,,dictionnaire ,,raisonn ,,de ,l',,architecture ,,fran,,aise ,,du ,x,ie ,,au ,x,v,ie ,,si,,cle4 ,v ,droits de traduction et de reproduction rservs4 ,,paris ,,imprim ,,chez ,,bonaventure ,,et ,,ducessois ,quai des ,augustins1 #ee1 prs du ,pont-,neuf4 ,,dictionnaire ,,raisonn ,,de ,l',,architecture ,,fran,,aise ,,du ,x,ie ,,au ,x,v,ie ,,si,,cle ,,par ,m4 ,,viollet-,,le-,,duc ,,architecte ,,du ,,gouvernement ,,inspecteur-,,gen,,ral ,,des ,,difices ,,dioc,,sains ,,tome ,,cinqui,,me ,illustration ,,paris ,b4 ,,bance1 ,,diteur ,,rue ,,bonaparte1 #ac4 ,,mdccclxi ,d ,,dais1 s4 m4 ,c'est le nom que l'on donne des pierres saillantes1 plus ou moins ornes de sculptures1 qui sont destines couvrir des statues l'extrieur et mme l'intrieur des difices religieux et civils du moyen ge4 ,les artistes de cette poque ne trouvaient pas qu'il ft convenable d'adosser une figure de saint ou de personnage clbre un mur1 sans prserver sa tte de la pluie ou de la poussire par une sorte de petit auvent tenant la construction4 ,ce n'est gure qu' dater du ,x,i,ie sicle1 cependant1 que les dais furent1 presque sans exception1 placs au-dessus des statues extrieures4 ,quelquefois1 cette poque1 comme par exemple sur la face du porche de l'glise de ,moissac1 les dais ne sont qu'une assise basse1 une dalle taille sur ses faces en forme d'arcades 7#a74 ,nanmoins1 on voit dans des monuments du ,x,i,ie sicle des dais richement dcors dj et qui figurent de petits monuments suspendus au-dessus des statues4 ,l'glise du ,saint-,sauveur de ,dinan1 des deux cts du portail1 nous montre deux dais1 importants comme masse et dlicatement travaills1 qui couvrent des figures de saints4 ,taills dans un granit friable1 ils sont malheureusement trs-altrs par le temps4 ,quelquefois les statues tant adosses des colonnes1 les dais tiennent galement leur ft4 ,alors la colonne1 la statue1 son support et le dais sont taills dans un seul morceau de pierre4 ,au portail royal de la cathdrale de ,chartres on remarque1 suspendus sur la tte des figures du ,x,i,ie sicle qui dcorent les trois portes1 plusieurs dais d'un beau style2 nous donnons ici 7#b7 l'un d'eux4 ,les dais nous fournissent souvent des motifs varis de couronnements d'difices1 c'est--dire certaines parties de ces difices qui sont presque toujours dtruites ou modifies4 ,il est remarquer1 mme pendant les ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles1 que ces petits modles reproduisent gnralement des exemples d'difices antrieurs l'poque o les dais ont t sculpts4 ,ce fait peut tre observ au-dessus des statues de la porte centrale du portail occidental de la cathdrale de ,paris 7#c74 ,ces dais figurent encore des coupoles1 des combles plats comme on n'en faisait plus alors dans cette partie de la ,france4 ,les dais qui protgent les statues du ,x,i,ie sicle et du commencement du ,x,i,i,ie1 places dans les brasements des portails1 sont taills sur un modle diffrent4 ,chaque statue possde son cul-de-lampe et son dais particuliers4 ,cependant il est cette rgle une exception fort remarquable la porte de la ,vierge de la faade occidentale de ,notre-,dame de ,paris4 ,les statues qui dcorent les deux brasements de cette porte sont surmontes d'une srie de dais tous pareils qui forment au-dessus de la tte de ces statues un abri d'un style peu commun4 ,la sculpture de la porte de la ,vierge est1 d'ailleurs1 empreinte d'un caractre original1 et nous ne connaissons rien de cette poque 7#abae #abbj7 qui puisse lui tre compar comme grandeur de composition et comme beaut d'excution4 ,voici 7#d7 comment sont disposs ces dais formant une sorte d'entablement au-dessus des chapiteaux des colonnettes places entre et derrire les statues1 et ne se confondant pas avec ces chapiteaux mmes1 ainsi que cela se pratiquait alors4 ,les monuments religieux de la ,bourgogne sont presque tous dpouills de leurs statues extrieures4 ,dans cette province1 la rvolution du dernier sicle a mutil les glises avec plus d'acharnement que dans l'le-de-,france et les provinces de l',ouest4 ,jetant bas les statues1 la rage des iconoclastes n'a pas respect davantage ce qui les accompagnait1 et les sculptures des portails ont t non-seulement brises1 mais coupes au ras des murs1 ainsi qu'on peut le voir ,semur1 ,beaune1 ,notre-,dame de ,dijon4 ,le peu de dais qui restent du commencement du ,x,i,i,ie sicle1 dans cette province1 font regretter qu'on les ait presque partout dtruits1 car ces rares exemples sont admirablement composs et sculpts4 ,on en jugera par l'exemple que nous donnons ici 7#e71 et qui provient du portail de la petite glise de ,saint-,pre-sous-,vzelay4 ,ce dais tait peint comme toute la sculpture du portail4 ,la statue tait adosse la colonnette ,a1 dont le chapiteau est pntr par le dais4 cette poque dj1 les dais bourguignons sont surmonts d'dicules en forme de pyramide ou de tour1 poss sur l'assise engage dans la btisse4 ,cette superftation ne se trouve que plus tard dans les difices de l'le-de-,france et de la ,champagne4 ,vers le milieu du ,x,i,i,ie sicle1 au moment o l'architecture devient plus dlicate1 l'ornementation plus fine1 les dais sont souvent d'une extrme richesse de sculpture2 alors ce sont de petits chteaux couronns de tours crneles1 avec leur donjon4 l'intrieur de la ,sainte-,chapelle de ,paris1 au-dessus des douze aptres adosss aux piliers1 on voit des dais crnels dont les tourelles sont perces de fentres remplies de verres bleus ou rouges4 ,mais les dais les plus remarquables1 en ce genre1 que nous connaissions1 existent au-dessus des figures de la porte du nord de la cathdrale de ,bordeaux 7#f7a4 ,jusqu' cette poque1 ainsi que nous l'avons fait remarquer tout l'heure1 les dais d'une mme ordonnance de statues juxtaposes sont varis dans leur forme et leur dimension2 mais1 dater du milieu du ,x,i,i,ie sicle1 les dais d'une mme range de figures sont habituellement semblables et forment une ceinture d'arcatures uniformes1 ainsi qu'on le peut voir au portail occidental de la cathdrale de ,reims 7#g72 cependant ils ne sont pas encore surmonts de hautes pyramides1 si ce n'est en ,bourgogne1 o l'on voit dj1 au milieu du ,x,i,i,ie sicle1 quelques dais termins en faons de pinacles ou clochetons4 ,pendant le ,x,i,ve sicle les dais prennent beaucoup d'importance1 se couvrent de dtails1 sont taills en forme de petites votes prcieusement travailles2 quelquefois1 dans les brasements des portails1 sous les porches1 ils figurent une arcature saillante dcoupe1 porte de distance en distance sur des pilettes trs-dlies1 entre lesquelles sont alors poses les figures4 ,on voit des pinacles ainsi disposs sous le porche occidental non-termin de l'glise ,saint-,urbain de ,troyes 7#h71 sous le porche de l'glise de ,semur en ,auxois4 ,alors1 au lieu de poser sur des culs-de-lampe1 les statues sont debout1 sur une saillie continue ,a1 recevant les pilettes ,b1 figure #h2 elles s'abritent ainsi sous une galerie profonde1 peuvent prendre des mouvements varis1 se toucher1 faire partie d'une mme scne1 comme l',adoration des ,mages1 la ,prsentation au temple1 le ,baptme de ,jsus-,christ1 etc4 ,cette disposition nouvelle se prtait au sentiment dramatique que cherchait dj la statuaire cette poque4 ,au-dessus des statues isoles1 poses soit l'intrieur1 soit l'extrieur des difices1 au ,x,i,ve sicle1 les dais sont gnralement surmonts de riches pyramides jour qui n'offrent rien de particulier et ressemblent toutes les terminaisons des clochetons d'alors 7voyez ,,pinacle74 ,sans changer notablement les formes de ces dais du ,x,i,ve sicle1 le ,x,ve sicle ne fait que les exagrer2 les dais se voient encore dans l'architecture du ,x,v,ie sicle au-dessus des figures2 ils sont refouills l'excs1 couverts de dtails sans nombre3 tels sont ceux du portail de la cathdrale de ,tours1 ceux de l'glise de ,saint-,michel de ,dijon4 ,il parat inutile de donner des exemples de ces derniers dtails qui sont entre les mains de tout le monde4 ,les stalles en bois des choeurs des glises taient surmontes de dais qui prservaient les religieux du froid4 ,ces dais ont une grande importance comme ouvrage de menuiserie 7voyez ,,stalle74 ,quelquefois des statues assises du ,christ ou de la sainte ,vierge1 dpendant de retables ou poses dans les tympans des portails ou mme des pignons d'glises1 sont sculptes sous un dais port sur des colonnes1 dispos comme un cyborium4 ,ces sortes de couronnements accompagnant des figures sacres mritent toute l'attention des artistes1 car ils fournissent des exemples de ces dcorations intrieures de sanctuaires1 dtruites en ,france1 aujourd'hui1 sans exception4 ,un retable fort curieux1 du commencement du ,x,i,ie sicle1 et qui fut1 il y a quelques annes1 l'objet d'un procs entre l'tat et un conseil de fabrique qui avait vendu cet objet un marchand de curiosits 7procs gagn par l'tat1 et la suite duquel le bas-relief fut rintgr dans l'glise de ,carrires-,saint-,denis1 prs ,paris71 se compose de trois sujets3 d'une ,annonciation1 d'un ,baptme de ,jsus-,christ1 et1 au centre1 d'une figure assise de la ,vierge tenant l',enfant sur ses genoux4 ,la ,vierge est surmonte d'un dais figurant la ,jrusalem cleste1 port sur deux colonnes 7#i74 la cathdrale de ,chartres1 dans le tympan de la porte de droite du portail royal1 on voit aussi une ,vierge dans la mme attitude1 surmonte d'un dais4 la cathdrale de ,paris1 la porte ,sainte-,anne prsente au sommet de son tympan un dais magnifique protgeant la statue assise de la ,mre de ,dieu4 ,l'article ,,arche d'alliance1 du ,dictionnaire1 donne un dessin du dais pos au-dessus de la statue adosse au trumeau de la porte de la ,vierge 7mme difice74 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,note #a3 ,cette porte se trouve aujourd'hui engage dans une sacristie1 toute la sculpture en est fort belle2 les statues des douze aptres ont t enleves de cette porte et sont dposes depuis peu dans la cathdrale4 ,,dallage1 s4 m4 ,de tout temps et dans tous les pays on a employ1 pour revtir les aires des rez-de-chausses1 soit dans les difices publics1 soit dans les habitations particulires1 des pierres plates1 dures1 polies1 jointives1 sans ordre ou avec symtrie4 ,la plupart des carrires de pierres calcaires possdent des bancs suprieurs minces1 d'une contexture compacte1 propres ce genre de pavage4 ,les ,romains avaient employ comme dallages des matires prcieuses telles que le marbre1 le porphyre1 le granit1 le jaspe mme1 et cela avec une prodigalit singulire4 ,il existe encore quelques-uns de ces dallages qui se font remarquer par la grande et simple ordonnance du dessin et la beaut des matires employes3 tels sont les dallages du ,panthon de ,rome1 de la basilique du ,forum de ,trajan4 ,les architectes du moyen ge ne possdaient pas1 comme les ,romains1 ces matires prcieuses1 et les eussent-ils possdes1 qu'ils n'avaient plus les facilits pour les tailler en grands morceaux et les polir4 ,lorsqu'ils voulurent dcorer les aires des difices1 ils adoptrent donc des moyens plus simples et surtout moins dispendieux4 ,ds l'poque byzantine les ,grecs avaient essay de dcorer les surfaces planes1 verticales ou horizontales de leurs monuments au moyen d'incrustations de marbres de couleur ou de mastics colors dans des plaques de marbre blanc ou de pierre calcaire4 ,on obtenait ainsi des dessins d'une grande richesse1 trs-varis et trs-fins1 avec des matires faciles se procurer2 ce n'tait plus qu'une affaire de main-d'oeuvre4 ,ces procds furent employs en ,france ds le ,x,i,ie sicle1 et peut-tre mme avant cette poque1 bien que les exemples nous manquent absolument4 ,grgoire de ,tours parle de pavages d'glises d'une grande magnificence2 mais il est croire que ces dallages taient faits conformment aux procds antiques1 peut-tre mme avec des dbris de monuments romains1 ou se composaient de grossires mosaques comme on en trouve encore un si grand nombre sur la surface de la ,france 7voyez ,,mosa,,que74 ,pendant le moyen ge1 en ,france1 la mosaque ne fut employe que trs-rarement1 et ces sortes de pavages1 composs de petits morceaux de pierres dures formant des entrelacs1 connus sous le nom d'opus ,alexandrinum1 si communs en ,italie et en ,sicile1 ne se rencontrent qu'exceptionnellement2 encore sont-ils videmment imports d',italie4 ,on voit de ces pavages dans le sanctuaire de l'glise abbatiale de ,westminster1 ,londres1 et dans celui de l'glise de ,saint-,benot-sur-,loire4 ,cette importation ne fut point imite par nos architectes clercs ou laques4 ,ceux-ci adoptrent de prfrence les dallages en pierre calcaire dure2 et lorsqu'ils voulurent les dcorer1 ils gravrent des dessins sur leur surface1 qu'ils remplirent de plomb1 ou de mastics colors en noir1 en vert1 en rouge1 en brun1 en bleu clair ou sombre4 ,deux causes contriburent dtruire ces dallages3 d'abord le passage frquent des fidles qui usaient leur surface avec leurs chaussures1 puis l'usage admis gnralement1 dater du ,x,i,i,ie sicle1 d'enterrer les clercs et mme les laques sous le pav des glises4 ,ainsi beaucoup de dallages anciens furent enlevs pour faire place des pierres tombales qui1 leur tour1 composaient une riche dcoration obtenue par les mmes procds de gravures et d'incrustations 7voy4 ,,tombes74 ,les plus anciens fragments de dallages gravs que nous possdions proviennent de l'glise de ,saint-,menoux1 prs ,moulins4 ,ces fragments 7#a et #a bis7 datent du ,x,i,ie sicle2 ils sont en pierre blanche incruste d'un mastic rsineux noir4 ,le morceau de dallage 7fig4 #a7 formait le fond2 celui 7fig4 #a bis71 la bordure4 ,les nombreux fragments de dallages gravs et incrusts que l'on voit encore dans l'ancienne cathdrale de ,saint-,omer1 et qui ont t publis par ,m4 ,e4 ,wallet#b1 nous prsentent le spcimen le plus complet de ces sortes d'ouvrages qui1 autrefois1 dcoraient l'aire des choeurs et des chapelles absidales des principales glises de ,france4 ,ces fragments appartiennent videmment diverses poques#c2 dplacs aujourd'hui1 ils faisaient originairement partie des dallages du choeur et de plusieurs chapelles1 et ne furent pas tous excuts la fois4 ,conformment la mthode employe dans la sculpture du moyen ge1 chaque dalle1 sauf quelques exceptions1 inscrit un dessin complet1 et l'ensemble de la composition tait obtenu au moyen de la juxtaposition de ces dalles4 ,ainsi le dallage tait travaill et termin l'atelier avant la pose4 ,les dessins sont trs-varis2 plusieurs de ces dalles1 qui appartiennent la fin de la premire moiti du ,x,i,i,ie sicle1 reprsentent des guerriers cheval1 couverts seulement de l'cu et tenant un pennon leurs armes4 ,quelques inscriptions se lisent encore autour des figures et indiquent que ce pavage a t fait au moyen de dons1 chaque dalle ayant t donne par le personnage reprsent4 ,voici 7#b7 l'une de ces pierres graves1 autour de laquelle on lit cette inscription3 ,,egidius ,,filius ,,fulconis ,,de ,,sancta ,,aldegunde ,,dedit ,,istum ,,lapidem ,,in ,,honore ,,beati ,,audomari4 ,les fonds sont bruns ainsi que l'inscription1 et les traits de la figure et du cheval sont rouges4 ,d'autres plaques de pierre provenant de la mme dcoration compose d'une runion de carrs reprsentent des figures grotesques1 des ornements1 des personnages assis sur un trne4 ,une suite de dalles d'une dimension plus petite1 et qui paraissent appartenir au commencement du ,x,i,i,ie sicle1 reprsentent les ,arts libraux1 un zodiaque avec les travaux de l'anne#d4 ,une troisime srie nombreuse de petits carreaux de pierre renferme un nombre considrable d'animaux fantastiques et d'ornements d'un beau caractre dont le dessin remonte la fin du ,x,i,ie sicle ou au commencement du ,x,i,i,ie4 ,m4 ,e4 ,wallet#e a essay de reconstituer les compositions d'ensemble de ces dalles1 et il les spare au moyen de bandes formes de petits carreaux de marbre noir4 ,nous ne pensons pas que cette restauration puisse tre admise1 d'abord parce que1 dans les dallages gravs dont nous possdons des ensembles encore existants1 comme ceux de ,saint-,nicaise de ,reims1 de ,saint-,denis et de ,canterbury1 on ne trouve rien qui justifie cette hypothse2 puis1 parce qu'en excution le contraste de ces bandes pleines avec ces dessins dlis produit le plus fcheux effet1 ainsi que nous avons t mme de le reconnatre4 ,les bandes pleines1 noires ou rouge sombre1 se marient parfaitement avec les carrelages en terres cuites mailles 7voy4 ,,carrelage7 dont les tons sont vifs et brillants et qui sont de mme matire que ces bandes2 mais cette harmonie ne peut exister entre des pierres dont les fines gravures sont remplies de mastics colors et des carreaux de marbre noir dont l'aspect est toujours dur et froid4 ,les bandes de carreaux noirs dtruisent absolument l'effet des gravures4 dfaut d'un grand nombre de monuments existants1 nous possdons les dessins de feu ,percier sur l'glise abbatiale de ,saint-,denis2 ces dessins nous donnent une quantit de dallages composs de pierres graves1 et aucun de ces dallages ne prsente de ces bordures ou encadrements de pierres de couleur2 il est certain1 au contraire1 que les architectes ont voulu obtenir dans leurs dallages cette harmonie tranquille des tapis qui convient si bien une surface horizontale faite pour marcher4 ,il est dplaisant de poser les pieds sur un pav dont les tons violents font croire des saillies et des creux2 les artistes des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles avaient assez l'instinct des effets de coloration dans les difices1 pour viter ces dfauts avec soin4 ,les dallages gravs qui dcoraient l'aire de plusieurs des chapelles absidales de l'glise abbatiale de ,saint-,denis en ,france taient fort beaux4 ,ils existent encore en partie1 ont t rtablis leur ancienne place1 ou sont reproduits dans l',album de feu ,percier4 ,nous donnons ici 7#c7 une portion du dallage de la chapelle ,sainte-,osmane4 ,la marche de l'autel1 dont notre planche laisse voir une portion en ,a1 reprsente les quatre ,vertus1 avec un encadrement d'ornements trs-dlicats composs de quatre-feuilles contenant des animaux fantastiques4 ,autour de cette marche1 releve de #j1ad c4 au-dessus du pav de la chapelle1 se dveloppent des sujets dans des mdaillons circulaires reprsentant les travaux et plaisirs des douze mois de l'anne 7voy4 ,,zodiaque74 ,cet encadrement1 relev par des fonds noirs1 se dtache sur un fond plus simple compos de grands quatre-feuilles avec rosettes1 entre lesquels sont gravs des animaux symboliques1 des chasses entremles de feuillages4 ,une fine bordure ,b encadre l'ensemble de cette composition4 ,on remarquera combien l'aspect dcoratif de ce riche dallage est dlicat1 sans tre confus2 l'artiste a eu le soin de faire les ornements de la marche de l'autel sur une chelle beaucoup plus petite que ceux du fond du dallage1 afin de donner cette marche releve quelque chose de particulirement prcieux4 distance1 le dessin gnral se comprend1 et de prs il attire les yeux par la combinaison gracieuse des gravures1 qui sont toutes remplies de mastic noir4 ,quelquefois1 comme dans la chapelle de ,saint-,prgrin de la mme glise1 le dallage se compose d'un dessin uniforme entour d'une bordure ou d'une inscription 7#d74 ,ce dallage1 dont nous donnons ci-contre un fragment au quart de l'excution1 est de mme en liais4 ,le fond des fleurs de lis est noir1 le fond des rosaces vert olive1 les rosettes rouges ainsi que l'inscription2 de petits cubes de verre dors incrusts en ,a gayent l'ensemble de la coloration un peu sombre#f4 ,les dessins des dallages de ,saint-,denis sont d'une grande puret2 les figures sont traces de main de matre et d'un style trs-remarquable4 ,tous ces dallages appartiennent aux restaurations commandes par saint ,louis dans l'ancienne abbatiale2 c'est dire qu'ils datent du milieu du ,x,i,i,ie sicle4 ,les gravures sont faites dans du liais 7cliquart7 fort dur1 intailles de cinq millimtres environ et remplies de mastics noir1 rouge1 vert sombre1 bleu glauque et brun4 ,par places sont incrustes des plaques de verre color ou blanc verdtre1 peint et dor par-dessous en manire de fixs1 ou encore de ces petits cubes de pte dore comme dans la figure prcdente4 ,quelques-uns de ces beaux dallages ont t rpars et remis en place2 leur effet est celui produit par un tapis d'un ton trs-doux et harmonieux4 ,il existe encore1 dans l'glise de ,saint-,remy de ,reims1 une portion du dallage qui autrefois couvrait l'aire du choeur de l'glise de ,saint-,nicaise de la mme ville4 ,ce dallage date des premires annes du ,x,i,ve sicle et reprsente des scnes de l',ancien ,testament1 inscrites dans des compartiments carrs 7#e74 ,chaque dalle porte un sujet1 et celui que nous avons choisi figure ,mose1 ,aaron et ,hur1 pendant la bataille livre par ,isral contre ,amalech#g4 ,l les traits gravs sont remplis de plomb sans autre coloration4 ,il n'est pas besoin de dire que ces sortes de dallages cotaient fort cher1 et qu'on ne pouvait les placer que dans des glises riches1 dans les sanctuaires et quelques chapelles privilgies4 ,souvent on se contentait de dallages unis ou composs de carreaux noirs et blancs4 ,alors les dessins sont varis1 les carreaux l'chelle du monument et gnralement de petite dimension4 ,la cathdrale d',amiens conserve encore presque tout son dallage du ,x,i,i,ie sicle1 qui ne consiste qu'en petites dalles carres de #j1cb c4 7un pied7 de ct1 noires et blanches1 formant chaque trave un dessin diffrent4 ,voici 7#f7 une de ces combinaisons4 ,pour juger de l'effet de ce dallage1 fort dtrior aujourd'hui1 il faut monter dans les galeries et le regarder de haut et distance2 les compartiments sont trs-heureusement combins2 dans la nef1 ils taient interrompus par un grand labyrinthe galement form de carreaux noirs et blancs 7voy4 ,,labyrinthe74 ,ces dallages1 d'une date ancienne1 sont assez peu communs4 ,on en trouve des dbris d'une poque plus rcente dans beaucoup de petites glises trop pauvres pour avoir pu remplacer ces anciens pavs4 ,l'glise d',orbais 7,marne7 possde un dallage du ,x,ve sicle 7#g71 compos de petits carreaux de marbre noir de #j1ad c4 de ct et de dalles barlongues blanches poses de faon figurer une sorte de natte d'un bon effet4 ,ces dessins1 si simples qu'ils soient1 ne sont jamais vulgaires4 ,les dallages taient employs non-seulement dans les difices publics1 mais aussi dans les habitations prives4 ,la plupart des grand'salles des chteaux1 des vchs1 des htels de ville taient paves en grandes dalles de pierre dure4 ,souvent mme1 dans les chteaux1 ces dallages taient dcors d'incrustations de pierres de couleur ou de mastics1 ou encore les dalles alternaient avec les stucs peints4 ,dans un compte de la construction du chteau de ,bellver1 dans l'le ,mayorque#h1 il est question des pavages de cette habitation seigneuriale1 faits de stucs composs de chaux vive1 de pltre et de grandes pierres mlanges de couleur2 le tout si bien poli qu'on et pu croire ces aires composes de marbre et de porphyre4 ,les anciens avaient compris l'importance des pavages comme moyen de dcorer les intrieurs des difices1 et le moyen ge ne fit que suivre et perptuer cette tradition4 ,en effet1 il faut avoir perdu le sens dcoratif1 dirons-nous1 pour souffrir1 dans un intrieur dcor de sculptures1 de peintures et de vitraux colors1 des dallages gris1 uniformes de ton1 qui1 par la surface tendue qu'ils occupent1 prennent une valeur telle que toute ornementation des parements1 si riche qu'elle soit1 est dtruite1 ou tout au moins refroidie4 ,les dallages colors sont une des plus splendides et plaisantes dcorations qu'on puisse imaginer4 ,en ,france comme en ,italie1 le moyen ge ne manqua jamais d'employer cette sorte de dcoration trop rarement applique aujourd'hui#i4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #a4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,note #b3 ,descript4 du pav de l'ancienne cathd4 de ,saint-,omer4 #ahdg4 ,note #c3 ,m4 ,vitet1 dans un rapport au ministre de l'intrieur 7#ahcj71 regarde ces dalles comme appartenant la fin du ,x,i,ie sicle4 ,m4 ,hermand ne les croit pas antrieures #abfj4 ,le fait est qu'elles n'appartiennent pas toutes la mme poque2 quelques-unes de ces dalles ont tous les caractres du dessin du commencement du ,x,i,i,ie sicle2 d'autres sont plus rcentes4 ,note #d3 ,dans la cathdrale de ,canterbury1 on voit encore un zodiaque ainsi grav sur les dalles du choeur1 qui date du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #e3 ,pl4 ,,viii4 ,note #f3 ,ces cubes de verre sont fabriqus comme ceux que l'on trouve dans toutes les mosaques italiennes du ,x,i,i,ie sicle 7dites byzantines71 c'est--dire que la feuille d'or pose sur une pte est garantie par une couverte trs-mince en verre4 ,note #g3 ,voy4 ,saint-,remy de ,reims1 dalles du ,x,i,i,ie sicle1 pub4 par ,m4 ,p4 ,tarb4 ,reims1 #ahdg4 ,note #h3 ,ce compte commence au #a;er avril #acji et se termine la fin de dcembre de la mme anne4 7,voy4 les ,mlanges gog4 et hist4 de ,jovellanos2 dit4 de #ahde4 ,madrid1 t4 ,,iii47 ,note #i3 ,ce n'est que depuis le dernier sicle que l'on a cess d'employer les dallages colors dans les difices1 et1 sous ,louis ,,xiv encore1 de magnifiques pavages ont t excuts2 nous citerons entre autres ceux de la grande chapelle de ,fontainebleau et du choeur de la cathdrale de ,paris3 ce dernier est un chef-d'oeuvre4 ,il est restaur et replac4 ,,dallage employ comme couverture4 ,lorsqu'on eut l'ide de remplacer les charpentes qui couvraient les salles et les vaisseaux par des votes1 on pensa d'abord protger l'extrados de ces votes par des dalles ou de grandes tuiles poses bain de mortier2 ce systme de couverture s'appliquait parfaitement d'ailleurs sur les votes en berceau plein cintre ou composes d'arcs briss4 ,dans le midi de la ,france1 en ,provence1 sur les bords du ,rhne et dans le ,centre1 on voit encore des nefs d'glise dont les votes sont ainsi couvertes par des dalles superposes 7#h74 ,mais on reconnut bientt que1 si bien excuts que fussent ces dallages1 et si bonnes que fussent les pierres employes1 ces pierres cependant1 par l'effet de la capillarit1 absorbaient une grande quantit d'eau et maintenaient sur les votes une humidit permanente2 on reconnut aussi que1 du moment que les dalles taient isoles de l'extrados1 l'effet de la capillarit cessait1 ou du moins que l'humidit ne se communiquait plus aux votes4 ,on songea donc1 vers le commencement du ,x,i,i,ie sicle1 poser les dallages sur des arcs au-dessus des votes1 de manire laisser l'air circuler entre le dessous des dalles et l'extrados des votes1 et combiner ces dallages de manire viter autant que possible les joints dcouverts4 ,les constructeurs reconnurent aussi que les dallages ayant une pente assez faible1 il tait ncessaire d'activer l'coulement des eaux pluviales sur leur surface pour viter les dtriorations de la pierre sur laquelle la pluie ne s'coule pas rapidement4 ,en consquence1 ils eurent le soin de tailler la surface extrieure des dalles en forme de cuvette 7#i74 ,par ce moyen1 l'eau runie au milieu de chaque dalle se trouvait former un volume assez considrable pour produire un coulement rapide1 mme pendant ces pluies fines qui1 bien plus que les ondes1 pntrent et dtruisent les matriaux calcaires4 ,les joints de ces sortes de dallages n'taient pas assez relevs cependant pour ne pas tre baigns pendant les averses2 on donna donc bientt un profil dcid aux rebords des dalles1 afin de relever entirement le joint et ne plus l'exposer qu'aux gouttes d'eau tombant directement du ciel4 ,c'est ainsi que sont excuts les dallages des terrasses de la cathdrale de ,paris poss sur des arcs et compltement isols des votes 7#aj74 ,ces grandes dalles sont encore lgrement creuses en canal dans leur milieu1 afin de prcipiter l'coulement des eaux en formant dans ces milieux de petits ruisseaux4 ,en outre1 le recouvrement ,a de chaque dalle est taill en mouchette1 ainsi que l'indique le profil ,a'1 pour viter que les eaux en bavant sur les bords ne viennent1 par l'effet de la capillarit ou d'un vent violent1 remonter dans le lit ,e4 ,les dallages des terrasses de ,notre-,dame de ,paris reposent 7comme le fait voir notre fig4 #aj7 sur des pannes en pierre dure ,b1 portes sur des arcs bands de distance en distance et suivant la projection horizontale donne par les arcs des votes1 afin de ne pas multiplier les pousses4 ,au sommet et l'extrmit infrieure de la pente1 les dalles s'appuient sur le chneau ,d et sur une assise saillante ,c incruste dans le mur4 ,un ouvrier s'introduisant sous ces dallages1 au moyen de trappes mnages cet effet et perces ainsi que l'indique le trac ,g1 on peut surveiller ces votes1 les rparer1 les reconstruire mme couvert1 s'assurer de l'tat des joints des dalles1 enlever celles-ci et les remplacer facilement si elles viennent se dtriorer4 ,certes1 l'apparence extrieure de l'architecture demande chez l'architecte un got sr1 une parfaite connaissance des ressources de son art2 mais ces soins apports dans la combinaison des parties de la construction qui contribuent essentiellement la conservation des difices et leur facile entretien ne sauraient trop tre recommands1 car c'est cette attention dans les moindres dtails que l'on reconnat le vritable matre de l'oeuvre1 celui dont l'esprit embrasse la fois et les conceptions d'ensemble et l'organisation intime de l'difice qu'il construit4 ,sous ce rapport1 il faut avouer1 encore cette fois1 que nous avons beaucoup prendre ces artistes mconnus des sicles passs4 ,on trouve aussi des exemples de dallages dont la combinaison est moins simple1 mais est plus propre encore viter l'entretien1 en ce qu'aucun joint n'est dcouvert4 ,ce sont des dallages combins peu prs comme l'taient les couvertures en marbre ou en terre cuite des difices grecs de l'antiquit4 ,des arcs lgers 7#aa7 sont espacs de faon recevoir des rangs de dalles creuses superposes2 sur les ranges de dalles servant de canal sont poss d'autres rangs de dalles formant un recouvrement complet1 comme le fait voir le profil ,a4 ,dans ces sortes de dallages1 il n'est besoin nulle part de mastic ou de mortier pour calfeutrer les joints sont tous masqus4 ,on trouve de ces sortes de dallages sur les bas-cts de l'glise de ,chaumont 7,haute-,marne7 et sur ceux de l'glise collgiale de ,poissy4 ,toutefois ces dallages sont chers1 en ce qu'ils obligent de multiplier les arcs et exigent des tailles nombreuses4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,,dalles1 s4 f4 7voy4 ,,dallage74 ,dalles tumulaires 7voy4 ,,tombeau74 ,,damier1 s4 m4 ,le damier est un ornement d'architecture frquemment employ1 pendant le ,x,i,ie sicle1 pour dcorer les bandeaux1 les archivoltes1 les corniches des difices en pierre2 il forme1 avec les billettes et les dents-de-scie 7voy4 ces mots71 des dcoupures gomtriques qui rompent la monotonie des moulures horizontales ou concentriques par des jeux d'ombre trs-simplement obtenus sans avoir recours la sculpture4 ,c'est surtout dans l'le-de-,france1 le ,soissonnais et en ,normandie que l'on trouve l'emploi des damiers dater de la fin du ,x,ie sicle jusqu'au commencement du ,x,i,i,ie4 ,l'glise de ,notre-,dame de ,paris tait couronne1 dans sa partie suprieure1 par une belle corniche compose de quatre ranges de damiers1 dont trois sont encore en place autour de l'abside4 ,voici 7#a71 en ,a1 comment sont taills ces damiers1 dont chaque rang est pris dans une assise de #j1be c4 de hauteur4 ,quelquefois deux rangs de damiers sont taills dans une seule assise ,b4 ,ils dcorent alors la tablette suprieure d'une corniche1 un bandeau ou un archivolte4 ,les damiers couvrent aussi1 en ,normandie1 des parements de murs1 des rampants de contre-forts2 alors ils figurent des essentes ou bardeaux de bois4 ,c'tait un moyen peu dispendieux de donner de la richesse aux tympans1 aux surfaces des murs dont l'aspect paraissait trop froid4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,,dauphin1 s4 m4 ,bouche infrieure d'un tuyau de descente se recourbant pour jeter les eaux dans un caniveau4 ,ds le ,x,i,i,ie sicle1 les tuyaux de descente en plomb furent employs 7voy4 ,,conduite1 ,,construction72 mais nous ne connaissons pas de dauphins affectant la forme qui leur a donn ce nom avant le ,x,v,ie sicle4 ,on voit encore un dauphin en fonte de fer de cette poque attach la base d'une maison situe en face le portail royal de la cathdrale de ,chartres4 ,la fig4 #a en donne une copie4 ,lorsque des tuyaux de descente sont appliqus des difices des ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles1 les dauphins 7c'est--dire les bouches infrieures de ces tuyaux7 se composent d'une pierre vide de faon dtourner les eaux dans le caniveau qui les doit recevoir4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,d,,coration1 s1 f4 ,il y a dans l'architecture deux genres de dcoration3 la dcoration fixe1 qui tient aux difices1 et la dcoration d'emprunt1 applique l'occasion de certaines solennits4 ,la dcoration fixe1 surtout pendant le moyen ge1 tant inhrente la structure1 il n'y a pas lieu de lui consacrer ici un article spcial1 et nous renvoyons nos lecteurs tous les mots qui traitent des parties des difices susceptibles d'tre ornes1 et notamment aux articles ,,sculpture et ,,statuaire4 ,quant la dcoration temporaire1 elle fut applique de tout temps4 ,les anciens dcoraient leurs temples de fleurs1 de feuillages et de tentures certaines occasions1 et les chrtiens ne firent en cela que suivre leur exemple4 ,il ne parat pas que1 pendant le moyen ge1 on ait fait dans les glises des dcorations temporaires qui pussent changer les dispositions et la forme apparente de ces difices4 ,c'taient des tentures accroches aux piliers ou aux murs1 des guirlandes de feuillages1 des cussons armoys1 quelquefois cependant des chafauds tapisss destins recevoir certains personnages et surtout des exhibitions des pices composant les trsors si riches des abbayes et des cathdrales4 ,on trouvera1 dans le ,dictionnaire du ,mobilier1 des dtails sur ces sortes de dcorations4 ,ce que l'on doit observer dans les dcorations temporaires employes autrefois1 c'est le soin apport par les dcorateurs dans le choix de l'chelle des ornements4 ,ceux-ci sont toujours en proportion relative avec le monument auquel on les applique4 ,la plupart de nos dcorations temporaires modernes1 par suite de la non-observation de cette rgle essentielle1 dtruisent l'effet que doit produire un difice1 au lieu de l'augmenter4 ,d,,lit 7voy4 ,,lit474 ,,dent-,,de-,,scie1 s4 f4 ,terme employ pour indiquer un genre d'ornement que l'on voit natre au ,x,ie sicle et qui est fort usit pendant le ,x,i,ie1 surtout dans les provinces de l'le-de-,france1 de la ,normandie et de l',ouest4 ,les dents-de-scie servent dcorer particulirement les bandeaux1 les corniches et les archivoltes4 ,les plus anciennes sont habituellement larges1 formant des angles droits1 et portant une faible saillie 7#a74 ,bientt elles se serrent1 deviennent aiges7#b71 se dtachent vivement sur un fond parallle leur face ,a1 ou sur un fond taill en biseau ,b4 ,vers la fin du ,x,i,ie sicle1 les angles rentrants et saillants sont tronqus ,d4 ,quelquefois1 lorsque les dents-de-scie de cette poque ont une petite dimension1 particulirement dans les monuments de l',ouest1 elles sont tailles encore angles droits ,g4 ,les dents-de-scie doubles ou chevauches sont tailles ainsi que l'indique la figure #c1 de faon prsenter un rang de pointes passant sur l'autre4 ,dans les archivoltes1 souvent plusieurs rangs de dents-de-scie sont superposs1 s'alternant et formant les sailles indiques en ,e4 ,conformment la mthode employe par les architectes du moyen-ge1 chaque rang de dents-de-scie tait pris dans une hauteur d'assise1 les joints verticaux tombant dans les vides4 ,comme ces ornements taient taills avant la pose et que les appareilleurs ne voulaient pas perdre de la pierre1 il en rsultait que les dents-de-scie taient souvent ingales en largeur1 puisqu'il fallait toujours comprendre un certain nombre de dents entires dans une pierre1 quelle que ft sa longueur4 ,mais ces irrgularits ne paraissent pas avoir proccup les architectes2 il faut dire cependant qu'elles sont beaucoup plus prononces dans les difices btis avec parcimonie1 comme les glises de village1 par exemple1 que dans des monuments importants4 ,les dents-de-scie appartiennent bien au moyen ge2 rien dans les difices romains ne pouvait donner l'ide de cet ornement1 qui donne tant de vivacit aux profils1 aux bandeaux1 et qui fait si bien valoir les parties nues de l'architecture 7voy4 ,btons-rompus1 zigzags74 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,,devis1 s4 m4 ,devise4 ,au ,x,i,ve sicle1 on appelait devis ou devise un projet graphique accompagn d'une description crite indiquant un travail faire#aj et l'estimation de ce travail4 ,le devis fait1 on procdait une adjudication au rabais1 peu prs comme cela se pratique de nos jours1 si ce n'est que1 pour concourir l'adjudication1 il fallait faire partie d'un corps de mtier1 et qu'il ne suffisait pas de se prsenter aux autorits comptentes avec un certificat dlivr1 souvent1 par complaisance4 ,les devis taient faits ou en bloc ou dtaills3 s'ils taient faits en bloc1 la suite de la description des travaux excuter1 il tait dit que ces travaux valaient tant2 s'ils taient dtaills1 chaque article de l'ouvrage tait suivi d'une estimation4 ,les sries de prix jointes aux devis n'tant pas encore en usage1 les adjudications taient de vritables forfaits4 ,nos archives dpartementales conservent encore un grand nombre de ces sortes de marchs4 ,nous ne savons si1 au ,x,i,i,ie sicle1 le matre de l'oeuvre faisait le devis gnral de tout l'ouvrage qui lui tait command2 ce qui est certain1 c'est que1 pendant les ,x,i,ve et ,x,ve sicles1 chaque chef de corps de mtiers tait souvent appel faire un devis de la portion des travaux qui le concernait4 ,ce devis fait1 il soumissionnait l'ouvrage forfait2 mais alors il n'y avait pas d'adjudication1 c'est--dire de concurrence entre gens de mme tat4 ,note #aj3 ,guillaume de ,longueil1 vicomte d',auge1 au sergent de la sergenterie de ,pont-l'vesque1 vous mandons que la taache de machonerie qu'il est convenant faire au pont au pain1 dont mencion est faite au deviz1 vous fachiez crier rabais accoustum par touz les lieux de vostre sergenterie o l'on a accoustum faire iceulz cris444 ,l'an mil ccc ,,iiiixx et dix-neuf4 ,,march1 coll4 ,millin4 ,,diable1 s4 m4 ,deable4 ,ange dchu1 personnification du mal4 ,dans les premiers monuments du moyen ge1 on ne trouve pas de reprsentations du diable1 et nous ne saurions dire quelle poque prcise les sculpteurs ou peintres ont commenc figurer le dmon dans les bas-reliefs ou peintures4 ,les manuscrits grecs des ,v,i,ie et ,v,i,i,ie sicles qui reprsentent des rsurrections font voir les morts ressuscitants2 mais les peintres n'ont figur que les esprits clestes1 le diable est absent de la scne4 ,une bible latine du ,i,xe ou ,xe sicle#aa1 orne de nombreuses vignettes au trait1 nous montre ,job assis sur les ruines de sa maison2 l'ange du mal lui parle 7#a72 il est nimb et arm d'ailes2 dans sa main gauche1 il tient une cassolette pleine de feu2 les ongles de ses pieds sont crochus3 c'est une des plus anciennes reprsentations du diable que nous connaissions4 ,ici le dmon conserve les attributs de sa puissance premire4 ,dans la sculpture du ,x,ie sicle1 en ,france1 le diable commence jouer un rle important3 il apparat sur les chapiteaux1 sur les tympans2 il se trouve ml toutes les scnes de l',ancien et du ,nouveau-,testament1 ainsi qu' toutes les lgendes de saints4 ,alors1 l'imagination des artistes s'est plue lui donner les figures les plus tranges et les plus hideuses3 tantt il se prsente sous la forme d'un homme monstrueux1 souvent pourvu d'ailes et de queue2 tantt sous la forme d'animaux fantastiques4 ,les chapiteaux de l'glise de ,vzelay1 qui datent de la fin du ,x,ie sicle1 sont remplis de ces reprsentations de l'esprit du mal4 ,voici l'un d'eux1 qui figure l'homme riche orgueilleux1 arrach de son palais par trois dmons 7#b73 c'est une des nombreuses visions de saint-,antoine1 que le sculpteur a reprsent priant4 l'article ,,chapiteau1 nous avons donn une reprsentation du dmon chass du veau d'or par ,mose1 provenant de la mme glise3 c'est une des plus nergiques figures que nous connaissions de cette poque4 ,dans ces images primitives1 le diable agit ou conseille3 lorsqu'il agit1 il prend la forme d'un tre humain plus ou moins difforme1 pourvu d'ailes et quelquefois d'une queue termine par une tte de serpent1 ses membres sont grles1 dcharns1 ses mains et ses pieds volumineux1 sa chevelure bouriffe1 sa bouche norme1 il est nu2 lorsqu'il conseille1 il prend la figure d'un animal fantastique1 sirne1 dragon1 serpent1 crapaud1 basilic 7oiseau queue de serpent71 chien tte d'homme4 ,au ,x,i,ie sicle dj1 les auteurs des bestiaires s'taient vertus faire1 des animaux rels ou imaginaires1 des figures symboliques des vertus et des vices 7voy4 ,,bestiaire72 alors1 dans les sculptures ou peintures1 lorsqu'on voulait reprsenter un personnage sous l'influence d'une mauvaise passion1 on l'accompagnait d'un de ces animaux1 symbole de cette mauvaise passion4 ,dans le muse du moyen ge de la ville d',avignon1 nous voyons un fragment de chapiteau en marbre blanc1 du ,x,i,ie sicle1 reprsentant ,job auquel sa femme et ses amis viennent faire des reproches4 ct d',eliut1 l'un des amis de ,job1 est une sirne qui semble le conseiller 7#c74 ,or la sirne1 pendant le moyen ge1 est le symbole de la fausset1 de la dception4 ,sur les portails des glises de cette poque1 les vices sont parfois personnifis 7voy4 ,,vice71 et les personnages qui figurent les vices sont accompagns de diables qui se plaisent les tourmenter4 ,les diables apparaissent aussi dans les paraboles et lgendes1 comme dans la parabole du mauvais riche1 par exemple1 et dans les lgendes de saint-,antoine et de saint-,benot1 qui ont eu1 disent ces lgendes1 avec le diable1 des rapports si frquents4 ,il serait assez inutile de copier ici de nombreux exemples de ces figures monstrueuses2 nous nous contenterons d'indiquer les caractres donns aux reprsentations du diable pendant les priodes diverses du moyen ge4 ,pendant la priode romane1 le diable est un tre que les sculpteurs ou peintres s'efforcent de rendre terrible1 effrayant1 qui joue le rle d'une puissance avec laquelle il n'est pas permis de prendre des liberts4 ,chez les sculpteurs occidentaux du ,x,i,i,ie sicle1 laques fort avancs comme artistes1 l'esprit gaulois commence percer4 ,le diable prend un caractre moins terrible2 il est souvent ridicule1 son caractre est plus dprav qu'effrayant1 sa physionomie est plus ironique que sauvage ou cruelle2 parfois il triche1 souvent il est dup4 ,la scne du ,psement des mes1 qui occupe une place principale dans le drame du ,jugement dernier1 nous montre un diable qui s'efforce1 avec assez peu de loyaut1 de faire pencher l'un des plateaux de la balance de son ct4 ,les dmons qui accompagnent les damns semblent railler la troupe des malheureux entrans dans les enfers2 quelques-uns de ces subalternes de l'arme des tnbres ont mme parfois un air de bonhomie brutale qui peut faire croire des accommodements4 ,cependant l'ensemble des scnes infernales sculptes au commencement du ,x,i,i,ie sicle a toujours un aspect dramatique fait pour mouvoir4 la porte centrale de la cathdrale de ,paris1 par exemple1 tout le ct occup par les dmons et les mes qui leur sont livres1 la gauche du ,christ1 est sculpt de main de matre2 quelques pisodes sont rendus d'une faon mouvante 7voy4 ,,jugement ,,dernier74 ,parmi les voussures charges de dmons et de damns semble trner un diable suprieur2 il est couronn 7#d74 ,sa taille est entoure d'un serpent2 il est assis sur un tas de personnages1 parmi lesquels on voit un vque et un roi4 ,ce diable souverain est gras1 lippu2 il est pourvu de mamelles gonfles et semble se reposer dans son triomphe4 ct de lui sont reprsentes des scnes de dsordre1 de confusion1 de dsespoir1 rendues avec une nergie et un talent d'excution vraiment remarquables4 ,les peintres et sculpteurs du moyen ge ont admis une trinit du mal1 en opposition avec la trinit divine 7voy4 ,,trinit74 ,ds la fin du ,x,i,i,ie sicle1 le diable1 dans la sculpture et la peinture1 perd beaucoup de son caractre froce2 il est relgu au dernier rang1 il est bafou et porte souvent la physionomie de ce rle2 dans beaucoup de lgendes refaites cette poque1 il est la dupe de fraudes pieuses1 comme dans la clbre lgende du moine ,thophile et celle du serrurier ,biscornet1 qui fit1 dit-on1 les pentures des portes de la cathdrale de ,paris4 ,ce serrurier1 qui vivait au ,x,i,ve sicle1 fut charg de ferrer les trois portes principales de ,notre-,dame#ab4 ,voulant faire un chef-d'oeuvre1 et fort empch de savoir comment s'y prendre1 il se donne au diable1 qui lui apparat et lui propose de forger les pentures1 une condition1 bien entendu1 c'est que lui ,biscornet1 par un march en rgle1 crit1 livrera son me aux esprits des tnbres4 ,le march est sign1 le diable se met l'oeuvre et fournit les pentures4 ,biscornet1 aid de son infernal forgeron1 pose les ferrures des deux portes latrales2 mais quand il s'agit de ferrer la porte centrale1 la chose devient impossible1 par la raison que la porte centrale sert de passage au ,saint-,sacrement4 ,le diable n'avait pas song cette difficult2 mais le march ne pouvant tre entirement rempli par l'une des parties1 ,biscornet redevient possesseur de son me1 et le diable en est pour ses ferrures des deux portes4 ,on le voit1 vers la fin du moyen ge1 le diable a vieilli et ne fait plus ses affaires4 ,les arts plastiques de cette poque ne font que reproduire l'esprit de ces lgendes populaires dont nous avons suivi les dernires traces sur le thtre des marionnettes1 o le diable1 malgr ses tours et ses finesses1 est toujours battu par ,polichinelle4 ,le grand diable sculpt sur le tympan de la porte de la cathdrale d',autun1 au ,x,i,ie sicle1 est un tre effrayant bien fait pour pouvanter des imaginations neuves2 mais les diablotins sculpts sur les bas-reliefs du ,x,ve sicle sont plus comiques que terribles1 et il est vident que les artistes qui les faonnaient se souciaient assez peu des mchants tours de l'esprit du mal4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,note #aa3 ,bibl4 imp4 ,mss4 b_/#b4 ,note #ab3 ,ces pentures datent de la fin du ,x,i,ie sicle ou des premires annes du ,x,i,i,ie1 et l'histoire du serrurier ,biscornet est un conte populaire2 il ne fait qu'indiquer la tendance des esprits1 au ,x,i,ve sicle1 ne plus voir dans le diable qu'une puissance dchue1 dont on avait facilement raison avec un peu d'adresse4 ,,dieu4 ,le moyen ge reprsentait ,dieu1 dans les monuments religieux1 par ses oeuvres2 il n'tait figur que dans les scnes de l',ancien ,testament1 dans la cration1 lorsqu'il parle ,adam1 ,can1 ,no1 lorsqu'il apparat ,mose4 ,dans la nouvelle loi1 le ,christ reprsente seul la divinit4 ,s'il existe des images de ,dieu le ,pre1 elles se trouvent avec le ,fils et le ,saint-,esprit 7voy4 ,,trinit74 ,ce n'est qu' l'poque de la ,renaissance que les artistes sculpteurs ou peintres font intervenir ,dieu le ,pre dans les scnes qu'ils reprsentent#ac4 ,cependant on voit quelquefois1 au-dessus des tympans des portails des ,x,i,i,ie1 ,x,i,ve et ,x,ve sicles1 reprsentant le ,christ dans sa gloire1 au jour du jugement1 ,dieu le ,pre en buste1 bnissant2 il est nimb du nimbe crucifre1 porte une longue barbe1 sa chevelure tombe sur ses paules4 la fin du ,x,ve sicle ,dieu le ,pre est habituellement coiff de la tiare triple couronne1 comme un pape4 ,nous ne connaissons pas une seule statue des ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles reprsentant ,dieu le ,pre2 la seule personne divine prenant une place principale dans les difices religieux est le ,christ homme ou le ,christ triomphant 7voy4 ,,christ74 ,la ,vierge ,marie et son ,fils occupent tous deux l'imagination et la main des artistes 7voy4 ,,vierge ,,sainte74 ,il semble que ,dieu leur ait dlgu toute sa puissance sur les tres crs4 ,note #ac3 ,voy4 l',iconographie chrtienne1 histoire de ,dieu1 de ,m4 ,didron4 ,imp4 roy41 #ahdc4 ,nous renvoyons nos lecteurs cet ouvrage excellent4 ,d,,me1 s4 m4 ,s'emploie 7improprement7 pour coupole4 ,duomo1 en italien1 s'entend pour cathdrale1 glise piscopale2 comme beaucoup d'glises cathdrales d',italie sont surmontes d'une ou de plusieurs coupoles1 on a pris la partie pour le tout3 on dit le dme des ,invalides1 le dme du ,panthon2 on devrait dire la coupole des ,invalides ou du ,panthon 7voy4 ,,coupole74 ,il duomo di ,parigi1 pour un ,italien1 c'est l'glise ,notre-,dame de ,paris1 laquelle1 comme on sait1 n'est pas surmonte d'une coupole4 ,,donjon1 s4 m4 ,dongun1 doignon1 dangon#ad4 ,le donjon appartient essentiellement la fodalit4 ,ce n'est pas le castellum romain1 ce n'est pas non plus le retrait1 la dernire dfense de la citadelle des premiers temps du moyen ge4 ,le donjon commande les dfenses du chteau1 mais il commande aussi les dehors et est indpendant de l'enceinte de la forteresse du moyen ge1 en ce qu'il possde toujours une issue particulire sur la campagne4 ,c'est l ce qui caractrise essentiellement le donjon1 ce qui le distingue d'une tour4 ,il n'y a pas de chteau fodal sans donjon1 comme il n'y avait pas1 autrefois1 de ville forte sans chteau1 et comme1 de nos jours1 il n'y a pas de place de guerre sans citadelle4 ,toute bonne citadelle doit commander la ville et rester cependant indpendante de ses dfenses4 ,au moyen ge1 il en tait de mme du chteau1 et le donjon tait au chteau ce que celui-ci tait la ville4 ,les garnisons du moyen ge possdaient une dfense de plus que les ntres3 chasses de la cit1 elles se retiraient dans le chteau2 celui-ci pris1 elles se rfugiaient dans le donjon2 le donjon serr de trop prs1 elles pouvaient encore courir la chance de s'chapper par une issue habilement masque ou de passer travers les lignes de circonvallation1 la nuit1 par un coup hardi4 ,mais cette disposition du donjon appartenant la forteresse fodale n'tait pas seulement prise pour rsister ou chapper l'ennemi du dehors1 elle tait la consquence du systme fodal4 ,un seigneur1 si puissant qu'il ft1 ne tenait sa puissance que de ses vassaux4 ,au moment du pril1 ceux-ci devaient se rendre l'appel du seigneur1 se renfermer au besoin dans le chteau et concourir sa dfense2 mais il arrivait que ces vassaux n'taient pas toujours d'une fidlit toute preuve4 ,souvent l'ennemi les gagnait2 alors le seigneur trahi n'avait d'autre refuge que son donjon1 dans lequel il se renfermait avec ses gens lui4 ,il lui restait alors pour dernire ressource1 ou de se dfendre jusqu' l'extrmit1 ou de prendre son temps pour s'chapper1 ou de capituler4 ,nous l'avons dit ailleurs 7voy4 ,,ch,,teau71 le systme de la dfense des places1 pendant la fodalit1 n'tait qu'une srie de moyens accumuls par la dfiance1 non-seulement envers un ennemi dclar1 mais envers les garnisons mmes4 ,c'est pourquoi l'tude des forteresses de cette poque fournit un sujet inpuisable d'observations intressantes2 la dfiance aiguise l'esprit et fait trouver des ressources4 ,en effet1 si quelques chteaux prsentent des dispositions d'ensemble peu prs semblables1 les donjons offrent1 au contraire1 une varit infinie1 soit dans la conception gnrale1 soit dans les dtails de la dfense4 ,les seigneurs1 pouvant tre chaque instant en guerre les uns avec les autres1 tenaient beaucoup ce que leurs voisins ne trouvassent pas1 s'ils venaient l'attaquer1 des dfenses disposes comme celles qu'ils possdaient chez eux4 ,chacun s'ingniait ainsi drouter son ennemi1 parfois l'ami de la veille2 aussi lorsqu'un seigneur recevait ses gaux dans son chteau1 fussent-ils ses amis1 avait-il le soin de les loger dans un corps de btiment spcial1 les recevait-il dans la grand'salle1 dans les appartements des femmes1 mais ne les conduisait-il que trs-rarement dans le donjon1 qui1 en temps de paix1 tait ferm1 menaant1 pendant qu'on se donnait rciproquement des tmoignages d'amiti4 ,en temps de paix1 le donjon renfermait les trsors1 les armes1 les archives de la famille1 mais le seigneur n'y logeait point2 il ne s'y retirait seulement1 avec sa femme et ses enfants1 que s'il lui fallait appeler une garnison dans l'enceinte du chteau4 ,comme il ne pouvait y demeurer et s'y dfendre seul1 il s'entourait alors d'un plus ou moins grand nombre d'hommes d'armes sa solde1 qui s'y renfermaient avec lui4 ,de l1 exerant une surveillance minutieuse sur la garnison et sur les dehors 7car le donjon est toujours plac en face du point attaquable de la forteresse71 ses fidles et lui tenaient en respect les vassaux et leurs hommes1 entasss dans les logis2 toute heure pouvant sortir et rentrer par des issues masques et bien gardes1 la garnison ne savait pas quels taient les moyens de dfense1 et naturellement le seigneur faisait tout pour qu'on les crt formidables4 ,il est difficile de trouver un plus beau programme pour un architecte militaire2 aussi les donjons1 parmi les difices du moyen ge1 sont-ils souvent des chefs-d'oeuvre de prvoyance4 ,nous avons trouv dans ces constructions1 peu connues gnralement ou incompltement tudies1 des dispositions qui demandent un examen attentif1 parce qu'elles mettent en lumire un des cts de la vie fodale#ae4 ,la raison premire qui fit lever des donjons fut l'invasion normande4 ,les vill mrovingiennes devaient fort ressembler aux vill romaines2 mais quand les ,normands se jetrent priodiquement sur le continent occidental1 les seigneurs1 les monastres1 les rois et les villes elles-mmes1 songrent protger leurs domaines par des sortes de blockhaus en bois que l'on levait sur le bord des rivires et autant que possible sur des emplacements dj dfendus par la nature4 ,ces forteresses1 dans lesquelles1 au besoin1 on apportait la hte ce qu'on possdait de plus prcieux1 commandaient des retranchements plus ou moins tendus1 composs d'un escarpement couronn par une palissade et protg par un foss4 ,les ,normands eux-mmes1 lorsqu'ils eurent pris l'habitude de descendre sur les ctes des ,gaules et de remonter les fleuves1 tablirent1 dans quelques les prs des embouchures1 ou sur des promontoires1 des camps retranchs avec une forteresse1 pour mettre leur butin l'abri des attaques et protger leurs bateaux amarrs4 ,c'est aussi dans les contres qui furent particulirement ravages par les ,normands que l'on trouve les plus anciens donjons1 et ces forteresses primitives sont habituellement bties sur plan rectangulaire formant un paralllogramme divis quelquefois en deux parties4 ,sur beaucoup de points des bords de la ,seine1 de la ,loire1 de l',eure1 et sur les ctes du ,nord et de l',ouest1 on trouve des restes de ces donjons primitifs2 mais ces constructions1 modifies profondment depuis l'poque o elles furent leves1 ne laissent voir que des soubassements souvent mme incomplets4 ,il paratrait que les premiers donjons1 btis en maonnerie suivant une donne peu prs uniforme1 ont t faits par les ,normands lorsqu'ils se furent dfinitivement tablis sur le continent 7voy4 ,,ch,,teau72 et l'un des mieux conservs parmi ces donjons est celui du chteau d',arques prs de ,dieppe1 construit1 vers #ajdj1 par ,guillaume1 oncle de ,guillaume le ,btard4 ,en disant que le donjon d',arques est un des mieux conservs1 il ne faut pas croire que l'on trouve l un difice dont les dispositions soient faciles saisir au premier coup d'oeil4 ,le donjon d',arques1 rpar au ,x,ve sicle1 appropri au service de l'artillerie feu au ,x,v,ie sicle1 mutil depuis la rvolution par les mains des habitants du village qui en ont enlev tout ce qu'ils ont pu1 ne prsente1 au premier aspect1 qu'une masse informe de blocages dpouille de leurs parements1 qu'une ruine ravage par le temps et les hommes4 ,il faut observer ces restes avec la plus scrupuleuse attention1 tenir compte des moindres traces1 examiner les nombreux dtours des passages1 les rduits2 revenir vingt fois sur le terrain1 pour se rendre compte des efforts d'intelligence dont les constructeurs ont fait preuve dans la combinaison de cette forteresse1 l'une des plus remarquables notre avis4 ,disons d'abord un mot de la btisse4 ,ici1 comme dans la plupart des difices militaires de l'poque romane1 la construction est faite suivant le mode romain1 c'est--dire qu'elle se compose d'un blocage compos de silex noys dans un bain de mortier trs-dur et grossier1 parement de petites pierres d'appareil de #j1ae c4 #j1bj c4 de hauteur entre lits1 sur #j1bj c4 #j1cb c4 de long4 ,ce parement est en calcaire d'eau douce provenant de la valle de la ,sie1 d'une bonne qualit quoique assez tendre1 mais durcissant l'air#af4 ,nous devons rclamer toute l'attention de nos lecteurs pour nous suivre dans la description suivante1 que nous allons essayer de rendre aussi claire que possible4 ,la fig4 #a donne le plan du rez-de-chausse du donjon d',arques qui se trouve situ prs de la porte mridionale du chteau 7voy4 ,,ch,,teau1 fig4 #d74 ,en ,a est l'entre avec son pont volant1 sa double dfense ,b1 en forme de tour intrieure1 avec large mchicoulis commandant la porte ,a4 ,un long couloir dtourn conduit dans la cour intrieure4 ,en ,c tait un petit poste1 sans communication directe avec l'intrieur du donjon1 mais enclav dans son primtre4 ,pour pntrer dans le fort1 il fallait se dtourner gauche et arriver la porte ,d4 ,cette porte franchie1 on trouvait une rampe droite avec une seconde porte ,e perce travers un contre-fort2 puis1 en tournant main gauche1 on montait un degr trs-long ,e'1 direct et assez roide4 ,nous y reviendrons tout l'heure4 ,le long du rempart du chteau en ,f1 et masque du dehors par le relief du chemin de ronde crnel1 on arrive une autre porte ,g trs-troite1 qui donne entre dans une cage d'escalier1 contenant un degr central se dtournant main gauche1 formant une rvolution complte et arrivant un palier ,i1 d'o1 par une rampe tournant droite dans l'paisseur du mur1 on monte au second tage1 ainsi que nous allons le voir4 ,les deux salles basses ,,jj n'avaient aucune communication directe avec le dehors 7le couloir ,l ayant t ouvert au ,x,ve sicle7 et n'taient mme pas en communication entre elles4 ,on devait descendre dans ces deux salles basses par des escaliers ou chelles passant par des trappes mnages dans le plancher du premier tage4 ,ces salles taient de vritables celliers propres contenir des provisions4 ,en ,k est un puits de plus de #hj mtres de profondeur et dont l'enveloppe est maonne jusqu' la hauteur du plancher du second tage4 ,n'omettons pas de signaler l'escalier ,m taill dans le roc 7craie7 et descendant par une pente rapide jusqu'au fond du foss extrieur4 ,signalons aussi l'escalier ,n qui passe par-dessus le couloir d'entre ,b2 son utilit sera bientt dmontre4 ,voyons le plan du premier tage 7#b74 ,on ne pouvait arriver cet tage que par l'escalier vis ,o1 communiquant de ce premier tage au second1 c'est--dire qu'il fallait descendre au premier tage aprs tre mont au second2 ou bien1 prenant l'escalier ,n 7mentionn tout l'heure7 passant travers la tour commandant l'entre ,b1 montant un degr1 tournant main droite1 dans un troit couloir avec rampe1 on entrait dans l'antisalle ,p1 et de l on pntrait dans une des salles ,j' du premier tage du donjon4 ,quant la salle ,j''1 il fallait1 pour y arriver1 se rsoudre passer par une trappe mnage dans le plancher du second tage4 ,tout cela est fort compliqu2 ce n'est rien encore cependant4 ,essayons de nous souvenir de ces diverses issues1 de ne pas perdre la trace de ces escaliers et de ces couloirs1 vritable ddale4 ,arrivons au second tage 7#c74 ,l encore existe le mur de refend non interrompu1 interdisant toute communication entre les deux salles du donjon4 ,reprenons la grande rampe ,e' que nous avons abandonne tout l'heure2 elle arrive droit un palier sur lequel1 main gauche1 s'ouvre une porte entrant directement dans la salle ,j''''4 ,mais il ne faut pas croire qu'il ft facile de gravir cette longue rampe3 d'abord1 droite et gauche existent deux trottoirs ,r1 de plein pied avec le palier suprieur1 qui permettaient de nombreux dfenseurs d'craser l'assaillant gravissant ce long degr2 puis plusieurs mchicoulis ouverts dans le plancher suprieur de cet escalier faisaient tomber une pluie de pierres1 de poutres1 d'eau bouillante sur les assaillants4 ,de la cage d'escalier rvolution que nous avons observe droite dans les plans du rez-de-chausse et du premier tage1 par la rampe dtourne prise aux dpens de l'paisseur du mur1 on arrive au couloir ,s1 qui1 par une porte1 permet d'entrer dans la salle ,j''''4 ,de sorte que si1 par surprise ou autrement1 un ennemi parvenait franchir la rampe ,e'1 les dfenseurs pouvaient passer par le couloir ,s1 se drober1 descendre par la cage de l'escalier ,i 7plan du rez-de-chausse71 sortir par la porte ,g1 aller chercher l'issue ,m communiquant avec le foss2 ou encore remonter par l'escalier ,n1 la tour ,b 7plan du premier tage71 rentrer dans la salle ,j' par l'antisalle ,p1 prendre l'escalier vis et se joindre la portion de la garnison qui occupait encore la moiti du donjon4 ,si1 au contraire1 l'assaillant1 par la sape ou l'escalade 7ce qui n'tait gure possible71 s'emparait de la salle ,j''' 7plan du deuxime tage1 fig4 #c71 les dfenseurs pouvaient encore se drober en sortant par l'antisalle ,p' et en descendant les rampes ,t communiquant1 ainsi que nous l'avons vu1 soit avec la salle ,j' du premier tage1 soit avec l'escalier ,n4 ,ou bien les dfenseurs pouvaient encore monter ou descendre l'escalier vis ,o1 en passant travers le cabinet ,v4 ,du palier ,t on descendait au terre-plein ,u command par des meurtrires perces dans les couloirs ,,ss'4 ,de tout ceci on peut admettre dj que la garnison du donjon tait double dans les deux tages 7premier et second72 que ces deux fractions de la garnison n'avaient pas de communication directe entre elles2 que1 pour tablir cette communication1 il fallait monter au troisime tage occup par le commandant1 et que1 par consquent1 si l'un des cts du donjon tait pris1 la garnison pouvait se runir la partie suprieure1 reprendre l'offensive1 craser l'assaillant gar au milieu de ce labyrinthe de couloirs et d'escaliers1 et regagner la portion dj perdue4 ,le troisime tage 7#d7 est entirement dtruit1 et nous ne pouvons en avoir une ide que par les dessins de #agjh1 reproduits dans l'ouvrage de ,m4 ,deville#ag4 ,ces dessins indiquent les mchicoulis qui existaient encore cette poque dans la partie suprieure et la disposition gnrale de cet tage1 converti en plate-forme depuis le ,x,ve sicle1 pour placer de l'artillerie feu4 ,m4 ,deville ne parat pas reconnatre de l'ge des votes qui couvraient encore en #agjh le second tage4 ,cependant les profils des arcs de ces votes 7#e7 font assez voir qu'elles appartiennent aux restaurations de la fin du ,x,ve sicle4 ,primitivement1 les tages du donjon1 conformment la mthode normande1 n'taient spars que par des planchers en bois dont on trouve les traces sur les parois intrieures4 ,le plan de la plate-forme1 donn dans les dessins de #agjh1 fait assez voir que le mur de refend n'existait plus au troisime tage4 ,c'tait de cet tage1 en effet1 que le commandement devait se faire et la dfense s'organiser avec ensemble4 ,ce plan donc 7fig4 #d7 indique une seule salle ,x1 avec un poteau central1 destin soulager la charpente suprieure2 un rduit ,y1 qui pouvait servir de chambre au commandant2 les mchicoulis percs dans la chambre ,z1 au-dessus de la grande rampe de l'escalier2 les deux mchicoulis aa1 auxquels on arrivait par les deux baies bb2 le couloir cc de dfense1 pris dans l'paisseur du mur au-dessus des arcs de ces mchicoulis1 et les mchicoulis d'angle dd4 ,dans ce plan1 on voit aussi la dfense de la traverse e qui commandait le dehors et permettait de voir ce qui se passait dans le foss du ct de la porte4 ,en f est une chemine et en h un four1 car le donjon contenait un moulin 7 bras probablement74 ,nous ne possdons sur la disposition de l'tage suprieur crnel que des donnes trs-vagues1 puisqu'en #agjh cet tage tait dtruit2 nous voyons seulement1 dans un compte de rparations de #acee #achjah1 que des tourelles couvertes de plomb terminaient cet tage2 ces tourelles devaient tre des chauguettes pour abriter les dfenseurs1 ainsi qu'il en existe encore au sommet du donjon de ,chambois#ai4 ,le plan de cet tage1 que nous donnons 7#f71 indique en l1 l' deux chauguettes2 l'chauguette l' montrant son mchicoulis i ouvert sur la rampe du grand escalier2 de plus1 en m1 on aperoit les ouvertures des autres mchicoulis commandant les rentrants des contre-forts4 ,celui m' s'ouvrait sur la rampe infrieure du grand escalier1 montant derrire un simple mur de garde non couvert1 trac en ,d' dans le plan du rez-de-chausse1 fig4 #a4 ,la fig4 #g prsente la faade du donjon d',arques1 sur la cour4 ,en ,a est le dbouch du grand couloir de la porte extrieure2 en ,b1 l'entre de la rampe du donjon4 ,les autres parties de cette figure s'expliquent d'elles-mmes par l'examen des plans4 ,la fig4 #h donne la coupe du btiment sur la ligne brise ,,aa1 ,,bb des plans4 ,en ,c est le petit corps-de-garde trac en ,c sur le plan du rez-de-chausse2 en ,d1 l'escalier rvolution situ sous la grande rampe dont le palier arrive en ,e2 on voit1 en ,f1 les mchicoulis qui commandent ce palier4 ,aujourd'hui1 la construction ne s'lve pas au-dessus du niveau ,g2 en #agjh1 elle existait jusqu'au niveau ,h1 et l'extrados des votes faites au ,x,ve sicle ne dpassait pas ce niveau ,g3 de sorte que les murs compris entre ,g et ,h servaient de merlons et les baies d'embrasures pour des bouches feu4 ,les pices braques sur cette plate-forme contriburent1 en tirant sur les troupes du duc de ,mayenne1 au succs de la bataille gagne dans la valle d',arques par ,henri ,,iv4 ,la fig4 #i trace la coupe du donjon sur la ligne ,,cc1 ,,dd des plans4 ,en ,a se dtache du corps principal le contre-fort servant de traverse1 pour voir le fond du foss et le commander du sommet du donjon4 ,en ,b est tranch le couloir au niveau du deuxime tage qui commande le chemin de ronde ,d et le terre-plein ,c4 ,en ,e se voient les grands mchicoulis avec la dfense suprieure deux tages prise aux dpens des murs sur les arcs4 ,la coupe 7#aj71 faite sur la ligne ,,ee1 ,,ff des plans1 permet de comprendre la combinaison ingnieuse des escaliers4 ,en ,a se profile la grande rampe arrivant au second tage avec les mchicoulis suprieurs qui commandent ses dernires marches et son palier4 ,en ,r1 on voit l'un des deux trottoirs disposs pour recevoir les dfenseurs de la rampe et pour craser les assaillants4 ,en ,d apparat la trace de l'troit degr intrieur qui aboutit au couloir ,s indiqu sur le plan du deuxime tage1 et qui permet aux dfenseurs de se drober ou de sortir par l'escalier rvolution ,b4 ,en ,c est un contre-palier qui commande les rvolutions de l'escalier ,b4 ,le chteau d',arques1 admirablement situ1 entour de fosss larges et profonds1 command par un donjon de cette importance1 devait tre une place inexpugnable avant l'artillerie feu4 peine construit1 il fut assig par ,guillaume le ,conqurant et ne fut pris que par famine aprs un long blocus4 ,rpar et reconstruit en partie par ,henri ,ier en #aabc1 il fut assig par ,geoffroy ,plantagenet1 qui ne put y entrer qu'aprs la mort de son commandant1 ,guillaume ,lemoine1 tu par une flche2 ce sige avait dur une anne entire1 #aade4 ,philippe-,auguste investit le chteau d',arques en #abjb1 et leva bientt le sige la nouvelle de la captivit du jeune ,arthur de ,bretagne1 tomb entre les mains de ,jean sans ,terre4 ,le donjon d',arques fut la dernire forteresse qui se rendit au roi de ,france1 aprs la conqute de la ,normandie chappe des mains de ,jean sans ,terre4 ,henri ,ier1 comme nous l'avons dit1 fit excuter des travaux considrables au chteau d',arques2 mais l'examen des constructions existantes ne peut faire supposer que le gros oeuvre du donjon appartienne cette poque4 ,peut-tre ,henri restaura-t-il les parties suprieures qui n'existent plus1 peut-tre mme les grands mchicoulis de la faade 7fig4 #g7 datent-ils du rgne de ce prince1 car les arcs de ces mchicoulis1 que nous avons figurs plein cintre1 sont des arcs briss sur le dessin de #agjh1 trac incorrect d'ailleurs1 puisqu'il n'indique pas avec exactitude les parties de la construction que nous voyons encore debout4 ,quant aux dispositions gnrales1 quant au systme de dgagements1 d'escaliers1 avec un peu de soin on en reconnat parfaitement les traces1 et c'est en cela que le donjon d',arques1 qui jamais ne fut pris de vive force1 est un difice militaire du plus haut intrt1 et1 malgr son tat de ruine1 beaucoup plus complet1 au point de vue de la dfense1 que ne le sont les clbres donjons de ,loches1 de ,montrichard1 de ,beaugency1 construits peu prs d'aprs les mmes donnes4 ,ce qui fait surtout du donjon d',arques un type complet1 c'est sa position dans le plan du chteau2 protg par les courtines de la place et deux tours1 il commande cependant les dehors2 il possde sa porte de secours extrieure bien dfendue2 il protge l'enceinte1 mais aussi il peut la battre au besoin avec succs2 il est absolument inattaquable par la sape1 seul moyen employ alors pour renverser des murailles2 il permet de renfermer et de maintenir une garnison peu sre1 car ses dfenseurs ne peuvent agir qu'en aveugles et sur le point qui leur est assign4 ,une trahison1 une surprise n'taient pas praticables1 puisque1 une partie du donjon prise1 il devenait facile quelques hommes dtermins de couper les communications1 de renfermer l'assaillant1 de l'craser avant qu'il ne se ft reconnu4 ,comme dernire ressource1 le commandant et ses hommes dvous pouvaient encore s'chapper4 ,le feu seul pouvait avoir raison de cette forteresse2 mais quand on considre la largeur des fosss du chteau creuss au sommet d'une colline1 l'lvation des murs1 l'absence d'ouvertures extrieures1 on ne comprend pas comment un assaillant aurait pu jeter des matires incendiaires sur les combles1 d'autant qu'il lui tait difficile de s'tablir une distance convenable pour faire agir ses machines de jet avec succs4 ,les donjons normands et les donjons romans1 en gnral1 sont levs sur plan rectangulaire2 c'est une habitation fortifie1 la demeure du seigneur2 ils contenaient des celliers ou caves pour les provisions1 une chapelle1 des salles avec cabinet1 et toujours1 au sommet1 un grand espace libre pour organiser facilement la dfense4 ,la plupart de ces logis quadrangulaires possdent leur escalier principal spar du corps de la btisse1 et quelquefois ce mur de refend qui les divise en deux parties gales4 ,l'entre est habituellement place beaucoup au-dessus du sol1 au niveau du premier tage4 ,on ne peut s'introduire dans le donjon que par une chelle ou au moyen d'un pont volant avec escalier de bois que l'on dtruisait en temps de guerre4 ,le petit donjon de ,chambois 7,orne71 qui date du ,x,i,ie sicle1 prsente la plupart de ces dispositions de dtail4 ,son plan est rectangulaire1 avec quatre renforts carrs aux angles4 ,une tour carre1 pose sur un de ses cts1 contenait dans l'origine de petits cabinets et un escalier de bois couronn d'une dfense et ne montant que jusqu'au troisime tage4 ,on arrivait la dfense du sommet par un escalier vis pratiqu dans un des contre-forts d'angle4 ,les parties suprieures du donjon furent refaites au ,x,i,ve sicle et conformment au systme de dfense de cette poque2 mais1 des dispositions premires1 il reste encore trois tages et un chemin de ronde suprieur extrmement curieux4 ,le plan du donjon de ,chambois est donn ci-contre par la fig4 #aa4 ,on voit1 en ,a1 la tourelle carre accole au corps de logis et dans laquelle1 au ,x,i,ve sicle1 on a fait un escalier vis4 ,ce donjon n'tait pas vot1 non plus que la plupart des donjons normands2 les tages taient spars par des planchers en bois ports sur des corbelets intrieurs4 ,sa porte est releve six mtres au-dessus du sol1 et s'ouvre sur le flanc de la tour carre contenant l'escalier en bois2 on ne pouvait arriver cette porte1 dont le seuil est au niveau du plancher du premier tage1 qu'au moyen d'une chelle1 et le donjon ne se dfendait1 dans sa partie infrieure1 que par l'paisseur de ses murs4 ,au commencement du ,x,i,ve sicle1 l'ancien crnelage fut remplac par un parapet avec mchicoulis1 crneaux et meurtrires4 ,sur les quatre contre-forts d'angle furent leves de belles chauguettes avec tage suprieur crnel1 la place1 probablement1 des anciennes chauguettes flanquantes4 ,voici 7#ab7 l'lvation du donjon de ,chambois du ct de la petite tour carre avant la construction des crnelages du ,x,i,ve sicle4 ,la btisse du ,x,i,ie sicle s'lve intacte aujourd'hui jusqu'au niveau ,b2 c'est au niveau ,c que s'ouvre la poterne4 ,mais la particularit la plus curieuse du donjon de ,chambois consiste en un chemin de ronde suprieur qui1 sous le crnelage1 mettait les quatre chauguettes et la petite tour accole en communication les unes avec les autres1 sans qu'il ft ncessaire de passer dans la salle centrale occupe par le commandant4 ,la dfense tait ainsi compltement indpendante de l'habitation1 et elle occupait deux tages1 l'un couvert1 l'autre dcouvert4 ,voici1 en coupe 7#ac71 quelle est la disposition de ce chemin de ronde couvert qui fait le tour du donjon et runit les chauguettes sous le crnelage4 ,ce chemin de ronde existe encore peu prs complet4 ,le donjon est construit en moellons runis par un excellent mortier2 les contre-forts d'angle sont btis en petites pierres d'appareil1 ainsi que les entourages des baies4 ,les donjons carrs1 comme celui d',arques1 ceux de ,loches1 de ,beaugency1 de ,domfront1 de ,falaise1 de ,broue1 de ,pons1 de ,nogent-le-,rotrou1 de ,montrichard1 de ,montbason1 de ,chauvigny1 de ,blanzac1 de ,pouzanges 7,vende71 qui tous sont construits sous l'influence normande1 pendant les ,x,ie et ,x,i,ie sicles1 n'taient gure1 l'poque mme o ils furent levs1 que des dfenses passives1 se gardant plutt par leur masse1 par l'paisseur de leurs murs et la difficult d'accs1 que par des dfenses proprement dites4 ,c'taient des retraites excellentes lorsqu'il n'tait besoin que de se garantir contre des troupes armes d'arcs et d'arbaltes1 possdant quelques engins imparfaits1 et ne pouvant recourir1 en dernier ressort1 qu' la sape4 ,mais si de l'intrieur de ces demeures on mprisait des assaillants munis de machines de guerre d'une faible puissance1 on ne pouvait non plus leur causer des pertes srieuses4 ,les seigneurs assigs n'avaient qu' veiller sur leurs hommes1 faire des rondes frquentes1 s'assurer de la fermeture des portes1 lancer quelques projectiles du haut des crneaux si les assaillants tentaient de s'approcher des murs1 contre-miner si on minait2 et d'ailleurs ils pouvaient ainsi rester des mois entiers1 mme devant un gros corps d'arme1 sans avoir rien craindre4 ,aussi tait-ce presque toujours par famine que l'on prenait ces forteresses4 ,mais lorsque l'art de l'attaque se fut perfectionn la suite des premires croisades1 que les assigeants mirent en batterie des engins puissants1 que l'on fit des boyaux de tranche1 que l'on mit en usage ces longs chariots couverts1 ces chats1 pour permettre de saper les murs sans danger pour les mineurs1 alors les donjons rectangulaires1 si pais que fussent leurs murs1 parurent insuffisants2 leurs angles n'taient pas flanqus et offraient des points saillants que le mineur attaquait sans grand pril2 les garnisons enfermes dans ces rduits voyaient difficilement ce qui se passait l'extrieur2 elles ne pouvaient tenter des sorties par ces portes places plusieurs mtres au-dessus du sol2 la complication des dfenses tait1 dans un moment pressant1 une cause de dsordre2 les assigs eux-mmes s'garaient ou au moins perdaient beaucoup de temps au milieu de ces nombreux dtours1 ou encore se trouvaient pris dans les piges qu'eux-mmes avaient tendus4 ,ds le milieu du ,x,i,ie sicle1 ces dfauts de la dfense du donjon normand furent certainement reconnus1 car on changea compltement de systme1 et on abandonna tout d'abord la forme rectangulaire4 ,une des premires et une des plus heureuses tentatives vers un systme nouveau se voit tampes4 ,le donjon du chteau d'tampes1 quoique fort ruin1 possde encore cependant plus de trois tages1 et on peut se rendre compte des divers dtails de sa dfense4 ,nous ne saurions assigner cette construction une date antrieure #aaej ni postrieure #aagj4 ,quelques chapiteaux qui existent encore et le mode de btir appartiennent la dernire priode de l'poque romane1 mais ne peuvent cependant dater du rgne de ,philippe-,auguste4 ,la tradition fait remonter la construction du donjon d'tampes au commencement du ,x,ie sicle1 ce qui n'est pas admissible4 ,philippe-,auguste fit enfermer sa femme ,isburge1 en #aaii1 dans le donjon que nous voyons encore aujourd'hui#bj3 donc il existait avant cette poque4 ,le chapiteau dessin ici 7#ad7 ne peut laisser de doutes sur la date de cette forteresse3 c'est bien la sculpture du commencement de la seconde moiti du ,x,i,ie sicle4 ,le plan du donjon d'tampes est un quatre-feuilles1 ce qui donne un meilleur flanquement qu'une tour cylindrique4 ,il est pos l'extrmit d'un plateau qui domine la ville d'tampes1 au-dessus de la gare du chemin de fer4 ,les dfenses du chteau s'tendaient autrefois assez loin sur le plateau1 se dirigeant vers l'ouest et le midi2 aussi1 du ct de l'ouest1 ce donjon tait-il protg par un mur de contre-garde ou chemise dont on voit encore les soubassements4 ,ce mur 7#ae7 se retournait probablement1 faisant face au sud1 et aboutissait une sorte de chausse diagonale ,a' destine recevoir l'extrmit du pont volant qui permettait d'entrer dans la tour par une poterne perce au-dessous du niveau du premier tage4 ,le rez-de-chausse tait vot grossirement en moellons1 et ces votes reposaient sur une grosse colonne centrale qui montait jusqu'au deuxime tage4 ,il fallait du premier tage descendre au niveau du rez-de-chausse par un escalier ,b1 pris aux dpens de l'paisseur du mur1 qui n'a pas moins de quatre mtres4 ,en ,c est un puits et en ,d une fosse de latrines4 ,du vestibule ,e de la poterne1 tournant main gauche1 on descendait donc par le degr ,b l'tage infrieur2 tournant main droite1 on montait par quelques marches au niveau du premier tage4 ,le vestibule ,e tait ainsi plac mi-tage afin que l'assaillant1 entrant prcipitamment par la poterne et allant droit devant lui1 tombt d'une hauteur de quatre mtres au moins en ,f sur le sol de la cave1 o il se trouvait enferm2 les dfenseurs posts sur la rampe ascendante de droite devaient d'ailleurs le pousser dans cette fosse ouverte4 ,la rampe de droite arrivait donc au niveau du premier tage 7#af71 en ,g2 de l on entrait dans la salle par l'embrasure d'une fentre4 ,mais si l'on voulait monter au second tage1 il fallait entrer dans le petit corps-de-garde ,h1 plac juste au-dessus du vestibule de la poterne et perc d'un mchicoulis1 prendre la rampe d'escalier ,i qui menait un escalier vis desservant le second tage et les tages suprieurs2 l'arrive au niveau du second tage tait place au-dessus du point ,g4 ,la margelle du puits ,c tait place sur les votes du rez-de-chausse3 c'tait donc du premier tage que l'on tirait l'eau ncessaire aux besoins de la garnison4 ,en ,l se voit un cabinet d'aisances4 ,le premier tage tait primitivement couvert par un plancher dont les poutres principales1 conformment au trac ponctu1 portaient sur la colonne centrale4 ,vers le milieu du ,x,i,i,ie sicle1 ce plancher fut remplac par des votes4 ,les profils d'artiers de ces votes1 les culs-de-lampe qui les portent1 et la faon dont ils ont t incrusts aprs coup dans la construction1 sont des signes certains de la restauration qui a modifi les dispositions premires du donjon d'tampes4 ,le petit corps-de-garde ,h1 plac au-dessus de la poterne1 contenait probablement le mcanisme destin faire jouer le pont volant s'abattant sur la chausse ,a'4 ,le second tage 7#ag7 tait destin l'habitation du seigneur4 ,il est muni de deux chemines ,o et possde des latrines en ,l4 ,on voit en ,g' l'arrive de l'escalier dans une embrasure de fentre dont le sol est plac un peu au-dessous du plancher4 ,quatre colonnes engages portent deux gros arcs doubleaux diagonaux dont nous reconnatrons l'utilit tout l'heure2 de plus1 deux autres arcs doubleaux sont bands en ,p1 pour porter le comble central4 ,l'escalier vis continuait et arrivait au niveau du troisime tage crnel dispos pour la dfense4 ,le comble se composait d'un pavillon carr pntr par des croupes coniques4 ,supposons maintenant 7#ah7 une coupe faite sur la ligne ,,ab des plans4 ,nous voyons en ,f la fausse entre intrieure perce au niveau du sol de la poterne et tombant dans la cave2 en ,b'1 la rampe descendant sur le sol de cette cave le long du puits2 en ,g1 l'arrive de la rampe au niveau du sol du premier tage2 en ,h1 la porte donnant entre dans le corps-de-garde situ au-dessus du vestibule de la poterne et dans l'escalier1 partie vis1 dont la premire issue se voit en ,g'1 quelques marches au-dessous du sol du second tage4 ,en continuant monter cet escalier vis1 on arrivait la porte ,m1 perce au niveau du plancher du troisime tage1 au-dessus de la grand'salle1 tage uniquement destin la dfense4 ,mais pour que les dfenseurs pussent recevoir facilement des ordres du commandant demeurant ans cette grand'salle1 ou le prvenir promptement de ce qui se passait au dehors1 on avait tabli des sortes de tribunes ,t mi-hauteur de cette salle1 dans les quatre lobes forms par le quatre-feuilles1 tribunes auxquelles on descendait par des chelles de meunier passant travers le plancher du troisime tage1 ainsi que l'indique le plan de la partie suprieure 7#ai74 ,cette disposition avait encore l'avantage de permettre de runir toute la garnison dans la grand'salle sans encombrement1 et d'envoyer promptement les dfenseurs aux crneaux4 ,on retrouve en place aujourd'hui les scellements des poutres principales de ces quatre tribunes1 les corbeaux qui recevaient les liens1 les naissances des arcs doubleaux diagonaux et des arcs parallles avec l'amorce des deux murs qu'ils portaient2 les baies suprieures sont conserves jusqu' moiti environ de leur hauteur4 ,le plan 7fig4 #ai7 fait voir que la partie suprieure tait compltement libre1 traverse seulement par les murs portant sur les deux arcs doubleaux marqus ,p dans le plan du second tage1 murs percs de baies et destins porter la toiture centrale4 ,les deux gros arcs doubleaux diagonaux supportaient le plancher et le poinon du comble4 ,en effet1 ce plancher1 sur lequel il tait ncessaire de mettre en rserve un approvisionnement considrable de projectiles1 et qui avait rsister au mouvement des dfenseurs1 devait offrir une grande solidit4 ,il fallait donc que les solives fussent soulages dans leur porte2 les arcs diagonaux remplissaient parfaitement cet office4 ,l'tage suprieur tait perc de nombreux crneaux1 ainsi que l'indique une vue cavalire grave par ,chastillon1 et devait pouvoir tre garni de hourds en temps de sige1 conformment au systme dfensif de cette poque4 ,ces hourds1 que nous avons figurs en plan 7fig4 #ai71 se retrouvent en ,s' sur l'un des lobes de la tour en lvation extrieure 7#bj74 ,cette lvation est prise du ct de la poterne4 ,aujourd'hui les constructions suprieures1 partir du niveau ,v1 n'existent plus2 mais1 quoique ce donjon#ba soit fort ruin1 cependant toutes ses dispositions intrieures sont parfaitement visibles et s'expliquent pour peu qu'on apporte quelque attention dans leur examen4 ,la btisse est bien faite2 les pieds-droits des fentres1 les arcs1 les piles et angles sont en pierre de taille2 le reste de la maonnerie est en moellon runi par un excellent mortier4 ,le donjon d'tampes devait tre une puissante dfense pour l'poque2 trs-habitable d'ailleurs1 il pouvait contenir une nombreuse garnison relativement la surface qu'il occupe4 ,les donjons sont certainement de toutes les constructions militaires celles qui expliquent le plus clairement le genre de vie1 les habitudes et les moeurs des seigneurs fodaux du moyen ge4 ,le seigneur fodal conservait encore quelque chose du chef frank1 il vivait dans ces demeures au milieu de ses compagnons d'armes2 mais cependant on s'aperoit dj1 ds le ,x,i,ie sicle1 qu'il cherche s'isoler1 se sparer1 lui et sa famille1 de sa garnison2 on sent la dfiance partout1 au dedans comme en dehors de la forteresse4 ,la nuit1 les clefs du donjon et mme celles du chteau taient remises au seigneur1 qui les plaait sous son chevet#bb4 ,comme nous l'avons vu et le verrons1 le vritable donjon est rapproch des dehors2 il possde souvent mme des issues secrtes indpendantes de celles du chteau1 pour s'chapper ou faire des sorties dans la campagne2 ses tages infrieurs1 bien murs1 sont destins aux provisions2 ses tages intermdiaires contiennent une chapelle et l'habitation2 son sommet sert la dfense2 on y trouve toujours un puits1 des chemines et mme des fours4 ,d'ailleurs1 les donjons prsentent des dispositions trs-varies1 et cette varit indique l'attention particulire apporte par les seigneurs dans la construction d'une partie si importante de leurs chteaux4 ,il est vident que chaque seigneur voulait drouter les assaillants par des combinaisons dfensives nouvelles et qui lui appartenaient4 ,c'est dater du ,x,i,ie sicle que l'on remarque une singulire diversit dans ces demeures fortifies2 autant de donjons en ,france1 autant d'exemples4 ,nous choisirons parmi ces exemples ceux qui prsentent le plus d'intrt au point de vue de la dfense1 car il faudrait sortir des limites que nous nous sommes imposes dans cet ouvrage pour les donner tous4 ,suger#bc dit quelques mots du chteau de ,la ,roche-,guyon1 propos de la trahison de ,guillaume1 beau-frre du roi1 envers son gendre ,gui4 ,sur un promontoire que forment dans un endroit de difficile accs les rives du grand fleuve de la ,seine1 est bti un chteau non noble1 d'un aspect effrayant1 et qu'on nomme ,la ,roche-,guyon3 invisible sa surface1 il est creus dans une roche leve2 la main habile de celui qui le construisit a coup sur le penchant de la montagne1 et l'aide d'une troite et chtive ouverture1 le rocher mme1 et form sous terre une habitation d'une trs-vaste tendue4 ,c'tait autrefois1 selon l'opinion gnrale1 soit un antre prophtique o l'on prenait les oracles d',apollon1 soit le lieu dont ,lucain dit3 444 ,nam quamvis ,thessala vates ,vim faciat satis1 dubium est quid tra erit illue1 ,aspiciat ,stygias1 an quod descenderit1 umbras4 ,de l peut-tre descend-on aux enfers4 ,suger parle ainsi du chteau dont nous voyons aujourd'hui les restes4 ,les souterrains taills dans le roc existent encore1 et s'ils ne sont point des antres antiques1 s'ils ne descendent pas aux enfers1 ils datent d'une poque assez loigne4 ,les logements n'taient cependant pas creuss dans la falaise1 ainsi que le prtend ,suger1 mais adosss un escarpement de craie taill main d'homme 7voy4 ,,ch,,teau1 fig4 #h et #i74 ,le chteau de ,la ,roche-,guyon est de nos jours peu prs mconnaissable par suite des changements qu'il a subis2 on y retrouve quelques traces de btisses du ,x,i,ie sicle2 quant au donjon1 il est entirement conserv1 sauf ses couronnements1 et sa construction parat appartenir au milieu de ce sicle4 ,la fig4 #ba donne1 en ,a1 l'emplacement du chteau de ,la ,roche-,guyon4 ,par un pont volant ,b communiquant avec les tages suprieurs du chteau1 on arrivait la plate-forme ,c taille dans la colline coupe pic2 cette plate-forme donnait entre dans un premier souterrain ascendant1 qui aboutissait une seconde plate-forme ,d ciel ouvert4 ,une coupure ,e interceptait toute communication avec une troisime plate-forme ,f4 ,un pont de bois1 que l'on pouvait dtruire en cas d'attaque1 permettait seul d'arriver cette troisime plate-forme4 ,de l1 par un long souterrain ascendant dont les marches tailles dans la craie et le silex n'ont pas moins de #j1cj c4 #j1dj c4 de hauteur1 on arrivait1 en ,g1 dans la seconde enceinte du donjon1 bti sur le penchant de l'escarpement4 ,en ,k est trace la coupe transversale de ce souterrain4 ,il tait absolument impossible de forcer une semblable entre1 et l'assaillant qui se serait empar du chteau et t facilement cras par la garnison du donjon4 ,voyons maintenant comment sont disposes les dfenses du donjon proprement dit1 plac1 ,la ,roche-,guyon1 dans une position exceptionnelle4 ,voici 7#bb7 le plan1 rez-de-chausse1 de ce donjon4 ,c'est en ,a que dbouche le passage souterrain2 ct sont disposes des latrines dans l'paisseur de la chemise4 ,un petit redan commande l'orifice infrieur du tuyau de chute de ces latrines4 ,du dbouch ,a pour monter au donjon1 il faut se dtourner brusquement droite et monter le degr ,b qui aboutit la poterne ,c4 gauche1 on trouve l'escalier vis qui dessert les tages suprieurs4 ,le palier devant la poterne1 l'extrieur1 tait en bois et mobile1 ainsi que le ponceau ,d qui aboutissait au chemin de ronde ,e1 commandant l'escarpement4 ,en ,p est un puits2 en ,s1 un petit silo destin conserver des salaisons#bd4 ,de l'enceinte intrieure du donjon1 on dbouchait dans l'enceinte extrieure par deux poternes ,,gg'1 qui sont intactes4 ,passant sur une fosse ,f1 les assigs pouvaient sortir au dehors par la poterne extrieure ,h1 parfaitement dfendue par les deux parapets se coupant angle droit4 ,en ,i1 une poque assez rcente1 on a perc une seconde poterne extrieure2 mais1 primitivement1 la tour ,i tait pleine et formait un peron pais et dfendable du ct o l'assaillant devait diriger son attaque4 ,un foss taill dans le roc entourait la premire enceinte1 et un systme de palissades et de tranches reliait le donjon un ouvrage avanc indiqu dans les fig4 #h et #i de l'article ,,ch,,teau4 ,si nous coupons le donjon longitudinalement sur la ligne ,,ox1 nous obtenons la fig4 #bc4 ,dans cette coupe1 on voit comme les deux chemises de la tour principale s'lvent en suivant la pente du plateau pour commander les dehors du ct attaquable1 comme ces chemises et la tour elle-mme forment perons de ce ct4 ,de la tour principale1 la garnison se rpandait sur le chemin de ronde de la seconde chemise au moyen du pont volant indiqu en ,d au plan2 par une suite de degrs1 elle arrivait au point culminant ,r4 ,par des portes mnages dans le parapet de cette seconde enceinte1 elle se jetait sur le chemin de ronde de la premire1 dont le point culminant est en ,t4 ,un assaillant ne pouvait songer attaquer le donjon par les deux flancs ,m et ,n 7voy4 le plan fig4 #bb74 ,il devait ncessairement diriger son attaque principale au sommet de l'angle en ,i2 mais l1 s'il voulait escalader les remparts1 il trouvait derrire les parapets les dfenseurs masss sur une large plate-forme2 s'il voulait employer la sape1 il rencontrait une masse norme de rocher et de maonnerie4 ,en admettant qu'il pt pntrer entre la premire et la seconde enceinte1 il lui tait difficile de monter sur le chemin de ronde de la chemise extrieure1 et il se trouvait expos aux projectiles lancs du haut des chemins de ronde de la premire et de la seconde chemise4 ,les mmes difficults se rencontraient s'il voulait percer cette seconde chemise4 ,s'il parvenait la franchir1 il lui tait impossible de se maintenir et d'agir dans l'troit espace laiss entre la seconde chemise et la tour4 ,il n'y avait d'autre moyen de s'emparer de ce donjon que de cheminer1 par la mine souterraine1 du point ,i au point ,s2 or on comprend qu'une pareille entreprise ft longue et d'une excution difficile1 d'autant que l'assig pouvait contre-miner facilement entre les deux chemises et dtruire les travaux des assigeants4 ,l'lvation latrale 7#bd7 indique la pente du plateau de craie1 son escarpement fait main d'homme1 la position des souterrains communiquant avec le chteau et les niveaux diffrents des parapets des deux chemises1 ainsi que le commandement de la tour principale4 ,tout1 dans cette construction entirement dpourvue d'ornements1 est profondment calcul au point de vue de la dfense4 ,le renforcement des murs des deux chemises1 mesure que ces murs prennent plus d'lvation et se rapprochent du point attaquable1 la disposition des perons destins rsister la sape et recevoir un nombre considrable de dfenseurs l'extrmit du saillant en face la partie dominante du plateau1 la manire dont les poternes sont disposes de faon tre masques pour les assaillants1 tout cela est fort sagement conu et excut avec soin4 ,ici la rgle ce qui dfend doit tre dfendu est parfaitement observe4 ,les constructions sont bien faites1 en moellons avec artes1 arcs et pieds-droits en pierre de taille4 ,dans cette btisse1 pas un profil1 pas un coup de ciseau inutile2 celui qui l'a commande et celui qui l'a excute n'ont eu que la pense d'lever sur ce promontoire un poste imprenable2 l'artillerie moderne seule peut avoir raison de cette petite forteresse4 ,il est certain que les seigneurs fodaux qui habitaient ces demeures devaient y mourir d'ennui1 lorsqu'ils taient obligs de s'y renfermer 7ce qui arrivait souvent72 aussi ne doit-on pas s'tonner si1 la fin du ,x,ie sicle et pendant le ,x,i,ie1 ils s'empressrent de se croiser et de courir les aventures en terre sainte4 ,pendant les longues heures de loisir laisses un chtelain enferm dans un de ces tristes donjons1 l'envie1 les sentiments de haine et de dfiance devaient germer et se dvelopper sans obstacles2 mais aussi1 dans les mes bien faites1 les rsolutions gnreuses1 mries1 les penses leves devaient se faire jour3 car si la solitude est dangereuse pour les esprits faibles1 elle dveloppe et agrandit4 les coeurs bien ns4 ,c'est1 en effet1 du fond de ces sombres donjons que sont sortis ces principes de chevalerie qui ont pris dans l'histoire de notre pays une si large part1 et qui1 malgr bien des fautes1 ont contribu assurer sa grandeur4 ,respectons ces dbris2 s'ils rappellent des abus odieux1 des crimes mme1 ils conservent l'empreinte de l'nergie morale dont heureusement nous possdons encore la tradition4 ,on observera que les donjons romans que nous avons reproduits jusqu' prsent ne sont pas vots l'intrieur1 mais que leurs tages sont habituellement spars par des planchers de bois2 les dfenseurs admettaient qu'un tage infrieur tant pris1 la dfense pouvait encore se prolonger et la garnison reprendre l'offensive4 ,l'assaillant avait cependant un moyen bien simple de s'emparer de la forteresse s'il parvenait pntrer dans les tages bas3 c'tait de mettre le feu aux planchers4 ,les assigs devaient dployer une bien grande activit s'ils voulaient empcher cette catastrophe4 ,il est certain que ce moyen fut souvent employ par des assaillants2 aussi pensa-t-on bientt voter au moins les tages infrieurs des donjons4 ,il existe encore ,provins un donjon bti sur le point culminant de cette ville1 si curieuse par la quantit d'difices publics et privs qu'elle renferme3 c'est la tour dite de ,csar1 ou la ,tour-le-,roi1 ou ,notre-,sire-le-,roi4 ,c'est un vritable donjon dont relevaient la plupart des fiefs du domaine de ,provins1 et qui fut construit vers le milieu du ,x,i,ie sicle4 ,le donjon de ,provins prsente en plan un octogone quatre cts plus petits que les quatre autres1 les petits cts tant flanqus de tourelles engages leur base1 mais qui1 se dtachant du corps de la construction dans la partie suprieure1 permettent ainsi de battre tous les alentours4 ,ce donjon pouvait tre garni d'un grand nombre de dfenseurs1 cause des diffrents tages en retraite et de la position flanquante des tourelles4 ,voici 7#be7 le plan du rez-de-chausse de ce donjon dont la base fut terrasse1 au ,x,ve sicle1 par les ,anglais1 pour recevoir probablement de l'artillerie feu4 ,en ,c1 on voit la place qu'occupe ce terrassement4 ,en ,p est un puits auquel on descend par une rampe dont l'entre est en ,f4 ,en ,g1 un four tabli au ,x,ve sicle2 en ,h1 une ancienne chapelle4 ,la fig4 #bf donne le plan du premier tage de ce donjon2 c'est seulement au niveau de cet tage que l'on trouvait quatre poternes ,i mises en communication avec la chemise extrieure au moyen de ponts volants4 ,d'un ct1 au sud1 l'un de ces ponts volants1 tombant sur une chausse dtourne1 correspondait au mur de prolongement ,d aboutissant la porte de ,paris et mettant le parapet de la chemise en communication avec le chemin de ronde de ce rempart4 ,par l'escalier vis ,k1 on montait aux chemins de ronde suprieurs indpendants du logis4 ,il fallait du premier tage descendre au rez-de-chausse1 qui n'avait avec les dehors aucune communication4 ,on trouve dans l'paisseur du mur du rez-de-chausse un assez vaste cachot qui1 dit-on1 servit de prison ,jean le ,bon1 duc de ,bretagne4 ,le premier tage prsente un grand nombre de rduits1 de pices spares propres au logement des chefs4 ,on pouvait du premier tage1 par les quatre poternes ,i1 se rpandre facilement sur le chemin de ronde de la chemise1 terrasse aujourd'hui4 ,le second tage 7#bg7 fait voir1 en ,k1 l'arrive de l'escalier vis2 en ,l1 les chemins de ronde crnels auxquels on arrive par les petites rampes doubles ,n2 en ,m1 les quatre tourelles flanquantes4 ,ici1 comme ,chambois1 un chemin de ronde vot en berceau se trouve sous le crnelage suprieur4 ,la coupe 7#bh71 faite sur la ligne ,,ab des plans du rez-de-chausse et du premier tage1 indique la descente au puits1 les poternes perces des niveaux diffrents1 celle de droite1 principale 7puisqu'elle est perce en face le chemin d'arrive71 n'tant pas en communication directe avec la salle intrieure du premier tage4 mi-hauteur du premier tage1 on voit un crnelage dfendant les quatre faces principales2 puis1 la hauteur du second tage1 le chemin de ronde vot en berceau et le crnelage suprieur dont les crnelages sont munis de hourds saillants dbordant les tourelles4 ,aujourd'hui1 la construction est peu prs dtruite partir du niveau ,,xx4 ,la position des hourds en bois des quatre faces suprieures ne parat pas douteuse2 on ne s'expliquerait pas autrement la retraite mnage au-dessus du chemin de ronde de l'entre-sol1 retraite qui parat avoir t destine porter les pieds des grands liens de ces hourds1 assez saillants pour former mchicoulis en avant du chemin de ronde suprieur4 ,ces hourds1 ainsi disposs1 flanquent les tourelles qui1 elles-mmes1 flanquent les faces4 ,une lvation intrieure 7#bi71 en supposant le mur de la chemise coup suivant la ligne ,,rs du plan1 fig4 #bf1 explique la disposition des poternes avec les ponts volants ,c1 ainsi que les tages de dfenses superposes avec les hourds de bois4 ,le donjon de ,provins est bti avec grand soin4 ,au ,x,v,ie sicle1 ces ponts volants n'existaient plus2 le mur de la chemise1 dras1 terrass1 laissait le seuil des poternes quelques mtres au-dessus du niveau de la plate-forme1 et on n'entrait dans le donjon que par des chelles#be4 ,le rez-de-chausse et le premier tage1 ainsi que le fait voir la coupe 7fig4 #bh71 sont vots1 la vote suprieure tant perce d'un oeil afin de permettre de hisser facilement des projectiles sur les chemins de ronde suprieurs et de donner des ordres du sommet aux gens posts dans la salle du premier tage4 ,le principal dfaut de ces forteresses1 en se reportant mme au temps o elles ont t bties1 c'est la complication des moyens dfensifs1 l'exigut des passages1 ces dispositions de dtail multiplies1 ces chicanes qui1 dans un moment de presse1 ralentissaient l'action de la dfense1 l'empchaient d'agir avec vigueur et promptitude sur un point attaqu4 ,ces donjons des ,x,ie et ,x,i,ie sicles sont plutt faits pour se garantir des surprises et des trahisons que contre une attaque de vive force dirige par un capitaine hardi et tenace4 ,de ces sommets troits1 encombrs1 on se dfendait mal4 ,au moment d'une alerte un peu chaude1 les dfenseurs1 par leur empressement mme1 se gnaient rciproquement1 encombraient les chemins de ronde1 s'garaient dans les nombreux dtours de la forteresse4 ,aussi1 quand des princes devinrent assez puissants pour mettre en campagne des armes passablement organises1 nombreuses et agissant avec quelque ensemble1 ces donjons romans ne purent se dfendre autrement que par leur masse4 ,leurs garnisons1 rduites un rle presque passif1 ne pouvaient faire beaucoup de mal des assaillants bien couverts par des mantelets ou des galeries1 procdant avec mthode et employant dj des engins d'une certaine puissance4 ,philippe-,auguste et son terrible adversaire1 ,richard-,coeur-de-,lion1 tous deux grands preneurs de places1 tenaces dans l'attaque1 possdant des corps arms pleins de confiance dans la valeur de leurs chefs1 excellents ingnieurs pour leur temps1 firent une vritable rvolution dans l'art de fortifier les places et particulirement les donjons4 ,tous deux sentirent l'inutilit et le danger mme1 au point de vue de la dfense1 de ces dtours prodigus dans les dernires forteresses romanes4 ,nous avons essay de faire ressortir l'importance de la citadelle des ,andelys1 le ,chteau-,gaillard1 bti sous la direction et sous les yeux de ,richard#bf2 le donjon de cette forteresse est1 pour le temps1 une oeuvre tout fait remarquable4 ,le premier1 ,richard remplaa les hourds de bois des crnelages par des mchicoulis de pierre1 conus de manire enfiler entirement le pied de la fortification du ct attaquable4 ,la vue perspective 7#cj7 du donjon du ,chteau-,gaillard1 prise du ct de la poterne1 explique la disposition savante de ces mchicoulis1 composs d'arcs ports sur des contre-forts plus larges au sommet qu' la base et naissant sur un talus prononc trs-propre faire ricocher les projectiles lancs par les larges rainures laisses entre ces arcs et le nu du mur4 ,le plan 7#ca7 de ce donjon1 pris au niveau de la poterne qui s'ouvre au premier tage1 fait voir la disposition de cette poterne ,p1 avec sa meurtrire enfilant la rampe trs-roide qui y conduit et le large mchicoulis qui la surmonte2 les fentres ouvertes du ct de l'escarpement2 l'peron saillant ,a renforant la tour du ct attaquable et contraignant l'assaillant se dmasquer2 le front ,b dvelopp en face la porte du chteau4 ,le degr ,c aboutissait une poterne d'un accs trs-difficile mnage sur le prcipice et s'ouvrant dans l'enceinte bien flanque dcrite dans l'article ,,ch,,teau1 fig4 #aa4 ,le donjon1 dont le pied est entirement plein et par consquent l'abri de la sape1 se composait d'une salle ronde rez-de-chausse laquelle il fallait descendre1 d'un premier tage au niveau de la poterne ,p1 d'un second tage au niveau des mchicoulis avec chemin de ronde crnel1 d'un troisime tage en retraite1 ferm1 propre aux approvisionnements de projectiles1 et d'un quatrime tage crnel et couvert1 commandant le chemin de ronde et les dehors au loin 7fig4 #cj74 ,du ct de l'escarpement abrupt ,d1 qui domine le cours de la ,seine 7fig4 #ca71 les mchicoulis taient inutiles1 car il n'tait pas possible des assaillants de se prsenter sur ce point2 aussi ,richard n'en fit point tablir4 l'intrieur1 les divers tages n'taient en communication entre eux qu'au moyen d'escaliers de bois traversant les planchers4 ,ainsi1 dans ce donjon1 rien de trop1 rien d'inutile1 rien que ce qui est absolument ncessaire la dfense4 ,cet ouvrage1 notre avis1 dvoile1 chez le roi ,richard1 un gnie militaire vraiment remarquable1 une tude approfondie des moyens d'attaque employs de son temps1 un esprit pratique fort loign de la fougue inconsidre que les historiens modernes prtent ce prince4 ,aujourd'hui les constructions sont drases la hauteur de la naissance des mchicoulis en ,o 7fig4 #cj74 ,cependant ce donjon fut pris par ,philippe-,auguste1 sans que les dfenseurs1 rduits un petit nombre d'hommes1 eussent le temps de s'y rfugier2 ces dfenses taient encore trop troites1 l'espace manquait2 il faut dire que cette tour ne doit tre considre que comme le rduit d'un ouvrage trs-fort qui lui servait de chemise4 ,les portes releves des donjons romans1 auxquelles on ne pouvait arriver qu'au moyen d'chelles ou de rampes d'un accs difficile1 taient1 en cas d'attaque vive1 une difficult pour les dfenseurs aussi bien que pour les assigeants1 si ces dfenseurs1 cause de la faiblesse de la garnison1 se trouvaient forcs de descendre tous pour garder les dehors4 ,mais alors1 comme aujourd'hui1 toute garnison qui n'tait pas en rapport de nombre avec l'importance de la forteresse tait compromise1 et ces rduits devaient conserver leur garnison propre1 quitte sacrifier les dfenseurs des ouvrages extrieurs1 si ces ouvrages taient pris4 la prise du ,chteau-,gaillard1 ,roger de ,lascy1 qui commandait pour le roi ,jean sans ,terre1 ne possdant plus que les dbris d'une garnison rduite par un sige de huit mois1 avait d se porter avec tout son monde sur la brche de la chemise extrieure du donjon pour la dfendre2 ses hommes et lui1 entours par les nombreux soldats de ,philippe-,auguste se prcipitant l'assaut1 ne purent se faire jour jusqu' cette rampe troite du donjon3 ,roger de ,lascy fut pris1 et le donjon tomba entre les mains du vainqueur l'instant mme4 ,il semble que cette exprience profita ,philippe-,auguste1 car lorsque ce prince btit le donjon du ,louvre1 il le pera d'une poterne presque au niveau du sol extrieur avec pont bascule et foss4 ,du donjon du ,louvre il ne reste que des descriptions trs-laconiques et des figurs fort imparfaits2 nous savons seulement qu'il tait cylindrique1 que son diamtre extrieur tait de vingt mtres et sa hauteur de quarante mtres environ4 ,philippe-,auguste parat avoir considr la forme cylindrique comme tant celle qui convenait le mieux ces dfenses suprmes4 ,si le donjon du ,louvre n'existe plus1 celui du chteau de ,rouen1 bti par ce prince1 existe encore1 du moins en grande partie1 et nous donne un diminutif de la clbre tour du ,louvre dont relevaient tous les fiefs de ,france4 ,ce donjon tait cheval sur la courtine du chteau et possdait deux entres le long des parements intrieurs de cette courtine4 ,ces entres1 peu releves au-dessus du sol1 taient en communication avec de petits degrs isols1 sur la tte desquels tombaient des ponts bascule4 ,voici 7#cb7 le plan du rez-de-chausse du donjon du chteau de ,rouen4 ,en ,,aa' sont les deux poternes2 en ,,bb'1 les murs de la courtine dont on voit encore les arrachements4 ct de l'escalier vis qui monte aux tages suprieurs sont des latrines1 et en ,c est un puits4 ,ce rez-de-chausse et le premier tage 7#cc7 sont vots2 les murs ont prs de quatre mtres d'paisseur4 ,aujourd'hui 7#cd7bg1 les constructions sont drases au niveau ,d1 et nous n'avons1 pour restaurer la partie suprieure1 que des donnes insuffisantes4 ,toutefois on doit admettre que cette partie suprieure comprenait1 suivant l'usage1 un tage sans plancher et l'tage de la dfense avec son chemin de ronde muni de hourds ports sur des corbeaux de pierre4 ,le donjon du chteau de ,rouen tenait deux courtines1 en interrompant absolument la communication d'un chemin de ronde l'autre1 puisque aucune issue ne s'ouvrait de l'intrieur du donjon sur ces chemins de ronde4 ,au ,louvre1 le donjon1 plant au centre d'une cour carre1 tait entirement isol et ne commandait pas les dehors suivant la rgle ordinaire4 ,mais le ,louvre tout entier pouvait tre considr comme un vaste donjon dont la grosse tour centrale tait le rduit4 ,cependant la forme cylindrique1 adopte par ,philippe-,auguste1 tait videmment celle qui convenait le mieux ce genre de dfense1 eu gard aux moyens d'attaque de l'poque4 ,ce prince pensait avec raison que ses ennemis emploieraient1 pour prendre ses chteaux1 les moyens que lui-mme avait mis en pratique avec succs3 or ,philippe-,auguste avait eu faire le sige d'un grand nombre de chteaux btis conformment au systme normand1 et il avait pu reconnatre1 par exprience1 que les angles des tours et donjons quadrangulaires donnaient toujours prise aux assaillants2 car ces angles saillants1 mal dfendus1 permettaient aux pionniers de s'attacher leur base1 de saper les fondations droite et gauche1 et de faire tomber deux pans de mur4 ,la forme cylindrique ne donnait pas plus de prise sur un point que sur un autre1 et1 admettant que les pionniers pussent saper un segment du cercle1 il fallait que ces excavations fussent trs-tendues pour faire tomber une tranche du cylindre3 de plus1 ,philippe-,auguste1 ainsi que le fait voir le plan du donjon du chteau de ,rouen1 donnait aux murs de ses donjons cylindriques une paisseur norme comparativement leur diamtre2 il tait avare d'ouvertures1 renonait aux planchers de bois infrieurs afin d'viter les chances d'incendie4 ,ce systme prvalut pendant le cours du ,x,i,i,ie sicle4 ,le donjon du ,louvre tait peine bti et ,philippe-,auguste dans la tombe1 que le seigneur de ,coucy1 ,enguerrand ,,iii1 prtendit lever un chteau fodal dont le donjon surpasst de beaucoup1 en force et en tendue1 l'oeuvre de son suzerain4 ,cette entreprise colossale fut conduite avec une activit prodigieuse1 car le chteau de ,coucy et son donjon1 commencs sitt aprs la mort de ,philippe-,auguste en #abbc1 taient achevs en #abcj 7voy4 ,,ch,,teau1 ,,construction74 ,le donjon de ,coucy est la plus belle construction militaire du moyen ge qui existe en ,europe1 et heureusement elle nous est conserve peu prs intacte4 ,auprs de ce gant1 les plus grosses tours connues1 soit en ,france1 soit en ,italie ou en ,allemagne1 ne sont que des fuseaux4 ,de plus1 cette belle tour nous donne de prcieux spcimens de la sculpture et de la peinture du commencement du ,x,i,i,ie sicle appliqus aux rsidences fodales4 ,les plans que nous avons donns du chteau de ,coucy l'article ,,ch,,teau1 fig4 #af1 #ag et #ah1 font assez connatre l'assiette de la forteresse pour qu'il ne soit pas ncessaire de revenir ici sur cet ensemble de constructions militaires4 ,nous nous occuperons exclusivement ici du donjon1 en renvoyant nos lecteurs l'article prcit1 pour l'explication de ses abords1 de sa chemise1 de ses dfenses1 de ses issues extrieures et de son excellente assiette1 si bien choisie pour commander les dehors de la forteresse du ct attaquable1 pour protger les dfenses du chteau lui-mme4 ,le diamtre de l'norme tour1 non compris le talus infrieur1 a trente mtres cinquante centimtres hors oeuvre2 sa hauteur1 du fond du foss dall au sommet1 non compris les pinacles1 est de cinquante-cinq mtres4 ,voici 7#ce7 le plan du rez-de-chausse du donjon de ,coucy4 ,la poterne est en ,a2 c'est l'unique entre dfendue par un pont bascule trs-adroitement combin 7voy4 ,,poterne71 par un mchicoulis1 une herse1 un ventail barr1 un second ventail au del de l'entre de l'escalier et une grille4 ,une haute chemise en maonnerie protge la base du donjon du ct des dehors1 et1 entre cette chemise et la tour1 est un foss de huit mtres de largeur1 entirement dall1 dont le fond est cinq mtres en contre-bas du seuil de la poterne4 ,le couloir d'entre permet de prendre droite une rampe aboutissant un large escalier vis qui dessert tous les tages4 ,en se dtournant gauche1 on arrive des latrines ,b4 ,en ,d est un puits trs-large1 qui n'a pas encore t vid1 mais qui1 dans l'tat actuel1 n'a pas moins de trente mtres de profondeur4 ,de plain-pied1 par le couloir de la poterne1 on entrait dans une salle douze pans percs de douze niches double tage pour pouvoir ranger des provisions et des armes2 une de ces niches1 la seconde aprs le puits1 sert de chemine4 ,cette salle1 claire par deux fentres carres trs-releves au-dessus du sol1 tait vote au moyen de douze arcs aboutissant une clef centrale perce d'un oeil1 pour permettre de hisser au sommet les armes et engins de dfense4 ,nous avons fait1 au centre de cette salle1 une fouille1 afin de reconnatre s'il existait un tage souterrain2 mais la fouille ne nous a montr que le roc une assez faible profondeur1 de sorte que les pionniers qui seraient parvenus percer le cylindre au niveau du fond du foss auraient pu cheminer sans rencontrer de vide nulle part4 ,on remarquera que1 du fond des niches la circonfrence de la tour1 la maonnerie n'a pas moins de cinq mtres cinquante centimtres4 ,l'escalier vis nous conduit au premier tage 7#cf71 vot comme le rez-de-chausse1 possdant des niches1 trois fentres1 des latrines et une chemine ,e avec un four par-derrire4 ,au-dessous de l'une des baies de fentres1 on tablit1 au ,x,ve sicle1 un cabinet avec passage particulier2 cette modification est indique au plan par une teinte grise4 ,au fond d'une des niches de droite est perc un couloir troit aboutissant un pont volant ,d communiquant avec le chemin de ronde de la chemise 7voy4 la description du chteau l'article ,,ch,,teau1 fig4 #ag74 ,reprenant l'escalier vis1 nous montons au second tage 7#cg71 qui nous prsente l'une des plus belles conceptions du moyen ge4 ,cet tage1 vot comme ceux du dessous1 se composait d'une salle dodcagone entoure d'une galerie releve de #cm1#cj au-dessus du pav de cette salle et formant ainsi un large portique avec balcons disposs pour runir toute la garnison sur un seul point1 en permettant chacun d'entendre les ordres gnraux et de voir le commandant plac au centre4 ,deux fentres et l'oeil central clairaient cette salle4 ,sous les balcons1 en ,g1 sont des niches qui ajoutent la surface de la salle4 ,l'escalier vis est dispos de faon donner entre droite et gauche dans le portique4 ,le troisime tage 7#ch7 est ciel ouvert1 perc de nombreuses meurtrires et de crneaux2 des corbeaux en pierre1 formant une forte saillie l'extrieur1 taient destins supporter un double hourdage en bois1 propre la dfense4 ,la vote centrale tait couverte de plomb ainsi que celles du portique4 ,les crneaux1 ferms par des arcs briss1 sont surmonts d'une belle corniche doubles crochets avec larmier4 ,une coupe de ce donjon 7#ci71 faite sur ,,op1 explique mieux que toute description les dispositions grandioses de la grosse tour du chteau de ,coucy4 ,nous avons reprsent1 au sommet1 une partie des hourds double dfense1 poss sur les corbeaux de pierre4 ,quatre grands pinacles en pierre avec fleurons et crochets surmontaient le chaperon suprieur du mur crnel2 ces pinacles sont indiqus dans la gravure de ,ducerceau1 et1 dans les dcombres extraits du foss1 nous en avons retrouv des fragments d'un beau style du commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,tout1 dans ce donjon1 est bti sur une chelle plus grande que nature2 les allges des crneaux1 les marches des escaliers1 les bornes1 les appuis semblent faits pour des hommes d'une taille au-dessus de l'ordinaire4 ,les salles taient entirement peintes l'intrieur1 sur un enduit mince la chaux1 recouvrant l'appareil qui est grossier 7voy4 ,,peinture74 ,la maonnerie1 leve en assises rgulires de #j1dj c4 #j1ej c4 de hauteur1 est bien faite2 le mortier excellent1 les lits pais et bien remplis4 ,la sculpture est traite avec un soin particulier et des plus belles de cette poque2 elle est compltement peinte4 ,l'ingnieur ,mtezeau1 qui fut charg par le cardinal ,mazarin de dtruire le chteau de ,coucy1 voulut faire sauter le donjon4 cet effet1 il chargea1 au centre1 deux mtres au-dessous du sol1 un fourneau de mine dont nous avons retrouv la trace4 ,il pensait ainsi faire crever l'norme cylindre2 mais l'explosion n'eut d'autre rsultat que d'envoyer les votes centrales en l'air et d'occasionner trois principales lzardes dans les parois du tube de pierre4 ,les choses restrent en cet tat jusqu' ces derniers temps4 ,de nouveaux mouvements ayant fait craindre l'croulement d'une des tranches de la tour lzarde1 des travaux de restauration furent entrepris sous la direction des ,monuments historiques dpendant du ministre d'tat1 et aujourd'hui cette belle ruine est l'abri des intempries2 les lzardes ont t reprises fond1 les parties crases consolides4 ,si les votes taient rtablies1 on retrouverait le donjon d',enguerrand ,,iii dans toute sa splendeur sauvage4 ,la disposition vraiment originale du donjon de ,coucy est celle de ce second tage destin runir la garnison4 ,nous essayons d'en donner une faible ide dans la fig4 #dj4 ,qu'on se reprsente par la pense un millier d'hommes d'armes runis dans cette rotonde et son portique dispos comme des loges d'une salle de spectacle1 des jours rares clairant cette foule2 au centre1 le chtelain donnant ses ordres1 pendant qu'on s'empresse de monter1 au moyen d'un treuil1 des armes et des projectiles travers les oeils des votes4 ,ou encore1 la nuit1 quelques lampes accroches aux parois du portique1 la garnison sommeillant ou causant dans ce vaste rservoir d'hommes2 qu'on coute les bruits du dehors qui arrivent par l'oeil central de la vote1 l'appel aux armes1 les pas prcipits des dfenseurs sur les hourds de bois1 certes on se peindra une scne d'une singulire grandeur4 ,si loin que puisse aller l'imagination des romanciers ou des historiens chercheurs de la couleur locale1 elle leur reprsentera difficilement ce que la vue de ces monuments si grands et si simples dans leurs dispositions rend intelligible au premier coup d'oeil4 ,aussi conseillons-nous tous ceux qui aiment vivre quelquefois dans le pass d'aller voir le donjon de ,coucy1 car rien ne peint mieux la fodalit dans sa puissance1 ses moeurs1 sa vie toute guerrire1 que cet admirable dbris du chteau d',enguerrand4 ,les donjons normands sont des logis plus ou moins bien dfendus1 levs par la ruse et la dfiance2 les petits moyens sont accumuls pour drouter l'assaillant3 ce sont des tanires plutt que des difices4 ,au fond1 dans ces forteresses1 nulle disposition d'ensemble1 mais force expdients4 ,le donjon normand tient encore de la demeure du sauvage rus2 mais1 ,coucy1 on reconnat la conception mthodique de l'homme civilis qui sait ce qu'il veut et dont la volont est puissante2 ici plus de ttonnements3 la forteresse est btie rapidement1 d'un seul jet2 tout est prvu1 calcul1 et cela avec une ampleur1 une simplicit de moyens faites pour tonner l'homme indcis de notre temps4 ,cependant1 au ,x,i,i,ie sicle dj1 la fodalit perdait ces moeurs hroques1 peut-on dire1 dont ,enguerrand ,,iii est le dernier et le plus grand modle4 ,ces demeures de gants ne pouvaient convenir une noblesse aimant ses aises1 politiquement affaiblie1 ruine par son luxe1 par ses luttes et ses rivalits1 prvoyant la fin de sa puissance et incapable de la retarder4 ,les grands vassaux de saint ,louis et de ,philippe le ,hardi n'taient plus de taille construire de pareilles forteresses2 ils ne pouvaient se rsoudre passer les journes d'un long sige dans ces grandes salles votes1 peine claires1 en compagnie de leurs hommes d'armes1 partageant leur pain et leurs provisions4 ,chose digne de remarque1 d'ailleurs1 le donjon normand est divis en un assez grand nombre de chambres2 le seigneur peut y vivre seul2 il cherche s'isoler des siens1 et mme1 au besoin1 se garantir d'une trahison4 ,le donjon de ,philippe-,auguste1 dont ,coucy nous prsente le spcimen le plus complet1 est la forteresse dernire1 le rduit d'un corps arm1 agissant avec ensemble1 mu par la pense d'unit d'action4 ,la tour est cylindrique2 cette forme de plan seule indique le systme de dfense partant d'un centre1 qui est le commandant1 pour se rpandre suivant le besoin et rayonner1 pour ainsi dire4 ,c'est ainsi qu'on voit poindre chez nous1 en pleine fodalit1 ce principe de force militaire qui rside1 avant tout1 dans l'unit du commandement et la confiance des soldats en leur chef suprme4 ,et ce principe1 que ,philippe-,auguste avait si bien compris et mis en pratique1 ce principe admis par quelques grands vassaux au commencement du ,x,i,i,ie sicle1 la fodalit l'abandonne ds que le pouvoir monarchique s'tend et attire lui les forces du pays4 ,c'est ainsi que les monuments gardent toujours l'empreinte du temps qui les a levs4 ,les peintures intrieures du donjon de ,coucy ne consistent qu'en refends blancs sur fond ocre jaune1 avec de belles bordures autour des archivoltes4 ,bientt on ne se contenta pas de ces dcorations d'un style svre2 on voulut couvrir les parois des salles de sujets1 de personnages1 d'armoiries1 de lgendes4 ,la noblesse fodale aimait les lettres1 s'occupait d'art1 tenait instruire la jeunesse et lui prsenter sans cesse devant les yeux de beaux exemples de chevalerie4 ,en l'an que l'on contoit mil quatre cens et ,,xvi1 et le premier jour de may1 je1 le seigneur de ,caumont1 estant de l'aage de ,,xxv ans1 me estoie en ung beau jardin de fleurs o il avoit foyson de oiseaux qui chantoient de beaux et gracieux chans1 et en plusieurs de manires1 don ils me feirent resjouir1 si que1 emprs1 je fuy tant en pansant sur le fait de cest monde1 que je veoye moult soutil et inclin mault fre1 et que tout ce estoit nant1 comparer l'autre qui dure sans fin444 ,et lors il me va souvenir de mes petits enfants qui sont jeunes et ignocens1 lesquelx je voudroie que bien et honneur tournassent1 et bon cuer eussent1 ainxi comme pre doit vouloir de ces filz4 ,et parce que1 selon nature1 ils doyvent vivre plus que moy1 et que je ne leur pourroie pas enseigner ne endoctrinier1 car il faudra que je laisse cest monde1 comme les autres1 me suis pans que je leur feisse et laissasse1 tant ds que je y surs1 ung livre de ensenhemens1 pour leur demonstrer comment ilz se devront gouverner1 selon se que est ma semblance444#bh ,ce