,,le ,fm9isme ,franais ,,ii ,l'mancipation politique et familiale de la ,femme ,,p> ,*>les ,,turgeon ,pr(esseur d'conomie politique la ,facult de ,droit de l',univ]sit de ,r5nes ,illu/ration ,,p>is ,librairie de la ,socit du ,recueil gnral des ,lois et des ,arrts ,,fond ,,p> ,j4-,e4 ,,sirey1 ,,et ,,du ,,j\rnal ,,du ,,palais ,anci5ne ,maison ,l4 ,,l>ose et ,,=cel #bb1 rue ,s\fflot1 #e;e arrondt4 ,l4 ,,l>ose1 ,directeur de la ,librairie #aijb ,,avant-,,propos ,non cont5t d'mancip] et de gr&ir individuellem5t la femme en rclamant p\r elle une plus l>ge accession aux trsors de la connaissance huma9e1 non cont5t mme de l'mancip] et de la gr&ir socialem5t en p\rsuivant son admission aux mti]s et aux pr(essions du sexe mascul91 le fm9isme ent5d qu'elle ex]ce une influ5ce plus agissante et plus efficace sur les affaires de l'tat et sur la direction du foy]4 ,c'e/ a9si que l'mancipation individuelle et sociale conduit logiquem5t l'mancipation politique et familiale4 ,dev5ue plus libre de s'in/ruire et de travaill]1 p\rvue d'une culture intellectuelle plus soigne1 inve/ie de fonctions conomiques plus indp5dantes et plus rmunratrices qui la rehauss]ont inf9im5t ses propres yeux et ceux des hommes1 il n'e/ pas possible que la femme ne *]*e accrotre et t5dre son action dans la d\ble sphre du g\v]nem5t civique et du g\v]nem5t dome/ique4 ,la laiss]ons-n\s faire8 ,ds ma9t5ant1 ct de l'mancipation intellectuelle2 pdagogique1 conomique et sociale1 dont n\s n\s sommes occup dans nos premires tudes1 les femmes libres inscriv5t au cahi] de leurs rev5dications l'mancipation lectorale1 civile1 conjugale et mat]nelle2--et c'e/1 con=mm5t notre plan gnral#a1 l'ordre mme que n\s suivrons en ce livre4 ,ds ma9t5ant1 p\r p>l] avec plus de cl>t1 le fm9isme dnonce avec humeur3 #a l'9galit lectorale qui accorde t\t au citoy5 et ri5 la citoy5ne2 #b l'9galit civile qui assujettit la capacit de la femme m>ie l'autorisation pralable du m>i2 #c l'9galit conjugale qui en*ane dans les li5s du m>iage lgal l'p\se l'p\x2 #d l'9galit mat]nelle qui s\met les enfants la puissance du pre plus troitem5t qu' celle de la mre4 ,ds ma9t5ant1 mme1 d'excell5ts esprits ne se font pas faute de dcl>] que la condition de la femme dans la cit et dans la famille e/ susceptible1 en plus d'un po9t1 d'amlioration et de progrs4 ,devons-n\s appuy] ou combattre ces n\veauts8 ,note #a3 ,voir nos premires tudes sur le fm9isme3 l'mancipation individuelle et sociale de la femme1 pp4 #f et suiv4 ,c'e/ sur quoi n\s n\s expliqu]ons1 en cette seconde srie d'tudes qui complte et a*ve la premire1 avec le s\ci p]svrant de subordonn] le prjug la ju/ice et de sp>]1 d'un ge/e net et franc1 la mauvaise h]be du bon gra94 ,r5nes1 #f ju9 #aija4 ,,livre ,i ,,mancipation ,,lectorale ,,de ,,la ,,femme ,,*apitre ,i ,p\rquoi la femme s]ait-elle exclue des prrogatives de la puissance virile ,,sommaire ,i4--,,?,,orie ,,surann,e ,,de ,l',,(fice ,,viril4--,,ses ,,orig9es ,,et ,,ses ,,motifs4 ,,ii4--,,le ,t,,moignage ,,de ,,la ,,femme4--,,droit ,,anci51 ,,droit ,,n\veau4 ,,iii4--,,la ,,femme ,,tutrice4--,,ext5sion ,d,,sirable ,,de ,,sa ,,capacit ,,actuelle4 ,,iv4--,,droit ,,accord ,,aux ,,comm],,antes ,d',,lire ,,les ,,juges ,,des ,,tribunaux ,,de ,,comm]ce4--,,sa ,,raison ,d',,tre4 ,v4--,,droit ,,rev5diqu ,,p> ,,les ,,patronnes ,,et ,,les ,,ouvri,,res ,,de ,,p>ticip] ,a ,,la ,,=mation ,,des ,,conseils ,,de ,,prud',,hommes4--,,scrupules ,,inadmissibles4 ,c'e/ un fait d'expri5ce que l'mancipation conomique entrane tt ou t>d l'mancipation politique4 ,une fois en possession d'un rle social plus libre et plus actif1 la femme ne manqu]a po9t de rclam] sa "p des prrogatives lectorales4 ,dj mme le fm9isme la rev5dique p\r elle4 ,a ses assises int]nationales de #aijj1 la ,gau*e fm9i/e1 excluant t\te mesure transitoire susceptible d'affaiblir la porte de sa manife/ation1 a vot1 p> acclamation unanime1 la dcl>ation suivante3 ,le ,congrs met le voeu que les droits civils1 civiques et politiques soi5t gaux p\r les deux sexes#b4 ,note #b3 ,congrs de la ,condition et des ,droits des ,femmes3 sance du sam$i soir #h septembre #aijj4 ,po9t de d\te que cette motion catgorique ne r5de plus d'un esprit p]plexe4 ,si v\s rabaissez trop la condition des hommes1 diront les uns1 les hommes se m>i]ont mo9s4--,si v\s ne relevez pas la condition des femmes1 rpliqu]ont les autres1 les femmes ne se m>i]ont plus4 ,qu'on se rassure3 hommes et femmes se m>i]ont t\j\rs4 ,ce n'e/ pas l'accession des femmes au droit de suffrage qui emp*]a le comm]ce des sexes d'tre la d\ce attraction que l'on sait4 ,la femme *ange en homme p> la politique1 p> l'in/ruction1 p> la lib]t1 e/ une mtamorphose qu'il ne faut pas v\loir1 sans d\te1 p>ce qu'elle s]ait mon/rueuse1 mais dont il s]ait peu srieux de s'effray] outre mesure1 p>ce qu'elle n'loign]a jamais des f9s suprmes de la nature qu'une m9orit imprud5te et dtraque4 ,il suffit donc de combattre la *imre et l'outrance1 p\r emp*] qu'elles n'entam5t et ne p]v]tiss5t la masse des honntes femmes4 ,c'e/ un devoir auquel n\s ne manqu]ons po9t4 ,de l notre con/ante proccupation de sp>] ce que n\s t5ons p\r un droit1 de ce qui n\s en p>at l'excs ou l'abus4 ,cela fait1 l'ext5sion des droits civiques au sexe fm99 n'att5t]a po9t gravem5t aux grces s\v]a9es de l'am\r4 ,d'ailleurs1 si l'9galit e/ la loi de la vie1 l'galit e/ le rve de l'humanit4 ,cet idal e/ noble et bon1 p\rvu qu'il consi/e1 non pas rabaiss] ce qui e/ en haut1 mais bi5 lev] ce qui e/ en bas2 c> il n\s p]met alors1 sans nivel] les supriorits m95tes1 d'tablir entre les conditions1 entre les classes1 entre les sexes1 un c]ta9 quilibre d'e/ime et de ju/ice1 qui emp*e les =ts de gr&ir sans mesure et sans fre91 et les faibles de dim9u] jusqu' l'effacem5t et de dcrotre jusqu'au nant4 ,n\s aurions tort1 consquemm5t1 de n\s p\vant] d'une volution l5te1 mais cont9ue1 qui t5d introduire plus d'quit dans les relations civiles et politiques des hommes et des femmes4 ,et c'e/ retrac] ce progrs in9t]rompu des moeurs et des lois que n\s allons premirem5t n\s atta*]4 ,i ,fidles l'esprit de l'anci5 droit1 les auteurs du ,code ,napolon ont refus de faire p>ticip] la femme la puissance publique4 tait-ce de leur "p mfiance in/9ctive ou p5se de subord9ation mortifiante8 ,pas prcism5t3 tmo9 ce passage du ,disc\rs prlim9aire1 o ,portalis dcl>e contraire l'quit t\te loi de succession qui rtablirait1 au pr(it des hriti]s mles1 les anci5s privilges de mascul9it4 ,les rdacteurs du ,code civil n'tai5t donc pas si ho/iles qu'on le croit l'ide de l'galit juridique des sexes4 ,mais ils n'admettai5t po9t que la pudeur p]mt aux femmes de se ml] la vie des hommes3 ,9 coetibus hom9um v]s>i1 comme ,po?i] disait autrefois4 ,ce n'e/ donc po9t dans un esprit d'exclusion jal\se et despotique1 mais p> raison de conv5ance1 p> dlicatesse1 en un mot1 p> respect1 que nos aeux f]mr5t au sexe fm99 l'accs des fonctions publiques1 con=mm5t la vieille rgle roma9e3 ,fem9 ab omnibus (ficiis civilibus et publicis remot sunt4 ,les rdacteurs du ,code civil ont t fm9i/es leur manire4 ,mais v\s p5sez bi5 que ce n'e/ pas la bonne1--t\te m>que de dfr5ce tant considre auj\rd'hui p> les dames de la n\velle cole comme un signe d'9galit blessante4 ,qu' cela ne ti5ne6 diront les g5s ports aux reprsailles1 enlevons nos gants et g>dons notre *apeau6--,n\s avons mieux faire4 ,outre qu'il s]ait affligeant de r5onc] la politesse1 il n\s p>at opportun et ju/e de r5onc] simplem5t la ?orie suranne des (fices virils4 ,n\s ent5dons p> l c]ta9es prrogatives1 gnralem5t peu enviables1 qui ont t rs]ves au sexe mascul9 de temps immmorial4 ,sur la frontire indcise qui sp>e le doma9e civil du doma9e politique1 la tradition a plac un c]ta9 nombre de droits qui2 que privs p> nature1 ont t qualifis publics p> df9ition et t5us1 comme tels1 p\r inaccessibles aux femmes4 ,ce sont les (fices virils1 dont l'ide remonte l'antiquit roma9e4 ,p> application de cette doctr9e1 il tait df5du1 hi] encore1 la femme de figur] en qualit de tmo9 dans un acte public1 comme il lui e/ df5du l'heure actuelle1-- mo9s d'tre la mre ou l'aeule d'un m9eur1--d'ex]c] la tutelle ord9aire ou de faire p>tie d'un conseil de famille4 ,et p> analogie1 la jurisprud5ce l'c>t p>eillem5t des fonctions de curatrice et de conseil judiciaire4 ,quel e/ l'esprit de ces exclusions traditionnelles8 ,ont-elles p\r b de gr&ir le rle de l'homme et d'abaiss] la condition de la femme8 ,les anci5s auteurs leur assign5t plutt comme motifs l'honneur et la cont95ce du sexe4 ,il leur semble qu' se ml] trop activem5t des *oses de la vie extrieure1 #a;er femmes aurai5t plus p]dre qu' gagn]4 ,en t\t cas1 quelle que soit la p5se qui ait inspir la ?orie de l'(fice viril1 p5se de suspicion ddaigneuse ou de dfr5ce amicale1 son rsultat c]ta9 a t de dim9u] l'influ5ce des femmes dans la socit en r5f]mant leur activit dans la maison4 ,ces incapacits ont-elles auj\rd'hui encore quelque raison d'tre8 tudions-les une une4 ,,ii ,a l'encontre du tmoignage de la femme1 on a fait valoir cette considration que les tmo9s1 ayant p\r mission de sol5nis] un acte1 sont des m&ataires de la socit revtus d'un c>actre (ficiel et inve/is d'une fraction de la puissance publique4 ,le droit qu'ils ex]c5t relve donc1 de la capacit politique2 et ce titre1 la femme ne saurait y prt5dre4 ,que cette ide ait t celle de nos lgislateurs1 il y a vraisemblance4 ,c]ta9es dcl>ations des rdacteurs de #ahjd n\s le font croire#c4 ,mais n'ont-ils pas t victimes d'une illusion8 ,le tmo9 in/rum5taire n'e/ pas une sorte de fonctionnaire1 dpositaire d'une p>celle de la s\v]a9et nationale1 mais une simple caution *>ge d'assur] l'exactitude d'une dcl>ation reue p> un (fici] public4 ,comm5t voir en son int]v5tion une mission d'ordre politique8 ,ce n'e/ pas le tmo9 qui rdige l'acte au bas duquel il appose sa signature2 ce n'e/ pas le tmo9 qui lui confre la =me au!ntique ou qui lui imprime la =ce excutoire4 ,son rle e/ ext]ne3 il atte/e un fait4 ,la sol5nit des actes e/ l'oeuvre des notaires ou des (fici]s de l'tat civil1 *>gs p> la loi de les rdig] sur la foi des affirmations produites p> le tmo94 ,l'(fice que celui-ci remplit n'e/ donc po9t d'ordre public ou politique1 mais seulem5t d'ordre civil1 d'ordre priv4 ,p\rquoi en exclure les femmes1 qui1 dans le doma9e de la ralit1 ont gnralem5t de bons yeux p\r en connatre et assez de langue p\r en tmoign]8 ,note #c3 ,paul ,,viollet1 ,les tmo9s mles4 ,n\velle ,revue hi/orique de droit franais et trang]3 #ahij1 n #e1 pp4 #gae et suiv4 ,a dfaut de cet argum5t de droit1 il e/ un argum5t de fait qui aurait suffi dt]m9] les lgislateurs de #ahig valid] et gnralis] le tmoignage fm994 ,puisque les femmes en tai5t v5ues pr5dre p\r une injure ce qui n'tait qu'un hommage1 notre loi aurait eu gr& tort de leur refus] le droit d'tre tmo9s dans les actes de la vie civile4 ,en se plaant uniquem5t au po9t de vue de l'galit1 les anci5nes exclusions ne se compr5ai5t gure4 ,si le bon ,po?i] rep\ssait le tmoignage des femmes1 c'e/ qu'il les considrait comme incapables de t\te fonction civique1 et que le contact trop frqu5t des hommes1 que suppose la vie publique1 lui p>aissait *oquant ou prilleux p\r leurs grces et leurs v]tus4 ,mais du mom5t qu'elles ti5n5t trait] d'gal gal avec les hommes1 il n'y avait plus de raison d'exclure leur sexe de ce mode/e (fice1 qui consi/e j\] le rle de tmo9 dans les actes civils et not>is4 ,v\s en d\tez8 ,voici une ,franaise majeure dirigeant un comm]ce1 un doma9e ou une indu/rie1 ayant s\s ses ordres des ouvri]s et des commis1 des dome/iques et des employs2 voici une arti/e1 pe9tre ou sculpteur1 une femme de lettres app>t5ant l'lite de la socit1 une doctoresse en mdec9e ou en droit1 directrice d'cole normale1 membre du ,conseil suprieur de l',in/ruction publique1 honore des palmes acadmiques et peut-tre dcore de la ,lgion d'honneur3--et malgr t\s ses titres1 cette femme1 admise j\] dans la vie un rle utile ou prpondrant1 ne s]ait po9t recevable figur] comme tmo9 devant les (fici]s de l'tat civil dans les actes de naissance1 de m>iage ou de dcs1 ni c]tifi] devant notaire1 p> sa signature1 l'id5tit d'un comp>ant1 d'un te/ateur1 p> exemple1 ft-ce son ami ou son vois96 ,ce que le premi] passant v5u peut faire lgalem5t1 cette femme considrable ne le p\rrait pas8 ,av\ez que l'inconsqu5ce s]ait un peu =te4 ,cela n'e/ que *oquant3 voici qui devi5t b\ffon4 ,dans c]ta9s cas1 la sage-femme ou la doctoresse en mdec9e reoit de la loi l'injonction =melle de dcl>] la naissance d'un enfant s\s pe9e d'am5de ou mme de prison4 ,mais ne croyez po9t qu'elle et pu affirm]1 comme tmo91 le fait mme que le ,code l'oblige dnonc] comme dcl>ante4 ,il fallait faire appel deux mles quelconques1 au commissionnaire et au cab>eti] du co91 qui1 sans ri5 savoir le plus s\v5t de l'vnem5t qu'ils atte/ai5t1 appuyai5t complaisamm5t l'acte de naissance de t\te la sol5nit de leur tmoignage aveugle4 ,du ct de la b>be e/ l'infaillibilit6 ,a vrai dire1 des esprits *agr9s1 l>gissant la "q1 se dem&5t avec anxit si les femmes sont assez vridiques p\r tre crues sur p>ole4 ,de fait1 il leur e/ difficile de racont] exactem5t les *oses qu'elles ont faites ou qu'elles ont vues4 ,il e/ r>e qu'elles soi5t simplem5t et entirem5t s9cres4 ,une c]ta9e fausset n'e/-elle pas d'obligation monda9e8 ,e/-ce trop dire mme que1 *ez beauc\p d'mes fm99es1 la dissimulation e/ passe en habitude ou dev5ue un art duquel on tire vanit8 c\tez une conv]sation de salon entre femmes3 que de politesses fe9tes6 que d'amabilits m5songres6 ,m4 ,lombroso attribue prcism5t ce dfaut de fran*ise1 la rpugnance des anci5s peuples recevoir en ju/ice le tmoignage des femmes#d4 ,d'aprs la loi de ,man\1 la seule affirmation d'un homme sans passion e/ dcisive en c]ta9s cas1 t&is que l'atte/ation d'une f\le de femmes1 mme honntes1 ne saurait tre admise cause de la volubilit de leur esprit4 ,auj\rd'hui encore1 p>at-il1 le code ottoman dcrte que la dposition d'un homme vaut celle de deux femmes4 ,mais l1 comme ailleurs1 on n\s assure que la valeur de la femme e/ en hausse#e4 ,note #d3 ,,lombroso1 ,la ,femme crim9elle1 *ap4 ,,vii1 p4 #acg-ach4 ,note #e3 ,voir ,la ,femme devant le ,p>lem5t1 p> ,m4 ,luci5 ,,l$uc1 pp4 #ee et #ef1 note #d4 ,au surplus1 il s]ait inju/e de prt5dre que t\tes les femmes sont fausses4 ,notre vieille lgislation elle-mme n'a jamais pr(ess vis--vis du sexe fm99 une suspicion aussi malveillante et aussi grossire4 ,jamais elle n'a conte/ la femme1 p> exemple1 le droit de tmoign] devant la ju/ice crim9elle et devant la ju/ice civile1 c'e/--dire de dpos] sur des faits intressant la =tune1 l'honneur et la vie des citoy5s4 ,et alors voyez cette n\velle inconsqu5ce3 si l'atte/ation d'une femme tait juge suffisante p\r envoy] un homme l'*afaud1 comm5t expliqu] que sa signature ft juge insuffisante p\r confirm] la dcl>ation d'un contractant ou d'un disposant8 ,la ju/ice pnale ne peut se pass] de la premire1 a-t-on dit1 t&is que les (fici]s de l'tat civil peuv5t se pass] de la seconde4--,peut-tre2 av\ons cep5dant qu'en fait de tmoignage1 il n'y a pas de motif lgitime p\r ma9t5ir une si gr&e diffr5ce entre les deux cas4 ,c'e/ ce que notre ,p>lem5t a compris4 ,la loi du #g dcembre #ahig ne fait qu'une rs]ve3 le m>i et la femme ne peuv5t tre tmo9s dans le mme acte4 ,au cas o ils y figur]ai5t l'un et l'autre1 leurs deux tmoignages s]ont considrs comme n'en =mant qu'un seul4 ,et p\rtant1 si la valeur de la femme possde une valeur propre1 elle doit avoir1 semble-t-il1 une autorit di/9cte4 ,notre lgislation a cra9t1 sans d\te1 les ent5tes frauduleuses et les conniv5ces c\pables entre les p\x4 ,et cette dim9ution atteignant le m>i comme la femme1 le fm9isme ne saurait en pr5dre ombrage4 ,l'admission du tmoignage des femmes e/ donc une affaire gagne4 ,e/-ce l une si gr&e victoire8 ,j\] le rle de tmo9 dans la rdaction des actes publics et privs n'a ri5 d'extrmem5t glorieux4 ,les hommes le ti5n5t mo9s p\r un honneur que p\r un drangem5t et p>fois un ennui4 ,mais puisque les dames voyai5t en cette gne un privilge enviable1 p\rquoi les en aurions-n\s prives8 ,le ,code avait jug que cet (fice ne con/ituait po9t1 p> lui-mme1 une fonction assez honorifique ou assez urg5te p\r di/raire les femmes de leurs devoirs dome/iques3 du mom5t1 t\tefois1 que les plus susceptibles s'(f5sai5t d'tre exclues de cette corve1 la loi ne p\vait p]si/] plus longtemps les en affran*ir4 ,la femme a donc le droit de tmoignage2 et n\s devrons croire la p>ole de l'tre p]fide6 ,att5dons-n\s donc lire dans les ,notes monda9es des j\rnaux la mode1 qui r5d5t compte avec complaisance des gr&s m>iages1 les noms de femmes plus ou mo9s titres1 *oisies comme tmo9s des p\x ct des traditionnels magi/rats1 gnraux ou acadmici5s4 ,p> contre1 les femmes devront dfr] dornavant l'invitation des (fici]s publics qui v\drai5t en appel] leur tmoignage4 ,il s]a loisible aux g5s factieux de faire c]tifi]1 en cas de beso91 leur signature et leur id5tit p> les deux plus jolies filles de leur vois9age4 ,en rsum1 p]sonne n'a essay de cons]v] aux hommes le privilge dont le ,code civil les avait inve/is1 et qui n'avait plus de raison d'tre4 ,ce privilge tait mme beauc\p mo9s une faveur qu'une *>ge4 ,seulem5t la femme n\velle n'aime pas tre traite en enfant gte2 et puisqu'elle v\lait tre tmo9 comme les hommes1 on a bi5 fait de lui donn] cette m>que de considration morale4 ,la seule *ose qui puisse attribu] quelque prix cette concession1 c'e/ que la tradition en avait fait-- tort1 suivant n\s1--une dp5dance et un attribut de la capacit politique et1 qu'admise tmoign]1 la femme p\rra s\hait] plus logiquem5t d'tre admise vot]4 ,,iii ,du mom5t que la femme ne doit plus tre c>te1 en tant que femme1 des (fices virils1 il faut p\r le mo9s1 aprs lui avoir accord le droit peu enviable1 d'tre tmo91 lui accord] le droit plus important d'tre tutrice4 ,en soi1 la tutelle n'e/ pas une *>ge publique1 mais une in/itution de/9e suppler l'autorit pat]nelle4 ,elle a p\r objet l'ducation de l'enfant et l'adm9i/ration de sa =tune4 ,elle repose sur une fiction de pat]nit4 ,ses attributs sont d'ordre purem5t priv4 ,p\rquoi en c>t] la femme8 ,habituellem5t les tuteurs sont d'excell5ts hommes d'affaires1 mais d'assez pauvres ducateurs4 ,l'enfant tr\v]ait mieux1 *ez une tutrice1 les qualits qui sont la raison mme de la tutelle1 savoir la t5dresse dans la protection4 ,auj\rd'hui les femmes ne peuv5t ex]c] cette fonction1 qui leur convi5drait si bi51 qu' la condition d'tre mres ou aeules du pupille4 ,cep5dant il e/ frqu5t qu'une soeur1 une tante1 une c\s9e mme1 soit1 de t\te la p>5t1 la plus atta*e aux orphel9s survivants1 la plus dsireuse de se dv\] leur ducation1 la plus capable d'adm9i/r] leur =tune4 ,en refusant aux femmes1 autres que les asc5dantes1 le droit d'ex]c] les fonctions tutlaires1 la loi franaise leur inflige vraim5t une incapacit inju/ifie4 ,en cela1 notre ,code1 lo9 d'innov]1 a subi1 trop s]vilem5t peut-tre1 l'influ5ce des anci5s pr9cipes4 ,p> t\t le monde *rti51--et *ez n\s p>ticulirem5t1--la condition lgale de la femme e/ dom9e encore p> la conception lat9e qui1 p\r mieux prs]v] la mode/ie et la dc5ce du sexe fm991 a contribu jusqu' nos j\rs l'loign] des contacts et des compromissions de la vie extrieure4 ,ri5 de plus logique1 tant donn ce po9t de vue1 que de lui f]m] l'accs des *>ges onreuses et des po/es difficiles4 ,d'autant mieux que la tutelle e/ p>fois obligatoire1 les hommes n'ayant pas t\j\rs la facult de la dcl9] sans excuse valable2 et il a p>u excessif d'impos] cette mme obligation aux femmes qui ont mo9s la lib]t de leurs m\vem5ts1 le gt et l'habitude des affaires4 ,ce n'e/ donc pas dans un esprit d'exclusion malveillante1 mais plutt p> dfr5ce sympa?ique1 que l'article #ddb du ,code civil les a c>tes de la tutelle1 comme aussi des conseils de famille4 ,ma9t5ant que les femmes sont mo9s conf9es qu'autrefois dans leur intrieur et qu'elles incl95t pr5dre les prv5ances de l'homme p\r des prcautions intresses de geli]1 on p\rrait1 sans inconvni5t1 les admettre sig] dans les assembles de famille et leur p]mettre d'assum] les devoirs de la tutelle1 en leur laissant t\tefois la facult de dcl9] ces *>ges et ces responsabilits4 ,soyons srs qu'en leur mnageant ces facilits d'exemption1 elles n'abus]ont pas des droits n\veaux qui leur s]ont confrs2 c> elles auront tt fait de reconnatre qu'ils con/itu5t mo9s des prrogatives honorables que des f>deaux pnibles et des obligations graves4 ,mais du mo9s la tante1 la bonne tante qui contribue si s\v5t lev] ses neveux et nices1 p\rra tre tutrice des petits qui se sont habitus la reg>d] et la *rir comme une seconde mre4 ,et de ce fait1 notre loi s]vira utilem5t les f9s de la nature4 ,,iv ,o la femme contempora9e1--qui n'aime plus gure fil] la la9e dans la paix et l'ombre du foy]1--se plat encore dnonc] la loi de l'homme1 c'e/ en matire d'lections pr(essionnelles4 ,ouvrire ou patronne1 elle ent5d p>ticip] l'lection des prud'hommes qui ont mission de tran*] les diffr5ds du travail2 indu/rielle ou ngociante1 elle prt5d pr5dre "p l'lection des juges consulaires qui sig5t dans les tribunaux de comm]ce4 ,et p\rquoi pas8 ,en c5t indu/ries considrables1 telles que la c\ture1 la l+]ie1 les modes1 les fleurs1 les confections1 il n'y a que des femmes1 ouvrires ou patronnes4 ,en mille autres fabrications1 dans les manufactures de tabac1 dans les imprim]ies1 dans les gr&s magas9s1 la femme travaille en compagnie de l'homme1 comme caissire1 employe ou manoeuvre4 ,oblige de m5] ses cts une sorte d'exi/5ce virile1 on ne compr5d plus que la loi civile ou comm]ciale lui impose une condition diffr5te4 ,n\s tr\vons bon qu'ouvrire1 elle vive de son travail et ti5ne ses engagem5ts1 que patronne1 elle supporte la responsabilit de sa direction et fasse honneur sa signature et ses *ances1 que1 dans t\tes les conditions1 elle paie sa "p d'impts3 bref1 n\s la traitons en homme p\r t\t ce qui e/ *>ge fiscale et obligation civile4 ,p\rquoi la ma9t5ir1 relativem5t ses droits1 en une subord9ation inconsqu5te8 ,n'oublions pas que l'expri5ce de la vie pratique l'a r5due aussi habile et aussi vaillante1 et p>fois plus conome1 plus +nieuse1 plus comm]ante que bi5 des hommes4 ,s\v5ons-n\s encore que l'in/ruction l'a dote d'une culture moy5ne que bi5 des ouvri]s ou des m>*&s p\rrai5t lui envi]4 gale au sexe =t en lumires1 en activit1 en responsabilit1 p\rquoi ne j\irait-elle pas1 au po9t de vue pr(essionnel1 des mmes prrogatives et des mmes g>anties8 ,p\rquoi lui refus]ait-on les mmes droits p\r agir1 les mmes armes p\r lutt]1 les mmes appuis et les mmes sec\rs p\r se df5dre8 ,disons t\t de suite qu'en matire comm]ciale1 l'galit e/ faite4 ,depuis la loi du #bc janvi] #ahih1 les femmes comm]antes sont admises conc\rir aux lections des tribunaux de comm]ce4 ,c'e/ ju/ice4 ,du j\r o le lgislateur avait t5du aux lections consulaires le pr9cipe du suffrage univ]sel et considr le droit de vote comme une consqu5ce lgale de la pat5te1 la raison exigeait qu'il en accordt l'ex]cice aux comm]ants pat5ts des deux sexes1 indi/9ctem5t4 ,plaidant devant des juges1 l'lection desquels elles n'avai5t pas p>ticip1 les femmes tai5t places dans un tat d'infriorit *oquante4 ,*oisis seulem5t p> les hommes1 les magi/rats risquai5t mme d'tre s\ponns de p>tialit vis--vis de leurs lecteurs mascul9s4 ,une fois le pr9cipe de l'lection admis1 les juges de t\s devai5t tre lus p> t\s4 ,l'galit entre le comm]ant et la comm]ante a s\lev p\rtant d'tranges objections4 ,on s'e/ mu la p5se que la g>di5ne du foy] pt quitt] son comptoir1 de r>es int]valles1 p\r dpos] dans l'urne son bullet9 de vote4 ,le scrupule tait plaisant4 ,les hommes ne ti5n5t gure l'honneur d'lire leurs juges3 dix p\r c5t des lecteurs inscrits cons5t5t1 non sans pe9e1 se drang] p\r le r5\vellem5t des tribunaux de comm]ce4 ,c'et t t\t pr(it p\r la magi/rature consulaire1 si l'admission des femmes au scrut9 avait rveill le zle endormi des comm]ants4 ,cet espoir a t du4 ,l'expri5ce t\te fra*e de la n\velle loi a montr que les femmes prfr5t1 autant que les hommes1 la maison de famille la salle de vote4 ,d'abord1 les comm]antes ont mis bi5 peu d'empressem5t se faire inscrire sur les li/es2 puis1 au j\r du scrut91 l'ab/5tion a t gnrale4 ,mme ,p>is1 il n'e/ gure que les dames de la ,halle qui ai5t pris coeur de dpos] leur bullet9 dans l'urne3 ce qui pr\ve qu'en dehors de quelques p]sonnalits bruyantes1 p\r lesquelles le fm9isme e/ une pr(ession ou une di/raction1 les ,franaises1 qui sont simplem5t femmes1 se s\ci5t mdiocrem5t des rev5dications1 mme lgitimes1 aut\r desquelles on mne si gr& tapage4 ,ce n'e/ pas une raison de leur refus] ce qui leur e/ d4 ,crancire1 la femme a le droit de vot] dans l'assemble des cranci]s1 p\r accord]1 ou non1 le bnfice du concordat au dbiteur failli2 actionnaire d'une compagnie ou d'une socit1 la femme a le droit de p>ticip] l'lection du conseil d'adm9i/ration2 et comm]ante1 elle n'aurait pas le droit d'lire les juges qui ti5n5t en leurs ma9s sa =tune et son honneur8 ,p\rquoi tr\v]ait-on si extraord9aire l'lectorat consulaire de la femme1 qu& on tr\ve si naturelle la p>ticipation des in/itutrices l'lection de leurs assembles pr(essionnelles8 ,je sais l'objection3 l'ligibilit suivra l'lectorat4 ,l'un ne va po9t sans l'autre4 ,erreur6 ,les lecteurs qui n'ont pas qu>ante ans ne sont pas ligibles au ,luxemb\rg2 les lecteurs qui n'ont pas v+t-c9q ans ne sont pas ligibles au ,palais-,b\rbon4 ,si t\t le monde a le droit d'tre reprs5t1 t\t le monde n'a pas le droit d'tre reprs5tant4 ,et c'e/ heureux6 ,on sait que la femme magi/rat n\s inspire peu de confiance4 ,l'imp>tialit n'e/ pas son =t1 la ju/ice n'e/ pas son fait4 ,cont5tons-n\s1 p\r le mom5t1 d'admettre les comm]antes *oisir leurs juges sans les admettre p]sonnellem5t jug]4 ,l'expri5ce des d]nires lections montre que ce droit de vote n'a ri5 qui puisse effray] les hommes4 ,v ,il y a mme raison d'admettre les femmes la nom9ation des ,conseils de prud'hommes4 ,cette juridiction de famille e/ saisie frquemm5t de litiges qui intress5t les ouvrires4 ,sur #cheh affaires juges p> elle1 en une seule anne1 #acfj ont conc]n des femmes#f4 ,ici donc1 les rclamations fm99es sont d'accord avec l'quit1 le bon s5s et l'utilit gnrale2 et n\s les appuyons de t\tes nos =ces4 ,note #f3 ,la ,femme devant le ,p>lem5t1 p> ,luci5 ,,l$uc1 p4 #gf4 ,sait-on qu'en #ahib1 la ,*ambre des dputs1 remaniant la loi sur les ,conseils de prud'hommes1 s'tait laisse all] vot] l'lectorat des femmes8 ,mais aprs les avoir admises lire1 concurremm5t avec les hommes1 les membres de ce tribunal pr(essionnel1 c]ta9s p>lem5taires trop presss se dem&r5t p\rquoi les femmes ne s]ai5t pas aussi valablem5t lues4 ,a cette "q1 la majorit rpondit p> une di/9ction prud5te et sage3 lecteurs1 oui2 ligibles1 non4 ,t\tefois1 le motif qui dt]m9a surt\t nos dputs e/ le plus amusant du monde4 ,proclamez1 fut-il dit1 non pas seulem5t l'lectorat1 mais encore l'ligibilit des femmes2 faites qu'un beau j\r c]ta9es dames ou demoiselles soi5t lues3 comm5t appell]ez-v\s ces n\veaux juges8 ,des femmes prud'hommes ou des prud'hommes femmes8 ,des prud'femmes ou des femmes prudes8 ,m4 ,floquet lui-mme1 qui prsidait les dbats1 se dcl>a trs emb>rass p\r tr\v] un titre la loi n\velle4 ,et l'ligibilit des femmes fut ent]re s\s les plaisant]ies4 ,nos dputs ont1 vraim5t1 beauc\p d'esprit4 ,l'galit a pris sa revan*e au c\rs de la lgislature suivante4 ,si le ,snat entre dans les vues de la ,*ambre des dputs1 les femmes p\rront bi5tt jug] les diffr5ds qui intress5t le travail4 ,s\haitons qu'enf]m dans ces que/ions d'ordre pr(essionnel1 leur esprit de ju/ice1 dont beauc\p d'hommes se mfi5t1 donne ple9e satisfaction aux ju/iciables des deux sexes6 ,quoi qu'il en soit1 le ,moy5 ,age1 qui fut s\v5t plus libral que notre poque1 ne s'tait pas arrt nos scrupules de fond ou de =me4 ,les tiss]&es de c\vre-*efs avai5t une reprs5tation pr(essionnelle1 et les patronnes qui la composai5t s'appelai5t bel et bi5 preud(emmes#g4 ,sans mme les admettre jug]1 il faudrait du mo9s les admettre vot]1 puisque les femmes employes dans l'indu/rie peuv5t1 depuis la loi du #ba m>s #ahha1 se con/itu] librem5t en syndicats ouvri]s ou patronaux4 ,au mom5t o l'on s'apprte leur ouvrir de plus en plus l>gem5t nos bureaux de bi5faisance1 nos commissions scolaires et nos adm9i/rations hospitalires1 on ne compr5drait pas qu'on hsitt plus longtemps leur concd] le droit d'int]v5ir dans le *oix de leurs juges pr(essionnels4 ,n\s oppos]a-t-on que1 p\r ma9t5ir l'h>monie dans les familles1 il importe de laiss] la femme en dehors des luttes lectorales8 ,mais ce s\ci de paix sociale n'a pas emp* notre ,p>lem5t d'accord] aux comm]antes l'lectorat consulaire2 et s'il n'y a pas d'inconvni5t ce que la patronne ex]ce le mme droit que le patron1 on ne voit po9t qu'il y ait pril ce que l'ouvrire ex]ce le mme droit que l'ouvri]4 ,note #g3 ,,l]oy-,,beaulieu1 ,le ,travail des femmes au ,x,i,xe sicle1 pp4 #ab et suiv4 ,plus gnralem5t1 t\tes celles qui apport5t la socit leur labeur quotidi5 dans l'indu/rie1 le comm]ce ou l'agriculture1 n\s p>aiss5t galem5t qualifies p\r lire les m&ataires *>gs de reprs5t] leurs intrts et de rs\dre leurs diffr5ds4 ,il s]ait ju/e autant que rationnel de leur accord] l'lectorat aux ,conseils de prud'hommes1 et mme aux ,*ambres d'agriculture dont la cration e/ l'tude4 ,sur nos #ag #dce #jjj paysans1 on compte #g #ejj #jjj femmes1 dont beauc\p dirig5t une exploitation rurale4 ,dans l'indu/rie1 on tr\ve #bj patronnes sur #ajj patrons1 #ce ouvrires p\r #ajj ouvri]s4 ,p\rquoi ces femmes s]ai5t-elles prives du droit de p>ticip]1 avec les hommes1 l'lection de leur reprs5tation pr(essionnelle8 ,faites-leur cette grce1 n\s dit-on enf91 et v\s veill]ez en elles d'autres ambitions plus graves4--,cet aveu n\s livre le secret des rsi/ances1 que beauc\p d'esprits timors oppos5t aux rev5dications les plus lgitimes de la femme4 ,a les ent5dre1 l'lectorat pr(essionnel s]ait la prface et comme l'avant-gt de l'lectorat politique4 ,les fm9i/es1 vrai dire1 y compt5t bi54 ,ces cra9tes des uns et ces esprances des autres n\s sont une transition la grosse "q des droits civiques de la femme3 et l'tude de ce problme irritant n\s entran]a =cm5t d'assez longs dveloppem5ts4 ,,*apitre ,,ii ,vicissitudes et progrs du suffrage fm99 ,,sommaire ,i4--,,position ,,de ,,la ,,"q4--,,traditions ,,juridiques ,,et ,,religieuses ,,ho/iles ,a ,l',,lectorat ,,politique ,,des ,,femmes4--,,la ,r,,volution ,a-,t-,,elle ,t ,f,,m9i/e8--,,olympe ,,de ,,g\ges ,,et ,,sa ,d,,cl>ation ,,des ,,droits ,,de ,,la ,,femme ,,et ,,de ,,la ,,citoy5ne4 ,,ii4--,,appels ,,de ,,quelques ,,fran,,aises ,,au ,,p\voir ,,judiciaire ,,et ,,au ,,p\voir ,l,,gislatif4--,,les ,,exp,,ri5ces ,,am,,rica9es4--,,les ,,innovations ,,anglaises4 ,en ce qui conc]ne le rle politique de la femme1 j'ai deux ides trs arrtes que je ti5s nonc] sur-le-*amp4 ,c'e/ d'abord1 *ez moi1 une conviction solidem5t assise que la femme devrait tre lecteur au mme titre que l'homme2 ensuite1 et si dsirable que soit le droit de vot] que je rclame p\r elle1 j'ai la f]me assurance qu'elle n'e/ pas prs de l'obt5ir en notre libre et galant pays de ,france4 ,i ,reconnaissons t\t de suite que le suffrage des femmes e/ une de ces n\veauts h>dies qu'il e/ naturel de tr\v] dang]euses et rvolutionnaires1 p>ce qu'elles se heurt5t l'opposition immmoriale des hommes4 ,c'e/ dans l'intrt de l'ordre et des bonnes moeurs1 lisons-n\s dans le beau livre de ,m4 ,gide sur la ,condition prive de la femme1 que t\s les lgislateurs ont1 comme d'un commun accord1 refus la femme t\te p>ticipation aux droits politiques4 ,de t\t temps1 l'in/9ct des peuples a s5ti que la femme1 en sortant de l'ombre et de la paix du foy] p\r s'expos] au gr& j\r et aux agitations de la place publique1 p]drait quelque *ose du *>me qu'elle ex]ce et du respect dont elle e/ l'objet#h4 ,telle e/ bi51 en effet1 l'objection traditionnelle3 elle e/ d'ordre moral4 ,les /oci5s de l'anci5ne ,rome l'invoqur5t unanimem5t p\r f]m] aux femmes l'accs de la vie publique4 ,le jurisconsulte ,ulpi5 tr\vait inconv5ant qu'elles ex]ass5t des (fices virils1 ne virilibus (ficiis fungantur muli]es4 ,une telle lib]t s'accord]ait mal avec la pudeur de leur sexe1 ne contra pudicitiam sexui congru5tem ali5is causis se immisceant#i4 ,non qu'elles manqu5t de jugem5t1 aj\tait le jurisconsulte ,paul1 non quia non hab5t judicium2 mais la c\tume s'oppose ce qu'elles rempliss5t les *>ges civiques1 s$ quia receptum e/ ut civilibus (ficiis non fungantur#aj4 ,note #h3 ,de la condition prive de la femme1 p4 #g4 ,note #i3 ,loi #a1 #e1 ,dige/e3 ,de po/ul&o1 liv4 ,,iii1 tit4 ,i4 ,note #aj3 ,loi #ab1 #e1 ,dige/e3 ,de judiciis1 liv4 ,v1 tit4 ,i4 ,le *ri/ianisme n'enseigne pas autre *ose4 ,d'aprs sa9t ,paul1 les femmes doiv5t tre exclues des affaires publiques2 elles n'ont po9t lev] la voix dans les assembles3 ,qu'elles c\t5t en sil5ce et avec une ple9e s\mission1 leur dit l'aptre sans le mo9dre mnagem5t4 ,je ne leur p]mets pas d'enseign] ni de dom9] sur les hommes2 c> ,adam a t =m le premi]1 et c'e/ ve qui fut cause de la prv>ication#aa4 ,on peut donc oppos] au suffrage des femmes et la tradition roma9e et la tradition ecclsia/ique4 ,paens et *rti5s1 juri/es et canoni/es1 pr(ess5t sur le rle politique de la femme les mmes s5tim5ts peu aimables1 les mmes ides de mfiance et d'exclusion4 ,note #aa3 ,ire ptre ,timo?e1 ,,ii1 #aa et suiv4 ,et les mod]nes ne p5s5t gure autrem5t que les anci5s4 ,c]tes1 on ne peut pas dire que les scrupules juridiques et1 encore mo9s1 les objections religieuses ai5t emb>rass beauc\p les hommes de la ,rvolution2 et p\rtant1 malgr leur fivre d'mancipation1 ils se montrr5t peu favorables l'accession des femmes la vie publique4 ,je ne vois gure que le gnreux ,condorcet qui1 dans son ,essai sur la con/itution et les fonctions des ,assembles prov9ciales1 p>u en #aghh1 ait rclam le vote politique des femmes4 ,en t\t cas1 nos fm9i/es actuels ne peuv5t s'autoris] des gr&s anctres de #ic4 ,un dcret spcial de la ,conv5tion int]dit expressm5t les clubs et socits populaires de femmes4 ,l'exc5trique ,olympe de ,g\ges1 plus r5omme p> sa beaut que p> ses oeuvres1 avait runi aut\r d'elle un petit c]cle de femmes patriotes1 et c'e/ en leur nom qu'elle adressait aux reprs5tants de la ,nation ses disc\rs et ses bro*ures4 ,cette agite fut la premire des fm9i/es4 ,elle avait de la brav\re et aimait la fran*ise4 ,elle ne mnageait po9t ses contempora9es1 dont la plup>t1 disait-elle1 ont le coeur fltri1 l'me abjecte1 l'esprit n]v et le gnie malfaiteur4 ,mais elle rvait ju/em5t de les relev] de ces infriorits morales et intellectuelles1 en rclamant p\r son sexe l'ducation qu'on donnait aux jeunes g5s4 ,qu'on n\s mette des hauts-de-*ausse1 crivait-elle1 ds #aghh1 en l'un de ses romans1 et qu'on n\s envoie au collge3 v\s v]rez si on ne f]a pas de n\s des milli]s de hros4 ,plus t>d1 elle exposa1 dans une bro*ure ddie la re9e1 t\tes les dolances fm99es4 ,en #agia1 s'adressant directem5t l',assemble nationale1 elle l'invita complt] son oeuvre p> la ,dcl>ation des ,droits de la femme et de la citoy5ne4 ,et ce propos1 elle dveloppa1 en dix-sept articles1 les droits naturels1 inalinables et sacrs de son sexe4 ,voici un *antillon de cette pr(ession de foi qui1 une fois admis les pr9cipes de la ,con/itution n\velle1 se recomm&ait p> la plus p>faite logique3 ,la femme nat libre et gale l'homme en droits2 les di/9ctions sociales ne peuv5t tre fondes que sur l'utilit commune4--,le pr9cipe de t\te s\v]a9et rside ess5tiellem5t dans la nation1 qui n'e/ que la runion de l'homme et de la femme4--,la loi doit tre l'expression de la volont gnrale2 t\tes les citoy5nes1 comme t\s les citoy5s1 doiv5t conc\rir sa =mation p]sonnellem5t ou p> leurs reprs5tants4--,elle doit tre la mme p\r t\s4 ,t\tes les citoy5nes et t\s les citoy5s1 tant gaux ses yeux1 doiv5t tre galem5t admissibles t\tes les dignits1 places et emplois publics1 selon leur capacit et sans autres di/9ctions que celles de leurs v]tus et de leurs tal5ts4--,la femme a le droit de mont] l'*afaud2 elle doit avoir galem5t celui de mont] la tribune#ab4 ,la ,rvolution ne lui accorda que l'galit devant la guillot9e3 arrte le #bj juillet #agic1 ,olympe de ,g\ges m\rut c\rageusem5t4 ,note #ab3 ,,lairtulli]1 ,les ,femmes clbres de #aghi #agic1 t4 ,,ii1 pp4 #ih et suiv4 ,en somme1 la ,con/ituante seule a fait m5tion des femmes dans le d]ni] article de sa ,con/itution1 et 'a t p\r remettre le dpt de son oeuvre la vigilance des pres de famille1 aux p\ses et aux mres4 ,les femmes rvolutionnaires se vir5t rebutes mme p> la ,commune de ,p>is4 ,a une de leurs dputations le d\x ,*aumette criait du haut de la tte3 ,depuis qu& e/-il p]mis aux femmes d'abjur] leur sexe1 d'ab&onn] les so9s pieux de leur mnage et le b]ceau de leurs enfants1 p\r v5ir1 dans la tribune aux h>angues1 usurp] les devoirs que la nature a dp>tis l'homme seul#ac8 ,note #ac3 ,,lairtulli]1 op4 cit41 t4 ,,ii1 p4 #agi4 ,,ii ,depuis lors1 les femmes ont sollicit va9em5t leur inscription sur les li/es lectorales4 ,en #ahhj1 quelques =tes ttes refusr5t de pay] leurs contributions1 laissant aux hommes1 qui s'arrog5t le privilge de g\v]n]1 d'ordonn] et de s'attribu] le budget1 le privilge de pay] les impts qu'ils vot5t et rp>tiss5t leur gr4 ,a cette prote/ation ironique1 le ,conseil de prfecture de la ,se9e rpondit1 le plus srieusem5t du monde1 que les droits politiques n'tai5t po9t le corrlatif ncessaire de l'obligation fiscale4 ,en #ahhe et en #ahic1 n\velles rclamations1 n\veaux refus4 ,une citoy5ne entte se p\rvut en ,cassation1 invoquant le pr9cipe du suffrage univ]sel et la ,con/itution de #ahdh1 aux t]mes de laquelle1 sont lecteurs1 t\s les ,franais gs de v+t et un ans et j\issant de leurs droits civils et politiques4 ,cette =mule mascul9e1 disait-elle1 n'e/ pas exclusive du sexe fm991 con=mm5t cette vieille rgle d'int]prtation3 ,pronunciatio s]monis 9 sexu mascul9o ad utrumque sexum pl]umque porrigitur4 ,la ,c\r de cassation rejeta le p\rvoi1 en s'appuyant sur l'esprit de la loi et la pratique con/ante du suffrage viril#ad4 ,note #ad3 ,cassation3 ,*ambre civile1 #af m>s #ahhe1 ,,dalloz1 #ahhe1 ,i1 #aje2--ba m>s #ahic1 ,,dalloz1 #ahic1 ,i1 #eee4 ,battues devant les autorits judiciaires1 les femmes se sont t\rnes1 de gu]re lasse1 du ct du p\voir lgislatif4 ,sans obt5ir du ,p>lem5t la reconnaissance de leurs droits politiques1--et elles ne l'obti5dront pas de sitt6--leur p]svrance1 t\tefois1 a t p>tiellem5t rcomp5se4 ,on a vu1 en effet1 qu'une loi du #bc janvi] #ahih avait confr aux femmes comm]antes le droit d'lire les juges des tribunaux de comm]ce2 et en #aija1 la ,*ambre des dputs leur a concd une facult analogue p\r les lections des conseils de prud'hommes4 ,mais il e/ cra9dre que ce projet ne re/e en dtresse au ,snat4 ,a "p cette d\ble dmon/ration1 dont la d]nire e/ platonique1 les fm9i/es franaises n'ont pas encore1--les malheureuses1--de victoires positives inscrire sur leur drapeau4 ,comm5t ne pas les pla9dre1 qu& on songe que c]ta9es femmes amrica9es possd5t et ex]c5t les droits politiques depuis un qu>t de sicle8 ,et si heureux ont t les rsultats de cette r=me librale1 que la reprs5tation du ,wyom+ a dcid d'en faire "p au monde enti]4 ,lisez plutt3 ,att5du que1 sans l'aide d'une lgislation viol5te et oppressive1 sans caus] aucun dommage1 le suffrage fm99 a contribu bannir de l'tat la crim9alit1 le pauprisme et le vice2 qu'il a assur la paix et l'ordre dans les lections et donn l'tat un bon g\v]nem5t2 que1 depuis v+t-c9q ans de suffrage fm991 aucun comt de l'tat n'a d tablir de refuge p\r les pauvres2 que les prisons sont peu prs vides1 et qu' la connaissance de t\s1 aucun crime n'a t commis dans l'tat1 si ce n'e/ p> des trang]s3--p> ces motifs1 le p>lem5t de ,wyom+ dcide que les rsultats de son expri5ce s]ont transmis t\tes les assembles lgislatives des nations civilises1 en les engageant octroy] leurs femmes les fran*ises politiques dans le plus bref dlai possible#ae4 ,note #ae3 ,maurice ,,lamb]t1 ,le ,fm9isme1 p4 #bf4 ,ce manife/e e/ mdit]4 ,e/-il croyable que l'immixtion des femmes dans les affaires publiques ait eu de si admirables effets1 sans que la pudeur de leur sexe en ait t srieusem5t atte9te8 ,que faut-il donc p5s] de la vieille maxime3 ,v]ecundia sexus non p]mittit muli]es se virorum immisc]e coetibus8 ,ce qui fut ncessaire aux femmes d'autrefois s]ait-il inutile aux femmes d'auj\rd'hui8 ,aprs t\t1 le temps m>*e si vite qu'il e/ difficile d'admettre que le monde re/e en place4 ,sait-on qu' l'heure actuelle1 dans la plus gr&e p>tie de l',au/ralie1 les femmes j\iss5t de l'lectorat politique1 et que citoy5s et citoy5nes y vot5t sur un pi$ de complte galit8 que1 plus prs de n\s1 en ,anglet]re1 les femmes sont lecteurs p\r les conseils de comt qui correspond5t nos conseils gnraux1 lecteurs et mme ligibles p\r les conseils de di/rict qui rappell5t nos conseils d'arrondissem5t8 ,sans all] jusqu'au droit de reprs5tation p>lem5taire1 p\rquoi n'admettrait-on pas *ez n\s1 comme de l'autre ct de la ,man*e1 la coopration de la femme lettre aux commissions scolaires1 et mme la p>ticipation de la femme contribuable aux lections municipales8 ,bi5 plus1 le m]cr$i #c fvri] #ahig1 le ,p>lem5t anglais s'e/ prononc1 une majorit de #ga voix1 en faveur de l'admissibilit des femmes l'lectorat politique4 ,je sais bi5 que l',anglet]re n'e/ pas un pays de suffrage univ]sel ni de s]vice militaire obligatoire1 et que ces diffr5ces de situation ne p]mett5t pas d't5dre la ,france1 p> simple analogie1 l'initiative qu'ont prise nos vois9s d',outre-,man*e4 ,aj\tons que la ,*ambre des ,lords ne semble po9t p>tag] les vues de la ,*ambre des ,communes4 ,mais si la "q de l'lectorat fm99 n'e/ pas encore rsolue en ,europe1 elle a cess1 du mo9s1 d'tre un problme de philosophie sociale p\r entr] dans les ralits vivantes de la politique4 ,,*apitre ,,iii ,le suffrage univ]sel et l'lectorat des femmes ,,sommaire ,i4--,,tactique ,,habile ,,des ,,anglo-,,saxonnes4--,,en ,,france1 ,,le ,,suffrage ,,univ]sel ,,ne ,,remplit ,,pas ,,sa ,d,,f9ition4--,,p\rquoi ,,les ,,fran,,aises ,,devrai5t ,,tre ,,admises ,,vot]4 ,,ii4--,,exclure ,,la ,,femme ,,du ,,scrut9 ,,e/ ,,irrationnel ,,et ,,inju/e4--,,galit ,,p\r ,,les ,,hommes1 ,,9,,galit ,,p\r ,,les ,,femmes4 ,,iii4--,l',,exemption ,,du ,,s]vice ,,militaire ,,ju/ifie-,t-,,elle ,l',,incapacit ,,politique ,,du ,,sexe ,f,,m998--,,que ,,le ,,vote ,,soit ,,un ,,droit ,,ou ,,une ,,fonction ,,de ,,s\v]a9et1 ,,les ,,femmes ,,peuv5t ,y ,,pr,,t5dre4 ,i ,la "q de l'mancipation politique des femmes a t =t bi5 pose p> les ,anglaises et les ,amrica9es2 et c'e/ une raison de plus p\r qu'elle fasse son *em94 ,les ,anglo-,saxonnes ont di/+u d'abord entre l'lectorat et l'ligibilit1 se bornant sagem5t rclam] le droit de vot] sans prt5dre1 p\r l'in/ant1 au droit de reprs5tation4 ,en effet1 beauc\p de ceux qui incl95t laiss] les femmes p>ticip] l>gem5t nos lections1 pr\v5t1 p> contre 7et c'e/ mon cas71 t\tes sortes de rpugnances les voir j\] un rle actif dans nos assembles dlibrantes4 ,ensuite1 procdant p> une gradation m?odique1 le fm9isme anglo-amrica9 s'e/ atta* dmontr] que les femmes ont intrt et qualit p\r pr5dre "p aux lections communales2 puis1 ce premi] droit acquis1 il a rev5diqu leur coopration aux lections prov9ciales2 enf91 ce second po9t gagn1 il s'e/ appliqu rclam] le droit de vot] p\r les assembles lgislatives4 ,la "q en e/ l4 ,savez-v\s plus habile tactique et plus adroite diplomatie8 ,et il y a des g5s qui prt5d5t que les femmes n'ont pas l'esprit politique6 ,notons1 en outre1 que cette m>*e progressive1 ce s5s pratique des difficults et des rsi/ances1 ce gt de l'action prud5te et mesure1 n'a pas emp* la femme anglo-saxonne d'ap]cevoir que la commune1 la prov9ce et l'tat ne sont1 au fond1 que trois circonscriptions plus ou mo9s l>ges de la socit politique1 et que le droit d'lectorat p\r la premire emporte logiquem5t le droit d'lectorat p\r les deux autres4 ,qu'il s'agisse donc de nos lections municipales1 dp>tem5tales ou lgislatives1 la femme franaise n'a qu'un seul et mme argum5t prs5t]1 un argum5t trs simple1 mais trs =t1 puisqu'elle le tire du pr9cipe le plus dmocratique1 le plus galitaire de notre con/itution rpublica9e3 j'ai nomm le suffrage univ]sel1 qui g\v]ne auj\rd'hui presque t\tes nos lections politiques4 ,beauc\p en gmiss5t2 mais combi5 peu le discut5t encore8 ,imag9e-t-on p\rtant une in/itution plus mal nomme8 ,peut-on la dire univ]selle sans drision ou sans dup]ie1 lorsqu'elle exclut la moiti des membres de la socit8 ,en ralit1 notre prt5du suffrage univ]sel d'auj\rd'hui n'e/ qu'un suffrage re/re9t1 un privilge viril1 un monopole mascul94 ,avons-n\s donc de bons motifs p\r en rs]v] exclusivem5t la j\issance au sexe =t8 ,pas du t\t2 et voil bi5 o l'argum5tation fm9i/e e/ emb>rassante4 ,si discutable qu'il soit en ?orie1 le suffrage univ]sel e/ considr auj\rd'hui comme la base des g\v]nem5ts dmocratiques4 ,ta9e en a =mul trs heureusem5t la raison d'tre dans les t]mes suivants3 ,que je porte une bl\se ou un habit1 que je sois capitali/e ou manoeuvre1 p]sonne n'a le droit de dispos] sans mon cons5tem5t de mon arg5t ou de ma vie4 ,p\r que c9q c5ts p]sonnes runies dans une salle puiss5t ju/em5t tax] mon bi5 ou m'envoy] la frontire1 il faut que1 tacitem5t ou spontanm5t1 je les y autorise2 or1 la faon la plus naturelle de les autoris] e/ de les lire4 ,il e/ donc raisonnable qu'un paysan1 un ouvri]1 vote t\t comme un b\rgeois ou un noble2 il a beau tre ignorant1 l\rd1 mal in=m1 sa petite p>gne1 sa vie sont lui et non d'autres2 on lui fait tort1 qu& on les emploie sans le consult] de prs ou de lo9 sur cet emploi#af4 ,note #af3 ,h4 ,,ta9e1 ,du ,suffrage univ]sel et de la manire de vot]2 ,p>is1 #ahgb1 9-#ab1 p4 #h4 ,si telle e/ bi5 l'ide fondam5tale du suffrage univ]sel1 qui ne voit qu'elle e/ aussi dmon/rative en faveur du droit lectoral des femmes qu'en faveur du droit lectoral des hommes8 ,qu'il s'agisse1 en effet1 de la commune1 du dp>tem5t ou de l'tat1 il n'e/ pas ju/e que les femmes en support5t les *>ges sans tre appeles les cons5tir1 sans p>ticip] consquemm5t l'lection de ceux qui les tabliss5t2 il n'e/ pas ju/e qu'elles soi5t prives du droit de df5dre leur p>gne et la vie de leurs enfants1 p>ce qu'elles port5t une robe au lieu d'une bl\se ou d'un habit4 ,lorsqu'une femme paie dans une commune les taxes syndicales1 on l'admet conc\rir l'lection du syndicat2 lorsqu'elle dti5t le nombre rglem5taire d'actions fix p> les /atuts1 elle a le droit de sance et de vote aux assembles gnrales de la ,compagnie du ,nord ou de la ,banque de ,france#ag4 ,et la femme possdant quelque =tune propre et inscrite au rle des contributions1 la veuve ou la clibataire matresse de sa p]sonne et de ses bi5s1 rclam]a va9em5t1--ft-elle fixe dans la commune depuis plus de v+t ans1--son inscription sur les li/es lectorales6 ,n'e/-il donc pas de la plus lm5taire quit que cette femme1 qui p>ticipe a t\tes les *>ges de sa ville1 conc\re de mme la nom9ation du conseil qui l'adm9i/re8 ,note #ag3 ,gabriel ,,alix1 ,l'lectorat municipal et prov9cial des femmes4 ,r=me sociale du #a;er novembre #ahif1 p4 #fbe4 ,franaise1 elle e/ ju/iciable du ,code civil et du ,code pnal2 comm]ante1 elle doit faire honneur sa signature s\s pe9e de faillite2 locataire1 elle doit pay] exactem5t son loy] s\s pe9e de saisie2 contribuable1 elle doit support] sa "p des impts s\s pe9e de p\rsuite4 ,s\mise1 en un mot1 aux obligations et aux *>ges sociales1 p\rquoi s]ait-elle dcl>e inadmissible aux droits lectoraux qui en sont le correctif et la comp5sation8 ,puisque n\s la considrons comme ple9em5t responsable de ses actes au po9t de vue priv1 p\rquoi s]ait-elle traite en incapable p> la loi politique8 ,p\rquoi la socit lui impos]ait-elle des devoirs sans lui confr]1 p> une ju/e rciprocit1 les droits que les hommes peuv5t invoqu] en ret\r8 ,puisque v\s tr\vez notre arg5t bon pr5dre1 diront-elles1 v\s devez pr5dre aussi notre avis4 ,c'e/ un des premi]s pr9cipes de votre droit public que nul n'e/ oblig de pay] ses contributions1 s'il ne les a d'abord librem5t discutes et cons5ties p> l'int]mdiaire de ses reprs5tants4 ,faites donc que n\s votions1 ou n\s refusons de pay] nos impts4 ,qu'e/-ce que les hommes peuv5t bi5 rpondre cette argum5tation pressante8 ,diront-ils 7c'e/ le raisonnem5t ractionnaire7 que le suffrage univ]sel e/ une in/itution malfaisante1 excrable1 et qui n'exi/e pas encore dans t\s les pays d',europe8 que1 si en ,france on l'a concd aux hommes1 ce n'e/ pas une raison p\r en inve/ir les femmes1 et qu'eu g>d aux jolies consqu5ces qu'il a produites1 il s]ait folie de l't5dre et sagesse de le re/re9dre8 ,c'e/ un peu la faon de p5s] de ,m4 ,brunetire1 qui ne voit aucune ncessit remettre une arme *>ge aux ma9s de qui ne sait po9t la mani]4 ,c]tes1 je me dcid]ais facilem5t refus] t\t droit politique aux femmes1 si je p\vais croire que le suffrage univ]sel ft une in/itution de passage1 une fausse div9it que les peuples brl]ont aprs l'avoir idoltre4 ,mais puisqu'il n'e/ pas d\teux que l'av5ir e/ la dmocratie1 comm5t s'imag9] qu'il ne soit pas au suffrage univ]sel8 ,si absurde et si dplorable qu'il puisse p>atre1 le vote populaire e/ l'in/rum5t ncessaire1--et d'ailleurs p]fectible1--des socits futures4 ,et le j\r mme o la ,france a proclam le suffrage univ]sel de nom1 sans le r5dre univ]sel de fait1 il tait prvoir que la logique1 qui e/ la raison des simples et la loi dt]m9ante des f\les1 l't5drait graduellem5t t\s les hommes et t\tes les femmes1 hormis seulem5t les int]dits et les indignes4 ,et cette ide e/ en m>*e4 ,qu'elle progresse plus l5tem5t dans l'anci5 monde que dans le n\veau1 cela ri5 d'tonnant4 ,les ,anglaises mme vot]ont *ez elles bi5 avant que les ,franaises vot5t *ez n\s4 ,il n'e/ po9t de pays plus atta* que le ntre ses habitudes et ses prjugs4 ,mais quelque l5teur qu'une ide mette se vid] de son cont5u1 il e/ 9vitable que la *ose t5de s'accord] avec le mot4 ,je crois donc1 avec ,m4 ,faguet1 que1 suivant la loi gnrale du dveloppem5t logique1 le suffrage univ]sel remplira tt ou t>d sa df9ition et s]a un j\r le suffrage de t\s#ah4 ,c'e/ une "q de temps4 ,note #ah3 mile ,,faguet1 ,mesdames au vote6 *o de la sema9e du #bh novembre #ahig1 p4 #ebb4 ,,ii ,si encore la loi franaise avait tabli des di/9ctions p>mi les lecteurs du sexe mascul91 on compr5drait1 la rigueur1 qu'elle c>tt les femmes du scrut94 ,mais au po9t de vue politique1 le savant et l'ignorant j\iss5t des mmes privilges3 citoy5s1 leur titre e/ de mme valeur2 gaux1 leur vote a le mme poids4 ,t\s les hommes se val5t devant l'urne et devant la ,con/itution4 ,c'e/ p\r en arriv] l que n\s avons fait nos ,rvolutions6 ,or1 e/imant l'9galit ngligeable entre les hommes1 p\vons-n\s la jug] suffisante l'effet d'exclure t\tes les femmes des droits que n\s rputons inalinables et imprescriptibles8 ,reconnaissant p\r notre gal le plus mdiocre1 le plus obtus de nos frres1 avons-n\s le droit de rep\ss] la plus di/+ue1 la plus illu/re de nos soeurs8 ,admettant t\tes les incapacits mascul9es1 sommes-n\s excusables d'exclure t\tes les capacits fm99es8 ,comm5t6 disait une femme de tte1 c'e/ moi qui paye l'impt fonci]1 et ce sont mes f]mi]s qui vot5t#ai8 ,note #ai3 ,mlle ,paul9e ,,de ,,gr&pr1 ,les lections4 ,revue encyclopdique du #bh novembre #ahif1 p4 #hfb4 ,les ,amrica9es ont su mettre pr(it ces anomalies avec une +nieuse f9esse4 ,a l',exposition de ,*icago1 une li?ographie tire des milli]s d'exemplaires1 reprs5tait ,miss ,frances ,will>d1 la trs populaire et trs zle prsid5te de l',association de temprance1 ent\re d'un peau-r\ge1 d'un idiot1 d'un =at et d'un f\ furieux1 avec cette lg5de explicative3 ,la femme amrica9e et ses gaux en politique4 ,on ne saurait se tr\v] en plus mauvaise compagnie4 ,le ngre vote t\tes les lections1 et la femme blan*e ne le peut pas encore6 ,voil qui doit rvolt] l'am\r-propre des ,amrica9es4 ,p\r rev5ir l',europe1 une femme peut tre re9e de ,gr&e-,bretagne ou re9e de ,holl&e1 et la plus f9e1 la plus intellig5te1 la plus in/ruite des ,franaises n'aurait pas le droit d'exprim] une op9ion politique6 ,il e/ vrai qu'en ,france1 d'aprs la loi salique1 les femmes s]ai5t exclues du trne2 et ,mrs ,fawcet voit prcism5t dans l'hommage r5du la capacit fm99e p> la ,con/itution anglaise1 et aussi dans l'clat du long rgne de la re9e ,victoria qui en a t la consqu5ce1 une explication des dveloppem5ts rapides du fm9isme en ,anglet]re4 ,mais1 bi5 que vivant en ,rpublique1 nos ,franaises ont1 grce ,dumas fils1 un argum5t plus spirituel faire valoir en faveur du suffrage fm993 ,qu& je p5se1 disait ce gr& prdicateur de ?tre1 que ,jeanne d',arc ne p\rrait pas vot] p\r les conseill]s municipaux de ,domrmy dans ce beau pays de ,france qu'elle aurait sauv#bj6 ,note #bj3 ,lettre d',alex&re ,dumas ,mme ,m>ia ,*eliga ,loewy4 ,revue encyclopdique du #ae dcembre #ahie4 ,sans sortir du prs5t1 il re/e trange que1 dans un pays o le premi] ru/re v5u e/ lecteur1 notre mre1 notre soeur et notre femme ne le soi5t pas4 ,en leur infligeant cette incapacit lectorale1 notre loi les assimile1 ni plus ni mo9s1 au failli1 l'alin et au crim9el4 ,et l'on compr5d que1 s\s le c\p de cette int]diction de vot]1 les plus fires s'appropri5t1 notre endroit1 cette dcl>ation fm9i/e que ,beaum>*ais a mise dans la b\*e de ,m>cel9e3 ,leurres de respects app>5ts1 dans une s]vitude relle1 traites en m9eures p\r nos bi5s1 punies en majeures p\r nos fautes1 n\s n'obt5ons de v\s qu'une considration drisoire#ba4 ,note #ba3 ,prface du ,m>iage de ,fig>o4 ,aussi bi5 connaissons-n\s des esprits ari/ocratiques qui1 t\t en n\rrissant les plus =tes prv5tions contre le suffrage univ]sel1 incl95t aux rev5dications du fm9isme politique4 ,tel ,m4 ,paul ,b\rget1 qui crivait1 la date du #ae novembre #ahic1 une des femmes les plus di/+ues du ,canada3 ,je n'ap]ois pas une bonne raison p\r priv] les femmes du droit de vote en des pays o l'on pr(esse la ?orie1 qui p>atra ins5se nos desc5dants1 du suffrage univ]sel4 ,du mom5t qu'un illettr vote comme un lettr1 un dome/ique comme son matre1 un paysan comme un b\rgeois1 puisqu'il n'e/ t5u compte ni des diffr5ces d'ducation1 ni de celles de capacit1 ni mme de l'intrt gnral1 p\rquoi la femme du paysan1 celle du dome/ique et celle du b\rgeois1 n'aurai5t-elles pas voix au *apitre1 au mme titre les unes que les autres et que leurs m>is4 ,leurs suffrages ne s]ai5t ni plus incompt5ts ni plus imprud5ts1 et peut-tre leur am\r p\r leurs enfants et leur s5s de l'conomie dome/ique les r5drai5t-elles plus sages sur c]ta9s po9ts3 les lois d'ducation1 p> exemple1 et les impts4 ,on ne saurait mieux dire4 ,comme l'homme1 la femme fait p>tie d'une socit civile et politique4 ,intresse au bon ordre1 la paix1 la =tune de l'tat1 il e/ illogique et inju/e de lui impos] les *>ges publiques sans lui reconnatre les prrogatives lectorales4 ,citoy5ne p> les devoirs qu'on lui impose1 elle mrite de l'tre p> la reconnaissance des droits qu'on lui refuse4 ,et notez que cette reconnaissance du droit de suffrage ne s]ait1 au fond1 qu'une re/itution4 ,le pass fut plus libral que le prs5t4 ,en v]tu du pr9cipe t]ri51 les femmes nobles pr5ai5t "p anci5nem5t aux lections prov9ciales et mme la nom9ation des tats gnraux4 ,l'lectorat fm99 ne s]ait donc pas une si gr&e n\veaut1 puisqu'il ne f]ait que r5\] et l>gir une vritable tradition hi/orique#bb4 ,note #bb3 ,,lab\laye1 ,re*]*es sur la condition civile et politique des femmes1 p4 #ddc1 note #c4--,luci5 ,,l$uc1 ,la ,femme devant le ,p>lem5t1 p4 #bhc1 notes #b et #d4 ,,iii ,v\s oubliez1 me dira-t-on1 que la femme e/ affran*ie du s]vice militaire1 et que son exclusion des droits politiques e/ prcism5t la ranon de cette exemption4 ,si l'homme seul e/ lecteur1 c'e/ que seul il e/ soldat4 ,puisque v\s aimez la logique1 ayez le c\rage d'enrgim5t] les femmes6--,ce n'e/ pas ncessaire4 ,on v\dra bi5 d'abord rem>qu] que cette objection n'a qu'une porte t\te mom5tane3 le s]vice militaire obligatoire p\r t\s les hommes n'exi/e ni en ,anglet]re ni en ,amrique4 ,en ,france mme1 il n'a pas t\j\rs t la loi du recrutem5t4 ,bi5 plus1 ri5 ne s'oppose ce que l'anci5 sy/me de l'arme pr(essionnelle remplace un j\r ou l'autre1 qu& la situation extrieure le p]mettra1 le sy/me actuel de la nation arme4 ,le temps n'e/ pas lo9 o les jeunes g5s1 qui p\vai5t se pay] un remplaant1 cons]vai5t nanmo9s leur ple9e capacit lectorale4 ,auj\rd'hui encore1 les prtres1 les pr(esseurs1 les in/ituteurs1 les diplms de c]ta9es coles1 sont s\/raits la presque totalit du s]vice militaire1 sans que leur droit de suffrage en soit amo9dri4 ,e/-ce que1 p> ailleurs1 l'impt du sang n'e/ po9t comp5s1 du ct des femmes1 p> les *>ges si l\rdes de la mat]nit8 ,bonap>te disait un j\r la veuve du philosophe ,condorcet3 ,je n'aime pas que les femmes s'occup5t de politique4--,v\s avez raison1 gnral2 mais dans un pays o on leur c\pe la tte1 il e/ naturel qu'elles ai5t envie de savoir p\rquoi4 ,la ,franaise d'auj\rd'hui p\rrait aj\t]3 ,dans un pays o l'on pr5d les enfants aux mres p\r les envoy] se faire tu] aux frontires ou dans les colonies1 les femmes ont bi5 le droit de savoir p\rquoi4 ,on leur dit3 ,ne v\s plaignez pas de votre incapacit politique3 v\s ne payez pas l'impt du sang4 ,elles ont une bonne rponse faire3 ,n\s le payons dans la p]sonne de ceux qui n\s sont le plus *]s1 fils1 frres1 p\x et amis3 ce qui n'e/ pas mo9s dur que de l'acquitt] p> soi-mme4 ,si n\s sommes disp5ses du s]vice militaire1 n\s sommes condamnes en revan*e t\tes les d\leurs de l'enfantem5t4 ,si n\s ne faisons pas la gu]re1 n\s faisons des soldats6 ,on compr5d ma9t5ant le mot de ,mi*elet3 ,qui paie l'impt du sang8 ,la mre4 ,inutile de trans=m] t\tes les femmes en viv&ires p\r leur p]mettre de rev5diqu] valablem5t l'ex]cice du droit lectoral4 ,et ma9t5ant1 n\s p\vons abord]1 en manire de conclusion1 cette vieille controv]se d'cole3 le vote e/-il une fonction ou un droit8 ,a vrai dire1 cela m'e/ bi5 gal4 ,si l'on ti5t l'lectorat p\r une fonction publique1 la loi doit en inve/ir seulem5t les plus dignes et les plus capables de l'ex]c]2 et p>tant notre con/itution politique a le devoir1 et de la confr] sur-le-*amp aux femmes in/ruites qui ne peuv5t que l'honor] p> leur c>actre et leur tal5t1 et de l'enlev] bi5 vite tant d'hommes ignorants ou malhonntes qui en font le plus sot usage ou le plus honteux trafic4 ,si l'on admet1 au contraire1 que l'lectorat soit un droit1 alors nul membre du corps social ne saurait en tre dpossd4 ,tant que le g\v]nem5t a t l'apanage de quelques privilgis1 on p\vait compr5dre que les femmes ne fuss5t po9t recevables en rev5diqu] le bnfice2 mais du j\r o la volont gnrale a remplac la volont mon>*ique1 du j\r o les p\voirs politiques sont dev5us l'manation et l'expression du cons5tem5t populaire1 la s\v]a9et1 procdant de t\s1 doit app>t5ir t\s4 ,et alors1 de deux *oses l'une3 ou l'lectorat e/ une fonction de s\v]a9et1 et cette fonction ne doit tre confre qu'aux p]sonnes capables de l'ex]c]1 hommes ou femmes2 ou bi5 l'lectorat e/ un droit de s\v]a9et1 et ce droit doit tre reconnu t\s ceux qui compos5t la volont gnrale1 hommes et femmes4 ,c> il n'y a pas moy5 de prt5dre que la s\v]a9et soit d'ess5ce mascul9e4 ,sa nature e/ d\ble3 elle e/1 en quelque sorte1 mle et femelle4 ,en d'autres t]mes1 la s\v]a9et ne dc\le pas exclusivem5t1 soit des hommes1 soit des femmes1 mais du peuple enti]1 de t\s les membres de la nation1 de l'ensemble des hommes et des femmes4 ,d'un mot1 elle e/ bisexuelle4 ,cela tant1 la conclusion s'impose3 t\s s\v]a9s1 t\s lecteurs6 ,,*apitre ,,iv ,plaidoy] en faveur de la femme lectrice ,,sommaire ,i4--,a-,t-,,elle ,,int,r,t ,a ,,vot]8--,,la ,,politique ,d,,mocratique ,,int,,resse ,,les ,,femmes ,,autant ,,que ,,les ,,hommes4--,,le ,,bullet9 ,,de ,,vote ,,e/ ,l',,arme ,,des ,,faibles4 ,,ii4--,,en ,,faveur ,,des ,,droits ,,politiques ,,de ,,la ,,femme4--,,sa ,,capacit4--,,sa ,,moralit4--,,son ,,esprit ,,cons]vateur4 ,,iii4--,,op9ions ,,de ,,quelques ,,hommes ,c,l,,bres4--,r,,si/ances ,,int,,ress,,es4--,,les ,,femmes ,,sont-,,elles ,,trop ,,s5tim5tales1 ,,et ,,trop ,d,,votes ,,p\r ,,bi5 ,,vot]8 ,i ,t\t conc\rt ju/ifi] le droit des femmes au suffrage politique4 ,re/e savoir si elles ont vraim5t intrt l'ex]c]4 ,on n\s object]a sans d\te1 ce propos1 que l'ex]cice des droits lectoraux ne saurait tre mis au rang des batitudes2 que j\] un si petit rle (ficiel e/ de mdiocre consqu5ce2 qu'il y a de plus gr&es joies et de plus pures j\issances sur la t]re que d'introduire1 de temps en temps1 un bullet9 dans l'urne s\s l'oeil s\ponneux de trois citoy5s vigilants appels scrutateurs2 que ce plaisir e/ si peu du gt de t\t le monde que beauc\p d'hommes1--et des meilleurs1--y r5onc5t sans privation1 sans s\ffrance2 qu'en f9 de compte1 vot] ne fait pas le bonheur4 ,vi5ne donc le j\r o t\tes les femmes s]ont lectrices1 il y aura quelques politici5nes de plus1 et pas une mcont5te de mo9s4 ,on n\s dira encore1 avec une grce ins9uante1 que1 dp\rvue du droit de suffrage et place mme s\s puissance de m>i1 la femme e/ matresse1 qu& elle le veut1 d'ex]c] une c]ta9e influ5ce sur les affaires de sa ville ou de son pays4 ,s\v]a9e de ce petit royaume qu'on appelle le mnage1 elle n'e/ po9t dnue de t\t moy5 d'agir sur les dt]m9ations et le vote de son m>i2 et ce p\voir mode/e1 sans clat1 mais sans responsabilit1 fait d'une femme intellig5te et f9e l'grie du foy]4 ,grce cette influ5ce discrte1 la femme mod]ne1 sans ri5 sacrifi] de ses devoirs d'p\se et de mre1 remplit un peu1 dans les affaires politiques1 l'(fice d'un mon>que con/itutionnel3 elle rgne1 mais ne g\v]ne pas4 ,qu'elle re/e donc la matresse de la maison et le bon gnie de la famille3 c'e/ le voeu de ceux qui pr(ess5t le culte de la femme et le mpris de la politique4 ,le malheur e/ 7ce s]a notre rponse7 que la femme d'auj\rd'hui n'a plus autant qu'autrefois le droit et le moy5 de se ds9tress] des *oses de la politique4 ,depuis que le peuple mancip a pris en ma9 la direction de ses propres affaires1 depuis que le suffrage univ]sel a subordonn notre =tune1 notre famille1 notre vie1 cette =ce anonyme1 irrsi/ible1 irresponsable1 qui e/ le nombre et qui s'affirme p> une simple majorit si s\v5t prcaire et in/able1 la politique e/ dev5ue la proccupation et le devoir de t\s4 ,e/-ce qu'une femme de tte ou de coeur peut re/] indiffr5te la "q de savoir si l'impt dvor]a le fruit de son travail1 si une lgislation rvolutionnaire confisqu]a ses bi5s hrditaires1 si la puissance r$\table de l'tat empit]a sans cesse sur les droits de la famille8 ,les ,franaises aurai5t gr& tort1 en vrit1 de se repos] sur leurs m>is ou sur leurs pres du so9 de conjur] ces prils4 ,un seul exemple3 l'imm5se majorit des femmes de ,france tait ho/ile la lacisation des coles1 et leurs hommes l'ont faite4 ,d'ailleurs1 il ne faut pas croire qu'en t\te *ose l'intrt des deux sexes soit id5tique4 ,actuellem5t1 l'ouvri] et l'ouvrire de l'indu/rie ont des intrts1 non seulem5t di/9cts1 mais absolum5t contraires4 ,n\s avons auj\rd'hui mille raisons de vot]1 diront les femmes4 ,d'abord1 c'e/ p> milli]s que n\s travaillons de nos ma9s p\r gagn] notre vie4 ,e/-il donc inutile de plaid] n\s-mmes la cause de notre labeur1 de notre sexe1 et de manife/] nos op9ions1 nos beso9s1 nos griefs1 p> ce mme bullet9 de vote que la loi a mis prcism5t en ce b aux ma9s des hommes8 ,e/-il sup]flu de pr5dre la df5se de notre p>gne contre vos gaspillages f9anci]s1 la df5se de nos enfants contre votre pdagogie /upide1 la df5se de nos consci5ces contre votre intolrance sectaire8 ,a cela1 po9t de rponse4 ,aurons-n\s enf9 le tri/e c\rage de refus] le droit de vot] la femme p>ce qu'elle a le malheur d'tre plus faible que l'homme8 ,ce s]ait aggrav] une 9galit de nature p> une inju/ice de la loi4 ,vot] e/ auj\rd'hui le seul moy5 lgal d'affirm] ses droits et de df5dre ses intrts4 ,plus la p]sonne huma9e e/ m5ace1 plus elle a beso9 d'tre protge4 ,dans notre socit1 le bullet9 de vote e/ l'arme des faibles et des opprims4 ,dni] au sexe fm99 le droit de suffrage1 c'e/ lui refus] le droit de lgitime df5se4 ,l'expri5ce politique et p>lem5taire atte/e que les lgislateurs font surt\t les lois p\r ceux qui font les lgislateurs4 ,l'intrt conspire donc avec le droit en faveur de l'lectorat des femmes4 ,,ii ,si *re que n\s soit la logique1 notre int5tion t\tefois n'e/ po9t de lui sacrifi] l'intrt public4 ,que l'on n\s dmontre que le vote des femmes e/ prjudiciable la nation ou la famille1 et n\s r5onc]ons sans regret leur mancipation lectorale4 ,invoquant d'abord l'intrt national1 on n\s assure que les femmes sont mo9s capables que les hommes d'ex]c] le droit de suffrage4 ,elles n'ont po9t l'intellig5ce des affaires1 ni le disc]nem5t rfl*i1 ni le sang-froid4 ,de complexion n]veuse et s5sible1 elles s'meuv5t plus facilem5t et plus vivem5t que n\s4 ,les m\vem5ts populaires1 le fanatisme religieux ou politique1 l'en?\siasme1 l'effroi1 la colre1 ex]c5t sur leur me des branlem5ts s\da9s1 des entranem5ts regrettables4 ,esclaves de leurs n]fs1 elles n'mettront que des votes de s5tim5t ou de passion4 ,c'e/ p\rquoi1 si favorable qu'il ft la femme1 ,mi*elet e/imait que la politique lui e/ gnralem5t peu accessible1 p>ce qu'il y faut un esprit gnralisateur et trs mle4 ,n\s p\rrions rpondre de suite que les femmes ont montr s\v5t un vritable tal5t de g\v]nem5t1 et que1 p\r ne p>l] que du pass1 des re9es comme lisabe? d',anglet]re1 ,m>ie-,?rse d',autri*e et la gr&e ,ca!r9e de ,russie ont fait assez belle figure dans le monde#bc4 ,/u>t ,mill#bd prt5dait mme que t\tes les femmes mises l'preuve du p\voir s'tai5t montres la hauteur de leur t*e4 ,mais ne citons pas avec trop de complaisance l'adm9i/ration de quelques gr&es s\v]a9es3 on n\s rpondrait p> le mot de la du*esse de ,b\rgogne ,mme de ,ma9t5on3 ,savez-v\s1 ,madame1 p\rquoi une re9e g\v]ne mieux qu'un roi8 ,c'e/ que1 s\s une re9e1 c'e/ d'ord9aire un homme qui dirige1 t&is que1 s\s un roi1 c'e/ gnralem5t une femme4 ,note #bc3 ,,appleton1 ,de la situation sociale et politique des femmes dans le droit mod]ne1 p4 #ae4 ,note #bd3 ,/u>t ,,mill1 ,l',assujettissem5t des femmes1 traduction ,cazelles1 pp4 #aag et suiv4 ,mettons que l'obs]vation soit ju/e3 elle n'e/ pas1 aprs t\t1 si dsavantageuse p\r le sexe fm994 ,l'orgueil de l'homme rep\sse le mrite1 dit ,joseph de ,mai/re1 et l'orgueil de la femme l'appelle4 ,quelle excell5te disposition p\r bi5 vot]6 ,s]iez-v\s donc si surpris que le suffrage des femmes ft plus clair1 plus prud5t et plus pratique que le ntre8 ,ne faisons pas les fi]s4 ,si les femmes ne sont pas1 l'heure qu'il e/1 plus intellig5tes que les hommes1 elles sont peut-tre plus in/ruites4 ,je veux bi5 que1 dans les classes prt5dues dirigeantes1 n\s t5ions encore la prm95ce de la culture et du savoir2 mais1 en revan*e1 dans les classes populaires1 il e/ bi5 difficile de refus] l'ouvrire plus de f9esse1 plus d'ouv]ture d'esprit1 plus de l>geur de coeur qu' l'ouvri]4 ,la paysanne elle-mme a l'intellig5ce plus veille1 plus meuble1 plus cultive que le paysan4 ,a la ville et surt\t la campagne1 t&is que le matre comm&e1 la matresse inspire et g\v]ne2 en sorte que1 dans les masses pr(ondes du suffrage univ]sel1 notre loi a exclu prcism5t du vote la p>tie la plus clairvoyante de la population franaise4 ,v\lons-n\s donc avoir un corps lectoral plus clair8 ,compr5ons-y les deux sexes4 ,l'adjonction des femmes1 c'e/ l'adjonction des capacits4 ,de plus1 la femme du peuple e/ d'une moralit suprieure celle des hommes de sa condition4 ,n\s avons eu dj l'occasion de cit] les /ati/iques crim9elles1 qui tabliss5t que le nombre des dl9quants mles dpasse considrablem5t le *iffre des condamnations enc\rues p> les femmes4 ,a quelles g5s le pays doit-il faire appel1 de prfr5ce t\s autres1 lorsqu'il s'agit de *oisir les lgislateurs1 s9on aux membres de la socit qui respect5t le mieux les lois tablies8 ,or1 t&is que n\s f]mons l'accs du scrut9 aux femmes honntes et v]tueuses1 n\s y admettons1--hormis seulem5t les crim9els1--t\s les hommes sans foi ni loi1 t\s les dbau*s1 t\s les alcooliques4 ,c'e/ de l'insanit pure4 ,qu'on ne dise po9t1 aprs cela1 que le suffrage des femmes e/ contraire la tranquillit publique1 c> n\s s]ions trop manife/em5t autoris us] du mme argum5t contre le suffrage des hommes et mme rclam] l'abolition du rgime p>lem5taire qui p]met nos faiseurs de politique de m5] aut\r de n\s un si sc&aleux tapage4 ,,iii ,les hommes sont donc mal fonds se prvaloir contre les femmes d'incapacit intellectuelle ou d'incapacit morale4 ,et comme elles ont le s5s de l'ordre et le gt de la bonne adm9i/ration1 veuillez croire qu'elles ti5dront un mo9dre compte des c\leurs1 des manife/es1 des vocifrations ou des vocalises d'un c&idat que de sa valeur propre et de son honntet p]sonnelle4 ,transportant aux affaires de l'tat leurs qualits de bonnes mnagres1 elles n'auront pas de pe9e se montr] plus fidles au scrut91 plus libres dans leur *oix et surt\t plus scrupuleuses1 plus svres que n\s sur les que/ions d'honneur et de probit1 si bi5 qu'il se p\rrait que la bonne politici5ne n\s gurt du mauvais politici54 ,c'tait l'esprance d'mile de ,gir>d9 qui saluait dans l'lectorat des femmes l'avnem5t d'une politique plus haute1 plus pr(onde et plus l>ge1 de mo9s en mo9s rvolutionnaire1 et de plus en plus sociale4 ,l'gale de l'homme1 d'o j'extrais cette ide1 fut une rponse l',homme-,femme d',alex&re ,dumas2 et l'on peut croire que l'opuscule de ,gir>d9 ne fut pas trang] la conv]sion du gr& dramaturge qui1 aprs avoir p]sifl les rev5dications fm9i/es1 les exalta s\da9 dans les ,femmes qui tu5t et les ,femmes qui vot5t4 ,et n\s avons auj\rd'hui p\r g>ant de leurs prvisions le progrs des moeurs politiques dans les heureux pays o fleurit1 p> exception1 l'lectorat fm994 ,r5dant compte des rsultats de la loi du #ab dcembre #ahfi qui1 dans l'tat de ,wyom+1 a reconnu aux femmes le droit de vote en matire politique1 le juge ,john ,k+man conclut que l'influ5ce gnrale du suffrage fm99 a t d'lev] le niveau moral et intellectuel de la socit et d'assur] l'lection des hommes les plus capables#be4 ,et je v\s prie de croire que les femmes de l-bas ne nglig5t ri5 p\r faire triomph] la c&idature qu'elles s\ti5n5t4 ,elles ont sur n\s tant d'avantages6 disait un j\rnali/e amrica9#bf4 ,note #be3 ,ed4 ,,villey1 ,le ,m\vem5t fm9i/e contempora91 p4 #ae4 ,note #bf3 ,,o/rogorski1 ,la ,femme au po9t de vue du droit public1 pp4 #ga et s4 ,faut-il cra9dre1 p> ailleurs1 que leur s5tim5talisme et leur dvotion ne les entran5t des votes et des *oix inconsidrs8 ,elles s]ont mauvaises g>di5nes de l'honneur national1 a-t-on dit4 ,faites qu'une gu]re soit ju/e et ncessaire3 elles y refus]ont leur adhsion#bg4 ,de fait1 les femmes se sont associes en gr& nombre aux ligues de la paix4 ,leur coeur1 si ri*e de piti1 se s\lve naturellem5t contre les horreurs de la gu]re4 ,beauc\p de fm9i/es1--et des plus notoires1--sont de *aleureux adeptes de la cause humanitaire4 ,mais1 t\t pr5dre1 lorsqu'il s'agit de d*an] la gu]re1 mieux vaut un coeur timide qu'un coeur lg]4 ,bi5heureux les pacifiques6 ,il n'y a pas trop de ma9s sur la t]re p\r lev] au-dessus des peuples jal\x et qu]elleurs le rameau d'olivi]4 ,note #bg3 ,,duv]g]1 ,de la ,condition politique et civile des femmes1 p4 #fb4 ,aptre de la paix int]nationale1 la femme s]virait galem5t la cause de la paix intrieure4 ,d'esprit cons]vateur1 ayant le s5s de l'ordre et le gt de l'conomie1 la bonne mnagre franaise rpugn]ait la viol5ce des p>tis extrmes2 et comme son ducation *rti5ne la v\e trs gnralem5t la df5se des traditions sociales1 elle f\rnirait p> ses votes un appo9t considrable la politique modre4 ,v\s y tes6 int]rompront c]ta9es g5s2 elles ne nomm]ont que des curs ou des congrgani/es4--,et aprs8 ,si v\s leur accordez le droit de vote1 c'e/1 j'imag9e1 p\r les laiss] libres de vot] leur conv5ance et non po9t p\r leur impos] je ne sais quel m&at impratif4 ,le prtre et l'vque ne sont po9t1 d'ailleurs1 si dplacs dans une assemble dlibrante3 t\t ce qui t\*e au culte et aux oeuvres d'ducation et d'assi/ance r5tre au premi] *ef dans leur compt5ce et leur mission4 ,que si la s\tane d'un c&idat ca*ait1 p> has>d1 plus d'ambition et d'gsme que de dv\em5t la *ose publique1 la clairvoyance des lectrices aurait tt fait de le dc\vrir et leur confiance ne t>d]ait pas se port] sur de plus dignes et de plus mritants4 ,il n'e/ pas si facile qu'on le croit de conqurir l'me des dvotes4 ,beauc\p1 dans le nombre1 sont indp5dantes et frondeuses3 dem&ez ,,mm4 les ,curs6 ,les meilleures *rti5nes n'excluront po9t les laques et ne vot]ont qu' bon esci5t4 ,mme ,m>gu]ite ,dur& e/ime mme que1 si les femmes se montr5t trop accessibles aux influ5ces religieuses1 ce s]a p\r un temps si c\rt que l'glise1 qui a la vie longue1 ne ti5t pas1 *ez n\s1 en faire l'expri5ce#bh4 ,a qui f]a-t-on croire1 en t\t cas1 que leurs suffrages s]ai5t mo9s libres que ceux de nos cantonni]s et de nos ivrognes8 ,et puis1 il n'e/ gure possible que leurs *oix soi5t pires que les ntres4 ,note #bh3 ,voir la ,fronde du v5dr$i #ad septembre #aijj4 ,je n'ai po9t1 du re/e1 la simplicit de p5s] que l'esprit sectaire puisse s'accommod] de mes ides et se rang] mes conclusions4 ,l'habilet avant la ju/ice1 voil le mot d'ordre de ceux qui plac5t l'intrt de p>ti au-dessus des droits de la p]sonne huma9e4 ,qu& la ,franaise aura nos op9ions politiques1 dis5t-ils1 n\s lui p]mettrons de vot]4 ,pas avant6 ,on me p>donn]a de ne po9t discut] cette manire de voir3 je la ti5s p\r aussi dcisive que misrable2 c> elle subordonne cyniquem5t la cause des faibles l'utilit g/e des =ts4 ,,*apitre ,v ,objections des potes et des m>is ,,sommaire ,i4--,,si ,,la ,,vie ,,publique ,,risque ,,de ,g,,t] ,,les ,,gr,,ces ,,de ,,la ,,femme4--,,va9es ,,appr,,h5sions4 ,,ii4--,,si ,l',,lectorat ,,des ,,femmes ,,risque ,,de ,d,,sorganis] ,,la ,,soci,t ,,dome/ique--,,cra9tes ,,excessives4 ,,iii4--,,comm5t ,,concili] ,,les ,,droits ,,politiques ,,de ,,la ,,femme ,,avec ,,les ,,droits ,,politiques ,,du ,,m>i8--,,du ,,peu ,,de ,,g\t ,,des ,,fran,,aises ,,p\r ,l',,mancipation ,,lectorale4 ,en ju/ice et en raison1 les femmes ont le droit de vot]2 les femmes ont intrt vot]2 les femmes ont qualit p\r vot]4 ,que peut-on bi5 encore leur oppos]8 ,deux objections curieuses3 celle des potes et celle des m>is4 ,i ,les premi]s v\s diront avec des l>mes dans la voix3 ,de grce1 ne laissez pas les femmes s'appro*] de l'urne lectorale3 v\s allez n\s les gt]4 ,ce sont des tres *>mants1 des cratures dlicates1 qui p]drai5t leurs grces et leurs qualits se ml] des affaires publiques4 ,qu'elles re/5t neutres en politique p\r cons]v] leur empire et leur s\v]a9et sur les hommes6 ,a ces galants scrupules1 ,alex&re ,dumas avait une plaisante rponse3 ,croyez-v\s1 disait-il1 que la bicyclette les r5de gracieuses#bi8 ,ce n'e/ pas le scrut91 d'ailleurs1 qui en f]a des hommes4 ,l'ex]cice du droit de citoy5 n'a ri5 de bi5 rude4 ,il n'e/ pas ncessaire1 p\r y excell]1 d'un long et pnible entranem5t4 ,s]ait-ce donc qu'en se r5dant la mairie1 une ou deux fois t\s les trois ou quatre ans1 p\r dpos] dans l'urne un petit c>r de papi]1 les femmes risqu5t de pr5dre des allures de portefaix8 ,c]tes1 une telle mtamorphose s]ait hassable1 si le vote la r5dait possible4 ,mais il n'e/ pas croyable qu' *oisir entre les radicaux ou les modrs et vot] p\r ,pi]re ou p\r ,paul1 les femmes p]d5t les grces de leur sexe4 ,note #bi3 ,lettre ,mme ,m>ia ,*liga4 ,aussi des g5s plus graves1 jugeant cette raison insuffisamm5t raisonnable1 ont repris le vieil argum5t1 suivant lequel il n'e/ pas bon que la femme soit mle au m\vem5t et au sans-gne de la vie publique4 ,comm5t concili]ait-elle ses devoirs de ret5ue1 de mode/ie1 de pudeur1 avec les compromissions et les brutalits d'une campagne lectorale8 ,e/-ce dans les runions publiques qu'elle appr5dra le beau langage1 l'urbanit1 la d\ceur1 t\tes qualits qui sont l'honneur de son sexe8 ,p>vi5dra-t-elle bannir des luttes politiques la viol5ce et la grossiret que n\s y mettons8 ,n'y p]dra-t-elle pas1 au contraire1 la dc5ce que n\s lui envions8 ,il e/ plus sr p\r elle de rs]v] aux si5s les trsors de sa d\ce et sage p>ole1 les so9s1 le dv\em5t et les consolations dont la famille a beso9#cj4 ,note #cj3 ,,duv]g]1 ,de la ,condition politique et civile des femmes1 p4 #eh4 ,lo9 de n\s la p5se de conseill] aux femmes de faire le c\p de po+ dans les runions publiques4 ,mais on peut tre lecteur sans desc5dre1 comme dirait ,m4 ,prudhomme1 dans l'arne des p>tis4 ,une salle de vote n'e/ pas ncessairem5t un mauvais lieu4 ,le contact des lecteurs e/-il si odieux et si dmoralisant8 ,une monda9e vapore n'e/-elle pas plus br\ille avec son foy] que ne le s]a jamais une femme admise au scrut98 ,que si l'on cons]vait des cra9tes p\r la respectabilit des lectrices1 ri5 n'emp*]ait de les admettre vot] p> correspondance ou p> procuration1 mo9s encore qu'on affecte au scrut9 deux salles di/9ctes1 l'une p\r les dames1 l'autre p\r les hommes4 ,mais c'e/ faire bi5 des faons p\r une *ose t\te simple4 ,en ,amrique et en ,au/ralie1 l o l'int]v5tion des femmes dans les lections politiques e/ de fait et de droit1 leur p>ticipation au vote n'occasionne ni emb>ras ni sc&ale4 ,elles s'a*em95t au scrut9 p\r dpos] leur bullet9 de vote1 comme elles vont *ez le p]cepteur acquitt] leur feuille d'impts ou *ez le banqui] t\*] leurs c\pons de r5te1 le plus tranquillem5t du monde4 ,et t\s les p>tis reconnaiss5t que leur influ5ce a t pr(itable au bi5 public4 ,on leur fait p>ticulirem5t honneur des amliorations apportes la loi des pauvres1 la rpression de l'alcoolisme1 l'adm9i/ration des hpitaux1 des asiles1 des prisons1 des coles et des tablissem5ts pnit5tiaires4 ,p\rquoi l'ext5sion du vote lectoral aux femmes franaises ne n\s vaudrait-il pas les mmes bnfices8 ,impossible1 du re/e1 d'enf]m] les femmes d'auj\rd'hui dans un gynce et de les condamn] fil] la la9e s\s le manteau de la *em9e4 ,si l'on v\lait int]dire leur sexe la frqu5tation des hommes dans les lieux publics comme au bon vieux temps1 ce n'e/ pas la salle de vote qu'il faudrait leur f]m]1 mais aussi et surt\t les magas9s1 les us9es1 les bureaux1 les po/es et les tlgraphes1 t\tes les fonctions indu/rielles et comm]ciales4 ,autant supprim] leur lib]t d'all] et de v5ir1 leur droit de v5dre et d'a*et]6 ,il ne s'agit po9t1 p> contre1 de d*an] imprudemm5t le suffrage univ]sel p>mi les femmes1 comme on l'a d*an brusquem5t1 en #ahdh1 p>mi les hommes4 ,on p\rrait les admettre d'abord1 p> mesure d'a*em9em5t1 au vote municipal1 quitte t5dre peu peu leur capacit lectorale4 ,mais quelles que soi5t les dispositions transitoires admises1 n\s ne p\vons s\scrire celle qui consi/]ait rs]v] le droit de suffrage aux femmes veuves ou clibataires4 ,ce privilge (f5s]ait la raison et la ju/ice4 ,il ne faut po9t que les beaux titres d'p\se et de mre devi5n5t une cause de dfaveur et d'infriorit4 ,a trop avantag] les femmes de condition indp5dante qui j\iss5t1 dans la vie1 d'une plus gr&e somme de lib]ts civiles1 on c\rrait le risque de discrdit] le m>iage4 ,et puis1 les pres et les mres ne sont-ils pas plus intresss que quiconque la bonne ge/ion des affaires publiques8 ,compr5drait-on que les droits politiques fuss5t l'apanage exclusif des veufs et des vieux g>ons8 ,plus rationnel assurm5t s]ait l'attribution d'un d\ble suffrage aux *efs de familles1 hommes ou femmes4 ,en un pays o la population dcrot1 il s]ait f\ d'avantag] le clibat4 ,,ii ,n\s arrivons au gros argum5t des m>is4 ,il ne faut pas dsorganis] la socit dome/ique s\s prtexte de mieux organis] la socit politique4 ,puisque la femme a un matre1 a crit ,jules ,simon1 elle ne peut avoir dans l'tat les droits de citoy54 ,et encore3 ,la famille a un vote3 si elle en avait deux1 elle s]ait divise2 elle prirait4 ,en effet1 l'expri5ce de *aque j\r atte/e combi5 les discussions politiques creus5t entre les hommes de pr(ondes et regrettables divisions4 ,n'apprh5dez-v\s po9t que1 les mmes causes produisant les mmes effets1 la politique n'introduise dans les mnages des diss5tim5ts et des qu]elles qui1 en exasprant les incompatibilits d'humeur1 ne manqu]ai5t po9t de dissoci] et de rompre bi5 des unions8 ,supposez que l'un des conjo9ts soit royali/e ou cons]vateur1 et l'autre radical ou sociali/e2 faites-les vot]1 titre gal1 aux mmes lections3 la paix du foy] en s]a-t-elle aff]mie ou tr\ble8 ,imag9ez-v\s la gaiet de leurs conv]sations8 ,les voyez-v\s s'ex]c]1 en tte--tte1 aux lib]ts publiques1 en puisant l'un contre l'autre t\tes les ri*esses du langage p>lem5taire8 ,n'e/-il pas cra9dre1 mme1 que ces disputes conjugales ne se p\rsuiv5t jusqu' la mairie1 devant l'urne1 s\s les yeux du public8 ,entre p\x quelque peu anims de l'esprit de contr>it1 la vie ne s]a plus t5able4 ,le divorce a dj trop d'alim5ts p\r qu'il soit prud5t de lui f\rnir le prtexte 9puisable des diss5tim5ts lectoraux4 ,la politique e/ ce qui n\s divise le plus2 ne l'in/allons pas au foy]6 ,le vote des femmes ne simplifi]ait pas nos difficults1 crit ,m>ion1 il les d\bl]ait#ca4 ,et la paix des mnages en s]ait gravem5t tr\ble4 ,v\lez-v\s introduire dans le ,code le divorce p\r incompatibilit d'humeur lectorale8 ,note #ca3 ,la ,psy*ologie de la femme1 p4 #cjb4 ,fran*em5t1 n\s ne croyons pas cette aggravation des ho/ilits entre m>i et femme p> la malfaisance de la politique4 ,de nos j\rs1 les p\x sont diviss sur des que/ions autrem5t graves que celles du *oix d'un maire ou d'un dput4 ,combi5 de fois leur diss5tim5t porte sur les ides fondam5tales de la de/9e1 sur la foi une autre vie1 sur les devoirs de religion8 ,c> il n'e/ pas r>e de voir un libre-p5seur p\s] une dvote2 et c'e/ l'occasion de l'ducation des enfants surt\t que les div]g5ces religieuses peuv5t s'aigrir et s'env5im]4 ,eh bi56 si graves que soi5t ces oppositions de vues et de croyances1 si tr\blants que soi5t ces mal5t5dus de consci5ce et ces antagonismes de doctr9e1 on tr\ve moy5 de s'arrang]4 ,les femmes vont tranquillem5t la messe1 t&is que les m>is vaqu5t leurs affaires4 ,leur s]ait-il plus difficile de vot]1 l'un p\r les radicaux1 l'autre p\r les cons]vateurs1 sans se meurtrir ou s'invectiv]8 ,d'autant mieux que1 s'il e/ possible d'emp*] les femmes de vot]1 il n'e/ pas au p\voir de la loi de les emp*] de p5s]4 ,en ralit1 elles se sont occupes et s'occup]ont t\j\rs de politique2 elles s'en occup5t et s'en proccup5t mme de plus en plus2 elles lis5t les j\rnaux1 discut5t les vnem5ts et1 faute de p\voir ex]c] quelque influ5ce sur leur direction p> un libre suffrage1 les ambitieuses et les habiles rec\r5t l'intrigue p\r assur] le triomphe de leurs ides ou de leurs amis4 ,au lieu de politiqu] tortueusem5t dans les c\lisses1 n'y aurait-il pas avantage ce qu'elles puiss5t manife/] leurs op9ions au gr& j\r8 ,on p>at cra9dre que la coquett]ie des femmes ne soit un n\vel lm5t la corruption lectorale4 ,mais la beaut ne c\rt pas les rues4 ,on r$\te les influ5ces fm99es1 celles du reg>d1 de la toilette1 le contact de deux ma9s se r5contrant dans l'urne2 on tremble la seule p5se que les rsultats d'un scrut9 puiss5t dp5dre du pli d'une lvre et de la grce d'un s\rire4 ,mais qui f]a-t-on croire que le suffrage mascul9 n'obx prs5tem5t qu' la droite et sa9e raison8 ,on assure que les femmes pr5dront conseil de leur confesseur1 de leur p\x ou de leur ami1 c'e/--dire d'un homme dont elles d\bl]ont le suffrage4 ,mais nos lecteurs d'auj\rd'hui sont-ils ins5sibles aux influ5ces de leurs p>5ts1 aux sollicitations de leurs vois9s8 ,les promesses ou les faveurs n'ont-elles jamais prise sur leurs dt]m9ations8 ,j'ai l'ide que si1 avant le scrut91 les femmes *]*5t clair] leur consci5ce1 elles song]ont mo9s que les hommes1 tant plus honntes1 v5dre leur vote4 ,on n\s dit encore que l'lectorat des femmes ne s]ait sans dang] qu'au cas o l'union morale s]ait complte1 et que1 rev5diqu comme arme de combat1 il ne peut t5dre qu' les sp>] de leurs pres1 de leurs frres et de leurs m>is4 ,ou les femmes vot]ont p\r n\s1 et leur suffrage s]a inutile1 ou bi5 elles vot]ont contre n\s1 et c'en s]a fait de la paix sociale4 ,mais si l'h>monie des esprits tait p>faite et le g\v]nem5t sans dfaut1 le vote mascul9 lui-mme s]ait sup]flu4 ,et quant croire une coalition mon/rueuse de la totalit des femmes contre la totalit des hommes1 c'e/ du pur enfantillage4 ,au surplus1 t\tes les objections que l'on lve actuellem5t contre l'lectorat fm99--invasion de la politique dans les mnages1 rivalits des individus et des classes1 agitation1 opposition1 corruption1--on les a =mules jadis contre le suffrage univ]sel des hommes4 ,et f9alem5t1 puisque le vote p]sonnel e/ une ncessit de la dmocratie1 il e/ logique1 il e/ ju/e de f\rnir la femme1 comme l'homme1 le moy5 de df5dre ses intrts et ses droits4 ,faisons rem>qu]1 p> ailleurs1 ceux qui1 r$\tant l'+r5ce des femmes dans la politique1 prophtis5t les pires extravagances1 qu'il n'e/ pas impossible que l'mulation des vues1 des ambitions et des ef=ts mette plus d'quilibre dans la socit1 sans s\lev] p\r cela plus de conflits dans la famille4 ,c>1 aprs t\t1 il n'e/ pas ju/e de prsum] qu'en matire lectorale le m>i et la femme s]ont ncessairem5t en dsaccord1 et que1 p> suite1 la politique soit la plus gr&e ennemie du m>iage4 ,bi5 qu'admises vot]1 les femmes ne cess]ont po9t de plaire et d'aim]4 ,jamais l'am\r de la politique ne f]a r5onc] une ,franaise la politique de l'am\r4 ,,iii ,mais si l'am\r p]si/e1 que devi5dra le respect de l'autorit m>itale8--,je rponds3 l'union de l'homme et de la femme e/ une alliance2 et1 comme t\te alliance1 elle ne doit comport] ni dom9ation qui ass]vit1 ni sujtion qui annihile4 ,*acun des deux allis g>de sa p]sonnalit1 sa consci5ce1 son moi4 ,l'p\se n'e/ po9t le satellite de l'p\x1 ni son reflet1 ni son ombre1 ni son *o1--t\tes expressions qui ont t employes p> les antifm9i/es p\r signifi] l'absorption ncessaire de la femme p> le m>i4 ,aprs comme avant le m>iage1 la femme e/ une p]sonne devant l'tat comme devant ,dieu4 ,en p\sant un homme1 elle n'abdique po9t son individualit4 ,le m>i qui la trait]ait en infrieure commettrait un crime de lse-humanit4 ,bi5 qu'elle soit autre que lui1 elle ne cesse po9t d'tre1 en raison et en religion1 une me gale la si5ne4 ,que l'homme se p]suade donc que1 s'il e/ et doit re/] le *ef de la famille1 il n'e/ pas et ne peut pas tre1 en politique1 le matre absolu de sa femme4 ,ne laissons ni dcapit] la puissance m>itale ni annul] la p]sonnalit fm99e4 ,de mme que l'autorit morale du pre n'e/ pas un ob/acle au suffrage des fils qui ont atte9t l'ge de la majorit1 a9si le m>iage e/ incapable de faire p]dre l'p\se ses droits de citoy5net4 ,nulle contradiction1 consquemm5t1 la laiss] vot]3 le droit du m>i lecteur n'e/ po9t1 en soi1 la ngation du droit de la femme lectrice4 ,et qu'on ne voie po9t l un vote en p>tie d\ble1 s\s prtexte que les p\x ne font qu'un4 ,c> cette unification ne saurait all] jusqu' la suppression de la p]sonnalit de l'p\se4 ,l'union des vies n'e/ pas la confusion des mes4 ,que si1 enf91 la femme a omis1 p5dant des sicles1 de rev5diqu] ses droits lectoraux1 laissant son compagnon la vie publique1 g>dant p\r elle les occupations dome/iques1 ca*ant au foy]1 p> mode/ie ou p> fi]t1 ses trsors de c\rage1 de t5dresse et de bont1 il s]ait inju/e de triomph] contre elle de son sil5ce et de son inaction4 ,l5tem5t elle a pris consci5ce de son rle et de son p\voir2 l5tem5t elle s'e/ ap]ue qu'elle portait le monde1 qu'elle l'enfantait1 qu'elle relevait1 et que son influ5ce ne rpondait qu'insuffisamm5t sa puissance4 ,ds les premi]s pas qu'elle a has>ds au dehors1 conva9cue de sa =ce autant que frappe de son inexpri5ce1 elle a p5s que1 si elle *ancelait1 c'e/ qu'elle tait demeure trop longtemps immobile et enf]me4 ,et elle s'e/ mise avec ardeur cultiv] son intellig5ce1 ex]c] sa lib]t4 ,auj\rd'hui1 les plus h>dies manife/5t la volont de p>ticip] la vie sociale et d'agir sur la vie politique autrem5t que p> les fils qu'elles donn5t la communaut2 et elles appui5t leurs prt5tions du plus dmon/ratif des argum5ts1 en montrant1 p> leurs ef=ts et leurs succs dans les exam5s qu'elles subiss5t et dans les emplois virils qu'elles envahiss5t1 des aptitudes srieuses p\r la plup>t des rles que l'homme s'tait jusqu'ici rs]vs4 ,en ce qui conc]ne la ,france1 t\tefois1 il s]ait excessif de dire que le m\vem5t e/ gnral4 ,beauc\p d'esprits e/im5t que nos moeurs politiques sont trop basses et trop rudes p\r qu'il soit expdi5t d'y associ] les femmes4 ,et qu& n\s leur rpliquons que l'accession de celles-ci au corps lectoral lui apport]ait un lm5t de lumire et de sagesse1 ils refus5t de n\s croire1 allguant1 non sans raison1 que la trs gr&e gnralit des femmes ne rclame pas le suffrage politique4 ,l'obs]vation e/ ju/e4 ,presses p> les exig5ces de la vie1 les ,franaises aspir5t mo9s l'mancipation politique qu' l'mancipation conomique4 ,elles ont volonti]s le travail agressif2 elles se flatt5t de n\s expuls] de nos positions les plus solides1 sans se d\t] que leur coopration lectorale s]ait plus utile leur cause1--et la *ose publique1--que l'envahissem5t1 s\v5t inconsidr1 des pr(essions mascul9es4 ,,*apitre ,,vi ,a qu& le vote des ,franaises8 ,,sommaire ,i4--,,ho/ilit ,,des ,,uns1 ,,indiff,,r5ce ,,des ,,autres4--,,ou ,,e/ ,,la ,,femme ,,=te ,,de ,l',,vangile8 ,,ii4--,l',,lectorat ,,des ,,femmes ,,et ,,leur ,,ligibilit4--,,du ,r,,le ,,politique ,,de ,,la ,,femme ,,de ,,qu>ante ,,ans4 ,,iii4--,,dang]s ,,de ,,la ,,vie ,,p>lem5taire4--,,po9t ,,de ,,femmes ,d,,put,s4--,,le ,,droit ,d',,lire ,n',,implique ,,pas ,n,,cessairem5t ,,le ,,droit ,d',,tre ,,lu4 ,n\s p]si/ons croire que les femmes ont une place pr5dre dans notre droit public1 sans amo9drissem5t p\r les hommes1 sans dommage p\r elles-mmes4 ,et *ose curieuse1 cette n\veaut1 que n\s jugeons la plus raisonnable1 la plus utile1 la plus lgitime1 e/ prcism5t1 comme n\s v5ons de le dire1 la mo9s dsire p> les deux sexes6 ,i ,de cette indiffr5ce1 il e/ deux raisons4 ,d'une "p1 les p>tis politiques qui dispos5t en ce mom5t du p\voir1 si conva9cus qu'ils soi5t du bon droit des femmes1 en r$\t5t les effets p\r eux-mmes4 ,faire vot] les ,franaises1 n'e/-ce po9t livr] la ,rpublique aux ca?oliques8 ,et cette p]spective t]rifiante1 comme n\s disait une f9e dvote1--t\tes les loges maonniques frmiss5t d'p\vante4 ,d'autre "p1 les cons]vateurs1 p>alyss p> des sicles de prjugs et d'apa?ie1 hsit5t pr5dre en ma9 la cause de l'lectorat fm994 ,ils sont anims de si f>\*es prv5tions contre le suffrage univ]sel qu'ils n'ont po9t le c\rage d'en tir] t\tes les consqu5ces1 duss5t-ils les premi]s bnfici] de celles-ci4 ,mfiance de la gau*e1 pusillanimit de la droite1 tel e/ le secret du peu de gt que nos hommes politiques tmoign5t p\r le suffrage fm994 ,mais on s5t bi51 de "p et d'autre1 que les femmes ne p\rront pas tre traites longtemps comme une quantit ngligeable4 ,leur refus] le droit de vote1 c'e/ r5i] les pr9cipes de la ,rvolution1 dont se rclame le p>ti avanc1 ou trahir les intrts de la cons]vation sociale1 auquel se v\e le p>ti modr4 ,et comme p\r russir gau*e ou droite1 il faut1 suivant le mot de ,mirabeau1 que les femmes s'en ml5t1 n\s voyons les p>tis en prs5ce rivalis] de coquett]ie et multipli] les avances p\r les attir] et les conv]tir leurs ides4 ,nos cons]vateurs att5dront-ils que les femmes franaises ai5t cess d'tre *rti5nes1 p\r rev5diqu] en leur faveur le droit de p>ticip] aux lections communales1 dp>tem5tales et lgislatives8 ,mon avis e/ qu'ils ne f]ai5t po9t une si mauvaise affaire en t5dant la capacit politique de leurs mres1 de leurs femmes et de leurs soeurs4 ,s'il leur faut des voix plus autorises que la mi5ne1 qu'ils veuill5t bi5 prt] l'oreille aux dcl>ations des plus hauts reprs5tants du cl]g ca?olique l'trang]1 mo9s timors en cela1--tant plus libres1--que leurs m95tissimes collgues de l'piscopat franais4 ,c'e/ le c>d9al ,vaughan1 primat d',anglet]re1 qui acquiesce expressm5t la coopration des femmes aux affaires publiques2 c'e/ le clbre prlat amrica91 ,mgr ,irel&1 ar*evque de ,sa9t-,paul1 qui t]m9ait une confr5ce faite ,p>is p> ces mots3 ,il ne faut pas dsespr] du monde si les femmes obti5n5t le droit de suffrage#cb4 ,note #cb3 ,j\rnal des ,dbats du #bj ju9 #ahib4 ,n\s qui rclamons p\r la femme t\te la ju/ice et ri5 que la ju/ice1 n\s sommes conva9cu que1 p\r peu que les ,franaises veuill5t f]mem5t tre lectrices1 elle le s]ont4 ,le v\dront-elles8 ,t\t e/ l4 ,il s]ait pnible de con/at] que la discipl9e ca?olique les a dome/iques et amollies ce po9t1 qu'elles ne puiss5t relev] la tte aussi firem5t que les ,anglo-,saxonnes et t5t] de n\s sauv] de nos misres en se librant de leur in]tie et de leur infriorit4 ,c'e/ trop dj que des rpublica9s libraux comme ,jules ,simon ai5t pu s'tonn] de l'inconcevable rsignation1 avec laquelle les *rti5nes de ,franco ont accept la politique des dcrets et des lacisations4 ,o sont donc les femmes =tes de l'vangile8 ,,ii ,p> un d]ni] scrupule que n\s t5ons dissip]1 d'aucuns incl9]ont peut-tre refus] aux femmes l'lectorat politique dans la cra9te qu'il ne soit un a*em9em5t leur ligibilit4 ,a pe9e mises en possession du droit de vote1 dit-on1 elles rclam]ont le droit de reprs5tation4 ,ds qu'elles s]ont lectrices1 elles v\dront tre lues4 ,leur ouvrirez-v\s dbonnairem5t les mairies1 les conseils gnraux1 le ,p>lem5t1 t\tes les fonctions (ficielles du g\v]nem5t8 ,les ,amrica9es n'en d\t5t pas4 ,il e/ quelques tats o elles sig5t dj dans les assembles communales2 et l'on ne voit pas1 p\r le dire en passant1 qu'elles s'acquitt5t de leurs devoirs plus mal que les hommes4 ,on n\s c]tifie mme que leur prs5ce n'a produit que de bons effets3 plus d'ordre1 plus de t5ue *ez leurs collgues mascul9s1 plus d'exactitude aux sances1 plus de f]met dans la rpression de l'ivresse et de la dbau*e#cc4 ,a9si ,mgr ,irel& n\s assure que1 dans l'tat de ,wyom+1 une femme ayant t lue maire1 t\s les cab>ets du di/rict fur5t1 ds le l5dema91 f]ms p> son ordre#cd4 ,voil un bel exemple d'audace que je pr5ds la lib]t de recomm&] nos magi/rats municipaux4 ,on compr5d ma9t5ant que l'lection d'une femme la prsid5ce de la ,rpublique p>aisse aux fm9i/es d',amrique la *ose la plus naturelle du monde4 ,note #cc3 ,,villey1 op4 cit41 pp4 #ad et #ae4 ,note #cd3 ,j\rnal des ,dbats du #bj ju9 #ahib4 ,sans n\rrir des esprances aussi h>dies1 le fm9isme de ,france n'e/ pas exempt de t\te ambition politique4 ,non cont5tes de s'asseoir1 en lves /udieuses1 sur les bancs des coles suprieures ou mme de p>ticip]1 en citoy5nes utiles1 l'lection des juridictions pr(essionnelles et des assembles locales1 c]ta9es dames1--peu nombreuses du re/e1--brl5t dj de sig] au ,p>lem5t4 ,il faut ces =tes ttes la tribune de la ,*ambre des dputs4 ,quant au ,snat1 c'e/ une trop vieille in/itution p\r qu'elle puisse excit] leur envie4 ,l'ambitionn] s]ait av\] son ge4 ,il s]a temps de rev5diqu] cette d\ce retraite lorsqu'on aura blan*i s\s le h>nais politique4 ,en revan*e1 il s]ait urg5t1 p>at-il1 d'inocul] un peu de gravit fm99e notre ,*ambre des dputs1 si n\s v\lons oppos] un contre-poids efficace son esprit av5tureux et dp5si]4 ,e/-ce que les femmes ne s]ont pas plus mnagres des d5i]s publics8 ,elles s]ai5t srem5t plus dcoratives4 ,une assemble1 qui et compt p>mi ses membres ,mme ,rcami] ou ,mme de ,/al1 en aurait t gr&em5t embellie et honore4 ,n'a-t-on pas dit que la ,france1 avec sa s5sibilit1 son en?