t s]ait organis p> l'tat1 c'e/--dire p> l',univ]sit1 il y aurait immdiatem5t des conc\rs1 une agrgation et l'in/ruction s]ait donne uniquem5t p> ces m?odes ?oriques dont n\s connaissons les rsultats4 ,t\te gr&e r=me sur ce po9t tant irralisable avant une r=me totale de l'op9ion1 il ne faut song] auj\rd'hui qu' de mode/es *angem5ts accomplis sur une petite *elle4 ,un des meilleurs proposs devant la ,commission consi/]ait trans=m] les petits collges de prov9ce en tablissem5ts d'enseignem5t pr(essionnel4 ,devant l'impossibilit de tr\v] des pr(esseurs capables de donn] cet enseignem5t1 on doit bi5 se cont5t] d'un enseignem5t exclusivem5t ?orique qui1 si mauvais soit-il1 e/ encore suprieur l'enseignem5t classique4 ,n\s avons eu occasion1 notamm5t p5dant ma direction1 de sauv] un c]ta9 nombre de ces petits collges en y introduisant un peu d'agriculture ?orique1 c'e/--dire un peu d'hi/oire naturelle1 de physique et de *imie1 de faon initi] les enfants aux *oses de la vie rurale4 ,cette introduction seule a suffi p\r sauv] ces petits collges4 ,l'cole de ,neub\rg1 qui compr5d des btim5ts sup]bes1 tait compltem5t tombe4 ,on n\s a dem& d'y introduire un peu d'enseignem5t agricole primaire suprieur2 aussitt l'cole s'e/ remplie et elle e/ auj\rd'hui prospre4 ,c'e/ la preuve que les programmes doiv5t s'adapt] aux milieux et au temps#afd4 ,note #afd3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fbf4 ,tiss]&1 reprs5tant de la ,socit nationale d'agriculture4 ,j'e/ime qu'il faudrait trans=m] nos petits tablissem5ts secondaires1 suivant les beso9s des rgions1 comme le disait si bi5 ,m4 ,tiss]&1 en coles indu/rielles ou agricoles prp>atoires nos coles spciales d'un ordre suprieur4 ,cela vaudrait beauc\p mieux p\r les budgets des villes et p\r l'av5ir des enfants#afe4 ,note #afe3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fbe4 ,gr&eau1 reprs5tant de la ,socit nationale d'agriculture4 ,ce sont l des r=mes de dtail qui ne saurai5t conduire bi5 lo94 ,de vraies r=mes ne s]ont possibles1 comme je l'ai dit tant de fois dj1 que lorsque les m?odes d'enseignem5t des pr(esseurs1 et surt\t l'op9ion des familles1 auront *ang4 ,de tels *angem5ts ne peuv5t tre am5s que p> des ncessits imprieuses1 et ni les programmes ni les disc\rs ne saurai5t les dt]m9]4 ,les ncessits imprieuses qui trans=m]ont peut-tre un j\r l'op9ion des p>5ts comm5c5t se dess9] un peu4 ,auj\rd'hui les classes vraim5t influ5tes1 et p> consqu5t vraim5t dirigeantes1 t5d5t de plus en plus se compos] exclusivem5t d'individus possdant une c]ta9e aisance4 ,or1 il devi5t vid5t que dans un av5ir assez pro*a9 ce s]ont surt\t les indu/riels1 les artisans1 les colons1 les agriculteurs1 les comm]ants qui possd]ont cette aisance4 ,avec le dveloppem5t des beso9s actuels et l'inv>iabilit de leurs salaires1 depuis longtemps fixs p> l'tat1 les ress\rces des classes lettres3 magi/rats1 fonctionnaires1 pr(esseurs1 etc41 devi5n5t absolum5t insuffisantes1 alors que l'aisance des autres classes gr&it *aque j\r4 ,les classes jadis dirigeantes dev5ant *aque j\r plus besoigneuses1 et j\ant p> consqu5t un rle de plus en plus effac1 f9iront peut-tre p> compr5dre qu'elles doiv5t ori5t] autrem5t l'ducation de leurs fils4 ,la d]nire supriorit des classes jadis dirigeantes rside auj\rd'hui dans le port habituel d'un vtem5t lgant4 ,mais il devi5t si rp1 que bi5tt t\t son pre/ige disp>atra4 ,qu& ce pre/ige s]a totalem5t van\i1 comme il l'e/ depuis longtemps en ,amrique et en ,anglet]re1 une rvolution pr(onde s'accomplira dans l'me des peuples lat9s4 ,elle s]a t]m9e le j\r o on admettra comme exactes les df9itions suivantes des div]ses catgories sociales donnes p> un des dposants de l'enqute4 ,le bon indu/riel1 le bon agriculteur1 le bon comm]ant1 le bon fonctionnaire1 le bon (fici]1 ce sont t]mes qui se val5t4 ,d'une manire gnrale1 ce sont des hommes qui rempliss5t dans les cadres d'une dmocratie des pr(essions div]ses1 mais une mme fonction sociale4 ,la diffr5ce des c>rires ne supprime pas l'galit des mrites4 ,en df9itive1 ils sont t\s de la classe dirigeante future2 cette classe ne peut pas se compos] d'esprits faonns sur le mme patron1 rpondant au mme signalem5t2 elle doit se compos] des meilleurs dans t\tes les spcialits4 ,qu'ils diffr5t p> la spcialit de la pr(ession1 mais qu'ils se ressembl5t p> la supriorit de l'homme#aff4 ,note #aff3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #dda4 ,buisson1 anci5 directeur de l',enseignem5t primaire au ,m9i/re de l',in/ruction publique4 ,il y a longtemps dj que ,did]ot avait dit la mme *ose4 ,les tudes ?oriques1 crivait-il1 sont propres remplir les villes d'orgueilleux raisonneurs et de contemplateurs inutiles et les campagnes de petits tyrans1 ignorants1 oisifs et ddaigneux4 ,on a bi5 plus l\ des hommes occups faire croire que n\s tions heureux que les hommes occups faire que n\s le fussions en effet4 ,nos artisans se sont crus mprisables1 p>ce qu'on les a mpriss4 ,appr5ons-leur mieux p5s] d'eux-mmes1 c'e/ le seul moy5 d'obt5ir des productions p>faites4 ,avant d'arriv] rp&re de telles ides1 il faudra subir pas mal de b\lev]sem5ts et de rvolutions accomplis p> l'arme des ba*eli]s1 lic5cis et pr(esseurs sans emploi4 ,auj\rd'hui1 des ass]tions analogues celles cont5ues dans les citations que je vi5s de reproduire1 app>ti5n5t l'imm5se catgorie des *oses que *acun rpte volonti]s1 que l'on e/ prt applaudir bruyamm5t1 mais dont p]sonne ne croit un seul mot4 ,il ne faut pas se lass] cep5dant de les r$ire4 ,lorsque le rabot et la lime1 crivait jadis ,jules ,f]ry alors qu'il tait ,m9i/re de l',in/ruction publique1 auront pris ct du compas1 de la c>te gographique et du livre d'hi/oire1 la mme place et qu'ils s]ont l'objet d'un enseignem5t raisonn et sy/matique1 bi5 des prjugs disp>atront1 bi5 des oppositions de ca/es s'van\iront1 la paix sociale se prp>]a sur les bancs de l'cole primaire1 et la concorde clair]a de son j\r radieux l'av5ir de la socit franaise4 ,on ne peut pas dire que de telles ides soi5t t\t fait irralisables1 puisque les ,amrica9s les ont peu prs ralises4 ,aux tats-,unis la sp>ation des classes e/ trs faible et le passage de l'une l'autre frqu5t et facile4 ,mais ces peuples n'ont pas d]rire eux le poids des traditions sculaires qui ps5t sur les ,lat9s4 ,ils n'ont pas eu lutt] contre une ,univ]sit t\te puissante1 inf9im5t peu dmocratique et ho/ile t\s les progrs4 ,ce qui gne surt\t les socits lat9es dans leur volution et les oblige procd] p> bonds dsordonns qui ne font s\v5t que les ram5] un peu plus en arrire1 c'e/ la l\rde tyrannie des morts4 ,la raison *]*e va9em5t rep\ss] ces ombres =midables4 ,le temps seul russit quelquefois les dom9]4 ,dans la lutte viol5te que les ,lat9s s\ti5n5t contre les morts depuis un sicle1 ce ne sont pas les vivants qui ont triomph4 ,,*apitre ,,vi ,la "q de l'ducation4 #a4--;,,inc]titude ,,des ,,pr9cipes ,,univ]sitaires ,,en ,,mati,,re ,d',,ducation4 ,le problme de l'ducation e/ beauc\p plus important encore que celui de l'in/ruction4 ,c'e/ le c>actre des hommes bi5 plus que leur savoir qui dt]m9e leurs succs dans la vie4 ,l',univ]sit ne s'e/ pas malheureusem5t montre plus apte donn] une bonne ducation qu'une in/ruction conv5able4 ,a la vrit on ne peut dire qu'en matire d'ducation les m?odes de l',univ]sit soi5t bonnes ou mauvaises1 att5du qu'elle ne possde aucune m?ode1 aucune ide directrice4 ,p5dant longtemps1 elle a cru que l'ducation se faisait avec des manuels et des prceptes appris p> coeur4 ,comm5ant rev5ir d'une aussi vid5te erreur1 elle en e/ encore *]*] les moy5s de remplac] les manuels4 ,p\r le mom5t1 elle se borne proclam] trs haut les bi5faits d'une bonne ducation4 ,lorsqu'on se rfre aux manife/ations (ficielles de l',univ]sit1 aux circulaires des m9i/res et des recteurs1 aux disc\rs de di/ribution de prix1 qui sont comme les pr(essions de foi du corps enseignant1 on y tr\ve con/amm5t rpte cette affirmation que le b de l'enseignem5t secondaire e/ de =m] l'homme et le citoy54 ,l-dessus1 t\t le monde e/ d'accord4 ,c'e/ un truisme4 ,mais lorsqu'on desc5d de la rgion des pr9cipes celle de l'application et du fait1 on voit combi5 n\s sommes lo9 de cet idal et combi5 on a fait peu de *oses p\r le ralis]#afg4 ,note #afg3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ddd4 ,maneuvri]1 anci5 lve de l'cole ,normale ,suprieure4 ,en ralit1 on n'a ri5 fait du t\t et on s'en e/ t5u ces brillants disc\rs si *]s aux pr(esseurs4 ,les rsultats obt5us sont indiqus dans le passage suivant de l'enqute4 ,c'e/ p>ce que l'ducation de notre dmocratie franaise e/ insuffisante1 que notre rgime politique et social actuel n'a pas port t\s les fruits qu'on en p\vait att5dre1 et c'e/ aussi l'une des causes qui p]met ceux qui n'aim5t pas ce rgime de multipli] leurs attaques#afh4 ,note #afh3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #dch4 ,blondel1 anci5 pr(esseur la ,facult de ,droit de ,dijon4 ,quant aux moy5s employ] p\r donn] la bonne ducation rve1 les auteurs de l'enqute sembl5t les ignor] totalem5t4 ,beauc\p s'imag95t qu'elle s'inculque uniquem5t p> les ex]cices physiques et dplor5t leur r>et4 ,cette r>et p>at en effet trs gr&e1 malgr d'loqu5tes circulaires m9i/rielles et la fondation de socits spciales4 ,il n'y a ri5 d]rire t\tes ces brillantes faades4 ,si le temps ne n\s pressait1 j'aurais p>l de l'ducation physique4 ,en fait1 elle n'exi/e pas et c'e/ une lacune dplorable4 ,je v\drais que l'ducation physique ft mise sur la mme ligne et mme1 dans les premires annes1 au-dessus de l'ducation intellectuelle4 ,en ,allemagne1 cette ducation e/ trs dveloppe4 ,elle e/ mise au mme rang que l'enseignem5t du grec1 des ma?matiques ou de telle autre bran*e4 ,elle e/ obligatoire p\r t\s4 ,j'ai vu en ,allemagne le pr(esseur de grec tre en mme temps pr(esseur de gymna/ique1 et il me semble que c'e/ d'un bon exemple4 ,l'insuffisance de notre ducation physique me p>at con/itu] un dang] inquitant p\r l'av5ir de notre race#afi4 ,note #afi3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #cdj4 ,b\tr\x1 de l',in/itut1 pr(esseur de philosophie la ,sorbonne4 ,t\t cela e/ =t ju/e1 mais les ex]cices physiques ne con/itu5t qu'une trs faible p>tie de l'ducation4 ,on peut faire des h]cules avec de bons ex]cices gymna/iques1 mais je ne vois pas trs bi5 en quoi ces ex]cices dvelopp]ont beauc\p les qualits que doit cultiv] l'ducation3 initiative1 p]svrance1 jugem5t1 matrise de soi-mme1 volont1 etc4 ,on peut jug] quel po9t les ides des univ]sitaires sur l'ducation sont confuses1 en exam9ant le programme de r=mes propos p> ,m4 ,payot devant la ,commission4 ,c'e/ le seul d'ailleurs qui ait t =mul avec quelques dtails4 ,si v\s v\lez me p]mettre d'numr] les conditions ncessaires p\r =m] les volonts n]giques et p]svrantes dont le pays a beso91 les voici1 mon avis3 #a ,il faut considrablem5t rduire le temps de la sd5t>it4 ,il faut que les lves pass5t beauc\p de temps au gr& air1 qu'ils s'amus5t au soleil2 #b ,il faut lutt] contre le prjug anglais et contre la faveur accorde aux ex]cices viol5ts2 #c ,il faut sub/itu] p>t\t aux m?odes passives hrites des jsuites et qui dom95t encore notre enseignem5t1 les m?odes qui provoqu5t l'activit d'esprit des lves1 qui dvelopp5t leur esprit d'obs]vation1 leur jugem5t1 leurs facults de raisonnem5t2 #d ,il faut donn] aux ides directrices de la vie morale et aux s5tim5ts moraux une =ce1 une cohsion qui ne peut tre que l'oeuvre l5te et pati5te de t\t le p]sonnel d'un collge ou lyce1 des rptiteurs1 des pr(esseurs1 des pr9cipaux1 des proviseurs#agj4 ,note #agj3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fdb4 ,payot1 inspecteur d',acadmie4 ,on voit le vague et l'imprcision d'un tel programme4 ,sub/itu] aux m?odes des ,jsuites des m?odes qui provoqu5t l'activit d'esprit des lves1 leur esprit d'obs]vation1 leur jugem5t4 ,p>fait1 mais quelles sont ces m?odes8 ,c'e/ ju/em5t ce que ,m4 ,payot1 et t\s les auteurs de l'enqute1 omett5t de n\s dire4 ,et s'ils ne le dis5t pas1 c'e/ assurm5t qu'ils ne le sav5t pas4 ,quant donn] aux ides directrices de la vie morale et aux s5tim5ts moraux1 une =ce1 une cohsion qui ne peuv5t tre que l'oeuvre l5te et pati5te de t\t le p]sonnel1 n'e/-ce pas videmm5t p>l] p\r ne ri5 dire8 ,puisque le p]sonnel en "q n'a pas obt5u jusqu'ici les rsultats dem&s1 c'e/ qu'il e/ incapable de les obt5ir4 ,croit-on vraim5t avec d'aussi va9es objurgations modifi] sa m5talit actuelle8 ,des conseils un peu plus pratiques euss5t t avantageusem5t sub/itus ces considrations enfant9es4 ,m4 ,payot n'e/ pas le seul qui ait =mul devant l'enqute d'aussi vagues conseils4 ,nombreux sont les dposants ayant ap]u les qualits qu'il faudrait donn] aux lves4 ,aucune p]spicacit n'tait ncessaire p\r cela4 ,il faudrait donn] aux lves non pas le gt de l'ab/rait1 mais du concret1 dvelopp] *ez eux l'esprit d'obs]vation et d'initiative1 t\tes qualits qu'on r5contr]a assez difficilem5t *ez nos lves1 p>ce que ri5 dans notre ducation ne les y dispose#aga4 ,note #aga3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #efd4 ,potel1 pr(esseur au lyce ,voltaire4 ,ri5 n'e/ plus vrai1 mais encore une fois1 quelles sont les m?odes employ] p\r donn] les qualits requises8 ,l'auteur a sans d\te prfr se taire que de donn] des conseils de =ce analogue ceux de ,m4 l'inspecteur ,payot4 ,en fait1 les pr(esseurs =ms p> l',univ]sit n'ont absolum5t aucune ide arrte1 bonne ou mauvaise1 en matire d'ducation4 ,un d'entre eux1 et des plus di/+us1 ,m4 ,belot1 pr(esseur ,l\is-le-,gr&1 a trs bi5 exprim leur emb>ras et leur inc]titude dans un disc\rs de di/ribution de prix dont voici un extrait3 ,on n\s dem&e1 et plus que jamais auj\rd'hui1 de faire oeuvre d'ducateurs1 de f\rnir des pr9cipes la jeunesse1 de discipl9] les volonts4 ,comm5t le f]ons-n\s sans empit] sur les droits de la p]sonnalit qui se =me1 sans compromettre la lib]t de ses *oix futurs1 sans ex]c] une pression sur son orig9alit native8 ,notre devoir se prs5te a9si s\s deux faces contradictoires4 ,il n\s faut d'un ct ex]c] une action1 tre des initiateurs1 des directeurs1 des matres enf92 et d'autre "p n\s devons respect] la lib]t de la rflexion et la spontanx de la nature individuelle4 ,si n\s ngligeons cette seconde p>tie de notre t*e1 on n\s repro*]a d'tre des dogmatiques et de p>alys] l'n]gie naissante2 et si n\s oublions l'autre1 on n\s accus]a de faire des sceptiques1 de jet] l'me de nos lves dsemp>e et sans b\ssole au milieu des t\rbillons de la vie6#agb ,note #agb3 ,le ,temps1 #cj juillet #ahii4 #b4--,,la ,,discipl9e ,,scolaire ,,comme ,,base ,,unique ,,de ,l',,ducation ,,univ]sitaire4 ,avec de p>eilles inc]titudes1 on conoit que l',univ]sit laisse peu prs exclusivem5t de ct dans la pratique t\te ducation et n'en p>le que dans des disc\rs de/9s au public4 ,en fait t\te l'ducation qu'elle donne se borne la l\rde et brutale discipl9e du lyce1 de/9e uniquem5t ma9t5ir le sil5ce dans les salles o sont enf]ms les lves4 ,il ne faut c]tes pas mdire de la discipl9e4 ,c'e/ une des qualits du c>actre la plus indisp5sable peut-tre acqurir4 ,p\r appr5dre comm&] aux autres1 il faut d'abord avoir appris se dom9] soi-mme1 et on n'y arrive que p> la pratique de l'obissance4 ,malheureusem5t la discipl9e troite1 tatillonne1 =mali/e1 des lyces e/ la pire de t\tes4 ,c'e/ trs va9em5t cep5dant que les dposants de l'enqute ont *]* les moy5s de la remplac]4 ,p>tageant une illusion trop rp&ue et qui montre quel po9t la psy*ologie de l'enfance e/ ignore1 le ,prsid5t de la ,commission d'enqute1 ,m4 ,ribot1 a dem& si l'on ne p\rrait pas obt5ir de bons rsultats en s'adressant la raison des lves4 ,il lui a t rpondu de la faon suivante3 ,je suis p]suad du contraire4 ,il faut vivre avec nos lves p\r se d\t] de cette difficult2 n\s ne p\vons pas att5dre un rsultat en n\s adressant la raison de nos lves#agc4 ,note #agc3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #dai4 ,pequignat1 rptiteur divisionnaire au lyce ,h5ri ,,iv4 ,ce n'e/ pas assurm5t en s'adressant la raison de l'enfant qu'on peut le discipl9]4 ,ceux qui connaiss5t sa psy*ologie sont fixs4 ,trs tort1 on s'imag9e que les ducateurs anglais s'adress5t la raison de leurs lves4 ,ils ne s'adress5t pas leur raison1 base trs fragile1 mais uniquem5t leur intrt1 sub/ratum =t solide sur lequel on peut btir avec scurit4 ,l'lve fait ses devoirs comme il veut et qu& il veut4 ,il a t\te lib]t de circul] librem5t dans l'tablissem5t4 ,mais si son devoir e/ mal fait1 il le refait2 s'il abuse de sa lib]t et commet une faute grave1 il reoit publiquem5t le f\et1 quel que soit son ge2 s'il ne travaille pas ou ne laisse pas les autres travaill]1 on le r5voie4 ,il a donc t\t intrt se bi5 conduire et il le compr5d vite4 ,je me hte de rpt] que le sy/me anglais1 qu'on ne cesse de n\s recomm&]1 ne vaudrait ri5 p\r de jeunes ,lat9s possdant un degr trs faible le s5tim5t de la responsabilit4 ,le directeur d'une gr&e cole anglaise tablie en ,france1 ,azay1 l'a indiqu dans les t]mes suivants1 en s'adressant un j\rnali/e qui visitait son tablissem5t3 --,l'adolesc5t anglais ne ressemble pas plus l'adolesc5t franais que le lait au vitriol4 ,la m?ode qui pr(ite au premi] s]ait fune/e au second4 ,l',anglais e/ raisonnable1 rfl*i1 assidu son devoir4 ,je n'ai pas beso9 de le pli] la discipl9e1 il se l'impose lui-mme2 il sait ce qui e/ p]mis et ce qui e/ df5du1 et jamais il n'outrepasse le rglem5t qui lui e/ trs pat]nellem5t inflig4 ,avec le ,franais1 il m'en faudrait un froce2 j'aurais rprim] des rbellions1 des excs d'indp5dance4 ,que v\lez-v\s1 *] monsieur8 ,*aque peuple a ses qualits et ses dfauts4 ,la jeunesse franaise e/ gnreuse1 mais imptueuse1 ard5te1 impati5te du j\g4 ,aj\t]ai-je qu'elle e/ un peu lib]t9e8 ,ses s5s s'veill5t de bonne heure2 ceux de nos jeunes ,anglais1 ass\pis p> de viol5ts ex]cices1 s'us5t aux fatigues de t5nis1 du foot-ball1 du polo4 ,ces rflexions sont =t ju/es4 ,les ,anglais possdant en eux-mmes p> hrdit une discipl9e int]ne1 aucune discipl9e ext]ne ne leur e/ ncessaire4 ,m4 ,bellessort1 pr(esseur au lyce ,janson-de-,sailly1 qui a beauc\p voyag1 notait ce fait fondam5tal dans un disc\rs de di/ribution de prix3 444 ,j'ent5ds de t\s cts des voix qui v\s exhort5t pr5dre modle sur les ,anglo-,saxons1 et je me repro*]ais de rompre1 ne ft-ce qu'une m9ute1 un si beau conc]t4 ,imitez-les donc1 si v\s croyez en avoir beso94 ,j'en ai r5contr dans des pays o leur lib]t s'tale3 ils avai5t t\s un admirable respect de l'autorit1 t\s dp5dai5t religieusem5t de leurs traditions sculaires et semblai5t obir une consigne reue de t\te t]nit#agd4 ,note #agd3 ,le ,temps1 #cj juillet #ahii4 ,sans v\loir entrepr5dre la t*e aussi inutile que dang]euse d'imit] l'ducation anglaise1 il e/ facile de voir ce qu'on p\rrait aism5t modifi] dans la discipl9e des lyces4 ,la surveillance con/ante et h>celante exaspre l'enfant4 ,laissez-lui un peu de lib]t jusqu' ce qu'il ait viol les rglem5ts4 ,c'e/ alors seulem5t que la discipl9e devrait pes] sur lui de t\t son poids4 ,a un c]ta9 ge on p\rrait p>fois le laiss] sortir seul4 ,sa*ant que cette facult lui s]ait retire s'il se conduisait mal1 son intrt suffirait lui faire compr5dre qu'il y a des inconvni5ts abus] de la lib]t4 ,c'e/ l ce que quelques pr(esseurs1 en nombre inf9im5t re/re9t d'ailleurs1 comm5c5t compr5dre4 ,j'ai fait quelques expri5ces dans le s5s de la lib]t et de la confiance accorde aux gr&s4 ,sans entr] dans les dtails1 je cit]ai un exemple4 ,qu& je suis arriv ,sa9te-,b>be1 on ne laissait sortir un lve seul s\s aucun prtexte2 p\r all] *ez le d5ti/e1 p> exemple1 on le faisait conduire p> un g>on2 j'ai eu beauc\p de pe9e obt5ir qu'ils sortiss5t seuls2 il a fallu que je tr\vasse un de mes lves au ,salon avec le g>on auquel il avait pay l'entre1 et que je pusse le dire au directeur4 ,j'ai1 depuis1 obt5u de laiss] quelquefois sortir les lves seuls sur p>ole4 ,je n'ai jamais eu le regrett]#age4 ,note #age3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #egb4 ,luci5 ,lvy1 directeur des tudes ,sa9te-,b>be1 exam9ateur d'admission l'cole ,polyte*nique4 ,la cause de ce rsultat se saisit aism5t4 ,il faudrait suppos] l'lve inf9im5t born p\r croire qu'il abus]a immdiatem5t d'une lib]t qu'on lui retir]ait au premi] abus4 ,p\r que les jeunes g5s appr5n5t se conduire qu& ils s]ont seuls dans la vie1 il faut au mo9s leur accord] quelques lueurs de lib]t4 ,en ,france1 au db des *em9s de f]1 on enf]mait les voyageurs clef dans leur comp>tim5t af9 qu'ils ne puss5t s'*app] en r\te4 ,t\t rcemm5t encore1 on les enf]mait dans les salles d'att5te jusqu' l'arrive des tra9s1 p\r qu'ils n'allass5t pas se prcipit] s\s les r\es des locomotives4 ,auj\rd'hui on ne f]me plus clef les comp>tim5ts1 on laisse les voyageurs circul] sur les quais1 et les ,compagnies ont con/at avec surprise que les voyageurs ne s'*app5t pas durant le voyage et ne se font pas cras] dans les g>es p> les locomotives4 ,ce n'e/ qu'en accordant un peu de lib]t aux hommes ou aux enfants qu'on leur appr5d ne pas en abus]4 ,nos univ]sitaires sont =t loigns encore de telles conceptions4 ,la scne suivante rapporte p> ,m4 de ,c\b]t9 montre quel po9t e/ faible leur psy*ologie en matire d'ducation4 ,un jeudi1 dans un lyce de ,p>is1 se passa cette scne poignante dont j'ai g>d un s\v5ir am]4 ,qu9ze lves1 moy5s et gr&s1 autoriss p> leurs p>5ts1 devai5t all] au ,bois de ,b\logne p\r disput] une des preuves du *ampionnat int]scolaire de foot-ball contre une quipe d'un autre lyce4 ,au d]ni] mom5t1 le matre d'tudes dsign p\r les accompagn] se tr\va emp*4 ,qu'allait-on faire8 ,leur *ef d'quipe1 leur capita9e1 un bon lve1 aim et respect de ses cam>ades1 se porta g>ant que t\t se pass]ait comme si le matre d'tudes tait l4 ,ils m'ont promis1 dit-il1 j'engage ma p>ole d'honneur4 ,et celui qui il p>lait rpondit3 ,mon ami1 e/-ce que je puis accept] la p>ole d'honneur d'un lve8--,t\te notre pdagogie e/ dans ce mot3 la p>ole d'honneur ne vaut po9t4 ,l'lve le s5tit et baissa la tte444 ,de telles scnes ne sont-elles po9t faites p\r fauss] t\te une vie#agf8 ,note #agf3 ,de ,c\b]t94 ,revue ,bleue1 #ahih1 p4 #cjc4 ,quelques pr(esseurs ont cit les dsa/reux effets de cette surveillance tatillonne de t\tes les m9utes laquelle sont s\mis les lves4 ,voici comm5t s'exprime cet g>d le ,pre ,didon4 ,l'enfant qui se s5t s\mis une surveillance de t\s les in/ants e/ t5t de se t5ir t\j\rs sur ses g>des1 et ce pr9cipe de la dfiance e/ un des plus dang]eux de l'ducation4 ,il amne la compression1 l'oppression2 et c'e/ lui qui produit les passifs et les esclaves1 les rvolts et les f9auds1 qui1 eux1 *app5t t\j\rs la surveillance en la bravant ou en la trompant#agg4 ,note #agg3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4#dei4 ,pre ,didon1 pr(esseur l'cole d',arcueil4 ,ds qu'il ne s5t plus cette surveillance aut\r de lui1 l'enfant se croit t\t p]mis4 ,les p>5ts s'en ap]oiv5t vite4 ,l'enfant ne les respecte gure1 alors que *ez l',anglais l'autorit pat]nelle e/ quelque *ose d'imm5se qui n'e/ mme pas discut4 ,la dfr5ce des enfants p\r les p>5ts dim9ue de plus en plus *ez les ,lat9s4 ,lorsque j'tais au lyce1 les enfants osai5t pe9e p>l]1 sans autorisation1 la table de leur pre2 quel *angem5t6 auj\rd'hui1 les pres laiss5t les enfants exprim] leur op9ion sur t\tes *oses et se tais5t mme volonti]s p\r les laiss] p>l]1 s9on p\r les admir]4 ,la f]met pat]nelle a donc beauc\p faibli depuis quelques annes1 mais les p>5ts veul5t l'autorit *ez ceux qui ils confi5t l'ducation de leurs enfants4 ,on a dim9u l'autorit des *efs d'tablissem5t au mom5t o elle tait le plus ncessaire2 on a rel* la discipl9e *ez n\s au mom5t o on aurait d la relev]#agh4 ,note #agh3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #eeg4 ,dalimi]1 pr(esseur au lyce ,buffon4 ,si les p>5ts franais ne sav5t pas se faire respect] de leurs enfants1 il y a c]tes beauc\p de leur faute4 ,ils se famili>is5t trop avec eux p\r avoir aucun pre/ige4 ,p\r ma "p1 je ne crois pas que l'enfant soit naturellem5t bon4 ,il e/ m*ant et1 avant de s'en faire aim]1 il faut s'en faire cra9dre4 ,la peur s]a p\r lui le comm5cem5t de la sagesse et qu& il e/ sage1 on s'en fait facilem5t aim]#agi4 ,note #agi3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cic4 ,potot1 surveillant gnral ,sa9te-,b>be4 ,le mode/e surveillant qui a mis cette ass]tion me semble beauc\p mieux connatre la psy*ologie de l'enfant que l'imm5se majorit des p>5ts et des pr(esseurs4 ,l'enfant1 qui rpte dans les premires phases de sa vie la srie ance/rale1 a t\s les dfauts des primitifs1 avec leur =ce en mo9s4 ,il e/ m*ant qu& il peut l'tre sans inconvni5t p\r lui4 ,la cra9te seule1 et non la raison1 peut limit] ses mauvais in/9cts4 ,si on sait se faire cra9dre1 on sait se faire obir4 ,le ,pre ,didon a dit avec raison devant la ,commission3 ,qu& on comm&e bi51 on e/ t\j\rs obi1 et qu& on comm&e mal1 on ne l'e/ jamais1 mme p> les tres discipl9s qu'on a cru =m]#ahj4 ,note #ahj3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #deh4 ,l'art de comm&] manque t\t fait1 malheureusem5t1 la plup>t de nos pr(esseurs4 ,c'e/ un art qui ne s'enseigne pas dans les livres4 ,l'insupportable discipl9e du collge1 ne laissant aucune initiative l'lve1 jo9te aux tolrances de la vie familiale et au dfaut de pre/ige des p>5ts1 trans=me vite le lycen en un petit tre intolrable1 frocem5t g/e1 et incapable de faire un pas sans tre dirig4 ,le jeune ,anglais1 qui ne se s5t pas protg p> ses p>5ts ni surveill p> ses pr(esseurs au collge1 e/ conduit une conception de la vie t\te diffr5te de celle de nos lycens4 ,habitu ds le jeune ge ne compt] sur p]sonne1 donn] et recevoir des c\ps1 il appr5d vite le respect des autres1 la matrise de ses dsirs1 et la nette connaissance de ce qui e/ df5du et de ce qui e/ p]mis4 ,l'expri5ce lui enseigne que l'on ne peut avoir de cam>ades et d'amis qu' la condition de leur sacrifi] en p>tie son gsme1 de cd] la collectivit une p>tie de son individualit4 ,c'e/ son ducation surt\t que le ,lat9 doit son gsme individuel1 gsme si fune/e p\r la /abilit d'un peuple4 ,c'e/ son ducation galem5t que l',anglo-,saxon doit cet gsme collectif qui le r5d si dang]eux p\r les autres nations1 mais a t un des premi]s facteurs de la puissance politique de l',anglet]re4 ,,livre ,v ,,psy*ologie ,,de ,l',,in/ruction ,,et ,,de ,l',,ducation ,,*apitre ,,premi] ,les bases psy*ologiques de l'in/ruction4 #a4--;,,fondem5ts ,,psy*ologiques ,,de ,l',,in/ruction ,d',,apr,s ,,les ,,id,,es ,,univ]sitaires4 ,la p>tie critique de notre livre e/ peu prs t]m9e4 ,n\s avons montr ce que val5t1 d'aprs les dpositions mmes des univ]sitaires1 l'in/ruction et l'ducation donnes p> eux4 ,ayant pr\v galem5t l'impossibilit actuelle de t\te r=me1 n\s p\rrions n\s disp5s] d'en propos] aucune4 ,aussi n'en propos]ons-n\s gure1 et si n\s cont9uons notre tude1 c'e/ p>ce qu'il n\s a sembl intressant de dt]m9] les pr9cipes psy*ologiques de l'in/ruction et de l'ducation1 si totalem5t ignors encore de nos univ]sitaires4 ,aprs avoir expos ces pr9cipes1 il s]a ncessaire1 p\r ju/ifi] leur importance1 de montr] comm5t ils s'appliqu5t t\tes les bran*es de l'enseignem5t4 ,au po9t de vue exclusivem5t utilitaire1 une telle tude e/ dp\rvue d'intrt auj\rd'hui4 ,elle en tr\v]a le j\r o des ncessits conomiques et sociales imprieuses auront russi modifi] l'tat m5tal actuel des pr(esseurs1 des p>5ts et des lves4 ,avant d'expos] les pr9cipes psy*ologiques qui devrai5t s]vir de base l'enseignem5t1 rappelons en quelques mots ceux que l',univ]sit admet4 ,n\s avons dj fait obs]v]1 propos de l'enqute (ficielle1 qu'il tait frappant de voir tant d'hommes m95ts diss]t] longuem5t sur l'in/ruction et l'ducation sans s'tre dem& une seule fois comm5t les *oses pntr5t dans l'ent5dem5t et comm5t elles s'y fix5t4 ,a vrai dire1 ils n'avai5t aucune raison de se le dem&]4 ,dans une runion1 on ne discute jamais les pr9cipes sur lesquels t\t le monde e/ d'accord4 ,or1 t\s les univ]sitaires de race lat9e ti5n5t p\r un pr9cipe l'abri de la discussion que seule la mmoire v]bale fixe les *oses dans l'esprit4 ,si donc l'in/ruction classique donne de navrants rsultats1 cela n'e/ explicable que p> l'emploi de mauvais programmes et de mauvais manuels4 ,p\rquoi ds lors *]*] d'autres raisons8 ,de ce pr9cipe fondam5tal1 indrac9able auj\rd'hui *ez les ,lat9s1 n\s avons vu les consqu5ces4 ,il a conduit notre enseignem5t un degr au-dess\s duquel il ne peut plus desc5dre4 ,les lves p]d5t inutilem5t huit ans au collge1 et six mois aprs l'exam5 ri5 absolum5t ne leur re/e de ce qu'ils ont appris dans les livres4 ,de leurs huit annes de bagne1 ils n'ont g>d qu'une horreur int5se de l'tude1 et un c>actre d=m p\r longtemps4 ,les plus intellig5ts en s]ont rduits refaire dans la seconde p>tie de leur vie l'ducation manque dans la premire4 #b4--,,?,,orie ,,psy*ologique ,,de ,l',,in/ruction ,,et ,,de ,l',,ducation4 ,,trans=mation ,,du ,,consci5t ,,en ,,inconsci5t4 ,mais si la mmoire n'e/ pas la base de l'in/ruction et de l'ducation1 sur quels lm5ts psy*ologiques doiv5t repos] les m?odes qui p]mett5t de fix] d'une faon durable les *oses dans l'ent5dem5t8 ,les vritables bases psy*ologiques de l'in/ruction et de l'ducation sont indp5dantes des programmes et applicables avec t\s les programmes4 ,on ne les tr\ve pas =mules dans les livres1 mais beauc\p d'ducateurs trang]s ont su les dev9] et les appliqu]4 ,c'e/ ju/em5t p\r cette raison que n\s voyons les mmes programmes produire1 suivant les peuples et les lieux1 des rsultats extrmem5t dissemblables4 ,ri5 ne diffre en app>5ce1 puisque les programmes sont les mmes1 mais t\t diffre en ralit4 ,le pr9cipe psy*ologique fondam5tal de t\t enseignem5t peut tre rsum en une =mule que j'ai rpte plusieurs fois dans mes livres4 ,t\te ducation consi/e dans l'art de faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t4 ,lorsque ce passage e/ effectu1 l'ducateur a1 p> ce seul fait1 cr *ez l'duqu des rflexes n\veaux1 dont la trame e/ t\j\rs durable4 ,la m?ode gnrale qui conduit ce rsultat--faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t--consi/e crer des associations1 d'abord consci5tes et qui devi5n5t inconsci5tes ensuite4 ,quelle que soit la connaissance acqurir3 p>l] une langue1 mont] bicyclette ou *eval1 j\] du piano1 pe9dre1 appr5dre une sci5ce ou un art1 le mcanisme e/ t\j\rs le mme4 ,il faut1 au moy5 d'artifices div]s1 faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t p> l'tablissem5t d'associations#aha qui eng5dr5t progressivem5t des rflexes4 ,note #aha3 ,la loi des associations e/ trop connue videmm5t des lecteurs de cet ouvrage p\r qu'il soit ncessaire d'en expos] le pr9cipe ici4 ,je me born]ai rappel] que les deux =mes de l'association auxquelles se ramn5t t\tes les autres1 sont les associations p> contigut1 et les associations p> ressemblance4 ,le pr9cipe des associations p> contigut e/ le suivant3 ,lorsque des impressions ont t produites simultanm5t ou se sont succd immdiatem5t1 il suffit que l'une soit prs5te l'esprit p\r que les autres s'y reprs5t5t aussitt4 ,le pr9cipe des associations p> ressemblance peut se =mul] de la faon suivante3 ,les impressions prs5tes raviv5t les impressions passes qui leur ressembl5t4 ,c'e/ surt\t sur le pr9cipe des associations p> contigut qu'e/ difie t\te l'ducation des tres vivants4 ,c'e/ en se basant sur le pr9cipe des associations p> contigut que se fait le dressage du *eval et que l'on obti5t de lui les *oses les plus contradictoires en app>5ce1 p> exemple s'arrt] qu& il reoit un c\p de crava*e tant au galop4 ,si on a associ p5dant plusieurs j\rs ces deux oprations successives3 #a c\p de crava*e2 #b arrt brusque avec la bride2 la premire opration1 le c\p de crava*e1 suffira bi5tt 7association p> contigut7 dt]m9] l'arrt sans qu'il soit beso9 de pass] la seconde opration3 action sur la bride4 ,la =mation de la morale elle-mme--on p\rrait dire surt\t--n'*appe pas cette loi4 ,la morale n'e/ srieusem5t con/itue que qu& elle e/ dev5ue inconsci5te4 ,alors seulem5t elle peut s]vir de guide dans la vie4 ,la raison1 quoi qu'on puisse p5s]1 en s]ait incapable4 ,les enseignem5ts des livres encore mo9s4 ,la psy*ologie mod]ne a montr que le rle de l'inconsci5t dans la vie de *aque j\r e/ imm5sm5t suprieur au rle du raisonnem5t consci5t4 ,le dveloppem5t de l'inconsci5t se fait p> =mation artificielle de rflexes rsultant de la rptition de c]ta9es associations4 ,rptes suffisamm5t1 ces associations crent des actes rflexes inconsci5ts1 c'e/--dire des habitudes4 ,rptes p5dant plusieurs gnrations1 ces habitudes devi5n5t hrditaires et con/itu5t alors des c>actres de races4 ,le rle de l'ducateur e/ de crer ou de modifi] ces rflexes4 ,il doit cultiv] les rflexes inns utiles1 t*] d'annul] ou t\t au mo9s affaiblir les rflexes nuisibles4 ,dans c]ta9es limites1 n\s p\vons =m] notre inconsci5t1 mais une fois =m1 il e/ matre son t\r et n\s dirige4 ,ces rflexes artificiels1 modificateurs de l'inconsci5t1 se crent t\j\rs p> des associations d'abord consci5tes4 ,l'appr5tissage de la m>*e *ez l'enfant1 celui du piano ou d'un art manuel quelconque *ez l'adulte1 montr5t les rsultats de ces associations4 ,les rflexes eng5drs p> l'ducation n'ont pas naturellem5t la fixit de ceux qu'a consolids l'hrdit1 et c'e/ p\rquoi l'ducation ne peut qu'attnu] les c>actres des races4 ,s'ils ne sont pas ex]cs sans cesse1 les rflexes acquis p> l'ducation t5d5t se dissoci]4 ,issus de l'habitude1 ils ne sont ma9t5us que p> l'habitude4 ,l'quilibri/e1 l'cuy]1 le musici5 ont beso9 de s'ex]c] con/amm5t p\r vit] la dissociation des rflexes qu'ils ont pniblem5t acquis4 ,les rflexes peuv5t tre opposs aux rflexes4 ,une volont =te suffit s\v5t les dom9]4 ,lorsqu'une ma9 trangre s'appro*e de l'oeil1 il se f]me p> un m\vem5t rflexe1 mais un peu d'ex]cice et de volont suffis5t p\r appr5dre dom9] ce rflexe et ma9t5ir l'oeil ouv]t lorsque la ma9 s'appro*e4 ,un des buts pr9cipaux de l'ducation e/1 comme il a t dit plus haut1 de crer des rflexes artificiels qui puiss5t1 suivant les cas1 dvelopp]1 ou au contraire affaiblir1 les rflexes hrditaires4 ,t\s les primitifs1 femmes1 sauvages1 enfants1 et mme des hommes trs civiliss c]ta9es heures1 sont guids p> leurs rflexes hrditaires4 ,cdant aux impulsions du mom5t sans song] aux consqu5ces1 ils se conduis5t comme le ngre qui v5d le mat9 p\r un v]re d'alcool la c\v]ture qu'il s]a oblig de ra*et] le soir qu& le froid s]a v5u ou1 comme ,esa1 auquel la lg5de fait cd] son droit d'anesse1 droit important mais d'une utilit lo9ta9e1 p\r un plat de l5tilles1 avantage peu important mais d'une utilit immdiate4 ,l'homme n'a comm5c sortir de la b>b>ie1 o p> tant de rac9es il plonge encore1 qu'aprs avoir appris se discipl9]1 c'e/--dire dom9] ses rflexes hrditaires4 ,l'individu arriv un haut degr de culture sait se s]vir de ses rflexes comme le piani/e de son in/rum5t4 ,la prvision des effets lo9ta9s de ses actes lui enseigne dom9] les impulsions auxquelles il s]ait t5t de cd]4 ,a cette t*e imm5se d'acqurir une discipl9e int]ne1 une faible p>tie de l'humanit a russi1 malgr des sicles d'ef=ts1 malgr la rigidit des ,codes et leurs m5aces r$\tables4 ,p\r la majorit des hommes1 la discipl9e ext]ne cre p> les ,codes remplace la discipl9e int]ne qu'ils n'ont pas su acqurir4 ,mais la discipl9e qui n'a pas d'autre s\ti5 que la peur des lois n'e/ jamais trs sre1 et une socit ne reposant que sur la cra9te du g5d>me n'e/ jamais bi5 solide4 ,la puissance d'un peuple a t\j\rs pu se mesur] assez exactem5t sa ri*esse en hommes possdant cette discipl9e int]ne1 qui p]met de dom9] ses rflexes et p> consqu5t de sub/itu] les prvisions lo9ta9es aux impulsions du mom5t4 ,une ducation intellig5te ou les ncessits du milieu peuv5t crer cette discipl9e4 ,fixe p> l'hrdit1 elle devi5t un c>actre de race4 ,c'e/ avec raison que les ,anglais plac5t au premi] degr des qualits de c>actre1 le self control1 c'e/--dire la dom9ation de soi-mme4 ,elle con/itue un des gr&s lm5ts de leur puissance4 ,ce n'e/ pas connais-toi toi-mme1 mais dom9e-toi toi-mme1 que le sage antique aurait d crire sur le fronton de sa demeure4 ,se connatre e/ bi5 difficile1 et cela ne s]t qu' r5dre inf9im5t mode/e4 ,se dom9]1 on y arrive quelquefois1 et cette qualit donne une =ce considrable dans la vie4 ,le rle de l'ducateur doit t5dre agir sur l'inconsci5t de l'enfant et non sur sa faible raison4 ,on peut quelquefois raisonn] devant lui1 mais jamais avec lui4 ,il e/ donc t\t fait inutile de lui expliqu] le b de la volont qu'on lui impose4 ,la plus petite discipl9e1 p\rvu qu'elle soit suffisamm5t inflexible1 e/ t\j\rs suprieure au plus p>fait et au plus raisonn des sy/mes d'?ique1 p>ce qu'elle f9it1 grce aux rptitions d'associations1 p> crer des rflexes qui1 s'aj\tant ou se sup]posant aux rflexes hrditaires1 peuv5t les =tifi]1 ou au contraire les modifi]1 qu& cela e/ ncessaire4 ,la discipl9e ext]ne cre la discipl9e int]ne lorsqu'on ne possde pas hrditairem5t cette d]nire4 ,l'habilet manuelle de l'ouvri]1 les v]tus pr(essionnelles des militaires et des m>9s1 sont =mes p> la cration progressive de tels rflexes4 ,les m?odes employ] p\r eng5dr] ces rflexes v>i5t naturellem5t suivant les *oses enseign]1 mais le pr9cipe fondam5tal e/ t\j\rs le mme3 rptition de la *ose excut] jusqu' ce qu'elle soit p>faitem5t excute4 ,alors seulem5t les rflexes ncessaires sont crs et1 peut-on aj\t]1 fixs durablem5t4 ,p\r atte9dre ce b1 le pr(esseur peut agir sur l'lve p> des moy5s div]s1 que la psy*ologie lui enseigne1 ou du mo9s devrait lui enseign]4 ,l'imitation1 la sugge/ion1 le pre/ige1 l'exemple1 l'entranem5t1 sont des procds qu'il doit savoir mani]4 ,le raisonnem5t et la discussion sont les seules m?odes qu'il faille rejet] absolum5t1 bi5 que la plup>t des univ]sitaires p5s5t exactem5t le contraire4 ,ils ne le p5s5t d'ailleurs que p>ce qu'ils n'ont jamais pris la pe9e d'tudi] l'me de l'enfant1 de se dem&] comm5t se =m5t ses conceptions et les mobiles capables de le faire agir4 ,les brves gnralits qui prcd5t sembl]ont1 j'imag9e1 suffisamm5t vid5tes p\r quelques-unes des connaissances que j'ai m5tionnes4 ,le bicycli/e1 le piani/e1 l'cuy]1 qui se s\vi5n5t de leurs dbuts1 se rappell5t p> quelles difficults ils ont pass1 les ef=ts inutiles de leur raison1 tant que les rflexes ncessaires n'tai5t pas crs4 ,l'application consci5te ne leur donnait ni l'quilibre sur la bicyclette ou le *eval1 ni l'habilet des doigts sur le piano4 ,ce n'e/ que qu&1 p> des rptitions d'associations conv5ables1 des rflexes ont t con/itus1 et que leur travail e/ dev5u inconsci5t1 qu'ils ont pu mont] sans difficult bicyclette et *eval1 ou j\] du piano4 ,or1 ce que les ducateurs de race lat9e sembl5t ignor] compltem5t1 c'e/3 #a que le mcanisme rgissant l'enseignem5t de c]ta9s arts s'applique inv>iablem5t t\t ce qui peut s'enseign]2 #b que p>mi les procds div]s p]mettant d'tablir des associations cratrices de rflexes1 l'enseignem5t p> les livres et la mmoire e/ peut-tre le seul qui ne saurait conduire au rsultat *]*4 ,*acun compr5d bi5 que l'on p\rrait tudi] p5dant l't]nit les rgles de la musique1 de l'quitation ou de la pe9ture1 tre capable de rcit] t\s les livres composs sur ces arts1 sans p\voir j\] du piano1 mont] *eval ou mani] des c\leurs4 ,il n'y a pas de conte/ation possible au sujet de tels arts4 ,l'erreur e/ de croire que p\r l'imm5se doma9e de l'in/ruction classique1 exi/5t des lois d'acquisition diffr5tes4 ,c'e/ seulem5t le j\r o le public et les pr(esseurs comm5c]ont s\ponn] que p\r t\tes les bran*es de l'enseignem5t les lois d'acquisition sont les mmes1 que les m?odes actuelles de l'ducation lat9e p\rront se trans=m]4 ,n\s n'en sommes pas encore l1 mais ds que l'op9ion s]a ori5te v]s ces ides1 il suffira1 je p5se1 d'une v+ta9e d'annes de discussions et de polmiques p\r que l'absurdit de notre enseignem5t purem5t mnmonique clate t\s les yeux4 ,alors il s'cr\l]a de lui-mme1 comme les vieilles in/itutions que p]sonne ne df5d plus4 #c4--;,,comm5t ,,la ,,?,,orie ,,des ,,associations ,,consci5tes ,,dev5ues ,,inconsci5tes ,,explique ,,la ,,=mation ,,de ,,c]ta9s ,,in/9cts ,,et ,,celle ,,des ,,c>act,,res ,,des ,,peuples4 ,les pr9cipes que je vi5s d'expos] sont absolum5t gnraux4 ,ils s'appliqu5t l'ducation de l'homme aussi bi5 qu' l'acquisition des in/9cts des animaux et la =mation des c>actres des peuples4 ,la base de t\tes les acquisitions m5tales durables e/ t\j\rs la =mation de rflexes inconsci5ts produits p> des associations d'abord consci5tes4 ,il n'y a pas d'autres moy5s de faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t4 ,et p\r montr] la gnralit et la fcondit de ces pr9cipes fondam5taux de l'ducation1 n\s allons les appliqu] des cas difficiles1 tels que la =mation de c]ta9s in/9cts et des c>actres psy*ologiques des races4 ,beauc\p d'in/9cts sont con/itus p> le mcanisme des associations qui p]met au bicycli/e de mont] bicyclette1 au violoni/e de j\] du violon1 l'quilibri/e de m>*] sur une corde1 l'enfant d'acqurir une morale4 ,p>mi les associations inf9ies que le bicycli/e1 le violoni/e1 l'quilibri/e1 etc41 peuv5t ralis]1 la rptition f9it p> fix] les plus utiles4 ,elles devi5n5t alors inconsci5tes et =m5t des rflexes4 ,les relations entre les lm5ts con/itutifs du sy/me n]veux1 c'e/--dire les neurones1 relations d'abord accid5telles1 difficiles et v>iables1 f9iss5t p> dev5ir rgulires et faciles4 ,l'acte e/ alors inconsci5t1 mais non pas encore hrditaire et ne peut con/itu]1 p> consqu5t1 un in/9ct4 ,il ne p\rra le dev5ir qu'aprs avoir t rpt p5dant un gr& nombre de gnrations4 ,c'e/ seulem5t lorsqu'il e/ dev5u hrditaire1 et n'a beso91 p> consqu5t1 d'aucune ducation p\r se manife/]1 que l'acte inconsci5t mrite le nom d'in/9ct4 ,il suffit d'obs]v] les animaux qui n\s ent\r5t p\r voir comm5t les rflexes crs p> des associations1 d'abord consci5tes1 naiss5t1 se fix5t au moy5 de l'hrdit1 et se trans=m5t suivant l'ducation et les ncessits d'exi/5ce auxquelles ils sont s\mis4 ,c'e/ un sujet bi5 peu tudi encore1 mais sur lequel l'att5tion se fix]a ds que l'on s'ap]cevra qu'il peut avoir p\r la dt]m9ation des m?odes employ] dans l'ducation de l'enfant une importance prpondrante4 ,les exemples connus d'in/9cts n\vellem5t crs *ez les animaux dome/iques ne sont pas encore nombreux4 ,on sait cep5dant que l'arrt *ez le *i51 dev5u hrditaire auj\rd'hui1 et p> consqu5t in/9ctif1 a t cr autrefois p> le dressage4 ,n\s voyons d'autres actes analogues en tra9 de dev5ir hrditaires1 mais qui ne le sont pas encore t\t fait4 ,tel1 p> exemple1 celui consi/ant dj\] la ruse spciale du c]f qui sub/itue un autre c]f lui-mme lorsqu'il e/ fatigu p> la p\rsuite des *i5s4 ,il y a soixante ans seulem5t1 d'aprs ,m4 ,c\teaux1 que dans le ,poit\1 on a su dress] les *i5s combattre cette ruse4 ,ils n'excut5t pas encore d'une faon in/9ctive les manoeuvres ncessaires1 et l'ducation doit int]v5ir *aque gnration1 mais elle int]vi5t de mo9s en mo9s1 et1 ds leurs premires annes1 ils comm5c5t faire ce que leurs anctres ne p\vai5t accomplir que v]s la troisime ou quatrime anne4 ,t\tes les rem>ques qui prcd5t n\s p]mett5t de compr5dre le rle que peut j\] l'ducation dans la =mation des qualits ou des dfauts d'un peuple4 ,=ms p> c]ta9es ncessits d'exi/5ce et de milieu p]si/ant p5dant plusieurs gnrations1 ils ont f9i p> dev5ir hrditaires et surviv5t aux conditions qui les ont fait natre4 ,les c>actres psy*ologiques des peuples con/itu5t en ralit des in/9cts que la ncessit a crs4 ,il e/ vid5t1 p> exemple1 qu'une nation pauvre1 habitant une le au dur climat1 et oblige de vivre d'expditions m>itimes p5dant des sicles1 devi5dra =cm5t1 sans ducation spciale1 entrepr5ante et h>die4 ,ces ncessits de milieu que n\s ne saurions crer p\rrai5t tre remplaces p> une ducation conv5able4 ,dirige avec des rgles sres1 elle f9irait p> crer des rflexes hrditaires et p> modifi] la longue le c>actre d'un peuple4 ,a9si se ju/ifi]ait le mot de ,leibniz qu'avec l'ducation on *ang]ait en un sicle la face d'un pays4 ,un sicle ne suffirait probablem5t pas1 comme le croyait l'illu/re philosophe1 p\r crer des c>actres hrditaires1 mais il suffirait srem5t p\r crer c]ta9es aptitudes4 #d--,,la ,p,,dagogie ,,actuelle ,t\t ce que n\s v5ons de dire montre l'importance extrme de possd] des rgles d'ducation drives des pr9cipes que n\s avons exposs4 ,ces rgles ne p\rront tre tablies que lorsque1 ayant tudi avec beauc\p de so9 la psy*ologie des animaux et des enfants1 n\s saurons dans les mo9dres dtails comm5t fix] *ez eux les habitudes et crer les in/9cts4 ,on peut dire de ce sujet qu'il e/ pe9 effleur4 ,c'e/ seulem5t lorsqu'il s]a bi5 connu qu'un vritable trait de pdagogie p\rra tre crit4 ,ce s]ait un des livres les plus utiles composs depuis les orig9es de l'hi/oire4 ,en att5dant1 il faut n\s rsign] n'avoir que l'empirisme p\r guide1 et n\s born] tir] des pr9cipes fondam5taux que n\s avons exposs quelques rgles gnrales p\r les cas p>ticuli]s qui se prs5t5t4 ,c'e/ videmm5t dem&] beauc\p l'intellig5ce des ducateurs1 et voil p\rquoi n\s voyons si peu d'entre eux russir dans leur t*e4 ,les bons ducateurs sont aussi r>es que les bons dresseurs4 ,les univ]sitaires les plus clairs reconnaiss5t eux-mmes combi5 leur pdagogie e/ rudim5taire et inc]ta9e4 ,il ne peut tre "q1 crit ju/em5t ,m4 ,compayr1 d'tablir une pdagogie df9itive1 qui ne s]a possible que lorsqu'une psy*ologie rationnelle aura t con/itue4 ,dans le volume1 ,in/ructions1 programmes et rglem5ts1 publi en #ahij1 et qui rgit t\j\rs notre enseignem5t1 ,m4 ,lon ,b\rgeois1 alors m9i/re de l',in/ruction publique1 recomm&e aux pr(esseurs de t*] de contribu] p\r leur "p cette sci5ce1 qui n'exi/e encore qu' l'tat de fragm5ts1 la psy*ologie de l'enfant1 et cette autre qui n'exi/e pas du t\t1 la psy*ologie du jeune homme4 ,trs judicieux sont ces conseils4 ,il e/ t\t fait surpr5ant que l'tude d'une sci5ce aussi utile n'ait jamais t5t p]sonne4 ,les gnrations de pr(esseurs se succd5t sans qu'un seul songe tudi] la psy*ologie des jeunes g5s qui les ent\r5t4 ,ce ne sont p\rtant que les p]sonnes vivant avec la jeunesse qui p\rrai5t l'obs]v]4 ,les savants de laboratoire ont russi1 en dissquant un nombre inf9i de gr5\illes et de lap9s1 con/at] quelques faits intressants1 tels que la vitesse de l'ag5t n]veux1 les rapports ma?matiques reliant l'excitation la s5sation1 mais1 en matire de psy*ologie usuelle1 ils ne n\s ont encore ri5 appris#ahb4 ,note #ahb3 ,je suis p]suad1 comme je l'ai dit plus haut1 que p\r donn] une base srieuse la psy*ologie si complexe de l'enfant1 il faut comm5c] p> tudi] celle1 beauc\p plus simple1 des animaux4 ,on dc\vre alors trs vite des *oses qu'on ne s\ponnait gure et dont l'application l'ducation e/ immdiate4 ,le lecteur en tr\v]a la preuve en p>c\rant le mmoire que j'ai autrefois publi dans la ,revue ,philosophique1 sur les bases psy*ologiques de l'ducation du *eval et que j'ai dvelopp ensuite dans un ouvrage spcial 7l'quitation actuelle et ses pr9cipes71 dont la #d;e dition a p>u rcemm5t avec un atlas montrant au moy5 d'images c9matographiques les *angem5ts d'allure qu'on peut imprim] au *eval p> le dressage4 ,l'quitation ayant t\j\rs con/itu ma pr9cipale di/raction1 j'ai eu l'occasion de dress] des *evaux difficiles et d'appr5dre a9si c]ta9s pr9cipes fondam5taux qui sont applicables t\te la srie des tres et qu'on ne tr\ve pas =muls dans les livres4 ,a dfaut d'un trait de pdagogie qui ne saurait tre crit auj\rd'hui1 une enqute--non sur des gnralits et des programmes comme t\tes celles publies jusqu'ici--mais sur le dtail des m?odes employes dans les div]s tablissem5ts d'enseignem5t l'trang]1 s]ait d'une utilit imm5se4 ,elle seule p\rrait montr] les rsultats des div]ses m?odes pdagogiques4 ,des procds de *aque tablissem5t1 il y aurait appr5dre quelque *ose4 ,comme indication ce sujet1 voici un extrait conc]nant quelques-unes des m?odes d'ducation utilises1 la clbre cole allem&e de ,ko5igsfeld1 que je tr\ve dans le ,temps du #be septembre #aija1 s\s la signature de ,m4 ,masson-,=e/i]4 ,leur sy/me pdagogique consi/e rduire au m9imum--deux heures p> j\r--l'ef=t de cont5tion p]sonnelle que rclame le travail des devoirs4 ,six autres heures sont consacres des c\rs o l'lve appr5d p> les oreilles comme p> les yeux4 ,jamais aucun d'eux ne se prolonge au del de trois qu>ts d'heure4 ,beauc\p de rcrations et aussi beauc\p de repas4 ,le jeune homme suit dans *aque classe1 les c\rs de sa =ce1 c'e/--dire que si un lve de seconde e/ en ret>d p\r les ma?matiques1 il suivra1 p\r cette p>tie1 les c\rs de troisime1 voire de quatrime4 ,aucun pr(esseur n'a jamais plus de #ab #ac lves4 ,l'enfant qui n'a pas bi5 saisi une explication peut1 aussitt aprs la classe1 v5ir dem&] s'entret5ir "p avec son pr(esseur4 ,la punition la plus usite e/ la /ill/rafe ou sil5ce4 ,ce sil5ce subsi/e p5dant t\tes les rcrations d'une j\rne4 ,il p>at que c'e/ =t pnible4 ,la /ill/rafe e/ p\rtant inflige frquemm5t1 les ,moraves la considrant1 en outre1 comme un excell5t rgime4 ,un jeune homme qui l'a subie assez s\v5t pr5d peu peu l'habitude de ne p>l] que r>em5t4 ,de la sorte1 les lves les plus punis ne s]ont ni dissips1 ni br\illons1 ni vant>ds4 ,sa*ant se dom9] ils c\t]ont beauc\p1 ps]ont leurs mots1 mdit]ont leurs actions4 ,ils ne bless]ont pas leurs semblables p> des raill]ies1 s]ont de c>actre plus accommodant et ds lors auront mo9s d'ennemis dans la vie4 ,je prie un des jeunes ,franais de l'cole de m'accompagn] dans une prom5ade4 ,alors je le presse de que/ions4 ,comm5t peut-il support] une discipl9e si dure8 ,n'a-t-il pas hte de r5tr] dans sa famille8--,monsieur1 me rpond ce g>on1 un petit ,bordelais intellig5t1 je me s5s si peu malheureux qu'au mois d'aot1 au lieu de me r5dre dans ma famille1 j'ai dem& re/]1 af9 de p\voir p>ticip] l'excursion que l'cole fait l'trang] *aque anne4 ,v+t de mes cam>ades ont sollicit la mme faveur de leurs p>5ts4 ,a l'in/ant n\s arrivons du ,tyrol4 ,en att5dant que n\s possdions des m?odes d'ducation et d'in/ruction applicables t\tes les *oses susceptibles d'tre enseignes1 n\s connaissons au mo9s les pr9cipes gnraux d'o ces m?odes driv5t4 ,sa*ant que le b de t\te ducation e/ de faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t1 le problme se ramn]a t\j\rs dt]m9] p\r *aque cas p>ticuli]1 les associations qui p]mett5t de crer le plus vite possible les rflexes ncessaires4 ,la pratique a dj fait connatre plusieurs de ces m?odes4 ,n\s aurons y rev5ir dans div]s *apitres et notamm5t dans celui qui trait]a l'ducation4 ,ce qui emp*]a longtemps sans d\te les peuples lat9s d'atta*] aucune importance aux m?odes d'in/ruction et d'ducation1 c'e/ que les rsultats obt5us ne saurai5t tre valus p> des diplmes et des conc\rs4 ,ds qu'il s'agit de notions n'ayant beso9 d'tre fixes dans l'ent5dem5t que p\r peu de temps1 la mmoire suffit p>faitem5t4 ,en outre1 les qualits de c>actre acquises au moy5 de l'ducation n'tant apprciables p> aucun exam51 ne provoqu]ont jamais *ez les ,lat9s d'ef=ts p\r tre acquises4 ,les ,anglais ont eu rcemm5t l'occasion de voir l'erreur fondam5tale des conc\rs1 qui ne ti5n5t compte que des qualits de mmoire1 lorsque1 p\r rpondre aux campagnes de presse faites p> les indignes de l',inde1 ils cons5tir5t mettre au conc\rs les emplois du civil s]vice1 c'e/--dire de l'adm9i/ration gnrale de l'empire4 ,les ,bab\s du ,b5gale1 qui ont une mmoire m]veilleuse1 l'emportai5t t\j\rs sur leurs concurr5ts europens1 mais comme on a con/at qu'ils ne manife/ai5t dans leurs emplois aucune trace de moralit1 de jugem5t et d'n]gie1 et que leur adm9i/ration et vite conduit l',inde l'an>*ie1 il fallut tr\v] des moy5s dt\rns p\r les priv] du droit ?orique qu'ils possdai5t d'occup] des fonctions importantes4 ,la prosprit des colonies anglaises e/ due la supriorit de leur adm9i/ration1 que ne conte/5t aucun de ceux qui ont pu l'tudi] de prs4 ,ce n'e/ pas l'tude des livres qui peut inculqu] les qualits de c>actre ncessaires p\r faire des adm9i/rateurs intgres et capables1 au jugem5t sr1 sa*ant dirig] les hommes et conduire avec succs une entreprise4 ,les conc\rs t\s les degrs sont d'ailleurs aussi impuissants rvl] les qualits de c>actre que celles de l'intellig5ce4 ,les ,allem&s l'ont compris depuis longtemps1 et p\r t\tes les fonctions importantes1 celle de pr(esseur de ,facult p> exemple1 ce n'e/ pas p> des exam5s qu'ils jug5t les c&idats1 mais d'aprs leurs travaux p]sonnels4 ,a9si ont-ils pu crer un corps de pr(esseurs qui e/ assurm5t le premi] du monde1 alors que le ntre se ma9ti5t un niveau =t bas4 ,les malheureux =ats de la mmoire que n\s voyons en ,france pass]1 jusqu'au del de qu>ante ans1 des exam5s1 p\r tre pr(esseurs1 agrgs1 etc41 sont incapables1 lorsqu'ils arriv5t la place s\haite1 d'aucun travail p]sonnel4 ,leur usure m5tale e/ complte1 la sci5ce n'a plus compt] sur eux4 #e4--,l',,in/ruction ,,exp,,rim5tale4 ,la ?orie psy*ologique que n\s avons donne de l'in/ruction et de l'ducation ab\tit cette conclusion que l'enseignem5t ne doit pas tre mnmonique4 ,ne devant pas tre mnmonique1 il ne peut tre qu'exprim5tal4 ,la faible valeur de l'in/ruction mnmonique a t signale depuis longtemps4 ,savoir p> coeur n'e/ pas savoir1 disait dj ,montaigne4 ,qu& un enfant1 dit ,kant1 ne met pas en pratique une rgle de grammaire1 peu importe qu'il la rcite2 il ne la sait pas4 ,celui-l la sait infailliblem5t qui l'applique1 peu importe qu'il ne la rcite pas4 ,le meilleur moy5 de compr5dre1 dit encore le gr& philosophe1 c'e/ de faire4 ,ce que l'on appr5d le plus solidem5t et ce que l'on reti5t le mieux1 c'e/ ce que l'on appr5d en quelque sorte p> soi-mme4 ,la m?ode mnmonique consi/e enseign] oralem5t ou p> les livres2 la m?ode exprim5tale met d'abord l'lve en contact avec les ralits et n'expose les ?ories qu'ensuite4 ,la premire e/ exclusivem5t adopte p> les ,lat9s1 la seconde p> les ,anglo-,saxons1 les ,amrica9s notamm5t4 ,le jeune ,lat9 appr5d une langue avec une grammaire et des dictionnaires et ne la p>le jamais4 ,il appr5d la physique ou telle autre sci5ce avec des livres et ne sait jamais mani] un in/rum5t de physique4 ,s'il devi5t apte appliqu] ses connaissances1 ce ne s]a qu'aprs avoir refait t\te son ducation4 ,un jeune ,amrica9 n'ouvrira gure de grammaires ni de dictionnaires4 ,il appr5d une langue en la lisant ou en p>lant4 ,il appr5d la physique en manipulant des in/rum5ts de physique1 une pr(ession quelconque1 celle d'+nieur p> exemple1 en la pratiquant1 c'e/--dire en comm5ant p> entr] comme ouvri] dans un ateli] ou *ez un con/ructeur4 ,la ?orie vi5dra ensuite4 ,c'e/ p> des m?odes si simples que les ,anglais et les ,amrica9s ont cr cette pp9ire de savants et d'+nieurs qui compt5t p>mi les premi]s du monde4 ,je ne suis en aucune faon un utilitaire1 ou du mo9s ne le suis pas la faon de ceux qui v\drai5t qu'on n'enseignt aux lves que des *oses immdiatem5t utilisables4 ,ce que je dem&e l'in/ruction et l'ducation1 c'e/ de dvelopp] l'esprit d'obs]vation et de rflexion1 la volont1 le jugem5t et l'initiative4 ,avec ces qualits-l l'homme russit t\j\rs dans ce qu'il entrepr5d et appr5d ce qu'il veut qu& cela lui e/ ncessaire4 ,peu importe comm5t on acqui]t de telles qualits4 ,s'il m'tait dmontr que la confection de v]s lat9s et de ?mes grecs ou sanscrits conduist cette acquisition1 je s]ais le premi] df5dre ?mes et v]sions4 ,si je df5ds r5seignem5t exprim5tal1 c'e/ qu'il p>at le seul susceptible d'appr5dre obs]v]1 rfl*ir et raisonn]4 ,il n'e/ pas beso9 de raisonn] du t\t p\r appr5dre une leon et trs peu p\r fabriqu] un disc\rs compos de rm9isc5ces4 ,il faut au contraire raisonn] avec ju/esse et avoir acquis l'habitude de la prcision p\r excut] correctem5t une expri5ce4 ,si l'on v\lait rsum] d'un mot les diffr5ces psy*ologiques fondam5tales qui sp>5t l'enseignem5t mnmonique et l'enseignem5t exprim5tal1 on p\rrait dire que le premi] repose uniquem5t sur l'tude des livres1 et le second exclusivem5t sur l'expri5ce4 ,les ,lat9s croi5t la t\te-puissance ducatrice des leons1 alors que les ,anglais et les ,amrica9s n'y croi5t aucunem5t4 ,ces d]ni]s veul5t que l'enfant1 ds le db de ses tudes1 s'in/ruise surt\t p> l'expri5ce4 ,j'engage =tem5t les jeunes g5s1 crit ,s4 ,blakie1 pr(esseur l',univ]sit d',edimb\rg1 comm5c] leurs tudes p> l'obs]vation directe des faits1 au lieu de se born] aux exposs qu'ils tr\v5t dans les livres444 ,les s\rces orig9ales et relles de la connaissance ne sont pas les livres2 c'e/ la vie mme1 l'expri5ce1 la p5se1 le s5tim5t1 l'action p]sonnelle4 ,qu& un homme entre a9si muni dans la c>rire1 les livres peuv5t combl] ma9te lacune1 corrig] bi5 des nglig5ces1 =tifi] bi5 des po9ts faibles2 mais sans l'expri5ce de la vie1 les livres sont comme la pluie et le rayon de soleil tombs sur un sol que nulle *>rue n'a ouv]t4 ,les consqu5ces de ces deux m?odes d'in/ruction peuv5t tre juges d'aprs leurs rsultats4 ,le jeune ,anglais1 le jeune ,amrica91 la sortie du collge1 n'ont aucune difficult p\r tr\v] leur voie dans l'indu/rie1 les sci5ces1 l'agriculture ou le comm]ce1 t&is que nos ba*eli]s1 nos lic5cis1 nos +nieurs1 ne sont bons qu' excut] des dmon/rations au tableau4 ,quelques annes aprs avoir t]m9 leur ducation1 ils ont totalem5t oubli leur inutile sci5ce4 ,si l'tat ne les cage pas1 ce sont des dclasss4 ,s'ils se rabatt5t sur l'indu/rie1 ils n'y s]ont accepts que dans les emplois les plus infimes jusqu' ce qu'ils ai5t tr\v le temps de refaire entirem5t leur ducation1 t*e qui leur s]a trs difficile4 ,s'ils criv5t des livres1 ce ne s]ont que de ples rditions de leurs manuels1 aussi pauvres dans la =me que dans la p5se4 ,actuellem5t il n'e/ peut-tre pas un pr(esseur de l',univ]sit sur c5t qui de telles ides ne sembl]ont absurdes4 ,l'enseignem5t p> les livres1 mme p\r les notions les plus pratiques1 l'agriculture p> exemple1 leur app>at comme le seul possible4 ,le meilleur lve1 qu'il s'agisse d'un lycen1 d'un polyte*nici51 d'un lic5ci1 d'un lve de l'cole ,c5trale1 de l'cole ,normale1 ou de t\te autre cole1 e/ celui qui rcite le mieux ses manuels4 ,quelques expri5ces montres di/ance1 quelques manipulations sommaires1 sembl5t l',univ]sit le maximum des concessions que l'on puisse faire l'ducation exprim5tale4 ,t\t ce qui ressemble1 mme de lo91 au travail manuel1 e/ t5u en mpris p> elle4 ,on provoqu]ait un rire de piti *ez la plup>t des pr(esseurs en leur assurant qu'un travail manuel quelconque1 si peu important soit-il1 ex]ce beauc\p plus le raisonnem5t que la rcitation de t\s les traits de logique1 et que l'expri5ce seule cre les associations au moy5 desquelles les notions se fix5t dans l'esprit4 ,on les tonn]ait =t en essayant de leur p]suad] qu'un homme qui connat bi5 un mti] a1 p> ce seul fait1 plus de jugem5t1 de logique1 d'aptitude rfl*ir1 que le plus p>fait des rhtorici5s fabriqus p> l',univ]sit4 ,ce sont des t\rs d'esprit1 t\t autant que des t\rs de ma91 que donne le travail manuel4 ,il ne faudrait pas suppos] que les sci5ces dites exprim5tales puiss5t seules tre enseignes p> l'expri5ce4 ,n\s v]rons bi5tt que les langues1 l'hi/oire1 la gographie1 la morale1 etc41 en un mot t\t ce qui fait p>tie de l'in/ruction et de l'ducation1 peut et doit tre enseign de la mme faon4 ,l'expri5ce doit t\j\rs prcd] la ?orie4 ,ce po9t e/ absolum5t fondam5tal4 ,la gographie1 p> exemple1 ne devrait tre aborde que lorsque l'lve1 muni d'un morceau de papi] quadrill1 d'un crayon et d'une b\ssole de po*e1 aurait fait la c>te des rgions qu'il p>c\rt dans ses prom5ades1 appris a9si compr5dre la figuration du t]ra91 et pass] de la vue p]spective du sol--la seule que l'oeil puisse saisir-- sa reprs5tation gomtrique4 ,qu& les notions ne peuv5t entr] dans