passage indique assez quelles taient1 au commencement du ,x,i,ve sicle1 les tendances de la noblesse fodale2 le temps de la sauvage rudesse tait pass2 beaucoup de seigneurs s'adonnaient l'tude des lettres et des arts1 cherchant s'entourer dans leurs chteaux de tout ce qui tait propre rendre ces demeures supportables et lever l'esprit de la jeunesse4 444,au chef de le ditte ville 7de ,mazires7 a ung trs beau chasteau et fort sur une rivire1 bien enmurr et de grosses tours machacolles tout autour1 et par dedens est tout dpint merveilleusemant de batailles2 et y troverez de toux les gnracions ,crestiens et ,sarrazins1 ung pareil1 mascle et femle1 chacun sellon le porteure de son pas#bi4 ,nous trouvons la trace de ces dcorations intrieures des donjons dj au ,x,i,i,ie sicle4 ,de vert marbre fu li muralz 7du donjon71 ,mult par esteit esps halz2 ,n'i out fors une sule entre1 ,cele fu noit jur garde4 ,de l'altre part fu clos de mer ,nuls ne pout issir ne entrer1 ,si ceo ne fust od un batel1 ,qui busuin ust castel4 ,li ,sire out fair dedenz le meur1 ,pur sa femme metre seur4 ,chaumbre souz ciel n'ont plus bele2 l'entre fu la capele3 ,la caumbre est painte tut entur2 ,vnus la dieuesse d'amur1 ,fu trs bien mis en la peinture1 ,les traiz mustrez la nature1 ,cument hum deit amur tenir1 ,e lalment bien servir1 ,le livre ,ovide il enseigne1 ,coment cascuns s'amour tesmegne1 ,en un fu ardent les jettout2 ,e tuz iceux escumengout1 ,ki jamais cel livre lireient1 ,et sun enseignement fereient#cj4 ,ici les sujets de peinture sont emprunts l'antiquit paenne4 ,souvent1 dans ces peintures1 les artistes interprtaient1 de la faon la plus singulire1 les traits de l'histoire grecque et romaine1 les soumettant aux moeurs chevaleresques de l'poque4 ,hector1 ,josu1 ,scipion1 ,judas-,macchabe1 ,csar1 se trouvaient compris parmi les preux1 avec ,charlemagne1 ,roland et ,godefroy de ,bouillon4 ,les hros de l'histoire sacre et profane avaient leurs armoiries tout comme les chevaliers du moyen ge4 ,des hommes qui se piquaient de sentiments chevaleresques1 qui considraient la courtoisie comme la plus belle des qualits et la socit des femmes comme la seule qui pt former la jeunesse1 devaient ncessairement abandonner les tristes donjons du temps de ,philippe-,auguste4 ,cependant il fallait toujours songer la dfense4 ,au ,x,i,ve sicle1 la fodalit renonce aux gros donjons cylindriques2 elle adopte de prfrence la tour carre flanque de tourelles aux angles1 comme plus propre l'habitation4 ,c'est sur ce programme que ,charles ,v fit rebtir le clbre donjon de ,vincennes1 qui existe encore1 sauf quelques mutilations qui ont modifi les dtails de la dfense#ca4 ,ce donjon1 commandant les dehors et plac sur un des grands cts de l'enceinte du chteau1 est protg par un foss revtu et par une chemise carre1 avec porte bien dfendue du ct de la cour du chteau4 ,il se compose1 comme chacun sait1 d'une tour carre de quarante mtres de haut environ avec quatre tourelles d'angle montant de fond4 ,sa partie suprieure se dfend par deux tages de crneaux4 ,il fut toujours couvert par une plate-forme pose sur vote4 l'intrieur1 chaque tage tait divis en plusieurs pices1 une grande1 oblongue1 une de dimension moyenne et un cabinet1 sans compter les tourelles2 ces pices possdaient1 la plupart1 des chemines1 un four1 et sont claires par de belles fentres termines par des archivoltes brises4 ,dj le donjon du ,temple ,paris1 achev en #acjfcb1 avait t bti sur ce plan2 sa partie suprieure1 au lieu d'tre termine par une plate-forme1 tait couverte par un comble en pavillon1 avec quatre toits coniques sur les tourelles d'angle2 mais le donjon du ,temple tait plutt un trsor1 un dpt de chartes1 de finances1 qu'une dfense4 ,nous croyons inutile de multiplier les exemples de donjons des ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles1 car ils ne se font pas remarquer par des dispositions particulires2 ils sont carrs ou cylindriques3 s'ils sont carrs1 ils ressemblent fort aux tours bties cette poque et n'en diffrent que par les dimensions 7voy4 ,,tour72 s'ils sont cylindriques1 partir de la fin du ,x,i,i,ie sicle1 ils contiennent des tages vots1 et ne sauraient tre compars au donjon de ,coucy que nous venons de donner4 ,ce n'est qu'au moment o les moeurs fodales se transforment1 o les seigneurs chtelains prtendent avoir des demeures moins fermes et moins tristes1 que le donjon abandonne la forme d'une tour qu'il avait adopte vers la fin du ,x,i,ie sicle1 pour revtir celle d'un logis dfendu1 mais contenant tout ce qui peut rendre l'habitation facile4 ,louis de ,france1 duc d',orlans1 second fils de ,charles ,v1 n en #acga et assassin ,paris en novembre #adjg1 dans la rue ,barbette1 tait grand amateur des arts4 ,ce prince rebtit les chteaux de ,pierrefonds1 de la ,fert-,milon1 de ,villers-,cotterets2 fit excuter des travaux considrables dans le chteau de ,coucy1 qu'il avait acquis de la dernire hritire des sires de ,coucy4 ,louis d',orlans fut le premier qui sut allier les dispositions dfensives adoptes1 la fin du ,x,i,ve sicle1 dans les demeures fodales1 aux agrments d'une habitation seigneuriale4 ,les chteaux qu'il nous a laisss1 et dont nous trouvons le spcimen le plus complet ,pierrefonds1 sont non-seulement de magnifiques demeures qui seraient encore trs-habitables de nos jours1 mais des places fortes de premier ordre1 que l'artillerie dj perfectionne du ,x,v,i,ie sicle put seule rduire4 ,il est trange que l'influence des princes de la branche cadette issue de ,charles ,v sur les arts en ,france n'ait pas encore t constate comme elle mrite de l'tre4 ,les monuments laisss par ,louis d',orlans et par son fils ,charles sont en avance de prs d'un demi-sicle sur le mouvement des arts dans notre pays4 ,le chteau de ,pierrefonds1 commenc en #adjj et termin avant la mort du premier des ,valois1 est encore une place forte du ,x,i,ve sicle1 mais dcore avec le got dlicat des habitations du temps de ,charles ,,viii4 ,le donjon de ce chteau contient les logis du seigneur1 non plus renferms dans une tour cylindrique ou carre1 mais distribus de manire prsenter une demeure vaste1 commode1 pourvue des accessoires exigs par une existence lgante et recherche1 en mme temps qu'elle est une dfense puissante parfaitement entendue1 impossible attaquer autrement que par des batteries de sige2 or1 au commencement du ,x,ve sicle1 on ne savait pas encore ce que c'tait que l'artillerie de sige4 ,les bouches feu taient de petite dimension1 portes en campagne sur des chevaux ou des chariots1 et n'taient gure employes que contre la formidable gendarmerie de l'poque4 ,examinons les dispositions du donjon de ,pierrefonds1 que nous avons dj donnes dans le plan d'ensemble de ce chteau 7voy4 ,,ch,,teau1 fig4 #bd74 ,le donjon de ,pierrefonds 7#da7cc est voisin de l'entre principale ,a du chteau1 et flanque cette entre de faon en interdire compltement l'approche4 ,il possde1 en outre1 une poterne ,b1 trs-releve au-dessus du sol extrieur4 ,ainsi remplit-il les conditions ordinaires qui voulaient que tout donjon et deux issues1 l'une apparente1 l'autre drobe4 ,la porte ,a du chteau1 dfendue par un pont-levis1 des vantaux1 un corps-de-garde a1 une herse et une seconde porte barre1 avait1 comme annexe oblige cette poque1 une poterne pour les pitons1 avec son pont-levis particulier b et entre dtourne le long du corps-de-garde2 de plus1 le couloir de la porte tait enfil par une chauguette pose sur le contre-fort ,c4 ,pour entrer dans le logis1 on trouvait un beau perron ,d avec deux montoirs 7voy4 ,,montoir1 ,,perron71 puis un large escalier vis ,e montant aux tages suprieurs4 ,une porte btarde ,f donnait entre dans le rez-de-chausse vot servant de magasin pour les approvisionnements4 ,par un degr assez large ,g1 de ce rez-de-chausse on descend dans une cave peu spacieuse1 mais dispose avec des niches comme pour recevoir des vins de diverses sortes4 ,les murs de ce rez-de-chausse1 pais de trois quatre mtres1 sont percs de rares ouvertures1 particulirement du ct extrieur4 ,une petite porte ,h1 masque dans l'angle rentrant de la tour carre1 permet de pntrer dans la salle vote ,i formant le rez-de-chausse de cette tour1 et de prendre un escalier rampes droites montant seulement au premier tage4 ,nous allons y revenir tout l'heure4 ,la poterne ,b1 munie d'une herse et de vantaux1 surmonte de mchicoulis qui rgnent tout le long de la courtine1 a son seuil pos sept mtres environ au-dessus du sol extrieur qui1 cet endroit1 ne prsente qu'un chemin de six mtres de largeur2 puis1 au-dessous de ce chemin1 est un escarpement prononc1 inaccessible1 au bas duquel passe une des rampes qui montaient au chteau1 rampe dfendue par une traverse perce d'une porte2 de l'autre ct de la porte1 commandant le vallon1 est une motte faite main d'hommes qui tait certainement couronne d'un ouvrage dtruit aujourd'hui4 ,de la poterne ,b1 on pouvait donc1 soit par une trmie1 soit par un pont volant1 dfendre la porte de la rampe du chteau1 passer par-dessus cette porte et arriver l'ouvrage avanc qui commande le vallon au loin4 ,la poterne ,b servait ainsi de sortie la garnison1 pour prendre l'offensive contre un corps d'investissement1 de porte de secours et d'approvisionnement4 ,on observera que l'espace ,k est une cour dont le sol est au-dessous du sol de la cour principale du chteau1 et que1 pour s'introduire dans cette cour principale1 il faut passer par une seconde poterne ,l1 dont le seuil est relev au-dessus du sol ,k1 et qui est dfendue par une herse1 des vantaux et des mchicoulis avec crneaux4 ,l'escalier ,m1 qui donne dans la chapelle ,n et dans la cour1 monte de fond et permet d'arriver la chambre de la herse4 ,en continuant monter par cet escalier vis1 on arrive 7#db7 au-dessus de la chambre de la herse1 dans l'tage perc de mchicoulis2 traversant un couloir2 on descend une rampe ,o1 qui vous conduit au premier tage de la tour carre1 d'o on peut pntrer dans les grandes pices du logis principal1 lesquelles se composent d'une vaste salle ,p1 en communication directe avec le grand escalier vis ,e1 de deux salons ,r avec logis ,s au-dessus de la porte d'entre1 et des chambres prises dans les deux grosses tours dfendant l'extrieur4 ,en ,t sont des garde-robes1 latrines et cabinets4 ,on voit encore en place la belle chemine qui chauffait la grande salle ,p1 bien claire par de grandes fentres meneaux1 avec doubles traverses4 ,un second tage tait peu prs pareil celui-ci1 au moins quant aux dispositions gnrales2 l'un et l'autre ne se dfendaient que par l'paisseur des murs et les flanquements des tours4 ,ce n'est qu'au troisime tage 7#dc7 que commencent paratre les dfenses4 la base des grands pignons qui ferment les couvertures du logis principal sont pratiqus des mchicoulis avec crnelages en c et en d4 ,les deux grosses tours rondes et la tour carre continuent s'lever1 se dgagent au-dessus des combles du logis1 et sont toutes trois couronnes de mchicoulis avec meurtrires et crnelages couverts2 puis1 au-dessus1 d'un dernier parapet crnel ciel ouvert la base des toits4 ,la tour carre possde en outre sur ses trois contre-forts trois chauguettes flanquantes4 la hauteur du second tage1 en continuant gravir l'escalier ,m de la poterne1 on trouve un parapet crnel au-dessus des mchicoulis de cette poterne et une porte donnant entre dans la tour carre2 de l on prend un petit escalier vis ,v qui monte aux trois derniers tages de cette tour n'tant plus en communication avec l'intrieur du gros logis4 ,cependant1 de l'tage des mchicoulis de la tour carre1 on peut prendre un escalier rampant au-dessus de la couverture des grands pignons crnels du logis principal1 et aller rejoindre les mchicoulis de la grosse tour d'angle1 de mme que1 par l'escalier de l'chauguette ,c1 on peut1 en gravissant les degrs derrire les pignons crnels de ce ct1 arriver aux mchicoulis de la grosse tour proche l'entre4 ,sur le front extrieur1 ces deux tours sont mises en communication par un parapet crnel la base des combles4 ,des dgagements et garde-robes ,t1 on descendait sur le chemin de ronde ,x de la grande courtine dfendant l'extrieur avec son chauguette ,x' au-dessus de la poterne4 ,ce chemin de ronde tait aussi en communication avec les chemins de ronde infrieurs de la tour de la chapelle ,n4 ,de la salle ,r ou de la tour ,r'1 on pouvait communiquer galement aux dfenses du chteau du ct sud par la pice ,s situe au troisime tage au-dessus de l'entre en descendant l'escalier ,u4 ,si l'on a suivi notre description avec quelque attention1 il sera facile de comprendre les dispositions d'ensemble et de dtail du donjon de ,pierrefonds1 de se faire une ide exacte du programme rempli par l'architecte4 ,vastes magasins au rez-de-chausse avec le moins d'issues possible4 ,sur le dehors1 du ct de l'entre1 qui est le plus favorable l'attaque1 normes et massives tours pleines dans la hauteur du talus1 et pouvant rsister la sape4 ,du ct de la poterne1 courtine de garde trs-paisse et haute avec cour intrieure entre cette courtine et le logis2 seconde poterne pour passer de cette premire cour dans la cour principale4 ,comme surcrot de prcaution1 de ce ct1 trs-haute tour carre enfilant le logis sur deux de ses faces1 commandant toute la cour ,k et aussi les dehors1 avec chauguettes au sommet flanquant les faces mmes de la tour carre4 ,d'ailleurs1 possibilit d'isoler les deux tours rondes et la tour carre en fermant les troits passages donnant dans le logis1 et de rendre ainsi la dfense indpendante de l'habitation4 ,possibilit de communiquer d'une de ces tours aux deux autres par les chemins de ronde suprieurs1 sans passer par les pices destines l'habitation4 ,outre la porte du chteau et le grand escalier avec perron1 issue particulire pour la tour carre1 soit par la petite porte de l'angle rentrant1 soit par l'escalier de la chapelle4 ,issue particulire de la tour du coin par la courtine dans laquelle est perce la poterne et par les escaliers de la chapelle4 ,issue particulire de la tour de la porte d'entre par les salles situes au-dessus de cette porte et l'escalier ,u qui descend de fond4 ,communication facile tablie entre les tours et les dfenses du chteau par les chemins de ronde4 ,logis d'habitation se dfendant lui-mme1 soit du ct de la cour ,k1 soit du ct de l'entre du chteau1 au moyen de crnelages et mchicoulis la base des pignons4 ,ce logis1 bien protg du ct du dehors1 masqu1 flanqu1 n'ayant qu'une seule entre pour les appartements1 celle du perron1 et cette entre1 place dans la cour d'honneur1 commande par une des faces de la tour carre4 ,impossibilit toute personne n'tant pas familire avec les distributions du logis de se reconnatre travers ces passages1 ces escaliers1 ces dtours1 ces issues secrtes2 et pour celui qui habite1 facilit de se porter rapidement sur tous les points de la dfense1 soit du donjon lui-mme1 soit du chteau4 ,facilit de faire des sorties si l'on est attaqu4 ,facilit de recevoir des secours ou provisions par la poterne ,b1 sans craindre les surprises1 puisque cette poterne s'ouvre dans une premire cour qui est isole1 et ne donne dans la cour principale que par une seconde poterne dont la herse et la porte barre sont gardes par les gens du donjon4 ,belles salles bien disposes1 bien orientes1 bien claires2 appartements privs avec cabinets1 dgagements et escaliers particuliers pour le service4 ,certes1 il y a loin du donjon de ,coucy1 qui n'est qu'une tour o chefs et soldats devaient vivre ple-mle1 avec ce dernier donjon1 qui1 encore aujourd'hui1 serait une habitation agrable et commode2 mais c'est que les moeurs fodales des seigneurs du ,x,ve sicle ne ressemblaient gure celles des chtelains du commencement du ,x,i,i,ie4 ,nous compltons la srie des plans du donjon de ,pierrefonds par une lvation gomtrale de ce logis 7#dd7 prise du ct de la poterne sur la ligne ,,qz des plans4 ,en ,a1 on voit la grosse tour du coin2 en ,b1 la tour carre2 entre elles1 les deux pignons crnels des salles2 en ,c est la tour de la chapelle1 dans laquelle les habitants du donjon pouvaient se rendre directement en passant par la tour carre et le petit escalier vis marqu ,m sur les plans1 sans mettre les pieds dehors4 ,on voit la haute courtine de garde1 entre la grosse tour de coin et celle de la chapelle1 qui masque la cour isole ,r4 ,au milieu de cette courtine est la poterne releve qui communiquait avec un ouvrage avanc en passant par-dessus la porte ,d de la rampe extrieure du chteau4 ,comme construction1 rien ne peut rivaliser avec le donjon de ,pierrefonds2 la perfection de l'appareil1 de la taille1 de la pose de toutes les assises rgles et d'une paisseur uniforme de #j1cc c4 7un pied7 entre lits1 est faite pour surprendre les personnes qui pratiquent l'art de btir4 ,dans ces murs d'une hauteur peu ordinaire et ingaux d'paisseur1 nul tassement1 nulle dchirure2 tout cela a t lev par arasements rguliers2 des chanages1 on n'en trouve pas trace1 et bien qu'on ait fait sauter les deux tours rondes par la mine1 que les murs aient t saps du haut en bas1 cependant les parties encore debout semblent avoir t construites hier4 ,les matriaux sont excellents1 bien choisis1 et les mortiers d'une parfaite rsistance#cd4 ,les traces nombreuses de boiseries1 d'attaches de tentures que l'on aperoit encore sur les parois intrieures du donjon de ,pierrefonds1 indiquent assez que les appartements du seigneur taient richement dcors et meubls1 et que cette rsidence runissait les avantages d'une place forte de premier ordre ceux d'une habitation plaisante situe dans un charmant pays4 ,l'habitude que nous avons des dispositions symtriques dans les btiments depuis le ,x,v,i,ie sicle fera paratre tranges1 peut-tre1 les irrgularits que l'on remarque dans le plan du donjon de ,pierrefonds4 ,mais1 comme nous le faisons observer l'article ,,ch,,teau1 l'orientation1 la vue1 les exigences de la dfense1 exeraient une influence majeure sur le trac de ces plans4 ,ainsi1 par exemple1 le biais que l'on remarque dans le mur oriental du logis 7biais qui est inaperu en excution7 est videmment impos par le dsir d'obtenir des jours sur le dehors d'un ct o la campagne prsente de charmants points de vue1 de laisser la place ncessaire au flanquement de la tour carre1 ainsi qu' la poterne intrieure entre cette tour et la chapelle1 la disposition du plateau ne permettant pas d'ailleurs de faire saillir davantage la tour contenant cette chapelle4 ,le plan de la partie destine aux appartements est donn par les besoins mmes de cette habitation1 chaque pice n'ayant que la dimension ncessaire4 ,en lvation1 les diffrences de hauteurs des fractions du plan sont de mme imposes par les ncessits de la dfense ou des distributions4 ,il tait peu de chteaux des ,x,i,ve et ,x,ve sicles qui possdassent des donjons aussi tendus1 aussi beaux et aussi propres loger un grand seigneur1 que celui de ,pierrefonds4 ,la plupart des donjons de cette poque1 bien que plus agrables habiter que les donjons des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles1 ne se composent cependant que d'un corps de logis plus ou moins bien dfendu4 ,nous trouvons un exemple de ces demeures seigneuriales1 sur une chelle rduite1 dans la mme contre4 ,le chteau de ,vz relevait du chteau de ,pierrefonds2 il est situ non loin de ce domaine1 sur les limites de la fort de ,compigne1 prs de ,morienval1 sur un plateau lev qui domine les valles de l',automne et de ,vandi4 ,sa situation militaire est excellente en ce qu'elle complte au sud la ligne de dfense des abords de la fort1 protge par les deux cours d'eau ci-dessus mentionns1 par le chteau mme de ,pierrefonds au nord-est1 les dfils de la fort de l',aigle et de la rivire de l',aisne au nord1 par les plateaux de ,champlieu et le bourg de ,verberie l'ouest1 par le cours de l',oise au nord-nord-ouest4 ,le chteau de ,vz est un poste trs-ancien1 plac l'extrmit d'un promontoire entre deux petites valles4 ,louis d',orlans dut le rebtir presque entirement lorsqu'il voulut prendre ses srets au nord de ,paris1 pour tre en tat de rsister aux prtentions du duc de ,bourgogne1 qui1 de son ct1 se fortifiait au sud du domaine royal4 ,vz n'est1 comparativement ,pierrefonds1 qu'un poste dfendu par une enceinte et un petit donjon merveilleusement plant1 bti avec le plus grand soin1 probablement par l'architecte du chteau de ,pierrefonds#ce4 ,ce donjon 7#de7 s'lve en ,a 7voy4 le plan d'ensemble71 l'angle form par deux courtines1 dont l'une1 celle ,b1 domine un escarpement ,b'1 et l'autre1 ,c1 flanque extrieurement d'chauguettes1 est spare d'une basse-cour ou baille ,e par un large foss4 ,du ct ,g1 le plateau descend rapidement vers une valle profonde2 aussi les deux courtines ,,hh' sont-elles plus basses que les deux autres ,,bc1 et leur chemin de ronde se trouve-t-il au niveau du plateau sur lequel s'levait un logis ,k du ,x,i,ie sicle presque entirement rebti au commencement du ,x,ve4 ,ce logis1 en ruine aujourd'hui1 tait une charmante construction4 ,la porte du chteau1 dfendue par deux tours de petite dimension1 est en ,i4 ,on voit encore quelques restes des dfenses de la baille ,e1 mais converties aujourd'hui en murs de terrasses#cf4 ,le donjon est dtaill dans le plan du rez-de-chausse ,x4 ,son entre est en ,l1 et consistait en une troite poterne avec pont bascule#cg donnant sur un large escalier vis montant de fond4 ,chaque tage contenait deux pices1 l'une grande et l'autre plus petite1 munies de chemines et de rduits4 ,en ,p est un puits4 ,on voit en ,f le foss et en ,m l'entre du chteau avec ses tours et son pont dtourn4 ,la courtine ,c est dfendue par des chauguettes extrieures flanquantes ,o1 tandis que la courtine ,b1 qui n'avait gure craindre une attaque du dehors1 cause de l'escarpement1 tait protge l'intrieur par des chauguettes flanquantes ,r4 ,par les tourelles ,,ss'1 bties aux deux extrmits des courtines leves1 on montait sur les chemins de ronde de ces courtines au moyen d'escaliers4 ,en ,v tait une poterne descendant de la plate-forme sur l'escarpement4 ,quand on examine la situation du plateau1 on s'explique parfaitement le plan du donjon d'angle dont les faces extrieures enfilent les abords du chteau les plus accessibles4 ,les tourelles d'angle montant de fond forment d'ailleurs un flanquement de second ordre1 en prvision d'une attaque rapproche4 ,la fig4 #df1 qui donne l'lvation perspective du donjon de ,vz1 prise de l'intrieur de l'enceinte1 fait voir la disposition des chauguettes flanquantes ,r de la courtine ,b1 la poterne avec son petit foss et son pont bascule1 l'ouverture du puits1 la disposition des mchicoulis-latrines1 le long de l'escalier1 le sommet de l'escalier termin par une tourelle servant de guette4 ,du premier tage du donjon1 on communiquait aux chemins de ronde des deux courtines par de petites portes bien dfendues4 ,ainsi la garnison du donjon pouvait1 en cas d'attaque1 se rpandre promptement sur les deux courtines faisant face aux deux fronts qui seuls taient attaquables4 ,si l'un de ces fronts1 celui ,c1 tait pris 7c'est le plus faible cause de la nature du terrain et du percement de la porte71 les dfenseurs pouvaient encore conserver le second front ,b1 rendu plus fort par les chauguettes intrieures ,r 7voy4 les plans72 s'ils ne pouvaient garder ce second front1 ils rentraient dans le donjon et de l reprenaient l'offensive ou capitulaient loisir4 ,dans un poste si bien dispos1 une garnison de cinquante hommes arrtait facilement un corps d'arme pendant plusieurs jours2 et il faut dire que l'assaillant1 entour de ravins1 de petits cours d'eau et de forts1 arrt sur un pareil terrain1 avait grand'peine se garder contre un corps de secours4 ,or le chteau de ,vz n'tait autre chose qu'un fort destin conserver un point d'une grande ligne de dfenses trs-bien choisie4 ,peut-tre n'a-t-on pas encore assez observ la corrlation qui existe presque toujours1 au moyen ge1 entre les diverses forteresses d'un territoire2 on les tudie isolment1 mais on ne se rend pas compte gnralement de leur importance et de leur utilit relative4 ce point de vue1 il nous parat que les fortifications du moyen ge ouvrent aux tudes un champ nouveau4 ,telle est l'influence persistante des traditions1 mme aux poques o on a la prtention de s'y soustraire1 que nous voyons les derniers vestiges du donjon fodal pntrer jusque dans les chteaux btis pendant le ,x,v,i,ie sicle1 alors que l'on ne songeait plus aux demeures fortifies des chtelains fodaux4 ,la plupart de nos chteaux des ,x,v,ie et ,x,v,i,ie sicles conservent encore1 au centre des corps de logis1 un gros pavillon1 qui certes n'tait pas une importation trangre1 mais bien plutt un dernier souvenir du donjon du moyen ge4 ,nous retrouvons encore ce logis dominant ,chambord1 ,saint-,germain-en-,laye1 aux ,tuileries1 et plus tard aux chteaux de ,richelieu en ,poitou1 de ,maisons1 de ,vaux prs ,paris1 de ,coulommiers1 etc4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,illustration3 ,fig4 #ad4 ,illustration3 ,fig4 #ae4 ,illustration3 ,fig4 #af4 ,illustration3 ,fig4 #ag4 ,illustration3 ,fig4 #ah4 ,illustration3 ,fig4 #ai4 ,illustration3 ,fig4 #bj4 ,illustration3 ,fig4 #ba4 ,illustration3 ,fig4 #bb4 ,illustration3 ,fig4 #bc4 ,illustration3 ,fig4 #bd4 ,illustration3 ,fig4 #be4 ,illustration3 ,fig4 #bf4 ,illustration3 ,fig4 #bg4 ,illustration3 ,fig4 #bh4 ,illustration3 ,fig4 #bi4 ,illustration3 ,fig4 #cj4 ,illustration3 ,fig4 #ca4 ,illustration3 ,fig4 #cb4 ,illustration3 ,fig4 #cc4 ,illustration3 ,fig4 #cd4 ,illustration3 ,fig4 #ce4 ,illustration3 ,fig4 #cf4 ,illustration3 ,fig4 #cg4 ,illustration3 ,fig4 #ch4 ,illustration3 ,fig4 #ci4 ,illustration3 ,fig4 #dj4 ,illustration3 ,fig4 #da4 ,illustration3 ,fig4 #db4 ,illustration3 ,fig4 #dc4 ,illustration3 ,fig4 #dd4 ,illustration3 ,fig4 #de4 ,illustration3 ,fig4 #df4 ,note #ad3 ,dongier ou doingier1 en vieux franais1 veut dire domination1 puissance4 ,cuer se ma dame ne t'ait chier1 ,j'ai por ceu ne la guerpirois1 ,ads sois en son doingier4 7,chanson de ,chrestien de ,troies4 ,wackern1 p4 #ah47 ,note #ae3 ,jusqu' prsent on ne s'est gure occup1 dans le monde archologique1 que de l'architecture religieuse ou de l'architecture civile2 cependant l'architecture fodale1 dont le donjon est l'expression la plus saisissante1 est suprieure1 notre avis1 tout ce que l'art du constructeur a produit au moyen ge4 ,note #af3 ,cette qualit de pierre tait employe dj par les ,romains1 on la retrouve dans le thtre antique de ,lillebonne4 ,depuis le ,x,i,i,ie sicle on a cess de l'exploiter1 nous ne savons pourquoi4 ,note #ag3 ,histoire du chteau d',arques1 ,rouen1 #ahci4 ,note #ah3 ,manuscrit de la bibliothque impriale4 ,note #ai3 ,voir plus loin ce donjon4 ,note #bj3 ,dom ,fleureau4 ,voy4 la notice sur le donjon d'tampes1 insre dans le t4 ,,xii du ,bull4 monum41 p4 #dhh1 par ,m4 ,victor ,petit4 ,note #ba3 ,connu sous le nom de tour de la ,guinette4 ,note #bb3 ,si que la nuyt venue qu'il le devoit livrer1 il alla 7le chambellan7 prendre les clefz dessoubz le chevet de ,gerart qui se dormoit avec ma dame ,berte en son donion1 et ouvrit la porte du chasteau au roy et aux ,franoys4 7,grard de ,roussillon1 dit4 de ,lyon1 #ahef47 ,note #bc3 ,vie de ,louis le ,gros1 ch4 ,,xvi4 ,mm4 rel4 l'hist4 de ,france1 trad4 de ,m4 ,guizot4 ,note #bd3 ,dans cette petite excavation1 les pierres sont profondment pntres de sel4 ,note #be3 ,voy4 l'excellent ouvrage de ,m4 ,flix ,bourquelot sur l',hist4 de ,provins4 ,provins1 #ahci4 ,t4 ,i1 p4 #cje et suivantes4 ,note #bf3 ,voy4 ,,ch,,teau1 fig4 #aa et #dd4 ,note #bg3 ,nous devons ces figurs1 plans1 coupes et lvations1 l'obligeance de ,m4 ,barthlemy1 architecte diocsain de ,rouen4 ,note #bh3 ,voyaige du seigneur de ,caumont1 pub4 par le marquis de ,la ,grange4 ,paris1 #aheh4 ,introd41 p4 ,,vi4 ,note #bi3 ,ibid41 p4 #bg4 ,note #cj3 ,lai de ,gugemer4 ,posies de ,marie de ,france1 ,x,i,i,ie sicle1 pub4 par ,roquelort4 ,paris1 #ahcb4 ,note #ca3 ,item1 dehors ,paris 7,charles ,v fit btir71 le chastel du bois de ,vincenes1 qui moult est notable et bel444 ,le ,livre des fais et bonnes meurs du sage roy ,charles4 7,christine de ,pisan47 ,note #cb3 ,du ,breul1 ,antiquits de ,paris4 ,note #cc3 ,on remarquera1 entre ce plan et celui donn dans l'ensemble du chteau1 quelques diffrences de dtail1 rsultat des dblais excuts en #aheh et #ahei dans ce domaine1 d'aprs les ordres de l',empereur4 ,ces dblais ont mis au jour certaines parties infrieures des btiments dont on ne pouvait prendre qu'une ide trs-incomplte4 ,le plan que nous donnons aujourd'hui peut tre regard comme parfaitement exact4 ,note #cd3 ,l',empereur ,napolon ,,iii a reconnu l'importance des ruines de ,pierrefonds1 au point de vue de l'histoire et des arts4 ,le donjon reprendra son ancien aspect2 dj la partie de la tour carre qui avait t jete bas est remonte2 nous pourrons voir bientt le plus beau spcimen de l'architecture fodale du ,x,ve sicle en ,france renatre sous l'auguste volont du souverain4 ,nous n'avons que trop de ruines dans notre pays1 et nous en apprcions difficilement la valeur4 ,le chteau de ,pierrefonds1 rtabli en partie1 fera connatre cet art la fois civil et militaire qui1 de ,charles ,v ,louis ,,xi1 tait suprieur tout ce que l'on faisait alors en ,europe4 ,note #ce3 ,les profils du donjon de ,vz1 le mode de construction et certains dtails de dfense1 rappellent exactement la construction1 les profils et dtails du chteau de ,pierrefonds4 ,le donjon de ,vz date par consquent de #adjj4 ,note #cf3 ,ce domaine appartient aujourd'hui ,m4 ,paillet2 le donjon seul sert d'habitation4 ,note #cg3 ,cette poterne a t remplace1 au ,x,v,ie sicle1 par une baie au niveau du sol4 ,,dormant1 s4 m4 7,btis-dormant74 ,c'est le nom que l'on donne au chssis fixe1 en menuiserie1 sur lequel est ferre une porte ou une croise4 ,dans les premiers temps du moyen ge1 les portes et fentres taient ferres dans les feuillures en pierre sans dormants2 mais ce moyen primitif1 tradition de l'antiquit1 avait l'inconvnient de laisser passer l'air par ces feuillures et de rendre les intrieurs trs-froids en hiver4 ,lorsque les habitudes de la vie ordinaire commencrent devenir plus molles1 on prtendit avoir des pices bien closes1 et on ferra les portes et croises sur des dormants ou btis-dormants en bois1 scells au fond des feuillures rserves dans la pierre4 ,les dormants n'apparaissent dans l'architecture prive que vers le ,x,ve sicle4 ,,dortoir1 s4 m4 ,dortouoir4 ,naturellement1 les dortoirs occupent1 dans les anciens tablissements religieux1 une place importante4 ,ils sont le plus souvent btis dans le prolongement de l'un des bras du transsept de l'glise1 de manire mettre les religieux en communication facile avec le choeur1 et sans sortir dans les clotres1 pour les offices de nuit4 ,quand la saison tait rude ou le temps mauvais1 les religieux descendaient couvert dans le transsept et de l se rpandaient dans le choeur4 ,les dortoirs sont tablis au premier tage1 sur des celliers1 ou des services du couvent qui ne peuvent donner ni odeur1 ni humidit1 ni trop de chaleur4 ,les dortoirs des monastres sont ordinairement diviss longitudinalement par une range de colonnes formant deux nefs votes ou tout au moins lambrisses2 ils prennent du jour et de l'air l'ouest et l'est1 par suite de la position du btiment impose par l'orientation invariable de l'glise4 ,les grandes abbayes possdaient des dortoirs btis avec magnificence et prsentant un aspect vraiment monumental4 ,la science moderne a reconnu qu'il fallait pour chaque dormeur1 pendant le temps du sommeil1 #cbm cubes d'air respirable au moins4 ,les poumons des moines des ,x,i,ie1 ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles1 pouvaient consommer un beaucoup plus volumineux cube d'air1 si bon leur semblait1 et encore se levaient-ils minuit pass1 pour chanter matines4 ,lebeuf#ch dcrit ainsi le dortoir des religieux de l'abbaye du ,val-,notre-,dame1 dpendant du doyenn de ,montmorency3 ,le rfectoir est un assez petit quarr2 il est au-dessous du dortoir1 qui est trs-clair1 et dont la vote est soutenue par des colonnes ou piliers anciens dlicatement travaills1 ainsi qu'on en voit dans plusieurs autres dortoirs de l'ordre de ,cteaux construits au ,x,i,i,ie sicle ou au ,x,i,ve4 ,il ne faut pas croire que les dortoirs des religieux fussent disposs comme les dortoirs de nos casernes ou de nos lyces4 ,ces grandes salles taient divises1 au moyen de cloisons peu leves1 en autant de cellules qu'il y avait de religieux2 ces cellules ou stalles contenaient un lit et les meubles les plus indispensables2 elles devaient rester ouvertes1 ou fermes seulement par une courtine4 ,au ,x,v,ie sicle1 tous les ordres religieux voulurent avoir des cellules ou chambres particulires pour chaque moine1 ainsi que cela se pratique dans nos sminaires4 ,les mmes habitudes furent observes dans les couvents de femmes4 ,ds le ,x,i,ie sicle cependant1 les clunisiens1 qui taient des gens aimant leurs aises1 avaient dj tabli des chambres ou cellules distinctes pour chaque religieux1 et parfois mme ces cellules taient richement meubles4 ,pierre le ,vnrable s'en plaignait de son temps1 et saint ,bernard s'levait avec son nergie habituelle contre ces abus qu'il regardait comme opposs l'humilit monastique4 ,aussi les premiers dortoirs des cisterciens semblent avoir t des salles communes garnies de lits1 mais sans sparations entre eux4 ,voici 7#a7 l'aspect extrieur d'un de ces dortoirs communs3 c'est le dortoir du monastre de ,chelles 7abbaye de femmes72 il avait t construit au commencement du ,x,i,i,ie sicle#ci2 le rez-de-chausse tait occup par des celliers et un chauffoir2 une pine de colonnes supportait la charpente formant deux berceaux lambrisss avec entraits apparents4 ,dans l'article ,,architecture ,,monastique1 nous avons eu l'occasion de donner un certain nombre de ces btiments2 il parat inutile de s'tendre ici sur leurs dispositions gnrales1 leur forme et les dtails de leur architecture fort simple1 mais parfaitement approprie l'objet4 ,ainsi1 par exemple1 les fentres taient habituellement composes d'une partie suprieure dormante1 perce surtout pour clairer la salle1 et d'une partie infrieure pouvant s'ouvrir pour l'arer 7voy4 ,,fen,,tre74 ,si les religieux possdaient chacun une chambre1 on n'en donnait pas moins le nom de dortoir au btiment ou l'tage qui les contenait1 et particulirement au large couloir central qui donnait entre droite et gauche dans chaque cellule4 ,cependant il existait encore1 au ,x,v,ie sicle1 des dortoirs de couvents de femmes disposs comme les chambres de nos casernes1 c'est--dire consistant en plusieurs grandes chambres contenant chacune quelques lits4 ,nous en trouvons la preuve dans le ,pantagruel de ,rabelais#dj4 ,mais1 dist l'abbesse1 meschante que tu es1 pourquoy ne faisois-tu signe tes voisines de chambre8 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,note #ch3 ,hist4 du dioc4 de ,paris1 t4 ,,iv1 p4 #bac4 ,note #ci3 ,voy4 la ,monog4 d'abbayes4 ,bib4 ,sainte-,genevive4 ,note #dj3 ,liv4 ,,iii1 chap4 ,,xix4 ,,dosseret1 s4 m4 ,c'est un bout de mur en retour d'querre sur un autre1 portant un linteau de porte ou un arc4 ,,aa 7#a7 sont les dosserets d'une baie4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,,douelle1 s4 f4 ,c'est le parement intrieur d'un arc1 qu'on dsigne aussi sous le nom d'intrados4 ,dans une vote1 chaque claveau possde sa douelle4 ,a est la douelle du claveau reprsent fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,e ,,brasement1 s4 m4 ,indique l'ouverture comprise entre le tableau d'une fentre et le parement du mur intrieur d'une salle4 ,l'brasement s'largit du dehors au dedans1 afin de faciliter l'introduction du jour et aussi de dgager les vantaux d'une croise ouvrante 7voy4 ,,fen,,tre74 ,,cailles1 s4 f4 ,s'emploie seulement au pluriel1 et dsigne une sorte d'ornementation fort usite dans les difices1 au moyen ge1 pour dcorer des rampants de contre-forts1 des talus de chneaux1 des couronnements de pinacles1 des flches en pierre1 etc4 ,les cailles sont videmment une imitation de la couverture en bardeaux de bois ou essentes 7voy4 ,,bardeau72 aussi est-ce particulirement dans les provinces o cette sorte de couverture tait employe1 c'est--dire en ,normandie1 en ,picardie1 dans le ,soissonnais et dans l'le-de-,france1 que les cailles apparaissent sur les constructions de pierre dater du ,x,i,ie sicle4 ,en ,normandie mme1 il n'est pas rare1 ds le commencement de ce sicle1 de voir certains parements verticaux1 des fonds d'arcatures aveugles1 par exemple1 dcors d'cailles sculptes sur la pierre et prsentant une trs-faible saillie4 ,c'tait un moyen de distinguer ces fonds au milieu des parties solides de la construction1 de les colorer1 pour ainsi dire1 et de les rendre moins lourds en apparence4 ,les bas-reliefs des ,x,ie et ,x,i,ie sicles1 dans lesquels sont figurs des difices1 montrent souvent les parements de ces difices ainsi dcors4 ,nous en avons donn un exemple remarquable l'article ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #dg1 et provenant d'un chapiteau de l'glise de ,saint-,sauveur de ,nevers4 ,la curieuse glise de ,thaon1 prs de ,caen1 nous montre une partie de ses parements extrieurs dcors d'cailles de forme carre1 rappelant ces revtements en bardeaux si fort en usage dans les constructions prives construites en pans-de-bois4 ,ces cailles sont quelquefois superposes ou le plus souvent contraries1 c'est--dire pleins sur vides1 ainsi que l'indique la fig4 #a4 ,en divisant l'eau de pluie qui fouette sur les parements1 en loignant l'humidit des joints et lui donnant un coulement1 ces cailles1 outre leur effet dcoratif1 ont encore l'avantage de conserver les ravalements extrieurs4 ,si cet effet est sensible sur les parements verticaux1 plus forte raison l'est-il sur les surfaces inclines1 sur les talus directement exposs la pluie4 ,sur les surfaces inclines leves en pierre1 toute saillie propre1 par sa forme1 diriger les eaux est minemment favorable la conservation de la maonnerie1 en vitant l'imbibition uniforme de la pluie4 ,que les architectes du ,x,i,ie sicle aient fait cette exprience ou qu'ils aient simplement eu en vue la dcoration des surfaces inclines 7dcoration logique d'ailleurs1 puisqu'elle rappelait une couverture en tuiles ou en bardeaux71 toujours est-il que ces architectes ont adopt les cailles sculptes sur la pierre pour toute surface en talus4 ,les formes les plus anciennes donnes ces cailles prsentent une suite de carrs ou de billettes1 comme la figure ci-dessus1 ou de petits arcs plein cintre et briss1 ainsi que l'indique la fig4 #bda4 ,il faut observer que chaque rang d'cailles est toujours pris dans une hauteur d'assises1 les joints verticaux tant placs au milieu des vides laisss entre les cailles4 ,l'eau pluviale tombant de ,a en ,b est conduite par la taille de la pierre le long des deux artes ,,ac1 ,,bc2 en ,c1 elle s'goutte1 arrive l'extrmit ,d1 et ainsi successivement jusqu' la corniche4 ,les parties les plus humectes sont donc toujours les artes des cailles2 mais1 par leur saillie mme1 ces artes schent plus facilement que les parements unis2 l'humidit demeure donc moins longtemps sous les parements3 c'est l tout le secret de la conservation de ces surfaces couvertes d'cailles4 ,les ombres fines et les lumires qui se jouent sur ces petites surfaces dcoupes donnent de la lgret et de l'lgance aux couronnements2 aussi les architectes ont-ils us de ce moyen l'poque de la renaissance4 ,nous ne pouvons prtendre donner tous les exemples d'cailles tailles sur parements2 nous nous contenterons d'indiquer les principaux4 la fin du ,x,i,ie sicle1 les cailles1 particulirement dans les difices de la ,normandie et de l'le-de-,france1 affectent la forme de petits arcs briss avec partie droite1 ainsi que l'indique la fig4 #c4 ,jusqu'alors les cailles sont peu saillantes et prsentent un relief gal dans toute leur longueur4 ,mais dans les grands monuments construits au commencement du ,x,i,i,ie sicle1 il fallait obtenir des effets prononcs dans l'excution de dtails d'une aussi petite chelle2 aussi voyons-nous1 en ,picardie1 par exemple1 sur les pyramides qui surmontent les escaliers des deux tours de la faade de la cathdrale d',amiens1 des cailles d'un puissant relief et d'une forme videmment destine produire un grand effet distance 7#d74 ,jamais1 dans l'le-de-,france1 les architectes n'ont ainsi exagr l'importance de dtails qui1 aprs tout1 ne doivent pas dtruire la tranquilit de surfaces planes et ne sont pas faits pour lutter avec la sculpture4 ,cependant parfois les cailles tailles sur les difices de la premire moiti du ,x,i,i,ie sicle1 dans l'le-de-,france1 prsentent plus de saillie leur extrmit infrieure qu' leur sommet2 leur forme la plus gnrale est celle prsente dans la fig4 #e4 ,dans ce cas1 les cailles sont vides suivant le profil ,a ou suivant le profil ,b4 ,les cailles fortement dtaches leur extrmit infrieure1 conformment au profil ,a1 appartiennent plutt aux flches des clochers1 c'est--dire qu'elles sont places une grande hauteur4 ,sur les rampants des contre-forts1 leur saillie est gale dans toute leur longueur4 ,au ,x,i,ve sicle1 les cailles se rapprochent davantage de la forme des bardeaux2 elles se touchent presque1 ont leurs deux cts parallles1 sont allonges et termines par des angles abattus 7#f74 ,les pinacles des contre-forts du choeur de la cathdrale de ,paris 7,x,i,ve sicle7 et ceux du choeur de l'glise d',eu 7,x,ve sicle7 sont couverts d'cailles tailles suivant cette forme4 ,les cailles appartenant aux monuments construits dans des provinces o les couvertures en pierre ont t adoptes ds l'poque romane1 comme dans le midi de la ,france et dans l'ouest1 ne sont pas disposes comme des bardeaux de couvertures en bois2 elles sont retournes1 de faon laisser entre chacune d'elles comme autant de petits canaux propres loigner les eaux des joints verticaux 7voyez ce que nous disons propos de ces sortes d'cailles1 l'article ,,clocher1 fig4 #ad et #ae74 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,note #da3 ,tour de l'escalier du ,x,i,ie sicle de l'glise d',eu4 ,,chafaud1 s4 m4 ,chaffaud4 ,dans l'art de btir on entend par chafaud l'oeuvre de charpente provisoirement tablie pour permettre d'lever les maonneries4 ,les chafauds sont adhrents la construction qu'on lve ou en sont indpendants4 ,les constructions du moyen ge1 ainsi que les constructions romaines1 taient montes au moyen d'chafauds tenant la maonnerie1 et qu'on posait en levant celle-ci4 cet effet1 on rservait dans les murs soit en brique1 soit en moellon1 soit en pierre1 des trous de #j1ae c4 de ct environ1 profonds1 et dans lesquels on engageait des chevrons ou des rondins en bascule que l'on soulageait leur extrmit oppose par des pices de bois verticales4 ,ces chevrons ou rondins engags sont les boulins1 et les trous rservs pour les recevoir s'appellent trous de boulins2 les pices de bois verticales sont dsignes sous le nom d'chasses4 ,les architectes du moyen ge levaient ainsi leurs plus grands difices au moyen de boulins et d'chasses d'un mdiocre quarrissage4 ,sur ces boulins1 placs des distances assez rapproches1 on posait des planches1 plateaux1 plabords1 sur lesquels se tenaient les ouvriers2 ces planchers1 plus ou moins larges1 suivant le besoin1 se rptaient de six pieds en six pieds au plus2 afin de rendre chaque partie de la construction accessible aux travailleurs4 ,les matriaux de gros volume n'taient jamais monts sur ces planchers ou ponts1 mais sur les murs eux-mmes1 au moyen d'engins placs sur le sol correspondant des grues ou chvres haubannes sur la construction mme4 ,d'ailleurs1 presque toujours1 les matriaux taient monts par l'intrieur1 bards sur les murs1 poss et jointoys par les ouvriers circulant sur ces murs mmes ou sur les chafauds4 ,l'chafaud d'un difice romain ou du moyen ge montait donc en mme temps que la construction4 ,les constructeurs de ces temps reculs ne faisaient certainement pas de grands frais d'chafaudages4 ,ils laissaient les trous de boulins apparents sur les parements1 ne se donnant pas la peine de les boucher mesure qu'ils dmontaient les chafauds lorsque la construction tait termine4 ,alors on ne ravalait pas les difices2 chaque pierre tait pose toute taille1 et il n'y avait plus y toucher2 donc le jour o la dernire pierre tait mise en place1 l'difice tait achev1 et l'chafaud pouvait tre enlev4 ,il faut observer aussi que les grands difices gothiques prsentent des retraites prononces diffrentes hauteurs1 ce qui permettait de reprendre sur chacune de ces retraites un systme d'chafaudage1 sans qu'il ft ncessaire de porter les chafauds de fond4 ,cependant il est tels difices1 comme les tours de dfense1 par exemple1 qui s'lvent verticalement une grande hauteur sans ressauts1 sans retraite aucune4 ,il est intressant d'tudier comment ont t montes ces normes btisses4 ,la construction du donjon de ,coucy1 qui prsente un cylindre dont les parois verticales ont #fj mtres d'lvation1 n'a exig qu'un chafaudage extrmement simple1 chafaudage qui avait encore le mrite d'viter les montages lents obtenus par des engins4 ,on remarque sur la surface de l'norme cylindre1 l'extrieur1 une suite de trous de boulins disposs en spirale et formant1 cause de la largeur extraordinaire du diamtre1 une pente assez douce4 ,ces trous de boulins1 espacs de quatre en quatre mtres environ1 sont doubles1 c'est--dire qu'ils prsentent deux spirales1 ainsi que le fait voir la fig4 #a4 ,au moyen de chevrons engags dans les trous ,a suprieurs et soulags par des liens portant dans les trous ,b infrieurs1 le constructeur tablissait ainsi1 en mme temps qu'il levait sa btisse1 un chemin en spirale dont l'inclinaison peu prononce permettait de monter tous les matriaux sur de petits chariots tirs par des hommes ou au moyen de treuils placs de distance en distance4 ,la fig4 #b fera comprendre cette opration4 ,les maons et poseurs avaient le soin d'araser toujours la construction sur tout le pourtour du donjon1 comme on le voit ici1 et1 sur cet arasement1 ils circulaient et bardaient leurs pierres4 ,afin de poser les parements extrieurs verticalement 7parements taills l'avance sur le chantier71 il suffisait d'un fil--plomb et d'un rayon de bois tournant horizontalement sur un arbre vertical plant au centre de la tour4 ,aujourd'hui1 nos maons procdent de la mme manire lorsqu'ils lvent ces grandes chemines en brique de nos usines1 de l'intrieur du tuyau1 sans chafaudage4 ,l'chafaud dont la trace existe sur les parois du donjon de ,coucy n'est rellement qu'un chemin de bardage1 et ce chemin pouvait tre fort large1 ainsi que le dmontre la fig4 #c1 donnant une de ses fermes engages4 ,en ,a et ,b sont les deux trous espacs de #am1#hj2 au moyen des deux moises ,c treignant les poutrelles leur sortie des trous1 on pouvait avoir deux liens ,,ef1 le second formant croix de ,saint-,andr avec une contre-fiche ,g4 ,la tte du lien ,f et le pied de la contre-fiche ,g s'assemblaient dans un potelet ,h1 mois son extrmit infrieure avec la poutrelle ,b4 ,un lien extrme ,k1 assembl dans le pied de cette poutrelle ,b1 soulageait l'extrmit de la poutrelle suprieure ,a4 ,il tait ainsi facile d'avoir un chemin de #em1#cj de largeur1 non compris un garde-corps4 ,ces fermettes recevaient des solives qui portaient les madriers poss en travers de manire prsenter un obstacle au glissement des chariots4 ,il et fallu un poids norme pour rompre des fermettes ainsi combines1 bien qu'elles ne fussent maintenues dans la muraille que par deux scellements4 ,non-seulement la combinaison de ces fermettes ne leur permettait pas de quitter les scellements2 mais1 tant runies par des solives formant une suite de polygones autour du cylindre1 elles taient toujours brides contre la muraille4 ,dans les provinces o l'on btit encore sans faire de ravalements aprs la pose1 on a conserv ces moyens primitifs d'chafaudages4 ,les chafauds ne se composent que de boulins engags dans des trous mnags en construisant et d'chasses1 les boulins tant lis aux chasses par des cordelettes4 ,paris mme ces traditions se sont conserves1 et nos ,limousins dploient une habilet singulire dans la combinaison de ces lgers chafaudages composs de brins de bois qui n'ont gure que #j1aj c4 de diamtre en moyenne4 ,en ,bourgogne et en ,champagne 7pays de bois71 nous avons vu souvent employer des chafauds en potence taills conformment au trac perspectif 7#d74 ,la partie ,a de la poutrelle horizontale ,,ab est engage dans le trou de boulin2 cette poutrelle est entaille en ,c au ras du mur1 ainsi que l'indique le dtail ,c'4 ,deux jambettes ,,dd1 assembles la tte mi-bois1 entrent dans cette entaille ,c1 et1 s'appuyant le long du mur1 sont relies entre elles par l'entre-toise ,e4 ,deux liens ,,gg1 assembls dans le pied de ces jambettes1 vont soutenir1 au moyen de deux joints--paume1 l'extrmit de la pice horizontale ,,ab4 ,c'est une potence avec deux liens qui empchent la poutrelle horizontale de flchir droite ou gauche sous la charge et la maintiennent rigide4 ,il n'est pas douteux que les charpentiers du moyen ge1 qui taient fort ingnieux1 ne fissent1 dans certains cas1 des chafauds en charpente1 indpendants de la construction1 chafauds montant de fond ou suspendus4 ,nous ne pouvons avoir une ide de ces chafauds que par les traces de leurs scellements encore existantes sur les monuments4 ,il arrive1 par exemple1 qu'au-dessus d'un tage de btiment dispos de telle faon que l'on ne pouvait tablir des chafauds de fond1 on aperoit des trous carrs de #j1cj c4 sur #j1cc c41 perant la muraille de part en part1 et espacs de manire laisser entre eux la longueur d'une solive2 au-dessus de ces larges trous bien faits1 on remarque d'autres petits trous de boulins de #j1aj c4 sur #j1aj c4 environ et ne traversant pas la maonnerie4 ,ceci nous indique la pose d'un chafaud dispos comme l'indique la fig4 #e4 ,,ab est l'paisseur du mur2 les poutrelles ,c le traversaient de part en part et taient armes1 l'intrieur1 d'une forte clef moise ,d2 deux moises ,e verticales pinaient la poutrelle au ras du mur sur le parement extrieur2 dans ces moises s'assemblaient deux liens ,f runis mi-bois qui venaient soulager la poutrelle en ,g et ,h4 ,sur cette pice1 rendue rigide1 on levait alors les chafaudages en chasses ,i et boulins ,k1 avec contre-fiches ,l1 les boulins tant retenus au moyen de calles de bois dans les trous laisss sur les parements extrieurs4 ,un pareil chafaud prsentait toute la solidit d'une charpente montant de fond4 ,la hauteur excessive de certains difices gothiques1 et notamment des tours des glises surmontes de flches en pierre1 tait telle qu'on ne pouvait songer lever ces constructions au moyen d'chafauds montant de fond1 car l'tablissement de ces chafaudages et absorb des sommes considrables1 et ils auraient eu le temps de pourrir dix fois pendant le travail des maons4 ,on levait les soubassements avec des chasses et des boulins2 on profitait des retraites mnages avec soin dans ces sortes de constructions pour prendre des points d'appui nouveaux au-dessus du sol2 puis1 arriv la hauteur des plates-formes ou galeries d'o les tours s'lvent indpendantes1 on dchafaudait les parties infrieures pour monter les charpentes ncessaires la construction de ces tours4 ,les baies de ces tours taient alors d'un grand secours pour poser des chafauds solides1 propres rsister la violence du vent et toutes les causes de dgradations qui augmentent du moment qu'on s'lve beaucoup au-dessus du sol4 ,pour peu que l'on examine avec soin les constructions gothiques1 on demeure persuad que les architectes chargs de les lever ont souvent manqu de ressources en rapport avec la nature et l'importance de ces btisses4 ,ils devaient donc tre fort avares d'chafaudages1 lesquels cotent fort cher et ne reprsentent rien1 du moment que l'difice est achev4 ,au-dessus d'une certaine hauteur1 on reconnat encore1 par la position des trous d'chafauds1 que ceux-ci taient suspendus4 ,suspendre un chafaud un monument existant ne demande pas des combinaisons bien savantes2 mais suspendre un chafaud pour lever un difice1 avant que cet difice ne soit construit1 c'est un problme qui parat difficile rsoudre3 on sait que les difficults matrielles n'arrtaient pas les architectes gothiques4 ,habituellement les tours des grandes glises sont1 dans leur partie suprieure1 la hauteur des beffrois1 sous les flches1 perces1 sur chaque face1 de doubles baies troites et longues4 ,les angles sont renforcs de contre-forts termins par des pinacles2 mais dans les angles rentrants forms par ces contre-forts1 et suivant les diagonales du carr sur lequel le plan de ces tours est trac1 on remarque presque toujours1 la base des beffrois1 des trous plus ou moins grands et quelquefois des repos4 ,au-dessus de la partie verticale des tours1 la base des flches qui s'lvent sur plan octogonal1 on voit1 sur les huit faces1 des lucarnes1 des issues plus ou moins larges1 mais troites et longues4 ,ces dispositions nous conduisent admettre que les chafauds destins lever les parties suprieures et dgages des tours d'glises taient suspendus1 c'est--dire qu'ils laissaient la partie infrieure des faades compltement libre4 ,partant de ce principe1 soit ,a 7#f7 le plan d'une tour de faade d'une grande glise la base du beffroi1 et ,b le plan de cette tour la base de la flche en pierre qui la couronne4 ,ayant deux baies sur chacune des faces du beffroi1 nous disposons travers ces baies des fermes d'chafauds se croisant en ,g et se rapprochant le plus possible des contre-forts d'angles4 ,en lvation1 chacune de ces fermes donne le trac ,f2 les quatre poteaux ,g montent d'une seule pice ou sont ents 7en raison de la hauteur du beffroi7 de ,e en ,h2 de ,h en ,k est un chapeau qui traverse d'une baie l'autre4 ,les deux liens ,,il assembls mi-bois soulagent puissamment ces chapeaux4 ,du point ,m pendent de doubles moises inclines ,,mn1 qui portent l'extrmit de la pice horizontale ,,no posant sur l'appui des baies2 des moises horizontales ,p1 serrant tout le systme intrieur et se runissant leur extrmit extrieure pour tre pinces leur tour par les grandes moises inclines ,,mn1 composent autant de planchers pour les maons4 ,ainsi1 avant que la tour ne soit leve1 cet chafaud suspendu peut tre tabli4 ,la construction arase au niveau des chapeaux ,,hk1 nous posons sur les premiers poteaux ,g d'autres poteaux ,g'1 d'autres chapeaux ,,rs1 d'autres liens ,,tv1 puis des moises doubles ,x qui suspendent encore l'extrmit des premiers chapeaux et les ponts intermdiaires4 ,on remarquera que les seconds chapeaux ,,rs et les liens ,t passent travers la flche en pierre dans des trous mnags exprs1 bouchs aprs coup ou mme laisss apparents4 ,des lucarnes sur les quatre faces de la flche1 parallles celles de la tour1 partent des pices en gousset empchant le hiement de l'chafaudage4 ,les huit baies du beffroi permettent donc ainsi de sortir1 au dehors de la construction1 des chafauds saillants1 sur lesquels on peut tablir des ponts4 ,restent les angles chafauder4 ,pour ce faire1 nous avons un grand poteau central ab1 un repos en c dans l'angle rentrant1 et un trou rserv en d suivant la diagonale du carr 7voy4 le trac ,j sur la diagonale ,,uz du plan72 cela suffit4 ,les chapeaux ef1 passant travers ces trous1 reposent sur les poteaux ,g et le poteau central1 sont soulags par les grands liens il2 deux moises pendantes no suspendent les ponts intermdiaires4 ,arass au niveau ef1 nous retrouvons la continuation du poteau central et des poteaux ,g2 nous assemblons le second chapeau pq1 les liens rs qui le soulagent en passant travers les lucarnes de la flche2 nous disposons les moises pendantes tv1 et nous runissons ces pices diagonales avec les pices parallles au moyen de solives horizontales1 qui font1 diffrentes hauteurs1 tout le tour du clocher4 ,la construction termine1 tous ces chafaudages sont facilement dposs par l'intrieur4 voir les dispositions encore existantes l'extrieur des grands difices du moyen ge1 il est certain que les chafauds suspendus taient alors fort usits4 ,pendant les ,x,i,ve et ,x,ve sicles1 on rhabilla beaucoup de monuments d'une poque antrieure1 soit parce que leurs parements taient dgrads1 soit parce qu'on voulait les mettre en harmonie avec les formes nouvelles4 ,dans le cas de reprises ou de restaurations extrieures1 ces chafauds taient trs-utiles en ce qu'ils n'embarrassaient pas les rez-de-chausse et qu'ils cotaient moins cher que des charpentes montant de fond4 ,les charpentiers tablissaient une suite de ponts principaux 7#g71 au moyen de poutres ,a engages dans la maonnerie1 dont la bascule tait maintenue par de grands liens ,b et par des moises pendantes ,c4 ,si l'espace qu'il fallait laisser entre chaque armature tait trop large pour poser de l'une l'autre des solives simples1 on tablissait d'une poutre l'autre des fermes pendantes ,d1 dont la disposition est dtaille dans le trac perspectif 7#h74 ,les bouts ab sont engags dans le mur2 les moises pendantes sont indiques en ,m1 les entre-toises armes en ,e4 ,des plats-bords ,p1 portant sur ces entre-toises1 composaient les ponts principaux sur lesquels on pouvait barder les matriaux4 ,suivant la mthode employe par les charpentiers du moyen ge1 les moises taient serres au moyen de clefs de bois1 sans qu'il ft besoin de boulons et de ferrements4 ,dans les chafauds1 comme dans toutes les constructions de cette poque1 on cherchait conomiser les matriaux1 et on ne se proccupait pas de la main-d'oeuvre4 ,de notre temps1 nous voyons faire des chafauds simplement et solidement combins2 cependant il faut dire que les architectes abandonnent trop facilement la direction de cet accessoire ncessaire toute construction importante3 un peu d'tude et d'attention de leur part viteraient bien des dpenses inutiles1 et1 grce au dplorable systme des adjudications1 nous sommes souvent obligs d'employer des entrepreneurs de charpente qui sont hors d'tat de trouver les moyens les plus propres lever des chafauds solides en employant peu de bois4 ,un chafaud bien fait est cependant une des parties de l'art du constructeur qui accuse le mieux son intelligence et sa bonne direction4 ,on peut juger la science relle du constructeur la manire dont il dispose ses chafauds4 ,les chafauds bien tablis font gagner du temps aux ouvriers1 leur donnent de la confiance1 les obligent plus de rgularit1 de mthode et de soin2 s'ils sont massifs1 s'ils emploient le bois avec profusion1 les ouvriers savent parfaitement le reconnatre2 ils jugent sur ce travail provisoire du degr de connaissances pratiques de leur chef et ne lui savent aucun gr de cet abus de moyens4 ,si1 au contraire1 des maons sont appels travailler sur des chafauds hardis1 lgers en apparence1 mais dont quelques jours d'preuve suffisent pour reconnatre la solidit1 ils apprcient bien vite ces qualits et comprennent que1 dans l'oeuvre1 ce qu'on exigera d'eux1 c'est du soin1 de la prcision1 que l'on ne se contentera pas d'-peu-prs4 ,dans les restaurations d'anciens difices1 les chafauds demandent chez l'architecte une grande fertilit de combinaisons2 on ne saurait donc trop attirer leur attention sur cette tude3 l'conomie1 l'ordre dans le travail1 et1 plus que tout cela1 la vie des ouvriers en dpendent4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,,chauguette1 s4 f4 ,eschauguette1 eschargaite1 escargaite1 eschegaite1 esgaritte1 garite4 chauguette1 au moyen ge1 dsignait la sentinelle4 ,servanz i mist chevaliers1 ,et eschargaites portiers1 ,puiz est repairiez ,danfront#db4 ,ses eschauguettes a li rois devis#dc4 ,aussi la garde1 le poste3 ,par l'escargaite ,droom le ,poitevin1 ,le fil le roi en laissa fors issir#dd4 ,on disait escargaiter pour garder1 pier3 ,l'ost escargate ,salemon li ,sens#de4 ,pendant les ,x,i,ve1 ,x,ve et ,x,v,ie sicles1 dans le nord de la ,france1 les petites loges destines aux sentinelles1 sur les tours et les courtines1 sont appeles indiffremment garites1 escharguettes1 pionnelles1 esgarittes1 maisoncelles1 centinelles ou sentinelles1 hobettes#df4 ,ainsi le poste prend le nom de la qualit de ceux qu'il renferme4 ,dans les plus anciennes fortifications du moyen ge1 il y avait des chauguettes4 ,il est croire que ces premires chauguettes taient en bois1 comme les hourds1 et qu'on les posait en temps de guerre4 ,tous les couronnements de forteresses antrieures au ,x,i,ie sicle tant dtruits1 nous ne pouvons donner une ide de la forme exacte de ces chauguettes primitives2 lorsqu'elles ne consistaient pas seulement en petites loges de bois1 mais si elles taient construites en maonnerie1 ce n'taient que de petits pavillons carrs ou cylindriques couronnant les angles des dfenses principales1 comme ceux que nous avons figurs au sommet du donjon du chteau d',arques 7voy4 ,,donjon1 fig4 #g1 #h et #i74 ,les premires chauguettes permanentes dont nous trouvons des exemples ne sont pas antrieures au ,x,i,ie sicle2 alors on les prodiguait sur les dfenses2 elles sont ou fermes1 couvertes et munies mme de chemines1 ou ne prsentent qu'une saillie sur un angle1 le long d'une courtine1 de manire offrir un petit flanquement destin faciliter la surveillance1 poser une sentinelle1 une guette4 ,c'tait particulirement dans le voisinage des portes1 aux angles des gros ouvrages1 au sommet des donjons1 que l'on construisait des chauguettes4 ,nous voyons quatre belles chauguettes couronnant le donjon de ,provins 7voy4 ,,donjon1 fig4 #bg et suivantes72 celles-ci taient couvertes et ne pouvaient contenir chacune qu'un homme4 ,quelquefois l'chauguette est un petit poste clos capable de renfermer deux ou trois soldats1 comme un corps de garde suprieur4 ,au sommet du donjon de ,chambois 7,orne71 il existe encore une de ces chauguettes1 du ,x,i,i,ie sicle1 au-dessus de la cage de l'escalier du ,x,i,ie4 ,voici 7#a7 l'aspect intrieur de ce poste1 qui peut contenir quatre hommes4 ,il est vot et surmont d'un terrasson autrefois crnel4 ,une petite fentre donnant sur la campagne l'claire2 une chemine permet de le chauffer2 droite de la chemine est la tablette destine recevoir une lampe4 ,les gens du poste pouvaient facilement monter sur le terrasson suprieur pour voir ce qui se passait au loin4 ,ces grandes chauguettes deux tages sont assez communes2 il est croire qu'en temps de guerre les soldats abrits dans l'tage couvert taient poss en faction1 tour de rle1 sur la terrasse suprieure4 ,des deux cts de la tour du ,trsau1 ,carcassonne1 nous voyons de mme deux hautes chauguettes ainsi combines2 seulement il fallait de l'tage ferm monter sur le terrasson par une chelle1 en passant travers un trou pratiqu dans le milieu de la petite vote 7voy4 ,,construction1 fig4 #aed74 ,il faut distinguer toutefois les chauguettes destines uniquement la surveillance au loin de celles qui servent en mme temps de guette et de dfense4 ,les donjons possdaient toujours une chauguette1 au moins1 au sommet de laquelle se tenait la sentinelle de jour et de nuit qui1 sonnant du cor1 avertissait la garnison en cas de surprise1 de mouvement extraordinaire l'extrieur1 d'incendie2 qui annonait le lever du soleil1 le couvre-feu1 la rentre d'un corps de troupes1 l'arrive des trangers1 le dpart ou le retour de la chasse3 ,la nuit dormi et fu aise et quant il o le gaite corner le jour1 si se leva et ala l'glise proijer ,dieu1 qu'il li aidast#dg4 ,ces sortes de guettes consistent en une tourelle dominant les alentours par-dessus les crnelages et les combles4 ,certains donjons1 par leur situation mme1 comme les donjons des chteaux ,gaillard1 de ,coucy1 n'avaient pas besoin de guette3 leur dfense suprieure en tenait lieu2 mais les donjons composs de plusieurs logis agglomrs1 comme le donjon d',arques et1 beaucoup plus tard1 celui de ,pierrefonds par exemple1 devaient ncessairement possder une guette4 ,dans le chteau de ,carcassonne1 qui date du commencement du ,x,i,ie sicle1 la guette est une tour spciale sur plan barlong1 contenant un escalier avec un terrasson crnel au sommet4 ,cette tour domine toutes les dfenses du chteau et mme celles de la cit2 elle renfermait1 vers les deux tiers de sa hauteur1 un petit poste clair par une fentre donnant sur la campagne 7voy4 ,,architecture ,,militaire1 fig4 #ab et #ac74 ,les chauguettes destines seulement l'observation n'offrent rien de particulier3 ce sont des tourelles carres1 pans1 ou le plus souvent cylindriques1 qui terminent les escaliers au-dessus des tours principales des chteaux1 en dpassant de beaucoup le niveau de la crte des combles les plus levs4 ,les chauguettes servant contenir un poste ou mme une sentinelle pouvant au besoin agir pour la dfense d'une place sont1 au contraire1 fort intressantes tudier1 leurs dispositions tant trs-varies1 suivant la place qu'elles occupent4 ,vers la fin du ,x,i,i,ie sicle1 les portes sont habituellement munies d'chauguettes bties en encorbellement aux angles du logis couronnant l'entre 7voy4 ,,porte74 ,ces chauguettes servent en mme temps de gurites pour les sentinelles et de flanquement4 ,la belle porte qui1 ,prague en ,bohme1 dfend l'entre du vieux pont jet sur la ,moldau1 du ct de la ville basse1 est munie1 sur les quatre angles1 de charmantes chauguettes dont nous prsentons ici l'aspect 7#b74 ,elles prennent naissance sur une colonne surmonte d'un large chapiteau avec encorbellement sculpt2 sur ce premier plateau sont poses des colonnettes 7voy4 le plan ,a7 laissant entre elles un ajour purement dcoratif2 la hauteur du crnelage suprieur est une gurite perce elle-mme de crneaux#dh4 ,cet ouvrage date du milieu du ,x,i,ve sicle2 il est d'une conservation parfaite et bti en grs4 ,mais ici les chauguettes sont autant une dcoration qu'une dfense2 tandis que celles qui flanquaient la porte de ,notre-,dame ,sens 7#c71 leve vers le commencement du ,x,i,ve sicle1 avaient un caractre purement dfensif2 la gurite suprieure tait deux tages et prsentait des meurtrires et crneaux bien disposs pour enfiler les faces de la porte et protger les angles#di4 ,si on plaait des chauguettes flanquantes aux cts des portes1 plus forte raison en mettait-on aux angles saillants forms par des courtines1 lorsqu'une raison empchait de munir ces angles d'une tour ronde4 ,il arrivait1 par exemple1 que la disposition du terrain ne permettait pas d'lever une tour d'un diamtre convenable1 ou bien que les architectes militaires voulaient faire un redan soit pour masquer une poterne1 soit pour flanquer un front1 sans cependant encombrer la place par une tour qui et pu nuire l'ensemble de la dfense4 ,c'est ainsi1 par exemple1 que sur le front sud-est de l'enceinte extrieure de la cit de ,carcassonne il existe un redan ,a 7#d71 motiv par la prsence d'un gros ouvrage cylindrique avanc ,k1 dit la tour du ,papegay1 qui tait lev sur ce point1 au sommet d'un angle trs-ouvert1 pour commander en mme temps les dehors en ,g et l'intrieur des lices 7espace laiss entre les deux enceintes7 en ,l1 par-dessus le redan4 ,il ne fallait pas1 par consquent1 l'angle de ce redan1 en ,c1 lever une tour qui et dfil le chemin de ronde ,b2 cependant il fallait protger le front ,b1 le flanc ,a et l'angle saillant lui-mme4 ,on btit donc sur cet angle une large chauguette qui suffit pour protger l'angle saillant1 mais ne peut nuire au commandement de la grosse tour ,k4 ,la fig4 #e reproduit la vue extrieure de cette chauguette#ej1 dont le crnelage tait un peu plus lev que celui des courtines voisines4 ,cet ouvrage pouvait tre1 en temps de guerre1 muni de hourds1 ce qui en augmentait beaucoup la force4 ,entre la porte ,narbonnaise et la tour du ,trsau de la mme cit1 on a ainsi pratiqu un redan qui enfile l'entre de la barbacane leve en avant de cette porte3 ce redan est surmont d'une belle chauguette4 ,une longue meurtrire flanquante est ouverte sur son flanc4 ,la fig4 #f prsente en ,a le plan du redan au niveau du sol de la ville1 avec son petit poste ,e et la meurtrire ,f donnant vers la porte ,narbonnaise4 ,de ce poste ,e1 par un escalier vis1 on arrive l'chauguette 7plan ,b71 qui n'est que le crnelage de la courtine formant un flanquement oblique en encorbellement sur l'angle ,g4 ,la coupe ,c faite sur la ligne ,,op du plan ,b explique la construction de cette chauguette1 qui pouvait tre munie de hourds comme les courtines2 en ,d1 nous avons figur le profil de l'encorbellement ,h4 ,toutefois1 jusqu'au ,x,i,ve sicle1 les chauguettes flanquantes poses sur les courtines ne sont que des accidents et ne se rattachent pas un systme gnral dfensif2 tandis qu' dater de cette poque1 nous voyons les chauguettes adoptes rgulirement1 soit pour suppler aux tours1 soit pour dfendre les courtines entre deux tours4 ,mais ce fait nous oblige quelques explications4 ,depuis l'poque romaine jusqu'au ,x,i,ie sicle1 on admettait qu'une place tait d'autant plus forte que ses tours taient plus rapproches1 et nous avons vu qu' la fin du ,x,i,ie sicle encore ,richard ,coeur-de-,lion1 en btissant le chteau ,gaillard1 avait compos sa dernire dfense d'une suite de tours ou de segments de cercle se touchant presque4 ,lorsqu'au ,x,i,i,ie sicle les armes de jet eurent t perfectionnes et que l'on disposa d'arbaltes de main d'une plus longue porte1 on dut1 comme consquence1 laisser entre les tours une distance plus grande1 et1 en allongeant ainsi les fronts1 mettre les flanquements en rapport avec leur tendue1 c'est--dire donner aux tours un plus grand diamtre1 afin d'y pouvoir placer un plus grand nombre de dfenseurs4 ,si c'tait un avantage d'allonger les fronts1 il y avait un inconvnient augmenter de beaucoup le diamtre des tours1 car c'tait donner des dfilements l'assaillant dans un grand nombre de cas1 comme1 par exemple1 lorsqu'il parvenait cheminer prs des murailles entre deux tours et qu'il avait dtruit leurs dfenses suprieures4 ,tout systme porte avec lui les dfauts inhrents ses qualits mmes4 ,puisque les armes de jet avaient une plus longue porte1 il fallait tendre autant que possible les fronts2 cependant on ne pouvait ngliger les flanquements1 car si l'assaillant s'attachait au pied de la courtine1 ils devenaient ncessaires3 or1 plus ces flanquements taient formidables1 moins les fronts pouvaient rendre de services pour la dfense loigne4 ,soit 7#g7 un front ,,ab muni de tours2 ,,bc est la largeur du foss2 le jet d'arbalte est ,,ef4 ,si l'assaillant dispose son attaque conformment au trac ,,fgh1 neuf embrasures le dcouvrent4 ,mais soit ,,ik un front continu non flanqu de tours1 l'attaque tant dispose de mme que ci-dessus en ,,fgh1 les embrasures tant d'ailleurs perces des distances gales celles du front ,,ab1 treize de ces embrasures pourront dcouvrir l'assaillant4 ,que celui-ci traverse le foss et vienne se poster en ,m1 les assigs ne peuvent se dfendre que par les mchicoulis directement placs au-dessus de ce point ,m2 mais ils voient sur une grande longueur la nature des oprations de l'ennemi1 et l'inquitent par des sorties dans le fond du foss1 o il ne trouve aucun dfilement4 ,quand on assigeait rgulirement une place1 la fin du ,x,i,i,ie sicle 7voy4 ,,si,,ge71 on attaquait ordinairement deux tours1 seulement pour teindre leur feu1 comme on dirait aujourd'hui1 en dmantelant leurs dfenses suprieures1 et on faisait brche au moyen de la sape dans la courtine comprise entre ces deux tours2 car1 celles-ci rduites l'impuissance1 leur masse protgeait l'assaillant en couvrant ses flancs4 ,au moment de l'application dfinitive des mchicoulis de pierre la place des hourds1 vers le commencement du ,x,i,ve sicle1 il y eut videmment une raction contre le systme dfensif des fronts courts2 on espaa beaucoup plus les tours1 on agrandit les fronts entre elles1 et1 pour protger ces fronts1 sans rien ter leurs qualits1 on les munit d'chauguettes ,p1 ainsi que l'indique le trac ,,no1 fig4 #g4 ,ce nouveau systme fut particulirement appliqu dans les dfenses de la ville d',avignon1 leves cette poque4 ,ces dfenses ont toujours d tre assez faibles2 mais1 eu gard au peu de relief des courtines1 on a tir un excellent parti de ce systme d'chauguettes flanquantes1 et la faiblesse de la dfense ne rsulte pas du nouveau parti adopt1 qui avait pour rsultat d'obliger l'assaillant commencer ses travaux de sige une plus grande distance de la place4 ,duguesclin1 en brusquant les assauts toujours1 donna tort au systme des grands fronts flanqus seulement de tours trs-espaces2 les chauguettes n'taient pas assez fortes pour empcher une chelade vigoureuse2 on y renona donc vers la fin du ,x,i,ve sicle pour revenir aux tours rapproches1 et surtout pour augmenter singulirement le relief des courtines4 ,examinons donc ces chauguettes des murailles papales d',avignon4 ,la fig4 #h prsente le plan d'une de ces chauguettes au-dessous des mchicoulis2 elles ne consistent qu'en deux contre-forts extrieurs ,a1 entre lesquels est pratiqu un talus dont nous allons reconnatre l'utilit2 un arc runit ces deux contre-forts4 ,voici 7#i7 en ,a l'lvation extrieure de cet ouvrage1 et en ,b sa coupe4 ,l'chauguette s'lve beaucoup au-dessus de la courtine2 elle est munie1 son sommet1 comme celle-ci1 de beaux mchicoulis de pierre sur sa face et ses deux retours2 de plus1 ainsi que le fait voir la coupe1 au droit du mur faisant fond entre les contre-forts1 est pratiqu un second mchicoulis ,c1 comme une rainure de #j1be c4 de largeur environ4 ,si l'assaillant se prsentait devant l'chauguette1 il recevait d'aplomb les projectiles lancs par les mchicoulis vus ,d et1 obliquement1 ceux qu'on laissait tomber par le second mchicoulis masqu ,c2 car on observera que1 grce au talus ,e1 les boulets de pierre qu'on laissait choir par ce second mchicoulis devaient ncessairement ricocher sur ce talus ,e et aller frapper les assaillants une certaine distance du pied de l'chauguette au fond du foss4 ,les deux contre-forts1 le vide entre eux et le talus taient donc une dfense de ricochet1 faite pour forcer l'assaillant s'loigner du pied du rempart et1 en s'loignant1 se prsenter aux coups des arbaltriers garnissant les chemins de ronde de la courtine4 ,ces chauguettes flanquent les courtines1 ainsi que le font voir les plans suprieurs 7#aj et #aj bis74 ,elles permettaient encore un petit poste de se tenir couvert1 l'intrieur1 sous la galerie ,g1 et de se rendre instantanment sur le chemin de ronde suprieur ,h1 au premier appel de la sentinelle#ea4 ,la vue perspective intrieure 7#aa7 fait comprendre la disposition du petit poste couvert qui intercepte le passage au niveau du chemin de ronde de la courtine2 elle explique les degrs qui montent la plate-forme de l'chauguette1 et rend compte de la construction de l'ouvrage4 ,n'oublions pas de mentionner la prsence des corbeaux ,a qui taient placs ainsi l'intrieur du rempart pour recevoir une filire portant des solives et un plancher1 dont l'autre extrmit reposait intrieurement sur des poteaux1 afin d'augmenter la largeur du chemin de ronde en temps de guerre1 soit pour faciliter les communications1 soit pour dposer les projectiles ou tablir des engins4 ,nous avons expliqu ailleurs l'utilit de ces chemins de ronde supplmentaires 7voy4 ,,architecture ,,militaire1 fig4 #cb et #cc74 ,ces sortes d'chauguettes interrompant la circulation sur les courtines avaient1 comme les tours1 l'avantage d'obliger les rondes se faire reconnatre soit par la sentinelle place au sommet de l'ouvrage1 soit par le poste abrit sous la petite plate-forme suprieure4 ,quelquefois mme ces chauguettes sont fermes1 barrent compltement le chemin de ronde3 ce sont de vritables corps de garde4 ,nous voyons encore une chauguette de ce genre sur la courtine occidentale de la forteresse de ,villeneuve-ls-,avignon4 ,cette chauguette ne flanque pas la courtine et dborde peine son parement extrieur2 elle est rserve pour le service de la garnison4 ,voici son plan 7#ab74 ,en ,a est le chemin de ronde interrompu par l'chauguette et ses deux portes ,b2 un seul crneau ,c a vue sur l'extrieur2 en ,d est une petite chemine4 ,deux ou trois hommes au plus pouvaient se tenir dans ce poste dont nous prsentons 7#ac7 l'aspect intrieur1 en supposant le comble1 trac en ,e1 enlev4 ,cette partie des murs de la citadelle de ,villeneuve-ls-,avignon date de la premire moiti du ,x,i,ve sicle4 ,les formes donnes aux chauguettes1 pendant les ,x,i,ve et ,x,ve sicles1 sont trs-varies2 lorsqu'elles servent de flanquements1 elles sont ou barlongues comme celles d',avignon1 ou semi-circulaires1 ou pans1 portes sur des contre-forts1 sur des encorbellements ou des corbeaux1 suivant le besoin ou la nature des dfenses2 elles sont ou couvertes ou dcouvertes1 contenant un ou plusieurs tages de crnelages1 avec ou sans mchicoulis4 ,il existait encore1 en #ahce1 au sommet des remparts de l'abbaye du ,mont-,saint-,michel-en-,mer1 du ct du midi1 une belle chauguette avec mchicoulis sur la face et sur les cts1 interceptant1 comme celle de ,villeneuve-ls-,avignon1 la communication sur le chemin de ronde de la courtine4 ,cette chauguette tenait aux constructions du ,x,i,ve sicle#eb4 ,le plan 7#ad71 pris au niveau du crnelage1 fait voir les deux baies fermant l'chauguette1 la petite chemine qui servait chauffer les gens de guet1 l'ouverture du mchicoulis de face en ,a et celles des mchicoulis latraux en ,b4 ,ces mchicoulis se fermaient au moyen de planchettes munies de gonds4 ,la fig4 #ae donne une vue perspective extrieure de ce poste avec sa couverture4 ,cette construction tait en granit rouge4 ,la fig4 #ae bis prsente1 en ,a1 la coupe de l'chauguette sur la ligne ,,eg1 et1 en ,b1 sur la ligne ,,cd du plan4 ,dans la premire de ces coupes est indique l'ouverture du mchicoulis de face en ,h avec la saillie ,k1 sur le parement du mur1 pour empcher les traits dcochs d'en bas de remonter en glissant le long du parement jusqu'aux dfenseurs4 ,dans la seconde coupe ,b1 on voit l'ouverture du mchicoulis de face en ,l1 et1 en ,m1 celles des mchicoulis latraux avec les arrts ,o pour les traits venant du dehors4 ,ces mchicoulis latraux servaient1 avec les meurtrires ,p1 flanquer la courtine1 car on remarquera que les dfenseurs pouvaient non-seulement laisser tomber des pierres verticalement1 mais aussi envoyer des traits d'arbalte obliquement1 ainsi que l'indique le trac ponctu ,,mn4 ,on trouve assez souvent1 dans nos anciennes forteresses1 beaucoup d'chauguettes disposes de cette manire1 au moins quant au mchicoulis de face2 mais il ne faut pas prendre pour telles des latrines qui souvent ont la mme apparence extrieure1 et ont leur vidange sur le dehors 7voy4 ,,latrine71 quand ce dehors est un foss ou un escarpement4 ,ainsi que nous avons l'occasion de le constater bien des fois dans le ,dictionnaire1 les architectes des ,x,i,i,ie1 ,x,i,ve et ,x,ve sicles1 employaient les encorbellements toutes les fois que ce systme de construction pouvait leur tre utile2 il arrive souvent qu'on est oblig1 dans les btisses1 de donner aux parties suprieures plus de surface qu'aux parties infrieures des maonneries4 ,les architectes du moyen ge s'taient soumis ces besoins2 ils n'hsitaient jamais faire emploi du systme des encorbellements1 et se tiraient avec beaucoup d'adresse des difficults qu'il prsente1 tout en obtenant des constructions parfaitement solides4 ,sur l'un des fronts de l'enceinte du chteau de ,vz 7voy4 le plan d'ensemble de ce chteau l'article ,,donjon1 fig4 #de71 il existe encore de belles chauguettes semi-circulaires flanquantes1 dont nous donnons la vue perspective extrieure 7#af74 ,sur le talus de la courtine nat un contre-fort rectangulaire peu saillant1 qui1 au moyen de trois corbelets1 porte un demi-cylindre infrieur sur lequel posent quatre assises profiles arrivant former un puissant encorbellement portant l'chauguette4 ,la bascule de cette masse est parfaitement maintenue par le massif de la courtine4 ,sur l'autre front de la mme enceinte1 l'intrieur de la cour du chteau1 il existe des chauguettes rectangulaires cette fois1 doubles flanquements1 c'est--dire formant deux redans de chaque ct 7#ag71 destins flanquer la courtine droite et gauche3 le premier redan assez long pour permettre un tir parallle aux parements de cette courtine2 le second plus court1 mais suffisant pour le tir oblique1 ainsi que l'indique le plan ,a4 ,ici encore1 c'est un large contre-fort rectangulaire naissant sur le talus infrieur et portant l'encorbellement du premier redan2 puis un second contre-fort en encorbellement lui-mme portant la saillie du second redan4 ,des larmiers abritent les profils et empchent la pluie de baver sur les parements4 ,dans l'architecture militaire1 les chauguettes n'ont t abandonnes qu'aprs ,vauban4 ,on les regardait comme utiles1 mme avec l'artillerie feu1 pendant les ,x,v,ie et ,x,v,i,ie sicles2 les angles saillants des bastions portaient encore des chauguettes1 il y a deux cents ans1 destines uniquement abriter les sentinelles4 ,il va sans dire qu'en cas de sige c'tait la premire chose qu'abattait l'assaillant4 ,cette persistance de l'chauguette constate seulement son importance dans les ouvrages militaires du moyen ge1 puisqu'on eut tant de peine l'abandonner1 mme aprs que tout le systme de la dfense s'tait transform4 ,les dernires chauguettes sont en forme de poivrire1 trs-troites1 portes sur un cul-de-lampe et n'ayant que la valeur d'une gurite1 c'est--dire bonnes seulement pour surveiller les dehors1 mais ne pouvant servir la dfense4 ,cependant1 au commencement du ,x,v,ie sicle1 et au moment o l'on tablit dj des boulevards revtus1 en dehors des anciennes enceintes1 lorsque ces boulevards prsentent un angle saillant 7ce qui est rare1 la forme circulaire tant alors admise71 cet angle saillant est garni quelquefois d'une assez large chauguette quadrangulaire1 pose la face sur l'angle du boulevard1 ainsi que l'indique la fig4 #ah4 ,ces chauguettes pouvaient recevoir un fauconneau2 elles taient ordinairement revtues de combles en dalles poses sur une vote1 dcores d'armoiries et d'autres ornements qui donnaient aux saillants des boulevards un certain air monumental4 ,le temps et les boulets ont laiss peu de traces de ces petits ouvrages que nous ne retrouvons plus que dans d'anciennes gravures2 et c'est peine si1 aujourd'hui1 sur nos vieux bastions franais1 on aperoit quelques assises des encorbellements qui portaient ces sortes d'chauguettes4 ,sur les boulevards en terre et clayonnages dont on fit un grand usage pendant les guerres du ,x,v,ie sicle pour couvrir d'anciennes fortifications1 on tablissait des chauguettes en bois en dehors de l'angle saillant des bastions et au milieu des courtines 7#ah bis71 afin de permettre aux sentinelles de voir ce qui se passait au fond des fosss4 ,ces sortes d'chauguettes sont employes jusqu'au ,x,v,i,ie sicle4 ,on tablissait aussi des chauguettes transitoires en bois sur les chemins de ronde des fortifications du moyen ge2 ces chauguettes se reliaient aux hourds et formaient des sortes de bretches 7voy4 ce mot74 ,quant aux chauguettes demeure en charpente1 nous les avons scrupuleusement dtruites en ,france4 peine si nous en apercevons les traces sur quelques tours ou clochers4 ,pour trouver de ces sortes d'ouvrages encore entiers1 il faut se dcider passer le ,rhin et parcourir l',allemagne conservatrice4 ,sur le bord oriental du lac de ,constance est une charmante petite ville qui a nom ,lindau2 c'est une tte du chemin de fer bavarois4 ,lindau a respect ses murailles du moyen ge1 avec quelques-unes des anciennes tours flanquantes4 ,l'une de ces tours1 dont la construction remonte au ,x,i,ve sicle1 est couronne de quatre chauguettes du ,x,ve sicle1 en bois1 posant sur des encorbellements de pierre4 ,voici 7#ai7 l'ensemble de cette construction4 ,les combles sont couverts en tuiles vernisses1 avec boules et girouettes en cuivre dor4 ,depuis le ,x,ve sicle1 pas une main profane n'a touch cette innocente dfense que pour l'entretenir2 aucun ,conseil municipal n'a prtendu que les bois du comble fussent pourris ou que la tour gnt les promeneurs4 ,nous donnons 7#bj7 le dtail de l'une de ces quatre chauguettes1 dont les pans-de-bois sont hourds en maonnerie1 avec meurtrires sur chacune des faces4 ,il suffit de jeter les yeux sur les gravures d',isral ,sylvestre1 de ,mrian1 de ,chastillon1 pour constater qu'en ,france toutes les villes du ,nord et de l',est renfermaient quantit de ces tours couronnes d'chauguettes qui se dcoupaient si heureusement sur le ciel et donnaient aux cits une physionomie pittoresque4 ,aujourd'hui nous en sommes rduits admirer ces restes du pass en ,allemagne1 en ,belgique ou en ,angleterre4 ,dans la campagne1 et surtout dans les pays de plaines1 les combles des tours des chteaux se garnissaient d'chauguettes qui permettaient de dcouvrir au loin ce qui se passait2 la ,picardie et les ,flandres surmontaient les combles de leurs donjons d'chauguettes de bois recouvertes de plomb ou d'ardoises4 ,les gravures nous ont conserv quelques-unes de ces guettes de charpenterie4 ,nous donnons ici l'une d'elles 7#ba7 en ,a#ec4 la base du pignon se voient deux autres chauguettes de pierre ,b1 deux tages1 flanquant le chemin de ronde des mchicoulis4 ,nous retrouvons encore la tradition de ces guettes couronnant les combles des tours dans la plupart des chteaux de la ,renaissance1 comme ,chambord1 ,tanlay1 ,ancy-le-,franc1 et1 plus tard1 au chteau de ,richelieu en ,poitou1 de ,blrancourt en ,picardie1 etc4 ,ce ne fut que sous le rgne de ,louis ,,xiv1 et lorsque les combles ne furent plus de mise sur les difices publics ou privs1 que disparurent ces derniers restes de la guette du chteau fodal4 ,les combles des beffrois de ville taient souvent munies d'chauguettes de bois4 ,comme les combles des donjons1 on a eu grand soin de les dtruire chez nous1 et il nous faut sans cesse avoir recours aux anciennes gravures si nous voulons prendre une ide de leur disposition4 ,la plupart des tours de beffrois des villes du nord en ,france1 leves pendant les ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles1 taient carres#ed2 elles se terminaient par une galerie ferme ou ciel ouvert1 avec chauguettes aux angles2 de plus1 le comble en charpente1 trs-lev et trs-orn gnralement 7car les villes attachaient une sorte de gloire possder un beffroi magnifique71 tait perc de lanternes ou d'chauguettes1 servant de gurites au guetteur4 ,il nous faut bien1 cette fois encore1 emprunter aux pays d'outre-,rhin1 pour appuyer nos descriptions sur des monuments4 ,retournons donc ,prague1 la ville des chauguettes1 et celle dont l'architecture gothique se rapproche le plus de notre cole picarde4 ,la cathdrale de cette ville possde deux tours sur sa faade occidentale dont les couronnements affectent bien plutt la forme de nos beffrois municipaux du ,nord que celle d'un clocher d'glise4 ,ces tours1 dfaut d'autres renseignements existants1 vont nous servir reconstituer les chauguettes des tours de ville des ,x,i,ve et ,x,ve sicles4 ,sur un dernier tage carr 7#bb7 s'panouit un large encorbellement dcor d'cussons armoys aux quatre angles2 cet encorbellement arrive former des portions d'octogones1 ainsi que l'indique le plan ,a4 ,une balustrade de pierre pourtourne le couronnement et est surmonte aux angles de logettes galement en pierre couvertes de pavillons aigus en charpente4 ,en retraite1 sur le parement intrieur de la tour1 s'lve un grand comble huit pans sur quatre faces duquel sont poses des chauguettes en bois couvertes aussi de pyramides huit pans4 ,tous ces combles sont revtus d'ardoises et de plomb1 avec pis1 boules1 girouettes4 ,quatre petits combles diagonaux permettent de passer couvert de la base de la charpente dans chacune des chauguettes d'angle4 ,la fig4 #bc donne le dtail de l'une des quatre chauguettes suprieures du comble4 ,c'tait un couronnement de ce genre1 mais plus somptueux probablement1 qui devait terminer le beffroi de la ville d',amiens construit vers #adaj et brl en #aefb4 ,un guetteur avait charge1 du haut de ce beffroi1 de sonner les cloches pour annoncer le bannissement de quelque malfaiteur1 les incendies qui se dclaraient dans la ville ou la banlieue1 pour donner l'alarme s'il voyait s'avancer vers la cit une troupe d'hommes d'armes1 pour prvenir les sentinelles poses aux portes4 ,le son diffrent des cloches mises en branle faisait connatre aux habitants le motif pour lequel on les runissait4 ,ce guetteur1 au ,x,ve sicle1 recevait pour traitement un cu quarante sols par an1 plus une cotte en drap moiti rouge moiti bleu qu'il portait cause des grans vans et froidures estant au hault dudict beffroi4 ,il logeait dans la tour1 devait jouer de sa pipette la sonnerie du matin2 il cornait pour annoncer aux bourgeois rassembls hors la ville1 l'occasion de quelque fte ou crmonie1 qu'ils pouvaient tre en paix et que rien de fcheux ne survenait dans la cit4 ,il lui fallait aussi jouer certains airs lorsque des processions circulaient dans la ville#ee4 ,c'tait1 on en conviendra1 un homme qui gagnait bien un cu quarante sols et un habit rouge et bleu par an4 ,certains moustiers1 certaines glises taient fortifies pendant le moyen ge1 et ces glises tant habituellement entoures de contre-forts1 on surmontait ceux-ci d'chauguettes4 ,on voit encore1 sur la faade occidentale de l'glise abbatiale de ,saint-,denis1 des traces d'chauguettes circulaires bties au ,x,ve sicle sur les contre-forts du ,x,i,ie4 ,pendant les guerres avec les ,anglais1 sous ,charles ,,vi et ,charles ,,vii1 en ,normandie1 sur les frontires de la ,bretagne1 sur les bords de la ,loire1 beaucoup d'glises abbatiales furent ainsi munies d'chauguettes4 ,dans les contres exposes aux courses d'aventuriers1 dans les montagnes et les lieux dserts1 presque toujours les glises furent remanies1 l'extrieur1 de manire pouvoir se dfendre contre une troupe de brigands4 ,les chauguettes alors servaient non-seulement poster des guetteurs de jour et de nuit1 mais encore elles flanquaient les murs et en commandaient les approches4 ,l'glise abbatiale de ,saint-,claude1 dans le ,jura1 aujourd'hui cathdrale1 btie vers la fin du ,,xiv sicle1 porte sur ses contre-forts des chauguettes bien fermes et commandant parfaitement les dehors4 ,ces chauguettes 7#bd7 sont un tage couvert sur les contre-forts latraux1 et deux tages 7#be7 sur les contre-forts d'angle4 ,on communique d'un de ces tages l'autre par une trappe rserve dans le plancher et une petite chelle de meunier4 ,dans le midi de la ,france1 on remarque1 sur des glises romanes1 des chauguettes construites la hte au ,x,i,ve sicle1 pour mettre ces difices en tat de rsister aux courses des troupes du ,prince ,noir4 ,on leva encore des chauguettes sur les difices religieux pendant les guerres de religion du ,x,v,ie sicle1 et quelquefois mme des chauguettes furent disposes pour recevoir de petites bouches feu4 ,du jour o chacun n'eut plus songer sa dfense personnelle1 l'chauguette disparut de nos difices civils ou religieux2 et il faut reconnatre que la gendarmerie de notre temps remplace avec avantage ces petits postes de surveillance4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,illustration3 ,fig4 #ad4 ,illustration3 ,fig4 #ae4 ,illustration3 ,fig4 #ae4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #af4 ,illustration3 ,fig4 #ag4 ,illustration3 ,fig4 #ah4 ,illustration3 ,fig4 #ah4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #ai4 ,illustration3 ,fig4 #bj4 ,illustration3 ,fig4 #ba4 ,illustration3 ,fig4 #bb4 ,illustration3 ,fig4 #bc4 ,illustration3 ,fig4 #bd4 ,illustration3 ,fig4 #be4 ,note #db3 ,le ,roman de ,rou1 vers #ieai et suiv4 ,note #dc3 ,roman de ,garin le ,loherain4 ,la leon eschargaite est prfrable2 elle est employe dans le mme roman3 ,de l'chargaite1 por ,dieu1 qu'en sera-t-il8 ,ce mot est form de scara1 interprt dans les monuments du ,v,i,i,ie sicle par turma1 acies1 et de wachte1 garde4 ,scaraguayta4 ,note #dd3 ,roman d',ogier l',ardenois1 vers #aabb et suiv4 ,note #de3 ,ibid41 vers #ajgcf4 ,note #df3 ,archiv4 de ,bthune1 de ,pronne1 de ,noyon4 ,voy4 ,les artistes du nord de la ,france aux ,x,i,ve1 ,x,ve et ,x,v,ie sicles1 par ,al4 de la ,fons1 baron de ,mlicocq4 ,bthune1 #ahdh4 ,rpar4 des fortif4 de ,bthune1 d',arras1 de ,guise1 de ,noyon1 de ,pronne1 etc4 ,registre des comptes1 p4 #ahe et suiv4 ,note #dg3 ,la ,chronique de ,rains1 chap4 ,,viii4 ,note #dh3 ,si nous donnons ici cet exemple1 c'est qu'il nous semble tre l'oeuvre d'un architecte picard4 ,en effet1 en ,bohme1 pendant le ,x,i,ve sicle1 on avait eu recours des architectes de notre pays4 ,ainsi le choeur de la cathdrale de ,prague est btie en #acdd par un ,franais1 ,mathieu d',arras1 appel en ,bohme par le roi ,jean et son fils ,charles1 margrave de ,moravie4 ,parmi les cussons armoys qui dcorent la porte1 sur le vieux pont1 on trouve l'cu de ,france sem de fleurs de lis sans nombre1 par consquent antrieur ,charles ,v4 ,note #di3 ,cette porte1 qui conservait encore la trace des boulets des armes allies lors de l'invasion de #ahad1 a t dtruite1 sans motif srieux1 il y a quelques annes4 ,c'tait une charmante ruine4 ,note #ej3 ,cette chauguette date du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #ea3 ,le plan #aj est pris au niveau du parapet du chemin de ronde de la courtine2 le plan #aj bis1 au niveau du parapet de l'chauguette4 ,note #eb3 ,depuis cette poque1 la portion du rempart dont il est ici question a t restaure et l'chauguette dtruite2 depuis longtemps elle servait de latrines4 ,note #ec3 ,du chteau de ,beersel en ,brabant4 7,voy4 ,castella et prtoria nobilium ,brabanti1 ex mus4 ,jac4 baronis ,le ,roy1 etc4 ,anvers1 #afif47 ,note #ed3 ,les beffrois d',amiens1 de ,bthune1 de ,valenciennes1 qui existent ou existaient encore il y a peu d'annes1 sont btis sur plan carr 7voy4 ,,beffroi74 ,note #ee3 ,voy4 ,descript4 du beffroi et de l'htel de ville d',amiens1 par ,m4 ,dusevel4 ,amiens1 #ahdg4 ,,chelle1 s4 f4 ,nous ne parlons pas ici de l'chelle dont se servent les ouvriers pour monter sur les chafauds1 non plus des chelles qui taient en permanence sur les places rserves aux excutions1 et auxquelles on attachait les gens coupables de faux serments ou de quelque dlit honteux pour les laisser ainsi exposs aux quolibets de la foule#ef4 ,nous ne nous occupons que de l'chelle relative4 ,en architecture1 on dit l'chelle d'un monument444 ,cet difice n'est pas l'chelle4 ,l'chelle d'une cabane chien est le chien1 c'est--dire qu'il convient que cette cabane soit en proportion avec l'animal qu'elle doit contenir4 ,une cabane chien dans laquelle un ne pourrait entrer et se coucher ne serait pas l'chelle4 ,ce principe1 qui parat si naturel et si simple au premier abord1 est cependant un de ceux sur lesquels les diverses coles d'architecture 7de notre temps7 s'entendent le moins4 ,nous avons touch cette question dj dans l'article ,,architecture1 et notre confrre regrett1 ,m4 ,lassus1 l'avait traite avant nous#eg4 ,dans la pratique1 cependant1 il ne semble pas que les observations mises en avant sur ce sujet aient produit des rsultats4 ,nous n'avons pas la vanit de nous en tonner2 nous croyons simplement que nos explications n'ont t ni assez tendues ni assez claires4 ,il faut donc reprendre la question et la traiter fond1 car elle en vaut la peine4 ,les ,grecs1 dans leur architecture1 ont admis un module1 on n'en saurait douter2 ils ne paraissent pas avoir eu d'chelle4 ,ainsi1 qu'un ordre grec ait cinq mtres ou dix mtres de hauteur1 les rapports harmoniques sont les mmes dans l'un comme dans l'autre1 c'est--dire1 par exemple1 que si le diamtre de la colonne la base est un1 la hauteur de la colonne sera six1 et l'entre-colonnement un et demi vers le milieu du ft1 dans le petit comme dans le grand ordre4 ,en un mot1 la dimension ne parat pas changer les proportions relatives des divers membres de l'ordre4 ,cependant les ,grecs ont t pourvus de sens si dlicats qu'on ne saurait gure admettre chez eux la non application d'un principe vrai en matire d'art1 sans une cause majeure4 ,nous ignorons le mcanisme harmonique de l'architecture grecque2 nous ne pouvons que constater ses rsultats sans avoir dcouvert1 jusqu' prsent1 ses formules4 ,nous reconnaissons bien qu'il existe un module1 des tonalits diffrentes1 des rgles mathmatiques1 mais nous n'en possdons pas la clef1 et ,vitruve ne peut gure nous aider en ceci1 car lui-mme ne semble pas avoir t initi aux formules de l'architecture grecque des beaux temps1 et ce qu'il dit au sujet des ordres n'est pas d'accord avec les exemples laisss par ses matres4 ,laissons donc ce problme rsoudre1 ne voyons que l'apparence4 ,si nous considrons seulement les deux architectures mres des arts du moyen ge1 c'est--dire l'architecture grecque et l'architecture romaine1 nous trouvons dans la premire un art complet1 tout d'une pice1 consquent1 formul1 dans lequel l'apparence est d'accord avec le principe2 dans la seconde1 une structure indpendante souvent de l'apparence1 le besoin et l'art1 l'objet et sa dcoration4 ,le besoin tant manifest dans l'architecture romaine1 tant imprieux mme habituellement1 et le besoin se rapportant l'homme1 l'harmonie pure de l'art grec est dtruite2 l'chelle apparat dj dans les difices romains2 elle devient imprieuse dans l'architecture du moyen ge4 ,de mme que1 dans la socit antique1 l'individu n'est rien1 qu'il est le jouet du destin1 qu'il est perdu dans la chose publique1 aussi ne peut-il exercer une influence sur la forme ou les proportions des monuments qu'il lve4 ,un temple est un temple2 il est grand1 si la cit peut le faire grand2 il est petit1 si sa destination ou la pnurie des ressources exige qu'il soit petit2 s'il est grand1 il y a une grande porte2 s'il est petit1 il n'a qu'une petite porte4 ,les impossibilits rsultant de la nature des matriaux mettent seules une limite aux dimensions du grand monument1 comme l'obligation de passer sous une porte empche seule qu'elle ne s'abaisse au-dessous de la taille humaine2 mais il ne venait certainement pas l'esprit d'un ,grec de mettre en rapport son difice avec lui-homme1 comme il ne supposait pas que son moi pt modifier les arrts du destin4 ,les rapports harmoniques qui existent entre les membres d'un ordre grec sont si bien commands par l'art et non par l'objet1 que1 par exemple1 un portique de colonnes doriques devant toujours s'lever sur un socle compos d'assises en retraite les unes sur les autres comme des degrs1 la hauteur de ces degrs devant tre dans un rapport harmonique avec le diamtre des colonnes1 si le diamtre de ces colonnes est tel que chacun des degrs ait la hauteur d'une marche ordinaire1 c'est tant mieux pour les jambes de ceux qui veulent entrer sous le portique4 ,mais si le diamtre de ces colonnes est beaucoup plus grand1 la hauteur harmonique des degrs augmentera en proportion2 il deviendra impossible des jambes humaines de les franchir1 et comme1 aprs tout1 il faut monter1 on pratiquera1 mme ces degrs1 des marches sur quelques points1 comme une concession faite par l'art aux besoins de l'homme1 mais faite1 on s'en aperoit1 avec regret4 videmment le ,grec considrait les choses d'art plutt en amant qu'en matre4 ,chez lui1 l'architecture n'obissait qu' ses propres lois4 ,cela est bien beau assurment1 mais ne peut exister qu'au milieu d'une socit comme la socit grecque1 chez laquelle le culte1 le respect1 l'amour et la conservation du beau taient l'affaire principale4 ,rendez-nous ces temps favorables1 ou mettez vos difices l'chelle4 ,d'ailleurs il ne faut pas esprer pouvoir en mme temps sacrifier ces deux principes opposs4 ,quand1 dans une cit1 les difices publics et privs sont tous construits suivant une harmonie propre1 tenant l'architecture elle-mme1 il s'tablit entre ces oeuvres de dimensions trs-diffrentes des rapports qui probablement donnent aux yeux le plaisir que procure l'oue une symphonie bien crite4 ,l'oeil fait facilement abstraction de la dimension quand les proportions sont les mmes1 et on conoit trs-bien qu'un ,grec prouvt autant de plaisir voir un petit ordre tabli suivant les rgles harmoniques qu'un grand2 qu'il ne ft pas choqu de voir le petit et le grand ct l'un de l'autre1 pas plus qu'on n'est choqu d'entendre une mlodie chante par un soprano et une basse-taille4 ,peut-tre mme les ,grecs tablissaient-ils dans les relations entre les dimensions les rapports harmoniques que nous reconnaissons entre des voix chantant l'octave4 ,peut-tre les monuments destins tre vus ensemble taient-ils composs par antiphonies8 ,nous pouvons bien croire que les ,grecs ont t capables de tout en fait d'art1 qu'ils prouvaient par le sens de la vue des jouissances que nous sommes trop grossiers pour jamais connatre4 ,le mode grec1 que les ,romains ne comprirent pas1 fut perdu4 la place de ces principes harmoniques1 bass sur le module abstrait1 le moyen ge mit un autre principe1 celui de l'chelle1 c'est--dire qu' la place d'un module variable comme la dimension des difices1 il prit une mesure uniforme1 et cette mesure uniforme est donne par la taille de l'homme d'abord1 puis par la nature de la matire employe4 ,ces nouveaux principes 7nous disons nouveaux1 car nous ne les voyons appliqus nulle part dans l'antiquit7 ne font pas que1 parce que l'homme est petit1 tous les monuments seront petits2 ils se bornent1 mme dans les plus vastes difices 7et le moyen ge ne se fit pas faute d'en lever de cette sorte71 forcer l'architecte rappeler toujours la dimension de l'homme1 tenir compte toujours de la dimension des matriaux qu'il emploie4 ,dornavant1 une porte ne grandira plus en proportion de l'difice1 car la porte est faite pour l'homme1 elle conservera l'chelle de sa destination2 un degr sera toujours un degr praticable4 ,la taille de l'homme 7nous choisissons1 bien entendu1 parmi les plus grands7 est divise en six parties1 lesquelles sont divises en douze1 car le systme duodcimal1 qui peut se diviser par moiti1 par quarts et par tiers1 est d'abord admis comme le plus complet4 ,l'homme est la toise1 le sixime de l'homme est le pied1 le douzime du pied est le pouce4 ,arms de cette mesure1 les architectes vont y subordonner tous les membres de leurs difices3 c'est donc l'homme qui devient le module1 et ce module est invariable4 ,cela ne veut pas dire que l'architecture du moyen ge1 son origine et son apoge1 soit un simple calcul1 une formule numrique2 non1 ce principe se borne rappeler toujours la taille humaine4 ,ainsi1 quelle que soit la hauteur d'une pile1 la base de cette pile ne dpasse jamais la hauteur d'appui2 quelle que soit la hauteur d'une faade1 la hauteur des portes n'excdera pas deux toises1 deux toises et demie au plus1 parce qu'on ne suppose pas que des hommes et ce qu'ils peuvent porter1 tels que bannires1 dais1 btons1 puissent dpasser cette hauteur4 ,quelle que soit la hauteur d'un vaisseau1 les galeries de service diffrents tages seront proportionnes1 non la grandeur de l'difice1 mais la taille de l'homme4 ,voil pour certains membres principaux4 ,entrons plus avant dans la thorie4 ,on a t chercher fort loin l'origine des colonnes engages qui1 dans les monuments du moyen ge1 s'allongent indfiniment1 quel que soit leur diamtre1 contrairement au mode grec2 il n'tait besoin cependant que de recourir au principe de l'chelle admis par les architectes de ces temps pour trouver la raison de cette innovation4 ,on nous a dni l'influence de l'chelle humaine1 en nous disant1 par exemple1 que les colonnes engages des piles de la cathdrale de ,reims sont bien plus grosses que celles d'une glise de village2 nous rpondons que les colonnes engages de la cathdrale de ,reims ne sont pas dans un rapport proportionnel avec des colonnes engages d'un difice quatre fois plus petit4 ,c'est matire de gomtrie4 ,prenons un monument franchement gothique1 la nef principale de la cathdrale d',amiens4 ,cette nef a1 d'axe en axe des piles1 #adm1#ej2 les colonnes centrales portent #am1#cf de diamtre1 et les quatre colonnettes engages qui cantonnent ces colonnes centrales1 #j1djem4 ,nous demandons que l'on nous indique une nef de la mme poque1 n'ayant que #gm1#be de largeur d'axe en axe des piles1 dont les colonnes centrales n'auraient que #j1fh c4 de diamtre et les colonnes engages #j1bj c41 c'est--dire tant dans un rapport exact de proportion avec la nef de la cathdrale d',amiens4 ,voici un monument qui se prsente propos1 construit en matriaux trs-rsistants1 tandis que ceux dont se compose la cathdrale d',amiens ne le sont que mdiocrement3 c'est la nef de l'glise de ,semur-en-,auxois1 btie en mme temps que celle de la cathdrale d',amiens4 ,la nef n'a en largeur qu'un peu moins de la moiti de celle-ci1 #fm1#bi4 ,or les colonnes centrales ont #am1#jh de diamtre1 et les colonnes engages qui les cantonnent1 #j1bg c41 au lieu de #j1fd c4 et #j1ai c4 ,ces rapports proportionnels que nous trouvons dans l'architecture antique n'existent donc pas ici2 notez que #j1djem font juste #ae pouces1 et #j1bg c41 #aj pouces1 et les colonnettes cantonnantes des piles de l'glise de ,semur sont les plus grles que nous connaissions de cette poque2 ordinairement ces colonnettes1 qui ont une si grande importance parce qu'elles portent en apparence les membres principaux de l'architecture1 ont1 dans les plus petits difices1 #j1cb c4 7#a pied71 dans les plus grands #j1dj c4 7#ae pouces72 par cas exceptionnel1 comme ,reims1 #j1di c4 7#ah pouces7#eh2 c'est--dire l'unit1 l'unit plus #a_/d1 l'unit plus #a_/b4 ,mais ce qui donne l'chelle d'un difice1 ce sont bien plus les mesures en hauteur que les mesures en largeur4 ,or1 dans cette petite glise de ,semur1 le niveau du dessus des bases est #am1#jf du sol1 et les piles n'ont que #em1#jj de haut1 compris le chapiteau1 jusqu'aux naissances des votes des bas-cts4 ,dans la cathdrale d',amiens1 les piles qui remplissent le mme objet ont #acm1#hj1 et le niveau du dessus des bases444 #am1#jf4 ,dans la cathdrale de ,reims1 les piles ont #aam1#bj de haut1 et les bases #am1#cj2 #am1#jf font juste #c pieds #c pouces2 #am1#cj1 #d pieds1 c'est--dire #c units #a_/d1 #d units4 ,les chapiteaux de ces piles de la nef d',amiens ont1 tout compris1 #am1#ad de haut2 ceux de ,reims1 #am1#ad1 c'est--dire #c pieds #f pouces2 ceux des petites piles de l'glise de ,semur1 #am1#jf1 comme les bases 7#c pieds #c pouces74 ,la nef de la cathdrale de ,reims a #cgm1#jj sous clef2 les colonnettes de son triforium ont #cm1#ej de haut4 ,la nef de la cathdrale d',amiens a #dbm1#jj sous clef2 les colonnes de son triforium ont de hauteur #cm1#jj4 ,la nef de l'glise de ,semur a1 sous clef1 #bdm1#jj2 les colonnettes de son triforium ont de hauteur #bm1#jj3 c'est le minimum1 parce que le triforium est un passage de service1 qu'il indique la prsence de l'homme2 aussi ne grandit-il pas en proportion de la dimension de l'difice4 ,les architectes1 au contraire1 mme lorsque1 comme ,amiens1 la construction les oblige donner au triforium une grande hauteur sous plafond1 rappellent1 par un dtail important1 trs-visible1 comme les colonnettes1 la dimension humaine4 ,c'est pour cela qu' la base des difices1 dans les intrieurs1 sous les grandes fentres1 les architectes ont le soin de plaquer des arcatures qui1 quelle que soit la dimension de ces difices1 ne sont toujours portes que par des colonnettes de #bm1#jj de hauteur au plus1 colonnettes qui sont ainsi1 tout au pourtour du monument1 la hauteur de l'oeil1 comme des moyens multiplis de rappeler l'chelle humaine1 et cela d'une faon d'autant plus frappante1 que ces colonnettes d'arcatures portent toujours sur un banc1 qui1 bien entendu1 est fait pour s'asseoir1 et n'a que la hauteur convenable cet usage1 c'est--dire de #j1dj #j1de c4 ,il va sans dire que les balustrades1 les appuis n'ont jamais1 quelle que soit la dimension des difices1 que la hauteur ncessaire1 c'est--dire #am1#jj 7#c pieds74 ,non-seulement la taille de l'homme1 mais aussi la dimension des matriaux dterminent l'chelle de l'architecture romaine et surtout de l'architecture gothique4 ,tout membre d'architecture doit tre pris dans une hauteur d'assise2 mais comme les pierres btir ne sont pas partout de la mme hauteur de banc1 c'est l o l'on reconnat la souplesse des principes de cette architecture4 ,avec un tact et un sentiment de l'art assez peu apprcis de nos jours1 l'architecte du moyen ge lve sa construction de faon la mettre d'accord avec la dimension de l'difice qu'il btit4 ,peu importe que les matriaux soient hauts ou bas1 il sait en mme temps le soumettre l'chelle impose par ces matriaux et aux proportions convenables un grand ou un petit monument4 ,supposons qu'il ne possde que des pierres calcaires dont la hauteur de banc est de #j1dj c4 au plus1 et qu'il veuille btir un difice d'une trs-grande dimension1 comme la faade de la cathdrale de ,paris1 par exemple2 admettons mme qu'il tienne donner cette faade de grandes proportions1 ou1 pour mieux dire1 une chelle suprieure l'chelle commune4 ,il lvera les soubassements en assises rgulires1 basses2 si1 dans ces soubassements1 il veut faire saillir des bandeaux1 il ne donnera ces bandeaux qu'une trs-faible hauteur1 et encore les fera-t-il tailler sur des profils fins1 dlicats1 afin de laisser la masse infrieure toute son importance2 il maintiendra les lignes horizontales1 comme indiquant mieux la stabilit4 ,arriv une certaine hauteur1 il sent qu'il faut viter l'uniformit convenable un soubassement1 que les lits horizontaux donns par les assises dtruiront l'effet des lignes verticales4 ,alors1 devant cette structure compose d'assises1 il place des colonnettes en dlit qui sont comme un dessin d'architecture indpendant de la structure2 il surmonte ces colonnettes d'arcatures prises dans des pierres poses de mme en dlit et appareilles de telle faon qu'on n'aperoive plus les joints de la construction3 ainsi donne-t-il son architecture les proportions qui lui conviennent1 et il laisse ces proportions d'autant plus de grandeur que1 derrire ce placage dcoratif1 l'oeil retrouve l'chelle vraie de la btisse1 celle qui est donne par la dimension des matriaux4 ,la grande galerie jour qui1 sous les tours1 termine la faade de ,notre-,dame de ,paris1 est un chef-d'oeuvre de ce genre4 ,la structure vraie1 comme un thme invariable1 se continue du haut en bas1 par assises rgles de #j1dj c4 de hauteur environ4 ,devant cette masse uniforme se dessine d'abord la galerie des ,rois1 avec ses colonnes monolithes de #j1be c4 de diamtre1 dresses entre des statues de #cm1#jj de hauteur4 ,puis vient se poser immdiatement une balustrade l'chelle humaine1 c'est--dire de #am1#jj de hauteur1 qui rend la galerie sa grandeur1 en rappelant1 prs des figures colossales1 la hauteur de l'homme4 ,au-dessus1 les assises horizontales2 le thme continue sans rien qui altre son effet4 ,l'oeuvre se termine par cette grande galerie verticale dont les colonnes monolithes ont #em1#aj de hauteur sur #j1ah c4 de diamtre1 couronne par une arcature et une corniche saillante1 haute1 ferme1 dans laquelle cependant l'ornementation et les profils se soumettent la dimension des matriaux 7voy4 ,,corniche1 fig4 #ag74 ,les tours s'lvent sur ce vaste soubassement2 elles se composent1 comme chacun sait1 de piles cantonnes de colonnettes engages bties par assises de #j1de c4 de hauteur2 mais pour que l'oeil1 cette distance1 puisse saisir la construction1 norme empilage d'assises1 dans les angles1 chacune de ces assises porte un crochet saillant se dcoupant sur les fonds ou sur le ciel4 ,ces longues sries de crochets1 marquant ainsi l'chelle de la construction1 rendent aux tours leur dimension vritable en faisant voir de combien d'assises elles se composent4 ,sur la faade de ,notre-,dame de ,paris1 l'chelle donne par la dimension de l'homme et par la nature des matriaux est donc soigneusement observe de la base au fate4 ,la statuaire1 qui sert de point de comparaison1 n'existe que dans les parties infrieures2 les couronnements en sont dpourvus1 et1 en cela1 l'architecte a procd sagement3 car1 dans un difice de cette hauteur1 si l'on place des statues sur les couronnements1 celles-ci paraissent trop petites lorsqu'elles ne dpassent pas du double au moins la dimension de l'homme2 elles crasent l'architecture lorsqu'elles sont colossales4 ,en entrant dans une glise ou une salle gothique1 chacun est dispos croire ces intrieurs beaucoup plus grands qu'ils ne le sont rellement2 c'est encore par une judicieuse application du principe de l'chelle humaine que ce rsultat est obtenu4 ,comme nous l'avons dit tout l'heure1 les bases des piles1 leurs chapiteaux1 les colonnettes des galeries suprieures rappellent diverses hauteurs la dimension de l'homme1 quelle que soit la proportion du monument4 ,de plus1 la multiplicit des lignes verticales ajoute singulirement l'lvation4 ,dans ces intrieurs1 les profils sont camards1 fins1 toujours pris dans des assises plus basses que celles des piles ou des parements4 ,les vides entre les meneaux des fentres ne dpassent jamais la largeur d'une baie ordinaire1 soit #am1#be 7#d pieds7 au plus4 ,si les fentres sont trs-larges1 ce sont les meneaux qui1 en se multipliant1 rappellent toujours ces dimensions auxquelles l'oeil est habitu1 et font qu'en effet ces fentres paraissent avoir leur largeur relle4 ,d'ailleurs ces baies sont garnies de panneaux de vitraux spars par des armatures en fer1 qui contribuent encore donner aux ouvertures vitres leur grandeur vraie2 et pour en revenir aux colonnes engages indfiniment allonges1 dans l'emploi desquelles les uns voient une dcadence ou plutt un oubli des rgles de l'antiquit sur les ordres1 les autres une influence d'un art tranger1 d'autres encore un produit du hasard1 elles ne sont que la consquence d'un principe qui n'a aucun point de rapport avec les principes de l'architecture antique4 ,d'abord il faut admettre que les ordres grecs n'existent plus1 parce qu'en effet ils n'ont aucune raison d'exister chez un peuple qui abandonne compltement la plate-bande pour l'arc4 ,la plate-bande n'tant plus admise1 le point d'appui n'est plus colonne1 c'est une pile4 ,la colonne qui porte une plate-bande est et doit tre diminue1 c'est--dire prsenter sa base une section plus large que sous le chapiteau2 c'est un besoin de l'oeil d'abord1 c'est aussi une loi de statique2 car la plate-bande tant un poids inerte1 il faut que le quillage sur lequel pose ce poids prsente une stabilit parfaite4 ,l'arc1 au contraire1 est une pesanteur agissante qui ne peut tre maintenue que par une action oppose4 ,quatre arcs qui reposent sur une pile se contre-buttent rciproquement1 et la pile n'est plus qu'une rsistance oppose la rsultante de ces actions opposes4 ,il ne viendra jamais la pense d'un architecte 7nous disons architecte qui construit7 de reposer quatre arcs sur une pile conique ou pyramidale4 ,il les bandera sur un cylindre ou un prisme1 puisqu'il sait que la rsultante des pressions obliques de ces quatre arcs1 s'ils sont gaux de diamtre1 d'paisseur et de charge1 passe dans l'axe de ce cylindre ou de ce prisme sans dvier4 ,il pourrait se contenter d'un poinon pos sur sa pointe pour porter ces arcs4 ,or1 comme nous l'avons assez fait ressortir dans l'article ,,construction1 le systme des votes et d'arcs adopt par les architectes du moyen ge n'tant autre chose qu'un systme d'quilibre des forces opposes les unes aux autres par des buttes ou des charges1 tout dans cette architecture tend se rsoudre en des pressions verticales1 et le systme d'quilibre tant admis1 comme il faut tout prvoir1 mme l'imperfection dans l'excution1 comme il faut compter sur des erreurs dans l'valuation des pressions obliques opposes ou charges1 et par consquent sur des dviations dans les rsultantes verticales1 mieux vaut dans ce cas une pile qui se prte ces dviations qu'une pile inflexible sur sa base4 ,en effet1 soit 7#a71 sur une pile ,a1 une rsultante de pressions qui1 au lieu d'tre parfaitement verticale1 soit oblique suivant la ligne ,,cd1 cette rsultante oblique tendra faire faire la pile le mouvement indiqu en ,b4 ,alors la pile sera broye sur ses artes4 ,mais soit1 au contraire1 sur une pile ,e1 une rsultante de pressions obliques1 la pile tendra pivoter sur sa base de manire ce que la rsultante rentre dans la verticale1 comme le dmontre le trac ,f4 ,alors1 si la pile est charge1 ce mouvement ne peut avoir aucun inconvnient srieux4 ,tout le monde peut faire cette exprience avec un cne sur le sommet ou la base duquel on appuierait le doigt4 ,dans le premier cas1 on fera sortir la base du plan horizontal2 dans le second1 le cne obira1 et moins de faire sortir le centre de gravit de la surface conique1 on sentira sous la pression une rsistance toujours aussi puissante4 ,ainsi laissons donc l les rapports de la colonne des ordres antiques1 qui n'ont rien faire avec le systme de construction de l'architecture du moyen ge4 ,ne comparons pas des modes opposs par leurs principes mmes4 ,les architectes gothiques et mme romans du ,nord n'ont pas1 proprement parler1 connu la colonne2 ils n'ont connu que la pile4 ,cette pile1 quand l'architecture se perfectionne1 ils la dcomposent en autant de membres qu'ils ont d'arcs porter2 rien n'est plus logique assurment4 ,ces membres ont des pressions gales ou peu prs gales recevoir2 ils admettent donc qu'en raison de l'tendue des monuments ils donneront chacun d'eux le diamtre convenable1 #a pied1 #ae pouces1 ou #ah pouces1 comme nous l'avons dmontr plus haut2 cela est encore trs-logique4 ,ils poseront ces membres runis sur une base unique1 non faite pour eux1 mais faite pour l'homme1 comme les portes1 les balustrades1 les marches1 les appuis sont faits pour l'homme et non pour les monuments2 cela n'est pas conforme la donne antique1 mais c'est encore conforme la logique1 car ce ne sont pas les difices qui entrent par leurs propres portes1 qui montent leurs propres degrs ou s'appuient sur leurs propres balustrades1 mais bien les hommes4 ,ces membres1 ou fractions de piles1 ces points d'appui ont1 celui-ci un arc soutenir cinq mtres du sol3 on l'arrte cette hauteur1 on pose son chapiteau 7qui n'est qu'un encorbellement propre recevoir le sommier de l'arc1 voy4 ,,chapiteau72 cet autre doit porter son arc huit mtres du sol3 il s'arrte son tour ce niveau2 le dernier recevra sa charge quinze mtres1 son chapiteau sera plac quinze mtres de hauteur4 ,cela n'est ni grec1 ni mme romain1 mais cela est toujours parfaitement logique4 ,la colonne engage gothique1 qui s'allonge ainsi ou se raccourcit suivant le niveau de la charge qu'elle doit porter1 n'a pas de module1 mais elle a son chelle1 qui est son diamtre2 elle est cylindrique et non conique1 parce qu'elle n'indique qu'un point d'appui recevant une charge passant par son axe1 et qu'en supposant mme une dviation dans la rsultante des pressions1 il est moins dangereux pour la stabilit de l'difice qu'elle puisse s'incliner comme le ferait un poteau1 que si elle avait une large assiette s'opposant ce mouvement4 ,son diamtre est aussi peu variable que possible1 quelle que soit la dimension de l'difice1 parce que ce diamtre uniforme1 auquel l'oeil s'habitue1 paraissant grle dans un vaste monument1 large dans un petit1 indique ainsi la dimension relle1 sert d'chelle1 en un mot1 comme les bases1 les arcatures1 balustrades1 etc4 ,mais comme les architectes du moyen ge ont le dsir manifeste de faire paratre les intrieurs des monuments grands 7ce qui n'est pas un mal71 ils vitent avec soin tout ce qui pourrait nuire cette grandeur4 ,ainsi ils vitent de placer des statues dans ces intrieurs1 si ce n'est dans les parties infrieures1 et1 alors1 ils ne leur donnent que la dimension humaine1 tout au plus4 ,l'ide de jeter des figures colossales sous une vote ou un plafond ne leur est jamais venue la pense1 parce qu'ils taient architectes1 qu'ils aimaient l'architecture et ne permettaient pas aux autres arts de dtruire l'effet qu'elle doit produire4 ,les sculpteurs n'en taient pas plus malheureux ou moins habiles pour faire de la statuaire l'chelle2 ils y trouvaient leur compte et l'architecture y trouvait le sien 7voy4 ,,statuaire74 ,que1 d'un point de dpart si vrai1 si logique1 si conforme aux principes invariables de tout art2 que1 de ce sentiment exquis de l'artiste se soumettant une loi rigoureuse sans affaiblir l'expression de son gnie personnel1 on en soit venu dresser dans une ville1 centre de ces coles dlicates et senses1 un monument comme l'arc de triomphe de l'toile1 c'est--dire hors d'chelle avec tout ce qui l'entoure1 une porte sous laquelle passerait une frgate mte2 un monument dont le mrite principal est de faire paratre la plus grande promenade de l',europe un bosquet d'arbrisseaux2 il faut que le sens de la vue ait t parmi nous singulirement fauss et que1 par une longue suite d'abus en matire d'art1 nous ayons perdu tout sentiment du vrai4 ,il y a plus d'un sicle dj1 le prsident ,de ,brosses#ei1 parlant de sa premire visite la basilique de ,saint-,pierre de ,rome1 dit que1 l'intrieur1 ce vaste difice ne lui sembla ni grand1 ni petit1 ni haut1 ni bas1 ni large1 ni troit4 ,il ajoute3 ,on ne s'aperoit de son norme tendue que par relation1 lorsqu'en