\siasme et ses eng\em5ts idoltres suivis d'accablem5ts dsesprs1 tait une nation femelle8 ,raison de plus p\r admettre les femmes la reprs5tation nationale4 ,att5dons-n\s donc voir un j\r1 dans l'agitation incohr5te d'une campagne lectorale1 quelque noble ambitieuse se prs5t] comme *ampion du fm9isme p>lem5taire4 ,s]a-t-elle jeune et jolie8 ,on en peut concevoir quelque d\te1 cette fonction ne conv5ant gure1 d'aprs les fm9i/es eux-mmes1 qu' la femme de qu>ante ans4 ,jusque-l1 les s]vitudes du sexe et les devoirs de la mat]nit reti5n5t l'p\se la maison4 ,mais qu>ante ans1 la femme arrive au t\rnant de la vie4 ,c'e/1 p\r elle1 l'ge critique1 l'ge mr1 l'ge o l'on baille1 l'ge o l'on s'ennuie4 ,a ce mom5t1 les petits ayant pris leur vole1 ri5 ne l'emp*]a1 n\s assure-t-on1 de se consacr] t\t entire aux affaires de son pays4 ,cette conception du rle politique de la femme sur le ret\r e/ n\velle4 ,on sait d'ailleurs que dans notre socit actuelle organise p> les hommes et au pr(it des hommes1 la femme e/ apprcie surt\t comme p\se et comme mre4 ,si elle n'a1 p\r beauc\p1 qu'une valeur de beaut p5dant la premire moiti de sa vie1 il lui e/ loisible d'acqurir1 dans la seconde1 une valeur propre d'intellig5ce et d'activit sociale4 ,et voil un fruit mr p\r la dputation4 ,mme ,edmond ,adam a trait ce po9t avec une p>ticulire autorit4 ,ce qui m'a t\j\rs *oqu *ez l'homme1 dit-elle1 c'e/ le pr(ond dda9 avec lequel il traite les femmes qui ont atte9t la maturit4 ,et elle rem>que avec malice que c'e/ p\rtant cet ge qu'elles g\v]n5t le mieux leur maison1 leur indu/rie1 leur comm]ce1 et leur m>i p>-dessus le m>*4 ,voici sa conclusion3 ,veuillez reconnatre1 ,messieurs les matres1 qu'une femme qui ne ti5t plus plaire et qui n'e/ plus absorbe p> les so9s de la famille1 e/ encore bonne quelque *ose1 qu'elle peut r5dre des s]vices sociaux1 produire au po9t de vue de l'art1 du mti]1 de l'indu/rie1 et que ce temps1 qu'elle peut employ] en dehors du mnage1 reprs5te au mo9s les deux ti]s du temps qui lui e/ ord9airem5t accord de vivre1 ce qui vaut la pe9e d'en p>l]#ce4 ,note #ce3 ,revue encyclopdique du #bh novembre #ahif1 p4 #hdb-hdc4 ,,iii ,que val5t ces considrations v>ies en faveur de l'ligibilit de la femme quadragnaire8 ,pas gr&'*ose4 ,il e/ vrai que1 pass l'ge critique1 les femmes ont *ance de vivre plus longtemps que les hommes1 et qu'alors1 p> une mtamorphose assez gnrale1 l'in/9ct mat]nel fait place en leur coeur une raison tranquille1 srieuse et prud5te1 t\tes les qualits requises p\r la direction d'une famille4 ,en vieillissant1 leur esprit acqui]t de la nettet1 de l't5due1 de la pondration1 de la sret4 ,elles se donn5t mo9s au s5tim5t qu' la rflexion2 et p> l1 elles se rappro*5t vraim5t de la con/itution mascul9e4 ,p\rquoi leur refus]ions-n\s1 cet ge de sagesse o elles devi5n5t plus aptes remplir les (fices virils1 le droit de j\] un rle politique susceptible de t\rn] l'avantage du pays8 ,n\s voyons cela quelques inconvni5ts4 ,d'abord1 il e/ excessif de prt5dre que la femme de qu>ante ans soit t\j\rs une =ce disponible et mre p\r la politique4 ,on oublie les malaises1 les sujtions1 les affaiblissem5ts du ret\r d'ge1 et les s\cis1 les proccupations de l'intrieur1 les gr&s fils tablir1 les petits-enfants gt]1 la famille prsid]1 s\t5ir1 conseill]4 ,e/-ce l une vie de loisirs et de lib]t8 ,p> ailleurs1 mme en admettant que la vocation p>lem5taire s'veille exactem5t *ez la femme qu>ante ans rvolus1 on n'imag9e gure qu'elle puisse s'improvis] j\r fixe femme d'tat1 pas plus que prfte ou avocate1 +nieur ou mdec94 ,il faut t\tes ces fonctions une longue prp>ation qui n'e/ po9t compatible avec les t*es sacres1--et combi5 absorbantes6--qui incomb5t l'p\se et la mre4 ,v\s reprs5tez-v\s cette mnagre hroque pio*ant le budget en allaitant son n\veau-n8 ,hlas6 elle devra *oisir entre ceci ou cela4 ,a elle aussi1 la bifurcation s'impos]a de bonne heure4 ,ou elle dlaiss]a la politique1 ou elle nglig]a sa maison4 ,t\te femme ambitieuse1 ayant le s5tim5t ou l'illusion de sa supriorit et v\lant se faire un nom dans les affaires publiques1 s]a p]due p\r le m>iage4 ,et voil bi5 ce qui n\s inquite le plus dans l'invasion de nos fonctions p> les femmes intellectuelles4 ,oblig de reconnatre que les ncessits conomiques les port5t v]s des emplois et des mti]s qui ne sembl5t pas t\j\rs faits p\r elles1 n\s avons s\scrit sans trop de rtic5ces1 comme on peut s'en s\v5ir1 l'l>gissem5t de leur activit sociale4 ,mais ds qu'il n\s app>at avec vid5ce qu'une pr(ession aurait p\r consqu5ce 9vitable de les loign] de leur royaume naturel1 de les dt\rn] de leur (fice sacr1 alors notre devoir e/ de leur en f]m] la porte4 ,voil p\rquoi n\s hsit]ions ouvrir le ,p>lem5t aux femmes4 ,si elles y pntr5t1 elles f]ont le sige de t\tes les fonctions adm9i/ratives les mo9s con=mes leurs fonctions dome/iques4 ,a9si donc1 po9t de femme ligible4 ,on peut dire cette fois1 avec ,m4 ,faguet1 que t\te politici5ne de plus s]ait une mre de mo9s#cf4 ,note #cf3 ,mesdames au vote6 *o de la ,sema9e du #bh novembre #ahig1 p4 #ebb4 ,faites mieux1 dira-t-on1 f]mez la salle de vote3 l'air qu'on y respire n'e/ pas plus sa9 que celui du ,p>lem5t4--,p]mettez3 les deux situations ne sont pas comp>ables4 ,ri5 de plus absorbant1 de plus dmoralisant que la dputation1 t&is que le vote e/ un acte individuel et mom5tan4 ,il y a fonction cont9ue dans le premi] cas1 et simple visite int]mitt5te la mairie dans le second4 ,et comme l'lectorat des femmes n'implique po9t1 dans notre p5se1 leur ligibilit1 l'ex]cice du droit de suffrage s]a in(f5sif1 tant ds9tress4 ,po9t de dang] qu'elles soi5t entranes aux excs et aux bassesses de la vie p>lem5taire1 puisqu'il ne leur s]a po9t donn de faire t\rn] leur vote au pr(it de leurs ambitions et de leurs intrts p]sonnels4 ,notez bi5 que1 si n\s c>tons les femmes du ,p>lem5t1 ce n'e/ po9t p>ce que n\s les jugeons indignes de lui1 mais p>ce que n\s le jugeons indigne d'elles1 tant le niveau moy5 de notre reprs5tation nationale n\s p>at infrieur6 ,n\s avons le press5tim5t que leur sexe se tr\v]ait mal des compromissions et des *ocs de la politique militante4 ,qui ne sait l'action dprimante et malsa9e qu'elle ex]ce sur les hommes8 ,s]ait-il prud5t d'y expos] la dc5ce et l'honneur des femmes8 ,p\r ma "p1 je v]rais regret nos mres1 nos filles1 nos soeurs1 entr] dans la cage aux fauves d'une assemble lgislative ou desc5dre dans la fosse aux ours d'un conseil municipal4 ,nos moeurs dmocratiques sont telles qu'une honnte femme ne saurait s'y ml] sans s\ffrance et sans amo9drissem5t4 ,joignez que la grossiret e/ contagieuse et que1 les femmes tant loquaces1 ard5tes1 op9itres1 nos dames p>lem5taires s]ai5t t5ues de hurl] avec les l\ps1 au risque de s'attir] les plus v]tes rpliques4 ,au ,congrs des sociali/es allem&s t5u ,/uttg>d en octobre #ahih1 les femmes prir5t "p aux discussions avec vigueur et fracas4 ,a un mom5t1 elles m5r5t un si t]rible tapage que1 p\r les faire r5tr] dans le sil5ce1 un congressi/e dut leur cri] ple9s p\mons3 ,allez-v\s bi5tt f9ir votre sabbat1 sorcires8 ,en dmocratie1 avec le mpris gr&issant de la politesse et des bi5sances1 les fonctions publiques devi5dront de mo9s en mo9s accessibles aux honntes femmes4 ,un d\x pote canadi51 ,m4 ,l\is ,fr*ette1 leur a dit g5tim5t3 ,le poids d'un tel f>deau sur de frles paules ,p\rrait bi5 les faire ploy]4 ,mesdames1 croyez-moi1 ne *angeons pas de rles3 ,re/ez les anges du foy]#cg4 ,note #cg3 ,le ,co9 du feu1 ,revue de ,montral1 dcembre #ahic4 ,il n'y a qu'un remde la grossiret qui envahit nos moeurs politiques3 laissons vot] les femmes4 ,elles sont trs capables d'exig] de leurs c&idats qu'ils respect5t la civilit purile et honnte4 ,on insi/e3 ,elles vot]ont p\r elles et non p\r n\s4 ,v\s ne leur f]ez pas compr5dre qu'elles peuv5t tre lectrices sans p\voir tre lues4--,a cela1 n\s avons une rponse dcisive4 ,s\s un rgime de suffrage univ]sel1 le droit de p>ticip] l'lection des assembles politiques n'entrane pas ncessairem5t le droit de s'y faire lire4 ,si le pr9cipe de la s\v]a9et du peuple exige que t\s les membres de la nation puiss5t se faire reprs5t] dans ses conseils1 il ne rclame aucunem5t que t\s les lecteurs puiss5t s'lev] eux-mmes t\tes les fonctions reprs5tatives4 ,t&is que t\s les citoy5s doiv5t avoir la facult et le moy5 de vot]1 il e/ bi5 vid5t que t\s ne sont pas en situation ni en droit d'tre dputs1 snateurs1 m9i/res ou ,prsid5t de ,rpublique4 ,ne rclamons donc p\r les femmes que ce qui leur e/ d4 ,a outrepass] la limite des rev5dications p]mises1 on compromettrait1 du re/e1 les plus lgitimes et les plus dsirables r=mes4 ,et puis1 on v]ra plus t>d6 ,si notre ,p>lem5t s'assagit et se civilise1 si surt\t il dev5ait un j\r la vritable reprs5tation des intrts gnraux de la nation1 croyez-v\s que quelques femmes de mrite et de tal5t n'y f]ai5t pas bonne figure et bonne besogne8 ,et ma9t5ant1 qu& la ,franaise lectrice8 ,pas t\t de suite4 ,nos cons]vateurs1 qui p\rrai5t bnfici] de ses votes1 sont trop poltrons et trop n]vs p\r l>gir en sa faveur le suffrage univ]sel qu'ils dte/5t2 et nos dmocrates1 qui idoltr5t celui-ci condition d'en pr(it]1 se g>d]ont bi5 de mettre le bullet9 de vote aux ma9s des femmes p> peur des c\v5ts et des curs4 ,mais1--p\r conclure1--qu'on veuille bi5 ret5ir ceci1 que la logique des ides e/ irrpressible2 qu'elle agit l5tem5t1 mais 9vitablem5t1 sur l'esprit des f\les2 qu'il rpugne la simple raison que t\te une catgorie de p]sonnes rputes habiles *oisir librem5t des m&ataires p\r la direction de leurs affaires prives1 soit dcl>e inapte lire des m&ataires p\r l'adm9i/ration des affaires publiques1 de telle sorte que la plnitude de la capacit civile se heurte en un mme individu la plus complte incapacit politique4 ,qu'on veuille bi5 encore obs]v] qu'il app>atra de plus en plus clairem5t la consci5ce du gr& nombre que la femme1 ayant en soi sa f9 et sa dignit1 e/ une p]sonne qui ne doit pas tre s\mise des lois qu'elle ne fait pas1 des impts qu'elle ne vote pas1 un g\v]nem5t qu'elle ne cons5t pas2 qu'en l'excluant de nos comices lectoraux1 il n'e/ pas vrai que la loi soit l'expression de la volont gnrale1 ni que les g\v]nants soi5t la reprs5tation lgitime des g\v]ns2 bref1 que1 dans notre pays de suffrage univ]sel o l'homme le plus mdiocre e/ mieux trait que la femme la plus di/+ue1 ri5 n'e/ mo9s univ]sel que le pr9cipe lectif de notre dmocratie rpublica9e4 ,et *oque de ces illogismes criants1 blesse de ces 9galits inju/ifiables1 l'op9ion publique f9ira bi5 un j\r p> se dire qu'aprs la suppression des privilges de rang1 de ca/e et de naissance1 il lui re/e abolir la d]nire ari/ocratie survivante1 l'ari/ocratie de sexe4 ,qu'importe que les esprits qui s'ouvr5t prmaturm5t ces ides ne soi5t auj\rd'hui qu'une infime m9orit8 ,dema91 grce la t\te-puissance de la logique que ri5 n'arrte1 ils s]ont lgion4 ,les majorits ne sont que la preuve de ce qui e/1 crivait ce propos ,alex&re ,dumas2 les m9orits sont s\v5t le g]me de ce qui doit tre et de ce qui s]a #ch4 ,note #ch3 ,les ,femmes qui tu5t et les ,femmes qui vot5t1 p4 #aae4 ,lors mme que l'av5ir1 faisant ret\r la sagesse1 r5onc]ait aux incohr5ces aveugles du suffrage d'auj\rd'hui p\r confi] aux plus dignes et aux plus capables la mission de *oisir les reprs5tants de la nation1 le fm9isme politique aurait encore sa raison d'tre et devrait rclam] l'accession des femmes d'lite au corps lectoral4 ,mais ce s]ait trop beau3 l'av5ir n'e/ pas aux privilges du suffrage re/re9t4 ,le c\rant galitaire e/ trop viol5t p\r rev5ir en arrire4 ,a-t-on jamais vu les eaux d'un fleuve remont] v]s leur s\rce8 ,en t\t cas1 le dilemme suivant re/e enti]3 ou le suffrage univ]sel e/ une ineptie dang]euse1 et l'on ne compr5d pas qu'il soit t5du t\s les hommes1 mme les plus niais2 ou bi5 le suffrage univ]sel e/ un pr9cipe admirable et un imm5se bi5fait1 et alors il e/ inconcevable qu'on en f]me l'accs t\tes les femmes1 mme les plus m95tes4 ,,livre ,,ii ,,mancipation ,,civile ,,de ,,la ,,femme ,,*apitre ,i ,la crise du m>iage ,,sommaire ,i4--,,on ,,se ,,m>ie ,,t>d1 ,,on ,,se ,,m>ie ,,mo9s1 ,,on ,,se ,,m>ie ,,mal4--,,calculs ,,g,,/es ,,des ,,jeunes ,,g5s4--,,calculs ,,g,,/es ,,des ,,jeunes ,,filles4--,,calculs ,,g,,/es ,,des ,,p>5ts4 ,,ii4--,,le ,,flirt4--,,son ,,*>me4--,,son ,,dang]4 ,,iii4--,,in/ruction ,,et ,c,,libat4--,,p\rquoi ,,la ,,jeune ,,fille ,,n\velle ,,doit ,,faire ,,une ,,femme ,,ind,,p5dante4--,,anglaises ,,et ,,fran,,aises4 ,,iv4--,m,,nages ,,ouvri]s4--,,dim9ution ,,des ,,m>iages ,,et ,,des ,,naissances ,,dans ,,la ,,classe ,,populaire4--,,les ,,t5tations ,,de ,l',,am\r ,,libre4 ,v4--,,raisons ,d',,esp,,r]4--,,bonnes ,,p\ses ,,et ,,sa9tes ,m,,res4--,,le ,f,,m9isme ,,p>isi5 ,,et ,l',,antif,,m9isme ,,prov9cial4 ,c'e/ une heureuse ncessit p\r la femme1 aussi bi5 que p\r l'homme1 de prfr] les d\ces f9s de l'am\r et les intrts suprmes de l'exi/5ce aux calculs et aux s\cis de la politique4 ,a l'entre de la vie libre et agissante1 l'appr5tissage t]m9 ou l'in/ruction reue1 lorsque l'heure e/ v5ue de gagn] son pa9 et d'assur] son av5ir1 ce qu'il faudrait aux jeunes filles srieuses qui n'ont pas le dsir d'expos] leur v]tu d'inquitantes av5tures1 c'e/ mo9s un snateur ou un dput lire1 qu'un brave homme p\s]4 ,mieux vaut c\rir deux les *ances prilleuses de l'exi/5ce que de tran] son indp5dance et son isolem5t trav]s le monde1 sans consolateur et sans appui4 ,mais contr>ies p> les has>ds du sort1 presses p> les exig5ces de leur condition ou dclasses p> leur ducation mme1 nos demoiselles tr\v]ont-elles un compagnon sortable l'heure opportune8 ,cette "q e/ de nature faire battre d\l\reusem5t bi5 des coeurs4 ,actuellem5t1 le m>iage prs5te des difficults que nos pres n'ont pas connues4 ,on se m>ie t>d1 on se m>ie mo9s1 on se m>ie mal4 ,i ,c'e/ un fait con/ant que nos contempora9s de ,france se m>i5t t>d4 ,l'ge des *imres e/ pass trs gnralem5t qu& ils entr5t en mnage4 ,il s'ensuit que la raison1 plus que l'am\r1 prside aux unions d'auj\rd'hui4 ,e/-ce un bi58 ,e/-ce un mal8 ,il e/ assez r>e1 au mo9s1 que les n\veaux p\x pr\v5t l'un p\r l'autre une folle passion4 ,le romanesque ne s'pan\it que dans les coeurs jeunes et dans ls mes t5dres4 ,un m>iage d'incl9ation n'e/ possible qu'entre g5s qui ne connaiss5t po9t trop la vie4 ,il faut tre un peu c]vel p\r croire l't]nit de l'am\r4 ,la sagesse consi/e ne dem&] ce monde que le bonheur qu'il peut donn]4 ,celui-l seul a *ance d'tre heureux en mnage qui1 dispos se cont5t] d'une flicit relative1 r5contre *ez son conjo9t le mme c>actre indulg5t et les mmes ambitions mode/es4 ,seulem5t cette modration e/ un fruit de l'expri5ce1 et les jeunes g5s n'en ont gure4 ,e/-ce p\r ce motif qu'ils ont pris l'habitude de rfl*ir si longtemps avant de se m>i]8 ,des unions t>dives1 auj\rd'hui si nombreuses1 il e/ de meilleures explications4 ,c'e/ d'abord l'encombrem5t des c>rires4 ,que de difficults p\r se faire de bonne heure une situation6 ,avec l'obligation du s]vice militaire et le /age prp>atoire aux pr(essions librales1 un jeune homme ne peut gure song] que v]s la tr5ta9e fond] une famille1 s'il veut avoir l'assurance de la n\rrir et de l'lev] conv5ablem5t4 ,ces proccupations n'ont ri51 en soi1 que de p>faitem5t honorable4 ,le malheur e/ qu'on les exagre4 ,au lieu mme de song] aux enfants natre1 jeunes g5s et jeunes filles ne song5t s\v5t qu' eux-mmes4 ,dans leurs s\cis1 le prs5t ti5t plus de place que l'av5ir2 et leurs inquitudes familiales se trans=m5t en calculs g/es4 ,d'aucunes1 qui se s5t5t au coeur le beso9 d'aim]1 ne recul]ai5t po9t sans d\te devant un m>iage mode/e et accept]ai5t de faire le bonheur d'un honnte homme plus ri*e de c\rage que d'arg5t1 si la cra9te de l'op9ion1 la peur du monde et de ses critiques1 n'avai5t pris sur les mes faibles un empire tyrannique4 ,telle femme qui1 dans l'intimit du mnage1 abdique t\te coquett]ie et t\te vanit1 se pr5d s\ffrir d'une robe mal taille1 qu& elle ap]oit sur sa vois9e un corsage fait la d]nire mode4 ,et1 circon/ance aggravante1 les p>5ts enc\rag5t frquemm5t cette faiblesse4 ,ds qu'ils voi5t leur fille *>ge des devoirs sacrs de la mat]nit et prive peu peu des d\ceurs et des gt]ies dont ils ont ent\r sa jeunesse1 ils la plaign5t comme une sacrifie et accus5t t\t bas le m>i de l'avoir r5due malheureuse4 ,o e/ la simplicit de nos gr&s-p>5ts8 ,les apptits de j\issance n\s font pr5dre en t]reur ou en av]sion les obligations ess5tielles de l'exi/5ce4 ,combi5 peu sav5t modr] leurs dsirs6 ,combi5 p]d5t jusqu' l'habitude d'quilibr] leur budget6 mesure que les dp5ses augm5t5t1 les rev5us dim9u5t4 ,plus gr&s sont les beso9s1 plus *re e/ la vie4 ,nos jeunes b\rgeois ont de si gr&s gts qu'ils apprh5d5t de voir un j\r la misre s'asseoir leur foy]2 et ils s'att>d5t dans l'isolem5t g/e du clibat4 ,les m>iages prcoces devi5n5t de plus en plus r>es4 ,nos petits-neveux auront quelque pe9e ft] leurs noces d'or4 ,de braves g5s leur dis5t3 ,m>iez-v\s6 c'e/ la loi de nature4 ,ils rpond5t3 ,att5dons6 c'e/ la loi de sagesse4 ,et l'op9ion e/ a9si faite qu'elle leur p]met de satisfaire la fois la prud5ce et l'in/9ct4 ,il faut bi5 que jeunesse se passe6 ,ceux qui connaiss5t les tri/es dess\s de la vie1 assure-t-on1 n'en f]ont pas mo9s d'excell5ts m>is4 ,avec trop de ret5ue1 un gr& g>on devi5t un gr& nigaud4 ,c'e/ /upide2 c'e/ immoral4 ,et t&is que l'op9ion f]me les yeux avec indulg5ce sur la conduite du jeune homme1 elle les ouvre avec mfiance sur les mo9dres actions de la jeune fille4 ,on surveille ses dm>*es1 on suspecte ses relations1 on lui impose la rs]ve et l'ignorance1 alors qu'on accorde l'autre la lib]t jusqu' la lic5ce4 ,tolrance aveugle p\r celui-ci1 svrit rig\reuse p\r celle-l3 voil l'quit du monde6 ,,ii ,en att5dant qu'on se m>ie le plus t>d possible p\r faire une f9 honorable1 on se livre dans la belle socit un flirt t\rdissant4 ,tri/e comp5sation6 ,si l'on m>ivaude davantage1 on s'p\se mo9s4 ,o e/ le pr(it8 ,comme nos e/htes my/iques cultiv5t la pit sans la foi1 a9si nos lgants et nos lgantes p\rsuiv5t l'motion sans l'am\r4 ,on sait que le propre du flirt e/ de re/] moiti *em9 du dsir1 de tempr] les atta*em5ts du coeur p> le dta*em5t de l'esprit1 de j\] avec le t5dre am\r comme on j\e avec une rose dont l'clat n\s attire et le p>fum n\s grise1 au risque de se piqu] les doigts aux p9es4 ,il n'e/ po9t de jeu plus passionnant p\r une coquette4 ,songez donc3 se laiss] c\rtis] sans esprance1 s\rire aux complim5ts sans les pay] de trop graves complaisances1 provoqu] les galant]ies en refrnant les audaces1 gt] les joies de la sduction en se moquant du sducteur1 en deux mots1 s'(frir sans se donn]3 voil ce qui s'appelle flirt]4 ,entre p>5?ses1 p\rquoi ne dirions-n\s pas fleuret]8 ,le mot s]ait plus joli1 tant mo9s anglais4 ,a-t-on oubli que nos pres faisai5t leur c\r en contant fleurettes8 ,mais ces petits ex]cices ont leur dang]4 ,non pas1 j'imag9e1 que le flirt soit un passe-temps dsagrable entre jeunes femmes qui ont de la grce et jeunes hommes qui ont de l'esprit4 ,je conseill]ai t\tefois aux mres de famille de le surveill] du co9 de l'oeil4 ,a ce jeu captivant1 plus d'une j\euse risque de p]dre sa fra*eur d'me1 surt\t lorsque le p>t5aire e/ un peu l\rd2 et cette espce n'e/ pas r>e4 ,et puis1 il ne faut pas bad9] avec le flirt4 ,cette p>odie de l'am\r peut se trans=m]1 grce aux famili>its du cyclisme et du lawn-t5nis1 en s5tim5t srieux4 ,il e/ si facile de dpass] les limites1 assez mal traces1 de ce bad9age monda96 ,un beau j\r1 le coeur se tr\ve pris1 et la comdie de l'am\r1 comm5ce dans un clat de rire1 se t]m9]a1 comme un drame de passion1 dans les sanglots et les l>mes4 ,mais les =tes ttes v\es au fm9isme se flatt5t d'*app] ces dfaillances puriles et de pratiqu] l>gem5t env]s les hommes l'indp5dance du coeur4 ,amantes de la sci5ce1 elles ne connatront po9t les trahisons et les d\leurs des am\rs huma9es4 ,pauvre vieux m>iage6 ,il e/ impossible que le flirt le remplace1 et il e/ d\teux que l'in/ruction le favorise4 ,,iii ,a la vrit1 ce qu'on appelle pompeusem5t l'asc5sion intellectuelle de la femme semble incompatible avec les obligations de l'p\se et de la mre4 ,ds l'enfance1 on initie la future compagne de l'homme aux connaissances les plus indige/es4 ,on accable de mpris la bonne et t5dre ducation de famille4 ,il e/ t\t simple qu'aprs plusieurs annes d'un p>eil entranem5t crbral1 ces demoiselles prfr5t les ex]cices de la p5se t\tes les autres joies de la vie1 et surt\t les lib]ts d\teuses du clibat aux devoirs au/res de la famille4 ,qu& elles ont pris gt l'tude et l'indp5dance1 la mo9dre obligation leur app>at comme un amo9drissem5t d'elles-mmes4 ,ne leur p>lez po9t de m>iage3 une crature1 qui ti5t son autonomie1 ne saurait accept] d'tre la s]vante d'un homme1 une repasseuse1 une cuis9ire1 une g>deuse d'enfants4 ,c> la femme dans le m>iage re/e1 leurs yeux1 le type de la bonne t\t faire4 ,une de ces orgueilleuses clibataires crivait ,m4 ,hugues ,l]\x3 ,j'ai v+t-huit ans4 ,je ne suis pas m>ie2 je n'ai pas v\lu l'tre4 ,je m'ap]ois qu'un peu d'arg5t1 un peu de culture1 la passion de la musique1 le gt du voyage1 la c]titude que les hommes ne sont pas une humanit suprieure ni les femmes une humanit infrieure1 =m5t comme la *ane d'un p>atonn]re qui met l'abri d'un c\p de f\dre#ci4 ,c'e/ ent5du3 l',extrme-,gau*e fm9i/e n\rrit peu d'incl9ation p\r le m>iage4 ,note #ci3 ,nos filles1 ,,ix3 ,simplicit et snobisme4 ,le ,fig>o du jeudi #g octobre #ahig4 ,quant aux jeunes filles qui aspir5t simplem5t et s9crem5t fond] une famille1 elles n'y apport5t plus1 elles aussi1 les mmes dispositions d'esprit que leurs devancires4 ,elles ont l'intellig5ce plus curieuse1 plus prcoce1 mieux r5seigne sur des *oses qu'il tait de rgle jadis de leur cel] jusqu'au m>iage4 ,les conv]sations de salon1 la lecture des j\rnaux1 le comm]ce de leurs frres1 les bruits qui circul5t aut\r d'elles1 jo9ts t\t ce qu'elles entrevoi5t et t\t ce qu'elles dev95t1 les ont dniaises avant l'ge des ju/es noces4 ,notre monde e/ peu favorable la cons]vation de l'innoc5ce4 ,les petites oies blan*es se font r>es4 ,en mme temps que le milieu ouvre prmaturm5t l'intellig5ce des jeunes filles1 l'in/ruction qu'elles reoiv5t les r5d plus confiantes en elles-mmes1 et aussi plus p]sonnelles1 plus combatives1 plus ambitieuses4 ,que peut bi5 tre le m>iage aux yeux de ces petites dlures8 ,bas sur l'esprit de s\mission au m>i et de dv\em5t aux enfants1 il *oque leurs ides d'indp5dance et de dom9ation4 ,c'e/ en va9 que le sacrem5t g>de (ficiellem5t son aspect de sacrifice et que1 mme la mairie1 la n\velle m>ie e/ remise aux ma9s de l'p\x avec des engagem5ts d'obissance4 ,les droits du m>i font rire1 l'heure qu'il e/1 bi5 des femmes4 ,le nombre crot t\s les j\rs1 mme dans les meilleurs mnages1 de celles qui1 secrtem5t conva9cues de l'galit des p\x1 s'emb>rass5t =t peu de l'autorit du *ef de famille4 ,symptme curieux3 le m>iage e/ envisag p> la plup>t des jeunes filles comme un tat de lib]t4 ,elles n'y voi5t que l'affran*issem5t de la tutelle mat]nelle1 le droit de sortir seules et de faire acte de matresses de maison4 ,a ce propos1 je ne sais gure de contra/e plus frappant que celui de la jeune fille franaise et de la jeune fille anglaise3 la premire1 ret5ue dans la famille1 surveille p> le pre2 c\ve p> la mre2 la seconde1 libre de ses m\vem5ts1 de ses sorties1 de ses amitis1 de son coeur4 ,survi5t le m>iage3 *angem5t de rles4 ,la jeune fille anglaise passe s\s la dp5dance du m>i2 elle devi5t la g>di5ne du foy]1 les moeurs l'assujettissant un rle mode/e4 ,dev5ue femme1 au contraire1 la jeune fille franaise conqui]t mille et mille lib]ts2 si bi5 qu'on peut dire que les jeunes filles anglaises se rang5t en se m>iant1 t&is que les ntres ne song5t1 en pr5ant un m>i1 qu' s'mancip] de leur mieux4 ,cette aspiration atte/e loquemm5t que le j\g m>ital1 en ,france1 n'e/ pas trs pnible support]4 ,elle s]t expliqu]1 du mme c\p1 p\rquoi le fm9isme s'e/ dvelopp beauc\p plus rapidem5t en ,anglet]re que dans notre socit franaise4 ,en somme1 la jeune femme se ddommage *ez n\s de la contra9te que les moeurs impos5t la jeune fille4 ,combi5 peu envisag5t1 en se m>iant1 les responsabilits et les *>ges du futur mnage1 les pe9es et les devoirs de la future famille6 ,quelle mre a le c\rage d'av]tir sa fille des preuves qui l'att5d5t8 ,sans l'loign] du m>iage1 qui re/e la condition normale de la femme1 on ne devrait pas lui laiss] l'ide qu'on se m>ie seulem5t p\r s'amus]4 ,combi5 de demoiselles ne pr5n5t un m>i que p> espoir de j\issance et de lib]t8 ,c'e/ une f*euse illusion4 ,c>1 les dceptions v5ues1 la ms9tellig5ce clate et les divorces se multipli5t4 ,,iv ,si des classes ri*es1 o se manife/5t ces proccupations de luxe et ces vellxs d'indp5dance1 n\s desc5dons aux classes laborieuses1 les symptmes d'an>*ie et de dcomposition ne n\s p>atront ni mo9s nombreux1 ni mo9s tri/es4 ,il e/ vrai que1 s\/raites p> leur misre mme aux calculs des mnages plus =tuns1 les petites g5s de la ville et des *amps se m>i5t plus s\v5t p> conv5ance p]sonnelle et p> simple attraction4 ,en revan*e1 ces unions sont frquemm5t tr\bles p> l'inconduite de la femme ou la brutalit du m>i4 ,que de mnages ouvri]s qui affi*5t le mpris le plus lam5table de la dignit huma9e6 ,que de proltaires av9s qui cri5t volonti]s3 ,mort aux tyrans6 et batt5t leur femme sans misricorde6 ,je ne sais ri5 de plus tri/e et de plus cruel que la condition de l'ouvrire oblige de disput] l'ivrogn]ie du m>i1 p> des prodiges de pati5ce1 de cl9]ie ou de f]met1 l'arg5t du mnage et le pa9 des enfants1 trop heureuse si1 en le p\rsuivant de cab>et en cab>et1 elle russit p> in/ants ram5] son homme la consci5ce de ses devoirs6 ,con/atation plus grave encore3 les unions illgitimes se multipli5t dans les basses classes4 ,aprs s'tre disp5s des =malits religieuses1 on se ds9tresse des =malits lgales4 ,t\tes ces sol5nits sont coteuses ou gnantes3 quoi bon s'impos] un drangem5t inutile8 ,et l'on s'habitue1 dans le peuple1 s'acc\pl] sans crmonie4 ,ce dsordre t5d mme se gnralis] p> suite de l'migration des campagnes v]s les villes4 ,p\r ne cit] qu'un *iffre1 #fee #jjj jeunes g5s des deux sexes ont1 p5dant dix ans1 de #ahhb #ahia1 quitt leur village p\r all] *]*] =tune dans les gr&s c5tres#dj4 ,combi5 de ces drac9s ont grossi le nombre des dclasss1 des malades1 des m5diants1 des crim9els et des pro/itues8 ,cet exode e/ une cause incessante de dmoralisation3 mo9s de m>iages1 mo9s de naissances4 ,un enfant e/ un malheur qu'on essaie de prv5ir sy/matiquem5t4 ,d'o il suit que1 les campagnes se dpeuplant et les villes se dpravant1 la natalit rurale dim9ue sans que la natalit urba9e augm5te4 ,note #dj3 ,h5ri ,,lannes1 ,revue politique et p>lem5taire de fvri] #ahie4 ,or1 voici qu'aux pauvres femmes dues et ulcres1 qui pleur5t leurs esprances van\ies et leur indp5dance p]due1 le fm9isme rvolutionnaire se prs5te avec des p>oles de lib]t1 leur montrant l'affran*issem5t de la passion comme l'idal et la condition mme de l'affran*issem5t de leur sexe4 ,po9t de femme libre sans l'am\r libre4 ,et de fait1 l'mancipation absolue de l'tre fm99 e/ incompatible avec les anci5nes moeurs et les anci5nes in/itutions1 qui s]v5t encore de s\ti5 la famille contempora9e4 ,et qui os]ait dire que1 tombant sur des mes aigries et mres p\r la rvolte1 ces mauvaises sem5ces ne lv]ont pas en moissons de ha9e et d'an>*ie8 ,femmes de ,france1 sa*ez donc o l'on v\s mne3 bi5 que l'abolition du m>iage v\s fasse encore hauss] les paules1 veuillez ret5ir qu'elle e/ l'ab\tissem5t logique du fm9isme avanc4 ,on v\s dira que le m>iage e/ une inv5tion de la tyrannie mascul9e2 qu'en affirmant la suprmatie du mle sur la femelle1 il assure la dom9ation du =t sur le faible2 qu'en liant la femme p\r la vie son seigneur et matre1 il e/ de/ructif de la spontanx des s5tim5ts1 il viole les droits de la p]sonne huma9e et condamne l'p\se dome/ique au m5songe et l'ass]vissem5t4 ,on v\s dira que ce contrat inique et absurde1 d]nire survivance de la b>b>ie antique qui faisait de la femme une proie1 un btail1 une *ose1 a t =t habilem5t consacr p> le ,code et =t complaisamm5t bni p> l'glise2 qu'en nature et en raison1 la femme n'app>ti5t pas l'homme1 mais elle-mme2 que1 si la loi et la religion l'ont inju/em5t livre un despote1 elle a t\j\rs le droit de se repr5dre2 qu'ayant un coeur1 elle peut en us]2 qu'ayant une intellig5ce et une volont1 elle doit les ex]c]2 en un mot1 que le m>iage e/ indigne d'un tre libre4 ,v\s dev9ez la conclusion3 il e/ temps que les jeunes filles ne se laiss5t plus tran] l'autel comme des brebis l'abattoir4 ,a elles de proclam] l'mancipation de l'am\r6 ,v ,puisque n\s sommes oblig de con/at] que1 soit dans les milieux lgants et monda9s1 soit dans les agglomrations populaires et urba9es1 l'op9ion devi5t ho/ile ou indiffr5te aux antiques =mes du m>iage2 puisque1 du haut en bas de l'*elle sociale1 les li5s de la famille lgitime t5d5t se rel*] ou se rompre1 devons-n\s en conclure que l'in/itution du m>iage c\rt des risques srieux8 ,a notre avis1 il s]ait excessif de p>l] d'un kra* du m>iage1 tant que notre b\rgeoisie prov9ciale1 ca?olique ou prote/ante1 re/]a f]mem5t atta*e la tradition *rti5ne4 ,qu'il y ait crise1 soit6 ,mais prononc] le mot de faillite1 c'e/ trop dire4 ,entre le luxe dmoralisant de l'ari/ocratie d'arg5t et l'avilissem5t inconsci5t des malheureux1 au-dess\s des somptuosits de la surface et au-dessus des bas-fonds de la misre1 il exi/e1 ,p>is mme et dans les gr&es villes1 une rs]ve imm5se de familles honntes1 =tes et unies1 o1 grce la survivance des moeurs d'autrefois1 la femme re/e la g>di5ne des c\tumes1 du respect des anctres1 de l'esprit mme de la race4 ,v\e t\tes les t*es de fidlit1 elle se dit qu'tant la plus aimable1 elle doit tre1 en mme temps1 suivant le mot de ,portalis1 la plus v]tueuse4 ,l o le foy] app>at comme un sanctuaire1 c'e/ que la femme en e/ demeure la *a/e prtresse1 att5tive dvelopp] et p]ptu] ce que l'homme cre1 c'e/--dire le sang et les qualits de la famille1 le gnie et la consci5ce de la nation4 ,or1 ils sont lgion1 dans notre ,france b\rgeoise et rurale1 les braves g5s qui1 indiffr5ts aux rev5dications fm9i/es1 suiv5t in/9ctivem5t la loi de la vie et cont9u5t de crotre et de multipli]4 ,comme les autres1 ils ont leurs difficults et leurs preuves2 mais ils les affront5t avec rsolution et les support5t avec c\rage4 ,si p>fois l'on se qu]elle de m>i femme1 le dsaccord e/ sans fiel1 sans ha9e1 sans rancune4 ,ceux mme qui se disput5t du mat9 au soir se rconcili5t du soir au mat94 ,ce sont encore ces mnages simples1 francs1 robu/es1 mo9s exempts de rudesse que de mlancolie1 qui n\s (fr5t les plus nobles exemples de s\mission au devoir quotidi54 ,les petites matresses1 auxquelles le mo9dre froissem5t de l'exi/5ce arra*e des cris lam5tables et dont les entrailles se refus5t port] la vie1 vritables c\rtisanes qui usurp5t devant la loi et devant l'glise l'augu/e nom d'p\ses1 devrai5t pr5dre p\r modle ces femmes vaillantes1 de condition mode/e1 qui1 dans leurs flancs1 vig\reux et fconds1 port5t avec joie l'esprance de la future humanit et1 fidles au m>i1 dv\es aux enfants1 sav5t tre p\ses et mres et se tu5t la pe9e1 obscurm5t1 allgrem5t1 religieusem5t1 p> esprit de devoir et p> am\r du sacrifice4 ,le monde les ignore1 et elles s\ti5n5t le monde4 ,elles sont dignes de vnration1 et le fm9isme extrme s'en moque ou s'en (fusque4 ,qu& on a tant de droits individuels ex]c]1 tant de devoirs sociaux remplir1 e/-il sant de s'enf]m] troitem5t au foy] et de circonscrire son activit aux vulgaires occupations du mnage1 de born] son ambition la pratique des traditionnelles v]tus de famille8 ,le fm9isme avanc n'a gure que du dda9 p\r la femme d'intrieur qui1 du re/e1 le lui r5d bi54 ,cela mme e/ t\t fait rassurant4 ,vivre en t\te indp5dance avec int5sit et avec fracas1 affi*] et bruit] son exi/5ce au lieu de la transmettre1 telle e/ la proccupation suprme des fm9i/es la mode4 ,ces cratures ont p]du le s5s de la mode/ie4 ,elles sont indiscrtem5t orgueilleuses2 elles ne peuv5t se rsign] vivre comme t\t le monde2 et cette soif de p>atre et ce beso9 de brill] sont t\t naturellem5t surexcits p> l'air malsa9 et sur*auff de ,p>is4 ,mais en prov9ce1 dans cette b\rgeoisie laborieuse o la famille e/ plus honnte et plus unie1 o l'on pr5d la vie comme elle vi5t1 de bonne grce1 au j\r le j\r1 sans aigreur1 sans rancoeur1 le fm9isme excessif des intellectuelles et des nvroses n'a pas la mo9dre raison d'tre4 ,comm5t p\rrait-il s'acclimat] dans un air aussi pur1 dans un milieu aussi sa98 ,il faut cette plante maladive l'atmosphre *aude des salons et le fumi] des gr&es villes4 ,qu'il p\sse et fructifie ,p>is1 ri5 de plus naturel3 la corruption ambiante facilite sa g]m9ation et son pan\issem5t4 ,mais dans le t]roir pais et l\rd de nos prov9ces1 au gr& soleil1 au ple9 v5t1 dans le sillon pr(ond o les =tes gnrations de ,france jett5t gaiem5t la gra9e fconde qui doit n\rrir le monde1 cette fleur de dcad5ce n'a aucune *ance de lev] et de gr&ir4 ,on a donc eu raison de dire que la bonne t]re de prov9ce1 o font s\*e nos familles b\rgeoises et rurales1 ne convi5t pas du t\t la culture du fm9isme lib]taire4 ,l e/ le salut4 ,,*apitre ,,ii ,p\r et contre l'autorit m>itale ,,sommaire ,i4--,,des ,,p\voirs ,,du ,,m>i ,,sur ,,la ,,femme4--,,ce ,,qu',,ils ,,sont ,,en ,,droit ,,et ,,en ,,fait4--,l',,homme ,s',,agite ,,et ,,la ,,femme ,,le ,m,,ne4 ,,ii4--,a ,,quoi ,,ti5t ,l',,affaiblissem5t ,,du ,,pre/ige ,,m>ital4--,,bont1 ,,na,,vet1 ,,vulg>it ,,ou ,,pusillanimit ,,des ,,hommes4--,,qu',,e/ ,,dev5ue ,l',l,,gance ,,virile8 ,,iii4--,,la ,,puissance ,,du ,,m>i ,,e/ ,d',,orig9e ,,*r,,ti5ne4--,,doctr9e ,,de ,,la ,,bible ,,et ,,des ,p,,res ,,de ,l',,glise4--,,galit ,,spirituelle ,,et ,,hi,,r>*ie ,,temporelle ,,des ,,p\x4 ,,iv4--,d,,cl>ations ,,de ,l,,on ,,xiii4--,,le ,,dogme ,,*r,,ti5 ,a ,,inspir ,,notre ,,droit ,,c\tumi] ,,et ,,notre ,,droit ,,mod]ne4 ,sans all] jusqu' l'union libre qui les coeure1 sans mme acquiesc] au divorce qui les effraie1 beauc\p de femmes m>ies honntes et claires1 des b\rgeoises srieuses1 des mres de famille1 des *rti5nes mme1 comm5c5t rclam] leur pr(it la revision de leur con/itution matrimoniale4 ,elles accept5t ple9em5t le m>iage indissoluble1 conva9cues que celui-ci e/ encore la seule s\rce de bonheur p\r leur sexe4 ,elles se plaign5t seulem5t des p\voirs excessifs que la loi accorde au m>i sur leur p]sonne et sur leurs bi5s2 elles prote/5t contre l'autorit m>itale et rclam5t la libre disposition de leur =tune4 ,ces rev5dications port5t1 comme on le voit1 sur deux po9ts connexes qui sont3 #a les p\voirs du m>i sur la femme2 #b les p\voirs du m>i sur la dot4 ,p\r plus de cl>t1 n\s les discut]ons sp>m5t4 ,i ,c'e/ un propos c\rant *ez les femmes que l'autorit m>itale e/ un p\voir abusif2 que l'homme1 en se m>iant1 n'a qu'un b3 =m]1 faonn]1 dress] la compagne de son *oix1 dtruire en elle les manires et les habitudes qui lui dplais5t1 insuffl] son idole une me con=me la si5ne1 bref1 la faire ou la refaire son image et sa ressemblance4 ,p\r j\] a9si au crateur1 il faut que l'homme puisse trait] la femme de ma9 de matre4 ,c'e/ p\rquoi les lois1 qu'il a faites son pr(it exclusif1 l'ont arm des prrogatives r$\tables de la puissance m>itale4 ,si l'on en croyait ces dames1 ,%akespe>e aurait exprim dans la ,mgre apprivoise le rve secret de t\s les m>is1 lorsqu'il met dans la b\*e de ,petru*io ces p>oles imprieuses3 ,ca!r9e1 allons6 n'ayez pas l'air grognon4 ,je veux tre matre de ce qui m'app>ti5t4 ,ca!r9e e/ mon bi54 ,elle e/ ma maison1 mon mobili]1 mon *amp1 ma grange1 mon *eval1 mon ne1 ma *ose4 ,l'esprit mascul9 rapporte t\t soi1 et l'autorit m>itale ramne t\t l'homme4 ,que devi5t1 ce compte1 la dignit de la femme8 ,a9si compris et pratiqu1 le m>iage e/ la dome/ication de la femme p> le m>i4 ,cela1 je le nie absolum5t4 ,pr5ons le m>iage tel qu'il e/1 dans l'imm5se majorit des cas3 e/-ce que la femme e/ si ass]vie et le m>i si despotique8 ,e/-ce que1 dans la vie relle1 la t\te-puissance e/ ncessairem5t du ct de la b>be8 ,e/-il si r>e que l'p\se fasse la loi son homme8 ,de fait1 en bi5 des mnages1 la femme ex]ce t\s les attributs du p\voir et cumule t\s les avantages de la s\v]a9et4 ,elle e/ un maire du palais qui rg5te1 d'une ma9 f]me1 son roi fa9ant4 ,et cela e/ si vrai que ,m4 ,jean ,grave1--dont on connat l'me an>*i/e si prompte s'al>m] des mo9dres abus d'autorit1--ne pr5d pas au srieux la puissance m>itale2 il la juge plus nom9ale que relle#da4 ,combi5 il a raison6 ,note #da3 ,la ,socit future1 *ap4 ,,xxii1 p4 #cbh4 ,a qui f]a-t-on croire que les prrogatives mascul9es sont univ]sellem5t oppressives p\r la femme8 ,le m>i d'auj\rd'hui e/ dev5u si conciliant1 si dbonnaire1 son autorit s'e/1--p>ticulirem5t dans la classe ri*e1--si ad\cie et si rel*e1 qu'il s]ait vraim5t excessif de prt5dre que l'p\se vgte et tremble et plie s\s un j\g intolrable4 ,en combi5 de foy]s le m>i n'a-t-il g>d que le simulacre du p\voir1 image du mon>que con/itutionnel qui rgne et ne g\v]ne pas8 ,nos moeurs conjugales sont a9si faites1 en bi5 des milieux1 que les femmes p\rrai5t pr5dre (ficiellem5t la c\ronne sans que leur empitem5t cause la mo9dre rvolution4 ,elles ex]c5t dj la ralit du comm&em5t4 ,elles ont usurp la place du matre4 ,elles pr5n5t t\tes les dcisions1 elles tran*5t t\tes les que/ions avec un ton de s\v]a9et qui n'admet pas de rplique1 ne laissant au pre de leurs enfants que la ress\rce d'agrer leurs volonts impratives4 ,l'homme s'agite et la femme le mne4 ,oui2 l'autorit m>itale e/1 plus s\v5t qu'on ne p5se1 une pure fiction dcorative4 ,savez-v\s comm5t les ,norm&s1 qui pass5t p\r avoir l'esprit f9 et clairvoyant1 df9iss5t le m>iage3 ,une femme de plus et un homme de mo9s4 ,*ez eux1 l'p\se s'appelle la b\rgeoise1 ou encore la matresse2 et je v\s prie de croire qu'elle ne se laisse pas m>*] sur le pi$4 ,en gnral1 il n'e/ plus gure de ,franaises qui se s\mett5t docilem5t l'adoration aveugle du pr9cipe mascul9 en la p]sonne du fianc ou du m>i4 ,mme ,neck] a eu raison de dire3 ,ce qui pr\ve en faveur des femmes1 c'e/ qu'elles ont t\t contre elles1 et les lois et la =ce1 et que1 cep5dant1 elles se laiss5t r>em5t dom9]#db4 ,note #db3 ,op9ions des femmes sur la femme4 ,revue encyclopdique du #bh novembre #ahif1 p4 #hdj4 ,,ii ,ce *angem5t dans les ides et dans les moeurs ti5t deux causes3 la bont et la faiblesse de l'homme4 ,je v\s prie1 ,mesdames1 de ne po9t jet] les hauts cris3 ceci n'e/ pas un p>adoxe4 ,avec la meilleure foi du monde1 les femmes s'imag95t dt5ir le monopole de la bont4 ,pure exagration6 ,n\s admettons qu'elles sont plus t5dres que n\s1 tant plus impressionnables et plus s5sibles4 ,et en cela1 elles m>qu5t sur notre sexe une vritable supriorit4 ,mais la bont n'e/ pas impossible aux hommes4 ,il y a mieux3 qu& un homme se mle d'tre bon1 il l'e/ ple9em5t1 il l'e/ sottem5t4 ,dites d'un de vos amis dans un salon3 ,ah6 quel brave g>on6 ,c'e/ la crme des hommes6 ,il e/ r>e qu'il ne se tr\ve pas quelque femme p\r v\s rpliqu]3 ,ne m'en p>lez pas3 il e/ si bon qu'il en e/ bte6 ,sa femme le mne p> le b\t du nez4 ,ce qui pr\ve deux *oses3 d'abord1 que c]ta9es femmes ne sont pas dignes des excell5ts m>is qu'elles ont et qu'elles b\scul5t2 ensuite1 qu'une trop gr&e bont *ez l'homme e/1 aux yeux du beau sexe1 un signe de faiblesse et d'abdication4 ,on me dira peut-tre que le m>i e/ un niais de se laiss] rg5t] p> sa femme4--,pas t\j\rs4 ,il e/ des cas o1 la lutte tant impossible1 la s\mission vaut mieux dans l'intrt des enfants4 ,lorsqu'une femme autoritaire a usurp irrmdiablem5t le p\voir m>ital et pris1 env]s et contre t\s1 l'habitude du comm&em5t1 le m>i fait preuve de haute sagesse et d'abngation admirable1--tant que cet effacem5t1 bi5 ent5du1 e/ compatible avec les intrts et la dignit de la famille1--en acceptant un rle mode/e et une attitude subalt]ne4 ,il faut que la d\ceur ait son reprs5tant au foy]4 ,puisque la mre tran*e du matre1 il e/ dsirable que le pre j\e1 auprs des enfants1 le rle de mansutude et de conciliation qu'elle abdique malheureusem5t4 ,et mme1 lorsque cette fonction de paix et d'union e/ remplie avec tact p> un homme d'esprit1 elle donne1 aux yeux du public1 celui qui s'y rsigne et s'y dv\e un *>me qui rehausse inf9im5t sa valeur p]sonnelle4 ,bi5heureux les d\x1 c> ils possd]ont la t]re6 ,mais il arrive s\v5t que la bont dgnre en mollesse et en pusillanimit4 ,malheur aux m>is qui1 non cont5ts d'tre bons comme le pa9 blanc1 sont t\t en pte1 t\t en mie6 ,ceux-l sont de/9s1 les pauvres6 tre mangs4 ,avec l'habitude de l'homme mod]ne de ne vivre que p\r la femme1 de n'agir que p> la femme1 avec la hantise de la beaut et l'adoration de la *air qui ont pris possession des ttes les plus intellectuelles1 il faut s'att5dre voir se multipli] le m>i-vassal qui1 pris d'une sorte de cra9te rvr5tielle en prs5ce de son idole1 l'int]roge du reg>d1 et avant de p>l]1 p\r savoir s'il doit ouvrir la b\*e1 et avant de se taire1 p\r savoir s'il doit la f]m]4 ,et cet innoc5t e/ conva9cu que la femme n'e/ pas encore assez libre1 assez s\v]a9e2 il a comme un remords de se t5ir deb\t devant elle2 il pro/]n]ait volonti]s aux pi$s de sa matresse t\te sa dignit1 t\te sa volont1 t\te sa virilit4 ,c]tes1 il e/ bon d'avoir l'me *eval]esque et de pr5dre coeur les intrts de la femme4 ,mais il ne faudrait pas que1 p\r remplir cette galante mission1 l'homme r5ont t\te fi]t1 t\te autorit4 ,df5dez les droits de la femme1 si v\s v\lez1 mais ne sacrifiez pas les ntres4 ,n'ayez pas surt\t la mauvaise ide de bris] son prt5du j\g en n\s =geant des *anes plus l\rdes et plus humiliantes4 ,ces exagrations n\s alin]ai5t les sympa?ies et le respect des femmes1 au lieu de n\s les conqurir4 ,a qui revi5t1 en effet1 la responsabilit du m\vem5t fm9i/e8 ,a l'homme1 sans d\te4 ,il y a sur ce po9t une belle unanimit contre n\s4 ,mais lequel de nos actes l'a motiv8 ,ici1 l'on ne s'ent5d plus4 ,les uns invoqu5t les progrs de la dmocratie ho/ile t\s les privilges et follem5t prise d'galit4 ,d'aucuns avanc5t qu'appele produire les preuves de sa lgitimit1 la suprmatie de l'homme a p>u aux femmes trop m9ce et trop discutable p\r mrit] les droits qu'on lui confre4 ,suivant d'autres1 enf91 la vritable cause du m\vem5t d'mancipation auquel n\s assi/ons1 s]ait mo9s le mauvais usage de notre puissance que la volontaire abdication de notre autorit4 ,et c'e/ l'avis de beauc\p de femmes di/+ues4 ,il n'en cot]ait po9t notre sexe d'tre s\mis1 dis5t-elles1 s'il avait l'assurance d'tre efficacem5t protg4 ,mais dans la classe ri*e comme dans la classe pauvre1 la puissance virile e/ incapable de n\s donn] la scurit ou l'agrm5t4 ,qu'e/-ce dire8 ,depuis que le ma*9isme a mis f9 au vieux sy/me patri>cal1 l'ouvri] a tr\v mo9s facile de p\rvoir l'entreti5 de sa femme2 et av\ant son impuissance la faire vivre1 il a s\ff]t qu'elle quitte le mnage et entre la fabrique4 ,de l1 une atte9te grave au pre/ige du m>i4 ,dans les milieux b\rgeois ou lgants1 l'homme n'a pas mieux su j\] son rle et s\t5ir son p]sonnage4 ,absorb dans la proccupation de ses aises1 il s'e/ laiss envahir p> la vulg>it1 la rudesse1 la grossiret2 il e/ sans gt et sans grce2 il e/ plat1 l\rd1 maussade1 9lgant4 ,ce pitoyable s\v]a9 a r5onc mme relev] son titre p> la di/9ction et l'clat du co/ume2 il s'habille d'une faon ridicule4 ,p> une concid5ce digne de rem>que1 il a p]du les faons galantes d'autrefois en mme temps qu'il p]dait le gt des *am>rures somptueuses4 ,e/-il possible que la femme considre l'homme comme un hros1 s'il r5once aux app>5ces1 aux manires d'un hros8 ,la gu]re des sexes a-t-elle donc p\r cause l'invasion de la tri/e r$+ote et du ve/on dplaisant8 ,po9t d'autorit possible1 aprs t\t1 si elle n'e/ rehausse p> le pre/ige de la c\leur et l'lgance des =mes4 ,c'e/ la loi de nature4 ,e/-ce que1 *ez nos frres les animaux1 le mle ne se met pas en frais de coquett]ie p\r en impos] la femelle8 ,et n\s n\s tonnons que les femmes m>qu5t une si vive incl9ation p\r le pantalon r\ge et les paulettes de nos (fici]s6 ,quel malheur que les pauvres civils ne puiss5t revtir leurs anatomies d't(fes e/htiques et v>ies6 ,s'ils manqu5t d'autorit1 c'e/ qu'ils manqu5t de pana*e4 ,il n'e/ qu'une conclusion ces rcrim9ations mi-srieuses1 mi-plaisantes3 soyons ju/es1 bons1 *eval]esques1 mais sans faiblesse et sans platitude4 ,veillons g>d] notre pre/ige2 n'abdiquons po9t notre autorit4 ,les femmes ne n\s saurai5t aucun gr d'un aussi l*e ab&on4 ,au surplus1 la puissance m>itale1 bi5 comprise1 peut leur tre utile autant qu' n\s4 ,il ne s'agit que de s'ent5dre sur son pr9cipe et ses limites4 ,c'e/ quoi n\s allons n\s appliqu] sans jactance et sans p>tialit4 ,,iii ,en ce qui conc]ne la puissance du m>i sur la femme1 notre lgislation1 simple reflet des ides religieuses1 e/ la conscration laque du m>iage *rti54 ,au s5s vanglique1 le mrite spirituel d'un homme n'e/ pas suprieur celui de la femme4 ,si hautes que soi5t les fonctions auxquelles notre sexe e/ appel1 si m]veilleuses que soi5t ses entreprises et ses oeuvres1 il se peut que l'humble besogne d'une pauvre s]vante vaille mille fois plus aux yeux de ,dieu que les dc\v]tes d'un savant ou les exploits d'un hros4 ,la sa9tet e/ la seule *ose qui compte au tribunal du ,*ri/4 ,au po9t de vue de la consci5ce1 il ne saurait y avoir de diffr5ce entre l'homme et la femme2 c> t\s deux1 pris individuellem5t1 p>ticip5t de la mme manire aux bi5faits de la cration et de la rdemption1 aux trsors de la grce et aux promesses du salut4 ,on connat la belle p>ole de sa9t ,paul3 ,v\s tes t\s enfants de ,dieu p> la foi en ,jsus-,*ri/4 ,il n'y a plus ni ,juif ni ,grec2 il n'y a plus ni esclave ni homme libre2 il n'y a plus ni homme ni femme2 c> v\s tes t\s un en ,jsus-,*ri/#dc4 ,a9si1 m>ie ou veuve1 esclave ou libre1 la femme vaut l'homme2 et c'e/ p> l'affirmation de cette galit de valeur spirituelle que le *ri/ianisme l'a releve dans l'esprit des peuples civiliss4 ,note #dc3 ptre aux ,galates1 ,,iii1 #bf et #bh4 ,mais ce relvem5t s'e/ accompli d\cem5t1 sans sec\sse1 sans b\lev]sem5t1 sans faire viol5ce la nature1 sans rompre brusquem5t avec les c\tumes huma9es1 en cons]vant la femme sa vocation d'auxiliaire et au m>i la suprmatie de direction4 ,le *ri/ianisme a t\j\rs rpugn l'galit t]re/re des p\x2 il la remet plus t>d1 ou mieux1 il ne l'admet qu'entre les mes1 en ce qui reg>de l'oeuvre du salut et la conqute du ciel4 ,c'e/ quoi sa9t ,pi]re fait allusion en ces t]mes3 ,v\s1 m>is1 demeurez avec vos femmes en t\te sagesse1 les traitant avec honneur comme le sexe le plus faible1 puisqu'elles hrit]ont comme v\s de la grce qui donne la vie#dd4 ,en outre1 p\r ce qui e/ de la socit ecclsia/ique et de la socit civile1 l'glise ti5t l'galit absolue p\r un pril4 ,de fait1 elle a t\j\rs rep\ss l'+r5ce des femmes dans le sac]doce1 se rappelant1--bi5 que le conc\rs des premires *rti5nes ait contribu puissamm5t la diffusion de l'vangile1--que le ,*ri/ ne leur a pas dit comme aux hommes3 ,allez6 ,enseignez les nations6 ,le pr9ce des ,aptres se proccupait lui-mme de modr] leur zle4 ,soyez s\mises vos m>is1 leur disait-il1 af9 que1 s'ils ne croi5t po9t la p>ole1 la conduite de leurs femmes les gagne sans la p>ole1 lorsqu'ils vi5dront considr] la puret de vos moeurs jo9te au respect que v\s aurez p\r eux4 ,telle ,s>ah1 dont v\s tes les filles1 obissait ,abraham1 l'appelant son seigneur#de4 ,note #dd3 ,ire ptre de sa9t ,pi]re1 ,,iii1 #g4 ,note #de3 ,ibid41 ,,iii1 #a1 #b et #f4 ,a cette hir>*ie dans le mnage1 qui implique la prm95ce de l'homme et la subord9ation de la femme1 les docteurs assign5t les plus lo9ta9es orig9es4 ,en ordonnant que la femme soit voile1 p\r mieux m>qu] la suprmatie de l'homme1 sa9t ,paul s'exprime a9si3 ,adam a t cr le premi]2 ensuite1 ce n'e/ po9t ,adam1 mais ,eve qui a t sduite p> le s]p5t4 ,aux yeux des canoni/es1 ces deux raisons tabliss5t l'infriorit temporelle du sexe fm994 ,ret5ons1 d'abord1 le rcit de la cration4 ,aprs avoir tir le corps d',adam du limon de la t]re1 ,dieu dit3 ,il n'e/ pas bon que l'homme soit seul2 donnons-lui une aide semblable lui4 ,on a bi5 lu8 ,une aide1 c'e/--dire une auxiliaire4 ,puis ,dieu pr5d une cte d',adam p\r en =m] la femme4 ,et le premi] homme s'crie3 ,voil l'os de mes os1 la *air de ma *air6 ,et le texte aj\te3 ,elle s'appell]a ,virago p>ce qu'elle a t tire de l'homme2 c'e/ p\rquoi l'homme quitt]a son pre et sa mre et s'atta*]a sa femme2 et ils s]ont deux en une seule *air4 ,ces =tes images exprim5t admirablem5t les rapports des sexes1 tels que ,dieu les a v\lus4 ,l'homme sort des ma9s du ,crateur1 et la femme sort de l'homme p> une opration div9e4 ,ils ont mme orig9e3 l'acte d'un ,dieu4 ,ils ont mme de/9e sur la t]re et mme rcomp5se aprs la mort4 ,leur dignit1 leur valeur1 leur spiritualit e/ gale4 ,nulle diffr5ce de corps ni d'me1 puisqu'ils sont vraim5t une seule *air ceux qui n'ont qu'un mme coeur4 ,et se retr\vant en ve1 ,adam ne p\vait manqu] de l'aim]4 ,que le m>i r5de donc sa femme la bonne volont qui lui e/ due1 crit sa9t ,paul1 et que la femme en use de mme env]s son m>i4 ,c> ils s'app>ti5n5t devant ,dieu4 ,la femme n'a pas son propre corps en sa puissance1 mais il e/ en celle du m>i2 et le m>i de mme n'a pas en sa puissance son propre corps1 mais il e/ en celle de la femme#df4 ,seulem5t1 l'aptre aj\te3 ,la femme vi5t de l'homme et non l'homme de la femme#dg4 ,cre de ,dieu1 la femme cons]ve donc l'individualit de son tre et la responsabilit de sa consci5ce2 elle possde la plnitude de la nature huma9e4 ,mais1 sortie de l'homme1 elle doit son p\x une affectueuse subord9ation4 gaux devant ,dieu1 les deux sexes ont t m>qus d'un signe di/9ct et inve/is d'une vocation diffr5te4 ,note #df3 ,ire ptre aux ,cor9?i5s1 ,,vii1 #c et #d4 ,note #dg3 ,ibid41 ,,xi1 #h4 ,la *ute orig9elle n'a fait qu'aggrav] ces di/9ctions et ces disp>its4 ,adam a p* p> ve1 l'am\r de la femme ayant prvalu en son coeur sur la loi du ,crateur4 ,satan1 au dire des ?ologi5s1 savait l'homme mo9s crdule et p>tant mo9s faillible2 aussi s'adressa-t-il la femme4 ,celle-ci1 en p]suadant le premi] homme1 enseigna le mal2 et c'e/ p\r ce motif que l'aptre sa9t ,paul int]dit aux femmes d'enseign] dans l'glise4 ,donne l'homme p\r l'aid] dans le bi51 la femme l'induit en t5tation et l'entrane au p*4 ,de/9e tre son auxiliaire1 elle devi5t son mauvais gnie4 ,et ,dieu porte contre elle cette s5t5ce3 ,tu s]as s\s la puissance de ton m>i1 et il te dom9]ai#dh4 ,la rvolte des s5s et les turpitudes de la *air1 les *anes de l'am\r et les d\leurs de l'enfantem5t1 tels s]ont les *tim5ts4 ,note #dh3 ,g5se1 ,,iii1 #af4 ,heureusem5t que le mal1 qui1 suivant le mot de ,t]tulli51 tait entr dans le monde p> la femme comme p> une porte ouv]te1 devait tre rp> p> la ,vi]ge de qui natrait le ,sauveur des hommes4 ,tmo9 cette p>ole de ,jhovah au s]p5t3 ,je mettrai l'inimiti entre toi et la femme1 entre sa race et la ti5ne2 elle t'cras]a la tte et tu *]*]as lui mordre le talon#di4 ,ds lors1 la femme rgnre1 l'homme devra le respect et la ju/ice2 c> elle e/ le coeur de la famille1 si l'homme en e/ la tte4 ,il ne faut pas sp>] ce que l't]nel a uni4 ,dieu1 suivant sa9t ,jean ,*ryso/ome1 ne *>ge po9t l'homme de t\t le f>deau de la vie et ne fait pas dp5dre de lui seul la p]ptuit du g5re huma94 ,la femme aussi a reu un gr& rle1 af9 qu'elle soit e/ime4 ,sa9t ,paul avait dj dit1 avec sa nettet habituelle3 ,il n'y a po9t de femme sans l'homme1 ni d'homme sans la femme1 et t\s deux vi5n5t de ,dieu#ej4 ,note #di3 ,ibid41 ,,iii1 #ac4 ,note #ej3 ,ire ptre aux ,cor9?i5s1 ,,xi1 #aa-ab4 ,cette doctr9e des ,pres impose une borne l'orgueil mascul9 et c\vre d'un remp>t la faiblesse fm99e4 ,sa9t ,jean ,*ryso/ome en induit les attributions div]ses des deux sexes3 ,le p>tage e/ sagem5t tabli1 de manire que l'homme vaque aux affaires du dehors et la femme celles du d$ans2 ds que cet ordre e/ int]v]ti1 t\t se tr\ble1 t\t e/ b\lev]s4 ,sa9t ,paul en a tir de mme les rgles qui doiv5t prsid] aux rapports des p\x4 ,aprs avoir reconnu que l'homme e/ le *ef de la femme1 comme ,jsus-,*ri/ e/ le *ef de l'glise1 et que l'homme e/ l'image de la gloire de ,dieu1 t&is que la femme e/ la gloire de l'homme#ea1 le gr& ,aptre veut que la femme obisse au m>i comme au ,seigneur1 et aussi que le m>i aime sa femme comme le ,*ri/ aime son glise#eb4 ,et ailleurs3 ,que la femme soit s\mise son m>i1 comme il convi5t4 ,et v\s1 m>is1 aimez vos femmes1 et ne soyez po9t rig\reux env]s elles#ec4 ,note #ea3 ,ibid41 ,,xi1 #c et #g4 ,note #eb3 ,eptre aux ,ephsi5s1 ,v1 #bb-be4 ,note #ec3 ,eptre aux ,colossi5s1 ,,iii1 #ah et #ai4 ,,iv ,de sa9t ,pi]re ,lon ,,xiii1 la doctr9e des papes sur la dignit spirituelle et le rle auxiliaire de la femme n'a po9t v>i4 ,sans d\te1 l'homme s'e/ ef=c bi5 s\v5t de faire t\rn] sa suprmatie en dom9ation4 ,mais contre les abus de la puissance m>itale1 l'glise n'a jamais cess de prote/] avec f]met4 ,je n'en veux p\r preuve qu'un fragm5t de s]mon1 d'une curieuse =me populaire1 que j'emprunte au francisca9 ,b]?old de ,ratisbonne1 qui vivait au ,x,i,i,ie sicle4 ,p\r mieux initi] son auditoire aux obligations du m>iage *rti51 le frre missionnaire suppose qu'un assi/ant lui adresse cette objection3 ,frre ,b]?old1 tu prt5ds que les femmes doiv5t tre s\mises leur m>i2 donc je puis faire de la mi5ne ce que bon me semble et la trait] comme il me plat8--,non1 non1 rplique le mo9e1 si tu veux entr] dans le royaume des cieux6 ,ton c\teau e/ toi3 t'en s]viras-tu p\r te p]c] la gorge8 ,ton jambon e/ toi3 en manges-tu le v5dr$i8 ,a9si de ta mnagre3 elle e/ toi1 tu es elle2 mais v\s ne devez po9t (f5s] ensemble la loi div9e1 c> v\s s]iez bannis du ,p>adis#ed4 ,note #ed3 ,s]mons du francisca9 ,b]?old1 dition ,gabel1 t4 ,,iii1 pp4 #a et suiv4 ,avec plus d'lvation de langage1 le gr& pape ,lon ,,xiii ne conoit pas autrem5t les devoirs respectifs des p\x4 ,on lit dans l',encyclique du #aj fvri] #ahhj3 ,l'homme e/ le pr9ce de la famille1 le *ef de la femme2 mais celle-ci1 *air de sa *air1 os de ses os1 ne doit pas le s]vir comme une esclave2 elle e/ sa compagne s\mise1 mais respecte4 ,si l'homme s'applique imit] le ,*ri/ et si la femme sait imit] l'glise1 leur t*e1 t\s deux1 s]a r5due facile p> le sec\rs de l'am\r div9 qui les s\ti5dra4 ,ces ides ont pass successivem5t dans notre lgislation c\tumire et dans notre lgislation civile4 ,po?i]1 notre vieux jurisconsulte classique1 t5ait p\r contraire la bi5sance publique que l'homme1 con/itu p> ,dieu le *ef de la femme1 vir e/ caput muli]is1 ne ft pas le *ef de la communaut des bi5s4 ,et plus prs de n\s1 un comm5tateur du ,code civil1 ,m>cad1 =mule l'esprit de nos in/itutions matrimoniales en t]mes peu prs id5tiques3 ,l'p\se doit s\mission au m>i1 selon le prcepte de sa9t ,paul3 ,muli]es viris suis subditae s9t4 ,le dogme *rti5 a donc inspir l'anci5 et le n\veau droit franais4 ,que faut-il p5s] de cette lgislation traditionnelle8 ,l'excell5t ,condorcet n'hsitait pas la reg>d] comme un abus de la =ce4 ,p>mi les progrs de l'esprit huma9 les plus importants p\r le bonheur gnral1 n\s devons compt] l'entire de/ruction des prjugs1 qui ont tabli entre les deux sexes une 9galit de droits fune/e celui mme qu'elle favorise4 ,a p>l] fran*em5t1 l'galit absolue applique aux droits respectifs des p\x me p>at d'un optimisme *imrique1 et je vais1 sans plus t>d]1 m'en expliqu] de mon mieux4 ,,*apitre ,,iii ,po9t de famille sans *ef ,,sommaire ,i4--,l',,article #bac ,,du ,,code ,,civil4--,,son ,,fondem5t ,,rationnel4--,,p\rquoi ,,les ,,femmes ,s',,insurg5t ,,contre ,l',,autorit ,,m>itale4--,,curieux ,,pl,,biscite ,f,,m994 ,,ii4--,,le ,,=t ,,et ,,le ,,faible ,,des ,,m>is4--,,la ,,ma,,trise ,,de ,,la ,,femme ,,vaudrait-,,elle ,,la ,,ma,,trise ,,de ,l',,homme8--,,la ,,femme-,,homme4 ,,iii4--,l',,galit ,,de ,,puissance ,,e/-,,elle ,,possible ,,entre ,,m>i ,,et ,,femme8--,,po9t ,d',,ordre ,,sans ,,hi,,r>*ie4--,l',,galit ,,des ,,droits ,,entre ,,p\x ,,s]ait ,,une ,,s\rce ,,de ,,conflits ,,et ,d',,an>*ie4 ,,iv4--,r,,p>tition ,,naturelle ,,des ,r,,les ,,entre ,,le ,,m>i ,,et ,,la ,,femme4--,,puissance ,,de ,,celle-,,ci1 ,,p\voir ,,de ,,celui-,l4--,,la ,,volont ,,mascul9e4--,a ,,propos ,,du ,,domicile ,,m>ital4--,,la ,,ma,,tresse ,,de ,,maison4 ,v4--,,le ,,secret ,,des ,,bons ,m,,nages4--,,p> ,,quelles ,,femmes ,l',,autorit ,,m>itale ,,e/ ,,encore ,,agr,e ,,et ,,ob,,ie4--,,avis ,,aux ,,hommes4 ,i ,sans que n\s soyons anim d'une dvotion sup]/itieuse l'g>d de notre loi crite1 il n\s e/ impossible de ne po9t reconnatre qu'elle a du bon4 ,d'aprs l'article #bac du ,code civil1 le m>i doit protection sa femme1 la femme obissance son m>i4 ,de ces deux obligations corrlatives1 dont l'une e/ la condition de l'autre1 ,portalis1 un des rdacteurs du ,code ,napolon1 donne l'int]prtation suivante3 ,ce ne sont po9t les lois1 c'e/ la nature mme qui a fait la loi de *acun des deux sexes4 ,la femme a beso9 de protection p>ce qu'elle e/ plus faible2 l'homme e/ plus libre p>ce qu'il e/ plus =t4 ,la prm95ce de l'homme e/ indique p> la con/itution mme de son tre qui ne l'assujettit pas autant de beso9s4 ,l'obissance de la femme e/ un hommage r5du au p\voir qui la protge1 et elle e/ une suite de la socit conjugale qui ne p\rrait subsi/] si l'un des p\x n'tait subordonn l'autre4 ,a9si1 d'aprs le texte mme de l'article #bac et le comm5taire du plus autoris de ses auteurs1 le devoir d'obissance n'e/ impos la femme qu'en vue du devoir de protection impos au m>i2 ou1 plus clairem5t1 si le m>i a le droit d'tre obi1 c'e/ p>ce que la femme a le droit d'tre protge4 ,nos obligations de df5se sont donc la condition et la mesure de nos p\voirs de comm&em5t4 ,cela e/-il si draisonnable8 ,n\s reconnaissons que la s\mission risque d'tre pnible1 lorsqu'elle e/ requise au pr(it d'un m>i que la femme juge mo9s intellig5t qu'elle1 ou mo9s noble1 ou mo9s ri*e1 ou seulem5t mo9s di/+u2 n\s v\lons bi5 qu'il lui soit difficile de voir en cet infrieur un guide1 un conseil1 un appui4--,mais1 ,madame1 qui la faute8 ,il fallait mieux *oisir4 ,n'accusez pas le ,code1 mais v\s-mme1 ou plutt papa et maman1 qui n'ont po9t su tr\v] p\r leur fille un pr9ce *>mant4 ,que l'obissance soit quelque peu mortifiante p\r une femme qui se s5t suprieure son seigneur et matre2 qu'elle soit1 au contraire1 naturelle et facile et d\ce p\r l'p\se qui tr\ve en l'p\x de son *oix une c]ta9e prm95ce intellectuelle et morale3 encore une fois1 cela e/ vraisemblable4 ,p> malheur1 p\r faire bon mnage1 la supriorit1 mme vid5te1 de l'homme ne suffit pas4 ,il faut encore que sa compagne la reconnaisse et l'accepte2 et cette clairvoyance mode/e et cette s\mission sage sont mo9s communes qu'on ne le p5se4 ,n\s n'en v\lons p\r preuve qu'un plbiscite organis en #ahif p> une revue de famille4 ,int]roges sur cette "q de la sujtion lgale de la femme m>ie1 #f #eab lectrices ont rpondu2 et1 sur ce total1 #ifc seulem5t ont acquiesc au devoir d'obissance que notre loi leur impose4 ,il s'en e/ tr\v #e #edi p\r prote/] contre l'obs]vation de l'article #bac4 ,mais1 t&is que #gdj ont prconis la rbellion ouv]te 7scnes1 cris1 l>mes1 vasion du domicile conjugal7 p\r se s\/raire une aussi affligeante humiliation1 les autres1 au nombre de #b #icd1 ont recomm& les moy5s diplomatiques 7s\plesse1 ruse1 tnacit1 fe9te d\ceur et longue pati5ce7 p\r atte9dre le mme b4 ,sans pr5dre au pi$ de la lettre cette consultation plus ou mo9s srieuse1 il s'en dgage nanmo9s une c]ta9e rpugnance l'obissance et1 corrlativem5t1 une aspiration vague et has>deuse l'mancipation conjugale qui n'e/ pas faite p\r n\s rassur] sur l'tat d'me des femmes m>ies #ee4 ,note #ee3 ,annales politiques et littraires du #i aot #ahif1 p4 #hf4 ,,ii ,c'e/ le mom5t de confess] avec humilit que1 mme en exceptant les mon/res 7ces dames n\s f]ont-elles la *>it de t5ir ceux-ci p\r une m9orit87 le c>actre des hommes n'e/ po9t exempt d'asprits1 de brusqu]ie1 de rudesse1 d'pret mme1 qui peuv5t bless] les dlicatesses et les susceptibilits fm99es4 ,mais s\s ces app>5ces rb>batives1 s\s cette raideur de v]be et d'allure1 s\s cette corce dure et s*e1 e/-il donc impossible de tr\v] un fond de loyaut1 de fran*ise1 de s9crit1 de noblesse1 de gnrosit1 capable de faire oubli]1 avec un peu d'am\r1 les rugosits de l'enveloppe8 ,n\s sommes impati5ts et autoritaires3 c'e/ ent5du4 ,si n\s supportons vaillamm5t l'in=tune1 en revan*e1 n\s faiblissons trangem5t devant la d\leur physique4 ,une fivre n\s abat1 un malaise n\s effraie4 ,ce n\s e/ un supplice d'ent5dre gmir ou pleur] aut\r de n\s4 ,quel homme p\rrait veill] au *evet d'un enfant ou d'un malade comme la mre de famille ou la soeur de *>it8 ,mais l'homme ne repr5d-il po9t sa supriorit dans les longs ef=ts1 dans les labeurs pnibles du corps et de l'esprit8 ,n\s ne sommes po9t p>faits1 soit6 ,mais les femmes le sont-elles8 ,que celles qui incl9]ai5t trop facilem5t voir en l'homme un tre g/e et m*ant1 pr5n5t la pe9e d'obs]v] qu'il travaille1 qu'il pe9e1 qu'il lutte p\r le foy]4 ,mme dans le peuple1 sont-ils si r>es ceux qui1 srs de tr\v] *ez eux un mnage propre et rj\issant1 une femme av5ante et gaie1 prfr5t leur famille l'aub]ge et au cab>et8 ,v\drait-on1 p> has>d1 int]v]tir les rles et remplac] la matrise de l'homme p> la matrise de la femme8 ,le remde s]ait pire que le mal4 ,une femme autoritaire ne l'e/ jamais demi4 ,c'e/ un tyranneau dome/ique4 ,ri5 de plus dplaisant que cette crature d'humeur dom9ante et de c>actre imprieux1 qui usurpe1 en son intrieur1 le rle du pre4 ,ses clats de voix et ses gr&s airs bless5t comme une anomalie4 ,n\s associons si troitem5t la d\ceur la grce fm99e1 la rudesse et l'emportem5t lui sont si contraires1 qu'une p>ole dure et brutale dans la b\*e d'une femme n\s *oque autant qu'un blasphme sur les lvres d'une dvote4 ,et p\rtant1 c'e/ une tri/esse de le dire1 il y a des femmes rev*es et ac>itres4 ,la mo9dre contradiction les (f5se et les irrite4 ,p]sonnelles1 orgueilleuses1 viol5tes1 on les voit ram5] ins5siblem5t elles t\tes les *oses du mnage1 t\s les intrts de la famille1 apo/rophant les dome/iques1 sec\ant les enfants1 maltraitant le m>i4 ,le pauvre homme1 *ass peu peu de t\tes ses attributions1 dcapit de son pre/ige1 comm& comme un infrieur1 humili devant les si5s1 qu& il n'e/ pas malm5 en public1 pr5d s\v5t le p>ti hroque de se taire et de s'effac] en considration des enfants qu'une rupture bless]ait p\r la vie1 trop heureux si son sil5ce n'e/ pas int]prt comme une injure et sa longanimit prise p\r de la pure sottise6 ,dev5ue matresse absolue de son intrieur1 madame tran*e1 gronde1 crie4 ,c'e/ un frelon dans la ru*e4 ,donnez-lui t\tes les qualits que v\s v\drez1 de l'ordre1 de la dcision1 de l'conomie2 supposez-la *>itable aux pauvres1 sec\rable aux malheureux3 son esprit de dom9ation contre nature lui f]a p]dre t\s ses mrites aux yeux du monde4 ,et c'e/ ju/ice2 c> elle fait le malheur des si5s4 ,s'en r5d-elle compte8 ,on peut en d\t]4 ,son moi s'pan\it avec une sorte d'inconsci5ce4 ,admettons qu'elle opprime son m>i et tyrannise ses g5s sans le v\loir1 sans le savoir4 ,il n'en re/e pas mo9s que dc\ronne des grces de la d\ceur1 cette femme1 mo9s r>e qu'on ne le p5se1 a quelque *ose d'hybride3 on dirait un tre hors nature qui n'e/ plus ,madame et n'e/ pas encore ,monsieur4 ,c'e/ la femme-homme4 ,dieu v\s en g>de6 ,et le fm9isme avanc t5d prcism5t multipli] ce type insupportable4 ,voici une jeune fille m>i]3 elle a t\s ses brevets2 elle p>le c\ramm5t l'anglais ou l'allem&1 et peu prs le franais2 elle excelle dans la musique et cultive l'aqu>elle4 ,t\s les sports lui sont famili]s3 elle valse ravir1 monte comme un huss>d1 nage comme un poisson et pdale infatigablem5t sur t\s les *em9s4 ,mais la jeunesse passe et ,mademoiselle s'ennuie4 ,il faudrait lui tr\v] un bon m>i2 c'e/1 savoir1 un brave g>on qui sa*e t5ir un mnage1 surveill] la cuis9e1 soign] les enfants et1 au beso91 raccommod] les bas4 ,o tr\v]ez-v\s cet imbcile8 ,plus la jeune fille se virilise imprudemm5t1 mo9s elle se m>i]a facilem5t4 ,v\s v\s mpr5ez1 me dira-t-on1 sur les t5dances du fm9isme conjugal4 ,il ne s'agit po9t de subordonn] l'homme la femme1 pas plus que la femme ne doit tre subordonne l'homme4 ,ce que n\s dem&ons1 c'e/ l'galit4--,je n'en disconvi5s pas2 mais e/-elle possible8 ,la *ose p>atra d\teuse quiconque v\dra bi5 re*]*] l'esprit de ce nivellem5t de puissance entre les p\x4 ,,iii ,d'aprs les ides n\velles1 les p\x sont deux units indp5dantes1 mo9s unies que juxtaposes4 ,entre ces deux s\v]a9s autonomes1 comm5t l'ent5te1 la paix1 la vie s]ai5t-elles durables4 ,c'e/ un fait d'expri5ce qu'entre deux =ces galem5t prises de leur lib]t1 les conflits ab\tiss5t la gu]re inte/9e4 ,le dualisme n'a jamais produit que la lutte et le dsordre4 ,en politique1 il conduit les peuples au s*isme et la scession2 appliqu au m>iage1 il multipli]ait entre les p\x les causes de rupture et les occasions de divorce4 ,voyez-v\s ces deux tres rivaux ayant mmes droits devant la loi et atta*s l'un l'autre p> une mme *ane8 ,l'am\r la r5dra lgre1 n\s dit-on4--,mais l'am\r passe et1 privs de ce d\x trait d'union1 il e/ prvoir que les conjo9ts1 demeurs face face sans v\loir ds>m]1 f9iront p> se t\rn] le dos p\r mieux sauveg>d] leur trs *re indp5dance4 ,il n'y a pas d'ordre possible sans une c]ta9e hir>*ie4 ,mettez que les pre et mre ai5t sur leurs enfants les mmes prrogatives3 si l'accord cesse1 c'e/ la confusion1 le conflit aigu1 la gu]re s'in/allant au foy]2 c'e/ la vie commune r5due impossible2 c'e/ la paix du mnage irrvocablem5t tr\ble4 ,qu& deux individus1 qui se croi5t gaux en droit et en =ce1 se disput5t et se heurt5t1 le duel e/ t]rible4 ,p\r vit] les c\ps et les viol5ces1 il n'e/ plus qu'un moy53 se sp>]4 ,mme ,arvde ,b>9e a trs bi5 vu ce dang]4 ,comm5t le m>iage p\rrait-il subsi/] qu& p]sonne1 dans un mnage1 n'aura le d]ni] mot8 qu& deux p\x s]ont deux puissances gales1 dont aucune ne p\rra contra9dre l'autre capitul]8 ,c'e/ une belle *ose de se rvolt] contre les s]vitudes du m>iage sans am\r2 mais1 p\r se prmunir contre les collisions 9vitables de l'galit conjugale1 il faut tre prt se rfugi] dans l'union libre4 ,l1 du mo9s1 ds qu'on ne s'ent5d plus1 on se l*e sans crmonie4 ,le fm9isme matrimonial m>que donc1 de la "p de la femme1 une t5dance oubli] son sexe p\r tablir entre les conjo9ts1 non pas l'union laquelle les convie naturellem5t leur div]sit1 mais une galit sp>ati/e1 un isolem5t hauta91 dont ne saurai5t bnfici] ni la confiance ni l'am\r4 ,il n'y a pas s'y mpr5dre3 c'e/ une gu]re de scession qui comm5ce4 ,que le rve des lib]taires vi5ne se ralis]1 et le m>iage s]a le rappro*em5t ou plutt le conflit de deux =ces gales1 avec plus d'orgueilleuse raideur *ez la femme et mo9s d'affectueuse condesc5dance du ct de l'homme4 ,et qu& ces deux =ces1 rappro*es p> une incl9ation passagre1 se heurt]ont en des luttes que nulle autorit suprieure ne p\rra tran*]1 il faudra bi5 rompre1 puisque p]sonne ne v\dra cd]4 ,pauvres p\x6 pauvres enfants6 pauvre famille6 ,a ce tri/e rgime galitaire1 le m>i gagn]a-t-il1 du mo9s1 de voir dim9u] ses *>ges et ses responsabilits8 ,pas le mo9s du monde4 ,l'esprit de la femme e/ a9si fait qu'elle g>d]a les honneurs et les ralits du p\voir1 sans v\loir en assum] les ennuis et les dommages4 ,ds qu'une opration entreprise p> son initiative aura mal t\rn1 soyez srs qu'elle en rejett]a t\s les torts sur le m>i4 ,tu me l'avais conseille4--,allons donc6--,il fallait m'av]tir1 alors6 ,t\te l'quit fm99e ti5t en ces propos +nieux4 ,les femmes veul5t tre matresses de leurs actes1 avec l'espoir d'en g>d] t\t le pr(it1 s'ils russiss5t1 et d'en rpudi] t\te la responsabilit1 s'ils *\5t4 ,l'galit de puissance entre m>i et femme8 j'en nie la possibilit mme4 ,c'e/ l'quilibre in/able4 ,allez donc btir l-dessus une maison et une famille6 ,en t\te association conjugale1 il y a communm5t un des p\x qui sugge/ionne l'autre1 et l'intimide et le g\v]ne4 ,n'en soyons po9t surpris3 cette hir>*ie des =ces e/ v\lue p> la nature4 ,il e/ des c>actres d\x et faibles dont c'e/ le p>tage1 et s\v5t mme l'agrm5t1 d'obir4 ,aux autres1 c'e/--dire aux n]giques1 aux sangu9s1 aux viol5ts1 app>ti5t le comm&em5t4 ,si v\s le leur refusez1 ils le pr5n5t1 en accompagnant1 au beso91 leur ordre s\v]a9 d'un ge/e dcisif4 ,ce sont les dpositaires de #a' impratif catgorique4 ,t\t e/ p\r le mieux1 qu& le plus puissant des deux1 m>i ou femme1 e/ en mme temps le plus capable et le plus digne4 ,mais combi5 il e/ dplaisant de voir l'intellig5ce rduite en tutelle1 et quelquefois en s]vage1 p> la volont tran*ante d'un conjo9t qui ti5t son autorit du tempram5t plus que de la raison6 ,et p\rtant1 si cet intrieur n'e/ ri5 mo9s qu'idal1 encore peut-il se s\t5ir et dur]1 puisqu'il a un matre4 ,en ralit1 l'union la plus malheureuse e/ celle o ni le m>i ni la femme ne veul5t cd]4 ,c'e/ une lutte de t\s les in/ants4 ,et voil prcism5t o n\s conduirait l'galit des droits entre les p\x6 ,malheur au mnage o il n'y a ni m5eur ni m51 ni volont prm95te ni volont subordonne1 o les deux conjo9ts ont la prt5tion de comm&] t\j\rs et de ne jamais obir6 ,on s'y dispute d'abord1 on se sp>e ensuite4 ,la rupture e/ fatale4 ,a9si l'galit des p\x1 fonde sur l'galit des droits1 n\s mn]ait directem5t des conflits d\l\reux et un divorce 9luctable4 ,sans d\te1 cette galit de puissance s]ait d'une ralisation difficile1 p>ce que l'9galit e/ p>t\t dans les =ces1 dans les tempram5ts1 dans les c>actres4 ,mais l o elle p>vi5drait oppos] les p\x l'un l'autre1 elle ab\tirait l'an>*ie4 ,je la ti5s consquemm5t p\r deux fois malfaisante1 en ce qu'elle contr>ie la nature et en ce qu'elle diss\t la famille4 ,,iv ,quels sont donc1 en raison et en ju/ice1 les pr9cipes qui doiv5t prsid] aux relations respectives des p\x8 ,la femme n'e/ ni suprieure ni infrieure l'homme2 elle n'e/ pas davantage son gale3 elle e/ autre4 ,et puisque la loi a p\r objet de g>antir *acun les moy5s de dvelopp] rgulirem5t sa p]sonnalit1 af9 de lui p]mettre de remplir utilem5t sa de/9e1--aux diffr5ces de complexion organique qui di/+u5t naturellem5t l'homme de la femme1 doit correspondre une diffr5ce de fonction eng5drant une diffr5ce de droit entre les p\x4 ,or1 considrs en leur condition normale qui e/ le m>iage1 l'homme et la femme n'y ti5n5t po9t de la nature mmes rles et mmes attributions4 ,au sexe =t1 la *>ge des l\rds travaux1 de la df5se commune et des relations extrieures2 au sexe fm991 l'adm9i/ration du mnage et le g\v]nem5t du foy]3 telle e/ l'organisation rationnelle de la famille4 ,celle-ci e/ une sorte de petit tat1 qui ne se compr5d pas sans un m9i/re des affaires trangres et sans un m9i/re de l'intrieur4 ,l'ordre e/ ce prix4 ,conf9e dans les *oses de la maison1 la femme m>ie n'en ex]ce pas mo9s un rle si ess5tiel1 qu'en levant ses enfants on peut dire qu'elle =me les hommes et prp>e l'av5ir de la nation4 ,c'e/ en cela mme qu'elle e/1 suivant le mot de ,snque1 t\te-puissante p\r le bi51 ou p\r le mal1 muli] reipublicae damnum aut salus4 ,mais1 si net que soit le p>tage des fonctions entre les deux p\voirs mascul9 et fm991 des conflits sont possibles4 ,qui aura le d]ni] mot8 ,il ne n\s p>at pas vraisemblable qu'en un sujet si pratique1 le monde enti] se soit tromp en attribuant la prm95ce au m>i4 ,dans les que/ions dome/iques1 si m5ues et si compliques1 qui doiv5t tre tran*es rapidem5t et t\te heure s\s pe9e de *aos1 il ne suffit pas de dcl>] que le m>i s]a matre en ceci et la femme s\v]a9e en cela1 *acun ayant sa "p d'autorit limite m9utieusem5t p> le contrat ou p> la loi4 ,il y a mille que/ions connexes et indivisibles qui surgiss5t *aque j\r entre les p\x et qui ne relv5t pas1 en elles-mmes1 de l'un plutt que de l'autre4 ,en ces matires mixtes1 le pr9cipe de la sp>ation des p\voirs n'e/ plus de mise1 sans compt] qu'ici la sp>ation du comm&em5t affaiblirait la famille4 ,n'e/-il pas crit que t\te maison divise contre elle-mme prira8 ,il faut donc au g\v]nem5t conjugal un prsid5t du conseil2 et1 p\r ce po/e prm95t1 l'univ]selle tradition dsigne le m>i4 ,n\s p5sons qu'elle e/ sage4 ,p\rquoi8 ,p>ce que la volont de la femme e/ mo9s f]me que celle de l'homme4 ,sans d\te1 cette raison psy*ologique a p>fois t =t exagre4 ,la femme e/ plutt de/9e l'homme1 et l'homme de/9 la socit2 la premire se doit un1 le second t\s4 ,cette p5se d',amiel e/ excessive4 ,si la nature faisait un devoir la femme de se p]dre dans le rayonnem5t de l'homme de son *oix1 il s'ensuivrait que1 hors du m>iage1 elle ne compte pas3 conclusion cruelle p\r celles qui n'ont po9t r5contr d'homme au c\rs de leur vie solitaire4 ,sont-elles si c\pables1 si inutiles1 les isoles1 les ddaignes1 qui n'ont pu connatre les joies et les preuves du m>iage8 ,et puis1 mme m>ie1 la femme a mieux faire que d' absorb] sa vie dans l'adoration conjugale4 ,et p\rvu que l'homme ait un peu de coeur ou d'esprit1 il ne lui dem&]a po9t un p>eil anantissem5t4 ,concevoir la femme comme un simple reflet de l'homme1 oblig] l'p\se m>*] obscurm5t dans l'ombre de son seigneur et matre1 c'e/ tmoign] vraim5t la p]sonnalit fm99e une mdiocre confiance et une plus mdiocre e/ime4 ,p> bonheur p\r le sexe fm99 7c'e/ une rem>que dj faite71 la bont1--pas plus que la ju/ice1--n'e/ trangre au sexe mascul94 ,je dirai plus3 un homme d\x et =t1 brave et bon1 me p>at le plus bel exemplaire de l'humanit suprieure4 ,mais1 obs]vation intressante3 les femmes n\s sont plus reconnaissantes de la f]met que de la d\ceur4 ,george liot a crit qu' elles n'aim5t pas la passion l'homme dont elles font t\t ce qu'elles veul5t1 p>ce qu'elles s5t5t bi5 qu'on ne s'appuie que sur ce qui rsi/e4 ,en ralit1 la femme veut mo9s f]mem5t que l'homme4 ,mme qu& elle *appe l'empire des mobiles passionnels1 des impressions et des impulsions in/9ctives1 mme qu& elle obx des motifs consci5ts1 raisonns1 rfl*is1 elle a beso9 d'une volont amie qui la s\ti5ne4 ,au cas o ses ides et ses dcisions ne lui sont pas inspires p> son milieu1 p> l'op9ion ambiante1 p> la c\tume1 p> la tradition1 elle va s\v5t les dem&] un p>5t1 un prtre1 un confid5t4 ,les plus =tes ont beso9 d'tre aides4 ,a de c]ta9s mom5ts1 il leur faut un appui moral1 une volont1 une autorit qui dcide p\r elles4 ,c'e/ surt\t qu& le pre vi5t disp>atre1 qu'elles s5t5t et qu'elles confess5t leur faiblesse4 ,alors1 elles r5d5t hommage la puissance m>itale4 ,les plus vaillantes1 obs]ve ,m>ion1 font le gr& ef=t de v\loir p> elles-mmes1 de conduire seules t\te leur maison1 t\te leur vie2 mais c'e/ l une suprme fatigue1 et elles en font l'aveu t\*ant dans l'intimit1 p5dant que le monde admire leur c\rage#ef4 ,a dfaut du m>i1 combi5 de mres sont impuissantes dirig] leurs gr&s enfants8 ,qui n'a reu leurs confid5ces plores8 ,l'autorit de l'homme a du bon4 ,seulem5t1 le pr9cipe pos1 il faut avoir le c\rage d'en tir] les consqu5ces4 ,pr5ons un exemple4 ,note #ef3 ,psy*ologie de la femme1 p4 #bbi-bcj4 ,beauc\p s'(f5s5t de ce que la loi franaise oblige les femmes n'avoir qu'un domicile3 celui du m>i4 ,l'article #bad du ,code civil dispose1 en effet1 que la femme e/ oblige d'habit] avec le m>i1 et de le suivre p>t\t o il juge propos de rsid]4 ,mais du mom5t que celui-ci e/ le *ef du mnage1 il faut bi5 que l'p\se demeure s\s son toit et loge la mme enseigne4 ,c'e/ logique et c'e/ dc5t4 ,d'autant plus que la loi aj\te1 titre de comp5sation1 que le m>i e/ oblig de la recevoir et de lui f\rnir t\t ce qui e/ ncessaire p\r les beso9s de la vie1 selon ses facults et son tat4 ,v\drait-on1 p> has>d1 impos] au m>i le domicile de sa femme8 ,mais la "q s]ait mo9s rsolue que r5v]se4 ,aprs avoir subordonn l'p\se l'p\x1 on assujettirait l'p\x l'p\se4 ,c'e/ le sy/me des reprsailles4 ,n\s n'en v\lons po9t4 ,les conjo9ts p\rront-ils se *oisir deux domiciles di/9cts8 ,mais ce s]ait l vraim5t une sp>ation de corps anticipe4 ,sans compt] qu'un mnage divis contre lui-mme e/ condamn prir4 ,l'loignem5t des p>5ts dtruirait immanquablem5t l'unit du foy]4 ,enf9 les enfants s]ont-ils domicilis *ez le pre ou *ez la mre8 ,et p\r n'avantag] ni l'un ni l'autre1 auront-ils1 eux aussi1 un domicile sp>8 ,pauvres petits6 ,conclusion3 la loi a t sage en fixant au domicile du m>i le domicile de la mre et des enfants4 ,c'e/ l1 en effet1 qu'e/ le c5tre des intrts et des affaires1 le c5tre de la cli5tle et de la famille4 ,c]tes1 n\s n'ignorons po9t que la femme a s\v5t d'excell5tes raisons de fuir le domicile m>ital4 ,mais lorsque sa vie ou son honneur e/ en dang]1 les tribunaux n'hsit5t pas lui p]mettre de *]*] ailleurs un asile plus sr et plus moral4 ,quant la =c]1 manu milit>i1 rintgr] le domicile conjugal1 il e/ avr que ce droit n'e/ ex]c p> les m>is qu'avec une extrme discrtion1 et appuy p> la police qu'en des cas d'une extrme r>et4 ,ce rgime hir>*ique implique-t-il la dim9ution et la d*ance de l'p\se8 ,c]ta9es femmes se plaign5t d'tre enf]mes1 cri/allises dans leurs devoirs d'intrieur p> l'accablante autorit du m>i4 ,la tradition leur pse4 ,elles se rvolt5t1 qu& on a l'imprud5ce de leur rappel] qu'aux beaux temps de la ,rpublique1 la matrone roma9e1 l'p\se selon le coeur des patrici5s1 g>dait la maison et filait la la9e4 ,p\rquoi1 ce rle s]ait-il dev5u risible ou d%onorant8 ,po9t de vie de famille possible sans un foy] habitable4 ,p\r attir] et ret5ir l'homme et les enfants au logis1 il faut qu'ils soi5t srs d'y tr\v] la concorde et la paix1 le mnage rang et la vaisselle luisante1 l'ordre et la propret qui sont la p>ure1 p\r ne pas dire le luxe des maisons pauvres2 et c'e/ la femme d'y p\rvoir4 ,sa fonction naturelle e/ de veill] la discipl9e de l'intrieur1 l'entreti5 du foy]1 la bonne t5ue des enfants1 la rgul>it des repas1 l'exactitude et la dc5ce de la vie de famille4 ,elle doit tre la fe du logis4 ,il n'e/ pas possible qu' respir] *aque j\r ce bon air1 l'homme le plus dsordonn ne pr5ne peu peu de meilleures habitudes4 ,on sait que l'p>gne e/ la premire condition de l'aisance2 et si le pre apporte l'arg5t1 il incombe la mre de le cons]v]4 ,femme sans ordre1 mnage sans pa94 ,m4 ,lavisse disait nagure en t]mes excell5ts3 ,il faut la maison ouvrire la dignit de la femme mode/em5t bi5 leve4 ,qu& cette dignit1 une dignit d\ce1 bi5 ent5du1 qui ne se montre pas1 qui se laisse seulem5t s5tir1 une dignit de violette1--e/ accompagne de grce et de pati5ce1 elle e/ trs puissante#eg4 ,c'e/ qu'au fond du coeur le ,franais1 citad9 ou paysan1 b\rgeois ou manoeuvre1 e/ fi] de sa femme4 ,il lui r5d ju/ice et honneur1 qu& elle le mrite4 ,note #eg3 ,disc\rs prononc la di/ribution des prix de l'orphel9at des ,alsaci5s-,lorra9s1 ,j\rnal des ,dbats du #bb ju9 #ahif4 ,dans nos intrieurs1 la mre e/ vraim5t s\v]a9e2 et son autorit bi5faisante s't5d sans difficult au m>i1 aux enfants et aux aides1 p>ce que l1 dans l'intimit du foy]1 elle s'ex]ce dans son doma9e naturel4 ,en ,france1 la femme e/1 p> fonction et p> df9ition1 la matresse de maison4 ,vi5ne le j\r o1 p\sse p> des ides d'indp5dance excessive1 elle se rp&ra au dehors s\s prtexte de mieux pan\ir son individualit1 que devi5dra1 je le dem&e1 le foy] ds]t8 ,une ru9e inhabitable o la famille nglige1 dsunie1 ne tr\v]a ni le repos ni le bon exemple4 ,v ,v\lez-v\s connatre le secret des bons mnages8 ,*acun des p\x re/e sa place1 le m>i comm&ant sans en avoir l'air1 la femme obissant sans en avoir consci5ce4 ,ils sont si troitem5t lis qu'ils ne font qu'un coeur et qu'une me4 ,ils ralis5t le m>iage p>fait4 ,n'oublions pas que les conjo9ts doiv5t se donn] l'un l'autre1 sans re/riction1 sans di/9ction4 ,le m>iage e/ un engagem5t bilatral1 un *ange1 un don mutuel4 ,aucun des p\x ne devi5t la *ose1 le doma9e de l'autre1 ou1 s'il le devi5t1 c'e/ *>ge de rciprocit4 ,si donc on ti5t absolum5t ce que le m>iage eng5dre une sorte de droit d'appropriation1 il importe d'aj\t] qu'il fait du m>i une proprit de la femme comme il fait de la femme une proprit du m>i4 ,elle e/ lui1 il e/ elle1 disait le francisca9 ,b]?old4 ,en rsum1 ils s'app>ti5n5t l'un l'autre1 la vie1 la mort1 ad conviv5dum1 ad commori5dum4 ,cela tant1 un bon mnage suppose une alliance de bonnes volonts qui se respect5t1 se mnag5t1 se support5t1 se conseill5t et s'aim5t rciproquem5t1 un *ange cont9u de concessions mutuelles et de mutuel appui1 une association si troite d'esprit1 de coeur et d'activit qu'au beso9 l'un des conjo9ts p\rrait remplac] l'autre1 sans tr\ble1 sans froissem5t1 sans conflit4 ,ce mnage idal e/ aussi puissamm5t arm qu'il e/ possible p\r support] le poids de la vie4 ,et je veux croire que les femmes franaises ne se refus]ont po9t1 de gaiet de coeur1 le pr5dre p\r modle2 s9on1 elles t\rn]ai5t le dos au bonheur4 ,sans d\te1 n\s avons rev5diqu et conquis successivem5t tant de lib]ts1 bonnes ou mauvaises1 qu'il s]ait puril de n\s tonn] que c]ta9es femmes agites veuill5t pr5dre "p au p>tage4 ,mais faut-il en conclure que le sexe t\t enti] s'apprte rclam]1 son t\r1 t\tes les lib]ts que n\s avons prises8 ,que non pas6 ,j'ose dire que l'imm5se majorit des femmes franaises se cont5te ou s'accommode de nos in/itutions matrimoniales exi/antes4 ,elles ne rclam5t1 a9si que n\s le v]rons plus lo91 que des tempram5ts ou des corrections de dtail trs acceptables4 ,il y a d'abord les femmes qui ont reu une =te ducation religieuse1 femmes des plus dignes et des plus respectables1 qui rempliss5t c\rageusem5t leurs devoirs d'p\se et de mre t\s les degrs de l'*elle sociale4 ,celles-l ne sont po9t travailles de si gr&es vellxs d'indp5dance1 et elles sont innombrables en nos prov9ces de ,france4 ,ces bonnes *rti5nes n'ont aucun gt p\r les rev5dications audacieuses et les plbiscites tapageurs2 ou1 si elles pr5n5t "p ces d]ni]s1 c'e/ p\r adress] leurs soeurs plus turbul5tes un rappel l'ordre comme celui-ci3 ,je p5se que le ,code a gr&em5t raison de dire que la femme doit obissance son m>i1 puisque ,notre-,seigneur ,jsus-,*ri/ l'a dit avant le ,code et a impos cette obissance aux femmes *rti5nes1 bi5 avant que ,napolon l'ait impose aux femmes franaises4 ,celles-ci donc n'ont pas lieu de se montr] surprises ou humilies d'un article qui ne les oblige devant la loi qu' ce quoi elles sont dj obliges devant ,dieu#eh4 ,c'e/ le langage de la sagesse *rti5ne4 ,et comme notre lgislation du m>iage n'e/ vraim5t que la conscration civile de la vieille conception dogmatique1 il se tr\ve qu'en cette matire dlicate la religion e/ le plus f]me appui de la loi4 ,note #eh3 ,annales politiques et littraires du #i aot #ahif1 p4 #hf4 ,a ct de ces femmes religieuses d'esprit et de coeur qui obiss5t p> pr9cipe1 il en e/ d'autres qui1 mo9s atta*es aux comm&em5ts de l'glise1 obiss5t p\rtant sans contra9te1 sans regret1 p> habitude4 ,c'e/ le cas de t\tes celles qui ont le bonheur d'app>t5ir des familles unies dont le *ef e/ aim e/im1 respect4 ,faonnes p> l'exemple1 elles obiss5t leur m>i comme elles ont vu leur mre obir leur pre1 le plus naturellem5t du monde1 avec une docilit confiante dont elles ne se s5t5t aucunem5t dim9ues4 ,enf91 sans tre dvotes ni r\t9ires1 il e/ des femmes qui ont le secret d'obir1 non plus p> devoir religieux ou p> s\mission hrditaire1 mais bi5 p> calcul diplomatique et suprme habilet4 ,elles se sont dit que le plus facile moy5 de se pli] un comm&em5t1 c'e/ encore de se faire ordonn] prcism5t ce qu'on dsire4 ,cette tactique n'exige que de la s\plesse1 et beauc\p de femmes y excell5t4 ,on voit que les m>is de ,france ont *ance de cons]v] leurs droits la direction de leur famille4 ,mais qu'ils n'en pr5n5t po9t orgueil3 ce n'e/ pas d'hi] que les femmes g\v]n5t les g\v]nants4 ,le vieux ,caton s'en plaignait amrem5t4 ,p\r n'avoir ri5 d'(ficiel1 leur sugge/ion e/ dcisive1 leur influ5ce prpondrante4 ,laissant l'homme l'app>5ce du p\voir et la responsabilit de l'action1 elles re/5t ses inspiratrices p\r le bi5 ou p\r le mal4 ,se s\v5ant du mot de ,mme de ,/al3 ,un homme peut brav] l'op9ion1 une femme doit s'y s\mettre1 elles ne s'affi*5t po9t1 elles s'ins9u5t4 ,si n\s faisons les lois1 elles n\s les impos5t en faisant les moeurs4 ,dans la vie prive1 la femme franaise e/ t\te-puissante1 qu& elle le veut4 ,aussi bi5 ne rclame-t-elle po9t tant de droits1 se sa*ant en possession de tant de privilges6 ,et si l'on excepte une m9orit bruyante1 le plus gr& nombre ne se s\cie po9t de l'galit conjugale dans la cra9te de s'alin] les faveurs mascul9es4 ,a cette "q3 ,quelle e/ la base unique du bonheur des femmes8 ,mme ,campan rpondait3 ,la d\ceur de leur c>actre4 ,et ,mme de ,ma9t5on1 qui se connaissait en diplomatie1 aj\te dans ses ,mmoires3 ,p\r les femmes1 la d\ceur e/ le meilleur moy5 d'avoir raison#ei4 ,note #ei3 ,op9ions de femmes sur la femme4 ,revue encyclopdique du #bh novembre #ahif1 p4 #hdj4 ,quoi qu'on puisse p5s] de l'autorit m>itale 7et n\s p]si/ons croire qu'elle e/ s\v5t plus app>5te que relle71 les hommes ont un sr moy5 de la cons]v] et mme de la raff]mir4 ,se faire une consci5ce plus nette du devoir de protection dfr5te qui leur incombe vis--vis des femmes2 se montr] dignes des prrogatives mascul9es p> l'action et la volont1 p> l'n]gie et le sang-froid1 p> la loyaut1 l'honneur et la bont2 travaill]1 pe9]1 s\ffrir sans trop de pla9tes et sans trop de dfaillances2 oppos] la v]tu1 la vaillance1 la fi]t des femmes1 une fi]t1 une vaillance1 une v]tu surm95tes3 voil le secret d'tre matre *ez soi sans amo9drissem5t p\r p]sonne4 ,ce n'e/ po9t p> l'emportem5t et la viol5ce1 en criant haut et en ge/iculant =t1 que n\s ma9ti5drons notre suprmatie4 ,la primaut du v]be et du po+ e/ mprisable4 ,l'autorit de la loi ne sauv]ait pas mme l'autorit de l'homme1 le j\r o celle-ci s]ait srieusem5t m5ace4 ,n\s ne re/]ons suprieurs en droit la femme que si n\s savons lui re/] suprieurs en fait1 c'e/--dire en valeur et en c>actre4 ,a bon ent5deur1 salut6 ,au re/e1 comme l'abus se glisse dans les meilleures *oses1 il n\s suffira que l'autorit m>itale soit aux ma9s d'un incapable ou d'un indigne p\r que n\s lui apportions 7on le v]ra bi5tt7 t\tes les re/rictions ncessaires4 ,,*apitre ,,iv ,a propos de la dot ,,sommaire ,i4--,,le ,,mal ,,qu',,on ,,en ,,dit4--,,les ,,m>iages ,d',,arg5t4--,r,,crim9ations ,f,,m9i/es ,,et ,,sociali/es4 ,,ii4--,,peut-,,on ,,et ,,doit-,,on ,,supprim] ,,la ,,dot8--,,le ,,bi5 ,,qu',,elle ,,fait4--,,la ,,femme ,,dot,e ,,e/ ,,plus ,,=te ,,et ,,plus ,,libre4 ,,iii4--,,m>iage ,,sans ,,dot1 ,,m>iage ,,sans ,,fre94--,,filles ,,pla9dre ,,et ,,p>5ts ,,bl,,m]4--,,ducation ,,modifi]4 ,i ,a t\te poque1 la dot a s]vi de prtexte aux plus viol5tes attaques contre nos in/itutions matrimoniales4 ,auj\rd'hui plus que jamais1 p> un effet de ce p5*ant l'exagration qui se rem>que en t\te socit mal quilibre comme la ntre1 il n'e/ p]sonne qui ne puisse lire ou ent5dre les plus folles ou les plus furieuses diatribes contre les m>iages d'arg5t4 ,il semble que l'union de l'homme et de la femme ne soit plus en ,france qu'une juxtaposition de =tunes1 un arrangem5t comm]cial1 une comb9aison m]cantile1 une simple affaire2 c>1 si l'homme fait la *asse la dot1 la femme fait la *asse la position3 deux calculs qui se val5t4 ,n'e/-ce pas se v5dre galem5t que de *]*] dans un m>i les avantages de son rang ou de brigu] *ez une jeune fille la grosse somme et les esprances8 ,et l'on va jusqu' dire que les p>5ts1 qui subordonn5t le m>iage de leurs enfants de p>eilles proccupations1 mrit5t le nom d' entremetteurs4 ,le monde1 en d'autres t]mes1 a f9i p> comm]cialis] l'acte le plus sacr de la vie1 le don de soi-mme1 que l'am\r seul a le privilge de ju/ifi] et d'ennoblir4 ,on e/ tonn de retr\v] ces jugem5ts sommaires et excessifs s\s la plume d'criva9s srieux4 ,la pe/e du foy] mod]ne1 crit ,m4 ,l9tilhac1 c'e/ l'p\se dote4 ,la dot dgrade l'p\seur d'abord4 ,elle dprave l'p\se ensuite4 ,d'autres font rem>qu]1 p> un rappro*em5t ple9 de dlicatesse1 que le m>i e/ l',alphonse pat5t du foy]4 ,pr5dre une matresse qui v\s plat et l'entret5ir1 e/ un cas p5dable4 ,pr5dre une femme qui v\s dplat et se faire entret5ir p> elle1 e/ au contraire d'une moralit c\rante4 ,qui expliqu]a cette contradiction8 ,ce que l'op9ion ti5t p\r un d%onneur en dehors des ju/es noces1 p>at le plus simple du monde aprs la crmonie4 ,aussi ,mme de ,m>sy1 la di/+ue prsid5te du ,ladie's ,club de ,p>is1 traite la dot de c\tume humiliante p\r la femme et en rclame in/amm5t l'abolition pure et simple1 cette abolition lui p>aissant un premi] pas v]s le bonheur#fj4 ,note #fj3 ,lettres cites p> ,m4 ,joseph ,r5aud dans la ,faillite du m>iage1 p4 #gj-ga4 ,cette suppression absolue s'impos]ait d'autant plus notre poque1 qu'au s5tim5t des outranci]s du fm9isme rvolutionnaire1 la dot trans=me le m>iage en un pur trafic esclavagi/e4 ,on n\s dira1 p> exemple1 qu'il n'e/ ri5 de plus immoral que de r5onc]1 moy5nant f9ances1 son honneur et sa lib]t1 que c'e/ une *ose abom9able d'a*et] l'am\r et la mat]nit au prix du sacrifice de sa p]sonne et de sa dignit4 ,on ira jusqu' tr\v] la condition de la matrone plus abjecte que la pr(ession de la c\rtisane1 puisque celle-ci ne prte que son corps et peut t\j\rs se repr5dre1 t&is que l'honnte femme se livre t\t entire et p\r jamais#fa4 ,d'o il faudrait conclure que la plus v]tueuse des mres de famille e/1 p> le fait de sa dot1 mo9s digne de respect que la d]nire des dv]gondes4 ,note #fa3 ,b5ot ,,malon1 ,le ,socialisme intgral1 t4 ,i1 *ap4 ,,vii1 pp4 #cfa-cfc4 ,c'e/ de l'extravagance pure4 ,sans tomb] en ces excs de langage1 les jeunes filles de bonne maison ne sont pas r>es qui p5s5t oppos] l'in/itution de la dot de plus srieuses et plus relles objections4 ,tmo9 cette confid5ce qui n\s fut faite3 ,je ne suis pas assez ri*e p\r me m>i]4 ,les jeunes g5s d'auj\rd'hui sav5t compt]4 ,nos petits tal5ts1 nos petits mrites1 l'in/ruction1 la beaut mme1 ne s]v5t pas gr&'*ose4 ,il n'e/ pas jusqu' notre nom qui ne soit p\r n\s une tiquette ngligeable1 puisque n\s le p]dons en n\s m>iant4 ,combi5 nos frres sont plus heureux6 ,s'ils n'p\s5t plus des b]gres1 ils ont la ress\rce1 qu& ils sont titrs1 d'anoblir des f]mires ou des m>*&es4 ,enf9 de bons esprits1 s'inspirant de l'intrt gnral1 propos5t d'abolir la dot s\s prtexte que cette suppression ranim]ait t\tes les =ces puises du pays4 ,ils n\s assur5t que1 db>rasss du s\ci d'amass] la dot de leurs enfants1 les p\x auront t\te facilit de se pay] le luxe d'une nombreuse famille1 et que le m>iage1 affran*i des considrations d'arg5t1 r$evi5dra1 au gr& pr(it de la morale1 l'union ds9tresse de deux mes et de deux vies4 ,v\lez-v\s rs\dre la crise du m>iage8 ,c'e/ bi5 simple3 supprimez la dot4 ,,ii ,mais1 au fait1 e/-il si facile de supprim] la dot8 ,cette in/itution n'e/ pas seulem5t l'oeuvre de la loi2 elle e/ entre pr(ondm5t dans nos moeurs4 ,et s'il e/ ais de modifi] le ,code1 il n'e/ pas aussi simple de corrig] un peuple de ses mauvaises habitudes4 ,l'usage e/ une citadelle inexpugnable3 la dot s'y e/ in/alle depuis des sicles2 nulle r=me lgislative ne l'en dlog]a de sitt4 ,le temps1 qui fait les c\tumes1 peut seul les dfaire2 et le temps n'e/ jamais press4 ,n\s ne croyons po9t la disp>ition pro*a9e de la dot4 ,il y a mieux4 ,la dot e/-elle une si gr&e c\pable8 ,je sais bi5 qu'il e/ de bon ton de l'attaqu] au nom du pur am\r2 je sais encore qu'elle r5d trop r>es les m>iages d'incl9ation et trop frqu5ts les m>iages d'arg5t1 au dtrim5t de l'idalisme s5tim5tal *] aux mes t5dres qui v\drai5t unir les plus dignes aux plus belles4 ,mais1--sans rappel] que la dot p]met quelquefois aux laides de se relev] de leur disgrce immrite1--on ne rfl*it pas assez qu'elle a plus fait que t\tes les lois d'mancipation p\r la dignit1 p\r la lib]t1 p\r l'autorit de la femme m>ie4 ,l'homme qui accepte une dot en se m>iant aline une "p de sa puissance4 ,comptable des d5i]s de sa femme1 il a les ma9s lies4 ,dans une de ses comdies1 ,plaute prte l'un de ses p]sonnages cette apo/rophe fameuse3 ,pas de dot6 pas de dot6 ,avec sa dot1 une femme v\s gorge4 ,je me suis v5du p\r une dot4 ,c'e/ p\rquoi ,solon1 dsireux d'accomplir de gr&es *oses1 abolit la dot1 assujettit la femme au m>i et la clotra dans le gynce4 ,et du c\p l',a?ni5ne p]dit sa lib]t4 ,l'apport d'un patrimo9e propre la socit conjugale inve/it naturellem5t l'p\se d'un c]ta9 p\voir de contrle sur les actes du m>i2 il lui confre1 en outre1 un peu de cette considration qui s'atta*e la =tune4 ,d'autre "p1 la femme dote ne peut plus tre traite comme une *>ge1 comme un passif p\r le mnage4 ,ayant v]s son enjeu la p>tie1 elle a le droit de se dire p]sonnellem5t intresse aux p]tes et aux ga9s4 ,en augm5tant sa coopration effective1 la dot contribue donc accrotre le pre/ige et l'autorit de la femme4 ,cela e/ surt\t visible dans la petite b\rgeoisie comm]ante4 ,l1 vraim5t1 l'galit e/ faite entre m>i et femme4 ,ayant grossi de son bi5 le fonds commun1 p>ticipant de ses d5i]s aux *>ges du mnage et aux oprations du ngoce1 elle en tire argum5t p\r surveill] la ge/ion du m>i4 ,aussi bi5 e/-elle1 au s5s ple9 du mot1 son associe4 ,elle e/ dans le secret des affaires et p>ticipe aux travaux du magas92 elle ti5t les critures et apure les comptes2 elle prside la caisse1 prp>e les inv5taires1 discute le budget1 rduit s\v5t les dp5ses et tr\ve le moy5 de faire des conomies4 ,plus d'une s'ent5d m]veilleusem5t au comm]ce4 ,combi5 mme sont l'me de la maison8 ,la dot p]met donc la femme de s'occup] plus activem5t et plus directem5t des intrts de la famille1 en l'autorisant surveill] l'adm9i/ration de son conjo9t4 ,elle lui f\rnit un argum5t1 un appui2 un remp>t p\r se mieux df5dre contre les empitem5ts possibles de la puissance m>itale4 ,,iii ,oui1 la dot a du bon4 ,qui ne sait que1 dans la socit actuelle1 l'arg5t e/ le gr& librateur8 ,a ce propos1 ,m4 ,jean ,grave1 dont on connat les aspirations an>*i/es1 exprime cette ide que les protections de la loi sont plus la porte des femmes ri*es que des femmes pauvres1 les premires ayant la facult de se libr]1 moy5nant f9ances1 des li5s mmes du m>iage#fb4 ,les p\rsuites en divorce et en sp>ation sont1--je n'ose dire mo9s l5tes1 c> elles ne sont rapides p\r p]sonne1--mais plus faciles p\r celle qui paie bi5 que p\r celle qui paie mal4 ,que de dm>*es1 que d'ennuis p\r obt5ir l'assi/ance judiciaire6 ,combi5 illusoire et dang]euse e/ l'action d'une femme pauvre contre un m>i sans le s\ qui peut la quitt] volont et la r\] de c\ps l'occasion6 ,note #fb3 ,la ,socit future1 *4 ,,xxii1 p4 #cci4 ,actuellem5t1 la dot e/ la meilleure g>antie du respect de la p]sonnalit fm99e4 ,elle p]met la femme de *oisir un peu son p\x4 ,qu'on la supprime1 et l'p\se retomb]a plus faible et plus misrable s\s la loi de l'homme4 ,prise p\r elle seule1 apportant au mnage ses grces entret5ir et son apptit satisfaire1 tes-v\s sr que le m>i ne la ti5dra jamais p\r un passif1 p\r une *>ge sans comp5sation8 ,supprimez la dot1 et la femme s]a plus troitem5t lie au m>i4 ,comm5t s'en sp>]1 puisque1 n'ayant ri5 apport1 elle n'aurait ri5 repr5dre8 ,supprimez la dot1 et la femme s]a plus /rictem5t assujettie au m>i2 c> celui-ci1 p\rvoyant seul aux dp5ses du mnage1 v\dra augm5t] ses p\voirs en proportion de ses obligations4 ,ne devra-t-elle pas t\t subir1 puisqu'il la n\rrira8 ,de ce j\r1 confesse ,m4 ,jules ,bois lui-mme1 elle n'a plus de sort1 plus de vie propre1 je la vois plus dnue de de/9e que le *i5 de la maison qui saura bi51 mis la porte1 vivre dans la rue#fc4 ,a m>iage sans dot1 femme sans =ce et m>i sans fre94 ,note #fc3 ,l've n\velle1 p4 #aef-aeg4 ,comme on le voit1 la dot confre la femme m>ie plus d'autorit1 plus de scurit1 plus d'indp5dance4 ,beauc\p me rpondront que c'e/ a*et] bi5 *] un m>i et que1 p\r en avoir un de quelque qualit1 il faut y mettre un prix de plus en plus lev4 ,comm5t1 d'ailleurs1 ne s]ait-on pas attri/ de voir un si gr& nombre de filles agrables et mritantes aspir] va9em5t au m>iage1 faute d'arg5t (frir aux p\seurs8 ,ri5 de plus mlancolique que l'hi/oire de la demoiselle sans dot qui vieillit sans tre re*]*e4 ,ses amies1 plus =tunes1 se m>i5t les unes aprs les autres3 elle seule n'e/ po9t dem&e4 ,*aque hiv]1 ses p>5ts la tran5t de salon en salon4 ,les jeunes g5s la font dans] volonti]s1 c> elle e/ spirituelle et t\*ante2 mais ils p\s5t les autres1 celles qu'on ne reg>de pas et dont la ri*esse fait pass] la laideur ou la sottise4 ,comme elle ne manque po9t de srieux et de rflexion1 elle sait le peu qu'elle vaut et la solitude qui l'att5d1 et elle s'attri/e4 ,puis vi5t l'arrire-saison4 ,les inconnus l'appell5t madame2 et cette appellation respectueuse la fait pleur]1 c> elle n'a ni m>i grond]1 ni enfants *rir et c>ess]4 ,et ins5siblem5t le vide et l'oubli se font aut\r d'elle4 ,c'e/ une vie p]due4 ,il faut une gr&e me p\r ne po9t s'en aigrir4 ,de fait1 beauc\p de vieilles filles se rsign5t la sa9tet avec grce et mlancolie4 ,je les admire4 ,mais qui la faute8 ,beauc\p mo9s l'in/itution de la dot qu' l'ducation disproportionne que les p>5ts ont la dte/able habitude de donn] leurs filles4 ,on les p>e1 on les fte1 on les gte2 on leur inculque des gts de luxe et des habitudes de frivolit1 qu'elles s]ont incapables de satisfaire plus t>d4 ,et lorsqu'elles sont dev5ues m>iables1 on e/ t\t surpris d'appr5dre que la famille ne peut (frir qu'une dot plus ou mo9s maigre1 insusceptible de s\t5ir le tra9 de vie auquel le pre et la mre les ont acc\tumes4 ,si encore mademoiselle avait le c\rage1 en se m>iant1 de faire peau neuve1 de c\p] c\rt la dp5se1 de se cont5t]1 p> exemple1 de deux toilettes p> an1 au lieu de s'en donn] deux p> saison6 ,mais coquette on l'a faite1 coquette elle re/]a4 ,combi5 de dots pass5t en bij\x et en colifi*ets1 au lieu de subv5ir1 suivant leur df9ition1 aux *>ges du mnage8 ,lorsqu'un jeune homme m>i] dnombre les magas9s en flnant p> les rues les plus comm]antes de sa ville1 et qu'il obs]ve qu'en moy5ne sept b\tiques sur dix conc]n5t la toilette et le luxe de la femme1 il ne peut s'emp*] de se dire que celle-ci cote trop *] vtir et orn]1 et qu'avec les mode/es rev5us de son travail il lui s]ait impossible de pay] les robes et les *apeaux de ,madame4 ,sans proscrire l'in/ruction qui doit tre plus soigne auj\rd'hui qu'autrefois1 la premire *ose faire p\r une fille qui veut tr\v] un m>i1 c'e/ de rev5ir bravem5t l'anci5ne simplicit1 de remettre en honneur les travaux dome/iques1 de se prp>] une vie srieuse1 vaillante et dv\e1 d'in/aur] en son coeur un idal d'honneur et de v]tu qui fasse dire d'elle aux p\seurs3 ,voil une jeune fille qui s]a c\rageusem5t atta*e son mnage et ses devoirs6 ,elle e/ digne d'tre la mre de mes enfants4 ,il n'y a de vie conjugale1 honorable et sre1 que celle qui repose sur un travail mritoire1 con=me la condition de *acun4 ,que les p>5ts lv5t leurs filles en consqu5ce1 et le m>iage sans dot ne t>d]a pas refleurir dans nos classes aises4 ,les femmes sont donc mal v5ues se pla9dre de la dot3 leur coquett]ie l'a r5due de plus en plus ncessaire4 ,avec des gts plus mode/es et des aspirations mo9s leves1 les jeunes filles se m>i]ai5t plus aism5t4 ,cela e/ si vrai que la dot elle-mme excite de mo9s en mo9s les apptits des jeunes g5s de la b\rgeoisie1 tant le m>iage leur fait peur6 ,nos demoiselles 7on ne saurait trop le rpt]7 ne sont pas assez pratiques1 simples1 srieuses4 ,ourl] des m\*oirs ou surveill] une omelette1 une crme1 un rti1 semble t\t fait indigne d'une crature intellig5te4 ,en dehors des tal5ts d'agrm5t1 dont les c&idats au m>iage ont raison de faire peu de cas1 qu'e/-ce qu'elles sav5t8 qu'e/-ce qu'elles font8 ,la vrit n\s oblige mme dire que1 dans un c]ta9 monde1 la plup>t ne sont bonnes qu' s'amus]4 ,dresses au plaisir1 elles ent5d5t vivre p\r le plaisir4 ,habitues tu] le temps sans pr(it p\r elles-mmes et p\r les autres1 elles considr5t la vie comme un c>naval sans f94 ,or1 nos jeunes g5s sav5t ce qu'une monda9e vapore cote la b\rse du m>i1 ce que le plaisir apporte aux mes va9es de t5tations et de *agr9s1 ce que la dignit du foy] y p]d1 ce que le dv]gondage des moeurs y gagne4 ,ils se dis5t qu'entre le cot de la vie et le taux de leurs appo9tem5ts l'quilibre s]ait vite rompu1 que longs et infructueux sont les dbuts d'une c>rire librale et que bon nombre d'emplois publics n\rriss5t maigrem5t leur homme2 et ces jeunes g5s qui ont plus d'esprit de calcul que de *aleur d'me1 le m>iage devi5t un p\vantail4 ,encore une fois1 qui la faute1 s9on mo9s la dot qu'aux femmes elles-mmes qui l'ont r5due ncessaire af9 d'entret5ir leur luxe et de s\t5ir leur vanit8 ,au surplus1 la dot n'e/ gure attaque que p> celles qui n'en ont pas4 ,quant aux femmes p\rvues de ce prcieux avantage1 elles ont auj\rd'hui la prt5tion d'en j\ir p\r elles seules1 de l'adm9i/r]1 dp5s]1 dvor] mme1 si le coeur leur en dit1 sans l'autorisation du m>i4 ,n'e/-il pas ju/e que l'p\se qui apporte la galette1 comme dit le bon peuple1 la g>de ou la mange8 ,n\s t\*ons ici une "q subsidiaire des plus actuelles et des plus irritantes1 que n\s n'avons ni le moy5 ni l'int5tion d'lud]4 ,,*apitre ,v ,du rgime de communaut lgale ,,sommaire ,i4--,,une ,,rev5dication ,,de ,l',,avant-,,c\rri,,re4--,,p\rquoi ,,les ,,ga9s ,,p]sonnels ,,de ,,la ,,femme ,,sont-,,ils ,,auj\rd',,hui ,,la ,,m]ci ,,du ,,m>i8--,,la ,,communaut ,l,,gale ,,e/ ,,notre ,r,,gime ,,de ,,droit ,,commun4 ,,ii4--,,rem,,des ,,propos,s4--,,abolition ,,de ,l',,autorit ,,m>itale4--,s,,p>ation ,,des ,,bi5s ,,judiciaires4--,,sub/itution ,,de ,,la ,,division ,,des ,,patrimo9es ,,la ,,communaut ,l,,gale4 ,,iii4--,,p\rquoi ,,n\s ,,re/ons ,,fid,,les ,,la ,,communaut ,,des ,,bi5s4--,,ce ,,vieux ,r,,gime ,,favorise ,l',,union ,,des ,,p\x4--,,po9t ,,de ,,solid>it ,,sans ,,patrimo9e ,,commun4--,m,,fiance ,,et ,,individualisme3 ,,tel ,,e/ ,l',,esprit ,,de ,,la ,s,,p>ation ,,de ,,bi5s4 ,,iv4--,,la ,,communaut ,l,,gale ,,peut ,,et ,,doit ,,tre ,,am,,lior,e4--,,re/rictions ,,aux ,,p\voirs ,,trop ,,absolus ,,du ,,m>i4--,,ce ,,qu',,e/ ,,la ,,communaut ,,dans ,,les ,,petits ,m,,nages ,,urba9s ,,ou ,,ruraux4 ,v4--,,la ,s,,p>ation ,,e/ ,,un ,,pr9cipe ,,de ,d,,sunion4--,,po9t ,,de ,,n\veaut,s ,,dissolvantes4--,,d]ni,,re ,,concession4 ,on p5se bi5 que notre int5tion n'e/ pas de trait] cette grosse "q en juri/e m9utieux4 ,une p>eille tude s]ait ici fa/idieuse et dplace4 ,m4 d',haussonville1 qui se rcuse ce sujet avec trop de mode/ie1 a raison de dire que c'e/ la p>tie la mo9s rcrante de t\t le ,code4 ,aussi bi5 aurons-n\s suffisamm5t rempli notre desse91 si n\s p>v5ons faire compr5dre1 sans trop d'ef=ts1 aux p]sonnes les mo9s v]ses dans les *oses du droit1 ce qu'exige actuellem5t une protection plus efficace des intrts pcuniaires de la femme m>ie4 ,i ,une association fm9i/e con/itue p\r df5dre les intrts gnraux du sexe faible1 l',avant-,c\rrire1 dont ,mme ,s*mahl e/ l'habile et zle prsid5te1 a pris en ma9 une rev5dication trs srieuse et trs pratique laquelle la sympa?ie publique semble dsormais acquise4 ,il s'agit du droit p\r les femmes m>ies de dispos] des ga9s prov5ant de leur travail p]sonnel4 ,cette innovation intresse six millions de femmes1 dont plus de quatre millions d'ouvrires4 ,je n'en sais po9t de plus quitable ni de plus urg5te4 ,il n'e/ aucune femme qui soit mo9s l'abri des abus de la puissance m>itale que la femme ouvrire4 ,qu'e/-ce qui n'a connu un de ces petits mnages o le m>i1 bon ouvri] tant qu'il e/ jeun1 fte copieusem5t le lundi1 et p>fois mme le m>di1 p\r m>qu] sans d\te combi5 il e/ affran*i de la sup]/ition du diman*e8 ,t\t l'arg5t de la sema9e passe en ces bombances hebdomadaires1 p5dant qu'au logis la mre et les petits meur5t de faim et trembl5t de peur2 c> *acun sait que l'argum5tation d'un ivrogne e/ t\j\rs frappante4 ,et ce pre de famille1 incapable ou indigne de gr] le petit pcule qui doit faire vivre la maison1 le ,code civil laisse le maniem5t absolu des ress\rces du mnage4 ,bi5 plus1 v\ant le salaire de la sema9e un gaspillage c]ta91 il int]dit la femme d'y mettre la ma91 ft-ce p\r le disput] au cab>eti]4 ,et c'e/ le pa9 de la famille6 ,il y a mieux encore3 =ce de travaill] de son ct p\r entret5ir le foy] et n\rrir les enfants1 la femme t\*e une rmunration laborieusem5t gagne4 ,nombreuses sont les ouvrires dont le salaire e/ ncessaire p\r quilibr] le budget de *aque sema9e4 ,mais ne croyez po9t qu'tant son oeuvre1 ce ga9 p]sonnel s]a son bi54 ,dans un accs de mauvaise humeur1 le m>i peut le rclam] comme si54 ,et tel e/ effectivem5t son droit4 ,on a vu des hommes1 =ts de l'autorit que leur accorde la loi1 faire ma9-basse sur les ga9s de leur femme1 p\r l'oblig] rintgr] le domicile conjugal1 d'o les viol5ces l'avai5t *asse4 ,battre sa femme et l'affam] ensuite1 c'e/ trop4 ,comm5t expliqu] de p>eilles infamies8 ,voici la clef de ce petit my/re d'iniquit4 ,on sait que la population ouvrire ne rec\rt presque jamais l'int]v5tion coteuse du notaire avant de se prs5t] devant ,monsieur le maire et ,monsieur le cur4 ,a quoi bon1 d'ailleurs1 un contrat de m>iage p\r qui n'apporte au mnage que son coeur et ses h>des8 ,or1 en l'abs5ce de conv5tions matrimoniales crites1 c'e/ le rgime de la communaut lgale qui dt]m9e les relations pcuniaires de la femme et du m>i4 ,si bi5 qu'on a pu dire que la communaut lgale e/1 p> une prsomption du ,code1 le contrat de m>iage de ceux qui n'en font po9t4 ,hormis les p\x ri*es ou aiss qui adopt5t expressm5t un rgime diffr5t1 la communaut lgale e/ donc auj\rd'hui la rgle des mnages franais4 ,on voit p> l que la "q qui n\s occupe e/ d'ordre gnral4 ,elle n'intresse pas seulem5t l'ouvrire =ce de travaill] p\r subv5ir aux beso9s de son intrieur1 mais encore la femme m>ie qui ex]ce1 sans y tre contra9te p> la ncessit1 la pr(ession d'employe1 d'in/itutrice1 d'arti/e ou d'criva94 ,cette femme e/-elle matresse de son ga98 ,peut-elle en dispos]8 ,non1 si elle e/ m>ie s\s le rgime de la