l'esprit p> la m?ode exprim5tale directe1 il faut remplac] les livres p> la reprs5tation de ce qu'ils dcriv5t4 ,un lve qui aura vu1 s\s =me de projections1 de photographies ou de collections dans les muses1 les dbris des anci5nes civilisations1 aura une ide autrem5t nette et autrem5t durable de l'hi/oire que celle qu'il puis]ait dans les descriptions des meilleurs livres4 ,les ,anglais et les ,allem&s sont alls trs lo9 dans cette voie1 et c'e/ p\rquoi leur enseignem5t1 dont les programmes sont s\v5t id5tiques aux ntres1 e/ gnralem5t excell5t4 ,dans notre expos des moy5s employ] p\r inculqu] les connaissances et les pr9cipes qui font l'objet de l'in/ruction et de l'ducation1 c'e/ uniquem5t la m?ode exprim5tale que n\s prconis]ons4 ,p> elle1 et p> elle seule1 on peut arriv] faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t et =m] des hommes4 ,,*apitre ,,ii ,les bases psy*ologiques de l'ducation4 #a4--;,,b ,,de ,l',,ducation4 ,on p>le plus que jamais auj\rd'hui d'ducation morale1 de la ncessit de =m] des hommes1 de dvelopp] leur c>actre1 etc4 ,c'e/ l matire de beaux disc\rs4 ,mais o sont les pr(esseurs qui ai5t t5t de ralis] l'oeuvre dont ils vant5t l'utilit8 ,o sont ceux qui ai5t mme *]* dt]m9] les m?odes employ]8 ,les six volumes de l'enqute ne conti5n5t sur l'ducation proprem5t dite que les gnralits les plus vagues4 ,elles montr5t quel po9t les notions relatives l'ducation sont inc]ta9es dans l'esprit de ceux qui les =mul5t4 ,et cep5dant il n'e/ gure de sujet prs5tant une importance plus gr&e4 ,l'in/ruction a c]ta9em5t une utilit beauc\p mo9dre que celle de l'ducation4 ,p> quoi e/ con/itue1 en effet1 la valeur d'un individu8 ,p> ce qu'il a appris1 c'e/--dire p> le nombre de diplmes qu'il possde1 rpondra un ,lat94 ,un ,anglais ou un ,amrica9 e/im]ont1 au contraire1 que la valeur d'un homme se mesure trs peu son in/ruction1 et beauc\p son c>actre1 c'e/--dire son initiative1 son esprit d'obs]vation1 son jugem5t et sa volont4 ,avec de telles qualits1 peu importe que l'individu ait un bagage sci5tifique faible4 ,il appr5dra1 qu& cela lui s]a ncessaire1 t\t ce qu'il aura beso9 d'appr5dre1 et russira le plus s\v5t dev5ir quelqu'un1 s'il n'e/ pas t\j\rs c]ta9 de dev5ir quelque *ose4 ,l'homme p\rvu seulem5t de diplmes mnmoniques1 n'e/ bon ri5 si l'tat ne l'utilise pas dans des c>rires o1 la besogne lui tant t\te trace1 le disp5se de la plus lgre trace d'initiative1 de rflexion1 de dcision1 de volont4 ,t\te sa vie il re/]a un m9eur qu'on devra dirig]4 ,le vrai b de l'ducation e/1 je le rpte1 de dvelopp] c]ta9es qualits du c>actre1 telles que l'att5tion1 la rflexion1 le jugem5t1 l'initiative1 la discipl9e1 l'esprit de solid>it1 la p]svrance1 la volont1 etc4 ,on ne les dveloppe naturellem5t qu'en les ex]ant4 ,il faut ex]c] surt\t celles dont l'lve e/ le plus dp\rvu4 ,ces qualits v>i5t suivant les races1 voil p\rquoi l'ducation adapte aux beso9s d'un peuple ne saurait conv5ir un autre4 ,un ,itali51 un ,russe1 un ,anglais et un ngre ne peuv5t pas tre duqus de la mme faon4 ,l'ducation doit =tifi] le c>actre d'une race et corrig] ses dfauts4 ,or1 lo9 de t5dre amlior] nos dfauts nationaux1 notre rgime univ]sitaire ne fait que les dvelopp]4 ,les ,lat9s possd5t trs peu d'esprit de solid>it#ahc1 =t peu de sympa?ie les uns p\r les autres1 et n\s n\s empressons d't\ff] les faibles traces de solid>it qu'ils possd5t et de dvelopp] leurs rivalits et leur gsme p> cet odieux rgime de prix et de conc\rs1 si ju/em5t condamn depuis longtemps p> les ,anglais et les ,allem&s4 ,note #ahc3 ,que l'on comp>e1 p> exemple1 la t5ue des j\rnaux anglais aprs les humiliantes dfaites infliges p> une poigne de paysans aux armes anglaises dans le ,transvaal1 celle des j\rnaux franais aprs l'*auff\re de ,langson4 ,aucun j\rnal anglais n'essaya d'branl] le ,g\v]nem5t4 ,n\s r5v]smes le ntre en quelques heures4 ,les ,lat9s ne possd5t qu'une capacit trs m9ime d'initiative1 et n\s leur imposons un rgime de surveillance p]man5te1 de vie rgle1 de devoirs heures fixes1 qui ne leur laisse pas1 dans leurs sept huit ans de vie scolaire1 une seule m9ute o ils ai5t pr5dre la plus lgre dcision1 la plus mode/e initiative4 ,comm5t aurai5t-ils appris se g\v]n]1 puisqu'ils ne sont pas sortis sans matres un seul j\r8 ,les pr(esseurs et les p>5ts jug]ai5t trs r$\table de leur laiss] pr5dre l'initiative de mont] seuls en omnibus p\r all] visit] un muse4 ,les ,lat9s ont =t peu de volont1 mais comm5t en possd]ai5t-ils1 puisqu'ils n'ont jamais eu v\loir quelque *ose8 ,enfants1 ils sont dirigs dans leurs mo9dres actes p> leurs p>5ts2 adolesc5ts1 p> leurs pr(esseurs4 ,dev5us hommes1 ils rclam5t bi5 vite la protection de l'tat1 et1 sans cette protection1 ne sav5t ri5 entrepr5dre4 ,les ,lat9s sont intolrants et sectaires1 ils oscill5t de l'intransigeance clricale l'intransigeance jacob9e4 ,mais comm5t en s]ait-il autrem5t1 puisqu'ils ne voi5t aut\r d'eux qu'intolrance8 ,intolrance libre p5seuse et intolrance religieuse4 ,c'e/ t\j\rs avec mpris qu'ils ent5d5t trait] les op9ions d'autrui4 ,pr(esseurs univ]sitaires et pr(esseurs congrgani/es sont saturs de l'esprit sectaire et n'ont de commun que la ha9e rciproque qui les anime4 ,ce n'e/ pas avec de tels s5tim5ts qu'ils p\rrai5t guid] leurs lves dans ces rgions s]e9es des causes1 o la comprh5sion de la g5se des croyances remplace la ha9e et l'invective4 ,l'intolrance e/ peut-tre le plus t]rible dfaut des ,lat9s1 celui contre lequel une ,univ]sit claire1 possdant un peu d'esprit philosophique1 devrait ragir *aque j\r4 ,la p]te en bloc de leurs colonies n'a pas am5 les ,espagnols faire trve aux p]ptuelles diss5sions religieuses qui les d*ir5t4 ,l',italie donne le mme spectacle1 la ,france galem5t4 ,il sembl]ait que la notion de solid>it1 si puissante *ez les ,anglo-,saxons1 s'efface de plus en plus *ez les peuples lat9s4 ,c'e/ l peut-tre une des pr9cipales raisons p\r lesquelles ces peuples1 si longtemps au premi] rang de la civilisation1 desc5d5t l5tem5t des rangs infrieurs4 ,a cette dcad5ce1 l'esprit univ]sitaire1 comme l'esprit congrgani/e1 aura contribu p\r une l>ge "p4 #b4--,m,,?odes ,,psy*ologiques ,d',,ducation4 ,les bases psy*ologiques de l'ducation sont les mmes que celles de l'in/ruction4 ,plus encore de l'ducation que de l'in/ruction1 on peut dire qu'elle e/ seulem5t complte lorsque le consci5t e/ pass dans l'inconsci5t4 ,les qualits du c>actre3 volont1 p]svrance1 initiative1 etc41 ne sont pas filles de raisonnem5ts ab/raits et ne s'appr5n5t jamais dans les livres4 ,elles ne sont fixes que lorsque--hrditaires ou acquises--elles se tr\v5t dev5ues des habitudes *appant entirem5t la sphre du raisonnem5t4 ,la morale qui discute e/ une pauvre morale1 une morale qui s'van\ira au premi] s\ffle de l'intrt4 ,ce n'e/ pas p> le raisonnem5t1 mais le plus s\v5t l'encontre de ses sugge/ions1 qu'on expose sa vie avec hrosme ou qu'on se dv\e de nobles causes4 ,t\tes les qualits du c>actre ne s'acquir5t pas p> l'ducation4 ,il y en a d'hrditaires1 consqu5ce d'un long pass4 ,ce sont les qualits de race4 ,des sicles sont ncessaires p\r les crer4 ,mais si l'ducation ne suffit pas donn] c]ta9es qualits1 elle peut au mo9s dvelopp] en quelque mesure1 les aptitudes n'exi/ant qu' un faible degr4 ,il devrait tre de t\te vid5ce que cette ducation du c>actre ne peut se faire avec des prceptes1 mais uniquem5t p> l'expri5ce4 ,n\s avons indiqu dj le pr9cipe gnral des m?odes1 t\j\rs exprim5tales1 sur lesquelles doit repos] l'ducation4 ,il faudrait crire t\t un volume p\r entr] dans le dtail des procds employ] suivant les cas4 ,je me born]ai ici quelques exemples1 *oisis p>mi les plus faciles4 ,dveloppem5t de l'esprit d'obs]vation et de prcision4--,ces qualits de c>actre ont p>mi les plus utiles acqurir et p\rtant des mo9s rp&ues4 ,il y a des g5s1 crit ,s4 ,blakie1 qui pass5t dans la vie les yeux ouv]ts et ne voi5t ri54 ,ri5 d'trange comme notre faon d'all] les yeux ouv]ts sans ri5 voir4 ,la cause en e/ que l'oeil1 comme t\t autre organe1 a beso9 d'ex]cice2 trop ass]vi aux livres1 il p]d sa =ce1 son activit et f9alem5t n'e/ plus capable de remplir son (fice naturel4 ,reg>dez donc comme les vraies tudes primaires1 celles qui appr5n5t l'enfant connatre ce qu'il voit et voir ce qui autrem5t lui *app]ait4 ,faut-il des procds bi5 savants p\r crer les rflexes inconsci5ts qui donn]ont l'lve l'habitude d'obs]v] exactem5t et de dcrire avec prcision ce qu'il a obs]v8 ,en aucune faon4 ,la m?ode d'enseignem5t e/ trs simple1 bi5 que peu connue4 ,on arrive au rsultat *]* p> div]s moy5s et notamm5t en utilisant les prom5ades o *aque objet peut f\rnir matire des obs]vations prcises4 ,n\s habitu]ons d'abord l'lve ne reg>d] qu'un dtail dt]m9 d'un ensemble1 ft-ce simplem5t les f5tres des maisons ou la =me des voitures r5contres1 et le dcrire ensuite avec nettet1 ce qui exige de sa "p beauc\p d'att5tion4 ,au b\t de quelque temps1 il p]cevra les mo9dres diffr5ces exi/ant entre des p>ties de *oses presque semblables4 ,on pass]a alors un autre dtail des mmes objets4 ,aprs quelques sema9es1 l'lve aura appris voir d'un c\p d'oeil1 c'e/--dire inconsciemm5t1 les diffr5ces sp>ant des gr\pes de =mes auprs desquels il et pass jadis sans les disc]n]4 ,si alors1 au lieu de ces compositions ridicules de /yle o l'coli] doit dcrire des temptes qu'il n'a pas vues1 des combats de hros qu'il ne connat que p> les livres1 on lui fait rsum] ce qui l'aura frapp dans une simple prom5ade1 on s]a t\t surpris des habitudes d'obs]vation1 de prcision1 et1 plus t>d1 de rflexion1 a9si acquises4 ,je n'ai pas employ d'autre m?ode p\r appr5dre1 en ,asie1 dans des rgions non explores1 c\v]tes de monum5ts en app>5ce semblables1 di/+u] trs vite les analogies et les diffr5ces de ces monum5ts1 ce qui m'a p]mis de compr5dre ensuite l'volution de t\te leur ar*itecture4 ,qu& l'lve aura a9si accompli quelques progrs1 n\s t5drons le *amp de ses obs]vations4 ,n\s lui f]ons dcrire1 p> exemple1 le magas9 devant lequel il a pass1 le monum5t qu'il a r5contr et n\s l'habitu]ons aid] ses descriptions d'un dess9 s*matique sans n\s proccup] des imp]fections de ce dess91 ne le considrant que comme un moy5 d'abrg] ses descriptions4 ,c'e/ alors qu'il reconnatra p> lui-mme la difficult de voir les dtails les plus importants d'un objet qu'on croit avoir bi5 reg>d4 ,essayez de reproduire de mmoire1 p> une description ou un dess91 un monum5t devant lequel v\s passez t\s les j\rs depuis des annes et v\s s]ez tonn des normes inexactitudes et des oublis que v\s commettrez alors mme que votre esquisse s]a p>faite au po9t de vue arti/ique4 ,il faut recomm5c] bi5 des fois de tels ex]cices p\r appr5dre voir et acqurir quelque prcision dans l'obs]vation4 ,ce sont l des m?odes d'enseignem5t que ne compr5n5t gure nos univ]sitaires4 ,j'ai eu occasion de r5contr] en voyage1 dans un des plus curieux pays de l',europe1 quelques ,normali5s que j'ai obs]vs4 ,reg>dai5t-ils le pays1 ses habitants1 ses monum5ts8 ,hlas6 non4 ,ils *]*ai5t dans de savants livres des jugem5ts t\t faits sur les paysages et les arts qu'ils avai5t s\s les yeux et ne songeai5t mme pas se crer de t\t cela une comprh5sion p]sonnelle4 ,dveloppem5t de la discipl9e1 de la solid>it1 du c\p d'oeil1 de l'esprit de dcision1 etc4--,les qualits que je vi5s d'numr] ont une utilit capitale dans la vie et c'e/ p\r cette raison que les ,anglais ti5n5t tant les dvelopp] *ez les jeunes g5s4 ,ils y arriv5t p> les jeux dits ducateurs1 jeux qu'il s]ait inutile d'expliqu] ici1 c> tant viol5ts et p>fois dang]eux1 les familles ne les accept]ai5t jamais4 ,les p>5ts franais sont1 comme on le sait1 =t cra9tifs p\r leurs enfants#ahd4 ,d'ailleurs les directeurs d'tablissem5ts tant r5dus pcuniairem5t responsables p> les tribunaux des accid5ts qui se produis5t1 il e/ vid5t qu'aucun d'eux ne cons5tirait c\rir de p>eils risques4 ,note #ahd3 ,la t]reur des mres franaises pntre jusqu'au rgim5t1 crit ,m4 ,max ,lecl]c2 elle p>alyse mme des (fici]s de caval]ie4 ,j'ai vu1 p5dant mon volont>iat1 un capita9e in/ructeur qui n'osait pas faire galop] nos prcieuses p]sonnes trav]s *amp1 de peur des *utes et des rclamations des familles4 ,au collge anglais de ,h>r[1 lisons-n\s dans la ,france de dema91 les lves se r5d5t la pisc9e1 suivant leur bon plaisir1 s\s la seule g>de des pr9cipes d'hygine qui leur ont t inculqus4 ,s'ils y contrevi5n5t1 tant pis p\r eux4 ,l'anne d]nire1 l'un d'eux se noya4 ,dans son e/omac on tr\va une livre et demie de c]ises4 ,a cette occasion1 t\s fur5t runis dans la gr&e salle des spee*es1 et un mdec9 leur expliqua p\rquoi leur cam>ade tait mort4 ,nulle autre prcaution prv5tive ne fut prise et les p>5ts n'en rclamr5t pas4 ,qu'on rappro*e cette attitude si sage de celle de ces pres franais--cits dans l'enqute--qui int5t5t des p\rsuites contre le proviseur1 p>ce que leurs fils ont t lgrem5t blesss dans les jeux4 ,ce n'e/ p\rtant qu'en exposant le jeune homme quelques accid5ts1 d'autant mo9s graves qu'il possd]a un peu les qualits de discipl9e1 d'endurance1 de h>diesse1 de dcision1 de c\p d'oeil1 de solid>it1 dveloppes p> ces ex]cices1 qu'on peut lui faire acqurir de telles aptitudes4 ,elles font la =ce des ,anglais1 mais1 p\r les raisons que je vi5s de dire1 les ,lat9s doiv5t r5onc] les acqurir4 ,nos ridicules ex]cices de gymna/ique ne saurai5t les dvelopp] en aucune faon4 ,le s]vice militaire1 avec quelques campagnes lo9ta9es1 peut seul les donn] un peu4 ,un des plus gr&s bi5faits de ces jeux ducateurs des ,anglais e/ l'esprit d'troite solid>it qu'ils donn5t ceux qui s'y livr5t4 ,j'ai rappel dans un de mes livres l'exemple suivant dont fut frapp plus d'un obs]vateur4 ,dans les jeux de balle avec des ,anglais1 les jeunes ,franais p]d5t gnralem5t la p>tie1 simplem5t p>ce que le j\eur anglais1 proccup du succs de son quipe et non d'un succs p]sonnel1 passe son vois9 la balle qu'il ne peut g>d]1 alors que le j\eur franais s'ob/9e la cons]v]1 prfrant que la p>tie soit p]due plutt que la voir gagne p> un cam>ade4 ,le succs de son gr\pe lui e/ indiffr5t1 il ne s'intresse qu'au si5 propre4 ,cet gsme le suivra naturellem5t dans la vie et1 s'il devi5t *ef militaire1 il lui arriv]a p>fois de laiss] cras] un collgue auquel il aurait pu port] sec\rs p\r vit] de lui procur] un succs4 ,n\s avons vu d'aussi tri/es exemples dans notre d]nire gu]re4 ,ce que les mmes jeux ducateurs donn5t galem5t1 c'e/ un gr& empire sur soi1 ce self control que les ,anglais mett5t au-dessus de t\tes les autres qualits et qu'ils travaill5t sans cesse p]fectionn] qu& ils ne le possd5t pas un haut degr4 ,je me s\vi5s d'une rflexion que me fit ce propos un major anglais au mont ,ab\1 rgion de l',inde situe au milieu de jungles paisses infe/es de tigres et de s]p5ts et qu'il e/ =t dang]eux de p>c\rir la nuit4 ,comme il sortait un soir du bungal[ que n\s habitions1 je lui dem&ai o il p\vait bi5 all] seul dans une localit aussi mal frqu5te4 ,aprs quelques mom5ts d'hsitation1 il me rpondit en r\gissant que1 ne possdant pas encore assez de sang-froid et d'empire sur ses n]fs1 il allait s'ex]c] t\s les soirs en acqurir4 ,ce fut indirectem5t que je sus la nature de cet ex]cice4 ,il consi/ait se po/] au fond d'un rav9 absolum5t ds]t et o l'on ne p\vait espr] aucun sec\rs1 p\r guett] l'afft le tigre qu& il vi5t se dsaltr]4 ,l'att5te peut dur] des heures ou mme une nuit entire sans succs4 ,p5dant t\t ce temps1 on t*e de rfl*ir sur l'utilit de dom9] ses n]fs1 c>1 lorsque le tigre a p>u1 on a ju/e deux ou trois secondes p\r le vis] la tte et le tu] net4 ,si on se borne le bless]1 on e/ infailliblem5t p]du4 ,l'ex]cice e/ videmm5t =t *anceux1 mais1 aprs s'y tre livr quelque temps1 on e/ sr de soi-mme et on ne r$\te ri5 dans la vie4 ,qu& une nation possde beauc\p d'hommes a9si tremps1 elle e/ de/9e dom9] le monde4 ,dveloppem5t de la p]svrance et de la volont4--,de telles qualits sont le plus s\v5t hrditaires et ne s'acquir5t pas facilem5t4 ,on peut cep5dant les dvelopp] quelque peu p> l'ducation4 ,il n'y a d'autre m?ode employ] que de plac] le plus s\v5t possible l'lve dans des circon/ances o il ait rfl*ir avant de se dcid] et de l'oblig]1 qu& il a pris une rsolution1 l'excut] compltem5t4 ,s4 ,blakie rapporte que le pote ,wordswor?1 ayant un j\r rsolu de faire une excursion dans une montagne1 la cont9ua malgr un viol5t orage1 donnant p\r raison qu'ab&onn] un projet p\r vit] un lg] inconvni5t e/ dang]eux p\r le c>actre4 ,les ,anglais connaiss5t bi5 la valeur de ces qualits viriles1 et c'e/ p\rquoi elles provoqu5t t\j\rs *ez eux une vive admiration1 mme qu& ils les r5contr5t *ez leurs ennemis4 ,j'emprunte au j\rnal la ,france de dema9 l'extrait suivant d'un disc\rs prononc au collge d',epsom p> "l ,roseb]ry3 ,lorsque n\s appr5ons qu'un homme1 en quelque lieu que ce soit1 s'e/ lev au-dessus de ses compagnons1 p> ses qualits viriles1 n\s l'admirons et n\s l'honorons1 sans n\s s\ci] du pays auquel il app>ti5t4 ,je veux v\s donn] en exemple un homme dont le nom e/ famili] la plup>t d'entre v\s4 ,je veux p>l] du colonel ,m>*&4 ,c'e/ un ,franais4 ,il y a peu de temps1 il accomplit un voyage de trois annes trav]s l',afrique1 de l',oue/ l',e/1 au prix d'incroyables fatigues1 ent\r et suivi p> des sauvages qu'il sut s'atta*]1 et il russit dans son entreprise d'une manire qui c\ronne jamais son nom de gloire4 ,et j'aj\te qu'aprs avoir accompli son devoir il se comporta avec une telle dignit et mode/ie qu'il e/ un des hommes que les ,anglais ont plaisir honor]4 ,l'an d]ni]1 comme quelques-uns d'entre v\s le sav5t1 son devoir le plaa dans une collision mom5tane avec les intrts de l',anglet]re4 ,mais1 je suis conva9cu que malgr cet incid5t passag]1 si le colonel ,m>*& v5ait en ,anglet]re1 il aurait une rception le cdant seulem5t celle qu'il eut dans son propre pays4 ,et t\j\rs il en a t a9si en ,anglet]re4 ,les plus *aleureuses rceptions qui ont t faites ,londres1 dans la d]nire moiti du sicle1 ont t faites des trang]s4 ,j'ai assi/ l'en?\siasme en l'honneur de ,kossu?1 dont bi5 peu d'entre v\s peut-tre ont ent5du p>l]4 ,les ,anglais voyai5t en lui un homme1 et leur coeur bondissait p\r le salu]4 ,ma mmoire d'enfant se rappelle les drapeaux et les dcorations qui l'accueillir5t4 ,l'autre rception fut (f]te ,g>ibaldi4 ,g>ibaldi fut reu avec un tel honneur que p]sonne jamais1 except la pr9cesse de ,galles1 son arrive1 n'en reut un semblable4 ,p\r quelle raison8 ,p>ce qu'il tait un homme4 ,les ,lat9s possdant peu de p]svrance et de volont1 il faudrait multipli] normm5t les occasions p\vant se prs5t] p\r eux d'ex]c] ces qualits matresses4 ,elles suffis5t assur] le succs d'un homme dans la vie1 si mode/es et difficiles que soi5t ses dbuts4 ,ri5 ne rsi/e une volont =te et p]svrante1 les physiologi/es sav5t qu'elle triomphe de la d\leur mme#ahe4 ,l'hi/oire n\s montre qu'elle peut triomph] aussi des hommes et des dieux et que p> elle se sont fonds les plus puissants empires4 ,note #ahe3 ,jusqu'ici1 crit le ,dr ,eif]1 on a peu t5u compte de la volont du sujet dans l'app>ition de phnomnes reg>ds comme hy/riques4 ,je rappro*]ai des faits div]s obs]vs de div]s cts le cas d'un amateur europen que j'ai connu aux ,indes4 ,ayant vu les ex]cices des fakirs1 il v\lut les imit]4 ,en appliquant =tem5t sa volont1 il s'enfonait de longues aiguilles dans les j\es et dans les ma9s sans s\ffrir aucunem5t1 et les plaies re/ai5t exsangues4 ,s'il ngligeait de v\loir1 au contraire1 il s\ffrait et la plaie saignait4 ,p\r gagn] sa vie comme prodige1 il suffit donc de v\loir1 mais il faut v\loir =tem5t et longtemps1 cela n'e/ pas donn t\t le monde4 ,l'hi/oire n\s appr5d aussi que c'e/ p> l'affaiblissem5t de leur c>actre--et jamais p> celle de leur intellig5ce--que les peuples priss5t4 ,qu& on lit les rcits de la dsa/reuse campagne de #ahgj1 ce qui frappe d'abord1 c'e/ l'abs5ce totale1 *ez les *efs de t\t grade1 des qualits de c>actre4 ,on con/ate en eux le mme manque total de dcision1 de h>diesse et surt\t d'initiative4 ,les comb9aisons /ratgiques des ,allem&s tai5t des plus simples1 mais les (fici]s1 quel que ft leur grade1 possdai5t de l'initiative et savai5t ce qu'il fallait faire dans un cas donn1 alors mme qu'ils ne recevai5t pas d'ordres4 ,n\s ne possdions que le c\rage1 qualit p\vant suffire avec les petites armes de jadis qui manoeuvrai5t s\s les yeux d'un *ef4 ,elles valai5t ce que valait le *ef et un homme capable suffisait p\r les dirig]4 ,auj\rd'hui1 *aque (fici] doit j\] le rle que j\ait jadis un gnral en *ef et1 dans l'av5ir1 le succs s]a aux armes qui possd]ont le plus d'(fici]s au c>actre vig\reusem5t tremp4 ,ce n'e/ pas p> la lecture des livres que se =m5t de tels hommes4 ,,*apitre ,,iii ,l'enseignem5t de la morale4 ,il e/ un po9t fondam5tal de l'ducation1 l'enseignem5t de la morale1 dont l'importance e/ trop gr&e p\r que n\s ne lui consacrions pas un *apitre spcial4 ,le niveau moral d'un peuple1 c'e/--dire la faon dont il obs]ve c]ta9es rgles de conduite1 m>que sa place dans l'*elle de la civilisation et aussi sa puissance4 ,ds que sa morale se dissocie1 t\s les li5s de l'difice social se dissoci5t galem5t4 ,les rgles de conduite peuv5t v>i] d'une race une autre1 d'un temps un autre1 mais1 p\r un temps donn et un peuple donn1 elles sont inv>iables4 ,l'ducation morale doit tre1 comme t\te ducation1 uniquem5t base sur l'expri5ce et jamais enseigne p> les prceptes des livres4 ,t\t enseignem5t moral s]a insuffisant tant que le matre ne saura pas appr5dre exprim5talem5t l'lve di/+u] nettem5t ce qui e/ bi5 de ce qui e/ mal et lui inculqu] une claire notion du devoir4 ,comm5t arriv]a-t-il un tel rsultat8 ,s]a-ce au moy5 de rgles de morale apprises p> coeur et de s5t5cieux disc\rs8 ,il faut avoir une gr&e ignorance de la con/itution m5tale d'un enfant p\r suppos] qu'on puisse ex]c] a9si sur sa conduite l'influ5ce la plus lgre4 ,les lm5ts de l'ducation morale de l'enfant doiv5t driv] de son expri5ce p]sonnelle4 ,l'expri5ce seule in/ruit les hommes et seule aussi elle peut in/ruire la jeunesse4 ,la rprobation gnrale suivant c]ta9s actes1 l'approbation s'atta*ant d'autres montr5t bi5tt l'enfant ce qui e/ bi5 et ce qui e/ mal4 ,l'expri5ce lui indique les consqu5ces avantageuses ou f*euses de c]ta9es actions et les ncessits qu'entran5t les rapports avec ses semblables1 surt\t si l'on a t\j\rs so9 de lui faire support] les consqu5ces de ses actes et rp>] les dommages qu'il a causs4 ,il doit appr5dre p> lui-mme que le travail1 l'conomie1 l'ordre1 la loyaut1 le gt de l'tude ayant p\r rsultat f9al d'accrotre son bi5-tre et satisfaire sa consci5ce1 port5t en eux leur rcomp5se4 ,le matre ne peut int]v5ir utilem5t qu'en cond5sant s\s =me de prceptes les rsultats de cette expri5ce4 ,l'ducation morale n'e/ complte que lorsque l'habitude de faire le bi5 et d'vit] le mal e/ dev5ue inconsci5te4 ,alors seulem5t la morale se tr\ve =me4 ,il e/ trs beau de savoir lutt] contre une t5tation4 ,il e/ beauc\p plus sr de n'avoir mme pas lutt] contre elle4 ,l'ducation morale doit surt\t appr5dre se g\v]n] soi-mme et acqurir un respect inviolable du devoir4 ,c'e/ v]s ce b ess5tiel que t5d l'ducation anglaise et il faut av\] qu'elle l'atte9t p>faitem5t4 ,le s\ci con/ant de ceux qui la dirig5t e/ d'habitu] l'enfant di/+u] lui-mme le bi5 et le mal et savoir se dcid] t\t seul1 alors que n\s ne lui appr5ons qu' se laiss] conduire#ahf4 ,il faut avoir obs]v de prs deux enfants1 l'un franais et l'autre anglais1 du mme ge1 en prs5ce d'une difficult1 les irrsolutions du premi]1 la dcision du second1 p\r compr5dre la diffr5ce de rsultats des deux ducations4 ,note #ahf3 ,on donne l'enfant anglais1 crit ,m4 ,max ,lecl]c1 confiance en lui-mme en le livrant de bonne heure ses seules =ces1 on fait natre le s5tim5t de la responsabilit en lui laissant1 une fois prv5u1 le *oix entre le bi5 et le mal4 ,s'il fait le mal1 il support]a la pe9e de sa faute ou les consqu5ces de son acte444 ,on lui inspire l'horreur du m5songe1 on le croit t\j\rs sur p>ole jusqu' preuve qu'il a m5ti4 ,un des plus puissants facteurs de l'ducation morale e/ le milieu4 ,les sugge/ions eng5dres p> le milieu j\5t un rle t\t fait prpondrant dans l'ducation de l'enfant4 ,sa t5dance l'imitation tant inconsci5te se tr\ve p> cela mme trs =te4 ,c'e/ d'aprs la conduite des tres qui l'ent\r5t que se =m5t ses rgles in/9ctives de conduite et que se cre son idal4 ,dis-moi qui tu hantes1 je te dirai qui tu es1 e/ un de nos plus sages prov]bes4 ,l'enfant e/ime ce qu'il voit e/im et mprise ce qu'il voit mpris4 ,ces sugge/ions1 subies d'abord1 se trans=m]ont *ez lui en des rflexes qui f9iront p> se fix] p\r la vie4 ,de l le rle imm5se--utile ou fune/e--des p>5ts ou des pr(esseurs4 ,l'action inconsci5te de l'ent\rage et du milieu e/ une des plus importantes =mes de l'ducation morale4 ,bi5 que s'occupant beauc\p de leurs enfants1 les p>5ts franais sont cep5dant de trs insuffisants moralisateurs4 ,ils ont trop de faiblesse p\r possd] beauc\p d'autorit1 et leur dfaut d'autorit rduit s+ulirem5t leur pre/ige4 ,consci5ts de cette faiblesse1 ils mett5t le plus tt possible leurs enfants au lyce1 p]suads que les pr(esseurs sauront impos] l'ducation qu'ils se s5t5t impuissants donn]4 ,mais le lyce con/itue gnralem5t un tri/e milieu d'ducation morale4 ,*ez les lves1 la seule loi reconnue e/ celle du plus =t4 ,le surveillant reprs5te p\r eux un ennemi1 qu'ils subiss5t en pr(essant p\r lui une antipa?ie d'ailleurs rciproque4 ,quant aux pr(esseurs1 ils considr5t que leur unique t*e e/ de faire leur c\rs sans avoir s'occup] en aucune faon de moralis] les lves4 ,qu& le pr(esseur1 crit ,m4 ,f\ille1 aura dit qu'il faut aim] sa famille et m\rir p\r sa patrie1 il s]a au b\t de sa morale4 ,ce s]ont seulem5t les trs zls qui iront aussi lo94 ,les autres se montr5t en gnral =t sceptiques p\r t\t ce qui conc]ne de telles notions1 et g>d5t leur g>d un ddaigneux sil5ce ou se born5t d'ironiques allusions sur l'inc]titude des ides morales4 ,trs rompus aux m?odes de critique ngative1 ils possd5t trop peu d'expri5ce des hommes et des *oses p\r compr5dre que ce n'e/ pas l'enfant qu'il faut enseign] des inc]titudes4 ,ils oubli5t s\v5t que leur rle n'e/ pas de combattre1 ft-ce simplem5t au moy5 d'un mprisant sil5ce1 trop bi5 int]prt p> la jeunesse1 les traditions et les s5tim5ts qui sont la base mme de la vie d'un peuple et sans lesquels il n'e/ pas de socit possible4 ,avec une philosophie mo9s livresque1 et p> consqu5t plus haute1 ils v]rai5t vite que si la morale1 comme la sci5ce1 comme t\te *ose en un mot1 ne prs5te au po9t de vue philosophique qu'une valeur relative1 cette valeur relative devi5t trs absolue p\r un peuple donn1 un mom5t donn1 et doit tre rig\reusem5t respecte4 ,une socit ne peut dur] que lorsqu'elle possde des rgles communes et surt\t un idal commun1 capable de crer des c\tumes morales admises p> t\s ses membres4 ,peu importe la valeur ?orique de cet idal et de la morale qui en drive1 peu importe qu'il soit con/itu p> le culte de la patrie1 la gloire du ,*ri/1 la gr&eur d',allah1 ou p> t\te autre conception du mme ordre4 ,l'acquisition d'un idal quelconque a t\j\rs suffi p\r donn] un peuple des s5tim5ts communs1 des intrts communs et l'lev] de la b>b>ie la civilisation4 ,c'e/ sur cet hritage de traditions1 d'idal1 ou1 si l'on veut1 de prjugs communs1 que se fonde la discipl9e intrieure1 mre de t\tes les habitudes morales1 qui disp5se de subir la loi d'un matre4 ,mieux vaut encore obir aux morts qu'aux vivants4 ,les peuples qui ne veul5t plus support] la loi des premi]s sont condamns subir la tyrannie des d]ni]s4 ,relis aux tres qui n\s prcd5t1 n\s faisons t\s p>tie de cette *ane in9t]rompue qui con/itue une race4 ,un peuple ne sort de la b>b>ie que lorsqu'il a un idal df5dre4 ,ds qu'il l'a p]du1 il ne =me plus qu'une p\ssire d'individus sans cohsion1 et ret\rne bi5tt la b>b>ie4 ,la gr&e difficult de l'enseignem5t de l'?ique1 *ez les peuples ca?oliques1 c'e/ que p5dant de longs sicles leur morale n'a eu d'autres fondem5ts que des prescriptions religieuses auj\rd'hui sans =ce4 ,la morale1 c'tait simplem5t ce qui plaisait un ,dieu punissant p> des supplices t]nels les c\pables osant transgress] ses lois4 ,la religion et la morale1 si intimem5t lies dans les cultes smitiques1 ont t\j\rs t compltem5t indp5dantes dans d'autres1 ceux de l',inde p> exemple4 ,cette indp5dance1 si contraire nos ides hrditaires1 n\s devons t*] de l'acqurir4 ,sa dmon/ration e/ facile4 ,il suffit1 en effet1 de rfl*ir un in/ant p\r reconnatre que la religion et la morale sont *oses entirem5t di/9ctes4 ,au gr de nos s5tim5ts et de nos intrts1 n\s p\vons adopt] ou rejet] la premire1 mais n\s sommes t\s obligs de subir la seconde4 ,aussitt que des tres vivants1 animaux ou hommes1 sont con/itus en socit1 ils doiv5t ncessairem5t obir c]ta9es rgles1 sans lesquelles l'exi/5ce de cette socit s]ait impossible4 ,le dv\em5t aux intrts de la collectivit1 le respect de l'ordre et des c\tumes tablies1 l'obissance aux *efs1 la protection des enfants et des vieill>ds1 etc41 sont des ncessits sociales indp5dantes de t\s les cultes1 puisque les religions peuv5t *ang] sans que se modifi5t ces ncessits4 ,les banalits du ,dcalogue ne sont que la mise en =mules de rgles cres p> des obligations sociales imprieuses4 ,en matire d'enseignem5t de la morale1 il faut1 comme je l'ai dit dj1 crer *ez l'enfant des habitudes m5tales1 et ne pas p]dre son temps lui enseign] des rgles ou lui faire de s5t5cieux disc\rs4 ,que si1 cep5dant1 le pr(esseur se croyait oblig de diss]t] sur la morale1 il lui s]ait possible de le faire de faon intress] ses lves4 ,comm5ant p> l'tude de la morale *ez les animaux1 le pr(esseur dcrirait les socits animales1 puis montr]ait comm5t on peut donn]1 p> cration de rflexes1 c]ta9s animaux1 des s5tim5ts de moralit suprieurs1 