considrant une chapelle1 on la trouve grande comme une cathdrale2 lorsqu'en mesurant un marmouset qui est l au pied d'une colonne1 on lui trouve un pouce gros comme le poignet4 ,tout cet difice1 par l'admirable justesse de ses proportions1 a la proprit de rduire les choses dmesures leur juste valeur4 ,voil une proprit bien heureuse6 ,faire un difice colossal pour qu'il ne paraisse que de dimension ordinaire1 faire des statues d'enfants de trois mtres de hauteur pour qu'elles paraissent tre des marmots de grandeur naturelle6 ,le prsident ,de ,brosses est cependant un homme d'esprit1 trs-clair1 aimant les arts2 ses lettres sont pleines d'apprciations trs-justes4 ,c'est qui1 depuis lui1 a rpt ce jugement d'amateur terrible1 a fait ,saint-,pierre de ,rome ce mauvais compliment4 ,on pourrait en dire autant de notre arc de triomphe de l'toile et de quelques autres de nos monuments modernes3 ,l'arc de l'toile1 par l'admirable justesse de ses proportions1 ne parat qu'une porte ordinaire2 il a la proprit de rduire tout ce qui l'entoure des dimensions tellement exigus1 que l'avenue des ,champs-lyses parat un sentier bord de haies et les voitures qui la parcourent des fourmis qui vont leurs affaires sur une trane de sable4 ,si c'est l le but de l'art1 le mont ,blanc est fait pour dsesprer tous les architectes1 car jamais ils n'arriveront faire un difice qui ait ce degr le mrite de rduire nant tout ce qui l'entoure4 ,dans la ville o nous nous vertuons lever des difices publics qui ne rappellent en rien l'chelle humaine1 percs de fentres tellement hors de proportion avec les services qu'elles sont destines clairer1 qu'il faut les couper en deux et en quatre par des planchers et des cloisons1 si bien que des pices prennent leurs jours ainsi que l'indique la figure ci-contre 7#b71 ce qui n'est ni beau ni commode2 que nous couronnons les corniches de ces difices de lucarnes avec lesquelles on ferait une faade raisonnable pour une habitation2 dans cette mme ville1 disons-nous1 on nous impose 7et l'dilit en soit loue67 des dimensions pour les hauteurs de nos maisons et de leurs tages4 ,la raison publique veut qu'on se tienne1 quand il s'agit d'difices privs1 dans les limites qu'imposent le bon sens et la salubrit4 ,voil qui n'est plus du tout conforme la logique1 car les difices publics 7ou nous nous abusons trangement7 sont faits pour les hommes aussi bien que les maisons1 et nous ne grandissons pas du double ou du triple quand nous y entrons4 ,pourquoi donc ces difices sont-ils hors d'chelle avec nous1 avec nos besoins et nos habitudes8444 ,cela est plus majestueux1 dit-on4 ,mais la faade de ,notre-,dame de ,paris est suffisamment majestueuse1 et elle est l'chelle de notre faiblesse humaine2 elle est grande1 elle parat telle1 mais les maisons qui l'entourent sont toujours des maisons et ne ressemblent pas des botes souris1 parce que1 sur cette faade de ,notre-,dame1 si grande qu'elle soit1 les architectes ont eu le soin de rappeler1 du haut en bas1 cette chelle humaine1 chelle infime1 nous le voulons bien1 mais dont nous ne sommes pas les auteurs4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,note #ef3 ,voy4 le curieux bas-relief qui se trouve la base du portail mridional de ,notre-,dame de ,paris1 et qui reprsente un colier attach une chelle2 d'autres coliers l'entourent et paraissent le bafouer4 ,sur la poitrine du coupable est attach un petit criteau carr sur lequel sont graves ces lettres ,p4 ,,favs4,s4 por faus sermens4 ,note #eg3 ,annales archol41 de ,m4 ,didron4 ,t4 ,,ii4 ,de l'art et de l'archologie4 ,note #eh3 ,dans l'architecture champenoise du ,x,i,i,ie sicle1 les colonnes sont d'un plus fort diamtre que dans l'cole de l'le-de-,france4 ,les plus grles se trouvent dans l'cole bourguignonne1 et cela tient la rsistance extraordinaire des matriaux de cette province4 ,note #ei3 ,lettres familires crites d',italie en #agdj1 par ,c4 ,de ,brosses4 ,t4 ,,ii4 p4 #c4 ,,chiffre 7,mur d'74 ,c'est le mur sur lequel s'appuient les marches d'un escalier1 quand ce mur ne dpasse pas les niveaux ressautants du degr 7voy4 ,,escalier74 ,,cole1 s4 f4 ,pendant le moyen ge1 il y a eu1 sur le territoire de la ,france de nos jours1 plusieurs coles1 soit pendant l'poque romane1 soit pendant la priode gothique4 ,les coles romanes sont sorties1 la plupart1 des tablissements monastiques2 quelques-unes1 comme l'cole romane de l'le-de-,france et de ,normandie1 tiennent l'organisation politique de ces contres2 d'autres1 comme les coles de la ,provence et d'une partie du ,languedoc1 ne sont que l'expression du systme des municipalits romaines qui1 dans ces contres1 se conserva jusqu' l'poque de la guerre des ,albigeois2 ces dernires coles suivent1 plus que toute autre1 les traditions de l'architecture antique4 ,d'autres encore1 comme les coles du ,prigord1 de la ,saintonge1 de l',angoumois et d'une partie du ,poitou1 ont subi1 vers le ,x,ie sicle1 les influences de l'art byzantin4 ,on ne compte1 dans nos provinces1 que quatre coles pendant la priode gothique3 l'cole de l'le-de-,france1 du ,soissonnais1 du ,beauvoisis2 l'cole bourguignonne2 l'cole champenoise1 et l'cole normande 7voy41 pour les dveloppements1 les articles ,,architecture religieuse1 monastique1 ,,cath,,drale1 ,,clocher1 ,,construction1 ,,glise1 ,,peinture1 ,,sculpture1 ,,statuaire74 ,,cu1 s4 m4 7voy4 ,,armoiries74 ,,glise ,,personnifi,e1 ,,synagogue ,,personnifi,e4 ,vers le commencement du ,x,i,i,ie sicle1 les constructeurs de nos cathdrales1 se conformant l'esprit du temps1 voulurent retracer sur les portails de ces grands difices la fois religieux et civils1 non-seulement l'histoire du monde1 mais tout ce qui se rattache la cration et aux connaissances de l'homme1 ses penchants bons ou mauvais 7voy4 ,,cath,,drale74 ,en sculptant sous les voussures de ces portails et les vastes brasements des portes les scnes de l',ancien ,testament et celles du ,nouveau1 ils prtendirent cependant indiquer la foule des fidles la distinction qu'il faut tablir entre la loi ,nouvelle et l',ancienne2 c'est pourquoi1 une place apparente1 sur ces faades1 ils posrent deux statues de femme1 l'une tenant un tendard qui se brise dans ses mains1 ayant une couronne renverse ses pieds1 laissant chapper des tablettes1 baissant la tte1 les yeux voils par un bandeau ou par un dragon qui s'enroule autour de son front3 c'est l',ancienne loi1 la ,synagogue1 reine dchue dont la gloire est passe1 aveugle par l'esprit du mal1 ou incapable au moins de connatre les vrits ternelles de la ,nouvelle loi4 ,l'autre statue de femme porte la couronne en tte1 le front lev2 son expression est fire2 elle tient d'une main l'tendard de la foi1 de l'autre un calice2 elle triomphe et se tourne du ct de l'assemble des aptres1 au milieu de laquelle se dresse le ,christ enseignant3 c'est la loi ,nouvelle1 l'glise4 ,ce beau programme tait rempli de la faon la plus complte sur le portail de la cathdrale de ,paris4 ,les statues de l'glise et de la ,synagogue se voyaient encore des deux cts de la porte principale1 la fin du dernier sicle1 dans de larges niches pratiques sur la face des contre-forts3 l'glise la droite du ,christ entour des aptres1 la ,synagogue la gauche#fj4 ,nous ne possdons plus en ,france qu'un trs-petit nombre de ces statues4 ,l'glise de ,saint-,seurin de ,bordeaux a conserv les siennes1 ainsi que la cathdrale de ,strasbourg4 ,l'glise et la ,synagogue manquent parmi les statues de nos grandes cathdrales vraiment franaises1 comme ,chartres1 ,amiens1 ,reims1 ,bourges2 elles n'existent qu' ,paris4 ,on doit observer ce propos que les statues de l'glise et de la ,synagogue1 mises en parallle et occupant des places trs-apparentes1 ne se trouvent que dans des villes o il existait1 au moyen ge1 des populations juives nombreuses4 ,il n'y avait que peu ou point de juifs ,chartres1 ,reims1 ,bourges1 ,amiens2 tandis qu' ,paris1 ,bordeaux1 dans les villes du ,rhin1 en ,allemagne1 les familles juives taient considrables1 et furent souvent l'objet de perscutions4 ,la partie infrieure de la faade de ,notre-,dame de ,paris ayant t btie sous ,philippe-,auguste1 ennemi des juifs1 il n'est pas surprenant qu'on ait1 cette poque1 voulu faire voir la foule l'tat d'infriorit dans lequel on tenait maintenir l',ancienne loi4 ,bordeaux1 ville passablement peuple de juifs1 au ,x,i,i,ie sicle1 les artistes statuaires qui sculptrent les figures du portail mridional de ,saint-,seurin ne se bornrent pas poser un bandeau sur les yeux de la ,synagogue1 ils entourrent sa tte d'un dragon 7#a71 ainsi que l'avaient fait les artistes parisiens4 ,la ,synagogue de ,saint-,seurin de ,bordeaux a laiss choir sa couronne ses pieds2 elle ne tient que le tronon de son tendard et ses tablettes sont renverses2 sa ceinture est attache une bourse4 ,est-ce un emblme des richesses que l'on supposait aux juifs8 ,en ,a est un dtail de la tte de cette statue4 la cathdrale de ,bamberg1 dont la statuaire est si remarquable et rappelle1 plus qu'aucune autre en ,allemagne1 les bonnes coles franaises des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles1 les reprsentations de l'glise et de la ,synagogue existent encore des deux cts du portail nord2 et1 fait curieux en ce qu'il se rattache peut-tre quelque acte politique de l'poque1 bien que ce portail soit du ,x,i,ie sicle1 les deux statues de l',ancienne et de la ,nouvelle loi sont de #abcj environ2 de plus1 elles sont accompagnes de figures accessoires qui leur donnent une signification plus marque que partout ailleurs4 ,la ,synagogue de la cathdrale de ,bamberg 7#b7 repose sur une colonne laquelle est adosse une petite figure de juif1 facile reconnatre son bonnet pointu#fa4 ,au-dessus de cette statuette est un diable dont les jambes sont pourvues d'ailes2 il s'appuie sur le bonnet du juif4 ,la statue de l',ancienne loi est belle2 ses yeux sont voils par un bandeau d'toffe2 de la main gauche elle laisse chapper cinq tablettes1 et de la droite elle tient peine son tendard bris4 ,on ne voit pas de couronne ses pieds4 ,en pendant1 la gauche du spectateur1 par consquent la droite de la porte1 l'glise repose de mme sur une colonnette dont le ft1 sa partie infrieure1 est occup par une figure assise ayant un phylactre dploy sur ses genoux 7#c72 de la main droite 7mutile aujourd'hui71 ce personnage parat bnir2 la tte manque1 ce qui nous embarrasse un peu pour dsigner cette statuette que cependant nous croyons tre le ,christ4 ,au-dessus sont les quatre vanglistes1 c'est--dire en bas le lion et le boeuf1 au-dessus l'aigle et l'ange4 ,malheureusement les deux bras de la loi ,nouvelle sont briss4 ,au geste1 on reconnat toutefois qu'elle tenait l'tendard de la main droite et le calice de la gauche4 ,cette statue1 d'une belle excution1 pleine de noblesse1 et nullement manire comme le sont dj les statues de cette poque en ,allemagne1 est couronne4 ,elle est1 ainsi que son pendant1 couverte par un dais4 ,la cathdrale de ,strasbourg conserve encore1 des deux cts de son portail mridional1 qui date du ,x,i,ie sicle1 deux statues de l'glise et de la ,synagogue sculptes vers le milieu du ,x,i,i,ie sicle4 ,ainsi ces reprsentations sculptes sur les portails des glises paraissent avoir t faites de #abaj #abfj1 c'est--dire pendant la priode particulirement funeste aux juifs1 celle o ils furent perscuts avec le plus d'nergie en ,occident4 ,la ,synagogue de la cathdrale de ,strasbourg que nous donnons 7#d7 a les yeux bands2 son tendard se brise dans sa main2 son bras gauche1 pendant1 laisse tomber les tables4 ,l'glise 7#e7 est une gracieuse figure1 presque souriante1 sculpte avec une finesse rare dans ce beau grs rouge des ,vosges qui prend la couleur du bronze4 ,cette manire de personnifier la religion chrtienne et la religion juive n'est pas la seule4 ,nous voyons au-dessus de la porte mridionale de la cathdrale de ,worms1 dans le tympan du gble qui surmonte cette porte1 une grande figure de femme couronne1 tenant un calice de la main droite comme on tient un vase dans lequel on se fait verser un liquide4 ,cette femme couronne 7#f7 est firement assise sur une bte ayant quatre ttes1 aigle1 lion1 boeuf1 homme2 quatre jambes1 pied humain1 pied fendu1 patte de lion et serre d'aigle3 c'est encore la ,nouvelle loi4 ,dans le tympan de la porte qui surmonte cette statue1 on voit un couronnement de la ,vierge2 dans les voussures1 la ,nativit1 l'arche de ,no1 ,adam et ve1 le crucifiement1 les trois femmes au tombeau1 ,jsus-,christ ressuscitant et des prophtes4 ,parmi les statues des brasements1 on remarque l'glise et la ,synagogue4 ,la religion chrtienne porte l'tendard lev1 elle est couronne2 la religion juive a les yeux bands1 elle gorge un bouc2 sa couronne tombe d'un ct1 ses tablettes de l'autre4 ,nous trouvons l'explication tendue de la statue assise sur la bte quatre ttes dans le manuscrit d',herrade de ,landsberg1 le ,hortus deliciarum1 dpos aujourd'hui dans la bibliothque de ,strasbourg#fb4 ,l'une des vignettes de ce manuscrit reprsente le ,christ en croix4 ,au-dessus des deux bras de la croix1 on voit le soleil qui pleure et la lune1 puis les voiles du temple dchirs4 ,au-dessous1 deux ,romains tenant l'un la lance1 l'autre l'ponge imprgne de vinaigre et de fiel2 la ,vierge1 saint ,jean et les deux larrons4 ,sur le premier plan1 la droite du ,sauveur1 une femme couronne assise1 comme celle de la cathdrale de ,worms1 sur la bte1 symbole des quatre vangiles2 elle tend une coupe dans laquelle tombe le sang du ,christ2 dans la main gauche1 elle porte un tendard termin par une croix4 la gauche du divin supplici est une autre femme1 assise sur un ne dont les pieds buttent dans des cordes noues2 la femme a les jambes nues2 un voile tombe sur ses yeux2 sa main droite tient un couteau1 sa main gauche des tablettes2 sur son giron repose un bouc2 son tendard est renvers4 ,en bas de la miniature1 des morts sortent de leurs tombeaux4 ,bien que la sculpture de ,worms date du milieu du ,x,i,i,ie sicle1 elle nous donne1 en statuaire d'un beau style1 un fragment de cette scne si compltement trace au ,x,i,ie par ,herrade de ,landsberg1 c'est--dire l'glise recueillant le sang du ,sauveur assise sur les quatre vangiles4 ,la femme porte par l'ne buttant personnifie la ,synagogue3 c'tait traiter l',ancien ,testament avec quelque duret4 ,souvent1 dans nos vitraux franais1 on voit de mme un ,christ en croix avec l'glise et la ,synagogue ses cts1 mais reprsentes sans leurs montures1 l'glise recueillant le sang du ,sauveur dans un calice1 et la ,synagogue voile1 se dtournant comme les statues de ,bamberg et de ,strasbourg1 ou tenant un jeune bouc qu'elle gorge4 ,villard de ,honnecourt parat1 dans la vignette #eg;e de son manuscrit1 avoir copi une de ces figures de l'glise sur un vitrail ou peut-tre sur une peinture de son temps4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,note #fj3 ,ces deux statues furent renverses en aot #agib4 ,elles viennent d'tre replaces4 ,note #fa3 ,personne n'ignore qu'au moyen ge1 dans les villes1 les juifs taient obligs de porter un bonnet d'une forme particulire1 ressemblant assez celle d'un entonnoir ou d'une lampe de suspension renverse4 ,note #fb3 ,ce manuscrit est une sorte d'encyclopdie2 il date du ,x,i,ie sicle4 ,plusieurs de ses miniatures ont t reproduites par nous dans le ,dictionnaire du mobilier franais4 ,,glise1 s4 f4 ,lieu de runion des fidles4 ,pendant le moyen ge1 on a divis les glises en glises cathdrales1 abbatiales1 conventuelles1 collgiales et paroissiales4 ,les glises paroissiales se trouvaient sous la juridiction piscopale ou sous celle des abbs2 aussi c'tait qui1 des vques et des abbs1 auraient gouverner un nombre de paroisses plus considrable2 de l une des premires causes du nombre prodigieux d'glises paroissiales leves dans les villes et les bourgades pendant les ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles1 c'est--dire l'poque de la lutte entame entre le pouvoir monastique et le pouvoir piscopal4 ,d'ailleurs1 la division1 l'antagonisme existent dans toutes les institutions religieuses ou politiques du moyen ge2 chacun1 dans l'ordre civil comme dans l'ordre spirituel1 veut avoir une part distincte4 ,les grandes abbayes1 ds le ,x,ie sicle1 cherchrent mettre de l'unit au milieu de ce morcellement gnral2 mais il devint bientt vident que l'institut monastique tablissait cette unit son propre avantage2 l'piscopat le reconnut assez tt pour profiter du dveloppement municipal du ,x,i,ie sicle et ramener les populations vers lui1 soit en btissant d'immenses cathdrales1 soit en faisant reconstruire1 surtout dans les villes1 les glises paroissiales sur de plus grandes proportions4 ,si nous parcourons1 en effet1 les villes de la ,france1 au nord de la ,loire1 nous voyons que1 non-seulement toutes les cathdrales1 mais aussi les glises paroissiales1 sont rebties pendant la priode comprise entre #aaej et #abej4 ,ce mouvement1 provoqu par l'piscopat1 encourag par la noblesse sculire1 qui voyait dans les abbs des seigneurs fodaux trop puissants1 fut suivi avec ardeur par les populations urbaines1 chez lesquelles l'glise tait alors un signe d'indpendance et d'unit4 ,aussi1 du ,x,i,ie au ,x,i,i,ie sicle1 l'argent affluait pour btir ces grandes cathdrales et les paroisses qui se groupaient autour d'elles4 ,les glises abbatiales des clunisiens avaient fait cole1 c'est--dire que les paroisses qui en dpendaient imitaient1 autant que possible1 et dans des proportions plus modestes1 ces monuments types4 ,il en fut de mme pour les cathdrales lorsqu'on les rebtit la fin du ,x,i,ie sicle et au commencement du ,x,i,i,ie2 elles servirent de modles pour les paroisses qui s'levaient dans le diocse4 ,il ne faudrait pas croire cependant que ces petits monuments fussent des rductions des grands2 l'imitation se bornait sagement adopter les mthodes de construire1 les dispositions de dtail1 l'ornementation et certains caractres iconographiques des vastes glises abbatiales ou des cathdrales4 ,vers le ,ve sicle1 lorsque le nouveau culte put s'exercer publiquement1 deux principes eurent une action marque dans la construction des glises en ,occident3 la tradition des basiliques antiques qui1 parmi les monuments paens1 servirent les premiers de lieu de runion pour les fidles2 puis le souvenir des sanctuaires vnrables creuss sous terre1 des cryptes qui avaient renferm les restes des martyrs1 et dans lesquelles les saints mystres avaient t pratiqus pendant les jours de perscution4 ,rien ne ressemble moins une crypte qu'une basilique romaine2 cependant la basilique romaine possde1 son extrmit oppose l'entre1 un hmicycle vot en cul-de-four1 le tribunal4 ,c'est l que1 dans les premires glises chrtiennes1 on tablit le sige de l'vque ou du ministre ecclsiastique qui le remplaait2 autour de lui se rangeaient les clercs2 l'autel tait plac en avant1 l'entre de l'hmicycle relev de plusieurs marches4 ,les fidles se tenaient dans les nefs1 les hommes d'un ct1 les femmes de l'autre4 ,habituellement nos premires glises franaises possdent1 sous l'hmicycle1 l'abside1 une crypte dans laquelle tait dpos un corps saint1 et quelquefois le fond de l'glise lui-mme rappelle les dispositions de ces constructions souterraines1 bien que la nef conserve la physionomie de la basilique antique4 ,ces deux genres de constructions si opposs laissent longtemps des traces dans nos glises1 et les sanctuaires sont vots1 levs suivant la mthode concrte des difices romains btis en briques et blocages1 que les nefs ne consistent qu'en des murs lgers reposant sur des rangs de piles avec une couverture en charpente comme les basiliques antiques4 ,nous ne possdons sur les glises primitives du sol de la ,france que des donnes trs-vagues1 et ce n'est gure qu' dater du ,xe sicle que nous pouvons nous faire une ide passablement exacte de ce qu'taient ces difices2 encore1 cette poque1 prsentaient-ils des varits suivant les provinces au milieu desquelles on les levait4 ,les glises primitives de l'le-de-,france ne ressemblent pas celles de l',auvergne2 celles-ci ne rappellent en rien les glises de la ,champagne1 ou de la ,normandie1 ou du ,poitou4 ,les monuments religieux du ,languedoc diffrent essentiellement de ceux levs en ,bourgogne4 ,chaque province1 pendant la priode romane1 possdait son cole1 issue de traditions diverses4 ,partout l'influence latine se fait jour d'abord2 elle s'altre plus ou moins1 suivant que ces provinces se mettent en rapport avec des centres actifs de civilisation voisins ou trouvent dans leur propre sein des ferments nouveaux4 ,l',auvergne1 par exemple1 qui1 depuis des sicles1 passe pour une des provinces de ,france les plus arrires1 possdait1 au ,x,ie sicle1 un art trs-avanc1 trs-complet1 qui lui permit d'lever des glises belles et solides1 encore debout aujourd'hui4 ,la ,champagne1 de toutes les provinces franaises1 la ,provence excepte1 est celle qui garda le plus longtemps les traditions latines1 peut-tre parce que son territoire renfermait encore1 dans les premiers sicles du moyen ge1 un grand nombre d'difices romains4 ,il en est de mme du ,soissonnais4 ,en ,occident1 prs des rivages de l',ocan1 nous trouvons1 au contraire1 ds le ,xe sicle1 une influence byzantine marque dans la construction des difices religieux4 ,cette influence byzantine se fait jour l',est le long des rives du ,rhin1 mais elle prend une autre allure4 ,ayant maintes fois1 dans ce ,dictionnaire1 l'occasion de nous occuper des glises et des diverses parties qui entrent dans leur construction 7voy4 ,,abside1 ,,architecture ,,religieuse1 ,,cath,,drale1 ,,chapelle1 ,,choeur1 ,,clocher1 ,,construction1 ,,nef1 ,,trav,e71 nous nous bornerons signaler ici les caractres gnraux qui peuvent aider classer les glises par coles et par poques4 ,,cole ,,fran,,aise4 ,l'une des plus anciennes glises de l'cole franaise1 proprement dite1 est la ,basse-,o,euvre de ,beauvais1 dont la nef appartient au ,v,i,i,ie ou ,i,xe sicle4 ,cette nef est celle d'une basilique romaine avec ses collatraux4 ,elle se compose de deux murs percs de fentres termines en plein cintre1 de deux rangs de piliers section carre portant des archivoltes plein cintre et les murs suprieurs percs galement de fentres4 ,cette construction si simple tait couverte par une charpente apparente4 ,l'abside1 dtruite aujourd'hui1 se composait probablement d'un hmicycle couvert en cul-de-four2 existait-il un transsept8 c'est ce que nous ne saurions dire4 ,quant la faade reconstruite au ,x,ie sicle1 elle tait vraisemblablement prcde1 dans l'origine1 d'un portique ou d'un narthex1 suivant l'usage de l'glise primitive4 ,la construction de cet difice est encore toute romaine1 avec parements de petits moellons faces carres et cordons de brique4 ,nulle apparence de dcoration1 si ce n'est sur la faade leve postrieurement4 ,il faut voir l l'glise franco-latine dans sa simplicit grossire4 ,les murs1 l'intrieur1 devaient tre dcors de peintures1 puisque les auteurs qui s'occupent des monuments religieux mrovingiens et carlovingiens1 ,grgoire de ,tours en tte1 parlent sans cesse des peintures qui tapissaient les glises de leur temps4 ,les fentres devaient tre fermes de treillis de pierre ou de bois dans lesquels s'enchssaient des morceaux de verre ou de gypse 7voy4 ,,fen,,tre74 ,l'ancien ,beauvoisis conserve encore d'autres glises peu prs contemporaines de la ,basse-,o,euvre1 mais plus petites1 sans collatraux1 et ne se composant que d'une salle quadrangulaire avec abside carre ou semi-circulaire4 ,ce sont de vritables granges4 ,telles sont les glises d',abbecourt1 d',auviller1 de ,bailleval1 de ,bresles#fc4 ,ces glises n'taient point votes1 mais couvertes par des charpentes apparentes4 ,nous voyons cette tradition persister jusque vers le commencement du ,x,i,ie sicle4 ,les nefs continuent tre lambrisses2 les sanctuaires seuls1 carrs gnralement1 sont petits et vots4 ,les transsepts apparaissent rarement2 mais1 quand ils existent1 ils sont trs-prononcs1 dbordant les nefs de toute leur largeur4 ,l'glise de ,montmille#fd est une des plus caractrises parmi ces dernires4 ,la nef avec ses collatraux tait lambrisse ainsi que le transsept4 ,quatre arcs doubleaux1 sur la croise1 portaient une tour trs-probablement2 le choeur seul est vot4 ,ds le ,x,ie sicle1 on construit ,paris l'glise du prieur de ,saint-,martin-des-,champs de l'ordre de ,cluny1 dont le choeur existe encore4 ,dj1 dans cet difice1 le sanctuaire est entour d'un bas-ct avec chapelles rayonnantes#fe4 ,mme disposition dans l'glise abbatiale de ,morienval 7,oise71 qui date du commencement du ,x,ie sicle4 ,mais c'est au ,x,i,ie sicle que1 dans l'le-de-,france1 l'architecture religieuse prend un grand essor4 ,au milieu de ce sicle1 l'abb ,suger btit l'glise abbatiale de ,saint-,denis avec nombreuses chapelles rayonnantes autour du choeur4 ,immdiatement aprs s'lvent les cathdrales de ,noyon1 de ,senlis#ff1 de ,paris#fg1 l'glise abbatiale de ,saint-,germer1 les glises de ,saint-,maclou1 de ,pontoise1 dont il ne reste que quelques parties anciennes l'abside1 les glises de ,bagneux et d',arcueil1 celle de l'abbaye de ,montmartre1 la petite glise de ,saint-,julien-le-,pauvre ,paris1 celle de ,vernouillet1 de ,vtheuil dont le choeur seul du ,x,i,ie sicle subsiste1 l'glise de ,nesles 7,seine-et-,oise71 le choeur de l'glise abbatiale de ,saint-,germain-des-,prs ,paris1 les glises de ,saint-tienne de ,beauvais#fh1 de ,saint-vremont de ,creil1 de ,saint-,martin de ,laon1 l'glise abbatiale de ,saint-,leu d',esserent 7,oise71 la cathdrale de ,soissons#fi4 ,note #fc3 ,voy4 les ,monuments de l'ancien ,beauvoisis1 par ,m4 ,e4 ,woillez4 ,paris1 #ahci-ahdi4 ,note #fd3 ,prieur de ,montmille1 glise de ,saint-,maxien1 ,x,ie sicle4 ,note #fe3 ,presque toutes les votes hautes et basses de ce choeur ont t remanies vers la fin du ,x,i,ie sicle4 ,note #ff3 ,au ,x,i,ie sicle1 la cathdrale de ,senlis n'avait pas de transsept4 ,note #fg3 ,tout fait supposer que le plan de la cathdrale de ,paris avait t primitivement conu sans transsept1 comme l'glise ,notre-,dame de ,mantes et l'glise collgiale de ,poissy1 et plus tard la cathdrale de ,bourges4 ,note #fh3 ,la nef seule date du ,x,i,ie sicle1 le choeur a t rebti4 ,note #fi3 ,il ne s'agit ici que du bras de croix mridional de cette cathdrale4 ,,cole ,,franco-,,champenoise4 ,cette cole est un driv de la prcdente2 mais elle emprunte certains caractres l'cole champenoise1 qui est plus robuste et conserve des traditions de l'architecture antique4 ,les matriaux de la ,brie sont peu rsistants1 et les constructeurs ont tenu compte de leur dfaut de solidit en donnant aux piliers1 aux murs1 une plus forte paisseur1 en tenant leurs difices plus trapus que dans l'le-de-,france proprement dite4 ,la cathdrale de ,meaux appartient encore entirement l'cole franaise#gj2 mais l'influence de l'cole champenoise se fait sentir la fin du ,x,i,ie sicle dans les glises de ,saint-,quiriace de ,provins1 de ,moret#ga1 de ,nemours1 de ,champeaux1 de ,brie-,comte-,robert4 ,note #gj3 ,la cathdrale de ,meaux a t modifie depuis la fin du ,x,i,ie sicle1 poque de sa construction 7voy4 ,,cath,,drale74 ,note #ga3 ,le choeur seul date du ,x,i,ie sicle2 il est dpourvu de bas-cts4 ,,cole ,,champenoise4 ,c'est une des plus brillantes2 elle se dveloppe rapidement1 et ses premiers essais sont considrables4 ,les glises champenoises des ,xe et ,x,ie sicles possdaient1 comme celles de l'le-de-,france1 des nefs couvertes en charpente2 alors les sanctuaires seuls taient vots4 ,la grande glise abbatiale de ,saint-,remy de ,reims1 d'une tendue peu commune1 se composait d'une nef lambrisse avec doubles bas-cts vots deux tages4 ,un choeur vaste1 avec bas-cts et chapelles1 remplaa1 au ,x,i,ie sicle1 les absides en cul-de-four#gb4 ,l'glise de ,notre-,dame de ,chlons-sur-,marne ne portait1 sur la nef centrale1 que des charpentes4 ,lorsqu'au ,x,i,ie sicle on reconstruisit le choeur de cette glise1 on leva des votes sur la nef4 ,les glises importantes de la basse ,champagne possdent1 comme celles de l'le-de-,france1 des galeries votes au-dessus des bas-cts1 comprenant la largeur de ces collatraux4 ,au ,x,i,ie sicle1 on lve1 dans la haute ,champagne1 des glises qui se rapprochent encore davantage de l'architecture antique romaine et qui se fondent dans l'cole bourguignonne3 telle est1 par exemple1 la cathdrale de ,saint-,mamms ,langres1 et plus tard la charmante glise de ,montirender1 les glises d',isomes et de ,saint-,jean-,baptiste ,chaumont4 ,note #gb3 ,la nef de ,saint-,remy de ,reims1 qui date du ,xe sicle1 fut vote au ,x,i,ie4 ,ces votes furent refaites en lattis et pltre il y a peu d'annes4 ,,cole ,,bourguignonne4 ,elle nat chez les clunisiens4 ,ds le ,x,ie sicle1 elle renonce aux charpentes sur les nefs2 elle fait1 la premire1 des efforts persistants pour allier la vote au plan de la basilique antique4 ,nous en avons un exemple complet dans la nef de l'glise abbatiale de ,vzelay4 ,au ,x,i,ie sicle1 cette cole est puissante1 btit en grands et solides matriaux2 elle prend aux restes des difices antiques certains dtails d'architecture1 tels que les pilastres cannels1 par exemple1 les corniches modillons2 elle couvre le sol d'une grande quantit d'glises dont nous citons seulement les principales3 ,cluny1 ,vzelay1 la ,charit-sur-,loire1 d'abord2 puis les glises de ,paray-le-,monial1 de ,semur-en-,brionnais1 de ,chteauneuf1 de ,saulieu1 de ,beaune1 de ,saint-,philibert de ,dijon1 de ,montrale 7,yonne71 la fin du ,x,i,ie sicle4 ,l'cole bourguignonne abandonne difficilement les traditions romanes1 et pendant que dj on construisait1 dans l'le-de-,france et la basse ,champagne1 des glises qui prsentent tous les caractres de l'architecture gothique1 on suivait en ,bourgogne1 avec succs1 les mthodes clunisiennes en les perfectionnant4 ,,cole ,,auvergnate4 ,elle peut passer pour la plus belle cole romane2 seule1 elle sut1 ds le ,x,ie sicle1 lever des glises entirement votes et parfaitement solides2 aussi1 le type trouv1 elle ne s'en carte pas4 la fin du ,x,ie sicle et pendant le ,x,i,ie1 on btissait1 dans cette province1 l'glise de ,saint-,paul d',issoire1 la cathdrale du ,puy-en-,vlay1 les glises de ,saint-,nectaire1 de ,notre-,dame-du-,port 7,clermont71 de ,saint-,julien de ,brioude1 et quantit de petits monuments peu prs tous conus d'aprs le mme principe4 ,cette cole s'tendait1 au nord1 jusque sur les bords de l',allier1 breuil1 ,chtel-,montagne1 ,cogniat1 jusqu' ,nevers dans la construction de l'glise de ,saint-tienne2 au sud1 jusqu' ,toulouse 7glise de ,saint-,sernin71 et mme jusqu' ,saint-,papoul4 ,,cole ,,poitevine4 ,trs-fconde en monuments1 cause de la quantit et de la qualit des matriaux calcaires1 cette cole est moins avance que l'cole auvergnate2 elle possde un degr moins lev le sentiment des belles dispositions4 ,comme cette dernire1 elle sut btir des glises votes durables1 ds le ,x,ie sicle1 en contre-buttant les votes en berceau des grandes nefs par celles des collatraux1 mais sans les galeries de premier tage des glises d',auvergne1 c'est--dire que les glises romanes du ,poitou se composent gnralement de trois nefs peu prs gales en hauteur sous clef1 votes au moyen de trois berceaux1 celui central plus large que les deux autres2 tandis que les glises auvergnates comprennent des collatraux vots en artes1 avec galeries suprieures votes en demi-berceaux1 contre-buttant le berceau central#gc4 ,dans le ,poitou1 et en ,auvergne trs-anciennement1 les sanctuaires sont entours d'un bas-ct avec chapelles rayonnantes1 comme dans l'glise de ,saint-,savin prs ,poitiers1 qui date du ,x,ie sicle1 dans l'glise haute de ,chauvigny 7commencement du ,x,i,ie sicle74 ,l'cole poitevine se soumet des influences diverses4 ,en dehors du principe dcrit ci-dessus1 elle admet le systme des coupoles de l'cole de la ,saintonge et du ,prigord1 comme dans la construction de l'glise ,saint-,hilaire de ,poitiers1 et dans celle de ,sainte-,radegonde1 comprenant une seule nef4 ,au ,x,i,ie sicle1 l'cole de l',ouest 7du ,prigord et de la ,saintonge7 eut une si puissante influence qu'elle touffa non-seulement l'cole poitevine1 mais qu'elle pntra jusque dans le ,limousin et le ,quercy au sud1 et1 au nord1 jusque dans l',anjou et le ,maine4 ,note #gc3 ,voy4 ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #aj4 ,,cole ,,du ,p,,rigord4 ,son type primitif se trouve ,prigueux dans l'ancienne cathdrale de cette ville1 et dans l'glise abbatiale de ,saint-,front2 c'est une importation byzantine#gd4 ,le principe de cette cole est celui de la coupole porte sur pendentifs4 ,dans un temps o la plupart des coles romanes en ,france ne savaient trop comment rsoudre le problme consistant poser des votes sur les plans de la basilique antique1 cette importation trangre dut avoir et eut en effet un grand succs4 ,on abandonna donc1 dans les provinces de l',ouest1 pendant les ,x,ie et ,x,i,ie sicles1 sauf de rares exceptions1 le plan romain pour adopter le plan byzantin4 ,les provinces plus particulirement attaches aux traditions latines1 comme l'le-de-,france1 la ,champagne et la ,bourgogne1 rsistrent seules cette nouvelle influence et poursuivirent la solution du problme pos1 ce qui les conduisit au systme de construction gothique4 ,outre les deux types que nous venons de citer1 l'cole du ,prigord prsente une quantit prodigieuse d'exemples d'glises drives de ces types4 ,nous nous bornerons en citer quelques-uns3 la cathdrale de ,cahors1 l'glise abbatiale de ,souillac 7,x,ie sicle71 celle de ,solignac1 la cathdrale d',angoulme1 les glises de ,saint-,avit-,seigneur1 du ,vieux-,mareuil1 de ,saint-,jean de ,cole1 de ,trmolac1 l'glise abbatiale de ,fontevrault 7,x,i,ie sicle71 et la majeure partie des petites glises de la ,charente4 ,note #gd3 ,voy4 l',architecture byzantine en ,france1 de ,m4 ,flix de ,verneilh4 ,,cole ,,normande4 ,les glises normandes antrieures au ,x,i,ie sicle taient couvertes par des charpentes apparentes1 sauf les sanctuaires1 qui taient vots en cul-de-four4 ,c'est d'aprs ce principe que furent leves les deux glises abbatiales de ,saint-tienne et de la ,trinit ,caen#ge1 fondes par ,guillaume le ,btard et ,mathilde sa femme4 ,ces dispositions primitives se retrouvent dans un assez grand nombre d'glises d',angleterre1 tandis qu'en ,france elles ont t modifies ds le ,x,i,ie sicle2 les votes remplacrent les anciennes charpentes4 ,les ,normands furent bientt d'habiles et actifs constructeurs2 aussi leurs glises des ,x,ie et ,x,i,ie sicles sont-elles grandes1 si on les compare aux glises de l'le-de-,france2 les nefs sont allonges1 ainsi que les transsepts2 les choeurs ne furent envelopps de bas-cts que vers le milieu du ,x,i,ie sicle4 ,ces coles1 diverses par leurs origines et leurs travaux1 progressent chacune de leur ct jusqu'au moment o se fait sentir l'influence de la nouvelle architecture de l'le-de-,france et de la ,champagne1 l'architecture gothique4 ,l'architecture gothique est une des expressions les plus vives des sentiments des populations vers l'unit4 ,en effet1 peu aprs sa naissance1 nous voyons les coles romanes 7dont nous n'avons indiqu que les divisions principales7 s'teindre et accepter les nouvelles mthodes adoptes par les architectes du domaine royal4 ,cependant1 au commencement du ,x,i,i,ie sicle1 on distingue encore trois coles bien distinctes3 l'cole de l'le-de-,france1 qui comprend le bassin de la ,seine entre ,montereau et ,rouen1 ceux de l',oise et de l',aisne entre ,laon1 ,noyon et ,paris1 le bassin de la ,marne entre ,meaux et ,paris et une partie du bassin de la ,somme2 l'cole champenoise1 qui a son sige ,reims1 et l'cole bourguignonne1 qui a son sige ,dijon4 ,l'cole gothique normande ne se dveloppe que plus tard1 vers #abdj1 et son vritable sige est en ,angleterre4 ,la passion de btir des glises1 de #abjj #abej1 fut telle au nord de la ,loire1 que non-seulement beaucoup de monuments romans furent dtruits pour faire place de nouvelles constructions1 mais encore que l'on modifia1 sans autre raison que l'amour de la nouveaut1 la plupart des difices rebtis pendant le ,x,i,ie sicle2 les cathdrales de ,paris1 de ,senlis1 de ,soissons1 de ,laon1 de ,rouen1 du ,mans1 de ,chartres1 de ,bayeux1 nous prsentent des exemples frappants de ce besoin de changer ce qui venait d'tre achev peine4 ,les monastres1 avec plus de rserve cependant1 suivirent ce mouvement vers un renouvellement de l'architecture2 quant aux paroisses1 celles qui taient riches ne manqurent pas de jeter bas leurs vieilles glises pour en construire de neuves4 ,si bien qu'on ne peut s'expliquer comment il se trouva1 pendant un espace de cinquante annes peine1 assez d'ouvriers de btiment1 de sculpteurs1 de statuaires1 de peintres verriers1 pour excuter un nombre aussi prodigieux d'difices sur un territoire qui ne comprend peu prs que le tiers de la ,france actuelle4 ,bientt mme les provinces du ,centre1 de l',est et de l',ouest suivirent l'impulsion1 et ces ouvriers se rpandirent en dehors des contres o l'architecture gothique avait pris naissance4 ,bien qu'on ait dmoli plus de la moiti des glises anciennes depuis la fin du dernier sicle1 il reste encore en ,france une quantit considrable de ces difices4 ,nous nous bornons donner ici un catalogue de celles qui prsentent assez d'intrt au point de vue de l'art pour tre mises au rang des monuments historiques1 comme cathdrales1 glises conventuelles ou paroissiales4 ,note #ge3 ,au ,x,i,ie sicle1 les nefs de ces glises furent votes2 le choeur de l'glise de ,saint-tienne fut rebti au ,x,i,i,ie sicle4 ,afin de faciliter les recherches1 nous classons ces glises par dpartements et arrondissements1 en suivant l'ordre alphabtique4 ,,ain4 ,arrond4 de ,bourg4 glise de ,brou#gf1 g4 de ,saint-,andr de ,bag4 ,arrond4 de ,nantua4 g4 de ,nantua#gg4 ,arrond4 de ,trvoux4 g4 de ,saint-,paul de ,varax4 ,note #gf3 ,architecture du commencement du ,x,v,ie sicle2 cette glise fut btie par la soeur de ,charles-,quint2 elle contient de belles verrires et de magnifiques tombeaux4 ,aujourd'hui elle sert de chapelle au sminaire4 ,note #gg3 ,curieuse glise du ,x,i,ie sicle1 vote au ,x,i,i,ie4 ,style de la ,haute-,sane4 ,,aisne4 ,arrond4 de ,laon4 g4 ,notre-,dame de ,laon 7ancienne cathdrale7#gh1 g4 ,saint-,martin de ,laon#gi1 g4 ,saint-,julien de ,royaucourt1 g4 de ,nouvion-le-,vineux1 g4 de ,marle4 ,arrond4 de ,chteau-,thierry4 g4 de ,mezy-,moulins1 g4 d',essomes1 g4 de ,la ,fert-,milon4 ,arrond4 de ,saint-,quentin4 g4 collg4 de ,saint-,quentin#hj4 ,arrond4 de ,soissons4 g4 cathdrale de ,soissons#ha1 g4 abb4 de ,saint-,mdard ,soissons1 g4 abb4 de ,saint-,jean-des-,vignes1 id4#hb1 g4 abb4 de ,saint-,julien1 id41 g4 abb4 de ,saint-,yved de ,braisne#hc4 ,arrond4 de ,vervins4 g4 d',aubenton1 g4 de ,saint-,michel 7prs d',hirson71 g4 d',esquehries1 g4 de la ,vacqueresse4 ,note #gh3 ,l'un des plus beaux spcimens de l'architecture du commencement du ,x,i,i,ie sicle 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #i2 ,,clocher1 fig4 #gc74 ,dans l'origine1 la cathdrale de ,laon1 possdait une abside circulaire1 avec bas-ct4 ,vers #abcj1 cette abside fut dmolie pour tre remplace par une abside carre4 ,il est difficile de se rendre compte des motifs de ce changement4 ,les fondations du choeur circulaire ont t retrouves par l'architecte ,m4 ,boeswilwald1 et des chapiteaux faisant partie de ce sanctuaire primitif ont t replacs dans l'abside carre4 ,la sculpture de la cathdrale de ,laon est fort belle4 ,villard de ,honnecourt cite les clochers de ,laon et en donne un figur4 ,note #gi3 glise du ,x,i,ie sicle1 d'un beau style1 avec chapelles dans le transsept4 ,la faade est un des meilleurs exemples de l'architecture du ,x,i,ve sicle4 ,note #hj3 glise doubles transsepts1 de la fin du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #ha3 ,l'un des bras de croix est semi-circulaire comme ceux des glises cathdrales de ,tournay et de ,noyon 7voy4 ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #cj et #ca74 ,le choeur date des premires annes du ,x,i,i,ie sicle 7voy4 ,,arc-,,boutant1 fig4 #eb74 ,note #hb3 ,cette glise est en grande partie dtruite aujourd'hui2 la faade et ses deux clochers existent seuls4 ,note #hc3 ,l'glise ,saint-,yved de ,braisne est un des plus beaux monuments de cette partie de la ,france4 ,le plan de l'abside prsente une disposition excellente et rare 7voy4 la ,monog4 de l'g4 abb4 de ,braisne1 par ,m4 ,prioux74 ,cette glise parat avoir t construite par l'architecte de la cathdrale de ,laon2 elle date du commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,la faade et quelques traves de la nef ont t dtruites il y a peu d'annes4 ,les sculptures du portail sont en partie dposes dans le muse de ,soissons4 ,l'glise ,saint-,yved contenait1 avant la ,rvolution1 de magnifiques tombes en cuivre maill1 dont les dessins se trouvent aujourd'hui dans la collection ,gaignres de la bib4 ,bodlienne d',oxford4 ,,allier4 ,arrond4 de ,moulins4 ,cathdrale de ,moulins1 g4 de ,bourbon-l',archambault1 g4 de ,saint-,menoux#hd1 g4 abb4 de ,souvigny#he1 g4 de ,meilliers1 g4 de ,toulon4 ,arrond4 de ,gannat4 g4 de ,gannat#hf1 g4 d'breuil#hg1 g4 de ,biozat1 g4 de ,saint-,pourain#hh1 g4 de ,cogniat#hi1 g4 de ,vicq1 g4 abb4 de ,chantel#ij4 ,arrond4 de ,la ,palisse4 g4 de ,chtel-,montagne#ia4 ,arrond4 de ,montluon4 g4 d',huriel1 g4 de ,nris4 ,note #hd3 glise dont la nef1 autrefois couverte par une charpente1 remonte au ,i,xe ou ,xe sicle4 ,le choeur date du ,x,i,ie sicle2 il appartient un style mixte1 entre celui de l',auvergne et celui de ,bourgogne4 ,note #he3 ,grande glise des ,x,ie et ,x,i,ie sicles1 mais presque entirement reconstruite au ,x,ve4 ,note #hf3 ,le choeur de l'glise de ,gannat est du pur style auvergnat de la fin du ,x,ie sicle4 ,la nef a t reconstruite au ,x,i,ve2 elle est d'un bon style4 ,note #hg3 ,la nef et le choeur de l'glise d'breuil sont du ,x,ie sicle2 le clocher1 qui repose sur un narthex1 est du ,x,i,ie4 ,note #hh3 ,nef du ,x,ie sicle1 auvergnate2 choeur du ,x,i,i,ie4 ,note #hi3 ,trs-jolie petite glise du ,x,i,ie sicle1 style auvergnat2 nef sans bas-cts2 abside sans bas-cts et deux absidioles donnant dans les bras de croise2 clocher sur le milieu du transsept4 ,note #ij3 ,jolie glise de style auvergnat du ,x,i,ie sicle4 ,note #ia3 ,style auvergnat1 ,x,ie et ,x,i,ie sicles4 ,narthex magnifique ajout au ,x,i,ie sicle1 avec tribune au-dessus1 s'clairant sur la faade2 clocher sur le transsept4 ,,alpes 7,,basses-74 ,arrond4 de ,digne4 g4 de ,notre-,dame ,digne 7cathd471 g4 de ,seyne4 ,arrond4 de ,barcelonnette4 g4 d',allos4 ,arrond4 de ,castellane4 ,ancienne cathd4 de ,senez4 ,arrond4 de ,forcalquier4 g4 de ,manosque4 ,arrond4 de ,sisteron4 g4 de ,sisteron4 ,,alpes 7,,hautes-74 ,arrond4 de ,gap4 g4 de ,lagrand4 ,arrond4 d',embrun4 ,ancienne cathd4 d',embrun4 ,,ard,,che4 ,arrond4 de ,privas4 g4 de ,bourg-,saint-,andol1 g4 de ,cruas1 g4 cathd4 de ,viviers#ib4 ,arrond4 de l',argentire4 g4 de ,thines4 ,arrond4 de ,champagne4 g4 de ,champagne4 ,note #ib3 ,choeur du ,x,i,ve sicle1 sans bas-cts4 ,,ardennes4 ,arrond4 de ,braux4 g4 de ,braux4 ,arrond4 de ,rthel4 g4 de ,saint-,nicolas de ,rthel4 ,arrond4 de ,sdan4 g4 de ,mouzon#ic4 ,arrond4 de ,vouziers4 g4 de ,vouziers1 g4 de ,bouilly1 g4 de ,verpel1 g4 abb4 d',attigny1 g4 de ,sainte-,vauxbourg4 ,note #ic3 ,beau plan du ,x,i,i,ie sicle4 ,,ari,,ge4 ,arrond4 de ,foix44 g4 d',unac4 ,arrond4 de ,saint-,girons4 g4 de ,saint-,lizier#id4 ,arrond4 de ,pamiers4 g4 de la ,roque1 g4 de ,mirepoix4 ,note #id3 glise sans bas-cts1 avec un choeur et deux chapelles dans le transsept2 beau plan du ,x,i,ie sicle2 clotre4 ,,aube4 ,arrond4 de ,troyes4 g4 de ,saint-,pierre 7cathd47#ie1 g4 ,saint-,urbain ,troyes#if1 g4 de la ,madeleine1 id4#ig1 g4 ,saint-,andr1 id41 g4 ,saint-,jean1 id41 g4 ,saint-,nizier1 id41 g4 ,saint-,pantalon1 id41 g4 ,saint-,gilles#ih1 g4 de ,brulle1 g4 de ,montiramey4 ,arrond4 d',arcis sur-,aube4 g4 d',arcis-sur-,aube1 g4 d',uitre4 ,arrond4 de ,bar-sur-,aube4 g4 ,saint-,maclou ,bar-sur-,aube1 g4 ,saint-,pierre1 id41 g4 de ,rosnay4 ,arrond4 de ,bar-sur-,seine4 g4 de ,fouchres#ii1 g4 de ,mussy-sur-,seine1 g4 de ,ricey-,bas1 g4 de ,rumilly-les-,vaudes1 g4 de ,chaource4 ,arrond4 de ,nogent-sur-,seine4 g4 de ,saint-,laurent ,nogent-sur-,seine1 g4 de ,villenauxe4 ,note #ie3 ,choeur du ,x,i,i,ie sicle1 nef des ,x,i,ve et ,x,ve1 faade du ,x,v,ie2 le choeur est un des plus larges qu'il y ait en ,france2 son architecture rappelle singulirement celle du choeur de l'glise abbatiale de ,saint-,denis2 il est encore garni de toutes ses verrires1 qui sont magnifiques4 ,note #if3 ,l'glise ,saint-,urbain de ,troyes1 btie pendant les dernires annes du ,x,i,i,ie sicle1 est l'exemple le plus remarquable du style gothique champenois arriv son dernier dveloppement 7voy4 ,,construction1 fig4 #ajb1 #ajc1 #ajd1 #aje et #ajf74 ,la nef est reste inacheve4 ,cette glise1 qui est petite1 et dont le choeur est dpourvu de bas-cts1 devait possder trois clochers1 l'un sur le transsept et les deux autres sur la faade4 ,note #ig3 ,reste d'une charmante glise de la fin du ,x,i,ie sicle2 jub du ,x,v,ie4 ,note #ih3 ,petite glise en pans-de-bois de la fin du ,x,i,ve sicle4 ,note #ii3 ,nef romane1 choeur du ,x,i,i,ie sicle4 ,,aude4 ,arrond4 de ,carcassonne4 ,ancienne cathd4 de ,saint-,nazaire de ,carcassonne#ajj1 g4 ,saint-,michel de la ville basse ,carcassonne 7cathd4 actuelle71 g4 de ,rieux-,minervois#aja1 g4 de ,saint-,vincent de ,montral4 ,arrond4 de ,castelnaudary4 ,ancienne cathd4 de ,saint-,papoul#ajb4 ,arrond4 de ,limoux4 ,ancienne cathd4 d',alet1 g4 abb4 de ,saint-,hilaire ,limoux4 ,arrond4 de ,narbonne4 ,ancienne cathd4 de ,narbonne#ajc1 g4 ,saint-,paul1 id4#ajd1 g4 abb4 de ,fontfroide#aje4 ,note #ajj3 ,l'un des plus remarquables difices du midi de la ,france2 la nef date du ,x,ie sicle1 le choeur et le transsept du commencement du ,x,i,ve 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #di2 ,,construction1 fig4 #aji1 #aaj1 #aaa1 #aab1 #aac et #aad74 ,magnifiques vitraux du ,x,i,ve sicle1 restes de peintures de la mme poque4 ,note #aja3 glise circulaire de la fin du ,x,ie sicle4 ,note #ajb3 ,vestiges1 l'abside1 du style auvergnat du ,x,ie sicle4 ,note #ajc3 ,construite au commencement du ,x,i,ve sicle1 le choeur seul fut achev 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #dh74 ,note #ajd3 ,choeur du ,x,i,ie sicle1 avec bas-cts et chapelles rayonnantes2 triforium au-dessus des chapelles dans la hauteur du bas-ct4 difice trs-mutil aujourd'hui1 mais qui prsente une disposition unique4 ,note #aje3 glise cistercienne de la fin du ,x,ie sicle2 nef vote en berceau ogival1 avec collatraux vots en demi-berceaux4 ,,aveyron4 ,arrond4 de ,rodez4 ,cathd4 de ,rodez1 g4 abb4 de ,sainte-,foi ,conques#ajf4 ,arrond4 d',espalion4 g4 de ,perse4 ,arrond4 de ,saint-,affrique4 g4 abb4 de ,belmont4 ,arrond4 de ,villefranche4 g4 abb4 de ,villefranche4 ,note #ajf3 ,grande glise du ,x,i,ie sicle1 avec collatraux dans le transsept2 bas-cts autour du choeur2 trois chapelles absidales et quatre chapelles orientes dans le transsept4 ,style rappelant beaucoup celui de l'glise ,saint-,sernin de ,toulouse2 nef vote en berceau plein cintre1 avec galeries de premier tage1 dont les votes en demi-berceau contre-buttent la pousse du berceau central2 coupole et clocher sur le milieu de la croise2 narthex4 ,,bouches-,,du-,,rh,,ne4 ,arrond4 de ,marseille4 g4 abb4 de ,saint-,victor ,marseille#ajg4 ,arrond4 d',aix4 g4 cathd4 d',aix1 g4 ,saint-,jean ,aix1 g4 abb4 de ,silvacane#ajh1 g4 ,saint-,laurent ,salon4 ,arrond4 d',arles4 g4 abb4 de ,saint-,trophyme ,arles#aji1 g4 de ,saint-,csaire1 id41 g4 ,saint-,jean1 id4 7,muse71 g4 ,saint-,honorat1 id41 g4 de ,saint-,gabriel1 g4 abb4 de ,montmajour1 g4 des ,saintes-,maries#aaj1 g4 de ,sainte-,marthe ,tarascon4 ,note #ajg3 glise abbatiale fortifie1 ,x,ie1 ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles4 ,note #ajh3 glise cistercienne du ,x,i,ie sicle1 d'une grande simplicit2 abside carre2 quatre chapelles carres orientes donnant dans le transsept2 nef vote en berceau lgrement bris1 avec votes des collatraux contre-buttantes en trois quarts de berceau plein cintre4 ,note #aji3 ,beau clotre2 portail du ,x,i,ie sicle1 trs-riche en sculptures4 ,note #aaj3 glise une seule nef1 avec abside semi-circulaire vote en cul-de-four plein cintre4 ,la nef est vote en berceau lgrement bris avec arcs doubleaux4 ,cette glise est fortifie et date du ,x,i,ie sicle 7voy4 les ,arch4 de la comm4 des ,mon4 historiques1 pub4 sous les ausp4 de ,m4 le ministre d'tat74 ,,calvados4 ,arrond4 de ,caen4 g4 abb4 de la ,trinit ,caen#aaa1 g4 abb4 de ,saint-tienne1 id4#aab1 g4 ,saint-,gilles1 id4#aac1 g4 ,notre-,dame1 id41 g4 ,saint-,pierre1 id4#aad1 g4 ,saint-,jean1 id41 g4 ,saint-,nicolas1 id4#aae1 g4 de ,bernires1 g4 de ,saint-,contest1 g4 de ,fresne-,camilly1 g4 du prieur de ,saint-,gabriel1 g4 de ,norey1 g4 d',ouistreham1 g4 de ,secqueville-en-,bessin1 g4 de ,thaon1 g4 de ,bretteville-l',orgueilleuse1 g4 de ,langrune1 g4 de ,mathieu1 g4 de ,cully1 g4 d',audrien1 g4 de ,mouen1 g4 de ,douvres1 g4 de ,fontaine-,henry4 ,arrond4 de ,bayeux4 g4 cathd4 de ,bayeux#aaf1 g4 de ,tour prs ,bayeux#aag1 g4 de ,saint-,loup1 id4#aah1 g4 d',asnires1 g4 de ,colleville1 g4 d',etreham1 g4 de ,formigny1 g4 de ,louvires1 g4 de ,ryes1 g4 de ,vierville1 g4 de ,campigny1 g4 de ,guron1 g4 de ,marigny1 g4 de ,briqueville1 g4 de ,sainte-,marie-aux-,anglais#aai1 g4 de ,vouilly4 ,arrond4 de ,falaise4 g4 ,saint-,gervais ,falaise1 g4 ,saint-,jacques1 id41 g4 de ,guibray prs ,falaise1 g4 de ,maizires1 g4 de ,sassy4 ,arrond4 de ,lizieux4 g4 de ,saint-,pierre ,lizieux1 g4 de ,saint-,pierre-sur-,dive1 g4 de ,vieux-,pont-en-,auge1 g4 du ,breuil4 ,arrond4 de ,pont-l'vque4 g4 de ,saint-,pierre ,touques4 ,arrond4 de ,vire4 g4 de ,vire4 ,note #aaa3 ,fonde par ,mathilde1 femme de ,guillaume le ,conqurant1 mais presque entirement reconstruite au ,x,i,ie sicle4 ,abside sans collatraux2 narthex2 un clocher sur le milieu de la croise et deux clochers sur la faade4 ,note #aab3 ,fonde par ,guillaume le ,conqurant4 ,les parties suprieures de la nef refaites au ,x,i,ie sicle2 le choeur rebti au ,x,i,i,ie1 avec bas-cts et chapelles rayonnantes2 deux clochers sur la faade1 un clocher sur le centre de la croise4 ,note #aac3 ,nef d'une charmante glise de la fin du ,x,i,ie sicle1 dont les votes ont t refaites au ,x,ve2 les archivoltes des bas-cts sont plein cintre4 ,note #aad3 glise presque entirement du ,x,v,ie sicle1 d'un style trs-fleuri4 ,note #aae3 ,beau plan de la fin du ,x,i,ie sicle4 ,note #aaf3 ,nef dont les parties infrieures datent du ,x,i,ie sicle et les parties hautes du ,x,i,i,ie4 ,chur du milieu du ,x,i,i,ie sicle1 style gothique normand2 deux clochers sur la faade1 un clocher sur la croise4 ,note #aag3 ,petite glise dont l'abside1 du ,x,i,ve sicle1 prsente une disposition particulire 7voy4 ,,abside1 fig4 #ab7 imite de l'abside de la chapelle du sminaire de ,bayeux1 qui date du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #aah3 ,charmant clocher du ,x,i,ie sicle4 ,note #aai3 ,petite glise du ,x,i,ie sicle1 compose d'une seule nef avec abside carre2 cette abside seule est vote2 elle conserve encore des traces de peintures du ,x,i,i,ie sicle4 ,,cantal4 ,arrond4 d',aurillac4 g4 de ,montsalvi4 ,arrond4 de ,saint-,flour4 g4 abb4 de ,ville-,dieu4 ,arrond4 de ,mauriac4 g4 ,notre-,dame des ,miracles ,mauriac1 g4 d',ydes1 g4 de ,brageac1 g4 ,saint-,martin-,valmeroux4 ,arrond4 de ,murat4 g4 de ,bredons4 ,,charente4 ,arrond4 d',angoulme4 g4 cathd4 d',angoulme#abj1 g4 abb4 de ,saint-,amant de ,boixe#aba1 g4 abb4 de la ,couronne1 g4 ,saint-,michel d',entraigues#abb1 g4 de ,charmant1 g4 de ,roullet#abc1 g4 de ,plassac1 g4 de ,torsac1 g4 de ,montberon#abd1 g4 de ,mouthiers4 ,arrond4 de ,barbezieux4 g4 d',aubeterre1 g4 de ,montmoreau1 g4 de ,riou-,martin4 ,arrond4 de ,cognac4 g4 de ,chteauneuf1 g4 de ,gensac#abe1 g4 de ,richemont4 ,arrond4 de ,confolens4 g4 ,saint-,barthlemy ,confolens1 g4 de ,lesterps4 ,note #abj3 glise coupoles1 ,x,ie et ,x,i,ie sicles 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #da et #db74 ,note #aba3 glise du ,x,i,ie sicle1 coupoles1 avec galerie sous la calotte de la coupole centrale4 ,beau plan4 ,abside avec chapelles dans l'axe des collatraux de la nef et deux chapelles plus vastes orientes dans les bras de la croise4 ,l'un des difices religieux les plus remarquables de la ,charente4 ,note #abb3 glise circulaire1 ,x,i,ie sicle4 ,note #abc3 glise une seule nef1 coupoles4 ,note #abd3 glise avec une disposition absidale toute particulire2 chapelle dans l'axe du sanctuaire2 quatre niches droite et gauche de cette chapelle qui paraissent avoir t destines dposer des reliquaires2 deux chapelles orientes dans les deux bras de croix1 ,x,i,ie sicle4 ,note #abe3 glise une seule nef troite1 couverte par quatre coupoles1 ,x,i,ie sicle2 choeur du ,x,i,i,ie4 ,,charente-,,inf,,rieure4 ,arrond4 de ,la ,rochelle4 g4 d',esnandes4 ,arrond4 de ,marennes4 g4 de ,marennes1 g4 d',echillais1 g4 de ,mose1 g4 ,saint-,denis d',oleron4 ,arrond4 de ,rochefort4 g4 de ,surgres#abf4 ,arrond4 de ,saintes4 g4 ,saint-,euthrope ,saintes#abg1 g4 ,saint-,pierre1 id41 g4 ,sainte-,marie-des-,dames1 id4#abh1 g4 de ,saint-,gemmes1 g4 de ,rtaud1 g4 de ,thzac4 ,arrond4 de ,saint-,jean-d',angely4 g4 ,saint-,pierre ,aulnay1 g4 de ,fnioux4 ,note #abf3 ,belle faade du ,x,i,ie sicle dont la partie infrieure seule subsiste4 ,style de la ,saintonge4 ,note #abg3 ,vaste crypte1 des ,x,ie et ,x,i,ie sicles 7voy4 ,,crypte1 fig4 #aj et #aa74 ,l'un des exemples les plus purs de l'architecture du ,x,i,ie sicle en ,saintonge 7voy4 ,,chapelle1 fig4 #cc74 ,clocher du ,x,ve sicle4 ,note #abh3 ,clocher trs-remarquable sur la croise 7voy4 ,,clocher1 fig4 #ad74 ,monument des ,x,ie et ,x,i,ie sicles dont il reste de belles parties1 notamment sur la faade2 sculpture de la ,saintonge d'un beau style4 ,,cher4 ,arrond4 de ,bourges4 g4 cathd4 de ,bourges#abi1 g4 de ,saint-,bonnet ,bourges1 g4 des ,aix-d',angillon1 g4 de ,mehun-sur-,yvre1 g4 de ,plaimpied4 ,arrond4 de ,saint-,amand4 g4 de la ,celle-,brure1 g4 de ,charly1 g4 de ,cond1 g4 abb4 de ,noirlac1 g4 de ,dun-le-,roy1 g4 de ,saint-,pierre-des-tieux1 g4 d',ineuil1 g4 de ,chteaumeillant4 ,arrond4 de ,sancerre4 g4 d',aubigny1 g4 de ,jars1 g4 de ,saint-,satur4 ,note #abi3 glise du ,x,i,i,ie sicle1 avec crypte et sans transsept2 doubles collatraux2 belle collection de vitraux des ,x,i,i,ie et ,x,v,ie sicles 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #f74 ,,corr,,ze4 ,arrond4 de ,tulle4 g4 cathd4 de ,tulle#acj1 g4 d',uzerche#aca4 ,arrond4 de ,brives4 g4 ,saint-,martin ,brives-la-,gaillarde#acb1 g4 d',arnac-,pompadour1 g4 d',aubazine#acc1 g4 de ,beaulieu#acd1 g4 de ,saint-,cyr-la-,roche1 g4 de ,saint-,robert4 ,arrond4 d',ussel4 g4 d',ussel1 g4 de ,saint-,angel#ace1 g4 de ,meymac4 ,note #acj3 ,nef du ,x,i,ie sicle2 clocher sur le porche1 des ,x,i,i,ie et ,x,i,ve2 l'abside n'existe plus4 difice d'un style btard qui tient l'architecture auvergnate et celle du ,lyonnais4 ,note #aca3 ,joli monument du ,x,i,ie sicle trs-simple4 ,style mixte4 ,note #acb3 glise trs-curieuse2 abside auvergnate2 nef du ,x,i,i,ie sicle1 avec bas-cts dont les votes sont aussi leves que celles de la nef2 piles cylindriques4 ,note #acc3 ,transsept avec six chapelles carres orientes2 coupole1 et tour sur le centre de la croise2 vote en berceau bris1 ,x,i,ie sicle4 ,beau tombeau de saint tienne1 vque1 ,x,i,i,ie sicle4 ,note #acd3 ,belle glise du ,x,i,ie sicle4 ,note #ace3 ,petite glise avec abside perce de niches basses1 comme pour placer des tombeaux ou des reliquaires1 ,x,i,ie sicle4 ,style simple4 ,c,,te-,d',,or4 ,arrond4 de ,dijon4 g4 abb4 de ,saint-,bnigne de ,dijon 7cath47#acf1 g4 ,notre-,dame de ,dijon#acg1 g4 ,saint-,michel1 id4#ach1 g4 ,saint-tienne1 id41 g4 ,saint-,philibert1 id41 g4 ,saint-,jean1 id41 g4 de la ,chartreuse1 id41 g4 de ,saint-,seine1 g4 de ,rouvres1 g4 de ,plombires1 g4 de ,thil-,chtel4 ,arrond4 de ,beaune4 g4 de ,beaune#aci1 g4 de ,meursault1 g4 de ,sainte-,sabine#adj4 ,arrond4 de ,chtillon-sur-,seine4 g4 de ,saint-,vorle ,chtillon-s4-,seine1 g4 d',aignay-le-,duc4 ,arrond4 de ,semur4 g4 ,notre-,dame de ,semur#ada1 g4 de ,flavigny#adb1 g4 abb1 de ,fontenay prs ,montbard#adc1 g4 ,saint-,andoche de ,saulieu#add1 g4 de ,saint-,thibault#ade4 ,note #acf3 ,restes d'une crypte du ,x,ie sicle 7voy4 ,,crypte1 fig4 #e74 glise rebtie1 la fin du ,x,i,i,ie sicle1 la place d'une glise du ,x,ie sicle4 ,abside sans collatraux2 deux chapelles dans les deux bras de croix2 nef d'une grande simplicit2 chapiteaux dpourvus de sculpture2 deux tours sur la faade d'un pauvre style2 flche en bois1 du ,x,v,i,ie sicle1 sur le centre de la croise4 ,note #acg3 ,le type le plus complet de l'architecture bourguignonne du ,x,i,i,ie sicle 7#abcj environ74 ,porche vaste1 abside sans bas-cts2 tour sur le centre de la croise dont la disposition est des plus remarquables1 quoiqu'on n'en puisse juger aujourd hui par suite d'adjonctions 7voy4 ,,construction1 fig4 #ge1 #gf1 #gg1 #gh1 #gi1 #gi bis1 #hj1 #ha et #hb74 ,note #ach3 ,faade du ,x,v,ie sicle1 style de la ,renaissance bourguignonne4 ,note #aci3 glise du ,x,i,ie sicle1 style de la ,bourgogne1 l'un des drivs de la cathdrale d',autun4 ,pilastres cannels2 vote en berceau bris avec arcs doubleaux2 choeur avec bas-cts et trois chapelles circulaires2 porche du ,x,i,i,ie sicle1 non achev2 tour sur le centre de la croise4 ,note #adj3 ,clocher sur la faade avec porche au-dessous4 glise du ,x,i,ie sicle1 refaite au ,x,i,i,ie1 en ruines aujourd'hui4 ,note #ada3 ,style bourguignon pur du ,x,i,i,ie sicle2 bas-ct et trois chapelles autour du choeur2 porche vaste2 beaucoup de points de ressemblance avec l'glise de ,notre-,dame de ,dijon2 triforium trs-lgant dans le choeur4 ,belle sculpture4 ,note #adb3 ,petite glise du ,x,i,i,ie sicle1 avec un jub et des chapelles du ,x,v,ie4 ,note #adc3 glise cistercienne pure4 ,note #add3 ,style bourguignon contemporain de la cathdrale d',autun et de l'glise de ,beaune4 ,la nef seule existe1 ,x,i,ie sicle4 ,deux tours sur la faade2 tribune d'orgues en bois1 du ,x,ve sicle4 ,fragments de stalles du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #ade3 ,choeur en partie dtruit1 fait sur le modle de celui de l'glise ,saint-,urbain de ,troyes4 ,porte du ,x,i,i,ie sicle1 avec statuaire remarquable4 ,c,,tes-,,du-,,nord4 ,arrond4 de ,saint-,brieuc4 g4 cathd4 de ,saint-,brieuc1 g4 de ,lanleff1 g4 ,notre-,dame de ,lamballe1 g4 de ,montcontour4 ,arrond4 de ,dinan4 g4 de ,saint-,sauveur de ,dinan1 g4 du pr4 de ,lehon4 ,arrond4 de ,lannion4 g4 ,saint-,pierre de ,lannion1 g4 de ,trguier 7ancienne cathd474 ,,creuse4 ,arrond4 de ,guret4 g4 de la ,souterraine#adf4 ,arrond4 d',aubusson4 g4 d',evaux1 g4 de ,fellein4 ,arrond4 de ,bourganeuf4 g4 de ,bnvent4 ,arrond4 de ,boussac4 g4 ,sainte-,valrie ,chambon4 ,note #adf3 ,belle glise de la fin du ,x,i,ie sicle1 avec abside carre et quatre chapelles dans les bras de croix2 bas-ct de la nef trs-troit2 coupole sur la premire trave avec clocher au-dessus2 coupole au centre de la croise2 crypte 7voy4 ,arch4 de la comm4 des ,mon4 historiques1 pub4 sous les ausp4 de ,m4 le ministre d'tat74 glise dispose pour tre fortifie2 collatraux trs-levs dont les votes contre-buttent celles de la nef4 ,l'un des exemples les plus remarquables de ce style mixte qui commence vers ,chteauroux1 suit la route de ,limoges et s'tend jusque dans la ,corrze4 ,,dordogne4 ,arrond4 de ,prigueux4 g4 abb4 de ,saint-,front ,prigueux 7cathd47#adg1 g4 de la ,cit1 id4 7anc4 cathd471 g4 abb4 de ,brantme#adh4 ,arrond4 de ,bergerac4 g4 de ,beaumont1 g4 de ,montpazier1 g4 abb4 de ,saint-,avit-,seigneur#adi4 ,arrond4 de ,nontron4 g4 de ,cercles1 g4 de ,saint-,jean-de-,col1 g4 de ,bussires-,badil4 ,arrond4 de ,sarlat4 g4 de ,sarlat 7anc4 cathd171 g4 de ,saint-,cyprien4 ,arrond4 de ,ribrac4 g4 de ,saint-,privat4 ,note #adg3 glise dont la disposition est toute byzantine et les dtails sont latins1 ,xe sicle4 ,le type de toutes les glises coupoles de l'ouest de la ,france 7voy4 ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #d et #e2 ,,clocher1 fig4 #a74 ,note #adh3 glise d'un beau style1 sans collatraux2 abside carre2 clocher latral4 ,x,ie1 ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles4 ,note #adi3 ,l'un des drivs de l'glise de ,saint-,front1 ,x,i,ie sicle4 ,,doubs4 ,arrond4 de ,besanon4 g4 cathd4 de ,besanon#aej1 g4 de ,saint-,vincent de ,besanon4 ,arrond4 de ,montbelliard4 g4 de ,courtefontaine4 ,arrond4 de ,pontarlier4 g4 abb4 de ,montbenot1 g4 du prieur de ,morteau1 g4 abb4 de ,sept-,fontaines4 ,note #aej3 glise plan rhnan du ,x,i,ie sicle1 avec deux absides sans collatraux1 l'une l'orient1 l'autre l'occident4 difice fort mutil4 ,une crypte autrefois sous l'abside occidentale4 ,,dr,,me4 ,arrond4 de ,valence4 g4 cathd4 de ,valence#aea1 g4 de ,saint-,bernard ,romans4 ,arrond4 de ,die4 g4 de ,die 7anc4 cathd471 g4 de ,chabrillan4 ,arrond4 de ,montlimart44 g4 de ,grignan1 g4 de ,saint-,paul-,trois-,chteaux 7anc4 cathd472 g4 de ,saint-,restitut1 g4 de ,saint-,marcel-des-,sauzet1 g4 de la ,garde-,adhmar4 ,note #aea3 glise du ,x,i,ie sicle1 style du ,lyonnais4 ,vote en berceau avec arcs doubleaux4 ,,eure4 ,arrond4 d'vreux4 g4 cathd4 d'vreux#aeb1 g4 de ,saint-,taurin vreux1 g4 de ,conches#aec1 g4 de ,pacy-sur-,eure1 g4 de ,vernon1 g4 de ,vernonet1 g4 de ,saint-,luc4 ,arrond4 des ,andelys4 g4 du ,grand-,andely1 g4 du ,petit-,andely1 g4 de ,gisors4 ,arrond4 de ,bernay4 g4 abb4 ,bernay1 g4 de ,broglie1 g4 de ,fontaine-la-,sort1 g4 d',harcourt1 g4 de ,serquigny1 g4 de ,boisney1 g4 ,notre-,dame-de-,louviers1 g4 de ,pont-de-l',arche4 ,arrond4 de ,pont-,audemer4 g4 d',annebaut1 g4 de ,quillebeuf4 ,note #aeb3 glise des ,x,ie1 ,x,i,ie1 ,x,i,i,ie1 ,x,i,ve1 ,x,ve et ,x,v,ie sicles4 ,flche en charpente et plomb sur la croise4 ,note #aec3 ,magnifiques vitraux du ,x,v,ie sicle4 ,,eure-,,et-,,loir4 ,arrond4 de ,chartres4 g4 ,notre-,dame-de-,chartres 7cath47#aed1 g4 de ,saint-,aignan ,chartres1 g4 abb4 de ,saint-,pre1 id4#aee1 g4 ,saint-,andr1 id41 g4 de ,gallardon4 ,arrond4 de ,chteaudun4 g4 de ,sainte-,madeleine ,chteaudun1 g4 de ,bonneval4 ,arrond4 de ,dreux4 g4 ,saint-,pierre ,dreux1 g4 de ,nogent-le-,roi4 ,note #aed3 ,crypte du ,x,ie sicle1 clocher et portail du ,x,i,ie1 nef et choeur du ,x,i,i,ie sicle4 ,trs-beaux vitraux des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #aa et #ab2 ,,clocher1 fig4 #eh et #ei74 ,note #aee3 glise du commencement du ,x,i,i,ie sicle1 remarquable pour la lgret de sa construction4 ,beaux vitraux de la fin du ,x,i,i,ie sicle4 ,cet difice a subi d'importantes modifications4 ,,finist,,re4 ,arrond4 de ,quimper4 g4 cathd4 de ,quimper1 g4 de ,loctudy1 g4 de ,pen-,marc'h1 g4 de ,plogastel-,saint-,germain1 g4 de ,pontcroix4 ,arrond4 de ,brest4 g4 ,notre-,dame du ,folgot1 g4 de ,goulven4 ,arrond4 de ,chteaulin4 g4 de ,pleyben1 g4 de ,loc-,ronan4 ,arrond4 de ,morlaix4 g4 de ,saint-,jean-du-,doigt1 g4 de ,lambader1 g4 de ,saint-,pol-de-,lon 7anc4 cathd471 g4 ,notre-,dame du ,creisquer ,saint-,pol-de-,lon4 ,arrond4 de ,quimperl4 g4 ,sainte-,croix de ,quimperl#aef4 ,note #aef3 glise circulaire du ,x,ie sicle4 ,,gard4 ,arrond4 de ,nmes4 g4 abb4 de ,saint-,gilles#aeg1 g4 ,sainte-,marthe de ,tarascon4 ,arrond4 d',uzs4 g4 de ,villeneuve-ls-,avignon4 ,note #aeg3 ,portail du ,x,i,ie sicle1 dont la sculpture prsente un des exemples les plus complets de l'cole des statuaires de cette poque en ,provence4 ,nef trs-mutile2 crypte du ,x,i,ie sicle2 choeur 7dtruit7 de la fin du ,x,i,ie sicle1 dont les dbris prsentent un grand intrt comme perfection d'excution4 ,,garonne 7,,haute-74 ,arrond4 de ,toulouse4 g4 cathd4 de ,toulouse#aeh1 g4 conv4 des ,jacobins ,toulouse#aei1 g4 du ,taur1 id41 g4 abb4 de ,saint-,sernin1 id4#afj1 g4 conv4 des ,cordeliers1 id4 ,arrond4 de ,muret4 g4 de ,venerque4 ,arrond4 de ,saint-,gaudens4 g4 de ,saint-,gaudens#afa1 g4 de ,saint-,aventin1 g4 de ,saint-,bertrand-de-,comminges 7anc4 cathd471 g4 ,saint-,just de ,valcabrre#afb1 g4 abb4 de ,montsauns#afc4 ,note #aeh3 ,nef vaste1 sans bas-cts1 du ,x,i,ie sicle2 choeur du ,x,ve sicle4 ,note #aei3 glise deux nefs1 de la fin du ,x,i,i,ie sicle 7voy4 ,,architecture ,,monastique1 fig4 #bd bis2 ,,clocher1 fig4 #gf1 #gg et #gh74 ,note #afj3 ,le plus vaste difice du midi de la ,france1 ,x,i,ie sicle2 choeur avec collatral et chapelles rayonnantes2 transsepts avec chapelles circulaires orientes2 nef avec doubles bas-cts se retournant dans le transsept4 ,clocher du ,x,i,i,ie sicle sur le centre de la croise4 ,faade inacheve4 ,la nef rebtie au ,x,ve sicle1 en suivant les donnes primitives4 ,votes en berceau contre-buttes par les demi-berceaux des galeries de premier tage4 ,construction1 pierre et brique4 ,belle sculpture2 fragments importants d'un difice plus ancien4 ,crypte rebtie au ,x,i,ve sicle et mutile depuis peu4 ,style auvergnat dvelopp4 ,note #afa3 glise moyenne1 du ,x,i,ie sicle1 d'un beau style4 ,note #afb3 ,petite glise fort ancienne2 quelques parties paraissent remonter au ,xe sicle4 ,construction presque entirement reprise au ,x,i,ie4 ,autel avec exposition d'un reliquaire releve au-dessus du sanctuaire4 ,note #afc3 ,ruine4 ,belle construction du ,x,i,ie sicle4 ,,gers4 ,arrond4 d',auch4 g4 cathd4 d',auch#afd4 ,arrond4 de ,condom4 g4 de ,condom 7anc4 cathd474 ,arrond4 de ,lectoure4 g4 de ,fleurance4 ,arrond4 de ,lombez4 g4 de ,lombez1 g4 de ,simorre#afe4 ,note #afd3 glise des ,x,ve et ,x,v,ie sicles4 ,magnifiques stalles et vitraux du ,x,v,ie sicle4 ,faade du ,x,v,i,ie sicle4 ,note #afe3 ,petite glise du ,x,i,ve sicle1 sans collatraux1 avec transsept et abside carre1 btie en brique et entirement fortifie4 ,pas de faade4 ,jolis vitraux du ,x,ve sicle4 ,,gironde4 ,arrond4 de ,bordeaux4 g4 ,saint-,andr 7cathd4 de ,bordeaux71 g4 ,sainte-,croix ,bordeaux#aff1 glise ,saint-,seurin1 id4#afg1 g4 ,saint-,michel1 id41 g4 d',avensan1 g4 de ,bouillac1 g4 de ,lognan1 g4 de ,loupiac de ,cadillac#afh1 g4 de ,moulis1 g4 de la ,sauve4 ,arrond4 de ,bazas4 g4 de ,bazas 7anc4 cathd471 g4 d',aillas1 g4 du ,pondaurat1 g4 d',uzeste4 ,arrond4 de ,la ,role4 g4 ,saint-,pierre de ,la ,role1 g4 de ,blazimon1 g4 de ,saint-,ferme1 g4 de ,saint-,macaire#afi1 g4 de ,saint-,michel4 ,arrond4 de ,lesparre4 g4 de ,bgadan1 g4 de ,gaillan1 g4 de ,vertheuil1 g4 de ,saint-,vivien4 ,arrond4 de ,libourne4 g4 de ,saint-,denis de ,piles1 g4 de ,saint-milion1 g4 de ,saint-,pierre de ,petit-,palais1 g4 de ,pujols4 ,note #aff3 ,restes d'une belle faade du ,x,i,ie sicle4 ,note #afg3 glise du ,x,i,i,ie sicle1 trs-mutile4 ,porche principal du ,x,ie sicle1 sous le clocher4 ,porche latral du ,x,i,i,ie sicle1 rempli de bonnes statues4 ,crypte4 ,note #afh3 ,trs-jolie petite glise du ,x,i,ie sicle2 trs-complte4 ,la faade est d'un excellent style4 ,le clocher a t rebti depuis peu avec adresse4 ,note #afi3 glise du ,x,i,ie sicle1 avec abside et bras de croix circulaires1 sans collatraux4 ,faade du ,x,i,i,ie sicle4 ,peintures l'intrieur de la fin du ,x,i,i,ie sicle1 malheureusement fort gtes par une malencontreuse restauration4 ,h,,rault4 ,arrond4 de ,montpellier4 g4 de ,castries1 g4 ,sainte-,croix ,celleneuve1 g4 abb4 de ,saint-,guilhem-le-,dsert#agj1 g4 abb4 de ,maguelonne1 g4 abb4 de ,vignogoul ,pignan1 g4 abb4 de ,vallemagne1 g4 de ,villeneuve-ls-,maguelonne4 ,arrond4 de ,bziers4 g4 de ,saint-,nazaire de ,bziers 7anc4 cathd47#aga1 g4 d',agde 7anc4 cathd471 g4 d',espondeilhan4 ,arrond4 de ,lodve4 g4 ,saint-,fulcran de ,lodve1 g4 ,saint-,paul de ,clermont1 g4 ,saint-,pargoire4 ,arrond4 de ,saint-,pons4 g4 de ,saint-,pons4 ,note #agj3 ,jolie glise du ,x,i,ie sicle1 d'un caractre franc appartenant cette partie des provinces mridionales4 ,note #aga3 glise btie au ,x,i,ie sicle et ds lors fortifie1 reconstruite en grande partie la fin du ,x,i,i,ie et fortifie de nouveau4 ,abside sans collatral1 surmonte de mchicoulis avec crnelage dcor4 ,,ille-,,et-,,vilaine4 ,arrond4 de ,montfort-sur-,meu4 g4 de ,montauban4 ,arrond4 de ,redon4 g4 ,saint-,sauveur de ,redon4 ,arrond4 de ,saint-,malo44 g4 de ,dol 7anc4 cathd47#agb4 ,arrond4 de ,vitr4 g4 de ,vitr4 ,note #agb3 ,belle glise du ,x,i,i,ie sicle1 avec abside carre dans laquelle s'ouvre une large verrire comme au fond des absides anglaises de cette poque4 ,,indre4 ,arrond4 de ,chteauroux4 g4 de ,chtillon-sur-,indre1 g4 abb4 de ,dols prs ,chteauroux#agc1 g4 de ,levroux1 g4 de ,mobecq1 g4 de ,saint-,genou#agd1 g4 de ,saint-,martin d',ardental4 ,arrond4 du ,blanc4 g4 abb4 de ,fontgombaud#age1 g4 de ,mzires-en-,brenne4 ,arrond4 de la ,chtre4 g4 de la ,chtre#agf1 g4 de ,gargilesse1 g4 de ,neuvy-,saint-,spulcre#agg1 g4 de ,nohant-,vic4 ,note #agc3 glise ruine du ,x,i,ie sicle1 mais dont les fragments sont d'une grande puret de style4 ,le clocher existe seul entier2 il se termine par un cne en pierre4 ,note #agd3 ,trs-curieuse glise du ,x,i,ie sicle1 qui conserve l'intrieur l'aspect d'une basilique antique4 ,note #age3 ,grande et belle glise du ,x,i,ie sicle1 avec collatral autour du choeur2 tour sur la croise2 votes en berceau et votes d'arte2 galeries extrieures autour de l'abside4 ,la nef a t dtruite2 le choeur et le transsept seuls sont debout et occups aujourd'hui par des trappistes4 ,note #agf3 ,porche avec clocher au-dessus4 ,note #agg3 glise circulaire du ,x,ie sicle1 btie l'imitation du ,saint-,spulcre4 ,nef accole1 trs-ancienne1 mais rebtie au ,x,i,ie sicle 7voy4 ,arch4 de la comm4 des ,mon4 historiques1 pub4 sous les ausp4 de ,m4 le ministre d'tat74 ,,indre-,,et-,,loire4 ,arrond4 de ,tours4 g4 cathd4 de ,tours#agh1 g4 abb4 de ,saint-,martin ,tours#agi1 g4 abb4 de ,saint-,julien1 id4#ahj1 g4 ,saint-,denis ,amboise1 g4 de ,vernon4 ,arrond4 de ,chinon4 g4 abb4 de ,saint-,mesme ,chinon1 g4 d',azay-le-,rideau1 g4 de ,candes1 g4 de ,langeais1 g4 de ,rivire4 ,arrond4 de ,loches4 g4 ,saint-,ours de ,loches#aha1 g4 de ,beaulieu1 g4 de ,montrsor1 g4 de ,preuilly4 ,note #agh3 ,choeur du ,x,i,i,ie sicle1 d'un beau style4 ,vitraux de la mme poque et intacts4 ,faade du ,x,v,ie sicle4 ,note #agi3 ,il ne reste que le clocher principal de cette glise clbre4 ,note #ahj3 glise du ,x,i,i,ie sicle1 avec abside carre4 ,tour sur le porche de la faade du ,x,ie sicle4 ,peintures4 ,note #aha3 glise drive des glises coupoles1 ,x,ie et ,x,i,ie sicles1 sans collatraux4 ,ici les coupoles sont remplaces par des pyramides creuses 7voy4 ,,coupole1 fig4 #ae2 ,,clocher1 fig4 #bg74 ,un clocher sur l'abside1 l'autre sur le porche4 ,,is,,re4 ,arrond4 de ,grenoble4 g4 cathd4 de ,grenoble4 ,arrond4 de ,saint-,marcellin4 g4 ,saint-,antoine prs ,saint-,marcellin1 g4 de ,marnans4 ,arrond4 de la ,tour-du-,pin4 g4 de ,saint-,chef#ahb4 ,arrond4 de ,vienne44 g4 ,saint-,andr-le-,bas ,vienne1 g4 ,saint-,maurice1 id41 g4 ,saint-,pierre1 id4 ,note #ahb3 glise compose d'une large nef avec collatraux1 d'un transsept troit avec abside circulaire et quatre absidioles prises dans l'paisseur du mur des bras de croix1 ,x,i,ie sicle4 ,charpente sur la nef4 ,l'abside et le transsept sont seuls vots4 ,peintures de la fin du ,x,i,ie sicle dans une des deux tribunes qui terminent les deux bras de croix4 ,les quatre traves de ces deux bras de croix sont votes au moyen de berceaux perpendiculaires aux murs et reposant sur des arcs doubleaux construits la hauteur des archivoltes runissant les piles de la nef4 ,clochers sur plan barlong aux extrmits du transsept sur les tribunes4 ,le clocher sud seul existe4 ,,jura4 ,arrond4 de ,lons-le-,saunier4 g4 de ,baume-les-,messieurs4 ,arrond4 de ,dle4 g4 de ,chissey4 ,arrond4 de ,poligny4 g4 ,saint-,anatole de ,salins4 ,,landes4 ,arrond4 de ,dax4 g4 de ,sordes1 g4 de ,saint-,paul-ls-,dax4 ,arrond4 de ,saint-,sever4 g4 de ,saint-,gron ,hagetman1 g4 de ,sainte-,quitterie au ,mas-d',aire#ahc4 ,note #ahc3 ,prs du sanctuaire de cette glise1 on remarque une logette rserve en plein mur et dans laquelle on enfermait les alins4 ,,loir-,,et-,,cher4 ,arrond4 de ,blois4 g4 de ,saint-,latimer ,blois#ahd1 g4 de ,saint-,aignan1 g4 de ,mesland1 g4 de ,nanteuil ,montrichard1 g4 de ,cours-sur-,loire1 g4 ,saint-,lubin ,suvres4 ,arrond4 de ,romorantin4 g4 de ,romorantin1 g4 de ,lassay1 g4 de ,saint-,thaurin ,selles-,saint-,denis1 g4 de ,saint-,genoux1 id41 g4 de ,s elles-sur-,cher4 ,arrond4 de ,vendme4 g4 abb4 de la ,trinit ,vendme#ahe1 g4 de ,troo1 g4 de ,lavardin1 g4 ,saint-,gilles de ,montoire4 ,note #ahd3 ,belle glise du ,x,i,ie sicle4 ,note #ahe3 ,le clocher de cette glise abbatiale existe encore 7voy4 ,,clocher1 fig4 #ec1 #ed1 #ee et #ef74 ,c'est une des plus belles constructions du ,x,i,ie sicle1 qui n'est surpasse que par celle du clocher vieux de la cathdrale de ,chartres4 ,,loire4 ,arrond4 de ,roanne4 g4 d',ambierle1 g4 abb4 de ,charlieu#ahf1 g4 de la ,benison-,dieu4 ,note #ahf3 ,restes d'un trs-beau style2 ,x,i,ie sicle4 ,,loire 7,,haute-74 ,arrond4 du ,puy4 g4 cathd4 du ,puy#ahg1 g4 ,saint-,jean au ,puy#ahh1 baptistre au ,puy1 g4 ,saint-,laurent1 id41 g4 ,saint-,michel-de-l',aiguilhe1 id41 g4 de ,chamalires1 g4 de ,monestier1 g4 de ,polignac#ahi1 g4 de ,saint-,paulien1 g4 de ,saugues4 ,arrond4 de ,brioude4 g4 de ,saint-,julien de ,brioude#aij1 g4 abb4 de ,chaise-,dieu1 g4 de ,chanteuges4 ,arrond4 d',yssingeaux4 g4 de ,bauzac1 g4 de ,saint-,didier-la-,sauve1 g4 de ,riotord4 ,note #ahg3 ,monument dont la disposition est unique4 ,en passant sous un porche trs-relev comme une loge immense1 on pntre sous le pav de l'glise et on dbouche1 par un escalier1 devant le matre-autel4 ,ce degr se prolonge au loin dans la rue perce en face le portail4 ,cette disposition si trange avait t prise pour permettre aux nombreux plerins qui visitaient ,notre-,dame du ,puy d'arriver processionnellement jusqu' l'image vnre4 ,la cathdrale du ,puy prsente des traces d'un difice trs-ancien4 ,les constructions en lvation datent du ,x,ie sicle2 elles ont t couronnes au ,x,i,ie par des coupoles4 ,une lanterne s'lve sur le centre de la croise4 ,l'abside tait carre1 et les extrmits du transsept sont termines1 au nord et au sud1 par des absidioles peu leves4 ,les parements extrieurs sont composs de pierre blanche 7grs7 et de lave noire1 de faon former de grandes mosaques4 ,il y avait autrefois1 l'intrieur1 de nombreuses peintures du ,x,i,ie sicle1 d'un grand style1 qui ont t en partie dtruites4 ,la cathdrale du ,puy a conserv ses dpendances3 une grande salle du ,x,i,ie sicle1 un clotre du ,xe et du ,x,i,ie1 une salle capitulaire et une matrise avec des peintures du ,x,i,ve4 ,note #ahh3 difice dont quelques parties datent du ,xe sicle4 ,note #ahi3 ,trs-jolie petite glise du ,x,ie sicle1 avec trois absidioles4 ,note #aij3 ,belle glise du ,x,i,ie et du commencement du ,x,i,i,ie sicle2 le choeur est de cette dernire poque1 mais les masses de l'architecture et le systme de construction sont rests romans4 ,le style nouveau ne se fait sentir que dans les dtails de la sculpture et les profils4 ,traces nombreuses de peintures4 ,,loire-,,inf,,rieure4 ,arrond4 de ,nantes4 g4 cathd4 de ,nantes1 g4 ,saint-,jacques ,nantes4 ,arrond4 de ,sapenay4 g4 de ,saint-,gildas-des-,bois1 g4 de ,saint-,gonstan1 g4 de ,gurande4 ,,loiret4 ,arrond4 d',orlans4 g4 cathd4 d',orlans1 g4 ,saint-,aignan ,orlans1 g4 de ,beaugency1 g4 ,saint-tienne de ,beaugency#aia1 g4 ,notre-,dame de ,clry1 g4 de ,germigny-les-,prs#aib1 g4 de ,meung1 g4 de la chapelle ,saint-,mesmin4 ,arrond4 de ,gien4 g4 abb4 de ,saint-,benot-sur-,loire#aic1 g4 de ,saint-,brisson4 ,arrond4 de ,montargis4 g4 de ,ferrires1 g4 de ,lorris4 ,arrond4 de ,pithiviers4 g4 de ,puiseaux1 g4 de ,yvres-le-,chtel4 ,note #aia3 glise fort ancienne1 ,i,xe ou ,xe sicle4 ,nef troite1 longue1 sans bas-cts4 ,transsept trs-prononc1 avec chapelles semi-circulaires orientes2 choeur presque gal la nef1 avec abside en cul-de-four4 ,votes en berceaux1 votes d'arte sur le centre de la croise1 avec large clocher au-dessus4 ,absence totale d'ornementation2 enduits4 ,note #aib3 ,petite glise du ,i,xe sicle1 avec abside circulaire et deux absidioles4 ,clocher central port sur quatre piles isoles1 avec circulation autour1 comme dans certaines glises grecques et de l',angoumois4 ,transsept passant sous le clocher1 termin par deux absides circulaires2 votes d'arte et en berceau4 ,mosaque fond d'or revtissant le cul-de-four de l'abside principale4 ,clocher avec colonnettes et bandeaux dcors de stucs4 7,ce monument a t publi par ,m4 ,constant ,dufeux dans la ,revue d',architecture de ,m4 ,daly1 t4 ,,viii47 ,note #aic3 glise du ,x,i,ie sicle1 avec crypte et choeur relev4 ,vaste narthex du ,x,ie sicle1 avec premier tage destin porter un clocher 7voy4 ,,clocher1 fig4 #da et #db74 ,le sanctuaire est pav en opus alexandrinum1 comme beaucoup d'glises italiennes4 ,,lot4 ,arrond4 de ,cahors4 g4 cathd4 de ,cahors#aid1 g4 de ,montat4 ,arrond4 de ,figeac4 g4 abb4 de ,saint-,sauveur ,figeac1 g4 d',assier4 ,arrond4 de ,gourdon4 g4 de ,gourdon1 g4 abb4 de ,souillac#aie4 ,note #aid3 glise drive de l'glise abbatiale de ,saint-,front ,prigueux4 ,coupoles4 ,cet difice a subi de nombreuses mutilations depuis le ,x,i,ve sicle4 ,note #aie3 glise abbatiale drive de celle de ,saint-,front4 ,coupoles4 ,abside circulaire2 restes d'un porche4 ,bas-reliefs trs-curieux l'intrieur de la porte d'entre4 ,,lot-,,et-,,garonne4 ,arrond4 d',agen4 g4 cathd4 d',agen#aif1 ancienne g4 des ,jacobins d',agen#aig1 g4 de ,layrac1 g4 de ,moiran4 ,arrond4 de ,marmande4 g4 de ,marmande1 g4 du ,mas-d',agenais4 ,arrond4 de ,nrac4 g4 de ,mzin4 ,note #aif3 glise coupoles1 refaite en grande partie au ,x,i,i,ie sicle et vote cette poque4 ,abside rappelant1 l'extrieur1 les absides auvergnates4 ,note #aig3 ,peintures intrieures du ,x,i,i,ie sicle4 glise deux nefs4 ,,loz,,re4 ,arrond4 de ,mende44 g4 cathd4 de ,mende1 g4 de ,langogne4 ,,maine-,,et-,,loire4 ,arrond4 d',angers4 g4 cathd4 d',angers#aih1 g4 abb4 de ,saint-,serge ,angers1 g4 de ,saint-,martin1 id41 g4 abb4 de la ,trinit1 id41 g4 du ,ronceray1 id41 g4 du ,lion-d',angers1 g4 de ,savennires1 g4 de ,beaulieu4 ,arrond4 de ,bauge4 g4 de ,pontign4 ,arrond4 de ,beauprau4 g4 de ,chemill4 ,arrond4 de ,saumur4 g4 de ,nantilly ,saumur1 g4 de ,saint-,pierre1 id41 g4 de ,cunault1 g4 abb4 de ,fontevrault#aii1 g4 de ,saint-,georges-,chatelaison1 g4 de ,montreuil-,bellay1 g4 du ,puy-,notre-,dame1 g4 ,saint-,eusbe de ,gennes1 g4 ,saint-,vtrin1 id4 ,note #aih3 ,vaste glise avec nef2 transsept1 choeur et abside sans chapelles ni collatraux4 ,btie vers la fin du ,x,i,ie sicle1 mais prsentant des traces de constructions antrieures4 ,votes d'arte plan carr1 et rappelant la coupole par leur forme trs-bombe4 ,vitraux4 ,style des ,plantagenet 7voy4 l',architecture byzantine en ,france1 par ,m4 ,flix de ,verneilh2 voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #dc74 ,note #aii3 glise coupoles1 mais avec choeur entour de chapelles avec bas-cts 7voy4 ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #f et #g74 ,,manche4 ,arrond4 de ,saint-,l4 g4 ,sainte-,croix de ,saint-,l1 g4 ,notre-,dame1 id41 g4 de ,carentan1 g4 de ,martigny4 ,arrond4 d',avranches4 g4 abb4 du ,mont-,saint-,michel-en-,mer#bjj4 ,arrond4 de ,cherbourg4 g4 de ,querqueville4 ,arrond4 de ,coutances4 g4 cathd4 de ,coutances#bja1 g4 ,saint-,pierre ,coutances#bjb1 g4 de ,lessay1 g4 de ,priers4 ,arrond4 de ,mortain4 g4 abb4 de ,mortain4 ,arrond4 de ,valognes4 g4 de ,sainte-,marie-du-,mont1 g4 de ,sainte-,mre-glise1 g4 abb4 de ,saint-,sauveur-le-,vicomte1 g4 de ,saint-,michel ,lestre4 ,note #bjj3 glise dont la nef remonte au ,x,ie sicle2 le choeur date du ,x,ve 7voy4 ,,architecture ,,monastique1 fig4 #ai1 #bj1 #ba et #bb74 ,note #bja3 glise normande pure de la premire moiti du ,x,i,i,ie sicle2 chapelles ajoutes la nef au ,x,i,ve 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #ch74 ,note #bjb3 ,jolis clochers du ,x,v,ie sicle4 ,,marne4 ,arrond4 de ,chlons4 g4 cathd4 de ,chlons#bjc1 g4 ,notre-,dame de ,chlons#bjd1 g4 ,saint-,jean1 id4#bje1 g4 ,saint-,alpin1 id41 g4 ,notre-,dame de l'pine#bjf1 g4 des ,vertus1 g4 de ,courtisols#bjg4 ,arrond4 d'pernay4 g4 d'pernay1 g4 de ,montmort1 g4 d',orbay#bjh1 g4 d',avenay1 g4 de ,dormans1 g4 d',oger#bji4 ,arrond4 de ,reims4 g4 ,notre-,dame de ,reims 7cathd47#baj1 g4 abb4 de ,saint-,remy ,reims#baa1 g4 de ,cauroy4 ,arrond4 de ,sainte-,menehould44 g4 de ,sommepy4 ,arrond4 de ,vitry4 g4 de ,maisons-sous-,vitry#bab1 g4 de ,maurupt1 g4 de ,cheminon1 g4 de ,saint-,amand#bac4 ,note #bjc3 glise champenoise prsentant des dispositions trs-anciennes4 ,le choeur1 primitivement dpourvu de bas-cts1 tait flanqu de deux tours sur plan barlong4 ,l'une de ces tours date du commencement du ,x,i,ie sicle4 ,le choeur1 le transsept et la nef ont t reconstruits au ,x,i,i,ie sicle4 ,au ,x,i,ve sicle1 des chapelles avec collatral ont t ajoutes autour du sanctuaire4 ,la nef remanie sur quelques points4 ,aprs un incendie1 l'difice fut restaur au ,x,v,i,ie sicle d'une faon barbare4 ,beaux fragments de vitraux 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #cc74 ,note #bjd3 glise champenoise btie au ,x,i,ie sicle1 remanie bientt aprs la fin de ce sicle4 ,la nef primitivement dispose pour tre couverte par une charpente4 ,le choeur dpourvu de bas-cts dans l'origine2 collatral et chapelles ajoutes vers #aahj4 ,quatre tours1 dont deux sont encore couvertes par des flches en plomb2 l'une de celles-ci refaite depuis peu 7voy4 ,,construction1 fig4 #da1 #db et #dc74 ,note #bje3 ,nef du ,x,ie couverte par une charpente2 bas-cts reconstruits4 ,choeur et transsept rebtis au ,x,i,i,ie sicle1 remanis aux ,x,i,ve1 ,x,ve et ,x,v,ie4 ,note #bjf3 glise clbre du ,x,ve sicle1 l'un des exemples les plus complets de cette poque qui modifia ou termina tant d'glises anciennes1 et qui en btit si peu de fond en comble4 ,note #bjg3 ,trois glises4 ,nefs avec charpentes1 ,x,i,i,ie sicle4 ,note #bjh3 ,le choeur seul de cette glise prsente de l'intrt et possde des chapelles absidales2 il date du commencement du ,x,i,i,ie sicle2 la chapelle centrale est plus grande que les autres4 ,style de l'le-de-,france4 ,note #bji3 difice du ,x,i,i,ie sicle4 ,abside carre4 ,note #baj3 7,voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #ac1 #ad1 #ae1 #af et #ag47 ,note #baa3 ,nef du ,xe sicle1 construite pour recevoir une charpente avec doubles collatraux vots1 dans l'origine1 au moyen de berceaux perpendiculaires la nef4 ,choeur de la fin du ,x,i,ie sicle4 ,beaux fragments de vitraux4 ,transsept avec chapelles orientes deux tages4 ,galerie de premier tage vote tout autour de l'difice4 ,faade du ,x,i,ie sicle 7restaure74 ,pignon du transsept sud du ,x,v,ie sicle4 ,tombeau de ,saint-,remy1 du ,x,v,ie sicle1 d'un trs-mdiocre style4 ,note #bab3 ,nef couverte par une charpente1 commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,abside polygonale4 ,joli petit difice4 ,note #bac3 difice du ,x,i,i,ie sicle1 d'un beau style4 ,porche bas1 couvert en appentis2 nef avec collatraux2 abside polygonale champenoise sans bas-ct4 ,transsept4 ,,marne 7,,haute-74 ,arrond4 de ,chaumont4 g4 de ,saint-,jean-,baptiste ,chaumont1 g4 de ,vignory#bad4 ,arrond4 de ,langres4 g4 de ,saint-,mamms de ,langres 7cathd47#bae1 g4 d',issmes1 g4 de ,villars-,saint-,marcellin4 ,arrond4 de ,vassy4 g4 de ,vassy1 g4 de ,blcourt1 g4 de ,ceffonds1 g4 de ,joinville1 g4 de ,moutirender#baf1 g4 ,saint-,aubin ,moslains1 g4 abb4 de ,trois-,fontaines4 ,note #bad glise du ,xe sicle4 ,nefs couvertes en charpente2 abside vote avec bas-ct et chapelles circulaires 7voy4 ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #b et #c74 ,note #bae3 difice bti de #aaej #abjj 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #bh et #bi74 ,faade moderne4 ,note #baf3 ,choeur et transsept du commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,le meilleur exemple de l'architecture de cette poque dans la haute ,champagne4 ,,mayenne4 ,arrond4 de ,laval4 g4 de la ,trinit ,laval1 g4 de ,saint-,martin1 id41 g4 d',avesnires1 g4 d'vron4 ,arrond4 de ,chteau-,gontier4 g4 de ,saint-,jean ,chteau-,gontier1 g4 abb4 de la ,roe4 ,arrond4 de ,mayenne4 g4 de ,javron4 ,,meurthe4 ,arrond4 de ,nancy4 g4 de ,latre-sous-,amance1 g4 de ,saint-,nicolas-du-,port1 g4 de ,mousson#bag4 ,arrond4 de ,sarrebourg4 g4 de ,fenestrange4 ,arrond4 de ,toul4 g4 de ,toul 7anc4 cathd47#bah1 g4 de ,saint-,gengoulf ,toul1 g4 de ,blenod-aux-,oignons1 g4 de ,minorville4 ,note #bag3 ,grande glise du ,x,i,i,ie sicle4 ,beau plan4 ,note #bah3 ,choeur et transsept du ,x,i,i,ie sicle1 sans collatral4 ,faade du ,x,ve sicle1 fort riche4 ,,meuse4 ,arrond4 de ,bar-le-,duc4 g1 de ,rambercourt-aux-,pots4 ,arrond4 de ,montmdy4 g4 d',avioth4 ,arrond4 de ,verdun4 g4 cathd4 de ,verdun#bai1 g4 d'tain1 g4 abb4 de ,lachalade4 ,note #bai3 7,voy4 ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #ci47 ,,morbihan4 ,arrond4 de ,vannes4 g4 de ,saint-,gildas-de-,ruys1 g4 de l'le d',arz4 ,arrond4 de ,lorient4 g4 d',hennebon4 ,arrond4 de ,plormel4 g4 de ,plormel4 ,arrond4 de ,pontivy4 g4 de ,quelven ,guern4 ,,moselle4 ,arrond4 de ,metz4 g4 cathd4 de ,metz#bbj1 g4 de ,saint-,vincent ,metz1 g4 de ,chazelle1 g4 de ,norroy-le-,veneur1 g4 de ,jussy4 ,arrond4 de ,briey4 g4 d',olley1 g4 de ,longuyon4 ,note #bbj3 glise dont la nef date du ,x,i,i,ie sicle et le choeur du ,x,ve2 cette dernire construction refaite toutefois en se raccordant aux prcdentes4 ,style gothique empreint dj du got allemand4 ,trs-beaux vitraux du ,x,v,ie sicle dans le transsept1 lequel est clair1 non par des roses1 mais par des fentres immenses comprenant l'espace entier laiss entre la premire galerie et les votes4 ,les clochers1 au lieu d'tre levs sur la faade1 sont poss sur les troisimes traves des collatraux de la nef4 ,,ni,,vre4 ,arrond4 de ,nevers4 g4 cathd4 de ,nevers#bba1 g4 ,saint-tienne ,nevers#bbb1 g4 de ,saint-,saulge1 g4 de ,saint-,parize-le-,chtel4 ,arrond4 de ,clamecy4 g4 ,saint-,martin ,clamecy#bbc1 g4 de ,corbigny1 g4 de ,saint-,reverien1 g4 de ,saint-,lger ,tannay1 g4 de ,varzy4 ,arrond4 de ,cosne4 g4 abb4 de ,sainte-,croix la ,charit#bbd1 g4 de ,donzy1 g4 de ,premery4 ,note #bba3 glise ayant une abside l'occident construite au ,x,ie sicle4 ,vaste transsept dans lequel donne cette abside2 date galement de cette poque4 ,la nef fut rebtie au ,x,i,i,ie sicle2 puis le choeur1 aprs un incendie1 fut refait la fin de ce sicle4 ,restaurations et adjonctions pendant les ,x,i,ve et ,x,ve sicles4 ,cette glise menace ruine2 la nef est dverse2 son triforium prsente une ornementation de cariatides et de figures d'anges dans les tympans1 qui donnent cet intrieur un aspect trs-original4 ,l'difice est trs-mutil par la main des hommes et par le temps4 ,note #bbb3 glise auvergnate du ,x,ie sicle 7voy4 ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #h74 ,note #bbc3 glise de la premire moiti du ,x,i,i,ie sicle1 avec abside carre et bas-ct tournant derrire le sanctuaire4 ,faade et clocher de la fin du ,x,ve sicle4 ,note #bbd3 ,grande glise de l'ordre de ,cluny1 dont il ne reste que le choeur1 un clocher et des ruines4 ,trs-vaste narthex avec collatraux1 ,x,i,ie sicle4 ,style de l'architecture d',autun1 de ,beaune1 de ,paray-le-,monial1 de ,cluny4 ,,nord4 ,arrond4 de ,lille4 g4 ,saint-,maurice ,lille4 ,arrond4 d',avesnes4 g4 de ,solre-le-,chteau4 ,arrond4 de ,dunkerque4 g4 de ,saint-loi de ,dunkerque4 ,,oise4 ,arrond4 de ,beauvais4 g4 cathd4 de ,beauvais#bbe1 g4 de la ,basse-,o,euvre ,beauvais#bbf1 g4 de ,saint-tienne1 id4#bbg1 g4 abb4 de ,saint-,germer#bbh1 g4 de ,montagny1 g4 de ,trye-,chteau4 ,arrond4 de ,clermont4 g4 de ,clermont1 g4 d',agnetz1 g4 de ,maignelay1 g4 du pr4 de ,bury1 g4 de ,saint-,martin-aux-,bois1 g4 de ,magneville#bbi4 ,arrond4 de ,compigne4 g4 ,saint-,antoine ,compigne1 g4 abb4 de ,saint-,jean-aux-,bois#bcj1 g4 ,notre-,dame de ,noyon 7anc4 cathd47#bca1 g4 de ,pierrefonds#bcb1 g4 de ,tracy-le-,val#bcc4 ,arrond4 de ,senlis4 g4 de ,senlis 7anc4 cathd47#bcd1 g4 collg4 de ,saint-,frambourg ,senlis1 g4 ,saint-,vincent1 id41 g4 d',acy-en-,multien1 g4 abb4 de ,chaalis1 g4 ,notre-,dame de ,chambly1 g4 de ,creil 7en l'le7#bce1 g4 abb4 de ,saint-,leu d',esserent#bcf1 g4 collg4 de ,mello#bcg1 g4 collg4 de ,montataire1 g4 abb4 de ,morienval#bch1 g4 de ,nogent-les-,vierges1 g4 d',ermenonville1 g4 de ,baron1 g4 de ,verberie4 ,note #bbe3 ,choeur du ,x,i,i,ie sicle2 transsept et morceau de nef du ,x,v,ie4 ,c'est le plus vaste choeur des glises franaises 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #bb2 ,,construction1 fig4 #aja1 #aja bis et #aja ter74 ,note #bbf3 ,nef d'une glise du ,v,i,i,ie ou ,i,xe sicle1 couverte par une charpente4 ,faade du ,x,ie sicle4 ,construction dpourvue de toute ornementation1 romaine barbare4 ,traces de peintures du ,x,i,ie sicle4 ,note #bbg3 ,nef du ,x,i,ie sicle2 choeur du ,x,ve4 ,beaux vitraux de la ,renaissance4 ,porte du ,x,i,ie sicle1 trs-ornemente sur le ct nord1 avec traces de peintures4 ,note #bbh3 ,grande glise du ,x,i,ie sicle1 avec galerie vote de premier tage4 ,sainte chapelle du ,x,i,i,ie sicle1 isole l'abside1 peu prs copie sur la ,sainte-,chapelle du ,palais ,paris4 ,note #bbi3 ,voy41 pour ces glises1 l'ouvrage sur le ,beauvoisis1 de ,m4 le ,dr ,woillez4 ,note #bcj3 ,jolie petite glise du commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,beaux fragments de vitraux grisailles4 ,note #bca3 ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #g74 ,note #bcb3 ,crypte d'une poque trs-ancienne en partie creuse dans le roc4 ,clocher termin par un couronnement du ,x,v,ie sicle4 ,note #bcc3 ,charmant clocher de la fin du ,x,i,ie sicle 7voy4 ,,clocher1 fig4 #di74 ,note #bcd3 difice de la fin du ,x,i,ie sicle1 avec galerie vote de premier tage4 ,cette glise n'avait pas de transsept dans l'origine2 ses bras de croix ont t tablis1 au ,x,ve sicle1 en coupant deux traves de la nef4 ,chapelles rayonnantes trs-exigus4 ,beau clocher du commencement du ,x,i,ie sicle 7voy4 ,,clocher1 fig4 #fc74 ,note #bce3 ,dbris d'une fort belle glise du ,x,i,ie sicle4 ,note #bcf3 ,narthex du ,x,ie sicle1 avec salle au premier tage4 ,choeur de la fin du ,x,i,ie4 ,nef du commencement du ,x,i,i,ie4 ,petites chapelles rayonnantes autour du bas-ct de l'abside4 ,clocher du ,x,i,i,ie sicle4 ,la chapelle extrme du chevet possde un tage la hauteur du triforium4 ,note #bcg3 ,fin du ,x,i,ie sicle4 ,trs-mutile4 ,note #bch3 glise de la fin du ,x,ie sicle1 avec chapelles autour du bas-ct du sanctuaire qui datent de cette poque4 ,un clocher du commencement du ,x,i,ie sicle sur la faade et deux clochers des deux cts du choeur4 ,remaniements considrables au ,x,i,ve sicle4 ,,orne4 ,arrond4 d',alenon4 g4 ,notre-,dame d',alenon1 g4 cathd4 de ,sez#bci4 ,arrond4 d',argentan4 g4 de ,saint-,martin ,argentan1 g4 de ,chambois4 ,arrond4 de ,domfront4 g4 de ,notre-,dame-sous-l'eau ,domfront1 g4 de ,lonlay-l',abbaye4 ,note #bci3 ,restes d'un portail de la fin du ,x,i,ie sicle4 ,nef du ,x,i,i,ie sicle1 style normand4 ,choeur de la fin du ,x,i,i,ie sicle1 style franais4 ,deux clochers du ,x,i,i,ie sicle sur la faade4 ,cet difice menace ruine sur plusieurs points et a subi de graves mutilations4 ,les chapelles absidales datent du milieu du ,x,i,i,ie sicle4 ,,pas-,,de-,,calais4 ,arrond4 de ,saint-,omer4 g4 ,notre-,dame ,saint-,omer 7anc4 cathd471 g4 abb4 de ,saint-,bertin ,saint-,omer1 g4 d',acre-sur-la-,lys4 ,,puy-,,de-,,dome4 ,arrond4 de ,clermont4 g4 cathdr4 de ,clermont#bdj1 g4 ,notre-,dame-du-,port ,clermont#bda1 g4 de ,saint-,cerneuf ,billom1 g4 de ,chauriat1 g4 de ,notre-,dame d',orcival1 g4 de ,montferrand1 g4 de ,royat#bdb1 g4 de ,saint-,saturnin1 g4 de ,chamalires4 ,arrond4 d',issoire4 g4 ,saint-,paul ,issoire#bdc1 g4 de ,chambon1 g4 de ,manglieu1 g4 de ,saint-,nectaire#bdd4 ,arrond4 de ,riom4 g4 ,notre-,dame-du-,marturet ,riom1 g4 de ,saint-,amable de ,riom1 g4 d',ennezat#bde1 g4 de ,saint-,hilaire-la-,croix1 g4 de ,mozat1 g4 de ,thuret1 g4 de ,volvic#bdf1 g4 de ,condat1 g4 de ,menat4 ,arrond4 de ,thiers4 g4 ,saint-,genest de ,thiers1 g4 du ,dorat4 ,note #bdj3 glise reconstruite la fin du ,x,i,i,ie sicle sur un ancien difice du ,x,ie 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #df74 ,note #bda3 difice du ,x,ie sicle1 style auvergnat pur 7voy4 ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #i1 #aj et #aj bis74 ,crypte4 ,note #bdb3 ,petite glise auvergnate du ,x,ie sicle1 fortifie et restaure la fin du ,x,i,ie4 ,crypte4 ,note #bdc3 ,style auvergnat pur4 ,grande glise du ,x,ie sicle4 ,crypte4 ,note #bdd3 ,idem4 ,note #bde3 ,nef du ,x,ie sicle2 choeur et transsept du ,x,i,i,ie4 ,peintures4 ,note #bdf3 ,trs-joli choeur du ,x,i,i,ie sicle1 style auvergnat4 ,,pyr,n,,es 7,,basses-74 ,arrond4 de ,pau4 g4 de ,lembeye1 g4 de ,lescar1 g4 de ,morlaas4 ,arrond4 de ,bayonne4 g4 cathd4 de ,bayonne#bdg4 ,arrond4 de ,maulon4 g4 de ,saint-,engrace4 ,arrond4 d',oloron4 g4 ,sainte-,croix ,oloron1 g4 ,sainte-,marie ,oloron4 ,note #bdg3 ,x,i,i,ie1 ,x,i,ve et ,x,ve sicles4 ,,pyr,n,,es 7,,hautes-74 g4 de ,luz#bdh1 g4 de ,saint-,savin1 g4 d',ibos prs ,tarbes4 ,note #bdh3 ,petite glise fortifie4 ,,pyr,n,,es-,,orientales4 ,arrond4 de ,perpignan4 g4 ,saint-,jean ,perpignan 7aujourd'hui cathd471 g4 d',elne#bdi4 ,arrond4 de ,cret4 g4 de ,coustouges4 ,arrond4 de ,prades4 g4 de ,marceval1 g4 abb4 de ,saint-,martin du ,canigou#bej1 g4 de ,corneilla1 g4 de ,serrabone#bea1 g4 de ,villefranche4 ,note #bdi3 ,x,i,ie sicle4 ,note #bej3 ,x,i,ie sicle4 ,note #bea3 ,x,i,ie sicle4 ,,rhin 7,,bas-74 ,arrond4 de ,strasbourg4 g4 cathd4 de ,strasbourg#beb1 g4 ,saint-,pierre ,strasbourg1 g4 abb4 de ,saint-tienne1 id41 g4 ,saint-,thomas1 id41 g4 de ,niederhaslach4 ,arrond4 de ,saverne4 g4 de ,saint-,jean-des-,choux1 g4 abb4 de ,marmoutier#bec1 g4 de ,neuwiller#bed4 ,arrond4 de ,schelestadt4 g4 ,saint-,georges de ,schelestadt1 g4 ,sainte-,foi ,schelestadt#bee1 g4 d',andlau1 g4 abb4 de ,saint-,odile1 g4 de ,rosheim#bef4 ,arrond4 de ,wissembourg4 g4 de ,walbourg4 ,note #beb3 ,choeur et transsept du ,x,i,ie sicle4 ,crypte4 ,nef du ,x,i,i,ie sicle4 ,faade des ,x,i,ve et ,x,ve4 ,beaux vitraux4 ,flche en pierre trs-remarquable au point de vue de la construction 7voy4 ,,fl,,che74 ,note #bec3 ,style rhnan1 ,x,i,ie sicle4 ,porche entre deux clochers4 ,note #bed3 glise de la fin du ,x,i,ie sicle4 ,chapelle isole l'abside1 du ,xe sicle 7voy4 ,,chapelle1 fig4 #bb et #bc74 ,note #bee3 glise des ,x,ie et ,x,i,ie sicles1 style rhnan4 ,clocher sur le centre de la croise4 ,porche entre deux clochers sur la faade4 ,note #bef3 ,jolie glise de style rhnan1 ,x,ie et ,x,i,ie sicles4 ,belle sculpture4 ,,rhin 7,,haut-74 ,arrond4 de ,colmar4 g4 ,saint-,martin ,colmar1 g4 de ,gueberschwyr1 g4 de ,guebwiller#beg1 g4 de ,pfaffenheim1 g4 de ,rouffach1 g4 de ,sigolsheim1 g4 de ,luttenbach1 g4 abb4 de ,murbach#beh4 ,arrond4 d',altkirck4 g4 d',ottmarsheim#bei4 ,arrond4 de ,belfort4 g4 de ,thann4 ,note #beg3 ,jolie glise de la fin du ,x,i,ie sicle et du ,x,i,i,ie4 ,porche entre deux tours sur la faade4 ,clocher sur le milieu de la croise4 ,belle construction style rhnan4 ,note #beh3 ,restes d'une belle glise du ,x,i,ie sicle4 ,deux clochers des deux cts du choeur4 ,style rhnan pur4 ,note #bei3 glise octogone2 imitation d',aix-la-,chapelle4 ,,rh,,ne4 ,arrond4 de ,lyon4 g4 cathd4 de ,lyon#bfj1 g4 de ,saint-,nizier ,lyon1 g4 d',ainay1 id4#bfa1 g4 ,saint-,paul1 id41 g4 ,saint-,irne1 id41 g4 de l'le-,barbe4 ,arrond4 de ,villefranche4 g4 de ,villefranche1 g4 de ,salles1 g4 de ,belleville1 g4 de ,chtillon-d',azergue4 ,note #bfj3 ,choeur de la fin du ,x,i,ie sicle1 sans bas-ct1 avec deux chapelles profondes donnant sur le transsept4 ,nef des ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles4 ,faade du ,x,i,ve4 ,clochers des deux cts du choeur4 ,singulier mlange des styles gothiques de la haute ,bourgogne1 du ,bourbonnais1 de la ,haute-,marne et du ,rhin4 ,note #bfa3 ,petite glise dont quelques parties sont trs-anciennes et datent du ,i,xe sicle4 ,clocher du ,x,ie2 abside de la mme poque4 difice qui a subi beaucoup de remaniements4 ,l'abside1 sans collatral1 appartient au style auvergnat4 ,,sa,,ne 7,,haute-74 ,arrond4 de ,vesoul4 g4 abb4 de ,cherlieu1 g4 de ,favernay1 g4 de ,chambarnay-les-,bellevaux4 ,arrond4 de ,lure4 g4 abb4 de ,luxeuil4 ,,sa,,ne-,,et-,,loire4 g4 abb4 de ,saint-,vincent ,macon1 g4 abb4 de ,saint-,philibert ,tournus#bfb1 g4 de ,brancion1 g4 de ,chapaise1 g4 abb4 de ,cluny#bfc1 g4 ,notre-,dame ,cluny#bfd4 ,arrond4 d',autun4 g4 cathd4 d',autun#bfe4 ,arrond4 de ,chlon4 g4 ,saint-,vincent ,chlon1 g4 ,saint-,marcel1 g4 de ,sennecey-le-,grand4 ,arrond4 de ,charolles4 g4 de ,paray-le-,monial#bff1 g4 de ,semur-en-,brionnais#bfg1 g4 d',anzy1 g4 de ,bois-,sainte-,marie#bfh1 g4 de ,chteauneuf#bfi1 g4 de ,saint-,germain4 ,note #bfb3 ,nef du commencement du ,x,ie sicle1 avec vaste narthex4 ,les votes hautes de la nef prsentent cette particularit qu'elles se composent de berceaux plein-cintre bands perpendiculairement l'axe sur des arcs doubleaux4 ,les votes centrales sont contre-buttes par celles des collatraux1 qui sont d'arte4 ,les piliers sont monostyles1 termins par des chapiteaux plats sans ornements1 comme de simples cordons4 ,le narthex est deux tages4 ,transsept et choeur du commencement du ,x,i,ie sicle1 avec crypte1 bas-ct et chapelles rectangulaires4 ,clocher carr sur le centre de la croise et deux clochers sur les premires traves du narthex1 du ,x,i,ie sicle 7voy4 ,,architecture ,,monastique1 fig1 #c1 et les ,archives des mon4 hist474 ,note #bfc3 ,voy4 ,,architecture ,,monastique1 fig4 #b4 glise dont il ne reste aujourd'hui qu'un des bras du transsept4 ,note #bfd3 ,jolie glise du commencement du ,x,i,i,ie sicle1 du meilleur style de la haute ,bourgogne4 ,lanterne sur le centre de la croise4 ,note #bfe3 glise du ,x,i,ie sicle1 avec porche ouvert peu postrieur la construction primitive4 ,style de la haute ,bourgogne4 ,nef vote en berceau bris avec arcs doubleaux4 ,choeur sans collatral 7voy4 ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #bj2 ,,cath,,drale1 fig4 #bg74 ,flche du ,x,ve sicle1 en pierre1 sur le centre de la croise4 ,arcs-boutants du ,x,ve sicle contre-buttant les votes hautes4 ,note #bff3 ,trs-remarquable difice contemporain de la cathdrale d',autun 7,x,i,ie sicle71 avec porche ferm deux tages2 sanctuaire avec collatral et trois chapelles rayonnantes4 ,tour centrale huit pans4 ,deux tours sur les deux premires traves du porche 7voy4 les ,archives des mon4 hist474 ,belle construction excute en beaux matriaux4 ,note #bfg3 difice de la fin du ,x,i,ie sicle4 ,style de la haute ,bourgogne4 ,roman fleuri de transition4 ,belle construction4 ,note #bfh3 ,petite glise du ,x,i,ie sicle1 dont le choeur prsente en plan une disposition toute particulire4 ,bas-ct sans chapelles rayonnantes1 et sanctuaire port sur des runions de colonnes1 deux grosses poses suivant le rayon et deux plus grles poses sur la circonfrence4 ,tour centrale2 nef en berceau bris avec arcs doubleaux2 votes d'arte sur les bas-cts1 sans arcs-boutants4 ,note #bfi3 ,petite glise du ,x,i,ie sicle1 sans transsept2 nef avec collatraux troits et trois absides4 ,clocher carr en avant du sanctuaire4 ,votes hautes en berceau bris1 contre-buttes par des votes d'artes rampantes sur les bas-cts4 ,le berceau central se retournant accuse seul le transsept en lvation4 ,,sarthe4 ,arrond4 du ,mans4 g4 cathd4 du ,mans#bgj1 g4 ,notre-,dame-du-,pr au ,mans#bga1 g4 ,notre-,dame-de-la-,coulture au ,mans#bgb4 ,arrond4 de la ,flche4 g4 du pr4 de ,solesmes1 g4 de ,bazouges1 g4 de la ,brure4 ,arrond4 de ,mamers4 g4 de la ,fert-,bernard#bgc4 ,arrond4 de ,saint-,calais4 g4 de ,saint-,calais4 ,note #bgj3 ,nef du ,x,ie sicle1 remanie et vote au ,x,i,ie2 primitivement couverte par une charpente4 ,choeur du ,x,i,i,ie sicle4 ,style mixte franais-normand 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #cd et #ce74 ,vitraux4 ,note #bga3 ,petite glise du commencement du ,x,ie sicle1 remanie au ,x,i,ie2 couverte primitivement par une charpente apparente4 ,note #bgb3 ,nef sans bas-ct1 du ,x,i,ie sicle4 ,influence du style occidental2 choeur de la fin du ,x,i,ie sicle4 ,porche du ,x,i,i,ie4 ,crypte4 ,note #bgc3 ,trs-jolie glise du ,x,v,ie sicle1 dans laquelle les traditions gothiques sont trs-habilement conserves sous une nouvelle forme4 ,vitraux4 ,,seine4 ,arrond4 de ,paris4 g4 ,notre-,dame 7cathd4 de ,paris7#bgd1 g4 abb4 de ,saint-,germain-des-,prs ,paris#bge1 g4 de ,saint-,germain-l',auxerrois1 id4#bgf1 g4 ,saint-,eustache1 id4#bgg1 g4 ,saint-,merry1 id41 g4 ,saint-,sverin1 id41 g4 du pr4 de ,saint-,martin-des-,champs1 id4#bgh1 g4 ,saint-,julien-le-,pauvre1 id4#bgi1 g4 ,saint-tienne-du-,mont1 id41 g4 ,saint-,gervais et ,saint-,protais1 id4 ,arrond4 de ,sceaux4 g4 d',arcueil1 g4 de ,vitry1 g4 d',issy1 g4 de ,saint-,maur1 g4 de ,nogent-sur-,marne1 g4 de ,bagneux#bhj4 ,arrond4 de ,saint-,denis4 g4 abb4 de ,saint-,denis#bha1 g4 de ,boulogne#bhb1 g4 abb4 de ,montmartre#bhc1 g4 de ,suresne1 g4 abb4 de ,longchamp1 g4 de ,charonne4 ,note #bgd3 ,cathdrale de la fin du ,x,i,ie sicle2 nef et portail du commencement du ,x,i,i,ie4 ,pignons du transsept du milieu du ,x,i,i,ie sicle4 ,chapelles du choeur du ,x,i,ve 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #a1 #b1 #c1 #d et #e74 ,note #bge3 ,nef du ,x,ie sicle1 entirement reconstruite4 ,choeur de la fin du ,x,i,ie sicle1 qui a subi des altrations notables4 ,une tour sur la faade formant porche1 dont la construction remontait au ,i,xe sicle4 ,deux tours des deux cts du transsept1 dtruites aujourd'hui4 ,note #bgf3 ,nef des ,x,i,ve et ,x,ve sicles2 choeur du ,x,ve2 porche du ,x,v,ie4 ,tour romane prs le bras de croix sud dtruite aujourd'hui4 ,note #bgg3 ,vaste glise des ,,xvi et ,x,v,i,ie sicles4 ,note #bgh3 ,choeur du ,x,ie sicle1 revot au ,x,i,ie4 ,nef sans bas-cts1 du ,x,i,i,ie sicle1 couverte par une charpente apparente lambrisse4 ,cet difice religieux est1 aprs ,notre-,dame1 le plus intressant de ceux qui existent encore dans ,paris4 ,note #bgi3 ,charmante petite glise de la fin du ,x,i,ie sicle4 ,note #bhj3 ,jolie glise de la fin du ,x,i,ie sicle2 fort gte par des restaurations modernes4 ,note #bha3 ,crypte du ,i,xe sicle4 ,pourtour du choeur1 chapelles et partie antrieure de la nef btis par l'abb ,suger au milieu du ,x,i,ie sicle4 ,choeur1 transsept et nef levs sous saint ,louis4 ,anciens vitraux du ,x,i,ie sicle4 ,quantit de fragments prcieux 7voy4 l',abbaye de ,saint-,denis1 par ,m4 le baron de ,guilhermy74 ,note #bhb3 ,choeur et transsept du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #bhc3 ,petite glise de la fin du ,x,i,ie sicle 7voy4 la ,statist4 mon4 de ,paris1 par ,m4 ,albert ,lenoir74 ,,seine-,,inf,,rieure4 ,arrond4 de ,rouen4 g4 cathd4 de ,rouen#bhd1 g4 de ,saint-,maclou ,rouen#bhe1 g4 abb4 de ,saint-,ouen1 id4#bhf1 g4 ,saint-,patrice1 id41 g4 ,saint-,vincent1 id41 g4 ,saint-,godard1 id41 g4 ,saint-,gervais1 id41 g4 du ,mont-aux-,malades1 id41 g4 abb4 de ,saint-,georges de ,bocherville#bhg1 g4 ,duclair1 g4 ,saint-tienne ,elbeuf1 g4 ,saint-,jean1 id41 g4 abb4 de ,jumiges#bhh1 g4 de ,moulineaux1 g4 d',yainville1 g4 d',houppeville4 ,arrond4 du ,havre4 g4 d',angerville-l',orcher1 g4 d'tretat1 g4 de ,graville-l',eure1 g4 de ,harfleur1 g4 de ,lillebonne1 g4 de ,montiviller4 ,arrond4 de ,dieppe4 g4 ,saint-,jacques de ,dieppe1 g4 abb4 de ,saint-,victor1 g4 d',arques1 g4 d',aufray1 g4 de ,bourgdun1 g4 abb4 d',eu#bhi1 g4 du collge d',eu1 g4 de ,trport4 ,arrond4 de ,neufchtel4 g4 de ,gournay1 g4 d',aumale4 ,arrond4 d',yvetot44 g4 de ,caudebec1 g4 de ,sainte-,gertrude1 g4 de ,valliquerville1 g4 d',auzebosq1 g4 abb4 de ,saint-,wandrille#bij1 g4 de ,saint-,wandrille4 ,note #bhd3 ,pourtour du choeur de la fin du ,x,i,ie sicle2 nef et choeur du ,x,i,i,ie4 ,pignons du transsept du ,x,i,ve4 ,faade du ,x,v,ie4 ,tour du ,x,i,ie1 ct nord de la faade2 tour du ,x,v,ie1 sur le ct sud4 ,cette vaste glise a subi de nombreux remaniements 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #ci74 ,note #bhe3 glise des ,x,ve et ,x,v,ie sicles4 ,joli plan4 ,note #bhf3 ,cette glise peut passer pour le chef-d'oeuvre de l'architecture religieuse du ,x,i,ve sicle2 termine seulement au ,x,ve4 ,note #bhg3 glise normande du ,x,i,ie sicle4 ,note #bhh3 ,ruines du ,x,i,ie sicle4 ,note #bhi3 ,curieuse glise1 dont le choeur date de la fin du ,x,i,ie sicle et la nef du ,x,i,i,ie4 ,le choeur a t remani compltement au ,x,ve sicle4 ,crypte4 ,style franais dans le choeur et normand dans la nef 7voy4 les ,archives des mon4 hist474 ,note #bij3 ,ruines du ,x,i,ie sicle4 ,,seine-,,et-,,marne4 ,arrond4 de ,melun4 g4 ,notre-,dame de ,melun#bia1 g4 ,saint-,aspais ,melun1 g4 de ,brie-,comte-,robert1 g4 de ,champeaux#bib4 ,arrond4 de ,coulommiers4 g4 de ,saint-,cyr1 g4 de ,villeneuve-le-,comte4 ,arrond4 de ,fontainebleau4 g4 de ,chteau-,landon1 g4 de ,larchant1 g4 de ,moret#bic1 g4 de ,nemours4 ,arrond4 de ,meaux4 g4 cathd4 de ,meaux#bid1 g4 de ,chamigny1 g4 de la ,chapelle-sous-,crcy#bie1 g4 de ,ferrires#bif1 g4 d',othis4 ,arrond4 de ,provins4 g4 de ,saint-,quiriace ,provins#big1 g4 ,sainte-,croix1 id41 g4 ,saint-,ayoul1 id41 g4 de ,donnemarie1 g4 de ,saint-,loup de ,naud#bih1 g4 de ,rampillon#bii1 g4 de ,voulton4 ,note #bia3 ,petite glise avec choeur sans collatral1 et clochers latraux4 ,les soubassements de ces clochers et des transsepts datent du ,xe sicle2 la nef date du ,x,i,ie sicle et tait autrefois couverte par une charpente apparente2 le choeur est du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #bib3 ,jolie glise du commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,nef avec oeils circulaires tenant lieu de triforium comme au-dessus de la galerie de ,notre-,dame de ,paris1 avant les changements apports au ,x,i,i,ie sicle4 ,note #bic3 glise dont le choeur date de la fin du ,x,i,ie sicle1 sans collatral2 oeils ajours servant de triforium4 ,transsept avec fentres meneaux prenant toute la surface du mur-pignon4 ,note #bid3 difice contemporain de ,notre-,dame de ,paris1 mais presque entirement reconstruit vers le milieu du ,x,i,i,ie sicle1 puis remani successivement pendant les ,x,ve et ,x,v,ie sicles4 ,note #bie3 ,trs-jolie glise du commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #bif3 glise sans transsept2 la nef claire par des roses4 ,bonne disposition des chapelles l'extrmit des bas-cts4 ,la faade est dtruite4 ,x,i,i,ie sicle4 ,note #big3 glise d'un beau style1 de la fin du ,x,i,ie sicle4 ,note #bih3 glise de la fin du ,x,ie sicle4 ,porche du ,x,i,ie1 avec statuaire remarquable4 ,note #bii3 ,x,i,i,ie sicle4 ,portail sculpt4 ,,seine-,,et-,,oise4 ,arrond4 de ,versailles4 g4 de ,poissy#cjj1 g4 de ,triel1 g4 de ,bougival1 g4 de ,vernouillet#cja1 g4 de ,thiverval4 ,arrond4 de ,corbeil4 g4 ,saint-,spire de ,corbeil1 g4 d',athis-,mons1 g4 abb4 de ,longpont4 ,arrond4 d'tampes4 g4 ,notre-,dame tampes#cjb1 g4 ,saint-,martin1 id41 g4 ,saint-,basile1 id41 g4 abb4 de ,marigny1 g4 de la ,fert-,aleps#cjc4 ,arrond4 de ,mantes44 g4 ,notre-,dame de ,mantes#cjd1 g4 de ,houdan1 g4 de ,vtheuil#cje1 g4 de ,gassicourt#cjf1 g4 de ,limay1 g4 de ,fusiers1 g4 de ,richebourg4 ,arrond4 de ,pontoise4 g4 ,saint-,maclou de ,pontoise1 g4 de ,deuil1 g4 d',ecouen1 g4 de ,taverny1 g4 de ,luzarches1 g4 de ,mareil-en-,france1 g4 ,saint-,martin ,montmorency1 g4 de ,belloy#cjg1 g4 de ,champagne#cjh1 g4 abb4 de ,royaumont1 g4 de ,beaumont-sur-,oise1 g4 de ,nesles#cji1 g4 de ,gonesse1 g4 abb4 de ,maubuisson4 ,arrond4 de ,rambouillet4 g4 de ,montfort-l',amaury#caj1 g4 de ,saint-,sulpice de ,favires#caa4 ,note #cjj3 ,porche de la faade du ,i,xe sicle2 quelques piles l'intrieur de la fin du ,x,ie2 nef du ,x,i,ie1 remanie au ,x,v,ie et au ,x,v,i,ie sicles2 choeur de la fin du ,x,i,ie sicle2 chapelle absidale du ,x,i,i,ie2 chapelles de la nef et porche latral du ,x,v,ie4 ,clocher central du ,x,i,ie2 clocher sur la faade du ,x,i,ie1 reconstruit en partie au ,x,v,ie4 ,pas de transsept4 ,bas-ct pourtournant le choeur avec deux chapelles latrales orientes de la fin du ,x,i,ie sicle4 ,note #cja3 ,trs-jolie petite glise de la fin du ,x,i,ie sicle1 avec clocher central du ,x,i,i,ie4 ,abside carre4 ,faade dtruite4 ,note #cjb3 ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles4 ,clocher avec flche en pierre4 ,note #cjc3 difice du ,x,i,ie sicle2 clocher de la mme poque1 termin par une flche en pierre4 ,note #cjd3 glise qui prsente une copie rduite de ,notre-,dame de ,paris1 btie d'un seul jet la fin du ,x,i,ie sicle2 chapelles du choeur du ,x,i,ve sicle2 tours sur la faade du ,x,i,i,ie4 ,vitraux4 ,note #cje3 ,abside simple sans bas-cts du ,x,i,ie sicle2 nef du ,x,v,ie2 joli porche de la ,renaissance4 ,note #cjf3 ,petite glise abside carre du ,x,i,i,ie sicle2 faade du ,x,ie2 nef du ,x,ve4 ,note #cjg3 glise trs-mutile2 jolie faade du ,x,v,ie sicle1 bien conserve4 ,note #cjh3 ,petite glise du ,x,i,i,ie sicle1 d'un excellent style4 ,note #cji3 ,petite glise du commencement du ,x,i,i,ie sicle2 clocher latral du ,x,i,ie4 ,note #caj3 ,beaux vitraux de la ,renaissance4 ,note #caa3 ,charmante construction du milieu du ,x,i,i,ie sicle1 toute claire-voie4 ,beaux vitraux4 ,s,,vres 7,,deux-74 ,arrond4 de ,niort4 g4 ,notre-,dame de ,niort1 g4 de ,champdeniers1 g4 de ,saint-,maixent4 ,arrond4 de ,bressuire4 g4 de ,bressuire1 g4 d',oyron1 g4 ,saint-,denis ,thouars4 ,arrond4 de ,melle4 g4 ,saint-,pierre ,melle#cab1 g4 ,saint-,hilaire1 id4#cac1 g4 ,saint-,savinien1 id41 g4 de ,celles1 g4 de ,javarzay4 ,arrond4 de ,parthenay44 g4 ,saint-,laurent ,parthenay1 g4 ,sainte-,croix1 id41 g4 ,notre-,dame-de-la-,couldre1 id41 g4 ,saint-,pierre ,airvault1 g4 de ,saint-,gneroux1 g4 de ,marnes1 g4 ,saint-,louis de ,marnes1 g4 de ,parthenay-le-,vieux#cad1 g4 de ,verrines-sous-,celles4 ,note #cab3 ,jolie glise du ,x,i,ie sicle4 ,note #cac3 ,du ,x,i,ie sicle4 ,beau style du ,poitou4 ,note #cad3 ,toutes ces glises appartiennent au meilleur style du ,poitou2 ,x,i,ie sicle4 ,,somme4 ,arrond4 d',amiens4 g4 ,notre-,dame 7cathd4 d',amiens7#cae1 g4 ,notre-,dame d',araines1 g4 de ,namps-au-,val1 g4 ,saint-,denis de ,poix4 ,arrond4 d',abbeville4 g4 coll4 de ,saint-,wulfran d',abbeville#caf1 g4 abb4 de ,saint-,riquier#cag1 g4 de ,rue4 ,arrond4 de ,doullens4 g4 de ,beauval4 ,arrond4 de ,montdidier4 g4 d',ailly-sur-,noye1 g4 abb4 de ,bertheaucourt1 g4 de ,folleville1 g4 ,saint-,pierre de ,roye1 g4 de ,tilloloy4 ,note #cae3 difice entirement bti pendant le ,x,i,i,ie sicle 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #ai et #bj74 ,note #caf3 difice bti au commencement du ,x,v,ie sicle4 ,la nef seule a t leve4 ,note #cag3 ,x,v,ie sicle4 ,,tarn4 ,arrond4 d',alby4 g4 ,sainte-,ccile 7cathd4 d',alby7#cah1 g4 ,saint-,salvy ,alby4 ,arrond4 de ,castres4 g4 de ,burlatz4 ,note #cah3 glise une seule nef sans transsept1 avec chapelles1 btie en brique2 ,x,i,ve et ,x,ve sicles 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #ej74 ,peintures de l'poque de la ,renaissance4 ,,tarn-,,et-,,garonne4 ,arrond4 de ,montauban4 g4 de ,caussade#cai1 g4 de ,montpezat#cbj1 g4 de ,varen#cba4 ,arrond4 de ,castel-,sarrazin4 g4 de ,beaumont-de-,lomagne1 g4 abb4 de ,moissac#cbb4 ,note #cai3 ,clocher du ,x,i,ve sicle4 ,note #cbj3 glise une seule nef sans transsept2 ,x,i,ve sicle4 ,note #cba3 glise du ,x,i,ie sicle1 deux absides jumelles4 ,note #cbb3 ,narthex du ,x,ie sicle1 trois tages2 porche du ,x,i,ie2 nef du ,x,i,ve1 sans bas-cts et sans transsept4 ,,var4 ,arrond4 de ,draguignan4 g4 cath4 de ,frjus1 g4 abb4 du ,thoronet#cbc1 g4 de ,caunet1 g4 du ,luc4 ,arrond4 de ,brignoles4 g4 de ,saint-,maximin4 ,arrond4 de ,grasse44 g4 de ,vence 7anc4 cathd474 ,arrond4 de ,toulon4 g4 ,saint-,louis ,hyres1 g4 de ,sollies-,ville1 g4 de ,sixfours4 ,note #cbc3 glise cistercienne du ,x,i,ie sicle1 d'une grande simplicit 7voy4 les ,archives des mon4 hist474 ,,vaucluze4 ,arrond4 d',avignon44 g4 ,notre-,dame-des-,dons 7cathd4 d',avignon7#cbd1 g4 de ,cavaillon 7anc4 cathd47#cbe1 g4 du ,thor#cbf1 g4 de ,vaucluze1 g4 abb4 de ,snanque4 ,arrond4 d',apt4 g4 d',apt 7anc4 cathd474 ,arrond4 de ,carpentras4 g4 de ,saint-,siffrin ,carpentras1 g4 de ,pernes1 g4 bapt4 de ,vnasques#cbg1 g4 de ,caromb4 ,arrond4 d',orange4 g4 de ,vaison 7anc4 cathd471 g4 de ,valras4 ,note #cbd3 difice du ,x,i,ie sicle1 mais mconnaissable par suite des mutilations qu'il a subies4 ,note #cbe3 glise du ,x,i,i,ie sicle1 qui conserve tous les caractres de l'architecture romane de la ,provence4 ,note #cbf3 ,x,i,ie sicle4 ,trs-dlicate architecture dans laquelle on sent l'influence immdiate des arts romains4 ,note #cbg3 difice du ,v,i,i,ie ou ,i,xe sicle1 vot2 ressemblant une trs-petite salle de thermes antiques1 mais d'une construction trs-grossire4 ,,vend,e4 ,arrond4 de ,fontenay4 g4 de ,fontenay-le-,comte1 g4 de ,maillezais1 g4 abb4 de ,nieuil-sur-,authise1 g4 de ,vouvant4 ,,vienne4 ,arrond4 de ,poitiers44 g4 cathd4 de ,poitiers#cbh1 g4 ,notre-,dame-la-,grande ,poitiers#cbi1 g4 de ,moustier-,neuf1 id41 g4 abb4 de ,saint-,hilaire1 id4#ccj1 g4 de ,sainte-,radegonde1 id4#cca2 g4 de ,fontaine-,lecomte1 g4 abb4 de ,ligug1 g4 de ,nouaill1 g4 de ,lusignan4 ,arrond4 de ,civray4 g4 ,saint-,nicolas de ,civray1 g4 abb4 de ,charroux#ccb4 ,arrond4 de ,montmorillon4 g4 de ,montmorillon1 g4 d',antigny1 g4 ,saint-,pierre ,chauvigny1 g4 ,notre-,dame1 id41 g4 de la ,puye1 g4 abb4 de ,saint-,savin#ccc4 ,note #cbh3 glise btie la fin du ,x,i,ie sicle conformment aux traditions romanes du ,poitou1 mais avec des formes dj gothiques4 ,belle construction4 ,plan simple 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #dd et #de74 ,faade de la fin du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #cbi3 ,x,ie et ,x,i,ie sicles4 ,faade de cette dernire poque1 entirement couverte de sculptures4 ,peintures l'intrieur4 ,note #ccj3 glise du ,x,ie sicle1 autrefois vote en coupoles1 fort mutile aujourd'hui4 ,beau plan1 vaste1 bien conu4 ,note #cca3 glise du ,x,ie sicle4 ,peintures l'intrieur1 refaites depuis peu4 ,crypte4 ,note #ccb3 ,vaste glise termine par une rotonde1 ,x,i,ie sicle1 en ruines aujourd'hui 7v4 ,,saint-,s,,pulcre74 ,note #ccc3 ,porche du ,i,xe sicle2 nef du ,x,ie2 choeur du commencement du ,x,i,ie4 ,flche sur le porche du ,x,ve sicle4 ,peintures l'intrieur du ,x,i,ie sicle 7voy4 ,,architecture ,,religieuse1 fig4 #aa et #ab74 ,style poitevin roman4 ,crypte4 ,,vienne 7,,haute-74 ,arrond4 de ,limoges4 g4 cathd4 de ,limoges#ccd4 ,arrond4 de ,bellac4 g4 abb4 du ,dorat#cce4 ,arrond4 de ,rochechouart4 g4 de ,rochechouart1 g4 de ,saint-,junien1 g4 de ,solignac#ccf4 ,arrond4 de ,saint-,yriex4 g4 de ,saint-,yriex4 ,note #ccd3 ,porche du ,xe sicle2 nef ruine du ,x,ie2 choeur des ,x,i,i,ie et ,x,i,ve2 transsept du ,x,ve 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #dg74 ,note #cce3 ,belle glise du ,x,i,ie sicle4 ,style mixte auvergnat et des ctes occidentales4 ,note #ccf3 ,style du ,prigord1 ,x,i,ie sicle4 ,coupoles4 ,,vosges4 ,arrond4 d'pinal4 g4 d'pinal4 ,arrond de ,saint-,di4 g4 cath4 de ,saint-,di#ccg1 g4 de ,moyenmoutier4 ,note #ccg3 ,nef du ,x,ie sicle1 remanie au ,x,i,ie4 ,abside carre de la fin du ,x,i,i,ie sicle4 ,,yonne4 ,arrond4 d',auxerre4 g4 ,saint-tienne ,auxerre 7anc4 cathd47#cch1 g4 ,saint-,pierre ,auxerre1 g4 ,saint-,germain1 id4#cci1 g4 ,saint-,eusbe1 id4#cdj1 g4 de ,saint-,florentin#cda1 g4 abb4 de ,pontigny#cdb1 g4 de ,chitri-le-,fort1 g4 de ,moutiers1 g4 de ,chablis1 g4 de ,vermanton1 g4 de ,mailly-le-,chteau4 ,arrond4 d',avallon4 g4 ,saint-,lazare d',avallon1 g4 ,saint-,martin1 id41 g4 abb4 de ,sainte-,madeleine ,vzelay#cdc1 g4 de ,saint-,pre sous ,vzelay#cdd1 g4 de ,civry1 g4 de ,montral#cde1 g4 de ,pontaubert#cdf4 ,arrond4 de ,joigny4 g4 de ,saint-,julien-du-,sault#cdg1 g4 de ,villeneuve-le-,roi#cdh1 g4 de ,saint-,fargeau4 ,arrond4 de ,sens4 g4 ,saint-tienne 7cathd4 de ,sens7#cdi1 g4 de l'hpital de ,sens#cej1 g4 ,saint-,savinien et ,saint-,potentien1 id4 ,arrond4 de ,tonnerre4 g4 ,saint-,pierre de ,tonnerre1 g4 de l'hospice de ,tonnerre#cea1 g4 de ,neuvy-,saultour4 ,note #cch3 ,beau choeur bourguignon du ,x,i,i,ie sicle1 avec une seule chapelle carre au chevet4 ,transsept et nef des ,x,i,ve et ,x,ve sicles4 ,parties infrieures de la faade de la fin du ,x,i,i,ie sicle2 parties suprieures du ,x,ve4 ,vitraux4 ,crypte du ,i,xe sicle4 ,peintures dans la crypte4 ,note #cci3 ,crypte du ,i,xe sicle1 trs-mutile2 choeur de la fin du ,x,i,i,ie4 ,nef dtruite4 ,clocher du ,x,i,ie sicle4 ,note #cdj3 ,nef du ,x,i,ie sicle1 trs-mutile4 ,faade du ,x,i,i,ie sicle2 choeur du ,x,v,ie4 ,vitraux4 ,clocher du ,x,i,ie sicle4 ,note #cda3 ,choeur du ,x,v,ie sicle4 ,vitraux4 ,note #cdb3 ,grande glise de l'ordre de ,cteaux4 ,nef du ,x,i,ie1 avec porche2 choeur du commencement du ,x,i,i,ie 7voy4 ,,architecture ,,monastique1 fig4 #h74 ,note #cdc3 ,grande glise de l'ordre de ,cluny4 ,nef de la fin du ,x,ie sicle2 narthex ferm du ,x,i,ie2 choeur et transsept de la fin du ,x,i,ie sicle4 ,quatre clochers autrefois4 ,cette glise est la tte de la grande cole bourguignonne4 ,note #cdd3 ,jolie petite glise du ,x,i,i,ie sicle2 style bourguignon pur4 ,charmant clocher4 ,porche ouvert1 bti au ,x,i,i,ie sicle et refait en partie au ,x,i,ve4 ,choeur de la fin du ,x,i,ve sicle4 ,trois chapelles rayonnantes4 ,pas de transsept4 ,note #cde3 ,l'une des glises les plus pures comme style bourguignon de la fin du ,x,i,ie sicle2 btie d'un seul jet4 ,abside carre1 flanque de deux chapelles carres4 ,transsept4 ,tribune4 ,note #cdf3 ,petite glise du ,x,i,ie sicle1 en style bourguignon pur4 ,note #cdg3 ,vitraux du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #cdh3 glise du ,x,i,i,ie sicle4 ,style mixte bourguignon et champenois4 ,note #cdi3 glise du milieu du ,x,i,ie sicle1 remanie presque entirement au ,x,i,i,ie 7voy4 ,,cath,,drale1 fig4 #cj74 ,note #cej3 ,choeur du ,x,i,i,ie sicle4 ,style mixte champenois et bourguignon4 ,note #cea3 ,grande glise une seule nef couverte par une charpente1 avec petite abside vote2 ,x,i,i,ie sicle4 ,,go,t1 s4 m4 ,conduit souterrain en maonnerie destin couler les eaux pluviales et mnagres4 ,les ,romains taient grands constructeurs d'gots1 et lorsqu'ils btissaient une ville1 ils pensaient d'abord l'tablissement de ces services souterrains4 ,quand les barbares devinrent possesseurs des villes gallo-romaines1 ils ne songrent pas entretenir les gots antiques1 qui bientt s'engorgrent ou furent perdus2 les villes renfermaient alors de vritables cloaques1 les eaux croupies pntraient le sol1 les rues taient infectes et la peste dcimait priodiquement les populations4 ,on commena par faire des tranches au milieu des voies principales1 des ruisseaux profonds1 encaisss1 que l'on recouvrait de dalles ou que l'on laissait l'air libre4 ,les orages se chargeaient de curer ces profonds caniveaux encombrs de dtritus de toutes sortes4 ,ce ne fut gure qu'au ,x,i,ie sicle que l'on revint la mthode antique1 et que l'on construisit des gots souterrains en maonnerie sous les voies principales des villes4 ,corrozet parle d'gots trouvs vis--vis le ,louvre lorsqu'on reconstruisit ce palais en #aech4 ,il existait1 sous le quartier de l',universit de ,paris1 des gots 7romains probablement7 qui furent longtemps utiliss et refaits en #adabceb1 parce qu'ils taient hors de service4 ,nous avons vu souvent1 en faisant des fouilles dans le voisinage d'difices du moyen ge1 des restes d'gots construits en belles pierres de taille4 ,les tablissements religieux et les chteaux fodaux sont dj munis d'gots bien disposs et construits ds la fin du ,x,i,ie sicle4 ,il arrive souvent mme que ces gots sont praticables pour des hommes4 ,lorsqu'on dmolit l'htel de la ,trmoille ,paris1 en #ahdj1 on dcouvrit dans le jardin un premier got qui paraissait fort ancien et qui prsentait la section indique fig4 #a4 ,cet got tait travers par un autre plus moderne du ,x,i,i,ie sicle probablement7#b71 qui se composait d'une suite d'arcs plein cintre sur lesquels reposaient des dalles trs-paisses4 ,ces dalles taient uses comme si elles eussent t longtemps exposes au passage des chariots1 chevaux et pitons2 elles se raccordaient avec un pavage de petit chantillon en grs4 ,sous le ,palais de ,justice de ,paris et sous les terrains de l'ancien vch1 il existe encore des gots qui datent de l'poque de saint ,louis et de ,philippe-le-,bel4 ,ils sont btis en pierre dure avec grand soin et vots en berceau plein cintre1 dalls au fond et d'une largeur de #jm1#ge environ 7#b pieds et demi74 ,toutefois1 les gots taient rares dans les villes du moyen ge relativement au nombre et l'tendue des rues2 ils n'taient gure construits que sous les voies principales aboutissant aux rivires1 avec bouches au niveau du sol pour recevoir les eaux des ruisseaux tracs dans les rues perpendiculaires ces voies4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,note #ceb3 ,sauval4 ,,embrasure1 s4 f4 ,baie perce dans un mur de forteresse ou dans un parapet de couronnement pour placer la bouche d'une pice d'artillerie feu4 ,les embrasures n'apparaissent donc dans l'architecture militaire qu'au moment o l'on fait un usage rgulier du canon pour la dfense des places4 ,nous avons dit ailleurs 7voy4 ,,ch,,teau7 qu' la fin