communaut1 qui1 en l'abs5ce de contrat de m>iage1 e/ le rgime de droit commun impos lgalem5t aux p\x4 ,et notons qu'en ,france1 o la proprit e/ morcele1 il n'e/ que #cb m>iages sur #ajj dans lesquels les p\x pr5n5t so9 de pass] p>-devant notaire des conv5tions matrimoniales4 ,re/5t #fh unions p\r #ajj dans lesquelles les conjo9ts1 s'tant m>is sans contrat1 sont rputs communs en bi5s4 ,a ,p>is1 on compte environ #bhe contrats p\r #a #jjj m>iages dans les qu>ti]s ri*es1 t&is que la moy5ne atte9t pe9e le *iffre de #fj p\r #a #jjj dans les qu>ti]s pauvres#fd4 ,note #fd3 ,la femme devant le ,p>lem5t p> ,luci5 ,,l$uc1 p4 #ig1 note #b4 ,il suit de l que le rgime de communaut1 prsum p> la loi en l'abs5ce de contrat1 g\v]ne la trs gr&e majorit des familles franaises4 ,et p> ce rgime1 le m>i e/ in/itu seigneur et matre des bi5s de la communaut4 ,et p> bi5s communs on ent5d t\t ce qui doit alim5t]1 p> de/9ation1 le budget dome/ique et1 au premi] *ef1 les salaires gagns p> les deux p\x4 ,le m>i a donc le droit de t\*] lui-mme le produit du travail de sa femme1 de le dissip]1 de le mang]1 de le boire4 ,il lui e/ loisible p>eillem5t de dispos] son gr des meubles du mnage1 de les engag]1 de les v5dre1 de les bris]4 ,plac p> la loi la tte de la communaut1 le m>i ouvri] e/ un petit mon>que absolu4 ,ri5 de mieux1 qu& il e/ digne de sa t\te-puissance2 mais s'il en abuse8 ,,ii ,rem>quons t\t de suite que l'abolition pure et simple de l'autorit m>itale s]ait un remde pire que le mal4 ,tant que le m>iage s]a une association1 tant qu'il s]a prfr l'union libre1 il lui faudra une cohsion qui suppose une hir>*ie1 une =ce d'unit qui suppose un *ef4 ,que ce *ef soit le m>i ou la femme1 peu importe2 mais ce s]a ncessairem5t l'un des deux4 ,et puisque la femme n'a pas encore rclam le comm&em5t p\r elle et l'obissance p\r l'autre1 il e/ naturel de cons]v] l'p\x la puissance m>itale1 sauf g>antir l'p\se contre les excs qui peuv5t en rsult]4 ,comm5t y p>v5ir8 ,la femme1 dira-t-on1 a un moy5 efficace de se s\/raire la tyrannie dp5sire du m>i3 c'e/ la sp>ation de bi5s judiciaire4 ,si elle s\ffre trop de la ge/ion malhonnte ou malhabile de son p\x1 qu'elle s'adresse au tribunal3 celui-ci1 aprs exam51 disjo9dra les patrimo9es et la rintgr]a dans la direction de sa =tune4--,joli remde1 en vrit6 ,sans d\te1 les bi5s une fois sp>s1 la femme aura la disposition exclusive de ses propres salaires4 ,mais p\r en arriv] l1 que d'ennuis1 que de dm>*es1 que d'int]ruptions de travail1 que de j\rnes p]dues1 que de drangem5ts1 que de scnes1 que de prils6 ,d'abord1 une in/ance en sp>ation de bi5s quivaut1 en l'espce1 une dcl>ation de gu]re laquelle le m>i rpondra s\v5t p> la viol5ce4 ,ensuite1 la sp>ation de bi5s implique une procdure l5te et complique qui1 p\r tre gratuite1 doit tre prcde elle-mme de l'assi/ance judiciaire4 ,voyez-v\s une ouvrire rduite1 p\r se df5dre contre son homme1 s'emptr] longuem5t dans cet app>eil de protection8 ,joignez que la sp>ation de bi5s e/ de peu d'utilit qui n'a pas de bi5s4 ,en ralit1 la sp>ation judiciaire ne fonctionne avantageusem5t qu'au pr(it des p\x plus ou mo9s =tuns4 ,elle accable les pauvres plus qu'elle ne les aide4 ,comm5t donc re/itu] la femme la libre disposition des fruits de son travail8 ,il e/ une solution radicale qui agre =t aux fm9i/es3 elle consi/]ait faire de la sp>ation de bi5s le droit commun des familles franaises4 ,au lieu de la prononc] p> jugem5t dans les cas dsesprs1 elle driv]ait de la loi elle-mme et1 comme telle1 s]ait prv5tive4 ,s\s ce rgime1 t\s les p\x m>is sans contrat cons]v]ai5t le maniem5t de leur =tune p]sonnelle4 ,il e/ rem>quable que t\s les gr\pes fm9i/es1 depuis l'extrme-droite jusqu' l'extrme-gau*e1 font des voeux1 plus ou mo9s absolus1 en faveur de la sp>ation de bi5s4 ,une fm9i/e *rti5ne n\s assure que1 si les hommes1 connaissant mieux la loi1 usai5t de t\s les droits qu'elle leur confre1 la socit conjugale s]ait inhabitable p\r la femme#fe4 ,c'e/ p\rquoi1 l'heure qu'il e/1 le sp>atisme conjugal l'emporte dans t\s les ,congrs d'crasantes majorits4 ,d'o vi5t ce m\vem5t d'op9ion8 ,des p\voirs s\v]a9s que le ,code civil donne au m>i sur la communaut4 ,note #fe3 ,rapport de ,mlle ,maug]et sur la situation lgale de la femme4 ,le ,fm9isme *rti51 mai #aijj1 p4 #add4 ,s\s ce rgime1 en effet1 les p\x sont trop 9galem5t traits4 ,le m>i peut presque t\t1 la femme presque ri54 ,celle-ci n'e/ pas mme inve/ie d'un droit de contrle sur la ge/ion de celui-l2 ce qui a fait dire que la femme e/ associe mo9s actuellem5t qu'v5tuellem5t son m>i4 ,il faudra qu'elle accepte la communaut1 lors de la dissolution du m>iage1 p\r consolid] ses droits sur le patrimo9e commun4 ,rem>quez1 je v\s prie1 s'crie ,mme ,oddo ,defl\1 l'immoralit d'une disposition qui condamne la femme att5dre1 p\r ralis] ses esprances1 que son m>i soit mort4#ff ,le rgime de communaut e/ un trompe-l'oeil4 ,au lieu d'associ] les p\x1 il sacrifie les intrts de la femme aux caprices de l'homme4 ,note #ff3 ,rapport lu au ,congrs des ,o,euvres et ,in/itutions fm99es1 en #aijj4 ,p> contre1 la sp>ation de bi5s e/ le rgime le plus favorable l'indp5dance de la femme1 celle-ci cons]vant en ce cas la ge/ion et la j\issance de sa =tune4 ,aussi ne peut-elle s'en prvaloir auj\rd'hui qu' la condition de le /ipul] expressm5t dans son contrat de m>iage4 ,grce quoi1 l'autorit m>itale e/ rduite son m9imum de puissance4 ,madame peut s'oblig] sur t\t son patrimo9e p\r t\t ce qui conc]ne l'entreti5 de ses bi5s4 ,mais hors de l1 elle doit obt5ir encore l'autorisation m>itale p\r dispos]1 titre onreux ou gratuit1 de ses immeubles1 de ses valeurs et mme de son mobili]1--l'alination d'un meuble n'tant valable1 d'aprs la jurisprud5ce1 qu'autant qu'elle e/ ncessite p> les beso9s de l'adm9i/ration4 ,en plus de cette rs]ve1 le m>iage ex]ce sur les droits de l'p\se cette autre consqu5ce 9vitable1 que les *>ges du mnage se rp>tiss5t entre les p\x1 d'aprs une proportion dt]m9e p> le contrat ou fixe1 son dfaut1 p> la loi au ti]s des rev5us de la femme4 ,l'p\se1 d'ailleurs1 e/ t\j\rs libre de laiss] son conjo9t la ge/ion de sa =tune1 et cette dlgation confiante e/ de rgle dans les bons mnages4 ,mais le m>i ne peut invoqu] aucun droit de ma9mise sur les bi5s de la femme p\r emp*] celle-ci de repr5dre1 son gr1 leur adm9i/ration4 ,clair1 simple1 franc1 sans emb*es p\r les ti]s1 sans t5tations d'usurpation p\r les p\x1 ce rgime contractuel a p\r lui1 aj\te-t-on1 une prsomption de faveur dcisive3 c'e/1 savoir1 son expansion cont9ue trav]s le monde civilis4 ,admise comme rgime lgal de droit commun1 la sp>ation de bi5s consacr]ait 7c'e/ le voeu des fm9i/es7 l'autonomie de la femme m>ie4 ,au lieu d'tre la loi exceptionnelle de quelques-uns en v]tu d'une conv5tion matrimoniale expresse1 on s\haite consquemm5t qu'elle devi5ne1 en v]tu d'une prescription lgislative1 la loi gnrale de t\s les mnages qui se =m5t sans contrat4 ,,iii ,et p\rtant1 t\tes ces considrations ne p>vi5n5t pas n\s dta*] de notre vieux rgime de communaut4 ,les conjo9ts sp>s de bi5s sont dsunis pcuniairem5t4 ,la division des patrimo9es suppose la mfiance4 ,en faire la rgle gnrale des m>iages1 c'e/ rel*] les li5s de la vie commune et1 p> suite1 affaiblir l'unit du foy] dome/ique4 ,p\r tre sec\rable aux femmes mal m>ies1 convi5t-il d'dict] une loi nuisible aux bons mnages8 ,imag9ez-v\s deux p\x portant le mme nom1 habitant le mme toit1 ayant mme *ambre1 mme lit1 mme vie1 et se t5ant l'un l'autre ce joli langage3 ,n\s avons m>i nos p]sonnes1 c> cela e/ de petite consqu5ce2 quant m>i] nos patrimo9es1 en vrit1 cela s]ait trop grave4 ,nos bi5s re/]ont propres4 ,corps et me1 n\s n\s sommes donns t\t enti]s3 n'e/-ce pas assez8 ,p\r ce qui e/ de nos =tunes p>ticulires1 c'e/--dire propres *acun de n\s1 il s]a df5du ,monsieur de mordre dans le morceau de ,madame et ,madame de grignot] la portion de ,monsieur4 ,et ce rgime de mfiance s]ait la loi commune des p\x franais6 ,il e/ la prud5ce mme3 c'e/ conv5u4 ,e/-il1 p> contre1 suffisamm5t conjugal8 ,lorsqu'on s'ent5d bi5 entre m>i et femme1 la communaut vaut mieux que la di/9ction des bi5s4 ,alors le pcule dome/ique figure une pomme indivise qu'il e/ d\x de cons]v] ou mme de croqu] ensemble4 ,l'union des b\rses complte et aff]mit l'union des coeurs4 ,notez que ceux qui s'inspir5t de l'intrt p>ticuli] de la femme1 beauc\p plus que de l'intrt gnral de la famille1 ne peuv5t sub/itu] au rgime lgal de communaut que le rgime dotal ou la sp>ation de bi5s4 ,quant au rgime dotal1 il met les deux conjo9ts en suspicion4 ,il protge la dot et contre la femme et contre le m>i4 ,il fait des bi5s dotaux une masse indisponible sur laquelle aucun des p\x n'a le droit de port] la ma94 ,p> excs de prud5ce1 il ti5t la femme p\r incapable de gr] sa =tune et le m>i p\r indigne de suppler sa femme4 ,c'e/ un rgime de mfiance mutuelle et d'inalinabilit gnante4 ,beauc\p d'hommes refus5t de l'accept]1 et le fm9isme a la sagesse de ne le po9t recomm&]4 ,t\tes ses prfr5ces vont la sp>ation de bi5s4 ,bi5 de plus simple en app>5ce3 *aque p\x son patrimo9e4 ,auj\rd'hui1 la loi suppose qu'en l'abs5ce de conv5tions1 les p\x mett5t en commun la proprit de leurs bi5s mobili]s et les rev5us de leurs bi5s fonci]s4 ,n'e/-il pas plus vraisemblable de suppos] qu'en l'abs5ce de conv5tions1 *acun ent5d g>d] ce qui lui app>ti5t8 ,vi5ne1 aprs cela1 le divorce1 la sp>ation ou la mort3 les =tunes s]ont vite p>tages1 n'ayant jamais t confondues4 ,plus de liquidations onreuses et int]m9ables4 ,comme on n'aura jamais ri5 embr\ill1 il n'y aura ri5 dbr\ill]#fg4 ,note #fg3 ,rapport dj cit de ,mme ,oddo ,defl\ sur le rgime des bi5s de la femme m>ie4 ,mais n\s ne p\vons n\s rs\dre r5onc] au rgime de communaut p> am\r de la simplification4 ,dans la p5se d'un gr& nombre de fm9i/es1 la sp>ation de bi5s e/ lie une conception matrimoniale que n\s ne p\vons faire ntre1 et qui consi/e allg] les p\x de t\tes les obligations susceptibles de les atta*] l'un l'autre4 ,on veut faire du m>iage une sorte de manteau de voyage que l'homme et la femme puiss5t librem5t1 t\t mom5t de la r\te1 rejet] d'un simple c\p d'paule1 af9 de c\rir plus l'aise o bon leur semble et avec qui leur plat4 ,quoi qu'on dise1 il e/ plus vraisemblable1 et en t\t cas plus moral1 de croire que les p\x1 en se m>iant1 veul5t se donn] rciproquem5t ce qu'ils ont de bi5s mobili]s4 ,p\rquoi leur prt] des vues g/es1 des p5ses s\ponneuses et des desse9s re/rictifs8 ,po9t d'union vraie sans vie commune et1 p>tant1 sans patrimo9e commun4 rig] le rgime de sp>ation en loi gnrale1 c'e/ prsum] la contr>it1 la rivalit des intrts1 le dsaccord et la dsunion des volonts1 t&is que la communaut lgale suppose l'ent5te des esprits et favorise la communion des mes p> le rappro*em5t des =tunes4 ,on s'(fre n\s cit] nombre de c\ples unis1 soit de la ma9 droite1 soit de la ma9 gau*e1 dont l'accord et l'affection sont rels et pr(onds1 quoique les =tunes soi5t di/9ctes4 ,on se dem&e mme si ces c\ples ne sont pas ju/em5t heureux1 p>ce que leurs bi5s sont sp>s1 la sp>ation de bi5s ayant ce mrite d'introduire dans le comm]ce conjugal un peu de ce ds9tressem5t que l'on appelle avec pompe les lettres de noblesse de l'am\r4--,n\s rpondrons ,mme ,oddo ,defl\ que les exemples1 dont elle s'autorise1 sont impuissants pr\v] que la sp>ation l'emporte1 en ?se gnrale1 sur la communaut4 ,plus troits s]ont les li5s qui atta*5t les p\x l'un l'autre1 plus insp>ables1 plus indivisibles mme s]ont les intrts qui les en*an5t1 et plus con=me s]a leur union aux voeux de la nature et aux f9s suprieures de la famille qui sont1 non pas de divis]1 mais de m>i] et de fondre1 autant que possible1 deux tres en un seul4 ,n'oublions pas que la famille e/ le noyau ess5tiel1 la cellule fondam5tale des socits2 que ce n'e/ pas l'individu1 mais le c\ple huma91 qui assure au monde le r5\vellem5t et la p]ptuit4 ,il e/ donc anticonjugal et antisocial la fois de di/5dre ou d'affaiblir les li5s pcuniaires des conjo9ts4 ,cela e/ si vrai que la communaut absolue1 la communaut intgrale1 l communaut univ]selle de t\s les bi5s mobili]s et immobili]s s]ait le rgime idal des p\x4 ,cela e/ si vrai1 mme p\r les p>tisans de la division des patrimo9es1 que les bons mnages ont t\j\rs vcu et vivront t\j\rs en communaut 7c'e/ ,mme ,oddo ,defl\ qui l'av\e71 et que la sp>ation de bi5s1 ft-elle dev5ue le rgime lgal1 ne s]a p\r eux qu'un va9 mot4 ,oui1 la communaut des volonts1 des aspirations1 des vies et des bi5s1 unanimem5t t5due v]s un mme b1 voil le m>iage idal6 ,cela tant1 n'e/-il pas d'une s\v]a9e imprud5ce de dissoci] p> avance les p]sonnalits et les intrts8 ,on croit se tir] d'affaire p> cette b\tade3 ,la loi n'e/ faite que p\r les mauvais mnages2 les bons n'en ont pas beso94--,on oublie que la loi e/ faite p\r t\t le monde1 p\r t\s les p\x1 p\r t\s les mnages1 et que les dispositions qu'elle pr5d au pr(it des mauvais peuv5t t\rn] au dommage des bons4 ,il en e/ d'une loi imprvoyante comme de l'alcool mis la porte de t\s les passants3 elle induit en t5tation les mes faibles1 de mme que le cab>et attire et empoisonne les dsoeuvrs et les imprud5ts4 ,dev5ue lgale1 la sp>ation devi5drait1 quoi qu'on dise1 un r$\table ag5t de dsunion et d'gsme4 ,s+uli] esprit de lgislation que celui qui consi/e lgifr] p\r des cas p>ticuli]s1 en vue de situations exceptionnelles1 p\r des g5s dev5us s\v5t malheureux p> leur propre faute1 au risque de tr\bl]1 p> les innovations que l'on dcrte1 la paix des bons mnages et l'ordre mme des familles6 ,n'affaiblissons po9t1 p> des mesures de division prv5tive1 les p5ses de solid>it qui doiv5t prsid] au m>iage6 ,mo9s troitem5t en*ans s]ont les coeurs1 mo9s intimem5t confondus s]ont les patrimo9es1 et mo9s =t et mo9s durable s]a le foy]4 ,duo 9 unum6 telle e/ la p]fection conjugale4 ,socialem5t p>lant1 t\te mesure prmdite qui s'loigne de ce b e/ mauvaise1 au lieu que t\t ce qui s'en rappro*e e/ l\able4 ,prsum] entre p\x la sp>ation de bi5s1 c'e/ t\rn] le dos l'idal du m>iage4 ,qu'e/-ce1 aprs t\t1 que cette sp>ation1 s9on le divorce des intrts1 facilitant1 prp>ant1 appelant le divorce des p]sonnes8 ,c'e/ p\rquoi je m'tonne que le fm9isme ca?olique se soit laiss entran]1--p> surprise1 sans d\te1-- ces n\veauts f*euses4 ,on semble croire que le rgime de communaut ne peut jamais t\rn] qu'au prjudice de la femme1 qu'il e/ p\r les m>is un in/rum5t d'usurpation et une s\rce d'enri*issem5t malhonnte1 et que ceux qui ont le tri/e c\rage d'en us] sont de vulgaires fripons4 ,lisez ceci3 ,la critique la plus sanglante que l'on puisse faire1 c'e/ prcism5t de montr] qu'un mnage qui vit suivant la loi ne peut jamais tre un bon mnage1 et qu'aucun m>i1 je ne dirai pas galant homme1 mais simplem5t honnte homme1 ne cons5tirait se prvaloir des prrogatives qu'elle lui confre4 ,comme s'ils n'tai5t pas lgion1 dans nos prov9ces et nos campagnes1 les braves g5s qui font fructifi]1 avec zle et probit1 l'avoir commun que la loi a confi leur honneur et leur activit6 ,non1 t\s les *efs de communaut ne sont pas les escrocs ou les fil\s qu'on imag9e4 ,en ex]ant1 mme la lettre1 les p\voirs qu'ils ti5n5t de la loi1 ils ont consci5ce d'tre les conomes fidles et les loyaux df5seurs de la =tune commune4 ,n'oubliez donc pas que1 dans l'tat prs5t des *oses1 la femme elle-mme e/ gr&em5t intresse au ma9ti5 de la communaut4 ,auj\rd'hui1 les pr(essions les mieux rtribues1 les mti]s les plus lucratifs1 sont aux ma9s des hommes2 et t\s les rev5us qui en provi5n5t tombant dans le fonds commun1 la femme en recueille la moiti4 ,on dirait vraim5t que le p>tage de la communaut se solde t\j\rs p> un dficit1 que la femme n'en retire aucun avantage1 et que t\t ce qu'elle apporte la caisse e/ immanquablem5t dvor p> le m>i6 ,la tutelle de l'homme1 assure-t-on1 e/ trop onreuse2 et l'on invoque1 en ce s5s1 les aspirations de t\tes les femmes claires4--,mais ces autorits n\s sont suspectes1 conva9cu que n\s sommes que1 dans c]ta9s milieux1 on ne ti5t p\r femmes claires1 p\r femmes suprieures1 que les indp5dantes et les frondeuses1 dont c'e/ l'tat d'esprit1--inquitant et inju/e1--de s\ffrir de t\tes les prm95ces mascul9es1 fuss5t-elles les plus ncessaires la famille et les plus pr(itables l'p\se4 ,ne prtons pas seulem5t l'oreille aux dolances des malheureuses qui s\ffr5t du rgime de communaut3 elles ont le v]be haut et la rcrim9ation amre1 t&is que les femmes qui tir5t pr(it de notre droit commun n'en s\ffl5t mot4 ,qu'il y ait de mauvais m>is3 c'e/ ent5du4 ,mais il s]ait trange qu'il n'y et po9t de mauvaises femmes6 ,tr\vez-v\s quitable de faire port] un sexe t\t enti] le poids des fautes de quelques-uns8 ,df5dons plutt le m>iage contre l'individualisme qui l'envahit4 ,rep\ssons la sp>ation de bi5s qui divise2 g>dons la communaut qui unit4 ,et enf91 comme t\te *ose huma9e e/ indf9im5t p]fectible1 re*]*ons les cts faibles ou dang]eux de notre rgime lgal p\r les am5d] avec ju/ice et imp>tialit4 ,,iv ,lo9 de n\s1 en effet1 l'ide que la communaut franaise soit un rgime idalem5t p>fait4 ,durant le m>iage1 la femme commune n'e/ qu'une associe v5tuelle1 sans autorit et presque sans contrle4 ,d'o ce mot de ,/u>t ,mill3 ,je n'ai aucun gt p\r la doctr9e en v]tu de laquelle ce qui e/ moi e/ toi1 sans que ce qui e/ toi soit moi#fh4 ,oui1 le ,code civil donne au m>i des p\voirs presque absolus sur la communaut2 et il se r5contre des hommes qui en pr(it5t p\r grev] de dettes les bi5s communs sans cause suffisamm5t ju/ifie4 ,note #fh3 ,l'assujettissem5t des femmes1 traduction franaise de ,,cazelles1 p4 #aae4 ,on ne manque po9t1 bi5 ent5du1 de dvelopp] d'une faon saisissante les suites dommageables et d\l\reuses que peuv5t entran]1 p\r la femme1 les fautes d'un m>i incapable et les excs d'un m>i indigne4 ,p]sonne ne saurait les voir d'un oeil indiffr5t4 ,voici ce qu'en dit trs littrairem5t ,mme ,oddo ,defl\3 ,a la ru9e de cette prt5due communaut sur laquelle elle n'a pas plus de p\voirs qu'une trangre1 l'effondrem5t des plus lgitimes esprances que1 dans sa navet de jeune fille1 elle avait bases sur la vie deux1 la femme assi/e les ma9s lies1 et je ne connais pas de spectacle plus navrant que son dsespoir impuissant1 si ce n'e/ celui des ef=ts timides et inutiles qu'elle t5te p>fois p\r se sauv] du naufrage4 ,et puis1 sait-elle ce qui se passe1 surt\t qu& les affaires vont mal8 ,croit-on qu'elle ait alors gr& c\rage grossir p> ses privations une b\rse qu'elle ne voit pas2 conomis]1 qu& elle ignore ce que devi5t le fruit de ses conomies2 compos]1 s\ p> s\1 un petit pcule1 alors que prs d'elle des sommes importantes sont peut-tre jetes p> les f5tres du plaisir et de la dbau*e8 ,si sombre qu'elle soit1 cette pe9ture e/ vraie1 condition qu'on n'en fasse po9t une rgle gnrale4 ,mais ces situations exceptionnelles sont-elles sans remde8 ,ret5ons1 d'abord1 que la future p\se1 qui a peur de ne po9t s'accommod] de la communaut lgale1 a un moy5 trs simple de s'y s\/raire prv5tivem5t1 grce au pr9cipe de la lib]t des conv5tions matrimoniales4 ,libre elle de se plac] p> contrat s\s un autre rgime4 ,que si elle omet de le faire1 il e/ inexact que la communaut lgale1 qui la rgit dfaut de /ipulations contraires1 sacrifie1 autant qu'on le dit1 ses intrts et ses droits4 ,p\r rtablir l'quilibre entre les p\x1 notre lgislateur s'e/ appliqu corrig] l'excs de puissance du m>i p> des responsabilits graves1 et l'excs de dp5dance de la femme p> des privilges considrables2 de telle sorte que la communaut veille l'ide d'un patrimo9e indivis de/9 un p>tage quitable4 ,on se pla9t de ce que le rgime de communaut ne lie pas assez troitem5t la femme au m>i1 la premire n'tant pas immdiatem5t associe au second1 mais ayant seulem5t l'espoir de le dev5ir4 ,non socia1 s$ sp]at =e1 disai5t nos vieux auteurs4 ,mais ce repro*e ne s'explique gure de la "p de g5s qui appell5t de t\s leurs voeux la sp>ation de bi5s4 ,et si le ,code susp5d1 au c\rs du m>iage1 la vocation et les droits de la femme1 s'il vite de la trait] comme l'associe du m>i jusqu' la dissolution de l'union conjugale1 c'e/ p\r mieux sauveg>d] ses intrts en lui p]mettant de rpudi] la communaut1 qu& celle-ci e/ onreuse1 ou de l'accept] lorsqu'elle la juge avantageuse4 ,e/-il ju/e de ret\rn] contre le rgime de communaut les prcautions qu'il dicte en faveur de la femme8 ,que si l'on objecte ma9t5ant que ces g>anties sont insuffisantes ou t>dives et que1 p5dant le m>iage1 la femme e/ impuissante conjur] les gaspillages du m>i1 n\s p\vons rpondre qu'elle a le moy5 de se dli] les ma9s en dem&ant la sp>ation de bi5s judiciaire4 ,on n\s rpliqu]a que c'e/ un remde coteux et l5t1 s\v5t illusoire1 t\j\rs d\l\reux3 je l'accorde4 ,aussi bi5 suis-je acquis1 p> avance1 t\s les am5dem5ts possibles qui1 sans nuire l'unit de direction du mnage et sans ouvrir la porte des discussions tracassires1 accord]ont la femme un c]ta9 contrle sur les oprations du m>i et oblig]ont celui-ci1 dans la liquidation de la communaut1 r5dre compte1 au mo9s gr&s traits1 de la cause et de l't5due des dp5ses faites ou des engagem5ts pris4 ,p\r n\s1 le progrs n'e/ pas dans la suppression de la communaut2 mais1 celle-ci ma9t5ue1 =tifie1 agr&ie mme1 s'il e/ possible1 n\s s\scririons volonti]s un amo9drissem5t rationnel de l'autorit m>itale4 ,et comme l'tude de ces re/rictions dsirables n\s entran]ait trop lo91 n\s n\s cont5t]ons d'indiqu] p> un exemple l'esprit qui doit les anim]4 ,p\rquoi t\t acte grave1 qui intresse le prs5t et l'av5ir de la famille1 ne s]ait-il pas cons5ti p> l'un et l'autre des p\x8 ,p\rquoi1 p> une consqu5ce ncessaire1 n'accord]ait-on pas la femme c]ta9s p\voirs sur les bi5s communs8 ,p\rquoi n'associ]ait-on po9t plus troitem5t les deux conjo9ts dans la ge/ion de la communaut8 ,celle-ci n'exige pas ncessairem5t le monopole du g\v]nem5t au pr(it du m>i4 ,la proprit du patrimo9e re/ant commune aux p\x1 ri5 n'emp*e d'admettre la femme c]ta9es attributions cons]vatrices4 ,lo9 donc d'in/itu] la sp>ation de bi5s comme rgime de droit commun1 n\s croyons plus con=me l'esprit du m>iage de convi] la femme un p>tage d'autorit et de remani] nos lois de faon qu'elles confr5t1 en c]ta9s cas1 des prrogatives id5tiques aux deux p\x1 cumulativem5t4 ,a9si1 d'aprs le ,code portugais1 le m>i n'e/ que le grant du patrimo9e commun4 ,de l une sorte d'galit de puissance1 bi5 faite p\r rj\ir le coeur des fm9i/es4 ,mais p> cela mme qu'elle tempre l'autorit du m>i en respectant la communaut1 cette galit ne se rs\t pas en individualisme nuisible l'h>monie conjugale2 c> il e/ /ipul que1 p\r les actes de gr&e importance1 les p\x ne peuv5t agir l'un sans l'autre4 ,c'e/ l'galit dans la plus troite solid>it4 ,ni le m>i ni la femme ne peut alin] ou hypo?qu] un bi5 commun sans le conc\rs de son conjo9t2 et l'p\x qui s'oblige sans l'ass5tim5t de l'autre1 n'engage que sa "p dans la communaut4 ,ce sy/me +nieux provoque et g>antit une rciprocit d'g>ds1 un *ange de confiance1 qui ne peut que ress]r] les li5s de l'association conjugale4 ,et cette mesure1 ayant l'avantage de r5=c] la situation de la femme commune1 p]mettrait peut-tre1 du mme c\p1 d'allg] ou mme de supprim] sans inconvni5t l'hypo?que lgale qu'elle possde sur les bi5s de son m>i1 et dont s\ffre gr&em5t le crdit du mnage4 ,c'e/ p\rquoi n\s proposons que les bi5s communs ne puiss5t tre alins qu'avec le cons5tem5t des deux p\x4 ,cette innovation s]ait1 t\t la fois1 une prote/ation contre la communaut actuelle o l'homme e/ le matre1 contre le rgime dotal o les deux p\x ensemble ne le sont pas1 et contre la sp>ation de bi5s o *acun l'e/ sa manire1 sans ent5te et sans union4 ,p\r ce qui e/ enf9 des petites g5s des campagnes et des villes qui1 faute de contrat1 sont places s\s le rgime de communaut lgale1 n\s ne voyons pas en quoi la sp>ation leur s]ait pr(itable4 ,n'ayant ri5 en se m>iant qu'un maigre mobili]1 l'avoir commun ne compr5d gure que les rev5us du travail quotidi51 les conomies de *acun et les petites acquisitions du mnage4 ,cette mode/e communaut s]a vraim5t sans dang] si n\s p>v5ons protg]1 comme on le v]ra plus lo91 les salaires et les ga9s p]sonnels de la femme contre les gaspillages du m>i4 ,cela fait1 il e/ difficile de conte/] que ce rgime soit excellemm5t appropri aux beso9s et aux intrts de la classe moy5ne1 de la classe rurale et de la classe ouvrire4 ,po9t d'union vritable entre les p\x1 s'il n'exi/e au mo9s entre le m>i et la femme une b\rse commune4 ,ce li5 de coopration dans la bonne et la mauvaise =tune e/ l'me mme du m>iage4 ,p\rquoi le supprim]8 ,cette communaut d'p>gne et d'accumulation fait m]veille dans les campagnes2 c'e/ elle qui remplit les bas de la9e de nos mnages paysans4 ,il s]ait inju/e1 il s]ait dang]eux de disjo9dre totalem5t les intrts pcuniaires de la femme et du m>i4 ,=mes p> le travail de *acun1 les conomies de la famille doiv5t app>t5ir indivism5t t\s deux4 ,sans d\te1 la communaut peut se sold] p> des p]tes1 au lieu de se rs\dre en bnfices4 ,mais la femme ayant le droit de r5onc] la communaut lorsque celle-ci e/ obre1 quel dommage peut-elle s\ffrir8 ,sans d\te encore1 le m>i s]a le grant de cette mode/e communaut2 mais puisque n\s lui enlevons la facult d'alin] les bi5s communs sans le cons5tem5t de sa femme1 puisque n\s rev5diquons mme p\r celle-ci 7n\s n\s en expliqu]ons t\t l'heure7 le droit de recevoir et de plac]1 hors la prs5ce et sans le conc\rs du m>i1 les ga9s prov5ant de son travail1 quel risque peut-elle c\rir8 ,ce qui re/e alors de la puissance m>itale ne saurait ls] gravem5t les intrts de la femme m>ie4 ,et dans ce sy/me1 du mo9s1 la sp>ation re/e ce qu'elle doit tre3 un rgime d'exception4 ,cela tant1 po9t de *angem5t dans le droit commun des p\x de ,france4 ,n\s dim9uons les p\voirs de l'homme sur la communaut sans dcapit] l'autorit m>itale1 sans divis] la famille contre elle-mme2 n\s in/ituons1 l'une ct de l'autre1 deux autorits qui se s\ti5n5t mutuellem5t1 la femme surveillant1 contrlant et compltant mme1 en c]ta9s cas1 la puissance du m>i2 plus brivem5t1 n\s prfrons l'ent5te des volonts et l'union des p\voirs la sp>ation des b\rses et des bi5s4 ,v ,p\r calm] les apprh5sions que la division des patrimo9es veille en notre esprit1 on n\s assure que la femme remettra s\v5t aux ma9s du m>i l'adm9i/ration de sa =tune1 et qu'elle ne repr5dra l'ex]cice de ses droits qu'autant que son m&ataire aura p]du sa confiance4--,mais c'e/ en va92 c> ces dlgations et ces reprises de p\voirs donn]ai5t lieu des m>*&ages1 des intimidations1 des discussions qui mettrai5t en pril la paix du mnage4 ,quel homme1 un peu s\cieux de sa dignit1 cons5tirait accept] une autorit aussi prcaire8 ,le g\v]nem5t d'un foy] ne doit pas tre le prix des complaisances1 des faiblesses et des capitulations4 ,cons5ti p> intrt comme une rcomp5se1 retir p> caprice comme une punition1 il s]ait une cause d'abaissem5t p\r la moralit conjugale4 ,et puis 7n\s y rev5ons71 rig] la sp>ation de bi5s en rgime de droit commun1 n'e/-ce pas faire ent5dre qu'en rgle gnrale le m>i e/ un ag5t de dsordre1 un in/rum5t de dissipation et de ru9e8 ,et n\s ma9t5ons que cette gnralisation outrageante e/ l'inju/ice mme4 ,p\rquoi impos] la sp>ation de bi5s aux femmes dont les m>is sont laborieux1 rangs1 conomes1 bons travailleurs et bons adm9i/rateurs8 ,au surplus1 la sp>ation de bi5s n'e/ pas un rgime aussi simple qu'on l'imag9e4 ,p\r vit] que les meubles des p\x se ml5t et se confond5t en une masse indivise1 un inv5taire e/ ncessaire4 ,p5se-t-on que les petites g5s rec\rront cette =malit coteuse8 ,ce s]ait pure navet4 ,et dfaut d'un tat e/imatif qui les sp>e et les individualise1 les mode/es patrimo9es mobili]s de la femme et du m>i devi5dront *ose commune aux yeux des ti]s4 ,il n'e/ que les mnages aiss qui soi5t mme de pratiqu] la sp>ation de bi5s4 ,et ne croyez pas que la paix dome/ique puisse y gagn]6 ,que si1 en effet1 la femme obti5t la libre disposition de sa =tune1 le m>i cons]ve1 de son ct1 la libre disposition de la si5ne4 ,on ne veut pas1 j'imag9e1 que celui-ci entreti5ne la famille lui seul et tr\ve bon que sa d\ce moiti g>de t\t son bi5 p\r elle4 ,du j\r o les ress\rces prov5ant du travail et les conomies amasses p> l'p>gne de l'un et de l'autre ne s]ont plus mises en commun1 il faudra bi5 p\rtant que les conjo9ts contribu5t aux *>ges du mnage4 ,a cet effet1 un prlvem5t sur leurs ga9s ou leurs rev5us respectifs s]a ncessaire p\r faire vivre la maison4 ,s]a-t-il d'un ti]s8 ou plus8 ou mo9s8 ,quelle s]a la =me ou la quotit de cette contribution8 ,la fix]ez-v\s =fait et immuablem5t p\r t\s les mnages8 ,ne craignez-v\s po9t qu'elle soit trop faible p\r les uns et trop =te p\r les autres8 ,en logique et en quit1 elle devrait tre proportionne la consi/ance1 gnralem5t 9gale1 de l'avoir respectif des p\x2 mais comm5t l'adapt] aux v>iations incessantes1 aux fluctuations 9vitables de la =tune p]sonnelle des conjo9ts8 ,et si l'un e/ ri*e et l'autre pauvre6 ,enf9 croit-on que *acun pai]a t\j\rs sa quote-"p avec rgul>it8 ,e/-ce trop dire que ce rglem5t de compte s\lv]a priodiquem5t des difficults et des disputes sans nombre8 ,non1 la sp>ation de bi5s n'e/ pas aussi simple qu'on le p5se4 ,t\t cela n\s confirme en cette ide qu'au lieu de sp>] les p\x en opposant leurs intrts1 il importe plutt de ress]r] leur union conjugale en ress]rant leur union conomique4 ,dans la classe laborieuse o l'on se m>ie sans contrat1 la vie e/ insp>able du travail et de l'conomie4 ,c'e/ donc dissoci] la vie commune que de sp>] l'avoir mascul9 de l'avoir fm994 ,si l'on veut p]ptu] dans les mnages peu =tuns le s5tim5t de la prvoyance et de la solid>it1 il convi5t d'assur] l'activit et l'p>gne des deux p\x un mme /imulant1 l'ide de communaut1--individua vitae consuetudo4 ,au re/e1 depuis un sicle1 s\s l'influ5ce des vieilles c\tumes qui fur5t le b]ceau de notre communaut lgale1 n\s n\s sommes habitus cette indivision1 cette mutualit des intrts entre p\x4 ,elle con/itue hi/oriquem5t notre rgime national2 elle e/ dev5ue la base de notre ordre familial2 elle s'accorde le mieux avec nos traditions et nos moeurs4 ,elle con/itue mme un rgime dmocratique2 c>1 si la sp>ation de bi5s et le rgime dotal peuv5t conv5ir aux classes ri*es ou aises1 la communaut des p>gnes et des acquisitions s]t mieux les intrts des petites g5s1 en l>gissant le crdit de la femme et du m>i p> la conc5tration des conomies et la =mation d'un pcule dome/ique4 ,il demeure que1 dans son acception populaire1 la communaut lgale e/1 comme l'a dit en excell5ts t]mes ,m4 ,goir&1 une sorte de mise en commun des ress\rces des p\x en vue de satisfaire aux *>ges du mnage2 c'e/ la con/itution d'une sorte de patrimo9e familial dans lequel le *ef puise son gr p\r satisfaire aux beso9s de *acun2 c'e/1 au plus haut degr1 la confusion1 l'id5tification des intrts entre les p\x au pr(it de l'oeuvre commune#fi4 ,et p> cela mme qu'elle unit troitem5t les intrts pcuniaires des p\x1 la communaut a sembl nos c\tumes d'abord1 notre lgislation ensuite1 le seul rgime qui ft en h>monie p>faite avec le m>iage dont c'e/ le propre d'unir deux p]sonnes et deux vies4 ,l'indivision des bi5s complte et p>fait l'unit des vues et le rappro*em5t des mes4 ,g>dons1 en l'am5dant1 notre vieux rgime de communaut3 t\t compte fait1 il n\s s]a utile et bi5faisant4 ,note #fi3 ,cit p> ,m4 ,luci5 ,,l$uc dans ,la ,femme devant le ,p>lem5t1 p4 #afe4 ,ce qui ne veut pas dire1 hlas6 que nos lgislateurs ai5t la sagesse de le cons]v]1 mme avec les corrections dsirables que n\s avons proposes plus haut ou que n\s propos]ons plus bas4 ,s'il faut s'en afflig]1 peut-on en tre surpris8 ,l'individualisme envahit le monde3 p\rquoi n'usurp]ait-il pas le foy]8 ,n\s luttons avec ob/9ation contre le c\rant des mauvaises moeurs4 ,n\s portons au vieux m>iage franais un atta*em5t passionn4 ,n\s croyons f]mem5t que1 sans l'esprit de communaut1--qui n'e/ que l'esprit de solid>it1--c'en e/ fait de l'esprit de famille4 ,et en mme temps que c]ta9es femmes l'attaqu5t furieusem5t en ha9e de l'autorit m>itale1 qualifie p> elles de dsordre public#gj1 des hommes se r5contr5t1 surt\t dans la classe ri*e1 qui s'en dt\rn5t peu peu dans l'espoir de mieux sec\] le j\g de leurs femmes1 dont le luxe immodr dvore le patrimo9e commun4 ,note #gj3 ,voir notamm5t le rapport dj cit de ,mme ,oddo-,defl\4 ,comm5t la sp>ation de bi5s1 avec un tel conc\rs d'allis1 ne l'emport]ait-elle po9t sur la communaut1 mme ad\cie et remanie8 ,si donc une trans=mation doit s'opr] dans la loi qui g\v]ne les mnages franais1 n\s s\haitons au mo9s qu'on sub/itue la communaut actuelle1 non pas la sp>ation t\te seule1 t\te froide et t\te nue1 mais la communaut rduite aux acquts1 qui entre de plus en plus dans les habitudes contractuelles des classes b\rgeoises4 ,en d'autres t]mes1 il faut que les rev5us des bi5s1 les ga9s du travail et le produit des conomies de *aque conjo9t con/itue l'avoir indivis du mnage4 ,c'e/ notre d]nire concession4 ,po9t de maison vritablem5t unie sans un li51 si m9ime soit-il1 d'p>gne1 de coopration1 de mutualit pcuniaire entre les p\x4 ,,*apitre ,,vi ,protection des salaires et des ga9s de l'p\se commune en bi5s ,,sommaire ,i4--,,projet ,,de ,r,,=me4--,,droit ,,p\r ,,la ,,femme ,,de ,,dispos] ,,de ,,ses ,,salaires ,,et ,,de ,,ses ,,ga9s4--,,int]v5tion ,n,,cessaire ,,du ,,tribunal4--,,une ,,am,,lioration ,,facile ,a ,r,,alis]4 ,,ii4--,,droit ,,p\r ,,la ,,femme ,,de ,d,,pos] ,,ses ,,conomies ,a ,,la ,,caisse ,d',,p>gne4--,,innovation ,,incompl,,te4--,l',,p\se ,,doit ,,avoir1 ,a ,l',,exclusion ,,de ,l',,p\x1 ,,le ,,droit ,,de ,,retir] ,,ses ,d,p,,ts4 ,,iii4--,,ab&on ,,du ,,foy] ,,p> ,,le ,,m>i4--,,droit ,,p\r ,,la ,,femme ,,de ,,saisir-,,arr,,t] ,,les ,,salaires ,,de ,,son ,,homme4--,,droit ,r,,ciproque ,,accord ,,au ,,m>i ,a ,l',,encontre ,,de ,,la ,,femme ,,c\pable4 ,,iv4--,,trange ,,rev5dication4--,,le ,,sal>iat ,,conjugal4--,,e/-,,il ,,possible ,,et ,,conv5able ,,de ,r,,mun,,r] ,,le ,,travail ,,de ,,la ,,femme ,,dans ,,la ,,famille8 ,t&is que1 d'une "p1 le rgime dotal1 s\ponneux et re/rictif1 semble fait p\r les classes ri*es o la femme apporte une dot plus ou mo9s considrable qu'il a p>u naturel de lui rs]v]1 p\rvu qu'elle en manife/e la volont p> une clause expresse de son contrat de m>iage2 t&is que1 d'autre "p1 la communaut conv5tionnelle d'acquts convi5t p>ticulirem5t aux classes moy5nes de la b\rgeoisie comm]ante qui1 prives de gros capitaux1 associ5t surt\t1 en se m>iant1 leur travail1 leur indu/rie et leurs conomies v5ir2 en revan*e1 la communaut lgale des bi5s e/ le rgime le mieux appropri aux classes laborieuses1 urba9es et rurales1 ord9airem5t dnues de =tune patrimoniale et p\r lesquelles1 avec un petit mobili] de/9 g>nir le foy] naissant1 la ma9-d'oeuvre quotidi5ne e/ la pr9cipale et s\v5t la seule s\rce de rev5us4 ,c'e/ bon droit qu'elle e/ dev5ue notre rgime lgal4 ,re/ons-lui fidles2 et si les protections actuellem5t tablies en faveur de la femme commune en bi5s sont insuffisantes1 t*ons de les accrotre et de les p]fectionn]4 ,telle a t notre conclusion4 ,i ,or1 en plus des amliorations dj proposes1 il en e/ une sur laquelle t\s les fm9i/es sont d'accord1 et qui1 notre s5tim5t1 mrite de pass] sans ret>d dans nos lois4 ,une des p]sonnalits les plus di/+ues de l'enseignem5t juridique1 ,m4 ,glasson1 a pu dire que si la lgislation du ,code civil protge efficacem5t la femme lorsque le mnage possde une c]ta9e =tune1 elle n'e/ pas faite p\r la femme de l'ouvri]#ga4 ,il convi5t donc de l'adapt] quitablem5t aux intrts des travailleurs4 ,note #ga3 ,le ,code civil et la "q ouvrire1 p4 #eh4 ,la premire mesure de protection pr5dre au pr(it de la femme du peuple1 honnte1 c\rageuse et prvoyante1 c'e/ de lui donn] les moy5s de df5dre ses ga9s propres contre le gaspillage du m>i4 ,tel e/ l'objet d'une proposition de loi en date du #i juillet #ahid1 due l'initiative de ,m4 ,goir&1 dput des ,deux-,svres1 et adopte le #bg fvri] #ahif p> la ,*ambre des dputs4 ,en voici la disposition ess5tielle3 ,quel que soit le rgime adopt p> les p\x1 la femme a le droit de recevoir sans le conc\rs de son m>i les sommes prov5ant de son travail p]sonnel et d'en dispos] librem5t4 ,ce projet ne sub/itue po9t la sp>ation de bi5s la communaut4 ,il se borne limit] le droit d'adm9i/ration m>itale et confr] la femme sur les fruits de son travail les mmes droits que le m>i ex]ce sur les autres bi5s de la communaut4 ,cette innovation ne fait donc po9t *ec aux droits des ti]s1 puisqu'elle se cont5te de transport] la femme sur ses bnfices p]sonnels les p\voirs d'adm9i/ration dont le m>i msuse p\r le malheur de la famille4 ,elle mrite la plus entire approbation4 ,mais comm5t la femme p\rra-t-elle invoqu] ce droit de libre disposition sur ses salaires propres et ses ga9s pr(essionnels8 ,l'admettrons-n\s les t\*] de ple9 droit8 ou bi5 l'oblig]ons-n\s sollicit] de la ju/ice l'autorisation de les recevoir8 ,dans le premi] cas1 sa prrogative s]a lgale2 dans le second1 elle s]a judiciaire4 ,la ,*ambre des dputs s'e/ approprie la premire solution1 qui e/ plus simple et plus rapide4 ,p> contre1 ceux qui p5s5t qu'il ne faut mettre le m>i en suspicion1 rduire ses droits et dmembr] ses p\voirs1 qu'autant que la ncessit en e/ absolum5t dmontre1 n'hsit5t po9t exig] l'int]v5tion pralable du tribunal4 ,e/-il possible de pos] en pr9cipe que t\s les m>is sont d'abom9ables dissipateurs8 ,c'e/ p\rquoi deux matres m95ts1 ,,mm4 ,jalab]t et ,glasson1 font dp5dre d'un jugem5t l'ext5sion de la capacit fm99e4 ,sans dem&] la sp>ation de bi5s1 la femme devra donc obt5ir de la ju/ice le droit de t\*] elle-mme les produits de son travail1 en pr\vant que le m>i met en pril1 p> son inconduite1 les intrts du mnage4 ,a9si le droit de la femme e/ subordonn la con/atation d'un po9t de fait dont l'exam51 p\r tre imp>tial1 doit tre confi ncessairem5t aux tribunaux4 ,j'incl9]ais volonti]s cette solution s'il m'tait dmontr1 qu'en mnageant les susceptibilits des m>is1 elle protge efficacem5t les intrts des femmes4 ,malheureusem5t1 l'p\se devra1 p\r faire si5s ses ga9s pr(essionnels1 int5t] une action en ju/ice4 ,il lui faudra1 dans t\s les cas1 si simplifie que soit la procdure1 si rduites que soi5t les dp5ses et les l5teurs1 obt5ir des magi/rats une sp>ation de bi5s p>tielle1 une petite sp>ation judiciaire l'usage des pauvres g5s4 ,c'e/ un procs plaid]1 une lutte s\t5ir1 d'o peuv5t surgir des conflits viol5ts au foy] conjugal4 ,attnuez tant que v\s v\drez les frais et les dlais3 v\s ne supprim]ez pas la mauvaise volont du m>i1 v\s ne sauveg>d]ez po9t la paix du mnage4 ,votre loi de protection1--qui e/ une loi de classe1 une loi d'exception1--aura le dfaut d'att5dre que le mal soit dcl> p\r y port] remde4 ,faisons mieux3 prv5ons l'abus et supprimons les procs4 ,trs bi51 n\s dit-on4 ,ri5 de plus ais que d'organis] en faveur de l'ouvrire un sy/me de prs]vation anticipe qui1 laiss la discrtion des p>ties intresses1 n'aura po9t la gravit d'une disposition lgale sp>ant de ple9 droit les salaires et les ga9s de t\s les p\x franais4 ,a cette f91 ,m4 le pr(esseur ,cauws a propos les mesures de prcaution suivantes3 avant le prononc de l'union1 sur l'int]pellation de l'(fici] de l'tat civil1 la femme p\rra dcl>] que1 bi5 que n'ayant po9t fait de contrat1 elle ent5d se rs]v] la facult de t\*] elle-mme le produit de son travail1 condition de contribu] p\r sa "p aux *>ges du mnage4 ,l'acte de clbration m5tionn]a la rs]ve de la femme et l'acquiescem5t du m>i1 et sa publicit prvi5dra suffisamm5t les ti]s4 ,dans la p5se de son auteur1 ce procd de df5se prv5tive aurait p\r avantage de rs]v] la femme ses moy5s d'exi/5ce1 sans qu'il lui soit beso9 de dress] gr&s frais un contrat de m>iage p>-devant notaire#gb4 ,note #gb3 ,paul ,,cauw,s1 ,de la protection des intrts conomiques de la femme m>ie1 pp4 #ag1 #ah et suiv4 ,n\s object]ons simplem5t que cette dcl>ation de la femme risque de tr\bl]1 ds la premire heure1 l'h>monie du mnage1 qu'inspire p> un dsir d'indp5dance ou p> une p5se de dfiance et d'ho/ilit vis--vis du futur m>i1 elle a le malheur d'veill] et de consacr] les s5tim5ts g/es des p\x ds le premi] j\r de leur association conjugale4 ,sans d\te1 on peut rpondre que ces prcautions individuali/es ne s]ont pas imposes p> une loi imprative t\tes les unions1 mais seulem5t ab&onnes la libre volont des p>ties1 et que la p5se troite et jal\se qu'elles manife/5t e/ la suite ncessaire de t\te sp>ation de bi5s3 ce qui n'a pas emp* le lgislateur de p]mettre aux p\x de /ipul] p> contrat de m>iage ce rgime de division s\ponneuse4 ,p\rquoi ce qui e/ p]mis en gr& devant notaire ne s]ait-il pas licite1 en petit1 devant le maire1 puisque cette demi-sp>ation contractuelle n'atte9drait que les salaires p]sonnels et les bnfices propres de la femme ouvrire8 ,au fond1 suivant n\s1 cette r=me n'aurait qu'un avantage assez m9ime3 celui de r5dre accessible aux classes pauvres le pr9cipe de la lib]t des conv5tions4 ,et j'ai l'ide que la femme ouvrire rep\ss]ait presque t\j\rs cette mesure de protection prv5tive1 soit p>ce qu' la veille des noces1 en ce temps des illusions fra*es et vivaces1 elle aura ple9e confiance en l'honntet de son futur p\x1 soit p>ce qu'elle apprh5d]a que son fianc ne pr5ne ses dsirs d'indp5dance p\r une manife/ation de mfiance prmature1 ou mme p\r une dcl>ation de gu]re intempe/ive4 ,et dfaut de cette rs]ve faite expressm5t devant l'(fici] de l'tat civil1 s]a-t-elle d*ue du droit de rclam] plus t>d1 si l'inconduite du m>i l'y contra9t1 la libre disposition des sommes prov5ant de son travail8 ,si l'on veut protg] efficacem5t la femme et1 en mme temps1 la disp5s] de plaid]1 c'e/--dire de mettre en m\vem5t l'app>eil norme1 coteux et l5t de la ju/ice huma9e1 il n'e/ que de lui accord] de ple9 droit1 sans in/ance pralable1 sans procs1 sans jugem5t1 le droit de t\*] ses ga9s p]sonnels1 lorsque son intrt lui conseill]a de les sauveg>d] contre les dilapidations de son m>i4 ,cette solution1 adopte p> la ,*ambre des dputs1 e/ la plus pratique1 la plus fran*e1 la plus conomique4 ,n\s faisons des voeux p\r que le ,snat la consacre1 son t\r1 le plus tt possible4 ,po9t beso9 consquemm5t d'rig] la sp>ation de bi5s1 qui n'e/ que le divorce des patrimo9es1 en rgime de droit commun4 ,une innovation plus mode/e suffit3 que la loi reconnaisse seulem5t la femme le droit de t\*] le produit de son travail et d'en dispos] librem5t1 et cette re/riction apporte la t\te-puissance1 p>fois malfaisante1 du m>i1 am5d]a suffisamm5t la situation pnible que le ,code ,napolon a faite imprudemm5t la femme ouvrire4 ,,ii ,t\tefois cette r=me p>tielle en impliqu]ait une autre1 non mo9s urg5te4 ,matresse de ses salaires1 la femme m>ie le s]a-t-elle de ses conomies8 ,la logique et la prud5ce le v\drai5t a9si4 ,d'o il suit que la femme1 qui j\it ma9t5ant de la facult de se faire ouvrir un livret p]sonnel p> les ,caisses d'p>gne sans l'assi/ance de son m>i1 devrait avoir galem5t1 l'exclusion de celui-ci1 le droit de retir] les sommes qu'elle a prcdemm5t dposes4 ,or1 la loi du #i avril #ahha n'a pas os faire *ec1 sur ce po9t1 au p\voir m>ital4 ,c'e/ une inconsqu5ce f*euse4 ,quel e/ auj\rd'hui le droit d'une mnagre conome8 ,opr] des v]sem5ts et repr5dre ses dpts sans l'assi/ance du m>i4 ,mais il n'y a po9t l une ext5sion de la capacit juridique de la femme m>ie aussi l>ge qu'on p\rrait le croire1 le m>i cons]vant sur les apports effectus ses droits de *ef de la socit conjugale4 ,la femme n'a donc pas la libre disposition de l'p>gne dont elle a eu l'initiative mritoire4 ,veut-elle retir] son arg5t8 ,l'article #f de la loi de #ahha di/+ue3 elle peut le faire sans le conc\rs du m>i2 elle ne le peut pas contre son opposition4 ,et cette facult de veto risque d'tre1 aux ma9s d'un homme peu scrupuleux1 un moy5 d'intimidation vexatoire ou mme de spculation malhonnte4 ,bi5 plus1 l'article #af de la loi du #bj juillet #ahie a confirm au m>i le droit de t\*] seul le montant du livret ouv]t au nom de sa femme1 si son rgime matrimonial l'y autorise2 et c'e/ le cas de la communaut lgale qui1 en l'abs5ce de contrat de m>iage1 g\v]ne la plup>t des mnages franais4 ,consqu5ce3 la femme commune en bi5s e/ libre de plac] ses conomies en son nom1 et son seigneur et matre a le droit de les repr5dre volont4 ,p\r re/] matresse de son livret1 il faut que le m>i en ignore l'exi/5ce4 ,c'e/ invit] la femme le lui cel]4 ,de fait1 elle p>vi5t s\v5t se faire dlivr] un c>net en son nom de jeune fille4 ,avait-elle beso9 de cet enc\ragem5t la dissimulation8 ,s+uli] moy5 de favoris] l'p>gne et d'amlior] la condition des ouvrires6 ,voici une brave femme m>ie un ivrogne1 un p>esseux1 un dbau*3 j\r p> j\r et s\ s\1 elle amasse l'arg5t du t]me ou la rs]ve de/9e l'imprvu des mauvais j\rs4 ,qu'elle ne s'avise pas de port] son petit magot la ,caisse d'p>gne3 il n'y s]ait pas en sret4 ,son m>i p\rrait1 avec la complicit de la loi1 se l'appropri] t\t in/ant4 ,e/-il sage de condamn] une femme ca*] ses laborieuses conomies1 sans possibilit d'en tir] le plus m9ime intrt1 p\r les s\/raire la rapacit d'un p\x indigne8 ,l'p>gne du pauvre e/ sacre4 ,les femmes ont raison de dem&] la loi de la mieux df5dre4 ,que leur s]virait de p\voir t\*] leurs salaires1 si elles n'ont pas le droit de t\*] leurs conomies8 ,en cela1 leurs rev5dications sont ess5tiellem5t cons]vatrices4 ,et n\s les appuyons d'autant plus volonti]s que plus s\v5t la femme du peuple fait preuve de v]tus dome/iques qui la plac5t bi5 au-dessus de la femme du monde4 ,autant la premire sait p>gn] l'arg5t du mnage1 autant la seconde excelle gnralem5t le dp5s]4 ,mieux que p]sonne1 l'ouvrire ralise l'adage clbre d',ari/ote3 ,l'affaire de l'homme e/ d'acqurir1 celle de la femme e/ de cons]v]4 ,la protg]1 c'e/ la fois df5dre les enfants et sauveg>d] la famille4 ,accordons-lui donc1 l'exclusion du m>i1 le droit de retir] librem5t les dpts qu'elle a confis la ,caisse d'p>gne4 ,on a s\v5t comp> celle-ci une tirelire3 n'e/-il pas ju/e que la mnagre1 qui l'a remplie1 ait seule la facult de l'ouvrir8 ,ne p]mettons pas au m>i de s'en emp>]1 de la bris]1 de la vid]4 ,ce qu'il faut con/itu] au pr(it de la femme du peuple1 c'e/ un pcule inviolable4 ,mais il re/e ent5du que les bi5s acquis p> la femme avec ses ga9s p]sonnels1 comme aussi le total de ses conomies p>ticulires1 cont9u]ont d'app>t5ir la communaut4 ,si donc1 entre m>i et femme1 n\s admettons1 dans une c]ta9e mesure1 la sp>ation des p\voirs1 n\s ne v\lons aucun prix de la sp>ation des patrimo9es4 ,a ce propos1 reconnaissons qu'en fait1 eu g>d aux =malits gnantes dont la pratique a ent\r l'opposition m>itale1 le nombre des comptes ouv]ts aux femmes m>ies p> les ,caisses d'p>gne e/ dev5u considrable1 t&is que celui des remb\rsem5ts obt5us p> les m>is e/ re/ infime4 ,aj\tons enf9 que la loi du #bj juillet #ahhf sur la ,caisse nationale des retraites p\r la vieillesse1 et la loi du l] avril #ahih relative aux ,socits de sec\rs mutuels1 ont p]mis la femme d'effectu] des v]sem5ts sans l'autorisation du m>i4 ,elles n\s sont un tmoignage enc\rageant de l'tat d'me de nos lgislateurs1 puisqu'elles n\s les montr5t dsireux de protg] efficacem5t la femme ouvrire contre les dissipations d'un p\x indigne4 ,,iii ,mais il e/ une faute m>itale plus grave que l'inconduite et le gaspillage3 c'e/ l'ab&on4 ,la laiss]ons-n\s sans rp>ation8 ,la commission p>lem5taire1 *>ge d'exam9] la proposition de ,m4 ,goir&1 ne l'a pas v\lu4 ,elle a fait agrer p> la ,*ambre des dputs une disposition additionnelle1 dont l'ide premire app>ti5t ,,mm4 les pr(esseurs ,jalab]t et ,glasson4 ,en cas d'ab&on p> le m>i du domicile conjugal1 la femme peut obt5ir du juge de paix l'autorisation de saisir-arrt] et de t\*] des salaires ou des molum5ts du m>i une "p en proportion de ses beso9s et du nombre de ses enfants4 ,le mme droit app>ti5t au m>i1 en cas d'exi/5ce d'enfants1 si la femme ne subvi5t pas spontanm5t1 dans la mesure de ses facults1 aux *>ges du mnage4 ,en cas d'ab&on1 le m>i peut donc tre p>tiellem5t de/itu des droits qu'il a normalem5t sur ses ga9s p]sonnels4 ,et p\r p]mettre la femme de les saisir sans trop de frais ni trop de l5teurs1 le projet en "q organise une procdure simple1 expditive et peu coteuse4 ,n\s ne f]ons ce projet qu'une critique4 ,il ne s\met le m>i aux p\rsuites de la femme que dans le cas o il ab&onne le domicile conjugal1 t&is que la femme e/ expose aux p\rsuites du m>i ds qu'elle refuse de support] sa "p des *>ges du mnage4 ,cette di/9ction blesse le s5tim5t d'galit4 ,que d'abord les ds]teurs1 m>i ou femme1 commettant mme faute1 subiss5t mme traitem5t3 c'e/ ju/ice4 ,et ensuite p\rquoi ne pas p]mettre la femme de saisir-arrt] une portion des salaires du m>i qui refuse de pr5dre sa "p des *>ges de la famille8 ,les mmes responsabilits appell5t les mmes sanctions2 les mmes dfaillances exig5t les mmes corrections4 ,qu'oppos]ait-on au droit de saisie-arrt ex]c p> la femme8 ,en contractant m>iage1 l'homme s'impose le devoir de subv5ir aux beso9s de sa compagne1 aux frais de n\rriture1 d'entreti5 et d'ducation des enfants4 ,que le m>i vi5ne manqu] ces obligations sacres1 qui lui sont imposes p> les articles #bjc1 #bab et #bad du ,code civil1 et la femme1 dont les salaires sont ord9airem5t m9imes1 s]a dans l'impossibilit d'y p\rvoir4 ,e/-ce que le ,code civil ne doit pas contra9dre l'homme1 qui faillit ses devoirs1 faire un emploi moral de ses ga9s8 ,p> df9ition1 la loi e/ la consci5ce de ceux qui n'en ont pas4 ,en manquant d'ailleurs ses obligations de *ef de la famille1 le m>i c\pable a volontairem5t abdiqu ses droits de *ef de la communaut4 ,on aurait tort de laiss] le comm&em5t qui donne l'exemple de l'inconduite et de la l*et4 ,qu'oppos]ait-on1 ma9t5ant1 au droit de saisie-arrt ex]c p> le m>i8 ,les p\x se doiv5t mutuellem5t sec\rs et assi/ance4 ,leurs devoirs sont rciproques4 ,la femme doit contribu]1 p\r sa "p1 aux *>ges communes4 ,or1 s'il y a des m>is qui compromett5t p> leurs excs les ress\rces de la famille1 il e/ des femmes qui ne se font po9t faute de les gaspill] p> leurs folies4 ,l'quit veut donc que l'homme et la femme ne puiss5t s\/raire leur ga9 propre sa de/9ation mnagre1 et que les deux p\x ai5t p>eillem5t le droit de se rappel] l'un et l'autre au premi] devoir du m>iage4 ,la rciprocit e/ ici de /ricte ju/ice4 ,on ne saurait arm] la femme en ds>mant le m>i4 ,donnons donc l'un et l'autre mme sec\rs et mme sanction4 ,t\t au plus doit-on re/re9dre1 comme l'a fait la ,*ambre des dputs1 le droit de saisie-arrt du m>i au cas o il y a des enfants1 p\r ce motif qu'en l'abs5ce de po/rit1 les salaires du m>i suffis5t gnralem5t son entreti51 et qu'il s]ait contraire la dignit de l'homme de rclam]1 son pr(it p]sonnel1 une "p des salaires de la femme4 ,en fait1 le droit de saisie-arrt s]a s\v5t d'un ex]cice difficile4 ,comm5t atte9dre l'p\x c\pable8 ,quel moy5 de mettre la ma9 sur les ga9s d'un m>i qui se drobe8 ,quel pre os]ait t\*] sa "p des pr(its d'une mre qui se v5d8 ,,iv ,sur t\s les po9ts qui prcd5t1 n\s e/imons que les rev5dications du fm9isme sont d'une p>faite ju/ice et d'une ralisation facile4 ,o le diss5tim5t comm5ce entre lui et n\s1 c'e/ lorsqu'il oppose les p\x l'un l'autre1 sans autre b que de sp>] leurs intrts pcuniaires au risque de dsunir leurs coeurs et leurs vies4 ,si pres sont1 en de c]ta9s milieux1 ces p5ses de division et d'indp5dance1 que plusieurs ,c]cles d'tudes fm9i/es ont mis l'ordre du j\r de leurs dlibrations l'valuation p> la loi et la rmunration p> le m>i des travaux dome/iques de la femme4 ,il ne s'agit plus de g>antir celle-ci les ga9s qu'elle ralise en dehors du mnage1 mais de lui assur] le paiem5t des s]vices mnag]s qu'elle r5d au pre et aux enfants4 ,cette ide e/1 sans contr$it1 la *ose la plus neuve et la plus extravagante qui ait t propose p\r rajeunir et amlior] le m>iage4 ,r5*rissant sur la sp>ation de bi5s1 juge sans d\te insuffisante1 les congressi/es de ,londres ont discut srieusem5t1 en #ahii1 la "q du salaire de la femme p> le m>i4 ,on a pu lire1 en #aijj1 au programme de la ,gau*e fm9i/e1 un article a9si conu3 valuation du travail mnag] de la femme4 ,n\s ne rions pas3 ,le travail de la femme dans la famille doit tre valu4 ,comm5t8 ,les uns pr5n5t p\r base le taux des salaires pr(essionnels1 p\r les diffr5ts travaux de la maison2 les autres p>l5t d'attribu] la femme1 en rtribution de ses fonctions mnagres1 la proprit exclusive de la moiti des objets mobili]s qui g>niss5t le foy]#gc4 ,mais cette valuation e/ arbitraire1 le travail de la femme v>iant en qualit et en quantit1 selon la situation sociale du mnage4 ,c'e/ p\rquoi1 jusqu'ici1 la "q a t aj\rne1 faute de solution pratique4 ,note #gc3 ,la ,fronde du #g septembre #aijj4 ,je crois bi56 ,si v\s indemnisez la femme de son travail dome/ique1 refus]ez-v\s au m>i t\te rcomp5se p\r les besognes qu'il accomplit la maison et p\r les ga9s qu'il e/ seul1 en bi5 des cas1 ralis] au dehors8 ,s9on1 que devi5drait l'galit8 ,conoit-on qu'en plus du mnage qu'il s\ti5t1 l'homme soit oblig de pay] sa femme comme une m]c5aire8 ,n\s avions cru jusqu' ce j\r que le travail indu/riel de l'homme et le travail mnag] de la femme avai5t p\r de/9ation commune de faire vivre la famille2 que celui de l'p\se tait la contre-p>tie et la comp5sation de celui de l'p\x1 avec cette diffr5ce que la mnagre f\rnit sa contribution en pre/ations manuelles1 t&is que le m>i v]se la communaut l'arg5t de ses ga9s pr(essionnels4 ,seulem5t1 v\s n'valu]ez jamais avec exactitude et1 p> suite1 avec ju/ice le travail de la femme dans son mnage4 ,a vrai dire1 lorsqu'une ouvrire remplit fidlem5t ses devoirs d'p\se et de mre1 lorsqu'elle sait pratiqu]1 =ce d'conomie1 l'art difficile de p>tag] un s\ en quatre1 son travail n'a pas de prix4 ,et j'aj\te que ce n'e/ pas elle que la p5se s]ait jamais v5ue de s'en faire pay] p> son m>i4 ,d'autre "p1 il y a de mauvaises mnagres4 ,ddommag]ez-v\s le m>i de ce qu'elles n'ont pas fait1 ou bi5 le =c]ez-v\s les rmunr] de ce qu'elles aurai5t d faire8 ,t\tes vos valuations s]ont fautives1 mo9s que la femme ne soit paye p> le m>i l'heure ou la j\rne1 comme la dome/ique gage p> le matre4 ,ce s]ait plus logique et plus simple4 ,mais quel amo9drissem5t du rle de l'p\se et des fonctions augu/es de la mre6 ,fran*em5t1 je ne sais ri5 de plus f\ et de plus dgradant que ce m]cantilisme conjugal4 ,s'imag9e-t-on un m>i qui abrite1 habille et n\rrit sa femme1 oblig lgalem5t1 p> surcrot1 la rmunr] de ses s]vices quotidi5s8 ,a-t-on rfl*i qu'en ce cas la logique et l'quit rclam]ai5t encore que ,monsieur et le droit et le p\voir de =c] ,madame les lui r5dre4 ,puisque je paye1 dira-t-il1 s]vez-moi4 ,il m'en faut p\r mon arg5t6 ,ce s]ait la dome/icit t5due au m>iage4 ,et ce rgime de contra9te sal>ie1 la femme aurait plus p]dre qu' gagn]4 ,c>1 si la loi actuelle oblige le m>i subv5ir aux beso9s de sa compagne1 je ne sais aucun moy5 lgal de contra9dre la femme s'occup] conv5ablem5t de son mnage4 ,qu'elle engage une dome/ique incapable de faire la cuis9e1 qu'elle ab&onne ses enfants une n\rrice grossire ou inhuma9e1 qu'elle c\re les magas9s ou pdale sur les gr&s *em9s au lieu de surveill] son intrieur1 le m>i ne peut us] que de p]suasion p\r la ram5] une plus ju/e conception de ses devoirs4 ,et c'e/ au mom5t mme o l'on dnonce si amrem5t les m>iages d'arg5t1 qu'on n\s propose de conv]tir les relations les plus sacres1 celles des m>i et femme1 celles des pre et mre1 en simple affaire comm]ciale6 ,voyez-v\s deux p\x t5ant un compte-c\rant de leurs s]vices rciproques et balanant avec ponctualit1 l'un contre l'autre1 leurs dp5ses et leurs recettes8 ,on ne songe pas qu'il e/ impossible de monnay] la t5dresse et le dv\em5t1 et que le dv\em5t qui ne se donne pas sans compt] n'e/ plus le dv\em5t1 et que l'am\r qui se v5d et s'a*te au j\r le j\r n'e/ qu'une vile pro/itution4 ,ne p>lons donc pas de la rmunration des s]vices que les p\x se r5d5t rciproquem5t p\r leur bi5-tre mutuel4 ,ce s]ait la ru9e de t\tes les v]tus conjugales4 ,ne rabaissons po9t au niveau d'un calcul g/e et d'un m>*&age quotidi5 les innombrables devoirs dome/iques1 que mille et mille gnrations de femmes nobles et pures se sont honores de remplir avec une t5dre et c\rageuse abngation4 ,si jamais ce g5re de spculation s'in/allait au foy]1 l'affection en sortirait bi5 vite1 *asse p> les discussions de salaire4 ,c'e/ corrompre le m>iage que d'en faire une socit m>*&e et de trans=m] deux p\x solidaires en deux m]c5aires rivaux et s\ponneux4 ,le sal>iat de la femme n'e/ pas mme la contre-faon misrable de la dot1 puisque les apports des p\x sont fixs1 une fois p\r t\tes1 avant le m>iage et re/ituables sa dissolution4 ,et puis1 *ose ess5tielle1 la dot de la femme1 comme le travail du m>i1 dont elle e/ l'quival5t et la comp5sation1 e/ affecte1 p> df9ition1 un b commun qui e/ le s\ti5 du mnage et l'ducation des enfants4 ,mais inve/ir la femme d'un droit de crance de/9 la rmunr] de t\s les so9s dont elle condesc5d ent\r] son m>i et ses petits1 c'e/ la reg>d] comme trangre la famille et crer1 p\r la dure du m>iage1 des intrts contraires et des vues antagoniques l o t\te lgislation bi5 inspire doit t5dre fond] une troite communaut d'ef=ts1 de dv\em5t1 de confiance et d'affection4 ,rev5ons1 p\r conclure1 aux r=mes srieuses4 ,d'accord avec les diffr5ts gr\pes fm9i/es1 n\s avons rev5diqu1 s\s c]ta9es conditions1 p\r la femme m>ie3 #a le droit de dispos] des salaires et des ga9s prov5ant de son travail2 #b le droit de retir]1 l'exclusion du m>i1 les conomies qu'elle a dposes la ,caisse d'p>gne2 #c le droit de saisir-arrt]1 en c]ta9s cas1 les salaires de l'p\x c\pable4 ,mais ces r=mes sont-elles suffisantes8 ,il arrive s\v5t1 dans les mnages peu =tuns1 que sans dlaiss] le foy] dome/ique1 le m>i plonge les si5s dans la misre p> son inconduite habituelle ou son ivresse incurable4 ,en cet tat des moeurs ouvrires1 e/-il admissible que l'p\x indigne cons]ve intgralem5t ses droits et ses p\voirs de *ef de la famille8 ,cet ordre d'ides n\s amne la grosse "q de l'incapacit lgale de la femme m>ie4 ,,*apitre ,,vii ,l'incapacit civile de la femme m>ie ,,sommaire ,i4--,,en ,,quoi ,,consi/e ,,cette ,,incapacit ,l,,gale8--,,ses ,,att,,nuations4--,,sa ,,raison ,d',,tre4--,,vi5t-,,elle ,,de ,l',,inexp,,ri5ce ,,ou ,,de ,l',,inf,,riorit ,,du ,,sexe ,f,,m998 ,,ii4--,,fondem5t ,,rationnel4--,,unit ,,de ,,direction ,,dans ,,le ,,g\v]nem5t ,,de ,,la ,,famille4--,,convi5t-,,il ,d',,abolir ,l',,incapacit ,,civile ,,de ,,la ,,femme ,,m>i,e8 ,,iii4--,,l>gissem5t ,d,,sirable ,,de ,,la ,,capacit ,,des ,,femmes4--,,suppression ,,de ,l',,autorisation ,,m>itale ,,dans ,,les ,,cas ,,de ,,divorce1 ,,de ,s,,p>ation ,,de ,,corps ,,et ,m,,me ,,de ,s,,p>ation ,,de ,,bi5s4--,,un ,,d]ni] ,,voeu4--,,la ,,puissance ,,m>itale ,,e/-,,elle ,,une ,,fonction ,,inamovible8 ,l'galit civile des deux sexes cesse dans les rapports conjugaux3 en s'engageant dans les li5s du m>iage1 la femme aline une p>tie de ses droits et se s\met une sorte d'incapacit temporaire4 ,mais 7c'e/ une rem>que de ,paul ,gide7 cette incapacit1 si mme elle mrite ce nom1 n'e/ pas inhr5te au sexe2 elle n'a po9t sa cause dans la nature physique ou morale de la femme1 mais dans la puissance m>itale1 c'e/--dire dans un fait extrieur et accid5tel#gd4 ,note #gd3 ,paul ,,gide1 tude sur la condition prive de la femme1 p4 #dfe4 ,i ,en quoi consi/e l'incapacit lgale de la femme m>ie8 ,en ceci que la femme ne peut valablem5t procd] des actes juridiques sans y tre autorise p> son m>i ou p> la ju/ice4 ,veut-elle int5t] une action devant un tribunal ou y df5dre1 veut-elle conclure un acte extra-judiciaire1 donn]1 alin]1 hypo?qu]1 acqurir titre onreux ou gratuit3 la loi franaise exige1 p\r la validit de t\s ces actes de la vie civile1 le conc\rs du m>i dans l'acte ou son cons5tem5t p> crit#ge4 ,exceptionnellem5t1 trois causes peuv5t re/re9dre les prrogatives du m>i et augm5t]1 plus ou mo9s1 les droits de la femme4 ,d'abord1 celle-ci a pu se rs]v] expressm5t1 dans son contrat de m>iage1 la ge/ion de son patrimo9e p]sonnel4 ,mme en l'abs5ce de cette clause1 elle a pu obt5ir contre l'p\x dissipateur la sp>ation de bi5s judiciaire et r5tr] dans l'adm9i/ration de sa propre =tune4 ,enf91 elle a pu employ] sa dot des oprations comm]ciales1 en v]tu d'une autorisation gnrale qui lui re/itue en matire de ngoce sa ple9e capacit civile#gf4 ,note #ge3 ,code civil1 articles #bae1 #bag1 #bah1 #bai et #aabd4 ,note #gf3 ,code civil1 articles #bbc1 #addi1 et #bbj4 ,aj\tons que si1 en pr9cipe1 la femme e/ incapable de contract] sans autorisation du m>i1 elle n'e/ pas discrtionnairem5t ab&onne l'autorit de son p\x1 puisqu'elle peut tre habilite p> la ju/ice au refus inju/ifi de ce d]ni]1 et que1 mme p\r c]ta9s actes qui impliqu5t une volont entirem5t libre et spontane1 tel que le te/am5t1 elle n'e/ s\mise aucune autorisation1 ni m>itale ni judiciaire4 ,il e/ donc difficile de voir dans la puissance du m>i un droit d'omnipot5ce tyrannique4 ,telle qu'elle a t organise p> le ,code civil1 l'incapacit lgale de la femme m>ie semble donc driv] du fait mme du m>iage4 ,elle comm5ce et f9it avec lui4 ,beauc\p en dem&5t la suppression4 ,si h>die que p>aisse cette rev5dication1 on v\dra bi5 rem>qu] que l'autorisation et l'autorit du m>i sont deux *oses di/9ctes1 que celle-ci e/ le pr9cipe de celle-l1 et qu'on peut t5dre re/re9dre la premire1 qui ne conc]ne que les intrts pcuniaires de la femme1 sans abolir la seconde1 qui s'ex]ce sur sa p]sonne mme4 ,une loi qui supprim]ait absolum5t l'autorit m>itale s]ait une loi de combat1 t&is qu'une r=me qui s'en pr5d seulem5t l'autorisation m>itale peut tre une r=me de progrs4 ,au surplus1 l'antique conception de l'incapacit de la femme m>ie a l5tem5t volu1 et ce n'e/ pas auj\rd'hui un m9ce problme que de dc\vrir sa vritable raison d'tre4 ,les motifs anci5nem5t allgus ne n\s suffis5t plus4 ,et cela mme atte/e un grave *angem5t dans les ides et les moeurs4 ,dira-t-on que l'incapacit civile de l'p\se n'e/ qu'une suite de l'incapacit naturelle de la femme1 de cette lgret incorrigible1 de cette inexpri5ce incurable1--imp]itia aetatis et fragilitas sexus1--dont p>lai5t avec dda9 nos vieux auteurs8 ,mais notre loi ti5t une fille majeure p\r aussi capable qu'un homme adulte2 et il s]ait inconv5ant de prt5dre que le m>iage a le f*eux effet de la dp\ill]1 du j\r au l5dema91 de sa lib]t consci5te et de sa volont rfl*ie1 tel po9t qu'il s]ait impossible une femme de pass] auj\rd'hui1 sans l'assi/ance de son m>i1 le mme acte juridique que1 fille1 elle p\vait pass] la veille en t\te lib]t4 ,v]ra-t-on dans cette incapacit spciale une consqu5ce de la dp5dance ncessaire de la femme qui doit1 en t\te *ose1 obir son m>i1 seigneur et matre du mnage8 ,il e/ de fait que nos anci5nes c\tumes ne mettai5t pas en d\te la suprmatie de l'p\x et la subord9ation de l'p\se1 et que cette ide traditionnelle de la prm95ce du sexe mascul9 fut prs5te l'esprit des lgislateurs de #ahjd4 ,portalis1 le premi] d'entre eux1 se moque des va9es disputes sur la prfr5ce ou l'galit des sexes#gg4 ,le ,premi] ,consul n'aurait po9t manqu de leur rappel]1 au beso91 qu'un m>i doit avoir un empire absolu sur les actions de sa femme4 ,on connat de lui ce mot cruel3 ,il faut que la femme sa*e qu'en sortant de la tutelle de sa famille1 elle passe s\s celle de son m>i4 ,c'e/ l'esprit du vieux droit quiritaire4 ,mais comm5t expliqu]ons-n\s que l'autorisation de la ju/ice puisse suppler p>fois l'autorisation du m>i8 ,si l'incapacit de la femme m>ie e/ un hommage r5du la puissance m>itale1 on ne conoit pas qu'un tribunal puisse en relev] l'p\se contre le gr de l'p\x4 ,dp5dance ou fragilit du sexe1 voil qui ne satisfait gure l'esprit des mod]nes4 ,note #gg3 ,sance du ,conseil d'tat du #af v5tse an ,,xi4 ,,locr1 t4 ,,ii1 p4 #cif4 ,portalis1 d'ailleurs1 aj\tait ceci3 ,l'obissance de la femme e/ une suite ncessaire de la socit conjugale1 qui ne p\rrait subsi/]1 si l'un des p\x n'tait subordonn l'autre4 ,avant lui1 ,cambacrs avait pris so9 d'expliqu] que l'galit de puissance et la div]sit des op9ions sur les plus petits dtails entrav]ai5t p]ptuellem5t l'adm9i/ration commune#gh4 ,ici transp>at dj l'esprit n\veau4 ,la t5dance actuelle incl9e voir dans l'incapacit de la femme un moy5 de prv5ir les conflits de volont p> la prdom9ance du m>i1 naturellem5t dsign p\r ce rle d'arbitre s\v]a9 p> sa connaissance des affaires et son expri5ce de la vie4 ,l'autorisation m>itale s'explique donc suffisamm5t p> la ncessit d'assur] l'unit de direction dans la ge/ion des intrts de la famille4 ,si donc l'p\se e/ incapable1 ce n'e/ plus en considration de la suprmatie de l'homme1 ni en vue de l'inexpri5ce de la femme1 mais en faveur du mnage et des enfants4 ,note #gh3 ,,f5et1 ,i1 p4 #aef4 ,,ii ,il semble bi5 que nos lgislateurs soi5t entrs rcemm5t dans ces vues4 ,une loi du #f fvri] #ahic a r5du la femme sp>e de corps sa ple9e lib]t civile4 ,jusqu' cette poque1 l'incapacit de l'p\se survivait la sp>ation de corps qui rel*e les li5s du m>iage sans les bris]2 il en rsultait p\r la femme l'obligation trs humiliante et trs dure de m5di] l'autorisation et de subir la puissance d'un homme1 auquel ri5 ne la ratta*ait plus1 ni l'affection1 ni l'intrt4 ,de l des scnes pnibles qui r5dai5t illusoire t\t espoir de rconciliation1--sans compt] que c]ta9s m>is trafiquai5t odieusem5t de leur autorisation ncessaire4 ,af9 de c\p] c\rt ces abus1 le n\vel article #caa du ,code civil a dcid que la sp>ation de corps a p\r effet1 comme le divorce1 de r5dre la femme le ple9 ex]cice de sa capacit civile1 sans qu'elle ait beso9 de rec\rir l'autorisation de son m>i ou de ju/ice4 ,cette solution n\velle pr\ve assez que l'incapacit de la femme m>ie drive1 aux yeux des mod]nes1 non pas du m>iage qui subsi/e1 mais de la vie commune qui e/ int]rompue p> la sp>ation de corps4 ,comm5t1 du re/e1 p>l] srieusem5t auj\rd'hui de la supriorit de l'homme et de l'infriorit de la femme8 ,sur dix maisons de petit comm]ce qui prospr5t1 neuf le doiv5t l'intellig5te coopration de la femme4 ,la prdom9ance du sexe =t s'e/ impose d'abord2 on l'a ju/ifie ensuite4 ,elle a comm5c p> tre un fait2 elle a f9i p> tre un droit4 ,et ce droit lui-mme s'e/ pur4 ,il en a t du g\v]nem5t dome/ique comme du g\v]nem5t politique3 leur fondem5t a v>i4 ,prs5tem5t1 l'autorit ne se lgitime plus p> l'intrt de celui qui l'ex]ce1 mais bi5 p> l'utilit de celui qui la subit4 ,lo9 d'tre un in/rum5t de dom9ation1 la puissance du m>i1 comme celle du pre1 comme celle du pr9ce1 e/ t5ue p\r un in/rum5t de protection qui ne se ju/ifie que p> ses bi5faits4 ,convi5t-il ma9t5ant d'abolir radicalem5t l'incapacit de la femme m>ie8 ,en ce s5s1 ,m4 ,mi*el91 dput de ,p>is1 a dpos sur le bureau de la ,*ambre1 le #bg octobre #ahie1 une proposition t5dant laiss] aux p\x le so9 de rgl] s\v]a9em5t leur capacit respective p> une clause de leurs conv5tions matrimoniales4 ,l'innovation s]ait grave1 puisque l'article #achh du ,code civil int]dit aux futurs p\x de drog] p> contrat de m>iage aux droits qui app>ti5n5t au m>i comme *ef4 ,y a-t-il donc avantage n'admettre la subord9ation d'un p\x l'autre1 dans le g\v]nem5t des intrts pcuniaires1 qu'autant qu'elle s]a contractuelle1 c'e/--dire volontaire8 ,aucun4 ,voyez-v\s des fiancs discutant leurs attributions hir>*iques et leurs droits de prm95ce avant d'entr] en mnage8 ,quelle pomme de discorde ou quel m>* de dupe6 ,le plus pris s]a t\j\rs encl9 sacrifi] ses intrts et le plus habile t\j\rs port df5dre et exagr] les si5s4 ,d'ailleurs il s]ait puril de convi] les futurs p\x rgl] prv5tivem5t leur puissance ou leur sujtion4 ,ds auj\rd'hui1 et malgr la loi1 la division des p\voirs ne se fait qu'aprs la crmonie1 tacitem5t1 au c\rs du m>iage1 sans accord pralable4 ,c> il ne suffit pas1 on le sait1 que le m>i soit1 de droit1 le *ef de la famille p\r tre1 en fait1 le matre obi et inconte/4 ,en outre1 n\s t5ons p\r dang]eux de dissoci] p> anticipation les intrts des p\x1 en accordant *acun d'eux1 dans l'adm9i/ration sp>e de leur =tune1 une indp5dance absolue4 ,mieux vaut s'ef=c] de ram5] l'unisson t\tes les contr>its possibles en exigeant1 dans c]ta9s cas1 le conc\rs de leurs deux volonts4 ,c'e/ p\rquoi n\s avons propos plus haut que t\t acte1 qui intresse gravem5t la =tune commune1 soit cons5ti expressm5t p> l'un et l'autre des p\x4 ,,iii ,en ce qui conc]ne spcialem5t l'autorisation m>itale1 puisqu'elle ne repose plus sur la suprmatie du sexe =t ni sur l'imbcillit du sexe faible1 n\s ne voyons pas qu'elle soit sacre1 9luctable1 intangible4 ,n'ayant qu'un b1 qui e/ d'assur] l'unit de direction ncessaire la bonne adm9i/ration du mnage1 le p\voir qu'elle implique p\rrait trs bi5 tre remis aux ma9s de la femme1 lorsque celle-ci fait preuve de prud5ce et d'habilet4 ,il arrive s\v5t qu'une autorisation gnrale relve l'p\se comm]ante de t\te incapacit3 p\rquoi refus]ait-on au m>i la facult d'habilit] sa femme aux actes de la vie civile1 en lui donnant le m&at1 au c\rs du m>iage1 de gr] la =tune commune et de dirig] les affaires du mnage8 ,on ne voit po9t que ce qui fonctionne si bi5 en matire comm]ciale puisse eng5dr] de mo9s heureuses consqu5ces en matire civile4 ,il convi5drait donc d't5dre les cas d'autorisation gnrale1 en /ipulant que celle-ci s]a t\j\rs rvocable4 ,bi5 plus1 lorsque le m>i e/ abs5t ou int]dit1 la raison veut que la femme soit disp5se de t\te autorisation pralable4 ,p\rquoi entrav] son action p> la ncessit de rec\rir l'autorisation suppltive du tribunal8 ,lorsqu'une femme fait preuve d'honntet et d'habilet1 elle mrite un peu mo9s de dfiante sollicitude et de gnante protection4 ,l'incapacit de la femme devrait mme cess] totalem5t l o comm5ce l'indignit du m>i4 ,lorsque celui-ci e/ p\rvu d'un conseil judiciaire1 condamn la prison1 mis en faillite ou en liquidation1 lorsqu'il ds]te le foy] ou d%onore la famille1 en t\s ces cas de d*ance morale ou pnale1 la femme devrait tre releve de son incapacit et place la tte du mnage4 ,n'e/-elle pas1 p> df9ition1 le supplant1 le sub/itut de l'p\x incapable ou indigne8 ,on cite notamm5t des cas d'ab&on mon/rueux o le m>i1 ayant pass la frontire1 se rit de la mre et des enfants1 re/e s\rd t\tes les sommations et inaccessible t\tes les procdures4 ,qu& le *ef de la famille =fait ses devoirs1 la rvocation e/ de rigueur4 ,c'e/ une sorte de mauvais pr9ce qu'il faut dpos] au plus vite4 ,enf91 il n\s p>at que la sp>ation de bi5s judiciaire devrait confr] la femme la mme capacit que la sp>ation de corps4 ,p\r ju/ifi] la diffr5ce que la loi du #f fvri] #ahic a ma9t5ue1 on allgue que la communaut d'exi/5ce disp>at dans la sp>ation de corps et subsi/e dans la sp>ation de bi5s4 ,soit6 ,et p\rtant1 lorsqu'il s'agit d'une simple "q d'ordre pcuniaire1 n'e/-il pas contradictoire de s\mettre la femme sp>e de bi5s1 p\r les actes de disposition qui excd5t ses p\voirs d'adm9i/ration1 l'autorisation d'un m>i reconnu judiciairem5t incapable de dirig] les affaires communes8 ,en un mot1 sans abolir radicalem5t l'autorisation m>itale1 n\s faisons des voeux p\r l'l>gissem5t de la capacit civile de la femme4 ,allons plus lo93 e/-ce assez de susp5dre ou mme de supprim]1 dans c]ta9s cas limits l'autorisation m>itale8 ,ne convi5t-il po9t de s'attaqu] au pr9cipe d'o elle dc\le1 c'e/--dire l'autorit m>itale elle-mme8 ,p\rquoi pas8 ,si la raison veut que1 dans le m>iage1 l'homme ait le g\v]nem5t des affaires et des p]sonnes de la famille1 elle n'exige po9t qu'il la g>de1 au prjudice de la mre et des enfants1 qu& il s'en montre indigne4 ,en ce cas1 l'intrt de t\s comm&e qu'on lui enlve la direction du foy] p\r la transmettre la femme4 ,lorsqu'un co*] heurte son attelage t\tes les bornes et v]se sa voiture dans t\tes les ornires1 n'e/-ce po9t prud5ce et sagesse de lui enlev] les guides8 ,on v\dra bi5 rem>qu] qu'il ne s'agit plus seulem5t1 dans notre p5se1 de libr] l'p\se d'une suprmatie malfaisante1 mais de dp\ill] le m>i de t\s les p\voirs dont il msuse1 p\r les confi] expressm5t la femme4 ,ce s]ait une petite rvolution de palais que l'inconduite du seigneur et matre ju/ifi]a plus d'une fois4 ,qu& un m9i/re g\v]ne mal1 on le relve de ses fonctions1 et l'adm9i/rateur d*u r$evi5t un adm9i/r subalt]ne4 ,p\rquoi l'p\x incapable ou malhonnte ne subirait-il pas le mme sort8 ,la puissance m>itale s]ait-elle donc une qualit intransmissible1 une fonction inamovible8 ,s\ti5drait-on1 s\s notre dmocratie1 que la puissance m>itale e/ semblable la puissance royale1 dont les femmes tai5t c>tes p> la loi salique8 ,con=mm5t nos ides1 une loi du #bd juillet #ahhi a dcl> que l'autorit pat]nelle ne peut t\rn]1 aux ma9s d'un pre indigne1 en mauvais traitem5ts ni en spculations infmes4 ,aprs avoir protg l'enfant1 p\rquoi ne po9t protg] la femme8 ,on n'hsite plus auj\rd'hui transport] la puissance pat]nelle la mre3 p\rquoi ne po9t transmettre la puissance m>itale l'p\se8 ,l'autorit du m>i e/-elle plus sacre que celle du pre8 ,autre analogie3 l'article #abd du ,code civil p]met la femme1 en cas d'abs5ce de son m>i1 d'opt] p\r la cont9uation de la communaut et de pr5dre en ma9s l'adm9i/ration des bi5s4 ,p\rquoi un jugem5t de d*ance1 prononc contre le m>i conva9cu d'imbcillit ou d'indignit1 ne p\rrait-il pas inve/ir la femme d'un mme droit d'option et d'un mme p\voir de direction8#gi ,le g\v]nem5t du mnage doit app>t5ir au plus digne4 ,n\s accord]ions donc la femme une action en d*ance de la puissance m>itale contre l'p\x c\pable ou dm5t1 avec facult p\r le juge de transmettre la dem&]esse t\s les droits qui app>ti5n5t au df5deur en sa qualit de *ef de la famille4 ,note #gi3 ,paul ,,cauw,s1 ,de la protection des intrts conomiques de la femme m>ie1 p4 #bj4 ,confucius disait =t irrvr5cieusem5t3 ,l'homme e/ la femme ce que le soleil e/ la lune4 ,il dirige et elle obx2 et c'e/ a9si que rgne l'h>monie4 ,d'accord4 ,mais lorsque le soleil brle au lieu d'clair]1 n'e/-il pas naturel qu'on lui prfre la d\ceur du clair de lune8 ,c'e/ p\rquoi t\tes les fois que le g\v]nem5t du m>i devi5t /upide ou malfaisant1 n\s proposons de transport] ses p\voirs aux ma9s plus sages et plus honntes de la matresse de maison4 ,il n'e/ po9t de rgle huma9e qui ne comporte des exceptions 9vitables4 ,en d]nire analyse1 ce qu'il faut rprim] *ez l'homme1 c'e/ l'excs de p\voir et l'abus du droit4 ,les esprits modrs n\s f]ont peut-tre l'honneur de conv5ir que les nombreux am5dem5ts1 dont n\s v5ons de les entret5ir1 atteign5t ce b en relevant la capacit civile de la femme sans dcapit] t\s les m>is de leurs prrogatives ncessaires4 ,quant aux fm9i/es intransigeants1 il e/ croire qu'ils tr\v]ont ces amliorations insignifiantes et p>faitem5t inutiles4 ,p\rquoi s'att>d] des corrections de dtail8 ,a quoi bon ret\*] notre loi matrimoniale8 ,le mal tant plus pr(ond1 le remde doit tre plus radical4 ,en #aijj1 t&is que la ,gau*e fm9i/e discutait la "q de la communaut lgale1 un congressi/e1 peu satisfait des demi-mesures proposes1 fit rem>qu] qu'il tait insuffisant de bris] quelques b>reaux de cette prison qu'on appelle le m>iage4 ,c\p] seulem5t les li5s qui n\s entrav5t les pi$s1 en respectant ceux qui n\s en*an5t la tte et les bras1 e/ une proccupation de naf ou une besogne de poltron4 ,c'e/ l'in/itution matrimoniale elle-mme que les esprits vraim5t libres doiv5t1 p>at-il1 s'attaqu] rsolum5t4 ,et l'homme c\rageux1 dont je p>lais t\t l'heure1 rclama l'abolition pure et simple du m>iage4 ,suivons-le sur ce t]ra94 ,,livre ,,iii ,,mancipation ,,conjugale ,,de ,,la ,,femme ,,*apitre ,i ,l'am\r conjugal ,,sommaire ,i4--,,traditions ,,*r,,ti5nes ,,du ,,m>iage4--,,son ,,fondem5t3 ,,devoir ,,ou ,,plaisir8--,,il ,,ne ,,doit ,,se ,,confondre ,,ni ,,avec ,,la ,,passion ,,qui ,,affole1 ,,ni ,,avec ,,le ,,caprice ,,qui ,,passe4 ,,ii4--,l',,am\r-,,passion3 ,,ses ,,viol5ces ,,et ,,ses ,d,,ceptions4--,,le ,,m>iage ,,sans ,,am\r3 ,,son ,,abaissem5t ,,et ,,ses ,,tri/esses4 ,,iii4--,,in/9ct ,,mutuel ,d',,appropriation4--,,rites ,,sol5nels ,,de ,c,l,,bration4--,l',,am\r ,,conjugal ,,e/ ,,monogame4--,,que ,,p5s] ,,de ,l',,indissolubilit ,,du ,,m>iage8 ,,iv4--,c',,e/ ,,une ,,g>antie ,,prise ,,p> ,,les ,,p\x ,,contre ,,eux-,m,,mes4--,l',,accord ,,des ,,mes ,,ne ,,se ,,fait ,,qu',a ,,la ,,longue4--,,exemples ,,pris ,,dans ,,la ,,vie ,r,,elle4--,a ,,qu& ,l',,am\r ,,sans ,,li58 ,i ,le ,livre fameux de ,/u>t ,mill1 l',assujettissem5t de la femme1 repose sur cet axiome que le m>iage e/1 prs5t1 le seul esclavage reconnu p> les lois4 ,cette p>ole a tr\v de l'*o un peu p>t\t1 mme en ,france4 ,on n\s affirme que1 d'aprs le ,code civil1 la femme e/ la s]vante du m>i4 ,il y a deux lois dans notre loi1 dit-on3 l'une p\r les hommes1 l'autre p\r les femmes4 ,et notre socit contempora9e accepte cette 9galit criante6 ,a qui la faute1 s9on l'atavisme *rti51 l'hritage obscur des anctres qui1 prolongeant en n\s leur vie morale1 s5t5t et p5s5t1 notre insu1 dans nos mes branles va9em5t d'un dsir confus d'intgral affran*issem5t8 ,qui n\s db>rass]a de la s]vitude des ides religieuses8 ,aprs s'tre mancips du j\g de la foi1 les incroyants auront-ils le c\rage de s'affran*ir des scrupules de la morale sacram5telle#hj8 ,et de fait1 un c]ta9 fm9isme s'applique passionnm5t d*ri/ianis] l'in/itution matrimoniale4 ,il n\s semblait p\rtant qu'en purant et en sanctifiant le m>iage1 la religion du ,*ri/ n'avait po9t amo9dri et maltrait la femme4 ,il e/ vrai que ,jsus ne p]met ses fidles ni la polygamie ni le divorce4 ,on lit dans l'vangile selon sa9t ,ma?ieu3 ,au comm5cem5t1 ,dieu a cr un homme et une femme1 un seul c\ple4 ,c'e/ p\rquoi l'homme quitt]a son pre et sa mre et s'atta*]a sa femme4 ,ils ne s]ont plus deux1 mais une seule *air4 ,donc1 que les hommes ne sp>5t po9t ce que ,dieu a uni4 ,le m>i qui ab&onne sa femme p\r en p\s] une autre et la femme qui ab&onne son m>i p\r en p\s] un autre1 commett5t un adultre#ha4 ,cette p>ole a re/itu au m>iage1 dans l'intrt des deux p\x1 l'honneur et la scurit4 ,note #hj3 ,joseph ,,r5aud1 ,la ,faillite du m>iage1 p4 #dd4 ,note #ha3 ,sa9t ,ma?ieu1 ,,xix1 #c-aj4 ,p> ailleurs1 en admettant mme que le *ri/ianisme n'ait ri5 de div91 il faudrait reconnatre au mo9s qu'il a valu la femme1 en la p]sonne de ,m>ie1 mre de ,jsus de ,naz>e?1 d'incomp>ables hommages et la glorification magnifique de la puret fm99e et de la dignit mat]nelle4 ,aussi ,m>ie e/ dev5ue le modle de la femme et la protectrice bnie de la famille *rti5ne4 ,et s'autorisant de ce gr& exemple1 sa9t ,paul a proclam que les femmes se sauv]ai5t p> leurs enfants#hb4 ,note #hb3 ptre ,timo?e1 ,,ii1 #ae4 ,plus t>d1 l'anci5ne *eval]ie1 qui s'obligeait p> s]m5t df5dre le bon r5om des dames1 avait en p>ticulire dvotion la trs d\ce ,mre de ,dieu4 ,de l une littrature qu'on a ju/em5t appele m>ianique1 o les *evali]s-potes clbrai5t leur *re ,dame1 la b5ote ,vi]ge ,m>ie4 ,mais on sait que ce culte de la femme ne fut pas t\j\rs aussi my/ique ni aussi pur4 ,il n'en re/e pas mo9s que 'a t le gr& honneur de l'glise de ma9t5ir le droit de la femme la lib]t1 au respect et la v]tu1 l'encontre de la corruption des moeurs et des passions s5suelles des pr9ces4 ,p5dant t\t le moy5 ge1 crit le comte de ,montalemb]t1 le pontificat des ,pres de la *rti5t se passa en luttes cont9uelles1 af9 de g>d] l'indissolubilit du m>iage contre les prt5tions draisonnables des gr&s seigneurs fodaux4 ,et ces luttes p\rrai5t bi5 recomm5c] contre les p>tisans du libre am\r et de la libre j\issance6 ,t\tes les que/ions sur le droit des femmes1 sur les relations entre m>is et femmes1 n'exi/5t que p\r les p]sonnes qui ne voi5t dans le m>iage qu'un plaisir4 ,cette p>ole de ,tol/o jette sur les quivoques du fm9isme conjugal une cl>t directe et fran*e4 ,il y a un abme entre le s5sualisme1 n du dsir *>nel1 qui ne voit ri5 au-del des joies de la possession1 et l'esprit des noces lgitimes qui assigne l'union des corps et des mes la proccupation suprme des enfants natre et de la famille fond]4 ,t&is que la passion s'a*>ne exclusivem5t la p\rsuite d'une s5sation actuelle et fugitive1 le m>iage subordonne celle-ci l'av5ir de la race et au peuplem5t du foy]4 ,en deux mots1 on ne se m>ie pas seulem5t p\r le plaisir1 on ne se m>ie pas uniquem5t p\r le prs5t4 ,le m>iage ne doit se confondre1 ni avec la passion s5suelle qui affole1 ni avec la capricieuse am\rette qui passe4 ,il veut plus de raison et aspire plus de dure4 ,,ii ,et d'abord1 il n'e/ pas dsirable que la passion prside au m>iage1 p>ce que les s5s y ont plus de "p que le coeur4 ,la passion1 en effet1 e/ fantasque et viol5te3 elle ressemble un orage4 ,elle fait mme plus de blessures qu'elle ne cause de joies4 ,elle e/ absorbante1 ombrageuse1 inquite1 dom9atrice2 elle veut possd] l'objet aim t\t enti]1 sans que celui-ci ait le droit de ret5ir quoi que ce soit de lui-mme2 elle e/ jal\se des amis1 des livres1 des btes1 auxquels le p>t5aire ador--et p]scut--a le malheur de donn] un peu de son coeur4 ,les femmes ne sont pas r>es qui pr\v5t cette fivre d'am\r4 ,ce sont des malades dang]euses4 ,quiconque e/ pris et s]r dans l'tau d'une passion aveugle e/ un tre pla9dre4 ,s'il ne s'arme d'un c\rage surhuma9 p\r sec\] le j\g qui l't\ffe1 il tomb]a de dfaillance en dfaillance1 de l'am\r la faiblesse1 de la faiblesse la l*et1 jusqu' l'ab&onnem5t de soi-mme1 jusqu' la dgradation de t\t son tre3 c'e/ un suicide l5t4 ,que s'il veut ragir1 se rvolt]1 se repr5dre1 quelles luttes et quelles s\ffrances6 ,je ne v\drais pas s\hait]1 mme un ennemi1 le m>iage d'une affection d\ce avec un am\r-passion4 ,c'e/ l'union de deux *oses inconciliables4 ,liez une crature ard5te et fbrile1 t\t feu1 t\t flamme1 t\t dsir1 avec une autre capable seulem5t de t5dresse raisonnable1 o entr5t surt\t la condesc5dance amicale et l'in/9ct protecteur1 et v\s aurez un mnage d'enf]4 ,sans d\te1 entre g5s qui s'aim5t d'une flamme gale et modre1 les disputes ne sont pas r>es4 ,mais entre un am\reux f\ et un am\reux sage1 il y a discord m5tal1 incompatibilit absolue1 d*irem5t cont9uel4 ,ils viv5t ensemble sans se compr5dre1 ils respir5t le mme air sans s'accommod] l'un l'autre4 ,ce sont des trang]s qui c\*5t dans le mme lit1 sans p\voir se communiqu] leurs p5ses1 sans p\voir connatre et gt] leur me4 ,de l'un l'autre1 po9t d'ent5te possible3 ils s'enf]m5t en eux-mmes1 se tortur5t1 se m>tyris5t jusqu'au j\r de la sp>ation 9vitable4 ,ce qui fait que bon nombre de m>iages d'incl9ation t\rn5t mal1 c'e/ prcism5t que la passion y prside exclusivem5t1 soit d'un ct1 soit de l'autre1 ou mme des deux la fois2 et la passion ne fonde ri5 de solide1 p>ce qu'tant faite surt\t de dsir1 elle e/ incohr5te et folle4 ,je le rpte3 la passion e/ une fivre dlicieuse et p]nicieuse1 dont il e/ s\v5t plus facile de m\rir que de gurir4 ,non qu'il faille1 gr& ,dieu6 se m>i] sans am\r4 ,ne laissons pas s'aggrav] le discrdit o d*oit ins5siblem5t le vrai1 l'honnte1 le pur am\r1 l'am\r conjugal6 ,le m>iage n'e/ pas seulem5t l'union de deux vies1 de deux b\rses1 mais avant t\t l'union de deux coeurs4 ,s9on1 il ne mrit]ait pas d'tre df5du4 ,se m>i] sans am\r1 quelle misre6 ,comme si l'am\r n'tait pas le s\rire de la vie6 ,il n'e/ que son rayonnem5t p\r clair] la beaut des *oses4 ,si tant de g5s pass5t ct des m]veilles de l'univ]s sans les voir ni les s5tir1 n'e/-ce po9t que leur me solitaire ne s'e/ jamais claire de cette lumire intrieure1 qui r5d plus prs5tes et plus *res aux coeurs aimants les spl5deurs de la nature et de la vie8 ,il suffit d'aim] p\r tr\v] le ciel plus bleu1 l'air plus lg]1 la t]re plus clm5te1 plus p>e1 les hommes meilleurs et les femmes plus p>faites4 ,ayez le coeur en joie1 et v\s v]rez le monde en fte4 ,l'am\r e/ un magici5 *>mant qui anime1 colore1 et embellit l'exi/5ce4 ,ne le bannissons po9t du m>iage4 ,mais cet am\r doit tre plus rfl*i que la passion1 et plus srieux qu'une am\rette4 ,a l'homme et la femme qui veul5t fond] une famille1 il faut une affection mutuelle1 pr(onde1 solide4 ,on ne se m>ie pas seulem5t p\r soi1 on se m>ie aussi p\r l'autre4 ,sans rciprocit cons5tie et p>tage1 le m>iage e/ lsionnaire et malheureux4 ,on ne se m>ie pas davantage p\r six mois ou p\r six ans1 mais p\r t\j\rs4 ,il s'agit l d'une liaison vie1 et non d'un caprice passag]4 ,sans desse9s de long av5ir1 sans promesses de dure1 sans g>anties de fidlit1 le m>iage e/ fragile et prcaire4 ,enf91 avant t\te autre considration1 le m>iage doit tre contract en vue des enfants natre et du foy] fond]4 ,cessons donc de le reg>d] comme le dn\em5t d'une intrigue habile ou le c\ronnem5t d'un simple dsir4 ,qu'il ne soit ni la f9 d'un long clibat p\r les hommes1 ni la f9 d'un roman av5tureux p\r les femmes1 ni surt\t l'ab\tissem5t et l'ass\vissem5t de la passion p\r les uns ou les autres6 ,le m>iage e/ le comm5cem5t d'une famille2 il lui faut des gages d'av5ir et des assurances de p]ptuit4 ,,iii ,c'e/ p\rquoi1 peut-tre1 l'am\r conjugal ne suppose pas seulem5t l'in/9ct de possession1 mais encore l'in/9ct d'appropriation4 ,il faut que les p\x se s5t5t bi5 l'un l'autre1 p\r auj\rd'hui et p\r dema91 sans rs]ve1 sans p>tage1 sans ret\r1 et ma9t5ant et t\j\rs4 ,et ce s5tim5t de confiance et de scurit doit tre rciproque4 ,l e/ l'ess5ce et l'honneur du m>iage *rti54 ,autrefois l'homme *]*ait ralis] cette assurance p> la =ce1 son pr(it exclusif4 ,on sait que1 dans les temps anci5s1 la femme fut gnralem5t attribue l'homme p> droit de conqute ou p> droit d'a*at4 ,but9 vivant s\mis aux viol5ces du rapt ou proie *>nelle expose sur les m>*s d'esclaves1 elle dut subir s]vilem5t1 durant de longs sicles1 la loi du va9queur ou de l'acqureur dev5u son s\v]a9 matre4 ,auj\rd'hui les deux p\x se donn5t et s'app>ti5n5t l'un l'autre4 ,qu'on ne s'(f5se po9t de ce langage3 ,george ,s& a crit elle-mme que l'am\r e/ un esclavage volontaire auquel la femme aspire p> nature4 ,et l'homme1 p>eillem5t4 ,quiconque e/ port v]s le m>iage p> des s5tim5ts honntes1 se s5t las de son indp5dance et prt alin] une "p de soi-mme au pr(it de l'tre aim4 ,c'e/ avec joie qu'il se donne et qu'il se lie4 ,et comme il ne s'agit po9t l d'une relation =tuite et brve1 mais d'une conv5tion vie1 les deux futurs conjo9ts ont une si ple9e consci5ce de la gravit de l'acte dcisif qui va les atta*] l'un l'autre1 qu'ils aim5t l'ent\r] d'clat et de spl5deur4 ,ils s5t5t en mme temps leur t5dresse si suprieure aux caprices de l'in/9ct1 ils voi5t si bi5 que leur m>iage n'e/ pas seulem5t la conjonction de deux organismes1 mais aussi l'union plus complte et plus durable de deux exi/5ces1 qu'ils s\hait5t de pr5dre tmo9 de leur am\r le ciel et la t]re et de sol5nis] leur cons5tem5t p> quelque noble conscration publique4 ,les rites qui1 dans presque t\tes les civilisations huma9es1 notifi5t et sanctionn5t les noces lgitimes de l'homme et de la femme1 ne sont donc po9t une artificielle improvisation des lois civiles et religieuses2 ils sont ns bi5 plutt d'un entranem5t spontan1 d'une impulsion gnrale2 et bi5 qu'ils ai5t t jadis avilis p> des usages sacrilges1 ils ne sont pas mo9s l'expression d'un m\vem5t du coeur et d'un beso9 de nature4 ,si l'on dem&e ma9t5ant p\rquoi les p\x manife/5t1 en s'unissant1 ce voeu d'unit et cette proccupation de p]ptuit qui sont de l'ess5ce du m>iage1 n\s tir]ons du coeur huma9 lui-mme une obs]vation importante4 ,l'am\r e/ monogame4 ,il ne se p>tage po9t2 il se donne t\t enti]4 ,notre coeur e/ a9si fait qu'il n'a jamais qu'une seule affection en un mme mom5t4 ,il lui s]ait impossible de m5] de front deux passions4 ,l'am\r e/ exclusif4 ,ce qui ne veut po9t dire que son objet ne puisse v>i] successivem5t4 ,seulem5t1 qu& un n\vel am\r dtrne et expulse le premi]1 celui-ci e/ comme effac1 annihil1 aboli4 ,il ne compte plus4 ,encore une fois1 il e/ contre nature que deux affections galem5t am\reuses puiss5t se juxtapos] en une mme me4 ,l'am\r vritable rpugne au p>tage4 ,t\t ou ri51 voil sa devise4 ,mais le coeur huma9 s'arrange trs bi5 des affections successives4 ,il e/ volage4 ,et si tr\blants sont ses transports et si pre/igieux ses artifices1 qu'il se p]suade navem5t que son am\r actuel e/ son premi]1 son unique am\r4 ,n\s montr]ons plus lo9 que c'e/ le malheur du divorce de favoris] puissamm5t ces tranges illusions1 et de s]vir de la sorte les f9s de l'am\r libre4 ,faites que les unions monogamiques puiss5t tre librem5t diss\tes p> cons5tem5t mutuel1 au gr des p>ties intresses1 a9si que se font dj les divorces en div]s pays du monde1 et la famille /able d'auj\rd'hui aura vcu4 ,alors t\s les amants s]ont p\x4 ,p\r combi5 de temps8 ,cela dp5dra de l'am\r qui les unit4 ,le mauvais de la famille actuelle1 a-t-on dit1 ce n'e/ pas la monogamie1 qui e/ la =me la plus digne de l'union des sexes1 mais plutt la quasi-indissolubilit lgale#hc4 ,note #hc3 ,b4 ,,malon1 ,le ,socialisme intgral1 t4 ,i1 *ap4 ,,vii1 p4 #cgc4 ,cette p>ole d'un sociali/e modr n\s montre assez que1 p\r le mom5t1 l'attribut du m>iage le plus m5ac e/ la p]ptuit4 ,et p\rtant le respect des li5s matrimoniaux e/ de ncessit publique4 ,t\te socit e/ directem5t intresse la /abilit des familles2 et le m>iage indissoluble a prcism5t p\r b de lui assur] la cont9uit1 la dure1 la solidit1 sans lesquelles nul peuple ne saurait vivre et prospr]4 ,les li5s volontaires qu'il consacre ne sont po9t faits p\r les bons mnages qui se s\ti5drai5t naturellem5t sans leur appui1 mais p\r les mdiocres qui sont lgion1 et dont l'branlem5t et la dissolution jett]ai5t aut\r d'eux le sc&ale1 le tr\ble et la confusion4 ,au fond1 le m>iage e/ une g>antie que les p\x pr5n5t contre eux-mmes dans l'intrt des enfants et1 consquemm5t1 dans l'intrt de la socit elle-mme4 ,,iv ,a bi5 y rfl*ir mme1 on ne t>de gure se conva9cre que t\s les g5s m>is ont beso9 de cette assurance prv5tive4 ,je ne crois pas faire injure aux meilleurs mnages en affirmant qu' la suite d'un froissem5t grave ou d'un dsaccord passag]1 ils ont t t5ts plus d'une fois1 au fond du coeur1 de se dpr5dre et de se dsunir4 ,supposons un m>iage qui runisse t\tes les conditions de bonheur3 e/-on sr qu'il s]a heureux8 ,non4 ,les femmes se tromp5t qui lui dem&5t avidem5t1 non pas seulem5t la scurit1 la dignit1 mais encore la plnitude des joies t]re/res4 ,s'il faut mettre de l'am\r dans le m>iage1 c'e/ condition de n'en po9t *ass] la raison et de song] l'av5ir autant qu'au prs5t1 aux enfants autant qu' soi-mme4 ,p\rquoi faut-il que beauc\p de jeunes filles soi5t leves et entret5ues dans cette ide que l'p\x e/ fait p\r leur donn] la flicit1 que leur batitude dp5d d'un homme1 et que celui-ci doit runir cette f9 t\tes sortes de mrites intr\vables8 ,avec les qualits qu'on exige du m>i rv1 un dieu ne s]ait pas capable de faire un p\x sortable4 ,qu& les femmes se p]suad]ont-elles qu'on ne ralise po9t volont le bonheur de qui que ce soit1 mme en l'aimant de t\t son coeur1 p\r cette bonne raison que notre bonheur vi5t de n\s-mmes beauc\p plus que des autres8 ,en ralit1 il n'e/ pas de mnage qui n'ait1--un peu plus tt ou un peu plus t>d1--ses proccupations1 ses t\rm5ts1 ses preuves4 ,les meilleurs p\x ne sont m>is vritablem5t qu'aprs plusieurs annes de vie commune1 non exempte de froissem5ts d'am\r-propre4 ,les prmisses du m>iage sont un trompe-l'oeil2 la lg5daire lune de miel n'e/ qu'une comdie galante qu'on se j\e l'un l'autre4 ,l'h>monie de deux mes ne s'improvise po9t4 ,on peut s'aim] ds la premire r5contre2 on ne s'accorde qu' la longue4 ,le c\p de f\dre peut rappro*] les coeurs2 il ne fond po9t les c>actres4 ,l'unisson suppose un /age de concessions rciproques et de bi5veillante condesc5dance4 ,cela tant1 e/-ce trop dire que peu de mnages se condamn]ai5t aux obligations du support mutuel1 s'ils p\vai5t1 t\t in/ant1 sortir du m>iage p> une porte l>gem5t ouv]te sur le monde8 ,en t\t cas1 se croire et se s5tir lis p\r la vie1 il leur e/ plus facile de se pli] aux devoirs de leur condition et d'a*et]1 au prix de quelques sacrifices pralables1 un peu de paix et de bonheur p\r l'av5ir4 ,voici1 p> exemple1 une mre de famille ent5due t\s les so9s dome/iques1 applique l'adm9i/ration de son intrieur1 t5ant son rang avec dignit1 sans effacem5t ni o/5tation1 respecte de t\s et faisant honneur son m>i4 ,aux premi]s temps de sa vie n\velle1 il lui e/ peut-tre *app dans l'ombre1 s9on des l>mes1 du mo9s bi5 des s\pirs4 ,mais mesure que s'c\l5t les j\rs et les annes1 mesure que se =m5t plus de li5s et que se n\5t plus d'obligations1 son me s'ouvre mieux la vritable conception des devoirs de ce monde2 et p5dant qu'elle se dp5se p\r le bonheur des si5s et c\rt1 vigilante et affaire1 d'un b]ceau l'autre1 elle se dit que les petites p5sionnaires sont folles qui rv5t la vie t\t en bleu ou t\t en rose2 que le seul moy5 de c\p] c\rt aux va9es imag9ations1 c'e/ de remplir simplem5t son devoir1 et qu'on fait son bonheur sur la t]re mo9s en *]*ant sa flicit propre qu'en travaillant activem5t celle des autres4 ,a ce propos1 p>lons un in/ant de la femme intellig5te m>ie un m>i vulgaire4 ,c'e/ l'hi/oire de ,mme ,bov>y2 et ce que le *ef-d'oeuvre de ,flaub]t a suscit de t5tations dans l'me aigrie des femmes qui se jug5t suprieures leur m>i1 les confesseurs p\rrai5t seuls le dire6 ,af9 de se libr] du contact j\rnali] d'un l\rdaud /upide1 l'ide e/ v5ue plus d'une fois ces vaniteuses de rompre leur *ane1 de fuir le foy]1 d'ab&onn] les enfants4 ,puis la crise de rvolte passe1 qu& la raison et la sagesse ont repris le dessus1 qu& l'esprit de devoir l'a emport1 ,dieu aidant1 sur l'esprit d'orgueil1 elles se sont apaises1 assagies1 et elles sont re/es la maison1 l'me tri/e1 mais s\mise et rsigne4 ,croyez-v\s donc que1 sans le li5 matrimonial1 elles ne s]ai5t pas p>ties1 prfrant le libre am\r la vulg>it du devoir quotidi58 ,supprimez l'atta*e lgale1 et les p\x r5dus leurs passions1 leurs caprices1 leurs faiblesses1 se disp]s]ont comme une g]be dlie au premi] v5t d'orage4 ,et ce que je dis de la femme suprieure son m>i1 je le dis p>eillem5t du m>i suprieur sa femme4 ,ce second cas n'e/ pas plus r>e que le premi]4 ,croyez-v\s que cet homme ne s5te po9t1 p> in/ants1 une furieuse envie de rompre les entraves d'une communaut pnible8 ,heureusem5t les atta*es conjugales le reti5n5t2 puis l'habitude l'apaise1 le b]ce1 l'endort4 ,et f9alem5t1 les enfants ont le bonheur de gr&ir entre le pre et la mre4 ,en vrit1 je le rpte1 il n'e/ peut-tre pas un seul mnage1 si bi5 assorti qu'on le suppose1 qui1 de c]ta9s mom5ts de contradiction et de mauvaise humeur1 n'ait s\hait de rev5ir en arrire1 regimbant s\s le fre9 qui le lie4 ,mais on s'e/ fait l5tem5t l'un l'autre4 ,aux frottem5ts de la vie commune1 les asprits se sont m\sses4 ,et peu peu le m>iage a rappro*1 uni1 ml1 fondu si compltem5t les deux units conjugales que1 si diffr5tes qu'elles fuss5t l'une de l'autre1 elles ont f9i p> s'ent5dre1 se concili]1 s'h>monis]4 ,la paix e/ faite4 ,quelque *ose e/ pass de ,lui en ,elle et d',elle en ,lui4 ,ils ne peuv5t plus se dpr5dre1 se dta*] sans s\ffrance4 ,cette fois ils sont bi5 m>is4 ,et la socit compte une assise de plus3 voil le gr& bi5fait social du m>iage6 ,et ma9t5ant1 un temps vi5dra-t-il o les unions conjugales se =m]ont p> pure affection1 sans alliage d'orgueil1 de caprice1 d'gsme ou d'intrt8 ,les mnages de colombes devi5dront-ils une rgle sans exception8 ,t\rt]eaux et t\rt]elles con/ruiront-ils leurs nids sans le mo9dre calcul d'ambition1 sans aucune proccupation d'arg5t1 sans nul s\ci du l5dema98 ,l'humanit e/-elle de/9e r\c\l] unanimem5t8 ,il n'en cote ri5 de l'espr]4 ,ce j\r-l seulem5t on p\rra1 sans inconvni5t1 mancip] la foi conjugale de t\tes les *anes de sret que les traditions1 les moeurs et les lois ont =ges entre les p\x4 ,plus de conjo9ts1 t\s amants6 ,on v]ra mme bi5tt que des hommes presss1 qui sont t\t miel et t\t am\r1--j'ai suffisamm5t dsign les an>*i/es et les sociali/es1--v\drai5t ds ma9t5ant libr] les p\x de t\t assujettissem5t respectif2 c> il faut bi5 reconnatre que l'humanit mettra quelque temps s'lev] l'idale p]fection dont n\s p>lions t\t l'heure4 ,ces messieurs apprh5d5t qu' s]r] si =tem5t le li5 civil des m>iages1 on ne brise le li5 spontan des libres affections1 et qu'en appesantissant sur nos paules le j\g des contra9tes lgales1 on affaiblisse en n\s l'attraction my/rieuse des mes4 ,n'ayons cure de ces t5dres scrupules4 ,l'am\r vrai ne s\ffre po9t des prcautions prises p\r en assur] la cont9uit4 ,il e/ 9vitable qu'une socit civilise pr5ne des g>anties en faveur des enfants et1 p\r cela1 qu'elle mette *aque c\ple en g>de contre lui-mme1 protgeant a9si le m>i et la femme contre l'incon/ance et la fragilit de leurs propres s5tim5ts4 ,oui1 les sanctions lgales et religieuses sont l'aveu de notre faiblesse1 le s\ti5 de notre infirmit2 et tant que les pauvres huma9s re/]ont ce qu'ils sont1 faillibles1 capricieux et volages1 il s]a de ncessit sociale de mettre un peu *aque mnage s\s les v]r\s4 ,att5dons patiemm5t qu'ils soi5t dev5us p>faits p\r dmolir les s]rures4 ,,*apitre ,,ii ,la r=me du m>iage ,,sommaire ,i4--,r,,crim9ations ,f,,m9i/es ,,contre ,,les ,,moeurs ,,et ,,contre ,,les ,,lois4--,,sont-,,elles ,,fond,,es8--,,la ,,loi ,,de ,l',,homme4--,,exag,,rations ,,dramatiques4 ,,ii4--,,jugem5t ,,port ,,sur ,l',,oeuvre ,,du ,,code ,,civil4--,s',,il ,,faut ,,la ,d,,truire ,,ou ,,la ,,p]fectionn]4--,,am,,liorations ,d,,sirables4 ,,iii4--,,entraves ,,excessives4--,,ce ,,que ,,doit ,,tre ,l',,int]v5tion ,,des ,,p>5ts4--,,sommations ,,dites ,,respectueuses4--,,m>iages ,,improvis,s4--,,fian,,ailles ,,trop ,,c\rtes4 ,,iv4--,,une ,,proposition ,,extravagante4--,,le ,,concub9at ,l,,gal4 ,il e/ d'habitude *ez les fm9i/es de rcrim9] amrem5t contre le m>iage4 ,leurs dolances sont de fait et de droit2 elles accus5t la fois les moeurs et les lois4 ,n\s les suivrons dans cette d\ble argum5tation lam5table4 ,i ,l'hi/oire du m>iage n'e/1 p>at-il1 que le m>tyrologe des femmes4 ,quoi de plus navrant que la vie d'une femme malheureuse en mnage8 ,elle s'e/ m>ie p> coquett]ie ou p> am\r1 sduite p> le brillant av5ir d'un esprit =t ou seulem5t p> l'lgance soigne d'un joli g>on4 ,son ignorance du monde ne lui p]mettait po9t d'ap]cevoir l'insignifiance de l'un ou l'gsme de l'autre2 et elle s'e/ laiss pr5dre au miel des p>oles c>essantes et des prv5ances att5tives4 ,et une fois le m>iage consomm1 l'am\reux a disp>u et le matre e/ re/4 ,plus de t5dres propos1 plus de d\ces fleurettes4 ,et aprs les ds5*antem5ts du coeur et les angoisses de la mat]nit1 sont v5us les s\cis j\rnali]s d'une vie mdiocre1 les regrets de l'indp5dance p]due1 les calculs troits du mnage1 mille comb9aisons laborieuses p\r faire dur] la livre de beurre un j\r de plus ou pay] la vi&e et le sucre quelques s\s de mo9s4 ,et la fra*e beaut de la jeune m>ie s'en e/ alle et1 avec elle1 la paix1 le cont5tem5t et la gaiet4 ,qu'oppos]ons-n\s ce tri/e tableau1 s9on qu'il s]ait inju/e d'en conclure que t\s les m>is sont des tigres ou des nes8 ,on doit se dire1 aprs t\t1 que les femmes mal m>ies ne sont pas la majorit1 mme en ,france2 que l'homme n'e/ pas t\j\rs le tyran et qu'il e/ s\v5t la victime2 que le cas n'e/ pas r>e o la frivolit prodigue et la s*]esse cruelle d'une femme ont bris et avili t\te une exi/5ce mascul9e2 qu'ils sont nombreux les comm]ants1 les employs1 les fonctionnaires que press5t et assig5t les inquitudes et les s\cis du mnage s\t5ir et du budget quilibr]2 bref1 que la loi du travail s'impose l'homme comme la femme et que1 p\r mieux en support] l'crasant f>deau1 il n'e/ que d'associ] leurs vies et d'unir leurs =ces et leurs dv\em5ts4 ,s'il y a des femmes malheureuses1 il y a des m>is qui s\ffr5t t\t autant4 ,a qui la faute8 ,ces p\x mal assortis devai5t s'unir avec plus de circonspection4 ,v\s en p>lez d'un coeur lg]1 me dira-t-on4 ,v\s oubliez que les in=tunes de la femme sont aggraves et sanctionnes p> les lois4 ,les hommes ayant fait le ,code de leur seule autorit1 il e/ 9vitable qu'ils l'ai5t conu et fabriqu leur seul avantage4 ,au vrai1 le ,code ,napolon n'e/ pas la loi1 mais leur loi4 ,rappelons-n\s1 en effet1 la ,loi de l'homme1 cette pice de ,m4 ,paul ,h]vieu qui a remport un si beau succs auprs des dames3 on ne saurait tr\v] un exemple plus curieux des 9galits et des inju/ices accumules contre la femme p> notre lgislation draconi5ne4 ,t\te p\se qui n'a pas en ma9 les preuves flagrantes et brutales requises p\r assur] le divorce1 e/ absolum5t ds>me4 ,que si1 n'c\tant que sa dignit1 elle se rsigne une sp>ation amiable1 le m>i peut s'y oppos] et la contra9dre au beso9 rintgr] le domicile conjugal4 ,donne-t-il son cons5tem5t3 dfaut d'un contrat prud5t1 l'p\se qui s'loigne n'a aucun moy5 de repr5dre sa dot4 ,et enf91 qu& il s'agira de m>i] les enfants ns de cette tri/e union1 en cas de diss5tim5t