p>fois1 ceux de l'homme p>ce que la raison ne vi5t pas comme *ez ce d]ni] se sup]pos] aux rflexes acquis4 ,passant ensuite l'hi/oire des civilisations1 il montr]ait de quelle faon les peuples sont sortis de la b>b>ie ds qu'ils ont pu acqurir des rgles morales assez /ables1 et comm5t ils y sont ret\rns qu& ils les ont p]dues4 ,desc5dant ensuite de ces gnralits p\r arriv] l'individu1 le pr(esseur f]ait voir l'lve que celui-ci n'e/ qu'un fragm5t de sa famille et ne s]ait ri5 sans elle1 d'o ses devoirs env]s sa famille1 que cette famille n'e/ qu'un fragm5t de la socit et ne vivrait pas sans elle1 d'o ses devoirs env]s la socit4 ,ayant *aque j\r n\s appuy] sur l'ordre social1 n\s sommes aussi intresss sa prosprit qu' la ntre4 ,la socit a1 dans une trs petite mesure1 beso9 de *acun de n\s individuellem5t1 mais n\s avons beauc\p plus beso9 d'elle4 ,de ces considrations vid5tes dc\le la ncessit d'obs]v] c]ta9es rgles de conduite4 ,leur ensemble con/itue la morale4 ,ces rgles v>i5t ncessairem5t d'un peuple un autre1 puisque les socits ne sont pas p>t\t id5tiques et volu5t l5tem5t1 mais p\r un temps et un peuple donns elles demeur5t1 je le rpte1 inv>iables4 ,c'e/ seulem5t qu& elles sont solidem5t fixes dans les mes qu'un peuple peut s'lev] au sommet de la civilisation4 ,la vritable =ce de l',anglet]re1 ce n'e/ pas seulem5t la valeur de l'ducation donne ses fils1 ce n'e/ pas sa ri*esse1 ce ne sont pas ses flottes innombrables1 c'e/1 avant t\t et au-dessus de t\t1 la puissance considrable de son idal moral4 ,elle a des traditions /ables et respectes1 des *efs obis et dont l'autorit n'e/ jamais conte/e4 ,elle possde un ,dieu national1 syn?se des aspirations1 de l'n]gie et des beso9s de la race qui l'a cr4 ,l'antique ,jhovah de la ,bible e/ dev5u depuis longtemps un ,dieu exclusivem5t anglais1 g\v]nant le monde au pr(it de l',anglet]re1 et donnant p\r base au droit et la ju/ice les intrts anglais4 ,les autres peuples ne reprs5t5t qu'une masse confuse d'tres infrieurs1 de/9s dev5ir tributaires de la puissance britannique4 ,en essayant de s\mettre les peuples lo9ta9s leurs lois1 les ,anglais sont p]suads qu'ils ne font qu'accomplir leur div9e mission de civilis] le monde et le sortir de l'erreur4 ,les ,arabes1 eux aussi1 croyai5t obir la volont du ,dieu de ,mahomet1 qu& ils russir5t--grce cette croyance-- conqurir une p>tie du monde grco-roma9 et fond] un des plus va/es empires qu'ait connus l'hi/oire4 ,le philosophe doit s'incl9] devant de telles croyances1 qu& il voit la gr&eur de leurs effets4 ,elles font p>tie des =ces de la nature1 et va9em5t essai]ait-on de les combattre4 ,c'e/ en dehors des sphres de la raison que naiss5t et meur5t les traditions et les croyances4 ,qu& la discussion semble provoqu] leur *ute1 elles tai5t dj bi5 branles4 ,auj\rd'hui1 ri5 de ce qui t\*e l'idal anglais n'e/ discut ni discutable sur le sol britannique4 ,aucun argum5t rationali/e ne saurait l'entam]4 ,petits et gr&s vnr5t pr(ondm5t leur ,dieu national1 respect5t des traditions fixes p> une hrdit sculaire et les pr9cipes de morale inv>iables qui en dc\l5t4 ,possdant en outre un haut degr le s5s du rel1 et compr5ant la puissance des faits1 ils sav5t s'y accommod] et y accommod5t aussi leurs pr9cipes4 ,aussi les rev]s les plus humiliants ne saurai5t les accabl]4 ,que peuv5t signifi] d'ailleurs des vnem5ts transitoires contre le peuple de ,dieu1 qui e/ t]nel8 ,les ,franais1 eux aussi1 ont possd jadis un idal assez =t1 mais ds qu'il n'a plus sembl s'adapt] leurs beso9s1 ils l'ont dtruit violemm5t et n'ont pas russi encore le remplac]4 ,ayant p]du leurs traditions et leurs dieux1 ils *]*r5t bas] sur la raison pure des pr9cipes n\veaux de/9s s\t5ir l'difice social1 mais ces pr9cipes inc]ta9s sont dev5us de plus en plus discuts et flottants4 ,la raison huma9e ne s'e/ pas montre encore assez =te ni assez haute p\r con/ruire les bases d'un difice social4 ,elle n'a s]vi qu' btir des monum5ts fragiles1 qui tomb5t en ru9es avant mme d'tre t]m9s4 ,elle n'a ri5 lev de solide1 mais a t\t branl4 ,les peuples qui se sont confis elle ne croi5t plus leurs dieux1 leurs traditions et leurs pr9cipes4 ,ils ne croi5t pas davantage leurs *efs et les r5v]s5t aprs les avoir acclams4 ,ne possdant aucun degr le s5s des possibilits et des ralits1 ils viv5t de plus en plus dans l'irrel1 p\rsuivant sans cesse d'halluc9antes *imres4 ,comm5t russir difi] un idal social sur d'aussi incon/antes bases1 sur d'aussi fragiles inc]titudes8 ,s\s pe9e de prir1 il faut y arriv] p\rtant4 ,une nation peut bi5 subsi/] quelque temps sans idal1 mais l'hi/oire n\s appr5d que1 dans ces conditions1 elle ne saurait dur]4 ,un peuple n'a jamais survcu longtemps la p]te de son idal4 ,l'idal df5dre e/ t\j\rs fils du temps et non de nos volonts4 ,ne p\vant le crer p> notre v\loir1 n\s sommes condamns l'accept] sans *]*] le discut]4 ,trop de *oses ont t dtruites en ,france p\r que beauc\p d'idals ai5t survcu4 ,il n\s en re/e un cep5dant1 con/itu p> la notion de patrie4 ,c'e/ peu prs le seul demeur deb\t sur les ve/iges des religions et des croyances que le temps a brises4 ,cette notion de patrie qui1 heureusem5t p\r n\s1 survit encore dans la majorit des mes1 reprs5te l'hritage de s5tim5ts1 de traditions1 de p5ses et d'intrts communs dont je p>lais plus haut4 ,elle e/ le d]ni] li5 qui ma9ti5ne encore l'exi/5ce des socits lat9es4 ,il faut ds l'enfance appr5dre l'aim] et le df5dre et jamais le discut]4 ,c'e/ p>ce que p5dant prs d'un sicle les ,univ]sits allem&es ont sans cesse exalt l'ide de patrie que l',allemagne e/ dev5ue si =te et si gr&e4 ,en ,anglet]re1 un tel idal n'a pas beso9 d'tre enseign1 c> il se tr\ve depuis longtemps fix p> l'hrdit dans les mes4 ,en ,amrique1 o l'ide de patrie e/ encore un peu neuve et p\rrait tre branle p> l'apport con/ant de sang trang]1--si dang]eux p\r les pays qui ne sont pas assez =ts p\r l'absorb]1--il con/itue un de ceux sur lesquels les ducateurs insi/5t le plus4 ,que le pr(esseur1 crit l'un d'eux1 n'oublie jamais que *aque lve e/ un citoy5 amrica91 et que1 dans t\s les enseignem5ts1 et en p>ticuli] dans celui de la gographie et de l'hi/oire1 c'e/ la "q de patriotisme qui doit dom9]1 af9 d'inspir] l'enfant une admiration presque sans bornes p\r la gr&e nation qu'il doit appel] si5ne4 ,ce ne sont plus malheureusem5t de telles ides qui sembl5t dom9] dans notre ,univ]sit4 ,elle e/ trs imbue de socialisme1 de cosmopolitisme et de rationalisme4 ,la notion de patrie p>at beauc\p de jeunes pr(esseurs une vieill]ie quelque peu mprisable#ahg4 ,un univ]sitaire m95t1 dev5u depuis acadmici51 a m>qu en t]mes trs =ts1 longtemps avant de v]s] dans la politique1 ce vice pr(ond de notre ,univ]sit1 vice qui r5d si dang]euse l'ducation qu'elle donne4 ,note #ahg3 ,quelques-uns vont beauc\p plus lo9 encore4 ,le m9i/re de l',in/ruction publique s'e/ vu =c de rvoqu] un pr(esseur qui enseignait ses lves que le drapeau franais devrait tre plant dans du fumi]1 et assimilait les soldats des cambrioleurs4 ,une s\scription fut immdiatem5t ouv]te en sa faveur p> un pr(esseur la ,sorbonne1 contre lequel le ,m9i/re dut galem5t svir4 ,int]pell la ,*ambre des dputs propos de ces faits1 le ,m9i/re pronona les p>oles suivantes qui--heureusem5t--fur5t c\v]tes d'applaudissem5ts3 444 ,c'en s]ait fait1 non pas de l',univ]sit seulem5t1 mais de la ,france elle-mme1 si le drapeau p\vait tre outrag1 si l'ide suprieure de la patrie1 du dv\em5t et des sacrifices qu'aux heures de pril *acun doit tre prt lui cons5tir1 p\vait tre r5ie et condamne p> ceux-l mmes qui sont *>gs de prp>] la ,france de dema94 ,les faits que le m9i/re de l',in/ruction publique a d rprim] jett5t le plus tri/e j\r sur l'tat m5tal de c]ta9s de nos pr(esseurs4 ,des faits semblables s]ai5t impossibles en ,allemagne et en ,anglet]re1 o le respect de l'ide de patrie e/ univ]sel4 ,une gu]re rc5te a montr sa puissance au ,japon4 ,qu& on n'a pas assez de philosophie p\r compr5dre les ncessits qui crent un idal1 il faut au mo9s ne pas oubli] que1 sans cet idal1 il n'e/ pas de socit possible4 ,critiqu] l'ide de patrie1 v\loir affaiblir les armes qui la df5d5t1 c'e/ se condamn] subir les invasions1 les rvolutions sanglantes1 les ,cs>s librateurs1 c'e/--dire t\tes les =mes de cette basse dcad5ce p> laquelle tant de peuples ont vu clore leur hi/oire4 ,l'esprit n\veau qui se rp& de plus en plus dans l',univ]sit con/itue1 je le rpte1 un r$\table dang] p\r notre av5ir4 ,la m5ace en e/ trop visible p\r ne pas avoir frapp t\s les esprits qui s'intress5t aux de/9es de notre pays4 444 ,il semble1 disait dans un disc\rs un anci5 m9i/re1 ,m4 ,raymond ,po9c>1 que1 depuis quelque temps1 un v5t mauvais ait s\ffl sur c]ta9es mes franaises et ait effac en elles des s\v5irs qu'on aurait pu croire ineffaables6 ,il s'e/ tr\v1 jusque dans l',univ]sit1 des esprits qui se sont laiss sduire et dvoy] p> une sorte de my/icisme humanitaire4 ,il s'e/ r5contr des g5s p\r ne plus reconnatre dans le drapeau tricolore l'emblme de notre unit nationale1 le symbole sacr de nos regrets et de nos esprances1 et p\r pr(r] contre l'arme des injures crim9elles4 ,maudite soit la philosophie m5songre dont se c\vr5t ces att5tats contre la patrie6 ,elle mconnat1 s\s prtexte d'humanit1 les s5tim5ts qui contribu5t le plus lev] le coeur des hommes1 =tifi] leur c>actre et ennoblir leur de/9e4 ,ce qui e/ grave1 dans c]ta9e affaire rc5te1 dit de son ct ,m4 ,p4 ,des*anel1 ,prsid5t de la ,*ambre des ,dputs1 dans un de ses disc\rs1 ce n'e/ pas seulem5t qu'un ,franais1 un matre de la jeunesse1 un pr(esseur de l',univ]sit1 ait outrag le drapeau et trait d'esc>pes les soldats et les m>9s franais morts ,madagasc>3 c'e/ qu'il se soit tr\v dans les premi]s rangs de la hir>*ie univ]sitaire d'autres pr(esseurs p\r le df5dre1 un p>ti p\r organis] des manife/ations en son honneur1 c'e/ qu'ici mme1 au milieu de nos populations si pondres1 si sages1 et qui ont vu1 il y a tr5te ans1 l'invasion1 plusieurs j\rnaux1 au lieu de se faire l'*o de l'indignation publique1 ai5t *]* des excuses de p>eilles insultes contre nos soldats et contre le drapeau4 ,et quelle e/ la cause pr(onde de p>eils accs d'humanit>isme app>5t8 ,simplem5t cette soif int5se d'9galit qui fait le fond secret des pr9cipes d'galit que n\s proclamons bi5 haut4 ,sortis gnralem5t des c\*es les plus obscures de la dmocratie1 nos pr(esseurs ne veul5t s\ffrir aucun contact avec les membres de la classe o ils sont ns4 ,leurs diplmes leur confr5t1 suivant eux1 une vritable ari/ocratie1 qui doit leur vit] de telles promiscuits4 ,m4 ,georges ,goyau a =t bi5 mis nu ces mobiles dans un article de la ,revue des ,deux ,mondes dont voici quelques extraits3 444 ,on entrevoyait1 ds #ahid1 que si la s]vitude du milit>isme1 dnonce p> ces criva9s1 leur en faisait oubli] la gr&eur1 c'e/ que cette s]vitude avait *oqu surt\t1 en eux1 une c]ta9e indol5ce d'agir et un ari/ocratique beso9 d'9galit4 ,le temps et l'audace aidant1 ils ont mis leurs mes nu2 si laides soi5t-elles1 il n\s faut reg>d]4 ,ce qui l'irrite et l'exaspre1 durant son sj\r la cas]ne1 c'e/ qu'il a p\r cam>ades des faub\ri5s et des paysans1 ru/res p\r t\t de bon1 grossi]s sans morbidesse1 brutaux sans raff9em5t1 faisant l'am\r sans rotisme4 ,un rveur voluptueux et di/+u se rpute dclass1 lorsque la cas]ne l'oblige de p>eils contacts4 ,mais ce qu'il y a d'm9emm5t p>adoxal et--p\rquoi ne pas le dire8--de sophi/ique1 c'e/ de s'emp>] du mot de dmocratie et de le faire vibr] comme on claque un f\et1 p\r v5g] c]ta9es susceptibilits et c]ta9es s\ffrances de cas]ne prov5ant prcism5t1 *ez nos intellectuels1 d'un dgt inn de la dmocratie4 ,la masse prolt>i5ne1 assure un criva91 n'a aucun intrt r5dre un culte cette entit indf9ie1 embr\ill>de1 qui e/ la patrie4 ,ds lors1 faisons savoir au proltaire que les consqu5ces d'une dfaite intress5t peu sa de/9e1 et que son bi5 p]sonnel ne lui comm&e po9t de se battre2 il ne se battra plus4 ,voil l'avant-d]ni] mot de la propag&e antimilit>i/e3 c'e/ une leon de l*et1 qui fait int]v5ir l'gsme comme mobile4 ,en un p>eil t\rnant1 c'e/ un vila9 spectacle que celui de l'humanit>isme4 ,l'homme qui faillit son devoir aime bi5 se donn] l'illusion d'un motif lev1 se considr]1 au mom5t mme o il se ds9tresse de ses semblables1 comme un fragm5t de l'humanit en mue1 et int]cal] sa dfaillance dans l'volution de cette humanit4 ,on ne saurait trop insi/] sur cette "q1 elle e/ vitale auj\rd'hui4 ,un peuple ne peut subsi/] qu'en possdant quelques ides communes4 ,il ne n\s en re/e plus qu'une1 qui soit df5dable p> t\s les p>tis3 l'ide de patrie4 ,et pas n'e/ beso9 de considrations mtaphysiques ou s5tim5tales p\r enseign] la jeunesse la valeur de cet idal4 ,il n'y a qu' lui montr] ce que devi5n5t les peuples ayant p]du leur patrie4 ,l'hi/oire de l',irl&e1 de la ,pologne1 de l',armnie1 de l',alsace1 etc41 n\s dis5t le sort des nations qui tomb5t s\s la loi de matres trang]s4 ,polonais btonns p> les ,allem&s1 btonns aussi p> les ,russes1 et de plus expdis en ,sibrie ds qu'ils prote/5t contre ce rgime de f]1 ,alsaci5s fu/igs au rgim5t p> des *efs s\cieux de bi5 montr] qu'ils sont leurs matres1 ,irl&ais condamns des avanies j\rnalires p> les ,anglais1 etc41 montr5t le sort des peuples qui n'ont plus de patrie4 ,en la p]dant1 ils ont t\t p]du1 jusqu'au droit d'avoir une hi/oire4 ,l'ide de patrie implique naturellem5t le respect de l'arme *>ge de la protg]4 ,c]tes1 le milit>isme e/ une des plaies de l',europe4 ,il e/ dang]eux et ru9eux1 mais beauc\p plus dang]euse et beauc\p plus ru9euse encore s]ait sa suppression4 ,les g5d>mes sont galem5t d'un entreti5 =t coteux4 ,p]sonne ne p>le cep5dant de s'en pass]1 p>ce que *acun sait bi5 que sans eux n\s s]ions promptem5t victimes des voleurs et des assass9s4 ,ri5 n'e/ plus fune/e p\r l'av5ir d'un pays que les disc\rs de quelques philan?ropes c\rte vue1 p>lant de ds>mem5t1 de frat]nit et de paix univ]selle4 ,leur humanit>isme vague f9irait p> sap] entirem5t notre patriotisme et n\s laiss]ait ds>ms devant des adv]saires qui ne ds>m5t jamais4 ,att5dons p\r c\t] t\s ces disc\reurs que n\s n'ayons plus d'ennemis4 ,et n\s sommes bi5 lo91 hlas6 de n'en plus avoir4 ,a la vrit1 n\s n'en avons jamais eu davantage4 ,il faut tre s+ulirem5t aveugl p> des *imres p\r ne pas le voir4 ,m4 ,faguet a montr dans de belles pages1 dont je vais reproduire quelques fragm5ts1 qu'en ne se plaant mme qu' un po9t de vue /rictem5t utilitaire1 n\s devons respect] pr(ondm5t notre patrie et respect] pr(ondm5t aussi l'arme *>ge de la df5dre4 ,la ,france1 crit-il1 e/ presque univ]sellem5t dte/e et ces trois mobiles3 la ha9e1 la cra9te et la cupidit1 qui ont runi contre la ,pologne ses puissants vois9s1 anim5t p>faitem5t contre la ,france des vois9s t\t aussi r$\tables4 ,la disp>ition de la ,france e/ en tra9 de dev5ir un rve europen4 ,comme la ,pologne1 la ,france a longtemps tr\bl l',europe p> ses incursions2 comme la ,pologne1 elle l'a longtemps gne du contre-c\p de ses agitations intrieures2 comme la ,pologne1 elle e/ un peuple qu'on juge trop brave et trop av5tureux1 bi5 que1 sans p]dre sa brav\re1 elle semble avoir p]du le gt des av5tures2 comme la ,pologne1 elle e/ facile p>tag]1 ayant des vois9s de t\s les cts444 ,il faut donc aim] la patrie pr(ondm5t2 mais comm5t convi5t-il de l'aim]8 ,ne *]*ons ni subt]fuges ni circonlocutions1 et disons nettem5t qu'il faut l'aim] dans son moy5 de df5se1 c'e/--dire dans son arme1 comme t\s les peuples du monde ont aim leur pays dans la =ce organise p\r le df5dre4 ,le patriotisme n'e/ pas le milit>isme2 il va plus lo91 il va1 si v\s v\lez1 plus haut1 il va ailleurs2 mais c'e/ l qu'il va d'abord1 et le milit>isme e/ le signe et la mesure du patriotisme4 ,qu'il y ait une majorit antimilit>i/e dans un pays1 c'e/ p>faitem5t le signe que ce pays se r5once2 qu'il y ait seulem5t un p>ti antimilit>i/e dans un pays1 c'e/ un trs mauvais signe et il y a dj lieu de p\ss] le cri d'al>me444 ,la ,patrie1 c'e/ l'arme1 l'arme c'e/ la ,patrie elle-mme1 en ce s5s qu'elle e/ l'organe que1 l5tem5t1 depuis des sicles1 la ,patrie s'e/ con/ruit et a aju/ au milieu qui lui a t fait1 p\r subsi/] et se ma9t5ir4 444 ,l'arme n'e/ pas seulem5t l'arme de la nation1 elle en e/ l'armature4 ,c'e/ l'arme qui fait que la nation n'e/ pas un tre inv]tbr2 c'e/ l'arme qui fait que la nation se ti5t deb\t444 ,ce n'e/ qu' titre de soldats1 ce n'e/ que comme membres de l'arme1 que les ,franais se connaiss5t1 comme cooprant une mme oeuvre1 et comme runis bi5 manife/em5t dans la mme ide4 ,les peuples trs civiliss qui ont oubli d'tre militaires ont pri et1 en prissant1 ont laiss recul]1 ce qui revi5t dire1 ont fait recul] la civilisation4 ,il s]ait s\hait] que beauc\p d'univ]sitaires p>tageass5t les ides qui prcd5t1 au lieu de pr(ess] plus ou mo9s ouv]tem5t des ?ories diamtralem5t contraires4 ,si l'esprit qui s'infiltre progressivem5t *ez nos pr(esseurs cont9uait s'y rp&re1 n\s s]ions m5acs d'une dissociation rapide4 ,un peuple peut p]dre des batailles1 p]dre des prov9ces et se relev] encore4 ,il a t\t p]du et ne se relve pas qu& il ne possde plus les s5tim5ts qui =mai5t l'armature de son me et le ressort de sa puissance4 ,,*apitre ,,iv ,l'enseignem5t de l'hi/oire et de la littrature4 #a4--,l',,enseignem5t ,,de ,l',,hi/oire4 ,ce sont pr9cipalem5t les univ]sitaires ayant le plus contribu sur*>g] les programmes d'enseignem5t de l'hi/oire1 qui les ont maltraits devant la ,commission d'enqute4 ,l'expri5ce devait ncessairem5t leur appr5dre que l'enseignem5t mnmonique de l'hi/oire1 tel qu'il e/ donn p> l',univ]sit1 con/itue une p]te totale de temps p\r les lves4 ,auj\rd'hui1 les plus savants pr(esseurs reconnaiss5t eux-mmes1 avoir inutilem5t sur*>g les programmes4 ,l'hi/oire e/ une mnmote*nie ou une philosophie4 ,tant qu'elle re/es une mnmote*nie1 elle risque d'tre p\r l'enfant une fatigue en pure p]te2 elle ne devi5t une philosophie qu'avec l'ge et surt\t lorsque l'adolesc5t e/ appel appliqu] sa rflexion au monde vois9 de celui o il doit vivre4 ,p\r l'enfant1 n'y aurait-il pas avantage ne lui prs5t] que les gr&es tapes de l'hi/oire anci5ne et des premi]s sicles de notre propre hi/oire s\s =me de tableaux qui frapp5t son imag9ation et1 en provoquant des comp>aisons avec ce qu'il voit j\rnellem5t aut\r de lui1 lui laiss5t une impression durable#ahh8 ,note #ahh3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #aj4 ,grard1 vice-recteur de l',acadmie de ,p>is4 ,actuellem5t1 l'enseignem5t hi/orique1 p5dant t\te la classe de troisime et une p>tie de la classe de seconde1 e/ consacr au ,moy5 ,age4 ,c'e/ beauc\p trop1 et p\r un rsultat trs m9ce4 ,p\r la trs gr&e majorit des coli]s1 et je crois que je p\rrais dire p\r t\s1 l'hi/oire du ,moy5 ,age1 sauf les gr&s faits que l'on p\rrait expos] en beauc\p mo9s de temps1 e/ peu prs in9telligible4 ,il s]ait donc possible de faire de gr&es conomies sur le temps consacr aux ,mrov+i5s1 aux ,c>lov+i5s et aux premi]s ,capti5s#ahi4 ,note #ahi3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #ci4 ,lavisse1 pr(esseur la ,sorbonne4 ,fatigue en pure p]te1 dit ,m4 ,grard4 ,enseignem5t de *oses peu prs in9telligibles1 dit ,m4 ,lavisse4 ,voil le bilan de l'enseignem5t univ]sitaire de l'hi/oire4 ,s\s pe9e de refus aux exam5s1 les in=tuns lves sont bi5 obligs d'accumul] dans leur tte l'norme entassem5t de dates de batailles1 de gnalogies de s\v]a9s1 qui con/itu5t les programmes classiques4 ,hors cela1 ils ne veul5t ri5 appr5dre4 ,et c'e/ p\rquoi1 connaissant trs bi5 l'hi/oire des ,p]ses et la li/e de t\s les rois a*mnides1 ils ne sav5t que quelques mots de l'hi/oire mod]ne4 ,beauc\p de ba*eli]s1 n\s l'avons vu dans une prcd5te citation1 n'ont jamais ent5du p>l] de la gu]re de #ahgjaij4 ,note #aij3 ,comme t\t rcemm5t encore1 elle ne faisait pas p>tie des programmes1 la plup>t des lves des coles primaires n'en avai5t pas ent5du p>l] davantage4 ,le ,temps du #h m>s #aija publiait la lettre d'un *ef d'escadron qui1 t\s les ans1 fait une petite enqute sur les #ej recrues qu'il reoit et qui doiv5t rpondre p> crit aux que/ions trs simples qu'on leur pose4 ,sur ces #ej recrues1 #cj n'ont jamais ent5du p>l] de nos dsa/res1 #aj ont des notions trs vagues leur sujet1 #aj seulem5t1 les ,p>isi5s surt\t1 sav5t ce que fut cette gu]re4 ,en fait1 on peut dire que plus de la moiti des ,franais de la gnration actuelle n'a jamais ent5du p>l] de la gu]re franco-allem&e et ne s\ponne p> consqu5t aucun des enseignem5ts pr(onds que nos dfaites comport5t4 ,je suis t\t fait de l'avis de ,,mm4 ,lavisse et ,grard sur la ncessit de rduire l'tude de l'hi/oire anci5ne quelque bref tableau facile r5f]m] dans un =t petit nombre de pages4 ,je s]ai peut-tre mo9s d'accord avec eux en assurant que l'enseignem5t dtaill de l'hi/oire1 comme on le tr\ve expos dans les livres classiques1 n'e/ propre qu' fauss] le jugem5t de l'lve et p]v]tir un peu sa moralit4 ,les faits hi/oriques reprs5tant presque t\j\rs le triomphe de la ruse1 de la viol5ce et de la =ce1 ne p>aiss5t pas trs aptes =m] l'esprit des enfants4 ,p\r peu d'ailleurs que ces d]ni]s p>c\r5t quelques oeuvres d'hi/ori5s--et ils le f]ont tt ou t>d--ils s'ap]cevront bi5 vite que les mmes faits sont prs5ts et jugs de la faon la plus oppose p> des auteurs diffr5ts4 ,cette con/atation1 qu'ils t5dront naturellem5t ce qu'on leur enseigne1 affaiblira leur confiance dans l'autorit des pr(esseurs4 ,il y aurait cep5dant beauc\p tir] de l'enseignem5t de l'hi/oire p\r la =mation de l'intellig5ce de la jeunesse1 si cet enseignem5t tait donn dans un t\t autre esprit que celui qui rgne *ez nos univ]sitaires4 ,au lieu des gnalogies de s\v]a9s et des rcits de bataille1 il faudrait montr] l'lve ce que *aque peuple a laiss d]rire lui1 c'e/--dire expliqu] l'hi/oire de sa civilisation4 ,elle s'claire surt\t p> l'tude des monum5ts et des div]ses oeuvres d'art4 ,si ces oeuvres sont mises s\s les yeux de l'lve p> des photographies1 des projections1 des visites dans les muses1 il e/ intress et reti5t t\j\rs ce qu'il a vu1 alors qu'il ne reti5t pas ce qu'il a appris p> coeur#aia4 ,note #aia3 ,comme exemple des docum5ts que peuv5t f\rnir l'hi/oire les oeuvres d'art et les monum5ts1 je r5voie le lecteur mon ,hi/oire des ,civilisations de l',ori5t1 #c vol4 9-#do avec #abjj gravures1 excutes la plup>t d'aprs des photographies recueillies dans mes voyages4 #b4--,l',,enseignem5t ,,de ,,la ,,litt,,rature4 ,l'tude de la littrature se borne1 dans les lyces1 des analyses d'auteurs clbres1 dont on ne fait lire l'lve que de c\rts fragm5ts1 des tymologies1 des exceptions grammaticales et t\tes les subtilits qui peuv5t g]m] dans des c]velles de cui/res inoccups4 ,l'lve saura trs bi5 df9ir1 au mom5t de l'exam51 ce que c'e/ que la pa/\relle1 la fatrasie1 etc4 ,il n'aura lu aucun auteur1 mais p\rra rcit] les byzant9es discussions des comm5tateurs sur les gr&s criva9s4 ,voici d'ailleurs comm5t un univ]sitaire di/+u1 anci5 pr(esseur l'cole ,normale1 ,m4 ,f\ille1 juge la valeur de l'ducation littraire de nos lycens4 ,v\lez-v\s voir ma9t5ant les rsultats intellectuels de t\tes ces tudes mnmote*niques8 ,qu'on lise les rapports de la ,facult des lettres de ,p>is sur le baccalaurat4 ,v\s y v]rez que les compositions franaises devi5n5t de plus en plus des compositions de mmoire sur l'hi/oire littraire et ?trale1 qu'elles f9iss5t p> atte9dre *ez la masse des lves un degr d'uni=me mdiocrit qui r5d presque impossible le classem5t444 444 ,l'tude de la littrature1 telle qu'elle e/ comprise p> les plus lettrs1 si elle tait p\sse fond1 s]ait une dmoralisation de la jeunesse2 heureusem5t elle e/ sup]ficielle et au lieu de corrompre le coeur1 elle se cont5te d'hbt] l'intellig5ce en sur*>geant la mmoire#aib4 ,note #aib3 ,a4 ,f\ille4 ,l'*ec pdagogique des lettrs et des savants1 p4 #dha4 ,la littrature e/ peu prs la seule connaissance qui puisse s'enseign] utilem5t p> la lecture des livres1 et c'e/ ju/em5t la seule p\r laquelle l',univ]sit proscrive l'emploi des livres4 ,on se pla9t du lam5table franais de la plup>t des ba*eli]s4 ,s'il n'e/ pas plus lam5table encore1 c'e/ que les lves lis5t un peu en ca*ette malgr leurs pr(esseurs4 ,p\r appr5dre p5s] clairem5t1 connatre la littrature de son pays1 et s'exprim] correctem5t1 il n'y a qu'un moy54 ,jet] d'abord au feu les grammaires savantes1 les recueils de morceaux *oisis1 les rsums des manuels et surt\t les diss]tations des comm5tateurs1 puis lire et relire une c5ta9e de *efs-d'oeuvre classiques4 ,p\r le prix de deux ou trois de ces grammaires savantes1 de ces traits de rhtorique insupportables avec lesquels on dprime auj\rd'hui la jeunesse1 les biblio?ques #j fr4 #be le volume donn]ai5t l'lve une c5ta9e de *efs-d'oeuvre des auteurs classiques anci5s et mod]nes4 ,avec deux c5ts volumes on aurait une biblio?que trs complte4 ,le pr(esseur p\rrait alors se born] faire analys]1 non pas des analyses1 mais bi5 ce que l'lve a lu1 et les compositions consi/]ai5t uniquem5t trait] un sujet dj trait p> un criva91 une simple anecdote1 p> exemple4 ,le pr(esseur montr]ait ensuite1 ce que d'ailleurs la plup>t des lves ap]cevrai5t trs bi5 eux-mmes1 la diffr5ce entre leur /yle et celui des gr&s auteurs4 ,la comp>aison leur appr5drait se rectifi]4 ,ils v]rai5t vite les phrases longues et en*evtres1 les pi?tes trop abondantes1 les ides mal en*anes1 etc4 ,p> des corrections successives1 l'lve arriv]ait rapidem5t et inconsciemm5t modifi] son /yle1 tr\v] le mot ju/e1 prcis] ce qui tait confus4 ,je n'insi/e pas d'ailleurs sur une m?ode trop simple et beauc\p trop efficace p\r tre jamais applique p> l',univ]sit1 mais que *aque lve peut heureusem5t appliqu] t\t seul4 ,p5dant de longues annes encore1 les ,univ]sits lat9es donn]ont au monde le grotesque et /upfiant spectacle d'oblig] des g>ons de qu9ze ans1 ne sa*ant ri5 de la vie et ne p\vant compr5dre les mobiles qui ont fait agir les hros de l'hi/oire1 compos] ces ridicules h>angues dont les gr&s conc\rs donn5t de si pitoyables exemples4 ,sans v\loir df5dre davantage la m?ode que j'indique1 j'aj\t]ai qu'elle vit]ait aux lves leur ignorance presque totale des auteurs de l'antiquit grecque et lat9e1 dont ils ne connaiss5t que quelques pages pniblem5t traduites c\ps de dictionnaire4 ,homre e/ fa/idieux qu& on en lit des fragm5ts au has>d en *]*ant les mots un un4 ,il devi5t intressant qu& on le lit entirem5t dans une traduction1 et a9si e/-il de beauc\p d'auteurs grecs et lat9s4 ,le nombre de pages traduites p> un lve en huit ans d'tudes classiques e/ lam5tablem5t re/re9t4 ,le nombre des *efs-d'oeuvre d'auteurs grecs1 lat9s1 allem&s1 anglais et franais1 que l'on p\rrait lire et relire en mo9s de deux ans1 dans des traductions1 s]ait au contraire considrable4 ,cette lecture aurait de plus le gr& avantage d'intress] l'lve1 et elles sont s+ulirem5t r>es1 dans notre ,univ]sit1 les *oses enseignes de faon intress]4 ,,*apitre ,v ,l'enseignem5t des langues4 ,on sait combi5 sont v>iables les aptitudes m5tales des hommes4 ,tel qui appr5dra sans difficult la mcanique n'appr5dra jamais la pe9ture1 et l'on peut tre un gr& physici5 sans possd] la mo9dre disposition musicale4 ,ce devrait tre mme un des rles les plus importants des pr(esseurs de diagno/iqu] les vraies aptitudes d'un lve et de le dirig] v]s les tudes p\r lesquelles il a des dispositions naturelles4 ,mais1 si v>ies que soi5t les aptitudes des individus1 si gr&e soit l'impossibilit de leur appr5dre t\s les mmes *oses1 il en e/ une cep5dant1 la langue p>le aut\r d'eux1 que t\s les enfants1 des plus intellig5ts aux plus borns1 appr5n5t sans difficult et sans travail4 ,seuls font exception les individus atte9ts d'idiotie congnitale complte4 ,le fait mme qu'un individu ne peut appr5dre sa langue mat]nelle suffit1 sans autre exam51 le faire enf]m] dans un tablissem5t d'alins4 ,et il ne s'agit pas1 bi5 ent5du1 uniquem5t de la langue mat]nelle1 p\r laquelle on p\rrait suppos] des aptitudes hrditaires spciales4 ,un enfant quelconque1 transport dans un pays quelconque1 ne mettra jamais plus de six mois1 et gnralem5t beauc\p mo9s1 p\r p>l] et compr5dre la langue des individus qui l'ent\r5t4 ,il y arriv]a p> un travail t\t fait inconsci5t1 sans avoir jamais ouv]t un dictionnaire ou une grammaire4 ,et p\rtant cette *ose si facile appr5dre1 la seule que puiss5t acqurir les esprits les plus borns1 l',univ]sit ne russit pas l'enseign] p5dant les sept annes de travail qu'elle impose ses lves4 ,n\s avons vu qu'au mom5t de l'exam51 l'imm5se majorit de ces lves e/ incapable de lire sans dictionnaire une langue anci5ne ou mod]ne1 et plus =te raison d'en p>l] quelques mots4 ,l',univ]sit le sait d'ailleurs p>faitem5t1 mais elle s'en console1 en faisant la trs gratuite et trs errone supposition1 que les lves ont retir quelque *ose de leurs inutiles ef=ts4 ,voici d'ailleurs comm5t elle s'exprime dans un docum5t (ficiel4 ,si gr& e/ le nombre des lves qui sort5t des lyces et collges sans tre en tat de lire un texte lat91 grec1 anglais ou allem&1 que notre sy/me d'tudes s]ait vraim5t crim9el si ces lves n'avai5t tir cep5dant quelque srieux pr(it des ef=ts qu'ils ont faits et du temps qu'ils ont consacr p\r les appr5dre sans p>v5ir les savoir#aic4 ,note #aic3 ,in/ructions conc]nant les plans d'tudes de l'enseignem5t secondaire classique1 p4 #ad 7cit dans l'enqute p>lem5taire1 t4 ,,vi1 rapport gnral1 p4 #cc74 ,je ne puis qu'appr\v] l'expression de crim9el applique notre sy/me d'enseignem5t des langues p> un docum5t (ficiel4 ,j'aj\t]ai seulem5t que c'e/ une crim9elle btise d'ins9u] que les lves p\rrai5t avoir retir un pr(it quelconque de t\t ce temps inutilem5t p]du1 de t\t ce gaspillage d'heures prcieuses qui ne revi5dront plus et p5dant lesquelles tant de *oses intressantes ou utiles aurai5t pu tre apprises4 ,au po9t de vue de la