du ,x,ve sicle1 sans changer d'une manire notable la disposition gnrale des dfenses1 on s'tait content de percer1 au rez-de-chausse des courtines et des tours1 des ouvertures pour battre les dehors par un tir rasant1 ou de placer des bouches feu au sommet des tours dont on supprimait les toits pour tablir des plates-formes avec parapets4 ,le chteau de ,bonaguil1 qui date du rgne de ,louis ,,xi1 possde la base des remparts quelques embrasures dont la disposition et la forme sont indiques dans la fig4 #a4 ,la bouche de la pice est peu prs mi-paisseur du mur1 comme le fait voir le plan ,a4 l'intrieur de la muraille ,b1 l'embrasure est construite en arcade et ferme par une paisse dalle perce d'un trou circulaire avec une mire4 l'extrieur ,c1 on n'aperoit que le trou et sa mire dgags par un brasement qui permet de pointer la pice droite et gauche4 ,la partie extrieure de ces sortes d'embrasures tait promptement gueule par le souffle de la pice2 aussi pensa-t-on leur donner plus d'air 7#b71 en couvrant l'brasement extrieur par un arc4 ,ou bien encore1 comme dans les batteries casemates du grand boulevard de ,schaffhausen 7#c71 les architectes avancrent la bouche des canons prs du parement extrieur formant intrieurement une chambre vote1 et disposrent l'brasement du dehors en ovale1 avec redans curvilignes1 pour dtourner les projectiles lancs par les assigeants4 ,ces prcautions de dtail ne pouvaient tre efficaces qu'autant que l'ennemi ne mettait pas en batterie de grosses pices d'artillerie et qu'il n'avait sa disposition que de la mousqueterie ou de trs-petites pices4 ,cependant ces sortes d'embrasures furent encore employes pour les batteries couvertes jusque vers le commencement du ,x,v,ie sicle#cec4 ,les architectes militaires cherchaient des combinaisons qui pussent faciliter le tir oblique en mme temps qu'elles garantissaient les servants des pices2 mais l'artillerie feu faisait de rapides progrs4 ,au commencement du ,x,v,ie sicle1 les armes assigeantes possdaient dj des pices de gros calibre qui d'une vole ruinaient ces dfenses trop faibles1 car il est remarquer que1 depuis le moment o l'artillerie feu est devenue d'un emploi gnral1 les moyens dfensifs ont t infrieurs la puissance toujours croissante de cette arme4 ,il ne faut donc pas s'tonner si les premires fortifications faites pour rsister au canon prsentent une varit singulire de moyens dfensifs1 tous trs-ingnieux1 trs-subtils1 mais bientt abandonns comme insuffisants1 pour tre remplacs par d'autres qui ne l'taient gure moins4 ,ainsi1 dans les fortifications bties par ,albert ,drer ,nuremberg1 nous voyons des embrasures de batteries couvertes 7#d7 qui permettaient de pointer un canon et d'obtenir un tir plongeant et oblique pour des arquebusiers4 ,munich1 il existe sur la face de la porte en brique de ,carlsthor1 qui remonte au commencement du ,x,v,ie sicle1 des embrasures disposes pour un tir oblique et plongeant 7#e71 destines de petites pices d'artillerie4 la porte ,laufer de ,nuremberg1 le long du boulevard extrieur1 on remarque encore des embrasures destines de trs-petites pices d'artillerie1 et dont les ouvertures sont protges par des cylindres en bois pivots1 percs de trous 7#f71 comme les crneaux d'une des portes de ,ble en ,suisse 7voy4 ,,cr,,neau7#ced4 ,en ,france1 ces moyens subtils1 tradition des arts militaires du moyen ge1 furent promptement mis de ct2 on adopta de prfrence1 pour les batteries couvertes1 les embrasures profondes1 prsentant un angle peu ouvert1 ne laissant qu'un trou avec une mire pour la bouche de la pice1 et l'extrieur ne montrant qu'une large fente horizontale prise dans une hauteur d'assise 7#g71 quelquefois avec un talus infrieur lorsqu'on voulait obtenir un tir plongeant4 ,cette mthode fut habituellement suivie en ,italie ds les premires annes du ,x,v,ie sicle4 ,quant aux embrasures des batteries dcouvertes1 ,albert ,drer les a construites ,nuremberg1 ainsi que l'indique la fig4 #h1 sur les courtines et quelques-uns de ses boulevards4 ,le parapet1 large1 en pierre1 prsente une surface convexe pour mieux rsister l'effet des projectiles ennemis4 ,un volet tournant sur un axe garantit les artilleurs lorsqu'on charge la pice4 ,ces volets taient assez pais et solides pour que les boulets1 venant horizontalement1 pussent ricocher sur leur surface externe1 car alors le tir de plein fouet tait mou cause de la qualit mdiocre de la poudre et de la proportion vicieuse des pices1 dont l'me tait relativement d'un trop grand diamtre pour la charge employe4 ,quelquefois1 en ,france et en ,italie1 on eut l'ide de profiler les embrasures ainsi que l'indique la fig4 #i1 afin d'empcher les boulets ennemis de glisser sur les parois des brasements et de frapper la pice4 ,il va sans dire que ces redans sont promptement dtruits par l'artillerie des assigeants et mme altrs par le souffle de la pice4 ,ds l'poque de ,franois ,ier1 on en vint1 lorsqu'on voulut armer une forteresse1 couronner les boulevards et les courtines par des talus en terre mlange avec des brins de bois ou du chaume4 ,en cas de sige1 on ouvrait des embrasures dans ces talus 7#aj71 et on maintenait leurs parois verticales par des madriers4 ,cette mthode est encore suivie de nos jours4 ,on augmentait au besoin le relief du parapet par des gabionnades ou des sacs terre4 ,quelquefois mme ces parapets1 avec leurs embrasures1 taient faits de clayonnages triangulaires juxtaposs et remplis de terre et de fumier 7#aa74 ,ces moyens taient particulirement employs pour des ouvrages de campagne qu'il fallait faire la hte1 et quand on n'avait pas le loisir de laisser tasser les terrassements4 ,comme aujourd'hui1 les ingnieurs militaires se proccupaient de masquer les embrasures lorsqu'on chargeait les pices en batterie4 cet effet1 ils employaient des claies paisses1 des volets glissant sur des coulisses1 des rideaux d'toupe capitonns4 ,de tous ces moyens1 l'un des plus ingnieux est celui que nous donnons 7#ab74 ,en ,a1 on voit la plate-forme en charpente recouverte de madriers sur laquelle roule la pice en batterie4 ,contre la paroi intrieure du parapet est pos le btis ,b1 muni1 sa partie suprieure1 d'un volet triangulaire roulant sur un axe et mu par deux leviers ,c4 ,la pice charge1 on appuyait sur les deux leviers juste ce qu'il fallait pour pouvoir pointer2 sitt la balle partie1 on laissait retomber le volet qui1 par son propre poids1 reprenait la position verticale4 ,les embrasures ont de tout temps fort proccup des architectes ou ingnieurs militaires1 et1 aprs bien des tentatives1 on en est revenu toujours aux clayonnages1 aux formes en terre pour les batteries dcouvertes4 ,quant aux embrasures des batteries couvertes ou casemates1 on n'a pas encore trouv un systme qui prsentt des garanties de dure contre des batteries de sige1 et depuis le ,x,v,ie sicle1 sous ce rapport1 l'art de la fortification n'a pas fait de progrs sensibles4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,note #cec3 ,voy41 l'article ,,boulevard1 fig4 #e1 une embrasure dispose pour un tir oblique1 avec pilettes de rserve destines garantir les artilleurs4 ,note #ced3 ,a donne le plan de l'embrasure1 ,b son lvation intrieure1 ,c la section horizontale du cylindre en bois1 et ,d sa forme et sa dimension4 ,,enceinte1 s4 f4 ,murs en palissades entourant une ville1 un bourg ou un camp4 ,les ,gaulois1 au dire de ,csar1 faisaient des enceintes de villes1 de bourgades ou de camps fortifis1 au moyen de troncs d'arbres entremls de pierres4 ,les ,germains les composaient de palissades de bois entre lesquelles on amassait de la terre1 des branches d'arbres1 de l'herbe1 de faon former une vritable muraille trs-propre rsister aux efforts du blier2 le feu mme n'avait que peu de prise sur ces ouvrages1 presque toujours humides4 ,les ,romains1 dans leurs camps d'hiver 7camps-permanents71 employaient peu prs les mmes procds ou se contentaient d'une leve en terre couronne par une palissade et protge extrieurement par un foss4 ,habituellement les portes de ces camps taient dfendues par une sorte d'ouvrage avanc1 clavicula1 ressemblant assez aux barbacanes du moyen ge 7#a74 ,en ,a taient des ponts de bois jets sur le foss1 et1 en ,b1 la porte du camp4 ,ce mlange de pierre et de bois employ dans les enceintes des villes ou camps gaulois donna l'ide quelques-unes des peuplades de ce pays d'obtenir des remparts vitrifis1 par consquent d'une duret et d'une cohsion compltes4 ,il existe1 vingt-huit kilomtres de ,saint-,brieuc1 une enceinte ovale compose de granit1 d'argile et de troncs d'arbre1 que l'on est parvenu vitrifier en mettant le feu au bois aprs avoir envelopp le retranchement de fagots4 ,nous donnons 7#b7 une coupe de cette enceinte1 dite de ,pron4 ,on a commenc par faire un vallum compos de morceaux de granit entremls de troncs d'arbres ,a2 l'extrieur1 on a revtu ce vallum d'une couche d'argile ,b2 le tout a d tre envelopp d'une quantit considrable de fagots auxquels on a mis le feu2 le granit s'est vitrifi1 s'est agglutin2 l'argile a fait un corps solide adhrent cette vitrification2 un foss et un petit paulement en terre ,c dfendent l'extrieur cette singulire enceinte4 ,nous ne connaissons pas d'autre exemple de ce genre de retranchement en ,france2 on prtend qu'il en existe en ,irlande et dans le nord de l'cosse4 ,dans les premiers temps du moyen ge1 beaucoup de villes en ,france ne possdaient que des enceintes de bois4 l'poque des invasions des ,normands1 on en voyait un grand nombre de ce genre auxquelles1 bien entendu1 les barbares mettaient le feu4 ,on fit donc en sorte de remplacer ces dfenses fragiles par des murailles en maonnerie2 mais la force de l'habitude et la facilit avec laquelle on pouvait se procurer du bois en grande quantit firent que1 pendant longtemps1 beaucoup de villes du ,nord ne furent encloses que de palissades de bois terrasses ou non terrasses4 ,alors mme que l'on leva des murailles en maonnerie aux ,x,ie et ,x,i,ie sicles1 le bois remplit encore un rle trs-important dans ces dfenses1 soit pour garnir leurs couronnements1 soit pour faire des enceintes extrieures en dehors des fosss1 devant les portes1 les ponts et l'extrieur des faubourgs4 ,pendant les guerres du ,x,ve sicle1 il est souvent question de bourgades dfendues simplement par des enceintes de palissades4 ,et puis vindrent ,perrepont 7,pierrepont71 dit ,pierre de ,fenin#cee1 et prindrent la ville1 qui estoit close de palais et de fosss4 ,froissard#cef parle aussi de plusieurs villes dont les enceintes ne se composaient1 de son temps1 que de palissades avec bretches de bois et fosss4 ,beaucoup de villes1 pendant le moyen ge1 taient ouvertes1 car pour les fermer il fallait en obtenir la permission du suzerain1 et comme la construction de ces enceintes tait habituellement la charge des bourgeois1 les populations urbaines n'taient pas toujours assez riches pour faire une aussi grande dpense4 ,en temps de guerre1 on fermait ces villes la hte pour se mettre l'abri d'un coup de main ou pour servir d'appui un corps d'arme4 ,si s'en ala ,ypre1 et entra en la ville 7le cuens de ,bouloigne73 onques li bourgois n'i misent contredit1 ains le rechurent grant joie4 ,quant li cuens et si home furent dedans ,ypre1 moult furent boen gr as bourgois de lor boin samblant que il fait lor avoient2 ils devisrent que il l arriesteroient1 et fremeroient la ville1 et l seroit lor repaires de la guerre4 ,moult i fisent boins fosss et riches1 et boine soif hyreon et boines portes de fust et boins pons et boines barbacanes et boines touretes de fust entour la ville#ceg4 ,comme les armes romaines1 les armes occidentales du moyen ge faisaient des enceintes autour de leurs camps1 lorsqu'elles voulaient tenir une contre sous leur obissance ou possder une base d'oprations4 ,toutefoys 7,grard de ,roussillon7 avec ce peu de gens qu'il avoit approcha le roy et vint en ,bourgongne1 et choisit une place belle et emple l o estoit une montaigne sur laquelle il se arresta et la fist clore de fossez et de boulevers de boys dont ses gens eurent grant merveille#ceh4 ,les enceintes en bois faites en dehors des murs autour des places fortes taient dsignes1 au ,x,i,i,ie sicle1 sous les noms de fors rollis3 ,clos de fosss et de fors rollis#cei2 de forclose3 la forclose li dus ,begues en vint#cfj2 et plus tard sous les noms de polis1 de barrire4 ,les espaces libres laisss entre ces cltures extrieures et les enceintes de maonnerie s'appelaient les lices4 ,on ne considrait une enceinte de ville comme trs-forte qu'autant qu'elle tait double2 lorsqu'on ne pouvait construire deux murailles flanques de tours en maonnerie1 on disposait au moins des palissades avec fosss en avant de l'enceinte maonne1 de manire cependant que l'enceinte intrieure pt toujours commander celle extrieure1 et que celle-ci ne ft distante que d'une petite porte d'arbalte4 ,si les enceintes extrieures taient en maonnerie1 flanques de tours et munies de barbacanes1 ces tours et barbacanes taient ouvertes du ct de la ville1 ouvertes la gorge1 comme on dirait aujourd'hui1 afin d'empcher les assigeants de s'y tablir aprs s'en tre empars4 ,lorsqu'on veut se rendre compte des moyens d'investissement et d'attaque des places fortes au moyen ge1 on comprend parfaitement de quelle valeur taient les enceintes extrieures2 aussi attachait-on leur conservation une grande importance4 ,entre les deux enceintes1 une garnison avait une entire libert d'action1 soit pour se dfendre1 soit pour faire entrer des secours1 soit pour prendre l'offensive en tentant des sorties4 ,dans les lices1 les troupes assiges sentaient une protection puissante derrire eux2 elles pouvaient se porter en masses sur les points attaqus en s'appuyant aux murailles intrieures1 d'o1 cause de leur relief1 on dirigeait leurs efforts1 on leur envoyait des secours1 on protgeait leur retraite4 ,c'tait dans les lices que les assigs plaaient leurs grands engins de guerre pour obliger les assigeants faire des travaux d'approche1 lents et fort difficiles pousser sur un terrain pierreux4 ,si l'ennemi s'emparait d'une courtine ou d'une tour extrieure1 les assigs remparaient les lices en tablissant deux traverses droite et gauche de l'attaque1 ce qui pouvait empcher les assigeants de s'approcher de l'enceinte intrieure 7voy4 ,,architecture ,,militaire1 ,,barbacane1 ,,ch,,teau1 ,,porte1 ,,si,,ge1 ,,tour74 ,dans les villes1 on trouvait souvent plusieurs enceintes contigus4 ,les abbayes possdaient leurs enceintes particulires1 ainsi que la plupart des clotres des cathdrales2 les chteaux1 les palais et mme certains quartiers taient clos de murs1 et leurs portes se fermaient la nuit4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,note #cee3 ,mmoires4 ,collect4 ,michaud1 ,poujoulat4 ,t4 ,,ii1 p4 #fad 7#adbb74 ,note #cef3 ,l4 ,,ii4 ,les villes de ,gravelines1 de ,saint-,venant en ,flandre1 de ,berghes1 de ,bourbourch1 sont signales par cet auteur comme n'tant fermes que de palis et de fosss4 ,note #ceg3 ,hist4 des ducs de ,normandie et des rois d',angleterre1 d'ap4 deux mss4 de la ,bib4 imp4 7,x,i,i,ie sicle74 ,pub4 par la ,soc4 de l'hist4 de ,france2 #ahej4 ,note #ceh3 ,grard de ,roussillon4 dit4 du commencement du ,x,v,ie sicle4 ,lyon4 ,rimp4 ,lyon4 ,louis ,perrin1 #ahef4 ,note #cei3 ,li ,roman de ,garin1 t4 ,i1 p4 #bca4 dit4 ,techener1 #ahcc4 ,note #cfj3 ,ibid41 t4 ,,ii1 p4 #agb4 ,,enclosure1 s4 f4 ,pourpris1 paliz 7voy4 ,,cl,,ture74 ,,encorbellement1 s4 m4 ,systme de construction de pierre ou de bois qui permet de porter une charge en surplomb sur le nu d'un mur1 d'une pile1 d'un contre-fort4 ,on dit construction en encorbellement pour dsigner la partie d'une btisse pose sur un encorbellement 7voy4 ,,construction1 fig4 #dj1 #ha1 #hb1 #if1 #aja1 #abh1 #abi1 #acj1 #aca1 #acb1 #acc1 #acd1 #ace1 #acf1 #acg2 ,,chauguette1 ,m,,chicoulis74 ,,enduit1 s4 m4 ,couverte en mortier1 en pltre ou en blanc-en-bourre1 pose sur une maonnerie de moellon1 de brique1 parfois mme sur de la pierre de taille1 afin d'obtenir une surface unie1 homogne1 propre recevoir de la peinture4 ,les ,grecs mettaient des enduits sur toutes leurs constructions1 l'extrieur comme l'intrieur1 moins qu'elles ne fussent faites de marbre blanc4 ,encore coloraient-ils cette dernire matire1 pour viter l'aspect froid et uniforme de surfaces d'une mme couleur et pour distinguer les divers membres de l'architecture4 ,l'enduit qu'ils posaient sur leurs constructions de pierres1 si bien appareilles qu'elles fussent1 est trs-mince 7un ou deux millimtres7 et toujours color#cfa4 ,tous les joints et lits de la construction se trouvaient ainsi masqus sous cette lgre couverte4 ,les ,romains excellaient dans l'art de prparer et de poser les enduits4 ,les grands difices comme les habitations prives tant construits en brique et blocage1 ils revtissaient leurs parements extrieurs et intrieurs de plaques de marbre et d'enduits poss en plusieurs couches1 une grossire d'abord1 une plus fine et une dernire trs-mince1 bien dresse1 polie et couverte de peintures4 ,dans les premiers temps du moyen ge1 on voulut imiter ces procds2 mais les barbares ne savaient pas faire de bonne chaux et savaient encore moins l'employer4 ,aussi les enduits que l'on trouve sur quelques rares monuments de l'poque mrovingienne et carlovingienne sont-ils friables1 souffls et mal dresss4 ,ce n'est qu'au ,x,i,ie sicle que les enduits sont faits avec soin2 encore ne sauraient-ils tre compars ceux des ,romains4 ,il faut dire que le systme de construction adopt par les architectes du moyen ge n'admettait les enduits que l o il y avait du moellon brut2 ces architectes1 dater du ,x,i,ie sicle1 ne posrent qu'exceptionnellement des enduits sur de la pierre de taille1 qui1 dt-elle tre peinte1 laissait voir son parement4 ,c'tait l'intrados des votes faites en moellon brut comme celles des difices de la ,bourgogne et du ,centre1 sur les murs de remplissage entre des piles engages1 que les enduits s'appliquaient1 et alors ils taient toujours couverts de peintures 7voy4 ,,peinture74 ,dans les habitations1 les intrieurs des chteaux1 on passait cependant parfois un enduit trs-mince1 mme sur la pierre de taille4 ,c'est ainsi que sont tapisses les salles du chteau de ,coucy1 qui datent du commencement du ,x,i,i,ie sicle1 afin de dissimuler les joints et de poser la peinture sur des surfaces unies4 ,mais ces enduits1 assez semblables aux enduits grecs1 ne sont qu'une couche paisse de chaux et de sable trs-fin pose au pinceau et comprime au moyen d'une petite taloche4 ,les couleurs taient appliques sur cette couverte pendant qu'elle tait encore humide1 puis encaustique lorsque le tout tait parfaitement sec3 procd qui rappelle la peinture monumentale des anciens4 ,ds le ,x,i,i,ie sicle1 dans les intrieurs1 on employait les enduits au pltre1 soit sur les murs en maonnerie1 soit sur les pans-de-bois et cloisons4 ,ces enduits au pltre sont gnralement trs-solides1 trs-minces et poss sur un pigeonnage de pltre ou de mortier dans lequel il entre toujours du gros sable4 ,nous avons vu de ces enduits qui avaient acquis une extrme duret1 le pltre prsentant dans la cassure un grand nombre de parcelles brillantes4 ,les enduits en blanc-en-bourre se faisaient et se font encore aujourd'hui avec de la chaux1 du sable fin ou de la poussire de pierre et du poil de vache4 ,quand ils ne sont pas exposs l'humidit et qu'ils s'attachent un bon fond1 ces enduits durent longtemps2 mais ils n'acquirent jamais de fermet4 ,ils n'ont d'autre avantage que de ne pas coter cher et d'tre fort lgers4 ,note #cfa3 ,les temples grecs de pierre de la ,sicile1 de ,pestum1 ont conserv de nombreuses traces d'un enduit extrmement fin1 qui parat fait de chaux et de poussire de marbre4 ,,enfer1 s4 m4 ,le sjour des damns est reprsent habituellement dans les peintures et les sculptures du moyen ge par une gueule monstrueuse dans laquelle s'engloutissent les rprouvs4 ,dans l',office des morts1 on lit cette prire3 ,libera me1 ,domine1 de morte oeterna1 de manu inferni1 de ore leonis1 etc4 ,les artistes anciens ont traduit le texte la lettre4 ,sur le linteau de la porte principale de la cathdrale d',autun1 qui date du ,x,i,ie sicle1 on voit1 en effet1 dans le ,jugement dernier1 du ct des damns1 deux mains colossales qui s'emparent d'un ressuscit4 ,quant aux gueules indiquant l'entre de l'enfer1 on les retrouve sur quantit de bas-reliefs et de peintures4 ,l'ide de classification des damns dans l'enfer par genres de peines en raison des causes de la damnation est une ide dont on retrouve trs-anciennement la trace dans les monuments du moyen ge1 et le ,dante n'a fait que donner ces traditions une forme potique1 qui rsume dans son oeuvre tout ce que les artistes occidentaux avaient peint ou sculpt sur les monuments religieux4 ,en effet1 dans des difices des ,x,ie et ,x,i,ie sicles1 nous voyons l'avarice1 la luxure1 l'orgueil1 la paresse1 etc41 subissant en enfer des peines proportionnes ces vices4 ,les avares sont accabls sous le faix de sacoches d'argent suspendues leur cou2 ceux qui se sont abandonns aux plaisirs des sens sont dvors par des animaux immondes2 les orgueilleux sont prcipits bas de chevaux lancs au galop2 des crapauds s'attachent aux lvres des calomniateurs1 etc4 7voy4 ,,jugement ,,dernier1 ,,vices74 ,,engin1 s4 m4 ,on donnait ce nom toute machine2 d'o est venu le mot engineor1 engingneur1 pour dsigner l'homme charg de la fabrication1 du montage et de l'emploi des machines2 d'o le nom d'ingnieur donn de nos jours toute personne occupe de l'rection des ponts1 du trac des voies1 de la construction des usines1 des machines1 des navires1 des fortifications1 etc42 d'o enfin le nom de gnie donn au corps4 ,parmi les engins du moyen ge1 il y a les engins employs pour un service civil1 comme les engins propres monter ou transporter des fardeaux1 les grues1 les chvres1 les treuils1 les machines hydrauliques1 les presses2 puis les engins de guerre1 lesquels se divisent en engins offensifs1 engins dfensifs et engins la fois offensifs et dfensifs4 ,il est certain que les ,romains possdaient des machines puissantes pour transporter et monter les matriaux normes qu'ils ont si souvent mis en oeuvre dans leurs constructions4 ,vitruve ne nous donne sur ce sujet que des renseignements peu tendus et trs-vagues4 ,les ,grecs taient fort avancs dans les arts mcaniques2 ce qui ne peut surprendre1 si l'on songe aux connaissances qu'ils avaient acquises en gomtrie ds une poque fort ancienne et qu'ils tenaient peut-tre des ,phniciens4 ,depuis l'antiquit1 les puissances mcaniques n'ont pas fait un pas2 les applications seules de ces puissances se sont tendues1 car les lois de la mcanique drivent de la gomtrie2 ces lois ne varient pas1 une fois connues2 et parmi tant de choses1 ici-bas1 qu'on donne comme des vrits1 ce sont les seules qui ne peuvent tre mises en doute4 ,les anciens connaissaient le levier1 le coin1 la vis1 le plan inclin1 le treuil et la poulie2 comme force motrice1 ils n'employaient que la force de l'homme1 celle de la bte de somme1 les courants d'air ou d'eau et les poids4 ,ils n'avaient pas besoin1 comme nous1 d'conomiser les bras de l'homme1 puisqu'ils avaient des esclaves1 et ils ignoraient ces forces modernes produites par la vapeur1 la dilatation des gaz et l'lectricit4 ,le moyen ge hrita des connaissances laisses par les anciens sans y rien ajouter1 jusqu' l'poque o l'esprit laque prit la tte des arts et chercha des voies nouvelles en multipliant d'abord les puissances connues1 puis en essayant de trouver d'autres forces motrices4 ,de mme qu'en cherchant la pierre philosophale1 les alchimistes du moyen ge firent des dcouvertes prcieuses1 les mcaniciens gomtres1 en cherchant le mouvement perptuel1 but de leurs travaux1 rsolurent des problmes intressants et qui taient ignors avant eux ou peut-tre oublis2 car nous sommes dispos croire que les ,grecs1 dous d'une activit d'esprit merveilleuse1 les forces motrices de leur temps admises seules1 avaient pouss les arts mcaniques aussi loin que possible4 ,,engins ,,appliqu,s ,,la ,,construction4 ,nous voyons1 dans des manuscrits1 bas-reliefs et peintures du ,i,xe au ,x,i,ie sicle1 le treuil1 la poulie1 la roue d'engrenage1 la romaine1 les applications diverses du levier et des plans inclins4 ,nous ne saurions prciser l'poque de la dcouverte du cric2 mais dj1 au ,x,i,ve sicle1 son principe est parfaitement admis dans certaines machines de guerre4 ,d'ailleurs chacun sait que le principe en mcanique est celui-ci1 savoir3 que la quantit de mouvement d'un corps est le produit de sa vitesse1 c'est--dire de l'espace qu'il parcourt dans un temps donn1 par sa masse2 et une fois ce principe reconnu1 les diverses applications devaient s'ensuivre naturellement1 avec plus ou moins d'adresse4 ,dans les constructions romanes1 on ne voit gure que de petits matriaux employs1 matriaux qui taient monts soit l'paule1 soit au bourriquet au moyen de poulies1 soit en employant le treuil roues que des hommes de peine faisaient tourner par leur poids 7#a74 ,cet engin primitif est encore mis en oeuvre dans certains dpartements du centre et de l'ouest de la ,france2 il est puissant lorsque la roue est d'un diamtre de six mtres1 comme celle que nous avons trace dans cet exemple1 et qu'on peut la faire mouvoir par la force de trois hommes2 mais il a l'inconvnient d'occuper beaucoup de place1 d'tre d'un transport difficile1 et il ne permet pas de rgler le mouvement d'ascension comme on peut le faire avec les machines de notre temps employes aux mmes usages4 ,le seul moyen de donner une grande puissance aux forces motrices autrefois connues1 c'tait de les multiplier par les longueurs des leviers4 ,aussi1 pendant le moyen ge1 comme pendant l'antiquit1 le levier joue-t-il le principal rle dans la fabrication des engins4 ,les ,romains avaient lev des blocs de pierre d'un volume norme une grande hauteur1 et ils dressaient tous les jours des monostyles de granit ou de marbre de deux mtres de diamtre la base sur quinze dix-huit mtres de hauteur4 ,les ,phniciens et les gyptiens l'avaient fait bien avant eux2 or de pareils rsultats ne pouvaient tre obtenus que par la puissance du levier et les applications trs-tendues et perfectionnes de ce moyen primitif4 ,on comprend1 par exemple1 quelle puissance peut avoir un engin dispos comme celui-ci 7#b74 ,soit ,,ab un monostyle pos sur chantier inclin ayant en ,c un axe roulant dans une entaille longitudinale pratique dans une forte pice de bois ,e1 que l'on calle en ,x lorsque le chantier est arriv sa place2 soient1 assembles dans l'axe et les pices inclines1 deux bigues ,,cd1 runies leur sommet ,d comme un pied de chvre1 ainsi que le fait voir le trac ,p2 soient des charpes en bois ,g1 puis un systme de haubans en cordages ,h fortement serrs par des clefs2 soient1 le long des deux bigues1 des poulies ,k1 et sur le sol1 fixes deux pices longitudinales1 d'autres poulies correspondantes ,l dont les dernires renvoient les cbles deux cabestans placs distance4 ,il faudra que le monostyle ,,ab1 si pesant qu'il soit1 arrive dcrire un arc de cercle et prendre la position a b2 on passera sous son lit infrieur des calles ou un bon lit de mortier1 et lchant les cordes qui le lient peu peu1 il glissera sur son chantier et se posera de lui-mme sur sa base ,m4 ,il ne s'agit que d'avoir des bigues d'une dimension proportionne la hauteur du bloc dresser et un nombre de poulies ou de moufles en rapport avec le poids du bloc4 ,c'est ce mme principe qui est adopt de temps immmorial dans la construction des petits fardiers 7#b bis7 propres soulever et transporter de grosses pices de bois4 ,mais il tait fort rare que les architectes du moyen ge missent en oeuvre des monostyles d'une dimension telle qu'elle exiget de pareils moyens4 ,pour lever des colonnes monolithes comme celles de la cathdrale de ,mantes1 de l'glise de ,semur en ,auxois1 du choeur de l'glise de ,vzelay1 de la cathdrale de ,langres1 etc41 les architectes pouvaient n'employer que le grand treuil levier que nous voyons figur dans les vitraux et dans les vignettes des manuscrits4 ,ce treuil1 malgr son volume1 pouvait tre transport sur des rouleaux1 et s'il ne s'agissait que d'lever les colonnes d'un sanctuaire1 il n'tait besoin que de lui faire faire une conversion1 de faon placer son axe normal la courbe du chevet #cfb4 ,voici 7#c7 un de ces engins que nous avons essay de rendre pratique1 car les tracs que nous donnent les peintures anciennes sont d'une navet telle qu'on ne doit les considrer que comme une indication de convention1 une faon d'hiroglyphe4 ,en ,a1 on voit le plan de l'engin1 dont le treuil horizontal ,b est dispos de manire pouvoir enrouler deux cbles4 ,le profil ,d de cet engin montre l'un des deux plateaux circulaires ,c du plan1 lesquels sont munis1 sur chacune de leurs faces1 de huit dents mobiles1 dont le dtail est prsent en ,g de face et de profil4 ,les grands leviers ,e sont fourchettes et embrassent les plateaux circulaires2 abandonns eux-mmes1 ces leviers prennent la position ,,kl1 venant frapper leur extrmit sur la traverse ,l1 cause des contre-poids ,i4 ,alors les dents ,m1 tombes sur la partie infrieure de leur entaille1 par leur propre poids et la position de leur axe1 opposent un arrt l'extrmit de la flche du levier entre la fourchette2 les hommes qui1 tant monts par l'chelle ,n1 posent leurs pieds sur la traverse ,o1 en tirant1 s'il est besoin1 sur les chelons1 comme l'indique le personnage trac sur notre profil1 font descendre l'extrmit du levier ,o jusqu'en ,o'4 ,le plateau a ainsi fait un huitime de sa rvolution et les cbles se sont enrouls sur le treuil4 ,abandonnant la traverse ,o1 le levier remonte sa premire position1 sous l'action du contre-poids2 les hommes remontent se placer sur la traverse1 et ainsi de suite4 ,l'chelle ,n et la traverse ,o occupant toute la largeur de l'engin entre les deux leviers1 six hommes au moins peuvent se placer sur cette traverse faonne ainsi que l'indique le dtail ,p1 et donner aux leviers une puissance trs-considrable1 d'autant que ces hommes n'agissent pas seulement par leur poids1 mais par l'action de tirage de leurs bras sur les chelons4 ,dans le dtail ,g1 nous avons figur1 en ,r1 une des dents tombe1 et1 en ,s1 la dent correspondante releve4 ,ces sortes d'engrenages mobiles1 opposant une rsistance dans un sens et s'annulant dans l'autre1 prenant leur fonction de dent par suite de la position de la roue1 sont trs-frquents dans les machines du moyen ge4 ,villard de ,honnecourt en donne plusieurs exemples1 et entre autres dans sa roue marteaux1 au moyen de laquelle il prtend obtenir une rotation sans le secours d'une force motrice trangre4 ,le vrin1 cet engin compos aujourd'hui de fortes pices de bois horizontales dans lesquelles passent deux grosses vis en bois qui traversent l'une des deux pices et d'un pointail vertical qui les runit1 tait employ1 pendant le moyen ge1 pour soulever des poids trs-considrables1 et a d prcder le cric4 ,villard de ,honnecourt donne un de ces engins#cfc dont la puissance est suprieure celle du cric1 mais aussi est-il beaucoup plus volumineux 7#d74 ,une grosse vis en bois verticale1 termine sa partie infrieure par un cabestan1 passe travers la pice ,a et tourne au moyen des pivots engags dans la sablire ,b et dans le chapeau ,c2 deux montants inclins relient ensemble les trois pices horizontales4 ,deux montants coulisses ,d reoivent1 conformment la section ,e1 un gros crou en bois dur arm de brides de fer et supportant un anneau avec sa louve ,f4 ,en virant au cabestan1 on faisait ncessairement monter l'crou entre les deux rainures des montants ,d1 et l'on pouvait ainsi soulever d'normes fardeaux1 pour peu que l'engin ft d'une assez grande dimension4 ,l'emploi des plans inclins tait trs-frquent dans les constructions de l'antiquit et du moyen ge2 nous en avons donn un exemple remarquable l'article ,,chafaud 7fig4 #a et #b74 ,on vitait ainsi le danger des ruptures de cbles dans un temps o les chanes en fer n'taient pas employes pour lever des matriaux d'un fort volume1 et on n'avait pas besoin d'employer des puissances motrices extraordinaires4 ,il est certain qu'au moyen d'une trmie leve suivant un angle de #de degrs1 par exemple 7#e71 deux poulies tant places au sommet en ,a1 deux autres poulies de renvoi en ,d1 et un ou deux cabestans en ,b1 le poids ,c tant pos sur des rouleaux1 on pargnait beaucoup de forces2 mais il va sans dire que cette manire d'lever des matriaux propres la construction ne pouvait s'employer qu'autant que les btiments n'atteignaient qu'une hauteur trs-mdiocre3 or les difices du moyen ge sont souvent fort levs4 ,aussi1 pour la construction des oeuvres hautes de ces difices1 parat-il que l'on employa la chvre et la grue4 ,il existait encore1 vers le commencement de notre sicle1 sur le clocher sud de la cathdrale de ,cologne1 alors leve au niveau des votes hautes de la nef environ1 une grue soigneusement recouverte d'une chape en plomb et qui datait du ,x,i,ve sicle1 c'est--dire du moment o les travaux avaient t interrompus4 ,nous ne possdons pas1 sur cet engin curieux1 de documents certains2 nous n'en connaissons que la forme gnrale1 qui rappelait celle des grues encore employes pendant le dernier sicle4 ,les matriaux taient apports pied d'oeuvre sous le bec de la grue au moyen de grands binards ou fardiers deux roues1 ainsi que l'indique la fig4 #f4 ,un long timon servant de levier permettait1 lorsque la pierre avait t barde sur le plateau ,a1 de soulever ce plateau en abaissant l'extrmit ,b1 et de faire rouler l'engin jusqu'au point o le cble de la grue pouvait saisir la pierre au moyen d'une louve4 ,ces engins sont encore en usage aujourd'hui dans les provinces du ,midi4 ,il n'y a pas plus de vingt ans que des perfectionnements notables ont t apports dans le systme et la fabrication des engins employs pour les constructions2 jusqu'alors les engins dont on se servait au ,x,i,i,ie sicle taient aussi employs soit pour transporter les matriaux d'un point un autre1 soit pour les lever verticalement4 ,la chvre1 cette admirable et simple invention qui remonte la plus haute antiquit1 est encore en usage aujourd'hui1 et il est probable qu'on s'en servira longtemps4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #b4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration2 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,note #cfb3 ,les engingneurs du moyen ge n'taient pas embarrasss pour faire mouvoir d'normes charpentes toutes brandies2 nous en aurons tout l'heure la preuve4 ,note #cfc3 ,pl4 ,,xliii4 ,voy41 dans l'dit4 anglaise de l',album de ,villard1 ,londres1 #ahei1 la bonne description que donne ,m4 ,willis de cet engin4 ,voy4 l'dit4 franaise2 ,album de ,villard de ,honnecourt1 ,delion1 #aheh4 ,,engins ,,de ,,guerre4 ,il est ncessaire1 pour mettre de la clart dans notre texte1 de diviser ces machines en raison de leur fonction3 engins d'attaque1 engins d'attaque et de dfense1 engins de dfense seulement4 ,engins offensifs avant l'artillerie feu4--,vitruve#cfd parle de trois machines propres l'attaque3 les catapultes1 les scorpions et les balistes4 ,les catapultes et les scorpions sont rangs par lui dans la mme catgorie2 ces engins taient destins projeter des dards d'une grande longueur et d'un poids assez considrable4 ,naturellement c'est la dimension du projectile qui donne celle de la machine4 ,le propulseur consistait en des ressorts de bois tendus au moyen de cordes et de treuils4 ,malheureusement ,vitruve1 qui relve scrupuleusement les dimensions relatives de chaque partie de ces machines1 oublie de nous dcrire leur structure2 de sorte qu'il est difficile de se faire une ide passablement exacte du systme adopt4 ,perrault1 dans sa traduction du texte latin1 nous donne la reprsentation d'une catapulte#cfe2 mais nous avouons ne pas tre satisfait de son interprtation4 ,son propulseur ne pourrait avoir qu'une action trs-faible et ferait plutt basculer le trait qu'il ne l'enverrait suivant une ligne droite4 ,vgce#cff parle des balistes1 des onagres1 des scorpions1 des arcs-balistes2 mais ses descriptions sont d'un laconisme tel que l'on ne peut en rien tirer de concluant2 nous savons seulement par lui que la baliste tait tendue au moyen de cordes ou de nerfs1 que le scorpion tait une baliste de petite dimension1 une sorte d'arbalte1 scorpiones dicebant1 quas nunc manubalistas vocant2 que l'onagre lanait des pierres et que la force des nerfs devait tre calcule en raison du poids des projectiles2 mais il se garde bien de nous faire savoir si ces onagres sont des machines mises en mouvement par des contre-poids1 des cordes tordues ou des ressorts4 ,les commentateurs de ces auteurs anciens sont d'autant plus prolixes que les textes sont plus laconiques ou plus obscurs2 mais ils ne nous donnent pas de solutions pratiques4 ,si ,vgce semble indiquer que la baliste soit une grande arbalte fixe propre lancer des traits1 ,vitruve prtend que la baliste est destine lancer des pierres dont le poids varie de deux livres deux cent cinquante livres2 il ne nous fait pas connatre si cet engin est mu par des contre-poids ou des ressorts4 ,la baliste donne par ,perrault enverrait son projectile dix pas1 si mme il ne tombait pas sur l'afft4 ,ammien ,marcellin#cfg est un peu moins obscur dans les descriptions qu'il nous a laisses des machines de guerre offensives employes de son temps1 c'est--dire au ,i,ve sicle4 ,d'aprs cet auteur1 la baliste est une sorte de grande arbalte dont le projectile 7le javelot7 est lanc par la force de raction de plusieurs cordes boyaux tordues4 ,le scorpion1 que de son temps on appelait onagre1 est positivement le cable du moyen ge1 c'est--dire un engin compos d'un style dont le pied est tortill entre des cordes tendues1 comme la clef d'une scie1 et dont la tte1 munie d'une cuiller1 reoit un boulet que ce style en dcliquant envoie en bombe4 ,ammien ,marcellin dsigne aussi cet engin sous le nom de tormentum1 de torquere1 tordre4 ,nos lecteurs ne nous sauront pas mauvais gr de ne rien ajouter aux textes aussi diffus que peu concluants des commentateurs de ,vitruve1 de ,vgce1 d',ammien ,marcellin2 ils voudront bien nous permettre de passer l'tude des engins du moyen ge sur lesquels nous possdons des donnes un peu moins vagues4 ,les engins d'attaque1 depuis l'invasion des barbares jusqu' l'emploi de l'artillerie feu1 sont en grand nombre3 les uns sont mus par des contre-poids comme les trbuchets1 les mangonneaux2 d'autres par la tension de cordes1 de nerfs1 de branches de ressorts de bois ou d'acier1 comme les caables1 malvisines ou male-voisines1 les pierrires2 d'autres par leur propre poids et l'impulsion des bras1 comme les moutons1 bliers1 bossons4 ,rien ne nous indique que les ,romains1 avant le ,ve sicle1 aient employ des machines de jet contre-poids1 tandis qu'ils connaissaient et employaient1 ainsi que nous venons de le dire1 les engins ressorts1 les grandes arbaltes tour#cfh un ou deux pieds1 ainsi qu'on peut s'en assurer en examinant les bas-reliefs de la colonne ,trajane4 ,les machines de jet mues par des contre-poids sont d'une invention postrieure aux machines ressorts1 par la raison que les engins ressorts ne sont que l'application en grand d'une autre arme de main connue de toute antiquit1 l'arc4 ,les machines contre-poids exigent1 dans leur fabrication1 un si grand nombre de prcautions1 de calculs1 et des moyens si puissants1 qu'on ne peut admettre qu'elles aient t connues des barbares qui envahirent les ,gaules4 ,ceux-ci durent imiter d'abord les machines de guerre romaines1 puis aller demander plus tard ,byzance les inventions trs-perfectionnes des ,grecs4 ,les engins inconnus jusqu'alors dont parlent les annales de ,saint-,bertin1 et qui furent dresss devant les murailles d',angers occupe en #hgc par les ,normands1 avaient probablement t imports en ,france par ces artistes que ,charles le ,chauve faisait venir de ,byzance4 ,les annalistes et les potes de ces temps reculs1 et mme ceux d'une poque plus rcente1 sont d'un laconisme dsesprant lorsqu'ils parlent de ces engins1 et ils les dsignent indiffremment par des noms pris au hasard dans l'arsenal de guerre1 pour les besoins de la mesure ou de la rime1 de sorte que1 jusque vers le temps de ,charles ,v1 o les chroniqueurs deviennent plus prcis1 plus clairs1 il est certaines machines auxquelles on peut difficilement donner leur nom propre4 ,nous allons essayer cependant de trouver l'emploi et la forme de ces divers engins4 ,dans la chanson de ,roland1 on lit3 ,li reis ,marsilie est de guerre vencud1 ,vus li avez tuz ses castels toluz1 ,od vos caables avez fruiset ses murs1 444 ,or1 pour que les murs aient t froisss1 endommags par les caables1 il faut admettre que les caables lanaient des blocs de pierre4 ,le caable est donc une pierrire4 ,une grande perire1 que l'on claime chaable1 si grosse444 #cfi4 ,guibert de ,nogent1 dans son ,histoire des ,croisades#cgj1 parle des nombreuses balistes qui furent dresses autour des murailles de la ville de ,csare par l'arme des chrtiens4 ,ces caables ou chaables et ces balistes nous paraissent tre une imitation des engins ressorts en usage chez les ,romains et perfectionns par les ,byzantins4 ,il est certain que ces engins avaient une grande puissance1 car le mme auteur rapporte que ces machines vomissaient avec fureur les plus grosses pierres qui1 non-seulement allaient frapper les murs extrieurs1 mais souvent mme atteignaient de leur choc les palais les plus levs dans l'intrieur de la ville4 ,ces balistes taient poses sur des roues et pouvaient ainsi tre changes de place suivant le besoin2 c'tait l1 d'ailleurs1 une tradition romaine1 car sur les bas-reliefs de la colonne ,trajane on voit quelques-uns de ces engins poss sur des chariots trans par des chevaux4 ,beaucoup d'auteurs ont essay1 en s'appuyant sur les reprsentations peintes ou sculptes du moyen ge1 de rendre compte de la construction de ces machines de jet2 mais ces interprtations figures nous paraissent tre en dehors de la pratique et ressembler des jouets d'enfants assez navement conus4 ,cependant leur effet1 bien qu'il ne pt tre compar celui produit par l'artillerie feu1 occasionnait de tels dsordres dans les travaux de fortification1 qu'il faut bien croire leur puissance et tcher d'en donner une ide exacte4 ,c'est ce quoi nous nous attachons dans les figurs qui vont suivre1 et qui1 tout en respectant les donnes gnrales que nous fournissent les vignettes des manuscrits et les bas-reliefs1 sont tudis comme s'il fallait en venir l'excution4 ,bien entendu1 dans ces figurs1 nous n'avons admis que les procds mcaniques connus des ingnieurs du moyen ge4 ,voici donc d'abord un de ces engins1 baliste1 caable ou pierrire1 mu par des ressorts et des cordes brides1 propre lancer des pierres 7#g74 ,la pice principale est la verge ,a1 dont l'extrmit infrieure passe dans un faisceau de cordes tordues au moyen de clefs ,b et de roues dents ,c1 arrtes par des cliquets4 ,les cordes sont passes dans deux anneaux tenant la tige laquelle la roue dents vient s'adapter1 ainsi que l'indique le dtail ,d4 ,ces cordes ou nerfs tordus volont la partie infrieure de la verge avaient une grande force de rappel#cga4 ,mais pour augmenter encore la rapidit de mouvement que devait prendre la verge1 des ressorts en bois et nerfs entours de cordes1 formant deux branches d'arcs ,e attaches la traverse-obstacle1 foraient la verge venir frapper violemment cette traverse ,f1 lorsqu'au moyen du treuil ,g on avait amen cette verge la position horizontale4 ,lorsque la verge ,a tait abaisse autant que possible1 un homme1 tirant sur la cordelette ,h1 faisait chapper la branche de fer ,i 7voy4 le dtail ,k71 et la verge ramene rapidement la position verticale1 arrte par la traverse-obstacle ,f1 envoyait au loin le projectile plac dans la cuiller ,l4 ,on rglait le tir en ajoutant ou en supprimant des fourrures en dedans de la traverse ,f1 de manire avancer ou reculer l'obstacle1 ou en attachant des coussins de cuir rembourrs de chiffons la paroi antrieure de l'arbre de la verge4 ,plus l'obstacle tait avanc1 plus le tir tait lev2 plus il tait recul1 plus le tir tait rasant4 ,le projectile obissait la force centrifuge dtermine par le mouvement de rotation de la cuiller et la force d'impulsion horizontale dtermine par l'arrt de la traverse ,f4 ,la partie infrieure de la verge prsentait la section ,m1 afin d'empcher la dviation de l'arbre qui1 d'ailleurs1 tait maintenu dans son plan par les deux tirages des branches du ressort ,e4 ,les crochets ,o servaient fixer le chariot en place1 au moyen de cordes lies des piquets enfoncs en terre1 et attacher les traits et palonniers ncessaires lorsqu'il tait besoin de le traner4 ,quatre hommes pouvaient abaisser la verge en agissant sur le treuil ,g4 ,pour qu'un engin pareil ne ft pas dtraqu promptement par la secousse terrible que devait occasionner la verge en frappant sur la traverse-obstacle1 il fallait ncessairement que cette traverse ft maintenue par des contre-fiches en charpente et par des brides en fer1 ainsi que l'indique notre fig4 #g4 ,un profil gomtral 7#h7 fait voir la verge abaisse au moyen du treuil et la verge frappant la traverse-obstacle1 ainsi que le dpart du projectile de la cuiller1 les ressorts tendus lorsque la verge est abaisse1 et dtendus lorsqu'elle est revenue sa position normale4 ,des machines analogues celle-ci servaient aussi lancer des traits2 mais nous y reviendrons bientt en parlant des grandes arbaltes tour4 ,nous allons continuer la revue des engins propres jeter des pierres ou autres projectiles en bombe4 ,villard de ,honnecourt#cgb nous donne le plan d'un de ces grands trbuchets contre-poids si fort employs pendant les guerres des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles4 ,quoique l'lvation de cet engin manque dans le manuscrit de notre architecte picard du ,x,i,i,ie sicle1 cependant la figure qu'il prsente et l'explication qu'il y joint jettent une vive lumire sur ces sortes de machines4 ,villard crit au bas de son plan la lgende suivante#cgc3 ,se vus voles faire le fort engieng con apiele trebucet prendes ci gard4 ,ves ent ci les soles si com il siet sor tierre4 ,ves la devant les4 ij4 windas#cgd et le corde ploie a coi ou ravale la verge4 ,veir le poes en cele autre pagene 7c'est cette seconde page qui manque74 ,il y a grant fais al ravaler1 car li contrepois est mult pesans4 ,car il i a une huge plainne de tierre4 ,ki4 ij4 grans toizes a de lonc et4 viiij4 pies de le1 et4 xij4 pies de profont4 ,el al descocier de le fleke#cge penses4 ,et si vus en donez gard1 car ille doit estre atenue a cel estancon la devant4 ,le plan donn par ,villard prsente deux sablires parallles espaces l'une de l'autre de huit pieds1 et ayant chacune trente-quatre pieds de long4 quatorze pieds de l'extrmit antrieure des sablires est une traverse qui1 l'chelle1 parat avoir vingt-cinq pieds de long2 puis quatre grands goussets1 une croix de ,saint-,andr horizontale entre les deux sablires longitudinales2 prs de l'extrmit postrieure1 les deux treuils accompagns de deux grands ressorts horizontaux en bois4 ,c'est l un engin norme1 et ,villard a raison de recommander de prendre garde soi au moment o la verge est dcoche4 ,prsentons de suite une lvation perspective de cette machine1 afin que nos lecteurs puissent en prendre une ide gnrale4 ,villard ne nous donne que le plan des sablires sur le sol1 mais nombre de vignettes de manuscrits nous permettent de complter la figure4 ,un des points importants de la description de ,villard1 c'est le cube du contre-poids4 ,ces huches ne sont pas des paralllipipdes1 mais des portions de cylindres dans la plupart des anciennes reprsentations3 or1 en donnant cette huche la forme indique dans notre fig4 #i et les dimensions exprimes dans le texte de ,villard1 nous trouvons un cube d'environ #bj mtres2 en mettant le mtre de terre #a1bjj kil41 nous obtenons #bf1jjj kil4 ,il y a grand faix ravaler4 ,pour faire changer de place un pareil poids1 il fallait un levier d'une grande longueur3 la verge tait ce levier2 elle avait de quatre toises six toises de long 7de huit douze mtres71 se composait de deux pices de bois fortement runies par des frettes en fer et des cordes1 et recevant entre elles deux un axe en fer faonn ainsi que l'indique le dtail ,a4 ,les tourillons de cet axe entraient dans les deux pices verticales ,b1 renforces1 ferres leur extrmit et maintenues dans leur plan par des contre-fiches4 ,en cas de rupture du tourillon1 un repos ,c recevait le renfort ,c'1 afin d'viter la chute de la verge et tous les dgts que cette chute pouvait causer4 ,voyons comme on manoeuvrait cet engin1 dont le profil gomtral est donn 7#aj74 ,lorsque la verge tait laisse libre1 sollicite par le contre-poids ,c1 elle prenait la position verticale ,,ab4 ,c'tait pour lui faire abandonner cette position verticale qu'il fallait un plus grand effort de tirage1 cause de l'aiguit de l'angle form par la corde de tirage et la verge2 alors on avait recours aux deux grands ressorts de bois tracs sur le plan de ,villard et reproduits sur notre vue perspective 7fig4 #i74 ,les cordes attaches aux extrmits de ces deux ressorts venaient1 en passant dans la gorge de deux poulies de renvoi1 s'attacher des chevilles plantes dans le second treuil ,d 7fig4 #aj72 en manoeuvrant ce treuil rebours1 on bandait les deux cordes autant que pouvaient le permettre les deux ressorts4 ,pralablement1 la boucle ,e1 avec ses poulies jumelles ,f1 dans lesquelles passait la corde de tirage1 avait t fixe l'anneau ,g au moyen de la cheville ,h 7voy4 le dtail ,x74 ,la poulie ,i roulait sur un cordage peu tendu ,k1 ,l1 afin de rendre le tirage des treuils aussi direct que possible4 ,au moment donc o il s'agissait d'abaisser la verge1 tout tant ainsi prpar1 un servant tant mont attacher la corde double l'anneau de la poulie de tirage1 on dcliquait le treuil tourn rebours1 les ressorts tendaient reprendre leur position1 ils faisaient faire un ou deux tours au treuil ,d dans le sens voulu pour l'abattage et aidaient ainsi aux hommes qui commenaient agir sur les deux treuils1 ce qui demandait d'autant moins de force que la verge s'loignait de la verticale4 ,alors on dtachait les boucles des cordes des ressorts et on continuait l'abattage sur les deux treuils en a b et a' b'4 ,huit hommes 7deux par levier pour un engin de la dimension de celui reprsent fig4 #aj71 ds l'instant que la verge tait sortie de la ligne verticale au moyen des ressorts1 pouvaient amener celle-ci suivant la position ,a',b'4 ,le chargeur prenait la poche en cuir et cordes ,m1 la rangeait dans la rigole horizontale en ,m'1 plaait dedans un projectile2 puis1 d'un coup de maillet1 le dcliqueur faisait sauter la cheville ,h4 ,la verge1 n'tant plus retenue1 reprenait la position verticale par un mouvement rapide et envoyait le projectile au loin4 ,c'est ici o l'on ne se rend pas1 faute de l'exprience acquise par la pratique1 un compte exact de l'effet des forces combines1 de la rvolution suivie par le projectile et du moment o il doit quitter sa poche4 ,quelques commentateurs paraissent avoir considr la poche du projectile comme une vritable fronde se composant de deux attaches1 dont une fixe et l'autre mobile1 de manire que1 par le mouvement de rotation imprim au projectile1 l'une des deux attaches de la fronde quittait son point d'attache provisoire1 et le projectile ainsi abandonn lui-mme dcrivait dans l'espace une parabole plus ou moins allonge4 ,d'abord1 bien des causes pouvaient modifier le dcrochement de l'une des cordes de la fronde3 le poids du projectile1 son tirage plus ou moins prononc sur l'une des deux cordes1 un lger obstacle1 un frottement4 ,il pouvait se faire ou que le dcrochement et lieu trop tt1 alors le projectile tait lanc verticalement et retombait sur la tte des tendeurs2 ou qu'il ne se dcrocht pas du tout1 et qu'alors1 rabattu avec violence sur la verge1 il ne la brist4 ,en consultant les bas-reliefs et les vignettes des manuscrits1 nous ne voyons pas figurs ces ceux brides de fronde et l'attache provisoire de l'une d'elles2 au contraire1 les brides de la fronde paraissent ne faire qu'un seul faisceau de cordes ou de lanires1 avec une poche l'extrmit1 comme l'indique nos figures4 ,de plus1 nous voyons souvent1 dans les vignettes des manuscrits1 une seconde attache place en contre-bas de l'attache de la fronde et qui parat devoir brider celle-ci1 ainsi que le fait voir mme la vignette 7#aa7 reproduite dans les ditions franaise et anglaise de ,villard de ,honnecourt4 ,ici le tendeur tient la main cette bride secondaire et parat l'attacher la queue de la fronde4 ,c'est cette bride1 ce sous-tendeur1 que dans nos deux fig4 #i et #aj nous avons trac en ,p1 le supposant double et pouvant tre attach diffrents points de la queue de la fronde2 on va voir pourquoi4 ,soit 7#ab7 le mouvement de la verge1 lorsque aprs avoir t abaisse elle reprend brusquement la position verticale par l'effet du contre-poids4 ,le projectile devra dcrire la courbe ,,abc4 ,or il arrive un moment o la fronde sera normale l'arc de cercle dcrit par la verge1 c'est--dire o cette fronde sera exactement dans le prolongement de la verge qui est le rayon de cet arc de cercle4 ,alors le projectile1 mu par une force centrifuge considrable1 tendra s'chapper de sa poche4 ,il est clair que la fronde sera plus rapidement amene dans la ligne de prolongement de la verge suivant que cette fronde sera plus courte et que le poids du projectile sera plus considrable4 ,si la fronde arrive dans le prolongement de la ligne de la verge lorsque celle-ci est au point ,d de l'arc de cercle1 le projectile ne sera pas lanc du ct des ennemis1 mais au contraire sur ceux qui sont placs derrire l'engin4 ,il y avait donc un premier calcul faire pour donner la fronde une longueur voulue1 afin qu'ayant lancer un poids de444 elle arrivt dans le prolongement de la ligne de la verge lorsque celle-ci tait prs d'atteindre son apoge4 ,mais il fallait alors dterminer par une secousse brusque le dpart du projectile1 qui autrement aurait quitt le rayon en s'loignant de l'engin presque verticalement4 ,c'tait pour dterminer cette secousse qu'tait fait le sous-tendeur ,p4 ,si ce sous-tendeur ,p tait attach en ,p'1 par exemple1 de manire former avec la verge et la queue de la fronde le triangle ,p',,or1 la queue ,,op' ne pouvait plus sortir de l'angle ,p',,or1 ni se mouvoir sur le point de rotation ,o4 ,mais le projectile ,c continuant sa course forait la poche de la fronde obir ce mouvement d'impulsion jusqu'au moment o cette poche1 se renversant tout fait1 le projectile abandonn lui-mme tait appel par la force centrifuge et la force d'impulsion donne par l'arrt brusque du sous-tendeur dcrire une parabole ,c',e4 ,si1 comme l'indique le trac ,s1 le sous-tendeur ,p tait fix en ,p''1 c'est--dire plus prs de l'attache de la queue de la fronde1 et formait un triangle ,p'',o'',r'' dont l'angle ,o' tait moins obtus que celui de l'exemple prcdent1 la secousse se faisait sentir plus tt1 la portion de la fronde laisse libre dcrivait une portion de cercle ,c'',c'''1 ou plutt une courbe ,c'',c''''1 par suite du mouvement principal de la verge2 le projectile ,c''''1 abandonn lui-mme sous le double mouvement de la force centrifuge principale et de la force centrifuge secondaire occasionne par l'arrt ,p''1 tait lanc suivant une ligne parabolique ,c'''',e''1 se rapprochant plus de la ligne horizontale que dans l'exemple prcdent4 ,en un mot1 plus le sous-tendeur ,p tait raidi et fix prs de l'attache de la fronde1 plus le projectile tait lanc horizontalement2 plus1 au contraire1 ce sous-tendeur tait lche et attach prs de la poche de la fronde1 plus le projectile tait lanc verticalement4 ,ces sous-tendeurs taient donc un moyen ncessaire pour rgler le tir et assurer le dpart du projectile4 ,s'il fallait rgler le tir1 il fallait aussi viter les effets destructeurs du contre-poids qui1 arriv son point extrme de chute1 devait occasionner une secousse terrible la verge1 ou briser tous les assemblages des contre-fiches4 cet effet1 non-seulement le mouvement du contre-poids tait double1 c'est--dire que ce contre-poids tait attach deux bielles avec deux tourillons1 mais encore1 souvent aux bielles mmes1 taient fixs des poids en bascule1 ainsi que le font voir nos figures prcdentes4 ,voici quel tait l'effet de ces poids ,t4 ,lorsque la verge se relevait brusquement sous l'influence de la huche charge de terre ou de pierres1 les poids ,t1 en descendant rapidement1 exeraient une influence sur les bielles au moment o la huche arrivait au point extrme de sa chute et o elle tait retenue par la rsistance oppose par la verge4 ,les poids n'ayant pas subir directement cette rsistance1 continuant leur mouvement de chute1 faisaient incliner les bielles suivant une ligne gh et dtruisaient ainsi en partie le mouvement de secousse imprim par la tension brusque de ces bielles4 ,les poids ,t dcomposaient1 jusqu' un certain point1 le tirage vertical produit par la huche1 et neutralisaient la secousse qui et fait rompre tous les tourillons1 sans altrer en rien le mouvement rapide de la verge1 en substituant un frottement sur les tourillons un choc produit par une brusque tension4 ,ces engins contre-poids furent en usage jusqu'au moment o l'artillerie feu vint remplacer toutes les machines de jet du moyen ge4 ,le savant bibliophile ,m4 ,pichon possde un compte 7attachement7 de ce qui a t pay pour le transport d'un de ces engins en #acgh1 lequel avait servi au sige de ,cherbourg4 ,voici ce curieux document1 que son possesseur a bien voulu nous communiquer3 ,la monstre ,thomin le bourgois de ,pontorson gouvernour de l'engin de la dite ville1 du maistre charpentier1 de ,v autres charpentiers1 de ,x maons et cancours1 de ,,xl tendeurs et ,,xxxi charrt compter le cariot qui porte la verge d'iceluy engin2 pour trois charreltiers qui sont ordenns servir celui engin au sige de ,cherbourt1 venu ,carentan et nous ,endouin ,channeron1 dotteur en la seigneurie1 bailly de ,costentin et ,jehan des les1 bailly illec pour le roy notre sire es terres qui furent au roy de ,navarre1 comis et dputez en ceste partie1 de par nos seigneurs les gnraulx commis1 du roy notre sire pour le fait dudit sige2 le ,,xv jour de novembre l'an ,,mccclxxviii4 ,et premirement3 ,le dit ,thomin le maistre gonduom dudit engin1 ,x jours4 ,x symbole 99 vault pour ,x jours ,d9999 symbole 99 ,some ci dessus4 ,michel ,rouffe1 maistre charpentier dudit engin1 ,x jours4 ,v symbole 99 vault pour ,x jours ,c symbole 99 ,etc4 99 ,l ,tte-bche4 9999 ,d invers 7mirroir74 ,suit le compte des charpentiers1 maons1 tendeurs1 charrettes et chevaux4 ,cet attachement fait connatre l'importance de ces machines qui exigeaient un personnel aussi nombreux pour les monter et les faire agir4 ,le chiffre de quarante tendeurs indique assez la puissance de ces engins3 car1 en supposant qu'ils fussent diviss en deux brigades 7leur service tant trs-fatigant1 puisqu'ils taient chargs de la manoeuvre des treuils71 il fallait donc vingt tendeurs pour abaisser la verge du trbuchet4 ,les maons taient probablement employs dresser les aires de niveau sur lesquelles on asseyait l'engin#cgf4 ,pierre de ,vaux-,cernay1 dans son ,histoire des ,albigeois1 parle de nombreux mangonneaux dresss par l'arme des croiss devant le chteau des ,termes1 et qui jetaient contre cette place des pierres normes1 si bien que ces projectiles firent plusieurs brches4 ,au sige du chteau de ,minerve 7en ,minervois71 dit ce mme auteur1 on leva du ct des ,gascons une machine de celles qu'on nomme mangonneaux1 dans laquelle ils travaillaient nuit et jour avec beaucoup d'ardeur4 ,pareillement1 au midi et au nord1 on dressa deux machines1 savoir une de chaque ct2 enfin1 du ct du comte1 c'est--dire l'orient1 tait une excellente et immense pierrire1 qui chaque jour cotait vingt et une livres pour le salaire des ouvriers qui y taient employs4 ,au sige de ,castelnaudary1 entrepris contre ,simon de ,montfort1 le comte de ,toulouse fit prparer un engin de grandeur monstrueuse pour ruiner les murailles du chteau1 lequel lanait des pierres normes1 et renversait tout ce qu'il atteignait444 ,un jour le comte 7,simon de ,montfort7 s'avanait pour dtruire la susdite machine2 et comme les ennemis l'avaient entoure de fosss et de barrires tellement que nos gens ne pouvaient y arriver444 ,en effet1 on avait toujours le soin d'entourer ces engins de barrires1 de claies1 tant pour empcher les ennemis de les dtruire que pour prserver les hommes qui les servaient4 ,au sige de ,toulouse1 ,pierre de ,vaux-,cernay raconte que1 dans le combat o ,simon de ,montfort fut tu1 le comte et le peu de monde qui tait avec lui se retirant cause d'une grle de pierres et de l'insupportable nue de flches qui les accablaient1 s'arrtrent devant les machines1 derrire des claies1 pour se mettre l'abri des unes et des autres2 car les ennemis lanaient sur les ntres une norme quantit de cailloux au moyen de deux trbuchets1 un mangonneau et plusieurs engins444 ,c'est alors que ,simon de ,montfort fut atteint d'une pierre lance par une pierrire que servaient des femmes sur la place de ,saint-,sernin1 c'est--dire cent toises au moins de l'endroit o se livrait le combat4 ,quelquefois les anciens auteurs semblent distinguer1 comme dans ce passage1 les trbuchets des mangonneaux4 ,les mangonneaux sont certainement des machines contre-poids comme les trbuchets2 mais les mangonneaux avaient un poids fixe plac la queue de la verge au lieu d'un poids mobile1 ce qui leur donnait une qualit particulire4 ,villard de ,honnecourt appelle l'engin contre-poids suspendu par des bielles1 contre-poids en forme de huche1 trbuchet2 d'o l'on doit conclure que si le mangonneau est aussi un engin contre-poids1 ce ne peut tre que l'engin-balancier1 tel que celui figur dans le bas-relief de ,saint-,nazaire de ,carcassonne#cgg et dans beaucoup de vignettes de manuscrits#cgh4 ,nous avons vu que la fronde du trbuchet a ses deux branches attaches la tte de la verge1 et que le projectile quitte la poche de cette fronde par l'effet d'une secousse produite par des sous-tendeurs4 ,dans les reprsentations des engins verge et balancier1 l'un des bras de la fronde est fix l'extrmit de la verge et l'autre est simplement pass dans un style dispos de telle faon que1 quand la verge arrive son apoge1 ce bras de fronde quitte son style et le projectile est lanc comme la balle d'une fronde main4 ,cet engin1 ainsi que nous le disions tout l'heure1 possde d'autres qualits que le trbuchet4 ,le trbuchet1 par son mouvement brusque1 saccad1 tait bon pour lancer les projectiles par-dessus de hautes murailles1 sur des combles1 comme nos mortiers lancent les bombes2 mais il ne pouvait faire dcrire au projectile une parabole trs-allonge se rapprochant de la ligne horizontale4 ,le tir du mangonneau pouvait se rgler beaucoup mieux que celui du trbuchet1 parce qu'il dcrivait un plus grand arc de cercle et qu'il tait possible d'acclrer son mouvement4 ,essayons donc d'expliquer cet engin4 ,d'abord 7voy4 fig4 #ac7 la verge1 au lieu de passer dans l'axe du tourillon1 se trouvait fixe en dehors1 ainsi que l'indique le trac en ,a4 son extrmit infrieure1 qui s'largissait beaucoup 7nous allons voir comment et pourquoi71 taient attachs des poids1 lingots de fer ou de plomb1 ou des pierres1 maintenus par une armature et un coffre de planches ,b4 ,dans son tat normal1 la verge1 au lieu d'tre verticale comme dans le trbuchet1 devait ncessairement s'incliner du ct de l'ennemi1 c'est--dire sur la face de l'engin#cgi1 cause de la position du contre-poids et celle de l'arbre4 ,pour abaisser la verge1 on se servait de deux roues ,c1 fixes un treuil et correspondant deux poulies de renvoi ,d4 ,il est clair que devant l'ennemi1 il n'tait pas possible de faire monter un servant au sommet de la verge pour y fixer la corde double de tirage avec sa poulie et son crochet1 d'abord parce que cette corde et cette poulie devaient tre d'un poids assez considrable1 puis parce qu'un homme qui se serait ainsi expos aux regards ennemis et servi de point de mire tous les archers et arbaltriers4 ,nous avons vu tout l'heure que ces engins taient entours de barrires et de claies destines garantir les servants qui restaient sur le sol4 ,au moyen d'un petit treuil ,e1 attach aux parois de la caisse du contre-poids et mu par deux manivelles1 on amenait1 l'aide de la corde double ,f passant par deux fortes poulies ,g1 la poulie ,h et son crochet auquel pralablement on avait accroch l'autre poulie ,k4 ,la verge abaisse suivant l'inclinaison ,,lm1 on faisait sauter le crochet de la poulie ,k1 et la verge dcrivait l'arc de cercle ,,mn4 ,les servants prcipitaient ce mouvement en tirant sur plusieurs cordes attaches en ,o1 suivant la direction ,,or4 ,si1 lors du dcliquement de la verge1 les servants tiraient vivement et bien ensemble sur ces cordes1 ils faisaient dcrire l'extrmit suprieure de la verge un arc de cercle beaucoup plus grand que celui donn par la seule action du contre-poids1 et ils augmentaient ainsi la force d'impulsion du projectile ,s au moment de son dpart4 ,pour rattacher la poulie ,k la poulie ,h1 on tirait celle-ci au moyen d'un fil ,p en droulant le treuil ,e1 on descendait cette poulie ,h aussi bas qu'il tait ncessaire1 on y rattachait la poulie ,k1 on appuyait de nouveau sur le treuil ,e4 ,cette manoeuvre tait assez rapide pour qu'il ft possible d'envoyer douze projectiles en une heure4 ,pour faciliter l'abaissement de la verge1 lorsque les tendeurs agissaient sur les deux grandes roues ,c1 les hommes prposs la manoeuvre des cordes du balancier ,b tiraient sur ces cordes attaches en ,o1 suivant la ligne ,,ov4 ,lorsque la verge tait abaisse1 les servants chargs de l'attache de la fronde tendaient les deux brides de cette fronde dans la rigole ,t4 ,l'une de ces brides restait fixe l'anneau ,x1 l'autre tait sortie d'elle-mme du style ,u2 les servants avaient le soin de replacer l'anneau de cette seconde bride dans le style et1 bien entendu1 laissaient passer ces deux brides par-dessus la corde double de tirage de la verge1 ainsi que l'indique la coupe ,z1 prsentant en a l'extrmit de la verge abaisse avec sa poulie ,h en h1 sa poulie ,k en k1 les deux poulies ,d en d1 les deux brides de la fronde en gg4 ,lorsque le dcliqueur agissait sur la petite bascule e du crochet1 la poulie ,k tombait entre les deux sablires1 la verge se relevait et les deux brides gg tiraient le projectile ,s4 ,on observera ici que le projectile ,s tant pos dans la poche de la fronde1 les deux brides de cette fronde devant tre gales en longueur1 l'une1 celle attache l'anneau ,x1 est lche1 tandis que celle fixe au style est presque tendue4 ,l'utilit de cette manoeuvre va tout l'heure tre dmontre4 ,on voudra bien encore examiner la position du contre-poids lorsque la verge est abaisse2 cette position est telle que la verge devait se trouver en quilibre2 que1 par consquent1 l'effort des tendeurs1 pour l'amener son dclin1 devait tre peu prs nul1 ce qui permettait de tendre la corde sur la poulie k1 ainsi que l'indique la coupe ,z2 que cet quilibre1 obtenu par les pesanteurs principales reportes sur le tourillon ,a1 rendait efficace le tirage des hommes prposs au balancier1 puisqu'au moment du dcliquement il devait y avoir une sorte d'indcision dans le mouvement de la verge2 que ce tirage ajoutait alors un puissant appoint au poids du balancier1 ce qui tait ncessaire pour que la fronde fonctionnt convenablement4 ,la fig4 #ad reprsente le mangonneau du ct de sa face antrieure1 au moment o la verge est abaisse4 ,les six hommes agissant sur les deux grands treuils sont rests dans les roues afin de drouler le cble doubl lorsque la verge aura lanc le projectile qui est plac dans la poche de la fronde4 ,seize hommes s'apprtent tirer sur les quatre cordes attaches la partie infrieure du contre-poids4 ,le dcliqueur est son poste1 en ,a1 prt faire sauter le crochet qui retient l'extrmit de la verge abaisse4 ,le matre de l'engin est en ,b2 il va donner le signal qui doit faire agir simultanment le dcliqueur et les tireurs2 sa voix1 la verge n'tant plus retenue1 sollicite par les seize hommes placs en avant1 va se relever brusquement1 entranant sa fronde1 qui1 en sifflant1 dcrira une grande courbe et lancera son projectile4 ,examinons maintenant comment la fronde devait tre attache pour qu'une de ses branches pt quitter en temps opportun le style de l'engin1 afin de laisser au projectile la libert de s'chapper de la poche4 ,voici 7#ae7 l'extrmit de la verge2 on voit1 en ,a1 l'attache fixe qui se compose d'un long trier tournant sur un boulon ,b2 puis1 en ,c1 le style en fer1 largi sa base1 et en ,d la boucle qui n'entre dans ce style que jusqu' un certain point qu'elle ne peut dpasser cause de cet largissement4 ,lorsque l'trier est sollicit par l'une des brides de la fronde 7voy4 le profil ,g71 il faut que son anneau ,e tombe sur la circonfrence dcrite par l'anneau ,f de la boucle1 circonfrence dont1 bien entendu1 la verge est le rayon2 il faut aussi que l'trier ne puisse dpasser la ligne ,,ie et soit arrt en ,k par la largeur du bout de la verge4 ,tant que la bride de la fronde attache l'anneau ,e de l'trier n'a pas1 par suite du mouvement imprim1 dpass la ligne ,,ee'2 prolongement de la ligne ,,ie1 l'autre bride de la fronde tire sur la boucle ,f obliquement1 de telle faon que cette boucle ne peut quitter le style ,c4 ,ceci compris1 la figure #af indique le mouvement de rotation de la verge4 ,la bride mobile de la fronde ne quittera le style que lorsque le projectile aura dpass le rayon du cercle dcrit par la verge1 qu'au moment o les brides de la fronde formeront avec la verge un angle1 ainsi qu'il est trac dans la position ,a4 ,alors1 l'une des brides de la fronde continuera tirer sur l'trier1 tandis que l'autre se relchera1 et la force centrifuge imprime au projectile fera chapper la boucle du style1 comme nous le voyons en ,m4 ,le projectile libre dcrira sa parabole4 ,si le mouvement de rotation de la verge tait gal ou progressivement acclr1 il arriverait un moment o le projectile se trouverait dans le prolongement de la ligne de la verge 7rayon7 pour ne plus quitter cette ligne qu'au moment o la verge s'arrterait4 ,mais il n'en est pas ainsi1 grce la disposition du tourillon hors de la ligne de la verge1 de la place du contre-poids hors d'axe et du tirage des hommes pour hter le mouvement de rotation au moment du dcliquement2 une force d'impulsion trs-violente est d'abord donne la verge et par suite au projectile2 celui-ci1 sous l'empire de cette force premire1 dcrit sa courbe plus rapidement que la verge ne dcrit son arc-de-cercle1 d'autant que le mouvement de celle-ci se ralentit mesure qu'elle approche de son apoge2 ds lors1 les brides de la fronde doivent faire un angle avec la verge1 ainsi qu'on le voit en ,m4 ,c'taient donc les hommes placs la base du contre-poids qui rglaient le tir1 en appuyant plus ou moins sur les cordes de tirage4 ,s'ils appuyaient fortement1 la verge dcrivait son arc de cercle avec plus de rapidit1 la force centrifuge du projectile tait plus grande2 il dpassait plus tt la ligne de prolongement de la verge2 le bras mobile de la fronde se dtachait plus tt et le projectile s'levait plus haut1 mais parcourait un moins grand espace de terrain4 ,si1 au contraire1 les hommes du contre-poids appuyaient mollement sur les cordes de tirage ou n'appuyaient pas du tout1 le projectile tait plus lent dpasser la ligne de prolongement de la verge2 le bras mobile de la fronde se dtachait plus tard1 et le projectile1 n'abandonnant sa poche que lorsque celle-ci avait dpass la verticale1 s'levait moins haut1 mais parcourait un espace de terrain plus tendu4 ,ainsi le mrite d'un bon matre engingneur tait1 d'abord1 de donner aux brides de la fronde la longueur voulue en raison du poids du projectile1 puis de rgler l'attache de ces deux brides1 puis enfin de commander d'appuyer plus ou moins sur les cordes de tirage1 suivant qu'il voulait envoyer son projectile plus haut ou plus loin4 ,il y avait donc une diffrence notable entre le trbuchet et le mangonneau4 ,le trbuchet tait un engin beaucoup moins docile que le mangonneau1 mais il exigeait moins de pratique1 puisque pour en rgler le tir il suffisait d'un homme qui st attacher les brides de sous-tension de la fronde4 ,le mangonneau devait tre dirig par un engingneur habile et servi par des hommes au fait de la manoeuvre1 sinon il tait dangereux pour ceux qui l'employaient4 ,il est1 en effet1 quelquefois question de mangonneaux qui blessent et tuent leurs servants3 une fausse manoeuvre1 un tirage exerc mal propos sur les cordes du contre-poids1 et alors que celui-ci avait dj fait une partie de sa rvolution1 pouvait faire dcrocher la bride de la fronde trop tard et projeter la pierre sur les servants placs la partie antrieure de l'engin4 ,il serait superflu d'insister davantage sur le mcanisme de ces engins contre-poids2 nous n'avons prtendu ici que donner cette tude un tour plus pratique que par le pass4 ,il est clair que pour connatre exactement les effets de ces formidables machines de guerre1 il faudrait les faire fabriquer en grand et les mettre l'preuve1 ce qui aujourd'hui devient inutile en face des canons rays2 nous avons pens qu'il tait bon de faire connatre seulement que nos pres apportaient dans l'art de tuer les hommes la subtilit et l'attention qu'ils mettaient leur btir des palais ou des glises4 ,ces batteries d'engins contre-poids1 qui nuit et jour envoyaient sans trve des projectiles dans les camps ou les villes ennemies1 causant de si terribles dommages qu'il fallait venir composition1 n'taient donc pas des joujoux comme ceux que l'on nous montre habituellement dans les ouvrages sur l'art militaire du moyen ge4 ,les projectiles taient de diverses sortes3 boulets de pierre1 paquets de cailloux1 amas de charognes1 matires incendiaires1 etc#chj4 ,les ,orientaux1 qui paraissent tre les premiers inventeurs de ces engins contre-poids1 s'en servaient avec avantage dj ds le ,x,ie sicle4 ,ils employaient aussi les pierrires1 chaables1 pierrires turques1 au moyen desquelles ils jetaient sur les ouvrages ennemis non-seulement des pierres1 mais aussi des barils pleins de matires inflammables 7feu grgeois7 que l'eau ne pouvait teindre1 et qui s'attachaient en brlant sur les charpentes des hourds ou des machines4 ,joinville nous a laiss une description saisissante des terribles effets de ces engins4 ,le roy ot conseil1 dit-il1 quand il s'agit de passer un des bras du ,nil devant les ,sarrasins1 que il feroit faire une chaucie par mi la rivire pour passer vers les ,sarrasins4 ,pour garder ceux qui ouvroient 7travaillaient7 la chaucie1 et fit faire le roy deux beffrois que l'en appele chas-chastiau 7nous parlerons tout l'heure de ces sortes d'engins72 car il avoit deux chastiaus devant les chas et deux massons 7palissades7 derrire les chastiaus1 pour couvrir ceulz qui guieteroient 7qui feraient le guet71 pour 7contre7 les copz des engins aux ,sarrazins1 lesquiex avoient seize engins touz drois 7sur une mme ligne1 en batterie74 ,quant nous venimes l1 le roy fist faire dix huit engins1 dont ,jocelin de ,cornaut estoit mestre engingneur 7un matre engingneur commandait donc la manoeuvre de plusieurs engins74 ,nos engins getoient au leur1 et les leurs aus nostres2 ms onques n'oy dire que les nostres feissent biaucop444 ,un soir avint1 l o nous guietions les chas-chastiaus de nuit1 que il nous avirent un engin que l'en apple perrire1 ce que il n'avoient encore fait1 et mistrent le feu gregoiz en la fonde de l'engin 7cuiller de l'engin7444 ,le premier cop que il jetrent vint entre nos deux chastelz1 et cha en la place devant nous que l'ost avoit fait pour boucher le fleuve4 ,nos esteingneurs 7on avait donc des hommes spcialement chargs d'teindre les incendies allums par les ennemis7 furent appareills pour estaindre le feu2 et pour ce que les ,sarrazins ne pooient trre eulz 7tirer sur ces teigneurs71 pour les deux eles des paveillons que le roy y avoit fait faire 7 cause des ouvrages palissads qui runissaient les chas-chatelz71 il traioient tout droit vers les nues1 si que li pylet 7les dards7 leur cheoient tout droit vers eulz 7tombaient verticalement sur eux74 ,la manire du feu gregois estoit tele1 que il venoit bien devant aussi gros comme un tonnel de verjus 7comme un baril71 et la queue du feu qui partoit de li 7la fuse71 estoit bien aussi grant comme un grant glaive2 il faisoit tele noise au venir 7tel dommage en tombant71 que il sembloit que ce feust la foudre du ciel2 il sembloit un dragon qui volast par l'air1 tant getoit grant clart1 que l'on voit parmi l'ost comme se il feust jour1 pour la grant foison du feu qui jetoit la grant clart444 ,ces barils remplis de matires inflammables paraissent tre lancs par des pierrires ou caables comme celui reprsent fig4 #g et #h2 ils taient munis d'une fuse et contenaient une matire compose de soufre1 d'huile de naphte1 de camphre1 de bitume ou de rsine1 de poussire de charbon1 de salptre et peut-tre d'antimoine4 cette poque1 au milieu du ,x,i,i,ie sicle1 il semble1 d'aprs ,joinville1 que nos machines de jet fussent infrieures celles des ,turcs1 puisque notre auteur1 toujours sincre1 a le soin de dire que nos engins ne produisaient pas grand effet4 ,ce n'est gure1 en effet1 qu' la fin du ,x,i,i,ie sicle que les engins paraissent tre arrivs1 en ,france1 une grande perfection4 ,on s'en servait beaucoup dans les guerres du ,x,i,ve sicle et mme aprs l'invention de l'artillerie feu4 ,les trbuchets1 les mangonneaux taient placs1 par les assigs1 derrire les courtines1 sur le sol1 et envoyaient leurs projectiles sur les ennemis en passant par-dessus la tte des arbaltriers poss sur les chemins de ronde4 ,mais1 outre les pierrires ou caables1 que l'on mettait en batterie au niveau des chemins de ronde sur des plates-formes en bois largissant ces chemins de ronde 7ainsi que nous l'avons fait voir dans l'article ,,architecture ,,militaire1 fig4 #cb71 les armes du moyen ge possdaient encore l'arbalte tour1 qui tait un engin terrible1 avec lequel on lanait des dards d'une grande longueur1 des barres de fer rougies au feu1 des traits garnis d'toupe et de feu grgeois#cha en forme de fuses4 ,ces arbaltes tour avaient cet avantage qu'elles pouvaient tre pointes comme nos pices d'artillerie1 ce que l'on ne pouvait faire avec les mangonneaux ou les trbuchets3 car1 pour ces derniers engins1 s'il tait possible de rgler le tir1 ce ne pouvait tre toujours que dans un mme plan2 si on voulait faire dvier le projectile droite ou gauche1 il fallait manoeuvrer l'engin entier1 ce qui tait long4 ,aussi les mangonneaux et les trbuchets n'taient employs que dans les siges1 soit par les assigeants pour envoyer des projectiles sur un point des dfenses de la ville1 soit par les assigs pour battre des travaux d'approche ou des quartiers ennemis4 ,les arbaltes tour tiraient sur des groupes de travailleurs1 sur des engins1 sur des colonnes serres1 et elles produisaient l'effet de nos pices de campagne1 la porte prs2 car leurs projectiles tuaient des files entires de soldats1 rompaient les engins1 coupaient leurs cordes1 traversaient les mantelets et les palissades4 ,voici 7#ag7 un ensemble perspectif et des dtails de l'arbalte tour4 ,on la faisait mouvoir au moyen des trois roues1 dont deux taient fixes la traverse infrieure ,a et la troisime la partie mobile ,b de l'affut4 ,un pointail ,c1 pos sur une crapaudine ovode ,d1 ainsi que l'indique le dtail ,c'1 maintenait l'afft sur un point fixe servant de pivot4 ,il tait donc facile de rgler le tir sur plan horizontal4 ,pour abaisser ou relever le tir1 c'est--dire pour viser de bas en haut ou de haut en bas1 on pouvait d'abord dmonter la roue extrme ,e1 laisser reposer l'afft sur les deux galets en olive ,f2 alors le tir prenait la direction ,f',g 7voy4 le profil ,x74 ,si on voulait abaisser quelque peu le tir1 on relevait la partie suprieure ,h de l'afft au moyen de la double crmaillre ,k et des deux roues d'engrenage ,i1 auxquelles on adaptait deux manivelles4 ,s'il tait ncessaire d'abaisser le tir1 on laissait la roue ,e et on levait la partie suprieure de l'afft au moyen des crmaillres4 ,la partie infrieure de l'afft se mouvait sur le tourillon ,l4 ,le propulseur se composait de deux branches doubles d'acier passes dans des cordages de nerfs tortills1 comme on le voit dans notre trac perspectif1 et appuyes leur extrmit contre les deux montants du chssis4 ,pour bander ces cordes de nerfs autant qu'il tait besoin1 des tubes de fer taient passs entre elles2 on introduisait des leviers dans ces tubes1 soit par une de leurs extrmits1 soit par l'autre1 pour ne pas permettre aux cordes de se dtortiller1 et on fixait l'extrmit de ces leviers aux deux brancards ,m4 ,si l'on sentait que les cordes se dtendissent1 on appuyait un peu sur ces leviers en resserrant leurs attaches de manire ce que les deux branches de l'arc fussent toujours galement brides4 ,pour bander cet arc1 dont les deux extrmits taient runies par une corde faite avec des crins1 des nerfs ou des boyaux1 on accrochait les deux griffes ,n cette corde2 puis1 agissant sur les deux grandes manivelles ,o1 on amenait la corde de l'arc1 au moyen des deux crmaillres horizontales1 jusqu' la double dtente ,p1 laquelle1 pour laisser passer la corde1 tait rentre ainsi que l'indique le dtail ,r4 ,cette dtente tait manoeuvre par une tige ,s munie1 son extrmit1 d'un anneau mobile ,t1 que l'on passait dans une cheville lorsque la dtente tait releve ,u4 ,ramenant alors quelque peu les crmaillres1 la corde venait s'arrter sur cette double dtente ,u1 qui ne pouvait rentrer dans l'afft4 ,on appuyait la base du projectile sur la corde en le laissant libre dans la rainure4 ,et le pointeur ayant tout prpar faisait sortir l'anneau ,t de la cheville d'arrt1 tirait lui la tige ,s2 la double dtente disparaissait1 et la corde revenait sa place normale en projetant le dard 7voy4 le plan ,y74 ,une lgre pression exerce sur le dard par un ressort l'empchait de glisser dans sa rainure si le tir tait trs-plongeant4 ,avec un engin de la dimension donne dans notre figure1 on pouvait lancer de plein fouet un dard de plus de cinq mtres de long1 vritable soliveau arm de fer1 une assez grande distance1 c'est--dire cinquante mtres au moins1 de faon rompre des machines1 palis1 etc4 ,ces engins lanant des projectiles de plein fouet taient ceux qui causaient le plus de dsordre dans les corps de troupes et particulirement dans la cavalerie2 aussi ne s'en servait-on pas seulement dans les siges1 mais encore en campagne1 au moins pour protger des campements ou pour appuyer un poste important4 ,on se servait aussi d'un engin ressort1 dont la puissance tait moindre1 mais dont l'tablissement tait plus simple et pouvait se faire en campagne avec le bois qu'on se procurait1 sans qu'il ft ncessaire d'employer ces crmaillres et toutes ces ferrures qui demandaient du temps et des ouvriers spciaux pour les faonner4 ,cet engin est fort ancien et rappelle la catapulte des ,romains de l'antiquit4 ,il se compose 7#ah7 d'un arbre vertical cylindrique1 avec une face plate 7voy4 le plan ,a7 tournant au moyen de deux tourillons4 la base de cet arbre est fix un chssis triangulaire pos sur deux roues et reli audit arbre par deux liens ou contre-fiches4 ,des ressorts en bois vert sont fortement attachs au pied de l'arbre avec des brides en fer et des cordes de nerfs4 ,un treuil fix sur deux montants1 entre les contre-fiches1 est mu par des manivelles et roues d'engrenage4 ,un bout de corde avec un crochet est fix l'extrmit suprieure du ressort1 et une autre corde1 munie d'un crochet bascule ,b1 s'enroule sur le treuil aprs avoir pass dans une poulie de renvoi4 ,quatre hommes amnent le ressort4 ,un dard passe par un trou pratiqu l'extrmit suprieure de l'arbre ,d1 et un support mobile fourchette ,e1 s'engageant dans les crans d'une crmaillre ,f1 permet d'abaisser ou de relever le tir1 ainsi que le fait voir le profil ,g4 ,lorsque le ressort est tendu1 le pointeur fixe le dard1 fait mouvoir le chssis infrieur sur sa plate-forme suivant la direction du tir et1 appuyant sur la cordelle ,c1 fait sauter le crochet3 le ressort va frapper le dard sa base et l'envoie au loin dans la direction qui lui a t donne4 ,la fig4 #ai donne le plan de cet engin4 ,l'artillerie feu tait employe que1 longtemps encore1 on se servit de ces engins contre-poids1 percussion1 et de ces arbaltes tour1 tant on se fiait en leur puissance2 et mme la premire artillerie feu n'essaya pas tout d'abord d'obtenir d'autres effets4 ,les caables1 les pierrires1 les trbuchets1 les mangonneaux envoyaient toute vole de gros boulets de pierre qui pesaient jusqu' deux et trois cents livres2 ces machines ne pouvaient lancer des projectiles de plein fouet4 ,on les remplaa par des bombardes avec lesquelles on obtenait les mmes rsultats2 et les engins feu envoyant des balles de but-en-blanc1 ds le ,x,i,ve sicle1 n'taient que de petites pices portant des projectiles de la grosseur d'un biscaen4 ,engins offensifs feu4--,du jour o l'on eut reconnu la puissance des gaz dgags instantanment par la poudre canon1 on eut l'ide d'utiliser cette force pour envoyer au loin des projectiles pleins1 des boulets de pierre ou des botes de cailloux4 ,on trouva qu'il y avait un grand avantage remplacer les normes et dispendieux engins dont nous venons de donner quelques exemples par des tubes de fer que l'on transportait plus facilement1 qui cotaient moins cher tablir et que l'ennemi ne pouvait gure endommager4 ,nous n'avons vu nulle part que la noblesse militaire se soit occupe de perfectionner les engins de guerre1 ou de prsider leur excution4 ,tous les noms d'engingneurs sont des noms roturiers4 ,si ,philippe-,auguste1 ,richard ,coeur de ,lion et quelques autres souverains guerriers paraissent avoir attach de l'importance la fabrication des engins1 ils recouraient toujours des matres engingneurs qui paraissent tre sortis du peuple4 ,ce ddain pour les combinaisons qui demandaient un travail mathmatique et la connaissance de plusieurs mtiers1 tels que la charpenterie1 la serrurerie1 la mcanique1 la noblesse l'apporta tout d'abord dans la premire tude de l'artillerie feu2 elle ne parut pas tenir compte de cette formidable application de la poudre explosible1 et laissa aux gens de mtier le soin de chercher les premiers lments de l'art du bombardier4 ,en #acef1 le prince ,noir assigea le chteau de ,romorantin2 il employa1 entre autres armes de jet1 des canons lancer des pierres1 des carreaux et des ballottes pleines de feu grgeois4 ,ces premiers canons taient longs1 minces1 fabriqus au moyen de douves de fer1 ou fondues en fer ou en cuivre1 renforcs de distance en distance d'anneaux de fer1 et transports dos de mulet ou sur des chariots4 ,ces bouches feu1 qu'on appelait alors acquraux1 sarres ou spiroles1 et plus tard veuglaires1 se composaient d'un tube ouvert chaque bout2 l'une des extrmits s'adaptait une bote contenant la charge de poudre et le projectile1 c'est--dire qu'on chargeait la pice par la culasse2 seulement cette culasse tait compltement indpendante du tube et s'y adaptait au moyen d'un trier mobile1 ainsi que l'indique la fig4 #bj4 ,en ,a1 on voit la bote et la pice coupes longitudinalement2 en ,b1 la coupe sur ab2 en ,c1 la bote runie la pice au moyen de l'trier qui s'arrte sur les saillies dd' des anneaux dentels2 en ,d1 la mme bote se prsentant latralement avec l'trier e1 muni de sa poigne pour le soulever et enlever la bote lorsque la pice a t tire4 ,les points culminants g rservs sur chacun des anneaux dentels servaient de mire4 ,nous ne savons trop comment se pointaient ces pices2 elles taient probablement suspendues des trteaux par les anneaux dont elles taient munies4 ,les botes mobiles adaptes l'un des bouts du tube laissaient chapper une partie notable des gaz1 et devaient souvent causer des accidents2 aussi on renona aux botes adaptes1 pour faire des canons fondus d'une seule pice et se chargeant par la gueule4 ,il y a quelques annes1 on a trouv dans l'glise de ,ruffec 7,charente7 deux canons qui paraissent appartenir au ,x,i,ve sicle3 ce sont des tubes en fonte de fer1 sans botes1 ferms la culasse et suspendus par deux anneaux4 ,nous donnons 7#ba7 ces deux pices1 qui sont d'une petite dimension2 en ,a1 nous avons trac un fragment de canon qui nous parat appartenir la mme poque1 et qui a t trouv dans des fouilles ,boulogne-sur-,mer4 ,en #achj1 les ,vnitiens se servirent de bouches feu dans la guerre contre les ,gnois1 et ces pices taient appeles ribaudequins4 ,ces premires pices d'artillerie feu furent remplaces par les bombardes et les canons4 ,ds #adab1 l'usage des bombardes et canons faisait disparatre les engins offensifs pour la dfense des places4 ,il rsulte1 dit ,jollois dans son ,histoire du sige d',orlans 7#adbh71 d'un relev fait avec soin par feu l'abb ,dubois1 qu'en #adbh et #adbi la ville d',orlans possdait soixante-onze bouches feu1 tant canons que bombardes1 toutes en cuivre4 ,dans le nombre de ces bouches feu sont compris le canon qui avait t prt la ville d',orlans par la ville de ,montargis1 un gros canon qu'on avait nomm ,rifflard#chb1 une bombarde faite1 dit le journal du sige1 par un nomm ,guillaume ,duisy1 trs-subtil ouvrier1 qui lanait des boulets de pierre de cent vingt livres pesant1 et si norme qu'il fallt vingt-deux chevaux#chc pour la conduire avec son afft du port l',htel-de-ville4 ,ces deux canons et cette norme bombarde taient mis en batterie sur la tour de la croiche de ,meuffray1 sise entre le pont et la poterne ,chesneau1 d'o ils foudroyaient le fort des ,tournelles dont les ,anglais s'taient empars4 ,parmi les bouches feu que nous venons d'indiquer1 il faut compter un canon#chd qui lanait des boulets de pierre jusqu' l'le ,charlemagne444 ,ce ne fut que sous le rgne de ,louis ,,xi qu'on substitua des boulets de fer aux boulets de pierre4 ,cependant on employait encore ces derniers la fin du ,x,ve sicle4 ,quoique les noms de canon et de bombarde aient t donns indiffremment aux bouches feu qui lanaient des boulets de pierre cependant la bombarde parat avoir t donne de prfrence un canon court et d'un trs-gros diamtre1 lanant les projectiles toute vole2 tandis que le canon1 d'un plus faible diamtre1 plus long1 pouvait envoyer des boulets de but en blanc4 ,ces bombardes sont quelquefois dsignes sous le nom de basilics4 ,au sige de ,constantinople1 en #adac1 ,mahomet ,,ii mit en batterie des bombardes de #bjj livres de boulets de pierre4 ,ces pices avaient t fondues par un ,hongrois4 ,une de ces bombardes tait mme destine envoyer un boulet de #hej livres2 deux mille hommes devaient la servir et dix paires de boeufs la traner2 mais elle creva la premire preuve et tua un grand nombre de gens4 ,en #adfj1 ,jacques ,,ii d'cosse fit fondre une bombarde monstrueuse1 qui creva au premier coup4 ,vers cette poque1 on renona aux botes emboutis1 mais on fit des canons et bombardes avec botes encastres1 principalement pour les pices qui n'taient pas d'un trs-gros diamtre2 car pour les bombardes qui portaient #fj livres de balles et plus1 on les fabriqua en fonte de fer ou de cuivre1 ou mme en fer forg1 en forme de tube1 avec un seul orifice4 ,il existe encore quelques bombardes fabriques au moyen de douves de fer plat1 cercles par des colliers de fer comme des barils2 peut-tre ces pices sont-elles les plus anciennes3 elles ne se chargeaient pas au moyen de botes poudre1 mais comme nos bouches feu modernes1 si ce n'est qu'on introduisait la poudre au moyen d'une cuiller1 puis une bourre1 puis le boulet1 puis un tampon de foin ou d'toupes1 l'aide d'un refouloir4 ,la plus belle bouche feu que nous connaissions ainsi fabrique se trouve dans l'arsenal de ,ble 7,suisse7 7#bb74 ,elle est en fer forg4 ,la culasse ,a est forge d'un seul morceau2 l'me se compose d'un douvage de lames de fer de #j1jc c4 d'paisseur sur #j1jf c4 de largeur4 ,ces douves sont maintenues unies par une suite d'anneaux de fer plus ou moins pais2 en ,b est un anneau beaucoup plus fort sous lequel est interpos une bande de cuivre4 ,en ,c est figure la gueule du canon1 dont l'me n'a pas moins de #j1cc c4 de diamtre4 ,la lumire est trs-troite4 ,dans le mme arsenal1 on voit une autre pice de cuivre de #bm1#jj de longueur2 elle date de #addd et porte un cu aux armes de ,bourgogne4 ,pendant le ,x,ve sicle1 on fabriquait des bouches feu de dimensions trs-variables1 depuis le fauconneau1 qui ne portait qu'une livre de balle1 jusqu' la bombarde1 qui envoyait des projectiles en pierre de deux cents livres et plus#che4 ,ces bombardes n'taient gure longues en proportion de leur diamtre et remplissaient peu prs l'office de mortiers envoyant le projectile toute vole3 elles se chargeaient par la gueule4 ,on se servait aussi de projectiles creux que l'on remplissait de matires dtonnantes1 de feu grgeois1 et c'est une erreur de croire que les bombes sont une invention des dernires annes du ,x,v,ie sicle1 car plusieurs traits de la fin du ,x,ve et du commencement du ,x,v,ie#chf nous montrent de vritables bombes faites de deux hmisphres de fer battu runis par des brides ou des frettes 7#bc74 la fin du ,x,ve sicle1 les bouches feu se classent par natures1 en raison du diamtre des projectiles2 il y a les basilics1 qui sont les plus grosses2 les bombardes1 les ribaudequins1 les canons1 les dragons volants1 scorpions1 coulevrines1 pierriers1 syrnes1 passe-murs1 passe-avants1 serpentines4 ,sous ,charles ,,vii1 l'arme royale possdait dj une nombreuse artillerie1 et ,charles ,,viii1 en #adid1 entra en ,italie faisant traner plus de cent quarante bouches feu de bronze montes sur affts roues1 tranes par des attelages de chevaux1 et bien servies#chg4 ,les ,italiens1 alors1 ne possdaient que des canons de fer trans par des boeufs1 et si mal servis qu' peine pouvaient-ils tirer un coup en une heure4 ,examinons maintenant les canons botes encastres4 ,l'ide de charger les canons par la culasse tait la premire qui s'tait prsente1 comme ce sera probablement le dernier perfectionnement apport dans la fabrication des bouches feu4 ,on dut renoncer aux premires botes1 qui s'adaptaient mal1 laissaient passer les gaz1 envoyaient parfois une grande partie de la charge sur les servants et se dtraquaient promptement par l'effet du recul4 ,on se contenta de faire dans la culasse du canon une entaille permettant l'introduction d'une bote de fer ou de cuivre qui contenait la charge de poudre maintenue par un tampon de bois4 ,cette bote tait fixe de plusieurs manires2 elle tait munie d'une anse afin de faciliter sa pose et son enlvement aprs le tir4 ,la balle tait glisse dans l'me du canon avant l'introduction de la bote et refoule avec une bourre de foin ou de gazon aprs cette introduction4 ,chaque bouche feu possdait plusieurs botes qu'on remplissait de poudre d'avance afin de ne pas retarder le tir#chh4 ,chaque bote tait perce d'une lumire laquelle on adaptait une fuse de tle remplie de poudre que l'artilleur enflammait au moyen d'une baguette de fer rougie au feu d'un fourneau4 ,cette mthode avait quelques avantages3 elle vitait l'chauffement de la pice et les accidents qui en sont la consquence2 elle permettait de prparer les charges l'avance1 car ces botes n'taient que des gargousses encastres dans la culasse1 comme les cartouches des fusils ,lefaucheux1 sauf que le boulet devait tre introduit avant la bote et refoul aprs le placement de celle-ci4 ,elle avait des inconvnients qu'il est facile de reconnatre3 une partie considrable des gaz devait s'chapper la jonction de la bote avec l'me1 par consquent la force de propulsion tait perdue en partie3 il fallait nettoyer souvent le fond de l'encastrement et la feuillure pour enlever la crasse qui s'opposait la jonction parfaite de la bote avec la pice2 le point de runion s'gueulait aprs un certain nombre de coups1 et alors presque toute la charge s'chappait sans agir sur la balle4 ,nous donnons 7#bd7 des tracs de ces canons botes encastres4 ,en ,a est une pice encastrement avec joues2 la coupe transversale sur l'encastrement est indique en ,b2 la bote ,c1 portant son anse ,d et sa lumire ,e1 est loge la place qui lui est destine2 deux clavettes ,g1 passant dans deux trous des joues1 serrent la bote contre la paroi infrieure de l'encastrement4 ,en ,h1 nous donnons la coupe longitudinale de la bote dispose pour le tir2 au moyen de la clavette ,k1 on a repouss l'orifice de la bote dans la feuillure ,i pratique l'entre de l'me2 les deux clavettes horizontales ont t enfonces coups de marteau4 ,la bote est pleine de poudre bourre au moyen du tampon de bois ,t2 la balle est refoule4 ,en ,m1 on voit la bote dcharge avec son tampon et sa fuse de lumire ,o4 ,en ,p1 nous avons figur un autre systme d'encastrement sans joues1 dans lequel la bote tait repousse en feuillure de mme1 avec une clavette la culasse1 et tait maintenue au moyen d'une seule barre longitudinale pivotant sur un boulon ,n2 une seule clavette ,r1 passant dans deux oeils d'une frette en fer forg1 serrait cette barre longitudinale4 ,dans ce dernier cas1 la lumire de la bote se prsentait latralement4 ,il faut croire que les inconvnients inhrents ce systme le firent abandonner assez promptement1 car on renona bientt l'emploi de ces bouches feu botes pour ne plus employer que les tubes de fonte de cuivre ou de fer avec un seul orifice4 ,d'ailleurs1 si on gagnait du temps en chargeant d'avance plusieurs botes1 on devait en perdre beaucoup enlever les clavettes et les renfoncer1 sans compter que les oeils de passage des clavettes devaient se fatiguer promptement1 s'largir et ne plus permettre de serrer convenablement les botes2 il fallait alors changer ces clavettes et en prendre de plus fortes4 ,on voit encore quelques-unes de ces bouches feu dans nos arsenaux et au muse d'artillerie de ,paris2 quelques-unes sont en fer forg1 les plus grosses sont en fonte de fer4 ,les premires bouches feu furent montes sur des affts sans roue et mises simplement en bois1 ou charpentes comme on disait alors1 c'est--dire encastres dans un auget pratiqu dans de grosses pices de bois et serres avec des boulons1 des brides de fer ou mme des cordes4 ,le pointage ne s'obtenait qu'en calant cette charpente en avant ou en arrire au moyen de leviers et de coins en bois 7#be74 ,on disait affter une bombarde pour la pointer4 ,du ,clercq1 en racontant la mort de ,jacques ,de ,lalain1 dit que le mareschal de ,bourgoingne1 messire ,antoine1 bastard de ,bourgoingne1 messire ,jacques de ,lallaing1 allrent 7au sige du chteau de ,poucques7 faire affuster une bombarde pour battre ledit chastel2 et comme ils faisoient asseoir la dicte bombarde1 ceulx du chastel tirrent d'un veuglaire aprs les dessus dicts seigneurs1 duquel veuglaire ils frirent messire ,j4 de ,lallaing et luy emportrent le hanepire de la teste444 ,d'affter on fit le mot afft1 qui1 dater du ,x,v,ie sicle1 fut employ pour dsigner les pices de charpente portant le canon1 permettant de le mettre en batterie et de le pointer4 ,les vignettes des manuscrits du milieu du ,x,ve sicle nous donnent un assez grande varit de ces affts primitifs#chi4 ,sous ,charles ,,vii et ,louis ,,xi1 cependant1 l'artillerie de campagne faisait de rapides progrs2 on possdait1 cette poque dj1 des affts disposs pour le tir1 permettant de pointer les pices assez rapidement2 mais on tait encore loin d'avoir imagin l'avant-train mobile1 et1 lorsqu'on transportait des bouches feu1 il fallait les monter sur des chariots spciaux indpendants des affts4 ,pendant une bataille1 on ne pouvait faire manoeuvrer l'artillerie1 sauf quelques petits canons1 comme on le fait depuis deux cent cinquante ans4 ,les artilleurs se dfiaient tellement de leurs engins 7et certes c'tait bon escient71 qu'ils cherchaient se garantir contre les accidents trs-frquents qui survenaient pendant le tir4 ,non contents d'encastrer les bouches feu dans de grosses charpentes et de les y relier solidement pour les empcher de crever ou pour rendre au moins l'effet de la rupture de la pice moins dangereux1 ils fixrent souvent leurs gros canons1 leurs bombardes1 dans des caisses composes d'pais madriers solidement relis4 ,ces caisses formaient autour de la pice une garde qui1 en cas d'accident1 prservait les servants4 ,au moment du tir1 chacun se baissait1 et l'artilleur charg de mettre le feu l'aide d'une longue broche de fer rougie l'une de ses extrmits se plaait ct de l'encaissement4 ,voici 7#bf7 un de ces affts-caisses4 ,la bouche feu tait incline afin d'envoyer le projectile toute vole2 sa gueule tant encastre dans le bord antrieur de la caisse et sa culasse posant sur le fond4 ,en ,a1 on voit la coupe transversale de la pice dans son encaissement et la disposition des cordes qui la maintiennent fixe4 ,le recul de la pice tait vit au moyen des piquets ,b enfoncs en terre4 ,en ,c est plac le fourneau propre chauffer les lances bouter le feu4 ,la charge de poudre tait introduite au moyen de grandes cuillers en fer battu4 ,on conoit qu'un pareil engin devait tre peu maniable et qu'on ne pouvait que l'affter une fois1 c'est--dire le mettre en position de manire envoyer les projectiles sur un mme point3 aussi ces pices n'taient-elles employes que dans les siges et ne s'en servait-on pas en campagne4 ,si les artilleurs prtendaient se garder des clats d'une bouche feu dfectueuse1 ils pensaient aussi se mettre l'abri des projectiles ennemis4 cet effet1 d'pais mantelets en bois taient dresss devant les pices d'artillerie4 ,ces mantelets roulaient sur un axe horizontal1 taient relevs au moment du tir1 et retombaient verticalement par leur propre poids lorsque la pice tait dcharge1 de manire la masquer compltement ainsi que les servants occups la recharger 7#bg7cij4 ,on fabriquait aussi alors des affts triangulaires1 plus maniables que les prcdents et permettant de pointer dans l'tendue d'un certain arc de cercle4 ,ces affts-caisses triangulaires taient fixs au sommet du triangle au moyen d'un pivot et se manoeuvraient l'aide de deux roulettes engages aux extrmits des branches latrales4 ,mais on allait renoncer ces bombardes d'un norme diamtre propres seulement lancer des boulets de pierre3 on adoptait les boulets de fer1 on brlait une quantit de poudre moins considrable1 et les bouches feu n'atteignaient plus ces proportions colossales qui en rendaient le transport difficile4 la fin du ,x,ve sicle et au commencement du ,x,v,ie1 on fondit des canons de bronze d'une dimension et d'une beaut remarquables4 ,il existe1 dans l'arsenal de ,ble1 un de ces grands canons de #dm1#ej c4 de longueur1 couvert d'ornements et termin par une tte de dragon2 il fut fondu ,strasbourg en #aead4 ,fleurange1 dans ses ,mmoires1 chap4 ,,vii1 dit qu'en #aeji les ,vnitiens1 la bataille d',aignadel1 perdue contre les ,franais1 possdaient soixante grosses pices1 entre lesquelles il y en avoit une manire plus longue que longues couleuvrines1 lesquelles se nomment basilics1 et tirent boulets de canon2 et avoit dessus toutes un lion1 ou avoit crit1 l'entour du dit lion1 ,marco4 ,vers cette poque1 on se servait dj de mortiers propres lancer de gros boulets de pierre ou des bedaines remplies de matires inflammables4 ,un tableau peint par ,feselen 7,melchior71 mort en #aech1 et faisant partie aujourd'hui de la collection dpose dans la ,pinacothque de ,munich 7n #cj71 reprsentant le sige d',alesia par ,jules-,csar1 nous montre un gros mortier mont sur afft dans lequel un artilleur dpose un projectile sphrique 7#bh74 ,les deux roues ont t enleves et gisent terre des deux cts de l'afft4 ,le mortier parat ainsi reposer sur le sol1 et on lui donnait l'angle convenable l'aide de leviers et de coins glisss sous la culasse4 ,on se servait aussi1 la fin du ,x,ve sicle et ds le temps de ,louis ,,xi1 de projectiles de fer rougis au feu4 ,georges ,chastelain#cia dit qu'au sige d',audenarde les ,gantois battirent de leurs bombardes1 canons et veuglaires1 ladite ville1 et entre les autres1 firent tirer de plusieurs gros boulets de fer ardent du gros d'une tasse d'argent1 pour cuider ardoir la ville4 ,mais revenons aux affts4 ,afin de rendre le pointage des pices possible soit verticalement1 soit horizontalement1 on adapta d'abord deux roues la partie antrieure de l'afft1 et on divisa celui-ci en deux pices superposes1 celle du dessus pouvant dcrire un certain arc de cercle 7#bi74 ,le canon tait encastr et maintenu dans des pices de bois assembles jointives1 pivotant sur un boulon horizontal ,c pos sous la bouche4 ,la queue trs-allonge de ces pices de bois faisait levier1 tait souleve et arrte plus ou moins haut l'aide de broches de fer passes dans la double crmaillre ,b4 ,ainsi la queue pouvait tre leve jusqu'en ,a'4 ,la partie infrieure fixe de l'afft reposait terre et tait arme de deux pointes de fer ,d destines prvenir les effets du recul4 ,en ,e est reprsent le bout infrieur de l'afft avec ses deux pointes et les deux membrures superposes4 ,toutefois1 les membrures suprieures recevant la bouche feu1 si longue que ft la queue1 il n'en fallait pas moins beaucoup d'efforts pour soulever cette masse1 ce qui rendait le pointage fort lent4 ,d'ailleurs1 pour faire glisser jusqu' la charge de poudre les normes boulets de pierre qu'on introduisait alors dans les bombardes1 il tait ncessaire de donner une inclinaison la pice1 de la gueule la culasse2 il fallait1 aprs chaque coup1 redescendre la membrure suprieure de l'afft sur celle infrieure1 charger la pice1 puis pointer de nouveau en relevant la queue de la membrure au point voulu4 ,on chercha donc rendre cette manoeuvre plus facile4 ,au lieu de faire mouvoir toute la membrure suprieure sur un axe plac sous la gueule de la pice1 ce fut la partie infrieure de l'afft qu'on rendit mobile1 et au lieu de placer le boulon en tte1 on le plaa au droit de la culasse 7#cj73 l'effort pour soulever la pice tait ainsi de beaucoup diminu1 parce que le poids de celle-ci se trouvait toujours report sur l'essieu1 et que plus on soulevait la queue de l'afft1 moins le poids du canon agissait sur la membrure4 ,ces divers systmes furent abandonns vers #aecj2 alors1 outre les deux roues1 on en ajouta une troisime la queue2 c'est ce qui fut cause qu'on spara celle-ci en deux forts madriers de champ 7les flasques7 entre lesquels on monta cette troisime roue4 ,on pointa la pice1 non plus en relevant l'afft1 mais en agissant l'aide de coins ou de vis sous la culasse du canon1 maintenu sur l'afft au moyen de tourillons2 car on observera que1 jusque vers le milieu du ,x,v,ie sicle1 les bouches feu taient prives de tourillons et d'anses1 qu'elles n'taient maintenues dans l'encastrement longitudinal de l'afft que par des brides en fer ou mme des cordes4 la fin du ,x,v,ie sicle1 les pices d'artillerie de bronze taient divises en lgitimes et btardes3 les lgitimes prsentaient les varits suivantes3 le dragon1 ou double coulevrine1 envoyant #dj livres de balle de fer et portant #acfd pas de deux pieds et demi de but en blanc2 la coulevrine lgitime1 dite ordinaire1 envoyant #bj livres de balle de fer et portant #abjj pas1 id42 la demi-coulevrine1 envoyant #aj l4 de balle de fer et portant #ijj pas1 id42 le sacre ou quart de coulevrine1 envoyant #e l4 de balle de fer et portant #gjj pas1 id42 le fauconneau1 ou huitime de coulevrine1 envoyant #b l4 #a_/b de balle de fer et portant #efh pas1 id42 le ribaudequin1 envoyant #a l4 #d onces de balle de fer et portant #daa pas1 id42 l'merillon1 envoyant #ae onces de plomb et portant #cae pas1 id4 ,les pices btardes comprenaient3 le dragon volant1 ou double coulevrine extraordinaire1 envoyant #cb l4 de balle de fer et portant #abgf pas de #b pieds et demi de but en blanc2 le passe-mur1 envoyant #af l4 de balle et portant #aabj pas1 id42 le passe-volant1 envoyant #h l4 de balle et portant #hdj pas1 id42 le sacre extraordinaire1 envoyant #d l4 de balle et portant #fcc pas1 id42 le fauconneau extraordinaire1 envoyant #b l4 de balle et portant #dih pas1 id42 le ribaudequin ou passager1 envoyant #a l4 de balle et portant #chd pas1 id42 l'merillon1 envoyant #a_/b l4 de balle et portant #bid pas1 id4 ,il y avait encore les canons1 qui comprenaient3 le canon commun1 dit sifflant ou batte-mur1 envoyant #dh l4 de balle et portant #afjj pas de #b pieds et demi de but en blanc2 le demi-canon1 envoyant #af l4 de balle et portant #hej pas1 id42 le quart de canon1 dit perscuteur1 envoyant #ab l4 de balle et portant #gej pas1 id42 le huitime de canon1 envoyant #f l4 de balle et portant #fdj pas1 id4 ,il y avait aussi quelques canons btards appels rebuffs1 crpans1 verrats1 les crpans tant des demi-canons et les verrats des quarts de canon1 mais un peu plus longs que les canons ordinaires4 ,nous ne croyons pas ncessaire de parler ici des singulires inventions auxquelles recouraient les artilleurs la fin du ,x,ve sicle et au commencement du ,x,v,ie1 inventions qui n'ont pu que causer de fcheux accidents et faire des victimes parmi ceux qui les mettaient excution2 tels sont les canons couds1 les canons rayonnants avec une seule charge au centre1 les jeux d'orgues en quinconce1 etc4 ,engins offensifs et dfensifs4--,nous rangeons tout d'abord dans cette srie d'engins les bliers couverts1 moutons1 bossons1 qui taient en usage chez les ,grecs1 les ,romains de l'antiquit1 ainsi que chez les ,byzantins1 et qui ne cessrent d'tre employs qu'au commencement du ,x,v,ie sicle1 car on se servait encore des bliers pendant le ,x,ve sicle2 les chats1 vignes et beffrois4 ,le blier ou le mouton consistait en une longue poutre arme d'une tte de fer son extrmit antrieure1 suspendue en quilibre horizontalement des cbles ou des chanes1 et mue par des hommes au moyen de cordes fixes sa queue4 ,en imprimant un mouvement de va-et-vient cette pice de bois1 on frappait les parements des murs1 que l'on parvenait ainsi disloquer et faire crouler4 ,les hommes taient abrits sous un toit recouvert de peaux fraches1 de fumier ou de gazon1 tant pour amortir le choc des projectiles que pour viter l'effet des matires enflammes lances par les assigs4 ,l'engin tout entier tait pos sur des rouleaux ou des roues1 afin de l'approcher des murs au moyen de cabestans ou de leviers4 ,les assigs cherchaient briser le blier au moyen de poutres qu'on laissait tomber sur sa tte au moment o il frappait la muraille2 ou bien ils saisissaient cette tte l'aide d'une double mchoire en fer qu'on appelait loup ou louve#cib4 ,le blier s'attaquait aux portes et les avait bientt brises4 ,au sige de ,chteauroux1 ,philippe-,auguste1 aprs avoir investi la ville1 attache les mineurs au pied des remparts1 dtruit les merlons au moyen de pierrires1 dresse un blier devant la porte toute double de fer1 fait avancer des tours mobiles en face des dfenses de l'ennemi1 couvre les parapets d'une pluie de carreaux1 de flches et de balles de fronde#cic4 ,l'effet du blier tait dsastreux pour les remparts non terrasss2 on ouvrait des brches assez promptement1 au moyen de cet engin puissant1 dans des murs pais1 si les assigs ne parvenaient pas neutraliser son action rpte2 aussi les assigeants mettaient-ils tout leur soin bien protger cette poutre mobile ainsi que les hommes qui la mettaient en mouvement4 ,pour offrir le moins de prise possible aux projectiles des assigs1 on donnait la couverture du blier beaucoup d'inclinaison2 on en faisait une sorte de grand toit aigu deux pentes1 avec une croupe vers l'extrmit postrieure1 le tout recouvert de trs-forts madriers renforcs de bandes de fer et revtu1 comme il est dit ci-dessus1 de peaux de cheval ou de boeuf fraches1 enduites de terre grasse ptrie avec du gazon ou du fumier4 ,la fig4 #ca montre la charpente de cet engin dpouille de ses madriers et de ses pannes4 ,le blier ,a1 poutre de #ajm1#jj de long au moins1 tait suspendu deux chanes parallles ,b attaches au sous-fate1 de manire obtenir un quilibre parfait4 ,pour mettre en mouvement cette poutre et obtenir un choc puissant1 des cordelles taient attaches au tiers environ de sa longueur en ,c2 elles permettaient huit1 dix ou douze hommes1 de se placer droite et gauche de l'engin2 ces hommes1 trs-rgulirement poss1 manoeuvraient ainsi3 un pied ,d restait la mme place1 le pied droit pour les hommes de la droite1 le pied gauche pour ceux de la gauche4 ,le premier mouvement tait celui figur en ,e2 il consistait1 la poutre tant dans sa position normale ,,ah1 la tirer en arrire2 aprs quelques efforts mesurs1 la poutre arrivait au niveau ,a',h'4 ,alors le second mouvement des servants tait celui ,f4 ,la poutre parcourait alors tout l'espace4 ,le troisime mouvement est indiqu en ,g4 ,la tte ,h du blier rencontrant la muraille comme obstacle1 les servants continuaient la manoeuvre avec les deux premiers mouvements1 celui ,e et celui ,f4 ,on comprend qu'une course ,,kl faite par une poutre de #ajm1#jj de long devait produire un terrible effet la base d'une muraille4 ,la tte de la poutre tait arme d'une masse de fer ayant peu prs la forme d'une tte de mouton 7voy4 le dtail ,p74 ,les chats et vignes#cid n'taient autre chose que des galeries de bois recouvertes de cuirs frais1 que l'on faisait avancer sur des rouleaux jusqu'aux pieds des murailles1 et qui permettaient aux mineurs de saper les maonneries leur base4 ,nous avons reprsent un de ces engins dans l'article ,,architecture ,,militaire1 fig4 #ae4 ,ces chats servaient aussi protger les travailleurs qui comblaient les fosss4 ,souvent les beffrois ou tours mobiles en bois que l'on dressait devant les remparts assigs tenaient lieu de chats leur partie infrieure2 aussi1 dans ce cas1 les nommait-on chas-chastels4 ,cet engin monstrueux tait employ par les ,romains1 et ,csar en parle dans ses ,commentaires4 ,on ne manqua pas d'en faire un usage frquent pendant les siges du moyen ge4 ,suger raconte1 dans son ,histoire de la vie de ,louis le ,gros1 que ce prince1 assigeant le chteau de ,gournay1 aprs un assaut infructueux1 fit fabriquer une tour trois tages1 machine d'une prodigieuse hauteur1 et qui1 dpassant les dfenses du chteau1 empchait les frondeurs et les archers de se prsenter aux crneaux444 l'engin colossal tait fix un pont de bois qui1 s'levant au-dessus des parapets de la place1 pouvait1 lorsqu'on l'abaissait1 faciliter aux assigeants la prise des chemins de ronde4 ,dans le pome1 du ,x,i,ie sicle1 d',ogier l',ardenois1 ,charles1 assigeant le chteau dans lequel ,ogier est enferm1 mande l'engigneor ,malrin1 qui ne met que quinze jours prendre la place la plus forte4 ,cet engigneor occupe trois cent quatre-vingts charpentiers ouvrer un beffroi d'assaut3 ,devant la porte lor drecha un engin#cie ,sor une estace l'a lev et basti1 sept estages fu li engins furnis1 ,amont as brances qi descendent as puis1 ,fu ben clois et covers et porpris1 ,par les estages montent chevalier mil1 ,arbalestrier cent soixante et dix4 444 ,et l'engigneres qi ot l'engin basti1 ,il vest l'auberc1 lace l'elme bruni1 ,el maistre estage s'en va amont sir4 ,l'auteur1 en sa qualit de pote1 peut tre souponn de quelque exagration en faisant entrer #aagj hommes dans son beffroi2 mais il ne prtend pas qu'il ft mobile4 ,plus loin1 cependant1 il dit3 ,de l'ost a fait venir les carpentiers#cif1 ,un grant castel de fust fist comenchier ,sus quatre roes lever et batiller1 ,et el mars fist les cloies lancier1 ,que ben i passent serjant et chevalier4 444 ,on lit aussi1 dans le ,roman de ,brut1 ce passage3 ,le berfroi fist al mur joster 7approcher7 ,et les prires fist jeter#cig4 ,et dans le continuateur de ,ville-,hardouin3 ,dont fist ,hues d',aires 7au sige de ,thbes7 faire un chat1 si le fist bien curyer 7couvrir de cuirs7 et acemmer2 et quant il fu tou fais1 si le fisent mener par desus le foss444 ,les exemples abondent4 ,ces beffrois1 castels-de-fust1 chas-chastiaux1 taient souvent faonns avec des bois verts1 coups dans les forts voisines des lieux assigs#cih1 ce qui rendait leur destruction par le feu beaucoup plus difficile4 ,ils taient ordinairement poss sur quatre roues et mus au moyen de cabestans monts dans l'intrieur mme de l'engin1 rez-de-chausse4 ,au moyen d'ancres ou de piquets et de cbles1 on faisait avancer ces lourdes machines exactement comme on fait porter un navire sur ses ancres4 ,le terrain tait aplani et garni de madriers jusqu'au bord du foss4 ,celui-ci tait combl1 en mnageant une pente lgre de la contrescarpe au pied de la muraille4 ,le remblai du foss couvert galement de madriers1 lorsque le beffroi tait amen la crte de la contrescarpe1 on le laissait rouler par son propre poids1 en le maintenant avec des haubans1 jusqu'au rempart attaqu4 ,le talent de l'engingneur consistait bien calculer la hauteur de la muraille1 afin de pouvoir1 au moment opportun1 abattre le pont sur le crnelage4 ,une figure nous est ici ncessaire pour nous faire comprendre4 ,soit 7#cb7 une muraille ,a qu'il s'agit de forcer4 ,avant tout1 au moyen des projectiles lancs par les trbuchets et mangonneaux1 les assigeants ont dtruit ou rendu impraticables les hourds ,b1 ils ont combl le foss ,d et ont couvert le remblai d'un bon plancher inclin4 ,le beffroi1 amen au point ,c1 engag sur ce plancher1 roule de lui-mme2 les perons ,e1 dont la longueur est calcule1 viennent butter contre le pied de la muraille2 leurs contre-fiches ,g1 couvertes de forts madriers1 forment un chat propre garantir les pionniers et mineurs1 s'il est besoin4 ,alors le pont ,h est abattu brusquement2 il tombe sur la crte des merlons1 brise les couvertures des hourds1 et les troupes d'assaut se prcipitent sur le chemin de ronde ,k4 ,pendant ce temps1 des archers et des arbaltriers1 posts en ,i au dernier tage1 couvrent ces chemins de ronde1 qu'ils dominent1 de projectiles1 pour dconcerter les dfenseurs qui de droite et de gauche s'opposeraient au torrent des troupes assaillantes4 ,outre les escaliers intrieurs1 au moment de l'assaut de nombreuses chelles taient poses contre la paroi postrieure ,l du beffroi1 laisse peu prs ouverte4 ,nous avons supprim1 dans cette figure1 les madriers et peaux fraches qui couvraient la charpente1 afin de laisser voir celle-ci2 mais nous avons donn1 dans l'article ,,architecture ,,militaire1 fig4 #af1 un de ces beffrois garni au moment d'un assaut4 ,vers le milieu du ,x,ve sicle1 on plaa de petites pices d'artillerie au sommet de ces beffrois et sur le plancher infrieur pour battre le pied des murs et couvrir les chemins de ronde de mitraille#cii4 ,parmi les engins propres donner l'assaut1 il ne faut pas ngliger les chelles qui taient frquemment employes et disposes souvent d'une faon ingnieuse4 ,galbert1 dans sa ,vie de ,charles le ,bon1 parle d'une certaine chelle faite pour escalader les murs du chteau de ,bruges1 laquelle tait trs-large1 protge par de hautes palissades sa base et munie son sommet d'une seconde chelle plus troite devant s'abattre en dedans des murs4 ,les palis garantissaient les assaillants qui se prparaient monter l'assaut2 l'chelle se dressait l'aide d'un mcanisme1 et1 une fois dresse1 la seconde s'abattait4 ,on lit1 dans le roman d',ogier l',ardenois1 ces vers3 ,vs grans alnois 7aulnes7 en ces mars plants2 ,faites-les tost et trancher et coper1 ,caisnes et saus 7chnes et saules7 ens el foss jeter1 ,et la ramille 7branchage7 e quanc'on puet trover1 ,tant que pussons dessi as murs aler2 ,et puis fers eskeles carpenter1 ,sus grans roeles dessi as murs mener2 ,en dix parties et drechier et lever#djj4 444 ,dix grans eskeles fist li rois carpenter1 ,sus les fosseis et conduire et mener1 ,puis les ont fait contre les murs lever3 ,de front i poent vingt chevaliers monter#dja4 ,l'chelle1 munie d'tais mobiles1 parat avoir t1 de toutes celles employes dans les assauts1 la plus ingnieuse4 ,la fig4 #cc en donne le profil en ,a4 ,tout le systme tait pos sur un chssis roues que l'on amenait prs du pied de la muraille escalader2 il se composait de deux branches d'chelle ,,bc1 munies de roulettes ,b la base1 runies par un boulon2 ces roulettes1 faites comme des poulies1 ainsi que l'indique le dtail ,o1 s'engageaient sur les longrines ,,de du chssis2 deux boucles en fer ,p1 maintenues l'extrmit du boulon1 s'attachaient deux cordages qui passaient dans les poulies de renvoi ,f et venaient s'enrouler sur le treuil ,g4 ,en appuyant sur ce treuil au moyen des deux manivelles1 on amenait les pieds ,b de l'chelle en ,b'4 ,alors les deux tais pivot ,,hi se relevaient en ,,hi'2 c'est--dire que le triangle ,,bhi devenait le triangle ,b',,hi'1 sa base tant raccourcie1 et le sommet de l'chelle ,c1 qui reposait sur une traverse ,k1 s'levait en ,c'4 ,on tirait alors sur le fil ,l et on abattait le double crochet en fer1 roulant au sommet de l'chelle1 sur les merlons du rempart escalader1 de faon fixer l'engin 7voy4 le dtail ,r74 ,les hommes qui taient chargs d'appuyer sur le treuil ,g s'avanaient mesure que le