entre les p\x sp>s de fait et non de droit1 l'acquiescem5t du pre l'emport]a sur le refus de la mre4 ,telles sont les infamies1 n\s dit-on1 qui se peuv5t commettre s\s le c\v]t de la loi de l'homme1 en un sicle qui se vante de sa civilisation4 ,le ,code franais livre la femme au m>i pi$s et po+s lis4 ,et l'on prt5d que le sexe =t ne s'e/ pas taill la "p du lion8 ,n\s rpondrons que1 n'en dplaise aux mes dramatiques1 t\t cet assemblage d'normits e/ accid5tel et sy/matique4 ,qu' la rigueur1 une femme dsole de s'tre mal m>ie ou une fille navre de ne po9t l'tre1 s'en pr5ne aux lois et la socit1 la premire du mauvais mnage qu'elle a fait1 la seconde du bon mnage qu'elle aurait pu faire3 ri5 de plus naturel4 ,au lieu de s'accus] soi-mme1 il e/ bi5 plus simple d'accus] t\t le monde4 ,seulem5t1 dans la vie relle1 ces cas sont de pures anomalies4 ,ce n'e/ po9t p> les accid5ts qu'il faut jug] d'une loi1 mais p> les situations communes et normales4 ,ri5 de plus simple et de plus inju/e que d'imag9] des exceptions cruelles qui rvolt5t les coeurs t5dres4 ,et puis1 r5v]sez les rles1 donnez l'p\se la totalit des droits qui app>ti5n5t prs5tem5t l'p\x3 la tyrannie n'aura fait que *ang] de tte4 ,comme l'a dit ,m4 ,brunetire ,m4 ,paul ,h]vieu lui-mme1 si la ,loi de la ,femme se sub/ituait la ,loi de l',homme1 que croyez-v\s qu'il y et de *ang dans le monde#hd8 ,note #hd3 ,rponse au disc\rs de rception de ,m4 ,paul ,h]vieu l',acadmie franaise4 ,,ii ,en ralit1 notre ,code civil ne mrite ni la colre des uns1 ni l'admiration des autres4 ,n\s croyons mme qu'il occup]a dans l'hi/oire de la condition fm99e un rang honorable4 ,avant lui1 c]ta9s vieux auteurs p\ssai5t la rudesse mascul9e jusqu' dcl>] la femme battable1 mais p\r un ju/e motif et condition de ne po9t l'e/ropi]4 ,en ma9tes c\tumes1 l'exhrdation des filles tait p>tielle ou totale4 ,d'ord9aire1 les soeurs n'tai5t po9t admises p>tag] l'hritage pat]nel avec leurs frres4 ,dans le droit fodal1 la noblesse n'admettait pas qu'aux enfants1 qui avai5t mme "p dans leur affection1 les p>5ts puss5t laiss] mme "p dans leur succession4 ,les mles tai5t privilgis4 'a t une des meilleures inspirations du ,code de gnralis] l'galit roturire et de reconnatre aux filles1 comme aux g>ons1 la plnitude de la capacit hrditaire1 en n'accordant t\tefois l'un ou l'autre p\x survivant1 m>i ou femme1 qu'une vocation subalt]ne que la loi du #i m>s #ahia a ju/em5t amliore4 ,en t\t cas1 notre lgislation successorale a t5u la balance gale entre les deux sexes4 ,la loi rp>atrice1 que n\s v5ons de cit]1 a mme eu p\r objet d'emp*] la veuve d'tre plonge dans la misre p> la mort du m>i qui lui assurait1 de son vivant1 le luxe ou l'aisance4 ,ce n'e/ pas une raison de s\t5ir que notre vieux ,code civil e/ un monum5t intangible4 ,n\s avons dj reconnu que1 dans les relations respectives des p\x1 il a exagr les p\voirs du m>i sur la p]sonne et sur les bi5s de la femme4 ,ses rdacteurs n'ont po9t *app l'esprit de l'poque et l'influ5ce de ,napolon1 qui affirmait cavalirem5t que la femme e/ la proprit1 de l'homme comme l'arbre fruits e/ celle du j>d9i]4 ,a ces exagrations de p\voir1 n\s avons propos d'importantes re/rictions1 conva9cu que la civilisation d'un peuple se mesure au degr de ju/ice et d'humanit dont la loi des hommes ent\re la condition des femmes4 ,l ou la faiblesse e/ une cause de d*ance1 on peut tre sr que le lgislateur1 t\ffant le cri de la piti1 n'a obi qu' son gsme2 ce qui revi5t dire que l o la femme e/ mprise1 l'homme lui-mme e/ mprisable4 ,rappelez-v\s1 disait ,f\* ,mme ,rcami]1 qu'il faut tre d\ce qu& on e/ faible4--,et qu'il faut tre ju/e qu& on e/ =t1 rpliqua celle-ci4 ,ces deux p>oles mrit5t de vivre dans la mmoire des hommes et des femmes4 ,inve/is de fonctions galem5t ncessaires l'espce1 les p\x doiv5t j\ir1 non pas de prrogatives id5tiques qui eng5dr]ai5t la confusion1 mais de droits quival5ts qui assur5t l'ordre dans la famille en donnant satisfaction l'quit4 ,po9t d'galit niveleuse1 mais une ju/e prquation4 ,c]ta9s fm9i/es1 hlas6 n'y song5t gure4 ,en #ahif1 dans son assemble gnrale annuelle1 la ,ligue p\r le ,droit des femmes avait discut les div]s modes de contrats de m>iage1 et ,mme ,pognon1 qui prsidait1 v5ait de =mul] a9si la conclusion3 ,le ,code e/ mauvais2 donc il faut le brl] et en refaire un autre4--,non pas1 rclama un assi/ant4 ,il faut le brl] et ne po9t le refaire4 ,et la sance fut leve sur cette p>ole an>*ique4 ,il n'e/ donc pas sup]flu de recomm&] aux femmes de re/] femmes1 de ne po9t modifi]1 d=m]1 dnatur] leur sexe p> des n\veauts malsantes1 mais de s'appliqu] simplem5t amlior] le sort de celles qui peuv5t s\ffrir d'une lgislation quelque peu vieillie1 en corrigeant1 en am5dant1 en compltant le ,code civil1 au lieu de le jet] au feu avec de gr&s ge/es et de gr&es phrases4 ,signalons ce propos l'exi/5ce d'un fm9isme matrimonial dont les vues sont dignes d'approbation4 ,mme ,clotilde ,diss>d en a =t bi5 exprim l'esprit dans la ,revue fm9i/e3 ,n\s p5sons que la vritable unit sociale1 c'e/ le c\ple huma94 ,l'idal que n\s p\rsuivons1 c'e/ l'organisation plus p>faite1 plus a*eve de la famille1 la coopration plus h>monieuse de l'homme et de la femme l'oeuvre commune1 la division des fonctions suivant les aptitudes de *aque sexe1 naturelles ou acquises p> l'ducation4 ,n\s t*]ons de ne po9t oubli] ce pr9cipe en tudiant les droits et les devoirs respectifs des p\x4 ,,iii ,lorsqu'une in/itution n'e/ plus d'accord avec les moeurs1 il faut1 de t\te ncessit1 ou r=m] les moeurs ou modifi] l'in/itution4 ,re*]*ons d'abord les modifications susceptibles de rajeunir le vieux m>iage monogame1 quitte re*]*]1 en f9issant1 si la r=me morale ne s]ait pas plus dsirable et plus efficace que la r=me lgale4 ,on se pla9t de ce que c]ta9s m>iages se conclu5t trop laborieusem5t1 et que d'autres1--les plus nombreux1--s'improvis5t trop lgrem5t3 deux griefs qui ne manqu5t po9t de gravit4 ,on p>le surt\t de multipli] les facilits de se m>i]4 ,v\s savez de quelles prcautions la b\rgeoisie franaise ent\re le m>iage de ses enfants4 ,il ne suffit po9t qu'un jeune homme et une jeune fille s'agrent mutuellem5t p\r que l'union se fasse sans plus de crmonie2 il faut encore que les conv5ances de la famille soi5t satisfaites4 ,et celle-ci pse avec so9 les situations1 les =tunes1 les esprances1 non mo9s que les qualits et les incl9ations des p]sonnes en cause4 ,*ez n\s1 la jeune fille e/ l'objet de la sollicitude inquite et jal\se de ses p>5ts4 ,ne convi5t-il pas de la protg] contre les p\seurs avides qui rd5t s\rnoisem5t aut\r du *] trsor8 ,ri5 de p>eil en ,amrique1 du mo9s dans les classes moy5nes4 ,jeunes g5s et jeunes filles se frqu5t5t librem5t p\r mieux se connatre2 et comme ils n'ignor5t ri5 de la vie1 la famille ne se mle pas de leurs petites affaires de coeur4 ,po9t de dot d'ailleurs la *>ge des p>5ts qui1 ayant mo9s d'obligations env]s leurs enfants1 sont mo9s t5ts de les accabl] de leur sollicitude4 ,c'e/ p\rquoi le m>iage e/ une opration t\te simple qui ne reg>de gure que les intresss4 ,on ne se dit pas qu'une fois m>ie1 l',amrica9e r5once difficilem5t ses habitudes de club et de libre m\vem5t p\r se v\] mode/em5t aux so9s du mnage4 ,indp5dante elle re/e aprs comme avant1 malgr le sacrem5t4 ,la vie dome/ique lui pse4 ,l'ouvrire elle-mme1 au dire de ,mme ,b5tzon1 exige de son m>i qu'il s'occupe du baby4 ,mais1 sans s'inquit] de savoir si la ,franaise mancipe copi]a les ge/es de ce joli modle1 on n\s propose de libr] les ju/es noces des autorisations svres qui en df5d5t l'accs4 ,un dput en s\tane1 le bon abb ,lemire1--dsireux d'am5] au m>iage un plus gr& nombre de jeunes g5s que les facilits de l'am\r libre entran5t trop s\v5t v]s les unions irrgulires1--s'emploie de son mieux aplanir les ob/acles et mond] les =malits qui encombr5t la crmonie nuptiale4 ,a quoi l'on p\rrait object] que1 si complaisante que soit la loi1 le m>iage ne s]a jamais aussi facile que le concub9age4 ,ceux qui aim5t leurs aises rpugn]ont t\j\rs se li] p\r la vie1 ft-ce avec accompagnem5t d'enc5s1 de fleurs et de musique4 ,il ne faut pas1 videmm5t1 que la clbration des unions lgitimes soit hrisse de conditions trop difficultueuses4 ,p> contre1 dim9u] t\tes les g>anties de sagesse et de rflexion1 on ne f]a peut-tre que p]mettre aux emballs de commettre plus facilem5t des sottises4 ,la fondation d'une famille e/ un acte plus grave qu'une am\rette4 ,on ne saurait trop y rfl*ir avant1 si l'on ne veut pas trop le regrett] aprs4 ,et les p>5ts1 qui ont *>ge d'mes1 ont bi5 le droit de dire leur mot en cette affaire4 ,p\r favoris] le m>iage1 g>dons-n\s d'affaiblir l'esprit de famille4 ,ces rs]ves faites1 n\s reconnaissons volonti]s que l'influ5ce des p>5ts gagn]ait s'int]pos] adroitem5t1 s\s =me d'obs]vations affectueuses et ins9uantes4 ,la jeunesse e/ plus t\*e d'une remontrance d\ce et t5dre que d'une injonction tran*ante et vexatoire4 ,notre loi franaise s'e/-elle con=me ces vues conciliantes et diplomatiques8 ,dans l'article #adh1 qui e/ t\j\rs en vigueur1 le ,code civil dispose que le fils qui n'a pas atte9t l'ge de v+t-c9q ans et la fille qui n'a pas atte9t l'ge de v+t et un ans accomplis1 ne peuv5t contract] m>iage sans le cons5tem5t de leurs pre et mre4 ,et l'anci5 texte des articles #aea et #aeb aj\tait que1 depuis la majorit fixe p> l'article #adh jusqu' l'ge de tr5te ans p\r les fils et de v+t-c9q ans accomplis p\r les filles1 l'ass5tim5t des pre et mre doit tre sollicit p> trois actes respectueux r5\vels successivem5t de mois en mois4 ,on voit que le ,code ,napolon a pris so9 d'dict] des mesures de protection plus longues p\r les g>ons que p\r les filles1 p> apprh5sion probable 7 l'injurieuse 9galit67 de la coquett]ie et de la sduction dang]euses du sexe fm994 ,n\s n'hsitons pas reconnatre que ces =malits prv5tives tai5t vritablem5t trop svres et trop m9utieuses4 ,la sagesse et l'habilet font une loi aux p>5ts 7n\s y insi/ons7 de n'ex]c] leur autorit que s\s =me d'avis et de conseils4 ,dans les affaires de coeur1 la p]suasion vaut mieux que la contra9te4 ,lorsque l'opposition des pre et mre va jusqu'au veto impratif1 l'expri5ce dmontre qu'elle fait plus de mal que de bi54 ,ri5 de plus pnible surt\t que ces sommations ironiquem5t dnommes respectueuses1 qui quival5t une dcl>ation de gu]re et n'aj\rn5t la rupture que p\r la r5dre df9itive4 ,p\rquoi ne pas les supprim]8 ,la loi du #bj ju9 #ahif n'e/ pas alle jusque-l4 ,des trois actes respectueux1 elle a ma9t5u le premi]2 et le n\vel article #aea /ipule qu'un mois aprs1 il p\rra tre pass outre au m>iage4 ,la mme loi de #ahif a introduit1 p> ailleurs1 d'heureuses simplifications4 ,on n'ignore po9t que la multiplicit des =malits exiges la mairie1 la ncessit des papi]s produire et des dm>*es et des publications faire1 crent1 surt\t p\r la jeune fille du peuple et son fianc1 des difficults inextricables dont ils tr\v5t plus simple de sortir en se passant du maire et du cur4 ,les membres de la ,socit de ,sa9t-,franois ,rgis1 qui s'occupe du m>iage des indig5ts1 en sav5t quelque *ose3 simplifi] les =malits lgales1 c'e/ supprim] une des causes du concub9age4 ,notre lgislation matrimoniale a t faite p\r la classe moy5ne beauc\p plus que p\r la classe pauvre4 ,dans le peuple1 o l'on fait mo9s de faons p\r se mettre en mnage1 il e/ bon que le m>iage soit facilem5t accessible4 ,p\r les ouvri]s et les ouvrires1 dont la plup>t des p>5ts ne s'occup5t gure1 la production de c]ta9es pices e/ s\v5t gnante ou impossible4 ,la loi du #bj ju9 #ahif a re/re9t les exig5ces =mali/es du ,code1 en dim9uant les actes f\rnir p\r le cas frqu5t du prdcs des asc5dants4 ,ces simplifications ne sont pas du gt de t\t le monde4 ,qu'on les multiplie1 n\s dit-on1 et nos enfants se m>i]ont la lgre6--,a quoi je rpliqu]ai que l'int]v5tion imprieuse des p>5ts n'e/ pas t\j\rs1 hlas6 une g>antie de clairvoyance et de rflexion4 ,dans la b\rgeoisie1 le mal vi5t surt\t de ce que les fianailles d'auj\rd'hui ne sont plus dignes de ce nom4 ,la priode en e/ trop c\rte4 ,r>em5t la jeune fille e/ mise mme de *oisir en ple9e indp5dance d'esprit1 en ple9e connaissance de cause4 ,on la m>ie htivem5t4 ,et p\rtant1 plus de prud5ce avant assur]ait plus de con/ance aprs4 ,et aussi plus de lib]t consci5te de la "p de la fiance entran]ait plus de reconnaissance affectueuse de la "p du fianc4 ,sans d\te1 il ne faut pas se flatt] de supprim] t\s les accid5ts conjugaux4 ,mais faisons-n\s bi5 t\t ce qu'il faut p\r les rduire au m9imum8 ,que d'unions improvises6 ,que de m>iages bcls6 ,ce ne sont pas les visites aux p>5ts1 au notaire1 au tapissi]1 qui p]mett5t aux fiancs de s'tudi] et de se connatre4 ,en fait1 qu& arrive le j\r des noces1 trop d'p\x s'ignor5t l'un l'autre4 ,et que de femmes en ont s\ff]t6 ,p\rquoi s'tonn] que des prote/ations s'lv5t de t\tes p>ts contre cet usage draisonnable de notre socit franaise1 qui clotre et isole nos demoiselles m>i]1 et abrge1 autant que possible1 la prface si *>mante et si in/ructive des fianailles8 ,je ne puis qu'admir] une jeune fille qui1 mettant le bonheur dans le devoir1 dans la noblesse de la vie1 dans les vraies affections1--c> il n'e/ que l6--n\rrit la prt5tion de se m>i] son gr1 c'e/--dire d'p\s] l'homme de son *oix1 et veut tre aime p\r sa p]sonne et non p\r son arg5t1 comme elle ent5d aim] son m>i p\r lui-mme et non p\r sa situation4 ,c'e/ une tte romanesque1 diront les g5s pratiques4--,mon ,dieu6 les mes leves et t5dres ont presque t\j\rs un gra9 de posie--ou de folie1 comme on v\dra4 ,o e/ la femme gnreuse et fire qui ne soit un peu romanesque8 ,une jeune fille s5tim5tale n'e/ pas ncessairem5t *imrique4 ,elle veut un homme son gt3 c'e/ son droit4 ,donnons-lui donc le moy5 de le *oisir et le temps de l'tudi]1 et p\r cela prolongeons les fianailles1 qui sont le prologue ncessaire des m>iages srieux4 ,,iv ,ces ret\*es et ces corrections ne suffis5t po9t l'esprit novateur qui t\rm5te ou affole un trop gr& nombre de nos contempora9s4 ,c'e/ a9si que des hommes ont rclam la cration d'un concub9at lgal4 ,il faut dire quelques mots de cette trange proposition4 ,et d'abord1 on a p>l de crer ct du m>iage1 p\r ceux qui tr\v5t cette union trop rigide et trop gnante1 une sorte d'union p>allle1 un type lgal plus simple et plus s\ple1 quelque *ose comme l'anci5 concub9at des ,roma9s4 ,on se flatte1 p> cette re/auration d'une in/itution paenne1 de rgul>is]1 de lgalis]1 de relev] dans l'op9ion publique1 le concub9age mal fam qui fleurit dans l'atmosphre malsa9e des mauvaises moeurs p>isi5nes4 ,disons t\t de suite que cette expri5ce n'a pas t\rn prcism5t l'honneur de l'anci5ne ,rome4 ,puis1 la recon/itution de cette espce de s\s-m>iage ne me p>at pas d'esprit trs dmocratique4 ,fractionn] l'in/itution conjugale1 c'e/ appel] =cm5t la comp>aison entre le m>iage d'en haut et le m>iage d'en bas4 ,les ,roma9s n'ont jamais trait avec la mme faveur la concub9e et la matrone4 ,il y aura le m>iage des honntes g5s et celui des autres4 ,enf9 quoi bon inve/ir ce d]ni] d'une sanction lgale8 ,n\s savons le peu de considration dont le faux mnage e/ ent\r3 on le tolre1 on le pla9t1 beauc\p lui jett5t l'ana?me4 ,a c\p sr1 ce n'e/ pas l'e/ampille de l'tat qui le rhabilit]a dans l'esprit des ,franais4 ,j'e/ime p\rtant que1 p>mi ces unions irrgulires1 contractes sans l'int]v5tion des autorits religieuse et civile1 il en e/ qui mrit5t le respect4 ,de longues annes de vie commune et de fidlit rciproque ont li si =tem5t ces unions libres1 qu'il ne leur manque plus que le sceau (ficiel du m>iage lgal4 ,mais alors ces faux mnages aurai5t tort de se pla9dre des privilges atta*s l'union rgulire4 ,libre eux d'en sollicit] la conscration4 ,p\rquoi refus]ai5t-ils d'lev] leurs enfants naturels la dignit d'enfants lgitimes8 ,p\rquoi hsit]ai5t-ils se reconnatre p\r m>i et femme devant le reprs5tant de la loi8 ,de deux *oses l'une3 si le m>iage leur fait envie1 qu'ils se m>i5t4 ,le m>iage civil n'a ri5 qui puisse effray] une consci5ce incrdule4 ,que si1 au contraire1 le m>iage leur rpugne1 ri5 ne les =ce s'unir devant ,m4 le ,maire4 ,accessible t\s1 le m>iage n'e/ obligatoire p\r p]sonne4 ,les rcrim9ations des mcont5ts n'ont donc pas la mo9dre raison d'tre4 ,*]*ons autre *ose4 ,,*apitre ,,iii ,du devoir de fidlit et des sanctions de l'adultre ,,sommaire ,i4--,r,,le ,,de ,l',,glise ,,et ,,de ,l',,tat4--,,m>iage ,,civil ,,et ,,m>iage ,,religieux4--,,qu',,e/-,,ce ,,que ,l',,union ,,libre8 ,,ii4--,,ce ,,qu',,il ,,faut ,,p5s] ,,du ,,devoir ,,de ,,fid,,lit4--,r,,pression ,,du ,d,,lit ,d',,adult,,re3 ,,9,,galit ,,de ,,traitem5t ,,au ,,pr,,judice ,,de ,,la ,,femme ,,et ,l',,avantage ,,du ,,m>i4--,,?,,orie ,,des ,,deux ,,morales4 ,,iii4--,,id5tit ,,des ,,fautes ,,selon ,,la ,,consci5ce4--,,cons,,qu5ces ,,sociales ,,diff,,r5tes4--,,convi5t-,,il ,d',,galis] ,,les ,,pe9es8 ,,iv4--,a ,,propos ,,de ,l',,article #cbd4--,s',,il ,,e/ ,,vrai ,,que ,,le ,,m>i ,,puisse ,,tu] ,,impun,,m5t ,,la ,,femme ,,adult,,re4--,,suppression ,d,,sirable ,,de ,l',,excuse ,,dict,e ,,au ,,pr(it ,,du ,,m>i4 ,v4--,,autres ,,modifications ,p,,nales ,,en ,,faveur ,,de ,,la ,,jeune ,,fille ,,du ,,peuple4--,,la ,,"q ,,de ,,la ,,pro/itution4--,r,,=me ,l,,gale ,,et ,r,,=me ,,morale4 ,i ,une fois l'union dcide et t\tes ses conditions de validit remplies1 l'glise et l'tat ne doiv5t apport] sa clbration ni entraves ni l5teurs4 ,la sol5nit du m>iage civil et religieux gagn]ait mme tre plus simple1 plus recueillie1 plus galitaire4 ,le prtre et le maire ne sont1 aprs t\t1 que des tmo9s enregi/reurs4 ,les ?ologi5s n'enseign5t-ils pas que les futurs p\x s'adm9i/r5t l'un l'autre le sacrem5t de m>iage1 en *angeant devant l'autel l'expression publique de leur cons5tem5t irrvocable8 ,a ce compte1 le prtre1 qui bnit les m>is1 ne n\e pas de ses ma9s les li5s conjugaux3 il en proclame seulem5t1 au nom du ,*ri/1 l'inviolabilit et l'indissolubilit2 il reoit et atte/e les promesses *anges2 il sol5nise et sanctifie le pacte conclu4 ,mme rle extr9sque de la "p du reprs5tant de l'tat4 ,il sanctionne la volont qu'on lui dcl>e2 il consacre l'engagem5t qu'il reoit2 il rgul>ise1 il lgalise1 il socialise 7c'e/ le mot propre7 le m>iage cons5ti p> les p\x4 ,l'union civile--comme l'union religieuse1 d'ailleurs1--e/ une g>antie prise p> la socit contre la faiblesse et l'incon/ance huma9es1 en vue de la consolidation de la famille et de la filiation des enfants4 ,de l deux consqu5ces =t importantes3 d'une "p1 l'tat ne peut s'ab/5ir d'int]pos] son autorit dans la lgislation des m>iages2 et d'autre "p1 cette int]v5tion de la puissance publique n'e/ obligatoire p\r p]sonne4 ,que l'tat ne puisse se ds9tress] du m>iage sans abdiqu] le premi] de ses devoirs sociaux1 c'e/ ce qui clate aux yeux de t\s ceux qui ti5n5t le foy] familial p\r le nid de l'enfant1 p\r le vritable b]ceau de l'humanit1 p\r la pi]re angulaire de l'difice social4 ,on peut tr\v] qu' cette int]v5tion l'tat met trop de =mes et trop de temps2 on peut s\hait] qu' la clbration devant le maire il sub/itue quelque dcl>ation prcise1 reue et au!ntique p> l'(fici] de l'tat civil1 dans le g5re des dcl>ations de naissance et de dcs2 mais on ne saurait supprim] la lgalisation1 la socialisation des m>iages1 sans jet] l'inc]titude et la confusion dans la con/itution des familles1 ce qui e/ le plus gr& mal social qui se puisse imag9]4 ,si1 en revan*e1 deux tres veul5t s'unir sans l'assi/ance de l'tat--ou de l'glise1--c'e/ leur droit4 ,les m>is ne vont po9t dem&] au maire la p]mission de se m>i]4 ,libre eux de lgalis]1 ou non1 leur union devant l'autorit civile2 libre eux de sol5nis]1 ou non1 leur union devant le prtre1 le pa/eur ou le rabb93 sauf support]1 eux et leurs enfants1 t\tes les consqu5ces sociales de leur ab/5tion4 ,l'am\r e/ libre4 ,que veul5t donc les p>tisans de l' union libre8 ,faire du libre am\r une rgle normale1 alors qu'il n'e/ prs5tem5t qu'une exception assez mal vue1 une condition irrgulire qui ne va pas sans discrdit1 sans infriorit1 aux yeux de l'op9ion et de la loi1 puisque les amants sont fltris du nom de concub9s et leurs enfants naturels placs au-dess\s des enfants lgitimes4 ,l'union libre e/ donc la ngation du m>iage lgal4 ,dans cette doctr9e1 l'tat n'a ri5 voir dans le rappro*em5t des sexes4 ,que les g5s se m>i5t l'glise1 au temple ou la synagogue1 si le coeur leur en dit1 ces s+]ies sont sans consqu5ce2 c> il e/ espr] que le progrs des lumires triomph]a aism5t des prjugs /upides et des sup]/itions aveugles4 ,mais la puissance publique ne doit pas appliqu] aux *oses du coeur son app>eil co]citif4 ,songez donc3 rglem5t] l'am\r1 c'e/ le tu]4 ,la scul>isation du m>iage1 dont tant de libres-p5seurs se flicit5t1 n'a fait qu'aggrav] l'ass]vissem5t des m>is1 en al\rdissant leurs *anes de t\t le poids des sanctions lgales4 ,il e/ urg5t de les bris]4 ,plus de procdure p\r s'unir1 plus de procdure p\r se dsunir4 ,t\tes les consqu5ces juridiques du m>iage civil doiv5t disp>atre1--et le devoir de s\mission de la "p de la femme1 et le devoir de protection de la "p de l'homme1 et le devoir de fidlit que le ,code impose l'un et l'autre4 ,plus d'obligations1 plus de pnalits1 plus de *anes1 plus de v]r\s4 ,t\s les enfants s]ont naturels4 ,cessant d'tre un dlit1 l'adultre cess]a d'tre punissable4 ,et l'union des p>5ts1 libre de t\te contra9te sociale1 dur]a ce que dure l'am\r1 ce que dure l'immortelle ou la rose1 l'espace d'une vie ou d'un mat94 ,laissez faire l'in/9ct2 laissez faire la nature4 ,p\r tre heureux1 le comm]ce des sexes ne veut po9t d'entraves4 ,on voit que l'union libre e/ une application imprvue du libre-*ange4 ,,ii ,p\r l'in/ant1 la premire condition du m>iage monogame e/ la fidlit4 ,le ,*ri/ianisme en a fait un devoir de consci5ce p\r les p\x1 et les ,codes franais l'ont rige en obligation lgale qui comporte1 comme n\s le v]rons t\t l'heure1 deux ordres de sanctions3 une sanction civile et une sanction pnale4 ,dans le sy/me de l'union libre1 au contraire1 l'adultre e/ considr comme la *ose la plus logique et la plus naturelle du monde4 ,l'am\r tant le seul li5 des p\x1 lorsque le coeur se refroidit et que l'indiffr5ce ou la satit l'envahit1 on se trompe1 on se quitte1 et t\t e/ dit4 ,p\r des amants aussi peu lis l'un l'autre1 la fidlit conjugale n'e/ pas gnante4 ,il faut mme av\] que le rel*em5t des moeurs a introduit dans c]ta9s milieux les pires tolrances4 ,c'e/ p\rquoi les sceptiques et les viveurs ne s'effrai5t plus gure du m>iage4 ,ils le tr\v5t acceptable1 p>ce qu'il e/ frquemm5t irrguli] et que l'adultre en e/ dev5u la s\pape de sret4 ,ils *ant]ai5t volonti]s les bi5faits de l'infidlit respective des p\x4 ,n'e/-ce pas elle qui a fait du m>iage1--surt\t ,p>is1--une simple c\rbette1 une conv5ance1 une =malit de dix-huitime importance et facilem5t ngligeable8 ,c'e/ le pote ,jean ,lorra9 qui p>le avec ce joyeux dta*em5t4 ,son ide e/ qu'il faut supprim] le m>iage dans la capitale1 o l'on ne s'p\se plus1 et le cons]v] p\r la prov9ce qui ne peut vivre que dans ce gupi]4 ,en somme1 rem>qu5t les monda9s et les clibataires1 si le m>iage rgne (ficiellem5t1 l'union libre n\s g\v]ne (ficieusem5t4 ,e/-ce donc une si t]rible prison qu'une association qui1 bi5 que lgale et sacram5telle1 ouvre ses portes avec la plus extrme facilit8 ,en sort qui veut1 et qu& il veut1 et comme il veut4 ,les mnages trois ou quatre sont des m]veilles de condesc5dance mutuelle et de sociabilit *>itable4 ,a quoi bon dmolir la ,ba/ille8 conclut d'un air n>quois ,m4 mile ,gebh>t2 le m>iage n'e/ pas gnant#he4 ,note #he3 ,lettres cites p> ,m4 ,joseph ,r5aud1 op4 cit41 p4 #gi-hj4 ,tel n'e/ pas l'avis des femmes4 ,a les ent5dre1 t\te la lgislation de l'adultre s]ait enta*e d'une mon/rueuse p>tialit1 et1 de ce *ef1 les risques que le m>iage fait c\rir l'p\se s]ai5t bi5 plus graves que ceux qu'il fait c\rir au m>i4 ,que faut-il p5s] de ces dolances8 ,un exam5 sommaire de nos lois civiles et pnales n\s p]mettra d'indiqu] les 9galits commises1 les amliorations ralises et de pes] f9alem5t le p\r et le contre des r=mes proposes4 ,le ,code ,napolon dcl>e que les p\x se doiv5t mutuellem5t fidlit4 ,et p\rtant1 il n'y a pas longtemps que1 dans les procs en sp>ation de corps p\r cause d'adultre1 la femme ne p\vait invoqu] l'infidlit du m>i que s'il avait in/all sa complice dans la maison commune1 sans que la mme re/riction ft admise en faveur de l'p\se4 ,la loi du #bg juillet #ahhd1 corrigeant l'anci5 article #bcj du ,code civil1 a rtabli l'galit civile entre les conjo9ts1 en dictant que la femme p\rra dem&] le divorce p\r l'adultre du m>i1 sans plus exig] que celui-ci ait entret5u sa concub9e au domicile conjugal4 ,et il en va de mme p\r la sp>ation de corps4 ,mais si l'galit e/ r5tre dans la loi civile1 l'9galit p]si/e dans la loi crim9elle4 ,en effet1 d'aprs les articles #ccg et #cci du ,code pnal1 les deux p\x c\pables du dlit d'adultre ne sont pas s\mis la mme sanction1 la femme tant traite p\r la mme faute plus svrem5t que le m>i4 ,en cela1 on peut relev] deux 9galits p\r une3 9galit dans les conditions du dlit1 puisque l'infidlit de la femme e/ punissable1 en quelque endroit qu'elle ait t commise et lors mme qu'elle s]ait re/e l'tat de fait isol1--t&is que le m>i1 qui manque la foi jure1 n'e/ incrim9 qu'autant qu'il a entret5u des relations suivies avec sa complice et qu'il l'a introduite au foy] dome/ique2 9galit dans la pe9e enc\rue1 puisque le m>i n'e/ passible que d'une am5de1 alors que la femme peut tre condamne la prison4 ,p\rquoi cette d\ble iniquit8 dira-t-on4 ,en admettant mme que l'adultre mrite une rpression pnale1 p>ce qu'il n'atte9t pas seulem5t l'p\x tromp1 mais aussi l'ordre familial insp>able de l'ordre public1 il e/ incomprh5sible que la loi di/+ue deux sortes d'adultre1 l'adultre de l'homme et l'adultre de la femme1 et qu'il *tie le second plus durem5t que le premi]4 ,comme si les mmes devoirs ne comportai5t pas les mmes sanctions6 ,notre ,code pnal admet-il donc deux morales8 ,voil bi51 dit-on1 cette lgislation botte et p]onne1 dicte p> les =ts au dtrim5t des faibles6 ,,iii ,g>dons-n\s de t\te exagration4 ,je suis de ceux qui p5s5t qu'au po9t de vue de la consci5ce1 ce qui e/ mal de la "p de la femme l'e/ aussi de la "p de l'homme1 et rciproquem5t4 ,j'e/ime qu'il n'y a po9t deux morales1 l'une p\r le sexe faible1 l'autre p\r le sexe =t1 ou1 plus clairem5t1 que la morale1 comme la ju/ice1 doit tre la mme p\r les deux moitis de l'humanit2 que ce qui e/ bi5 ou mal1 honnte ou malhonnte1 ne peut v>i] suivant les sexes2 que ce qui e/ faute p\r l'un doit tre faute p\r l'autre2 qu'en un mot1 comme l'a crit ,m4 ,jules ,bois1 il n'y a pas de p* exclusivem5t fm994 ,une seule morale p\r les deux sexes1 voil la vrit4 ,mais le monde e/ lo9 de l'accept]4 ,que de g5s ont des trsors d'indulg5ce p\r la femme mdisante1 coquette ou m5teuse1 t&is que ces jolis dfauts sont t5us *ez les hommes p\r des vices d%onorants6 ,p> contre1 t\te faiblesse de coeur av\e ou affi*e fait d*oir la femme m>ie et lui enlve le droit au respect et la considration1 t&is que l'homme bonnes =tunes se fait gloire de ses conqutes1 c'e/--dire de sa dgradation4 ,cette d\ble morale1 =t la mode dans les milieux monda9s1 e/ un outrage la logique et l'honntet4 ,aussi n'hsitons-n\s pas reconnatre que les conditions con/itutives du dlit d'adultre devrai5t tre les mmes p\r les deux p\x1 l'introduction du complice dans la maison commune dev5ant1 p\r l'un et p\r l'autre1 une simple aggravation de l'(f5se commise4 ,mais si l'infraction la loi morale e/ aussi grave de la "p de l'p\x que de la "p de l'p\se1 e/-il galem5t vrai de dire que le dommage social et aussi le dommage individuel sont id5tiques1 soit que la femme trompe son m>i1 soit que le m>i trompe sa femme8 ,n\s avons sur ce po9t des d\tes et des scrupules4 ,ce n'e/ pas sans raison que le ,code pnal rprime 9galem5t l'adultre de l'un et l'adultre de l'autre4 ,en t\t cas1 c]ta9s criva9s fm9i/es ont le plus gr& tort de reg>d] l'adultre de la femme comme une faiblesse sans consqu5ce4 ,n'admettant po9t l'id5tit des fonctions1 comm5t p\rrions-n\s admettre1 en deux situations dont les consqu5ces diffr5t1 l'id5tit des sanctions et l'id5tit des pe9es8 ,a quelque indulg5ce que l'on soit encl91 il e/ bi5 difficile de ne pas trait] l'p\se infidle comme une sorte de voleuse dome/ique1 qui introduit un sang trang] dans la famille4 ,et d'autre "p1 si l'adultre e/1 devant la consci5ce1 un gal dlit p\r les deux sexes1 e/-il si difficile de s\t5ir que le prjudice dome/ique et la s\ffrance morale1 qui en provi5n5t1 ps5t plus d\l\reusem5t sur l'homme que sur la femme8 ,on va cri]1 j'en suis sr1 l'gsme et la p>tialit4 ,il e/ naturel1 dira-t-on1 que le vign]on s'a*>ne df5dre sa vigne4 ,p]mettez3 je ne rclame aucun privilge mascul94 ,le m>i qui trompe sa femme e/ aussi c\pable1 moralem5t p>lant1 que la femme qui trompe son m>i4 ,mais il e/ de fait que la faute de celle-ci a des suites dommageables plus blessantes et plus irrp>ables que la faute de celui-l4 ,et cela tant1 on conoit que le lgislateur1 qui s'inspire plutt de l'intrt social que de la morale pure1 en ait t5u compte dans ses pnalits4 ,l'homme1 qui fait les lois1 crit ,m4 ,jean ,grave1 n'a eu g>de d'oubli] de les faire son avantage#hf4--;,il n'e/ po9t d'objection plus c\rante4 ,t\s les j\rs les femmes n\s accus5t d'avoir confectionn les ,codes notre image et notre pr(it4 ,quelle +ratitude6 ,de p> la loi civile1 l'p\x assume la pat]nit des enfants ns au c\rs du m>iage4 ,et cette obligation onreuse n'a p\r fondem5t qu'un acte de foi aveugle en la fidlit de sa faillible moiti4 ,c'e/ une lettre de crdit qu'il endosse1 les yeux f]ms1 quel que soit le nombre des *ances2 un blanc-se+ qu'il s\scrit1 en se rs]vant seulem5t1 p\r c]ta9s cas limitativem5t numrs p> la loi1 le droit de dsav\] les abus trop criants que sa femme p\rrait en faire4 ,de quel ct e/ la confiance8 ,note #hf3 l ,la ,socit future1 p4 #cch4 ,mais voyez la suite4 ,m>ie au d]ni] des hommes1 l'p\se la plus v]tueuse n'e/ pas ent\re seulem5t de la compassion1 de la sympa?ie et du respect des honntes g5s2 elle a une assurance qui lui e/ la meilleure des consolations et la plus d\ce des joies3 elle peut se dire1 en embrassant ses enfants1 qu'ils sont vritablem5t si5s1 p>ce qu'elle e/ sre qu'ils sont bi5 d'elle1 la *air de sa *air1 le sang de son sang1 l'me de son me4 ,a une infidle1 au contraire1 l'honnte homme1 en plus de t\tes les drisions auxquelles il e/ en butte 7c> le m>i tromp n'e/ en notre socit que risible et ridicule71 e/ condamn d\t] de la lgitimit de sa po/rit4 ,cet enfant qui porte son nom1 et dont la loi lui attribue la pat]nit1 e/-il de lui ou d'un autre8 ,fond ou non1 ce s\pon e/ p\r une me droite la plus atroce des tortures4 ,et ri5 ne peut le dtruire4 ,t\tes les prote/ations de la femme c\pable sont impuissantes r5dre la scurit de l'affection un coeur dans lequel un p>eil d\te e/ entr4 ,puisqu'elle a m5ti une fois t\tes ses promesses1 p\rquoi ne m5tirait-elle pas encore et t\j\rs8 ,et ce s\pon cuisant risque de dta*] un pre de ses vritables enfants1 en brisant une une t\tes les fibres de l'am\r pat]nel4 ,d'un mot1 la femme adultre risque d'introduire l'enfant d'un autre p>mi les enfants du m>i4 ,et du mme c\p l'unit de l'a famille e/ brise4 ,j'ent5ds bi5 que la femme adultre n'et po9t failli sans le conc\rs d'un homme dont elle e/ s\v5t la victime4 ,c'e/ l'vid5ce mme4 ,aussi le ,code pnal a-t-il fait preuve de clairvoyance et de sage raison en frappant plus svrem5t l'amant de l'p\se que la concub9e du m>i4 ,d'aprs l'article #cch1 le complice de la femme enc\rt une pnalit plus =te que la femme elle-mme4 ,et cela e/ ju/e2 c>1 dans l'tat de nos moeurs1 le complice de la femme e/ presque t\j\rs l'auteur de sa *ute4 ,a l'inv]se1 l'article #cci n'dicte aucune pe9e contre la complice du m>i4 ,et cela encore e/ quitable1--la concub9e1 que le m>i a in/alle dans la maison conjugale1 n'tant le plus s\v5t qu'une fille sduite4 ,voil donc deux 9galits favorables au sexe fm993 ne sont-elles pas la comp5sation des 9galits favorables l'homme8 ,somme t\te1 l'adultre e/ un dlit social4 ,mais comme sa rpression ne va po9t sans bruit ni sc&ale1 la loi1 dans l'intrt des familles1 s'e/ d*>ge du so9 des p\rsuites sur l'p\x (f5s2 et celui-ci n'en abuse po9t4 ,quant savoir si les pnalits enc\rues doiv5t tre les mmes p\r l'un et p\r l'autre des p\x c\pables1 n\s cons5tirions f9alem5t1 dans une p5se de condesc5dance et d'union1 les galis] s\s =me d'am5de plutt que de prison1 bi5 qu'une pe9e plus svre puisse 7n\s le ma9t5ons7 se ju/ifi] contre la femme adultre1 et p> l'atte9te plus grave qu'elle porte la famille1 et p> la s\ffrance plus cruelle qu'elle inflige au m>i8 ,et l'9galit fameuse de l'article #cbd8 ,n\s y arrivons4 ,,iv ,nombreux sont les littrateurs qui pr(ess5t une indulg5te piti p\r la femme adultre4 ,le ,tue-la6 d',alex&re ,dumas fils leur crve le coeur4 ,sans g>d p\r les s]vices que le gr& dramaturge a r5dus plus t>d la cause de leur mancipation1 des femmes auteurs se sont jetes sur lui comme des furies4 ,sans trait] fond ce problme dlicat dont les aspects sont inf9is1 n\s n\s arrt]ons seulem5t la "q la plus actuelle et la plus *audem5t discute du droit int]-conjugal1--sans la pr5dre au tragique1-- celle qui n\s p>at le mieux reflt]1 p\r l'in/ant1 les prjugs excessifs des femmes et les rsi/ances draisonnables des hommes4 ,c'e/ une op9ion trs accrdite dans le public que le ,code autorise positivem5t les m>is occire leurs femmes1 qu& elles se conduis5t mal1 et refuse m*amm5t aux femmes le droit de supprim] leurs m>is1 qu& ils manqu5t leur devoir4 ,un sociali/e s5tim5tal1 ,b5ot ,malon1 l'affirme expressm5t3 ,surprise en flagrant dlit d'adultre1 la femme peut tre tue impunm5t#hg4 ,mme ,m>ie ,drons>t elle-mme semble croire que notre ,code pnal autorise le m>i tu] sa femme dans c]ta9s cas et que l'assass9at lgal e/ re/ inscrit dans notre loi au pr(it des hommes#hh4 ,note #hg3 ,le ,socialisme intgral1 t4 ,i1 *ap4 ,,vii1 p4 #cei4 ,note #hh3 ,la ,m\vem5t fm9i/e4 ,le ,correspondant du #aj octobre #ahif1 p4 #acj4 ,disons t\t de suite que nos lois ne s'ont pas c\pables d'une aussi excessive p>tialit4 ,le prjug populaire e/ v5u d'un c]ta9 article #cbd du ,code pnal o une excuse lgale e/ accorde aux m>is qui1 surpr5ant leur femme en flagrant dlit dans la maison conjugale1 p\ss5t jusqu'au meurtre l'expression de leur surprise et de leur mcont5tem5t4 ,ce texte n'assure po9t l'impunit1 mais l'indulg5ce au c\pable4 ,et cette indulg5ce n'e/ po9t plnire1 mais p>tielle2 elle abaisse la pe9e sans supprim] la rpression4 ,nos lgislateurs de #ahaj ont p5s qu'un accs de fureur1 aussi explicable1 mritait quelque compassion et dim9uait la gravit du crime sans d*>g] compltem5t l'inculp4 ,mais si la femme1 dans une situation id5tique1 se db>rasse de son m>i p> un mauvais c\p1 le ,code pnal refuse de l'excus]4 ,elle n'e/ po9t admise invoqu] les transports d'une colre inv9cible1 af9 d'innoc5t] la brusqu]ie de son premi] m\vem5t4 ,p\rquoi cette 9galit de traitem5t8 ,s]ait-ce que1 m p> un scrupule de galant homme1 le lgislateur s'e/ refus croire que la d\ceur inaltrable des femmes ft capable d'emportem5t subit et de vivacit mortelle8 ,t\j\rs e/-il que1 dans le cas de flagrant dlit d'adultre con/at dans la maison conjugale1 le m>i outrag qui tue sa femme e/ excusable1 t&is que la femme outrage qui tue son m>i ne l'e/ po9t4 ,n\s prions encore une fois les mes s5sibles de ret5ir que cette excuse attnue seulem5t le crime1 sans l'effac]1 et mitig consquemm5t la pe9e1 sans la supprim]4 ,v\s p5sez bi5 que cette solution boiteuse n'e/ pas faite p\r plaire aux fm9i/es4 ,a quoi bon reprs5t] la ju/ice avec une balance la ma91 s'il faut qu'elle ait deux poids et deux mesures8 ,compr5d-on une loi qui1 p\r le mme fait1 se montre d\ce l'p\x et inexorable l'p\se8 ,un homme (f5s tue sa femme1 et le ,code pr5d en compassion les transports de sa jal\sie4 ,une femme outrage tue son m>i1 et le sang v]s retomb]a sur sa tte sans la plus m9ime attnuation4 ,en d'autres t]mes1 p\r qui sait lire entre les textes1 l'indignation meurtrire de l'homme e/ digne d'indulg5ce1 t&is que l'indignation homicide de la femme e/ indigne de piti4 ,s]ait-ce que la vie de ,monsieur e/ plus prcieuse que celle de ,madame8 ,s]ions-n\s mo9s huma9s que nos anctres qui p]mettai5t au m>i de battre et de *ti] sa femme1 mais raisonnablem5t1 p\rvu que ce ft sans mort et sans mutilation8 ,il n'y a po9t deux morales4 ,ou la mme excuse p\r les deux p\x1 ou aucune excuse p\r p]sonne4 ,c'e/ au d]ni] p>ti que s'e/ rang1 en #ahie1 le gr\pe au/re de la ,solid>it des femmes1 en dem&ant la ,*ambre1 p> voie de ptition1 d'abrog] purem5t et simplem5t l'article #cbd du ,code pnal4 ,ces dames aurai5t pu rclam]1 titre de rciprocit1 le bnfice de l'excuse lgale p\r la mise mort du m>i c\pable2 mais cette galit compatissante ne conv5ait po9t ces femmes hroques4 ,elles ti5n5t p\r intempe/ives t\tes brutalits mortelles2 elles invit5t les conjo9ts mal m>is s'en t5ir au divorce4 ,ne v\s tuez plus4 ,a quoi bon8 ,sp>ez-v\s4 ,p\rquoi le vitriol1 le poign>d ou le revolv]1 qu& il e/ si simple de rompre le li5 conjugal8 ,le malheur e/ que la colre ne raisonne po9t1 et qu'en dpit du divorce les crimes passionnels ne dim9u5t gure4 ,qu'on efface donc le privilge de l'article #cbd6 ,po9t d'excuse p\r les femmes1 plus d'excuse p\r les hommes4 ,c'e/ ju/ice4 ,mais qu'on ne s'y trompe pas3 le *tim5t de l'adultre n'en s]a aucunem5t aggrav4 ,ds ma9t5ant nos jurs acquitt5t t\t le monde4 ,sans di/9ction entre les deux sexes1 sans di/9ction entre les m>iages lgitimes et les unions irrgulires1 le meurtri]1 qui s'e/ emport contre son conjo9t jusqu'au crime1 leur p>at digne de la plus entire absolution4 ,ds qu'un homme ou une femme a supprim ou endommag gravem5t son pro*a9 s\s le c\p d'motions vives1 dites passionnelles1 ils se refus5t condamn] le c\pable4 ,ri5 de plus dmoralisant que ce p>ti pris d'innoc5t] quiconque tue p> am\r du4 ,c'e/ se dem&] si1 dans les relations des sexes1 la vie huma9e ne s]a pas livre la discrtion des passions d'autrui4 ,v]rons-n\s l'homicide accept p> les moeurs comme le moy5 le plus naturel de vid] les qu]elles des mauvais ou des faux mnages8 ,mais n'accusons pas trop notre jury3 le meurtre p> jal\sie ou p> v5geance de coeur n'a-t-il pas t clbr1 enc\rag1 glorifi dans les livres et les j\rnaux8 ,p\r en rev5ir l'excuse ouv]te aux m>is p> l'article #cbd1 on f]a bi5 de la supprim]4 ,elle ne s]t ri54 ,cela fait1 on ne p\rra plus rpt] que les hommes ont1 de p> la loi1 le privilge norme de se v5g] sur leurs femmes des trahisons et des (f5ses graves qu'elles leur inflig5t4 ,la rpression ne s]a pas plus svre p\r les uns que p\r les autres1 grce l'univ]selle faiblesse du jury qui s't5d indi/9ctem5t aux c\pables des deux sexes2 et1 les fm9i/es auront la joie d'avoir ralis1 en un po9t1 l'galit de droit entre les p\x4 ,conv5ons1 en effet1 p\r conclure1 que la diffr5ce de situation faite aux p\x p> l'article #cbd e/ inexplicable4 ,en admettant que les consqu5ces de leur adultre soi5t diffr5tes 7ce qui peut lgitim]1 au po9t de vue social1 une diffr5ce de pnalit71 il e/ c]ta9 que1 dans les rapports des conjo9ts1 l'(f5se tant aussi grave et l'indignation aussi naturelle d'un ct que de l'autre1 l'excuse devrait tre la mme4 ,et p\rtant1 on appr5dra avec surprise1 et peut-tre avec tri/esse1 que la ,commission p>lem5taire1 *>ge d'exam9] la ptition dont j'ai p>l plus haut1 a eu la cruaut de refus] au sexe faible l'galit pnale qu'il rclame si bon droit4 ,nos dputs ti5n5t l'excuse de faveur crite dans l'article #cbd4 ,on voit bi5 que les femmes ne sont pas lecteurs6 ,v ,ne quittons pas le ,code pnal sans n\s associ] deux r=mes faciles que ,m4 le comte d',haussonville a proposes dans l'intrt de la jeune fille du peuple1 et sans n\s expliqu] sur la "q dlicate de la pro/itution1 que le fm9isme s\lve avec in/ance et discute avec pret4 ,d'une "p1 il convi5drait de mettre d'accord le ,code civil et le ,code pnal4 ,la jeune fille1 qui le premi] df5d de pr5dre un m>i avant qu9ze ans1 peut1 d'aprs le second1 pr5dre un amant p>tir de treize ans4 ,l'att5tat sur un enfant n'e/ puni qu'au-dess\s de cet ge2 au-dessus de treize ans1--le cas de viol5ce except1--le cons5tem5t de la victime e/ prsum3 ce qui a fait dire ,m4 d',haussonville que la jeune fille rpute inapte tre p\se p> la loi civile e/ t5ue p\r apte tre amante p> la loi pnale4 ,il s]ait donc logique et prud5t de modifi] l'article #cca du ,code pnal1 et de prolong] jusqu' l'ge de qu9ze ans les mesures de df5se en faveur de la jeune fille du peuple1 p\r mieux la protg]1 s'il e/ possible1 contre la brutalit mascul9e et les grossesses prmatures#hi4 ,note #hi3 ,comte ,d',,haussonville1 ,salaires et misres de femmes1 p4 ,,xii-,,xiii4 ,d'autre "p1 l'excitation des m9eures la dbau*e e/ insuffisamm5t rprime p> notre lgislation actuelle4 ,n\s v\lons p>l] surt\t du trafic odieux qui consi/e raccol] les jeunes filles p\r les livr] la pro/itution en pays trang]4 ,d'aprs la jurisprud5ce1 cette exploitation abom9able1 qu'on a ju/em5t fltrie du nom de traite des blan*es1 ne tomb]ait pas s\s le c\p de l'article #ced du ,code pnal4 ,ri5 de plus simple et de plus urg5t que de frapp]1 p> un texte plus l>ge et plus svre1 t\s ceux qui favoris5t le comm]ce de la pro/itution#ij4 ,note #ij3 ,comte ,d',,haussonville1 eod4 op41 p4 ,,xiv4 ,nos mauvaises moeurs appell5t ici une obs]vation d'ordre plus gnral4 ,au premi] rang des droits de la femme1 il faut plac]1 sans contr$it1 le droit au respect1 non seulem5t p>ce qu'il e/ le pr9cipe de t\s les autres1 mais encore p>ce qu'il e/ la reconnaissance de la p]sonnalit et de la dignit fm99es4 ,or1 ce droit primordial1 les femmes honntes de ,p>is et des gr&es villes ne l'ont pas t\j\rs4 ,je veux dire que1 dans la capitale surt\t1 l'ouvrire1 cette fe travailleuse qui dp5se *aque j\r tant d'activit1 de c\rage et d'intellig5ce1 n'a pas la lib]t d'all] et de v5ir1 de se r5dre l'ateli] et de r5tr] *ez elle sans tre suivie ou acco/e p> les dsoeuvrs et les fa9ants1 outrage1 s\ille p> les propositions o les plaisant]ies des viveurs de haut ou de bas tage4 ,oui1 ce qui manque la ,p>isi5ne 7t\tes celles qu'importun5t les passants1 b\rgeoises ou c\turires1 v\s le diront71 c'e/ le respect4 ,c> la galant]ie1 lorsqu'elle e/ grossire et vile1 e/ une injure l'honntet des femmes1 une provocation l'inconduite et au dsordre4 ,ce n'e/ vraim5t pas assez de purg] les trottoirs des filles de joie qui les encombr5t de c]ta9es heures1 il faudrait faire une *asse impitoyable aux dbau*s de t\te condition sociale qui p\rsuiv5t les jeunes filles1 la sortie des ateli]s1 de leurs malproprets cyniques4 ,n\s devrions tre sans piti p\r les insulteurs de femmes4 ,a plus =te raison1 n\s ne v\lons po9t de la lib]t p\r la dbau*e1 que celle-ci vi5ne de l'homme ou de la femme4 ,expliquons-n\s plus clairem5t4 ,l'abolition de la pro/itution rglem5te e/ un sujet pnible1 sur lequel femmes n\velles aim5t s't5dre en vituprations indignes4 ,n\s ne les blm]ons pas de cet acte de c\rage4 ,la rglem5tation de la pro/itution1 crit l'une d'elles1--et non des mo9dres1--avec ses ba/illes1 ses hpitaux-prisons1 sa mise hors la loi des plus pauvres1 des plus misrables d'entre n\s1 n'e/-elle pas le d]ni] et le plus solide maillon qui rive encore l've n\velle l'esclavage anci5#ia8 ,note #ia3 ,rapport lu p> ,mme ,avril de ,sa9te-,croix au ,congrs de la ,condition et des ,droits de la femme4 ,la ,fronde du #g septembre #aijj4 ,phrases en mo9s1 il n\s semble que cette "q e/ d'une extrme simplicit1 et qu'il e/ assez facile1 grce une di/9ction qui s'impose1 de l'claircir et mme de la rs\dre4 ,cette "q1 en effet1 a deux faces3 elle intresse la fois la morale et l'hygine4 ,en ces matires dlicates1 on v\dra bi5 n\s compr5dre demi-mot4 ,au po9t de vue moral1 n\s admettons que le fait de pro/itution prive ne relve que de la consci5ce et ne con/itue pas un dlit#ib2 que frapp] la pro/itue sans inquit] le pro/ituant1 c'e/ frapp] s\v5t la victime sans atte9dre le complice2 que l'int]v5tion de l'tat1 l'effet de g>antir la qualit de la *ose livre1 supprime du mme c\p la lib]t de la femme et la responsabilit de l'homme1 et que c'e/ un outrage l'unit de la morale que de tolr] *ez celui-ci ce que l'on rprime *ez celle-l1--la malheureuse qui se v5d ayant s\v5t1 la diffr5ce du mle qui l'a*te1 l'excuse de la misre et de la faim4 ,note #ib3 ,voeu exprim en #aijj p> le ,congrs des ,o,euvres et ,in/itutions fm99es4 ,en conclurons-n\s1 comme le font les ,congrs fm9i/es1 que t\tes les mesures d'exception l'g>d de la femme doiv5t tre abroges en matire de moeurs8 ,dans ce sy/me1 le rle de l'tat consi/]ait seulem5t ouvrir des disp5saires gratuits et accessibles t\s1 o1 *aque j\r1 les filles p\rrai5t v5ir1 si bon leur semble1 dem&] au mdec9 un bullet9 de sant#ic4 ,note #ic3 ,rapport dj cit4 ,la ,fronde du #h septembre #aijj4 ,malheureusem5t1 il n'e/ pas p]mis l'tat de se ds9tress] du grave dang] que les pro/itues font c\rir la sant publique4 ,n\s applaudissons d'avance t\tes les mesures susceptibles de dim9u] cette cause de contam9ation4 ,que l'on punisse donc svrem5t le proxntisme6 ,que l'on refrne impitoyablem5t la traite des blan*es6 ,mais t\tes ces prcautions n'emp*]ont pas la pro/itue de con/itu] un pril public4 ,la "q de morale ne doit pas n\s faire oubli] la "q de salubrit4 ,or1 la police sanitaire r5tre1 au premi] *ef1 p>mi les attributions de l'tat4 ,lorsqu'il s'agit de lutt] contre les progrs de la pe/e ou du *olra1 il n'e/ pas d'objection qui ti5ne contre les mesures co]citives juges ncessaires p\r arrt] l'invasion du flau4 ,alors le salut de la communaut l'emporte sur t\tes les considrations de lib]t individuelle4 ,laiss]ez-v\s donc les pro/itues empoisonn] librem5t les agglomrations urba9es8 ,on n\s dit que la visite mdicale n'(fre aucune g>antie dcisive1 qu'elle n'e/ pas un remde sr la contagion4 ,peut-tre2 mais si elle ne supprime pas le mal1 elle le dim9ue4 ,ds qu'un enfant e/ atte9t de la diphtrie1 on l'isole1 sans le gurir t\j\rs4 ,ce po9t1 d'ailleurs1 reg>de les mdec9s et les hygini/es2 et il en e/ peu qui soi5t ho/iles la rglem5tation4 ,au ,congrs de #aijj1 ,mme la doctoresse ,edw>ds ,pilliet1 *>ge d'tudi] la pro/itution au po9t de vue de l'hygine1 a fait la dcl>ation trs loyale que voici3 ,comme mdec91 je ne peux pas p5s] qu'on ne doive pas supprim] de la circulation quelqu'un qui e/ atte9t d'une maladie contagieuse4 ,je n'ai donc pu conclure comme femme sur ce qui m'tait impos comme mdec94 ,il n'y a vraim5t qu'un moy5 de supprim] la rglem5tation1 c'e/ de supprim] la pro/itution4 ,on tr\v]a sans d\te que ce remde hroque e/ au-dessus des =ces morales de l'humanit4 ,il app>ti5t donc l'tat d'amlior]1 d'ad\cir1 d'allg]1 autant que possible1 les mesures d\l\reuses de prs]vation publique auxquelles sont a/re9tes les filles p]dues4 ,quant les abolir1 l'intrt gnral s'y oppose4 ,en t\t cas1 on v\dra bi5 ret5ir qu'en rglem5tant la pro/itution1 l'tat n'agit pas en morali/e1 mais en hygini/e s\cieux des fonctions de scurit qui lui incomb5t1 et qu'en sque/rant une femme juge dang]euse p\r la sant publique1 il n'ent5d nullem5t punir une faute1 mais seulem5t conjur] un flau qui e/ la consqu5ce--et aussi le *tim5t--- du dsordre et de la dbau*e4 ,d'o il suit que1 si l'expri5ce v5ait dmontr] que la pro/itution libre n'e/ pas plus prilleuse p\r la socit que la pro/itution rglem5te1 il faudrait abolir la police des moeurs2 mais1 en l'tat des *oses1 et aprs enqute auprs des spciali/es1 il ne n\s p>at pas que cette preuve soit faite4 ,t\tefois1 en admettant qu'il soit impossible d'mancip] la pro/itution1 ne p\rrait-on pas la s\mettre une surveillance efficace1 sans assujettir les malheureuses qui la subiss5t un int]nem5t innommable8 ,les =t]esses1 o elles sont cas]nes dans les villes1 j\iss5t d'une tolrance que t\te me honnte doit jug] intolrable4 ,le *ri/ianisme a relev la femme de son anci5 abaissem5t et lui a donn la royaut dome/ique4 ,en condamnant la polygamie1 il l'a arra*e la rclusion et la s]vitude4 ,or1 la pro/itution emba/ille e/ un re/e de la dbau*e paenne4 ,p\rquoi n'essai]ions-n\s pas d'en purg] nos lois et nos moeurs8 ,e/-il donc impossible de libr] les pro/itues de la clau/ration abom9able que l'on sait1 sans qu'il soit beso9 d'affran*ir la pro/itution du contrle polici] qu'exige la sant publique8 ,a t\t le mo9s1 ayons plus de compassion p\r la femme tombe et plus de svrit p\r son complice et son sducteur6 ,il rsulte de t\t ce qui prcde que notre lgislation e/ susceptible de nombreuses amliorations4 ,mais ne croyons pas qu' elles seules elles puiss5t t\t sauv]4 ,veut-on1 p\r f9ir1 connatre notre conviction intime3 c'e/ que les meilleures r=mes ne p>vi5dront relev] le m>iage que si1 en mme temps1 n\s relevons nos moeurs4 ,et comme il n\s semble dmontr p> ailleurs que le rel*em5t cont9u du li5 matrimonial1 en prcipitant la ru9e de la famille et l'abaissem5t du pays1 entran]ait dans sa *ute t\t ce qui fait la =ce et la dignit de la femme1 il re/e que1 s\s pe9e de d*ance1 n\s devons n\s corrig] n\s-mmes4 ,aux maux du m>iage1 il n'y a qu'un remde3 l'ide du devoir4 ,et surt\t ex]ons notre esprit de r=me1 non pas aux dp5s du m>iage1 mais en faveur du m>iage4 ,le vritable intrt de la femme1 comme celui de l'enfant1 comme celui de la socit t\t entire1 n'e/ po9t dans l'abolition1 mais dans la rgnration du m>iage4 ,l'in/itution e/ admirable2 c'e/ n\s qui l'avons d=me ou p]v]tie4 ,ma9t5ons intangible son pr9cipe qui e/ l'unit3 ,duo 9 unum6 ,ce qu'il faut modifi]1 ce sont les habitudes du m>iage mod]ne4 ,sa*ons le db>rass] de cette enveloppe p>asite qui l't\ffe2 p\r se r5\vel]1 il a beso91 comme le platane1 de *ang] d'corce4 ,tel1 en effet1 qu'il se pratique auj\rd'hui1 le m>iage ne rpond plus l'esprit de son in/itution4 ,beauc\p n'y associ5t que deux gsmes au lieu de deux loyales et c\rageuses volonts4 ,c'e/ un m]veilleux in/rum5t de v]tu et de vie dont n\s n\s s]vons mal4 ,n'attaquons pas le m>iage1 mais la faon dont on se m>ie en ,france4 ,ne lui imputons pas les fautes qui vi5n5t de nos propres dfaillances4 ,c]ta9s m>is1 dont l'honntet ne vaut pas *]1 mett5t l'outrecuidante prt5tion que la femme leur doit la fidlit sans p\voir l'exig] en ret\r4 ,a ce compte1 l'p\se ne s]ait pas seulem5t l'infrieure1 mais la victime de l'homme4 ,c'e/ le contre-pi$ de l'idal conjugal4 ,soyons plus ju/es1 plus moraux1 plus *a/es1 si n\s v\lons demeur] dignes du vieux m>iage *rti5 qui a fait la =ce et l'honneur de nos pres4 ,r=m] les lois1 c'e/ bi52 r=m] nos moeurs1 c'e/ mieux4 ,po9t de lgislation efficace1 si la moralit ne la s\ti5t et ne la vivifie4 ,p\r un peuple1 la v]tu e/ une promesse d'av5ir et un gage de succs et de gr&eur4 ,m>*ons-n\s v]s cet idal8 ,,*apitre ,,iv ,la littrature passionnelle et le fm9isme antimatrimonial ,,sommaire ,i4--,,sympt,,mes ,,de ,d,,cad5ce4--,,mauvais ,,livres1 ,,mauvaises ,,moeurs4--,,ce ,,que ,,la ,,femme ,,n\velle ,,cons5t ,,lire4--,,ce ,,qu',y ,,p]d5t ,,la ,,conv]sation1 ,,la ,d,,c5ce ,,et ,l',,honn,,tet4 ,,ii4--,,?,,tre ,,et ,,roman3 ,,exaltation ,,de ,,la ,,femme1 ,,abaissem5t ,,de ,l',,homme4--,,la ,,femme ,,romantique ,d',,autrefois ,,et ,,la ,f,,m9i/e ,,mancip,e ,d',,auj\rd',,hui4--,,an>*isme ,,inconsci5t ,,de ,,c]ta9es ,,jeunes ,,filles4--,,le ,,*,,tim5t ,,qui ,,les ,,att5d4 ,,iii4--,,le ,,m>iage ,,e/ ,,une ,g,,ne3 ,,abolissons-,,le6--,l',,am\r ,,selon ,,la ,,nature ,,ou ,,la ,,monogamie ,,selon ,,la ,,loi--,,on ,,compte ,,sur ,,le ,,divorce ,,p\r ,,ru9] ,,le ,,m>iage4 ,on p5se bi5 que t\tes les r=mes qui ont p\r objet1 dans la p5se de leurs auteurs1 de rajeunir et de facilit] le m>iage1 sont accueillies avec un s\rire de piti p> les fm9i/es avancs1 dont c'e/ l'ide fixe de subordonn] l'mancipation de la femme l'abolition de nos vieilles in/itutions matrimoniales4 ,ils se flicit5t de t\t ce qui afflige ou effraie les premi]s1 des difficults de la vie qui r5d5t les unions plus has>deuses ou plus t>dives1 du rel*em5t des moeurs qui t5d ncessairem5t dconsidr] les noces lgitimes1 du nombre croissant des clibataires des deux sexes1 qu'ils reg>d5t comme une recrue possible p\r l'union libre4 ,bref1 ils se rj\iss5t de t\s les g]mes de dissolution qui s'attaqu5t au m>iage4 ,or1 p>mi les causes de dmoralisation qui travaill5t la socit actuelle1 il n'en e/ pas de plus actives et de plus fune/es que les suivantes3 #a la multiplication et le succs des mauvais livres2 #b les progrs du divorce1 autrem5t dit1 les imprud5ces de la loi2 #c la propag&e a*>ne des doctr9es rvolutionnaires4 ,ce que sont auj\rd'hui ces trois influ5ces comb9es1 ce qu'elles ont d'insidieux et de malfaisant1 et ce qu'elles peuv5t faire p]dre la femme1 la famille1 la socit1 c'e/ sur quoi n\s devons n\s expliqu]1 dans les *apitres qui suiv5t1 avec la plus entire fran*ise4 ,i ,dans nos milieux ri*es et monda9s1 le m>iage a s\ff]t p>ticulirem5t du dv]gondage d'une c]ta9e littrature dev5ue florissante1 et que n\s appell]ons passionnelle4 ,qu'on envisage celle-ci dans le fond ou dans la =me1 c'e/--dire dans les ?ses tranges qu'elle s\ti5t ou dans les lib]ts de /yle dont elle abuse1 on ne peut s'emp*] de con/at] avec tri/esse que son action a t pr(ondm5t avilissante4 ,p\r n\s atta*] d'abord la =me1 on n'ignore po9t que la femme de t\s les temps a m>qu de l'incl9ation p\r les rcits d'am\r4 ,le roman e/ son livre de prdilection4 ,bi5 que ce gt soit explicable de la "p d'une crature faite surt\t de s5sibilit et d'imag9ation1 il ne va pas cep5dant sans de graves prils p\r sa v]tu et1 consquemm5t1 p\r la ntre4 ,les femmes ont1 dans t\te socit1 la g>de des bi5sances et des dlicatesses2 leur pudeur e/ l'ob/acle naturel l'envahissem5t du vice et de la grossiret4 ,faites qu'elles se rel*5t de cette haute police sur nos moeurs et sur nos manires1 et il e/ cra9dre que la corruption et la brutalit ne l'emport5t peu peu sur le bon gt et le bon ton4 ,or1 s'il e/ conte/able que le roman soit1 eu g>d au grossissem5t de ses descriptions1 le miroir fidle d'une poque1 il n'e/ pas d\teux1 en revan*e1 qu'il t5de1 p> l'agrm5t du /yle et l'intrt de la fiction1 faire la socit telle qu'il la pe9t4 ,ses inv5tions devi5n5t1 p\r beauc\p de g5s1 des modles qu'il faut suivre1 des types qu'il faut copi]4 ,fuss5t-elles imag9aires1 les mauvaises moeurs dcrites p> un habile homme 7il n'e/ pas beso9 p\r cela de gr& tal5t7 pr5n5t peu peu1 aux yeux des femmes qui ont le loisir de lire et de rv]1 un attrait de prilleuse sugge/ion1 un gt de fruit df5du1 qui tr\bl5t l'me et n]v5t l'honntet4 ,l'oisivet aidant1 ri5 de plus naturel que la t5tation inspire p> un livre immoral ab\tisse l'imitation des dfaillances et des *utes qu'il dcrit4 ,une mauvaise lecture (fre les dang]s d'une mauvaise liaison4 ,a t\tes deux on peut appliqu] le prov]be3 ,dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es4 ,p\r ce qui e/ des femmes d'auj\rd'hui1 de celles du mo9s qui viv5t au se9 de la ri*esse dsoeuvre1 et ,p>is plus p>ticulirem5t1 ce n'e/ pas une exagration d'affirm] qu'elles sont de mo9s en mo9s s\cieuses du *oix de leurs lectures4 ,eff>\*es d'abord p> la littrature rali/e1 blesses mme dans leur dlicatesse1 dans leur pudeur1 p> les rudesses et les malproprets du roman naturali/e1 leur premi] m\vem5t fut de les rejet] avec dgt4 ,puis la curiosit l'emportant peu peu sur la rpugnance1 beauc\p sont rev5ues cette grossire n\rriture1 les unes p> =fant]ie1 les autres p> faiblesse1 le plus gr& nombre p> imitation1 p> mode1 p> snobisme4 ,=ce de p>l] de t\t1 une femme du monde n'e/-elle pas oblige de t\t connatre8 ,enf91 l'acc\tumance e/ v5ue qui a triomph des d]ni]s scrupules2 et1 comme la b\*e la plus dlicate se fait graduellem5t aux boissons viol5tes1 a9si la femme oisive1 s\s prtexte de littrature1 s'e/ habitue dvor] les oeuvres les plus pim5tes1 sans scrupule1 sans rvolte1 sans rancoeur4 ,ma9t5ant1 le nombre e/ gr& de celles qui affront5t et support5t avec impassibilit les rcits les plus rpugnants1 les descriptions les plus oses4 ,combi5 mme en sont dev5ues fri&es8 ,et enc\rags p> cette tolrance et cette complicit1 nos romanci]s et nos conteurs ont r$\bl de dv]gondage et de s5sualit4 ,il n'e/ plus gure que nos gr&'mres que les livres du j\r dconc]t5t et (f5s5t4 ,habitues au respect de soi-mme1 elles ne compr5n5t pas qu'un auteur1 mme s\s c\leur de ralisme et de satire1 manque impunm5t aux plus lm5taires conv5ances et outrage avec succs l'honntet et la dc5ce4 ,mais elles sont si vieilles6 et leurs filles si viriles6 ,p\r une jeune femme dans le m\vem5t1 r\gir e/ une faiblesse4 ,ri5 ne l'meut1 ri5 ne l'tonne4 ,elle se s5t l'aise devant les pires audaces1 et ti5t la sa9te pudeur p\r de la va9e prud]ie4 ,cette lic5ce des lectures ne p\vait manqu] d'abaiss] et de corrompre trois *oses qui donn5t la vie son *>me et sa dignit3 la grce de la conv]sation1 la sret des relations et l'honntet des moeurs4 ,on n\s assure que le monde o l'on s'amuse et aussi le monde o l'on s'ennuie1 pr5n5t de f*euses habitudes de langage4 ,si l'on recule devant l'effront]ie trop crue1 si la malpropret du mot propre sonne encore mal aux oreilles1 en revan*e1 on se rattrape sur les allusions transp>5tes1 on s'ex]ce aux s\s-ent5dus quivoques1 on s'+nie aux priphrases risques4 ,a9si la conv]sation ctoie t\tes les s\illures4 ,p> int]valles mme1 l'acc5t devi5t vulgaire et le ge/e malsant2 les locutions n\velles du b\lev>d ou de la rue s'pan\iss5t sur des lvres ari/ocratiques4 ,a la grce dc5te et f9e d'autrefois1 on prfre1 dans bi5 des salons1 une h>diesse nglige qui dconc]te les timides et enc\rage les audacieux4 ,il semble que la socit dore pr5ne plaisir s'encanaill]4 ,et il e/ facile de dev9] ce que les relations des deux sexes peuv5t p]dre ces lib]ts4 ,l'hommage discret des hommes ne va qu'aux femmes qui1 p> la dignit de leur t5ue1 comm&5t le respect leurs admirateurs4 ,celles qui ont la faiblesse de se prt] aux famili>its excessives de c]ta9es caus]ies sont condamnes ensuite les subir4 ,p\rquoi se surveill] devant une dame qui tolre et provoque les plus libres propos8 ,a qui ne s'eff>\*e po9t de t\t connatre1 p\rquoi se faire scrupule de t\t dire8 ,l'imprud5te1 qui accepte de t\t ent5dre1 p]met l'homme de t\t os]4 ,c'e/ p\rquoi la politesse s'en va4 ,plus de mesure dans les complim5ts1 plus de rs]ve dans les flatt]ies1 plus de ret5ue dans l'adoration4 ,a l'anci5ne galant]ie franaise1 faite surt\t d'esprit et de lgret1 ont succd les impati5ces et les gaill>dises d'un flirt imprieux4 ,avec de p>eilles habitudes1 nos monda9es s'a*em95t1 sans le savoir1 des moeurs purem5t lib]taires4 ,le dv]gondage e/ prompt desc5dre des lvres au coeur4 ,combi5 de jeunes femmes ont f9i p> p]dre1 ce jeu dang]eux1 le gt et l'am\r de la famille1 le s5s du bi5 et du mal1 la consci5ce de leurs devoirs et de leur dignit8 ,ne leur p>lez pas de la morale1 des obligations lgales1 des comm&em5ts de ,dieu3 elles ont la prt5tion de bris] t\s les li5s p\r pan*] coeur-joie leur petite p]sonnalit4 ,ce sont des mancipes dj mres p\r le libre am\r4 ,l'adultre ne les effraie po9t1 condition que cette revan*e1 qu'elles pr5n5t contre les s]vitudes du m>iage1 se passe avec correction1 sans vulg>it1 sans banalit4 ,ces mes de *air et de b\e1 qui prn5t l'indp5dance am\reuse1 mes inconsci5tes et s5suelles1 impati5tes de t\te rgle et avides de j\issance1 sont foncirem5t an>*i/es4 ,elles sont une m9orit1 n\s v\lons le croire4 ,mais cette m9orit peut grossir4 ,dieu veuille qu'elle ne fasse po9t de recrues p>mi notre b\rgeoisie laborieuse qui compte tant de femmes admirables1 dont c'e/ la fonction sacre de g>d]1 au milieu de n\s1 le dpt des v]tus de famille et de l'honntet conjugale6 ,celles-l sont encore lgion1--la lgion sa9te4 ,sa*ons honor]1 comme elles le mrit5t1 nos petites b\rgeoises de ,france6 ,si elles ne dirig5t pas notre socit1 elles la s\ti5n5t4 ,,ii ,quant aux ?ses s\t5ues au ?tre ou dans les livres1 elles sont le plus s\v5t ho/iles au m>iage4 ,la littrature dramatique1 notamm5t1 trav]se en ce mom5t une crise de pessimisme et d'outrance1 qui ne respecte ri5 de ce que nos pres ont respect4 ,nos salles de spectacle ret5tiss5t des pres discussions du fm9isme4 ,le drame leur prte t\te son aigreur1 t\te sa viol5ce4 ,plus de comdie1 plus de vaudeville ou d'oprette1 sans un c\plet sur les droits de la femme4 ,avec un ds9tressem5t admirable1 nos auteurs dramatiques dnonc5t les lois et combatt5t les conv5tions1 dont la d\ce victime s\ffre s\s le j\g de l'homme4 ,d'un fait-div]s o clat brusquem5t le dtraquem5t passionnel de quelques nvross1 ils tir5t des conclusions gnrales qui font frmir4 ,ils n\s dpeign5t les mnages contempora9s s\s de si sombres c\leurs1 ils n\s montr5t des m>is si atroces ou si job>ds1 ils n\s font un tableau si lam5table de ces pauvres femmes crispes qui1 rduites griff] ou mordre p\r se df5dre contre leur b\rreau1 clam5t leur m>tyre t\s les *os d'al5t\r en se tordant les ma9s dsesprm5t1 ils n\s prs5t5t l'in/itution conjugale comme un in/rum5t de torture si p\vantable1 que1 s'il survit quelque *ose de cette production horrifique1 la po/rit p\rra croire que t\s les p\x de notre temps se trompai5t avec noirceur ou se disputai5t avec rage4 ,et notez qu'en gnral ils ne val5t ni plus ni mo9s que ceux d'hi] ou d'avant-hi]4 ,seulem5t1 notre poque a la spcialit de p\ss] leurs misres au tragique4 ,il y a t\j\rs eu des qu]elles et des msav5tures de mnage2 mais ce que nos pres voyai5t jaune1 n\s le voyons r\ge4 ,le revolv] a remplac le bton4 ,qu& les relations entre m>i et femme devi5n5t trop difficiles1 au lieu de se t\rn] le dos1 on se tue4 ,n\s dev5ons funbres4 ,ce qui n'emp*e pas un c]cle nombreux d'applaudir avec exaltation les tirades l>moyantes ou furibondes du fm9isme ?tral4 ,des hommes surt\t se font rem>qu] p> la *aleur de leur en?\siasme4 ,et cep5dant1 n\s ne voyons dfil]1 dans t\te cette littrature de c\r d'assises ou de tribunal civil1 que des rvoltes ou des malades mdiocrem5t intressantes4 ,non qu'il faille jamais rire des l>mes d'une femme4 ,a9si que le bon ,la ,fonta9e1 ,je ne suis pas de ceux qui dis5t3 ,ce n'e/ ri53 ,c'e/ une femme qui se noie4 ,encore e/-il que ces dames n\s font1 avec la complicit de nos criva9s1 trop de scnes *eveles ou cri>des4 ,combi5 leurs problmes de coeur sont m9ces et factices1 combi5 leurs dclamations lgantes et leurs qu]elles sonores p>aiss5t fausses ou excessives1 lorsqu'on les comp>e aux l\rdes obligations de la femme du peuple qui1 vaillante et rsigne1 sans rcrim9ation et sans pose1 avec simplicit et bonne humeur1 s'use travaill] p\r s\t5ir le mnage et lev] honntem5t ses nombreux enfants6 ,p>ce qu'une monda9e n]ve p> le plaisir et l'oisivet ne peut1 sans dconsidration1 affi*] au gr& j\r ses am\rs irrgulires1 tromp] son m>i son aise1 mancip] son coeur son gr et ex]c] ses s5s en t\te lib]t2 p>ce qu'une femme1 incomprise et vaniteuse1 n'a po9t tr\v dans l'p\x de son *oix le trsor de p]fections que sa folle imag9ation croyait y dc\vrir2 p>ce qu'une fille maussade1 g/e1 f]v5te de bicyclette et de photographie1 vieillit et dess*e sur place1 faute de tr\v] un m>i qui cons5te subir docilem5t ses caprices1--voil des malheureuses prises de rage contre le m>iage et la socit4 ,p\rquoi les pla9drions-n\s8 ,au lieu de b\scul] t\tes les conv5tions avec de gr&s ge/es et de gr&es phrases1 au lieu de s'en pr5dre furieusem5t la loi de l'homme1 elles devrai5t se dem&] si le mal ne vi5t pas d'elles-mmes1 de leur soif immodre de plaisir1 de leur conception fausse de la vie4 ,mais non6 ,les femmes en possession d'un m>i aimable 7on n\s accord]a qu'il y en a quelques-uns7 ne sont gure plus sages ni plus clairvoyantes4 ,song5t-elles se rj\ir de leur privilge8 ,connaiss5t-elles leur bonheur8 ,p> mom5ts1 t\t au plus4 ,c'e/ que le m>iage1 mme heureux1 ne t>it pas la s\rce des in=tunes huma9es4 ,qu'on se dise1 au contraire1 que la vie e/ une preuve1 et immdiatem5t t\t *ange1 t\t s'claire4 ,s'amus] devi5t un emploi infrieur du temps que n\s trav]sons4 ,notre de/9e pr5d un s5s1 qui e/ le travail mritoire p\r soi et utile p\r les autres4 ,et du c\p le m>iage considr comme une s\rce de devoirs1 et non comme une occasion de plaisirs1 r$evi5t un admirable moy5 de moralisation rciproque4 ,au surplus1 qu'e/-ce qu'une crise de fm9isme aigu1 s9on1 dans bi5 des cas1 une =me de neura/hnie dlirante1 une viol5te crise de n]fs8 ,un mdec9 de mes amis me dcl>ait mme que p\r gurir de cette maladie1 beauc\p de femmes devrai5t tre d\*es4 ,nos pres aurai5t dit t\t simplem5t1 les mon/res6 qu'elles mrit5t d'tre f\ettes4 ,mais si efficace qu'il puisse tre1 ce vieux traitem5t rpugn]ait la d\ceur de nos mes4 ,n\s avons fait ntre le joli prov]be ind\3 ,ne frappez pas une femme mme avec une fleur6 ,et puis1 les *res cratures n'aim5t plus tre battues4 ,mon docteur avait raison3 mieux vaut1 de t\te faon1 les asp]g] que les meurtrir4 ,l'hydro?rapie a du bon4 ,,iii ,p>mi les moy5s d'action du fm9isme antimatrimonial 7je repr5ds ici t\t mon srieux71 il faut cit]1 ct du ?tre1 la littrature romanesque4 ,son procd de dnigrem5t sy/matique e/ bi5 simple3 il consi/e dim9u] l'homme en lui prtant t\s les dfauts et gr&ir la femme en lui donnant t\s les beaux rles4 ,le nombre e/ considrable des romans p>us depuis v+t ans qui se sont con=ms1 plus ou mo9s consciemm5t1 ce programme d'inju/e p>tialit4 ,que n\s sommes lo9 des rcits d'autrefois o l'homme avait t\tes les qualits d'un hros1 l'esprit1 le c\rage1 l'lgance1 tel po9t que c'tait un dlice de l'p\s]6 ,ma9t5ant la jeune cole n\s en fait un tre pusillanime ou froce1 la tte vide ou l'me s*e1 sans n]fs1 sans muscles1 sans coeur1 un fanto*e ou un polisson4 ,dans les *oses de l'am\r surt\t1 on n\s le montre capricieux1 incon/ant1 cruel1 incapable d'affection dlicate et de t5dresse p]svrante1 ne *]*ant dans la femme qu'une satisfaction d'am\r-propre ou une s5sation de volupt4 ,les femmes de lettres1 en p>ticuli]1 ont dress contre le sexe =t un rquisitoire en rgle4 ,a les ent5dre1 l'am\r des hommes n'a qu'une saison4 ,la fidlit leur pse4 ,lors mme qu'ils s]ai5t m>is la femme la plus dv\e du monde1 ils n'hsit]ai5t po9t l'ab&onn] p\r la premire p]ru*e r5contre sur le b\lev>d1 quitte lui rev5ir sans honte qu& l'ge ou les infirmits ne lui p]mettront plus de vagabond]1--comme l'enfant ret\rne sa bonne lorsque la fatigue arrive ou que le soir tombe4 ,entre n\s1 mesdames1 tes-v\s bi5 sres que t\s les hommes soi5t aussi plats et aussi vils8 ,fran*em5t1 c'e/ trop gnralis] que d'imput] au sexe t\t enti] les fautes et les turpitudes de quelques exemplaires abom9ables4 ,j'accorde que1 dans les affaires de s5tim5t1 l'homme e/ infrieur la femme4 ,l'affection1 *ez lui1 semble gnralem5t plus c\rte et plus brusque4 ,oui1 n\s sommes brefs en am\r4 ,mais y a-t-il cela quelque d%onneur8 ,h]cule ne peut pas t\j\rs fil] aux pi$s d',omphale4 ,l'homme se doit la famille1 la sci5ce1 la civilisation1 l'humanit4 ,que devi5drait la socit1 que devi5drait la femme elle-mme1 s'il ds]tait le travail viril qui assure aux vivants le ncessaire et le sup]flu1 le pa9 et le con=t1 p\r s'att>d] et s'alanguir en adorations p]ptuelles et mrit]1 p> ses effusions p]svrantes1 le titre de p>fait amant8 ,la nature ne l'a pas v\lu2 et en cela1 elle a sacrifi1 comme t\j\rs1 le plaisir individuel l'intrt de la race4 ,du re/e1 qu& les femmes1 que possde le dmon de l'galit1 s]ont dev5ues +nieurs1 mdec9s1 fabricants de meubles ou de savon1 elles appr5dront p> expri5ce qu'il e/ impossible de m5] t\j\rs de front le travail et l'am\r4 ,le s\ci de leur pr(ession abrg]a leurs lans de coeur4 ,elles n'auront plus le loisir d'tre t5dres du mat9 au soir1 ni mme du soir au mat94 ,travaillant comme l'homme1 elles aim]ont comme l'homme1 rapidem5t et p> int]mitt5ces4 ,au lieu de n\s lev] jusqu' elles1 elles se s]ont abaisses jusqu' n\s4 ,et1 t\t compte fait1 l'humanit en s\ffrira2 c> elle aura gagn peu de *ose leur mancipation conomique et p]dra beauc\p l'amo9drissem5t de leurs facults aimantes4 ,et p\r n\s disput] notre supriorit de travail1 les imprud5tes auront compromis leur supriorit d'am\r6 ,en mme temps qu'il s'a*>ne contre les hommes p\r les noircir et les dfigur]1 le fm9isme littraire embellit1 exalte1 magnifie l've n\velle avec une p>tialit aveugle et une conviction intrpide4 ,il proclame1 il exalte les droits de la femme4 ,se c\vrant des vocables obscurs de lib]t et d'galit qui ont s]vi dj tant de fois masqu] l'erreur et le sophisme1 il pr(esse avec vhm5ce que la lutte des sexes e/ 9vitable1 puisque la libre expansion de *acun e/ le premi] des devoirs4 ,il rev5dique p\r le coeur fm99 l' intgralit du bonheur r5contre des prjugs et des lois4 ,il glorifie l'n]gie et l'pret de la volont1 les conqutes de la sci5ce et de la puissance des femmes sur l'gsme et la brutalit des hommes4 ,c'e/ en effet l'habitude de ces rcits tranges de n\s prs5t] des jeunes filles ou des jeunes femmes dcides vivre leur vie1 rsolues aim] qui leur plaira4 ,ne dp5dre de p]sonne1 v\loir1 savoir1 p\voir p> elles-mmes et p> elles seules1 voil leur rve4 ,on a rem>qu dj que cet tat d'me diffre gr&em5t de celui des femmes romantiques4 ,c]tes1 ,george ,s& prnait bi5 la s\v]a9et sacre de l'am\r1 la rbellion du coeur et de la beaut contre la malfaisance des intrts et le ph>isasme des ,codes4 ,mais il y avait du lyrisme dans cette rev5dication des droits de la passion4 ,les hrones des romans de #ahcj trav]s5t le monde les yeux levs v]s les toiles1 confiantes dans les d\x songes qui peupl5t leur imag9ation1 allant irrsi/iblem5t v]s l'am\r qui ouvre s\s leurs pas une voie triomphale4 ,ces cratures ne sont que t5dresse1 en?\siasme et posie4 ,elles viv5t leur rve et brl5t leur vie4 ,t\t autre n\s app>at la jeune fille d'auj\rd'hui qu'un s\ffle d'mancipation fm9i/e a t\*e4 ,c'e/ une raisonneuse4 ,elle ne s'att>de pas aux mirages de l'av5ir1 elle n'a po9t d'illusions4 ,ses yeux h>dis reg>d5t le monde en face1 et elle suit son *em9 d'un pas vif et sr4 ,ce n'e/ po9t une crature s5tim5tale1 mais un tre d'orgueil froid et dcid4 ,elle a le s5tim5t lucide des rivalits1 des difficults de la vie1 et la f]me rsolution de les affront] et de les va9cre4 ,si elle rclame encore le droit l'am\r1 elle rev5dique avant t\t sa place au soleil4 ,son me dborde d'individualisme militant1 qu'elle ent5d bi5 affirm] en face des circon/ances adv]ses et des traditions ho/iles4 ,elle se dit avec une clairvoyance aigu des *oses du monde3 ,mon orig9e mode/e1 ma petite =tune1 ma beaut mdiocre1 la rapacit des hommes1 la mdiocrit des mes1 t\t me condamne au clibat4 ,soit6 ,je travaill]ai1 je f]ai mon exi/5ce4 ,mais je ne r5once pas au bonheur2 je n't\ff]ai ni un lan de mon coeur1 ni un appel de mes s5s2 je ne sacrifi]ai pas ma jeunesse aux conv5ances1 aux exig5ces de ce tyran cruel qu'on appelle le monde4 ,je suis trop raisonnable p\r faire la fte1 mais je veux tre assez libre p\r vivre ple9em5t ma vie4 ,je pr5drai un mti] et1 si le coeur m'en dit1 j'aim]ai qui je v\drai1 mes risques et prils4 ,puisqu'il m'e/ int]dit de tr\v] l'am\r dans le m>iage1 eh bi56 je le *]*]ai ailleurs6 ,cette pr(ession de foi audacieuse n'e/ pas loigne de l'idal an>*i/e1 suivant lequel l'homme ne p\rra se dire libre que le j\r o il s]a dev5u1 d'aprs la =mule d'un criva9 lib]taire1 un bel animal1 sans foi ni loi1 j\issant de la vie dans la plnitude de ses fonctions#id4 ,note #id3 ,adolphe ,,rett1 ,la ,plume1 octobre #ahih4 ,en ralit1 la femme n\velle1 que c]ta9s romanci]s des deux sexes n\s dpeign5t avec complaisance1 n'e/ qu'une simple rvolte4 ,l'individualisme an>*ique s'e/ in/all dans son coeur4 ,en s]a-t-elle plus heureuse8 ,une de ces viriles cratures av\e tri/em5t que ses j\rs pass5t sans soleil4 ,en va9 l'amant qu'elle s'e/ donn s'humilie devant elle et se s\met ses caprices1--c> c'e/ le rve de t\tes les femmes gonfles d'orgueil de subjugu]1 de dompt]1 d'ass]vir l'homme2 va9em5t elle contemple son triomphe et g\v]ne son esclave3 elle n'a tr\v ni la paix ni le bonheur4 ,et voil bi5 le *tim5t6 ,a/re9tes aux l\rdes obligations de la pr(ession indp5dante qu'elles auront *oisie1 ces femmes ne t>d]ont pas exaspr] leurs n]fs1 fatigu]1 puis] leur corps4 ,ins\cieuses de la solid>it conjugale et des simples joies de la vie dome/ique1 elles se repli]ont sur elles-mmes avec *agr9 ou s'us]ont avec angoisse aux heurts et aux conflits de la vie4 ,il n'e/ p\r gt] sur t]re un peu de flicit1 que de se dlivr] de soi-mme d'abord1 et d'accept] ensuite avec c\rage le travail1 le devoir1 l'preuve1 la s\ffrance4 ,avec les rigueurs conomiques du temps prs5t1 l'action e/ rude et la vie amre4 ,c'e/ bi5 assez que les hommes se ru5t la bataille4 ,que celle qui va l'am\r et de qui vi5t la vie se g>de donc1 autant que possible1 de se meurtrir les ma9s et le coeur en des ef=ts et des luttes qui ne convi5n5t pas son sexe4 ,p\r rev5ir la littrature1 lo9 de remplir ce rle sup]be de direction morale que de nobles criva9s leur assign5t1 le ?tre et le roman se sont entremis trop s\v5t1 depuis v+t ans1 en faveur des ides de rvolte et de dmoralisation4 ,l'an>*ie intellectuelle1 qui rgne dans la classe monda9e et lettre1 n'a pas d'autre cause2 et le m>iage1 t\t le premi]1 en a gravem5t s\ff]t4 ,et p\rtant1 n\s avons beso9 en ,france1 plus que jamais1 qu'on n\s pr*e le m>iage et qu'on n\s rappelle avec in/ance que1 si n\s prfrons encore la civilisation spirituali/e au matrialisme b>b>e1 il faut r5onc] aux caprices de la vie facile et de la passion s5suelle qui mn5t l'am\r libre1 p\r s'atta*] f]mem5t au li5 exclusif et indissoluble de la monogamie *rti5ne4 ,au fond1 savez-v\s p\rquoi tant de g5s s'en pr5n5t si furieusem5t au m>iage8--,p>ce qu'il les gne4 ,il e/ fait p\r n\s1 dis5t-ils1 et n\s ne sommes pas faits p\r lui4 ,subordonnons les in/itutions aux hommes et non les hommes aux in/itutions4 ,n\s ne devons pas n\s con=m] aux lois1 mais celles-ci doiv5t se con=m] nos beso9s et nos in/9cts4 ,la nature e/ antrieure au m>iage2 celui-ci doit se model] sur elle1 et non l'ass]vir et la d=m]#ie4 ,note #ie3 ,joseph ,,r5aud1 ,la faillite du m>iage1 pp4 #bd1 #dh et #di4 ,or1 il e/ entre le m>iage actuel et la mat]nelle nature un dsaccord absolu3 le m>iage e/ t]nel1 t&is que l'am\r e/ passag]4 ,s'aim] t\j\rs6 ,quelle sotte illusion6 ,sans d\te l'habitude de la vie commune ne va po9t sans quelques *>mes d'acc\tumance1 de sympa?ie et d'amiti4 ,mais l'am\r1 enclos dans la prison du m>iage1 ne t>de gure y m\rir de tri/esse et d'ennui4 ,p\r avoir eu de la joie p5dant deux ans1 voici les p\x1 p> expiation de ce bonheur fugitif1 contra9ts de le regrett] p5dant qu>ante autres4 ,(ficiellem5t1 il leur e/ df5du de gt] plus que ce m9imum4 ,combi5 il e/ facile de brod] sur ce ?me s5tim5tal6 ,disjo9ts p> la loi1 et librs de t\t scrupule1 les conjo9ts1 qui se repr5n5t1 p\rront recomm5c] leur vie et connatre de n\velles ivresses4 ,si les fleurs du premi] am\r se sont fanes une une1 n'e/-il pas dans le palais d',eros d'autres j>d9s p>fums8 ,il e/ cruel1 il e/ absurde1 ce pr9cipe matrimonial qui condamne n'aim] qu'une fois et aim] t\j\rs6#if ,note #if3 ,la faillite du m>iage1 pp4 #ee1 #ef et #eg4 ,nulle "p cette ?se ne s'tale avec plus de crudit passionne que dans l'vangile du ,bonheur de ,m4 ,arm& ,*>p5ti]4 ,voici1 d'aprs l'auteur lui-mme1 l'esprit et le rsum de l'oeuvre3 ,l'am\r entre deux tres e/-il t]nel8 ,non4 ,le m>iage e/-il t]nel8 ,oui4 ,conclusion3 un mom5t donn1 m>iage et am\r ne sont plus synonymes4 ,autrem5t dit1 le li5 subsi/e entre les conjo9ts1 t&is que sa raison d'tre a disp>u4 ,le m>iage1 tel qu'on le compr5d1 e/ contraire t\te logique1 t\t bonheur4 ,il e/ l'une des plus grosses et des plus crim9elles erreurs sur lesquelles l'humanit vit depuis ses orig9es4 ,a cela1 quel remde8 ,la lib]t de l'am\r p\r la femme comme p\r l'homme4 ,lisez plutt3 ,si l'on s'lve quelque peu au-dessus des prjugs c\rants1 il convi5t de l\]1 sans rtic5ce1 la pr9cesse de ,c>aman-,*imay1 c> elle a accompli l'un des actes les plus nobles dont une femme puisse se r5dre digne4 ,au lieu de s'eng\rdir1 comme tant d'autres1 dans l't]nel m5songe de l'adultre1 elle a affirm hautem5t et devant t\s3 #a son droit l'am\r2 #b sa lib]t dans le *oix de l'amant4 ,en somme1 c'e/ la conviction de ,m4 ,*>p5ti] que ,cl>a ,w>d a1 de t\te faon1 s]vi la cause mancipatrice de son sexe mieux que ne saurai5t le faire les confr5ces ou les romans fm9i/es4 ,et p\r gnralis] un aussi bel exemple1 le moy5 e/ bi5 simple3 ,la d\leur rsidant dans l't]nit du li51 il suffira de r5dre le pacte rvocable volont1 autrem5t dit1 de facilit] le divorce#ig4 ,note #ig3 ,lettre ,m4 ,joseph ,r5aud4 ,la faillite du m>iage1 pp4 #ei1 #fj et #fa1 passim4 ,,*apitre ,v4 ,o mne le divorce ,,sommaire ,i4--,,les ,m,,faits ,,du ,,divorce4--,l',,esprit ,,individuali/e4--,,/ati/ique ,,inqui,,tante4--,,le ,,m>iage ,a ,l',,essai4 ,,ii4--,,plus ,d',,indissolubilit ,,p\r ,,les ,,p\x1 ,,plus ,,de ,s,,curit ,,p\r ,,les ,,enfants4--,,le ,,droit ,,au ,,bonheur ,,et ,,les ,,devoirs ,,de ,,famille4--,,appel ,l',,union4 ,,iii4--,,le ,,divorce ,,et ,,les ,m,,cont5ts ,,qu',,il ,a ,,faits4--,,n\veaut ,,dang]euse1 ,,suivant ,,les ,,uns2 ,,mesure ,,insuffisante1 ,,suivant ,,les ,,autres4--,,la ,,logique ,,de ,l',,erreur4--,,divorce ,,p> ,,cons5tem5t ,,mutuel4--,,divorce ,,p> ,,volont ,,unilat,,rale4--,,suppression ,,du ,d,,lit ,d',,adult,,re4 ,,iv4--,,en ,,m>*e ,,v]s ,l',,union ,,libre4--,,plus ,d',,indissolubilit1 ,,plus ,,de ,,fid,,lit4--,,un ,,*oix ,,faire3 ,,id,,es ,,*r,,ti5nes1 ,,id,,es ,r,,volutionnaires4 ,le divorce e/ un bel exemple de l'influ5ce que la littrature peut ex]c] sur les moeurs et sur les lois4 ,s\s prtexte de faire entr] dans le m>iage plus de bonheur et plus de ju/ice1 nos criva9s les plus r5omms n'ont cess1 p5dant des annes1 de prote/] contre son indissolubilit avec une p]svrance infatigable4 ,a la scne et dans les livres1 ils ont prt leur voix1 leur tal5t1 leur crdit1 aux dolances des m>is tromps1 aux rclamations des femmes trahies1 appelant la piti du public sur ces cratures lam5tables obliges de tran] leur vie d\l\reuse irrvocablem5t rives l'une l'autre p> une loi inexorable4 ,de gu]re lasse1 n\s avons rompu leur *ane4 ,le divorce a t rtabli1 les uns le considrant comme un moy5 extrme de remdi] quelques in=tunes t\*antes1 les autres1 en plus gr& nombre1 le reg>dant avec transport comme le plus mauvais t\r qu'il ft possible de j\] l'infme clricalisme4 ,on connat la suite3 le divorce e/ entr immdiatem5t dans nos moeurs4 l'heure qu'il e/1 nos tribunaux ont pe9e rpondre aux dem&es qui s'lv5t de t\s cts1 de la classe pauvre aussi bi5 que de la classe ri*e4 ,c> c'e/ la gravit p>ticulire du divorce d'branl] le m>iage du haut en bas de l'*elle sociale1-- la diffr5ce de la littrature p]v]se1 qui di/ille seulem5t ses poisons l5ts aux mes oisives et =tunes4 ,sans qu'il entre dans notre p5se de trait] fond cette ?se fameuse1 il n\s faut montr] cep5dant combi5 la rupture des unions lgitimes e/ un f]m5t de dissolution grave qui1 aj\t ceux qui n\s travaill5t d'autre "p1 m5ace de corrompre nos moeurs et de ru9] nos foy]s4 ,i ,les bons mnages n'ont po9t d'hi/oire4 ,vivant heureux1 ils viv5t ca*s et sil5cieux4 ,on ne p>le jamais d'eux1 on les ignore4 ,et p\rtant ils sont innombrables4 ,le bonheur ne fait po9t de bruit1 pas plus que le bruit ne fait le bonheur4 ,et t&is qu'une ombre discrte et d\ce s't5d sur ces foy]s paisibles1 les g5s mal m>is1 talant leurs trav]s et leurs vices1 pr5n5t le public tmo9 de leurs in=tunes et mn5t gr& tapage aut\r de leurs pe9es de coeur et de leurs dfaillances de conduite4 ,et cette m9orit bruyante1 dol5te et viol5te1 s'e/ si bi5 agite qu'elle a f9i p> ralli] sa cause une majorit dans les ,*ambres franaises4 ,c'e/ a9si que le divorce e/ r5tr dans nos lois en #ahhd4 ,il a suffi de cette argum5tation ?trale dont les romanci]s s5tim5taux excell5t enguirl&] les faits-div]s de l'adultre et de la passion1 p\r dcid] nos hommes politiques dmantel] le foy] familial en rompant le li5 conjugal4 ,c>1--impossible de le ni]1--la loi qui a rtabli le divorce e/ une conqute de l'individualisme sur l'esprit social4 ,oubliant que t\te in/itution d'utilit gnrale peut avoir exceptionnellem5t ses victimes1 comme le progrs a les si5nes1 n\s ne savons plus rsi/] la misre des accid5ts p>ticuli]s ni mme prfr] l'intrt prm95t de la collectivit l'intrt1 p\rtant trs infrieur1 des s\ffrances individuelles4 ,c'e/ croire que1 si de nos j\rs les rvolutionnaires pullul5t1 ri5 n'e/ plus r>e1 en revan*e1 qu'un vritable sociali/e1 p\r peu que l'on re/itue ce vocable sa pure signification tymologique4 ,je veux dire que n\s n'avons po9t l'me sociale2 que n\s subordonnons de mo9s en mo9s les p>ties au t\t2 que n\s p]dons peu peu l'habitude de mettre le bi5 gnral du pays au-dessus des aspirations1 des dolances1 des rev5dications p>ticulires2 qu'en rsum1 un individualisme orgueilleux1 avide et indiscipl9 n\s ronge et n\s diss\t4 ,que voil bi5 notre maladie secrte et honteuse6 ,t\tes les =ces de l'homme mod]ne n'aspir5t qu' la s\v]a9et du moi et1 p> une suite ncessaire1 l'affaiblissem5t et la ru9e de t\tes les autorits sociales1 de t\tes les in/itutions sociales4 ,et c'e/ p\rquoi notre pays1 plus qu'aucun autre1 se meurt d'an>*isme inconsci5t4 ,le rtablissem5t du divorce en e/ un exemple saisissant1--notre lgislateur n'ayant pas hsit1 p\r rompre les *anes de quelques p\x mal assortis1 branl] les assises les plus pr(ondes de la famille franaise4 ,voici des *iffres inquitants4 ,*aque anne1 les /ati/iques (ficielles enregi/r5t la progression con/ante du nombre des divorces4 ,c'e/ a9si que le *iffre des dem&es s'e/ lev de #d #fdj1 en #ahhe1 #g #def1 en #ahij4 ,et presque t\tes ont tr\v ga9 de cause auprs des juges4 ,sur plus de #dj #jjj actions int5tes de #ahhd #ahib1 #ce #jjj environ ont t accueillies favorablem5t p> les tribunaux4 ,et depuis1 le m\vem5t asc5sionnel a p\rsuivi son c\rs4 ,au tribunal de la ,se9e1 plus p>ticulirem5t1 les procs en divorce augm5t5t incessamm5t4 ,en dcembre #ahih1 on l'a vu dsunir1 en une seule audi5ce1 #ih mnages4 ,d'aprs la loi du #bg juillet #ahhd1 le divorce peut tre prononc p\r quatre causes1 qui sont3 #a la condamnation une pe9e afflictive et infamante2 #b l'adultre2 #c les excs ou svices2 #d les injures graves4 ,mais la jurisprud5ce ayant attribu au mot injure un s5s l>ge1 qui efface t\te limitation dans le nombre des causes de divorce1 on peut dire que celui-ci e/ possible1 dans le sy/me actuel1 t\tes les fois qu'un p\x manque gravem5t ses devoirs env]s l'autre4 ,de l1 des facilits f*euses de rupture et de dsunion4 ,p\r t\te la ,france1 il y a eu #f #dai divorces judiciairem5t prononcs en #ahid1 #f #gdc en #ahie1 #g #jea en #ahif1 #g #dfj en #ahig4 ,mais depuis trois ans1 ces *iffres t5d5t dim9u] lgrem5t4 ,on a compt seulem5t #g #bch divorces en #ahih1 et le total e/ tomb #g #agi en #ahii4 ,l'anne #ahih m>qu]a-t-elle un arrt df9itif dans la progression du nombre des divorces8 ,ou bi5 cette dim9ution doit-elle tre attribue mo9s au relvem5t de la moralit conjugale qu' la svrit re/rictive de c]ta9s juges1 dont les fm9i/es avancs dnonc5t la bigot]ie et le clricalisme4 ,quoi qu'il en soit1 il rsulte des *iffres prcd5ts que1 depuis le rtablissem5t du divorce jusqu' la f9 du ,x,i,xe sicle1 c'e/--dire en seize annes1 la ju/ice franaise a dsuni (ficiellem5t et irrmdiablem5t plus de #ij #jjj unions lgitimes4 ,on compr5d que cette oeuvre de dissolution comm5ce effray] la magi/rature4 ,que si ma9t5ant n\s comp>ons le total des ruptures 7sp>ations et divorces runis7 au total des m>iages1 n\s con/at]ons1 p\r la seule anne #ahij1 le *iffre inquitant de #bi unions diss\tes sur #a #jjj unions contractes4 ,p\r le seul dp>tem5t de la ,se9e1 la proportion s'e/ leve1 la mme anne1 #ge p\r mille2 et *ose attri/ante dire1 dans plus de la moiti des cas1 les p\x divorcs avai5t des enfants4 ,on voit p> l combi5 l'air de ,p>is e/ malsa9 p\r la paix des mnages et l'union des familles4 ,joignez que les sp>ations de corps dim9u5t t&is que les divorces augm5t5t4 ,dans les milieux ouvri]s des gr&es villes1 notamm5t1 ce n'e/ plus assez de que sp>]3 on veut rompre t\j\rs4 ,en #ahhe1 il y avait eu #b #abb sp>ations prononces2 en #ahib1 ce *iffre e/ tomb #a #eig4 ,impossible de mieux dmontr] que le divorce entre de plus en plus dans nos moeurs1 en favorisant notre gsme1 notre incon/ance et nos gts de j\issance et d'indp5dance an>*ique4 ,comm5t s'tonn]1 aprs cela1 que notre population re/e /ationnaire1 et que les naissances ne suffis5t plus gure qu' c\vrir les dcs8 ,non pas qu'on se m>ie mo9s3 si l'tat civil avait enregi/r1 en #ahie1 #bhb #iah m>iages1 au lieu de #bhf #ffb en #ahid1 le nombre des unions lgitimes s'e/ lgrem5t relev en #ahii4 ,a9si1 la nuptialit franaise1 aprs avoir m>qu une t5dance la baisse1 e/ en lgre progression depuis quelques annes4 ,en revan*e1 les enfants naturels augm5t5t3 #gf #ebb ont vu le j\r en #ahic4 ,/agnation des m>iages et accroissem5t du concub9age1 affaiblissem5t de la natalit lgitime et multiplication des bt>ds1 voil qui claire d'un j\r effrayant notre dcad5ce morale4 ,si1 au mo9s1 le divorce avait dim9u1--comme on s'en flattait1--les adultres et les crimes passionnels6 ,po9t4 ,la dception a t complte4 ,on dit qu',alex&re ,dumas ne p\vait s'en consol]4 ,a quoi bon se tu] lorsqu'il e/ si facile de se dsunir8 ,de #edf1 en #ahha 7trois ans avant le rtablissem5t du divorce71 les p\rsuites en adultre ont mont #ich1 en #ahij1 aprs six ans d'application de la loi n\velle4 ,et combi5 de trahisons conjugales se t]m95t dans le sang8 ,le c\teau1 le vitriol et le revolv] n'ont jamais s]vi si frquemm5t et si furieusem5t les rancunes des p\x mal assortis4 ,et cep5dant1 il y a quelque *ose de plus tri/e encore que cette viol5ce sangu9aire3 c'e/ l'acceptation et l'exploitation de l'adultre p> les c\pables eux-mmes4 ,des g5s de la belle socit ti5n5t p\r une incorrection que l'p\x outrag tire v5geance de l'p\x infidle4 ,les cris ret5tissants d'autrefois3 ,tue-la6 tue-le6 tue-les6 sonn5t mal leurs oreilles indulg5tes4 ,ils reg>d5t la faute de la femme et l'inconduite du m>i comme un prt p\r un r5du4 ,il semble que1 ds qu'elle e/ rciproque1 l'immoralit soit plus facilem5t excusable4 ,dans un c]ta9 monde1 l'infidlit d'un p\x ne cause mme plus son conjo9t une blessure d'am\r-propre4 ,se f*] e/ du d]ni] commun4 ,on se trompe1 et l'on f]me les yeux4 ,a quoi bon svir8 ,a quoi bon mme se sp>]8 ,l'oubli e/ d'une suprme di/9ction4 ,et l'on p\sse la dpravation jusqu' l'ins5sibilit4 ,a =ce d'inconsci5ce1 nos lgants viveurs ont p]du le s5s de la moralit4 ,p\r en rev5ir au divorce1 c'e/ *ose connue qu'il ne devait tre1 dans la p5se de ses auteurs1 qu'une solution extrme (f]te des situations cruelles1 des in=tunes exceptionnelles4 ,e/-ce trop dire qu'il e/ ma9t5ant envisag de plus en plus comme la solution normale des unions civiles8 ,mme ,arvde ,b>9e1 qui s'attri/e comme n\s de cette con/atation1 comp>e le divorce la div9it tutlaire qui prside la crmonie nuptiale1 et dont l'ombre plane sur la mairie p\r enc\rag] les indcis et consol] les mlancoliques#ih4 ,comm5t hsit] fran*ir le seuil de la maison conjugale lorsqu'il e/ si ais d'en sortir8 ,et des g5s audacieux rclam5t le m>iage l'essai4 ,n\s n'en sommes pas lo96 ,note #ih3 ,la ,gau*e fm9i/e et le m>iage4 ,revue des ,deux-,mondes du l] juillet #ahif1 p4 #aca4 ,p> le fait du divorce1 les unions lgitimes ont t5dance dev5ir des engagem5ts t]me1 un bail temporaire1 quelque *ose comme un /age d'preuve4 ,si1 aprs quelques mois ou quelques annes d'expri5ce1 le c\ple ne se convi5t pas ou ne se convi5t plus1 on en s]a quitte p\r quelques scnes viol5tes j\es en public1 et *acun repr5dra sa lib]t avec l'ass5tim5t de la ju/ice et des lois4 ,on entre p> la gr&e porte en se rs]vant de fuir p> la petite4 ,sans les rsi/ances de l'glise ca?olique1 les progrs normes1 que le divorce a faits dans nos moeurs1 n\s entran]ai5t rapidem5t ce qu'on a ju/em5t appel la polygamie successive4 ,sans d\te1 nos divorces ne sont pas comp>ables encore ces matrones roma9es dont p>le ,snque1 et qui comptai5t le nombre de leurs annes p> le nombre de leurs m>is4 ,a9si pratiqu1 le divorce quivalait l'union libre4 ,av\ons cep5dant qu'en s'acclimatant *ez n\s plus rapidem5t qu'on ne l'imag9ait1 il m5ace gravem5t le m>iage lui-mme4 ,,ii ,le gr& malheur du divorce 7outre qu'il e/ un p>jure1 c'e/--dire la violation des s]m5ts *angs7 vi5t de ce que la d*irure qu'il produit e/ irrp>able4 ,a la diffr5ce de la sp>ation de corps1 qui laisse l'av5ir ouv]t la rconciliation1 il c\pe1 il tran*e--et ne rec\d jamais4 ,et p\rtant1 n'e/-ce pas l'abri des foy]s inde/ructibles que se =m5t les familles unies8 et n'e/-ce pas l'ensemble des familles unies qui con/itue les nations =tes8 ,dans un pays comme le ntre1 o la nature e/ si d\ce1 si dm5te1 si ri*e1 si t5tatrice1 *ez un peuple au sang *aud1 l'me ard5te1 aux s5sations vives1 n'tait-il pas cra9dre qu'en supprimant l'indissolubilit du m>iage1 on excitt les mauvais dsirs1 l'apptit du *angem5t1 les convoitises basses et inav\ables1 t\te cette fange d'immoralit o l'homme ne saurait s'abaiss] sans une irrmdiable d*ance8 ,or1 quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse1 le m>iage e/ dev5u1 p> l'effet du divorce1 quelque *ose comme un concub9age lgal rgulirem5t con/at et v5tuellem5t rsoluble4 ,que l'un des /ipulants s'avise de manqu] ses promesses et de viol] ses engagem5ts1--la belle affaire6 ,bonnes g5s1 consolez-v\s6 ,le bail e/ rsiliable4 ,s'il v\s arrive d'en s\ffrir1 rompez le contrat et liquidez l'association4 ,et les enfants6 ,impossible de p>l] du divorce sans que ce cri v\s monte aux lvres4 ,voici deux p\x mal assortis1 d'humeur contraire1 de gts opposs4 ,ri5 de plus naturel1 hlas6 ri5 de plus huma9 qu'ils rv5t d'une rupture df9itive1 esprant tr\v] peut-tre1 dans une n\velle union le bonheur qu'ils ont va9em5t *]* dans la premire4 ,mais ils ont des enfants3 que devi5dront ces paves du m>iage8 ,c> voil bi5 les victimes du divorce6 ,admissible1 la rigueur1 dans les unions /riles1 p>ce qu'il int]vi5t alors entre deux tres compltem5t libres1 le divorce e/ un gr& malheur lorsqu'il dsunit deux p\x qui ont une po/rit1 c> celle-ci en s\ffre4 ,qu'e/-ce1 lorsque la mre divorce se rem>ie1 s\s le fallacieux prtexte de donn] un meilleur pre son enfant8 ,et1 en effet1 le second m>i ne s]a po9t sans ex]c] une autorit de fait sur le pauvre petit4 ,faites ensuite que le premi] rep>aisse et1 s'adressant son anci5ne p\se1 s'ef=ce de lui repr5dre son fils ou sa fille3 voyez-v\s la situation cruelle de l'enfant1 que se disput5t cet homme et cette femme qui ne sont plus conjo9ts et qui sont re/s ses p>5ts8 ,et quel rle va j\] le second m>i dans ce conflit8 ,un rle atroce ou ridicule4 ,p\r ces g5s1 la vie e/ un enf]4 ,je ne sais po9t de conflits plus d\l\reux4 ,mais les f]v5ts du libre am\r ne s'emb>rass5t gure de ces misres et de ces s\ffrances4 ,si v\s leur dites que l'indissolubilit du m>iage e/ fonde mme sur des raisons biologiques1--puisque ls petits des hommes n'atteignant que trs t>d leur dveloppem5t complet1 il importe que les p>5ts re/5t unis p\r y p\rvoir jusqu'au b\t1--on v\s f]a cette rponse /upfiante que1 pass la premire enfance1 les petits huma9s requir5t mo9s de so9s qu'on ne le croit1 et qu'en t\t cas les lyces (ficiels ne laiss5t plus auj\rd'hui la famille qu'un rle secondaire#ii4 ,note #ii3 ,joseph ,,r5aud1 op4 cit41 p4 #adf4 ,ce raisonnem5t de clibataire f]a s\rire les mres et les proviseurs4 ,quoi de plus malheureux qu'un petit tre ab&onn des si5s et remis comme un f>deau gnant en des ma9s m]c5aires1 si honntes1 si dv\es qu'elles puiss5t tre8 ,de p> la nature1 le pre et la mre se doiv5t au bonheur de la frle crature qu'ils ont mise au monde4 ,et qu'on ne dise pas que cet excs de s5sibilit p\r le plus faible va contre la m>*e de l'mancipation huma9e1 que les p\x1 eux aussi1 ont droit la lib]t et au bonheur1 et qu'on ne saurait les =c] de sacrifi] ce trsor inalinable leurs obligations de t5dresse et de protection env]s l'enfant1 en les condamnant au t]rible supplice d'une union =ce1 sans paix et sans am\r4 ,ce langage e/ an>*ique4 ,p\r n\s qui1 plaant le devoir au-dessus du bonheur1 subordonnons la j\issance g/e des individus l'intrt suprieur de la famille et de sa desc5dance1 notre *oix e/ fait4 ,lo9 de sacrifi] l'enfant aux p>5ts1 n\s ma9t5ons que les p>5ts doiv5t se sacrifi] p\r l'enfant4 ,c'e/1 notamm5t1 l'obligation des p\x mal assortis de ne se s\/raire la vie commune qu' t\te extrmit1 lorsque leur p]sonne e/ expose des viol5ces ou des svices graves1 ou encore1 lorsque la moralit des enfants e/ s\mise des contacts avilissants et des exemples dte/ables4 ,et ma9t5ant1 la sp>ation et le divorce sont-ils plus pr(itables aux femmes qu'aux m>is8 ,il semble bi5 qu'on doive1 sur la foi des /ati/iques1 rpondre affirmativem5t cette "q1 puisque la ju/ice int]vi5t plus s\v5t sur la dem&e de l'p\se que sur les in/ances de l'p\x4 ,s]ait-ce que les m>is sont d'humeur plus endurante et plus rsigne8 ce qui e/ possible2 ou bi5 que les femmes leur sont suprieures en v]tu et en moralit8 ce qui n'e/ pas d\teux4 ,en t\t cas1 p> un re/e de galant]ie ds9tresse1 c]ta9s hommes se laiss5t condamn] sans se df5dre4 ,s'ils ont des griefs1 ils les tais5t2 et la femme triomphe4 ,d\l\reuse victoire1 lorsque l'union1 rompue ou rel*e1 a donn naissance des enfants dont la mre aura la g>de et la responsabilit6 ,savez-v\s surt\t mission plus l\rde et plus grave1 p\r une femme divorce ou sp>e1 que la *>ge d'un ou de plusieurs g>ons lev] et tablir8 ,la mre ne reconqui]t t\t ou p>tie de son indp5dance qu'au prix d'une aggravation de s\cis1 de t\rm5ts1 de devoirs4 ,plus m9ce encore e/ le pr(it du divorce1 si l'on envisage le dommage qu'il cause au sexe fm99 t\t enti]1 en affaiblissant1 en discrditant le m>iage1 que n\s considrons comme l'abri tutlaire de la mre et de l'enfant4 ,il e/ donc s\hait] que les t5tations de rvolte et de dsunion soi5t combattues1 ref\les1 t\ffes1 autant qu'il e/ possible1 p> la consci5ce des p>5ts4 ,en songeant aux intrts et aux droits de l'enfance1 en se rappelant qu'eux-mmes ne sont pas sur t]re p\r l'unique satisfaction de leurs aises1 p\r l'unique plaisir de leurs s5s1 en se disant qu' *]*] en de secondes noces1 aussi alatoires que les premires1 une g/e flicit1 ils port]ai5t un prjudice peu prs c]ta9 ce dpt r$\table et sacr1--l'enfant1--que les lois my/rieuses de l'exi/5ce ont remis entre leurs ma9s1 les p\x vit]ont peut-tre plus facilem5t la suprme et irrp>able d*irure du divorce1 qui n'allge mom5tanm5t leurs preuves qu'en blessant1 p\r la vie1 les pauvres innoc5ts auxquels ils doiv5t am\r1 et protection4 ,,iii ,malheureusem5t1 ces scrupules ne t\*5t gure les p>tisans de l'union libre4 ,peu leur importe de vivre1 d'homme femme1 sur la foi d'un trait con/at p> le maire et bni p> le cur4 ,leur f>\*e individualisme s'irrite de ces prcautions crmonieuses4 ,bi5 que le divorce soit une br*e faite au foy] conjugal1 il ne leur agre po9t2 de sorte que1 p> un effet propre t\tes les demi-mesures qui s'arrt5t la moiti du *em91 cet expdi5t tant vant ne cont5te1 ni ceux qui v\drai5t dtruire la famille1 ni ceux qui v\drai5t la sauv]4 ,il blesse en effet l'indissolubilit sacram5telle1 sans satisfaire l'indp5dance passionnelle4 ,et p\rtant1 lors du vote de la loi du #bg juillet #ahhd1 c'tait l'ide de beauc\p de g5s que le divorce rajeunirait le m>iage4 ,suivant eux1 la loi ,naquet avait t\t rp>1 t\t r5\vel1 t\t mod]nis4 ,a l'heure qu'il e/1 cette op9ion c5tre-gau*e f]ait s\rire4 ,en ralit1 le divorce ne cont5te plus p]sonne4 ,il e/ dang]eux1 dis5t les timors4 ,il e/ insuffisant1 rpliqu5t les intransigeants4 ,de ces deux t5dances d'esprit1 quelle e/ la plus agissante et la plus =te8 ,il n'e/ pas d\teux que les mfaits du divorce effrai5t de nombreux esprits qui1 aprs avoir accept son rtablissem5t sans gr& scrupule1 se dem&5t ma9t5ant avec inquitude1 la vue de l'effrayante multiplicit des ruptures lgales1 si cette pidmie n'e/ pas de celles dont un peuple peut m\rir d\cem5t1 mais srem5t4 ,et n\s ent5dons des libraux1 des modrs1 que cette expri5ce a du1 n\s dire d'un ton dsol3 ,dcidm5t1 il et mieux valu rep\ss] le divorce qu'affaiblir le m>iage4 ,p\rquoi ne s'e/-on pas cont5t d'introduire dans le ,code civil1 suivant l'esprit du droit canon1 des nullits de m>iage plus nombreuses et plus accessibles1 dont l'application des cas prcis et limits n'aurait pas t susceptible1 la diffr5ce du divorce1 d'une ext5sion indf9ie8 ,p\rquoi surt\t ne s'e/-on pas cont5t1 en #ahhd1 de remani] et de complt] le rgime de la sp>ation de corps1 en r5=ant ses effets1 de manire allg] plus efficacem5t le li5 conjugal1 sans le rompre irrvocablem5t8 ,p\rquoi a-t-on att5du jusqu'en #ahic p\r r5dre l'p\x victime plus indp5dant de l'p\x c\pable1 sans ru9] t\tefois l'indissolubilit conjugale8 ,ces regrets sont va9s4 ,mieux vaudrait1 assurm5t1 dmolir le divorce que dmolir le m>iage4 ,mais le mal e/ fait1 l'impulsion e/ donne1 et l'on n'entrevoit po9t la possibilit de remont]1 de sitt1 le c\rant qu'une loi imprvoyante a d*an sur l socit franaise4 ,la seule *ose qui puisse tre t5te avec quelque efficacit1 c'e/ de lutt] contre le flot gr&issant des doctr9es lic5cieuses1 qui prt5d5t tir] du pr9cipe imprudemm5t rintgr dans nos codes t\tes les consqu5ces p]nicieuses qu'il r5f]me4 ,t]rible e/ la logique des ides2 et celle du divorce n\s mn]ait lo91 si les morali/es de bonne volont ne lui b>rai5t le *em94 ,or1 aucun moy5 n'e/ plus propre prs]v] les hommes des surprises et des cata/rophes1 que de les r5seign] exactem5t1 et sur les risques du *em9 qu'ils ont pris l'av5ture1 et sur les dang]s de la p5te o des indications m5songres ont entran leurs pas4 ,qu'on sa*e donc que telle e/ la pression du divorce sur nos moeurs1 qu'elle n\s mn]ait ins5siblem5t1 si n\s n'y pr5ions g>de1 l'abolition du m>iage et la reconnaissance lgale de l'union libre4 ,voyez plutt les consqu5ces que les fm9i/es *auffs en dduis5t et les rclamations h>dies qu'ils en tir5t4 ,le divorce1 dcl>5t-ils1 e/ une libration incomplte1 un db\* inaccessible1 une issue trop troite1 hrisse de =malits coteuses et de difficults dc\rageantes4 l>gissons cette porte basse1 af9 que les p\x la fran*iss5t aism5t4 ,et d'abord1 il faut que le m>iage puisse tre diss\s p> le cons5tem5t mutuel des p\x4 ,une fois admis que les obligations du m>iage sont purem5t huma9es1 la logique exige que les deux volonts1 qui suffis5t les =m]1 suffis5t galem5t les dn\]4 ,le divorce actuel e/ d'ordre re/rictif6 ,voil1 p\r ,,mm4 ,paul et ,victor ,m>gu]itte1 son gr& dfaut4 ,p\rquoi l'a-t-on dcapit de sa vraie cause qui e/ l'incompatibilit d'humeur8 ,depuis que la loi a scul>is les ju/es noces1 les faillis du m>iage ne peuv5t re/] associs p]ptuit4 ,l'heure sonn]a de l'affran*issem5t complet1 logique et huma9 du divorce4 ,un cong sil5cieux1 rapide1 bon m>*1 sans at]moiem5ts1 sans papi] timbr1 s'il e/ possible1 voil l'idal4 ,brisons les f]s des p\x mal assortis qui cess5t de se compr5dre et de s'aim]4 ,leur consci5ce1 leurs coeurs1 leurs *airs ne peuv5t tre ass]vis4 ,la r\te e/ l>ge3 qu'elle soit libre#ajj6 ,note #ajj3 ,paul et ,victor ,,m>gu]itte1 ,m>iage et divorce4 ,la ,revue des ,revues du #a;er dcembre #aijj1 p4 #dfi4 ,a9si donc1 ds que deux conjo9ts s'accord5t p\r se t\rn] le dos1 la rupture s'impose4 ,en fait1 aj\te-t-on1 ce g5re de divorce exi/e dj1 puisqu'il peut se ralis] p> une simple sup]*]ie des intresss1 tel qu'un flagrant dlit d'adultre conc]t d'avance ou quelque svice publiquem5t reu aprs ent5te4 ,il suffira donc de le r5dre (ficiel1 ais1 prompt et sr1 en sub/ituant le divorce p> cons5tem5t au divorce p> complicit4 ,aussi facilem5t que le maire n\s m>ie1 aussi facilem5t le juge devra n\s dsunir4 ,que cette simple raison lui suffise3 ,n\s ne n\s aimons plus1 sp>ez-n\s4 ,de mme qu'au mom5t du m>iage1 l'autorit n'a po9t exig des futurs conjo9ts les preuves de leur am\r1 a9si la ju/ice ne saurait leur impos]1 au mom5t du divorce1 la dmon/ration de leur indiffr5ce ou de leur antipa?ie4 ,m4 ,naquet n\s dcl>e avec hauteur que le divorce p> cons5tem5t mutuel1 c'e/ la loi naturelle#aja4 ,note #aja3 ,lettre ,m4 ,joseph ,r5aud1 op4 cit41 p4 #aeb4 ,d'autres vont plus lo9 et s\hait5t que le m>iage puisse tre annul sur le seul dsir de l'un ou de l'autre conjo9t4 ,n'e/-ce pas la conclusion d'une pice clbre1 les ,t5ailles1 de ,m4 ,paul ,h]vieu8 ,ri5 de plus logique4 ,si l'on veut que le m>iage cesse d'tre un pige1 et qu'il devi5ne la gr&e r\te que l'on suit deux librem5t1 volontairem5t1 joyeusem5t1 il n'e/ que de p]mettre *acun de sec\] le j\g