psy*ologie pure1 les rsultats ngatifs obt5us p> l',univ]sit sont =t curieux et ple9s d'enseignem5ts4 ,ce n'e/ d'ailleurs qu' une poque rc5te1 depuis le dveloppem5t de l'agrgation et de la =mation de pr(esseurs p> les conc\rs subtils et savants1 que ces rsultats ngatifs ont t obs]vs4 ,de l'poque de la ,r5aissance au d]ni] sicle1 le lat9 tait la langue c\rante des exam5s1 des livres savants et de la correspondance des lettrs4 ,t\s les lves des ,jsuites la lisai5t et l'crivai5t trs suffisamm5t4 ,on ne connaissait pas1 il e/ vrai1 cette poque1 les grammaires savantes des rudits1 les byzant9es discussions des comm5tateurs et t\tes les *9ois]ies que1 s\s prtexte d'enseignem5t l+ui/ique1 on fait appr5dre auj\rd'hui p> coeur aux lves4 ,il n'y a pas espr] que l'enseignem5t des langues se modifie tant que les pr(esseurs re/]ont imbus des mmes pr9cipes et se recrut]ont1 comme auj\rd'hui1 p>mi des normali5s et des agrgs1 qui1 se croyant des savants1 se jug]ai5t d%onors s'ils ne consacrai5t pas leur temps discut] des subtilits grammaticales et pilogu] sur les gr&s auteurs4 ,,mm4 ,b]!lot et ,po9c>1 t\s deux anci5s ,m9i/res de l'in/ruction publique1 ont =t bi5 mis ce po9t fondam5tal en vid5ce devant la ,commission4 ,un c]ta9 nombre de pr(esseurs de langues vivantes ddaign5t leur besogne2 ils la considr5t comme au-dess\s d'eux4 ,eux aussi sont des agrgs1 eux aussi ont des prt5tions1 d'ailleurs lgitimes1 tre des littrateurs ou des savants1 et ils ddaign5t d'tre des matres de langues#aid4 ,note #aid3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fha4 ,po9c>1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique4 ,l'esprit de ces pr(esseurs e/ rompu a9si de c]ta9es m?odes1 en dehors desquelles ils ne compr5n5t pas leur rle ducateur4 ,j'ai ent5du ma9tes fois des pr(esseurs d'allem& ou d'anglais1 qui se considr]ai5t comme d%onors s'ils appr5ai5t leurs lves p>l] et crire p\r l'usage c\rant les langues qu'ils enseign5t4 ,c'e/ aux matres de langues faire cette besogne1 et ils la mpris5t4 ,l'ide fondam5tale de ces pr(esseurs1 =t honorables et =t in/ruits d'ailleurs1 c'e/ qu'ils doiv5t enseign] avant t\t les auteurs classiques allem&s ou anglais1 c'e/ qu'ils doiv5t comm5t] ,goe!1 ,%akespe>e1 ,s*ill]1 comme on le fait dans les classes de lettres1 p\r les gr&s auteurs grecs ou lat9s1 ,homre1 ,sophocle1 ,cicron#aie4 ,note #aie3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #be4 ,b]!lot1 anci5 m9i/re de l',in/ruction publique4 ,un prjug assez rp&u consi/e croire que les ,franais sont rfractaires l'tude des langues alors qu'en ralit il n'y a pas d'tres huma9s1 comme je le disais plus haut1 rfractaires cette tude4 ,la vrit c'e/ que ce sont les pr(esseurs de l',univ]sit qui demeur5t totalem5t rfractaires l'enseignem5t des langues4 ,la preuve en e/ f\rnie p> les rsultats obt5us dans c]ta9s tablissem5ts congrgani/es qui sav5t recrut] des pr(esseurs conv5ables4 ,la *ose n'e/ pas difficile1 puisqu'il suffit d'individus p>lant la langues qu'ils veul5t enseign] et ignorant le plus possible les grammaires savantes1 les auteurs obscurs1 les critiques des rudits1 etc4 ,on n'aurait qu' procd] comme les ,pres ,m>i/es dont il a t p>l devant la ,commission d'enqute4 ,les ,pres ,m>i/es1 qui rsid5t ct de n\s et n\s font une concurr5ce srieuse1 ont *ez eux des ,frres anglais et allem&s1 ils font des *anges avec leurs maisons de l'trang]2 ces ,frres p>l5t t\te la j\rne anglais ou allem&1 en rcration comme en classe1 et ils font *ez eux ce que n\s ne p\vons pas faire *ez n\s#aif4 ,note #aif3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #efa4 ,dalimi]1 pr(esseur au lyce ,buffon4 ,telle e/ la trs simple m?ode p> laquelle on appr5d srem5t un enfant quelconque compr5dre et p>l] une langue trangre sans lui impos] aucun travail4 ,les peuples qui ont beso9 de connatre les langues trangres1 tels que les ,suisses1 les ,holl&ais1 les ,allem&s1 n'en utilis5t pas d'autres1 et c'e/ grce en p>tie la connaissance des langues a9si acquises qu'ils envahiss5t de plus en plus nos m>*s et n\s oppos5t une si r$\table concurr5ce l'trang]4 ,le fait e/ trop connu p\r qu'il soit utile d'y insi/]4 ,voici cep5dant quelques-unes des dpositions faites ce sujet devant la ,commission4 ,les ,allem&s ont des heures de rcration1 p5dant lesquelles les enfants sont obligs de p>l] franais ou anglais2 ils s'en tir5t comme ils peuv5t2 c]ta9es classes sont faites entirem5t en franais1 les que/ions comme les rponses4 ,je crois que c'e/ ce sy/me vivant qu'il faut appliqu] aux langues vivantes1 s9on on arriv]a d'aussi misrables rsultats que ceux qu'on obti5t p\r le grec et le lat9#aig4 ,note #aig3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bje4 ,sabati]1 doy5 de la ,facult de ,?ologie4 ,leur m?ode 7des ,holl&ais7 e/ si p>faite qu'elle donne des rsultats srieux1 mme dans des conditions dfavorables4 'a t p\r moi une gr&e surprise de voir ,java des jeunes g5s qui n'tai5t jamais v5us en ,europe1 qui n'avai5t jamais ou presque jamais occasion de p>l] nos langues1 et qui cep5dant1 p> la seule application des m?odes de leurs coles1 savai5t p>faitem5t l'anglais1 l'allem& et le franais#aih4 ,note #aih3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #cfd4 ,*ailley-,b]t1 pr(esseur l'cole des ,sci5ces politiques4 ,il exi/e en ,suisse des coles pratiques--je le sais1 p>ce que j'ai un neveu qui a t dans une de ces coles--o1 dans l'espace d'une anne scolaire ou mme d'un seme/re1 on met des enfants en tat de se s]vir conv5ablem5t de trois langues2 or1 jamais1 dans nos lyces1 les enfants ne s]ai5t capables d'arriv] ce rsultat1 p> la raison trs simple qu'on leur appr5d les langues vivantes comme le grec et le lat9 et nullem5t d'une faon active#aii4 ,note #aii3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #fdd4 ,payot1 inspecteur d',acadmie4 ,c'e/ avec raison1 il faut bi5 l'av\]1 que les ,allem&s se montr5t ple9s de mpris p\r notre sy/me d'enseignem5t des langues aussi bi5 d'ailleurs que p\r t\t notre sy/me univ]sitaire4 ,voici une conv]sation releve dans le ,temps du #f janvi] #ahii1 entre un ,allem& et le rdacteur de ce j\rnal3 ,t&is que n\s autres1 ,allem&s1 n\s n\s sommes fait un devoir de rduire1 p\r la gr&e majorit de la nation1 le temps d'tudes et de modifi] en consqu5ce les programmes de nos tablissem5ts d'in/ruction1 v\s autres1 ,franais1 v\s v\s appliquez au contraire les sur*>g] de plus en plus1 ret5ir sur les bancs de l'cole vos enfants1 jusqu' l'heure o le s]vice militaire v\s les pr5d1 leur donn] t\s1 dans la classe b\rgeoise1 une ducation suranne1 capable videmm5t de faire d'eux1 dans t\te l'acception du mot1 des lettrs1 incapable de leur f\rnir aucune arme dans cette lutte de plus en plus srieuse p\r la vie1 laquelle t\tes les nations prs5t se tr\v5t accules4 ,a l'heure o nos enfants sav5t un m9imum de trois langues et se jett5t dans l'inconnu1 comme j'ai fait1 c\rant le monde1 les vtres se prp>5t encore ce ridicule exam5 du baccalaurat4 ,ils y dp5s5t le meilleur de leurs =ces1 et qu& ils sont ba*eli]s1 que sav5t-ils8 ,un atome de grec1 quelques mots de lat9 qui leur s]ont p>faitem5t inutiles4 ,il n'y a pas espr] une modification de nos pitoyables m?odes d'enseignem5t1 et n\s cont9u]ons longtemps1 p> notre ignorance des langues trangres1 tre la rise des autres peuples4 ,t\t a t inutilem5t essay1 et ce n'e/ pas avec des rglem5ts qu'on *ang]a la mauvaise volont et l'incapacit des pr(esseurs4 ,il faut donc y r5onc] entirem5t1 jusqu'au j\r o l'op9ion publique1 suffisamm5t rvolte1 oblig]a l',univ]sit volu]4 ,en att5dant cet ge lo9ta91 =ce e/ bi5 de s'accommod] de ce qui exi/e4 ,re*]*ons donc si1 dfaut de l'art de p>l] et compr5dre une langue trangre1 que n\s sommes incapables d'enseign] aux lves1 n\s ne p\vons au mo9s leur appr5dre l'art de la lire c\ramm5t1 ce qui s]ait dj un =t utile rsultat4 ,n\s allons voir que1 sans pr(esseur1 sans grammaire1 sans dictionnaire1 et presque sans travail1 un individu quelconque peut1 comme je l'ai con/at sur moi-mme et sur d'autres1 atte9dre ce b en mo9s de deux mois1 p\r une langue de difficult moy5ne1 comme l'anglais1 avec une dp5se de temps de deux heures p> j\r4 ,je me hte d'aj\t] que je ne suis nullem5t l'inv5teur de cette trs anci5ne m?ode1 qui fut employe jadis p\r enseign] rapidem5t le lat9 la re9e ,anne d',anglet]re4 ,elle repose sur notre pr9cipe gnral de sub/itu] le plus rapidem5t possible le travail inconsci5t au travail consci5t1 et je lui ai seulem5t aj\t la condition de *oisir des livres tellem5t captivants que l'lve les lise p> curiosit et n'ait p> consqu5t aucun labeur fa/idieux4 ,dans les deux mois dont j'ai p>l1 qu9ze j\rs au plus1 en effet1 sont consacrs un travail ennuyeux4 ,qu9ze j\rs de travail1 deux heures p> j\r1 sont en ralit le seul ef=t que je dem&e l'individu le plus obtus p\r appr5dre dire c\ramm5t l'anglais4 ,durant les six sema9es aj\tes ces qu9ze j\rs1 je lui propose1 non du travail1 mais une intressante di/raction4 ,et d'ailleurs cette application de qu9ze j\rs e/ bi5 peu fatigante1 puisqu'elle n'exige pas qu'on ouvre une seule fois une grammaire1 ni un dictionnaire4 ,il faut mme vit] soigneusem5t d'en possd] p\r vit] de p]dre son temps les consult]4 ,voici du re/e comm5t j'ai opr sur moi-mme l'poque lo9ta9e o j'ignorais l'anglais4 ,puisque p\r lire il suffit de reconnatre visuellem5t les mots sans ncessit de les appr5dre p> coeur--*ose beauc\p plus difficile--il fallait t\t d'abord tre capable d'en reconnatre un c]ta9 nombre4 ,je pris simplem5t un livre anglais quelconque1 le ,vicaire de ,wakefield1 ayant sur une page le texte anglais1 et sur l'autre page1 le mot mot franais#bjj4 ,je lisais d'abord une ligne d'anglais1 puis une ligne de franais et rptais la mme opration jusqu' ce que je pusse compr5dre la ligne anglaise sans reg>d] le texte franais4 ,je passais alors la ligne suivante4 ,au b\t de quelques j\rs1 reconnaissant dans le texte anglais un gr& nombre de mots dj vus1 j'tais de mo9s en mo9s oblig d'avoir rec\rs au texte franais4 ,note #bjj3 vit] absolum5t les traductions dites int]l9aires qui ma9ti5n5t t\j\rs devant les yeux le texte franais s\s le texte trang]4 ,elles con/itu5t un dte/able moy5 d'appr5dre lire une langue4 ,aprs une qu9za9e de j\rs j'avais lu une bonne p>tie du livre anglais1 mais comme l'hi/oire tait passablem5t ennuyeuse et que je ne tr\vais pas dans le comm]ce d'autres traductions analogues1 je me dem&ai si je ne p\rrais pas lire un texte anglais facile sans traduction4 ,je fis alors v5ir d',anglet]re les oeuvres d',alex&re ,dumas1 traduites en anglais1 et que je n'avais jamais lues4 ,je comm5ai p> essay] de d*iffr] ,monte-,cri/o4 ,comme je m'y att5dais1 je ne compr5ais que =t peu de mots et le s5s gnral m'*appait peu prs entirem5t4 ,me fiant au l5t travail de l'inconsci5t1 qui f9irait p> dev9] les mots inconnus d'aprs les indications des mots connus1 je cont9uai la lecture incomprise du livre1 me bornant p\r t\t travail relire trois fois la mme page4 ,au b\t de quelques j\rs le texte comm5a s'clair] et l'hi/oire tant =t captivante1 je m'y intressai vivem5t4 ,le plaisir dev9t bi5tt tel1 mesure que se dveloppait inconsciemm5t ma connaissance de la langue1 que je dvorai la moiti du second volume en une seule nuit4 ,un mois ju/e s'tait c\l depuis que j'avais comm5c l'anglais4 ,je pr(itai de ce que je me tr\vais dans une priode de vacances p\r lire a9si une v+ta9e de romans1 t\j\rs des traductions de franais en anglais4 ,ce n'tait pas sans int5tion que je *oisissais des auteurs franais traduits en anglais1 et t\j\rs le mme auteur1 me d\tant bi5 que lorsque j'abord]ais un auteur anglais1 dont la p5se et le /yle sont diffr5ts1 les difficults devi5drai5t beauc\p plus considrables4 ,ayant puis cep5dant la lecture des oeuvres de ,dumas1 j'entrepris celle d'un romanci] anglais1 et1 ds les premires pages1 ces difficults app>ur5t4 ,je ne compr5ais gure que le qu>t de ce que je lisais4 ,je cont9uai cep5dant1 et de mme que p\r ,monte-,cri/o1 il arriva1 p> un travail inconsci5t de l'esprit1 un mom5t o la lecture dev9t facile4 ,je pus lire ensuite aism5t d'autres auteurs1 mais t\j\rs avec un peu de difficult au db qu& il s'agissait d'un n\vel auteur4 ,ce d]ni] po9t a des causes psy*ologiques trs simples1 et je ne le signale que p\r montr] en passant l'int5se absurdit des collections de morceaux *oisis d'auteurs diffr5ts mises p> l',univ]sit dans les ma9s des lycens4 ,il ne faudrait pas suppos] que l'lve qui aura a9si appris lire une langue en ignor]a la grammaire1 il la connatra au contraire p>faitem5t1 l'ayant apprise inconsciemm5t p> la pratique4 ,qu& il aura lu des c5ta9es de fois les mots unhappy1 un*angeable1 unacceptable1 unc]ta91 il saura que un en anglais plac devant un mot indique la ngation4 ,de mme en allem&4 ,le s5s inv>iable des prfixes tels que aus1 mit1 dur*1 etc41 se dgag]a nettem5t de la lecture rpte des mots tels que auf geh5 7se lev]71 mit geh5 7accompagn]71 um geh5 7all] aut\r71 na* geh5 7suivre71 aus geh5 7sortir71 dur* geh5 7trav]s]71 etc4 ,si l'lve capable de bi5 lire l'anglais1 veut pass] ensuite une autre langue1 l'allem& p> exemple1 il devra d'abord pr5dre un livre allem&1 dont la traduction littrale soit faite1 non en franais1 mais en anglais1 c'e/--dire un livre l'usage des ,anglais qui veul5t appr5dre l'allem&4 ,qu& il saura reconnatre quelques mots1 il vit]a soigneusem5t d'essay] de lire d'abord les gr&s auteurs classiques4 ,il comm5c]a t\j\rs p> des traductions de franais en allem& d'ouvrages intressants1 tels p> exemple les ,mille et une ,nuits1 dont il exi/e une bonne traduction allem&e en deux volumes1 ou encore les innombrables romans franais1 ceux d',alex&re ,dumas notamm5t1 traduits en allem& dans la collection #be c5times le volume4 ,la m?ode que je vi5s d'expos]1 e/ naturellem5t applicable t\tes les langues1 y compris le lat94 ,elle n'implique qu'une seule condition fondam5tale1 lire au mo9s une v+ta9e de volumes4 ,comme elle r5d absolum5t inutile l'int]v5tion des pr(esseurs1 il e/ de t\te vid5ce qu'elle n'a aucune *ance d'tre jamais conseille p> eux4 ,si je l'ai expose1 c'e/ p>ce que1 p>mi mes lecteurs1 il p\rrait se tr\v] peut-tre un pre de famille compr5ant que son fils p]d totalem5t son temps au collge1 et v\lant le r5dre capable de lire une ou deux langues trangres4 ,,*apitre ,,vi ,l'enseignem5t des ma?matiques4 ,au po9t de vue de leur rle ducateur1 on peut class] les sci5ces de la faon suivante3 #a ,les sci5ces naturelles1 qui ex]c5t l'esprit d'obs]vation2 #b ,les sci5ces physiques et *imiques qui ex]c5t la fois l'esprit d'obs]vation et le jugem5t2 #c ,les sci5ces ma?matiques1 qui sont considres comme des sci5ces exclusivem5t de raisonnem5t1 mais que n\s montr]ons tre exprim5tales et devant tre apprises d'abord d'une faon exprim5tale4 ,l'enseignem5t des ma?matiques e/ trs dvelopp *ez t\s les peuples lat9s4 ,ce sont les connaissances qui ex]c5t *ez eux le plus de pre/ige4 ,elles con/itu5t le moy5 de slection employ p\r recrut] les c&idats des gr&es coles4 ,les programmes d'admission l'cole ,polyte*nique ou l'cole ,c5trale1 r\l5t presque exclusivem5t sur les ma?matiques1 et l'enseignem5t y e/ surt\t ma?matique4 ,les dmon/rations au tableau y remplac5t entirem5t les expri5ces4 ,ce n'e/ pas ici le lieu de re*]*] si l'aptitude aux ma?matiques con/itue une supriorit transc5dante1 comme p\rrai5t le faire croire les programmes d'admission aux gr&es coles4 ,on montr]ait aism5t que c'e/ une facult analogue t\te autre disposition p\r un art ou une sci5ce quelconques4 ,prt5dre que le dveloppem5t de l'enseignem5t des ma?matiques1 tel qu'il e/ donn p> nos gr&es coles1 =tifie le raisonnem5t et dveloppe le jugem5t1 con/itue une ass]tion illusoire4 ,cet avis e/1 du re/e1 celui des savants qui sont le mieux mme de connatre les lves adonns presque exclusivem5t ces tudes4 ,voici1 p> exemple1 comm5t s'e/ exprim ,m4 ,buquet1 directeur de l'cole ,c5trale1 devant la ,commission d'enqute3 ,c'e/ p> les ma?matiques lm5taires1 p> la gomtrie1 que les lves se r5d5t compte des *oses1 raisonn5t4 ,qu& on s'enfonce plus avant dans les ma?matiques spciales1 on arrive une c]ta9e gymna/ique de *iffres1 de lettres et de =mules1 qui ne =me pas beauc\p l'intellig5ce1 et pas du t\t le jugem5t qu& ils ne sont pas suivis d'explications qu'on devrait donn] et qu' mon avis on ne donne pas assez1 ou prcds d'tudes appr(ondies#bja4 ,note #bja3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ejc4 ,buquet1 directeur de l'cole ,c5trale4 ,les ma?matiques peuv5t dvelopp] le gt des raisonnem5ts subtils1 mais il e/ =t d\teux qu'elles ex]c5t le jugem5t4 ,les ma?matici5s les plus m95ts ne sav5t s\v5t pas se conduire dans la vie et sont emb>rasss p> les *oses les plus simples4 ,napolon le con/ata qu& il eut fait de ,laplace1 le plus illu/re ma?matici5 de son temps1 un adm9i/rateur4 ,voici comm5t il raconte lui-mme l'av5ture3 ,gomtre de premi] rang1 ,laplace ne t>da pas se montr] adm9i/rateur plus que mdiocre4 ,ds son premi] travail1 n\s reconnmes que n\s n\s tions tromp4 ,laplace ne saisissait aucune "q s\s son vritable po9t de vue2 il *]*ait des subtilits p>t\t1 n'avait que des ides problmatiques et portait enf9 l'esprit des inf9im5t petits jusque dans l'adm9i/ration#bjb4 ,note #bjb3 ,cit p> ,a4 ,rebi]re1 ,ma?matiques et ,ma?matici5s1 #b;e dition1 p4 #ahe4 ,ce fut1 on le sait1 un des plus clbres ma?matici5s mod]nes1 qu'un factieux escroc v5dit1 p5dant plusieurs annes1 des autographes fabriqus de t\tes pices1 de div]s savants illu/res1 autographes qui fur5t d'ailleurs reproduits dans les comptes r5dus de l',acadmie des sci5ces4 ,p>mi les docum5ts a9si a*ets p> le c&ide ma?matici51 il y en avait1 p>at-il1 de ,cloptre et de ,jsus-,*ri/6 ,on peut raisonn] p>faitem5t sur les quantits t\j\rs trs simples qui entr5t dans une quation et ne ri5 compr5dre l'en*anem5t des phnomnes4 ,les ma?matiques con/itu5t une langue dont la connaissance ne dveloppe pas plus l'intellig5ce que celle des autres langues4 ,un idiome ne s'appr5d pas p\r ex]c] l'intellig5ce1 mais uniquem5t p>ce qu'il e/ utile connatre4 ,or l'habitude d'crire les *oses les plus simples en langage ma?matique e/ tellem5t rp&ue auj\rd'hui qu'il y a ncessit p\r les lves d'appr5dre ce langage1 t\t comme ils s]ai5t obligs d'appr5dre le japonais ou le sanscrit si t\s les livres de sci5ces tai5t crits dans ces langues4 ,le seul po9t important e/ de savoir comm5t on peut arriv] rapidem5t compr5dre puis p>l] la langue spciale des ma?matici5s4 ,les dbuts seuls de cette tude1 comme ceux de t\tes les langues1 sont difficiles4 ,il faut la comm5c] ds l'enfance1 en mme temps que la lecture et l'criture1 mais d'une faon diamtralem5t oppose celle qui s'emploie auj\rd'hui4 ,elle doit s'enseign] p> l'expri5ce1 en sub/ituant aux raisonnem5ts effectus sur des symboles1 l'obs]vation directe de quantits qu'on peut voir et t\*]4 ,ce qui r5d si difficile l'in/ruction ma?matique p\r l'enfant1 c'e/ l'indrac9able habitude lat9e de t\j\rs comm5c] p> l'ab/rait sans pass] d'abord p> le concret4 ,si l'ignorance de la psy*ologie infantile tait mo9s univ]selle et mo9s pr(onde1 t\s les pdagogues saurai5t que l'enfant ne peut compr5dre les df9itions ab/raites de grammaire1 d'ari?mtique ou de gomtrie1 et qu'il les rcite comme il le f]ait p\r les mots d'une langue inconnue4 ,seul le concret lui e/ accessible4 ,qu& les cas concrets se s]ont suffisamm5t multiplis1 c'e/ son inconsci5t qui se *>g]a d'en dgag] les gnralits ab/raites4 ,donc les ma?matiques doiv5t1 leur db surt\t1 s'enseign] exprim5talem5t1 c>1 contrairem5t l'ide c\rante1 ce sont des sci5ces exprim5tales4 ,c'e/ une op9ion que j'ai t heureux de voir df5dre p> un illu/re ma?matici51 ,m4 ,laisant3 ,je considre1 dit-il1 que t\tes les sci5ces sans exception sont exprim5tales au mo9s dans une c]ta9e mesure4 ,en dpit de c]ta9es doctr9es qui ont v\lu faire des sci5ces ma?matiques une suite d'oprations de pure logique reposant sur des ides pures1 il e/ p]mis d'affirm] qu'en ma?matiques aussi bi5 que dans t\s les autres doma9es sci5tifiques1 il n'exi/e pas une notion1 pas une ide qui p\rrait pntr] dans notre c]veau sans la contemplation pralable du monde extrieur et des faits que ce monde prs5te notre obs]vation#bjc4 ,note #bjc3 ,laisant1 exam9ateur l'cole ,polyte*nique4 ,l',in/ruction ma?matique1 ,revue ,sci5tifique1 #ahii1 p4 #ceh ,joignant l'exemple la ?orie1 ,m4 ,laisant montre comm5t on peut1 avec la rgle1 le compas1 quelques morceaux de c>ton et du papi] quadrill1 appr5dre exprim5talem5t un enfant une p>tie de l'algbre1 y compris les quantits ngatives et une f\le de connaissances gomtriques1 telles que l'quival5ce du p>alllogramme et du rectangle de mme base et de mme hauteur1 l'aire du triangle1 le c>r de l'hypotnuse1 etc4 ,j'aj\t]ai qu'avec un ruban gradu et un cyl9dre1 on peut lui faire tr\v] t\t seul le rapport du diamtre la circonfr5ce et bi5 d'autres *oses encore4 ,m4 ,duclaux1 membre de l',acadmie des sci5ces1 a trait le mme sujet dans un mmoire sur l'enseignem5t des ma?matiques#bjd et arrive des conclusions analogues4 ,note #bjd3 ,revue ,sci5tifique1 #ahii1 p4 #cec4 ,ce savant p5se1 comme ,m4 ,laisant et n\s-mme1 que c'e/ ds la plus t5dre enfance1 c'e/--dire l'ge o se crent c]ta9es habitudes d'esprit1 qu'il faut comm5c] l'tude des ma?matiques1 de la gomtrie notamm5t4 ,il s'e/ r5contr avec le clbre philosophe ,s*op5hau]1 sur les dang]s pdagogiques de la gomtrie d',euclide1 livre que #b4jjj ans de vnration respectueuse ont aurol d'une autorit presque div9e dans l'enseignem5t1 et qui n'a gure russi qu' infus] *ez des milli]s d'tres l'horreur int5se de la gomtrie4 ,voici comm5t s'exprime ,s*op5hau]3 ,n\s sommes c]ta9em5t =cs de reconnatre1 en v]tu du pr9cipe de contradiction1 que ce qu',euclide dmontre e/ bi5 tel qu'il le dmontre2 mais n\s n'appr5ons pas p\rquoi il en e/ a9si4 ,aussi pr\ve-t-on presque le mme s5tim5t de malaise qu'on pr\ve aprs avoir assi/ des t\rs d'escamotage1 auxquels1 en effet1 la plup>t des dmon/rations d',euclide ressembl5t tonnamm5t4 ,presque t\j\rs1 *ez lui1 la vrit s'introduit p> la petite porte drobe1 c> elle rsulte1 p> accid5t1 de quelque circon/ance accessoire2 dans c]ta9s cas la preuve p> l'absurde f]me successivem5t t\tes les portes1 et n'en laisse ouv]te qu'une seule1 p> laquelle n\s sommes contra9ts de pass]1 p\r ce seul motif4 ,dans d'autres1 comme dans le ?orme de ,py?agore1 on tire des lignes1 on ne sait pas p\r quelle raison2 on s'ap]oit1 plus t>d1 que c'tai5t des noeuds c\lants qui se s]r5t l'improvi/e1 p\r surpr5dre le cons5tem5t du curieux qui *]*ait s'in/ruire2 celui-ci1 t\t saisi1 e/ oblig d'admettre une *ose dont la contexture intime lui e/ encore p>faitem5t incomprise1 et cela tel po9t qu'il p\rra tudi] l',euclide enti] sans avoir une comprh5sion effective des relations de l'espace2 leur place1 il aura seulem5t appris p> coeur quelques-uns de leurs rsultats444 ,a nos yeux1 la m?ode d',euclide n'e/ qu'une brillante absurdit#bje4 ,note #bje3 ,le monde comme volont et comme reprs5tation1 t4 ,i1 p4 #gf4 ,m4 ,duclaux qualifie trs ju/em5t l'ouvrage d',euclide de livre t]riblem5t ennuyeux1 mticuleux1 pdant et qui subtilise sur t\t4 ,il montre l'absurdit de v\loir dmontr] des vrits qu'on saisit p> intuition1 telles p> exemple celle-ci3 un ct quelconque d'un triangle e/ plus petit que la somme des deux autres--proposition connue du plus humble cani*e1 qui sait =t bi5 que la ligne droite e/ le plus c\rt *em9 d'un po9t un autre4 ,p\rquoi v\loir dmontr] l'enfant que deux circonfr5ces de mme rayon sont gales8 ,l'lve s'ap]cevra p>faitem5t t\t seul que si aprs avoir trac une circonfr5ce avec son compas ouv]t1 il en fait une seconde sans *ang] l'c>tem5t du compas1 il trac]a la mme c\rbe que la premire fois4 ,ri5 n'e/ plus pitoyable1 conclut ,m4 ,duclaux1 que l'enseignem5t de la gomtrie4 ,voici plus de tr5te ans que je fais pass] des exam5s du baccalaurat et que je con/ate cette dcad5ce4 ,je ne crois pas qu'il y ait en ce mom5t plus d'un lve sur v+t qui ait le s5tim5t net de la m?ode euclidi5ne4 ,c'e/ bi5 la pe9e de l'avoir suivie1 et vraim5t je crois que l'enseignem5t secondaire f]ait bi5 d'y r5onc]4 ,peu d'auteurs ont t5t de prs5t] les ma?matiques s\s =me concrte1 ou du mo9s de n'arriv] l'ab/rait qu'aprs tre pass p> le concret#bjf4 ,il faudrait1 il e/ vrai1 avoir presque du gnie p\r russir crire un livre qui conduirait l'lve p> des m?odes exprim5tales de l'enseignem5t primaire jusqu'au calcul inf9itsimal4 ,un tel ouvrage n'ayant aucune *ance d'tre adopt dans les coles ne s]a c]ta9em5t jamais crit4 ,note #bjf3 ,je ne vois que quatre auteurs cit]4 ,mac p\r l'ari?mtique1 ,clairaut p\r la gomtrie1 ,lag\t1 +nieur en *ef des ,ponts et ,*ausses1 p\r l'algbre et la gomtrie1 et ,laisant p\r l'enseignem5t gnral des ma?matiques4 ,p\r qu'il puisse l'tre1 les pdagogues devrai5t d'abord essay] de se faire une ide de la psy*ologie de l'enfant1 qu'ils ne s\ponn5t gure1 en jug] p> leurs m?odes d'enseignem5t4 ,seulem5t alors ils p\rrai5t compr5dre l'absurdit de comm5c] l'enseignem5t de t\tes *oses1 langues1 ma?matiques1 etc41 p> l'appr5tissage mnmonique de rgles et de symboles ab/raits1 alors que l'intellig5ce de l'enfant--et sur ce po9t beauc\p d'hommes re/5t longtemps enfants--ne peut saisir que le concret4 ,le pr9cipe gnral de t\t ce qui prcde3 donn] la notion exprim5tale des *oses avant d'expliqu] les trans=mations de leurs symboles1 ne s'applique pas seulem5t l'enseignem5t primaire des ma?matiques1 mais bi5 l'enseignem5t secondaire et mme suprieur4 ,il exi/e une m?ode1 la m?ode graphique1 qui a trans=m l'art de l'+nieur et qui p]met de reprs5t] les div]ses phases des phnomnes1 les v>iations des gr&eurs1 et rvle1 t\t aussi bi5 aux ma?matici5s qu'aux lves1 les relations voiles s\s les symboles4 ,une gr&eur quelconque1 =ce1 poids1 dure1 temprature1 etc41 peut s'exprim] soit p> des *iffres ou des lettres quival5tes1 soit p> des lignes4 ,l'expression p> des *iffres ou des lettres reprs5te les m?odes numrique et algbrique1 l'expression p> des lignes1 la m?ode graphique4 ,qu& il s'agit de traduire1 et surt\t de comp>] les rapports et les *angem5ts de gr&eurs v>iables1 la seconde e/ la premire ce que s]ait la c>te d'un fleuve la description en langage ord9aire des s9uosits de ce fleuve4 ,ri5 n'e/ plus facile que d'am5] un jeune lve compr5dre p> la m?ode graphique les pr9cipes fondam5taux de la gomtrie analytique1 qui ne fait que traduire les relations exi/ant entre les coordonnes d'une c\rbe4 ,on montre trs facilem5t1 d'une faon exprim5tale1 qu'une c\rbe quelconque e/ graphiquem5t dt]m9e qu& on connat la di/ance de plusieurs de ses po9ts deux axes fixes1 p]p5diculaires l'un l'autre4 ,il s]a bi5 ais ensuite de faire saisir que le gomtre1 l'a/ronome1 le gographe1 l'ar*itecte1 n'emploi5t pas d'autre m?ode que ce procd graphique p\r dt]m9] sur la c>te la position d'un po9t quelconque4 ,il suffit de montr] exprim5talem5t que la position d'une p>tie quelconque d'un objet e/ dt]m9e sur un plan qu& on connat ses di/ances horizontales et v]ticales ce plan4 ,on explique alors l'lve que le nom seul de ces deux longueurs1 dites coordonnes1 v>ie suivant les *oses auxquelles on les applique4 ,en gographie1 les deux coordonnes d'un po9t s'appell5t longitude et latitude2 en a/ronomie1 asc5sion droite et dcl9aison2 en gomtrie analytique1 abscisse et ordonne4 ,s\s des noms diffr5ts1 c'e/ exactem5t la mme *ose4 ,si l'lve arrive en rfl*issant1 voir qu'avec l'emploi de deux coordonnes on ne donne que deux des dim5sions d'un mme objet1 c'e/--dire la longueur et la l>geur1 mais non son paisseur1 il s]a bi5 simple de lui montr] exprim5talem5t que la troisime dim5sion des corps1 la hauteur d'une montagne p> exemple1 peut tre reprs5te galem5t p> la m?ode graphique4 ,il suffira de lui indiqu] avec un v]re d'eau et un corps solide quelconque plus ou mo9s imm]g comm5t se con/ruis5t les c\rbes dites d'gal niveau1 avec lesquelles sont fabriqus les plans en relief et qu'un enfant peut appr5dre facilem5t con/ruire4 ,les quations et les =mules p> lesquelles les ma?matici5s exprim5t les relations entre les div]ses gr&eurs1 con/itu5t un mode de raisonnem5t trs abrg1 trs utile connatre1 mais qui prs5te1 surt\t au db de l'enseignem5t1 l'inconvni5t de faire p]dre de vue la nature des faits s\s les trans=mations des signes qui les reprs5t5t4 ,les rsultats de la m?ode graphique sont =t diffr5ts4 ,elle donne aux gr&eurs des valeurs figures1 dont l'aspect e/ frappant1 et dont il e/ facile de saisir les relations1 alors mme que ces relations ne p\rrai5t tre traduites que p> des quations d'une complexit extrme4 ,sans d\te de telles lignes sont1 elles aussi1 des symboles1 mais ces symboles figurs ont une cl>t que les *iffres ou les lettres ne saurai5t (frir l'esprit#bjg4 ,note #bjg3 ,on connat les applications de la m?ode graphique la /ati/ique4 ,elle a t aussi1 bi5 que trop r>em5t1 applique l'hi/oire4 ,elle y remplac]ait utilem5t bi5 des pages de littrature4 ,je cit]ai comme exemple de cette application le graphique con/ruit autrefois p> ,m9>d et de/9 reprs5t] les p]tes de l'arme franaise dans la campagne de ,russie de #ahab4 ,il con/itue la plus concise1 la plus loqu5te et la plus in/ructive des pages d'hi/oire que je connaisse4 ,l'arme franaise1 au mom5t o elle fran*it le ,nim51 e/ reprs5te p> un ruban qui va en dcroissant t\j\rs dans la proportion des p]tes qu'elle subit4 ,la l>ge b&e du d"p n'e/ plus qu'un m9ce filet au ret\r4 ,ce tableau montre t\t de suite combi5 sont errones les ides qu'on se fait s\v5t de cette campagne1 en rptant que ce sont les froids et la neige qui anantir5t la ,gr&e ,arme4 ,la vrit e/ que plus des trois qu>ts en tai5t dtruits avant que la retraite ft comm5ce4 ,des #dbb4jjj hommes qui fran*ir5t le ,nim51 et dont #aj4jjj pe9e devai5t le