pied de l'chelle se rapprochait du point ,b'4 ,ces sortes d'chelles taient assez larges pour que trois hommes pussent monter de front l'assaut4 ,solidement amarres leur pied1 maintenues vers le milieu par les deux tais pivot1 accroches leur sommet aux parapets1 il fallait des moyens puissants pour dranger ces chelles4 ,d'ailleurs1 pendant cette manoeuvre et pendant l'assaut1 les assigeants couvraient les remparts d'une nue de projectiles1 et on avait le soin d'entourer l'engin de grands mantelets de claies4 ,on se servait aussi d'chelles qui se montaient par pices1 qui s'emboutissaient et pouvaient ainsi tre apportes facilement au pied des remparts pour tre dresses en peu de temps4 ,les ouvrages des ,x,ve et ,x,v,ie sicles sur l'art militaire sont remplis de modles d'engins de guerre et notamment de diverses inventions d'chelles qu'il serait impossible de mettre en pratique2 aussi n'en parlerons-nous pas ici1 d'autant que dans les siges o les chelades sont employes1 comme sous ,charles ,v1 par exemple1 et pendant la guerre de l'indpendance1 les armes assigeantes ne paraissent s'tre servies que d'chelles ordinaires pour escalader les remparts4 ,la question1 alors comme aujourd'hui1 tait d'apporter un assez grand nombre d'chelles1 et assez promptement pour dconcerter les dfenseurs et leur ter la possibilit de les renverser toutes la fois4 ,engins dfensifs4--,les seuls engins dfensifs employs pendant le moyen ge sont les mantelets4 ,les ,romains s'en servaient toujours dans les siges et les formaient de claies poses en demi-cercle et montes sur trois roues 7#cd71 ou encore de panneaux assembls angle droit1 galement monts sur trois roues 7#ce74 ,pendant le moyen ge1 on conserva ces usages1 qui s'taient perptus dans les armes4 ,les archers et arbaltriers qui taient chargs de tirer sans cesse contre les crneaux d'un rempart attaqu pendant le travail des mineurs ou la manoeuvre des engingneurs occups faire avancer les beffrois1 les chats et les chelles1 se couvraient de mantelets lgers tels que ceux reprsents dans les fig4 #cf et #cg4 ,ces tirailleurs devaient sans cesse changer de place1 pour viter les projectiles des assigs2 il tait ncessaire que les mantelets leur servant d'abri fussent facilement transportables4 ,nous donnons1 dans l'article ,,si,,ge1 les dispositions d'ensemble de ces moyens d'attaque et de dfense4 ,avant nous1 un auteur illustre#djb avait reconnu la valeur de ces engins de guerre du moyen ge et combien peu jusqu'alors ils avaient t tudis et apprcis2 nous devons la vrit de dire que ces premiers travaux nous ont mis sur la voie des quelques aperus nouveaux prsents dans cet article4 ,mais l'art de la guerre au moyen ge mriterait un livre spcial2 nous serions heureux de voir ce ct si peu connu de l'archologie mis en lumire par un auteur comptent en ces matires4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,illustration3 ,fig4 #ad4 ,illustration3 ,fig4 #ae4 ,illustration3 ,fig4 #af4 ,illustration3 ,fig4 #ag4 ,illustration3 ,fig4 #ah4 ,illustration3 ,fig4 #ai4 ,illustration3 ,fig4 #bj4 ,illustration3 ,fig4 #ba4 ,illustration3 ,fig4 #bb4 ,illustration3 ,fig4 #bc4 ,illustration3 ,fig4 #bd4 ,illustration3 ,fig4 #be4 ,illustration3 ,fig4 #bf4 ,illustration3 ,fig4 #bg4 ,illustration3 ,fig4 #bh4 ,illustration3 ,fig4 #bi4 ,illustration3 ,fig4 #cj4 ,illustration3 ,fig4 #ca4 ,illustration3 ,fig4 #cb4 ,illustration3 ,fig4 #cc4 ,illustration3 ,fig4 #cd4 ,illustration3 ,fig4 #ce4 ,illustration3 ,fig4 #cf4 ,illustration3 ,fig4 #cg4 ,note #cfd3 ,l4 ,x1 cap4 ,,xv et ,,xvi4 ,note #cfe3 ,pl4 ,,lxiv4 ,note #cff3 ,de re militari1 l4 ,,iv1 cap4 ,,xxii4 ,note #cfg3 ,l4 ,,xxiii1 cap4 ,,iv4 ,note #cfh3 ,voy4 ,cabulus1 ,balista4 ,ducange1 ,gloss4 ,note #cfi3 ,guillaume de ,tyr1 liv4 ,,vi1 chap4 ,,xv4 ,note #cgj3 ,l4 ,,vii4 ,note #cga3 ,on sait que les menuisiers tendent les lames de scie au moyen de cordes ainsi tordues et brides par un petit morceau de bois qui fait absolument l'effet de la verge de notre engin4 ,note #cgb3 ,voy4 l',album de ,villard de ,honnecourt1 pub4 par ,,mm4 ,lassus et ,alfred ,darcel 7,paris1 ,delion1 dit4 #aheh71 et l'dition anglaise pub4 par ,m4 ,willis 7,oxford1 ,parker74 ,note #cgc3 ,si vous voulez faonner le fort engin qu'on appelle trbuchet1 faites ici attention4 ,en voici les sablires comme elles reposent terre4 ,voici devant les deux treuils et la corde double avec laquelle on ravale la verge4 ,voir le pouvez en cette autre page4 ,il y a grand faix ravaler1 car ce contre-poids est trs-pesant2 car il se compose d'une huche pleine de terre qui a deux grandes toises de long1 sur neuf pieds de large et douze pieds de profondeur4 ,et au dcocher de la flche 7de la cheville71 pensez6 et vous en donnez garde1 car elle doit tre maintenue cette traverse du devant4 ,note #cgd3 ,,mm4 ,lassus et ,darcel ont traduit windas par ressort2 windas ou guindas est employ1 en vieux franais picard1 comme cabestan et comme treuil1 comme cylindre autour duquel s'enroule une corde4 ,perrault1 dans sa traduction du chapitre3 ,de balistarum rationibus 7,vitruve1 ,l4 ,x1 cap4 ,,xvi71 se sert du mot vindas dans le sens de treuil et non de cabestan2 aujourd'hui on dit encore une guinde1 en langage de machiniste de thtre1 pour dsigner une cordelle s'enroulant sur un cylindre horizontal ou treuil2 d'o guinder1 qui veut dire1 en style de machiniste1 appuyer sur le treuil1 c'est--dire le faire tourner de manire enrouler la corde soutenant un fardeau4 ,diego ,veano1 dans la ,vraie instruction de l'artillerie 7,francfort1 #afae1 p4 #abb1 fig4 #bd71 donne un cric qu'il nomme martinet en franais1 winde en flamand2 puis une chvre soulever les pices1 qu'il appelle guindal4 ,windas n'tait donc pas1 comme le croit ,m4 ,willis1 un cabestan1 d'aprs l'autorit de ,la ,hire et de ,flibien1 autorits trop rcentes pour tre de quelque poids en ces matires4 ,m4 ,willis1 dans l'dition anglaise de ,villard de ,honnecourt relve avec raison l'erreur commise par les commentateurs franais2 mais il en conclut1 tort suivant nous1 que les windas sont de petits cabestans fixs sur les deux branches antrieures du plan de ,villard1 branches qui sont videmment des ressorts que ,m4 ,willis gratifie1 dans la gravure jointe son commentaire1 d'assemblages omis par ,villard2 au contraire1 notre auteur a le soin de faire voir que les deux branches doubles sont chacune d'un seul morceau1 qu'elles sont faites au moyen de fourches naturelles4 ,d'ailleurs les deux treuils horizontaux1 windas1 mentionns et tracs par ,villard1 rendent la fonction des cabestans inutile1 et une corde s'enroulant autour d'un cabestan ne saurait pralablement faire le tour d'un treuil horizontal1 car alors le cabestan ne pourrait fonctionner cause de la rsistance de frottement qu'offrirait le cble enroul sur le treuil4 ,m4 ,willis aurait d supposer des poulies et non des treuils2 mais le dessin de ,villard n'indique des poulies qu' l'extrmit des ressorts4 ,les commentateurs franais de ,villard de ,honnecourt ont donc1 nous semble-t-il1 compris la fonction des deux ressorts indpendante de celle des deux treuils horizontaux2 ces ressorts taient fort utiles pour forcer la verge quitter la ligne verticale1 au moment o les tendeurs commenaient abattre son sommet2 car1 contrairement ce que dit ,m4 ,willis1 l'effort le plus grand devait avoir lieu lorsque la corde de tirage faisait un angle aigu avec la verge3 c'tait alors que l'aide des ressorts tait vraiment utile4 ,du reste1 nos figures expliquent l'action du mcanisme4 ,quant l'arrt ou la fiche verticale que ,m4 ,willis croit tre le moyen propre arrter la verge lorsqu'elle est abattue1 nous dirons d'abord que ,villard indique cette fiche sur plan horizontal1 puis que cette fiche est trop loin du plan d'abattage de la verge pour pouvoir la maintenir4 ,ce moyen n'aurait rien de pratique2 cette fiche serait arrache2 comment serait-elle maintenue la sablire8 comment ne serait-elle pas attire en dehors de la verticale par l'effort de la verge8 ,cette barre indique dans le plan de ,villard nous semble un des leviers du premier treuil1 muni peut-tre d'un anneau son extrmit pour passer une corde1 de manire faciliter l'abattage4 ,note #cge3 ,,mm4 ,lassus et ,darcel supposent qu'il est ici question d'une flche propre tre lance2 le trbuchet ne lance pas de flches1 mais bien des pierres1 c'est--dire des projectiles toute vole4 ,m4 ,mrime a relev cette erreur et prtend que la fleke doit tre prise pour la verge de l'engin4 ,l'opinion de ,m4 ,willis nous parat prfrable3 il prtend que la flche doit s'entendre ici comme verrou ferm1 shot2 que le mot fleke se rapporte la cheville qui maintient la corde de tirage l'extrmit de la verge1 cheville que le matre de l'engin fait sauter d'un coup de maillet4 ,c'est le mot anglais click qui correspond au mot franais dclic4 ,si le mot fleke s'entendait pour un projectile1 le texte de ,villard n'aurait pas de sens1 tandis que notre auteur a parfaitement raison de recommander aux servants de l'engin de prendre garde eux au descocier de la fleke1 c'est--dire de la cheville qui arrte la verge l'estanon antrieur2 car s'ils ne s'loignaient pas1 ils pourraient tre tus d'un revers de la fronde au moment o la verge dcrit son arc de cercle 7voy4 les fig4 #i1 #aj et #ab74 ,nous n'avons pas la prtention d'avoir compltement interprt le trbuchet de ,villard1 mais nous nous sommes efforc de rendre son jeu possible2 gnralement1 lorsqu'il s'agit de figurer ces anciens engins de guerre1 on n'apporte pas dans les dtails le scrupule du praticien oblig de mettre excution le programme donn4 ,de tous ces engins figurs1 nous n'en connaissons aucun qui puisse fonctionner2 nous avons pens qu'il tait bon une fois de les tracer comme s'il nous fallait les faire excuter devant nous et nous en servir4 ,note #cgf3 ,on peut encore constater l'importance de la construction de ces engins en consultant les anciens comptes et inventaires de forteresses4 ,quand1 en #adbh1 on dtruisit l'engin tabli sur la tour de ,saint-,paul ,orlans1 pour le remplacer par une bombarde1 la charpente de cette machine de guerre1 qui tait ou un trbuchet ou un mangonneau1 remplit vingt-six voitures qui furent conduites la chambre de la ville4 7,jollois1 ,histoire du sige d',orlans1 ch4 ,i4 ,paris1 #ahcc47 ,note #cgg3 ,bas-relief que l'on suppose reprsenter la mort de ,simon de ,montfort1 et qui est dpos dans la chapelle ,saint-,laurent de l'glise ,saint-,nazaire de la cit de ,carcassonne4 ,note #cgh3 ,librilla dicitur instrumentum librandi1 id est1 projiciendi lapides in castra1 ,mangonus 7voy4 ,ducange1 ,gloss4 ,mangonus71 ,en ront mangoniaus et perieres1 ,qui souvent tendent et destendent ,en destachant grant escrois rendent1 ,pierres qui par l'air se remue4 7,,guill4 ,,guiart47 ,note #cgi3 ,dans ce profil1 nous supposons l'une des faces du chevalet enleve pour laisser voir l'emmanchement du tourillon avec la verge4 ,note #chj3 ,voy4 le ,prcis historique de l',influence des armes feu sur l'art de la guerre1 par le prince ,louis-,napolon ,bonaparte1 prsident de la ,rpublique4 ,l'illustre auteur constate l'importance des grandes machines de jet du moyen ge et en reconnat la valeur4 ,note #cha3 ,trois foiz nous getrent le feu gregois1 celi soir1 et le nous lancrent quatre foiz l'arbalestre tour4 ,joinville1 ,hist4 de saint ,louis4 ,les frres le roi gaitoient les chas-chastiaus en haut 7c'est--dire qu'ils taient de service au sommet des beffrois7 pour traire aus ,sarrazins des arbalestres de quarriaus qui aloient parmi l'ost aus ,sarrazins4 ,note #chb3 ,voy4 le journal du sige1 p4 #ba4 ,il tait d'usage de donner des noms aux engins pendant le moyen ge1 comme de nos jours on donne des noms aux canonnires de la marine4 ,jusqu'au ,x,v,ie sicle1 les bouches feu avaient chacune leur nom2 peut-tre avaient-elles des parrains comme les cloches4 ,note #chc3 ,ce fait est le rsultat de la dpense consigne dans les comptes de forteresses pour payement de ce transport4 ,note #chd3 ,on voit1 dans les comptes de forteresses de la ville d',orlans1 qu'un habile ouvrier1 nomm ,naudin-,bouchart1 fondit1 pendant le sige1 un canon trs-beau et trs-long pour jeter des boulets1 de dessus le pont1 dans l'le de ,charlemagne1 aux ,anglais qui traversaient la ,loire pour passer de cette le au champ de ,saint-,pryv o ils avaient une bastille4 ,du vieux pont au milieu de l'le ,charlemagne il y avait quinze cents mtres2 les bombardes et canons ne pouvaient alors porter une aussi grande distance2 le canon de ,naudin-,bouchart fut une innovation4 ,note #che3 ,il existe encore dans beaucoup de villes anciennes1 et notamment ,amiens1 des boulets de pierre1 bedaines1 qui ont jusqu' #j1fj c4 de diamtre1 et qui psent jusqu' #abe kil4 et plus4 ,ces boulets sont parfaitement sphriques1 taills avec soin dans un grs dur4 ,note #chf3 ,voy4 ,rob4 ,valturius1 de ,re militari1 pl4 de #adhc1 dit4 de ,paris1 #aecd1 lib4 ,x1 p4 #bfg2 et le ,flave ,vgce1 ,frontin1 etc41 trad4 fran4 de #aecf1 p4 #aaf4 ,paris1 imp4 de ,chrestian ,wechel4 ,note #chg3 ,guichardin1 ,commines1 ,paul ,jove4 ,note #chh3 ,le nom de bote que l'on donne aux ptards tirs dans les ftes vient de l4 ,lors des rjouissances publiques1 au lieu de charger1 comme aujourd'hui1 des pices d'artillerie avec des gargousses de poudre sans balle1 on se contentait de charger les botes des bouches feu et de bourrer la poudre avec des tampons de bois enfoncs coups de marteau4 ,on trouvait encore1 au commencement du sicle1 dans la plupart de nos vieilles villes1 de ces botes anciennes qui avaient t rserves pour cet usage4 ,note #chi3 ,voy4 l'article ,,architecture ,,militaire1 fig4 #db1 #dc et #dc bis4 ,note #cij3 ,au sige du chteau de ,pouques1 en #adec1 o fut tu ,jacques ,de ,lalain1 lui et d'autres seigneurs alrent visiter l'artillerie1 et une bombarde nomme la ,bergre1 qui moult bien faisoit la besongne2 et se tenoyent pavess et couverts du mantel de celle bombarde444 ,mm4 d',olivier de la ,marche1 ch4 ,,xxvii4 ,et avoient 7les ,gantois7 bannires1 charrois1 pavois1 couleuvrines et artillerie 7bataille de ,berselle74 ,chron4 de ,j4 ,de ,lalain4 444 et allrent 7les ,gantois7 tout droit devant la ville de ,hulst1 menants grant nombre de charrois1 artillerie1 tant de canons1 coulenvrines1 pavois et autres choses appartenants ladicte artillerie 7sige de ,hulst7444 ,ibid4 ,note #cia3 ,chron4 de ,j4 ,de ,lalain4 ,note #cib3 ce propoz1 de prendre chasteaulx1 dit encore ledit livre1 comment1 par aucuns engins fais de merrien1 que l'en peut mener jusques aux murs1 l'en peut prendre le lieu assailly3 l'en fait un engin de merrien1 que l'en appelle mouton1 et est comme une maison1 faite de merrien1 qui est couverte de cuirs crus1 affin que feu n'y puisse prendre1 et devant celle maison a un grant tref1 lequel a le bout couvert1 de fer1 et le lieve l'en chayennes et cordes1 par quoy ceulz qui sont dedens la maison puent embatre le tref jusques aux murs1 et le retrait-on en arrire quant on veult1 en manire d'un mouton qui se recule quant il veut frir1 et pour ce est-il appellez mouton444 ,assez d'autres manires sont pour grever ceuls de dehors1 mais contre l'engin que on appelle mouton1 on fait un autre que on appelle loup2 ceulx du chastel font un fer courbe1 trs fors dens agus1 et le lie-l'en cordes1 par quoy ilz prennent le tref1 qui est appell mouton2 adont1 quant il est pris1 ou ilz le trayent du tout amont1 ou ilz le lient si hault que il ne peut plus nuire aux murs du chastel4 7,christ4 de ,pisan1 le ,liv4 des fais et bonnes meurs du sage roy ,charles1 ch4 ,,xxxv et ,,xxxvii47 ,note #cic3 ,guill4 le ,breton1 la ,philippide1 chant ,,ii4 ,note #cid3 ,item1 un autre engin on fait1 qui est appell vigne2 et cel engin fait-on de bons ays et de merrien fort1 affin que pierre d'engin ne le puisse brisier1 et le cueuvre l'en de cuir cru que feu n'i puist prendre2 et est cel engin de huit piez de l et seize de long1 et de tel hauteu que pluseurs hommes y puist entrer1 et le doit l'en garder et mener jusques aux murs1 et ceuls qui sont dedens foyssent les murs du chastel2 et est moult prouffitable1 quant on le peut approchier des murs4 7,christ4 de ,pisan1 ch4 ,,xxxv47 ,note #cie3 ,vers #fgcd et suiv4 ,note #cif3 ,vers #hacg et suiv4 ,note #cig3 ,vers #cbc4 ,note #cih3 ,au sige de ,chteau-,gaillard1 par exemple4 ,note #cii3 ,voy4 ,robertus ,valturius1 de ,re militari4 ,paris1 #aecd4 ,figures de #adhc4 ,note #djj3 ,vers #fabd et suiv4 ,note #dja3 ,vers #faej et suiv4 ,note #djb3 ,voy4 le ,prcis hist4 de l'influence des armes feu sur l'art de la guerre1 par le prince ,louis-,napolon ,bonaparte1 prsid4 de la ,rpublique4 ,,enrayure1 s4 f4 ,assemblage de pices de bois horizontales sur lesquelles reposent les charpentes et qui maintiennent leur cartement4 ,une charpente peut avoir plusieurs enrayures tages3 ce sont alors autant de plates-formes1 de repos1 qui permettent d'adopter une nouvelle combinaison et qui relient tout le systme4 ,les flches en charpente1 par exemple1 possdent plusieurs enrayures 7voy4 ,,charpente1 ,,fl,,che74 ,,entrait1 s4 m4 ,c'est la pice de bois horizontale qui sert de base au triangle form par une ferme de comble1 et qui arrte l'cartement des arbaltriers4 ,l'entrait peut tre suspendu par le poinon et par des clefs pendantes 7#a74 ,a est un entrait 7voy4 ,,charpente74 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,,entr,e1 s4 f4 ,c'est le nom que l'on donne au passage de la clef dans une bote de serrure2 on dit l'entre d'une serrure1 pour dire l'ouverture par laquelle on introduit la clef 7voy4 ,,serrure74 ,,entrelacs1 s4 m4 ,ne s'emploie qu'au pluriel4 ,on dsigne ainsi certains ornements particulirement adopts pendant l'poque romane4 ,des rinceaux de tigettes qui s'enchevtrent1 des galons qui forment des dessins varis en passant les uns sur les autres1 comme des ouvrages de passementerie1 sont des entrelacs en matire de sculpture ou de peinture dcorative 7voy4 ,,peinture1 ,,sculpture74 ,,entresol1 s4 m4 tage bas pratiqu dans la hauteur d'une ordonnance d'architecture1 prsentant l'extrieur l'aspect d'un seul tage4 ,les entre-sols ont t peu employs dans l'architecture civile du moyen ge1 chaque tage spar par un plancher tant presque toujours indiqu l'extrieur par un bandeau4 ,cependant les architectes du moyen ge ne sont pas exclusifs1 et si imprieux que soient les principes auxquels ils se soumettent1 ils savent concilier les besoins1 les programmes1 avec les exigences de l'art2 ou1 pour mieux dire1 leur art ne se refuse jamais l'expression vraie d'un besoin4 ,il arrivait1 par exemple1 qu'on avait besoin de disposer1 prs d'une grande salle1 de petites pices ou des galeries de service1 auxquelles il n'tait pas ncessaire de donner1 sous plancher1 la hauteur de cette grande salle2 ces services taient alors entresols4 ,nous avons donn des exemples de ces dispositions intrieures dans l'article ,,construction1 fig4 #aai et #abj4 ,,entretoise1 s4 f4 ,c'est une pice de bois qui s'assemble horizontalement dans deux arbaltriers ou dans deux poutres principales d'un plancher4 ,les fermes d'un comble peuvent recevoir des pannes1 lesquelles sont poses sur les arbaltriers et cales par des chantignolles1 tandis que les entre-toises sont assembles tenon et mortaise dans ces arbaltriers4 ,dans les planchers en charpente1 les entre-toises sont de vritables chevtres 7voy4 ,,charpente1 ,,plancher74 ,,pannelage1 s4 m4 ,c'est la taille prparatoire d'une moulure ou d'un ornement4 ,aujourd'hui1 dans les constructions de pierre de taille1 on pose toutes les pierres panneles seulement2 le ravalement se faisant sur le tas1 lorsque la construction est leve4 ,jusqu'au ,x,v,ie sicle1 chaque pierre tait pose ravale et mme sculpte2 aussi les difices ne risquaient-ils jamais de rester pannels1 comme cela est arriv souvent depuis4 ,les ,grecs et les ,romains posaient les pierres de taille panneles seulement1 et le ravalement se faisait aprs la pose4 ,on voit encore quelques monuments grecs et beaucoup de constructions romaines qui sont restes pannels4 ,le temple de ,sgeste en ,sicile n'est qu'pannel4 ,la porte ,majeure ,rome1 quelques parties du ,colyse1 l'amphithtre de ,pola1 etc41 n'ont jamais t compltement ravals4 ,,peron1 s4 m4 ,on emploie souvent le mot peron pour contre-fort1 bien que le contre-fort et l'peron ne soient pas choses semblables3 le contre-fort est une pile extrieure destine renforcer un mur au droit d'une pousse2 la dnomination d'peron ne doit s'appliquer qu' certains renforts de maonnerie1 angulaires en plan1 formant saillie sur la surface cylindrique extrieure des tours de dfense1 pour loigner l'assaillant et s'opposer l'effort des bliers ou au travail des mineurs 7voy4 ,,architecture ,,militaire1 ,,construction1 ,,porte1 ,,tour74 ,ces perons s'appellent aussi des becs4 ,,pi1 s4 m4 ,on donne le nom d'pi certaines dcorations en terre cuite ou en plomb qui enveloppent l'extrmit des poinons de croupe ou de pavillon leur sortie d'un comble4 ,tout pavillon ou croupe en charpente doit s'assembler dans un poinon central vertical1 qui ne saurait tre coup au ras du fate1 puisqu'il faut que les tenons des artiers de croupe ou de pavillon rencontrent une forte rsistance au-dessus des mortaises4 ,a 7#a7 tant un poinon recevant quatre artiers ,b1 on doit toujours laisser un bout de bois ,,ba au-dessus des tenons pour que l'assemblage soit solide4 ,la partie ,,ba se trouve ainsi dpasser la couverture1 et il est ncessaire de la revtir4 ,si le comble est couvert en tuiles1 le revtement ,,ba du bout du poinon est en terre cuite2 si le comble est couvert en ardoise ou en plomb1 l'enveloppe de l'extrmit du poinon est galement faite en plomb1 car on ne saurait mettre du plomb sur de la tuile1 pas plus qu'il ne convient de poser de la terre cuite sur de l'ardoise ou du plomb4 ,les architectes du moyen ge se plaisaient dcorer avec luxe ces bouts sortants des poinons de pavillons et de croupes qui se dtachaient sur le ciel et prenaient ainsi beaucoup d'importance4 ,ils ne faisaient d'ailleurs1 en ceci1 que suivre une tradition antique1 car les ,romains et les ,grecs avant eux avaient grand soin de couronner les combles de leurs difices par des ornements en terre cuite ou en mtal qui se dcoupaient sur le ciel2 et en cela1 comme en beaucoup d'autres choses1 les prtendues imitations de l'architecture antique tentes depuis le ,x,v,i,ie sicle s'loignent un peu des modles que l'on croyait suivre4 ,les pis de l'poque romane ne se sont pas conservs jusqu' nos jours4 ,ces accessoires sont fragiles1 fort exposs aux intempries de l'atmosphre1 et ont t dtruits depuis longtemps avec les charpentes qui les portaient4 peine1 dans les bas-reliefs ou les manuscrits1 peut-on trouver la trace de ces dcorations avant le ,x,i,i,ie sicle1 et les premiers temps du moyen ge ne nous ont pas laiss sur leurs difices ces mdailles qui nous donnent des renseignements prcieux touchant l'aspect extrieur des monuments romains4 ,il faut distinguer d'abord les pis en terre cuite des pis en plomb4 ,les plus anciens pis en terre cuite sont figurs dans des bas-reliefs du ,x,i,i,ie sicle2 nous n'en connaissons pas qui soient antrieurs cette poque2 ils paraissent tre composs de plusieurs pices s'embotant les unes dans les autres1 termines par un chapeau4 ,voici 7#b7 quelle est la forme la plus habituelle des pis de cette poque4 ,ils figurent ordinairement une colonnette avec son chapiteau couvert d'un cne4 ,le profil ,,ab indique les diverses pices dont se compose l'pi enveloppant le bout du poinon4 ,la pice infrieure ,c est une dernire fatire recouvrant les tuiles extrmes de la coupe du comble4 mesure que l'architecture devenait plus riche et que les couronnements des difices se dcoupaient davantage1 il fallait ncessairement donner plus d'importance ces dtails se dtachant en silhouette sur le ciel4 ,il existe encore quelques fragments d'pis en terre cuite1 du commencement du ,x,i,i,ie sicle1 dans les contres o cette matire tait employe par des mains exerces4 ,troyes est une des villes de ,france o les fabriques de terres cuites taient particulirement florissantes pendant le moyen ge2 elle possdait1 il y a peu d'annes1 un grand nombre d'pis fort beaux en terre vernisse qui1 la plupart1 ont t dtruits ou dplacs4 ,m4 ,valtat1 sculpteur ,troyes1 a recueilli l'un des plus remarquables spcimens de cette dcoration de combles4 ,c'est une pice 7#c7 qui n'a pas moins de #j1ge c4 de hauteur1 d'un seul morceau1 et qui tait termine par une forte tige en fer recevant probablement une girouette4 ,le soubassement ,,ab manque1 et nous l'avons restaur ici pour complter cette dcoration4 ,sur un bout de ft s'panouit un chapiteau feuillu portant un dicule circulaire termin par cinq gbles et un cne perc son sommet4 ,le tout est verniss au plomb1 vert et jaune1 et les petites ouvertures simulant des fentres sont perces vivement au moyen d'un outil tranchant4 ,il est facile de voir que cette poterie a t modele la main1 car elle prsente beaucoup d'irrgularits2 le travail est grossier1 et c'est par la composition et le style1 mais non par l'excution1 que se recommande notre exemple4 ,la tige de fer s'emmanchait simplement l'extrmit du poinon en charpente1 ainsi que l'indique la coupe ,d4 ,c'tait l un objet vulgaire2 on ne peut en douter1 lorsqu'on voit ,troyes et dans les environs la quantit de dbris de poteries de ce genre qui existent encore sur les combles des maisons ou des difices4 ,la cramique est un art en retard sur les autres2 les fabriques continuaient des traditions qui n'taient plus en harmonie souvent avec le sicle2 c'est ce qui explique l'apparence romane de cet pi1 auquel cependant on ne peut assigner une date antrieure #abbj4 ,un certain nombre de ces objets pouvaient d'ailleurs rester plusieurs annes dans une fabrique avant d'tre vendus1 et ce n'tait qu' la longue que les potiers se dcidaient modifier leurs modles4 ,ces colonnettes portant des dicules furent trs-longtemps admises pour la dcoration des poinons2 cependant1 vers la fin du ,x,i,i,ie sicle ou le commencement du ,x,i,ve1 ce type tait trop en dsaccord avec les formes de l'architecture de cette poque3 on en vint aux pinacles de terre cuite pour couronner les croupes ou pavillons couverts en tuiles4 ,on voit1 dans le muse de l'vch de ,troyes1 un de ces pis provenant de l'ancien htel de ville 7#d72 nous croyons qu'il a pu tre fabriqu vers le milieu du ,x,i,ve sicle3 il est carr en plan1 dcor de petites baies seulement renfonces et remplies d'un vernis brun1 de quatre gbles et d'une pyramide quatre pans4 ,le fleuron suprieur est bris et la pice ,c du bas manque1 c'est--dire que la partie existante est celle comprise entre ,a et ,b4 ,cet pi est verniss en rouge brun et en jaune1 comme les carreaux des ,x,i,ve et ,x,ve sicles2 il devait se terminer par une broche en fer et une girouette4 ,son excution est grossire1 sans moules1 le tout paraissant mont en terre la main2 mais il faut reconnatre qu' la hauteur laquelle ces objets taient placs1 il n'tait pas besoin d'une excution soigne pour produire de l'effet4 ,on allait chercher ces pis en fabrique1 comme aujourd'hui on va chercher des pots fleurs et toutes les poteries ordinaires1 et on les employait tels quels4 ,bientt ces formes parurent trop rigides1 pas assez dcoupes2 les pinacles en pierre se couvraient de crochets saillants1 les fatages des combles se fleuronnaient2 on donna aux pis de terre cuite une apparence moins architectonique et plus libre2 on voulut y trouver des ajours1 des saillies prononces2 on fit leur tige principale plus grle2 elle n'enveloppa plus le bout du poinon en bois1 mais une broche de fer4 ,l'emploi de la tuile tait moins frquent cependant1 celle-ci tant remplace par le mtal ou l'ardoise2 les poinons en terre cuite devenaient par consquent moins communs4 ,nous avons dessin ,villeneuve-l',archevque1 il y a plusieurs annes1 un poinon en terre cuite1 sur une maison qui datait du ,x,ve sicle2 il tait compos de trois pices 7#e71 compltement verniss d'mail brun2 les joints taient en ,a et ,b2 la tige de fer1 qui maintenait la poterie1 s'emmanchait sur un moignon du poinon1 ainsi qu'il est indiqu en ,c4 ,le ,x,v,ie sicle remplaa les pis en terre cuite vernisse par des pis en faence1 c'est--dire en terre maille4 ,les environs de ,lizieux en possdaient un grand nombre sortis des fabriques de la valle d',orbec#djc2 la plupart de ces objets ont t achets par des marchands de curiosits qui les vendent aux amateurs comme des faences de ,palissy1 et il faut aujourd'hui aller plus loin pour rencontrer encore quelques-uns de ces pis en faence de la ,renaissance1 si communs il y a vingt ans4 ,l'un des plus remarquables parmi ces produits de l'industrie normande se trouve au chteau de ,saint-,christophe-le-,jajolet 7,orne74 ,nous en donnons ici 7#f7 une copie#djd4 ,cet pi en faence se compose de quatre pices dont les joints sont en ,a1 ,b1 ,c4 ,le tout est enfil par une broche de fer4 ,le socle est jaune mouchet de brun1 le vase est bleu clair avec ornements jaunes et ttes naturelles1 les fleurs sont blanches avec feuilles vertes et graines jaunes1 le culot est blanc1 la boule jaune bistre et l'oiseau blanc tachet de brun4 ,les fabriques de faences de ,rouen1 de ,beauvais1 de ,nevers1 fournissaient ces objets de dcoration extrieure toutes les provinces environnantes2 malheureusement l'incurie1 l'amour de la nouveaut1 la mode des combles dpourvus de toute dcoration les ont fait disparatre1 et les muses de ces villes n'ont pas su mme en sauver quelques dbris4 ,les ides nouvelles qui1 au ,x,v,ie sicle1 tendaient enlever notre architecture nationale son originalit1 dtruisaient peu peu cette fabrication provinciale1 prospre encore au ,x,v,ie sicle4 ,l'art du potier rsista plus longtemps que tout autre cette triste influence1 et sous ,louis ,,xiii on continuait fabriquer des fatires1 des pis en terre maille ou vernisse1 pour dcorer les combles des habitations prives4 ,le muse de la cathdrale de ,ses possde un pi de cette poque qui1 tout barbare qu'il est1 conserve quelques restes de ces traditions du moyen ge2 c'est pourquoi nous en prsentons ici 7#g7 une copie4 ,cet pi est compltement pass au vernis brun verdtre4 ,le plomb se prtait beaucoup mieux que la terre cuite l'excution de ces dcorations suprieures des toits2 aussi l'employait-on pour faire des pis sur les combles1 toutes les fois que ceux-ci taient couverts en mtal ou en ardoise4 ,au ,x,i,ie sicle1 et avant cette poque1 on n'employait gure1 pour les couvertures des combles1 que la tuile et1 exceptionnellement1 le plomb2 l'ardoise n'tait en usage que dans les contres o le schiste est abondant 7voy4 ,,ardoise1 ,,plomberie1 ,,tuile74 ,ce n'tait donc que sur des monuments construits avec luxe que l'on pouvait poser des pis en plomb1 et1 les couvertures en mtal poses avant le ,x,i,i,ie sicle n'existant plus1 il nous serait difficile de donner des exemples d'pis antrieurs cette poque4 ,l'pi le plus ancien que nous ayons vu et dessin se trouvait sur les combles de la cathdrale de ,chartres#dje2 il tait plac l'intersection du bras de croix1 et pouvait avoir environ #bm1#ej de hauteur4 ,c'tait un bel ouvrage de plomberie repousse1 mais fort dlabr 7#h74 ,son fleuron se divisait en quatre folioles avec quatre boutons intermdiaires4 ,une large bague orne de grosses perles lui servait de base4 ,il est croire que son me tait une tige de fer enfourche dans la tte du poinon de bois4 ,vers la fin du ,x,i,i,ie sicle1 les couvertures en ardoises devinrent trs-communes et remplacrent presque partout la tuile1 laquelle cependant la ,bourgogne1 l',auvergne1 le ,lyonnais et la ,provence restrent fidles4 ,les fatages et les pis en plomb devinrent ainsi plus communs4 ,nous en possdons encore un assez grand nombre d'exemples qui datent du ,x,i,ve sicle4 ,il existe un de ces pis sur le btiment situ derrire l'abside de la cathdrale de ,laon4 ,en voici un autre 7#i7 qui couronne la tourelle d'escalier de la salle dite des ,machabes1 dpendante de la cathdrale d',amiens4 ,cet pi est fait entirement au repouss et model avec une extrme recherche2 il date de l'poque de la construction de la salle1 c'est--dire de #accj environ4 ,en ,a1 nous prsentons la section de la tige sur a b et le plan de la bague faite de deux coquilles soudes4 ,l'pi est maintenu par une tige de fer attache la tte du poinon de charpente4 ,sur le pignon nord du transsept de la cathdrale d',amiens1 on voit encore un trs-bel pi en plomb1 deux rangs de feuilles1 qui date de la fin du ,x,i,ve sicle ou commencement du ,x,ve4 ,cet pi couronne un pan-de-bois qui remplace1 depuis cette poque1 le gble en pierre4 ,beaucoup trop dlicat pour la hauteur laquelle il est plac1 il conviendrait mieux au couronnement d'un comble de chteau4 ,nous en donnons 7#aj7 la reproduction2 chaque bouquet se compose de trois feuilles trs-dcoupes1 vivement modeles au repouss1 et formant en plan deux triangles quilatraux se contrariant4 ,sous la bague sont soudes de petites feuilles en plomb coul2 c'est1 en effet1 dater du ,x,ve sicle1 que l'on voit la plomberie coule employe en mme temps que la plomberie repousse4 ,mais nous traitons cette question en dtail dans l'article ,,plomberie4 ,on voit que les pis de plomb suivent les transformations de l'architecture2 mesure que celle-ci est plus lgre1 plus refouille1 ces couronnements deviennent plus grles1 laissent plus de jour passer entre leurs ornements1 recherchent les dtails prcieux4 ,cependant les silhouettes sont toujours heureuses et se dcoupent sur le ciel de manire laisser aux masses principales leur importance4 ,l',htel-,dieu de ,beaune1 fond en #adda1 conserve encore sur les pignons en pans-de-bois de ses grandes lucarnes1 sur ses tourelles et sur les croupes de ses combles1 de beaux pis du ,x,ve sicle1 termins par des girouettes armories4 ,ces pis sont partie en plomb repouss1 partie en plomb coul4 ,nous donnons ici 7#aa7 une copie de l'un d'eux4 ,les bouquets suprieurs1 dont le dtail se voit en ,a1 sont en plomb repouss2 les couronnes et dais1 dtaills en ,b et en ,c1 sont forms de bandes coules dans des creux et soudes des rondelles circulaires4 ,la souche de l'pi est compltement faite au repouss1 sauf le soleil rapport1 qui est moul4 ,la ,bourgogne tait1 au ,x,ve sicle1 une province riche1 puissante1 et ses habitants pouvaient se permettre d'orner les combles de leurs htels et maisons de belle plomberie1 tandis que le nord de la ,france1 ruin par les guerres de cette poque1 ne pouvait se livrer au luxe des constructions prives4 ,aussi1 malgr l'espce d'acharnement que l'on a mis depuis plus d'un sicle supprimer les anciens couronnements historis des combles1 reste-t-il encore dans les villes de la ,bourgogne quelques exemples oublis de ces pis du ,x,ve sicle4 ,dijon1 il en existe plusieurs sur des maisons particulires1 et notamment dans la ,petite rue ,pouffier 7#ab74 ,en ,a1 nous donnons la moiti du plan du poinon1 dont la souche est un triangle curviligne concave sous la bague4 dater du ,x,i,ve sicle1 on rencontre assez souvent des bagues d'pis ornes de prismes ou de cylindres qui les pntrent horizontalement1 et qui se terminent par une fleurette ou un quatre-feuilles4 ,ces sortes de bagues produisent une silhouette assez heureuse4 ,il ne faut pas oublier de mentionner ici les quelques pis de plomb qui surmontent encore les combles de l'htel de ,jacques ,coeur ,bourges1 et dont les souches sont dcores de feuillages en petit relief1 de coquilles et de coeurs4 ,souvent les pis de plomb taient peints et dors1 ce qui ajoutait singulirement l'effet qu'ils produisaient au sommet des combles4 ,l'poque de la ,renaissance1 qui1 en changeant les dtails de l'architecture franaise1 en conservait cependant les donnes gnrales1 surtout dans les habitations prives1 ne ngligea pas le luxe de la plomberie4 ,les combles furent1 comme prcdemment1 enrichis de crtes et d'pis4 ,on en revint alors au plomb repouss1 et on abandonna presque partout les procds du moulage4 ,plusieurs chteaux et htels de cette poque conservent encore d'assez beaux pis orns de fruits1 de chapiteaux1 de feuillages et mme de figures1 le tout repouss avec beaucoup d'adresse4 ,parmi ces pis1 on peut citer ceux de l'htel du ,bourgtheroulde ,rouen1 des chteaux d',amboise1 de ,chenonceaux1 du ,palais-de-,justice ,rouen4 ,on en voit de trs-beaux1 quoique fort mutils1 sur les lucarnes places la base de la flche de la cathdrale d',amiens1 dans les noues4 ,nous reproduisons 7#ac7 un de ces pis dont les plombs sont repousss par une main trs-habile4 ,il serait difficile de dire ce que fait ,cupidon sur les combles de ,notre-,dame d',amiens1 mais cette figure se trouve trs-frquemment rpte cette poque au sommet des pis4 ,on voit aussi quelques-uns de ces enfants tirant de l'arc1 sur des maisons de ,rouen leves au commencement du ,x,v,ie sicle4 ,au sommet du chevet de la chapelle absidale de ,notre-,dame de ,rouen1 il existe un trs-bel pi du ,x,v,ie sicle1 qui reprsente une sainte ,vierge tenant l',enfant4 ,comme ouvrage de plomberie1 c'est une oeuvre remarquable4 la fin du ,x,v,ie sicle1 les pis perdent leur caractre particulier3 ils figurent des vases de fleurs1 des colonnettes avec chapiteaux1 des pots feu1 des chimres attaches des balustres4 mesure qu'on se rapproche du ,x,v,i,ie sicle1 l'art de la plomberie va s'affaiblissant1 bien que sous ,louis ,,xiv on ait encore excut d'assez beaux ouvrages en ce genre2 mais alors ils ne s'appliquent plus qu'aux grands monuments1 aux habitations princires3 c'est un luxe que ne se permet pas le simple particulier#djf 7voy4 ,,cr,,te1 ,,girouette74 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,note #djc3 ,voy4 le ,bullet4 monument4 de ,m4 de ,caumont1 t4 ,,xvi1 ,notes sur quelques procds cramiques du moyen ge4 ,note #djd3 ,ce dessin nous a t fourni par ,m4 ,ruprich ,robert4 ,note #dje3 ,cette couverture et la charpente qui la portait dataient de la seconde moiti du ,x,i,i,ie sicle2 la charpente fut brle en #ahcf4 ,note #djf3 ,il faut dire que depuis peu cet art ou cette industrie1 si l'on veut1 a repris une certaine importance4 ,c'est encore une des sources de richesse que nous devons l'tude des arts du moyen ge4 ,,escalier1 s4 m4 ,degr4 ,nous distinguerons les escaliers extrieurs 7qu'il ne faut pas confondre avec les perrons7 des escaliers intrieurs1 les escaliers rampes droites des escaliers girons et vis1 les escaliers de pierre des escaliers de bois4 ,dans les difices romains1 les thtres et amphithtres excepts1 les escaliers sont assez troits et peu nombreux4 ,d'ailleurs les ,romains employaient les escaliers rampes droites et vis2 mais ils ne paraissent pas 7du moins dans les intrieurs7 avoir jamais considr l'escalier comme un motif de dcoration monumentale1 ainsi qu'on l'a fait dans les temps modernes4 ,les escaliers des difices antiques sont un besoin satisfait de la manire la plus simple1 un moyen pour communiquer d'un tage l'autre1 rien de plus4 ,nous ne dciderons pas si1 en cela1 les anciens avaient tort ou raison2 nous constatons seulement le fait1 afin qu'on ne puisse accuser les architectes des premiers temps du moyen ge d'tre rests en cela fort au-dessous de leurs matres4 ,d'ailleurs les architectes du moyen ge1 comme les architectes romains1 n'eussent jamais tabli1 dans un btiment1 un escalier dont les rampes auraient bouch une ordonnance de baies1 ainsi que cela se fait volontiers de notre temps1 mme dans de grands difices4 ,les ,romains gardaient les dispositions monumentales des escaliers pour les degrs extrieurs ciel ouvert4 l'intrieur1 ils plaaient toujours les rampes perpendiculairement aux murs de face1 afin que les hauteurs des paliers pussent concorder avec les hauteurs des planchers et par consquent avec l'ordonnance des baies2 mais nous reviendrons sur cette question importante4 ,pour peu qu'on se soit occup de distributions intrieures1 on sait combien il est difficile de disposer convenablement les escaliers1 soit pour satisfaire aux programmes1 soit pour ne pas gner des dispositions architectoniques extrieures ou intrieures4 ,les anciens ne soulevaient pas la difficult2 c'tait un moyen de ne pas avoir besoin de la rsoudre4 ,l'escalier romain le plus ordinaire est ainsi dispos 7#a74 ,il se compose de deux rampes spares par un mur de refend1 la premire arrivant un palier d'entresol ,a1 la seconde au palier de premier tage ,b1 et ainsi de suite4 ,les marches sont alors portes sur les votes rampantes1 si les degrs sont trs-larges1 ou simplement engages par les deux bouts dans les murs1 si ces degrs sont troits4 ,c'est ainsi que sont conus et excuts les escaliers des thermes1 des thtres et amphithtres romains4 ,on ne chercha pas d'autre systme d'escalier dans les premiers monuments du moyen ge4 ,mais il est facile de voir que ces doubles rampes conduisaient toujours au-dessus du point dont on tait parti1 ce qui pouvait1 dans bien des cas1 ne pas s'arranger avec les distributions2 on eut donc recours l'escalier vis ou en limaon1 qui prsente cet avantage de faire monter dans un petit espace et de donner accs sur tous les points de la circonfrence du cylindre dans lequel s'lvent ces sortes de degrs4 ,ces premiers principes poss1 nous nous occuperons d'abord des escaliers rampes droites1 extrieurs1 dcouverts ou couverts4 ,escaliers extrieurs4--,bien qu'on ne fasse plus gure aujourd'hui de ces sortes d'escaliers1 il faut reconnatre qu'ils taient fort commodes1 en ce qu'ils ne gnaient en rien les dispositions intrieures et ne coupaient pas les btiments du haut en bas1 en interceptant ainsi les communications principales4 ,l'un des plus anciens et des plus beaux escaliers ainsi disposs se voit encore dans l'enceinte des btiments de la cathdrale de ,canterbury4 ,cet escalier1 bti au ,x,i,ie sicle1 est situ prs de l'entre principale et conduisait la salle de rception 7salle de l'tranger72 il se compose d'une large rampe perpendiculaire l'entre de la salle1 avec palier suprieur2 il est couvert1 et le comble1 dont les sablires sont horizontales1 est support par une double arcature jour fort riche1 dont les colonnes diminuent suivant l'lvation des degrs#djg4 ,la plupart des grand'salles des chteaux taient situes au premier tage1 et on y montait soit par de larges perrons1 soit par des rampes droites couvertes1 accoles ou perpendiculaires ces salles4 ,la grand'salle du chteau de ,montargis1 qui datait de la seconde moiti du ,x,i,i,ie sicle1 possdait un escalier trois rampes avec galerie de communication porte sur des arcs 7voy4 ,,ch,,teau1 fig4 #ae74 ,cet escalier tait dispos de telle faon que1 de la grand'salle ,a 7voy4 le plan fig4 #b71 on pouvait descendre sur l'aire de la cour par les trois degrs ,,bcd4 ,il tait couvert par des combles en bois posant sur des colonnes et piliers en pierre#djh4 ,on appelait1 dans les palais1 ces sortes d'escaliers le degr1 par excellence4 ,la rampe avait nom puiement#dji3 ,el pals vint1 l'puiement ,de sanc le truva tut sanglant4 ,les couvertures de ces rampes droites taient ou en bois1 comme ,canterbury et ,montargis1 ou votes1 comme1 beaucoup plus tard1 la ,chambre des comptes et la ,sainte-,chapelle de ,paris4 ,ces deux derniers degrs montaient le long du btiment4 ,celui de la ,chambre des comptes1 leve sous ,louis ,,xii1 tait un chef-d'oeuvre d'lgance2 il aboutissait une loge ,a s'ouvrant sur les appartements 7fig4 #c1 voy4 le plan74 ,cette loge et le porche ,b taient vots2 la rampe tait couverte par un lambris4 ,sur la face du porche1 on voyait1 en bas-relief1 un cu couronn aux armes de ,france1 ayant pour supports deux cerfs ails1 la couronne passe au cou et le tabar du hraut d'armes de ,france dploy au dos4 ,sous l'cu1 un porc-pic surmont d'une couronne1 avec cette lgende au bas3 ,regia ,francorum probitas ,ludovicus1 honesti ,cultor1 et there religionis apex4 ,le tout sur un semis de fleurs de lis et de dauphins couronns4 ,le semis de fleurs de lis tait sculpt aussi sur les tympans des arcs et sur les pilastres4 ,la balustrade pleine prsentait1 en bas-relief1 des ,l passant travers des couronnes1 puis des dauphins#daj4 ,pour monter sur les chemins de ronde des fortifications1 on tablissait1 ds le ,x,i,ie sicle1 de longues rampes droites le long des courtilles1 avec parapet au sommet4 ,les marches reposaient alors sur des arcs et se profilaient toujours l'extrieur1 ce qui permettait de donner plus de largeur l'emmarchement et produisait un fort bon effet1 en indiquant bien clairement la destination de ces rampes1 fort longues1 si les chemins de ronde dominaient de beaucoup le sol intrieur de la ville4 ,aigues-,mortes1 ,avignon1 ,villeneuve-ls-,avignon1 ,jrusalem1 ,beaucaire1 ,carcassonne1 on voit encore quantit de ces escaliers extrieurs dcouverts qui ont un aspect trs-monumental 7#d7daa4 ,mais il arrivait souvent que1 faute de place1 ou pour viter la construction de ces arcs1 ou lorsqu'il fallait monter1 le long d'un rempart trs-lev1 au sommet d'une tour carre1 on posait les marches des escaliers dcouverts en encorbellement4 ,afin de donner ces marches une saillie suffisante pour permettre deux personnes de se croiser et une parfaite solidit1 les architectes obtenaient la saillie voulue par un procd de construction fort ingnieux4 ,chaque marche tait taille ainsi que l'indique le trac ,a 7#e71 la partie ,b tant destine tre engage dans la muraille4 ,posant ces marches1 ainsi combines1 les unes sur les autres1 de manire ce que le point ,c vnt tomber sur le point ,d1 elles taient toujours portes par une suite de retraites prsentant un encorbellement des plus solides1 ainsi que le font voir le trac perspectif ,g1 l'lvation ,h et le profil ,k4 ,on voit encore un de ces escaliers1 parfaitement excut1 l'intrieur de la tour dite d',orange1 ,carpentras 7commencement du ,x,i,ve sicle74 ,ordinairement1 il faut1 pour qu'un escalier soit facilement praticable1 que chaque marche ait en largeur la longueur d'un pied d'homme1 soit #j1bh c4 #j1cj c41 et en hauteur de #j1ae c4 #j1bj c4 au plus1 ce qui donne une inclinaison de #bb degrs ou environ4 ,mais1 parfois1 la place manque pour obtenir une pente aussi douce1 et on est oblig1 surtout dans les ouvrages de fortifications1 de monter suivant un angle de #de degrs1 ce qui donne des marches aussi larges que hautes et ce qui rend l'ascension dangereuse ou fort pnible4 ,en pareil cas1 les constructeurs1 observant avec raison que l'on ne met jamais qu'un pied la fois sur chaque marche1 soit pour monter1 soit pour descendre1 et que par consquent il est inutile qu'une marche ait la largeur ncessaire la pose du pied dans toute sa longueur1 ces constructeurs1 disons-nous1 ont dispos leurs marches en coins1 ainsi que l'indique la fig4 #f1 de manire ce que deux marches eussent ensemble #j1cj c4 de hauteur et chacune #j1cj c4 d'emmarchement par un bout1 ce qui permettait d'inscrire la rampe dans un angle de #de degrs4 ,seulement il fallait toujours poser le pied gauche sur la marche ,a1 le pied droit sur la marche ,b en descendant1 ou le contraire en montant4 ,le trac perspectif ,c fait comprendre le systme de ces degrs#dab4 ,on le reconnatra1 ce n'est jamais la subtilit qui fait dfaut nos architectes du moyen ge4 ,mais ces derniers exemples ne fournissent que des escaliers de service4 ,escaliers intrieurs4--,c'est--dire1 desservant plusieurs tages d'un btiment1 poss dans des cages comprises dans les constructions ou accoles ces constructions4 ,les escaliers vis1 comme nous l'avons dit prcdemment1 furent employs par les ,romains2 les architectes du moyen ge adoptrent ce systme de prfrence tout autre1 variant les dimensions des escaliers noyau en raison des services auxquels ils devaient satisfaire4 ,ces sortes d'escaliers prsentaient plusieurs avantages qu'il est important de signaler3 #a ils pouvaient tre englobs dans les constructions ou n'y tenir que par un faible segment2 #b ils prenaient peu de place2 #c ils permettaient d'ouvrir des portes sur tous les points de leur circonfrence et toutes hauteurs2 #d ils s'clairaient aisment2 #e ils taient d'une construction simple et facile excuter2 #f ils devenaient doux ou rapides volont2 #g pour les chteaux1 les tours1 ils taient barricads en un moment2 #h ils montaient de fond jusqu' des hauteurs considrables sans nuire la solidit des constructions voisines2 #i ils taient facilement rparables4 ,les plus anciens escaliers vis du moyen ge se composent d'un noyau en pierre de taille1 d'une construction en tour ronde1 d'un berceau en spirale bti en moellon1 reposant sur le noyau et sur le parement circulaire intrieur4 ,cette vote porte des marches en pierre dont les artes sont poses suivant les rayons d'un cercle4 ,la fig4 #g reprsente en plan et en coupe1 suivant la ligne ,,ab du plan1 un de ces escaliers si frquents dans les difices des ,x,ie et ,x,i,ie sicles4 ,la porte extrieure de l'escalier tant en ,d1 la premire marche est en ,c4 ,ces marches sont poses sur un massif jusqu'au parement ,g2 partir de ce point commence la vote spirale que l'on voit figure en coupe4 ,les tambours du noyau portent un petit paulement ,h pour recevoir les sommiers du berceau qui1 de l'autre part1 sont entaills dans le mur circulaire ,i4 ,les marches sont poses sur l'extrados du berceau rampant et se composent de pierres d'un ou de plusieurs morceaux chacune4 ,gnralement ces votes rampantes sont assez grossirement faites en petits moellons maonns sur couchis4 ,les votes des escaliers du choeur de l'glise abbatiale d',eu1 qui datent du ,x,i,ie sicle1 sont cependant excutes avec une grande prcision2 mais les ,normands taient ds lors de trs-soigneux appareilleurs4 ,voici1 fig4 #h1 comme sont taills les tambours du noyau qui reoivent les sommiers du berceau rampant2 il arrive aussi que les portes de la vote sont frquemment entailles dans le noyau cylindrique1 ce qui affaiblit beaucoup celui-ci4 ,ces sortes d'escaliers ne dpassent gure #am1#jj c4 d'emmarchement1 et souvent sont-ils moins larges1 les cages cylindriques n'ayant que six pieds1 ou #am1#ij c4 environ1 dont dduisant le noyau1 qui dans ces sortes d'escaliers a au moins un pied de diamtre1 reste pour les marches #j1hj c4 au plus4 ,on reconnut bientt que les votes rampantes pouvaient tre supprimes2 lorsqu'au commencement du ,x,i,i,ie sicle on exploita les pierres en plus grands morceaux qu'on ne l'avait fait jusqu'alors1 on trouva plus simple de faire porter chaque marche un morceau du noyau1 de les faire mordre quelque peu l'une sur l'autre1 et de leur mnager une porte entaille de quelques centimtres le long du parement cylindrique de la cage4 ,ce procd vitait les cintres1 les couchis1 une main-d'oeuvre assez longue sur le tas2 il avait encore l'avantage de relier le noyau avec la cage par toutes ces marches qui formaient autant d'trsillons4 ,ces marches pouvant tre tailles l'avance1 sur un mme trac1 un escalier tait pos trs-rapidement4 ,or1 il ne faut pas perdre de vue que parmi tant d'innovations introduites dans l'art de btir par les architectes laques de la fin du ,x,i,ie sicle1 la ncessit d'arriver promptement un rsultt1 de btir vite en un mot1 tait un des besoins les plus manifestes4 ,la fig4 #i donne le plan et la coupe#dac d'un de ces escaliers4 ,la porte extrieure est en ,a1 la premire marche en ,b4 ,les recouvrements sont indiqus par lignes ponctues1 et le dtail ,c prsente une des marches en perspective1 avec le recouvrement ponctu de la marche suivante4 ,quelquefois1 pour faciliter l'chappement1 les marches sont chanfreines par-dessous ainsi qu'on le voit en ,d4 ,les dimensions de ces escaliers varient2 il en est dont les emmarchements n'ont que #j1ej c42 les plus grands n'ont pas plus de #bm1#jj1 ce qui exigeait des pierres trs-longues2 aussi1 pour faire les marches du grand escalier du ,louvre1 ,charles ,v avait-il t oblig d'acheter d'anciennes tombes l'glise des ,saints-,innocents#dad1 probablement parce que les carrires de liais de ,paris n'avaient pu fournir la fois un nombre de morceaux de la dimension voulue2 en effet cet escalier tait trs-large2 nous y reviendrons4 ,dans l'intrieur des chteaux les escaliers vis taient singulirement multiplis2 en dehors de ceux qui montaient de fond1 et qui desservaient tous les tages1 il y en avait qui tablissaient1 dans l'paisseur des murs1 une communication entre deux tages seulement1 et qui n'taient frquents que par les personnes qui occupaient ces appartements superposs4 propos de la domination que la reine ,blanche de ,castille avait conserve sur l'esprit de son fils1 ,joinville raconte3 ,que la royne ,blanche ne vouloit soufrir son pooir que son filz feust en la compaingnie sa femme1 ne mez que le soir quand il aloit coucher avec li 7elle74 ,les hostiex 7logis7 l o il plesoit miex demourer1 c'estoit ,pontoise1 entre le roy et la royne1 pour ce que la chambre le roy estoit desus et la chambre 7de la reine7 estoit desous4 ,et avoient ainsi acord leur besoigne1 que il tenoient leur parlement en une viz qui descendoit de l'une chambre en l'autre2 et avoient leur besoignes si attires 7convenues d'avance71 que quant les huissiers veoient venir la royne en la chambre du roy son filz1 il batoient les huis de leur verges1 et le roy s'en venoit courant en sa chambre1 pour ce que 7dans la crainte que7 sa mre ne l'i trouvast2 et ainsi refesoient les huissiers de la chambre de la royne ,marguerite quant la royne ,blanche y venoit1 pour ce qu'elle 7afin qu'elle7 y trouvast la royne ,marguerite4 ,une fois estoit le roy de ct la royne sa femme1 et estoit 7elle7 en trop grant pril de mort1 pour ce qu'elle estoit blecie d'un enfant qu'elle avoit eu4 ,l vint la royne ,blanche1 et prist son filz par la main et li dist3--,vens-vous-en1 vous ne faites riens ci#dae4 ,ces escaliers1 mettant en communication deux pices superposes1 n'taient pas pris toujours aux dpens de l'paisseur des murs2 ils taient visibles en partie1 poss dans un angle ou le long des parois de la chambre infrieure1 et ajours sur cette pice4 ce propos1 il est important de se pntrer des principes qui ont dirig les architectes du moyen ge dans la construction des escaliers4 ,ces architectes n'ont jamais vu dans un escalier autre chose qu'un appendice indispensable tout difice compos de plusieurs tages1 appendice devant tre plac de la manire la plus commode pour les services1 comme on place une chelle le long d'un btiment en construction1 l o le besoin s'en fait sentir4 ,l'ide de faire d'un escalier une faon de dcoration thtrale dans l'intrieur d'un palais1 de placer cette dcoration d'une manire symtrique pour n'arriver souvent qu' des services secondaires1 de prendre une place norme pour dvelopper des rampes doubles1 cette ide n'tait jamais entre dans l'esprit d'un architecte de l'antiquit ou du moyen ge4 ,un escalier n'tait qu'un moyen d'arriver aux tages suprieurs d'une habitation4 ,d'ailleurs les grandes salles des chteaux taient toujours disposes presque rez-de-chausse1 c'est--dire au-dessus d'un tage bas1 le plus souvent vot1 sorte de cave ou de cellier servant de magasins4 ,on arrivait au sol des grandes salles par de larges perrons1 comme celles des palais de ,paris et de ,poitiers1 ou par des rampes extrieures comme celle du chteau de ,montargis 7voy4 fig4 #b74 ,les escaliers proprement dits n'taient donc destins gnralement qu' desservir les appartements privs4 ,toute grande runion1 fte1 crmonie ou banquet1 se tenait dans la grande salle2 il n'y avait pas utilit tablir pour les tages frquents par les familiers de larges degrs2 l'important tait de disposer ces degrs proximit des pices auxquelles ils devaient donner accs4 ,c'est ce qui explique la multiplicit et l'exigut des escaliers de chteaux jusqu'au ,x,ve sicle4 ,cependant nous venons de dire qu'au ,louvre1 ,charles ,v avait dj fait construire un grand escalier vis pour monter aux tages suprieurs du palais2 mais c'tait l une exception2 aussi cet escalier passait-il pour une oeuvre nulle autre pareille4 ,sauval#daf nous a laiss une description assez tendue de cet escalier1 elle mrite que nous la donnions en entier4 ,le grand escalier1 ou plutt la grande vis du ,louvre 7puisqu'en ce temps-l le nom d'escalier n'tait pas connu71 cette grande vis1 dis-je1 fut faite du rgne de ,charles ,v1 et conduite par ,raimond du ,temple1 maon ordinaire du roi#dag4 ,or1 il faut savoir que les architectes des sicles passs ne faisoient point leurs escaliers ni droits1 ni quarrs1 ni deux1 ni trois1 ni quatre banches1 comme n'ayant point encore t invents#dah1 mais les tournoient toujours en rond1 et proportionnoient du mieux qu'il leur toit possible leur grandeur et leur petitesse la petitesse et la grandeur des maisons#dai4 ,la grande vis de ce palais toit toute de pierre de taille ainsi que le reste du btiment1 et de mme que les autres de ce temps-l3 elle toit termine d'une autre 7vis7 fort petite1 toute de pierre encore et de pareille figure1 qui conduisoit une terrasse1 dont on l'avoit couronne 7dont on avait couronn la grande vis72 chaque marche de la petite 7vis7 portoit trois pieds de long et un et demi de large2 et pour celles de la grande1 elles avoient sept pieds de longueur sur un demi d'paisseur1 avec deux et demi de giron prs de la coquille qui l'environnoit4 ,on voit1 dans les registres de la ,chambre des comptes1 qu'elles portoient ensemble dix toises un demi-pied de hauteur#dbj1 que la grande 7vis7 consistoit en quatre-vingt-trois marches#dba1 et la petite en quarante et une#dbb2 elles furent faites l'ordinaire de la pierre qu'on tira des carrires d'autour de ,paris4 ,et comme si pour les faire1 ces carrires eussent t puises1 pour l'achever on fut oblig d'avoir recours au cimetire ,saint-,innocent1 et troubler le repos des morts3 de sorte qu'en #acfe1 ,raimond du ,temple1 conducteur de l'ouvrage1 enleva vingt tombes le #bg septembre1 qu'il acheta quatorze sols parisis la pice de ,thibault de la ,nasse1 marguillier de l'glise1 et enfin les fit tailler par ,pierre ,anguerrand et ,jean ,colombel pour servir de pallier4 ,nous l'avons vu ruiner 7cet escalier71 en #afjj1 quand ,louis ,,xiii fit reprendre l'difice du ,louvre1 sous la conduite d',antoine ,lemercier4 ,pour le rendre plus visible et plus ais trouver1 matre ,raimond le jeta entirement hors-d'oeuvre en dedans la cour#dbc1 contre le corps de logis qui regardoit sur le jardin#dbd2 et pour le rendre plus superbe 7l'escalier71 il l'enrichit par dehors de basses-tailles1 et de dix grandes figures de pierre couvertes chacune d'un dais1 poses dans une niche1 portes sur un pidestal3 au premier tage1 de ct et d'autre de la porte1 toient deux statues de deux sergens-d'armes1 que fit ,jean de ,saint-,romain#dbe1 et autour de la cage furent rpandues par dehors1 sans ordre ni symtrie1 de haut en bas de la coquille1 les figures du roi1 de la reine et de leurs enfans mles#dbf2 ,jean du ,lige travailla celles du roi et de la reine2 ,jean de ,launay et ,jean de ,saint-,romain partagrent entre eux les statues du duc d',orlans et du duc d',anjou2 ,jacques de ,chartres et ,gui de ,dampmartin1 celles des ducs de ,berri et de ,bourgogne2 et ces sculpteurs1 pour chaque figure1 eurent vingt francs d'or1 ou seize livres parisis4 ,enfin1 cette vis toit termine des figures de la ,vierge et de saint ,jean de la faon de ,jean de ,saint-,romain2 et le fronton de la dernire croise#dbg toit lambrequin des armes de ,france1 de fleurs de lis sans nombre#dbh1 qui avoient pour support deux anges1 et pour cimier un heaume couronn1 soutenu aussi par deux anges1 et couvert d'un timbre charg de fleurs de lis par dedans4 ,un sergent-d'armes haut de trois pieds1 et sculpt par ,saint-,romain1 gardoit chaque porte des appartemens du roi et de la reine qui tenoient cet escalier2 la vote qui le terminoit toit garnie de douze branches d'orgues 7nervures71 et arme dans le chef 7 la clef7 des armes de ,leurs ,majests1 et dans les panneaux 7remplissages entre les nervures7 de celles de leurs enfans#dbi et fut travaille 7la sculpture de cette vote71 tant par le mme ,saint-,romain que par ,dampmartin1 raison de trente-deux livres parisis1 ou quarante francs d'or4 ,il faut ajouter cette description que cet escalier communiquait avec la grosse tour du ,louvre au moyen d'une galerie qui devait avoir t btie de mme sous ,charles ,v1 car du temps de ,philippe-,auguste1 le donjon tait entirement isol4 ,essayons donc de reconstituer cette partie si intressante du vieux ,louvre1 l'aide de ces renseignements prcis et des monuments analogues qui nous restent encore dans des chteaux des ,x,ve et ,x,v,ie sicles4 ,la grande vis du ,louvre tait entirement dtache du corps de logis du nord1 et ne s'y reliait que par une sorte de palier2 cela ressort du texte de ,sauval2 de l'autre ct l'escalier tait en communication avec le donjon par une galerie4 ,cette galerie devait ncessairement former portique jour1 rez-de-chausse1 pour ne pas intercepter la communication d'un ct de la cour l'autre4 ,mnageant donc les espaces ncessaires l'amorce du portique et de l'entre dans le corps de logis du nord1 tenant compte de la longueur des marches et de leur giron1 observant qu' l'extrieur l'architecte avait pu placer dix grandes statues rez-de-chausse dans des niches surmontes de dais1 que1 par consquent1 ces figures ne pouvaient tre poses que sur des faces de contre-forts1 tenant compte des douze branches d'arcs de votes mentionnes par ,sauval1 de la longueur et du giron des marches de la petite vis1 nous sommes amen tracer le plan du rez-de-chausse1 fig4 #aj4 ,en ,a est la jonction de l'escalier avec le corps de logis du nord ,b4 ,en ,c est le portique portant la galerie de runion de l'escalier avec le donjon4 ,la premire marche est en ,d4 ,jusqu'au palier ,e1 tenant compte du giron des marches1 on trouve seize degrs4 ,seize autres degrs conduisaient au second palier pos au-dessus de la vote ,f4 ,seize degrs arrivaient au troisime palier au-dessus de celui ,e4 ,de ce troisime palier on montait d'une vole jusqu'au quatrime palier1 toujours au-dessus de celui ,e1 par trente-cinq marches1 total1 quatre-vingt-trois4 ,le noyau central1 assez large pour porter le petit escalier suprieur1 devait tre vid pour permettre1 rez-de-chausse1 de passer directement du portique ,c au logis ,b4 ,au-dessus ce noyau vide pouvait tre destin1 ainsi que cela se pratiquait souvent1 recevoir des lampes pour clairer les degrs pendant la nuit4 ,la premire rampe tait probablement pose sur massif ou sur votes basses2 la seconde reposait sur des votes ,g qui permettaient de circuler sous cette rampe4 ,notre plan nous donne en ,h dix contre-forts pouvant recevoir les dix grandes statues4 ,une coupe1 fig4 #aa1 faite sur la ligne ,,cb1 explique les rvolutions des rampes et les divers paliers de plain-pied avec les tages du logis ,b4 ,elle nous indique la structure du noyau ajour1 et1 en ,k1 le niveau du dernier palier de la grande vis1 partir duquel commence monter la petite vis portant quarante et une marches jusqu'au niveau de la terrasse suprieure4 ,cette petite vis prenait ses jours dans la cage de la grande au moyen d'arcatures ressautantes4 ,nous ne prtendons pas1 cela va sans dire1 prsenter ces figurs comme un relev scrupuleux de ce monument dtruit depuis le ,x,v,i,ie sicle1 et dont il ne reste aucun dessin2 nous essayons ici de rsumer dans une tude les diverses combinaisons employes par les architectes des ,x,i,ve et ,x,ve sicles1 lorsqu'ils voulaient donner leurs escaliers un aspect tout fait monumental4 ,on comprend trs-bien comment ,raymond du ,temple s'tait procur difficilement un nombre aussi considrable de marches et de paliers de grandes dimensions1 devant offrir une parfaite rsistance1 puisque1 suivant la mthode alors adopte1 ces marches1 sauf celles des deux premires rvolutions1 ne portaient que par leurs extrmits4 ,quant aux paliers1 qu'il et t impossible de faire d'un seul morceau1 nous les avons supposs ports1 soit par des votes1 soit par des arcs ajours1 ainsi que l'indique la vue perspective 7#ab7 prise au-dessous du palier suprieur4 ,les architectes1 devenus trs-habiles traceurs-gomtres ds la fin du ,x,i,i,ie sicle1 trouvaient dans la composition des escaliers un sujet propre dvelopper leur savoir1 exciter leur imagination4 ,leur systme de construction1 leur style d'architecture se prtait merveilleusement l'emploi de combinaisons compliques1 savantes1 et empreintes d'une grande libert2 aussi 7bien que les monuments existants soient malheureusement fort rares7 les descriptions de chteaux et de monastres font-elles mention d'escaliers remarquables4 ,souvent1 par exemple1 ces grandes vis de palais taient double rvolution1 de sorte que l'on pouvait descendre par l'une et remonter par l'autre sans se rencontrer et mme sans se voir4 ,d'autres fois1 deux vis s'levaient l'une dans l'autre2 l'une dans une cage intrieure1 l'autre dans une cage extrieure2 combinaison dont on peut se faire une ide1 en supposant que la petite vis figure dans la coupe1 figure #aa1 descend jusqu'au rez-de-chausse4 ,la vis intrieure devenait escalier de service1 et le degr circonvolutant1 escalier d'honneur4 ,indpendamment des avantages que l'on pouvait tirer de ces combinaisons1 il est certain que les architectes1 aussi bien que leurs clients1 se plaisaient ces raffinements de btisses2 dans ces chteaux o les journes paraissaient fort longues1 ces bizarreries1 ces surprises1 taient autant de distractions la vie monotone des chtelains et de leurs htes4 ,on voyait aux ,bernardins de ,paris1 dit ,sauval#dcj1 une vis tournante double colonne 7noyau7 o l'on entre par deux portes1 et o l'on monte par deux endroits1 sans que de l'un on puisse tre vu dans l'autre2 cette vis a dix pieds de profondeur 7#cm1#be71 et chaque marche porte de hauteur huit neuf pouces 7#jm1#bc74 ,les marches sont dlardes1 et ne sont point revtues d'autres pierres4 ,c'est le degr de la manire la plus simple1 et la plus rare de ,paris2 toutes les marches sont par dessous dlardes4 ,sa beaut et sa simplicit consistent dans les girons de l'un et de l'autre1 portant un pied ou environ1 qui sont entrelasss1 enclavs1 embots1 enchans1 enchsss1 entretaills l'un dans l'autre1 et s'entremordant d'une faon aussi ferme que gentille4 ,les marches de l'autre bout sont appuyes sur la muraille de la tour qui l'environne2 ces deux escaliers sont gaux l'un l'autre en toutes leurs parties2 la faon du noyau est semblable de haut en bas1 et les marches pareilles en longueur1 en largeur et en hauteur4 ,l'glise et le degr furent commencs par le pape ,benot ,,xii du nom1 de l'ordre de saint ,bernard1 continu par un cardinal du mme ordre nomm ,guillaume4 ,ces degrs n'ont que deux croises1 l'une qui les claire tous deux par en haut1 l'autre par en bas#dca4 ,en cherchant expliquer par une figure la description de ,sauval1 on trouverait le plan 7#ac74 ,en ,a et ,b sont les deux entres1 en ,c et ,d les deux premires marches2 le nombre de marches monter de ,c en ,e1 vu la hauteur de ces marches1 permet de dgager sous le giron ,e pour prendre la seconde rampe ,d2 les degrs continuent ainsi monter en passant l'un au-dessus de l'autre4 ,il est clair que deux personnes montant par ,c et par ,d ne pouvaient ni se voir ni se rencontrer4 ,sauval dcrit encore de trs-jolis escaliers qui se trouvaient ,saint-,mderic de ,paris et qui dataient de la fin du ,x,ve sicle4 ,voici ce qu'il en dit#dcb3 ,il existait deux vis de ,saint-,gille dans les deux tourelles qui sont aux deux cts de la croise hors-d'oeuvre4 ,l'une est pans et l'autre ronde4 ,toutes deux ont t dessines par un architecte trs-savant et fort entendu la coupe des pierres4 ,la ronde est couverte d'une vote en cul-de-four ou coquille1 si bien et si doucement conduite1 qu'il est difficile d'en trouver une dont les traits fort doux et hardis soient ni mieux conduits ni mieux excuts4 ,sa beaut consiste particulirement en six portes qui se rencontrent toutes ensemble en un mme endroit et sur un mme palier aussi bien que les traits de tous leurs jambages1 et cela sans confusion1 chose surprenante et admirable4 ,la colonne de cette vis ronde est en quelques endroits torse ou onde1 et quoique les traits partent des deux artes o l'onde est renferme1 ils sont toutefois si bien conduits que la vote en est toujours et partout de semblable ordonnance4 ,l'autre vis pans est tantt pentagone et tantt hexagone4 ,son noyau est des plus grles et ses artes des plus pointues1 et est de haut en bas conduit avec la mme dlicatesse et la mme excellence de l'autre4 ,la merveille de ces deux vis consiste en leur petitesse et en la tendresse des murailles qui les soutiennent1 ne portant pas neuf pouces d'paisseur 7#jm1#bc74 ,nous n'en finirions pas si nous voulions citer tous les textes qui s'occupent des escaliers du moyen ge et particulirement de ceux du commencement de la ,renaissance1 car cette poque c'tait qui1 dans les rsidences seigneuriales1 les htels et les couvents mmes1 lverait les plus belles vis et les plus surprenantes4 ,dans la description de l'abbaye de ,thlme1 ,rabelais ne pouvait manquer d'indiquer une vis magistrale cent fois plus magnifique que n'est celle de ,chambord4 ,au milieu 7des btiments1 dit-il7#dcc estoit une merveilleuse viz1 de laquelle l'entre estoit par les dehors du logis en un arceau large de six toises4 ,icelle estoit faite en telle symtrie et capacit1 que six hommes d'armes1 la lance sur la cuisse1 pouvoient de front monter jusques au-dessus de tous le bastiment#dcd4 ,nous avons vu comment ,raymond du ,temple avait dispos le grand escalier du ,louvre en dehors des btiments afin de n'tre point gn dans la disposition des entres1 des passages de rampes et des paliers4 ,cette mthode1 excellente d'ailleurs1 persiste longtemps dans la construction des habitations seigneuriales2 nous la voyons adopte dans le chteau de ,gaillon 7#ad74 ,ici l'escalier principal tait pos l'angle rentrant form par deux portiques ,e ,f4 ,on pouvait prendre la vis en entrant par deux arcs extrieurs ,a ,a et par deux arcs ,b ,b donnant sous le portique1 la premire marche tant en ,d4 ,cette disposition permettait1 aux tages suprieurs1 d'entrer dans les galeries par une ouverture perce dans l'angle en ,g#dce4 ,un pareil escalier ne pouvait en rien gner les distributions intrieures4 ,blois nous retrouvons un escalier indpendant des corps de logis et plac au milieu d'une des ailes au lieu d'tre lev dans un angle4 ,dans la construction du palais des ,tuileries1 ,philibert ,delorme avait encore conserv cette tradition de la grande vis du moyen ge1 et son escalier plac dans le pavillon dit de l',horloge aujourd'hui passait1 comme celui de ,chambord1 pour une merveille d'architecture4 ,d'ailleurs1 les vis de ,gaillon1 de ,blois1 de ,chambord et des ,tuileries taient termines par des lanternes qui1 comme celle du grand escalier du ,louvre1 couronnaient le fate et donnaient entre sur une terrasse#dcf4 ,quelquefois aussi ces vis taient intercales dans les constructions1 mais de telle faon qu'elles conservaient leurs montes indpendantes4 ,on retrouve cette disposition adopte dans des chteaux du ,x,ve sicle et du commencement du ,x,v,ie4 ,alors la vis1 au lieu d'tre en dehors du portique comme ,gaillon1 laissait le portique passer devant elle4 ,la figure #ae prsente en plan un escalier tabli d'aprs cette donne4 ,un portique ,a ,b est plant rez-de-chausse devant les pices d'habitation4 ,la cage d'escalier est en retraite et carre1 son entre est en ,e1 la premire marche en ,c4 ,dans les angles du carr des trompes arrivent une corniche spirale et soutiennent les marches d'angles1 qui sont plus longues que les autres4 ,de cette manire les gens qui montent ou descendent profitent entirement de la cage carre1 et1 cependant1 les marches dlardes par dessous sont toutes de la mme longueur1 comme si elles gironnaient dans un cylindre4 ,la coupe de cet escalier1 faite sur la ligne ,a ,b1 figure #af1 indique clairement la disposition des rampes1 de leurs balustrades1 des arrives sur le sol du portique l'entre-sol en ,g1 et au premier en ,h4 ,il existe une disposition d'escalier absolument semblable celle-ci dans le chteau de ,chteaudun#dcg4 ,mais dans la vis de ,chteaudun les trompes d'angle arrivent du carr l'octogone1 et des culs-de-lampes poss aux angles de l'octogone portent la corniche spirale1 dont la projection horizontale tant un cercle parfait soutient les bouts des marches4 ,une vue prise la hauteur de la premire rvolution de l'escalier de ,chteaudun1 figure #ag1 l o cette rvolution coupe le portique du rez-de-chausse dans sa hauteur1 fait saisir l'arrangement des trompes1 des culs-de-lampes1 de la corniche en spirale et des marches dlardes en dessous4 ,cet arrangement est d'ailleurs reprsent en projection horizontale dans le plan 7#ah74 ,les trompes de la vis de ,chteaudun sont appareilles2 ce sont des plates-bandes lgrement inclines vers l'angle2 cet escalier tait d'un assez grand diamtre pour exiger cet appareil4 ,dans des vis d'un moins grand dveloppement1 les angles1 qui du carr arrivent un octogone1 n'ont pas autant d'importance2 ces angles forment seulement un pan abattu de faon donner en projection horizontale un octogone quatre grands cts et quatre plus petits4 ,alors ces trompes1 ou ces goussets plutt1 sont appareills d'une seule pierre4 ,l'escalier de l'htel de la ,trmoille ,paris#dch donnait en plan un carr avec un grand pan abattu2 les trois angles droits restant l'intrieur taient1 sous les marches1 garnis de trompillons pris dans une seule pierre sculpte4 ,nous donnons1 figure #ai1 l'un de ces trompillons4 ,c'tait dans ces angles que l'on plaait les flambeaux destins clairer les degrs4 ,ces flambeaux taient1 soit ports sur de petits culs-de-lampes1 quelquefois dans de petites niches1 soit scells dans la muraille en manire de bras4 ,les textes que nous avons cits prcdemment indiquent assez combien1 dans les habitations seigneuriales1 on tenait donner 7au moins dater du ,x,i,ve sicle7 une apparence de luxe aux grands escaliers4 ,les architectes dployaient les ressources de leur imagination dans les votes qui les terminaient et dans la composition des noyaux4 ,il existe encore ,paris1 dans la rue du ,petit-,lion-,saint-,sauveur1 une grosse tour qui dpendait autrefois de l'htel que les ducs de ,bourgogne possdaient rue ,pave-,saint-,sauveur4 ,cette tour1 btie sur plan quadrangulaire1 couronne de mchicoulis1 contient une belle vis ferme son sommet par une vote retombant sur le noyau2 les nervures de cette vote en arcs d'ogive figurent des troncs de chne d'o partent des branches feuillues se rpandant sous les voussures#dci4 ,les noyaux des escaliers vis primitifs1 ou portaient une vote spirale 7figure #g71 ou faisaient partie des marches elles-mmes 7figure #i74 ,lorsque l'on donna un grand diamtre ces escaliers1 il ne fut plus possible de prendre le noyau dans la marche2 on largit ces noyaux pour viter l'aiguit des marches se rapprochant du centre1 et celles-ci furent encastres dans ce noyau bti par assises1 ou bien encore on composa les noyaux de grandes pierres en dlit comme on le fait pour les poteaux des vis en charpente4 ,ce fut alors que l'on enrichit ces noyaux de sculptures dlicates1 qu'on les mit jour quelquefois1 et que les appareilleurs eurent l'occasion de faire preuve de science4 ,ces noyaux portrent des mains-courantes prises dans la masse et des saillies en forme de bandeau spirale1 pour recevoir les petits bouts des marches4 ,le noyau de l'escalier de ,chteaudun1 donn fig4 #ag1 est couvert d'ornements trs-dlicats2 il est mont en assises hautes2 nous en donnons1 fig4 #bj1 un morceau4 ,en ,a est la main-courante1 et en ,b le bandeau recevant les marches dont l'incrustement est indiqu dans notre dessin4 ,le noyau de la vis de l'htel de la ,trmoille tait fait de trois morceaux de pierre du haut en bas1 poss en dlit1 couverts de sculptures1 et recevant de mme1 dans des encastrements1 les houts des degrs#ddj4 ,les morceaux superposs de cet arbre de pierre taient relis entre eux au moyen de forts goujons de pierre dure4 ,inutile de dire que la taille de pareils noyaux1 faite avant la pose1 devait exiger une adresse et une connaissance du trait fort remarquables4 ,parfois1 ds le ,x,i,ve sicle1 lorsqu'on n'avait qu'un trs-petit espace pour dvelopper les escaliers vis intrieurs1 on supprimait entirement le noyau afin de laisser du dgagement pour ceux qui montaient ou descendaient4 ,les marches taient alors simplement superposes en spirale1 et portaient chacune un boudin leur extrmit1 prs du centre1 pour offrir une main-courante2 la place du noyau tait un vide4 ,voici 7#ba71 en ,a la moiti du plan d'une vis de ce genre1 en ,b sa coupe sur la ligne ,,cd1 et en ,g une de ses marches en perspective1 avec l'indication au pointill des surfaces non vues et du lit infrieur4 ,il arrivait aussi que dans les intrieurs des appartements1 et pour communiquer d'un tage l'autre1 on levait des escaliers prenant jour sur les salles1 des vis enfermes dans des cages en partie ou totalement claire-voie4 ,il existe deux charmants escaliers de ce genre1 qui datent du commencement du ,x,i,i,ie sicle1 dans les deux salles de premier tage des tours de ,notre-,dame de ,paris4 ,nous ne croyons pas ncessaire de les donner ici1 car ils ont t gravs plusieurs fois dj1 et sont parfaitement connus4 ,on voit une de ces vis1 enclose entre des colonnes1 dans la cathdrale de ,mayence1 et qui date du milieu du ,x,i,i,ie sicle2 nous donnons 7#bb7 la moiti de son plan et une rvolution entire#dda4 partir du mur circulaire qui ne monte que jusqu'au niveau ,a1 la construction consiste seulement en des marches portant noyau1 et en des colonnettes1 toutes d'gale hauteur1 soutenant chacune l'extrmit extrieure d'une marche4 ,rien n'est plus simple et plus lgant que cette petite construction4 ,on voit aussi des escaliers de ce genre la partie suprieure des tours des cathdrales de ,laon et de ,reims4 ,ces vis s'lvent au milieu des grands pinacles qui1 du dernier tage de la faade1 forment aux quatre angles des tours une dcoration ajoure dans toute leur hauteur4 ,les vis des tours de ,reims ont cela de particulier1 que trois marches sont prises dans une seule assise 7les matriaux avec lesquels ce monument fut lev sont normes71 et que les bouts extrieurs de ces marches sont soulags par des morceaux de pierres en dlit4 ,chaque bloc est donc taill conformment au trac perspectif1 fig4 #bc4 ,des chandelles de pierre ,b viennet soulager les portes ,a1 puis se poser au-dessus des extrmits des marches en ,c4 ,par le fait1 c'est le noyau ,d qui porte toute la charge1 et les pierres ,b ne sont qu'une suite d'tanons formant clture jour4 ,il arrive aussi que ces vis sont mi-partie engages dans la muraille1 mi-partie ajoures2 c'tait ainsi qu'taient disposs la plupart des escaliers intrieurs qui mettaient en communication deux pices superposes4 ,l'escalier de la tribune de l'glise ,saint-,maclou de ,rouen 7,x,v,ie sicle71 celui du choeur de la cathdrale de ,moulins 7,x,ve sicle71 fournissent de trs-jolis exemples de ces sortes de vis prenant jour sur les intrieurs4 ,nous avons vu comment les marches des vis forment naturellement plafond rampant par-dessous les degrs2 comment ces marches sont dlardes ou simplement chanfreines1 ou mme laisses angles vifs1 donnant ainsi comme plafond la contre-partie du degr4 ,mais il arrivait que l'on tait parfois oblig d'tablir des rampes droites ou circulaires travers des constructions massives1 dans les chteaux1 dans les tours4 ,les couvertures de ces rampes avaient alors un poids considrable porter4 ,si ces rampes taient larges 7comme le sont en gnral les descentes de caves dans les chteaux71 les architectes n'osaient pas fermer ces escaliers par des plafonds rampants1 composs d'une suite de linteaux1 dans la crainte des ruptures4 ,alors1 que faisaient-ils8 ,ils bandaient une suite d'arcs briss ,a ou plein ceintres ,a' juxtaposs 7#bd71 mais suivant la dclivit des degrs1 ainsi que l'indique la coupe ,b4 ,ces arcs avaient tous leur naissance sur le mme nu2 ils taient tous taills sur la mme courbe4 ,si l'intrados de leurs sommiers venait mourir au nu du mur1 l'extrados arrivait en ,c4 ,ces sommiers taient donc galement assis1 et les appareilleurs ou poseurs vitaient les difficults de coupe et de pose des votes rampantes1 dont les sommiers sont longs tracer1 occasionnent des dchets de pierre considrables et ncessitent des soins particuliers la pose4 ,si ces degrs1 travers des constructions1 taient troits1 si les architectes possdaient des pierres fortes1 ils se contentaient de juxtaposer1 suivant la dclivit des rampes1 une srie de linteaux soulags par des corbeaux au droit des portes 7voy41 fig4 #bd1 le trac ,d et la coupe ,e74 ,ces constructions1 fort simples1 produisent un bon effet1 ont un aspect solide et rsistant2 elles indiquent parfaitement leur destination et peuvent impunment tre pratiques sous des charges considrables4 ,les votes bandes par ressauts n'ont pas1 sous des gros murs ou des massifs1 l'inconvnient de faire glisser les constructions suprieures1 comme cela peut arriver lorsque l'on tablit sous ces charges des berceaux rampants4 ,quelquefois dans les rampes couvertes par des linteaux1 au lieu de simples corbeaux poss sous chacun de ces linteaux1 c'est un large profil continu qui ressaute d'querre au droit des pierres formant couverture1 ainsi que l'indique la fig4 #be4 ,d'une ncessit de construction ces architectes ont fait ici1 comme partout1 un motif de dcoration4 ,,escaliers ,,de ,,charpente ,,et ,,de ,,menuiserie4--,des escaliers de bois antrieurs au ,x,v,ie sicle1 il ne nous reste que trs-peu de fragments4 ,les plus anciens sont peut-tre les deux vis du sacraire de la ,sainte-,chapelle de ,paris#ddb2 il est vrai que ce sont des chefs-d'oeuvre de menuiserie du ,x,i,i,ie sicle4 ,cependant les architectes du moyen ge avaient pouss trs-loin l'art de disposer les escaliers de bois dans des logis1 et en ceci leur subtilit avait d leur venir en aide1 car de toutes les parties de la construction des difices ou maisons particulires1 l'escalier est celle qui demande le plus d'adresse et d'tude1 surtout lorsque1 comme il arrivait souvent dans les villes et mme les habitations seigneuriales du moyen ge1 on manquait de place4 ,ainsi qu'on peut le reconnatre en examinant les intrieurs des chteaux et des maisons1 les architectes faisaient des escaliers de bois un ou deux ou quatre noyaux1 double rampe2 ils allaient jusqu' faire des escaliers vis en bois tournant sur un pivot1 de manire masquer d'un coup toutes les portes des appartements des tages suprieurs4 ,dans son ,thtre de l'art du ,charpentier1 ,mathurin ,jousse 7#afbg7 nous a conserv quelques-unes de ces mthodes encore usites de son temps#ddc4 ,personne n'ignore1 dit cet auteur#ddd1 qu'entre toutes les pices de la charpente d'un logis1 la monte ne cde en commodit et utilit aucune autre2 estant le passage1 est comme l'instrument commun de l'usage et service que rendent les chambres1 estages et tout l'difice3 et si elle est utile1 elle n'est pas moins gentille1 mais aussi difficile1 tant pour le tracement1 joinctures et assemblages1 que pour la diversit qui se retrouve en icelles3 car outre les ordinaires1 qui se font communes toutes les chambres d'un logis1 il y en a qui 7bien qu'elles soient communes7 ont nantmoins telle proprit1 que deux personnes de deux divers logis ou chambres peuvent monter par icelles sans s'entre-pouvoir voir3 et par ainsi une seule fera fonction de deux1 et sera commune sans l'estre4 ,il s'en fait encores d'autres faons1 non moins gentilles que les prcdentes3 car estans basties sur un pivot1 elles se tournent aisment1 de sorte qu'en un demy-tour elles peuvent fermer toutes les chambres d'une maison1 et forclorre le passage aux endroicts o auparavant elle le donnoit444 ,avant de prsenter quelques exemples d'escaliers en charpente ou menuiserie1 il est ncessaire d'indiquer d'abord quels sont les lments dont se composent ces montes4 ,il y a les escaliers limons droits avec poteaux1 les escaliers noyaux et les escaliers vis sans noyaux et limons spirales4 ,les marches1 dans les escaliers en bois du moyen ge1 sont toujours pleines1 assembles dans le limon tenons et mortaises4 ,soit 7#bf7 un limon droit prsent en face intrieure en ,a et en coupe en ,b2 chaque marche portera un tenon ,c avec un paulement ,d1 et sera lgrement embrve dans le limon en ,e4 ,ces marches seront dlardes par-dessous et formeront plafond rampant4 ,le limon portera aussi les poteaux de balustrades ,g qui viendront s'assembler dans des mortaises pratiques dans les renforts ,h4 ,les bouts des marches avec leur tenon sont figurs en ,k4 ,ces marches tant pleines sont prises1 habituellement1 dans des billes de bois ainsi que l'indique le trac ,l4 ,trois sciages ,i divisent la bille en chne de #j1ej c4 de diamtre1 ou environ en six triangles dans chacun desquels on trouve une marche1 de faon ce que le devant de chaque marche soit plac du ct du coeur du bois1 le devant des marches tant la partie qui fatigue le plus4 ,s'il reste quelques parties d'aubier ou des flaches1 elles se trouvent ainsi dans la queue de la marche qui ne subit pas le frottement des pieds4 ,cette faon de prendre les marches en plein bois1 le devant vers le coeur1 a en outre l'avantage d'empcher les bois de se gercer ou de se gauchir1 les sciages tant prcisment faits dans le sens des gerces4 ,ce dbillardement des marches ne perd aucune des parties solides et rsistantes du bois1 les marches se trouvent toutes dans les mmes conditions de duret1 et il reste en ,m de belles dosses que l'on peut utiliser ailleurs4 ,on reconnat que les constructeurs ont1 soit pour les limons1 soit pour les marches1 choisi leurs bois avec grand soin afin d'viter ces dislocations et ces gerces si funestes dans des ouvrages de ce genre4 ,quelquefois1 mais rarement1 les marches sont en noyer ou en chtaignier#dde4 ,ces premiers principes de construction poss1 examinons d'abord un escalier deux rampes et paliers avec marches palires1 limons droits et poteaux d'angle2 c'est l'escalier de charpente le plus simple1 celui qui se construit par les moyens les plus naturels4 ,voici1 fig4 #bg1 en ,a1 le plan d'une monte tablie d'aprs ce systme2 la premire marche est en ,b1 on arrive au premier palier ,c1 on prend la seconde rampe dont la marche est en ,d1 on monte jusqu'au palier ,e1 qui est au niveau du premier tage1 et ainsi de suite pour chaque tage4 ,l'chelle du plan est de #j1ja c4 pour mtre4 ,faisons une coupe longitudinale sur a b1 et prsentons la au double pour plus de clart4 ,ses quatre poteaux d'angles montent de fond et se posent sur un parpaing de pierre4 ,le premier limon repose galement sur cette assise et vient s'assembler dans le poteau ,f qui reoit mi-bois la marche palire ,g1 soulage encore par une poutrelle assemble tenons et mortaises1 et reposant sur le renfort ,h4 ,passons la troisime rampe qui est semblable en tout la seconde1 et qui est figure dans la coupe4 ,le limon est soulag dans sa partie par un gousset ,i et un lien ,k4 ,les grands liens sont surtout ncessaires pour empcher le roulement et les pousses qui ne manquent pas de se produire dans un escalier de ce genre s'il dessert plusieurs tages2 ils roidissent tout le systme de charpente1 surtout si1 comme nous l'avons trac1 on tablit un panneau jour dans le triangle form par le poteau1 le limon et ce lien4 ,les montants des balustrades sont assembls dans les limons1 et leurs mains-courantes dans les poteaux4 ,examinons maintenant comment se combinent les assemblages des limons dans les poteaux1 les marches palires1 les poutrelles de butte des paliers1 etc4 ,fig4 #bh3 en ,a1 nous avons trac sur une mme projection verticale les poteaux en regard1 la marche palire1 la marche d'arrive et celle de dpart 7c'est le dtail de la partie ,l de la fig4 #bg72 en ,b est figur le poteau2 en ,c1 la poutrelle de butte avec son double tenon et son profil en ,c'2 en ,d1 le gousset du limon de dpart2 en ,,ee'1 le limon d'arrive2 en ,,ff'1 le limon de dpart avec son tenon2 en ,g1 la dernire marche faisant marche palire2 en ,h1 la premire marche de dpart posant sur la marche palire avec son tenon ,i s'assemblant dans le poteau2 en ,k1 la partie de la marche palire vue en coupe entre les deux poteaux4 ,cette marche palire1 assemble mi-bois dans le poteau et reposant en partie sur la poutrelle ,c1 est fortement serre dans son assemblage au moyen d'un boulon qui vient prendre le gousset ,d4 ,les poteaux ont #j1ah c4 sur #j1bj poss de champ dans le sens de l'emmarchement4 ,le gousset ,d et les limons ,,ee'1 ,,ff' ne sont pas assembls dans les milieux des poteaux2 ces limons portent #j1ae c4 d'paisseur1 et affleurent le nu extrieur des poteaux 7voir le plan74 ,voyons les divers assemblages pratiqus dans le poteau1 tracs dans le dtail perspectif ,o4 ,en ,n est le renfort destin recevoir la poutrelle de butte ,c2 en ,p1 les deux mortaises et l'embrvement d'assemblage de cette poutrelle2 en ,r1 l'entaille dans laquelle se loge la marche palire avec le trou ,s du boulon2 en ,t1 le gousset4 ,le trac perspectif ,q nous montre la marche palire du ct de ses entailles entrant dans celles ,r des poteaux4 ,la dernire marche d'arrive est figure en ,u2 la premire marche de dpart en ,v avec son embrvement et son tenon ,x2 on voit en ,y le trou de passage du boulon4 ,ce systme d'escaliers rampes droites avec paliers persista jusqu'au ,x,v,i,ie sicle2 il tait fort solide1 ne pouvait se dformer comme la plupart de nos escaliers1 dont les limons attachs seulement aux marches palires finissent toujours par flchir4 ,c'est de la vritable charpente dont tous les assemblages sont visibles1 solides1 et composent seuls la dcoration4 ,rien ne s'opposait d'ailleurs ce qu'on couvrt ces poteaux1 ces limons1 ces liens1 ces balustrades1 de sculptures et de peintures2 aussi le faisait-on souvent4 ,on faisait en bois des escaliers vis aussi bien qu'en pierre4 ,les plus anciens taient construits de la mme manire1 c'est--dire que les marches taient pleines1 superposes1 et portaient noyau4 ,on en faonnait doubles limons qui pouvaient possder deux rampes1 ainsi que nous l'avons dit plus haut1 c'est--dire 7#bi7 qu'en entrant indiffremment par l'une des deux portes ,,cc'1 on prenait l'une ou l'autre rampe dont la premire marche est en ,a4 ,c'tait un moyen de donner entre dans les pices des tages suprieurs par des portes perces au-dessus de celles ,,cc'4 ,la personne qui sortait par la porte ,c ne pouvait rejoindre celle sortant par la porte ,c'1 les deux rampes gironnant l'une au-dessus de l'autre4 ,les deux noyaux taient runis par deux limons ,b se croisant4 ,ces escaliers1 fort communs pendant le moyen ge et jusqu'au ,x,v,i,ie sicle1 taient commodes1 et on ne s'explique pas pourquoi on a cess de les mettre en oeuvre4 ,d'un bout les marches dbillardes1 pleines1 s'assemblaient tenon et mortaise dans les deux noyaux et dans les limons2 de l'autre1 elles taient engages dans la maonnerie ou portaient sur un filet en charpente clou le long d'un pan de bois4 ,mais souvent les escaliers vis en bois taient compltement isols1 formaient une oeuvre indpendante de la btisse4 ,ces escaliers mettaient en communication deux tages1 et on les plaait dans l'angle d'une pice pour communiquer seulement celle au-dessus4 ,c'tait l plutt une oeuvre de menuiserie que de charpenterie1 traite avec soin et souvent avec une grande richesse de moulures et de sculpture4 ,toutefois1 les marches de ces escaliers de menuiserie restrent pleines jusque pendant le ,x,ve sicle1 portaient noyaux1 et taient runies au centre au moyen d'une tige de fer rond1 d'un boulon1 qui les empchait de dvier4 ,chaque marche 7#cj71 possdait son montant dans lequel elle venait s'assembler4 ,ces montants1 d'un seul morceau pour chaque tage1 taient assembls au pied dans un plateau en charpente1 et au sommet dans un cercle galement en charpente4 ,cela formait une cage cylindrique ou un prisme ayant autant de pans qu'il y avait de marches en projection horizontale4 ,nous donnons en ,a le plan d'un quart d'un escalier de ce genre portant douze marches sur sa circonfrence4 ,les montants sont en ,b1 et le noyau port par chaque marche en ,c4 ,les espaces ,,ef donnent le recouvrement des marches l'une sur l'autre1 le devant de chaque marche tant en ,f1 et le derrire en ,e4 ,si nous faisons une lvation de ce quart de circonfrence de l'escalier1 nous obtenons la projection verticale ,g4 ,on voit en ,i le boulon qui enfile les assises de noyau tenant chaque marche4 ,les abouts des marches paraissent en ,k1 et reposent sur un gousset embrv dans les montants4 ,le dtail ,o donne la section horizontale d'un montant au dixime de l'excution4 ,en a est le tenon du derrire de la marche indique en a' sur le trac perspectif ,m2 en b est l'embrvement de la tte du gousset2 son tenon est indiqu en b' sur le trac perspectif ,n2 le derrire de la marche tant en e1 et le devant de la marche au-dessus en f4 ,chaque marche1 reposant sur la queue de celle au-dessous qui porte le tenon a1 n'a pas besoin d'un tenon sur le devant1 d'autant que ces marches portent en plein sur le gousset ,j muni d'une languette ,p destine arrter leurs abouts ,t4 ,une entaille ,r faite dans le poteau permet en outre la marche de s'embrver dans ce montant4 ,le trac perspectif ,m montre le devant de la marche lgi en ,s1 l'about visible l'extrieur en ,t1 les deux entailles laissant passer les montants et s'y embrvant en ,q1 l'embrvement de la languette du gousset sous l'about et le dbillardement postrieur en ,v1 pratiqu pour dgager et allgir4 ,c'est d'aprs ce principe que sont taills les deux escaliers du sacraire de la ,sainte-,chapelle du ,palais 7,x,i,i,ie sicle71 et quelques escaliers de beffroi1 notamment celui de la tour ,saint-,romain ,rouen 7,x,ve sicle74 ,deux des montants1 coups deux mtres du sol1 et reposant sur une traverse assemble dans les poteaux voisins1 permettaient d'entrer dans ces cages et de prendre la vis4 ,il est clair qu'on pouvait orner les montants de chapiteaux1 de moulures1 que les goussets pouvaient tre fort riches et les abouts des marches profils4 ,le boulon d'axe except1 ces escaliers taient brandis et maintenus assembls sans le secours de ferrures2 c'tait oeuvre de menuiserie1 sans emploi d'autres moyens que ceux propres cet art si ingnieux lorsqu'il s'en tient aux mthodes et procds qui lui conviennent4 ,vers le commencement du ,x,ve sicle1 on cessa gnralement1 dans la structure des escaliers vis en charpente ou menuiserie1 de faire porter chaque marche un morceau du noyau4 ,celui-ci fut mont d'une seule pice1 et les marches vinrent s'y assembler dans une suite de mortaises creuses les unes au-dessus des autres suivant la rampe4 ,c'est ce qu'on faisait la mme poque pour les escaliers vis en pierre1 ainsi que nous l'avons dit plus haut4 ,de mme que l'on sculptait les noyaux en pierre1 qu'on y taillait des mains courantes1 qu'on y mnageait des renforts pour recevoir les petits bouts des marches1 de mme on faonnait les noyaux en charpente4 ,nous avons vu dmolir dans l'ancien collge de ,montaigu1 ,paris1 un joli escalier vis en menuiserie1 dont le noyau pris dans une longue pice de bois de douze quinze mtres de hauteur tait fort habilement travaill en faon de colonne nervures torses avec portes sous les marches et main courante4 ,nous donnons 7#ca7 la disposition de ces noyaux de charpente au droit de l'assemblage des marches4 ,en ,a on distingue les mortaises de chacune de ces marches avec l'paulement infrieur ,b pour soulager les portes2 en ,c est la main courante prise dans la masse comme l'paulement2 son profil est trac en ,d coup perpendiculairement son inclinaison2 le profil de la corniche avec l'paulement est trac en ,e4 ,avant de finir cet article1 disons un mot de ces escaliers pivotants dont parle ,mathurin ,jousse1 et qui devaient tre employs dans des logis o l'on avait craindre les surprises de nuit1 dans les manoirs et les donjons4 ,ces escaliers s'tablissaient dans une tour ronde1 dans un cylindre de maonnerie perc de portes la hauteur des tages o l'on voulait arriver4 ,l'escalier tait indpendant de la maonnerie1 et se composait 7#cb7 d'un arbre ou noyau pivot supportant tout le systme de charpente4 ,le plan de cet escalier est figur en ,a1 et sa coupe en ,b4 chaque tage auquel il fallait donner accs tait mnag un palier ,c dans la maonnerie4 ,nous supposons toutes les portes perces au-dessus de celle ,d du rez-de-chausse4 ,la premire marche est en ,e2 de ,e en ,f1 les marches sont fixes et sont indpendantes du noyau en charpente mont sur un pivot infrieur en fer ,g1 et maintenu au sommet de la vis dans un cercle pris aux dpens de deux pices de bois horizontales4 ,la premire marche assemble dans le noyau est celle ,h2 elle est puissamment soulage ainsi que les trois suivantes par des potences ,i4 partir de cette marche soulage ,h1 commence un limon spirale assembl dans les abouts des marches1 et portant une cloison en bois cylindrique perce de portes au droit des baies de maonnerie ,d4 ,au-dessus de la troisime marche 7partant de celle ,h7 les autres marches jusqu'au sommet de la vis ne sont plus soulages que par les petits liens ,k1 moins longs que les potences ,i1 afin de faciliter le dgagement4 ,ainsi toutes les marches1 le limon et la cloison cylindrique portent sur l'arbre pivotant ,o4 ,lorsqu'on voulait fermer d'un coup toutes les portes des tages1 il suffisait de faire faire un quart de cercle au cylindre en tournant le noyau sur son axe4 ,ces portes se trouvaient donc masques2 entre la marche ,f et celle ,h il restait un intervalle1 et les personnes qui l'auraient franchi pour pntrer dans les appartements1 trouvant une muraille en face les ouvertures pratiques dans le cylindre1 ne pouvaient deviner la place des portes vritables correspondant ces ouvertures lorsque l'escalier tait remis sa place4 ,un simple arrt pos par les habitants sur l'un des paliers ,c empchait de faire pivoter cette vis4 ,c'tait l un moyen sr d'viter les importuns4 ,nous avons quelquefois trouv des cages cylindriques en maonnerie dans des chteaux1 avec des portes chaque tage1 sans aucune trace d'escalier de pierre ou de bois2 il est probable que ces cages renfermaient des escaliers de ce genre1 et nous pensons que cette invention est fort ancienne2 il est certain qu'elle pourrait tre utilise lorsqu'il s'agit d'arriver sur plusieurs points de la circonfrence d'un cercle un mme niveau4 ,nous avons l'occasion de parler des escaliers dans les articles ,,ch,,teau1 ,,maison1 ,,manoir1 ,,palais4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,illustration3 ,fig4 #ad4 ,illustration3 ,fig4 #ae4 ,illustration3 ,fig4 #af4 ,illustration3 ,fig4 #ag4 ,illustration3 ,fig4 #ah4 ,illustration3 ,fig4 #ai4 ,illustration3 ,fig4 #bj4 ,illustration3 ,fig4 #ba4 ,illustration3 ,fig4 #bb4 ,illustration3 ,fig4 #bc4 ,illustration3 ,fig4 #bd4 ,illustration3 ,fig4 #be4 ,illustration3 ,fig4 #bf4 ,illustration3 ,fig4 #bg4 ,illustration3 ,fig4 #bh4 ,illustration3 ,fig4 #bi4 ,illustration3 ,fig4 #cj4 ,illustration3 ,fig4 #ca4 ,illustration3 ,fig4 #cb4 ,note #djg3 ,voy4 ,some account of ,domest4 ,archit4 in ,england1 from the conquest to the end of the thirteenth century1 by ,t4 ,hudson ,turner4 ,j4 ,parker1 ,oxford1 #ahea4 ,note #djh3 ,voy4 ,du ,cerceau1 ,des plus excellens bastimens de ,frane4 ,note #dji3 ,lai d',ywenec2 posies de ,marie de ,france1 ,x,i,i,ie sicle4 ,note #daj3 ,voy4 ,topog4 de la ,france2 ,bib4 imp4 ,note #daa3 ,des remparts de ,carcassonne1 fin du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #dab3 ,on voit encore un escalier de ce genre sur les parties suprieures de l'glise de ,saint-,nazaire de ,carcassonne1 et ,notre-,dame de ,paris dans les galeries du transsept4 ,note #dac3 ,la coupe est faite suivant a b1 en pourtournant le noyau pour faire voir le recouvrement des marches4 ,note #dad3 ,sauval4 ,note #dae3 ,mmoires du sire de ,joinville1 pub4 par ,fr4 ,michel1 p4 #aij4 ,paris1 #aheh4 ,note #daf3 ,hist4 et ,antiq4 de la ville de ,paris1 t4 ,,ii1 p4 #bc4 ,note #dag3 ,raymond du ,temple tait sergent d'armes et en mme temps matre des oeuvres du roi ,charles ,v4 ,note #dah3 ,sauval est ici dans l'erreur1 ces sortes d'escaliers taient invents ds l'poque romaine2 mais1 il vrai dire1 les architectes du moyen ge prfraient toujours l'escalier vis1 par les motifs dduits plus haut4 ,note #dai3 ,sauval rend en cela justice nos vieux matres des oeuvres qui faisaient les escaliers proportionns aux services auxquels ils devaient satisfaire4 ,note #dbj3 ,c'est--dire que la dernire marche de l'escalier tait #aj toises pied du sol de la cour1 soit #bj mtres1 et devait ainsi desservir deux tages au-dessus du rez-de-chausse1 plus la terrasse4 ,note #dba3 pied chacune1 cela fait #da pieds ou #acm1#cj environ4 ,note #dbb3 pied chacune1 cela fait #bj pieds 1 soit #fm1#fj environ4 ,ces mesures de dtail sont d'accord avec la mesure gnrale et produisent environ #bj mtres4 ,note #dbc3 ,c'tait bien l en effet le but que se proposaient les architectes du moyen ge4 ,de plus1 en plaant ainsi les grands escaliers hors-oeuvre1 ils ne drangeaient pas les distributions intrieures1 prenaient autant de jours qu'ils voulaient et disposaient leurs paliers sans embarras4 ,note #dbd3 ,c'est--dire en dedans du corps de logis du nord4 7,voy4 ,,ch,,teau1 fig4 #bj1 #ba et #bb47 ,note #dbe3 ,on voit que ,raymond avait sign son oeuvre en plaant ainsi deux sergents d'armes des deux cts de la porte principale donnant au premier tage sur l'escalier4 ,note #dbf3 ,sauval entend indiquer videmment ici que ces dernires statues taient poses suivant le giron de l'escalier4 ,en effet1 dans ces escaliers vis1 l'architecture suivait le mouvement des marches et les statues devaient ressauter chaque pilier1 pour cadrer avec l'architecture4 ,note #dbg3 ,le gble de la dernire croise4 ,note #dbh3 ,ce fut ,charles ,v qui le premier ne chargea plus l'cu de ,france que de trois fleurs de lis2 ce changement aux armes de ,france n'eut donc lieu que postrieurement #acfe4 ,note #dbi3 ,il ne peut tre ici question que de la vote leve au sommet de la petite vis4 ,note #dcj3 ,hist4 et ,antiq4 de la ville de ,paris1 l4 ,,iv1 t4 ,i1 p4 #dce4 ,note #dca3 ,ce fut en #accf que le pape ,benot ,,xii commena l'glise des ,bernardins de ,paris4 ,note #dcb3 ,hist4 et ,antiq4 de la ville de ,paris1 l4 ,,iv1 t4 ,i4 p4 #dch4 ,note #dcc3 ,l1 ,i1 ch4 ,,liii4 ,note #dcd3 videmment ,rabelais avait1 en crivant ceci1 le souvenir du grand escalier de ,chambord dans l'esprit2 toutefois il est surprenant qu'il n'ait pas fait mention de la double rampe4 ,note #dce3 ,voy4 ,les plus excellens bastimens de ,france4 ,du ,cerceau4 ,note #dcf3 ,au palais des ,tuileries1 la lanterne couronnait une coupole flanque de quatre lanternons en forme d'chauguettes4 ,note #dcg3 ,ce chteau1 qui ne fut jamais termin1 appartient ,m4 le duc de ,luynes2 la partie laquelle appartient l'escalier date des premires annes du ,x,v,ie sicle4 ,note #dch3 ,dmoli en #ahdj2 quelques fragments de cet htel sont dposs l'cole des ,beaux-,arts4 ,note #dci3 ,voy4 dans l',itinraire archologique de ,paris1 par ,m4 de ,guilhermy1 #ahee1 p4 #bii1 une description de cette tour et une vue de l'escalier4 ,note #ddj3 ,il existe des fragments importants de ce noyau l'cole des ,beaux-,arts4 ,note #dda3 ,cet escalier montait autrefois au-dessus de la clture du choeur4 ,note #ddb3 ,un seul de ces escaliers est ancien1 le second a t refait exactement sur le modle de celui qui existait encore au moment o les travaux de restauration ont t entrepris4 ,note #ddc3 ,nous l'avons dit dj bien des fois1 la ,renaissance en ,france ne fut gure qu'une parure nouvelle dont on revtissait l'architecture2 le constructeur1 jusqu'au milieu du ,x,v,i,ie sicle1 restait franais1 conservait et reproduisait ses vieilles mthodes beaucoup meilleures que celles admises depuis cette poque jusqu' la fin du dernier sicle4 ,note #ddd3 ,c,x,v,i,i,ie figure1 page #aee4 ,note #dde3 ,particulirement dans le centre de la ,france4 ,,eschif1 s4 m4 ,petite fortification flanquante que l'on faisait pour dfendre les approches d'une porte1 pour enfiler un foss1 lorsque les enceintes des villes consistaient en une simple muraille4 ,souvent les eschifs taient des ouvrages en bois que l'on tablissait provisoirement si le temps ou les ressources manquaient pour lever des tours4 ,lebeuf1 dans son ,histoire de la ville d',auxerre#ddf1 dit qu' la fin du ,x,i,ve sicle1 on leva autour de la ville d',auxerre plusieurs eschifs4 ,on dmolissoit en certains endroits et on rebtissoit en d'autres2 on donnoit la forme de vritables tours ce qui1 auparavant1 n'toit qu'un simple eschif2 en un mot on fortifioit la ville proportion du produit des octrois que les rois ,charles ,v et ,charles ,,vi avoient accords4 ,aprs un sige durant lequel les murailles avaient t endommages et les tours dmanteles1 on posait sur les courtines des eschifs 7#a7 pour commander les dehors1 pendant qu'on faisait excuter les rparations juges ncessaires#ddg4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,note #ddf3 ,mm4 concern4 l'hist4 civ4 et eccls4 d',auxerre1 par l'abb ,lebeuf1 publ4 par ,,mm4 ,challe et ,quantin4 ,auxerre1 #ahee4 ,t4 ,,iii1 p4 #bgi4 ,note #ddg3 ,des anciennes fortifications de ,blois4 ,civitat4 orbis terrarum1 #aegd4 ,,escoperche1 s4 f4 ,perche ou baliveau pos verticalement pour soutenir les boulins d'un chafaud de maon 7voy4 ,,chafaud74 ,l'escoperche est aussi une pice de bois munie d'une poulie son extrmit suprieure1 et qu'on attache au sommet d'une chvre pour en augmenter la hauteur ou lui donner plus de nez4 ,,estaches1 s4 f4 ,s'emploie au pluriel1 et signifiait1 pendant le moyen ge1 une runion de pieux 7voy4 ,,cl,,ture74 ,,tai1 s4 m4 ,pice de bois droite1 rigide1 dont on se sert pour soutenir une construction qui menace ruine4 ,on ne peut mettre en doute que les architectes1 dater du ,x,i,i,ie sicle1 n'aient t fort habiles dans l'art d'tayer les constructions1 soit pour les consolider au moyen de reprises en sous-oeuvre1 soit pour en modifier les dispositions premires4 ,la facilit avec laquelle on se dcidait1 au moment o l'architecture gothique apparut1 changer et reconstruire en partie des btiments peine acheve afin de les mettre en harmonie avec les mthodes nouvelles qui progressaient rapidement1 tient du prodige1 et ne peut tre compare qu' ce que nous voyons faire de notre temps4 ,comme les architectes de cette poque du moyen ge opraient sur des constructions gnralement lgres1 dans lesquelles on ne trouve jamais un excs de force1 il fallait ncessairement que leurs procds d'taiement fussent trs-parfaits1 car ces constructions pondres1 tenues en quilibre par des forces agissant en sens inverse1 ne pouvaient se maintenir debout du moment qu'on en enlevait une partie1 et il y avait craindre1 dans certains cas1 que les taiements n'eussent une puissance de pousse assez forte pour dranger l'quilibre des constructions que l'on prtendait conserver4 voir la nature des reprises en sous-oeuvre excutes par les constructeurs du moyen ge1 on ne peut douter qu'ils n'aient employ trs-frquemment les chevalements1 genre d'taiement qui porte verticalement sans exercer aucune pousse ni pression4 ,ainsi les reprises faites vers le milieu du ,x,i,i,ie sicle dans le choeur de l'glise de ,saint-,denis1 celles beaucoup plus hardies faites la fin de ce sicle dans le choeur de la cathdrale de ,beauvais2 vers le commencement du ,x,i,ve sicle1 dans les collatraux du choeur de ,notre-,dame de ,paris1 prs de la croise1 dans la cathdrale de ,nevers1 dans celle de ,meaux1 dnotent une hardiesse et une habilet singulires4 ,il nous serait impossible de fournir des exemples de tous les cas d'taiement qui peuvent se prsenter2 l'adresse1 le savoir et l'exprience du constructeur peuvent seulement lui prescrire le systme d'taiement que chaque cas particulier demande4 ,nous nous garderons de prescrire des mthodes bonnes en telle circonstance1 funestes en d'autres2 nous nous contenterons d'indiquer des principes gnraux4 ,ainsi1 lorsqu'on taye une partie d'un difice1 on ne doit pas songer seulement prvenir les effets d'un mouvement dangereux qui s'est produit dans la construction1 il faut prendre ses dispositions pour que1 la partie remplacer tant enleve1 les pesanteurs ou les pousses ne puissent agir dans le sens ou contrairement l'effet produit2 il faut que tout taiement soit neutre4 ,si1 par exemple1 nous devons reprendre en sous-oeuvre les piles d'un vaisseau dans lequel l'effet indiqu1 fig4 #a1 se serait produit1 l'taiement ,,ab1 excellent pour arrter la torsion des piliers ,,cd1 sera dangereux si nous enlevons la colonne ,,de pour la remplacer par une autre1 car les pesanteurs1 agissant de ,c en ,e1 solliciteront l'tai ,,ab pivoter sur son patin ,g1 et faire rentrer l'arc ,,ik en ,i',k2 ce qui produira une dislocation de toute la construction et un affaissement des parties suprieures4 ,dans ce cas1 il faut se bien garder de rien faire qui puisse modifier le bouclement de ,b en ,e4 ,on doit se contenter de poser une batterie d'trsillons ,,lm1 fig4 #a bis1 et de placer de chaque ct de la pile reprendre des chevalements ,,no1 les arcs latraux bien entendu tant cintrs2 alors on pourra enlever la pile ,,rp et la reconstruire verticalement en ramenant son pied en ,r'4 ,lorsqu'il s'agit d'tayer un mur derrire lequel sont construites des votes1 pour le reprendre en totalit ou en partie1 fig4 #b1 la premire opration faire c'est de cintrer les arcs ,,ab de la vote2 quant la pose des tais extrieurs1 leur tte doit porter exactement au-dessus du point o la rupture est particulirement apparente4 ,si la rupture du mur ou du contre-fort est en ,c1 la tte de l'tai doit porter en ,d1 et pour recevoir cette tte1 il est prudent de relancer d'abord dans la maonnerie un bon morceau de pierre dure afin de ne pas faire porter sur cette tte un parement friable1 fatigu ou sans liaison avec le massif4 ,soit ,a1 fig4 #b bis1 le vieux parement1 on relancera avant tout une forte boutisse ,b en pierre dure faisant saillie sur le parement1 et1 posant sous son lit infrieur une bonne calle ,c en coeur de chne1 on serrera au-dessous la tte de l'tai ,d4 ,il n'est pas besoin de dire que l'architecte doit apporter la plus grande attention1 en tous cas1 au sol sur lequel repose la plate-forme1 plateselle1 sole ou patin recevant le pied d'un tai2 trop souvent on nglige de s'assurer de la qualit rsistante de ces points d'appuis2 il en rsulte que les tais enfoncent leurs patins sous la charge4 ,ces plates-formes doivent tre poses sur un sol uni2 elles doivent tre larges1 paisses1 bien calles suivant l'inclinaison voulue1 et garnies en bon pltre par-dessous4 ,paris1 l'habitude que l'on a de faire de trs-grandes constructions1 de reprendre en sous-oeuvre des maisons trs-leves et trs-lourdes1 fait que l'on taye gnralement avec adresse et solidit2 mais en province1 nos architectes et entrepreneurs n'apportent pas toujours1 dans ces oprations dlicates1 l'attention et le soin qu'elles exigent4 ,le meilleur bois pour faire des tais est videmment le sapin1 parce qu'il est droit1 long et extrmement roide2 il est difficile de faire de bons taiements en chne1 d'une longueur mdiocre gnralement1 courbe souvent1 lourd1 d'un levage plus pnible par consquent4 ,toutefois1 dans les taiements1 le chne doit tre de prfrence employ pour les plates-formes1 pour les calles et les chapeaux des chevalements1 parce que son tissu ne s'crase pas sous la charge comme celui du sapin4 ,le peuplier1 que dans quelques parties de la ,france on emploie comme tai1 est un bois beaucoup trop flexible2 il se courbe et se tourmente en tout sens sous la charge1 si bien mois qu'il soit4 ,pour obtenir un taiement simple d'une grande puissance1 on ne doit jamais se fier un seul brin de sapin1 si gros et sain qu'il soit2 il est ncessaire de doubler l'tai1 c'est--dire de placer deux tais dans le mme plan perpendiculaire la face du mur ou de la pile tayer1 et de moiser ensemble ces deux tais4 ,un taiement puissant est celui-ci1 fig4 #c1 et jamais les deux ou trois brins poss dans un mme plan ne doivent tre parallles2 ils doivent toujours former un triangle ou une portion de triangle1 par cette raison qu'un triangle ne peut se dformer3 tant moiss1 les brins poss non parallles prsentent un tout homogne1 comme une querre norme2 tandis qu'tant parallles1 ils peuvent1 ainsi que le dmontre la fig4 #c bis1 si bien moiss qu'ils soient1 se contourner sous la charge4 ,il n'est pas indiffrent de poser les tais plus rapprochs au sommet ou au pied4 ,si 7fig4 #c7 un mur ,,ab prsente un bouclement brusque en ,c1 la batterie d'tais devra tre pose comme l'indique le trac ,d1 c'est--dire que les deux brins seront plus carts leur pied qu' leur sommet1 car le bouclement tant en ,c1 s'il faut soutenir et buter la partie suprieure ,a1 il serait dangereux d'agir sous forme de pression de l'extrieur l'intrieur en ,e1 ce qui arriverait infailliblement si le grand brin ,,gh prenait charge2 alors on risquerait d'aggraver la rupture de la maonnerie au-dessous du bouclement4 ,mais si un mur est boucl d'une manire uniforme1 ainsi que l'indique le trac ,f1 les deux brins d'tais doivent tre plus carts leur sommet qu' leur pied1 car si la maonnerie s'appuie sur le brin suprieur ,g',h'1 et que ce brin prenne charge1 toute la pesanteur et la pousse du dedans au dehors se reporteront sur le second brin ,,ik2 il faut alors que celui-ci ne porte pas seulement1 mais qu'il contre-butte1 par son inclinaison1 le bouclement qui tendrait s'augmenter en ,k4 ,s'il est ncessaire de poser des brins doubls et mme tripls dans un plan perpendiculaire au mur tayer lorsqu'on veut obtenir une grande force1 et pour empcher les brins de se courber dans leur plan1 il faut aussi les empcher de se courber en sortant du plan perpendiculaire1 de se gauchir1 en un mot2 pour ce faire1 il est bon de poser des batteries d'tais comme l'indique la fig4 #d1 en plan et en perspective2 ces deux batteries non parallles devront tre rendues solidaires par des moises4 ,ainsi1 par la disposition des tais1 le systme ne formera plus qu'un corps solide1 trs-rsistant1 reprsent par le trac ,o1 une manire de contre-fort d'un seul morceau ne pouvant ni glisser ni se dformer4 ,ces sortes d'taiements sont trs-bons pour maintenir des murs de terrasses pousss par des terres1 et qui menacent de cder une trs-forte pression4 ,rien n'est plus satisfaisant pour l'oeil qu'un taiement bien combin et excut4 ,tout architecte qui aime son art ne doit pas seulement indiquer la disposition des taiements1 il doit encore veiller avec une sorte de coquetterie ce que le charpentier emploie des bois proportionns comme force leur destination2 ce que les brins soient nets1 bien coups comme il convient2 ce que les moises soient entailles1 coupes de longueur1 ni trop fortes ni trop minces2 ce que les plates-formes prsentent sous le pied des tais une surface lisse1 plane1 un sciage1 autant que possible1 afin de permettre de serrer les tais parfaitement dans leur plan2 ce que les calles soient proprement coupes1 en bon bois1 les broches ou pointes qui les maintiennent enfonces droit2 ce que les maonneries sous les plates-formes soient faites avec soin1 dbordant rgulirement de chaque ct la largeur des plates-formes4 ,il se prsente des circonstances o on ne peut1 ni poser des chevalements1 ni des tais ordinaires1 ni des trsillons1 et o il faut reprendre1 par exemple1 une pile en sous-oeuvre1 parce que les assises infrieures se seraient crases ou auraient t endommages gravement4 ,soit1 fig4 #e1 une pile cylindrique ,a portant des arcs dans tous les sens1 quatre arcs doubleaux et quatre arcs ogives2 cette pile soutient deux ou trois tages d'autres piles avec votes3 impossible1 ni d'tayer1 ni d'tablir des chevalements4 ,on peut cintrer les huit arcs1 mais cela n'empchera pas le poids des piles suprieures d'agir sur la pile infrieure4 ,les assises basses de cette pile sont crases4 ,nous tablirons un chssis en bois de chne d'un fort quarrissage qui sera fait ainsi que l'indique le trac ,b en perspective1 et ,b' en plan1 avec des joints1 des tenons et mortaises gais1 des boulons b et des clefs c qui permettront de serrer fortement ce chssis contre le cylindre4 ,ce chssis enveloppera la pile cylindrique au-dessous de l'astragale du chapiteau 7voir le trac ,d72 nous maonnerons en bon pltre tout l'intervalle entre le dessus du chssis ,c et les cornes du tailloir ,e du chapiteau4 ,sous les angles du chssis nous poserons huit chandelles ,g1 indiques aussi en ,g' sur le trac ,b1 assez inclines pour nous permettre de passer les assises remplacer ,h4 ,mais sous le chapiteau il existe un ou deux tambours intacts qu'il faut conserver4 ,nous ferons faire quatre querres en fer1 suivant le trac ,f1 de la hauteur des tambours conserver2 ces querres seront fixes avec des vis tte carre et entailles sur le chssis2 leur patte ,i viendra mordre le lit infrieur du tambour conserver4 ,cela fait1 nous pourrons enlever l'assise ,k la masse et au poinon1 puis dposer les tambours infrieurs et les remplacer en pierre neuve4 ,si toute la pile infrieure est crase1 si son chapiteau est bris1 si les sommiers des arcs sont mauvais1 nous procderons de la mme manire pour le chapiteau de la colonne au-dessus1 fig4 #f3 nous ferons passer les huit chandelles travers les huit remplissages des votes 7voir le plan ,m7 en ,p1 nous ferons descendre nos querres en fer jusqu'au point malade1 soit ,o1 et nous dmolirons toute la partie infrieure pour la rebtir en sous-oeuvre2 enlevant les votes 7une fois la pile suprieure taye71 nous remonterons d'abord la pile infrieure avec ses sommiers d'arcs1 et1 cela termin1 on enlvera les chandelles et le chssis1 et on reposera les votes sur cintres sans embarras4 ,si l'on ne peut se fier la solidit des chapiteaux ou si les piles n'en possdent pas1 si ces chapiteaux eux-mmes sont reprendre parce qu'ils seraient briss1 on peut avoir recours des chevalements avec chapeaux en fer4 ,il arrive1 par exemple1 que des piliers 7#g7 recevant deux archivoltes ,a1 deux arcs ogives ,b et un arc-doubleau ,c1 plus en ,d la charge de piles suprieures portant des votes hautes1 ont t affams1 briss1 ou qu'ils se sont crass jusques au-dessus des sommiers des arcs4 ,dans ce cas1 pour reprendre ces piliers1 leurs chapiteaux et leurs sommiers en sous-oeuvre1 il ne s'agit pas seulement d'tayer les constructions suprieures2 il faut encore que ces taiements permettent de manoeuvrer de gros blocs entre eux et de les faire arriver leur place1 sans trop de difficult1 de les bien poser et de les bien ficher4 tayer n'est rien1 mais tayer de manire permettre de reconstruire entre les tais est souvent un problme difficile rsoudre4 ,soit donc ,e'1 en lvation la pile ,e2 non-seulement cette pile est mauvaise1 mais les sommiers des arcs sont briss jusqu'en ,f4 partir de ce niveau1 la maonnerie1 qui prend plus d'paisseur1 s'est conserve2 il s'agit d'enlever toute la construction comprise entre ,f et ,g4 ,d'abord1 nous poserons un cintre sous l'arc-doubleau ,c1 deux cintres sous les deux arcs-ogives ,b1 puis1 fig4 #g bis1 nous poserons sous les deux archivoltes ,a deux taiements disposs comme l'indique notre trac2 en ,,hh nous placerons deux tais ordinaires pour bien maintenir le dvers de la pile1 nous enlverons les premiers claveaux des archivoltes de ,i en ,k2 ce qui nous permettra de faire deux entailles ,l dans les tas de charge conservs pour faire passer deux fortes pices de fer composes de quatre fers runis ,m et fretts1 d'une force proportionne la charge4 ,ces deux fers reposeront sur des chevalets ,n portant des chapeaux en chne ,o4 ,en plan1 cet taiement prsente la projection horizontale trace en ,p2 la pile est en ,e''1 les cintres en ,c' ,b',b'1 les contre-fiches d'archivoltes en ,a'1 les chevalets en ,n' avec leurs chapeaux en ,o'4 ,les barres de fer sont marques par deux traits noirs4 ,les tais de dvers opposs aux pousses sont projets en ,h'4 ,ceci doit tre combin et plac de manire que1 la hauteur des assises des chapiteaux1 tailloirs et sommiers1 assises que nous supposons en deux morceaux chaque1 l'cartement ,,st entre les contre-fiches ,a' et les pieds du chevalement ,n' soit assez large pour faire passer ces morceaux4 ,il faut aussi que le chapeau du chevalet postrieur dgage l'arc-doubleau ,c et ne puisse gner le remplacement des premiers claveaux de cet arc s'il y a lieu4 ,les assises reposes doivent tre fortement calles sous le tas de charge ,v4 ,les claveaux bien poss et fichs au-dessus des sommiers1 on enlve les deux fers ,l et on bouche les trous peu considrables qu'ils ont laisss4 ,les chevalets et barres de fer tant enlevs en premier1 on enlve les contre-fiches d'archivoltes et1 seulement quand les mortiers sont bien secs1 les deux tais ,h4 ,on comprend que l'ordre dans lequel des tais doivent tre enlevs n'est pas une chose indiffrente1 car si les tais remplissent bien leur fonction 7et1 dans un cas pareil1 il faut qu'ils la remplissent puisqu'ils portent seuls toute la charge71 lorsque les