son gr4 ,s9on1 l'union lgitime re/]a ce qu'elle e/ p>fois1 un attelage d'ennemis4 ,ne dites pas qu' ce compte le caprice de l'un f]a la loi de l'autre1 et qu'il e/ contraire t\s les pr9cipes d'quit qu'un contrat1 sol5nellem5t =m p> l'*ange de deux volonts1 puisse tre rompu p> la volont d'un seul4 ,ces scrupules juridiques n'emb>rass5t gure les g5s de lettres4 ,n'aj\tez pas que la lib]t e/ une cause d'incon/ance et d'inc]titude2 ne rappelez pas ces p5ses si vraies de ,*ateaubri&3 ,l'habitude et la longueur du temps sont plus ncessaires au bonheur1 et mme l'am\r1 qu'on ne p5se4 ,on n'e/ heureux dans l'objet de son atta*em5t1 que lorsqu'on a vcu beauc\p de j\rs1 et surt\t de mauvais j\rs avec lui4 ,on ne s'atta*e qu'au bi5 dont on e/ sr2 on n'aime po9t une proprit que l'on peut p]dre4 ,on v\s rpondra qu'il e/ absurde de dcrt] l'am\r1 la con/ance et le dv\em5t p]ptuit2 qu'il e/ absurde que l'tau p>alyse t\t s\hait d'vasion4 ,et le divorce dev5u plus accessible1 le m>iage s]a mo9s vil4 ,et l'on n\s cite c]ta9s cas d\l\reux1 c]ta9es situations compliques1--assez r>es1--que le divorce p> la volont d'un seul peut dn\] rapidem5t4 ,on a une telle foi dans l'excell5ce de la lib]t1 que1 p\r remdi] quelques exceptions cruelles1 on ouvre t\s les mnages la porte de la maison commune1 en leur conseillant d'en sortir p\r une simple incompatibilit d'humeur4 ,quelle imprud5ce6 ,facilit] la dsunion3 voil ce qu'on n\s (fre p\r re/aur] le m>iage6 ,mais on ne s'arrte po9t1 comme on v\drait1 moiti *em9 du divorce4 ,dans la pice que n\s citions plus haut1 ,m4 ,paul ,h]vieu fait dire l'un de ses p]sonnages3 ,qu& un m>i et une femme sont capables de s'ent5dre sur le divorce1 ils en aurai5t dj mo9s beso94 ,c'e/ p\r ceux qui sont incapables de t\t accord1 mme de celui-l1 que le divorce aurait d tre inv5t4 ,seulem5t1 voyez la consqu5ce3 ds que le divorce e/ t5u p\r un pr9cipe de libration (f]t au caprice de *acun des p\x1 ds que la rpudiation e/ ab&onne la volont d'un seul1 la socit e/ entrane1 p> une p5te irrsi/ible1 la reconnaissance de l'union libre4 ,se dm>i] au gr de l'un ou de l'autre1 qu'e/-ce donc2 s9on le droit individuel de s'aim] p\r un temps et de rompre son bon plaisir8 ,cette dduction 9vitable1--qui e/ p\r le commun des honntes g5s la condamnation du divorce1--e/ salue avec joie p> l'an>*isme ari/ocratique comme la f9 du m>iage4 ,les ,t5ailles1 notamm5t1 ont t applaudies la ,comdie franaise raison mme de leurs prt5tions lib]taires4 ,db>rassons-n\s de ce qui n\s gne6 tel e/ le mot d'ordre de la belle socit qui1 au-dessus de t\s ses devoirs1 place le droit imprescriptible de s'amus]4 ,il e/ bi5 ent5du1 p> ailleurs1 que l'int]diction qui emp*e l'p\x adultre de se m>i] avec son complice devra disp>atre de la jurisprud5ce du divorce4 ,e/-il1 en effet1 re/riction plus /upfiante8 ,une femme a tromp son homme p>ce qu'elle ne l'aimait pas1 et elle ne p\rra pas p\s] son amant p>ce qu'elle l'aime6 ,int]diction p\r elle de sub/itu] un m>iage d'am\r un m>iage sans am\r4 ,l'tat1 qui s'e/ prt complaisamm5t la clbration de celui-ci1 refus]a de sol5nis] celui-l4 ,quoi de plus absurde et de plus cruel8 ,la loi ne doit pas sp>] artificiellem5t deux p>t5aires1 que la bonne nature convie aux jeux de l'am\r et du has>d4 ,la logique du divorce e/-elle puise8 ,pas encore4 ,la spirituelle ,sophie ,arn\ld disait que le divorce n'e/ que le sacrem5t de l'adultre4 ,e/-ce p\r faire m5tir ce mot clbre1 qu'un lgislateur1 ,m4 ,viviani1 a dpos1 en ju9 #ahia1 sur le bureau de la ,*ambre1 un projet de loi t5dant supprim] le dlit d'adultre8 ,p\r lui1 t\t manquem5t la fidlit conjugale e/ une (f5se purem5t morale1 un simple abus1 de confiance dont le divorce e/ la sanction naturelle et suffisante4 ,et cela encore e/ logique4 ,v\s qui croyez que le m>iage e/ la base de la famille1 comme la famille e/ la base de la socit1 v\s direz sans d\te que supprim] les pe9es dictes contre l'adultre1 c'e/ lui accord] le bnfice d'une enc\rageante impunit1 c'e/ l'excus] et presque l'autoris]1 et que1 si les entranem5ts aveugles de la passion peuv5t expliqu] les violations de la foi conjugale1 on ne saurait abs\dre celles-ci p> une disposition gnrale1 sans branl] pr(ondm5t les assises du foy] dome/ique4 ,et p\rtant1 qu'on ne s'y trompe pas3 c'e/ le devoir de fidlit qu'on *]*e effac] de nos lois1 aprs en avoir banni l'indissolubilit4 ,du mom5t que le ,code civil ti5t le m>iage p\r un contrat rsoluble1 p\r un pacte rsiliable1 n'e/-il pas inconsqu5t de punir ceux qui *]*5t bnfici]1 p> un adultre1 de l'annulation qui leur a t promise8 ,compr5d-on une loi qui p]met aux p\x de s'vad] du m>iage1 et qui les frappe de pnalits p\r l'acte mme qui leur en ouvre la porte8 ,et voil p\rquoi le divorce semble dj aux esprits avancs une concession insuffisante1 une demi-mesure1 un procd orlani/e1 comme disait le t]rible ,ra\l ,rigaud2 voil p\rquoi encore les mmes g5s voi5t dans l'adultre une simple (f5se prive sans consqu5ce publique1 un c\p de canif insignifiant la loi du contrat1 une peccadille1--t&is que les an>*i/es de lettres1 p\ssant la logique jusqu'au b\t1 le reprs5t5t comme un acte de c\rage1 un acte de v]tu1 une libration sublime qui lve l'homme et la femme au-dessus des lois1 au-dessus des conv5tions et des prjugs1 et prp>e la revan*e de la ,nature contre la ,socit4 ,o n\s mne cette tolrance rel*e des uns1 cette immoralit audacieuse des autres8 ,il e/ facile de le dev9]4 ,elles ouvr5t directem5t la voie aux lib]taires des deux sexes qui ont p\r devise3 ,la femme libre dans l'union libre4 ,on sait du re/e que ce sy/me e/ en faveur *ez nos frres les animaux1 qui se piqu5t r>em5t d'une fidlit durable4 ,et qu'e/-ce que la famille huma9e1 s9on un type d'animalit suprieure8 ,au surplus1 si n\s v\lons savoir ce qu'il faut conclure de t\tes ces aggravations habilem5t dduites du divorce actuel1 les h>dis j\isseurs1 qui pr*5t la femme l'mancipation de l'am\r1 ne se f]ont pas faute de n\s le dire4 c\tons-les4 ,la loi du m>iage e/ une conv5tion vieillie et suranne1 ou mieux1 un prjug b>b>e1 troit1 tyrannique1 dans lequel les p\x1 emprisonns comme en un filet1 se dbatt5t avec une rage impuissante4 ,il ne suffit plus que le divorce en ait l>gi les mailles et dess]r les noeuds4 ,bnie soit l'ide libratrice qui p]mettra enf9 aux deux sexes de s'affran*ir de ce rgime accablant6 ,rev5ons la simplicit de nos orig9es1 cette morale primitive1 t\te nue1 qui consi/e uniquem5t satisfaire ses passions am\reuses1 sans rtic5ce1 sans honte1 sans remords4 ,contre le droit de libre exi/5ce1 de libre am\r1 de libre plaisir1 il n'e/ ni promesses ni scrupules qui ti5n5t4 ,devant la bonne nature1 les devoirs conjugaux n'exi/5t pas4 ,l'tre huma91 mle ou femelle1 n'en a vritablem5t qu'un seul1 qui e/ de conqurir et de cons]v] sa ple9e indp5dance env]s et contre t\s4 ,que ceux qui ont encore le s\ci de leur dignit repr5n5t donc leur lib]t imprudemm5t aline1 c> elle e/ inalinable6 ,ds qu'un p\x e/ fatigu de l'autre1 l'association doit tre diss\te et liquide4 ,le m>iage1 qui s'oppose cette solution bi5faisante1 e/ une s]vitude abom9able4 ,il n'en faut plus6 ,dmolissons au plus vite ce vieux rgime cellulaire o des milli]s d'tres1 conjo9ts malgr eux1 t\ff5t et agonis5t4 ,n'e/-il pas ju/e que l'humanit j\isse au mo9s de la lib]t des btes8 ,,iv ,ici1 l'homme doit *oisir entre les pr9cipes du m>iage *rti5 ou les errem5ts de l'am\r paen4 ,po9t de moy5 t]me logique et durable4 ,ou le m>iage e/ l'*ange de deux volonts1 l'association de deux mes1 le don mutuel de deux tres libres cons5ti loyalem5t de "p et d'autre en vue de la cration d'une famille1 le rappro*em5t de deux de/9es1 l'union de deux coeurs p\r le bonheur et l'adv]sit1 la ri*esse et la misre1 la sant et la maladie1 la vie et la mort et1 comme dis5t les *rti5s1 p\r l'autre vie au-del mme de la mort2--et alors1 lo9 de viol] la foi jure et de repr5dre leur lib]t1 les p\x ne doiv5t avoir qu'une proccupation3 s'engag] avec cette confiance en l't]nit de l'am\r qui fait t\te la gr&eur du m>iage1 remplir leurs promesses jusqu'au b\t1 fuir t\t ce qui risque de refroidir ou d'branl] leur accord1 re*]*] t\t ce qui peut unifi] et p>faire leur union1 tant p\r leur bonheur propre que p\r celui de leurs enfants4 ,ou le m>iage n'e/ qu'un pacte rvocable1 un li5 sans p]ptuit1 un bail rsiliable1 une conv5tion t]me1 que les p\x peuv5t rompre volont p\r une incompatibilit d'humeur1 p\r un simple discord m5tal1 p\r ces contr>its de gt et ces diffr5ces d'esprit qui ne sont1 selon le mot de ,*ateaubri&1 que le p5*ant de notre incon/ance et l'inquitude de notre dsir2--et alors il ne faut plus p>l] de famille1 c> on ne fonde ri5 de noble1 ri5 de solide sur un rappro*em5t phmre1 n des caprices dsordonns de la passion et s\mis t\tes les vicissitudes des apptits et de l'9vitable satit4 ,et mesure que s'allg]a le f>deau des obligations conjugales1 on v]ra se multipli] le nombre des mauvais mnages1 puisqu'il e/ d'expri5ce qu'un li5 se =me la lgre qui se rompt volont1 et que plus on divorce aism5t1 plus on se m>ie t\rdim5t4 ,ds qu'il s]a ent5du que le m>iage n'e/ qu'un li5 provisoire1 un engagem5t temps1 une v5te l'essai1 on ne cess]a d'en p\rsuivre l'abrgem5t et la rduction4 ,a l'exemple du s]vice militaire1 n\s aurons successivem5t le s]vice matrimonial de c9q ans1 de trois ans1 de deux ans1 jusqu'au j\r o il p>atra plus simple et plus logique de ne po9t s'engag] du t\t4 ,et notre socit s'a*em9]a de la sorte v]s la reconnaissance lgale du lib]t9age1 la plus gr&e joie des hommes et p\r le plus gr& malheur des femmes4 ,qu'on ne n\s accuse po9t de pessimisme exagr3 les moeurs amrica9es n\s sont un argum5t et un av]tissem5t1--et aussi les moeurs p>isi5nes6 ,f9issons4 ,le divorce1 qui e/ un premi] pas dans la voie du fm9isme antimatrimonial1 n'a satisfait p]sonne4 ,les rcrim9ations sont plus vives auj\rd'hui qu'aup>avant4 ,avec sa porte ouv]te sur l'av5ir1 le m>iage p>at encore trop svre et trop gnant4 ,c'e/ p\rquoi l'on travaille lui enlev]1 un un1 t\s ses c>actres ess5tiels4 ,dj l'indissolubilit a disp>u de nos lois2 et sans la religion1 elle s]ait peut-tre disp>ue de nos moeurs4 ,des criva9s ont t\rn en raill]ie la fidlit4 ,d'autres ont fait l'loge de l'infcondit4 ,que ces ?orici5s av5tureux russiss5t conva9cre les tri/es huma9s que n\s sommes1 et le m>iage aura vcu4 ,c> il s]ait injurieux et hypocrite de cons]v] cette noble appellation l'union innommable qui s'ensuivra4 ,il n'tait qu'un moy5 de spiritualis] la famille de *air1 qui e/ la cellule ess5tielle de l'humanit1 c'tait de la fond] sur l'ide du devoir mutuellem5t /ipul et p]ptuellem5t respect p> les p\x4 ,e/-il possible que le monde ab&onne cette =mule de vie et de suprieure dignit1 p\r une =mule abjecte d'union int]mitt5te1 qui entran]ait rapidem5t l'abaissem5t de la femme et la ru9e de la civilisation8 ,il faut avoir p]du1 semble-t-il1 la notion du bi5 et du mal p\r propos] froidem5t de remplac] le devoir p> le plaisir1 et la consci5ce p> la concupisc5ce4 ,l'abolition du m>iage et l'mancipation de l'am\r n'en figur5t pas mo9s au programme de nos div]ses coles rvolutionnaires2 et de ce *ef1 la famille franaise c\rt les plus graves dang]s4 ,t&is que la mauvaise littrature empoisonne les milieux ri*es1 t&is que le divorce diss\t les mauvais mnages en branlant les bons1 la propag&e an>*i/e et sociali/e en faveur de l'union libre risque d'envahir peu peu les c\*es pr(ondes du peuple et de contam9] le prolt>iat t\t enti]4 ,cette =me du fm9isme e/ donc p>ticulirem5t r$\table2 et je ti5s montr] qu'elle ne t5d ri5 mo9s qu' ru9] la famille ouvrire4 ,et ri5 de plus logique1 cette fois encore1 que l'esprit de de/ruction qui anime les p>tis rvolutionnaires4 ,le seul gr\pem5t qui leur importe1 c'e/ le gr\pem5t collectivi/e1 suivant les sociali/es1 ou le gr\pem5t communali/e1 suivant les an>*i/es4 ,les uns et les autres ti5n5t la famille p\r un l>gissem5t insuffisant de l'individu4 ,le p>ticul>isme et l'autonomie du foy] leur semble un ob/acle l'indivision et la socialisation des bi5s4 ,et c'e/ p\rquoi l'union libre1 qui diss\t la communaut dome/ique1 f]ait bi5 mieux leur affaire4 ,,*apitre ,,vi ,les doctr9es rvolutionnaires et l'abolition du m>iage ,,sommaire ,i4--,,m>iage ,,et ,,propri,t4--,,leur ,,volution ,,p>all,,le4--,,la ,r,,volution ,,les ,,supprim]a ,l',,un ,,et ,l',,autre4--,,p\rquoi8 ,,ii4--,s',,il ,,e/ ,,vrai ,,que ,,le ,,m>iage ,,ass]visse ,,la ,,femme ,,au ,,m>i4--,l',,p\se ,,e/-,,elle ,,la ,,propri,t ,,de ,l',,p\x8 ,,iii4--,,po9t ,,de ,r,,volution ,,sociale ,,sans ,r,,volution ,,conjugale4--,,appel ,,an>*i/e ,,aux ,,jeunes ,,femmes4--,,appel ,,sociali/e ,,aux ,,vieilles ,,filles4 ,dans l'esprit des doctr9es rvolutionnaires qui se propag5t au milieu de n\s1 il ne suffit po9t la femme n\velle de sec\] le j\g de la dom9ation patronale et de la supriorit mascul9e3 ri5 ne s]ait fait si elle n'*appait l'autorit m>itale4 ,son mancipation intellectuelle et sociale doit avoir p\r complm5t ncessaire l'mancipation conjugale4 ,n'allez pas croire qu'un an>*i/e ou un sociali/e1 plus ou mo9s m>i civilem5t1 ti5ne beauc\p la prm95ce que lui assure le ,code civil3 v\s le connatriez mal4 ,sans hsit]1 il se frappe la poitr9e et crie aux femmes qui languiss5t s\s le j\g matrimonial3 ,sus aux m>is6 ,votre ennemi1 c'e/ votre p\x6 ,comm5t le sexe fm99 ne s]ait-il pas t\* d'un si noble ds9tressem5t8 ,i ,cette attitude s'explique aism5t4 ,notre droit des p]sonnes1 fond sur l'ide d'obligation1 et notre droit des bi5s1 fond sur l'ide d'appropriation1 ont suivi au c\rs des temps la mme volution4 ,les p\x d'auj\rd'hui se peuv5t mme dire l'un l'autre3 ,ma femme1 mon m>i1 comme ils dis5t des *oses qui sont leur proprit3 ,ma dot1 mon *amp1 ma maison1--bi5 que les droits p]sonnels1 comme dis5t les juri/es1 ne puiss5t tre assimils aux droits rels1 dont les consqu5ces sont plus t5dues et plus n]giques4 ,or1 tant donn que les an>*i/es et les sociali/es exclu5t les bi5s matriels de l'appropriation individuelle1 il ne leur e/ pas p]mis d'admettre1 sans inconsqu5ce1 que les p\x s'app>ti5n5t mutuellem5t1 corps et me1 t\j\rs1 en v]tu d'un droit exclusif et irrvocable1 /ipul respectivem5t et plac sol5nellem5t s\s la g>antie de la loi4 ,a la vrit1 le ,m>iage et la ,proprit se sont dvelopps p>alllem5t1 en s'levant de la j\issance commune la possession privative4 ,dans les socits infrieures1 crit ,m4 ,jean ,grave1 la femme a t\j\rs subi1 de p> sa faiblesse physique1 l'autorit du mle2 ce d]ni] lui a t\j\rs plus ou mo9s impos son am\r4 ,proprit de la tribu d'abord1 du pre ensuite1 p\r pass] s\s l'autorit du m>i1 elle *angeait a9si de matre sans qu'on daignt consult] ses prfr5ces#ajb4 ,note #ajb3 ,la ,socit future1 *ap4 ,,xxii3 ,la femme1 p4 #cbg4 ,une trs rem>quable pr(ession de foi lib]taire intitule ,unions libres1--dont l'auteur anonyme ne s]ait autre1 p>at-il1 que ,m4 lie ,reclus#ajc1--;confirme ces tri/es comm5cem5ts de l'humanit en t]mes d'une srnit hauta9e qui rvl5t le savant4 ,rapt1 meurtre1 esclavage1 promiscuit brutale1 tels fur5t les dbuts de l'in/itution matrimoniale1 dbuts peu glorieux1 mais dont n\s n'avons aucune honte3--plus bas n\s avons comm5c1 plus haut n\s esprons mont]#ajd4 ,note #ajc3 ,revue encyclopdique du #bh novembre #ahif4 ,les hommes fm9i/es1 p4 #hbh4 ,note #ajd3 ,s\v5ir du #ad octobre #ahhb4 ,unions libres1 p4 #c-d4 ,puis1 la moralit s'purant1 la socit se discipl9ant1 on vit peu peu la poly&rie et la polygamie1--que j'appell]ais volonti]s le communisme sexuel1--disp>atre des pays civiliss4 ,en mme temps que les bi5s cess5t d'tre communs1 les femmes cess5t d'tre communes2 en mme temps que la proprit prive se con/itue et se gnralise1 on voit app>atre p>t\t le m>iage monogame avec ses li5s de filiation c]ta9e1 avec la transmission d'un nom patronymique et la dvolution de l'hritage pat]nel aux enfants4 ,dsormais1 le *ri/ianisme aidant1 la di/9ction du mi5 et du ti5 s't5dra aux p]sonnes et aux *oses4 ,c> le m>iage n'e/ pas seulem5t l'union de deux tres1 de deux de/9es1 de deux vies1 mais aussi un rglem5t de bi5s1 un contrat d'affaires1 une con/itution de patrimo9e2 et p> ce ct pcuniaire1 il t\*e de plus prs encore la proprit4 ,si bi5 que ,m4 ,gabriel ,deville1 dont j'aime cit] la p5se sociali/e1 a pu dcl>] que l'utilit du m>iage rsulte de la /ructure conomique d'une socit base sur l'appropriation individuelle4 ,et un peu plus lo93 ,le mode de proprit trans=m1 et aprs cette trans=mation seulem5t1 le m>iage p]dra sa raison d'tre#aje4 ,note #aje3 ,le ,capital de ,k>l ,m>x4 ,ap]u sur le socialisme sci5tifique1 p4 #dc4 ,avis ceux de nos compatriotes qui ont le bon esprit de t5ir au rgime de l'appropriation prive et de lui attribu] le mrite d'avoir tir1 la fois1 les p]sonnes et les bi5s de la confusion et de la promiscuit du collectivisme primitif3 ils doiv5t se dire que1 la proprit abolie1 c'en e/ fait de la famille et du m>iage4 ,c> il n'e/ po9t de famille sans foy]2 et qu'e/-ce que le foy]1 s9on la maison pat]nelle et quelque co9 de t]re s\/raits1 au pr(it d'un mnage1 l'indivision univ]selle8 ,a vrai dire1 le foy] e/ le noyau de t\t patrimo9e et comme la matrice mme de la proprit4 ,quant au m>iage1 comm5t le ma9t5ir sans inconsqu5ce aprs avoir supprim t\t droit privatif sur les *oses8 ,comm5t p]mettre l'homme d'accap>] la femme1 et la femme d'accap>] l'homme1 qu& on refuse un citoy5 la possession exclusive d'une masure ent\re d'un v]g] ou d'un *amp8 ,que notre droit soit plus ple91 plus enti]1 plus dom9ateur sur les *oses que sur l'tre auquel n\s avons uni notre de/9e2 que le mot proprit1 appliqu au droit que les p\x ont l'un sur l'autre1 soit viol5t et inexact3 cela e/ de t\te vid5ce4 ,un fait re/e nanmo9s3 c'e/ savoir que les socits huma9es ont suivi la mme voie p\r s\/raire1--non sans pe9e1--les bi5s l'indivision communi/e et les p]sonnes la promiscuit sexuelle4 ,en somme1 il y a eu progrs p>allle dans l'volution du m>iage et de la proprit4 ,et c'e/ p\rquoi1 auj\rd'hui encore1 on ne peut s'attaqu] la proprit sans s'attaqu] plus ou mo9s au m>iage3 ce qui n\s fait dire que1 la fidlit conjugale tant la consqu5ce d'un droit privatif de l'p\x sur son conjo9t1 lorsqu'on supprime t\t droit individuel sur les *oses1 on e/ am5 =cm5t supprim] t\t droit individuel sur les p]sonnes4 ,sa9t-,simon et ,f\ri] n'ont po9t *app cette logique des ides3 leur communisme se complte du libre am\r4 ,de mme1 avec une belle unanimit1 les an>*i/es et les sociali/es d'auj\rd'hui appell5t de t\s leurs voeux l'abolition du m>iage et l'avnem5t de l'union libre4 ,s\s quels prtextes8 ,c'e/ ce que n\s allons voir4 ,,ii ,le m>iage1 n\s dit-on1 e/ un re/e des viol5ces primitives4 ,t&is que la rap9e1 pr5ant assiette et consi/ance1 dev9t proprit1 peu peu le rapt se consolida en m>iage#ajf4 ,malgr t\tes les attnuations du progrs1 l'oppression de la femme m>ie e/ une survivance de l'esclavage antique4 ,exagrons-n\s1 se dem&e l'auteur des ,unions libres1 en disant que la femme e/ t\j\rs une captive8 ,de p> le ,code civil1 en quoi consi/e le m>iage1 *ez n\s autres ,franais8 ,devant le public assembl et les reprs5tants de la lot1 p> une dcl>ation sol5nelle1 la fille met son corps1 sa =tune1 sa vie et son honneur en la possession d'un homme1 t5u dsormais donn] sa protection1--t]me trs vague1--en ret\r de l'obissance1--t]me trs net1--qui lui e/ acquise4 ,cette p]sonne n'aura plus la libre possession de sa p]sonne#ajg4 ,l'ide n'e/ pas neuve4 ,n\s lisons dans un ,cat*isme du g5re huma9 publi au comm5cem5t de la ,rvolution1 que le m>iage e/ la proprit de la femme p> l'homme1 proprit aussi inju/e que celle des t]res2 et son auteur y rclame1 en consqu5ce1 le p>tage des bi5s et la communaut des femmes4 ,note #ajf3 ,unions libres1 p4 #h-i4 ,note #ajg3 ,eod4 op41 p4 #ai4 ,il e/ donc de l'ess5ce du m>iage1 suivant la doctr9e rvolutionnaire1 d'assujettir l'p\se l'p\x4 ,non que cette in/itution fasse pes] sur t\tes les femmes une autorit galem5t et ncessairem5t dprimante4 ,l'criva9 lib]taire1 que n\s avons dj cit1 en convi5t avec fran*ise3 ,n\s reconnaissons hautem5t que1 dans les m>iages contracts s\s les auspices de l'autorit civile1 il e/ des unions qui sont aussi heureuses que possible2 il en e/ plusieurs qui font notre admiration1 plusieurs que n\s n\s proposons d'imit]4 ,seulem5t1 cette concession faite1 il affirme qu'il n'e/ amiti vritable1 qu'il n'e/ gr& am\r qu'entre gaux2 que la contra9te ab\tit la rvolte et la subord9ation l'insubord9ation4 ,et plus lo9 il aj\te3 ,n\s supposons comme dmontre l'entire et complte quival5ce des deux facteurs de la famille#ajh4 ,note #ajh3 ,unions libres1 p4 #bj et #bb4 ,mais qui en d\te8 ,oui1 dans le m>iage qu'ils contract5t et dans la famille qu'ils fond5t1 l'homme et la femme1 sans j\] le mme rle1 rempliss5t une fonction d'gale importance4 ,socialem5t p>lant1 ils quival5t4 ,et mme1 selon le plan *rti51 l'quation conjugale doit se fondre1 s\s l'action de l'am\r mutuel et de l'e/ime rciproque1 en une vritable unit3 ,duo 9 unum6 ,il e/ vrai que le ,code prescrit l'obissance la plus faible1 la protection au plus =t4 ,mais ceci e/ la condition et la mesure de cela4 ,faites que dans la socit conjugale p]sonne ne veuille cd]1 et la vie commune devi5t impossible4 ,po9t de mnage1 po9t de famille1 sans une hir>*ie tempre p> la confiance et l'am\r4 #aa ne faut pas confondre l'autorit avec la tyrannie1 ni la puissance tutlaire du m>i avec le despotisme j\isseur d'un pa*a4 ,la loi religieuse et la loi civile ne p]mett5t po9t de p>eils excs de p\voir4 ,que des hommes indignes s'en r5d5t c\pables1 c'e/ possible4 ,mais1 de grce1 n'imputons pas la loi les mfaits de ceux qui la viol5t6 ,lorsqu'un p\x outrage ou maltraite l'autre1 la ju/ice doit int]v5ir en faveur de la victime4 ,qu'on ne dise pas davantage que le m>i e/ le propritaire de sa femme4 ,malgr leur volution p>allle1 le m>iage et la proprit n'eng5dr5t ni mmes effets ni mmes p\voirs4 ,si les p\x se doiv5t l'un l'autre1 en v]tu de leurs engagem5ts rciproques1 respect1 am\r et fidlit1 si mme la monogamie *rti5ne suppose1 de conjo9t conjo9t1 une obligation contractuelle qui les lie indissolublem5t p\r la vie1 le droit privatif qui s'ensuit1 tant au pr(it du m>i sur la femme qu'au pr(it de la femme sur le m>i1 n'a ri5 de commun avec le doma9e absolu qu'un propritaire a sur son mobili] ou son j>d94 ,l'm95te dignit de la p]sonne huma9e s'oppose une aussi injurieuse assimilation4 ,t\tes les lgislations *rti5nes di/+u5t les droits p]sonnels des droits rels4 ,l'homme et la femme peuv5t s'oblig]1 mais ils ne sont pas susceptibles de proprit4 ,c'e/ donc commettre un grave excs de langage1 auquel les lois1 les ides et les usages donn5t un gal dm5ti1 que de prt5dre1 comme l'cole rvolutionnaire s'ob/9e le faire avec complaisance1 que le droit du m>i sur la femme et le droit du *asseur sur son *i5 sont les manife/ations d'une seule et mme pote/as hab5di4 ,et puis n'oublions pas que les droits1 dont les p\x dispos5t l'un sur l'autre1 sont rciproques4 ,le m>iage e/ un *ange de promesses et d'obligations4 ,pas plus que la femme1 le m>i n'a la libre disposition de lui-mme4 ,les conjo9ts sont lis p> un mutuel s]m5t4 ,on peut donc dire1 en un c]ta9 s5s et dfaut de mot plus prcis1 que1 cranci]s et dbiteurs l'un de l'autre1 ils ne s'app>ti5n5t plus1 puisqu'ils se sont donns t\j\rs4 ,et cette alination sol5nelle1 de leur lib]t1 de leur corps1 de leur vie1 e/ le seul moy5 de fond] la famille4 ,c> c'e/ p> ce don irrvocable de l'p\x un tre de son *oix1 p> cette foi jure qui les unit p]ptuit1 que le bon vieux m>iage se di/+ue du pur lib]t9age1 o les amants de r5contre se donn5t et se repr5n5t1 sans crmonie1 au has>d des passions du mom5t4 ,,iii ,d'autres publici/es rvolutionnaires ont le m>iage en ha9e1 p>ce qu'en p]ptuant la famille1 il imprime la classe possdante1 comme dit ,m4 ,gabriel ,deville1 son c>actre hrditaire et dveloppe a9si ses in/9cts cons]vateurs4 ,po9t de rvolution effective1 po9t d'indp5dance durable1 avec cette pratique des unions consacres p> les autorits civiles et religieuses1 qui discipl9e et s\ti5t la socit contempora9e4 ,si1 p> contre1 on cessait de mpris] les filles qui se laiss5t faire un enfant1 si on traitait l'enfant n hors m>iage comme l'enfant lgitime1 la lib]t des relations sexuelles s't5drait au dtrim5t du m>iage4 ,et cette b>rire emporte1 famille et proprit se diss\drai5t facilem5t dans le collectivisme de l'am\r et des bi5s4 ,comme on peut le voir1 le divorce n'e/1 aux yeux des sociali/es et des an>*i/es1 qu'une br*e insuffisante faite la citadelle b\rgeoise4 ,il n'y laisse tomb] qu'un trop m9ce rayon de lumire4 ,qu'on se hte donc d'en ouvrir les portes t\tes gr&es4 ,lorsque deux p]sonnes sont lies l'une l'autre p> les noeuds multiples des intrts et des habitudes1 l'am\r cessant1 beauc\p hsit5t les rompre et n'essai5t mme pas de se repr5dre4 ,si l'indissolubilit du m>iage n'exi/e plus en droit1 elle se ma9ti5t en fait1 assez p\r tay] t\te notre organisation sociale4 ,et c'e/ un gr& malheur#aji4 ,plus optimi/e e/ ,m4 ,jean ,grave4 ,il espre bi5 que p> la fissure du divorce1--et ceci e/ la confirmation des cra9tes que n\s avons exprimes1--le m>iage se vid]a de t\t ce qui fait sa =ce4 ,la famille lgale a reu le c\p fatal du j\r o le lgislateur a d enregi/r] les cas o elle p\vait tre diss\te4 ,quoi de plus naturel1 d'ailleurs8 ,deux individus1 aprs s'tre aims un j\r1 un mois1 deux ans1 peuv5t se pr5dre d'une ha9e mort3 p\rquoi en*an] ces malheureux p\r la vie1 qu& il e/ si simple de tir] *acun de son ct#aaj8 ,note #aji3 ,,gabriel ,,deville1 ,le ,capital de ,k>l ,m>x1 pp4 #db et #dc4 ,note #aaj3 ,,jean ,,grave1 ,la ,socit future1 *ap4 ,,xxii3 ,la femme1 pp4 #ccb et #ccc4 ,mais cette br*e pratique dans la prison conjugale ne suffit pas nos h>dis novateurs3 mieux vaut la dmolir4 ,il e/ vrai que le rel*em5t progressif des moeurs en arra*e t\s les j\rs quelques pi]res1 la gr&e joie de ,m4 ,jean ,grave4 ,dj1 si n\s l'en croyons1 la vogue du m>iage religieux e/ en baisse4 ,m4 le ,cur p]d de son pre/ige4 ,sauf quelque grue qui veut tal] sa toilette blan*e ou l'hriti] qui veut se concili] les bonnes grces de p>5ts hritage1 peu de p]sonnes pr\v5t le beso9 d'all] s'ag5\ill] devant un monsieur qui se dguise en dehors des j\rs de c>naval4 ,et aprs ce gracieux pan*em5t d'esprit anticlrical1 l'criva9 an>*i/e con/ate avec la mme satisfaction que l'*>pe de ,m4 le ,maire n'e/ pas t5ue en plus gr& respect4 ,quant la sanction lgale1 si l'on v\lait faire le rec5sem5t p>mi la population de nos gr&es villes1 on tr\v]ait bi5 que t\s les mnages ont pass p> la mairie2 mais1 en exam9ant d'un peu prs1 on p\rrait s'ap]cevoir que les trois qu>ts ont rompu1 sans tamb\r ni trompette1 les noeuds lgaux p\r en =m] d'autres sans aucune conscration (ficielle4 ,d'o cette consqu5ce1 dont notre auteur se flicite2 que l'op9ion publique comm5ce tr\v] l'union librem5t cons5tie aussi valable que l'autre#aaa4 ,encore un peu de temps1 et elle se f]a respect] en pntrant df9itivem5t dans les moeurs4 ,ce j\r-l1 m>iage1 hritage et proprit s'effondr]ont sans ret\r4 ,et la socit n\velle s]a fonde4 ,note #aaa3 ,la ,socit future1 pp4 #cca et #ccb4 ,laquelle8 ,qui l'emport]a de l'an>*isme ou du collectivisme8 ,on ne sait4 ,un po9t c]ta91 c'e/ qu'unis p\r dtruire1 les rvolutionnaires auront pe9e s'ent5dre p\r recon/ruire1 les uns tirant droite v]s l'autonomie absolue de l'individu1 les autres tirant gau*e v]s la dictature absolue du prolt>iat4 ,ce diss5tim5t irrductible n\s prsage quelques durs mom5ts pass]4 ,et dire que ces g5s ap]oiv5t galem5t le p>fait bonheur l'extrmit des r\tes contraires sur lesquelles ils s'ef=c5t d'entran] la multitude6 ,en att5dant1 socialisme et an>*isme se disput5t la conqute de la femme4 ,il e/ ent5du qu'elle ne saurait s'affran*ir que p> la rvolution sociale4 ,au nom des an>*i/es1 ,m4 ,jean ,grave n\s dcl>e v]tem5t que ceux qui lui font espr] son mancipation dans la socit actuelle m5t5t effrontm5t#aab4 ,au nom des sociali/es1 ,m4 ,b5ot ,malon n\s assure1 avec plus de politesse1 que la femme et le proltaire1 ces deux gr&s opprims collectifs de l'ordre actuel1 doiv5t unir leurs ef=ts1 c> leur cause e/ commune1 comme s]a commun leur triomphe#aac4 ,note #aab3 ,ibid41 *ap4 ,,xxii1 p4 #cci4 ,note #aac3 ,le ,socialisme intgral1 t4 ,i1 *ap4 ,,vii1 p4 #cfi4 ,mais cette rvolution1 qui doit faire le bonheur de la femme1 s]a-t-elle an>*i/e ou sociali/e8 ,cruelle nigme4 ,dans les deux camps rvolutionnaires1 on r$\ble de prv5ances et de promesses l'g>d du beau sexe4 ,l'an>*isme surt\t se met en frais de rhtorique p\r conva9cre les jeunes filles et les jeunes femmes4 ,eh6 ma belle1 c\tez-moi donc4 ,ce que n\s p\rsuivons1 c'e/ notre bonheur et le vtre1 c'e/ l'pan\issem5t de l'individu t\t la joie de vivre et d'aim] dans la libre nature1 c'e/ l'avnem5t de l',h>monie et de l',am\r entret5us p> la lib]t et la mutuelle confiance4 ,alors1 fire et libre1 l'gale de l'homme1 non plus femelle1 mais femme1 tu s]as1 dans t\te la beaut du t]me1 sa compagne4 ,le veux-tu8 ,eh bi56 sois avec n\s#aad4 ,cet appel lyrique s]a-t-il ent5du8 ,on peut en d\t]4 ,les femmes vont mo9s1 semble-t-il1 l'an>*ie qu'au socialisme4 ,dans l'enqute qu'il a m5e p\r tablir la ,psy*ologie de l',an>*i/e-,sociali/e1 ,m4 ,hamon n'a reu1 en rponse son que/ionnaire1 que quatre adhsions fm99es sur un total de c5t soixante-dix lettres environ1--et pas une n'manait de femmes franaises#aae4 ,cette ab/5tion e/ peu enc\rageante4 ,note #aad3 ,la ,rvolte1 n #ai du #bj au #bg janvi] #ahia1 p4 #a4 ,note #aae3 ,psy*ologie de l',an>*i/e-,sociali/e1 p4 #bc et p4 #bgc1 note #a4 ,sur un mode non mo9s lyrique et non mo9s ins9uant1 le d\x sociali/e ,b5oit ,malon s'adressait de prfr5ce aux filles non m>ies1 que le prjug cruel et bte croit fltrir du titre de vieilles filles4 ,ces innombrables sacrifies1 victimes des fatalits sociales1 ne sont-elles pas les plus mritantes8 ,qui dira jamais ce que leur clibat fait p]dre aux hommes1 de bonheur1 la socit1 de dv\em5t1 la race1 de p]fectionnem5ts physiques et moraux8 ,et avec motion1 le brave homme leur criait3 ,v5ez n\s1 v\s qui s\ffrez surt\t de ne p\voir vivre assez p\r autrui1 v5ez p\r ht] le j\r des gr&es rp>ations o t\tes les =ces1 t\tes les beauts affectives de l'humanit s'pan\iront dans le bonheur et le devoir univ]saliss2 v5ez pr5dre votre place dans l'arme grossissante de l'mancipation huma9e#aaf4 ,mais jusqu' prs5t1 les vieilles filles prfr5t entr] en religion4 ,note #aaf3 ,le ,socialisme intgral1 t4 ,i1 *ap4 ,,vii1 p4 #cfh4 ,au total1 quelque sduction que dploi5t les enjleurs1 l'imm5se majorit des femmes rsi/e la propag&e rvolutionnaire4 ,il faut p\rtant dmolir le vieux monde2 et comme le m>iage e/ une de ses colonnes1 on s'a*>ne1 de "p et d'autre1 l'branl]4 ,in/rum5t d'assujettissem5t p\r la femme1 fondem5t de l'hritage p\r la famille1 voil dj deux raisons de l'excr]4 ,ce n'e/ pas assez3 on le v\e au mpris des gr&es mes1 s\s prtexte qu'il abreuve les conjo9ts de honte et d'ignom9ie4 ,il e/ vnal6 ,v\lez-v\s connatre t\tes les consqu5ces dommageables des unions actuelles1--ce que ,b5ot ,malon appelait les nuisances du m>iage3 je les rsume4 ,on ne consulte pas assez les attractions affectives1 les aff9its de complexion et de tempram5t2--et la slection de l'espce en s\ffre4 ,les filles sans dot1 condamnes une virg9it solitaire1 sont sevres de la vie deux2--et la reproduction de l'humanit en s\ffre4 ,les que/ions d'arg5t1 de position1 de conv5ance1 font gnralem5t du m>iage un maquignonnage plus ou mo9s dloyal2--et l'honntet en s\ffre4 ,la femme e/ dome/ique au pr(it du m>i et ma9t5ue p> la loi dans une infriorit dprimante2--et la lib]t en s\ffre4 ,les codes et les moeurs ont creus entre les enfants naturels et les enfants lgitimes de pr(ondes 9galits de droit1 de condition et de traitem5t2--et la frat]nit en s\ffre4 ,conclusion3 il n'e/ que temps de r5dre l'am\r qui console1 embellit et rgnre1 la s\v]a9et qu'il doit ex]c] dans les relations des sexes2--et la flicit s'pan\ira sur le monde4 ,en t\tes ces que/ions1 nos morali/es rvolutionnaires sont prodigues de beaux lans et de sa9tes colres4 ,on m'en v\drait de n'en po9t donn] ici quelques *antillons4 ,,*apitre ,,vii ,morale an>*i/e et morale sociali/e ,,sommaire ,i4--,,morale ,,an>*i/e3 ,l',,mancipation ,,du ,,coeur ,,et ,,des ,,s5s2 ,,la ,,lib,,ration ,,de ,l',,am\r2 ,l',,apologie ,,de ,l',,incon/ance4 ,,ii4--,,morale ,,sociali/e3 ,,la ,,suppression ,,du ,,m>iage2 ,,la ,r,,habilitation ,,de ,l',,in/9ct2 ,l',,affran*issem5t ,,des ,,sexes4 ,,iii4--,,noces ,,lib]taires4--,,la ,,s\v]a9et ,,du ,d,,sir4--,,unanimit ,,des ,,conclusions ,,an>*i/es ,,et ,,sociali/es ,,en ,,faveur ,,de ,l',,union ,,libre4 ,,iv4--,,ne ,,pas ,,confondre ,l',,ind,,p5dance ,,de ,l',,am\r ,,avec ,,la ,,communaut ,,des ,,femmes4--,,illusions ,,c]ta9es ,,et ,d,,ceptions ,,probables4 ,i ,il e/ bi5 ent5du que1 lo9 d'tre la consqu5ce d' attirances rciproques qui jett5t deux tres dans les bras l'un de l'autre1 la plup>t des unions sont subordonnes des comb9aisons de =tune1 des calculs d'arg5t4 ,ce sont des associations d'intrt ma*9es s\v5t p> des p>5ts avides en dehors des futurs conjo9ts1 de telle sorte que le m>iage e/ rduit1 comme dit ,m4 ,sba/i5 ,faure1 un contrat p>*em9 dont les articles sont t\t et le signataire peu prs ri54 ,tel se m>ie p\r faire une f91 tel autre p\r r$or] son blason2 celui-ci p\r pay] son tude1 celui-l p\r relev] son crdit4 ,la dot e/ la grosse affaire du m>iage4 ,il n'e/ pas jusqu' l'ouvri] qui ne re*]*e une bonne ouvrire1 ayant en ma9 un mti] lucratif4 ,bref1 la femme e/ p\se non p\r elle-mme1 mais p\r son apport4 ,et que les hommes ne rpliqu5t po9t qu'auj\rd'hui les jeunes filles sont r>es1 qui (fr5t leur ma9 sans s'assur] que le futur m>i a le moy5 de prv5ir leurs dsirs ou du mo9s de p\rvoir leurs beso9s4 ,on leur rpond que l e/ le mal4 ,se m>i]1 c'e/ p\r la femme se v5dre contre la table et le logem5t2 et ce trafic e/ un avilissem5t4 ,les m>iages d'incl9ation sont des contes bleus4 ,de "p et d'autre1 on ne se re*]*e1 on ne s'unit que p> intrt4 ,le m>iage e/ un m>* qui ne va po9t sans m>*&age4 ,et voici la conclusion trs grave qu'en tire l'criva9 an>*i/e dj cit3 ,puisque1 au lieu de se donn] sans condition1 sans calcul1 sans arrire-p5se1 suivant l'impulsion naturelle des aff9its in/9ctives1 *acun des deux conjo9ts comp>e ce qu'il v5d ce qu'il a*te et ne cons5t donn] qu' la condition de recevoir1--neuf fois sur dix le m>iage n'e/1 proprem5t p>l]1 qu'une =me spciale et respecte de la pro/itution#aag4 ,et sur ce po9t1 le socialisme ne p5se ni ne p>le autrem5t que l'an>*isme4 ,p\r ,m4 ,gabriel ,deville1 le m>iage n'e/1 dans son ensemble1 que la pro/itution p> devant le maire1 puisqu'au s5s lm5taire du mot1 la pro/itution consi/e dans la subord9ation des rapports sexuels des considrations f9ancires#aah4 ,note #aag3 ,la ,d\leur univ]selle1 *ap4 ,,vi1 p4 #cah4 ,note #aah3 ,le ,capital de ,k>l ,m>x1 p4 #dc-dd4 ,mais laissons ces gros mots4 ,il e/ trop vrai que la vie e/ frquemm5t l'occasion d'unions m]cantiles o l'esprit de lucre t\ffe l'esprit de famille4 ,ne df5dons po9t ce qui e/ indf5dable4 ,e/-il dmontr1 p\r cela1 que les m>iages de passion soi5t t\j\rs les plus sages8 ,a qui f]a-t-on croire que les m>iages de conv5ance soi5t ncessairem5t inconv5ants1 et ceux de raison absolum5t draisonnables8 ,c>1 enf91 il faut bi5 en se m>iant song] au l5dema91 aux obligations de la vie1 aux beso9s de la famille1 l'av5ir1 aux enfants4 ,l'am\r1 le fol am\r1 e/ l'imprvoyance mme2 il hypnotise1 endort et aveugle les plus s5ss4 ,po9t de sagesse qui ti5ne contre les sophismes de la passion et les emportem5ts du coeur et des s5s4 ,combi5 les p>5ts ont raison de song]1 p\r leurs enfants trop encl9s les oubli]1 aux ralits de l'exi/5ce et aux *>ges du mnage6 ,s'aim] ne disp5se po9t de vivre4 ,p\rquoi incrim9] violemm5t ceux qui se proccup5t de p\rvoir en mme temps ceci et cela8 ,il e/ vid5t que1 si l'humanit n'tait pas condamne aux s\cis du pa9 quotidi51 on ne compr5drait po9t de si vulgaires calculs4 ,lorsque la ,rvolution sociale n\s assur]a les bi5faits de la p\le au pot et de ses accessoires1 lorsque1 d'un c\p de sa baguette magique1 elle emplira nos assiettes et nos v]res *aque repas1 alors seulem5t n\s p\rrons vaqu]1 sans di/ractions mesqu9es1 aux plaisirs ds9tresss du pur am\r4 ,jusque-l1 notre vie s5tim5tale s]a =cm5t trav]se de viles proccupations d'arg5t4 ,et d'ailleurs1 les m>iages d'incl9ation1 pas plus que les m>iages d'intrt1 ne tr\v5t grce devant les t5dres scrupules de nos gr&s r=mateurs4 ,se m>i]1 mme sans dot1 c'e/ se li]1 et p>tant se dim9u]4 ,qu'une alliance soit conclue1 ft-ce s\s l'impulsion la plus spontane du coeur1 devant ,m4 le ,cur ou seulem5t devant ,m4 le ,maire1 le pacte conclu et l'obligation cre font dgnr] l'am\r en s]vilit4 ,ici encore1 an>*i/es et sociali/es p\rsuiv5t les mmes f9s4 ,on a pu lire dans la ,freiheit1 la feuille la plus exalte du p>ti lib]taire1 qui a t longtemps dirige p> le compagnon ,mo/1 ce programme des m]veilles de la ,commune v5ir3 ,il e/ vid5t que la femme1 rellem5t affran*ie aussi bi5 que l'homme1 dispose de son libre arbitre de la manire absolue4 ,l'am\r s'e/ affran*i de la pro/itution2 le m>iage r5once la bndiction de l'glise a9si qu'au sceau de l'tat2 il e/ uniquem5t bas sur les s5tim5ts et les incl9ations de ceux qui =m5t les communauts sexuelles2 la famille en arriv]a ins5siblem5t faire place de plus va/es associations d'huma9s frat]nisant ensemble#aai4 ,et donc1 plus de m>iage religieux1 plus de m>iage civil1 plus de sacrem5t1 plus de contrat4 ,c'e/ aussi l'idal de l'auteur des ,unions libres1 qui dcl>e avec fi]t que l'am\r mprise et refuse t\t autre rpondant que lui-mme4 ,plus de li5s1 plus de cautions4 ,c'e/ une utopie que de m9ut] la s9crit sur papi] timbr#abj4 ,du re/e1 le m>iage trans=me la longue les amants les plus passionns en compagnons de *ane1 comme dit ,m4 ,jean ,grave4 ,sans p>l] des esprances dues1 l'habitude1 l'indiffr5ce1 la satit1 l'ennui1 ne t>d5t pas disjo9dre les coeurs que la loi a unis p\r la vie#aba4 ,on se nglige1 on se dispute4 ,l'homme devi5t un b\rru malfaisant et la femme un vrai dmon4 ,le m>iage tue l'am\r4 ,note #aai3 ,la ,freiheit1 n du #bd mai #ahha4 ,note #abj3 ,s\v5ir du #ad octobre #ahhb4 ,unions libres1 p4 #bd4 ,note #aba3 ,la ,socit future1 eod4 loc41 p4 #ccf-ccg4 ,il faut voir ,m4 ,sba/i5 ,faure pr5dre en piti le prosasme n]vant des unions rgulires6 ,de quoi p>le-t-on entre p\x8 ,des dome/iques1 des affaires1 du loy]1 des enfants1 de la lessive faire et s*]1 de la pluie et du beau temps1 des *em9es qui fum5t1 d'une mdec9e pr5dre ou des notes pay]4 ,quelle platitude6 ,plus de propos galants1 plus de conv]sation am\reuse4 ,le coeur de la mnagre n'e/ plus mu que p> la peur de laiss] brl] son rti4 ,proccupations ridicules6 ,exi/5ce /upide et froide6 ,les p\x sont les fonctionnaires du m>iage4 ,l'obligation de la vie commune les dprime et les avilit4 ,que faire p\r les sauv] d'eux-mmes8 ,leur assur] l'indp5dance1 la v>it des *oix et des liaisons1 et les r5dre l'am\r qu'ils ont r5i et p]du4 ,l'union libre e/ la condition ess5tielle de l'mancipation suprme4 ,la lib]t de la p5se n'e/ po9t complte sans la lib]t du coeur4 ,de mme que l'esprit1 l'am\r ne doit connatre ni subir aucune entrave4 ,vivre avec un conjo9t que l'on n'aime plus1 s'engag] l'aim] t\j\rs et promettre de ne jamais en aim] un autre1 surveill] ses s5s et matris] sa *air1 voil des assujettissem5ts insupportables dont la b>b>ie gale l'absurdit4 ,le m>i n'a pas seulem5t jur d'aim] la mme femme1 il s'e/ int]dit le droit de dsir] les autres que son m>iage a plonges dans une sorte de veuvage1 puisqu'il e/ comme mort p\r elles2 la femme n'a pas seulem5t promis d'app>t5ir t\j\rs au mme homme1 elle a pris aussi l'engagem5t de se refus] t\s les autres1 p\r lesquels ses *>mes doiv5t ne pas exi/]4 ,de si cruelles anomalies rvolt5t et s]r5t le coeur de ,m4 ,sba/i5 ,faure4 ,et voyez les suites3 dfiance1 jal\sie1 a/uce1 s\pon1 qu]elle1 hypocrisie4 ,la vie commune devi5t un p]ptuel m5songe#abb4 ,notre m>iage e/ une prison1 d'o les =ats ne peuv5t s'vad] que p> l'adultre avec t\s ses risques ou p> le divorce avec t\s ses ennuis4 ,note #abb3 ,la ,d\leur univ]selle1 pp4 #cbj et #cba4 ,ds lors1 po9t de crmonie nuptiale1 ni l'glise ni la mairie2 po9t de contrat sol5nel1 ni religieux ni civil2 po9t d'engagem5ts1 po9t de *anes4 ,t\tes ces =malits assujettissantes sont inconciliables avec la libre et p>faite expansion de la femme4 ,plus d'alliance conclue ni devant un prtre1 ni devant une autorit quelconque1 pas mme devant nos conci]ges4 ,il ne faut plus mme de mnage durable4 ,l'incon/ance e/ une loi de nature4 ,v\s avez bi5 lu8 ,je n'inv5te ri54 ,m4 ,sba/i5 ,faure ti5t n\s faire obs]v] que les mmes inconvni5ts rsult5t des unions lgales et illgales1 des mnages rguli]s et irrguli]s4 ,ces d]nires unions ne sont1 en df9itive1 que de vritables m>iages auxquels fait dfaut la sanction civile et religieuse2 c> la cohabitation1 la communaut des intrts1 les habitudes ancres et surt\t la naissance des enfants1 p> les responsabilits et les devoirs qu'elle impose au pre et la mre1 crent la longue1 entre ceux-ci1 des li5s moraux t\t aussi =ts que les *anes =ges p> la ,loi ou l'glise#abc4 ,or1 t\t li51 quel qu'il soit1 e/ immoralit et folie4 ,p\rquoi8 ,p>ce qu'il e/ en absolue contradiction avec notre nature mobile1 incon/ante1 capricieuse4 ,m4 ,sba/i5 ,faure s'en explique avec un sang-froid dp\rvu de t\te pudeur2 et1 quelque blessante que soit sa ?se p\r des oreilles honntes1 il e/ bon d'en cit] quelques extraits p\r montr] o veul5t en v5ir les logici5s de l'am\r libre3 ,on ne peut pas plus rpondre de son coeur que de sa sant4 ,notre moi se trans=me sans cesse2 n\s ne sommes jamais id5tiques n\s-mmes444 ,la nature1 ess5tiellem5t lectrique1 ne saurait se pli] aux rigides exig5ces d'un contrat de longue hale9e2 la n\veaut1 t\j\rs attrayante1 n\s sduit p> ses inconnus *>gs de grisantes promesses444 ,il n'e/ peut-tre pas un s5tim5t plus v]satile que l'am\r1 et il e/ non mo9s exact que son objet v>ie frquemm5t444 ,la div9e fleur de l'am\r p>fume t\te notre exi/5ce1 sans d\te2 mais ce ne sont pas les rayons des mmes prunelles qui la ti5n5t pan\ie1 et il e/ extrmem5t r>e que ce soi5t les doigts *ris de la mme en*ant]esse qui la cueill5t *aque r5\veau444 ,le dsir ne s'alim5te que de v>it et la passion ne vit que de dsir2 or1 le m>iage e/ p\r celui-ci une sorte de condamnation mort444 ,il e/ draisonnable de g>antir sol5nellem5t la fixit de nos s5tim5ts#abd4 ,ces citations n\s remett5t en mmoire le jugem5t que le compagnon ,*>les ,malato a port un j\r sur le compagnon ,sba/i5 ,faure3 ,il s]ait p>fait1 s'il consacrait aux que/ions d'urg5ce immdiate le qu>t du temps qu'il emploie =mul] ses syllogismes ou pratiqu] l'am\r libre4 ,ah6 ,faure1 qu& donc cess]as-tu d'tre le ,lovelace de l'an>*ie p\r en dev5ir le ,danton#abe8 ,note #abc3 ,la ,d\leur univ]selle1 p4 #caf1 note #a4 ,note #abd3 ,la ,d\leur univ]selle1 pp4 #cah et #cai4 ,note #abe3 ,de la ,commune l',an>*ie1 #b;e dit41 p4 #bef4 ,au fond1 l'union libre e/ ple9em5t con=me l'tat de nature qui e/ le rve ess5tiel de l'an>*ie4 ,les huma9s doiv5t s'unir un peu comme s'acc\pl5t les btes1 sans li5 d'av5ir4 ,deux am\reux se font des visites et les susp5d5t1 se rappro*5t et se quitt5t3 c'e/ leur affaire4 ,la socit n'a po9t le droit de s'occup] des *oses du coeur4 ,e/-ce trop dire ma9t5ant que l'mancipation de l'am\r t5d1 p> une p5te inv9cible1 n\s ram5] la pure animalit8 ,,ii ,et notez que le socialisme n'*appe pas davantage la logique de l'erreur1 de la ngation1 de la de/ruction4 ,on ne saurait mme dire qu'il met plus de ret5ue dans son langage1 ou plus de rs]ve dans ses conclusions4 ,en t\t cas1 le libre am\r figure au programme de ses r=mes v5ir4 ,engels1 que le collectivisme int]national vnre comme un de ses plus illu/res docteurs1 a crit ceci3 ,qu& aura gr&i une gnration d'hommes qui1 jamais de leur vie1 n'auront t dans le cas d'a*et] prix d'arg5t1 ou l'aide de t\te autre puissance sociale1 l'ab&on d'une femme1 et une gnration de femmes qui n'auront jamais t dans le cas de se livr] un homme en v]tu d'autres considrations que l'am\r rel1 ni de se refus] leur amant p> cra9te des suites conomiques de cet ab&on1--qu& ces g5s-l s]ont arrivs1 ils se moqu]ont de ce qu'on aura p5s sur ce qu'ils devai5t faire#abf4 ,je le crois bi56 ,l'am\r libre eng5dre t\tes les lic5ces4 ,bebel1 une autre tte du socialisme allem&1 a prophtis avec clat l'avnem5t d'une lib]t n\velle1 qu'il appelle la lib]t de l'in/9ct4 ,l'union de la femme avec l'homme s]a un contrat priv1 sans int]v5tion d'aucun fonctionnaire quelconque4 ,la satisfaction de l'in/9ct sexuel e/ *ose aussi p]sonnelle t\t individu que la satisfaction de t\t autre in/9ct naturel4 ,la lib]t de l'am\r compr5dra et la lib]t de *oisir et la lib]t de rompre4 ,un li5 antipa?ique e/ immoral1 puisqu'il contr>ie la nature#abg4 ,tel e/ le collectivisme de l'am\r2 et les livres d'o j'extrais ces ides ont t traduits peu prs dans t\tes les langues4 ,note #abf3 ,l',orig9e de la famille1 de la proprit prive et de l'tat4 ,traduction franaise de ,h5ri ,,rav1 p4 #aaj4 ,note #abg3 ,la ,femme et le ,socialisme1 *apitre consacr la femme dans l'av5ir4 ,au re/e1 la plup>t des sociali/es franais se montr5t non mo9s favorables aux libres p5*ants de la femme mancipe4 ,ils se refus5t compr5dre que1 p\r la femme m>ie1 l'honntet soit c5se rsid] dans la cont95ce1 et que l'op9ion la fltrisse1 lorsqu'elle succombe1 de ce qu'on appelle son d%onneur4 ,ils con/at5t avec affliction que le fait p\r la femme de se livr] celui qu'elle aime et qui la dsire1 sans que cela ait t pralablem5t affi*1 publi et contresign1 e/ un acte des plus tragiques4 ,m4 ,gabriel ,deville ne s'en ti5t pas l3 il appelle de ses voeux l'ge heureux o1 librem5t1 sans cra9te de mse/ime1 filles et g>ons p\rront c\t] leur nature1 satisfaire leurs beso9s am\reux et ex]c] t\s les organes dont l'hygine exige le fonctionnem5t rguli]#abh4 ,note #abh3 ,le ,capital de ,k>l ,m>x4 ,ap]u sur le socialisme sci5tifique1 p4 #dc4 ,enf91 la presse populaire du p>ti sociali/e ne fait elle-mme aucun my/re de ses sympa?ies p\r l'union libre4 ,si1 autrefois1 le m>iage a j\ un c]ta9 rle dans l'humanit1 il a p]du ma9t5ant t\t c>actre d'utilit aux yeux de ,m4 ,f\rnire1 qui va jusqu' dcl>]1 dans la ,petite ,rpublique1 que la famille e/ un simple gr\pe d'habitude4 ,l'ess5tiel e/ de sub/itu] au j\g pesant des m>iages d'auj\rd'hui les *anes lgres et fleuries qui1 dans l'av5ir1 s]ont l' unique li5 des amants4 ,s'adressant la soeur bi5-aime qui brle de conqurir son indp5dance3 ,va1 lui dit-il sur le mode lyrique1 p\rsuis ta r\te hroque v]s le ra*at de ton sexe et la lib]t de l'am\r4 ,ta morale1 cre-la toi-mme6 ,somme t\te1 l'union libre fait p>tie de l'vangile rvolutionnaire4 ,la socit sociali/e ne reconnatra qu'un lm5t d'union entre les amants1 l'am\r1--le re/e n'tant qu'une comdie de/9e p>] d'un titre lgal la pro/itution de l'un ou de l'autre1 quelquefois des deux ensemble4 ,n\s sommes donc fixs sur l'idal sociali/e4 ,le monde ne s]a vraim5t rgnr qu'en ram5ant l'union des sexes la simplicit t\te nave et t\te nue des ges d'inconsci5ce4 ,voil qui ouvre l'humanit des p]spectives inf9im5t plus riantes que les obligations au/res du ,code civil4 ,quant aux femmes ab&onnes1 elles tr\v]ont aism5t des consolateurs#abi4 ,note #abi3 ,la ,petite ,rpublique des #h et #i avril #ahie4 ,,iii ,n\s ne commettrons po9t l'inju/ice de confondre t\tes les unions libres avec le lib]t9age4 ,il peut s'en tr\v]1 sur le nombre1 d'aussi /ables que les m>iages les plus rguli]s4 celles-l1 il ne manque qu'une *ose3 la conscration civile et religieuse4 ,l'auteur des ,unions libres a mme accompli le prodige de mettre une relle dignit dans un acte si contraire aux ides et aux moeurs rgnantes4 ,lorsqu'il m>ia ses enfants1 il fut donn lecture aux assi/ants d'une dcl>ation de circon/ance1 o la beaut de la =me rehausse l'indp5dance ddaigneuse de la p5se4 ,en voici le db3 ,les jeunes c\ples1 desquels v\s tes t\s ici les p>5ts et amis1 se m>i5t1--mais non devant l'autorit civile1 et s'ab/i5n5t de t\t contrat1 s]m5t ou in/rum5t (ficiel4 ,l'acte e/ insolite1 il peut tre facilem5t incrim92 mais ils ont rfl*i avant de s'y engag]4 ,et plus lo93 ,le m>iage e/ une c\tume vieillie1 mais pas encore dmode444 ,n\s n\s disp5s]ons de cette inutile crmonie444 ,qu'on ne dise pas qu'il faut accept] l'int]v5tion lgale1 sauf tre confondus avec ceux qui t\rn5t l'union sexuelle en incont95ce444 ,allons au fond des *oses3 tromp] ou tre tromp1 il n'e/ po9t de remde4 ,les g>anties qu'dicte la lgislation actuelle import5t peu4 ,l'am\r mprise t\t autre rpondant que lui-mme4 ,la dcl>ation se t]m9e p> ces mots3 ,m>is1 n\s comptons qu'on n'aura jamais n\s confondre avec de vulgaires sducteurs444 ,femmes1 n\s dcl>ons faire rsolum5t et de propos dlibr ce que tant de filles sduites1 nos soeurs malheureuses1 n'ont fait que p> faiblesse1 p> lgret ou p> ignorance#acj4 ,note #acj3 ,s\v5ir du #ad octobre #ahhb4 ,unions libres1 pp4 #a1 #ba1 #bb1 #bc et #bg1 passim4 ,dans le p>ti sociali/e1 galem5t1 il e/ des mes droites qui s'eff>\*5t de la complte lib]t am\reuse que rvait ,f\ri]1 et du g\v]nem5t des *oses de l'am\r p> un sac]doce &rogyne que les ,sa9t-,simoni5s avai5t propos4 ,tel ce brave ,b5ot ,malon1 qui assignait bi5 au m>iage futur1 comme condition ess5tielle1 le *oix rvocable des intresss1 *oix libre et bas uniquem5t sur les aff9its intellectuelles1 morales et physiques1 mais qui limitait le libre am\r p> le devoir moral vis--vis du conjo9t et p> le devoir positif vis--vis des enfants4 ,mais l'am\r a9si limit e/-il bi5 le libre am\r8 ,au demeurant1 selon l'aveu du mme auteur1 t\s les rvolutionnaires admett5t que les unions de l'av5ir s]ont fondes sur le libre *oix affectif1 et rsiliables1 qu& le s5tim5t qui les inspira ne les s\ti5dra plus#aca4 ,cette concession faite1 combi5 de g5s1--en dehors de ces ,volontaires de l',ide l'me hauta9e et au v]be si fi]1--auront le coeur assez pur et assez noble p\r fuir l'incont95ce8 ,l'am\r libre e/ si pro*e du lib]t9age1 que le commun pass]a de l'un l'autre sans hsitation ni scrupule4 ,note #aca3 ,le ,socialisme intgral1 t4 ,i1 *ap4 ,,vii1 pp4 #cga1 #cgb et #cge4 ,m4 ,jean ,grave a beau n\s vant] l'ent5te libre de deux tres libres1 et n\s montr] t\t ce que les relations sexuelles y gagn]ont en fran*ise et en aisance2 il a beau n\s assur] que1 dans le *oix qu'ils f]ont d'une compagne ou d'un compagnon1 l'homme et la femme mancips1 lo9 d'obir aux viles proccupations de l'exi/5ce1 n'int]rog]ont que leur idal ?ique et e/htique3 il ne p>vi5dra pas n\s faire oubli] combi5 les unions prives du fre9 religieux et des g>anties civiles devi5dront prcaires et in/ables4 ,lorsque la femme aime1 aj\te-t-il1 elle se moque des lois1 de l'op9ion et de t\t le re/e2 laissons-la donc s'pan*] librem5t6 ,ds qu'elle e/ prise de la no/algie de la b\e1 n'e/-ce pas son droit de se jet] plat v5tre dans le ruisseau8 ,mais rassurez-v\s1 g5s de peu de foi3 il n'e/ pas d\teux que1 la conscration (ficielle abolie1 les associations sexuelles s]ont plus normales et plus unies4 ,c'e/ trop d'optimisme1 en vrit6 ,o a-t-on vu qu'un noeud se ress]re lorsqu'on le dn\e8 ,depuis qu& la lic5ce eng5dre-t-elle la /abilit8 ,qui peut se flatt] de faire de l'ordre avec du dsordre8 ,p\r calm] ces apprh5sions1 ,m4 ,jean ,grave n\s fait une rponse admirable3 aprs avoir confess que l'homme jeune e/ port au *angem5t et l'incon/ance1 il n\s assure que le propre de l'am\r rel e/ d'assagir les amants4 ,laissons donc la nature se corrig] elle-mme4 ,mais n'e/-il pas cra9dre que cette bonne mre mette quelque rudesse dans ses corrections8 ,r>em5t deux coeurs s'aim5t d'une gale t5dresse4 ,en l'abs5ce de t\t li51 le mo9s pris ne s]a-t-il jamais t5t de l*] son p>t5aire8 ,p> suite1 les diss5tim5ts ne devi5dront-ils pas plus aigus1 et les disputes plus aigres1 et les viol5ces plus brutales1 et les crimes passionnels plus frqu5ts8 ,a cela1 on rplique1 avec un dta*em5t sup]be1 que c'e/ au plus aimant de savoir prolong] l'am\r qu'il a su inspir]#acb4 ,voil1 v\s m'av\]ez1 une bi5 maigre sret p\r la femme6 ,rgle gnrale3 entre p\x1 le plus aimant e/ le plus sacrifi4 ,n'e/-ce pas le propre de l'am\r de n\s r5dre esclave de l'tre aim8 ,note #acb3 ,la ,socit future1 pp4 #ccd-cch1 passim4 ,au vrai1 si l'on excepte c]ta9es unions e/imables1 il y a mille *ances que l'am\r libre1 en aiguisant les convoitises1 entrane le commun des mortels au pire dv]gondage4 ,impossible d'imag9] conception plus foncirem5t an>*ique4 ,avec elle1 plus d'ordre1 plus de paix1 plus de foy]4 ,ab&onne au caprice s5suel1 la vie devi5t l'in/abilit mme4 ,on e/ tonn que le collectivisme n'en soit po9t tr\bl4 ,mais1 p\r abolir le m>iage et la famille1 sociali/es et an>*i/es se donn5t frat]nellem5t la ma94 ,m4 ,deville n\s dcl>e que1 dans la socit de ses rves1 les rapports sexuels s]ont des rapports ess5tiellem5t privs1 bass sur ce qui seul les r5d dignes1 sur l'am\r1 sur le dsir mutuel1 aussi durables ou aussi v>is que le dsir qui les provoque#acc4 ,et si un doctr9aire sociali/e ramne t\tes les relations de l'homme et de la femme au dsir1 une crise d'am\r comme disait ,emile ,h5ry1 il n'y a pas lieu de s'tonn] que les an>*i/es r5*riss5t sur ce ?me dsordonn4 ,dmontr] que la nature1 ess5tiellem5t capricieuse et fantaisi/e1 s'oppose1 en am\r comme en t\tes *oses1 des engagem5ts dont la rupture peut tre pnible ou difficile2 que le dsir e/ t\j\rs lgitime et que ri51 absolum5t ri51 ne contr$it ce qu'il soit satisfait1 lorsqu'il e/ p>tag2 dire que les compagnons veul5t1 avec t\tes les lib]ts1 celle de l'am\r1 ce qui signifie que1 dans la mobilit ou la fixit des acc\plem5ts1 *acun ne doit s'inspir] que de ses attirances /ables ou v>ies1 et que 7c'e/ l'auteur qui s\ligne7 la fidlit n'e/ pas plus une v]tu que le contraire un vice3 telle e/ la srie de vrits que n\s avons mission de propag]#acd4 ,ret5ons bi5 cette dcl>ation sugge/ive3 ,la nature e/ ess5tiellem5t capricieuse et fantaisi/e444 ,le dsir1 e/ t\j\rs lgitime444 ,la fidlit n'e/ pas une v]tu4 ,et c'e/ sur ce sable m\vant--et brlant--qu'on se flatte de fond] une n\velle socit6 ,autant btir sur un volcan4 ,note #acc3 ,le ,capital de ,k>l ,m>x1 p4 #dd4 ,note #acd3 ,la ,plume1 n #ig1 #a;er mai #ahic1 p4 #bje4 ,,iv ,de cette indp5dance de l'am\r la communaut des femmes1 il n'y a qu'un pas4 ,nanmo9s l'cole an>*i/e s'ab/i5t de le fran*ir3 c'e/ ju/ice de le rem>qu]4 ,bi5 qu'enseignant avec unanimit que t\t e/ t\s1 elle se refuse mettre la femme en commun l'gal d'une m>*&ise ou d'un btail4 ,le j\rnal la ,rvolte a publi jadis1 sur ce sujet1 une dcl>ation de pr9cipes trs nette qui mrite d'tre cite4 ,l'an>*ie proclame la femme l'gale de l'homme1 reconnat son indp5dance1 sa plus complte autonomie1 jusques et y compris les *oses de l'am\r4 ,l'union des sexes1 en an>*ie1 n'e/ subordonne aucune =malit1 aucune rglem5tation4 ,s'uniss5t ceux qui se plais5t mutuellem5t1 dans les conditions qu'ils dbatt5t ensemble1 p\r la dure que leur sympa?ie mutuelle e/ seule apte mesur]4 ,il n'y a pas de droits de l'homme sur la femme1 de la femme sur l'homme2 aucun autre li5 que leur cons5tem5t mutuel ne les reti5t4 ,la confiance et la fran*ise l'un env]s l'autre1 dans leurs rapports1 doiv5t tre leurs seules rgies4 ,ces unions s]ont-elles temporaires8 s]ont-elles durables8 ,il en s]a ce que s]ont les individus2 ceux qui aim]ont durablem5t de savoir se faire aim] de mme2 aux sympa?ies de se dc\vrir et de se faire accept]4 ,la seule lib]t doit rgl] les rapports des sexes#ace4 ,j'ai p\rtant l'ide que1 si jamais le m>iage doit disp>atre1 l'am\r libre jett]a quelque tr\ble dans les socits an>*iques de l'av5ir4 ,a trop laiss] faire la nature1 c'e/ navet de croire qu'on fond]a l'h>monie entre les hommes4 ,p\r une m9orit d'unions durables et pacifiques1 le rel*em5t des moeurs et l'mancipation des coeurs ne manqu]ont po9t de produire une =te majorit d'unions passagres et t\rm5tes1 qui n'enfant]ont que dsordre et confusion4 ,va9em5t ,m4 ,sba/i5 ,faure n\s promet qu'au se9 de cette application spontane1 et vritablem5t libre1 de la my/rieuse et h>monique loi d'aff9it des sexes et des individus1 la paix et la frat]nit s'pan\iront sans ef=t1 en mme temps que s'tablira1 de gnration en gnration1 la plus t\*ante et la plus inde/ructible solid>it#acf4 ,c'e/ trop beau4 ,la passion affran*ie e/ grosse de conflits 9vitables4 ,note #ace3 ,la ,rvolte1 n #be du #d au #aj m>s #ahic1 p4 #a4 ,note #acf3 ,la ,plume1 n #ig1 #a;er mai #ahic1 p4 #bje4 ,j'en atte/e une expri5ce qui n'a po9t t\rn prcism5t l'honneur de l'an>*isme2 je veux p>l] d'un essai de colonisation lib]taire qui fut t5t1 en #ahib et #ahic1 p> le citoy5 ,capell>o4 ,trs dcids fond] un p>adis t]re/re dans les solitudes vi]ges du ,brsil1 tr5te compagnons environ avai5t sec\ la p\ssire du vieux monde1 confiant leurs conomies ,puig ,mayol1 le caissi]1 qui comm5a p> fil]1 comme un simple b\rgeois1 avec le fonds social4 ,sans s'm\voir de cette dconv5ue1 on con/ruisit des abris en commun1 on planta des *\x en commun1 on engraissa1 on occit1 on mangea des porcs en commun3 c'tait l'ge d'or4 ,il dura peu4 ,l'idylle fut lam5tablem5t int]rompue p> les disputes que les compagnes fir5t clat] entre les compagnons4 ,on eut1 entre frres1 des hi/oires de femmes4 ,il e/ crit qu've tr\bl]a mme le p>adis an>*i/e#acg4 ,note #acg3 ,j4 ,,b\rdeau1 l',an>*isme rvolutionnaire4 ,revue de ,p>is du #ae m>s #ahia4 ,m4 ,mel*ior de ,vogu a prononc une p>ole de sagesse le j\r o il a dcl> que la gu]re s]ait t]nellem5t 9vitable1 tant qu'il y aurait entre deux hommes une femme et un morceau de pa94 ,mme elle seule1 la femme tr\v]a t\j\rs le moy5 de mettre le monde en feu4 ,quant au morceau de pa91 c'e/ bi5 sec2 on rclame auj\rd'hui du beurre1 beauc\p de beurre1 avec4 ,ce ne s]a pas une petite affaire p\r la ,sociale d'ass\vir les apptits du corps et les convoitises des s5s4 ,il e/ plus facile de d*an] les passions que de les satisfaire4 ,,*apitre ,,viii ,o l'union libre conduirait la femme ,,sommaire ,i4--,,la ,,femme ,,libre ,,dans ,l',,union ,,libre4--,,p\rquoi ,,se ,,li]8--,,le ,,m>iage ,,tue ,l',,am\r4--,r,,ponse3 ,,et ,l',,incon/ance ,,du ,,coeur8 ,,et ,,la ,,sati,t ,,des ,,s5s8--,,po9t ,,de ,s,,curit ,,sans ,,un ,,engagem5t ,r,,ciproque4--,,abattez ,,le ,,foy] ,,ou ,,domptez ,,la ,,passion4--,,le ,,m>iage ,,pr(ite ,,surt\t ,a ,,la ,,femme4 ,,ii4--,,trange ,,dilemme ,,de ,,pr\dhon4--,,si ,,le ,,m>iage ,,*r,,ti5 ,a ,r,,habilit ,,la ,,femme4--,l',,union ,,libre ,,et ,,les ,,*>ges ,,de ,,la ,,vie4--,,les ,,s\ffrances ,,et ,,les ,,viol5ces ,,de ,l',,am\r-,,passion4 ,,iii4--,,crimes ,,passionnels4--,,les ,,suicides ,,p> ,,am\r ,,plus ,,nombreux ,,du ,c,t ,,des ,,femmes ,,que ,,du ,c,t ,,des ,,hommes1 ,,plus ,,fr,,qu5ts ,,du ,c,t ,,des ,,veufs ,,que ,,du ,c,t ,,des ,,veuves4--,,explication ,,de ,,cette ,,anomalie4--,,qu& ,,la ,,moralit ,,baisse1 ,,le ,,m>iage ,d,,cl9e4 ,on vi5t de voir que1 sans all] jusqu' la communaut des femmes et la promiscuit des sexes qui en s]ait la consqu5ce1 les deux coles rvolutionnaires1 qui se disput5t le prilleux honneur de refondre notre socit1 ne reconnaiss5t entre l'homme et la femme qu'un seul li5 valable3 l'am\r s\t5u et vivifi p> le dsir4 ,an>*isme et socialisme1--ces deux frres ennemis1--se r5contr5t p\r donn] la condition de la ,femme n\velle le c\ronnem5t de l'union libre4 ,l'am\r-passion e/ donc prn1 exalt p> les hommes1 beauc\p plus que p> les femmes4 ,en soi1 l'ide n'e/ pas absolum5t neuve4 ,nos phalan/ri5s de la premire moiti du sicle affi*ai5t des op9ions =t oses4 ,le droit la passion faisait p>tie du programme romantique4 ,george ,s& a pr*1 de p>ole et d'exemple1 l'mancipation de l'am\r2 plusieurs de ses romans sont des plaidoy]s en faveur de l'affran*issem5t du coeur et des s5s4 ,mais1 auj\rd'hui1 l'ide s'aff]mit et se vulg>ise4 ,des cnacles littraires1 elle se rp& dans les masses du prolt>iat2 elle figure sur les programmes de la ,rvolution sociale et tr\ve faveur auprs du fm9isme avanc4 ,l',extrme-,gau*e du p>ti rclame avec fracas l'abolition du vieux m>iage4 ,il n'e/ que l'union libre qui puisse assur] la femme la ple9e et entire disposition de sa p]sonne4 ,l'esprit n\veau rpugne aux li5s indissolubles1 aux s]m5ts t]nels4 ,il faut que t\te ma vie m'app>ti5ne6 tel e/ le cri du coeur de la femme mancipe4 ,sans d\te1 cette fivre d'indp5dance n'atte9t *ez n\s qu'un petit nombre de femmes exaltes4 ,encore e/-il que nos moeurs conspir5t la propag]4 ,ici et l1 dans le monde et dans le peuple en haut et en bas1 l'antique foy] conjugal s'effrite et se lz>de4 ,*aque j\r1 une pi]re tombe du respectable difice s\s les c\ps rxrs que trop de g5s des deux sexes lui port5t inconsidrm5t1 sans se dire qu'ils risqu5t d'tre crass s\s ses ru9es4 ,les entreprises viol5tes des uns1 l'imprud5ce ou l'indiffr5ce des autres1 n\s font un devoir d'exam9] de plus prs les raisons invoques en faveur de l'union libre1 en n\s atta*ant de prfr5ce aux suites qu'elle comporte p\r la femme et p\r l'enfant4 ,or1 p>mi les considrations produites l'appui d'une si trange n\veaut1 il en e/ d'av\ables qu'on peut discut]1 et d'inav\ables qu'il suffit d'nonc]4 ,la subtilit spcieuse et p>adoxale des premires fait mme opposition la crudit fran*em5t cynique des secondes4 ,il va sans dire qu'en les exposant t\r t\r1 n\s n\s f]ons une loi de ne po9t manqu] au respect qui e/ d au lecteur4 ,i ,c'e/ un fait tabli que le divorce1--encore qu'il ait rel* gr&em5t le li5 matrimonial1--ne suffit plus aux fm9i/es ard5ts et logiques4 ,ces f\gueux librateurs ne se consol5t po9t de ce que la rupture1 la d*irure1 qu'il implique1 rpugn5t s\v5t aux mes timores4 ,combi5 re/5t lis leur conjo9t1 p> respect huma91 p> peur1 p> l*et1 qui s'empress]ai5t de se repr5dre avec allgresse1 s'ils n'avai5t bris] avec clat un noeud maudit8 ,il ne faut plus que des p\x mal assortis pass5t leur vie pleur]1 maudire1 expi] quelques m9utes d'entranem5t4 ,il ne faut plus qu'en laissant tomb] devant le maire l'acquiescem5t fatal1 un jeune homme et une jeune fille soi5t rivs l'un l'autre1 comme deux =ats la mme *ane4 ,p\rquoi s'engag]8 ,librons l'am\r de t\te sujtion2 mancipons les p\x4 ,qui peut rpondre de son coeur8 ,ri5 de plus naturel que de se dire3 ,re/ons unis tant que n\s n\s aim]ons1 c9q ou dix ans1 c9q ou dix j\rs1 c9q ou dix heures4 ,la cohabitation sans affection1 c'e/ l'enf]4 ,p\rquoi n\s puis] mettre de l't]nit dans nos s5tim5ts8 ,l'inf9i n'e/ po9t accessible des cratures phmres4 ,quelle folie de s'engag] p]ptuit6 ,ces gr&s mots1 jamais1 t\j\rs1 devrai5t tre int]dits t\te b\*e huma9e4 ,on ne manque po9t d'aj\t] qu'un contrat rigide tue la t5dresse4 ,nul n'a qualit p\r s'oblig] s\s s]m5t ador] une mme crature p\r t\te la vie4 ,comme si on p\vait aim] p> ordre1 p> contra9te1 p> =ce6 ,il n'e/ po9t de loi huma9e ni div9e qui ait le droit de faire aux p\x une obligation de se *rir4 ,qui os]ait donc rpondre de son coeur8 ,les an>*i/es1 dcl>e ,m4 lise ,reclus1 veul5t la suppression du trafic matrimonial2 ils veul5t les unions libres1 ne reposant que sur l'affection mutuelle1 le respect de soi et de la dignit d'autrui#ach4 ,l'am\r p\r l'am\r6 c'e/ assez4 ,le temps doit f9ir des m>iages d'arg5t1 des spculations d'ambition1 des m>*s de conv5ance4 ,le m>iage e/ un contrat sordide ou un guet-ap5s crim9el4 ,laissons l'am\r s'pan\ir en ple9e lib]t1 sans object] qu'il peut tre volage2 c> on n\s rpondrait1 comme l'hrone d'un roman fm9i/e anglais1 que l'incon/ance e/ la manife/ation du dveloppem5t huma9 dans sa plus ri*e div]sit#aci4 ,respect] ses in/9cts1 t\s ses in/9cts1 c'e/ se respect] soi-mme2 et il n'e/ pas de devoir plus sacr p\r qui veut tre vraim5t libre4 ,telle e/1 en sub/ance1 l'argum5tation sur laquelle on fonde l'an>*isme de l'am\r4 ,librons ,eros1 af9 de r5dre l'union de l'homme et de la femme sa posie1 son ds9tressem5t et sa dignit p]due4 ,note #ach3 ,l'volution1 la rvolution et l'idal an>*ique1 *ap4 ,v1 p4 #ade4 ,note #aci3 ,jude l'obscur1 p> ,?omas ,,h>dy4 ,ces rv]ies appell5t de suite une simple obs]vation4 ,que des g5s se tr\v5t mieux unis p> les li5s fragiles de la *air que p> un noeud (ficiel consacr p> le maire et bni p> le prtre1 cela e/ un raff9em5t sublime et c&ide qui1 bi5 que r>e1 n'a ri5 d'absolum5t impossible4 ,la passion n'e/-elle pas la s\rce de mille navets et de mille dup]ies8 ,j'admets donc qu'il se puisse r5contr] tels tres dlicats1 romanesques1 prcieux1 ?rs1--p\r ne pas dire vapors1--capables de prfr] l'union libre au m>iage1 p\r tre plus srs de t5ir la crature qu'ils affectionn5t1 de leur seul am\r1 d'un am\r t\j\rs jeune et ard5t comme l'in/ant du premi] aveu4 ,l'union de ces t5dres amants tant rvocable volont1 il faudra bi5 que1 p\r dur]1 leur liaison soit incessamm5t s\t5ue1 r5\vele1 ravive1 p> l'lan mutuel du coeur et l'ardeur rciproque et p>tage des s5s4 ,c'e/ un tat d'me admirable1 mais combi5 dang]eux et naf6 ,si quelques individus de *oix ou d'exception1 comme on v\dra1 peuv5t s'arrang] d'un rgime aussi sublime1 une socit qui le mettrait en pratique ne t>d]ait pas en prir4 ,il e/ surhuma94 ,on n'oublie qu'une *ose3 l'incon/ance du coeur et la satit des s5s4 ,l'am\r-passion1 c'e/ l'am\r-caprice4 ,il n'obx qu' l'appel de l'in/9ct4 ,ses incl9ations et ses gts sont purem5t an>*i/es4 ,il n\s figure1 s'il e/ p]mis de p>l] a9si1 un jeune compagnon trs mancip1 d'humeur *angeante1 vritable enfant de bohme qui fait ce qu'il veut et se donne qui lui plat4 ,n'ayant ni foi ni loi1 aucun scrupule ne l'arrte1 nul dang] ne l'meut4 ,il va o le dsir l'appelle4 ,c'e/ une =ce aveugle1 un dieu volage qui et mis feu la campagne et la ville1 si la socit1 p\r se df5dre de ses c\ps de tte1 ne lui avait quelque peu rogn les ailes4 ,ce petit rvolutionnaire1 en effet1 ne recule po9t devant la propag&e p> le fait4 ,on retr\ve sa ma9 dans t\s les crimes passionnels4 ,qu& ses caprices sont combattus ou ses avances rep\sses1 il j\e avec ds9volture du revolv] ou du c\teau4 ,il fallait donc mettre un fre9 ses intemprances de joli g>on4 ,c'e/ p\rquoi le m>iage a t inv5t1 non p\r le supprim]1 mais p\r l'assagir4 ,discipl9] ses ardeurs sans te9dre sa flamme1 tel e/ le problme qui se pos]a t]nellem5t t\te socit dsireuse de vivre et de se p]ptu]4 ,et il faut reconnatre que notre vieille in/itution monogame ne l'a pas trop mal rsolu1 puisqu'elle se ma9ti5t1 vaille que vaille1 contre le flot sans cesse r5aissant de t\tes les concupisc5ces4 ,les rvolutionnaires des deux sexes auront =t faire p\r la dmolir4 ,et cep5dant le rgne de l'am\r libre s]a prcaire ou impossible1 tant que le m>iage re/]a en possession des lois et des moeurs4 ,et c'e/ p\rquoi n\s les voyons s'attaqu] avec vhm5ce la socit qui le sanctionne et au *ri/ianisme qui le consacre4 ,compr5ez-v\s leur tactique8 ,actuellem5t1 le m>iage e/ une citadelle f]me1 laquelle la loi et la religion font une d\ble ce9ture de df5se4 ,il s'agit donc de la ras]4 ,et cet effet1 les novateurs pr*5t1 et aux mes confiantes qui brl5t d'y entr]1 et aux mes dues qui brl5t d'en sortir1 la mme doctr9e1 qui e/ l'union libre p> le libre am\r4 ,on ne saurait tre plus logiquem5t rvolutionnaire4 ,impossible de ne pas voir dans l'affran*issem5t de la passion une suite directe de ce dgt de t\te discipl9e1 de cette impati5ce de t\t fre91 de cette horreur de t\te rgle1 de cette exaltation orgueilleuse du moi1 qui e/ le signe de l'individualisme an>*ique4 ,le libre am\r e/ un fruit de l'esprit de rvolte4 ,tirez ma9t5ant les consqu5ces de cette conception lib]taire4 ,se ram5ant au dsir *>nel1 l'am\r e/ naturellem5t phmre4 ,ds lors1 p\rquoi s'p\s] p]ptuit8 ,l'entranem5t pass1 on se t\rn]a le dos4 ,le feu te9t1 on se dira bonsoir1 comme on se s]a dit bonj\r1--sans crmonie4 ,a quoi bon se m>i] p\r se dm>i] si vite8 ,seulem5t1 dans ce sy/me1 le m>iage devi5t le roman d'un caprice et l'hi/oire d'une s5sation4 ,t\te sanction disp>aissant1 il e/ 9vitable que les conjo9ts soi5t d*>gs de t\te obligation respective1 et que1 se m>iant p\r le plaisir1 ils s'ab&onn5t l'un l'autre sans gr&e rflexion1 sauf se sp>] au premi] diss5tim5t4 ,on se re*]*]a p> apptit1 p\r les satisfactions de la bte2 et qu& la fivre du dsir s]a tombe1 qu& la dsillusion1 qui nat s\v5t de la frqu5tation intime1 aura te9t la flamme dont brlai5t nos amants de r5contre1 qu& la gris]ie des s5s s]a refroidie1 qu& le *>me de l'attraction passionnelle s]a rompu1 ,monsieur et ,madame se tir]ont la rvr5ce1 en s'av\ant1 aussi polim5t que possible1 qu'ils ont cess de se plaire4 ,avec l'union libre1 pas d'av5ir1 pas de /abilit4 ,et qui ne voit que la con/itution d'une famille e/ incompatible avec les fantaisies et les incohr5ces de la passion8 ,on ne btit pas sur le sable1 crit ,mme ,arvde ,b>9e4 ,il e/ p>faitem5t puril d'essay] de fond] un ordre quelconque sur la plus fragile des passions huma9es1 la seule que la nature1 qui avait ses raisons1 ait faite phmre4 ,un ambitieux re/e ambitieux1 un av>e re/e av>e1 un am\reux ne re/e pas am\reux4 ,de sorte qu'il faut1 t\te =ce1 qu'on le veuille ou non1 ab\tir l'am\r libre4 ,et ds que la socit conjugale n'e/ plus qu'une union de plaisir1--la bte l'emportant sur l'esprit et les s5s prvalant contre la raison1--t\t se gte1 t\t s'affaisse1 t\t s'cr\le4 ,plus de dure1 plus d'ordre1 plus d'incorruptibilit4 ,l'alliance de deux passions e/ un arrangem5t prcaire et orageux1 un feu de paille qui clate1 brle et meurt1 ne laissant qu'un peu de c5dres que le v5t s\lve et disp]se4 ,autant vivre sur une p\drire1 s'crie ,mme ,arvde ,b>9e que je me plais cit]1 af9 qu'on ne pr5ne po9t mes raisonnem5ts p\r l'expression inconsci5te des prjugs mascul9s4 ,somme t\te1 un mnage1 d'o l'on a *ass l'ide de devoir1 ne saurait vivre en paix et en scurit4 ,cela tant1 le problme app>at dans t\te sa simplicit1 et la femme di/+ue1 dont je vi5s d'invoqu] le tmoignage1 l'a encore =mul en p]fection3 ,abattre le foy] ou dompt] la passion4 ,pas de milieu3 il faut *oisir entre ceci ou cela1 entre l'ordre *rti5 ou le s5sualisme lib]taire4 ,au lieu que l'vangile fait des deux p\x un t\t indivisible1 une seule me1 un seul coeur1 une seule vie1 l'individualisme rvolutionnaire s'ef=ce de ma9t5ir intactes et indp5dantes les deux units passagrem5t rappro*es4 ,une toile d\ble1 tel e/ le symbole du m>iage1 dont ,bossuet a m>qu l'idal1 en disant qu'il e/ la p>faite socit de deux coeurs unis4 ,p\r ralis] cette sublime h>monie1 lo9 d'rig] le plaisir en culte et la passion en loi1--ce que ,b\rdal\e appelle ddaigneusem5t l'idoltrie de la crature1--il importe d'assur] p\r b l'union conjugale la fondation d'une famille v]tueuse et la =mation d'honntes g5s4 ,c'e/ l'honneur du m>iage *rti5 d'impos] notre animalit un j\g moral qui la rehausse et la purifie1 de faire pntr] le s5tim5t du devoir dans l'acte le plus s5suel et l'ide de dv\em5t dans l'in/9ct le plus g/e1 de dompt]1 de discipl9] notre plus basse nature p> la rgle du don irrvocable de soi-mme l'p\x *oisi p\r la vie4 ,bi5 mieux1 avec son cortge de g>anties1 de promesses1 de re/rictions1 le m>iage e/ une sret p\r les deux conjo9ts1 mais surt\t p\r la femme4 ,ne v\s rcriez pas6 ,le m>iage associe p]ptuit l'exi/5ce et la dignit de l'p\se l'exi/5ce et la dignit du m>i2 il honore1 il lgitime1 il sanctifie la mat]nit2 il ratta*e les conjo9ts l'un l'autre p> un fil lgal4 ,et je rpte que ce li5 e/ plus pr(itable la femme qu'au m>i2 c>1 tant la plus faible1 elle e/ plus p>ticulirem5t intresse en*an] l'homme son sort4 ,a cela1 elle gagne la /abilit de sa condition1 la scurit du l5dema94 ,le vieux m>iage e/ donc p\r elle une assurance contre les has>ds de la vie4 ,et bi5 que c]ta9es femmes puiss5t en s\ffrir1 il n'e/ po9t d\teux que ses rgles soi5t bi5faisantes au plus gr& nombre4 ,e/-il sage1 e/-il prud5t1 p\r satisfaire quelques exaltes qui t\ff5t dans la prison du m>iage1 de dmolir l'antique foy]1 au risque d'aggrav] les s\ffrances de celles qui viv5t paisiblem5t1 heureusem5t1 s\s son abri8 ,,ii ,on a tt fait de n\s rpondre que le crime du m>iage e/ de condamn] la femme n'tre qu'une bte de luxe ou une bte de somme1 une *air plaisir ou une *air s\ffrance1 une femme de joie ou une femme de pe9e4 ,mais on a le tort d'oubli] que cette conception b>b>e du rle de la femme n'e/ po9t *rti5ne1 qu'elle n\s vi5t du paganisme4 ,il faut avoir l'me despotique des polygames d'autrefois et des ,turcs d'auj\rd'hui1 p\r rabaiss] le sexe fm99 cet esclavagisme honteux4 ,des ,grecs1 les plus polics de leur poque1 dictr5t l'abom9able =mule3 ,mnagre ou c\rtisane1 que n\s avons eu la mortification d'ent5dre rpt] en ple9 ,x,i,xe sicle1 comme le d]ni] mot de la sci5ce sociale et mme rvolutionnaire#adj4 ,note #adj3 ,s\v5ir du #ad octobre #ahhb1 ,unions libres1 p4 #ae4 ,ces mots de l'auteur des ,unions libres font allusion ,pr\dhon1 qui rvait de ram5] la femme mod]ne l'alt]native troite laquelle l'antiquit paenne l'avait condamne4 ,ou la dp5dance de la matrone1 ou la lib]t de l'htare3 il fallait *oisir4 ,dans l'esprit des ,grecs comme aux yeux des ,roma9s1 l'p\se devait tre irrpro*able4 ,quant l'htare1 s'appelt-elle ,aspasie1 ft-elle la femme la plus cultive et la plus clbre de son temps1 elle n'tait po9t admise au m>iage ni au gynce4 ,les anci5s ne se s\ciai5t nullem5t d'une mancipe dans leur maison4 ,mais le fameux dilemme de ,pr\dhon n'e/ plus vrai dans nos socits1 o le *ri/ianisme a rhabilit le clibat4 ,la femme de notre temps n'e/ po9t =ce de *oisir entre les sujtions de la mat]nit et les ass]vissem5ts de la pro/itution4 ,ri5 ne l'oblige a*et] son indp5dance au prix du dv]gondage4 ,il re/e seulem5t qu'auj\rd'hui comme autrefois1 en ,france comme en ,grce ou ,rome1 une bonne mnagre doit sacrifi] s\v5t ses aises ses devoirs1 et qu' re*]*] la libre j\issance elle p]d 9vitablem5t le respect des honntes g5s4 ,c'e/ p\rquoi je compr5ds trs bi5 qu'une fille lib]taire manife/e peu de gt p\r le m>iage3 il e/ impossible une femme1 qui ti5t avant t\t son plaisir et son indp5dance1 de faire une bonne p\se et une bonne mre4 ,mais1 de grce1 qu'on ne dise pas que le m>iage *rti5 a dome/iqu1 avili1 d%onor la femme1 alors qu'il l'a rhabilite6 ,qu'on veuille bi5 rfl*ir qu'il n'y avait qu'un moy5 de relev] le sexe fm99 de la d*ance s]vile1 o la polygamie antique l'avait plong3 c'tait de diss\dre les h>ems1 d'mancip] les esclaves1 et ensuite de dire l'homme3 ,tu *oisiras dans ce btail fm99 celle que tu prfres p\r la faire ti5ne jamais2 tu l'lv]as ta dignit1 tu l'honor]as l'gal de toi-mme4 ,elle n'e/ plus ton infrieure1 sans qu'elle soit p\r cela ta p>eille4 ,elle ne te ressemble po9t1 mais elle te complte4 ,femme de ton *oix et mre de tes enfants1 elle p>tag]a ta condition1 tes joies et tes d\leurs4 ,tu lui app>ti5s autant qu'elle t'app>ti5t4 ,elle e/ la *air de ta *air et l'me de ton me4 ,elle e/ ta compagne la vie1 la mort4 ,voil le langage que le *ri/ianisme a t5u et le prodige que le m>iage a ralis4 ,o voit-on que la femme en ait t blesse ou amo9drie8 ,a *aque p\se1 la monogamie indissoluble donne mo9s un matre qu'un rpondant expressm5t *>g1 vis--vis du trsor qui lui a t confi1 d'un devoir de g>de1 de df5se et de protection4 ,j'ent5ds bi5 t\s les prophtes de la ,rvolution dire a la femme3 ,tu es la grce1 la beaut1 le plaisir6 ,ton me e/ brle de la soif d'appr5dre1 de connatre1 de savoir4 ,in/rum5t des plus dlicates s5sibilits1 ton tre aspire au ple9 pan\issem5t de la vie4 ,dsire et palpite comme il te plat6 ,sois belle1 sois libre6 ,rgne et j\is6 ,mais aux heures d\l\reuses de la vie1 combi5 ce conseil p>atra va91 dcevant et cruel6 ,il semble1 ent5dre ces gr&s pr*eurs de lib]t1 que la femme soit t\j\rs jeune1 =te1 active1 al]te1 efficacem5t arme p\r la lutte1 et que son unique fonction sur la t]re soit de fil] t]nellem5t le p>fait am\r4 ,quel optimisme enfant96 ,quelle mconnaissance des ralits de la vie6 ,on oublie que sa nature l'assujettit priodiquem5t des misres n]vantes2 que son organisme frle et dlicat lui inflige mille s\cis et lui impose mille mnagem5ts2 que les *>ges de la mat]nit1 les maladies1 les annes ont tt fait d'puis] ses =ces et de fan] ses grces4 ,de t\te ncessit1 il lui faut un appui p\r les j\rs d'preuve et les annes de vieillesse2 et le m>iage le lui assure1 en l'associant aussi troitem5t que possible la de/9e du m>i4 ,e/-ce =tifi] une plante que de bris] le tuteur qui la s\ti5t8 ,si encore cette libration de l'am\r p\vait assur] le bonheur aux amants dans les annes de =ce et de jeunesse6 ,mais que de difficults p\r ass\vir sur t]re la soif d'aim]1 p\r gt] la batitude de vivre6 ,po9t de flicit p>faite sans un am\r p>tag2 et le s]a-t-il t\j\rs8 ,lors mme que cette correspondance affective s'tablit entre deux coeurs1 qui os]ait dire ce qu'elle dur]a8 ,de l1 entre les con/ants et les volages1 des froissem5ts1 des conflits1 des d\leurs 9vitables4 ,il ne suffit pas de se db>rass] de t\tes les conv5tions monda9es p\r s'affran*ir de son coeur4 ,il ne suffit pas d'tre une femme sans prjugs1 p\r tre vraim5t libre4 ,aprs s'tre libre de t\t ce qui la gne1 elle s]a encore esclave de ses in/9cts1 de ses s5s1 de l'am\r lui-mme1 dont les *anes ne sont pas t\j\rs faites de fleurs4 ,qui veut aim] doit s'apprt] s\ffrir4 ,s\s la signature d't9celle1 ,mme de ,peyronny a crit cette mlancolique p5se3 ,l'am\r e/ comme une aub]ge espagnole3 on n'y tr\ve que ce qu'on y apporte4 ,la religion fait des sa9tes2 l'am\r ne fait que des m>tyres#ada4 ,si d\l\reuse e/ la "q que n\s t\*ons ici1 que les criva9s rvolutionnaires n'ont pu s'emp*] de se la pos]4 ,l'am\r cess]a-t-il jamais d'tre li de gr&es s\ffrances8 ,c'e/ l'excell5t ,b5ot ,malon qui s'adresse lui-mme cette int]rogation pnible4 ,et1 en effet1 le propre de l'am\r n'e/-il po9t de donn] plus qu'il ne reoit8 ,or1 quiconque aime plus qu'il n'e/ aim1 f9it t\j\rs p> en s\ffrir4 ,d'o il suit que le vritable am\r e/ frre de la d\leur4 ,il faut en faire son deuil3 la ,sociale elle-mme ne supprim]a po9t cette sujtion affligeante que ,malon ti5t1 =t s5sm5t1 p\r une fatalit naturelle que nulle rnovation ne f]a entirem5t disp>atre#adb4 ,note #ada3 ,la ,femme mod]ne4 ,revue encyclopdique du #bh novembre #ahif1 p4 #heh4 ,note #adb3 ,le ,socialisme intgral1 t4 ,i1 *ap4 ,,vii1 p4 #cgb4 ,l'am\r-passion1 d'ailleurs1 qu'il soit p>tag ou non1 ne se fait po9t faute de pr5dre sa revan*e des pe9es et des t\rm5ts qu'il s'inflige lui-mme4 ,il e/ rem>quable qu'on ne fait bi5 s\ffrir que les g5s qu'on adore follem5t4 ,l'am\r-passion e/ atroce4 ,il ne connat po9t l'indiffr5ce1 la confiance1 la paix unie et reposante4 ,qu& il ne se dvore pas lui-mme1 il dvore l'tre aim1 et avec rage4 ,la passion e/ si vois9e de la ha9e qu'il n'e/ po9t r>e que l'am\r exaspr s'emporte jusqu' tu]4 ,a9si s'expliqu5t les crimes passionnels4 ,,iii ,a ce propos1 les /ati/iques tabliss5t que le nombre des hommes1 qui s'en r5d5t c\pables1 e/ de quatre c9q fois suprieur celui des femmes4 ,ce n'e/ que p\r un seul g5re de suicide1 le suicide p> am\r1 que la femme1 p> une sorte de revan*e lugubre1 l'emporte sur l'homme4 ,si l'on en croyait le pr(esseur ,lombroso1 cette d]nire supriorit ti5drait ce que l'am\r1 *ez le sexe mascul91 obx des mobiles mo9s ds9tresss que *ez le sexe fm994 ,la passion g/e p\sse l'homme au meurtre2 il tue4 ,la t5dresse pure conduit la femme au suicide2 elle se tue4 ,t&is que l'+ratitude et la trahison de l'amante excit5t la v5geance de l'amant1 l'ab&on et la p]te du bi5-aim n'veill5t *ez la femme que d\leur et dsespoir4 ,vivre l'un sans l'autre lui p>at impossible2 et1 p> apprh5sion de l'exi/5ce1 elle se jette dans la mort avec f]met1 presque avec ivresse4 ,p> contre1--ceci soit dit l'honneur des hommes1--au lieu que c9quante m>is se tu5t aprs la mort de leur compagne1 les d\leurs du veuvage n'opr5t tragiquem5t que sur qu9ze femmes4 ,il re/e 7c'e/ la conclusion de ,m4 ,lombroso7 que les mmes cratures1 qui se rfugi5t si facilem5t dans la mort p\r la p]te d'un amant1 montr5t beauc\p mo9s d'empressem5t se supprim] lorsqu'elles p]d5t leur p\x4 ,cette con/atation n'a ri5 qui doive n\s tonn]4 ,grce aux g>anties du m>iage1 une veuve cons]ve la considration et repr5d sa dot4 ,si le *ef de la famille a disp>u1 le foy] re/e intact4 ,elle y vivra peut-tre plus maigrem5t que du vivant de son m>i1 surt\t si elle a des enfants2 mais le patrimo9e pat]nel e/ l qui s\ti5dra1 l'exi/5ce de t\s4 ,si donc un vide s'e/ creus dans la famille1 le foy] survit1 et la veuve en re/e la s\v]a9e4 ,dans l'union libre1 au contraire1 l'amant disp>u1 t\t s'cr\le4 ,c'e/ la misre noire4 ,la loi1 dont on a rpudi l'appui1 ne vi5t plus au sec\rs de l'ab&onne4 ,les li5s de *air1 n\s en un mom5t de f\gueuse t5dresse1 sont rompus sans misricorde4 ,isole1 dsespre1 sans ress\rces1 sans df5se1 incapable de se protg] p> sa propre =ce contre la malveillance de la f\le qui la guette et contre les t5tations qui l'assig5t1 la pauvre survivante ne croit plus la possibilit de vivre et pr5d la rsolution d'en f9ir4 ,qu'on supprime t\tes les srets conjugales1 qu'on abolisse le m>iage1 et1 avec l'union libre gnralise1 on v]ra les suicides passionnels se multipli] lam5tablem5t4 ,c'e/ grce au m>iage que la veuve se rsigne vivre4 ,si gr&e1 au contraire1 e/ la dtresse des victimes de l'am\r libre1 qu'elles lui prfr5t la mort4 ,conclusion3 p\r la femme1 p\r la mre1 la scurit vaut mieux que l'indp5dance4 ,et ma9t5ant1 dtruisez l'in/itution matrimoniale1 si v\s le p\vez3 croyez-v\s que les mnages s]ont plus unis1 plus heureux1 plus honntes8 ,croyez-v\s que les trottoirs des b\lev>ds extrieurs s]ont mo9s encombrs8 ,p\vez-v\s affirm] que vos femmes mancipes ne mettront jamais le libre am\r aux en*res publiques8 ,p\vez-v\s assur] que la femme1 prive des g>anties du m>iage1 s]a mo9s assujettie1 mo9s exploite1 mo9s vnale1 mo9s bte de somme ou mo9s bte de luxe8 ,v]rons-n\s les filles de joie se rang] et les s\t5eurs se conv]tir8 ,si le lib]t9age dborde dans les gr&es villes1 n'e/-ce po9t prcism5t que le m>iage y e/ de mo9s en mo9s honor1 de mo9s en mo9s pratiqu8 ,v\s n\s jetez au visage t\tes les plaies conjugales1 mais elles sont vtres4 ,nos moeurs devi5n5t an>*iques p>ce que votre esprit rvolutionnaire s'e/ gliss entre l'homme et la femme1 p>ce que les p\x sont ports de plus en plus n'accept] de leur union que les plaisirs1 rpudi] leurs devoirs1 mconnatre leurs obligations4 ,ils ont p]du le s5s du m>iage *rti54 ,ayez donc la fran*ise de les reconnatre p\r vos disciples1 c> ils v\s font honneur6 ,ils se libr5t de t\tes leurs *>ges1 ils trahiss5t t\s leurs engagem5ts4 ,dmolissez donc la d]nire digue qui protge la famille contre l'envahissem5t des mauvaises moeurs2 et qu& le vice aura subm]g la pi]re sacre du foy] dome/ique1 la loi de la =ce repr5ant son empire dans les relations sexuelles1 on v]ra la femme humilie1 meurtrie1 opprime1 avilie1 retomb] dans cette misre o le *ri/ianisme l'avait tr\ve4 ,que si 7je le veux bi57 les plus fires1 les plus vaillantes1 les plus =tes *app5t cette ignom9ie1 la masse r$evi5dra ncessairem5t ce que le pass l'a connue3 *air s\ffrance ou *air plaisir1 comme v\s dites2 et1 p\r la honte de l'humanit1 la femme ne s]a plus 7tran*ons le mot7 qu'une lam5table femelle4 ,,*apitre ,,ix ,les sc&ales et les mfaits1 du libre am\r ,,sommaire ,i4--,,rev5dications ,,innommables4--,,ce ,,que ,,s]a ,l',,union ,,future4--,,la ,,lib]t ,,de ,l',,in/9ct--,,la ,r,,habilitation ,,du ,,lib]t9age4--,,la ,,femme ,,dev5ue ,,la ,,fille4 ,,ii4--,,les ,,*a,,nes ,,du ,,m>iage4--,,plus ,d',,engagem5ts ,,sol5nels ,,si ,,la ,,vie ,,doit ,,tre ,,un ,,p]p,,tuel ,,amusem5t4 ,,iii4--,,sus ,,au ,,m>iage6 ,,sus ,,la ,,famille6--,,citations ,d,,mon/ratives4--,,les ,,de/ructions ,r,,volutionnaires4 ,,iv4--,,d]ni]s ,,griefs4--,,les ,,nuisances ,,de ,l',,union ,,libre--,,le ,,m>iage ,,peut-,,il ,,disp>a,,tre8--,,appel ,,aux ,,honn,,tes ,,g5s4 ,il e/ r>e que l'homme s'arrte mi-*em9 d'une ide fausse1 surt\t lorsqu'elle lui p]met de donn] c>rire ses apptits s5suels4 ,l'union libre n\s en e/ un exemple4 ,non cont5ts de plaid] subtilem5t en sa faveur1 c]ta9s criva9s1 librs de t\t scrupule et rsolus aux pires audaces1 rev5diqu5t1 avec une crudit cynique1 l'mancipation des s5s et la lib]t de l'in/9ct4 ,avec ces publici/es1--an>*i/es p\r la plup>t1--qui p\ss5t l'ide du libre am\r jusqu' ses consqu5ces les plus effrnes1 la discussion e/ inutile4 ,il suffit d'expos]1 mme avec discrtion1 leurs sophismes et leurs p>adoxes1 p\r que ceux-ci veill5t dans l'me des honntes femmes t\t le mpris et t\te la rancoeur qu'ils mrit5t4 ,i ,on connat le mot de ,sa9t-,j3 ,ceux-l sont p\x qui s'aim5t et aussi longtemps qu'ils s'aim5t4 ,les p>tisans du libre am\r1--g5s de peu de scrupule1--pr5n5t cette =mule la lettre4 ,voici le programme qu'ils assign5t l'union future de leurs rves4 ,il faut1 premirem5t1 qu'on y pntre et qu'on en sorte volont1 sans tracas1 avec la plus entire facilit4 ,l'union libre s]a donc multi=me4 ,c'e/ une demeure que *aque c\ple se con/ruira selon ses gts1 un refuge1 un abri1 que *aque conjo9t p\rra modifi] ou ab&onn] sa guise4 ,ensuite1 il e/ bi5 ent5du que t\tes les manife/ations de l'am\r s]ont galem5t respectables1 mme les plus imprvues4 ,et puisque le temps prs5t n\s (fre dj de bons exemples de bonheur trois1 il va sans dire que la polygamie ou la poly&rie cons5tie s]a p>faitem5t admissible4 ,dans ce monde n\veau1 la femme e/ mancipe1 comme il convi5t1 jusqu' la lic5ce4 ,elle a le droit de n'tre mre que lorsqu'elle le veut2 elle ne se laisse pas impos]1 malgr elle1 le f>deau de la mat]nit4 ,et comme la transmission de la vie doit tre volontaire1 on va jusqu' rev5diqu] p\r elle le droit (ficiel l'avortem5t#adc4 ,on n\s affirme mme qu'en re/aurant les temples1 que les anci5nes poques de beaut avai5t levs a ros et ,vnus1 il s'tablira peu peu une ,sci5ce de l',am\r1 grce quoi l',union future1 cessant d'tre un my/re d\l\reux1 ne rp&ra sur les huma9s que des joies ineffables#add4 ,plus prosaquem5t1 un romanci] c\tumi] de t\tes les audaces1 ,m4 ,paul ,adam1 a mis cette conclusion dnue de lyrisme1 que l'am\r n'a pas une importance autre que le mang] et la m>*e1 et que les peuples f9iront p> reconqurir le droit de reproduction#ade4 ,note #adc3 ,la ,faillite du m>iage et l',union future1 p> ,m4 ,joseph ,,r5aud1 pp4 #ahg1 #aij1 #aic1 #aid1 #aie1 #bja et #bje4 ,note #add3 ,la ,faillite du m>iage et l',union future1 pp4 #agh1 #aha et #ahc4 ,note #ade3 ,l',anne de ,cl>isse1 *ap4 ,,viii4 ,que ces ides tranges soi5t mises p> des hommes1 on doit en gmir assurm5t1 sans qu'il faille t\tefois en m>qu] un gr& tonnem5t4 ,ces extravagances lic5cieuses sont une de ces revan*es de la ,bte contre l',esprit1 que t\tes les poques ont vu se produire avec plus ou mo9s de viol5ce et d'clat4 ,en cela1 du mo9s1 notre temps e/ p>ticulirem5t pr\v1 puisque le dv]gondage des moeurs ne le cde en ri5 au dv]gondage des ides4 ,et ce qui le pr\ve bi51 c'e/ que les rev5dications les plus oses peuv5t se lire en des livres1--r>es encore1 ,dieu m]ci6--crits p> des ma9s fm99es4 ,quant l'esprit de cette littrature1 n\s croyons devoir l'indiqu] ici dans sa simplicit t\te nue4 ,p\r une c]ta9e catgorie de femmes sans prjugs1 dont le dsir et la curiosit enfivr5t les s5s1 l'mancipation consi/]ait s'ab&onn] librem5t ses incl9ations am\reuses1 af9 d'affirm] la face du monde qu'on e/ matre de soi1 de son me1 de son coeur--et du re/e4 ,en se donnant volontairem5t1 une femme ne pr\ve-t-elle pas qu'elle s'app>ti5t totalem5t8 ,en consqu5ce1 p\rvu qu'elles soi5t raisonnes et cons5ties1 les dfaillances *>nelles sont la m>que d'un tre libre1 et les faiblesses du coeur elles-mmes atte/5t l'indp5dance de l'esprit4 ,on s'lanc]a donc dans l'am\r libre1 avec une dcision r5seigne1 exempte de pudeur1 de scrupule et de timidit4 ,n\s connaissons ce g5re de lib]t4 ,c'e/ la lib]t cynique du viveur2 et il s]ait tri/e1 en vrit1 que t\tes les tudes1 t\s les ef=ts1 t\te la culture de la femme n\velle ne s]viss5t qu' l'enflamm] du dsir d'gal] la plus vile et la plus misrable des lib]ts mascul9es1 la lic5ce du lib]t94 ,qu'elle vive donc en g>on1--p>don6 en fille1--qu'elle se fasse l'gale de l'homme1 non p> en haut1 p> le travail qui honore1 mais p> en bas1 p> l'immoralit qui dgrade6 ,seulem5t qu'elle sa*e bi5 que1 cela fait1 elle ne p\rra plus tre la femme qu'on p\se4 ,qu'apport]ait-elle son m>i8 ,une me fltrie et un corps s\ill4 ,et quel honnte homme la v\drait pr5dre8 ,plus de scurit p\r lui1 plus de respect p\r elle4 ,l'indp5dance de la fille aura tu1 en sa p]sonne1 la dignit de la femme4 ,,ii ,mais le m>iage e/ une gne1 un fre91 une entrave4 ,il conti5t le dsir1 il discipl9e l'am\r4 ,mais le m>iage veut mt] la nature6 c'e/ le gros grief de ,m4 ,sba/i5 ,faure2 et comme il le dveloppe avec grce6 ,compr5ez-v\s un jeune homme et une jeune fille qui1 s'aimant p\r le bon motif1 ont l'insanit de se li] p\r t\j\rs8 ,pauvres nigauds6 ,c'e/ ce t\j\rs qui1 n\veau d'abord1 fatigant bi5tt1 obsdant enf91 v\s enlv]a la f\gue des exubrants dsirs1 v\s laiss]a quelque temps la r\t9ire gymna/ique des ex]cices matrimoniaux1 puis v\s f]a connatre1 avant qu'il soit longtemps1 la satit des monotones c>esses1 l'coeurem5t des s5sations inv>ies1 le dgt des mmes bais]s1 dans le mme dcor1 sur la mme c\*e1 avec le mme complice4 ,et quels complices6 ,un petit crt9 dress r\gir des surprises de la *air1 des veils dlicieux de la virilit1 de l'affirmation brutale des dsirs1--et digne femelle de cet imbcile1 la jeune fille qui1 crevant d'ardeurs inass\vies1 torture son coeur1 supplicie ses s5s1 baisse les paupires p\r fe9dre la pudeur4 ,j'abrge1 et p\r cause6 ,ret5ons seulem5t l'apo/rophe f9ale3 ,allons6 c\ple de f\s ou de coqu9s1 aprs ce noviciat de l'hypocrisie support dans le c\v5t familial1 v\s tes dignes de prononc] les voeux sol5nels et irrmissibles que reoit1 au nom de la ,loi1 le f>ceur tricolore#adf4 ,note #adf3 ,la ,plume du #a;er ,mai #ahic1 p4 #bja4 ,je dem&e p>don au lecteur de cette citation1 p\rtant expurge2 mais il n'e/ pas mauvais qu'il sa*e de quelle ha9e on p\rsuit1 dans c]ta9s milieux1 le m>iage auquel n\s devons des sicles d'honneur familial et de progrs huma94 ,et cette f91 il importe de rappel] encore une fois aux honntes g5s1 qui s]ai5t t5ts de l'oubli]1 que la passion e/ une *ose et que le m>iage en e/ une autre4 ,si exquise que soit la premire1 le monde ne saurait vivre sans le second4 ,on peut bi5 voir dans l'union libre une idylle d'tudiant1 un caprice des s5s1 un jeu de grces ple9 d'embrassades et d'ag5\illem5ts4 ,les jeunes m>is1 d'ailleurs1 n'ignor5t po9t le *>me de ces premires c>esses4 ,mais qu& ce joli s5sualisme s'e/ refroidi1 qu& cette fivre dlicieuse et dlirante e/ tombe1 le m>iage n\s app>at alors p\r ce qu'il e/1 savoir la *ose la plus srieuse du monde1 la plus grave et la plus sa9te de la vie1 le prolongem5t de l'am\r p> l'e/ime et l'amiti1 l'union de deux consci5ces et de deux de/9es p> la confiance rciproque et le respect mutuel4 ,et de cette fusion loyale et t5dre1 la famille sort comme une fleur de sa tige1 v]sant sur le monde fra*eur et rajeunissem5t4 ,cela ne vaut-il pas mieux que les div]tissem5ts agits de l'union libre8 ,pr\dhon lui-mme s'(f5sait qu'on v\lt rabaiss] l'union de l'homme et de la femme un simple r\c\lem5t4 ,il s'criait3 ,le m>iage n'e/ pas ri5 que l'am\r2 c'e/ la subord9ation de l'am\r la ju/ice4 ,sa raison se s\levait contre la s\v]a9et de la passion et la dification du dsir1 si *res c]ta9es femmes libres#adg4 ,note #adg3 ,voyez son livre3 ,de la ju/ice dans la ,rvolution et dans l'glise4 ,qu'on se moque ma9t5ant1 tant qu'on v\dra1 des proccupations de notre b\rgeoisie4 ,pres et mres s'appliqu5t prs]v] leurs enfants des jeux phmres de l'am\r s5suel1 et ils font bi54 ,en les m>iant avec tant de so91 ils song5t l'av5ir1 et que t\t n'y s]a po9t fleurs et bais]s4 ,ils sav5t p> expri5ce que la vie commune exige plus de v]tu que de passion2 et ils s'emploi5t1 bon esci5t1 mettre leurs fils et leur filles en g>de contre les t5tations et les dceptions du coeur1 leur rappelant que le m>iage1 vritable fondem5t de la famille huma9e1 implique plus de devoirs que de plaisirs4 ,c'e/ de la sagesse pure4 ,n\s ne sommes pas sur la t]re p\r n\s amus]6 ,,iii ,a ceux qui dem&]ai5t encore p\rquoi les fm9i/es rvolutionnaires vis5t le m>iage avec tant de fureur1 n\s rpt]ons que c'e/ p\r atte9dre mortellem5t la famille4 ,a leurs yeux1 le vice de la monogamie *rti5ne n'e/ pas seulem5t de brid] le dsir et de discipl9] la *air1 mais encore et surt\t de fond] un foy]4 ,va9em5t t\s ceux qui ont tudi srieusem5t l'hi/oire de l'humanit1 s'accord5t-ils con/at] qu'au plus bas *elon de la sauvag]ie1 les rapports des deux sexes sont absolum5t libres2 va9em5t rem>qu5t-ils que la famille huma9e n'e/ sortie de l'animalit qu'en dev5ant autoritaire1 et qu'elle ne devi5drait lib]taire qu'en ret\rnant l'animalit p> l'mancipation des s5s3 on affirme que c'e/ la nature qu'il faut rev5ir1 p\r retr\v] l'intgralit des j\issances p]dues4 ,et comme1 jusqu' prs5t1 l'in/itution familiale a rsi/ aux ef=ts des dmolisseurs1 comme elle e/ l'ar*e sa9te o le vieux monde peut tr\v] un d]ni] refuge contre le flot montant des mauvaises moeurs1 on r$\ble d'a*>nem5t p\r l'branl] et l'abolir4 ,c'e/ p\rquoi la ,rvolution a dcrt d'en f9ir avec les prt5dues civilisations monogames4 ,voyez avec quel cynisme on traite la vie de famille3 on la dnonce comme une vie de s]vitude4 ,a l'ge des turbul5ces1 des caprices et des folles t\rd]ies1 l'enfant e/ oblig de se s\mettre une discipl9e *agr9ante4 ,quel m>tyre6 ,il faut qu'il pr5ne des habitudes de rgul>it et de s\mission1 qui meurtriss5t ses in/9cts inv9cibles de lib]t4 ,compr5ez-v\s cette abom9ation8 ,et lorsque vi5t l'ge des floraisons am\reuses1 jeunes g5s et jeunes filles1 impati5ts d'essay] leurs ailes1 se bless5t aux b>reaux de la cage familiale qui les reti5t captifs#adh4 ,et n\s ne maudissons pas cette dt5tion prv5tive6 ,note #adh3 ,sba/i5 ,,faure1 ,la ,d\leur univ]selle1 pp4 #cba et #cbc4 ,songez en outre que nos *efs de famille sont des caporaux ou des geli]s4 ,auj\rd'hui1 l'individu ne sort d'une prison que p\r entr] dans une autre2 il ne se db>rasse du li5 familial que p\r se mettre au c\ le j\g conjugal4 ,la vie d'un mod]ne e/ une odysse de s]vitude4 ,a t\t ge1 en t\te condition1 la famille n\s crase de sujtions1 de responsabilits1 d'obligations1 de contra9tes1 de corves incessantes4 ,*aque j\r1 elle n\s a/re9t un cont9uel r5oncem5t4 ,si1 trs exceptionnellem5t1 il se r5contre des tres qui tr\v5t au foy] joie1 t5dresse et consolation1 il re/e que l'imm5se majorit des huma9s en s\ffre cruellem5t#adi4 ,l'in/itution familiale opprime l'tre t\tes les priodes de l'exi/5ce4 ,elle le guette dans les entrailles de sa mre1 l'att5d au premi] vagissem5t1 le suit au b]ceau1 l'cole1 au collge1 p5dant sa jeunesse1 sa maturit1 sa vieillesse1 et l'accompagne1 sans le quitt]1 jusqu' la tombe4 ,nul n'e/ exempt de ses p]scutions4 ,le bt>d s\ffre de la famille p>ce qu'il n'en a pas2 l'autre1 p>ce qu'il en a une4 ,la maison pat]nelle e/ une cole d'ass]vissem5t et d'hypocrisie4 ,c'e/ ligott dans les langes de la famille que l'enfant contracte des t5dances l'obissance1 des habitudes de s]vilit4 ,c'e/ l qu'il plie sa pauvre c]velle aux respects ridicules et aux vnrations grotesques4 ,c'e/ l qu'appliqu *aque j\r dissimul] sa conduite et falsifi] son langage1 il devi5t docteur s f\rb]ie4 ,c'e/ l1 enf91 qu'il reoit les plus tri/es exemples et puise les plus lam5tables prjugs2 c>1 c'e/ dans la famille1 qu'ayant s\s les yeux l'incessant spectacle d'un homme--son pre--c\*ant t\j\rs avec la mme femme--sa mre--et d'une femme--l'p\se--n'ayant o/5siblem5t d'am\r que p\r un seul homme--le m>i1--l'adolesc5t de l'un et l'autre sexe se fait de l'am\r l'ide la plus fausse et la plus dang]euse1 en se p]suadant que l'exclusivisme du coeur e/ une v]tueuse obligation#aej4 ,note #adi3 ,la ,d\leur univ]selle1 p4 #cba4 ,note #aej3 ,la ,plume du #a;er mai #ahic1 pp4 #bjc et #bjd4 ,on ne m'aurait po9t p>donn1 j'en suis sr1 de retran*] quelque *ose de ce rquisitoire odieux4 ,l'an>*isme de l'am\r y app>at dans t\te sa crudit4 ,on en connat l'esprit1 on en voit le b4 ,sus au m>iage lgal6 ,sus la famille juridique6 ,nos rvolutionnaires ne se dissimul5t po9t1 du re/e1 qu'ils t\*5t ici un des prjugs les plus pr(ondm5t ancrs dans l'op9ion publique4 ,abattre la famille leur p>at bi5 la p>tie la plus malaise de leur glorieuse t*e4 ,mais ils se dis5t que la famille e/ la photographie en m9iature de la socit t\t entire1 qu'on y retr\ve mmes pr9cipes idiots1 mmes prjugs inhuma9s1 mme hir>*ie meurtrire1 et que1 p> suite1 quiconque veut rvolutionn] la socit ne peut logiquem5t respect] la famille#aea4 ,note #aea3 ,la ,plume1 eod4 loc41 p4 #bjc4 ,ce raisonnem5t e/ exact4 ,oui1 notre famille e/ en petit ce que notre socit e/ en gr&4 ,il n'e/ pas beso9 d'une trs vive clairvoyance p\r dc\vrir en elle la cellule vivante1 le noyau lm5taire1 le c5tre embryonnaire qui communique l'ensemble la vie1 la dure1 la rsi/ance et le r5\vellem5t4 ,gr\pem5t d'affection1 communaut d'orig9e1 association d'intrts1 la collectivit familiale e/ le type exemplaire de la nation elle-mme1 qui suppose la fusion du sang et le mlange des races1 l'id5tit des beso9s et des aspirations4 ,l'esprit de nationalit p>ticipe mme de l'esprit de famille2 c> la maison pat]nelle e/ une petite patrie microscopique1 dont la gr&e famille nationale n'e/ que l'image agr&ie et multiplie4 ,t\tes deux sont fondes sur la cons]vation d'un patrimo9e de traditions1 d'ides1 de s5tim5ts1 qui se transmet de gnration en gnration4 ,t\tes deux impliqu5t l'appropriation et l'hrdit2 t\tes deux se s\ti5n5t p> la solid>it des membres qui les con/itu5t2 t\tes deux se g\v]n5t p> le pr9cipe d'autorit2 t\tes deux se donn5t des con/itutions qui /ipul5t des droits et des devoirs rciproques4 ,la *>te organique de notre g\v]nem5t dmocratique n'e/ qu'une sorte de contrat de m>iage1 qui a fix les p\voirs respectifs du ,peuple et de la ,rpublique1 (ficiellem5t et volontairem5t unis l'un l'autre4 ,ds lors1 si l'unit s\v]a9e doit tre l'individu libr de t\te obligation1 il faut que famille et socit disp>aiss5t4 ,et le foy] tant la pi]re angulaire de la nation1 et l'esprit de famille tant l'alim5t de l'esprit de patrie1 on ne saurait dmolir srem5t la socit actuelle1 qu'en dtruisant le c5tre familial d'o elle procde et le m>iage qui en e/ le noeud lgal et sacram5tel4 ,et voil p\rquoi t\te entreprise rvolutionnaire1 qui s'attaque la socit1 doit logiquem5t s'attaqu] la famille1 p>ce que cet in/rum5t de torture1 comme dit lgamm5t ,m4 ,sba/i5 ,faure1 assume et qu9tess5cie les vices1 les m5songes1 les coqu9]ies1 les tyrannies de l'ordre social t\t enti]#aeb4 ,note #aeb3 ,la ,plume1 eod4 loc41 p4 #bja4 ,,iv ,a ce langage ha9eux et subv]sif1 c'e/ pe9e p]due d'oppos] la morale et la religion1 que les esprits mancips ti5n5t auj\rd'hui p\r deux vieilles *oses trs suspectes de radotage4 ,mieux vaut s'en t5ir aux raisons d'ordre positif tires de la vie relle4 ,repr5ons-les p\r conclure4 ,l'union libre e/ un pr9cipe de faiblesse et d'inscurit4 ,dans les faux mnages1 prcaires et in/ables1 que le caprice de la passion aura =ms et que le caprice de la passion p\rra dfaire1 les mo9dres litiges risqu]ont de t\rn] en diss5tim5ts et en ruptures4 ,l'union libre e/ un pr9cipe de division et de conflits4 ,la femme tant dev5ue l'gale de l'homme1 et l'autorit de la mre p\vant contr$ire et infirm] en t\te matire l'autorit du pre1 la direction des affaires et le g\v]nem5t des enfants suscit]ont mille qu]elles qui r5dront la vie commune intolrable4 ,l'union libre e/ un pr9cipe de viol5ce et d'oppression4 ,a dfaut du m>iage qui protge les p\x en liant lgalem5t leurs de/9es l'une l'autre et en quilibrant leurs droits respectifs p> leurs devoirs mutuels1 la =ce1 r$ev5ue la rgle s\v]a9e des rapports sexuels1 ma9ti5dra ou rompra despotiquem5t les noeuds de *air que la passion s5suelle aura =ms4 ,l'union libre e/ un pr9cipe d'avilissem5t4 ,dp\rvue de t\te g>antie lgale l'encontre de son compagnon1 la femme retomb]a misrablem5t s\s la ma9 de l'homme4 ,lo9 d'affran*ir le sexe faible1 l'abolition du m>iage ne peut manqu] de l'ass]vir aux apptits et aux brutalits du sexe =t4 ,l'hi/oire atte/e que plus l'idal conjugal s'abaisse1 plus la condition de la femme s'aggrave2 que plus l'am\r se dgrade1 plus la femme d*oit4 ,la passion mancipe1 c'e/ l'indp5dance dans l'abjection4 ,dieu g>de la femme d'une si lam5table extrmit6 ,la civilisation elle-mme risqu]ait