revoir1 #cbb4jjj hommes tai5t morts avant d'arriv] ,mosc\1 et1 qu& les gr&s froids comm5cr5t1 des #ajj4jjj rep>tis de ,mosc\1 il en re/ait pe9e la moiti4 ,le froid n'eut donc svir que sur des dbris1 et sans son action1 la campagne n'en ft pas mo9s re/e un des plus gr&s dsa/res des temps mod]nes4 ,applique la re*]*e des relations des div]ses gr&eurs entre elles1 la m?ode graphique possde sur l'expression algbrique et numrique une supriorit inconte/able1 et il s]ait =t utile de l'introduire dans l'enseignem5t des ma?matiques lm5taires4 ,on leur t]ait a9si ce qu'elles ont p>fois d'empirique et d'ab/rait4 ,lo9 de dvelopp] l'aptitude raisonn]1 les ma?matiques1 telles qu'on les enseigne1 produis5t s\v5t un rsultat t\t fait contraire4 ,la plup>t des raisonnem5ts ma?matiques sont d'ailleurs d'une trs gr&e simplicit4 ,c'e/ uniquem5t la difficult de mani] des =mules1 dont on ne saisit pas le s5s p5dant la srie de leurs trans=mations1 et l'impossibilit de considr] les *oses en elles-mmes1 qui r5d5t ces =mules d'un emploi compliqu4 ,ce qui a pu faire illusion quelques esprits1 dit le gr& ma?matici5 ,po9sot1 sur cette espce de =ce qu'ils suppos5t aux =mules de l'analyse1 c'e/ qu'on en retire avec assez de facilit des vrits dj connues1 et qu'on y a p\r a9si dire soi-mme introduites1 et alors il semble que l'analyse n\s donne ce qu'elle ne fait que n\s r5dre dans un autre langage4 ,la simplicit des raisonnem5ts ma?matiques e/ pr\ve d'ailleurs p> ce fait que l'on con/ruit des ma*9es peu compliques rsolvant aism5t les plus difficiles problmes de l'algbre et du calcul intgral4 7,rsolution des quations1 quadrature des surfaces1 etc47 ,on ne voit pas d'autres sci5ces o le raisonnem5t direct p\rrait tre remplac p> les oprations d'une ma*9e4 ,,*apitre ,,vii ,l'enseignem5t des sci5ces physiques naturelles4 ,les connaissances dont n\s n\s sommes prcdemm5t occup1 les langues notamm5t1 doiv5t tre apprises =t jeune1 p>ce que p5dant l'enfance la mmoire e/ trs vive4 ,elles ont une utilit considrable1 mais ne possd5t aucune v]tu ducative et ne dvelopp5t ni l'esprit d'obs]vation1 ni le jugem5t4 ,seules les sci5ces physiques et naturelles peuv5t ex]c] un tel rle4 #a4--,l',,enseignem5t ,,des ,,sci5ces ,,naturelles4 ,de t\s les moy5s d'ex]c] *ez l'enfant1 le jeune homme ou l'adulte1 l'esprit d'obs]vation sans fatigue ni ennui1 il n'en e/ pas de meilleur que l'enseignem5t des sci5ces naturelles4 ,elles appr5n5t voir et montr5t que l'objet en app>5ce le plus insignifiant1 l'h]be ou la plante f\le p> nos pi$s1 l'insecte qui voltige1 sont des mondes de faits m]veilleux1 qu'on dc\vre ds qu'on appr5d les obs]v]4 ,de cette tude1 si attrayante et si utile comme facteur d'ducation1 l',univ]sit a tr\v moy5 de faire la plus l\rde des corves1 la plus fa/idieuse des rcitations mnmoniques4 ,cont9uant appliqu] son pr9cipe de remplac] la vue des *oses p> leur description1 elle oblige l'lve entass] dans sa mmoire la df9ition d'objets qu'on ne lui montre jamais et des classifications qu'il ne peut compr5dre4 ,et p\rtant ce n'e/ pas le matriel qui s]ait coteux1 puisque avec les plantes1 les pi]res1 les insectes r5contrs dans une prom5ade1 un pr(esseur d\ d'un peu d'esprit pdagogique1 p\rrait enseign] l'lve les po9ts les plus ess5tiels de la zoologie1 de la botanique et de la m9ralogie4 ,il e/ de t\te vid5ce que ce ne sont pas les manuels1 mais la vue des tres1 qui peuv5t enseign] les sci5ces naturelles4 ,voici du re/e comm5t s'exprime ce sujet un savant m95t1 d\bl d'un philosophe1 ,m4 ,da/re1 pr(esseur de physiologie la ,sorbonne3 ,je compr5drais l'enseignem5t des sci5ces naturelles d'une manire t\te diffr5te4 ,il se f]ait non po9t entre quatre murs1 devant un tableau noir et avec un morceau de craie2 il se donn]ait en ple9 air1 dans des excursions1 dans des visites aux j>d9s zoologiques1 dans les muses anatomiques ou dans les gal]ies d'hi/oire naturelle4 ,en d'autres t]mes1 p\r que l'enseignem5t des sci5ces naturelles portt t\s ses fruits1 il devrait avoir lieu en prs5ce de la nature mme4 ,alors il remplirait son b ducationnel4 ,t&is que les sci5ces ma?matiques dvelopp5t la rflexion int]ne et la facult logique1 l'tude des sci5ces naturelles aurait p\r fonction de dvelopp] l'esprit d'obs]vation4 ,les premires appr5n5t l'enfant et l'homme reg>d] au d$ans de lui-mme2 les autres le transport5t au dehors et le r5d5t att5tif l'imm5sit des phnomnes qui se dr\l5t s\s ses yeux#bjh4 ,note #bjh3 ,leons d'anatomie1 de ,besson4 ,prface4 ,il n'y a pas espr] que les pr(esseurs =ms p> l',univ]sit cons5t5t employ] d'aussi fcondes m?odes4 ,mieux vaudrait donc la suppression totale de l'enseignem5t de l'hi/oire naturelle dans les lyces4 ,les lves ne s]ont ni plus ni mo9s in/ruits qu'auj\rd'hui1 c> six mois aprs l'exam51 ils ont oubli t\tes les df9itions et les classifications apprises1 mais au mo9s n'auront-ils pas acquis l'horreur pr(onde d'une sci5ce qui e/ peut-tre de t\tes la plus attrayante et c]ta9em5t la plus facile enseign]4 #b4--,l',,enseignem5t ,,univ]sitaire ,,des ,,sci5ces ,,exp,,rim5tales4 ,qu& on possde une m?ode1 on l'applique ncessairem5t au plus gr& nombre de sujets possible4 ,l',univ]sit applique naturellem5t la si5ne t\t ce qu'elle enseigne4 ,les sci5ces exprim5tales1 telles que la physique et la *imie1 sont apprises comme l'hi/oire naturelle ou les langues1 c\ps de manuels4 ,si p> has>d un in/rum5t e/ montr l'lve1 c'e/ de lo91 de faon que p]sonne ne puisse y t\*]4 ,le pr(esseur y t\*]a lui-mme le mo9s possible1 d'abord p>ce qu'il n'e/ pas trs sr de p\voir le faire fonctionn]1 et ensuite p>ce qu'un maniem5t trop frqu5t f9irait p> altr] le poli des cuivres dont l'clat fait trs bon effet dans les vitr9es4 ,ces r>es exhibitions sont d'ailleurs de pure =me4 ,pr(esseurs et lves se s\ci5t =t peu des expri5ces4 ,on n'en dem&e pas aux exam5s1 et il semble bi5 prfrable de consacr] son temps tudi] dans les livres la description d'in/rum5ts sur lesquels l'exam9ateur p\rra t*] de coll] un c&idat4 ,en prvision de ces futures colles1 les manuels grossiss5t *aque anne1 et p\r peu qu'un app>eil ait t imag9 rcemm5t p> un exam9ateur1 il figure bi5tt dans la totalit des manuels4 ,on dev9e ce que doit tre un semblable enseignem5t et ce que peuv5t tre de tels manuels4 ,un de nos plus di/+us univ]sitaires1 ,m4 ,h4 ,le ,*teli]1 pr(esseur au ,collge de ,france1 l'a =t bi5 montr au c\rs d'un mmoire sur l'enseignem5t sci5tifique p>u dans la ,revue des ,sci5ces1 et dont j'extrais le passage suivant3 ,on arrive1 s\s la proccupation dom9ante des exam5s1 augm5t] outre mesure le nombre des app>eils dcrits1 ce qui prs5te de graves inconvni5ts4 ,qu&1 p> exemple1 on donne treize m?odes calorimtriques1 comme dans c]ta9s ouvrages de/9s l'enseignem5t1 on trompe les lves en leur laissant croire qu'elles ont une exi/5ce relle2 en fait1 il y en a deux3 la calorimtrie eau et la calorimtrie glace4 ,en outre1 en dcrivant ces m?odes au pas de c\rse1 comme on e/ oblig ncessairem5t de le faire1 on passe s\s sil5ce la seule *ose intressante et utile connatre3 le degr de prcision4 ,on ne tr\v]ait pas un lve sur c5t qui s\ponne quel intrt il y a se s]vir en calorimtrie de !rmomtres donnant le c5time de degr plutt que le dixime4 ,la seule impression qui puisse re/] de ces descriptions d'app>eils e/ que leur *oix e/ surt\t une "q de mode4 ,il n'en rsulte aucune notion de ce que peut tre une expri5ce de mesure4 ,l'enseignem5t de la *imie n'e/ pas naturellem5t meilleur4 ,voici comm5t s'exprimait le gr& *imi/e ,dumas dans l'in/ruction de #ahed sur le plan d'tudes des lyces propos de cette sci5ce4 ,les lignes suivantes sont aussi vraies auj\rd'hui qu'elles l'tai5t de son temps4 ,ri5 de plus facile1 avec la s\plesse et la sret de mmoire qu'on r5contre *ez nos jeunes lves1 que de leur faire appr5dre p> coeur un c\rs de *imie4 ,ils reti5dront t\t1 pr9cipes gnraux1 =mules1 *iffres1 dveloppem5ts1 et p\rront se faire illusion sur leur savoir rel1 mais1 pe9e sortis du lyce1 il s'ap]cevront qu'ils s'tai5t bi5 tromps1 c> il ne re/]a ri5 de ce qu'ils avai5t si aism5t appris4 ,plus d'un demi-sicle s'e/ c\l et l'enseignem5t n'a pas t amlior4 ,voici ce qu'crit ,m4 ,h4 ,le ,*teli] dans le travail cit plus haut4 ,l'enseignem5t de la *imie e/ celui qui e/ le plus en s\ffrance2 il a cons]v de la tradition des al*imi/es1 des collections de recettes1 de prp>ations s\v5t dmodes1 et des li/es de petits faits c]ta9em5t intressants en eux-mmes1 mais dont la place s]ait plutt dans les dictionnaires de *imie4 ,les lois gnrales1 ou t\t au mo9s les relations qualitatives d'analogie et de causalit1 l o les lois prcises font dfaut1 sont t\t fait laisses au second plan4 ,les li/es des petits faits sont /riles1 p>ce qu'il y a bi5 peu de *ances que ceux que l'on a appris soi5t prcism5t ceux que l'on ait beso9 de connatre plus t>d4 ,c'e/ une erreur trop rp&ue de p5s] que l'idal1 en fait d'enseignem5t sci5tifique1 e/ d'infus] de jeunes esprits des ides t\tes faites1 *oisies p>mi celles qui pass5t p\r les plus exactes4 ,de l le sy/me actuel d'occup] la moiti du temps des tudes pr5dre des notes et l'autre moiti les appr5dre4 ,on oublie trop facilem5t que1 si la =mule apprise e/ adquate la =mule enseigne1 l'ide atta*e dans les deux cas cette mme =mule e/ t\te diffr5te4 ,p\r le pr(esseur1 d]rire les mots employs il y a t\t un ensemble de faits1 emprunts son expri5ce p]sonnelle1 qui vi5n5t se press] dans sa mmoire2 p\r l'lve1 il n'y a ri51 mo9s que1 p> un ef=t p]sonnel1 il n'ait1 en rappro*ant une srie de faits antrieurem5t connus de lui1 fait cette ide si5ne4 ,ce sont ces ides p]sonnelles qui seules ont une valeur pratique quelconque2 les autres1 celles qui ont t apprises mcaniquem5t1 gliss5t sur l'ent5dem5t sans y pntr]4 ,au b\t de quelques annes leur trace e/ totalem5t efface4 ,m4 ,h4 ,le ,*teli] attribue1 t\t le monde1 dit-il1 e/ d'accord sur ce po9t1 l'tat de /agnation de notre enseignem5t sci5tifique aux exam5s et aux conc\rs qui uni=mis5t et immobilis5t l'enseignem5t aprs lui avoir imprim la direction la plus fune/e4 ,il indique aussi comme cause de notre dcad5ce sci5tifique l'insuffisance de nos pr(esseurs4 ,il faudrait avant t\t et surt\t avoir un recrutem5t de pr(esseurs de l'enseignem5t secondaire p\r lesquels la proccupation de l'exam9ateur ne soit pas le comm5cem5t et la f9 de la sagesse4 ,t\t cela e/ assurm5t trs ju/e1 mais comme1 avec les ides lat9es actuelles1 les conc\rs et les pr(esseurs ne sont pas modifiables1 on ne peut espr] aucune r=me de notre enseignem5t sci5tifique4 ,ce n'e/ donc qu' un po9t de vue philosophique pur et t\t en sa*ant trs bi5 que les ides qui vont tre exposes ne sont pas ralisables auj\rd'hui que n\s indiqu]ons ce que p\rrait tre un enseignem5t des sci5ces physiques1 organis de faon ce que l'lve pt en retir] gr& pr(it4 #c4--;,,importance ,,de ,l',,enseignem5t ,,des ,,sci5ces ,,exp,,rim5tales ,,dans ,l',,enseignem5t ,,primaire4 ,l'enseignem5t exprim5tal a une telle puissance ducative qu'on ne saurait le comm5c] trop tt4 ,il faut s'y pr5dre de trs bonne heure p\r t*] d'inculqu] l'enfant de l'esprit d'obs]vation et du jugem5t4 ,avant donc de re*]*] ce que devrait tre l'tude des sci5ces exprim5tales dans l'enseignem5t secondaire1 n\s allons montr] ce qu'elle p\rrait tre dans l'enseignem5t primaire4 ,ce n'e/ pas d'auj\rd'hui1 d'ailleurs1 que des pdagogues m95ts ont compris l'importance des sci5ces exprim5tales dans l'ducation de l'enfant4 ,on sait les rsultats obt5us en ,allemagne p> ,froebel et ,pe/alozzi1 au moy5 de ce qu'ils appelai5t les leons de *oses4 ,malheureusem5t t\t ce qui e/ exprim5tal et ressemble au travail manuel se tr\ve t5u en gr& mpris p> les ,univ]sits lat9es1 et c'e/ l1 je le rpte1 une des causes de l'impossibilit p\r elles d'accomplir aucune r=me srieuse4 ,cette disposition d'esprit1 les ,allem&s l'ont p>tage longtemps1 mais ils ont su s'y s\/raire1 et c'e/ p>ce qu'ils sont arrivs compr5dre l'importance de l'enseignem5t exprim5tal que les sci5ces et l'indu/rie ont pris *ez eux le dveloppem5t prodigieux con/at auj\rd'hui4 ,les ,anglais n'avai5t pas faire d'ef=ts p\r entr] dans cette voie1 c> ils n'en ont jamais connu d'autre4 ,leur enseignem5t a t\j\rs t exprim5tal4 ,l'ducation de leurs +nieurs se fait exclusivem5t dans les ateli]s4 ,ds l'cole primaire1 les ,anglais manife/5t leur gt p\r l'enseignem5t exprim5tal et leur conviction bi5 arrte que ri5 n'entre dans l'esprit que p> la voie de l'expri5ce4 ,a l'cole de ,brad=d1 frqu5te p> des enfants de petite classe moy5ne1 j'ai vu1 dit ,m4 ,lecl]c1 des lves de d\ze qu9ze ans travaillant *acun p\r son compte et de son ct1 *acun sa*ant ce qu'il avait faire1 dess9ant1 maniant des produits *imiques ou des app>eils de physique1 t\s faisant en t\te lib]t1 sil5cieusem5t et srieusem5t1 leur besogne sans p]dre une m9ute#bji4 ,note #bji3 ducation des classes moy5nes en ,anglet]re4 ,mme dans les gr&es coles anglaises1 dont le prix ne p]met l'accs qu'aux enfants des classes ri*es ne devant jamais avoir le beso9 de gagn] leur vie1 le travail manuel e/ t5u en gr&e e/ime cause de son rle ducateur4 ,a ,h>r[1 dont les pr(esseurs reoiv5t de #bj #fj4jjj francs d'appo9tem5ts et le directeur #bjj4jjj francs1 il exi/e un ateli] de m5uis]ie dirig p> un contrematre et o travaill5t t\r t\r les lves4 ,il y a quelques annes1 le pr(esseur de rhtorique tait en mme temps m5uisi] et mcanici5 tellem5t habile qu'il fut *>g d'in/all] entirem5t l'lectricit dans l'tablissem5t4 ,c'e/ ds les classes primaires que l'in/ruction exprim5tale devrait tre comm5ce1 p\r cont9u] ensuite dans l'enseignem5t secondaire et suprieur4 ,cette op9ion n'a t s\t5ue devant la ,commission d'enqute que p> quelques r>es pr(esseurs4 ,je cit]ai p>mi eux ,m4 ,morlet1 qui a prconis le travail manuel1 la vue des objets ou la projection de leurs images1 alors que trop s\v5t les leons des meilleurs matres ne laiss5t pas plus de traces que de beaux c>actres m>qus dans le sable#baj4 ,note #baj3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #cdg4 ,morlet1 c5seur ,roll94 ,on ne saurait mieux dire1 ni dans un s5s plus contraire notre esprit univ]sitaire4 ,l'op9ion qui rsume le mieux cet esprit propos des leons de *oses a t traduite de la faon suivante1 p> un inspecteur gnral de l',univ]sit3 ,les leons de *oses con/itu5t un petit enseignem5t sci5tifique trs prmatur4 ,les enfants ne sont pas aptes le recevoir1 c> ils n'ont encore leur disposition que la mmoire4 ,cette facult leur p]met d'emmagas9] des mots1 dont ils n'arriv5t pas t\j\rs compr5dre le s5s4 ,ils saisiss5t les mots p> leur ressemblance extrieure1 ils les confond5t ensuite et diront volonti]s acide p\r silice ou inv]sem5t#baa4 ,note #baa3 ,enqute1 t4 ,i1 p4 #bdg4 ,dupuy1 inspecteur gnral de l'enseignem5t1 anci5 pr(esseur de rhtorique4 ,la pauvret d'un tel raisonnem5t montre une fois de plus quel po9t la psy*ologie de l'enfant e/ ignore dans l',univ]sit4 ,que l'enfant confonde les mots silice et acide1 quelle importance cela peut-il bi5 avoir8 ,ce qui importe1 c'e/ qu'il ne confonde pas les *oses qu'on lui montre1 or qu& il les aura vues et t\*es1 il ne les confondra jamais4 ,si on lui met dans la ma9 des morceaux de coke et d'an?racite ou des fragm5ts de plomb et d'alum9ium1 il p\rra confondre le nom de ces sub/ances1 mais les reconnatra t\j\rs leur diffr5ce de d5sit qu& on les lui prs5t]a de n\veau4 ,ce sont des ralits et non des mots que doiv5t lui enseign] les leons de *oses4 ,voil ce que les univ]sitaires1 qui raisonn5t comme l'inspecteur que je vi5s de cit]1 n'ont pas encore russi compr5dre4 ,dans une confr5ce =t intressante1 ,m4 ,laisant a insi/ longuem5t sur l'utilit1 p\r le dveloppem5t de l'esprit1 de donn] l'enfant ds le jeune ge l'habitude de l'obs]vation et de la rflexion p> des expri5ces sci5tifiques1 faites avec les objets usuels4 ,des savants m95ts n'ont pas ddaign de consacr] des ouvrages spciaux ces rcrations sci5tifiques4 ,elles p]mett5t de con/at] d'importantes lois physiques avec des objets qu'on tr\ve p>t\t s\s la ma9 ou de petits in/rum5ts trs peu coteux4 ,a9si peuv5t tre tudies les lois de la gravitation1 de la *ute des corps1 les proprits du c5tre de gravit1 du levi]1 de l'quilibre des liquides1 les pr9cipales donnes de l'ac\/ique et de l'optique et mme c]ta9es oprations *imiques1 telles que la production du gaz d'clairage avec un f\rneau de cuis9e1 un peu de t]re glaise et une pipe4 ,les hommes *>gs1 p> leurs fonctions1 du dveloppem5t intellectuel de la jeunesse1 dit ,m4 le pr(esseur ,laisant#bab1 aurai5t d se prcipit] avec avidit sur les n\veaux moy5s qui leur tai5t (f]ts1 les analys]1 les tudi]1 en tir] la qu9tess5ce1 r=m] de fond en comble l'enseignem5t avec le sec\rs de ces lm5ts inesprs4 ,t\t au contraire ils sont passs ct de ces t5tatives avec une suprme indiffr5ce1 accompagne d'un dda9 non dissimul4 ,les auteurs des ,rcrations sci5tifiques n'tai5t leurs yeux que de vulgaires amuseurs4 ,songez donc6 appr5dre quelque *ose l'enfant sans l'ennuy]1 quelle folie6 ,lui mettre dans le c]veau une longue suite d'obs]vations1 de faits1 de rsultats1 et le prp>] a9si recevoir plus t>d des ides ju/es1 rfl*ir1 raisonn]2 quelle entreprise rvolutionnaire6 ,le spectacle que n\s donne l'adm9i/ration pdagogique m'autorise dire que n\s ne sommes pas beauc\p plus avancs ce po9t de vue qu'on ne l'tait au ,moy5 ge4 ,note #bab3 ,revue ,sci5tifique1 #i m>s #aija4 ,c'e/ galem5t mon avis4 #d4--,l',,enseignem5t ,,des ,,sci5ces ,,exp,,rim5tales ,,dans ,l',,in/ruction ,,secondaire4 ,l'enfant1 prp> comme il vi5t d'tre dit1 abord]ait1 au lyce1 sans difficult l'tude de la physique et de la *imie4 ,la valeur ducative de ces sci5ces e/ imm5se condition que leur enseignem5t soit exclusivem5t exprim5tal4 ,le matriel de la plup>t des expri5ces n'e/ ni encombrant ni coteux et aucune manipulation n'e/ dang]euse qu& on opre sur de petites quantits4 ,p\r la *imie1 quelques tubes et pr\vettes1 une lampe alcool et un petit nombre de produits *imiques suffis5t4 ,plusieurs auteurs ont dj montr dans div]s ouvrages le p>ti qu'on peut tir] de p>eils lm5ts4 ,p\r la physique1 les expri5ces s]ai5t pe9e plus onreuses4 ,il n'y aurait qu' imit] ce que font les ,anglais et les ,allem&s4 ,grce l'+niosit de leurs con/ructeurs1 ils ont pu mettre entre les ma9s des enfants1 des prix insignifiants1 des collections d'in/rum5ts de physique1 de *imie1 de mcanique1 etc41 qui leur p]mett5t de rs\dre exprim5talem5t des problmes difficiles4 ,en matire de physique seulem5t1 je cit]ai une collection d'app>eils que j'ai a*ete p> curiosit#bac4 ,p\r #ce francs1 on a t\t ce qui conc]ne l'optique1 y compris la pol>isation et la diffraction 7banc d'optique1 l5tilles1 prisme1 matriel d'analyse spectrale71 c'e/--dire une collection d'objets qui1 con/ruits en ,france1 avec le luxe des app>eils de nos fabricants cot]ait plus d'un milli] de francs4 ,p\r la mme somme1 on possde les in/rum5ts fondam5taux de l'lectricit4 ,le plus s\v5t l'lve doit fabriqu] lui-mme les app>eils avec le matriel qui lui e/ livr4 ,la bro*ure qui les accompagne lui pose environ c9q c5ts problmes rs\dre1 qui emb>rass]ai5t la plup>t des lic5cis de notre ,univ]sit4 ,en voici quelques-uns3 mesur] la rsi/ance de la bob9e d'un galvanomtre1 d'un lm5t !rmolectrique1 la rsi/ance intrieure d'une pile1 comb9] des rsi/ances de #a1 #b1 #e ohms1 etc41 fabriqu] avec le matriel livr un spectroscope et dt]m9] les raies des mtaux inc&esc5ts1 fabriqu] un pol>iscope1 un sextant rflexion1 un app>eil de diffraction1 une longue-vue t]re/re rticule et mesur] son grossissem5t1 re*]*] si des lames de v]re ont leurs faces p>allles1 etc41 etc4 ,note #bac3 ,*ez ,meis] et ,m]tig1 ,dresde4 ,en ,anglet]re et en ,amrique1 les lves appr5n5t travaill] dans des laboratoires bi5 outills4 ,l1 les tudiants font des expri5ces relatives la sci5ce qu'ils tudi5t1 s\s la direction d'un pr(esseur qui fait ensuite la critique des rsultats obt5us4 ,on met en pratique la m?ode de r$c\v]te 7! me?od ( r$iscov]y74 ,sans d\te1 on ne va pas jusqu' espr] que les lves p\rront eux-mmes retr\v] les lois de la nature2 mais un mlange h>monieux de dc\v]tes1 de vrifications et de corrections1 semble tre l'idal des meilleurs pr(esseurs de sci5ces naturelles4 ,on atta*e beauc\p d'importance au compte r5du exact des obs]vations et des expri5ces4 ,les c>nets d'obs]vations et de notes des lves sont considrs comme une des meilleures preuves de l'excell5ce de leur travail#bad4 ,note #bad3 ,le ,temps1 #ac octobre #aija4 ,il n'y a ri5 de n\veau assurm5t dans ce qui prcde et les ,allem&s comme les ,anglais n'ont fait qu'appliqu] *ez eux des ides exposes depuis bi5 longtemps *ez n\s4 ,voici comm5t s'exprimait ce propos1 il y a plus d'un demi-sicle1 l'illu/re savant franais ,dumas1 dans une in/ruction sur le plan d'tudes des lyces1 in/ruction dont les pr9cipaux passages ont t reproduits dans le rglem5t de #ahij4 ,ces recomm&ations n'ont pas eu d'ailleurs plus de succs auprs des pr(esseurs de #ahij qu'auprs de leurs prdcesseurs4 444 ,c'e/ dans la nature bi5 plus que dans les livres qu'il faut *]*] des inspirations444 ,l'homme n'a pas inv5t la physique2 il a saisi des obs]vations donnes p> le has>d2 il en a v>i les conditions1 et il en a dduit les consqu5ces4 ,p]suad] aux jeunes g5s que l'esprit huma9 p\vait se pass] du fait qui s]t de base *aque dc\v]te importante1 qu'il p\vait crer la sci5ce p> le raisonnem5t seul1 c'e/ prp>] au pays une jeunesse orgueilleuse et /rile444 ,on ne saurait trop recomm&] aux pr(esseurs de physique de comm5c] l'exposition de t\tes les gr&es ?ories p> un prcis hi/orique trs fidle1 et1 au beso91 p> l'exacte reproduction de l'expri5ce d'o l'inv5teur e/ p>ti4 ,ils n'oubli]ont pas que la physique e/ une sci5ce exprim5tale qui tire p>ti des ma?matiques p\r coordonn] et p\r expos] ses dc\v]tes1 et non po9t une sci5ce ma?matique qui se s\mettrait au contrle de l'expri5ce4 ,les pr(esseurs de physique ne saurai5t trop se dfi] d'ailleurs d'une p>ticul>it de leur enseignem5t qui se ratta*e plus qu'il ne semble la considration prcd5te4 ,on veut p>l] de ces app>eils de luxe que l'usage a introduits dans leurs cab9ets4 ,le plus s\v5t1 la p5se premire de l'inv5teur1 dnature dans ces app>eils p\r revtir une =me qui en fait disp>atre t\te la navet1 s'loigne trop des dispositions premires qu'il avait adoptes4 ,presque t\j\rs1 ces app>eils (fr5t des dispositions accessoires compliques1 sur lesquelles l'att5tion des lves s'g>e et qui les di/rai5t de l'objet ess5tiel de la dmon/ration4 ,leur prix lev loigne de l'esprit des lves t\te p5se de s'occup] un j\r de physique1 cette sci5ce leur semble rs]ve aux p]sonnes qui dispos5t d'un gr& cab9et ou d'une gr&e =tune4 ,n\s ne saurions donc trop rappel] aux lves de l'cole ,normale l'utilit des travaux d'ateli] qu'ils ont accomplir2 aux proviseurs1 le p>ti qu'ils peuv5t tir]1 au pr(it de l'enseignem5t1 d'un cab9et plac prs du cab9et de physique comme sa dp5dance ncessaire2 n\s ne saurions trop enc\rag] les pr(esseurs de physique simplifi] leurs app>eils2 les con/ruire eux-mmes t\tes les fois qu'ils le peuv5t2 n'y employ] que des matriaux communs2 se rappro*] dans leur con/ruction des app>eils primitifs des inv5teurs2 vit] ces ma*9es d\ble et triple f9 dont la description devi5t presque t\j\rs in9telligible p\r les lves4 ,quoi de plus simple que les moy5s l'aide desquels ,volta1 ,dalton1 ,gay-,lussac1 ,biot1 ,arago1 ,malus1 ,fresnel1 ont fond la physique mod]ne8 ,il y a qu>ante ou c9quante ans1 lorsque cette gnration de physici5s illu/res recon/ituait sur de n\velles bases t\t l'difice de la sci5ce1 elle y p>v5ait avec des outils si communs1 d'un prix si modique et d'une dmon/ration si facile1 qu'on a le droit de se dem&] si l'enseignem5t de la physique ne s'e/ pas trop s\mis l'empire des con/ructeurs d'in/rum5ts444 ,prt5dre1 p> exemple1 qu'on ne peut p>l] de la dilatation des gaz p> la *aleur sans faire connatre les app>eils dlicats qui en ont donn la d]nire mesure1 c'e/ une erreur444 444 ,gay-,lussac s'tait assur que t\s les gaz se dilat5t de la mme manire1 au moy5 de tubes gradus cont5ant des quantits de div]s gaz et disposs dans une tuve qu'on *auffait de #aj #ajj degrs4 ,la mesure directe du volume occup p> *aque gaz au comm5cem5t et la f9 de l'expri5ce lui avait suffi p\r donn] la loi du phnomne4 ,on ne saurait trop insi/] sur la ju/esse des ides qui vi5n5t d'tre exposes4 ,leur vrit pr(onde ne peut tre nettem5t comprise que p> les p]sonnes ayant explor des *amps n\veaux de la sci5ce4 ,il y a bi5 d'autres noms1 ceux d',o,ersted et de ,f>aday1 p> exemple1 aj\t] ceux des savants cits p> ,dumas1 qui ont fait de trs gr&es dc\v]tes avec des app>eils inf9im5t simples4 ,beauc\p d'inv5tions rc5tes1 le tlphone1 p> exemple1 ont t faites avec des app>eils =t rudim5taires1 comme on p\vait s'en conva9cre en p>c\rant les salles consacres aux in/rum5ts de sci5ce rtrospective la gr&e ,exposition de #aijj4 ,les app>eils compliqus ne sont ncessaires que lorsqu'on veut vrifi] avec une gr&e prcision des rsultats dj tr\vs avec des app>eils simples4 ,l'emploi des app>eils coteux1 compliqus et ncessairem5t longs mani] emp*e s\v5t de bi5 obs]v] les phnomnes4 ,si l'on a mis v+t ans dc\vrir--et encore p> has>d--que t\tes les fois qu'on fait fonctionn] un tube de ,crookes il en sort des rayons p>ticuli]s1 dits rayons ,x1 c'e/ que de tels tubes1 tant jadis difficiles fabriqu]1 on s'en s]vait =t r>em5t4 ,si1 dans les expri5ces que j'ai publies p5dant dix ans sur la dmatrialisation de la matire1 la phosphoresc5ce invisible1 l'opacit de c]ta9s corps p\r les ondes h]tzi5nes1 la gnralit dans la nature des phnomnes radio-actifs1 etc41 il m'a t possible de dc\vrir quelques faits entirem5t n\veaux1 c'e/ en p>tie p>ce que1 travaillant dans mon propre laboratoire et mes frais1 j'tais t\j\rs oblig de me s]vir d'in/rum5ts simples et peu coteux4 ,dans le passage prcdemm5t cit1 ,dumas insi/e avec raison sur l'utilit de rpt] les expri5ces avec des in/rum5ts aussi simples que ceux dont les inv5teurs faisai5t usage4 ,il s]ait t\t fait capital p\r le dveloppem5t m5tal de l'lve de lui montr]1 ce que les livres n'indiqu5t gure1 comm5t les gr&s fondateurs de la sci5ce ont ralis leurs dc\v]tes et les difficults auxquelles ils se sont heurts4 ,la *ose e/ d'autant plus facile que ces illu/res novateurs1 comme le dit =t bi5 ,dumas1 ont presque t\j\rs fait usage d'app>eils rudim5taires qui ne sont dev5us compliqus que plus t>d4 ,l'expri5ce fondam5tale d',o,ersted1 de la dviation de la b\ssole p> un c\rant1 peut tre rpte avec une dp5se de quelques francs et le pr(esseur ne manqu]a pas de montr] l'lve p\rquoi ,o,ersted n'arriva pas la russir p5dant longtemps4 ,il lui montr]a aussi p\rquoi l'expri5ce fondam5tale de l'induction 7dviation d'un galvanomtre reli aux deux ples d'un aimant1 qu& on introduit un morceau de f] entre les deux bran*es de l'aimant7 dem&a beauc\p de re*]*es ,f>aday1 bi5 qu'elle soit des plus faciles rpt]4 ,l'hi/oire de la dc\v]te de la longue-vue peut tre refaite avec quelques l5tilles ne valant pas plus de #a franc1 etc4 ,un pr(esseur ayant un peu de philosophie dans l'esprit p\rrait crer1 avec l'hi/oire des dc\v]tes sci5tifiques et la lecture des fragm5ts des mmoires orig9aux1 un c\rs qui remplac]ait =t avantageusem5t la lecture des plus volum9eux traits de logique4 ,alors seulem5t l'lve compr5drait l'volution de l'esprit huma91 les difficults auxquelles se heurt5t t\j\rs les exprim5tateurs1 comm5t on sort des s5ti]s battus et avec quelles difficults un *]*eur se s\/rait au poids des ides antrieurem5t admises4 ,il faut donc atta*] une importance spciale l'hi/oire des dc\v]tes sci5tifiques1 si p>faitem5t ignore et ddaigne p> l',univ]sit1 aussi bi5 dans l'enseignem5t secondaire que dans l'enseignem5t suprieur4 ,le nombre des savants qui ont compris la =ce ducatrice de cet enseignem5t e/ =t re/re9t4 ,je puis cep5dant1 outre ,dumas1 en cit] deux1 l'un ,anglais1 l'autre ,franais1 occupant *acun des situations m95tes dans l'enseignem5t4 ,l'entranem5t espr] de la sci5ce e/ le rsultat1 non de l'accumulation des connaissances sci5tifiques1 mais de la pratique de l'enqute sci5tifique4 ,un homme peut connatre fond t\s les rsultats obt5us et t\tes les op9ions c\rantes sur une bran*e quelconque1 ou mme sur t\tes les bran*es de la sci5ce1 et ne pas avoir l'esprit sci5tifique1 mais p]sonne ne saurait m5] bi5 la plus humble re*]*e sans que l'esprit sci5tifique lui re/e dans une c]ta9e mesure4 ,cet esprit peut d'ailleurs tre acquis1 mme sans re*]*e d'une vrit n\velle4 ,l'lve peut tre am5 de plus d'une faon de vieilles vrits2 il peut tre mis en leur prs5ce brutalem5t comme un voleur sautant p>-dessus un mur1 et malheureusem5t la hte de la vie mod]ne p\sse beauc\p de g5s adopt] cette voie rapide4 ,mais il peut aussi tre am5 aux mmes vrits en suivant les voies suivies p> ceux qui les mir5t en vid5ce4 ,c'e/ p> cette d]nire m?ode1 et p> l seulem5t1 que l'lve peut espr] acqurir au mo9s quelque *ose de l'esprit du *]*eur sci5tifique#bae4 ,note #bae3 ,mi*ael ,=/]4 ,disc\rs politique au ,congrs de l',association britannique p\r l'avancem5t des sci5ces4 ,revue ,sci5tifique1 #ahii1 p4 #cic4 ,la m?ode indique ici p\r retr\v] les vieilles vrits e/ la m?ode exprim5tale1 si *re aux ,anglais4 ,m4 ,h4 ,le ,*teli]1 sans conte/] nullem5t sa valeur1 recomm&e avec raison la lecture de mmoires orig9aux des crateurs de la sci5ce4 ,on p\rrait faire analys] les mmoires sci5tifiques orig9aux qui sont re/s classiques3 ceux de ,lavoisi]1 ,gay-,lussac1 ,dumas1 ,sadi-,c>not1 ,regnault1 ,po9sot1 en dem&ant de bi5 mettre en relief leurs po9ts ess5tiels1 ou discut] les avantages comp>atifs de deux m?odes exprim5tales ayant un mme objet1 celle du calorimtre glace et du calorimtre eau1 p> exemple2 faire des programmes d'expri5ces p\r des re*]*es