reprises en sous-oeuvre sont termines1 si bien faites qu'elles soient1 ce sont toujours les tais qui portent4 ,du moment qu'on les desserre1 les constructions nouvelles prennent charge2 il est donc important3 #a qu'elles ne prennent charge que successivement2 #b que les pesanteurs agissent sur elles galement et dans le sens vertical4 ,souvent un tai desserr trop tt ou intempestivement fait clater les substructions les mieux tablies4 ,l'important1 c'est de desserrer ensemble les tais en regard1 comme1 par exemple1 dans la fig4 #g bis1 les deux batteries d'tais d'archivoltes ,a4 ,du reste1 il en est des taiements comme de beaucoup d'autres choses qui tiennent de l'art du constructeur3 autant d'exemples1 autant de cas particuliers2 par consquent1 autant de procds applicables ces cas particuliers4 ,on ne peut que poser des principes gnraux et indiquer quelques-unes des mille applications qui se prsentent chaque jour4 ,nous dirons que le premier soin d'un architecte qui veut tayer des constructions1 c'est de savoir exactement comment elles ont t faites1 quels ont t les procds employs par les constructeurs1 quelles sont leurs habitudes1 leurs appareils1 quels sont leurs dfauts et leurs qualits ordinaires1 car on doit parer d'avance ces dfauts et profiter de ces qualits4 ,les difices de la priode gothique tant lastiques1 toujours quilibrs1 il arrive que ces proprits peuvent vous servir si vous les connaissez exactement1 ou qu'elles peuvent dterminer des accidents si vous n'en tenez compte4 ,nous avons vu reprendre et en sous-oeuvre des constructions qui1 cause de leur hauteur et de leur poids norme1 ne pouvaient tre tayes1 comme des clochers1 par exemple1 poss sur quatre piliers1 et cela par des moyens trs-simples1 trs-peu dispendieux1 parce que les constructeurs qui dirigeaient ces reprises savaient profiter de la flexibilit de ces btisses et utilisaient les conditions d'quilibre4 ,mais quand une reprise en sous-oeuvre1 par les moyens extraordinaires employs1 cote plus cher que ne coterait la reconstruction totale de la portion du monument consolider1 ce n'est plus de l'art4 ,disons encore que tout difice tay pour tre repris exige une surveillance constante4 ,l'architecte doit observer les moindres symptmes qui se manifestent2 l'ouverture d'un jour1 la flure d'une pierre1 sont toujours alors le signe d'un mouvement qui1 si faible qu'il soit1 doit tre constat1 et l'architecte ne se donnera pas de repos qu'il n'en ait reconnu la cause pour y remdier4 ,une calle mise propos1 une chandelle pose temps1 prviennent souvent les plus srieux accidents4 ,si des mouvements se manifestent1 faut-il au moins qu'ils viennent pour ainsi dire en aide l'architecte1 qu'ils entrent dans son systme gnral de soutnement4 ,il est mme de ces cas trs-graves o l'architecte doit provoquer ces mouvements1 comme l'habile mdecin1 pour traiter une inflammation locale1 attire le mal sur une autre partie du corps4 ,on pourrait dire que tout taiement dans les constructions consiste prvenir un mal2 mais dans les difices gothiques1 il ne suffit pas de prvenir1 il faut dtourner ce mal3 car1 le systme de la btisse gothique reposant sur les lois d'quilibre1 si un point faiblit1 toutes les pesanteurs verticales ou obliques se reportent sur ce point faible3 il s'agit donc de rtablir ces lois d'quilibre1 et1 pour cela1 non-seulement il faut soutenir et reprendre la partie qui souffre1 mais il faut reporter ailleurs les pesanteurs excdantes2 autrement1 la reprise acheve1 l'quilibre serait toujours rompu1 et le mal auquel on aurait apport remde sur un point se produirait bientt ailleurs4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #a4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #b4 bis ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #c4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #g4 bis4 ,,tan,,on1 s4 m4 ,pice de bois pose verticalement sous une construction pour arrter un crasement4 ,l'tanon ne fait que rsister dans le sens vertical2 il est gnralement court2 lorsqu'il dpasse une longueur de deux trois mtres1 on lui donne le nom de chandelle4 ,on dsignait aussi par tanon1 pendant le moyen ge1 des potelets verticaux que les mineurs posaient sous les murailles sapes pour les empcher de s'crouler sur les ouvriers4 ,lorsqu'on voulait faire tomber les murs1 on mettait le feu aux tanons 7voy4 ,,architecture ,,militaire1 ,,si,,ge74 ,,tayement1 s4 m4 ,on crit aussi taiement1 action d'tayer1 ou combinaison d'tais 7voy4 ,,tai74 ,,tonn1 p4 ,on dit3 ,ce fer est tonn1 cette pierre est tonne2 ce qui signifie que ce fer a subi un choc1 une preuve qui1 n'ayant pas caus une rupture immdiate1 ont cependant prdispos le mtal se rompre facilement2 que la pierre a de mme t dsagrge par une action physique1 ou fle par un choc1 et qu'elle se trouve aussi dans de mauvaises conditions de rsistance4 ,un forgeron maladroit peut tonner son fer s'il lui donne un coup de marteau faux lorsqu'il commence se refroidir2 un tailleur de pierre peu soigneux tonne son bloc en le taillant1 si1 par exemple1 il fait un videment sans prendre le temps d'enlever la pierre peu peu4 ,il tonne les parements en employant la boucharde1 c'est--dire qu'il les prdispose se dcomposer plus facilement sous l'action des agents atmosphriques4 ,les architectes du moyen ge1 qui n'taient pas avares d'videments1 avaient le soin de les profiler de faon ce que le tailleur de pierre ne ft pas entran tonner la pierre4 ,ainsi1 par exemple1 les sections horizontales des piles composes de faisceaux de colonnettes1 celles des arcs moulurs portent toujours1 dans les angles rentrants1 des gorges ou des filets plats qui arrtent l'outil assez temps pour l'empcher d'tonner la pierre4 ,si nous profilons une pile d'aprs le trac ,a1 fig4 #a1 il est certain que pour obtenir les aiguits ,b1 le tailleur de pierre tonnera son bloc2 mais si nous traons la section ,c1 en rservant des filets plats ,d dans ces angles rentrants1 nous viterons ce grand inconvnient2 la pierre1 quoique vide1 conservera son nerf 7voy4 ,,profil74 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,,tr,,sillon1 s4 m4 ,pice de bois destine empcher deux parties d'une construction de se rapprocher4 ,lorsqu'un mur perc de baies flchit1 se disloque1 la premire opration faire est d'tanonner les baies 7#a74 ,a sont les tanons serrs entre les tableaux des baies sur des couches verticales ,b4 ,dans les maonneries1 les architectes du moyen ge ont souvent admis l'trsillonnement comme un moyen de construction fixe1 ainsi que les arcs-boutants1 qui peuvent bien passer pour un taiement permanent4 ,le porche sud de la cathdrale du ,puy-en-,vlay1 bti vers #aaej1 prsente un exemple trs-trange de l'emploi des trsillons fixes dans la maonnerie4 ,ce porche s'ouvre par une grande archivolte possdant un arc isol concentrique 7#b71 absolument inutile1 pure dcoration qui est maintenue au moyen de trois petits pilastres isols1 destins empcher son relvement ou sa dviation hors du plan vertical4 ,la coupe ,a1 faite sur le milieu de l'archivolte1 indique1 en ,b1 le sous-arc isol et son petit pilastre d'axe ,c4 ,avec plus de raison1 des roses circulaires1 inscrites dans des triangles curvilignes1 sont trsillonnes dans les deux angles infrieurs par de petites colonnettes qui empchent les claveaux de sortir de la courbe 7#c74 ,on voit une disposition de ce genre adopte pour maintenir les claveaux des roses des deux fentres ouvertes au-dessus des portes latrales de la faade de la cathdrale d',amiens4 ,par le fait1 les grandes roses de nos glises franaises1 dater du milieu du ,x,i,i,ie sicle1 ne se composent que d'un systme d'trsillonnement de pierre 7voy4 ,,rose74 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,,tuve1 s1 f4 ,bains4 ,personne n'ignore le soin avec lequel les ,romains tablissaient des bains publics et privs4 ,les anciens considraient les bains chauds et froids non-seulement comme un des meilleurs moyens d'entretenir la sant2 mais encore c'tait pour eux une habitude1 un plaisir4 ,nos cercles dans les grandes villes1 et nos cafs dans les petites localits1 sont les seuls tablissements1 aujourd'hui1 qui peuvent nous donner l'ide de ce qu'taient les bains chez les ,romains4 ,on se rendait aux bains pour se baigner1 mais plus encore pour se runir1 pour connatre les nouvelles du jour1 pour parler de ses affaires et de ses plaisirs4 ,ces usages qui tiennent une civilisation avance devaient s'altrer videmment lorsque les barbares se rpandirent dans l',occident4 ,cependant les ,germains1 si nous en croyons ,tacite1 se levaient tard et se baignaient le plus souvent dans de l'eau tide2 aprs quoi ils prenaient quelque nourriture#ddh4 ,charlemagne parat avoir adopt entirement cet gard les usages des ,romains4 ,eginhard#ddi dit que ce prince aimait beaucoup les bains d'eaux thermales4 ,passionn pour la natation1 ajoute-t-il1 ,charles y devint si habile1 que personne ne pouvait lui tre compar4 ,c'est pour cela qu'il fit btir un palais ,aix-la-,chapelle1 et qu'il y demeura constamment pendant les dernires annes de sa vie1 jusqu' sa mort4 ,il invitait prendre le bain avec lui1 non-seulement ses fils1 mais encore ses amis1 les grands de sa cour et quelquefois mme ses soldats et ses gardes du corps1 de sorte que souvent cent personnes et plus se baignaient la fois4 ,il n'est pas douteux que ,charlemagne en ceci1 comme en beaucoup d'autres choses1 ne faisait que reprendre les habitudes des ,romains de l'antiquit4 ,on ne trouve plus trace de ces grandes dispositions partir du ,xe sicle2 et les bains1 depuis le ,x,i,ie sicle1 ne sont que des tuves1 c'est--dire des tablissements analogues ceux que nous possdons encore aujourd'hui1 si ce n'est que les baignoires taient en bois1 en marbre ou en pierre1 et les chambres de bains probablement moins incommodes que les ntres4 ,il tait assez d'usage1 pendant le ,x,i,i,ie sicle1 de se baigner en compagnie1 quelquefois mme dans la mme cuve4 ,puis revont entr'eus as estuves1 ,et se baignent ensemble s cuves ,qu'ils ont es chambres toutes prestes1 ,les chapels de flors es testes1 444#dej ,et ,quand vendroit la froide saisons1 444 tout tant bien clos1 on allumerait bon feu2 ,on feroient estuves chaudes1 ,en quoi lor baleries baudes ,tuit nuz porroient demener1 ,quant l'air verroient forcener1 ,et geter pierres et tempestes1 ,qui tuassent as champs les bestes1 ,et grands flueves prendre et glacier#dea4 ,il paratrait qu'alors 7au ,x,i,i,ie sicle7 il y avait des salles de bains dans les chteaux1 mais qu'il existait des tuves publiques trs-frquentes dans les villes4 ,en effet1 beaucoup de villes anciennes ont conserv leur rue des tuves4 ,dans l'excellente ,histoire de ,provins1 de ,m4 ,bourquelot#deb1 nous lisons ce passage3 ,quant aux tuves1 la premire mention que nous en trouvons existe dans un titre de mai #abcf1 d'aprs lequel ,raoul de ,brezelle1 chevalier1 donne aux pauvres de la ,maison-,dieu de ,provins ,,xii den4 de cens qu'il avait et percevait annuellement sur cinq chambres sises derrire l',htel-,dieu1 entre le monnayeur et les bains1 inter monetarium et balnea4 ,il est probable que ces bains1 qui occupaient l'emplacement o l'on voit encore le gracieux htel des ,lions1 taient les seuls qu'il y et primitivement ,provins1 et leur anciennet leur avait fait donner le nom de vieux-bains4 ,ils tombaient en ruines en #acef4 ,louis-le-,hutin en tablit de nouveaux en #acji cause de l'affluence du peuple1 ob affluentiam populi1 dit ,moissant#dec2 mais cette affluence ne fut pas de longue dure1 car nous voyons quelque temps plus tard le louage des bains diminuer d'anne en anne d'une manire sensible#ded4 ,ces tuves ne consistaient qu'en des chambres plus ou moins spacieuses dans lesquelles on disposait des cuves remplies d'eau tide au moyen de conduites1 comme cela se pratique encore aujourd'hui4 ,dans les palais1 les salles de bains taient dcores souvent fort richement4 ,sauval#dee rapporte qu' l'htel ,saint-,pol1 et l'htel du ,petit-,muce1 le roi ,charles ,v avait fait disposer pour la reine des chambres de bains qui taient paves de pierres de liais1 fermes de portes en fer treillis1 et entoures de lambris de bois d',irlande2 les cuves taient de mme bois1 ornes tout autour de bossettes dores1 et lies de cerceaux attachs avec des clous de cuivre dor4 ,depuis le ,x,i,ve sicle1 dit ailleurs le mme auteur#def1 nos rois btirent des tuves la pointe de cette isle 7du ,palais7#deg1 et pour celles firent faire un logis nomm la maison des tuves1 tant pour eux et pour leurs enfans que pour les princes et autres grands seigneurs logs avec eux2 car en ce temps-l il y en avoit non-seulement dans tous les palais et les grands htels1 mais mme dans plusieurs rues de ,paris1 destines exprs pour cela2 d'o vient que quelques-unes conservent encore ce nom de rue des tuves444 ,pour ce qui est des tuves de cette ,isle1 elles furent donnes par ,henri ,,ii aux ouvriers de la ,monnoie1 au moulin qu'il fit fabriquer en cet endroit-l1 mais qu'on ruina lorsqu'on entreprit le ,pont-,neuf4 ,chez les particuliers on avait des cuviers qui servaient de baignoires et que l'on plaait dans une chambre lorsqu'on voulait se baigner2 on appelait cela tirer le bain444 ,il fit tantost tirer les bains1 chauffer les estuves4 ,on prenait mme parfois ses repas tant ainsi au bain3 ,tantost se bouterent au bain1 devant lequel beau souper fut en haste couvert et servi#deh4 ,et ailleurs3 ,un jour entre les autres ,madame eut voulent de soi baigner1 et fist tirer le baing et chauffer les estuves en son hostel#dei4 ,un grand nombre de vignettes1 de manuscrits des ,,xiv et ,x,ve sicles1 nous montrent des personnages prenant des bains dans des sortes de cuviers de bois installs dans une chambre4 ,chacun connat le conte du ,cuvier#dfj1 qui date du ,x,i,i,ie sicle4 ,de toutes les citations qui prcdent1 et auxquelles nous pourrions en ajouter beaucoup d'autres si nous ne craignions d'tre trop long1 on peut conclure ceci3 que1 pendant le moyen ge1 l'usage des bains1 comme on les prend aujourd'hui1 tait fort rpandu2 qu'il existait des tablissements publics de bains dans lesquels on trouvait des tuves1 tout ce qui tient la toilette2 o l'on mangeait et o l'on passait mme la nuit2 que dans les chteaux et les grands htels il y avait des salles affectes aux bains1 presque toujours dans le voisinage des chambres coucher2 que l'usage des bains1 pendant les ,x,v,ie et ,x,v,i,ie sicles1 fut beaucoup moins rpandu qu'il ne l'tait avant cette poque et presque exclusivement admis par les classes leves2 que ces tablissements publics1 pendant le moyen ge1 ne prsentaient pas des dispositions particulires1 et ne consistaient qu'en des chambres dans lesquelles on plaait des cuviers4 ,note #ddh3 ,statim e somno1 quem plerumque in diem extrabunt1 lavantur1 spius calida1 ut apud quos plurimum hiems occupat4 ,lauti cibum capiunt444 7,germania1 cap4 ,,xxii47 ,note #ddi3 ,vita ,karoli imperatoris1 ,,xii4 ,note #dej3 ,le ,roman de la ,rose1 vers #aa1acb et suiv4 ,note #dea3 ,ibid41 vers #ag1hge et suiv4 ,note #deb3 ,t4 ,i1 p4 #bgg4 #ahci4 ,note #dec3 ,en #acji1 on fait le pavement des bains avec des pierres de ,paris1 on appareille fournel1 chaudires et tuves4 ,note #ded3 ,en #acaa1 les bains-neufs sont lous #bdj livres2 en #acae1 #ajj2 en #acbj1 #fj2 en #acbe1 #ie4 ,note #dee3 ,hist4 et antiq4 de la ville de ,paris1 t4 ,,ii1 p4 #bhj4 ,note #def3 ,ibid41 t4 ,i1 p4 #ii4 ,note #deg3 ,vers le terre-plein du ,pont-,neuf4 ,note #deh3 ,la ,mdaille revers4 7,cent nouvelles nouvelles47 ,note #dei3 ,la ,pche de l'anneau4 7,cent nouvelles nouvelles47 ,note #dfj3 ,voy4 l'extrait donn dans le ,recueil de fabliaux des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles1 t4 ,,iii1 page #ace4 ,,vang,,listes1 s4 m4 ,les quatre vanglistes1 saint ,luc1 saint ,mathieu1 saint ,jean et saint ,marc1 sont1 ds les premiers sicles du moyen ge1 reprsents1 soit sous forme de figures d'hommes draps1 tenant un livre1 soit par quatre figures symboliques3 ,saint ,luc1 par le boeuf2 saint ,mathieu1 par l'homme2 saint ,jean1 par l'aigle2 saint ,marc1 par le lion4 ,quelquefois le personnage et le symbole se trouvent runis1 et mme les vanglistes ont des corps d'hommes avec des ttes de boeuf1 d'homme1 d'aigle et de lion4 ,dans l'article ,,animaux1 nous avons donn des exemples des figures symboliques appliques aux vanglistes1 et dans l'article ,,glise personnifie1 on peut voir la ,nouvelle ,loi assise sur une bte quatre ttes et quatre pieds appartenant aux quatre symboles des vanglistes4 ,les sculpteurs et les peintres du moyen ge ont aussi reprsent les quatre vanglistes assis ou monts sur les paules des quatre grands prophtes de l',ancien ,testament4 ,au portail du nord de la cathdrale de ,bamberg1 de belles sculptures du ,x,i,ie sicle nous montrent les quatre vanglistes ainsi placs 7#a74 ,bamberg1 l'vangliste tient un volumen2 il est mont sur les paules du prophte1 auquel l'artiste a donn la pose d'un quilibriste2 le prophte tourne son visage du ct de l'vangliste3 ce dernier est nimb4 ,une colombe 7l',esprit-,saint71 place dans le chapiteau1 porte un phylactre dans son bec4 ,le vitrail du croisillon mridional de la cathdrale de ,chartres nous a conserv en peinture1 le mme sujet2 mais ,chartres les vanglistes sont assis sur les paules des prophtes1 jambe de-ci1 jambe de-l4 ,dans ce vitrail1 saint ,jrmie porte saint ,luc2 ,isae1 saint ,mathieu2 zchiel1 saint ,jean2 ,daniel1 saint ,marc4 ,la place1 dit ,m4 ,didron#dfa1 que ces attributs et les vanglistes doivent occuper est celle-ci1 en ligne ascendante1 de bas en haut3 le boeuf1 le lion1 l'aigle1 l'ange 7l'homme7#dfb444 ,dans les angles d'un carr1 comme on les met trs-souvent1 les attributs des vanglistes doivent tre constamment placs dans cet ordre hirarchique3 en haut1 l'ange est droite et l'aigle gauche 7du ,christ72 en bas1 le lion est droite et le boeuf sous l'aigle4 ,quand cet ordre n'est pas suivi1 il y a erreur4 ,cependant on n'a pas toujours t d'accord1 ni sur la place leur donner1 ni sur l'application spciale qu'on en devait faire chacun des vanglistes444 ,depuis le ,x,i,ie sicle1 dans les monuments occidentaux1 l'ordre que nous donnons est suivi sans exceptions1 quant l'application des symboles1 chacun des vanglistes4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,note #dfa3 ,manuel d',iconograp4 chrt41 grecque et latine1 avec une introduction et des notes1 par ,m4 ,didron2 trad4 du manuscrit byzantin le ,guide de la peinture1 par le ,dr ,paul ,durand4 ,imp4 roy41 #ahde4 ,note #dfb3 ,ces quatre figures sont ailes4 ,dans l',iconographie grecque elles ont quatre ailes2 mais dans les sculptures du moyen ge1 en ,france1 elles n'en possdent que deux4 ,,vangile1 s4 m4 ,livre renfermant les quatre vangiles4 ,dans les sculptures et peintures du moyen ge1 dater du ,,xi sicle1 le livre des vangiles est plac entre les mains du ,christ-,homme1 sous la forme d'un livre ouvert ou ferm2 le plus souvent ferm partir du ,x,i,i,ie sicle4 ,dans les reprsentations d'autels1 on voit le livre des vangiles pos sur la table et ferm4 ,v,,ch1 s4 m4 vesquie1 veschie4 ,palais piscopal4 ,les palais piscopaux ou archipiscopaux ne diffrent en rien des habitations seigneuriales urbaines du moyen ge4 ,ils possdent leur grand'salle 7salle synodale71 leurs portiques ouverts1 de vastes logements2 presque toujours ils conservent les signes de la demeure fodale1 c'est--dire qu'ils sont fortifis sur les dehors1 munis de crneaux et de tours 7voy4 ,,palais1 ,,salle1 ,,tour74 ,il ne nous reste en ,france que peu d'vchs ou archevchs anciens4 ,toutefois1 nous signalerons ici le palais archipiscopal de ,narbonne1 ,x,i,ve sicle 7aujourd'hui htel de ville et muse72 les vchs de ,laon1 ,x,i,i,ie sicle 7palais de justice aujourd'hui71 de ,meaux 7substruction et chapelle du ,x,i,ie sicle71 d',auxerre1 ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles 7prfecture aujourd'hui72 les palais archipiscopaux de ,rouen 7restes des ,x,i,i,ie1 ,x,i,ve et ,x,ve sicles71 de ,sens 7salle du ,x,i,i,ie sicle71 de ,reims 7restes des ,x,i,i,ie et ,x,ve sicles72 les vchs d'vreux 7,x,ve sicle71 de ,luon 7,x,ve sicle71 de ,beauvais1 ,x,i,ie et ,x,ve sicles 7palais de justice aujourd'hui71 de ,soissons 7restes des ,x,i,i,ie et ,x,v,ie sicles74 ,,vier1 s4 m4 ,vidange des eaux mnagres4 ,dans les offices des chteaux on retrouve presque toujours la trace d'viers destins rejeter au dehors les eaux qui servaient laver la vaisselle4 ,ces viers consistent en une pierre taille en forme de cuvette avec un trou au fond et place dans un renfoncement de la muraille4 ,le trou de la pierre vier correspond une conduite en pierre prise dans l'paisseur du mur ou formant saillie au dehors4 ,c'est ainsi qu'est dispos l'vier que l'on voit encore dans le chteau de ,verteuil 7,gironde77#a71 et dont la pierre est place au premier tage#dfc4 ,d'autres viers jettent leurs eaux directement au dehors par une gargouille place immdiatement au-dessous de la cuvette4 ,souvent ces viers sont disposs dans l'embrasure d'une fentre4 ,m4 ,parker1 dans son ,architecture domestique de l',angleterre1 a donn quelques-uns de ces viers1 tablis avec un soin particulier#dfd4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,note #dfc3 ,ce dessin nous a t fourni par ,m4 ,alaux1 architecte ,bordeaux4 ,note #dfd3 ,voy4 ,some account of domest4 archit4 in ,england1 from ,richard ,,ii to ,henry ,,viii1 part ,i1 p4 #abi et #acj4 ,,extrados1 s4 m4 ,dos d'un arc ou d'une vote4 ,tout arc en maonnerie1 ou form d'appareil1 possde son intrados et son extrados4 ,soit un arc ou une section de vote #a1 la surface intrieure ,,ab des claveaux est l'intrados1 celle extrieure ,,cd l'extrados 7voy4 ,,construction74 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,f ,,fabliau1 s4 m4 ,nous n'entreprendrons pas ici d'expliquer comment et quelle poque les apologues venus de l',orient et de la ,grce pntrrent dans la posie du moyen ge1 d'autant qu'il existe sur ce sujet des travaux fort bien faits#dfe2 nous constaterons seulement que vers le commencement du ,x,i,ie sicle1 on trouve sur les difices religieux et civils des reprsentations sculptes de quelques apologues attribus sope1 et qui ds cette poque taient fort populaires en ,france4 ,alexandre ,neckam1 dont la naissance parat remonter l'anne #aaeg1 et qui apprit et enseigna les lettres ,paris1 fit un recueil de fables intitul ,novus ,,aesopus1 dans lequel nous retrouvons en effet beaucoup de fables d'sope remises en latin1 l'usage des coles#dff4 ,neckam ne fit probablement que donner une forme littraire1 approprie au got de son temps1 des apologues connus de tous et reproduits maintes fois en sculpture et en peinture4 ,le premier apologue de ce recueil est intitul3 ,de ,lupo et ,grue4 ,et1 en effet1 cette fable est une de celles que nous trouvons sculptes le plus frquemment dans des difices du ,x,i,ie sicle et du commencement du ,x,i,i,ie4 ,sur le portail de la cathdrale d',autun1 #aacj #aadj1 il existe un chapiteau qui reproduit cet apologue si connu 7#a74 ,mais c'est partir du ,x,i,i,ie que la sculpture et la peinture prirent souvent des fabliaux comme sujets secondaires sur les portails des glises1 principalement des cathdrales et sur les difices civils2 les artistes en ornrent les chapiteaux1 les culs-de-lampes1 les panneaux4 ,au ,x,ve sicle les fabliaux1 singulirement nombreux1 presque tous satiriques1 invents ou arrangs par les trouvres-jongleurs des ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles1 fournirent aux arts plastiques un recueil inpuisable de sujets que nous voyons reproduits sur la pierre1 sur le bois1 dans le lieu saint comme dans la maison du bourgeois4 ,il y a quinze ans1 un auteur vers dans la connaissance de notre vieille posie franaise crivait ceci#dfg3 ,pour ne parler que des trouvres1 auteurs de fabliaux1 on leur reproche surtout le cynisme avec lequel ils traitaient les choses les plus respectables1 les ecclsiastiques et les femmes4 ,mais n'oublions pas qu'il n'y avait alors ni presse1 ni tribune1 ni thtre4 ,il existait pourtant1 comme toujours il en existera1 force ridicules et abus4 ,la socit est malheureusement ainsi faite1 qu'il faut une sorte d'vent1 d'exutoire1 au mcontement populaire2 les trouvres-jongleurs1 moqueurs et satiriques1 taient une ncessit1 un besoin de cette socit malade et corrompue4 ,leurs satires trop vives1 mmes grossires souvent pour nos oreilles dlicates1 ne paraissaient pas telles leurs contemporains1 puisque le sage et chaste roi saint ,louis coutait ces satires1 s'en amusait et rcompensait leurs auteurs3 tmoin1 ,rutebeuf1 l'un des moins retenus de ces vieux potes4 ,et1 d'ailleurs1 ces satires contre les moines1 par exemple1 taient-elles si peu motives8 ,qui ne comprendrait1 au contraire1 la colre qu'expriment tous les crivains du ,x,i,ie et du ,x,i,i,ie sicle1 qui voyaient leurs propres seigneurs1 les rois mmes de leur pays1 quitter la patrie1 abandonner leurs tats et leur famille1 s'exposer toutes les fatigues1 les hasards1 les dangers1 pour la cause d'une religion dont les ministres1 hritiers de la fortune et des terres des croiss1 vivaient en ,france au milieu de l'abondance1 du luxe1 et souvent de la dbauche8 ,et1 de nos jours1 n'avons-nous pas vu faire bien pis que des contes pour rprimer des abus moins criants que ceux-l8 ,les fabliaux appartiennent notre pays4 ,nulle part en ,europe1 aux ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles1 on ne faisait de ces contes1 de ces lais1 de ces romans1 vifs1 nets1 caustiques1 lgers dans la forme1 profonds par l'observation du coeur humain4 ,l',allemagne crivait les ,niebelungen1 sorte de pome hroque et sentimental o les personnages parlent et agissent en dehors du domaine de la ralit4 ,l',italie penchait vers la posie tragique et mystique dont le ,dante est rest la plus complte expression4 ,l',espagne rcitait le ,romancero1 nergique par la pense1 concis dans la forme1 o la raillerie est amre1 envenime1 respirant la vengeance patiente1 o les sentiments les plus tendres conservent l'pret d'un fruit sauvage4 ,ce peuple de ,france1 tempr comme son climat1 seul au milieu du moyen ge tout plein de massacres1 de misres1 d'abus1 de luttes1 conserve sa bonne humeur3 il mord sans blesser1 il corrige sans pdantisme2 le cothurne tragique provoque son sourire2 la satire amre lui semble triste4 ,il conte1 il raille1 mais il apporte dans le tour lger de ses fables1 de ses romans1 de ses chansons de gestes1 cet esprit positif1 cette logique inflexible que nous lui voyons dvelopper dans les arts plastiques2 il semble tout effleurer1 mais si lgre que soit son empreinte1 elle est ineffaable4 ,pour comprendre les arts du moyen ge en ,france1 il faut connatre les oeuvres littraires de nos trouvres des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles1 dont ,rabelais et ,la ,fontaine ont t les derniers descendants4 ,faire songer en se jouant1 sonder les replis du coeur humain les plus cachs et les plus dlicats dans une phrase1 les dvoiler par un geste1 en laissant l'esprit deviner ce qu'on ne dit pas ou ce qu'on ne montre pas1 c'est l tout le talent de nos vieux auteurs et de nos vieux artistes si mal connus4 ,quoi de plus fin que ce prologue du roman du ,renard8 ,en quelques vers l'auteur nous montre le tour de son esprit1 dispos se moquer un peu de tout le monde1 avec un fond d'observation trs-juste et de philosophie pratique4 ,dieu chasse ,adam et ve du paradis terrestre4 ,pitiez l'emprist1 si lor dona ,une verge1 si lor mostra ,quant il de riens mestier auroient1 ,de ceste verge en mer ferroient4 ,adam tint la verge en sa main1 ,en mer feri devant ,evain3 ,sitost con en la mer feri1 ,une brebiz fors en sailli4 ,lors dist ,adam1 dame prenez ,ceste brebiz1 si la gardez2 ,tant nos donra let et fromage1 ,assez i aurons compenage4 ,evain en son cuer porpensoit ,que s'ele encore une en avoit1 ,plus belle estroit la conpaignie4 ,ele a la verge tost saisie1 ,en la mer feri roidement3 ,un ,leus 7loup7 en saut1 la brebis prent1 ,grant alure et granz galos ,s'en va li ,leus fuiant au bos4 ,quant ve vit qu'ele a perdue ,sa brebiz1 s'ele n'a aue1 ,bret et crie forment1 ha6 ha6 ,adam la verge reprise a1 ,en la mer fiert par mautalent1 ,un chien en saut hastivement4 ,c'est leste1 vif1 comme une fable de ,la ,fontaine3 le ,crateur qui prend en piti ceux qu'il vient de punir1 la bonhomie d',adam qui remet la brebis sa mnagre1 l'indiscrte ambition d've1 l'intervention de l'homme qui rtablit le bon ordre par un nouvel effort1 des actes qui dnotent les penses1 pas de discours1 pas de reproches2 c'est le monde qui marche tant bien que mal1 mais qui va toujours1 et des spectateurs qui regardent1 observent et rient4 ,pour naf ce ne l'est pas1 ce ne l'est jamais2 ne demandez pas nos trouvres ces dveloppements de la passion violente1 la passion les fait sourire comme tout ce qui est exagr2 s'ils ont un sentiment tendre exprimer1 ils le font en deux mots2 ils ont la pudeur du coeur s'ils n'ont pas toujours la parole chtie4 ,jamais dans les situations les plus tragiques les personnages ne se rpandent en longs discours4 ,n'est-ce point l une observation trs-vraie des sentiments humains8 ,quand le seigneur de ,fayel a fait manger le coeur du chtelain de ,coucy sa femme1 il se contente de lui dire en lui montrant la lettre qu'envoyait le chevalier son amie3 ,connoisss-vous ces armes-cy8 ,c'est d'ou chastelain de ,coucy4 ,en sa main la lettre li baille1 ,et li dit3 ,dame1 crs sans faille ,que vous son cuer mengi avs4 ,la dame se rpand-elle en imprcations1 tord-elle ses bras1 fait-elle de longs discours1 exprime-t-elle son horreur par des exclamations8 ,l'auteur nous dit-il qu'elle devient livide1 qu'elle reste sans voix1 ou ne peut articuler que des sons rauques8 ,non1 l'auteur comprend que pour un peu1 cette vengeance1 qui se traduit par un souper dgotant1 va tomber dans le ridicule4 ,la passion et le dsespoir de la femme s'expriment par quelques paroles pleines de noblesse et de simplicit2 si bien que le mari reste vaincu4 ,la dame a tant li respondy3 ,par ,dieu1 sire1 ce poise my2 ,et puis qu'il est si faitement1 ,je vous affi certainement ,qu' nul jour ms ne mengeray1 ,d'autre morsel ne metteray ,deseure si gentil viande4 ,or m'est ma vie trop pezande porter1 je ne voel plus vivre1 ,mort1 de ma vie me dlivre6 ,lors est i cel mot pasme4 ,ce n'est que lorsqu'elle est au milieu de ses femmes1 loin de la scne du tragique banquet1 qu'avant de mourir elle exprime en quelques vers les regrets les plus touchants3 ,lasse6 j'atendoie confort ,qu'il revenist1 s'ai atendu3 ,mais quant le voir ai entendu ,qu'il est mors1 pourquoi viveroie1 ,quant je jamais joie n'aroie8 ,parfois une pense pleine d'nergie perce travers le murmure discret de la passion dans les posies franaises du moyen ge4 ,dans le mme roman1 lorsque les deux amants vont se sparer1 la dame veut que le sire de ,coucy emporte les longues tresses de ses cheveux2 lui1 rsiste3 ,he6 dieux1 dist li chastelains1 dame1 ,j ne les copers1 par m'ame1 ,pour moy1 se lessier le vouls4 ,et elle dist3 ,se tant m'ams1 ,vous les emporters o vous1 ,et avoec vous est mes cuers tous2 ,et se sans mort je le povoie ,partir1 je le vous bailleroie4 ,mais nous voici loin du fabliau et de son allure frondeuse4 ,les arts plastiques sont la vivante image de ces sentiments1 tendres parfois1 levs mme1 sans jamais tre boursoufls2 les artistes1 comme les potes franais du moyen ge1 sont toujours contenus par la crainte de dpasser le but en insistant2 c'est le cas de suivre ici leur exemple4 la fin du ,x,i,i,ie sicle seulement1 les artistes commencent choisir parmi ces fabliaux quelques scnes satiriques4 ,au ,x,i,ve sicle ils s'mancipent tout il fait1 et ne craignent pas de donner une figure aux critiques de moeurs admises partout sous la forme de l'apologue4 ,au ,x,ve sicle c'est un vritable dchanement1 et ces sujet grotesques1 scabreux1 que nous voyons reprsents alors1 mme dans les difices rservs au culte1 ne sont pas le produit d'un caprice barbare1 mais une protestation de plus en plus vive contre les abus du sicle1 et particulirement des ordres religieux4 ,nous ne saurions trop le rpter1 la classe laque infrieure1 pendant le moyen ge1 suit du ,x,i,ie au ,x,ve sicle une marche logique4 ,elle ne pouvait exprimer ses sentiments1 ses colres1 son penchant pour la satire1 sa verve moqueuse1 que dans les productions d'art2 c'tait la seule libert qu'on lui laissait2 elle en profitait largement1 et avec une persistance qui1 malgr la libert de la forme1 dcoulait d'un instinct du juste et du vrai1 fort louable1 que nous aurions grand tort de mconnatre4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,note #dfe3 ,voy4 ,posies indites du moyen ge1 prcd4 d'une ,hist4 de la fable sopique1 par ,m4 dlestand du ,mril4 ,paris1 #ahed4 ,note #dff3 ,voy4 la ,notice sur ,alex4 ,neckam1 de ,m4 d4 du ,mril4 ,note #dfg3 ,voy4 l'art4 de la ,posie au moyen ge1 par ,m4 ,viollet-,le-,duc pre4 ,annales archol41 t4 ,,ii1 p4 #bfd1 pub4 par ,m4 ,didron4 ,,fa,,ade1 s4 f4 ,vistz4 ,on applique le nom de faade aujourd'hui toute ordonnance d'architecture donnant sur les dehors1 sur la voie publique1 sur une cour1 sur un jardin4 ,mais ce n'est que depuis le ,x,v,ie sicle1 en ,france1 que l'on a lev des faades comme on dresserait une dcoration devant un difice1 sans trop se soucier du plus ou moins de rapports de ce placage avec les dispositions intrieures4 ,les anciens1 non plus que les architectes du moyen ge1 ne savaient ce que c'tait qu'une faade dresse avec la seule pense de plaire aux yeux des passants4 ,les faces extrieures des bons monuments de l'antiquit ou du moyen ge ne sont que l'expression des dispositions intrieures4 ,pour les glises1 par exemple1 les faades principales1 celles qui sont opposes au chevet1 ne sont autre chose que la section transversale des nefs4 ,pour les maisons1 les faades sur la rue consistent en un pignon si la maison se prsente par son petit ct1 en un mur perc de portes et de fentres si au contraire la maison prsente vers l'extrieur son grand ct4 ,tout corps de logis du moyen ge est toujours bti sur un paralllogramme1 des pignons tant levs sur les deux petits cts opposs4 ,ainsi1 fig4 #a1 le corps de logis du moyen ge prsente deux pignons ,a et deux murs latraux ,b4 ,si plusieurs btiments sont agglomrs1 ils forment une runion1 fig4 #b1 d'un plus ou moins grand nombre de ces logis distincts1 et leurs faades ne sont autre chose que la disposition plus ou moins dcore des jours ouverts sur les dehors4 ,ce principe fait assez voir que ce que nous entendons aujourd'hui par faade n'existe pas dans l'architecture du moyen ge4 ,une glise1 un palais1 une maison1 possdent leurs faces extrieures1 leurs vistz2 mais ces faces ne sont autre chose que l'apparence ncessaire des dispositions du plan1 des logements ou des constructions intrieures4 ,en un mot1 dans l'architecture du moyen ge1 la faade ne peut tre spare de l'ordonnance gnrale du btiment1 elle en est la consquence4 ,nous renvoyons donc nos lecteurs aux articles3 ,,cath,,drale1 ,,ch,,teau1 ,,maison1 ,,palais1 ,,architecture religieuse1 monastique et militaire4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,,fa,,tage1 s4 m4 ,partie suprieure d'un comble deux gots 7voy4 ,,charpente1 ,,cr,,te1 ,,fa,,ti,,re74 ,,fa,,te1 s4 m4 ,pice de bois horizontale qui runit les deux extrmits suprieures des poinons de fermes 7voy4 ,,charpente74 ,,fa,,ti,,re1 s4 f4 ,tuile de couronnement d'un comble deux gots4 ,ces tuiles sont unies ou ornes1 simples ou doubles4 ,lorsque les fatires sont ornes1 elles composent une vritable crte de poteries plus ou moins dcoupe sur le ciel4 ,les tuiles fatires de l'poque romane sont gnralement d'une trs-grande dimension1 poses jointives1 et souvent ornes de boutons servant les poser facilement4 ,ces boutons forment la dcoration continue ou la crte du fatage4 ,nous avons vu encore sur les combles de l'glise de ,vzelay des dbris de trs-anciennes fatires 7du ,x,i,ie sicle probablement7 qui n'avaient pas moins de #j1gj c4 de longueur1 et qui devaient tre poses jointives avec un calfeutrage en mortier entre-deux4 ,voici1 fig4 #a1 une de ces fatires en terre cuite d'une bonne qualit1 vernisse l'extrieur d'une couverte brun-verdtre4 ,les bords ,a extrmes taient lgrement relevs pour loigner l'eau de pluie du joint1 lequel tait garni de mortier4 ,les boutons1 d'une saillie de #j1ab c4 #j1ae c41 taient assez grossirement models la main4 ,plus tard on reconnut que ces tuiles fatires jointives1 malgr les calfeutrages en mortier1 laissaient passer l'humidit dans les charpentes1 et on chevaucha ces fatires1 ainsi que l'indique la fig4 #b4 ,toutefois1 pour viter leur drangement par l'effet du vent1 on les posait toujours sur mortier1 en ayant le soin de ne pas laisser de bavures4 ,vers le commencement du ,x,i,i,ie sicle on fabriquait aussi des fatires recouvrement sur les combles en tuiles 7#c71 chaque fatire portant un bourrelet ,a revtissant le rebord ,b de sa voisine4 ,une couverte vernisse au feu recouvrait toujours ces fatires pour les rendre moins permables l'humidit et donner moins de prise au vent1 car le vent n'agit pas sur une surface polie comme sur un corps rugueux4 ,il est certain que les tuiliers du moyen ge observaient1 dans la confection des fatires1 les lois qui guidaient les plombiers2 ils avaient compris que ces fatires devaient avoir un poids assez considrable pour rsister au vent et pour appuyer le fatage des combles1 lequel a toujours besoin d'tre charg1 principalement lorsque ces combles se composent de chevrons portant ferme 7voy4 ,,charpente1 ,,cr,,te72 aussi1 donnrent-ils bientt aux appendices dcoratifs1 qui ne sont gure que des boutons peu saillants ou de lgers reliefs pendant l'poque romane1 des formes plus dcides1 plus saillantes1 et un plus grand poids par consquent4 ,on voyait1 il y a quelques annes1 dans le petit muse que ,m4 ,ruprich ,robert avait install dans une des dpendances de la cathdrale de ,bayeux1 deux fatires en terre cuite trs-curieuses par leur fabrication4 ,nous les donnons ici toutes deux 7#d et #d bis74 ,elles paraissent appartenir au ,x,i,i,ie sicle1 sont d'une petite dimension1 et le vernis qui les couvre est brun4 ,ces fatires taient poses jointives4 ,on voit encore ,troyes1 sur des maisons voisines de la cathdrale1 quelques tuiles fatires conformes au dessin1 fig4 #e1 vernies en brun4 ,ces appendices ajours1 formant crte1 taient ncessairement souds sur la fatire avant la cuisson4 ,mais au feu beaucoup se geraient ou se dformaient4 ,ces pices de terre1 cause de leur forme et de leur dimension1 prenaient beaucoup de place dans le four1 taient difficiles caser1 et leur cuisson devait tre souvent ingale4 ,lorsqu'au ,x,i,ve sicle les difices publics et privs devinrent plus riches et plus dlicats1 il fallut ncessairement donner aux crtes de combles recouverts en tuiles des formes plus sveltes1 se dtachant plus lgrement sur le ciel2 alors on fit des fatires dont les ornements se rapportaient4 ,c'est d'aprs ce systme que sont fabriques les tuiles fatires de l'glise ,sainte-,foi de ,schelestadt#dfh4 ,elles se composent de la fatire proprement dite1 fig4 #f1 portant une tige double ajoure1 perce au sommet d'un trou cylindrique dans lequel entre un petit goujon en fer4 ,la partie suprieure de ce goujon1 dpassant le lit ,b1 reoit une feuille d'rable ,a1 proprement moule et vernisse4 ,ces fatires datent du commencement du ,x,i,ve sicle4 ,l'oxydation des goujons et le peu d'assiette de ces ornements devaient souvent causer la brisure de ces tiges dlicates2 cependant on prtendait de plus en plus donner de l'importance aux crtes en terre cuite2 on revint donc vers le ,x,ve sicle aux soudures avant la cuisson1 mais en faisant porter les ornements levs aux sous-fatires qui taient courtes1 et ne dcorant les fatires de recouvrement que d'ornements peu saillants4 ,c'est suivant ce mode qu'taient fabriques les anciennes fatires du comble de la cathdrale de ,sens1 dont la couverture en tuiles vernisses date de la fin du ,x,ve sicle 7#g74 ,les sous-fatires ,a sont vernies en jaune1 et les grandes fatires de recouvrement en vert#dfi4 ,on remarquera les trous qui traversent de part en part le vase double panse de la sous-fatire2 ces trous1 qui sont peine visibles la hauteur o est place cette crte1 n'ont d'autre but que de produire des sifflements sous l'action du vent1 ce qui probablement plaisait fort aux voisins de l'glise4 ,nous avons souvent trouv sur les couronnements des difices1 et particulirement des combles1 la trace de ces singulires fantaisies musicales4 ,on n'attachait pas1 pendant le moyen ge1 certains phnomnes naturels1 les ides romanesques qui nous ont t suggres par la littrature moderne2 le sifflement du vent travers les crneaux et les dcoupures des difices1 qui fait natre dans notre esprit de sinistres penses1 tait peut-tre pour les oreilles de nos pres une harmonie rjouissante4 ,quoi qu'il en soit1 l'ide de couronner le comble d'un difice par une centaine de sifflets est passablement originale4 ,pour viter les difficults que prsentait encore la cuisson des pices ,a de la figure prcdente1 on imagina de former ces pices leves de poteries poses les unes sur les autres en recouvrement1 comme nous voyons qu'on le faisait aussi pour les pis en terre cuite 7voy4 ,,pis74 ,voici 7#h7 un fatage ainsi combin#dgj4 ,la sous-fatire porte une sorte de goulot ,b 7voir le profil ,b'71 sur lequel vient s'emboutir le chapeau ,c en forme de tourelle perce de quatre trous4 ,les sous-fatires sont vernies en noir-verdtre ainsi que les fatires1 les chapeaux sont couverts d'un vernis jaune1 le petit toit est noir4 ,il y a lieu de croire que tous les combles en tuiles taient autrefois couronns par ces fatires dcoupes2 on n'en trouve aujourd'hui qu'un bien petit nombre en place2 mais grce la ngligence bien connue des couvreurs qui ne prennent pas la peine de descendre les tuiles remplaces1 lorsqu'ils rparent les toitures1 on peut recueillir dans les reins des votes de nos difices du moyen ge quantit de dbris de poteries1 fort prcieux souvent1 puisqu'ils nous donnent en fragments des spcimens de ces dcorations de combles3 aussi1 ne saurions-nous trop recommander aux architectes appels rparer de vieux btiments l'examen de ces dbris accumuls sous les toits par la ngligence des couvreurs4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #d4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,note #dfh3 ,ce dessin nous a t fourni par ,m4 ,roeswilwald4 ,note #dfi3 ,des fragments de ces fatires recueillies par ,m4 ,lefort1 inspecteur diocsain de ,sens1 sont dposs dans le bureau de l'agence des travaux4 ,note #dgj3 ,fragments trouvs sur les votes de l'glise de ,semur en ,auxois1 qui paraissent dater du ,x,ve sicle4 ,,fanal1 s4 m4 7voy4 ,,lanterne des morts74 ,les fanaux destins prsenter la nuit un point lumineux pour guider les navigateurs1 sur mer ou sur les fleuves1 ne consistaient qu'en une grosse lanterne suspendue une potence au sommet d'un tour4 ,la ,tour de ,nesle1 ,paris1 portait un fanal que l'on allumait toutes les nuits pour indiquer aux mariniers l'entre de ,paris4 ,sur le bord de la mer1 o ces lanternes ne pouvaient fournir un feu assez vif pour tre vu de loin1 on plaait sur des tours des cages en fer que l'on remplissait d'touppe goudronne4 ,un guetteur tait charg d'entretenir ces feux pendant la nuit4 ,,fen,,tre1 s4 f4 ,fenestre1 fenestrele 7petite fentre71 voirrire1 voerrire4 ,l'architecture du moyen ge tant peut-tre de toutes les architectures connues celle qui se soumet le plus exactement aux besoins1 aux convenances1 aux dispositions des programmes1 il n'en est pas qui prsente une plus grande varit de fentres1 particulirement au moment o cette architecture abandonne les traditions romanes4 ,en effet1 une fentre est faite pour donner du jour et de l'air l'intrieur d'une salle1 d'une chambre2 si le vaisseau est grand1 il est naturel que la fentre soit grande2 s'il ne s'agit que d'clairer et d'arer une cellule1 on comprend que la fentre soit petite4 ,dans une glise o l'on se runit pour adorer la ,divinit1 on n'a pas besoin de voir ce qui se passe au dehors2 mais dans une salle affecte un service civil1 il faut pouvoir au contraire regarder par les fentres2 pour regarder par les fentres il faut les ouvrir facilement4 ,voil donc des donnes gnrales qui doivent ncessairement tablir une diffrence dans les formes des fentres appartenant des difices religieux et civils4 ,les habitations prives des ,romains n'taient point du tout disposes comme les ntres4 ,les pices rserves pour le coucher1 les chambres1 en un mot1 taient petites1 et ne recevaient souvent de jour que par la porte qui donnait sur un portique4 ,chez les gens riches on tablissait1 outre les cours entoures de portiques1 de grandes pices qui taient destines aux runions1 aux banquets1 aux jeux1 et on avait le soin de disposer autant que possible ces pices vers l'orientation le plus favorable2 souvent alors les jours1 les fentres n'taient ferms que par des claires-voies en bois1 en mtal1 ou mme en pierre et en marbre4 ,bien que les ,romains connussent le verre1 ils ne le fabriquaient pas en grandes pices2 c'tait videmment un objet de luxe1 et dans les habitations vulgaires il est probable qu'on s'en passait1 ou du moins qu'on ne l'employait qu'avec parcimonie4 ,pendant les premiers sicles du moyen ge le verre devait tre une matire assez rare pour qu'on vitt de l'employer4 ,observons ceci d'abord1 c'est qu'aujourd'hui encore1 en ,italie1 en ,espagne1 et mme dans le midi de la ,france1 on ne demande pas dans les intrieurs la lumire que nous aimons rpandre dans nos appartements ou dans nos difices publics4 ,dans les pays mridionaux la vie est extrieure1 on ne s'enferme gure que pour mditer et pour dormir2 or1 pour se livrer la mditation1 on n'a pas besoin d'une grande lumire1 encore moins pour dormir et se reposer4 ,les ,romains1 qui ne modifiaient pas leur architecture en raison du climat1 mais qui btissaient ,paris ou ,cologne comme ,rome1 avaient laiss dans les ,gaules des traditions qui ne furent abandonnes qu'assez tard4 ,dans les difices publics1 les fentres taient de grandes baies cintres perces sous les votes travers les murs de remplissage2 dans les habitations1 les fentres n'taient que des ouvertures assez troites1 rectangulaires1 pour pouvoir recevoir des chssis de bois sur lesquels on posait du papier huil1 des canevas ou des morceaux de verre enchsss dans un treillis de bois ou de mtal4 ,rarement dans les difices publics les fentres taient vitres2 ou bien elles taient assez troites pour empcher le vent de s'engouffrer dans les intrieurs2 ou1 si elles taient larges1 on les garnissait de rseaux de pierre1 de mtal ou de bois destins tamiser l'air venant de l'extrieur4 ,beaucoup d'glises et de salles romanes1 jusqu'au ,x,i,ie sicle1 possdaient des fentres sans aucune fermeture ou claire-voie4 ,la forme de ces fentres est indique dans la fig4 #a4 ,ne devant pas tre garnies de chssis1 il tait naturel de cintrer ces baies et de leur donner l'intrieur un large brasement pour faciliter l'entre de la lumire4 ,lorsque ces baies taient troites 7ce qui tait frquent1 afin de rompre autant que possible l'effort du vent71 on ne se donnait pas la peine de bander un arc appareill au-dessus des jambages l'extrieur2 mais on se contentait de tailler une pierre suivant la figure d'un cintre1 et l'arc appareill tait rserv pour l'brasement1 afin de soutenir la charge de la construction suprieure4 ,la pierre taille extrieure1 formant linteau cintr1 n'avait alors que l'paisseur du tableau ,,ab 7#b74 ,presque toujours pendant les premiers sicles1 c'est--dire du ,v,i,i,ie au ,x,ie1 les jambages de ces baies se composent de grandes pierres en dlit avec liaisons au-dessus de l'appui et sous l'arc4 ,la fentre primitive romane tait ainsi construite comme la fentre antique4 ,quant aux proportions de ces fentres perces dans des difices1 elles sont soumises la place qui leur est assigne2 elles sont habituellement courtes dans les tages infrieurs1 et longues dans les tages suprieurs4 ,d'ailleurs1 l'ide de dfense dominant dans toutes les constructions romanes du ,v,i,i,ie au ,x,i,ie sicle1 on avait le soin de ne percer que de petites fentres rez-de-chausse1 assez troites souvent pour qu'un homme n'y pt passer2 ou bien1 si l'on tenait prendre des jours assez larges1 on divisait la fentre par une colonnette ainsi que l'indique la fig4 #c4 ,dans ce cas1 la baie consistait rellement en une arcade ayant la largeur ,,ef et le cintre ,d2 du ct de l'extrieur on posait un linteau double cintre ,g sur une colonnette dont la fonction vritable tait de servir de clture1 de claire-voie4 ,le cintre ,d n'apparaissait pas l'extrieur et servait d'arc de dcharge de ,h en ,k4 ,notre figure montre en ,a la fentre du ct extrieur1 et en ,b en coupe sur les milieux des petits arcs ,c et du grand arc ,d4 ,suivant les provinces1 les fentres prsentent pendant la priode romane1 et jusque vers le milieu du ,x,i,i,ie sicle1 des dissemblances frappantes4 ,larges relativement dans le ,nord1 elles sont de plus en plus troites lorsqu'on se rapproche du ,midi2 et cependant il est cette rgle gnrale quelques exceptions3 ainsi les fentres des difices religieux de l',auvergne1 de la ,saintonge1 du ,prigord1 et d'une partie du ,languedoc1 sont pendant les ,x,ie et ,x,i,ie sicles aussi grandes que les fentres de l'le-de-,france et de la ,normandie1 tandis que sur les bords de la ,sane et du ,rhne elles sont fort petites4 ,nous donnerons ici quelques exemples qui confirmeront notre dire4 ,commenons par les fentres des difices religieux ou des monuments publics levs sur les mmes donnes quant la disposition des jours4 ,il est une loi observe dj par les architectes romans et dveloppe avec beaucoup d'intelligence par les constructeurs du ,x,i,i,ie sicle1 qu'il nous faut avant tout faire connatre nos lecteurs1 car elle parat tre peu prs oublie de notre temps4 ,la lumire qui passe travers une baie donnant dans un intrieur forme un cne ou une pyramide suivant la figure de la baie2 c'est--dire qu'au lieu d'tre divergents1 les rayons lumineux sont convergents de l'extrieur l'intrieur3 ainsi 7#d71 soit une baie abcd1 l'extrieur tant en ,a1 la lumire directe1 pleine1 formera la pyramide abcde1 et tout ce qui ne sera pas compris dans cette pyramide ne recevra qu'une lumire diffuse ou de reflet4 ,la pyramide sera plus ou moins allonge suivant que la baie sera plus ou moins oriente vers le cours du soleil4 ,si mme les rayons du soleil viennent traverser cette baie1 le faisceau lumineux formera un prisme1 mais qui est point indfini4 ,en supposant1 par exemple1 un trou carr dans un mur 7#e71 abcd1 l'extrieur tant en ,a1 les rayons solaires passant par cette baie formeront le prisme abcd1 a'b'c'd'4 ,mais si nous avons en ,b un mur loign de la baie de plus de vingt fois la diagonale du carr1 la projection des rayons solaires perce-mur sera dj fort altre2 si ce mur est une distance de cent fois la longueur de la diagonale du trou carr1 il n'y aura plus qu'un spectre diffus2 si beaucoup plus loin1 les rayons solaires ne laisseront plus de trace3 la lumire directe solaire est donc elle-mme altre par les bords du diaphragme qui lui permet de s'introduire dans un vaisseau ferm4 ,une personne place au fond d'un souterrain de cinq cent mtres de long dont l'orifice ne serait que de deux mtres1 en admettant que les rayons solaires passassent par l'axe de ce souterrain1 distinguerait parfaitement son orifice1 mais ne recevrait aucune lumire4 ,ainsi1 en admettant mme l'intervention directe des rayons solaires1 le faisceau lumineux va toujours en diminuant de diamtre de l'extrieur l'intrieur3 donc1 toute fentre doit avoir une ouverture proportionne l'tendue du vaisseau clairer2 si cette ouverture est trop petite1 on voit la fentre1 mais elle ne donne plus de lumire directe1 et ce n'est pas tant la multiplicit des jours qui donne de la lumire franche dans un intrieur que leur dimension relative4 ,une salle carre de vingt-cinq mtres de ct1 qui serait claire par vingt fentres de #am1#jj c4 de surface chacune1 serait parfaitement sombre dans son milieu1 tandis que deux fentres de dix mtres de surface chacune1 perces dans deux de ses parois opposes1 claireraient assez ce milieu pour qu'on y pt lire4 ,les surfaces lumineuses1 les fentres en un mot1 doivent donc tre calcules en raison de l'tendue des intrieurs4 ,il est entendu d'ailleurs que nous ne parlons que des fentres prenant le jour direct du ciel1 car si elles ne reoivent que des jours de reflet1 il est vident que la pyramide ou le cne lumineux qu'elles produiront l'intrieur sera beaucoup plus court4 ,l'observation avait peu peu amen les architectes du ,x,i,ie sicle appliquer ces lois que l'amour pour la symtrie nous a fait ngliger1 car nous en sommes arrivs1 pour obtenir l'extrieur des faades perces de jours de pareilles dimensions1 clairer de grandes salles et de petites pices au moyen de jours semblables entre eux2 nous ne savons plus1 ou nous ne voulons plus 7pour contenter certaines lois classiques que les anciens se sont bien gards d'appliquer7 produire de grands effets de lumire intrieurs au moyen de jours plus ou moins larges2 nous avons perdu le sentiment du pittoresque dans la faon d'clairer les intrieurs4 ,cependant la disposition des jours dans un intrieur1 surtout si le vaisseau est grand1 divis1 est un des moyens d'obtenir sans frais des effets puissants4 ,nous voyons l'architecture romane1 quand elle se dgage de la barbarie1 pousser trs-loin dj cette connaissance de l'introduction de la lumire du jour dans l'intrieur de ses glises et de ses grandes salles2 cette architecture admet que certaines parties d'un vaisseau doivent tre plus claires que d'autres2 elle inondera un sanctuaire de lumire et laissera la nef dans un demi-jour1 ou bien elle prendra dans les extrmits du transsept des jours normes1 tandis qu'elle laissera le sanctuaire dans l'obscurit1 ou bien encore elle percera de petites fentres dans les murs des collatraux1 tandis qu'elle rendra les votes hautes lumineuses2 elle procdera avec la lumire comme elle procde quand il s'agit de dcorer une ordonnance1 elle sait faire des sacrifices2 elle est sobre ici pour paratre plus brillante sur tel point2 elle use des moyens qui ont t le privilge de notre art avant l're classique2 elle pense que les fentres n'existent pas par elles-mmes2 que leur dimension1 leur forme1 sont la consquence du vide clairer4 ,il est croire que les architectes grecs1 les architectes romains et ceux du moyen ge seraient fort surpris s'ils nous voyaient donner dans des publications sur l'art de l'architecture des exemples de fentres sans dire comment1 o et pourquoi ces baies sont faites1 quelles sont les salles qu'elles clairent4 ,cela est1 en effet1 aussi trange que le serait1 dans une publication sur l'histoire naturelle des animaux une collection d'oreilles prsentes sans tenir compte des ttes qui les portent4 ,une oreille d'ne est fort belle assurment1 mais la condition qu'elle ornera la tte d'un ne4 ,nous essaierons donc1 en prsentant des exemples de fentres1 puisqu'il s'agit ici de ce membre important de l'architecture1 d'indiquer leur place et leur fonction1 d'expliquer les raisons qui ont fait adopter telle ou telle forme et disposition4 ,,fen,,tres ,,appartenant ,l',,architecture ,,religieuse4--,nous avons dit dj que dans les glises anciennes1 c'est--dire dans celles qui ont t construites du ,v,i,i,ie au ,x,ie sicle1 les fentres ne recevaient pas de vitraux1 que les vitraux taient une exception2 que ces fentres taient bantes ou fermes1 pour briser le vent1 par des claires-voies en pierre1 en bois ou en mtal4 ,c'tait une tradition antique4 ,dans les rudes contres de la haute ,bourgogne1 les glises clunisiennes n'admettaient aucune fermeture leurs fentres jusqu'au ,x,i,ie sicle4 ,les fentres de la nef de l'glise de ,vzelay1 #aaij #aaaj1 hautes et basses1 taient sans vitres1 sans claires-voies1 laissant passer librement l'air et la lumire4 ,voici1 fig4 #f1 une de ces fentres#dga4 ,la section horizontale de ces baies en ,a donne un double biseau sans feuillure ni repos pour recevoir un chssis4 ,ce bizeau l'extrieur avait l'avantage3 #a de permettre la lumire de s'introduire facilement2 #b de rompre l'action du vent qui s'engouffrait entre ces deux surfaces inclines4 ,une pente ,b l'extrieur rejette les eaux pluviales4 l'intrieur l'appui ,c rgne au niveau des tailloirs des chapiteaux4 ,l'archivolte ,d est immdiatement place sous le formeret de la vote2 le cintre de ces baies n'est donc point concentrique au cintre des formerets1 mais profite de toute la hauteur du collatral pour introduire le plus de jour possible4 ,en ,e nous prsentons l'aspect extrieur de la fentre4 ,dans les provinces de l',ouest cependant1 vers la mme poque1 les moeurs taient plus douces1 et on ne laissait pas ainsi les intrieurs exposs tous les vents2 les fentres1 la fin du ,x,ie sicle1 taient petites1 troites1 et souvent garnies de claires-voies en pierre d'un travail assez dlicat et d'un joli dessin4 ,il n'existe qu'un trs-petit nombre d'exemples de ces claires-voies1 remplaces plus tard par des verrires4 ,nous en donnons un1 fig4 #g1 qui provient de l'glise de ,fenioux#dgb4 ,c'est une dalle de #j1jeem d'paisseur sur une largeur de #j1bg c4 ,la pierre est dure et finement taille2 les ajours biseauts l'intrieur et l'extrieur4 ,notre figure prsente la face extrieure de la dalle qui n'est point pose en feuillure1 mais dans l'brasement mme de la baie1 ainsi que l'indique la fig4 #g bis1 ,a tant le ct extrieur4 ,les jambages des fentres ouvertes dans les murs des difices religieux des ,xe et ,x,ie sicles taient habituellement dpourvus de toute dcoration2 les archivoltes seules1 au ,x,ie sicle1 taient parfois entoures d'un cordon moulur1 uni ou avec billettes2 cependant dj1 dans les sanctuaires1 on cherchait viter cet excs de simplicit en plaant sous les archivoltes deux colonnettes en guise de pieds-droits1 et cela comme une sorte d'encadrement qui donnait de l'importance et de la richesse la baie4 ,cette mthode est suivie dans les monuments des provinces du centre qui datent de cette poque1 en ,auvergne1 dans le ,nivernais et le ,berri1 dans une partie du ,languedoc1 du ,lyonnais et du ,limousin4 ,les tableaux de la fentre restent simples1 et sont comme entours par une arcade porte l'intrieur sur des colonnettes4 ,c'est ainsi que sont faites les fentres du sanctuaire des glises de ,notre-,dame-du-,port ,clermont#dgc1 de ,saint-tienne de ,nevers#dgd4 ,ces dernires fentres furent toujours fermes par des panneaux de morceaux de verres enchsss dans du plomb et maintenus au moyen de barres de fer 7voy4 ,,vitrail74 ,lorsque les nefs taient votes en berceau1 bien rarement les fentres hautes pntraient la vote1 l'extrados de leur archivolte tait pos immdiatement sous la naissance du berceau2 cette disposition obligeait les architectes monter les murs goutterots beaucoup au-dessus des archivoltes de ces fentres afin de pouvoir poser1 soit un massif portant une couverture cr sur la vote1 soit une charpente4 ,cette portion de muraille nue au-dessus de baies relativement petites produisait un assez mauvais effet2 aussi1 dans les contres o l'art de l'architecture romane tait arriv un certain degr d'lgance et de finesse1 cherchait-on meubler ces parties nues4 ,les murs de la nef de la cathdrale du ,puy-en-,vlay prsentent un de ces motifs de dcoration murale extrieure entre les fentres perces sous la vote haute et la corniche 7#h74 ,des panneaux renfoncs1 pratiqus dans l'paisseur de la muraille et dcors de mosaques et de colonnettes1 occupent les parties vagues1 encadrent les baies d'une faon gracieuse sans enlever la construction l'aspect de solidit qu'elle doit conserver4 ,la fentre est elle-mme ferme par une double archivolte bien appareille1 celle extrieure portant sur deux colonnettes4 ,ainsi1 d'une petite baie trs-simple en ralit1 les architectes auvergnats de la fin du ,x,ie sicle ont fait un motif de dcoration d'une grande importance l'extrieur4 ,il n'est pas ncessaire de nous tendre longuement sur les fentres romanes des difices religieux2 outre qu'elles prsentent peu de varits1 nous avons tant de fois l'occasion d'en donner des exemples dans le cours de cet ouvrage1 que ce serait faire double emploi d'en prsenter ici un grand nombre2 cependant nous devons signaler certaines fentres qui appartiennent exclusivement aux monuments carlovingiens de l',est1 et qui possdent un caractre particulier4 ,ces fentres1 doubles ou triples1 reposent leurs archivoltes 7#i7 sur des colonnettes simples1 en marbre ou en pierre trs-dure 7afin de rsister la charge71 surmontes d'un tailloir gagnant dans un sens l'paisseur du mur2 disposition que fait comprendre la coupe ,a#dge4 ,les colonnettes n'taient1 dans ce cas1 que des tanons poss au milieu de l'paisseur du mur et portant une charge quilibre4 ,il n'est pas besoin de dire que ces fentres n'taient point vitres2 aussi1 n'taient-elles perces ordinairement que dans des clochers ou des galeries ne s'ouvrant pas sur l'intrieur4 ,ces sortes de fentres se voient encore dans quelques clochers italiens btis en brique1 clochers prtendus lombards4 ,arrivons l'poque de transition pendant laquelle les fentres des difices religieux adoptent des formes trs-varies4 ,la cathdrale de ,noyon1 btie vers #aaej1 nous fait voir dj un systme de fenestrage entirement nouveau4 ,les parties suprieures des bras de croix de cette glise1 btis sur plan circulaire1 sont claires par de longues fentres jumelles plein cintre1 s'ouvrant sur une galerie extrieure passant travers de gros contre-forts buttant les artes des votes4 ,le plan1 fig4 #aj1 nous montre les fentres jumelles en ,c avec leur feuillure pour recevoir un vitrage1 la galerie extrieure en ,b1 l'intrieur du vaisseau tant en ,a4 ,une longue colonnette monolithe rpte extrieurement la double baie en laissant passer tout le jour possible4 ,un arc de dcharge reposant sur les pieds-droits et colonnettes ,d porte la corniche suprieure4 ,la vue perspective 7#aa71 prise l'extrieur1 fait saisir l'ensemble de cette disposition1 nouvelle alors4 ,par ce moyen l'architecte obtenait l'intrieur1 sous les votes1 un trs-beau jour2 il possdait une galerie de service qui facilitait la pose et l'entretien des verrires1 une saillie qui mettait celles-ci l'abri du vent et de la pluie1 une construction lgre et solide la fois1 car le grand arc de dcharge1 double1 portait la partie suprieure de la construction et la charpente4 ,on s'aperoit ici1 dj1 que les architectes cherchaient introduire de larges rayons lumineux dans les intrieurs1 qu'ils supprimaient les murs et sentaient la ncessit d'augmenter les surfaces translucides mesure qu'ils levaient des monuments plus vastes4 ,ce principe si vrai amena rapidement des modifications trs-importantes dans la structure des difices religieux4 ,l'espace laiss entre les piles portant les votes et les formerets de ces votes devenait claire-voie vitre2 mais comme il fallait maintenir les armatures en fer destines porter les verrires1 et que ces armatures prsentaient au vent une norme surface1 on divisa les vides par des piles1 des arcs1 des oeils et des dcoupures en pierre qui opposaient un obstacle solide aux efforts du vent1 qui taient durables et permettaient de remplacer facilement les parties de vitraux enfoncs par les ouragans4 ,les remplissages en pierre taient si bien pour les architectes une ncessit de construction1 qu'ils n'en posaient point dans les baies qui1 par leur position prs du sol ou leur troitesse impose par le faible cartement des piles1 pouvaient1 sans inconvnient1 tre armes de simples barres de fer4 ,dans les collatraux1 par exemple1 les architectes ne croyaient pas encore qu'il ft ncessaire d'ouvrir compltement les murs entre les contre-forts1 parce que ces collatraux1 n'tant pas trs-larges1 n'avaient pas besoin d'une aussi grande surface de lumire que les nefs principales1 puis parce qu'on s'attachait encore aux traditions romanes1 tenant toujours bien fermer les parties basses des difices4 ,dans l'glise ,saint-,yved de ,braisne1 les bas-cts du choeur et la nef haute mme prsentent ainsi des fentres l'tat de transition 7#ab71 tandis que dans la cathdrale de ,soissons1 les fentres basses sont peu prs semblables celles de ,saint-,yved1 mais les fentres hautes de la nef possdent dj des claires-voies de pierre1 des meneaux1 construits en assises sous les archivoltes concentriques aux formerets des votes hautes4 ,la fig4 #ac nous fait voir une de ces baies l'extrieur2 en ,a nous avons trac la coupe de l'archivolte et de la claire-voie faite sur ab4 ,un chemin saillant passant l'extrieur sous l'appui de ces fentres1 et couvrant le triforium1 permet de poser et de rparer les vitraux sans difficults4 ,que l'on veuille bien jeter les yeux un instant sur la construction de la claire-voie de pierre1 des meneaux1 en un mot2 on verra que la structure se compose d'une pile centrale1 de deux arcs extradosss1 d'un oeil indpendant1 recevant1 en feuillure1 des redents formant une rose six lobes4 ,entre l'oeil et les arcs est pos un remplissage en maonnerie4 ,les redents maintiennent par leurs extrmits1 comme par autant de griffes1 un cercle en fer qui sert attacher les panneaux de verre4 ,dans chaque espace vide1 sous les arcs1 monte une barre verticale croise par des barres horizontales formant une suite de panneaux rguliers4 ,les vitraux sont maintenus ces barres par des clavettes passant dans des pitons et par des feuillures tailles dans les pieds-droits et le meneau central 7voy4 ,,armature74 ,ainsi1 ds la fin du ,x,i,ie sicle 7car ces fentres datent de cette poque ou des premires annes du ,x,i,i,ie71 les meneaux construits taient adopts pour les grandes fentres des grands difices religieux appartenant aux provinces franaises4 ,il faut reconnatre que les architectes de cette poque de transition cherchent1 ttonnent1 essayent de plusieurs mthodes1 en n'employant cependant que des moyens vrais1 simples1 en sachant parfaitement ce qu'ils veulent1 mais en arrivant au but par divers chemins4 ,chlons-sur-,marne1 vers #aagj1 l'architecte du choeur de ,notre-,dame voulait aussi quitter les traditions romanes et ouvrir de grands jours sous les votes hautes4 ,comment s'y prenait-il8 ,ayant obtenu par la plantation des piles du sanctuaire des traves fort larges1 il relevait les formerets des votes le plus possible1 en ayant le soin mme de les tracer suivant une courbe brise trs-aplatie1 fig4 #ad4 ,sous ces formerets il perait trois fentres1 peu prs d'gale hauteur1 spares par deux pilettes4 ,le gnie champenois1 toujours en avant sur les provinces voisines1 porte le constructeur relier le fenestrage au triforium2 il fait donc descendre les deux colonnettes monolithes ,a des pilettes sparant les baies jusque sur l'appui du triforium1 et pose l deux corbelets pour recevoir leur base4 ,quant aux deux autres colonnettes ,b d'encadrement1 elles descendent jusque sur les tailloirs des chapiteaux infrieurs1 car on observera qu'ici il n'y a pas d'arc formeret saillant moulur1 et que la vote vient porter directement sur le tympan suprieur ,c#dgf4 ,l'ordonnance des fentres1 au lieu d'tre spare de l'ordonnance du triforium1 comme dans les difices de l'le-de-,france de la mme poque1 s'y rattache2 ce qui grandit singulirement l'intrieur du vaisseau4 ,ce triforium1 qui est fort petit1 reprend de l'chelle parce qu'il ne devient plus qu'un appui ajour du fenestrage4 ,en ,d nous avons donn le plan des baies au niveau ,d'1 et en ,e la face extrieure des archivoltes des trois fentres qui peuvent tre vitres l'extrieur par la galerie servant de couverture au triforium#dgg4 ce propos on devra observer aussi que gnralement les fentres hautes sont vitres du dehors1 tandis que celles des collatraux plus prs du sol sont vitres de l'intrieur4 ,il y a pour procder ainsi de bonnes raisons3 c'est qu'une fentre basse tant vitre du dehors1 il est facile des malfaiteurs d'enlever la nuit quelques clavettes et les tringlettes1 de dposer un panneau des verrires1 et de s'introduire dans l'glise2 tandis que cette opration ne peut tre tente si les panneaux de vitres sont poss1 les clavettes et tringlettes tant l'intrieur4 ,mais la partie suprieure de l'difice on n'avait pas redouter ce danger1 tandis qu'il fallait prendre certaines prcautions pour empcher la pluie fouettant contre les verrires de s'introduire entre les panneaux3 or1 les panneaux tant poss l'intrieur1 les grands vents chassant la pluie contre eux1 l'eau s'arrte chaque barre transversale 7barlottire7 et s'infiltre facilement entre leurs joints2 il y a donc avantage vitrer les fentres les plus exposes au vent par le dehors2 on peut ainsi mnager un recouvrement du plomb d'un panneau sur l'autre1 obtenir une surface unie1 sans ressauts1 et n'arrtant les gouttes de pluie sur aucun point4 ,on pensera peut-tre que nous entrons dans des dtails minutieux2 mais1 vrai dire1 il n'y a pas de dtail dans l'excution des oeuvres d'architecture qui n'ait son importance1 et les vritables artistes sont ceux qui savent apporter du soin1 de l'observation et de l'tude dans les moindres choses comme dans les plus importantes3 aussi les architectes du moyen ge taient-ils de vritables artistes4 ,vers le commencement du ,x,i,i,ie sicle1 l'architecte de la cathdrale de ,chartres cherchait des combinaisons de fentres entirement neuves pour clairer la haute nef4 ,il s'tait astreint1 dans les collatraux1 aux habitudes de son temps1 c'est--dire qu'il avait perc des fentres termines par des arcs en tiers-point1 ne remplissant pas l'espace compris entre les piles2 il avait voulu laisser ce soubassement l'aspect d'un mur4 ,mais nous voyons que dans la partie suprieure de son difice il change de systme2 d'une pile l'autre il bande des formerets plein cintre1 puis dans l'norme espace vide qui reste chaque trave au-dessus du triforium il lve deux larges fentres surmontes d'une grande rose1 fig4 #ae 7voir la coupe ,c73 ,a est le formeret faisant archivolte l'extrieur1 double d'un grand arc ,d donnant l'paisseur de la vote ,v4 ,l'entourage de la rose ,r reoit en feuillure des dalles perces de quatre feuilles1 et formant de larges claveaux4 ,en ,b sont traces les portes des arcs-boutants4 ,il est bon de comparer ces fentres avec celles donnes ci-dessus 7fig4 #ad7 ou celles anciennes1 de la nef de la cathdrale de ,paris1 bien peu antrieures4 ,on reconnat dans cette construction de ,notre-,dame de ,chartres une hardiesse1 une puissance qui contrastent avec les ttonnements des architectes de l'le-de-,france et de la ,champagne4 ,c'est ,chartres o l'on voit1 pour la premire fois1 le constructeur aborder franchement la claire-voie suprieure occupant toute la largeur des traves1 et prenant le formeret de la vote comme archivolte de la fentre4 ,simplicit de conception1 structure vraie et solide1 appareil puissant1 beaut de forme1 emploi judicieux des matriaux1 toutes les qualits se trouvent dans ce magnifique spcimen de l'architecture du commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,n'oublions pas d'ailleurs que ces arcs1 ces piles1 ces dalles perces1 sont faits en pierre de ,berchre d'une solidit toute preuve1 facile extraire en grands morceaux1 d'une apparence grossire2 ce qui ajoute encore l'effet grandiose de l'appareil4 ,on ne peut douter que la qualit des matriaux calcaires employs par les architectes de l'poque primitive gothique n'ait te pour beaucoup dans l'adoption du systme de construction des grandes fentres4 ,ce qu'on faisait ,chartres au commencement du ,x,i,i,ie sicle1 on n'aurait pu le faire avec les matriaux des bassins de l',oise1 de la ,seine1 de l',aisne et de la ,marne4 ,dans ces contres on ne songeait pas employer les dalles perces1 on ne le pouvait pas2 on accouplait les fentres1 on les largissait autant que possible1 mais on n'osait encore les fermer avec des claires-voies de pierre4 ,en ,bourgogne1 o les matriaux sont trs-rsistants1 vers la seconde moiti du ,x,i,ie sicle1 les roses se remplissaient de rseaux de dalles perces 7voy4 ,,rose71 mais non les fentres4 ,laon1 vers #aaej1 les architectes balanaient encore entre les formes de fentres de l'poque romane et celles nouvellement perces dans les difices religieux voisins1 comme la cathdrale de ,noyon1 comme l'glise abbatiale de ,saint-,denis4 ,dans le mur pignon du transsept de l'glise abbatiale de ,saint-,martin ,laon1 bien que la structure de l'difice soit dj gothique1 nous voyons des fentres qui n'abandonnent pas entirement les traditions romanes 7#af74 ,le plein cintre et l'arc bris se mlent1 et l'cole nouvelle ne se montre que dans la forme des moulures4 ,ici mme1 le plein cintre apparat au-dessus de l'arc bris2 ce qui prouve encore combien1 pendant l'poque de transition1 les architectes se croyaient libres d'adopter l'un ou l'autre de ces arcs suivant les besoins de la construction4 ,la fentre infrieure est ferme par un arc bris1 parce que cette fentre est plus large que l'autre1 et que le constructeur a voulu donner plus de solidit sa construction en faisant porter les pieds-droits de la fentre suprieure sur les reins d'un arc dont les coupes se rapprocheraient davantage de la ligne horizontale4 ,il a t videmment proccup de l'effet qu'et pu produire un jambage de fentre sur les claveaux d'un plein cintre entre les sommiers et la clef2 l'arc bris n'est qu'un moyen de parer au danger d'une rupture vers la partie moyenne de l'archivolte droite et gauche4 ,ne perdons pas de vue ceci3 c'est que1 vers le milieu du ,x,i,ie sicle1 les architectes avaient vu tomber un si grand nombre d'difices romans1 surtout au moment o on avait prtendu leur donner de trs-grandes dimensions1 qu'ils avaient d observer les effets de tassements et de rupture qui s'taient produits dans les constructions1 et qu'ils redoutaient sans cesse de voir se reproduire ces fcheux effets4 ,l'arc bris leur paraissait un moyen excellent d'viter des dsastres2 ils s'en servaient donc comme on se sert d'un nouveau procd reconnu bon1 c'est--dire toutefois qu'ils avaient un doute sur l'efficacit des vieilles mthodes4 ,il ne pouvait tre donn qu' des hommes dj expriments1 hardis1 et srs de leurs moyens d'excution1 de se servir encore du plein cintre pour d'assez grandes portes1 comme le fit l'architecte de ,notre-,dame de ,chartres4 ,avec la pierre de ,berchre on pouvait combiner un systme de claires-voies mixte tel que celui qui fut adopt pour les fentres hautes de la cathdrale de ,chartres1 c'est--dire compos de claveaux formant une ossature lastique et rsistante1 et de dalles minces perces jour comme les fermetures de baies antiques2 mais tous les matriaux ne se prtaient pas l'emploi de ces procds4 ,en ,champagne1 bien que les constructeurs possdassent des matriaux de grandes dimensions1 ils ne trouvaient pas1 dans les carrires du pays1 des bancs d'une rsistance assez forte pour se permettre l'emploi de ces larges claires-voies composes de dalles de champ4 ,ils procdrent autrement et firent des chssis de pierre1 pour maintenir les panneaux des vitraux1 au moyen d'arcs appareills1 bands l'un dans l'autre et indpendants4 ,ce systme apparat complet dans la structure de fentres des chapelles du choeur de la cathdrale de ,reims1 qui ont d tre leves vers #abae4 ,conformment la mthode champenoise1 les fentres prsentent des berceaux d'arcs briss1 de larges brasements se terminant l'intrieur en faon de formeret pour recevoir les remplissages des votes1 et portant l'extrieur un profil saillant sous lequel s'engagent deux arcs briss et une rose reposant seulement sur ces deux arcs sans pntrer dans les moulures de l'archivolte4 ,une figure est ncessaire pour expliquer cette structure trs-importante en ce qu'elle nous donne la transition entre les claires-voies bties et les claires-voies chssis4 ,nous donnons donc 7#ag7 un trac perspectif de la partie suprieure de ces fentres pris de l'intrieur des chapelles4 ,on voit en ,a le formeret-berceau qui appartient au style gothique primitif de la ,champagne1 formeret dont le profil est donn en ,b4 ,sous ce berceau-formeret est bande l'archivolte ,c1 ne faisant que continuer la section des colonnettes ,d et du double biseau recevant la feuillure de la verrire4 ,en ,e est un sommier qui reoit l'un des arcs retombants sur un meneau central ,g4 ,la clef de cet arc est pntre par la rose1 qui est seulement prise entre les claveaux de l'archivolte ,c4 son tour la rose reoit en feuillure les redents ,h qui ne portent point feuillure1 mais des pitons l'intrieur pour maintenir les panneaux des vitraux4 ,n'oublions pas de mentionner que les colonnettes du meneau central aussi bien que celles des pieds-droits ne sont point relies la construction1 mais sont poses en dlit1 suivant la mthode usite pour la plupart des colonnettes1 la fin du ,x,i,ie sicle4 ,du ct extrieur1 ces fentres donnent le trac gomtral 7#ah74 ,l'archivolte ,c1 tant un arc de dcharge1 se trouve naturellement soumise aux tassements et mouvements qu'et subi la btisse3 or1 la rose tant laisse libre1 maintenue seulement par le frottement entre les reins de l'archivolte1 ne risque pas d'tre brise par ces tassements2 elle peut tre quelque peu dforme1 comme le serait un cerceau de fer ou de bois que l'on presserait1 mais ne saurait se rompre4 ,c'est l une marque de prvoyance acquise par une longue observation des effets qui se manifestent dans d'aussi vastes constructions4 ,toutes les fentres de la cathdrale de ,reims sont construites d'aprs ce principe4 ,notre figure gomtrale 7#ah7 indique en ,a la coupe de la partie suprieure de la fentre1 ,b tant le berceau-formeret intrieur4 ,on voit en ,c la faon dont sont incastrs les redents de la rose1 maintenus leur extrmit ,d par un cercle en fer et des clavettes ,e2 en ,g les feuillures des vitraux poss l'intrieur4 ,on remarquera que cette feuillure dans l'appui1 dont la coupe est trace en ,i1 se retourne pour rejeter sur le talus extrieur ,h les eaux pluviales ou de bue coulant le long des vitraux4 ,un dtail perspectif ,k fait saisir cette disposition double des feuillures4 ,en ,l nous avons trac une section horizontale des meneaux et pieds-droits avec la saillie du talus circulaire ,m2 en ,o la pntration des bases des colonnettes des pieds-droits et meneaux tablis sur plan droit dans ce talus 7voy4 ,,chapelle1 fig4 #cf et #cg74 ,que les fentres de la cathdrale de ,reims soient troites ou larges1 elles ne possdent toujours qu'un meneau central et deux vides2 il en rsulte que ces vides ont1 soit #am1#bj c4 de largeur1 soit #bm1#cj c4 ,pour maintenir les panneaux des vitraux dans d'aussi larges baies1 il fallait des armatures en fer trs-fortes4 ,on prit donc bientt le parti de multiplier les meneaux pour les fentres larges1 afin d'avoir toujours des vides peu prs gaux4 ,au lieu d'un seul meneau on en monta trois1 de faon diviser la baie en quatre parties d'gales largeurs4 ,ce ne fut que vers #abdj que cette modification importante eut lieu1 et ds lors1 chaque fois que la nature des matriaux le permit1 les meneaux ne furent plus que des chssis composs de pierres en dlit et engags en feuillure sous les archivoltes4 ,parmi les plus belles et les premires fentres de ce genre il faut mentionner celles de la ,sainte-,chapelle haute du ,palais ,paris4 ,on retrouve l1 fig4 #ai1 le principe qui commande la construction des fentres de la cathdrale de ,reims1 c'est--dire que le vide est divis en deux par un meneau vertical ,a portant deux arcs briss et une rose4 ,mais les deux grandes divisions ,,ab sont elles-mmes subdivises en deux par des meneaux secondaires ,c qui portent aussi des arcs briss et des roses plus petites1 de sorte que les espaces vitrer n'ont que #am1#jj de largeur4 ,l'archivolte ,d 7voir la coupe ,e7 remplit l'intrieur l'office de formeret et reoit les remplissages des votes ,f4 ,la seconde archivolte ,g sert d'arc de dcharge1 porte le chneau1 la balustrade extrieure et le bahut ,h sur lequel repose la charpente4 ,on voit en ,i des gargouilles dont la queue pntre jusqu'aux reins des votes pour rejeter en dehors les eaux pluviales qui tombaient sur ces votes avant l'achvement de la construction et la pose de la couverture4 ,c'est la ,sainte-,chapelle du ,palais o l'on voit natre1 les gbes sur les archivoltes des fentres2 gbes qui sont la fois et une dcoration et un moyen de maintenir les archivoltes dans leur plan 7voy4 ,,construction1 fig4 #ajh74 ,en ,k nous avons trac l'ensemble de la fentre1 qui porte en hauteur trois fois sa largeur2 en ,l sont des chanages en fer qui maintiennent la dviation des contre-forts1 les relient entre eux et empchent les meneaux de sortir de leur plan4 ,d'ailleurs ces meneaux ne sont plus construits par assises1 mais sont taills dans de grandes pierres poses en dlit1 ce qui permettait de leur donner moins de largeur et de laisser plus de champ aux vitraux2 quant ceux-ci1 leurs panneaux sont maintenus dans les fentres de la ,sainte-,chapelle par des armatures en fer ouvrags et par des feuillures creuses au milieu de l'paisseur des meneaux ainsi qu'il est indiqu en ,m4 ,ces fentres sont vitres du dedans1 et les armatures en fer1 formant saillie sur les panneaux en dehors1 sont poses de manire dgager compltement les feuillures4 ,la coupe de l'appui est trace en ,n1 ces appuis portant toujours un petit paulement ,o l'intrieur1 pour rejeter en dehors les eaux de pluie pntrant travers les interstices des panneaux4 ,dans les fentres de la ,sainte-,chapelle haute on voit que les arcs et dcoupures des meneaux sont exactement compris dans la hauteur de l'archivolte4 ,cette disposition avait un dfaut1 elle faisait paratre les colonnettes des meneaux trop hautes1 ne donnait pas assez d'importance aux dcoupures suprieures4 ,les architectes du milieu du ,x,i,i,ie sicle observrent l'effet fcheux de cette disposition1 et ils descendirent bientt les arcs des meneaux et les dcoupures suprieures au-dessous de la naissance des archivoltes4 ,mais vers la fin de la premire moiti du ,x,i,i,ie sicle1 dans les difices religieux1 les fentres se combinaient1 soit avec une arcature de soubassement lorsqu'elles taient perces rez-de-chausse1 soit avec les galeries jour de premier tage 7triforium7 lorsqu'elles s'ouvraient dans la partie suprieure des hautes nefs4 la ,sainte-,chapelle du ,palais dj1 une arcature intrieure sert d'appui aux grandes fentres comme celles de la chapelle basse 7voy4 ,,arcature1 fig4 #h74 ,si1 dans la ,sainte-,chapelle haute1 cette arcature ne se relie pas absolument aux meneaux des fentres1 cependant les divisions correspondent aux espacements des meneaux2 les architectes semblaient ainsi vouloir faire partir les fentres du sol1 c'est--dire ne plus composer leurs difices que de piles et d'ajours dont une portion tait cloisonne par le bas4 ,c'tait un moyen de donner de la grandeur l'intrieur des difices religieux4 ,nous avons vu que les architectes des glises de ,notre-,dame de ,chlons 7sur-,marne7 et du choeur de ,saint-,remy de ,reims avaient cherch relier les fentres suprieures avec le triforium4 ,dans la cathdrale de ,reims ce principe n'avait point t suivi1 mais nous voyons que dans l'le-de-,france et la ,picardie on l'adopte avec franchise1 du moins1 pour les fentres suprieures4 ,la nef de la cathdrale d',amiens nous prsente un des premiers et des plus beaux exemples de ce parti4 ,dans cette nef1 les fentres suprieures et le triforium ne forment qu'un tout1 bien que ce triforium soit encore clos et qu'il adopte une ordonnance particulire4 ,ce nouveau mode a une telle importance1 il indique si clairement le but que les architectes se proposaient d'atteindre1 savoir3 de supprimer entirement les murs1 ce qu'en terme de mtier on appelle les tapisseries1 que nous devons ici donner une figure de ces fentres hautes de la nef de ,notre-,dame d',amiens 7#bj74 ,en ,a est trace la face intrieure de l'une de ces fentres1 et en ,b sa coupe sur ,,cc',c''4 ,les arcs-doubleaux des grandes votes portent sur les colonnes ,d1 et les arcs ogives sur les colonnettes ,e2 c'est l'archivolte ,g de la fentre qui tient lieu de formeret4 ,il n'y a donc dans cette construction que des piles et des fentres4 ,le triforium est essentiellement li cette baie1 non-seulement par sa dcoration1 mais aussi par sa structure4 ,cependant1 le comble ,h du bas-ct tant adoss ce triforium1 une cloison ,i ferme la galerie1 et un arc de dcharge ,o porte le filet1 le passage suprieur1 et forme trsillonnement entre les piles ,k qui reoivent les colonnes de tte ,m des arcs-boutants4 ,les piles milieux sont places au-dessus de la clef des archivoltes des collatraux1 de sorte que toutes les pesanteurs se reportent sur les piles de la nef4 ,le meneau central de la baie est construit en assises hautes1 mais dj les meneaux intermdiaires ne se composent que de grands morceaux de pierre en dlit4 ,les redents des roses1 grandes et petites1 sont incrusts en feuillure dans l'appareil principal de la claire-voie suprieure#dgh4 ,ces baies tant d'une dimension considrable1 on a jug propos de multiplier les barlottires en fer1 de placer des montants dans le milieu de chaque intervalle1 et de garnir la rose suprieure d'une puissante armature pour soulager d'autant les redents et pour rsister au poids des panneaux de vitraux4 ,si le triforium participe dj ici la fentre1 cependant il est encore un membre distinct de l'architecture1 il n'est pas claire-voie et laisse voir des portions de tapisseries entre ses archivoltes et l'appui des grandes baies4 ,ces ajours obscurs et ces surfaces pleines sous les grandes parties vitres des fentres hautes tourmentrent l'esprit logique des architectes du ,x,i,i,ie sicle4 ,le triforium1 en effet1 n'tait plus une galerie ferme passant sous les fentres1 c'tait dj un soubassement de la fentre1 mais un soubassement qui ne s'y reliait pas assez intimement4 ,en disposant les combles des bas-cts en pavillons ou en terrasses1 on pouvait mettre jour aussi la cloison du triforium2 mais alors il fallait faire disparatre ces tympans pleins1 ces appuis hauts1 et faire dcidment descendre les grandes baies des nefs jusqu' l'appui de la galerie en ne donnant celle-ci que les pleins absolument ncessaires pour trouver un chemin de service en ,r4 ,dans le choeur de la mme cathdrale ce nouveau programme fut rsolu avec certains ttonnements3 les tympans pleins au-dessus des archivoltes du triforium existent encore2 on a bien cherch les allgir en les dcorant de gbes avec crochets1 mais la solution de continuit entre la fentre et la galerie ajoure n'en existe pas moins 7voy4 ,,triforium74 ,c'est en ,champagne et dans l'le-de-,france o le problme parat avoir t rsolu d'une manire absolue pour la premire fois4 ,la nef et les parties hautes du choeur de l'glise abbatiale de ,saint-,denis1 bties vers #abde 7vingt ans environ aprs la nef de ,notre-,dame d',amiens71 nous montrent des fentres ne faisant plus qu'un tout avec le triforium#dgi4 ,ces fentres prsentent d'ailleurs certaines dispositions particulires qui ont une signification au point de vue de la structure4 ,indiquons d'abord cette rgle laquelle on trouve peu d'exceptions3 c'est que pendant le ,x,i,i,ie sicle1 et mme au commencement du ,x,i,ve1 les meneaux des fentres offrent toujours une division principale1 de manire fournir deux vides seulement si ces baies ont peu de largeur1 et deux vides subdiviss par des meneaux secondaires si ces baies sont plus larges2 ainsi les fentres possdent des traves en nombre pair1 deux et quatre4 ,ces divisions se subdivisent encore si les fentres atteignent une largeur extraordinaire afin de composer huit traves#dhj1 c'est--dire un meneau principal1 deux meneaux secondaires et quatre meneaux tertiaires1 en tout sept meneaux4 ,on reconnat l l'emploi de ce systme de cristallisation1 disons-nous1 vers lequel l'architecture gothique tombe par une pente fatale ds le milieu du ,x,i,i,ie sicle4 ,on conoit1 par exemple1 que les architectes ayant admis que pour maintenir les panneaux de vitraux il ne fallait pas laisser plus d'un mtre environ de vide entre les meneaux1 moins d'tre entran placer des montants en fer entre ces meneaux comme dans l'exemple prcdent2 que du moment que les meneaux taient considrs comme des chssis de pierre destins maintenir ces panneaux1 il tait illogique de doubler ces meneaux par des barres de fer verticales1 ces architectes aient t bientt entrans poser autant de montants verticaux de pierre qu'il y avait d'intervalles de trois pieds de large garnir de vitraux4 ,soit une fentre de deux mtres de large vitrer1 l'architecte pose un meneau 7#ba74 ,soit de quatre mtres1 il pose un meneau principal et deux meneaux secondaires 7#bb74 ,soit de huit mtres1 il pose un meneau principal1 deux meneaux secondaires et quatre tertiaires 7#bc74 ,mais alors la rose ,a et les compartiments ,b deviennent si grands qu'il est impossible de les vitrer1 moins d'employer des armatures en fer trs-compliques2 c'est ce qu'il faut viter4 ,on cherche des combinaisons de redents de pierre pour garnir ces intervalles comme nous le traons en ,c1 par exemple4 ,le chssis est alors complet1 et le fer n'est qu'un accessoire1 ne se pose que sous forme de barlottires armes de pitons4 ,nous avons dit prcdemment que le dfaut des fentres hautes de la ,sainte-,chapelle du ,palais tait de prsenter des meneaux trop longs pour les claires-voies suprieures1 celles-ci ne descendant pas au-dessous de la naissance des archivoltes4 ,l'architecte de la nef de ,notre-,dame d',amiens1 avant la construction de la ,sainte-,chapelle1 avait dj descendu les claires-voies suprieures au-dessous de la naissance des archivoltes-formerets 7fig4 #bj74 ,mais plus on multipliait les meneaux1 et plus il fallait descendre ces claires-voies1 ainsi que le dmontrent les deux fig4 #ba et #bb1 ou bien il fallait1 comme on le voit1 fig4 #bc1 tracer les arcs briss intrieurs se rapprochant plus du plein cintre que dans les deux autres exemples4 ,les fentres hautes de la nef de ,notre-,dame d',amiens possdent un meneau central offrant plus de champ que les deux autres4 ,en effet1 le poids de la claire-voie se reporte presque entirement sur ce meneau2 cela n'avait point d'inconvnients alors que ce meneau central tait encore compos ou d'assises ou de pierres hautes1 mais n'tant pas de nature se dliter4 ,si1 au contraire1 on voulait en venir former ces meneaux de longues pierres debout pouvant se dliter1 il y avait un danger srieux reporter toute la charge sur le pied-droit central4 ,les architectes des glises de ,saint-,denis1 de la cathdrale de ,troyes et de quelques autres monuments religieux levs au milieu du ,x,i,i,ie sicle1 conservrent la disposition gnrale indique dans la fig4 #bj1 mais donnrent pour plus de sret un champ gal1 sinon une gale paisseur1 aux trois montants des grandes baies3 c'est--dire 7fig4 #bddha7 qu'ils accolrent deux fentres un seul montant chacune4 ,ainsi tous les nerfs principaux de la claire-voie conservaient le mme champ1 et le chssis de pierre avait sur toute sa surface une gale rigidit4 ,en ,a1 nous avons trac la section du meneau central et de l'un des meneaux intermdiaires2 en ,b1 la coupe de la fentre faite sur son axe4 ,ici les redents des roses ne sont plus embrvs en feuillure comme ,amiens1 mais tiennent l'appareil gnral2 ce qui permettait1 en leur donnant plus de lgret1 d'obtenir plus de rsistance et de diminuer la force des armatures en fer4 ,le triforium est1 comme nous le disions tout l'heure1 intimement li la fentre1 il est ajour comme elle1 et les tympans destins porter le plafond du passage ,c ne prsentent que des surfaces pleines peu importantes4 ,la cloison extrieure ,d est ajoure comme la galerie ,e1 quoique d'une taille plus simple4 ,c'est cette cloison ,d que sont attachs les panneaux de vitraux4 ,les barres de fer ,g forment un chanage continu passant travers les piles et les meneaux1 et reliant toute la construction4 ,bientt on voulut mme supprimer ces petits tympans pleins au-dessus des archivoltes du triforium1 et ne plus avoir qu'une claire-voie sans autre interruption que l'assise de plafond entre le haut de la galerie et les baies4 ,les fentres et le triforium ne parurent plus tre qu'une seule ouverture divise par des meneaux et des dcoupures compltement ajoures4 7voy4 ,,triforium74 ,alors les traves des grandes nefs ne furent composes que des arcades des bas-cts et d'un fenestrage comprenant tout l'espace laiss entre le dessus des archivoltes de ces traves et les votes hautes4 ,si les sanctuaires n'avaient point de collatraux1 on les mettait entirement jour au moyen d'une galerie vitre surmonte d'un fenestrage comprenant tout le vide entre les piles4 ,c'est ainsi qu'est construit le choeur de l'glise ,saint-,urbain de ,troyes1 qui n'offre aux regards qu'une splendide lanterne de verrires peintes reposant sur un soubassement plein1 de trois quatre mtres seulement de hauteur#dhb4 ,nous avons donn au mot ,,chapelle1 fig4 #d1 #e et #f1 la disposition des fentres de la chapelle royale du chteau de ,saint-,germain-en-,laye1 disposition qui met jour tout l'espace compris entre les contre-forts de l'difice en isolant les formerets de la vote1 de manire qu' l'extrieur cette chapelle laisse voir1 seulement comme parties solides1 des piles et de grands fenestrages carrs4 ,cette tendance laisser entirement jour les tapisseries des difices religieux entre les contre-forts1 de ne plus faire que des piles portant des votes avec une dcoration translucide la place des murs1 est videmment la proccupation des architectes ds le milieu du ,x,i,i,ie sicle4 ,du moment o l'on adopta les verrires colores1 la peinture murale ne pouvait produire dans les intrieurs que peu d'effet1 cause du dfaut de lumire blanche et de l'clat des vitraux2 on prit donc le parti de n'avoir plus que de la peinture translucide1 et on lui donna la plus grande surface possible4 ,la ,champagne prcde les autres provinces de ,france1 lorsqu'il s'agit d'adopter ce parti4 ,les bas-cts de la nef de ,saint-,urbain de ,troyes1 dont la construction date de la fin du ,x,i,i,ie sicle1 prsentent entre les contre-forts cette disposition d'un fenestrage rectangulaire1 trs-riche1 indpendant des votes4 ,l'architecte de cette glise si curieuse1 voulant adopter un parti large dans un petit difice1 ce qu'on ne saurait trop louer1 n'a divis sa nef qu'en trois traves4 ,les bas-cts sont couverts par des votes d'arte sur plan carr2 mais comme l'espace entre les contre-forts et t trop large pour ouvrir entre les piles une seule fentre1 moins de lui donner une largeur plus grande que sa hauteur1 ce qui et t d'un effet trs-dsagrable1 ou de laisser entre les baies et les piles de larges pieds-droits1 ce qu'on voulait viter1 cet architecte donc1 fig4 #be1 a divis chaque trave du bas-ct par une nervure ,a qui vient retomber sur une pile et un contre-fort ,b moins puissant que les contre-forts ,c1 lesquels reoivent les arcs-boutants4 ,dans les espaces laisss entre les gros et petits contre-forts il a ouvert des fentres en ,d1 termines carrment sous le chneau1 et indpendantes des formerets ,e des votes4 ,il a voulu cependant donner l'extrieur comme l'intrieur une grande richesse ce fenestrage4 ,la fig4 #bf prsente la face extrieure d'une de ces baies1 l'chelle de #jm1#jb c4 pour mtre4 ,en ,a est l'un des gros contre-forts1 en ,b l'un des petits4 ,la coupe ,e est faite sur la balustrade en ,e'4 ,l'assise formant chneau et reposant sur la claire-voie est en ,g4 ,la section ,c1 #jm1#jd c4 pour mtre1 est faite sur le meneau la hauteur ,h1 et celle ,d1 sur ce mme meneau1 la hauteur ,i4 ,les vitraux sont poss dans les feuillures ,k4 ,si nous faisons une coupe sur l'axe de cette fentre1 fig4 #bg1 nous avons le meneau central en ,a1 le petit contre-fort en ,b1 et sous le formeret de la vote1 en ,c1 une claire-voie qui n'est qu'une dcoration4 ,on voit que le chneau ,g repose sur ce formeret et sur la claire-voie extrieure4 ,examinons cette fentre de l'intrieur du bas-ct1 fig4 #bh4 ,en ,a nous avons indiqu la claire-voie vitre1 la fentre qui porte le chneau ,g1 et qui est exactement comprise entre les contre-forts2 en ,b est trace la claire-voie intrieure1 sous le formeret ,c de la vote4 ,d'aprs l'appareil1 qui est exactement trac1 on reconnat que ces claires-voies sont compltement indpendantes de la structure des contre-forts1 qu'elles ne sont que des dalles ajoures tailles dans un excellent liais de ,tonnerre4 ,la construction ne consiste donc qu'en des contre-forts ou piles portant les votes2 puis1 comme clture1 il n'y a que des cloisons ajoures1 poses en dehors et recevant les chneaux4 ,ce sont de vritables chssis que l'on peut poser aprs coup1 changer1 rparer1 remplacer sans toucher l'difice4 ,il n'est pas besoin de faire ressortir les avantages qui rsultent de ce systme1 parfaitement raisonn1 qui permet les dcorations les plus riches et les plus lgres sans rien ter la btisse de sa solidit et de sa simplicit4 ,pendant le ,x,i,ve sicle cependant1 on abandonne1 mme en ,champagne1 ce systme de fenestrage inscrit dans des formes rectangulaires pour les difices religieux1 et on en revient prendre les formerets des votes comme archivoltes des baies2 mais les meneaux deviennent de plus en plus dlis1 et arrivent des sections d'une extrme dlicatesse afin de laisser aux vitraux1 c'est--dire aux surfaces dcoratives colores1 le plus de surface possible 7voy4 ,,meneau74 ,,fen,,tres ,,appartenant ,l',,architecture ,,civile ,,et ,,militaire4--,dans l'architecture antique grecque et romaine1 c'est la structure intrieure des vaisseaux clairer qui commande la forme et la dimension des fentres4 ,ce mme principe est appliqu avec plus de rigueur encore par les architectes du moyen ge4 ,si la forme cintre convient des baies dont les vitraux sont dormants1 et qui sont inscrites par des votes1 on conviendra que cette forme ne peut gure tre applique des baies qu'il faut ouvrir souvent et qui sont perces entre des planchers4 ,ainsi que nous l'avons dit en commenant cet article1 les fentres des premiers sicles du moyen ge sont trs-rarement garnies de vitraux dans les difices publics2 mais il fallait bien1 dans les habitations prives1 se garantir du froid et du vent1 ne ft-ce que pendant la nuit3 alors les fentres taient closes par des volets de bois2 quand on voulait de l'air et de la lumire1 on ouvrait les volets4 ,les inconvnients de ce moyen primitif obligrent bientt les architectes percer ces volets de quelques trous que l'on garnissait de verre ou de parchemin4 ,puis on en vint faire des chssis de bois recevant les vitraux1 du papier1 du parchemin ou de la toile4 ,quelques fentres d'habitations du ,x,ie sicle1 comme celles de nos anciens donjons normands1 par exemple1 ne laissent voir nulle trace de fermeture ancienne2 il est croire qu'elles taient closes au moyen de nattes1 de courtines de laine ou de grosse toile2 on voit en effet souvent figures dans les manuscrits carlovingiens des baies garnies de ces tentures mobiles glissant sur des tringles1 et retenues par des embrasses lorsqu'on voulait faire entrer l'air et la lumire dans les intrieurs4 ,dj certainement1 les habitations urbaines1 celles des bourgeois qui se livraient un travail quelconque dans l'intrieur de leurs maisons1 taient perces de fentres vitres ou parchemines alors que les chteaux conservaient encore les anciens usages1 car les seigneurs fodaux et leurs hommes ne se runissaient gure que le soir dans leurs rduits pour manger et dormir2 ils ne se livraient aucun travail intrieur1 et passaient presque toutes leurs journes courir la campagne4 ,dans les maisons des villes1 le besoin de faire pntrer le jour dans les intrieurs 7les rues tant gnralement troites7 motivait ces colonnades vitres que nous trouvons dans presque toutes les habitations franaises dater du ,x,i,ie sicle4 ,l'ouvrage de ,,mm4 ,verdier et ,cattois sur l'architecture civile du moyen ge nous fournit un grand nombre d'exemples de ces fenestrages continus qui occupaient tout un ct de la pice principale au premier et mme au second tage1 pice qui servait de lieu de travail et de runion pour toute la famille4 ,mais ces claires-voies ne peuvent tre considres1 proprement parler1 comme des fentres2 nous avons l'occasion de les dcrire l'article ,,maison4 ,la fentre romane civile est ordinairement troite1 compose de deux pieds-droits termins par un cintre appareill ou dcoup dans un linteau avec un arc de dcharge par derrire1 ou un second linteau prsentant une assise assez forte pour recevoir les solivages du plancher4 ,quelquefois la fentre n'est autre chose qu'une baie cintre1 comme celles prsentes fig4 #a et #b4 ,cependant ces ouvertures 7 cause du cintre qui les terminait7 se fermaient difficilement au moyen de volets1 ceux-ci ne pouvant se dvelopper sous les cintres2 on renona donc bientt employer ce mode1 on largit les baies en les divisant par un meneau1 une colonnette4 ,la fig4 #bi nous montre une fentre romane de la fin du ,x,ie sicle qui1 par la conservation de tous ses accessoires1 fournit un exemple remarquable du systme de fermeture gnralement adopt cette poque4 ,elle provient du chteau de ,carcassonne#dhc4 ,en ,a est trac le plan4 ,sa largeur totale entre les pieds-droits de l'brasement est de #am1#bj1 et la profondeur de cet brasement est de #j1fj c41 moiti de la largeur4 ,une colonnette en marbre blanc porte le linteau extrieur vid en deux portions d'arcs 7voir la face extrieure de la baie ,b74 ,ce linteau ,i est doubl intrieurement d'un second linteau ,k1 et d'un troisime ,l 7voir la coupe ,c7 qui est fait d'un bloc de bton#dhd et qui reoit le solivage du plancher4 ,deux gonds ,g1 encore en place 7voir la face intrieure ,d71 recevaient un volet bris qui1 ouvert1 se dveloppait dans l'brasement et sur le mur ainsi que l'indique le plan4 ,lorsqu'on voulait clore la fentre1 on rabattait les deux feuilles du volet et on tirait la barre de bois dont la loge est indique sur ce plan et sur le trac ,d1 en ,f1 jusqu' ce que l'extrmit de cette barre s'engaget dans l'entaille ,p#dhe4 ,l'allge de la fentre formait banc l'intrieur de la pice4 ,nous donnons 7#cj7 la face intrieure de ce volet en ,o1 et sa coupe sur ab en ,m2 la barre tire est indique en ,r4 ,des ajours vitrs au moyen de morceaux de verre enchsss dans du plomb donnaient de la lumire dans la pice lorsque les volets taient ferms4 ,les pentures taient brises comme les volets1 ainsi que l'indique notre figure4 ,ici la hauteur entre planchers tait trop faible pour permettre l'emploi de l'arc de dcharge intrieur2 mais habituellement l'brasement des fentres romanes divises par une colonnette est surmont d'un arc de dcharge plein cintre4 ,voici 7#ca7 l'une des fentres du donjon de ,falaise1 dont la construction date peu prs de la mme poque4 ,le plan ,a nous fait voir que la baie consiste rellement en une loge ou arcade cintre1 ferme extrieurement par une allge1 une colonnette et deux tableaux4 ,sur le dehors 7voir le trac ,b7 la fentre ne laisse pas percer le cintre de l'brasement1 mais seulement les deux petits arcs retombant sur la colonnette4 ,intrieurement 7voir le trac ,d7 on remarque que la fentre offre un rduit duquel1 en s'avanant jusqu' l'allge ,c1 on peut regarder au pied du mur extrieur4 ,ces fentres ne semblent pas avoir t fermes primitivement par des volets1 mais seulement1 comme nous le disions tout l'heure1 par des nattes ou des tapisseries pendues sous le grand cintre4 ,un peu plus tard nous observons que dans ces chteaux normands on emploie les volets de bois pleins pour fermer les baies1 en faisant paratre le grand cintre de l'brasement l'extrieur et en ouvrant un jour dormant sous ce cintre4 ,c'est ainsi que sont construites quelques fentres du chteau d',harcourt ,lillebonne 7,seine-,infrieure7 et de plusieurs autres chteaux normands du ,x,i,ie sicle4 ,la fig4 #cb explique cette disposition4 ,le trac ,a nous montre la fentre l'extrieur1 et celui ,b sa coupe4 ,sous le berceau plein cintre ,e de l'brasement est band un arc ,d dont les sommiers reposent sur les extrmits d'un linteau ,c et sur deux pieds-droits4 ,un meneau soulage ce linteau au milieu de sa porte4 ,l'espace compris entre le linteau ,c et l'arc ,d tait vitr demeure1 et des volets pleins1 briss1 barrs1 fermaient la baie derrire le meneau4 ,plus tard1 lorsqu'on vitra les fermetures des fentres1 on conserva encore ces chssis dormants au-dessus de la partie ouvrante4 ,cette tradition se conserva en ,france jusqu' nos jours1 puisque dans beaucoup d'habitations du dernier sicle on voit encore des fentres avec des jours d'impostes qui souvent taient dormants4 ,en effet1 lorsqu'on veut regarder par une fentre1 il est assez incommode d'ouvrir un chssis de trois ou quatre mtres de hauteur1 difficile souvent manoeuvrer1 que l'humidit fait gonfler ou la scheresse rtrcir1 et qui laisse passer en hiver un volume d'air beaucoup plus considrable qu'il n'est besoin4 ,il faut dire aussi que les pices destines l'habitation tant beaucoup plus vastes que celles de nos appartements1 on ne sentait pas le besoin1 comme aujourd'hui1 de renouveler l'air intrieur aussi souvent4 ,les chemines larges faisaient un appel suffisant de l'air extrieur en hiver1 pour qu'il ne ft pas ncessaire d'ouvrir les fentres2 et1 en t1 on obtenait de la fracheur en les tenant fermes4 ,ce n'tait que lorsqu'on voulait regarder dans la rue qu'on entre-billait les chssis ouvrants d'une petite dimension1 et permettant une seule personne ou deux1 tout au plus1 de se pencher sur l'appui4 ,on renona cependant1 au ,x,i,i,ie sicle1 aux barres se logeant dans l'paisseurs des murs1 tires derrire les volets1 et1 au lieu de volets pleins ou percs de petits ajours1 on tablit des chssis de bois presque entirement vitrs4 ,voici 7#cc7 une des fentres du commencement du ,x,i,i,ie sicle1 perces dans les anciens btiments dpendant aujourd'hui de la citadelle de ,verdun4 ,c'est encore le systme roman4 ,le linteau1 dcharg par le berceau bris de l'brasement qui apparat au dehors1 est ajour d'un quatre-feuilles vitr dormant2 mais les deux claires-voies sont garnies de chssis vitrs roulant sur des gonds scells dans les feuillures1 et maintenus le long du meneau par des targettes s'enfonant dans une gche ,b en pierre1 rserve l'intrieur de ce meneau4 ,l'esprit ingnieux des architectes laques du ,x,i,i,ie sicle allait trouver des dispositions nouvelles et trs-varies pour les fentres des difices civils et des habitations4 ,nous voyons que dans certains cas ils conservent la tradition romane pure1 c'est--dire qu'ils ouvrent dans un mur une arcade plein cintre1 et posent un linteau sous ce cintre pour recevoir un chssis carr1 comme dans une tourelle dpendant de l'vch de ,soissons 7#cd7 7commencement du ,x,i,i,ie sicle72 ou bien que1 pour de petites pices1 ils adoptent des baies larges1 relativement leur hauteur1 spares par un lgant meneau central1 couvertes extrieurement par un linteau dcor d'arcatures1 et formant intrieurement un brasement termin par un berceau de dcharge et muni d'un banc ,b 7#ce7dhf4 ,ici le meneau est renforc intrieurement d'un appendice ,a servant d'accoudoir1 et recevant les targettes de fermeture des deux chssis 7voy4 l'article ,,banc1 fig4 #d74 ,nous voyons encore que pour clairer des pices assez hautes entre planchers1 ils disposent les fentres de manire pouvoir n'ouvrir la fois qu'une partie de leur surface2 alors le meneau central est divis par une traverse 7#cf71 la baie porte quatre chssis mobiles3 ceux infrieurs s'ouvrant pour regarder dehors1 et ceux suprieurs pour donner de l'air dans le haut de la pice1 toujours avec des renforts aux meneaux pour recevoir les targettes#dhg4 ,cependant on demandait aux architectes1 vers le milieu du ,x,i,i,ie sicle1 des fentres plus grandes pour clairer les habitations ou les difices publics2 mesure que les moeurs s'adoucissaient1 on voulait des maisons ouvertes1 non plus mures comme des forteresses4 ,c'est surtout dans les villes de l'le-de-,france et de la ,champagne que l'on aperoit1 sous le rgne de saint ,louis1 une tendance vers ces besoins de la civilisation moderne4 ,il existe encore ,reims une faade de maison assez complte rue du ,tambour1 maison dite des ,musiciens 7voy4 ,,maison71 qui date de #abdj environ4 ,les pices du premier tage sont claires par de larges et hautes fentres 7#cg71 dont nous donnons en ,a la face extrieure1 en ,b la face intrieure et en ,c la coupe4 ,la corniche ,d1 de la maison1 est immdiatement pose sur les linteaux de ces fentres1 derrire lesquels sont bands des arcs de dcharge ,e qui portent la charpente du comble4 ,les meneaux sont combins de faon recevoir les chssis vitrs sans le secours d'aucune ferrure4 ,d'abord en ,g est pos1 sous l'arc de dcharge1 un linteau de chne1 perc ses extrmits de trous correspondant aux renforts circulaires ,f mnags aux deux bouts de la traverse de pierre ,h4 ,ces renforts1 dont le dtail perspectif est trac en ,i1 reoivent les pivots ,k des chssis infrieurs et ceux des chssis suprieurs4 ,d'autres renforts analogues ,o1 pris aux dpens de l'appui ,p1 recevaient les pivots bas de ces chssis infrieurs4 ,les targettes des quatre chssis entraient dans les renflements ,r rservs l'intrieur du meneau central4 ,nous donnons au dixime de l'excution1 en ,l la section du meneau1 en ,m la face latrale d'une des gches1 et en ,n sa face intrieure#dhh4 ,ces exemples font ressortir le soin que les architectes de cette poque mettaient dans l'tude des menus dtails de l'architecture domestique4 ,tout tait prvu pendant la construction1 et tout tait prvu avec conomie4 ,ils vitaient ces scellements de ferrures qui1 aprs l'achvement d'un ravalement1 viennent dshonorer les faades en coupant les moulures1 cornant les chambranles1 mutilant les tableaux et les appuis2 qui ncessitent ces raccords en pltre bientt dtruits par le temps et accusant ainsi le peu d'harmonie qui existe1 dans nos difices1 entre l'apparence et les besoins4 ,dans les maisons gothiques1 regardes de nos jours comme des habitations trangres notre civilisation1 les fentres1 ainsi que les autres membres de l'architecture1 ne sont point imites de l'antique ou de la renaissance italienne2 mais elles sont disposes et faites pour donner de l'air et de la lumire1 elles sont proportionnes aux salles1 et comprennent dans leur structure tous les accessoires indispensables l'ouverture des chssis mobiles1 comme leur clture4 ,nous pourrions donc trouver encore ici quelques bons enseignements si nous voulions nous pntrer de ces moyens simples1 de ce soin en toute chose qui n'excluent nullement les perfectionnements et leur viennent1 au contraire1 en aide4 ,mais les exemples que nous venons de donner en dernier lieu sont tirs d'difices privs2 cependant les architectes du moyen ge levaient de vastes salles affectes des services civils ou qui runissaient la fois les caractres religieux et civils4 ,telles taient les salles synodales1 grands vaisseaux destins des runions nombreuses1 o il fallait trouver de la lumire1 de l'air1 de grandes dispositions2 en un mot1 ce qu'on demande dans nos salles de tribunaux4 ,on voit encore1 prs la cathdrale de ,sens1 une de ces salles qui dpendait autrefois du palais archipiscopal4 ,c'est vers #abde1 sous le roi saint ,louis1 que fut btie la salle synodale de ,sens4 ,sur la place publique1 vers l'ouest1 elle est claire par des fentres1 admirables comme style d'architecture1 parfaitement appropries leur destination et d'une construction qui montre la main d'un matre4 ,nous donnons 7#ch7 l'extrieur de ces fentres4 ,la salle tant vote1 les archivoltes de la baie sont concentriques aux formerets des votes1 et disposes conformment au systme champenois4 ,les vitraux compris dans les claires-voies ,a sont dormants1 comme dans les fentres des difices religieux2 mais les ouvertures ,b sont rectangulaires et garnies de chssis ouvrants1 afin de permettre aux personnes places dans la salle de donner de l'air et de regarder au dehors4 l'intrieur1 ces fentres prsentent le trac perspectif 7#ci74 ,cette belle composition se reproduit l'extrmit mridionale de la salle1 mais avec quatre traves au lieu de deux2 une immense claire-voie suprieure1 d'une fermet de style peu commune cette poque1 surmonte ces quatre ouvertures4 ,on voit ici que les meneaux sont munis de renforts destins recevoir plusieurs targettes dans la hauteur des chssis ouvrants1 afin d'empcher le gauchissement de ces chssis#dhi4 ,on remarquera combien l'appareil de ces claires-voies est bien dispos pour prsenter une grande solidit et pour viter les videments4 ,les redents de la rose 7fig4 #ch7 sont poss en feuillure1 et les linteaux des parties ouvrantes sont dchargs par les deux archivoltes puissantes qui reposent sur la forte pile du milieu4 ,ces fentres ont un caractre particulier qui n'appartient pas au style de l'architecture religieuse1 bien qu'elles soient comprises sous des votes comme les fentres des glises 7voy4 ,,salle74 ,les architectes des ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles n'employaient pas ce systme de claires-voies vitres dormantes avec chssis ouvrants dans les grandes salles seulement4 ,nous voyons des fentres de dimension mdiocre ainsi disposes dans des habitations2 les deux volumes sur l',architecture civile et domestique1 de ,,mm4 ,verdier et ,cattois#dij1 nous en fournissent de nombreux exemples1 bien qu'ils n'aient pu les runir tous4 ,il existe au second tage de la porte ,narbonaise1 ,carcassonne1 btie vers #abhe1 une salle mdiocrement haute entre planchers1 claire du ct de la ville par des baies qui nous prsentent un diminutif des fentres de la grand'salle de ,sens4 ,la partie suprieure de ces baies 7#dj7 recevait des vitraux dormants4 l'intrieur1 derrire le linteau ,a1 tait tabli une traverse en bois ,b 7voir la coupe ,c7 sur laquelle venaient battre en feuillure deux chssis ouvrants4 ,un montant en bois1 maintenu par un assemblage sous cette traverse et par un goujon sur le renfort ,d1 pos derrire le meneau1 tait muni des gches recevant les targettes des chssis ouvrants4 ,ces chssis ouvrants n'ayant pas de jets d'eau1 et ne recouvrant pas l'appui ,e 7voir le dtail ,g71 mais battant contre cet appui l'intrieur en ,h1 la pluie qui fouettait contre les vitrages devait ncessairement couler l'intrieur4 ,afin d'viter cet inconvnient1 le constructeur a creus en ,f de petits caniveaux munis de deux trous ,k1 par lesquels l'eau tait rejete l'extrieur4 ,les chssis ouvrants taient ferrs dans la feuillure au moyen de gonds et de pentures4 ,le trac ,i montre la fentre vers le dehors4 ,la claire-voie suprieure est moulure l'intrieur comme l'extrieur1 puisque le vitrail est pris au milieu de l'paisseur de la pierre1 ainsi que l'indique notre coupe1 tandis que les pieds-droits1 le meneau et le linteau sont coups carrment du ct de l'intrieur pour recevoir les btis et chssis en menuiserie1 ainsi que l'indique notre plan4 ,les formes des fentres ouvertes dans les difices civils et les maisons des ,x,i,i,ie et ,x,i,ve sicles sont trop varies pour que nous puissions prsenter nos lecteurs un spcimen de chacune de ces sortes de baies4 ,c'tait toujours la dimension ou la nature des salles qui commandait les dispositions1 les hauteurs et les largeurs de ces baies2 ce qui tait raisonnable4 ,cette faon de procder donnait aux architectes plus de peine qu'ils n'en prennent aujourd'hui1 o la mme fentre sert pour tout un tage d'un palais ou d'une maison1 que cet tage comporte de grandes salles et de petites pices1 qu'il renferme des cages d'escaliers et des entre-sols4 ,cependant1 vers la fin du ,x,i,ve sicle1 les moeurs des chtelains et des bourgeois s'taient fort amollies1 et on trouvait que les chssis ouvrants poss en feuillure dans la pierre mme1 sans dormants1 laissaient passer l'air froid du dehors2 on songea donc rendre le chssis de bois indpendant du chssis de pierre1 c'est--dire des meneaux et traverses4 ,le chteau de ,pierrefonds1 bti en #adjj1 nous fournit de beaux exemples de fentres disposes avec des chssis de bois dormants encastrs dans les feuillures de pierre1 et recevant des chssis mobiles vitrs et des volets intrieurs4 ,la fig4 #da donne en ,a le plan d'une de ces baies1 en ,b sa face extrieure1 et en ,c sa face intrieure4 ,sur ce dernier trac1 dans lequel nous avons indiqu la baie avec ses volets en ,d1 avec ses chssis vitrs en ,e et dpouille de sa menuiserie en ,f1 on voit que les chssis ouvrants ainsi que les volets sont ferrs1 non dans la pierre1 mais sur des chssis dormants poss dans les larges feuillures des pieds-droits1 du meneau et des traverses2 que l'on peut ouvrir sparment chaque volet et chaque chssis vitr1 ce qui1 pour de grandes fentres1 prsente des avantages2 que les volets sont plus ou moins dcoups jour afin de permettre la lumire extrieure d'clairer quelque peu les chambres lorsque ces volets sont clos2 que ces baies ferment aussi bien que les ntres1 sinon mieux2 qu'elles peuvent tre hermtiquement calfeutres1 et qu'on pouvait1 au moyen de ces chssis spars1 donner aux intrieurs plus ou moins d'air et de lumire4 ,on a remplac tout cela aujourd'hui par des vasistas1 mais nous n'avons pas encore repris les volets s'ouvrant par petites parties4 ,comme toujours1 lorsque les murs ont beaucoup d'paisseur1 des bancs garnissent les embrasures pour pouvoir s'asseoir prs de la fentre et respirer l'aise4 ,les fentres de l'architecture civile du ,x,ve sicle sont conformes ces donnes gnrales1 et reoivent des chssis dormants2 leurs moulures deviennent plus compliques l'extrieur1 les meneaux et les traverses de plus en plus minces pour laisser passer plus de jour2 leurs linteaux se dcorent ainsi que leurs appuis1 elles s'enrichissent de sculptures1 et la fin du ,x,ve sicle nous a laiss nombre de baies de croises d'une dlicatesse de travail qui dpasse de beaucoup ce que l'on faisait au ,x,i,ve sicle1 et ce que l'on fit l'poque de la ,renaissance4 ,nous terminerons cet article en donnant l'une des fentres du premier tage de l'htel de la ,trmoille ,paris#dia4 ,ces fentres 7#db7 posent sur une balustrade pleine continue qui forme allge2 leurs linteaux sont poss au niveau de la corniche du btiment qui reoit le chneau et le comble4 ,trouvant probablement que cette faon de terminer la baie tait pauvre1 l'architecte a jug propos d'lever au-dessus de ces linteaux une haute dcoration en pierre ajoure qui forme comme le timbre de la fentre1 et qui coupe la masse monotone du toit4 ,le chneau se trouve ainsi interrompu chaque baie1 et porte une gargouille saillante en plomb au-dessus de chaque trumeau4 ,souvent 7et cela tait justifi par un besoin7 ces timbres des baies poses sur la corniche ne sont autre chose que de grandes lucarnes de pierre qui clairent l'tage du comble4 ,c'est ainsi que se terminent les fentres du palais de justice de ,rouen1 qui sont en ce genre ce qu'il y a de plus riche en ,france comme combinaison1 de plus surprenant comme coupe de pierre et comme main-d'oeuvre 7voy4 ,,lucarne74 ,les meneaux et les traverses persistent dans les fentres de l'architecture civile franaise jusqu'au commencement du ,x,v,i,ie sicle1 parce que jusqu'alors les croises s'ouvraient par petites parties1 et qu'on ne supposait pas qu'il ft commode de manoeuvrer des chssis et des volets de trois mtres de hauteur4 ,ducerceau nous montre encore les fentres du ,louvre1 de ,franois ,ier et de ,henri ,,ii1 avec des meneaux de pierre4 ,des meneaux garnissent galement les baies du palais des ,tuileries4 ,la suppression de ces accessoires1 reconnus ncessaires jusque sous le rgne de ,louis ,,xiv1 a chang compltement le caractre de cette architecture en lui retirant son chelle2 les croises de menuiserie n'ont pas l'aspect monumental des meneaux de pierre1 sans pour cela donner plus de jour l'intrieur des appartements 7voy4 ,,maison1 ,,palais74 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #g4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,illustration3 ,fig4 #ad4 ,illustration3 ,fig4 #ae4 ,illustration3 ,fig4 #af4 ,illustration3 ,fig4 #ag4 ,illustration3 ,fig4 #ah4 ,illustration3 ,fig4 #ai4 ,illustration3 ,fig4 #bj4 ,illustration3 ,fig4 #ba4 ,illustration3 ,fig4 #bb4 ,illustration3 ,fig4 #bc4 ,illustration3 ,fig4 #bd4 ,illustration3 ,fig4 #be4 ,illustration3 ,fig4 #bf4 ,illustration3 ,fig4 #bg4 ,illustration3 ,fig4 #bh4 ,illustration3 ,fig4 #bi4 ,illustration3 ,fig4 #cj4 ,illustration3 ,fig4 #ca4 ,illustration3 ,fig4 #cb4 ,illustration3 ,fig4 #cc4 ,illustration3 ,fig4 #cd4 ,illustration3 ,fig4 #ce4 ,illustration3 ,fig4 #cf4 ,illustration3 ,fig4 #cg4 ,illustration3 ,fig4 #ch4 ,illustration3 ,fig4 #ci4 ,illustration3 ,fig4 #dj4 ,illustration3 ,fig4 #da4 ,illustration3 ,fig4 #db4 ,note #dga3 ,des collatraux2 celles de la nef haute sont traces sur le mme plan1 seulement elles sont plus longues et portent l'intrieur un appui trs-inclin pour permettre la lumire du ciel de frapper directement le pav4 ,note #dgb3 ,m4 ,abadie a recueilli des fragments