d'en prir4 ,c>1 l o la femme n'e/ po9t respecte1 il e/ impossible que l'humanit soit respectable4 ,le moy5 le plus efficace de p]fectionn] l'homme1 a dit ,joseph de ,mai/re1 c'e/ d'ennoblir et d'exalt] la femme4 ,plus d'illusion possible3 le fm9isme conjugal e/ n d'une raction furieuse de l'individualisme rvolutionnaire contre la solid>it *rti5ne1 qui associe les p\x dans un coeur--coeur immuable4 ,plus de mal5t5du possible3 l'idal de la famille v5ir n'e/ po9t dans l'indp5dance orgueilleuse ni dans le nivellem5t galitaire4 ,que la femme s'unisse l'homme1 au lieu de lutt] contre lui6 ,qu'elle s'appuie sur son compagnon1 au lieu de ne compt] que sur elle seule6 ,la paix e/ fille de l'ordre1 et celui-ci ne se compr5d po9t sans hir>*ie ni subord9ation1 sans confiance ni respect4 ,laissons donc les ennemis du m>iage pr*]1 tant qu'ils v\dront1 l'mancipation de l'am\r4 ,que ces rvolts excit5t la femme relev] la tte et sec\] le j\g1 aim] qui les aim]a1 aim] qui leur plaira4 ,qu'ils imprim5t leurs rev5dications un c>actre antireligieux et antifamilial1 une direction agressive et rvolutionnaire4 ,il e/ espr] que ces excs de langage et de conduite ne f]ont que dt\rn] de leur fm9isme malfaisant t\tes les femmes honntes1 qui ont le s\ci de leur dignit et la consci5ce des intrts suprieurs de la famille1 et qu'au lieu d'entam] leurs mes1 un p>eil dbordem5t de viol5ces et d'incongruits les av]tira du pril et les prmunira mme contre les t5tations et les dfaillances2 si bi5 que1 tant p> l'emportem5t inconsidr de ses adv]saires que p> la vigilance de ses df5seurs1 l'in/itution du m>iage p\rra tre sauve4 ,et si un j\r1 p> impossible1 le m>iage cessait d'tre une in/itution lgale1 si l'union libre1 s'ins9uant dans les moeurs et dans les codes1 dev5ait la rgle de fait et de droit1 ne croyons pas que les pr9cipes d'indissolubilit1 de fidlit1 de fcondit1 qui sont l'me du m>iage *rti51 disp>atrai5t de ce monde4 ,la religion aidant1 il y aura t\j\rs de braves g5s qui demeur]ont 9branlablem5t atta*s aux ju/es noces qu'auront pratiques leurs anctres2 et1 quelle que soit la dmoralisation ambiante1 ils =m]ont1 au milieu de la dissolution gnrale1 le d]ni] remp>t de la famille1 une lite v]tueuse1 une race d'lection1 une sorte d'ari/ocratie de l'am\r et du devoir4 ,oui1 quoi qu'on p5se et quoi qu'on dise de la faillite du m>iage1 l'union durable et sa9te1 l'union p\r la vie1 l'union loyale et confiante1 sans trahison et sans rupture1 le m>iage1 en un mot1 re/]a le plus haut idal qu'il soit donn au c\ple huma9 de p\rsuivre et d'atte9dre sur la t]re4 ,il e/ la pi]re angulaire1 ou encore l'ar*e vritable de la famille2 et1 au mme titre que ce gr\pe naturel et inde/ructible1 il ne saurait pas plus disp>atre que la vie mme dont il assure le mieux la transmission4 troitem5t li l'honneur du m>i1 la dignit de la femme et l'av5ir de l'enfant1 le m>iage e/ li1 p> cela mme1 aux de/9es de l'espce4 ,c'e/ p\rquoi n\s avons la conviction que1 si vig\reusem5t qu'ils mani5t la cogne rvolutionnaire1 les b*]ons de la ,sociale s'puis]ont en va9s ef=ts contre l'arbre augu/e et magnifique qui abrite1 depuis des sicles1 l'humanit civilise4 ,ils p\rront lui faire de l>ges blessures2 mais ils n'emp*]ont po9t sa sve remontante de p\ss] tt ou t>d de n\veaux rejetons4 ,p\rquoi mme ne pas espr] qu'in/ruits p> les de/ructions viol5tes dont l'imm95ce effraie les plus optimi/es1 les hommes dsabuss revi5dront en masse *]*] s\s ses rameaux la paix et la scurit p]dues8 ,p\r n\s1 simples et braves g5s1 qui pr5ons la vie p\r ce qu'elle vaut1 c'e/--dire p\r une s\rce d'preuves et p\r une occasion d'ef=ts1 de mrites et de v]tus1 disons-n\s1 en att5dant l'av5ir1 que le vieux m>iage *rti51--cette union rfl*ie1 assortie1 conclue suivant l'esprit de nos pres1 non comme une folle gageure1 mais comme un pacte sol5nel qui doit fond] un foy] et s\t5ir une famille1--e/ l'assise sacre sur laquelle repos5t les de/9es et les esprances de notre socit franaise2 disons-n\s que le m>iage e/ un fre9 moral susceptible de protg] les p\x contre leurs faiblesses1 et p>tant la g>antie la plus solide p\r les enfants auxquels n\s aurons donn le j\r2 qu' "p quelques abus ou quelques dommages inhr5ts t\tes les *oses huma9es1--ce que les outranci]s du fm9isme appell5t tragiquem5t les crimes du m>iage1--il n\s met du mo9s l'abri de l'in/abilit de nos caprices et de nos passions2 qu'en t\t cas1 les accid5ts individuels ne pr\v5t ri5 contre sa rgle gnralem5t et socialem5t bi5faisante2 que les in=tunes qu'on lui impute vi5n5t mo9s s\v5t des lois qui le sanctionn5t1 que des rvoltes diriges contre son pr9cipe et des br*es faites son inviolabilit2 que les devoirs qu'il n\s impose ne vont pas sans des avantages d'ordre1 de dignit1 de repos et de considration2 qu'aprs t\t l'homme et la femme n'ont pas seulem5t sur t]re des apptits satisfaire et des lib]ts ex]c]1 mais encore des obligations remplir1 des deuils et des s\ffrances support]1 et qu'il n'e/ po9t f9alem5t de moy5 plus sr et plus d\x de vivre sa c\rte vie1 que de la vivre deux en s'appuyant loyalem5t l'un sur l'autre jusqu'au b\t du *em94 ,,*apitre ,x ,hsitations et inconsqu5ces du fm9isme radical ,,sommaire ,i4--,,tactique ,,adopt,e ,,p> ,,la ,,gau*e ,f,,m9i/e4--,,le ,,m>iage ,,doit ,,tre ,r,,nov ,,et ,l',,union ,,libre ,,aj\rn,e4 ,,ii4--,,ce ,,que ,,doit ,,tre ,,le ,,m>iage ,,n\veau3 ,,une ,,association ,,libre ,,entre ,,gaux--,,absolution ,,de ,,t\tes ,,les ,,sup,,riorit,s ,,m>itales4 ,,iii4--,,ext5sion ,,du ,,divorce4--,,voeux ,,significatifs ,,mis ,,p> ,,le ,,congr,s ,,de #aijj4--;,,aux ,,prises ,,avec ,,la ,,logique4 ,,iv4--,,les ,,entra,,nem5ts ,,de ,l',,erreur4--,,la ,,peur ,,des ,,mots4--,a ,,mi-,,*em9 ,,de ,l',,union ,,libre4--,,incons,,qu5ce ,,ou ,,timidit4--,,conclusion4 ,il s]ait peu gnreux et peu quitable d'attribu] au fm9isme t\t enti] des doctr9es qui sont pr*es surt\t p> des hommes4 ,p\r quelques femmes audacieuses qui embrass5t avec passion les plus folles ides1 il en e/ mille1 mme dans les gr\pes d',extrme-,gau*e1 qui rpugn5t secrtem5t l'union libre4 ,non qu'elles accept5t le m>iage avec t\tes ses consqu5ces4 ,elles font mme tant de br*es son pr9cipe1 qu'emportes p> la logique de l'erreur et de la de/ruction1 elles prp>5t1 sans le savoir1 les voies l'mancipation de l'am\r1 v]s laquelle les allgem5ts successifs du li5 conjugal t5d5t inv9ciblem5t4 ,et c'e/ un spectacle ple9 d'enseignem5ts qui pr\ve1 une fois de plus1 que t\t ce qui affaiblit le m>iage t\rne1 qu'on le veuille ou non1 au pr(it du libre am\r4 ,on n\s excus]a1 d'y arrt] nos reg>ds avant de clore cette tude1 la leon qui s'en dgage n\s confirmant expressm5t dans nos vues et nos apprh5sions4 ,i ,malgr les sec\sses politiques et sociales qui ont b\lev]s tant de *oses et amoncel tant de ru9es au c\rs des d]ni]s sicles1 la famille e/ re/e deb\t1 impassible1 immuable4 ,ri5 de plus curieux que la tactique adopte p> la ,gau*e fm9i/e p\r rduire cette maje/ueuse =t]esse1 qui rsi/e la morsure du temps et l'branlem5t des rvolutions4 ,on ne songe po9t l'emport] d'assaut4 ,impossible d'abattre cette vieille maison +rate et inhospitalire1 qui abrite actuellem5t la famille lgitime4 ,il suffira donc de la trans=m]1 de l'amnag]1 d'en faire une maison spacieuse et s\riante1 image exacte de cette socit de dema91 o t\s les tres auront une "p gale de soleil1 de bonheur et de pa94 ,c'e/ ,m4 ,viviani1 le rapporteur gnral de la section de lgislation du ,congrs de #aijj1 qui p>le a9si4 ,et cette phrase c>essante et fleurie1 on reconnat le fm9isme sociali/e1 un fm9isme la fois trs avanc et trs opportuni/e1 qui sait ca*] s\s d'habiles rtic5ces les vues et les t5dances les plus audacieuses4 ,adv]saire de la famille telle qu'elle e/ con/itue1 ce gr\pe important veut que le m>iage soit une association libre o les p\x auront des droits gaux4 ,mais1 dira-t-on1 cette libre association1 c'e/ l'union libre1 ni plus ni mo9s6 ,e/imant que cette d]nire =mule sonnait trop mal aux oreilles1 et dsireux de n'eff>\*] p]sonne1 on a sans d\te *ang le mot et cons]v la *ose4--,pas t\t fait4 ,on a la prt5tion de fond] un ordre familial n\veau1 o ri5 ne subsi/]a de la tyrannie anci5ne1 mais o l'on ent5d recueillir1 p\r les vivifi]1 les r>es v]tus que la famille laisse encore fleurir1 telles que la fidlit respective des p\x et la s\mission respectueuse des enfants4 ,consquemm5t1 cette association libre ne comport]a po9t le droit de rpudiation4 ,elle e/ quelque *ose de plus qu'un l\age de s]vices susceptible d'tre dnonc p> l'un ou l'autre des p\x1 lorsque surgit un dsaccord ou arrive l'heure de la lassitude4 ,on ne se m>i]a donc po9t comme on fait un bail1 p\r trois1 six ou neuf ans1 avec droit de rsiliation p\r *acune des p>ties4 ,m4 ,viviani1 dont je reproduis la p5se aussi fidlem5t que possible1 e/ime avec raison que la rpudiation s]ait plus pr(itable au m>i qu' la femme1 et que celle-ci1 place s\s une p]ptuelle m5ace de r5voi1 devi5drait s\v5t1 p\r vit] la misre1 la s]vante de t\s les bas caprices mascul9s4 ,l'union libre elle-mme e/ inacceptable p\r l'heure prs5te4 ,la femme du peuple doit s'en g>d] comme d'un pige et d'une dup]ie4 ,qu& la beaut se fane et que la jeunesse f9it1 ri5 ne la protge plus contre l'ab&on ou les rigueurs de l'amant4 ,trop fragile e/ le li5 volontaire de la p>ole donne4 ,bi5 folle s]ait la femme qui cons5tirait appuy] sur cette fondation tremblante t\t son av5ir1 t\t son bonheur1 t\te sa vie4 ,en rep\ssant l'union libre1 ,m4 ,viviani ne p5se qu' la misrable p\ssire huma9e1 t\tes les femmes sans arg5t1 sans foy]1 sans g>antie4 ,mais l'union libre e/-elle mo9s prcaire p\r les autres8 ,ri*es ou pauvres ne peuv5t en recueillir que des humiliations atroces4 ,elle ne s]a jamais pr(itable qu'au mle4 ,l'union libre1 c'e/ le fm9isme des hommes4 ,aussi je ne compr5ds pas que le di/+u rapporteur la rep\sse p\r auj\rd'hui et se dcl>e bi5 prs de l'accept] p\r dema91 c'e/--dire p\r cet av5ir1 plus ou mo9s lo9ta91 o le socialisme de ses rves aura fait m]veille--ou faillite#aec4 ,note #aec3 ,congrs int]national de la ,condition et des ,droits des ,femmes2 sance du v5dr$i soir #g septembre4 ,voir la ,fronde du #aj septembre #aijj4 ,,ii ,que faut-il p5s] de cette conception de la socit conjugale1 qui n'e/ pas encore l'union libre et qui n'e/ plus le vieux m>iage8 ,n\s la t5ons p\r un sy/me bt>d1 inconsqu5t1 in/able4 ,p> les vues dont elle procde et p> les f9s o elle t5d1 elle peut trs bi5 branl] l'antique foy] qui n\s abrite2 mais elle e/ incapable de fond] une maison durable et une famille =te4 ,faites entr] dans le m>iage l'ide de bonheur la place de l'ide de devoir1 sub/ituez la lib]t des p\x l'obligation qui les lie1 l'galit des droits l'autorit qui les discipl9e et les coordonne1--et ces f]m5ts n\veaux vont t\t corrompre et t\t dvor]4 ,v\s aurez beau lutt] contre la logique des ides3 elle se dvelopp]a irrsi/iblem5t4 ,et la =ce qui les anime et les p\sse v\s emport]a1 quoi que v\s fassiez1 jusqu' l'union libre4 ,on ne s'arrte pas mi-*em9 de l'erreur4 ,lorsque celle-ci n\s presse et n\s talonne1 il faut avoir le c\rage et l'n]gie de rtrograd] v]s les sommets2 faute de quoi1 on s'effondre jusqu'en bas4 ,voyez plutt4 ,l'association libre1 prconise p> la ,gau*e fm9i/e1 implique l'galit des droits entre m>i et femme4 ,t\s nos voeux1 dcl>e ,m4 ,viviani1 rclam5t l'abolition de la puissance m>itale4 ,et encore3 ,n\s v\lons faire disp>atre de la famille t\s les ve/iges de la puissance m>itale4 ,et le ,congrs a vot la suppression pure et simple de t\tes les lois qui dict5t la s\mission de la femme au m>i4 ,ce qui emporte l'abolition de l'article #bac du ,code civil3 on n'admet pas que le m>i doive protection sa femme1 ni surt\t que la femme doive obissance son m>i4 ,de cette faon1 la d\ce et c&ide fiance ne tomb]a plus dans le m>iage comme en une emb*e4 ,elle cons]v]a t\s ses droits4 ,s\v]a9e p> la grce1 elle s]a l'gale de l'homme devant la loi4 ,libre elle de remettre aux ma9s de son m>i la direction morale et matrielle de la famille2 mais au lieu de t5ir leurs p\voirs de la brutalit du ,code1 les hommes les devront seulem5t la condesc5dance et la t5dresse des femmes4 ,cela e/ gracieusem5t +nu4 ,si p\rtant des conflits surgiss5t entre ces deux volonts gales1--et ils peuv5t clat] t\t in/ant p\r une "q des plus graves ou des plus va9es1--qui les tran*]a8 ,soyons sans inquitude3 il y a des juges en ,france1 n\s dit-on4 ,comme en une socit comm]ciale o la rsi/ance irrfl*ie d'un associ peut caus] un prjudice1 les tribunaux dcid]ont#aed4 ,rtablir la paix dans les mnages1 quelle belle mission p\r nos magi/rats6 ,note #aed3 ,disc\rs prcit de ,m4 ,viviani4 ,le malheur e/ que le m>iage e/ quelque *ose de plus qu'une socit comm]ciale4 ,impossible de faire t5ir dans les limites d'un contrat ord9aire cette communaut de joies et d'preuves1 d'esprances et de deuils1 de devoirs et d'ef=ts1 qui e/ la famille4 ,va9em5t v\s m&]ez en hte le juge de paix p\r dp>tag] les p\x en cas de conflit3 croyez-v\s que ce mnage trois puisse tre uni et durable8 rig] la magi/rature en provid5ce des familles1 quelle imprud5ce6 ,l'int]v5tion de cette puissance au coeur sec et aux ma9s rudes ne f]a qu'env5im]1 exaspr] les qu]elles et les diss5tim5ts4 ,l'p\x contra9t de cd] p> arrt de ju/ice r5tr]a au foy]1--pas p\r longtemps1--l'me hassante et ulcre4 ,dem&ez aux magi/rats eux-mmes3 t\t mnage o l'autorit judiciaire s'introduit avec son app>eil co]citif1 e/ un mnage p]du4 ,en gnral1 le dualisme du p\voir n'a jamais eng5dr que rivalits et diss5sions4 ,faites donc de la famille une sorte de mon/re deux ttes galem5t puissantes1 et v\s p\vez tre assurs que1 malgr la mdiation ou l'arbitrage du tribunal1 les disputes de prm95ce multipli]ont les ms9tellig5ces1 les ruptures et les divorces4 ,et ce faisant1 l'galit des droits entre p\x prcipit]a la ru9e du m>iage et l'avnem5t de l'union libre4 ,d'autant que1 p\r p>faire l'galit entre p\x1 on s'a*>ne dtruire t\t ce qui m>que la supriorit du m>i4 ,a9si la ,gau*e fm9i/e a mis le voeu que la femme franaise qui p\se un trang]1 ou la femme trangre qui p\se un ,franais1 ait le droit de cons]v]1 p> une dcl>ation faite au j\r de son m>iage devant l'(fici] de l'tat civil1 sa nationalit d'orig9e4 ,n'e/-il pas immoral que la femme soit condamne pr5dre t\j\rs la nationalit de son m>i8 ,et p\r procur] la femme la satisfaction orgueilleuse de cons]v] la plnitude de son individualit1 on n'hsite pas sacrifi] les intrts de la famille1 dont le patrimo9e doit tre rgi p> une seule et mme lgislation s\s pe9e de conflits inextricables4 ,concevez-v\s un mnage dont la femme1 re/e ,anglaise1 s]a g\v]ne p> la lgislation anglaise1 et le m>i1 re/ ,franais1 s]a g\v]n p> la lgislation franaise8 ,et les enfants suivront-ils la nationalit du pre8 ,si oui1 c'e/ un hommage r5du la primaut virile4 ,si non1 s]ont-ils mi-anglais1 mi-franais8 ,v\s v]rez que1 p> horreur de la prm95ce pat]nelle1 on leur rs]v]a le droit de tran*] cette "q leur majorit4 ,a9si encore1 la ,gau*e fm9i/e a mis le voeu que la femme m>ie1 af9 de sauveg>d] son individualit1 sa lib]t et ses intrts1 g>de son nom patronymique1 au lieu d'adopt] celui du m>i4 ,rem>quez qu'aucune loi n'oblige l'p\se pr5dre le nom de l'p\x4 ,l'usage le veut a9si1 et non la lgislation4 ,mais ,mme ,hub]t9e ,aucl]t n'admet pas qu'une femme se fasse e/ampill] comme une brebis s\s le vocable de l'homme qu'elle p\se#aee4 ,et quel nom donn]a-t-on aux enfants8 ,si n\s rev5ons au matri>cat1 comme on n\s l'assure1 ils devront suivre la filiation et recevoir le nom de leur mre1 bi5 que l'hi/oire atte/e que la famille monogame ne s'e/ =tem5t con/itue1 que du j\r o la filiation e/ dev5ue c]ta9e et l'tat civil rguli] p> la transmission du nom pat]nel1 avec t\tes les obligations qui s'ensuiv5t au pr(it de la mre et des enfants4 ,note #aee3 ,congrs int]national de la ,condition et des ,droits des ,femmes4 ,sance du sam$i mat9 #h septembre #aijj4 ,a9si enf91 le fm9isme avanc dem&e que la femme puisse obt5ir du juge de paix l'autorisation d'avoir une rsid5ce sp>e de celle du m>i4 ,on ne veut pas que l'p\se soit a/re9te suivre p>t\t son p\x1 lorsqu'il plat ce d]ni] de *ang] capricieusem5t le sige de ses affaires ou le lieu de son habitation4 ,le juge de paix1 ce mdiateur familial qui e/ appel j\] le rle de confesseur laque1 devra pes] les raisons du m>i et les rsi/ances de la femme1 et au beso9 p]mettre celle-ci1 p> exemple1 de re/] ,p>is si le conjo9t prfre s'in/all] en prov9ce4 ,e/-ce qu'il n'e/ pas contraire l'galit d'impos] t\j\rs la femme le domicile du m>i8#aef ,laissez donc all] l'un droite et l'autre gau*e1 et l'galit s]a sauve1 et l'union rompue4 ,et les enfants suivront-ils papa ou maman8 ,tri/e mnage6 ,tri/e sy/me6 ,note #aef3 ,sance du sam$i soir #h septembre #aijj4 ,si le fm9isme s'ob/9e oppos] l'p\se au m>i et les enfants au pre1 il e/ prvoir que la famille v5ir1 divise contre elle-mme1 retomb]a peu peu sa primitive faiblesse4 ,un des congressi/es de #aijj1 ,m4 ,le ,foy]1 a fait cette dcl>ation dnue d'artifice3 ,n\s avons assur] l'abdication de ce roi conjugal qu'e/ le m>i1 et l'avnem5t de cette citoy5ne qu'e/ la femme2 en un mot1 n\s avons faire du m>iage une rpublique4 ,c'e/ ent5du4 ,mais si jamais la rpublique1 a9si comprise1 s'in/alle au foy]1 t5ons p\r sr que la famille1 disloque p> l'galit absolue1 se dbattra d\l\reusem5t dans la confusion et l'an>*ie4 ,,iii ,et cep5dant1 il ne suffit pas que le m>iage n\veau soit une socit entre gaux3 on veut qu'il devi5ne une association libre4 ,mais comm5t concili] cette lib]t avec la fidlit8 ,p\r ceux qui fond5t l'union conjugale sur l'ide du devoir1 cette "q n'exi/e pas4 ,libres avant le m>iage1 les p\x ne le sont plus aprs4 ,une fois lis l'un l'autre1 ils doiv5t t5ir leur s]m5t4 ,po9t de m>iage sans foi jure2 et lorsqu'on s'e/ oblig rciproquem5t p\r la vie1 on ne peut repr5dre sa lib]t sans faillir l'honneur4 ,les p\x1 qui se sont promis fidlit1 doiv5t respect] leurs engagem5ts jusqu'au b\t4 ,les honntes g5s n'ont qu'une p>ole4 ,et p\r donn] plus de poids ce s]m5t mutuel1 la loi civile a fait du m>iage un contrat sol5nel1 et la loi religieuse l'a lev la dignit de contrat sacram5tel4 ,la ,gau*e fm9i/e n'ose pas attaqu] le devoir de fidlit1 p> tactique peut-tre plus que p> pr9cipe1 de peur qu'on lui prte l'int5tion de dtruire dans la famille les s5tim5ts qui font sa =ce4 ,m4 ,viviani1 p]sonnellem5t1 ne tr\ve aucune raison dans son esprit et dans son coeur p\r infirm] et abolir une promesse qui e/ dans la nature des *oses4 ,le devoir de fidlit subsi/]a donc1 mais allg de t\tes les sanctions du ,code pnal contre l'adultre4 ,de plus1 il ne saurait s'agir entre p\x d'un voeu p]ptuel de fidlit1 s'en*an] t\j\rs tant trop manife/em5t contraire la lib]t individuelle1 la possession de soi-mme4 ,cela fait1 le fm9isme radical s'a*em9]a d\cem5t du m>iage lgal l'union libre4 ,c> s'il e/ prud5t de ne po9t effray] les b\rgeois1 il convi5t de ne pas se sp>] des cam>ades qui1 plus h>dis et plus consqu5ts1 sont t\j\rs prts pr5dre les habiles p\r des ractionnaires4 ,et ces frres t]ribles ne se f]ont pas faute de /imul] les indcis4 ,v\s avez peur des mots1 leur dira1 p> exemple1 le gr\pe avanc des ,amis de la sci5ce4 ,l'union libre e/ au b\t de la r\te que v\s avez prise4 ,encore quelques pas1 et v\s y tes4 ,p\rquoi v\s arrt] en si beau *em98 ,applique au m>iage1 la lib]t ne vaut pas mieux que l'alcoolisme4 ,une fois qu'on en a pris1 on n'en saurait trop pr5dre4 ,il faudra1 cote que cote1 qu'elle se vide de t\t son cont5u1 p\r le malheur de ceux qui s'en gris]ont4 ,dj la ,gau*e fm9i/e e/ unanime p\r aj\t] le divorce p> cons5tem5t mutuel aux quatre causes de rupture prvues p> le ,code civil1 et qui sont3 #a l'adultre2 #b les excs o svices2 #c les injures graves1 #d la condamnation une pe9e afflictive et infamante4 ,or1 cette ext5sion du divorce e/ une premire atte9te1 et combi5 grave6 au devoir de fidlit1 puisqu'elle p]met aux p\x de se relev] de leur p>ole1 d'un commun accord4 ,et comm5t s'y s\/raire8 ,une fois admis que le m>iage e/ un contrat comme un autre1 ce que le cons5tem5t a fait1 le cons5tem5t peut le dfaire4 ,suffisante p\r les unir1 la volont des p\x doit suffire p\r les dsunir4 ,et l'enfant8 ,il semble bi5 que ce ti]s innoc5t et faible devrait faire ob/acle au divorce des p>5ts4 ,lorsqu'on se m>ie1 la volont des p\x e/ s\v]a9e1 l'enfant n'exi/ant pas encore4 ,mais lorsqu'on divorce1 la volont des p>5ts n'e/ plus aussi libre4 ,un li5 de *air a pu se =m] entre le m>i et la femme3 sacrifi]ez-v\s l'enfant leurs aises ou leurs passions8 ,c'e/ l que n\s p\vons t\*] du doigt la logique cruelle du divorce4 ,dirons-n\s que1 les enfants ayant droit non seulem5t la n\rriture1 mais la famille1 le fait de leur exi/5ce doit r5dre le divorce de leurs p>5ts impossible8--,mais1 rpondra-t-on1 p\rquoi condamn] ceux-ci l'enf] conjugal8 ,subordonn] le divorce p> cons5tem5t mutuel l'inexi/5ce des enfants1 c'e/ accord] aux unions /riles un privilge et un enc\ragem5t4 ,n'e/-il pas cra9dre mme que des p\x1 plus atta*s leur indp5dance qu' leur devoir1 ne s'arrang5t p\r c>t] prv5tivem5t l'ob/acle qui les emp*]ait de sortir du m>iage8 ,dirons-n\s que le tribunal devra s'assur]1 avant d'accueillir la dem&e des p\x1 qu'il e/ donn satisfaction aux droits et aux intrts de leurs enfants8--,mais si rationnel qu'il p>aisse de *>g] la ju/ice de df5dre ces m9eurs qui1 p> df9ition1 sont incapables de se df5dre eux-mmes1 on ne v\dra po9t que l'av5ir des enfants en*ane la lib]t des p>5ts4 ,laissez aux magi/rats le p\voir de subordonn] s\v]a9em5t le divorce des pre et mre l'obligation d'lev] et d'entret5ir conv5ablem5t les enfants1 et c'en e/ fait1 dira-t-on1 du divorce p> cons5tem5t mutuel8 ,rappelez-v\s1 s'e/ cri ,m4 ,viviani1 l'opposition presque religieuse que c]ta9es *ambres civiles font1 ds auj\rd'hui1 au divorce incomplet que n\s avons conquis4 ,il s]ait1 d'ailleurs1 impossible aux mnages pauvres d'tablir qu'en se dsunissant1 les intrts de l'enfant s]ont suffisamm5t sauveg>ds2 et le divorce p> cons5tem5t mutuel devi5drait le privilge des ri*es4 ,dirons-n\s que le s5tim5t des enfants s]a consult1 la dignit huma9e ne p]mettant pas qu'on en dispose comme d'une *ose1 ou qu'on les sp>e comme un mobili]4--,mais en joignant au cons5tem5t des p\x la consultation des enfants1 on s\mettrait les p>5ts une preuve s\v5t ridicule1 s'il s'agit d'enfants en bas ge1 et t\j\rs d\l\reuse1 s'il s'agit d'adolesc5ts4 ,au lieu d'int]rog] les prfr5ces secrtes des enfants1 il e/ plus simple de s'en remettre au tribunal du so9 d'attribu] leur g>de celui des p>5ts qu'il jug]a le plus digne4 ,dirons-n\s que1 si l'attribution des enfants l'p\x innoc5t se compr5d lorsque le divorce a t prononc1 p\r cause dt]m9e1 contre l'p\x c\pable ju/em5t puni p> le rapt lgal que le tribunal lui inflige1 en revan*e1 le divorce p> cons5tem5t mutuel s'oppose ce qu'ils soi5t adjugs l'un plutt qu' l'autre1 puisque la dsunion e/ p\rsuivie1 en ce cas1 d'un commun accord1 sans articulation de motifs2 qu'il vaut mieux consquemm5t t5ir compte des s5tim5ts des enfants1 sitt que leur ge le p]mettra1 af9 que le divorce1 qui met un t]me au malheur des pre et mre1 ne consomme pas du mme c\p le malheur des fils et des filles4--,mais l'affection de ceux-ci peut tre mal place2 leur plus vive incl9ation p\r papa ou p\r maman risque d'tre inconsidre4 ,au cas o les p>5ts s'en disput5t la g>de 7et la "q e/ p>ticulirem5t dlicate s'il s'agit d'un rejeton unique71 il e/ 9vitable que le tribunal int]vi5ne1 ex quo et bono1 p\r dcid] s\v]a9em5t du sort de l'enfant1--sans rec\rir t\tefois au jugem5t de ,salomon4 ,ces dductions =tem5t en*anes s]r5t le coeur4 ,une fois pris dans l'engr5age1 l'enfant ne peut plus y *app]3 il e/ sacrifi4 ,de la "p des p\x1 le divorce p> cons5tem5t mutuel e/ un acte de pur gsme2 c> il pr\ve que ceux-ci mett5t leur satisfaction et leur plaisir au-dessus des intrts sacrs de leur desc5dance ne ou natre4 ,l'enfant e/ la gr&e victime du divorce4 ,mais p\rsuivons4 ,aux p>5ts qui veul5t rompre le li5 matrimonial p> cons5tem5t bilatral1 la ,gau*e fm9i/e n'impose qu'une simple condition de =me4 ,les p\x devront exprim] p> trois fois1 devant le prsid5t du tribunal civil1 trois mois d'int]valle les deux premires fois-1 six mois d'int]valle la troisime fois1 leur volont de se sp>]4 ,a vrai dire1 ce laps de temps et ces dcl>ations rxres sont des preuves salutaires1 de/9es provoqu] la rflexion des p\x au seuil du divorce2 sans compt] que1 dans cet int]valle1 une grossesse de la femme peut surv5ir qui modifie leurs projets4 ,et p\rtant1 des mes impati5tes tr\v5t ces conditions de dure trop longues et trop dures1 e/imant qu'il e/ inique de prolong] p5dant un an le supplice des p\x qui aspir5t au divorce contractuel4 ,p\rquoi impos] la dsunion volontaire une =me de cons5tem5t que la loi n'exige pas p\r l'union elle-mme8 ,puisqu'il e/ loisible de se m>i] aprs deux bans publis deux diman*es conscutifs1 p\rquoi les p\x n'aurai5t-ils pas le droit de se dli] aussi rapidem5t qu'ils se sont lis8 ,on oublie que la publication des bans e/ la manife/ation (ficielle d'un cons5tem5t qui s'e/ =m plus ou mo9s l5tem5t au c\rs des fianailles1--ce que ,m4 ,viviani a rappel1 du re/e1 en =t bons t]mes#aeg4 ,p> malheur1 l'habile rapporteur s'e/ vu di/anc et dbord sur d'autres po9ts inf9im5t plus graves1 tant la p\sse des ides d'indp5dance e/ irrsi/ible6 ,aprs le divorce p> cons5tem5t mutuel1 le ,congrs a vot le divorce p> cons5tem5t unilatral4 ,il fallait s'y att5dre4 ,note #aeg3 ,voir le compte r5du /nographique de la ,fronde du #aj septembre #aijj4 ,va9em5t ,m4 ,viviani e/-il int]v5u1 non sans quelque emb>ras1 p\r montr] que le droit de rpudiation s]ait mo9s pr(itable la femme qu'au m>i1 et que celui-ci ne manqu]a po9t d'en us]1 lorsque l'heure de la lassitude aura sonn1 p\r se db>rass] de sa femme infirme ou vieillie4 ,ri5 ne fit4 ,la majorit dcl>a1 p> la b\*e de ,mme ,pognon1 que p]sonne ne doit tre =c de vivre avec un conjo9t1 p\r lequel on ne se s5t plus ni am\r ni e/ime4 ,de quel droit emp*]ait-on une femme1 due et trompe une premire fois1 de *]*] se refaire un r5\veau de bonheur8 ,n\s ne v\lons pas que le m>iage soit un bagne4 ,et sur cette p>ole1 le ,congrs a mis le voeu que le divorce dem& p> un seul ft autoris au b\t de trois annes1 qu& la volont de divorc] aura t exprime trois fois une anne d'int]valle4 ,et voil comm5t cette association libre1 qui doit remplac] le m>iage lgal1 e/ emporte1 p> la =ce 9luctable des *oses1 jusqu' la rpudiation1 dont p\rtant les fm9i/es les plus qualifis avai5t affirm ne po9t v\loir4 ,cette br*e faite1 t\t ce qu'il y a d'honneur et de scurit dans le m>iage va fuir immanquablem5t2 c> cette lz>de compromet t\te la solidit du vieil difice4 ,voyez plutt4 ,il e/ inadmissible1 en droit1 qu'un contrat =m p> la volont de deux p>ties puisse tre rompu p> la volont d'une seule2 s9on1 plus de contrat possible4 ,eh bi56 ce pr9cipe lm5taire de ju/ice1 d'galit1 d'ordre1 de sret1 e/ aboli dans l'union conjugale4 ,ce qui revi5t dire que le m>iage1 qui a t reg>d jusqu'ici comme le plus sacr des contrats1 n'a pas mme aux yeux de c]ta9s fm9i/es1 l'exi/5ce et la validit du plus vulgaire contrat priv4 ,p\rquoi se li]1 si le m>iage n'oblige plus8 ,ds que la lib]t individuelle e/ la loi des p\x1 il n'e/ plus d'engagem5t qui ti5ne4 ,une seule rgle subsi/e3 ,il n'app>ti5t aucune puissance huma9e d'en*an] un p\x sa misre4 ,le mot a t prononc4 ,mais qu'on y pr5ne g>de3 une fois ce po9t de d"p admis1 le m>iage e/ v\ fatalem5t se fondre et s'abm] dans l'union libre4 ,on voit p> ce qui prcde que cette volution entrane dj c]ta9s esprits4 ,ri5 ne l'arrt]a4 ,a9si1 on dem&]a que la folie dm5t con/ate soit admise comme un cas de divorce4 ,la ,gau*e fm9i/e s'e/ prononce en ce s5s1 s\s prtexte qu'il n'e/ pas possible de contra9dre une femme sacrifi] sa jeunesse1 son bonheur et sa vie un m>i dm5t ou idiot4 ,c'e/ en va9 que ,m4 le docteur ,fauveau de ,c\rmelles a ins9u que la folie n'tait pas absolum5t hrditaire1 et qu'en t\t cas1 si elle prov5ait p>fois de l'inconduite ou du lib]t9age1 elle tait plus s\v5t occasionne p> l'excs de travail d'un pre surm5ant ses =ces p\r n\rrir sa famille4 ,c'e/ en va9 que ,mme la doctoresse ,edw>ds ,pilliet a fait rem>qu]1 en excell5ts t]mes1 que la folie n'e/ pas incurable1 et que p]mettre une femme de se rem>i] p5dant l'int]nem5t de son m>i1 c'e/ condamn] le f\1 s'il vi5t gurir1 une re*ute c]ta9e1 p> la con/atation dsolante de son isolem5t et de son ab&on4 ,et puis1 a-t-on rfl*i que1 si l'on ouvre la porte du divorce la folie1 t\tes les maladies1 t\tes les infirmits vont y pass]8 ,c>1 au s5s mdical1 la folie e/ un cas pa?ologique comme un autre1 avec cette attnuation que1 lorsqu'un p\x tombe en dm5ce1 on l'enf]me1 ce qui dlivre son conjo9t des pnibles obligations de la vie commune4 ,combi5 d'autres infirmits sont plus horribles et plus rpugnantes6 ,admettrez-v\s que la maladie soit une cause lgale de dsunion8 ,mais que de fois on devi5t infirme ou dm5t sans l'avoir v\lu6 ,il e/ affligeant de p5s] que des g5s1 qui se sont unis p\r la bonne et la mauvaise =tune1 peuv5t song] de sang-froid rompre leur li51 ds que l'un d'entre eux vi5t p]dre la raison ou la sant4 ,en cas de maladies1 hrditaires ou non1 le divorce s'aggrav]ait d'une l*et4 ,que l'on relve les mdec9s de l'obligation du secret pr(essionnel en ce qui conc]ne le m>iage1 qu'on leur reconnaisse le droit de dire la vrit aux p>5ts ou mme aux futurs p\x qui la sollicit5t3 soit6 ,mais autoris] un conjo9t quitt] le foy] dome/ique1 lorsque la femme ou le m>i le remplit de ses pla9tes et l'attri/e de ses s\ffrances1 ce s]ait faire s]vir la loi des f9s g/es1 malhonntes et b>b>es4 ,v\s ne p\vez pas emp*]1 a dit ,mme ,pognon1 que le m>i d'une folle ou la femme d'un f\ se cre une autre exi/5ce et dem&e le bonheur un n\vel am\r4--,c'e/ vrai4 ,mais si la loi ne peut emp*] cette trahison1 elle ne doit pas l'enc\rag]2 et en autorisant le divorce contre un p\x dont le seul tort e/ d'tre malade1 elle favoris]ait prcism5t la ds]tion et la cruaut4 ,jusqu'ici le divorce avait t invoqu1 titre de pe9e1 contre l'p\x c\pable3 de grce1 ne le faisons pas s]vir au *tim5t immrit de l'p\x innoc5t et malheureux6 ,a t\tes ces raisons1 la ,gau*e fm9i/e e/ re/e s\rde4 ,la folie1 d'aprs elle1 doit tre un cas de divorce4 ,et l'on ne voit pas p\rquoi il en s]ait diffremm5t des maladies incurables#aeh4 ,note #aeh3 ,congrs int]national de la ,condition et des ,droits des femmes4 ,sance du sam$i mat9 #h septembre1 d'aprs le compte r5du /nographique de la ,fronde du lundi #aj septembre #aijj4 ,au c\rs de la discussion1 une dame s'e/ crie d'un ton aigu3 ,e/-il donc si gai de vivre avec un f\1 un alcoolique ou un malade8--,non1 madame1 cette vie n'e/ pas gaie4 ,le devoir1 du re/e1 e/ r>em5t gai4 ,mais s'il n'apporte pas avec lui cette j\issance g/e et s5suelle1 laquelle on rabaisse auj\rd'hui l'ide du bonheur conjugal1 il n\s donne1 en revan*e1 lorsqu'il e/ firem5t accept et c\rageusem5t accompli1 une e/ime1 une fi]t1 un cont5tem5t de soi1 c'e/--dire des joies graves et au/res1 dont les gr&es mes s5t5t le prix et qu'elles ti5n5t p\r une suffisante rcomp5se4 ,n'e/-ce donc ri5 que de p\voir se dire qu'en dpit des preuves et des s\ffrances1 on a suivi la voie droite o les plus nobles reprs5tants de l'humanit ont m>* avant n\s8 ,n'e/-ce ri5 que d'tre salu p> les honntes g5s comme un m>tyr ou une victime du devoir8 ,le m>iage sans v]tu1 voil ce qu'on n\s prp>e4 ,le temps e/ lo9 o ,mme de ,rmusat rclamait p\r les femmes le droit au devoir4 ,a l'heure qu'il e/1 c]ta9es dames rclam5t le droit au plaisir4 ,entre ces deux =mules1 il y a t\te la di/ance qui sp>e le m>iage lgal que l'on dlaisse1 de l'union libre o l'on t5d4 ,il e/ bi5 ent5du1 d'autre "p1 que1 si le divorce a t prononc p\r cause d'adultre1 le m>iage s]a p]mis entre les complices4 ,en effet1 puisque le divorce ne doit plus tre la punition de l'p\x c\pable1 ri5 ne s'oppose ce qu'on p]mette celui-ci1 titre de ddommagem5t et de rcomp5se1 d'p\s] la matresse ou l'amant qui aura motiv le divorc en p>ticipant l'adultre4 ,c'e/ p\rquoi la ,gau*e fm9i/e rclame in/amm5t l'abrogation de l'article #bih du ,code civil1 qui p\sse la cruaut jusqu' int]dire le m>iage entre complices4 ,ralisant nos prvisions1 elle p\rsuit galem5t1 avec une impitoyable logique1 l'abolition de t\tes les prescriptions du ,code pnal relatives la rpression du dlit d'adultre1 que celui-ci ait t commis p> la femme ou p> le m>i4 ,t\te trahison conjugale e/ une affaire prive1 une "q d'ordre intime1 un incid5t d'alcve1 qui ne reg>de po9t la socit4 ,elle ne con/itue pas mme un abus de confiance1 au s5s pnal du mot1 p\r p>l] comme ,m4 ,viviani4 ,autrem5t dit1 l'adultre ne peut tre rig en faute sociale1 en dlit public1 puni comme tel p> le ,code pnal4 ,il faut le considr] seulem5t comme une faute conjugale1 eng5drant un simple dlit civil et donnant ouv]ture au divorce4 ,qu'on ne p>le donc po9t d'atte9te l'ordre public6 'a t l'erreur de t\tes les socits *rti5nes de croire qu'elles tai5t intresses la fidlit des p\x1 et de trait] consquemm5t l'adultre comme un acte dlictueux qui mrite une rpression pnale4 ,il n'e/ que temps de supprim] t\tes ces atte9tes la lib]t conjugale4 ,et de fait1 le ,congrs de la ,gau*e fm9i/e a vot1 p> acclamation1 l'abolition du dlit d'adultre4 ,la bigamie elle-mme1 qui n'e/ qu'un adultre prolong1 s]a seulem5t considre comme un faux en criture publique1 passible des pnalits de droit commun4 ,ce qu'on punira *ez le bigame1 ce n'e/ pas la violation de la foi conjugale1 qui n'e/ qu'une indlicatesse d'ordre priv1 mais le fait dlictueux d'avoir fait rgul>is] son adultre p> l'(fici] de l'tat civil4 ,la loi ne frapp]a pas le bigame1 mais le faussaire4 ,,iv ,tel e/ le travail de de/ruction1 auquel ,m4 ,viviani a pri galamm5t les femmes d'associ] leur f9e et gracieuse enveloppe4 ,mais1 arriv ce po9t d'mancipation1 le m>iage libre t\*e de si prs l'am\r libre1 qu'il e/ impossible que le premi] ne rejoigne pas le second4 ,leur pr9cipe e/ le mme3 la lib]t4 ,la discussion ne porte que sur les plus extrmes consqu5ces4 ,po9t de d\te que la dialectique des audacieux ne f9isse p> triomph] de la timidit des inconsqu5ts4 ,comm5t rsi/] aux pressions et aux entranem5ts de la logique8 ,dj un vig\reux ?orici5 de l'union libre1 ,m4 ,le ,foy]1 a propos au ,congrs de la ,gau*e fm9i/e deux motions dduites avec vigueur et prcision4 ,voici la premire3 ,si l'un des p\x se r5d c\pable d'inexcution volontaire d'une ou plusieurs des dispositions con/ituant le rgime lgal ou conv5tionnel du m>iage1 l'autre p\x p\rra dem&] le divorce4 ,du mom5t1 en effet1 que la socit n'a ri5 voir la clbration et la dissolution du m>iage1 l'adultre n'tant qu'un dlit purem5t civil et le divorce un accid5t d'ordre priv1 on e/ am5 dcid] que les p\x sont matres de subordonn] la =mation et la rsiliation de leur union telles conditions qu'ils jug5t conv5ables4 ,puisque le m>iage relve exclusivem5t de la s\v]a9et individuelle1 le pr9cipe de la lib]t des conv5tions1 qui s'applique leurs bi5s1 doit tre t5du leurs p]sonnes4 ,c'e/ p\rquoi il e/ p]mis de tr\v]1 qu'en refusant de discut] ce voeu1 le ,congrs de #aijj a fait preuve d'illogisme ou de pusillanimit4 ,lorsqu'on vi5t d'admettre que l'inexcution involontaire des obligations conjugales p\r cause de folie peut tre un cas de divorce1 il y a inconsqu5ce manife/e refus] d'atta*] le mme effet l'inexcution volontaire des clauses du contrat1 celle-ci con/ituant une violation de la foi conjugale mille fois plus grave1 puisqu'elle e/ consci5te et rfl*ie4 ,p\rsuivant son ide1--sans succs1 d'ailleurs1--,m4 ,le ,foy] a s\mis au ,congrs le voeu additionnel suivant3 ,que la loi ne rgisse l'association conjugale quant aux p]sonnes1 con=mm5t ce qui exi/e dj p\r les bi5s1 qu' dfaut de conv5tions spciales1 que les p\x peuv5t faire comme ils le jug5t propos4 ,a cela le ,congrs n'avait ri5 rpondre1 ayant admis la rpudiation1 c'e/--dire la dissolution du m>iage p> la volont d'un seul4 ,voici1 en sub/ance1 l'argum5tation de ,m4 ,le ,foy]4 ,il e/ irrationnel qu'un contrat1 qui e/ l'oeuvre de deux cons5tem5ts1 puisse tre dtruit p> le caprice de l'un ou de l'autre p\x4 ,n'e/-il pas plus s5s de p]mettre aux futurs conjo9ts d'insr] dans leur pacte matrimonial une clause comme celle-ci3 ,n\s n\s reconnaissons *acun le droit de dem&]1 un mom5t donn1 la rupture de notre union1 sans que l'autre puisse y faire opposition8 ,une fois admise la lib]t des conv5tions entre p\x1 le divorce p> volont unilatrale devi5t rationnel1 les intresss y ayant acquiesc p> avance4 ,et voyez de quel l>gissem5t la lib]t conjugale va bnfici] du mme c\p6 ,si n\s avons1 en ,france1 plusieurs m>iages quant aux bi5s1 il n'y en a qu'un seul quant aux p]sonnes3 ce qui ne va pas sans assujettissem5ts pnibles p\r les p\x qui diffr5t d'ge ou de c>actre1 de m5talit ou de tempram5t4 ,le m>iage d'auj\rd'hui e/ un domicile troit1 une maison t\j\rs btie sur le mme modle1 o l'on ne peut se log] sa guise4 ,et il arrive que plus n\s allons1 plus nombreux sont les conjo9ts qui *]*5t s'vad] de cette prison1 plus nombreux sont les mnages qui prfr5t mme c\*] hors des murs4 ,le m>iage ne s]a vraim5t l'association libre que v\s rclamez1 que si elle compr5d plusieurs types de m>iages1 un c]ta9 nombre de maisons modles adaptes aux div]ses exig5ces1 aux div]ses aptitudes1 o *acun puisse s'in/all] commodm5t4 ,au lieu de lgifr] p\r des cas p>ticuli]s1 qu'on n\s donne vite une union s\ple et libre4 ,et la loi1 qui n'a t qu'un in/rum5t de dom9ation p\r le pass et qui doit tre un in/rum5t d'mancipation p\r l'av5ir1 aura fond la lib]t conjugale4 ,ce langage e/ la logique mme4 ,mais cette logique e/ effrayante4 ,j'en atte/e ce c\rt dialogue emprunt aux dbats du ,congrs de #aijj3 il met nu t\tes les lic5ces effrnes de l'union libre4 ,m4 ,,viviani4--,supposons que les futurs p\x ai5t le droit de faire tel contrat qui leur plaira1 relativem5t leur p]sonne3 la femme p\rra-t-elle /ipul] qu'elle aura un domicile sp> de celui de l'homme8 ,m4 ,,le ,,foy]4--,p>faitem5t4 ,m4 ,,viviani4--,l'homme et la femme p\rront-ils se donn] rciproquem5t la p]mission1 non seulem5t d'avoir un domicile sp>1 mais encore de vivre *acun avec une autre p]sonne8 ,m4 ,,le ,,foy]4--,p>faitem5t4 ,m4 ,,viviani4--,l'homme et la femme p\rront-ils s'accord] l'un l'autre le droit d'admettre1 en p>ticipation1 leur hritage respectif les enfants qu'il leur plaira d'avoir hors m>iage8 ,m4 ,,le ,,foy]4--,p>faitem5t4 ,m4 ,,viviani4--,l'homme et la femme auront-ils la facult de se rs]v] leur lib]t p]sonnelle et de conv5ir que1 dans un dlai de trois ou c9q ans1 *acun p\rra rpudi] son p\x8 ,m4 ,,le ,,foy]4--,je n'y vois pas d'inconvni5t1 p\rvu que cette clause soit accepte p> les deux conjo9ts4 ,et ,m4 ,viviani de s'emport] en un =t beau langage contre une p>eille conception du m>iage6--ce dont n\s ne saurions trop le flicit]4 ,faites entr] cette lib]t dans le contrat de m>iage1 et la femme s]a sacrifie1 lorsque vi5dra l'heure de la disgrce et de la lassitude1 qui envahira plus tt le coeur de l'homme que le coeur de la femme1 celle-ci vieillissant plus rapidem5t que celui-l4 ,et le ,congrs a refus de pass] outre4 ,en cela1 du re/e1 la ,gau*e fm9i/e n'a obi qu' des rpugnances p>faitem5t lgitimes1 sans p\voir se flatt] d'avoir cd des argum5ts valables4 ,ceux qui introduis5t la lib]t dans le m>iage1 sont condamns la voir dr\l] inexorablem5t t\tes ses consqu5ces jusqu' l'union libre4 ,m4 ,le ,foy] v\drait mme que celle-ci ft reconnue et sanctionne p> la loi2 mais il a r5contr sur ce po9t une me plus lib]taire encore que la si5ne4 ,p> cette raison que les lois1 ayant t\j\rs s]vi rprim] les peuples1 ne saurai5t jamais dev5ir un in/rum5t de libration p\r les individus1 un congressi/e a fait obs]v] trs ju/em5t que1 lorsqu'on s'lve contre les lois du m>iage1 il e/ contradictoire de rec\rir aux sanctions lgales p\r libr] l'union conjugale#aei4 ,la conclusion s'impose3 supprimons t\tes les lois matrimoniales3 la lib]t des conv5tions suffit t\t4 ,et ,m4 ,viviani de se rcri] avec feu3 ,v\s oubliez qu'il faut donn] la femme plus de g>anties qu' l'homme1 et que1 tant que la mre ne p\rra vivre p> elle-mme1 il faudra1--bi5 lo9 de bris] le m>iage1--en faire une citadelle vivante ou elle puisse s'enf]m] avec son enfant6 ,note #aei3 ,congrs de la ,condition et des ,droits des femmes4 ,sance du sam$i mat9 #h septembre4--,voir le compte r5du /nographique de la ,fronde du m>di #aa septembre #aijj4 ,et conquise p> ces nobles p>oles1 la ,gau*e fm9i/e s'e/ refuse rclam] l'abolition du m>iage4 ,seulem5t1 p\r mettre le comble ses contradictions1 elle s'e/ empresse de vot] l'abolition de la sp>ation de corps4 ,l p\rtant1 ,m4 ,viviani avait plaid =t habilem5t les circon/ances attnuantes4 ,elle e/ bi5 in(f5sive1 cette pauvre sp>ation de corps6 ,songea donc qu' l'heure actuelle1 il suffit qu'elle exi/e depuis trois ans1 p\r qu'on la puisse trans=m] en divorce2 et qu'en outre1 le ,snat e/ saisi d'un projet dj vot p> la ,*ambre1 qui r5d cette trans=mation obligatoire1 en enlevant *acun des p\x le droit de s'y oppos]4 ,p\rquoi effray] le ,p>lem5t p> des voeux inopportuns8 ,mais sacrifiant la prud5ce l'irrligion1 ces dames se sont ob/9es proscrire la sp>ation de corps4 ,cette demi-mesure (f5se leur radicalisme sup]be4 ,c'e/ en va9 que les femmes ca?oliques leur diront3 ,l'glise n\s fait un devoir de rep\ss] le divorce3 laissez-n\s la sp>ation qui n\s agre et n\s sufft4--,elle n\s dplat6 rpond5t les femmes libres4--,mais le divorce blesse notre consci5ce6--,tant pis6 rplique-t-on2 il satisfait la ntre4 ,s\ffrez en sil5ce ou divorcez comme t\t le monde4 ,voil comm5t1 dans les milieux avancs1 on compr5d la lib]t des ca?oliques4 ,aux uns l'indp5dance p\sse jusqu' la lic5ce1 aux autres la contra9te p\sse jusqu' la violation de la lib]t de consci5ce4 ,ou la honte du divorce1 ou l'enf] de la vie commune3 plus de milieu4 ,c'e/ de l'intolrance pure4 ,mfions-n\s du fanatisme sectaire des femmes a?es6 ,il p\rrait bi5 tre plus vexatoire1--tant plus orgueilleux1--que l'intransigeance nave des dvotes4 ,rsumons-n\s4 ,avec l' galit des droits1 c'e/ la discorde qui s'assi$ au foy] des p\x4 ,avec la lib]t des p]sonnes1 c'e/ l'an>*ie qui envahit la famille4 ,et du mme c\p1 n\s avons dmontr que les outrances du fm9isme rvolutionnaire ne se lis5t plus seulem5t aux pages de c]ta9s livres1 mais qu'elles s'infiltr5t peu peu en des mes fm99es4 ,p\r dema91 s9on p\r auj\rd'hui1 l'union libre devi5t leur secret idal4 ,les unes y p5*5t2 les autres y c\r5t4 ,quelle imprvoyance6 ,p\rsuivez1 mesdames1 votre oeuvre de nivellem5t et d'mancipation4 ,brisez1 les uns aprs les autres1 t\s les li5s du m>iage1 p\r mettre l'aise les c\ples qui en s\ffr5t4 ,cont9uez branl] l'arbre p> le pi$1 s\s prtexte de v5ir au sec\rs de quelques bran*es malades ou gtes4 ,c'e/ t\te l'hi/oire du divorce3 a*evez son oeuvre4 ,la logique v\s y condamne2 les hommes v\s y convi5t4 ,c]ta9es dductions v\s font peur qui les satisfont gr&em5t4 ,croyez-v\s que le m>iage ne leur pse pas plus qu' v\s8 ,*aque lic5ce que v\s rclamez e/ t\t pr(it p\r le sexe =t4 ,combi5 de m>is s'applaudiront du rel*em5t des li5s conjugaux6 ,a jet] bas t\s les remp>ts du m>iage1 soyez assures que beauc\p v\s aid]ont activem5t4 ,et v\s n'aurez pas v\s l\] de ces allis rsolus et entrepr5ants2 c>1 p\r dix braves g5s qui prn5t l'union libre en t\te droiture d'int5tion1 p> pur am\r de la lib]t1 il e/ c5t viveurs qui acc\r]ont la resc\sse avec des mobiles inf9im5t mo9s honorables4 ,et ne dites plus1 p\r v\s df5dre de c]ta9es consqu5ces extrmes qui v\s p\vant5t ou v\s coeur5t1 que le m>iage e/ une citadelle o la femme doit se retran*] dsesprm5t3 ces scrupules s]ai5t t>difs et va9s4 ,s\s prtexte de faire entr] dans le m>iage plus d'air et plus de lumire1 v\s en ouvrez t\tes les portes1 v\s en livrez l'ennemi t\tes les appro*es1 v\s en dmantelez1 pi]re p> pi]re1 t\tes les df5ses et t\tes les murailles4 ,la maison conjugale de vos rves n'e/ plus une =t]esse1 mais un m\l9 o l'on entre et d'o l'on sort sans gne1 sans scrupule1 sans remords4 ,malheur celles qui se cont5t]ont d'un abri aussi prcaire et aussi *ancelant6 ,a9si compris1 le m>iage n'e/ plus le foy] immuable et augu/e o les p\x s'in/all5t p\r la vie2 c'e/ un passage ouv]t t\s les v5ts1 o l'on ne se has>de qu'avec l'ide d'en sortir4 ,cela fait1 l'union libre p\rra pr5dre aism5t possession des mes et des moeurs2 et il n'e/ pas d\teux que1 dans la dpravation qui n\s gagne et n\s ronge1 beauc\p de g5s la p\ss]ont jusqu'au lib]t9age4 ,et ce s]a le *tim5t des femmes4 ,avis aux *rti5nes de ,france qui sont lgion3 l'union libre1 c'e/ le fm9isme des mles4 ,je les adjure de df5dre leur sexe contre le ret\r (f5sif de cette b>b>ie abom9able4 ,,livre ,,iv ,,mancipation ,,mat]nelle ,,de ,,la ,,femme ,,*apitre ,i ,du rle respectif des pre et mre ,,sommaire ,i4--,,le ,f,,m9isme ,,mat]nel4--,,philosophie ,,*r,,ti5ne4--,,division ,,des ,,ta*es ,,et ,s,,p>ation ,,des ,,p\voirs4 ,,ii4--,,quelles ,,sont ,,les ,,int5tions ,,et ,,les ,,indications ,,de ,,la ,,nature8--,,dissemblances ,,physiques ,,entre ,,le ,p,,re ,,et ,,la ,m,,re4--,,diff,,r5ciation ,,des ,,sexes4 ,,iii4--,,dissemblances ,,psy*iques ,,entre ,l',,homme ,,et ,,la ,,femme4--,,heureuses ,,cons,,qu5ces ,,de ,,ces ,,diff,,r5ces ,,p\r ,,les ,,p>5ts ,,et ,,p\r ,,les ,,enfants4--,,la ,,pat]nit ,,et ,,la ,,mat]nit ,,sont ,,ind,l,,biles4 ,,iv4--,,galit ,,de ,,consci5ce ,,entre ,,le ,p,,re ,,et ,,la ,m,,re1 ,,suivant ,,la ,,religion4--,,quival5ce ,,des ,,apports ,,de ,l',,homme ,,et ,,de ,,la ,,femme ,,dans ,,la ,,transmission ,,de ,,la ,,vie1 ,,selon ,,la ,,sci5ce4--,n',,oublions ,,pas ,l',,enfant6 ,le fm9isme mat]nel s\lve une srie de que/ions qui1 troitem5t lies celles qu'agite le fm9isme conjugal1 intress5t au premi] *ef l'av5ir de l'humanit4 ,convi5t-il d'mancip] la mre1 comme on veut mancip] l'p\se8 ,quels sont ses droits vis--vis du pre8 ,de quelle autorit doit-elle tre inve/ie sur la p]sonne et sur les bi5s de ses enfants8 ,quels p\voirs lui app>ti5n5t8 ,quels devoirs lui incomb5t8 ,t\s ces po9ts mett5t naturellem5t aux prises le fm9isme *rti5 et le fm9isme rvolutionnaire4 ,p\r claircir le dbat1 il n'e/ que d'expos] les doctr9es traditionnelles du premi] et les h>diesses novatrices du second2 et aprs avoir confront1 *em9 faisant1 leurs solutions respectives1 il n\s s]a plus facile de conclure4 ,i ,d'aprs la philosophie *rti5ne1 l'homme et la femme1 appels aux mmes f9s d]nires1 p>ticipant aux fruits de la mme rdemption1 sont gaux devant ,dieu4 ,sp>ez-les p\rtant3 en l'un ou en l'autre1 l'humanit n'e/ pas complte4 ,c'e/ le c\ple qui la con/itue4 ,et mme lorsque l'union e/ conclue p> les p\x et bnie p> le prtre1 t\t n'e/ pas f9i4 ,l'oeuvre matrimoniale comm5ce4 ,dans la pure doctr9e ca?olique1 la solution naturelle et le fruit p>fait du m>iage1 c'e/ l'enfant4 ,et cette doctr9e remonte aux premires traditions bibliques4 ,dieu1 ayant tir la femme de l'homme1 les unit l'un l'autre et leur dit3 ,croissez et multipliez4 ,p\r un *rti51 pr5dre femme ne va po9t sans le desse9 trs f]me de fond] une famille4 ,sa9t ,jean ,*ryso/ome a donn aux fidles de son temps l'explication de cette haute conception du m>iage3 ,compr5ez-v\s le my/re8 ,d'un seul tre1 ,dieu en a fait deux2 puis de ces deux moitis runies1 il en a tir un troisime6 ,l'enfant e/ le li5 de *air qui1 unissant df9itivem5t le pre et la mre1 fait de la famille une indissoluble tr9it4 ,et en lui donnant la vie1 les p>5ts cont9u5t et complt5t la cration primitive2 si bi5 qu'on peut dire qu'ils collabor5t l'oeuvre div9e4 ,et puisque ve e/ sortie d',adam1 et que l'homme a t promu le *ef de la femme1 la puissance du pre devra prim] logiquem5t celle de la mre4 ,ou mieux1 p> une sorte de sp>ation des p\voirs1 l'autorit respective des p>5ts devra s'ex]c]1 p\r le bi5 des enfants1 sans empitem5t ni conflit1 dans le doma9e propre que la ,provid5ce leur a spcialem5t assign4 ,de l un p>tage d'attributions1 une spcialisation des t*es1 qui1 lo9 d'affaiblir le foy]1 met *acun des p\x la place qu'il faut1 p\r le plus gr& pr(it de la famille4 ,cette ?orie ne saurait dplaire1 ni aux conomi/es qui reg>d5t la division du travail comme une loi gnrale de l'humanit1 ni aux hommes publics1 p\r qui l'art de balanc] et de modr] les p\voirs1 les uns p> les autres1 e/ le d]ni] mot de la sagesse politique4 ,ce qui a*v]a peut-tre de les satisfaire t\t fait1 c'e/ que l'organisation ?ologique des p\voirs de la famille1 telle que n\s v5ons de l'expos] succ9ctem5t1 e/1 de l'aveu mme des savants les mo9s suspects de p>tialit clricale1 en p>faite con=mit avec les vues et les indications de la nature4 ,,ii ,en effet1 les dissemblances physiques1 intellectuelles et morales des deux units du c\ple huma9 clat5t t\s les ges de leur exi/5ce2 et les diffr5ces d'aptitude et de vocation1 qui en dc\l5t1 procd5t si bi5 de l'in/9ct1--plutt que de l'ducation1--qu'elles se m>qu5t1 ds la plus t5dre enfance1 dans les gts1 dans les attitudes1 dans les jeux1 le petit homme re*]*ant le gr& air1 le bruit1 le m\vem5t p\ss jusqu' l'exaltation de la vie physique1 t&is que sa petite soeur s'applique d\cem5t1 dans un co91 avec de m5us ge/es et de pati5tes prcautions1 p>]1 in/ruire ou grond] sa p\pe4 ,c'e/ a9si que nos g>ons se prp>5t1 sans le savoir1 aux luttes et aux labeurs qui att5d5t le futur *ef de famille1 et que nos filles s'ex]c5t inconsciemm5t l'activit soigneuse et d\ce des t*es mat]nelles4 ,vi5ne l'ge1 et ces dissemblances physiques vont s'accus] avec un relief de plus en plus saisissant4 ,d'un ct1 la rondeur dlicate des =mes1 la s\plesse du corps et la grce de l'allure1 la f9esse de la peau1 la c>esse du reg>d1 la d\ceur de la voix1 l'adresse des ma9s1--t\t prdispose la femme la vie calme du foy]1 aux so9s de l'enfance1 aux dlicates besognes de la mat]nit4 ,sa faiblesse e/ faite p\r attir]1 b]c]1 consol] t\tes les faiblesses4 ,d'autre "p1 une taille leve1 une /ructure puissante1 une dm>*e plus f]me1 une =ce musculaire plus rsi/ante1 plus de gravit dans la p>ole1 plus de sret dans le reg>d1--et aussi1 trs gnralem5t1 plus de b>be au m5ton1--prde/95t l'homme aux rudes travaux1 aux longs ef=ts et aux gr&es entreprises4 ,au lieu que t\t ce qui con/itue la femme1 en bi5 ou en mal1 procde de l'extrme s5sibilit de son sy/me n]veux et1 consquemm5t1 de la vivacit des impressions qu'elle reoit1 on rem>que *ez l'homme plus de vigueur et plus de calme1 plus d'assurance et plus de solidit4 ,les int5tions de la nature sont vid5tes3 elle n'a po9t fait l'homme et la femme p\r les mmes rles4 ,il suffirait presque de comp>] le squelette de l'un avec le squelette de l'autre1 p\r rfut] le p>adoxe de l'galit absolue des aptitudes et des fonctions entre les sexes4 ,t&is que l'homme e/ taill p\r la lutte1 p\r les dm>*es extrieures1 p\r l'action robu/e et viol5te1 la femme e/ faite p\r les d\ces et pati5tes occupations du foy]4 ,a lui1 les oeuvres de =ce2 elle1 les oeuvres de t5dresse et de bont4 ,et ce que la nature a v\lu1 l'homme et la femme ne peuv5t le contr$ire sans dommage et sans s\ffrance2 c>1 de mme que l'homme d*oit p> l'imitation de la femme1 il n'e/ pas possible que la femme ne se nuise gravem5t1 en s'+niant rivalis] avec l'homme dans t\s les doma9es de l'esprit et de la vie4 ,nul moy51 d'ailleurs1 que cette diffr5ciation des sexes1 ap]ue et con/ate p> les meilleurs esprits de l'antiquit1 tels que ,platon1 ,xnophon1 ,ari/ote1 ,cicron1 ,columelle1 soit le simple rsultat d'une habitude1 d'un artifice d'ducation1 puisque1 du petit au gr&1 n\s la retr\vons *ez les animaux1 c\rbs plus matriellem5t que n\s s\s le j\g des lois naturelles4 ,et plus on s'lve dans l'*elle des tres1 plus le contra/e s'acc5tue entre le mle et la femelle1 plus le sexe de *acun s'accuse p> des dissemblances de =me et de fonction4 ,l1 au contraire1 o la femme e/ assujettie1 contre nature1 au labeur crasant des hommes1 cette confusion des t*es eng5dre la misre et la b>b>ie4 ,po9t de progrs dans l'espce huma9e sans la division du travail4 ,,iii ,joignez que les dissemblances physiques sont le signe extrieur des dissemblances psy*iques1 qui di/+u5t et individualis5t les deux moitis de l'humanit4 ,la femme ap]oit mieux les dtails que les ensembles2 elle se laisse dirig] p> des affections p>ticulires1 p> les m\vem5ts secrets du coeur1 plutt qu'elle ne se dirige elle-mme d'aprs un raisonnem5t suivi et des maximes gnrales4 ,son jugem5t dcle plus de subtilit que de pr(ondeur1 plus de f9esse1 plus de vivacit1 plus de prcipitation mme que de froide et l5te raison4 ,p> contre1 ce qui dom9e surt\t au coeur de l'homme1 c'e/ l'am\r-propre1 l'ardeur1 l'audace1 un dsir de protection1 un beso9 de comm&em5t1 un apptit de supriorit qui le porte au c\rage1 l'ambition1 l'action ouv]te et s\t5ue1 l'orgueil1 la dom9ation4 ,ces disp>its de c>actre et de tempram5t sont si con/antes et si manife/es1 que la gr&e voix de l'humanit les proclame depuis le comm5cem5t des temps4 ,c'e/ a9si que l'art s'e/ t\j\rs plu p]sonnifi] le travail p> un homme1 et reprs5t] la d\ce paix s\s les traits d'une vi]ge4 ,un mle visage e/ dev5u dans la /atuaire le symbole du m\vem5t1 de l'ef=t1 de la lutte4 ,c'e/ a9si encore que1 dans t\tes les langues1 les gr&s fleuves1 le ,nil1 le ,rh91 le ,danube1 le ,rhne1 sont du g5re mascul91 t&is que1 p> une allgorie ple9e de s5s1 le langage dsigne les villes1 les cits1 runions des familles et des foy]s1 p> des vocables fm99s4 ,et le m>iage de la =ce virile avec la grce fm99e eng5dre l'h>monie conjugale1 p\r le progrs de l'espce et le *>me des socits huma9es4 ,p> l'asc5dant qu'elle sait pr5dre sur le coeur de l'p\x1 l'p\se calme en lui l'ardeur de l'action1 la fivre et l'inquitude du succs4 ,elle lui assure la paix au logis et lui procure la d\ceur du foy]1 sans quoi il n'e/ p\r l'homme ni repos1 ni bonheur1 ni moralit4 ,en revan*e1 p> le pre/ige qu'il ex]ce sur l'esprit de l'p\se1 l'p\x saura la prmunir contre la lgret et la mollesse1 qui sont les fruits ord9aires de la t5dresse et de la n]vosit4 ,sans appui mascul91 la femme s'ab&onn]ait s\v5t l'exaltation1 la frivolit2 c> il e/ d'vid5ce que la vivacit de ses impressions la porte au *angem5t et l'exagration4 ,voyez la mode3 exc5trique et in/able du ct des femmes1 elle e/ plus simple et plus fixe *ez les hommes4 ,inv]sem5t1 c'e/ le propre de l'action des femmes de polir notre grossiret1 de modr] nos emportem5ts1 de color] d'un v]nis de d\ceur notre enveloppe dure et s*e4 ,comme deux compagnons de r\te qui s'appui5t l'un sur l'autre1 les deux sexes *ang5t1 p> un contact j\rnali]1 la dlicatesse de l'un contre la f]met de l'autre1 grce quoi ils se tempr5t1 s'quilibr5t et s'amlior5t rciproquem5t4 ,de mme que la tte ne peut vivre sans le coeur1 ni le coeur sans la tte1 et qu'int]v]tir leurs fonctions ou int]rompre leurs relations s]ait une oeuvre de mort et la p5se d'un f\1 a9si1 dans l'organisation du g5re huma91 l'homme et la femme ne peuv5t vivre l'un sans l'autre1--sans qu'ils ai5t beso9 d'empit] l'un sur l'autre4 ,ce sont deux tres complm5taires qui doiv5t s'associ] p\r leur mutuelle p]fection4 ,et comme la grce de la femme modre et ad\cit l'exagration de =ce si naturelle au c>actre mascul91 de mme l'n]gie virile s\ti5t et relve l'excs de mode/ie et de timidit ord9airem5t propre au c>actre fm994 ,et les enfants1 bi5 ent5du1 sont les premi]s recueillir les fruits de cette fusion h>monieuse4 ,p\r les petits1 papa aurait la ma9 trop rude2 p\r les gr&s1 maman aurait la ma9 trop faible4 ,l'enfant a-t-il de bons in/9cts3 la direction pat]nelle risqu]ait d'tre trop raide4 ,l'enfant a-t-il de mauvais p5*ants3 la loi de la mre s]ait trop d\ce4 ,m>iez ces deux natures1 ces deux tempram5ts1 et aussitt le g\v]nem5t dome/ique se pondre et se complte4 ,mais1 p\r que les enfants tir5t de cette prcieuse comb9aison t\s les bi5faits qu'elle recle1 encore faut-il qu'elle soit durable et inviole4 ,au risque de n\s rpt]1 n\s ma9t5ons que l'union conjugale n'e/ po9t l'union physique d'un mom5t4 ,a la diffr5ce des animaux1 que rappro*e accid5tellem5t le has>d d'un caprice ou l'entranem5t de l'in/9ct1 les huma9s1 qui se m>i5t1 ont des vues plus complexes et de plus longs desse9s4 ,ils s'associ5t p\r la vie4 ,ils fond5t une famille4 ,la protection et l'ducation des enfants ne peuv5t se compr5dre sans l'unit et la /abilit du foy]4 ,la con/ance et l'indissolubilit du m>iage1 voil donc l'idal p\r les p>5ts et leur desc5dance4 ,les fautes ou les in=tunes individuelles ne pr\v5t ri5 contre l'excell5ce de cette loi gnrale4 ,bi5 plus1 en dev5ant pre1 en dev5ant mre1 l'homme et la femme revt5t un c>actre indlbile4 ,confirm et s\t5u p> l'enfant1 le li5 matrimonial ne peut tre dn\ ou rompu que p> fiction4 ,la famille ne se compose po9t d'tres indp5dants les uns des autres4 ,confondus dans le my/re de la gnration1 pre1 mre1 enfant1 sont les fractions insp>ables de cette premire unit sociale4 ,,iv ,et ret5ons bi5 que1 devant la consci5ce et devant la nature1 la pat]nit ne saurait l'emport] sur la mat]nit1 ni en valeur ni en v]tu4 ,il e/ donc impossible d'admettre que le pre doive t\j\rs comm&] et la mre t\j\rs obir4 ,du mom5t que la pat]nit ne se compr5d po9t sans la collaboration de la femme1 la loi religieuse et la loi naturelle sont fondes n\s faire un devoir d'admettre la mre un c]ta9 p>tage de l'autorit du pre1 la f]met de celui-ci s'unissant la t5dresse de celle-l p\r l'heureuse =mation des enfants4 ,mais qui dit p>tage des p\voirs1 ne dit pas opposition et contradiction des volonts4 ,au se9 de la famille idale1 trois lm5ts conc\r5t l'ducation de l'enfance3 l'autorit qui dirige1 l'am\r qui p]suade et la pit filiale qui obx4 ,plus l'union morale du pre et de la mre e/ troite1 plus leur ent5te e/ p>faite1 et plus ils ont *ance de faonn] la jeune me1 qu'ils ont mission d'lev]1 leur image et leur ressemblance4 ,a un autre po9t de vue1 la sci5ce semble admettre1 con=mm5t aux enseignem5ts de la religion1 que la mascul9it n'e/ po9t1 p> elle-mme et p> elle seule1 une supriorit dcisive4 ,n\s n'ignorons pas que1 p>mi les p>tisans de la slection sexuelle1 les uns voi5t dans l'homme une femme qui a p\rsuivi et consomm son volution1 t&is que les autres reg>d5t la femme comme un homme ina*ev1 dont les fonctions de mat]nit ont arrt le dveloppem5t normal4 ,d'aucuns ti5n5t mme les femelles p\r des exemplaires dgnrs d'une mascul9it primordiale4 ,mais1 ,dieu m]ci p\r la femme6 de n\velles re*]*es ont mis en lumire l'quipoll5ce physiologique des apports mascul9 et fm99 dans la transmission du sang et la propagation de l'espce4 ,il y a1 semble-t-il1 dans les premi]s capitaux de vie hrits du pre et de la mre1 une p>faite id5tit de puissance et une gale "p de coopration4 ,d'o il suit que1 p\r l'oeuvre de reproduction1 p\r le s\ti5 de la race1 le fm99 balance le mascul91 et que1 dans le my/re de la gnration1 le pre et la mre se complt5t et s'quival5t4 ,a9si donc1 envisage au po9t de vue suprieur des de/9es de la famille huma9e1 et reg>de comme la collaboratrice ncessaire de l'homme dans la transmission des qualits physiques et morales de l'espce1 la femme ne doit tre place ni au-dess\s ni au-dessus de son compagnon4 ,il ne saurait plus tre "q1 malgr les dclamations de quelques misogynes1 de la rabaiss] la condition misrable qu'elle occupa aux premi]s ges de l'humanit1 de la trait] comme une sorte d'animal dome/ique s\mis la ple9e proprit de l'homme4 ,il ne convi5t pas davantage de l'rig] en p]sonnalit indp5dante1 ayant son b en elle-mme et travaillant1 sur les conseils d'un individualisme exalt1 se hauss] au-dessus de l'homme4 ,d'o qu'il vi5ne1 l'gsme e/ hassable et de/ructeur des intrts suprieurs de la race4 ,po9t d'oppression du ct de l'homme1 po9t d'indp5dance du ct de la femme4 ,les fonctions normales de l'un et de l'autre sont galem5t ncessaires la famille et l'espce4 ,ils ne sont po9t ns p\r vivre sp>s comme deux vois9s jal\x1 comme deux puissances rivales4 ,si les sexes ont t crs dissemblables1 c'e/ app>emm5t p\r se rappro*]1 se p>faire et se p]ptu]4 ,que *acun s'enf]me dans son moi solitaire1 s\s prtexte de lib]t1 et les f9s suprmes de la nature s]ont sacrifies aux vues troites et /riles de l'individu4 ,l'union dans la solid>it de l'am\r p\r le r5\vellem5t de la vie1 tel e/ le voeu suprme de la nature4 ,n'oublions pas l'enfant6 ,,*apitre ,,ii ducation mat]nelle ,,sommaire ,i4--,,v]tu ,,ducatrice ,,de ,,la ,m,,re4--,,ses ,,qualit,s ,,admirables4--,,ses ,,t5dresses ,,excessives--,,faiblesse ,,de ,,la ,m,,re ,,p\r ,,son ,,fils1 ,,faiblesse ,,du ,p,,re ,,p\r ,,sa ,,fille4 ,,ii4--,,les ,,p>5ts ,,aim5t ,,mal ,,leurs ,,enfants4--,l',,ducation ,,doit ,,se ,,con=m] ,,aux ,,conditions ,,n\velles ,,de ,,la ,,vie4 ,,iii4--,,ducation ,,des ,,filles ,,p> ,,les ,m,,res4--,,sup,,riorit ,,de ,l',,ducation ,,mat]nelle ,,sur ,l',,ducation ,,pat]nelle4 ,,iv4--,,ce ,,qu',,une ,m,,re ,,transmet ,,ses ,,fils4--,l',,enfant ,,e/ ,,le ,,*ef-,d',,oeuvre ,,de ,,la ,,femme4 ,me s]a-t-il p]mis de vant] les qualits mnagres et les v]tus mat]nelles de la femme8 ,c]ta9es intellectuelles s'imag95t que l'homme ne clbre leurs aptitudes dome/iques que p\r mieux rabaiss] leurs capacits crbrales4 ,il faut p\rtant bi5 obs]v]1--sans qu'il entre dans ma p5se de dim9u] leurs autres tal5ts1--que la mat]nit e/ la vocation suprme de leur sexe1 et que l'enfance e/ un petit monde qu'elles g\v]n5t avec une compt5ce p>ticulire4 ,i ,t\s ceux qui se sont occups un peu d'ducation1 sav5t qu'il n'e/ pas inutile d'inculqu] l'enfance le prjug du devoir1 avant de lui en montr] la raison4 ,il faut d'abord la r5dre familire avec c]ta9s mots1 qui opr5t ensuite1 d'eux-mmes1 sur son esprit4 ,l'glise en agit de la sorte p\r le cat*isme3 elle l'emmagas9e dans le c]veau des enfants avant qu'ils le compr5n5t4 ,et c'e/ la mre surt\t que revi5t ce rle de sugge/ion morale1 qui e/ le pr9cipe mme de l'ducation4 ,c'e/ elle qu'il incombe de =m] l'me de ses enfants aprs avoir =m leur petit corps4 ,des aptitudes que ses g>ons et ses filles ont reues en naissant1 il lui app>ti5t de faire des qualits4 ,la nature lui donne des fleurs simples1 p\r qu'elle en fasse des fleurs d\bles4 ,a cette horticulture des mes c&ides et +nues1 l'homme n'ent5d ri54 ,aucune pdagogie1 d'ailleurs1 ne vaudra l'ducation mat]nelle4 ,il e/ des familles1 sans d\te1 et dans la classe pauvre et dans la classe ri*e1 o la mat]nit e/ insuffisamm5t ou indignem5t reprs5te4 ,mais celui qui1 s'armant de ces exceptions dsolantes contre la gnralit des femmes1 os]ait dire1 sans di/9ction1 du mal des mres franaises1 mrit]ait qu'on lui c\pt la langue4 ,hormis une c]ta9e faiblesse1 sur laquelle n\s insi/]ons t\t l'heure1 je n'en sais po9t de plus t5dres1 de plus dv\es1 de plus enveloppantes4 ,ces bonnes et sa9tes mres1 qui abrit5t cra9tivem5t leur c\ve contre leur coeur1 n'ont po9t r$\t] la comp>aison avec les femmes lectriques de la ,gr&e-,bretagne et du ,n\veau-,monde4 ,le nid franais vaut bi5 l'aub]ge amrica9e4 ,voil prcism5t le gr& malheur6 m'object]ont les p>tisans de l'a?ltisme et de la colonisation4 ,nos mres n\s font de leurs bras une d\ce *ane qui n\s reti5t au foy]4 ,il faudrait aux g>ons une ducation mo9s amollissante4 ,au lieu de prp>] la ,france de vig\reux gaill>ds p\r les luttes de l'av5ir1 la bonne maman n]ve et affadit ses petits de prv5ances1 de gt]ies et de c>esses4 ,et comme ils ne sont po9t des +rats1 la dfr5ce affectueuse1 dont ils l'ent\r5t1 ressemble une religion4 ,ils ti5n5t vivre prs d'elle comme les dvots prs de leur idole4 ,les rapports1 qui les li5t l'un l'autre1 sont ceux du li]re avec le vieil arbre ou le vieux mur3 ils v\drai5t tomb] et m\rir ensemble4 ,faute d'avoir t suffisamm5t arms p\r la conqute ou p\r la rsi/ance1 r>es sont les jeunes g5s qui ont le c\rage de bris] les entraves de l'am\r mat]nel4 ,a ce propos1 ,m4 ,demol9s1 dans son livre fameux3 ,a quoi ti5t la supriorit des ,anglo-,saxons1 s'e/ montr trs svre1 trs dur mme1 p\r les femmes franaises4 ,il les reg>de comme un des pr9cipaux ob/acles au relvem5t de notre pays1 incrim9ant la fois leur coeur et leur esprit4 ,leur coeur3 p>ce qu'elles aim5t mal leurs enfants1 les aimant mo9s p\r eux que p\r elles-mmes2 leur esprit3 p>ce qu'elles sont mo9s accessibles1 mo9s ouv]tes que l'homme aux *oses n\velles1 et qu'il e/ plus facile de conva9cre dix pres que de conva9cre une mre4 ,il y a du vrai dans ces dolances4 ,oui1 les ,franaises ont leurs enfants en adoration4 ,le fils surt\t e/ l'objet de t\tes leurs complaisances4 ,a pe9e a-t-il l'ge de raison1 qu'elles lui ouvr5t leur coeur2 et dev5u gr&1 elles s'en font un confid5t1 un ami4 ,aussi1 ds que les ncessits de la vie les y contraign5t1 c'e/ un *agr9 p\r l'enfant et une dsolation p\r la mre de se sp>]4 ,mais on rem>qu]a que le pre pr(esse gnralem5t p\r sa fille une affection aussi t5dre et aussi exclusive4 ,il la veut prs de lui4 ,il la df5d le plus longtemps possible contre les p\seurs1 t5ant le m>iage p\r un enlvem5t cruel4 ,et lorsqu'il s'agit enf9 de la confi] un g5dre1 il *oisira un bon jeune homme dans son vois9age1 sa porte1 af9 de ne po9t mettre trop de di/ance entre lui et son *] trsor4 ,,ii ,au fond de cette t5dresse excessive de la mre p\r le fils et du pre p\r la fille1 n\s devons av\] qu'il y a un gra9 de draison et d'gsme4 ,auj\rd'hui que les ncessits d'une c>rire rmunratrice peuv5t =c] les enfants s'loign] au b\t de la ,france ou plus lo9 mme1 aux colonies d'outre-m]1 ces affections timores ont le gr& malheur de se mettre en trav]s de leurs projets et de leurs initiatives4 ,outre qu' donn] aux enfants des gts sd5taires et des habitudes cra9tives1 on risque de les immobilis] en des positions subalt]nes et *tives1 les pres et les mres devrai5t se dire que l'am\r1 digne de ce nom1 s'lve jusqu' l'oubli de soi-mme2 que ceux-l aim5t vraim5t leurs enfants1 qui les prp>5t accept] c\rageusem5t la vie1 l o les appell5t leur de/9e1 leur vocation1 l'intrt de leur av5ir4 ,puisqu'il faut crer une ,france au dehors1 ayons donc le c\rage de faonn] nos g>ons ce rle de conqute1 et aussi nos *res demoiselles1 si n\s v\lons que le colon h>di et vaillant tr\ve1 au mom5t de s'emb>qu]1 une compagne assez rsolue p\r le suivre4 ,voil le seul repro*e qu'on puisse adress] la famille franaise4 ,qu'elle soit plus n]gique et plus ds9tresse1 qu'elle aime ses enfants p\r eux-mmes1 et elle r$evi5dra cette p>faite ducatrice des anci5s temps1 qui a donn la ,france d'autrefois tant de pionni]s admirables4 ,lorsque les conditions de la vie vi5n5t *ang]1 lorsque les temps sont1--comme le ntre1--difficiles et has>deux1 c'e/ une obligation p\r les p>5ts de modifi]1 en consqu5ce1 la direction et l'esprit de l'ducation qu'ils doiv5t leurs enfants4 ,or1 s'il e/ t\j\rs ncessaire d'inculqu] nos fils les qualits ess5tielles et les v]tus ncessaires1 s'il e/ t\j\rs bon de les =m] aux s5tim5ts dlicats1 aux bonnes manires1 la vieille politesse franaise1 il faut pr5dre g>de1 en revan*e1 d'amollir leur c>actre1 d'anmi] leur volont1 se rappelant que la d\ceur et l'urbanit compt5t mo9s auj\rd'hui p\r faire sa vie1 que la =ce morale1 l'esprit d'entreprise et le gt de l'action robu/e et p]svrante4 ,a les envelopp] de trop de so9s1 n\s risquons de tu] en eux l'n]gie virile1 d'en faire des tres demi-passifs1 s\mis1 dociles1 mais faibles et timors4 ,mieux vaut prp>] nos enfants p\r l'av5ir1 que de prp>] l'av5ir de nos enfants2 mieux vaut leur donn] la =ce de conqurir le bonheur p> eux-mmes1 que de mettre un facile bonheur porte de leurs ma9s dbiles2 mieux vaut les arm] d'une volont fire1 que de satisfaire leurs volonts capricieuses4 ,ne p>lons pas surt\t d'+ratitude et de rvolte1 lorsque nos fils1 montrant peu de gt p\r l'exi/5ce t\te faite et t\te unie que n\s leur (frons nos cts1 os5t rv] d'une vie plus l>ge1 plus libre1 plus ple9e1 duss5t-ils1 p\r la ralis]1 quitt] la maison et c\rir le monde6 ,c]tes1 il s]ait plus d\x notre coeur1 et plus con=me notre in/9ct d'autorit1 de les enlac] de notre t5dresse tutlaire jusqu'aux annes extrmes de notre vieillesse4 ,mais il e/ plus noble de se dire que nos enfants ne sont pas une proprit comme une autre1 notre bi51 notre *ose1 une cont9uation1 une survivance1 un reflet de n\s-mmes1 et qu'ils devront tt ou t>d1 n\s disp>us1 m5] une vie indp5dante2 que n\s aurions tort1 consquemm5t1 de les trait] t\j\rs1 mme en leur maturit1 comme de petits enfants1 p>ce qu'ils sont nos *]s enfants2 qu'au lieu de les ass\plir1 de les absorb]1 de les pli] nos manires1 nos habitudes1 nos aises1 il e/ plus sage de leur inculqu] le gt du travail p]sonnel1 l'e/ime de l'activit libre1 le plaisir1 l'orgueil1 la passion de l'ef=t individuel2 qu'au lieu de n\s *>g]1--au prix de quels sacrifices6--de faire leur situation1 l'intrt de leur av5ir exige qu'ils la fass5t eux-mmes4 ,rs]vons donc notre autorit p\r les cas exceptionnellem5t graves4 ,p> nos conseils plus que p> nos ordres1 entranons-les l'action virile4 ,il n'e/ que l'appr5tissage prcoce des risques et des responsabilits de la vie p\r faire des hros4 ,et ceux qui n\s object5t qu'il ne dp5d ni des mres ni des pres de trans=m] les p\ss9s en aiglons1 n\s rpondrons1 avec une femme d'esprit1 ,mme de ,br\telles1 que si p> bonheur il se tr\ve quelque aiglon dans notre ni*e1 c'e/ dj beauc\p de ne po9t lui rogn] les ailes4 ,j'aj\te qu'il s]ait crim9el1 dans t\s les cas1 de faire de nos g>ons des p\les m\illes4 ,,iii ,e/-ce une raison d'enlev] les enfants leurs mres8 ,aucunem5t1 puisqu'en fait de t5dresse amollissante1 n\s savons que bon nombre de pres sont femmes4 ,p\r ce qui e/ de la jeune fille1 d'ailleurs1 j'ai dj rev5diqu p\r la mre le droit de la =m] et mme de l'in/ruire1 t\tes les fois qu'elle le peut4 ,l'entre dans l'ge adulte e/ gnralem5t plus difficile p\r les filles que p\r les g>ons4 ,on sait combi5 sont brusques et v>iables les phases critiques de leur trans=mation physique et morale4 ,p]sonne ne saurait mieux que la mre surveill] et dirig] la =mation d'un organisme aussi fragile1 l'closion d'une me aussi t5dre4 ,on sait p\rtant qu'il e/ "q d'introduire de s+ulires n\veauts dans l'ducation des filles4 ,des dames ont propos d'inscrire la dogmatique de l'am\r dans les programmes de l'in/ruction congrgani/e4 ,et ,mgr l'ar*evque d',avignon1 considrant la gr&eur et la sa9tet de l'am\r huma91 de l'am\r conjugal1 ne voit aucun inconvni5t ce qu'on mette la jeune fille en face de la vrit1 p\r lui en inspir] le respect et lui montr] les gr&s devoirs qu'elle lui impose4 ,je sais p]t9emm5t que ces h>diesses inquit5t bi5 des femmes1 qui se dis5t1 bon droit1 que le so9 de c]ta9es rvlations n'app>ti5t qu' la mre4 ,la plus impeccable matresse apport]a-t-elle t\t le tact dsirable expliqu] aux petites p5sionnaires1 que l'ex]cice normal des s5s n'e/ pas un p*1 mais une fonction8 ,il peut tre sage de ne po9t aj\rn] au m>iage c]ta9es lumires1 c]ta9es connaissances2 il ne sufft pas t\j\rs que l'esprit vi5ne aux filles p> les yeux et p> les oreilles que les plus innoc5tes ouvr5t curieusem5t sur t\t ce qui les environne4 ,mieux vaut p>fois mettre leur esprit en face des ralits4 ,mais qui s]a juge du mom5t1 si ce n'e/ la mre8 ,pr5ons g>de de dfra*ir avant le temps la c&eur de la jeunesse4 ,les filles prcoces me font peur4 ,s'il e/ bon de combattre la prud]ie1 qui n'e/ que l'hypocrisie du dsir inav\1 ne dflorons pas la pudeur1 cette fleur r\gissante de dc5ce et de ret5ue1 qui p>e si jolim5t le front des vi]ges de qu9ze ans4 ,en revan*e1 c]ta9s p>l5t srieusem5t d'enlev] les g>ons leurs mres8 ,les pdagogues de la socit future prt5d5t mme que nos fils s'lv]ont t\t seuls1 et qu' p\ss] en lib]t1 comme les arbu/es en ple9 v5t1 ils retr\v]ont d'eux-mmes t\tes les n]gies morales et physiques de la primitive humanit4 ,un sy/me aussi commode r5contre t\tefois bi5 des sceptiques4 ,ces petits sauvages1 rev5us l'tat de nature1 sont faits p\r n'inspir] qu'une demi-confiance4 ,le temps n'e/ pas v5u de r5onc] l'ducation4 ,alors1 confi]ons-n\s les g>ons aux pres8 ,ptris p> de =tes ma9s1 ils devi5dront des hommes1-- mo9s qu'ils ne devi5n5t t\t simplem5t des brutes4 ,je me mfie de l'ducation pat]nelle1 p\r plusieurs raisons4 ,d'abord1 t\s ceux qu'absorbe le s\ci des affaires1 n'ont po9t le temps d'duqu]1 de dress]1 de discipl9] ,messieurs leurs fils4 ,qu& un de ces braves g5s entre la maison1 c'e/ p\r s'y repos]4 ,le loisir lui manque1 et la vocation aussi4 ,il n'e/ pas assez religieux1 et la croyance e/ le s\ti5 de t\te ducation4 ,il n'e/ pas assez pati5t1 et l'galit d'humeur e/ une condition ess5tielle de dignit et de respect4 ,il n'e/ pas assez t5dre1 et la t5dresse seule ouvre et conqui]t les mes4 ,s\v5t mme1 il n'e/ pas assez f]me2 le mo9dre malaise de l'enfant l'affole et l'induit en t\tes sortes de faiblesses et de capitulations4 ,et enf91 il affi*e en matire d'ducation1 des ides fausses4 ,a qui n'e/-il pas arriv d'ent5dre un pre affirm] d'un ton catgorique3 ,il n'y a qu'un moy5 d'lev] les enfants4 ,qu& j'aurai un fils1 je f]ai ceci1 je f]ai cela4 ,j'ai mon plan4 ,autant de mots1 autant d'erreurs4 ,l'ducation ne se rs\t pas comme un problme d'algbre4 ,elle n'a ri5 de sy/matique4 ,elle doit v>i] ses procds1 ses m?odes1 suivant le tempram5t1 le c>actre1 la sant1 l'intellig5ce des enfants4 ,et la mre excelle cette oeuvre d'adaptation dlicate1 p>ce que1 mieux que le pre1 elle connat ses fils et ses filles4 ,on n'lve pas un enfant malgr lui ou sans lui4 ,p\r n\s r5dre matres de sa volont1 il faut qu'il se livre1 qu'il se confie1 qu'il s'ab&onne4 ,et seule la mre peut lui dire3 ,mon enfant1 donne-moi ton coeur4 ,elle seule sait frapp] la porte au bon mom5t1 et att5dre avec d\ceur qu'on la lui ouvre4 ,t\s ceux qui aim5t l'enfance et ambitionn5t1 non pas de la dress] sur un modle artificiel et d'aprs une rgle uni=me1 mais d'ass\plir1 d'l>gir1 d'ennoblir ses qualits div]ses1 t\s ceux-l reconnaiss5t qu'il n'y a1 p\r la prp>] utilem5t la vie1 qu'un moy5 vraim5t efficace1 qui consi/e se p5*] sur *aque me en p>ticuli]1 l'int]rog] sans rudesse1 la scrut] sans viol5ce1 p\r y v]s] peu peu avec mesure et discrtion la lumire1 la confiance et l'am\r4 ,or1 je ne sais que la mre qui soit capable et digne d'ex]c] auprs de l'enfance une si dlicate fonction4 ,l'homme aurait ici la ma9 trop dure1 l'esprit trop raide et le coeur trop sec4 ,c'e/ un pitoyable ducateur4 ,laissons1 comme dit la *anson1 ,les oiseaux leur nid1 les enfants leur mre4 ,,iv ,sait-on bi51 au re/e1 t\t ce qu'une mre1 digne de ce nom1 donne et transmet ses fils8 ,n\s t\*ons l aux v]tus les plus admirables de la mat]nit4 ,j'ai dit que nul ne saurait la remplac] auprs des enfants4 ,il y a plus3 l'esprit huma9 ne concevrait pas de quels miracles sont capables l'am\r ds9tress1 la joie du sacrifice2 la t5dresse prise de dv\em5t1 si le coeur des mres n'exi/ait pas4 ,et cette vie du coeur a sa raison d'tre dans les fonctions ess5tielles de la femme1 qui la reti5n5t auprs des b]ceaux1 auprs des petits1 dans le c]cle intime des relations familiales1 lo9 des occupations et des dissipations extrieures4 ,et cela mme explique p\rquoi la femme e/ naturellem5t plus mre qu'p\se1 t&is qu'il e/ habituel l'homme d'tre plus p\x que pre1 surt\t lorsque la femme e/ jeune et l'enfant n\veau-n4 ,la femme a si bi5 l'in/9ct ducateur1 qu'elle e/ mat]nelle avant d'tre mre4 ,qui ne sait la sollicitude passionne1 avec laquelle la petite fille s'occupe de ses frres et soeurs plus jeunes1 les porte1 les surveille1 les p\ponne ou les rg5te8 ,la femme e/ l'int]mdiaire oblig entre l'homme et l'enfant4 ,p\r lev] celui-ci1 l'homme e/ trop haut1 trop raide1 trop rude4 ,il n'e/ que la femme p\r se pli] la taille des petits1 p\r mani] avec s\plesse leur consci5ce naissante1 p\r s'ins9u] d\cem5t dans leur me si fragile et si dlicate4 ,elle seule compr5d l'enfant et s'en fait compr5dre demi-mot4 ,s'intressant t\j\rs aux p]sonnes plus qu'aux ides1 pr5ant peu de "p aux vnem5ts gnraux1 comme l'av\e ,mme ,guizot1 leur place e/ m>que l o l'humanit a beso9 de t\tes les =ces vives de la piti1 de la bont1 du dv\em5t1 de la *>it4 ,bref1 le p5*ant des femmes sympa?is] et s'att5drir les r5d incomp>ables p\r la =mation morale de l'enfance4 ,et c'e/ p> l qu'elles mrit5t la reconnaissance et l'admiration des hommes4 ,au-dessus de la femme d'esprit1 de la femme de tal5t1 de la femme de lettres1 mme de la femme de gr&e beaut1 le monde devrait plac] la femme de c>actre1 la femme de coeur1 la simple et t5dre mre4 ,une belle femme e/ un bij\1 une bonne femme e/ un trsor1 a dit ,napolon4 ,si l'on songe aux dc\ragem5ts et aux rvoltes que les oeuvres d'une ,george ,s& ont sems dans les esprits1 on ne saurait hsit] lui prfr] l'humble et obscure mre de famille1 qui prp>e l'humanit de =tes mes1 de beaux et robu/es rejetons4 ,une mre s'honore mo9s p5s]1 crire1 travaill] p\r son compte1 qu' transmettre ses fils la vie du corps et de l'intellig5ce1 l't9celle sacre qui doit les anim] et les clair] d'abord1 af9 qu'ils puiss5t leur t\r anim] et clair] les autres4 ,et ,dieu m]ci6 la plup>t excell5t =m] des hommes4 ,lam>t9e1 ,guizot1 ,bonap>te lui-mme1 ont reconnu qu'ils devai5t1 en gr&e p>tie1 leur av5ir et leur gr&eur aux v]tus de leurs mres4 ,combi5 mme d'criva9s et d'arti/es leur ont t r$evables de la flamme augu/e qui respl5dit dans leurs oeuvres8 ,on a dit qu'il y a un nom de femme au fond de t\te gloire4 ,si ce n'e/ pas t\j\rs celui de la femme lgitime1 c'e/ s\v5t celui de la mre4 ,ou plutt1 le nom de la mre ne figure pas dans les oeuvres des fils1 c> son influ5ce e/ obscure1 sil5cieuse1 ca*e2 elle l'a ex]ce humblem5t p5dant leur enfance1 dont elle a t le refuge1 le s\ti5 et la consolation2 elle l'a ex]ce secrtem5t mme avant leur naissance1 puisqu'elle fut l'habitacle1 le sanctuaire de leur corps et de leur intellig5ce4 ,l'amante n'e/ que le prtexte et l'occasion du *ef-d'oeuvre des potes et des arti/es4 ,la mre en e/ la s\rce premire2 elle p>ticipe leurs travaux et leurs crations2 elle collabore aux plus beaux produits de leur p5se1 puisque ses enfants sont la *air de sa *air et l'me de son me4 ,elle leur a donn son sang1 prodigu sa vie1 insuffl l'ardeur my/rieuse qui fait battre leur coeur et leur c]veau4 ,heureux1 trois fois heureux1 celui qui eut p\r mre une femme de gr& coeur et de haute lvation morale1 c> elle fut l'ange g>di5 de sa vie6 ,si ncessaire que soit aux enfants l'influ5ce du pre1 surt\t aux annes de la f\gueuse jeunesse1 p\r en ass\plir et discipl9] les lans1 l'empre9te de la mre1 encore qu'elle se grave plus d\cem5t sur l'me de ses fils1 e/ plus pr(onde peut-tre et plus ineffaable4 ,au lieu que l'homme ne coopre la transmission de la vie qu'en passant1 p> fivre et p> plaisir1 la mre donne l'enfant1 la suite de cette brve m9ute cratrice1 de longs mois de ge/ation d\l\reuse et de dv\em5t inlassable4 ,elle le =me et le n\rrit de sa sub/ance1 avant de le n\rrir et de le =tifi] de son lait4 ,c'e/ p\rquoi n\s t5ons p\r une des plus belles inspirations du ca?olicisme d'avoir su honor]1 ct de ,dieu le ,fils1 la ,vi]ge ,mre qui1 en le portant dans son se91 fut associe vritablem5t aux s\ffrances et aux mrites de la rdemption4 ,et c'e/ p\rquoi encore la dvotion ,m>ie e/1 p> une suite ncessaire1 le plus bel hommage qu'on puisse r5dre la mat]nit4 ,a9si donc1 le flambeau de l'intellig5ce huma9e se transmet1 de gnration en gnration1 p> la ma9 pure des mres autant que p> la =te ma9 des pres4 ,et si elles songeai5t que t\t ce qui respl5dit sur le monde1 belles p5ses1 v]s sublimes1 nobles et gr&es actions1 e/ un fruit de leurs entrailles2 si elles se disai5t que t\tes les femmes qui ont crit ou rim1 ont donn peu de *ose l'humanit en comp>aison des mres obscures de nos gr&s potes1 de nos gr&s arti/es1 de nos gr&s savants1 en comp>aison de celles d'un ,lam>t9e1 d'un ,guizot ou d'un ,pa/eur2 si elles se disai5t que la mre des plus puissants c]veaux qui ai5t honor l'espce huma9e1 fut1 soit une femme r>e1 une femme suprieure1 soit une femme mode/e et sa9te1 et dans t\s les cas une femme qui1 littrairem5t p>lant1 ne produisit ri52--alors1 elles sacrifi]ai5t mo9s aux joies g/es du travail indp5dant1 et elles se rsign]ai5t t\t simplem5t soign] et p>faire ce *ef-d'oeuvre des *efs-d'oeuvre qui s'appelle l'enfant4 ,une romancire itali5ne d'un s5s exquis1 ,mme ,ne]a1 crivait rcemm5t que la femme a t v\e p> la nature cette t*e sublime de sacrifi] son intellig5ce l'homme qui doit natre d'elle4 ,,*apitre ,,iii ,pat]nit lgitime et mat]nit naturelle ,,sommaire ,i4--,,le ,,patri>cat ,d',,autrefois ,,et ,,la ,,puissance ,,pat]nelle ,d',,auj\rd',,hui4--,l',,int,r,t ,,de ,l',,enfant ,,prime ,l',,int,r,t ,,du ,p,,re ,,dans ,,les ,,lois ,,et ,,dans ,,les ,,moeurs4--,d,,cad5ce ,f,,*euse ,,de ,l',,autorit ,,familiale4--,,deux ,,faits ,,attri/ants4--,,imprud5ces ,f,,m9i/es4 ,,ii4--,r,,gime ,,du ,,code ,,civil4--,,pr,,pond,,rance ,n,,cessaire ,,du ,p,,re4--,,le ,,fait ,,et ,,le ,,droit4--,,indivision ,,de ,,puissance ,,dans ,,les ,,bons ,m,,nages4--,,la ,m,,re ,,e/ ,,le ,,suppl,,ant ,l,,gal ,,du ,p,,re4--,,9,,galit,s ,,ma9t5ir ,,ou ,,nivel]4 ,,iii4--,,encore ,,le ,,matri>cat4--,,son ,,pass1 ,,son ,,av5ir4--,,priorit ,,conjecturale ,,du ,,droit ,,des ,m,,res4--,,le ,,matri>cat ,,e/ ,,ins,,p>able ,,de ,,la ,,b>b>ie4--,,il ,,s]ait ,,nuisible ,,au ,p,,re1 ,,la ,m,,re ,,et ,l',,enfant4 ,,iv4--,,honte ,,et ,,mis,,re ,,de ,,la ,,mat]nit ,,naturelle4--,,mortalit ,,infantile4--,,de ,,la ,,re*]*e ,,de ,,la ,,pat]nit ,,naturelle3 ,,raisons ,,de ,l',,admettre2 ,,difficult,s ,,de ,l',,tablir4--,r,,=mes ,,propos,,es4--,,la ,,caisse ,,de ,,la ,,mat]nit4 ,p\r remplir son augu/e m9i/re1 la mre e/-elle arme de p\voirs suffisants sur la p]sonne de ses enfants8 ,cette "q s\lve contre le ,code civil les prote/ations les plus acrimonieuses du fm9isme militant4 ,voyons donc brivem5t comm5t la loi a compris et a organis la puissance pat]nelle1 ce que les moeurs l'ont faite1 d'o elle vi5t et o elle t5d1 et surt\t les amliorations et les r=mes qu'elle comporte dans l'intrt de la mre et de l'enfant4 ,i ,p>l] auj\rd'hui de puissance pat]nelle1 c'e/ employ] un gr& mot qui n'a pas gr& s5s4 ,cette puissance1 d'abord1 a cess d'app>t5ir exclusivem5t au pre1 puisque la mre la possde galem5t et l'ex]ce son dfaut4 ,ensuite1 cette puissance n'en e/ vritablem5t pas une2 c> elle e/ lo9 de con/itu] ma9t5ant ce qu'on e/ conv5u d'appel] le patri>cat1 sorte de royaut dome/ique1 sans p>tage et sans contre-poids1 qui jadis faisait du pre le magi/rat suprme de la famille4 ,dans l'esprit de nos lois1 les droits des p>5ts sont la contre-p>tie ncessaire des l\rds devoirs qui leur incomb5t4 ,ils n'ont de puissance que p\r faire face aux obligations dont ils ont la *>ge et qui ti5n5t t\tes en ce mot3 l'ducation de l'enfant4 ,la puissance pat]nelle e/ donc mo9s un p\voir avantageux in/itu dans l'intrt du pre1 qu'une tutelle onreuse imag9e dans l'intrt de l'enfant4 ,nos anci5nes prov9ces du midi1 qui avai5t cons]v le droit roma91 et qu'on appelait1 p\r ce motif1 pays de droit crit1 tai5t re/es fidles la vieille et rigide patria pote/as4 ,il en rsultait que1 dans cette p>tie de la ,france1 la puissance pat]nelle n'app>t5ait jamais la mre4 ,les prov9ces du nord1 au contraire1 pays de c\tume1 comme on disait1 p>tant de l'ide d'une protection due l'enfant1 y conviai5t galem5t les deux p\x4 ,p\r elles1 la puissance pat]nelle tait de fait plutt que de droit2 elle dp5dait des moeurs plus qu'elle ne relevait des lois4 ,notre ,code civil s'e/ rfr1 sans aucun d\te1 aux pr9cipes du droit c\tumi]1 puisqu'il fait pass] l'autorit pat]nelle aux ma9s de la mre1 lorsque le pre e/ dans l'impuissance de l'ex]c]4 ,et c'e/ p\rquoi c]ta9s rdacteurs v\lai5t donn] p\r titre leur projet3 ,de l'autorit des pre et mre4 ,si le mot puissance pat]nelle e/ re/1 c'e/ qu'il avait reu la conscration de l'usage4 ,mais qu'on ne s'y trompe pas3 ce vocable exprime des ides mo9s favorables au pre qu' l'enfant4 ,tmo9 ce passage de l',expos des motifs1 o app>aiss5t clairem5t les t5dances des hommes qui prsidr5t la rdaction du ,code3 ,l'enfant nat faible1 assig p> des beso9s et des maladies2 la nature lui donne ses pre et mre p\r le df5dre et le protg]4 ,qu& arrive l'poque de la pub]t1 les passions s'veill5t1 en mme temps que l'intellig5ce et l'imag9ation se dvelopp5t4 ,c'e/ alors que l'enfant a beso9 d'un conseil1 d'un ami1 qui df5de sa raison naissante contre les sductions de t\t g5re qui l'environn5t4 ,depuis lors1 notre lgislation s'e/ enri*ie de lois n\velles1 inspires de plus en plus visiblem5t p> l'intrt de l'enfant2 si bi5 qu'on a pu dire que l'hi/oire de la puissance pat]nelle n'e/ qu'une succession d'ef=ts t5ts p\r la rduire et la p>alys]4 ,auj\rd'hui le droit des fils et des filles l'emporte sur le droit des pres et des mres4 ,aprs avoir g\v]n longtemps la socit dome/ique sans limite et sans contrle1 la puissance pat]nelle n'e/ plus qu'un p\voir de protection1 la premire des tutelles1 une autorit in/itue p> la nature et corrige1 attnue1 ad\cie graduellem5t p> la loi au pr(it des enfants4 ,et les moeurs conspir5t avec les lois p\r affaiblir la puissance pat]nelle4 ,nombreuses sont les familles dans lesquelles l'autorit des pre et mre e/ tombe ri54 ,les p>5ts ne sav5t plus comm&]2 les enfants se d%abitu5t d'obir4 ,le respect s'en va1 tu p> l'individualisme orgueilleux du sicle4 ,t\t ce qui reprs5te une supriorit p]sonnelle et sociale1 mme la primaut si naturelle du pre sur son fils1 e/ vu avec dfiance ou ho/ilit4 ,on ne veut plus tre dom91 g\v]n1 surveill4 ,si n\s avons encore des adm9i/rateurs et des adm9i/rs1 des employeurs et des employs1 il n'y a plus de matrise4 ,n\s p]dons le s5s de l'autorit4 ,l'in/9ct d'galit et d'indp5dance ombrageuse n\s ti5t si =t au coeur1 que n\s ne savons plus gure support]--et encore mo9s honor]1--le patronat1 la tutelle ou mme la prm95ce de la pat]nit4 ,les p>5ts faibliss5t ou abdiqu5t2 les enfants s'mancip5t ou se rvolt5t4 ,ce n'e/ que dans les familles trs atta*es la religion de leurs pres1 et qui g>d5t fidlem5t le dpt des vieilles et =tes traditions1 que le respect se retr\ve1 avec ce qu'il met de dlicatesse dans l'hommage et de dignit dans la s\mission4 ,l'ide d'autorit1 si ncessaire la socit1 demeure enrac9e dans la vie *rti5ne1 et c'e/ p> l seulem5t qu'elle se prolonge et se p]ptue dans la vie nationale3 tant il e/ vrai que l'esprit *rti5 e/ l'me et la suprme sauveg>de de l'esprit social6 ,n'a-t-on pas dit avec raison que le ,*ri/ianisme e/ la plus gr&e cole d'autorit qui soit sur la t]re8 ,ri5 de plus regrettable1 notre s5tim5t1 que l'affaiblissem5t de l'autorit dans la famille4 ,la faute en e/-elle au ,code civil8 ,du t\t4 ,ce n'e/ pas de la loi que les p>5ts tir5t la raison premire de leur autorit2 encore que le lgislateur doive en facilit] l'ex]cice1 il e/ incapable d'en confr] le pr9cipe4 ,celui-ci a sa rac9e dans la nature mme des *oses1 dans le fait de la transmission du sang et de la vie4 ,et c'e/ au rel*em5t des habitudes familiales1 l'oubli des traditions du foy]1 et surt\t l'exaltation de la lib]t de l'enfant au prjudice des droits du pre1 qu'il faut s'en pr5dre de l'an>*ie qui envahit la famille franaise4 ,nos moeurs dome/iques sont indulg5tes1 faibles1 molles4 ,on esprait que la t5dresse remplac]ait avantageusem5t le respect4 ,erreur3 le fils s'habitue trait] le pre comme un vieux cam>ade affectueux et complaisant4 ,il faut mme os] dire que1 dans bi5 des cas1 ce qu'on aime surt\t du pre de famille1 c'e/ sa mort1 af9 de recueillir son hritage4 ,*ez les ouvri]s1 au contraire1 la puissance t\rne s\v5t en brutalit4 ,c'e/ un autre malheur4 ,nul d\te que l'tat n'ait le devoir de surveill] les p>5ts indignes4 ,en somme1 les pres et les mres m>qu5t une t5dance f*euse p]dre le s5tim5t de leur dignit1 tantt en s'emportant jusqu' la viol5ce1 tantt en abdiquant jusqu' la l*et4 ,qui en s\ffre8 ,l'enfant4 ,p\r plus de prcision1 citons deux faits dont le fm9isme ne manque pas de tir] p>ti contre la famille actuelle3 l'un conc]ne la classe ri*e2 l'autre1 la classe pauvre4 ,ce sont des exceptions1 si l'on veut1 mais des exceptions trop frqu5tes4 ,l'enfant de l'mancipatrice1 comme dit ,mme la doctoresse ,edw>ds-,pilliet1 n'aura ri5 de commun avec l'enfant qu'on fait auj\rd'hui4 ,il s]a1 n\s assure-t-on1 un petit tre p>fait de corps et d'esprit1 beau comme un dieu1 le *ef-d'oeuvre de l'am\r4 ,sa*ons reconnatre1 en effet1 que la reproduction de l'espce e/ ab&onne aux influ5ces les plus dfavorables4 ,combi5 d'unions dcides p> les pre et mre1 o l'incl9ation mutuelle des futurs p\x a peu de "p8 ,alors1 ds qu'un p\pon vi5t au monde1 la mre s'en d*>ge la maison sur une n\rrice m]c5aire1 qu& elle ne l'expdie pas en hte au fond d'une campagne1 l'ab&onnant sans surveillance un mnage de paysans durs1 grossi]s et malpropres4 ,a deux ou trois ans1 lorsque le bb devi5t amusant et dcoratif1 on le repr5d1 on le dcrasse1 on le p>e comme une p\pe1 on lui obx comme un s\v]a91 on l'exhibe comme une idole4 ,puis1 sept ou huit ans1 lorsque le petit despote1 pr(itant de la mauvaise ducation qu'il reoit1 devi5t mauvais et insupportable1 on l'int]ne bi5 vite *ez les bonnes ,soeurs1 si c'e/ une fille1 ou *ez les bons ,pres1 si c'e/ un g>on4 ,et les p>5ts ne s'en occup]ont plus que p\r lui procur]1 en temps v\lu1 un ri*e p>ti1 ce qu'on appelle un beau m>iage4 ,a cette faon d'lev] les enfants1--qui e/ malheureusem5t trop frqu5te dans la classe ri*e1--,mme la doctoresse ,edw>ds-,pilliet oppose une m?ode plus mat]nelle1 qu'elle n\s a expose avec une h>diesse sav\reuse que j'essai]ai de ne po9t trop affaiblir4 ,n'oublions pas que c'e/ un mdec9 qui p>le4 ,d'abord1 avant de crer l'enfant1 n\s comm5c]ons p> y p5s] et1 cet effet1 n\s essai]ons de pr5dre un collaborateur qui soit notre complm5t1 au po9t de vue intellectuel et moral4 ,l'enfant1 que n\s aurons a9si obt5u1 s]a dj suprieur l'autre1 ayant t fait avec gt et avec am\r4 ,ensuite1 n\s lui donn]ons le se9 n\s-mmes1 et n\s aurons du lait1 c> t\tes les femmes en ont qui veul5t en avoir4 ,puis1 qu& n\s aurons fait cet enfant aussi bi5 que n\s sommes capables de le faire1 n\s le g>d]ons s\s notre oeil mat]nel1 n\s l'lv]ons1 n\s l'duqu]ons aussi compltem5t que possible4 ,et cela fait1 n\s aurons =m un tre utile1 homme ou femme1 et c'e/ t\t ce que n\s p\vons dsir]#afj4 ,note #afj3 ,voir la ,fronde du jeudi #ac septembre #aijj4 ,trs bi54 ,mais e/-il si ncessaire d'mancip] la femme1 p\r mettre en action ce programme de mat]nit t5dre et tutlaire8 ,je sais de trs bonnes *rti5nes qui rpugn5t1 autant qu'il se peut concevoir1 aux ides d'indp5dance que pr(esse le fm9isme avanc1 et dont c'e/ la joie de suivre la lettre1 vis--vis de leurs enfants1 la loi d'am\r et de dv\em5t4 ,pas beso9 de rvolutionn] le sexe p\r rappel] les monda9es et les g/es1 dj trop compltem5t mancipes1 la pratique du devoir mat]nel4 ,mieux vaut s'appliqu] rveill] leur consci5ce di/raite ou ass\pie2 mieux vaut ranim] en leur coeur la flamme de t5dresse qui c\ve s\s les c5dres1 af9 de leur appr5dre mieux gt] la grce et l'orgueil d'tre mre4 ,l'enfant e/-il mieux trait dans les mnages ouvri]s8 ,po9t4 ,on inculque auj\rd'hui aux classes laborieuses une conception si fausse de la famille1 qu'elles en sont v5ues pr(ess] sans r\gir1 que1 si l'enfant ne rapporte pas1 il doit au mo9s ne ri5 cot]4 ,le rapport de la ,commission suprieure du comm]ce relatif l'application1 p5dant l'anne #ahii1 de la loi sur le travail des enfants1 des filles m9eures et des femmes dans les tablissem5ts indu/riels1 n\s fait cet aveu3 ,le ,g\v]nem5t ne peut pas obt5ir l'application /ricte de l'article #b de la loi de #ahib1 qui int]dit l'emploi des enfants au-dess\s de #ac ans4 ,a cela1 il e/ une excuse3 la famille ouvrire a s\v5t beso91 p\r vivre1 du conc\rs pcuniaire de t\s les si5s1 mme des plus petits4 ,mais voici des *iffres qui clair5t tri/em5t la "q3 le mme rapport (ficiel atte/e que les #a #deh tablissem5ts de bi5faisance1 qui ont t inspects au c\rs de l'anne #ahii1 f\rniss5t un total de #ef #cfi enfants qui ne cot5t ri51 ou presque ri51 leurs p>5ts4 ,mme en faisant la "p des orphel9s1 combi5 nombreux re/e le cont+5t des ab&onns6 ,dans les milieux urba9s1 trop de mnages pauvres se d*>g5t sur les oeuvres d'assi/ance de leurs devoirs de pat]nit4 ,o l'enfant travaille1 et on le surmne2 ou il ne travaille pas1 et on le dlaisse4 ,comm5t s'tonn] qu'avec de p>eilles moeurs1 l'enfant1 dev5u gr&1 refuse de v5ir en aide ses vieux p>5ts8 ,il trait]a leur vieillesse comme ils ont trait son enfance1 avec la mme duret ou la mme indiffr5ce4 ,la famille ouvrire (fre au fm9isme *rti5 une admirable occasion de dv\em5t et d'apo/olat4 ,saura-t-il la saisir8 ,en t\t cas1 il app>ti5t de rappel] aux p>5ts ri*es et aux p>5ts pauvres qui p>aiss5t l'oubli]1 que la puissance pat]nelle n'e/ autre que l'autorit mise p> la loi aux ma9s des pre et mre1 af9 de leur p]mettre d'assur] la =mation de leurs enfants4 ,que nos lgislateurs n'oubli5t pas1 de leur ct1 que c'e/ encore pr5dre les intrts de l'enfance et ceux de la socit elle-mme1 que de =tifi] l'autorit des p>5ts qui mrit5t ce nom4 ,l'enfant gt e/ le premi] s\ffrir de sa mauvaise ducation1 et le fils irrespectueux fait r>em5t un bon citoy54 ,plus il y a de lib]t dans l'tat1 rem>que ,montesquieu1 plus il faut d'autorit dans la famille4 ,aussi tr\vons-n\s inopportune1 s9on mme inconsidre1 cette proposition de la ,gau*e fm9i/e t5dant remplac] p>t\t1 dans nos lois1 les mots puissance pat]nelle p> ceux de protection pat]nelle#afa4 ,si la protection de l'enfant e/ le b1 l'autorit des p>5ts e/ le moy54 ,on ne saurait vraim5t sauveg>d] le droit des faibles en ds>mant leurs df5seurs naturels4 ,c'e/ quoi p\rtant le fm9isme radical travaille de son mieux1 en allgeant peu peu le li5 de sujtion qui subordonne les enfants aux p>5ts4 ,n\s en donn]ons deux exemples4 ,note #afa3 ,congrs de la ,condition et des ,droits des femmes3 sance du sam$i soir #h septembre #aijj4 ,a9si1 la ,gau*e fm9i/e a dem& que t\t m9eur1 tablissant qu'il peut vivre du produit de son travail1 puisse tre mancip de droit p>tir de sa dix-huitime anne1 p> simple ordonnance r5due sur sa dem&e p> le juge de paix de son domicile1 sans qu'il soit beso9 de remplir d'autres =malits4 ,mais p\rquoi rompre si vite le li5 qui unit l'enfant ses pre et mre8 ,p\rquoi p]mettre ce jeune individuali/e de fuir le toit pat]nel et d'ab&onn] les p>5ts qui l'ont lev8 ,c> l'enfant mancip e/ matre de son salaire2 et si nombreuses sont cet ge les t5tations de dp5se et de dissipation1 qu'il e/ cra9dre que la famille ne soit fru/re s\v5t des ga9s de l'enfant prodigue4 ,combi5 de fils et de filles1 mme dans un tat d'aisance relative1 laiss5t auj\rd'hui leurs p>5ts m\rir misrablem5t l'hpital1 plutt que d'ent\r] leurs vieux j\rs de so9s dc5ts et honorables8 ,e/-ce donc l'indiffr5ce et l'gsme des +rats que le fm9isme veut enc\rag]8 ,bi5 plus1 la ,gau*e fm9i/e a rclam qu'un prlvem5t1 dont la quotit e/ fix]1 soit effectu de droit sur le salaire de l'enfant m9eur1 p\r tre dpos1 en son nom1 la caisse d'p>gne et lui tre remis son mancipation ou sa majorit#afb4 ,sans d\te1 il peut arriv] que des familles abus5t de leurs enfants4 ,mais plus nombreux sont les p>5ts qui se saign5t aux quatre membres1 p\r rgal] les mio*es d'une d\ceur ou envoy] c5t s\s au gr& fils qui crie fam9e au rgim5t4 ,ne laissons pas croire aux enfants qu'ils n'ont aucun devoir env]s leur famille4 ,a vrai dire1 dans un gr& nombre de mnages ouvri]s1 la famille t\t entire doit unir ses ef=ts et ses ress\rces contre la misre commune4 ,l'p>gne e/ un luxe qui n'e/ pas porte de t\tes les b\rses4 ,s'il e/ facile aux g5s qui gagn5t beauc\p d'arg5t de mettre un l\is sur un l\is1 que de sacrifices l'ouvri] doit s'impos] p\r mettre deux s\s sur deux s\s6 ,qu& vi5t le *mage1 notamm5t1 ce n'e/ pas trop des petits ga9s de t\te la famille p\r arriv] jo9dre les deux b\ts4 ,p>l] d'p>gne au pr(it de l'enfant lorsque le travail manque et que la hu*e e/ vide1 c'e/ port] atte9te l'esprit de solid>it qui doit unir les enfants aux p>5ts1 surt\t dans la mauvaise =tune4 ,note #afb3 ,congrs de la ,condition et des ,droits des ,femmes3 sance du sam$i soir #h septembre #aijj4 ,,ii ,non cont5t de rel*] le li5 de subord9ation et d'obissance qui s\met les fils et les filles l'autorit des p>5ts1 le fm9isme intransigeant s'applique1 plus h>dim5t et plus ardemm5t encore1 galis] les p\voirs du pre et de la mre sur la p]sonne et les bi5s de l'enfant3 ce qui e/ une autre faon de les affaiblir4 ,l'conomie du ,code civil e/ t\te simple4 ,l'article #cgb place l'enfant s\s l'autorit collective du pre et de la mre4 ,mais bi5 que commune aux deux p>5ts1 cette autorit e/ rs]ve au pre1 qui l'ex]ce seul p5dant le m>iage1 comme dit l'article #cgc4 ,tant que le m>i e/ vivant et capable d'agir1 le droit mat]nel re/e en susp5s et sommeille en quelque sorte4 ,la mre peut donn] son avis sans p\voir l'impos]4 ,l'autorit m>itale1 laquelle l'p\se e/ s\mise1 fait ob/acle temporairem5t l'ex]cice de l'autorit familiale qui app>ti5t la mre4 ,c'e/ p\rquoi la puissance de celle-ci e/1 p5dant le m>iage1 un attribut sans ralit1 un honneur lat5t1 un titre nu4 ,on s'en pla9t =t4 ,mais quel moy5 de faire autrem5t8 ,reconnatre simultanm5t aux pre et mre l'ex]cice d'une mme puissance indivise1 c'et t introduire dans les mnages une cause p]ptuelle de discussions et de conflits4 ,l'indivision du p\voir eng5dre la confusion et le dsordre4 ,il fallait donc attribu] la prpondrance quelqu'un2 et la loi a dsign le pre1 dj inve/i de l'autorit m>itale4 ,n'tait-il pas logique1 naturel1 avantageux mme p\r la communaut1 que le *ef du mnage ft en mme temps le *ef de la famille1 af9 qu'une mme direction ft imprime au g\v]nem5t dome/ique8 ,a l'heure qu'il e/1 ce privilge e/ violemm5t battu en br*e1 avec un p>ti pris d'galisation et de nivellem5t qui n\s inquite4 ,durant le m>iage1 le pre et la mre ont les mmes droits sur la p]sonne et les bi5s de leurs enfants communs#afc4 ,cette dcl>ation1 laquelle se ralli5t1 presque unanimem5t1 t\s les gr\pes fm9i/es1 emporte la suppression absolue de la prm95ce m>itale et pat]nelle4 ,n\s ne p\vons y s\scrire4 ,c'e/1 nos yeux1 une dte/able conception que celle qui in/itue1 dans la famille1 deux puissances latrales1 deux =ces equipoll5tes1 deux ttes gales en p\voir et en droit4 ,a cette famille1 fonde sur le dualisme des p\x1 l'unit de direction f]a dfaut2 et divise contre elle-mme1 comm5t veut-on qu'elle soit heureuse et florissante8 ,supposez que les volonts de la femme et du m>i s'entre*oqu5t3 qui les dp>tag]a8 ,il faudra ncessairem5t rec\rir une puissance extrieure rige en tribunal des conflits matrimoniaux4 ,de l ce voeu mis p> le ,c5tre et p> la ,gau*e fm9i/es que les tribunaux prononc5t dans t\s les cas de conflit p\vant surgir1 entre le m>i et la femme1 l'occasion de l'ex]cice de la puissance m>itale ou pat]nelle#afd4 ,note #afc3 ,voeu mis1 en #aijj1 p> le ,congrs des oeuvres et in/itutions fm99es4 ,note #afd3 ,la ,fronde du #aa septembre #aijj4 ,mais1 si l'int]v5tion de la ju/ice se compr5d lorsque le dsaccord1 qui lui e/ dfr1 s\lve un po9t de droit ou une "q d'arg5t1 elle ne n\s p>at ni pratique ni dc5te1 lorsque le litige qui met les p\x aux prises e/ d'ordre moral ou de nature intime4 ,voyez-v\s la magi/rature appele tran*] les nombreux diss5tim5ts qui clat5t1 dans les mnages1 l'occasion des enfants8 ,cet arbitrage1 si habile et si discret qu'on le suppose1 ne f]a qu'env5im] les qu]elles en leur donnant plus d'aigreur et plus d'clat4 ,ri5 de plus dang]eux p\r la paix des mnages que l'int]v5tion d'un ti]s1 juge ou confesseur1 dans les affaires confid5tielles de la famille4 ,et ma9t5ant suivons de plus prs la p5se du ,code civil3 n\s tr\v]ons peut-tre qu'elle e/ mo9s dure la femme qu'on le suppose4 ,a la vrit1 n\s ne savons qu'un cas o le cons5tem5t de la mre soit aussi ncessaire que celui du pre3 c'e/ l'adoption de leur enfant p> un ti]s2 et les adoptions tant trs r>es1 l'ex]cice en commun du droit de puissance e/ donc exceptionnel4 ,sans d\te1 l'ass5tim5t de la mre e/ requis p\r le m>iage des enfants2 encore e/-il donn au pre de pass] outre l'opposition mat]nelle1 si l'union projete a son agrm5t4 ,ne rcrim9ons pas outre mesure contre ces 9galits ncessaires6 ,cette prdom9ance de la volont pat]nelle ne s'affirme que dans l'hypo?se d'un dsaccord absolu2 et la loi n'int]vi5t alors que p\r rs\dre un conflit aigu et d\l\reux4 ,c'e/ dans le mme esprit de transaction que la loi du #bj ju9 #ahif dispose1 dans l'article #aeb du ,code civil1 que s'il y a diss5tim5t entre des p>5ts divorcs ou sp>s de