sur un sujet donn2 en un mot1 imit] ce qui se fait avec beauc\p de raison dans l'enseignem5t littraire4 ,avant t\t1 ce qu'il faudrait emprunt] cet enseignem5t e/ la lecture rgulire des auteurs classiques4 ,en appr5ant dans un c\rs les rsums des expri5ces de ,lavoisi] ou de ,dumas1 on n'tudie pas mieux la sci5ce qu'on tudi]ait la posie dramatique en appr5ant des rsums des pices de ,corneille4 ,a ct et aut\r des faits1 il y a t\t un cortge d'ides dans un cas1 de s5tim5t et de mlodie dans l'autre1 qui con/itu5t bi5 plus que les faits matriels la sci5ce ou la posie4 ,les rsums1 bons p\r la prp>ation aux exam5s1 sont /riles p\r le dveloppem5t de l'esprit et de l'imag9ation4 ,mais avant t\t1 p\r communiqu] l'esprit des jeunes g5s cette activit indisp5sable1 il faut d'abord l'obt5ir de leurs pr(esseurs4 ,p\r appr5dre leurs lves p5s] et v\loir1 il faut qu'ils comm5c5t p> p5s] et p> v\loir eux-mmes4 ,s'ils ne sont pas activem5t mls au m\vem5t des re*]*es sci5tifiques1 s'ils ne p>l5t de la sci5ce que p> ou-dire et sans conviction1 ils ne peuv5t avoir de prise sur l'esprit de leurs auditeurs4 ,ils prp>]ont peut-tre d'excell5ts c&idats aux exam5s1 ils ne =m]ont pas d'intellig5ces#baf4 ,note #baf3 ,le ,*teli]4 ,l',enseignem5t sci5tifique4 ,revue des ,sci5ces4 ,bi5 r>es sont les pr(esseurs ne se bornant pas p>l] de la sci5ce autrem5t que p> ou dire et c'e/ p\rquoi bi5 r>es aussi sont les intellig5ces qu'ils russiss5t =m]4 ,dans un disc\rs prononc devant la ,*ambre des ,dputs1 ,m4 ,ribot1 prsid5t de la ,commission d'enqute1 a p>faitem5t montr en quelques lignes cette importance de l'hi/oire des dc\v]tes4 ,t\t le monde semble donc bi5 d'accord en ?orie--en ?orie seulem5t--sur ce po9t4 ,si l'on appr5d aux lves1 non pas seulem5t les notions positives1 les *iffres1 t\t ce qui e/ te*nique1 t\t ce qui s'oublie1 si on leur enseigne la voie qu'on a suivie p\r crer la sci5ce de nos j\rs1 si on leur montre p> quel ef=t et p> quelle m?ode l'esprit huma9 s'e/ lev1 jusqu' ces vrits t]nelles1 si on leur fait l'hi/oire des dc\v]tes d'un ,pa/eur1 on peut saisir l'intellig5ce et quelque *ose encore de plus noble que l'intellig5ce1 le coeur de l'enfant4 ,je crois qu'on peut inspir] l'enfant1 p\r notre socit1 p\r les prodiges qu'elle cre en dveloppant la sci5ce1 cet am\r et cette admiration1 qui font de lui un vritable citoy5 de la socit mod]ne4 ,je le crois de t\tes mes =ces1 c'e/ une "q de m?ode et1 je le rpte1 d'ducation des pr(esseurs eux-mmes#bag4 ,note #bag3 ,*ambre des dputs1 sance du #ac fvri] #aijb4 ,page #feg du ,j\rnal (ficiel4 c\tant ou lisant l'hi/oire des dc\v]tes sci5tifiques1 rptant les expri5ces des crateurs de la sci5ce1 a9si que celles qui en dc\l5t1 et p\vant a9si jug] des progrs accomplis1 l'lve acqu]rait vite1 avec le jugem5t et l'habitude de l'obs]vation1 ce qu'on peut appel] l'esprit sci5tifique4 ,il oubli]ait sans d\te1 aprs la sortie du lyce1 les =mules et les ?ories1 mais il aurait le jugem5t =m1 saurait rfl*ir et possd]ait l'art d'appr5dre qu& cela lui devi5drait ncessaire4 ,il n'oubli]ait jamais1 p>ce que cela s]ait pass dans son inconsci5t1 ce qu'il y a de plus fondam5tal connatre dans les sci5ces1 les m?odes4 ,ces m?odes et ces qualits de jugem5t s'appliqu5t aussi bi5 aux obligations c\rantes de la vie qu' des entreprises sci5tifiques1 indu/rielles ou comm]ciales4 ,et telle e/ la =ce d'une bonne m?ode qu'elle donne mme aux esprits mdiocres l'aptitude au travail utile4 ,un des dposants de l'enqute1 ,m4 ,blondel1 l'a =t bi5 m>qu dans le passage suivant3 ,l'essor conomique du peuple allem& e/ si inquitant p\r n\s p>ce qu'il fait de l'indu/rie et de la sci5ce comme il fait de la gu]re1 en calculant t\t d'avance1 en appr5ant aux tudiants si nombreux qui1 aprs une bonne prp>ation gnrale1 vi5n5t frqu5t] les laboratoires des ,univ]sits1 non pas seulem5t la sci5ce faite1 mais le mti] de savant1 mti] qui ne s'improvise pas1 qui exige un appr5tissage1 et que les dons naturels ne saurai5t remplac]4 ,ce qui c>actrise la production allem&e1 c'e/ que grce un enseignem5t mieux conu que le ntre1 un gr& nombre de travaux de dtail1 secondaires mais utiles1 sont faits et bi5 faits p> des jeunes g5s mdiocres1 qui n'ont pas l'intellig5ce aussi vive que les ntres1 mais qui sav5t en df9itive 7faonns p> une meilleure =mation7 produire une somme plus considrable de travail utile4 ,la =ce de c]ta9es us9es allem&es1 j'en ai visit cette anne un bon nombre1 c'e/ le c>actre de laboratoires de re*]*es sci5tifiques qu'on a su leur donn]#bah4 ,note #bah3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #ddb4 ,blondel1 anci5 pr(esseur la ,facult de ,lyon4 ,la consqu5ce f9ale de l'enseignem5t des ,univ]sits allem&es a t ce prodigieux essor de la sci5ce et de l'indu/rie1 attribue bi5 va9em5t des laboratoires ne dpassant pas matriellem5t les ntres1 puisque n\s les avons copis4 ,cet essor e/ d t\t enti] des m?odes d'enseignem5t que n\s n'avons pas su saisir4 ,grce elles les ,allem&s absorb5t de plus en plus t\tes les indu/ries bases sur des m?odes sci5tifiques4 ,il faut all] en ,allemagne p\r tr\v] des us9es d'lectricit employant #ag4jjj ouvri]s1 des us9es mtallurgiques qui en occup5t #dj4jjj1 des tablissem5ts capables de f\rnir #cjj locomotives p> an1 des us9es de produits *imiques fabriquant annuellem5t p\r #a milli>d de produits#bai4 ,et la =ce de production de l'indu/rie allem&e e/ telle que1 p\r vit] les droits de d\ane protecteurs1 les patrons n'hsit5t pas all] tablir des us9es dans les pays trang]s4 ,il exi/e ,p>is une fabrique allem&e d'objectifs photographiques et microscopiques qui occupe dj plus de #cjj ouvri]s1 et dont les produits sont tellem5t suprieurs aux ntres que1 en quelques annes1 les objectifs franais sont dev5us inv5dables et ne sont plus utiliss que p\r les in/rum5ts de pacotille4 ,note #bai3 ,on tr\v]a t\s les dtails ncessaires dans les catalogues collectifs des indu/ries de *imie et de physique allem&es de l',exposition de #aijj4 ,deux vol4 9-#ho4 ,et p5dant que se p\rsuit un si =midable m\vem5t1 nos enfants cont9u5t appr5dre les connaissances les plus futiles1 enseignes de la plus futile faon4 ,ils prp>5t des exam5s et des conc\rs1 p5dant que les autres peuples prp>5t leurs fils aux ralits de la vie4 ,va9em5t n\s n\s dbattrons tant que n\s ne compr5drons pas les causes de notre impuissance4 ,,*apitre ,,viii ,l'ducation des indignes aux ,colonies4 ,exportes dans les colonies que n\s g\v]nons nos m?odes univ]sitaires ont produit des consqu5ces encore plus lam5tables qu'en ,france4 ,un de leurs premi]s rsultats a t de trans=m] en ennemis irrductibles t\s les indignes auxquels on les appliquait4 ,m4 ,paul ,giran1 adm9i/rateur en ,indo*9e1 a bi5 v\lu consign] p\r n\s dans les pages qui vont suivre ce que devrait tre notre enseignem5t aux colonies4 ,je lui laisse entirem5t la p>ole ma9t5ant3 ,l'expri5ce dmontre que la plup>t des peuples colonisateurs1 la ,france notamm5t1 ont *\ dans leurs t5tatives d'ducation de races trangres4 ,l'ducation de race race ne peut se compr5dre1 qu'autant que l'ducatrice1 faisant ab/raction de son propre idal1 ne propos]a qu'un idal immdiatem5t accessible son lve1 c'e/--dire un idal de trs peu suprieur celui que l'lve a dj pu lui-mme concevoir1 s\s l'influ5ce du milieu o il vit4 ,or1 en raison de c]ta9es dispositions d'esprit p>ticulires qui n\s font considr] t\s les peuples comme semblables n\s1 l'ducation d'un peuple infrieur a t\j\rs t synonyme d'assimilation4 duqu] une race signifie nos yeux3 modifi] l'idal social de cette race et lui propos] comme pr9cipe directeur notre propre idal2 on lui dem&e donc en ralit d'ab&onn] ses in/itutions1 trans=m] ses moeurs1 modifi] sa m5talit1 *oses impossibles4 ,c'e/ en r=mant les in/itutions que n\s prt5dons agir sur les esprits2 c'e/ en agissant sur les esprits1 p> l'in/ruction1 que n\s prt5dons =m] les c>actres4 ,n\s comm5ons la con/ruction p> le sommet4 ,n\s agissons sur l'effet p\r modifi] la cause4 ,n\s r5v]sons l'ordre naturel4 ,les rsultats obt5us dans ces conditions ne peuv5t tre que ngatifs4 ,n\s allons le con/at]4 ,c'e/ une ?orie admise p> la plup>t des peuples civiliss que l'ducation peut tre donne p> l'in/ruction4 ,or1 celle-ci s'adresse surt\t la mmoire2 elle s]t meubl] l'esprit1 et peut1 dans une c]ta9e mesure1 contribu] =m] le jugem5t4 ,mais l s'arrte son action4 ,l'in/ruction ne saurait s]vir l'ducation morale4 ,la morale n'e/ pas une affaire de mmoire ou de raisonnem5t4 ,or1 c'e/ l'exemple et non le livre qui peut produire la =mation d'habitudes morales4 ,aussi1 le facteur le plus important de l'ducation morale e/-il le milieu4 ,on commet donc une faute contre la logique naturelle si l'on veut1 p> la seule in/ruction1 trans=m] les ides et les s5tim5ts d'un peuple4 ,et la faute e/ d\ble si cette in/ruction e/ disp5se en une langue trangre l'lve4 ,il y a en effet d]rire les vocables de t\te langue1 des ides et des s5tim5ts que les mots trang]s ne p]mett5t pas d'atte9dre4 ,a des mots mme d'un usage gnral t\s les peuples1 correspond5t1 suivant les latitudes ou les poques1 des conceptions diffr5tes4 ,l'idal de beaut e/-il le mme *ez les ,hott5tots que *ez les ,*9ois1 les ,japonais1 le ,franais du moy5 ge et le ,franais mod]ne8 ,la bont *rti5ne a-t-elle ri5 de commun avec la bont de l',h9d\ ou du ,musulman8 ,lorsqu'un peuple emprunte1 de gr ou de =ce1 la langue d'un autre peuple1 il peut en acqurir les mots1 non les ides et les s5tim5ts que ces mots s\s-ent5d5t4 ,l'volution l+ui/ique correspond une l5te trans=mation physiologique du c]veau4 ,or1 le c]veau n'tant pas con=m de la mme faon suivant les races1 et le nombre de ses circonvolutions et son volume augm5tant mesure qu'on s'lve au po9t de vue intellectuel1 on compr5d qu'une langue suprieure ne puisse tre adopte p> un peuple infrieur1 sans tre aussitt d=me1 c'e/--dire adapte sa complexion m5tale4 ,du lat9 import *ez les ,gaulois e/ sorti le franais2 notre franais import aux ,antilles e/ dev5u le p>l] crole4 ,ce qui prcde p]met de press5tir quels rsultats peut donn] l'in/ruction mod]ne disp5se des peuples infrieurs en une langue europenne4 ,n\s avons pu le con/at] bi5 des fois *ez les ,annamites4 ,l',annamite1 comme t\t autre peuple1 trans=me1 dfigure t\tes les ides trangres1 p\r les adapt] sa m5talit2 c'e/ une vrit que n\s ne concevons aism5t que lorsqu'il ne s'agit pas de nos propres ides4 ,n\s admettons bi5 que l',annamite ait pu d=m] jusqu' la r5dre mconnaissable la doctr9e b\ddhique importe *ez lui il y a plusieurs sicles2 mais n\s ne v\lons pas conv5ir qu'il ne puisse s'assimil] les ides d'galit1 de lib]t1 de solid>it que n\s avons1 n\s-mmes1 acquises depuis un sicle pe9e4 ,il s]ait intressant1 mais trop long1 de montr] ici comm5t t\tes ces ides se sont tr\ves fausses ds qu'on a v\lu les introduire en ,annam4 ,notre culture intellectuelle ne convi5t en ri5 la m5talit annamite2 elle ne donn]a jamais que des produits anormaux1 p>fois mon/rueux2 nos ?ories transplantes en ,extrme-,ori5t ne p\rront qu'y apport] tt ou t>d le tr\ble et la dsorganisation4 ,on s'en e/ dj r5du compte et on a d enray] le m\vem5t comm5c4 ,on a notamm5t supprim l',univ]sit indo*9oise cre en #aijf qui compr5ait div]ses coles suprieures de droit et d'adm9i/ration1 de sci5ces1 de lettres1 etc41 et dont le b tait de rp&re en ,extrme-,ori5t1 surt\t p> l'int]mdiaire de la langue franaise1 la connaissance des sci5ces et des m?odes europennes4 ,t\t comme aux ,indes1 l'univ]sit indigne ne n\s et donn que des dclasss1 des exalts1 des individus dang]eux p\r n\s et p\r leurs compatriotes4 ,notre colonie avait vite d'ailleurs pr\v les premi]s symptmes de cette malsa9e eff]vesc5ce des esprits6 ,les peuples sont s\mis des volutions dt]m9es p> des lois prcises1 dont il leur e/ impossible de s'affran*ir4 ,c'e/ cep5dant un des traits p>ticuli]s de notre psy*ologie nationale que la croyance la t\te puissance des rvolutions1 des r=mes a priori4 ,n\s croyons1 crit ,m4 ,f\ille1 qu'il suffit de proclam] des pr9cipes p\r en ralis] les consqu5ces1 de *ang] d'un c\p de baguette la con/itution p\r mtamorphos] lois et moeurs1 d'improvis] des dcrets p\r ht] le c\rs du temps4 ,article ,i1 t\s les ,franais s]ont v]tueux2 article ,,ii1 t\s les ,franais s]ont heureux4 99 99 99 99 99 ,l'expri5ce a l>gem5t confirm la rgle prcdemm5t tablie3 que l'ducation ne saurait tre efficace lorsqu'elle ne se tr\ve pas en rapport avec les habitudes hrditaires de l'lve4 ,ds lors comm5t duqu] utilem5t les indignes8 ,n\s devons n\s occup] surt\t de leur in/ruction4 ,celle-ci ne porte ses fruits qu'autant qu'elle e/ conv5ablem5t adapte la m5talit de l'lve4 ,a un peuple infrieur1 une in/ruction lm5taire peut seule conv5ir4 ,on ne se pntre pas assez de cette vrit qu'il y a des peuples adultes et des peuples en bas ge1 et que c'e/ seulem5t la suite d'une longue volution que les peuples de la d]nire classe p\rront mont] la premire4 ,si l'on ti5t compte1 en outre1 des diffr5ces fondam5tales qui1 degr gal de civilisation1 sp>5t les peuples au po9t de vue m5tal1 on compr5d que l'in/ruction trangre disp5se un peuple donn doit1 p\r tre r5due accessible1 et p\r am5] un progrs c]ta91 remplir des conditions nettem5t dt]m9es4 ,n\s c>t]ons t\t d'abord de notre programme l'enseignem5t de la philosophie1 de la morale1 du droit1 de la politique1 etc444 ,quel *amp n\s re/e alors ouv]t8 ,celui des sci5ces pratiques4 ,il e/ suffisamm5t va/e p\r satisfaire notre dsir de rp&re l'in/ruction4 ,de plus les sci5ces pratiques sont un excell5t moy5 d'ducation intellectuelle4 ,c'e/ l'cole des ralits exprim5tales1 c'e/ avec elle1 et non avec les livres qu'on =me vritablem5t les esprits4 ,notre enseignem5t s]a surt\t te*nique et pr(essionnel4 ,n\s f]ons a9si de nos indignes de bons auxiliaires4 ,la premire cole crer dans un pays n\veau e/ donc une cole pr(essionnelle4 ,et son programme doit consi/] d'abord exclusivem5t amlior] les m?odes employes dans le pays4 ,en agriculture1 p> exemple1 il s]a1 videmm5t inutile1 dans un pays tropical1 d'enseign] aux lves la culture des pays temprs4 ,c'e/ un pr9cipe qu'il e/ bon d'nonc] malgr son vid5ce1 notre t5dance tant de donn] l'enseignem5t p\r lui-mme et de faire appr5dre a9si l'lve t\tes sortes de *oses dont il n'aura jamais se s]vir plus t>d4 ,donc le premi] ef=t d'ducation directe doit consi/] amlior] la te*nique des mti]s dj exi/ants1 des petites indu/ries locales4 ,et encore faut-il en cela beauc\p de disc]nem5t4 ,v\loir all] trop vite1 agir inconsidrm5t1 c'e/ dtruire purem5t et simplem5t ce qu'on v\lait amlior]4 ,la d*ance actuelle des petites indu/ries du ,tonk9 en e/ la preuve4 ,pas de rvolution et progress] l5tem5t1 telle doit tre la devise de l'ducateur4 ,p\r les pr(essions n\velles introduites dans le pays1 il faut us] des mmes prcautions que p\r les pr(essions dj exi/antes3 all] l5tem5t t\j\rs4 ,mme si on se tr\ve en prs5ce de peuples dj civiliss1 tels que les ,h9d\s1 les ,annamites1 les ,arabes1 il ne faut pas v\loir les trans=m] d'un seul c\p en +nieurs ou en mdec9s2 mais comm5c] d'abord p> en faire de bons mcanici5s ou de bons ouvri]s4 ,a9si se tr\v]a prp> le t]ra9 o p\rra tre jete plus t>d la sem5ce d'une ducation plus leve4 ,,*apitre ,,ix ,l'ducation p> l'arme4 #a4--,,role ,,possible ,,du ,,s]vice ,,militaire ,,dans ,l',,ducation4 ,n\s avons montr que1 si l'in/ruction univ]sitaire e/ trs faible1 son ducation e/ t\t fait nulle4 ,or1 dans l'volution actuelle des civilisations1 ce qu'il importe le plus de dvelopp]1 ce sont surt\t les qualits du c>actre4 ,sur la nullit de l'ducation donne p> l',univ]sit1 t\t le monde1 n\s l'avons vu1 e/ d'accord et l'on peut rpt] auj\rd'hui ce qu'crivait1 il y a dj longtemps un anci5 m9i/re de l',in/ruction publique1 ,jules ,simon4 ,il n'y a plus d'ducation2 on fait un ba*eli]1 un lic5ci1 un docteur1 mais un homme1 il n'en e/ pas "q2 au contraire1 on passe qu9ze annes dtruire sa virilit4 ,on r5d la socit un petit m&>9 ridicule qui n'a pas de muscles1 qui ne sait pas saut] une b>rire1 qui a peur de t\t1 qui1 en revan*e1 s'e/ b\rr de t\tes sortes de connaissances inutiles1 qui ne sait pas les *oses les plus ncessaires1 qui ne peut donn] un conseil p]sonne1 ni s'en donn] lui-mme1 qui a beso9 d'tre dirig en t\tes *oses1 et qui1 s5tant sa faiblesse et ayant p]du ses lisires1 se jette p\r d]nire ress\rce au socialisme d'tat4--,il faut que l'tat me pr5ne p> la ma91 comme l'a fait jusqu'ici l',univ]sit4 ,on ne m'a appris qu' tre passif4 ,un citoy51 dites-v\s8 ,je s]ais peut-tre un citoy51 si j'tais un homme4 ,que l'on considre la valeur et le sort de l'individu ou la dignit et la de/9e de la nation1 crivait rcemm5t un autre ,m9i/re de l',in/ruction publique1 ,m4 ,lon ,b\rgeois1 le c>actre pse d'un bi5 autre poids que l'esprit4 ,qu'importe ce que sait un homme en comp>aison de ce qu'il veut1 et qu'importe ce qu'il p5se au prix de ce qu'il fait#bbj4 ,note #bbj3 ,lon ,b\rgeois4 ,in/ructions1 etc41 p4 #ahc ,ce qui manque le plus aux ,lat9s1 ce sont les qualits qui font la =ce des ,anglais3 la discipl9e1 la solid>it1 l'endurance1 l'n]gie1 l'initiative et le s5tim5t du devoir4 ,ces qualits1 non seulem5t l',univ]sit ne les donne pas1 mais son pesant rgime les te qui les possde4 ,exi/e-t-il un moy5 de faire des hommes de cette arme de ba*eli]s et de lic5cis impuissants1 ridicules et nuls que l',univ]sit n\s fabrique8 tant donn que le rgime univ]sitaire n'e/ pas modifiable avec les ides lat9es actuelles et que t\s les projets de r=me sont d'irralisables *imres1 il faut *]*] ailleurs1 mais ne *]*] que dans le cycle des *oses possibles1 c'e/--dire dans le cycle des *oses ne heurtant pas trop le c\rant des op9ions actuelles4 ,or1 ce moy5 exi/e et il n'en exi/e qu'un seul4 ,auj\rd'hui1 la totalit de nos ba*eli]s et lic5cis e/ oblige de faire un s]vice militaire4 ,l'arme p\rrait les trans=m]1 c> elle e/1 ou au mo9s devrait tre un c5tre ducateur p> excell5ce4 ,elle peut dev5ir l'ag5t efficace du p]fectionnem5t et du relvem5t de la race franaise dgrade p> l',univ]sit4 ,d'm95ts (fici]s1 tels que les gnraux ,bonnal et ,gallini1 ont dmontr exprim5talem5t de quel dveloppem5t physique et moral e/ susceptible le soldat bi5 comm&4 ,si l'on v\lait complt] =t utilem5t la loi sur le s]vice obligatoire de trois ans1 obt5ir un corps de s\s-(fici]s excell5t et rduire un peu le nombre crasant des c&idats fonctionnaires1 il y aurait seulem5t promulgu] que1 en dehors de quelques pr(essions te*niques--magi/rats et +nieurs1 p> exemple--nul ne p\rra entr] dans une adm9i/ration de l'tat avant d'avoir t s\s-(fici] p5dant c9q ans4 ,aprs un an de surnumr>iat1 un bon s\s-(fici] e/ p>faitem5t apte remplir t\s les emplois publics n'exigeant de lui que l'application des rglem5ts1 c'e/--dire la trs imm5se majorit de ces emplois4 ,il faut bi5 reconnatre malheureusem5t que le s]vice militaire a produit uniquem5t jusqu'ici *ez les intellectuels une antipa?ie croissante p\r l'arme1 dont ils ne voi5t que les cts gnants4 ,l'expansion de tels s5tim5ts p>mi la masse populaire1 qui fut seule p5dant longtemps subir les durets ncessaires du rgime militaire1 m>qu]ait la f9 irrmdiable de la ,france comme nation4 ,ce sont les s5tim5ts subsi/ant encore dans la f\le1 non intellectualise1 qui r5d5t possible le ma9ti5 de l'arme1 d]ni] s\ti5 d'une socit en proie aux plus pr(ondes divisions et prte se dissoci] suivant le rve des sociali/es4 ,la raison qu'on invoquait autrefois p\r disp5s] t\te une classe de la nation du s]vice militaire1 c'e/ qu'il con/ituait une entrave aux tudes1 mais p]sonne n'a jamais pu f\rnir une seule preuve l'appui d'une telle ass]tion4 ,durant leurs trois annes de s]vice militaire1 les jeunes g5s p\rrai5t acqurir des qualits qui leur s]ai5t bi5 autrem5t utiles au c\rs de la vie que ce qu'ils appr5drai5t dans leurs manuels p5dant le mme temps4 ,si d'ailleurs la raison invoque tait srieuse1 elle s]ait applicable t\tes les pr(essions4 ,p]sonne1 crit ,m4 ,g\zy1 ne s'e/ jamais in=m si une int]ruption de trois ans dans leurs travaux ne dim9uait pas la valeur pr(essionnelle des *>p5ti]s1 des s]ruri]s ou des lab\reurs1 catgorie de citoy5s t\t aussi intressante dans une dmocratie1 que celle des avocats1 des mdec9s ou des receveurs de l'enregi/rem5t4 ,on a accept comme t\t naturel le sacrifice qu'ils font leur pays d'aptitudes acquises p> un pnible appr5tissage4 ,on semble avoir dit1 sans s'en s\ci] autrem5t3 ,si aprs trois ans de s]vice militaire ils ont oubli leur mti]1 eh bi51 ils le rappr5dront4 #b4--,,les ,,cons,,qu5ces ,,sociales ,,des ,,anci5nes ,,lois ,,militaires4 ,la loi qui multipliait1 il y a quelques annes1 le nombre des exempts1 a multipli du mme c\p le nombre des diplms4 ,elle a dt\rn des fonctions utiles l'lite de la jeunesse franaise p\r la lanc] dans des c>rires ultra-encombres et crer un nombre *aque j\r plus gr& de mcont5ts et de dclasss4 ,les docum5ts /ati/iques f\rnis ce propos devant la ,commission d'enqute1 et dont je vais reproduire quelques-uns1 sont catgoriques4 ,la loi militaire de #ahhi a supprim le volont>iat et a tabli d'autres cas de disp5se dont les consqu5ces sociales et conomiques sont inf9im5t plus pr(ondes4 444 ,en ,france1 s\s une app>5ce trompeuse d'enc\ragem5t aux tudes spciales1 la loi militaire a nui pr(ondm5t au comm]ce et l'indu/rie4 ,elle a fauss nombre de vocations1 elle a jet dans c]ta9es c>rires1 dites librales1 une f\le de jeunes g5s qui se s]ai5t t\rns1 naturellem5t v]s les pr(essions productives4 444 ,p\r la mdec9e1 il y avait #eij docteurs en #ahge1 #eia en #ahia1 avant que la loi ait pu produire ses effets1 et #a1bjb en #ahigbba4 ,note #bba3 ,l'augm5tation e/ analogue p\r les docteurs en droit4 ,il y en avait #aag p> an en #ahhi et #ddf en #ahii1 d'aprs le rapport de ,m4 ,raib]ti4 ,la disp5se1 telle que la loi de #ahhi l'a comprise1 crit cet auteur1 abaisse donc la valeur des exam5s ou la niveau d'entre dans les gr&es coles4 ,elle encombre les c>rires librales et elle c>te des affaires1 du comm]ce et de l'indu/rie1 un gr& nombre de jeunes g5s qui y aurai5t russi et qui *\]ont ailleurs4 ,elle frappe donc le pays dans les =ces vives de sa production4 444 ,a l'cole des langues ori5tales1 le nombre des lves a dcupl en #ad ans1 passant de #ch #cgb4 ,je v\s dem&e si ces jeunes g5s1 qui vont pr5dre l quelques notions de p]san1 de grec mod]ne1 d'armni51 d'arabe ou de javanais1 le font p>ce qu'ils s]ont consuls1 drogmans1 pr(esseurs1 traducteurs1 ou p>ce qu'ils se fix]ont dans le pays dont ils auront comm5c d'appr5dre la langue2 non1 c'e/ p>ce qu'ils *]*5t la disp5se de deux ans de s]vice militaire4 444 ,a l'cole des ,beaux-,arts1 v\s voyez le mme phnomne d'afflux artificiel se produire3 de #ehf c&idats l'entre1 en #ahij-ahia1 n\s passons #hcj en #ahif-ahig2 et1 la sortie1 il y avait #bj disp5ss en #ahij1 et1 en #ahig1 il y en avait #gh4 444 ,a l',in/itut agronomique1 la situation e/ presque aussi extraord9aire qu' l'cole des langues ori5tales4 ,l',in/itut agronomique =me des +nieurs agronomes1 et je ne crois pas que notre agriculture ait beso9 d'un nombre inf9i d'+nieurs1 elle a surt\t beso9 de g5s qui appr5n5t l'agriculture p> la pratique1 il y avait #cb c&idats l',in/itut agronomique l'entre en #ahgf2 et en #ahic1 peu de temps aprs le vote de la loi militaire1 il y en avait #cdh2 et en #ahif1 il y en a encore #cab4 444 ,a l'cole ,c5trale1 phnomne analogue3 en #ahhi1 avant l'application de la loi militaire1 il y avait #cgf c&idats1 et en #ahif ce *iffre monte #gba4 ,et je v\s dem&e si notre indu/rie a1 d'aprs les *iffres que v\s savez1 pr(it en quoi que ce soit de cet afflux v]s les coles spciales#bbb4 ,note #bbb3 ,enqute1 t4 ,,ii1 p4 #hi4 ,max ,lecl]c1 *>g de missions sci5tifiques p> le ,g\v]nem5t4 ,le mme auteur donne des *iffres analogues p\r les coles dites comm]ciales1 coles de ?orie pure et dont le diplme confre galem5t la disp5se4 ,le mode/e et ignor ,in/itut comm]cial de ,p>is1 qui comptait dix c&idats p> an avant la loi1 en a compt une c5ta9e ensuite4 ,on voit quel po9t le s]vice militaire e/ r$\t en ,france des classes lettres4 ,ceux qui le fui5t ne se d\t5t pas combi5 ils gagn]ai5t le subir4 ,c]tes1 comme l'a dit ju/em5t un m9i/re de l',in/ruction publique dans un disc\rs1 le b de l'enseignem5t classique devrait tre de =m] une lite1 c> c'e/ cette lite qui fait la gr&eur du pays1 mais elle n'e/ apte remplir son rle que si son c>actre e/ la hauteur de son in/ruction4 ,p\r p\voir comm&] un j\r1 il faut d'abord qu'elle appr5ne obir4 ,elle doit avant t\t acqurir l'esprit de solid>it et de discipl9e dont manqu5t si compltem5t les peuples lat9s4 ,a l'arme1 on appr5d se support]1 puis s'aid] et enf9 s'aim]4 ,on appr5d la discipl9e qu& on en subit la ncessit4 ,on appr5d se dom9] et on acqui]t le s5tim5t du devoir qu& le milieu l'impose4 ,p\r se discipl9] soi-mme1 si on ne l'e/ pas hrditairem5t1 il faut d'abord avoir t discipl9 p> d'autres4 ,a la discipl9e ext]ne la discipl9e int]ne succde bi5tt p> association inconsci5te de rflexes4 ,l'homme qui ne sait pas subir la premire p\r acqurir la seconde re/]a1 dans le c\rs de sa vie1 une insignifiante pave4 ,le sj\r au rgim5t1 surt\t qu& le soldat passe quelque temps aux colonies1 lui appr5d bi5 autre *ose encore4 ,il lui enseigne surt\t se dbr\ill]1 comme on dit vulgairem5t4 ,on sait t\t le p>ti qu'un gnral habile sut tir] ,madagasc> de soldats trans=ms en colons comme les anci5s lgionnaires roma9s4 ,dans t\s les pays du monde o l'on a eu occasion d'utilis] des soldats1 on a t frapp des rsultats qu'il e/ possible d'en tir]4 ,p\r ne cit] qu'un fait1 crit ,m4 ,lon ,*om1 dans la ,belgique militaire1 les *em9s de f] qu'on a russi tablir jusqu'ici en ,afrique int]tropicale anglaise1 franaise1 allem&e1 portugaise et surt\t congolaise sont dus des hommes app>t5ant l'arme4 ,t\tes les gr&es missions sci5tifiques ont t confies des soldats4 ,c'e/ donc sans d\te que cette ducation militaire tant honnie des intellectuels a encore quelque v]tu effici5te1 et p\r notre "p n\s le dcl>ons trs nettem5t1 cette ducation e/ re/e la premire de t\tes1 et elle le montre t\tes les fois que l'occasion lui en e/ f\rnie2 aussi bi5 dans les milieux clairs que dans le milieu humble des travailleurs1 o l'anci5 bon soldat prime t\j\rs4 #c4--,,le ,,role ,,ducateur ,,des ,,(fici]s4 ,l'action t\t fait prpondrante que p\rrait produire le s]vice militaire univ]sel a t signale depuis longtemps p> div]s criva9s4 ,voici comm5t s'exprimait ce sujet1 il y a dj plusieurs annes1 ,m4 ,mel*ior de ,vog3 ,le s]vice militaire univ]sel j\]a un rle dcisif dans notre recon/itution sociale4 ,le legs de la dfaite1 le l\rd prs5t de l'ennemi1 peut tre l'in/rum5t de notre rdemption4 ,n\s ne s5tons auj\rd'hui que ses *>ges2 j'en att5ds des bnfices incalculables3 fusion des dissid5ces politiques1 re/auration de l'esprit de sacrifice dans les classes aises1 de l'esprit de discipl9e dans les classes populaires1 bref de t\tes les v]tus qui rep\ss5t l'ombre du drapeau444 ,malheureusem5t1 les rsultats obt5us n'ont rpondu en aucune faon ces esprances4 ,les criva9s militaires les plus autoriss comm5c5t le reconnatre4 ,il faut attribu] pr9cipalem5t les causes d'un tel *ec ce que les (fici]s ne sont nullem5t prp>s au rle d'ducateurs qu'ils devrai5t remplir4 ,le premi] moy5 de les y prp>] consi/]ait leur enseign] ce rle1 dans t\tes les coles militaires1 l'cole suprieure de ,gu]re surt\t4 ,le second1 =t suprieur au prcd5t1 e/ d'oblig] t\s les futurs (fici]s1 a9si d'ailleurs qu'on le fait peu prs ma9t5ant1 s]vir d'abord comme simples soldats p5dant un an4 ,c'e/ uniquem5t en vivant p>mi les hommes qu'ils russiront compr5dre leur psy*ologie4 ,dans le rang1 ils appr5dront d'abord obir1 seule faon d'arriv] ensuite comm&]4 ,auj\rd'hui1 nos (fici]s ne saisiss5t pas encore trs bi5 leur rle d'ducateurs4 ,et1 p\r qu'il ne re/e aucun d\te sur ce po9t1 je vais reproduire quelques passages des confr5ces faites l'cole de ,sa9t-,cyr1 avec approbation du m9i/re de la ,gu]re1 p> un pr(esseur cette cole1 ,m4 ,eb5]4 ,elles sont exagres peut-tre mais ple9es de trs graves enseignem5ts4 ,le s]vice obligatoire1 en faisant pass] t\te la nation p> les ma9s de l'(fici]1 a gr&i dans la mesure la plus l>ge son rle d'ducateur4 ,la prp>ation du corps d'(fici]s ce rle1 sa =mation morale1 intress5t donc la socit t\t entire4 ,il ne la remplit qu'imp>faitem5t1 p>ce que1 s'il y e/ apte1 il n'y e/ nullem5t prp>1 et que l'ide de sa mission sociale ne ti5t presque aucune place1 ni dans son ducation1 ni dans l'ex]cice de sa pr(ession4 ,n\s sommes seuls ne pas n\s ap]cevoir que n\s avons ct de notre rle de prp>ation la gu]re1 remplir une mission sociale d'une importance capitale1 et qu'il n\s app>ti5t de contribu] l'ducation de la dmocratie4 ,de l ce mal5t5du entre les classes intellig5tes et le corps d'(fici]s1 mal5t5du qu'il s]ait puril de ni]444 ,on p\rrait s'att5dre retr\v] dans le peuple la trace d'une influ5ce heureuse et durable ex]ce p> l'(fici] sur les jeunes ,franais qui1 *aque anne1 lui pass5t p> les ma9s4 ,il s'en faut malheureusem5t1 et n\s sommes obligs de con/at] que les rsultats ne sont pas ce qu'ils p\rrai5t tre4 ,en somme1 ce que n\s r5dons au pays ne p>at pas valoir beauc\p mieux que ce que n\s en avons reu2 dans le ba9 de l'arme1 le f] ne se *ange pas en aci]4 444 ,les (fici]s1 dit-on1 ne sav5t pas pr(it] des longues heures d'oisivet dont j\iss5t les militaires--si t\tefois c'e/ une j\issance de se tran] dans les rues ou d'err] dans les corridors des qu>ti]s--et qui1 mises b\t b\t1 =m5t un total respectable4 ,ils ne sav5t pas les employ] en p>tie cultiv] l'esprit de leurs soldats1 faonn] leur c>actre1 trans=m] leurs mes1 en faire1 en un mot1 des individualits solidaires et consci5tes1 prp>] l'tat des citoy5s au c\rant de t\tes leurs obligations sociales4 ,il n'y a