de claires-voies qu'il a bien voulu nous communiquer4 ,l'glise de ,fenioux dpend de la ,saintonge1 elle est situe aujourd'hui dans le dpartement de la ,charente-,infrieure2 c'est un des plus curieux monuments de cette partie de la ,france4 ,note #dgb3 ,voy4 ,,chapelle1 fig4 #bf et #bg4 ,note #dgd3 ,voy4 ,,arcature1 fig4 #af4 ,note #dge3 ,de la cathdrale de ,spire 7clochers71 ,x,i,ie sicle4 ,note #dgf3 ,voy4 la coupe de ces fentres1 avec le systme gnral de la construction de ce choeur1 l'article ,,construction1 fig4 #dc4 ,saint-,remy de ,reims1 la construction des fentres suprieures du choeur est pareille celle-ci4 ,note #dgg3 ,voy4 la fig4 #dc 7,,construction74 ,note #dgh3 ,voy4 pour les dtails de la construction de ces claires-voies l'article ,,meneau4 ,note #dgi3 ,mme disposition dans l'oeuvre haute du choeur de la cathdrale de ,troyes1 qui semble tre antrieure de quelques annes aux constructions du ,x,i,i,ie sicle de l'glise de ,saint-,denis4 ,l'architecture de la ,champagne est presque toujours en avance sur celle des provinces voisines et mme de l'le-de-,france4 ,note #dhj3 ,nous trouvons des exceptions cette rgle la fin du ,x,i,i,ie sicle dans l'glise de ,saint-,urbain de ,troyes4 ,on le voit1 c'est toujours la ,champagne qui introduit des innovations dans l'architecture4 ,note #dha3 ,fentre suprieure du choeur de l'glise abbatiale de ,saint-,denis4 ,note #dhb3 ,voy4 ,,construction1 fig4 #ajc1 #ajd1 #aje et #ajf4 ,note #dhc3 ,face intrieure des tours de la porte4 ,note #dhd3 ,voy41 l'article ,b,,ton1 la fig4 #a4 ,note #dhe3 ,voy4 l'article ,,barre1 les moyens de tirage de ces sortes de cltures4 ,note #dhf3 ,d'une maison de ,flavigny 7,cte-d',or74 ,note #dhg3 ,d'une maison de ,flavigny 7,cte-d',or71 milieu du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #dhh3 ,voy4 l',architecture civile de ,,mm4 ,verdier et ,cattois4 ,la maison des ,musiciens est donne dans cet ouvrage avec la plupart des dtails de la faade sur la rue du ,tambour4 ,note #dhi3 ,la restauration de cette salle admirable1 mutile par le temps et l'incurie des derniers sicles1 a t entreprise par les soins du ministre d'tat4 ,le gouvernement a compris toute l'importance de ce monument unique aujourd'hui en ,france1 et qui fournit un exemple dont on peut tirer les plus utiles enseignements pour la construction de nos grandes salles modernes destines de nombreuses runions4 ,le btiment1 qui avait t vendu pendant la rvolution1 a t achet par le ministre de l'instruction publique et des cultes4 ,il appartient donc aujourd'hui l'tat4 ,la conservation de la salle synodale de ,sens sera un fait d'autant plus remarquable1 que l'administration avait lutter contre certains esprits pour lesquels toute dpense qui ne prsente pas un caractre d'utilit matrielle1 immdiate et locale1 est une dpense perdue2 nous ne pouvons cependant nous borner1 en ,france1 lever des marchs1 des abattoirs1 des hpitaux et des viaducs4 ,il faut reconnatre qu' ,sens1 comme au pont du ,gard1 comme ,carcassonne1 la persistance claire de l'administration trouve chaque jour l'approbation la plus vive de la part des nombreux visiteurs qui chez nous1 heureusement1 pensent que les monuments du pass mritent d'tre conservs et tirs de l'oubli o on les laissait autrefois4 ,note #dij3 ,deux vol4 in-#d1 #ahee4 ,note #dia3 ,cet htel a t dmoli en #ahda4 ,nous en possdons une monographie complte4 7,voy4 l',architecture civile et domestique de ,,mm4 ,verdier et ,cattois1 t4 ,,ii47 ,,ferme1 s4 f4 ,constructions rurales destines l'exploitation d'un domaine4 ,les ,romains taient fort amateurs d'tablissements ruraux1 et dans le voisinage de leurs vill1 quelquefois dans leur enceinte mme1 ils possdaient des btiments destins conserver les rcoltes1 loger les colons et renfermer des bestiaux4 ,les chefs francs paraissent avoir voulu prendre ces habitudes lorsqu'ils s'emparrent du sol des ,gaules2 mais leur mpris pour le travail manuel et pour ceux qui s'y livraient1 leur got pour les armes et la vie d'aventures ne leur permettaient gure de s'occuper des dtails de la vie des champs4 ,s'ils faisaient approvisionner dans leurs vill des amas de grains1 de vin1 de fourrages et de produits de toute sorte1 c'tait pour les consommer avec leurs compagnons d'armes1 et pour dilapider en quelques nuits d'orgies la rcolte d'une anne4 ,on comprend que ces moeurs n'taient pas propres encourager la culture et l'tablissement de btiments destins l'exploitation mthodique4 ,les monastres1 vers le commencement du ,x,ie sicle1 s'occupaient dj srieusement de la culture en grand4 ,ils construisirent des granges1 des celliers1 des pressoirs1 des tables2 ils firent des travaux d'irrigation importants1 et s'appliqurent amliorer les terres1 dfricher les bois1 runir de nombreux troupeaux4 vrai dire1 mme les premiers monastres btis par les ,clunisiens ressemblaient plus ce que nous appelons une ferme aujourd'hui qu' toute autre chose 7voy4 ,,architecture ,,monastique74 ,plus tard1 les moines1 les seigneurs laques1 les chapitres1 firent construire des fermes conformes aux dispositions adoptes de nos jours1 et nous voyons qu'en #abcd un chanoine de ,notre-,dame de ,paris s'oblige btir dans le dlai d'un an une grange devant faire retour au chapitre aprs sa mort4 ,la cour ou pourpris de la grange devait avoir quarante toises de long et trente de large2 le mur de clture dix-huit pieds de haut1 non compris le chaperon4 ,dans ce mur devait tre pratiqu une porte avec une poterne1 et au-dessus de la porte et de la poterne devaient tre levs des greniers vastes et solides2 c'tait la grange proprement dite4 ,elle devait avoir vingt toises au moins de longueur et neuf toises ou environ de largeur1 avec une gouttire la hauteur de douze pieds4 ,prs de la porte un appentis de dix ou douze toises tait destin l'habitation4 ,sur le pignon de derrire devait tre construite une tourelle assez grande pour contenir un lit et un escalier4 ,on devait employer la construction de cette tourelle de bon bois de chne1 gros et fort1 et de bonnes tuiles4 ,les angles des murs ainsi que la porte devaient tre en pierre de taille4 ,enfin il devait tre construit un grand et bon pressoir couvert d'un bon appentis en tuiles#dib4 ,il existe encore dans le ,beauvoisis1 le ,soissonnais1 les environs de ,paris et la ,touraine1 un assez grand nombre de ces btiments de fermes des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles#dic1 notamment de fort belles granges 7voy4 ,,grange71 des colombiers 7voy4 ,,colombier71 qui ont presque toujours appartenu des tablissements religieux4 ,quant la disposition gnrale des btiments de fermes1 elle est subordonne au terrain1 aux besoins particuliers1 l'orientation4 ,ce n'est jamais qu'une agglomration de corps de btisses spars les uns des autres1 enclos de murs et souvent de fosss4 ,quelquefois mme1 ces fermes taient fortifies1 les murs d'enceinte taient garnis d'chauguettes ou de tourelles4 ,on en voit encore quelques-unes de ce genre en ,bourgogne1 dans l',auxois1 dans le ,lyonnais et le ,poitou4 ,note #dib3 ,voy4 la prface au ,cartulaire de l'glise ,notre-,dame de ,paris1 pub4 par ,m4 ,gurard1 p4 ccx1 et le t4 ,,ii1 p4 #bcf4 ,note #dic3 ,voy4 ,arch4 civ4 et domest41 par ,,mm4 ,verdier et ,cattois4 ,,ferme41 s4 f4 ,terme de charpenterie4 ,on entend par ferme toute membrure de charpente qui compose une suite de traves4 ,on dit une ferme de comble1 une ferme d'chafaud 7voy4 ,,charpente1 ,,chafaud74 ,,fermeture1 s4 f4 7,voy4 ,,barre1 ,,fen,,tre1 ,,porte1 ,,serrurerie74 ,,ferrure1 s4 f4 7,voy4 ,,armature1 ,,serrurerie74 ,,feuillure1 s4 f4 ,entaille pratique dans l'brasement d'une porte ou d'une fentre pour recevoir les vantaux ou les chssis 7voy4 ,,fen,,tre1 ,,porte74 ,les chssis dormants portent aussi des feuillures1 quand ils reoivent des chssis ouvrants 7voy4 ,,menuiserie74 ,,fichage4 ,action de ficher4 ,,ficher1 v4 ,ficher une pierre1 c'est introduire du mortier sous son lit de pose et dans ses joints lorsque cette pierre est pose sur cales4 ,habituellement1 pendant le moyen ge1 on ne fichait pas les pierres1 on les posait bain-de-mortier1 ce qui est de beaucoup prfrable2 car il est difficile1 lorsqu'une pierre est pose sur cales1 d'introduire le mortier dans son lit et ses joints1 et surtout de comprimer le mortier de manire viter les tassements4 ,cependant1 lorsqu'on procde par reprises et incrustements1 il est impossible de poser les pierres bain-de-mortier2 dans ce cas1 pour viter le retrait du lit de mortier1 pour le comprimer1 il est bon1 lorsque ce mortier commence prendre1 de le refouler au moyen d'une palette de fer et coups de masses4 ,pour ficher les pierres1 on emploie un outil que l'on appelle fiche3 c'est une lame de tle dentele1 munie d'un manche en bois2 cette lame est plate 7#a7 ou coude 7#a bis74 ,on applique un plateau ,a de bois1 arm de deux petites potences en fer ,c et de pattes ,b1 au niveau du lit de la pierre ficher1 les pattes entrant dans ce lit4 ,un garon met du mortier sur ce plateau1 que le ficheur1 avec sa truelle et sa fiche1 introduit peu peu sous le bloc4 ,lorsque le mortier refuse d'entrer et qu'il ressort par le lit suprieur de la pierre1 c'est que la pierre est bien fiche et que sa queue est remplie4 ,alors1 et aprs que ce mortier a acquis de la consistance1 on le bourre au moyen du refouloir en fer 7#b74 ,il est bon de laisser deux ou trois centimtres de vide sous le lit1 le long du parement4 ,on remplit ce vide1 plus tard1 en rejointoyant2 c'est le moyen de s'assurer que la pierre ne pose pas sur ses artes et qu'elle ne s'pauffrera pas sous la charge4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #a4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,,filet1 s4 m4 ,solin4 ,on donne ce nom une saillie de pierre destine empcher l'eau pluviale glissant le long des parements de s'introduire entre les couvertures et les maonneries4 ,une couverture en mtal1 en ardoise ou en tuiles1 ne peut tre adhrente la pierre2 il existe toujours une solution de continuit entre cette couverture et la construction de pierre qui s'lve au-dessus d'elle4 ,si cette jonction1 ncessairement imparfaite1 n'est pas masque par une saillie qui en loigne les eaux1 des infiltrations ont lieu sous les combles1 pourrissent les planchers ou les votes4 ,aujourd'hui1 on incruste une lame de zinc dans la pierre au-dessus de la couverture1 ou1 plus souvent encore1 on calfeutre la jonction au moyen d'un solin de pltre1 qui se dgrade promptement ou qui se brise par suite du mouvement des charpentes sujettes des gonflements et des retraits successifs4 ,les architectes du moyen ge avaient sur nous l'avantage prcieux de tout prvoir pendant la construction des difices publics ou privs4 ,scellements des chssis1 feuillures1 emplacement des ferrures1 les dtails nombreux qui doivent concourir l'ensemble d'une btisse simple ou complique1 taient calculs1 prvus et excuts au fur et mesure de la construction4 ,mais c'tait particulirement dans le systme d'coulement des eaux que ces architectes nous surpassaient4 ,ils apportaient donc1 dans l'tablissement demeure des filets propres masquer la jonction des couvertures avec les parements verticaux1 un soin minutieux1 surtout dater de la fin du ,x,i,ie sicle1 moment o ils commenaient lever de trs-vastes difices1 sur lesquels1 cause mme de leur grande surface1 l'coulement des eaux prsentait des difficults4 ,dans les glises romanes du ,x,ie sicle1 on voit dj cependant que les architectes ont prserv la jonction du comble en appentis des bas-cts avec le mur de la nef centrale1 au moyen de filets prononcs 7#a74 ,ces filets pourtournent les saillies des contre-forts1 horizontalement d'abord 7voy4 le trac ,a71 puis bientt suivant la pente donne par le comble 7voy4 le trac ,b71 afin de ne laisser partout1 entre ce filet et la couverture1 qu'une distance gale1 suffisante pour introduire le plomb1 l'ardoise ou la tuile4 ,mais des difficults se prsentrent lorsque1 par exemple1 des souches d'arcs-boutants ou de chemines vinrent percer les pentes d'un comble 7#b74 ,si le filet ,,ab empchait l'eau glissant le long du parement ,d de s'introduire entre la couverture et les parois de la pile1 il fallait1 en ,c1 trouver un moyen de rejeter les eaux1 coulant sur le comble1 droite et gauche de l'paisseur de cette pile4 ,l1 le filet ne pouvait tre bon rien2 il fallait1 en ,c1 un caniveau pour recevoir les eaux du comble1 et il fallait que ce caniveau renvoyt ses eaux soit sur le comble1 soit dans un autre caniveau pratiqu suivant la pente de la couverture4 ,c'est ce dernier moyen que l'on songea d'abord4 ,en effet1 les souches des arcs-boutants du choeur de la cathdrale de ,langres1 qui date du milieu du ,x,i,ie sicle1 nous prsentent des caniveaux disposs ainsi que l'indique la fig4 #c4 ,le caniveau ,a reoit les eaux de la pente suprieure de la couverture2 celui ,b1 latral1 reoit les eaux tombes dans le caniveau ,a et sur les extrmits des tuiles en contre-bas4 ,lorsque la couverture est pose autour de cette souche1 elle affecte la disposition donne dans le trac ,t4 ,ainsi1 pas de solins de pltre ou de mortier1 un caniveau suprieur rejetant ses eaux dans des caniveaux rampants se dgorgeant la partie infrieure de la pile dans le chneau ,c4 la cathdrale de ,langres1 les filets-caniveaux rampants sont taills dans une seule grande pierre1 ce que la pente faible des combles rendait possible4 ,ce moyen primitif prsentait des inconvnients4 ,il fallait relever la tuile pour joindre le caniveau suprieur ,a1 et laisser ainsi un intervalle entre ce relvement et la pente continue du comble2 de plus1 le long de la joue ,d du caniveau suprieur1 les eaux pluviales pouvaient encore passer entre la tuile et cette joue4 ,plus tard1 des pentes plus fortes tant donnes aux couvertures1 on renona aux caniveaux rampants qui ne pouvaient ds lors tre taills dans une seule assise2 on revint aux filets de recouvrement pour les parties inclines1 et on laissa des caniveaux seulement dans la partie suprieure1 l'arrive des eaux sur l'paisseur des souches de contre-forts et de chemines 7#d74 ,de petites gargouilles1 mnages des deux cts de l'paisseur1 rejetrent les eaux de ce caniveau suprieur sur les pentes de la couverture4 ,le trac ,a donne le gomtral de cette disposition4 ,un faible relvement de l'ardoise1 de la tuile ou du mtal1 en ,c1 jetait les eaux dans le caniveau1 lesquelles1 par suite de l'inclinaison du comble1 pouvaient facilement tre verses sur la couverture passant sous le filet rampant ,e4 ,le trac ,b prsente le caniveau et le filet rampant en perspective1 le comble tant suppos enlev4 ,ces dtails font assez ressortir le soin apport par les architectes du moyen ge dans ces parties de la construction si fort ngliges aujourd'hui1 mais qui ont une grande importance1 puisqu'elles contribuent la conservation des difices4 ,c'est grce ce soin que la plupart de nos monuments des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles sont encore debout aujourd'hui1 malgr un abandon prolong et souvent des rparations inintelligentes4 ,nous n'osons prdire une aussi longue dure nos monuments modernes1 s'ils ont subir les mmes ngligences et la mme incurie2 ils n'viteront de profondes dgradations que si l'on ne cesse de les entretenir1 leur structure ne portant pas en elle-mme les moyens de conservation que nous voyons adopts dans l'architecture antique comme dans celle du moyen ge4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,,fix1 s4 m4 ,peinture faite sous une feuille de verre et prserve de l'action de l'air par la superposition de cette matire4 ,on a fort employ les fixs dans la dcoration des meubles#did et mme des intrieurs pendant le moyen ge4 ,on en trouve bon nombre d'exemples dans la ,sainte-,chapelle du ,palais ,paris et dans l'glise abbatiale de ,saint-,denis4 ,on employait aussi les fixs1 par petites parties1 pour orner les vtements des statues1 les devants d'autels1 les retables1 les tombeaux4 ,on en voit jusque dans les pavages 7voy4 ,,application1 ,,peinture74 ,note #did3 ,voy4 le ,dict4 du ,mobilier1 t4 ,i4 ,,fl,,che1 s4 f4 ,ne s'emploie habituellement que pour dsigner des clochers de charpenterie recouverts de plomb ou d'ardoise1 se terminant en pyramide aigu4 ,cependant1 les pyramides en pierre qui surmontent les clochers d'glises sont de vritables flches1 et l'on peut dire3 la flche du clocher vieux de ,chartres1 la flche de la cathdrale de ,strasbourg1 pour dsigner les sommets aigus de ces tours4 ,en principe1 tout clocher appartenant l'architecture du moyen ge est fait pour recevoir une flche de pierre ou de bois2 c'tait la terminaison oblige des tours religieuses#die4 ,ces flches coniques ou base carre1 dans les monuments les plus anciens1 sont d'abord peu leves par rapport aux tours qu'elles surmontent 7voy4 ,,clocher72 mais bientt elles prennent plus d'importance3 elles affectent la forme de pyramides base octogone2 elles finissent par devenir trs-aigus1 prendre une hauteur gale souvent aux tours qui leur servent de supports2 puis elles se percent de lucarnes1 d'ajours1 et arrivent ne plus former que des rseaux de pierre1 comme les flches des cathdrales de ,strasbourg1 de ,fribourg en ,brisgau1 de ,burgos en ,espagne4 ,constructeurs trs-subtils1 ainsi qu'on peut le reconnatre en parcourant les articles du ,dictionnaire1 les architectes du moyen ge ont d apporter une tude toute particulire dans la construction de ces grandes pyramides creuses de pierre1 qui s'lvent des hauteurs considrables et sont ainsi soumises des causes nombreuses de destruction4 ,s'ils ont dploy1 dans ces travaux difficiles1 une connaissance approfondie des lois de stabilit et d'quilibre1 des matriaux et de l'effet des agents atmosphriques sur leur surface1 ils ont fait preuve souvent d'une finesse d'observation bien rare dans la composition de ces grandes pyramides dont la silhouette tout entire se dtache sur le ciel4 ,ils ne trouvaient1 d'ailleurs1 aucun exemple1 dans l'antiquit ou les premiers monuments du moyen ge1 de ces sortes de compositions1 qui appartiennent exclusivement cet art franais laque du milieu du ,x,i,ie sicle4 ,on remarquera1 en effet1 qu'avant cette poque 7voy4 ,,clocher71 les couronnements plus ou moins aigus des tours d'glises base circulaire ou carre ne sont que des toits de pierre ou de bois1 qui n'ont qu'une importance minime ou qui ressemblent plutt un amas qu' une composition architectonique4 ,malgr l'effort des architectes1 on sent que ces couvertures ne se relient pas au corps de la btisse1 que ce ne sont que des superpositions2 tandis que1 dj1 la flche du clocher vieux de ,notre-,dame de ,chartres forme avec sa base un ensemble1 une composition homogne4 ,ces qualits sont bien plus sensibles encore dans les flches de ,senlis1 de ,vernouillet1 de ,laon1 de ,reims1 d'tampes#dif4 ,c'est par des transitions habilement mnages que les architectes arrivent alors1 de la base carre1 massive de la tour1 la pointe extrme de la flche4 ,leur attention se porte principalement sur les silhouettes de ces masses1 car la moindre imperfection1 lorsqu'on a le ciel pour fond1 choque les yeux les moins exercs4 ,l'exprience de chaque jour 7pour nous qui songeons toute autre chose qu'aux silhouettes de nos difices1 et qui avons pris pour rgle de faire de l'architecture une dcoration de placage comprise dans une masse insignifiante si elle n'est dsagrable7 nous dmontre que les objets qui se dtachent sur le ciel perdent ou acquirent de leur importance relative1 suivant certaines lois qui semblent fort tranges au premier abord1 et dont cependant on peut se rendre compte par le calcul et la rflexion4 ,ces lois1 les architectes qui levaient les immenses flches du moyen ge les connaissaient parfaitement1 et mme1 dans leurs oeuvres les plus ordinaires1 on en constate l'observation4 ,cependant1 ces lois n'avaient pu s'imposer qu'aprs des essais1 que par la mthode exprimentale1 ou plutt l'aide d'une dlicatesse des sens trs-dveloppe1 puisque les monuments de ce genre surgissent tout coup vers le milieu du ,x,i,ie sicle1 l'tat parfait dj4 ,la flche du clocher vieux de ,notre-,dame de ,chartres1 la plus grande que nous possdions en ,france1 est celle peut-tre qui runit1 au plus haut degr ces qualits de composition si difficiles acqurir4 ,la simplicit de sa masse1 la juste proportion de ses diverses parties1 son heureuse silhouette1 en font une oeuvre architectonique qu'on ne saurait trop mditer4 ,il est ncessaire d'abord de poser certaines lois gnrales qui1 bien que trs-naturelles1 sont souvent mconnues lorsqu'il s'agit d'lever des flches1 parce que nous avons pour habitude de composer les ensembles1 comme les diverses parties des difices1 en gomtral1 sans nous rendre un compte exact des effets1 de la perspective et des dveloppements de plans4 ,soit 7#a7 une tour cane ,,abcd1 sur laquelle nous voulons lever une flche base octogonale abcdefgh3 nous traons l'lvation gomtrale ,e sur une des faces du carr de la tour2 nous donnons la hauteur de la pyramide trois fois et quart le ct du carr1 et nous trouvons une proportion convenable entre la hauteur de la flche et sa base2 mais si nous faisons une lvation sur le plan ,,gh parallle l'un des diamtres gc de l'octogone1 nous obtenons le trac ,f4 ,dj1 dans ce trac1 les proportions qui nous semblaient bonnes sur le dessin ,e sont modifies d'une faon dsagrable2 la tour devient trop large pour la pyramide1 et celle-ci mme n'a plus en hauteur que trois fois sa base apparente1 qui est le diamtre gc4 ,de plus1 les ombres produiront un fcheux effet sur ce couronnement1 en donnant toujours la tour des faces claires qui seront plus troites que celles de la pyramide2 ce qui fera paratre celle-ci de travers sur sa base4 ,or il faut compter que l'aspect gomtral ,e ne peut se prsenter que sur quatre points1 tandis que les aspects ,f sont infinis2 il y aura donc une quantit infinie d'aspects dsagrables contre quatre bons4 ,mais le dsappointement sera bien plus grand lorsque l'difice sera lev et que la perspective viendra dranger encore le trac gomtral ,e4 ,supposons que nous sommes placs sur le prolongement de la ligne ,i1 perpendiculaire au plan ,,gh1 #de mtres du point ,c 7voy4 le trac ,,aa7 en ,k1 la tour ayant #aj mtres de ,a' en e'2 que cette tour a #dj mtres de hauteur du sol la base de la flche4 ,la flche1 vue cette distance1 donnera le trac ,,bb1 car celle-ci1 par suite de la perspective1 ne parat plus avoir en hauteur que trois fois environ la longueur du diamtre lm1 ainsi que le dmontre la projection perspective mo4 ,si1 cette distance1 nous voulions obtenir l'apparence ,,opr1 il faudrait doubler la hauteur de la flche et amener son sommet en n4 ,si nous prtendions obtenir en perspective une proportion semblable celle du trac gomtral ,e1 il faudrait tripler la hauteur de la flche et amener son sommet en p2 nous obtiendrions alors l'apparence ,,spr4 ,en supposant que nous nous reculions plus de #aej mtres en ,k'1 nous voyons mme que la flche perdrait encore la hauteur tu4 ,si1 sur cette flche1 nous posons un point au milieu de sa hauteur en v1 et que nous soyons placs en ,k''7voy4 le trac ,m71 en perspective la distance xv' paratra plus grande que la distance v'r4 ,si1 en y1 nous plaons un ornement dont la saillie ne dpasse pas le dixime de la hauteur totale de la pyramide1 en projection perspective cet ornement sera le sixime de la hauteur apparente de la flche4 ,ces lois1 qui semblent assez compliques dj1 ne sont cependant que trs-lmentaires quand il s'agit de la composition des flches4 ,,fl,,ches ,,de ,,pierre4--,les flches construites en pierre1 dater du ,x,i,ie sicle1 tant1 sauf de rares exceptions1 base octogone et plantes sur des tours carres1 il fallait d'abord trouver une transition entre la forme prismatique carre et la forme pyramidale octogone4 ,sans effort apparent1 l'architecte du clocher vieux de ,chartres sut obtenir ces transitions 7#b74 ,au niveau du bandeau ,k qui termine la tour1 les angles saillants ont t drobs au moyen des contre-forts peu saillants qui les flanquent4 ,l'tage ,l1 vertical encore1 prsente en plan un octogone dont les quatre cts parallles aux faces de la tour sont plus grands que les quatre autres4 ,quatre lucarnes-pinacles occupent les cornes de la base carre et remplissent les vides laisss par le plan octogonal4 ,au-dessus1 l'tage vertical1 orn de quatre grandes lucarnes sur les faces1 se retraite plus sur les petits cts que sur les grands1 et arrive l'octogone peu prs rgulier la base de la pyramide4 ,celle-ci prsente encore cependant quatre pans 7ceux des faces7 un peu plus larges 7d'un quart7 que ceux des angles4 ,la fig4 #c nous donne1 en ,a1 le plan d'un huitime de la flche du clocher vieux de ,notre-,dame de ,chartres1 au niveau ,l1 et1 en ,b1 au niveau de la base de la pyramide4 ,en ,c1 on voit comme les saillies des contre-forts portent les pieds-droits des lucarnes-pinacles1 et1 en ,d1 comme les angles de la tour se drobent pour que1 vue sur la diagonale1 la flche continue1 presque sans ressauts1 la silhouette rigide de cette tour4 ,les pinacles ,e se dtachent compltement de la pyramide au-dessus de l'tage vertical1 de faon laisser la lumire passer entre eux et la flche4 ,il en est de mme des gbles poss sur les lucarnes des faces2 ces gbles se dtachent de la pyramide4 ,celle-ci est accompagne par ces appendices qui l'entourent et conduisent les yeux de la verticale la ligne incline2 mais elle n'est pas empte sa souche et laisse deviner sa forme principale4 ,notre lvation 7#d71 prise entre le niveau ,l et le sommet des gbles1 fait ressortir le mrite de cette composition1 une poque o les architectes n'avaient pu encore acqurir l'exprience que leur donna plus tard la construction si frquente des grandes flches de pierre sur les tours des glises4 ,ce trac nous fait sentir l'tude et le soin que l'on apportait dj cette poque dans l'arrangement si difficile de ce point de jonction entre la btisse base carre et les pyramides2 mais aussi nous dvoile-t-il des incertitudes et des ttonnements4 ,ces artistes n'ont pas encore trouv une mthode sre1 ils la cherchent2 leur got1 leur coup d'oeil juste1 leur pressentiment de l'effet les conduisent dans le vrai1 mais par des moyens dtourns1 indcis4 ,la recherche du vrai chez des artistes1 dous d'ailleurs d'une finesse peu ordinaire1 donne un charme particulier cette composition1 d'autant que ces artistes ne mettent en oeuvre que des moyens simples1 qu'ils pensent avant tout la stabilit1 que1 comme constructeurs1 ils ne ngligent aucune partie2 si bien que cette flche norme1 dont le sommet est #aab mtres au-dessus du sol1 comptant sept sicles d'existence et ayant subi deux incendies terribles1 est encore debout et n'inspire aucune crainte pour sa dure4 ,la pyramide porte d'paisseur #j1hj c4 sa base et #j1cj son sommet2 elle est1 comme toute la cathdrale1 btie en pierre dure de ,berchre et admirablement appareille4 ,les pans des pyramidioles des angles ont #j1ej c4 d'paisseur4 ,au niveau ,k cependant 7voy4 la fig4 #b71 la tour s'arrte brusquement1 s'arase1 et c'est sur cette sorte de plate-forme que s'lance le couronnement4 ,plus tard1 les architectes pensrent mieux relier encore les tours aux flches1 ainsi qu'on peut le reconnatre en examinant le clocher de la cathdrale de ,senlis 7voy4 ,,clocher1 fig4 #fc et #fd7 et le sommet des tours de la cathdrale de ,paris1 dont les contre-forts se terminent par des pinacles et des fleurons prparant dj les retraites que devaient faire les flches sur ces tours#dig1 comme on peut aussi le constater la cathdrale de ,laon1 dont les tours1 leur partie suprieure1 sont accompagnes de grands pinacles jour qui flanquent un grand tage octogonal formant une base trs-bien ajuste1 propre recevoir les flches4 ,la flche du clocher vieux de ,chartres n'est dcore que par des cailles qui figurent des bardeaux1 ce qui convient une couverture1 par des ctes sur les milieux des huit pans et par des artiers4 ,lorsque l'architecture s'allgit1 pendant la premire moiti du ,x,i,i,ie sicle1 on trouva que ces pyramides1 pleines en apparence1 semblaient lourdes au-dessus des parties ajoures infrieures2 on donna donc plus d'lgance et de lgret aux lucarnes1 et on pera1 dans les pans1 de longues meurtrires qui firent comprendre que ces pyramides sont creuses4 ,nous voyons ce parti adopt par les constructeurs de la flche de ,senlis4 ,l'architecte du clocher vieux de ,chartres avait dj cherch dtruire en partie la scheresse des grandes lignes droites de sa flche par des points saillants1 des ttes1 interrompant de distance en distance les ctes dessines sur les huit faces1 et par des figures chimriques poses aux naissances des artes1 dans les tympans et sur les amortissements des pinacles et des gbles4 ,ces dtails1 d'un grand relief1 portant des ombres vives1 occupaient les yeux et donnaient de l'chelle la masse4 ,on alla plus loin3 au commencement du ,x,i,i,ie sicle dj1 on garnit les artiers de crochets saillants qui1 se dcoupant sur le ciel1 donnaient de la vie et plus de lgret aux lignes rigides des pyramides 7voy4 ,,clocher1 fig4 #fc74 ,nous voyons mme que1 le long des contre-forts des tours de la cathdrale de ,paris1 on avait sculpt dans chaque assise un crochet saillant prparant une silhouette dentele sous les flches1 comme pour mieux relier leurs artiers aux angles de ces tours4 ,la flche de l'glise abbatiale de ,saint-,denis1 btie vers #abae1 conservait encore ses artiers sans ornements2 mais l1 on l'levait sur une tour du ,x,i,ie sicle1 dont les formes svres1 verticales1 ne se prtaient pas ces dcoupures4 ce point de vue1 la flche de ,saint-,denis tait un chef-d'oeuvre4 ,l'architecte qui l'leva avait su1 tout en adoptant une composition du ,x,i,i,ie sicle1 marier1 avec beaucoup d'art1 les formes admises de son temps avec la structure encore romane d'aspect sur laquelle il venait se planter4 ,cette flche donnait une silhouette des plus heureuses2 aussi faisait-elle1 juste titre1 l'admiration des ,parisiens et des trangers4 ,sa destruction1 ncessaire pour viter un dsastre1 fut considre comme un malheur public4 ,il faut bien reconnatre que les flches de nos glises du moyen ge excitent dans la foule une admiration trs-vive et trs-sincre4 ,la hardiesse de ces longues pyramides qui semblent se perdre dans le ciel1 leur silhouette heureuse1 font toujours une vive impression sur la multitude1 sensible chez nous tout ce qui indique un effort de l'intelligence1 une ide exprime avec nergie4 ,ce sont les provinces franaises qui les premires conurent et excutrent ces difices faits pour signaler au loin les communes et leur puissance4 ,l'exemple qu'elles donnrent ainsi1 ds le ,x,i,ie sicle1 fut suivi en ,allemagne1 en ,angleterre1 pendant les ,x,i,i,ie1 ,x,i,ve et ,x,ve sicles2 mais1 quelle que soit la hardiesse et la lgret des flches de ,fribourg en ,brisgau1 de ,salisbury en ,angleterre1 de ,vienne en ,autriche1 il y a loin de ces inspirations aux monuments de ce genre qui subsistent encore chez nous1 remarquables toujours par la sobrit d'ornements1 par l'tude fine des silhouettes et par une entente parfaite de la construction4 ,nos lecteurs trouveront opportun probablement de leur donner ici cette flche clbre de l'glise de ,saint-,denis1 que nous avons pu tudier avec grand soin dans tous ses dtails1 puisque la triste tche de la dmolir nous fut impose4 ,la flche de ,saint-,denis est un sujet d'tude d'autant plus intressant1 que l'architecte a montr1 dans cette oeuvre1 une connaissance approfondie des effets de la perspective1 des lumires et des ombres2 que1 s'appuyant sur une tour grle1 mal empatte et construite en matriaux faibles1 il a su lever une flche de #chm1#ej c4 d'une extrme lgret1 afin de ne point craser sa base insuffisante #dih2 que1 reconnaissant la faiblesse des parements extrieurs de la tour de ,suger et leur peu de liaison avec la maonnerie intrieure1 il avait habilement report toutes les pesanteurs en dedans4 ,voici 7#e7 le quart du plan de la partie infrieure de la flche de ,saint-,denis4 ,en ,a sont les parements intrieurs de la tour du ,x,i,ie sicle4 ,les cts ,b de l'octogone sont ports sur quatre trompillons4 ,sur cette base1 l'architecte a lev une colonnade intrieure compose de monolithes destins reporter1 par suite de leur incompressibilit1 toute la charge vers l'intrieur4 ,quatre lucarnes ,c s'ouvrent dans quatre des faces de l'octogone2 les quatre angles ,d sont occups par des pinacles4 ,cette colonnade formait une galerie ,e intrieure1 laquelle on arrivait par un escalier mnag dans l'un des quatre angles et remplaant l'un des pinacles2 elle permettait de surveiller et d'entretenir les constructions de la flche4 ,on observera que l'assise dernire de la tour1 qui porte les pinacles1 ne suit pas exactement le carr donn par la construction antrieure1 mais s'avance en forme de bec saillant1 pour donner aux angles plus d'aiguit1 un aspect plus rsistant2 que les colonnes portant les pinacles font sentir davantage encore cette aiguit et se rapprochent1 par la manire dont elles sont plantes1 d'un triangle quilatral2 qu'ainsi l'architecte a voulu videmment accuser vivement les angles1 craignant avec raison l'aspect froid et sec du plan carr4 ,examinons l'lvation de cette flche 7#f74 ,si la lumire du soleil claire obliquement l'une de ces faces 7ce qui est1 bien entendu1 le cas le plus frquent71 si cette lumire frappe cette face de droite gauche1 l'angle ,a de la corniche infrieure1 biaise1 comme l'indique le plan1 se colorera d'une lgre demi-teinte1 tandis que l'angle ,b sera en pleine lumire1 plus forte raison les faces ,,cd des pinacles2 l'opposition de la demi-teinte rpandue sur la face ,c1 biaise1 du pinacle de droite fera ressortir la lumire accroche par la face oblique de la pyramide et par sa face parallle au spectateur1 comme l'ombre rpandue sur la face oblique de cette pyramide fera d'autant mieux ressortir la vive lumire que prendra la face ,d1 biaise1 du pinacle de gauche4 ,ainsi a-t-on vit qu'une partie de l'difice ft entirement dans l'ombre1 tandis que l'autre serait dans la lumire1 disposition qui produit un mauvais effet et fait paratre de travers toute pyramide ou cne se dtachant sur le ciel4 ,jetons les yeux sur la coupe de la flche de ,saint-,denis 7#g7 faite sur l'un des axes passant par le milieu des lucarnes4 ,les gbles allongs ,a de ces lucarnes sont verticaux1 mais ne paraissent tels qu'en gomtral2 en perspective1 ils semblent ncessairement plus ou moins inclins1 moins que le spectateur ne se trouve prcisment dans le plan de ces gbles4 ,on voit comment la colonnade n'est qu'un taiement rigide reportant la charge de la flche sur le parement intrieur de la tour4 ,le trac perspectif ,c indique un des pinacles d'angle dmoli et son amorce le long des faces de la flche4 ,par suite de l'inclinaison de ces faces1 les colonnettes engages dans la construction et prises dans ses assises1 jusqu'au niveau ,d1 s'en dtachent partir de ce niveau et sont monostyles4 ,les sommiers ,e1 les deux assises de corniches ,,gh sont engags dans les assises de la flche2 l'on observera que la seconde assise ,h n'est pas parallle la premire ,g1 mais qu'elle tend ouvrir un peu l'angle de la pyramide pour accrocher plus de lumire4 ,cette seconde assise ,h1 se retournant le long de la face de la flche sur un renfort ,i1 forme une saillie ,h' portant la face postrieure de la pyramide triangulaire du pinacle et un chneau rejetant ses eaux par deux gargouilles4 ,en ,k1 nous avons trac le plan de cette pyramide1 dont le sommet est plac de telle sorte que les trois faces ont une inclinaison pareille4 ,le jeu de ces lignes plus ou moins inclines tait des plus heureux1 coupait adroitement les artes rigides de la flche sans empcher l'oeil de les suivre1 avait quelque chose de hardi et de fin tout la fois qui charmait4 ,les architectes du ,x,i,ie sicle avaient donn aux flches en pierre une importance considrable1 relativement aux tours qui leur servaient de base4 ,la flche du clocher vieux de la cathdrale de ,chartres a #fj mtres de hauteur1 tandis que la tour n'a que #db mtres4 ,la flche de l'glise de ,saint-,denis portait #chm1#ej d'lvation1 la tour #ce mtres4 ,les proportions donnes par la faade de la cathdrale de ,paris doivent faire admettre que les flches doublaient la hauteur des tours4 ,peu peu1 les architectes donnent aux flches une moins grande importance 7voy4 l'article ,,clocher1 fig4 #fc et #ge74 ,celles de la faade de la cathdrale de ,reims n'auraient eu gure que la moiti de la hauteur des tours1 comme celles de l'glise de ,saint-,nicaise de la mme ville4 ,la flche de la cathdrale de ,strasbourg est courte1 grle1 comparativement la dimension de la tour2 elle ne fut acheve que vers le milieu du ,x,ve sicle4 ,comme structure1 cette flche est la plus trange conception qu'on puisse imaginer4 ,l'effet qu'elle produit est loin cependant de rpondre aux efforts d'intelligence qu'il a fallu faire pour la tracer et pour l'lever4 ,il y a tout lieu de croire1 d'ailleurs1 qu'elle ne fut pas entirement excute comme elle avait t conue1 et il manque certainement sa silhouette des appendices trs-importants qui jamais n'ont t termins4 ,dans le muse de l',o,euvre de ,notre-,dame de ,strasbourg1 il existe un curieux dessin sur vlin1 de la fin du ,x,i,ve sicle1 qui nous donne les projections horizontales du projet de la flche4 ,ce dessin1 trs-habilement trac1 signale des diffrences de dtail entre ce projet et l'excution2 toutefois on peut considrer la flche de ,strasbourg comme une conception du ,x,i,ve sicle4 ,l'architecte a prtendu rendre accessible tous le sommet de cette flche1 non par des chelles ou un petit escalier intrieur1 mais au moyen de huit escaliers faciles qui se combinent avec les huit artes de la pyramide1 et qui conduisent un dernier escalier central montant jusqu' une petite plate-forme suprieure1 sommet d'une lanterne couronne par la pointe extrme4 ,ces huit escaliers1 les pans de la flche et l'escalier central ne sont qu'une construction ajoure1 sorte d'chafaudage de pierre combin avec une science de trac fort extraordinaire1 mais assez mdiocrement excut1 pauvre de style et termin tant bien que mal avec hte et parcimonie4 ,nous donnons 7#h7 un huitime du dessin de la flche de ,strasbourg d'aprs le trac du ,x,i,ve sicle4 ,au moyen de quatre escaliers jour circonvolutant dans quatre immenses pinacles poss sur quatre des angles de la tour1 on devait1 d'aprs ce dessin1 arriver la galerie ,a situe la base de la flche4 ,de l1 passant travers la claire-voie1 on entrait dans les escaliers en ,b1 formant les huit artiers2 montant deux marches1 on devait trouver un palier1 puis la premire marche des girons en ,c4 ,la pente des artiers tant naturellement trs-incline1 il fallait1 pour arriver aux premiers paliers ,d de la lanterne1 trouver un nombre trs-considrable de marches4 ,l'architecte avait donc eu l'ide ingnieuse de poser six hexagones se pntrant1 prsentant ainsi une succession de tourelles entirement jour1 dans lesquelles les emmarchements gironnant autour des noyaux1 tantt dans un sens1 tantt dans l'autre1 permettaient de s'lever rapidement une grande hauteur1 dans un trs court espace4 ,arriv aux paliers ,d 7toujours d'aprs le trac du projet primitif71 on prenait la grande vis1 double probablement1 ,e1 qui devait s'lever jusqu' une seconde plate-forme1 d'o1 par un escalier d'un plus faible diamtre1 on montait la lanterne suprieure4 ,l'espace ,g restait jour et permettait1 par les lunettes perces dans les votes de la tour1 de voir le pav de l'glise4 ,c'tait l une conception prodigieuse de hardiesse4 l'excution1 on modifia quelque peu ce projet 7voy4 le trac ,x74 ,les six tourelles hexagones ont t montes2 mais1 arriv la dernire en ,h de chaque artier1 on passe travers une demi-tourelle ,i pour s'lever jusqu'en ,k1 et ainsi chaque trave4 ,une personne qui monte par les tourelles d'artiers ,l arrive ainsi la plate-forme de la lanterne en ,k4 ,l1 on trouve une vis centrale comme dans le projet1 si ce n'est que l'enveloppe de cette vis centrale est octogone l'extrieur1 au lieu d'tre carre4 ,quant aux pans ,m de la pyramide1 ils ne sont point monts par assises horizontales1 comme dans les flches que nous avons prsentes au commencement de cet article1 mais sont composs de grands chssis jour compris entre des artiers1 ainsi que l'indique le trac ,p1 et spars par des linteaux ,q qui servent d'trsillonnements entre ces artiers trs-chargs1 puisqu'ils portent les montants des tourelles d'escaliers4 ,suivant le projet1 les angles ,r de la lanterne carre taient ports1 chacun1 sur les deux artiers ,o1 comme par deux contre-fiches de pierre4 ,les quatre grands pinacles recevant les quatre escaliers arrivant la plate-forme ,a1 et les tourelles hexagones des escaliers d'artiers de la flche1 avaient t combins pour tre termins par des pyramidions ajours1 ce qui eut produit une silhouette surprenante et d'un grand effet4 ,les ressources auront probablement fait dfaut1 et tous ces couronnements se terminent carrment1 ce qui de loin produit une suite de gradins gigantesques d'un effet dplorable4 ,il est entendu1 nous ne prtendons pas le nier1 que la flche de la cathdrale de ,strasbourg est un chef-d'oeuvre2 mais cette admiration assez gnrale est surtout motive sur la hauteur excessive de l'difice4 ,pour nous1 architectes1 dont l'admiration ne crot pas avec le niveau des monuments1 nous devons considrer la flche de ,strasbourg comme une des plus ingnieuses conceptions de l'art gothique son dclin1 mais comme une conception pauvrement excute4 ,ce n'tait pas certes l ce qu'avait imagin l'auteur du plan sur vlin dont nous venons de donner un fragment2 il avait voulu1 sans aucun doute1 obtenir une silhouette rampante et finement dcoupe par le moyen d'une suite de pyramidions pntrs par ces hexagones si adroitement enchevtrs1 et non point une srie de gradins qui arrtent l'oeil de la faon la plus dsagrable4 ,plantant une lanterne carre sur la pyramide octogone de la flche1 il prtendait rveiller le couronnement par une forme contrastant avec les angles obtus de la base4 ,il devait certainement couronner cette lanterne par une dernire pyramide octogone trs-aigu1 et non par ce lanternon renfl qui termine la flche actuelle4 ,mais si1 vers le milieu du ,x,ve sicle1 les architectes gothiques taient devenus d'excellents gomtres1 des appareilleurs subtils1 ils avaient perdu ce sentiment exquis de la forme qui se trouve chez leurs devanciers4 ,leurs combinaisons ingnieuses1 leur prtention la lgret excessive1 les conduisent la lourdeur par la multiplicit des dtails et la complication des formes dont on ne peut plus dmler le sens4 ,c'est surtout dans les silhouettes qu'apparaissent ces dfauts2 les formes simples1 comprhensibles1 tant les seules qui produisent de l'effet quand on en vient dcouper un difice sur le ciel4 ,toutefois1 l'examen des plans de l',o,euvre de ,strasbourg laisse deviner quelque chose de bien suprieur ce que nous voyons1 et1 pour l'honneur des successeurs d',erwin de ,steinbach1 il faut croire que l'argent leur a manqu comme tous les architectes qui ont eu la charge de terminer ou de continuer les cathdrales pendant les ,x,i,ve et ,x,ve sicles4 ,d'aprs le projet1 les six hexagones formant l'escalier serpentant1 construits au moyen de montants de pierre relis par des claires-voies et des linteaux1 devaient se terminer en pyramidions ajours pntrs chacun par deux cts de l'hexagone suprieur2 si bien que quatre faces de ces pyramidions sur six devaient seulement tre apparentes en paulant les noyaux successifs recevant les angles saillants de chacun de ces hexagones4 ,un trac perspectif 7#i7 rendra compte de cette disposition originale4 ,ainsi les sommets superposs des tourelles hexagonales termines carrment aujourd'hui1 comme une suite de gradins1 donnaient1 au moyen de ces pyramidions1 une ligne rampante dcoupe par des pinacles et des statues4 ,de plus1 la construction jour des tourelles1 toute compose de montants verticaux et qui ne tient gure qu' l'aide du fer1 pouvait tre parfaitement paule par ces pyramidions qui font l'office de contre-fiches4 ,c'tait la construction logique1 conforme aux donnes de l'architecture de cette poque1 qui n'admettait point1 particulirement au sommet des difices1 des repos horizontaux4 ,d'aprs l'examen du plan 7fig4 #h71 il ne semble pas que l'architecte auteur du projet ait voulu tablir seulement1 entre les artiers1 des claires-voies composes de dalles ajoures pour former les faces de la pyramide2 il lui fallait une construction plus rsistante pour porter la grande lanterne suprieure1 construction indique par les solides pieds-droits ,s4 ,on ne peut pas admettre cependant que ces pieds-droits fussent inclins comme les pans de la pyramide1 ce qui eut produit un trs-mauvais effet4 ,nous verrions bien plutt1 dans ces pieds-droits1 des naissances d'arcs assez peu levs1 mais dans un plan vertical et recevant des gbles jour qui surmontaient1 par l'effet de la perspective1 les couronnes ajoures ,t4 ,d'ailleurs1 dans la flche actuelle1 l'architecte a tabli1 au niveau de la troisime trave en ,n1 des passages horizontaux mettant en communication les huit escaliers2 ces passages1 ports sur des linteaux1 forment une seconde couronne qui coupe la flche d'une manire fcheuse4 ,nous admettons que ces passages taient prvus par l'auteur du projet1 mais que leur horizontalit tait interrompue par la silhouette des gbles passant devant eux2 disposition qu'explique notre fig4 #i4 ,le pied de la pyramide fortement maintenu au moyen des pieds-droits ,s1 celle-ci pouvait tre construite1 au-dessus des arcs ,v1 au moyen de chssis de pierre entre les artiers1 conformment l'excution dfinitive4 ,on pensera peut-tre que nous prtons l'architecte1 auteur du projet de la flche de ,strasbourg1 des ides qu'il n'a pas eues1 mais on ne prte qu'aux riches4 ,l'art de l'architecture1 surtout aux poques o il devait employer des sommes normes pour mettre ses ides excution1 peut tre difficilement jug par ce que le temps nous a laiss4 ,le plus souvent1 les conceptions les plus heureuses1 les plus tudies1 sont rendues d'une manire incomplte1 faute de ressources1 ou ont t mutiles par le temps et des restaurations malheureuses4 ,c'est le malheur de cet art1 de ne pouvoir transmettre ses conceptions dans leur puret4 ,ayant prsent la flche actuelle de la cathdrale de ,strasbourg comme une oeuvre manque1 d'une excution mdiocre1 on ne nous saura pas mauvais gr d'avoir en mme temps cherch faire ressortir les qualits de la conception primitive1 d'avoir relev le mrite de l'artiste1 puisque nous nous montrions svre pour une oeuvre videmment incomplte4 ,bien d'autres constructions fcheuses ont dtruit l'unit de conception de la faade occidentale de ,notre-,dame de ,strasbourg2 le beffroi central1 entre les deux tours1 est une adjonction monstrueuse qui change absolument les proportions de cette faade1 adjonction inutile et qui doit fort tourmenter les ,steinbach dans leur tombe1 si toutefois les architectes1 dans l'autre monde1 ont connaissance des changements qu'on fait subir leurs oeuvres1 ce qui serait pour tous1 sans exception1 un supplice continuel4 ,si les architectes du ,x,ve sicle avaient possd les ressources dont disposaient ceux du commencement du ,x,i,i,ie sicle pour la construction des grandes cathdrales1 ils nous auraient laiss des flches de pierre merveilleuses par leur combinaison1 car l'architecture de ce temps se prtait plus qu'aucune autre ces jeux d'appareil4 ,il est douteux1 toutefois1 que ces monuments pussent produire plus d'effet que nos flches de pierre des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles1 sobres dans les dtails1 mais d'une si parfaite lgance comme silhouette et1 au demeurant1 beaucoup plus solides et durables4 ,le domaine royal est la vritable patrie des flches2 c'est l o il faut tudier les principes qui ont dirig nos architectes de l'cole laque son origine4 ,la ,normandie a lev1 pendant le ,x,i,i,ie sicle1 un grand nombre de flches qui existent encore1 grce la bont des matriaux de cette province2 mais ces conceptions sont loin de valoir celles de l'le-de-,france4 ,les flches des glises de l'abbaye aux hommes de ,caen1 des cathdrales de ,coutances et de ,bayeux1 ne nous prsentent pas une entente parfaite des dtails avec l'ensemble3 leurs pinacles sont mesquins1 confus1 couverts de membres trop petits pour la place qu'ils occupent2 les silhouettes sont molles1 indcises1 et n'ont jamais cette mle nergie qui nous charme dans les contours des flches de ,chartres1 de ,saint-,denis1 de ,senlis1 de ,vernouillet et d'tampes4 ,,fl,,ches ,,de ,,charpenterie4--,il nous serait difficile de dire quelle poque remontent les premires flches construites en bois4 ,il en existait au ,x,i,ie sicle1 puisqu'il est fait mention alors d'incendies de clochers de charpente2 mais nous n'avons sur leur forme que des donnes trs-vagues4 ,ces flches consistaient alors probablement en de grandes pyramides poses sur des tours carres1 couvertes d'ardoises ou de plomb et perces de lucarnes plus ou moins monumentales4 ,il faut1 d'ailleurs1 bien dfinir ce qu'on doit entendre par flche en charpente4 ,dans le nord de la ,france1 beaucoup de tours en maonnerie taient et sont encore couvertes par des pavillons en bois qui ne sont1 proprement parler1 que des combles trs-aigus4 ,la flche de charpenterie est une oeuvre part1 complte1 qui possde son soubassement1 ses tages et son toit2 elle peut1 il est vrai1 tre pose sur une tour en maonnerie1 comme taient les flches de la ,cathdrale d',amiens avant le ,x,v,ie sicle1 celle de ,beauvais avant la chute du transsept1 celle de ,notre-,dame de ,rouen avant l'incendie1 comme est encore celle de la cathdrale d'vreux2 mais cependant elle se distingue toujours par une ordonnance particulire1 elle appartenant3 c'est un difice de bois1 entier1 pos sur un difice de pierre qui lui sert d'assiette1 comme les coupoles modernes de ,saint-,pierre de ,rome1 du ,val-de-,grce1 des ,invalides1 sont des monuments distincts1 indpendants de la masse des constructions qui les portent4 ,ces oeuvres de charpenterie sont les seules qui mritent le nom de flches4 ,on peut croire que1 par suite des incendies1 du dfaut d'entretien et du temps1 les flches du moyen ge1 d'une poque ancienne1 doivent tre peu communes2 on en leva un si grand nombre cependant1 partir de la fin du ,x,i,ie sicle1 que nous en possdons encore quelques-unes1 et qu'il nous reste sur beaucoup des renseignements prcieux4 ,tout porte croire que les plans des grandes glises1 et des cathdrales du commencement du ,x,i,i,ie sicle notamment1 avaient t conus avec l'ide d'lever une tour carre sur les quatre piliers de la croise4 ,plusieurs de nos grandes cathdrales ont possd ou possdent encore ces tours carres4 ,amiens1 ,reims1 ,beauvais ont eu leur tour de maonnerie sur le milieu du transsept2 ,rouen1 ,laon1 ,bayeux1 vreux1 ,coutances1 les ont conserves en tout ou partie4 ,mais soit que l'argent manqut1 soit que les architectes aient recul devant le danger de trop charger les piles isoles des transsepts1 presque partout ces tours ne furent point acheves ou furent couronnes par des flches en charpente recouvertes de plomb1 qui1 malgr leur poids considrable1 taient loin de charger autant les parties infrieures que l'et fait une construction de pierre4 ,quelques cathdrales cependant ne paraissent pas avoir jamais d recevoir sur la croise des tours en maonnerie4 ,paris1 ,chartres1 ,soissons n'en prsentent aucune trace1 non plus que ,senlis1 ,meaux et ,bourges1 par la raison que ces derniers monuments avaient t conus sans transsept4 dfaut de tours de maonnerie sur la croise des glises1 on eut l'ide d'lever de grands clochers de charpente se combinant avec les combles4 ,notre-,dame de ,paris possdait une flche en bois recouverte de plomb1 qui datait du commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,cette flche1 dmolie il y a cinquante ans environ1 tait certainement la plus ancienne de toutes celles qui existaient encore cette poque2 sa souche tait reste entire1 l'intersection des combles1 jusqu' ces derniers temps4 ,or1 des flches de charpente1 la partie la plus importante1 celle qui demande le plus d'tudes et de soins1 au point de vue de la construction1 est la souche4 ,aussi avons-nous relev exactement ces dbris de l'ancien clocher central de ,notre-,dame de ,paris1 avant de les enlever pour y substituer la charpente nouvelle1 qui1 du reste1 est tablie d'aprs le systme primitif4 ,voici en quoi consiste ce systme 7#aj73 ,,ab1 ,,ab tant les quatre piliers du transsept et ,,cd les fatages des deux combles se coupant angle droit2 la flche1 au-dessus des combles1 est tablie sur plan octogone1 ses angles tant poss sur les fatages des deux combles et dans les quatre noues4 ,la base octogonale est porte par deux fermes diagonales ,,aa1 ,,bb1 se rencontrant en un seul poinon ,g qui est l'arbre vertical de la flche2 de plus1 les quatre angles ,i sont maintenus dans les plans verticaux ,,aa1 ,,bb1 au moyen de grandes contre-fiches ,,ia1 ,,ib4 ,ces contre-fiches1 se rencontrant en ,k1 forment ainsi les arbaltriers de quatre fermes inclines ,,kab1 dont les sommets ,k soutiennent les quatre angles ,l de l'octogone4 ,par ce moyen1 les huit angles de la flche sont ports directement sur des fermes1 et le roulement de tout le systme est arrt par les contre-fiches croises ,,ia1 ,,ib4 ,il faut savoir que ces charpentes fort leves prissent toujours par suite d'un mouvement de torsion qui se produit de proche en proche de la base au fate4 ,en effet1 les bois ne peuvent rentrer en eux-mmes1 ils ne se raccourcissent pas2 l'effort des vents1 le poids finissent par fatiguer un point plus faible que les autres2 tout l'effort se produit ds lors sur ce point1 et il se fait un mouvement de rotation qui brise les assemblages1 courbe les bois et entrane la ruine de la charpente4 ,le systme adopt pour la souche de la flche de ,notre-,dame de ,paris a pour rsultat de faire que1 non-seulement la torsion de la base est rendue impossible par le croisement des contre-fiches1 mais encore que chaque angle de l'octogone reporte sa charge sur deux et mme trois piles4 ,les angles ,l portent sur les deux piles ,,ab1 et les points ,i sur trois piles ,,abb ou ,,baa4 ,ce systme a donc encore cet avantage que1 quand la pression du vent agit sur un ct1 il y a toujours au moins deux piles du transsept qui reoivent la charge supplmentaire occasionne par cette pression4 ,examinons1 maintenant que ce systme est connu1 l'application qu'on en avait fait ,notre-,dame de ,paris4 ,les piles du transsept de la cathdrale ne forment point un carr1 mais un quadrilatre assez irrgulier1 ce qui ajoutait la difficult d'tablir une charpente reposant sur quatre points seulement et supportant une pyramide base octogone4 ,la fig4 #aa donne la projection horizontale de la souche de cette flche1 en supposant la section faite au-dessus du fatage des combles2 les pices ,,ab sont les grandes contre-fiches qui portent la fois les poteaux ,c au point de leur croisement et les poteaux ,d qu'ils viennent en mme temps contre-butter4 ,ces contre-fiches ,,ab sont maintenues rigides par de fortes moises horizontales ,,eg1 serres au moyen de clefs de bois2 de sorte que les triangles ,,ceg sont des fermes inclines auxquelles les poteaux ,,ch servent de poinons4 ,deux grandes fermes diagonales ,,ik portent directement quatre des angles de l'octogone4 ,nous donnons 7#ab7 l'une de ces deux grandes fermes diagonales1 qui se composent d'un entrait arm portant sur le bahut en maonnerie et soulag par de fortes potences dont le pied ,a s'appuie sur les ttes des piles en contre-bas de ce bahut2 de deux arbaltriers ,,cd et de sous-arbaltriers courbes ,,ef s'assemblant dans le poinon central1 l'arbre de la flche4 ,les grandes contre-fiches ,,ag sont des moises4 ,les poteaux principaux formant l'octogone de la flche sont triples de ,h en ,i1 c'est--dire composs d'une me et de deux moises4 ,les poteaux de contre-forts ,,kl sont simples et assembls mi-bois dans les arbaltriers ,,cd4 ,on remarquera que ces poteaux sont fortement inclins vers l'arbre principal4 ,les poteaux contre-forts ,,kl taient primitivement butts par de grandes contre-fiches ,,ml1 lesquelles se trouvaient au-dessus des noues et prsentaient une cte saillante dcore jadis au moyen des moises pendantes ,,op recouvertes de plomb et accompagnes de pices de bois dcoupes dont les dbris ,r ont t retrouvs4 ,le poteau ,s1 qui se combinait avec cette dcoration et qui tait rest en place1 formait la tte de ce systme d'taiement1 visible au-dessus des quatre noues4 ,un chapiteau ,v sculpt dans le poinon central donnait la date exacte de cette flche 7commencement du ,x,i,i,ie sicle7#dii4 une poque assez ancienne1 ces tais visibles et dcors placs dans les noues1 si ncessaires la solidit de la flche1 avaient t enlevs 7probablement parce qu'ils avaient t altrs par le temps1 faute d'un bon entretien72 ce qui a d contribuer fatiguer les arbaltriers qui1 alors1 avaient porter toute la charge des poteaux ,,kl4 ,la fig4 #ac donne l'enrayure au niveau ,t1 et la fig4 #ad l'enrayure au niveau ,x4 ,la fig4 #ae permet de saisir la disposition des grandes contre-fiches ,,ab du plan fig4 #aa4 ,on voit comment ces contre-fiches soutiennent1 leur croisement ,g1 les poteaux ,,ch1 comment elles s'assemblent la tte dans les poteaux ,,dk en ,d1 comment les moises horizontales ,,ef serrent et ces contre-fiches et l'extrmit infrieure des poteaux ,,ch1 comment le triangle ,,gef prsente un systme de ferme incline rsistant la charge des poteaux ,,ch4 ,si nous reprenons la fig4 #aa1 nous remarquerons que non-seulement les poteaux qui forment les huit angles de la flche sont inclins vers l'arbre central de manire former une pyramide et non un prisme1 mais que ces poteaux donnent un double systme de supports4 ,nous ne parlons pas des moises qui triplent quelques-uns de ces poteaux1 parce que ces moises ne sont que des fourrures propres donner plus de roide aux points d'appui1 dans le sens de leur plat1 et surtout destines recevoir les assemblages latraux1 afin de ne point affamer les poteaux principaux par des mortaises4 ,ce systme de poteaux jumeaux spars par un intervalle est un moyen trs-puissant de rsister la pression des vents4 ,on comprend que ces poteaux1 bien relis entre eux par des moises horizontales de distance en distance1 offrent des points d'appui extrmement rigides4 ,en effet1 soient 7#af7 deux poteaux ,,ab1 ,,cd enserrs entre des moises ,,efg3 pour que le poteau ,,cd se courbt suivant la ligne ,,cid1 il faudrait que le poteau ,,ab se raccourcit1 rentrt en lui-mme1 ce qui n'est pas possible2 pour qu'il se courbt suivant la ligne ,,ckd1 il faudrait que le poteau ,,ab s'allonget1 ce qui est de mme impossible4 ,le quadrilatre ,,acbd1 reli par les moises ,,efg1 n'est donc pas susceptible de dformation4 ,aussi1 fidles ce principe lmentaire1 les architectes gothiques n'ont-ils jamais manqu de l'appliquer dans la construction de leurs flches de charpente1 et1 comme toujours1 ils en ont fait un motif de dcoration4 ,la souche de la flche de ,notre-,dame de ,paris1 bien qu'elle ft combine d'une manire ingnieuse1 que le systme de la charpente ft trs-bon1 prsentait cependant des points faibles2 ainsi1 les grandes fermes diagonales 7fig4 #ab7 n'taient pas suffisamment armes au pied1 les contre-fiches-moises ,,ag ne buttaient pas parfaitement les poteaux extrieurs de la pyramide1 les arbaltriers taient faibles1 les entraits retrousss sans puissance4 ,les fermes de fatage 7celles qui venaient s'appuyer sur les grandes contre-fiches1 disposes en croix de ,saint-,andr1 fig4 #ae7 ne trouvaient pas1 la rencontre de ces deux grandes contre-fiches1 un point d'appui inbranlable2 d'ailleurs ces contre-fiches1 cause de leur grande longueur1 pouvaient se courber1 ce qui avait eu lieu du ct oppos aux vents4 ,par suite1 la flche tout entire avait d s'incliner et fatiguer ses assemblages4 ,gnralement1 les pices infrieures n'taient pas d'un assez fort quarrissage2 puis1 pour des charpentes qui sont soumises aux oscillations causes par les ouragans1 les clefs de bois sont videmment insuffisantes1 surtout quand1 la longue1 ces bois venant se desscher ne remplissent plus les entailles dans lesquelles ils sont engags4 ,aussi1 tout en respectant le principe d'aprs lequel cette charpente avait t taille1 a-t-on d1 lors de la reconstruction de la flche de ,notre-,dame de ,paris1 amliorer l'ensemble du systme et y introduire les perfectionnements fournis par l'industrie moderne4 ,on se fait difficilement une ide1 avant d'en avoir fait l'preuve1 de la puissance des vents sur ces charpentes qui1 poses une assez grande hauteur1 sur quatre pieds seulement1 s'lvent elles-mmes dans les airs au-dessus des autres difices d'une cit#ejj4 ,la pression des courants d'air est telle qu' certains moments tout le poids de la charpente se reporte sur le ct oppos la direction du vent2 il faut donc qu'entre toutes les parties du systme il y ait une solidarit complte1 afin que cette pression ne puisse1 en aucun cas1 faire agir tout le poids sur un seul point d'appui4 ,on doit penser que ces charpentes sont comme un bras de levier1 qui1 s'il n'est pas bien maintenu par un empattement inbranlable1 ne manquerait pas d'craser ou de disloquer l'une des quatres piles qui lui servent d'appui1 d'autant que1 dans notre climat1 les grands vents viennent toujours du mme point de l'horizon1 du nord-ouest au sud-ouest4 ,cette pression1 rpte sur un seul ct de ces charpentes1 doit tre un sujet de mditation pour le constructeur4 ,partant du systme admis par l'architecte du ,x,i,i,ie sicle1 on a donc cherch3 #a former1 la base de la souche de la nouvelle flche1 un quatre-pieds absolument rigide et pouvant rsister toute oscillation2 #b relier ce quatre-pieds avec la souche elle-mme1 d'une manire si puissante1 que toute pression agissant dans un sens ft reporte au moins sur deux points d'appui et mme sur trois2 #c soutenir galement les huit artes de la pyramide1 tandis que1 dans le systme ancien1 quatre de ces artes taient mieux portes que les quatre autres2 #d doubler du haut en bas tout le systme formant l'octogone de la flche1 afin d'avoir non-seulement les artes rigides1 mais mme les faces2 #e viter les assemblages tenons et mortaises qui se fatiguent par l'effet des oscillations1 et les remplacer par le systme de moises qui n'affame pas les bois1 les relie et leur donn une rsistance considrable2 #f n'employer le fer que comme boulons1 pour laisser aux charpentes leur lasticit2 #g diminuer le poids mesure que l'on s'levait1 en employant des bois de plus en plus faibles d'quarrissage1 mais en augmentant cependant1 par la combinaison de la charpente1 la force de rsistance#eja4 ,nous l'avons dit tout l'heure3 les quatre piles du transsept sur lesquelles repose la flche de ,notre-,dame de ,paris ne sont pas plantes aux angles d'un carr1 mais d'un quadrilatre quatre cts ingaux1 ce qui ajoutait la difficult4 ,pour ne pas compliquer les figures1 nous ne tenons pas compte ici des faibles irrgularits1 et nous supposons un paralllogramme dont le grand ct a #adm1#ge et le petit #abm1#ge4 ,quatre des angles de l'octogone de la flche devant ncessairement poser sur les deux diagonales du quadrilatre1 cet octogone est irrgulier1 possdant quatre cts plus grands que les quatre autres4 ,la fig4 #ag donne1 en ,a1 le plan de l'enrayure basse1 au niveau des grands entraits diagonaux1 qui sont chacun composs de trois pices de bois superposes ayant #j1be c4 de roide sous le poinon4 ,ce trac fait voir en projection horizontale le quatre-pieds sur lequel s'appuie le systme sa base4 ,ce quatre-pieds se compose d'une combinaison de potences sous les entraits et de fermes inclines ,,bc1 passant dans les plans d'une pyramide tronque dont la base est le quadrilatre donn par les piles1 et la section suprieure par le plan de l'enrayure au niveau des entraits4 ,chacun des angles du corps de la flche se compose de trois poteaux qui ne s'lvent pas verticalement mais forment une pyramide trs-allonge1 base octogone2 c'est--dire qu'en s'levant1 ces poteaux se rapprochent du poinon4 ,examinons maintenant une des grandes fermes diagonales ,,de 7#ah74 ,on voit1 en ,a1 les trois entraits superposs1 roidis et maintenus d'abord par les deux liens ,b assembls mi-bois et formant potence2 puis par les deux fortes contre-fiches moises ,,cd qui reoivent les liens inclins indiqus en ,,bc dans la figure prcdente4 ,la tte de ces deux contre-fiches-moises vient pincer1 en ,e1 le pied des trois poteaux des angles de la flche4 ,le poinon central est en ,f4 ,les grandes contre-fiches ,,gh tracent la noue donne par la rencontre des combles2 par consquent1 tout ce qui est au-dessus de ces contre-fiches est vu4 ,les contre-fiches ,,ik sont des moises1 forment arte dans la noue1 en rejetant1 au moyen d'un chevronnage1 les eaux droite et gauche1 et laissent voir les gradins ajours dcors d'arcatures et surmonts1 sur les quatre poteaux1 de statues4 ,d'autres contre-fiches-moises ,,mn runissent tout le systme et s'assemblent dans le poinon central en ,o4 ,en outre1 cette demi-ferme est maintenue par des moises horizontales qui serrent ensemble ses diverses pices1 empchent toute dislocation et font de cette charpente un plan roide1 immobile1 ne pouvant se dformer4 ,le trac ,,aa de la fig4 #ag nous donne le plan de l'enrayure au niveau ,p de la fig4 #ah2 le trac ,,aaa celui de l'enrayure au niveau ,r1 et le trac ,a' celui de l'enrayure la base de la pyramide qui termine la flche au-dessus du second tage jour4 ,dans le trac ,,aa de la fig4 #ag1 on voit comme s'arrangent les chevronnages divisant la noue en deux et laissant passer les quatre poteaux portant les statues4 ,ce systme de poteaux verticaux traversant les demi-fermes diagonales et faisant dcoration au-dessus des noues 7systme qui avait t adopt par les constructeurs du ,x,i,i,ie sicle7 prsente plusieurs avantages3 il fait de ces demi-fermes de vritables pans-de-bois parfaitement rigides2 il constitue une suite de poinons qui roidissent les contre-fiches1 les maintiennent dans leur plan vertical sans charger en aucune faon l'entrait4 ,il prsente aussi une dcoration ingnieuse en ce qu'elle explique1 l'extrieur1 comment la flche vient s'appuyer sur les quatres piliers de la croise1 aussi parce qu'elle tablit une transition entre la maonnerie de l'glise et le corps de la flche1 parce qu'elle lui sert de base1 d'arc-boutant1 pour ainsi dire4 ,on voit1 en ,v 7fig4 #ah71 comment sont dcors ces gradins des grandes contre-fiches au-dessus des noues4 ,il est facile de comprendre maintenant comment sont soutenus les quatre angles de l'octogone qui portent sur les diagonales2 pour les quatre angles tombant sur les fatages des combles1 voici quel a t le systme adopt4 ,en ,,bb 7fig4 #ag7 sont leves de fortes fermes1 reposant sur les bahuts et les quatre piles du transsept2 sur le milieu des entraits de ces fermes reposent les pices horizontales ,,lm puissamment soulages en ,c par les pices inclines ,,bc4 ,c'est au-dessus de ce point ,c que portent les triples poteaux formant les quatre autres angles de l'octogone2 le point ,m ne porte que le pied des contre-fiches qui sont destines maintenir les poteaux dans leur plan4 ,la fig4 #ai prsente l'une de ces fermes ,,bb1 qui sert en mme temps de ferme de comble4 ,en ,a1 on voit l'extrmit de la pice horizontale trace en ,,lm dans la fig4 #ag2 en ,a'1 cette extrmit est vue en coupe sur ab4 ,il n'est pas besoin d'explication pour faire sentir que cette extrmit ,a ne peut flchir4 ,en ,b'1 nous avons donn le dtail des assemblages ,b1 et en ,c' celui de la croix de ,saint-,andr ,c1 avec le poinon4 ,maintenant1 examinons ce systme de souche en perspective 7#bj74 ,en ,a1 on voit les grands entraits triples des fermes diagonales2 en ,b1 la disposition des liens formant fermes inclines1 roidissant la base de la souche et venant porter en ,c quatre des angles de l'octogone2 en ,d1 apparaissent les fragments de l'entrait de la ferme donne dans la figure prcdente1 avec le pan-de-bois qui maintient les poteaux d'angles reposant en ,c1 ,e tant le poinon de cette ferme4 ,des contre-fiches ,f viennent soulager les poteaux ,c et reporter leur charge sur les quatre points rsistants principaux ,a2 ces contre-fiches ont encore l'avantage d'arrter le roulement de tout le systme4 ,au-dessus1 des croix de ,saint-,andr ,g1 doubles1 reportent encore1 la charge des poteaux ,c sur les points d'appui diagonaux4 ,les pices ,i et ,f remplissent avec avantage les grandes pices inclines de l'ancienne charpente que nous avons dcrite plus haut4 ,ce systme est d'ailleurs tripl dans la charpente actuelle1 nous le voyons reproduit en ,,kl et en ,,km2 de sorte que si une pression extraordinaire se produit en ,o1 cette pression ne charge pas le point ,c1 mais bien les pieds ,i1 et mme1 de proche en proche1 par la disposition des croix de ,saint-,andr et des contre-fiches ,f1 trois des piles du transsept4 ,on observera que ces croix de ,saint-,andr sont doubles1 c'est--dire assembles dans deux des poteaux sur les trois qui forment chaque angle la base de la flche4 ,il n'y a donc pas possibilit de roulement dans cette charpente2 aucune de ses parties ne peut recevoir un supplment de charge sans transmettre ce supplment deux et mme trois des quatre points d'appui sur lesquels elle porte4 ,en supposant mme qu'une des quatre piles du transsept ft enleve1 la charpente resterait debout et reporterait toutes ses pesanteurs sur les trois piles conserves4 ,le systme d'aprs lequel a t tabli la souche de la flche de ,notre-,dame de ,paris tant bien connu1 examinons cette flche au-dessus du fatage du comble1 c'est--dire au-dessus du niveau d'o elle commence se dtacher sur le ciel 7#ba74 ,une vue perspective prsente1 du ct droit1 la flche dpourvue de sa dcoration1 et1 du ct gauche1 la flche dcore4 ,en ,a est une des quatre fermes correspondant aux fermes diagonales2 on observera l'inclinaison des poteaux formant les artes de cette flche au-dessous de la pyramide suprieure1 qui ne se dgage qu'au niveau ,b4 ,cette inclinaison1 y compris les retraites successives1 n'a pas moins de #j1hj c4 dans une hauteur de #aem1#jj2 et cependant1 par l'effet de la perspective1 peine si l'on aperoit une diminution dans le corps de la flche autre que celle produite par les retraites ,c4 ,bien mieux1 si les huit angles de l'octogone taient monts d'aplomb1 le corps de la flche paratrait plus large sous la pyramide suprieure qu' sa base4 ,l'illusion de l'oeil est ici d'accord avec les conditions de stabilit2 en effet1 ces huit angles1 qui tendent se rapprocher du poinon mesure qu'ils s'lvent1 conduisent l'oeil la forme pyramidale prononce du couronnement1 et forment en mme temps une suite d'tais qui maintiennent l'arbre central dans la verticale4 ,par l'effet singulier du contraste des lignes verticales et inclines se dtachant sur le ciel une grande hauteur1 si les pinacles ,d qui terminent les poteaux d'angle taient verticaux1 vus ct des artiers de la pyramide suprieure1 ils sembleraient s'carter en dehors4 ,il faut que1 dans un monument aussi lev et dont la forme gnrale est aussi grle1 toutes les lignes tendent s'incliner vers l'axe1 si l'on veut que rien dans l'ensemble ne vienne contrarier la silhouette4 ,nous donnons1 en ,e1 le couronnement de la flche1 dont la pomme ,f est #dem1#jj au-dessus du fatage du comble4 ,nous avons dit que la charpente1 en s'levant1 se composait de pices de plus en plus lgres1 mais assembles avec plus de force4 ,en examinant l'enrayure trace en ,g1 on reconnatra combien elle prsente de rsistance2 ce systme est adopt pour les quatre enrayures indiques en ,g dans le gomtral ,a4 ,cette enrayure se compose de moises assembles mi-bois1 ainsi que le fait voir le dtail ,i1 se coupant angle droit1 pinant le poinon1 quatre artiers1 et roidies par des goussets ,k de manire former un carr2 immdiatement au-dessous1 une seconde enrayure contrariant celle-ci et combine de la mme manire produit1 en projection verticale1 une toile huit pointes1 qui donne la section de la pyramide4 ,non-seulement ce systme prsente une grande rsistance1 mais il a l'avantage de donner la pyramide des ombres toujours accuses qui la redressent l'oeil et lui donnent une apparence plus svelte4 ,lorsque les pyramides des flches aussi aigus sont leves sur une section simplement octogonale1 si le soleil frappe d'un ct1 une partie de la pyramide est entirement dans le clair et l'autre dans l'ombre2 distance1 le ct clair se confond avec le ciel et le ct ombr donne une ligne incline qui n'est point balance1 de sorte que la pyramide parat tre hors d'aplomb4 ,les grands pinacles avec leurs crochets qui fournissent toujours des points ombrs et brillants tout autour de la pyramide1 du ct du clair comme du ct oppos la lumire1 contribuent encore viter ces illusions de l'oeil qui sont produites par des masses d'ombres opposes sans rappel de lumire des masses claires sans rappel d'ombre4 ,nous ne saurions trop le rpter3 lorsqu'un difice ou partie d'un difice se dcoupe entirement sur le ciel1 rien n'est indiffrent dans la masse comme dans les dtails2 la moindre inattention dans l'adoption d'un ornement1 dans le trac d'un contour1 drange entirement l'harmonie de la masse4 ,il est ncessaire que tout soit clair1 facile comprendre1 que les profils et ornements soient l'chelle1 qu'ils ne contrarient jamais la silhouette1 et cependant qu'ils soient tous visibles et apprciables4 ,la flche de ,notre-,dame de ,paris est entirement construite en chne de ,champagne2 tous les bois sont recouverts de lames de plomb1 et les ornements sont en plomb repouss#ejb4 ,alors comme aujourd'hui1 l'occasion d'lever des flches de charpente aussi importantes ne se prsentait pas souvent4 ,le plomb tait plus cher autrefois qu'il n'est aujourd'hui1 bien que son prix soit encore fort lev2 sur de petites glises de bourgades1 de villages ou d'abbayes pauvres1 on ne pouvait penser revtir les flches de charpente qu'en ardoise4 ,il fallait1 dans ce cas1 adopter des formes simples1 viter les grands ajours et bien garantir les bois contre la pluie et l'action du soleil4 ,nous avons constat bien des fois dj que l'architecture du moyen ge se prte l'excution des oeuvres les plus modestement conues comme celle des oeuvres les plus riches3 cela seul prouverait que c'est un art complet4 ,si l'architecture ne peut s'appliquer qu' de somptueux difices et si elle se trouve prive de ses ressources quand il faut s'en tenir au strict ncessaire1 ce n'est plus un art1 mais une parure sans raison1 une affaire de mode ou de vanit4 ,nous donnons 7#bb7 un exemple de ces flches entirement revtues d'ardoises1 leve1 comme celle de ,notre-,dame de ,paris1 la rencontre des combles sur le transsept3 c'est la flche de l'glise d',orbais 7,marne71 autrefois dpendante d'une abbaye4 ,except les extrmits des poinons1 qui sont revtues de chapeaux de plomb trs-simples1 toute la charpente est couverte en ardoise4 ,on voit1 en ,a1 la moiti d'un des pans-de-bois de la souche2 ,,cd est l'arbaltrier du comble4 ,comme toujours1 cette souche est diminue1 ayant #dm1#hh sa base et #dm1#ff son sommet au niveau de l'enrayure de la pyramide4 ,celle-ci est octogone et pose ses angles sur les milieux des pans-de-bois1 ainsi que le fait voir le trac ,b4 ,les artiers ,e sont soulags par des contre-fiches ,g assembles dans les poteaux d'angle ,h1 et sur les angles ,f sont poss quatre petits pinacles1 visibles sur le trac perspectif4 ,le corps de la flche1 la pyramide1 les pinacles et les lucarnes sont couverts d'ardoises petites1 paisses1 cloues sur de la volige de chne4 ,il y a des lames de plomb dans les noues4 ,cet difice1 si simple1 est d'un effet charmant1 cause de ces saillies1 et surtout cause de l'heureuse proportion de l'ensemble2 il date du ,x,i,ve sicle4 ,le beffroi est indpendant de la charpente de la flche et repose seulement1 comme celle-ci1 sur les quatre piles du transsept4 ,on voit encore1 sur la croise de l'ancienne glise abbatiale d',eu1 la souche d'une flche1 du ,x,ve sicle1 en charpente1 dont la disposition originale mrite d'tre signale4 ,c'tait une pyramide passant du plan carr au plan octogone dans la hauteur du comble1 de manire que l'inclinaison des faces se suivait1 sans interruption1 du fatage de ces combles au sommet de la flche4 ,ce systme prsentait une grande solidit4 ,soit 7#bc7 ,,ab deux des quatre points d'appui du transsept1 des fermes inclines ,,abc forment les faces d'une pyramide base carre4 ,la projection des fermes des combles est donne par le triangle ,,abd2 donc1 les triangles ,,adc1 ,,bdc sont vus au-dessus de la pente de ces combles2 la contre-fiche ,,ae passe dans le plan des deux arbaltriers ,,ag1 ,,af4 ,les poinons ,,ic passent dans le plan de la pyramide octogone4 ,au niveau du fatage des combles est pose une enrayure sur plan octogone ,,gfk1 etc41 embrve dans les pices principales inclines ,,ap1 ,,ag1 ,,ac1 ,,bc1 etc4 ,l'lvation ,x1 prise sur la moiti de la flche de ,b en ,i1 fait voir la projection du comble en ,b',d'1 la grande ferme incline en ,b',c'1 incline suivant le plan ,b',o4 ,les contre-fiches ,,ae du plan horizontal se voient en ,b',e' et la premire enrayure octogone en ,l1 sur laquelle reposent les vritables artiers de la flche4 ,ici1 les angles de l'octogone ne correspondent pas aux fatages des quatre combles et aux quatre noues1 mais bien le milieu des faces de cet octogone4 ,en ,n est trace l'une des contre-fiches diagonales ,,ae et la section ,,ep faite au milieu d'une des quatre faces de la pyramide donnant sur les noues2 des lucarnes ,r sont ouvertes sur ces quatre faces4 ,une galerie ,s rompt l'aspect uniforme de la flche et sert de guette4 ,l'enrayure du sol de cette galerie est trace en ,m4 ,l'enrayure ,q est trace en ,q'1 les quatrime et cinquime enrayures tant combines de la mme faon4 ,en ,v1 un trac perspectif indique la rencontre des pices inclines de la souche avec la premire enrayure octogone ,l4 ,cette flche a t drase au niveau ,q2 mais un tableau du ,x,v,i,ie sicle qui est dpos dans l'glise d',eu1 prsentant une vue fort bien faite des btiments de l'abbaye1 nous donne le complment de la flche et son systme de dcoration qui ne manquait pas d'lgance4 ,la fig4 #bd reproduit l'aspect gomtral de la flche d',eu1 revtue de sa plomberie et de sa couverture en ardoise1 la plomberie n'tant applique qu'au couronnement suprieur de la pyramide1 la galerie1 aux lucarnes et aux noues4 vreux1 sur une tour centrale en maonnerie qui surmonte la croise de la cathdrale s'lve une flche en charpente recouverte de plomb1 fort dnature par des restaurations successives1 mais qui prsente cependant encore une assez bonne silhouette4 ,elle est compltement ajoure de la lanterne au fate1 et cette lanterne est d'un bon style du ,x,ve sicle4 ,le dfaut de ce couronnement1 c'est d'tre trop grle pour la souche en maonnerie qui lui sert de base2 elle s'y relie mal1 et la trop grande quantit d'ajours fait encore paratre ce dfaut plus choquant4 ,l'une des plus belles flches du ,x,ve sicle tait celle de la ,sainte-,chapelle du ,palais1 reconstruite depuis peu par feu ,lassus sur un ancien dessin conserv la ,bibliothque ,impriale4 ,cette flche est grave dans la ,monographie de la ,sainte-,chapelle publie par ,m4 ,bance1 avec ses dtails de charpente et de plomberie4 ,nous engageons nos lecteurs recourir cet ouvrage4 ,mais1 cette poque1 les architectes avaient dj perdu ce sentiment dlicat de la silhouette des difices1 et ils surchargeaient tellement leurs ensembles de dtails recherchs que les masses perdaient de leur grandeur4 ,on ne trouve plus1 dans la flche de la ,sainte-,chapelle du ,palais1 cette inclinaison des poteaux de la partie infrieure portant la pyramide2 ceux-ci s'lvent verticaux1 ou peu prs1 ce qui alourdit l'ensemble et empche l'oeuvre de filer1 d'une venue1 du fatage du comble au sommet4 ,les dtails1 trop petits d'chelle1 paraissent confus1 gnent les lignes principales au lieu de les faire ressortir4 ,cependant1 nous voyons encore1 sur le transsept de la cathdrale d',amiens1 une flche du commencement du ,x,v,ie sicle1 dans l'excution de laquelle les qualits signales ci-dessus sont dveloppes avec un rare bonheur4 ,si la flche de la cathdrale d',amiens est une oeuvre remarquable en elle-mme1 elle n'est nullement en rapport de proportions avec l'difice3 sa base est grle1 sort du comble brusquement1 sans transition2 l'ensemble est mesquin1 si on le compare la grandeur magistrale du monument4 ,quant la combinaison de la charpente1 elle pche par l'amas des bois1 par le dfaut de simplicit4 ,les charpentiers1 matres de l'oeuvre1 ,louis ,cordon et ,simon ,taneau1 eurent l'ide de porter cette flche sur une plate-forme compose de pices horizontales entre-croises1 rendues rigides au moyen de fermes armes au nombre de dix2 ce qui produit1 la souche1 un amas de bois si considrable qu' peine si l'on peut circuler travers les arbaltriers et les clefs pendantes4 ,quelque bien armes que soient ces fermes1 ce systme ne prsentant pas des supports directs1 il y a toujours relchement cause du retrait des bois dans les assemblages et1 par suite1 flexion4 ,l'intention vidente des matres a t d'tablir un plancher rigide sur lequel ils ont mont une flche1 indpendante de ce plancher1 comme s'ils l'eussent leve sur le sol4 ,il y a donc dans la charpente de la flche d',amiens deux choses3 la plate-forme infrieure et la flche proprement dite que cette plate-forme est destine porter4 ,cette donne admise1 ces matres en ont tir le meilleur parti possible2 mais le principe est vicieux4 ,la fig4 #be fait voir1 en perspective1 cette plate-forme ou plutt cette enrayure basse1 arme4 ,pour rendre la figure moins confuse1 nous avons suppos les clefs pendantes enleves4 ,on distingue les dix fermes se pntrant1 aux arbaltriers desquels des clefs pendantes vont soutenir les entraits au droit de la porte de chacune des pices horizontales4 ,deux grands entraits diagonaux reposent sur ce plancher suspendu4 ,comme ,notre-,dame de ,paris1 l'octogone de la flche a ses angles dans les noues et dans l'axe des combles se croisant4 ,si nous prenons une des fermes de flche perpendiculaires aux cts du carr1 nous obtenons la fig4 #bf4 ,le poinon1 l'arbre central est en ,a#ejc4 ,en ,b sont traces en coupe les fermes armes de clefs pendantes et en face l'une de ces fermes dans le plan parallle notre projection4 ,les poteaux ,c de l'octogone sont donc ports sur les entraits soulags de ces fermes armes1 ainsi que les contre-fiches principales ,d4 ,comme toujours1 le poinon est suspendu par la butte des contre-fiches4 ,une premire enrayure compose de moises est en ,e1 une seconde en ,f1 et une troisime en ,g un peu au-dessus du fatage ,h des combles4 ,c'est cette dernire enrayure qui reoit la premire plate-forme de la flche1 de sorte que l'ajour commence immdiatement au niveau de ce fatage2 ce qui contribue donner de la maigreur l'oeuvre de charpenterie1 puisque au-dessus de la masse pleine des combles commence1 sans transition1 le systme des poteaux isols laissant voir le ciel entre eux4 ,si bien assembls que soient les arbaltriers ,b1 si bien serres que soient les clefs pendantes supportant les entraits1 il y a1 par suite de la multiplicit de ces pices de bois1 de nombreuses causes de retrait ou de relchement2 il en rsulte que le plancher infrieur a quelque peu plong1 particulirement du ct oppos l'action des vents d'ouest1 car on observera qu'ici les pesanteurs des poteaux ne sont pas rparties1 comme dans la charpente de ,notre-,dame de ,paris1 sur plusieurs points1 mais agissent directement leur pied4 ,il y a donc toujours une partie de ce plancher suspendu plus charge que l'autre1 puisque les vents d'ouest sont les plus frquents et les plus violents1 surtout ,amiens4 ,l'ensemble du systme s'est inclin vers l'est1 et on a d1 peu aprs la construction1 ajouter de ce ct une longue contre-fiche qui vient porter sur une ferme du choeur trs-solidement arme4 ,les fermes diagonales sont peu rsistantes 7#bg72 leur entrait ,a repose sur le plancher infrieur1 ainsi qu'on le voit dans le trac perspectif 7fig4 #be72 mais1 comme supplment de force1 les charpentiers ont pos sous ce plancher1 qui passe dans l'intervalle ,b1 des potences armes ,c dont le pied s'appuie sur la tte des quatre piles du transsept dans les reins de la vote4 ,ces potences1 faiblement relies au systme de la ferme diagonale1 ont donn du nez sous la dpression du plancher4 ,d'ailleurs1 la contre-fiche principale ,e de cette demi-ferme diagonale est la noue1 c'est--dire qu'elle est pose suivant la ligne d'intersection des combles1 ce qui lui donne une position trop incline pour avoir une grande force4 ,si1 comme ,notre-,dame de ,paris1 les charpentiers avaient pos une contre-fiche gh au-dessus de cette noue1 visible1 et relie la potence ,c au moyen de grandes moises verticales m1 ils eussent donn aux fermes diagonales une beaucoup plus grande rsistance1 en faisant de grands pans-de-bois rigides1 dont toutes les parties eussent t solidaires4 ,on remarquera qu'ici1 comme ,notre-,dame de ,paris1 les poteaux de l'octogone sont doubls et fortement inclins vers l'axe de la flche4 ,c'est l une rgle dont les architectes du moyen ge ne se sont pas dpartis dans la construction de ces sortes d'difices4 ,la silhouette de la flche de ,notre-,dame d',amiens est heureuse2 il ne manque cette oeuvre de charpenterie que d'tre sur un monument moins grandiose4 ,la fig4 #bh prsente le gomtral de cette flche recouverte de sa plomberie4 ,malheureusement la flche d',amiens a subi des mutilations2 son couronnement a t refait d'une faon barbare dans le dernier sicle1 la suite d'un incendie partiel caus par la foudre4 ,la plomberie1 en partie repose au commencement du ,x,v,i,ie sicle1 est1 sur quelques points1 extrmement grossire1 et masque les profils ou les dcoupures du bois4 ,la section de la pyramide ne donne pas un octogone cts droits1 mais cts curvilignes concaves 7voy4 le dtail ,a71 afin d'obtenir1 comme nous l'avons dit plus haut1 des filets de lumire dans l'ombre1 et d'viter le fcheux effet produit par les pyramides faces planes lorsqu'elles sont places une grande hauteur et que le soleil les claire4 ,quelques parties primitives de la plomberie sont fort remarquables4 ,en rsum1 si la flche de ,notre-,dame d',amiens n'est pas une oeuvre irrprochable1 elle mrite cependant d'tre tudie2 d'ailleurs c'est la seule de cette dimension qui existe encore en ,france4 ,son poids est compris le plomb1 de #ejj1jjj kilogrammes4 ,sa hauteur1 au-dessus du fatage 7niveau ,b7 jusqu' la pomme1 tait de #dg mtres2 elle n'est plus aujourd'hui que de #de mtres4 ,les bois sont d'une belle qualit1 essence de chne4 ,autrefois la plomberie tait peinte et dore2 on voit de nombreuses traces de cette dcoration4 ,nous citerons encore1 parmi les flches de charpenterie recouvertes de plomb1 celles de l'glise ,notre-,dame de ,chlons-sur-,marne1 qui sont de la fin du ,x,i,ve sicle1 trs-simples1 mais d'une assez belle forme1 et qui couronnent des tours en pierre de la fin du ,x,i,ie sicle2 celle de la croupe de la cathdrale de ,reims1 qui date de la fin du ,x,ve sicle1 et dont la plomberie est assez bien conserve 7voy4 ,,plomberie74 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,illustration3 ,fig4 #ad4 ,illustration3 ,fig4 #ae4 ,illustration3 ,fig4 #af4 ,illustration3 ,fig4 #ag4 ,illustration3 ,fig4 #ah4 ,illustration3 ,fig4 #ai4 ,illustration3 ,fig4 #bj4 ,illustration3 ,fig4 #ba4 ,illustration3 ,fig4 #bb4 ,illustration3 ,fig4 #bc4 ,illustration3 ,fig4 #bd4 ,illustration3 ,fig4 #be4 ,illustration3 ,fig4 #bf4 ,illustration3 ,fig4 #bg4 ,illustration3 ,fig4 #bh4 ,note #die3 ,voy41 dans le #g;e ,entretien sur l',architecture1 la faade de l'glise ,notre-,dame de ,paris avec ses flches projetes et laisses inacheves4 ,note #dif3 ,les flches de ,laon n'existent plus1 mais on en connat la disposition2 celles de la cathdrale de ,reims se devinent facilement1 et nous connaissons par de bonnes gravures celles de ,saint-,nicaise4 ,note #dig3 ,voyez1 dans le #g;e ,entretien sur l',architecture1 l'lvation gomtrale de la faade de ,notre-,dame de ,paris avec ses deux flches4 ,note #dih3 ,en effet1 on doit attribuer en partie la chute imminente de la flche de ,saint-,denis au supplment de poids qui lui avait t donn1 lors de la restauration1 par la substitution de la pierre de ,saint-,non la pierre de ,vergel qui1 primitivement1 imposait la pyramide4 ,il faut dire aussi que les parties infrieures1 les tages de la tour1 n'avaient pas t consolids1 mais au contraire affaiblis par des reprises extrieures faites en placages1 sans affermir les massifs trs-altrs par le temps4 ,note #dii3 ,ce chapiteau a t conserv lors de la descente de la souche4 ,note #ejj3 ,le sommet de la flche de ,notre-,dame de ,paris est #if mtres au-dessus du pav de l'glise4 ,note #eja3 ,le #bf fvrier #ahfj1 un coup de vent qui a renvers ,paris un grand nombre de chemines1 enlev des toits et jet bas quelques-unes des charpentes destines la triangulation1 n'a fait osciller la flche de ,notre-,dame que de #j1bj c4 environ son sommet1 bien que cette flche ne ft pas alors compltement termine et qu'elle ne ft garnie de plomb qu' sa partie suprieure1 ce qui ncessairement devait rendre l'oscillation plus sensible4 ,note #ejb3 ,la charpente de cette flche a t excute par ,m4 ,bellu1 et la plomberie par ,,mm4 ,durand frres et ,monduit4 ,l'ensemble1 compris les ferrures1 pse environ #ejj1jjj kilog4 ,chacune des piles du transsept pourrait porter ce poids sans s'craser4 ,les douze statues des aptres et les quatre figures des symboles des vanglistes qui garnissent les quatre artiers des noues sont en cuivre repouss1 sur les modles excuts par ,m4 ,geoffroy-,dechaume4 ,note #ejc3 ,la ferme donne ici est celle qui est perpendiculaire au ct ab de la fig4 #be4 ,,fleur1 s4 f4 7,voy4 ,,flore47 ,,fleuron1 s4 m4 panouissement vgtal qui termine certains membres de l'architecture gothique1 tels que pinacles1 pignons1 dais1 redents1 etc4 ,le fleuron n'apparat dans l'architecture qu'au ,x,i,ie sicle1 c'est--dire au moment o l'cole laque va chercher l'ornementation de ses difices dans la flore des campagnes4 ,ds l'antiquit grecque1 on amortissait les combles de certains difices au moyen d'une dcoration vgtale1 ainsi qu'on peut le reconnatre en examinant le monument choragique de ,lysicrates ,athnes4 ,bien que1 dans ce cas1 l'amortissement fut probablement destin porter le trpied qui rappelait la victoire de ,lysicrates sur ses rivaux1 ce n'en est pas moins un couronnement emprunt au rgne vgtal4 ,la clbre pomme de pin en bronze qui se voit dans les jardins du ,vatican est un vritable fleuron terminant un grand monument antique4 ,l'ide n'est donc pas neuve1 et1 en cela comme en beaucoup d'autres choses1 les architectes gothiques ont suivi une tradition fort ancienne qui leur avait t transmise par les matres de l'cole romane4 ,mais ce qui est neuf1 ce qui appartient ces architectes gothiques1 c'est le caractre particulier qu'ils ont su donner ces amortissements1 c'est leur physionomie franchement vgtale4 ,on voit apparatre les fleurons bien caractriss aux sommets des pinacles et lucarnes du clocher vieux de la cathdrale de ,chartres 7milieu du ,x,i,ie sicle72 du moins ce sont les plus anciens qui nous soient rests4 ,quoique dtriors par le temps1 ces fleurons laissent voir leur forme primitive4 ,ils sortent brusquement de l'extrmit des artes d'angles de ces pinacles1 sans bagues intermdiaires2 ils prsentent 7#a7 une runion de jeunes feuilles1 de bourgeons1 termins par des ttes humaines4 ,la sculpture est large1 grasse1 comme il convient une pareille lvation4 ,tout l'ornement est pris dans une seule pierre de plus de #am1#jj de hauteur4 ,cependant l'tude des vgtaux conduit bientt les architectes chercher dans les divers membres des plantes ceux qui se prtent le mieux cette forme de couronnement2 ils observent que les pistils des fleurs1 par exemple1 donnent souvent un ornement rgulier1 parfaitement propre terminer un sommet2 ils voient que ces pistils sont habituellement accompagns d'un collet et d'appendices4 ,ils interprtent donc1 sans trop chercher imiter servilement la nature1 ces formes vgtales2 ils en saisissent le caractre puissant1 vivace1 et composent des fleurons comme celui-ci 7#b71 qui date des dernires annes du ,x,i,ie sicle et provient des gbles infrieurs des contre-forts de la cathdrale de ,paris 7ct nord74 ,cette forme simple ne leur parat pas prsenter une silhouette assez dcoupe1 ces artistes recourent encore la nature1 et ils ouvrent davantage les folioles qui accompagnent le pistil 7#c7ejd1 de manire obtenir un panouissement2 ou bien encore1 un peu plus tard 7vers #abbj71 ils recherchent l'imitation des bourgeons 7#d7eje2 ils les dissquent1 ils en enlvent certaines parties1 comme l'indique cette couronne ,a de ptioles coups1 pour dgager la tige principale ,b2 puis ils commencent mler cette vgtation des formes gomtriques1 des profils ,c d'architecture sans la bague imite d'un fruit4 ,tout en tudiant avec soin les vgtaux1 les sculpteurs du commencement du ,x,i,i,ie sicle ne les copient pas servilement2 ils les soumettent aux dispositions monumentales1 l'chelle de l'architecture4 ,de l'imitation du pistil des fleurs1 des graines1 des bourgeons1 ils arrivent bientt l'imitation de la feuille dveloppe1 mais en soumettant toujours cette imitation aux donnes dcoratives qui conviennent la sculpture sur pierre 7#e7ejf4 ,ils savent allier la pondration des masses la libert du vgtal4 ,les tiges des fleurons prsentent1 dater du commencement du ,x,i,i,ie sicle1 des sections carres ou octogones2 ces tiges se divisent toujours en quatre membres de feuillages un seul tage1 avec bouton suprieur1 ou deux tages4 ,dans ce dernier cas1 les feuilles du deuxime rang alternent avec celles du premier1 de manire contrarier les lignes de fuite produites par la perspective1 donner plus de mouvement et plus d'effet ces amortissements dcoratifs1 ainsi que l'indique la fig4 #f1 et redresser par l'apposition des ombres et des lumires la ligne verticale4 ,souvent les panouissements des fleurons ne sont autre chose que des crochets1 comme ceux qui accompagnent les rampants des gbles ou des pinacles 7#g7ejg4 ,c'est vers le milieu du ,x,i,i,ie sicle que les fleurons1 d'une grande dimension1 portent deux rangs de feuilles4 ,tous les membres de l'architecture tendant s'lever1 faire dominer la ligne verticale1 il fallait donner une importance de plus en plus considrable ces couronnements des parties aigus des difices4 ,l'imitation des vgtaux devenait plus scrupuleuse1 plus fine1 mais aussi moins monumentale4 ,cette vgtation ne tenait point la pierre1 elle tait comme une superposition2 ce n'tait plus la pierre elle-mme qui s'panouissait1 mais bien des feuillages entourant un noyau d'une forme gomtrique 7#h7ejh4 ,ce que l'on ne saurait trop admirer dans ces amortissements de gbles1 de pinacles1 c'est leur juste proportion par rapport aux membres de l'architecture qu'ils couronnent4 ,il y a une aisance1 une grce1 une finesse de contour1 une fermet dans ces terminaisons1 bien difficiles reproduire pour nous1 habitus que nous sommes l'ornementation sche et banale des temps modernes4 ,ou1 par suite d'une fausse interprtation de la sculpture antique1 nous penchons vers l'ornementation de convention1 symtrique1 morte1 fossile1 copie sur des copies2 ou nous nous lanons dans le domaine du caprice1 de la fantaisie1 parce qu'il y a un sicle des artistes possdant plus de verve que de got nous ont ouvert cette voie dangereuse4 ,autant la fantaisie est sduisante parfois1 lorsqu'elle arrive naturellement1 qu'elle est une boutade de l'esprit1 autant elle fatigue si on la cherche4 ,les ornements que nous fournit cet article 7ornements d'une importance singulire1 puisqu'ils servent de terminaison aux parties dominantes des difices7 ne sont point le rsultat d'un caprice1 mais bien de l'tude attentive et fine des vgtaux4 ,il y a une flore gothique qui a ses lois1 son harmonie1 sa raison d'exister pour ainsi dire1 comme la flore naturelle2 on la retrouve dans les bandeaux1 dans les chapiteaux1 et surtout dans ces fleurons de couronnements1 si visibles1 se dtachant souvent sur le ciel1 dont le galbe1 le model1 l'allure1 peuvent gter un monument ou lui donner un aspect attrayant4 ,la varit des fleurons du ,x,i,i,ie sicle est infinie1 car1 bien que nos difices de cette poque en soient couverts1 on n'en connat pas deux qui aient t sculpts sur un mme modle4 ,aussi n'en pouvons-nous prsenter nos lecteurs qu'un trs-petit nombre1 en choisissant ceux qui se distinguent par des dispositions particulires ou par une grande perfection d'excution4 ,dans les difices de l'le-de-,france et de la ,champagne1 ces fleurons sont incomparablement plus beaux et varis que dans les autres provinces2 ils sont aussi mieux proportionns1 plus largement composs et excuts4 ,ceux1 en grand nombre1 qu'on voit encore autour de la cathdrale de ,paris1 ceux du tombeau de ,dagobert ,saint-,denis1 ceux de l'glise de ,poissy 7#i7 qui terminent les arcs-boutants du choeur1 ceux de la cathdrale de ,reims 7nous parlons des anciens71 sont1 la plupart1 d'un bon style et excuts de main de matre4 ,autour des balustrades suprieures de ,notre-,dame de ,paris1 on peut voir des fleurons1 base carre1 terminant les pilastres1 qui sont d'une largeur de style incomparable 7voy4 ,,balustrade1 fig4 #aj74 ,ceux de la balustrade extrieure de la galerie du choeur1 dont nous avons recueilli des dbris1 avaient un caractre de puissance et d'nergie qu'on ne trouve exprim au mme degr dans aucun autre monument de cette poque 7commencement du ,x,i,i,ie sicle7 7#aj74 ,vers la fin du ,x,i,i,ie sicle1 ces ornements deviennent plus refouills1 imitent servilement la flore1 puis ils adoptent des formes toutes particulires empruntes aux excroissances de la feuille de chne 7noix de galle71 aux feuilles d'eau4 ,cette transition est sensible dans l'glise de ,saint-,urbain de ,troyes1 leve pendant les dernires annes du ,x,i,i,ie sicle4 ,les grands fleurons trois rangs de feuilles qui terminent les gbles des fentres sont sculpts avec une hardiesse1 une dsinvolture qui atteignent l'exagration 7#aa74 ,pendant le ,x,i,ve sicle1 les fleurons ne sont composs1 habituellement1 que de la runion de quatre ou huit crochets1 suivant les formes donnes alors cet ornement4 ,la dcoration1 cette poque1 devient monotone comme les lignes de l'architecture4 ,cependant ces fleurons sont sculpts avec une verve et un entrain remarquables 7#ab74 ,on voit d'assez beaux fleurons la cathdrale d',amiens1 autour de celle de ,paris1 ,saint-,ouen de ,rouen1 ,saint-tienne d',auxerre1 la cathdrale de ,clermont1 ,saint-,just de ,narbonne et ,saint-,nazaire de ,carcassonne2 mais le grand dfaut de la sculpture du ,x,i,ve sicle1 c'est le manque de varit1 et ce dfaut est particulirement choquant lorsqu'il s'agit de couronnements qui se voient tous peu prs dans les mmes conditions4 ,au ,x,ve sicle1 les fleurons qui terminent les pinacles ou les gbles sont souvent dpouills de feuillages1 ce sont de simples amortissements de formes gomtriques dans le genre de la fig4 #ac4 ,cependant si l'difice est trs-richement sculpt1 comme1 par exemple1 le tour du choeur de l'glise abbatiale d',eu1 ces amortissements se revtent de feuilles d'eau ou plutt d'un ornement qui ressemble assez des algues marines 7#ad74 ,vers #aejj1 les fleurons ne sont autre chose que la runion des crochets des rampants de gbles ou de pinacles1 et finissent par une longue tige prismatique 7voy4 ,,contre-,,courbe1 fig4 #b2 ,,crochet1 ,,fen,,tre1 fig4 #db2 ,g,,ble1 ,,pinacle74 ,on donne aussi le nom de fleurons des panouissements de feuilles qui terminent des redents 7voy4 ce mot74 ,que les fleurons de couronnement appartiennent au ,x,i,i,ie ou au ,x,ve sicle1 ils sont toujours bien plants1 firement galbs1 en rapports parfaits de proportion avec les parties de l'architecture qu'ils surmontent4 ,les architectes gothiques savaient couronner leurs difices4 ,notre attention doit d'autant plus se porter sur ces qualits1 qu'aujourd'hui la plupart de nos monuments modernes pchent videmment par le dfaut contraire4 ,l're classique1 qui finit1 regardait les couronnements comme une superftation de mauvais got4 ,les ,grecs et les ,romains ne manquaient pas cependant de terminer les parties suprieures de leurs difices par des ornements en pierre1 en marbre ou en mtal1 qui se dcoupaient sur le ciel2 mais les exemples n'existant plus en place1 il tait convenu que l'architecture antique se passait de ces accessoires4 ,c'tait un moyen d'luder la difficult4 ,peu peu cependant les tudes archologiques1 l'inspection de fragments pars1 de mdailles1 ont fait reconnatre que les anciens taient loin de se priver de ces ressources dcoratives2 on chercha donc timidement et un peu au hasard rompre les lignes sches et froides de nos palais1 de nos difices publics3 or1 lorsqu'il s'agit de silhouettes1 ce qu'il faut1 ce sont des tracs hardis1 un coup d'oeil sr1 l'exprience de l'effet perspectif1 l'observation du jeu des ombres4 ,cette exprience1 il nous faut l'acqurir1 car nous l'avons absolument perdue4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,illustration3 ,fig4 #ad4 ,note #ejd3 ,des gbles de contre-forts des tours de la cathdrale de ,paris4 ,note #eje3 ,de la faade de l'glise abbatiale de ,vzelay4 ,note #ejf3 ,de la cathdrale de ,troyes 7#abbe environ74 ,note #ejg3 ,de la cathdrale d',amiens2 faade 7#abcj environ74 ,note #ejh3 ,du portail du nord de la cathdrale de ,paris 7#abfj74 ,,flore1 s4 f4 ,nous avons souvent l'occasion de parler de la flore sculpte de l'architecture du moyen ge2 c'est qu'en effet cette architecture possde sa flore1 qui se modifie mesure que l'art progresse et dcline4 ,pendant la priode romane1 la flore n'est gure qu'une imitation de la sculpture romaine et byzantine2 cependant on aperoit1 vers le commencement du ,x,i,ie sicle1 dans certains difices romans1 une tendance manifeste chercher les modles de l'ornementation sculpte parmi les plantes des bois et des champs4 ,mais comment cette recherche commence-t-elle8 quels lments s'attache-t-elle d'abord8 ,qui la provoque8 ,comment s'rige-t-elle en systme et parvient-elle former une cole8 ,rsoudre ces questions1 c'est faire l'histoire de notre art franais au moment o il se dveloppe1 o il est rellement original et n'emprunte plus rien au pass4 ,il semble1 en examinant les monuments1 que les clunisiens ont t les premiers former des coles de sculpteurs allant chercher1 dans les productions naturelles1 les lments de leur dcoration4 ,les chapiteaux de la nef de l'glise abbatiale de ,vzelay ne sont plus dj des imitations abtardies de la sculpture antique3 leur vgtation sculpte possde une physionomie qui lui est propre1 qui a l'pret d'un art neuf plutt que l'empreinte barbare d'un art1 dernier reflet de traditions vieillies4 ,sur les bords de la ,loire1 de la ,garonne1 en ,poitou et en ,saintonge1 au commencement du ,x,i,ie sicle1 on voit aussi la sculpture chercher d'autres lments que ceux laisss par l'antiquit4 ,ces essais1 toutefois1 sont partiels2 ils semblent appartenir des artistes isols1 fatigus de toujours reproduire des types dont ils ne comprenaient plus le sens1 parce qu'ils n'en connaissaient plus l'origine4 ,quoi qu'il en soit1 ces essais ont une certaine importance3 ils ont ouvert la voie la nouvelle cole des architectes laques2 c'est du moins probable4 ,prsentons tout d'abord un de ces exemples1 qui fera ressortir d'une faon plus claire ce que nous allons dire4 ,nous donnons ici un chapiteau de l'glise abbatiale de ,bourg-,dieu prs ,chteauroux 7,dols7 sculpture date de #aacj environ 7#a74 ,or voici 7#b7 des feuilles de fougre au moment o elles commencent se dvelopper1 sortir de leur tissu cotonneux4 ,il n'est pas besoin1 pensons-nous1 de faire remarquer1 dans ce chapiteau1 l'intention vidente de l'artiste2 il a certainement voulu se servir de ces formes puissantes donnes par ces bourgeons de fougre1 de la fougre qu'on trouve partout1 en ,france1 sous les grands bois4 ,le sculpteur ne s'est inspir ni des traditions romaines1 ni des ornements byzantins3 il a cueilli un brin de fougre1 l'a examin curieusement1 s'est pris de passion pour ces charmantes productions naturelles1 puis il a compos son chapiteau4 ,observons notre tour cette fig4 #b2 nous aurons l'occasion d'y revenir4 ,c'est l1 pour cette poque1 disons-le encore1 un fait isol4 ,mais bientt l'cole des architectes laques s'lve1 s'empare de toutes les constructions1 particulirement dans le domaine royal4 ,ds ses premiers pas1 on sent que cette cole laque veut rompre avec les traditions d'art des moines4 ,il y avait peut-tre de l'ingratitude dans le procd1 puisque cette cole s'tait leve sous les votes des clotres2 mais cela nous importe peu aujourd'hui4 ,comme systme de construction 7voy4 ,,cath,,drale1 ,,construction71 comme mthode de btir1 les architectes laques de la seconde moiti du ,x,i,ie sicle cherchent rompre avec les traditions monastiques4 ,les formes qu'ils adoptent1 les moulures qu'ils tracent1 les profils qu'ils taillent et les ornements qu'ils sculptent s'appuient sur des principes trangers l'art roman2 l'examen1 la recherche1 remplacent la tradition4 ,quand il s'agit d'ornements1 ils ne veulent plus regarder les vieux chapiteaux et les frises romanes3 ils vont dans les bois1 dans les champs2 ils cherchent1 sous l'herbe1 les plus petites plantes2 ils examinent leurs bourgeons1 leurs boutons1 leurs fleurs et leurs fruits1 et les voil qui1 avec cette humble flore1 composent une varit infinie d'ornements d'une grandeur de style1 d'une fermet d'excution qui laissent bien loin les meilleurs exemples de la sculpture romane4 ,soit instinct1 soit raisonnement1 ces artistes comprennent que les plus petites plantes1 comme les insectes1 sont doues d'organes relativement beaucoup plus forts que les arbres et les grands animaux2 destines vivre dans le mme milieu1 rsister aux mmes agents1 la nature prvoyante a en effet donn ses crations les plus humbles une puissance relativement suprieure celle des grands tres4 ,les formes des plus petits insectes1 comme celles des plus petites plantes1 ont une nergie1 une puret de lignes1 une vigueur d'organisation qui se prtent merveilleusement exprimer la grandeur et la force2 tandis qu'au contraire on remarque1 dans les formes des grands vgtaux particulirement1 une sorte d'indcision1 de mollesse1 qui ne peut fournir d'exemples la sculpture monumentale4 ,d'ailleurs1 qui sait8 ,ces artistes laques qui s'lvent en ,france la fin du ,x,i,ie sicle1 et qui s'lvent au milieu d'une socit mal constitue1 ces artistes peine compris de leur temps1 fort peu aujourd'hui1 trouvaient peut-tre un certain charme envelopper leur art de mystre2 de mme qu'ils se transmettaient leurs grands principes l'ombre d'une sorte de franc-maonnerie1 de mme aussi1 en allant chercher leurs motifs de dcorations au bord des ruisseaux1 dans les prs1 au fond des bois1 dans les plus infimes productions vgtales1 se laissaient-ils conduire par cet instinct du pote qui ne veut pas dcouvrir au vulgaire les secrets de ses conceptions4 ,l'art vritable a sa pudeur3 il cache aux regards ses amours fcondes4 ,qui sait si ces artistes ne trouvaient pas des joies intimes dans la reproduction monumentale de ces humbles plantes1 d'eux seuls connues1 aimes d'eux seuls1 cueillies et observes longuement dans le silence des bois8 ,ces rflexions nous sont venues souvent lorsqu'en examinant les merveilleux dveloppements de vgtaux perdus sous l'herbe1 leurs efforts pour repousser la terre1 la puissance vitale de leurs bourgeons1 les lignes nergiques de leurs tigettes naissantes1 les formes des beaux ornements de la premire priode gothique nous revenaient en mmoire4 ,puisque nous allions chercher des lments d'un art dans ces productions infimes sur lesquelles la nature semble avoir jet un de ses plus doux regards1 pourquoi d'autres avant nous ne l'auraient-ils pas fait aussi8 ,pourquoi des artistes observateurs1 ennuys de la monotonie des arts romans1 ne se seraient-ils pas pris de cette modeste flore des champs1 et1 cherchant un art1 n'auraient-ils pas dit1 en dcouvrant ces trsors cachs3 ,je l'ai trouv8 ,une fois sur cette voie1 nous suivmes pas pas1 et non sans un vif intrt1 les interprtations ingnieuses de nos devanciers2 notre examen nous conduisit de singuliers rsultats4 ,nous reconnmes que les premiers artistes 7il est entendu que nous ne parlons ici que de l'cole laque qui s'lve1 de #aadj #aahj1 dans l'le-de-,france et les provinces voisines7 s'taient attachs imiter la physionomie de ces modestes plantes des champs au moment o elles se dveloppent1 o les feuilles sortent peine de leurs bourgeons1 o les boutons apparaissent1 o les tiges paisses pleines de sve n'ont pas atteint leur dveloppement2 qu'ils avaient t jusqu' chercher comme motifs d'ornements des embryons1 ou bien encore des pistils1 des graines et jusqu' des tamines de fleurs4 ,c'est avec ces lments qu'ils composent ces larges chapiteaux que nous admirons autour du choeur de ,notre-,dame de ,paris1 dans l'glise ,saint-,julien-le-,pauvre1 dans celle de ,saint-,quiriace de ,provins1 ,senlis1 ,sens1 ,saint-,leu d',esserent1 dans le choeur de ,vzelay1 dans l'glise de ,montrale1 ,notre-,dame de ,chlons-sur-,marne1 autour du sanctuaire de ,saint-,remy de ,reims4 ,bientt 7car nous savons que ces artistes ne s'arrtent pas en chemin7 de l'imitation de la flore naissante ils passent l'imitation de la flore qui se dveloppe3 les tiges s'allongent et s'amaigrissent2 les feuilles s'ouvrent1 s'talent2 les boutons deviennent des fleurs et des fruits4 ,plus tard1 ces artistes oublient leurs humbles modles primitifs3 ils vont chercher leurs exemples sur les arbustes2 ils s'emparent du lierre1 de la vigne1 du houx1 des mauves1 de l'glantier1 de l'rable4 la fin du ,x,i,i,ie sicle1 ils en viennent copier servilement le chne1 le prunier sauvage1 le figuier1 le poirier1 aussi bien que les feuilles d'eau1 le liseron1 le persil1 les herbaces1 comme les feuillages des grands arbres de nos forts2 tout leur est bon1 tout leur est un motif d'ornement4 ,disons tout de suite que l'imitation s'approche d'autant plus de la ralit que l'art gothique avance vers sa dcadence4 la fin du ,x,i,ie sicle1 et encore au commencement du ,x,i,i,ie1 cette imitation est soumise des donnes monumentales qui prtent la sculpture une beaut particulire4 ,disons encore que cette sculpture est d'autant plus grande1 large1 puissante1 monumentale enfin1 qu'elle va chercher ses inspirations parmi les plantes les plus modestes2 tandis qu'elle tombe dans la scheresse et la maigreur lorsqu'elle veut copier les feuilles des grands vgtaux4 ,les artistes laques du ,x,i,ie sicle1 se servant de ces plantes1 en saisissent les caractres principaux1 la physionomie2 elles deviennent pour eux un sujet d'inspiration plutt qu'un modle banal4 ,mais prenons quelques exemples4 ,n'est-il pas vident1 par exemple1 que les rinceaux qui dcorent l'un des cts du trumeau de la porte centrale de la cathdrale de ,sens 7#aagj environ7 ont t inspirs de ces jeunes pousses de fougre dont nous avons donn plus haut quelques brins1 et ces feuilles naissantes de plantain 7#c7 n'ont-elles pas inspir les artistes qui sculptaient les chapiteaux du choeur de l'glise de ,vzelay1 ceux de la galerie du choeur de ,notre-,dame de ,paris 7#c bis71 ou ceux de l'glise de ,montrale 7,yonne77#d78 ,n'y a-t-il pas entre les petites fleurs de la corolle peine dveloppes 7#e7 et les crochets primitifs qui ornent les angles de ces chapiteaux une grande analogie8 ,la section d'une de ces feuilles de plantain 7fig4 #c71 faite sur ab et trace en ,a1 est observe fidlement dans les sculptures que nous donnons ici4 ,avant de pousser plus loin l'examen de la flore monumentale de l'cole laque1 il est ncessaire de se rendre un compte exact du mlange qui s'tait fait1 pendant la priode romane1 des traditions antiques avec certaines formes inspires videmment par quelques vgtaux de nos bois4 ,des crivains ont dj fait1 ce sujet1 des observations ingnieuses1 sans toutefois appuyer ces observations par des figures tudies3 les uns prtendent que les ornements qui1 au ,x,i,ie sicle1 sont arrivs former ce qu'on appelle la fleur de lis1 ont t inspirs de l'iris ou du glaeul2 les autres1 que ces ornements sculpts et peints1 si frquents dater de la fin du ,x,ie sicle1 sont une rminiscence des plantes arodes4 ,nous laisserons chacun juger le procs1 nous nous bornerons fournir les pices2 aussi bien importe-t-il assez peu1 notre avis1 que les sculpteurs des ,x,ie et ,x,i,ie sicles aient copi l'iris ou l'arum3 la question est de savoir si ces sculpteurs ont ajout quelque chose aux traditions uses des arts romans dans leur ornementation4 ,le fait ne parat pas douteux4 ,prenons d'abord les ,arodes1 qui paraissent avoir inspir nos sculpteurs ds une poque fort ancienne4 ,d'aprs ,jussieu1 les ,arodes sont des plantes racines tubreuses1 feuilles simples1 alternes1 enganantes2 fleurs unisexuelles1 runies dans une vritable spathe colore1 avec ou sans prianthe particulier2 un style2 fruit bacciforme4 ,l',arum maculatum1 connu vulgairement sous le nom de ,gouet ou ,pied-de-veau1 porte une tige dresse1 simple1 nue1 haute de #j1bj c4 environ1 glabre2 les feuilles sont radicales1 portes sur de longs ptioles1 grandes1 sagittes-cordiformes1 comme tronques obliquement des deux cts la base1 entires1 sans taches1 glabres2 la spathe terminale est allonge1 aigu2 le spadice est moiti moins long qu'elle2 en mrissant1 la portion qui est au-dessus des baies tombe2 celles-ci restent grosses1 nombreuses1 rouges et contiennent deux graines chagrines4 ,les fleurs 7spathe7 sont d'un vert ple et tournent au violet en se fanant4 ,l',arum apparat en avril et mai1 et est trs-commun dans les bois humides des environs de ,paris1 de ,champagne et de ,bourgogne4 ,comme il n'est pas certain que tous les architectes soient botanistes1 nous donnons 7#f7 une reprsentation de l',arum4 ,en ,a1 la spathe est ferme2 elle enveloppe encore le spadice4 ,en ,b1 la plante est montre entire avec sa racine tubreuse2 la spathe s'est dveloppe1 s'est ouverte et laisse voir le spadice4 ,les feuilles sont sagittes4 ,en ,c est donne une coupe de la spathe1 laissant voir le spadice entier avec ses tamines et ses pistils la base4 ,quand le fruit est mr1 ,d1 la partie suprieure du spadice se dtruit2 la spathe demeure l'tat de dbris1 ,e4 ,en ,f est une des tamines4 ,il n'est personne qui1 en se promenant au printemps dans les bois1 n'ait examin cette plante d'une physionomie remarquable1 dj panouie lorsque les arbres et les buissons portent quelques feuilles tendres peine sorties des bourgeons4 ,l',arum et l',iris sont les premiers signes du retour des beaux jours4 ,est-ce pour cela que les sculpteurs romans paraissent avoir affectionn ces plantes1 comme le rveil de la nature8 ,faut-il attacher l'imitation des ,arodes une ide symbolique1 y voir quelque tradition antique8 ,nous nous garderons de trancher la question4 ,le fait est que1 dans les sculptures de la fin du ,x,ie sicle1 nous trouvons la trace vidente de cette imitation4 ,les beaux chapiteaux de la nef de l'glise abbatiale de ,vzelay nous montrent des imitations d',arodes 7#g7 qui terminent des feuillages plus ou moins drivs de la sculpture romaine du chapiteau corinthien4 ,en ,a1 la spathe de l',arum est dveloppe1 l'extrmit du spadice est tombe et les graines restent apparentes4 ,en ,b1 ce sont les feuilles de l',arum qui se roulent en volutes ou crochets aux angles d'un chapiteau4 ,dans la fig4 #g bis1 le sculpteur a doubl le spadice en ,a1 l'a laiss simple en ,b2 mais1 dans l'un et l'autre cas1 la spathe enveloppe le fruit4 ,ces plantes de bois marcageux ne paraissent pas seules avoir inspir les sculpteurs romans2 nous voyons qu'ils ont une affection particulire pour les nnuphars1 pour les feuilles d'eau4 ,deux autres chapiteaux de la nef de ,vzelay prsentent encore1 en guise de crochets1 des feuilles fanes de nnuphars avec ou sans fleurs 7#h74 ,on sait avec quelle rapidit se fltrissent les plantes d'eau lorsqu'elles ont t cueillies2 il semble1 dans l'exemple ,a1 que le sculpteur a suspendu prs de lui1 pour dcorer l'angle de son chapiteau1 des feuilles de nnuphars si communs dans nos tangs1 et que celles-ci se soient fermes1 comme il arrive bientt lorsqu'elles ne peuvent plus s'tendre sur la surface de l'eau4 ,ces imitations sont fort libres1 ainsi qu'il arrive chez les artistes primitifs1 mais elles ne paraissent gure douteuses4 ,il ne s'agissait pas1 en effet1 de reproduire1 avec tout le soin d'un naturaliste1 telle ou telle plante1 mais de trouver un motif d'ornement4 ,d'ailleurs les yeux d'observateurs nafs se contentent d'une interprtation1 et tous les jours nous voyons des enfants pour lesquels un pantin grossirement taill dans un morceau de bois est l'image complte d'un personnage4 ,il faut bien reconnatre aussi que le style dans les arts1 pour les ornements comme pour toute chose emprunte la nature1 demande l'interprtation plutt que l'imitation scrupuleuse de l'objet4 ,les plantes ont une allure1 une physionomie1 un port1 qui frappent tout d'abord un observateur inexpriment4 ,celui-ci saisit ces caractres gnraux sans aller au del2 il produit une seconde cration qui devient une oeuvre d'art1 bien qu'on retrouve dans cette seconde cration l'empreinte puissante de la nature4 ,les artistes romans se sont tenus ces inspirations primitives2 ils les corrompent mme mesure que leur main acquiert de l'habilet1 et il est intressant de voir comment1 lorsque l'art devient laque1 l'esprit d'examen s'introduit promptement dans la sculpture d'ornement2 comment l'inspiration libre1 ou soumise certaines traditions de mtier1 est bientt touffe par le dsir d'arriver l'imitation servile de la nature4 ,disons un mot maintenant de la fleur d',iris1 qui joue aussi un grand rle dans l'ornementation romane des ,x,ie et ,x,i,ie sicles4 ,la fleur de l'iris est enveloppe dans une spathe membraneuse avant son panouissement4 ,la corolle1 d'aprs ,linn1 est six divisions profondes1 alternativement dresses et rflchies2 le style est court1 portant trois lanires ptalodes1 souvent chancres1 qui tiennent lieu de stigmates2 la capsule infre est trois valves1 trois loges polyspermes4 ,voici 7#i7 une fleur d'iris1 connue sous le nom de flambe1 copie de grandeur naturelle4 ,si nous prsentons cette fleur de manire rgulariser ses diverses parties1 nous obtenons la fig4 #aj4 ,les six divisions de la corolle sont visibles en ,,aa1 ,,bb1 ,,cc4 ,deux des lanires ptalodes sont apparentes en ,d1 la troisime devant se trouver dans l'axe de la fleur4 ,la spathe est en ,e4 ,de cette figure l'ornement connu sous le nom de fleur de lis1 il n'y a pas loin4 ,dans les ornements romans du ,x,i,ie sicle 7#aaeji1 #ab et #aceaj71 on reconnat l'essai d'artistes qui cherchent s'inspirer des formes gnrales de la fleur d'iris1 tout en conservant le faire de l'art romain dgnr4 ,ces artistes affectionnent tout particulirement l'arum et l'iris2 ces deux plantes donnent1 ds le commencement du ,x,i,ie sicle1 une physionomie particulire l'ornementation sculpte ou peinte 7voy4 ,,peinture74 ,quelle tait la raison qui avait fait choisir de prfrence ces vgtaux des lieux humides1 qui arrivent leur floraison ds les premiers jours du printemps8 ,m4 ,woillez1 auteur d'une brochure fort intressante sur ce sujet#eaa1 n'hsite pas voir dans cette imitation des plantes arodes une ide symbolique de la puissance4 ,il voit l un reste du paganisme1 et s'exprime ainsi#eab3 ,je pense que le gouet1 type actuel de la famille botanique des arodes1 ou une autre plante du mme genre#eac1 devint1 en quelque sorte1 le phalle transfigur par le christianisme4 ,la simple appellation rustique de la premire plante dans certains lieux de la ,picardie1 et notamment dans les environs de ,clermont 7,oise71 a suffi pour me suggrer d'abord cette opinion4 ,je savais que ce vgtal1 cach sous les bois humides et ombrags1 bizarre dans ses formes extrieures1 tait en grand crdit parmi les magiciens et les enchanteurs du moyen ge1 lorsque j'appris sa dnomination la plus vulgaire4 ,cette qualification correspond aux mots latins presbiteri phallus2 le spadice envelopp de sa spathe verte est encore appel vicaire1 tandis que1 au moment de la fcondation1 et lorsque ce spadice a pris une teinte violette1 c'est un cur444 ,le gouet1 que l'on pourrait appeler le phalle vgtal1 est une des premires plantes qui annoncent le retour de la vgtation1 ou1 comme le phalle proprement dit1 le rveil de la nature2 il peut bien tre l'expression ou l'emblme de la puissance gnratrice imprissable1 puisque1 chaque anne1 sans culture pralable1 on le voit percer la terre1 puis disparatre aprs la fructification1 pour reparatre aprs l'hiver suivant4 ,mais il y a plus3 