corps1 le cons5tem5t de celui des deux p\x1 au pr(it duquel le divorce ou la sp>ation aura t prononce et qui aura obt5u la g>de de l'enfant1 suffira4 ,hors de l1 dans la vie normale1 les pre et mre ex]c5t la fois leur autorit1 se consultant1 se conc]tant1 s'appuyant l'un sur l'autre au lieu de se contr$ire et de se disput]4 ,qui ne sait que les discussions1 qui clat5t devant les enfants1 discrdit5t rapidem5t la puissance des p>5ts8 ,puisqu'ils ne sont pas d'accord1 se dis5t les petits1 il en e/ un qui se trompe4 ,mais lequel a tort8 lequel a raison8 ,e/-ce papa8 e/-ce maman8 ,et le d\te leur vi5t1 et la confiance se p]d1 et le respect s'en va4 ,ce n'e/ que dans les familles o le p\voir pat]nel et le p\voir mat]nel coexi/5t h>monieusem5t1 que l'enfant e/ime et affectionne vritablem5t ses pre et mre4 ,po9t n'e/ beso91 p\r cela1 d'une autorit dure et tran*ante1 tracassire et hauta9e4 ,p\r se faire respect]1 il n'e/ pas ncessaire de se faire cra9dre4 ,ce qu'il faut dvelopp] *ez l'enfant1 c'e/ l'obissance volontaire1 et non l'obissance =ce1 apeure1 humiliante et humilie4 ,l'autorit d\ce et ins9uante tr\ve aism5t le *em9 du coeur et y laisse des traces ineffaables4 ,l o rgne l'ent5te entre les p>5ts1 l'enfant pr5d sans le savoir une bonne1 une gr&e1 une exquise ide de la famille4 ,et plus t>d1 le jeune homme1 qui aura g>d le s\v5ir d'une maison d'enfance heureuse et respecte1 pr\v]a inv9ciblem5t le beso9 de la rebtir p\r son compte4 ,le dsir de crer une famille1 a dit ,m4 ,faguet1 n'e/ pas autre *ose que le dsir de faire revivre celle o l'on a vcu4 ,mieux vaut donc1 t\t po9t de vue1 que l'autorit soit ex]ce en commun sur les enfants1 p> une sorte d'indivision confiante et affectueuse1 qui s'tablit d'elle-mme dans les bons mnages4 ,mais1 le pre disp>u1 la mre hrite de ses droits1 et la puissance pat]nelle devi5t entre ses ma9s une puissance mat]nelle4 ,ce dplacem5t de p\voir s'opre1 suivant la jurisprud5ce1 lorsque1 p\r une raison ou p\r une autre1 le m>i e/ dans l'impossibilit de remplir son rle de *ef de famille3 ce qui peut arriv] p> suite de mort1 de folie ou d'abs5ce4 ,cessant alors d'tre p>alyse p> le droit du pre1 la puissance1 qui rsidait en la p]sonne de la mre1 repr5d sa =ce et son empire4 ,ri5 de plus rationnel4 ,nul n'e/ plus digne ni plus capable que la mre de recueillir les p\voirs tombs des ma9s du m>i4 ,sa t5dresse et son dv\em5t suppleront son inexpri5ce1 et les conseils1 que la loi place auprs d'elle1 emp*]ont que sa bont ne dgnre en faiblesse4 ,les droits de la pat]nit sont comp>ables une magi/rature dome/ique1 laquelle la prud5ce exige d'adjo9dre un supplant v5tuel4 ,la mre e/ le sub/itut naturel du pre4 ,c'e/ p\rquoi1 en cas de d*ance du pre p\r cause d'indignit1--d*ance totale atta*e p> la loi du #bd juillet #ahhi c]ta9es condamnations pnales1 d*ance p>tielle cre p> la loi du #e avril #ahih p\r le fait1 hlas6 trop frqu5t1 de mauvais traitem5ts infligs l'enfant1--la mre e/ naturellem5t indique p\r recueillir la puissance pat]nelle4 ,encore e/-il que1 dans les milieux populaires1 les p>5ts peuv5t tre de mme viol5ce et de mme immoralit4 ,aussi la mre ne pr(it]a pas ncessairem5t de la d*ance du pre4 ,la loi a prudemm5t rs]v aux juges la facult de dcid]1 en fait1 si l'ex]cice de l'autorit doit tre attribu la mre dans l'intrt de l'enfant4 ,s'ils voi5t quelque inconvni5t cette dvolution de puissance1 ils prononc]ont l'ouv]ture de la tutelle4 ,de mme1 l'article #cjb du ,code civil attribue les enfants l'p\x qui a obt5u le divorce ou la sp>ation1 comme tant le plus digne de les lev]4 ,mais le tribunal re/e matre de les confi] la g>de d'un ti]s1 ou mme de les laiss] l'p\x c\pable1 si les circon/ances l'exig5t3 tel le cas d'enfants en bas ge qui ne peuv5t tre levs que p> la mre4 ,une fois inve/ie de la puissance pat]nelle1 la mre dispose1 en pr9cipe1 de t\s les droits et de t\s les p\voirs du pre4 ,p> exception1 le droit de faire inc>cr] l'enfant rcalcitrant ne passe pas compltem5t entre ses ma9s4 ,d'abord1 la mre n'a jamais le droit d'agir p> voie d'initiative propre2 il lui faut obt5ir1 p> voie de rquisition1 l'agrm5t pralable du prsid5t4 ,la loi exige1 en outre1 qu'elle sollicite l'approbation et rapporte l'ass5tim5t des deux plus pro*es p>5ts pat]nels de l'enfant4 ,enf91 elle p]d entirem5t son droit en se rem>iant1 s\s prtexte que la mre rem>ie e/ s\mise l'influ5ce du second m>i qui peut tre ho/ile aux enfants du premi] lit1 t&is que le pre e/ beauc\p mo9s expos aux sugge/ions de sa seconde femme1--ce qui n'e/ pas t\j\rs exact#afe4 ,il va sans dire que ces re/rictions excit5t l'indignation des fm9i/es galitaires4 ,e/-ce que l'am\r1 dit-on1 ne suffit pas mettre les mres en g>de contre les abus de puissance8 ,note #afe3 ,articles #chj1 #cha et #chc du ,code civil4 ,autre cause de prote/ation1--et trs ju/e1 celle-l3 lorsqu'un m>iage e/ conclu entre p]sonnes app>t5ant des cultes diffr5ts1 il arrive s\v5t que la femme /ipule1 en son contrat de m>iage1 que les enfants natre s]ont levs dans sa propre religion4 ,or1 il e/ admis que cette conv5tion n'e/ pas civilem5t obligatoire1 et que la femme e/ ds>me contre la mauvaise foi du m>i qui manque aux engagem5ts qu'il a s\scrits4 ,et p\rtant1 outre le respect de la foi jure qu'il e/ sage d'impos] aux malhonntes g5s1 le contrat de m>iage n'e/-il pas la *>te de la famille1 la loi con/itutionnelle des p\x8 ,et qui ne voit qu'on ne saurait ma9t5ir la concorde dans les unions mixtes1 qu'en assurant la /abilit d'une conv5tion dont le b a t1 prcism5t1 de rgl] l'avance et l'amiable une des causes les plus graves de ms9tellig5ce et de conflit8 ,c]ta9es mes susceptibles s'(f5s5t encore du droit accord au pre p> l'article #cia1 de donn] sa femme survivante un conseil spcial1 sans l'avis duquel elle ne p\rra faire aucun acte relatif la tutelle de ses enfants4 ,on dnonce de mme1 comme une inju/ice criante1 l'article #cha qui rs]ve au m>i1 tant que dure le m>iage1 la j\issance des bi5s app>t5ant ses enfants m9eurs4 ,mesure de suspicion1 dans le premi] cas2 privilge de mascul9it1 dans le second3 voil deux 9galits dans lesquelles on s'ob/9e voir un abaissem5t p\r la mre et une dim9ution p\r son sexe4 ,on ne se dit pas que les droits de puissance pat]nelle entran5t auj\rd'hui plus de *>ges que de pr(its2 que1 dans le c\rs habituel de la vie1 ils sont ex]cs cumulativem5t p> les deux p\x1 avec une condesc5dance mutuelle qui exclut t\te ide de prpondrance p\r le pre et d'infriorit p\r la mre2 que la loi n'a in/itu un p\voir majeur aux ma9s du m>i que p\r tran*] les conflits possibles d'attribution et unifi]1 en cas de diss5tim5t1 le g\v]nem5t des p]sonnes et l'adm9i/ration des bi5s2 qu'on e/ mal v5u dnonc] les droits du pre sur l'ducation et la =tune des enfants un mom5t o les moeurs1 conspirant avec les lois p\r enlev] aux p>5ts la direction de la famille1 t5d5t de plus en plus gnralem5t affaiblir et dc\ronn] la puissance pat]nelle4 ,mais je d\te que les femmes prises d'galit se r5d5t ces respectueuses remontrances4 ,elles p\rsuivront imprieusem5t leur *em91 f\illant d'un air s\ponneux les mo9dres articles de nos lois1 *5illant t\tes les br\ssailles du ,code1 p\r en dbusqu] les odieux privilges mascul9s4 ,il en e/ mme qui1 repr5ant un mot clbre leur pr(it1 dirai5t volonti]s de leur sexe3 ,qu'e/-il8 ,ri54 ,que doit-il tre8 ,t\t4 ,celles-l ont c\tume d'oppos] imprudemm5t le matri>cat du pass la puissance pat]nelle d'auj\rd'hui4 ,que faut-il p5s] de cette prt5tion8 ,,iii ,des littrateurs p\rvus d'rudition1--ou seulem5t d'imag9ation1--se plais5t oppos] la p>5t p> les femmes1 ou matri>cat1 la p>5t p> les hommes1 ou patri>cat1 s\s prtexte que c'e/ du j\r1 o le sexe mascul9 sub/itua violemm5t celui-ci celui-l1 que dat]ait l'ass]vissem5t et la dgradation du sexe fm994 ,ds lors1 les mles s'attribur5t un droit exclusif sur les femmes1 sur les enfants et sur les *oses4 ,m>iage1 famille et proprit sont sortis des mmes apptits d'appropriation absolue au pr(it des hommes4 ,p\r mancip] vritablem5t la femme1 il faut donc avoir le c\rage de rev5ir au matri>cat primitif4 ,n\s avons dj vu que le fm9isme tirait p>ti de ce problme hi/orique p\r tablir l'galit intellectuelle de la femme#aff4 ,on s'en prvaut ma9t5ant p\r dmontr] l'antriorit et la supriorit familiales de la mre4 ,note #aff3 ,voyez notre premi] volume3 mancipation individuelle et sociale de la femme1 p4 #gh4 ,voici comm5t on raisonne3 il n'y a prs5tem5t que deux solutions au m>iage1 une solution illgale et une solution lgale4 ,la solution illgale1 c'e/ l'adultre1 qui ne va pas sans de gros risques et de graves accid5ts4 ,la solution lgale1 c'e/ le divorce1 qui n'e/ po9t exempt de s\ffrances et de sc&ales4 ,t\t cela e/ insuffisant4 ,plus de trahison occulte et hypocrite1 plus mme de rupture judiciaire et tapageuse4 ,il n'e/ qu'une solution logique la crise du m>iage1 c'e/ la suppression mme du m>iage4 ,m4 ,paul ,adam1 p> exemple1 e/ime qu'il vaut mieux s\t5ir fran*em5t que le m>iage1 in/itution utile p\r les philosophies primes1 e/ la survivance du rapt4 ,et il conclut en pr*ant la mat]nit sacre1 c'e/--dire le droit p\r la mre de donn] son nom l'enfant1 sans que m5tion soit faite du pre putatif#afg4 ,c'e/ le matri>cat6 ,le m>iage aboli1 on ne voit pas trop1 en effet1 ce que f]ait le pre dans la famille4 ,alors une seule relation re/e possible1 celle de la mre et de l'enfant4 ,l'homme e/ affran*i de t\te responsabilit leur g>d1 puisque sa pat]nit r$evi5t my/rieuse1 inconnue1 anonyme4 ,comme d]nire consqu5ce1 la socit p\rvoira p> l'impt l'entreti5 des mres et des enfants4 ,note #afg3 ,revue ,blan*e du #a;er mai #ahig4 ,fran*em5t1 ce rgime n'a pu tre inv5t que p> l'gsme s5suel des hommes2 c> on voit bi5 ce que ceux-ci peuv5t y gagn]4 ,mais la femme sans m>i8 ,mais les enfants sans pre8 ,quelle misre6 ,et cep5dant1 p\r qui sait voir de lo91 telle e/ bi5 la d]nire tape du m\vem5t rvolutionnaire4 ,si jamais la femme devi5t fonctionnaire1 avocat1 juge1 dput ou snateur1 le fm9isme radical-sociali/e n'en s]a po9t ass\vi1--au contraire4 ,db>rass de t\tes les rev5dications d'ordre politique ou pr(essionnel1 il rclam]a plus nettem5t qu'auj\rd'hui l'abolition de la famille monogame et propritaire4 ,n\s t\*ons l au d]ni] t]me de la libration de l'am\r2 et l'indp5dance logique des sexes n\s y mne4 ,il n'e/ donc po9t sup]flu de rappel] brivem5t ce qu'a pu tre le matri>cat dans le pass1 et de conjectur] ce qu'il p\rrait tre dans l'av5ir4 ,comme n\s le disions t\t l'heure1 le matri>cat s]t aux criva9s fm9i/es p\r n\s conva9cre que le sexe fm99 a t1 non mo9s que le sexe mascul91 un facteur de progrs et de civilisation4 ,une fois dmontr que1 dans les premires socits huma9es1 si obscures1 si mal connues1 et dont il e/ de mode de n\s p>l] avec tant de complaisance1 des femmes ont exi/ qui1 re9es p> l'intellig5ce1 ont rgn vritablem5t sur les hommes1 il n'e/ que ju/e d'accord] aux deux sexes une atte/ation ex quo de puissance crbrale4 ,p> malheur1 dans t\s les sicles dont l'hi/oire n\s a transmis le s\v5ir1 la suprmatie des hommes s'affirme p> la prm95ce de la =ce physique et de la =ce intellectuelle1 t&is que les traces de ce qu'on appelle le matri>cat n'app>aiss5t1--et combi5 r>es et confuses6--qu'aux premires lueurs de l'exi/5ce huma9e4 ,en admettant mme que le matri>cat ait prcd gnralem5t le patri>cat1 cette priorit ne pr\v]ait qu'une *ose1 savoir que l'autorit1 jadis ex]ce p> les femmes1 a pass de trs bonne heure aux hommes1 et que les p\voirs m95ts de la mre sont tombs rapidem5t aux ma9s du pre1 p> une sorte de d*ance qui ne f]ait qu'affirm] la supriorit de l'esprit mascul94 ,mais le matri>cat a-t-il bi5 exi/8 ,le rle de *ef de famille a-t-il t dvolu primitivem5t la mre8 ,beauc\p de savants en d\t5t1 et non des mo9dres4 ,fu/el de ,c\langes1 ,sumn] ,ma9e1 ,we/]m>ck1 ,posada1 ti5n5t p\r le patri>cat4 ,ceux mme qui admett5t que la filiation fm99e a rgl d'abord les relations de p>5t1 sont lo9 d'en induire la prdom9ance sociale de la femme3 tel ,sir ,john ,lubbock1 p\r qui le matri>cat n'e/ po9t synonyme de s\v]a9et familiale4 ,sans trait] fond cette "q obscure1 il e/ un po9t c]ta91 c'e/ qu'aux ges les plus lo9ta9s de l'hi/oire1 la viol5ce et la gu]re n\s app>aiss5t tranant aprs elles un cortge d'oppressions et de s]vitudes4 ,dans les luttes p]ptuelles que les tribus se livrai5t les unes aux autres1 le va9queur s'arrogeait un p\voir absolu sur la p]sonne1 le patrimo9e et la vie de ses prisonni]s4 ,matre de tu] sa captive et mme de la mang]1 puisque le cannibalisme a prcd l'esclavagisme1 il se croyait1 plus =te raison1 le droit d'en faire sa femme1 de l'enf]m] et de rev5diqu] p\r lui seul les enfants qu'elle lui donnait4 ,les premires familles mascul9es sont nes vraisemblablem5t d'un fait de gu]re1 et du droit de capture qui en tait la consqu5ce4 ,mais1 p> une corrlation naturelle1 l'homme1 ayant le droit de dispos] de sa captive1 se rs]va le droit de la n\rrir et de la protg]1 comme fait un propritaire vis--vis du btail qui lui e/ pr(itable4 ,et les femmes libres de la tribu1 obliges de se suffire elles-mmes1 en v9r5t peut-tre envi] la condition assujettie des prisonnires1 p\r se s\/raire la misre et l'inscurit1 tant la mat]nit indp5dante et isole e/ une s\rce de s\ffrance et d'humiliation6 ,quant croire qu'antrieurem5t ces rapts et ces enlvem5ts1 il exi/a une phase de suprmatie fm99e o les femmes1 rvoltes p> la promiscuit primitive1 aurai5t impos aux hommes leur dom9ation et fond la prm95ce de la mre1--c'e/ une pure conjecture4 ,hrodote ti5t p\r une s+ul>it que les ,lyci5s se nomm5t d'aprs leurs mres1 et non d'aprs leurs pres4 ,on a prt5du1 il e/ vrai1 que l'indication de la filiation mat]nelle figure s\v5t sur les tombeaux trusques1 et que1 d'aprs ,jules ,cs>1 la famille mat]nelle aurait exi/ *ez les anci5s ,bretons4 ,mais ces faits de gnalogie matri>cale n'ont ri5 qui n\s emb>rasse4 ,ils s'expliqu5t t\t simplem5t p> l'extrme difficult de connatre le pre4 ,l o le m>iage n'exi/e pas1 il ne peut tre "q que de la desc5dance mat]nelle4 ,a dfaut d'un pre c]ta91 l'enfant doit se cont5t] =cm5t du nom de sa mre4 ,et le j\r o le fil lgal1 qui unit le pre la mre et aux enfants1 s]ait rompu1 il n'e/ pas d\teux que la p>5t fm99e repr5drait son anci5ne prpondrance4 ,auj\rd'hui encore1 *ez les peuplades sauvages1 l'ignorance du devoir pat]nel e/ peu prs complte4 ,s\v5t mme la mre e/ seule *>ge de la subsi/ance de l'enfant4 ,eu g>d l'in/abilit1 l'inc]titude ou l'inexi/5ce des li5s conjugaux1 la p>5t ne s'tablit consquemm5t que du ct fm994 ,mais au lieu d'y voir un tmoignage en faveur des droits de la mre1 il faut t5ir ce matri>cat p\r un signe de sauvag]ie et d'avilissem5t4 ,s\s ce rgime1 l'homme n'accorde la femme ni autorit1 ni influ5ce2 il ne voit en elle qu'une esclave utile1 une auxiliaire ncessaire la reproduction ou mme un simple in/rum5t de plaisir4 ,si la c\tume fait1 ici ou l1 port] l'enfant le nom de la mre1 on aurait tort d'en conclure que celle-ci ti5t le premi] rang dans la famille et dans la socit4 ,s9on1 comm5t expliqu] que l'antiquit ait manife/ une prdilection gnrale p\r le pr9cipe mascul98 ,bi5 que les anci5nes my?ologies div9is5t l'homme et la femme1 elles ne manqu5t jamais d'attribu] une c]ta9e suprmatie au dieu sur la desse4 ,dans les mnages de l',olympe1 le sexe =t l'emporte sur le sexe faible4 ,et cette primaut rvle *ez les civilisations antiques une prfr5ce non d\teuse p\r le pr9cipe mle4 ,n'e/-ce pas du c]veau de ,jupit] qu'un my! anci5 fait sortir ,m9]ve1 la desse de la sagesse et de la sci5ce8 ,lors donc que la mre donne son nom aux enfants1 il ne faut voir1 en cette prpondrance de la filiation utr9e1 qu'un signe de dpravation et de b>b>ie4 ,ds que le *aos se dbr\ille et que la promiscuit des sexes disp>at1 ds que la famille monogame se con/itue1 le pre en e/ le *ef4 ,qu'il s'agisse de l'gypte ou de la ,*9e1 de la ,grce ou de ,rome1 des ,ind\s ou des ,arabes1 le droit pat]nel prvaut p>t\t sur le droit mat]nel4 ,et la prdom9ance despotique du mle ne va po9t1 hlas6 sans la subord9ation humiliante de la femme4 ,l'exi/5ce problmatique ou1 p\r le mo9s1 exceptionnelle du matri>cat ne saurait donc faire prsum] l'in9tellig5ce et l'incapacit gnrales des premi]s hommes4 ,rfl*issons que la mat]nit e/ aussi pat5te que la pat]nit e/ my/rieuse4 ,la premire a l'vid5ce d'un fait1 t&is que la seconde ne rsulte que d'une prsomption4 ,cela tant1 aux poques lo9ta9es du monde o la sauvag]ie1 qui fut gnralem5t le premi] tat de l'homme#afh1 rappro*ait les deux sexes de l'animalit infrieure1 alors que la polygamie et la poly&rie r5dai5t la filiation inc]ta9e et la famille in/able ou mme impossible1--un seul li5 p\vait tre tabli srem5t1 matriellem5t1 p> le seul fait de la naissance3 le li5 qui unissait l'enfant la mre4 ,d'o il adv9t peut-tre que la femme1 *ef unique de la famille1 runit t\s les p\voirs et assuma t\tes les *>ges4 ,de l ce vague matri>cat qu'on entrevoit dans l'enfance de c]ta9es socits huma9es4 ,a dfaut du pre1 re/ ncessairem5t inconnu1 la mre gr\pa in/9ctivem5t s\s sa loi t\s ses enfants1 comme la p\le1 dans la promiscuit du p\laill]1 abrite ses p\ss9s s\s ses ailes4 ,la suprmatie du pre n'app>ut que plus t>d1 avec le patri>cat1 lorsque la famille fut plus troitem5t unie p> les li5s d'un m>iage mme rudim5taire1 et que1 la pat]nit p\vant tre plus ou mo9s rationnellem5t prsume1 il fut possible d'assign] au pre des droits et des devoirs qui ont p]ptu jusqu' nos j\rs son autorit prm95te4 ,note #afh3 ,adolphe ,,posada1 ,?ories mod]nes sur les orig9es de la famille4 ,app5dice ,,ii1 p4 #acg4 ,en t\t cas1 les r>es survivances matri>cales1 que l'on signale encore de nos j\rs1 ne se r5contr5t que *ez des tribus plus ou mo9s sauvages4 ,et quant au pass1 il p>at c]ta9 que la primaut du pre e/ complte1 ds qu'on arrive aux ges connus de la vie des peuples civiliss4 ,le matri>cat n'e/ donc1 nos yeux1 qu'une in/itution de simple b>b>ie2 et les fm9i/es aurai5t tort d'en triomph]4 ,depuis les temps hi/oriques1 la direction du foy] et la prsid5ce de la famille ont app>t5u peu prs gnralem5t aux hommes1 p>ce que sans d\te ceux-ci ont uni la plus gr&e =ce la plus gr&e intellig5ce1 mais aussi p>ce que le m>iage a p]mis de consolid]1 de c]tifi]1 de lgalis] le li5 qui unit le pre aux enfants4 ,il re/e1 en df9itive1 que le matri>cat e/ insp>able du concub9age et que1 si la promiscuit primitive l'a fait natre1 la promiscuit an>*ique le ramn]ait4 ,p\r en f9ir1 les rapports de p>5t ne peuv5t tre bass1 dans t\te civilisation qui comm5ce1 que sur un fait prcis1 matriel1 indiscutable3 la mat]nit4 ,il e/ naturel que la femme y j\e un rle exclusif4 ,on ne connat alors que la famille utr9e4 ,puis1 la supriorit physique et la prpondrance sociale de l'homme s'affirmant de plus en plus1 la p>5t p> les femmes s'efface graduellem5t devant la p>5t p> les mles1 jusqu'au mom5t o le m>iage1 unissant ces deux pr9cipes1 fonde la famille telle qu'elle exi/e de nos j\rs4 ,et ma9t5ant le matri>cat t\rn]ait-il au pr(it et l'honneur de la femme8 ,g>dons-n\s d'y voir un patri>cat r5v]s2 c> il mettrait la *>ge de la mre un poids crasant d'obligations1 p5dant que le pre1 affran*i de t\te responsabilit1 libre de t\te proccupation1 vaqu]ait1 d'un air conqurant1 ses affaires et ses plaisirs4 ,ce rgime fait song] l'indiffr5ce1 l'+ratitude1 l'gsme volage du coq de nos basses-c\rs4 ,le matri>cat des p\les e/-il *ose si enviable8 ,ces honorables mres de famille ont t\s les emb>ras1 t\s les s\cis de leur c\ve1 t&is que le mle flne1 heureux et fi]1 au milieu de ses femelles1 comme un pa*a dans son h>em4 ,au fond1 le matri>cat s]ait nuisible la mre1 au pre et l'enfant4 ,il n'e/ que le m>iage p\r atta*] le pre sa desc5dance4 ,n'oublions pas que l'am\r mat]nel e/ en avance de neuf mois sur l'am\r pat]nel4 ,celui-ci mme n'clate po9t s\da9em5t au coeur de l'homme2 sa croissance e/ l5te et progressive4 ,sp>ez le pre de l'enfant3 et contr>is et refroidis1 les s5tim5ts du premi] l'g>d du second ne s'pan\iront que r>em5t en t5dresse et en dv\em5t4 ,p\r qu'ils s'aim5t1 il faut qu'ils s'appro*5t et se reconnaiss5t4 ,ri5 n'e/ donc plus propice que le m>iage p\r dvelopp] et aff]mir l'affection pat]nelle1 en associant troitem5t et indissolublem5t la vie du pre celle de l'enfant4 ,rel*ez1 au contraire1 la filiation lgale qui ratta*e l'exi/5ce de l'un l'exi/5ce de l'autre3 et la mre seule re/]a *>ge1 p\r ne pas dire crase1 du f>deau de la famille4 ,ce que l'on appelle l'mancipation de la mre1 je le ti5s plutt p\r l'mancipation du pre1-- mo9s que la femme1 dev5ue s\v]a9e1 ne fasse m>*] l'homme la baguette6 ,d'autre "p1 le matri>cat p\rrait bi5 t>ir au coeur des femmes les s\rces de l'am\r et de la piti1 en y dveloppant l'excs l'in/9ct de dom9ation et l'orgueil du comm&em5t4 ,et que devi5drai5t les hommes8 ,expulss de leurs fonctions et de leurs prrogatives1 tomb]ai5t-ils la *>ge des femmes8 ,sans initiative1 sans vigueur1 sans p\voir1 ces mles dgnrs s]ai5t-ils ass]vis ou entret5us p> leurs despotiques femelles8 ,mais qu'ils soi5t mis la *ane ou l'engrais1 leur dgradation morale s]ait 9vitable4 ,de t\te faon1 le matri>cat ne va po9t sans l'avilissem5t du sexe mascul9 et l'appauvrissem5t de t\tes les =ces sociales4 ,et p\rtant1 ce n'e/ pas le pre qui aurait le plus s\ffrir du matri>cat2 il y tr\v]ait plutt la lib]t de ses aises et l'impunit de ses apptits3 ce qui ne le f]ait po9t1 il e/ vrai1 crotre en mrite et en honntet4 ,t\s les att5tats contre le m>iage retomb5t mo9s encore sur sa tte que sur celle de l'enfant4 ,a mesure que la famille lgitime se disloque ou se p]v]tit1 on voit les crimes contre l'enfance1--avortem5ts1 ab&ons1 infanticides1--augm5t] en nombre et en atrocit4 ,l'enfant e/ la victime dsigne du matri>cat4 ,si mme celui-ci tait d'une application gnrale 7ce que je ne veux pas croire71 il entran]ait1 bref dlai1 la f9 de la famille et la dcad5ce de l'espce4 ,qu'on n'objecte po9t que la mre s]a t\j\rs la mre et que1 la famille lgitime disp>ue1 la famille naturelle pr5dra sa place3 quelle illusion6 ,la mat]nit naturelle8 ,p>lons-en4 ,elle n'e/ le plus s\v5t qu'un long calvaire p\r la mre et qu'un long m>tyre p\r l'enfant4 ,,iv ,dans l'union hors m>iage1 la femme c\rt t\s les risques d'un acte qui laisse l'homme t\te scurit4 ,c>1 si la re*]*e de la mat]nit e/ admise1 celle de la pat]nit e/ int]dite#afi4 ,e/-il quitable que l'un puisse se glorifi] de ses bonnes =tunes1 t&is que l'autre doit ca*] sa faute et dvor] sa honte dans le sil5ce et l'ab&on8 ,e/-ce donc ce tri/e rgime que l'on v\drait gnralis]8 ,le matri>cat naturel n'eng5dre p\r la femme que s\ffrance1 humiliation et misre4 ,l o n'exi/e plus le li5 matrimonial1 la pat]nit tant aussi my/rieuse que la mat]nit e/ vid5te1 le pre e/ t\j\rs plus encl9 dsav\] l'enfant qu' le reconnatre4 ,la mat]nit naturelle livre donc la femme t\tes les sductions1 t\s les gsmes1 t\tes les l*ets de l'homme s5suel et brutal4 ,insp>able de l'union libre1 elle e/ une cause frqu5te de r5iem5t1 de cruaut1 de bassesse et d'avilissem5t4 ,voyez la mre naturelle d'auj\rd'hui3 n'e/-elle pas1 en bi5 des cas1 la plus lam5table des victimes8 ,et si affligeante e/ sa condition1 si s\v5t immrit e/ son ab&on1 qu'il faudrait sans ret>d1 s'il e/ possible1 amlior] son sort et sauv] son enfant4 ,note #afi3 ,articles #cdj et #cda du ,code civil4 ,comm5t rs\dre ce problme dlicat8 ,l'am\r pat]nel ne se dveloppe srem5t que dans le m>iage1 au pr(it des enfants lgitimes qui sont la joie et l'honneur des p\x4 ,n d'un comm]ce que la loi refuse de sanctionn] et que les moeurs rpr\v5t1 l'enfant naturel ne peut compt] que r>em5t sur l'affection de son pre4 ,celui-ci1 oubliant le prcepte c\tumi]3 ,qui fait l'enfant doit le n\rrir1 se drobe le plus s\v5t aux obligations que la pat]nit lui impose1 heureux de s'abrit] d]rire l'article #cdj du ,code civil3 ,la re*]*e de la pat]nit e/ int]dite4 ,que fait la mre8 ,abuse p> les promesses trompeuses d'un dbau*1 d%onore aux yeux du monde1 incapable de subv5ir l'entreti5 de l'enfant comme aussi d'y faire p>ticip] son sducteur1 elle dissimule1 autant qu'elle peut1 sa grossesse et son acc\*em5t1 et ab&onne le n\veau-n aux so9s de l',assi/ance publique p\r mieux ca*] sa faute et sa honte1 si mme1 ouvrant l'oreille aux sugge/ions t]ribles du dsespoir1 elle ne supprime po9t crim9ellem5t le fruit de ses entrailles6 ,quant celles que l'am\r mat]nel dt\rne de l'infanticide1 et qui s'a*>n5t vaillamm5t n\rrir et lev] leur enfant1 combi5 se tr\v5t rduites p> les extrmits de la misre au suicide ou la pro/itution8 ,en ,france1 le *iffre annuel des naissances illgitimes v>ie de #gj #jjj #ge #jjj2 ,et sur ce nombre1 les enfants naturels reconnus p> leurs pres ne con/itu5t qu'une infime m9orit3 ils ne dpass5t pas #e #jjj4 ,voil donc #fe #jjj ou #gj #jjj n\veau-ns qui tomb5t *aque anne la *>ge exclusive des mres6 ,qu'on s'tonne1 aprs cela1 que les ,c\rs d',assises acquitt5t sy/matiquem5t les malheureuses qui t\ff5t leurs enfants6 ,le gr& c\pable1 c'e/ le pre qui manque t\s ses devoirs4 ,joignez que la mortalit infantile svit surt\t sur les enfants ns hors m>iage4 ,p\r l'ensemble des enfants de mo9s d'un an1 on compte #aee dcs sur #a #jjj naissances lgitimes1 et #bgd dcs sur #a #jjj naissances naturelles4 ,la loi de l'homme e/ cruelle4 ,puisque tels sont les fruits de l'irresponsabilit pat]nelle1 dira-t-on1 supprimons-la6 ,et1 cette f91 r5dons la mre et l'enfant le droit de re*]*] et d'tablir la pat]nit naturelle4--,c'e/ une des rev5dications fm9i/es les mieux accueillies p> le public4 ,protgez la femme contre l'homme1 crivait ,dumas fils il y a v+t ans1 et protgez-les ensuite l'un contre l'autre4 ,mettez la re*]*e de la pat]nit dans l'am\r1 et le divorce dans le m>iage4 ,nos lgislateurs ne se press5t po9t de rs\dre ce grave problme4 ,le #d ju9 #agic1 ,cambacrs disait la ,conv5tion3 ,il ne peut pas y avoir deux sortes de pat]nit1 une lgitime1 une illgitime4 ,cela e/ de t\te vid5ce1 si l'on ent5d p> l qu'il n'y a qu'une seule et mme faon de faire des enfants4 ,m4 ,georges ,br&s1 l'illu/re critique danois1 se plaait ce po9t de vue simpli/e1 lorsqu'il crivait3 ,de nos j\rs1 il y a deux sortes de naissances et une sorte de mort4 ,les naissances sont lgitimes ou illgitimes1 la mort e/ t\j\rs lgitime4 ,dans l'av5ir on ne connatra1 je l'espre1 qu'une manire de natre a9si que de m\rir#agj4 ,il faudrait p\r cela que le m>iage ft aboli et que l'humanit revnt t\t simplem5t l'tat de nature2 et ce ne s]a pas encore p\r dema94 ,en att5dant1 le fm9isme radical fait des voeux p\r que les enfants dits naturels j\iss5t des mmes droits civils que les enfants dits lgitimes#aga4 ,note #agj3 ,revue encyclopdique du #bh novembre #ahif3 ,les ,hommes fm9i/es1 p4 #hbi4 ,note #aga3 ,congrs int]national de la ,condition et des ,droits des ,femmes3 sance du sam$i soir #h septembre #aijj4--,voir la ,fronde du m]cr$i #ab septembre #aijj4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que le pre d'un enfant n1 soit du m>iage lgitime1 soit de l'union libre1 e/ oblig1 en consci5ce1 de le n\rrir et de l'lev] au mme titre que la mre4 ,s'il y a deux sortes de naissances1 il n'y a qu'une morale4 ,d'ailleurs1 le nombre des avortem5ts1 des infanticides1 des ab&ons d'enfant1 se multiplie2 et nul ne peut re/] indiffr5t cette d\l\reuse situation4 ,et donc1 lorsque le pre refuse de se faire connatre1 il faut le dmasqu]4 ,bi5 qu'il soit l\able d'ouvrir l>gem5t les cr*es et les refuges aux n\rrissons dlaisss1 la ju/ice exige que les intresss puiss5t se ret\rn] pralablem5t contre le c\pable auteur de cette misre1 p\r le contra9dre au devoir d'assi/ance et d'ducation qu'il ds]te l*em5t4 ,c'e/ surt\t l'enfant1 que le poids de la bt>dise crase1 qu'il importe d'accord] le droit de rclam] son pre4 ,et dfaut de la mre1 disp>ue1 morte ou emp*e1 il app>ti5dra l'tat1 inve/i de la tutelle des enfants ab&onns1 de re*]*] ou de p\rsuivre1 en leur nom1 le pre naturel qui se ca*e et se drobe ses obligations4 ,l'immunit1 dont celui-ci j\it dans notre socit franaise1 e/ un sc&ale et un flau4 ,c'e/ une "q qu'il faudrait trait] entre hommes1 disait ,m4 le pr(esseur ,t]rat au ,congrs des femmes ca?oliques1 c> c'e/ une honte p\r n\s d'avoir fait et de cons]v] une loi d'une si odieuse inju/ice#agb4 ,t\te socit e/ mal con/itue qui n]ve et affaiblit le s5tim5t de la responsabilit1 en emp*ant que l'acte accompli au prjudice d'autrui se ret\rne un j\r contre son auteur4 ,jamais une consci5ce droite n'admettra qu'on sacrifie l'impunit d'un malhonnte homme1 l'intrt et l'av5ir de ses deux victimes1 le droit de la mre et celui de l'enfant4 ,note #agb3 ,le ,fm9isme *rti5 du mois de mai #aijj1 p4 #ace4 ,non po9t qu' l'homme revi5ne t\j\rs l'initiative de l'acte irrp>able4 ,il e/ plus d'une femme env]s qui la sduction e/ facile4 ,s\v5t les deux complices n'auront fait que suivre leur in/9ct ou leur incl9ation4 ,mais de cette galit de nature doit rsult] ju/em5t une galit de droit4 ,p>eil ayant t leur p5*ant l'un p\r l'autre1 p>eille doit tre la responsabilit de l'un et de l'autre4 ,devant l'enfant n de leur r5contre1 leurs obligations sont id5tiques2 et le pre1 non plus que la mre1 ne saurait lgitimem5t s'y s\/raire4 ,ouvrons donc aux victimes le droit de re*]*] la pat]nit du c\pable4 ,cette facult rp>atrice ne s]a dure que p\r le malhonnte homme1 qui recule devant les consqu5ces de son imprud5ce ou de son lib]t9age4 ,en soi1 cette argum5tation e/ dcisive4 ,combi5 de drames et de romans n\s ont montr une fille-mre1 honnte et fire1 *]*ant va9em5t se rhabilit]1 et m\rant victime de la l*et d'un homme et des sottes malveillances de la f\le8 ,ces prdications s5tim5tales n'ont pas t va9es4 ,il n'e/ p]sonne1 au sortir de ces spectacles ou de ces lectures1 dont le coeur n'ait fait *o la malheureuse ab&onne criant son sducteur3 ,voil ton enfant6 ,tu lui z donn la vie3 aide-moi la lui cons]v]6 ,p> malheur1 la re*]*e de la pat]nit n'e/ pas1 dans la ralit1 aussi simple qu'on le suppose4 ,sur la scne et dans les livres1 la fille-mre e/ t\j\rs une m]veille de grce1 de t5dresse et de v]tu4 ,en admettant que1 dans la vie1 cette petite p]fection puisse se r5contr] p> has>d1 il faut prvoir1 en revan*e1 les calculs des intrigantes qui1 se faisant une arme de leurs faiblesses ou de leurs sductions1 essai]ai5t de s'introduire dans les familles les plus honntes4 ,que la re*]*e de la pat]nit soit p]mise1 et les plus audacieuses rclamations d'tat risqu5t de se produire devant les tribunaux4 ,quel honnte homme p\rrait se flatt] d'tre l'abri des rev5dications m5songres et des manoeuvres habiles d'une femme impud5te8 ,laiss]ez-v\s aux filles publiques la lib]t de spcul] sur le fruit de leur honteux comm]ce8 ,aj\t]ez-v\s foi aux dcl>ations de pat]nit faites p> une pro/itue8 ,a cela1 une femme d'un optimisme admirable rpondait nagure1 dans un j\rnal fm9i/e1 qu' il n'tait pas cra9dre que des femmes attribuass5t la pat]nit de leur enfant un homme qu'elles n'avai5t jamais appro*#agc4 ,c'e/ trop de bont d'me4 ,comm5t croire et affirm] que des filles ou des femmes d'une adroite p]v]sit n'exploit]ont jamais contre la navet de la jeunesse1 des lgrets1 des imprud5ces1 des famili>its sans consqu5ce1 p\r lui inflig] une pat]nit fltrissante qui ne s]a po9t son fait8 ,pr5ez g>de d'ouvrir la porte au *antage et la calomnie6 ,note #agc3 ,feuilleton de la ,fronde du #bd m>s #ahih4 ,d'autant plus que1 s'il e/ facile de re*]*] la pat]nit1 il e/ impossible de la pr\v]4 ,l'enlvem5t1 le viol1 la sduction mme1 sont des vnem5ts dont l'extriorit tombe s\s les s5s4 ,mais1 p\r claircir le my/re de la conception1 il faut bi5 s'en rapport] la mre4 ,et une condition encore3 c'e/ qu'elle ne prodigue po9t ses faveurs trop de monde2 s9on la confusion de p>ts1 comme dis5t les juri/es1 ne s]ait pas facile claircir p\r la femme elle-mme4 ,la pat]nit e/ donc peu prs impntrable4 ,on ne la pr\ve pas3 on la suppose4 ,le m>iage lui-mme n'tablit la pat]nit lgitime que p> fiction2 il la fait prsum]4 ,hors des ju/es noces1 il n'y a plus ni signe lgal1 ni signe matriel1 qui p]mette de conva9cre un homme d'un fait ca*1 dont la c]titude *appe t\te inve/igation4 ,c'e/ le secret de la femme4 ,cela tant1 e/-il prud5t de croire t\tes les filles-mres sur p>ole8 ,n'oublions pas que c'e/ p\r c\p] c\rt aux sc&ales et aux diffamations que suscitr5t s\s l'anci5 rgime c]ta9es rev5dications de pat]nit1 que le ,code ,napolon a int]dit la re*]*e de la filiation naturelle4 ,si donc n\s l'admettons n\veau1 il faudra pr5dre de srieuses g>anties contre les piges1 les ruses et les /ratagmes des intrigantes et des dv]gondes1 af9 de ne po9t faire pay] aux honntes g5s la protection mrite p> quelques intressantes cratures4 ,c'e/ p\rquoi la re*]*e de la pat]nit devrait avoir p\r effet1 notre s5tim5t1 mo9s de procur] l'enfant une filiation c]ta9e1 que d'assur] la mre une crance alim5taire p\r le n\rrir et l'lev]4 ,telle e/ l'ide qui semble dom9] auj\rd'hui dans les milieux fm9i/es4 ,on y p>le mo9s d'impos] au pre une reconnaissance =ce1 avec t\s les li5s de droit et les avantages successoraux qui s'y ratta*5t1 que d'organis] sa *>ge une responsabilit pcuniaire compr5ant les frais d'entreti5 et d'ducation de l'enfant1 a9si que sa prp>ation une pr(ession con=me la condition de la mre4 ,en outre1 le ,congrs des oeuvres et in/itutions fm99es de #aijj1 qui reprs5tait le ,c5tre fm9i/e1 a pris1 contre le *antage possible1 une mesure de rpression a9si conue3 ,les actions introduites de mauvaise foi s]ont punies d'un emprisonnem5t de #a an #e ans et d'une am5de de #ej francs #c #jjj francs4 ,et p\r plus de sret1 le projet de loi s\mis au ,p>lem5t n'admet la re*]*e de la pat]nit naturelle qu' titre exceptionnel4 ,voici comm5t l'article #cdj du ,code civil s]ait modifi3 ,la re*]*e de la pat]nit e/ int]dite4 ,cep5dant1 la pat]nit hors m>iage peut tre judiciairem5t dcl>e3 #a dans le cas de rapt1 d'enlvem5t ou de viol1 lorsque l'poque du rapt1 de l'enlvem5t ou du viol lgalem5t con/ate se rapport]a celle de la conception2 #b dans le cas de sduction accomplie l'aide de manoeuvres dolosives1 abus d'autorit1 promesse de m>iage ou fianailles1 une poque contempora9e de la conception1 et s'il exi/e un comm5cem5t de preuve p> crit susceptible de r5dre admissible la preuve p> tmo9s4 ,n\s admettrions mme la re*]*e et la dmon/ration de la filiation adultr9e1 tant vis--vis du pre que vis--vis de la mre1 s\s la seule rs]ve que la p5sion alim5taire due l'enfant s]ait paye sur les bi5s propres de l'un ou de l'autre1 sans p\voir jamais tre p\rsuivie sur la communaut4 ,quelque projet que l'on adopte1--ou plus re/re9t ou plus l>ge1--il e/ curieux de rem>qu] que la re*]*e de la pat]nit ne satisfait pas t\tes les femmes4 ,mme ,pognon e/ de ce nombre2 et c'e/ avec une vaillance hauta9e qu'elle a fait valoir ses scrupules au ,congrs de la ,gau*e fm9i/e4 ,jugeant les autres femmes d'aprs elle-mme1 elle a dcl> que1 si jamais elle s'tait tr\ve dans le cas d'tre ab&onne p> un homme qu'elle aurait aim1 sa fi]t l'aurait emp*e de le tran] devant un tribunal1 comme aussi sa dignit aurait recul devant la rvlation publique des secrets de son coeur4 ,un p>eil langage lui fait honneur4 ,mais on peut rpondre que ces scrupules dlicats n'emp*5t po9t les femmes d'tal] j\rnellem5t devant la ju/ice1 au c\rs des procs en divorce1 leurs qu]elles de mnage et leurs secrets d'alcve4 ,plus =te e/ l'objection que ,mme ,pognon a dveloppe contre les rsultats pratiques de la re*]*e de la pat]nit naturelle4 ,v\s n'aurez ri5 fait p\r la mre1 qu& v\s aurez tr\v le pre4 ,il e/ de fait que1 dans la classe ouvrire des gr&s c5tres urba9s1 o l'esprit du vieux m>iage *rti5 dcl9e t\s les j\rs1 des femmes m>ies se r5contr5t s\v5t qui1 bi5 que *>ges de famille1 ne peuv5t ri5 obt5ir du m>i t5u p> la loi p\r le pre lgitime de leurs enfants4 ,j'en connais1 disait ,mme ,pognon1 qui ont pass des annes c\rir aprs leur m>i1 p\r se faire pay] la p5sion que le tribunal leur avait accorde4 ,voyez ce qui se passe en matire de divorce3 combi5 de fois l'p\x c\pable p>vi5t-il se drob] la dette alim5taire qui lui incombe vis--vis de la femme8 ,que de p\rsuites va9es6 ,que de procdures infructueuses6 ,jamais v\s ne =c]ez un ouvri] n\rrir et lev] un enfant qu'il ne veut pas reconnatre4 ,qui sait mme si la condition des filles-mres n'en s]a pas aggrave8 ,aux dem&es de sec\rs qu'elles p\rront faire aux mes *>itables1 combi5 s]ont t5tes de leur rpondre3 ,*]*ez le pre3 il pai]a6 ,c'e/ p\rquoi ,mme ,pognon a rclam la cration d'une caisse de la mat]nit1--la dcl>ation de naissance devant suffire p\r donn] le droit la mre1 m>ie ou non1 de t\*] *aque mois la p5sion de son enfant4 ,et aprs avoir mis le voeu que la re*]*e de la pat]nit soit autorise1 le ,congrs1 entrant dans les vues de sa prsid5te1 a vot1 l'unanimit1 le pr9cipe de cette fondation#agd4 ,note #agd3 ,voir la ,fronde des #aa et #ab septembre #aijj4 ,l'ide1 sans d\te1 procde d'une int5tion excell5te4 ,et p\rtant la =me qu'on lui a donne n\s inquite4 ,qu'il soit bon de prlev] sur les ress\rces de la commune1 du dp>tem5t ou de l'tat1 les fonds ncessaires p\r v5ir au sec\rs des familles indig5tes *>ges d'enfants1 nul ne le conte/]a4 ,mais p\rquoi crer une caisse ouv]te t\tes les femmes1 quelle que soit leur situation et sans qu'aucune enqute puisse tre faite ce sujet8 ,p\rquoi t5dre son bnfice aux femmes ri*es comme aux femmes pauvres8 ,e/-il admissible que les contribuables1 qui lv5t leurs enfants1 pai5t p\r une mre qui a le moy5 d'lev] les si5s8 ,mme ,k]gom>d avait c5t fois raison d'object] que t\tes les fois qu'une femme peut n\rrir son enfant p> son travail1 elle le doit4 ,et elle le fait auj\rd'hui2 mais le f]a-t-elle dema91 si n\s abolissons en son coeur le s5tim5t des responsabilits les plus sacres8 ,on a p>l d'assurance4 ,une caisse de prvoyance contre les risques et les frais de la mat]nit sauveg>d]ait ple9em5t1 assure-t-on1 la dignit de la femme4 ,mais combi5 de mres s]ai5t dans l'impossibilit de pay] rgulirem5t les primes8 ,si donc l'assi/ance e/ ncessaire1 ne l'accordons qu'aux pauvres4 ,et que les mres ne n\s fass5t pas oubli] les pres6 ,qu& la femme vi5t m\rir1 les enfants lgitimes tomb5t la *>ge du m>i4 ,un homme pauvre n'a pas t\j\rs le moy5 d'lev] une famille3 refus]ez-v\s de le sec\rir8 ,comme on l'a propos1 la caisse de la mat]nit s]ait mieux appele caisse de l'enfance4 ,au fond1 la conception de cette caisse n\s semble procd] de l'esprit sociali/e4 ,si l'enfant doit tre n\rri aux frais de la communaut1 c'e/ qu'il app>ti5t la socit autant qu' sa famille4 ,cela tant1 ,mme ,hub]t9e ,aucl]c tait dans la pure logique de l'ide en prconisant un impt pat]nel1 prlev sur t\s les hommes1 et de/9 s]vir la mre une p5sion suffisante p\r lev] son enfant4 ,p\rquoi mme l'enfant n'app>ti5drait-il pas exclusivem5t la mre8 ,p\rquoi re*]*] la pat]nit naturelle8 ,p\rquoi s'inquit] d'une loi difficile faire1 dont le texte subtil trane depuis des annes devant les ,*ambres8 ,p\rquoi mettre tant d'insi/ance rclam] p\r le bt>d le nom pat]nel8 ,e/-ce une honte p\r la mre de donn] son nom l'enfant et p\r l'enfant de recevoir celui de sa mre8 ,c'e/ ,mme ,pognon qui p>le a9si2 et son langage e/ con=me la n\velle morale fm9i/e4 ,les p>tis avancs ne peuv5t qu'y applaudir4 ,a quoi bon *]*] le pre1 en effet1 si l'enfant doit tre s\/rait aux p>5ts et lev p> les so9s de l'tat en des c\veuses sociali/es8 ,a quoi bon *]*] le pre1 si le patri>cat1 d*u de ses prrogatives abusives et surannes1 doit cd] le pas la t5dre s\v]a9et du matri>cat8 ,a quoi bon *]*] le pre si1 enf91 le m>iage devant tomb] en dsutude comme t\tes les sup]/itions du pass1 l'union libre e/ appele rhabilit]1 glorifi] pro*a9em5t la fille-mre1--la vraie femme des temps n\veaux1--en lui imputant honneur et v]tu ce que l'op9ion de nos contempora9s ti5t encore p\r une irrp>able faute8 ,et tel e/ bi5 l'esprit des doctr9es rvolutionnaires4 ,p\r remdi] au mal social dont n\s s\ffrons1 il n'e/ que de rev5ir la ,mat]nit sacre1 c'e/--dire au droit p\r la mre de donn] son nom l'enfant1 sans que m5tion soit faite du pre putatif4 ,l'impt assur]a des ress\rces la procration1 proportionnellem5t au nombre des n\veau-ns4 ,au voeu d'une c]ta9e cole1 la ,commune et l'tat sont appels pr5dre un j\r la suite des obligations du pre4 ,et cette solution e/ 9luctable4 ,l o le m>iage ne rgul>ise plus les relations entre les deux sexes1 l'impossibilit de connatre le pre implique naturellem5t l'impossibilit de fond] une famille4 ,a qui s]ont attribus les enfants8 ,a la mre ou la communaut8 ,c> je n'imag9e pas qu'on re/aure c]ta9e pratique primitive1 qui attribuait l'enfant celui des hommes de la tribu1 avec lequel il avait le plus de ressemblance4 ,ce s]ait trop simple4 ,seulem5t1 le f>deau des enfants s]a bi5 l\rd p\r la femme4 ,qu' cela ne ti5ne6 ,la socit s'en *>g]a4 ,a vrai dire1 les coles rvolutionnaires se montr5t assez indiffr5tes la qu]elle du patri>cat et du matri>cat4 ,au contraire de ,pr\dhon qui v\lait ram5] le m>iage actuel en arrire1 jusqu' la rigide puissance du pre de famille roma91 on sait que les sociali/es et les an>*i/es rclam5t l'abolition pure et simple de la famille4 ,celle-ci a fait son temps4 ,la famille paenne tait fonde sur le mpris et l'ass]vissem5t de la femme4 ,la famille *rti5ne implique la suspicion et la subord9ation de l'p\se4 ,p> bonheur1 le progrs des moeurs a successivem5t ad\ci nos ides4 ,il app>ti5t la dmocratie rvolutionnaire de p\rsuivre l'volution comm5ce4 ,librons l'p\se1 mancipons la mre4 ,plus de m>iage1 plus de famille4 ,les enfants app>ti5dront la communaut4 ,ils s]ont n\rris1 levs et entret5us aux frais du public#age4 ,pas beso9 de s'inquit] des droits du pre ou de la mre1 puisque la collectivit les remplac]a4 ,e/-ce que l'tat ne f]a pas un pre de famille idal8 ,cela mrite rflexion4 ,note #age3 ,b5ot ,,malon1 ,le ,socialisme intgral1 t4 ,i1 p4 #cgb4 ,,*apitre ,,iv ,ides et projets rvolutionnaires ,,sommaire ,i4--,,la ,,"q ,,des ,,enfants4--,r,,habilitation ,,des ,b,,t>ds4--,,t\s ,,les ,,enfants ,,gaux ,,devant ,l',,am\r4--,,optimisme ,r,,volutionnaire4 ,,ii4--,,doctr9e ,,sociali/e3 ,l',,ducation ,,dev5ue ,,*>ge ,,sociale4--,,t\s ,,les ,,n\rrissons ,a ,l',,assi/ance ,,publique4--,,le ,,collectivisme ,,infantile4 ,,iii4--,,doctr9e ,,an>*i/e3 ,l',,enfant ,n',,app>ti5t ,a ,,p]sonne1 ,,ni ,,aux ,,p>5ts1 ,,ni ,a ,,la ,,communaut4--,,que ,,p5s] ,,du ,,droit ,,des ,p,,re ,,et ,m,,re ,,et ,,du ,,droit ,,de ,,la ,,soci,t8--,,la ,,voix ,,du ,,sang4 ,,iv4--,,le ,,devoir ,,mat]nel4--,n,,gations ,,lib]taires4--,,ret\r ,a ,l',,animalit ,,primitive4--,,les ,,n\rrices ,,volontaires4 ,v4--,,ou ,,e/ ,,le ,,dang]8--,,la ,,lib]t ,,du ,p,,re ,,et ,,la ,,lib]t ,,de ,l',,enfant4--,,un ,,d]ni] ,,mot ,,sur ,,les ,,droits ,,de ,,la ,,famille4--,,hi/oire ,d',,un ,,congr,s4--,,la ,,pat]nit ,,sociale ,,de ,l',,tat4 ,i ,si blessant que soit le libre am\r p\r les hommes dlicats et les filles bi5 nes1 il e/ un po9t qui a*v]a1 j'en suis sr1 de les rvolt] contre la lic5ce de la passion et l'an>*isme du coeur3 c'e/ la "q des enfants4 ,le m>iage aboli1 que devi5dront-ils8 ,c]tes1 la filiation mat]nelle ne cess]a po9t d'tre visible1 puisque le fait de l'acc\*em5t la rvle4 ,encore e/-il que les critures de l'tat civil sont ncessaires p\r en cons]v] la preuve et en p]ptu] le s\v5ir2 et ces regi/res indiscrets ne sont bons1 p>at-il1 qu' tre brls4 ,quant la filiation pat]nelle1 il e/ impossible de l'tablir ds qu'il n'exi/e aucun li5 lgal entre le pre et la mre4 ,qui en f]a foi en dehors du m>iage8 ,la pat]nit n'exi/]a que p\r ceux qui v\dront bi5 l'accept]4 ,quelle inscurit p\r la mre8 ,qui la protg]a contre les l*ets1 les ab&ons et les r5iem5ts8 ,le m>iage lie le pre ses devoirs1 en le liant la mre et l'enfant4 ,rompez cette atta*e1 et le pre1 p\r peu qu'il ti5ne ses aises1 l*]a maman et bb4 ,en t\t cas1 il e/ d'vid5ce qu' dfaut du m>iage1 il s]a s+ulirem5t malais d'tablir la filiation pat]nelle4 ,ri5 de plus commode p\r l'homme qui v\dra se drob] ses devoirs les plus sacrs4 ,a la vrit1 les enfants n'auront qu' re*]*] leur pre1 si le coeur leur en dit4 ,mais p\rquoi s'inquit]ai5t-ils de cette bagatelle8 ,avec une imp]turbable srnit1 l'cole an>*i/e leur pr*e cet g>d le ds9tressem5t et l'indiffr5ce4 ,les ,volontaires de l',ide devrai5t mme1 en croire c]ta9s doctr9aires an>*i/es1 s'lev] au-dessus des prjugs monda9s et se m>i]1 ds ma9t5ant1 sans pass] p> l'glise et p> la mairie4 ,ne dites po9t1 p> exemple1 l'auteur dj cit des ,unions libres1 que la loi mconnue se v5g]a sur les enfants issus de cette libre union1 en les qualifiant de bt>ds et en les excluant1 ce titre1 des p>tages de famille4 ,cela e/ inconte/able1 rpond-il4 ,mais puisque l'hritage e/ privilge1 on n'a pas le re*]*] ni p\r soi1 ni p\r les si5s1 encore mo9s lui sacrifi] une conviction4 ,et p\r ce qui e/ de l'tat civil1 quel mal ce qu'on qualifie d'enfants naturels ceux qui ne sont autre *ose8 ,il e/ inconte/able que les enfants lgitimes et illgitimes naiss5t la vie de la mme faon1 le plus naturellem5t du monde4 ,seulem5t1 l'union libre tant (ficiellem5t illgitime1 il e/ loisible l'op9ion de donn] aux enfants naturels l'appellation de bt>ds1 tant qu'il lui plaira4 ,a cela1 un pre lib]taire v\drait que son fils1 dom9ant l'injure1 t\j\rs bi5veillant et tranquille1 rpondt avec un s\rire d\x et fi]3 ,libre v\s de prononc] bt>d le mot que mon pre et ma mre prononc5t enfant de l'am\r4 ,je ne suis po9t bt>d p> accid5t1 mais p>ce qu'on l'a bi5 v\lu4 ,des p>5ts1 les mi5s1 ont compris que ce nom cess]ait d'tre un opprobre1 ds que d'honntes g5s n'en aurai5t pas honte2 ils m'ont v\lu bt>d p\r en dim9u] le nombre#agf4 ,note #agf3 ,s\v5ir du #ad octobre #ahhb4 ,unions libres1 pp4 #be et #bf4 ,voil1 c]tes1 un langage qui n'e/ po9t banal2 mais il n\s rvle un optimisme bi5 trange4 ,supprimons1 p> hypo?se1 l'int]v5tion de ,m4 le ,maire3 les enfants ne natront pas autrem5t que p> le pass2 et il e/ probable que n\s n'aurons pas *ang gr&'*ose la condition des familles4 ,j'ai l'ide que les honntes g5s ne manqu]ont jamais de donn] leur union une c]ta9e publicit1 une c]ta9e conscration1 ceux-ci la plaant s\s la bndiction du prtre1 ceux-l s\s l'atte/ation des p>5ts1 des amis et des vois9s1 l'effet de la di/+u] des unions passagres et cl&e/9es1 qui ne sont que lib]t9age et inconduite4 ,cela tant1 il y aura t\j\rs dans le langage huma9 un mot1 d\ d'une signification plus releve1 p\r qualifi] l'enfant issu de noces rputes honorables1 et un mot1 plus ou mo9s fltrissant1 p\r dsign] l'enfant n d'un comm]ce t5u p\r inconv5ant ou ignom9ieux4 ,tant que le monde cons]v]a la notion de la dc5ce et de la pudeur1 t\s les mnages honntes auront coeur1 p\r eux et p\r leur desc5dance1 de ne pas tre confondus avec les c\ples indignes1 qui n'entreti5n5t que des relations in/ables de vice et de pro/itution4 ,je crois ce s5tim5t inde/ructible4 ,et c'e/ p\r y donn] satisfaction que la loi civile e/ int]v5ue p>t\t1 sp>ant (ficiellem5t le m>iage des uns du concub9age des autres4 ,ce n'e/ po9t mme la suppression du m>iage civil et du m>iage religieux1 qui t>irait absolum5t du coeur des p>5ts les trsors d'affection et de dv\em5t1 que la nature y a libralem5t dposs4 ,j'aime croire que1 s\s un rgime d'union libre1 beauc\p d'enfants s]ai5t1 comme auj\rd'hui1 n\rris et levs frais communs p> le pre et la mre4 ,dieu m]ci6 la t5dresse mat]nelle et pat]nelle e/ si in/9ctive l'me huma9e1 qu'elle ne saurait jamais tre abolie entirem5t p> l'gsme1 si dess*ant qu'on le suppose4 ,l'auteur de l'apologie des ,unions libres1 dont j'ai dj cit plusieurs fragm5ts1 en triomphe dans une jolie page sur l'enfant innoc5t et suave1 le d\x et prodigieux miracle de la ,nature4 ,se dem&ant quel e/ le my/re de son p\voir3 ,c'e/ que1 dit-il1 faible1 ds>m1 incapable de se df5dre1 impuissant se suffire1 le petit tre ne vit que p> votre bont1 ne subsi/e que p> votre faveur4 ,et le grave auteur induit du seul fait de l'exi/5ce des enfants1 que ce n'e/ po9t le droit du plus =t1 mais le droit du plus faible qui l'emporte dans l'humanit#agg4 ,note #agg3 ,s\v5ir du #ad octobre #ahhb4 ,unions libres1 pp4 #f et #g4 ,ces s5tim5ts sont gnreux4 ,encore faut-il song] aux m>tres et aux indignes1 qui brutalis5t ou ab&onn5t leur progniture4 ,et je ne puis croire que l'habitude des unions lib]taires1 la rupture de t\s les li5s civils et religieux1 le rel*em5t de t\tes les obligations div9es et huma9es1 l'ext5sion de ces maximes an>*i/es3 ,fais ce que veux6 ,aime qui v\dras6 soi5t de nature dim9u] le nombre de ces intressantes victimes4 ,j'admets que l'enfant e/ la plus =te *ane qui puisse ratta*] un homme une femme4 ,mais cette *ane e/ l\rde4 lev] une famille ne va po9t sans pe9es1 sans *>ges1 sans frais1 sans assujettissem5t4 ,et c'e/ p\r emp*] les g/es et les l*es de se drob] ce pesant f>deau1 que la religion et la loi sont int]v5ues p\r les ret5ir dans leurs devoirs4 ,l'individualisme1 au contraire1 s'eff>\*e de t\te sujtion1 r\git de t\t li51 s'p\vante de t\te *ane4 ,il veut tre son matre et s'ef=ce de sec\] t\s les j\gs4 ,mais alors1 p\r s'app>t5ir vritablem5t1 les enfants sont de trop6 ,encore une fois1 que devi5dront-ils8 ,,ii ,les sociali/es ne sont pas emb>rasss4 ,dans t\tes les que/ions que s\lve l'av5ir1 ils font int]v5ir la collectivit1--une excell5te femme1 un peu fe1 omnisci5te et omnipot5te1 la provid5ce des mcrants1--qui p\rvoira1 comme en se j\ant1 t\tes les difficults huma9es4 ,il e/ donc ent5du1 dans le monde sociali/e1 qu' dfaut de p>5ts1 la communaut pr5dra les n\veau-ns s\s son aile4 ,m4 ,deville dcl>e mme que l'entreti5 des enfants doit tre s\/rait au has>d de la naissance1 p\r dev5ir1 comme l'in/ruction1 une *>ge sociale#agh4 ,note #agh3 ,gabriel ,,deville1 ,ap]u sur le ,socialisme sci5tifique publi en tte du ,capital de ,k>l ,m>x1 p4 #dc4 ,la socit se *>g]a consquemm5t d'lev] t\s les mio*es4 ,*acun p\rra1 comme ,jean-,jacques ,r\sseau1 envoy] les si5s aux ,enfants tr\vs4 ,inutile de dire qu'en ce temps-l1 l',assi/ance publique s]a la plus d\ce1 la plus dv\e1 la plus t5dre des mres4 ,p\r faire de l'humanit une seule famille1 il n'e/ que de mettre nos enfants en commun4 ,a ce compte1 les clibataires eux-mmes1 dev5us un peu les pres des enfants des autres1 s]ont associs1 p> un miracle de solid>it collective1 aux bi5faits et aux joies de la pat]nit4 ,je ne plaisante pas3 ,m4 ,sba/i5 ,faure dcl>e trs srieusem5t que c'e/ en ce s5s1 et seulem5t dans celui-l1 que l'humanit entire1 df9itivem5t recon/itue1 ne =m]a qu'une va/e famille troitem5t unie#agi4 ,aprs cela1 vieux g>ons et vieilles filles f]ai5t preuve d'un bi5 mauvais c>actre1 s'ils ne se v\ai5t1 corps et me1 la mutualit communi/e4 ,note #agi3 ,la ,plume du #a;er mai #ahic1 p4 #bje4 ,il e/ vrai qu',ari/ote1 s'levant contre la confusion des femmes et des enfants1 se refusait compr5dre que t\s les citoy5s puss5t dcl>] l'occasion d'un seul et mme objet3 ,ceci e/ moi sans tre moi4 ,conoit-on t\s les gr&s ,franais disant1 avec unanimit1 de t\s les petits ,franais3 ,ce sont mes fils1 ce sont mes filles8 ,on oublie qu'il e/ au-dessus des =ces de l'homme de supprim] les li5s de famille1 d'abolir l'atavisme et l'hrdit1 les ressemblances et les affections4 ,combi5 les enfants mal d\s et mal v5us s]ai5t pla9dre s\s un rgime de communisme familial6 ,d'un enfant de gnie *acun dirait3 ,c'e/ le mi56 ,et d'un infirme ou d'un idiot3 ,c'e/ le vtre6 ,je ne sais que l'affection des pres et des mres qui puisse ad\cir le sort des petits d%rits de la nature4 ,e/-ce que le coeur huma9 s'atta*e aussi =tem5t aux *oses communes qu'aux *oses prives8 ,mais j'oubliais que1 p> un miracle de la ,rvolution sociale1 les hommes de l'av5ir auront le coeur si l>ge1 qu'ils p\rront y faire entr] t\s les n\veau-ns de ,france et de ,nav>re1--et l'univ]sel fm991 p> dessus le m>*6 ,,iii ,ri5 de plus simple1 on le voit1 que de donn] une famille ceux qui n'en ont pas4 ,ici1 t\tefois1 le fm9isme an>*i/e ne s'accorde pas t\t fait avec le fm9isme sociali/e4 ,il n'a qu'une demi-confiance dans le bib]on (ficiel et s'eff>\*e des v]tus imprieuses de l',assi/ance publique4 ,l'uni=mit rgim5taire lui semble aussi mauvaise p\r les p\pons que p\r les adultes4 ,a qui donc app>ti5dra l'enfant8 ,a p]sonne4 ,c'e/ un bi5 indivis4 ,la dissolution de la famille e/ le c\ronnem5t de t\tes les mancipations4 ,plus de dp5dance patronale1 grce au collectivisme de la production et de la proprit2 plus de dp5dance mascul9e1 grce l'galit des sexes et l'intgralit de l'in/ruction2 plus de dp5dance m>itale1 grce l'abolition du m>iage et l'affran*issem5t de l'am\r2 plus de dp5dance pat]nelle1 grce la de/ruction du foy] et au communisme des enfants4 ,lorsqu'on e/ en gt de lib]t1 on n'en saurait trop pr5dre4 ,a9si1 d'aprs ,m4 ,jean ,grave1 l'enfant n'e/ pas une proprit1 un produit1 qui puisse app>t5ir plus ceux qui l'ont procr1--comme le veul5t les uns1--qu' la socit1--comme le prt5d5t les autres#ahj4 ,a la vrit1 l'enfant e/ insusceptible d'appropriation prive ou publique4 ,il n'e/ ni la *ose du pre ou de la mre1 ni la *ose de la ,commune ou de l'tat4 ,c'e/ un tre sacr plac en dehors et au-dessus de t\s les bi5s4 ,seulem5t je me sp>e de l'criva9 an>*i/e sur le po9t de savoir qui s]a *>g de donn] des so9s l'enfant4 ,o ,m4 ,jean ,grave ne veut voir qu'une facult1 je mets une obligation4 ,note #ahj3 ,la ,socit future1 *ap4 ,,xxiii3 ,l'enfant dans la socit n\velle1 p4 #cda4 ,a la *>ge de qui8 ,de la socit8 ,on vi5t de voir que c'e/ le rve sociali/e de donn] p\r pre aux enfants ,monsieur t\t le monde4 ,mais les an>*i/es rep\ss5t l'int]v5tion d'une collectivit autoritaire1 vritable mon/re anonyme1 dont les griffes ps]ai5t l\rdem5t sur t\tes les vies1 depuis le b]ceau jusqu' la tombe4 ,leur socit1 d'ailleurs1 e/ inorganique et1 comme telle1 impropre t\te fonction de tutelle et de pat]nit4 ,m4 ,jean ,grave n\s en av]tit3 tant donn que les an>*i/es ne veul5t d'aucune autorit2 que leur organisation doit dc\l] des rapports j\rnali]s entre les individus et les gr\pes1 rapports directs1 sans int]mdiaires1 naissant s\s l'action spontane des intresss et se rompant aussitt1 une fois le beso9 disp>u1--il e/ vid5t que la socit n'aurait1 p\r la syn?tis]1 aucun comit1 aucun corps1 aucun sy/me reprs5tatif p\vant int]v5ir dans les relations individuelles4 ,et un peu plus lo93 ,il y a bi51 en an>*ie1 une association d'individus comb9ant leurs ef=ts en vue d'arriv] la plus gr&e somme de j\issances possible1 mais il n'y a pas de socit1 telle qu'on l'ent5d actuellem5t1 v5ant se rsum] en une srie d'in/itutions qui agiss5t au nom de t\s4 ,impossible donc d'attribu] l'enfant une entit qui n'exi/e pas d'une faon tangible4 ,la "q de l'enfant app>t5ant la socit se tr\ve a9si t\t naturellem5t c>te#aha4 ,en somme1 la socit an>*ique n'e/ qu'une sorte d'indivision vague1 in/able et confuse4 ,il s]ait donc absurde de confi] de petits tres de *air qui veul5t tre allaits1 soigns1 entret5us et levs1 un ensemble flottant et insaisissable1 une masse anonyme sans tte1 sans bras et sans coeur4 ,note #aha3 ,la ,socit future1 *ap4 ,,xxiii1 p4 #cdb4 ,ft-elle mme autoritaire1 =tem5t organise2 imprieusem5t c5tralise selon le mode collectivi/e1 la socit ne me p>atrait pas recevable davantage usurp] la place des p>5ts naturels1 ex]c] les fonctions crasantes d'une pat]nit univ]selle4 ,son rle ne doit tre et ne peut tre que suppltif4 ,qu'elle recueille les enfants ab&onns1 ri5 de mieux2 mais qu'elle se g>de d'empit] sur les attributions de la famille1 qui e/ mieux place1 mieux d\e p\r la =mation des gnrations n\velles6 ,c'e/ p\rquoi1 en refusant aux pres et aux mres un droit absolu de proprit sur la p]sonne de leurs enfants1 il convi5t de leur accord] expressm5t des p\voirs d'autorit suffisants p\r qu'ils puiss5t remplir les devoirs1 les obligations et les *>ges qui leur incomb5t au pr(it de leur po/rit4 ,fils et filles ne sont donc po9t la *ose1 le bi51 le doma9e des p>5ts3 c'e/ ent5du4 ,mais ils re/5t leurs enfants4 ,jamais v\s n'emp*]ez un pre et une mre de dire des desc5dants qu'ils se sont donns3 ,mon fils1 ma fille6 ,si diffr5te que soit l'autorit pat]nelle de la proprit prive1 on convi5dra que les p>5ts ont plus de droits sur leurs enfants que le premi] v5u du vois9age4 ,les ayant faits1 ils sont *>gs de les n\rrir4 ,et c'e/ mconnatre les int5tions de la nature que de leur refus] un p\voir de protection1 de conseil1 de direction1 qui1 dans l'tat normal des *oses1 e/ tempr p> un fond de t5dresse gnreuse et compatissante4 ,les p>5ts sans entrailles sont1 ,dieu m]ci6 des exceptions4 ,on ne saurait pos] en rgle gnrale que l'autorit pat]nelle e/ plus nuisible qu'utile au dveloppem5t de l'enfance4 ,on ne f]a croire p]sonne que les pres d'auj\rd'hui soi5t b>b>es et froces4 ,les droits de la pat]nit ne sont que la ju/e contre-p>tie de ses devoirs4 ,et en quelles ma9s dbonnaires sont-ils s\v5t placs6 ,combi5 peu sav5t se faire respect]8 ,la f]met1 la dignit s'en va4 ,l'autorit familiale s'e/ peu peu amollie1 p\r ne pas dire aplatie4 ,que de p>5ts sont dev5us les esclaves de leurs enfants6 ,que de jeunes g5s se moqu5t de leur vieux bonhomme de pre et envoi5t prom5] leur vieille bonne femme de mre6 ,os]a-t-on dire que ces petits messieurs et ces gr&es demoiselles gagn]ont1 ce rel*em5t de la discipl9e familiale1 de se faire une vie plus noble1 plus heureuse et plus utile8 ,et p\rtant1 le fm9isme an>*ique presse les pres et les mres d'abdiqu] leurs va9es prrogatives4 ,il mettra1 p> exemple1 dans la b\*e d'un pre s'adressant ses filles et ses g5dres1 le j\r de leur union1 des p>oles comme celles-ci3 ,notre titre de p>5ts ne n\s fait en ri5 vos suprieurs et n\s n'avons sur v\s d'autres droits que ceux de notre pr(onde affection4 ,re/s libres1 v\s n'en tes dev5us que plus aimants4 ,encore auj\rd'hui1 v\s tes vos propres matres4 ,n\s n'avons po9t v\s dem&] de promesses et n\s ne v\s faisons po9t de recomm&ations#ahb4 ,cela e/ d'un dta*em5t et d'une confiance admirables4 ,note #ahb3 ,s\v5ir du #ad octobre #ahhb4 ,unions libres1 pp4 #bi et #cj4 ,non qu'il soit sage au pre de s'immisc] rudem5t dans les affaires de coeur de ses filles majeures et de ses gr&s g>ons4 ,mais une sottise e/ si vite commise1 ft-ce en ge de raison6 ,comm5t1 ds lors1 en v\loir aux p>5ts de *]*] clair] leurs enfants sur les suites possibles d'un entranem5t ou d'une liaison8 ,ils peuv5t invoqu]1 en ce cas1 et leur droit et leur devoir4 ,c>1 ici1 l'int]v5tion familiale e/ dicte mo9s p> une manie de comm&em5t que p> une vue clairvoyante des vritables intrts des desc5dants4 ,il ne s'agit po9t d'oppos] ob/9m5t le veto des vieux aux incl9ations des jeunes4 ,une fois majeurs1 ceux-ci doiv5t tre matres de dispos] de leur coeur4 ,a eux1 le d]ni] mot4 ,mais int]dire aux p>5ts le droit d'en appel] de la passion aveugle la raison av]tie1 mais leur faire un crime d'adress] leur fils ou leur fille des reprs5tations prud5tes et de sages remontrances1 mais les oblig] laiss] faire et les rduire au rle de tmo9s impassibles et indiffr5ts1 lorsqu'il s'agit d'actes susceptibles de compromettre l'av5ir1 le bonheur1 la vie mme de ce qu'ils ont de plus *] au monde1--c'e/ vraim5t leur impos] une ab/5tion au-dessus de leur =ce1 une ab/5tion contre nature4 ,n\s ne croyons pas qu'on obti5ne de sitt d'un pre ou d'une mre qu'ils f\l5t aux pi$s leurs obligations de t5dresse1 de sollicitude et d'affectueuse protection4 ,il faudrait1 p\r cela1 leur arra*] le coeur4 ,o e/ la puissance huma9e capable d't\ff] en n\s la voix du sang8 ,,iv ,une fois le pre dpossd de sa puissance1 il re/]a la mre qui1 semble-t-il1 a bi5 aussi quelques droits sur l'enfant4 ,elle l'a port dans son se9 et n\rri de son lait2 elle lui a communiqu son sang1 son s\ffle1 sa vie4 ,p5dant neuf mois1 elle a fait corps avec lui4 ,il e/ si54 ,et grce au fait matriel de la naissance1 il peut tre facilem5t rev5diqu p> elle erga omnes4 ,m4 ,jean ,grave veut bi5 le reconnatre3 ,plus que la socit1 plus que le pre qui1 somme t\te1 ne peut s'affirm] comme tel que p> un acte de confiance1--plus que quiconque1 la mre seule a quelque raison d'argu] de ses droits sur l'enfant4 ,elle s]a donc libre de le cons]v]#ahc4 ,il semble mme que l'cole an>*i/e soit favorable au matri>cat4 ,si jamais rvolution tr\bla les esprits1 dit-on1 ce fut assurm5t celle qui sub/itua le patri>cat aux in/itutions matri>cales#ahd4 ,sans rev5ir n\veau sur ces in/itutions hypo?tiques 7on a vu que beauc\p d'hi/ori5s n'y croi5t pas71 il e/ con/ant que1 durant de longs sicles1 la filiation pat]nelle l'a emport sur la filiation mat]nelle dans la dt]m9ation de l'tat civil de l'enfant4 ,et t&is que n\s v\lons auj\rd'hui que celui-ci soit1--grce au m>iage1--le fils du pre aussi bi5 que le fils de la mre1 l'esprit fm9i/e t5d exagr] le matri>cat1 au prjudice des influ5ces pat]nelles1 s\s prtexte que la femme en s]a gr&ie et libre4 ,note #ahc3 ,la ,socit future1 p4 #cdg4 ,note #ahd3 ,s\v5ir du #ad octobre #ahhb4 ,unions libres1 p4 #aa4 ,mais po9t d'honneur sans *>ge4 ,en lim9ant le pre du g\v]nem5t de la famille1 on aggrave 9vitablem5t les responsabilits de la mre qui1 seule *>ge du f>deau de ses petits1 ne manqu]a po9t le plus s\v5t d'en tre crase4 mancipe du ct du m>i1 la femme s]a donc plus gravem5t assujettie du ct des enfants4 mile ,h5ry1 que l'att5tat de l'htel ,t]m9us a r5du tri/em5t clbre1 a bi5 v\lu s'inquit] de cette situation4 ,dans la socit actuelle1 n\s dit-il +num5t1 l'ide de famille e/ fonde sur l'union cont9ue et p>fois p]ptuelle de l'homme et de la femme1 en vue de la procration et de l'ducation des enfants4 ,n\s1 les an>*i/es1 n\s ne voyons dans le rappro*em5t des sexes qu'une crise d'am\r4 ,c'e/ la re*]*e naturelle et rciproque de l'homme et de la femme4 ,cela ne cre aucun devoir4 ,le mle1 aprs qu'il a fcond la femelle1 ne lui doit plus ri54 ,s'il veut demeur] avec elle1 tant mieux2 mais ce s]a en v]tu de l'am\r qu'elle cont9ue de lui inspir]1 et non en v]tu de je ne sais quel li5 insupportable4 ,aucun devoir ne dc\le de la procration1 qui n'e/ qu'un acte mom5tan4 ,la femme n'a pas mme le devoir de l'allaitem5t vis--vis du petit qu'elle a eng5dr4 ,si la nature ne l'atta*e po9t son produit ri5 ne saurait la ret5ir prs de l'enfant#ahe4 ,ce rgime e/ proprem5t celui des btes qui vagu5t dans les *amps et dans les bois4 ,ri5 n'e/ plus con=me la nature que l'am\r cynique4 ,je ne sais mme qu'un gros mot p\r qualifi] conv5ablem5t un p>eil dv]gondage3 c'e/ la *i5n]ie univ]selle4 ,note #ahe3 ,docum5t publi p> le ,j\rnal des ,dbats du m>di soir #aj juillet #ahid4 ,a9si comprise1 l'union libre n\s ramn]ait cette animalit primitive dont ,jean-,jacques ,r\sseau n\s a donn une si *>mante pe9ture3 ,dans l'tat primitif1 n'ayant aucune espce de proprit1 les mles et les femelles s'unissai5t =tuitem5t1 selon la r5contre1 l'occasion et le dsir3 ils se quittai5t avec la mme facilit4 ,la mre allaitait d'abord ses enfants p\r son propre beso92 puis1 l'habitude les lui ayant r5dus *]s1 elle les n\rrissait ensuite p\r le leur4 ,cette aimable pa/orale n'e/-elle pas mille fois suprieure la tri/e monogamie des mod]nes8 ,plus de devoirs p\r le pre1 plus d'obligations p\r la mre4 ,fais ce que tu veux6 ,l'enfant p\ss]a comme il p\rra4 ,le dveloppem5t de la nature huma9e ne saurait se concevoir1 au dire d'mile ,h5ry1 que p> la libre closion de t\tes les facults physiques1 morales et crbrales4 ,ri5 n'oblige donc les individus se *>g] de leur progniture4 ,mais dfaut de la socit politique1 qui s]a diss\te1 et de la famille juridique1 qui s]a abolie1 quelles p]sonnes revi5dra le so9 de les lev]8 ,m4 ,jean ,grave rpond le plus srieusem5t du monde3 ,a ceux qui aim]ont le plus l'enfant4 ,que de g5s1 en effet1 sont au supplice d'avoir t\t le j\r des m>mots dans les jambes1 et combi5 rpond5t leurs criaill]ies p> des brutalits6 ,qu'ils ab&onn5t leur m>maille3 cela vaudra mieux p\r t\t le monde4 ,il en e/ d'autres1 p> contre1 p\r qui c'e/ un bonheur de *oy]1 de dorlot]1 de p\ponn] les bamb9s3 laissez-leur donc la joie d'lev] les enfants des autres4 ,au lieu de pay] des p\pes de c>ton nos petites demoiselles1 p\rquoi ne pas leur donn] t\t de suite un bb en *air et en os maillot] et entret5ir8 ,nul d\te qu'on ne puisse =m] des bataillons de n\rrices volontaires1 qui se dv\]ont aux n\veau-ns p> gt et p> amiti4 ,l'am\r de l'enfance f]a des prodiges4 ,plus de m]c5aires re*ignant sur le travail2 plus de pdagogues tortionnaires2 plus de sal>is sans conviction4 ,dans la socit an>*ique1 *acun se p>tageant la besogne au mieux de ses t5dances et de ses aptitudes et y tr\vant sa propre satisfaction1 les bonnes mes auront t\tes facilits de dev5ir les p>5ts intellectuels des petits ab&onns#ahf4 ,note #ahf3 ,la ,socit future1 *ap4 ,,xxiii3 ,l'enfant dans la socit n\velle1 pp4 #cdc1 #cdd1 #cde1 #cej1 passim4 ,que si tant de bont v\s tonne1 on v\s rpondra que1 les difficults sociales tant aplanies1 le c>actre des individus se modifi]a c]ta9em5t s\s la libre action des aff9its naturelles4 ,sur la t]re libre des s\cis de l'exi/5ce1 la solid>it s'pan\ira d'elle-mme2 une plus gr&e s9crit rgn]a dans les relations huma9es4 ,t\te contra9te cessant1 l'affection s]a le li5 des hommes4 ,au lieu d'tre une *>ge p\r ceux qui l'adopt]ont1 l'enfant ne s]a plus qu'une jolie petite crature aim] et cajol]4 ,dcidm5t1 n\s aurions mauvaise grce n\s inquit] des gnrations natre4 ,p\r un pre qui se drob]a1 dix supplants s'(friront le remplac]4 ,et avec quel zle6 ,les sub/ituts volontaires ne manqu]ont po9t4 ,ce s]a le miracle de l'an>*ie de suscit] les plus admirables vocations4 ,nul d\te1 affirme ,m4 ,jean ,grave1 que les individus ne s'acquitt5t m]veille de leur t*e#ahg4 ,note #ahg3 ,la ,socit future1 eod4 loc41 pp4 #cdc-cdd4 ,t\tefois1 malgr sa robu/e confiance1 l'criva9 lib]taire laisse p]c]1 ici ou l1 quelques inquitudes4 ,n'e/-il pas cra9dre que1 pr(itant d'un rgime d'absolue lib]t1 des p>5ts idiots ou abrutis1 7c'e/ aux *rti5s que ce disc\rs s'adresse71 fass5t des crt9s de leurs enfants4 ,cela e/ inf9im5t grave2 c> prote/ants et ca?oliques n'enseign]ont vraisemblablem5t po9t le cat*isme an>*i/e leur progniture4 ,ce qui rassure un peu ,m4 ,jean ,grave1 c'e/ que cette insanit s]a r5due impossible p> la =ce mme des *oses4 ,n'oubliez pas que les tats et les glises s]ont supprims2 que1 ces retran*em5ts oprs1 les individus j\iront ple9em5t de t\tes les batitudes de la sci5ce et de la vie2 qu'il e/ donc inadmissible que l'ide saugr5ue puisse v5ir des p>5ts obscuranti/es de faonn] des enfants ignorant9s2 qu'en t\t cas1 ceux-ci n'hsit]ai5t po9t *app] l'influ5ce de leurs indignes asc5dants1 p\r se livr] aux nobles ducateurs qui sauront mieux respect] l'intgral dveloppem5t de leur petite p]sonne4 ,mais il faut t\t prvoir4 ,si donc il arrivait1 p> has>d1 que des p>5ts oppresseurs euss5t la mauvaise p5se de n\rrir l'esprit de leur desc5dance d'absurdits rtrogrades1 on se rs]ve de leur faire s5tir que la loi du plus =t e/ facilem5t dplaable#ahh4 ,e/-ce bi5 logique1 ,m4 ,grave8 ,comm5t8 ,voil des amants de la lib]t qui proclam5t le droit p\r *acun de faire ce qui lui plat1 et qui vi5n5t dire aux ca?oliques1 aux prote/ants1 aux sociali/es1 t\s leurs adv]saires3 ,v\s aurez mille facilits d'accomplir ce que n\s v\lons2 v\s aurez les c\des fran*es p\r dvelopp]1 de t\te faon1 la solid>it telle que n\s l'ent5dons4 ,mais s'il v\s convi5t d'induire vos enfants en d'autres ides1 sa*ez que le po+ n\s dmange la p5se de p>eils abus4 ,v\s f]ez de petits an>*i/es1 ou n\s v\s cass]ons les re9s4 ,lib]taires en ?orie1 autoritaires en action1 les compagnons ne reconnaiss5t-ils donc qu'une autonomie1--la leur8 ,note #ahh3 ,la ,socit future1 eod4 loc41 pp4 #cec et #cee4 ,v ,on tr\v]a peut-tre que n\s avons accord une bi5 l>ge place l'expos des ides du fm9isme rvolutionnaire4 ,a quoi bon s'occup] si longuem5t de pures utopies1 qui ne pr5dront jamais corps dans l'humanit v5ir8--,qu'en sait-on8 ,l'esprit d'indp5dance et de rvolte fait au milieu de nos socits d'inquitants progrs4 ,t\t ce qui t5d affaiblir l'autorit de la famille et ru9] le droit des p>5ts tr\ve peu peu crance dans les esprits4 ,en veut-on un exemple8 ,p> df9ition1 la puissance pat]nelle n'e/1 de l'avis unanime des jurisconsultes1 que le droit p\r les pre et mre de p\rvoir l'ducation de leurs enfants4 ,or1 p> dfiance injurieuse1 ou mieux p> usurpation viol5te1 le radicalisme jacob9 conte/e auj\rd'hui ce droit suprme aux pres et aux mres de famille4 ,qu'on atta*e au devoir moral des p>5ts une c]ta9e sanction juridique3 n\s l'admettons volonti]s4 ,c'e/ a9si que la loi du #bh m>s #ahhb a organis un procd spcial de co]cition1 p\r les =c] donn] au mo9s l'in/ruction primaire leurs enfants4 ,encore e/-il qu'ils doiv5t tre libres de *oisir les matres auxquels ils dlgu5t leurs p\voirs4 ,cela e/ tellem5t vid5t que si1 n\s1 pres de famille1 n\s p\vions lev] et in/ruire p]sonnellem5t nos enfants1 nul1 je p5se1 n'aurait l'ide de n\s l'int]dire4 ,l'tat enseignant n'e/ donc1 en pr9cipe1 que le m&ataire des p>5ts4 ,mais ce rle ne suffit plus aux reprs5tants de la politique rvolutionnaire4 ,a la lib]t du pre1 on oppose hypocritem5t la lib]t de l'enfant4 ,et cette =mule n'e/ qu'un mot vide de s5s1 si l'on ent5d p> l qu'il app>ti5t un petit tre sans =ce1 sans lumire et sans expri5ce1 de *oisir l'enseignem5t qui lui convi5t4 ,seulem5t1 d]rire le sophisme de la lib]t de l'enfant1 se ca*e s\rnoisem5t une prt5tion sectaire1 celle d'accap>] l'enfant4 ,on ne veut le s\/raire l'influ5ce de la famille que p\r le plac] plus troitem5t s\s une autre contra9te4 ,et cep5dant1 obs]ve ,m4 ,brunetire1 s'il e/ ds>m contre ce qu'on appelle les prjugs pat]nels1 plus =te raison combi5 ne le s]ait-il pas contre ceux d'un matre du dehors8 ,au fond1 nos mod]nes jacob9s se moqu5t du droit de l'enfant autant que du droit du pre4 ,ils n'ont qu'une p5se3 sub/itu] l'autorit familiale in/itue p> la nature et fonde sur l'am\r1 le matre sans me1 imp]sonnel et irresponsable1 qui e/ l'tat4 ,eux aussi admett5t1--mais avec mo9s de fran*ise que les sociali/es1--que l'enfant app>ti5t t\s avant d'app>t5ir aux si5s4 ,a de telles prt5tions1 ouv]tes ou dissimules1 les p>5ts n'ont qu'une rponse faire3 il y a entre l'enfant et ses pre et mre un li5 de *air1 un li5 de sang1 qu'il e/ crim9el de tran*] p> la =ce4 ,n\s arra*] nos fils et nos filles1 c'e/ n\s pr5dre notre vie4 ,il n'e/ po9t de vol qui soit plus odieux et plus cruel4 ,t\te viol5ce faite au coeur des pres et des mres e/ un att5tat contre les droits les plus sacrs de l'humanit4 ,p\r rev5ir la mre1 que peut-elle gagn] ces ides despotiques8 ,une aggravation de sujtion et de misre4 ,l'avnem5t du collectivisme1 en p>ticuli]1 lui rs]ve une exi/5ce extrmem5t dure4 ,r5due la lib]t de l'am\r1 dlivre du devoir de fidlit1 unie l'homme p> un bail temps1 et non plus p> une conv5tion vie1 elle devra r5onc] aux *>mes et aux srets du foy] dome/ique4 ,rev5diqus p> l'tat1 les enfants app>ti5dront mo9s la mre2 levs aux frais de l'tat1 les enfants s'atta*]ont mo9s leur mre4 ,c> la pit filiale e/ un fruit de l'esprit de famille2 et celui-ci ne p\rrait subsi/] longtemps s\s un rgime qui se propose d'abolir le m>iage4 ,vi5n5t donc les ans avec leurs disgrces et leurs infirmits3 et la mre1 dev5ue trangre au pre et indiffr5te ses fils et ses filles1 ne p\rra compt] que sur le sec\rs des in/itutions banales de l',assi/ance publique4 ,au lieu du foy] d'auj\rd'hui1 la solitude et l'ab&on2 au lieu d'une vieillesse d\ce et tranquille au milieu des si5s1 une f9 morne et lugubre dans quelque asile de l'tat4 ,ds qu'on supprime la famille1 la mre e/ condamne m\rir tri/em5t dans un lit d'hpital4 ,voil l'effrayante de/9e que les coles rvolutionnaires prp>5t la femme de l'av5ir6 ,les p\ses et les mres s]ai5t bi5 imprud5tes de prt] l'oreille et d'ouvrir leur coeur de si fune/es doctr9es4 ,ici1 de bonnes mes n\s accus]ont peut-tre d'avoir mis la *>ge du fm9isme des t5dances et des ides qui ne sont po9t si5nes4 ,il ne suffit pas qu'une n\veaut h>die figure au programme sociali/e ou s'tale dans un livre an>*i/e1 p\r en conclure que les femmes1 mme avances1 y sont acquises d'esprit et de coeur4 ,aussi bi5 devons-n\s reconnatre que la "q de la mat]nit a suscit un s*isme grave1 dont il e/ facile d'induire1 avec quelque c]titude1 l'tat d'me des gr\pes rivaux qui m>*5t l'avant-g>de du fm9isme franais4 ,au congrs de #ahif1 la citoy5ne ,r\zade avait rclam un budget spcial p\r cette fonction qu'on appelle la mat]nit4 ,provid5ce n\rricire des petits et des gr&s1 l'tat doit assur]1 disait-elle1 une p5sion honorable t\te femme ayant *>ge d'enfants4 ,mais cette motion1 p>faitem5t logique ds qu'il n'y a plus de m>iage et de lgitimit1 fut assez mal accueillie4 ,trait] les filles-mres comme des fonctionnaires p>ut quelque peu audacieux4 ,cette sorte de prime la production ne manqu]ait po9t1 d'ailleurs1 d'enc\rag] les naissances irrgulires1 au gr& pr(it de ces messieurs des b\lev>ds extrieurs1 qui pratiqu5t dj si habilem5t l'art de se faire des r5tes 7le mot devi5drait t\t fait exact7 en traitant les femmes comme elles le mrit5t4 ,ces intressants p]sonnages ne bnfici]ai5t pas mo9s1 semble-t-il1 de l'abolition de la pro/itution rglem5te1 que le mme congrs eut la gnrosit imprud5te de vot]4 ,en mme temps1 le clibat ecclsia/ique tait signal l'att5tion p>ticulire des dames prs5tes comme une cause trs prjudiciable l'ordre moral4 ,c'e/ alors que ,m4 ,rob91 l'anci5 directeur de ,cempuis1 r5*rissant sur les dcl>ations les plus saugr5ues1 considrant notamm5t que ,dieu1 c'e/ le mal1 qu'il n'y a ri5 faire avec la morale *rti5ne1 et que la pro/itution ne s]a supprime que p> la lib]t de l'am\r1 rclama in/amm5t l'abolition de t\te espce de lois relatives l'union des sexes4 ,cette proposition fit bondir la moiti de la salle4 ,ce fut un beau tapage4 ,et depuis cet vnem5t1 il semble que le p>ti fm9i/e se soit p>tag en deux camps1 les jupes de soie et les jupes de la9e1 autrem5t dit les b\rgeoises modres et les rvolutionnaires intransigeantes4 ,t&is que les premires s'att>d5t pror] sur le m>iage1 sur le divorce1 sur la communaut1 sur l'adultre1 les secondes ne s'emb>rass5t po9t de ces subtilits juridiques qui ne doiv5t avoir aucune place dans leur socit v5ir4 ,p\r les adeptes du fm9isme intgral1 les que/ions de sexe n'ont plus de s5s4 ,aux temps heureux de la ,rvolution sociale1 l'union libre rs\dra t\s les antagonismes4 ,qu'on ne s'inquite donc po9t des enfants3 on vit]a d'en faire1 s'il le faut4 ,a ce propos1 ,m4 ,rob91 qui ne recule devant aucune audace1 se proclama nettem5t mal?usi51 au gr& sc&ale des mres prs5tes4 ,et le congrs se subdivisa1 du c\p1 en fm9i/es purs et en rob9i/es impurs4 ,p> suite1 les modres se cont5tr5t d'exprim] le voeu que1 de sa naissance sa majorit1 l'enfant1 mis la *>ge de la socit1 tant au po9t de vue de son entreti5 que de son ducation1 ft con/amm5t protg et surveill1 autant dans l'intrt de la socit que dans le si5 propre#ahi4 ,c'e/ la ngation =melle du droit des p>5ts sur leur progniture4 ,mais1 du mom5t que la famille e/ appele disp>atre1 il faut bi5 que l'tat la remplace2 et c'e/ p\rquoi le fm9isme1 d'accord en cela avec le socialisme1 met t\s les enfants la *>ge de l',assi/ance publique4 ,note #ahi3 ,j\rnal des ,dbats des #aj1 #aa1 #ab et #ac avril #ahif4 ,si jamais la socit p\vait1 suivant ce tri/e voeu1 d*>g] les mres des so9s1 des preuves1 des tribulations mme qui les atta*5t leurs enfants1 les s\rces de la t5dresse huma9e s]ai5t bi5tt appauvries et dess*es4 ,l'levage des enfants p> l'tat te9drait vite au coeur des pres et des mres le dv\em5t et l'am\r1 c'e/--dire nos plus belles v]tus4 ,le j\r o1 effaant t\te responsabilit pat]nelle et mat]nelle1 une loi aura dcrt que les enfants natront comme ils p\rront1 et que l'tat1 pr5ant la place des p>5ts1 se *>g]a de les recueillir et de les lev]1 ce j\r-l et l'imprvoyance des femmes et la lic5ce des hommes n'auront plus de fre94 ,c'e/ p\rquoi n\s ne v]rions pas sans inquitude 7c'e/ une obs]vation dj faite7 la cration d'une caisse de la mat]nit alim5te p> les d5i]s des contribuables4 ,s\s prtexte de v5ir en aide aux mres pauvres1 cette =me de l'assi/ance n]v]ait *ez l'homme et *ez la femme le s5tim5t des devoirs et des responsabilits de la famille4 ,mais on s'inquite peu de cet amo9drissem5t des facults affectives4 ,re/e savoir si la socit p\rrait faire face aux devoirs de pat]nit univ]selle que1 d'accord avec le socialisme1 un c]ta9 fm9isme met sa *>ge4 ,que les divorces se multipli5t et pass5t en habitude1--et n\s savons que l'union libre n'e/ que le divorce pratiqu volont1--les enfants tr\v]ont-ils auprs de la ,commune ou de l'tat les so9s affectueux1 la protection t5dre et dv\e1 dont ils j\iss5t auj\rd'hui dans la famille8 ,ri5 qu'au po9t de vue f9anci]1 l',assi/ance publique plie dj s\s le faix de ses obligations4 ,p\r que les communauts de l'av5ir assum5t le rle de tuteur1 de n\rrisseur1 d'leveur d'enfants1 il leur faudrait1 outre des ress\rces considrables1 des trsors d'affection1 de ds9tressem5t1 de sacrifice et d'am\r1 qui ne jailliss5t que de l'me des p>5ts4 ,si p>fait qu'on suppose le mcanisme d'une cr*e municipale ou d'un refuge dp>tem5tal1 jamais il ne remplac]a le coeur d'une mre4 ,malgr les br*es que le v5t du sicle a creuses dans les vieux murs du foy] dome/ique1 la famille franaise con/itue un abri1 un s\ti51 une df5se1 dont il s]ait inepte et crim9el de priv] l'enfance4 ,nulle "p on ne tr\v]a p\r celle-ci un asile plus sr1 plus *aud1 plus gai1 plus con=table4 ,ne la sevrons po9t cruellem5t du lait vivifiant de l'am\r mat]nel6 ,quelque p]fectionne qu'on la suppose1 l',assi/ance publique ne s]a jamais qu'une n\rrice s*e1 trs s*e1 trop s*e4 ,mais soyons tranquilles3 ce n'e/ pas dema9 que les p>5ts ab&onn]ont leurs enfants cette m>tre4 ,remplac] le pre p> un fonctionnaire et la mat]nit p> une adm9i/ration1 quelle ide6 ,si jamais quelque dictature rvolutionnaire exigeait violemm5t des familles franaises le corps et l'me de leurs fils et de leurs filles1 j'espre bi5 qu'un mme cri d'indignation s\lv]ait t\tes les poitr9es3 ,sus aux voleurs d'enfants6 ,,*apitre ,v ,le fm9isme et la natalit ,,sommaire ,i4--,,cons,,qu5ces ,,extr,,mes ,,du ,f,,m9isme ,,int,,gral4--,,ses ,,cra9tes ,d',,un ,,exc,s ,,de ,,prolificit4--,,pas ,,trop ,d',,enfants1 ,s',,il ,,v\s ,,pla,t6--,,r>,,faction ,,huma9e ,a ,,pr,,voir4 ,,ii4--,,dim9ution ,,des ,,naissances4--,,le ,f,,m9isme ,,intellectuel ,,et ,,la ,,/,,rilit ,,involontaire ,,ou ,,sy/,,matique4--,,le ,,droit ,a ,l',,inf,,condit4--,,luxe ,,et ,,lib]t9age4 ,,iii4--,,calculs ,,re/rictifs ,,de ,,la ,,natalit4--,,inqui,,tantes ,,p]spectives4--,,ou ,,e/ ,,le ,,rem,,de8 ,,iv4--,,c\p ,d',,oeil ,r,,trospectif4--,,quelle ,,e/ ,,la ,,f9 ,,supr,,me ,,du ,,m>iage8--,,nos ,,devoirs ,,env]s ,l',,enfant4--,,appel ,,aux ,m,,res4 ,n\s n'avons pas encore puis t\tes les consqu5ces malfaisantes du fm9isme intgral4 ,non cont5t de p\rsuivre la ru9e du m>iage1 il ne se gne pas de port] la ma9 sur l'augu/e mat]nit p\r la fltrir et la dc\ronn]4 ,aprs les librations de l'am\r1 le dbordem5t des mauvaises moeurs e/ 9vitable4 ,socialem5t p>lant1 l o le m>iage cesse1 le lib]t9age comm5ce4 ,la femme1 qui proclame l'mancipation du coeur1 e/ une malheureuse dsorbite que n'arrte plus gure le respect d'elle-mme4 ,la mat]nit l'effraie4 ,elle a peur de l'enfant4 ,c'e/ l'ennemie de la race4 ,i ,l encore1 le fm9isme rvolutionnaire n\s f\rnit de curieuses indications sur les dviations affligeantes du s5tim5t familial1 en des mes que l'individualisme orgueilleux et s5suel a t\*es et p]v]ties4 ,voici1 d'abord1 le s+uli] scrupule qui t\rm5te ,m4 ,jean ,grave3 dans une socit vraim5t libre1 o t\s ne dem&]ont qu' pan*] leurs s5tim5ts affectifs#aij1 o l'tre huma9 p\rra satisfaire t\s ses beso9s1 o les pres et mres n'auront plus ni capital db\rs] ni privations s'impos] p\r lev] leur progniture1 dans ce ,p>adis reconquis1 n'aurons-n\s pas r$\t] une multiplication excessive de l'espce8 ,ayant cess d'tre une *>ge1 la reproduction ne s]a plus qu'un plaisir4 ,et comme nulle obligation n'e/ impose aux p>5ts an>*i/es de pr5dre s\ci de leur desc5dance1 l'homme n'aura plus aucune raison de cra9dre un accroissem5t de famille4 ,et v\s voyez la consqu5ce3 les enfants vont pullul] comme les petits lap9s4 ,nos ress\rces suffiront-elles p\r n\rrir cette surabondance de population8 ,note #aij3 ,la ,socit future1 p4 #cdj4 ,a cette "q inquitante1 ,m4 ,jean ,grave1 qui ne manque pas d'imag9ation1 oppose d'abord t\s les progrs de l'agriculture an>*i/e4 ,avec un outillage p]fectionn1 avec une connaissance plus appr(ondie de la nature des t]res1 avec une application plus savante des engrais1 l'humanit a de la m>ge devant elle avant de s'encombr] de ses enfants4 ,et puis1 dans le monde n\veau1 *acun p\rra se dplac]1 migr]1 voyag] le plus facilem5t du monde1 sans frais et probablem5t sans accid5ts4 ,les p\pons eux-mmes s'lv]ont t\t seuls4 ,v\s en d\tez8 ,quelles facilits ne tr\v]ait-on pas dans une socit future o les produits ne s]ai5t plus sophi/iqus p> des trafiquants rapaces1 o la n\rriture des animaux *oisis p\r l'allaitem5t de l'enfance s]ait approprie sa de/9ation1 o les animaux eux-mmes s]ai5t placs dans des conditions de bi5-tre qui en f]ai5t des animaux robu/es et sa9s8#aia ,heureux btail6 ,heureux p\pons6 ,plus d'anmie1 plus de phtisie1 plus de maladie4 ,un ruissellem5t de bon lait1 une abondance int>issable de t\tes *oses1 la plnitude de la vie et de la joie3 tel e/ l'av5ir que n\s promet la div9e an>*ie6 ,si1 aprs cela1 nos arrire-petits-neveux ne sont pas cont5ts1 il faudra vraim5t dsespr] de satisfaire le coeur huma94 ,note #aia3 ,la ,socit future1 pp4 #cdc1 #cdi1 #cee4 ,p\rquoi ,m4 ,jean ,grave1 aprs avoir trac ce joli tableau1 n\s rappelle-t-il que la s\ffrance de l'enfantem5t et les incommodits de la grossesse s]ont t\j\rs l p\r apport] un fre9 modrateur la prolification8 ,aprs avoir fait le bonheur des mio*es1 il ne lui en cotait pas davantage de faire le bonheur des mres4 ,mais les gnrations futures s'acquitt]ont de ce so94 ,nos vues1 dit-il en manire de conclusion1 sont trop c\rtes p\r que n\s puissions faire les prophtes4 ,il e/ de notorit1 en effet1 que l'esprit an>*i/e e/ l'esprit le plus positif qui se puisse imag9]2 les citations1 qui prcd5t1 atte/5t suffisamm5t qu'il ne se paie ni de mots ni de *imres4 ,m4 ,kropotk9e ti5t p\rtant1 sur le mme sujet1 un langage vasif qui prte aux plus f*euses int]prtations4 mancip] la femme1 c'e/ s'organis] de manire lui p]mettre de n\rrir et d'lev] ses enfants1 si bon lui semble 7n\s savons que l'an>*isme ne saurait logiquem5t l'y oblig]71 t\t en cons]vant assez de loisirs p\r pr5dre sa "p de vie sociale#aib4 ,a9si donc1 la femme aura peu d'enfants p\r les avoir beaux et =ts1 suivant les procds de slection sci5tifique4 ,elle se priv]a mme de cette joie1 si la mat]nit lui fait peur4 ,elle n'allait]a ses petits que si le coeur lui en dit1 l'an>*isme s'ab/5ant de lui en faire une obligation4 ,il lui faut du loisir4 ,le bonheur individuel n'e/-il pas l'idal suprme8 ,en ralit1 t\s les sy/mes rvolutionnaires prp>5t et escompt5t une dim9ution de la natalit4 ,si l'enfant ti5t une si petite place dans les programmes sociali/es ou an>*i/es1 c'e/ qu'il ne j\]a1 p5se-t-on1 qu'un rle de plus en plus effac dans les unions libres de l'av5ir4 ,on peut lire dj1 dans c]ta9s livres et c]ta9s j\rnaux1 cet aveu effront qu'on ne se m>ie plus p\r avoir des enfants4 ,a quoi bon s'inquit]1 p> consqu5t1 d'une po/rit aussi accid5telle#aic8 ,le libre am\r1 avec ses passions mancipes et ses rtic5ces habiles1 n\s prp>e une vritable r>faction huma9e4 ,a qui pr5d la vie p\r un amusem5t1 les enfants sont une gne1 un f>deau1 une sujtion4 ,on en f]a donc le mo9s possible4 ,aprs n\s1 la f9 du monde6 ,et puis1 la mat]nit n'e/-elle pas le patriotisme des femmes8 ,et le patriotisme e/ une dup]ie2 il n'en faut plus6 ,ubi b5e1 ibi patria4 ,note #aib3 ,la ,conqute du pa94 ,le travail agrable1 p4 #afd4 ,note #aic3 ,la ,petite ,rpublique des #h et #i avril #ahie4 ,que si donc les unions libres se multipli5t selon l'esprit et le voeu des coles rvolutionnaires1 n\s p\vons conjectur] srem5t que la population dim9u]a en nombre et en vigueur4 ,a un affaiblissem5t de la moralit correspond t\j\rs un affaiblissem5t de la natalit4 ,et lorsque l'enfant natra1 p> accid5t1 d'un comm]ce purem5t passionnel1 comm5t croire qu'il tr\v]a des so9s aussi dv\s1 une sollicitude aussi compatissante1 qu'entre les ma9s de braves g5s unis en ju/es noces devant ,dieu et devant les hommes8 ,s'il nat un enfant naturel1 l'expri5ce atte/e que sa vie e/ plus m5ace que celle de l'enfant lgitime4 ,on a vu que les avortem5ts1 les infanticides et les mauvais traitem5ts sont p\r beauc\p dans la mortalit infantile1 et qu'ils sont presque t\j\rs le fait de p>5ts affran*is de t\t prjug et libres de t\t scrupule4 ,que dire de ces dv]gondes sans coeur1 sans entrailles1 sans moralit1 qui1 se cont5tant du li5 fragile des faux mnages1 rpugn5t la mat]nit p>ce qu'elle paissit la taille1 al\rdit la m>*e et int]rompt la fte8 ,ces folles mancipes n'ent5d5t po9t dev5ir filles-mres2 et cela1 mo9s cause des rigueurs de l'op9ion publique dont elles se moqu5t comme d'une guigne1 que des s\ffrances et des *>ges de la mat]nit qui1 p\rtant1 lorsqu'elle e/ vaillamm5t accepte1 purifie les pires s\illures et relve les plus viles cratures4 ,,ii ,p\r le mom5t1--qu'il le veuille ou non1--le fm9isme avanc conspire galem5t la dim9ution du nombre des enfants2 et c'e/ le grief le plus grave que l'on puisse =mul] contre lui4 ,la natalit faiblit3 l e/ le pril d'auj\rd'hui4 ,les conomi/es sont vraim5t bi5 bons de se proccup] d'une trop rapide propagation de l'espce huma9e3 la femme n\velle n'ent5d po9t dev5ir une mre lap9e4 ,le p\rrait-elle1 d'abord8 ,c'e/ d\teux4 ,nos filles savantes ne n\s prp>5t gure de robu/es mres de famille4 ,*tives ou infcondes1 voil ce qu'en f]a s\v5t le surm5age intellectuel4 ,mais n'e/-il pas cra9dre surt\t que la mat]nit les effraie ou les importune8 ,e/-ce trop dire que beauc\p dj ne se s5t5t plus gr& coeur cette sa9te besogne8 ,a =ce d'envisag] les que/ions de morale d'un po9t de vue rig\reusem5t individuali/e1 n\s risquons d'avilir et d'amo9drir en n\s l'esprit de famille4 ,combi5 de g5s cultivs effac5t dlibrm5t de leur vie ce qui en e/ l'unique raison3 l'enfant8 ,combi5 de lettrs p5s5t t\t bas de la pat]nit ce que ,ptr>que en disait t\t haut1 avec le dda9 vaniteux de l'gsme intellectuel8 ,qu'ils pr5n5t femme ceux qui s'imag95t tir] gr& honneur de leur po/rit4 ,p\r n\s1 ce n'e/ po9t du m>iage que n\s att5dons la p]ptuit de notre nom1 mais de notre propre esprit4 ,n\s ne la dem&ons pas des enfants1 mais des livres4 ,dans le mme esprit1 c]ta9es femmes d'auj\rd'hui rev5diqu5t le droit de dispos] de leur p]sonne4 ,mlle ,*auv91 p> exemple1 n'admet pas que t\tes les femmes soi5t condamnes ex]c]1 de mre en fille1 t\j\rs la mme pr(ession1 celle d'p\se et de mre#aid4 ,et lorsque1 d'av5ture1 elles se sont m>ies1 que de fois1 p\r p>l] comme ,lady ,h5ry ,somm]set1 elles salu5t d'un s\pir de regret l'enfant non dsir6 ,combi5 reoiv5t le petit importun avec un sanglot au lieu d'un bais]8 ,*ez les ri*es1 comme *ez les pauvres1 la mat]nit e/ l'incid5t le plus tri/e de la vie des femmes4 ,et la noble ,anglaise de conclure qu'elle ne doit pas leur tre impose1 et que1 p\r s'app>t5ir en p>eil cas1 l'p\se doit conqurir l'indp5dance p]sonnelle#aie4 ,/u>t ,mill1 qui r$\tait une multiplication excessive de la population1 avait bi5 raison de compt] sur le fm9isme p\r l'enray] et la rduire4 ,note #aid3 ,revue encyclopdique du #bh novembre #ahif4 ,la ,femme mod]ne p> elle-mme1 p4 #hec4 ,note #aie3 ,op4 cit41 p4 #hhi4 ,de ce langage quivoque la fran*e rev5dication p\r la femme m>ie du droit la /rilit1 il n'y a pas lo92 et le fm9isme monda9 s'y a*em9e inconsciemm5t4 ,les unes1 considrant le m>iage comme une dup]ie1 refus5t d'all] jusqu'au b\t dans la voie du sacrifice4 ,les autres1 supputant les *>ges et les humiliations de la mdiocrit1 calcul5t et fix5t prv5tivem5t le *iffre de leur po/rit4 ,o e/ le moy51 d'ailleurs1 de m5] de front les obligations du monde et les corves de la famille8 ,le premi] devoir d'une femme comme il faut n'e/-il pas de se faire voir t\tes les runions o s'affi*e la belle socit8 ,c'e/ p\rquoi les re9es du monde o l'on s'amuse sacrifi5t1 sans scrupule1 les intrts de la race aux sup]fluits ru9euses de la mode et des salons4 ,on se donn]a mo9s d'enfants1 mais on p\rra se pay] de plus ri*es toilettes et de plus belles p>ures4 ,si grave mme e/ en quelques mes la p]v]sion du s5tim5t social1 qu'il leur p>at t\t simple d'ins9u] que la femme1 qui se refuse tre mre p> quelque moy5 que ce soit1 e/ digne d'une indulg5ce plnire4 ,a9si1 on a p\ss les subtilits de la casui/ique jusqu' plaid] les circon/ances attnuantes en faveur des enfantem5ts prmaturs4 ,n'e/-ce pas le malheur des grossesses de d=m] la taille8 ,et nos *res belles en sont si pniblem5t affectes1 que de prt5dus honntes g5s os5t pe9e leur repro*] d'y remdi] p> un crime4 ,cette inconsci5ce fait trembl]4 ,sans le v\loir et1 peut-tre1 sans le savoir1 ce joli monde s'accorde1 d'esprit et de coeur1 avec les coles les plus subv]sives4 ,,iii ,*ose tri/e dire3 j'ai peur que c]ta9es vues re/rictives de /rilit g/e ne s'ins9u5t peu peu mme dans les mnages rguli]s4 ,p\r compr5dre ici t\te ma p5se1 on v\dra bi5 lire entre les lignes4 ,a mesure que l'esprit huma9 devi5dra plus in/ruit et plus clair1 mesure que les lois de la vie et de la reproduction s]ont mieux connues1 il e/ croire que la naissance des enfants et le peuplem5t de la t]re s]ont assujettis plus troitem5t notre volont4 ,au lieu d'tre ab&onne la m]ci d'un has>d aveugle ou aux caprices d'impulsions inconsci5tes1 la gnration s]a s\mise de plus en plus au contrle de notre libre jugem5t4 ,tran*ons le mot3 un j\r vi5dra1--et je le crois pro*e1--o n'auront d'enfants que ceux qui1 de propos dlibr1 v\dront bi5 en faire4 ,et il se p\rrait que cette volont ft de mo9s en mo9s active et gnrale4 ,avec l'excitation des mauvaises moeurs qui1 dans les gr&es villes surt\t1 incl95t la population des habitudes physiologiques dsordonnes1 avec l'horreur croissante de c]ta9es g5s p\r les so9s1 les tracas1 les dp5ses1 les s\cis d'une famille n\rrir et lev]1--n'e/-il pas r$\t] que la p]v]sit huma9e1 s]vie p> la sci5ce1 ne se fasse un jeu d'appauvrir le pays de n\velles exi/5ces8 ,n'e/-il pas prvoir que le gt du bi5-tre1 du luxe et du con=t1 l'atta*em5t aux j\issances p]sonnelles1 les calculs de l'am\r-propre et les t5tations de la vie facile1 incl9]ont les mes sacrifi] l'av5ir au prs5t et la vie des enfants l'gsme des p>5ts8 ,l'abaissem5t de la natalit franaise e/ dj1 p\r la plus l>ge "p1 le rsultat d'une limitation sy/matique et d'une infcondit volontaire4 ,que les re/rictions prv5tives se propag5t1 et notre population ne cess]a de dcrotre1 9vitablem5t4 ,oui6 plus n\s irons1 et plus les v>iations de la production huma9e s]ont s\mises la s\v]a9et du libre arbitre individuel4 ,si donc les naissances augm5t5t ou dim9u5t1 c'e/ que1 les di/ractions et les surprises exceptes1 n\s l'aurons consciemm5t et dlibrm5t v\lu4 ,a l'av5ir1 si habile que soit la nature dj\] les calculs de la prud5ce conjugale1 la conception s]a de mo9s en mo9s accid5telle1 de plus en plus raisonne4 ,ds lors1 ceux qu'affole la passion des j\issances et qu'p\vante la p5se du sacrifice1 ne s]ont-ils po9t t5ts trop s\v5t de cueillir la fleur du plaisir en supprimant prv5tivem5t le fruit du devoir8 ,je le cra9s =t4 ,et cet gsme n'ira po9t1 bi5 ent5du1 sans (f5s] plus ou mo9s gravem5t la moralit4 ,vitio p>5tum r>a juv5tus6 ,et c'e/ p\rquoi les sicles futurs s]ont1 vraisemblablem5t1 l'occasion de gr&es v]tus et de gr&s crimes4 ,encore une fois1 avec la diffusion de l'in/ruction1 qui s]t propag] dans les deux sexes le mal comme le bi51 il e/ conjectur] que les re/rictions de la natalit s]ont de plus en plus volontaires4 ,et qu'on ne se rcrie po9t3 elles le sont dj4 ,conseilles ou imposes p> l'un1 acceptes ou subies p> l'autre1 il n'e/ pas r>e mme qu'elles soi5t conc]tes entre m>i et femme4 ,des g5s graves et pudiques font les tonns3 qu'ils entr5t dans un mnage norm& ou beauc]on1 et on leur dira1 demi-mot1 qu'on a peu d'enfants1 p>ce qu'on s]ait dsol d'en avoir beauc\p4 ,si les confesseurs p\vai5t p>l]1 ils n\s difi]ai5t sur ce *apitre dlicat4 ,alors une grave "q se pose3 puisque la volont de l'homme 7et je n'excepte po9t la volont de la femme1 au contraire71 ne cesse de s'ex]c]1 avec plus d'assurance et d'efficacit1 sur la transmission de la vie et la reproduction de l'espce1 comm5t p\rrons-n\s sauv] notre patrie d'une dpopulation qui la dim9ue et d'une dpravation qui l'abaisse8 ,je ne sais qu'un remde2 et c'e/ encore le vieux m>iage *rti5 avec ses sanctions lgales et son fre9 religieux4 ,v\lez-v\s fond] une famille3 m>iez-v\s1 s9on soyez *a/e4 ,ou le m>iage fcond1 ou le clibat v]tueux4 ,honnte et prolifique1 l'union bnie p> le prtre et enregi/re p> le maire e/ la seule qui soit d\e1 la fois1 de noblesse morale et d'efficacit sociale4 ,mais ce remde n'e/-il po9t au-dessus de nos =ces8 ,la discipl9e1 qu'il suppose1 n'e/-elle pas trop pure1 trop au/re p\r les mes dbilites de nos contempora9s8 ,il e/ des malades qui ne veul5t po9t gurir4 ,en t\t cas1 n'oublions pas qu'une nation irrmdiablem5t dmoralise e/ v\e une dcad5ce pro*a9e4 ,,iv ,rsumons-n\s4 ,les p>tisans de l'union libre reconnaiss5t l'homme et la femme le droit de *]*] le bonheur ici-bas aux dp5s de l'enfant4 ,p\r eux1 le m>iage ne doit tre qu'une communaut de j\issances1 une association de plaisir assortie p> l'am\r4 ,ne p]mettre deux tres1 brlants de passion1 de s'unir et de vivre que p\r l'enfant1 leur semble une abom9ation4 ,e/-il ju/e1 s'cri5t-ils1 de subordonn] l'adulte l'embryon1 le papillon la *5ille1 la fleur la gra9e1 l'individualit =me au g]me qui1 peut-tre1 ne le s]a jamais8 ,deux amants1 crit ,mme ,camille ,p]t1 doiv5t-ils bris] leur vie1 t\ff] leurs aspirations1 s'a/re9dre un j\g insupportable1 uniquem5t cause de cet tre qui e/ n d'eux p> has>d8 ,assurm5t1 hommes et femmes ne se m>i5t que p\r tre heureux l'un p> l'autre4 ,l'espoir d'une flicit mutuelle les anime1 les *auffe et les rappro*e4 ,au fond du m>iage1 il y a une aspiration ard5te v]s le bonheur4 ,mais ct de la volupt *]*e1 il y a autre *ose dans cette promesse sol5nelle *ange devant ,dieu et devant les hommes4 ,il y a une p5se d'av5ir et de p]ptuit2 il y a l'augu/e desse9 de transmettre la vie1 de se prolong] dans le temps1 de cont9u] la cration1 de fond] une famille4 ,la naissance de l'enfant e/ donc la f9 suprme du m>iage4 ,l'enfant e/ une l\rde *>ge1 dit-on encore2 il e/ l'occasion de mille t\rm5ts1 de mille sacrifices1 de mille *agr9s44--,c'e/ vrai2 mais la nature a pris so9 d'allg] ce f>deau et d'ad\cir ces pe9es1 en mettant la gaiet dans le reg>d espigle et +nu des enfants1 la c&eur sur leur front1 la plus *>mante musique sur leurs lvres1 la s\plesse et la grce dans leurs m\vem5ts4 ,ils sont l'amusem5t1 la joie et la vie du foy]1 en att5dant qu'ils devi5n5t l'orgueil et la consolation de leurs p>5ts vieillis4 ,voyez les mnages sans enfants3 leur tri/esse fait song] aux nids ab&onns1 qui ne connatront jamais le babil et la *aleur des jeunes c\ves4 ,po9t de bonheur complet sans le d\x li5 de *air que font1 aut\r du c\ des pre et mre1 les bras c>essants du n\veau-n4 ,l'union des p\x e/ comme scelle1 rajeunie1 r5\vele p> la naissance des *]s petits4 ,mais l'enfant ne doit pas tre accueilli seulem5t comme une bndiction4 ,c'e/ un dpt sacr1 s\rce de nombreuses et graves obligations4 ,puisqu'il n'exi/]ait pas si les p>5ts ne lui avai5t donn la vie1 puisqu'il e/ leur oeuvre1 le fruit de leur coopration1 l'hriti] de leur sang1 ri5 de plus ju/e qu'ils en rpond5t2 d'autant mieux qu'ils ont pris l'engagem5t =mel1 devant eux-mmes1 de le *rir et de l'lev]4 ,l'ab&onn] s]ait une l*et2 le nglig]1 une faute2 le har1 un crime4 ,ds que l'enfant p>at au j\r1 les p\x ne s'app>ti5n5t plus4 ,un devoir n\veau les lie l'un l'autre1 devoir v\lu p> anticipation1 accept ds le db du m>iage1 cons5ti s\s s]m5t devant l'autorit civile et l'autorit religieuse4 ,sans eux1 l'enfant ne s]ait pas n2 sans eux1 l'enfant ne p\rrait pas vivre4 ,a eux de complt] l'exi/5ce qu'ils ont cre4 ,ils l'ont promis3 c'e/ le devoir4 ,tant pis si la passion satisfaite s'e/ refroidie1 si la vie commune e/ d\l\reuse6 ,les p\x n'ont pas le droit de sacrifi] un innoc5t leur plaisir4 ,on ne doit se rsign] une sp>ation qu' la d]nire extrmit4 ,ayons le respect de l'enfant6 ,ayons piti de l'enfance6 ,dans un disc\rs fameux prononc au ,rei*/ag le #f fvri] #ahib1 un des *efs du socialisme allem&1 ,bebel1 a dit =t ju/em5t3 ,l o se port]a la femme p\r le gr& m\vem5t social1 l s]a la victoire4 ,auj\rd'hui donc1 la femme a une option dcisive ex]c]1 une dt]m9ation trs grave pr5dre4 ,d'un ct1 le fm9isme rvolutionnaire lui ouvre des p]spectives inf9ies d'indp5dance et d'galit4 ,de l'autre1 la tradition sociale lui pr*e l'accord1 l'union1 la paix avec l'homme dans la div]sit des rles et des fonctions4 ,qui c\t]a-t-elle8 ,qui suivra-t-elle8 ,n\s n'avons po9t qualit p\r rpondre4 ,a elle de *oisir6 ,l'av5ir du monde e/ aux ma9s des femmes4 ,,livre ,v ,,pr,,visions ,,et ,,conclusions ,,*apitre ,i ,les risques du fm9isme ,,sommaire ,i4--,,ou ,,e/ ,,le ,,dang]8--,,premi] ,,risque3 ,,le ,,surm5age ,c,r,,bral4--,a ,,quoi ,,bon ,,t\t ,,enseign] ,,et ,,t\t ,,appr5dre8--,,les ,,exig5ces ,,des ,,programmes ,,et ,,les ,,exig5ces ,,de ,,la ,,vie4 ,,ii4--,,dol,,ances ,,des ,,ma,,tres4--,,appr,,h5sions ,,des ,m,,dec9s4--,,exag,,rations ,,vit]4 ,,iii4--,,le ,c,,libat ,,des ,,intellectuelles4--,,ses ,p,,rils ,,et ,,ses ,,s\ffrances4 ,au c\rs de ce long ouvrage1--o notre con/ante proccupation a t de r5dre accessible t\s une "q qui ne saurait tre indiffr5te p]sonne1--on a pu se conva9cre que le fm9isme1 tel seulem5t qu'il se manife/e en ,france1 e/ vraim5t t\t un monde#aif4 ,il s't5d t\tes les manife/ations de la vie sociale2 il t\*e t\s les doma9es de la p5se huma9e1--psy*ologie1 pdagogie1 droit1 politique1 morale1 conomie2 et si grave e/ l'enjeu des problmes qu'il s\lve entre les sexes et entre les p\x1 que n\s avons vu les coles philosophiques les plus div]ses et les p>tis politiques les plus opposs en voqu] l'exam5 et en rev5diqu] la solution4 ,ds ma9t5ant1 le ,*ri/ianisme et la ,rvolution se disput5t la femme1 assurs qu'ils sont que la victoire e/ acquise d'avance ceux qui auront l'habilet de conqurir ses bonnes grces et son appui dans les luttes de l'av5ir4 ,note #aif3 ,voyez l',av]tissem5t au lecteur de notre premi] volume1 p4 ,,iii4 ,arriv au t]me de notre t*e1 n\s v\drions1 avant de clore cette d\ble srie d'tudes1 non pas rappel]1 mme succ9ctem5t1 les que/ions innombrables que n\s y avons t\r t\r abordes et rsolues1--ce qui n\s entran]ait en des r$ites inutiles et fa/idieuses1--mais seulem5t remmor]1 en les s\lignant1 les pr9cipaux dang]s qu'un fm9isme excessif et imprvoyant peut faire c\rir la femme de dema94 ,ils sont inhr5ts aux trois *oses qui ti5n5t le plus au coeur des fm9i/es contempora9s3 n\s avons nomm l'in/ruction1 le travail et l'indp5dance4 ,plus clairem5t1 ce que n\s r$\tons surt\t p\r la femme n\velle1 c'e/ le surm5age intellectuel1 la concurr5ce conomique et l'orgueil individuali/e4 ,ces risques n\s sembl5t si graves que n\s t5ons1 avant de f9ir1 les mettre une d]nire fois en ple9e lumire4 ,i ,on sait que les que/ions relatives l'ducation des filles et la condition des femmes sont au premi] rang de nos proccupations sociales2 cela e/ si vrai que le roman et le ?tre s'en sont emp>s4 ,de l un m\vem5t logique et en un c]ta9 s5s1 irrsi/ible1 qui se manife/e aut\r de n\s1 et qu'il ne faut ni cra9dre ni regrett]4 ,n'e/-ce pas le propre de la vie de faire g]m] et fleurir indf9im5t la n\veaut sur les ru9es du pass8 ,n\s s]ions vraim5t de pauvres philosophes et d'tranges dmocrates1 si n\s f]mions les yeux et les oreilles aux spectacles et aux bruits du temps prs5t4 ,or1 c'e/ un fait c]ta9 que1 p> le progrs des moeurs dev5ues plus d\ces et des lois dev5ues plus quitables1 la condition des femmes s'e/ amliore et t5d1 d'anne en anne1 s'amlior] davantage4 ,p> suite1 beauc\p de ,franaises s\hait5t de remplir un rle plus actif dans la socit1 de t5ir une place plus l>ge dans la famille1 de m5] une vie plus libre dans le monde2 et notre avis1 tant que la mode/ie de leur sexe n'en s\ffre po9t1 ni leur sant non plus1 on aurait tort de ref\l] de tels s5tim5ts1 de combattre de si naturelles aspirations4 ,aprs avoir *ant leurs mrites1 le