que dans l'arme1 aj\te-t-on1 que se r5contre un p>eil gaspillage de temps4 444 ,dans les rgim5ts1 la p>tie ducation se borne presque t\j\rs quelques ?ories1 dites morales1 prvues l'avance comme t\tes les autres p>ties du s]vice4 444 ,les (fici]s espr5t sauveg>d] leur supriorit en t5ant l'homme di/ance1 en se r5f]mant dans une sorte de morgue indiffr5te4 ,les gnraux de notre glorieuse poque tai5t lo9 d'avoir vis--vis de leurs compagnons d'armes la morgue et le dda9 qu'affi*5t beauc\p trop de jeunes (fici]s de nos j\rs4 ,il e/ vrai que ceux-ci ont p\r excuse de n'avoir fait que pass] des exam5s un ge o leurs anci5s avai5t gagn des batailles4 444 ,n\s avons1 n\s1 (fici]s1 remplir un devoir dont beauc\p d'entre n\s ne se d\t5t mme pas4 ,il n'e/ pas inutile de le rappel]1 notre poque o l'arme se dresse encore deb\t1 mais o elle s5t sa base entame p> les ?ories subv]sives1 tel un ph>e dont les fondations sont m9es p> les flots4 444 ,le dsir de p>atre n'e/ pas le seul repro*e qu'on fasse1 dans l'arme1 aux d]nires gnrations d'(fici]s prises dans leur ensemble4 ,on tr\ve le plus gr& nombre d'entre eux trop p]sonnels1 trop occups du culte de leur moi4 444 ,un fait c]ta91 c'e/ qu'on e/ assez mcont5t1 dans l'arme1 de l'tat d'esprit des jeunes (fici]s3 on leur tr\ve trop de prt5tions et pas assez de zle1 plus proccups de leur propre c>rire que de l'accomplissem5t de leurs devoirs pr(essionnels#bbc4 ,note #bbc3 ,rle social de l'(fici]1 confr5ces faites aux lves de l'cole spciale militaire1 p> le comm&ant ,eb5]4 ,9-#ho1 ,p>is1 ,librairie militaire4 ,le tableau n'e/ pas brillant sans d\te4 ,lorsque la dmoralisation et l'indiffr5ce s't5d5t l'arme1 l'heure de la dcad5ce f9ale e/ bi5 pro*e4 ,ds qu'une arme cesse d'tre le s\ti5 d'une socit1 elle en devi5t le dang]4 ,les n\velles gnrations =mes l'cole de ,gu]re compr5n5t d'ailleurs p>faitem5t la gr&eur et l'importance du rle ducateur qui leur incombe4 ,malgr les nuages qui s'amoncell5t1 il ne faut donc pas dsespr] de l'av5ir4 ,l'ducation peut n\s donn] les qualits indisp5sables aux peuples qui veul5t ne pas f9ir4 ,l',univ]sit et l',arme ont pris1 en ,allemagne1 une influ5ce qu'elles p\rrai5t avoir en ,france1 mais qu'elles n'ont pas su ex]c] encore4 ,y russiront-elles8 ,l e/ le problme4 ,les gnrations qui gr&iss5t sont appeles les rs\dre4 ,si elles n'y p>vi5n5t pas1 ce s]a la cont9uation d'une l5te dcad5ce1 puis des dfaites conomiques et sociales qui m>qu]ont la f9 de notre hi/oire4 99 99 99 99 99 ,et voici enf9 t]m9 un livre qui re/]a sans d\te le plus inutile de t\s ceux que j'ai crits4 ,rcrim9] contre des fatalits e/ t\j\rs une pauvre t*e1 indigne en vrit des labeurs d'un philosophe4 ,si1 cep5dant1 j'ai publi cet ouvrage sans gr&es illusions sur son efficacit1 c'e/ que les ides semes p> la plume f9iss5t quelquefois p> g]m]1 si dur soit le roc o elles sont tombes4 ,malgr tant d'app>5ces trompeuses1 les p5ses qui mn5t les hommes de *aque race ne se modifi5t gure dans le c\rs des ges4 ,elles *ang5t cep5dant quelquefois4 ,il semble que n\s soyons arrivs un de ces r>es mom5ts de l'hi/oire o nos ides puiss5t se trans=m] un peu4 ,le *oix des m?odes d'enseignem5t e/ autrem5t capital p\r un peuple que celui de ses in/itutions ou de son g\v]nem5t4 ,si l'enqute p>lem5taire a pr\v que le problme de l'ducation e/ gnralem5t =t peu compris1 elle a montr en mme temps que ce sujet comm5ce proccup] les esprits4 ,s\haitons qu'il les proccupe davantage encore et que l'op9ion f9isse p> se trans=m]4 ,l'av5ir de la ,france dp5d surt\t de la solution qu'elle saura donn] au problme de l'ducation4 ,le monde volue rapidem5t et1 s\s pe9e de prir1 il faut savoir s'adapt] cette volution4 ,l'loqu5ce1 le beau langage1 le gt des f9esses grammaticales1 les aptitudes littraires et arti/iques p\vai5t suffire ma9t5ir un peuple la tte de la civilisation l'poque o il remettait ses de/9es entre les ma9s des dieux ou des rois qui les reprs5tai5t4 ,auj\rd'hui1 les dieux sont morts et il ne re/e gure de nations qui soi5t compltem5t dans la ma9 d'un matre4 ,les vnem5ts *app5t de plus en plus l'action des g\v]nem5ts4 ,les volonts des plus autocratiques s\v]a9s sont actuellem5t conditionnes p> des ncessits conomiques et sociales1 pro*es ou lo9ta9es1 hors de leur sphre d'action4 ,l'homme1 g\v]n jadis p> ses dieux et ses rois1 e/ rgi ma9t5ant p> un engr5age de ncessits qui ne fl*iss5t pas4 ,les conditions d'exi/5ce de *aque pays devi5n5t t\j\rs davantage subordonnes des lois gnrales que les relations comm]ciales et indu/rielles des peuples impos5t4 ,n'ayant plus espr] l'aide de la ,provid5ce bi5veillante qui guidait jadis le c\rs des *oses1 l'homme mod]ne ne doit compt] que sur lui-mme p\r tr\v] sa place dans la vie4 ,elle n'e/ pas m>que seulem5t p> ce qu'il sait1 mais surt\t p> ce qu'il peut4 ,dans la phase d'volution o la sci5ce et l'indu/rie ont conduit le monde1 les qualits de c>actre j\5t un rle de plus en plus prpondrant4 ,l'initiative1 la p]svrance1 le jugem5t1 l'n]gie1 la volont1 la dom9ation de soi-mme sont des aptitudes sans lesquelles t\s les dons de l'intellig5ce re/5t peu prs dnus d'efficacit4 ,l'ducation seule peut les crer un peu qu& l'hrdit ne les a pas donnes4 ,n\s avons vu combi5 e/ misrable notre ducation et quel po9t cette d]nire laisse l'homme ds>m dans la vie4 ,n\s avons montr que notre in/ruction univ]sitaire1 t\s ses degrs1 e/ plus misrable encore1 puisqu'elle se borne entass] dans la mmoire un *aos de *oses inutiles de/9es tre oublies totalem5t quelques mois aprs l'exam54 ,n\s avons fait voir aussi combi5 s]ont illusoires nos projets de r=me tant que nos pr(esseurs re/]ont ce qu'ils sont auj\rd'hui4 ,nos citations ont pr\v que1 si les tri/es rsultats de notre enseignem5t clat5t t\s les yeux1 les causes pr(ondes de ces rsultats demeur5t gnralem5t mconnues4 ,l'difice enti] de notre enseignem5t1 de sa base son sommet1 s]ait refaire4 ,ce livre a pr\v p\rquoi une telle t*e ne saurait tre ma9t5ant t5te4 ,t\t ce que n\s p\vons espr]1 c'e/ de p>v5ir utilis] le mo9s mal possible les lm5ts si dfectueux que n\s avons entre les ma9s4 ,un peu de bonne volont y suffirait sans d\te1 mais qui dem&] cette petite dose de bon v\loir devant la l\rde indiffr5ce de l',univ]sit et du public p\r t\tes ces que/ions4 ,elles passionn5t p>fois un c\rt in/ant1 mais l'oubli les subm]ge bi5tt4 ,quoi qu'il en soit1 j'ai t]m9 ma t*e4 ,elle devait se born] clair] une op9ion trs inc]ta9e et trs g>e auj\rd'hui4 ,c'e/ aux aptres ma9t5ant agit] les f\les1 p\r provoqu] ces gr&s c\rants auxquels les in/itutions ues ne rsi/5t gure4 ,il s'agit ici d'une oeuvre qui ne peut r5contr] les ho/ilits d'aucun p>ti et qu'appui]ont srem5t un j\r t\s les p>tis4 ,de son succs l'av5ir de la ,france dp5d4 ,ce gr& pays1 qui fut p5dant longtemps un des ph>es de la civilisation1 s'loigne *aque j\r du premi] rang qu'il occupait jadis4 ,si notre ,univ]sit ne *ange pas1 il desc5dra bi5tt ce degr o une nation ne compte plus et devi5t la victime de t\s les has>ds4 ,,f9 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,*apitre ,,premi]4--,les conceptions des matres de l',univ]sit en matire d'enseignem5t #f ,con/ants insuccs de t\tes les t5tatives faites p\r r=m] l'enseignem5t univ]sitaire4--,les matres de l',univ]sit sont d'accord p\r proclam] l'infriorit de cet enseignem5t mais ils sont incapables d'en dc\vrir les causes4--,preuves f\rnies p> les rc5ts disc\rs de ,,mm4 ,lippmann et ,appell4--,l'enseignem5t en ,anglet]re et en ,allemagne4--,complte diffr5ce des pr9cipes directeurs4 ,,*apitre ,,ii4--,docum5ts psy*ologiques rvls p> l'enqute sur l'enseignem5t4 ,p\rquoi les r=mes sont impossibles #bd ,importance docum5taire de l'enqute4--,pr9cipes psy*ologiques qui ont dirig les dpositions4--,les discussions ont port sur des programmes et non sur les m?odes de l'enseignem5t4--,importance illusoire atta*e aux programmes4--,puissance que leur attribue l',univ]sit4--,faible importance qu'elle atta*e aux m?odes4--,p\rquoi l'infriorit de notre ducation a t vue facilem5t p> les auteurs de l'enqute et p\rquoi les causes de cette infriorit leur ont *app4--,raisons qui r5d5t actuellem5t impossibles les r=mes4--,les illusions et la volont des p>5ts4--,l'tat m5tal des pr(esseurs4--,comm5t ils sont =ms en ,france et ce qu'ils enseign5t4--,comm5t ils sont =ms en ,allemagne4--,b de cet ouvrage4 ,,livre ,,ii ,l',,in/ruction ,,et ,l',,ducation ,,aux ,,tats-,,unis ,,*apitre ,,premi]4--,pr9cipes gnraux de l'ducation en ,amrique #ea ,,*apitre ,,ii4--,dtails des m?odes usites dans les coles amrica9es #ef ,,*apitre ,,iii4--,l'enseignem5t des sci5ces exprim5tales dans les coles de l',amrique #fd ,,livre ,,iii ,l',,enseignem5t ,,univ]sitaire ,,en ,,france ,,*apitre ,,premi]4--,la valeur des m?odes univ]sitaires #gc #a4 ,la ,m?ode mnmonique4--,cette m?ode e/ la seule accepte p> l',univ]sit4--,exam5 successif des rsultats qu'elle produit dans les div]ses bran*es de connaissances4--#b4 ,les rsultats de l'enseignem5t du lat9 et des langues vivantes4--,rapports prs5ts la ,commission d'enqute sur le degr de connaissance des langues p> les lves de l',univ]sit4--,ignorance totale de l'imm5se majorit des lves aprs sept ans d'tudes4--#c4 ,les rsultats de l'enseignem5t de la littrature et de l'hi/oire4--,les lves se born5t appr5dre des dates1 des subtilits1 des diss]tations sur des auteurs qu'ils ne lis5t jamais4--,leur ignorance complte de la littrature et de l'hi/oire4--,extraits des rapports prs5ts la ,commission d'enqute4--#d4--,les rsultats de l'enseignem5t des sci5ces4--,les m?odes d'enseignem5t des sci5ces sont les mmes que celles employes p\r les autres bran*es de connaissances et produis5t les mmes rsultats ngatifs4--,docum5ts prs5ts la ,commission d'enqute4--#e4--,les rsultats de l'enseignem5t suprieur et l'esprit univ]sitaire4--,l'enseignem5t suprieur e/ c>actris comme l'enseignem5t secondaire p> la rcitation des manuels4--,le lic5ci1 le polyte*nici51 le normali51 l'lve des coles d'indu/rie et d'agriculture sont s\mis aux mmes procds mnmoniques4--,l',univ]sit considre que la valeur des hommes se mesure uniquem5t la quantit des *oses qu'ils peuv5t rcit]4--#f4 ,l'op9ion de l',univ]sit sur la valeur gnrale de l'enseignem5t univ]sitaire4--,extraits des rapports de la ,commission d'enqute montrant quel po9t les pr(esseurs eux-mmes sont conva9cus de la nullit de leur enseignem5t4--,leur conviction que notre enseignem5t classique e/ de/9 disp>atre4 ,,*apitre ,,ii4--,les rsultats f9als de l'enseignem5t univ]sitaire4 ,son influ5ce sur l'intellig5ce et le c>actre #hg ,les rsultats de l'enseignem5t classique ne sont pas seulem5t l'ignorance f9ale de l'lve4--,c'e/ cet enseignem5t qu'e/ due une production croissante d'esprits faux1 aigris1 dclasss et rvolts4--,l'enseignem5t secondaire1 qualifi de mfait social p> un des rapporteurs de la ,commission4--,extraits des div]s rapports4--,les lves sont incapables de rflexion1 d'initiative1 de jugem5t et ne sav5t pas se conduire dans la vie4--,leur incuriosit et leur indiffr5ce4--,leur oubli total de ce qu'ils ont appris quelques mois aprs l'exam54--,conclusion gnrale du ,prsid5t de la ,commission d'enqute sur les fune/es effets de l'enseignem5t univ]sitaire4--,op9ion d'anci5s ,m9i/res de l',in/ruction publique4 ,,*apitre ,,iii4--,les lyces #ih #a4 ,la vie au lyce4--,le travail et la discipl9e4--,l'int]nat con/itue une ncessit impose p> la volont des familles4--,les gr&s lyces4--,rglem5ts mticuleux et uni=mes qui les rgiss5t4--,exagration du nombre d'heures de travail4--,insuffisance de l'hygine et de l'alim5tation4--,abs5ce d'ex]cices physiques4--,etroitesse de la surveillance4--,la vie dans les lyces difis la campagne4--,int]diction aux lves de circul] dans les p>cs ent\rant les tablissem5ts4--#b4 ,la ,direction des lyces4--,les proviseurs4--,le proviseur n'e/ qu'un comptable rgi p> des rglem5ts mticuleux et ne p\vant s'occup] de la maison qu'il e/ c5s dirig]4--,les bureaux du ,m9i/re rgl5t les mo9dres dtails4--,extraits des rapports de la ,commission d'enqute4--#c4 ,ce que cot5t les lyces l'tat4--,l'tat p]d des sommes normes avec les lyces1 alors que les tablissem5ts congrgani/es dus l'initiative prive ralis5t des bnfices4--,causes des dp5ses des lyces4--,classes comptant quatre lves et un pr(esseur pay #e4jjj francs4--,gnralit du gaspillage4--,p\rquoi les proviseurs n'ont aucun intrt ralis] des conomies4 ,,*apitre ,,iv4--,les pr(esseurs et les rptiteurs #aab #a4 ,les pr(esseurs4--,leur insuffisance pdagogique comme consqu5ce de leur mode de prp>ation4--,dcl>ation des *efs de l',univ]sit4--,psy*ologie du pr(esseur univ]sitaire4--,il e/ maltrait p> l',univ]sit et peu considr p> le public4--,insuffisance de son ducation extrieure4--,son dfaut de pre/ige4--,p\rquoi il devi5t vite indiffr5t p\r ses lves1 mcont5t et ennemi de l'ordre social4--#b4 ,les rptiteurs4--,les rptiteurs ne sont auj\rd'hui que des surveillants4--,leur impuissance tre utiles aux lves malgr leur bonne volont1 alors qu'ils p\rrai5t tre beauc\p plus utiles que les pr(esseurs4--,l',adm9i/ration ti5t les ma9t5ir dans un rle subalt]ne4--,op9ion de la ,commission d'enqute sur la ncessit de supprim] la di/9ction entre pr(esseurs et rptiteurs4--,importance considrable qu'aurait cette mesure si elle p\vait tre ralise4 ,,*apitre ,v4--,l'enseignem5t congrgani/e #abf ,importance des faits n\veaux rvls devant la ,commission d'enqute4--,concurr5ce r$\table des tablissem5ts congrgani/es4--,raisons psy*ologiques de leurs succs4--,p\rquoi les pr(esseurs congrgani/es1 malgr leurs connaissances lm5taires1 font trs bi5 russir les lves4--,rapports des ,frres des ,ecoles *rti5nes4--,succs de leurs lves dans l'enseignem5t indu/riel1 agricole1 secondaire et suprieur4--,*iffres prs5ts la ,commission4--,leur enseignem5t d entirem5t l'initiative prive ne cote ri5 l'tat et laisse des bnfices aux actionnaires4--,dang]s de l'esprit clrical1 mais utilit de la concurr5ce1 des tablissem5ts congrgani/es4 ,,livre ,,iv ,,les ,r,,=mes ,,propos,,es ,,et ,,les ,r,,=mateurs ,,*apitre ,,premi]4--,les r=mateurs4 ,la trans=mation des pr(esseurs4 ,la rduction des heures de travail4 ,l'ducation anglaise #ach #a4 ,les ,r=mateurs4--,les rapports de la ,commission d'enqute s't5d5t longuem5t sur la nullit de notre enseignem5t univ]sitaire1 mais sont trs brefs et trs vagues sur les moy5s de le remplac]4--,faible valeur de la plup>t des r=mes proposes4--,raisons gnrales de leur inutilit4--,exam5 des pr9cipales r=mes proposes4--#b4 ,trans=mation du pr(essorat4--,ncessit p\r les pr(esseurs de pass] p> le rptitorat4--,cette r=me1 plusieurs fois propose devant la ,commission d'enqute1 s]ait la plus importante de celles proposes1 mais elle e/ irralisable avec les prjugs lat9s4--,p\rquoi les rptiteurs p\rrai5t donn] un enseignem5t suprieur celui des pr(esseurs4--#c4 ,la rduction des heures de travail4--,ct illusoire de ce projet de r=me4--,les lves sont ma9t5us assis d\ze heures p> j\r simplem5t p>ce que p>5ts et pr(esseurs ne sav5t qu'en faire4--,absurdit de la longueur des classes4--,leur dure en ,allemagne4--#d4 ,l'ducation anglaise4--,elle n'e/ nullem5t adapte aux beso9s des ,lat9s et ne s]ait jamais accepte p> les p>5ts4--,le mur des facteurs moraux4 ,,*apitre ,,ii4--,les *angem5ts de programmes #aea ,modifications de programmes proposes p> la ,commission et votes p> le ,p>lem5t4--,confusion de ces n\veaux programmes4--,p]si/ance de l'erreur lat9e sur la puissance des in/itutions1 des con/itutions et des programmes4--,impossibilit actuelle de t\te r=me srieuse avec les ides rgnantes4--,ce sont les m?odes1 les pr(esseurs et non les programmes qu'il faudrait r=m]4--,t\s les programmes sont bons qu& on sait s'en s]vir4--,les motifs de l'insuffisance de l',univ]sit *app5t entirem5t aux r=mateurs4 ,,*apitre ,,iii4--,la "q du grec et du lat9 #aeg #a4 ,l'utilit du grec et du lat94--,t\te discussion sur l'utilit de ces langues e/ sans objet1 puisque les lves n'en connaiss5t que quelques mots4--,op9ions des univ]sitaires les plus autoriss sur les langues anci5nes4--,les prt5dues v]tus ducatives du lat94--,p\rquoi les langues mod]nes possd5t la mme v]tu ducative4--,ce que les lves connaiss5t en matire de langues aprs sept annes d'tudes4--,la "q du grec et du lat9 en ,allemagne4--#b4 ,l'op9ion des familles sur l'enseignem5t du grec et du lat94--,les familles sont t\t fait opposes la suppression de l'enseignem5t du grec et du lat94--,cette opposition a t p>tage p> les ,*ambres de comm]ce4--,rsultats de l'enqute sur les exig5ces des familles4--,raisons psy*ologiques des ides de la b\rgeoisie sur les avantages de l'enseignem5t du lat94--#c4 ,l'enseignem5t du grec et du lat9 avec les prjugs actuels4--,ncessit de cons]v] la faade grco-lat9e p\r satisfaire les prjugs des familles4--,une heure de lat9 p> sema9e suffirait4--,comm5t avec cette heure bi5 employe les lves saurai5t beauc\p plus de lat9 qu'auj\rd'hui4--,le pre/ige du lat9 ne disp>atra qu'avec son introduction dans l'enseignem5t primaire4 ,,*apitre ,,iv4--,la "q du baccalaurat et du c]tificat d'tudes #age #a4 ,la r=me du baccalaurat4--,les maux attribus au baccalaurat4--,le projet de r=me propos au ,snat4--,aprs avoir supprim le diplme du baccalaurat on propose aussitt de le remplac] p> un autre ne diffrant du premi] que p> le nom4--,enfantillage de la r=me4--,les exam5s dits de passage et leurs consqu5ces4--,le baccalaurat e/ un effet et non une cause4--#b4 ,l'op9ion des univ]sitaires sur le baccalaurat4--,viol5ce de la campagne m5e contre le baccalaurat p> des pr(esseurs les plus m95ts de l',univ]sit4--,l'exam5 du baccalaurat4--,absurdit des que/ions poses4--,le has>d seul prside aux admissions4--,pr9cipes qui dirig5t les exam9ateurs4--,conclusions svres du ,prsid5t de la ,commission4 ,,*apitre ,v4--,la "q de l'enseignem5t mod]ne et de l'enseignem5t pr(essionnel #ahc #a4 ,l'enseignem5t mod]ne4--,hi/oire de cet enseignem5t4--,p\rquoi1 avec des programmes excell5ts1 il a ab\ti des rsultats pitoyables4--,l'opposition de l',univ]sit4--,op9ion du ,m9i/re de l',in/ruction publique sur le sort des dclasss crs p> l',univ]sit et sur l'impuissance de cette d]nire prp>] la vie conomique et l'action4--#b4 ,l'enseignem5t pr(essionnel4--,il e/ donn en ,france p> les m?odes univ]sitaires1 c'e/--dire p> l'emploi exclusif des dmon/rations au tableau et des manuels4--,les prjugs des classes dirigeantes4--,l'volution conomique actuelle du monde leur *appe entirem5t4--,importance de la te*nique4--,insuffisance complte de l'enseignem5t pr(essionnel en ,france et son dveloppem5t en ,allemagne4--tat misrable de notre enseignem5t indu/riel et agricole4--,extraits des rapports4--,ce sont surt\t les prjugs de l'op9ion qui entrav5t l'volution des socits lat9es et les oblig5t procd] p> bonds dsordonns qui ne font1 le plus s\v5t1 que les ram5] en arrire4--,la tyrannie des morts4 ,,*apitre ,,vi4--,la "q de l'ducation #bjb #a4 ,inc]titude des pr9cipes univ]sitaires en matire d'ducation4--,l',univ]sit ne s'e/ pas montre plus apte donn] une bonne ducation qu'une in/ruction conv5able4--,elle proclame bi5 haut les bi5faits d'une bonne ducation1 mais e/ encore la re*]*e des m?odes4--,pauvret des r>es projets d'ducation =muls devant la ,commission4--,la plup>t des pr(esseurs n'ont aucune ide bonne ou mauvaise en matire d'ducation4--#b4 ,la discipl9e univ]sitaire comme base unique de l'ducation univ]sitaire4--,en pratique1 t\te l'ducation univ]sitaire se borne la l\rde discipl9e du lyce1 de/9e pr9cipalem5t ma9t5ir le sil5ce dans les salles o se tr\v5t les lves4--,illusions de quelques auteurs de l'enqute sur l'utilit de s'adress] la raison des lves4--,rsultats obt5us p> les ducateurs anglais en s'adressant l'intrt de l'lve et non sa raison4--,motifs de l'impuissance des p>5ts franais duqu] conv5ablem5t leurs enfants4--,c'e/ l'ducation univ]sitaire que les ,lat9s doiv5t en p>tie leur gsme individuel4--,c'e/ leur ducation que les ,anglais doiv5t l'gsme collectif qui e/ un des gr&s facteurs de la puissance politique de l',anglet]re4 ,,livre ,v ,,psy*ologie ,,de ,l',,in/ruction ,,et ,,de ,l',,ducation ,,*apitre ,,premi]4--,les bases psy*ologiques de l'in/ruction #bad #a4 ,les fondem5ts psy*ologiques de l'in/ruction1 d'aprs les ides univ]sitaires4--,p\rquoi les dposants de l'enqute ont diss]t longuem5t sur l'in/ruction sans se dem&] comm5t les *oses pntr5t dans l'esprit et s'y fix5t4--,t\t le monde tant d'accord sur le pr9cipe de l'enseignem5t mnmonique1 p]sonne ne p\vait song] le discut]4--#b4 ,?orie psy*ologique de l'in/ruction et de l'ducation4--,trans=mation du consci5t en inconsci5t4--,t\te ducation consi/e dans l'art de faire pass] le consci5t dans l'inconsci5t4--,on y arrive p> la cration d'associations1 d'abord consci5tes1 qui devi5n5t inconsci5tes ensuite4--,la loi des associations et la cration des rflexes4--,la dissociation des rflexes4--,leur dom9ation4--,l'homme n'e/ sorti de la b>b>ie qu'aprs avoir appris dom9] ses rflexes hrditaires4--,la discipl9e int]ne4--,l'ducation doit agir sur l'inconsci5t de l'enfant et non sur sa faible raison4--,les pr9cipes qui prcd5t s'appliqu5t t\tes les *oses qui peuv5t s'enseign]4--,les lois d'acquisition sont les mmes p\r t\tes les bran*es de l'in/ruction et de l'ducation4--#c4 ,comm5t la ?orie des associations consci5tes dev5ues inconsci5tes explique la =mation des in/9cts et celle des c>actres des peuples4--,application des pr9cipes gnraux qui prcd5t des cas p>ticuli]s4--,=mation des in/9cts des animaux4--,=mation des c>actres des peuples4--,comm5t l'expri5ce cre l'habitude et comm5t celle-ci f9it p> dev5ir hrditaire1 c'e/--dire un in/9ct1 et con/itue alors un c>actre de race4--#d4 ,la pdagogie actuelle4--,op9ion des pr(esseurs sur la faible valeur des rgles pdagogiques4--,ignorance gnrale de la psy*ologie de l'enfant4--,notre pdagogie n'a que l'empirisme p\r base4--,possibilit de lui donn] une base psy*ologique4--#e4 ,l'in/ruction exprim5tale4--,t\t enseignem5t doit tre d'abord exprim5tal4--,l'expri5ce doit t\j\rs prcd] la ?orie4--,la supriorit de l'in/ruction anglaise et allem&e ti5t l'application con/ante de ce pr9cipe4--,ce ne sont pas les sci5ces seulem5t1 mais l'hi/oire1 les langues1 la gographie1 etc41 qui doiv5t tre enseignes p> la m?ode exprim5tale4 ,,*apitre ,,ii4--,les bases psy*ologiques de l'ducation #bcf #a4 ,b de l'ducation4--,l'ducation du c>actre a beauc\p plus d'importance que l'in/ruction4--,la valeur d'un homme et son succs dans la vie se mesur5t surt\t au dveloppem5t de son c>actre4--,qualits de c>actre que l'ducation doit savoir dvelopp]4--,jugem5t1 initiative1 discipl9e1 rflexion1 esprit d'obs]vation1 solid>it1 volont1 etc4--,lo9 de dvelopp] ces aptitudes1 l'ducation univ]sitaire les dtruit *ez ceux qui les possd5t4--#b4 ,m?odes psy*ologiques d'ducation4--,application de nos pr9cipes gnraux des cas dt]m9s4--,dveloppem5t de l'esprit d'obs]vation et de prcision4--,dveloppem5t de la discipl9e1 de la solid>it1 du c\p d'oeil1 de l'esprit de dcision1 etc4--,dveloppem5t de la p]svrance et de la volont4--,importance et ncessit des m?odes employ]4--,les peuples ne priss5t jamais p> l'abaissem5t de leur intellig5ce1 mais p> l'affaissem5t de leur c>actre4--,dans l'volution actuelle du monde1 les qualits de c>actre devi5n5t de plus en plus ncessaires4 ,,*apitre ,,iii4--,l'enseignem5t de la morale #bdi ,importance de l'enseignem5t de la morale4--,le niveau moral d'un peuple m>que sa place sur l'*elle de la civilisation4--,les rgles morales sont inv>iables p\r un peuple donn dans un temps donn4--,la seule base de l'ducation morale e/ l'expri5ce4--,m?odes d'enseignem5t employ]4--,ncessit d'appr5dre l'enfant se g\v]n] lui-mme4--,ncessit d'un idal p\r un peuple1 quelque faible que puisse tre la valeur philosophique de cet idal4--,indp5dance de la religion et de la morale4--,la morale e/ l'expression de ncessits sociales4--,=ce des peuples ayant un idal moral hrditaire solidem5t con/itu4--,la raison peut dtruire un idal mais ne peut en crer aucun4--,idal qui peut tre enseign auj\rd'hui4--,le culte de la ,patrie4--,sa puissance en ,anglet]re1 en ,amrique et en ,allemagne4--,dang]s de l'humanit>isme p\r les peuples lat9s4--,action dissociante des philan?ropes4--,le rle des armes4 ,,*apitre ,,iv4--,l'enseignem5t de l'hi/oire et de la littrature #bfe #a4 ,l'enseignem5t de l'hi/oire4--,l'enseignem5t du lyce en fait une mnmote*nie et non une philosophie4--,les gnalogies et les rcits de batailles4--,l'enseignem5t exprim5tal de l'hi/oire4--,les monum5ts et les oeuvres d'art4--,comm5t il faut enseign]4--,l'hi/oire des civilisations4--#b4 ,l'enseignem5t de la littrature4--,comm5t elle e/ enseigne p> l',univ]sit et comm5t elle p\rrait l'tre4--,m?odes employ]4--,pr9cipe des lectures rptes et des rectifications successives4--,comm5t on appr5d un lve modifi] de lui-mme son /yle4--,la lecture des *efs-d'oeuvre4--,inutilit des comm5tateurs4--,valeur des h>angues et des disc\rs dont on impose la composition aux lves4 ,,*apitre ,v4--,l'enseignem5t des langues #bga ,les langues reprs5t5t le seul ordre des connaissances qu'on puisse enseign] t\s les lves1 quelles que soi5t leurs aptitudes4--,raisons de l'impuissance de l',univ]sit enseign] les langues4--,p\rquoi cette impuissance n'exi/ait pas autrefois et exi/e auj\rd'hui4--,les m?odes des pr(esseurs actuels4--,comm5t s'y pr5n5t les congrgani/es p\r enseign] rapidem5t les langues4--,rsultats obt5us p> les ,allem&s1 les ,suisses et les ,holl&ais4--,comm5t1 devant l'impossibilit de r=m] les m?odes univ]sitaires1 les lves doiv5t s'y pr5dre p\r arriv] lire seuls une langue en deux mois sans grammaire1 sans dictionnaire et sans pr(esseur4--,expos dtaill de la m?ode4--,absurdit des recueils de morceaux *oisis et ignorance psy*ologique qu'ils rvl5t *ez leurs auteurs4 ,,*apitre ,,vi4--,l'enseignem5t des ma?matiques #bhb ,classification des sci5ces au po9t de vue de leur rle ducateur4--,les sci5ces ma?matiques considres gnralem5t comme des sci5ces de raisonnem5t sont en ralit des sci5ces exprim5tales devant tre enseignes p> l'expri5ce4--,op9ions de ma?matici5s m95ts sur la d=mation du jugem5t produite p> les m?odes actuelles d'enseignem5t des ma?matiques4--,ncessit de l'enseignem5t du langage ma?matique ds le plus jeune ge1 en sub/ituant aux raisonnem5ts effectus sur des symboles l'obs]vation directs de quantits qu'on peut voir et t\*]4--,dang] de l'habitude lat9e de t\j\rs comm5c] p> l'ab/rait1 sans d'abord pass] p> le concret4--,comm5t on peut enseign] exprim5talem5t les ma?matiques4--,inconvni5ts de la gomtrie d',euclide et p\rquoi elle donne aux lves l'horreur de la gomtrie4--,la m?ode graphique4--,elle p]met de saisir facilem5t les relations exi/ant entre les gr&eurs qui ne p\rrai5t tre s\v5t traduites que p> des =mules compliques4--,la simplicit des raisonnem5ts ma?matiques explique p\rquoi les problmes les plus compliqus de l'algbre et du calcul intgral peuv5t tre rsolus p> des ma*9es4 ,,*apitre ,,vii4--,l'enseignem5t des sci5ces physiques et naturelles #bic #a4 ,l'enseignem5t des sci5ces naturelles4--,elles con/itu5t un excell5t moy5 de dvelopp] l'esprit d'obs]vation qu& on ne remplace pas la vue des *oses p> leur description comme le fait l'enseignem5t univ]sitaire4--,comm5t elles sont enseignes auj\rd'hui et comm5t elles devrai5t tre enseignes4--#b4 ,l'enseignem5t univ]sitaire des sci5ces exprim5tales4--,l',univ]sit les enseigne galem5t p> la m?ode mnmonique4--,op9ions des pr(esseurs sur la valeur de l'enseignem5t univ]sitaire des sci5ces exprim5tales4--#c4 ,importance de l'enseignem5t des sci5ces exprim5tales dans l'enseignem5t primaire4--,puissance ducative de cet enseignem5t4--,c'e/ ds l'enfance qu'il faut le comm5c]4--,son enseignem5t dans les classes primaires en ,anglet]re et en ,allemagne4--,comm5t des expri5ces faciles excut] donn5t aux enfants l'habitude de l'obs]vation et de la rflexion4--#d4 ,enseignem5t des sci5ces exprim5tales dans l'enseignem5t secondaire4--,m?ode employ]4--,problmes qu'on peut rs\dre avec des app>eils simples et peu coteux4--,les collections de petits in/rum5ts sci5tifiques en ,allemagne4--,inutilit et inconvni5ts des app>eils compliqus4--,simplicit des app>eils employs p> les crateurs de *aque sci5ce et utilit de rpt] leurs dc\v]tes avec les mmes app>eils4--,op9ions =mules ce sujet p> les plus illu/res savants4--,l'esprit sci5tifique4--,importance de l'hi/oire des dc\v]tes4--,les bonnes m?odes r5d5t les esprits mdiocres aptes entrepr5dre des travaux utiles4--,l'essor conomique du peuple allem& e/ d la qualit de son enseignem5t4 ,,*apitre ,,viii4--,l'ducation des indignes aux ,colonies #cac ,exportation des m?odes univ]sitaires dans nos colonies4--,rsultats obt5us4--,causes de notre insuccs4--,en quoi consi/e l'ducation d'une race4--,m?ode d'ducation applicables aux colonies4 ,,*apitre ,,ix4--,l'ducation p> l'arme #cbj #a4 ,rle possible du s]vice militaire dans l'ducation4--,le passage p> l'arme aurait pu donn] aux diplms de l',univ]sit la discipl9e et les qualits de c>actre qui leur manqu5t4--,l'anci5 rgime militaire n'a fait qu'accrotre le foss exi/ant entre les div]ses classes de la nation4--#b4 ,les consqu5ces sociales des anci5nes lois militaires4--,elles ont am5 l'encombrem5t de t\tes les c>rires entret5ues p> l'tat et cr un nombre imm5se de dclasss4--,docum5ts /ati/iques4--#c4 ,le rle ducateur des (fici]s4--,p\rquoi ce rle e/ presque nul auj\rd'hui4--,op9ions =mules p> les *efs actuels de l'arme4--,l'(fici] n'ayant jamais t prp> au rle ducateur qu'il devrait ex]c] ne s'en proccupe pas4--,comm5t on p\rrait l'y prp>]4--,une arme qui n'e/ plus le s\ti5 d'une socit en devi5t vite le dang]4--,conclusions de l'ouvrage4 99 99 99 99 99 #bchb-g-bj4--,,p>is4--,,imp4 ,,hemm]l1 ,,petit et ,cie ,rue de ,damiette1 #b1 #d et #d bis4