de mme que le phalle1 il a t figur comme l'attribut de la puissance en gnral1 ce qui prouverait son identit avec lui444 ,m4 ,woillez rappelle propos la notice du docteur ,colson#ead sur une mdaille de ,julia ,mame1 au revers de laquelle on voit ,junon tenant un phallus d'une main et un lis de l'autre1 et il est remarquer1 en effet1 que les premiers sceptres ports par des rois ou mme la ,vierge sainte sont termins par une fleur d'arum ou une fleur de lis assez semblable celle que nous avons donne plus haut 7fig4 #aj72 seulement ,m4 ,woillez ne voit dans ces ornements que l'imitation des plantes arodes4 ,je pense qu'on y trouve et l'arum et l'iris 7flambe72 quelquefois mme1 comme dans l'ornement 7fig4 #ac71 un mlange des deux plantes printanires4 ,il ne nous parat pas1 toutefois1 que l'on puisse1 dans l'tat des connaissances actuelles1 donner comme des faits certains l'influence de ces traditions paennes d'une haute antiquit dans les arts du moyen ge4 ,si la flore sculpte romane mle aux derniers dbris des arts romains des inspirations nouvelles provoques par l'observation des plantes printanires des bois1 elle subit aussi l'influence des arts de l',orient4 ,pendant les ,xe1 ,x,ie et ,x,i,ie sicles1 quantit d'objets apports de ,byzance et de ,syrie remplissaient les trsors des monastres et des palais3 toffes1 ivoires sculpts1 ustensiles1 menus meubles1 venaient en grand nombre d',orient et fournissaient aux artistes franais des motifs d'ornements qu'ils interprtaient leur manire4 ,beaucoup de ces ornements byzantins taient emprunts eux-mmes la flore orientale4 ,il ne faut donc pas s'tonner si l'on trouve sur nos chapiteaux et nos frises des ,x,ie et ,x,i,ie sicles des formes qui rappellent certains vgtaux qui alors n'taient pas connus en ,occident 7voy4 ,,sculpture74 ,telles taient les diverses sources auxquelles avaient t puiser les sculpteurs romans lorsqu'apparut l'cole laque de la seconde moiti du ,x,i,ie sicle2 cette cole ne pouvait rompre tout coup avec celle qui la prcdait4 ,dans un mme difice on voit1 comme la cathdrale de ,paris1 comme autour du choeur de l'glise de ,saint-,leu d',esserent1 comme ,noyon1 des sculptures empreintes encore des traditions romanes ct d'ornements d'un style entirement tranger ces traditions1 recueillis dans la flore franaise4 ,ce sont les feuilles de l',ancolie1 de l',aristoloche1 de la ,primevre1 de la ,renoncule1 du ,plantain1 de la ,cymbalaire1 de la ,chlidoine1 de l',hpatique1 du ,cresson1 des ,graniums1 de la ,petite-,oseille1 de la ,violette1 des ,rumex1 des ,fougres1 de la ,vigne2 les fleurs du ,muflier1 de l',aconit1 du ,pois1 du ,nnuphar1 de la ,rue1 du ,gent1 des ,orchides1 des ,cucurbitaces1 de l',iris1 du ,safran1 du ,muguet2 les fleurs1 fruits ou pistils des ,papaveraces1 des ,polygales1 du ,lin1 des ,malvaces1 de quelques ,rosaces1 du ,souci1 des ,euphorbiaces1 des ,alismaces1 des ,irides et ,colchicaces qui inspirent les sculpteurs d'ornement4 ,mais il ne faudrait pas se mprendre sur la valeur de notre observation1 ces artistes ne sont pas botanistes2 s'ils cherchent rendre la physionomie de certains vgtaux1 ils ne se piquent pas d'exactitude organographique2 ils ne se font pas faute de mler les espces1 de prendre un bouton telle plante1 une feuille celle-ci1 une tige celle-l2 ils observent avec une attention scrupuleuse les caractres principaux des vgtaux1 le model des feuilles1 la courbure et la diminution des tiges1 les attaches1 les contours si purs et si fermes des pistils1 des fruits ou des fleurs2 ils crent une flore qui leur appartient1 mais qui1 toute monumentale qu'elle est1 conserve un caractre de vraisemblance plein de vie et d'nergie4 ,cette flore monumentale a ses lois1 son dveloppement1 ses allures2 c'est un art1 pour tout dire en un mot1 non point une imitation4 ,nous sommes aujourd'hui si loin de la voie suivie toutes les belles poques1 qu'il nous faut faire quelques efforts pour comprendre la puissance de cette cration de second ordre1 loigne autant de l'imitation servile et de la banalit que de la fantaisie pure4 ,nos monuments se couvrent d'imitations de l'ornementation romaine1 qui n'est qu'une copie incomprise de la flore monumentale des ,grecs2 nous copions les copies de copies1 et grands frais2 notre parure architectonique tombe dans la vulgarit1 tandis que l'cole laque de la fin du ,x,i,ie sicle allait aux sources chercher ses inspirations4 ,non-seulement ainsi elle trouvait une dcoration originale1 mais elle s'appuyait sur un principe toujours neuf1 toujours vivant1 toujours applicable4 ,l'art franais de la grande cole laque d'architecture est logique2 dans la construction1 il met des principes nouveaux qui1 sans imposer une forme1 sont applicables partout et dans tous les temps2 dans la dcoration1 cet art ne fait de mme qu'mettre des principes2 il ne prescrit pas l'emploi d'une forme hiratique1 comme l'a fait l'art oriental4 ,le gnie de chaque artiste peut sans cesse tirer de ces principes fconds des formes neuves1 imprvues4 ,de nos jours1 on a remplac en ,france la mthode1 l'nonc des principes1 par l'enseignement1 non raisonn1 d'une ou de plusieurs formes de l'art2 on a pris l'une des applications du principe pour l'art lui-mme1 et on a dit alors avec beaucoup de raison3 ,toute imitation est funeste1 si nous proscrivons l'imitation des arts de l'antiquit1 nous ne pouvons prescrire l'imitation des arts du moyen ge4 ,mais remplaant l'enseignement de telle ou telle forme1 d'une des applications du principe1 par l'enseignement du principe lui-mme1 on ne prescrit pas l'imitation1 on ne fait que se servir d'une mthode vraie qui permet chacun de suivre ses inspirations4 ,nous savons bien qu'il est une cole pour laquelle des principes sont un embarras3 elle veut que la fantaisie soit le seul guide de l'artiste4 ,la fantaisie a des tours charmants quand elle n'est que le vernis d'un esprit rflchi1 observateur1 quand elle couvre d'un vtement mille reflets imprvus un corps solide1 bien fait et sain2 mais rien n'est plus monotone et fatigant que la fantaisie lorsqu'elle est seule et ne drape qu'un corps inconsistant1 chtif et pauvre4 ,il y a certainement de la fantaisie1 et beaucoup1 dans l'ornementation architectonique de notre cole franaise2 mais elle ne fait que se jouer autour des principes solides1 vrais1 drivs d'une observation subtile de la nature2 la fantaisie alors n'est autre chose que la grce qui sait viter la pdanterie4 ,poursuivons notre tude4 ,voici 7#ad7 une plante bien vulgaire1 le ,cresson4 ,regardons cependant avec attention ces tiges souples et grasses1 ces ptioles bien soudes1 ces courbes gracieuses des limbes1 leur profil ,a4 ,dans ces limbes cependant1 il y a une indcision de contour qui ne se prte pas la dcoration monumentale2 les stipules ,b jettent de la confusion au milieu des masses4 ,pour faire un ornement avec cette plante1 il faut en sacrifier quelque chose1 donner de la fermet aux silhouettes des ptioles2 il faut prendre et laisser1 ajouter et retrancher2 ce qu'il faut conserver1 c'est la force1 la grce1 la souplesse1 l'aisance de ces contours4 ,avec une adresse incomparable1 les sculpteurs de ,notre-,dame de ,paris sont arrivs ce rsultat 7#ae7eae4 ,tout en conservant la silhouette de ces feuilles de cresson1 ils leur ont donn un accent plus ferme1 monumental1 prcis2 entre ces limbes1 ils ont ajout des grappes qui donnent de la grandeur et de la finesse en mme temps l'ornement4 ,ils ont vu1 tudi la nature1 et en ont tir une cration nouvelle4 ,ici1 point de traditions des ornements romains ou byzantins3 c'est original1 vivant1 bien compris comme composition1 excut avec habilet4 ,cela se fait regarder comme toute oeuvre o l'art s'appuie sur la nature sans la copier platement4 ,examinons encore cette feuille de ,chlidoine 7claire7 7#af71 plante si commune dans nos campagnes2 ces feuilles sont profondment pinnatifides1 folioles ovales1 dents et lobes arrondis2 leur faisceau fibreux est accus1 pais2 les stipules latrales dveloppes4 ,il s'agit d'interprter cette plante1 belle par sa forme gnrale et par ses dtails4 ,les mmes sculpteurs#eaf composent l'ornement 7#ag74 ,ils retournent le limbe suprieur1 le font retomber sur lui-mme1 le doublent d'une seconde feuille pour augmenter sa masse4 ,ils observent les deux stipules latrales2 ils largissent dmesurment le ptiole2 ils conservent ces oeils qui donnent un caractre particulier la feuille de chlidoine1 ces lobes arrondis2 de ce faisceau fibreux1 puissant1 ils exagrent la structure3 ainsi1 fig4 #af1 la section transversale d'une des stipules donne le trac ,a2 ,b tant le dessous de la feuille1 ils adoptent la section ,c dans leur sculpture4 ,toujours attentifs saisir les caractres principaux1 tranchs1 qui se prtent l'ornementation monumentale1 ils font bon march des dtails dont la reproduction rapetisse ou amaigrit la sculpture4 ,sans chercher la symtrie absolue1 cependant ils vitent les irrgularits incertaines de la plante4 ,ils composent un ornement avec plusieurs membres de vgtaux1 mais ils ont assez bien observ la nature pour donner leur composition la vraisemblance4 ,beaucoup de ces inspirations sont des monstres1 au point de vue de la science1 mais ce sont des monstres qui sont crs viables4 ,nous retrouvons ces mmes qualits chez les sculpteurs du ,x,i,i,ie sicle1 lorsqu'ils composent des animaux fantastiques 7voy4 ,,sculpture1 ,,gargouille74 ,si ces artistes ne possdent pas la science du botaniste1 s'ils ne copient pas exactement telle plante ou telle partie de plante1 ils ont cependant observ avec dlicatesse certaines lois organiques dont ils ne s'cartent pas2 ils connaissent l'anatomie du vgtal et suivent ses rgles gnrales3 ainsi le faisceau fibreux1 qui est comme l'ossature de la feuille1 est toujours dispos d'une manire vraisemblable2 le model du limbe est finement rendu et1 comme nous le disions plus haut1 inspir de prfrence sur ces petits vgtaux dont la puissance d'organisation est relativement plus dveloppe que chez les grands1 dont les formes sont plus caractrises1 plus simples et d'un style plus ferme4 ,dans la fig4 #ah1 par exemple1 qui nous donne1 en ,a1 des feuilles de la famille des ,scrofuliaces#eag1 on voit comme le dernier limbe ,b se retourne sur lui-mme lorsqu'il est rcemment sorti du bourgeon2 comme cette feuille d',ombellifre ,c1 de grandeur naturelle1 est bien dcoupe1 puissante1 largement modele4 l'aide de ces humbles vgtaux1 nos sculpteurs du ,x,i,i,ie sicle vont composer une frise d'un aspect monumental1 nergique et grand4 ,la petite feuille ,b leur aura fourni le motif de ces crochets aux ttes saillantes de la fig4 #aieah1 et la feuille d'ombellifre ce bouquet qui s'interpose entre chaque tige du crochet4 ,sur la faade occidentale de la cathdrale de ,paris#eai1 le sculpteur a su faire de la feuille du ,rumex 7#bj7ebj une grande ornementation 7#ba71 d'une largeur de model et d'une puret de forme incomparables4 ,quelquefois d'une fleur 7car rarement les fleurs se prtent la sculpture monumentale7 ils composent un ornement qui n'a rien de la fleur1 si ce n'est une silhouette particulire1 un galbe trange2 mais aux corolles1 dont les formes sont presque toujours indcises1 ils substituent de vritables feuilles trs-nettement caractrises4 ,ainsi 7#bb71 de la fleur du ,muflier1 dont nous donnons les divers aspects en ,a1 ils ont compos une tte de crochet ,b#eba1 dont les trois membres rappellent la feuille de l',hpatique 7#bc74 ,de ces mmes fleurs de mufliers encore jeunes1 ,c1 ils ont fait des crochets feuillus extrmement simples ,d1 que l'on trouve aux angles des chapiteaux du commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,de cette feuille de l'hpatique1 fig4 #bc1 les artistes de cette poque ont tir un grand parti3 ils en ont orn les bandeaux1 les corbeilles des chapiteaux2 quelquefois ils ont superpos ces limbes pour former des cordons d'archivoltes2 en conservant exactement ce model concave1 simple1 lisse1 mais en accentuant un peu les dcoupures du limbe4 ,bien que l'cole laque voult videmment rompre avec les traditions de la sculpture romane1 on sent encore1 jusque vers #abdj1 percer parfois quelques restes vagues de cette influence4 ,peut-tre aussi les objets d'art que l'on rapportait alors de l',orient en ,occident fournissaient-ils certains motifs d'ornements qui ne peuvent tre drivs de la flore franaise2 mais ces exemples sont si rares1 ils sont1 dirons-nous1 tellement effacs1 qu'ils ne font que confirmer la rgle4 ,d'ailleurs1 les matres qui construisaient nos difices du commencement du ,x,i,i,ie sicle taient obligs de recourir un si grand nombre de sculpteurs pour raliser leurs conceptions1 qu'ils devaient souvent employer et des vieillards et des jeunes gens2 les premiers1 ncessairement imbus des traditions romanes1 ne pouvaient tout coup se faire la mode nouvelle et mlaient1 timidement il est vrai1 les restes de l'art de leur temps aux modles qu'on leur imposait4 ,comme preuve de la rpulsion de l'cole laque pour ces traditions vieillies1 c'est que l'on ne trouve des rminiscences du pass1 dans la sculpture1 que sur certaines parties sacrifies1 peu apparentes des monuments4 ,l o la sculpture tait visible1 o elle occupait une place importante1 on reconnat1 au contraire1 l'emploi de la flore nouvelle ds les premires annes du ,x,i,i,ie sicle4 ,l'esprit d'analyse1 de recherche1 de rationalisme de l'cole laque repoussait1 dans l'ornementation architectonique comme dans la construction1 les traditions romanes3 d'abord1 parce que ces traditions appartenaient aux anciens ordres religieux1 et qu'une raction gnrale s'tait faite contre ces ordres2 puis1 parce que la nouvelle cole tenait se rendre compte de tout1 ou plutt donner la raison de tout ce qu'elle crait4 ,c'tait un systme qui1 comme tout systme1 tait inflexible1 imprieux dans son expression1 n'admettait nulle concession1 nul cart4 ,c'tait une rforme radicale4 ,si1 comme nous l'avons vu au commencement de cet article1 les moines clunisiens avaient introduit dans leur dcoration sculpte quelques vgtaux emprunts la flore locale2 s'ils avaient1 peut-tre les premiers1 plac l'art de l'ornemaniste sur cette voie1 il faut bien reconnatre qu'ils avaient adopt un grand nombre d'ornements qui drivaient de la dcadence romaine1 quelques autres pris sur les objets ou les toffes que l',orient leur fournissait4 ,comme nous avons eu plusieurs fois l'occasion de signaler ce dernier fait1 il est ncessaire1 tout en restant dans le sujet de cet article1 de donner nos preuves4 ,nous possdons en ,france aujourd'hui1 grce nos jardins et nos serres-chaudes1 un grand nombre de vgtaux qui nous viennent du fond de l',orient1 et qui1 au ,x,ie sicle1 taient parfaitement inconnus en ,france4 ,telle est1 par exemple1 cette plante charmante dsigne par les botanistes sous le nom de ,diclytra1 dont les belles grappes de fleurs affectent des formes si lgantes et d'un contour si original 7#bd74 ,la ,diclytra vient de ,chine et de l',inde4 ,nous ne savons si1 au ,x,ie sicle de notre re1 elle se trouvait sur les rives du ,tigre et de l',euphrate2 mais ce qui est apparent pour tous1 c'est que la forme bien caractrise de ces fleurs est reproduite sur les toffes ou les menus objets sculpts les plus anciens qui sont venus d',orient par ,byzance4 ,or nous trouvons parmi les cordons d'arcs doubleaux et d'archivoltes de l'glise abbatiale de ,vzelay des ornements qui ne sont qu'une interprtation mal comprise et de seconde main de ces fleurs 7#be74 ,nous pourrions multiplier ces exemples1 mais il faut nous borner4 ,on comprend trs-bien que ces ornements1 aux yeux de gens qui prtendaient trouver toute chose une raison d'tre1 une origine1 n'taient que des conceptions barbares1 dues au hasard1 n'ayant aucune signification1 qu'ils devaient rejeter1 par consquent4 ,aussi1 l'cole laque tombe-t-elle bientt dans l'abus de son systme2 aprs avoir interprt1 arrang la flore naturelle des champs1 pour l'approprier aux donnes svres de la sculpture monumentale1 elle arrive imiter scrupuleusement cette flore1 d'abord avec rserve1 en choisissant soigneusement les vgtaux qui1 par leur forme1 se prtent le mieux la sculpture1 puis plus tard en prenant les plantes les plus souples1 les plus dlies1 puis en exagrant mme le model de ces productions naturelles4 ,cette seconde phase de l'art gothique est plus facile faire connatre que la premire2 elle est encore pleine d'intrt4 ,en se rapprochant davantage de la nature1 les sculpteurs du milieu du ,x,i,i,ie sicle1 observateurs fins et scrupuleux1 saisissent les caractres gnraux de la forme des plantes et reproduisent ces caractres avec adresse4 ,ils aiment les vgtaux1 ils connaissent leurs allures1 ils savent comment s'attachent les ptioles des feuilles1 comment se disposent leurs faisceaux fibreux2 ils conservent et reproduisent avec soin ces contours si beaux1 parce qu'ils expriment toujours une fonction ou se soumettent aux ncessits de l'organisme2 ils trouvent dans les vgtaux les qualits qu'ils cherchent faire ressortir dans la structure de leurs difices1 quelque chose de vrai1 de pratique1 de raisonn3 aussi y a-t-il harmonie parfaite entre cette structure et l'ornementation4 ,jamais celle-ci n'est un placage1 une superftation4 ,l'ornementation de l'architecture gothique de la belle poque est comme une vgtation naturelle de la structure2 c'est pour cela qu'on ne fait rien qui puisse satisfaire le got1 lorsqu'en adoptant le mode de construire de ces architectes raisonneurs1 on veut y appliquer une ornementation prise ailleurs ou de fantaisie4 ,la construction gothique est 7nous l'avons dmontr ailleurs7 la consquence d'un systme raisonn1 logique2 les profils sont tracs en raison de l'objet2 de mme1 aussi1 l'ornementation a ses lois comme les produits naturels qui lui servent de types4 ,ces artistes vont jusqu' admettre la varit que l'on remarque dans les feuilles ou fleurs d'un mme vgtal1 ils ont observ comment procde la nature et ils procdent comme elle4 ,pourquoi et comment avons-nous perdu ces charmantes facults1 inhrentes notre pays8 ,pourquoi avons-nous abandonn ces mthodes d'art sorties de notre esprit gaulois8 ,pourquoi1 au lieu d'aller recourir aux sources vraies1 aux modles que nous fournit notre intelligence1 notre facult de comprendre la nature1 avons-nous t chercher des arts trangers1 abtardis1 pour les copier sans les comprendre1 puis recopier ces copies8 ,nous nous garderons de le dire ici1 parce que ce sujet nous entranerait trop loin 7voy4 ,,go,t1 ,,style74 ,constatons simplement que ce que l'on appelle vulgairement les fantaisies de l'art gothique sont1 dans la structure comme pour l'ornementation1 des dductions trs-logiques et trs-dlicates d'un systme complet1 d'un corps de doctrine tabli sur une suite d'observations vraies1 profondes et justes4 ,une preuve que le principe d'ornementation admis par la grande cole laque d'architecture est fertile1 c'est que chaque province en fait une application diffrente en raison de son caractre propre4 ,dans l'le-de-,france1 l'imitation servile des vgtaux ne se fait sentir qu'assez tard1 vers la seconde moiti du ,x,i,i,ie sicle2 pendant longtemps1 l'interprtation de la nature1 le style1 persistent dans les grands ornements1 l'imitation matrielle tant permise seulement dans quelques dtails trop peu importants pour influer sur les lignes de l'architecture4 ,en ,champagne1 l'imitation matrielle parat plus tt2 elle incline rapidement vers la scheresse et la manire4 ,en ,bourgogne1 l'imitation se fait sentir ds que le gothique apparat2 mais elle conserve longtemps un tel caractre de grandeur1 de puissance1 elle est si vivante1 qu'elle touffe1 pour ainsi dire1 ses modles sous sa plantureuse apparence4 ,la flore architectonique de la ,bourgogne possde1 jusqu' la fin du ,x,i,i,ie sicle1 un caractre large1 nergique1 qui ne tombe jamais dans la manire2 elle est toujours monumentale1 bien qu'elle reproduise souvent les vgtaux avec une scrupuleuse exactitude4 ,ce n'est pas en ,bourgogne qu'il faut aller chercher ces dlicates frises et archivoltes de feuillages que nous voyons sculptes1 ds #abeg1 sur le portail mridional et sous les voussures de la porte ,rouge de ,notre-,dame de ,paris1 ou de l'ancienne porte de la chapelle de la ,vierge de ,saint-,germain-des-,prs#ebb2 mais nous y trouvons encore1 dans les monuments du milieu du ,x,i,i,ie sicle1 de grands chapiteaux larges feuillages1 de hautes frises dont la vgtation de pierre est largement traite4 ,les sculpteurs bourguignons vont chercher les vgtaux dont les feuilles sont hardiment dcoupes1 comme celles de l',ancolie 7#bf71 de la ,chrysantme 7#bg71 du ,persil 7#bh72 dont les ptioles et les faisceaux fibreux sont longs1 bien attachs1 vivement accentus4 ,ils aiment les jeunes pousses de la ,vigne 7#bi71 les boutons du ,liseron 7#cj71 les feuilles1 d'un si beau caractre1 de la ,scabieuse 7#ca74 ,ils ddaignent l'glantier1 souvent reproduit par les sculpteurs du ,x,i,i,ie sicle1 le ,trfle1 les feuilles de la ,mauve1 de la ,brione1 des ,ombellifres1 de la ,chlidoine1 d'un model si doux1 de la ,potentille1 si fines1 des ,graniums1 si dlicates4 ,s'ils veulent se servir des feuillages contours simples mais d'un model puissant1 ils cueillent l',aristoloche1 la ,violette1 l',oseille1 l',hpatique1 le ,fraisier1 le ,plantain1 le ,lierre4 ,observons1 par exemple1 comment ces hardis sculpteurs ont tir parti des feuilles de la ,chrysanthme et du ,persil4 ,on voit1 sur la porte principale de la faade de l'glise abbatiale de ,vzelay1 une belle archivolte refaite vers #abdj autour d'un cintre du ,x,i,ie sicle4 ,cette archivolte se compose d'une suite de claveaux portant chacun1 dans une gorge1 un large bouquet de feuilles vigoureusement retournes sur elles-mmes et refouilles de main de matre4 ,l'un de ces bouquets ,a1 que nous donnons ici 7#cb71 reproduit des feuilles de ,persil2 l'autre1 ,b1 des feuilles de ,chrysanthme4 ,ce n'est pas l cette sculpture range1 contenue1 soumise aux profils1 que nous trouvons la mme poque sur les monuments de l'le-de-,france4 ,c'est une vritable vgtation reproduite avec un surcrot de sve4 ,le sang bourguignon a pouss la main de l'artiste4 ,il prend la nature1 il ne l'arrange pas comme son confrre des bords de la ,seine et de la ,marne2 il la dveloppe1 il l'exagre4 ,n'est-ce point un art1 celui qui permet ainsi l'artiste d'imprimer si vivement son caractre sur son oeuvre1 tout en suivant un principe admis8 ,bien que les sculpteurs de nos trois coles laques franaises choisissent les vgtaux qui s'accordent avec leur temprament1 tous appliquent scrupuleusement certaines lois qui1 aux yeux du botaniste1 ne sont pas suffisantes pour indiquer l'individualit de la plante1 mais qui1 pour les artistes1 sont les vritables3 celles dont l'observation donne chaque imitation d'un vgtal sa physionomie1 son caractre propre4 ,lorsque aujourd'hui nous copions une centime copie d'une feuille d',acanthe ou d',anglique1 parce que les ,grecs ont imit ces vgtaux1 nous pouvons faire faire nos sculpteurs d'ornement une oeuvre parfaite1 comme excution1 sur le marbre1 la pierre1 le stuc ou le bois2 mais nous ne saurions donner les qualits apparentes de la vie ces imitations de centime main3 ce ne sont l que des dcorations glaces qui n'intressent personne1 ne font songer autre chose1 sinon que nous avons fait faire un chapiteau ou une frise4 ,il est mme admis que pour occuper le moins possible l'oeil du passant1 nous rpterons dix1 vingt1 cent fois le mme chapiteau1 sur un modle identique4 ,ce point tabli1 que l'architecture pour tre classique doit tre ennuyeuse1 nous ne pouvons1 sous peine d'tre mis au ban de l'cole classique1 essayer d'intresser le public nos oeuvres4 ,pourvu que l'ornementation sculpte soit propre1 gale1 uniforme1 chacun doit tre satisfait2 on ne s'inquite point de savoir si ces feuilles qui courent sur nos tympans1 si ces enroulements qui se dveloppent sur une frise1 ont quelques points de rapport avec les vgtaux2 s'ils sont crs viables1 s'ils se soumettent ces lois admirables1 parce qu'elles sont raisonnables1 de la flore naturelle4 ,les artistes du ,x,i,i,ie sicle1 que l'on veut bien croire livrs la fantaisie1 ont d'autres scrupules3 ils pensent que des ornements soumis une mme ordonnance ne doivent pas1 pour cela1 tre tous couls dans un mme moule2 que le public prendra quelque plaisir voir vingt chapiteaux diffrant par les dtails2 qu'il aimera retrouver autour de ces chapiteaux1 sur ces bandeaux1 sous ces archivoltes1 les plantes de ses champs2 qu'imiter pour imiter1 mieux vaut chercher ses modles dans la nature1 qui est toujours vraie1 souvent belle et varie1 que d'aller copier des passementeries byzantines ou des ornements romains excuts la tche par des artistes peu soucieux de la forme1 d'aprs des traditions mal comprises2 que la flore locale tant admise comme point de dpart de toute ornementation1 les types tant suffisamment varis1 faciles trouver1 vivants1 chacun peut1 suivant son got ou son mrite1 trouver des applications innombrables de ces types2 que1 dans les arts1 s'il faut tablir des principes trs-rigoureux1 il est ncessaire de permettre toutes les applications qu'on en peut faire4 ,si bien que ces artistes laques du ,x,i,i,ie sicle1 qui ont fermement cru ouvrir aux arts une re de libert1 de progrs1 et qui l'ont ouverte en effet1 seraient probablement tonns s'ils entendaient dire aujourd'hui1 par ceux qui veulent nous river aux arts de l'antiquit et leurs imitations non raisonnes1 que cet art du ,x,i,i,ie sicle est un art surann1 sans applications nouvelles4 ,eh6 qui vous empche d'en faire8 pourraient-ils rpondre2 nous n'avons pas impos des formes1 nous n'avons mis que des principes en avant1 soit en construction1 soit en ornementation2 nous avons pris la forme1 il est vrai1 qui nous semblait le mieux s'accorder avec ces principes et notre got2 mais qui vous interdit d'en prendre d'autres1 ou de modifier celles que nous avons adoptes8 ,croyez-vous tre neuf parce que vous imitez un chapiteau du temple de ,mars ,vengeur1 ou d'une maison de ,pompi1 ou une arabesque de la ,renaissance1 ou un cartouche du ,x,v,i,ie sicle1 ou une frise du boudoir de madame de ,pompadour8 ,ne pensez-vous point qu'il y aurait plus de chances de trouver des formes neuves en allant cueillir dans les bois quelques-unes de ces herbes sur lesquelles vous marchez1 indiffrents2 en analysant ces plantes1 comme nous le faisions nous-mmes2 en examinant les angles de leurs ptioles1 le galbe de leurs feuilles1 les attaches de leurs tigettes8 ,qui vous demande de copier nos chapiteaux8 ,allez chercher les mmes modles que nous1 tchez de les mieux comprendre que nous1 ce qui ne vous sera pas difficile1 puisque vous tes plus savants et que toute la terre apporte ses vgtaux dans vos serres4 ,est-ce que nous nous copiions rciproquement8 est-ce que nos artistes n'allaient pas recourir sans cesse ces sources naturelles8 ,il y a peut-tre un million de chapiteaux de notre temps en ,france1 vous n'en trouverez pas deux identiquement semblables2 il en est de mme pour toute notre ornementation sculpte4 ,nous avons reproduit des milliers de fois et la feuille de vigne1 et celle du figuier1 et celle du lierre1 et celles des graniums1 et celle de l'rable1 et celle de la grenadine1 et celle de la violette1 et celles des fougres2 mais pour faire une feuille d'rable nous n'allions pas copier la sculpture de notre voisin1 nous allions nous promener dans les taillis2 aussi nos feuilles d'rable sculptes sur les difices que nous avons levs sont aussi varies que peuvent l'tre celles qui poussent dans les bois4 ,d'ailleurs1 avec ces fragments de vgtaux1 nous composions1 nous inventions des combinaisons neuves2 pourquoi ne pas faire comme nous avons fait1 et en quoi cette mthode vous fera-t-elle rtrograder8--,rtrograder est votre plus grande crainte4--,bien2 est-ce pour cela que vous repoussez le seul art qui permette d'aller en avant cause de la largeur et de la libralit de ses principes8 ,et1 pour ne parler que de l'ornementation sculpte1 pensez-vous ouvrir des voies nouvelles en copiant une fleur cisele par les trusques1 ou en reproduisant pauvrement quelque beau chapiteau du temps d',auguste1 ou en imitant la sculpture tiole de la fin du dernier sicle8 ,cependant que vous disputez s'il est plus conforme au got immuable de copier les ,romains ou les lourdes fantaisies du sicle de ,louis ,,xiv1 les champs continuent se couvrir1 chaque printemps1 de leur charmante parure1 les arbres bourgeonnent toujours1 les fleurs ne cessent d'clore2 que n'allez-vous donc puiser cet crin inpuisable8 ,c'est parce que nous voulions fonder une mthode d'art toujours jeune1 toujours vivante1 que nous allions y puiser nous-mmes4 ,les vgtaux sont-ils moins varis1 ont-ils moins de grce et de souplesse que de notre temps8 ,que pourrions-nous rpondre ces artistes1 qui parlent dans leurs oeuvres1 nos devanciers de six sicles1 mais plus jeunes que nous et surtout plus amis du progrs8 ,ce que l'on ne saurait trop tudier dans les applications que ces artistes ont faites de la flore l'ornementation sculpte1 c'est l'exacte observation des caractres principaux de la forme4 ,les dtails1 ils les ngligent ou les suppriment2 mais ce qu'ils expriment avec l'attention d'amants passionns de la nature1 ce sont les grandes lignes1 celles qui caractrisent chaque vgtal1 comme1 par exemple1 les angles forms par les faisceaux fibreux des feuilles1 le port des ptioles1 les belles lignes donnes par le bord de ces feuilles1 le caractre de leurs chancrures1 les profils saillants du model1 le renflement nergique des coussinets4 ,analysons1 car1 sur ce sujet qui nous parat important1 il ne faut laisser aucune incertitude dans l'esprit de nos lecteurs4 ,les feuilles1 par exemple1 ne sont flexibles que dans un sens1 elles peuvent se recourber dans le sens de leur plat2 mais1 cause du tissu fibreux qui forme un trsillonnement entre leurs ctes1 elles ne peuvent se contourner dans le sens de leur champ4 ,ainsi 7#cc7 une feuille d'rable ,a peut tre tortille comme l'indique le trac ,b1 mais ne saurait donner le trac ,g sans dtruire ou chiffonner son tissu et altrer sa forme4 ,cependant nous voyons que1 depuis la ,renaissance1 o l'tude de ces productions naturelles a t remplace par des imitations de la sculpture antique de plus en plus corrompues1 nos sculpteurs d'ornement ont enfreint cette loi principale4 ,son observation1 au contraire1 laisse la sculpture monumentale une fermet1 une vie ncessaires4 ,les artistes gothiques ont-ils une frise ou une guirlande de feuilles faire3 en plaant les feuilles dans tous les sens1 suivant les besoins de l'ornementation1 ils ont le soin de conserver chaque feuille l'immobilit qu'elle doit ncessairement garder dans le sens du champ4 ,pour obtenir de la varit dans le model1 ils prsentent quelquefois ces feuilles tantt du ct du dos1 tantt du ct du plat1 ainsi que le fait voir la fig4 #cdebc4 ,ils observent que les faisceaux fibreux imposent ncessairement la forme au tissu1 comme les os des animaux imposent la forme des muscles4 ,c'est donc sur les faisceaux fibreux qu'ils portent toute leur attention1 afin qu'tant obligs de supprimer certains dtails pour donner la sculpture l'aspect monumental qu'elle doit garder1 ils puissent conserver toujours la physionomie du vgtal4 ,ainsi1 par exemple1 d'une feuille de ,figuier 7#ce71 ils retrancheront beaucoup de dentelures1 assez molles de forme1 qui alourdissent la feuille1 mais 7#cf7ebd ils conserveront exactement les angles du faisceau fibreux2 ils exagreront le caractre des chancrures principales2 ils saisiront tous les points saillants1 les belles lignes des redents2 ils donneront au model assez plat de cette feuille une grande nergie1 tout en respectant son galbe4 ,mais si nous jetons les yeux sur la fig4 #ce1 nous voyons que dans la feuille de figuier1 comme dans la plupart des feuilles1 les contours se contrarient1 en conservant cependant1 de chaque ct des branches fibreuses1 des portions de tissus qui prsentent une certaine symtrie4 ,ainsi1 en face des dpressions ,a se trouvent des renflements ,b4 ,la mme observation peut tre faite sur les contours musculeux des animaux4 ,cette disposition des bords des tissus donne aux feuilles une souplesse et une lgance particulires4 ,les sculpteurs du moyen ge ont1 en cela1 suivi fidlement les rgles naturelles dans tous les cas o les besoins de l'ornementation n'exigeaient pas une pondration rigoureuse des deux bords1 comme dans les parties milieux4 ,la fig4 #cf1 qui nous montre comme ces sculpteurs ont interprt la feuille du figuier1 ne donne deux bords absolument pondrs que sur le membre central de la feuille2 quant aux six autres membres1 ils sont galbs suivant le principe naturel4 ,leur imitation de la flore est donc parfaitement intelligente2 l'artiste sait faire les sacrifices ncessaires2 d'une plante1 il produit une oeuvre d'art qui lui appartient1 bien qu'elle conserve et fasse ressortir mme les caractres distinctifs1 les qualits1 les allures de l'objet naturel4 ,la feuille sculpte que nous donnons ici a une physionomie beaucoup plus caractrise que la feuille de l'arbre4 ,elle est 7au point de vue de l'art sinon de la science7 plus feuille de figuier que n'est la vritable4 ,il est rare que les sculpteurs du ,x,i,i,ie sicle prennent pour modles des feuilles aussi grandes d'chelle que celle-ci2 habituellement1 ainsi que nous l'avons dit plus haut1 ils vont chercher leurs inspirations dans les vgtaux les plus petits1 parce qu'ils possdent des formes plus simples1 des contours plus nergiques1 un model plus puissant4 ,on a pu voir1 par les exemples dj donns1 quel parti l'ornemaniste peut tirer de ces plantes qui s'lvent peine au-dessus du sol4 ,ce qui parat avoir dtermin le choix de ces artistes1 c'est1 d'abord1 la belle disposition des ptioles et des faisceaux fibreux2 puis1 les angles et les contours donns par les tissus des feuilles4 ,lorsque les contours sont mous1 n'accusent pas clairement l'anatomie1 contrarient la direction des faisceaux fibreux1 ce qui arrive quelquefois1 ils rejettent la feuille4 ,or les feuilles dont l'anatomie est la plus belle et la plus claire1 ce sont celles des plus petites plantes4 ,voici 7#cg7 une ,fougre fort commune1 copie un peu plus grande que nature4 ,y a-t-il rien de plus nergique comme disposition de lignes et comme model que cette petite plante8 ,que l'on observe les belles courbes des ptioles1 la dlicatesse et la fermet des jonctions1 on comprendra qu'un sculpteur peut tirer un grand parti de ce modle2 aussi1 ne s'est-on pas fait faute de s'en inspirer dans les ornements du ,x,i,i,ie sicle et mme du ,x,i,ve4 ,ces fines dentelures des extrmits des feuilles ont souvent servi galement comme moyen dcoratif de grands ornements auxquels on tenait donner un aspect dlicat et prcieux 7#ch7ebe4 ,les artistes du ,x,i,ve sicle ne vont chercher des exemples que parmi les plantes d'un model tourment3 ils choisissent l',ellbore noire1 les ,chrysanthmes1 la ,sauge1 la ,grenadine1 le ,fraisier1 la ,mauve1 les ,graniums1 les ,fougres larges feuilles1 le ,chne1 l'rable1 la ,passiflore1 le ,lierre1 la ,vigne1 et ils copient les feuilles de ces vgtaux avec une rare perfection1 en exagrant souvent leur model ou leurs contours4 ,ils abandonnent ces bourgeons1 ces graines1 avec lesquels les artistes de la fin du ,x,i,ie sicle avaient su composer de si beaux ornements4 ,non-seulement ils choisissent des feuilles parvenues leur entier dveloppement1 mais encore ils aiment les froisser2 ce qu'ils veulent1 c'est produire de l'effet1 et tout prendre1 leurs ornements deviennent confus1 mesquins1 par le manque de simplicit dans les contours et le model4 ,de la feuille de vigne1 dont le galbe est large1 dispos par grands plans1 ils trouvent moyen de composer l'ornement 7#ci7ebf4 ,ils aiment les lignes ondules1 les feuilles plisses1 chiffonnes2 ils cueillent cette grande fougre qui vient sur les parois des murs humides 7#dj72 ils observent ces capsules ou coques ,a1 places sur la surface infrieure des feuilles et qui forment des bosses sur leur face externe1 et en exagrant encore les plis des appendices foliacs1 ils obtiennent des ornements d'un contour chiffonn1 d'un model gras1 dont l'aspect est saisissant de prs1 mais qui1 distance1 ne prsentent plus qu'une suite de ressauts de lumires et d'ombres trs-difficiles comprendre 7#da7ebg4 ,vers le commencement du ,x,ve sicle1 l'imitation des vgtaux tombe absolument dans le ralisme4 ,les sculpteurs alors choisissent les feuillages les plus dcoups1 la ,passiflore1 les ,chardons1 les pines1 l',armoise 7#db72 et1 de cette dernire plante1 si petite qu' peine l'aperoit-on sur les terrains pierreux o elle pousse1 ils composent de grandes et larges frises1 des cordons1 des crochets nergiques1 mais refouills l'excs4 ,cependant on conoit qu'avec ces feuilles1 dont les lignes sont belles1 on puisse faire de grands ornements3 c'tait encore l un reste des traditions de l'cole laque du ,x,i,i,ie sicle1 qui cherchait ses modles d'ornements parmi les infimes crations de l'ordre vgtal4 ,les artistes du ,x,ve sicle aiment aussi imiter les algues d'eau douce ou marines1 d'un model trs-puissant 7voy4 ,,fleuron1 ,,sculpture74 la fin du ,x,ve sicle1 les artistes gothiques avaient atteint les dernires limites du possible dans l'art de la construction2 pour l'ornementation1 ils taient de mme arrivs aussi loin que faire se pouvait dans l'imitation des vgtaux les plus dlicats et les plus difficiles rendre sur la pierre ou le bois2 la ,renaissance vint arrter cette progression de la sculpture vers le ralisme outr4 ,pendant quelques annes1 de #adhj #aeaj1 on voit la vieille cole franaise de sculpture mler ses traditions aux rminiscences de l'antiquit2 mais il est facile de reconnatre que les artistes ne vont plus puiser aux sources naturelles1 qu'ils ne consultent plus la flore1 et que leurs ornements ne sont autre chose que des poncifs plus ou moins habilement excuts4 ,ils copient1 ou interprtent plutt1 les ornements emprunts l'antiquit sans les comprendre2 en mlant ces imitations aux derniers vestiges de l'art gothique1 ils produisent encore des oeuvres remarquables1 tant le got de la sculpture tait vivace chez nous alors1 tant les excutants taient habiles de la main4 ,mais1 travers cette confusion de styles et d'origines1 on a bien de la peine suivre la marche d'un art2 c'est un mouvement imprim par une cole puissante1 qui continue longtemps aprs la disparition de cette cole4 ,peu peu1 cependant1 l'excution s'amollit1 et l'art de la sculpture d'ornement1 la fin du ,x,v,ie sicle1 n'est plus qu'un ple reflet de ce qu'il tait encore en ,france sous le rgne de ,louis ,,xii2 l'tude de la nature n'entre plus pour rien ni dans la composition ni dans le travail de l'artiste2 les ornements perdent ce caractre vivant et original qu'ils possdaient un sicle auparavant pour se reproduire de proche en proche sur des types qui1 chaque jour1 s'abtardissent4 ,vers le commencement du ,x,v,i,ie sicle1 l'ornementation se relve quelque peu par suite d'une tude plus attentive de l'antiquit2 mais l'originalit1 la sve manquent depuis lors cet art que notre vieille cole laque avait su porter si haut4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #c4 bis4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #g4 bis4 ,illustration2 ,fig4 #h4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,illustration3 ,fig4 #ad4 ,illustration3 ,fig4 #ae4 ,illustration3 ,fig4 #af4 ,illustration3 ,fig4 #ag4 ,illustration3 ,fig4 #ah4 ,illustration3 ,fig4 #ai4 ,illustration3 ,fig4 #bj4 ,illustration3 ,fig4 #ba4 ,illustration3 ,fig4 #bb4 ,illustration3 ,fig4 #bc4 ,illustration3 ,fig4 #bd4 ,illustration3 ,fig4 #bg4 ,illustration3 ,fig4 #be4 ,illustration3 ,fig4 #bg4 ,illustration3 ,fig4 #bh4 ,illustration3 ,fig4 #bi4 ,illustration3 ,fig4 #cj4 ,illustration3 ,fig4 #ca4 ,illustration3 ,fig4 #cb4 ,illustration3 ,fig4 #cc4 ,illustration3 ,fig4 #cd4 ,illustration3 ,fig4 #ce4 ,illustration3 ,fig4 #cf4 ,illustration3 ,fig4 #cg4 ,illustration3 ,fig4 #ch4 ,illustration3 ,fig4 #ci4 ,illustration3 ,fig4 #dj4 ,illustration3 ,fig4 #da4 ,illustration3 ,fig4 #db4 ,note #eji3 ,muse de ,toulouse 7frise74 ,note #eaj3 ,chapiteaux dposs dans les magasins de l'glise impriale de ,saint-,denis4 ,note #eaa3 ,iconog4 des plantes arodes figures au moyen ge en ,picardie1 et considres comme origine de la fleur de lis de ,france4 ,amiens1 #ahdh4 ,note #eab3 ,page #da4 ,note #eac3 ,l'iris1 comme nous venons de le faire voir1 a servi de type aux sculpteurs romans4 ,note #ead3 ,mmoires de la ,socit des antiq4 de ,picardie1 t4 ,,viii1 p4 #bde4 ,note #eae3 ,portail occidental de la cathdrale de ,paris1 premires annes du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #eaf3 ,de ,notre-,dame de ,paris4 ,cet ornement se trouve sous les statues du portail1 au droit des contre-forts2 commencement du ,x,i,i,ie sicle4 ,note #eag3 ,un peu plus grandes que nature4 ,note #eah3 ,de la corniche extrieure de la salle synodale de ,sens2 #abce environ4 ,note #eai3 ,bandeau sous la grande galerie2 #abae environ4 ,note #ebj3 ,de grandeur naturelle4 ,note #eba3 ,de la cathdrale de ,paris2 #abbj environ4 ,note #ebb3 ,fragments dposs ,saint-,denis2 #abej environ4 ,note #ebc3 ,du jub de la cathdrale de ,chartres2 fragments1 #abde environ4 ,note #ebd3 ,de ,notre-,dame de ,paris2 portail mridional1 #abeg4 ,note #ebe3 ,chapiteau de la nef de ,notre-,dame de ,paris2 triforium1 #abje environ4 ,note #ebf3 ,du tombeau de l'vque ,pierre de ,roquefort4 ,saint-,nazaire de ,carcassonne2 #acbe environ4 ,note #ebg3 ,de l'glise abbat4 d',eu4 ,,fondation1 s4 f4 ,les ,romains de l'empire ont toujours fond leurs difices sur un sol rsistant1 au moyen de larges blocages qui forment1 sous les constructions1 des empattements homognes1 solides1 composs de dbris de pierres1 de cailloux1 quelquefois de fragments de terre cuite et d'un mortier excellent4 ,les fondations romaines sont de vritables rochers factices sur lesquels on pouvait asseoir les btisses les plus lourdes sans craindre les ruptures et les tassements4 ,d'ailleurs la construction romaine tant concrte1 sans lasticit1 il fallait ncessairement l'tablir sur des bases immuables4 ,pendant la priode romane1 les difices sont gnralement mal fonds1 et cela tenait plusieurs causes3 on connaissait peu la nature des sols1 les approvisionnements considrables de matriaux taient difficiles1 on ne savait plus cuire et employer convenablement la chaux4 ,nous avons expliqu ailleurs 7voy4 ,,carri,,re1 ,,construction7 les raisons qui s'opposaient ce que les constructeurs romans pussent runir beaucoup de matriaux en un court espace de temps1 et pourquoi1 n'ayant pas les ressources dont disposaient les ,romains1 ils ngligeaient souvent les fondations des difices les plus importants4 ,les architectes laques de l'cole du ,x,i,ie sicle avaient vu tant de constructions romanes s'crouler1 par faute de fondations ou par suite de la pousse des votes mal contre-buttes1 qu'ils voulurent cependant faire en sorte d'viter ces sinistres2 cet effet1 ils mirent un soin particulier tablir des fondations durables et rendre leurs constructions assez lastiques pour que les tassements ne fussent plus craindre4 ,mais si habile que nous supposions un architecte1 faut-il qu'on lui fournisse les moyens matriels de construire2 or1 dans l'dification des grandes cathdrales et de beaucoup d'glises1 l'empressement et le zle des vques ne correspondaient pas toujours l'tendue de leurs ressources financires2 alors le clerg sculier tenait surtout faire paratre son influence3 il s'agissait pour lui d'amoindrir la puissance des monastres1 d'attirer lui les fidles2 dans bien des cas on voulut donc1 avec des moyens relativement insuffisants1 lever des difices religieux qui pussent dpasser en tendue et en richesse les glises des moines ,bndictins4 ,c'est ce qui explique pourquoi quelques-unes de nos grandes cathdrales1 comme celles de ,troyes1 de ,chlons-sur-,marne1 de ,sez1 de ,meaux1 sont mal fondes4 ,il fallait lever rapidement des difices somptueux1 d'une belle apparence1 et1 les ressources tant relativement mdiocres1 on ne voulait pas les enfouir en grande partie au-dessous du sol4 ,d'autres cathdrales1 leves au milieu de diocses riches1 comme celles de ,paris1 de ,reims1 d',amiens1 de ,bourges1 sort au contraire fondes avec un luxe de matriaux extraordinaire4 ,quant aux chteaux1 quant aux constructions militaires et civiles1 elles sont toujours bien fondes2 les seigneurs laques comme les municipalits tenaient moins l'apparence1 voulaient des constructions durables1 parce que le chtelain construisait pour se garder lui et les siens perptuit1 que les villes btissaient pour une longue suite de gnrations4 ,les fondations de la priode romane sont toujours faites en gros blocages jets ple-mle dans un bain de mortier2 rarement elles sont revtues4 ,les fondations des constructions gothiques sont au contraire souvent revtues de parements de pierres de taille 7libages7 poses par assises rgulires et proprement tailles2 les massifs sont maonns en moellons bloqus dans un bon mortier4 ,ces fondations sont 7quand les ressources ne manquaient pas7 trs-largement empattes et s'appuient sur des sols rsistants4 ,il faut dire cependant1 ce sujet1 que les constructeurs gothiques n'avaient pas les mmes scrupules que nous3 quand ils trouvaient un sol de remblai ancien1 bien comprim et tass par les eaux1 ils n'hsitaient pas s'tablir dessus4 ,d'anciennes vases1 des limons dposs par les eaux1 des remblais longtemps infiltrs1 leur paraissaient tre des sols suffisants2 mais aussi1 dans ce cas1 donnaient-ils la base des fondations une large assiette4 ,ils ne manquaient jamais de relier entre eux tous les murs et massifs en fondation2 c'est--dire que1 sous un difice compos de murs et de piles isoles1 par exemple1 ils formaient un gril de maonnerie sous le sol1 afin de rendre toutes les parties des fondements solidaires4 ,pendant les ,x,i,ve et ,x,ve sicles1 les fondations sont toujours tablies avec un soin extrme sur le sol vierge1 avec libages sous les points d'appui principaux et murs nombreux de liaison4 ,il arrive mme souvent alors que les parements en fondation sont aussi bien dresss que ceux en lvation 7voy4 ,,construction74 ,,fontaine1 s4 f4 toutes les poques1 les fontaines ont t considres comme des monuments d'utilit publique de premier ordre4 ,les ,romains1 lorsqu'ils tablissaient une ville1 ou lorsqu'ils prenaient possession d'anciennes cits1 avant toute chose1 pensaient l'amnagement des eaux4 ,ils allaient au loin1 s'il le fallait1 chercher des sources abondantes1 pures1 et ne reculaient devant aucun travail1 aucune dpense1 pour conduire des masses d'eau considrables dans les centres de population4 ,rome1 bien que les quatre cinquimes des aqueducs antiques soient dtruits1 ceux qui restent suffisent cependant pour fournir la ville moderne une quantit d'eau plus considrable que celle qui alimente la ville de ,paris1 cinq fois plus populeuse4 ,nmes1 ,lyon1 ,frjus1 ,arles1 ,autun1 ,paris mme1 nous trouvons encore des traces d'aqueducs romains allant chercher les eaux trs-loin et des niveaux suprieurs pour pouvoir obtenir une distribution facile au moyen de grands rservoirs4 ,partout1 en ,france1 o se trouve une source abondante et salubre1 on est presque certain de dcouvrir des restes de constructions romaines4 ,les ,romains attachaient une importance majeure la police urbaine2 il n'y a pas de police sans une bonne dilit1 il ne peut y avoir une bonne dilit sans eau4 cet gard1 nous avons quelque chose faire2 beaucoup de nos grandes villes manquent d'eau encore aujourd'hui2 on ne doit donc pas s'tonner si1 pendant le moyen ge1 les fontaines n'taient pas trs-communes au milieu des cits4 ,chez les ,romains1 l'eau tait la vritable dcoration de toute fontaine2 on n'avait pas encore song lever des fontaines dans lesquelles l'eau n'est qu'un accessoire plus incommode qu'utile4 ,les quelques fontaines du moyen ge que nous avons pu recueillir n'ont pas cet aspect monumental1 ne prsentent point ces amas de pierre1 de marbre et de bronze1 que l'on se croit oblig d'accumuler de nos jours pour accompagner un filet d'eau4 ,cependant 7et cela drivait probablement des traditions de l'antiquit7 l'eau semblait une chose si prcieuse1 qu'on ne la donnait au public qu'entoure de ce qui pouvait faire ressortir sa valeur2 on la mnageait1 on la mettait la porte de tous1 mais avec plus de respect que de vanit4 ,la fontaine du moyen ge est donc un monument d'utilit1 non point une dcoration1 un prtexte pour figurer des allgories de marbre et de mtal plus ou moins ingnieuses1 mais qui ont toutes le grand dfaut d'tre ridicules pour des gens qui croient mdiocrement la mythologie1 aux fleuves barbus et aux naades couronnes de roseaux4 ,la fontaine qui imprime une trace vive dans le souvenir1 c'est celle qu'on trouve au bord de la route poudreuse1 laissant voir son petit bassin d'eau limpide sous un abri1 sa tasse de cuivre attache une chane et la modeste inscription rappelant le nom du fondateur4 ,sans tre toujours aussi humble1 la fontaine du moyen ge conserve quelque chose de la simplicit de ce programme2 elle n'assourdit et n'clabousse pas1 mais elle invite le passant l'approcher4 ,il n'est pas ncessaire de recevoir une douche pour s'y dsaltrer4 ,la fontaine du moyen ge est un petit bassin couvert dans lequel on vient puiser en descendant quelques marches1 ou une colonne1 une pile entoure d'une large cuve et d'un plus ou moins grand nombre de tuyaux qui distribuent l'eau tous venants4 ,les bassins entours de degrs taient rservs aux jardins1 aux vergers4 ,dans les contes et fabliaux des ,x,i,ie et ,x,i,i,ie sicles1 il est souvent question de ces sortes de fontaines7#a71 et sans sortir du domaine de la ralit1 nous voyons encore1 en ,poitou1 en ,normandie1 en ,bretagne et en ,bourgogne1 un assez grand nombre de ces fontaines places sur le bord des routes pour les besoins du voyageur4 ,la source est ordinairement couverte par une arcade en maonnerie1 le bassin s'avanant sur la voie comme pour inviter y puiser2 des bancs permettent de se reposer sur ses bords2 une niche1 mnage au fond de la vote1 reoit la statue de la ,vierge ou d'un saint2 les armoiries du fondateur dcorent le tympan de l'arcade ou les parois de la fontaine#ebh4 ,en dehors du faubourg de ,poitiers1 le long du ,clain1 on voit encore une fontaine de ce genre1 restaure en #aegi1 mais dont la construction remonte au ,x,i,ve sicle4 ,elle tourne le dos la route1 et on arrive son bassin au moyen d'une rampe tablie sur l'une des parois de l'dicule4 ,les armoiries du donateur sont disposes de faon que de la route et de cette rampe on peut les reconnatre4 ,la disposition de ces fontaines est videmment fort ancienne2 on y reconnat la trace de l'antiquit romaine4 ,un dicule protgeant la source et recevant la divinit qui en est la dispensatrice1 une inscription signalant le nom du fondateur la reconnaissance publique1 des bancs pour se reposer1 n'est-ce pas l un programme antique8 ,mais ces sortes de fontaines ne conviennent gure qu' la campagne2 dans les villes1 sur les places ou les carrefours1 il faut que le bassin soit accessible un grand nombre de personnes la fois4 ,il faut que l'on puisse recueillir l'eau1 non dans ce bassin qui est troubl par le mouvement des puiseurs1 mais la source mme distribue en un certain nombre de goulottes4 ,c'est ainsi qu'est dispose la fontaine du ,x,i,ie sicle que l'on voit encore ,provins en face de l'hpital 7#b74 ,une vasque hexagone1 une grosse colonne dont le chapiteau est perc de trois trous munis de ttes de bronze assez saillantes pour verser l'eau dans les vases que l'on apporte au bord de la vasque1 tel est ce petit monument dans sa simplicit primitive4 ,peut-tre1 autrefois1 le chapiteau tait-il surmont d'une statue ou d'un pinacle1 comme certaines fontaines que l'on voit reprsentes dans des peintures et manuscrits du ,x,i,ve sicle4 ,en ,a est trac le plan de la fontaine de ,provins1 en ,b est donn le dtail d'un des goulots de bronze4 ,quelques villes d',italie1 ,prouse1 ,viterbe1 ,sienne1 ont conserv leurs fontaines de la fin du ,x,i,i,ie sicle et du commencement du ,x,i,ve4 ,en ,france1 nous possdions1 cette poque1 d'assez belles fontaines urbaines2 mais nous les avons dtruites depuis longtemps2 c'est peine si1 par hasard1 on dcouvre quelques fragments de ces monuments dus la gnrosit de souverains ou de riches seigneurs4 ,ils taient composs peu prs de la mme manire1 c'est--dire qu'ils consistaient en un bassin infrieur lev de deux trois pieds au-dessus du sol 7#j1fj c4 #j1ij c471 bassin trs-peu profond1 fait pour recueillir l'eau des goulots1 poser et laver les vases2 bassin dans lequel on ne puisait pas2 d'une pile centrale recevant de longs tuyaux de distribution arrivant jusque prs du bord de ce bassin infrieur et permettant de remplir les cruches4 ,la pile centrale tait plus ou moins dcore1 portait quelquefois une vasque suprieure laissant chapper de petits jets qui n'taient l que pour l'agrment4 ,il y avait sur le parvis de ,notre-,dame ,paris une assez belle fontaine de ce genre qui fut remplace au ,x,v,i,ie sicle par un monument fort lourd2 on en voit une encore1 mais mutile et dnature1 sur la place de la ville de ,saint-,florentin 7,yonne74 ,brioude1 il existe d'assez jolies fontaines du ,x,i,i,ie sicle1 dont la plupart des dtails ont t modifis4 ,les villes des bords du ,rhin et de l',allemagne possdent aussi quelques fontaines monumentales d'une poque assez rcente 7,x,ve et ,x,v,ie sicles71 quoique traces sur les anciens programmes4 ,nous donnons 7#c7 une de ces fontaines du ,x,i,i,ie sicle en plan1 et 7#d7 en lvation perspective4 ,le plan 7fig4 #c7 indique1 en ,a1 la section horizontale du monument au-dessous de la vasque infrieure2 en ,b1 la section au-dessus de cette vasque1 et en ,c la section de la pile suprieure portant la statue1 avec la projection des deux vasques superposes4 ,ces fontaines taient alimentes au moyen d'aqueducs souterrains1 ainsi que nous avons souvent eu l'occasion de le constater4 ,ces aqueducs taient habituellement en maonnerie1 revtue l'intrieur d'un bon enduit en ciment suivant la mthode romaine2 rarement les conduites taient en plomb2 cependant nous en avons trouv des fragments ,carcassonne1 ,clermont 7,auvergne7 et dans le voisinage d'anciennes abbayes1 ,saint-,denis prs ,paris1 ,clairvaux4 ,prs de ,coutances1 on voit encore les restes d'un aqueduc qui parat dater du ,x,i,ve sicle2 et qui1 port sur des arcades en tiers-point1 traverse le vallon au nord-ouest de cette ville4 ,du ,breul1 dans son ,thtre des ,antiquits de ,paris1 dit que les prvts des marchands et chevins avaient d'antiquit1 pour conduire des eaux de sources aux fontaines de la ville1 fait construire de grands aqueducs et canaux1 composez de murs de maonnerie et pierre de taille1 pavez de grandes noes ou esviers aussi de pierre 7comme aussi auroient iceux recouvert de fort grandes pierres7 contenans1 iceux aquducs1 cinq cents toises de longueur et plus1 sans qu'il y aie aucune clart sinon celle que l'on y peut porter avec feu1 et de six pieds de hauteur sur trois pieds de largeur1 le long desquels les personnes peuvent facilement cheminer la lumire la main2 lesquels aquducs sont accompagnez d'auges ou rceptacles pour faire roer et purifier l'eau des dites sources3 l'entre desquels est une forme de bastiment1 auquel y a un grand rceptacle servant d'acueil 7d'missaire7 pour recevoir les eaues descendants d'une montagne sablonneuse1 appelle la montagne de ,belle-,ville-sur-,sablon1 au haut et fin duquel aqueduc est un regard en forme ronde1 et au milieu d'iceluy une forme de puits1 servant d'auge recevoir trois belles sources1 descendant en iceluy par trois divers endroits4 difice vot en forme ronde appell cul-de-four1 garny de son ouverture pour une lanterne jour2 et en iceluy deux descentes de pareille forme ronde2 difice artiste et curieusement bti3 desquelles noes et esviers1 en l'an #adeg1 en fut refait de neuf environ quatre vingt seize toises de longueur1 le surplus desdits acquducs ou canaux basty de grande antiquit444 ,que cet aqueduc ft d'origine romaine ou qu'il ait t bti dans les premiers sicles du moyen ge1 toujours est-il qu'on s'en servait et qu'on l'entretenait encore au ,x,ve sicle4 ,c'est principalement dans les monastres que l'on trouve les traces les plus nombreuses et les mieux conserves de travaux hydrauliques4 ,tous les clotres possdaient1 au centre du prau ou le long d'une des galeries1 de belles vasques de pierre ou de marbre1 autour desquelles des tuyaux rpartissant l'eau en une quantit de jets permettaient aux moines de faire leurs ablutions 7voy4 ,,lavabo74 ,ces fontaines affectent toutes peu prs la mme forme jusque vers la fin du ,x,i,ve sicle4 ,au ,x,ve sicle1 la colonne1 ou le faisceau de colonnes plac au centre d'une vasque circulaire1 polygonale ou lobe1 est souvent remplace par un pinacle orn de sculptures4 ,telle est une fontaine 7#e7 que nous voyons figure dans un manuscrit de cette poque#ebi4 ,rouen1 il existe encore un assez joli monument de ce genre qui date du milieu du ,x,ve sicle#ecj4 ,lorsque les fontaines gothiques taient adosses une construction civile1 elles ne se composaient que d'une petite vasque et d'un goulot pos dans un renfoncement pratiqu mme la muraille2 aussi modestes que le sont nos bornes-fontaines1 elles taient seulement faites pour satisfaire aux besoins journaliers des habitants4 ,le moyen ge ne voyait nul inconvnient mettre un peu d'art dans ses oeuvres les plus vulgaires2 aujourd'hui1 si nous poussons jusqu' l'exagration la richesse et le luxe des monuments dcoratifs de nos cits1 nous rachetons ce dfaut1 si c'en est un1 par la pauvret et la banalit des objets les plus utiles1 comme le sont nos bornes-fontaines1 nos candlabres1 nos supports d'clairage4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,note #ebh3 ,voir le lai de ,narcisse1 le lai de l',oiselet1 le ,paradis d',amour2 dans ce dernier fabliau1 l'auteur dcrit une fontaine cache dans un jardin4 ,on y descendait1 dit-il1 par des degrs de marbre auxquels tenait attache1 avec une chane d'argent1 une tasse d'or maille4 ,note #ebi3 ,posies de ,guillaume de ,machaut1 ms4 app4 ,m4 ,guillebon4 ,aire-sur-la-,lys4 ,note #ecj3 ,fontaine dite de la ,pucelle4 ,,fonts1 s4 m4 ,s'emploie au pluriel4 ,fonts baptismaux4 ,cuve destin contenir l'eau du baptme4 ,il y a lieu de supposer que1 dans les premiers temps de l'glise1 le baptme se donnait par aspersion1 puisque les aptres baptisaient des royaumes et des provinces entires1 des milliers de personnes en un jour#eca4 ,le baptme se fit ensuite par infusion#ecb2 puis par immersion4 ,les ,ariens plongeaient trois fois le catchumne dans l'eau pour marquer qu'il y avait trois natures aussi bien que trois personnes en ,dieu4 ,saint ,grgoire le ,grand conseille saint ,landre1 vque de ,sville#ecc1 de ne pratiquer qu'une immersion4 ,le quatrime concile de ,tolde1 en #afcc1 a dcid la mme chose et1 rapportant la lettre de saint ,grgoire1 il dclare qu'une seule immersion signifie la mort et la rsurrection de ,jsus-,christ1 et l'unit de la nature divine dans la trinit des personnes#ecd4 ,sans entrer dans de plus amples dtails ce sujet1 nous nous contenterons d'observer que1 pendant le cours du moyen ge1 en ,occident1 le baptme par immersion fut toujours pratiqu4 ,les bas-reliefs1 les peintures des manuscrits et des vitraux nous montrent les catchumnes baptiss par immersion4 ,autrefois1 dit ,thiers#ece1 dans la province de ,reims1 et peut-tre aussi ailleurs1 aprs le baptme on donnait du vin boire l'enfant1 en lui disant ces paroles3 ,corpus et sanguis ,domini nostri ,jesu ,christi custodiat te in vitam ternam4 ,c'tait encore l'usage du ,prigord de bnir du vin aprs le baptme et d'en faire boire l'enfant nouvellement baptis4 ,le rituel de ,prigueux1 de #aecf1 nous marque toute cette crmonie4 ,cet auteur ajoute plus loin3 ,depuis un peu plus d'un sicle 7c'est--dire depuis le commencement du ,x,v,i,ie sicle71 la coutume s'est introduite en quantit de paroisses1 et particulirement de la campagne1 de sonner les cloches aprs le baptme des enfants4 ,ce sont1 mon avis1 les sonneurs1 les sacristains1 les fossoyeurs1 les bedeaux1 qui l'ont introduite1 par la considration de l'intrt bursal qui leur en revient444 ,le concile provincial de ,reims1 en #aehc1 n'autorise pas cette coutume444 ,jusqu'au ,i,xe sicle1 il paratrait qu'on ne baptisait solennellement que les jours de ,pques et de la ,pentecte2 du moins cet usage semble-t-il avoir t tabli dater du ,ve sicle1 car il est certain que dans les premiers sicles du christianisme les aptres baptisaient sans observer ni les jours ni les temps#ecf4 ,clovis fut baptis le jour de ,nol#ecg4 ,le pape saint ,lon1 qui s'lve avec force contre la coutume de baptiser en autres temps que le jour de la ,rsurrection1 admet toutefois que le baptme peut tre donn1 en des cas extrmes1 hors le jour consacr4 ,pascalin1 vque de ,lilybe en ,sicile1 fait savoir au pape saint ,lon1 en #ddc1 qu'il y avait1 dans cette le1 une glise 7du village de ,meltines7 dont les fonts se remplissaient miraculeusement tous les ans1 la nuit de ,pques1 l'heure du baptme1 sans qu'il y et ni tuyau1 ni canal1 ni eau dans les environs4 ,aprs le baptme1 cette eau disparaissait4 ,ajoutons1 cependant1 que saint ,augustin dit clairement que le baptme pouvait tre donn en tout temps3 ,per totum annum1 sicut unicuique vel necessitas fuit vel voluntas444 ,la solennit donne au sacrement du baptme explique pourquoi1 dans le voisinage des glises les plus anciennes1 il y avait un baptistre2 c'est--dire un difice assez spacieux pour contenir un certain nombre de catchumnes venant le mme jour pour recevoir le baptme4 ,ces difices taient ordinairement circulaires1 occups au centre par un bassin peu profond dans lequel on faisait descendre les personnes que l'on baptisait par immersion#ech4 ,la coutume de baptiser les enfants peu aprs leur naissance1 en tout temps1 prvalut sur les dfenses de saint ,lon et des conciles de ,tolde1 d',auxerre1 de ,paris et de ,gironne2 ds le ,x,ie sicle1 nous voyons que des cuves baptismales sont places dans toutes les glises1 non dans des difices spciaux1 et que le baptme est donn par les prtres1 en dehors des ftes de ,pques1 de la ,pentecte ou de ,nol4 ,c'est prcisment la date de ces fonts baptismaux les plus anciens qui nous porte croire qu'alors 7au ,x,ie sicle7 cette coutume s'tait dfinitivement introduite en ,france4 ,comme il ne s'agissait plus de baptiser des paens convertis1 mais des enfants nouveau-ns1 ces fonts sont d'une petite dimension et ne diffrent de ceux que l'on fait aujourd'hui que par leur forme4 ,il n'est pas besoin1 en effet1 d'une cuve bien grande pour immerger un nouveau-n4 ,en souvenir des baptistres1 c'est- dire des difices uniquement destins contenir la cuve baptismale1 on observe que les fonts disposs dans l'glise taient gnralement couverts d'un dicule 7#a7eci4 ,quelquefois ces fonts taient des cuves antiques1 dpouilles de monuments romains4 ,le ,p4 ,du ,breul#edj prtend que la cuve de porphyre rouge que l'on voyait1 de son temps1 dans l'glise abbatiale de ,saint-,denis1 derrire les chsses des martyrs1 et qui avait t prise par ,dagobert l'glise de ,saint-,hilaire de ,poitiers1 servait de fonts baptismaux4 ,nous n'avons point nous occuper des baptistres ni des bassins qu'ils protgeaient1 puisque ces monuments sont antrieurs la priode de l'art que nous tudions2 les fonts baptismaux seuls doivent trouver place ici4 ,beaucoup de ces cuves1 ds l'poque o elles furent en usage1 taient en mtal1 et consistaient en une large capsule enferme et maintenue dans un cercle ou un chssis port sur des colonnettes4 ,cette disposition parat avoir t suivie souvent1 lors mme que les fonts taient taills dans un bloc de pierre4 ,ainsi l'on voit1 dans l'glise de ,saint-,pierre1 ,montdidier1 une cuve baptismale de la fin du ,x,ie sicle1 qui prsente cette disposition 7#b74 ,dans la crypte de l'glise ,notre-,dame de ,chartres1 il existe encore une cuve en pierre1 du ,x,i,ie sicle1 taille de faon figurer un vase inscrit dans un chssis port sur des colonnettes4 ,cette tradition persiste encore pendant le ,x,i,i,ie sicle1 ainsi que le dmontre la fig4 #c1 copie sur une cuve de l'glise de ,ver 7canton de ,sains1 ,picardie7#eda4 ,souvent les fonts baptismaux du ,x,i,ie sicle sont de forme barlongue1 afin probablement de permettre de coucher et d'immerger entirement l'enfant que l'on baptisait4 ,il existe une cuve baptismale de cette forme et de ce temps dans la cathdrale d',amiens3 c'est une grande auge de #j1fj c4 de large sur une longueur de #am1#fj environ et une profondeur de #j1ej c4 ,elle est fort simple2 aux quatre angles seulement sont sculptes les figures des quatre vanglistes1 en demi-bosse et de petite dimension4 ,les pieds qui la supportent datent du ,x,i,i,ie sicle4 ,nous donnons 7#d7 une petite cuve de ce genre qui provient de l'glise de ,thouveil 7,maine-et-,loire74 ,elle date du ,x,ie sicle4 ,l'glise de ,limay1 prs ,mantes1 possde des fonts baptismaux du commencement du ,x,i,i,ie sicle dont la forme se rapproche encore de celle-ci1 mais qui sont assez richement sculpts4 ,cette cuve1 reproduite dans l'ouvrage de ,m4 ,gailhabaud#edb1 est de forme ovale l'intrieur1 dodcagone allong l'extrieur2 deux des cts parallles au grand axe prsentent une lgre saillie rserve pour mieux dtacher les angles du prisme qui sur ce point eussent t trop mousses4 ,un beau cordon de feuilles orne le bord suprieur2 la partie intermdiaire est occupe par douze rosaces parmi lesquelles se trouvent sculpts un agneau pascal1 une croix et une tte de boeuf4 ,le socle en retraite prsente une suite de petites arcatures4 ,le pavage autour de ces fonts offre une particularit assez remarquable3 ce sont huit disques de pierres grises incrustes au nu des dalles1 et qui semblent marquer les places des personnes qui doivent entourer la cuve au moment du baptme4 ,une feuillure a t mnage sur le bord de la cuve pour recevoir un couvercle2 c'est qu'en effet les cuves baptismales1 d'aprs les dcrets des conciles1 devaient tre couvertes ds une poque fort ancienne1 comme elles le sont encore aujourd'hui4 ,les fonts baptismaux de l'glise paroissiale de la ville de ,cluny mritent d'tre signals3 taills dans un bloc de pierre1 ils affectent la forme d'une cuve hmisphrique l'intrieur1 et sont dcors l'extrieur par quatre colonnettes supportant quatre ttes1 entre lesquelles rgne une frise de feuillages de lierre d'une bonne sculpture 7#e74 ,les quatre petits repos qui portent les ttes avaient une utilit et servaient probablement poser le sel1 l'huile et les flambeaux4 ,en ,a1 nous donnons le plan de cette cuve2 en ,b1 sa coupe4 ,elle date du milieu du ,x,i,i,ie sicle4 ,les cuves baptismales du moyen ge sont autant varies par la forme que par la matire4 ,la faon dont elles sont dcores permet de supposer qu'une grande libert tait laisse aux artistes4 ,ces cuves sont pans ou circulaires et mme carres1 lobes1 ovales1 creuses fond de cuve ou en cuvette2 leurs parois sont ornes de feuillages1 de simples moulures1 de figures ou de compartiments gomtriques2 elles sont tailles dans de la pierre ou du marbre1 coules en bronze ou en plomb4 ,leurs couvercles se composent de chssis de bois1 de lames de mtal1 ou sont richement orns en forme de cnes ou de dais1 et ne peuvent tre enlevs alors qu'au moyen de potences ou de petites grues demeure4 ,il n'est pas besoin de dire que les fonts baptismaux en bronze1 antrieurs la fin du dernier sicle1 ont t fondus en ,france2 on en voit encore quelques-uns en ,italie1 en ,allemagne et en ,belgique#edc4 ,les fonts de la cathdrale de ,hildesheim sont particulirement remarquables4 ,la cuve1 dit ,m4 de ,caumont#edd auquel nous empruntons cette description1 repose sur quatre personnages ayant chacun un genou en terre et tenant une urne dont l'eau se rpand sur le pav3 ce sont les figures emblmatiques des quatre fleuves du ,paradis2 et sur le cercle qui porte sur leurs paules1 on lit l'inscription suivante1 expliquant le rapport symbolique de chacun de ces fleuves avec la prudence1 la temprance1 le courage et la justice3 ,,temperiem4 ,,geon4 ,,terre4 ,,designat4 ,,hiatvs4 ,,est4 ,,velox4 ,,tigris4 ,,qvo4 ,,fortis4 ,,significatvr4 ,,frvgifer4 ,,evfrates4 ,,est4 ,,jvstitia4 ,,qve4 ,,notatvs4 ,,osmvtans4 ,,prison4 ,,est4 ,,prvdenti4 ,,similatvs4 ,la cuve est couverte de quatre bas-reliefs reprsentant le passage du ,jourdain par les ,isralites sous la conduite de ,josu1 le passage de la mer ,rouge1 le baptme de ,jsus-,christ1 la ,vierge et l'enfant ,jsus1 devant lesquels est l'vque donateur ,wilherms4 ,au-dessus des quatre fleuves sont huit mdaillons reprsentant la ,prudence et ,isae1 la ,temprance et ,jrmie1 le ,courage et ,daniel1 la ,justice et zchiel4 ,au-dessus se voient les signes des vanglistes4 ,le couvercle conique est galement dcor de bas-reliefs4 ,ces fonts1 de la seconde moiti du ,x,i,i,ie sicle1 sont peut-tre les plus beaux qui existent et les mieux composs par le choix des sujets accompagns d'inscriptions4 ,nous citerons aussi les fonts en bronze de l'glise de ,saint-,sbald ,nuremberg1 qui datent de la fin du ,x,ve sicle4 ,autour du pied sont poss les quatre vanglistes1 ronde-bosse1 et autour de la cuve les douze aptres en bas-relief dans une arcature d'un travail dlicat4 dfaut de ces monuments prcieux par le travail et la matire1 nous ne trouvons plus en ,france que des fonts de peu de valeur4 ,l'glise de ,berneuil 7arrondissement de ,doullens7 contient des fonts qui prsentent un certain intrt4 ,la cuve est en plomb et date du ,x,i,ie sicle 7#f72 autour sont disposes seize niches alternativement garnies de figures en demi-relief et d'ornements4 ,cette cuve repose sur un socle en pierre1 huit pans1 d'une poque plus rcente4 ,l'ancien couvercle 7en plomb probablement et de forme conique7 a t remplac par un chapeau de menuiserie du ,x,v,ie sicle4 ,on voit1 dans l'glise de ,lombez 7,gers71 une petite cuve baptismale en plomb de forme cylindrique1 divise en deux zones3 la zone suprieure reprsente une chasse1 celle infrieure seize figures dans des quatre-feuilles 7#g74 ,le mme modle a servi cinq fois pour la zone suprieure1 et dans la zone infrieure les seize petites figures qui reprsentent des ordres religieux sont obtenues au moyen de quatre modles seulement4 ,ces sortes de cuves ne demandaient donc pas de grands frais de fabrication2 les fondeurs ou potiers d'tain qui les vendaient les composaient avec des modles conservs en magasin3 ainsi1 dans l'exemple que nous donnons ici1 le sujet de chasse est videmment d'une poque antrieure aux petites figurines et aux quatre-feuilles de la zone infrieure1 qui datent de la seconde moiti du ,x,i,i,ie sicle4 ,un orifice ,a pratiqu au milieu du fond plat de la cuve sert la vider4 ,visme 7,somme71 une cuve de mme dimension en plomb1 mais huit pans1 prsente1 sur sa paroi externe1 seize arcatures qui autrefois taient remplies de figurines en ronde-bosse rapportes sur des culs-de-lampe#ede4 ,ces fonts reposent sur une table de pierre porte sur quatre colonnettes1 du commencement du ,x,i,i,ie sicle2 la cuve est du ,x,ve4 ,quant aux fonts baptismaux du moyen ge dont les couvercles taient mus au moyen de grues ou de potences en fer1 on en voit de trs-beaux ,hal1 ,saint-,pierre de ,louvain 7,belgique71 ,sainte-,colombe de ,cologne4 ,ces monuments tant fort bien gravs dans l'ouvrage de ,m4 ,gailhabaud#edf1 il nous semble inutile de nous tendre sur leur composition4 ,d'ailleurs leur style est tranger l'art franais4 ,quelquefois1 sur les parois intrieures des cuves baptismales1 sont sculpts des poissons1 des coquilles1 des grenouilles4 ,on voit1 dans l'glise ,saint-,sauveur de ,dinan 7,bretagne71 des fonts baptismaux du ,x,i,ie sicle qui se composent d'une sorte de coupe1 porte par quatre figures trs-mutiles et d'un travail grossier4 ,l'intrieur de la cuve1 taill en cratre1 est orn de godrons en creux et de deux poissons sculpts dans la masse4 ,nous terminerons cet article en donnant les fonts baptismaux en pierre1 d'une ornementation singulire1 qui sont dposs prs de la porte de la cathdrale de ,langres 7#h73 ils datent de la fin du ,x,i,i,ie sicle4 ,on se servait aussi1 pendant le moyen ge1 de cuves prcieuses1 apportes d',orient1 pour baptiser les enfants4 ,chacun a pu voir1 au muse des ,souverains1 ,paris1 la belle cuve de travail persan dans laquelle on prtend qu'ont t baptiss les enfants de saint ,louis4 ,isnelement fist un fonz aprester1 ,en une cuve qui fu de marbre cler1 ,qui vint d',arrabe en ,orenge par mer4 ,el fonz le metent3 quant l'ont fet enz entrer1 ,se 'l baptiza li vesques ,aymer#edg4 ,lorsque l'on renona aux baptistres1 on plaa cependant les fonts baptismaux dans une chapelle ferme1 autant que faire se pouvait4 ,aujourd'hui1 les fonts doivent tre non-seulement couverts1 mais dans un lieu spar de la foule des fidles par une clture4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,illustration3 ,fig4 #d4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,note #eca3 ,saint-,luc4 ,actes1 ch4 #b et #d4 ,note #ecb3 ,arcudius4 ,de ,sacram4 ,,li4 ,note #ecc3 ,l4 ,,iii1 pist4 ,,xli4 #cdba3 ,c4 ,,vi4 ,note #ece3 ,des ,superstitions1 t4 ,,ii1 ch4 ,,xii4 ,note #ecf3 ,primum omnes docebant1 et omnes baptizabant quibuscumque diebus vel temporibus fuisset occasio 7,auctor sub nomine ,ambrosii1 in ,epist4 ad ,ephes41 cap4 ,,iv74 ,voy4 ,guillaume ,durand1 trad41 dit4 de ,m4 ,barthlemy4 ,notes1 t4 ,,iv1 p4 #dcj et suiv4 ,note #ecg3 ,lettre de ,saint-,avit1 vque de ,vienne1 ,clovis4 ,note #ech3 ,il existe un baptistre ct de la basilique de ,saint-,jean-de-,latran ,rome2 on a depuis peu dcouvert celui qui tait proche de l'ancienne cathdrale de ,marseille1 du ,ve sicle4 ,on voit encore ceux des cathdrales d',aix en ,provence et de ,frjus4 ,l'difice plac sous le vocable de saint ,jean1 ,poitiers1 parat avoir servi de baptistre pendant les ,ve et ,v,ie sicles4 ,note #eci3 ,ivoire du ,x,ie sicle4 ,collect4 de l'auteur4 ,note #edj3 ,le ,tht4 des ,antiq4 de ,paris1 #afbb4 ,l4 ,,iv1 p4 #aajc4 ,note #eda3 ,nous devons ces dessins l'obligeance de ,m4 ,duthoit1 d',amiens4 ,note #edb3 ,l',architecture et les arts qui en dpendent4 t4 ,,iv4 ,note #edc3 ,voy4 l',architecture et les arts qui en dpendent1 t4 ,,iv4 ,m4 ,gailhabaud4 ,note #edd3 ,bulletin monum41 t1 ,,xx1 p4 #bii4 ,note #ede3 ,ces figurines ont t enleves4 ,note #edf3 ,l',architecture et les arts qui en dpendent1 t4 ,,iv4 ,note #edg3 ,guillaume d',orange4 ,chanson de geste des ,x,ie et ,x,i,ie sicles1 vers #gehd1 et suiv4 ,baptme de ,renouerd4 ,,formeret1 s4 m4 ,arc recevant une vote d'arte le long d'un mur 7voy4 ,,arc formeret1 ,,construction74 ,,foss1 s4 m4 ,tranche longue1 faite dans le sol pour opposer un obstacle autour d'un camp1 d'un chteau1 d'une ville1 d'un parc1 d'un enclos4 ,il y a des fosss secs et des fosss pleins d'eau1 des fosss en talus ou fond de cuve1 des fosss revtus ou non revtus4 ,les fosss secs sont ceux qui sont taills autour d'un chteau1 d'un manoir ou d'une place situs en des lieux trop levs pour pouvoir y amener et y conserver l'eau4 ,les fosss pleins sont ceux dans lesquels on fait passer un cours d'eau1 ou que l'on inonde au moyen d'une prise dans la mer1 dans un lac ou un tang4 ,les fosss en talus sont ceux simplement creuss dans un sol inconsistant1 et dont l'escarpe et la contrescarpe1 revtues de gazon1 donnent un angle de #de degrs4 ,les fosss revtus sont ceux dont les parois1 c'est--dire l'escarpe et la contrescarpe1 sont revtues d'un mur en maonnerie avec un faible talus4 ,les fosss fond de cuve sont ceux dont le fond est plat1 les parois revtues1 et qui peuvent ainsi permettre d'ouvrir des jours dans l'escarpe servant de soubassement une fortification4 ,les fosss taills dans le roc peuvent tre aussi fond de cuve4 ,les ,romains creusaient des fosss autour de leurs camps temporaires ou permanents4 ,ces fosss avaient habituellement quinze pieds d'ouverture au bord suprieur1 c'est--dire #dm1 #ie4 ,ils taient souvent doubls1 spars par un chemin de #d #e mtres de largeur4 ,quand ,csar tablit son camp en face des ,bellovaques sur le mont ,saint-,pierre1 dans la fort de ,compigne1 il fait lever un rempart de douze pieds avec parapet2 il ordonne de creuser en avant deux fosss de quinze pieds1 fond de cuve2 il fait lever un grand nombre de tours trois tages1 runies par des ponts et des chemins de ronde1 dont le front tait garni de mantelets d'osier1 de telle sorte que l'ennemi ft arrt par un double foss et deux rangs de dfenseurs3 le premier rang sur les chemins de ronde suprieurs d'o1 tant plus levs et mieux abrits1 les soldats lanaient des traits plus loin et plus srement2 le second rang derrire le parapet plus prs de l'ennemi1 o il se trouvait protg contre les traits par la galerie suprieure#edh4 ,les travaux de campagne que les ,romains ont excuts dans les ,gaules ont eu1 sur l'art de la fortification chez nous1 une telle influence jusqu' une poque trs-avance dans le moyen ge1 et les fosss ont t1 dans les temps o les armes de jet avaient une faible porte1 une partie si importante de l'art de dfendre les places1 que nous devons arrter notre attention sur ce curieux passage4 ,il faut connatre d'abord les lieux dcrits ici par ,csar4 ,l'assiette de son camp1 les ,commentaires la main1 avait t videmment choisie sur un plateau situ en face le mont ,saint-,marc1 plateau dsign1 dans les cartes anciennes1 sous le nom de ,saint-,pierre-en-,chastres#edi4 ,ce plateau escarp de tous cts1 offrant son sommet une large surface horizontale sur laquelle la petite arme que ,csar conduisait avec lui pouvait tenir fort l'aise1 se prtait merveilleusement au genre de dfense qu'il avait adopt2 dfense dont on reconnat d'ailleurs la trace sur les lieux mmes4 ,voici donc 7#a7 le profil de l'ouvrage de circonvallation4 ,les assaillants ne pouvant arriver au bord du premier foss ,a qu'en gravissant une longue pente assez abrupte1 taient difficilement vus par les dfenseurs placs en ,b2 plus forte raison se trouvaient-ils entirement masqus pour les dfenseurs posts le long du parapet ,c en dedans du deuxime foss ,g4 ,ces dfenseurs posts en ,c taient cependant plus rapprochs de l'assaillant que ne l'taient ceux posts en ,e sur les galeries runissant les tours trois tages1 la ligne ,,co tant plus courte que la ligne ,,eo4 ,des assaillants se prsentant en ,k1 porte de trait1 ne pouvaient atteindre les dfenseurs posts derrire le parapet ,c1 que s'ils envoyaient leurs projectiles en bombe suivant une ligne parabolique ,,kl4 ,donc les clayonnages du chemin de ronde suprieur ,e protgeaient les soldats posts en ,c4 ,csar dcrit trs-bien les avantages de ses ouvrages en disant que les soldats placs en ,e voyaient l'ennemi de plus loin et pouvaient tirer sur lui srement4 ,l'assaillant1 gravissant la pente ,p1 ne voit que le sommet des tours de bois et les galeries qui les runissent2 il n'a pas connaissance des deux fosss qui vont l'arrter en ,o4 ,pendant qu'il gravit cette pente1 il est expos aux armes longue porte de la dfense suprieure2 mais ds qu'il atteint la crte ,o1 non-seulement il trouve deux obstacles devant lui s'il veut passer outre1 mais il est expos aux traits qui partent du chemin de ronde ,e et du rempart ,c1 ces derniers traits pouvant tre lancs directement1 comme l'indique la ligne ,,co1 mais aussi1 en bombe1 comme l'indique la parabole ,,hm4 ,en admettant que les troupes gravissant la pente ,k eussent t lances1 pleines d'ardeur1 arrivant haletantes en ,o1 il leur et t bien difficile d'atteindre le vallum ,c4 ,cependant ,csar1 au camp du ,mont-,saint-,pierre1 ne craignait pas une attaque srieuse des ,bellovaques2 au contraire1 il cherchait les attirer hors de leurs propres dfenses4 ,lorsqu'il redoutait rellement une attaque1 ses prcautions taient plus grandes encore4 ,autour d',alesia1 il tablit des lignes de contrevallation et de circonvallation afin de bloquer l'arme de ,vercingtorix renferme dans cette ville1 et de se mettre en dfense contre les secours considrables qui menacent son camp4 ,la ligne de contrevallation se compose3 #a1 vers l'ennemi1 d'un foss large de vingt pieds1 profond d'autant1 et fond de cuve4 quatre cents pieds en arrire de ce foss1 il tablit ses retranchements4 ,dans l'intervalle1 il fait creuser deux fosss de quinze pieds de large chacun et de quinze pieds de profondeur2 le foss intrieur est rempli d'eau au moyen de drivations de la rivire2 derrire ces fosss1 il lve un rempart de douze pieds de haut1 garni de parapets avec meurtrires4 la jonction du parapet et du rempart1 il fait planter de forts palis fourchus pour empcher l'escalade4 ,des tours1 distantes entre elles de quatre-vingts pieds1 flanquent tout le retranchement4 ,ces prcautions1 aprs quelques sorties des ,gaulois1 ne lui semblent pas suffisantes3 il fait planter des troncs d'arbres branchs1 corcs et aiguiss1 au fond d'une tranche de cinq pieds de profondeur2 cinq rangs de ces pieux sont attachs entre eux par le bas1 de manire ce qu'on ne puisse les arracher4 ,devant cet obstacle1 il fait creuser des trous de loup coniques de trois pieds de profondeur1 en quinconce1 au fond desquels on enfonce des pieux durcis au feu et aiguiss qui ne sortent de terre que de quatre doigts2 ces pieux sont fixs solidement en foulant le sol autour d'eux2 des ronces les cachent aux regards4 ,les trous de loup sont disposs sur huit rangs1 distants l'un de l'autre de trois pieds 7#b74 ,en avant sont fixs1 trs-rapprochs les uns des autres1 des aiguillons1 stimuli 7#c71 d'un pied de long1 arms de broches en fer4 ,dans un mmoire sur le blocus d',alesia#eej1 ,m4 le capitaine du gnie ,prvost nous parat avoir parfaitement compris comment taient faonns les stimuli dont parle ,csar4 ,parmi les objets antiques trouvs prs d',alise1 dit le savant officier1 on remarque des broches en fer1 qui ont rsolu pour lui la question des stimuli4 ,ces morceaux de fer ont #j1bi c4 et un peu plus1 c'est--dire qu'ils ont un pied romain2 leur quarrissage au milieu est de #j1ja c42 ils sont cintrs en cte de vache et appoints par les deux bouts4 ,tous les auteurs1 ajoute ,m4 ,prvost1 qui ont parl des stimuli de ,csar1 ont cru qu'ils consistaient en un rondin de bois enfonc en terre1 avec une pointe en fer encastre elle-mme dans le piquet et surgissant au-dessus du sol4 ,quelque simple que soit cet objet1 il est encore difficile excuter3 on aurait fendu bien des rondins1 en essayant d'y introduire de force une tige de fer2 il aurait fallu ensuite appointer cette dernire en la limant froid1 ce qui et demand beaucoup de temps 7puis fallait-il avoir des limes72 on et t oblig de frapper avec prcaution sur la tte du piquet en bois pour l'enfoncer en terre sans risquer de le fendre4 ,toutes ces minuties sont trs-apprcies de ceux qui ont l'occasion de faire excuter rapidement de petits objets en nombre immense par les premiers individus venus#eea4 ,rien n'est plus facile avec les broches trouves ,alise3 quelques forgerons les fabriquaient2 ils faisaient aussi les petits crampons ,a1 pareils ceux avec lesquels nous attachons nos conducteurs sur les mandrins de bourrage des fourneaux de mine4 ,on fixait l'aide de deux de ces crampons la broche sur la paroi d'un rondin ayant un pied de long4 ,maintenu en ,c et en ,d1 le fer ne pouvait glisser le long du bois dans aucun sens1 puisqu'il avait son plus fort quarrissage au milieu444 et une courbure qui le forait de se serrer fortement contre le bois4 ,peut-tre mettait-on deux ou trois broches pareilles autour du mme piquet2 dans ce dernier cas1 il fallait1 pour l'enfoncer en terre1 frapper sur sa tte par l'intermdiaire d'un rondin recevant les coups de la masse2 alors l'engin reprsentait encore mieux le hamus du texte latin4 ,de leur ct1 les ,gaulois1 du temps de ,csar1 entouraient leurs camps et places fortes de fosss creuss en terre ou mme dans le roc2 ces derniers taient parois verticales avec rempart intrieur4 ,c'est ainsi que sont disposes les dfenses de l'oppidum gaulois que l'on voit encore l'extrmit occidentale du mont ,ganelon1 prs ,compigne4 ,les fosss de cette place ont dix mtres de largeur sur une profondeur de trois quatre mtres1 sont spars l'un de l'autre par un espace de quinze mtres environ2 un vallum de cinq mtres de hauteur est lev en arrire du second foss4 ,de gros quartiers de rochers sont laisss au fond de ces fosss comme obstacles4 ,les fosss des villes gallo-romaines1 au moment de l'invasion des barbares1 tels que ceux de ,sens1 de ,bourges1 de ,beauvais1 taient trs-larges1 et autant que possible remplis d'eau#eeb4 ,les ,gaulois avaient d'ailleurs adopt les moyens de dfense que les ,romains employaient contre eux1 ainsi que le constate ,csar lui-mme2 ces moyens1 ils durent les conserver longtemps4 ,dans le ,roman de ,rou1 il est question de fosss disposs d'une faon nouvelle1 et qui aurait t souvent adopte au ,x,ie sicle4 ,par tuz li champs ki prof esteint ,par ,bretuns venir debveient1 ,firent fosses parfunt chaves 7creuss profondment71 ,desuz estreites1 dedenz les 7larges73 ,la terre ke il fors unt gele 7qu'ils ont jete dehors7 ,unt tute as altres camps porte2 ,de virges et d'erbes k'il coillirent1 ,li fosses tutes recuvrirent4 ,quant ,bretun vindrent chevalchant1 ,prez de frir1 paeenz qurant 7cherchant les paens72 ,par li camps vindrent tresbuchant1 ,d'un foss en altre chant2 ,chaent asdenz1 chaent envers1 ,chaent sor coste de travers#eec4 ,comment avait-on pu creuser des fosss plus larges au fond qu' la crte8 ,c'est ce qu'il est difficile d'expliquer1 moins de supposer qu'on ait tanonn les parois4 ,nous voyons que ces fosss sont recouverts de broussailles et d'herbe pour dissimuler leur ouverture4 ,les ,normands entourrent leurs fortifications de fosss trs-larges et trs-profonds1 quelquefois avec chemin couvert palissad au-dessus de la crte extrieure4 ,les chteaux d',arques et de ,tancarville1 et plus tard le chteau ,gaillard1 conservent encore leurs fosss taills dans le roc au sommet de l'escarpement qui sert d'assiette ces forteresses 7voy4 ,,ch,,teau74 ,des souterrains galement creuss dans le roc conduisent de l'intrieur des chteaux au fond des fosss2 ils servaient surtout permettre la garnison de sortir pour attaquer les mineurs qu'on attachait aux bases des remparts et tours ou aux escarpements qui les portaient4 ,nous n'avons pas vu de contrescarpes revtues avant le ,x,i,i,ie sicle1 tandis qu' dater de cette poque les fosss sont presque toujours revtus autour des forteresses importantes1 et leur fond dall mme autour des chteaux btis avec soin4 ,le foss du donjon de ,coucy 7commencement du ,x,i,i,ie sicle7 est dall2 le grand foss devant la porte du chteau de ,pierrefonds 7commencement du ,x,ve sicle7 l'est galement4 la cit de ,carcassonne1 il reste des fragments considrables de revtements de contrescarpes des fosss du ct de l'est 7fin du ,x,i,i,ie sicle74 ,la contrescarpe du large foss qui spare le chteau de ,coucy de sa baille tait revtue 7commencement du ,x,i,i,ie sicle74 ,les fosss du chteau de ,vincennes ont t revtus depuis la reconstruction de ce chteau pendant le ,x,i,ve sicle2 ceux du ,louvre l'ont t depuis ,charles ,v#eed4 ,non-seulement les chteaux1 les villes taient entoures de fosss1 mais aussi les abbayes situes hors des villes et mme quelquefois les glises paroissiales4 ,lorsque l'artillerie fut employe pour assiger les places1 on largit encore les fosss1 et l'on pensa surtout disposer des dfenses pour les enfiler1 des chemins couverts pour protger leurs approches1 des ouvrages bas pour obtenir un tir rasant au niveau du fond1 des cunettes pour conduire les eaux pluviales1 des cluses et retenues pour les inonder quand des cours d'eau ou des tangs voisins le permettaient 7voy4 ,,architecture ,,militaire1 ,,bastille1 ,,bastion1 ,,boulevard1 ,,ch,,teau1 ,,porte1 ,,si,,ge74 ,c'tait au seigneur suzerain rgler l'tendue et la largeur des fosss1 c'tait lui qui dans certains cas exigeait qu'on les comblt4 ,quant leur entretien1 il tait la charge du seigneur ou la charge des vassaux par suite de conventions spciales4 ,nous trouvons dans un recueil trs-curieux publi par ,m4 ,a4 ,champollion-,figeac#eee la traduction d'un texte en langage gascon qui a pour titre3 ,ayssi es la ordonnansa cum una viela se deu fermar et armar contra son enamixs#eef4 ,dans ce texte1 les passages relatifs aux fosss de dfense sont noter4 ,la manire de la fermeure de la ville3 ,premirement1 il y doit avoir tout l'entour des grans1 larges et profonds fosss1 si profonds qu'il y sorte de l'eau2 et es endroits o il ne peut point avoir de l'eau1 doit estre fait au fonds des fosss grande quantit de vosias#eeg1 couvertes avec muraille de terre et d'herbe2 et aprs1 y doit avoir de grands et hauts murs1 avec tours de dfense de dix en dix brasses 7environ #af mtres71 et que les fosss soient bien netoys et curs1 du pied du mur jusqu'au fond1 d'herbes et de branchages4 ,et aux portails et entres1 il y doit avoir des ponts-levis1 et tous les chemins des entres doivent tre rompus en travers1 de grands fosss en cinq ou six lieux fors un petit et estroit passage1 lequel on doit rompre quand besoing est1 afin qu'on ne se puisse point approcher des portes1 pied ni cheval1 ni amener du feu en carexs 7charrette71 ni en autre chose1 et faire grande quantit de vosias par les chemins des entres444#eeh ,nous avons souvent trouv des traces de ces coupures faites en travers des routes aboutissant aux portes4 ,ces coupures taient garnies de barrires1 et comme les routes longeaient presque toujours les fosss1 afin d'tre battues de flanc par les tours et courtines1 les coupures donnaient dans le foss de ceinture1 afin de ne pouvoir servir de refuge aux assigeants2 mais ces dtails sont expliqus l'article ,,porte4 ,les petites villes ou bastides bties dans la seconde moiti du ,x,i,i,ie sicle en ,guienne sont entoures de fosss avec enceinte2 la plupart de ces petites cits sont1 ainsi que leurs dfenses1 d'une rgularit parfaite#eei4 propos de la bastide de ,sauveterre1 ,m4 ,leo ,drouyn1 dans l'excellent ouvrage qu'il publie sur la ,guienne militaire1 donne le texte des privilges accords cette commune1 en #abhc1 par douard ,ier4 ,dans ce texte latin#efj1 nous lisons l'article suivant relatif aux enceintes et fosss3 ,item nous voulons que soldats et matres1 bourgeois ou habitants de ladite ville1 soient exempts de tous les travaux communaux 7communibus71 except ceux des ponts1 des puits1 des routes et cltures de la ville1 travaux auxquels les voisins du lieu sont tenus1 sans aucun doute de cooprer4 ,pour nous1 nous sommes tenus de faire la premire clture de la ville1 et lesdits soldats et matres doivent veiller de jour et de nuit pendant l'excution du travail2 les autres voisins sont1 leur tour1 responsables des malfices qui se commettront de jour et de nuit444 ,ainsi les cltures1 c'est--dire les fosss et remparts1 taient faits par le seigneur1 sous la surveillance de la commune1 autour de ces bastides ou bourgs fonds par privilge spcial du suzerain4 ,les seigneurs fodaux rclamaient contre l'tablissement de ces petites communes1 les vques excommuniaient et les fondateurs et les habitants2 mais ces rclamations et excommunications n'empchaient pas les villes de s'lever4 ,les murailles d',avignon1 commences en #acdi et termines en #acgd1 taient entoures de fosss de vingt mtres de largeur environ sur une profondeur moyenne de quatre mtres au-dessous de la crte de la contrescarpe4 ,cette contrescarpe n'tait pas entirement revtue2 mais1 pour viter les affouillements causs par les inondations du ,rhne1 on avait dall le fond du foss en larges pierres de taille#efa4 ,le ,rhne1 la ,sorgue et un bras de la ,durance remplissaient en temps ordinaire une grande partie de ces fosss4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,note #edh3 ,de ,bello ,gall41 ,i4 ,,viii1 c4 ,,ix4 ,note #edi3 ,voy4 l'article de ,m4 de ,saulcy sur le ,v,i,i,ie liv4 de ,csar4 ,revue archologique1 #ahfj4 ,note #eej3 ,recherches sur le blocus d',alesia4 ,paris1 #aheh4 ,leleux4 ,note #eea3 ,c'est en appuyant les recherches archologiques sur ces observations pratiques que l'on peut en effet arriver aux dcouvertes srieuses1 et ,m4 ,prvost est ici parfaitement dans le vrai1 lorsqu'il dit que beaucoup de ces questions si longuement dbattues entre les archologues ne peuvent tre rellement rsolues que par les praticiens4 ,note #eeb3 ,les fosss de ,sens taient inonds1 et d'une largeur de vingt mtres environ4 ,note #eec3 ,le ,roman de ,rou1 vers #fhic et suiv4 ,ce stratagme parat avoir singulirement plu aux historiens du temps2 car ils l'ont signal trois fois1 savoir3 #a en #iib1 dans la bataille de ,conquereuil1 entre ,conan1 duc de ,bretagne1 et ,foulques1 comte d',anjou2 #b dans la circonstance prsente2 #c dans une invasion de l',aquitaine par les ,scandinaves1 en #ajai4 7,note de ,m4 ,aug4 ,le ,prvost47 ,note #eed3 ,sauval4 ,note #eee3 ,droits et usages concernant les travaux de construction publics ou privs sous la troisime race des rois de ,france4 ,paris1 #ahfj4 ,leleux1 dit4 ,note #eef3 ,coll4 ,doat1 t4 ,,cxlvii1 f #bhb4 ,m4 ,a4 ,champollion-,figeac ne nous donne pas la date de ce texte4 ,d'aprs la nature des dfenses1 il parat tre de la fin du ,x,i,ve sicle4 ,note #eeg3 ,m4 ,champollion-,figeac ne traduit pas le mot vosias4 ,note #eeh3 ,il semblerait que ces vosias sont de petites traverses ou cavaliers peu levs4 ,on trouve des traces de ces traverses terrasses dans la descente la barbacane de la cit de ,carcassonne1 et mme dans les fosss creuss le long du front nord de cette forteresse4 ,note #eei3 ce sujet1 ,m4 ,a4 ,champollion-,figeac parat s'tonner1 dans son recueil des ,droits1 de ce que nous ayons avanc ce fait 7suffisamment prouv par les belles recherches de ,m4 de ,vernheil et les travaux de ,m4 ,leo ,drouyn71 savoir3 que des plans des villes d',aigues-,mortes1 de ,carcassonne1 de ,villeneuve-le-,roy1 de ,villeneuve-l',archevque1 de ,sainte-,foy1 de ,monpasier1 de ,monsgur1 de ,sauveterre1 etc41 ont t arrts d'avance par des seigneurs suzerains du ,x,i,i,ie sicle1 et il ajoute1 propos du plan de ,monpasier en ,prigord3 ,l'auteur 7du ,dictionnaire7 donne mme le plan de cette dernire ville4 ,mais il est vrai que cet auteur ne nous apprend pas d'o il a tir ce plan d'une ville du ,x,i,i,ie sicle4 ,nous avons tir ce plan d'o ,m4 ,champollion-,figeac pourrait le tirer lui-mme1 c'est--dire de ,monpasier1 jolie petite ville1 dit le ,dictionnaire de ,m4 ,girault de ,saint-,fargeau 7,dordogne71 #df kil4 de ,bergerac1 chef-lieu de canton1 fonde en #abhd1 sous la direction du fameux captal de ,buch1 ,jean de ,grailly2 bien btie1 forme de rues larges et tires au cordeau444 ,il y a dans l'ouvrage de ,m4 ,champollion-,figeac1 au milieu de recherches pleines d'intrt1 lorsqu'il cite d'anciens textes1 bien d'autres apprciations singulires4 ,le savant compilateur nous accuse1 par exemple1 de nous laisser guider par les fantaisies de notre imagination au sujet des chteaux1 lorsque nous donnons des plans d'aprs les monuments existants2 entre autres choses1 il parat ignorer que le chteau ,gaillard est encore debout en grande partie1 que ses fosss taills dans le roc vif ne sont nullement altrs2 il prtend1 en citant notre texte tronqu1 qu' la ,roche-,guyon nous n'avons trouv qu'une poterne du ,x,i,i,ie sicle1 et que1 sur ce fragment1 nous btissons ce qu'il veut bien appeler des thories rtrospectives2 cependant les touristes qui descendent la ,seine peuvent voir1 non-seulement le chteau1 mais le donjon intact qui le surmonte4 ,pour combattre ce qu'il prsente comme des thories1 des systmes1 et faire ressortir chez nous des contradictions nombreuses1 ,m4 ,champollion-,figeac remplit quelques pages de son livre de citations empruntes au ,dictionnaire2 citations incompltes1 avec commentaires1 apprciations ou suppositions intercales2 ce qui n'est pas digne1 pensons-nous1 d'une critique srieuse4 ,il n'est point d'auteur que l'on ne puisse mettre en contradiction avec lui-mme en prenant un membre de phrase ici1 un autre l1 et en soudant ces fragments l'aide de commentaires4 ,m4 ,champollion croit1 de la meilleure foi du monde1 qu'en fait de monuments1 la ,france ne possde que des archives et des bibliothques2 il ne comprend pas que l'on puisse distinguer une construction du ,x,i,ie sicle d'un difice du ,x,i,ve1 sans le secours des actes de fondation4 ,il n'admet point les classifications par coles1 et nous demande des preuves4 ,c'est peu prs comme si on demandait des ,anglais de prouver qu'ils s'entendent lorsqu'ils parlent entre eux4 ,apprenez l'anglais1 et vous aurez la preuve4 ,note #efj3 ,publi par la commission des monuments historiques de la ,gironde2 #ahdg4 ,note #efa3 ,le dallage se trouve trois mtres au-dessous du sol1 lorsque les propritaires actuels des terrains pris sur les fosss y font creuser des puits4 ,,four1 s4 m4 ,four pain4 ,dans les villes de ,france1 le suzerain permettait l'tablissement des fours pain2 c'tait un privilge pour les seigneurs laques1 sculiers1 ou pour les abbayes1 qui en tiraient un profit4 ,ces fours banals1 chauffs par les possesseurs du privilge1 taient tablis dans des logis o chacun pouvait apporter son pain et le faire cuire en payant une redevance4 ,quelquefois ces fours banals1 tablis aux frais d'un seigneur fodal1 taient affranchis de tous droits par le suzerain4 ,certaines villes obtenaient le privilge de btir autant de fours qu'il plaisait aux bourgeois d'en construire4 ,dans les tours des villes fortifies1 on tablissait souvent des fours1 afin de permettre la garnison1 en cas de blocus1 de faire cuire son pain sans recourir aux habitants ou aux fours banals4 ,la plupart des donjons possdent leur four 7voy4 ,,architecture ,,militaire1 ,,ch,,teau1 ,,donjon1 ,,porte1 ,,tour74 ,les fours chaux ne pouvaient1 non plus que les fours pain1 tre tablis sans la permission du seigneur4 ,,fourches ,,patibulaires4 ,les hautes justices locales1 dit ,m4 ,a4 ,champollion-,figeac#efb1 pouvaient lever autant de fourches qu'elles dsiraient en tablir4 ,les ordonnances du roi ,jean1 de #acde et de #acef1 paraissent suffisamment l'indiquer4 ,mais le sage monarque ,charles ,v y ajouta un privilge nouveau pour certaines localits1 celui d'avoir des fourches patibulaires deux piliers4 ,l'abbaye de ,cluny obtint cette permission toute de faveur en #acfj1 au mois de septembre#efc4 ,n'omettons pas un dernier fait1 qui prouvera qu'il n'tait pas permis d'orner ces atroces instruments de supplice d'autres signes que ceux que le roi voulait qu'on y plat4 ,le comte de ,rhodez ayant mis ses armes au haut d'une potence tablie sur la place des ,carmes de cette ville1 le snchal de ,rouergue fut immdiatement inform que le roi s'opposait formellement ce qu'elles y fussent places1 et que le comte serait traduit devant la haute justice du monarque4 ,il est vrai que l'apposition du comte de ,rhodez reprsentait1 dans ce cas1 une prise de possession de la justice et de la place2 mais c'tait bien mal1 pour un seigneur du ,rouergue1 de choisir cette occasion de faire parade du blason de ses armes1 ,c'tait un privilge2 le mal tait d'en user s'il n'en avait pas le droit4 ce propos1 et pour prouver jusqu' quel point le roi tait jaloux de ses droits de juridiction1 pendant le sjour des papes ,avignon1 un insigne malfaiteur1 poursuivi par les officiers de la justice pontificale1 traversa1 devant la ville1 un bras du ,rhne et se rfugia dans l'le dite du ,mouton4 ,les gens du pape y abordrent en mme temps que le criminel1 s'emparrent de sa personne et le pendirent sur place une potence dresse par leur ordre4 ,le cadavre du supplici fut inhum aprs le dlai voulu4 ,ces faits ne furent rapports que longtemps aprs aux officiers du roi de ,france1 qui accusrent les gens du pape d'avoir empit sur les droits seigneuriaux du roi2 les officiers du pape allgurent1 pour leur dfense1 qu'ils n'avaient pas l'intention d'usurper la juridiction royale1 mais qu'ils avaient cru devoir dbarrasser la contre d'un homme dangereux4 ,les juges royaux n'insistrent pas2 mais pour que ce prcdent ne pt tre invoqu plus tard contre les droits de leur souverain1 ils se transportrent leur tour dans l'le du ,mouton1 y procdrent contre le supplici1 et1 aprs lui avoir fait un procs en rgle1 le rependirent1 en effigie1 une potence aux armes du roi#efd4 ,le droit de haute1 moyenne et basse justice1 appartenait la fodalit2 les grands vassaux qui relevaient directement du souverain infodrent certaines portions de leurs domaines des vassaux d'un rang infrieur2 et ceux-ci1 les imitant1 constiturent galement de nouveaux fiefs1 dont ils gardrent la suzerainet4 ,en mme temps1 les uns et les autres firent cession de leur droit de justice sur ces portions de territoire1 non sans mettre1 toutefois1 quelques restrictions cet abandon1 mais limitant plus ou moins l'tendue du pouvoir qu'ils concdaient#efe444 ,les fourches patibulaires consistaient en des piliers de pierre runis au sommet par des traverses de bois auxquelles on attachait les criminels1 soit qu'on les pendt aux fourches mmes1 soit que1 l'excution ayant t faite ailleurs1 on les y expost ensuite la vue des passants4 ,le nombre des piliers variait suivant la qualit des seigneurs3 les simples gentilshommes hauts-justiciers en avaient deux1 les chtelains trois1 les barons quatre1 les comtes six1 les ducs huit2 le roi seul pouvait en avoir autant qu'il le jugeait convenable4 ,il pouvait aussi faire supprimer les gibets dont il avait permis l'tablissement4 ,en #adhgeff1 le procureur du roi au ,chastelet alla en divers lieux de la prvost et vicomt de ,paris faire dmolir les fourches patibulaires1 carquans1 chelles1 et autres marques de haute justice1 attendu que le roi ,louis ,,xi avoit accord plusieurs droit de haute justice1 qui fut rvoqu par dit de rvocation gnrale de tous dons de portion du domaine alin depuis le deceds de ,charles ,,vii que fit publier ,charles ,,viii son avnement la couronne4 ,les fourches patibulaires1 dit ,loyseau#efg1 taient places au milieu des champs1 prs des routes et sur une minence4 ,en effet1 beaucoup de lieux levs1 en ,france1 dans le voisinage des abbayes1 des rsidences seigneuriales1 ont conserv le nom de la ,justice1 la grande ,justice4 ,certains gibets taient faits de bois1 se composaient de deux poteaux avec traverse suprieure et contre-fiches2 mais nous n'avons pas nous occuper de ceux-ci1 qui n'ont aucun caractre monumental4 ,parmi les gibets renomms1 pouvant tre considrs comme des difices1 il faut citer en premire ligne le gibet de ,montfaucon4 ,sauval dit que1 ds l'an #aahh et peut-tre auparavant1 il y avait un lieu patibulaire sur le haut de ,montfaucon444 ,montfaucon1 ajoute-t-il1 est une minence douce1 insensible1 leve1 entre le faubourg ,saint-,martin et celui du ,temple1 dans un lieu que l'on dcouvre de quelques lieues la ronde4 ,sur le haut est une masse accompagne de seize piliers#efh1 o conduit une rampe de pierre assez large1 qui se fermoit autrefois avec une bonne porte4 ,la masse est paralllogramme1 haute de deux trois toises1 longue de six sept1 large de cinq ou six1 termine d'une plate-forme1 et compose de dix ou douze assises de gros quartiers de pierres bien lies et bien cimentes1 rustiques ou refendues dans leurs joints4 ,les piliers gros1 quarrs1 hauts chacun de trente-deux trente-trois pieds1 et faits de trente-deux ou trente-trois grosses pierres refendues ou rustiques 7 bossages71 de mme que les prcdentes1 et aussi bien lies et bien cimentes1 y toient ranges en deux files sur la largeur et une sur la longueur4 ,pour les joindre ensemble et pour y attacher les criminels1 on avoit enclav dans leurs chaperons deux gros liens de bois qui traversoient de l'un l'autre1 avec des chanes de fer d'espace en espace4 ,au milieu toit une cave o se jettoient apparemment les corps des criminels1 quand il n'en restoit plus que les carcasses1 ou que toutes les chanes et les places toient remplies4 ,prsentement cette cave est comble1 la porte de la rampe rompue1 ses marches brises3 des pilliers1 peine y en reste-t-il sur pied trois ou quatre1 les autres sont ou entirement ou demi ruins4 ,bien que ,sauval ne nous dise pas quelles sources il a puis ses renseignements1 divers documents#efi tablissent l'existence d'un gibet ,montfaucon1 au moins ds le ,x,i,i,ie sicle4--,un acte d'accommodement du mois de septembre #abcc entre le prieur de ,saint-,martin-des-,champs et le chapitre de ,notre-,dame contient le passage suivant3444 ,quatuor arpenta et dimidium quarterium juxta pressorium combustum1 duo arpenta et dimidium quarterium circa gibetum1 quatuordecim1 arpenta444--,un acte de vente du mois de juin #abdi3444 ,super tribus arpentis vince site juxta pressorium sancti ,martini prope gybetum1 in censiva ejusdem capituli444#egj ,il rsulte de ces deux actes que1 dans les annes #abcc et #abdi1 ajoute ,m4 de ,lavillegille1 il existait un gibet sur le territoire du ,cens commun3 or le gibet de ,montfaucon se trouvant prcisment dans cette censive1 c'est videmment de lui dont il est parl4 ,dans le roman de ,berthe aux grans pis1 qui date de #abgj environ1 il est question d'un certain ,tibot pendu aux fourches de ,montfaucon4 ,il y a donc lieu de croire que ,pierre de ,brosse ou ,enguerrand de ,marigny1 auxquels on attribue la construction des fourches de ,montfaucon1 n'ont fait que les rparer ou les reconstruire4 ,l'ouvrage en pierres de taille bossages dont parle ,sauval ferait croire que cet difice avait t entirement refait au commencement du ,x,i,ve sicle ou la fin du ,x,i,i,ie1 ce genre d'appareil tant fort usit alors pour les btisses civiles4 ,ce gibet monumental tait situ ct de l'ancien chemin de ,meaux1 non loin de la barrire du ,combat#ega4 ,comme le fait observer ,m4 de ,lavillegille1 les seize piliers de l'difice de ,montfaucon taient encore runis 7ce que ,sauval n'explique pas et ne pouvait indiquer clairement1 puisque de son temps le gibet tait ruin7 par des traverses en bois intermdiaires4 ,louis ,x 444 commanda pendre et trangler ,enguerrant la plus haulte traverse de boys du gibet de ,paris4 ,paviot fut puny de pareille punition1 except qu'il fut attach au-dessous de ,enguerrant#egb4 ,la tapisserie de l',htel de ville de ,paris 7plan de ,paris7 indique le gibet de ,montfaucon avec trois traverses de bois4 ,de plus1 ,sauval1 dans les ,comptes et ordinaires de la prvt de ,paris 7t4 ,,iii1 p4 #bgh71 donne la pice suivante1 qui est importante 7#adbe1 ,charles ,,vii73 ,o,euvres et rparations faites en la grande ,justice de ,paris4 444 pour avoir fait en ladite ,justice les besognes cy-aprs3 c'est savoir1 avoir pelle et dcouverte la terre au pourtour des murs qui font closture de ladite ,justice1 quarante pieds loing d'iceux murs3 et si ont dcouverte et blanchie la place qui est dedans icelle closture1 et aussi ont blanchi tous lesdits murs et les pilliers et poultres d'icelle ,justice1 tant dehors comme dedans1 chaux et colle et444 chaux1 colle1 croye 7craie71 et eschafaux1 peines d'ouvriers pour ce faire1 etc4 444 tailleurs de pierres et maons1 pour avoir fait arracher plusieurs vieux carreaux 7de pierre7 qui estoient rompus et froisss1 tant s pilliers cormiers 7d'angle71 comme s pilliers estraiefs 7intermdiaires71 et s murs qui font closture au pourtour de la closture d'icelle ,justice2 et en lieu d'iceux y avoir mis et assis quarante carreaux doubles 7boutisses7 et un cartron de parpaings de la pierre du blanc caillou1 et rtabli plusieurs trous qui estoient esdits murs par dehors oeuvre1 et empli de plastre tous les joints desdits murs1 et pour avoir dsassis et rassis tous les entablemens de pierre qui sont sur lesdits murs au pourtour de ladite ,justice1 et fait deux eschiffes de mur qui sont d'un cte et d'autre de l'entre d'icelle ,justice1 et dsassises et rassises les marches de taille qui sont en icelle entre1 de desselles quarante-huit vieilles poultres qui ont t otes et descendues d'icelle ,justice1 et en scelles quarante-huit autres qui y ont t mises neuves1 et mis deux coings de pierre en l'un des pilliers estraiefs1 au lieu de deux autres qui estoient uss et mangs d'eau et de gele1 dont pour ce avoir fait1 ils doivent avoir1 etc4 ,en #adff1 nous lisons dans les mmes ,comptes 7p4 #chi7 ce passage3 la grant ,justice de ,paris furent attaches et cloues cinquante deux chanes de fer pour servir pendre et trangler les malfaiteurs qui en icelle ont t et seront mis par ordonnance de justice4 ,en #adhe1 le gibet de ,montfaucon menaait ruine1 car les ,comptes de la prvt contiennent cet article 7p4 #dgf73 et fut fait aussi un gibet joignant le grand gibet1 qui est en danger de choir et tomber de jour en jour4 ,les condamns taient suspendus aux traverses au moyen d'chelles auxquelles ils devaient monter1 prcds du bourreau4 ,huit grandes chelles neuves mises en la ,justice patibulaire de ,montfaucon#egc4 ,ces chelles dpassaient chaque traverse de manire ce que le patient et la tte la hauteur voulue2 le bourreau1 mont sur le haut de l'chelle1 lui passait la chane autour du cou1 et1 descendant1 retirait l'chelle4 ,voici donc1 d'aprs la description de ,sauval et les documents graphiques#egd1 le plan 7#a7 en ,a des fourches patibulaires de ,montfaucon4 ,vu leur hauteur 7#ajm1#jj au moins71 les piliers ne pouvaient pas avoir moins d'un mtre de diamtre2 les seize piliers1 rangs en deux files sur la largeur et une sur la longueur1 devaient laisser quinze intervalles entre eux de #am1#ej sur le grand ct et de #am1#bj sur les deux petits4 ,il ne pouvait donc y avoir qu'une chane chaque traverse des petits cts et deux au plus entre celles du grand4 ,les traverses tant au nombre de trois1 cela faisait soixante chanes4 ,ainsi s'explique le nombre de cinquante-deux chanes neuves fournies en #adff2 peut-tre en restait-il quelques-unes anciennes pouvant servir4 ,les traverses taient ncessairement doubles1 tant pour fixer les chanes que pour permettre au bourreau de se tenir dessus1 et pour trsillonner convenablement des piles aussi hautes4 ,il fallait donc quatre-vingt-dix traverses ou soixante seulement1 si les traverses basses taient simples4 ,la fourniture de quarante-huit traverses neuves faite en #adbe n'a donc rien qui puisse surprendre4 ,la hauteur des piles 7en admettant que la tapisserie de l',htel de ville indique une traverse de trop7 ne peut laisser de doutes sur le nombre de ces traverses4 ,on n'aurait pas lev des piles de plus de dix mtres de hauteur pour ne poser qu'une traverse suprieure et une seule intermdiaire1 car il y aurait eu ainsi des places perdues en hauteur2 or il est certain qu'on tenait en avoir le plus grand nombre possible4 ,on voit1 en ,b1 sur le plan ,a1 le caveau indiqu en pointill1 avec son orifice ,c1 destin jeter les corps et dbris1 et sa porte de vidange ,d4 ,en ,e est trace la coupe faite sur ab montrant le degr1 avec les murs d'chiffre rpars en #adbe1 et la porte1 munie de vantaux1 dont parle ,sauval4 ,on dressait les chelles au moment des excutions1 et celles-ci taient vraisemblablement dposes sur la plate-forme4 ,parfois la cave destine servir de dpt pour les restes des supplicis se trouvait tellement encombre1 la plate-forme jonche de dbris1 les chanes garnies d'ossements1 qu'il fallait faire une vidange gnrale et enterrer ces restes corrompus ou desschs4 ,cette opration tait ncessaire1 par exemple1 lorsqu'il fallait remplacer les poutres1 ce qui avait lieu assez frquemment4 ,au bas de l'minence sur laquelle s'levait le gibet de ,montfaucon vers le couchant1 une croix de pierre avait t dresse1 disent quelques auteurs1 par ,pierre de ,craon1 en mmoire de l'ordonnance que ce seigneur avait obtenue de ,charles ,,vi en #acif1 et par laquelle des confesseurs taient accords aux condamns4 ,mais cette croix semblerait plutt avoir t place l1 en #adjc1 la suite de l'excution de deux coliers de l',universit ordonne par le prvt de ,paris4 ,en effet1 ,monstrelet#ege rapporte ainsi le fait3 444,messire ,guillaume de ,tigouville1 prvost de ,paris1 feit excuter deux des clercs de l',universit3 ,est savoir3 un nomm ,legier de ,monthilhier1 qui estoit ,normant2 et l'autre nomm ,olivier ,bourgeois1 qui estoit ,breton3 lesquels estoient chargez d'avoir commis plusieurs larcins en divers cas4 ,et pour ceste cause nonobstant qu'ils fussent clercs1 et qu'en les menant la justice criassent hault et clair1 clergie1 affin d'estre recoux2 neantmoins 7comme il est dit7 furent excutez et mis au gibet2 et depuis par les pourchats de l',universit1 fut iceluy prvost priv de tout office royal4 ,et avec ce fut condamn de faire une croix de pierre de taille1 grande et esleve1 assez prs du gibet1 sur le chemin de ,paris2 o estoient les images d'iceux deux clercs1 entailles4 ,et outre les feit despendre d'iceluy gibet1 et mettre sur une charrete couverte de noir drap3 et ainsi accompaign de ses sergens et autres gens portant torches de cire1 allumes2 furent menez ,s4 ,mathurin et l rendus par le prvost au recteur de l',universit444 ,nous donnons 7#b7 une vue de cet difice du ct de l'arrive faisant face au sud-ouest4 ,le degr tant plac1 bien entendu1 par derrire1 les condamns taient amens sur la plate-forme aprs avoir fait le tour du massif de maonnerie4 ,en bas de notre figure est place la croix de ,guiliaume de ,tigouville1 indique d'ailleurs dans la tapisserie de l',htel de ville4 ,la figure #c prsente le gibet du ct de l'entre4 ,il ne parat pas qu'il ait exist sur le territoire de la ,france d'autres fourches patibulaires d'un aspect aussi monumental4 ,paris1 elles n'taient pas les seules3 il existait un gibet hors de la porte ,saint-,antoine1 un sur le terrain de la ,cit derrire l'vch1 un sur l'emplacement occup aujourd'hui par l'extrmit occidentale de la place ,dauphine1 un aux ,champeaux1 un derrire les jardins des ,petits-,augustins1 peu prs la hauteur de la rue ,saint-,benot1 et qui se trouvait sur les terrains de l'abbaye ,saint-,germain-des-,prs4 ,ce dernier gibet1 comme beaucoup d'autres1 se composait de quatre piliers de pierre avec quatre traverses de bois4 ,il est figur dans la tapisserie de l',htel de ville et dans le grand plan de ,mrian4 ,d'autres encore se composaient de deux piles avec une seule traverse1 ou de trois poses aux angles d'un triangle quilatral avec trois traverses de couronnement4 ,l'aspect hideux de ces difices1 l'odeur empeste qui s'en exhalait n'empchaient pas l'tablissement de cabarets1 de courtilles et de lieux de dbauche dans leur voisinage4 ,pour passer temps joyeusement1 ,raconter vueil une repeue ,qui fut faicte subtillement ,prs ,montfaulcon1 c'est chose see1 444 ,tant parlrent dn bas mestier1 ,que fut conclud1 par leur faon1 ,qu'ilz yroyent1 ce soir-l1 coucher ,prs le gibet de ,montfaulcon1 ,et auroyent1 pour provision1 ,ung past de faon subtile1 ,et menroyent1 en conclusion1 ,avec eulx chascun une fille4 444#egf ,non loin de ,montfaucon1 dit ,m4 de ,lavillegille#egg1 se trouvait un autre gibet1 plus petit1 et qui portait le nom de ,montigny4 ,construit et dmoli plusieurs reprises1 il semble n'avoir t destin qu' suppler momentanment au grand gibet1 lorsque celui-ci avait besoin de quelques rparations4 ,la premire mention du gibet de ,montigny remonte l'anne #acbh4 ,il n'existait plus au commencement du ,x,ve sicle1 puisqu'en #adaf il fallut construire un gibet provisoire1 en attendant les travaux que l'on faisait ,montfaucon4 ,ce gibet consistait en quatre poteaux de bois d'un pied d'quarrissage et de vingt pieds environ de hauteur1 engags leur pied dans un mur d'appui de deux pieds d'paisseur et d'autant de hauteur environ4 ,quatre traverses runissaient la tte des quatre poteaux#egh4 ,les fourches patibulaires servaient de lieu d'exposition pour les condamns excuts en d'autres lieux et qui mme n'avaient point t pendus4 ,les corps des dcapits taient enferms dans un sac2 on exposait aussi aux gibets les suicids1 des mannequins figurant des condamns par contumace4 ,le cadavre de l'amiral de ,coligny fut suspendu au gibet de ,montfaucon par les pieds4 ,l'toile rapporte que ,catherine de ,mdicis1 pour repatre ses yeux1 l'alla voir un soir et y mena ses fils1 sa fille et son gendre4 ,depuis lors ces fourches patibulaires ne servirent gure aux excutions ou expositions4 ,sauval cependant dit y avoir encore vu des cadavres1 bien qu'alors cet difice ft en ruines4 ,les fourches patibulaires ne servaient pas seulement pendre des humains1 on y suspendait aussi des animaux1 et notamment des porcs1 condamns ce genre de supplice la suite de jugements et arrts rendus pour avoir dvor des enfants4 7,voy4 ce sujet la brochure de ,m4 ,e4 ,agnel1 ,curiosits judiciaires et historiques du moyen ge4 ,paris1 #aheh4 ,dumoulin47 ,en cas pareil1 les formalits judiciaires du temps taient scrupuleusement suivies1 et1 comme il tait d'usage de pendre les condamns vtus de leurs habits1 on habillait les animaux que l'on menait au gibet4 ,en #achf1 une sentence du juge de ,falaise condamna une truie tre pendue pour avoir tu un enfant4 ,cette truie fut excute sur la place de la ville1 en habit d'homme444#egi ,en #acadehj1 un taureau qui avait tu un homme fut jug et pendu aux fourches patibulaires de ,moisy-le-,temple4 ,il y eut appel de la sentence4 ,le jugement fut trouv quitable2 mais il fut dcid que le comte de ,valois n'avait aucun droit de justice sur le territoire de ,moisy1 et que les officiers n'auraient pas d y instrumenter#eha4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,note #efb3 ,droits et usages1 p4 #afe4 ,note #efc3 ,collect4 de chartes et diplmes1 bote #bfg4 ,note #efd3 ,renseignements fournis par ,m4 ,achard1 archiviste de la prfecture de ,vaucluse4 ,note #efe3 ,des anciennes fourches patibulaires de ,montfaucon1 par ,a4 de ,lavillegille4 ,paris1 #ahcf4 ,techener4 ,note #eff3 ,comptes et ordinaires de la prvt de ,paris4 7,sauval1 t4 ,,iii4 p4 #dha47 ,note #efg3 ,trait des seigneuries4--,jacquet1 ,trait des justices4 ,note #efh3 chascun le sien1 c'est justice3 ,paris1 seize quarteniers3 ,montfaucon seize pilliers1 ,c'est chacun son bnfice4 ,seize1 ,montfaucon vous appelle1 demain1 crient les corbeaux1 ,seize pilliers de sa chapelle ,vous seront autant de tombeaux4 7,satyre ,mnippe47 ,note #efi3 ,des anciennes fourches patibulaires de ,montfaucon1 par ,a4 de ,lavillegille4 ,note #egj3 ,arch4 de l',empire4 ,sect4 dom4 ,s4 #baf4 ,titres du fief du ,cens commun que possdait autrefois le chapitre de ,notre-,dame de ,paris4 ,note #ega3 ,voy4 le plan de ,verniquet4 ,note #egb3 ,gaguin4 ,grandes chroniques de ,france4 ,note #egc3 ,comptes et ordinaires4 7,sauval1 t4 ,,iii1 p4 #ecc47 ,note #egd3 ,tapisserie de l',htel de ville1 vue de l'hpital ,saint-,louis1 #afda1 ,chtillon ,chlonnais4 ,vue de l'hpital ,saint-,louis1 ,prelle4 ,note #ege3 ,chroniques1 ch4 ,,xiii4 ,note #egf3 ,la ,repeue faicte auprs de ,montfaulcon4 ,posie attribue ,villon4 dit4 ,jannet1 p4 #bib4 #ahed4 ,note #egg3 ,les anciennes ,fourches patibulaires1 p4 #ch4 ,note #egh3 ,sauval1 t4 ,,ii1 p4 #fab4--;,flibien1 t4 ,i1 p4 #efd4 ,pices justificatives ,b4 ,note #egi3 ,curis4 judic4 ,m4 ,e4 ,agnel4 ,note #ehj3 ,carlier4 ,histoire du duch de ,valois1 t4 ,,ii1 p4 #bjg4 ,note #eha3 ,saint-,foix4 ,essais hist4 sur ,paris1 t4 ,v1 p4 #ajj4 #aggf4 ,,frise1 s4 f4 ,ornement courant1 remplissant une assise horizontale sous un bandeau1 sous une corniche4 ,dans l'architecture romaine1 on entend par frise l'assise unie ou dcore qui se trouve comprise entre l'architrave et la corniche4 ,l'architecture du moyen ge1 n'employant plus l'entablement des ordres antiques1 ne possde pas1 proprement parler1 de frises4 ,toutefois on donne le nom de frises1 dans l'architecture romane ou l'architecture gothique1 des bandeaux1 lorsque ceux-ci sont dcors de sculptures 7voy4 ,,bandeau1 ,,corniche1 ,,sculpture74 ,f,t1 s4 m4 ,partie de la colonne comprise entre la base et le chapiteau 7voy4 ,,colonne1 ,,colonnette1 ,,construction74 ,,fin ,,du ,,tome ,,cinqui,,me4 ,,table ,,provisoire ,,des ,,mots ,,contenus ,,dans ,,le ,,tome ,,cinqui,,me4 ,d ,dais ,dallage --employ comme couverture ,dalles ,damier ,dauphin ,dcoration ,dlit ,dent-de-scie ,devis ,diable ,dieu ,dme ,donjon ,dormant ,dortoir ,dosseret ,douelle ,e brasement cailles chafaud chauguette chelle chiffre cole cu glise personnifie glise got ,embrasure ,enceinte ,enclosure ,encorbellement ,enduit ,enfer ,engin ,enrayure ,entrait ,entre ,entrelacs ,entre-sol ,entre-toise pannelage peron pi ,escalier ,eschif ,escoperche ,estaches tai tanon tayement tonn trsillon tuve vanglistes vangile vch vier ,extrados ,f ,fabliau ,faade ,fatage ,fate ,fatire ,fanal ,fentre ,ferme 7,constructions rurales7 ,ferme 7,terme de charpenterie7 ,fermeture ,ferrure ,feuillure ,fichage ,ficher ,filet ,fix ,flche ,fleur ,fleuron ,flore ,fondation ,fontaine ,fonts 7,baptismaux7 ,formeret ,foss ,four ,fourches patibulaires ,frise ,ft ,,fin ,,de ,,la ,,table ,,provisoire ,,du ,,tome ,,cinqui,,me4