mom5t e/ v5u de reconnatre leurs droits4 ,libres et responsables comme n\s1 mais absolum5t di/9ctes de n\s1 n\s avons consquemm5t rclam p\r elles1 suivant la =mule mme de ,m4 ,leg\v1 l'galit dans la diffr5ce4 ,con=mm5t ce pr9cipe1 n\s n'avons pas hsit rfut] vivem5t l'op9ion imp]t95te1 d'aprs laquelle les femmes sont de gr&s enfants frivoles1 s\v5t malades1 incapables de p5se suivie1 v\es aux t*es subalt]nes de l'esprit4 ,s'il e/ r>e qu'elles soi5t d\es d'une intellig5ce virile1 elles possd5t en revan*e des qualits propres1 qui n\s ont fait dire qu'elles sont autres que les hommes1 sans tre infrieures aux hommes4 ,les p]fectionnem5ts des deux sexes ne saurai5t donc tre p>eils1 mais seulem5t p>allles4 ,que la jeune fille puisse invoqu] le droit la connaissance et rclam] une in/ruction plus complte et plus soigne1 n\s y avons s\scrit de gr& coeur4 ,mais il re/e ent5du que ce droit a des limites1 et que cette in/ruction1 p> exemple1 ne s]a pas intgrale4 ,en gnral1 les travaux m?odiques1 exigs p\r la =mation complte de l'esprit1 convi5n5t mal sa nature et son rle4 ,il s]ait f\ de vis] faire de t\te femme une in/itutrice1 une savante1 d'autant mieux que l'rudition lui si$ mo9s que la grce4 ,mme de ,gir>d9 disait malicieusem5t3 ,en ,france1 t\tes les femmes ont de l'esprit1 sauf les bas-bleus4 ,et de fait1 la conv]sation d'une illettre aura p>fois plus de *>me que celle d'une matresse d'cole4 ,joignez que les ttes fm99es les mieux cultives ne sont pas t\j\rs les plus raisonnables4 ,voyez les vi]ges =tes1--p\r employ] un mot de ,m4 ,m>cel ,prvo/3 l'in/ruction haute dose1 qu'elles ont reue1 les a-t-elle t\j\rs p]fectionnes8 ,ce qu'elles criv5t n'(fre-t-il po9t1 gnralem5t1 quelque *ose d'trange1 d'incomplet1 d'inquitant8 ,les ides qu'elles affirm5t sont-elles lucides et pondres8 ,n'y s5t-on pas comme une me t\rm5te1 enfivre1 dsorbite8 ,c'e/ que les qualits propres l'esprit fm99 procd5t mo9s d'une culture int5sive que d'un fond naturel4 ,elles lui vi5n5t spontanm5t1 comme l'al\ette son gaz\illem5t et sa lgret4 ,a v\loir lev] les femmes sur le modle des hommes1 on risqu]ait d'ins9u] en leur intellig5ce plus de prt5tion que de =ce1 plus d'orgueil que de sagesse1 plus de pdantisme que d'lvation4 ,il y a longtemps que ,fnelon a dit1 avec son admirable bon s5s1 qu' une femme curieuse et qui se pique de savoir beauc\p1 e/ plus bl\ie qu'claire p> ce qu'elle sait4 ,elle ne vise qu' dev5ir un bel esprit2 elle n'a que du dda9 p\r les b\rgeoises qui prp>5t des cons]ves1 surveill5t le blan*issage et soign5t leur j>d9 et leur basse-c\r2 et comme elle a vite pris l'habitude de lire sans cesse1 elle nglige t\tes ses affaires et s\v5t sa propre toilette4 ,combi5 d'tudes1 mme srieuses1 sont inutiles la trs gr&e majorit des femmes8 ,e/-il une crature plus pla9dre que la jeune fille *rem5t p\rvue des grces sup]flues d'une ducation de p5sionnat1 et qui1 une fois m>ie1 n'aura pas la mo9dre femme de *ambre son s]vice8 ,a quoi lui s]viront les arts d'agrm5t8 et le piano8 et l'aqu>elle8 et son bagage littraire8 et son brevet suprieur8 ,vi5ne son premi]-n1 et il lui faudra se cont5t] de la musique1 dont ce petit s\v]a9 la rgal]a j\r et nuit4 ,et si1 p> bonheur1 il lui re/e au coeur quelque d\ce flamme1 si l'in/ruction inutile1 qu'elle a reue1 n'a pas appauvri et dess* en elle l'in/9ct mat]nel1 elle aura vite fait d'oubli] avec joie ses p>titions1 ses p9ceaux et ses livres4 ,,ii ,p\rquoi alors accabl] nos jeunes filles de connaissances rudites qui ne saurai5t tre d'aucun sec\rs dans la vie8 ,c'e/ une belle *ose de faire pntr] dans l'ducation fm99e ce qu'on appelle le l>ge et vivifiant c\rant de la sci5ce mod]ne2 c'e/ une t*e peu commune d'enseign] aux colires pr5dre consci5ce de leur me qui sommeille1 dvelopp] leurs n]gies lat5tes1 af9 de les r5dre capables de p5s] l'action ju/e et de la v\loir4 ,c]tes1 un p>eil programme n'e/ pas banal4 ,e/-ce une raison p\rtant d'introduire1 ple-mle et avec ef=t1 dans la c]velle des jeunes pati5tes1 les notions confuses de t\tes les sci5ces huma9es8 ,or1 voici1 d'aprs les confid5ces d'une matresse1 quel supplice sont prs5tem5t s\mis les pr(esseurs de nos lyces de filles3 ,il n'e/ pas r>e de les voir faire1 dans une mme j\rne1 le comm5taire d'une glogue de ,virgile1 l'analyse du sy/me de ,kant1 l'expos des trans=mations du sub/antif dans la langue d'ol et le tableau du rgime p>lem5taire des ,anglais au ,,xviii e sicle1 ou expliqu] le rle du sy/me n]veux priphrique1 la /ructure de l'aromtre de ,ni*olson1 les relations mtriques entre les cts d'un triangle et la =mation des c>bures d'hydrogne1--et reliqua6 ,srem5t1 l'esprit de ,molire n'habite pas ces maisons d'enseignem5t4 ,de quel rire notre gr& comique et c+l1 lui vivant1 cette pdagogie cruelle6 ,et notez que je ne pla9s qu' moiti les pr(esseurs3 si ces dames sont surm5es1 c'e/ leur rle1 aprs t\t1 et presque leur devoir4 ,ma compassion va surt\t aux lves condamnes les c\t]1 les malheureuses6 ,il n'e/ donc pas mauvais de rappel]1 en passant1 que le matre a p\r fonction d'lagu]1 de simplifi]1 de cl>ifi] les programmes t\ffus et indige/es qui m5ac5t d'cras] t\te la jeunesse4 ,savoir se born]1 telle e/ la premire qualit du pr(esseur1 la plus prcieuse et la plus r>e4 ,et si dsirable qu'il soit de faire in/ruire et duqu] les femmes p> les femmes1 j'ai dj exprim la cra9te que peu de matresses satisfass5t cette condition ess5tielle d'un bon enseignem5t1 la p5te naturelle de l'esprit fm99 devant les incl9] beauc\p plus la m9utie dtaille de l'analyse1 qu'aux vues l>ges et suprieures de la syn?se4 ,que si mme les errem5ts d'auj\rd'hui devai5t se gnralis]1 att5dons-n\s ce qu'ils produis5t une gnration de jeunes femmes anmies p> la fivre et dvores p> la nvrose4 ,les mdec9s sont unanimes dcl>] que la t5sion excessive du c]veau a1 sur l'organisme fm991 les plus graves rp]cussions4 ,quelle m5ace p\r l'av5ir de la race6 ,surm5] la jeune fille1 c'e/ p> avance puis] la mre4 ,si donc n\s cont9uons1 comme les exagrations du fm9isme intellectuel n\s y p\ss5t1 dprim]1 dbilit] le tempram5t de nos colires p> l'obligation d'un travail de tte exagr1 n\s risquons de compromettre1 de ru9] mme1 p> anticipation1 la sant des femmes4 ,ce qu'il y a de trs important1 disait encore le t5dre ,fnelon1 c'e/ de laiss] aff]mir les organes en ne pressant pas l'in/ruction4 ,qu'on se rappelle donc une bonne fois que le b suprme de t\te ducation1 c'e/ de prp>] des tres utiles l'humanit4 ,or1 l'homme s]a mdec91 avocat1 +nieur1 fonctionnaire ou soldat4 ,sa vie s'c\l]a au dehors1 se disp]s]a et se dp5s]a dans les occupations extrieures de sa c>rire ou de son mti]4 ,le travail le dispute et l'enlve la famille4 ,en lui1 le pr(essionnel l'emporte sur l'homme d'intrieur4 ,a la femme1 au contraire1 sauf exception1 il ne s]a jamais dem& que d'tre une femme1 c'e/--dire une jeune fille1 une p\se et une mre4 ,et le *>mant pote ,augu/e ,dor*a91 auquel j'emprunte cette citation1 exprime absolum5t notre p5se1 en aj\tant3 ,que t\t1 dans son ducation1 soit donc comb9 p\r que la ,franaise se ralise ple9em5t s\s ces trois aspects4 ,et p\r cela1 que faut-il8 ,que son ducation soit avant t\t e/htique1 morale et1 dans la plus l>ge acception du mot1 religieuse4 ,n'en dplaise au fm9isme intgral1 mieux vaut faire de nos filles des intellig5ces ouv]tes t\tes les nobles p5ses1 mais aussi et surt\t des mes prud5tes et mode/es1 conva9cues que le peu qu'elles sav5t n'e/ ri5 auprs de ce qu'elles ignor5t1--plutt que des ttes b\rres d'rudition va9e1 des tres artificiels que leur fatuit pdante r5drait insupportables et que leur gsme savant r5drait dang]eux ou inutiles4 ,et ce faisant1 n\s aurons prp> plus efficacem5t l'av5ir et le bonheur de nos enfants4 ,,iii ,lors mme qu' =ce de tal5t1 de *ance ou d'n]gie1 une femme a russi1 avec ses seules ress\rces1 s'assur] une vie indp5dante et honorable1 fran*em5t1 son isolem5t n\s fait peur4 ,c> il n'y a pas le ni]3 elle e/ hors de sa fonction vritable1 hors de sa de/9e4 ,mme mile de ,gir>d9 la comp>ait un rosi] /rile4 ,et1 en ralit1 p\r se faire un nom dans une c>rire librale1 elle doit s'arra*] le coeur et faire taire le cri de ses entrailles4 ,quel sacrifice6 ,et si1 r5onant au m>iage1 elle n'a po9t la =ce de r5onc] l'am\r1 quel s]a cet am\r sans dignit1 sans sret1 sans l5dema98 ,la femme m95te que je citais t\t l'heure a fait cette "q effrayante une rponse qui ne l'e/ pas mo9s3 ,la t]reur de l'enfant1 qui re/]ait sa *>ge1 glace ses bais]s4 ,c'e/ p\rquoi n\s avons ent5du c]ta9es fm9i/es exaltes clam]1 d'une voix furieuse1 qu'il e/ inju/e que l'homme ait les plaisirs de l'am\r et la femme les d\leurs de la mat]nit4 ,libre aux naves et aux /upides de se rsign] encore enfant]3 c'e/ leur affaire4 ,mais une intellectuelle1 digne de ce nom1 doit impos] sil5ce au cri obscur de l'in/9ct4 ,l'horreur de l'enfant e/ une consqu5ce naturelle du fm9isme intransigeant4 ,a t\t pr5dre1 je prfre ces divagations le clibat +nu1 tri/e1 f>\*e1 des vi]ges froides et ttues qui rep\ss5t1 comme une s\illure1 t\t contact avec l'homme4 ,et p\rtant1 elles devrai5t se dire qu'aucun livre1 aucun *ef-d'oeuvre1 aucune sci5ce ne p\rra jamais faire d'une jeune fille une vritable femme2 c> c'e/ l1 comme le rem>que une ,itali5ne spirituelle1 ,mme ,ne]a1 un privilge que ,dieu a transmis directem5t l'homme3 ce dont je v\drais1 p\r ma "p1 qu'il se montrt plus consci5t1 plus reconnaissant et plus fi]4 ,a9si donc1 soit p> le surm5age crbral et la ru9e de la sant qu'elles suppos5t *ez les meilleures1 soit p> l'apprh5sion de la mat]nit et la peur de l'enfant qu'elles impliqu5t *ez les pires1 l'tude immodre et l'mancipation excessive des femmes sont un vol commis au prjudice de l'humanit future4 ,voil p\rquoi les progrs du fm9isme1 lorsqu'ils outrepass5t les limites de la raison1 n\s sembl5t prilleux et inquitants4 ,,*apitre ,,ii ,o allons-n\s8 ,,sommaire ,i4--,,deuxi,,me ,,risque3 ,l',,mancipation ,,conomique4--,,la ,,concurr5ce ,f,,m99e ,,e/ ,,un ,,droit ,,individuel4--,,il ,,faut ,,la ,,subir4 ,,ii4--,,ce ,,que ,,la ,,femme ,,peut ,,faire4--,,ce ,,que ,l',,tat ,,doit ,,p]mettre4--,,balance ,,des ,,pr(its ,,et ,,des ,,p]tes4 ,,iii4--,l',,ind,,p5dance ,,pr(essionnelle ,,de ,,la ,,femme ,,lui ,,vaudra-,t-,,elle ,,plus ,d',,honneur ,,et ,,de ,,consid,,ration8--,,les ,,repr,,sailles ,,possibles ,,de ,l',,homme4 ,,iv4--,,contre ,,le ,f,,m9isme ,,intransigeant4--,,en ,,quoi ,,ses ,,extravagances ,,peuv5t ,,nuire ,,la ,,femme4 ,v4--,,encore ,,la ,,"q ,,de ,,sant4--,,p> ,,ou ,,le ,f,,m9isme ,,risque ,,de ,p,,rir4 ,aprs le surm5age crbral1 la concurr5ce sociale de l'homme et de la femme n\s semble un des risques les plus r$\tables du fm9isme contempora94 ,bi5 que la "q conomique et la "q politique se ti5n5t p> plus d'un ct1 et quelque tmraire qu'il soit d'escompt] l'avance l'volution probable d'un m\vem5t aussi complexe que le m\vem5t fm9i/e1 n\s incl9ons croire que l'mancipation politique produirait plus de bi5 que de mal1 et qu'en s5s inv]se1 l'mancipation conomique f]a peut-tre plus de mal que de bi54 ,c'e/ p\rquoi n\s avons ds ma9t5ant rev5diqu1 p\r la femme majeure1 l'ex]cice du droit de suffrage1 dont les ,anglaises et les ,amrica9es j\iss5t dj en t\t ce qui conc]ne les affaires communales et prov9ciales4 ,mais il n\s a fallu con/at]1 en mme temps1 que les ,franais d'auj\rd'hui sont peu dsireux d'en octroy] l'ex]cice aux femmes1 et que les ,franaises elles-mmes se montr5t peu empresses d'en rclam] la j\issance aux hommes3 mfiance d'un ct1 pusillanimit de l'autre1 que les progrs de l'in/ruction et la m>*e des ides ne manqu]ont pas de va9cre tt ou t>d4 ,n'e/-ce pas un fait d'expri5ce que l'mancipation intellectuelle mne t\t droit l'mancipation politique8 ,on a vu plus haut les raisons qui n\s font augur] des bons effets de l'lectoral fm994 ,veut-on connatre ma9t5ant celles qui n\s font r$\t] l'envahissem5t graduel1 et presque fatal1 de nos emplois indu/riels p> les femmes du peuple et de nos pr(essions librales p> les femmes de la b\rgeoisie8 ,aussi bi5 faut-il que celles-ci sa*5t1 p> avance1 o les excs inconsidrs du fm9isme conomique peuv5t les conduire2 et qu' s'y jet] corps p]du1 elles risqu5t de tr\v]1 au b\t du *em91 des ralits d\l\reuses1 qui ne ressembl5t gure aux rves qu'elles c>ess5t ni aux conqutes qu'elles ambitionn5t4 ,i ,le c5seur ,metellus ,numidicus disait au peuple roma9 assembl3 ,si la nature avait pu n\s donn] l'exi/5ce sans le sec\rs de la femme1 n\s s]ions dlivrs d'une compagne =t importune4 ,cette b\tade insol5te n\s pr\ve que la misogynie n'e/ pas *ose n\velle4 ,que p5s]ait auj\rd'hui ce t]rible homme1 s'il lui tait donn de voir aux tats-,unis la =midable invasion de t\tes les c>rires viriles p> les femmes amrica9es8 ,il p>tag]ait1 j'imag9e1 le pessimisme d'un de nos contempora9s1 d'esprit trs positif1 qui n\s assure que1 sitt que la femme s]a proclame civilem5t l'gale de l'homme1 il n'y aura plus d'galit1 l'homme alors dev5ant df9itivem5t esclave#aig4 ,note #aig3 ,j4 ,,b\rdeau1 ,l'volution de l'esclavage4 ,feuilleton du ,j\rnal des ,dbats du #b avril #ahig4 ,tri/e prsage6 ,o allons-n\s donc8 ,quoique notre pays soit mo9s immdiatem5t m5ac que les pays anglo-saxons1 ,m4 mile ,b]g]at annonait rcemm5t ses compatriotes abrutis p> l'abs9!1 n]vs p> l'inconduite ou /upfis p> le tabac1 le jeu et la politique1 que la femme n\velle e/ en tra9 d'usurp] la ,france#aih4 ,e/-il possible que notre ,rpublique dmocratique se trans=me1 un j\r ou l'autre1 en un royaume d'amazones8 ,aprs avoir cras le s]p5t1 la femme doit-elle encore cras] l'homme8 ,le sexe =t c\rt-il vraim5t de srieux dang]s8 ,e/-il prvoir qu' =ce d'envahir les ateli]s1 de s'ins9u] dans les magas9s et les bureaux et de s'in/all] dans les pr(essions librales1 le fm9isme victorieux v9c]a les hommes des situations m95tes qu'ils occup5t depuis des sicles1 et que1 de *ute en *ute1 le roi de la cration tomb]a misrablem5t au rle de roi fa9ant8 ,note #aih3 ,revue illu/re du #a;er m>s #ahig1 p4 #afb4 ,un fait n'e/ pas niable1 savoir que la femme d',occid5t m>que une t5dance de plus en plus nette dev5ir1 comme on l'a dit1 l'anti?se absolue de la femme d',ori5t4 ,e/-ce une raison p\r que les n\veauts intellectuelles auxquelles l',europenne aspire1--tudes univ]sitaires et c>rires librales1 galit des sexes dans la famille1 dans l'indu/rie1 dans l'tat1--lui donn5t1 comme elle l'espre1 honneur et pr(it1 bonheur et sant8 ,faisons la balance des pr(its et des p]tes1 que l'homme et la femme peuv5t retir] d'un m\vem5t d'op9ion qui t5d galis] leurs droits et leurs fonctions2 et dem&ons-n\s premirem5t si la socit elle-mme y tr\v]a son compte4 ,p\r celle-ci1 assurm5t1 le bnfice s]ait nul et le prjudice c]ta91 au cas o les rev5dications fm99es en vi5drai5t1 d'exagration en exagration1 viol5t] l'ordre fondam5tal des *oses4 ,la dissemblance des sexes e/ de ncessit naturelle4 ,en s'ef=ant de ralis] entre l'homme et la femme une croissante id5tit d'attributions1 on mconnatrait cette loi gnrale1 d'un c>actre vraim5t sci5tifique1 d'aprs laquelle le progrs normal des organismes suprieurs e/ li la division de mieux en mieux comprise et pratique des ef=ts et des travaux4 ,mais n\s p\vons tre srs que dame ,nature ne se laiss]a pas viol] impunm5t3 qu& le fm9isme aura dpass la limite des lib]ts p]mises1 elle saura bi5 rappel] l'ordre1 avec une rudesse s\v]a9e1 les extravagantes qui s'en s]ont c>tes4 ,encore e/-il que1 sans outrepass] ces frontires extrmes1 il ne s]ait pas bon que la concurr5ce1 aprs s'tre tablie entre les hommes et les peuples1 se glisst entre les sexes p\r les dsunir4 ,le *acun p\r soi n'a po9t fait assez de bi5 dans nos socits1 p\r qu'on tr\ve excell5t qu'il divise les familles et les mnages4 ,quant l'homme1 il n'aurait qu' se l\]1 d'aprs ,m4 ,georges ,br&s1--le critique danois bi5 connu1--du flot psy*ique qui p\sse les femmes v]s les positions viriles4 ,ce m\vem5t le dlivr]a des fatigues physiques et de l'affaissem5t moral occasionn p> sa position actuelle de s\ti5 unique et surm5 de la famille1 trop s\v5t victime d'une p\se exigeante1 vaniteuse ou /upide#aii4 ,mais un si beau rsultat suppose videmm5t que t\tes les femmes de l'av5ir s]ont p>faites4 ,en tes-v\s bi5 sr1 ,m4 ,br&s8 ,p\r l'in/ant1 l'homme risque trs c]ta9em5t d'tre v9c1 peu a peu1 de c]ta9es positions lucratives1 qu'il a occupes jusqu'ici en matre indiscut4 ,et comme l'entre en scne de sa rivale p]met de conjectur] p\r lui1 en plus d'un cas1 une aggravation des difficults de la vie1 on convi5dra qu'il n'a po9t tort de tr\v] cette p]spective peu rj\issante4 ,e/-ce une raison d'int]dire aux femmes de n\s disput] nos mti]s et nos pr(essions8 ,cette prohibition s]ait inhuma9e4 ,n\s ne cons5tirons jamais rig] en dlit le travail fm99 qui empite sur les positions mascul9es4 ,imag9e-t-on une loi m>tiale bannissant les femmes de t\s nos emplois1 s\s le prtexte outrecuidant que1 seuls1 n\s sommes capables d'y faire bonne figure8 ,n\s ma9t5ons qu'en rgle gnrale1 elles ont le droit et le moy5 de les remplir aussi bi5 que notre sexe4 ,note #aii3 ,revue encyclopdique du #bh novembre #ahif1 p4 #hbi4 ,entre n\s1 faut-il une si haute capacit1 une si sublime intellig5ce1 des lumires si r>es p\r faire un avocat dis]t1 un mdec9 e/imable1 un bon av\1 un huissi] exact ou un p>fait notaire8 ,e/-il si difficile de se crer une place honorable dans les c>rires dites librales8 ,faut-il une vocation insigne et des dons p>ticuli]s p\r faire un ag5t de *ange ou un commissaire priseur8 videmm5t non2 des qualits trs moy5nes n\s suffis5t p\r occup] honntem5t ces ord9aires fonctions4 ,ne dites donc po9t que les femmes sont indignes de les brigu]1 s\s prtexte qu'elles sont incapables de les remplir4 ,la vrit e/ que beauc\p d'entre elles s'en acquitt]ai5t avec autant d'application1 de savoir et d'habilet que leurs m>is4 ,n\s avons l'ide1 somme t\te1 que la femme ne rabaiss]ait aucune de nos pr(essions1 de mme qu'elle aurait beauc\p de pe9e vot] plus mal que n\s4 ,,ii ,mais n'exagrons po9t les pr(its possibles de son immixtion dans nos emplois4 ,la moy5ne des femmes p\rra s'lev] utilem5t aux fonctions d'importance secondaire qui lui procur]ont1 s9on la gloire1 dont il e/ facile de se pass]1 du mo9s le pa91 qui leur e/ ncessaire p\r vivre2 et la plup>t n'ambitionn5t ri5 de plus4 ,a ct de quelques intrigantes qui bataill5t p\r la notorit1 les autres1 qui sont lgion1 ne combatt5t que p\r l'exi/5ce4 ,et c'e/ ce qui fait prcism5t que la socit n'e/ po9t recevable dcl9] leur requte et1 encore mo9s raill] leurs dolances4 ,aussi bi5 conclurons-n\s n\veau que leur refus] les moy5s de s'in/ruire1 c'e/ leur refus] et les moy5s de travaill] et les moy5s de vivre4 ,en admettant mme que la culture plus soigne de leur intellig5ce soit1 p\r le plus gr& nombre1 une trs faible *ance de russite indu/rielle et d'lvation sociale1 l'tat n'e/ fond1 ni en ju/ice ni en raison1 leur f]m] telles ou telles coles1 leur int]dire tels ou tels emplois1 inscrire imprativem5t sur les portes qui donn5t accs aux diffr5tes c>rires3 ,comp>tim5t des hommes1 comp>tim5t des femmes6 ,ici1 les messieurs2 ailleurs1 les dames6 ,hormis les re/rictions d'utilit gnrale1--et p> l n\s ent5dons les exceptions ncessaires qui s'appui5t sur un intrt social de premi] ordre1--ds qu'une femme a l'espoir de faire son *em9 et de gagn] sa vie en une position quelconque1 si bi5 t5ue qu'elle soit p> les hommes1 il s]ait cruel de lui dire3 ,v\s n'entr]ez pas ici4 ,cette proprit e/ g>de4 ,df5se v\s e/ faite de braconn] sur le doma9e rs]v au sexe mascul96 ,c> elle s]ait en droit de n\s rpondre3 ,je veux vivre2 et1 cet effet1 j'ai le droit de travaill] librem5t1 mes risques et prils1 s\s la seule sanction de ma responsabilit p]sonnelle4 ,or1 je me s5s des gts p\r tel mti]1 des aptitudes p\r telle fonction4 ,si v\s m'en f]mez l'accs1 faites-moi des r5tes4 ,si v\s me refusez une situation indp5dante1 m>iez-moi4 ,si v\s m'emp*ez de travaill]1 n\rrissez-moi4 ,une dot ou du pa91 s'il v\s plat6 ,encore une fois1 qu'une lite p>vi5ne seulem5t supplant] le sexe =t dans les pr(essions ouv]tes la concurr5ce fm99e1 il y a probabilit2 que les n\veaux emplois sollicits p> la femme soi5t maigrem5t rmunrateurs p\r elle1 il y a vraisemblance4 ,et p\r cause3 les hommes s'cras5t aux portes des c>rires surabondamm5t p\rvues4 ,tant pis p\r les femmes qui s'ob/9]ont en =c] l'entre6 ,elles ne p\rront s'en pr5dre qu' elles-mmes des dceptions qui les att5d5t4 ,mais l'tat n'a pas le droit de les expropri] prv5tivem5t de ce qu'elles croi5t tre leur gagne-pa94 ,et puis1 t\te =ce sociale en disponibilit f9it t\j\rs p> se crer un emploi4 ,qui os]ait affirm] qu'aprs bi5 des ttonnem5ts1 bi5 des preuves1 bi5 des s\ffrances1 les femmes1 en qute de n\velles de/9es1 ne tr\v]ont pas1 dans les civilisations v5ir1 des occupations imprvues1--dont nos incessants progrs indu/riels n\s donn5t dj1 s9on une ide nette1 du mo9s un vague press5tim5t1--grce quoi leur activit dbordante p\rra s'pan*] librem5t v]s d'utiles et l>ges db\*s1 p\r leur pr(it et p\r le ntre8 ,,iii ,quant savoir ma9t5ant si l'mancipation conomique rapport]a la femme autant de considration et d'honneur que d'arg5t comptant1 il y a p\r le mo9s discussion4 ,si1 d'un ct1 on ti5t p\r un pr(it c]ta9 le dveloppem5t de son indp5dance et de sa fi]t1 de son in/ruction et de son influ5ce1 c'e/--dire un accroissem5t du v\loir et du p\voir1 il convi5t1 d'autre "p1 d'inscrire son passif t\t ce qu'elle p\rra p]dre1 hlas6 en tranquillit1 en grce1 en bont4 ,p\r tre plus homme1 qui sait si elle ne s]a pas mo9s femme8 ,elle p\rra se flatt] sans d\te d'tre une activit productrice capable1 autant que son compagnon1 de faire de l'arg5t2 mais1 dev5ue p> cela mme sa rivale plus ou mo9s a*>ne1 n'e/-il pas cra9dre que celui-ci ne lui m>*&e ou ne lui refuse les g>ds1 les prv5ances1 les indulg5ces1 qu'il accordait jadis sa d\ceur aimable et pacifiante8 ,et ce s]a p]te nette p\r son sexe4 ,que si1 en effet1 contrairem5t la tradition1 qui n\s la montre se m\vant p>t\t dans un c]cle d'action diffr5t de celui des hommes1 elle s'ef=ce sans mesure d'envahir leur doma9e et d'empit] sur leurs attributions sculaires1 il e/ prvoir1 qu'en mme temps qu'elle oubli]a sa faiblesse p\r s'lev]1 son compagnon se s\vi5dra de sa =ce p\r la rabaiss]8 ,en aucun pays1 le culte *eval]esque de la femme n'a pntr aussi pr(ondm5t le coeur de l'homme4 ,nul trang] n'gale1 vis--vis des dames1 cette politesse prv5ante1 cette bonne grce empresse des ,franais1 que nos pres ont dsigne du joli nom de galant]ie4 ,il n'e/ pas un peuple o la femme ait t1--je ne dis pas mieux comprise1--mais plus fte qu'en ,france1 plus admire des arti/es1 plus *ante p> les potes1 plus flatte dans son am\r-propre1 plus excuse dans ses faiblesses1 plus obie dans ses caprices1 plus re*]*e p\r sa grce et sa beaut1 plus ent\re1 comme dit ,mme ,m>ie ,drons>d1 de t5dresse audacieuse et de respect mu#bjj1--;en un mot1 plus aime4 ,note #bjj3 ,le ,m\vem5t fm9i/e4 ,le ,correspondant du #aj septembre #ahif1 p4 #hfb4 ,or1 e/-il si difficile d'obs]v] que1 dj ces prv5ances devi5n5t mo9s gnrales8 ,les hommes s'effac5t-ils t\j\rs devant les portes p\r laiss] la prsance aux dames8 ,s\lv5t-ils t\j\rs leur *apeau1 en s'introduisant dans un comp>tim5t occup p> quelque voyageuse8 ,(fr5t-ils t\j\rs aux femmes leur place d'intrieur dans les tramways et les omnibus8 ,le nivellem5t fait son *em9 dans les relations de la vie4 ,a "p les vieux messieurs ractionnaires qui cont9u5t les traditions polies de notre race1 les n\velles gnrations s'habitu5t1 sans le mo9dre scrupule1 la rgle facile de l'galit des sexes4 ,j'ai ent5du des dames aux *eveux blancs se pla9dre du sans-gne de nos jeunes g5s1 qui p>aiss5t s'inquit] comme d'une guigne de mrit] la rputation1 autrefois si envie1 d'hommes bi5 levs4 vit] une vois9e un c\rant d'air1 une mauvaise place1 un drangem5t1 une fatigue1 leur e/ de nul s\ci4 ,le so9 de leur *re petite p]sonne l'emporte sur t\t s5tim5t de dfr5ce respectueuse ou d'obligeance s]viable4 ,s'il faut se pla9dre de cette indiffr5ce1 on aurait gr& tort de s'en tonn]4 ,il y a d'abord la concurr5ce1 qui t5d effac] l'anci5ne ligne de dm>cation entre les deux sexes4 ,les femmes se flattant d'usurp] nos positions1 des hommes se tr\v5t qui les df5d5t rudem5t3 quoi de plus naturel8 ,dieu ne plaise que n\s excusions en quelque faon l'inconv5ant *>iv>i1 dont les lves de l'cole des beaux-arts ont salu l'entre des femmes dans les ateli]s6 ,si mme cette concurr5ce n'avait p\r effet que de r5voy] aux pr(essions manuelles c]ta9s gaill>ds plus p\rvus de vanit que de tal5t1 il faudrait la bnir4 ,mais comm5t v\lez-v\s qu'ils voi5t d'un bon oeil l'introduction de rivales1 qui leur disput]ont les rcomp5ses (ficielles8 ,o l'antagonisme clate1 la galant]ie cesse4 ,et c'e/ de bonne gu]re1 aprs t\t6 ,v\s rclamez l'galit absolue1 ,mesdames3 v\s l'aurez4 ,impossible de pr5dre une "p gale des pr(its et des lib]ts de notre sexe1 sans subir une gale "p de nos dsagrm5ts et de nos risques4 ,pas moy5 d'tre l'honneur1 sans tre la pe9e1 la lutte4 ,vos mres t5ai5t p\r des *>ges d\ces et sacres d'lev] les enfants et de g\v]n] la maison2 et ces devoirs excit5t votre piti1 (f5s5t votre sup]be individualisme4 ,la vie extrieure v\s t5te2 les occupations viriles v\s attir5t4 ,mais disput] au sexe =t les c>rires et les (fices qu'il occupe en monopole1 l'v9c] des places o il gagne le pa9 de la famille1 il faut que v\s sa*iez que v\s c\rez au devant des reprsailles1 et que votre concurr5ce risque de t\rn] en conflit4 ,habitu ne plus voir en la femme son complm5t1 sa collaboratrice1 son associe1 mais une rivale qui s'applique le supplant] dans ses fonctions et l'expuls] de son doma9e1 =c de v\s combattre puisqu'il v\s rpugne d'tre protges1 et condamn v\s r5dre c\p p\r c\p puisqu'il v\s si$ de lui dcl>] la gu]re1 l'homme v\s f]a regrett] peut-tre de l'avoir trait en ennemi au lieu de l'avoir accueilli en alli4 ,que peuv5t dev5ir1 je v\s le dem&e1 dans cette pre mle p\r la vie1 et cette urbanit sculaire1 qui s'ef=ait de v\s faire oubli] votre faiblesse et votre subord9ation p> les g>ds r5dus la matresse du logis et la mre de famille1 et cette c\rtoisie prv5ante1 qui s'appliquait c>t] de vos pas les s\cis et les misres1 p>] votre p]sonne1 embellir votre vie8 ,v\s ne v\lez plus tre df5dues1 s]vies1 honores1 gtes3 trs bi54 ,provoqus imprudemm5t en combat s+uli]1 vos *evali]s s]vants d'autrefois v\s tir]ont la rvr5ce et se mettront en g>de4 ,que celles qui vont au devant des c\ps ne s'tonn5t donc po9t de recevoir quelques horions6 ,a qui brle de le combattre1 l'homme aurait tort vraim5t de faire des grces et de prodigu] les fleurs et les bonbons4 ,,iv ,on p5se bi5 que ce petit disc\rs s'adresse surt\t1 dans notre p5se1 ce bataillon de femmes1 d'humeur conqurante1 qui n\rriss5t la prt5tion d'impos] aux hommes leurs vues1 leurs gts1 leurs caprices2 ces libres cratures1 prises d'une rage de dom9ation1 qui1 p\r de vagues raisons de vanit blesse1 de cabot9age exaspr ou mme de m*ancet pure1 ont pris en ha9e le sexe mascul9 t\t enti]4 ,entre n\s1 j'ai pe9e les croire r$\tables4 ,elles ont beau dcl>] la gu]re ouv]te entre l',homme et la ,femme et pr*] la rvolte en t]mes effronts1 comm5t les pr5dre au srieux8 ,qu'elles sa*5t p\rtant qu'une raction e/ possible3 la misogynie fait des progrs p>mi les lettrs1 et c]ta9s d'entre eux ont la ma9 l\rde4 ,a ce fm9isme dm5t et p]v]s1 au fm9isme qui pdale1 canote1 fume1 cavalcade1 au fm9isme nigaud qui compromet p> ses extravagances les plus utiles r=mes1 n\s devons1 en t\te occasion1 prodigu] rudem5t les rappels l'ordre et la bi5sance4 ,comm5t cons]v] son sang-froid en voyant des femmes1--que je veux croire intellig5tes1--rep\ss] avec un dda9 blessant les politesses des hommes1 p> ce motif qu'elles sont le signe d'une tutelle injurieuse ex]ce sur leur prt5due faiblesse8 ,c]ta9e cole fm9i/e en e/ v5ue ne pas compr5dre qu'une femme1 qui se respecte1 puisse se laiss] complim5t] p> un honnte homme4 ,n'a-t-on pas incrim9 ,mme ,pognon d'avoir fait appel la vieille galant]ie franaise1 p\r ram5] au sil5ce les auditeurs irrespectueux du ,congrs fm9i/e de #ahif8 ,af9 de n\s enc\rag] sans d\te la c\rtoisie1 ,mme ,potoni ,pi]re1 qui ne r$\tait po9t l'galit du v]be et du po+1 t5ait t\tes nos m>ques de condesc5dance p\r des manife/ations de mpris1 int]prtant les mo9dres g>ds r5dus son sexe comme un signe de s]vage et l'affirmation d'une infriorit sociale4 ,quoi d'tonnant1 aprs cela1 que c]ta9s mles1 amis de leurs aises1 pr5n5t la femme au mot et lui prodigu5t l'galit qu'elle dsire8 ,si mme au lieu de c\ps de *apeau1 ils *ang5t avec leurs vois9es1 dans une runion publique1 des c\ps de c\de ou des c\ps de p>apluie1 celles-ci devront1 p\r tre logiques1 les en rem]ci]1 comme d'un t\*ant hommage leur indp5dance virile et batailleuse4 ,aux femmes qui s]ai5t t5tes de l'oubli]1 rappelons donc que1 vis--vis du sexe mascul91 elles ne sont vraim5t =tes que p> leur faiblesse2 qu'il e/ de leur intrt d'agrer nos mnagem5ts et nos politesses2 et qu' s\ffrir d'tre gtes p> ces vila9s hommes1 elles cons]v]ont sur eux leur influ5ce et leur empire plus srem5t qu'en rclamant contre eux une galit *imrique4 ,c]ta9s criva9s sembl5t cra9dre qu'une fois affran*ie lgalem5t de ses traditionnelles sujtions1 la femme aura tt fait d'accabl] l'homme de sa prm95ce4 ,c'e/ mme une op9ion trs rp&ue que les relations publiques et prives ne peuv5t tre trans=mes p> l'volution du fm9isme1 qu'au prjudice des matres d'auj\rd'hui4 ,mais1 notre avis1 ce pessimisme e/ va94 ,n\s sommes conva9cu1 au contraire1 que la femme mancipe s\ffrira beauc\p plus que n\s de ses lib]ts conquises4 ,humble s]vante1 en ?orie1 n'e/-elle pas auj\rd'hui1 p\r peu qu'elle sa*e le v\loir avec intellig5ce1 la s\v]a9e matresse de l'a famille et de la maison8 ,supposez qu'elle brise les li5s lgaux dont elle sait si bi51 qu& elle e/ habile1 n\s faire des *anes3 e/-elle sre qu'on lui laiss]a p>t\t la prsance8 ,a se pos] en rivale1 elle risque de ne plus tre traite en amie4 ,faites donc que t\tes ses obligations actuelles soi5t rompues ou rel*es1 que t\s ses actes soi5t mancips1 que t\te sa p]sonnalit soit libre1--faute de p\voir s'appuy]1 comme prs5t1 sur l'p\x que notre loi civile con/itue1 p\r la vie1 son p\rvoyeur et son g>di51--elle aura p]du ce qui fait en notre socit son honneur et sa scurit4 ,aux femmes que la bicyclette ou le vagabondage des moeurs monda9es arra*e leur m>i1 leurs enfants1 leurs devoirs1 il faut avoir le c\rage de rpt] que deux calamits les guett5t3 l'irrvr5ce des hommes et l'exaspration des n]fs4 ,ce qui m5ace la femme1 dont c'e/ le rve de s'affran*ir et de se mascul9is] outre mesure1 c'e/ l'abaissem5t moral et la dgnresc5ce physique4 ,au b\t du fm9isme exc5trique1 il y a la dconsidration et la nvrose4 ,v ,n\s voici ram5s encore une fois l'9vitable "q de sant4 ,il n'en e/ po9t qui intresse davantage l'av5ir de la femme1 ni qui m>que mieux les limites intangibles que les outrances du fm9isme ne doiv5t po9t dpass]4 ,or1 de mme que l'mancipation intellectuelle met en pril le dveloppem5t normal de la jeune fille1 a9si encore l'mancipation conomique risque de dt\rn] la jeune femme de sa vocation naturelle et d'appauvrir les s\rces mmes de la natalit4 ,et d'abord1 les prt5tions fm99es aux t*es et aux emplois des hommes sont grosses de prils p\r la sant des femmes4 ,t\t en s\scrivant leurs rev5dications1 p\r ce qu'elles ont de rationnel et d'huma91 t\t en reconnaissant que c]ta9es exig5ces conomiques leur font p>fois une ncessit de m>*] sur nos brises1--on ne peut s'emp*] de trembl] p\r leur complexion plus dlicate et plus fragile que la ntre4 ,qu'elles *oisiss5t bi5 leur voie6 ,plus d'une occupation virile leur s]ait meurtrire4 ,qu'elles ne se flatt5t po9t d'avoir1 en t\t et p>t\t1 la =ce de n\s imit]1 de n\s suppler1 de n\s v9c] sans dommage6 ,p\r ne p>l] que des fonctions librales1 d\ces en app>5ce et si enviables en fait1 sont-elles nombreuses les ttes fm99es capables de rsi/] aux fatigues1 l'n]vem5t des re*]*es et des travaux intellectuels8 ,la plup>t des c>rires sci5tifiques et pr(essorales1 p> l'application cont9ue1 p> la t5sion crbrale et mme l'endurance corporelle qu'elles suppos5t1 exig5t de quiconque veut s'y lev] et s'y ma9t5ir une c]ta9e robu/esse gnrale1 un solide quilibre m5tal1 une trs =te sant physique et morale4 ,que de vies l'ef=t intellectuel a brises prmaturm5t p>mi n\s6 ,que s]a-ce p>mi les femmes8 ,ne risqu5t-elles po9t de pay] d'un puisem5t prmatur l'ambition d'gal] et d'imit] le sexe =t8 ,n'ont-elles ri5 cra9dre du surm5age8 ,un exemple1 en passant3 il conc]ne une fonction laquelle1 p\rtant1 n\s avons montr que la femme semble appele p> de nombreuses conv5ances sociales4 ,de l'avis des mdec9s allem&s1 une femme ne peut pas affront] les fatigues mdicales sans de srieux dang]s p\r sa sant3 son organisme e/ trop dlicat p\r des travaux aussi rudes et aussi prolongs4 ,et ,mme ,arvde ,b>9e1 laquelle j'emprunte ce tmoignage1 aj\te3 ,je dois dire que les lettres des mdec9s1 que j'ai s\s les yeux1 sont presque unanimes mettre le public en g>de contre l'influ5ce p]nicieuse du travail crbral haute dose p\r les jeunes filles4 ,qu'elles ne comm5c5t au mo9s qu'aprs v+t ans1 crit l'un d'eux4 ,autant dire qu'elles doiv5t r5onc] aux c>rires librales#bja4 ,les mdec9s franais que j'ai pu consult] ne p5s5t pas autrem5t4 ,note #bja3 ,progrs du fm9isme en ,allemagne4 ,feuilleton du ,j\rnal des ,dbats du #b dcembre #ahif4 ,et ce n'e/ ri5 d'tudi] en vue d'une pr(ession virile3 il faut plus t>d l'ex]c]4 ,p\r une femme dont la tte et le corps rsi/]ont vaillamm5t aux fatigues et aux veilles1 combi5 tomb]ont le long du *em9 ou n'apport]ont au m>iage qu'une fcondit appauvrie1 une con/itution dbilite1 p\r le plus gr& malheur des enfants8 ,sans compt] que le fm9isme intgral se s\cie peu des devoirs encombrants de la mat]nit2 et c'e/ l le troisime pril qu'il fait c\rir l'humanit future4 ,,*apitre ,,iii ,femmes d'auj\rd'hui et femmes de dema9 ,,sommaire ,i4--,,troisi,,me ,,risque3 ,l',,orgueil ,,individuali/e4--,,du ,,devoir ,,mat]nel4--,l',,cueil ,,du ,f,,m9isme ,,absolu4--,,les ,,t5tations ,,de ,l',,am\r ,,libre4 ,,ii4--,,ce ,,qu',,e/ ,,la ,,puissance ,,de ,,la ,,femme ,,sur ,l',,homme4--,,la ,,gr&e ,f,,m9i/e ,,de ,l',,av5ir4--,,une ,,cr,,ature ,a ,,gifl]4--,,avis ,,aux ,,honn,,tes ,,femmes4 ,,iii4--,,ce ,,qu',,elles ,,doiv5t ,d,,f5dre3 ,,la ,,famille1 ,,le ,,m>iage ,,et ,l',,enfant--,,p\rquoi8 ,,iv4--,,d]ni] ,,conseil4--,,appel ,,en ,,faveur ,,de ,,la ,,paix ,,dome/ique ,,et ,,de ,,la ,,paix ,,sociale4--,,pax ,,nobiscum6 ,aprs le surm5age intellectuel1 qui risque d'puis] prmaturm5t en la jeune fille les n]gies et les grces de la vie1 aprs la concurr5ce conomique1 dont l'pret croissante peut compromettre gravem5t le repos et la dignit de la femme1 n\s r$\tons p\r l'p\se l'orgueil individuali/e1 qui dess*e et t>it t\tes les s\rces de l'am\r et du sacrifice4 ,i ,en affirmant que la femme e/ quelqu'un au mme titre que l'homme1 et que n\s devons respect] en elle1 comme en n\s-mme1 la p]sonnalit1 la dignit huma9e1 notre int5tion n'e/ po9t de dpossd] le m>i1 et encore mo9s le pre1 de t\s leurs p\voirs traditionnels4 ,n\s conv5ons seulem5t qu'ils ne sont pas des mon>ques absolus2 que1 sans tre supprime1 leur autorit peut tre ad\cie2 et qu'enf91 s'ils ont *>ge d'mes1 ils ne saurai5t jamais opr] de ma9mise sur les mes4 ,en un mot1 l'ex]cice de leurs droits e/ insp>able1 nos yeux1 de l'accomplissem5t de leurs devoirs4 ,c'e/ p\rquoi1 en vue d'l>gir les prrogatives de l'p\se et de la mre1 n\s n'avons pas hsit tempr]1 re/re9dre mme l'autorit m>itale et pat]nelle1 t\tes les fois que les rev5dications de la femme n\s ont p>u d'accord avec les intrts de la famille4 ,faut-il all] plus lo98 ,des esprits1 qui se piqu5t d'tre sci5tifiques1 n\s assur5t que l'volution de l'indu/rie et la division du travail1 la rapidit des communications et surt\t les progrs de l'in/ruction1 auront p\r effet c]ta9 de drac9] peu peu l'homme et la femme du sol et du foy]2 que la bonne vie familiale d'autrefois e/ condamne disp>atre un j\r s\s la p\sse des =ces dissolvantes qui travaill5t le monde2 que la dislocation de la communaut dome/ique e/ fatale2 qu'en rsum1 suivant un aphorisme tran*ant rpt satit1 si la famille e/ le c5tre du monde actuel1 l'individu s]a l'unit sociale du monde futur4 ,c]tes1 ceux qui p>tag5t ces vues doiv5t cra9dre l'avnem5t de l'union libre et1 avec lui1 un n\vel esclavage p\r la femme1 puisqu'il e/ d'expri5ce que des moeurs sans rgle conduis5t au *aos1 la sauvag]ie et l'exploitation odieuse des faibles p> les =ts4 ,mais1 heureusem5t1 ces prvisions attri/antes ne ti5n5t pas un compte suffisant des rsi/ances 9vitables de la nature4 ,l'mancipation de la femme a des limites qui ne s]ont po9t fran*ies sans s\ffrance et sans dommage4 ,aprs tre sorti imprudemm5t de sa sphre traditionnelle1 le sexe fm99 s]a1 tt ou t>d1 imprieusem5t ram5 ses fonctions conjugales et mat]nelles4 ,il n'en e/ po9t d'ailleurs de plus leves1 puisque de ce d\ble rle dp5d5t la cons]vation et l'lvation de l'espce huma9e4 ,au pre d'assur] des ress\rces la famille2 la mre d'en surveill] l'emploi4 ,il s]ait f\ de t\rn] leur collaboration ncessaire en concurr5ce jal\se4 ,compagne des bons et des mauvais j\rs1 mnagre conome et dilig5te1 s\ti5 et consolation des enfants1 l'p\se doit tre1 en plus1 une ducatrice accomplie4 ,n\s dirions mme volonti]s que le b de l'ducation fm99e consi/e surt\t prp>] les jeunes filles la mat]nit relle ou supplante4 ,que p\rrait bi5 tre1 en effet1 une socit dpossde du sa9t idal de la mre8 ,c'e/ mme du po9t de vue lev de la mat]nit1 qu'il n\s e/ le plus facile d'ap]cevoir que les occupations viriles ne peuv5t tre1 t\tes indi/9ctem5t1 le fait des femmes4 ,mettons-les nos places3 elles n'y s]ont pas absolum5t dplaces4 ,intellectuellem5t p>lant1 n\s ne les croyons ncessairem5t impropres aucun s]vice adm9i/ratif ou priv4 ,beauc\p mme y s]ai5t peut-tre plus ponctuelles que les hommes1 plus att5tives1 plus zles 7je n'ose dire mo9s n]veuses ou mo9s maussades1--le public ayant trop se pla9dre des demoiselles du tlphone67 ,ouvrons-leur donc1 p> hypo?se1 t\s nos mti]s4 ,alors une "q se pose3 comm5t f]ont-elles leur mti] de femmes8 ,il e/ loisible une fille majeure d'occup] une fonction mascul9e2 une mre1 non4 ,qui g>d]a le foy]8 ,qui veill]a sur les enfants8 ,auj\rd'hui1 une femme se fait une position en se m>iant1 c> elle p\se vritablem5t la position du m>i4 ,mais =ce de se crer elle-mme une position indp5dante1 occupe aux devoirs de sa *>ge1 assujettie aux exig5ces de sa cli5tle1 comm5t p\rra-t-elle fond]1 allait]1 soign]1 lev] une famille8 ,on rpond cela que l'homme et la femme f]ont une paire d'excell5ts amis4 ,et des criva9s ?rs ont clbr1 en /yle *>mant1 t\t ce qui peut rsult] de beau1 de bon et de sa9 d'un comm]ce idal entre les deux sexes4 ,une ,itali5ne de di/9ction1 qui signe ses livres du pseudonyme de ,ne]a1 crit ceci3 ,on dirait presque que les p]sonnes d'esprit et de coeur trs subtils prfr5t l'amiti l'am\r proprem5t dit1 p> ce mme raff9em5t de s5sation qui r5d quelquefois prfrable aux fleurs des plates-b&es le p>fum des plantes nuisibles1 dans c]ta9s j>d9s remplis d'ombre et de my/re4 ,voil c]tes un s5tim5t qui n'e/ pas la porte du vulgaire6 ,si ces amitis trs nobles ont le don d'lev] les hommes et les femmes au-dessus de la matire1 il faut t\t de mme reconnatre qu'en se gnralisant1 elles ne s]virai5t gure les f9s de la nature4 ,et ce qu'il y a de pis1 c'e/ que l'am\r platonique a mo9s de *ances que l'am\r libre de rgn] sur les mes v5ir4 ,p\r une orig9ale qui ne se m>i]a po9t du t\t1 il en s]a v+t plus positives qui se m>i]ont de temps en temps4 ,l'union libre et /rile e/ la f9 9luctable du fm9isme absolu2 et cette p]spective rj\it et en*ante l'individualisme an>*ique4 ,qu'e/-ce1 aprs t\t1 que le fm9isme intgral1 s9on l'an>*isme des femmes8 ,de l une plaie possible et r$\table1 sur laquelle ,m4 mile ,faguet a mis =tem5t le doigt4 ,t\te femme ex]ant une pr(ession mascul9e1 a-t-il dit1 s]a une quantit p]due p\r la propagation de l'espce2 c> elle cess]a d'tre la femme dont la socit a beso9 p\r se p]ptu]1 dont la nation a beso9 p\r s'augm5t]1 ou p\r ne pas dim9u]1 ou p\r ne pas prir4 ,le fm9isme e/ donc li dans ses progrs1--comme dans ses orig9es1--au clibat fm994 ,et l'on imag9e aism5t combi5 la moralit risque d'en s\ffrir1--un clibat fm99 aggrav1 gnralis1 mancip1 comme on s'en flatte1 ne p\vant que difficilem5t re/] v]tueux et *a/e4 ,conclusion mdit]3 ,la nation =te1 la nation d'av5ir s]a1 p>mi les nations1 celle o les femmes n'ex]c]ont po9t de mti]1 si ce n'e/ le leur4 ,l'accession des femmes aux emplois mascul9s e/ d'abord le signe1 puis devi5t la cause d'une =midable dgnresc5ce nationale#bjb4 ,note #bjb3 mile ,,faguet1 ,la ,femme devant la sci5ce4 ,feuilleton du ,j\rnal des ,dbats du jeudi #ab dcembre #ahie4 ,,ii ,au fond des plus ard5tes rev5dications fm9i/es1 on s5t p]c] vaguem5t un insatiable beso9 d'activit et d'influ5ce4 ,mais o voit-on que l'une et l'autre manqu5t aux femmes honntes8 ,que la socit d'auj\rd'hui n\s rs]ve c]ta9es c>rires1 soit6 ,elle n'en sollicite pas mo9s nos contempora9es l'action4 ,sans p>l] des livres qu'elles inspir5t1 des fleurs de posie qu'elles sm5t sur leurs pas1 des arts qu'elles s\ti5n5t de leur grce et qu'elles enc\rag5t et rcomp5s5t de leur suffrage1 e/-ce que t\te oeuvre huma9e ne laisse pas transp>atre un nom de femme8 ,e/-ce qu'en t\te maison =tune1 en t\t mnage bi5 t5u1 dans l'ordre1 la paix et la joie du foy]1 on ne retr\ve pas l'activit vigilante de l'p\se et la t5dresse att5tive de la mre8 ,e/-ce qu'en t\te vieillesse tranquille1 on ne reconnat pas le dv\em5t d'une fille1 comme aussi dans t\te enfance heureuse1 les c>esses d'une aeule8 ,la femme e/ la g>di5ne de nos moeurs1 l'ducatrice des petits1 la consolation des affligs4 ,son coeur s'ouvre t\s les lans de *>it1 et sa ma9 t\tes les oeuvres d'assi/ance4 ,ri5 ne se fait de gr& et de bon1 dans la famille et dans l socit1 d'o sa p5se soit abs5te4 ,elle e/ capable de t\tes les initiatives1 de t\tes les gnrosits1 de t\s les hrosmes2--et l'on prt5d qu'elle ne s]a utilem5t agissante qu'en ouvrant un cab9et d'affaires ou de consultations6 ,et ces dames se remu5t1 s'agit5t1 se gr\p5t1 se syndiqu5t1 af9 d'accrotre et d't5dre leur prpondrance4 ,elles s'imag95t de trs bonne foi que leur union f]a leur =ce1 que leur action conc]te multipli]a leur pre/ige et leur influ5ce1 sans se d\t] que l'homme1 qui se laisse conqurir volonti]s p> le *>me d'une femme1 ne manqu]a pas de ragir in/9ctivem5t contre les t5tatives d'intimidation d'un comit ho/ile4 ,je ne sais qui a dit que1 p\r en arriv] ses f9s1 la femme doit tre seule4 ,sa puissance e/ en raison inv]se du nombre4 ,elle e/ faite1 des pi$s la tte1 p\r l'action individuelle1 p\r l'asc5dant individuel1 p\r le triomphe individuel4 ,l o1 seule1 elle peut va9cre1 une coalition a mille *ances d'tre battue2 c> celle-ci n'e/ plus qu'une ma*9e de gu]re1 contre les entreprises de laquelle la combativit de l'homme se rveille et se hrisse4 ,le fm9isme syndical n'augm5t]a po9t si facilem5t qu'on le croit l'action et la prm95ce de la femme4 ,mais c'e/ pe9e p]due d'oppos] la femme de nos j\rs la femme des temps n\veaux4 ,celle-ci pr5dra srem5t nos raisonnem5ts en piti4 ,trs libre dans ses manires1 dans ses relations1 dans ses habitudes1 ent\re d'hommes qui ne s]ont jamais que des cam>ades1 rebelle au m>iage1 ennemie de t\tes les conv5tions sociales1 gurie de t\tes les illusions de jeunesse1 froide1 s*e1 dure1 am\reuse d'elle-mme1 g/e et mprisante1 telle on n\s dpe9t dj la gr&e fm9i/e de l'av5ir4 ,il ne faudra po9t lui p>l] d'am\r familial ou de dv\em5t dome/ique3 une femme de son espce ne saurait tre que la noble amie d'un sublime e/hte ou d'un gr& homme4 ,en vrit1 une crature aussi b\ffie d'orgueil et d'ambition ne mrit]ait que des gifles1 comme disait ,s>cey4 ,si la femme du ,x,xe sicle doit ressembl] ce type s+uli]1 la vie s]a gaie6 ,plus de mnage t5able1 plus de famille possible4 ,a mo9s que cette an>*ie ne f9isse1 comme t\s les b\lev]sem5ts sociaux1 p> l'int]v5tion du matre1 c'e/--dire p> la victoire brutale du sexe =t sur le sexe faible4 ,n\s avons p>l plus haut de la possibilit d'une raction mascul9e3 con/at] c]ta9s faits1 lire c]ta9s livres1 on la croirait presque comm5ce4 ,dj les ouvri]s syndiqus rep\ss5t les femmes de l'us9e et de l'ateli]4 ,c'e/ un conc]t unanime1 gau*e et droite1 p\r les r5voy] leur pot-au-feu et leurs mio*es4 ,et dans les classes lettres1 s'il e/ encore des criva9s p\r prn]1 l'exemple d',ibs51 l'mancipation fm99e1 il en e/ d'autres qui1 la suite de ,/r9db]g1 pr*5t la croisade sa9te contre l't]nelle ,dalila2 et c'e/ un emportem5t furieux contre #a'tre p]fide4 ,bref1 *ez c]ta9s hommes1 la misogynie e/ en progrs4 ,et si jamais les ho/ilits clat5t et se gnralis5t entre les deux sexes1 on peut conjectur] que la lutte s]a cruelle et inique1 comme le sont 9vitablem5t les gr&s m\vem5ts de passion4 ,en cette bataille lam5table1 t\tes les ha9es se crois]ont3 ha9e de la femme n\velle contre l'homme1 contre la matrise de la =ce brutale1 contre la tyrannie p]svrante du mle2 ha9e exaspre de l'homme contre la femme indp5dante1 contre les effront]ies des demi-vi]ges1 contre les ambitions comiques de ces lettres prt5tieuses que ,nietzs*e appelait1 injurieusem5t1 des va*es crivassires aux mamelles gonfles d'encre4 ,a ent5dre ces dames et ces demoiselles en voie de libration1 le devoir d'obissance e/ un esclavage avilissant4 ,impossible ces fires cratures de voir un homme1 sans qu'elles se s5t5t suprieures lui en lumires et en v]tus4 ,l'exi/5ce d'un m>i leur pse sur la poitr9e comme un ro*]4 ,du ct des hommes1 mmes rcrim9ations f>\*es4 ,la plus lm5taire prud5ce n\s conseill]ait1 p>at-il1 de t5ir di/ance ces fl9s p]fides1 qui ca*5t leurs griffes s\s les gants blancs4 ,dev5ir matresse de sa de/9e n'e/ p\r la femme1 en rupture d'obissance1 qu'un moy5 de dev5ir matresse de notre propre lib]t4 ,au total1 l'union des sexes n'e/ plus1 dans un c]ta9 monde1 qu'un prtexte des s5sations agrables1 mo9s que les conjo9ts ne voi5t1 l'un dans l'autre1 un in/rum5t malheureusem5t ncessaire de procration et d'avilissem5t4 ,p\rquoi faut-il1 je v\s le dem&e1 que la nature ait exig la collaboration de l'homme et de la femme p\r assur] la reproduction de l'espce8 ,et puis1 quoi bon faire des enfants8 ,on s'y rsign]ait peut-tre si t\s les n\veau-ns tai5t g>ons1 dira ,monsieur1 si t\s les n\veau-ns tai5t filles1 dira ,madame4 l'h>monieuse famille6 ,adieu le d\x et simple unisson des bons mnages6 ,v\s exagrez1 dira-t-on4--,pas beauc\p4 ,que les sceptiques veuill5t bi5 se report] aux pages o n\s avons tabli qu'aprs l'mancipation intellectuelle1 pdagogique1 sociale et politique1-- laquelle n\s croyons quitable de s\scrire en une sage mesure1--les fm9i/es les plus h>dis et les plus exalts rclam5t1 sans le mo9dre scrupule1 l'abolition de la puissance pat]nelle et m>itale1 la suppression du m>iage monogame et de la famille lgitime3 ils y v]ront qu'en affi*ant ces rev5dications extrmes1 l'an>*isme fm99 n\s m5ace1 tant p> les sophismes qu'il tale que p> les ractions qu'il enc\rage1 d'anantir t\t ce que la loi1 la religion1 la morale1 la civilisation1 ont fait depuis des sicles p\r lev] notre pauvre humanit au-dessus des apptits de la brutalit animale1 p\r corrig] l'in/9ct p> le devoir1 p\r ennoblir le pre et honor] la mre1 p\r discipl9] la *air et spiritualis] la bte4 ,c'e/ p\rquoi t\s ceux qui ont coeur la paix publique et le progrs huma91 e/im]ont sans d\te qu'il e/ ncessaire de rappel] une d]nire fois la femme honnte1 la femme *rti5ne1 nos mres1 nos soeurs1 que le devoir leur incombe1--plus qu'aux hommes1--de df5dre les sa9tes traditions de la famille franaise contre le dv]gondage des ides et des moeurs1 et de cri] avec n\s au fm9isme t5t de fran*ir la limite des rev5dications p]mises3 ,tu iras jusqu'ici1 mais pas plus lo96 ,,iii ,de grce1 ,mesdames1 faites bonne g>de aut\r du m>iage1 aut\r de l'enfant2 df5dez le foy]1 df5dez la famille4 ,la famille6 ,*ose inconcevable3 nos div]ses coles rvolutionnaires n'ont la b\*e que le mot solid>it2 et elles conspir5t1 avec une effrayante unanimit1 dcri]1 dtruire la famille qui e/ le b]ceau des premires affections1 la s\rce vive de cette t5dresse d'me qui seule e/ capable de sauv] l'homme de la duret et de la b>b>ie4 ,mais il suffit que la pi]re du foy] soit le premi] fondem5t de la morale1 la raison d'tre du patrimo9e1 la clef de vote de la proprit1 p\r qu'ils s'a*>n5t l'branl]4 ,ils devrai5t se dire1 p\rtant1 que le respect de la famille e/ le s\ti5 des devoirs plus gnraux qui n\s li5t t\s nos frres en s\ffrance2 qu'un peuple n'e/ qu'un gr\pem5t de familles1 comme l'humanit elle-mme n'e/ que l'ensemble des peuples1 et que ces va/es unions ne saurai5t tre =tes1 prospres et bi5faisantes1 si l'unit premire1 qui en e/ l'me1 se disloque et se dsagrge4 ,mais non6 ,faute peut-tre d'avoir gt les joies du foy]1 faute d'avoir connu la d\ce affection d'une bonne mre et la =te et pat]nelle direction d'un brave homme1 ils s'appliqu5t furieusem5t effac] de la consci5ce publique le respect des p>5ts et les obligations de la pit filiale4 ,ils sav5t ma9t5ant que1 p\r r5v]s] l'ordre social1 il ne suffit pas de r5v]s] le g\v]nem5t4 ,les prt5dants et les m9i/res ne manqu]ont jamais en ,france4 ,ds que l'un tombe1 quelque autre se relve4 ,seulem5t la famille ne se refait pas comme un m9i/re4 ,et comme cette vieille puissance dome/ique e/ le d]ni] refuge de l'autorit sociale1 on la ti5t p\r la gr&e ennemie qu'il faut t\t prix m9] et abattre1 en aiguisant contre elle l'ironie des g5s d'esprit1 en tr\blant la paix des mnages1 en exaltant la passion1 en ridiculisant la v]tu1 en excusant l'adultre1 en prnant le divorce1 en obscurcissant dans l'me des p\x et des enfants la notion de leurs devoirs respectifs1 en affaiblissant *ez t\s le respect de la foi jure1 le respect du m>iage1 le respect de la vie1 le respect de l'am\r4 ,et les femmes se prt]ai5t complaisamm5t ces dmolitions an>*iques8 ,je ne veux pas le croire4 ,c> t\t s]ait p]du1--la morale1 la patrie et l'honneur4 ,si1 p> has>d1 ces gr&es *oses cessai5t de leur t5ir au coeur1 qu'elles song5t du mo9s elles-mmes et leurs enfants4 ,qu'elles sa*5t que jamais l'union libre ne p\rra faire le bonheur des femmes et des mres4 ,t\s les rvolutionnaires du monde ne p>vi5dront pas dmontr] que la flicit consi/e1 p\r celles-ci1 ret\rn] en arrire1 la polygamie paenne1 ces poques de naturalisme b>b>e o le mle et la femelle se pr5ai5t et se quittai5t au gr de la passion ou de l'in/9ct4 ,l'union sexuelle met face face un =t3 l'homme1--et deux faibles3 la femme et l'enfant4 ,or1 le m>iage a t cr p\r l'enfant1 auquel il donne un pre c]ta91 et aussi p\r la femme1 qu'il a1 non sans pe9e1 arra*e la dgradation de la sauvag]ie primitive en la con/ituant re9e du foy]4 ,oui1 le m>iage e/ t\t pr(it et t\t honneur p\r la femme4 ,c'e/ quoi1 encore une fois1 n\s prions in/amm5t les ,franaises de rfl*ir4 ,en t\t cas1 le m>iage e/ beauc\p mo9s avantageux p\r l'homme4 ,c'e/ un fre9 trs dur qui bride t\tes les convoitises de l'in/9ct et du plaisir1 qui ref\le et comprime t\s les apptits de *angem5t et de n\veaut4 ,a vrai dire1 la monogamie e/1 p\r le sexe =t1 un in/rum5t de p]ptuel r5oncem5t4 ,li p\r t\j\rs la femme de son *oix1 l'p\x doit s'int]dire1 s'il e/ honnte homme1 d'effleur] du mo9dre dsir les femmes des autres4 ,il n'e/ que la polygamie qui lui p]mette l'ass\vissem5t de ses passions et lui assure la ple9e satisfaction de ses caprices4 ,p>lez-moi d'un pa*a3 voil un vritable s\v]a94 ,lui1 au mo9s1 e/ le matre de son h>em4 ,dans la *rti5t1 plus d'autocratie m>itale4 ,qui dit m>iage1 dit p>tage4 ,l o la famille monogame exi/e1 le roi de la cration a r5onc la mon>*ie absolue4 levant la femme jusqu' lui1 il s'e/ cont5t d'un dualisme con/itutionnel qui associe l'p\se au g\v]nem5t du foy] et la dignit du p\voir4 ,et ma9t5ant1 dn\ez le li5 matrimonial1 rompez le noeud sacram5tel1 supprimez les obligations civiles1 relevez les p\x de leurs s]m5ts3 et l'homme1 dlivr du m>iage qui le gne1 ret\rn]a bi5 vite au plaisir1 aux libres am\rs1 aux j\issances despotiques1 mprisantes et mprisables4 ,c'e/ faire le jeu du mle que d'affaiblir la discipl9e conjugale4 ,le j\r o1 de rel*em5t en rel*em5t1 l'union des sexes ne s]a plus qu'une association temporaire1 l'homme aura reconquis sa s\v]a9et absolue2 et la femme1 d*ue de son anci5ne gr&eur1 s'ap]cevra1 mais un peu t>d1 que la lib]t ne pr(ite qu'aux =ts et aux brutes4 ,dieu veuille donc qu'elle f]me l'oreille aux doctr9es de ceux en qui s'oblitre et dfaille le s5s moral6 ,prconise surt\t p> des hommes1 exclusivem5t avantageuse aux hommes1 l'union libre e/1 comme l'a crit ,m4 ,jules ,bois1 une dup]ie bi5 plus cruelle que le m>iage le mo9s bi5 assorti#bjc4 ,puiss5t les femmes s'en t5ir au vieux m>iage6 ,l e/1 p\r elles1 la scurit1 l'honneur1 le salut4 ,et j'imag9e que cette rsolution leur s]a facile pr5dre1 si elles veul5t bi5 se rappel]1 qu' "p quelques respectables exceptions1 le libre am\r n'e/ prconis que p> des viveurs ou des dv]gondes4 ,note #bjc3 ,lettre cite p> ,m4 ,joseph ,r5aud dans la ,faillite du m>iage1 p4 #aei4 ,s\haitons enf9 que les mres sa*5t df5dre leurs enfants contre les entreprises des p>tis rvolutionnaires1 dont c'e/ le mot d'ordre de sub/itu] les prt5dus droits de l'tat au droit sacr des p>5ts sur la p]sonne de leurs fils et de leurs filles4 ,et df5dre l'enfant1 n'e/-ce pas encore df5dre le m>iage et la famille8 ,or1 il n\s p>at impossible1 qu'en rponse aux voleurs s\rnois ou effronts qui rd5t aut\r de nos b]ceaux1 les mres franaises ne s5t5t t\t c\p1 lorqu'elles contempl5t leur fils endormi s\s les rideaux blancs1 un mme cri de colre et de passion leur mont] in/9ctivem5t du coeur aux lvres3 ,*] petit corps1 fruit bni de mes entrailles1 tu n'es pas leur enfant1 mais le mi54 ,ton pre et moi1 n\s t'avons donn la vie p\r p]ptu] la ntre4 ,tu es notre joie et notre p>ure4 ,n\s t'avons fait1 p> la grce de ,dieu1 notre image et notre ressemblance2 et sur ton visage1 notre pat]nit s'e/ grave comme un sceau4 ,quelque *ose de n\s transp>at sur ton front1 dans tes yeux1 dans tes ge/es1 dans ton s\rire4 ,n\s vivons p\r t'aim]1 p\r t'aid]1 p\r faire ton bonheur4 ,moi qui te p>les1 je donn]ais t\t mon sang p\r t'p>gn] une l>me4 ,c> tu es mon *ef-d'oeuvre1 toi1 dont le corps e/ ma *air1 toi1 dont mon sang et mon lait sont la vie4 ,qui os]ait se gliss] entre ton pre et moi p\r n\s pr5dre ton me8 ,tu n'es pas un trsor ab&onn p> has>d sur le bord du *em91 une *ose sans matre que le premi] v5u puisse ramass] en passant4 ,je ne veux pas que l'tat te traite comme un vil mtal qu'on jette au creuset p\r le frapp] au co9 d'une effigie commune4 ,n\s avons mis en toi t\tes nos complaisances1 t\tes nos ressemblances1 et j'ent5ds que tu les g>des a9si qu'un dpt sacr4 ,plus t>d1 lorsque la patrie te dem&]a ton sang1 j'espre1 mon fils1 que1 dev5u homme1 tu le donn]as bravem5t1 sans hsit]1 sans compt]1 avec joie1 avec orgueil4 ,mais si jamais la socit rvolutionnaire1 cette m>tre anonyme au se9 aride1 osait port] une ma9 impie sur ta frle adolesc5ce1 t\t mon sang cri]ait v]s elle3 ,mon enfant n'e/ pas orphel94 ,je suis sa mre3 je le g>de4 ,qui l'aim]ait davantage8 ,lui drob] son me1 c'e/ m'arra*] la mi5ne4 ,je ne v\s le livr]ai po9t4 ,je ne le dois pas1 je ne le peux pas6 ,,iv ,il faut f9ir4 ,droit au respect1 droit la vrit1 droit la sci5ce1 sans exception ni re/riction2 droit au travail1 droit au suffrage1 droit l'autorit familiale elle-mme1 dans la mesure o ces droits s'accord5t avec l'intrt social et l'unit du g\v]nem5t dome/ique6 tel e/ l'l>gissem5t de puissance et de dignit que n\s avons rev5diqu p\r la femme4 ,mais1 en revan*e1 n\s croyons avoir dmontr que1 p\ss plus lo91 le fm9isme la dc\ronn]ait des privilges de son sexe et affran*irait l'homme de ses devoirs de traditionnelle protection4 ,les ,franaises commettrai5t donc une grave imprud5ce en p\sant t\s ces excs4 ,elles n'y gagn]ai5t aucun pr(it honnte et p]drai5t1 du mme c\p1 bi5 des honneurs apprciables4 ,jamais1 en effet1 la femme n'a t5u tant de place qu'auj\rd'hui dans nos hommages et dans nos proccupations4 ,il semble mme que notre socit soit organise pr9cipalem5t p\r son plaisir et p\r son avantage4 ,cela e/ vrai surt\t de la femme ri*e qui g\v]ne le monde comme une re9e4 ,les hommes l'adul5t et l'exalt5t4 ,on la clbre en prose et en v]s4 ,elle e/ l'idole des arti/es et des potes4 ,le roman et le ?tre n\s att5driss5t sur ses qualits1 sur ses malheurs et jusque sur ses dfauts4 ,c'e/ p\r p>] sa beaut et satisfaire ses caprices que nos plus prcieuses indu/ries tiss5t la la9e1 le l9 et la soie4 ,la mode va au-devant de ses dsirs et multiplie p\r elle ses crations et ses n\veauts4 ,on r5contre p>t\t son influ5ce1 dans les intrigues de la politique1 dans les cnacles littraires1 dans les succs de salon et d'acadmie4 ,ri5 ne se fait sans qu'on la consulte4 ,elle inspire les oeuvres1 elle disp5se la r5omme1 elle consacre ou r5v]se les rputations1 elle lve ou affolle ou p]v]tit les hommes4 ,t\t conspire son ornem5t1 sa puissance et sa glorification4 ,son empire e/ s\v]a94 ,e/-il croyable que1 lasse des honneurs o l'ont porte l'esprit *rti51 le s5tim5t *eval]esque et la politesse des moeurs1 elle aspire desc5dre8 ,que s'il lui plat1--ce dont je la l\]ai =t1--de m5] une vie plus srieuse1 plus agissante et surt\t plus bi5faisante1 sans s'expos] tre mo9s fte et mo9s honore1 qu'elle n\s p]mette de lui indiqu] un *amp l>gem5t et indf9im5t ouv]t ses beso9s d'expansion1 sa fivre de m\vem5t et d'apo/olat4 ,au lieu de s'a*>n] tablir entre les deux sexes une galit absolue1 une galit *imrique1 ne s]ait-il pas logique1 autant que dsirable1 que la femme heureuse1 intellig5te et =tune1 s'ef=t de dim9u] les 9galits qui la sp>5t de ses soeurs indig5tes et d%rites8 ,v\s v\lez l'galit1 ,mesdames8 ,comm5cez donc p> la ralis] entre les femmes1 avant de la p\rsuivre contre les hommes4 ,puisque l'galit e/ un si gr& bi5fait1 faites-en d'abord la *>it votre sexe4 ,ne soyez po9t mprisantes p\r celles qui pe95t1 ni indiffr5tes p\r celles qui s\ffr5t4 ,t5dez affectueusem5t votre ma9 blan*e et f9e l'appr5tie1 l'ouvrire1 la paysanne4 ,compatissez leurs preuves1 sec\rez leur misre1 p>tagez leurs *agr9s4 ,sans abdiqu] votre autorit sur vos dome/iques1 r5dez-la plus d\ce1 plus calme1 plus digne4 ,faites-v\s aim] de vos infrieures2 c'e/ le meilleur moy5 de v\s en faire respect]4 ,multipliez les oeuvres d'assi/ance3 ouvrez des cr*es1 des asiles1 des patronages4 ,visitez les pauvres1 visitez les malades4 ,pr5ez so9 des orphel9s et des veuves4 ,que votre sollicitude s't5de t\tes les s\ffrances6 ,que votre piti pntre dans les prisons1 dans les hpitaux1 dans les mans>des6 ,v\s1 femme du monde1 soyez l'amie de la femme du peuple4 ,faites-lui l'aumne de votre ari/ocratique bont2 r5dez l'am\r p\r la ha9e4 ,rappro*ez les di/ances1 dissipez les prjugs1 ds>mez l'envie4 ,les mres sont faites p\r se compr5dre et s'e/im]4 ,et lorsque plus d'galit rgn]a entre les femmes1 combi5 v\s s]a-t-il plus ais de la rev5diqu]1--si v\s y t5ez1--entre les sexes6 ,mme alors1 ,mesdames1 quelles que soi5t vos aspirations de lib]t1 ne r5oncez po9t 7c'e/ ma d]nire prire7 cette rayonnante bont fm99e qui n\s console des tri/esses et des horreurs de la vie prs5te4 ,entre les peuples1 l'antagonisme s'avive1 la lutte s'exaspre2 lutte p\r la suprmatie du ct des =ts1 lutte p\r l'exi/5ce du ct des faibles4 ,les petits tats en appell5t va9em5t la ju/ice et la piti du monde civilis4 ,les gr&es nations p\rsuiv5t leurs f9s ambitieuses p> le f] et p> le feu4 ,sur t\s les cont95ts1 la =ce crase le droit4 ,c'e/ l'univ]sel triomphe de la mauvaise foi4 ,et p5dant ce temps-l1 des hommes se lv5t au-d$ans du pays1 qui1 attisant la ha9e et s\fflant la rvolte1 fond5t le bonheur du peuple sur la discorde et la viol5ce1 et m5ac5t de jet] bas notre socit p\r la refaire leur image et leur ressemblance4 ,en ce tri/e monde qui ret5tit du bruit des grves incessantes et du tumulte furieux des gu]res1 au milieu des clameurs du prolt>iat rvolutionnaire1 dans le fracas des rgim5ts en m>*e et des canons qui r\l5t v]s les frontires1 dans le conc]t =midable des lam5tations de ceux qui tomb5t et des maldictions de ceux qui s\ffr5t1 au milieu des pla9tes et des blasphmes1 des cris de colre et des appels de v5geance qui se crois5t trav]s l'espace1 tr\blant les vaillants1 t]rifiant les timides1 dconc]tant les sages1 affligeant1 navrant1 dsesprant t\tes les mes1--une seule voix p>le encore de compassion et d'am\r4 ,et cette voix1 ,mesdames1 c'e/ la vtre4 ,que les m5aces de gu]re ne remplac5t po9t sur vos lvres les p>oles de grce et de bont6 ,v\s tes le s\rire de la t]re4 ,dj n\s s\ffrons de trop de divisions3 n'y joignez pas ce conflit suprme qui s'appelle le divorce des sexes4 ,que la paix soit avec n\s6 ,que la paix soit entre n\s6 ,ret5ez et mditez le conseil d'ami que v\s donne ,m4 ,jules ,lematre1 et dont n\s faisons notre conclusion1 assur qu'en le suivant la lettre1 v\s travaill]ez plus srem5t votre bonheur et celui de votre ent\rage1 qu'en mancipant outrance votre p]sonnalit3 ,le meilleur moy5 p\r la femme de s'lev] et de se ma9t5ir en dignit1 ce n'e/ pas de faire l'homme1 c'e/1 au contraire1 d'tre trs femme1 non p> le caprice1 la coquett]ie1 mais p> l'acceptation totale des fonctions bi5faisantes de son sexe1 p> cette facult de dv\em5t et ce don de consolation qui sont en elle2 de pr5dre trs au srieux son m9i/re fm99 et d'en *rir les devoirs#bjd4 ,veut-on1 p\r t]m9]1 que n\s enf]mions en une =mule brve l'esprit ess5tiel de ce livre8 ,reconnatre la femme t\s ses droits1 ne l'mancip] d'aucun de ses devoirs1 tel e/ p\r n\s1 le premi] et le d]ni] mot du fm9isme honnte et sage4 ,note #bjd3 ,op9ions rp&re3 ,fm9isme1 p4 #afa4 ,,bibliographie ,f,,m9i/e#bje ,note #bje3 ,cette bibliographie1--la premire qui ait t faite sur ce sujet1--n'a pas la prt5tion d'tre complte4 ,,tudes1 ,,disc\rs ,,et ,,ouvrages ,,publi,s ,,ou ,,traduits ,,en ,,langue ,,fran,,aise ,,au ,,c\rs ,,des ,,c9quante ,,d]ni,,res ,,ann,,es ,,du ,x,i,xe ,,si,,cle4 ,acollas 7,emile74--,le m>iage1 son pass1 son prs5t1 son av5ir4 #a vol4 9-#ah4 ,*evali]-,m>escq1 #ahhj4 ,adam 7,mme ,juliette74--,ides antipr\dhoni5nes sur l'am\r1 la femme et le m>iage4 #a vol4 9-#ab4 ,t>ide1 #aheh4 ,adhm> 7,mme la ,vesse d'74--,la n\velle ducation de la femme dans les classes cultives4 #a vol4 9-#af4 ,p]r91 #ahih4 ,aftallon 7,alb]t74--,les lois relatives l'p>gne de la femme m>ie4 7,?se47 #a vol4 9-#h4 ,pdone1 #ahih4--,la ,femme m>ie1 ses droits et ses intrts pcuniaires4 #a vol4 9-#h4 ,pdone1 #ahii4 ,alb]t 7,*>les74--,l'am\r libre4 #a vol4 9-#ah4 ,biblio?que sociologique4 ,/ock1 #aijj4 ,alix 7,gabriel74--,l'lectorat municipal et prov9cial des femmes4 ,r=me sociale du #a;er novembre #ahif4 ,angot des ,rot\rs 7le b>on74--,l'agitation fm9i/e4 ,la ,qu9za9e du #a;er juillet #ahif4 ,appleton 7le pr(esseur ,*>les74--,la situation sociale et politique des femmes dans le droit mod]ne4 7,disc\rs47 ,bro*ure 9-#h4 ,lyon1 #ahib4 ,aubray 7,gabriel74--,l'alle des demoiselles4 #a vol4 9-#af4 ,plon1 #ahii4 ,back] 7,l\is de74--,le droit de la femme dans l'antiquit2 son devoir au moy5 ge4 #a vol4 9-#ab4 ,claud91 #ahhj4 ,b>9e 7,mme ,arvde74--,la rvolte de l'homme4 ,revue des ,deux-,mondes du #ae ju9 #ahhc4--,la ,gau*e fm9i/e et le m>iage4 ,revue des ,deux-,mondes du #a;er juillet #ahif4 ,baudrill>t 7,h5ri74--,l'agitation p\r l'mancipation des femmes en ,anglet]re et aux tats-,unis4 ,revue des ,deux-,mondes du #a;er octobre #ahgb4 ,bebel 7,augu/e74--,la femme dans le pass1 le prs5t et l'av5ir4 ,traduction franaise p> ,h5ri ,rav4 #a vol4 9-#h4 ,c>r1 #ahia4 ,b5oi/ 7,*>les74--,les ouvrires l'aiguille ,p>is4 #a vol4 9-#ah4 ,*ailley1 #ahie4 ,b5tzon 7,mme ,?rse74--,les ,amrica9es *ez elles4 #a vol4 9-#ah4 ,calmann-,lvy1 #ahif4 ,b]n>d 7,frank74--tude hi/orique et critique sur le cons5tem5t des asc5dants au m>iage4 7,?se47 #a vol4 9-#h4 ,p>is1 #ahii4 ,bois 7,jules74--,l't]nelle p\pe4 7,roman47 #a vol4 9-#ah4 ,oll5dorf1 #ahid4--,l've n\velle4 #a vol4 9-#ah4 ,flamm>ion1 #ahif4 ,bolo 7l'abb ,h5ry74--,du m>iage au divorce4 #a vol4 9-l#f4 ,haton1 #ahii4 ,bonni] 7,*>les74--,la "q de la femme4 ,bro*ure gr4 9-#h4 ,gi>d et ,brire1 #ahig4 ,bridel 7,l\is74--,la femme et le droit4 #a vol4 9-#h4 ,pi*on1 #ahhd4--,mlanges fm9i/es4 #a vol4 9-#ah4 ,gi>d et ,brire1 #ahig4 ,camp 7,maxime du74--,l'oeuvre des libres de ,sa9t ,laz>e4 ,revue des ,deux-,mondes du #ae m>s #ahhg4 ,canonge 7le pr(esseur ,alb]t74--,la femme dans l',anci5 ,te/am5t4 7,?se47 #a vol4 9-#h4 ,montauban1 #ahig4 ,cauws 7le pr(esseur ,paul74--,de la protection des intrts conomiques de la femme m>ie4 7,bro*ure47 ,l>ose1 #ahid4 ,*ailley-,b]t 7,joseph74--,l'migration des femmes aux colonies4 7,disc\rs47 ,bro*ure 9-#af4 ,col91 #ahig4 ,*>p5ti] 7,arm&74--,l'vangile du bonheur4 #a vol4 9-#ah4 ,oll5dorf1 #ahih4 ,*assa9 7,sub/itut du procureur gnral74--,le m\vem5t fm9i/e en ,france4 7,disc\rs47 ,bro*ure 9-#h4 ,pau1 #ahih4 ,*aughi 7,r574--,immoralit du m>iage4 ,bro*ure 9-#af4 ,namur1 ,l\is ,roman1 #ahii4 ,*auv9 7,mlle ,jeanne74--tude hi/orique sur les pr(essions accessibles aux femmes4 #a vol4 9-#h4 ,gi>d et ,brire1 #ahib4 ,*liga 7,mme ,m>ya74--,les hommes fm9i/es4--volution du fm9isme4 ,revue encyclopdique du #bh novembre #ahif4--,le m\vem5t fm9i/e en ,france4 ,revue politique et p>lem5taire du #aj aot #ahig4--;,almana* fm9i/e de #aijj4 #a vol4 9-#ab4 ,cornly1 #aijj4 ,*oisy 7,ga/on74--,le fm9isme en ,europe4 ,revue bleue de m>s #aijj4 ,c\lon 7,h5ri74--,le divorce et la sp>ation de corps4 #e vol4 9-#h4 ,m>*al et ,bill>d1 #ahij-ahif4--;,jsus et la femme4 #a vol4 9-#ab4 ,oll5dorff1 #ahie4--;,de la r=me du m>iage3 modifications aux rgimes matrimoniaux4 #a vol4 9-#h4 ,m>*al et ,bill>d1 #aijj4 ,crocq 7le docteur74--,la femme normale et la femme crim9elle4 #a vol4 9-#h4 ,namur1 #ahif4 ,da/e 7,eugne74--,de la re*]*e de la pat]nit hors m>iage4 #a vol4 9-#h4 ,*evali]-,m>escq1 #ahgc4 ,daubi 7,mlle ,julie74--,la femme pauvre au ,x,i,xe sicle4 #a vol4 9-#h4 ,guillaum91 #ahff4--,l'mancipation de la femme4 #a vol4 9-#h4 ,?or91 #ahgc4 ,deloze 7,xavi]74--,?orie de la puissance m>itale4#a vol4 9-#h4 ,*evali]-,m>escq1 #ahfg4 ,d]aismes 7,m>ia74--,l'anci5 devant le n\veau4 #a vol4 9-#ab4 ,librairie int]nationale1 #ahfh4--ve contre ,monsieur ,dumas fils4 #a vol4 9-#ab4 ,d5tu1 #ahgb4 ,des*anel 7mile74--,le bi5 et le mal qu'on a dit des femmes4 #b vol4 9-#cb4 ,hetzel1 #ahee et #ahef4 ,desm>e/ 7,h5ri74--,la femme future4 #a vol4 9-#ah4 dition du livre mod]ne1 #aijj4 ,de/able 7,sub/itut du procureur gnral74--,de l'volution fm9i/e comp>e en ,france et en ,amrique4 7,disc\rs47 ,bro*ure 9-#h4 ,r\51 ,lec]f1 #ahih4 ,didon 7le ,r4 ,p4 ,h5ri74--,indissolubilit et divorce4 #a vol4 9-#ab4 ,d5tu1 #ahhj4 ,diss>d 7,mme ,clotilde74--,op9ions fm9i/es propos du ,congrs fm9i/e de ,p>is4 ,bro*ure gr4 9-#h4 ,gi>d et ,brire1 #ahif4 ,dora d',i/ria 7,mme74--,des femmes1 p> une femme4 #b vol4 9-#h4 ,bruxelles1 ,lacroix et ,v]boeckov51 #ahfd4 ,dri\x 7,sub/itut du procureur gnral74--,le m\vem5t fm9i/e et le socialisme4 7,disc\rs47 ,bro*ure 9-#h4 ,orlans1 ,mor&1 #ahif4 ,drons>d 7,mme ,m>ie74--,le m\vem5t fm9i/e1 les causes de son dveloppem5t t>dif en ,france2 son ext5sion l'trang]4 ,le ,correspondant de septembre et octobre #ahif4 ,dug>d 7,mlle ,m>ie74--,la socit amrica9e4 #a vol4 9-#af4 ,ha*ette1 #ahif4--;,de l'ducation mod]ne des jeunes filles4 ,bro*ure 9-#af4 ,arm& ,col91 #aijj4 ,dumas fils 7,alex&re74--,les femmes qui tu5t et les femmes qui vot5t4 #a vol4 9-#ab4 ,calmann ,lvy1 #ahhj4--,la "q du divorce4 #a vol4 9-#h4 ,ibid41 #ahhj4--,la re*]*e de la pat]nit4 #a vol4 9-#ab4 ,ibid41 #ahhc4 ,dupanl\p 7,mgr ,flix74--,m4 ,duruy et l'ducation des filles4 ,bro*ure 9-#h4 ,d\niol1 #ahfg4--,la femme *rti5ne et franaise3 d]nire rponse ,m4 ,duruy4 ,bro*ure 9-#h4 ,ibid41 #ahfh4--,la femme /udieuse4 #a vol4 9-#af4 ,ibid41 #ahfi4--;,femmes savantes et femmes /udieuses4 ,bro*ure 9-#h4 ,ibid41 #ahfg4--,le m>iage *rti54 #a vol4 9-#af4 ,ibid41 #ahfh4--;,controv]se sur l'ducation des filles4 #a vol4 9-#h4 ,plon et ,cie1 #ahge4 ,duv]g] 7,a474--,de la condition politique et civile des femmes4 #a vol4 9-#h4 ,m>escq1 #ahgb4 ,e/]no 7le comte ,f]d9& d'74--,la femme envisage au po9t de vue naturali/e1 spirituali/e1 philosophique1 provid5tiel4 #a vol4 9-#ab4 ,calmann-,lvy1 #ahhb4 ,f4 ,a4 ,b4--,la femme et sa vocation4 #a vol4 9-#ab4 ,fis*ba*]1 #ahih4 ,flornoy 7,eugne74--,l'action sociale de la femme4 ,la ,qu9za9e du #af aot #aija4 ,fonsegrive 7,georges74--,le rle de la femme l'intrieur et l'extrieur du ca?olicisme4 ,la ,qu9za9e du #af fvri] #ahih4--,l'enseignem5t fm994 #a vol4 9-#h4 ,lec(fre1 #ahih4 ,f\ille 7,alfr$74--,la psy*ologie des sexes et ses fondem5ts physiologiques4 ,revue des ,deux-,mondes du #ae septembre #ahie4 ,frank 7,l\is74--,essai sur la condition politique de la femme4 #a vol4 9-#h4 ,ar?ur ,r\sseau1 #ahib4--,le gr& cat*isme de la femme4 ,v]vi]s1 #ahid4--,l'p>gne de la femme m>ie4 ,bruxelles1 #ahib4--,la femme dans les emplois publics4 ,bruxelles1 #ahic4--,le tmoignage de la femme4 ,bruxelles1 #ahif4--,les salaires de la famille ouvrire4 ,bruxelles1 #ahif4--,la femme contre l'alcool4 ,bruxelles1 #ahif4--,la femme avocat4 #a vol4 9-#h4 ,gi>d et ,brire1 #ahih4 ,gasp>9 7la comtesse ,agnor de74--,la femme et le m>iage4 #a vol4 9-#ab4 ,fis*ba*]1 #ahie4 ,gasp>9 7le comte ,agnor de74--,les rclamations des femmes4--#a vol4 9-#h4 ,lvy frres1 #ahgb4 ,g]rits5 7,m4 et ,mme ,c4-,v474--,la femme et le fm9isme4 #a vol4 9-#d4 ,gi>d et ,brire1 #aija4 ,gide 7,paul74--tude sur la condition prive de la femme dans le droit anci5 et mod]ne4 #a vol4 9-#h4 ,dur& et ,p$one-,lauriel1 #ahfg4 ,gir>d9 7mile de74--,l'gale de l'homme4 #a vol4 9-#ab4 ,calmann-,lvy1 #ahha4 ,giraud 7,lon74--,le roman de la femme *rti5ne4 ,prface de ,mlle ,hub]t9e ,aucl]t4 #a vol4 9-#ab4 ,ghio1 #ahhj4--,les femmes et les libres-p5seurs4 ,bro*ure 9-#ab4 ,pr9et1 #ahhj4--;,essai sur la condition des femmes en ,europe et en ,amrique4 #a vol4 9-#ab4 ,ghio1 #ahhc4--,la femme et la n\velle loi sur le divorce4 ,bro*ure 9-#h4 ,p$one-,lauriel1 #ahhe4--,la vrit sur la re*]*e de la pat]nit4 #a vol4 9-#h4 ,pi*on1 #ahhh4 ,giraud-,teulon 7,alexis74--,les orig9es du m>iage et de la famille4 #a vol1 9-#ab4 ,fis*ba*]1 #ahhd4 ,glasson 7le pr(esseur74--,le m>iage civil et le divorce4 #a vol4 9-#h4 ,p>is1 #ahhe4 ,g\rdault 7,jules74--,la femme dans t\s les pays4 #a vol4 9-#h4 ,j\vet1 #ahhb4 ,g\rnay 7,l\is74--,de l'ducation des femmes4 ,revue encyclopdique du #h octobre #ahih4 ,grant-,all54--,le roman d'une fm9i/e4 ,traduction franaise de ,g4 ,lab\*re4 #a vol4 9-#ah4 ,biblio?que de la ,vie mod]ne1 #ahif4 ,grard 7,octave74--,l'enseignem5t secondaire des filles4 #a vol4 9-#h4 ,delala91 #ahhb4--,l'ducation des femmes p> les femmes4 #a vol4 9-#ab4 ,ha*ette1 #ahhf4--;ducation et in/ruction4 #d vol4 9-#ab4 ,ibid41 #ahhg4 ,gu]ri] 7,paul74--,le respect de la femme dans la socit mod]ne4 #a vol4 9-#ah4 ,sav9e1 #ahie4 ,guillem9ot 7,a474--tudes sociales3 femme1 enfant1 humanit4 ,prface du ,dr ,georges ,m>t94 #a vol4 9-#ah4 ,gi>d et ,brire1 #ahif4 ,haus] 7,h474--,le travail des femmes aux ,x,ve et ,x,v,ie sicles4 ,bro*ure gr4 9-#h4 ,gi>d et ,brire1 #ahig4 ,haussonville 7comte d'74--,salaires et misres de femmes4 l vol4 9-#ah4 ,calmann-,lvy1 #ahii4 ,hepwor?-,dixon 7,miss ,ella74--,une femme mod]ne4 ,traduction franaise de ,g4 ,lab\*re4 #a vol4 9-#ah4 ,biblio?que de la ,vie mod]ne1 #ahif4 ,hric\rt 7,j5ny d'74--,la femme affran*ie4 #b vol4 9-#ab4 ,d5tu1 #ahfj4 ,hudry-,m5os 7,mme74--,la femme4 #a vol4 petit 9-#ah4 ,s*lei*] frres1 #aijj4 ,+elbre*t4--,le fm9isme et la femme m>ie4 ,revue politique et p>lem5taire de fvri] #aijj4 ,janet 7,paul74--,l'ducation des femmes4 ,revue des ,deux-,mondes du #a;er septembre #ahhc4 ,joly 7,h5ri7--,le d]ni] congrs d'conomie sociale et le fm9isme4 ,la ,qu9za9e du #af aot #aija4 ,kauffmann 7,mme ,c>ol9e74--,que/ionnaire sur plusieurs sujets fm9i/es4 ,bro*ure 9-#h4 ,h5ri ,ri*>d1 #aijj4 ,krug 7,*>les74--,le fm9isme et le ,droit civil franais4 7,?se47 #a vol4 9-#h4 ,nancy1 #ahii4 ,lab\laye 7d\>d74--,re*]*es sur la condition civile et politique des femmes4 #a vol4 9-#h4 ,dur&1 #ahdc4 ,lac\r 7,lopold74--,l'humanisme intgral4 #a vol4 9-#ah4 ,biblio?que sociologique4 ,/ock1 #ahif4 ,la ,grass]ie 7,ra\l de74--,de la re*]*e et des effets de la pat]nit naturelle4 #a vol4 9-#h4 ,p$one-,lauriel1 #ahic4--,le m\vem5t fm9i/e et les droits de la femme4 ,revue politique et p>lem5taire de septembre #ahid4 ,lafont de ,s5t5ne 7,sub/itut du procureur gnral74--,des droits du m>i sur la correspondance de sa femme4 7,disc\rs47 ,bro*ure 9-#h4 ,t\l\se1 #ahig4 ,lamb]t 7,maurice74--,le fm9isme et ses rev5dications4 ,bro*ure 9-#h4 ,pdone1 #ahig4 ,lamy 7ti5ne74--,la femme de dema94 #a vol4 9-#af4 ,p]r91 #aija4 ,lamprire 7,mme ,anna74--,le rle social de la femme3 devoirs1 droit1 ducation4 #a vol4 9-#ah4 ,alcan1 #ahih4 ,l$uc 7,luci574--,la femme devant le ,p>lem5t4 7,?se47 #a vol4 9-#h4 ,gi>d et ,brire1 #ahih4 ,lefebvre 7le pr(esseur ,*>les74--,leons d'introduction l'hi/oire du droit matrimonial franais4 #a vol4 9-#h4 ,l>ose1 #aijj4 ,leg\v 7,erne/74--,hi/oire morale des femmes4 #a vol4 9-#h4 ,saudr1 #ahdh4 ,la septime dition a t augm5te d'un app5dice sur ,l'ducation des femmes1 ,didi]1 #ahhb4--,la femme en ,france au ,x,i,xe sicle4 #a vol4 9-#ab4 ,ibid41 #ahfd4--,la "q des femmes4 ,bro*ure 9-#ab4 ,ibid41 #ahha4 ,le ,h>dy de ,beaulieu 7,*>les74--,l'ducation de la femme4--#a vol4 9-#ab4 ,lige1 ,sazon(f1 #ahfg4 ,lejeal 7,gu/ave74--,la ,franaise devant la loi4 ,revue encyclopdique du #bf novembre #ahif4 ,lematre 7,jules74--,la femme de ,mi*elet4 ,revue de ,p>is du #ae octobre #ahih4--,op9ions rp&re3 fm9isme4 ,socit franaise d'imprim]ie et de librairie1 #aija4 ,l]oy-,beaulieu 7,paul74--,le travail des femmes au ,x,i,xe sicle4 #a vol4 9-#ah4 ,*>p5ti]1 #ahie4 ,le ,s5ne 7,napolon-,madele9e74--,droits et devoirs de la femme devant la loi franaise4 #a vol4 9-#h4 ,h5nuy]1 #ahhd4 ,let\rneau 7,*>les74--,l'volution du m>iage et de la famille4 #a vol4 9-#h4 ,vigot1 #ahhh4 ,le ,r\x 7,hugues74--,nos filles3 qu'en f]ons-n\s8 #a vol4 9-#ah4 ,calmann-,lvy1 #ahih4--,le bilan du divorce4 #a vol4 9-#ah4 ,ibid41 #aijj4 ,lev9ck 7,anna74--,les femmes qui ne tu5t ni qui ne vot5t4 #a vol4 9-#ab4 ,m>pon et ,flamm>ion1 #ahhb4 ,lombroso et ,f]r>i4--,la femme crim9elle et la pro/itue4 ,traduction franaise de ,meille4 #a vol4 9-#h4 ,alcan1 #ahif4 ,l\rbet 7,jacques74--,la femme devant la sci5ce contempora9e4 #a vol4 9-#ah4 ,alcan1 #ahif4--,le problme des sexes4 #a vol4 9-#h4 ,gi>d et ,brire1 #aijj4 ,maguette 7,l474--,de l'admission des femmes au b>reau4 ,revue gnrale du droit1 anne #ahig4 ,m>c 7,f]n&74--,le rle de la femme *rti5ne dans les premires communauts4 7,?se47 #a vol4 9-#h4 ,p>is1 #ahih4 ,m>gu]itte 7,paul et ,victor74--,femmes n\velles4 7,roman47 #a vol4 9-#af4 ,plon1 #ahii4--,m>iage et divorce4 ,la ,revue des ,revues du #a;er dcembre #aijj4 ,m>ie du ,sacr-,coeur 7,soeur74--,la rgnration de la ,france p> la femme4 #a vol4 9-#ah4 ,lec(fre1 #ahig4--,les religieuses enseignantes et les ncessits de l'apo/olat4 #a vol4 9-#af4 ,rondelet1 #ahih4--,la =mation ca?olique de la femme contempora9e4 #a vol4 9-#ah4 ,ibid41 #ahii4 ,m>ion 7,h5ri74--,psy*ologie de la femme4 #a vol4 9-#ah4 ,col91 #aijj4 ,m>quet 7,sub/itut du procureur gnral74--,la condition lgale de la femme au comm5cem5t et la f9 du ,x,i,xe sicle4 ,bro*ure 9-#h4 ,nmes1 ,*a/ani]1 #ahii4 ,m>tial 7,lydie74--,qu'elles soi5t des p\ses et des mres4 #a vol4 9-#af4 ,biblio?que de la ,n\velle ,revue1 #ahih4 ,m>yan 7,m47 et ,bal 7,g474--,le fm9isme de t\s les temps4 #a vol4 9-#h4 ,bl\d1 #aija4 ,mi*elet4--,le prtre1 la femme et la famille4 #a vol4 9-#ab4 ,ha*ette1 #ahde4--,la femme4 #a vol4 9-#ab4 ,ibid41 #ahfj4 ,mill 7,john-,/u>t74--,l'affran*issem5t des femmes4 ,traduction franaise de ,cazelles4 #a vol4 9-#ab4 ,guillaum91 #ahfi4 ,mor* 7,h5ri74--,le droit de la femme sur les produits de son travail4 7,?se47 #a vol4 9-#h4 ,ang]s1 ,burd91 #aija4 ,morisot-,?ibault4--,de l'autorit m>itale4 #a-vol4 9-#h4 ,*evali]-,m>es*1 #ahii4 ,moys5 7,paul74--,la femme dans le droit franais4 #a vol4 9-#h4 ,*evali]-,m>escq1 #ahif4 ,muse social4--,l'indu/rie de la c\ture et de la confection ,p>is4 ,srie ,a1 circulaire n #ad4 ,nadaillac 7m>quis de74--,l'volution du m>iage4 ,le ,correspondant du #aj ju9 #ahic4 ,naville 7,erne/74--,la condition sociale des femmes4 #a vol4 9-#ab4 ,fis*ba*]1 #ahia4 ,o/rogorski4--,la femme au po9t de vue du droit public4 ,annuaire de lgislation trangre1 anne #ahii4 ,pascaud 7,h474--,le droit de la femme m>ie aux produits de son travail4 ,revue politique et p>lem5taire du #aj septembre #ahif4--,les droits des femmes dans la vie civile et familiale4 ,recueil des travaux de l',acadmie des sci5ces morales et politiques1 juillet #ahif4 ,pelletan 7,eugne74--,la famille1 la mre4 #a vol4 9-#h4 ,librairie int]nationale1 #ahfe4--,la femme au ,x,i,xe sicle4 ,bro*ure 9-#ah4 ,pagu]re1 #ahfi4 ,p]t 7,camille74--,le livre de la femme4 #a vol4 9-#af4 ,socit d'ditions littraires et arti/iques1 #aija4 ,piolet 7le ,r4 ,p4 ,jean-,bapti/e74--,de l'migration des femmes aux colonies4 ,le ,correspondant du #aj avril4 ,posada 7,adolphe74--,?ories mod]nes sur les orig9es de la famille et de la socit4 ,traduction franaise de ,frantz de ,zeltn]4 #a vol4 9-#h4 ,gi>d et ,brire1 #ahig4 ,prvo/ 7,m>cel74--,les vi]ges =tes3 ,i4 ,frdrique2 ,,ii4 ,la4 7,romans47 #b vol4 9-#ah4 ,lem]re1 #aijj4 ,pr9cipales p]sonnalits fm99es de ,france et de l'trang]4--,la femme mod]ne4 ,revue encyclopdique du #bf novembre #ahif4 ,raztetti 7,mme74--,la femme d'aprs la physiologie1 la pa?ologie et la morale4 #a vol4 9-#ab4 ,fis*ba*]1 #ahij4 ,rebire 7,a474--,les femmes dans la sci5ce4 #a vol4 9-#h4 ,nony1 #ahig4 ,regnal 7,georges74--,ce que doiv5t tre nos filles4 #a vol4 9-#ah4 ,d5tu1 #ahif4 ,r5aud 7,joseph74--,la faillite du m>iage et l'union future4 #a vol4 9-#ah4 ,flamm>ion1 #ahih4 ,rval 7,g474--,les ,svri5nes4 7,roman47 #a vol4 9-#ah4 ,socit d'ditions littraires et arti/iques1 #aijj4--,un lyce de jeunes filles4 7,roman47 #a vol4 9-#ah4 ,oll5dorff1 #aija4 ,ri*] 7,lon74--,la femme libre4 #a vol4 9-#ab4 ,d5tu1 #ahgg4--,le ,code des femmes4 #a vol4 9-#ab4 ,ibid41 #ahhc4 ,rivet 7,gu/ave74--,la re*]*e de la pat]nit4 ,prface p> ,alex&re ,dumas fils4 ,9-#h4 ,dreyf\s1 #ahia4 ,ro*>d 7,jules74--,l'ducation des filles4 ,revue des ,deux-,mondes du #a;er fvri] #ahhh4 ,rssl] 7le ,r4 ,p4 ,augu/974--,la "q fm9i/e4 ,traduction franaise de ,j4 de ,ro*ay4 #a vol4 9-#ah4 ,p]r91 #ahii4 ,r\sselot 7,paul74--,la pdagogie fm99e4 #a vol4 9-#ab4 ,delagrave1 #ahha4--;,hi/oire de l'ducation des femmes en ,france4 #b vol4 9-#ab4 ,didi]1 #ahhc4 ,ryckre 7,raymond de74--,la femme en prison et devant la mort4 #a vol4 gr4 9-#h4 ,/orck1 ,lyon1 #ahih4 ,sagnol 7,johanns74--,l'galit des sexes4 ,bro*ure-9-#h4 ,librairie sociali/e1 #ahhi4 ,s*irma*] 7,mlle ,kae!74--,le fm9isme aux tats-,unis1 en ,france1 dans la ,gr&e-,bretagne1 en ,sude et en ,russie4 ,bro*ure petit 9-#ah4 ,col91 #ahih4 ,secrtan 7,*>les74--,le droit de la femme1 #ahhf4 ,simon 7,jules74--,l'ouvrire4 #a vol4 9-#h4 ,ha*ette1 #ahfa4--,la famille4 ,bro*ure 9-#ah4 ,degorce-,cadot1 #ahfi4 ,simon 7,jules et ,gu/ave74--,la femme du ,x,xe sicle4 #a vol4 9-#ah4 ,calmann-,lvy1 #ahib4 ,/>cke 7,c4 ,n474--,la famille dans les diffr5tes socits4 #a vol4 9-#h4 ,gi>d et ,brire1 #ahii4 ,talmeyr 7,maurice74--,les femmes qui enseign5t4 ,revue des ,deux-,mondes du #a;er ju9 #ahig4 ,t]risse 7,m>ie74--,a trav]s le fm9isme4 #a vol4 9-#ab4 ,fis*ba*]1 #ahie4 ,?ull 7le docteur74--,la femme3 essai de sociologie physiologique4 #a vol4 9-#h4 ,delahaye et ,lecrosni]1 #ahhe4 ,?uriet 7,sub/itut du procureur gnral74--,des r=mes dem&es p> le p>ti fm9i/e dans la lgislation pnale4 7,disc\rs74 ,bro*ure 9-#h4 ,dijon1 ,d>antire1 #ahif4 ,un vieux bibliophile4--,manuel de bibliographie biographique et d'iconographie des femmes clbres de t\s les sicles et de t\s les pays4 #a vol4 gr4 9-#h4 ,nilsson1 #ahid4 ,va*on 7,m>ius74--,la femme dans l'art4 #a vol4 9-#d4 ,r\am1 #ahic4 ,valb]t 7,g474--,l'mancipation des femmes4 ,revue des ,deux-,mondes du #a;er novembre #ahhj4--,l'enseignem5t des jeunes filles en ,france1 propos d'un livre allem&4 ,revue des ,deux-,mondes du #a;er janvi] #ahhf4--;,ce que p5s5t les pr(esseurs allem&s de l'admission des femmes dans les ,univ]sits4 ,revue des ,deux-,mondes du #a;er avril #ahig4 ,valli] 7,joseph74--,le travail des femmes dans l'indu/rie franaise4 7,?se47 #a vol4 9-#h4 ,gr5oble1 #ahii4 ,v>igny 7,*>les de74--,la femme aux tats-,unis4 #a vol4 9-#ah4 ,col91 #ahic4 ,viallefont 7,sub/itut du procureur gnral74--,de la femme avocat4 7,disc\rs47 ,bro*ure 9-#h4 ,ag51 #ahih4 ,villey 7le pr(esseur ,edmond74--,le m\vem5t fm9i/e contempora94 7,disc\rs47 ,bro*ure 9-#h4 ,ca51 ,lani]1 #ahie4 ,wagn] 7,c74--,auprs du foy]4 #a vol4 9-#ah4 ,col91 #ahih4 ,we/]m>ck 7d\>d74--,l'orig9e du m>iage dans l'espce huma9e4 ,traduction franaise de ,h5ry de ,v>igny4 #a vol4 9-#h4 ,guillaum91 #ahie4 ,,revues ,,et ,,j\rnaux ,l',avant-,c\rrire4--,feuille des rev5dications fm9i/es fonde en #ahic p> ,mme ,jeanne ,s*mahl4 ,le ,droit des ,femmes4--,j\rnal fond en #ahfi et publi p5dant v+t-trois ans s\s la direction de ,m4 ,lon ,ri*]4 ,le ,fm9isme *rti54--,revue fonde en #ahif p> ,mme ,m>ie ,maug]et4 ,la ,femme4--,publication fonde p> ,mlle ,s>ah ,monod et dirige p> ,mlle ,sabati]4 ,la ,femme sociali/e4--,feuille m5suelle fonde en #aija p> ,mme lisabe? ,r5aud4 ,la ,fronde4--,j\rnal quotidi5 fond en #ahig p> ,mlle ,m>gu]ite ,dur&4 ,l',h>monie sociale4--,feuille hebdomadaire fonde en #ahig p> ,mme ,al9e ,valette4 ,le ,j\rnal des ,femmes4--,revue dirige p> ,mme ,m>ia ,m>t94 ,la ,ligue4--,organe belge du ,droit des femmes1 fond ,bruxelles en #ahic p> ,mlle ,m>ie ,popel94 ,le ,pa94--,publication fonde en #ahih p> ,mme ,paule ,vign]on4 ,la ,revue fm9i/e1 fonde en #ahie p> ,mme ,clotilde ,diss>d4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,pages ,,avant-,,propos #a ,,livre ,i ,,mancipation ,,lectorale ,,de ,,la ,,femme ,,*apitre ,i ,p\rquoi la femme s]ait-elle exclue des prrogatives de la puissance virile8 ,i4--,?orie suranne de l'(fice viril4--,ses orig9es et ses motifs4 #c ,,ii4--,le tmoignage de la femme4--,droit anci51 droit n\veau4 #e ,,iii4--,la femme tutrice4--,ext5sion dsirable de sa capacit actuelle4 #aj ,,iv4--,droit accord aux comm]antes d'lire les juges des tribunaux de comm]ce4--,sa raison d'tre4 #ab ,v4--,droit rev5diqu p> les patronnes et les ouvrires de p>ticip] la =mation des conseils de prud'hommes4--,scrupules inadmissibles4 #ae ,,*apitre ,,ii ,vicissitudes et progrs du suffrage fm99 ,i4--,position de la "q4--,traditions juridiques et religieuses ho/iles l'lectorat politique des femmes4--,la ,rvolution a-t-elle t fm9i/e8--,olympe de ,g\ges et sa ,dcl>ation des droits de la ,femme et de la ,citoy5ne4 #ah ,,ii4--,appels de quelques ,franaises au p\voir judiciaire et au p\voir lgislatif4--,les expri5ces amrica9es4--,les innovations anglaises4 #bb ,,*apitre ,,iii ,le suffrage univ]sel et l'lectorat des femmes ,i4--,tactique habile des ,anglo-,saxonnes4--,en ,france1 le suffrage univ]sel ne remplit pas sa df9ition4--,p\rquoi les ,franaises devrai5t tre admises vot]4 #be ,,ii4--,exclure la femme du scrut9 e/ irrationnel et inju/e4--galit p\r les hommes1 9galit p\r les femmes4 #cj ,,iii4--,l'exemption du s]vice militaire ju/ifie-t-elle l'incapacit politique du sexe fm998--,que le vote soit un droit ou une fonction de s\v]a9et1 les femmes peuv5t y prt5dre4 #cc ,,*apitre ,,iv ,plaidoy] en faveur de la femme lectrice ,i4--,a-t-elle intrt vot]8--,la politique dmocratique intresse les femmes autant que les hommes4--,le bullet9 de vote e/ l'arme des faibles4 #cf ,,ii4--,en faveur des droits politiques de la femme4--,sa capacit4--,sa moralit4--,son esprit cons]vateur4 #ci ,,iii4--,op9ions de quelques hommes clbres4--,rsi/ances intresses4--,les femmes sont-elles trop s5tim5tales et trop dvotes p\r bi5 vot]8 #da ,,*apitre ,v ,objections des potes et des m>is ,i4--,si la vie publique risque de gt] les grces de la femme4--,va9es apprh5sions4 #de ,,ii4--,si l'lectorat des femmes risque de dsorganis] la socit dome/ique4--,cra9tes excessives4 #dh ,,iii4--,comm5t concili] les droits politiques de la femme avec les droits politiques du m>i8--,du peu de gt des ,franaises p\r l'mancipation lectorale4 #eb ,,*apitre ,,vi ,a qu& le vote des ,franaises8 ,i4--,ho/ilit des uns1 indiffr5ce des autres4--,o e/ la femme =te de l'vangile8 #ee ,,ii4--,l'lectorat des femmes et leur ligibilit4--,du rle politique de la femme de qu>ante ans4 #eg ,,iii4--,dang]s de la vie p>lem5taire4--,po9t de femmes dputs4--,le droit d'lire n'implique pas ncessairem5t le droit d'tre lu4 #fj ,,livre ,,ii ,,mancipation ,,civile ,,de ,,la ,,femme ,,*apitre ,i ,la crise du m>iage ,i4--,on se m>ie t>d1 on se m>ie mo9s1 on se m>ie mal4--,calculs g/es des jeunes g5s4--,calculs g/es des jeunes filles4--,calculs g/es des p>5ts4 #fh ,,ii4--,le flirt4--,son *>me4--,son dang]4 #gj ,,iii4--,in/ruction et clibat4--,p\rquoi la jeune fille n\velle doit faire une femme indp5dante4--,anglaises et ,franaises4 #gb ,,iv4--,mnages ouvri]s4--,dim9ution des m>iages et des naissances dans la classe populaire4--,les t5tations de l'am\r libre4 #ge ,v4--,raisons d'espr]4--,bonnes p\ses et sa9tes mres4--,le fm9isme p>isi5 et l'antifm9isme prov9cial4 #gg ,,*apitre ,,ii ,p\r et contre l'autorit m>itale ,i4--,des p\voirs du m>i sur la femme4--,ce qu'ils sont en droit et en fait4--,l'homme s'agite et la femme le mne4 #hb ,,ii4--,a quoi ti5t l'affaiblissem5t du pre/ige m>ital8--,bont1 navet1 vulg>it ou pusillanimit des hommes4--,qu'e/ dev5ue l'lgance virile8 #hd ,,iii4--,la puissance du m>i e/ d'orig9e *rti5ne4--,doctr9e de la ,bible et des ,pres de l'glise4--galit spirituelle et hir>*ie temporelle des p\x4 #hh ,,iv4--,dcl>ations de ,lon ,,xiii4--,le dogme *rti5 a inspir notre droit c\tumi] et notre droit mod]ne4 #ib ,,*apitre ,,iii ,po9t de famille sans *ef ,i4--,l'article #bac du ,code civil4--,son fondem5t rationnel4--,p\rquoi les femmes s'insurg5t contre l'autorit m>itale4--,curieux plbiscite fm994 #ie ,,ii4--,le =t et le faible des m>is4--,la matrise de la femme vaudrait-elle la matrise de l'homme8--,la femme-homme4 #ig ,,iii4--,l'galit de puissance e/-elle possible entre m>i et femme8--,po9t d'ordre sans hir>*ie4--,l'galit des droits entre p\x s]ait une s\rce de conflits et d'an>*ie4 #ajj ,,iv4--,rp>tition naturelle des rles entre le m>i et la femme4--,puissance de celle-ci1 p\voir de celui-l4--,la volont mascul9e4--,a propos du domicile m>ital4--,la matresse de maison4 #ajc ,v4--,le secret des bons mnages4--,p> quelles femmes l'autorit m>itale e/ encore agre et obie4--,avis aux hommes4 #aji ,,*apitre ,,iv ,a propos de la dot ,i4--,le mal qu'on en dit4--,les m>iages d'arg5t4--,rcrim9ations fm9i/es et sociali/es4 #aad ,,ii4--,peut-on et doit-on supprim] la dot8--,le bi5 qu'elle fait4--,la femme dote e/ plus =te et plus libre4 #aag ,,iii4--,m>iage sans dot1 m>i sans fre94--,filles pla9dre et p>5ts blm]4--ducation modifi]4 #aai ,,*apitre ,v ,du rgime de communaut lgale ,i4--,une rev5dication de l',avant-,c\rrire4--,p\rquoi les ga9s p]sonnels de la femme sont-ils auj\rd'hui la m]ci du m>i8--,la communaut lgale e/ notre rgime de droit commun4 #abe ,,ii4--,remdes proposs4--,abolition de l'autorit m>itale4--,sp>ation de bi5s judiciaire4--,sub/itution de la division des patrimo9es la communaut lgale4 #abg ,,iii4--,p\rquoi n\s re/ons fidles la communaut des bi5s4--,ce vieux rgime favorise l'union des p\x4--,po9t de solid>it sans patrimo9e commun4--,mfiance et individualisme3 tel e/ l'esprit de la sp>ation de bi5s4 #aca ,,iv4--,la communaut lgale peut et doit tre amliore4--,re/rictions aux p\voirs trop absolus du m>i4--,ce qu'e/ la communaut dans les petits mnages urba9s ou ruraux4 #acg ,v4--,la sp>ation e/ un pr9cipe de dsunion4--,po9t de n\veauts dissolvantes4--,d]nire concession4 #adb ,,*apitre ,,vi ,protection des salaires et des ga9s de l'p\se commune en bi5s ,i4--,projet de r=me4--,droit p\r la femme de dispos] de ses salaires et de ses ga9s4--,le tribunal devra-t-il int]v5ir8--,une amlioration facile ralis]4 #adh ,,ii4--,droit p\r la femme de dpos] ses conomies la ,caisse d'p>gne4--,innovation incomplte4--,l'p\se doit avoir1 l'exclusion de l'p\x1 le droit de retir] ses dpts4 #aeb ,,iii4--,ab&on du foy] p> le m>i4--,droit p\r la femme de saisir-arrt] les salaires de son homme4--,droit rciproque accord au m>i r5contre de la femme c\pable4 #aec ,,iv4--trange rev5dication4--,le sal>iat conjugal4--,e/-il possible et conv5able de rmunr] le travail de la femme dans la famille8 #aeg ,,*apitre ,,vii ,l'incapacit civile de la femme m>ie ,i4--,en quoi consi/e cette incapacit lgale8--,ses attnuations4--,sa raison d'tre4--,vi5t-elle de l'inexpri5ce ou de l'infriorit du sexe fm998 #afc ,,ii4--,fondem5t rationnel4--,unit de direction dans le g\v]nem5t de la famille4--,convi5t-il d'abolir l'incapacit civile de la femme m>ie8 #aff ,,iii4--l>gissem5t dsirable de la capacit des femmes4--,suppression de l'autorisation m>itale dans le cas de sp>ation de bi5s4--,un d]ni] voeu4--,la puissance m>itale e/-elle une fonction inamovible8 #afh ,,livre ,,iii ,,mancipation ,,conjugale ,,de ,,la ,,femme ,,*apitre ,i ,l'am\r conjugal ,i4--,traditions *rti5nes du m>iage4--,son fondem5t3 devoir ou plaisir8--,il ne doit se confondre ni avec la passion qui affole1 ni avec le caprice qui passe4 #agc ,,ii4--,l'am\r-passion3 ses viol5ces et ses dceptions4--,le m>iage sans am\r3 son abaissem5t et ses tri/esses4 #agf ,,iii4--,in/9ct mutuel d'appropriation4--,rites sol5nels de clbration4--,l'am\r conjugal e/ monogame4--,que p5s] de l'indissolubilit du m>iage8 #agi ,,iv4--,c'e/ une g>antie prise p> les p\x contre eux-mmes4--,l'accord des mes ne se fait qu' la longue4--,exemples pris dans la vie relle4--,a qu& l'am\r sans li58 #ahb ,,*apitre ,,ii ,la r=me du m>iage ,i4--,rcrim9ations fm9i/es contre les moeurs et contre les lois4--,sont-elles fondes8--,la loi de l'homme4--,exagrations dramatiques4 #ahg ,,ii4--,jugem5t port sur l'oeuvre du ,code civil4--,s'il faut la dtruire ou la p]fectionn]4--,amliorations dsirables4 #aij ,,iii4--,entraves excessives4--,ce que doit tre l'int]v5tion des p>5ts4--,sommations dites respectueuses4--,m>iages improviss4--,fianailles trop c\rtes4 #aib ,,iv4--,une proposition extravagante3 le concub9at lgal4 #aig ,,*apitre ,,iii ,du devoir de fidlit et des pe9es de l'adultre ,i4--,rle de l'glise et de l'tat4--,m>iage civil et m>iage religieux4--,qu'e/-ce que l'union libre8 #aii ,,ii4--,ce qu'il faut p5s] du devoir de fidlit4--,rpression du dlit d'adultre3 9galit de traitem5t au prjudice de la femme et l'avantage du m>i4--,?orie des deux morales4 #bjb ,,iii4--,id5tit des fautes selon la consci5ce4--,consqu5ces sociales diffr5tes4--,convi5t-il d'galis] les pe9es8 #bje ,,iv4--,a propos de l'article #cbd4--,s'il e/ vrai que le m>i puisse tu] impunm5t la femme adultre4--,suppression dsirable de l'excuse dicte au pr(it du m>i4 #bji ,v4--,autres modifications pnales en faveur de la jeune fille du peuple4--,la "q de la pro/itution4--,r=me lgale et r=me morale4 #bac ,,*apitre ,,iv ,la littrature passionnelle et le fm9isme antimatrimonial ,i4--,symptmes de dcad5ce4--,mauvais livres1 mauvaises moeurs4--,ce que la femme n\velle cons5t lire4--,ce qu'y p]d5t la conv]sation1 la dc5ce et l'honntet4 #bba ,,ii4--,?tre et roman3 exaltation de la femme1 abaissem5t de l'homme4--,la femme romantique d'autrefois et la fm9i/e mancipe d'auj\rd'hui4--,an>*isme inconsci5t de c]ta9es jeunes filles4--,le *tim5t qui les att5d4 #bbe ,,iii4--,le m>iage e/ une gne3 abolissons-le6--,l'am\r selon la ,nature ou la monogamie selon la ,loi4--,on compte sur le divorce p\r ru9] le m>iage4 #bbh ,,*apitre ,v ,o mne le divorce ,i4--,les mfaits du divorce4--,l'esprit individuali/e4--,/ati/ique inquitante4--,le m>iage l'essai4 #bcg ,,ii4--,plus d'indissolubilit p\r les p\x1 plus de scurit p\r les enfants4--,le droit au bonheur et les devoirs de famille4--,appel l'union4 #bdc ,,iii4--,le divorce et les mcont5ts qu'il a faits4--,n\veaut dang]euse1 suivant les uns2 mesure insuffisante1 suivant les autres4--,la logique de l'erreur4--,divorce p> cons5tem5t mutuel4--,divorce p> volont unilatrale4--,suppression du dlit d'adultre4 #bdf ,,iv4--,en m>*e v]s l'union libre4--,plus d'indissolubilit1 plus de fidlit4--,un *oix faire3 ides *rti5nes1 ides rvolutionnaires4 #bed ,,*apitre ,,vi ,les doctr9es rvolutionnaires et l'abolition du m>iage ,i4--,m>iage et proprit4--,leur volution p>allle4--,la ,rvolution les supprim]a l'un et l'autre4--,p\rquoi8 #bei ,,ii4--,s'il e/ vrai que le m>iage actuel ass]visse la femme au m>i4--,l'p\se e/-elle la proprit de l'p\x8 #bfb ,,iii4--,po9t de rvolution sociale sans rvolution conjugale4--,appel an>*i/e aux jeunes femmes4--,appel sociali/e aux vieilles filles4 #bfe ,,*apitre ,,vii ,morale an>*i/e et morale sociali/e ,i4--,morale an>*i/e3 l'mancipation du coeur et des s5s2 la libration de l'am\r2 l'apologie de l'incon/ance4 #bga ,,ii4--,morale sociali/e3 la suppression du m>iage2 la rhabilitation de l'in/9ct2 l'affran*issem5t des sexes4 #bgh ,,iii4--,noces lib]taires4--,la s\v]a9et du dsir4--,unanimit des conclusions an>*i/es et sociali/es en faveur de l'union libre4 #bhj ,,iv4--,ne pas confondre l'indp5dance de l'am\r avec la communaut des femmes4--,illusions c]ta9es et dceptions probables4 #bhd ,,*apitre ,,viii ,o l'union libre conduirait la femme ,i4--,la femme libre dans l'union libre4--,p\rquoi se li]8--,le m>iage tue l'am\r4--,rponse3 et l'incon/ance du coeur8 et la satit des s5s8--,po9t de scurit sans un engagem5t rciproque4--,abattez le foy] ou domptez la passion4--,le m>iage pr(ite surt\t la femme4 #bhi ,,ii4--trange dilemme de ,pr\dhon4--,si le m>iage *rti5 a rhabilit la femme4--,l'union libre et les *>ges de la vie4--,les s\ffrances et les viol5ces de l'am\r-passion4 #bie ,,iii4--,crimes passionnels4--,les suicides p> am\r plus nombreux du ct des femmes que du ct des hommes1 plus frqu5ts du ct des veufs que du ct des veuves4--,explication de cette anomalie4--,qu& la moralit baisse1 le m>iage dcl9e4 #bii ,,*apitre ,,ix ,les sc&ales et les mfaits du libre am\r ,i4--,rev5dications innommables4--,ce que s]a l'union future4--,la lib]t de l'in/9ct4--,la rhabilitation du lib]t9age4--,la femme dev5ue la fille4 #cjc ,,ii4--,les *anes du m>iage4--,plus d'engagem5ts sol5nels si la vie doit tre un p]ptuel amusem5t4 #cje ,,iii4--,sus au m>iage6 sus la famille6--,citations dmon/ratives4--,les de/ructions rvolutionnaires4 #cjg ,,iv4--,d]ni]s griefs4--,les nuisances de l'union libre4--,le m>iage1 peut-il disp>atre8--,appel aux honntes g5s4 #caa ,,*apitre ,x ,hsitations et inconsqu5ces du fm9isme radical ,i4--,tactique adopte p> la ,gau*e fm9i/e4--,le m>iage doit tre rnov et l'union libre aj\rne4 #cag ,,ii4--,ce que doit tre le m>iage n\veau3 une association libre entre gaux4--,abolition de t\tes les supriorits m>itales4 #cai ,,iii4--,ext5sion du divorce4--,voeux significatifs mis p> le ,congrs de #aijj4--;,aux prises avec la logique4 #cbc ,,iv4--,les entranem5ts de l'erreur4--,la peur des mots4--,a mi-*em9 de l'union libre4--,inconsqu5ce ou timidit4--,conclusion4 #ccc ,,livre ,,iv ,,mancipation ,,mat]nelle ,,de ,,la ,,femme ,,*apitre ,i ,du rle respectif des pre et mre ,i4--,le fm9isme mat]nel4--,philosophie *rti5ne4--,division des t*es et sp>ation des p\voirs4 #cdb ,,ii4--,quelles sont les int5tions et les indications de la nature8--,dissemblances physiques entre le pre et la mre4--,diffr5ciation des sexes4 #cdc ,,iii4--,dissemblances psy*iques entre l'homme et la femme4--,heureuses consqu5ces de ces diffr5ces p\r les p>5ts et p\r les enfants4--,la pat]nit et la mat]nit sont indlbiles4 #cde ,,iv4--galit de consci5ce entre le pre et la mre1 suivant la religion4--quival5ce des apports de l'homme et de la femme dans la transmission de la vie1 selon la sci5ce4--,n'oublions pas l'enfant6 #cdh ,,*apitre ,,ii ducation mat]nelle ,i4--,v]tu ducatrice de la mre4--,ses qualits admirables4--,ses t5dresses excessives4--,faiblesse de la mre p\r son fils1 faiblesse du pre p\r sa fille4 #cea ,,ii4--,les p>5ts aim5t mal leurs enfants4--,l'ducation doit se con=m] aux conditions n\velles de la vie4 #ced ,,iii4--ducation des filles p> les mres4--,supriorit de l'ducation mat]nelle sur l'ducation pat]nelle4 #cef ,,iv4--,ce qu'une mre transmet ses fils4--,l'enfant e/ le *ef-d'oeuvre de la femme4 #cei ,,*apitre ,,iii ,pat]nit lgitime et mat]nit naturelle ,i4--,le patri>cat d'autrefois et la puissance pat]nelle d'auj\rd'hui4--,l'intrt de l'enfant prime l'intrt du pre dans les lois et dans les moeurs4--,dcad5ce f*euse de l'autorit familiale4--,deux faits attri/ants4--,imprud5ces fm9i/es4 #cfd ,,ii4--,rgime du ,code civil4--,prpondrance ncessaire du pre4--,le fait et le droit4--,indivision de puissance dans les bons mnages4--,la mre e/ le supplant lgal du pre4--,9galits ma9t5ir ou nivel]4 #cgb ,,iii4--,encore le matri>cat4--,son pass1 son av5ir4--,priorit conjecturale du droit des mres4--,le matri>cat e/ insp>able de la b>b>ie4--,il s]ait nuisible au pre1 la mre et l'enfant4 #cgi ,,iv4--,honte et misre de la mat]nit naturelle4--,mortalit infantile4--,de la re*]*e de la pat]nit naturelle3 raisons de l'admettre2 difficults de l'tablir4--,r=mes proposes4--,la ,caisse de la ,mat]nit4 #chg ,,*apitre ,,iv ,ides et projets rvolutionnaires ,i4--,la "q des enfants4--,rhabilitation des bt>ds4--,t\s les enfants gaux devant l'am\r4--,optimisme rvolutionnaire4 #cii ,,ii4--,doctr9e sociali/e3 l'ducation dev5ue *>ge sociale4--,t\s les n\rrissons l',assi/ance publique4--,le collectivisme infantile4 #djc ,,iii4--,doctr9e an>*i/e3 l'enfant n'app>ti5t p]sonne1 ni aux p>5ts1 ni la communaut4--,que p5s] du droit des pre et mre et du droit de la socit8--,la voix du sang4 #dje ,,iv4--,le devoir mat]nel4--,ngations lib]taires4--,ret\r l'animalit primitive4--,les n\rrices volontaires4 #dji ,v4--,o e/ le dang]8--,la lib]t du pre et la lib]t de l'enfant4--,un d]ni] mot sur les droits de la famille4--,hi/oire d'un ,congrs4--,la pat]nit sociale de l'tat4 #dad ,,*apitre ,v ,le fm9isme et la natalit ,i4--,consqu5ces extrmes du fm9isme intgral4--,ses cra9tes d'un excs de prolificit4--,pas trop d'enfants1 s'il v\s plat6--,remdes an>*i/es4 #dbb ,,ii4--,dim9ution des naissances4--,le fm9isme intellectuel et la /rilit involontaire ou sy/matique4--,le droit l'infcondit4--,luxe et lib]t9age4 #dbe ,,iii4--,calculs re/rictifs de la natalit4--,inquitantes p]spectives4--,o e/ le remde8 #dbh ,,iv4--,c\p d'oeil rtrospectif4--,quelle e/ la f9 suprme du m>iage8--,nos devoirs env]s l'enfant4--,appel aux mres4 #dcj ,,livre ,v ,,pr,,visions ,,et ,,conclusions ,,*apitre ,i ,les risques du fm9isme ,i4--,o e/ le dang]8--,premi] risque3 le surm5age crbral4--,a quoi bon t\t enseign] et t\t appr5dre8--,les exig5ces des programmes et les exig5ces de la vie4 #dcd ,,ii4--,dolances des matres4--,apprh5sions des mdec9s4--,exagrations vit]4 #dcg ,,iii4--,le clibat des intellectuelles4--,ses prils et ses s\ffrances4 #ddj ,,*apitre ,,ii ,o allons-n\s8 ,i4--,deuxime risque3 l'mancipation conomique4--,la concurr5ce fm99e e/ un droit individuel4--,il faut la subir4 #ddc ,,ii4--,ce que la femme peut faire4--,ce que l'tat doit p]mettre4--,balance des pr(its et p]tes4 #ddg ,,iii4--,l'indp5dance pr(essionnelle de la femme lui vaudra-t-elle plus d'honneur et de considration8--,les reprsailles possibles de l'homme4 #ddi ,,iv4--,contre le fm9isme intransigeant4--,en quoi ses extravagances peuv5t nuire la femme4 #deb ,v4--,encore la "q de sant4--,p> o le fm9isme risque de prir4 #ded ,,*apitre ,,iii ,femmes d'auj\rd'hui et femmes de dema9 ,i4--,troisime risque3 l'orgueil individuali/e4--,du devoir mat]nel4--,l'cueil du fm9isme absolu4--,les t5tations de l'am\r libre4 #deg ,,ii4--,ce qu'e/ la puissance de la femme sur l'homme4--,la ,gr&e fm9i/e de l'av5ir4--,une crature giffl]4--,avis aux honntes femmes4 #dfa ,,iii4--,ce qu'elles doiv5t df5dre3 la famille1 le m>iage et l'enfant4--,p\rquoi8 #dfe ,,iv4--,d]ni] conseil4--,appel en faveur de la paix dome/ique et de la paix sociale4--,pax nobiscum6 #dgj ,,bibliographie ,f,,m9i/e4 #dge ,,imp4 ,,fr4 ,,simon1 ,,r5nes 7#bdga-ja74